FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
64
INSECTES COLÉOPTÈRES
CARABIDAE PLATYNINAE
par
Pierre BASILEWSKY
Membre honoraire de la Société entomologique de France
Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren
Publié avec le concours du Centre national de la Recherche scientifique
Muséum national d’Histoire naturelle
Paris
1985
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l’IRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère des Relations Extérieures
(Coopération et Développement).
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris.
— M. le Ministre de l’Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS, Paris. — M. le Directeur général
de l’ORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris ; J.-M. PÉRÈS, membre
de l’Institut, Marseille ; J. CARAYON, Paris ; A. CHABAUD, Paris ; C. DELAMARE
DeboUTTEVILLE, Paris ; M. RakotOMARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président; MM. Ch.-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. Dechambre, C. Delamare Deboutteville, P. Drach, A. Grjebine,
L. Matile, J.-J. Petter, G. Ramanantsoavina, P. Roederer,
P. VlETTE (secrétaire).
\
I
Source : MNHN, Paris'
6b
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
INSECTES COLÉOPTÈRES
CARABIDAE PLATYNINAE
par
Pierre BASILEWSKY
Membre honoraire de la Société entomologique de France
Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren
Publié avec le concours du Centre national de la Recherche scientifique
Muséum national d’Histoire naturelle
Se>mj&o.3MNHN. Paris
Publié avec le concours du
Centre national de la Recherche scientifique
Source : MNHN, Paris
I. INTRODUCTION
Les Platyniens constituent un des groupes les plus complexes et les plus nombreux
de la grande famille des Carabidae et sont largement répandus dans le monde entier, s’ctant
particulièrement bien adaptés aux différentes conditions et milieux ambiants et fréquents
dans les biotopes très divers. Ils marquent cependant une nette préférence pour les milieux
humides ou semi-humides, étant particulièrement abondants dans les régions forestières ou
fortement boisées, en moyennes et hautes altitudes, devenant rares en savanes peu arborées,
et exceptiomiels ou même absents dans les zones arides ou semi-désertiques. Ces Carabides
sont particulièrement nombreux dans les parties chaudes du globe où ils se sont
remarquablement diversifiés, tout en conservant, dans leur immense majorité, une grande
homogénéité de caractères, rendant difficile la distinction des critères primitifs ou
paléogénétiques et de ceux qui sont d’origine plus récente ou néogénétiques. Malgré
l’ancienneté incontestable de ce très vaste phylum, ainsi qu’en atteste sa répartition dans
tous les continents, les Platyniens ont conservé au plus haut degré leur potentiel de
variabilité, ce que l'on peut constater puisqu’ils ont occupé des habitats nouveaux ou des
espaces rides où les migrants se trouvent sans concurrence de la part des lignées
originellement voisines ; ce fait a provoqué une crise de mutabilité allant jusqu’à la
pulvérisation des espèces, surtout quand il s’accompagne d’un isolement insulaire ou d’un
confinement en haute montagne. C’est notamment le cas pour Madagascar où ces facteurs
ont particulièrement joué.
Un groupe aussi abondant et aussi largement représenté partout, ayant peuplé tous
les continents, toutes les montagnes et toutes les îles, comporte des lignées différenciées
probablement depuis la fin de l’ère secondaire. La ségrégation de ces lignées anciennes et
l’examen de leur distribution acUielle pourrait nous instruire sur l’histoire et l’évolution de
cette sous-famille. Une telle étude nécessite au préalable une connaissance morphologique
et taxonomique suffisante des tribus, des genres et des espèces de toutes les régions. Mais, à
l’heure actuelle, c’est loin d’être le cas. Si les Platyniens de la zone paléaretique, et surtout de
l’Europe, sont relativement bien connus (et encore, les travaux récents sont souvent
discordants), il en va tout autrement pour l’ensemble de ce groupe et aucune étude générale,
englobant l’ensemble de la faune mondiale, n’a pu encore être entreprise ni même
ébauchée. Ce serait là un travail de très longue haleine, nécessitant un matériel énorme
provenant de toutes les parties du globe et la mise en lumière de caractères paléogénétiques
communs permettant d’élaborer un aperçu de la phylogenèse générale de la sous-famille,
sans tenir compte des convergences ou des parallélismes. Devant l'immensité d’une telle
tâche, les auteurs qui se sont occupés de ce groupe ont dû se limiter à des faunes plus ou
moins restreintes et proposer des classifications valables seulement pour les régions
considérées, sans guère tenir compte des relations et affinités pouvant exister avec celles
d’autres régions du globe.
Le premier travail de ce genre sur la faune extra-européenne fut entrepris par le
regretté R. JEANNEL pour les Platyniens de Madagascar (1948) dans son monumental
ouvrage sur les Carabiques de la région malgache. Très rapidement, devant l’abondance de
nouveaux matériaux qui lui furent soumis ensuite, cet auteur se rit dans l’obligation de
présenter une nouvelle révision de la sous-famille (1951) où il développa et modifia quelque
peu les résultats de ses premières recherches. P. J. DARLINGTON (1952, 1971), dans sa
Source : MNHN, Paris
4
P. Basilewsky
remarquable série d’études sur les Carabides de la Nouvelle-Guinée, consacra 1 50 pages
aux Platyniens de cette île ; mais là aussi il dut se limiter à cette faune très particulière bien
qu’abondante puisqu’elle comportait 160 espèces, sans vouloir tenter de considérer une
classification générale. De même, A. H ABU (1978) publia un imposant et très intéressant
travail sur les Platyniens du Japon, comportant 140 espèces, mais dont il ne put envisager
les affinités qu’avec la faune paléarctique avec laquelle celle de la région nippone présente
des relations très réelles, souvent étroites. Enfin, ces dernières aimées, plusieurs
carabidologues américains (R. T. ALLEN, G. E. BALL, T. C. Barr, D. R. WhitEHEAD) se sont
penchés sur plusieurs groupes de Platyniens d’Amérique septentrionale et centrale, tentant
d’aborder, du moins très partiellement et très superficiellement, une vue d’ensemble, mais
ces essais demeurent bien délimités et souvent peu convaincants. C’est dire que nous
sommes encore très loin de pouvoir examiner les Platyniens sur un mode global et, dans le
travail que je présente aujourd’hui, je me vois obligé de suivre le même procédé et de me
limiter à la faune malgache, sans tenter d’aborder l’étude d’une systématique à 1 échelle
mondiale ; c’est regrettable mais certainement bien au-dessus des possibilités actuelles et j ai
bien peur qu’il ne faille encore de nombreuses années de recherches et des équipes bien
compétentes pour entreprendre une classification valable des Platyniens du globe.
Quoiqu’il en soit, des travaux se limitant à des faunes restreintes sont d une grande
utilité; quand ils seront plus nombreux et couvriront l’ensemble de la planète, une
compilation intelligente et rationnelle permettra d’arriver à ce but.
Depuis le dernier travail de R. JEANNEL (1951) sur les Platyniens malgaches, des
matériaux extrêmement abondants se sont accumulés au Muséum national d’ Histoire
naturelle, à Paris, provenant de recherches extrêmement poussées sur le terrain, entre 194/
et 1974, effectuées surtout à l’instigation de R. PAULIAN, sous l’égide de l’Institut de
Recherches scientifiques de Madagascar, de l’O.R.S.T.O.M. et du C.N.R.S., et ont donné
lieu à des missions très fructueuses, surtout sur les massifs montagneux de 1 île (auxquelles
ont participé MM. A. DESCARPENTRIES, P. VlETTE et d’autres encore), ainsi qu'aux récoltes
de plusieurs entomologistes résidant dans l’île, notamment J. \ADON, A. PEYRIERAS, P.
GriveaUD, ou des techniciens de FI.R.S.M. (O.R.S.T.O.M.), comme P. Soga, Andria
Robinson et E. RaiiaRIZONINA. Ce très important matériel rendait les travaux de JEANNEL
fortement dépassés et, ainsi que me l’a suggéré R. PaULIAN, une nouvelle étude s’imposait.
L’examen de ce remarquable ensemble m’a vite montré que les critères adoptés par
JEANNEL s’avéraient inapplicables, comme je le pressentais déjà dans mon étude des
Platyniens du massif du Tsaratanana (1970) et qu’une nouvelle systématique s’imposait
pour des motifs que j’exposerai plus loin. Pour effectuer ce travail j’ai dû me limiter à une
classification de ce seul matériel malgache, sans vouloir en rechercher les affinités avec les
Platyniens d’autres régions du globe, à l’exception toutefois, dans une certaine mesure, des
représentants africains de la sous-famille, qui m’étaient assez familiers dans leur ensemble.
Je me rends parfaitement compte que les critères que j’ai été amené à mettre en avant pour
l’élaboration d’une nouvelle classification ne seront pas acceptés par tous les carabidologues
et vraisemblablement ne seront pas valables pour classer les Platyniens d autres régions
faunistiques ; je m’en expliquerai plus loin. Mais le grand endémisme de la faune malgache
justifie, me semble-t-il, l’étude taxonomique détaillée de ce groupe si complexe et si riche, si
abondamment représenté dans la Grande Ile. ^
D’autre part, je suis bien conscient que mon travail est loin d’être définitif,
notamment parce que plusieurs régions de Madagascar restent non ou peu prospectées et
que, malgré les quelques 10 000 spécimens qui me sont passés sous les yeux, la faune
platynienne malgache est encore bien plus riche, les récoltes effectuées présentant de
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
5
nombreuses lacunes. La meilleure preuve en est que je ne connais presque aucune espèce
de l’Ouest et du Sud de File, ce qui cependant s’explique en partie par la nature même de
ces régions beaucoup plus sèches et souvent arides ; que de nombreuses espèces citées ou
décrites par Au, U AUD et par JEANNEL, parfois sur un seul exemplaire, n’ont plus été
retrouvées depuis et cela même dans des régions aussi bien connues que le pourtour de la
baie d’Antongil, d’où par contre des nouvelles espèces seront décrites ici; que des
prospections successives sur les mêmes massifs montagneux ont fait apparaître chaque fois
des formes nouvelles, alors que celles déjà connues n’ont pas toujours été retrouvées. Il est
donc indubitable que de nombreuses espèces restent encore à découvrir dans Me, par suite
d’une étroite localisation ; ce fait m’a d’ailleurs amené à domier des descriptions longues et
détaillées de toutes les formes coimues. On pourrait estimer, dès lors, que mon travail est
prématuré et qu’il aurait été préférable d’attendre encore de nouvelles récoltes. Mais les
conditions difficiles dans lesquelles se trouve actuellement toute nouvelle prospection
entomologique dans l’île me font croire qu’une telle attente pourrait être fort longue. En
outre, je pense que les collections qui sont actuellement à ma disposition sont suffisantes,
bien que certainement incomplètes, pour avoir une vue d’ensemble de la faune platynienne
de Madagascar, à laquelle j’ai également ajouté celles des îles Comores, Réunion et Maurice.
Par suite de la richesse extraordinaire du matériel réuni dans les collections du
Muséum de Paris, pourvu d’indications précises et certaines des fieux de capture, j’ai cru
pouvoir me limiter à lui seul, en y ajoutant toutefois celui plus restreint du Musée Royal
de l’Afrique centrale, à Tervuren. Bien que d’autres musées abritent aussi des collections,
souvent importantes, de la région malgache, elles sont le plus souvent anciennes, avec des
indications trop générales, imprécises ou même erronées ; leur étude n aurait présenté, à
mon avis, qu’un faible intérêt et aurait même risqué d’apporter des domiées inexactes quant
à la répartition géographique des espèces.
Tous les types, à l’exception de trois d’entre eux, se trouvent au Muséum de Paris ;
de nombreux paratypes et une collection bien représentative a été déposée au Musée de
Tervuren.
Je tiens à remercier les autorités du Muséum pour avoir bien voulu me confier cette
étude et mis à ma disposition à Tervuren l’ensemble du matériel, y compris celui étudié par
R. JEANNEL avec tous les types, notamment les Professeurs J. CARAYON et A. VlLUERS, ainsi
que Mlle H. PERRIN. Je suis particulièrement reconnaissant à MM. A. DESCARPENTRIES et P .
VlETTE qui m’ont en outre fait bénéficier de leur grande connaissance de la Grande Ile et de
sa faune et m’ont inlassablement aidé dans mon travail, me donnant toutes les facilités
désirables. J’exprime mon extrême gratitude au Recteur R. PaULIAN, 1 initiateur de cet
ouvrage, le remarquable promoteur de la recherche scientifique à Madagascar, qui m’a fait
profiter de sa grand expérience et grâce auquel les résultats de mes recherches ont pu être
publiés dans la série de la Faune de Madagascar. Je tiens à adresser à toutes ces
personnes mes sentiments d’estime et d amitié.
Je remercie aussi le Dr F. HlEKE, du Zoologisches Muséum de Berlin, et le Dr F.
JANCZYK, du Naturhistorisches Muséum, Vienne, qui m’ont aimablement communiqué
respectivement un type de KlUG et un autre de FAIRMAIRE.
Mes remerciements vont encore aux autorités du Muséum pour m’avoir autorisé à
reproduire une partie des dessins utilisés par JEANNEL (certains d’entre eux ont dû être
légèrement corrigés) et à Mme S. BERGER et M. G. HODEBERT qui ont bien voulu effectuer
les dessins originaux de nombreuses espcèces.
Source : MNHN, Paris
6
P. Basilewsky
n. NOMENCLATURE
Trois noms ont été utilisés jusqu’à présent pour désigner le taxon qui fait l’objet du
présent travail, créant une confusion et une controverse entre les carabidologues depuis plus
de 150 ans. J’estime utile, avant d’aller plus loin, de régler définitivement cette question.
Ces noms (sans tenir compte des désinences qui varient selon le rang liiérarehique
attribué à ce groupe) sont : Anchomeninae, Platyminae et Agonmae. Tous les trois sont
basés sur des genres établis par BoNELLI en 1810, dans ses fameux «Tabula Synoptica » :
Anchomenus, Platynus et Agonum. . ,
Dans ce même travail, qui constitue le premier essai de classification des Carabides,
BONELLI crée deux sections (stirps) : Anehomenii et Platynii, le premier précédant le second
de 50 lignes. Le terme Agonidae fut employé pour la première fois par KlRBY en 1837
(Fauna Bor. Amer., IV. Insects, p. 23). Selon l’article ll(e) du Code international de
Nomenclature zoologique, ce dernier nom doit être éliminé d’office comme synonyme
junior, bien qu’il ait été assez couramment utilisé ces dernières années, surtout par les
auteurs anglophones. .....
Restent donc en compétition les deux noms de BONELLI, désignant indiscutablement
le même taxon. L’article 24(a) du même Code stipule que « si plus d’un nom pour un taxon
unique, ou des noms identiques pour des taxa différents, sont publiés simultanément, que ce
soit dans le même travail ou dans des travaux différents, leur priorité relative est déterminée
par l’action du premier réviseur». Malgré une certaine explicitation de cette notion de
premier réviseur, elle prête parfois à controverse et on peut regretter qu’un critère subjectif
ait été introduit, alors qu’une simple priorité de page ou de ligne aurait constitué un critère
objectif et donc non discutable, position qui avait été adoptée dans les premières éditions du
Code. .
A. Habu (1973, Eut. Rev. Japon, 25, p. 65) a estimé que Ion devait considérer
comme premier réviseur A. BriJLLÉ ([in] AUDOUIN & BruLLÉ, 1834, Hist. naL Ins., 4, pp.
307-309 et 314-316) qui réunit, à juste titre, les Anehomenii et Platynii de BONELLI et les
regroupe sous le nom de « Platyniens ». Même si ce choix de BRIJLLÉ comme premier
réviseur pourrait être discuté, rien cependant ne s’y oppose, et on devra dorénavant
admettre la position de H ABU comme définitive ; seul le nom de Platyninae Bonelli, 1810,
devra être adopté, bien qu’il ait été jusqu’à présent le moins souvent employé.
III. PLATYNINAE ET PTEROSTICHINAE
La classification systématique des Carabidae et leur subdivision en coupes
supragénériques, malgré les très nombreuses recherches qui leur ont été consacrées, est
encore loin d’être élaborée d’une façon satisfaisante et reste l’objet d’une notable divergence
entre les spécialistes. Les controverses portent aussi bien sur les différents critères
morphologiques et anatomiques devant permettre un regroupement phylétique des
nombreuses lignées de cette famille, que sur la valeur hiérarchique des différentes
subdivisions, notamment en sous-familles, tribus et sous-tribus, en vue d établir un système
naturel. L’historique des travaux et des progrès accomplis dans ce domaine depms plus de
150 ans a été publié par O. L. Kryzilanovsky (1976), G. E. Ball (1979) et A. CASALE
(1982).
En ce qui concerne le second point, deux directions s’opposent On constate une
première tendance à limiter au maximum le nombre des sous-familles et même des tribus.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
7
C’est ainsi que C. H. LlNDROTH (1961-1969), dans son fameux ouvrage sur les Carabides du
Canada et de l’Alaska, se montre un grand partisan d’une simplification à outrance, en
n’admettant que 8 sous-familles et réduisant le nombre des tribus ; après avoir traité en cinq
volumes, et cela d’une manière magistrale, de toutes les espèces de cette faune, ce n’est
qu’en quelques pages du dernier volume paru qu’il donne de brèves considérations sur la
classification générale de la famille, causant ainsi une grande déception à ceux qui
s’attendaient à une plus ample concrétisation qu’il semble avoir voulu éluder. P. J.
Darlington (1952-1971), G. E. Ball (1960), H. REICHARDT (1977) ont plus ou moins
adopté la même direction, tout en divisant les sous-familles en un certain nombre, assez
limité d’ailleurs, de tribus.
L’autre tendance consiste à pousser très loin la division de la famille en un grand
nombre de coupes supragénériques de rang et de valeur divers. Cette direction a surtout été
suivie par R. JEANNEL (1941-1942 et 1946-1949) dans ses monumentaux travaux sur les
Carabides de France et de la région malgache, divisant le grand complexe des Caraboidea
(Carabidae + Cicindelidae + Paussidae aucL) en 29 familles, et chacune d’elles en sous-
fainilles, tribus et sous-tribus. L’élévation au rang de familles de coupes taxonomiques qui
jusqu’alors n’étaient considérées que comme des sous-familles ou même des tribus a
provoqué une opposition assez générale; bien que les raisons invoquées par JEANNEL,
notamment une diversification « dont l’ancienneté remonte bien loin dans le Secondaire »,
peuvent être justifiées, une telle conception est difficilement acceptable sans avoir été au
préalable appliquée à l’ensemble de l’Ordre des Coléoptères, faisant apparaître un trop
grand déséquilibre du concept de famille. Me rangeant à ce dernier point de vue, j’ai établi
(BASILEWSKY 1953) une systématique des Carabidae afrotropicaux que je séparais en 47
sous-familles et de nombreuses tribus et sous-tribus, me basant en grande partie sur les
caractères mis en valeur par JEANNEL ; mais ce travail, qui date maintenant de 30 ans,
pendant lesquels de nombreuses données nouvelles ont été acquises, nécessite certainement
une mise à jour et des corrections. A. CASALE (1982) a suivi la même direction, tout en
apportant à son tour des contributions importantes.
Ainsi (jue l’on fort justement fait remarquer O. L KRYZHANOVSKY (1976) et A.
CASALE (1982), le système de JEANNEL offrait le grand avantage, par suite de sa forte
hiérarchisation, de mieux montrer les relations et affinités des différents taxa, tandis que la
tendance opposée, par une trop grande simplification, ne permet pas de reconnaître les
réelles affinités phylétiques en mettant au même niveau des groupes de valeur bien
différente, cachant ainsi leur degré de parenté et leur filiation évolutive.
Voulant conserver une hiérarchisation nécessaire et tâchant de rapprocher les deux
tendances, O. L. KRYZHANOVSKY (1976) proposa, dans une première ébauche, une nouvelle
classification systématique (pii me paraît, dans ses grandes lignes, bien adaptée à la situation
réelle et très prometteuse ; elle sera bientôt développée d’une façon plus détaillée et servira,
je l’espère, de base pour un système pouvant être adopté par tous les carabidologues.
L’auteur admet 8 sous-familles mais les divise chacunes en un certain nombre de super¬
tribus (terme nouveau, auquel il donne la désinence - itae, utilisée par JEANNEL pour ses
sous-familles, contrairement aux prescriptions du Code). Ces super-tribus sont à leur tour
divisées en tribus et, si nécessaire, en sous-tribus. En introduisant un nouvel échelon dans la
hiérarchie supragénérique, KRYZHANOVSKY permet une vision plus claire et plus précise des
relations et affinités phylétiques entre les différents taxa.
Les Platyniens et les Ptérostieliiens constituent un vaste complexe, apparemment
monophylétique, provenant donc d’un ancêtre commun. Pour de nombreux auteurs les
premiers ne constitueraient qu’une subdivision des seconds, dont ils seraient peut-être issus.
Source : MNHN , Paris
8
P. Basilewsky
au même titre que des tribus d’une seule sous-famille, ou même des sous-tribus d’une
unique tribu : THOMSON (1859), Bedel (1899), Reitter (1908), Jeannel (1925, i 942,
1948). Csiki (1929-1931, 1946), Kult(1947), Jedlicka (1953), Antoine (1957), Ball
(1960), Lindroth (1961-1966), Moore (1965), Fheude (1976), Reichardt (1977),
GàSALE (1982). Pour d’autres, les Platyniens et les Ptérosüchiens formeraient deux groupes
bien séparés, semblables en ancienneté, jouissant chacun d’un rang hiérarchique égal, et
chacun d’eux subdivisé à son tour en plusieurs tribus : LaCORDAIRE (1854), LeConte
(1861), Bâtes (1873, 1882), Bedel (1881), Horn (1881), Peringuey (1896),
Tschitschérine (1902), Jacobson (1905), Sloane (1910, 1923), Andrewes (1929, 1930,
1935). Darungton (1952, 1970, 1971), Basilewsky (1950, 1953), Britton (1960,
1970 , KRYZHANOVSKY (1976), STRANEO (1977, 1979). Ce dernier auteur, dont la
compétence et l’autorité sont indiscutables, se montre particulièrement formel sur
l’équivalence phylétique des deux groupes.
Quoiqu'il en soit, sans vouloir entrer ici dans des considérations générales (pii ne
seraient pas à leur place, je m’en tiendrai, du moins provisoirement, à ma conception de
1953, donnant aux Platyninae et aux Pterostichinae le rang de sous-familles.
Le caractère essentiel différenciant ces deux sous-familles réside dans la
conformation de l’épipleure des élytres. Chez les Pterostichinae cet épipleure est ce que
l’on appelle «tordu», c’est-à-dire qu’un pÜ saillant de la face interne du champ radial de
l’élytre s’approche du bord marginal et se laisse voir sous l’extrémité de 1 épipleure, de sorte
que le bord de l’élytre est tordu à ce niveau et que l’épipleure et le pli paraissent
s’entrecroiser, tandis que le bord est généralement soulevé. Pour ANTOINE (19o7) il ne
s’agirait pas à proprement parler d’une torsion, mais la carène radiale s’épaississant en
arrière fait saillie extérieurement en laissant, entre la terminaison des épipleures et le bord
apical, un sinus qui. vu de côté, donne effectivement l’apparence d’une torsion. Chez les
Platyninae, par contre, l’extrémité de l’épipleure s’atténue progressivement en amère et
cesse sur le bord marginal de l’élytre, la carène radiale courant parallèlement à 1 épipleure
s’amincissant progressivement en sorte que la substitution n est pas visible.
Mais l’accord sur l’absolue constance de ce caractère n’est pas unanime. Quelques
auteurs affirment que ce pli radial s’affaiblit ou même s’efface chez certains Pterostichinae,
sans provoquer de torsion. Ce fait est alors donné comme argument pour réunir dans une
seule sous-famille Platyniens et Ptérosticliiens, mais ne résoud nullement ce problème, car
les mêmes auteurs utilisent ce caractère pour séparer les premiers des seconds quand ils
sont ramenés au rang de tribus ou quand ils considèrent les Platyniens comme directement
dérivés d’un Ptérostichien vrai et non d’un ancêtre commun qui ne serait ni l’un ni 1 autre.
Encore faudrait-il savoir si ce pli radial est réellement absent chez ces Ptérosticliiens
aberrants, ou bien si cette carène radiale interne n’est pas simplement peu élevée et s efface
quelque peu avant d’atteindre le bord apical de 1 elytre, sans y provoquer le moindre
soulèvement et cacliant ainsi la torsion ; c’est bien ce (pie j’ai constaté dans tous les cas que
j’ai pu examiner personnellement et je pense que cette conformation particulière a pu faire
croire à la non existence de ce pli.
Allen (1972), puis Allen & Ball (1980) étudièrent les nombreuses espèces
américaines de Loxandrus LeConte, genre attribué jusqu' a présent aux Ptérostichines (s.
str.) vrais. Seules 4 espèces auraient le pli radial de l’épipleure affaibli ou effacé, du moins
« not visible in latéral aspect, with tlie elytron nonnally positioned», phrase qui diminue la
portée de cette affirmation. Si dans la première de ces études la présence du pli est
considérée comme un caractère plésiotypique (ancestral) et son absence comme apotypique.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
9
ce qui serait normal si l’on suppose que les Platyniens dérivent directement des
Ptérostichiens, dans la seconde les auteurs se montrent plus nuancés. Constatant que 3 de
ces espèces sont macroptères et présentent en outre d’autres caractères qu’ils estiment
primitifs, tandis que la quatrième est très braehyptère et offre les critères d’espèces
présumées plus évoluées, pensant aussi que la perte du pli est en étroite corrélation avec la
tendance à la brachyptérie, ces auteurs suggèrent que chez les 3 premières l’absence du pli
serait plésiotypique, tandis que chez la dernière elle serait apotypique et représenterait donc
un stade très avancé, avec une réapparition du pli suivie de sa régression. Ces suppositions
me paraissent fort peu convaincantes et n’être què des spéculations peu fondées, de même
que l’essai de phylogenèse que font les deux auteurs des différentes espèces du genre, basée
sur 21 caractères (fui peuvent être plésiotypiques ou apotypiques, suivant leur absence ou
leur présence. Le même système est utilisé par B.VLL & NÈGRE (1972) pour élaborer un
diagramme phylétique des espèces nord-américaines du genre Calathus Bonelli et me
semble tout aussi présomptueux. Par ailleurs, ÂLLEN & BALL estiment que le genre
Loxandrus, et une dizaine d’autres, devraient probablement constituer un groupe séparé
des Ptérostichines véritables. D’autre part WlIITEHEAD & B.VLL (1975), révisant le genre
nord-américain Cyrtolam Bâtes, considéré jusqu’à présent comme un Platynien, affirment
que quelques espèces sont pourvues du pli radial interne sur Fépipleure, tandis que d’autres
n’en ont pas. Là aussi le fait devrait être vérifié pour savoir s'il s’agit dans le premier cas
d’une vraie torsion. Les deux auteurs excluent cependant ce genre aussi bien de leur
Agonina que des Pterostichina, en établissant pour lm seul la sous-tribu des Cyrtolaina
En ce (fui concerne les Platyninae, toutes les espèces que je connais ont les
épipleures simples, sans torsion et sans pli radial interne. En créant son genre Aparupa,
ANDREWES (1930) affirme que les 3 espèces du Sikkim et du Tliibet pour lesquelles il la
établi auraient le bord marginal des élytres pratiquement sans sinuosité ni indication externe
du pli radial qui serait néanmoins présent, et le considère comme un genre aberrant de
Platyniens. H ABU (1973) publie une quatrième espèce, en provenance du Népal, et déclare
dans sa description extrêmement minutieuse et détaillée qu’il n’y a pas de pli. Casai. F.
(1980), dans une révision de ce genre, décrit encore 3 espèces du Népal et du Nord de
l’Inde et ne parle pas de la présence de ce pli interne, ce qui devrait signifier, puisqu'il
confirme son appartenance aux Platyniens, que le pli est réellement absent et qu’AND REVES,
dont il a vu les types, s’est trompé. En outre, ANDREWES et CASALE mentionnent l’absence
de sillon longitudinal sur le protibia, mais ILvBli écrit que chez son espèce ce sillon existe,
bien que vestigial et seulement à la partie proximale, ce qui est probablement le cas aussi
pour les autres espèces.
Par ailleurs, même s’il s’avérait (ce qui est loin d’être démontré) que chez certains
Ptérosticliines le pli radial est totalement absent et que l’épipleure ne présente aucune trace
de torsion terminale, ce fait ne suffirait pas pour diminuer l’importance évidente de ce
discriminant II arrive, en effet que des critères avancés pour la différenciation de taxa
supragénériques offrent des exceptions qui ne doivent être considérées que comme des
anomalies ou même une évolution parallèle provenant d’une tendance orthogénétique
préétablie, et ne peuvent pour autant être éliminés.
Comme je l’ai déjà dit je continuerai donc à considérer les Pterostichinae et les
Platyninae comme deux sous-familles distinctes, ayant un ancêtre commun qui présentait
un pli radial bien développé sur l’épipleure, pli qui se serait effacé au cours de l’évolution de
l’un des deux phylums, et je ne puis reconnaître que les Platyniens dérivent directement des
Ptérostichiens. Dans le système proposé par K.RYZHANOVSK.Y, j’admettrai probablement que
les Platyniens fassent partie de la sous-famille des Harpalinae et de la supertribu des
Source : MNHN, Paris
10
P. Basilewsky
Pterostichitae, dont ils constitueraient la tribu des Platynini, de rang équivalent à celui des
Pterostichini, chacune d’elles étant à leur tour subdivisée en sous-tribus.
Pour autant que l’on connaisse les larves de ces deux sous-familles (van Emdf.N
1942; Sharova 1958, 1964; Hurka 1978, 1981), celles des Platyninae seraient
caractérisées par la lacinia maxillaire conifonne et pourvue d’une soie apicale, rarement
rudimentaire, ou d’une épine, et par le stipe sans aire membraneuse transversale, tandis que
celles des Pterostichinae auraient cette lacinia munie d’une soie latérale, et le stipe avec une
aire membraneuse transversale à la face ventrale.
Si les Pterostichinae et les Platyninae sont très largement répandus sur toute la
surface terrestre, on peut constater qu'ils y sont assez inégalement répartis. En certaines
parties du monde ils sont représentés d’une façon assez équilibrée, tandis que dans d autres
on observe qu’un des deux groupes domine assez nettement Peut-on y voir une question de
concurrence? D’une manière générale, les premiers sont plus abondants dans les régions
tempérées, les seconds dans les régions tropicales. En comparant des biotopes
apparemment identiques à tous les points de vue, DARLINGTON (1956) constate la
prédominance des Pterostichinae en Australie et celle des Platyninae en Nouvelle-Guinée,
et y verrait en se basant sur des considérations paléogéographiques, l’origine plus ancienne
des premiers, ou du moins une pénétration plus récente des seconds, quand les conditions
ont permis l’occupation de la Nouvelle-Guinée par cette lignée. Pour la région malgache,
JEANNEL (1948) mentionne 138 espèces de Platyniens contre 152 de Ptérostichiens (dont
toutefois 64 appartiennent au seul genre Eucamptognathus endémicpie d’ongine
incertaine, vraisemblablement sudamadienne, qui a subi une remarquable crise de
mutabilité insulaire). Il est vrai que le nombre des Platyninae recensés actuellement a
singulièrement augmenté et montre clairement leur nette prédominance à Madagascar. En
Afrique, les deux complexes sont représentés assez également mais cela par suite d une
diversification spécifique remarquable des genres Caehstonws Mac Leay et Abucetiis
Dejan chez les Pterostichinae ; en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud les Platyninae
dominent largement L’affirmation de DARLINCTON (1956) concernant la différence
d’ancienneté des deux phylums me semble sujette à caution. Il me paraît cependant
probable que, même si les Platyninae ont une origine moins ancienne que les Pterostichinae
et que leur dispersion dans le monde a débuté à une époque relativement plus tardive mais
cpi and même fort lointaine puisqu’ils ont atteint le globe entier, ils ont cependant montré
une faculté d’adaptation à tous les milieux et gardé un dynamisme évolutif supérieur à celui
des Pterostichinae comme le prouve la pulvérisation des espèces dans des espaces plus ou
moins clos comme les îles ou les massifs montagneux où l’isolement a été facteur
prépondérant Cette diversification a joué surtout sur des caractères spécifiques et bien
moins sur des critères génériques ou supragénériques, alors que chez les Pterostichinae ces
derniers sont plus nets et mieux marqués. Ce fait pourrait indiquer peut-être une occupation
du terrain plus ancienne de ces derniers, mais vraisemblablement pas une origine plus
récente des Platyninae.
IV. SUBDIVISION DES PL4TYNINAE
Au cours de leur longue évolution, les Platyninae se sont différenciés en plusieurs
phylums qui, bien que presque unanimement reconnus, ne sont encore guère clairement
définis.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
11
LAPORTE DE Castelnau (1834) sépara les genres en trois groupes auxquels il donna
des noms francisés en même temps que des noms latins : Calathites (Calathidae), Sphodrites
(Spliodridae) et Anchomenites (Anchomenidae), sans toutefois leur assigner des caractères
pouvant être pris en considération. Un peu plus tard, HoPE (1838) sépara les Agonidae des
Spliodridae et y ajouta les Dolichidae, mais sans donner de critères permettant de les
différencier. Les Sphodriens firent l’objet d’études de nombreux chercheurs, qui ne purent
cependant les définir ni proposer des critères valables pour les séparer des autres
Platyniens.
De nombreux auteurs, notamment ScHAUFUSS (1864), BEDEL (1881, 1899),
GaNGLBAUER (1892), séparèrent les genres voisins de Sphodrus et de Caluthus des autres
Platyniens par la conformation assez particulière de l’apophyse prostemale, qui est rebordée
jusqu’au sommet et coupante à son extrémité abrupte chez les premiers, tandis qu’elle n’est
pas comprimée mais épaissie et mousse chez les seconds. Ce critère fut accepté sans
commentaires par la plupart des carabidologues pour séparer les Sphodriens des Platyniens
vrais. Dans une première étude sur la systématique des Sphodrides, JeANNEI.(1914) accepte
également ce discriminant et range dans ce groupe tous les genres « dont l’extrémité
postérieure de la saillie prostemale est longuement comprimée en carène dans sa partie
abrupte ». En 1937, le même auteur, dans une révision des genres des Sphodrides,
maintient ce critère pour caractériser le groupe mais estime qu’« il n’est pas à proprement
parler une catégorie systématique absolument délimitée». 11 constate aussi que les
Sphodrides présentent en commun un type spécial d’organe copulateur chez le mâle,
notamment par suite du paramère gauche en forme de coquille, à bord apical arrondi et à
apex anguleux, parfois pourvu d’un lobe membraneux, et du paramère droit très long,
styloïde, atteignant à peu près l’apex du pénis. Toutefois, il donne la priorité à la présence
d’une carène tranchante dans la partie abrupte de l’apophyse prostemale et non à la
conformation du paramère droit, ce (pii l’amène à exclure de ce groupe les genres
Pristodactyla Dejean et Aculathus Semenow chez lesquels pourtant ce paramère est
semblable à celui des autres Sphodrides. En 1942, dans sa Faune de France, il continue de
séparer au premier chef les Sphodrini des Anchomenini par la forme de cette apophyse
prostemale, tout en tenant compte de la structure du paramère droit, sauf chez Synuchus
Gyllenhal et Platyderus Stephens qu’il maintient cependant parmi ces premiers. Enfin, en
1948, dans sa monumentale Faune malgache, il conserve le même point de vue mais en ne
s’y attardant pas, les Sphodrini n’étant pas représentés à Madagascar.
En 1950, puis en 1953, j’ai moi-même repris les définitions de JEANNEL, en ajoutant
aux Platvninae la nouvelle tribu des Geobaenini de l’Afrique du Sud. Il en fut de même
pour d’autres auteurs, notamment jEDLiCKA (1953) et Bhitton (1959). AiNTOINE (1957)
maintient également la distinction entre les Anchomenini et les Sphodrini d’après la forme
de l’apophyse prostemale, mais observe que celle des paramères permet de distinguer chez
les Sphodrini deux groupes : celui à paramère droit plus long (pie le gauche, très étroit, à
partie basale plus ou moins coudée, l’apex parfois muni d’un crochet en hameçon
(Sphodrus Clairville, Pristonychus Dejean et Calathus Bonelli) et celui à paramère droit
très court, souvent spatulifonne et de type nettement ptérostichien (Plutyderus Stephens,
Synuchus Gyllenhal, Monacanthonyx Bâtes et Crepidactylu Motschulsky). Il ajoute:
« Cette conformation n’implique nullement une obligatoire parenté avec les Pterostichini
ou les Anchomenini , car la régression du style droit, qui paraît être une tendance générale
chez les Carabiques, débute fatalement par la partie distale ; le type ptérostichien n est en
somme qu’une phase, c’est-à-dire une étape vers la disparition totale (...). Au reste, les
Source : MNHN, Paris
12
P. Basilewsky
Platydems sont trop voisins des Calathus pour en être écartés, même en invoquant un
caractère aussi important que cette régression ».
Ce caractère tiré de la conformation de l'apophyse prostemale, bien que de plus en
plus contesté, est resté d’application jusqu’il n’y a pas longtemps. Ce fait explique
l’hésitation à situer des genres d’aspect particulier comm ejujiroa Uéno (1952) et Ju Uéno
(1955) du Japon, Boliwridius Straneo (1957) et Mexisphodrus Barr (1965) du Mexique,
Speocolpodes Barr (1973) du Guatémala, ou Prosphodms Britton (1959) de Nouvelle-
Zélande, tous cavernicoles (sauf Bolivaridius ), les auteurs ne pouvant se décider à
abandonner un caractère si longtemps considéré comme essentiel. BARR (1970) considère
plus récemment certains Mexisphodrus et les Bolivaridius connue appartenant au sous-
genre PlatyneUa Casey du genre Agonum, tandis que WHITEHEAD (1973) incorpore les
deux genres dans ses Platynus, qu'il érige en un complexe me paraissant bien vaste et assez
hétérogène. .
LlNDROTH (1956), délaissant complètement la conformation de 1 apophyse
prostemale, se consacre à l’étude minutieuse et approfondie de l’organe copulateur mâle,
déjà esquissée par JEANNEL (1937), et plus particulièrement des paramères, limitée
cependant à la faune paléarctique. Se basant exclusivement sur la forme de ces paramères,
l’auteur apporte une contribution extrêmement importante à une bonne compréhension de
la subdivision des Platyniens, qu’il sépare en 4 complexes caractérisés chacun par une
structure particulière du paramère droit et qu’il résume dans le tableau suivant :
1.
2.
3.
Un des paramères (presque constamment le droit) étroit, styloide, arqué,
beaucoup plus long que l’autre . Sphodri (incl. Calathi )
Aucun des paramètres styloïdes . 2
Paramère gauche réduit, bien plus étroit que le droit, au moins l’un des deux
prolongé en un filament membraneux. Pénis inversé, couché au repos sur le
côté gauche . Pristosiae (Eucalathi)
Paramère gauche grand, au moins plus large et long que le droit, arrondi à
l’apex, mais parfois avec un appendice membraneux court et large. Pénis
normal . . • • - - _
Paramère droit réduit, sa partie basale constituant un manche étroit qui
forme un angle avec la large partie apicale . Symichi
Paramère droit conformé semblablement au gauche bien que plus
petit . Aëoni
Dans une magistrale révision des Platyniens du Japon, H ABU (1978) se penche à son
tour sur le problème de la subdivision de ce groupe. Faisant abstraction de ce qui avait été
fait avant lui, il propose une nouvelle classification basée essentiellement sur deux critères
qui n’avaient guère été observés jusqu’à présent : la présence d’un sillon longitudinal sur le
protibia et la conformation des styles (gonapophyse) de l’organe génital de la femelle. Son
système ne repose que sur les espèces du Japon et l’auteur ne fait aucune référence à celles
d’autres faunes, ce qui limite la portée de son travail mais lui permet d’approfondir ses
recherches. Bien qu’ayant examiné et figuré les organes copulateurs du mâle de toutes les
espèces, il ne tient pas compte de la conformation des paramères pour établir sa
classification. On peut regretter qu’il n’explique ni ne justifie le choix qu’il a fait entre les
caractères qu’il utilise et ceux mis en valeur par LlNDROTH, mais on doit féliciter l’auteur
japonais d’avoir attiré l’attention sur l’importance taxonomique des styles vaginaux. En
outre, il a le grand mérite d’avoir redécouvert l’importance que présentait l’absence ou la
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
13
présence du sillon longitudinal du protibia, tpii n’avait été mentionnée que par CHAUDOIR
(1859) et abandonnée depuis.
Je reproduis ci-dessous la classification proposée par HàBU, légèrement modifiée
d’après ses propres données dans le même ouvrage afin de la rendre plus explicite :
1. Protibia sillonné longitudinalement. Griffes non denticulées. Segment basal
des styles de la Ç plus ou moins sétulé ou pubescent, rarement spinulé, au
bord distal de la face ventrale ; segment apical pourvu à la face ventrale d’un
foramen muni d’une paire de soies au bord interne de la partie subapicale et
d’une ou plusieurs spinules le long du bord externe, avec ou sans spinules à
la face dorsale . 1- Platynina
— Protibia non sillonné longitudinalement Griffes denticulées ou non. Segment
basal des styles de la Q complètement glabre au bord distal de la face
ventrale . 2
2. Segment apical des styles de la $ pourvu sur la face ventrale d’un foramen
muni d’une paire de soies en arrière du milieu ou dans la partie subapicale et
d’une, ou généralement deux spinules au bord externe, et d’une longue
spinule sur la face dorsale . II- Sphodrina
— Segment apical des styles de la Ç sans foramen ni soies et avec une seule
spinule au bord externe de la face ventrale et le plus souvent une spinule
sur la face dorsale . III- Dolichina
Les recherches de LlNDROTH et de Habu sont donc basées sur des critères totalement
différents et aucun de ces auteur n’a utilisé les mêmes discriminants. La comparaison de ces
deux systèmes est donc particulièrement intéressante, d’autant plus que les faunes étudiées
sont situées toutes deux dans la région paléarctique. On peut déduire de cette comparaison
(pie les résultats obtenus sont jusqu’à un certain point similaires. Les Platynina de HABU
correspondent entièrement aux Agoni de LlNDROTH. Les Sphodrina de l’auteur japonais
réunissent les Sphodri et les Pristosiae de LlNDROTH par suite de la similitude des styles
vaginaux : segment basal glabre à sa partie distale, segment apical pourvu d’un foramen avec
une ou deux soies. LlNDROTH les sépare en deux taxa par suite de l’inversion de l’édéage qui,
en position de repos, est couché sur le côté gauche chez les Pristosiae, et non sur le côté
droit comme chez les Sphodrina. Cette inversion modifie la conformation des paramères ;
chez les Sphodriens le paramère gauche est grand, large, ovoïde et conchoïde, terminé ou
non par un petit appendice membraneux, le droit est très long, en forme de tige grêle et
presque ou aussi long que le pénis. Chez Pristosia Motschulsky, au contraire, c’est le
paramère gauche qui est réduit et devient beaucoup plus étroit,- généralement plus court que
le droit, tandis que ce dernier est large et ovoïde, plus ou moins prolongé en filament à la
partie apicale. Bien que LlNDROTH déclare qu’une trop grande importance ne doit pas être
attachée à l’inversion de l’édéage, il estime que, par suite de la conformation si remarquable
de l’organe copulateur, ce genre doit être considéré comme une unité phylogénétique
séparée. Cela ne l’empêche cependant pas, pour un cas semblable d’inversion de l’édéage
chez une espèce mexicaine du genre Calatkus (C. ovipennis Putzeys), de le considérer
comme un simple caractère spécifique. BALL & NÈGRE (1972) isolent C. ovipennis dans le
sous-genre Tachalus, se basant sur cette inversion. Ce même cas d’inversion de l’édéage se
retrouve chez le genre Laeinostenopsis Jedlicka, de Chine, avec modification correspondante
de la forme des paramères et LlNDROTH l’exclut pour cette raison de ses Sphodri. JEANNEL
(1955) a longuement parlé de l’inversion de l’édéage chez les Carabides. Il la considère
Source : MNHN, Paris
14
P. Basilewsky
comme une mutation structurale, pouvant n’affecter qu'une ou plusieurs espèces dans un
genre, ou bien caractériser des groupes supérieurs tout entiers, contribuant à différencier des
lignées à une époque précoce de la phylogenèse, en ajoutant : « Elle constitue un caractère
solidement fixé dans le patrimoine héréditaire de familles entières. Mais cela n empeche pas
que la même mutation structurale a continué d’apparaître à des échelons inférieurs ». Ce a
confirme ce que je disais plus liant, à savoir que certains critères utilisés ajuste titre pour la
différenciation de vastes lignées supragénériques peuvent présenter exceptionnellement des
anomalies qui ne diminuent pas leur valeur discriminatoire. Sans vouloir disserter plus
longuement sur ces cas exceptionnels, j’estime donner raison à LlNDROTH et considérer ses
Sphodri et ses Pristosiae comme deux taxa bien séparés.
Les Dolichina de HàBU sont caractérisés par le segment basal des styles vaginaux de
la Q glabres, dépourvus de toute pubescence ou sétulation au bord postérieur, et le segment
apical dépourvu de foramen. Les Synuchi de LlNDROTH sont établis pour les genres dont
l’édéage non inversé présente le paramère droit réduit, à partie basale constituant un
manche étroit, formant un angle assez net avec la partie apicale plus large, i ar la
conformation des organes génitaux des deux sexes les subdivisions élaborées par LlNDROTH
et par livBl! correspondent assez parfaitement, ce qui s’avère donc particulièrement
important pour la validité de ce taxon. Mais cela à une exception près : chez le genre
Dolichus Schaller (qui ne comporte qu’une seule espèce, D. halensis Schaller, largement
répandue en Europe et jusqu’au Japon), les paramères présentent les caractères des
Sphodriens, tandis que l’absence de foramen au segment apical des styles vaginaux le situe
parmi les Dolichina de HABU. C’est la seule discordance, à ma connaissance, qui pose un
sérieux problème pour l’acceptation sans modification d’un système basé sur la concordance
des caractères génitaux, d’où provient une divergence essentielle pour situer
taxonomiquement ce genre. BEDKL et JEANNEL placent Dolichus à proximité immédiate de
Calathus et LlNDROTH le considère même comme un synonyme de ce dernier. H ABC, par
contre, en fait le genre-type de ses Dolichina, qui comprennent en outre tous les Synuchi de
LlNDROTH, mais non Calathus. Comme l’écrit d ailleurs LlNDROTH (1956), et comme le
montrent les études de FllKUDA (1949), KUROSA (1959) et H ABU & SADANAGA (1963), la
larve de Dolichus diffère notablement de celle des Calathus. Le genre Dolichus ne faisant pas
partie de la faune afro-malgache, U ne me revient pas d’approfondir ici ce cas qui créé une
question épineuse. Par ailleurs, comme il n’existe aucun Dolieliina à Madagascar, ni a ma
connaissance dans la région afro-tropicale, je n’en parlerai donc plus dans la suite de ce
travail. ... , u
A part ce cas litigieux, on peut considérer que les critères utdises par H \Bl et
LlNDROTH présentent une très grande corrélation et nous permettent certainement de voii
plus clair dans la classification des Platvninae.
La présence du sillon longitudinal sur le protibia semble à première vue un excellent
caractère, mais sa valeur devrait être vérifiée chez de plus nombreux représentants des
faunes tropicales. Chez les Platyniens malgaches ce sillon est presque toujours
profondément marqué sur toute sa longueur, mais on observe parfois qu’il devient assez
faible, quelquefois vestigial ou à peine distinct dans la partie proximale et absent dans la
partie distale. Il ne faudrait pas cependant en conclure <pie ce caractère n a pas de
signification taxonomique importante et je suis bien persuadé du contraire. J’ai déjà parlé de
ce phénomène à propos du genre Apanipa Andrewes. Nous savons que dans des groupes
aussi complexes et aussi anciens que les Carabidae, certains caractères paléogénétiques ont
parfois tendance à s’atténuer ou à disparaître chez certains représentants, peut-être caches
par des caractères néogénétiques, et à se maintenir ou se développer chez d’autres. Ces cas
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
15
'f'
.ï-
sont des exceptions et doivent être considérés comme des anomalies, souvent
mutationnelles. Le même problème existe, comme on Fa déjà vu, pour le pli interne de
Pépipleure et pour l’inversion de l’édéage.
Je pense que chez les Platyniens la sétulation du bord apical du segment basal et la
présence d’un foramen au segment apical des styles vaginaux, la conformation normale du
paramère droit et la présence du sillon longitudinal au protibia sont des caractères
plésiotypiques, tandis que l’absence de la sétulation et du foramen, l’inversion de l'édéage et
la déformation des paramères qui en découle, ainsi que l’absence du sillon au protibia
seraient des caractères apotvpiques. Par ailleurs, donner plus de valeur aux caractères tirés
de l’organe copulateur Ç qu’à ceux du (f, ou le contraire, est une question de choix (pii,
vraisemblablement, ne doit pas être le même pom- tous les groupes. Cependant, on a
souvent pu constater que les organes de la Ç se sont avérés d’un type plus conservateur,
mais un examen plus approfondi de ces derniers chez la faune américaine est indispensable.
Si cela se confirmait, la tribu des Dolichina de HABU constituerait une entité parfaitement
valable et le genre Dolichus, contrairement à ce qu’en pensait LlNDROTH, serait à éloigner de
Calathus ; dans l’autre hypothèse on devrait l’en rapprocher en raison de la conformation des
paramères.
Je me suis longuement attaché, dans les pages précédentes, à définir les Platyninae
et à clarifier les divers éléments permettant d’établir une classification aussi naturelle que
possible de leurs groupements supragénériques car c’est là un problème essentiel, non
seulement pour un bonne taxonomie, mais aussi poiu- mieux comprendre la faune
platynienne de la région malgache.
En 1950, puis en 1953, j’avais publié un tableau donnant un essai de cette
systématique pour les faunes afrotropicale et malgache. A la lumière des travaux effectués
depuis et des nouveaux éléments mis en valeur et cités plus haut, il devra être modifié
comme suit, tout en précisant bien qu’il ne s’applique qu’aux représentants des deux faunes
mentionnées :
1. (2). Protibias plus ou moins fortement sillonnés sur leur face supérieure.
Protarse des d assez faiblement dilatés et pourvus à leur face ventrale de
grosses phanères adhésives disposées en deux rangées longitudinales
parallèles, bien séparées, à grand pavillon terminal. Gonapophyse pourvue
au segment basal d’une forte sétulation au bord postérieur de la face
ventrale (fig. 10). Paramères assez semblables (fig. 7d), le droit également
conchoïde mais plus étroit et généralement plus court que le gauche.
Striole scutellaire toujours présente et située si» le 1er intervalle. Soies
anales : 2 chez le d, 4 chez la Ç (chez les espèces malgaches) .
. 1. Tribu Platynini
2. (1). Protibias sans sillon longitudinal à leur face supérieure. Paramères très
dissemblables.
3. (4). Protarses des d fortement dilatés et munis à leur face ventrale d’une
dense semelle feutrée de phanères adhésives courtes et serrées, à petit
pavillon terminal. Gonapophyse (fig. 8a) pourvue au segment basal d’une
forte sétulation au bord postérieur de la face ventrale. Paramère droit
légèrement ovoïde mais à partie basale longue, très coudée, le gauche à
partie distale à peine chitinisée et pourvue de deux petites dents (fig. 7 a).
Striole scutellaire sur le 2e intervalle. Avant-dernier article des palpes
Source : MNHN, Paris
16
P. Basilewsky
labiaux polychète. Segment anal avec une
postérieur chez la ç et 4 chez le 6
dizaine de soies au bord
. 2. Tribu Geobaenini
4.(3). Protarses des 6 peu ou fortement dilatés mais munis à la face ventrale de
grandes phanères séparées, ne formant pas de semelle feutrée. Paramère
gauche à partie distale bien chitinisée et plus ou moins arrondie, parfois
pourvue d’un petit lobe apical. Avant-dernier article des palpes labiaux
dichète.
5.(6). Protarses des 6 fortement dilatés, munis à la face ventrale de grandes
phanères isolées non disposées en une double rangée. Gonapophyse
pourvue au segment basal d’une forte sétulation au bord postérieur de la
face ventrale (fig. 8b et c). Paramère droit long mais étroit, à partie basale
bien coudée et formant un manche étroit (fig. 7b et c). Striole seutellaire
absente. Segment anal : 4 soies chez le d, 6 chez la $ . . . .
b . 3. Tribu Enoicmi nova
6.(5). Protarses des 6 peu dilatés, munis à la face ventrale d’une double rangée
de phanères adhésives. Gonapophyse sans aucune sétulation m
pubescence au bord postérieur du segment basal (fig. 8d). Paramère droit
plus ou moins stvloïde, bien coudé, souvent plus long que le gauche mais
bien plus étroit (fig. 7e). Striole seutellaire toujours présente .........
F b . 4. Tribu Sphodnm
Les Geobaenini ne contiennent que le genre Geobaeiws Dejean, avec quelques
espèces d' Afrique du Sud. Contrairement à ce que j’ai dit en 1950, b avant-dernier article
des palpes labiaux est bien polychète, avec 2 petites soies à la partie externe, bien plus
courtes que les 2 soies habituelles. . .
Les Enoicini ne comprendraient que deux genres également sud-africains, bnoicus
Péringuey et Phimus Péringuey, (pie leurs caractères assez aberrants éloignent suffisamment
des autres Platyniens afro-malgaches.
Enfin, il est possible que le genre très particulier Syletor Tschitschenne doive
également être séparé dans une autre tribu.
V. LES PLATYNINAE MALGACHES
Tous les Platyninae de la faune malgache appartiennent à la tribu des Platynini, à ^
r exception toutefois d’un seul genre (Cyrtopilm gen. nov.) pour lequel je dois faire des
réserves comme je in’en expliquerai plus loin. 11 faut remarquer qu aucun Sphodrien n est
connu actuellement de la région afrotropicale à l’exception du genre Calathus Bonelli. qui
comporte de nombreuses espèces sur les hauts plateaux abyssins (BASILEWSKY 1953) et cpn
constitue un des éléments les plus caractéristiques de la faune holarctique cryophile ayant
migré vers le Sud au cours des grandes périodes géocratiques sans pouvoir étendre son
habitat plus loin et n’ayant pas atteint les autres massifs montagneux de l’Afrique orientale
d’origine moins ancienne ou séparés de l’Ethiopie à une époque antérieure à la dispersion
de ce genre (BASILEWSKY 1962) qui, d’autre part, est bien représenté en Amérique du Nord
jusqu'au Mexique. Une autre exception est le Laemostenus complanatus Dejean, mais c est
une espèce cosmopolite originaire de la région méditerranéenne et qui s’est largement
dispersée dans de nombreuses régions du monde, soit en devenant synanthrope et se
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
17
rencontrant alors près des lieux habités (caves, ports, entrepôts), soit en s’intégrant dans la
faune locale ; on la connaît d’Europe méridionale, de l’Afrique du Nord, des îles atlantiques,
du Cap, d’Australie, de Tasmanie, de Nouvelle-Zélande, de l’Amérique du Sud et du Nord ;
elle est particulièrement fréquente à Fîle de Sainte-Hélène où elle est le seul Platymen
(BaSII.EWSKY 1972). Il est assez surprenant qu’elle n’ait jamais été rencontrée, du moins à
ma connaissance, à Madagascar, à la Réunion ni à l’île Maurice.
Les deux premiers Platyniens de la région malgache lurent décrits par DEJEAN (1829
et 1831), l’un sous le nom de Stenolophus coptodents, de l’île Maurice, l’autre sous celui
d 'Anchomenus sexpunctatus de la Réunion. En 1833, KlüG décrivit le premier genre et la
première espèce de Madagascar (Euleptus geniculatus). CHAUDOIR, à son tour, fit connaître
deux nouvelles espèces : Megalonychus madagascariensis (1843) et Paranomus fisclieri
(1850), ce dernier de la Réunion. Dans son étude sur les Coléoptères de Bourbon (île de la
Réunion), CoQUEREL (1866) ajoute encore 3 espèces inédites sous le nom générique de
Colpode. s. TSCHITSCHERINE (1899) décrit le genre très particulier Syletor, avec la seule
espèce imerinae, lui attribuant à tort comme provenance Madagascar alors qu’il s’agit d’un
endémique de la Réunion. De 1896 à 1902, FAIRMAIRE publie encore 6 espèces nouvelles
de la Grande Ile, la plupart sous le nom de Colpodes. ALLUAUD, dont la contribution à la
connaissance des Carabidae de Madagascar et de l’Afrique lut très importante, aussi bien en
tant que récolteur que connue descripteur, décrivit, de 1897 à 1935, 85 espèces de
Colpodes de la région malgache, ainsi que deux genres nouveaux : Sophroferonia parvitarsis
et Orophicus antelmei. J. VlNSON décrivit deux Colpodes inédits, l’un (1935) de l’île
Maurice, l’autre (1939) de la Réunion, et moi-même (1946) une espèce de Madagascar. En
1948, dans le second volume de son célèbre ouvrage sur les (.arabiques de la région
malgache, R. JEANNEL mentionne 138 espèces de Platyniens, tandis que dans sa dernière
révision (1951) il cite 153 espèces et 32 sous-espèces. Un peu plus tard (1953, 1955,
1957) il ajoute encore 6 espèces et 3 sous-espèces nouvelles. Moi-même enfin (1970), j’ai
décrit 1 9 espèces provenant du massif du Tsaratanana, dans le Nord de Fîle.
Je ne définirai pas ici les Platyninae. dans le sens le plus large. Ces Carabides sont
suffisamment connus et ont été bien caractérisés par plusieurs auteurs, du moins pour
l’essentiel ; d’autre part, une meilleure connaissance de la faune mondiale serait nécessaire
pour en préciser d’une façon définitive les limites. Ce que j’en ai dit dans les pages
précédentes permet également de les séparer des Pterostichinae, seule sous-famille
apparentée. Je me contenterai de préciser ci-dessous les caractères de la tribu des Platynini
telle cpie je la conçois, m’en tenant exclusivement aux représentants de la région malgache.
Comme on le verra plus loin, ces Insectes présentent à Madagascar une homogénéité assez
remarquable, qui est loin d’être la même ailleurs, tant dans la région holarctique que dans
les faunes sud-asiatique, australienne et sud-américaine, et même en Afrique. Ces caractères
ne sont donc valables, et j’v insiste, que pour la faune malgache et à l’exclusion du genre
Cyrtopilus.
Dessus glabre. Taille petite et moyenne, de 5 à 1 5 mm, à coloration très variable, les
élytres souvent noirs ou bruns mais fréquemment brillamment colorés et d’un éclat
métalhque parfois très vif. La plupart des espèces sont macroptères, mais on connaît aussi
des formes brachyptères ou même aptères.
Tête assez grande, le plus souvent allongée, imponctuée, à microsculpture réticulaire
parfois plus ou moins obsolète. Yeux généralement grands, rarement assez réduits, le plus
souvent saillants et parfois même particuhèrement proéminents ; tempes courtes ou longues
suivant le développement des yeux, généralement assez obliques, rarement un peu gonflées.
Source : MNHN, Paris
18
P. Basilewsky
Mandibules fortes mais pas particulièrement allongées, larges à la base, modérément
recourbées mais bien acérées au sommet, non dentées au côté interne. Labre grand et large,
bien transversal, droit ou légèrement sinué au bord antérieur qui est pourvu de 6 soies fortes
et longues. Sillons frontaux toujours présents (sauf chez Syletor où ils sont remplacés par
Fig. 1. — a-b, Euleptus geniculatus Klug, labium, maxille et palpes; c, Agonoriascus
lapidicola n.sp., languette et paraglosses.
deux petites fossettes superficielles), assez profonds et élargis en avant, plus faibles en
arrière où ils atteignent cependant le plus souvent le pore orbital antérieur. Suture clypéo-
frontale toujours marquée mais souvent assez faible. Vertex, chez de nombreux genres,
séparé du cou par une dépression et même un sillon transversal provoquant souvent un
léger étranglement collaire. Menton (fig. 1 et 2) grand et transversal, pourvu d’une dent
médiane grande et large, plus ou moins atténuée vers le sommet <pii est largement ou
brièvement arrondi ; lobes latéraux très larges, généralement bien arrondis sur les côtés, les
épilobes toujours bien indiqués ; seul le genre Euleptus fait exception étant dépourvu de
cette dent, remplacée par une très faible sinuosité (fig. la) ; deux soies labiales toujours
présentes, sauf chez Syletor (fig. 2a) ; submentum bien séparé du menton par une forte
suture et pourvu de chaque côté de 2 soies, à l’exception du genre Euleptus qui ri en a
qu’une (fig. la). Languette bien chitinisée, assez large, à bord antérieur droit et bisélulé, sauf
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
19
chez le genre Agonoriascus (fig. le) où il est quadrisétulé. Paraglosses très membraneux et
translucides, glabres, étroits et allongés, dépassant quelque peu la languette dont ils sont
bien séparés. Maxilles (fig. lb) bien développées, terminées en crochet très acéré, pourvues
au bord interne d’une série de fortes spinules épineuses. Palpes (fig. la et b) généralement
longs et assez fins, glabres, l’avant-dernier article des labiaux dichète, le dernier assez
fusiforme et peu épaissi au milieu, tronqué ou légèrement aciuniné au sommet, l’avant-
Fig. 2. — Menton, a, Syletor imerinae Tschitschérine ; b, Megalonychus lebisi Jeanne!
dentier généralement à peu près aussi long que le dentier, parfois un peu plus long aux
maxillaires ; ils sont par contre courts et épais chez Sophroferonia. Antennes variables,
généralement assez longues et assez fines, dépassant la base du pronotum le plus souvent de
4 à 5 articles, parfois même 6 ; elles sont courtes et ne dépassent la base du pronotum que
d’environ 2 articles chez Agonorites et Agonoriascus, encore plus courtes et plus épaisses
chez Syletor, Sophroferonia, Agonobembix et Prophenorites ; les 3 premiers articles sont
toujours glabres chez tous les représentants malgaches, la pubescence ne débutant que sur
le 4e. Elles sont souvent un peu plus longues chez le 0" que chez la ç ; dans ce cas j’ai
choisi la longueur du premier quand c’était possible.
Pronotum de forme assez variable mais presque toujours plus large que long et
même souvent plus ou moins transversal, à microsculpture plus ou moins marquée,
constituée de longues strioles étirées en travers, entremêlées parfois de mailles transversales,
très rarement ponctué et alors seulement dans la région postéro-latérale ou devant la base ;
repli latéral toujours bien marqué, la gouttière marginale variable, souvent large et explanée,
surtout en arrière, parfois aussi très étroite ; dépressions basilaires toujours bien marquées ;
sillon longitudinal médian fin et généralement peu profond, les transversaux généralement
bien indiqués, souvent fortement marqués. Scutellum moyen et triangulaire.
Elytres généralement bien allongés et plus ou moins convexes, souvent assez
ovoïdes, à microsculpture très variable ; repli basilaire entier et atteignant le scutellum, sauf
chez Syletor ; épaule le plus souvent arrondie et bien marquée, mais pouvant être effacée
notamment chez les espèces brachyptères ou aptères ; apex très variable, étant soit
largement arrondi, soit formant un lobe plus ou moins individualisé, arrondi ou anguleux au
sommet, soit encore prolongé en dent spiniforme plus ou moins longue et assez large à la
base, ou en longue épine cylindrique (fig. 3 et 4) ; cette dent ou cette épine constituent
toujours le prolongement du 3e intervalle et sont bien séparées de l’angle suturai, alors que
chez de nombreuses espèces d’autres faunes ce prolongement est le fait du 1er; ce
prolongement apical provoque souvent une plus ou moins forte échancrure de la troncature
apicale et la formation d’un angle apical externe parfois très marqué ou même denté.
Chaque élytre présente 8 stries, ponctuées ou non, d’importance souvent inégale ; chez de
nombreuses espèces elles sont semblables entre elles, chez d’autres les externes sont moins
profondes ou moins bien marquées que les internes ou deviennent vestigiales et même
Source : MNHN, Paris
20
P. Basilewsky
effacées, parfois encore elles sont toutes vestigiales à l’exception de la lre qui est toujours
entière et bien marquée. On observe souvent une plus ou moins forte dépression assez
transversale de la surface apicale de l’élytre qui peut perturber la 7e strie dans la région de
l'angle apical externe ; parfois au contraire la partie terminale de cette 7e strie s approfondit
au lieu de s’effacer, ou encore est plus ou moins défoulée en dehors par un bombement ou
Fig. 3 — Apex des élytres. a, Neocolpodes leptotatus Alluaud ; b, N. paromius Alluaud ; c,
Catacolpodes divaricatus Jeannel ; d, N. mutons Fairmaire ; e, Haplocolpodes descarpentriesi
Alluaud ; f, N. cyanurus Alluaud (d’après JEANNEL).
Fig. 4. — Apex des élytres. a, Catacolpodes labathiei Jeannel ; b, Neocolpodes dieganus
Alluaud ; c, N. tetroxys Alluaud ; d, N. fairmairei Alluaud ; e, N. hylobius Alluaud (d’après
Jeannel).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
21
un élargissement des intervalles 7 et 8. On observe parfois aussi sur les stries des
dépressions le plus souvent longitudinales s’étendant plus ou moins sur les intervalles
voisins et qui provoquent alors un eabossement ou un bossellement de la surface élytrale.
Les intervalles sont soit complètement plats, soit légèrement bombés, mais jamais
tectiformes ni carénés et sont toujours imponctués.
Dessous toujours glabre et imponctué. Apophyse prostemale achète, à face
postérieure épaisse et mousse, jamais comprimée ni tranchante, non rebordée entre les
hanches. Epipleures des élytres toujours simples, jamais tordus, s’atténuant progressivement
vers l’arrière. Métépistemes de longueur variable, généralement 2,5 à 3 fois plus longs que
larges au bord antérieur, élargis en avant et bien rétrécis en arrière ; ils sont raccourcis chez
la plupart des espèces brachyptères ou aptères.
Pattes moyennes à très longues et fines, sétulées latéralement mais non épineuses.
Fémurs généralement quelque peu renflés et plus courts que les tibias, les postérieurs
portant toujours une soie proximale plus ou moins rapprochée de la hanche et une,
rarement 2, soies médianes ; le nombre de ces dernières est généralement un bon caractère
spécifique (HABU l’a même considéré comme critère subgénérique) mais j’ai pu constater
que très exceptionnellement il peut varier individuellement ou même asymétriquement.
Tibias longs et assez grêles, droits (les postérieurs anormalement arqués chez le seul
Liagonum curvipes n. sp.) ; protibias légèrement élargis en avant, à organe de toilette bien
développé, toujours munis d’un sillon longitudinal sur toute la longueur, généralement
Fig. 5. — Mésotarse droit, a, Megalonychus madagascariensis Chaudoir ; b, Liagonum hova
Alluaud, Métatarse droit ; c, Neomegalonychus crassipes Jeannel ; d., Agonorites anchomeninus
Alluaud ; e, Agonobembix perrieri Jeannel ; f, Haplocolpodes perrieri Alluaud (d’après Jeannel).
profond et bien marqué, devenant souvent plus faible, parfois aussi interrompu et incomplet
et alors présent seulement à la base, très rarement seulement à l’extrémité ; ce sillon peut
aussi être parfois vestigial et perceptible seulement après un examen attentif et à assez fort
grossissement (c’est le cas pour les genres Syletor, Sophroferoniu, Dolichocolpodes et
Source : MNHN, Paris
22
P. Basilewsky
quelques espèces d'Agonorites) sans jamais disparaître complètement ; métatibias pourvus
d’un léger sillon longitudinal assez faible (fig. 6e) mais présentant une conformation toute
particulière chez le genre Neomegalonychus (fig. 61) où U est assez comprimé et pourvu à la
face interne d'un sillon orné dans sa partie médiane et distale d’une frange de soies devenant
de plus en plus dense vers l’apex où elle contourne l’extrémité et chez lequel l’éperon
terminal externe disparaît, alors qu’il est bien présent chez les autres genres. Tarses en
général longs et étroits, rarement épais, les antérieurs toujours plus larges, glabres à la face
supérieure ; chez de nombreux genres les médians et les postérieurs (fig. 5) sont sillonnés
longitudinalement au milieu de la face dorsale, souvent même nettement carénés au milieu
et sillonnés latéralement ; chez d’autres ils sont dépourvus de toute dépression longitudinale
mais seulement légèrement sillonnés latéralement, très souvent complètement fisses et alors
parfois pourvus d’une forte microsculpture ; le 1er article est toujours plus long que le
suivant, souvent très fortement ; le 4e des antérieurs est bilobé à son extrémité, mais
simplement échancré ou légèrement lobé aux intermédiaires et aux postérieurs (fig. 6) ; dans
Fig. 6. — Article 4 des tarses postérieurs, a, échancré ; b, lobé ; c, lobé et asymétrique ; d,
fortement bilobé. — Tibia postérieur gauche, e, Neocolpodes sp. ; f, Neomegalonychus crassipes
Jeannel.
ce dernier cas, ces lobes peuvent être subégaux et plus ou moins symétriques, ou au
contraire très asymétriques, l’externe étant beaucoup plus long que l’interne (chez les genres
Dolichocolpodes, Bothrocolpodes, Lobocolpodes, Mesocolpodes et Haplocolpodes) ;
exceptionnellement, chez le seul genre Euplynes , ce 4e article est très fortement bilobé à
toutes les pattes, les lobes plus de 2 fois plus longs que la partie basale entière (fig. 6d) ; 5''
article très long, sétulé ou non à la face ventrale ; griffes des tarses fisses, ni denticulées ni
serrulées. Les protarses du cf sont légèrement dilatés et pourvus à leur face ventrale de 2
rangées parallèles et bien séparées de phanères adhésives à large pavillon terminal.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
23
Fig. 7. — l’aramères. a, Geobaenus lateralis Dejean (X 50) ; b , Enoicus fallax Péringuey (X
50) ; c, Phimus namaquensis Péringuey (X 50) ; d, Notocolpodes perturbatus n.sp. (X 50) ; e,
Laemostenus complanatus Dejean (Sainte-Hélène, X 40).
Fig. 8. — Gonapophyse gauche, face ventrale, a, Geobaenus lateralis Dejean (X 50) ; b,
Enoicus fallax Péringuey (X 50) ; c, Phimus harpaloides Péringuey (X 50) ; d, Laemostenus
complanatus Dejean (Sainte-Hélène, X 40).
Source : MNHN, Paris
24
P. Basilewsky
Edéage d’un type très uniforme, jamais déversé à gauche, la région membraneuse
apicale et dorsale du pénis s’étendant jusque près du bulbe basal qui est toujours bien
développé. Paramères (fig. 7d) toujours glabres et inermes, assez semblables; le gauche
toujours large et conchoïde ; le droit également conchoïde mais plus petit, plus étroit et
généralement plus court, mais jamais coudé ni styloïde. Chez l’unique espèce malgache
<F Euleptus, ainsi que chez quelques autres représentants africains de ce genre, le pénis est
pourvu d’une forte expansion transversale du bord droit, formant comme un pont sur la
région membraneuse dorsale (fig. 12). Gonapophyse (ou styles vaginaux) présentant les
caractères typiques de la tribu (fig. 8) : segment basal toujours pourvu au bord distal de la
face ventrale d’une série de pores sétigères, les soies fortes et parfois épineuses ; segment
apical toujours grand et généralement subtriangulaire et arqué vers l’extérieur, pourvu au
bord externe de la face ventrale d’un nombre variable de spinules généralement larges et
volumineuses, et d’une autre dans la région médiane ou subapicale de la face dorsale ;
foramen toujours présent à la partie apicale ventrale, muni d’une, ou plus souvent 2 soies
plus ou moins longues. Le nombre des spinules du bord externe de la face ventrale est
presque toujours bien constant, mais j’ai pu constater quelquefois qu’il peut légèrement
varier individuellement
Chétotaxie. Toutes les espèces malgaches ont 2 pores orbitaux, de chaque côté, le
postérieur parfois assez nettement déporté vers l’arrière. Pore clypéal toujours présent Le
nombre des pores prothoraciques latéraux est variable ; ils peuvent être tous les deux
présents ou absents, ou bien un seul subsiste, soit le postérieur, soit plus rarement
l’antérieur ; très rarement le pore antérieur est dédoublé ou même multiple. Pore basilaire
élytral toujours présent inséré à l’origine de la 1 re strie ou à la base du 1 , r intervalle. Le plus
souvent seul le 3e intervalle est pourvu de 3 pores dorsaux plus ou moins profonds mais
toujours présents, l’antérieur contre la strie 3 et dans le premier tiers de la longueur, les 2
autres contre la strie 2 ; chez les genres Bothrocolpodes, Epicolpodes et Cymenopterus on
observe une multiplication de ces pores, non seulement sur l’intervalle 3 mais aussi sur 5 et
7 ; dans ce cas, ces pores sont souvent enfoncés très profondément et provoquent la
présence d’importantes fossettes. Deux soies apicales, insérées souvent sur la dent
spiniforme ou l’épine quand elle est présente. Une soie ventrale de chaque côté des
segments abdominaux. Soies anales : 1 de chaque côté chez le d, 2 chez la Ç.
*
* *
Les Platynini malgaches, malgré le nombre considérable de leurs représentants et
une forte diversification spécifique, offrent pour la plupart une constance remarquable pour
toute une série de critères importants qui, dans la plupart des faunes d’autres régions du
monde, sont bien diversifiés et permettent alors de grouper des lignées bien distinctes
phylétiquement ce qui devrait amener l’élaboration d’une systématique générique assez
naturelle. C’est ainsi que tous les Platyniens malgaches (toujours à l’exception du genre
Cyrtopilus) possèdent en commun les caractères suivants qui, dans les autres régions du
globe, présentent une variabilité condidérable : dessus et dessous glabres; deux soies
orbitales de chaque côté ; front non ridé ; antennes pubescentes à partir du 4e article ; pore
basilaire de l’élytre toujours présent ; au moins 3 pores dorsaux sur le 3e intervalle ;
apophyse prostemale toujours achète et non rebordée ; stemites toujours pourvus d’une
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
25
seule soie latérale ; paramères toujours glabres et inennes, dépourvus d’appendice apical.
L’homogénéité de ces caractères semble indiquer que le peuplement de Madagascar,
provenant incontestablement d’Afrique, a débuté à une époque où diverses lignées
platyniennes s’étaient déjà séparées sur le continent et que quelques unes d’entre elles
seulement ont participé à cette migration. Sur place, grâce à leur potentiel de variabilité très
élevé, à leur faculté d'indigénation et leur euryaptie, ces lignées ont prospéré et se sont
intensément diversifiées, faisant l’objet d’une véritable crise allant souvent jusqu’à une
pulvérisation des espèces ; l’isolement insulaire, la possibilité d’occuper des espaces vides
ou sans concurrence immédiate et le confinement en hautes montagnes ont certainement
favorisé cette différenciation spécifique. Mais elles ont gardé par contre un étonnant
conservatisme des caractères plésiotypiques essentiels. Je me suis déjà expliqué sur ce
phénomène lors de mon étude sur le peuplement des Carabides des hautes montagnes
africaines (BASILEWSKY 1962), et j’y reviendrai encore à la fin de cet ouvrage.
Ainsi que l’ont déjà signalé de nombreux auteurs, et notamment JEANNEL (1942,
1951), LlNDROTH (1966, 1968), REICHARDT (1977) et bien d’autres, cette tribu est
certainement un des groupes les plus confus de la famille des Carabides par suite de la
grande difficulté de déceler les véritables critères de filiation, souvent cachés par des
caractères néogénétiques de valeur taxonomique moindre, peut-être aussi dus à des
phénomènes de convergence ou de parallèlisme, dans un groupe encore en pleine évolution,
à orthogenèse fortement poussée. LlNDROTH (1966) reconnaît ce problème des caractères
génériques chez les Platyniens ; aussi classe-t-il toutes les espèces du Canada et de l’Alaska
(au nombre de 71) dans un seul grand genre Agonum. En étudiant les Platyniens de la
Nouvelle-Guinée, DarLINGTON (1952, 1971) a dû reconnaître qu’il a été le plus souvent
incapable de trouver des caractères plésiotypiques valables et des vraies lignées phylétiques
pour séparer les très nombreuses espèces de cette île, et que parmi les 21 genres auxquels il
les rapporte, plusieurs sont ce qu’il appelle des « généra of convenience ». je pense que dans
l’état actuel de nos connaissances et tant que l’ensemble des Platynini de la faune mondiale
n’aura pas été étudié d’une manière approfondie, nous devrons nous contenter des genres
semblables et que seule la découverte des vrais caractères évolutifs nous permettra de les
transformer en genres correspondant à la réalité. Je dois donc, moi aussi, me ranger à l’avis
de DARLINGTON et je me contenterai d’établir ici des coupes génériques valables seulement
pour la région envisagée et qui, je m’en rends parfaitement compte, peuvent aussi être con¬
sidérés comme des genres « de convenance », permettant de regrouper des espèces qui me
paraissent voisines et aussi faciliter leur identification, mais sans aucune prétention d’éla¬
borer une classification naturelle ou phylétique.
La plus grande partie des Platyniens des faunes extra-paléarctiques a été inclue dans
le genre Colpodes MacLeay 1825, sans tenir le moindre compte des diverses affinités ou
divergences. CHAUDOIR (1859) le premier tenta une révision des Platyniens exotiques qu’il
classe dans ce genre et décrits par divers auteurs, dans une dizaine de coupes génériques
qu’il réunit à celle de MacLeay ; il y mentionne 92 espèces, presque toutes du Nouveau
Monde. Le même auteur (CHAUDOIIR 1878) publie une nouvelle monographie du genre, avec
223 espèces, dont 4 de la Réunion et une seule d’Afrique (C. caUidoides Chaudoir) qui
s’avérera d’ailleurs être un Euplynes. Dans son Catalogue des Carabidae, CsiKl (1931) y
classe 496 espèces de toutes les régions du globe et ce nombre a fortement augmenté depuis
lors. LOUWERENS (1953) en énumère 238 espèces connues de lui du seul Sud-Est asiatique.
En 1948, JEANNEL fit un premier essai pour clarifier la situation et tâcher de séparer
les Platyniens extra-européens en une série de genres plus ou moins bien caractérisés. C’est
2
Source : MNHN, Paris
26
P. Basilewsky
ainsi qu’il donna une définition précise du genre Colpodes qui, d après lui, ne devait
contenir qu’un petit nombre d’espèces indo-malaises, ayant pour espèce type C. bnmneus
MacLeay de Java. En fait, ainsi que l’a montré DarUNGTON (1952), JeaNNEL avait mal
identifié cette espèce dont il n’avait pas examiné le type, et par conséquent Colpodes a un
sens très différent de celui qu'il lui donne. Mais cet essai de JEANNEL sur la faune mondiale
n’était qu’un bref préambule, car son but était de présenter une classification générique des
espèces de Madagascar. Il fut ainsi amené, à établir le genre Neocolpodes , lui-même
subdivisé en 5 sous-genres, qui comportait la plupart des formes malgaches connues avant
lui sous le nom générique de Colpodes et qui comptait, avec les nouveautés déentes dans ce
travail, 110 espèces (sur un nombre total de 138 Platyniens). Un peu plus tard, en 1951, il
publiait une nouvelle révision des Platyniens de la même région, car de nombreux
matériaux inédits lui étaient parvenus et parce qu'il désirait remplacer sa première
classification par une autre, reposant davantage sur la phylogénie présumée. Dans cette
nouvelle systématique il mettait en avant plusieurs caractères qu’il jugeait particulièrement
importants : l’absence ou la présence d’un sillon transversal séparant le vertex du cou et
déprimant la face postéro-dorsale de la tête; l’absence ou la présence de sillons et dune
carène le long de la face supérieure des tarses intermédiaires et postérieurs ; la sétulation du
5e article des tarees ; la microsculpture élytrale formée d’un réseau de mailles isodiamétrales
ou transversales ou de fines strioles étirées en travers et plus ou moins fortement serrées.
Son genre Neocolpodes fut scindé en deux d’après la conformation de cette microsculpture
et la plus grande partie des espèces malgaches fut intégrée dans les genres Neocolpodes
Jeamiel (65 espèces) et Agonocolpodes Jeannel (51 espèces). Chacun deux tut
respectivement subdivisé en 6 et 4 sous-genres, caractérisés surtout par la conformation de
la partie apicale de lelytre qui est soit normale, c’est-à-dire sans dépression effaçant la C
strie ni approfondissement de celle-ci dans sa partie terminale, soit à striation modifiée et
perturbée et par l’apex des élytres simple ou denté-anguleux. En 1953, j ai publié un
tableau des genres de la faune afro-tropicale basé en grande partie sur l’étude de JEANNEL.
Dans son travail sur les Platyniens de la Nouvelle-Guinée, DARUNGTON (1952)
critique très violemment la classification générique proposée par JEANNEL en 1948, la
déclarant « so superficial and so confused by error as to be of little use even for Oriental
Agonini, and it is no use at ail for the New-Guinean forms »>. Mais le même auteur, malgré
sa prise de position très sévère à 1 egard de JEANNEL, propose une autre classification qui, à
mon avis, est basée sur des caractères encore plus superficiels, comme par exemple la taille,
l’absence ou la présence des ailes, la plus ou moins grande iridescence des élytres, et bien
d’autres semblables. Il est vrai que DARLINGTON reconnaît lui-même que son système est loin
d’être définitif mais destiné surtout à l’identification des espèces, sans lui donner de sens
phylétique.
En 1978, Habü publie sa magistrale monographie des Platynini (= Platyninae sensu
BASILEWSKY) du Japon, fruit de 30 années d’expérience et de recherches sur les Carabides
de ce pays. Ce travail est tout à fait remarquable et d’une minutie exemplaire, presque
aucun caractère n’étant négligé. J’ai déjà parlé dans les pages précédentes de l’opinion de
l’auteur japonais sur la classification générale qu’il nous présente. Pour la subdivision des
Platynini s. str., II. ABU utilise d’assez nombreux caractères très valables mais qui montrent,
comme je l’ai déjà dit, à quel point la faune paléarctique diffère de l’afrotropicale, et encore
plus particulièrement de celle de Madagascar, par suite de la diversité de critères pouvant
être utilisés et qui font défaut aux Platyniens malgaches. D’autres caractères génériques, ou
plus souvent suhgénériques, employés par l’auteur n ont qu’une valeur spécifique pour la
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
27
faune que je traite ici, comme par exemple la chétotaxie de la partie distale du 4e article des
tarses postérieurs ou des métafémurs. Il est certain que H aBU nous apporte une base
importante pour une éventuelle classification naturelle de la sous-famille à l’échelle
mondiale.
En abordant l’étude des Platyninae de la faime malgache, j’ai été rapidement amené
à constater que des éléments sur lesquels s’était basé JEANNEL ne pouvaient être maintenus,
soit parce que cet auteur n’en avait pas poussé l’examen à fond, soit parce qu’ils s’étaient
avérés non valables lors de la découverte d’espèces inédites, soit encore par suite d’une
mauvaise interprétation ou d’indications erronnées. Déjà en 1970, dans une étude sur les
Platyniens du massif du Tsaratanana, j’exprimais mes réserves quant à l’acceptation des taxa
du regretté savant, tout en reconnaissant le grand mérite de cet œuvre de pionnier. Certains
de ses critères ont, à mon avis, une valeur importante car une étude approfondie m’en a
montré le bien fondé, notamment la conformation des tarses et de la partie postérieure de la
tête; d’autres se sont avérés inutilisables, et en premier lieu un de ceux qui lui ont
principalement servi, à savoir la microsculpture de l’élytre. JEANNEL a cru y voir un caractère
évolutif significatif, permettant de définir les genres. Il écrivait en 1951 (p. 286) : « Il m’est
apparu que la microsculpture des élytres fournit des caractères importants, du fait de son
évolution, et que ces caractères permettent de définir des genres (...). Dans plusieurs séries
de genres, et cela dans chacune des lignées majeures définies par la forme de la tête et la
structure des tarses, la microsculpture est formée par un réseau de mailles nettement
polygonales, tantôt isodiamétrales, tantôt légèrement transverses, au plus deux fois aussi
larges que longues. Cette microsculpture polygonale tend à devenir rigoureusement
isodiamétrale, détournant de petits tubercules qui produisent un aspect mat du tégument
Dans d’autres séries de genres de lignées diverses, la microsculpture évolue dans une autre
direction. Les polygones s’étirent en travers et disparaissent, de sorte qu’il n’existe plus de
mailles, à proprement parler, mais le tégument est couvert de fines striolations transverses,
très serrées, sur lesquelles l’incidence de la lumière produit des irisations chez les espèces
noires, des colorations changeantes chez les métalliques. Ces deux évolutions divergentes
de la microsculpture permettent de définir des genres ». Une nouvelle étude du matériel
examiné par JEANNEL et de celui recueilli après la publication de son ouvrage m’a clairement
montré que les deux modes de microsculpture tels qu’il les définissait ne présentaient pas
de caractère évolutif évident, qu’il était impossible de ranger de nombreuses espèces dans
une catégorie plutôt que dans une autre, que des formes très voisines et nettement
apparentées par tous les autres caractères différaient souvent par le mode de microsculpture
et qu’enfin elle n’était parfois pas identique chez les deux sexes. Trop de formes de transition
existent entre les deux structures pour tpi’ on puisse y voir autre chose qu’un caractère
spécifique, d’autant plus que chez d’assez nombreuses espèces on observe des strioles
étirées entremêlées de mailles plus ou moins polygonales. De même pour les Platyniens de
Nouvelle-Guinée, DARLINGTON (1952) écrit : « characters derived from tlie microsculpture
are of no more than spécifie and sometimes less value ». LlNDROTH (1974), dans une étude
approfondie de la microsculpture élytrale chez les Carabides, donne des éléments
importants qui mettent en évidence qu’elle ne peut intervenir, dans la plupart des cas, pour
établir une relation phylétique. Se basant sur ce dernier travail, ALLEN & B ALI, (1980) ont
montré la diversité de la microsculpture chez Loxandrus , un genre de Ptérostichines
américains, où des espèces certainement très rapprochées présentent des types de
microsculpture élytrale bien différents. HaBU (1978) n'a également utilisé cette
microsculpture que comme caractère spécifique.
Source : MNHN, Paris
28
P. Basilewsky
Un autre critère dont JEANNEL (1951) a, d'après moi, surestimé la valeur, consiste
dans la conformation de la partie postérieure de l’élytre, d’où 1 auteur a tire des critères
servant principalement à définir les sous-genres de Neocolpodes et d Agonocolpodes. La
région apicale élytrale peut être, d’après JEANNEL, soit normale, c’est-à-dire avec une
striation habituelle et un bord apical légèrement sinué et sans épine terminale, ou bien
s’altérer dans deux directions que cet auteur estime orthogénétique, écrivant (p. 2H7) :
« Dans l’une, il apparaît une forte dépression de la surface apicale de l’élytre, dépression qui
efface la terminaison de la 7e strie ; dans l’autre au contraire, ü n’existe pas de dépression et
la partie terminale de la 7e strie s’approfondit au Heu de s’effacer. Ces deux orthogeneses
permettent de définir des sous-genres assez tranchés et, dans chaque sous-genre, quel qu d
soit, apparaissent toutes sortes de variations de forme générale, de taille, de coloration, qui
n’ont qu’une valeur spécifique, ainsi d’ailleurs que l’apparition d’une dent apicale plus ou
moins développée au sommet de l’élytre». Si pour un certain nombre d espèces ce
caractère se présente bien nettement, pour d’autres, tout aussi fréquentes, on observe une
conformation intermédiaire devant laquelle on ne peut se trouver qu’hésitant quant au choix
à faire entre les deux discriminants. Il s’agit là d’un caractère certainement valable mais
seulement au niveau spécifique, pour séparer des groupes d’espèces, tout en admettant qu il
est parfois difficile de se prononcer avec certitude sur la présence ou 1 absence dune
dépression apicale ; mais dans ce cas, d’autres éléments interviennent pour amener la
décision. , .
Par ailleurs, JEANNEL a certainement sous-estimé la valeur taxonomique de la
présence ou de l’absence de soies à la face ventrale du 5e article des tarses postérieurs,
caractère auquel j’attache une grande importance ; il ne l’a utibsé que d’une maniéré très
subsidiaire et souvent d’une façon erronée par suite d’un examen trop superficiel. Il a aussi
complètement passé sous silence la conformation des lobes terminaux du 4* article des
tarses postérieurs qui peuvent être, quand ils existent, soit symétriques soit fortement
asymétriques, caractère qui permet d’isoler plusieurs genres.
La chétotaxie du pronotum n’a été mentionnée par JEANNEL que d’une manière très
sporadique, et là aussi l’auteur a commis de nombreuses erreurs. Comme on l’a déjà vu, les
deux soies prothoraciques latérales sont souvent présentes, mais tout aussi fréquemment on
observe la disparition de la soie antérieure ou postérieure, ou même des deux. Comme ces
soies sont souvent assez caduques, elle peuvent disparaître accidentellement, mais dans ce
cas on voit toujours facilement le pore sétifère qui lui a donné naissance. La valeur
taxonomique à attribuer à cette chétotaxie pronotale chez les Carabides est assez discutée
par les différents auteurs. Mes nombreuses recherches sur les membres de cette famille,
pendant plus de 50 ans, m’ont montré qu’elle est variable non seulement d’après les groupes
ou même les genres envisagés, mais aussi selon les régions dont on étudie les représentants.
Je suis convaincu qu’en principe elle a une importance phylétique considérable, étant
généralement constante dans une certaine mesure et la présence des deux soies latérales
peut être considérée comme plésiotypique. Par suite de diverses circonstances, de differents
modes de vie, d’adaptation et de miHeu, on observe une régression apotypique des soies,
mais qui affecte très différemment les divers composants de la famille. Si chez certains
groupes cette chétotaxie est stable et acquiert alors une valeur taxonomique incontestable,
chez d’autres elle présente une plus ou moins forte tendance à subir une régression qui peut
être de niveau spécifique, générique ou même supragénérique ; tout à fait exceptionnel¬
lement elle peut même être individuelle, mais relever alors plutôt de la tératologie. En
restant parmi les Platyniens, Barr (1974), dans son étude du genre nord-américain
Rhadine LeConte, a montré que chez ces Insectes cette régression des soies ancestrales
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
29
n’était qu’un caractère purement spécifique et que chez des espèces très rapprochées ces
soies pronotales sont soit totalement absentes, soit présentes toutes les deux, soit encore
remplacées par une seule soie médiane ; il est vrai que beaucoup de représentants de ce
genre ont un habitat particulier, endogé ou troglobie, qui les a rendus très malléables, ayant
amené des caractères adaptatifs particuliers et a certainement joué sur la chétotaxie en
général, comme sur la régression oculaire et alaire, l’allongement du corps et des
appendices, etc... BOLIVAR (1964) avait aussi observé ce caractère. CASALE (1980) a montré
également chez le g emeApampa Andrewes, du Nord de l’Inde et du Thibet, que le nombre
de soies prothoraciques varie spécifiquement ; peut-être est-ce là un effet de l’altitude. Le
dédoublement ou la multiplication de ces soies peut être considéré également comme
apotypique par rapport aux deux soies ancestrales. Néanmoins, aussi bien DARLINGTON que
HABU ont doimé à ce caractère une signification générique assez importante, bien que non
prépondérante. Quoiqu’il en soit, et pour les Platynini malgaches, j’ai estimé que ce critère,
sans avoir une valeur phylétique certaine, a cependant une importance taxonomique
suffisante pour une facile séparation des genres.
La conformation de la partie terminale de l’élytre, avec la présence ou l’absence de
dent ou d’épine apicale, n’a par contre guère de valeur taxonomique importante et ne peut
être utilisée que pour délimiter des groupes d’espèces, comme l’ont d’ailleurs reconnu la
plupart des auteurs récents. Si chez les Platyniens d’Afrique une telle présence est
rarissime, elle est fréquente à Madagascar. Ces épines ont apparemment évolué
indépendamment dans la plupart des genres et les espèces qui en possèdent sont
certainement issues d’autres qui n’en possédaient pas, étant présentes plus souvent chez les
arboricoles que chez les terricoles. Cette évolution est cependant bien plus fréquente chez
les Platynini que chez les autres Carabides. DARLINGTON (1971) a suggéré qu’elles
pourraient jouer un rôle défensif contre des prédateurs, ce qui n’est guère vraisemblable.
La forme du pénis est généralement assez uniforme et l’ampleur des différences est
souvent peu considérable ; elle peut varier d’ailleurs suivant l’orientation qu’on lui donne.
C’est pourquoi, afin d’assurer un maximum d’horizontalité, cet organe a toujours été, après
un examen à sec pour en observer l’extrémité apicale en vision dorsale, monté entre lame et
lamelle pour la figure d’ensemble. Les paramères sont d’une monotonie désespérante, aussi
ne les ai-je guère figurés. Je n’ai pas tenu compte non plus, ni dans mes descriptions ni dans
mes figures, de la structure du sac interne du pénis. J’ai pu constater, après de très
nombreuses dissections, que cet organe n’était que relativement peu variable chez les
Platyniens malgaches, le plus souvent non ou très faiblement chinitisé et je suis convaincu
que son étude n’aurait rien apporté de plus, ni pour la connaissance de la fihation des
espèces ni pour leur identification. LlNDROTH (1 956) avait fait la même observation pour le
genre Synuchus Gyllenhal. Il est évident, comme d’ailleurs l’avait déjà écrit DARLINGTON
(1952), qu’une étude comparative de cet organe chez les différentes espèces n’est possible
que quand il se présente dans la même position, c’est-à-dire en situation de repos et alors
contracté à l’intérieur du lobe médian, ou bien en évagination complète, ce qui dépend du
moyen utilisé pour la mise à mort L’extraction de ce sac hors du pénis dans le premier cas
est presque toujours la cause d’une certaine déformation ou détérioration par suite de son
extrême fragilité et l’examen par transparence présente des aléas à moins de se servir de
colorants. On peut se demander aussi si l’on n’attache pas souvent trop d’importance à de
faibles caractères de cet organe qui pourraient être modifiés accidentellement chez des
individus ayant déjà procédé à un ou plusieurs accouplements par rapport à des spécimens
vierges. Mais il est certain que des types architecturaux très différents du sac interne sont
d’une grande utilité pour l’approche d’une classification phylétique, comme l’a bien montré
Source : MNHN, Paris
30
P. Basilewsky
RiVAUER (1950-1963) dans ses remarquables recherches sur le démembrement du grand
genre Cieindela. Il n’en va pas de même chez les Platyniens malgaches car je n’y ai pas
trouvé de types de structure différents. La gonapophyse de la $ (ou styles vaginaux) donne
souvent de bons caractères au niveau spécifique ; elle a toujours été figurée à la face
ventrale car c’est elle qui présente le plus d’intérêt ; la spinule toujours présente sur la face
dorsale n’a pas été représentée. Les spennathèques n’ont pas été étudiées ; il est possible
que des recherches dans ce sens donnent des résultats positifs intéressants.
Après la partie systématique de cet ouvrage, je parlerai de certaines questions
particulières aux Platyniens malgaches, comme leur origine, leur endémisme et leur
spéciation, leurs affinités, l’aptérisme et leur répartition dans l’île.
VI. BIOLOGIE
Tant à l’état adulte (pie larvaire les Platyniens sont des Carabides prédateurs
carnassiers et leur régime alimentaire ne montre aucune spécialisation, consistant en proies
vivantes, teUes qu’lnsectes de petite taille, larves et œufs, Acariens, petites Araignées,
Mollusques, Vers, etc... Aucun cas de saprophagie n’a été signalé, à ma connaissance, et
encore moins de phytophagie, du moins dans la nature. Ce sont essentiellement des
mésophiles ou hvgrophiles, parfois aussi halophiles, très rarement xérophiles. Ils semblent
montrer une préférence assez nette pour les régions forestières et les zones plus ou moins
boisées et on les trouve aussi bien aux basses altitudes qu’en haute montagne où quelques
espèces sont devenues nivicoles.
Dans les régions tempérées ils sont presque exclusivement terrestres (temcoles,
humicoles, lapidicoles ou ripicoles, rarement pholéophiles ou corticoles). Dans une étude
récente et pleine d’intérêt, SHAROVA (1981), s’attache à l’élaboration d’un rangement des
Carabides. surtout d’U.R.S.S., d’après leurs habitats et les adaptations de divers organes
liées à leur milieu et à leur genre de vie ; les Agonum sont classés par cette entomologiste,
larves et adultes, dans un groupe propre aux litières (humicoles) ou aux litières
superficielles, appartenant à sa série des « stratobiontes-fissicoles ». On trouvera aussi de
nombreux renseignements sur le comportement et l’environnement de ces Carabides dans
l’excellent ouvrage de THIELE (1977).
Dans les régions chaudes, où ils sont particulièrement abondants, de nombreuses
espèces sont arboricoles et on les observe sur des arbustes ou des arbres de taille basse ou
moyenne ; ils sont généralement alors pourvus de teintes métalliques plus ou moins vives ;
bieii qu’ elles n’aient pas été étudiées, les larves mènent alors certainement un mode de vie
terrestre semblable à celui des espèces temcoles. DARLINGTON (1952) a cm voir une
certaine corrélation entre la forme du 4e article des taises et le comportement ; il serait
simplement émarginé chez les temcoles et lobé chez les arboricoles et les npicoles ; mais
cette hypothèse, très sujette à caution, ne se vérifie certainement pas pour les especes
malgaches.
Certains Platyniens ont pénétré dans le milieu souterrain et sont devenus de mus
troglobiontes bien adaptés à la vie hypogée. Dans la région paléarctique on en connaît un
certain nombre parmi les Sphodrini qui cependant ne présentent qu’ assez peu de caractères
évolutifs, mais on n’y trouve aucun Platynini cavernicole, à l’exception du Japon où les deux
genres Jujiroa Uéno etju Uéno, ainsi que les Trephiomis Bâtes ; du groupe kurosai Uéno se
sont parfaitement assimilés à leur milieu par une certaine dépigmentation, une relative
régression oculaire et l’atrophie des ailes, tout en présentant un certain aspect sphodroïde. Il
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
31
est intéressant de noter qu'aucun Sphodrini n’existe par ailleurs dans ce pays. D’autre paît,
on connaît maintenant dans des régions chaudes quelques Platynini qui font partie de la
faune troglobie, où ils remplacent les Sphodrini holarctiques, et qui ont été plus ou moins
fortement affectés par la vie cavernicole, présentant tous mie plus ou moins forte
dépigmentation, une régression oculaire avec des onunatidies vestigiales ou absentes, une
réduction alaire allant jusqu’à l’atrophie, souvent aussi un aspect sphodroïde ou même
aphénopsien. Il s’agit des genres Mexisphodrus Barr (Mexique), Speocolpodes Bair
(Guatémala), Speleodesmoides Mateu (Vénézuéla), Speagoiuim Moore (Nouvelle-Guinée),
Trogloagonum Casale (Nouvelle-Irlande) et Prosphodms Britton (Nouvelle-Zélande), ce
dernier ayant cependant conservé des yeux fonctionnels. Un cas particulièrement intéressant
est fourni par le genre Rhadine LeConte, spécialement bien étudié par B ARR (1960, 1974). Ce
taxon comporte quelques 60 espèces en Amérique du Nord, du Sud du Canada au Nord du
Mexique, habitant les terriers de Mammifères, le bois pourri ou les fentes rocheuses, et
même parfois franchement épigées ou ripicoles ; 1 1 d’entre elles sont exclusivement
troglobies. Alors que les espèces épigées sont pourvues de yeux bien développés, à
nombreuses facettes, les espèces cavernicoles ont fortement subi l’influence du milieu et
présentent toutes une forte régression oculaire allant jusqu’à la réduction complète des
onunatidies, un remarquable allongement du corps et des appendices leur donnant un
aspect aphénopsien et l’absence d’ailes. Gastragonum caecum Moore a été découvert dans
une grotte de Nouvelle-Guinée, alors que ses congénères y sont mésophiles et alticoles.
En Afrique, les vrais cavernicoles sont rares, si on excepte les troglophiles et les
trogloxènes. Le seul Platynini connu est Speokokosia coriieti Alluaud, des grottes calcaires
du Bas-Zaïre, près de Thysville, qui, bien que troglobie véritable, ne diffère que peu des
formes épigées, quoique ses yeux soient fortement réduits et les ailes non fonctionnelles
n’excédant pas la mi-longueur de l’élytre. On ne connaît d’ailleurs que deux autres
Carabides cavernicoles du continent africain : BrachyniUus varendorffi Reitter, des grottes
de Kulumuzi, en Tanzanie, espèce aptère, complètement anophthalme, la voussure orbitale
étant remplacée par un léger bombement, et Pachydesus longulus Jeamiel, Tréchine des
grottes de la Montagne de la Table, près de Cape Town, aptère et dépigmenté, à yeux
réduits et ne comportant que quelques onunatidies. Dans le premier cas, bien d’autres
Brachyninae Crepidogastrini (BaSILEWSKY 1959), vivant surtout en Afrique orientale et
méridionale, sont humicoles, et peut-être même endogés, et présentent également de fortes
régressions oculaires et alaires ; dans le second, l’espèce hypogée est très proche de ses
congénères endogés ou épigés. On ne connaît aucun Carabide troglobie de la région
malgache.
Il est actuellement admis, surtout après les nombreux travaux de JEANNEL sur ce
sujet, que le peuplement du milieu souterrain des régions holarctiques a eu pour cause
principale les forts refroidissements successifs du climat dus à la période glaciaire du
Pléistocène, obligeant des lignées humicoles et nivicoles bien préadaptées à chercher refuge
dans les fentes profondes et les grottes où ils trouvaient une température constante et moins
sévère. Dans les régions intertropicales, une relative immuabilité du climat a permis la
survie sur place des lignées humicoles même les plus anciennes, et ainsi la pénétration dans
les grottes, n’étant pas une nécessité, d’autres facteurs ont dû intervenir. L’origine des faunes
troglobies des régions intertropicales est donc bien différente de celle des régions
tempérées. Plusieurs auteurs se sont interrogés à ce sujet, n’arrivant pas toujours aux mêmes
conclusions (BaSILEWSKY 1951 ; LELEUP 1956, 1965, 1971 ; Mateu 1980 ; Casale 1982).
De nombreux auteurs, notamment DlMMOCK & KNAB (1904), KEMMER (1913),
Saalas (1917), Boving & Craighead (1930), Boldori (1934, 1935), Larsson (1941), van
Source : MNHN , Paris
32
P. Basilewsky
Emden (1942), Fukuda (1949), Lindroth (1955), Sharova (1958, 1964), Habu &
SADANAGA (1963), HURKA (1978, 1981) ont étudié les lances des Platyninae holarctiques.
Par contre, on ne connaît presque rien de l’état larvaire de ceux des régions chaudes ; seule
une larve africaine a été décrite par Boldori (1941) en provenance d Erythree et attribuée
à Meealonychus subvirescens Laferté, d’après la détermination de G. MULLER. Aucune larve
de Platyniens n’est connue de Madagascar, pas plus d’ailleurs qu on ne possédé aucune
observation sur le genre de vie des adultes.
VH. SYSTÉMATIQUE ET CHOROLOGIE DES PLATYNINAE MALGACHES
Par suite des profondes divergences apparues entre les caractères utilises par
JEANNEL ou par moi-même et de l’importance taxonomique que nous leur attribuons, la
classification générique que j’adopte ici est très différente de celle proposée par le prenuer.
Il m’a donc malheureusement été impossible d’employer valablement tous les noms qu il a
créés, la désigation des espèces types qu’il en avait faite ne me permettant pas de les
conserver, d’après les lois du Code de la Nomenclature. Je me suis donc vu, a mon grand
regret, dans l’obligation d’établir des noms génériques nouveaux, mettant en synonymie une
bonne partie de ceux de JEANNEL. Je le regrette d’autant plus, qu’ayant été amené à réfuter
certaines de ses propositions et de modifier quelques unes de ses pnses de position, des
lecteurs pourraient croire que je désire critiquer son travail. Bien au contraire, je tiens a
rendre un solennel hommage à l’œuvre de mon vénéré maître et regretté ami, dont les
recherches sont si importantes pour la connaissance des Carabides, et particulièrement de
ceux de Madagascar, pour lesquels il a accompli une œuvre de pionnier admirable qui
restera une base magistrale pour tous les travaux ultérieurs.
Les Platyniens sont particulièrement bien représentés dans la faune malgache. Dans
sa dernière révision (1951) JEANNEL mentionne 1 53 espèces et 32 sous-espèces. Depuis lors
U en a décrit encore 6 espèces (') et 3 sous-espèces, et moi-même 19. De ce nombre d faut
exclure Metagonum madecassum Jeaimel (1948), espèce décrite sur un seul exemplaire de
provenance très douteuse et qui n’appartient certainement pas a la faune de la Grande Ile.
A de très rares exceptions près, j’ai été amené à négliger la notion de sous-espece,
car j’estime très difficile et prématuré, compte tenu de nos connaissances actuelles sur
l’évolution des espèces malgaches et leur chorologie, de faire la distinction entre ce taxon et
celui d’espèce. Mais il est probable que des formes auxquelles j ai attribue un rang
spécifique ne méritent en réalité qu’un statut subspécifique. . , .
Dans les pages qui vont suivre je cite 326 espèces (dont 128 nouvelles). Nul doute
mie des prospections ultérieures augmenteront encore très considérablement ce nombre
pour les raisons données dans mon introduction. Ceci m’a incité à décrire assez longuement
chaque espèce, mais je pense que ces descriptions permettront plus facilement
l’identification des formes inédites encore à découvrir; c’est pourquoi je ne me suis pas
contenté de diagnoses plus brèves qui auraient pu paraître suffisantes pour la détermination
des espèces connues actuellement. Pour ne pas allonger encore ces descriptions, je n ai pas
cm nécessaire d’insister sur leurs caractères différentiels car ils apparaissent déjà dans les
tableaux dichotomiques accompagnant chaque genre polyspécifique.
(1) Sans compter le genre Amauragonum Jeannel (1955) qui n’est pas un Platymen mais bien un
synonyme de Thpanotus Chaudoir, appartenant à la sous-famille des Lebiinae (s-l) et dont je parlerai dans un
autre travail.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
33
J’ai réparti ces espèces entre 32 genres, dont 16 sont nouvellement établis, plusieurs
d’entre eux étant monospécifiques, d’autres au contraire comprenant de très nombreuses
espèces. Je sais que certains de mes collègues et amis carabidologues me reprocheront
d’avoir multiplié le nombre de ces taxa. J’ai d’ailleurs été à plusieurs reprises critiqué pour
ma tendance à vouloir isoler dans des genres bien définis des lignées me paraissant
monophylétiques et dénoter un palier de l’évolution ou de l’orthogenèse, pour ne pas
accepter des genres-fleuves servant de réceptacles hétérogènes d’espèces n’ayant que de
lointaines affinités et répandues dans le monde entier, et aussi de m’être élevé contre le
taxon de sous-genre, qui ordinairement ne fait que marquer l’incertitude ou l’embarras de
leurs auteurs ou leur esprit routinier. D’autres, au contraire, m’ont approuvé. C’est là une
querelle qui n’est pas nouvelle entre les « splitters » et les « lumpers », et je me suis à
maintes reprises étendu sur ce sujet ; je n’y reviendrai donc plus ici, sauf à maintenir ma
position. J’ajouterai aussi à ceux qui me feraient ce reproche que DaRLINGTON (1952, 1971)
a réparti les 160 espèces de la Nouvelle-Guinée en 21 genres, et HABU (1978) les 140
espèces du Japon en 58 genres ou sous-genres.
La classification générique que je propose ici est certainement loin d’être parfaite ni
définitive et n’a pas la prétention d’être phylétique, comme je m’en suis déjà expliqué ; elle
sera bien améliorée et probablement modifiée quand nos connaissances de la faune
platynienne mondiale seront plus avancées. Je pense toutefois qu’elle sera utile et profitable
à ceux qui voudront examiner du matériel malgache, ainsi qu’à ceux qui entreprendront
l’étude des représentants d’autres régions.
Les mesures ont été effectuées au micromètre oculaire ; pour le pronotum la
longueur a été prise au milieu des bords antérieur et postérieur, pour les élytres depuis la
base du scutellum jusqu’à l’extrémité apicale, dent ou épine comprises quand il y en a. Sauf
indications contraires les genitalia des d ont été agrandis 25 fois, ceux des Ç 50 et dessinés
d’après des préparations entre lame et lamelle par projection.
Tableau des genres des Platyninae de la région malgache
1. (62). Pores dorsaux toujours présents sur le 3e intervalle des élytres ; striole
scutellaire toujours présente. Abdomen imponctué et glabre. Antennes
pubescentes à partir du 4e article. Une soie anale de chaque côté chez
le d, 2 chez la $.
2. (3) Repli basilaire de l’élytre n’atteignant pas le scutellum, allant de
l’épaule jusqu’au niveau de la 2e strie. Pas de rebord postérieur au
pronotum, le rebord latéral n’atteignant pas l’angle postérieur. Pas de
sillons frontaux ; une fossette subarrondie et peu profonde de chaque
côté au bord antérieur du front. Pas de soies labiales au menton (fig.
2a). Tarses courts, les articles larges, ni sillonnés latéralement ni
carénés longitudinalement au inibeu, le 4e légèrement échancré, le 5e
non sétulé et glabre à la face ventrale. Pas de soies protlioraciques
latérales. Microsculpture élytrale en mailles transversales très
allongées (Réunion) . 1. Gen. Syletor Tschitschérine
Source : MNHN, Paris
34
P. Basilewsky
3. (2). Repli basilaire de l’élytre entier, atteignant le scutellum. Rebord
postérieur du pronotum toujours présent. Sillons frontaux toujours
présents, parfois peu profonds ; pas de fossette de chaque côté du bord
antérieur du front Soies labiales toujours présentes au menton.
4. (61). Languette bisétulée au bord antérieur.
5. (60). Quatrième article des tarses postérieurs simplement échancré ou
légèrement lobé, les lobes courts, toujours bien plus courts que la
partie basale entière.
6. (7). Menton sans dent labiale médiane ; une seule soie de chaque côté au
submentum (fig. la). Microsculpture élytrale formant un réseau serré
de profondes mailles isodiamétrales. Antennes longues, dépassant la
base du pronotum de 4 à 6 articles. Deux soies prothoraciques latérales.
Article 5 des tarses postérieurs sétulé en dessous ... 2. Gen. Euleptus Klug
7. (6). Menton avec une dent labiale médiane bien développée. Deux soies
latérales de chaque côté au submentum (fig. 2b).
8. (13). Tarses postérieurs et intermédiaires sillonnés de chaque côté, le plus
souvent carénés longitudinalement au milieu (fig. 5).
9. (12). Article 5 des tarses postérieurs fortement sétulé à la face ventrale.
10. (11). Les 2 soies prothoraciques latérales présentes .
. 3. Gen. Megalonychus Chaudoir
1 1 . ( 1 0). Seule la soie prothoracique antérieure présente, la postérieure toujours
Agente . 4. Gen. Neobatenus Jeannel
12. (9). Article 5 des tarses postérieurs non sétulé à la face ventrale. Les 2
soies prothoraciques latérales présentes . 5. Gen. Liagonum Jeannel
13. (8). Tarses postérieurs et intermédiaires non sillonnés de chaque côté ni
carénés longitudinalement au milieu ; parfois ces tarses sont courts et
assez larges ; souvent alors ruguleux au-dessus ou même pourvus d’un
sillon longitudinal médian (fig. 5).
14. (1 5). Tibia postérieur à conformation spéciale, assez comprimé, pourvu à la
face interne d’un sillon longitudinal omé dans sa moitié distale d’une
frange de soies devenant plus dense vers l’apex où elle contourne
l’ extrémité (fig. 61). Tarses postérieurs et intermédiaires modérément
allongés, assez larges et quelque peu aplatis à la face dorsale, le 4
article non lobé, à peine échancré, le 5e sétulé à la face ventrale. Les 2
soies prothoraciques latérales présentes. Yertex bien séparé du cou.
. 6. Gen. Neomegalonychus Jeannel
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
35
15. (14). Tibia postérieur conformé normalement à sa face interne (fig. 6e).
Article 5 des tarses non sétulé en dessous.
16. (21). Tarses courts et épais, le 1er article des postérieurs seulement 2,5 à 3
fois plus long que large.
17. (18). Pas de soies prothoraciques latérales. Vertex non séparé du cou par un
sillon transversal. Palpes courts et épais. Yeux gros et saillants (Ile
Maurice) . 7. Gen. Sophroferonia Alluaud
18. (17). Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Yeux moyens à petits,
peu saillants.
19. (20). Corps pas particulièrement étroit ni allongé. Pronotum toujours plus
large que long ; soie prothoracique postérieure insérée près de l’angle
postérieur; dépressions basilaires normales, éloignées de l’angle
postérieur. Tête bien moins épaisse en arrière ; vertex séparé du cou
par un léger sillon transversal et un étranglement du cou ; soie orbitale
postérieure non spécialement déportée en arrière. Antennes dépassant
la base du pronotum d’au moins 2 articles. Microsculpture élytrale
formée d’un réseau de mailles bien fennées - 8. Gen. Agonorites Jeannel
20. (19). Corps particulièrement étroit et allongé. Pronotum plus long que
large ; soie prothoracique postérieure insérée bien en avant de l’angle
postérieur ; dépressions basilaires allongées et arquées, contournant
l’angle postérieur et continuant la gouttière marginale. Tête très
épaisse en arrière ; vertex non séparé du cou ; soie orbitale postérieure
fortement déportée en arrière. Antennes courtes et épaisses,
n’atteignant pas la base du pronotum. Microsculpture élytrale en
strioles étirées en travers et ne formant pas de réseau .
. 9. Gen. Prophenorites nov.
21. (16). Tarses longs et étroits, le 1er article des postérieurs bien plus de 3 fois
plus long que large.
22. (27). Vertex non séparé du cou par un sillon transversal. Article 5 des tarses
non sétulé en dessous.
23. (26). Pas de soies prothoraciques latérales. Antennes longues, dépassant la
base du pronotum de 3 à 4 articles.
24. (25). Pronotum particulièrement large et transverse ; angles antérieurs bien
avancés en lobes saillants ; gouttière marginale large sur toute sa
longueur ; base très large, droite, à côtés non relevés obliquement.
Elytres à microsculpture rigoureusement isodiamétrale; 7e strie
conformée normalement en arrière. Tarses très longs, le 1er article des
postérieurs 5 à 6 fois plus long que large. Dessus non métallique .
. '. . 10. Gen. Pachyferonia Jeannel
Source : MNHN, Paris
36
P. Basilewsky
25. (24). Pronotum moins large et moins transverse; angles antérieurs
nullement saillants ; gouttière marginale étroite ; base à peine plus
large que le bord antérieur, légèrement convexe, relevée obliquement
sur les côtés. Elytres à microsculpture bien transversale; 7e strie
effacée en arrière "par une dépression transversale nettement marquée.
Tarses moins longs et moins grêles, le 1er article des postérieurs 4 à
4,5 fois plus long que large. Elytres métalliques . 11. Gen. Colpomimus nov.
26. (23). Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Antennes courtes, ne
dépassant la base du pronotum que d’un article. Microsculpture
élytrale en mailles transversales. Corps court et trapu. Tarses
postérieurs à 1er article 3,5 à 4 fois plus long que large .
. 12. Gen. Agonobembix Jeannel
Vertex bien séparé du cou par un sillon transversal ou une dépression.
Faciès de Ptérostichine ou de Chlaeniine. Espèces de grande taille,
d’un noir sombre, toujours aptères. Repli basilaire de l’élytre formant à
l’épaule un angle aigu et quelque peu pointé vers l’avant Les 2 soies
prothoraciques latérales présentes. Article 5 des tarses non sétidé en
dessous. Gonapophyse 9 à article apical peu recourbé et à spinules
assez réduites . 13- Gen. Feroniascus Jeannel
29. (28). Faciès de Platynine. Espèces de taille variable, de coloration le plus
souvent métallique. Repli basilaire de l'élytre plus ou moins arrondi a
l’épaule. Gonapophyse 9 à article apical bien recourbé et avec de
grosses spinules latérales.
30. (39). .Article 4 des tarses postérieurs, et généralement des intermédiaires,
très asymétrique à son extrémité, le lobe externe beaucoup plus long
que l’interne ; 5e article non sétulé en dessous.
31. (32). Pronotum nettement plus long que large, à gouttière marginale très
étroite, arrêtée bien avant la base, la soie prothoracique postérieure
fortement déportée vers l’avant, l’antérieure absente. Elytres très
étroits et très allongés, l’épaule effacée, l’apex fortement prolongé en
épine, l’angle apical externe effacé; 3 pores dorsaux sur le 3e
intervalle . 14. Gen. Dolichocolpodes nov.
32. (31). Pronotum toujours plus ou moins transversal ou à peine plus long que
large, à gouttière marginale continuée jusqu’à ly base. Elytres jamais
aussi allongés ni aussi étroits.
33. (34). Quatre à 5 pores dorsaux sur le 3e intervalle des élytres, insérés dans
de profondes fossettes. Stries 5 à 7 des élytres pourvues de profondes
fossettes, avec ou sans pores sétigères. Les 2 soies prothoraciques
latérales présentes, les antérieures souvent plus nombreuses. Apex des
élvtres prolongé en forte épine. Espèces aptères .
. 15. Gen. Bothrocolpodes nov.
34. (33). Seuls les 3 pores dorsaux habituels sur le 3e intervalle des élytres, ne
formant pas de profondes fossettes. Stries 5 et 7 des élytres
dépourvues de fossettes, les intervalles non bosselés.
27. (22).
28. (29).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
37
35. (38). Seule la soie prothoracique postérieure présente, l’antérieure toujours
absente.
36. (37). Apex des élytres prolongé en forte dent spiniforme ou en épine.
Pronotum imponctué, non ou peu transverse, à largeur maximale
située au milieu. Strie 7 des élytres non perturbée en arrière. Série
ombüiquée de 16 pores. Espèces ailées . 16. Gen. Lobocolpodes nov.
37. (36). Apex des élytres largement arrondi, nullement prolongé. Pronotum
ponctué latéralement en arrière, très transverse, à largeur maximale
fortement déportée en arrière, à gouttière marginale bien large sur
toute sa longueur. Strie 7 des élytres affaiblie en arrière et brièvement
interrompue. Série ombüiquée de 20 pores. Espèce aptère. Edéage d
à conformation particuhère (Ile Maurice) . 17. Gen. Mesocolpodes nov.
38. (35). Les 2 soies prothoraciques latérales présentes .
. 18. Gen. Haplocolpodes Jeannel
39. (30). Article 4 des tarses postérieurs simplement échancré ou faiblement
lobé, les 2 lobes toujours égaux et symétriques à la face dorsale.
40. (43). Quatre à 5 pores dorsaux sur le 3e intervalle, formant d’assez
profondes fossettes ; intervalles 5 et 7 pourvus de pores sétigères au
moins dans leur moitié antérieure. Article 5 des tarses postérieurs non
sétulé en dessous.
41. (42). Seule la soie prothoracique postérieure présente, l’antérieure toujours
absente. Pronotum non ou à peine transversal, à gouttière marginale
non ou à peine explanée en avant Apex des élytres prolongé en forte
dent spiniforme ; angle apical externe arrondi et plus ou moins effacé.
. 19. Gen. Epicolpodes nov.
42. (41). Les 2 soies prothoraciques latérales présentes, l’antérieure accompa¬
gnée de plusieurs autres. Pronotum peu transverse, à gouttière
marginale étroite en avant Apex des élytres prolongé en forte dent
spiniforme ; angle apical externe arrondi et plus ou moins effacé .
. 20. Gen. Cymenopterus Jeannel
43. (40). Trois pores dorsaux sur le 3e intervalle ; intervalles 5 et 7 sans pores
sétigères.
44. (51). Pronotum sans pores prothoraciques latéraux.
45. (46). Pronotum subcordiforme, à largeur maximale largement déportée en
avant du milieu. Pattes et antennes particulièrement allongées, ces
dernières dépassant de 5 articles la base du pronotum. Elytres courts
et très ovoïdes, les épaules effacées. Espèces aptères (Ile Maurice).
. 21. Gen. Orophicus Alluaud
46. (45). Pronotum non ou à peine cordiforme, à largeur maximale non ou à
peine déportée en avant du milieu.
47. (48). Article 5 des tarses postérieurs sétulé en dessous .
. 22. Gen. Idiocolpodes nov.
Source : MNHN, Paris
38
P. Basilewsky
48. (47). Article 5 des tarses postérieurs non sétulé en dessous.
49. (50). Mandibules assez courtes, fortement recourbées dans leur partie
antérieure. Sillons frontaux larges en avant et généralement peu
profonds. Pronotum peu volumineux. Elytres très allongés, peu ou
modérément convexes, peu ovoïdes, à déclivité apicale à peine
marquée, l’apex prolongé en dent spiniforme ou anguleusement lobé ;
intervalles très plans ; stries faibles, les externes vestigiales, la 7° plus
ou moins perturbée en arrière ; microsculpture transversale et très
irrégulière. Antennes longues. Métépistemes allongés. Espèces
macroptères ou un peu brachyptères . 23. Gen. Liocolpodes nov.
50. (49). Mandibules longues, à peine recourbées dans leur partie antérieure et
très acérées au sommet Sillons frontaux profonds. Pronotum très
volumineux. Elytres larges et trapus, très convexes, elliptiques, à
déclivité apicale fortement marquée, l’apex simple et arrondi ;
intervalles bombés ; stries très profondes, régulièrement continuées
jusqu’au sommet la 7e non perturbée postérieurement ; microsculp¬
ture régulière, forte, en mailles à peine plus larges que longues,
formant un réseau bien fermé. Antennes assez courtes. Métépistemes
très courts. Espèce aptère (lie Maurice) . 24. Gen. Paracolpodes nov.
51. (44). Pronotum avec au moins un des 2 pores prothoraciques latéraux
présent
52. (55). Article 5 des tarses postérieurs sétulé en dessous.
53. (54). Seul le pore prothoracique postérieur présent l’antérieur toujours
. . 25. Gen. Notocolpodes nov.
54. (53). Les 2 pores prothoraciques latéraux présents . 26. Gen. Leptocolpodes nov.
55. (52). Article 5 des tarses postérieurs non sétulé en dessous, tout au plus
légèrement et à peine distinctement pubescent-à la partie distale.
56. (59). Un seul des 2 pores prothoraciques latéraux présent
57. (58). Seul le pore prothoracique antérieur présent le postérieur absent -
. 27. Gen. Protocolpodes nov.
58. (57). Seul le pore prothoracique postérieur présent l’antérieur absent .
. 28. Gen. Neocolpodes Jeannel
59. (56). Les 2 pores prothoraciques latéraux présents . 29. Gen. Catacolpodes nov.
60. (5). Article 4 des tarses très fortement bilobé, les lobes égaux et
symétriques, beaucoup plus longs que la partie basale entière. Dent
labiale présente. Languette bisétulée. Tarses médians et postérieurs
fortement bisillonnés et carénés longitudinalement le 5e article
brièvement sétulé en dessous. Les 2 pores prothoraciquçs latéraux
présents. Seul le 3e intervalle des élytres pourvu des 3 pores dorsaux
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
39
habituels. Apophyse prostemale pourvue de quelques petites soies à
peine distinctes . 30. Gen. Euplynes Schniidt-Goebel
61. (4). Languette quadrisétulée au bord antérieur (fig. le). Pronotum pourvu
des 2 soies latérales de chaque côté. Tarses intermédiaires et
postérieurs non sillonnés latéralement et sans carène longitudinale
médiane, le 4e article échancré, le 5e non sétulé en dessous. Seul le 3e
intervalle des élytres pourvu des 3 pores dorsaux habituels. Une seule
soie de chaque côté du submentum . 31. Gen. Agonoriascus nov.
62. (1). Pores dorsaux du 3e intervalle des élytres absents ; striole scutellaire
absente. Abdomen ponctué et pubescent (d). Anteimes pubescentes
dès la partie distale du 2e article. Epipleures élytraux fortement élargis
en avant. Protibias non sillonnés longitudinalement Soies labiales
présentes. Deux soies prothoraciques latérales de chaque côté. Deux
soies latérales de chaque côté du submentum . 32. Gen. Cyrtopilus nov.
1. Genre Syletor Tschitschérine
Syletor Tschitschérine, 1899, Ann. Soc. ent France , 68, p. 78 (espèce type: Syletor imerinae
Tschitschérine, 1899, par monotypie).
Syletor, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 518, 541.
Syletor, Jeannel, 1951, Mém. Inst. ScL Mail, A, 6, pp. 288, 293.
Syletor, Basilewsky, 1953, Explor. P. N. Upemba, 10, p. 64.
Description. — faille moyenne. Corps allongé mais trapu, assez convexe;
appendices courts et épais. Ailes absentes.
Tête très grosse et très épaisse, convexe, très large en arrière où le vertex n’est pas
séparé du front les yeux grands mais non saillants, les tempes plus fortement gonflées chez
le 0" tpie chez la Ç, les joues bien développées et assez saillantes ; suture clypéo-frontale
très faible, à peine distincte; pas de sillons frontaux; une fossette subarrondie et peu
profonde de chaque côté au bord antérieur du front ; labre large mais assez court,
profondément échancré au milieu ; mandibules moyennes, très larges à la base, à peine
recourbées en avant où elles ne sont pas acérées mais plus ou moins obtuses, non carénées
longitudinalement; gouttière suborbitale profonde, ne contournant pas l’œil en arrière
comme chez la majorité des Platyninae mais arrêtée brusquement en arrière de celui-ci.
Palpes moyens, plutôt épais, le dernier article fusiforme et brièvement tronqué au sommet,
l’avant-dernier article des labiaux et des maxillaires un peu plus long que le dernier. Labium
a lobes latéraux grands et larges, la dent médiane présente, assez longue, pointue mais
arrondie au sommet, très fortement rebordée sur toute sa longueur mais surtout en avant, les
sillons labiaux remplacés par une large dépression peu profonde et sans ocelles ; pas de
soies labiales (fig. 2a) ; 2 soies latérales au submentum. Antennes courtes, assez épaisses, le
scape gros et court, les articles 5 à 11 pourvus de chaque côté d’une étroite bande
longitudinale glabre. Pronotum modérément transverse, nettement plus étroit en arrière
qu’en avant, dépourvu de repli tant à l’avant qu’à l’arrière, la gouttière marginale étroite sur
Source : MNHN, Paris
40
P. Basilewsky
toute sa longueur, le repli latéral s’arrêtant un peu avant 1 angle preneur et ne continuant
pas à la base, le sillon longitudinal médian court et très superficiel. Elytres allonges et
subparallèles, l’épaule effacée, le repli basilaire incomplet, n atteignant pas le scutellum,
s’étendant de l’épaule jusqu'au niveau de la 2" strie ; interv alles convexes ; stries profondes ;
striole scutellaire courte ; microsculpture en mailles transversales très allongées. Mesothorax
un peu pédonculé, le scutellum en triangle large et court. ...
Pattes courtes et épaisses ; protibias à peine distinctement sillonnes longitudina¬
lement, le sillon souvent complètement effacé; fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane ; tarses courts, les articles épais, ni sillonnés ni carénés longitudinalement, le 4
article faiblement échancré au sommet, le 5e glabre et non sétulé en dessous ; protarses du
Cf bien élargis, les 3 premiers articles pourvus en dessous de quelques plianeres diaphanes,
disposées en deux rangées, à large pavillon adhésif.
Deux soies orbitales de chaque côté, la
postérieure un peu déportée en arrière. Pas de soies
prothoraciques latérales. Soie basilaire de l’élytre
présente ; seul le 3e intervalle pourvoi de 3 pores
dorsaux, l’antérieur inséré contre la 3e strie dans le
premier tiers de la longueur, les 2 autres contre la 2 ,
2 soies apicales; série ombiliquée de 15 pores
séparées en deux groupes, l’antérieur avec 6 pores,
le postérieur avec 9.
Ce genre est très caractérisé et bien différent
de tous les autres Platyniens de la région malgache,
surtout par le rebord basilaire de l elytre interrompu
avant le scutellum, par l’absence de rebord basilaire
au pronotum et par l’absence de dent labiale.
Répartition géograhique. — Genre mono¬
spécifique propre à 1 île de la Réunion.
Observation. — Tsciiitsciiérine avait
placé ce genre parmi ses Platysmatini, alors que,
ainsi que l’a bien observé J EANNEL, les épipleures des
élytres sont simples et non tordus. D autres carac- .
tères, comme la conformation des organes génitaux Tsch2hé^ne_ (dLT de" Mme
des deux sexes et celle des pièces buccales montrent bercer).
bien qu’il doit se classer dans les Platyniens.
Syletor imerinae Tschitschérine (fig. 9)
Syletor Imerinae Tschitschérine, 1899, Ann. Soc. ent France , 68, p. 79.
Syletor Imerinae , AllUAUD, 1900, in A. Grandidiek, Hist. pliys. nat. polit. Madag., XXI, Hist nat.
Coléopt, tome I, texte, lre partie, p. 29.
Syletor imerinae, JEANNEL, 1948, Faune de l Empire franç., 10, p. 54i, fig. 44».
Syletor imerinae, Jeannel, 1951, Mém. Insu ScL MatL, A, 6, p. 293, fig. 4.
Syletor imerinae, JEANNEL, 1953, Natur. Malg., 5, p. 49.
Syletor imerinae, J. VlNSON, 1954. Mauritius Insu BulL, 3, p. 271.
Syletor imerinae, JEANNEL, 1957, Mém. Insu ScL Mad-, E, 8, p. 124.
Syletor imerinae, J. VlNSON, 1967, Mauritius Inst BulL, 4, p. 312.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
41
Type. — Holotype, Madagascar, Imerina (Sikora) [loc. fais.) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 1 1,5 nun. Aptère. Dessus brun de poix très foncé, presque
entièrement noir ; dessous à peine plus clair sur l abdomen ; pattes d’un bran foncé, les tarses
plus clairs ; antennes d'un bran ferrugineux clair.
Fig. 10. — Syletor imerinae Tschitschérine. a, édéage ; b, gonapophyse.
Tête très grande et large, aussi longue et aussi large que le pronotum, à
microsculpture réticulaire très fine et peu profonde, les yeux gros et non saillants, aussi
longs que les tempes qui sont plus gonflées chez le d que chez la $, le bord antérieur du
labre profondément échancré au milieu, pas de sillons frontaux. Antennes comtes et assez
épaisses, n’atteignant pas la base du pronotum. Pronotum modérément transverse, 1,22 à
1,28 fois plus large que long, à largeur maximale située un peu après le bord antérieur,
fortement rétréci vers l’arrière, assez convexe mais un peu déprimé sur le disque qui est
pourvu de fines ridules transversales ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en très petits
lobes légèrement pointés vers l’avant: côtés faiblement arrondis en avant, ensuite
régulièrement rétrécis et subrectilignes vers l’arrière ; angles postérieurs obtus mais
largement arrondis ; base subdroite, environ 1,40 fois plus étroite que le bord antérieur ;
gouttière marginale particulièrement étroite sur toute sa longueur, nullement élargie en
arrière ; dépressions basilaires indistinctes. Elytres allongés et subparallèles, 1,62 à 1,70 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale située près du milieu, convexes et
nullement aplanis sur le disque ; épaule très effacée, avec le repli basilaire arrondi ; gouttière
latérale très étroite sur toute sa longueur; troncature apicale nettement sinuée, l’angle
suturai bien arrondi ; intervalles bombés ; stries profondes et larges, légèrement ponctuées ;
microsculpture à fines mailles transversales, 3 à 4 fois plus larges que longues.
Source : MNHN, Paris
42
P. Basilewsky
Pattes courtes et épaisses. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Métépistemes courts, moins de 2 fois plus| longs (pie larges au bord antérieur.
Edéage cf fig. 10a ; gonapophyse $ fig. 10b.
Répartition géographique. — Endémique de l’île de la Réunion où on le trouve
sous les pierres ou les troncs, aux hautes altitudes.
RÉUNION : Cirque de Salazie, plateau de Bélouve, près d Hellbourg (J. Humon, VI.
1952, 1 ex.). — Plaine des Chicots, 1 900 m (J. Humon , VI. 1952, 1 ex.). — Plaine des
Chicots, 1 750 m (Y. Gomy , X. 1966, 8 ex.). — Plaine des Chicots, près du gîte (Y. Gomy ,
IV. 1973, 1 ex.). — Plaine des Chicots, en aval du gîte, 1 800 m (Y. Gomy, IV. 1973, 1
ex.). — Versant oriental, forêt de Bélouve, 1 500 m (Mission franco-mauriùenne , I. 1955, 2
ex.). — Roche Ecrite, 2 200 m (Y. Gomy, 15 ex.). — Plaine des Cafres (Y. Gomy, IX. 1965,
1 ex.). — Plaine des Cafres, Notre-Dame de la Paix, 1 500 m (Y. Gomy, XII. 1970, 1 ex.).
— Forêt du Tévélave, 1 600 m (Y. Gomy, XI. 1966, 3 ex.). — Forêt du Bénard, route
forestière du Tévélave, 1 700 m (Y. Gomy et H. Fongond, I. 1973, 7 ex. ; II. Fongond, V.
1974, 1 ex.).
Observations. — TschitschÉKINK décrivit cette espèce sur une seule Ç de la
collection Alluaud. portant l’étiquette : « Madagascar, Imerina, Sikora 1893-96 » et elle pe
fut plus reprise pendant très longtemps. Ce n’est qu’en 1953 que JEANNEL signale sa
présence à la Réunion, d’après 2 exemplaires recueillis par J. HAMON, et en conclut que
l'indication du type est erronée et qu'il s’agit d’un endémique de cette île, ce qui d’ailleurs a
été confirmé depuis par d’autres captures, notamment par de nombreux individus trouvés
par Yves Gomy en divers endroits de la Réunion, toujours à haute altitude. Ch. AULUAUI) et
R. JEANNEL ont d’ailleurs relevé à plusieurs reprises des erreurs dans les localités
mentionnées par SlKORA.
2. Genre Euleptus Klug
Euleptus Klug, 1 833, Ablumdl. AkiuL IVissensch. Berlin, p. 131 (espèce type : Euleptus geniculatus,
1833, par monotypie).
Euleptus, Lacordaire, 1854, Gen. Col., 1, p. 353.
Euleptus, PÉRINCUEY, 1896, Trans. S. Afr. phiL Soc, 1, pp. 568, 579.
Euleptus, ALLUAUD, 1916, Ann. Soc. eut. France, 85, p. 77.
Euleptus, PÉRINCUEY, 1926 , Ann. S. Afr. Mus., 23, p. 640.
Euleptus, Alluaud, 1 9.33, Afin, 1, p. 12.
Euleptus, Bi rgeon, 1 9.35, Ànn. Mus. Congo Belge, in-4°,- Zool-, I, 3, p. 219.
Euleptus, JëÀNNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 517, 519.
Euleptus, Basilewsky, 1950, Ark. f. ZooL, (2)1, pp. 277, 280.
Euleptus, JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sci. Mail, A, 6, pp. 288, 294.
Euleptus, Basilewsky, 1953, Explor. P. N. Upemba, 10, p. 61.
Description. — Espèces sveltes et allongées, de taille moyenne, toujours ailées, a
appendices très allongés, de coloration sombre.
Tête étroite et allongée, les yeux gros et saillants, les tempes courtes, le vertex bien
séparé du cou par un léger étranglement, accompagné généralement d un fin sillon
transversal, souvent peu marqué, le clypéus séparé du front par une suture bien nette : labre
long et assez étroit ; mandibules courtes, recourbées et acérées au sommet Palpes longs et
grêles, très fusiformes, légèrement tronqués au sommet du dernier article ; aux maxillaires
l’avant-dernier article est un peu plus long que le dernier. Labium sans dent médiane (fig.
Source : MNHN, Paris
CÀRABIDAE PLATYNINAE
43
la), a lobes latéraux grands et larges, les sillons labiaux remplacés par une dépression large
et peu profonde ; une seule soie latérale au submentum (fig. la). Antennes très fines et très
longues, dépassant la base du pronotum de 4 à 6 articles. Pronotum variable, à peu près
aussi long que large ou nettement plus large que long, bien ridulé transversalement sur le
disque et à microsculpture isodiamétrale fine, profonde et serrée. Elytres allongés et non
ovoïdes, à gouttière latérale étroite, à troncature apicale généralement peu sinuée, souvent
avec un reflet soyeux alutacé ; intervalles généralement un peu bombés, les stries fines et
ponctuées, moyennement profondes, normalement conformées en arrière ; microscidpture
toujours isodiamétrale et serrée. Dessous imponctué et assez brillant; métépistemes
généralement courts et ne dépassant pas ou guère 2 fois la largeur du bord antérieur.
Pattes longues et fines; protibias fortement sillonnés longitudinalement; fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane ; protarses du (/nettement élargis, pourvus à la face
ventrale des 3 premiers articles d’une double rangée de phanères longues et fines, à large
pavillon adhésif ; tarses intermédiaires et postérieurs très allongés et fins, profondément
bisillonnés et munis d une crête longitudinale médiane bien marquée ; 4e article à peine
échancré au sommet à toutes les pattes ; 5' article pourvu en dessous de soies longues et
fortes.
Deux soies orbitales de chaque côté, la postérieure souvent déportée un peu en
arrière. Deux soies prothoraciques latérales de chaque côté. Soie basilaire de Félytre
présente ; seul le 3e intervalle pourvu de 3 à 5 pores dorsaux ; 2 soies apicales ; série
ombiliquée de 15 pores, le groupe antérieur en comportant 6, le groupe postérieur 9.
Chez l’espèce malgache le pénis est pourvu d'une forte expansion latérale chitinisée
transversale au bord droit formant un pont sur le milieu de la région membraneuse dorsale.
Le même caractère se retrouve chez deux espèces africaines : E. albicomis Kolbe et E.
peringueyi Csiki ; par contre, cette pièce est tout à fait absente chez les autres formes
africaines du genre : E. cajfer Boheman, E. intermedius Péringuey, E. foveolatus Kolbe, E.
kilimamts Basilewsky et E. jeanneli Burgeon; je ne connais pas les mâles des deux
dernières espèces : E. zuhianus Barker et E. virens Burgeon.
Répartition géographique. — Ce genre constitue une lignée gondwanienne
originaire d’Afrique, où l’on connaît actuellement 9 espèces, comportant en outre une
espèce dans la région malgache, et une espèce du Nord de l’Inde (E. oodenis Chaudoir,
1850).
Euleptus geniculatus Klug (fig. 1 1)
Euleptus geniculalus Klug, 1833, Abhaiull Akad. Wissensch. Berlin, p. 131, pl. I, fig. 8.
Euleptus geniculatus, Ai.luaüD, 1897, BulL Soc. ent. France, p. 151.
Euleptus geniculatus, Al.Lli.AUl), 1916, Ann. Soc. ent. France, 85, p. 82, fig. 20.
Euleptus geniculatus, ÂLLUAI D, 19.33, Afra, 7, p. 14.
Euleptus geniculatus, Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 520, fig. 236.
Euleptus geniculatus, Jeannel, 1951, Menu Inst ScL Miul., A, 6, p. 295, fig. 5.
Euleptus geniculatus, Jeannel, 1953, Natur. Malg., 5, p. 48.
Euleptus geniculatus, J. VlNSON, 1954, Mauritius InsL BulL, 3, pp. 268, 271.
Euleptus geniculatus, J. VlNSO.N, 1956, Mauritius Inst BulL, 4, p. 14.
Euleptus geniculatus, JEANNEL, 1957, Menu Inst ScL MacL, E, 8, p. 124.
Euleptus geniculatus, J. VlNSON, 1967, Mauritius Inst BulL, 4, p. 312.
Type. — Holotype, Madagascar (J. Goudot ) (Zool. Mus., Berlin).
Description. — Long. 8,5 à 10 mm. Ailé. Dessus brun de poix foncé, les élytres
souvent un peu plus clairs, la tête avec un léger reflet bleuâtre, pronotum et élytres très
Source : MNHN, Paris
44
P. Basilewsky
étroitement bordés latéralement de brun plus clair, très mats, les élytres avec un reflet un
peu verdâtre soyeux alutacé ; dessous brun, plus clair au milieu ; pattes d’un ferrugineux
testacé clair, la partie distale des fémurs fortement rembrunie ; antennes avec les 4 premiers
articles bruns, les autres plus clairs.
Tête allongée et assez étroite, à microsculp¬
ture isodiamétrale fine et serrée, les yeux grands et
saillants, beaucoup plus longs (pie les tempes (pii
sont courtes et obliques, les sillons frontaux larges,
profonds en arrière. Antennes très fines et très
longues, dépassant la base du pronotum d’un peu
moins de 5 articles, les articles 3 et 5 très allongés.
Pronotum à peine plus large que long (1,00 à 1,04),
un peu plus large que la tête avec les yeux mais bien
plus étroit que les élytres, à largeur maximale située à
mi-longueur, à surface finement ridulée transversa¬
lement, surtout sur les côtés, ruguleuse devant la
base, à microsculpture isodiamétrale très fine et très
serrée ; bord antérieur subdroit ; les angles anté¬
rieurs très petits et faiblement saillants ; côtés un peu
plus rétrécis vers l’avant que vers F arrière, légère¬
ment arrondis en avant, ensuite presque rectilignes
et à peine distinctement sinués ; angles postérieurs
subdroits, légèrement obtus, bien marqués mais
arrondis à l’extrême sommet ; gouttière marginale
profonde sur toute sa longueur, assez étroite en avant
mais fortement élargie en arrière où les côtés sont Fig n _ Euleptus geniculatus
très fortement relevés ; dépressions basilaires pro- Klug (d’après Jeannel).
fondes et arrondies. Elytres allongés et étroits, 1,79 à
1,83 fois plus longs (pie larges ensemble, faiblement ovoïdes, à largeur maximale située au
milieu, bien convexes ; épaule arrondie et marquée, le repli basilaire faiblement anguleux ;
gouttière latérale étroite sur toute sa longueur ; troncature apicale à peine distinctement
sinuée, l’angle suturai souvent un peu pointé au premier intervalle ; intervalles bombés, le 3e
avec 3 pores dorsaux peu profonds ; stries étroites et peu profondes, finement ponctuées ;
striole scutellaire longue ; microsculpture isodiamétrale et serrée.
Pattes très longues, les tarses postérieurs et intermédiaires fins et grêles. Métépistemes
très larges en avant, fortement rétrécis en arrière, pas plus de 2 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage O" (fig. 12) avec une forte expansion chinitisée transversale du bord (boit,
formant un pont sur la région membraneuse dorsale ; gonapophyse $ fig- 1 5a.
Distribution dans Pile. — Assez répandu dans la partie centrale, du Nord au Sud,
rare à l’Est, et semble absent dans la région de la baie d’Antongil.
Madagascar Nord: Diégo-Suarez (Ch. AUuaud, 1893, 2 ex.). — Montagne
d’ Ambre (A. Sicard , 2 ex.).
MADAGASCAR Est : Périnet (1 ex.). — Vondrozo, district de Farafangana (J. Vadon, 3
ex.). — Ile Sainte Marie, Ambohidena (R. E., IV. 1959, 1 ex.).
Source : MNHN, Paris
MADAGASCAR Centre : Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m
(P. Viette, XI. 1963, 1 ex.). — Tananarive (Lamberton, 4 ex.). — Est du lac de Mantasoa,
Andrangoloaka, 1 600 m (Sikora, 3 ex.). — Massif de l’Analavelona, forêt, 1 250 m (Mission
CNRS, RCP n° 225, Vil. 1972, 33 ex.).
Madagascar Ouest : Soalala (H. Perrier, 1 ex.). — Ambongo, région de Soalala (H.
Perrier, 1 ex.). — Suberbieville (= Maevatanana) (H. Perrier, 1 ex.). — Andobo, forêt
Antsingy, district d’Àntsalova (P. Griveaud, II. 1957, 1 ex.).
Répartition géographique. — Cette espèce, assez proche d 'E. albicomis Kolbe,
d Afrique centrale, se rencontre dans toute la région malgache.
Réunion : Salazie (Ch. Alluaud, 1893, 1897, 2 ex. ; P. Carié, VI. 1906, 6 ex. ; J.
Vinson, II. 1935, 3 ex. ; M. Charrié, IV. 1969, 1 ex.). — Cirque de Salazie, à Hellbourg,
plateau de Bélouve, 1 600 m, sous une pierre (J. Hamon, VI. 1952, 1 ex.). — Hellbourg
(Ch Alluaud, IV. 1893, III. 1892, 2 ex.). — Plaine des Cafres, sous une pierre enfoncée au
col de la plaine des Palmistes (J. Hamon, VI. 1951, 1 ex.). — Plaine des Cafres (Mission
franco-mauritienne, I. 1955, 1 ex.). — Cirque de Mafatte, à la Nouvelle, 1 400 m (J.
Hamon, V. 1952, 1 ex.). — P. Carié a observé que cette espèce ne vit qu'au dessus de 500
m et qu’on la rencontre communément en plein jour dans les jardins de Salazie.
Maurice : Curepipe (Ch Alluaud, II. 1897 ; P. Carié, I. 1901, I. 1905, 5 ex. ; J.
Vinson, 1 ex. ; G. Antelme, 1 ex.). — Moka (J. Vinson, II. 1924, 1 ex.). — Fanovana-
Midlands (G. Antelme, 2 ex.). ALLUAUD (1933) rapporte une observation de J. Vl.NSON:
« Cette espèce, qui se rencontrait assez souvent il y a quelques années, semble devenue
rare. Je me demande si la raréfaction de ce Carabique, conmie d’ailleurs de la plupart des
espèces qui se rencontraient communément auparavant, n’est pas due à l’introduction à
Maurice d’un Crapaud d’Afrique du Sud (Bufo regidaris) depuis environ dix ans ». Le même
J. VlNSON écrivait en 1956 : « Possibly exterminated now », et me disait à la même époque
ne plus l’avoir trouvée depuis de très nombreuses années.
Source : MNHN, Paris
46
P. Basilewsky
3. Genre Megalonychus Chaudoir
Megalonychus Chaudoir, 1843, Bull Soc. Imp. Natur. Moscou , 16, n" 2, p. 418 (espèce type :
Megalonychus madagascariensis Chaudoir, 1843, par monotype).
Megalonychus , LacordaiüE, 1854, Gen. Col., 1, p. 352.
Megalonychus , Allu.AUD, 1931, Afra, 3, p. 2.
Megalonychus , JeaNNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Mail , A, 6, pp. 288, 290.
Megalonychus, BaSILEWSKY, 1953, Explor. P. N. Upeniba, 10, pp. 63, 67.
Megalonychus, BASILEWSKY, 1956, Ann. Mus. Roy. Congo Belge , 8°, Zool., 51, p. 60.
Description. — Espèces de taille petite ou moyenne, généralement ailées, très
rarement brachyptères ou complètement aptères, de coloration sombre, parfois avec de
légers reflets métalliques.
Tête le plus souvent allongée et assez étroite, les yeux gros et rarement un peu saillants,
les tempes courtes, le vertex bien séparé du cou par un étranglement plus ou moins marqué
et généralement accompagné d’un léger sillon transversal, la suture clypéo- frontale toujours
nette ; labre toujours transversal, à bord antérieur droit ; mandibules larges à la base, peu
allongées, bien recourbées et acérées au sommet Palpes assez longs et grêles, le dernier
article fusiforme, très brièvement tronqué au sommet l’avant-dernier article pas plus long
que le dernier, tant aux labiaux qu’aux maxillaires. Labium profondément échancré, dent
médiane toujours présente et bien développée, le plus souvent arrondie au sommet
rarement bidentée, les lobes latéraux grands et larges, les sillons labiaux larges et peu
profonds ; 2 soies latérales au submentum. Antennes longues à très longues. Pronotum
variable, toujours plus ou moins transversal, souvent cordifonne et alors à largeur maximale
nettement déportée vers l’avant du milieu, le plus souvent plus ou moins ridulé
transversalement sur le disque. Elytres allongés et généralement peu ovoïdes, à gouttière
latérale étroite, à troncature apicale légèrement sinuée, l’angle suturai bien arrondi;
intervalles plats ou un peu bombés, les stries profondes et souvent ponctuées, normalement
conformés en arrière ; microsculpture très variable.
Pattes moyennes à longues. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 'l à 3 soies médianes. Tarses antérieurs du à comme chez le genre
précédent ; tarses intermédiaires et postérieurs souvent allongés et fins, bien sillonnés
longitudinalement et pourvus d’une crête médiane ; 4e article nettement échancré au
sommet, plus fortement aux pattes antérieures ; 5e article pourvu en dessous de soies
longues et fortes, mais chez betsileo cette sétulation est plus faible et concentrée surtout a la
moitié distale.
Deux soies orbitales de chaque côté. Les 2 soies prothoraciques latérales toujours
présentes. Soie basilaire de l’élytre insérée au sommet du lrr intervalle, généralement au
début de la Ie strie ; seul le 3e intervalle pourvu de 3 pores dorsaux, l’antérieur contre la 3e
strie dans le premier tiers, les deux autres contre la 2' et dans la moitié postérieure ; 2 soies
apicales ; série ombiliquée comportant 16 à 21 pores.
Répartition géographique. — Afrique, Comores, Madagascar.
Ce genre est bien différent de Liagonum par la présence d’une sétulation a la face
ventrale du 5e article des tarses postérieurs. 11 comporte 8 espèces malgaches, une des
Comores et de nombreuses espèces africaines, notamment: alacer Boheman, gracilis
Péringuey, rufipes Dejean, niger Basilewsky, natalensis Boheman (= lirons Putzeys)
d’Afrique du Sud et de Rliodésie, vanstraeleni Basilewsky du Shaba, leleupi Basilewsky,
strenuus Chaudoir (= shoanus Alluaud), rufoaeneus Reiche Ifuscicomis auct non Guénn),
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
47
kikuyu Burgeon, kedongianus Basilewsky, johnstoni Alluaud, fuscicomis Guérin (=
opaculus Chaudoir) et scotti Burgeon de l’Est du Zaïre et de l’Afrique orientale.
Observation. — Jeannel estimait en 1948 que ce genre n’était qu’un simple
synonyme d Agonum, mais il change d’opinion en 1951 et le rétablit pour 3 espèces, dont
en fait seuls madagascariensis et nidicola sont de vrais Megalonychus, tandis que
pseudophanes est un Neobatenus par suite de la ehétotaxie du pronotum. En outre, ce
même auteur considère Megalonychus comme une lignée exclusivement malgache alors
qu’il est bien représenté en Afrique, et peut-être aussi en Asie.
Tableau des espèces de la faune malgache
1 .(6). Microsculpture élytrale formée de strioles fortement étirées en travers,
parfois rudimentaires.
2. (5). Espèces ailées. Métépistemes longs, plus de deux fois plus longs que
larges au bord antérieur. Yeux très gros et très saillants. Pronotum plus
petit, les angles antérieurs non saillants vers l’avant, la base pas plus
large que le bord antérieur. Elytres peu ovoïdes et plus allongés, peu
convexes, l’épaule arrondie et bien marquée, la troncature apicale
moins obhque, la déclivité apicale peu prononcée, les intervalles plus
ou moins plats, les stries ponctuées, la microsculpture étirée en travers
et bien marquée.
3. (4). Pronotum bien transverse, 1,28 à 1,37 fois plus large que long,
nullement cordiforme, à largeur maximale située au milieu, les côtés
régulièrement arrondis en avant et en arrière. Stries élytrales plus
fortement ponctuées. Long. 7,5 à 9 mm . 1. M. madagascariensis Chaudoir
4. (3). Pronotum peu transverse, 1,16 à 1,18 fois plus large que long,
cordiforme, à largeur maximale bien déportée en avant du milieu, les
côtés arrondis en avant mais rétrécis et rectilignes en arrière. Stries
élytrales moins fortement ponctuées. Long. 8,5 mm . 2. M. nidicola Jeannel
5. (2). Espèce aptère. Métépistemes en trapèze un peu rétréci en arrière mais
pas plus long que large au bord antérieur. Yeux grands mais peu
saillants, les tempes plus longues que chez les espèces précédentes et
un peu gonflées. Pronotum volumineux, les angles antérieurs en petits
lobes fortement saillants vers l’avant, la base pas plus large que le bord
antérieur. Elytres plus ovoïdes et moins allongés, bien convexes,
l’épaule presque effacée et pointée légèrement vers Pavant, à
troncature apicale plus oblique, à déclivité apicale bien prononcée, les
intervalles assez bombés, les stries distinctement ponctuées, la
microsculpture très irrégulière et ne formant guère de strioles.
Sétulation du 5e article des tarses plus faible. Long. 8-8,5 mm (Grande
Comore) . 3. M. comoricus n. sp.
Source : MNHN , Paris
48
P. Basilewsky
6. ( 1 ). Microsculpture élytrale formant un réseau de mailles isodiamétrales ou
légèrement transversales, généralement bien marquées.
7. (16). Dent labiale arrondie au sommet. 5‘‘ article des tarses à sétulation forte
sur toute sa longueur. Microsculpture élytrale en mailles isodiamé¬
trales ou peu transversales.
8. (11). Pronotum bien transversal (1,29 à 1,40 fois plus large que long),
nullement cordiforme, à largeur maximale située à peu près au milieu,
les côtés non sinués en arrière et pas plus rétrécis qu'en avant. Fémurs
avec 2 soies médianes. Espèces brachyptères ou aptères.
9. (10). Stries des élytres finement ponctuées. Pronotum à côtés plus
rectilignes en arrière, les angles postérieurs obtus mais bien marqués,
les dépressions basilaires profondes et fortement chagrinées. Espèce
brachyptère, avec moignon alaire présent. Microsculpture à mailles
rigoureusement isodiamétrales. Long. 11 à 12 mm .
_ ' . 4. M. descarpentriesi n. sp.
1 0. (9). Stries des élytres non ponctuées. Pronotum à côtés arqués en arrière,
les angles postérieurs très arrondis, les dépressions basilaires moins
profondes et faiblement chagrinées. Espèce complètement aptère.
Microsculpture à mailles légèrement transversales. Long. 8,5 à 9 mm
(Ankaratra) . 5. M. milloti (Jeannel)
11. (8). Pronotum plus ou moins cordiforme, peu ou modérément transverse
(1,08 à 1,25 fois plus large que long), à largeur maximale plus ou
moins fortement déportée en avant du milieu, les côtés légèrement
sinués en arrière. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Espèces ailées.
12. (13). Microsculpture élytrale en mailles transversales, environ 3 fois plus
larges que longues, mais entremêlées de mailles presque isodiamétra¬
les, ne donnant pas à l’élytre un aspect alutacé. Pronotum moins
cordiforme (1,19 à 1,25 fois plus large (pie long). Stries élytrales
finement mais bien distinctement ponctuées. Corps moins grêle, les
pattes moins longues. Dessus noir, sans reflets métalliques, pronotum
et élytres non rebordés de brun clair. Long. 8,5 à 9 mm .
. . . 6. M. itremensis n. sp.
13. (12). Microsculpture élytrale en mailles isodiamétrales très serrées, donnant
à l’élytre un aspect alutacé. Pronotum bien plus cordiforme et moins
transverse. Stries élytrales non ou à peine distinctement ponctuées.
Corps grêle, les pattes plus longues. Dessus moins foncé, avec de
légers reflets métalliques plus ou moins marqués, pronotum et élytres
rebordés de clair.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
49
14. (15). Pronotum moins transverse (1,08 à 1,11 fois plus large que long).
Taille plus petite. Côtés du pronotum plus fortement rétrécis et plus
sinués en arrière, l’angle latéral et l’angle postérieur mieux marqués, les
rides transversales du disque moins fortes. Yeux plus saillants. Elytres
à stries moins profondes et moins distinctement ponctuées. Pattes bien
plus longues et plus grêles. Coloration des élvtres sans reflets
verdâtres ; pattes plus claires, les tibias plus foncés que les fémurs.
Long. 7,5 à 8 mm . 7. M. madecassus (Csiki)
15. (14). Pronotum plus transverse (1,14 à 1,17 fois plus large que long). Taille
plus grande. Côtés du pronotum moins rétrécis et moins sinués en
arrière, les angles latéral et postérieur moins marqués, les rides
transversales du disque plus fortes. Yeux moins saillants. Elytres à
stries plus profondes et plus distinctement ponctuées. Pattes un peu
moins longues. Coloration des élytres bien plus foncée, avec des
reflets d'un vert métallique foncé ; pattes plus foncées, les tibias pas
plus foncés que les fémurs. Long. 8 à 9 mm . 8. M. lebisi (Jeannel)
16. (7). Dent labiale nettement bidentée au sommet Pronotum très transverse
(1,36 à 1,44 fois plus large que long), bien rétréci en arrière où les
côtés sont rectilignes et un peu sinués devant les angles postérieurs qui
sont obtus et bien marqués. Stries des élytres légèrement ponctuées.
Microsculpture ély traie à mailles très transversales. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. 5e article des tarses moins nettement
sétulé que chez les autres espèces. Espèce ailée. Long. 10,5 à 11,5
mm . 9. M. betsileo (Alluaud)
1. Megalonychus madagascariensis Chaudoir (fig. 13)
Megalonychus madagascariensis Chaudoir, 1843, Bull. Soc. lmp. Natur. Moscou, 16, n" 3, p. 420.
Colpodes dilaticollis Fairmaire, 1896, Bull. Soc. eut. France, p. 49.
Colpodes dilaticollis, ALLUAUD, 1897, Ann. Soc. eut. France, 66, p. 174.
Colpodes Catati Alluaud, 1897. Ann. Soc. ent. France, 66, p. 175.
Colpodes Catati, Aux AUI), 1900, in A. GRANDIDIER, Iiist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Iiist. nat.
ColéopL. tome 1. texte, 1" partie, p. 18.
I olpodes dilataticollis, ALLUAUD, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. liât, polit. Madag-, XXI, Iiist.
nat. ColéopL, tome I, texte, lrc partie, p. 18.
Megalonychus madagascariensis, ALLUAUD, 1900. in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag.,
XXI, Hist. nat. ColéopL, tome 1, texte, 1” partie, p. 20.
Colpodes simplicior Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 12.
Agonum (s. str.) madagascariense, Je.ANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 524, fig. 239.
Megalonychus madagascariensis, JE ANNE!., 1951, Mém. Inst. Soi. Mud., A, 6, pp. 290, 291.
Types. — madagascariensis Chaudoir. Holotype, Madagascar (Muséum, Paris).
dilaticollis Fairmaire. Holotype, Madagascar (Muséum, Paris).
catati Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Haut plateau de lTmerina (Sikora)
(Muséum, Paris).
simplicior Alluaud. Holotype, Madagascar Ouest, Antsohihy (/. Descarpentries, 1908)
(Muséum, Paris).
3
Source : MNHN, Paris
50
P. Basilewsky
Description. — Long. 7,5 à 9 mm. Ailé. Avant-corps brun foncé, un peu plus clair
sur le pronotum cpii est largement bordé de ferrugineux clair tout autour, les élytres bruns {
avec de nets reflets métalliques bronzés et une étroite bordure d un testacé ferrugineux ;
dessous brun rouge souvent assez clair ; pattes testacées, les fémurs pas plus foncés ;
antennes ferrugineuses, les premiers articles plus clairs.
Tête large et assez peu allongée, à
microsculpture isodiamétrale très fine et très
serrée, les yeux très gros et très saillants, les
tempes très courtes, le bord antérieur du labre
droit, les sillons frontaux presque effacés en
arrière. Antennes fines et assez longues, dépassant
la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles.
Pronotum non cordiforme mais bien transverse,
1,28 à 1,37 fois plus large que long, à largeur
maximale située à mi-longueur, imponctué, à fine
microsculpture transversale ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs arrondis mais non ou à
peine distinctement saillants vers l’avant ; côtés
régulièrement et assez nettement arrondis en
avant et en arrière ; angles postérieurs largement
arrondis et peu marqués ; base droite, les côtés
faiblement obliques, pas plus large que le bord
antérieur; gouttière marginale large, fortement
élargie et très explanée en arrière, les côtés non
relevés ; dépressions basilaires profondes mais
petites et arrondies. Elytres assez trapus mais
allongés, 1,52 à 1,56 fois plus longs que larges
ensemble, assez convexes et non aplanis sur le
disque, à largeur maximale située un peu en
arrière du milieu ; épaule arrondie et bien mar¬
quée, le repli basilaire bien arrondi ; gouttière
latérale très moyenne ; déclivité apicale normale ;
troncature apicale peu oblique et non sinuée ; intervalles presque plans ; stries assez
profondes et assez larges, assez fortement ponctuées dans les deux premiers tiers de la
longueur ; microsculpture en fines strioles transversales très rapprochées. Série ombiliquée
de 1 6 pores, dont 5 groupés près de l’épaule, 2 médians largement espacés et 9 dans la région
apicale.
Pattes moyennes. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes un peu plus de 2 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 14a ; gonapophyse fig. 15b.
Distribution dans l’île. — Fréquent dans la partie centrale de Me. D’après JEANNEL
vivrait dans les marécages de l’Ouest et du Centre.
Madagascar Est: Bemanavy, district d’Ambatondrazaka (P. Soga , VII. 1957, 7
ex.). — Rés. nat. int. III, Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga, II. 1957, 6 ex.).
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
51
Nosiyola. rés. nat. int. III. district d' Ambatondrazaka ( 1 ex.). — Route d Anosibe, district de
Moranianga (XII. 1961, 9 ex.).
Madagascar Centre : Tananarive (Lamberton, 1916, 6 ex. : C. Waterlot, 1919. I 5
ex. : R. Decaty. I-II. 1921. 5 ex. ;A. Sicard. 1930, 1 ex.). — Imerina (Sikora. 1895-1896,
2 ex.). — Tananarive, Tsimbazaza (P. C.. VII. 1947. 2 ex.). — Environs île Tananarive (G.
Olsoufieff. 5 ex.). — Vallée de la Mandraka (G. Olsoufieff. 1 ex.). — Mahatsinjo. près de
Tananarive (2 ex.). — Ambatolampy (Rémy. IX. 1947, 1 ex.). — Betafo, à 1 Ouest de
Tananarive (H. Perrier de la Bâthie , 1906, 1 ex.). — Ambositra (1 ex.). —
Ambatofinandrahana. 1 180 rn (And ri a Robinson. \ II. 1957. 7 ex.). — Bekily (1. Seyrig,
III. 1933, 1 ex.).
Madagascar Ouest: Bealanana (1 ex.). — Province d'.Analalava, district
d’Antsohihv, Basse- Anjingo et Basse-Maevarano (/. Descürpentries , 1908. 22 ex.). —
Ampijoroa, Tsaramandroso (5 ex.).
Répartion géographique. — Madagascar.
Observation. — Les synonymies données plus haut ont été établies par JEANNE), en
1948 et contrôlées par l'examen des types.
2. Megalonychus nidicola Jeannel
Megalonychus riitlicola Jeannel. 1951, Mém. Inst. Sri. Mail.. A. 6. p. 291.
Type. — Holotype, Madagascar Centre. Iinerhnanjaka. 12 km Sud de Tananarive
(R. Paulian. XII. 1948) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 mm. Ailé. Dessus brun de poix, les élvtres plus clairs et à
peine distinctement irisés, pronotum et élvtres sans bordure latérale plus claire : dessous
brun rougeâtre, un peu plus clair sur l'abdomen : pattes et antennes d un brun ferrugineux
plus foncé que chez l’espèce précédente.
Tête assez large et peu allongée, à microsculpture isodiamétrale très fine et assez
superficielle, les yeux très gros et très saillants, les tempes particulièrement courtes et
obliques, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges et bien marqués.
Antennes fines et assez longues, dépassant la base du pronotum d'un peu plus de 3 articles.
Pronotum relativement petit, eordifonne. peu transverse. 1.16 à 1,18 fois plus large que
long, à largeur maximale assez nettement déportée en avant du milieu, imponctué, à
microsculpture fine et transversale, le disque pourvu au milieu de très fines ridules
transversales ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et ne formant pas de lobes
saillants vers l'avant; côtés régulièrement bien qu’assez faiblement arrondis en avant,
ensuite rétrécis et rectilignes vers l'arrière, sans être sinués ; angles postérieurs bien
marqués mais très faiblement obtus et quehpie peu arrondis : base droite, de même largeur
que le bord antérieur, en oblique sur les côtés ; gouttière marginale particulièrement étroite
et peu profonde, s’élargissant et s'aplanissant notablement en arrière ; dépressions basilaires
bien marquées, allongées, limitées intérieurement par un fin trait linéaire. Elvtres allongés et
subparallèles, 1,64 à 1,66 fois plus larges que longs ensemble, non élargis en arrière, assez
convexes et non aplanis sur le disque ; épaule largement arrondie et bien marquée, avec le
repli basilaire arrondi ; gouttière latérale étroite ; déclivité apicale normale : troncature
apicale à peine distinctement sinuée ; intervalles presque plans ; stries larges et profondes, à
Source : MNHN , Paris
52
P. Basilewsky
ponctuation moins forte que chez l’espèce précédente et ne dépassant pas la mi-longueur ;
microsculpture en strioles transversales et rapprochées, ayant parfois tendance (surtout chez
la ç) à former par endroits des mailles fermées. Série ombiliquée comme chez
madagascariensis.
Pattes assez courtes. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes près de 2 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage S fig. 14b ; gonapophyse 9 fig. 15c.
Distribution dans 111e. — Madagascar Centre : Imerimanjaka, à 12 km au Sud
de Tananarive (R. Paulian, XII. 1948, 4 ex. recueillis dans le nid d’un Ardeola raüoides).
Répartition géographique. — Madagascar
3. Megalonychus comoricus n. sp.
Type. — Ilolotype, Grande Comore, Mt Karthala, 2 300 m (R. Jocqué, V III. 1981)
(Mus. Tervuren).
Description. — Long. 8 à 8,5 mm. Aptère. Dessus d’un bran de poix assez clair, les
élytres moins foncés et souvent un peu irisés, pronotum et élytres avec une bordure claire ;
dessous d’un bran plus rougeâtre ; pattes et antennes d’un bran ferrugineux.
Tête allongée, épaissie en arrière, à microsculpture isodiamétrale très serrée, les
yeux grands mais peu saillants, plus longs que les tempes qui sont cependant bien
développées et un peu gonflées, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux assez
profonds et assez longs ; suture clypéofrontale forte. Contrairement aux deux espèces
précédentes, les sillons du labium sont profonds et terminés en arrière par un point
fortement enfoncé. Antennes un peu épaisses, peu longues, ne dépassant la base du
pronotum que de 2 articles. Pronotum volumineux, non cordiforme et assez transverse,
1,20 à 1,30 fois plus large que long, à largeur maximale située au milieu, brillant et
imponctué, à très fine microsculpture irrégulière, la région des angles postérieurs
légèrement chagrinée ; bord antérieur droit ; angles antérieurs formant des lobes très petits
pointés vers l’avant; côtés régulièrement mais modérément arrondis vers lavant et vers
l'arrière, pas plus rétrécis d’un côté (pie de l’autre ; angles postérieurs bien marqués quoique
très obtus et un peu arrondis ; base pas plus large que le bord antérieur, droite, un peu
relevée latéralement ; gouttière marginale assez large, encore élargie et explanée en arrière ;
dépressions basilaires grandes mais peu profondes, un peu linéaires latéralement. Elytres
assez ovoïdes, 1,47 à 1,50 fois plus longs que larges ensemble, peu convexes, à largeur
maximale située près du milieu ; épaule très effacée, pointée légèrement vers l’avant, le repb
basilaire un peu anguleux ; côtés régulièrement arqués et pas plus rétrécis vers l’avant que
vers l’arrière, à gouttière latérale très moyenne ; décbvité apicale fortement prononcée ;
troncature apicale très oblique et à peine distinctement sinuée ; intervalles assez bombés ;
stries larges et profondes, assez distinctement mais peu profondément ponctuées dans le
fond ; microsculpture très irrégulière et 11e formant guère de strioles. Série ombihquée de
18 pores disposés de façon continue, bien que plus agrégés près de l’épaule et dans la région
apicale.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
53
Pattes moyennes. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. La sétulation du 5e article des tarses est plus faible que
chez les deux espèces précédentes et plus localisée distalement. Métépistemes en trapèze
un peu rétréci en arrière, mais pas plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 14i ; gonapophyse O fig. 15d.
Fig. 14. — Edéages. a, Megalonychus madagascariensis Chaudoir ; b, M.nidicola Jeannel ; c,
Neobatenus pseudophan.es Alluaud; A, Megalonychus milloti Jeannel; e, M. itremensis n. sp.; f, M.
madecassus Csiki ; g, M. betsileo Alluaud ; h, M. lebisi Jeannel ; i, M. comoricus n.sp. ; j, M.
descarpentriesi n.sp.
Répartition géographique. — Espèce actuellement connue que de la Grande
Comore.
Comores : Grande Comore, Mt Karthala, 2 300 m (R. Jocqué, 15. VIII. 1981, 3 d
et 5 Q). — Mt Karthala, 1 300-1 650 m (R. Jocqué , 15. VIII. 1981, 1 Ç). — Grande
Comore (J. Milia t. XL 1954, 2 Q).
Observations. — M. comoricus est bien différent des autres espèces malgaches du
genre, ainsi que des formes africaines, mais je n'ai trouvé aucun caractère qui puisse, à mon
avis, l’en séparer génériquement.
Source : MNHN, Paris
54
P. Basilewsky
4. Megalonychus descarpentriesi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Analavelona, 1 250 m ( Mission
CNRS, RCP n° 225 , VI. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11 à 12 mm. Espèce brachyptère, avec de très courts
moignons alaires. Dessus noir, pronotum et élytres avec une bordure latérale ferrugineuse
particulièrement étroite ; dessous brun, le milieu ferrugineux ; pattes et antennes d’un brun
ferrugineux, les tibias pas plus clairs que les fémurs.
Tête large et modérément allongée, à microsculpture réticulaire très fine, les yeux
gros et bien saillants, les tempes très courtes et obliques, le bord antérieur du labre droit, la
suture clypéo-frontale obsolète au milieu, les sillons frontaux larges et peu profonds. Dent
labiale arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum d un peu plus de 3
articles. Pronotum large et bien transverse, 1,32 à 1,40 fois plus large que long, à largeur
maximale à peine déportée en avant du milieu, éparsément ponctué et finement ruguleux
sur les côtés, surtout en arrière, à microsculpture transversale très fine et serrée ; bord
antérieur droit; angles antérieurs en lobes saillants vers lavant; côtés bien arrondis en
avant, ensuite presque rectilignes ; angles postérieurs obtus et arrondis mais bien marqués ;
base subdroite, à côtés légèrement relevés en oblique ; gouttière marginale large et profonde,
encore élargie et explanée en arrière ; sillon longitudinal médian profond ; dépressions
basilaires très profondes, nettement chagrinées. Elvtres larges, un peu ovoïdes, 1,60 fois
plus longs que larges ensemble, légèrement convexes et non aplanis sur le disque, à largeur
maximale près du milieu ; épaule très modérément marquée ; gouttière latérale très moyen¬
ne ; côtés pas plus rétrécis en avant qu’en arrière ; troncature apicale oblique et à peine sinuée ;
intervalles subplans ; stries larges, finement ponctuées dans la moitié antérieure ;
microsculpture rigoureusement isodiamétrale et très serrée, modérément profonde ; série
ombiliquée comportant 21 pores disposés en série plus ou moins continue bien que plus
éparsément au milieu.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec 2 ou 3 soies médianes. Métépistemes un peu moins de 2 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage cf fig. 14j ; femelle inconnue.
Distribution dans nie. — Madagascar Centre : Massif de l’Analavelona, district
de Tuléar, en forêt, 1 250 m (Mission CNRS, RCP n" 225, VI. 1972, 3 ex.).
Le petit massif de l’Analavelona est situé dans le Sud-Ouest de Madagascar, à
environ 80-90 km au Nord-Est de Tuléar. Il culmine à 1 348 m. Les restes de sa forêt
d’altitude sont placés dans le Domaine du Centre par l’éminent botaniste H. HUMBERT.
Répartition géographique. — Madagascar
5. Megalonychus milloti (Jeannel)
Liagonum Milloti Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 531.
Liagonum Milloti, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci Mail, A, 6, p. 296.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, col du Tsiafajavona,
2 500 m (J. Millot, XL 1946) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, les élytres à
peine plus clairs, pronotum et élytres avec une bordure latérale ferrugineuse très étroite ;
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
55
dessous brun de poix, plus clair sur l’abdomen ; antennes et pattes d’un brun ferrugineux
assez foncé, les tibias plus clairs que les fémurs.
Tête large et peu allongée, à microsculpture réticulaire fine et bien serrée, les yeux
moyens et peu saillants, à peine plus longs que les tempes qui sont obliques et assez
longues, le bord antérieur du labre droit, la suture clypéo-frontale faible, les sillons frontaux
larges mais peu profonds en avant, presque effacés en arrière. Dent labiale arrondie au
sommet. Antennes comtes et assez épaisses, ne dépassant la base du pronotum que de 2
articles. Pronotum large et bien transversal, 1,29 à 1,37 fois plus large que long, à largeur
Fig. 15. — Gonapophyses. a, Euleplus geniculatus Klug ; b, Megalonychus madagascarien-
sis Chaudoir ; c, M. nidicola Jeannel ; d, M. comoricus n.sp. ; e, M. milloti Jeannel ; f, M.
madecassus Csiki ; g, M. itremensis n.sp.; h, M. lebisi Jeannel; i, M. betsileo Alluaud ; j,
Neobatenus pseudophanes Alluaud.
maximale située au milieu, imponctuée, à microsculpture brièvement transversale et assez
fine ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes arrondis et saillants vers l’avant ; côtés
régulièrement arrondis en avant et en arrière, pas plus rétrécis vers la base que vers le
sommet ; angles postérieurs très largement arrondis et peu marqués ; base droite, les côtés
relevés en oblique ; gouttière marginale étroite, légèrement élargie et un peu explanée en
Source : MNHN, Paris
56
P. Basilewsky
arrière ; sillon longitudinal médian profond ; dépressions basilaires assez étendues mais peu
profondes, légèrement chagrinées. Elytres allongés et peu ovoïdes, 1,59 à 1,64 fois plus
longs que larges ensemble, assez rétrécis vers 1 avant mais peu élargis en arrière, peu
convexes et assez aplanis sur le disque ; épaule assez bien marquée ; gouttière latérale
étroite sur toute sa longueur ; troncature apicale légèrement sinuée ; intervalles très
faiblement convexes ; stries assez profondes et non ponctuées ; microsculpture en mailles
légèrement transversales, 2 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 20 pores
disposés en série continue.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec 2 ou 3 soies médianes. Métépistemes courts, à peine un peu plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage d fig. 14d ; gonapophyse Ç fig. 15e.
Distribution dans Hle. — Espèce propre au massif de l’Ankaratra.
MADAGASCAR Centre: Ankaratra, 2 400 m (Mission CNRS, RCP n° 225, VIII.
1971, 1 ex.). - Ankaratra, Manjakatompo, 2 100 m (A. R., XI. 1959, 1 ex.). - Ankaratra,
col du Tsiafajavona, 2 500 m (J. Millot, XI. 1946, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — C’est à tort que JEANNEL décrivit cette espèce dans le genre
Liagonum, par suite de la sélulation du 5' article des tarses.
6. Megalonychus itremensis n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de PItremo, Ouest du col, 1 600-
1 615 m (A. Peyrieras et P. Griveuud. I. 1973) (Muséum. Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé. Dessus noir, sans reflets métalliques,
pronotum et élytres non rebordés de brun ; dessous brun de poix foncé ; pattes d’un brun
ferrugineux, les fémurs souvent un peu plus foncés que les tibias ; antennes brunes, les 3
premiers articles et la base du 4e plus clairs.
Tête large et modérément allongée, à microsculpture isodiamétrale serrée mais peu
profonde, les yeux très gros et très saillants, les tempes très courtes et obliques, le bord
antérieur du labre légèrement convexe, les sillons frontaux larges mais peu profonds,
n’atteignant pas le pore orbital antérieur. Dent labiale arrondie au sommet. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum modérément
transverse, 1,19 à 1,25 fois plus large que long, subcordifonne, à largeur maximale
nettement déportée en avant du milieu, imponctué, alutacé-chagriné dans la région des
angles postérieurs et devant la base, le disque pourvu de légères rides transversales, la
microsculpture serrée, en mailles légèrement transversales ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs bien arrondis, très faiblement avancés mais ne formant pas de lobes ; côtés bien
arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite plus ou moins rectilignes et même très
légèrement sinués devant les angles postérieurs qui sont à peine marqués et largement obtus
et arrondis ; base un peu plus étroite que le bord antérieur, subdroite, légèrement
relevée en oblique sur les côtés; gouttière marginale étroite en avant, s’élargissant
progressivement en arrière sans que les côtés soient relevés ; sillon longitudinal médian fin
mais assez profond ; dépressions basilaires grandes, limitées intérieurement par un léger
trait linéaire. Elytres bien allongés et non ovoïdes, subparallèles, 1,65 à 1,71 fois plus longs
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
57
que larges ensemble, assez convexes sauf sur le disque, à largeur maximale non déportée en
arrière ; épaule bien marquée et arrondie ; gouttière latérale étroite ; troncature apicale très
oblique et non sinuée ; angle suturai arrondi ; intervalles à peine bombés, presque plans ;
stries assez larges et assez profondes, finement mais bien distinctement ponctuées dans les
deux premiers tiers ; striole scutellaire longue ; microsculpture formée de mailles
transversales, plus ou moins 3 fois plus larges (pie longues, mais entremêlées de quelques
mailles presque isodiamétrales ; série ombiliquée de 15 pores, les deux médians bien
éloignés des autres.
Pattes moyennes. Tarses faiblement et peu distinctement bisillonnés, à carène
médiane peu marquée. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métapistemes presque 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 14e ; gonapophyse O fig. 15g.
Distribution dans 111e. — Madagascar Centre : Massif de l’Itremo, Ouest du col,
1 600-1 615 m (A. Peyrieras et P. Griveand, I. 1973, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
7. Megalonychus madecassus (Csiki)
Euleptiis gracilis Fainnaire, 1901, Rev. Eut., 20, p. 119 (non PÉUINGUEY, 1896).
Euleptus madecassus Csiki, 1931, Coleopt. Cat., 115, p. 878 (nom. nov.).
Euleptus madecassus , JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 520, 521, fig. 237.
Euleptus madecassus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Mad., A, 6, p. 295.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, plateau de Hukaru [Ankara] (II. Perrier)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 9 mm. Ailé. Tête d’un brun foncé avec de forts reflets
bleuâtres ou verdâtres, le pronotum brun ferrugineux avec les même reflets mais plus
faibles, élytres d’un brun plus clair et sans reflets ; dessous d’un brun assez clair, surtout sur
l’abdomen ; pattes d’un ferrugineux clair, les tibias un peu plus foncés que les fémurs ;
antennes ferrugineuses, les 3 premiers articles plus clairs.
Tête très allongée et fortement rétrécie en arrière, à microsculpture réticulaire fine et
très serrée, les yeux gros et bien saillants, plus longs que les tempes qui sont courtes et
obliques, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges mais peu profonds en
avant, peu marqués en arrière. Antennes très longues et très fines, dépassant la base du
pronotum de 4 articles. Pronotum peu volumineux, cordiforme, non transverse, 1,08 à 1,1 1
fois plus large que long, à largeur maximale déportée en avant du milieu, imponctué mais
aciculé devant la base, le disque pourvu de légères ridules transversales, la microsculpture
en mailles isodiamétrales serrées ; bord antérieur très légèrement concave ; angles antérieurs
en lobes nettement saillants vers l’avant ; côtés légèrement arqués dans le premier tiers ;
ensuite bien rétrécis et nettement sinués en arrière, l’angle latéral assez bien marqué ; angles
postérieurs assez obtus et arrondis mais bien marqués ; base un peu plus étroite que le bord
antérieur, droite, très brièvement relevée en oblique latéralement. Elytres allongés, non
ovoïdes, presque subparallèles, 1,65 à 1,67 fois plus longs que larges ensemble, peu
convexes, à largeur maximale à peine déportée en arrière ; épaule assez effacée ; gouttière
Source : MNHN, Paris
58
P. Basilewsky
latérale très étroite ; troncature apicale nettement sinuée ; intervalles subplans ; stries
peu profondes, étroites, à peine distinctement ponctuées ; microsculpture en mailles
bien isodiamétrales et assez serrées. Série ombiliquée comportant 1 6 pores séparés en 2
groupes, le pore postérieur du groupe huméral et l’antérieur de l'apical moins agrégés.
Pattes très longues et fines. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes 2 fois plus longs (pie larges au
bord antérieur.
Edéage d fig. 14f; gonapophyse $ fig. 15f.
Distribution dans Pile. — Espèce propre à la région centrale.
MADAGASCAR Centre : Tananarive (Lamberton, 5 ex.). — Andrangoloaka, à I Est
de Tananarive ( Sikora , 2 ex.). — Antsirabe (1 ex.).
MADAGASCAR Ouest : Hukaru (= plateau de l’Ankara), district d Ambato-Boeni
(H. Perrier, 2 ex.) (localité douteuse ou mal précisée).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Le nom degracilis donné à cette espèce, étant déjà préoccupé
PÉRINCUEY, a été changé en madecassus par CsiKI.
Son aspect général rappelant quelque peu celui de Euleptus a induit en erreur
JEANNEL cpii l’a classé dans ce genre, alors que la présence d’une dent labiale bien
développée l’en éloigne manifestement.
8. Megalonychus lebisi (Jeannel) (fig. 16)
Agonum ( Neobatenus ) Lebisi Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp., 524, o26.
Euleptiis Lebisi. JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Ma<L, A, 6, p. 295.
Type. — Holotvpe, Madagascar Est, Mahakiry, région de Maroantsetra (J. Vadon ,
II. 1 939) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 1 1,5 mm. Ailé. Dessus noir avec de légers reflets
d’un vert métallique foncé, les élytres étroitement bordés de ferrugineux testacé ;
dessous brun de poix, un peu plus clair au milieu ; pattes d’un brun ferrugineux plus
foncé (pie chez l'espèce précédente, les tibias pas plus foncés (pie les fémurs ; antennes
d’un brun ferrugineux foncé.
Tête allongée et fortement rétrécie en arrière, à microsculplure isodiamétrale
serrée et assez étroite, les yeux assez gros mais moins saillants que chez le précédent, plus
longs que les tempes (pii sont obliques, le bord antérieur du labre droit, les sillons
frontaux larges et peu profonds en avant, très faibles en arrière. Palpes longs et grêles.
Dent labiale arrondie au sommet. Antennes fines et longues, dépassant la base du
pronotum de près de 4 articles. Pronotum peu volumineux et cordiforme, faiblement
transverse, 1,14 à 1,17 fois plus large que long, à largeur maximale nettement déportée en
avant du milieu, imponctué mais fortement chagriné devant la base et près du bord
antérieur, avec de fortes rides transversales sur le disque ; bord antérieur légèrement
concave ; angles antérieurs en larges lobes faiblement saillants vers 1 avant ; côtés bien
arrondis en avant, l’angle latéral médian effacé, rétrécis mais à peine sinués devant les
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
59
angles postérieurs qui sont largement obtus et arrondis, assez peu marqués ; base un peu
plus étroite que le bord antérieur, droite et brièvement relevée en oblique sur les côtés ;
gouttière marginale assez large, encore élargie
en arrière ; dépressions basilaires peu profon¬
des. Elytres allongés, non ovoïdes, presque
subparallèles, 1,63 à 1,65 fois plus longs (pie
larges ensemble, peu convexes, à largeur maxi¬
male située vers le milieu ; épaule peu mar¬
quée ; gouttière latérale très étroite sur toute sa
longueur; troncature apicale légèrement si-
nuée ; intervalles à peine bombés ; stries fines
et peu profondes, très finement ponctuées ;
microsculpture à mailles isodiamétrales fortes
et serrées ; série ombiliquée comme chez l’es¬
pèce précédente.
Pattes un peu moins longues et moins
grêles que chez madecassus. Protibias bien
sillonnés longitudinalement Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépisternes 2
fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 1 4h ; gonapophyse Ç
fig. 15h.
Distribution dans l’île. — espèce
propre à la région orientale et centrale, surtout
dans la région de Maroantsetra.
Madagascar Est : Mahakiry, région de
Maroantsetra (J. Vadon , II. 1939, 5 ex.). —
Andranofotsy, région de Maroantsetra (J. Vadon, III. 1938, 3 ex.). — Ambodivoangy,
région de Maroantsetra (J. Vadon, VI. 1960, 5 ex.). — Fampanambo, région de
Maroantsetra (J. Vadon, III. 1961, 3 ex.). — Fizono, district de Maroantsetra (J. Vadon,
IX. 1959, 2 ex.). — Ankalampona, 130 m, Navana-Maroantsetra (P. Soga et E.
Raharizonina, III. 1958, 1 ex.). — Périnet (2 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka, à l’Est de Tananarive (I-II. 1960, 1 ex.). —
Andranotoliaka, district d’Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaud, IV. 1957, 1 ex.). —
Massif de l’Itremo, Ouest du col, 1 600-1 615m (A. Peyrieras et P. Griveaud, 1. 1973, 11
ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — En 1948, JEANNEL place cette espèce panni ses Neobatenus par
suite d’une prétendue absence de la soie prothoracique postérieure, ce qui est erroné. Le
même auteur, en 1951, modifie cette opinion et inclut lebisi panni les Euleptus, ce qui est
tout aussi faux, la dent labiale étant présente et bien développée.
Fig. 16. — Megalonychus lebi¬
si Jeannel (dessin de Mme BERGER).
Source : MNHN, Paris
60
P. Basilewsky
9. Megalonychus betsileo (Alluaud)
Colpodes betsileo Alluaud, 19152, 4 fra, 4, |>. 12.
Colpodes limodroininus Alluaud, 19.55, 4frti, 10, p. 12.
Liagonum betsileo , JKWXKI, 1948, Faune .le l'Empire franc-, 10, pp. 528. 5:5.5. Iï“. 242.
Liagonidium betsileo, Ji:\N\l'.l. 1951, Mém. Inst. Sri. Mntl. . A, (>, pp. 298, 299.
Types. — betsileo Alluaud. Holotypej Madagascar Est, Midongy, en pays Betsileo
(ex coll. R.Vitalis de Salvaza, X. 1922, coll. Alluaud) (Muséum, Paris).
limodrominus Alluaud. Hololype, Madagascar Est, Tamatave (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 1 1 mm. Ailé. Dessus brun de poix foncé, les ély 1res
nettement plus clairs, surtout en arrière, pronotum largement rebordé de ferrugineux
clair sur les côtés, élytres plus étroitement; dessous brun plus clair, surtout sur
l’abdomen ; pattes d’un brun ferrugineux, les tibias un peu plus clairs que les fémurs ;
antennes d’un brun plus foncé.
Tête large et courte, à microsculpture non ou à peine réticulaire, assez faible, les
yeux gros et bien saillants, bien plus longs que les tempes qui sont obliques et très courtes,
le bord antérieur du labre droit, la suture clypéale bien marquée, les sillons frontaux
longs, larges en avant, bien marqués en arrière. Dent labiale forte et nettement bidentée
au sommet. Antennes fines, dépassant la base du pronotum de près de 3 articles.
Pronotum bien transverse et assez cordiforme, 1,36 à 1,44 fois plus large que long, à
largeur maximale légèrement déportée en avant du milieu, imponctué, chagriné devant la
base, avec de très fines ridules transversales sur le disque, à microsculpture en mailles
transversales ; bord antérieur subdroit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et à
peine saillants vers l’avant ; côtés légèrement arrondis en avant, ensuite nettement
rétrécis, rectilignes et légèrement sinués ; angles postérieurs obtus mais bien marqués ;
base droite, nettement mais brièvement relevée sur les côtés ; gouttière marginale très
large et très explanée, surtout en arrière où les côtés sont quelque peu relevés ; sillon
longitudinal médian bien profond ; dépressions basilaires grandes, profondes et subar¬
rondies, chagrinées. Elytres très allongés et peu ovoïdes, 1,82 à 1,90 fois plus longs que
larges ensemble, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière
latérale étroite ; troncature apicale oblique et bien sinuée ; intervalles plans ; stries assez
larges et profondes, nettement ponctuées dans les deux premiers tiers ; microsculpture à
mailles très transverses, formant un réseau moins nettement fermé que chez les autres
espèces du genre ; série ombiliquée comme chez lebisi.
Pattes moyennes. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. 5e article des tarses pourvu de soies surtout à sa
partie distale, mais moins nombreuses que chez les espèces précédentes et paraissant
assez caduques. Métépisternes longs, près de 3 fois plus longs <pie larges au bord
antérieur.
Edéage d fig., 14g: gonapophyse fig. 15i.
Distribution dans l’île. — M \l) \<; \SCAR Est : Midongy, dans le pays Betsileo (1
ex.). — Tamatave (F. R. Mason, XII. 1920, 1 ex.).
Madagascar Centre: Ambositra (1 ex.)
Madagascar (2 ex.).
Ces localités sont imprécises et douteuses. L espèce est probablement propre a la
région d’ Ambositra.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
61
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — La synonymie de betsileo Alhiaud et limodrominus Alhiaud fut
déjà signalée par JEANNEL en 1948 Par suite du 5earticle des tarses sétulé en dessous cette
espèce trouve sa place dans le genre Megalonychus et non parmi les Liagonuni.
4. Genre Neobatenus Jeannel
Neobatenus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 523, 524 (subgen. A'Agonum)
(espèce type : Colpodes pseudophanes Alluaud, 1935, par désignation originelle).
Neobatenus , Basilewsky, 1953, Explor. P. N. Lipemba. 10, pp. 63, 71.
Neobatenus , B.AS1LEWSKY, 1 956. Ann. Mus. Roy. Congo Belge , in-8", Zool., 51, p. 68.
Description. — Espèces de titille assez petite, ailées, de coloration variable.
Tête assez courte et large, les yeux gros et saillants, les tempes très courtes, le
vertex bien séparé du cou par un sillon transversal ; suture clypéo-frontale bien inarquée
et toujours nette ; labre assez volumineux et transverse ; mandibules courtes, larges à la
base, modérément recourbées en avant, à peine acérées à l’extrême sommet. Palpes assez
longs mais non grêles, le dernier article fusiforme et assez renflé au milieu, très
brièvement tronqué au sommet, l’avant-dernier article des maxillaires pas plus long que
le dernier. Labium avec une forte dent médiane, triangulaire et assez aiguë mais arrondie
au sommet, les lobes latéraux larges et bien saillants, les sillons labiaux modérément
marqués ; 2 soies latérales au submentum. Antennes assez longues. Pronotum peu
volumineux, généralement cordiforme et à largeur maximale plus ou moins déportée en
avant du milieu, à gouttière marginale étroite. Elytres allongés, assez convexes, à
gouttière latérale étroite et à troncature apicale oblique mais non ou à peine sinuée ;
intervalles plats et légèrement bombés, les stries souvent ponctuées, normalement
conformées en arrière ; microsculpture en mailles transversales assez serrées et bien
fermées.
Pattes moyennes ; protibias bien sillonnés longitudinalement ; tarses antérieurs
du 6 comme chez les précédents ; tarses intermédiaires et postérieurs longs et étroits,
bisillonnés latéralement et carénés longitudinalement au milieu ; 4‘‘ article légèrement
échancré au sommet, plus fortement aux pattes antérieures ; 5' article fortement sétulé
en dessous.
Deux soies orbitales de chaque côté. Seule la soie prothoracique antérieure
présente, la postérieure toujours absente. Soie basilaire de l'élytre insérée au sommet de
la première strie ; seul le 3e intervalle pourvu de 3 pores dorsaux, l’antérieur dans le
premier tiers contre la 3e strie, les deux autres dans la moitié postérieure contre la 2e.
Série ombiliquée de 14 à 18 pores.
Répartition géographique. — Afrique, Madagascar.
Observations. — JEANNEL établit le genre Neobatenus en 1948, comme sous-
genre d 'Agonum, pour deux espèces, pseudophanes Alluaud et lebisi Jeannel, chez
lesquelles la soie prothoracique postérieure serait absente, ce qui est totalement inexact
pour la seconde. En 1951, le même auteur estime qu’il n’y a pas lieu de séparer
Neobatenus pseudophanes des Megalonychus et range lebisi parmi les Euleptus , ce qui
est tout aussi erroné par suite de la présence d’une dent labiale chez cette espèce, ce qui
l’en exclut incontestablement.
Source : MNHN, Paris
62
P. Basilewsky
En fait, le genre Neobatenus est parfaitement valable et bien caractérisé par la
présence de la dent labiale, la sétulation du 5e article des tarses, l'absence de la soie
prothoracique postérieure et la microsculpture élytrale formée de mailles transversales.
Mais loin d'être propre à Madagascar, ce genre comporte (comme je I ai déjà
indiqué en 1953 et en 1956) de nombreuses espèces africaines, notamment ifallaciosus
Péringuey, striatitarsis Péringuey, laetulus Péringuey et transvaalensis Péringuey
d’Afrique du Sud, wittei Basilewsky, wittcanus Burgeon et harroyi Basilewsky du Shaba
(= Katanga), du Rwanda et du Burundi, halophilus Basilewsky elpridhami Basilewsky
de Tanzanie, mus Basilewsky, zavattarii Basilewsky et jimmae Basilewsky d Ethiopie.
D'autre part, Probatenus Basilewsky, propre aux montagnes d'Afrique orientale
et non représenté à Madagascar, diffère de Neobatenus par les mailles de la micros¬
culpture élytrale isodiamétrales et non transversales ou étirées longitudinalement ; il ne
constitue peut-être qu’une phase évolutive de cette microsculpture et il est possible qu il
doive lui être réuni.
Neobatenus pseudophanes (Alluaud) (lig. 1 <)
Colpodes pseudophanes Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 13.
Agonu m (Neobatenus) pseudophanes.. Je.VNXKL, 1948, Faune de 1 Empire franç., 10, pp. oZA,
>J' Megalonychas pseudophanes, JEANNEL, 1951. Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 291.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Betroka ( Seyrig , I. 1933) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 5,5 à 7 mm. Ailé. Tête
brun de poix à brun rouge foncé, pronotum d’un
ferrugineux plus clair, élytres de la même couleur
mais fortement rembrunis sur le disque qui parfois est
très foncé ; dessous brun clair, plus foncé sur le
métasternum ; pattes d’un brun clair presque testacé,
les antennes brun clair, à premier article presque
testacé.
Tête assez courte et large, à microsculpture en
mailles isodiamétrales ou un peu transversales et très
serrées, les yeux gros et bien saillants, beaucoup plus
longs que les tempes qui sont obliques et très
courtes ; le bord antérieur du labre droit, les sillons
frontaux larges et bien marqués en avant, presque
effacés en arrière. Dent labiale arrondie au sommet.
Antennes fines et longues, dépassant la base du
pronotum de plus de 3 articles. Pronotum peu
volumineux et subcordiforme, très peu transverse,
1,07 à 1,16 fois plus large que long, à largeur
maximale fortement déportée en avant du milieu,
rétréci vers l’arrière, imponctué, légèrement chagriné
devant la base, sans ridules transversales sur le
disque, à microsculpture légèrement transversale et
peu profonde ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
très petits, non ou à peine saillants vers l’avant ; côtés
Fig. 17. — Neobatenus pseu¬
dophanes Alluaud (dessin de Mme
Berger).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
63
légèrement arrondis dans le premier tiers, ensuite rectilignes et non sinués ; angles
postérieurs obtus et bien arrondis ; base droite, légèrement relevée sur les côtés ;
gouttière marginale particulièrement étroite sur toute sa longueur et non élargie en
arrière ; sillon longitudinal médian fin et modérément profond : dépressions basilaires
peu profondes mais assez étendues, limitées intérieurement par un petit trait linéaire.
Elytres très allongés, 1,67 à 1,76 fois plus longs que larges ensemble, assez convexes et
non aplanis sur le disque, non élargis en arrière ; épaule arrondie et bien marquée, à repli
basilaire bien arrondi ; gouttière latérale très étroite sur toute sa longueur ; troncature
apicale oblique et non sinuée ; angle suturai largement arrondi ; intervalles subplans ;
stries assez profondes et bien ponctuées dans les deux premiers tiers ; microsculpture en
fines mailles transversales peu profondes, 3 à 4 fois plus larges que longues ; série
ombiliquée comportant 14 pores, assez espacés au milieu.
Pattes moyennes, à tarses fins et allongés. Fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane. Métépisternes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 14c; gonapopbyse Ç fig. 15j.
Distribution dans l’île. — On ne connaît de cette espèce que 4 exemplaires
recueillis par A. SEYRIG dans la partie méridionale de l’île.
Madagascar Centre (pentes occidentales) : Ihosy ( Seyrig , II. 1933, 1 ex.). —
Betroka ( Seyrig , I. 1933, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
5. Genre Liagonum Jeanne!
Liagonum Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 18, 526 (espèce type : Colpodes
grandidieri Alluaud, 1897, par désignation originelle).
Liagonum. Basilewsky. 1950, Ark.f. Zool, (2) 1, pp. 277, 282.
Liagonum, JEANNEI., 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 288, 295.
Liugonidium Jeannel, 1951,»/., pp. 288, 298 (espèce type : Colpodes coquereti Alluaud, 1897,
par désignation originelle) (syn. nova).
Liagonum, Basii.ewsky, 1953, Expier. P. N. Upemba, 10, pp. 62, 67.
Liugonidium , Basii.ewsky, 1953, «/., pp. 62, 67.
Liagonum, HaBC, 1954, Bull. nul. Inst. Agr. Sci., C, 4, pp. 296, 303.
Liagonum, BasiKEWSKY, 1956 , Ann. Mus. Roy. Congo Belge, in-8°, Zool., 51, p. 64.
Liugonidium. B.ASII.KV.SKY, 1956, »/.. p. 64.
Liagonum. JEANNEL, 1961, Rev. franç. Eut., 28. p. 201.
Description. — Taille moyenne à assez petite. Espèces ailées, brachyptères ou
aptères, de coloration sombre, les élytres parfois avec de légers reflets métalliques.
Tête le plus souvent allongée ; vertex séparé du cou par un sillon transversal et un
étranglement latéral ; suture clypéale bien marquée : labre très transverse ; mandibules
et palpes moyens. Labium à dent médiane toujours présente et bien développée,
largement arrondie au sommet, les lobes latéraux larges et grands, les sillons labiaux assez
profonds ; 2 soies latérales au submentum. Antennes assez moyennes, dépassant
généralement la base du pronotum de près de 3 articles. Pronotum variable, toujours plus
large que long. Elytres assez allongés, rarement bien convexes, souvent aplanis sur le
disque ; intervalles rarement convexes ; stries moyennes, non ou à peine distinctement
Source : MNHN, Paris
64
P. Basilewsky
ponctuées, normalement conformées en arrière ; striole scutellaire raccourcie chez
quelques espèces: microsculpture à mailles transversales ou isodiamétrales mais
formant toujours un réseau bien fermé : angle suturai arrondi. Dessous imponctué.
Pattes moyennes ; protibias plus ou moins fortement sillonnés longitudina¬
lement ; fémurs postérieurs avec 1 ou 2 soies médianes ; tarses antérieurs du d assez
nettement dilatés, pourvus à la face ventrale des 3 premiers articles d'une double rangée
de phanères transparentes peu nombreuses mais à large pavillon adhésif; tarses
intermédiaires et postérieurs assez profondément bisillonnés longitudinalement et avec
une crête médiane plus ou moins carénée ; 4“ article échancré au sommet ; 5e article non
sétulé en dessous, parfois très faiblement pubescenl à la partie distale.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Pore
basilaire de l’élytrc inséré au début du premier intervalle ; seul le 3e intervalle pourvu
des 3 pores dorsaux habituels, l’antérieur dans le premier tiers contre la 3e stne, les deux
autres dans la moitié postérieure contre la 2e ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 18 à
21 pores.
Répartition géographique. — Afrique, Madagascar, Maurice, Réunion.
Observations. — Ce genre, qui comporte 31 espèces à Madagascar, une à 1 île
Maurice et 2 à la Réunion, est également bien représenté en Afrique, avec notamment :
fulvipes Laferté (= xantholom,,C\muàoir),p<iuper Péringuey, largement répandu sur le
continent, bintumanum Basilewsky et mandibulare Basilewsky du Mont Loma, vande-
rysd Burgeon et submimum Basilewsky de l’Afrique occidentale et centrale, bicolor
Basilewsky du N.E. Zaïre, du Rwanda et de l’Uganda, kiymbiae Basilewsky du Mont
Kabobo (É. Zaïre), marakwetianum Burgeon et chappuisi Burgeon de PAderdare,
jeanneli Alluaud du Kilimanjaro, scoui Basilewsky, baleense Basilewsky et scordiscum
Basilewsky de l’Ethiopie, ainsi que certainement bien d’autres encore inédites. 11 est très
probablement représenté également dans la région orientale (1).
Liagonidium, établi par JEANNEL pour les espèces à microsculpture élytra le
constituée par de fines strioles étirées en travers et ne formant pas de réseau fermé de
mailles isodiamétrales ou transversales, ne peut en être séparé génériquement, ce
caractère ne méritant pas d être pris en considération à ce niveau taxonomique.
En 1954, Dabi cite plusieurs espèces du Japon mais il adopte pour elles le nom
d'Eucolpodes, établi par JEANNEL en 1949 pour une forme japonaise (Colpodes lampros
Bâtes) qu’il aurait mal interprétée et qui serait en réalité YAgonum japomeum
Motscbulsky, et estime que Liagonum est un synonyme de Eucolpodes. Mais en 1 978, le
même auteur (Fauna japonica, Carabidae : Platynini, p. 173) considère Eucolpodes
comme un sous-genre d'Agonum, et classe les espèces qu il avait précédemment citées
comme Eucolpodes dans 6 sous-genres différents du grand genre Agonurn, qu’il a tort, à
mon avis, de considérer comme une seule entité générique alors que bien des caractères
mis en valeur par lui-même plaident en faveur d’un démembrement de ce taxon. 11 est
cependant probable que des Liagonum, qui constituent une vaste lignée gondwanienne,
existent aussi dans la région orientale.
(1) JEANNEL (196 1) a décrit un Liagonum beckeri provenant de 1 île de la Tnnidad, dans Océan
Atlantique, à quelques 800 km des côtes du Brésil et à près de 4 500 km de celles d Afrique. Bien dans la
description ne permet d’affirmer (pie cette espèce appartient bien à ce genre, ce qui me parait assez
douteux, lin examen plus approfondi serait nécessaire, après une étude des Platymens d Amérique du
Sud.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
65
Tableau des espèces malgaches
t
•>
i
1. (48). Microsculpture élytrale formée d'un réseau fermé de mailles
isodiamétrales ou transversales.
2. (15). Pronotum modérément transversal (1,20 à 1,33 fois plus large que
long), à largeur maximale plus ou moins déportée en avant du milieu.
3. (14). Taille plus grande (10 à 12,5 mm).
4. (9). Espèces aptères ou brachyptères. Fémurs postérieurs avec 2 soies
médianes. Métépisternes plus courts.
5. (8). Elytres ovoïdes et bien convexes, à forte déclivité apicale, plus
courts (1,42 à 1,60 fois plus longs que larges ensemble), à largeur
maximale située au milieu et non déportée en arrière, l’épaule bien
marquée, avec le repli basilaire légèrement anguleux, la striole
scutellaire longue. Pronotum plus transversal (1,28 à 1,38 fois plus
large que long), à côtés nettement plus arqués en arrière, à largeur
maximale située au milieu, à angles postérieurs plus obtus et plus
ouverts, à gouttière marginale large et bien explanée. Espèces
brachyptères, pourvues d’un court moignon alaire.
6. (7). Pronotum moins transversal (1,28 à 1,32 fois plus large que long), à
microsculpture moins transversale, à gouttière marginale plus large
et plus explanée aussi bien en avant qu’en arrière. Elytres plus
courts (1,42 à 1,48 fois plus longs que larges ensemble), à
microsculpture moins transversale. Tarses postérieurs et intermé¬
diaires fortement bisillonnés et carénés. Long. 1 0,5 à 1 1 mm.
. 1. L. grandidieri (Alluaud)
7. (6). Pronotum plus transversal (1,30 à 1,38 fois plus large que long), à
microsculpture plus transversale, à gouttière marginale moins large
et moins explanée en arrière. Elytres plus allongés (1,57 à 1,60 fois
plus longs que larges ensemble), à microsculpture plus transversale.
Tarses postérieurs et intermédiaires plus faiblement bisillonnés et
moins nettement carénés au milieu. Long. 10 à 1 0,5 mm (Andringitra).
. 2. L. brachypterum n. sp.
8. (5). Elytres non ovoïdes et peu convexes, sans forte déclivité apicale,
plus allongés (1,60 à 1,68 fois plus longs que larges ensemble), à
largeur maximale nettement déportée en arrière, l’épaule effacée, à
repli basilaire mieux arrondi, la striole scutellaire courte. Pronotum
moins large et moins transversal (1,25 à 1,28 fois plus large que
long), à côtés nettement moins arqués en avant et presque rectilignes
en arrière, à angles postérieurs moins obtus et moins ouverts, à
gouttière marginale plus étroite et peu explanée. Espèce complète¬
ment aptère. Long. 10 à 11 mm (Ankaratra) . 3. L. nebrioides n. sp.
9. (4). Espèces ailées. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Métépisternes plus longs. Yeux gros et proéminents.
Source : MNHN, Paris
66
P. Basilewsky
10.(1 1 ). Microsculpture élytrale à mailles légèrement transversales, près de 2
fois plus larges que longues. Intervalles des élytres plus convexes.
Pronotum assez fortement rétréci en arrière, à largeur maximale
bien déportée en avant du milieu, la base plus étroite que le bord
antérieur, les angles postérieurs moins arrondis et mieux marqués, la
gouttière marginale moins large, moins explanée et plus fortement
relevée. Yeux moins gros et moins saillants, les tempes plus longues.
Elvtres moins allongés et plus élargis au milieu (1,50 à 1,53 fois plus
longs que larges ensemble), les stries un peu plus profondes, très
légèrement ponctuées. Long. 10 à 10,5 mm . 4. L. peyrierasi n. sp.
1 1 .(10). Microsculpture élytrale à mailles isodiamétrales, non ou à peine plus
larges que longues. Intervalles des élytres presque plats.
12. (13). Pronotum plus transversal, 1,30 à 1,33 fois plus large que long,
moins nettement rétréci en arrière, à largeur maximale moins
fortement déportée vers l’avant, les angles postérieurs plus arrondis.
Elytres à intervalles moins aplanis, les stries plus profondes, la
microsculpture moins fortement marquée. Long. 10 à 12 mm.
. 5. L. hova (Alluaud)
13. (12). Pronotum plus étroit, 1,24 à 1,33 fois plus large que long, plus
nettement rétréci en arrière, à largeur maximale plus fortement
déportée vers l’avant, les angles postérieurs mieux marqués. Elytres
à intervalles complètement plats, les stries bien plus faibles, la
microsculpture plus fortement marquée et très serrée. Long. 10,5 à
11,5 . . 6. L. subsolanum Jeannel
1 4. (3). Taille plus petite. Espèce aptère. Pronotum court et peu transversal,
à angles antérieurs non avancés en lobes. Métépistemes courts.
Yeux petits et saillants. Elytres parallèles et peu ovoïdes. Long. 8
mm (chaînes Anosyennes) . 7. L. ranomandryae n. sp.
1 5. (2). Pronotum bien transversal (1,35 à 1,60 fois plus large que long), à
largeur maximale située à mi-longueur, les côtés plus nettement
arrondis en arrière.
16. (43). Taille plus grande (9 à 13 mm).
17. (18). Dessus entièrement d'un noir brillant, sans aucun reflet brunâtre ou
bronzé, sans bordure latérale testacée au pronotum ni aux élytres.
Pattes d’un brun de poix très foncé. Microsculpture élytrale à
mailles un peu transversales mais très serrées. Long. 13 mm.
. 8. L. solidum (Alluaud)
18. (17). Dessus d’un brun plus ou moins foncé mais jamais tout à fait noir,
bordure latérale ferrugineuse au pronotum et aux élytres le plus
souvent présente, souvent avec un léger reflet bronzé. Pattes d’un
brun testacé. Taille moindre.
19. (22). Microsculpture élytrale à mailles fortement étirées en travers, près
de 3 fois plus larges que longues et même plus, assez irrégulières.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
67
20.(21).
21.(20).
22. (19).
23. (40).
24. (33).
25. (28).
26. (27).
27.(26).
28. (25).
29. (32).
Elytres plus convexes et parallèles, non ovoïdes, d’un bronzé
légèrement métallique, à troncature apicale moins fortement sinuée.
Pronotum brun ferrugineux, largement bordé de clair sur les côtés,
les angles antérieurs à peine lobés, la gouttière marginale plus
fortement explanée, les côtés moins arrondis en arrière, les angles
postérieurs mieux marqués. Yeux plus fortement saillants. Pattes
d'un ferrugineux clair. Long. 9 à 10 mm . 9. L. aereum (Coquerel)
Elytres peu convexes et même un peu aplanis sur le disque, plus
ovoïdes mais pas moins allongés, d’un brun de poix foncé, à
troncature apicale plus fortement sinuée. Pronotum d’un brun de
poix foncé, plus étroitement bordé de clair sur les côtés, les angles
antérieurs largement lobés, la gouttière marginale moins fortement
explanée, les côtés moins arrondis en arrière, les angles postérieurs
plus largement arrondis. Yeux moins fortement saillants. Pattes d’un
brun plus foncé. Long. 9,5 à 10 mm (chaînes Anosyennes).
. 10. L. viettei n. sp.
Microsculpture élytrale formée de mailles plus régulières, isodiamé¬
trales ou légèrement transversales (au maximum 1,5 à 2 fois plus
larges que longues).
Elytres plus ovoïdes et plus courts (1,47, à 1,60 fois plus longs que
larges ensemble), peu convexes, souvent plus ou moins aplanis sur le
disque.
Mailles de la microsculpture chirale transversale mais assez courtes,
près de deux fois plus larges que longues. Pronotum à côtés plus
arrondis en arrière, 1,35 à 1,50 fois plus large que long.
Pronotum moins large et moins transversal, 1,36 à 1,39 fois plus
large que long.
Intervalles des élytres très plats, nullement bombés ; côtés plus
arqués, l’épaule moins marquée. Pronotum à côtés moins régulière¬
ment arrondis, plus rectilignes en arrière, la gouttière marginale
moins élargie et moins explanée en arrière, les dépressions basilaires
moins profondes. Pattes plus claires. Long. 9,5 à 10,5 mm
(Tsaratanana) . 11. L. deplanatum n. sp.
Intervalles des élytres assez bombés, jamais plats ; côtés plus
parallèles, l’épaule mieux marquée. Pronotum à côtés plus réguliè¬
rement arrondis, même en arrière, la gouttière marginale fortement
élargie et bien explanée en arrière, les dépressions basilaires plus
profondes. Pattes plus sombres. Long. 9,5 à 10 mm.
. 12. L. mantasoae n. sp.
Pronotum très transverse, 1,40 à 1,52 fois plus large que long.
Intervalles des élytres toujours légèrement bombés.
Pronotum large et bien transversal, 1,46 à 1,52 fois plus large que
long. Partie apicale du pénis de longueur moyenne non particu¬
lièrement allongée ni rétrécie.
Source : MNHN , Paris
68
P. Basilewsky
30.(31).
31.(30).
32. (29).
33. (24).
34. (35).
35. (34).
36. (37).
37. (36).
38. (39).
Mailles de la microsculpture élytrale 2 fois plus larges que longues.
Intervalles élytraux légèrement bombés. Pronotum à gouttière
marginle moins profonde en amère où les côtés sont moins relevés ,
dépressions basilaires moins profondes ; angles postérieurs très
arrondis et à peine marqués. Partie apicale du pénis autrement
conformée. Long. 9 à 10,5 mm . 13. L. assimile Jeannel
Mailles de la microsculpture élytrale 1,5 fois plus larges que longues.
Intervalles des élytres moins bombés. Pronotum à gouttière margi¬
nale plus profonde en arrière où les côtés sont bien plus fortement
relevés ; dépressions basilaires plus profondes ; angles postérieurs
largement obtus mais bien marqués. Partie apicale du pénis
autrement conformée. Long. 10 à 11 mm (chaînes Anosyennes).
. 14. L. rhetoborum n. sp.
Pronotum moins large et moins transversal, 1,40 à 1,42 fois plus
large que long. Partie apicale du pénis particulièrement allongée et
étroite, très pointue au sommet. Long. 10 à 11 mm (Montagne
d' Ambre) . 15‘ L- vicinum Jeannel
Mailles de la microsculpture élytrale isodiamétrales, pas plus larges
que longues.
Pronotum particulièrement large et transversal (1,55 à 1,56 fois plus
large (pie long), les côtés plus fortement arrondis en arrière, les
angles postérieurs arrondis et effacés, la gouttière marginale moins
fortement élargie en arrière. Elytres plus convexes, un peu plus
larges et plus trapus. Yeux plus grands et plus fortement saillants.
Dessus d’un noir de poix foncé, avec une étroite bordure ferrugineuse
au pronotum et aux élytres. Long. 10, 5à 11 mm . 16.L.analavelonaeu.sp.
Pronotum nettement moins transversal (1,39 à 1,50 fois plus large
(pie long), les côtés moins régulièrement arrondis en arrière qu en
avant, les angles postérieurs largement obtus mais mieux marqués.
Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Pronotum moins
transversal (1,39 à 1,45 fois plus large que long), à gouttière
marginale plus étroite et moins fortement explanée en arrière.
Dessus d’un brun foncé. Long. 9 à 9,5 mm (Andringitre).
. 17. L. vakoanae (Jeannel)
Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Pronotum plus transver¬
sal (1,43 à 1,48 fois plus large (pie long), à gouttière marginale plus
large et plus fortement explanée en arrière. Dessus d’un brun de poix
foncé, presque noir.
Pronotum moins transversal (1,43 à 1,48 fois plus large que long),
les côtés plus marqués en arrière et moins rectilignes, les angles
postérieurs moins marqués et plus arrondis. Elytres bien moins
aplanis sur le disque, un peu moins allongés (1,50 à 1,51 fois plus
longs que larges ensemble), à intervalles moins plats, à micro¬
sculpture isodiamétrale moins forte et moins serrée. Long. 10 à 10,5
mm (chaînes Anosyennes) . 18. L. anosyanum n. sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
69
39.(38). Pronotum plus transverse (1,49 à 1,50 fois plus large que long), les
côtés moins arqués en arrière, plus rectilignes, les angles postérieurs
mieux marqués et moins arrondis. Elytres bien plus fortement
aplanis sur le disque, un peu allongés (1,54 à 1,56 fois plus longs (pie
larges ensemble), à intervalles plus plats, à microsculpture isodia-
inétrale plus forte et plus serrée. Long. 10 à 10,5 mm.
. 19. L. mahafalyanum n. sp.
Elytres très allongés, subparallèles, 1,62 à 1,66 fois plus longs que
larges ensemble.
Mailles de la microsculpture élytrale pas plus de 1,5 fois plus larges
que longues. Pronotum à angles antérieurs en lobes moins avancés, à
côtés moins rectilignes en arrière. Elytres moins convexes et plus
aplanis sur le disque, la troncature apicale plus sinuée. Coloration
du dessus moins foncée. Long. 9 à 9,5 mm (Tsaratanana).
. 20. L. tsaratananae n. sp.
42. (41). Mailles de la microsculpture élytrale plus transversales et moins
régulières, au moins 2 fois plus larges que longues. Pronotum à
angles antérieurs en lobes plus fortement avancés, un peu plus
rectilignes en arrière. Elytres plus convexes et moins aplanis sur le
disque, la troncature apicale moins sinuée. Coloration du dessus
d’un noir plus foncé, très légèrement irisée. Long. 9 à 9,5 mm
(Marojejy) . 21. L. marojejyanum n. sp.
43. (16). Taille plus faible (7 à 9 mm). Fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane.
44. (45). Pronotum particulièrement court, large et transversal (1,55 à 1,64
fois plus large que long), mat, à microsculpture forte ; dépressions
basilaires modérément profondes mais larges et fortement chagri¬
nées ; angles postérieurs obtus mais bien marqués. Tête particuliè¬
rement large et courte, les yeux spécialement gros et saillants.
Microsculpture élytrale à mailles bien transverses, près de 3 fois plus
larges que longues. Pronotum et élytres largement bordés de brun
clair ou testacé sur les côtés. Long. 6,5 à 8,5 mm . 22. L. simplex (Alluaud)
Pronotum bien moins large et plus transversal (1,36 à 1,46 fois plus
large que long) ; dépressions basilaires plus profondes. Tête bien
moins large et moins courte.
Pronotum plus large, à microsculpture forte rendant la surface mate,
les angles postérieurs obtus et bien marqués, l’angle latéral médian
nettement marqué. Elytres moins allongés (1,45 à 1,47 fois plus
longs que larges ensemble), à stries finement ponctuées, à micro¬
sculpture en mailles peu transversales, 1,5 à 2 fois plus larges que
longues, à troncature apicale fortement sinuée. Elytres et pronotum
d’un brun de poix à légers reflets verdâtres, rebordés latéralement de
testacé. Long. 7,5 à 8 mm (Ile Maurice) . 23. L. metrium (Alluaud)
45. (44).
46. (47).
40. (23).
41. (42).
Source : MNHN, Paris
70
P. Basilewsky
47. (46). Pronotum moins large, à microsculpture très faible rendant la
surface brillante, les angles postérieurs très arrondis, l'angle latéral
médian effacé. Elytres plus allongés (1,53 fois plus longs que larges
ensemble), à stries imponctuées, à microsculpture en mailles plus
transversales, 2 à 3 fois plus larges que longues, à troncature apicale
non sinuée. Brun de poix sans reflets métalliques, pronotum et
élytres sans bordure latérale testacée. Pattes plus foncées. Long.
9 . . 24. L. laticolle Jeannel
48. (1). Microsculpture élytrale en strioles étirées en travers et ne formant
pas de réseau fermé.
49. (50). Pronotum fortement élargi en arrière, à largeur maximale située près
de la base qui est bien plus large que le bord antérieur. Pores discaux
du 3e intervalle des élytres insérés dans de profondes fossettes.
Elytres très larges et trapus, à stries nettement ponctuées. Dent
labiale arrondie au sommet. Protibia à peine distinctement sillonné
longitudinalement. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes.
Métépisternes courts, moins de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur. Espèce aptère. Long. 7 à 9 mm (Réunion).
. 25. L. arecarum (Coquerel)
50. (49). Pronotum nullement élargi en arrière, le plus souvent cordifonne, a
largeur maximale située à mi-longueur ou souvent déportée en avant
du milieu. Pores discaux du 3e intervalle des élytres non insérés
dans des fossettes. Elytres allongés. Protibia bien distinctement
sillonné longitudinalement. Fémurs postérieurs avec 1 ou 2 soies
médianes. Métépisternes plus longs. Espèces ailées ou aptères.
51. (58). Dent labiale arrondie au sommet. Fémurs postérieurs avec une seule
soie médiane. Espèces ailées.
52. (55). Pronotum très transverse, 1,45 à 1,50 fois plus large que long, pas
plus rétréci en arrière qu’en avant, à largeur maximale située au
milieu, à gouttière marginale très large et très explanée. Micro¬
sculpture élytrale faible. Dessus noir plus ou moins irisé. Pattes
sombres. Elytres à gouttière marginale large. Bord antérieur du labre
plus ou moins sinué au milieu. Grande taille (1 1,5 à 12 mm).
53. (54). Tibias intermédiaires et surtout postérieurs fortement courbés.
Clypéus séparé du front par une forte carène transversale. Micro- .
sculpture élytrale rudimentaire. Long. 11,5 mm . 26. L. curvipes n. sp.
54. (53). Tibias intermédiaires et postérieurs droits, nullement courbés m
arqués. Pas de carène transversale séparant le clypéus du front.
Microsculpture élytrale mieux marquée. Long. 11,5 à 12 mm.
. 27. L. vadoni n. sp.
55. (52). Pronotum moins transverse, 1,32 à 1,40 fois plus large que long,
plus fortement rétréci en arrière qu’en avant, à largeur maximale
déportée en avant du milieu, à gouttière marginale étroite et peu
explanée. Microsculpture élytrale bien marquée. Dessus brun à brun
de poix. Pattes d’un brun rougeâtre à brun testacé. Elytres à
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
71
56. (57).
57. (56).
58. (51).
59. (66).
60. (65).
61. (62).
62.(61).
63. (64).
64. (63).
65. (60).
gouttière marginale étroite. Bord antérieur du labre droit et non
sinué au milieu. Taille plus petite.
Côtés du pronotum plus ou moins fortement sinués en arrière, bien
redressés devant les angles postérieurs qui sont subdroits, bien
qu'émoussés au sommet ; surface brillante et non ridulée. Elytres un
peu plus allongés et plus parallèles ; stries non ou à peine distinc¬
tement ponctuées. Long. 7 à 9 mm . 28. L. coquereli (Alluaud)
Côtés du pronotum non ou très légèrement sinués en arrière,
souvent rectilignes, les angles postérieurs bien plus obtus ; surface
mate, plus aciculée, plus ou moins ridulée transversalement sur le
disque. Elytres un peu moins longs ; stries ponctuées. Long. 7,5 à
9 mm (Réunion) . 29. L. sexpunctatum (Dejean)
Dent labiale fortement bidentée au sommet. Fémurs postérieurs
avec 2 soies médianes. Tête plus étroite et plus allongée. Pronotum
très cordiforme. Espèces aptères.
Microsculpture élytrale en strioles étirées en travers, profondes et
sériées. Troncature apicale de l’élytre moins sinuée. Elytres plus
allongés et moins ovoïdes, 1,64 à 1,70 fois plus longs que larges
ensemble. Pronotum moins fortement cordiforme, à largeur maxi¬
male moins fortement déportée en avant, les côtés non ou moins
sinués en arrière, les angles postérieurs obtus et bien arrondis au
sommet. Pattes sombres. Pronotum et élytres sans bordure latérale
claire.
Pronotum bien cordiforme, les côtés nettement sinués en arrière, les
angles postérieurs mieux marqués bien qu’arrondis à l’extrême
sommet, la largeur maximale plus nettement déportée vers l avant, la
gouttière marginale plus étroite. Epaule plus effacée.
Pronotum plus transversal, 1,28 fois plus large que long. Elytres plus
allongés, 1,70 fois plus longs (pie larges ensemble. Métépistemes
plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur. Long. 8,5 mm
(Andringitra) . 30. L. monticola (Jeannel)
Pronotum moins transversal, 1,20 à 1,23 fois plus large que long.
Elytres moins allongés, 1,65 à 1,70 fois plus longs que larges
ensemble. Métépistemes moins de 2 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Elytres plus convexes et plus ovoïdes, plus fortement élargis en
arrière, d’un brun de poix presque noir. Dépressions basilaires du
pronotum non linéaires mais subarrondies. Long. 9 mm.
. 31. L. pauliani n. sp.
Elytres moins convexes et moins ovoïdes, moins fortement élargis
en arrière, d’un brun ferrugineux sombre. Dépressions basilaires du
pronotum linéaires. Long. 8 mm . 32. L. orophilum n. sp.
Pronotum moins cordiforme, les côtés non sinués en arrière, les
angles postérieurs plus largement arrondis, la largeur maximale
moins nettement déportée vers l’avant, la gouttière marginale plus
Source : MNHN, Paris
72
P. Basilewsky
large et assez explanée. Métépistemes 2 fois aussi longs que larges
au bord antérieur. Long. 9 mm . 33. L. incertum n. sp.
66.(59). Microsculpture élytrale très faible, à peine distincte, presque
vestigiale. Troncature apicale de l’élytre bien plus sinuée. Elytres
moins allongés et plus ovoïdes, 1,55 à 1,65 fois plus longs (pie larges
ensemble. Pronotum bien cordiforme, à largeur maximale plus
fortement déportée en avant du milieu, les côtés profondément
sinués en arrière, les angles postérieurs subdroits. Pattes testacées.
Pronotum et élytres bordés latéralement de testacé. Long. 7 à 8 nnn
(Tsaratanana) . 34. L. mangindranum n. sp.
1. Liagonum grandidieri (Alluaud) (fig. 18)
Colpodes Grandidieri Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. Frw.ce, 66, p. 172.
Colpodes Grandidieri , ÂLLliAUD, 1900, in A. GKAM.1I..ER, H.sL phys. nat. polit. Madag-, AAI,
Hist. nat. Coléopt., tome I, texte, 1 " partie, p. 18. cao fur 240,241.
Liagonum Grandidieri, JEANNE,., 1 948, Faune de I Empire franc;.. 10, PP- 25 7, 530. hg.
Liagonum Grandidieri , JEANNF.L, 1951, Mém. Inst. Sa. mad ., A, 6, p. 296, fig. .
Type. _ Holotype, Madagascar Nord, Montagne (l’Ambre (Ch. Alluaud, IV-V.
1893) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 11 mm.
Brachyptère, avec un très court moignon alaire,
atteignant à peine le tiers de la longueur de l'élytre.
Dessus d’un noir profond, brillant, les élytres par¬
fois d’un brun de poix très foncé ; dessous brun de
poix foncé, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes
très foncées, les tibias et les tarses plus clairs.
Tête modérément large, à microsculpture
isodiamétrale et fine, les yeux modérément gros et
moyennement saillants, plus longs que les tempes,
le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux
bien marqués. Antennes atteignant le tiers de la
longueur des élytres. Pronotum modérément, trans¬
verse, 1,28 à 1,32 fois plus large que long, à largeur
maximale non déportée en avant mais située au
milieu, imponctué, à microsculpture très moyenne,
à mailles serrées et très transversales ; angles anté¬
rieurs en larges lobes saillants vers 1 avant ; côtés
plus nettement arrondis en avant qu’en arrière ;
angles postérieurs largement arrondis et très ou¬
verts ; gouttière marginale large sur toute sa lon¬
gueur, bien explanée, encore élargie en arrière où
les dépressions basilaires sont profondes. Elytres
ovoïdes et convexes, 1 ,42 à 1,48 fois plus longs que
larges ensemble, à largeur maximale située plus ou
Fig. 18. — Liagonum gran¬
didieri Alluaud (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
73
moins au milieu de la longueur ; côtés plus rétrécis en avant qu’en arrière ; épaule bien
marquée, avec le repli basilaire assez anguleux ; déclivité apicale plus forte que chez les
autres espèces du genre ; troncature légèrement sinuée ; intervalles convexes ; stries
modérément profondes et impontuées ; striole scutellaire longue ; microsculpture peu
profonde, à maille 1,5 à 2 fois plus larges que longues.
Pattes asSez longues. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Métépistemes
courts, à peine plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 19a ; gonapophyse Ç> fig. 21a.
Distribution dans Pile. — Espèce répandue dans le Nord, dans les Domaines du
Nord et du Sambirano, particulièrement dans la région de Diégo-Suarez et la Montagne
d’Ambre.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud, 1V-V. 1893, holotype et 5
paratvpes ; ex. coll. Maindron, 1 ex.). — Montagne d’Ambre f/l. Sicard , XI-XI I. 1930, 2
ex.). — Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 100 m (Andria Robinson, XII. 1958, 1 ex. ;
P. Soga, II, 1959, 1 ex.).
Madagascar Sambirano : Ambanja (R. E., VIII. 1959, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. Liagonum brachypterum n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Sud, Andrianony, cirque de
Manjarivolo, 1 650 m (A. Descarpentries, Mission CNRS, RCP 225, X.XI. 1970)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 10,5 mm. Espèce brachyptère, pourvue d’un
moignon alaire très court, ne dépassant pas le premier tiers de la longueur de l’élytre.
Dessus noir de poix, le pronotum et les élytres faiblement rebordés latéralement de brun
un peu plus clair ; dessous brun de poix, à peine plus clair au milieu de 1 abdomen ; pattes
et antennes d’un brun foncé.
Espèce très proche de L. grandidieri, en différant essentiellement par la
conformation de l’édéage. Le pronotum est plus transverse, 1,30 à 1,38 fois plus large que
long, à microsculpture plus transversale, à gouttière marginale moins large et moins
fortement explanée en arrière. Les élytres sont moins courts, 1,57 à 1,60 fois plus longs
que larges ensemble, à stries plus profondes, à intervalles un peu plus bombés, à
microsculpture transversale, en mailles de 2 à 3 fois plus larges que longues. Les tarses
postérieurs et intermédiaires sont moins profondément bisillonnés et moins nettement
carénés au milieu.
Edéage 6 fig. 19c ; femelle inconnue.
.Alors que L. grandidieri est propre au Nord de l’île, et plus particulièrement à la
Montagne d’Ambre, la nouvelle espèce habite la partie méridionale de 1 Andringitra, soit
presque à l’autre extrémité.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Andringitra Sud, Andrianony,
cirque de Manjarivolo, 1 650 m, en forêt dense humide de montagne (A. Descarpentries,
4
Source : MNHN, Paris
74
P. Basilewsky
Mission CNRS, RCP n° 225, X-XI. 1970, 1 ex.).- Andringitra Sud, forêt du cirque de
Manjarivolo, 1 200 m (A. Peyrieras, V. 1973, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Liagonum nebrioides n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l'Ankaratra, 2 400 m (Mission
CNRS, RCP n° 225, VII. 1971) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 10 à 1 1 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé ; dessous
brun un peu plus clair ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux, les tibias plus clairs que
les fémurs. , ,
Tête modérément large, à microsculpture isodiamétrale fine et très serree, es
yeux peu saillants, à peine plus longs que les tempes, le bord antérieur du labre sinue, les
sillons frontaux faibles. Antennes atteignant à peine le tiers de 1 elytre. Pronotum
modérément transverse, 1,25 à 1,28 fois plus large que long, à largeur maximale
nettement déportée en avant du milieu, imponctué, à microsculpture faible, formée de
mailles transversales très serrées ; angles antérieurs en larges lobes saillants vers 1 avant ;
côtés arqués en avant, subrectilignes en arrière ; angles postérieurs moins largement
arrondis et mieux marqués que chez l'espèce précédente ; gouttière marginale assez
étroite et peu explanée et non élargie en arrière ; dépressions basilaires peu profondes.
Élytres allongés et peu convexes, 1,60 à 1,68 fois plus longs que larges ensemble, à
largeur maximale située en arrière du milieu ; côtés bien plus rétrécis vers 1 avant ou
l’épaule est arrondie et assez effacée, avec le repli basilaire nullement anguleux ;
troncature apicale légèrement sinuée ; intervalles peu convexes ; stnole scutellaire plus
courte que chez les autres espèces du genre ; stries assez profondes et împonctuées ;
microsculpture à mailles serrées, 1,5 à 2 fois plus larges que longues, un peu plus larges
chez la 0 qui est plus mate. ......
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Metepistemes
assez courts, moins de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 19d ; gonapophyse $ fig. 21b.
Distribution dans l’île. — Semble être localisé sur le massif de l’Ankaratra, à
haute altitude.
Madagascar Centre: Ankaratra, 2 400 m ( Mission CNRS, RCP n" 225, VII.
1971, holotype d ). — Ankaratra, Ambohimirandrana, forêt de Betay, 2 200 m (id., 1.
1972, 1 $ ). — Ankaratra, col de Faratsiho (1 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Liagonum peyrierasi n. sp.
Type, _ Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Itremo, 1615 m (A.
Peyrieras, I. 1973) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 10 à 10,5 mm. Ailé. Dessus noir brillant, les bords du
pronotum et des élytres non éclaircis ; dessus brun de poix foncé ; pattes sombres, les
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
75
Fig. 19. — Edéages. a, Liagonum grandidieri Alluaud ; b, L. ranomandryae n. sp. ; c, L.
brachypterum n. sp. ; d, L. nebrioides n. sp. ; e, L. aereurn Coquerel ; f, L. peyrierasi n.sp. ; g, L.
solidum Jeannel ; h, L. assimile Jeannel; i, L. hova Alluaud ; j, L. deplanatum n.sp. ; k, L. viettei
n.sp. ; 1, L. subsolanum Jeannel.
Source : MNHN, Paris
76
P. Basilewsky
fémurs pas plus foncés que les tibias ; antennes d’un brun ferrugineux avec les 3 premiers
articles plus foncés. , , .
Tête allongée, à microsculpture isodiamétrale très fine et très serrée, les yeu
moins gros et moins saillants que chez l’espèce précédente, les tempes plus longues, le
bord antérieur du labre droit les sillons frontaux larges mars modérément profonds.
Antennes assez courtes, n’atteignant pas le premier t.ers de 1 elytre. Pronotum
modérément transversal, 1,31 à 1,32 fois plus large que long, a largeur maximale bien
déportée en avant du milieu, imponctué mais très légèrement ridule transversalement sur
le disque, à microsculpture peu profonde et faiblement transversale ; angles anterieurs en
lobes assez larges mais modérément saillants vers l’avant ; cotes nettement rétrécis vers
l’arrière où ils sont subrectilignes; angles postérieurs modérément arrondis et bien
marqués ; base un peu plus étroite que le bord antérieur; gougère marginale moins
large, moins explanée mais plus fortement relevée que chez 1 espece précédente ,
dépressions basilaires grandes mais peu profondes. Elytres plus courts, peu allonges
plus élargis au milieu, 1,50 à 1,53 fois plus longs que larges ensemble, peu explanés sur le
disque, à largeur maximale à peine déportée en amère du milieu ; cotes a peine plus
rétrécis vers l’avant où l’épaule est arrondie et modérément marquée, avec le repli
basilaire faiblement arrondi; troncature apicale légèrement smuée ; intervalles à peine
convexes ; stries assez profondes et très légèrement ponctuées ; microsculpture a mailles
1,5 à 2 fois plus larges que longues. M,.A .
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepis-
temes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 19f ; gonapophyse $ fig. 21c.
Distribution dans l’île. - Connu seulement du massif de lTtremo.
Madagascar Centre: Massif de ritremo, 1615 m (A. Peyrieras, I. 1973,
holotype d et paratype $ )•
Répartition géographique. — Madagascar.
5. Liagonum hova (Alluaud) (fig. 20)
Colpodes hova Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. France 66, p. 173.
Colpodas hova , Alluaud, 1900, in A.GRAND1DIER, Hist. phys. nat. polit. Madag-, XXI, Hist nat.
Coléopt., tome 1, texte, 1" partie, p. 18. . «7 MB R, 940
Liagonum hova , JEANNEL, 1948, Faune de 1 Empire franç., 10, pp 527 528, fig. 240.
Liagonum hova, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 216, 2)t.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Haut Plateau de lTmenna (Sikora)
(Muséum, Paris).
Description. - Long. 10 à 12 mm. Ailé. Dessus brun de poix très foncé, presque
noir, les bords du pronotum et des élytres éclaircis ; dessous brun, l’abdomen plus clair ;
pattes sombres ; antennes d’un brun ferrugineux avec le premier article plus fonce.
Tête assez allongée, à microsculpture isodiamétrale serrée mais peu protonde, les
yeux assez gros et saillants, plus longs que les tempes, le bord antérieur du labre droit, les
sillons frontaux profonds. Antennes atteignant le premier tiers de 1 elytre. Pronotum moi e-
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
77
Fig. 20. — Liagonum hova Al-
luaud (d’après JEANNEL).
rément transversal, 1,30 à 1,33 fois plus large
que long, à largeur maximale à peine dépor¬
tée en avant du milieu, imponctué, à micro¬
sculpture peu profonde et à mailles moins
transversales que chez les espèces précéden¬
tes ; angles antérieurs en larges lobes modé¬
rément saillants vers l’avant ; côtés presque
aussi régulièrement arrondis en avant qu’en
arrière ; angles postérieurs très arrondis et
peu marqués ; gouttière marginale assez large,
surtout en arrière où elle est bien explanée ;
dépressions basilaires assez profondes et
subarrondies. Elytres allongés et assez subpa¬
rallèles, 1,66 à 1,74 fois plus longs que larges
ensemble, plus ou moins aplanis sur le disque,
à largeur maximale non ou à peine déportée
vers l’arrière ; côtés à peine plus rétrécis vers
l’avant où l’épaule est arrondie mais bien
marquée, avec le repli basilaire nullement
anguleux ; troncature apicale peu sinuée ;
intervalles assez plats ; stries peu profondes
et imponctuées ; microsculpture à mailles
1,5 à 2 fois plus larges que longues.
Pattes assez longues. Fémurs posté¬
rieurs avec une seule soie médiane. Métépis-
temes 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage 6 fig. 19i ; gonapophyse o
fig. 2 1 d.
Distribution dans l’île. — Espèce surtout fréquente dans le Nord-Est et le
Centre-Nord, ne se rencontrant guère qu’à une certaine altitude.
MADAGASCAR Est: Ambobitsitondroina, district de Maroantsetra (Michel, II.
1950 et XI. 1951, 2 ex.). — Fampanambo, district de Maroantsetra (1 ex.). —
Antsianaka, district d’Ambatondrazaka (Frères Perrot , 2e sem. 1893, 15 ex.). — Périnet
(G. Olsoufieff , III. 1935, 6 ex.). — Périnet (A. Peyrieras, X.-XI. 1972, Mission CNRS,
RCP n° 225, 15 ex.). — Env. de Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 1 ex.). — Route de
Lakato, km 15, Ankasoka, district de Moramanga (A. Peyrieras, XI. 1972, 1 ex.).
MADAGASCAR Centre : Àndrangoloaka, Est du lac de Mantasoa 1 600 m ( Sikora , 8
ex.). — Tananarive (A. Sicard, 1930, 2 ex.). — Fianarantsoa (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
6. Liagonum subsolanum Jeannel
Liagonum hova subsp. subsolanum Jeannel. 1948, Faune «le l'Empire franç., 10, p. 528.
Liagonum hova subsp. subsolanum, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 297.
Source : MNHN, Paris
78
P. Basilewsky
Type. - Holotype, Madagascar Est, col de Tantarnala, 1 000 m, Ankarampotsy
(R. Catala, I. 1937) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 10,5 à 1 1,5 mm. Ailé. Dessus d’un brun de poix très foncé,
presque noir, les côtés du pronotum et des élytres un peu éclaircis ; dessous brun de poix
foncé à noir de poix, l’abdomen souvent plus clair ; pattes sombres, à tibias non ou a peine
plus clairs ; antennes d’un brun ferrugineux, avec les 3 premiers articles plus fonces
Tête allongée, à microsculpture isodiamétrale très serree et assez, forte, les yeux
gros et proéminents, les tempes courtes, le bord antérieur du labre drcnt >s sillons
frontaux larges mais peu profonds. Antennes dépassant la base du pronotum dun peu
moins de 3 articles. Pronotum modérément transversal, 1,24 à 1,33 fois plus large qu
long, à largeur maximale fortement déportée vers l’avant, à microsculpture transversale
serrée et bien marquée; angles antérieurs en larges lobes légèrement ^.üants vers
l’avant; côtés bien marqués en avant mais nettement rétrécis en arriéré ou ils sont très
légèrement sinués; angles postérieurs largement arrondis mais bien marques; base à
peine plus étroite que le bord antérieur; gouttière marginale large et bien exphnee
surtout en arrière ; dépressions basilaires modérément profondes. Elytres bien al onges
1 ,60 à 1 ,70 fois plus longs que larges ensemble, nettement aplanis sur le disque, à large, r
maximale à peine déportée en arrière ; côtés à peine plus rétrécis vers 1 avant ou epau
est largement arrondie et bien marquée, avec le repli basilaire non anguleux , troncature
apicale légèrement sinuée ; intervalles très plats; stnes faillies et non ponctuées
microsculpture forte et serrée, à mailles isodiamétrales pas plus larges que longu ,
donnant à tout lelytre un aspect mat.
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepis
ternes plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 191 ; gonapophyse 9 fig. 21e.
Distribution dans l’île. - Fréquent dans la partie orientale, depuis Sambava
jusqu’aux chaînes Anosyennes, aussi bien en plaines qu’en altitude.
Madagascar Est : District de Sambava, rés. liât, int., XII, Marojejy-Ouest 1 660
m (P. Soga, XI. 1959, 1 ex.). - District de Sambava, bN Xn Marojejys Beondroka,
1 200 m (P. Soga , VI. 1960, 5 ex.). - Andapa (J Vadon X 1954 ex.)
Ambohitsitondroina, district de Maroantsetra, 1 000 m (Michel III. 1 948, III. 9 ,
ex.). - Ambodivoangy, district de Maroantsetra (J. Vadon 1 ex.). ™lu llc e
Masoala, massif Ambohitsitondroina, 1 000 m (J. Vadon et A. Peyneras, X 1968, 1 ex.).
- Périnet (A. Peyneras, X-XI. 1972, 51 ex.). - Sandrangato (1 ex.) - Ankarampotsy
col de Tantarnala, 1 000 m, district de Fianarantsoa (R. Catala, I. 1937, 4 ex.).
Vondrozo (J. Vadon , 1 ex.). - Chaînes Anosyennes, massif Nord, 1 050 m, moyenne
Ranomandry (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971’ 4 ex.). — Chaîne Anosyennes,^ S.-O.
du Trafonaomby, plateau de l’Andohahelo, 1 770-1 950 m (Mission CNRS, RU n j,
V. 1972, 3 ex.). — Forêt d’Isaka, au Nord de Fort-Dauphin, (R. Catala, X. 1 Jo4, l ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (1 ex.). — Ankaratra, Manjakatompo (R.
Paulian, VIII. 1949, 1 ex.). - Forêt de Manjakatompo (J. MiUot XI. r,194f’ 3 ex. ’ f.
Pauliun, IX. 1948, 1 ex.). - Ankaratra, 2 400 m (Mission CARS, RCP n 225, \ III
1971, 3 ex.). — Andringitra, forêt de Vakoana, 2 100 m (A. R., IX. 1949, 1 ex.). l ore
de Vakoana, Ambalamarovandana, 1 530 m, Andringitra-Ambalavao (P Gnveaud, L
1955, 1 ex.). — Andringitra Est, Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m (Mission LNKj,
RCP n° 225, I. 1971, 2 ex.).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
79
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — JEANNEL avait considéré ce taxon comme une sous-espèce de L.
hova, mais il s’agit certainement d’une bonne espèce.
Fig. 21. — Gonapophyses. a, Liagonum grandidieri Alluaud; b, L. nebrioides n.sp. ; c, L.
peyrierasi n.sp. ; d, L. hova Alluaud ; e, L. subsolanum Jeannel ; f, L. deplanatum n.sp. ; g, L.
assimile Jeannel ; h, L. rhetoborum n.sp. ; i, L. mantasoae n.sp. ; j, L. aereum Coquerel.
7. Liagonum ranomandryae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, haute
Ranomandry, 1 900 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 mm. Aptère. Dessus noir brillant, les côtés du pronotum
et des élytres à peine éclaircis ; dessous brun de poix ; pattes et antennes d’un brun
ferrugineux foncé, les fémurs à peine plus foncés cpie les tibias.
Source : MNHN , Paris
80
P. Basilewsky
Tête allongée, à microsculpture fine et presque isodiamétrale, les yeux petits et
peu saillants, pas plus longs que les tempes qui sont un peu gonflée* ^
labre très légèrement sinué, les sillons frontaux presque effaces. Antennes courtes ne
dépassant la base du pronotum que de 2 articles. Pronotum très peu transversal, a peine
1 20 fois plus large que long, à largeur maximale assez fortement deportee en avant du
mibeu à microscllp'ture fine et bien transversale ; angles antérieurs arrondis mais ne
formant pas de lobes saillants vers l’avant; côtés faiblement arrondis en avant, ensuite
bien rttrlis en .mère, subrectilignee et même très légèrement smués
postérieur, qui sont très obtus et largement ammd.s bten que légèrement marque ' .
pin, étroite ï>e le bord antérieur ; gouttière marginale etro.te et non expltmée sur tarte sa
longueur, un peu élargie en amère ; dépressions basilaires larges ma.s peu profondes,
limitées intérieurement par un léger sillon longitudinal. Elytres allonges et
1,62 fois plus longs cpie larges ensemble, non ovoïdes, a largeur maxmiale situee au
milieu, légèrement convexes et non aplanis sur le disque ; troncature apicale - b
sinuée; intervaUes assez bombés; stries profondes et imponctuées ; microsculpture
transversale, les mailles 3 fois plus larges que longues.
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepis
ternes courts, 1,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 19b ; femelle inconnue.
Distribution dans Pile. - MADAGASCAR Est: Chaînes Anosyennes massif
Nord, haute Ranomandry, 1 900 m (Mission CNRS, RCP n° 225 , XI. 1971, 1 )•
Répartition géographique. — Madagascar.
8. Liagonum solidum (Alluaud)
Colpodes solidus Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. France, 66 p. 173.
Colpodes solidus, ALLUAUD, 1900, in A. GRANDIDlER, H.st. phys. nat. polit. Madag., XXI. H.st. nat.
Coléopt., tome I, texte, 1" partie, p. 19. -97 coq k„ 240
Liagonum solidum, JEANNEL, 1948. Faune de 1 Empire franç., 10, pp- 527, 329, ig.
Liagonum solidum, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 296, 2)t.
Type. _ Holotype, Madagascar Centre, Est du lac de Mantasoa, Andrangoloaka,
1 600 m (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 13 mm. Ailé. Dessus d’un brun de poix très foncé, presque
noir, brillant, les côtés du pronotum et des élytres non nettement éclaircis ; dessous brun
de poix ; pattes d’un brun sombre, les tibias pas plus clairs que les fémurs ; antennes
brunes, à 1er article très foncé. ..
Tête modérément large, assez convexe, à microsculpture isodiamétrale bien
marquée, les yeux gros et saillants, bien plus longs que les tempes qui sont courtes, le bord
antérieur du labre subdroit, les sillons frontaux profonds ma.s modérément larges.
Pronotum transversal, 1,49 fois plus large que long, à largeur maximale situee au milieu a
microsculpture transversale bien ...artp.ée ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et a
peine saillants ; côtés régulièrement arrondis, pas moins rétrécis en avant qu en arrière ou
les angles postérieurs sont très largement arrondis ; base de meme largeur que le bor
antérieur; gouttière marginale large et explanée, surtout en amère; dépréssions
basilaires profondes et subarrondies. Elytres larges et très modérément ovoïdes, assez
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
81
trapus, 1,50 fois plus longs que larges ensemble, peu convexes mais à peine aplanis sur le
disque, l’épaule arrondie mais bien marquée ; troncature apicale bien sinuée ; intervalles
faiblement bombés ; stries fines, profondes et imponctuées ; microsculpture à mailles 2
fois plus larges que longues.
Pattes modérément longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Métépisteraes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 19g; femelle inconnue.
Distribution dans 111e. — Madagascar Centre : Est du lac de Mantasoa,
Andrangoloaka, 1 600 m (Sikora, 1 cf ).
Répartition géographique. — Madagascar.
9. Liagonum aereum (Coquerel)
Colpodes aereus Coquerel, 1866, Ann. Soc. eut. France , (4)6, p. 310.
Colportes aereus, CHAUDOIR, 1878, Ann. Soc. enu France, (5)8, pp. 285, 373.
Colportes aerus, ALLUAUD, 1897, Ann. Soc. enl. France, 66, p. 175.
Colportes antankara Alluaud, 1 897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 175.
(syn. nova).
Colpodes aereus , Alluaud, 1900, in. A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit Madag., XXI, Hist nat
Coléopl., tome I, texte, 1" partie, p. 17.
Colpodes antankara, ALLUAUD, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist.
nat. Coléopt, tome I, texte, 1" partie, p. 18.
Colpodes aereus, Alluaud, 1916, Ann. Soc. ent. France , 85, p. 79.
Liagonum antankara, JEANNEL, 1943, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 528, 531, fig. 242.
Neocolpodes (s. str.) aereus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 568.
Liagonidium antankara , JEANNEL, 1951, Mém, Inst. ScL Mad., A, 6. pp. 298, 299.
Neocolpodes (Haplocolpodes) aereus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sri. Mad., A, 6, p. 307.
Colportes aereus, JEANNEL, 1957, Mém. Inst. Sci. Mad., E, 8, p. 127.
Liagonidium antankara, BasilËWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., n° 37, p. 68.
Types. — aereum Coquerel. Holotype, Madagascar Est, île Sainte-Marie (Ch.
Coquerel) (Muséum, Paris).
antankara Alluaud. Holotype, Madagascar Nord, Diégo-Suarez (Ch. Alluaud ,
1893) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Dessus d’un brun un peu bronzé,
légèrement métallique sur les élytres, les côtés du pronotum et des élytres largement
ferrugineux testacés ; dessous d’un brun clair, encore éclairci sur l’abdomen ; pattes et
antennes d’un ferrugineux clair.
Tête assez allongée, modérément large, à microsculpture isodiamétrale bien
marquée, les yeux très gros et très proéminents, bien plus longs que les tempes, le bord
antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges et bien marqués. Antennes dépassant la
base du pronotum de 3 articles. Pronotum transversal, 1,38 à 1,43 fois plus large que
long, à largeur maximale située au milieu, à microsculpture bien transversale ; angles
antérieurs en lobes légèrement arrondis mais à peine saillants ; côtés très régulièrement
arrondis en arrière comme en avant ; angles postérieurs largement arrondis mais bien
marqués ; gouttière marginale très large et bien explanée, surtout en arrière ; dépressions
basilaires modérément profondes, assez grandes, avec un fin sillon au fond. Elytres un
peu parallèles et non ovoïdes, 1,52 à 1,60 fois plus longs que larges ensemble, convexes
Source : MNHN, Paris
82
P. Basilewsky
et non aplanis sur le disque, à largeur maximale non déportée en amère ; épaule arrondie
mais bien marquée ; troncature apicale modérément sinuée ; intervalles a peine bombes,
presque plats; stries fines et profondes, imponctuées; microsculpture a mailles
transversales, près de 3 fois plus larges que longues, mais formant un réseau
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepis
ternes plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 19e ; gonapophys.e Ç 6g- 21j-
Distribution dans l’île. - Fréquent dans la partie septentrionale et orientale.
MADAGASCAR Nord : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud, VII. 1893, 1 ex.). — Montagne
d’Ambre (A. Sicard, XII. 1930, 4 ex.). - Montagne d’ Ambre, les Roussettes, 1 100 m
(Andria Robinson, XII. 1958, 1 ex.).
M adagascar SaMBIRANO : Contreforts du Tsaratanana, Haut Sambirano, 1 100 m,
vallée de la Besanetrikely (P. Viette , XII. 1963, 24 ex.^- Contreforts du Tsaratanana,
Haut Sambirano, 1 200 m, vallée de la Besanetribe (P. Viette XIL U63’
District d’Ambanja, N. de Beangona-Ambevy, vallée d Antremabe, 400 m (P Soga, 11.
1964, 2 ex.).
Madagascar Est : District de Sambava, Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (Raha-
rizonina, XII. 1958, 3 ex.). - District de Sambava, R. N. XII, Marojejy, Ambatosoratra,
1 700 m (P Soga, XI. 1960, 1 ex.). - Belalona, 30 km O. de Sambava (Æ Pe^s'1
ex.). - Piste d’Andapa à Ambalapaiso (A. Peyrieras, 1 ex. . - Andapa, 900 m (l _
et A. Peyrieras, XI. 1968, 1 ex.). - Antongil [Antanambe] Ç4 Mocquerys, 1 817, 1 ex.)
Andranofotsy, district de Maroantsetra (J. Vadon, II. 1935, 1 ex.). - Hiaraka, baie
d’ Antongil (25 ex.). - Station forestière de Farankaraina route de Navana vallee
d’Antoroka, 100 m, district de Maroantsetra (P Viette, 1. 1964 1ex0- Al',b,,lllt^°
droina, région de Maroantsetra, 570 m (J. Vadon, 3 ex. ■ Michel, \ II. 1 151, 1 ex.). Ile
Sainte-Marie (Ch. Coquerel, 1 ex.). - Ile Sainte Marie, foret de Kala ao (P Gnveaud, X.
1960, 2 ex.). - Andranomandevy (Didy), 1 039 m, Ambatondrazaka (P Gnveaud X.
1957 1 ex.). — Rés. nat. III, Ambatovositra, Andranomalaza (/ . Soga, 11-111, us t, z.
ex.). - Périnet (G. Olsoufieff, 2 ex.). - Env. de Périnet (G. Olsoufieff,l ex.). -
Sandrangato, district de Moramanga (4 ex.).- Sandrangato, route d Anosibe (Vieil et
Gnveaud, XII. 1959, 1 ex.). - P. K. 57, route d’Anosibe, Sud de Moramanga (R. » «»,11.
1958, 5 ex.). — Ampitameloka, 840 m, Sud de Moramanga (P Gnveaud, XII. 193b,
ex.). — Route d’Anosibe (11 ex.). — Forêt d’Isaka, district de Fort-Dauphin (R. Catala,
X. 1934, 1 ex.).
Madagascar Ouest: Andobo, 190 m, forêt Antsingy, district d’Antsalova (P.
Griveaud, II. 1957, 1 ex.).
MADAGASCAR Sud : Tsimala, dans l’Androy (R. Catala, X. 1934, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Le type de cette espèce est un exemplaire monstrueux, à
pronotum incomplètement développé et déformé, ainsi que l’avait déjà signalé CttAUDOIR.
ÂLUUAUtfne l’avait pas vu quand il décrivit son Colpodes antankara, pas plus que JEAN.NEL
lors de ses premiers travaux, la collection R. Oberthür étant alors inaccessible. G est
pourquoi cet auteur avait classé l’espèce parmi ses Neocolpodes, se basant uniquement
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
83
sur la description de COQUEREL. Mais en 1957, après que la collection R. Oberthür soit
entrée au Muséum, JEANNEL a pu examiner le type et a cm alors qu’il s’agissait de son
Liagonum vicinum. En fait, la microsculpture élytrale très caractéristique ne laisse aucun
doute: sur son identité ; c’est bien l’espèce décrite par ÂLLUAUD sous le nom A'antankara,
et c’est bien un Liagonum.
10. Liagonum viettei n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, 1 050 m,
moyenne Ranomandry ( Mission CNRS, RCP n" 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Dessus noir sur la tête et le pronotum,
brun de poix sur les élytres, le pronotum largement bordé de brun clair sur les côtés, les
élytres plus étroitement ; dessous brun de poix, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes
d’un brun foncé, les tibias et tarses plus clairs que les fémurs.
Tête assez large, à microsculpture isodiamétrale fine mais bien marquée, les yeux
gros et proéminents, les tempes assez courtes, le bord antérieur du labre nettement sinué,
les sillons frontaux larges et profonds. Antennes dépassant la base du pronotum de 3
articles. Pronotum transversal, 1,36 à 1,40 fois plus large que long, à largeur maximale
située au milieu, à microsculpture serrée, très transversale et peu profonde ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis et un peu saillants en avant ; côtés très régulièrement
et assez fortement arrondis d’avant en arrière ; angles postérieurs très largement arrondis
et à peine marqués ; base de même largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale
large et explanée ; dépressions basilaires assez profondes et étendues. Elytres peu
convexes et même légèrement aplanis sur le disque, assez ovoïdes bien qu’allongés, 1,52
à 1,60 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale un peu déportée en
arrière ; épaule arrondie mais bien marquée ; côtés plus rétrécis vers l’avant ; troncature
apicale fortement sinuée ; intervalles un peu convexes ; stries étroites et profondes,
imponctuées ; microsculpture à mailles très transverses, un peu plus de 3 fois plus larges
que longues, mais formant un réseau bien fermé.
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes
plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage Ô fig.' 19k ; femelle inconnue.
Distribution dans Hle. — Se rencontre dans toute la partie orientale de l’île, du
Marojejy aux chaînes Anosyennes.
MADAGASCAR Est : District de Sambava, rés. nat. int. XII, Marojejy-Ouest, 1 600
m (P. Soga, XI. 1959, 1 ex.). — Périnet (1 ex.). — Rés. nat. int. III, Andranomalaza,
Antenina (P. Soga, IX. 1957, 1 ex.). — P. K. 47, route d’Anosibe, district de Moramanga
(R. Pieu, II. 1958, 1 ex.). — Chaînes Anosyennes, massif Nord, 1 050 m, moyenne
Ranomandry (Mission CNRS, RCP n ° 225, XL 1971, 7 ex.).
MADAGASCAR Centre : Est du lac de Mantasoa, forêt Ambohiboatavo, 1 340 m (P.
Griveaud et A. Peyrieras, III. 1973, 2 ex.). — Est du lac de Mantasoa, Ambohiboatavo (A.
Peyrieras, III. 1973, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
84
P. Basilewsky
11. Liagonum deplanatum n. sp.
Liage, u, m assimile, Bisiuîhsm, 1970, Mém. O.R.S.T.OM, 37. 67 (nec Jeannel).
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, contrefort du Tsaratanana, Haut
Sambirano, 1 200 in, vallée de la Besanetribe (P. Viette, XII. 1963) (Muséum, 1 ans).
Description. - Long. 9,5 à 10,5 mm. Ailé. Dessus brun de poix, plus clair sur les
élvtres que sur l’avant-corps, sans reflets bronzés, pronotum et élytres assez largement
bordés latéralement de ferrugineux clair ; dessous brun ferrugineux, plus clair sur
l’ abdomen ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux clair, les tibias pas plus clairs que
les fémurs.
09 — Gonapophyses. a, Liagonum vicinum Jeannel ; b, L. analavelonae n.sp. ; c, L.
vakoanae jLrf 4 1 * L metrium Alluaud ; f, L. mahafalyanum n sp. ; g,
^L^marojejyanum n.sp. ; h, L simple x Alluaud; i, L. curvipes n.sp.; J, L vadom n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
85
Tête allongée, à très fine microsculpture isodiamétrale, les yeux gros et bien
saillants, plus longs que les tempes, le bord antérieur du labre nettement, bien que
légèrement, sinué, les sillons frontaux assez profonds, surtout en arrière. Antennes
dépassant la base du pronotum d’un peu moins de 3 articles. Pronotum modérément
transversal, 1,36 à 1,39 fois plus large que long, à largeur maximale située au milieu, à
microsculpture bien transversale et peu profonde ; angles antérieurs en lobes largement
arrondis et modérément saillants ; côtés bien arrondis en avant, moins régulièrement en
arrière ; angles postérieurs largement ouverts et bien arrondis quoique assez nettement
marqués ; gouttière marginale modérément élargie et moyennement explanée en arrière ;
dépressions basilaires grandes mais assez peu profondes. Élytres légèrement ovoïdes,
1,58 à 1,59 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale située à mi-longueur,
peu convexes mais non aplanis sur le disque ; épaule modérément marquée ; côtés assez
arqués ; troncature apicale nettement sinuée ; intervalles très plans, nullement bombés ;
stries fines, assez profondes et non ponctuées ; microsculpture à mailles régulières, un
peu transversales, près de 2 fois plus larges que longues.
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépis-
temes près de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 19j ; gonapophyse Ç fig. 2 1 f .
Distribution dans l’île. — Espèce principalement propre au massif du
Tsaratanana et à ses contreforts.
MADAGASCAR Sambirano : Contrefort du Tsaratanana, Haut Sambirano, 1 200 m,
vallée de la Besanetribe (P. Viette, XII. 1963, 14 ex.). — Massif du Tsaratanana (versant
Sud), 2 030 m, Andohânâmbatoafo (P. Soga, XII. 1966, 3 ex.). — District d’Analalava,
poste de Maromandia, Massif du Manongarivo, 1 150 m (Andria Robinson, XII. 1960, 3
ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Dans mon étude des Anchoméniens du massif du Tsaratanana
(1970), j’avais considéré cette espèce comme étant le L. assimile Jeannel, ayant mal
interprété sa description et n’ayant pas le type sous les yeux.
12. Liagonum mantasoae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Est du lac de Mantasoa, forêt Ambohi-
boatavo, 1 340 m (P. Griveaud et A. Peyrieras, III. 1973) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Dessus brun foncé, presque noir, les
élytres à peine plus clairs, pronotum et élytres à peine distinctement bordés latéralement
de brun clair ; dessous brun foncé, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes d’un brun
plus sombre que chez deplanatum.
Tête allongée et peu large, à microsculpture isodiamétrale très serrée, les yeux
gros et saillants, plus longs que les tempes, le bord antérieur du labre subdroit, les sillons
frontaux assez profonds. Antennes dépassant la base du pronotum de moins de 3 articles.
Pronotum modérément transversal, 1,36 à 1,38 fois plus large que long, à largeur
maximale au milieu, à microsculpture très serrée et modérément transversale ; angles
antérieurs en lobes largement arrondis et plutôt saillants ; côtés régulièrement arrondis
Source : MNHN, Paris
86
P. Basilewsky
en avant et en arrière, pas plus rétrécis en arrière ; angles postérieurs bien arrondis et a
peine marqués ; gouttière marginale large, fortement élargie en amère où elle est très
explanée; dépressions basilaires grandes et profondes. Elytres peu convexes et
légèrement aplanis sur le disque, allongés, 1,55 à 1,60 fois plus longs que larges
ensemble, la largeur maximale au milieu ; épaule bien marquée ; cotes assez parallèles ,
troncature apicale bien sinuée ; intervalles un peu bombés, jamais plats ; stries fines,
assez profondes et non ponctuées; microsculpture à mailles régulières, un peu
transversales, 1,5 à 2 fois plus larges que longues. .
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepistemes
2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse $ fig. 21i.
Distribution dans 111e. - MADAGASCAR Est : Rés. nat. int. III, Ambatovositra
(P. Soga , III. 1957, 2 ex.).
Madagascar Centre : Est du lac de Mantasoa, forêt Ambohiboatavo, 1 340 m (A.
Peyrierus, III. 1973, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
13. Liagonum assimile Jeannel
Liagonum assimile Jeannel, 1948, Faune de l’Empire fran., 10, pp. 528, 531.
Liagonum assimile , JEANNE!., 1951, Mém. Inst. Soi. Mad., A, 6, pp. 296, 297.
Type. _ Holotype, Madagascar Est, Périnet J. Vadon) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 9 à 10,5 mm. Ailé. Dessus brun de poix, les élytres
généralement plus clairs et souvent avec de très légers reflets métalliques pronotum et
élytres étroitement bordés de ferrugineux plus clair sur les côtés; dessous brun
rougeâtre, l’abdomen plus clair ; pattes d’un brun ferrugineux clair, les tibias pas plus
clairs que les fémurs ; antennes d’un brun un peu plus foncé.
Tête allongée mais un peu épaissie en arrière, à microsculpture isodiamétrale bien
serrée mais peu profonde, les yeux gros et très proéminents, les tempes très courtes, le
bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux bien marqués, larges en avant, plus
profonds en arrière. Antennes dépassant la base du pronotum de 3 articles. Pronotum
particulièrement large et transverse, 1,46 à 1,50 fois plus large que long, à largeui
maximale située à mi-longueur, à microsculpture serrée et modérément transversale ;
angles antérieurs en lobes arrondis mais très peu saillants vers 1 avant ; côtés régulière¬
ment arrondis en avant et en arrière ; angles postérieurs bien arrondis et peu marqués ;
base droite et pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large, surtout en
arrière où elle est peu profonde et où les côtés ne sont guère relevés ; dépressions
basilaires subarrondies et assez peu profondes. Elytres peu convexes, généralement un
peu aplanis sur le disque, 1,50 à 1,60 fois plus longs que larges ensemble, à largeur
maximale au milieu; épaule bien marquée et arrondie; côtés plutôt parallèles ;
troncature apicale sinuée ; intervalles un peu bombés, jamais plats ; stries fines et
profondes, imponctuées ; microsculpture à mailles régulières, un peu transversales, 2
fois plus larges que longues.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
87
Pattes .moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes
3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage O (fig 1%) à partie apicale de longueur moyenne mais bien rétrécie au
sommpt ; gonapophyse O fig. 21g.
Distribution dans nie. — Se rencontre dans une grande partie de l’île, tant aux
basses qu'aux hautes altitudes, mais semble absent dans la région de la baie d’Antongil.
MADAGASCAR Nord : Montagne des Français, district de Diégo-Suarez (Andria
Robinson, II. 1955, 1 ex.).
Madagascar SAMBIRANO: Nosy Be, forêt de Lokobe (Andria Robinson, XII.
1958, 11 ex.).
MADAGASCAR Est : Rés. nat. int. XII, Marojejy, Ambatosoratra, 1 700 m, district
de Sambava (P. Soga, XI. 1960, 1 ex.). — 42 km au N. de Sambava, forêt d’Analabe, 50 m
(P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette, XI. 1968, 1 ex.). — Rés. nat. int. III,
Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga, II. 1957, 3 ex.). — Périnet (J. Vadon, 2 ex.).
MADAGASCAR Centre : Massif de I’Ankaratra, Manjakatompo, 2 100 m, district
d Ambatolampy (A. R., XI. 1959, 1 ex.). — Id., forêt d’Antarivady (Ainbitsika), 2 130 m
(P. Griveaud, I. 1972, 1 ex.).
MADAGASCAR Ouest : Suberbieville (= Maevatanana) (H. Perrier, 1 ex.). —
Ampijoroa, 170 m, Ankarafantsika, district d’Ambato-Boeni (R. E., I. 1957, 14 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
14. Liagonum rhetoborum n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaîne Anosyenne, massif Nord, 1 050 m,
moyenne Ranomandry (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 10,5 mm. Ailé. Dessus d’un brun de poix très foncé,
presque noir, les élytres souvent plus clairs, le pronotum et les élytres rebordés
latéralement de ferrugineux ; dessous brun rouge foncé, plus clair sur l’abdomen ; pattes
d’un brun ferrugineux ; antennes plus claires.
Pronotum 1,48 à 1,52 fois plus large que long. Elytres 1,53 à 1,60 fois plus longs
que larges ensemble. Métépistemes environ 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Cette espèce diffère essentiellement de la précédente par la forme de la partie
apicale du pénis qui est plus petite, moins rétrécie et moins aiguë. S’en sépare également
par les mailles de la microsculpture élytrale moins transversale, 1,5 fois plus larges que
longues, par les intervalles assez plans et non ou à peine bombés, par le pronotum à
gouttière marginale plus profonde en arrière où les côtés sont bien plus fortement relevés,
à angles postérieurs obtus et bien marqués et les dépressions basilaires plus profondes.
Edéage 6 fig. 23a ; gonapophyse Ç fig. 21 h.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est: Chaînes Anosyennes, massif
Nord, 1 050 m, moyenne Ranomandry ( Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971, 10 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
88
P. Basilewsky
15. Liagonum vicinum Jeannel
Liagonum vicinum Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mail ., A, 6, pp. 296, 297.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11 mm. Ailé. Dessus d’un bmn de poix très foncé, les
élytres rarement plus clairs que l’avant-corps, très rarement avec quelques légers reflets
métalliques, le pronotum et les élytres très étroitement rebordés latéralement d un bmn
plus clair ; dessous d’un bmn rougeâtre foncé ; pattes et antennes d’un bmn ferrugineux.
Espèce très proche de L. assimile Jeannel, dont elle diffère essentiellement par la
conformation très particulière de la partie apicale du pénis qui est très longue, fortement
rétrécie et même pointue au sommet. Le pronotum est moins large et moins transverse
(1,40 à 1,42 fois plus large que long) et a les côtés plus fortement explanés en amère. Les
élytres sont 1,55 à 1,60 fois plus longs que larges ensemble. Les autres caractères sont
semblables.
Edéage 6 fig. 23c ; gonapophyse Ç fig. 22a.
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue tpie de la Montagne d’Ambre.
MADAGASCAR Nord: Montagne d’Ambre (A. Sicard, II-XII. 1930, 6 ex.; A.
Peyrieras, XII. 1968, 1 ex.). — Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 100 m (Aiulna
Robinson, XII. 1958 ; P. Soga, IL 1959, 22 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Sous ce nom JEANNEL a mélangé plusieurs espèces. Seuls les
exemplaires de la Montagne d’Ambre sont des vicinum ; les autres paratypes sont des
Liagonum aereum et assimile et même un Megalonychus madagascariensis.
16. Liagonum analavelonae n. sp.
Type. _ Holotype, Madagascar Centre, massif de 1 Analavelona, foret, 1 250 m
(Mission CNRS, RCP n 0 225, VI. 1972) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 10,5 à 11 mm. Ailé. Dessus d’un noir de poix foncé, avec
une étroite bordure ferrugineuse sur les côtés du pronotum et des élytres ; dessous bmn
de poix, pattes et antennes d’un testacé ferrugineux.
Tête large et assez courte, à microsculpture isodiamétrale serree mais peu
profonde, les yeux gros et très saillants, bien plus longs que les tempes qui sont très
courtes, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux assez larges mais peu
profonds. Pronotum large et transverse, 1,55 à 1,56 fois plus large que long, a
microsculpture transversale formant un réseau serré mais peu profond ; angles anterieurs
en lobes arrondis mais à peine saillants ; côtés fortement arrondis sur toute leur longueur,
aussi bien en avant qu'en arrière ; angles postérieurs très largement arrondis ; gouttière
marginale profonde et quelque peu relevée latéralement, mais peu élargie ; dépressions
basilaires modérément profondes. Elytres assez larges et trapus, 1,48 à 1,50 fois plus
longs que larges ensemble, à largeur maximale à peine déportée en amère du milieu,
assez convexes et nullement aplanis sur le disque ; épaule très bien marquée bien
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
89
Fig. 23. — Edéages. a, Liagonum rhetoborum n.sp. ; b, L. anosyanum n.sp. ; c, L. vicinum
Jeannel ; d, L. vakoanae Jeannel ; e, L. tsaratananae n.sp. ; f, L. metrium Alluaud ; g, L.
laticolle Jeannel; h, L. arecarum Coquerel ; i, L. vadoni n.sp.; j, L. simplex Alluaud; k, L.
coquereli Alluaud ; 1, L. pauliani n.sp. ; m, L. sexpunctatum Dejean ; n, L orophilum n.sp. ; o, L.
mangindranum n.sp. ; p, L. monticola Jeannel.
Source : MNHN, Paris
90
P. Basilewsky
qu’arrondie; troncature apicale fortement sinuée ; intervalles un peu bombés ; stnes
fuies et assez profondes, imponctuées ; microsculpture à mailles isodiametrales, non
pune Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépis-
temes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse O fig. 22b.
Distribution dans llle. - Espèce connue seulement du massif de 1 Analavelona.
MADAGASCAR Centre : Massif de l’Analavelona, forêt, 1 250 ni (Mission CARS,
RCP n° 225, VI. 1972, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
17. Liagonum vakoanae (Jeannel) (fig. 24)
Agonorites vakoanae Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci Mad., A, 6, p. 303, fig. 10.
Type. - Holotype, Madagascar Centre, Andringitra, forêt de Vakoana, vers
2 100 m (J. Mille t) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 9 à 9,5 mm. Ailé. Dessus d’un brun foncé, les élytres un
peu plus clairs, le pronotum et les élytres rebordés latéralement de ferrugineux ; dessous
Si- rougeâtre, IW-corp, plus foncé que l'abdomen; pattes e, antenne,
ferrugineux, les tibias plus clairs que les fémurs.
Tête modérément allongée, à microsculpture
isodiamétrale fine et serrée, peu profonde, les yeux
gros mais modérément saillants, plus longs que les
tempes, le bord antérieur du labre subdroit, non ou à
peine subsinué, les sillons frontaux assez profonds.
Antennes dépassant de 3 articles la base du pronotum.
Pronotum modérément large, transverse, 1,39 à 1,45
fois plus large que long, à largeur maximale située à mi-
longueur, à microsculpture plus transversale que celle
de la tête ; angles antérieurs arrondis et faiblement
saillants; côtés arrondis en avant mais presque
rectilignes en arrière ; angles postérieurs arrondis mais
assez nettement marqués ; base pas plus étroite que le
bord antérieur ; gouttière marginale modérément large ;
dépressions basilaires subarrondies et moyennement
profondes. Elytres assez larges et peu ovoïdes, 1 ,50 à
1,55 fois plus longs que larges ensemble, peu convexes
et même assez aplanis sur le disque, la largeur maxi¬
male située à mi-longueur ; épaule arrondie et modé¬
rément marquée ; troncature apicale bien sinuée ;
intervalles à peine bombés, presque plans ; stries
étroites et assez profondes, imponctuées ; microsculpture en mailles isodiamétrales plus ou
moins aussi larges que longues.
Fig. 24. — Liagonum vakoa-
nae Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
91
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes
assez courts, plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 23d ; gonapophyse ç fig. 22c.
Distribution dans nie. — Madagascar Centre : Andringitra, forêt de Vakoana,
vers 2 100 m (J. Millot, 5 ex.). — Id., 1 500-1 600 m (.4. Peyrieras, XII. 1972, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. JEANNEL a classé cette espèce dans le genre Agonorites, alors
que ses tarses postérieurs et intermédiaires sont bien allongés, bisillonnés et bien carénés
longitudinalement.
18. Liagonum anosyanum n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby,
Plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 10 à 10,5 mm. Ailé. Dessus d’un brun de poix foncé et
brillant, souvent presque noir, pronoturn et élytres étroitement rebordés de ferrugineux
sur les côtés ; dessous brun ferrugineux assez foncé, l’abdomen plus clair ; pattes et
antennes d un brun ferrugineux, les tibias parfois un peu plus clairs que les fémurs.
Tête assez large et peu allongée, à line microsculpture isodiamétrale, les yeux
grands mais modérément saillants, bien plus longs que les tempes qui sont courtes, le
bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges et profonds surtout en arrière.
Antennes dépassant la base du pronoturn de 3 articles. Pronoturn transverse, 1,43 à 1,48
fois plus large que long, à largeur maximale située au milieu, à microsculpture plus
transversale que celle de la tête ; angles plus fortement arrondis en avant qu’en arrière ;
angles postérieurs largement arrondis et peu marqués ; gouttière marginale large et
explanée, encore plus élargie en arrière où les côtés sont bien relevés ; dépressions
basilaires larges et assez profondes. Elytres larges et quelque peu ovoïdes, 1,50 à 1,51
fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale non déportée en arrière, peu
convexes et faiblement aplanis sur le disque ; épaule largement arrondie et bien
marquée ; troncature apicale à peine sinuée ; intervalles non bombés mais presque plats ;
stries fines, assez profondes, imponctuées ; microsculpture à mailles isodiamétrales aussi
larges que longues.
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Métépistemes 2 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d" fig. 23b ; gonapophyse O fig. 22d.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Sud des chaînes Anosyennes.
Madagascar Est:. Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaombv. plateau Ando¬
hahelo, 1 770-1 950 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972, 304 ex.). — Y-O.de Fort-
Dauphin, massif d’ Andohahelo, forêt d’Àndranoinangara, 1 750 m (A. Pcuirnis , 1. 1974,
11 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
92
P. Basilewsky
19. Liagonum mahafalyanum n. sp.
Type. - Holotype, Madagascar Sud, plateau Mahafaly, 11-12 km à 1 Ouest
d’Ankalirano, 250 m (P. Viette et A. Peyrieras, 1. 1974) (Muséum, Pans).
Description. - Long. 10 à 10,5 mm. Ailé. Dessus d’un brun de poix très foncé,
presque noir, pronotum et élytres étroitement bordés de brun clair sur les cotes , dessous
brun de poix ; pattes brun de poix, les tibias pas plus clairs que les fémurs ; antennes d
brun fe^^èasSSprZocheCde L. anosyanum, qui est une forme d’altitude, mais bien
distincte par le pronotum encore plus transversal (1,49 à 1,50 fois plus large que long) a
côté moins arqués en arrière et plus rectilignes, à angles postérieurs mieux marques et
„oins arrondis" par les éytres bien plus nettement aplanis sur le dos, à in^es plus
plats, à microsculpture isodiamétrale plus forte et plus serrée, un peu plus allongée, l,o4
à 1,56 fois plus longs que larges ensemble.
Mâle inconnu ; gonapophyse $ fig- 22f.
Distribution dans 111e. - Madagascar Sud : Plateau Mahafaly, à 11-12 km à
l’Ouest d’Ankalirano, 250 m (P. Viette et A. Peyrieras, I. 1974, 2 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
20. Liagonum tsaratananae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, région du Tsaratanana, N.-O. de
Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Saga, IV. 1964) (Muséum, Pans).
Description. — Long. 9 à 9,5 mm. Ailé. Dessus brun de poix très foncé, presque
noir, pronotum et élytres très étroitement rebordés de brun clair ; dessous brun de poix
foncé ; pattes et antennes d’un ferrugineux assez clair, les tibias pas plus clairs que
fenii" *Tête ^ g ^ étroite à très fine microsculpture isodiamétrale, les yeux
gros et modérément saillants, plus longs que les tempes, le bord anterieur du l^e dn', ,
les sillons frontaux profonds. Antennes dépassant la base du pronotum de ■ .
Pronotum modérément transverse, 1,35 à 1,36 fois plus large que long la large
maximale située au milieu, imponctué mais très légèrement ridule transversalement sur
le disque, à microsculpture semblable à celle de la tête mais bien transversale , angles
antérieurs en larges lobes arrondis et très peu saillants ; côtés bien arrondis en avant, bien
moins nettement en arrière ; angles postérieurs arrondis mais bien marques , gouttière
marginale large et explanée, surtout en amère où les cotes sont bien releves. E yt
allongés et subparallèles, 1,65 à 1,66 fois plus longs que larges ensemble a largeur
maximale non déportée en arrière, peu convexes et quelque peu aplanis sur le disque s ,
épaule arrondie et bien marquée ; troncature apicale bien sinuee ; intervalles plats , stries
fines, assez profondes, non ponctuées ; microsculpture à mailles 1res serrees, un peu p us
ld' 8 Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métepistemes
2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 23e ; gonapophyse 9 fig. 28a.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
93
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région du Tsaratanana.
MADAGASCAR SambirANO : Région du Tsaratanana, N.-O. de Mangindrano, Anala-
bana, 1 640 m (P. Soga, IV. 1964, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
21. Liagonum marojejyanum n. sp.
Type. - Holotype, M ladagascar Est, massif du Marojejy, 1 300 m (4 Pevrieras
XII. 1972) (Muséum, Paris). ^ y
Description. Long. 9 à 9,5 mm. Ailé. Dessus d’un noir assez foncé, pronotum
et élytres étroitement rebordés de brun ferrugineux foncé, élytres très légèrement irisés ;
dessous brun de poix très foncé, presque noir, un peu plus clair au milieu ; pattes et
antennes d’un brun foncé.
Espèce très proche de L. tsaratananae n. sp. En diffère par les mailles d. la
microsculpture élytrale plus transversales, au moins 2 fois plus larges que longues, par le
pronotum à angles antérieurs en lobes plus prononcés et plus avancés, à côtés un peu plus
rectilignes en arrière, par les élytres plus convexes et moins aplanis sur le disque, à
troncature apicale moins sinuée, et par la coloration plus foncée.
Mâle inconnu ; gonapophyse ç fig. 22g.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Massif du Marojejy, rés. nat. int.
1 2, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972, 2 ex.). — Marojejy, Andasy 1 1, district de Sambava,
1 300 m (E. Raharizonina , XII. 1958, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
22. Liagonum simplex (Alluaud) (fig. 25)
Colpodes simplex Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 175.
Colpodes simplex, Alluaud, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist.
nat. Coléopt., tome I, texte, 1" partie, p. 19.
Liagonum simplex, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 528, 532, fig. 242 et 243.
Liagonum simplex, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Mad., A, 6, pp. 296, 298.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka, 1 600 m, Est du lac de
Mantasoa ( Sikora ) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8,5 mm. Ailé. Dessus d’un brun ferrugineux foncé,
les élytres souvent plus clairs et parfois un peu métalliques, pronotum et élytres assez
largement bordés de testacé sur les côtés ; dessous brun peu foncé, l’abdomen plus clair ;
pattes d un ferrugineux clair, les antennes à peine plus foncées.
Tête particulièrement courte et large, à fine microsculpture isodiamétrale serrée,
les yeux très gros et fortement proéminents, les tempes spécialement courtes, le bord
antérieur du labre droit ou même parfois très faiblement convexe, les sillons frontaux
larges et peu profonds sauf en arrière où ils sont mieux marqués. Antennes dépassant la
base du pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum court et large, très transverse,
Source : MNHN, Paris
94
P. Basilewsky
msmmmm
postérieurs obtus et bien marqués usais non i b- - P™
convexe et très légèrement plus large que le bord
antérieur; gouttière marginale large et explanee,
encore plus vers l’arrière ; dépressions basilaires
larges mais peu profondes, fortement chagrinées.
Elytres assez allongés et peu ovoïdes, 1,42 a 1,48 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale a
peine déportée en arrière, légèrement convexes mais
avec une tendance à s’aplanir sur le disque ; épaulé
arrondie et bien marquée ; troncature apicale pro¬
fondément sinuée ; intervalles légèrement bombes ;
stries fines et profondes, imponctuées ; microsculp¬
ture à mailles très transversales, près de 3 fois plus
Fig. 25. — Liagonum simplex
Alluaud (d’après JEANNEL).
larges que longues. , .
Pattes très moyennes. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépistemes un peu
moins de 3, fois plus longs que larges au bord
antérieur. -,
Edéage d fig. 23j ; gonapophyse ç fig. 22h.
Distribution dans Pile. — Espèce fréquente
dans toute l’île, aux basses altitudes ; rare dans la
région septentrionale.
Madagascar Nord: Joffreville, district de
Diégo-Suarez (P. C., XII. 1947, 1 ex.).
Madagascar Sambirano: Iles Radama, île
Berafia (1 ex.).
Madagascar Est : Baie d’Antongil (A. Moc- _
1 pop 9 \ _ Rérion de Maroantsetra (J. Vadon, IX- Al. tvoo, •£ ex.;.
Maroantsetra (J. Vadon , XII. 1946, 1 ex.). - Ambohitsitondroina. district (Je^n|se'
D-a ( Michel XII. 1949. 1 ex.). - Fampanambo, district de Maroantsetra (J. Vadon, IX.,
W59 et II I960, 75 ex. ; E. Raharizonma, III. 1963, 1 ex.). - Ambodtyoaogy, dtstnet
deMarotmteetr, (/• Vadon, XII. 1959 et VI. 1960 6 ex. ; P. Sega et E. RahamonmeUL
1 963. 1 ex.). - Rés. nat. int. III, Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga , 111. i
ex ) - Ivoloina (P. Clément , IV-V. 1949, 5 ex.). - Région de Tamatave G. Ohoufieff, 2
ex') - Périnet (G. Ohoufieff, III. 1935, 2 ex.). - Environs de Permet (G. Olso ufiefj U
ex. . - Sandrangato (route d’Anosibe), district de Moraxnanga (R. Vieu et P. Gnveaud ,
XII. 1959, 1 ex.). — Fort-Dauphin, Vinany Be (A.R., 1 ex.).
Madagascar Centre: Mandritsara (Michel, III. 193<j’ ^LVnJromi
Tananarive ( 1 ex.). - Tananarive, Tsimbazaza (P. Clément, I. 1 948, 1 ex.). Em irons
le T^ve (G! Ohoufieff, 8 ex.). - Imerina (Nanta, 1896, 1 ex.). - Mahatsinjo, près
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
95
Tananarive (5 ex.). Andrangoloaka, 1 600 m, Est du lac de Mantasoa ( Sikora , 4 ex.). —
Andranotobaka, 1 400 m, district d'Ambatolampy (P. Griveaud, IV. 1957, 3 ex.). —
Betroka (A. Seyrig , I. 1933, 1 ex.).
Madagascar Ouest : Soalala ( Perrier , 5 ex.). — Boeni, région de Maevatanana,
Ambodimanaro (J. Decorse, II. 1900, 1 ex.). — Maevatanana (A. Seyrig, XII. 1932, 3 ex.).
— Station agricole du Bas Mangoky, district de Morombe (2 ex.).
Madagascar Sud: Sept-Lacs, Tuléar (P. Griveaud, II. 1958, 15 ex.). —
Tongobory, district de Tuléar (1 ex.). — Amboasary, sur le Mandrare (R. CaUila, X. 1934,
3 ex.). Androy, Haut Mandrare, région d'Antanimora, Tsitevempeky (J. Decorse, X.
1900, 1 ex.). — Région de l’Androy, Ambovombe (J. Decorse, III. 1901, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
23. Liagonum metrium (Alluaud)
Colpodes metrius Alluaud, 1933 , Afra, 7, pp. 14, 15.
Liagonum metrium, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 528, 533.
Liagonum metrium, JEANNE!., 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 296, 298.
Liugonum metrium, J. VlNSON, 1954, Mauritius Inst. Bull., 3, p. 268.
Liagonum metrium, J. VlNSON, 1956, id, 4, p.14.
Liagonum metrium, J. VlNSON, 1967, id, 4, p. 312.
Type. — Holotype, Ile Maurice, Trou aux Cerfs (J. Vinson, XI. 1932) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8 mm. Ailé. Dessus brun de poix, la tête plus foncée,
élytres et pronotum à légers reflets verdâtres, étroitement bordés de testacé sur les côtés ;
dessous brun, éclairci au milieu ; pattes d’un brun ferrugineux, les tibias pas plus clairs
que les fémurs, les antennes un peu plus sombres.
Tête modérément allongée, à fine microsculpture isodiamétrale, les yeux gros et
saillants, les tempes très courtes, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux
profonds en arrière. Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu moins de 3
articles. Pronotum large et assez transverse, 1,40 à 1,46 fois plus large que long, à largeur
maximale située au milieu, ponctué seulement dans la région des angles postérieurs, le
disque pourvu de rides transversales assez bien marquées, à microsculpture forte et plus
transversale que celle de la tête ; angles antérieurs en lobes arrondis mais à peine saillants
vers 1 avant ; côtés bien arrondis en avant, nettement moins en arrière, l’angle médian
latéral mieux marqué que chez les autres espèces du genre ; angles postérieurs obtus et
bien marcpiés ; gouttière marginale assez étroite en avant, s’élargissant et s’aplanissant en
arrière ; dépressions basilaires grandes et assez profondes, fortement chagrinées dans le
fond. Elytres modérément allongés et non ovoïdes, 1,45 à 1,47 fois plus longs que larges
ensemble, à largeur maximale non déportée en arrière, peu convexes et même aplanis
légèrement sur le disque ; épaule arrondie et bien marquée ; troncature apicale fortement
sinuée ; intervalles presques plats ; stries assez larges et profondes, finement et peu
distinctement ponctuées ; microsculpture à mailles très peu transversales, 1,5 à 2 fois
plus larges que longues.
Source : MNHN, Paris
96
P. Basilewsky
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépis-
temes 3 fois plus longs <jue larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 23 f ; gonapophyse Ç fig. 22 e.
Répartition géographique. — C'est un endémique de 1 île Maurice.
MAURICE : Trou aux Cerfs (J. Vinson , XI. 1932, 3 ex.). Curepipe (G. Antelme, 1
ex.).
24. Liagonum laticolle Jeannel
Liagonum lutin, Ile J.-annel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 527, 530, fig. 242.
Neocolpoiles ( Haplocolpodes ) laticollis , Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sel Mad., A, 6, p. 307.
Type _ Holotype, Madagascar Centre, Imerina (Sikora) (Muséum, Pans).
Description. — Long. 9 mm. Ailé. Dessus brun de poix foncé, sans reflets
métalliques, l'avant-corps presque noir, le pronotum et les élytres sans bordure latérale
plus claire ; dessous noir de poix ; pattes bnines, les tibias à peine plus clairs que les
fémurs, antennes plus claires.
Tète assez allongée, à microsculpture isodiamétrale bien marquée, les yeux gros
mais modérément saillants, nettement plus longs que les tempes, le bord antérieur du
labre sinué au milieu, les sillons frontaux larges mais peu profonds. Antennes dépassant la
base du pronotum d'un peu moins de 3 articles. Pronotum moyennement large et
modérément transverse, 1,36 fois plus large que long, à largeur maximale située au
milieu, à microsculpture plus transversale et bien plus faible que celle de la tete, la
surface très brillante, avec de faibles ridules transversales sur le disque ; angles antérieurs
en larges lobes peu saillants ; côtés largement et régulièrement arrondis sur toute leur
longueur ; angles postérieurs très arrondis et presque effacés ; base plus large que le bord
antérieur; gouttière marginale très large, encore élargie et explanée en amere ;
dépressions basilaires grandes et profondes. Elvtres allongés et subparallèles, 1,53 lois
plus longs que larges ensemble, légèrement convexes, à largeur maximale non deportee
en arrière ; épaule arrondie et bien marquée ; troncature apicale non sinuee ; intervalles a
peine bombés ; stries profondes et non ponctuées ; microsculpture à mailles transver¬
sales, 2 à 3 fois plus larges que longues, formant un réseau bien fermé.
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepistemes
2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 23 g ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — On ne connaît qu'un seul exemplaire de cette espèce.
Madagascar Centre : Imerina (Sikora, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observations. — Bien que décrite d'abord comme Liagonum, JEANNEL a ensuite
transféré cette espèce dans le genre Neocolpodes où elle n’a nen à faire par suite de la
conformation des tarses.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
97
25. Liagonum arecarum (Coquerel) (fig. 26)
Colpodes arecarum Coquerel, 1866, Ann. Soc. eut. France , (4)6, p. 308.
Colportes arecarum , CHAUDOIR, 1878. Ann. Soc. eut. France , (5)8, pp. 285, 372.
Colpodes arecarum, Al.LUAUD, 1897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 176.
Colpodes arecarum, AlluaüD, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist.
mit. ColéopL, tome I, texte, 1" partie, p. 18.
Colpodes arecarum, Al.LUAUD, 1916, Ann. Soc. ent. France, 85, p. 81, fig. 19.
Liagonum arecarum, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 527, 535, fig. 243.
Liagonidium arecarum, JEANNEL, 1951. Mém. Inst. Sci . Mad., A, 6, p. 299.
Liagonum arecarum, JEANNEL, 1953, Natur. malg., 5, p. 49.
Liagonidium arecarum, J. Vinson, 1954, Mauritius Inst. Bull, 3, p. 271.
Liagonidium arecarum, J. ViNSON, 1967, irl., 4, p. 312.
Type. — Ilolotype, Réunion, plaine des Palmistes (Ch. Coquerel) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 7 à 9 mm. Aptère.
Dessus brun de poix très foncé, surtout sur l’avant-
corps, les élytres légèrement plus clairs, avec de
faibles reflets métalliques bronzés, pronotum et élytres
étroitement bordés de ferrugineux sur les côtés ;
dessous brun de poix, l’abdomen un peu éclairci ;
pattes d’un brun ferrugineux clair, les antennes plus
sombres.
Tête forte et allongée, à microsculpture iso¬
diamétrale forte et serrée, les yeux gros et modérément
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont
assez gonflées, le bord antérieur du labre droit, les
sillons frontaux larges, profonds en arrière. Dent
labiale arrondie au sommet. Antennes ne dépassant
pas la base du pronotum de plus de 2 articles.
Pronotum volumineux et assez transverse, 1,41 à 1,49
fois plus large que long, nullement eordiforme mais au
contraire fortement élargi en arrière et rétréci vers
l’avant, à largeur maximale située près de la base, les
côtés presque rectilignes en arrière, ponctué dans la
région des angles postérieurs, à microsculpture à
mailles transversales bien inarquées ; bord antérieur
légèrement concave ; angles antérieurs en lobes assez
larges et saillants vers l’avant ; angles postérieurs
subdroits, arrondis seulement au sommet; base droite, bien plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale très fortement élargie en arrière où elle est fortement
explanée ; dépressions basilaires larges et profondes, longitudinales. Elytres larges et
trapus, 1,40 à 1,45 fois plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes, peu convexes et
même un peu aplanis sur le disque, à largeur maximale située au milieu ; épaule très
largement arrondie et bien marquée ; côtés régulièrement arrondis en avant et en arrière ;
troncature apicale oblique et un peu sinuée ; intervalles très légèrement bombés, les 3
pores discaux du 3e enfoncés dans de profondes fossettes, l’antérieur dans la strie, les deux
autres au milieu de l'intervalle ; stries fines et profondes, assez fortement ponctuées
jusqu’à l’apex ; microsculpture en lignes transversales serrées.
Fig. 26. — Liagonum areca¬
rum Coquerel (dessin de Mme
Bercer).
5
Source : MNHN, Paris
98
P. Basilewsky
Pattes moyennes. Protibias à peine distinctement sillonnés longitudinalement.
Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Métépistemes assez courts, moins de 2 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 23 h ; gonapophyse 9 fig. 286.
Répartition géographique. — Espèce propre à l’île de la Réunion.
RÉUNION : Plaine des Cafres (J. Vinson , III. 1935, X. 1937, 6 ex.). Plaine des
Cafres, Notre-Dame de la Paix, 1 700 m (Y. Gomy, XII. 1971, 1 ex.). - Plaine des
Palmistes (Ch, Coquerel, 1 ex.). — Sous les pierres, et par tamisage.
26. Liagonum curvipes n. sp.
Type. _ Holotype, Madagascar Est, presqu’île de Masoala, Ambohitsitondroina
(J. Vadon, XI. 1951) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11,5 mm. Ailé. Dessus noir sur l’avant-corps, les élytres
d’un brun foncé assez nettement irisé, pronotum et élytres peu distinctement bordés de
plus clair sur les côtés ; dessous brun obscur ; pattes d’un brun ferrugineux foncé.
Tête relativement courte et plutôt large, à fine microsculpture isodiamétrale, les
yeux très gros et bien saillants, beaucoup plus longs que les tempes qui sont obliques et
très courtes, le clypéus séparé du front par une forte carène transversale, le bord antérieur
du labre fortement échancré au milieu, les sillons frontaux larges et profonds. Dent
labiale arrondie au sommet. Antennes brisées chez le seul exemplaire connu.
Pronotum relativement petit et bien plus étroit que les élytres, transverse, 1,49
fois plus large que long, à largeur maximale située au milieu, imponctué, à microsculpture
très fine, avec quelqués légères ridules transversales sur le milieu du disque ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes légèrement avancés ; côtés réguliè¬
rement arrondis en avant et en arrière ; angles postérieurs largement arrondis et bien
marqués ; base droite et de même largeur <pie le bord antérieur ; gouttière marginale
fortement élargie en arrière où les côtés sont très relevés; dépressions basilaires
profondes et subarrondies, avec un trait net dans le fond. Elytres allongés et non ovoïdes,
1,51 fois plus longs que larges ensemble, le disque très aplani, la largeur maximale non
déportée en arrière ; épaule largement arrondie et bien marquée ; gouttière marginale
large ; troncature apicale oblique et fortement sinuée ; intervalles presque plats ; stries
fines et profondes, imponctuées, les pores discaux insérés normalement ; microsculpture
fine et rudimentaire.
Pattes moyennes. Protibias nettement sillonnés longitudinalement. Tibias inter¬
médiaires et surtout postérieurs fortement courbés. Fémurs postérieurs avec une seule
soie médiane. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse 9 fig. 22 i.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : presqu’île de Masoala, Ambohitsi¬
tondroina, district de Maroantsetra (J. Vadon, XI. 1951, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar
Observation. — L’unique exemplaire connu de cette espèce présente une forte
dépression dans la moitié postérieure des élytres, malformation certainement accidentelle.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
99
27. Liagonum vadoni n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Tsaramainiandro (J. Vadon, X. 1950)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 1 1,5 à 12 mm. Ailé. Dessus brun de poix foncé, les élytres
plus clairs, brillants, très légèrement irisés, pronotum et élytres étroitement bordés de
ferrugineux latéralement ; dessous brun foncé ; pattes et antennes brunes.
Tête petite et assez allongée, à microsculpture isodiamétrale serrée mais très fine,
les yeux gros et bien saillants, plus longs que les tempes qui sont courtes et obliques, le
bord antérieur du lobe sinué au milieu, les sillons frontaux fins et modérément profonds ;
clypéus sans carène transversale le séparant du front. Dent labiale arrondie au sommet.
Antennes fines, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 2 articles. Pronotum peu
volumineux, plus étroit que les élytres, transverses, 1,47 à 1,50 fois plus large que long, à
largeur maximale située au milieu, imponctué, avec de faibles ridules transversales sur le
disque, à microsculpture transversale fine ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
larges lobes bien saillants vers l’avant; côtés régulièrement arrondis en avant, moins
nettement en arrière ; angles postérieurs largement arrondis et modérément marqués ;
I iase droite et pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée,
encore plus en arrière où les côtés ne sont guère relevés ; dépressions basilaires
profondes, avec un fin trait linéaire dans le fond. Elytres allongés, 1,56 à 1,60 fois plus
longs que larges ensemble, nettement aplanis sur le disque, à largeur maximale située au
milieu; épaule arrondie et bien marquée; gouttière latérale large; troncature apicale
oblique et nettement sinuée ; intervalles presque plans ; stries fines, profondes, les pores
discaux insérés normalement ; microsculpture transversale irrégulière mais mieux
marquée que chez l’espèce précédente.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Tibias intermédiai¬
res et postérieurs droits, nullement courbés ni arqués. Fémurs postérieurs avec une seule
soie médiane. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage (5 fig. 23 i ; gonapophyse Ç fig. 22j.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Tsaramainiandro, sur le chemin
menant au Mahakiry, à l’Ouest de Maroantsetra (J. Vadon, X. 1950, 1 ex.).
MADAGASCAR Centre : Est du lac Mantasoa, forêt d’Ambohiboatavo, 1 340 m (P.
Griveaud et A. Peyrieras, III. 1973, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
28. Liagonum coquereli (Alluaud) (fig. 27)
Colpodes Coquereli Alluaud, 1 897, Ann. Soc. eut. France, 66, p. 174.
Colpodes Coquereli, AlXÜAUD, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist.
nat Coléopt., tome I, texte, 1 " partie, p. 18.
Liagonum Coquereli, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 528, 533, fig. 242.
Liagonidium Coquereli, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 298, 299.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre (Ch. Alluaud, IV-V.
1893) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
100
P. Basilewsky
Description. — Long. 7 à 9 mm. Ailé.
Dessus bnm de poix, l’avant-corps plus foncé,
les élytres très brillants et avec un léger reflet
métallique, pronotum et élytres étroitement
bordés de fernigineux sur les côtés ; dessous
d’un brun plus clair, l'abdomen encore éclairci ;
pattes et antennes d’un brun fernigineux à
légèrement foncé.
Tête assez large, modérément allongée,
à microsculpture isodiamétrale ou un peu trans¬
versale, les yeux gros et très saillants, bien plus
longs que les tempes qui sont obliques et très
courtes, le bord antérieur du labre droit, les
sillons frontaux profonds. Dent labiale arrondie
au sommet. Antennes fines et longues, dépassant
la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles.
Pronotum subcordiforme, 1,32 à 1,40 fois plus
large que long, à largeur maximale fortement
déportée en avant du milieu, imponctué mais
bien chagriné-aciculé devant la base et dans la
région des angles postérieurs, à microsculpture
transversale et irrégulière bien fine ; bord anté¬
rieur droit ; angles postérieurs largement arrondis
mais ne formant pas de lobes avancés ; côtés
régulièrement arrondis jusqu’à la largeur maximale, ensuite fortement rétrécis vers
l’arrière et bien sinués jusqu’aux angles postérieurs qui sont presque droits, très bien
marqués, émoussés seulement à l’extrême sommet ; base droite, à côtés obliques ;
gouttière marginale plutôt étroite en avant mais fortement élargie en arrière où elle est
quelque peu explanée ; dépressions basilaires profondes mais peu étendues et subarrondies.
Elytres allongés et subparallèles, 1,64 à 1,67 fois plus longs que larges ensemble, convexes
et non aplanis sur le disque, peu élargis en arrière ; épaule largement arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale étroite ; troncature apicale faiblement sinuée ; intervalles
légèrement bombés ; stries étroites et assez profondes, non ou à peine distinctement
ponctuées, les pores discaux insérés normalement ; microsculpture en strioles transversales
assez serrées et bien marquées.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépistemes plus de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 23 k ; gonapophyse Ç fig. 28 c.
Fig. 27. — Liagonum coquereli
Alluaud (dessin de Mme Bercer).
Distribution dans l’île. — Se rencontre dans toute la partie septentrionale et
centrale jusqu’à Tananarive et Brickaville, aux basses altitudes. Selon Alluaud
commune sous les pierres.
MADAGASCAR Nord : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud, VIL 1 893, 24 ex.). — Montagne
d’ Ambre (A. Sicard, IX-XI, 17 ex.). — Forêt de Sahafary, Sadjoavato-Diégo (A.
Peyrieras, VIII. 1973, 2 ex.).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
101
MADAGASCAR Est : 42 kin au N. de Sambava, forêt d’Analabe, 50 m (P. Griveaud,
A. Peyrierus et P. Viette, XL 1968, 1 ex.). — Marojejy, district de Sambava,
Ambinanitelo, 500 m ( E . Raharizonina, XII. 1958, 1 ex.). — Baie d’Antongil (A.
Mocquerys, 1898, 2 ex.). — Ivontaka, district de Maroantsetra (P. Soga et E.
Raharizonina, III. 1958, 1 ex.). — Ambodivoangy, district de Maroantsetra (J. Vadon, 1
ex. ; P. Soga et E. Raharizonina, III. 1958, 8 ex.). — Fainpanambo, district de
Maroantsetra (P. Soga, III. 1958, 9 ex.). — Ankalampona, Navana, Maroantsetra (P.
Soga et E. Raharizonina , III. 1954, 3 ex.). — Ambohitsitondroina, 570 ni, région de
Maroantsetra (J. Vadon, 2 ex.). — Nosy Mangabe, district de Maroantsetra (P. Soga et E.
Raharizonina, IV. 1958, 1 ex.). — P. K. 57 route d’Anosibe, Moramanga (R. Vieu, II.
1958, 3 ex.). — Sandrangato (2 ex.). — Rés. nat. int. III, Ambatovositra, Andranoinalaza
(P. Soga, III. 1957, 1 ex.). — Périnet (13 ex.). — Ambadikala, riv. Ranomena,
Brickaville (A. R., IV. 1954, 1 ex.). — Ile Sainte-Marie (R.E., III. 1959, 1 ex.).
Madagascar Centre : Tananarive (2 ex.).
MADAGASCAR Ouest : Soalala (H. Perrierde la Bâthie, 1 ex.). — S.-P. Antsalova,
Antsingy, rés. nat. int. IX (A. Peyrierus, I. 1975, 1 ex.). — Andobo, forêt d’Antsingy,
district d’Antsalova (P. Griveaud, II. 1957, 13 ex.). — Morondava, forêt de Befasy (R.
Paulian, I. 1956, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar et Comores.
COMORES : Ile Mohéli, Fomboni (J. Millot, VI. 1954, 2 ex.).
29. Liagonum sexpunctatum (Dejean)
Anchomenus Sexpunctatus Dejean, 1831, Spec. gén., 5, p. 727.
Colpodes sexpunctatus, CûQUEREL, 1866, Ann. Soc. ent. France, (4)6, p. 307.
Colpodes salazianus Coquerel, 1866, Ann. Soc. ent. France, (4)6, p. 307.
Colpodes sexpunctatus, CHAUDOIR, 1878, Ann. Soc. ent. France, (5)8, pp. 285, 371.
Colpodes salazianus, Aleuaud, 1897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 174.
Colpodes sexpunctatus, ALLUÀtlD, 1 897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 174.
Colpodes sexpunctatus, AlluaüD, 1900, in A. Grandidier, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI,
Hist. nat. Coléopt., tome I, texte, 1" partie, p. 19.
Colpodes sexpunctatus, AlLUAUD, 1916, Ann. Soc. ent. France, 85, pp. 79, 80, fig. 18.
Liagonum sexpunctatum, Jeannki., 1948, Faune de l'Empire franc;.. 10, pp. 528, 534, fig. 242.
Liagonidium sexpunctatum, Je.ANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 298, 299.
Uagonidium sexpunctatum, JEANNEL, 1953, Natur. malg., 5, p. 49.
Liagonidium sexpunctatum, J. VlN-SON, 1954, Mauritius Inst. Bull., 3, p. 271.
Liagonidium sexpunctatum, J. VlNSON, 1967, id., 4. p. 312.
Types. — sexpunctatum Dejean. Holotype, Ile Bourbon (la Réunion] ( Goudot )
(Muséum, Paris).
salazianus Coquerel. Holotype, Bourbon (la Réunion], Salazie ( Coquerel et
Lantz) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 mm à 9 mm. Ailé. Dessus noir de poix très brillant, les
élytres avec un très léger reflet métallique, pronotum et élytres très étroitement bordés
latéralement de ferrugineux ; dessous noir brillant ; pattes et antennes d’un brun
ferrugineux.
Source : MNHN, Paris
102
P. Basilewsky
Tête moyenne, à fine microsculpture isodiamétrale peu serrée, les yeux très gros
et très saillants, bien plus longs que les tempes qui sont courtes et quelque peu gonflées, le
bord antérieur du labre légèrement convexe, les sillons frontaux larges en avant, assez
profonds en arrière. Dent labiale arrondie au sommet. Antennes dépassant le pronotum
d’un peu moins de 3 articles. Pronotum petit, bien plus étroit que les élytres, assez
transverse, 1,32 à 1,40 fois plus large que long, à largeur maximale bien déportée en avant
du milieu, éparsément ponctué et très chagriné dans la région des angles postérieurs, le
disque pourvu de ridules transversales, la microsculpture transversale et irrégulière ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs très petits et à peine pointés vers 1 avant ; côtés
très modérément arqués dans leur partie antérieure, ensuite fortement rétrécis,
rectilignes, non ou à peine sinués ; angles postérieurs droits, encore moins arrondis au
sommet et moins marqués que chez l’espèce précédente ; base large, plus large que le
bord antérieur, droite au milieu, les côtés obliques ; gouttière marginale assez étroite
mais bien profonde en avant, s’élargissant en arrière où elle est assez explanée ;
dépressions basilaires profondes et subarrondies. Elytres allongés et presque subparal¬
lèles, 1,54 à 1,60 fois plus longs que larges ensemble, assez convexes bien qu’un peu
aplanis sur le disque, à largeur maximale près du milieu ; épaule largement arrondie et
bien marquée ; gouttière latérale étroite ; troncature apicale bien sinuée ; intervalles très
peu convexes, presques plans ; stries fines, assez profondes, légèrement mais nettement
ponctuées, surtout dans la partie antérieure ; microsculpture en fines strioles transver¬
sales régulières.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépistemes presque 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage 6 fig. 23 m ; gonapophyse O fig. 28 d.
Répartition géographique. — Endémique de l'île de la Réunion, où on le
rencontre sous les pierres et dans le gravier humide, le plus souvent à une certaine
altitude.
RÉUNION : Salazie, 900-1 000 III (Ch. Coquetel ; Lantz ; Ch. Alluaud, IV. 1893, 3
ex.). — Cirque de Salazie, à Hellbourg, 800 m (J. Hamon, V. 1952, 1 ex.). — Salazie, La
Pagode (Y. Gomy , 1. 1969, 1 ex.). — Plaine des Cafres, 1 000 m (Ch. Coquerel ;P. Carié ,
1914, 4 ex.). — Plaine des Palmistes (Ch. Coquerel ; Ch. Alluaud, 1897, 6 ex.). Saint-
Benoit, bords de l’étang (J. Hamon, VII. 1915, 1 1 ex.). — Takamaka, P. K. 10 (1 . Gomy ,
1, 1969, 1 ex.). — Saint-Paul, ravine Bassin, Bois de Nèfles (Y. Gomy, VI. 1966, 1 ex.).
Observation. — L’identité de salazianus et de sexpunctatus fut déjà reconnue
par ChaudoIR en 1878.
30. Liagonum monticola (Jeannel)
Liagonidium monticola Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mudag., A, 6, pp. 298.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra, forêt de Vakoana, 2 100 m
(A.R., IX. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, presque noir,
très brillant, pronotum et élytres non bordés latéralement de clair ; dessous un peu plus
clair ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
103
Tête allongée et assez étroite, à microsculpture isodiamétrale très fine et assez
superficielle, les yeux moyens et peu saillants, à peine plus longs que les tempes qui sont
obliques, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges mais peu profonds,
même en arrière. Dent labiale fortement bifide au sommet. Antennes assez longues,
dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum bien cordiforme,
assez transverse, 1,28 fois plus large que long, à largeur bien déportée en avant du milieu,
éparsément ponctué sur les côtés en amère et devant la base, le disque avec quelques
vestiges de rides transversales, à microsculpture transversale très fine ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis mais à peine saillants ; côtés
légèrement arrondis en avant, ensuite rectilignes et nettement sinués en arrière ; angles
postérieurs très largement obtus mais bien marqués, arrondis à l’extrême sommet ; base
droite au milieu, les côtés obliques ; gouttière marginale profonde en avant, fortement
Fig. 28. — Gonapophyses. a, Liagonum tsaratananae n.sp. : b, L. arecarum Coquerel ; c, L.
coquereli Alluaud ; d, L. sexpunctatum Dejean ; e, L. incertum n.sp.; f, L. mangindranum n.sp.
élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires profondes et subarrondies. Elytres
allongés, 1 ,7 0 fois plus longs que larges ensemble, un peu ovoïdes, à largeur maximale
située en arrière du milieu, assez convexes mais subaplanis sur le disque ; épaule bien
effacée, avec le repli basilaire subanguleux ; côtés plus rétrécis en avant, la gouttière
latérale étroite sur toute sa longueur ; troncature apicale peu sinuée ; intervalles
légèrement bombés, 2, 3 et 4 un peu plus larges que les autres ; stries fines et profondes,
non ponctuées ; microsculpture en fines strioles étirées en travers, très rapprochées,
formant par endroits quelques mailles fermées, mais jamais de réseau.
Pattes longues. Protibias sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs avec 2
soies médianes.
Edéage 6 fig. 23 p ; femelle inconnue.
Source : MNHN, Paris
104
P. Basilewsky
Distribution dans Hle. — Madagascar Centre : Andringitra, forêt de Vakoana,
2 100 ra (A.R., IX. 1949, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
31. Liagonum pauliani n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Analavelona, forêt, 1 250 m
(Mission CNRS, RCP n° 225, VI. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 mm. Aptère. Dessus brun de poix très foncé sur l’avant-
corps, plus clair sur les élytres, pronotum et élytres non bordés de clair ; dessous brun
foncé, l’abdomen un peu éclairci ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux, les fémurs un
peu plus clairs que les tibias.
Tête allongée et assez étroite, à microsculpture isodiamétrale très fine et
superficielle, les yeux moyens et peu saillants, à peine plus courts que les tempes qui sont
obliques et assez longues, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges mais
peu profonds. Dent labiale fortement bidentée au sommet. Antennes assez longues,
dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum cordiforme, très
modérément transverse, 1,20 à 1,23 fois plus large que long, à largeur maximale déportée
en avant du milieu, imponctué, à très fine microsculpture isodiamétrale ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en lobes arrondis et légèrement saillants ; côtés bien arrondis en
avant, ensuite assez fortement rétrécis, redressés et un peu sinués devant les angles
postérieurs qui sont très ouverts, peu marqués, arrondis au sommet ; base droite, un peu
relevée obliquement sur les côtés ; gouttière marginale profonde mais assez étroite sur
toute sa longueur, bien qu’un peu élargie en arrière où elle est peu explanée ; dépressions
basilaires profondes et subarrondies. Elytres allongés, 1,65 fois plus longs que larges
ensemble, assez ovoïdes et assez convexes, nettement élargis en arrière, la gouttière
latérale étroite sur toute sa longueur ; épaule très peu marquée, presque effacée, avec le
repli basilaire arrondi ; troncature apicale à peine sinuée ; intervalles légèrement
bombés ; stries fines et assez profondes, non ponctuées ; microsculpture à fines strioles
transversales bien rapprochées.
Pattes assez longues. Protibias sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec 2 soies médianes. Métépistemes moins de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage 6 fig. 23 1 ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Massif de l’Analavelona, forêt,
1 250 m (Mission CNRS, RCP n° 225 , VI. 1972, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
32. Liagonum orophilum n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Pic d’Ivohibe, 2 200 m (A. R., XI. 1950)
(Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
105
Description. — Long. 8 mm. Aptère. Dessus brun de poix sombre, plus foncé sur
l’avant-corps, pronotuin et élytres sans bordure latérale plus claire ; dessous brun
rougeâtre, l’abdomen un peu éclairci ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux.
Espèce très proche de L. pauliani. Elle en diffère par la couleur moins foncée,
notamment celle des pattes et des antennes, par la taille plus petite, par les tempes un peu
plus gonflées et les sillons frontaux plus profonds ; le pronotum (1,21 à 1,23 fois plus
large que long) est plus cordiforme, les côtés étant plus rétrécis vers l’arrière, avec les
dépressions basilaires plus grandes et linéaires ; les élytres sont moins ovoïdes et plus
allongés, 1,68 à 1,70 fois plus longs que larges ensemble, moins convexes, moins
nettement élargis en amère.
Edéage d fig. 23 n ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Pic d’Ivohibe, 2 200 m (A. R.,
XL 1950, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
33. Liagonum incertum n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Périnet (A.R., IV. 1951) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, plus clair sur les
élytres qui ont de légers reflets irisés, pronotum et élytres non bordés de clair ; dessous
brun rougeâtre ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux clair.
Tête moins allongée et plus large que chez les espèces précédentes, à microsculp¬
ture très fine, les yeux plus gros et assez saillants, nettement plus longs que les tempes qui
sont courtes et à peine gonflées, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux peu
profonds. Dent labiale fortement bidentée au sommet. Antennes longues, dépassant la
base du pronotum de plus de 3 articles. Pronotum peu cordiforme et nettement moins
rétréci en arrière que chez les autres espèces, 1,25 fois plus large que long, à largeur
maximale située en avant du milieu, iinponctué, à microsculpture en faibles strioles
transversales ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes arrondis mais peu
saillants ; côtés légèrement arrondis en avant, ensuite rectilignes et non sinués ; angles
postérieurs très largement arrondis mais quand même bien marqués ; base droite, les
côtés relevés en oblique, un peu plus étroite que le bord antérieur ; gouttière marginale
bien profonde sur toute sa longueur, nettement élargie et assez explanée en arrière ;
dépressions basilaires profondes, assez allongées, avec un léger trait linéaire dans le fond.
Elytres allongés et peu ovoïdes, 1,64 fois plus longs que larges ensemble, à largeur
maximale située en arrière, convexes et nullement aplanis sur le disque ; épaule effacée, à
repli basilaire arrondi ; côtés assez rétrécis vers l’avant, à gouttière latérale étroite sur
toute sa longueur ; troncature apicale très faiblement sinuée ; intervalles légèrement
bombés ; stries fines et profondes, à peine distinctement ponctuées ; microsculpture en
fines strioles transversales très serrées et bien marquées.
Pattes assez longues. Protibias nettement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. Métépisternes 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse O fig. 28 e.
Source : MNHN, Paris
106
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Périnet, sur Pandanus (A.R., IV.
1951, 1 ex.). Cette localité devrait être confirmée.
Répartition géographique. — Madagascar.
34. Liagonum mangindranum n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, au Nord de Mangindrano, zone de
protection de la rés. nat. int. IV, Andohanimaevarano, 1 950 m (P. Soga, IX. 1971)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Aptère. Dessus brun de poix, presque noir sur
l’avant-corps, plus clair et légèrement irisé sur les élytres, pronotum et élytres avec une
assez nette bordure latérale testacée ; dessous bran, l'abdomen plus clair ; pattes d’un
ferrugineux très clair, presque testacé, antennes un peu plus foncées sauf sur le 1 , r
article.
Tête allongée, à microsculpture irrégulière et très fine, les yeux plus gros et
saillants que chez les espèces précédentes, bien plus longs que les tempes qui sont
obliques, le bord antérieur du labre droit, les sillons frontaux larges et assez profonds.
Dent labiale fortement bidentée au sommet. Antennes longues, dépassant la base du
pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum très cordiforme, modérément transverse,
1,21 à 1,27 fois plus large que long, à largeur fortement déportée en avant du milieu,
imponctué, à microsculpture transversale fine et irrégulière ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis mais modérément saillants ; côtés bien arrondis en
avant, profondément sinués en arrière ; angles postérieurs subdroits et fort bien
marqués ; base droite, les côtés peu relevés en oblique ; gouttière marginale assez
profonde mais moyennement large, même en arrière ; dépressions basilaires profondes et
allongées. Elytres moyennement allongés et assez ovoïdes, 1,55 à 1,65 fois plus longs que
larges ensemble, un peu convexes et légèrement aplanis sur le disque, à largeur maximale
située en arrière du milieu ; épaule peu marquée, presque effacée, à repli basilaire
airondi ; gouttière latérale étroite mais un peu élargie au milieu ; troncature apicale assez
fortement sinuée ; intervalles très légèrement bombés ; stries fines et étroites, non
ponctuées ; microsculpture rudimentaire, à strioles transversales très courtes.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs posté¬
rieurs avec 2 soies médianes. Métépistemes un peu moins de 2 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage d fig. 23 o ; gonapophyse Ç fig. 28 f.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Sambirano : Nord de Mangindrano, zone
de protection de la rés. nat. int. IV, Andohanimaevarano, 1 950 m (P. Soga, IX. 1971, 11
ex.). — Est de Mangindrano, rés. spéc. de l’Ambohimirahavavy, ruisseau Maevarano,
1 700 m (P. Soga, IX. 1971, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
107
6. Genre Neomegalonychus Jeannel
Neomegalonychus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 518, 535 (espèce type du
gene : Neomegalonychus crassipes Jeannel, 1948, par désignation originelle).
Neomegalonychus , BaSILEWSKY, 1950, Ark.f. Zool, (2)1, pp. 277, 294.
Neomegalonychus, JEANNEL. Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 289, 302.
Neomegalonychus, BaSILEWSKY, 1953, Explor. Parc nat. IJpemba, 10, pp. 63, 66.
Neomegalonychus, BaSILEWSKY, 1962, Ark.f. Zool., (2)15, p. 241.
Description. — Genre ne comprenant qu’une espèce de taille moyenne, ailée,
très caractérisée par la conformation bien particulière des pattes postérieures.
Tête assez petite, allongée, très rétrécie en arrière, le cou étroit et bien séparé du
vertex par un sillon transversal, la suture clypéale et les sillons frontaux bien marqués, les
yeux gros et très saillants ; labre large mais assez long, à bord antérieur droit ; mandibules
assez courtes, larges à la base, modérément recourbées vers le sommet où elles sont
moyennement acérées. Palpes assez longs, cylindriques, le dernier article très peu élargi
au milieu, tronqué-arrondi au sommet ; l’avant-dernier article un peu plus long que le
dernier, tant aux labiaux qu’aux maxillaires dont l’antépénultième est modérément
renflé. Dent labiale un peu sinuée au milieu ; 2 soies latérales au submentum. Antennes
fines et assez longues. Pronotum bien transverse, à largeur maximale un peu déportée en
avant du milieu. Elytres allongés et non ovoïdes, à striation normale en arrière, l’angle
apical bien arrondi ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture isodiamétrale. Dessous
imponctué ; métépistemes longs.
Pattes longues, surtout les postérieures ; tarses assez allongés et fins, un peu
aplatis à la face dorsale, sans sillons latéraux ni carène médiane, le 4' article plutôt
échancré que lobé, le 5e fortement sétulé en dessous ; la conformation de la patte
postérieure est très particulière et tout à fait exceptionnelle par suite des fémurs très
longs, bien plus longs que les tibias, très larges par rapport à ces derniers, bien que non
comprimés en lame de sabre comme s’exprime JEANNEL ; le tibia est assez comprimé et
pourvu à la face interne d’un sillon orné dans sa partie distale d’une frange de soies
devenant plus dense vers l’apex où elle contourne l’extrémité (fig. 6 f) ; pas d’éperon
externe. Protibias avec le sillon longitudinal bien marqué. Fémurs postérieurs avec un
très petit pore médian, la soie caduque.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Pore
basilaire de l’élytre à l’insertion de la 1 r'' strie ; 3e intervalle avec les 3 pores dorsaux
habituels, assez petits, disposés normalement.
Répartition géographique. — On ne connaît qu’une seule espèce de ce genre,
propre à Madagascar.
Observation. — En établissant ce genre Je ANNEE n’a pas remarqué un caractère
essentiel qui, à lui seul, mérite son isolement, à savoir la conformation très particulière
des fémurs et des tibias postérieurs. N’ayant pas eu précédemment le type sous les yeux,
je n ai pas tenu compte non plus de ce caractère ; aussi ai-je interprété très incorrectement
ce taxon et y ai indu plusieurs espèces africaines, qui appartiennent à d’autres genres. En
fait, Neomegalonychus est un genre monospécifique et exclusivement représenté à
Madagascar.
Source : MNHN, Paris
108
P. Basilewsky
Neomegalonychus crassipes Jeannel (fig. 29)
Neomegalonychus crassipes Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 535, 536, fig. 244.
Neomegalonychus crassipes, JEANNEL, 1951, V/e'm. Inst. Sci. Mail. , A, 6, p. 302, fig. 8.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Fanovana (J. V adon) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 1 1 min. Ailé. Dessus noir assez brillant, le pronotum assez
largement bordé latéralement de brunâtre, les élytres plus étroitement ; dessous brun de
poix sombre ; pattes d'un brun presque noir, les tarses et les antennes d’un brun
ferrugineux.
Tête allongée, très rétrécie en arrière, à
microsculpture isodiamétrale très serrée, les yeux
très gros et très saillants, les tempes courtes et
obliques, le bord antérieur du labre droit, les sillons
frontaux profonds, larges en avant, atteignant le
pore orbital antérieur. Dent labiale large, un peu
sinuée au sommet et fortement creusée longitudi¬
nalement au milieu. Antennes incomplètes chez
l’unique exemplaire connu, fines et assez longues.
Pronotum transversal, 1,39 fois plus large que long,
à largeur maximale un peu déportée en avant du
milieu, légèrement plus rétréci en arrière qu’en
avant, imponctué, à microsculpture transversale
irrégulière ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
en lobes largement arrondis mais peu saillants ;
côtés largement arrondis en avant, presque recti¬
lignes en arrière ; angles postérieurs largement
arrondis et faiblement marqués ; base subdroite,
brièvement relevée sur les côtés, un peu plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale très
large sur toute sa longueur, encore élargie et
explanée en arrière ; sillon longitudinal médian fin
et profond ; dépressions basilaires peu profondes
et bien étendues. Elytres allongés et non ovoïdes,
1,64 fois plus longs que larges ensemble, à largeur
maximale à peine déportée en arrière du milieu,
peu convexes et même aplanis sur le disque ;
épaule arrondie et bien marquée, à repli basilaire
arrondi ; gouttière latérale assez étroite ; tronca¬
ture apicale sinuée ; angle suturai bien arrondi ; intervalles presque plans ; striole
scutellaire très moyenne ; stries larges mais peu profondes, imponetuées ; microsculpture
à mailles isodiamétrales serrées. Série ombiliquée de 18 pores, espacés au milieu.
Pattes longues et conformes à la description générique. Métépisternes un peu plus
de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur, fortement rétrécis en arrière.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 31 b.
Fig. 29. — Neomegalonychus crassi¬
pes Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PI.ATYNINAE
109
Distribution dans l’île. — Un seul exemplaire connu.
MADAGASCAR Est : Fanovana, district de Moramanga, à la lisière inférieure de la
forêt de Périnet, 600-700 in (J. Vadon , 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
7. Genre Sophroferonia Alluaud
Sophroferonia Alluaud, 1933, A fra , 7, pp. 11, 12 (espèce type du genre: Sophroferonia
parvitarsis Alluaud, 1933, par monotypie).
Sophroferonia, JEANNEL, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 518, 537.
Sophroferonia, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 281, 291.
Sophroferonia, BàSILEWSKY, 1953, Explor. Parc nat. Upemba, 10, p. 64.
Sophroferonia, J. VlNSON, 1956, Mauritius Inst. Bull., 4, p. 12.
Description. — Taille moyenne. Aptère. De couleur sombre.
Tête courte et large, les yeux grands et saillants, les tempes courtes et obliques, le
cou épais et non séparé du vertex par un sillon transversal, la suture clypéale peu
marquée ; labre transversal mais assez grand, à bord antérieur droit ; mandibules courtes
et larges, recourbées en avant, très acérées au sommet. Palpes assez courts et épais, à
dernier article bien élargi au milieu, fusiforme, brièvement tronqué au sommet, l’avant-
dernier article plus court que le dernier tant aux labiaux qu’aux maxillaires, dont
l’antépénultière article est modérément renflé. Labium profondément échancré, à dent
labiale large et arrondie au sommet, les lobes latéraux grands et larges, les sillons labiaux
faibles, remplacés par une dépression linéaire mais l’ocelle terminal présent ; 2 soies
latérales présentes au submentum. Antennes courtes et épaisses. Pronotum assez
transverse, à largeur maximale située près du milieu. Elytres allongés et un peu ovoïdes,
l’épaule effacée, avec le repli basilaire arrondi ; troncature apicale profondément sinuée ;
striation normale à l’apex ; angle suturai arrondi ; striole scutellaire courte ; microsculp¬
ture isodiamétrale. Dessous imponctué ; métépistemes courts.
Pattes courtes et épaisses ; tarses courts et larges, aux postérieurs et intermé¬
diaires le 1er article est à peine 2,30 à 2,50 fois plus long que large et bien plus court que 2
et 3 ensemble, à dessus brillant et très faiblement granuleux, sans sillon longitudinal
médian ; le 4e article est très large et un peu lobé au sommet ; le 5e article non sétulé et
glabre ; les protarses du d sont très larges, les articles 2 à 4 plus larges que longs, les 3
premiers pourvus en dessous d’une double rangée de phanères adhésives. Protibias à
sillon longitudinal presque indistinct. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Deux soies orbitales. Soies prothoraciques- latérales absentes. Pore basilaire de
l’élytre à l’origine de la 1 re strie ; 3e intervalle pourvu de 3 pores discaux profonds et gros,
disposés normalement ; 2 soies apicales. Série ombiliquée de 14 pores, bien espacés au
milieu.
Répartition géographique. — Ce genre ne comporte qu’une seule espèce,
particulière à l’île Maurice.
Source : MNHN, Paris
110
P. Basilewsky
Sophroferonia parvitarsis Alluaud (fig. 30)
Sophroferonia parvitarsis Aliuaud, 1933, Afra, 7, p. 13.
Sophroferonia parvitarsis, JeANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 528.
Sophroferonia parvitarsis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mail., A, 6, p. 292.
Sophroferonia parvitarsis, J. VlNSON, 1954, Mauritius Inst. Bull., 3, p. 268.
Sophroferonia parvitarsis, J. VlNSON, 1956, id., 4, p. 12.
Sophroferonia parvitarsis, J. VlNSON, 1967, id., 4, p. 312.
Type. — Holotype, Ile Maurice, Les Mares (R. Mamet, III. 1933) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Aptère. Dessus d’un brun ferrugineux plus ou
moins foncé, l’avant-corps souvent plus sombre, les élytres généralement plus clairs ;
dessous brun, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes d’un brun rougeâtre assez clair.
Tête large et assez courte, à microsculpture
isodiamétrale fine et serrée, les yeux gros et très saillants,
les tempes courtes et obliques, le bord antérieur du labre
droit, les sillons frontaux peu marqués, larges mais peu
profonds en avant, effacés en arrière. Dent labiale large et
triangulaire, arrondie au sommet mais pourvue d’un sillon
longitudinal au milieu. Antennes courtes et épaisses,
dépassant à peine la base du pronotum d’un demi-article.
Pronotum large et assez transversal, 1,20 à 1,23 fois plus
large que long, à largeur maximale située près du milieu,
imponctué, pourvu de ridules longitudinales devant la
base et en arrière du bord antérieur, légèrement ridulé
transversalement sur le disque, à microsculplure trans¬
versale serrée ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
arrondis et à peine saillants vers l’avant ; côtés un peu
plus arrondis en avant qu’en arrière ; angles postérieurs
très obtus et très largement arrondis, peu marqués ; base
droite, très brièvement relevée sur les côtés, de même
largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale très
étroite sur toute sa longueur ; sillon longitudinal médian
fin et profond, mais assez court, effacé avant la base et
avant le bord antérieur ; dépressions basilaires assez
profondes et allongées. Elytres allongés et légèrement
ovoïdes, 1,52 à 1,56 fois plus longs que larges ensemble,
modérément convexes et un peu aplanis sur le disque, à largeur maximale située à mi-
longueur ; épaule faiblement marquée, à repli basilaire bien arrondi ; gouttière latérale
étroite sur toute sa longueur ; troncature apicale profondément sinuée ; angle suturai
arrondi ; intervalles plans, pourvus de quelques rares petits points disséminés ; stries
larges et profondes, très indistinctement ponctuées ; striole scutellaire courte ; micro¬
sculpture isodiamétrale serrée et bien marquée ; série ombiliquée de 14 pores.
Pattes courtes et épaisses, conformes à la description générique. Métépistemes
courts, moins de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 31 a ; gonapophyse O fig- 31 c.
Fig. 30. — Sophroferonia
parvitarsis Alluaud (dessin
de Mme Berger).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
111
Répartition géographique. — Endémique de l’île Maurice.
Maurice : Mont Cocotte (J. Vinson, XI. 1939, 5 ex.). — Les Mares, localité située
dans les environs de la Mare aux Vacoas, à 630 ni d’altitude (R. Mamet , III. 1933. 1. 1938,
4 ex. ; J. Vinson, V. 1934, XII. 1934, I. 1938, 5 ex.).
Selon J. VlNSON se trouverait dans le sol attaché aux racines d'épiphytes entourant
les vieux troncs tombés ou la base d’arbres debout ; MAMET a pris cette espèce dans le
terreau d’un vieux tronc d’arbre.
Fig. 31. — a, Edéage, Sophroferonia parvitarsis Alluaud ; b, Gonapophyse, Neomegalo-
nychus crassipes Jeannel ; c, id., Sophroferonia parvitarsis Alluaud.
8. Genre Agonorites Jeannel
Agonorites Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 289, 302 (espèce type du genre :
Colpodes anchomeninus Alluaud, 1932, par désignation originelle).
Agonorites , BASILEWSKY, 1953, Expi. Parc. nat. Epemba, 10, p. 64.
Description. — Espèces de taille généralement petites, ailées ou aptères, de
coloration sombre, sans aucun reflet métallique.
Tête peu allongée, souvent courte, assez large, les yeux moyens et petits, peu ou
très peu saillants, les tempes assez développées, souvent légèrement gonflées, le cou
épais, séparé du vertex par un étranglement latéral et un léger sillon transversal plus ou
moins marqué, la suture clypéo-frontale toujours nette ; labre transversal, assez court
mais bien large, à bord antérieur droit ou légèrement sinué ; mandibules longues, très
larges à la base, fortement rétrécies vers le sommet où elles sont très légèrement
recourbées et bien acérées. Palpes longs et grêles, le dernier article fusiforme, un peu
Source : MNHN, Paris
112
P. Basilewsky
élargi au milieu, arrondi-tronqué au sommet ; l’avant-dernier article des maxillaires
nettement plus court que le dernier. Labium profondément échancré, la dent médiane
toujours présente, souvent aiguë mais arrondie au sommet, parfois fortement creusée
longitudinalement au milieu, ce qui la fait paraître presque bifide, les lobes latéraux
grands et larges, les sillons labiaux très profonds ; 2 soies latérales au submentum.
Antennes assez courtes mais dépassant toujours la base du pronotum de près de 2 articles.
Pronotum de forme variable, le plus souvent peu transversal, à largeur maximale
généralement déportée en avant du milieu, imponctué et à peine chagriné dans les
dépressions basilaires, le disque non ridulé transversalement. Elytres allongés, souvent
ovoïdes, l’épaule rarement bien marquée, avec le repli basilaire toujours bien arrondi, à
gouttière latérale étroite, à troncature apicale non ou faiblement sinuée, l'angle suturai
toujours arrondi ; intervalles faiblement ou très faiblement convexes, les stries profondes
et imponctuées, la striole scutellaire assez courte ; microsculpture isodiamétrale ou
transversale, mais toujours à réseau de mailles fermées. Dessous imponctué ; métépis-
temes courts, le plus souvent à peine plus longs que larges au bord antérieur.
Pattes moyennes ; protibias à sillon longitudinal variable, souvent effacé au moins
en partie ; fémurs postérieurs avec 1 ou 2 soies médianes. Tarses courts et épais, le l'r
article toujours beaucoup plus court que les deux suivants réunis ; les antérieurs
du 6 nettement élargis, pourvus à la face ventrale d’une double rangée de phanères
adhésives ; les intermédiaires et les médians larges et courts, le plus souvent bien
granuleux au-dessus, non sillonnés latéralement et sans carène médiane, mais parfois
pourvus d’un sillon longitudinal médian plus ou moins profond ; 4' article plutôt
échancré que lobé ; 5e article non sétulé et glabre, sauf chez ankaratrae où se trouve une
faible pubescence à la partie distale.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes, la postérieure
insérée dans l’angle même. Soie basilaire de 1 élytre au sommet du 1er intervalle ; 3‘
intervalle pourvu des 3 pores dorsaux habituels ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 16
à 20 pores.
Répartition géographique. — Ce genre, propre à Madagascar, se rencontre
exclusivement aux hautes altitudes des principaux massifs montagneux de l’île : une
espèce sur l’Ankaratra, 2 sur l’Andohahelo (chaînes Anosyennes) et le Tsaratanana et 6
sur FAndringitra où l’on constate une remarquable pulvérisation des espèces.
Tableau des espèces
1. (2). Espèce ailée, à épaule bien marquée. Pronotum particulièrement
transverse, 1,40 à 1,45 fois plus large que long, à largeur maximale à
peine déportée en avant du milieu. Protibias à peine distinctement
sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane. Microsculpture élytrale en mailles presque isodiamétrales,
tout au plus 1,5 fois plus larges que longues. Métépisternes près de 2
fois plus longs que larges au bord antérieur. Tarses postérieurs
granuleux au-dessus mais sans sillon médian. Long. 8,5 à 9 mm
(Andohahelo) . . l.A. anacritus n. sp.
2. (1). Espèces aptères, à épaule effacée.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
113
3. (18). Pronotum à largeur maximale toujours plus ou moins déportée en
avant du milieu, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, la base pas
plus large que le bord antérieur. Yeux peu saillants mais toujours
aussi longs ou plus longs que les tempes.
4. (13). Pronotum bien transversal, 1,20 à 1,40 fois plus large que long.
5. (12). Microsculpture élytrale en mailles plus ou moins transversales.
6. (7). Microsculpture élytrale en mailles très transversales, 3 à 4 fois plus
larges que longues. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. 5e
article des tarses très légèrement pubescent en dessous à la partie
distale. Métépistemes à peine plus longs que larges au bord
antérieur. Long. 8 à 10 mm (Ankaratra) . 2. A. ankaratrae (Jeannel)
7. (6). Microsculpture élytrale en mailles moins transversales, 2 à 3 fois
plus larges que longues. 5e article des tarses glabres en dessous.
8. (9). Dent labiale largement arrondie au sommet où elle est profondément
creusée longitudinalement ce qui la fait paraître bifide. Pronotum à
largeur maximale très nettement déportée en avant du milieu, les
côtés rectilignes en arrière et même souvent un peu sinués. Elytres
très allongés. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Long. 6,5 à 8 mm (Andringitra Centre) ... 3. A. anchomeninus (Alluaud)
9. (8). Dent labiale aiguë et arrondie à l’extrême sommet, non creusée
longitudinalement. Pronotum à largeur maximale peu nettement
déportée en avant du milieu. Elytres moins allongés.
10. (11). Pronotum bien plus transverse (1,31 à 1,41 fois plus large que long),
les angles postérieurs plus ouverts et largement arrondis, la gouttière
marginale très explanée en arrière où les côtés ne sont pas relevés, le
sillon longitudinal moins profond. Troncature apicale bien sinuée.
Microsculpture élytrale presque isodiamétrale (mailles 1 à 1,5 fois
plus larges que longues). Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes.
Métépistemes un peu plus longs. Taille plus grande. Long. 8 mm
(Andohahelo) . 4. A. montanus n. sp.
11. (10). Pronotum bien moins transverse (1,21 à 1,22 fois plus large que
long), les angles postérieurs moins largement arrondis, la gouttière
marginale peu explanée en arrière où les côtés sont très relevés, le
sillon longitudinal plus profond. Microsculpture élytrale plus trans¬
verse (mailles 2 à 3 fois plus larges que longues). Troncature apicale
non sinuée. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Métépistemes un peu plus courts. Taille plus petite. Long. 6 mm
(Andringitra Centre-Nord) . 5. A. descarpentriesi n. sp.
12. (5). Microsculpture élytrale à mailles isodiamétrales, pas plus larges que
longues. Pronotum 1,30 fois plus large que long. Dent labiale
arrondie au sommet. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes.
Métépistemes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur. Long.
10 mm (Andringitra, forêt Imaitso) . 6. A. griveaudi n. sp.
13. (4). Pronotum faiblement transversal, 1,08 à 1,18 fois plus large que
long.
Source : MNHN, Paris
114
P. Basilewsky
14. (15). Pronotum plus large et plus transversal (1,15 à 1,18 fois plus large
que long), à côtés plus nettement arqués en arrière, à gouttière
marginale moins élargie en arrière. Elytres moins allongés et plus
ovoïdes (1,47 à 1,53 fois plus longs que larges ensemble), à
microsculpture en mailles plus transversales (2 à 3 fois plus larges
que longues). Tarses postérieurs très fortement sillonnés au milieu
sur chaque article. Dent labiale légèrement bifide au sommet
Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Long. 6,5 à 7 mm
(Andringitra Est) . 7. A. antsifotrae n. sp.
15. (14). Pronotum moins large et encore moins transversal (1,08 à 1,14 fois
plus large que long), à côtés nullement arqués en arrière mais bien
rectilignes, à gouttière marginale fortement élargie en arrière.
Elytres plus allongés et moins ovoïdes (1,65 à 1,75 fois plus longs
que larges ensemble), à microsculpture en mailles moins transversa¬
les (1,5 à 2 fois plus larges que longues). Tarses postérieurs
granuleux mais non sillonnés au dessus. Dent labiale aiguë et
arrondie au sommet.
16. (17). Pronotum étroit (1,08 fois plus large que long), à bord antérieur
droit, les angles antérieurs non saillants vers Lavant, les côtés moins
rectilignes en arrière, les angles postérieurs plus ouverts. Protibias
bien sillonnés longitudinalement dans leur partie distale, à peine
distinctement dans leur partie proximale. Fémurs postérieurs avec 2
soies médianes. Long. 7 mm (Andringitra Centre) .
. 8. A. culminicola n. sp.
17. (16). Pronotum moins étroit (1,14 fois plus large que long), à bord
antérieur légèrement concave, les angles antérieurs en lobes saillants
vers l’avant, les côtés plus rectilignes en arrière, les angles postérieurs
moins ouverts. Protibias à peine distinctement sillonnés. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Long. 8 mm (Andringitra).
. 9. A. pauliani n. sp.
18. (3). Pronotum à largeur maximale située en arrière du milieu, plus
fortement rétréci vers l’avant qu’en arrière, la base nettement plus
large que le bord antérieur. Yeux petits. Protibias bien sillonnés
longitudinalement. Fémurs postérieurs avec 2 à 3 soies médianes.
Tarses postérieurs fortement sillonnés au milieu.
19. (20). Microsculpture élytrale rigoureusement isodiamétrale. Angles anté¬
rieurs du pronotum non saillants en lobes vers l’avant, le bord
antérieur subdroit, la gouttière marginale élargie en arrière où les
côtés sont très relevés. Long. 8 mm (? Tsaratanana) .
. 10. A. microphthalmus (Jeannel)
20. (19). Microsculpture élytrale transversale, les mailles 2,5 à 3 fois plus
larges que longues. Angles antérieurs du pronotum saillants en lobes
vers l’avant, le bord antérieur un peu concave, la gouttière marginale
large et explanée en arrière où les côtés ne sont pas relevés. Long. 7 à
8 mm (Tsaratanana) . 1 1. A. jeanneli n. sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
115
1. Agonorites anacritus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby,
plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP n" 225, V. 1972) (Muséum.
Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé. Dessus noir brillant, les côtés du
pronotum et des élytres non éclaircis ; dessous brun de poix foncé ; pattes d’un brun
ferrugineux plus foncé sur les fémurs ; antennes avec les 3 premiers articles très foncés,
les autres ferrugineux.
Tête allongée, épaissie en arrière, à très fine microsculpture isodiamétrale, les
yeux assez petits, à peine saillants et un peu plus longs que les tempes qui sont légèrement
gonflées ; bord antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux bien marqués,
profonds en avant. Dent labiale aiguë, arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du
pronotum de près de 2 articles. Pronotum très transverse, 1,40 à 1,45 fois plus large que
long, à largeur maximale à peine déportée en avant du miüeu, imponctué, à microsculpture
transversale à peine mieux marquée que celle de la tête ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes saillants vers l’avant ; côtés bien arrondis en avant, moins en
arrière ; angles postérieurs très largement arrondis mais marqués ; base droite, de même
largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale modérément large en avant, élargie et
explanée en arrière ; dépressions basilaires petites, subarrondies et assez profondes.
Elytres allongés et subparallèles bien qu’un peu plus rétrécis vers l’avant, 1,54 à 1,58 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale à peine déportée en arrière, peu
convexes et nettement aplanis sur le disque ; épaule bien marquée mais arrondie ;
troncature apicale bien sinuée ; intervalles très légèrement bombés ; stries fines et
profondes, imponctuées ; microsculpture presque isodiamétrale, les mailles tout au plus
une fois et demie plus larges que longues ; série ombiliquée de 20 pores, quelque peu
espacés au milieu.
Pattes modérément longues. Protibias à peine distinctement sillonnés longitudi¬
nalement Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses postérieurs granuleux,
sans sillon médian ; 5e article tout à fait glabre.
Edéage <5 fig. 34 a ; gonapophyse $ fig. 35 a.
Distribution dans l’île. — M \DAGASCAR Est : chaînes Anosyennes, S.-O. du
Trafonaomby, plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP n" 225, V.
1972, 9 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je rattache à cette espèce, sans toutefois les considérer comme
des paratypes, 2 ex. <3 , dont l’un est étiqueté : Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m
(Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971), l’autre : id., 1 850-1 950 m (id., XII.
1970-1. 1971), pour lesquels je ne trouve aucune différence avec les spécimens de
f Andohahelo. Même pour des formes ailées, la présence simultanée de la même espèce
sur l’Andringitra et sur la partie Sud des chaînes Anosyennes, à haute altitude, me semble
pour le moins surprenante et sujette à caution.
2. Agonorites ankaratrae (Jeannel) (fig. 32)
Sophroferonia ankaratrae Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 538, 539.
Agonorites ankaratrae, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Mad., A, 6, p. 303.
Source : MNHN, Paris
116
P. Basilewsky
Type. — Holotype, Madagascar Centre, col du Tsiafajavona, 2 500 m, près du
sommet de l’Ankaratra (./. \f illot. XI. 1944) (Muséum. Paris).
Description. — Long. 8 à 1 0 mm. Dessus brun de poix très foncé, presque noir,
pronotuin et élytres non rebordés de clair latéralement, les élytres étroitement éclaircis le
long de la suture ; dessous brun de poix, tout le milieu plus clair ; pattes brun de poix, les
tibias généralement plus clairs que les fémurs ; antennes d’un brun ferrugineux assez
clair.
Tête courte et peu allongée, le cou épais, à microsculpture finement réticulaire,
les yeux assez petits et non proéminents, pas plus longs que les tempes qui sont
légèrement gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et bien
marqués en avant, effacés en arrière. Dent labiale large et bien arrondie au sommet.
Antennes assez épaisses, dépassant la base du pronotuin de 2 articles. Pronotum bien
transverse, 1,20 à 1,30 fois plus large que long, à
largeur maximale déportée, en avant du milieu,
imponctué, à microsculpture transversale très serrée ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes larges
et arrondis mais à peine saillants vers l’avant ; côtés
bien arrondis en avant, bien moins en arrière ; angles
postérieurs très obtus et très largement arrondis ;
base droite, de même largeur que le bord antérieur,
brièvement relevée sur les côtés ; gouttière marginale
très étroite, à peine élargie en arrière ; sillon longitu¬
dinal médian fin et peu profond ; dépressions basi¬
laires assez grandes mais modérément profondes,
subarrondies. Elytres très allongés, 1,59 à 1,70 fois
plus longs que larges ensemble, faiblement ovoïdes, à
largeur maximale près du milieu, assez convexes et
non aplanis sur le disque ; épaule effacée ; gouttière
latérale étroite ; troncature apicale à peine si nuée ;
intervalles très légèrement bombés ; stries assez
larges et profondes, imponctuées ; microsculpture
transversale, les mailles 3 à 4 fois plus larges que
longues ; série ombiliquée de 1 8 pores, assez espacés
au milieu.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec 2 soies médianes. Tarses postérieurs avec un léger sillon longitudinal au milieu sur
les articles 3 et 4 ; le 5e article légèrement pubescent en dessous à la partie distale.
Mélépisternes à peine plus longs que larges.
Edéage o fig. 34 b ; gonapophyse $ fig. 35 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Ankaratra où elle ne
descend pas en dessous des 2 000 mètres.
Madagascar Centre : Ankaratra, 2 400 m (Mission CNRS , RCP n° 225, VIII.
1 97 1, 1 ex.). — Col du Tsiafajavona, 2 500 m (J. Millot , XL 1 944, 2 ex.). — Tsiafajavona
(R. Alexandre, I. 1972, 1 ex.). — Ambohimirandrana, forêt de Betay, 2 200 m (Mission
CNRS, RCP n° 225, I. 1972, 79 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Fig. 32. — Agonorites anka-
ratrae Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
117
3. Agonorites anchomeninus (Alluaud) (fig. 33)
Colpodes anchomeninus Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 17.
Sophroferonia anchomenina, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 538, 539, fig.
246.
Agonorites anchomeninus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 303.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Andringitra, 1 500-2 000 m
(G. Petit, 1922) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8 mm. Aptère. Dessus brun de poix, parfois un peu
plus clair sur l’avant-corps, pronotum et élytres non rebordés sur les côtés, la suture
élytrale souvent étroitement éclaircie ; dessous brun ferrugineux, plus clair au milieu ;
pattes et antennes d’un brun ferrugineux assez clair.
Tête large et peu allongée, épaisse en arrière, à
microsculpture moyennement serrée et presque isodia¬
métrale, les yeux assez grands et légèrement proémi¬
nents, plus longs que les tempes qui sont courtes et
brièvement gonflées ; bord antérieur du labre subdroit,
très légèrement convexe au milieu ; sillons frontaux
larges et profonds en avant, faiblement marqués en
arrière. Dent labiale largement arrondie au milieu où elle
est profondément creusée au sommet, ce qui la fait
paraître quelque peu bifide. Antennes épaisses et cour¬
tes, ne dépassant pas la base du pronotum de plus de 2
articles. Pronotum peu transverse, 1,20 à 1,26 fois plus
large que long, à largeur maximale très nettement
déportée en avant du milieu, imponctué, à microsculpture
transversale serrée mais peu profonde ; bord antérieur
droit; angles antérieurs en très petits lobes à peine
saillants ; côtés légèrement arrondis en avant, ensuite
longuement rectilignes, parfois même un peu sinués
devant les angles postérieurs qui sont bien marqués,
légèrement obtus et arrondis au sommet ; base droite, à
peine relevée sur les côtés, de même largeur (pie le bord
antérieur ; gouttière marginale étroite en avant, assez
nettement bien que modérément élargie en arrière ;
sillon longitudinal médian fin mais assez profond ;
dépressions basilaires petites mais profondes, subarron¬
dies. Elytres très allongés et légèrement subovoïdes,
1,70 à 1,80 fois plus longs que larges ensemble, à largeur
maximale située au milieu, assez convexes, non ou à peine aplanis au milieu du disque ;
épaule effacée ; gouttière latérale étroite ; troncature apicale sinuée ; intervalles très
faiblement convexes ; stries larges et profondes, imponctuées ; microsculpture trans¬
versale, les mailles 2 à 3 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 18 pores, le 7e
bien éloigné du 8e.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs posté¬
rieurs avec une seule soie médiane. Tarses postérieurs non sillonnés au milieu et presque
Fig. 33. — Agonorites an¬
chomeninus Alluaud (d’a¬
près JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
118
P. Basilewsky
lisses, non granuleux comme chez les autres espèces ; 5e article bien glabre en dessous.
Métépistemes un peu plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 34 c ; gonapophyse $ fig. 25 d.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à l’Andringitra central, à haute
altitude.
Madagascar Centre : Andringitra (2 ex.). — Andringitra, 1 500-2 000 m (G.
Petit, 1 922, 1 ex.). — Cirque Boby, 2 500 m (R. Paulian, 1. 1958, 3 ex.). — Cirque Boby,
2 500 m, végétation rupicole (Mission CNRS, RCP n“ 225, XI. 1970, 35 ex.). — Cirque
Boby, 2 500 m, sous Mousses sur rocher («A, XI. 1970, 12 ex.). — Pic Bory, 2 600 m,
végétation rupicole (ul, XI. 1 970, 9 ex.). — Pic Bory, 2 600 m, bas fourré de montagne à
Philippin (id., XI. 1970, 16 ex.). — Plateau Andohariana, 2 000-2 100 m (iii, XI-XI I.
1970, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Agonorites montanus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, S.-O., du 1 rafonaomby,
plateau Andohahelo, 1 700-1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8 mm. Aptère. Dessus noir brillant, non éclairci sur les
côtés ; dessous d’un brun de poix foncé, pas plus clair sur l’abdomen ; pattes et antennes
sombres.
Tête courte et large, épaisse en arrière, à fine microsculpture isodiamétrale, les
yeux petits et très peu saillants, à peu près aussi longs que les tempes qui sont légèrement
gonflées ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux profonds en avant, obsolètes
en arrière. Dent labiale aiguë et arrondie au sommet. Antennes courtes, ne dépassant la
base des élytres que de près d’un article. Pronotum transverse, 1,31 à 1,40 fois plus large
que long, à largeur maximale déportée en avant du milieu, imponctué, à microsculpture
pas plus forte que celle de la tête mais un peu plus transversale ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs effacés et ne formant pas de lobes ; côtés faiblement arqués en avant,
encore plus faiblement en arrière ; angles postérieurs arrondis et bien ouverts ; base
droite, de même largeur que le bord antérieur, la gouttière marginale étroite mais
nettement élargie et explanée en arrière ; sillon longitudinal médian peu profond ;
dépressions basilaires larges mais superficielles, limitées intérieurement par un bref
sillon linéaire. Elytres très ovoïdes et nullement parallèles, 1 ,54 à 1 ,55 fois plus longs que
larges ensemble, à largeur maximale située près du milieu, convexes et nullement aplanis
sur le disque, à déclivité postérieure assez prononcée ; troncature apicale fortement
sinuée ; intervalles à peine bombés ; stries profondes et imponctuées ; microsculpture
bien marquée en mailles à peine transversales, presque isodiamétrales, 1 à 1,5 fois plus
larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores bien séparés en 2 groupes, le 7e bien
éloigné du 6e.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs posté¬
rieurs avec 2 soies médianes. Tarses postérieurs non ou à peine sillonnés au milieu, très
granuleux ; le 5e article glabre. Métépistemes assez courts, à peine 1 ,5 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 34 d ; femelle inconnue.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
119
Distribution dans File. — Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, S.-O. du
Trafonaomby, plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, V.
1972, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
5. Agonorites descarpentriesi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Centre, plateau Andohariana,
2 000-2 100 in (Mission CNRS, RCP n ° 225, XI-XII. 1970) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, plus clair sur les
élytres et les côtés du pronotum ; la Ç (probablement immature) est entièrement d’un
brun ferrugineux assez clair ; dessous brun de poix éclairci au milieu ; pattes et antennes
d’un brun ferrugineux.
Tête courte et large, à microsculpture isodiamétrale et modérément serrée, les
yeux moyens et non proéminents, aussi longs que les tempes qui sont faiblement
gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux marqués en avant, obsolètes en
arrière. Dent labiale aiguë et arrondie au sommet. Antennes épaisses, ne dépassant pas le
pronotum de plus de 2 articles. Pronotum légèrement transversal, 1,21 à 1,22 fois plus
long que large, à largeur maximale légèrement déportée en avant du milieu, imponctué, à
microsculpture transversale fine mais serrée ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
arrondis et ne formant pas de lobes saillants ; côtés bien arrondis en avant, très
légèrement et presque rectilignes en arrière ; angles postérieurs moins largement ouverts,
Fig. 34. — Edéages. a, Agonorites anacritus n.sp. ; b, A. ankaratrae Jeannel ; c, A.
anchomeninus Alluaud ; d, A. montanus n.sp. ; e, A. descarpentriesi n.sp. ; f, A. antsifotrae
n-sP- ! g' -d- pauliani n.sp. ; h, A. culminicola n.sp. ; i, A. jeanneli n.sp.
Source : MNHN, Paris
120
P. Basilewsky
et mieux marqués que chez l’espèce précédente ; base droite, brièvement oblique
latéralement, pas plus large rpie le bord antérieur ; gouttière marginale étroite et peu
élargie en arrière où les côtés sont fortement relevés ; sillon longitudinal médian
profond ; dépressions basilaires petites et profondes, subarrondies. Elytres modérément
allongés et bien ovoïdes, 1,56 à 1,60 fois plus longs que larges ensemble, convexes et
nullement aplanis sur le disque, à largeur maximale située près du milieu ; épaule
effacée ; gouttière latérale étroite ; troncature apicale non sinuée ; intervalles presque
plans ; stries moyennement profondes et non ponctuées ; microsculpture transversale,
les mailles 2 à 3 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores, bien
interrompue au milieu, le 7e bien éloigné des voisins.
Pattes très moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses postérieurs granuleux et non sillonnés, le
3*’ article glabre. Métépistemes à peine plus longs que larges.
Edéage o' fig. 34 e ; gonapophyse Ç fig. 35 e.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Andringitra Centre, plateau
Andohariana, 2 000-2 100 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XI-XII. 1970, 1 cf ).
Anjavidilava, forêt Imaitso, 2 030 m (P. Griveaud, I. 1958, 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
6. Agonorites griveaudi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra, forêt Imaitso, Anjavidilava,
2 030 m (P. Griveaud, 1. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 mm. Aptère. Dessus noir assez brillant, pronotum et
élytres sans bordure plus claire ; dessous brun de poix foncé, presque noir ; pattes et
antennes d’un brun très foncé.
Tête très large, très épaisse en arrière, le cou peu séparé du vertex, à
microsculpture isodiamétrale assez serrée et bien marquée, les yeux non saillants, aussi
longs que les tempes qui sont légèrement gonflées ; bord antérieur du labre nettement
échancré au milieu ; sillons frontaux très courts et effacés en arrière. Dent labiale
arrondie au sommet. Antennes ne dépassant guère la base du pronotum. Pronotum
transversal et non cordiforme, 1,30 fois plus large que long, à largeur maximale déportée
en avant du milieu, imponctué, à microsculpture serrée et très faiblement transversale ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis mais à peine avancés ; côtés
bien arrondis en avant, ensuite rétrécis et presque rectilignes ; angles postérieurs
largement arrondis et très obtus ; base droite, brièvement relevée en arrière, pas plus
large que la base ; gouttière marginale assez large et profonde, encore élargie en arrière où
elle s’aplanit légèrement ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, assez court ;
dépressions basilaires petites et linéaires. Elytres allongés et nettement ovoïdes, 1,55 fois
plus longs que larges ensemble, modérément convexes mais quelque peu aplanis sur le
disque, à largeur maximale située au milieu ; épaule effacée, à repli basilaire assez
anguleux ; gouttière latérale étroite ; troncature apicale très profondément sinuée ;
intervalles à peine bombés, presque convexes, les pores dorsaux du 3e bien marqués et
assez gros ; striole scutellaire courte ; stries larges et assez profondes, imponctuées ;
microsculpture à mailles isodiamétrales ; série ombiliquée de 16 pores bien espacés au
milieu.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
121
Pattes assez courtes. Protibias faiblement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. Tarses postérieurs un peu plus allongés que chez les
autres espèces du genre, à dessus granuleux mais non sillonné au milieu. Métépisternes 2
fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Q fig.35 c.
Distribution dans Pile. — Madagascar Centre : Andringitra, forêt Imaitso,
Anjavidilava, 2 030 m (P. Griveaud, I. 1958, 1 Q ).
Répartition géographique. — Madagascar.
7. Agonorites antsifotrae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Marositry, Est de la riv.
Antsifotra, 2 000 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7 mm. Aptère. Dessus noir de poix, pronotum et
élytres non éclaircis latéralement ; dessous brun de poix foncé ; pattes et antennes d’un
brun très sombre, les tarses et le scape plus clairs.
Tête courte et large, fortement épaissie en arrière, à microsculpture isodiamétrale
fine et serrée, peu profonde, les yeux grands mais non proéminents, aussi longs que les
tempes qui sont légèrement gonflées ; bord antérieur du labre à peine sinué ; sillons
frontaux légèrement marqués en avant, obsolètes en arrière. Dent labiale légèrement
bifide au sommet ou plutôt fortement creusée longitudinalement. Antennes assez courtes
et épaisses, ne dépassant pas la base du pronotum de plus de 2 articles. Pronotum très
modérément transverse, 1,15 à 1,18 fois plus large que long, à largeur maximale
nettement déportée en avant du milieu, imponctué, à microsculpture transversale et
serrée mais peu profonde ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes arrondis mais
non saillants ; côtés bien arqués en avant, moins en arrière tout en n’étant pas rectilignes ;
angles postérieurs largement obtus mais bien marqués ; base droite, légèrement relevée
sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale étroite sur toute sa
longueur, faiblement élargie en arrière ; sillon longitudinal assez profond ; dépressions
basilaires profondes et subarrondies mais peu étendues. Elytres modérément allongés et
assez ovoïdes, 1,47 à 1,53 fois plus longs que larges ensemble, assez convexes et non
aplanis sur le disque, à largeur maximale située à mi-longueur ; épaule effacée ; gouttière
latérale étroite ; troncature apicale à peine sinuée ; intervalles très peu convexes ; stries
profondes et assez larges, imponctuées ; microsculpture en maille assez transverses, 2 à 3
fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores bien espacés au milieu.
Pattes très moyennes. Protibias bien sillonnés. Fémurs postérieurs avec 2 soies
médianes. Tarses postérieurs granuleux et fortement sillonnés longitudinalement au
milieu. Métépisternes aussi longs que larges au bord antérieur.
Edéage Cf fig. 34 f ; gonapophyse Q fig. 35 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Nord-Est de F Andringitra.
Madagascar Centre : Andringitra Est, Est de la riv. Antsifotra, 2 000 m, dans le
sol au pied d’un Dombeya (Mission CNRS, RCPn°225, XII. 1970,2 ex.). — ld., dans le
sol au pied d’un Agauria ( id ., XII. 1970, 1 ex.). — Andringitra, Anjavidilava, 1 850-
I 950 m (UL, 1. 1971, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
122
P. Basilewsky
8. Agonorites culminicola n. sp.
Type. _ Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Centre, zone sommitale du
Pic Bory, 2 550 rn (Mission CNRS, RCP n° 225 , XII. 1970) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 mm. Aptère. Dessus brun de poix très foncé, éclairci sur
les côtés du pronotum et plus faiblement sur les élytres ; dessous brun de poix, plus clair
au milieu ; pattes et antennes d’un brun un peu ferrugineux.
g, A. jeanneli n.sp.
Tête large et assez courte, peu épaissie en arrière, à microsculpture isodiamétrale
assez lâche et peu profonde, les yeux moyens, à peine saillants, aussi longs que les tempes
qui sont obliques et à peine gonflées, les sillons frontaux larges en avant, presque effacés
en arrière. Dent labiale aiguë et arrondie au sommet. Antennes assez courtes et épaisses,
ne dépassant le bord postérieur du pronotum que de 2 articles. Pronotum étroit, à peine
1,08 fois plus large que long, à largeur maximale bien déportée en avant du milieu, à
microsculpture très transversale et assez serrée mais peu profonde ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs en très petits lobes non saillants ; côtés légèrement arrondis en avant,
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
123
très peu en arrière où ils ne sont cependant pas rectilignes ; angles postérieurs largement
arrondis et très ouverts ; base droite, à peine relevée latéralement ; gouttière marginale
étroite en avant mais élargie et explanée en arrière où les côtés sont assez relevés ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond ; dépressions basilaires profondes et allongées.
Elytres très allongés et peu ovoïdes, 1 ,75 fois plus longs que larges ensemble, convexes et
non aplanis sur le disque, à largeur maximale située au milieu ; épaule effacée ; gouttière
latérale étroite ; troncature apicale à peine distinctement sinuée ; intervalles un peu
convexes ; stries profondes et non ponctuées ; microsculpture formée de mailles 1,5 à 2
fois plus larges que longues ; série ombiliquée comme chez le précédent.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement dans la partie
distale, à peine distinctement dans la partie proximale. Fémurs postérieurs avec 2 soies
médianes. Tarses postérieurs granuleux au dessus mais non sillonnés, à peine légèrement
enfoncés sur le 3e article. Métépisternes à peine plus longs que larges.
Edéage d fig. 34 h ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Pic Bory.
MADAGASCAR Centre : Andringitra Centre, zone sommitale du Pic Bory, dans la
litière de Bambous, 2 550 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
9. Agonorites pauliani n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra, plateau Soaindrana, 2 090
m (R. Paulian, I. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, plus clair sur les
élytres ; dessous brun foncé ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux sombre.
Espèce voisine de A. culminicola n. sp. ; en diffère par le pronotum moins étroit,
1,14 fois plus large que long, à bord antérieur légèrement concave, les angles antérieurs
en lobes plus grands et surtout plus saillants vers l’avant, à côtés moins arqués en avant et
bien rectilignes en arrière, les angles postérieurs bien moins ouverts et beaucoup mieux
marqués, par les élytres moins allongés, 1,65 fois plus longs que larges ensemble, par les
protibias à peine distinctement sillonnés et par les fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane.
Edéage d fig. 34 g ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Centre : Andringitra, plateau Soain¬
drana, 2 090 m (R. Paulian, I. 1958, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
10. Agonorites microphthalmus (Jeannel) (fig. 36)
Liagonum microphthalmum Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 527, 529.
Agonorites microphthalmus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Mad ., A, 6, pp. 303, 304 ( partim ).
Agonorites microphthalmus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 68 (partim).
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
124
P. Basilewsky
Description. — Long. 8 inm. Aptère. Dessus et dessous d'un brun de poix très
foncé ; pattes très sombres, les tarses à peine éclaircis.
Tête courte et large, à microsculpture presque isodiamétrale mais lâche et peu
serrée, les yeux petits et nullement saillants, plus courts que les tempes qui sont longues
et non gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds en avant mais
courts, complètement obsolètes en arrière. Dent labiale
aiguë et arrondie au sommet. Antennes absentes chez le seul
exemplaire connu. Pronotum volumineux, moyennement
transverse, 1,20 fois plus large que long, à largeur maximale
située un peu en arrière du milieu, imponctué, à micro-
sculpture fine et transversale ; bord antérieur subdroit ;
angles antérieurs très largement arrondis et nullement
saillants en lobes ; côtés légèrement arqués en avant et plus
fortement rétrécis qu’en arrière où ils sont presque rectili¬
gnes ; angles postérieurs peu obtus, presque subdroits,
arrondis au sommet ; base droite et non relevée sur les
côtés, plus large (pie le bord antérieur ; gouttière marginale
assez large sur toute sa longueur, encore élargie en arrière
où les côtés sont très relevés ; sillon longitudinal médian fin
et modérément profond ; dépressions basilaires assez pro¬
fondes mais petites. Elytres allongés et ovoïdes, 1,57 fois
plus longs que larges ensemble, convexes et non aplanis sur
le disque, à forte déclivité postérieure, à largeur maximale
située à mi-longueur ; épaule effacée ; troncature apicale
non sinuée ; intervalles presque plans ; stries larges et assez
profondes ; striole scutellaire courte ; microsculpture rigou¬
reusement isodiamétrale; série ombiliquée de 16 pores
largement espacés au milieu.
Pattes très moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. Tarses postérieurs avec un fort sillon longitudinal
médian à tous les articles. Métépisternes à peine plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d perdu chez le seul exemplaire connu ; 9 inconnue.
Distribution dans l’île. — Le seul exemplaire connu de cette espèce m’a été
vendu par Le MOULT et porte une étiquette manuscrite « Forêt Tanala ». C’est à juste titre
que JEANNEL, à qui j’ai donné cet individu, a mis en doute cette provenance et a supposé
qu’il provenait du Tsaratanana, ce qui est probable.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Après avoir décrit cette espèce en 1948, J EANNEL lui attribua, en
1951,4 spécimens recueillis par R. PAULIAN sur le Tsaratanana, bien différents du type et
constituant même un genre très particulier (Agonoriascus n.). Moi-même, en 1970, ai
rapporté h A. microphthalmus 3 autres individus recueillis par P. SoGA et qui, en réalité,
appartiennent h l’espèce suivante. L edéage dont parle J EANNEL en 1951 est celui de cette
nouvelle espèce.
Fig. 36. — Agonorites mi¬
crophthalmus Jeannel (d’a¬
près JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
125
11. Agonorites jeanneli n. sp.
Agonorites microphthalmus , Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M. , 37, p. 68 (non JEANNEL
1948).
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana (versant Sud),
Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, presque
noir, un peu éclairci sur les bords du pronotum, brillant ; dessous brun de poix ; pattes
d’un brun ferrugineux foncé ; antennes un peu plus claires que les pattes.
Tête un peu moins large et plus allongée que chez les espèces précédentes, à
microsculpture isodiamétrale très serrée et bien marquée, les yeux très petits, nullement
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont courtes et guère gonflées ; bord
antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges en avant, obsolètes en arrière. Dent
labiale aiguë et arrondie au sommet. Antennes assez épaisses, dépassant la base du
pronotum de près de 2 articles. Pronotum grand, assez transverse, 1,20 à 1,21 fois plus
large que long, à largeur maximale située en arrière du milieu, imponctué, à microsculpture
transversale très fine et très serrée ; bord antérieur très légèrement concave ; angles
antérieurs en larges lobes nettement saillants vers l’avant ; angles postérieurs à peine
obtus mais largement arrondis ; base droite, non relevée sur les côtés, nettement plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez large, bien élargie et explanée en
arrière où les côtés ne sont pas relevés ; sillon longitudinal médian assez profond ;
dépressions basilaires grandes, profondes, subarrondies. Elytres allongés et ovoïdes,
1,56 à 1,58 fois plus longs que larges ensemble, convexes, nullement aplanis sur le
disque, à déclivité postérieure forte ; épaule effacée ; gouttière latérale très étroite ;
troncature apicale à peine distinctement sinuée ; intervalles légèrement bombés ; stries
profondes et imponctuées ; striole scutellaire courte ; microsculpture transversale, les
mailles 2,5 à 3 fois plus larges que longues ; série ombiliquée à 1 6 pores légèrement
espacés au milieu.
P attes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec 2 à 3 soies médianes. Tarses postérieurs à fort sillon longitudinal médian.
Métépisternes à peine plus longs que larges au bord antérieur
Edéage O fig. 34 i ; gonapophyse ç fig. 35 g.
Distribution dans l’île. — Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana
(versant Sud), Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga , XII. 1966, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — C’est à tort que j’ai attribué en 1970 ces 3 exemplaires h A.
microphthalmus Jeannel, espèce bien distincte et dont je n’avais pas le type sous les yeux.
9. Genre Prophenorites nov.
Espèce type du genre : Prophenorites marojejyanus n. sp.
Description. — Taille assez petite. Aptère. Corps très étroit et très allongé, de
coloration sombre.
Source : MNHN, Paris
126
P. Basilewsky
Tête très longue, assez étroite, fortement épaissie en arrière où le vertex n’est pas
séparé du cou par un sillon transversal, les yeux petits et très plats, nullement saillants, les
tempes très longues mais non gonflées, la suture clypéo-frontale fine mais bien marquée ;
labre transversal mais relativement étroit, volumineux ; mandibules très longues,
presque aussi longues que le restant de la tête, très droites, un peu recourbées seulement
au sommet où elles sont bien acérées. Palpes très longs et grêles, les labiaux très fins, le
dernier article fusiforme, aigu et à peine tronqué au sommet ; 1 antépénultième article des
maxillaires spécialement renflé, l’avant-dernier à peu près aussi long que le dernier.
Labium profondément échancré au milieu, la dent labiale forte et pointue au sommet, les
lobes latéraux grands et pointés vers l’avant, les sillons labiaux profonds et linéaires, à
ocelles terminaux peu marqués ; 2 soies latérales au submentum. Antennes courtes.
Pronotum très allongé, plus long que large, à gouttière marginale étroite sur toute sa
longueur. Elytres très allongés et très étroits, bien convexes, l’épaule effacée, avec le repli
basilaire nettement anguleux, la gouttière latérale étroite. Dessous imponctué.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Tarses courts et larges, épais, aux postérieurs le 1 ' r article à
peine 3 fois plus long que large et bien plus court que les 2 suivants réunis ; protarses du
mâle avec les 3 premiers articles fortement élargis, presque aussi larges que longs,
pourvus en dessous d’une double rangée de phanères adhésives ; les postérieurs et
intermédiaires non sillonnés latéralement mais pourvus au milieu d’un profond sillon
longitudinal ; 4e article simplement échancré ; 5e article non sétulé et glabre.
Deux soies orbitales, la postérieure très fortement déportée en arrière, située
presque à la base du vertex. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes, la postérieure
située non dans la région de l’angle postérieur mais bien en avant. Soie basilaire de l’élytre
insérée à l’origine de la lrc strie. Seul le 3e intervalle pourvu des 3 pores dorsaux
habituels, qui sont très petits et insérés normalement ; 2 soies apicales ; série ombiliquée
de 14 pores, le 6e du groupe huméral fortement éloigné des 5 premiers.
Ce genre, bien caractérisé et bien différent d 'Agonorites, ne comporte qu’une
seule espèce découverte sur le Marojejy.
Prophenorites marojejyanus n. sp. (fig. 37)
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy (Mission CNRS , RC P n°
225, A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 7,5 mm. Aptère. Tout le corps particulièrement étroit
et allongé. Dessus d’un brun de poix plus ou moins foncé ; dessous brun ferrugineux plus
clair ; pattes brunes, les tarses et les antennes plus clairs.
Tête longue mais très épaisse, surtout en arrière, à microsculpture presque
isodiamétrale mais lâche et peu profonde, les yeux petits et très plats, nullement saillants,
plus courts que les tempes qui ne sont guère renflées ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux étroits et profonds en avant, obsolètes en arrière. Antennes courtes et
épaisses, n’atteignant pas la base du pronotum. Pronotum plus long que large (0,84 à 0,96
fois moins large que long, soit 1,04 à 1,19 fois plus long que large), à largeur maximale
nettement déportée en avant du milieu, très déclive en avant sur les côtés, à fine
microsculpture transversale, imponctué ; bord antérieur très légèrement convexe ;
angles antérieurs bien arrondis mais ne formant pas de lobes saillants ; côtés légèrement
arqués dans le premier tiers, ensuite presque rectilignes ; angles postérieurs très peu
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
127
obtus et bien arrondis ; base subdroite, non rele¬
vée latéralement, de même largeur que le bord
antérieur; gouttière marginale très étroite mais
assez profonde sur toute sa longueur, pas plus
élargie en arrière où les côtés ne sont pas relevés ;
sillon longitudinal médian fin et modérément
profond, effacé bien avant la base ; dépressions
basilaires allongées et arquées, continuant la gout¬
tière marginale et contournant la région de l’angle
postérieur. Elytres très allongés et assez ovoïdes,
1,80 à 1,90 fois plus longs que larges ensemble,
convexes, à déclivité apicale prononcée, à largeur
maximale située près du milieu ; épaule effacée, le
repli basilaire anguleux ; gouttière latérale étroite ;
troncature apicale non sinuée ; intervalles pres¬
que plats ; stries profondes mais étroites, non
ponctuées ; striole scutellaire très courte ; micro¬
sculpture en fines strioles bien étirées en travers,
plus obliques.
Pattes moyennes, conformes à la descrip¬
tion générique. Métépisternes très courts, pas plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 38 a ; gonapophyse Q fig.
43 a.
Distribution dans l’île. — Espèce propre
au Marojejy.
MADAGASCAR Est : Massif du Marojejy, rés.
nat. int. 12, 2 050 m (Mission CNRS, RCPn°225,
A. Peyrieras, XI. 1972, 23 ex.). — ld., 1 500 m (A. Peyrieras, II. 1974, 1 ex.). — Marojejy
( Mission CNRS, RCP n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
10. Genre Pachyferonia Jeannel
Pachyferonia Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mail., A, 6, pp. 288, 293 (espèce type du genre :
Pachyferonia quadricollis Jeannel, 1951, par désignation originelle).
Pachyferonia, Basii.KWSKY, 1953, Explor. Parc nat. Upemba, 10, p. 64.
Description. — Genre monospécifique ne comprenant qu’une seule espèce
ailée, de taille plutôt grande, de forme trapue.
Tête courte et assez large, les yeux grands et saillants, les tempes courtes, le vertex
non séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéale faible ; labre transversal,
large et long ; mandibules très courtes, larges à la base, modérément recourbées en avant
et peu acérées au sommet. Palpes modérément allongés, à dernier article à peine élargi au
milieu, brièvement tronqué au sommet, l’avant-dernier plus court que le dernier aux
labiaux, de même longueur aux maxillaires dont l’antépénultième est modérément renflé.
Labium profondément échancré au milieu, à dent médiane large, arrondie, les lobes
Fig. 37. — Prophenorites
marojejyanus n.sp.
Source : MNHN, Paris
128
P. Basilewsky
latéraux très grands, bien arrondis, à épilobes courts, les sillons labiaux profonds et sans
ocelle terminal ; 2 soies au submentum. Antennes fines et longues. Pronotum très
volumineux, à largeur maximale située en arrière du milieu, bien plus rétréci vers 1 avant
qu’en arrière où la base est bien plus large que le bord antérieur, droite, non relevée sur
les côtés. Elytres assez larges et faiblement ovoïdes, 1 épaule effacée, avec le repli
basilaire légèrement anguleux ; troncature apicale non sinuée ; intervalles plans ;
striation normale à l’apex ; striole scutellaire assez longue ; microsculpture isodiamétrale.
Dessous imponctué ; métépisternes longs.
Fig. 38. — Edéages. a, Prophenorites marojejyanus n.sp. ; b, Pachyferonia quadricollis
Jeannel ; c, Colpomimus colpodoides Jcannel ; d, Agonobembix perrieri Jeannel ; e, Feroniascus
catalai Jeannel ; f. F. ambitiosus n.sp. ; g, F. vadoni Jeannel ; h, Dolichocolpodes mirabilis n.sp.
Pattes assez longues ; tarses allongés et fins, le premier article des intermédiaires
et postérieurs plus de 5 fois plus long que large, bien plus court que les 2e et 3e ensemble,
non sillonnés ni carénés, peu granuleux, le 4e légèrement lobé, le 5e non sétulé ni
pubescent en dessous ; protarses du 6 faiblement élargis, les 3 premiers nettement plus
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
129
longs que larges et pourvus en dessous d'une double rangée de phanères assez larges, à
pavillon adhésif moyen. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec un très petit pore médian peu distinct, la soie caduque.
Deux soies orbitales. Pas de soies prothoraciques latérales. Pore basilaire de
Félytre à l’insertion de la lrc strie, le 3e intervalle avec les 3 pores dorsaux habituels ; 2
soies apicales ; série ombiliquée de 16 pores bien espacés au milieu.
Répartition géographique. — Une seule espèce, propre au massif du Tsaratanana.
Pachyferonia quadricollis Jeannel (fig. 39)
Pachyferonia quadricollis Jeannel, 1951, Menu Inst. Sci. Mail, A, 6, p. 293, fig. 3.
Pachyferonia quadricollis , BaSILEWSKY, 1 97 0. Menu O.R.S.T.O.M. , 37, p. 67.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à 2 200
m, sous une écorce (R. Paulian , X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Dessus brun, plus foncé sur les élytres que
sur l’avant-corps ; dessous brun de poix, un peu éclairci sur l’abdomen ; pattes et
antennes d’un brun ferrugineux assez clair.
Tête courte et assez large, à microsculp¬
ture fine et peu serrée, peu profonde, formée de
mailles un peu transversales, les yeux gros et
moyennement proéminents, bien plus longs que
les tempes qui sont courtes et obliques, le bord
antérieur du labre droit, les sillons frontaux peu
marqués, larges en avant, presque effacés en
arrière. Antennes longues et fines, dépassant la
base du pronotum d’un peu plus de 3 articles.
Pronotuin volumineux, très large et très trans¬
versal, 1,42 à 1,44 fois plus large que long, à
largeur maximale située en arrière du milieu, bien
plus rétréci vers l’avant qu’en arrière, imponctué
et brillant, à microsculpture fine et peu profonde,
formée de brèves strioles transversales ne formant
qu’incomplètement un réseau de mailles ; bord
antérieur droit au milieu ; angles antérieurs en
grands lobes avancés mais peu arrondis au sommet ;
côtés arqués dans les 2 premiers tiers, ensuite
presque rectilignes ; angles postérieurs subdroits
et largement arrondis au sommet ; base très large,
bien plus large que le bord antérieur, droite, non
relevée latéralement ; gouttière marginale très
large sur toute sa longueur, s’élargissant encore en
arrière où elle est fortement explanée ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond ; dépressions basilaires modérément profondes,
étendues et un peu allongées. Elytres larges et trapus, à peine ovoïdes, 1,62 à 1,65 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale située un peu en arrière du milieu,
Fig. 39. — Pachyferonia quadricollis
Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
130
P. Basilewsky
peu convexes ; gouttière latérale étroite sur toute sa longueur ; angle suturai rentrant et
un peu anguleux à l’extrême sommet ; intervalles plans ; stries peu profondes, surtout les
externes et dans la partie apicale où elles sont brièvement interrompues ; microsculpture
isodiamétrale serrée et bien marquée.
Pattes assez longues, conformes à la description générique. Métépisternes longs
et étroits, un peu plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 38 b ; gonapophyse Ç fig. 43 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMB1RANO : Tsaratanana, 2 300 m, sur Mousse d’arbre (R. Paulian ,
II. 195 1,2 ex.). — Tsaratanana, 2 300 m, broussailles éricoïdes (R. Paulian, II. 1951, 11
ex.). — Tsaratanana, forêt, 2 200 m, sous une écorce (R. Paulian , X. 1949, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
11. Genre Colpomimus nov.
Espèce type du genre : Agonobembix colpodoides Jeannel, 1951.
Description. — Tête courte et assez large, les yeux grands et saillants, les tempes
courtes, le vertex non séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéale à peine
marquée, les sillons frontaux faibles, le labre transversal ; mandibules assez grandes,
larges à la base, modérément recourbées en avant et acérées au sommet. Palpes longs et
fins, le dentier article légèrement renflé au milieu, acuminé et fusiforme à l’apex, l'avant-
dernier des maxillaires plus court que le dernier. Labium profondément échancré, avec
une large dent médiane arrondie au sommet ; sillons labiaux bien marqués ; 2 soies
latérales au submentum. Antennes fines et longues. Pronotum peu volumineux et
transversal, à largeur maximale plus ou moins déportée en arrière du milieu, les côtés
presque rectilignes, la base de peu plus large que le bord antérieur. Elytres allongés,
l’épaule arrondie, avec le repli basilaire tout à fait arrondi, la troncature apicale peu
sinuée ; intervalles bien plans ; striole scutellaire longue ; stries fines et peu profondes.
Pattes assez longues ; tarses allongés et fins, ni sillonnés ni carénés ; aux
postérieurs le premier article est près de 4,5 fois plus long que large, le 4e à peine lobé, le
5e non sétulé ni pubescent en dessous ; protarses des O faiblement élargis, les 3
premiers articles pourvus en dessous d’une double rangée de phanères adhésives
disposées en 2 rangées, à large pavillon adhésif. Protibias bien sillonnés longitudina¬
lement. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Deux soies orbitales. Pas de soies prothoraciques latérales. Pore basilaire de
l’élytre inséré à la base de la 1" strie ; le 3e intervalle avec les 3 pores dorsaux habituels ;
2 soies apicales. Série ombiliquée de 15 pores, ceux du milieu espacés.
Répartition géographique. — Ce genre ne comporte qu’une espèce, propre au
massif du Tsaratanana.
Observation. — Jeannel avait indu la seule espèce dans son genr e Agonobembix,
tout en signalant qu’elle en était bien distincte par suite de la conformation particulière de
la striation de l’apex de l’élytre et suggérant de la séparer dans un sous-genre distinct. En
fait, C. colpodoides est bien éloigné d'Agonobembix par l’absence de toute soie
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
131
prothoracique, par la forme du pronotum, par sa couleur particulière, par la longueur des
antennes et des tarses et mérite d’être séparé dans un genre distinct.
Colpomimus colpodoides (Jeannel) (fig. 40)
Agonobembix colpodoides Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 293, 294.
Agonobembix colpodoides subsp. distinctus Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 294
(syn. nova).
Agonobembix colpodoides, Basilf.wsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M.. n° 37, p. 67.
Types. — colpodoides Jeannel. Holotype, Madagascar Sambirano, massif du
Tsaratanana, lisière supérieure de la forêt à Mousses, 2 000 m (R. Pattlian , X. 1949)
(Muséum, Paris).
distinctus Jeannel. Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana,
savoka à Philippin et Bambous, 1 900 m (R. Pattlian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Fig. 40. — Colpomimus colpodoides Jeannel.
Description. — Long. 6 à 6,5 mm. Ailé. Tête et pronotum d’un brun rougeâtre
assez foncé ; élytres d’un vert métallique sombre mais assez vif ; dessous brun roux clair,
les épipleures élytraux plus foncés mais non métalliques ; pattes et antennes d’un brun
très clair, presque testacé.
Tête large et assez courte, le cou épais, à microsculpture réticulaire faiblement
marquée, les yeux gros et saillants, beaucoup plus longs que les tempes qui sont très
courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux très faibles. Antennes
Source : MNHN, Paris
132
P. Basilewsky
fines et assez longues, dépassant la base du pronotuni de 3 articles. Pronotuni
modérément transverse, 1,20 à 1,27 fois plus large que long, à largeur maximale
légèrement déportée en arrière du milieu, imponctué, à microsculpture fine et
transversale ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et nullement saillants ;
côtés un peu plus rétrécis vers l’avant que vers l’arrière, non ou à peine arqués
latéralement ; angles postérieurs faiblement marqués, largement arrondis ; base un peu
plus large que le bord antérieur, légèrement convexe, brièvement relevée en oblique sur
les côtés ; gouttière marginale très étroite, un peu élargie près de l'angle postérieur ; sillon
longitudinal médian fin et très peu profond ; dépressions basilaires moyennes, limitées
intérieurement par un léger trait. Elytres étroits et allongés, 1,68 à 1,74 fois plus longs
(pie larges ensemble, peu ovoïdes et assez convexes ; épaule moyennement marquée ;
gouttière latérale très étroite sur toute sa longueur ; troncature apicale oblique et peu
sinuée ; angle suturai bien arrondi ; intervalles très plans ; stries étroites et très peu
profondes, souvent interrompues, pourvues d’une légère ponctuation espacée, les
externes devenant de plus en plus superficielles, la 7e effacée en arrière par suite d une
dépression transversale assez marquée ; microsculpture transversale, à mailles 3 fois plus
larges que longues.
Pattes assez longues. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 38 e ; gonapophyse 9 fig. 43 c.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’est connue que du Tsaratanana.
Madagascar Sa.MBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
l’Andohanisambirano, 1 900 m (P. Soga, XII. 1964, 2 ex.). — Massif du Tsaratanana,
lisière supérieure de la forêt à Mousses, 2 000 m (R. Paulian, X. 1949, 1 ex.). Massif
du Tsaratanana, savoka kPhilippia et Bambous, 1 900 m (R. Paulian , X. 1 949, 1 ex.).
Massif du Tsaratanana, lisière supérieure, forêt de Bambous, 2 000 m (R. Paulian, II.
1951, 1 ex.). — Massif du Tsaratanana, piste de Mangindrano au Maromokotro, au Nord
du piton côté 2 362 m, camp n° 2, 2 310 m (P. Griveàud, P. Soga, P. Viette et D.
Wintrebert, XI. 1966, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Sous le nom de subsp. distinctus, JEANNEL a séparé l’exemplaire
de la savoka kPhilippia par suite du pronotum un peu moins rétréci vers l’avant et à côtés
moins nettement arqués. L’individu de la piste de Mangindrano est identique à ce
spécimen sous ce rapport. J’estime téméraire de conclure à l’existence de deux races
distinctes en examinant un si petit nombre d’exemplaires et en se basant sur des
caractères qui peuvent être variables individuellement.
12. Genre Agonobembix Jeannel
Agonobembix Jeannel, 1948. Faune de l’Empire franç., 10, pp. 518, 539 (espèce type du genre :
Agonobembix perrieri Jeannel, 1948, par monotypie).
Agonobembix , JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mail., A, 6, pp. 288, 293.
Agonobembix, BASILEWSKY, 1953, Explor. Parc nat. Upemba, 10, p. 64.
Description. — Genre monospécifique, l’unique espèce de petite taille, ailée, de
coloration sombre.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
133
Tête courte et large, les yeux très gros et très saillants, le vertex non séparé du cou
par un sillon transversal, la suture elypéale et les sillons frontaux faibles ; mandibules très
courtes, larges à la base, bien recourbées en avant et acérées au sommet. Palpes assez
épais et pas très longs, le dernier article modérément élargi au milieu, fusiforme,
brièvement tronqué au sommet ; l'avant-dernier des maxillaires nettement plus court que
le dernier, 1 antépénultième bien renflé ; aux labiaux l’avant-dernier est de même
longueur que le dernier. Labium bien échancré, à dent médiane robuste et largement
arrondie au sommet, les lobes latéraux grands et arrondis ; sillons labiaux larges, pourvus
d’un ocelle terminal ; 2 soies latérales au submentum. Antennes courtes et épaisses.
Pronotum grand et transversal. Elytres trapus et peu ovoïdes ; angle suturai arrondi ;
striole scutellaire courte ; microsculpture en mailles transversales formant un réseau
fenné. Dessous imponctué, les métépistemes longs.
Pattes robustes et modérément longues ; tarses longs et fins, aux postérieurs et
aux intermédiaires le premier article est près de 4 fois plus long que large, plus court «pie
2 et 3 réunis, non bisillonnés latéralement, à surface brillante ; 4e article plus échancré
que lobé ; le 5” non sétulé ni pubescent en dessous ; protarses du cf courts et larges mais
pas plus larges que longs, les 3 premiers articles pourvus en dessous d’une double rangée
de phanères diaphanes à pavillon adhésif transversal et moyen.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Pore
basilaire de l’élytre très petit et inséré au début du 1er intervalle ; le 3e intervalle avec les
3 pores dorsaux habituels ; 2 soies apicales. Série ombiliquée de 15 pores, espacés au
milieu.
Répartition géographique. — Une seule espèce connue, propre à Madagascar.
Observation. — JEANNEL a indu dans ce genre une seconde espèce, A.
colpodoides, bien différente de l’espèce type et devant constituer le genre Colpomimus.
Agonobembix perrieri Jeannel (fig. 41)
Agonobembix Perrieri Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 540, fig. 247.
Agonobembix Perrieri, Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mail, A, 6, pp. 293, 294.
Type. — Holotype, Madagascar Ouest, Ankarahitra (Ankirihitra] (H. Perricrde la
Bâthie) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5,5 à 6 mm. Ailé. Dessus noir, les élytres souvent d’un
brun de poix foncé ; dessous un peu plus clair ; pattes et antennes d’un bmn ferrugineux.
Tête courte et très large, à microsculpture peu distincte et irrégulière, les yeux
très gros et très saillants, les tempes minuscules ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux courts et faibles. Antennes dépassant la base du pronotum d’un article, courtes
et épaisses. Pronotum large et transverse, 1,34 à 1,38 fois plus large que long, à largeur
maximale située au milieu, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, avec quelques points
dans la région des angles postérieurs et bien chagriné devant la base à microsculpture
semblable à celle de la tête mais plus transversale ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs largement arrondis et à peine distinctement saillants ; côtés régulièrement
arrondis en avant et en arrière, à peine sinués devant les angles postérieurs qui sont obtus
Source : MNHN, Paris
134
P. Basilewsky
et très ouverts mais marqués ; base subdroite, à peine relevée sur les côtés, de même
largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale assez large sur toute sa longueur mais
peu profonde, encore élargie et explanée en arrière
où les côtés ne sont pas relevés ; sillon longitudinal
médian fin et profond ; dépressions basilaires grandes,
profondes et subarrondies. Elytres trapus et à peine
ovoïdes, 1,48 à 1,52 fois plus longs que larges
ensemble, à largeur maximale située près du milieu,
faiblement convexes et même un peu aplanis sur le
disque ; épaule arrondie et bien marquée, à repli
basilaire largement arrondi ; gouttière latérale étroite
sur toute sa longueur ; troncature apicale bien sinuée ;
striation normale en arrière ; angle suturai bien
arrondi ; intervalles légèrement bombés ; stries assez
larges et moyennement profondes, très indistincte¬
ment ponctuées ; microsculpture en mailles transver¬
sales, de 2 à 4 fois plus larges que longues.
Pattes assez courtes et robustes. Protibias à
sillon longitudinal bien marqué. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane fine et caduque, le pore
d’insertion très superficiel, le pore proximal assez
loin de la base. Métépisternes plus de 2 fois plus longs
que larges au fiord antérieur, très rétrécis en arrière.
Edéage d fig. 38 d ; gonapophyse Ç fig. 43 f.
Distribution dans l’île. — Cette espèce est
assez largement distribuée dans la partie nord-occi¬
dentale de File, mais rarement recueillie.
MADAGASCAR Ouest: Ankirihitra, district d’Ambato-Boeni (H. Perrier de la
Bâthie, 2 ex.). — Ambongo, région de Soalala (H. Perrier de la Bûthie , 1 ex.). — Soalala
(H. Perrier de la Bâthie , 2 ex.).
MADAGASCAR Est : Marojejy, district de Sambava, Beondroka, 1 200 m (P. Soga,
VI. 1960, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Fig. 4L— Agonobembix per-
rieri Jeannel (dessin de Mme
Berger).
13. Genre Feroniascus Jeannel
Feroniascus Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad ., A, 6, pp. 289, 299 (espèce type du genre :
Neomegalonychus catalai Jeannel, 1948, par désignation originelle).
Feroniascus, BASILEWSKY, 1953, Explor. Parc nat. üpemba, 10, p. 64.
Description. — Espèces de grande taille, à faciès très caractéristique de
Ptérostiehines ou de Chlaeniens, toujours aptères, d’un brun de poix très foncé, presque
noir, parfois irisé.
Tête assez courte et large, très épaissie en arrière, les yeux petits et non ou à peine
saillants, les tempes un peu gonflées, le cou très large, séparé du vertex par un sillon
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
135
transversal pas toujours bien marqué mais distinct, la suture clypéo-frontale bien
marquée ; labre transversal, assez grand, à bord antérieur droit ou bisinué et avancé au
milieu ; mandibules fortes et assez longues, larges à la base, peu recourbées en avant,
acérées au sommet. Palpes longs et grêles, très minces, cylindriques, le dernier article
fusiforme, peu renflé au milieu et acuminé au sommet où il est très brièvement tronqué ;
aux maxillaires 1 antépénultième est modérément renflé, l’avant-dernier nettement plus
long que le dernier, encore plus aux labiaux. Labium profondément échancré, la dent
médiane forte, bifide ou acérée et simple au sommet, les lobes latéraux grands et pointés
vers 1 avant, les sillons labiaux bien marqués, généralement terminés par un ocelle ; 2
soies latérales au submentum. Antennes moyennes. Pronotum de forme variable, non ou
peu transversal, imponctué et à peine chagriné dans les dépressions basilaires. Elytres
allongés et ovoïdes, l’épaule effacée, avec le repli basilaire formant à sa rencontre avec le
repli latéral un angle pointé vers Pavant ; angle apical légèrement denté ou pourvu d’une
forte épine ; striation normale en arrière ; intervalles moyennement convexes ; stries
profondes, imponctuées, la striole scutellaire souvent courte ; microsculpture variable.
Dessous imponctué ; métépistemes courts ou très courts.
Pattes très robustes, souvent assez longues. Protibias bien sillonnés longitudina¬
lement. Fémurs postérieurs avec 1 ou 2 soies médianes. Tarses postérieurs et médians
larges et étroits, le 1 ' r des postérieurs plus de 4 fois plus long que large, généralement un
peu granuleux au-dessus mais sans sillon longitudinal médian, le 4e simplement
échancré, le 51' non sétulé et glabre en dessous ; protarses du J largement dilatés et
pourvus à la face interne d’une double rangée de phanères à grand pavillon adhésif.
Deux soies orbitales. Les 2 soies latérales .prothoraciques présentes. Soie
basilaire de 1 élytre à la base du 1er intervalle, le 3e pourvu de 3 pores disposés de façon
continue mais un peu espacés au milieu.
Gonapophyse ç très caractéristique par la faible courbure, la forte réduction des
spinules du bord interne et l’absence de toute spinule sur la face dorsale.
Répartition géographique. — Ce genre très particulier, qui n’existe qu’à
Madagascar, comporte 4 espèces qui semblent fort rares ; je n’en connais en tout cpie 6
exemplaires. Elles proviennent de la région de la baie d’Antongil, notamment
de l’Ambohitsitondroina, petit massif culminant à 1 105 m et situé au N.-O. de la
presqu’île de Masoala.
Tableau des espèces
1. (4). Espèce de grande taille (13 à 16 mm), à pronotum légèrement
transversal. Apex des élytres pourvu d’une forte épine. Dent labiale
bifide au sommet. Bord antérieur du labre légèrement bisinué et
avancé au milieu.
2. (3). Pronotum très cordiforme, fortement élargi en avant, à largeur
maximale plus fortement déportée en avant du milieu, à côtés très
rétrécis vers l’arrière ; gouttière marginale large, encore élargie en
arrière ; angles antérieurs en lobes moins nettement pointés vers
l’avant. Microsculpture élytrale formée d’un réseau de mailles très
transversales. Striole scutellaire assez longue. Yeux plus longs.
Source : MNHN, Paris
136
P. Basilewsky
Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Long 1 5 à 1 6 mm .
. 1. F. chlaenioides Jeannel
3. (2). Pronotum nullement cordiforme, très modérément élargi au milieu
où se trouve la largeur maximale, à côtés pas plus rétrécis en amère
qu’en avant ; gouttière marginale étroite sur toute sa longueur, à
peine élargie en arrière où les côtés sont peu relevés ; angles
antérieurs en lobes plus fortement pointés vers l’avant Microsculp¬
ture élytrale formée d’un réseau de mailles transversales. Striole
scutellaire courte. Yeux plus courts. Fémurs postérieurs avec une
seule soie médiane. Long 13 mm . 2. F. ambitiosus n. sp.
4. (1). espèce de taille moindre (8,5 à 10,5 mm), à pronotum à peine plus
large que long. Apex des élytres simplement légèrement denté. Dent
labiale arrondie au sommet. Bord antérieur du labre droit Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane.
5. (6). Pronotum à largeur maximale nettement déportée en avant du
milieu, plus fortement rétréci en arrière tpi’ en avant la base plus
étroite que le bord antérieur ; gouttière marginale plus large, encore
élargie en arrière. Elytres et pronotum nullement irisés. Microsculp¬
ture élytrale bien nette, formant un réseau de mailles fermées,
transversales et plus ou moins isodiamétrales. Yeux très petits, plus
courts que les tempes, long. 10,5 mm . 3. F. catalai (Jeannel)
6. (5). Pronotum à largeur maximale située au milieu de la longueur, les
côtés pas plus faiblement rétrécis en avant qu’en arrière, la base pas
plus étroite que le bord antérieur ; gouttière marginale plus étroite,
à peine élargie en arrière. Microsculpture élytrale très effacée, avec
des rudiments de strioles transversales ne formant pas de réseau.
Yeux moins petits, pas plus courts que les tempes. Long. 8,5 à 9 mm.
. 4. F. vadoni Jeannel
1. Feroniascus chlaenioides Jeannel (fig. 42)
Feroniascus chlaenioides Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 300, 301, fig. 7.
Type. — llolotype, Madagascar Est, Ambohitsitondroina, 900 m (Michel, X.
1947) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 15 à 16 mm. Aptère. Dessus brun de poix très foncé,
presque noir, pronotum et élytres bordés de brun ; dessous brun ferrugineux ; pattes et
antennes d’un brun ferrugineux rougeâtre.
Tête grande et large, courte, à microsculpture isodiamétrale peu profonde mais
assez serrée, les yeux faiblement saillants, de même longueur que les tempes qui sont
nettement gonflées ; bord antérieur du labre bisinué, avancé un peu au milieu ; sillons
frontaux larges et profonds, prolongés en arrière presque jusqu au pore orbital antérieur.
Dent labiale forte et bifide au sommet. Antennes robustes. Pronotum très cordiforme
mais peu transversal, 1,12 à 1,16 fois plus large que long, très élargi vers 1 avant, à largeur
maximale bien déportée en avant du milieu, irnponctué, à microsculpture transversale
faible et lâche ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en petits lobes très faiblement
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
137
pointés vers l'avant ; côtés nettement ar¬
rondis en avant, fortement rétrécis et presque
rectilignes vers l'arrière ; angles postérieurs
bien obtus et largement arrondis ; base
droite et plus étroite que le bord antérieur ;
sillon longitudinal médian très fin et peu
profond ; gouttière marginale large, encore
élargie en arrière où les côtés sont bien
relevés ; dépressions basilaires profondes et
linéaires. Elytres allongés et un peu ovoïdes,
1,77 à 1,82 fois plus longs que larges
ensemble, à largeur maximale située un peu
en arrière du milieu, convexes mais déprimés
en avant ; épaule effacée, le repli basilaire
anguleux et même pointu ; gouttière latérale
bien large au milieu ; troncature apicale
sinuée ; apex pourvu d’une forte épine
longue et acérée au niveau du 2 e intervalle,
non divergente, avec une courbe rentrante
jusqu’à l’angle suturai proprement dit qui
est largement arrondi ; intervalles modéré¬
ment bombés ; stries fines et peu profondes,
non ponctuées ; striole scutellaire longue ;
microsculpture formant un réseau entremêlé
de mailles très transversales et d’autres
presque isodiamétrales.
Pattes longues et robustes. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. Métépis-
temes un peu plus longs que larges au bord
antérieur.
Fig. 42. — Feroniascus chlaenioides Jeannel
(d’après JEANNEL).
Mâle inconnu ; gonapopyse Ç fig. 43 d.
Distribution dans Pile. — MADAGASCAR Est : Ambohitsitondroina, au Nord-
Ouest de l’extrémité de la baie d’Antongil, 900 m ( Michel , X. 1947, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. Feroniascus ambitiosus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Fampanambo (.4. Peyrieras, XII) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 13 mm. Aptère. Dessus noir, les élytres d’un brun de poix
très foncé, presque noir et pourvus d’une irisation à peine distincte. Dessous brun de
poix ; pattes et antennes d’un brun foncé.
Tête grande et large, courte, épaisse en arrière, à microsculpture isodiamétrale
peu profonde mais assez serrée, les yeux petits, à peine saillants, nettement plus courts
que les tempes qui sont longues et légèrement gonflées ; bord antérieur du labre comme
chez l’espèce précédente ; sillons frontaux bien marqués jusqu’au pore orbital antérieur.
Source : MNHN, Paris
138
P. Basilewsky
Dent labiale forte et bifide au sommet. Pronotum nullement cordiforme et non
transverse, 1,06 fois plus large que long, très modérément élargi au milieu, la largeur
maximale à peine déportée vers l'avant, imponctué, très brillant, à microsculpture très
transversale, le disque pourvu de quelques ridules longitudinales très peu marquées ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs à lobes moins arrondis que chez le précédent mais
plus nettement pointés vers l’avant ; côtés légèrement arqués en avant, moins en arrière
mais non rectilignes : angles postérieurs très obtus et largement arrondis ; base droite très
brièvement relevée sur les côtés, plus étroite que le bord antérieur ; sillon longitudinal
Fie. 43. — Gonapophyses. a, Prophenorites marojejyanus n.sp. ; b, Pachyferoma quadn-
collis Jeannel ; c, Colpomimus colpodoides Jeannel; d, Feroniascus chlaenioides Jeannel; e, .
vadoni Jeannel ; f, Agonobembix perrieri Jeannel ; g, Dolichocolpodes mirabilis n.sp.
médian fin et court mais assez profond ; gouttière marginale étroite sur toute sa longueur,
à peine élargie en arrière où les côtés sont modérément relevés ; dépressions basilaires
courtes et bien profondes, très linéaires. Elytres allongés et ovoïdes, 1,64 fois plus longs
que larges ensemble, à largeur maximale près du milieu, modérément convexes et non
déprimés en avant ; épaule effacée, le repli basilaire conformé comme chez l’espèce
précédente ; gouttière latérale nettement élargie au milieu ; troncature apicale bien
sinuée ; apex semblable à celui du précédent mais avec l’épine bien large et plus courte ;
intervalles nettement bombés ; stries fines mais profondes ; striole seutellaire très
courte ; microsculpture à mailles très transversales, sans isodiamétrales entremêlées.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
139
Pattes longues et robustes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Métépistemes très courts, à peine aussi longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fïg. 38 f ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Fampanambo, région de Maroant-
setra, au Nord de la baie d’Antongil (A. Peyrieras , XII, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Feroniascus catalai (Jeannel) (fig. 44)
Neomegalonychus Catalai Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 536, fig. 245.
Feroniascus Catalai, Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 300.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Ankarampotsy, col de Tantamala (R. Catala,
I. 1937) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 mm. Aptère.
Dessus brun de poix sombre, sans aucune irisation,
l’avant-corps presque noir ; dessous brun de poix ;
pattes et antennes d’un brun ferrugineux rougeâtre.
Tête large, assez courte, épaisse en arrière, à
microsculpture isodiamétrale très fine et très serrée,
les yeux nullement saillants, très petits, plus courts
que les tempes qui sont très faiblement gonflées ;
bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez
profonds et atteignant presque le pore orbital anté¬
rieur. Dent labiale arrondie au sommet et non bifide.
Pronotum aussi long que large, à largeur maximale
déportée en avant du milieu, plus fortement rétréci en
arrière qu’en avant, imponctué, à microsculpture
transversale fine et serrée ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs en très petits lobes à peine saillants ;
côtés bien arrondis en avant, ensuite presque rectili¬
gnes ; angles postérieurs très obtus et très ouverts,
largement arrondis ; base droite, à peine relevée
latéralement, plus étroite que le bord antérieur;
sillon longitudinal médian fin mais assez profond ;
gouttière marginale assez large sur toute sa longueur,
encore élargie en arrière où les côtés sont peu
relevés ; dépressions basilaires profondes et subar¬
rondies, non linéaires. Elytres allongés et ovoïdes,
1,70 fois plus longs que larges ensemble, convexes et
nullement déprimés en avant, à largeur maximale
située en arrière du milieu ; épaule effacée, le repli
basilaire comme chez les précédents ; gouttière laté¬
rale assez large, surtout en arrière ; troncature apicale
faiblement sinuée ; apex sans épine mais très finement
denté ; intervalles assez plats ; stries fines et profon-
Fig. 44. — Feroniascus catalai
Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
140
P. Basilewsky
des, imponctuées ; striole scutellaire courte ; microsculpture bien nette, formant un
réseau fermé de mailles transversales et isodiamétrales entremêlées.
Pattes robustes. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Metepistemes
un peu plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 38 e ; femelle inconnue.
Distribution dans Pile. - Madagascar Est: Ankarampotsy, district de
Fianarantsoa, col de Tantamala, vers 950 m, sur la ligne de chemin de fer de Fianarantsoa
à la côte Est (R. Catala, 1. 1937, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — La localité indiquée est certainement erronnée et il est probable
que l’espèce provient du Nord de la baie d’Antongil comme les autres.
4. Feroniascus vadoni Jeannel
Feroniusats Vadoni Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 300.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Ambohitsitondroina (Michel) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Aptère. Dessus brun de poix, plus foncé sur
l’avant-corps, pronotum et surtout les élytres nettement et assez fortement irises ;
dessous brun de poix ; pattes d'un brun ferrugineux, les antennes plus claires.
Tête courte et large, bien épaissie en arrière, à microsculpture très fine et plutôt
transversale, les yeux à peine saillants, pas plus courts que les tempes qui sont assez
gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux effacés en arrière. Dent labiale
arrondie au sommet. Antennes assez fines, dépassant la base du pronotum de près d un
article. Pronotum à peine plus large que long (1,02 à 1,06 fois), a largeur maximale situee
au milieu, pas plus fortement rétréci en arrière qu’en avant, imponctué, à microsculpture
très fine, ne formant pas de réseau fermé ; bord antérieur droit, angles antérieurs en petits
lobes légèrement pointés vers l’avant; côtés faiblement arrondis en avant, presque
rectilignes en arrière ; angles postérieurs moins obtus que chez les espèces précédentes;
largement arrondis ; base droite, très brièvement relevée sur les côtés, pas plus étroite
mie le bord antérieur ; gouttière marginale étroite et à peine élargie en arrière où les cotes
sont modérément relevés latéralement ; sillon longitudinal médian fin mais profond ;
dépressions basilaires assez profondes, linéaires dans le fond. Elvtres allongés et ovoïdes,
1,77 fois plus longs que larges ensemble, bien convexes et sans dépressions sur le disque,
àlargeur maximale située près du milieu ; épaule effacée, à repli basilaire conforme
comme chez les autres espèces du genre ; gouttière latérale assez large ; troncature
apicale non sinuée ; apex comme chez le précédent, sans épine mais avec une très légère
dent obtuse ; intervalles légèrement bombés ; stries fines et profondes, imponctuées ;
striole scutellaire courte ; microsculpture très effacée, ne formant ni mailles ni réseau.
Pattes assez longues. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépis-
ternes très courts, à peine plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 38 g ; gonapophyse 9 fig. 43 e.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
141
Distribution dans Pile. — M \DAGASC\r Est : Ambohitsitondroina, au Nord-
Ouest de la presqu'île de Masoala, 900 in (Michel. 1 ex.). — Id., 1 000 ni (J. Vadon, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
14. Genre Dolichocolpodes nov.
Espèce type du genre : Dolichocolpodes mirabilis n. sp.
Description. — Genre monospécifique, remarquable par le corps particuliè¬
rement étroit et allongé ; élytres métalliques.
Tête très allongée, les yeux assez gros mais modérément saillants, les tempes
longues et non gonflées, le vertex séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéo-
frontale faiblement marquée ; bord antérieur du labre faiblement sinué ; sillons frontaux
larges et bien marqués, atteignant presque le pore orbital antérieur ; mandibules longues,
bien recourbées et acérées au sommet Palpes longs et grêles, l’avant-dernier article des
maxillaires à peine plus court que le dernier. Labium large et très transversal, la dent
médiane forte et nettement bidentée au sommet ; ocelles labiaux bien marqués ; deux
soies latérales au submentum. Antennes longues et fines, atteignant le premier tiers de
Pélytre. Pronotum de forme très particulière et caractérisant essentiellement ce genre :
très étroit, nettement plus long que large, à gouttière marginale très étroite, arrêtée bien
avant la base, le pore prothoracique postérieur fortement déporté vers l’avant, l’antérieur
absent. Elytres très longs et très étroits, à repli basilaire peu arrondi à l’épaule qui est
effacée, à gouttière latérale très étroite sur toute sa longueur, l’apex fortement prolongé
en longue dent spiniforme, devenant une épine acérée au sommet ; intervalles plans, les
stries vestigiales sauf la première, la striole scutellaire longue ; microsculpture très
transversale.
Pattes très longues et assez fines ; protibias à peine distinctement sillonnés
longitudinalement ; fémurs postérieurs avec une seule soie médiane ; tarses longs et
étroits, les antérieurs du mâle bien dilatés et à vestiture ventrale habituelle, les
postérieurs ni sillonnés ni carénés longitudinalement, le 4e article légèrement lobé, les
lobes asymétriques, l’externe nettement plus long que l’interne surtout aux postérieurs,
le 5e non sétulé en dessous.
Deux soies orbitales de chaque côté. Seule la soie prothoracique postérieure
présente, située bien en avant de la région de l’angle postérieur. Soie basilaire de l’élytre à
l’origine de la lre strie ; seule le 3e intervalle des élytres pourvu de 3 pores dorsaux, le 1er
inséré à la fin du premier tiers de la longueur, le 2e au milieu, le 3‘‘ un peu en dessous du
précédent ; 2 soies apicales. Série ombiliquée de 16 pores, largement espacés au milieu.
Répartition géographique. — Madagascar.
Dolichocolpodes mirabilis n.sp. (fig. 45)
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, haute
Ranomandry, 1 900 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 10 mm. Aptère. Avant-corps noir, élytres d’un brun
métallique fortement teinté de cuivreux rougeâtre en avant et en arrière ; dessous noir,
métasternum et abdomen d’un brun ferrugineux ainsi que les épipleures ; pattes brunes,
Source : MNHN, Paris
142
P. Basilewsky
les fémurs plus clairs que les tibias et les tarses ; antennes brun foncé, les 3 premiers
articles' noirs.
Tête très allongée, légèrement plus longue
que large avec les yeux, à microsculpture réticulaire
superficielle, les yeux assez gros mais peu saillants,
un peu plus longs que les tempes qui sont rectilignes
et non gonflées. Antennes fines et assez longues,
dépassant la base du pronotum de 3 articles. Prono-
tum étroit et très allongé, à peine plus large que la tête
avec les yeux, 1,20 à 1,25 fois plus long que large, à
largeur maximale nettement déportée en avant du
milieu, imponctué, à très fine microsculpture trans¬
versale ; bord antérieur droit ; angles antérieurs effacés ;
côtés légèrement élargis dans leur premier tiers,
ensuite rétrécis régulièrement vers l’arrière et nulle¬
ment sinués ; angles postérieurs largement arrondis ;
gouttière marginale et repli latéral très étroits et
présents seulement jusqu’au pore prothoracique pos¬
térieur, s’effaçant ensuite ; dépressions basilaires
indistinctes. Elytres très étroits et très allongés, 2,75
à 2,85 fois plus longs que larges ensemble, assez
convexes ; épaule complètement effacée ; largeur
maximale située près du milieu ; l'apex prolongé en
très longue épine, large à la base, acérée à l’extrémité,
l’angle apical externe complètement effacé ; gouttière
latérale très étroite ; intervalles tout à fait plans ;
stries vestigiales sauf la I r'' qui est bien marquée
jusqu’au début de l’épine, la 7e assez profonde dans le quart postérieur, les externes
complètement effacées ; microsculpture en très fines strioles bien transversales, formant
parfois des mailles irrégulières et très allongées.
Pattes longues. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur, très
étroits en arrière.
Edéage d fig. 38 h ; gonapophyse Ç fig. 43 g.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’est connue que du massif Nord des
chaînes Anosyennes.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord, haute Ranomandry, forêt
dense humide de montagne, 1 900 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, 17-26. XI. 1971, 154
ex.). — ld., camp côté Nord, 1 900 m (id., 19-26. XI. 1971, 46 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
15. Genre Bothrocolpodes nov.
Espèce type du genre : Colpodes rudis Alluaud, 1909.
Description. — Espèces de taille plutôt grande, aptères, avec un moignon alaire
extrêmement réduit, à coloration variable.
Fig. 45. — Dolichocolpodes
mirabilis n.sp. (dessin de Mme
Berger).
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
143
Tête allongée, les yeux assez grands mais modérément saillants, les tempes plus
ou moins aussi longues que les yeux, rectilignes et nullement gonflées, le vertex bien
séparé du cou par un léger sillon transversal, la suture clypéo-frontale bien marquée, les
sillons frontaux larges et moyennement marqués ; bord antérieur du labre droit ;
mandibules assez grandes. Palpes allongés, assez épais. Dent labiale assez grande, aiguë,
arrondie ou bidentée au sommet ; 2 soies latérales au submentum. Antennes modérément
fines et plutôt courtes. Pronotum peu transverse, à largeur maximale située près du
milieu, à gouttière marginale très étroite sur toute sa longueur et non élargie en arrière, à
sillon longitudinal médian fin mais profond. Elytres allongés ou un peu ovoïdes, à
gouttière latérale étroite ; apex fortement prolongé en longue épine, large à la base,
acérée au sommet, ayant la longueur approximative du 1er article des tarses postérieurs,
l’angle apical externe effacé, l’angle suturai proprement dit bien arrondi ; la surface est
pourvue de fortes fossettes arrondies ou allongées, sauf parfois sur le 1er intervalle ; stries
presque complètement effacées, seule la lrc souvent légèrement ou profondément
marquée ; microsculpture en fines mailles transversales peu marquées.
Pattes moyennes. Protibias nettement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 1 ou 2 soies médianes. Tarses longs mais assez larges, non sillonnés ni
carénés au dessus, le 4e article asymétriquement lobé, le lobe externe beaucoup plus long
que l’interne, le 5e article non sétulé en dessous. Métépisternes courts, pas plus de 2 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
Deux soies orbitales de chaque côté. Les 2 soies protlioraciques latérales
présentes et I on observe souvent des soies latérales supplémentaires dans la partie
antérieure. Soie basilaire de l’élytre présente. Pores dorsaux le plus souvent présents sur
tous les intervalles, formant des fossettes assez profondes qui donnent un aspect cabossé,
ou seulement 4 à 5 pores sur le 3e intervalle ; série ombiliquée de 16 à 20 pores.
Répartition géographique. — Madagascar.
Tableau des espèces
1. (6). T outes les fossettes ély traies profondes et subarrondies, pourv ues de
pores sétigères. Pore prothoracique antérieur accompagné de
plusieurs soies supplémentaires. Série ombiliquée de 16 pores.
2. (3). Fossettes élytrales plus profondes et plus serrées, présentes même
sur le 1er intervalle. Toutes les stries effacées, y compris la lrc. Pas
de striole scutellaire. Dent labiale aiguë au sommet. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. Dessus noir brillant, sans reflets
métalliques. Long. 9 à 10 mm . 1. B. rudis (Alluaud)
3. (2). Fossettes élytrales moins profondes et plus espacées, absentes sur le
1er intervalle. Première strie plus ou moins marquée. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane.
4. (5). Avant-corps noir, parfois avec de légers reflets ; élytres d’un vert
métallique sombre brillant. Fossettes élytrales encore plus faibles et
moins espacées. Striole scutellaire effacée. Première strie peu
profonde et ponctuée. Dent labiale bidentée au sommet. Long. 1 0 à à
11 mm (Andringitra) . 2. B. fossulatus (Jeannel)
Source : MNHN, Paris
144
P. Basilewsky
5. (4). Dessus entièrement noir brillant, sans aucun reflet métallique.
Fossettes élytrales plus fortes mais plus rares. Striole scutellaire
bien marquée. Première strie entière et profonde, non ponctuée.
Dent labiale aiguë au sommet. Long. 9,5 à 1 0 mm ( Andringitra) .
. 3. B. manjarivoloanus n.sp.
6. (1). Seules les fossettes élytrales du 2e intervalle pourvues de pores
sétigères, les autres plus allongées et disposées irrégulièrement. Pas
de soies prothoraciques antérieures supplémentaires. Série ombili¬
quée de 20 pores. Elytres d'un rouge cuivreux très vif, un peu
verdâtres à la suture et à l'apex. Long. 8 mm . 4. B. splendens n. sp.
1. Bothrocolpodes rudis (Alluaud) (fig. 46)
Colpodes rudis Alluaud, 1909, Ann. Soc. eut. France, 78, p. 59.
Neocolpodes (Cymenopterus) rudis, JEANNEL, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 555, 610,
Neocolpodes ( Cymenopterus ) rudis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 314, 316.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Amporombe, forêt I anala (Ch. Alluaud, III-
IV. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Dessus
noir brillant, sans reflets métalliques ; dessous brun
de poix foncé, éclairci sur le milieu du sternum et de
l’abdomen ; pattes et antennes d’un brun foncé, ces
dernières avec les 3 premiers articles plus foncés.
Tête allongée, à microsculpture réticulaire
très fine, les yeux nettement plus longs que les
tempes. Dent labiale forte, triangulaire, pointue au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de
3 articles. Pronotum non transversal, à peine 1,07 à
1,13 fois plus large que long, imponctué, à micro¬
sculpture en courtes strioles transversales assez
superficielles ; bord antérieur droit ; angles anté¬
rieurs arrondis et peu marqués ; côtés régulièrement
arqués en avant, ensuite rétrécis et rectilignes, non
sinués ; angles postérieurs très obtus et arrondis ;
base droite, de même largeur que le bord antérieur ;
dépressions basilaires bien marquées et subarrondies ;
soies prothoraciques antérieures longues et nom¬
breuses. Elytres allongés et un peu ovoïdes, 1,88 à
1,92 fois plus longs que larges ensemble, convexes, à
largeur maximale près du milieu ; gouttière latérale
étroite ; apex prolongé en forte épine, large à la base,
bien acérée au sommet, l’angle apical externe effacé ;
toute la surface pourvue de grosses fossettes arrondies nombreuses et profondes, bien
rapprochées les unes des autres, même sur l’emplacement de la 1 rc strie, débordant sur le
Fig. 46. — Bothrocolpodes rudis
Alluaud (dessin de Mme BER¬
GER).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
145
1er intervalle, toutes pourvues d’une assez longue soie au milieu; stries tout à fait
effacées, y compris la lrc et la striole scutellaire ; microsculpture entre les fossettes en
mailles transversales irrégulières et fines ; série ombiliquée de 16 pores assez réguliè¬
rement alignés et peu nettement espacés au milieu.
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes.
Edéage O fig. 48 a ; gonapophyse ç fig. 49 a.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Amporombe, lisière orientale de
la forêt Tanala (Ch. Alluaud, I11-1V. 1901, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. Bothrocolpodes fossulatus (Jeannel)
( i | Neocolpodes (Cymenopterus), fossulatus Jeannel, 1951, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 555,
Neocolpodes (Cymenopterus) fossulatus, Jeannel, 1 95 1,J Mém. Inst. Sci. Mail., A, 6, pp. 314, 3 1 6.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11 mm. Tête noire, pronotum noir avec de faibles
reflets métalliques sur toute la surface ou limités en arrière et sur les côtés, parfois avec un
faible reflet pourpré en arrière, élytres d’un vert métallique sombre, souvent avec une
trace de reflet pourpré à la suture ; dessous brun de poix très foncé, presque noir ; pattes
d un brun foncé, les tarses plus clairs ; antennes d'un brun plus clair, les 3 premiers
articles rembrunis à leur partie basale.
Voisin de B. rttdis mais en diffère par la dent labiale nettement bidentée au
sommet, par les antennes plus courtes et plus épaisses, ne dépassant la base du pronotum
(pie d’un peu plus de 2 articles. Le pronotum est encore moins transversal, 1,05 à 1,08
fois plus large que long, très finement striolé transversalement sur le disque. Elytres de
même forme, un peu plus courts, 1,80 à 1,88 fois plus longs que larges ensemble, à
fossettes moins profondes et plus espacées, surtout dans la partie interne où, contrai¬
rement à l’espèce précédente, le 1er intervalle en est complètement dépourvu ; les stries
sont presque entièrement effacées sauf sur la lrc qui est bien marquée, bien que peu
profonde et finement ponctuée ; les mailles de la microsculpture sont moins transversales.
Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
Edéage 6 fig. 48 b ; gonapophyse Ç fig. 49 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Andringitra.
MADAGASCAR Centre : Andringitra (ex. coll. Le Moult, 1 ex.). — Andringitra Est,
Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne ( Mission CNRS, RCP n°
225, XII. 1970-1. 1971, 10 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Bothrocolpodes manj'arivoloanus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Sud, cirque de Manjarivolo,
1 650 m (Mission CNRS, RCP n" 225, X-XI. 1970) (Muséum, Paris).
7
Source : MNHN , Paris
146
P. Basilewsky
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Dessus d un noir très brillant, sans aucun
reflet métallique ; dessous noir de poix ; pattes et antennes bnin de poix.
Proche de B.fossulatus mais en diffère par la coloration, par la dent labiale aiguë
et non bidentée, par le pronotum un peu plus transverse, 1,09 à 1,16 fois plus large que
long, à disque dépourvu de strioles transversales, parles élytres plus allongés, 1,87 à 1,95
fois plus longs que larges ensemble, plus parallèles, à striole scutellaire bien marquée, à
lre strie entière et profonde sur toute sa longueur.
Edéage d fig. 48 c ; gonapophyse Ç fig. 49 c.
Pourrait n’être qu’une sous-epèce de fossulaüis.
Distribution dans l’île. — Egalement propre au massif de l’Andringitra, mais
localisée dans la partie Sud.
Madagascar Centre : Andringitra Sud, Andrianony, cirque de Manjarivolo, forêt
dense humide de montagne, 1 650 m (Mission CNRS, RCP n° 225, X-Xl. 1970, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Bothrocolpodes splendens n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Ampolomita, Est de Belanitra, distr.
d’Ambatolampy (P. Griveaud, V. 1956) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 mm. Aptère. Avant-corps noir, les élytres joliment
colorés, d’un rouge cuivreux vif, un peu verdâtres à la suture et à 1 apex ; dessous brun de
poix ferrugineux, l’avant-corps plus foncé ; pattes et antennes brun foncé.
Tête allongée, à très fine microsculpture réticulaire, les yeux gros et assez
proéminents, aussi longs que les tempes qui sont rectilignes et non gonflées. Dent labiale
arrondie au sommet. Antennes assez courtes et épaisses, dépassant la base du pronotum
d’un peu plus d’un article. Pronotum presque aussi long que large, à peine 1,05 à 1,06 fois
plus large que long; imponctué, à microsculpture très fine et très serrée; angles
antérieurs marqués mais fortement arrondis ; côtés régulièrement arrondis aussi bien en
avant qu’en arrière où ils sont plus rétrécis ; angles postérieurs très ouverts et largement
arrondis ; base droite, un peu plus étroite que le bord antérieur ; dépressions basilaires
profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin mais profond ; pas de soies
prothoraciques latérales supplémentaires. Elytres très allongés et faiblement ovoïdes,
presque 2 fois plus longs que larges ensemble, convexes ; épaule arrondie mais marquée ;
apex prolongé en forte épine large à la base et bien acérée au sommet, l’angle apical
externe effacé et sans sinuosité ; toute la surface est couverte de fossettes profondes,
généralement allongées, mais seules celles du 3e intervalle sont pourvues de pores
dorsaux ; seules la lro strie est profonde, entière et bien marquée, les autres plus faibles et
interrompues par les fossettes; striole scutellaire profonde et modérément longue;
microsculpture en mailles transversales irrégulièrement et peu marquées ; série ombili¬
quée de 20 pores en série continue.
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Métépistemes assez
courts, pas plus de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 48 d ; femelle inconnue.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
147
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que d’une seule localité.
MADAGASCAR Centre : Ampolomita, à l’Est de Belanitra, distr. d’Ambatolampy
(P. Griveaud, V. 1956, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
16. Genre Lobocolpodes nov.
Espèce type du genre : Colpodes murex Alluaud, 1909.
Description. — Espèces de taille assez grande, ailées, de couleur souvent
métallique.
Tête assez allongée, les yeux assez gros et modérément saillants, les tempes
longues, le vertex toujours séparé du cou par un léger étranglement et un sillon
transversal assez net, la suture clypéo-frontale bien marquée, les sillons frontaux larges,
souvent assez profonds ; bord antérieur du labre droit ou faiblement sinué ; mandibules
fortes, larges à la base, recourbées et assez acérées à l’extrémité. Palpes normaux. Dent
labiale toujours présente, arrondie ou aiguë au sommet ; 2 soies latérales au submentum.
Antennes assez fines, dépassant la base du pronotum de 3 articles. Pronotum peu ou
modérément transverse, à largeur maximale généralement située près du milieu, à base
pas plus large que le bord antérieur, imponctué, à gouttière marginale le plus souvent très
étroite. Elytres oblongs et peu ovoïdes, généralement assez convexes, à gouttière latérale
étroite sur toute sa longueur ; apex toujours prolongé en une forte et longue dent
spiniforme ou en épine ; le plus souvent seule la 1 re strie est bien marquée, les autres étant
vestigiales ou à peine distinctes, la 7 e nullement perturbée en arrière ; microsculpture
variable, souvent isodiamétrale.
Pattes moyennes à longues. Protibias à sillon longitudinal toujours marqué,
parfois faible. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses longs et
généralement étroits, non sillonnés ni carénés à la face dorsale ; 4e article à lobe externe
bien plus long que l’interne, surtout aux intermédiaires et postérieures ; 5e article non
sétulé en dessous ; protarses du O conformés normalement.
Deux soies orbitales de chaque côté. Seule la soie prothoracique postérieure
présente, l’antérieure toujours absente. Pore basilaire de l’élytre inséré au début de la 1 rc
strie ; seul le 3e intervalle, pourvu de 3 pores dorsaux, souvent bien marqués ; 2 soies
apicales, insérées sur le prolongement apical élytral ; série ombiliquée de 16 pores
insérés normalement.
Répartition géographique. — Madagascar.
Tableau des espèces
1. (10). Pronotum peu transversal, à gouttière marginale particulièrement
étroite sur presque toute sa longueur. Seule la 1 re strie élytrale bien
profonde, les autres vestigiales ou presque effacées (groupe murex).
2. (9). Microsculpture élytrale en mailles régulières formant un réseau
fermé.
Source : MNHN, Paris
148
P. Basilewsky
3. (4). Microsculplure élytrale en mailles rigoureusement isodiamétrales,
très profondes et serrées, détourant des tubercules légèrement
saillants, ce qui rend la surface très mate. Stries élytrales complè¬
tement absentes sauf la lre. Apex des élytres prolongé en forte dent
spiniforme large à la base. Elytres d’un rouge violacé cuivreux foncé.
Long. 8,5 à 9 mm . . . . . 1- L- murex (Aüuaud)
4. (3). Microsculpture élytrale en mailles isodiamétrales ou un peu trans¬
versales bien moins profondes, moins serrées et ne détourant pas de
tubercules. Stries élytrales faibles ou vestigiales, sauf la lre.
5. (8). Apex de Pélytre prolongé en dent spiniforme, large à la base.
6. (7). Stries élytrales vestigiales, sauf la lre. Elytres bien convexes,
presque bombés, à déclivité apicale forte. Elytres d’un vert cuivreux
bronzé très foncé à bleu foncé légèrement métallique. Long. 8 à 9
. . 2. L. caroli (Jeannel)
7. (6). Stries élytrales entièrement marquées bien que nettement plus
faibles que la lrc. Elytres peu convexes, plus parallèles, à déclivité
apicale faibe. Elytres d’un cuivreux obscur. Long. 8 à 9 mm (chaînes
Anosyennes). .' . 3. L. ranomandryae n. sp.
8. (5). Apex de l’élytre prolongé en épine cylindrique dès la base. Stries
élytrales faibles, sauf la lre, mais bien marquées. Pronotum plus
étroit. Elytres d’un bleu sombre brillant, souvent un peu verdâtre.
Long. 9 à 11 mm (chaînes Anosyennes) . 4. L. australis (Jeannel)
9. (2). Microsculpture élytrale en strioles étirées en travers, ne formant pas
de réseau de mailles. Stries élytrales, sauf la 1 rc, très faibles, presque
vestigiales. Apex de l’élytre prolongé en forte épine cylindrique.
Elytres avec un vif reflet métallique bleu. Long. 9 à 1 1 mm. . . .
. 5. L. phenax (Alluaud)
10. (1). Pronotum largement transversal, à gouttière marginale plus ou
moins élargie sur toute sa longueur et bien explanée. Toutes les
stries élytrales profondes et complètes, les intervalles convexes ;
apex prolongé en forte dent spiniforme. Dessus noir, les élytres d’un
bronzé violacé brillant. Long. 1 0 mm. (groupe pachys) (Tsaratanana).
. 6. L. pachys (Jeannel)
Groupe MUREX
1 . Lobocolpodes murex (Alluaud) (fig. 47)
Colpodes murex Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France , 78, p. 59.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) murex. JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 553,
^ Neocolpodes {Amaurocolpodes) murex, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 31 1, 312
( partim ).
Type. — Holotype, Madagascar Est, Ambohiparara, forêt Tanala (Ch. Alluaud,
III. 1901) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
149
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé.
Dessus noir, élytres d’un rouge violacé cuivreux assez
mat ; dessous noir ; pattes d’un brun presque noir, les
tibias à peine plus clairs ; antennes brunes.
Tête modérément allongée, à microsculpture
réticulaire bien marquée, les yeux assez gros et
moyennement saillants, à peu près aussi longs que les
tempes qui sont rectilignes et non gonflées ; bord
antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux
larges et profonds. Dent labiale arrondie au sommet.
Pronotum à peine transverse, 1,08 à 1,13 fois plus
large que long, à microsculpture transversale bien
marquée ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
effacés ; côtés régulièrement arrondis en avant et en
arrière ; angles postérieurs bien ouverts, largement
arrondis mais marqués ; base droite, pas plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite
sur toute sa longueur ; sillon longitudinal médian fin
mais profond ; dépressions basilaires allongées et peu
marquées. Elytres allongés et non ovoïdes, 1,91 à
1,95 fois plus longs que larges ensemble, assez
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; largeur
maximale un peu en arrière du milieu ; apex prolongé
en une forte dent spiniforme un peu plus courte que le
1er article des tarses postérieurs, acérée au sommet,
non divergente, l’angle apical externe largement
arrondi ; intervalles tout à fait plans ; stries vestigiales
ou effacées, sauf la lrc qui est entière et profonde, la 7e simple et distincte dans sa partie
apicale ; striole scutellaire longue et profonde ; les 3 pores dorsaux du 3e intervalle bien
marqués ; microsculpture en mailles rigoureusement isodiamétrales, très profondes et
serrées, détourant des petits tubercules saillants, ce qui rend toute la surface mate.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d" fig. 48 e ; gonapophyse O fig. 49 e.
Distribution géographique. — MADAGASCAR Est : Ambohiparara, forêt Tanala
(Ch. Alluaud, III. 1901, 2 ex.).
Madagascar Centre : Fianarantsoa (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Sous le nom de murex, JEANNEL a confondu deux espèces (pii se
ressemblent extrêmement au premier abord mais sont génériquement bien distinctes,
notamment par la conformation du 4e article des tarses, par la chétotaxie du pronotum et
par la forme de la dent apicale de l’élytre : L. murex Alluaud et Catacolpodes divaricatus
Jeannel. L’exemplaire qu’il figure en 1948 (p. 600) et en 1951 (p. 312) se rapporte à la
seconde espèce.
Fig. 47. — Lobocolpodes murex
Alluaud (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
150
P. Basilewsky
2. Lobocolpodes caroli (Jeannel)
Neocolpodes (Amaurocolpodes) aenescens Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10,pp.553,
600, fig. 274 (non FaIRMAIRE 1902).
Neocolpodes (Amaurocolpodes) murex var. Caroli Jeannel, 1948, id. , p. 600.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) cuprescens Jeannel, 1949, id., p. 1125.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) aenescens, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 31 1,
312 (non FaIRMAIRE 1902).
Neocolpodes (Amaurocolpodes) aenescens subsp, Caroli, JEANNEL, 1951, id., p. 312.
Types. — aenescens Jeannel. Holotype, Madagascar Est, forêt d Isaka (R. Catala,
X. 1934) (Muséum, Paris).
caroli Jeannel. Holotype, Madagascar Est, Vinanytelo, forêtTanala (Ch. Alluaud,
III. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9,5 mm. Ailé. Dessus noir ; élytres d’un vert bronzé
très foncé ou bleu sombre légèrement métallique ; dessous brun de poix foncé ; fémurs
presque noirs, tibias un peu plus clairs ; antennes d’un brun ferrugineux très clair.
Tête allongée, à microsculpture réticulaire fine, les yeux gros et assez saillants,
plus longs que les tempes qui sont droites ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges mais peu profonds. Dent labiale aiguë au sommet. Pronotum à peine transverse,
1,06 à 1,07 fois plus large que long, à fine microsculpture transversale ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs arrondis et presque effacés ; côtés régulièrement arrondis en
avant, ensuite rétrécis et même légèrement sinués en arrière ; angles postérieurs bien
ouverts et arrondis mais marqués ; base droite, pas plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très étroite, à peine élargie en arrière ; sillon longitudinal médian fin
mais profond ; dépressions basilaires allongées et bien marquées. Elytres très allongés et
à peine ovoïdes, 2,08 à 2,10 fois plus longs que larges ensemble, bien convexes, à
déclivité apicale forte ; largeur maximale faiblement déportée en arrière du milieu ;
épaule arrondie mais bien marquée ; apex prolongé en une large dent spiniforme, non
divergente, nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, l'angle apical
externe arrondi et effacé ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du S1, bien marqués ;
stries à peine indiquées, les externes complètement effacées, seule la lrc profonde ;
striole scutellaire à peine marquée ; microsculpture en fines mailles isodiamétrales
entremêlées d’autres un peu transversales.
Pattes moyennes. Pro tibias sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs avec
une seule soie médiane. Métépistemes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage S fig. 48 f ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Forêt d’Isaka, versant occidental
du Sakavalana, au Nord de Fort-Dauphin (R. Catala, X. 1934, 1 ex.). — Forêt I anala,
Vinanytelo (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 ex.).
Madagascar Centre : Col d’Ivohihe, forêt au Sud de l’Andringitra ( A.R., XI.
1950, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Le nom d’aenescens étant préoccupé par FAIRMAIRE 1902.
JEANNEL l’a modifié en celui de cuprescens en 1949. Caroli, que JEANNEL a considéré
d’abord comme une variété de murex Alluaud, puis d’aenescens Jeannel, n est à mon avis
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
151
qu’une variante individuelle de ce dernier, mais le nom doit être maintenu pour l’espèce,
ayant la priorité.
Fig. 48. — Edéages. a, Bothrocolpodes rudis Alluaud ; b, B. fossulatus Jeannel ; c, B.
manjarivoloanus n.sp. ; d, B. splendens n.sp. ; e, Lobocolpodes murex Alluaud ; f, L. caroli
Jeannel ; g, L. phenax Alluaud ; h, L. ranomandryae n.sp. ; i, L. australis Jeannel ; j, Mesocolpodes
coptoderoides Jeannel.
3. Lobocolpodes ranomandryae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, moyenne Ranomandry,
1 050 m ( Mission CNRS, RCP n° 225, XI-XII. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Noir, élytres d’un cuivreux très obscur ;
dessous brun, rougeâtre sur l’abdomen ; fémurs bruns, tibias et tarses plus clairs ;
antennes d’un ferrugineux clair et testacé.
Tête modérément allongée, à microsculpture réticulaire assez bien marquée, les
yeux assez gros et assez saillants, plus longs que les tempes qui sont droites ; bord
antérieur du labre presque droit, très légèrement concave ; sillons frontaux larges et
profonds, atteignant le pore orbital antérieur. Dent labiale longue et pointue. Pronotum a
peine transverse, 1,02 à 1,09 fois plus large que long, à largeur maximale située au milieu,
à très fine microsculpture transversale ; bord antérieur droit, angles antérieurs arrondis et
Source : MNHN , Paris
152
P. Basilewsky
peu marqués ; côtés à peine ou faiblement arrondis en avant, rectilignes en amère,
parfois même un peu sinués avant les angles postérieurs qui sont obtus mais bien
marqués ; base droite, de même largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale très
étroite sur toute sa longueur ; sillon longitudinal médian fin mais assez profond ;
dépressions basilaires bien marquées et allongées. Elytres allongés, 1,87 à 1,95 fois plus
longs que larges ensemble, subparallèles, à peine élargis en arrière du milieu, peu
convexes, à déclivité apicale faible, épaule arrondie mais bien marquée ; apex prolongé
en une dent spiniforme très large à la base et acérée au sommet, non divergente, de
longueur moyenne, plus courte que le 1 cr article des tarses postérieurs, l’angle apical
externe effacé ; intervalles bien plans, le 3e avec les 3 pores dorsaux bien marqués ; stries
légèrement mais entièrement marquées les externes un peu plus faibles mais distinctes, la
lrc plus profonde sur toute sa longueur ; striole scutellaire peu distincte ; microsculpture
en mailles isodiamétrales régulières.
Pattes moyennes. Protibias sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs avec
une seule soie médiane. Métépistemes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 48 h ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Nord des chaînes
Anosyennes.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne Ranomandry,
forêt dense humide de moyenne altitude, 1 050 m (Missions CNRS, RCP n° 225, Xl-XII.
1971, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Lobocolpodes australis (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) australis Jeannel, 1955, Mém. Inst. Sci. Mad., E, 6, p. 53, fig. 6.
Type. — Holotvpe, Madagascar Est, Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian , 1. 1954)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Noir, élytres d’un bleu obscur brillant,
souvent un peu verdâtres ; dessous brun de poix, éclairci sur l’abdomen ; fémurs bruns,
tibias et tarses d’un brun ferrugineux clair ; antennes brun ferrugineux clair.
Tête assez allongée, à microsculpture très fine, les yeux très moyens et
modérément saillants, pas plus longs que les tempes qui sont presque droites et à peine
gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds, atteignant
presque le pore orbital antérieur. Dent labiale longue et aiguë au sommet. Pronotum non
ou à peine transverse, 1,02 à 1,07 fois plus long que large, à fine microsculpture
transversale ; bord antérieur droit ; angles postérieurs arrondis et peu marqués ; côtés
légèrement arqués en avant, ensuite rectilignes et même très faiblement sinués devant les
angles postérieurs qui sont bien marqués, subdroits, émoussés au sommet ; base droite,
aussi large que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite, à peine élargie en
arrière ; sillon longitudinal médian fin et modérément profond ; dépressions basilaires
bien marquées mais peu profondes. Elytres allongés, faiblement ovoïdes, 1,85 à 1,96 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale un peu en arrière du milieu, peu
convexes ; épaule arrondie mais assez bien marquée ; apex prolongé en forte épine
cylindrique, à peine divergente, de même longueur que le 1er article des tarses
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
153
postérieurs, l’angle apical externe assez effacé; intervalles bien plans, les 3 pores
dorsaux du 3e peu marqués sauf l’antérieur; stries faibles mais bien distinctes, la lrc
profonde et entière, les externes un peu plus faibles que les internes ; striole scutellaire
longue ; microsculpture en mailles polygonales, à peine plus larges que longues.
Pattes assez longues. Protibias sillonnés longitudinalement. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 48 i ; gonapophyse ç fig. 49 d.
Fig. 49. — Gonapophyses. a, Bothrocolpodes rudis Alluaud ; b, B. fossulatus Jeannel ; c, B.
manjarivoloanus n.sp. ; d, Lobocolpodes australis Jeannel ; e, L. murex Alluaud ; f, L. phenax
Alluaud ; g, L. pachys Jeannel ; h, Mesocolpodes coptoderoides Jeannel.
Distribution dans l’île. — Espèce bien localisée sur l’Andohahelo.
MADAGASCAR Est : Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian , 1. 1954, 1 ex.). — Chaînes
Anosyennes, S. du Trafonaomby, plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m ( Mission
CNRS, RCP n « 225, V. 1972, 11 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
154
P. Basilewsky
5. Lobocolpodes phenax (Alluaud)
Colpoiles phenax Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 19. . ... -r ,
Neocolpodes (Ectohothrus) phenax, JEANNEL, 1948, Faune de Emp.re franç., 10, pp. *54, 604.
Agonocolpodes (. Apocolpodes ) phenax, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. .145, 348.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Tamatave (F. R. Mason) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Brun de poix foncé, presque noir, le
pronotum parfois avec de faibles reflets bleuâtres, élytres d’un bleu métallique sombre
assez brillant ; dessous brun, ferrugineux au milieu de l’abdomen ; pattes et antennes
brunes, les tibias généralement plus clairs que les fémurs.
Tête légèrement allongée, assez épaisse en arrière, à très fine microsculpture
réticulaire, les yeux gros et assez saillants, plus longs que les tempes qui sont rectilignes
jusqu’au cou, à peine gonflées ; bord antérieur du labre droit, à peine sensiblement
convexe ; sillons frontaux larges et bien marqués, atteignant le pore orbital anterieur.
Dent labiale très longue et aiguë. Pronotum à peine transverse, 1,07 à l,12foisplus large
que long, très légèrement cordiforme, à largeur maximale un peu déportée en avant du
milieu, à microsculpture fine et dense ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis
mais bien marqués ; côtés légèrement arqués en avant, ensuite rectilignes et même un peu
sinués devant les angles postérieurs qui sont légèrement obtus, arrondis au sommet mais
bien marqués ; base droite, de même largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale
étroite, un peu élargie en arrière ; dépressions basilaires petites mais assez profondes.
Elytres oblongs, très allongés, 1,97 à 2,05 plus longs que larges ensemble, convexes ;
épaule arrondie et faiblement marquée ; apex prolongé en forte épine acérée, cylindrique
dès la base, dépassant très nettement la longueur du 1er article des tarses postérieurs,
l’angle apical externe effacé ; intervalles bien plans, les 3 pores dorsaux du 3° faiblement
marqués ; lre strie profonde et entière, les internes à peine marquées, les externes
effacées ; striole scutellaire assez longue ; microsculpture en fines strioles transversales
ne formant pas de réseau de mailles.
Pattes moyennes. Protibias à sillon longitudinal très faible. Fémurs postérieurs
avec une seule spie médiane. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéagc 6 fig. 18 g : gonapophyse Ç fig. 49 f.
Distribution dans l’île. — Espèce répandue dans la partie Nord-Est, de la
région de Maroantsetra jusqu’à celle d’Anosibe.
MADAGASCAR Est : Massif de l’Ambobitsitondroina, presqu’île de Masoala, 1 000
m (J. Vadon et A. Peyrieras, X. 1968,1 ex.). — Andranomalaza, vallée d’Ivelona, rés. nat.
int. III (P. Soga, X. 1957, 2 ex.). — Tamatave ( F.R . Mason, 1 ex.). — Ankasoka, route de
Lakato, km 15, 1 100 m (A. Peyrieras, XI. 197 2, 6 ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (A.R.,
IX. 1953, 3 ex.). — Route d’Anosibe, km. 29, piste Soc. ind. du bois, 1 020 m, dans
aisselle des feuilles de Pandanus (P. Grireaud et A. Peyrieras, I\ . 1971, 2 ev).
Répartition géographique. — Madagascar.
groupe PACHYS
6. Lobocolpodes paebys (Jeannel) (fig. 50)
Neocolpodes (Cymenopterus) pachys Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 314, 315, fig. 15.
Neocolpodes (Cymenopterus) pachys, BaSILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 77.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
155
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, 2 000 m (R.
Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 mm. Ailé. Noir, le pronotum légèrement éclairci sur les
bords, les élytres d’un bronzé violacé brillant ; dessous noir de poix ; pattes d’un brun très
foncé, les tibias pas plus clairs que les fémurs ; antennes brunes, à 1er article plus clair.
Tête peu allongée et épaisse en arrière, à
microsculpture réticulaire bien marquée, les yeux
gros mais très modérément saillants, nettement
plus longs que les tempes qui sont assez courtes et
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges mais peu profonds et assez courts.
Dent labiale arrondie et profondément canaliculée.
Pronotum volumineux, bien transversal, 1,26 fois
plus large que long, convexe, à largeur maximale
située au milieu, à microsculpture transversale
fine ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arron¬
dis, bien séparés du cou mais ne formant pas de
lobes ; côtés bien arqués sur toute leur longueur,
pas plus rétrécis en avant qu’en arrière ; angles
postérieurs largement arrondis et peu marqués,
très ouverts ; base subdroite, à peine relevée
latéralement, pas plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale plus large que chez les espèces
précédentes, élargie et même explanée en arrière ;
dépressions basilaires petites mais assez profondes ;
sillon longitudinal médian fin et modérément
profond, assez court. Elytres larges et un peu
ovoïdes, 1,89 fois plus longs que larges ensemble,
quelque peu convexes mais légèrement aplanis sur
le disque ; épaule largement arrondie mais bien
marquée ; apex prolongé en forte dent spiniforme
large à la base, bien acérée au sommet, nettement plus courte que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe presque effacé ; intervalles convexes, les 3 pores
dorsaux du 3e faiblement indiqués ; toutes les stries profondes, la 7e régulièrement tracée
jusqu’à l’apex, sans déformation ; striole scutellaire longue et profonde ; microsculpture
en mailles régulières et légèrement transversales.
Pattes robustes, de longueur moyenne. Protibias à sillon longitudinal bien net.
Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépisternes courts, moins de 2 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse ç fig. 49 g.
Distribution dans Pile. — Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana,
forêt de Bambous, à la lisière supérieure de la forêt à Mousses, 2 000 m (R. Paulian, X.
1949, 1 ex.). L’espèce n’a plus été reprise.
Fig. 50. — Lobocolpodes pachys
Jeannel (d’après JEANNEL).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
156
P. Basilewsky
17. Genre Mesocolpodes nov.
Espèce type du genre : I gonocolpodes coptoderoides Jeannel, 1955.
Description. — Ce genre ne comporte qu’une seule espèce propre à l’île
Maurice, aptère, d’assez petite taille.
Tête large et épaisse, les yeux gros et saillants, les tempes très courtes, le vertex
séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéo-frontale bien marquée, les sillons
frontaux larges et peu profonds ; bord antérieur du labre droit ; mandibules et palpes
normaux ; 2 soies latérales au submentum. Dent labiale large et arrondie au sommet.
Pronotum très large et très transverse, à gouttière marginale large et explanée surtout en
arrière, à base nettement plus large que le bord antérieur, pourvu d’une ponctuation assez
grossière en arrière sur les côtés. Elytres courts et larges, déprimés, à gouttière latérale
étroite ; apex largement arrondi et non prolongé en arrière, la troncature apicale oblique
et bien sinuée ; intervalles faiblement convexes ; toutes les stries bien marquées,
profondes et ponctuées, la 7e légèrement perturbée en arrière.
Pattes moyennes. Tarses étroits et allongés, non sillonnés ni carénés à la face
dorsale ; 4e article à lobe externe plus long que l’interne, surtout aux médians et aux
postérieurs ; 5e article non sétulé en dessous.
Deux soies orbitales de chaque côté. Seul le pore prothoracique postérieur
présent, l’antérieur toujours absent. Soie basilaire de l’élytre insérée au début de la 1 rc
strie ; 3 pores dorsaux sur le 3e intervalle ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 20 pores,
assez espacés au milieu, ne formant pas de fossettes.
Edéage d très particulier.
Répartition géographique. — Ile Maurice.
Mesocolpodes coptoderoides (Jeannel) (fig. 51)
Colpodes coptoderus, ALLUAUD, 1933, Afra, 7, pp. 14, 15 (non DEJEAN).
Neocolpodes (Agonocolpodes) coptoderus, Jf.aNNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 545,
556 (non DëJEAN).
Agonocolpodes (s.str.) coptoderus, Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 331, 334 (non
Dejean).
Agonocolpodes coptoderus, J. VlNSON, 1956, Bull. Mauritius Inst., 4, p. 13 (non DEJEAN).
Agonocolpodes coptoderoides Jeannel, 1957, Mém. Inst. Sci. Mad., E, 8, p. 127.
Agonocolpodes coptoderoides, J. VlNSON, 1962, Bull. Mauritius Inst., 4, p. 286.
Agonocolpodes coptoderoides, J. VlNSON, 1967, kl. , 4., p. 312.
Type. — Holotype, Ile Maurice, Bassin Blanc (J. Vinson, V. 1934) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 5 à 6 mm. Aptère. Dessus d’un brun ferrugineux rougeâtre
plus ou moins clair ; dessous brun clair à ferrugineux ; pattes et antennes testacées.
Tête assez large, épaissie en arrière, à microsculpture réticulaire assez fine, les
yeux gros et bien saillants, les tempes très courtes et obliques. Antennes fines, dépassant
ia base du pronotum d’un peu moins de 3 articles. Pronotum très large et très transversal,
1,33 à 1,38 fois plus large que long, à largeur maximale située en arrière du milieu,
pourvu en arrière sur les côtés de quelques gros points, à microscupture semblable à celle
de la tête, un peu plus fine et plus serrée ; bord antérieur subdroit ; angles antérieurs
arrondis, bien marqués et nettement séparés du cou ; côtés fortement arrondis en avant,
faiblement arqués en arrière ; angles postérieurs légèrement obtus, arrondis au sommet ;
base droite, bien plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large sur toute sa
longueur, encore élargie en arrière où elle est bien explanée ; dépressions basilaires
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
157
petites mais profondes, linéaires. Elytres courts et trapus, à peine 1,42 à 1,46 fois plus
longs que larges ensemble, ovoïdes et déprimés sur le disque ; épaule peu marquée ;
angle apical externe arrondi mais marqué ; troncature apicale fortement oblique et
sinuée ; apex non prolongé, 1 angle suturai étant largement arrondi ; intervalles à peine
bombés ; stries larges et profondes, ponctuées, la 7 e affaiblie en arrière et brièvement
interrompue ; striole scutellaire profonde mais de longueur moyenne ; microsculpture en
strioles étirées en travers, ne formant pas de mailles.
Pattes moyennes, assez fines. Protibias à sillon longitudinal très fin, à peine
distinct. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépisternes très courts, à
peine plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage C fig. 48 j, très particulier, à partie apicale très allongée et très étroite, à
orifice dorsal débutant fort loin de l’apex ; gonapophyse Ç fig. 49 h.
Fig. 51. — Mesocolpodes coptoderoides Jeanne!.
Répartition géographique. — Espèce connue seulement de l’île Maurice, où
elle semble être assez fréquente.
Ile Maurice : Les Mares (R. Mamet, 1. 1933, 1 ex. ;J. Vinson, III. 1934, 5 ex.). —
Bassin Blanc (J. Vinson, V. 1934, 2 ex.). — Forest Side (R. Mamet, I. 1934, 2 ex. ;
J. Vinson, I. 1935, 1 ex.). — Grand Bassin (J. Vinson, X. 1934, 1 ex.) — Mont des
Calebasses (R. Mamet, XI. 1944, 3 ex.). — Mont Cocotte (J. Vinson, IV. 1955, XI. 1959,
7 ex.). — Gorges de la Rivière Noire (J. Vinson, 1. 1937, 2 ex.). — Le Pouce (7. Gomy, IL
1966, 1 ex.). — Macabé Forest (J. Vinson, I. 1937, 1 ex.).
Selon MAMET et J. Vinson cette espèce se prend en battant les branches basses des
arbustes ou en grattant des écorces d’arbres ; l’exemplaire de GOMY a été pris sous les
pierres.
Source : MNHN, Paris
158
P. Basilewsky
Observation. — ALLUAUD, JEANNEL et J. VlNSON confondirent longtemps cette
espèce avec celle décrite par ÜEJEAN sous le nom de Stenolophus coptoderus, qui est en
réalité un Neocolpodes redécrit par J. VlNSON sous celui de pterophorua. Ce n’est que lors
de l’entrée de la collection Chaudoir (in coll. R. Oberthür) au Muséum que JEANNEL se
rendit compte que l’espèce de DEJEAN n’était pas celle que l’on pensait et donna à la forme
qu’il avait mentionnée sous ce nom celui de coptoderoides, la rangeant à tort dans son
genre Agonocolpodes.
18. Genre Haplocolpodes Jeannel
Haplocolpodes Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 305, 306 (espèce type du genre :
Colpodes perrieri Alluaud, 1899, par désignation originelle).
Description. — Espèces de taille petite à moyenne, ailées, brachyptères ou
aptères, les élytres au moins avec des reflets métalliques, le plus souvent brillamment
colorées.
Tête le plus souvent allongée ; vertex séparé du cou par un sillon transversal assez
marqué ; suture clypéo-frontale forte ; labre bien transversal, à bord antérieur droit ;
mandibules assez fortes, bien acérées au sommet ; palpes moyennement longs. Dent
labiale arrondie ou pointue au sommet ; 2 soies latérales au submentum. Antennes
dépassant la base du pronotum de 2 à 3 articles. Pronotum de forme variable, toujours
plus large que long mais souvent peu ou très peu transversal, imponctué. Elytres à apex le
plus souvent prolongé en forte épine cylindrique, rarement arrondi ; stries souvent
fortement effacées, la 7e non ou légèrement perturbée et continuant normalement
jusqu’au sommet ; gouttière latérale étroite.
Pattes moyennes à longues. Pro tibias à sillon longitudinal présent mais parfois
presque indistinct. Fémurs postérieurs presque toujours avec une seule sue médiane.
Tarses longs et étroits, non sillonnés ni carénés à la face dorsale, le 3e article plus de 3 fois
plus long que large, le 4e des médians et des postérieurs plutôt échancré que faiblement
lobé, le 5e non sétulé en dessous ; protarses du d dilatés et pourvus de la vestiture
ventrale habituelle.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Soie
basilaire de 1 ’élytre au début de la lrc strie ; seul le 3e intervalle pourvu des 3 pores
dorsaux habituels, peu enfoncés et moyennement marqués ; 2 soies apicales, insérées sur
l’épine apicale quand elle est présente ; série ombiliquée de 14 à 18 pores.
Répartition géographique. — Madagascar. La plupart des espèces se rencon¬
trent sur les massifs montagneux du Nord, surtout le I saratanana.
Tableau des espèces
1. (1 6). Apex de lelytre prolongé en forte et longue épine cylindrique. Yeux
moyens ou très modérément saillants, non ou à peine plus longs que
les tempes.
2. (13). Pronotum non ou peu transverse (1,06 à 1,18 fois plus large (pie
long), à gouttière marginale étroite sur toute sa longueur, nullement
explanée en avant, à peine élargie et très faiblement explanée en
arrière, l’angle apical externe bien marqué et même denté. Espèces
macroptères ou brachyptères, à élytres très brillamment colorés
(groupe alluaudianus).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
159
3. (4). Microsculpture élytrale forte, en mailles légèrement transversales,
environ 1,5 fois plus larges que longues, formant un réseau bien
fermé et rendant la surface relativement mate. Tête et surtout
pronotum à reflets métalliques verdâtres, cuivreux, ou rougeâtres ;
élytres variant du vert sombre, avec ou sans bande pourprée foncée
le long de la suture, à toute la surface d’un pourpre violet. Pattes
métalliques sombres. Espèce macroptère. Long. 10 à 12,5 mm .
. 1. H. descarpentriesi (Alluaud)
4. (3). Microsculpture élytrale faible, peu profonde et irrégulière, ne
formant guère de réseau fermé, la surface très brillante.
5. (6). Stries des élytres peu profondes, les intervalles presque plans, à
microsculpture faible et lâche, les mailles fermées ou non, isodiamé¬
trales. Angle apical externe denté. Tout le dessus d’un vert
métallique cuivreux très vif, souvent avec des reflets rouges pouvant
parfois envahir toute la surface. Espèce brachyptère. Long. 10 à 12
mm (Tsaratanana) . 2. H. alluaudianus (Basilewsky)
6. (5). Stries des élytres profondes, les intervalles plus ou moins bombés.
7. (8). Microsculpture élytrale bien serrée, en mailles transversales formant
un réseau fermé net. Angle apical externe bien marqué mais non
denté. Angle suturai proprement dit marqué mais arrondi. Dessus
variant d’un vert cuivreux sombre à reflets rougeâtres ou rouge
métallique vif, l’avant-corps le plus souvent moins rouge que les
élytres. Espèce brachyptère. Long. 9 à 10 mm (Tsaratanana). . . .
. 3. H. basilewskyanus (Jeannel)
8. (7). Microsculpture élytrale plus superficielle et plus lâche, les mailles
peu transversales. Angle apical externe plus ou moins nettement
denté. Angle suturai proprement dit bien marqué.
9. (10). Microsculpture élytrale à peine distincte. Epines de l’apex de
l’élytre longues et fortement divergentes. Dessus vert métallique
brillant, à légers reflets cuivreux, parfois avec des reflets rougeâtres
sur les élytres et surtout sur le pronotum et la tête. Pattes sombres,
métalliques, les tibias nettement plus clairs que les fémurs. Espèce
brachyptère. Long. 1 1,5 à 12 mm (Tsaratanana) . 4. H. viridiaureus n. sp.
10. (9). Microsculpture élytrale faible mais bien distincte. Epines de l’apex
de l’élytre moins longues et bien moins fortement divergentes.
11. (12). Taille plus petite (9 à 10,5 mm). Elytres plus courts et plus trapus,
plus ovoïdes, plus convexes. Intervalles moins bombés, stries moins
profondes. Avant-corps d’un vert métallique brillant, le plus souvent
fortement teinté de cuivreux rougeâtre, les élytres les plus souvent
d’un rouge pourpré très vif, généralement teintés de vert cuivreux,
notamment le long de la suture. Pattes métalliques, à tibias plus
clairs. Espèce brachyptère (Tsaratanana) . 5. H. vietteanus (Basilewsky)
12. (11). Taille plus grande (11 à 12,5 mm). Elytres plus allongés, plutôt
subparallèles qu’ovoïdes, moins convexes. Intervalles plus bombés,
les stries plus profondes. Tout le dessus d’un vert brillant, légèrement
cuivreux, les élytres parfois avec un très faible reflet bronzé, les
Source : MNHN, Paris
160
P. Basilewsky
épines apicales souvent d’un rouge pourpré. Ailes bien développées
(Tsaratanana) . . . H. renaud.anus (Jeannel)
13. (2). Pronotum plus ou moins fortement transverse (1,17 à 1,29 fois plus
large que long), à gouttière marginale large et explanée sur toute sa
longueur surtout en arrière, l'angle apical externe effacé. Espèces
aptères, à élytres modérément colorés (groupe lithopius).
14. (15). Toutes les stries élytrales profondes et entières jusqu’au sommet ;
intervalles convexes, à microsculpture plus forte. Apex des elytres
prolongé en longue épine large à la base. Dessus noir, les elytres avec
de vifs reflets bronzés ou verdâtres, pouvant parfois envahir toute la
surface. Long. 9 à 12 mm (Tsaratanana) . 7. H. brachyderus (Jeannel)
15. (14). Toutes les stries élytrales faibles, réduites le plus souvent a des
rangées de petits points ; intervalles plans, à microsculpture très
superficielle mais plus isodiamétrale. Apex des élytres prolonge en
une très longue épine cylindrique dès la base. Tête et pronotum
noirs, élytres métalliques sombres, toujours pourvus de forts reflets
cuivreux, rougeâtres ou violacés. Long. 8 à 11 mm (Tsaratanana).
. 8. H. lithopius (Basilewsky)
16. (1). Apex de l’élytre bien arrondi et nullement prolongé en amère, la
troncature apicale oblique et sinuée, l’angle apical externe efface.
Pronotum très transversal (1,28 à 1,32 fois plus large que long).
Yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes
qui sont très courtes. Espèce ailée. Avant-corps brun ferrugineux a
brun de poix, les élytres d’un foncé très sombre, à faibles reflets
métalliques verdâtres ou un peu bronzés. Long. 6,5 à 8,5 mm
(groupe permit) . Pemen Je,n"e‘
groupe ALLUA UDIANUS
1. Haplocolpodes descarpentriesi (Alluaud)
Colpodes Descarpentriesi Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 19.
Neocolpodes ( Acidotelus ) Descarpentriesi, h:\mv.L, 1 948, Faune de I Empire franç., 1 0. pp. 554
>94' ^Neocolpodes (Acidotelus) Descarpentriesi, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Soi. Mad., A, 6 p. 320.
Neocolpodes ( Acidotelus ) descarpentriesi, BASILEWSKY, 1970, Mem. O.R.S.T.O.M., 37, p. 80.
Type. — Holotype, Madagascar Ouest, env. de Marovoay, bassin inférieur de
l’Ikopa (J- Descarpentries , 1911) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 10 à 12,5 mm. Ailes bien développées. Dessus de couleur
variable, la tête noire avec parfois un très léger reflet métallique verdâtre, le pronotum
métallique allant d’un vert cuivreux foncé à un rouge pourpre sombre, la bordure un peu
verdâtre, les élytres variant du vert sombre avec ou sans bande pourprée e long de la
suture à toute 'la surface d’un pourpre violet; dessous brun de poix, plus clair sur
l’abdomen, très légèrement métallique ; pattes d’un brun sombre, les fémurs nettement
métalliques ; antennes d’un brun plus ou moins ferrugineux.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
161
Tête allongée, à microsculpture réticulaire, les yeux gros mais modérément
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont presque rectilignes, à peine
distinctement gonflées ; sillons frontaux larges et assez profonds, atteignant presque le
pore orbital antérieur. Dent labiale grande, arrondie au sommet mais fortement
canaliculée longitudinalement au sommet, ce qui peut la faire paraître bidentée.
Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum à peine
transverse, 1,07 à 1,14 fois plus large que long, convexe, à largeur maximale située au
milieu, à fine microsculpture transversale ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
arrondis et effacés ; côtés régulièrement arrondis sur toute leur longueur (chez un des
deux exemplaires de Marovoay, le paratype, le pronotum a une forme quelque peu
différente, la largeur maximale étant nettement déportée vers l’arrière et les côtés plus
fortement rétrécis vers l'avant) ; angles postérieurs obtus, nettement marqués mais
arrondis au sommet ; base droite, pas plus large (pie le bord antérieur ; gouttière
marginale très étroite en avant, faiblement élargie en arrière ; dépressions basilaires
petites et profondes, assez linéaires ; sillon longitudinal médian fin mais assez profond.
Source : MNHN, Paris
162
P. Basilewsky
I 09 >, 9 no fois oins longs que larges ensemble, convexes, à largeur
undongé en forte épine cylindrique bien acérée, un peu plus longue que le 1 arüele de
iStSlieft#
poseur" avec une aeuTaoie médiane. T«. — larges. Métép,te,nes 2,5 ta plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 52 a ; gonapophyse Ç fig- 55 a.
Distribution dans l’île. - Espèce propre au Nord-Ouest.
MADAGASCAR SAMB.RANO : Maromandia massif du Manon
(Anclria P, XII. I960, 1 ex.). - Massif du Manonganvo, 1 150 m (P. Gmeaud, -
1960, 1 ex.). . ,, . , n
MADAGASCAR Ouest: Environs de Marovoay, bassin mfeneur de 1 Ikopa (J.
Descarpentries, 1911, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. Haplocolpodes alluaudianus (Basilewsky)
<»<, 10. PP- 552,
. • M .1 A .... *90 *91
593.
fig. 20.
320. 321.
86,89,
Type. - Holotype, Madagaecar, forêt T.nala [loc. fai.,.] (ex. Coll. Le Moult)
(Muséum, Paris).
„ _ i 10 à 12 mm. Ailes présentes mais réduites. Tout le dessus
i 07 x i 1 9 fnia nlus large que long, semblable a celui de 1 espece
IMlBü
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
163
et interrompue en arrière ; striole scutellaire courte ; microsculpture faible et lâche, les
mailles isodiamétrales plus ou moins fermées ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Protibias à sillon longitudinal bien marqué. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes 2,5 fois plus longs (pie larges au
bord antérieur.
Edéage 6 fig. 52 b ; gonapophyse Q fig. 53 b.
Fig. 53. — Gonapophyses. a, Haplocolpodes descarpentriesi Alluaud ; b, H. alluaudianus
Basilewsky ; c, H. viridiaureus n.sp. ; d, H. vietteanus Basilewsky ; e, H. brachyderus Jeannel ; f,
H. perrieri Alluaud ; g, H. lithopius Basilewsky ; h, H. renaudianus Jeannel.
Distribution dans l’île. — J’ai décrit cette espèce comme provenant de la forêt
Tanala, dans le Sud-Est de l’île, me fiant aux étiquettes dont étaient pourvus les 2
individus que j'avais acquis chez Le MüL'LT. Cette indication s’est révélée être fausse,
ainsi (pie l a montré JEANNEL en 1951, l’espèce étant propre au Tsaratanana.
Source : MNHN, Paris
164
P. Basilewsky
MADAGASCAR SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, 1 400 à 1 800 m (R. Paulian,
II. 1951, 5 ex.). — Id, 1 500 m, forêt à Mousses (R. Paulian , X. 1949,4 ex.). - Id., 2 000
m, lisière supérieure de la forêt de Bambous (R. Paulian, II. 1951, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Haplocolpodes basilewskyanus (Jeannel)
Neocolpodes (Acidotelus) basilewskyanus Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 552,
593.
Neocolpodes (Acidotelus) basilewskyanus , JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sci. Mad., A, 6, pp. 320,
321.
Neocolpodes (Acidotelus) basilewskyanus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, pp. 86,
87, fig. 18.
Type. — Holotype, Madagascar, forêt Tauala [loc. fais.] (ex. coll. Le Moult)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 min. Ailes fortement réduites, non fonctionnelles.
Dessus entièrement métallique et très brillant, allant du vert cuivreux à reflets rougeâtres
au rouge métallique vif, l'avant-corps le plus souvent moins rouge (pie les élytres ; dessus
noir, légèrement métallique et bleuté, les épipleures d’un rouge cuivreux foncé ; pattes
brunes, les tibias plus clairs cpie les fémurs, les deux avec de forts reflets d’un rouge
cuivreux ; antennes brunes.
Tête semblable à celle des espèces précédentes, les yeux un peu plus courts mais
légèrement plus saillants. Pronotum comme chez les espèces précédentes, 1,09 à 1,12
fois plus large que long, les angles antérieurs peu marqués, les angles postérieurs
largement arrondis, la gouttière marginale faiblement élargie en arrière. Elytres très
allongés et assez ovoïdes, 1,95 à 2,00 fois plus larges ensemble, bien convexes, à largeur
maximale près du milieu ; épaule peu marquée ; apex prolongé en forte épine cylindrique
dès la base, très acérée au sommet, nettement divergente, bien plus longue que le 1er
article des tarses postérieurs, l’angle apical externe bien marqué mais arrondi et non
denté, l’angle suturai marqué mais arrondi ; intervalles assez convexes, les 3 pores
dorsaux du 3" intervalle modérément marqués ; stries profondes et imponctuées, la 7e
non perturbée ; striole scutellaire courte ; microsculpture bien serrée, en mailles
transversales formant un réseau fermé net ; série ombiliquée de 14 pores.
Pattes assez longues. Protibias à sillon longitudinal marqué. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage 6 fig. 52 c ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce également décrite de la forêt Tanala, d’après
l’étiquette dont étaient pourvus les 2 exemplaires que j’avais acquis chez LE Mbl LT ; en
réalité elle est particulière au massif du Tsaratanana.
M ADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, 1 400- 1 800 m (R. Paulian ,11.
1951,2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
165
4. Haplocolpodes viridiaureus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, rés. spéc. de
l’Ambohimirahavavy, Antahivo Bemafo, 1 900 m (P. Soga, VIII. 197 1) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 1 1 à 12,5 mm. Ailes présentes mais réduites, vraisembla¬
blement non fonctionnelles. Dessus d’un vert métallique brillant, à légers reflets cuivreux
ou parfois rougeâtres sur les élytres, le pronotum et surtout la tête ; dessous noir avec de
forts reflets métalliques d’un bleu verdâtre, un peu pourpré au milieu, les épipleures
dorés ; pattes brunes avec de forts reflets métalliques verdâtres ou rougeâtres, les tibias
nettement plus clairs que les fémurs. Antennes brunes, le 1er article métallique.
Tête semblable à celle des espèces précédentes, les yeux assez gros mais peu
saillants, plus longs que les tempes. Pronotum comme chez les précédents, 1,06 à 1,16
fois plus large que long, la gouttière marginale un peu élargie en arrière, les angles
antérieurs bien effacés, les angles postérieurs très ouverts et très largement arrondis, le
milieu du disque pourvu de fines strioles transversales, la microsculpture en strioles
transversales plus profondes mais très courtes. Elytres particulièrement allongés et peu
ovoïdes 2,08 à 2,12 fois plus longs que larges ensemble, bien convexes, élargis en arrière
du milieu ; épaule peu marquée ; apex prolongé en une très forte épine cylindrique dès la
base, très acérée au sommet, fortement divergente, aussi longue que les 2 premiers
articles des tarses postérieurs, l’angle apical externe bien marqué et assez nettement
denté, l’angle suturai bien marqué, largement arrondi ou bien nettement denté ;
intervalles à peine bombés, plutôt plans, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries
assez profondes, la 7e faiblement perturbée en arrière ; striole scutellaire courte ;
microsculpture à peine distincte, en mailles très lâches, peu transversales, non ou à peine
fermées ; série ombiliquée de 14 pores.
Pattes assez longues. Protibias à sillon longitudinal faiblement marqué. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes courts, 2 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 52 e ; gonapophyse Ç fig. 53 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR Sambirano : Massif du Tsaratanana, Est de Mangindrano, rés. spéc.
de l’Ambohimirahavavy, Antahivo Bemafo, 1 900 m (P. Soga, VIII. 1971, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar4.
5. Haplocolpodes vietteanus (Basilewsky) (fig. 54)
Neocolpodes ( Acidotelus ) vietteanus Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M. , 37, pp. 87, 89, fig.
21,22.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P Soga , XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10,5 mm. Ailes réduites à un étroit moignon alaire ne
dépassant pas la mi-longueur de l’élytre. Avant-corps d’un vert métallique brillant, le plus
souvent très fortement teinté de cuivreux rougeâtre, surtout sur les côtés du pronotum,
les élytres le plus souvent d’un rouge pourpré très vif et très brillant, généralement teinté
de vert cuivreux, notamment le long de la suture ; dessous noir avec de légers reflets
métalliques cuivreux ou pourprés ; pattes brunes, bien métalliques, les tibias plus clairs
que les fémurs ; antennes brunes, le 1er article légèrement métallique.
Source : MNHN, Paris
166
P. Basilewsky
Tête comme chez les espèces précédentes, à microsculpture très fine et
irrégulière, les yeux gros, les tempes un peu gonflées. Pronotum semblable à celui des
précédents, bien convexe, 1,10 à 1,18 fois plus large que long(etnon 1,25 fois comme je
le dis par erreur dans ma première description), à gouttière marginale un peu plus large en
arrière, les angles antérieurs arrondis mais assez bien marqués, les angles postérieurs très
largement arrondis, le milieu du disque à strioles transversales à peine distinctes, la
microsculpture très irrégulière. Elytres allongés et ovoïdes, 1,85 à 2,00 fois plus longs
que larges ensemble, très convexes, à largeur maximale nettement en arrière du milieu ;
épaule faiblement marquée ; apex prolongé en une forte et longue épine cylindrique dès
la base, divergente, très acérée au sommet, aussi longue que les 2 premiers articles des
tarses postérieurs, l’angle apical externe bien marqué et légèrement denté, l’angle suturai
bien marqué et un peu prolongé vers l’arrière ; interv alles faiblement bombés, les 3 pores
dorsaux du 3e peu distincts ; stries fines et peu profondes, la 7e nettement perturbée en
arrière ; striole scutellaire assez courte ;
microsculpture très superficielle et lâche,
peu distincte, ne formant ni mailles ni
strioles ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Protibias à
sillon longitudinal marqué. Fémurs posté¬
rieurs avec 1 à 3 soies médianes. Métépi-
stemes courts, à peine 2 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 52 d ; gonapophyse
Ç fig. 53 d.
Distribution dans l’île. —
Madagascar SAMBIRANO : Massif du Tsara-
tanana, matsabory en dessous de l’Andohani-
sambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964,
116 ex.). — Id., Àmbodinonoka, 1 650 m
(P. Soga, X. 1966, 1 ex.). — Id., Andoha-
nanalila, au-dessus d’Ananalila, riv. au N.-O.
de Mangindrano, 1 850 m (P. Soga, III.
1967, 21 ex.). — N.-O. de Mangindrano,
Analabana, 1 640 m (P. Soga, IV. 1964,
II ex.).
Répartition géographique. — Ma¬
dagascar.
Fig. 54. — Haplocolpodes vietteanus
Basilewsky (dessin de Mme BERGER).
6. Haplocolpodes renaudianus (Jeannel) (fig. 55)
Neocolpodes (Acidotelus) alluaudianus subsp. renaudianus Jeannel, 1951, Menu Inst Sci. Mad.,
A, 6, p. 321, fig. 19.
Neocolpodes (Acidotelus) alluaudianus renaudianus, BASILEWSKY, 1970. Menu O.R.S.T.O.M., 37, p.
89.
Type. — Holotype, Madagasar Sambirano, massif du Tsaratanana, 1 500 m
(R. Pauliàn, X. 1949) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
167
Description. — Long. 11 à 12,5 mm. Ailes
bien développées. Tout le dessus d’un vert brillant,
légèrement cuivreux, les élytres parfois avec un faible
reflet bronzé et les épines souvent d’un rouge pour¬
pré ; très rarement le dessus est presque entièrement
envahi par la coloration rougeâtre ; dessous noir avec
des reflets métalliques verdâtres ou cuivreux ; pattes
d’un ferrugineux clair, faiblement métallique, les
tibias non ou à peine plus clairs que les fémurs ;
antennes d’un brun ferrugineux, le 1er article légère¬
ment métallique.
Tête comme chez les espèces précédentes,
avec les yeux plus petits et pas plus longs que les
tempes qui ne sont pas gonflées mais obliques.
Pronotum comme chez le précédent, modérément
convexe, à peine transversal, 1,06 à 1,11 fois plus
large cpie long, l’angle antérieur à peine marqué,
l’angle postérieur très ouvert et largement arrondi, la
gouttière marginale peu élargie en arrière. Elytres
très allongés, peu ovoïdes, 1,98 à 2,00 fois plus longs
que larges ensemble, modérément convexes, à lar¬
geur maximale faiblement élargie en arrière du milieu ;
épaule arrondie mais peu marquée ; apex prolongé en Fig 55 _ Hapiocoipodes re.
longue épine cylindrique dès la base, très acérée au naudianus Jeannel (d’après
sommet, non ou à peine divergente, presque aussi Jeannei.).
longue que les 2 premiers articles des tarses posté¬
rieurs réunis, l’angle apical externe marqué et très faiblement denté vers le bas, l’angle
suturai bien marqué, souvent arrondi, parfois un peu denté ; intervalles bien bombés, les
3 pores du 3e peu marqués ; stries profondes, la 7e peu perturbée en arrière ; striole
scutellaire longue ; microsculpture assez faible, formée de mailles irrégulières donnant
un réseau peu net ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Protibias à sillon longitudinal marqué. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 52 i ; gonapophyse § fig. 53 h.
Distribution- dans Pile. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500- 1 800 m
(R. Paulian, X. 1949, 44 ex.). — Id., Ambodinonoka, 1 650 m (P. Soga, X. 1966, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
groupe LITHOPIUS
7. Haplocolpodes brachyderus (Jeannel) (fig. 56)
Neocolpodes (Cymenopterus) brachyderus Jeannel, 1951, Menu Inst. Sci. Mad., A, 6. pp. 313,
314, fig. 14.
Neocolpodes ( Cymenopterus ) brachyderus , BaSILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M. , 37, p. 77,
fig. 7.
Source : MNHN, Paris
168
P. Basilewsky
Type. — Holotvpe, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, 2 000 m (R.
Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 12 min. Aptère. Dessus noir, le pronotüm
largement éclairci sur les côtés, les élytres fortement teintés de bronzé ou de verdâtre ;
dessous noir de poix, éclairci au milieu et sur l’abdomen ; pattes noires ; antennes brunes,
les 3 premiers articles noirs.
Tête large, à fine microsculpture réticulaire, les yeux modérément gros et
moyennement saillants, pas plus longs que les tempes qui sont légèrement gonflées ;
sillons frontaux larges et modérément profonds, atteignant le pore orbital antérieur. Dent
labiale forte et arrondie au sommet Antennes assez épaisses, dépassant la base ,du
pronotüm de 2 articles. Pronotüm volumineux, bien transverse, 1,22 à 1,29 fois plus
large que long, faiblement convexe, à largeur maximale située au milieu ou parfois
quelque peu déportée en arrière, à fine microsculpture transversale ; bord antérieur
subdroit ; angles antérieurs en larges lobes
arrondis et assez saillants ; côtés régulièrment
et assez nettement arrondis, plus rétrécis vers
l’avant que vers l’arrière ; angles postérieurs
bien ouverts et largement arrondis ; base droite,
plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale très large et très explanée sur toute
sa longueur ; dépressions basilaires assez pro¬
fondes, nettement limitées au côté interne ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, le
transversal postérieur bien marqué: Elytres
très allongés, 1,88 à 2,04 fois plus longs que
larges ensemble, convexes mais nettement dé¬
primés sur le disque, à largeur maximale près
du milieu ; épaule arrondie et bien marquée ;
apex prolongé en longue épine, large à la base,
acérée au sommet, un peu plus longue que le
1er article des tarses postérieurs, l’angle apical
externe effacé, l’angle suturai bien marqué,
parfois même un peu denté ; intervalles assez
convexes, les 3 pores dorsaux du 3e peu
profonds ; stries profondes et régulières, entières
jusqu’à l’apex, la 7e nullement perturbée ;
s tri o le scutellaire très courte, parfois même
absente ; microsculpture presque isodiamétrale,
en réseau de mailles régulier ; série ombiliquée
de 16 pores.
Pattes moyennes et robustes. Protibias à sillon longitudinal faible et incomplet.
Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Métépisternes courts, un peu moins de
2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 52 g ; gonapophyse $ fig. 53 C.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
169
MADAGASCAR SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, savoka à Philippin et à
Bambous, 1 900 m (R. Paulian, X. 1949, 21 ex.). — Id., lisière supérieure de la forêt à
Mousses, 2 000 m (R. Paulian , X. 1949, 18 ex.). - Id., forêt de Bambous à la limite de la
forêt à Mousses, 2 000 rn (R. Paulian, X.1949, 28 ex.). — Id., lisière supérieure de la
forêt de Bambous, 2 000 m (R. Paulian, II. 1951, 1 ex.). — Id., broussailles éricoïdes,
2 200 m (R. Paulian, X. 1949, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
8. Haplocolpodes lithopius (Basilewsky) (fig. 57)
j 9 Neocolpodes ( Acidotelus ) lithopius Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M. , 37, pp. 86, 87. fig. 1 7,
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana (versant Sud),
Andohananalila, 1 850 m (P. Soga, III. 1967) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 1 1 mm. Aptère. Noir, le pronotum éclairci sur les
côtés, les élytres métalliques sombres, toujours pourvus de forts reflets cuivreux,
verdâtres, rougeâtres ou violacés ; dessous noir brillant, pattes et antennes d’un brun de
poix très foncé.
Tête moyenne, à très fine micro¬
sculpture réticulaire, les yeux très moyens,
légèrement saillants, à peine aussi longs que
les tempes qui sont obliques et très faible¬
ment gonflées ; bord antérieur du labre
subdroit ; sillons frontaux larges, peu pro¬
fonds, atteignant presque le pore orbital
antérieur. Dent labiale assez courte et très
acérée. Antennes dépassant la base du pro¬
notum de près de 2 articles. Pronotum
volumineux, transversal, 1,17 à 1,26 fois
plus large que long, faiblement convexe, à
largeur maximale au milieu, à microsculpture
très fine et très irrégulière, consistant en
strioles transversales très courtes et inter¬
rompues ; bord antérieur droit ; angles anté¬
rieurs en lobes largement arrondis et quelque
peu saillants ; côtés bien arrondis en avant
où ils sont plus rétrécis, moins arqués en
arrière ; angles postérieurs très largement
ouverts et bien arrondis ; base droite, un peu
plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale large, encore plus fortement élar¬
gie en arrière et explanée ; dépressions
basilaires profondes, avec un petit trait
linéaire ver, l'intérieur ; ,iUon longitudinal ^ ISS* B“‘'
médian fin et peu profond, le transversal
postérieur presque indistinct. Elytres très convexes, à peine déprimés sur le disque ;
larges ensemble, subparallèles, modérément allongés, 2,00 à 2,05 fois plus longs que
Source : MNHN, foaris
170
P. Basilewsky
épaule arrondie et peu marquée ; apex prolongé en une longue épine cylindrique dès la
base, bien acérée au sommet qui est généralement incurvé vers l’intérieur, aussi longue
que les 2 premiers articles des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, l’angle
suturai arrondi mais bien marqué, non denticulé ; interv alles plans, les 3 pores dorsaux
du 3e bien marqués ; stries faibles y compris la lre, réduites le plus souvent à des rangées
de points, la 7e effacée en arrière ; striole scutellaire très courte, souvent peu distincte ;
microsculpture tout à fait superficielle, formant des mailles irrégulières et plus ou moins
isodiamétrales ; séries ombiliquées de 18 pores.
Pattes moyennes. Protibias à sillon longitudinal indistinct. Fémurs postérieurs
avec une seule soie médiane. Métépistemes courts, moins de 2 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage d" fig. 52 f ; gonapophyse 9 %• 53 g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR SambirANO : Massif du Tsaratanana (H. Perrier de la Bâthie , 1 9 1 3, 1
ex.). — Id., Est de Mangindrano, rés. spéc. de l’Ambohimirahavavy, Âmbinanitelo
Bemafo, 1 800 m (P. Soga, VIII. 1971, 14 ex.), 1 900 m (P. Soga, VIII. 1971, 37 ex.). —
Id. (versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. Soga, XII. 1964, 20 ex.). — Id.,
matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 4 ex.). —
Id., camp n° 2, piste de Mangindrano au Maromokolro. au Nord du piton coté 2 362 m,
2 310 m (P. Griveaud, P. Soga, P. Viette et D. Wintrebert, XI. 1966, 20 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
•groupe PERRIERI
Ce groupe ne comporte qu’une seule espèce, bien dissemblable des autres par son
aspect général, notamment par la conformation de l’apex des élytres, et par sa distribution
géographique. Je n’ai pas cru pouvoir la séparer génériquement des autres car elle en
partage les caractères essentiels.
9. Haplocolpodes perrieri (Alluaud) (fig. 58)
Colpodes Perrieri Alluaud, 1899, BulL Soc. ent. France, p. 343.
Neocolpodes (s. str.) Perrieri, Je.AN'NEL, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 566, fig. 256, 257.
Neocolpodes (Haplocolpodes) Perrieri, Jeannel, 1951, Mérn. Inst. ScL Mad., A, 6, pp. 306, 307.
Type. — Holotype, Madagascar Ouest, Suberbieville (= Maevatanana) (H.
Perrier de la Bâthie) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8,5 mm. Ailé. Avant-corps d’un brun ferrugineux
clair à brun de poix, le pronotum largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un brun
sombre à faibles reflets métalliques un peu bronzés, la bordure étroitement plus claire ;
dessous et épipleures d’un brun rougeâtre très clair; pattes et antennes d’un brun
ferrugineux à testacé.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
171
Tête courte et large, à microsculpture réticulaire
à peine distincte, les yeux particulièrement gros et très
saillants, beaucoup plus longs que les tempes qui sont
très courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux larges et peu profonds. Dent labiale large
et très arrondie au sommet. Antennes dépassant la base
du pronotum de 3 articles. Pronotum grand, bien
transverse, 1,28 à 1,32 fois plus large que long, subcordi-
forme, peu convexe, à largeur maximale déportée en
avant du milieu, à microsculpture faible, en brèves
strioles transversales, le disque finement striolé en
travers ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges
lobes arrondis et à peine saillants ; côtés fortement
arrondis en avant, ensuite subrectilignes ; angles posté¬
rieurs obtus et émoussés au sommet mais bien marqués ;
base subdroite, légèrement relevée latéralement, un peu
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très
large et très explanée sur toute sa longueur, surtout en
arrière ; dépressions basilaires grandes et larges, assez
profondes ; sillon longitudinal médian fin et assez profond
en avant. Elytres larges, 1,60 à 1,69 fois plus larges que
longs, ensemble peu ovoïdes, à largeur maximale à peine
déportée en arrière, peu convexes ; épaule arrondie et
bien marquée; gouttière latérale faiblement élargie;
apex largement arrondi, à troncature apicale oblique et
peu sinuée, l’angle apical externe effacé, l’angle suturai arrondi séparément ; intervalles
presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries fines et assez
profondes, la T régulière et non perturbée ; striole assez longue ; microsculpture assez
forte, en mailles transversales régulières et bien fermées ; série ombiliquée avec 1 8 pores
largement espacés au milieu.
Pattes assez courtes. Protibias à sillon longitudinal bien marqué. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Métépistemes longs, 3 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage d fig. 52 h ; gonapophyse Ç fig. 53 f.
Fig. 58. — Haplocolpodes per-
rieri Alluaud (d’après JEANNEL).
Distribution dans Pile. — Espèce largement répandue (sauf dans le Domaine du
Sud) aux basses et moyennes altitudes ne dépassant que très rarement 1 200 m ; semble
surtout fréquente dans la moitié septentrionale de l’île.
MADAGASCAR Nord: Diégo-Suarez (Ch. Alluaud , 1893, 1 ex.). — Montagne
d’ Ambre (A. Sicard , 27 ex. : J. Vadon et A. Peyrieras , XII. 1968, 10 ex.). — Montagne
d‘ Ambre, Les Roussettes, 1 100 m (Andria Robinson , XI-XII. 1958, 5 ex. ; P. Soga,
1959, 3 ex.).
MADAGASCAR SambirANO : Nord de Beangona-Ambevy, vallée d’Antremabe, dist
d Ambanja, 400 m (P. Soga, II. 1964, 9 ex.).
Source : MNHN, Paris
172
P. Basilewsky
MADAGASCAR Est: Marojejy, rés. nat. int. XII, Anjanaliaribe Nord, 1 750 m (P.
Soga, II. 1960, 1 ex.). Id., Anjanaliaribe Sud, 1 600 m (P. Soga , III. 1961, 1 ex.).
Marojejy, rés. nat. int. XII, Beondroka, 1 200 m (P. Soga, XII. 1960, 3 ex.). Marojejy,
Ainbinanitelo, distr. Sambava, 500 in (Raharizonina, XII. 1958, 6 ex.). Marojejy
Ouest, rés. nat. int. XII, distr. Sambava, 1 300 m (P. Soga, IX-XII. 1959, 1 ex.). —
Antongil (Sud) (Mocquerys, 1897, 1 ex.). — Antakotako, rég. Maroantsetra (J. V adon, V.
1935,11. 1937, 2 ex.). — Maroantsetra (/. Vadon,X. 1934, 1 ex.). — Ambodivoangv, rég.
Maroantsetra (J. Vadon, XII. 1959, VII. 1961, 7 ex. ;Soga et Raharizonina, III. 1958, 6
ex.). — Amboliitsitondroina, rég. Maroantsetra, 570-600 m (J. Vadon, IV. 1 948, 1 1 ex. ;
J. Michel, XI. 1949, V. 1950, 3 ex. ; Soga et Raharizonina, III. 1958, 2 ex.). —
Fampanambo, rég. Maroantsetra (J. Vadon, XII. 1960, 1 ex.). — Ankalampona, Navana-
Maroantsetra ( Soga et Raharizonina, III. 1958, 5 ex.). Station forestière de
Farankaraina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, distr. Maroantsetra, 100 m
(P. Viette, I. 1964, 1 ex.). — Massif de l’Androrona, distr. Maroantsetra, 500-600 m (J.
Vadon, II. 1 954, 3 ex.). — Mont Antampona, distr. Mananara Nord (Vadon et Peyrieras, 4
ex.). — Antanambe, distr. Mananara Nord ( Vadon et Peyrieras, 1 ex.). Kambolaza,
distr. Mananara (J. Vadon, XI, 1 ex.). — Rés. nat. int. III, Ambatovositra, Andranomalaza
(P. Soga, XI. 1956, 2 ex.). — Périnet (G. Olsousieff, III. 1935, 4 ex. ; J- Vadon, XII.
1951, 6 ex. ; A. Peyrieras, XI. 1972, 11 ex.). — Rogez (A. R., VI. 1957, 15 ex.).
Andevoranto, distr. Brickaville (4 ex.). — Forêt d’Antandrokolaka, près d’Amboditavolo,
distr. Brickaville (J. Vadon, II. 1954, 1 ex.). — Forêt au Nord d Anosibe ( A.R. , IX. 1953,
2 ex.). — Route d’ Anosibe à Moramanga, P.K. 57 (R. Vieu, II. 1958, 4 ex.). Id., km 43
(1 ex.). — Ampitameloka, Sud de Moramanga, 840 m (P. Griveaud, XII. 1956, 2 ex.).
Sandrangato, route d’ Anosibe, km 26 (5 ex). — Ranomafana, 50 km E. de Fianarantsoa,
distr. Ifanadiana (1 ex.).
Madagascar Centre : Andrangoloaka, E. du lac de Mantasoa (Sikora, 1 ex.). —
La Mandraka (J. Vadon, 3 ex.). — 5-6 km O. route de Moramanga à Ambatondrazaka,
forêt d’Analabo, 1 000 m env. (A. Peyrieras, IX. 1972, 1 ex.). — Massif de l'Analavelona,
1 320 m (9 ex.).
Madagascar Ouest : Forêt de Bejofo, distr. Analalava (1 ex.). — Ainpijoroa,
Ankarafantsika, distr. Ambato-Boeni (R.E., I. 1957, 17 ex.). Ampijoroa, Tsaraman-
droso, distr. Ambato-Boeni (1 ex.). — Suberbieville (= Maevatanana) (H. Perrier de la
Bâthie, 3 ex.). — Morafenobe, forêt Maliajeby, vallée du Manambao, à l’E. de Maintirano
(R. Paulian, V. 1952, 5 ex.). — Andobo, forêt Antsingy, distr. Antsalova, 190 m (P .
Griveaud, II. 1957, 44 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar et îles Comores.
COMORES : Iles Comores (L Humblot , 1885-1886, 1 ex.). — Mayotte, Dembeni
(J. Brunhes, X-XI. 1972, 1 ex.). — Mohéli, Fomboni ( A.R. , XI. 1955, 3 ex.).
19. Genre Epicolpodes nov.
Espèce type du genre : Colpodes sikorai Alluaud, 1897.
Description. — Espèces de taille moyenne, de 7 à 10 mm, généralement
macroptères, les élytres de coloration métalbque le plus souvent bien marquée.
Tête assez allongée, les yeux moyens, les tempes plus ou moins allongées,
obliques et non gonflées, le vertex bien séparé du cou par un sillon transversal, la suture
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
173
clypéo-frontale peu distincte ; mandibules larges à la base et assez recourbées et acérées
au sommet. Dent labiale toujours présente ; 2 soies latérales au submentum. Palpes
normaux. Antennes fines et longues, dépassant la base du pronotum de 4 articles.
Pronotum à peine plus large que long, parfois même très légèrement plus long que large,
peu volumineux, imponctué, les côtés faiblement arqués, la gouttière marginale étroite en
avant, plus ou moins élargie et un peu explanée en arrière. Elytres très allongés,
convexes, subparallèles ou rarement ovoïdes ; apex prolongé en une forte dent
spiniforme plus ou moins longue, large à la base et acérée à l’extrémité, l’angle apical
externe toujours très arrondi et presque effacé, à sinuosité postérieure assez nette ;
intervalles plans, pourvus de nombreux pores dorsaux plus ou moins fortement enfoncés
dans d’assez profondes fossettes, donnant souvent à la surface un aspect cabossé : 4 à 7
pores sur le 3e, 2 à 7 sur le 5e et 3 à 8 sur le 7e ; stries généralement assez faibles, la 7e
simple en arrière ou plus ou moins perturbée et défoulée par un élargissement du 8e
intervalle ; microsculpture variable.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses longs et fins, ni sillonnés ni carénés à la
face dorsale, le 4e article plutôt échancré que lobé, le 5e non sétulé en dessous ; protarses
du O conformés normalement.
Deux soies orbitales. Seule la soie prothoracique postérieure présente, l’antérieure
toujours absente. Pore basilaire de Pélytre à l’insertion de la lre strie ; nombreux pores
dorsaux comme mentionné ci-dessus ; 2 soies apicales, insérées souvent sur la dent
spiniforme ; série ombiliquée de 16 pores profondément enfoncés et bien marqués.
Répartition géographique. — Madagascar.
Tableau des espèces
1. (4). Microsculpture élytrale eu mailles très rigoureusement isodiamé¬
trales et très marquées. Septième strie élytrale simple, nullement
perturbée en arrière.
2. (3). Pores dorsaux des intervalles 5 et 7 peu nombreux et largement
espacés. Elytres moins mats, d’un noir un peu métallique, plus
allongés. Long. 7 à 8 mm . l.E. benschi (Alluaud)
3. (2). Pores dorsaux des intervalles 5 et 7 nombreux, rapprochés les uns
des autres, plus profonds et mieux alignés. Elytres d’un violet foncé
terne, très mats, moins allongés. Long. 8 mm . 2. E. amydrus n. sp.
4. (1). Microsculpture élytrale en mailles peu profondes, transversales et
irrégulières. Septième strie élytrale plus ou moins défoulée vers
l’extérieur par suite d’un élargissement du 7e intervalle.
5. (6). Pores dorsaux des intervalles 5 et 7 moins nombreux et moins
profonds, surtout en arrière où la surface des élytres n’est pas
cabossée. Elytres sombres, avec un léger reflet métallique verdâtre,
cuivreux ou pourpre vif. Long. 8,5 à 9 mm . 3. E. sikorai (Alluaud)
6. (5). Pores dorsaux des intervalles 5 et 7 plus nombreux et plus gros, la
surface de l’élytre cabossée.
Source : MNHN, Paris
174 P. Basilewsky
7. (10). Stries élytrales mieux marquées. Elytres subparallèles et non
ovoïdes. Taille plus grande. Espèces macroptères, à ailes parfai¬
tement développées. Elytres d’un cuivreux foncé ou bronzés.
8. (9). Dent spiniforme apicale de l’élytre bien longue. Long. 9 à 10 mm
(forêt Tanala, Andringitra) . 4. E. tanala (Alluaud)
9. (8). Dent spiniforme apicale de l’élytre plus courte et plus large à la base.
Long. 9 à 10 mm . 5. E. juratulus n. sp.
10. (7). Stries élytrales superficielles. Elytres très ovoïdes. Taille plus
petite. Espèce brachyptère. Elytres d’un vert bleuâtre très brillant.
Long. 7,5 à 8,5 mm (Andringitra) . 6. E. perviridis n. sp.
1. Epicolpodes benschi (Alluaud) (fig. 59)
Colpodes Benschi Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France , 78, p. 58.
Neocolpodes ( Amaurocolpodes ) Benschi, JEANNEL, 1 948, Faune de l’Empire franç., 1 0, pp. 553,
599, fig. 274.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) Benschi, JeàNNEL, 1951. Mém. Inst. Sci. Mail, A, 6, pp. 310, 312.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailes bien développées. Noir, l’avant-corps
brillant, les élytres plus ternes, presque mats, avec un très léger reflet métallique parfois
métallique parfois bronzé ; dessous noir brillant, les épipleures brun de poix ; pattes et
antennes d’un brun ferrugineux plus ou moins foncé.
Tête bien allongée, à microsculpture réti¬
culaire superficielle, les yeux gros mais modéré¬
ment saillants, un peu plus longs que les tempes
qui sont rectilignes et non gonflées ; bord anté¬
rieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux
larges, assez profonds, atteignant le pore orbital
antérieur. Dent labiale étroite, longue et pointue.
Pronotum non ou à peine plus large que long (0,95
à 1,05 fois), à largeur maximale au milieu, très
légèrement striolé transversalement sur le disque,
à microsculpture transversale faible ; bord anté¬
rieur droit ; angles antérieurs arrondis et non
lobés ; côtés faiblement et régulièrement arqués,
plus rectilignes en arrière ; angles postérieurs
largement arrondis mais marqués ; base légère¬
ment convexe ; gouttière marginale étroite en
avant, élargie et quelque peu explanée en arrière ;
sillon longitudinal médian fin mais assez profond ;
dépressions basilaires subarrondies et bien mar¬
quées. Elytres très allongés, 2,10 à 2,16 fois plus
longs que larges ensemble, subparallèles ; épaule
presque effacée ; gouttière latérale étroite ; apex
prolongé en forte dent spiniforme, large à la base.
Fig. 59. — Epicolpodes benschi Al¬
luaud (dessin de Mme Berger).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
175
acérée au sommet, un peu plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle
suturai assez bien marqué ; intervalles plans, le 3e pourvu de 4 pores enfoncés et formant
des fossettes, le 5e avec un nombre variable (2 à 4) de pores semblables (la partie
antérieure en est parfois dépourvue), le 7e avec 3 à 5 identiques, tous assez largement
espacés ; stries modérément profondes, plus ou moins distinctement ponctuées,
continuées régulièrement jusqu'au sommet, la 7e simple et nullement perturbée ; striole
scutellaire moyenne ; microsculpture en fortes mailles rigoureusement isodiamétrales.
Pattes moyennes. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage O fig. 61a ; gonapophyse Q fig. 62a.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Forêt Tanala, Amporombe (Ch.
Alluaud, III. 1901, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. Epicolpodes amydrus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, réserve naturelle intégrale III, Ambatovositra,
Andranoinalaza (P. Soga, II. 1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 mm. Ailes bien développées. Noir brillant, les élytres
très mats, d’un violet foncé terne ; dessous et épipleures d’un brun ferrugineux clair ;
pattes et antennes brunes.
Espèce voisine de la précédente ; dent labiale assez large et bien arrondie au
sommet ; pronotum tout aussi peu transverse (0,98 à 1,02 fois plus large que long) et
ayant les mêmes caractères ; élytres semblables, un peu moins allongés (1,95 à 2,05 fois
plus longs que larges ensemble), à microsculpture encore plus forte et tout aussi
isodiamétrale, rendant toute la surface très mate ; h l’apex, la dent spiniforme est plus
courte, plus large à la base, moins acérée à l’extrémité, nettement plus courte que le 1er
article des tarses postérieurs ; intervalles un peu moins plats, avec les pores dorsaux plus
grands et plus profonds, 4 sur le 3e, 6 sur le 5e bien rapprochés mais absents en avant, 8
sur le 7e bien rapprochés l’un de l’autre, dans les 3 derniers quarts de la longueur ; stries
un peu plus marquées, la 7e conformée de même ; striole scutellaire assez longue.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 62 b.
Distribution dans File. — MADAGASCAR Est : Rés. nat int. III, Ambatovositra,
Andranoinalaza (P. Soga , II. 1957, 1 ex.).
MADAGASCAR Centre : Ampolomita, Est de Belanitra, distr. Ambatolampy (P.
Griveaud, V. 1956, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Epicolpodes sikorai (Alluaud)
Colpodes Sikorai Alluaud, 1897 , Ann. Soc. erii. France. 67, p. 180.
Colpodes Sikorai, Au.UAUD, 1900,wi A. GRANDIDIER, Hist. phys. nal. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt., tome I, texte, 1 " partie, p. 19.
Source : MNHN, Paris
176
P. Basilewsky
Neocolpodes [ Ectobothms ) Sikorai. JEANNEL, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 554, 605,
8 Neocolpodes [ Ectobothms ) subundatus Jeannel, 1948, id„ pp. 554, 606, fig. 280 (syn. nova).
Agonocolpodes [Ectobothms) Sikorai, Jeannel, 1951, Mém. Inst Sa. Mad., A, 6, pp. 341, 343,
fi 30
8 Agonocolpodes [Ectobothms) Sikorai subsp. subundatus. JEANNEU 1951, kl., p. 343.
Types. — sikorai Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka
(Sikora) (Muséum, Paris). .
subundatus Jeannel. Holotype, Madagascar Est, env. de Permet (G. Ulsoujiej] ,
III. 1935) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8, 5 à 9 mm. Ailes bien développées. Noir brillant, les cotés
du pronotum non éclaircis, les élytres d’une coloration métallique variable, allant du
cuivreux un peu terne au verdâtre ou au pourpre vif ; dessous et épipleures brun de poix ;
pattes d’un brun assez foncé ; les antennes d’un brun très clair, à 1er article rembruni.
Tête plus large et moins allongée que chez les deux espèces précédentes, a
microsculpture réticulaire superficielle, les yeux gros et assez profonds et atteignant le
pore orbital antérieur. Dent labiale large et arrondie au sommet. Pronotum à peine 1,04 a
1,08 fois plus large tpie long, à largeur maximale située au milieu, le disque très
légèrement striolé transversalement, à microsculpture transversale fine et serrée ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis en lobes non saillants ; côtés
faiblement arqués sur toute leur longueur, encore plus faiblement en arrière ; angles
postérieurs largement arrondis mais bien marqués ; base subdroite, pas plus large que le
bord antérieur ; gouttière marginale assez étroite en avant, élargie et explanée en arrière ;
dépressions basilaires bien marquées, avec un trait linéaire dans le fond ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond. Elytres allongés, 1,95 à 2,03 fois plus longs que
larges ensemble, subparallèles et assez convexes ; épaule arrondie et peu marquée ;
gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une dent spiniforme de longueur moyenne,
très large à la base, acérée au sommet, bien plus courte que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle suturai arrondi ou légèrement marqué ; intervalles assez plats, le 3e
pourvu de 4 pores dorsaux moins profondément enfoncés que chez les espèces
précédentes, le 5e avec 3 ou 4 pores piligères peu enfoncés, le 7e avec 2 à 3 pores
semblables, parfois absents ; stries larges et modérément profondes, imponctuées, la 7r
plus ou moins défoulée par un élargissement du 8e intervalle dans la partie préapicale ;
striole scutellaire longue, microsculpture fine et bien transversale, formant généralement
des mailles irrégulières et souvent ouvertes, de 4 à 5 fois plus larges que longues.
Pattes assez longues. Métépistemes presque 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 61 b ; gonapophyse Ç fig. 62 c.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’est connue que de quelques stations
des Domaines de l’Est et du Centre.
Madagascar Est : Périnet(G. Olsoufieff, III. 1935, 2 ex.). — Env. de Périnet (G.
Olsoufieff, III. 1935, 1 ex.). — Forêt de Périnet [J. D., III. 1950, 1 ex.).
Madagascar Centre : Est du lac de Mantasoa, Andrangoloaka, 1 600 m ( Sikora ,
6 ex.). — Id., forêt d’Ambohiboatavo, 1 340 m (P. Griveaud et A. Peyrieras, III. 1973, 2
ex.). — Vallée de la Mandraka (G. Olsoufieff, 2 ex.). — Forêt de la Mandraka (J. Millot,
XII. 1946, 2 ex.). — La Mandraka (J. Vadon, 14 ex. ;A.R., II. 1953, 4 ex.).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
177
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je ne vois aucune différence, à part la coloration plus rougeâtre,
entre les individus séparés par JEANNEL sous le nom d e subu nda tus et les types d esikorai
4. Epicolpodes tanala (Alluaud) (fig. 60)
Colpodes tanala Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France , 78, p. 57.
Neocolpodes ( Ectobothriis ) tanala , JEANNEL, 1948, Faune de l'Empire franc., 10, pp. 554, 606,
fig. 280, 281. "
Agonocotpodes {Ectobothrus) Sikorai subsp. tanala , JEANNEL, 1951,/Wém. Inst. ScL Mad ., A, 6, p.
343, fig. 30. P
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Andohareno (Ch. Alluaud, III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailes
bien développées. Brun de poix plus ou moins
foncé brillant, le pronotum souvent un peu éclairci
sur les côtés, les élytres avec des reflets bronzés ou
cuivreux sombres ; dessous brun ferrugineux assez
clair, les épipleures plus foncés ; pattes et anten¬
nes brunes.
Espèce voisine de sikorai, en différant
essentiellement par la disposition des pores dor¬
saux qui sont plus nombreux et plus profonds.
Pronotum non ou à peine plus large que long (0,97
à 1,04 fois). Elytres tout aussi allongés, 1,96 à
2,00 fois plus longs que larges ensemble, l’apex
prolongé en une très forte dent spinifomie, très
longue, large à la base et très rétrécie et acérée au
sommet, beaucoup plus longue que chez l’espèce
précédente et un peu plus longue que le 1er article
des tarses postérieurs ; intervalles tout aussi plans,
les fossettes plus grandes et plus profondes, don¬
nant à la surface un aspect cabossé : 6 à 7 pores sur
le 3e intervalle, 5 à 7 insérés dès la base, 4 sur le 7e,
moins profonds que les autres ; stries très fines et
peu profondes, la 7e comme chez sikorai ; micro¬
sculpture assez semblable mais à réseau de mailles
mieux formé.
Pattes assez longues. Métépisternes pres¬
que 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 61c; gonapophyse Q fig. 62 d.
Fig. 60. — Epicolpodes tanala
Alluaud (d’après JEANNEL).
Distribution dans l’île. — Espèce propre à l’Andringitra et à la forêt Tanala.
MADAGASCAR Est : Forêt Tanala, Andohareno (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 ex.). —
Id., Amporombe (Ch. Alluaud, III. 1901, 4 ex.).
Source : MNHN, Paris
178
P. Basilewsky
MADAGASCAR Centre : Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650
in, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS , RC P n" 225. X-XI. 1970, 1 ex.).
Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne (id.. XII.
1970-1.1971, 27 ex.). — Andringitra - Ambalavao, Anjavidilava, forêt Imaitso, 2 030m
(P. Griveaud, I. 1958, 5 ex.j.
Répartition géographique. — Madagascar.
5. Epicolpodes juratulus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Ankazomivady, Ambositra, 1 640 m (P .
Griveaud. VII. 1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailes bien développées. Brun de poix foncé
brillant, le pronotum un peu plus clair que la tête, surtout sur les côtés, les élytres avec des
Fig. 61. — Edéages. a, Epicolpodes benschi Alluaud ; b, E. sikorai Alluaud ; c, E. tanala
Alluaud ; d, E. perviridis n.sp. ; e, E. juratulus n.sp. ; f, Cymenopterus perforatus Alluaud ; g, C.
vadoni Jeannel.
reflets métalliques cuivreux peu vifs, plus clairs le long de la suture ; dessous et
épipleures brun de poix ; pattes et antennes d’un ferrugineux clair.
Tête assez allongée et peu large, h microsculpture réticulaire assez superficielle,
les yeux gros et saillants, bien plus longs que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord
antérieur du labre un peu échancré au milieu ; sillons frontaux larges et peu profonds,
n’atteignant pas le pore orbital antérieur. Dent labiale large et arrondie au sonmiet.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
179
Pronotum à peine (1,02 à 1,04 fois) plus large que long, à largeur maximale située au
milieu ou un peu en arrière, très légèrement striolé transversalement sur le disque, à
microsculpture transversale assez superficielle ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
arrondis en lobes nullement saillants vers l’avant ; côtés faiblement arqués en avant,
subrectilignes en arrière ; angles postérieurs légèrement obtus, arrondis au sommet ; base
un peu convexe, à peine plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite
en avant, élargie mais modérément explanée en arrière ; dépressions basilaires petites
mais assez profondes, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et peu profond.
Elytres très allongés, 1,96 à 2,00 fois plus longs que larges ensemble, subparallèles,
convexes ; épaule arrondie et assez marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé
en une dent spiniforme plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, large à la base
et bien acérée à 1 extrémité, I angle suturai arrondi mais légèrement marqué ; intervalles
plans, cabossés, avec 6 à 7 pores moyennement enfoncés sur le 3e, 4 à 5 sur le 5e, 3 à 4 sur
le 7 ; stries faibles mais marquées, la 7e comme chez l’espèce précédente ; striole
scutellaire assez longue ; microsculpture transversale assez fine, formant par places des
mailles très transversales.
Pattes moyennes. Métépistemes 2,5 fois plus longs (pie larges au bord antérieur.
Edéage O fig. 61 e ; gonapophyse Ç fig. 62 e.
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux restes de la forêt d'altitude du
pays Betsileo, entre Ambositra et Ambohimahasoa.
MADAGASCAR Centre : Ambositra, forêt d’Ankazomivady, route de Fianarantsoa,
km 300 (R.P.[aulian ]), IV. 1949, 1 ex.). — Ankazomivady, Ambositra, 1 640 m (P.
Griveaud, VII. 1957, 5 ex.). — Ainbatofitorahana, km 303 de la route de Fianarantsoa,
1 600 in (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
6. Epicolpodes perviridis n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-
1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8 mm. Espèce brachyptère, les ailes réduites, assez
longues mais très étroites, certainement non fonctionnelles. Noir brillant, le pronotum
non éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert bleuâtre ou d’un bleu verdâtre assez
sombre ; dessous et épipleures noirs, à peine distinctement irisés ; pattes foncées, les
fémurs presque noirs, tibias et tarses plus clairs ; antennes d'un brun ferrugineux, les 2
premiers articles plus foncés.
Tête allongée, à microsculpture réticulaire superficielle, les yeux très moyens et
peu saillants, à peine plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre
droit ; sillons frontaux faibles et courts. Dent labiale large mais assez aiguë au sommet.
Pronotum peu volumineux, très légèrement plus long que large (0,96 à 0,98 fois plus
large que long), à largeur maximale au milieu, à microsculpture transversale très
superficielle et peu distincte ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et peu
marqués ; côtés régulièrement mais faiblement arqués ; angles postérieurs largement
arrondis et très ouverts ; base légèrement convexe, pas plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très étroite en avant, un peu élargie en arrière mais non ou à peine
Source : MNHN, Paris
180
P. Basilewsky
explanée ; dépressions basilaires petites, subarrondies, modérément profondes ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond. Elytres très allongés, 2,00 à 2,05 fois plus longs
que larges ensemble, nettement ovoïdes, à largeur maximale située au milieu, convexes ;
épaule effacée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une forte dent spiniforme
plus courte tpie le 1er article des tarses postérieurs, large à la base, acérée au sommet,
l’angle suturai faiblement marqué ; intervalles plans et cabossés, pourvus de nombreux
pores dorsaux enfoncés dans de profondes fossettes : 5 sur le 3e, 5 sur le 5e, 4 sur le 7e ;
stries très superficielles, la T perturbée comme chez l’espèce précédente ; striole
scutellaire moyenne ; microsculpture semblable à celle du précédent.
Pattes assez longues. Métépisternes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 61d ; gonapophyse Ç fig. 62f.
Répartition géographique. — Madagascar.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à F Andringitra.
Madagascar Centre : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense
humide de montagne ( Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971, 15 ex.). —
Andringitra- Ambalavao, Anjavidilava, forêt Imaitso,, 2 030 m (P. Griveaud, I. 1958, 1
Fig. 62. — Gonapophyses. a, Epicolpodes benschi Alluaud ; b, E. amydrus n.sp. ; c, E.
sikorai Alluaud ; d, E. tanala Alluaud ; e, E. juratulus n.sp. ; f, E. perviridis n.sp. ; g,
Cymenopterus perforatus Alluaud ; h, C. vadoni Jeannel.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
181
20. Genre Cymenopterus Jeannel
Cymenopterus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç.. 10, 544 (sous-genre de Neocolpodes
Jeanne!) (espèce type du genre : Colpodes perforatus Alluaud, 1897, par désignation originelle);
Cymenopterus, Jeannel, 1951, Menu Inst. Sci Mad., A, 6, pp. 306, 313 (id.).
Description. — Espèces brachyptères, les ailes réduites à un très court moignon
alaire. Elytres sombres, avec reflets métalliques.
Tête allongée, les yeux assez gros et moyennement saillants, les tempes non
gonflées, le vertex bien séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéo-fronlale
très faible ; bord antérieur du labre droit ; mandibules assez courtes, très larges à la base,
recourbées et acérées au sommet. Palpes du type habituel, assez allongés. Dent labiale
courte, triangulaire et arrondie au sommet ; 2 soies latérales au submentum. Antennes
courtes et épaisses, ne dépassant pas la base du pronotum de plus d’un article. Pronotum
peu transversal, légèrement plus large cpie long, à largeur maximale située au milieu, à
gouttière marginale très étroite en avant, imponctué. Elytres allongés, à gouttière latérale
étroite, l’apex prolongé en une large dent spinifonne, l’angle apical externe arrondi et
même effacé, l’angle suturai bien marqué ; les intervalles sont pourvus de pores dorsaux
piligères nombreux, bien marqués, assez profondément enfoncés dans des fossettes,
cabossant ou non la surface ; seule la lrc strie bien marquée, les autres vestigiales, les
externes effacées, la 7e simple et non perturbée en arrière ; striole scutellaire peu
distincte ; microsculpture en mailles rigoureusement isodiamétrales.
Pattes très moyennes. Protibias faiblement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec 2 soies médianes. Tarses relativement assez larges et épais, non
sillonnés ni carénés à la face dorsale, le 4e article des postérieurs légèrement lobé, les
lobes symétriques, le 5e non sétulé en dessous, les protarses du d conformés comme
chez les autres genres.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes, les anté¬
rieures accompagnées de 3 ou 4 soies supplémentaires. Pore basilaire à l’origine de la 1 r*'
strie. Intervalles pourvus de nombreux pores dorsaux sur les 3e, 5e et 7e ; 2 soies
apicales ; série ombiliquée de 18 pores.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — JEANNEL (1951) a indu dans son sous-genre Cymenopterus 7
espèces qui n’ont comme point commun que les élytres pourvus de fossettes plus ou
moins marquées et alignées le long des stries, mais bien différentes entre elles par des
caractères essentiels. Deux d’entre elles seulement peuvent rester dans ce genre d’après
la désignation qu’il a faite de l’espèce type.
Tableau des espèces
1.(2). Elytres peu convexes, même légèrement aplanis sur le disque, peu
ovoïdes, l’épaule bien marquée, à fossettes plus petites et moins
profondes, moins nombreuses, la surface à peine cabossée ; dents
spiniformes apicales non ou à peine divergentes. Noir, les élytres
avec un léger reflet verdâtre ou bleu foncé, parfois violacé. Long. 9 à
11 mm . 1. C. perforatus (Alluaud)
Source : MNHN, Paris
182
P. Basilewsky
2.(1). Elytres bien convexes, ovoïdes, l’épaule peu marquée, à fossettes
grosses et profondes, plus nombreuses, cabossant fortement toute la
surface ; dents spiniformes apicales plus nettement divergentes.
Noir, les élytres sombres, avec un reflet bronzé, verdâtre ou un peu
pourpré. Long. 8,5 à 11 mm . 2. C. vadoni Jeannel
1. Cymenopterus perforatus (Alluaud)
Colpodes perforatus Alluaud, 1897, Ann. Soc. enU France , 66, p. 181.
Colpodes perforatus , ALLUAUD, 1900, in A. Grandidier, Ilist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist.
nat Coléopt., tome I, texte, 1 re partie, p. 19.
Neocolpodes ( Cymenopterus ) perforatus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 555,
609, fig. 283.
Neocolpodes (Cvnuuiopterus) perforatus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci Mad., A, 6, pp. 314,
315.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Brachyptère. Noir brillant, le pronotum non
éclairci sur les côtés, les élytres avec un léger reflet verdâtre ou bleu foncé, parfois
violacé ; dessous et épipleures noir brillant ; pattes brun foncé ; antennes d’un brun
ferrugineux, à 1er article plus foncé.
Tête allongée mais épaissie en arrière, à microsculpture réticulaire, les yeux assez
gros et modérément saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont très faiblement
bombées ; sillons frontaux modérément marqués, atteignant le pore orbital antérieur.
Pronotum peu transverse, 1,09 à 1,12 fois plus large que long, convexe, à microsculpture
finement transversale ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis et non
saillants ; côtés régulièrement arqués en avant, presque rectilignes en arrière ; angles
postérieurs très obtus, largement ouverts ; base droite, faiblement relevée sur les côtés,
pas plus large (pie le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite en avant, légèrement
élargie en arrière mais non explanée ; dépressions basilaires grandes et assez profondes,
un peu linéaires dans le fond ; sillon longitudinal médian fin et peu profond. Elytres
allongés, 1,81 à 1,89 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale près du
milieu, modérément convexes et même légèrement aplanis sur le disque, peu ovoïdes ;
épaule arrondie mais bien marquée ; apex prolongé en dent spiniforme large mais assez
courte, pointue à l’extrémité, plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, non ou
peu divergente ; intervalles tout à fait plans, pourvus de nombreux pores dorsaux bien
enfoncés dans de petites mais assez profondes fossettes ne rendant pas la surface
cabossée : 7 à 9 sur le 3e intervalle, 9 à 10 sur le 5e, 9 à 1 1 sur le 7e, souvent situées l’une à
côté de l’autre ; stries à peine indiquées par une rangée de petits points, les externes
complètement effacées, seule la lr'' entière et bien marquée, la 7e non perturbée
postérieurement ; slriole scutellaire assez longue ; microsculpture rigoureusement
isodiamétrale, formant un réseau de mailles bien serré ; série ombiliquée de 18 pores.
Pattes moyennes. Métépistemes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage C > fig. 61f ; gonapophyse Ç fig. 62g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région centrale.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
183
Madagascar Centre : Tananarive (R.P. Camboué, 1889, 1 ex.). — Est du lac de
Mantasoa, Andrangoloaka (Sikora, 2 ex.). - ld., forêt Ambohiboatavo, 1 340 m (A.
Feyneraset P. Griveaud, III. 1973). — Ambatoloana, distr.de Manjakandriana (A. R., VI.
1957, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
fig. 283.
fig. 17.
Paris).
2. Cymenopterus vadoni Jeannel (fig. 63)
Neocolpodes ( Cymenopterus ) Vadoni Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 555, 610,
Neocolpodes (l Cymenopterus ) Vadoni, JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sri. Mad., A, 6, pp. 314, 316,
Type. — Holotype, Madagascar Centre, La Mandraka (J. Vadon) (Muséum,
Description. — Long. 8,5 à 11 mm. Bra-
chyptère. Noir, le pronotum non éclairci sur les côtés,
les élytres sombres avec un reflet bronzé, verdâtre ou
un peu pourpré ; dessous et épipleures noir brillant ;
pattes noires ou d’un brun très foncé; antennes
brunes à Ie' article plus foncé.
Espèce proche de C. perforatus, à sillons
frontaux mieux marqués, à pronotum peu transverse,
1,08 à 1 , 1 0 fois plus large que long ; élytres tout aussi
allongés (1,87 à 1,92 fois plus longs que larges
ensemble) mais bien convexes et nullement aplanis
sur le disque, plus ovoïdes, à l’épaule moins mar¬
quée ; les stries sont mieux marquées, du moins les
internes, et de nombreux pores piligères enfoncés
dans de profondes fossettes rendent toute la surface
cabossée : 10 à 1 1 sur la lrc, 8 sur la 2e, 8 sur la 3e, 6
sur la 4e, 9 à 10 sur la 5e, 6 sur la 6e, 1 1 à 12 sur la 7e
ou sur leur emplacement, débordant fortement sur les
intervalles voisins ; dent spiniforme assez courte,
plus courte que le 1er article des tarses postérieurs,
plus divergente ; microsculpture isodiamétrale tout
aussi serrée. Métépistemes courts, 2 fois plus longs
que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 61g; gonapophyse Ç fig. 62h.
Fig. 63. — Cymenopterus vado¬
ni Jeannel (d’après JEANNEL).
Distribution dans l’île. — Cette espèce
n’est connue que de la région de La Mandraka, où elle semble assez fréquente.
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon , 33 ex. ; J. Michel, XII. 1936, 1
ex.). — Vallée de la Mandraka (G. Olsoufieff, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
184
P. Basilewsky
Observation. — Les 4 exemplaires mentionnés sous ce nom par Jeannel (1 949,
Faune de l’Empire franç., 11, p. H 26) et provenant de Didy sont des Catacolpodes
scrobiculatus n. sp.
21. Genre Orophicus Alluaud
Orophicus Alluaud, 1925, Bull Soc. ent. France , p. 160 (espèce type du genr e: Orophicus
antelmei Alluaud, 1925, par monotypie).
Orophicus , Alluaud, 1933, Afra, 7, p. U. ...
Orophicus. JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, PP- 518, 541.
Orophicus. Jeannel, 1951, Mém. Insu Sa. Mad., A. 6, p. 289, 3&u.
Orophicus, Basilewsky, 1953, Expier. Parc nat. Upemba, 10, p. 65.
Description. - Ce genre, propre à l’île Maurice, présente un aspect très spécial
mais n’offre pas de caractères permettant de l’isoler des autres.
I aille moyenne. Les 2 espèces connues sont complètement apteres et de
coloration brune plus ou moins foncée.
Tête allongée, les yeux assez gros mais peu saillants, aussi longs que les tempes
qui sont légèrement bombées, le vertex nettement séparé du cou par un sillon transversal,
la suture clypéo-frontale à peine distincte, les sillons frontaux assez profonds mais
n’atteignant pas le pore orbital antérieur ; mandibules assez longues, larges a la base, bien
recourbées et bien acérées au sommet Palpes longs et grêles le dernier art.e e fusiforme
et légèrement élargi au milieu, bien aigu au sommet 1 avant-dermer article plus long que
Z dernier tant aux labiaux qu’aux maxillaires. Dent labiale forte et large, arrondie an
sommet ; 2 soies latérales au submentum. Antennes fines et très longues, dépassant
base du pronotum d’un peu plus de 5 articles. Pronotum à peine plus large que long,
subcordifonne, modérément convexe, à largeur maximale déport* en avant du milieu,
gouttière marginale étroite sur toute sa longueur, à surface plus ou moins ponctuée.
Elytres très ovoïdes, à épaule complètement effacée, a gouttière latérale très étroite, a
troncature apicale plus ou moins sinuée, l’apex bien arrondi et non prolonge ; intervalles
convexes ; stries profondes, ponctuées ou non ; striole scutellaire moyenne ; microsculp¬
ture fine et transversale, ne formant pas de mailles.
Pattes longues. Protibias faiblement sillonnes longitudinalement. Fémurs poste
rieurs avec un très petit pore médian. Tarses étroits et très allongés, non sillonnes ni
carénés à la face dorsale ; 4e article des intermédiaires et des postérieurs a peine lobe ,
article sétulé en dessous ou pubescent ; protarses du 6 peu dilates, pourvus en dessous
de la vestiture habituelle. Métépisternes courts, un peu moins de 2 fois plus longs que
larges au bord antérieur. . .... .
Deux soies orbitales de chaque coté. Soies prothoraciques latérales absentes.
Pore basilaire de l’élytre inséré au niveau de la 1 " strie. Trois pores dorsaux assez petits
sur le 3e intervalle ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 18 ou 2U pores.
Répartition géographique. — Ile Maurice.
Tableau des espèces
1.(2). Base et parties latérales du pronotum fortement ponctuées, les
points gros et assez rapprochés. Elytres plus larges, moins convexes,
nettement aplanis sur le disque ; stries non ou à peine ponctuées et
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
185
alors seulement près de la base. 5e article des tarses postérieurs non
sétulé, à peine distinctement pubescent en dessous. Long. 9 à 10
mm . . O. antelmei Alluaud
2.(1). Base et parties latérales du pronotum très peu ponctuées, avec
quelques points isolés avant le bord postérieur et des rares points sur
les côtés. Elytres plus étroits, plus convexes, non aplanis sur le
disque ; stries fortement ponctuées. 5e article des tarses postérieurs
bien sétulé en dessous. Long. 9 à 9,5 mm . 2. O. vinsoni Jeannel
1. Orophicus antelmei Alluaud (fig. 64)
Orophicus Antelmei Alluaud, 1925, Bull. Soc. ent France , p. 160, fig. 1.
Orophicus Antelmei, Au.UAUD, 1955, Afra, 7, p. 14.
Orophicus Antelmei, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 542.
Orophicus Antelmei, JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sci. Mail., A, 6, p. 351, fig. 35.
Orophicus antelmei, J. VlNSON, 1956, Mauritius Inst Bull., 4, p. 13.
Orophicus antelmei, J. VlNSON, 1967, id., 4, p. 312.
Type. — Holotype, Ile Maurice, Curepipe (G. Antelme, 1922) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm.
Aptère. Dessus d’un brun ferrugineux foncé à
brun foncé ; dessous un peu plus clair ; pattes
brunes, tibias et tarses plus clairs ; antennes
d’un brun testacé.
Tête allongée, à microsculpture réticu¬
laire faible ; bord antérieur du labre droit
Pronotum non transversal, à peine 1,03 à 1,05
fois plus large que long, peu convexe, la partie
latérale et la base du pronotum assez fortement
ponctuées, les points gros et rapprochés, le
disque nettement striolé en travers, la micro¬
sculpture finement transversale ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs arrondis, très légère¬
ment marqués mais non saillants ; côtés large¬
ment arrondis dans les deux premiers tiers,
ensuite presque rectilignes et à peine distinc¬
tement sinués ; angles postérieurs presque droits,
très faiblement obtus, arrondis au sommet ;
base droite, de même longueur que le bord
antérieur ; gouttière marginale très étroite sur
toute sa longueur, ni élargie ni explanée en
arrière ; dépressions basilaires assez fortes et
allongées ; sillon longitudinal médian fin mais
assez profond. Elytres larges et trapus, 1,55 à
1,61 fois plus longs que larges ensemble, à
largeur maximale située au milieu, ovoïdes, peu
convexes et même légèrement aplanis sur le
Fig. 64. — Orophicus antelmei Allu¬
aud (d’après JEANNEL).
Source : MNHN , Paris
186
P. Basilewsky
P°reS' paltes longues. Le 5e article des tarses postérieurs à peine distinctement
pubescent en dessous. c
Edéage cf fig. 65a ; gonapophyse $ hg. oî>c.
Répartition géographique. - Ile Maurice : Curepipe (G. Antelme, 1922, 4
ex.). — Forest Side (G. Antelme, 1923).
Antelme a recueilli ces spécimens en démolissant une vieille toiture en feuilles e
de. détritus accumulés à faiselle des feuille, du meme arbre.
2. Orophicus vinsoni Jeannel
Orophicus Vinsoni Jeannel. 1951 Mén, Inst Soi. Madag-, A. 6 p. 351.
Orophicus vinsoni, J. VlNSON. 1956, Mauntms Inst BulL, 4, p. 13.
Orophicus vinsoni, J. VlNSON. 1967, ul, 4, p. 312.
Paris).
Type. _ Holotype, Ile Maurice, Mont Cocotte (7. Vinson , XI. 1938) (Muséum,
Description. - Long. 9 à 9,5 mm. Aptère. Brun de poix très brillant les élytres
Fia 65 - Edéages. a, Orophicus antelmei Alluaud ; b, 0. vinsoni Jeannel. - Gonapophyses.
c, 0. antelmei Alluaud ; d, Idiocolpodes tsaratananensis n.sp.
Fsnèce voisine de la précédente et en ayant le même aspect général, mais
nettementdifférente par le bord antérieur du labre sinué au mUieu, par le pronotum p us
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
187
cordiforme, 1,02 à 1,08 fois plus large que long, à côtés plus fortement rétrécis en arrière
et plus nettement sinués, à ponctuation réduite à quelques rares points sur les côtés et 2
ou 3 devant la base, le disque moins nettement striolé en travers, par les élytres plus
allongés, 1,65 à 1,70 fois plus longs que larges ensemble, moins ovoïdes, plus convexes et
non aplanis sur le disque, à troncature apicale moins sinuée, à intervalles légèrement plus
convexes, le 5e pas plus large que les autres, à stries tout aussi profondes mais fortement
ponctuées, surtout dans la partie antérieure ; série ombiliquée de 20 pores.
Pattes longues. Le 5e article des tarses postérieurs bien sétulé en dessous.
Edéage fig. 65b; le seul exemplaire O a été accidentellement privé de
1 organe génital.
Répartition géographique. — Ile Maurice: Mont Cocotte (J. Pinson , XI.
1938, 2 ex. ; R. Mamet, I. 1942, 1 ex.).
J. Vinson a recueilli ces 2 spécimens sous de grosses pierres profondément
enfoncées.
22. Genre Idiocolpodes nov.
Espèce type du genre : Idiocolpodes tsaratanens'is n. sp.
Description. — Aptère. Coloration brune, non métallique. Tête assez grosse, les
yeux grands et peu saillants, les tempes très courtes, le vertex bien séparé du cou par un
sillon transversal, la suture clypéo-frontale peu marquée, les sillons frontaux larges ;
mandibules larges, recourbées et acérées au sommet. Palpes grêles, l’avant-dernier
article de même longueur que le dernier, tant aux labiaux qu’aux maxillaires. Dent labiale
«ugue, arrondie au sommet ; 2 soies latérales au submentum. Antennes fines et assez
ongues. Pronotum volumineux, légèrement transversal, imponctué, à gouttière marginale
large et explanée. Elytres ovoïdes, allongés, l’épaule très effacée, la gouttière latérale
large, I apex largement arrondi ; intervalles presque plans ; stries ponctuées, la 7e
continuant jusqu’au sommet sans aucune perturbation ; microsculpture isodiamétrale.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses longs et étroits, non sillonnés ni carénés à
la face dorsale, le 4e article plus échancré que lobé, le 5e sétulé en dessous.
Deux soies orbitales de chaque côté. Soies prothoraciques latérales absentes.
Pore basdaires de l’élytre à l’origine de la 1" strie ; 3e intervalle pourvu des 3 pores
dorsaux habituels ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 16 pores.
Répartition géographique. — Ce genre ne comporte actuellement qu’une seule
espèce des hautes altitudes du Tsaratanana.
Idiocolpodes tsaratanensis n. sp. (fïg. 66)
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, Andohanam-
batoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966) (Muséum, Paris).
Description. Long. 8 mm. Aptère. Brun ferrugineux rougeâtre assez foncé,
plus clair sur le pronotum et le 1er intervalle des élytres ; dessous et pattes d’un brun
ferrugineux clair ; antemies testacées.
Source : MNHN, Paris
188
P. Basilewsky
Tête assez grosse et assez large, à légère mtcroseulpture réticulaire, les yeux
grands mais très modérément saillants, bien plus longs que les tempes j, soM tires
courtes et obliques. Antennes fines, dépassant la base du pronotum de 3 articles
Pronotum légèrement transversal, 1,17 fois plus large cpje long, a largeur maximale s.tuee
au 21 à microsculpture en mailles transversales fines et très serrees ; bord ajtermu
droit ' angles antérieurs en larges lobes très arrondis et un peu saillants vers 1 avant , cotes
régulièrement et assez nettement arrondis sur toute leur longueur, pas plus rétrécis e
avant qiPen arrière : angles postérieurs obtus et très ouverts, bien marques ; base droite
non relevée latéralement, pu plus large que le bord antérieur ; g^^^’^^s ions
Pt pvnlanée sur toute sa longueur, encore plus fortement en arriéré , dépréssions
basilaires profondes et linéaires ; sillon longitudinal fin et asses profond. Elytres allonges,
1 74 fois plus longs que larges ensemble, ovoïdes, à largeur maximale un peu déportée en
isodiamétrale, les mailles très serrées et bien marquées.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
189
Pattes assez longues. Métépistemes 1,5 fois plus longs <jue larges au bord
antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 65d.
Distribution dans l’île. — Madagascar Sambirano: Massif du Tsaratanana
(versant Sud), Andohananibatoafo (P. Soga, XII. 1966, 1 ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
23. Genre Liocolpodes nov.
Espèce type du genre : Liocolpodes spinosus n. sp.
Description. Espèces de taille moyenne, à ailes bien développées ou quelque
peu réduites.
Tête allongée, les yeux peu saillants, les tempes assez longues, le vertex bien
séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéofrontale faible ; bord antérieur du
labre droit ; mandibules peu allongées, larges à la base, fortement recourbées et très
acérées au sommet Palpes allongés, le dentier article fusiforme bien qu'un peu élargi au
milieu, l’avant-dernier article un peu plus court que le dentier aux maxillaires, de même
longueur aux labiaux. Dent labiale large ; 2 soies latérales au submentum. Antennes
longues et fines. Pronotum peu volumineux, non cordiforme, à peu près aussi large que
long, à largeur maximale située au milieu, imponctué, la gouttière marginale variable.
Elytres très allongés, plus ou moins ovoïdes, à gouttière latérale très étroite, l’apex
prolongé en dent spinifornte plus ou moins forte ou simplement lobé ; intervalles non
convexes, parfois cabossés ; stries faibles, les externes souvent vestigiales, la V plus ou
moins perturbée en arrière ; microsculpture très transversale.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs posté¬
rieurs avec une seule soie médiane. Tarses allongés et fins, ni sillonnés ni carénés à la face
dorsale, le 4e article des postérieurs plutôt échancré cpie lobé, le 5e non sétulé en
dessous ; protarses du 6 conformés normalement.
Deux soies orbitales de chaque côté, la postérieure fortement déportée en arrière.
Pas de pores pro thoraciques latéraux. Soie basilaire de l’élytre insérée à l’origine de la 1 re
strie ; seul le 3e intervalle pourvu des 3 pores dorsaux habituels ; 2 soies apicales ; série
ombiliquée de 16 à 20 pores profondément enfoncés dans des fossettes, surtout en
arrière.
Répartition géographique. — Ce genre ne comporte actuellement que 3
espèces malgaches, dont 2 sur les chaînes Anosyennes, l’autre dans la forêt Tanala, au
Nord-Est du massif de l’Andringitra.
Tableau des espèces
1.(4). Pronotum à gouttière marginale très étroite sur toute sa longueur,
non élargie en arrière, le repli latéral peu distinct postérieurement.
Elytres nullement cabossés, l’apex prolongé en dent spiniforme plus
ou moins longue.
Source : MNHN, Paris
190
P. Basilewsky
2. (3). Apex des élytres prolongé en dent spiniforme forte et très longue,
plus longue que large à la base, plus longue que le 1er article des
tarses postérieurs. Microsculpture élytrale moins fortement étiree
en travers. Tête et pronotum brun de poix foncé ; élytres avec un
reflet métallique foncé verdâtre, bleuâtre ou parfois un peu pourpré.
Pattes d’un brun très foncé, presque noires. Long. 9 à 11 mm
(chaînes Anosyennes) . L L- sPinosuS n‘ SP‘
3. (2). Apex des élytres prolongé en dent spiniforme bien plus courte,
nettement plus courte que large à la base, bien plus courte que le 1
article des tarses postérieurs. Microsculpture élytrale plus fortement
étirée en travers. Tête et pronotum d’un brun ferrugineux assez
foncé ; élytres d’un brun ferrugineux à peine métallique. Pattes d’un
brun très clair. Long. 8 mm (chaînes Anosyennes). ... 2. L. perspinosus n. sp.
4.( 1). Pronotum à gouttière marginale large et bien explanee sur toute sa
longueur, surtout en arrière. Elytres bien cabossés, 1 apex non
prolongé en dent mais formant simplement un large lobe. Noir de
poix très foncé, les élytres avec un très léger reflet métallique bleu
verdâtre sombre. Long. 8,5 nnn (forêt Tanala) . 3. L. caraboides (Alluaud)
1. Liocolpodes spinosus n. sp. (fig. 67)
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, haute
Ranomandry, 1 900 m (Mission CNRS , RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Pans).
Description. — Long. 9 à 11 mm. Ailé. Brillant, tête et pronotum brun de poix
foncé, les élytres avec un reflet métallique foncé verdâtre ou un peu bleuâtre, la suture
généralement d’un pourpré foncé, cette couleur pouvant parfois s’étendre sur le disque ;
dessous bmn rougeâtre foncé ; pattes et antennes presque noires.
Tête allongée mais assez épaisse en arrière, à microsculpture réticulaire très
superficielle, les yeux assez grands mais modérément saillants, un peu plus longs que les
tempes qui sont rectilignes, à peine distinctement bombés ; sillons frontaux larges mais
peu profonds, n’atteignant pas le pore postérieur. Dent labiale large, assez pointue au
sommet Antennes fines et longues, dépassant la base du pronotum de 4 articles.
Pronotum non ou très légèrement plus long que large (1,00 à 1,04 fois plus long que large,
soit 0,97 à 1,00 moins large que long), assez convexe, à microsculpture transversale très
fine, formée de très courtes strioles à peine distinctes, le disque finement stnole
transversalement ; bord antérieur droit ; angles antérieurs effacés ; côtés faiblement mais
irrégulièrement arqués sur toute leur longueur ; angles postérieurs à peine obtus mais
arrondis au sommet ; base très légèrement convexe ; gouttière marginale particulièrement
étroite sur toute sa longueur, presque nulle en arrière où le repli latéral est peu distinct ;
sillon longitudinal médian très fin ; dépressions basilaires subarrondies et bien marquées.
Elytres très allongés, 1,99 à 2,07 fois plus longs .pie larges ensemble, légèrement
ovoïdes, convexes, à largeur maximale un peu en arrière du milieu ; épaule bien marquée
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
191
et arrondie ; apex prolongé en une forte dent spinifonne, très large à la base, non
divergente, acérée à l'extrémité, plus longue que le 1er article des tarses postérieurs,
I angle apical externe effacé, la troncature légèrement sinuée, l'angle suturai arrondi et
Fig. 67. — Liocolpodes spinosus n.sp.
non marqué ; intervalles plans, seul le 3e avec les 3 pores dorsaux habituels, peu
profonds ; stries très faibles, presque vestigiales, seule la 1 rc entière, les autres
interrompues, la 7'' nettement perturbée en arrière par un élargissement et un
bombement des intervalles 7 et 8 et une dépression longitudinale sur la 6e strie ; striole
scutellaire peu distincte ; microsculpture faible, transversale, ne formant des mailles bien
plus larges que longues seulement par places ; série ombiliquée de 20 pores largement
espacés au milieu, très petits dans la région humérale, nettement plus gros en arrière.
Pattes longues. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 68a ; gonapophyse Q fig. 68c.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, massif
Nord, haute Ranomandry, forêt dense humide de montagne, 1 900 m (Mission CNRS,
RCP n° 225, XI. 1971, 17 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN , Paris
192
P. Basilewsky
2. Liocolpodes perspinosus n. sp.
Type, _ Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, haute
Ranomandry, 1 900 m (Mission CNRS, RCP n° 225 , XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 mm. Ailes réduites à un long moignon assez étroit mais
atteignant les 3 cinquièmes de la longueur de Félytre. Tête et pronotum d un brun
ferrugineux assez foncé, les élytres d'un brun foncé légèrement métallique ; dessous brun
ferrugineux assez clair ; pattes et antennes d'un brun ferrugineux clair.
Espèce voisine de L. spinosus , de taille plus petite, de coloration moins
métallique, à ailes réduites et non fonctionnelles ; yeux plus petits et tempes plus
longues ; pronotum aussi long que large, à repli latéral mieux distinct en arrière ; élytres
moins allongés, 1,80 fois plus longs que larges ensemble, à dent spiniforme apicale bien
plus courte et très large, nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, la
7e strie moins fortement perturbée en arrière, à microsculpture élvtrale plus fortement
étirée en travers.
Mâle inconnu ; gonapophyse $ fig. 68d.
Distribution dans l’île. Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord,
haute Ranomandry, forêt dense humide de montagne, 1 900 m (Mission CNRS, RCP n"
225, XI. 1971, 1 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Liocolpodes caraboides (Alluaud)
Colpodes caraboides Alluaud, 1909, Ann. Soc. enl. France, 78, p. 55.
Neocolpodes (Ectobothrus) caraboides JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 554,
Agonocolpodes ( Ectobothrus ) caraboides, JEANNEL, 1951, Mém. Inst ScL Mad., A, 6, pp. 341,
344.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 mm. Aile quelque peu raccourcie et probablement
non fonctionnelle. Noir de poix foncé, les élytres avec un léger reflet métallique bleu
verdâtre sombre ; dessous brun ferrugineux foncé ; pattes et antennes brunes.
Tête très allongée, à fine microsculpture réticulaire, les yeux très peu saillants,
aussi longs que les tempes qui sont rectilignes et non bombées ; sillons frontaux larges,
assez profonds, atteignant le pore orbital antérieur. Dent labiale large et bien arrondie au
sommet. Antennes fines et longues, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 4
artices. Pronotum aussi long que large, assez convexe, à fine microsculpture transverse
serrée ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis ; base faiblement
convexe, à peine relevée sur les côtés ; gouttière marginale large et bien explanée, plus
fortement en arrière ; dépressions basilaires assez profondes, subarrondies et peu
étendues ; sillon longitudinal médian fin mais assez profond. Elytres allongés, 1,72 fois
plus longs que larges ensemble, bien ovoïdes, à largeur maximale située près du milieu ;
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
193
épaule effacée ; apex non prolongé mais un peu anguleusement lobé au niveau du 3e
intervalle bien qu'arrondi au sommet ; troncature apicale longuement oblique et à peine
sinuée, l’angle suturai bien arrondi ; intervalles subplans, avec les 3 pores dorsaux
habituels sur le 3e, les autres cabossés par des fossettes débordant des stries, assez
allongées mais dépourvues de pores ; stries fines, les externes presque effacées, la 7e
légèrement perturbée et effacée en arrière ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture
en fines strioles transversales rapprochées ne formant pas de mailles ; série ombiliquée
de 16 pores.
Fig. 68. — Edéages. a, Liocolpodes spinosus n.sp. ; b, Paracolpodes mauritiensis J. Vinson.
— Gonapophyses. c, Liocolpodes spinosus n.sp. ; d, L. perspinosus n.sp. ; e, L. caraboides
Alluaud ; f, Paracolpodes mauritiensis J. Vinson.
Pattes assez longues. Métépistemes 1,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse $ fig. 68e.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’a plus été reprise depuis 1901.
MADAGASCAR Est: Forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
9
Source : MNHN, Paris
194
P. Basilewsky
24. Genre Paracolpodes nov.
Espèce type du genre : Colpodes mauritiensis J. Vinson, 1935.
Description. — Taille moyenne. Ailes complètement absentes. Coloration non
métallique.
Tête allongée, les yeux assez petits, plus courts que les tempes, le vertex bien
séparé du cou par un sillon transversal, la suture clypéo-frontale fine mais nette, les
sillons frontaux profonds ; mandibules longues et peu recourbées en avant. Palpes longs
et grêles, le dernier article fusiforme, bien atténué au sommet, l’avant- dernier un peu plus
court que le dernier aux maxillaires, nettement plus long aux labiaux. Dent labiale forte ;
2 soies latérales au submentum. Antennes assez courtes. Pronotum très volumineux mais
à peu près aussi long que large, bien plus large que la tête avec les yeux ; dépressions
basilaires assez particulières. Elytres courts et trapus, convexes, très ovoïdes, fortement
rétrécis en avant où l'épaule est effacée et où le repli basilaire remonte vers l’avant, à
gouttière latérale étroite ; déclivité apicale fortement marquée ; apex non prolongé,
l'angle suturai arrondi ; intervalles bien bombés ; toutes les stries profondes et continuées
jusqu’à l’apex, la 7e non perturbée en arrière ; striole scutellaire assez courte mais
profonde ; microsculpture bien marquée, régulière, les mailles presque isodiamétrales et
formant un réseau bien fermé. Métépisternes très courts.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Fémurs posté¬
rieurs avec une seule soie médiane. Tarses allongés et étroits, non sillonnés ni carénés à la
face dorsale ; 4e article des intermédiaires et postérieurs simplement échaneré, le 5e non
sétulé en dessous ; protarses du d normalement dilatés.
Deux soies orbitales, la postérieure fortement déportée en arrière. Soies
prothoraciques latérales absentes. Pore basilaire de 1 élytre à l’insertion de la lre strie ;
seul le 3e intervalle avec les 3 pores dorsaux habituels, peu profonds, le premier plus
fortement déporté en avant ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 16 pores.
Répartition géographique. — Genre monospécifique propre à l’île Maurice.
Paracolpodes mauritiensis (J. Vinson) (fig. 69)
Colpodes mauritiensis J. Vinson, 1935, Slylops, 4, p. 261, fig. 1-3.
Neocolpodes (s. str.) mauritiensis , JEANNEL, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 547, 566, hg.
Neocolpodes ( Haplocolpodes ) mauritiensis , JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad. , A, 6, pp. 307,
309, fig. 12.
Neocolpodes mauritiensis, J. VlNSON, 1956, Mauritius Inst. Bull, 4, p. 12.
Neocolpodes mauritiensis,]. ViNSON, 1967, id. . 4, p. 312.
Type. — Holotype, Ile Maurice, Les Mares (J. Vinson, V. 1934) (British Mus. Nat.
Hist., Londres).
Description. — Long. 7 à 9,5 mm. Aptère. Noir de poix brillant parfois brun
ferrugineux (exemplaires probablement moins matures) ; dessous brun ferrugineux
rougeâtre, les épipleures plus clairs ; pattes et antennes d un brun ferrugineux.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
195
Tête très allongée, le cou épais, à microsculpture
réticulaire bien marquée, les yeux assez petits et non
proéminents, un peu plus courts que les tempes qui sont
longues et bombées ; bord antérieur du labre droit Dent
labiale forte, très pointue au sommet. Antennes ne
dépassant la base du pronotum que d'un peu plus de 2
articles. Pronotum très volumineux bien que non trans¬
versal, à peu près aussi long que large (1,00 à 1,04 fois
plus long que large, soit 0,96 à 1,00 moins large (pie
long), à largeur maximale située au milieu, assez convexe,
à microsculplure en fines mailles transversales peu
marquées ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
lobes arrondis et légèrement saillants ; côtés régulière¬
ment et bien arqués sur toute leur longueur, pas plus
rétrécis en avant qu’en arrière ; angles postérieurs peu
obtus mais largement arrondis et nettement marqués ;
base légèrement convexe, à côtés quelque peu relevés
latéralement ; gouttière marginale assez large et expla¬
née, surtout en arrière ; dépressions basilaires bien
marquées, marquées, allongées, s’étendant vers l’avant
jusque vers le milieu de la longueur et bien séparées de la
gouttière marginale ; sillon longitudinal médian assez
profond. Elytres courts et assez trapus, à peine 1,60 à
1,65 fois plus longs que larges ensemble, très elliptiques,
à largeur maximale située au milieu, bien convexes, à
déclivité apicale fortement marquée ; côtés régulièrement arqués ; épaule complètement
effacée ; apex non prolongé mais largement arrondi, la troncature apicale à peine sinuée ;
intervalles convexes ; stries bien profondes, continuées jusqu’au sommet, la 7' nullement
perturbée en arrière ; microsculpture très régulière, les mailles bien marquées et
fermées, pas plus de 1,5 fois plus larges que longues.
Pattes assez longues. Métépisternes très courts, un peu moins longs que larges au
bord antérieur.
Edêage d fig. 68b ; gonapophyse Ç fig. 68f.
Répartition géographique. — Ile Maurice : Les Mares (R. Mamet, V. 1934, 1
ex J. Vinson , V. 1 934, V. 1935, 1. 1938, X. 1954, XI. 1956, 8 ex.). — Mont Cocotte (J.
Vinson , XI. 1939, I. 1942, II. 1943, V. 1955, 9 ex.). — Grand Bassin (J. Vinson, XI.
1935, 1 ex.).
Selon J. VlNSON (1956) cette espèce est confinée aux zones boisées du plateau
occupant le Sud-Ouest de l’île, où elle vit dans le sol attaché aux racines des épiphytes
poussant sur les troncs abattus, où à la base des arbres ; occasionnellement a aussi été
trouvée sous les pierres.
Fig. 69. — Paracolpodes mau-
ritiensis J. Vinson (d’après
JEANNEL).
25. Genre Notocolpodes nov.
Espèce type du genre: Colpodes obtnsidens Alluaud, 1897.
Description. — Ce genre a été établi pour grouper de nombreuses espèces
présentant un aspect assez hétérogène mais possédant un ensemble de caractères
Source : MNHN, Paris
196
P. Basilewsky
nécessitant leur séparation des autres Platyniens : vertex bien séparé du cou par une
dépression transversale souvent accompagnée d’un léger rétrécissement au niveau du
cou ; languette bisétulée ; dent labiale présente et toujours plus ou moins arrondie au
sommet ; 2 soies de chaque côté du submentum ; pronotum avec la soie postérieure
toujours présente, l’antérieure toujours absente ; élytres pourvus de 3 pores dorsaux sur
le 3e intervalle, dépourvus de pores sur les autres ; protibias avec un sillon longitudinal
toujours présent et généralement fortement marqué ; tarses intermédiaires et postérieurs
toujours allongés et étroits, ni sillonnés ni carénés à leur face dorsale, le 4e article des
postérieurs non ou faiblement lobé, et alors les deux lobes terminaux égaux et
symétriques, 5e article sétulé en dessous ; protarses du d conformé normalement
Espèces ailées ou aptères, de taille moyenne ou assez grande, de coloration assez
variable, les élytres souvent brillamment colorés. Tête le plus souvent allongée, à
microsculpture réticulaire assez faible, les palpes bien allongés et même assez fins, à
dernier article fusiforme et plus ou moins acuminé au sommet ; yeux moyens à assez gros,
souvent bien saillants et plus longs que les tempes, suture clypéo-frontale nette.
Pronotum de forme variable, imponctué, à microsculpture fine et étirée en strioles
transversales. Elytres le plus souvent allongés, souvent prolongés en dent spinifonne ou
en épine à l’apex, à microsculpture variable. Fémurs postérieurs généralement avec une
seule soie médiane (apparemment absente chez N. midongyanus , dédoublée seulement
chez N. euleptus et N. sogai ).
Deux soies orbitales de chaque côté. Seule la soie prothoracique postérieure
présente, l’antérieure toujours absente. Pore basilaire de l’élytre toujours présent, inséré
àl’ origine de la lre strie ; 3 pores dorsaux sur le 3e intervalle ; 2 soies apicales, souvent
insérées sur l’épine ; série ombiliquée de 14 à 18 pores.
Répartition géographique. — Ce genre comporte de nombreuses espèces à
Madagascar, tant aux hautes qu’aux basses altitudes. Il se rapproche du genre afrotropical
Onotokiba Alluaud, mais en diffère par plusieurs caractères, notamment par l’absence de
ponctuation sur les côtés et la base du pronotum. Il n’est pas exclu qu’on retrouve des
Notocolpodes en Afrique ou dans la région orientale.
1.(2).
2.(1).
3. (46).
4. (37).
Tableau des espèces malgaches
Pronotum à peine transverse, 1,10 à 1,15 fois plus large que long, à
gouttière marginale particulièrement étroite et non explanée, sauf
légèrement en arrière. Apex des élytres prolongé en forte dent
spiniforme. Strie 7 des élytres nullement perturbée et profonde
jusqu’à l’apex (groupe euleptus).
Noir, les élytres avec un très léger reflet violet sombre, l’épine
apicale ferrugineuse ou testacée. Long. 6,5 à 8 mm .
. 1. N. euleptus (Alluaud)
Pronotum bien transverse, à gouttière marginale large et plus ou
moins explanée sur toute sa longueur.
Apex de l’élytre arrondi ou un peu tronqué, parfois légèrement
prolongé en lobe plus ou moins anguleux mais jamais en dent
spiniforme ni en épine (groupe obtusidens).
Apex de l’élytre non prolongé en lobe anguleux, arrondi ou tronqué,
parfois à peine distinctement denté.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
197
5. (8). Pronotum particulièrement large, 1,30 à 1,40 fois plus large que
long, à largeur maximale toujours déportée en arrière du milieu.
6. (7). Pronotum trapéziforme, fortement rétréci vers l’avant, très élargi en
arrière, la largeur maximale située presque à la base, les angles
antérieurs plus effacés. Stries élytrales faibles, sauf la lre,mais
nettement marquées. Microsculpture élv traie en mailles transver¬
sales régulières, 2 fois plus larges que longues. Brun de poix très
foncé, presque noir, les élytres plus foncés et avec un léger reflet
métallique. Long. 8 à 9 mm (Marojejy) . 2. N. marojejyanus n. sp.
7. (6). Pronotum non trapéziforme, bien moins rétréci vers l’avant, la
largeur maximale située en arrière du milieu mais nettement avant la
base, les angles antérieurs mieux marqués. Stries élytrales plus
fortement indiquées. Microsculpture élytrale plus étirée transversa¬
lement, en mailles 4 à 5 fois plus larges que longues. Brun plus clair,
sans reflets métalliques. Long. 7 à 9 mm . 3. N. commistus n. sp.
8. (5). Pronotum nettement moins large, 1,15 à 1,33 fois plus large que
long, à largeur maximale située plus ou moins au milieu ou un peu en
avant.
9. (16). Microsculpture élytrale en mailles rigoureusement isodiamétrales.
10. (13). Espèces aptères. Pronotum bien transverse, 1,26 à 1,33 fois plus
large que long.
1 1. (12). Elytres bien convexes, bien ovoïdes et assez courts, 1,50 à 1,55 fois
plus longs que larges ensemble, l’épaule presque effacée, la micros¬
culpture très forte rendant la surface mate, les stries plus profondes.
Pronotum à côtés bien arqués, les angles postérieurs très ouverts.
Antennes plus longues. Brun ferrugineux à brun de poix, le
pronotum plus clair. Long. 6,5 à 7,5 mm (Tsaratanana) .
. 4. N. rufobrunneus (Basilewsky)
12. (11). Elytres peu convexes, un peu plus aplanis sur le disque, nettement
plus allongés, 1,70 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble,
l’épaule mieux marquée, la microsculpture moins forte, les stries
moins profondes. Pronotum à côtés plus rectilignes en arrière, les
angles postérieurs bien marqués. Antennes plus courtes. Brun de
poix foncé, les élytres très légèrement irisés. Long. 7 à 8 mm
(Tsaratanana) . 5. N. punctatostriatus (Basilewsky)
13. (10). Espèces ailées. Pronotum moins tranverse, 1,15 à 1,21 fois plus
large que long.
14. (15). Pronotum moins transverse, 1,15 à 1,16 fois plus large que long,
nullement cordiforme, à largeur maximale au milieu, les côtés
régulièrement arrondis sur toute leur longueur et non sinués en
arrière, à gouttière marginale bien moins large et moins explanée.
Yeux moins gros et moins saillants. Elytres moins allongés. Antennes
plus longues. Noir brillant, avec un léger reflet métallique verdâtre
foncé ou violet pourpré. Pattes sombres. Long. 8.5 à 9,5 mm.. . .
. 6. N. metallicus n. sp.
Source : MNHN, Paris
198
P. Basilewsky
15. (14). Pronotum plus transverse, 1,16 à 1,21 fois plus large que long,
cordiforme, à largeur maximale déportée en avant du milieu, les
côtés arrondis en avant mais bien sinués en arrière, à gouttière
marginale très large et très explanée, surtout en arrière où les côtés
sont très relevés. Yeux très gros et très saillants, bien plus longs que
les tempes. Elvtres plus allongés. Antennes moins longues. Brun à
brun ferrugineux, les élytres très foncés, d’un brun de poix foncé et
terne. Pattes claires. Long. 8,5 à 10 mm . 7. N. onivensis (Alluaud)
16. (9). Microsculpture élytrale en mailles très transversales ou en strioles
étirées en travers.
17. (30). Espèces aptères, à épaule effacée. Métépistemes courts ou très
courts, tout au plus 1,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
18. (19). Pronotum très allongé, presque aussi long que large, à largeur
maximale au milieu, à gouttière marginale peu profonde, non ou à
peine élargie en arrière, les angles postérieurs ouverts et peu
marqués. Microsculpture élytrale en mailles transversales très
irrégulières. Noir brillant. Long. 6,5 à 8 mm . 8. N. morpho (Alluaud)
19. (18). Pronotum nettement plus large que long, à largeur maximale
déportée en avant du milieu, à gouttière marginale profonde, encore
élargie en arrière, les angles postérieurs bien marqués. Microsculpture
élytrale en strioles étirées en travers.
20. (23). Corps étroit et allongé, les élytres 1,78 à 1,86 fois plus longs que
larges ensemble.
21. (22). Pattes sombres. Elytres plus convexes, à stries plus faibles, l’apex
plus nettement lobé. Pronotum à largeur maximale moins nettement
déportée en avant du milieu. Elytres brun à brun de poix foncé.
Long. 7 à 8 mm (Andringitra) . 9. N. suavis (Alluaud)
22. (21). Pattes, et surtout les fémurs, d’un ferrugineux clair. Elytres peu
convexes, à stries mieux marquées, l’apex non lobé. Pronotum à
largeur maximale plus nettement déportée vers l’avant. Elytres d’un
noir plus net. Long. 7 à 8 mm (Andohahelo) . 10. N. nigrita (Jeannel)
23. (20). Corps plus court et plus trapu, moins allongé, les élytres 1,32 à 1,73
fois plus longs que larges ensemble.
24. (29), Stries des élytres très faibles, souvent vestigiales et interrompues.
25. (28). Elytres très ovoïdes et courts, 1,32 à 1,50 fois plus longs que larges
ensemble. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane.
26. (27). Pronotum à gouttière marginale assez large et plus ou moins
explanée dès l’avant, à côtés peu arqués. Sétulation du 5e article des
tarses postérieurs forte. Brun ferrugineux assez clair, les élytres
souvent enfumés sur le disque. Long. 5,5 à 6,5 mm (Andringitra).
. 11. N. ovalipennis (Jeannel)
27. (26). Pronotum à gouttière marginale étroite en avant où elle n’est pas
explanée, à côtés plus régulièrement arqués. Sétulation du 5e article
des tarses postérieurs faible, parfois caduque. Brun de poix plus ou
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
199
moins foncé, le pronotum plus clair, les élytres avec un très léger
reflet métallique. Long. 6 à 6,5 mm (Ankaratra) . 12. N. ankaratrae n. sp.
28. (25). Elytres non ovoïdes mais allongés, 1,71 à 1,73 fois plus longs que
larges ensemble. Pronotum peu transverse, à gouttière marginale
large et explanée. Fémurs postérieurs dépourvus de soie médiane.
Brun ferrugineux rougeâtre, plus foncé sur la tête, plus clair sur les
côtés du pronotum et des élytres. Long. 7 à 7,5 mm .
. 13. N. midongyanus n. sp.
29. (24). Stries des élytres profondes et assez larges, bien entières et bien
marquées. Pronotum transverse, les angles postérieurs subdroits et à
peine émoussés au sommet. Elytres courts et trapus, 1,56 à 1,58 fois
plus longs que larges ensemble, bien convexes. Brun rouge foncé, la
tête et le disque du pronotum très foncés, les côtés de ce dernier
dernier largement éclaircis. Long. 6 à 6,5 nmi (Montagne d’ Ambre).
. . . . . 14. N. lampros n. sp.
30. (17). Espèces ailées, à épaule bien marquée. Métépistemes longs, 2,5 à 3
fois plus longs que larges au bord antérieur.
31. (34). Strie 7 des élytres continuée régulièrement jusqu’à l’apex en
s’affaiblissant progressivement.
32. (33). Apex des élytres bien largement arrondi. Elytres moins convexes.
Brun ferrugineux uniforme, éclairci seulement dans la gouttière
marginale du pronotum. Long. 6 à 7 mm. ... 1 5. N. subpolitus (Alluaud)
33. (32). Apex des élytres légèrement tronqué- denté, l’angle suturai anguleux.
Elytres plus convexes, d’un vert métallique très sombre, largement
bordé de ferrugineux sur les côtés et en arrière. Long. 6 à 7 mm
(Andringitra et chaînes Anosyennes) . 16. N. aeneolus (Jeannel)
34. (31). Strie 7 des élytres s’approfondissant vers l’apex.
35. (36). Pronotum plus transversal, 1,21 à 1,24 fois plus large que long.
Elytres non ovoïdes mais subparallèles, à épaule bien marquée, à
troncature apicale peu sinuée, d’un brun de poix à peine teinté de
métallique, la suture et l’apex éclaircis. Pattes d’un testacé ferru¬
gineux. Long. 7,5 à 8 mm . 17. N. ambatovositrae n. sp.
36. (35). Pronotum modérément transversal, 1,17 fois plus large que long.
Elytres bien ovoïdes et plus convexes, à épaule assez effacée, à
troncature apicale fortement sinuée, d’un vert métallique brillant
Pattes sombres. Long. 8 mm . 18. N. vicinus n. sp.
37. (4). Apex de l’élytre prolongé en lobe plus ou moins anguleux au
sommet.
38. (45). Microsculpture élytrale fortement étirée en strioles transversales et
irrégulières.
39. (44). Espèces ailées, à épaule bien marquée. Métépistemes longs, 2,5 à 3
fois plus longs que larges au bord antérieur.
40. (43). Elytres unis, non cabossés.
200
P. Basilewsky
41. (42). Apex des élytres en lobes anguleux faibles. Stries élytrales fines et
peu profondes. Antennes plus courtes, dépassant la base du
pronotum de 3 articles. Brun de poix foncé, les élytres souvent avec
un très vague reflet métallique. Long. 8 à 9,5 mm .
. 19. N. obtusidens (Alluaud)
42. (41). Apex des élytres fortement prolongé en lobes très anguleux. Stries
élytrales superficielles et interrompues, les externes effacées.
Antennes plus longues, dépassant la base du pronotum de plus de 4
articles. Brun de poix foncé à noir, les élytres avec un éclat
métallique vif, variant du vert bleuâtre au violet foncé. Long. 8,5 à
10 mm . 20. N. mananarae n. sp.
43. (40). Elytres nettement cabossés, les intervalles pourvus de dépressions
entourant des mamelons légèrement saillants. Brun de poix foncé,
les élytres souvent plus clairs et avec un vague reflet métallique bleu
vert sombre. Long 9,5 à 10 mm . 21. N. cribellatus n. sp.
44. (39). Espèce aptère, à épaule effacée. Métépistemes très courts. Pronotum
peu transversal. Elytres non cabossés. Noir brillant. Long. 8 à 9 mm.
. 22. N. lapidicola n. sp.
45. (38). Microsculpture élytrale bien régulière, fonnée de mailles fermées,
1,5 à 2 fois plus larges que longues. Espèce ailée. Tête et pronotum
brun de poix ou brun ferrugineux, élytres d’un violet métallique
assez vif. Long. 9 à 9,5 mm . 23. N. hylonomus (Alluaud)
46. (3). Apex de l’élytre prolongé en forte dent spiniforme ou en épine.
47. (60). Strie 7 des élytres très faible sur toute sa longueur, parfois mieux
marquée en arrière (groupe sericeus).
48. (57). Elytres bruns ou noirs, non métalliques, avec parfois seulement un
reflet très vague et faiblement distinct.
49. (56). Espèces ailées. Elytres à 7e strie régulièrement affaiblie d’avant en
arrière, sans aucune perturbation. Pronotum pas plus rétréci en
avant, la base pas plus large que le bord antérieur. Microsculpture
élytrale profonde et rigoureusement isodiamétrale, la surface mate
et terne.
50. (55). Apex de l’élytre en dent spiniforme longue ou même en épine, bien
plus longue que large à la base.
51. (52). Elytres noirs, sans aucun reflet métallique, l’avant-corps noir
brillant. Long. 10,5 à 12 mm . 24. N. sericeus (Jeannel)
52. (51). Elytres avec un léger reflet métallique sombre ; avant-corps noir
brillant.
53. (54). Epine apicale de l’élytre moins longue, plus courte que le 1er article
des tarses postérieurs. Elytres moins allongés. Long. 11 à 12 mm
(Tsaratanana, Marojejy) . 25. N. rugicollis (Jeannel)
54. (53). Epine apicale de l’élytre particulièrement longue, aussi longue que
le 1er article des tarses postérieurs. Elytres plus allongés. Long. 11
mm (Andohahelo) . 26. N. lenis (Jeannel)
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
201
55.(50).
56.(49).
57. (48).
58. (59).
59.(58).
60.(47).
61. (64).
62. (63).
63.(62).
Apex de l’élytre en dent spiniforme relativement courte, à peine plus
longue que large à la base, à peine aussi longue que la moitié du 1er
article des tarses postérieurs. Elytres noirâtres, sans reflets métal¬
liques. Long. 10-12 mm (Ankaratra) . 27. N. micracis (Jeannel)
Espèce aptère. Pronotum fortement rétréci en avant, la base bien
plus large que le bord antérieur. Stries élytrales externes presque
effacées, la 7e nettement perturbée en arrière par une légère
dépression transversale. Microsculpture élytrale moins isodiamétrale
et moins profonde, la surface brillante. Noir sans reflets métalliques.
Long. 8 à 8,5 mm (Marojejy) . 28. N. perturbatus n. sp.
Elytres à coloration métallique assez vive. Strie 7 des élytres plus
nettement approfondie en arrière. Microsculpture élytrale assez
isodiamétrale mais superficielle, la surface brillante. Espèces ailées.
Angle apical externe de l’élytre effacé et bien largement arrondi.
Pronotum subcordiforme, les côtés très relevés et sinués en arrière,
la largeur maximale située un peu en avant du milieu, la base pas plus
large que le bord antérieur. Apex de l’élytre prolongé en forte dent
spiniforme. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Noir brillant,
les élytres avec un fort reflet métallique cuivreux ou vert pourpré.
Long. 12 à 13 mm (Tsaratanana) . 29. N. sogai (Basilewsky)
Angle apical externe de l’élytre bien marqué et subdenté. Pronotum
plus transversal et non subcordiforme, les côtés peu relevés et
nullement sinués en arrière, la largeur maximale plutôt en arrière
qu’en avant du milieu, la base plus large que le bord antérieur. Apex
de l’élytre en longue épine. Fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane. Noir brillant, les élytres d’un violacé pourpre foncé, la
suture souvent d’un vert métallique un peu cuivreux, parfois avec
des reflets de même couleur sur le disque. Long. 8,5 à 11 mm
(Tsaratanana) . 30. N. jeanneli (Basilewsky)
Strie 7 des élytres très profonde sur toute sa longueur jusqu’à l’apex,
non interrompue ni perturbée en arrière où elle est un peu défoulée
en dehors par un élargissement et un bombement des intervalles 7 et
8. Elytres de coloration métallique vive (groupe gallieniï).
Angle apical externe de l’élytre effacé.
Microsculpture de l’élytre rigoureusement isodiamétrale, formant
de petites mailles très profondes, détourant de petits tubercules bien
formés, rendant la surface mate. Noir, élytres d’un bleu sombre ou
violacé. Long. 10,5 à 11 mm . 31. N. olsoufïefïî (Alluaud)
Microsculpture de l’élytre en mailles superficielles, non transversales,
la surface brillante. Pronotum peu transverse et très légèrement
cordiforme, 1,06 à 1,10 fois plus large que long. Apex de l’élytre
prolongé en longue épine divergente. Elytres d’un vert métallique
vif et brillant, le plus souvent avec des reflets cuivreux bien
prononcés, parfois pourprés. Pattes brunes, à tibias femigineux.
Long. 13 à 14 mm (Tsaratanana) . 32. N. lautus (Basilewsky)
Source : MNHN, Paris
202
P. Basilewsky
64.(61). Angle apical externe de l’élytre bien marqué et dentiforme. Pronotum
légèrement trans verse, 1,12 fois plus large que long. Apex des
élytres prolongé en forte dent spiniforme non convergente, l’angle
suturai peu marqué ; microsculpture en mailles transversales. Brun
ferrugineux clair, les élytres d’un pourpré clair métallique vif. Pattes
et antennes d’un ferrugineux clair. Long. 14 mm .
. 33. N. gallienii (Alluaud)
1. groupe EULEPTUS
1. Notocolpodes euleptus (Mluaud)
Colpodes euleptus Alluaud, 1909, A un. Soc. eut. France , 78, p. 61.
Neocolpodes (s. str.) euleptus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 591, fig.
266.
Agonocolpodes (Apocolpodes) euleptus, Jeannel, 1951. Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 345, 348.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (A. Sicard , 111. 1933)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8 mm. Macroptère ou brachyptère. Noir, le
pronotum non éclairci latéralement, les élytres avec un très léger reflet violet sombre,
parfois à peine distinct, l’épine apicale très éclaircie à l’extrémité ; dessous brun
rougeâtre foncé ; pattes brunes, les tibias et surtout les tarses plus clairs que les fémurs ;
antennes d’un brun testacé.
Tête large, les yeux gros et assez saillants, plus longs que les tempes qui sont
obliques, un peu bombées chez la $ ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et profonds, atteignant le pore orbital antérieur. Dent labiale longue, étroite, très
acérée au sommet Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 2 articles.
Pronotum peu transverse, 1,10 à 1,15' fois plus large que long, à largeur maximale située
au milieu de la longueur, assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis,
marqués mais non saillants en lobes ; côtés régulièrement arrondis sur toute leur
longueur ; base droite, à peine relevée en oblique latéralement un peu plus large que le
bord antérieur ; angles postérieurs obtus et bien arrondis au sommet ; gouttière marginale
très étroite en avant, légèrement élargie et un peu explanée en arrière : dépressions
basilaires assez fortes, linéaires dans le fond ; sillon longitudinal médian fin et assez
profond. Elytres allongés, 1,80 à 1,90 fois plus longs que larges ensemble, légèrement
ovoïdes, bien convèxes ; épaule faiblement marquée ; gouttière latérale assez étroite ;
apex prolongé en une longue épine cylindrique dès la base, pointue à l’extrémité, aussi
longue (pie le 1er m'ticle des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, la troncature
apicale peu sinuée, l’angle suturai marqué et non arrondi ; intervalles assez bombés, les 3
pores dorsaux du 3e à peine distincts ; stries profondes, imponctuées, continuées
régulièrement jusqu’à l’apex, la 7e simple et non perturbée en arrière ; striole scutellaire
longue et profonde ; microsculpture en strioles transversales régulières, assez profondes,
ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de 18 pores bien espacés au milieu, les
postérieurs plus gros et plus profonds.
Pattes moyennes. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Métépistemes 2 à
2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 71 a; gonapophyse O fig. 72 a.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
203
Le développement des ailes chez cette espèce est assez variable ; elles peuvent
être parfaitement développées ou réduites à un long moignon alaire assez étroit mais
atteignant presque la longueur de l’élytre, et être alors certainement non fonctionnelles ;
cette variabilité n’est ni individuelle ni sexuelle, pour autant que j’ai pu en juger par
l’examen de tous les exemplaires que j’ai vus et affecte toute une population, la
conformation étant semblable chez tous les individus d’une même localité. L’altitude
aussi ne joue pas de rôle dans la réduction. Il est possible qu’il s’agisse d’une raciation
géographique, mais il faudrait, pour pouvoir l’affirmer, disposer de spécimens provenant
de localités plus nombreuses. Il est possible aussi que des facteurs ambiants aient une
certaine influence. Je n’ai pu déceler aucune autre différence entre les exemplaires
brachyptères ou macroptères, ni dans la morphologie externe, ni dans la conformation
des pièces génitales.
Distribution dans l’île. — L’espèce est propre au Nord et au Nord-Est de File.
Forme brachyptèrc. MADAGASCAR Nord : Montagne d’ Ambre (A. Sicard, III.
1933, 2 ex.). — Territoire de Diégo-Suarez (2 ex.).
MADAGASCAR Sambirano : Manongarivo, Poste Maromandia, distr. d’Analalava,
1 150 m (Andria R., XII. 1960, 2 ex.).
MADAGASCAR Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, Ambinanitelo, distr. Sambava, S00
m (Raharizonina, XII. 1958, 4 ex.). — Marojejy, rés. nat. int. XII, Ambatosoratra, distr.
Sambava, 1 000 m (P. Soga, VIII. 1960, 7 ex.).
Forme macroptère. MADAGASCAR SAMBIRANO : Contreforts du Tsaratanana, Haut
Sambirano, vallée de la Besanetribe, 1 200 m (P. Viette, XII. 1963, 2 ex.). — Nord de
Beangona-Ambevy, vallée d’Antremabe, distr. Ambanja, 400 m (P. Soga, II. 1964, 2 ex.).
MADAGASCAR Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 500 m (A. Peyrieras, IL 1974, 2
ex.). — Marojejy, Beondroka, distr. Sambava, 1 200 m (P. Soga, VI. 1960, 1 ex.). —
Belalono, 30 km S. -O. de Sambava (J. Vadon et A. Peyrieras, 1 ex.). — Antakotako (J.
Vadon, IX-XI. 1935, 1 1 ex.). — Région de Maroantsetra (J. Vadon, XI. 1934, XL 1935, 8
ex.). — Id., Sahantaha (J. Vadon, I. 1938, 1 ex.). — Id., Mahakiry (J. Vadon, X. 1938, 1
ex.). — Id., Ambodivoangy (J. Vadon, VIL 1945, XII. 1959, 8 ex.). — Id., Fampanambo
(J. Vadon, IX. 1959, IL 1960, III. 1961, 3 ex.). — Id., Ankovana(/. Vadon, VIII. 1945, 1
ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. groupe OBTUSIDENS
2. Notocolpodes marojejyanus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle
intégrale XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Brun foncé, les élytres plus sombres que
l’avant-corps et avec un léger reflet métallique, parfois très faiblement bleuté ; dessous
brun foncé, les épipleures du pronotum et des élytres plus clairs ; fémurs noirs, tibias et
tarses brun plus ou moins ferrugineux ; antennes d'un brun ferrugineux, le 1er article plus
foncé.
Source : MNHN, Paris
204
P. Basilewsky
Tête allongée, les yeux grands et modérément saillants, plus longs que les tempes
qui sont presque rectilignes ; bord antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux
larges et assez profonds, presque effacés en arrière. Dent labiale forte et pointue.
Antennes fines, dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum large et très
transversal, 1,35 à 1,40 fois plus large que long, un peu convexe, trapéziforme, bien plus
étroit en avant qu’en arrière, à largeur maximale fortement déportée en arrière et située
très près de la base ; bord antérieur droit ; angles postérieurs largement arrondis et
subdroits ; gouttière marginale large et explanée dès l’angle antérieur, s’élargissant
encore fortement en arrière ; dépressions basilaires profondes et linéaires, très bien
marquées ; sillon longitudinal médian fin et court, s’arrêtant au sillon transversal
postérieur qui est bien marqué entre les dépressions. Elytres larges et ovoïdes, 1,65 à
1,72 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale à peine en arrière du milieu,
assez convexes ; épaule faiblement marquée ; gouttière latérale étroite ; troncature
apicale très faiblement sinuée, l’angle suturai non lobé et largement arrondi ; intervalles
plans, les 3 pores dorsaux du 3e assez bien marqués ; stries très faibles, marquées par des
rangées de petits points bien alignés, seule la 1 re entière et bien marquée, la 7e s’effaçant
en arrière où elle est très faiblement perturbée ; striole scutellaire longue ; microsculp¬
ture en mailles régulières et un peu transversales, 2 fois plus larges que longues ; série
ombiliquée de 16 pores assez gros.
Pattes assez longues. Métépistemes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 71b; gonapophyse $ fig. 72 b.
Distribution dans Elle. — Espèce propre au massif du Marorejy.
MADAGASCAR Est : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale XII, 1 300 m
(A. Peyrieras, XII. 1972, 35 ex.). — Id., Anjanahgribe. distr. Andapa (P. Soga , IV. 1960,
III. 1961, 11 ex.). — Id., distr. Sambava, 1 140 m (P. Soga, IX-X. 1959, 63 ex.). — Id.,
Ambatosoratra, distr. Sambava, 1 000 m (P Soga, VIII. 1960, 2 ex.). — Id., distr.
Sambava, 1 300 m (P. Soga, IX-X. 1959, 5 ex.). — Id,distr. Sambava, 1 600 m (P. Soga,
XI. 1959, 1 ex.). — Id., Beondroka, distr. Sambava, 1 200 m (P. Soga , VI. 1960, 1 ex.).
— Id., Col central, distr. Sambava, 1 700 m (P. Soga, I. 1960, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Notocolpodes commistus n. sp.
Type. — Ilolotype, Madagascar Est, Hiaraka, baie d’Antongil, 500-1 000 m (A.
Peyrieras, IX. 1970) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 9 mm. Ailé. Brun de poix sans reflets métalliques, les
côtés du pronotum et des élytres nettement éclaircis ; dessous d’un brun ferrugineux,
plus clair sur les côtés ; pattes et antennes d’un bmn ferrugineux assez clair.
Espèce proche de marojejyanus n. sp., de coloration quelque peu différente ;
bord antérieur du labre droit ; pronotum moins trapéziforme et moins fortement rétréci
vers l’avant, 1,30 à 1,38 fois plus large que long, la largeur maximale moins fortement
déportée vers l’arrière et quelque peu éloignée de la base qui est moins large, les angles
antérieurs mieux marqués, un peu plus saillants ; élytres de même forme, 1,66 à 1,7 5 fois
plus longs que larges ensemble, à stries un peu mieux marquées sauf les externes, à
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
205
microsculpture bien plus irrégulière et formée de strioles transversales en mailles 4 à 5
fois plus larges que longues.
Edéage O fig. 71 o ; gonapophyse Ç fi g. 72 c.
Distribution dans l’Ile. — Madagascar Est : Baie d’Antongil, Hiaraka, 500-
1 000 m (A. P eyrieras , IX. 1970, 9 ex.). — Presqu'île Masoala, Ambohitsitondroina (J.
Vadon et A. P eyrieras. X. 1968, 2 ex.). — Ambodivoangy, près de Maroantsetra (J.
V adon, 1 959, VII. 1961,4 ex.). — Beanana, région de Maroantsetra (J. Vadon, VI. 1 945,
1 ex.). — Kainbolaza, distr. Mananara (J. Vadon, XI, 5 ex.). — Rés. nat. int. III,
Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga, III. 1957, 2 ex.). — Antsianaka (Perrot frères,
2e sem. 1893, 9 ex.). — Rogez, distr. de Brickaville (A.R., VI. 1957, 1 ex. ; j’ai quelques
doutes sur l’exactitude de cette capture).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Notocolpodes rufobrunneus (Basilewsky)
Neocolpodes (Haplocolpodes) rufobrunneus Basilewsky, 1970, Menu O.R.S.T.O.M. , 37, p. 72,
fig. 3.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Aptère, les ailes réduites à de minuscules
moignons. Brun ferrugineux à bran de poix, le pronotum et les côtés des élytres plus
clairs ; dessous bran ferrugineux à roux clair ; pattes testacées ; antennes brunâtres, les 3
derniers articles plus clairs.
Tête allongée, assez moyenne, les yeux gros mais peu saillants, un peu plus longs
que les tempes qui sont rectilignes : bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges
et assez longs. Dent labiale forte et pointue. Antennes fines, dépassant la base du
pronotum de 4 articles. Pronotum bien transverse, 1,26 à 1,31 fois plus large que long, à
largeur maximale située au milieu ; bord antérieur droit, angles antérieurs en lobes courts
et largement arrondis ; côtés régulièrement et fortement arrondis sur toute leur longueur,
à peine brièvement rectilignes devant les angles postérieurs qui sont légèrement obtus,
bien ouverts et largement arrondis ; base droite, un peu plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très large et bien explanée sur toute sa longueur, encore plus
fortement en arrière où les côtés sont nettement relevés ; dépressions basilaires
profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et long. Elytres ovoïdes et assez
courts, 1,50 à 1,55 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale au milieu,
bien convexes ; épaule peu marquée ; gouttière latérale assez large ; troncature apicale
oblique et très faiblement sinuée, l’angle suturai arrondi ; intervalles plans, légèrement
bombés en arrière, les 3 pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries fines et
moyennement profondes, subégales, très peu distinctement ponctuées, la 7e régulière¬
ment continuée jusqu’au sommet ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture très
serrée, formant un réseau de mailles rigoureusement isodiamétrales, rendant la surface
mate; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes longues. Métépisternes un pep moins de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage 0 fig. 71 d; gonapophyse Ç fig- 72 d.
Source : MNHN, Paris
206
P. Basilewsky
Distribution dans Pile. — Espèce propre au massif du Tsaratanana.
Madagascar SambirANO: Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964,111. 1965, 5ex.). — Id., versant Sud,
Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966, 1 ex.). — Id., piste de Mangindrano au
Maromokotra, au Nord du piton côté 2 362 m, 2 310 ni (P. Griveaud, P. Soga, P. Vietteet
D. Wintrebert, XI. 1966, 1 ex.). — Région Sud du Tsaratanana, Est de Mangindrano,
réserve spéciale de rAmbohimirahavavy, Antahivo Bemafo, 1 900 m (P. Soga, VIII.
1971, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
5. Notocolpodes punctatostriatus (Basilewsky) (fig. 70)
Neocolpodes ( Haplocolpodes ) punctatostriatus (Basilewsky), 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p.
71, fig. 2.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, versant Sud,
Andohananalila, 1 850 m (P. Soga, IV. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Aptère,
les ailes réduites à un moignon peu distinct. Bran à
brun de poix foncé, le pronotum souvent plus
foncé sur le disque et plus clair sur les côtés, les
élytres le plus souvent très légèrement irisés ;
dessous bran, plus clair sur l’abdomen ; pattes et
antennes brunes.
Tête allongée, les yeux moyens et peu
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont
presque rectilignes ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux larges et profonds. Dent labiale
forte et pointue. Antennes moyennes, dépassant la
base du pronotum de près de 3 articles. Pronotum
volumineux et transverse, 1,29 à 1,33 fois plus
large que long, peu convexe, à largeur maximale au
milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
larges lobes arrondis et nettement saillants ; côtés
régulièrement arrondis sur toute leur longueur et
plus rétrécis vers l’avant ; angles postérieurs pres¬
que droits mais largement arrondis au sommet ;
base droite, nettement plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale large et explanée,
encore plus en arrière où les côtés sont aplanis et
non relevés ; dépressions basilaires profondes et
subarrondies, avec un leger trait linéaire au bord tostriatus Basilewsky (dessin de
interne ; sillon longitudinal médian fin et peu Mme Berger).
profond. Elytres allongés et légèrement ovoïdes,
1,70 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, modérément convexes et même un peu
aplanis sur le disque, non élargis en arrière ; épaule peu marquée ; gouttière latérale assez
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
207
large ; troncature apicale à peine sinuée, l’angle suturai légèrement lobé mais bien
arrondi ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e assez bien marqués ; stries
moyennes, les internes un peu plus profondes que les externes qui sont nettement
ponctuées, la 7e simple et non perturbée, continuée jusqu’au sommet ; striole scutellaire
assez longue ; microsculpture forte, en mailles isodiamétrales ; séries ombiliquée de 16
pores.
Pattes longues. Métépisternes un peu moins de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage O fig. 71 e ; gonapophyse O fig. 72 e.
Distribution dans l’île. — Région du Tsaratanana.
MADAGASCAR SambiRANO : Région du Tsaratanana, N.-0. de Mangindrano, Anala-
bana. 1 649 in (P. Soga , IV. 1964, 11 ex.). — Massif du Tsaratanana, versant Sud,
Andohananalila, 1 850 m (P. Soga , III. 1967, 7 ex.). — Id., matsabory en dessous de
rAndohanisambirano, 2 050 in (P. Soga, XII. 1964, 3 ex.). — Id., versant Sud,
Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966, 1 ex.). — Région du Tsaratanana, Est
de Mangindrano, réserve spéciale de l’Ambohimirahavavy, Antahivo Bemafo, 1 900 m
(P. Soga, VIII. 1971, 6 ex.). — Id., Est de Mangindrano, zone de protect. de la rés. nat.
int. 4, Andohanimaevarano, 1 950 m (P. Soga, IX. 1971, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
6. Notocolpodes metallicus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, Ainbodino-
noka, 1 650 m (P. Soga, X. 1966) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9,5 mm. Ailé. Noir très brillant, le pronotum non
rebordé de clair latéralement, les élytres avec un reflet métallique verdâtre foncé ou
violet pourpre mais restant ternes ; dessous brun foncé, presque noir, pattes brunes, les
tarses plus clairs ; antennes brunes, le 1er article plus foncé.
Tête allongée et assez petite, les yeux très moyens mais assez saillants, plus longs
(pie les tempes qui sont bien rétrécies ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et assez profonds, atteignant le pore orbital antérieur. Dent labiale large et arrondie
au sommet. Antennes fines et longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles.
Pronotum à peine transverse, plutôt rectangulaire, 1,15 à 1,16 fois plus large (pie long,
peu convexe, à largeur maximale au milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
larges lobes arrondis et un peu saillants ; côtés très régulièrement mais faiblement arqués,
pas plus rétrécis en avant ; angles postérieurs bien marqués mais arrondis au sommet ;
base très légèrement convexe, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
assez large et nettement explanée sur toute sa longueur mais non élargie en arrière ;
dépressions basilaires profondes et subarrondies, limitées à l’intérieur par un petit trait
linéaire ; sillon longitudinal médian fin et peu profond. Elytres très allongés, 1,76 à 1,80
fois plus longs que larges ensemble, légèrement subovoïdes et un peu élargis en arrière,
peu convexes ; épaule arrondie et faiblement marquée ; gouttière latérale étroite ;
troncature apicale légèrement sinuée, l’angle suturai un peu lobé mais bien arrondi ;
Source : MNHN, Paris
208
P. Basilewsky
intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries larges et
profondes, la 7e simple et nullement perturbée en arrière ; striole scutellaire longue ;
microsculpture en mailles serrées et rigoureusement isodiamétrale, rendant la surface
mate ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 71 g ; gonapophyse $ fig- 72 f.
Distribution dans l’île. — Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana,
Ainbodinonoka, 1 650 m (P. Soga, X. 1966, 1 6 ). — Massif du Manongarivo, poste
Maromandia, distr. Analalava, 1 150 m (Andria R., XII. 1960, 1 ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
7. Notocolpodes onivensis (Alluaud)
Colpodes onivensis Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 11.
Neocolpodes ( Amaurocolpodes ) onivensis , JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 552,
595.
Neocolpodes (Haplocolpodes) onivensis , JEANNEL, 1 95 1, Mém. Inst. Sci. Mad. , A, 6, pp. 307, 308.
Neocolpodes (Haplocolpodes) onivensis subs phumeralis Jeannel, 1951, id., p. 308 (syn. nova).
Types. — onivensis Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Tsinjoarivo (G.
Olsoufieff, II. 1932) (Muséum, Paris).
humeralis Jeannel. Holotype, Madagascar Centre, Manjakatompo (P. Cachan, XI.
1948) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 1 0 mm. Ailé. Brun ferrugineux rougeâtre, élytres d’un
bran de poix foncé presque noir, très étroitement bordé de ferrugineux ; pattes et
antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête allongée, les yeux gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes
qui sont très courtes et bien obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et profonds, atteignant le pore orbital antérieur. Dent labiale large et bien arrondie
au sommet. Antennes fines et longues, dépassant la base du pronotum de 4 articles.
Pronotum assez transversal, 1,16 à 1,21 fois plus large tpie long, à largeur maximale
déportée un peu en avant du milieu, modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis mais non saillants ; côtés régulièrement arrondis en
avant, ensuite rectilignes et légèrement sinués ; angles postérieurs largement arrondis au
sommet mais faiblement obtus et bien marqués ; base droite, brièvement relevée en
oblique sur les côtés, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très
large et explanée, encore plus fortement en arrière ; dépressions basilaires très
profondes, légèrement longitudinales ; sillon longitudinal médian fin et peu profond.
Elytres très allongés, 1,84 à 1,87 fois plus longs que larges ensemble, à peine élargis en
arrière, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
assez étroite ; troncature apicale bien sinuée, l’angle suturai un peu lobé mais bien
arrondi ; intervalles presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries
larges et assez profondes, les externes pas plus faibles que les internes, la 7e non
perturbée et continuant régulièrement jusqu’au sommet, une légère dépression longitu-
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
209
dinale dans le dernier quart de la 6e ; striole scutellaire assez longue ; microsculpture très
régulière, en mailles rigoureusement isodiamétrales ; série ombiliquée de 1 8 pores.
Pattes assez longues. Métépistemes près de 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Fig. 71. — Edéages. a, Notocolpodes euleptus Alluaud ; b, N. marojejyanus n.sp. ; ; c, N.
ovalipennis Jeannel ; d, N. rufobrunneus Basilewsky ; e, N. punctatostriatus Basilewsky ; f, N.
ankaratrae n.sp. ; g, N. metallicus n.sp. ; h, N. onivensis Jeannel ; i, N. morpho Jeannel ; j, N.
suavis Alluaud ; k, N. lamprus n.sp. ; 1, N. nigrita Jeannel ; m, N. subpolitus Alluaud ; n, N.
aeneolus Jeannel ; o, N. commistus n.sp. ; p, N. midongyanus n.sp. ; q, N. rugicollis Jeannel.
Source : MNHN, Paris
210
P. Basilewsky
Edéage 6 fig. 71 h ; gonapophyse Ç fig. 72 h.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Tananarive (Waterlot, 1914,
1 ex.). — Tsinjoarivo,près deschûtesdel’Onive(G. Olsoufieff, II. 1932, 1 ex. ;A. Seyrig,
Jl. 1932, 3 ex.). — Manjakatompo, au pied du versant oriental de l’Ankaratra (P. Cachait,
XI. 1948, 1 ex.). — Distr. d’Ambatolampy, E. de Belanitra, Andranotabaka, 1 400 m (P.
Griveaud, III-IV. 1957, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je ne vois aucune différence entre les types d 'onivensis et de
humeralis.
8. Notocolpodes morpho (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) morpho Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 566.
Neocolpodes ( Haplocolpodes ) morpho, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad., A, 6, p. 309.
Type. — Holotype, Madagascar (ex. coll. Le Moult, ex coll. Alluaud) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8 mm. Aptère. Noir brillant (des exemplaires
probablement peu matures sont d’un brun ferrugineux), les élytres sans aucune irisation ;
dessous d’un brun ferrugineux plus ou moins clair ; pattes et antennes brunes.
Tête allongée et assez étroite, les yeux petits et peu saillants, un peu plus courts
tpie les tempes qui sont non ou à peine bombées ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges mais peu profonds. Dent labiale forte, arrondie au sommet. Antennes
longues et fines, dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum à peu près aussi
long que large (0,98 à 1,02 fois plus large que long), à largeur maximale au milieu, peu
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes à peine saillants ; côtés
faiblement mais régulièrement arqués ; angles postérieurs obtus et arrondis, très ouverts ;
base faiblement convexe, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très
modérément large, un peu élargie en arrière ; dépressions basilaires peu profondes ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond. Elytres très allongés, 1,81 à 1,86 fois plus
longs que larges ensemble, à largeur maximale au milieu, modérément convexes ; épaule
effacée ; gouttière latérale très étroite ; troncature apicale à peine sinuée, l’angle suturai
un peu lobé mais bien arrondi ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e nettement
marqués ; stries faibles, peu profondes, à peine distinctement ponctuées, la 7e simple,
non perturbée en arrière ; striole scutellaire très courte ; microsculpture très irrégulière
et assez faible, formant des mailles entremêlées et assez transversales ; série ombiliquée
de 15 pores.
Pattes assez longues. Métépisternes pas plus longs que larges.
Edéage d fig. 71 i ; gonapophyse Ç fig. 72 g.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre: Ampolomita, à l’Est de
Belanitra, distr. d’Ambatolampy (P. Griveaud, V. 1956, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. JEANNEL décrivit cette espèce sur 4 individus acquis par
Alluaud chez Le Moult et étiquetés simplement « Madagascar » sans autre précision.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
211
Par suite de sa ressemblance avec mauritiensis il admit la possibilité que ces spécimens
provenaient en réalité de l’île Maurice. Cette ressemblance est toute superficielle et la
découverte d’autres exemplaires par P. GRIVEAUD montre bien qu’il s’agit d’une espèce
malgache.
9. Notocolpodes suavis (Alluaud)
Colpodes suavis Alluaud, 1909, Ann. Soc. enl. France, 67, p. 55.
Neocolpodes (s. str.) suaris, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 565, fig. 254.
Agonocolpodes (s. str.) suavis , JEANNEL, 1951, Menu Inst. ScL MatL, A, 6, pp. 331, 333.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud , III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Brun rouge à brun de poix foncé ; dessous brun
rougeâtre plus ou moins foncé ; pattes d’un brun généralement assez sombre ; antennes
ferrugineuses, le 1er article plus foncé.
Tête allongée et assez petite, les yeux moyens et peu saillants, un peu plus longs
que les tempes qui sont rectilignes ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges
mais peu profonds. Dent labiale forte et pointue. Antennes dépassant la base du pronotum
de 3 articles. Pronotum très modérément transverse, 1,06 à 1,10 fois plus large que long,
à largeur maximale déportée en avant du milieu, peu convexe ; bord antérieur presque
droit ; angles antérieurs en très petits lobes arrondis et très légèrement saillants ; côtés
régulièrement mais assez faiblement arqués, presque rectilignes devant les angles
postérieurs qui sont obtus et bien marqués, arrondis au sommet ; base droite, pas plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et profonde, encore élargie en
arrière où elle est quelque peu explanée; dépressions basilaires grandes et assez
profondes, subarrondies ; sillon longitudinal médian bien marqué. Elytres allongés et
assez ovoïdes, 1,79 à 1,83 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale un peu
en amère du milieu, assez convexes ; épaule effacée ; gouttière latérale assez large ;
troncature apicale non sinuée, l’angle suturai non lobé et bien arrondi ; intervalles plans,
les 3 pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries faibles, souvent interrompues, la
7e simple et non perturbée en arrière ; striole scutellaire courte ; microsculpture en
strioles transversales assez serrées mais ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de
14 pores.
Pattes longues. Métépistemes courts, 1,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 71 j ; gonapophyse Ç fig- 72 i.
Distribution dans l’île. — Espèce plus particulièrement propre au massif de
l’Andringitra.
MADAGASCAR Est : Forêt Tanala, Amporombe ( Ch-Alluaud , III. 1901, 6 ex.). —
Id., Vinanytelo (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 ex.).
MADAGASCAR Centre : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850- 1 950 m, forêt dense
humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970 - 1. 197 1, 59 ex.). — Id.,
forêt Imaitso, Anjavidilava, 2 030 m (P. Griveaud, 1. 1958, 1 1 ex.). — Marositry, Est riv.
Antsifotra, 2 000 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970, 4 ex.). — Andringitra
Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m (Id., XI-XII. 1970, 9 ex.). — Andringitra
Source : MNHN, Paris
212
P. Basilewsky
Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, forêt dense humide de montagne (Id X-
XI. 1970, 24 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
10. Notocolpodes nigrita (Jeannel)
Agonocolpodes (s. str.) nigrita Jeannel, 1955. Mêm. Insu Sci MadL, E, p. 55, fig. 7.
n. Type- ~ Holotype, Madagascar Est, Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian, I. 1954)
(Muséum, Paris).
Description. Long. 7 à 8 mm. Aptère. Noir de poix assez brillant, le pronotum
souvent plus clair ou éclairci sur les côtés, les élytres parfois plus clairs le long de la
suture dessous brun, l’abdomen ferrugineux ; pattes d’un brun foncé ; antennes
testacées.
Proche de suavis Alluaud ; pronotum un peu moins transversal (1,12 à 1,19 fois
plus large que long) à largeur maximale plus nettement déportée en avant du milieu, la
gouttière marginale plus fortement élargie en arrière où les côtés sont plus nettement
releves et moins arqués; élytres moins convexes, à stries encore plus faibles et
interrompues, l’apex moins nettement lobé.
Edéage O' fig. 71 1 ; gonapophyse 9 fig. 72 j.
Distribution dans l’île. — Espèce des chaînes Anosyennes.
Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby, plateau Ando-
7J n1 ?5° m (Missi°n CNRS’ RCP n° 225' V‘ 1972’ 1 0 ex.). - Andohahelo,
1 800 m (R. Paulian , I. 1954, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
11. Notocolpodes ovalipennis (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) ovalipennis Jeanne!, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 546, 560.
Agonocolpodes (s. str.) ovalipennis , JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Mad.. A, 6, pp. 331, 333.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Andringitra (ex. coll. Le
Moult) (Muséum, Paris).
Description. Long. 5,5 à 6,5 mm. Aptère. Brun ferrugineux assez clair, la tête
plus foncée, les élytres parfois un peu enfumés sur le distpie ; dessous brun clair ; pattes
et antennes d’un brun très clair, presque teslacé.
Tête petite, allongée, le cou épais, les yeux gros et assez saillants, bien plus longs
que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre subsinué ; sillons
frontaux peu larges mais assez profonds. Dent labiale large et peu longue, arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 3 articles. Pronotum modérément
transverse, 1,15 à 1,21 fois plus large que long, à largeur maximale près du milieu,
rectangulaire et peu convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et à peine
marqués ; côtés très légèrement arqués en avant* ensuite presque rectiügnes ; angles
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
213
postérieurs obtus, très arrondis au sommet, assez effacés; base droite, brièvement
relevée sur les côtés, à peine plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez
large et un peu explanée en avant, encore élargie en arrière ; dépressions basilaires
subarrondies et peu profondes ; sillon longitudinal médian fin mais profond. Elytres
Fig. 72. — Gonapophyses. a, Notocolpodes euleptus Alluaud ; b, N. marojejyanus n.sp. ; c, N.
commistus n.sp. ; d, N. rufobrunneus Basilewsky ; e, N. punctatostriatus Basilewsky ; f, N.
metallicus n.sp. ; g, N. morpho Jeannel ; h, N. onivensis Jeannel ; i, N. suavis Alluaud ; j, N.
nigrita Jeannel ; k, N. midongyanus n.sp. ; 1, N. ovalipennis Jeannel ; m, N. ankaratrae n.sp. ; n,
N. subpolitus Alluaud ; o, N. lamprus n.sp.
Source : MNHN , Paris
214
P. Basilewsky
larges et très ovoïdes, peu allongés et trapus, à peine 1,32 à 1,40 fois plus longs que larges
ensemble, à largeur maximale en arrière du milieu, assez convexes ; épaule arrondie et
peu marquée ; gouttière latérale assez étroite ; troncature apicale à peine sinuée, 1 angle
suturai largement arrondi ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e très faiblement
marqués ; stries superficielles, saufla lr<!, souvent réduites à des rangées de petits points,
les externes presque complètement effacées, la 7e simple et non perturbée en arrière ;
striole scutellaire moyenne ; microsculpture en fines strioles en travers ; série ombi¬
liquée de 14 pores.
Pattes très moyennes. Métépistemes 1,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage <6 fig. 71c; gonapophyse $ fig. 721.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Andringitra.
Madagascar Centrç : Andringitra Est, Est riv. Antsifotra, 2 000 m, forêt dense
humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970, 35 ex.). — Andringitra
Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m (id., XI-XII. 1970, 441 ex.). — Id., zone
sommitale, falaises de l’Ivangomena, 2 100-2 500 m (id., XI-XII. 1970, 14 ex.). —
Andringitra, plateau Soaindrana, 2 090 m (R. Paulian, 1. 1958, 41 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
12. Notocolpodes ankaratrae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, Ambohimirandrana,
forêt de Betay, 2 200 m (Mission CNRS, RCP n° 225, I. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 6,5 mm. Aptère. Brun de poix plus ou moins foncé, le
pronotum plus clair, surtout sur les bords, les élytres avec un reflet métalüque plus ou
moins marqué, un peu cuivreux ; dessous testacé-ferrugineux ; pattes et antennes d’un
brun ferrugineux clair ou testacé.
Voisin d’ovalipennis dont il n’est peut-être qu’une sous-espèce. En diffère par le
pronotum (1,12 à 1,18 fois plus large que long) plus régulièrement arqué sur les côtés, les
angles antérieurs mieux marqués et légèrement saillants vers l’avant, à gouttière
marginale plus étroite sur toute sa longueur et peu élargie en arrière, par les élytres plus
allongés et moins trapus, 1,45 à 1,50 fois plus longs que larges ensemble, à stries encore
plus faibles, souvent presque vestigiales sauf la lrc, à microsculpture plus serrée, les
strioles transversales formant parfois des mailles plus ou moins fermées. Métépistemes
pas plus longs que larges au bord antérieur. Série ombiliquée de 1 5 pores. Sétulation du
5e article des tarses plus faible.
Edéage 6 fig. 71 f- gonapophyse $ fig. 72 m.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à l’Ankaratra.
MADAGASCAR Centre : Massif de l’Ankaratra, Ambohimirandrana, forêt de Betay,
2 200 m (Mission CNRS, RCP n° 225, I. 1972, 21 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
215
13. Notocolpodes midongyanus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Mont Papango, Sud-Ouest de Befotaka,
1 200 m (Andria R., III. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 7,5 mm. Aptère. Brun ferrugineux rougeâtre, un peu
plus clair sur les côtés du pronotum et plus foncé sur la tête, les élytres avec un léger reflet
métallique peu distinct, éclairci sur les côtés et le long de la suture ; dessous d’un
ferrugineux testacé clair ; pattes et antennes très claires, presque testacées.
Tête allongée, les yeux moyens et peu saillants, à peu près de la même longueur
que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez
profonds et atteignant le pore orbital antérieur. Dent labiale forte et assez pointue.
Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum peu transverse, 1,10 à
1,15 fois plus large que long, à largeur maximale non ou faiblement déportée en avant du
milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et très légèrement saillants vers
l’avant ; côtés régulièrement arrondis bien que nettement marqués ; base droite, pas plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large et assez explanée dès l’avant,
encore élargie en arrière où les côtés sont bien relevés ; dépressions basilaires profondes
et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et profond. Elytres allongés et assez
ovoïdes, 1,71 à 1,75 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale au milieu,
convexes ; épaule effacée ; gouttière latérale large ; troncature apicale non sinuée, l’angle
suturai non lobé et largement arrondi ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3' peu
marqués ; stries très peu profondes, légèrement ponctuées, les externes à peine plus
faibles, la 7e simple et non perturbée en arrière ; striole scutellaire courte ; microsculp¬
ture en strioles transversales assez serrées et ne formant pas de mailles ; série ombiliquée
de 16 pores.
Pattes longues. Contrairement aux autres espèces du genre, les fémurs posté¬
rieurs n’ont apparemment pas de soie médiane. Métépistemes courts, 1,5 fois plus longs
que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 71 p ; gonapophyse Ç fig. 72 k.
Distribution dans Pile. — Madagascar Est : Mont Papango, Sud-Ouest de
Befotaka, distr. Midongy du Sud, 1 200 m (Andria R. [obinson], III. 1959, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
14. Notocolpodes lampros n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 100
m ( Andria Robinson, XI. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 6,6 mm. Aptère. Brun rouge foncé, la tête et tout le
disque du pronotum très foncé, les côtés de ce dernier largement éclaircis ; dessous brun
ferrugineux assez clair ; pattes d’un brun ferrugineux ; antennes testacées.
Tête allongée, les yeux grands et assez saillants, nettement plus longs que les
tempes qui sont obliques et assez courtes ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et profonds. Dent labiale large, assez courte, bien arrondie au sommet. Antennes
dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum assez transverse, 1,21 à 1,26 fois
plus large que long, à largeur maximale au milieu, convexe ; bord antérieur droit ; angles
Source : MNHN, Paris
216
P. Basilewsky
antérieurs arrondis et presque effacés ; côtés très fortement et régulièrement arrondis et
presque effacés ; côtés très fortement et régulièrement arrondis sur presque toute leur
longueur, rectilignes un peu avant les angles postérieurs qui sont subdroits et fortement
marqués bien qu’arrondis à l’extrême sommet ; base droite, un peu plus large que le bord
Fig. 73. — Edéages. a, Notocolpodes vicinus n.sp. ; b, N. sericeus Jeannel ; c., N. obtusidens
Alluaud ; d, N. mananarae n.sp. ; e, N. cribellatus n.sp. ; f, N. hylonomus Jeannel ; g, N. jeanneli
Basilewsky ; h, N. perturbatus n.sp. ; i, N. sogai Basilewsky ; j, N. lapidicola n.sp. ; k, N. micracis
Jeannel.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
217
antérieur ; gouttière marginale large et explanée dès Pavant, encore élargie en arrière où
les côtés sont assez relevés ; dépressions basilaires profondes et linéaires dans le fond ;
sillon longitudinal médian profond. Elytres bien ovoïdes et assez courts, 1,56 à 1,58 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale près du milieu, bien convexes ;
épaule effacée ; gouttière latérale large ; troncature apicale non sinuée, l’angle suturai
bien arrondi ; intervalles à peine bombés, les 3 pores dorsaux du 3e peu distincts ; stries
profondes et assez larges, entières, les externes à peine moins fortes que les internes, la 7e
simple et non perturbée en arrière où elle continue régulièrement jusqu’au sommet ;
striole scutellaire assez longue ; microsculpture en mailles régulières, transversales, 3 à 4
fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 14 pores.
Pattes moyennes. Métépistemes courts, 1,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage c5 fig. 71 k ; gonapophyse Ç fig. 72 o.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d’ Ambre.
MADAGASCAR Nord: Montagne d’ Ambre, les Roussettes, 1100 m ( Andria
Robinson, XI et XII. 1958, 2 ex. ; P. Soga, II. 1959, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
15. Notocolpodes subpolitus (Alluaud)
Colpodes subpolitus Alluaud, 1932 , AJra, 4, p. 16.
Neocolpodes (s. str.) subpolitus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 565.
Agonocolpodes (s. str.) subpolitus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sri Mad., A, 6, pp. 331, 332.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun ferrugineux, le pronotum plus clair,
surtout latéralement, les élytres d’un vert métallique sombre, éclaircis sur les côtés et
souvent le long de la suture ; dessous brun ferrugineux clair ; pattes et antennes d’un brun
très clair, presque testacé. Le type est immature.
Tête allongée, les yeux gros et assez saillants, bien plus longs que les tempes qui
sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre très légèrement sinué ; sillons frontaux
larges, profonds en avant, plus faibles en arrière. Dent labiale large à la base, pas très
longue, pointue au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles.
Pronotum peu volumineux, peu transverse, 1,10 à 1,15 fois plus large que long, peu
convexe, à largeur maximale au milieu, de forme plutôt rectangulaire ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis et légèrement saillants ; côtés
faiblement arqués en avant, subrectilignes en arrière ; angles postérieurs un peu obtus et
arrondis au sommet mais bien marqués ; base très légèrement convexe, un peu plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale modérément large en avant, élargie et un peu
explanée en arrière ; dépressions basilaires moyennement profondes et subarrondies ;
sillon longitudinal médian fin mais assez profond. Elytres allongés et peu ovoïdes, 1,74 à
1,79 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale légèrement déportée en
arrière, modérément convexes ; épaule arrondie et faiblement marquée ; gouttière
latérale peu élargie ; troncature apicale non sinuée, l’angle suturai nullement lobé et
largement arrondi ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e légèrement marqués ;
Source : MNHN, Paris
218
P. Basilewsky
stries entières et bien marquées mais peu profondes, la 7 e simple et non perturbée en
arrière ; striole scutellaire moyenne ; microseulpture irrégulière, en strioles étirées en
travers ; série ombiliquée de 1 5 pores.
Pattes très moyennes. Métépisternes longs, près de 3 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage d fig. 71m; gonapophvse Ç fig. 72 n.
Distribution dans l’île. — Espèce répandue dans la partie centre-est.
Madagascar Est : Rés. nat. int. III, Ambatovositra (P. Soga , XII. 1956, 1 ex.). —
Route de Lakato, km 1 5, Ankasoka, 1 1 30 m (P. Griveaud , X. 1957, 3 ex.). — Périnet (G.
Olsoufieff, III. 1935, 5 ex. ;A. Peyrieras.X 1. 1972, 16 ex.). — Environs de Périnet, forêt
d’Analamazoatra, 910 m (A. Peyrierqs, XII- 1972, 1 ex.).
MADAGASCAR Centre : Andrangoloaka (Sikora, 1 ex.). — Ambatolaona, près de
Tananarive (A. R., VI. 1957, 7 ex.). — Forêt de Tsinjoarivo, distr. Ambatolampy (J. M.,
M. 1949, 1 ex.). — Forêt, col d'Ivohibe (A. R., IX. 1950, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Les exemplaires de l’Andohahelo cités sous ce nom par JEANNEL
en 1955 sont des aeneolus.
16. Notocolpodes aeneolus (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) aeneolus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 561.
Neocolpodes (s. str.) subpolitus subsp. flavolimbatus Jeannel, 1948, id., p. 565 (syn. nova).
Agonocolpodes (s. str.) subpolitus subsp. aeneolus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci . Mad., A, 6, p.
332.
Agonocolpodes (s. str.) subpolitus subsp. flavolimbatus, JEANNEL, 1951, id., p. 332.
Agonocolpodes (s. str.) subpolitus, Jeannel, 1955, Mém. Insu ScL Mad., E, 7, p. 55.
Types. — aeneolus Jeannel. Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Andringi-
tra (ex. coll. Le Moult) (Muséum, Paris).
flavolimbatus Jeannel. Holotype, Madagascar Est, Vinanytelo, forêt Tanala (Ch.
Alluaud, III. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Dessus brun ferrugineux plus ou moins
clair, le pronotum encore plus éclairci latéralement, les élytres d’un vert métallique très
sombre, bordés latéralement et à l’apex de ferrugineux, la largeur de cette bordure
pouvant s’élargir sur le disque et en envahir une grande partie (flavolimbatus Jeannel) ;
dessous brun ferrugineux clair à testacé ; pattes et antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête assez petite, allongée, les yeux gros et saillants, bien plus longs que les
tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre nettement sinué ; sillons
frontaux larges et modérément profonds. Dent labiale étroite et pas très longue, arrondie
au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum transverse,
1,19 à 1,24 fois plus large que long, à largeur maximale un peu en avant du milieu, peu
convexe, le disque généralement finement striolé en travers ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs arrondis et peu marqués ; côtés régulièrement arqués en avant, plus ou moins
rectilignes en arrière ; angles postérieurs obtus et ouverts mais assez largement arrondis ;
base à peine convexe, un peu relevée sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ;
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
219
gouttière marginale large et explanée dès l’avant, encore plus en arrière ; dépressions
basilaires larges et subarrondies ; sillon longitudinal fin mais assez profond. Elytres
allongés, faiblement ovoïdes, 1,72 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, à largeur
Fig. 74. — Gonapophyses. a, Notocolpodes aeneolus Jeannel ; b, N. ambatovositrae n.sp. ; c,
N. obtusidens Alluaud ; d, N. mananarae n.sp. ; e, N. cribellatus n.sp. ; f, N. olsoufieffi Alluaud ;
g, N. rugicollis Jeannel ; h, N. lenis Jeannel.
maximale à peine déportée en arrière, peu convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale assez large ; troncature apicale non sinuée, l’angle suturai non lobé mais
très légèrement anguleux au niveau du 3e intervalle ; intervalles plans, les 3 pores
dorsaux du 3' bien marqués mais peu profonds ; stries assez larges et assez profondes, la
Source : MNHN, Paris
220
P. Basilewsky
7e simple et non perturbée en arrière ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture en
strioles transversales très serrées ; série ombiliquée de 15 pores.
Pattes moyennes. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage O fig. 71 n ; gonapophyse $ fig. 74 a.
Distribution dansl’île. — Cette espèce se rencontre aussi bien sur F Andringitra
que sur les chaînes Anosyennes.
Madagascar Est : Forêt Tanala, Vinanytelo (Ch. Alluaud, III. 1901, 2 ex.). —
Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby, plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m
(Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972, 95 ex.). — Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian, I.
1954, 11 ex.).
MADAGASCAR Centre : Andringitra (ex. coll. Le Moult, 1 ex.). — Andringitra Est,
Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n°
225, XII. 1970-1971, 25 ex.). — Id., Marositry, Est riv. Antsifotra, 2 000 m, forêt dense
sclérophylle de montagne (Id. , XII. 1970, 1 ex.). — Id., 2 200 m, haut fourré arbustif de
montagne (Id., XII. 1970, 6 ex.). — Id., Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, forêt
dense humide de montagne (Id., I. 1971, 3 ex.). — Massif de l’Itremo, 1 615 m (A.
Peyrieras, I. 1975, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observations. — Je n’ai pu trouver aucune différence entre les exemplaires de
FAndringitra et ceux de FAndohahelo ; les spécimens cités par JEANNEL en 1955 de ce
dernier massif sous le nom de suhpolitus sont des aeneolns. D’autre part, flavolimbatus
Jeannel, décrit comme sous-espèce de subpolitns, n’est qu’une variante de coloration
d 'aeneolus chez laquelle la teinte claire envahit fortement le disque de l’élytre.
17. Notocolpodes ambatovositrae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, rés. naL int. III, Ambatovositra, Andrano-
malaza (P. Soga, II. 1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8 mm. Ailé. Brun, le pronotum éclairci sur les côtés,
les élytres brun de poix très foncé et à peine teintés de métallique, la suture et l’apex plus
clairs ; dessous brun un peu ferrugineux, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes d’un
brun testacé ferrugineux.
Tête allongée, les yeux gros et assez saillants, nettement plus longs que les tempes
qui sont obliques et assez courtes ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges
et assez profonds. Dent labiale large, très fortement arrondie au sommet. Antennes
dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum bien transversal, 1,21 à 1,24 fois
plus large que long, à largeur maximale au milieu, assez convexe ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs en larges lobes arrondis et un peu saillants ; côtés régulièrement et bien
nettement arrondis sur toute leur longueur, pas plus rétrécis en avant qu’en arrière ;
angles postérieurs obtus, arrondis au sommet mais bien marqués ; base très faiblement
convexe, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée dès
Pavant, encore plus en arrière ; dépressions basilaires grandes et assez profondes,
subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et assez profond. Elytres allongés, non
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
221
ovoïdes mais subparallèles, 1,74 à 1,79 fois plus longs que larges ensemble, à largeur
maximale au milieu, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière
latérale modérément large ; troncaturé apicale légèrement sinuée, l’angle suturai non
lobé et largement arrondi ; intervalles très légèrement convexes, les 3 pores dorsaux du
3e peu marqués ; stries assez larges et assez profondes, légèrement ponctuées, la 7e
régulière et non perturbée en arrière ; striole scutellaire longue ; microsculpture en
mailles transversales régulières, près de 4 fois plus larges que longues ; série ombiliquée
de 16 pores.
Pattes très moyennes. Métépistemes longs, 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Q fig. 74 b.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Rés. nat. int. III, Ainbatovositra,
Andranomalaza (P. Soga, XII. 1956 et II. 1957, 2 Ç |.
Répartition géographique. — Madagascar.
18. Notocolpodes vicinus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, route de Lakato, km 15, Ankasoka, distr.
Moramanga, 1 130 m (P. Griveaud, X. 1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 mm. Ailé. Noir brillant, le pronotum non éclairci
latéralement, les élytres d’un vert métallique brillant ; dessous noir de poix ; pattes
sombres, les tarses ferrugineux ; antennes d’un ferrugineux clair, le 1er article sombre.
Tête très allongée, les yeux gros et saillants, plus longs que les tempes qui sont
obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux larges et assez profonds.
Dent labiale courte, large, bien arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du
pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum modérément transverse, 1,17 fois plus
large que long, à largeur maximale au milieu, faiblement convexe, un peu plus rétréci en
avant qu’en arrière ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes arrondis et
légèrement saillants ; côtés bien arrondis en avant, beaucoup moins et presque rectilignes
en arrière ; angles postérieurs obtus et largement arrondis au sommet mais bien marqués ;
base subdroite, nettement plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et
explanée sur toute sa longueur mais surtout en arrière ; dépressions basilaires profondes
et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et assez profond. Elytres très allongés,
1,82 fois plus longs que larges ensemble, bien ovoïdes, à largeur maximale légèrement
déportée en arrière, assez convexes ; épaule effacée ; gouttière latérale assez large ;
troncature apicale assez fortement sinuée, l’angle suturai légèrement lobé, tronqué
intérieurement mais non anguleux ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3'
légèrement marqués ; stries larges et assez profondes, non ponctuées, la 7e profonde
jusqu’à l’apex et légèrement défoulée en arrière vers l’extérieur par un bombement et un
léger élargissement du 7e intervalle et une dépression longitudinale sur la 6e ; striole
scutellaire assez longue ; microsculpture fortement étirée en travers en strioles
entremêlées de mailles très transversales ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Métépistemes longs, 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage Cf fig. 73 a ; femelle inconnue.
Source : MNHN, Paris
222
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — Madagascar Est: Route de Lakato, km 15,
Ankasoka, distr. Moramanga, 1 130 m (P. Griveaud, X. 1957, 1 6 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
19. Notocolpodes obtusidens (Alluaud) (fig. 75)
Colpodes obtusidens Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 178.
Colpodes obtusidens, Alluaud, 1900, in A. Grandidier, Hist. phys. nat polit. Madag., XXI, Hist
nat. Coléopt., tome I, texte, 1" partie, p. 19.
Neocolpodes (s. str.) obtusidens, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548. 572, fig.
260, 261.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) obttisidens, Jeannel, 195 1, Mém. Inst. Sci. Mad. , A, 6, pp. 335, 337,
fig. 25.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8 à 9,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum bien
éclairci latéralement, les élytres bruns, souvent à vague reflet violacé ou verdâtre peu
prononcé ; dessous bmn de poix assez foncé ; pattes d’un brun foncé ; antennes bran
ferrugineux, le 1er article plus clair.
Tête allongée, les yeux gros et saillants, plus
longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur
du labre droit; sillons frontaux larges et profonds,
atténués en arrière. Dent labiale forte et arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 3
articles. Pronotum volumineux, transversal, 1,20 à 1,27
fois plus large que long, à largeur maximale près du
milieu, peu convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs largement arrondis en lobes non ou à peine
saillants ; côtés plus fortement rétrécis vers l’avant où ils
sont bien arrondis, ensuite rectilignes jusqu’aux angles
postérieurs qui sont subdroits, à peine obtus, arrondis au
sommet ; base droite, un peu plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée,
encore plus en arrière ; dépressions basilaires profondes
et subarrondies, limitées intérieurement par un bref trait
linéaire ; sillon longitudinal long, fin et modérément
profond. Elytres allongés, 1,74 à 1,80 fois plus longs que
larges ensemble, à largeur maximale faiblement dépor¬
tée en arrière, modérément convexes ; épaule arrondie
et bien marquée ; gouttière latérale large ; troncature
apicale non sinuée, l’angle suturai nettement en lobe très
anguleux et subdenté, tronqué vers l’intérieur ; inter¬
valles plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ;
stries fines et peu profondes à l’exception de la lre qui est p. 75 Notocol odes
bien marquée, les extérieures réduites à des rangées de o6n«I</e/is_Âllua°udC(dCprès
petits points, la 7e légèrement perturbée en arrière où Jeannel).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
223
elle est brièvement interrompue par une faible dépression transversale ; striole
scutellaire longue ; microsculpture formée de mailles régulières et transverses, 2 à 3 fois
plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Métépistemes près de 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 73 c ; gonapophyse $ fig. 74 c.
Distribution dans l’île. — Espèce fréquente dans le centre et le centre-est
MADAGASCAR Est : Antsianaka (Perrot frères, 2e sem. 1892, 8 ex.). — Bemanavy,
distr. Ainbatondrazaka (P. Soga, VII. 1957, 1 ex.). — Rogez (A. R., VI. 1957, 1 ex.). —
Fanovana (V adon, 3 ex. ;A. Seyrig, 1933, 3 ex.). — Périnet(G. Olsoufieff, III. 1935, 23
ex. ;J. V adon, XII. 51, 6 ex. ;A. Peyrieras, XI. 1972, 56 ex. — Environs de Périnet forêt
d’Analamazoatra, 810 m (A. Peyrieras, XII. 1972, 2 ex.). — Sandrangato, sur la route
d’Anosibe à Moramanga (4 ex.). — Forêt Nord d’Anosibe (R. P., I. 1951, 3 ex.). —
Ankasoka, route de Lakato, km 15 (A. Peyrieras, XI. 1972, 3 ex.).
MADAGASCAR Centre : Antananarivo (Sikora, 1 ex.). — Ambatolaona (A. R., VI.
1957, 1 ex.). — Est du lac Mantasoa, forêt Ambohiboatavo, 1 340 m (P. Griveaud et A.
Peyrieras, III. 1973, 1 ex.). — Id., Andrangoloaka (Sikora, 5 ex.). — La Mandraka (J.
Vadon, 18 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
20. Notocolpodes mananarae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est Mont Antampona, distr. Mananara (J. Vadon
et A. Peyrieras, VIII) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 10 mm. Ailé. Brun de poix foncé à noir, le pronotum
largement éclairci sur les côtés, les élytres variant du vert bleuâtre au violacé foncé assez
vif ; dessous brun ferrugineux ; pattes et antennes brun à ferrugineux clair.
Espèce voisine d ’obtusidens Alluaud, en différant par la coloration des élytres, par
les antennes plus longues, dépassant de plus de 4 articles la base du pronotum, la dent
labiale large à la base, très pointue au sommet par le pronotum plus transverse, 1,27 à
1,37 fois plus large que long, à angles postérieurs plus largement ouverts, par les élytres
(1,7 5 à 1,80 fois plus longs que larges ensemble) à stries bien plus faiblement marquées
sauf la 1 rc, superficielles, souvent interrompues ou même réduites à des rangées de petits
points, les externes plus ou moins effacées, l’apex plus fortement prolongé en lobe très
anguleux, formant presque un début d’épine ; microsculpture en mailles encore plus
transversales.
Edéage d fig. 73 d ; gonapophyse Ç fig. 74 d.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du district de Mananara
Nord.
MADAGASCAR Est : Mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, VIII, 17 ex.). —
Antanambe (i(L , VIII, 5 ex.). — Forêt du Kambolaza (J. Vadon, XI, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN , Paris
224
P. Basilewsky
21. Notocolpodes cribellatus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andranomandevy (Didy), distr. Ambaton-
drazaka (R. E., IX. 1956) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum assez
largement éclairci sur les côtés, les élytres souvent plus clairs et avec un vague reflet
métallique bleu vert sombre ; dessous brun foncé ; pattes et antennes brunes.
Tête allongée, les yeux gros et bien saillants, bien plus longs que les tempes qui
sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds et assez larges.
Dent labiale large, pas très longue, bien arrondie au sommet. Antennes longues,
dépassant la base du pronotum de plus de 4 articles. Pronotum transverse, 1,26 à 1,33
fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, assez convexe, plus rétréci vers
l’avant qu’en arrière ; bord antérieur droit ; angles antérieurs très largement arrondis dans
les deux premiers tiers, ensuite rectilignes ; angles postérieurs obtus et largement
arrondis mais nettement marqués ; base droite et plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très large et bien explanée, encore plus en arrière où les côtés sont
quelque peu relevés ; dépressions basilaires profondes et avec un petit trait linéaire dans
le fond ; sillon longitudinal médian fin et peu profond. Elytres allongés et subovoïdes,
1,73 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, assez trapus, modérément convexes, à
largeur maximale un peu en arrière du milieu; épaule arrondie et bien marquée;
gouttière latérale large ; troncature apicale légèremet sinuée, l’angle suturai nettement
prolongé en lobes anguleux et même un peu pointés au sommet ; intervalles plans, les 3
pores dorsaux du 3e bien marqués, nettement cabossés par des dépressions isolant de
petits mamelons ; stries très fines sauf la 1 rc, interrompues aux endroits des mamelons,
les externes encore plus faibles, la 7e un peu perturbée en arrière ; striole scutellaire
longue ; microsculpture transversale irrégulière, en strioles étirées, entremêlées parfois
de mailles 5 à 6 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Métépistemes près de 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage 6 fig. 73 e ; gonapophyse Ç fig. 74 e.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Andranomandevy (Didy), distr.
Ambatondrazaka, 1 039 m (R. E., IX. 1956, 8 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
22. Notocolpodes lapidicola n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andranomandevy (Didy), distr. Ambaton¬
drazaka, 1 039 m (E. R., X. 1956) (Muséum, Paris).
Description. — Long. — 8 à 9 mm. Aptère. Noir brillant, plus ou moins brun
chez quelques exemplaires peu matures, le pronotum non éclairci sur les côtés ; dessous
brun clair à brun foncé ; pattes très sombres, presque noires ; antennes ferrugineuses.
Tête allongée, les yeux grands mais peu saillants, nettement plus longs que les
tempes qui sont assez courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
225
profonds. Dent labiale large et arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du
pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum peu transverse, 1,06 à 1,13 fois plus
large que long, à largeur maximale au milieu, assez convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs arrondis et non ou à peine saillants ; côtés régulièrement arrondis sur toute
leur longueur et non relevés en arrière; angles postérieurs obtus et très ouverts,
Fig. 76. — Edéages. a, Notocolpodes lenis Jeannel ; b, N. olsoufieffi Alluaud ; c, N. lautus
Basilewsky.
largement arrondis ; base un peu convexe au milieu, relevée en oblique latéralement ;
gouttière marginale explanée dès l’avant où elle n’est que moyennement large,
s’élargissant et s’explanant assez fortement vers l’arrière ; dépressions basilaires petites
et assez profondes, limitées intérieurement par un petit trait linéaire ; sillon longitudinal
médian fin et peu profond. Elytres assez allongés, 1,65 à 1,75 fois plus longs que larges
ensemble, bien ovoïdes, à largeur maximale au milieu, peu convexes ; épaule effacée ;
gouttière latérale large ; troncature apicale légèrement sinuée, l’angle suturai formant un
lobe nettement anguleux au niveau du 3e intervalle mais non denté ; intervalles
subbombés, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries peu profondes mais bien
marquées, la 1 rc pas plus profonde, l’externe plus effacée, la 7e simple et non perturbée
en arrière ; microsculpture très étirée en travers, avec par endroits des mailles très
transversales, 5 à 6 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Métépisternes courts, à peine 1,3 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage d fig. 73 j ; gonapophyse Q fig- 77 g.
Source : MNHN, Paris
226
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Rés. nat. int. III, Ambatovositra,
Andranomalaza (P. Soga, VIII. 1956, 1 1 ex.). — Bemanavy, distr. Ambatondrazaka (P.
Soga , VIII. 1957, 3 ex.). — Andranomandevy (Didy), distr. Ambatondrazaka, 1 039 m
(E. R., X. 1956, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
23. Notocolpodes hylonomus (Alluaud)
Colpodes hylonomus Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 16.
Neocolpodes (s. str.) hylonomus. JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 549, 575, fig.
265.
Neocolpodes (s. str.) hylonomus , Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sri. Mad-, A, 6, pp. 323, 327.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Fanovana, vers 600 m (G. Olsoufieff)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 9,5 mm. Ailé. Brun de poix, très foncé sur la tête, plus
clair sur le pronotum qui est largement bordé latéralement de ferrugineux testacé ;
élytres d’un violet métallique assez vif ; dessous brun de poix, les épipleures plus clairs ;
pattes d’un brun ferrugineux, les tibias plus clairs ; antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête modérément allongée, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs
que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux très profonds, élargis en avant. Dent labiale assez large, aiguë mais arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum bien
transversal, 1,27 à 1,31 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, assez
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et nullement saillants ; côtés
bien arrondis en avant, rectilignes en arrière où ils sont fortement relevés ; angles
postérieurs largement arrondis mais marqués ; base droite, relevée en oblique sur les
côtés, bien plus large que le bord antérieur; gouttière marginale très large et très
explanée sur toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires profondes et
allongées ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux antérieur et
postérieur bien marqués, surtout le premier. Elytres très allongés, 1,82 à 1,85 fois plus
longs que larges ensemble, non ovoïdes et modérément convexes, à largeur maximale un
peu déportée en arrière du milieu ; épaule largement arrondie et bien marquée ; gouttière
latérale large ; apex nettement, bien que faiblement, prolongé en lobe bien anguleux au
niveau du 3e intervalle, l’angle suturai arrondi ; intervalles subplans, les 3 pores dorsaux
du 3e faiblement marqués ; stries assez profondes, les externes à peine distinctement
ponctuées, la 7e défoulée postérieurement en dehors par suite de l’élargissement et du
bombement des intervalles 7 et 8, et d’une dépression longitudinale sur la 6e strie, mais
bien profonde jusqu’au sommet ; striole scutellaire assez longue ; microsculpture bien
régulière, formée de mailles bien fermées, 1,5 à 2 fois plus larges que longues ; série
ombiliquée de 16 pores.
Pattes longues. Métépistemes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 73 f ; gonapophyse $ fig. 77 b.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
227
Distribution dans Pile. — Madagascar Est : Fanovana, distr. Moramanga (G.
Olsoufieff, 2 ex. ; A. Seyrig, 1933, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. groupe SERICEUS
24. Notocolpodes sericeus (Jeannel)
Neocolpodes (Amaurocolpodes) sericeus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 552,
597, fig. 273.
Neocolpodes ( Amaurocolpodes ) sericeus , JEANNEL, 1951, Menu Inst- Sri. Mad., A, 6, pp. 310,
311.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra (A. Seyrig)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 1 2 mm. Ailé. Noir, sans reflets métalliques, l’avant-
corps brillant, le pronotum éclairci sur les côtés, les élytres mats et ternes ; dessous brun
de poix foncé ; pattes et antennes brunes.
Tête allongée, les yeux gros et assez saillants, les tempes courtes et obliques ; bord
antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux larges et profonds. Dent labiale
large et arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles.
Pronotum un peu transverse, 1,1 5 à 1,22 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant
qu’en arrière, à largeur maximale située au milieu, le disque très faiblement striolé
transversalement au milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes
arrondis et un peu saillants ; côtés modérément mais réguhèrement arrondis sur toute
leur longueur, non relevés ; angles postérieurs un peu obtus et largement arrondis,
marqués ; base subdroite, de même largeur que le bord antérieur ; gouttière marginale
très large et assez explanée sur toute sa longueur ; dépressions basilaires profondes et
subarrondies, avec un léger trait longitudinal dans le fond ; sillon longitudinal médian
long et assez profond. Elytres allongés, 1,73 à 1,83 fois plus longs que larges ensemble,
légèrement élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et peu marquée ; gouttière
latérale assez étroite, apex prolongé en une longue dent spiniforme, presque en épine,
bien plus longue que large à la base mais plus courte que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe effacé, l’angle suturai bien marqué et légèrement
denticulé ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries très
superficielles, la 1 re un peu mieux marquée et entière, les autres souvent interrompues et
remplacées par une série de petits points, régulièrement affaiblies en arrière où la 7e est
simple et non perturbée ; striole scutellaire longue ; microsculpture à mailles isodiamé¬
trales bien serrées ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes moyennes. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage O fig. 73 b ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Domaine du Centre.
Source : MNHN, Paris
228
P. Basilewsky
Madagascar Centre : Est du lac Mantasoa, forêt Ambohiboatava, 1 340 m (A.
Peyrieras, IV. 1973, 1 ex.). — La Mandraka (J. Vadon, 1 ex.). — Ambositra,
Ankazomivady, 1 640 m (P. Griveaud, VII. 1957, 1 ex.). — Pays Betsileo, Ambatofito-
raliana, km 303, route nation. n° 7, 1 600 m (2 ex.).
Le type de JEANNEL est étiqueté : Ankaratra Ç4. Seyrig) ; c’est là une indication
que je suppose erronée.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — sericens et les 3 espèces suivantes constituent un complexe de
formes voisines, et il ne s’agit peut-être que de sous-espèces.
Fig. 77. — Gonapophyses. a, Notocolpodes gallienii Alluaud ; b, N. hylonomus Jeannel ; c, N.
micracis Jeannel ; d, N. jeanneli Basilewsky ; e, N. lautus Basilewsky ; f, N. sogai Basilewsky ; g,
N. lapidicola n.sp. ; h, N. perturbatus n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
229
25. Notocolpodes rugicollis (Jeannel)
Neocolpodes (Amaurocolpodes) rugicollis Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 552,
595.
Neocolpodes ( Amaurocolpodes ) rugicollis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sci Mad., A, 6, pp. 310,
311.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) rugicollis , Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M.,31, p. 74, fig.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala [loc. fais.] (ex coU. Le Moult)
(Muséum, Paris).
Description. Long. 1 1 à 1 2 inm. Ailé. Noir, l’avant-corps brillant, le pronotum
éclairci sur les côtés, les élytres mats, avec un léger reflet vert très sombre ; dessous brun
de poix très foncé, presque noir ; pattes et antennes d’un brun noirâtre.
Très voisin de sericeus , mais en diffère par la coloration légèrement métallique
des élytres, par le pronotum (1,18 à 1,24 fois plus large que long) plus fortement arrondi
sur les côtés, à gouttière marginale encore plus large et plus explanée, par la dent
spiniforme apicale encore plus longue et plus acérée au sommet, mais pas plus longue que
le 1er article des tarses postérieurs, par les élytres plus allongés, 1,85 à 1,90 fois plus
longs que larges ensemble, à striation et microsculpture semblables ; série ombiliquée de
18 pores.
Le type unique de JEANNEL présente une forte ridulation transversale sur le
pronotum qui n’est qu’une malformation accidentelle.
Edéagè d fig. 71 q; gonapophyse Ç fig. 74 g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux régions montagneuses septentrio¬
nales (Tsaratanana et Marojejy).
MADAGASCAR Sambirano : Massif du Tsaratanana, savane à Philippia et Bambous,
1 900 m (R. Paulian, X. 1949, 1 ex.). — Est de Mangindrano, rés. spéc. de
l’Ambohimirahavavy, Antahivo Bemafo, 1 900 m (P. Soga, VIII. 1971, 2 ex.).
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouest, rés. nat. int XII, distr. Sambava, 1 600 m (P.
Soga, XI. 1959, 1 ex.). — Anjanaharibe, distr. Andapa, 1 600 m (P. Soga , IV. 1960, 1
ex.).
L’espèce a été décrite sur un seul mâle acquis chez Le MOULT et étiqueté : Forêt
Tanala ; comme l’a montré JEANNEL en 1951 c’est une indication manifestement fausse.
Répartition géographique. — Madagascar.
26. Notocolpodes lenis (Jeannel)
Neocolpodes (Amaurocolpodes) lenis Jeannel, 1955, Mém. Inst. Sci Mad., E, 6, p. 52, fig. 5.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andohahelo (R. Paulian, 1. 1954) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 11 mm. Ailé. Noir, l’avant-corps brillant, le pronotum
éclairci sur les côtés, les élytres mats et ternes, avec un net reflet bleu sombre ; dessous
brun de poix ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux foncé.
Source : MNHN, Paris
230
P. Basilewsky
Espèce voisine des deux précédentes, caractérisée par sa coloration, par la dent
spiniforme apicale de Félytre encore plus longue, presque en épine acérée. Pronotum
modérément transverse, 1,14 à 1,20 fois plus large que long, à côtés assez régulièrement
arrondis en avant et en arrière, nettement relevés en arrière, à gouttière marginale très
large sur toute sa longueur. Dent labiale longue et étroite, arrondie au sommet.
Métépistemes moins longs, 2 fois plus longs que larges au bord antérieur. Elvtres très
allongés, 1,98 à 2,01 fois plus longs que larges ensemble, à striation et à microsculpture
semblables ; série ombiliquée de 1 8 pores.
Edéage 6 fig. 76 a ; gonapophyse Ç fig. 74 h.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de FAndohahelo.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian, I.
1954, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
27. Notocolpodes micracis (Jeannel)
Neocolpodes (A ma urocolpodes ) micracis Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 552,
597.
Neocolpodes ( Amaurocolpodes ) micracis , JEANNEL, 1949, id., 1 1, p. 1125.
Neocolpodes {Amaurocolpodes ) micracis , JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sel Mad. , A, 6, p. 311.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, 1 800 m (A.
Seyrig) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 12 mm. Ailé. Noir, l’avant-corps très brillant, le
pronotum non ou à peine éclairci sur les côtés, les élytres ternes et sans aucun reflet
métallique ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux sombre.
Bien que très voisin des trois précédents et appartenant certainement à la même
série phylétique, N. micracis en diffère essentiellement par l’apex de Félytre prolongé en
dent spiniforme bien plus courte, à peine plus longue que large à la base, pas plus longue
que la moitié du 1er article des tarses postérieurs. Pronotum assez transversal, 1,17 à
1,20 fois plus large que long, à côtés nettement et régulièrement arrondis sur toute la
longueur, peu relevés, à gouttière marginale large et bien explanée de l’angle antérieur à
la base. Elytres modérément allongés, 1,70 à 1,75 fois plus longs que larges ensemble, à
striation encore plus faible, à microsculpture semblable ; série ombiliquée de 16 pores.
Métépistemes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 73 k ; gonapophyse Ç fig. 77 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Ankaratra.
MADAGASCAR Centre : Ankaralra, 1 800 m (A. Seyrig, 1 ex.). — Ankaratra,
Ambohimirandrana, forêt de Betay, 2 200 m (Mission CNRS, RCPn°225, 1. 1972, 6 ex.).
— Forêt de Manjakatompo, au pied de F Ankaratra (J. Millot, XI. 1946, 3 ex. ; A. R., V.
1951, 3 ex. ;R. Benoist, VI. 1951, 1 ex.). — Id., battage des Mousses (A. R, XII. 1950, 1
ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
231
28. Notocolpodes perturbatus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy-Ouest, réserve naturelle intégrale
XII, distr. Sambava, 1 600 m (P. Soga, XI. 1959) (Muséum, Paris).
Description. Long. 8 à 8,5 mm. Aptère. Noir brillant, le pronotum non ou à
peine éclairci sur les côtés, les élytres plus ternes, sans aucun reflet métallique ; dessous
noir, éclairci sur les épipleures ; pattes et antennes d’un brun très sombre.
Tête allongée, les yeux très moyens, peu saillants, à peu près de même longueur
(pie les tempes qui sont longues et obliques ; bord antérieur du labre légèrement sinué ;
sillons frontaux larges et assez profonds. Dent labiale large, arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum transverse, 1,27 à 1,31
fois plus large que long, assez convexe, nettement plus rétréci en avant qu’en arrière, à
largeur maximale près du milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes
arrondis et quelque peu saillants ; côtés fortement arrondis en avant, presque rectilignes
en arrière ; angles postérieurs très légèrement obtus, presque droits mais largement
arrondis ; base droite, bien plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large
et explanée, encore plus fortement en arrière où les côtés sont légèrement relevés ;
dépressions basilaires en profond trait linéaire ; sillon longitudinal médian modérément
profond, les transversaux assez bien marqués, surtout le postérieur. Elytres allongés et
assez ovoïdes, 1,72 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, à largeur maximale en
arrière, assez convexes ; épaule peu marquée ; gouttière latérale peu large ; apex
prolongé en très forte dent spiniforme, presque en épine, bien acérée au sommet, un peu
plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, l’angle
suturai arrondi ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries
superficielles, sauf sur la lre qui est assez profonde, les externes presque effacées,
remplacées par des rangées de points très fins, la 7e effacée en arrière sauf sur la dent
apicale où elle est bien marquée, nettement perturbée et même effacée en arrière par une
légère dépression transversale ; striole seutellaire moyenne ; microsculpture un peu
moins isodiamétrale et moins profonde que chez les autres espèces, en mailles environ
1,5 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. Métépistemes courts, à peine 1,5 fois plus longs que larges
au bord antérieurs.
Edéage d fig. 73 h; gonapophyse O fig. 77 h.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouest, rés. nat. int XII, distr. Sambava, 1 600 m (P.
Soga, XI. 1959, lcf). — Marojejy, Ambodifiakarana, 1 600 m ( Raharizonina , XII.
1958, 1 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
29. Notocolpodes sogai (Basilewsky)
Neocolpodes (Amaurocolpodes) sogai Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 74, fig. 5.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana (versant Sud),
Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
232
P. Basilewsky
Description. — Long. 12 à 13 mm. Ailé. Noir brillant, le pronotum non ou
faiblement éclairci latéralement, les élytres avec un fort reflet métallique cuivreux ou
vert pourpré ; dessous noir et brillant, très faiblement irisé ; pattes et antennes noires.
Tête très allongée et assez étroite, les yeux gros et saillants, un peu plus longs que
les tempes qui sont très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et
profonds. Dent labiale longue, moyennement large, arrondie au sommet. Antennes très
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum assez transverse, 1,15 à
1,25 fois plus large que long, subcordiforme, à largeur maximale déportée en avant, peu
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et très
légèrement saillants ; côtés largement arrondis en avant, ensuite rectilignes et légèrement
sinués devant les angles postérieurs qui sont un peu obtus et arrondis à l’extrême sommet
mais bien marqués ; base à peine concave, relevée en oblique sur les côtés, pas plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale très large sur toute sa longueur, surtout en
arrière où les côtés sont relevés ; dépressions basilaires très profondes, en fort trait assez
long ; sillon longitudinal médian fin et peu profond. Elytres très allongés, 1,80 à 1,94 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale légèrement déportée en arrière, peu
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale profonde mais élargie
seulement un peu en avant du milieu ; apex prolongé en forte dent spiniforme, plus courte
«pie le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, l’angle suturai bien
marqué ; intervalles tout à fait plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries fines
et très peu profondes, les externes encore plus faibles et le plus souvent en rangées de fins
petits points, la 7e devenant plus profonde en arrière où elle n'est pas perturbée ; striole
scutellaire moyenne ; microsculpture isodiamétrale mais assez superficielle, en mailles
bien fermées ; série ombilitpiée de 15 pores.
Pattes longues. Fémurs postérieurs avec 2 soies médianes. Métépisternes 2,5 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage Cf fig. 73 i ; gonapophyse O fig. 77 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsraratanana.
Madagascar SambiranO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous «le
l’Andohanisambirano, 1 900 m (D. Wintrebert, XI. 1966, 1 ex.) - Id., Andohanamba-
toafo, 2 030 m (P. Saga , XII. 1966, 2 ex.). — Id., piste de Mangindrano au Maromokotra,
au Nord du piton côté 2 362 m, 2 310 m (P. Soga, XI. 1966, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar
30. Notocolpodes jeanneli (Basilewsky) (fig. 78)
Neocolpodes (O püthopiesù) jeanneli Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, pp. 79, 85, fig.
13, 16.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory
en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 1 1 mm. Ailé. Noir, les côtés du pronotum non ou à
peine éclaircis, les élytres d’un violacé pourpre foncé, la suture souvent d’un vert
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
233
métallique un peu cuivreux, parfois le disque avec des reflets de même couleur ; dessous
noir, les épipleures prothoraciques éclaircis ; pattes et antennes d’un brun sombre,
presque noires.
Tête modérément allongée, assez large,
les yeux gros mais moyennement saillants, un
peu plus longs que les tempes qui sont obliques ;
bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
bien profonds. Dent labiale courte et large, bien
arrondie au sommet. Antennes assez courtes,
dépassant la base du pronotum d’un peu moins
de 3 articles. Pronotum grand et transverse,
1,20 à 1,25 fois plus long que large, à largeur
maximale plutôt en avant qu’en arrière du
milieu, assez convexe ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs en larges lobes bien arrondis
et légèrement saillants ; côtés régulièrement
arrondis sur presque toute leur longueur, un
peu plus rétrécis en avant qu’en arrière, briè¬
vement rectilignes près des angles postérieurs
qui sont un peu obus, émoussés au sonnnet
mais bien marqués ; base droite, nettement
plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale large et explanée sur toute sa lon¬
gueur, encore plus en arrière où les côtés sont
modérément relevés ; dépressions basilaires
assez profondes et subarrondies, avec un léger
trait hnéaire dans le fond ; sillon longitudinal
médian fin et assez long mais peu profond.
Elytres allongés, 1,90 à 2,00 fois plus longs que
larges ensemble, faiblement élargis en arrière, Fig- 78. — Notocolpodes jeanneli Basi-
peu convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; lewsk>' <dessin de Mme Berger).
gouttière latérale étroite ; apex prolongé en
forte et longue dent spiniforme, presque en épine, très acérée au sommet, nettement plus
longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe nettement denté et
saillant, la troncature apicale bien sinuée, l’angle suturai bien marqué et même plus
souvent légèrement denticulé ; intervalles bien plans, les 3 pores dorsaux du 3e fortement
marqués ; stries très faibles, superficielles, les externes presque complètement effacées,
la 7e plus profonde en arrière et légèrement perturbée par une faible dépression
transversale ; striole scutellaire moyenne mais superficielle ; microsculpture assez
superficielle, formant des mailles isodiamétrales bien fermées ; série ombihquée de
16 pores.
Pattes assez longues. Métépistemes un peu moins de 3 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage cf fig. 73 g; gonapophyse ç fig. 77 d
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Tsaratanana
MADAGASCAR Sambirano : Massif du Tsaratanana (versant Sud), Andohananalila,
1 850 m (P. Soga, III. 1967, 1 ex.). — Id., matsabory en dessous de l’Andohanisam-
Source : MNHN, Paris
234
P. Basilewsky
birano, 2 050 m (P. Soga , XII. 1964, 5 ex.) - Id., camp 2, piste de Mangindrano au
Maromokotra, au Nord du piton côté 2 362 m, 2 3 1 0 m, (P. Gnveaud,P. Soga P. Viette et
D. Wintrebert, XI. 1966, 9 ex.). — Est de Mangindrano, rés. spec. de 1 Ambohuniraha-
vavy, Anlaliivo Bemafo, 1 900 m (P. Soga, Mil. 1971, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. groupe GALLIENII
31. Notocolpodes olsoufieffi (Alluaud)
Colpodes Olsoufieffi Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 16. , ,,,
Neocotpodes (Amaurocolpodes) Olsoufieffi. JEANNEL, 1948, Faune de 1 Empire franç., 10, PP.
^Neocolpodes (Amaurocolpodes) Olsoufieffi , JEANNEL, 1951, Mém. Inst ScL Mad., A, 6, pp. 310,
311.
Type. — Holotype, Madagascar Est, environs de Périnet (G. Okoufiejf) Mu¬
séum, Paris).
Description. - Long. 10,5 à 11,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum faiblement
éclairci latéralement, les élytres mats, d’un bleu sombre ou violacé : dessous noir de poix,
un peu plus clair au milieu ; pattes et antennes brun foncé.
Tête large, les yeux gros et saillants, plus longs que les tempes qui sont obliques ;
bord antérieur du labre droit; sillons frontaux larges, profonds seulement en arriéré.
Dent labiale large et arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4
articles. Pronotum transverse, 1,30 à 1,33 fois plus large que long à largeur maximale au
milieu, assez convexe ; bord antérieur droit; angles antérieurs largement arrondis en
lobes un peu saillants ; côtés assez fortement et régulièrement arrondis, non releyes ,
angles postérieurs bien obtus et assez ouverts bien qu’arrondis au sommet ; base droite, a
peine plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanee, surtout en
arrière : dépressions basilaires profondes et subarrondies, avec un léger trait lmeaire dans
le fond : sillon longitudinal fin et assez profond. Elytres assez allonges, 1,72 a 1,80 fois
plus longs que larges ensemble, nettement élargis en arriéré, convexes ; épaulé arrondie
et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une forte dent spiniforme
large à la base et bien acérée au sommet, non convergente, nettement plus courte que e
1-- article des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, a troncature apicale
sinuée, l’angle suturai bien marqué mais non denticulé ; intervalles plans, les 3 pores
dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries larges et profondes, les externes moins
fortes mie les internes, la 7e entière, non perturbée, approfondie encore en arriéré
striole scutellaire longue ; microsculpture forte et rigoureusement isodiametrale, rendant
la surface mate ; série ombiliquée de 16 pores. .
Pattes assez longues. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord anterieur.
Edéage O* fig. 76b ; gonapophyse $ fig. 74f.
Distribution dans File. — Espèce connue seulement de la région de Permet.
Madagascar Est : Environs de Périnet (G. Olsoufiejf, 1 $)• — Permet (A.R., III.
1954, 1 d).
Répartition géographique. — Madagascar
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
235
32. Notocolpodes lautus (Basilewsky) (fig. 79)
Neocolpodes (Opisthopiesis) lautus Basilewsky, Menu O.R.S.T.O.M., 37, pp. 78, 79, fig. 8, 9.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory
en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 13 à 14 mm. Ailé. Noir brillant, le pronotum légèrement
éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique vif et brillant, le plus souvent avec
des reflets cuivreux bien prononcés, parfois pourprés ; dessous brun de poix foncé,
éclairci sur les épipleures du prothorax et des élytres ; pattes bnmes, les tibias d’un
ferrugineux clair ; antennes d’un brun ferrugineux clair.
Tête très allongée, les yeux gros et très
saillants, plus longs que les temps qui sont
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges et profonds. Dent labiale très
large et assez courte, arrondie au sommet.
Antennes très longues, dépassant la base du
pronotum de 5 articles. Pronotum peu volumi¬
neux et peu transverse, 1,06 à 1,10 fois plus
large que long, légèrement cordiforme, à lar¬
geur maximale près du milieu, bien convexe ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs en
larges lobes arrondis et à peine saillants ; côtés
régulièrement et bien nettement arrondis en
avant, rectilignes en amère où Us sont à peine
sinués, bien relevés ; angles postérieurs bien
marqués, un peu obtus mais arrondis au som¬
met ; base subdroite, brièvement relevée en
oblique latéralement, non ou à peine plus large
que le bord antérieur ; disque très finement
striolé en travers ; gouttière marginale très
large et très explanée sur toute sa longueur ;
dépressions basilaires profondes et linéaires ;
sillon longitudinal médian fin et long, l’antérieur
et le postérieur bien marqués. Elytres très
allongés, 2,03 à 2,15 fois plus longs que larges
ensemble, presque subparallèles, bien convexes ;
épaule arrondie et bien marquée ; gouttière
latérale étroite, un peu élargie en avant du
milieu où l’élytre est un peu comprimé ; apex
prolongé en une forte et longue épine, un peu
divergente, presque aussi longue que les 2
premiers articles des tarses postérieurs, l’angle apical externe largement arrondi et effacé,
l’angle suturai bien marqué, presque denté ; intervalles un peu bombés, les 3 pores
dorsaux du 3e peu marqués ; stries profondes, la 7e continuée jusque sur l’épine apicale,
plus profonde en arrière, non perturbée mais défoulée en dehors par l’élargissement et le
l'ig. 79. — Notocolpodes lautus Basi¬
lewsky (dessin de Mme BERGER).
Source : MNHN, Paris
236
P. Basilewsky
bombement des intervalles 7 et 8 ; striole scutellaire longue ; microsculputure superfi¬
cielle en mailles irrégurières, à peine plus larges que longues ; série ombiliquée de 1 5
pores.
Pattes longues. Métépistemes presque 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage O* fig. 76 c ; gonapopbyse O fig- 77 e.
Distribution dans l’île. — Espèce du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar
33. Notocolpodes gallienii (Alluaud)
Colpodes Gaüienii Alluaud, 1909, Ann. Soc. enU France, 78, p. 62, fig.
Neocolpodes (s. str.) Gallienii, JEANNE1. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 588.
Neocolpodes (s. str.) Gallienii, JE ANNEE, 1951, Méni. Inst. Sci. Mad., A, 6, pp. 324, 330.
Type, _ Hobtype, Madagascar Est, forêt Tanala. Amporombe (Ch. Alluaud III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 14 mm. Ailé. Tête bnine, le pronotum d'un ferrugineux
clair surtout sur les côtés, les élytres d’un pourpre clair métallique assez vif ; dessous
ferrugineux clair, les épipleures rougeâtres ; pattes et antennes d’un ferrugineux clair
presque testacé.
Tête allongée, les yeux gros et saillants, bien plus longs que les tempes qui sont
courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et assez
profonds. Dent labiale courte et assez pointue. Antennes très longues, dépassant la base
du pronotum d’un peu plus de 5 articles, dépassant quelque peu la mi-longueur de
l’élytre. Pronotum peu transverse, 1,12 fois plus large que long, à largeur maximale au
milieu, peu convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en grands lobes largement
arrondis, assez saillants ; côtés régulièrement arrondis, un peu plus rétrécis en avant
qu’en arrière, faiblement relevés ; angles postérieurs faiblement obtus et bien arrondis au
sommet ; base droite, brièvement relevée en oblique latéralement ; gouttière marginale
large et explanée sur toute sa longueur, encore plus en arrière ; dépressions basilaires
larges et profondes, un peu allongées, avec un léger trait linéaire dans le fond ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond, l'antérieur et le postérieur légèrement marqués.
Elytres très allongés, 2,06 fois plus longs que larges ensemble, subparallèles et à peine
élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex prolongé en arrière en forte dent spinifonne large à la base et très acérée au
sommet, l’angle apical externe fortement marqué et même prolongé en une nette dent
dirigée vers l'arrière, la troncature apicale très profondément sinuée, l'angle suturai
marqué mais très obtus ; intervalles bien convexes, les 3 pores dorsaux du 3' peu
marqués ; stries profondes, les externes aussi fortes que les internes, la 7e profonde sur
toute sa longueur, continuée jusque sur la dent apicale et quelque peu défoulée en dehors
par un élargissement et un bombement des intervalles 7 et 8 ; striole scutellaire assez
longue ; microsculpture peu profonde, en mailles bien fermées et un peu transversales, 2
à 3 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 19 pores.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
237
Pattes longues. Métépistemes 3 fois plus longs (pie larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 77 a.
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que par le type unique.
Madagascar Est: Forêt Tanala. Amporombe (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 5 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Le seul exemplaire connu a la partie terminale des tarses
postérieurs brisée, mais le 5e article des intermédiaires est bien sétulé en dessous.
28. Genre Leptocolpodes nov.
Espèce type du genre : Neocolpodes bispinosus Jeanne!, 1948.
Description. — Espèces de taille moyenne ou assez grande, brachyptères ou
macroptères, les élytres généralement d’un métallique vif.
Tête large ou allongée, à fine microsculpture réticulaire, les yeux assez saillants,
le vertex bien séparé du cou par une dépression transversale ; suture clypéo-frontale bien
marquée. Dent labiale toujours présente et arrondie au sommet ; deux soies latérales au
submenton. Mandibules moyennes, larges à la base, légèrement recourbées et acérées au
sommet. Palpes normaux, assez longs, l’avant dernier article plus ou moins égal au
dernier, tant aux labiaux qu’aux maxillaires. Pronotum peu ou modérément transverse, à
gouttière marginale large et assez profonde, imponctué, à fine microsculpture transver¬
sale. Elytres allongés, convexes, l’apex largement arrondi ou prolongé en dent spiniforme
ou en épine ; microsculpture variable.
Pattes moyennes à longues. Protibias toujours fortement sillonnés longitudina¬
lement. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses intermédiaires et
postérieurs étroits et allongés, sans sillon ni carène à la face dorsale ; 4e article des
postérieurs simplement écliancré ou légèrement lobé ; 5e article sétulé en dessous ;
protarses du mâle conformés normalement.
Deux soies orbitales de chaque côté. Les deux soies prothoraciques latérales
présentes. Pore basilaire de l’élytre inséré à l’origine de la 1 re strie ; seuls les 3 pores
dorsaux du 3e intervalle présent; 2 soies apicales, souvent insérées sur l’épine
postérieure ; série ombiliquée de 16 à 18 pores.
Répartition géographique. — Ce genre, qui compte 4 espèces à Madagascar
(toutes dans les massifs du Nord), est également représenté en Afrique car il faut lui
rattacher les espèces suivantes : leleupi Basilewsky et overlaeti Burgeon du Shaba
(Zaïre), usambaranus Alluaud et mgetae Basilewsky de Tanzanie, corynoscitus
Basilewsky du Natal, et peut-être aussi velox Péringuey du Natal.
Tableau des especes malgaches
1.(2). Apex des élytres bien arrondi, ni lobé ni prolongé en épine. 7e strie
régulière jusqu’au sommet, nullement perturbée ni spécialement
approfondie en arrière. Microsculpture élytrale forte et rigoureu-
Source : MNHN , Paris
238
P. Basilewsky
seraent isodiamétrale, détourant de petits tubercules rendant la
surface mate. 4e article des tarses postérieurs simplement échancré.
Elytres non métalliques, bruns. Long. 8 à 9 mm (Tsaratanana et
Marojejy) . I L. erythropus (Jeannel)
2. (1). Apex des élytres prolongé en forte dent spinifonne ou en épine ; 7e
strie perturbée en arrière. Microsculpture élytrale irrégulière,
jamais forte. 4e article des tarses postérieurs légèrement lobé.
Elytres métalliques.
3. (4). Stries élytrales très profondes sur toute leur longueur, non ponc¬
tuées, la 7e quelque peu défoulée en dehors postérieurement par un
assez fort bombement et un élargissement des intervalles 7 et 8 mais
ininterrompue et profonde jusqu'au sommet ; angle apical externe
arrondi ou quelque peu marqué ; apex prolongé en forte épine
cylindrique dès la base, acérée et divergente ; intervalles assez
convexes. Microsculpture élytrale en strioles étirées en travers et ne
formant pas de mailles fermées. Pronotum moins transversal. Noir
brillant, les élytres vivement colorés de vert cuivreux métallique,
souvent pourpré. Pattes d’un brun plus ou moins ferrugineux, les
tibias plus clairs que les fémurs. Long. 11 à 13 mm (Tsaratanana).
. 2.L. bispinosus (Jeannel)
4. (3). Stries élytrales faibles ou superficielles, ponctuées, la 7e inter¬
rompue et plus ou moins perturbée en arrière par une légère
dépression transversale ; angle apical externe très arrondi et effacé ;
apex prolongé en forte dent spiniforme large à la base et non
divergente ; intervalles tout à fait plans. Microsculpture élytrale en
mailles faibles mais isodiamétrales. Pronotum plus transversal.
Pattes sombres.
5. (6). Pronotum peu transversal, 1,15 à 1,18 fois plus large (pie long, à
côtés nettement sinués en arrière, les angles antérieurs en lobes non
saillants. Elytres plus allongés, à stries faibles mais non superfi¬
cielles, entières. Dent spiniforme de l’apex plus forte. Noir, les
élytres d’un vert bleuté ou d’un cuivreux un peu terne. Long 1 0,5 à
11,5 mm (Tsaratanana) . 3. L. pictus (Basilewsky)
6. (5). Pronotum bien transversal, 1,28 à 1,30 fois plus large que long, à
côtés non ou à peine sinués en arrière, les angles antérieurs en lobes
quelque peu saillants. Elytres moins allongés, à stries tout à fait
superficielles, souvent réduites à de simples rangées de petits
points. Dent spiniforme de l’apex moins forte. Noir, les élytres d’un
bleu violacé plus ou moins brillant, la suture avec un reflet vert
bleuâtre. Long. 11 à 11,5 mm (Tsaratanana) . 4. L. subpictus n. sp.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
239
1. Leptocolpodes erythropus (Jeannel)
Neocolpodes ( Haplocolpodes ) erythropus Jeannel, 1951, Menu Inst ScL MatL, A, 6, pp. 307, 308.
Neocolpodes ( Haplocolpodes ) erythropus , Basilf.WSKY, 1970, Menu Q.R.S.T.O.M. , 37, p. 69.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, dans la forêt à
Mousses, 1 500 m (R. Paulian, X. 1 949) (Muséum, Paris).
Description Long. 8 à 9 mm. Ailé ou braehyptère. Bran ferrugineux foncé, les
côtés du pronutum et des élytres testacés, ces derniers très ternes ; dessous brun
ferrugineux ; pattes et antennes d’un bnm très clair, presque testacées.
Tête large et assez courte, les yeux gros et assez saillants, bien plus longs que les
tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre subdroit, très légèrement convexe ;
sillons frontaux larges et peu profonds. Dent labiale pointue mais arrondie au sommet.
Antennes assez épaisses, dépassant la base du pronotum de 3 articles. Pronotum bien
transverse, 1,20 à 1,22 fois plus large que long, assez convexe sur le disque, à largeur
maximale en avant du milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes
arrondis et un peu saillants ; côtés largement arrondis en avant, ensuite longuement
rectilignes, fortement relevés sur toute leur longueur ; angles postérieurs obtus et bien
marqués, arrondis au sommet ; base droite, à peine plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très large, profonde et explanée sur toute sa longueur, surtout en
arrière ; dépressions basilaires assez grandes, bien profondes, subarrondies, limitées
intérieurement par un faible trait ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux moyennement marqués. Elytres modérément allongés, 1,64 à 1,74 fois plus
longs que larges ensemble, à largeur maximale près du milieu, assez ovoides et bien
convexes ; épaule arrondie et modérément marquée ; gouttière latérale assez large ; apex
non prolongé en lobe et largement arrondi, la troncature apicale à peine distinctement
sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries larges
et assez profondes, imponctuées, toutes également marquées, la 7e régulière jusqu’au
sommet et non perturbée, pas plus faible que les autres ; striole scuteflaire moyenne ;
microsculpture forte et régulière, rigoureusement isodiamétrale, rendant toute la surface
mate ; série ombiliquée de 18 pores.
Pattes très moyennes. 4e article des tarses postérieurs simplement échancré.
Métépistemes assez courts, 2 à 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig.8 1 g; gonapophyse Ç fig.8 1 a.
Distribution dans l’île. — Espèce localisée dans le Nord de l’île, sur le
Tsaratanana et le Marojejy.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 m (R.
Paulian, X. 1949, 1 Ç ).. — Mont Tsaratanana (Porrior de la Bâthie, 1913, 1 § ).
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouest, rés. nat. int XII., distr. Sainbava, 1 600 m
(P. Soga, XI. 1959, 1 6 ).
Répartition géographique. — Madagascar
Observation. — Les 2 Ç du Tsaratanana sont très brachyptères, avec seule¬
ment un court moignon alaire et les métépistemes plus courts. Par contre, le d du
Marojejy a les ailes normalement développées et les métépistemes plus longs. Je n’ai pu
relever aucune autre différence chez ces 3 individus.
Source : MNHN, Paris
240
P. Basilewsky
2. Leptocolpodes bispinosus (Jeannel) (fig. 80)
Neocolpodes (s. str.) bispinosus Jeannel, 1948, Faune de 1 Empire franç., 10, pp. 550, 584.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) bispinosus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sci Mad., A, 6, pp. 335, 339, fig.
27.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) bispinosus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 99.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) bispinosus matsaboryensis, BASILEWSKY, 1970, id., p. 100, fig. 27
(syn. nova).
Types. — bispinosus Jeannel, Holotype, Madagascar, forêt Tanala (loc. fais.) (ex
coll. Le Moult) (Muséum, Paris).
matsaboryensis Basilewsky. Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsarata-
nana, matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 1 1 à 1 3 mm. Ailé. Noir brillant, les côtés du pronotum
légèrement éclaircis, les élvtres très vivement colorés de vert cuivreux métallique,
souvent pourpré ; dessous brun brillant ; pattes et antennes d un brun plus ou moins
ferrugineux assez clair, les tibias plus clairs que les fémurs.
Tête allongée, fortement rétrécie en arrière,
les yeux gros et bien saillants, bien plus longs que
les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du
labre subdroit, très faiblement concave ; sillons
frontaux assez profonds. Dent labiale forte, arron¬
die au sommet Antennes longues et fines, dépas¬
sant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum
non ou peu tranverse, 1,05 h 1,14 fois plus large
que long, à largeur maximale située en avant du
milieu, assez convexe, le disque très légèrement
ridule transversalement; bord antérieur droit;
angles antérieurs arrondis et ne formant pas de
lobes ; côtés légèrement arrondis en avant l’angle
médian assez marqué, ensuite rectilignes et plus
ou moins nettement sinués, peu relevés ; angles
postérieurs bien marqués et faiblement obtus,
arrondis au sommet ; base droite, bien relevée en
oblique latéralement pas plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale assez large et expla¬
née sur toute sa longueur, encore un peu élargie en
arrière ; dépressions basilaires profondes et linéai¬
res ; sillon longitudinal médian fin et bien marqué,
les transversaux bien indiqués. Elytres très allon¬
gés, 2,04 à 2,15 fois plus longs que larges ensem¬
ble, à peine élargis en arrière du milieu et non
ovoïdes, bien convexes, un peu comprimés latéra¬
lement dans le 1er tiers ; épaule arrondie et
fortement marquée ; gouttière latérale étroite ;
apex prolongé en forte épine cylindrique dès la
base, bien acérée et divergente au sommet plus longue que le 1er article des tarses
postérieurs ; angle apical externe arrondi et effacé ou quelque peu marqué ; intervalles
Fig. 80. — Leptocolpodes bispinosus
Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
241
assez convexes, les 3 pores dorsaux du 3ff peu distincts ; stries très profondes sur toute
leur longueur, non ponctuées, la 7e quelque peu défoulée vers le dehors en arrière par
suite d’un fort bombement et un élargissement des intervalles 7 et 8, mais continuée sans
interruption jusqu’au sommet ; microsculpture en fines strioles étirées en travers sans
former de mailles ; série ombiliquée de 1 8 pores.
Pattes très longues. 4e article des tarses postérieurs légèrement lobé. Métépistemes 3
fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage es" fig. 81 h ; gonapophyse 9 fig. 81 f.
Fig. 81. — Gonapophyses. a, Leptocolpodes erythropus Jeannel ; b, L. bispinosus Jeannel ; c,
L. pictus Basilewsky ; d, L. subpictus n.sp. ; e, Protocolpodes tratorius Basilewsky. — Edéages. f,
Leptocolpodes pictus Basilewsky ; g, L. erythropus Jeannel ; h, L. bispinosus Jeannel.
Distribution dans l’île. — L’espèce fut décrite par Jeannel sur un exemplaire
acquis chez Le MOULT et étiqueté «Forêt Tanala», indication que l’auteur a considérée, à
juste titre, en 1951, comme fausse. Elle est propre au massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de l’An-
dohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 35 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
242
P. Basilewsky
Observation. — J’ai décrit la subsp. matsaboryensis sur cette série d’exem¬
plaires recueillie par P. SOGA, et différant du type unique de bispinosus Jeannel par le
pronotum un peu plus large et plus transverse (1,07 à 1,14 fois plus large que long contre
1,05), par l’angle apical externe de Pélytre moins fortement marqué (l’indication de
JEANNEL selon laquelle cet angle serait un peu saillant est erronée, de même que celle sur
l’absence de la soie prothoracique antérieure) et par la microsculpture de l’élytre plus
distincte. Il est fort probable que ce ne sont là que des variations individuelles, puisque la
forme nominale n’est connue que par une seule Ç de provenance indéterminée.
3. Leptocolpodes pictus (Basilewsky) (fig. 82)
Neocolpodes ( Opisthopiesis ) pictus Basilewsky, 1950, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, pp. 72, 82, fig. 15.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 11 mm. Ailé. Noir brillant, l’avant-corps avec de
légers reflets métalliques bleuâtres, les élytres d’un vert bleuté ou d’un cuivreux assez
terne ; dessous noir brillant ; pattes et antennes d’un brun très foncé.
Tête très allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux gros et assez saillants, pas plus
longs que les tempes qui sont très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges, longs et assez profonds. Dent labiale large, pas très longue, arrondie au
sommet Antennes longues, dépassant la base du pronotum de plus de 5 articles.
Pronotum faiblement transverse, 1,15 à 1,18 fois plus large
que long, à largeur maximale située en avant du milieu, un
peu cordiforme, le disque convexe ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs largement arrondis en lobes non saillants ;
côtés faiblement arrondis en avant ensuite rétrécis et
nettement bien que faiblement sûmes, bien relevés en
arrière ; angles postérieurs très peu obtus, bien marqués,
émoussés au sommet ; base droite, nettement mais briè¬
vement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le
bord antérieur ; gouttière marginale large et bien explanée
sur toute sa longueur, très profonde en arrière ; sillon
longitudinal médian long et profond, les transversaux bien
marqués ; dépressions basilaires très profondes, en large
trait linéaire. Elytres très allongés, 1,92 à 1,96 fois plus
longs que larges ensemble, peu ovoïdes, à peine élargis en
arrière, convexes, un peu comprimés latéralement près du
1er tiers ; épaule bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex prolongé en forte dent spiniforme, presque en
épine, assez large à la base, très acérée au sommet, un peu
plus longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle
apical externe effacé, la troncature apicale bien sinuée mais
peu profonde, l’angle suturai arrondi mais marqué ; inter¬
valles plans, les 3 pores dorsaux du 3e modérément
marqués ; stries faibles mais entières, ponctuées, cette
ponctuation surtout nette sur les externes, la 7e interrom¬
pue en arrière où elle est perturbée par une légère dépres-
Fig. 82. — Leptocolpodes pictus
Basilewsky (dessin de Mme BER¬
CER).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
243
sion transversale, continuée sur l’épine ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture en
mailles fines et assez superficielles mais presque isodiamétrales ; série ombiliquée de
16 pores.
Pattes longues. 4e article des tarses postérieurs légèrement lobé. Métépisternes
longs, un peu plus de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 81 f ; gonapophyse O fig. 81 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de l’An-
dohanisambirano, 2 050 m ( P. Soga, XII. 1964, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Leptocolpodes subpictus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 1 900 m ( D. Wintrebert, XI. 1966) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11 à 11,5 mm. Ailé. L’avant-corps noir brillant, non
métallique, les élytres d’un bleu violacé plus ou moins brillant, la suture avec un reflet
vert bleuâtre ; dessous noir brillant ; pattes noires.
Voisin de L. pictus Basilewsky. En diffère par la coloration, par les antennes plus
courtes, ne dépassant la base du pronotum que de 4 articles. Pronotum plus transverse,
1,28 à 1,30 fois plus large que long, à côtés non ou à peine sinués en arrière, à angles
antérieurs nettement avancés en lobes. Elytres plus allongés, 1,92 à 1,96 fois plus longs
que larges ensemble, à stries tout à fait superficielles, généralement réduites à des rangées
de petits points, surtout les externes, à dent apicale moins forte et un peu plus courte ;
microsculpture semblable. Métépisternes plus courts, 2,5 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse O fig. 81 d.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR Sambirano : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de l’An-
dohanisambirano, 1 900 m(D. Wintrebert, XI. 1966, 1 Ç ). — Id., camp n° 2, piste de
Mangindrano au Maromokotra, au Nord du piton côté 2 362 m, 2 310 m (P. Griveaud,
P. Soga, P. Viette et D. Wintrebert , XI. 1966, 1 O ).
Répartition géographique. — Madagascar.
29. Genre Protocolpodes nov.
Espèce type du genre : Neocolpodes tratorius Basilewsky, 1970.
Description. — Genre très particulier, ne comportant actuellement qu’une seule
espèce bien caractérisée.
Source : MNHN, Paris
244
P. Basilewsky
Taille moyenne. L’unique espèce connue est aptère, de coloration brun de poix.
Tête allongée, à fine microsculpture réticulaire, à vertex bien séparé du cou par un sillon
transversal fortement marqué ; suture clypéofrontale assez nette. Palpes allongés et assez
grêles, l’avant-dernier article à peine plus court que le dernier, tant aux maxillaires
qu’aux labiaux, le dernier fusiforme, très légèrement élargi au milieu, bien acuminé au
sommet. Dent labiale présente ; 2 soies latérales au submentum. Antennes assez longues.
Pronotum à fine microsculpture transversale serrée, imponctué ; gouttière marginale très
étroite et non explanée sur toute sa longueur ; dépressions basilaires allongées. Elytres
allongés et non subovoïdes, l’apex non prolongé en épine ni lobé mais largement arrondi.
Pattes longues. Protibias faiblement sillonnés longitudinalement en avant, s’effaçant
à la base. Fémurs postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses fins et allongés, non
sillonnés ni carénés à la face dorsale ; le 4e article des postérieurs faiblement lobé, les
lobes bien symétriques ; 5e article non sétulé en dessous.
Deux soies orbitales de chaque côté. Seule la soie prothoracique antérieure présente
et assez fortement déportée en arrière, située presque au milieu, la postérieure absente.
Pore basilaire de l’élytre inséré à l’origine de la lcrc strie ; seul le 3e intervalle pourvu des
3 pores dorsaux habituels ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 15 pores.
Répartition géographique. — Madagascar.
Protocolpodes tratorius (Basilewsky) (fig. 83)
Neocolpodes (Haplocolpodes) tratorius Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 69, fig. 1.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, 1 400-1 800 m
(R. Paulian, II. 1951) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Aptère. Brun de poix très foncé, le pronotum
légèrement éclairci sur les côtés ; dessous brun de poix ; pattes et antennes d’un
ferrugineux clair.
Tête allongée, assez épaissie en arrière, les yeux assez petits mais nettement
saillants, un peu plus courts que les tempes qui sont longues et obliques, le cou
légèrement rétréci ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges en avant, plus
profonds en arrière. Dent labiale forte, assez étroite, arrondie au sommet. Antennes
dépassant la base du pronotum de près de 4 articles. Pronotum à peu près aussi long que
large (0,97 à 1,00 fois plus large que long, soit 1,00 à 1,03 fois plus long que large), à
largeur maximale au milieu, modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs arrondis et effacés, nullement saillants ; côtés régulièrement el faiblement
arrondis, non relevés, non ou à peine plus rétrécis en arrière qu’en avant, non sinués
devant les angles postérieurs qui sont obtus et assez arrondis ; base droite, de même
largeur ou à peine plus étroite que le bord antérieur ; gouttière marginale particuliè¬
rement étroite sur toute sa longueur, non explanée ni élargie en arrière où le bourrelet
latéral s’élargit quelque peu ; dépressions basilaires modérément profondes, allongées
et se prolongeant en avant sur une bonne partie du disque ; sillon longitudinal médian
fin et peu profond, les tansversaux indistincts. Elytres bien allongés, 1,78 à 1,81 fois
plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes, un peu élargis en arrière, faiblement conve-
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
245
Fig. 83. — Protocolpodes tratorius
Basilewsky (dessin de Mme BERGER).
xes, plus rétrécis en avant qu’en arrière ;
épaule effacée ; gouttière latérale moyen¬
nement large ; apex largement arrondi, la
troncature apicale à peine sinuée ; intervalles
à peine bombés, les 3 pores dorsaux du 3e
moyennement marqués ; stries fines et assez
profondes, à ponctuation distincte, la lerc
entière, les autres plus ou moins interrom¬
pues en de nombreux endroits, surtout les
externes, la 7e simple et régulièrement
continuée jusqu’au sommet, sans approfon¬
dissement ni perturbation ; striole scutellaire
courte ; microsculpture fine et serrée, formant
des mailles isodiamétrales ou à peine plus
larges que longues ; série ombiliquée de
15 pores.
Pattes longues. Métépistemes assez
courts, 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse 9 fig. 81 e.
Distribution dans l’île. — Espèce
propre au massif du Tsaratanana.
Madagascar Sambirano : Massif du
Tsaratanana, 1 400 - 1 800 m (R. Paulian ,
II. 1951, 29).
Répartition géographique. — Ma¬
dagascar.
28. Genre Neocolpodes Jeannel.
Colpodes, ClIAUDOIR. 1859. Arm. Soc. ent. France. (3) 7, p. 289 (partim ; non MACLEAY, 1825).
Colpodes, ClIAUDOIR. 1871, Bull. Soc. Imp. Natur. Moscou. 44, n° 2, p. 286 (partim).
Colpodes, AlLUAUD, 1871, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 172.
Colpodes, Au.UAUD, 1916, id, 85, pp. 77, 78.
Neocolpodes Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 519, 542, 544 (espèce type du
genre : Colpodes fairmairei Alluaud 1897, par désignation originelle).
Agonocolpodes Jeannel, 1948, id., p. 544 (espèce type : Colpodes fischeri Chaudoir 1850, par
désignation originelle) (syn. nova).
Amaurocolpodes Jeannel, 1948, id., p. 544 (espèce type : Colpodes eucharis Alluaud 1935, par
désignation originelle) (syn. nova).
Ectobothrus Jeannel, 1948, id., p. 544 (espèce type : Colpodes subimpressus Alluaud 1897, par
désignation originelle) (syn. nova).
Acidotelus Jeannel, 1948, id., p. 544 (espèce type : Colpodes mutons Fairmaire 1902, par
désignation originelle) (syn. nova).
Neocolpodes, BASILEWSKY, 1950. Ark. f ZooL, (2) 1, pp. 277, 296.
Neocolpodes, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 289, 305, 306, 322.
Agonocolpodes, JEANNEL 1951, id., pp. 289, 330, 331.
Amaurocolpodes, JEANNEL, 1951, id., pp. 305, 310.
Opisthopiesis Jeannel, 1951, id., pp. 306, 307 (espèce type : Colpodes montis Alluaud 1909, par
désignation originelle (syn. nova).
Source : MNHN, Paris
246
P. Basilewsky
Piezotelus Jeannel, 1951, id., pp. 331, 334 (espèce type : Colpodes andreae Alluaud 1935, par
désignation originelle) (syn. nova).
Ectobothrus, Jeannel, 1951, id., pp. 331, 340.
Apocolpodes Jeannel, 1951,«7.,pp. 331, 344 (espèce type : Colpodes tetragomis Alluaud 1932, par
désignation originelle) (syn. nova).
Neocolpodes, BASILEWSKY, 1953, Explor. Parc Nat. Upemba, 10, pp. 65, 87.
Description. — Tel que je le comprends ici, ce genre, de même que Notocolpo-
des, comporte de très nombreuses espèces présentant un aspect assez hétérogène mais
possédant un ensemble de caractères qui, d’une part, nécessite leur séparation des autres
Platyniens malgaches, mais d’autre part ne permet pas de les scinder en taxa
supraspécifiques. Ces caractères sont les suivants : vertex bien séparé du cou par une
dépression ou un sillon transversal ; languette bisétulée ; dent labiale toujours présente et
assez forte ; deux soies de chaque côté du submentum ; pronotum avec la soie
postérieure toujours présente et l’antérieure toujours absente ; élytres pourvus de 3 pores
dorsaux sur le 3e intervalle, les autres en étant démunis ; protibias avec un sillon
longitudinal toujours présent et le plus souvent profond et bien marqué ; tibias
postérieurs conformés normalement ; fémurs postérieurs avec une seule soie médiane ;
tarses intermédiaires et postérieurs toujours allongés et étroits, le 1er article des
postérieurs toujours plus de 3 fois plus long que large, le 4e des postérieurs échancré ou
légèrement lobé, les lobes alors très courts, symétriques et égaux, le 5e des postérieurs
non sétulé en dessous, les protarses du d conformés normalement.
Espèces ailées, très rarement brachyptères ou aptères, de taille moyenne ou assez
grande, de coloration variable mais les élytres presque toujours assez brillamment
colorés. Tête généralement allongée, à microsculpture réticulaire fine, parfois presque
obsolète, les palpes allongés et assez fins, à dernier article fusiforme et plus ou moins
acuminé au sommet Yeux moyens ou assez gros, parfois très fortement saillants, toujours
plus longs (pie les tempes. Pronotum de forme variable, le plus souvent transversal et
nettement plus large (pie long, le plus souvent imponctué mais parfois pourvu d’une
ponctuation plus ou moins nette dans la région postéro-latérale et devant la base, à fine
microsculpture transversale consistant en longues strioles étirées ou en mailles beaucoup
plus larges que longues. Elytres le plus souvent allongés, l’apex souvent prolongé en dent
spiniforme ou en épine cylindrique, à microsculpture variable.
Deux soies orbitales de chaque côté. Seule la soie prothoracique postérieure
présente, l’antérieure toujours absente. Pore basilaire de l’élytre toujours présent, inséré
à l’origine de la lerc strie ou à la base du 1er intervalle ; 3 pores dorsaux plus ou moins
profonds sur le 3e intervalle ; 2 soies apicales, souvent insérées sur la dent ou l’épine de
l’apex. Série ombiliquée de 15 à 18 pores.
Ce genre diffère essentiellement d eNotocolpodes et de Leptocolpodes par 1 absence
de toute sétulation à la face ventrale du 5e article des tarses postérieurs, et de
Catacolpodes par l'absence de la soie prothoracique antérieure, toujours présente chez
ce dernier.
Répartition géographique. — Neocolpodes est particulièrement bien représenté
à Madagascar où il comporte 150 espèces connues actuellement, soit près de la moitié de
toute la faune platynienne de l’île. Quelques espèces se rencontrent à la Réunion et dans
l’île Maurice. Le genre existe également en Afrique, mais y est beaucoup plus rare ; on en
connaît deux espèces ( motoensis Burgeon et afrellus Jeannel) mais d’autres sont encore à
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
247
décrire. En outre, je suis convaincu que Neocolpodes est aussi représenté en Asie
tropicale.
Observation. — Comme je Fai déjà dit plus haut, dans ses essais de classification
des Platyniens malgaches, R. Jeannel a subdivisé le complexe colpodien en une série de
genres et de sous-genres, ce qui était parfaitement justifié. Malheureusement cet auteur
s'est basé sur des discriminants qui, à l’étude d’un matériel plus vaste, se sont avérés
inutilisables pour une séparation générique. J’ai dû à mon tour choisir des caractères que
j’ai estimés plus valables et surtout permettant des distinctions plus aisées. Ce
remaniement taxonomique m’a amené à considérer la plupart des coupes de J F. ANNEE non
valables, les espèces types de ces taxa devant rentrer dans le grand genre Neocolpodes,
d’où l’imposante synonymie donnée ci-dessus.
Tableau des especes malgaches
1. (6). Pronotum à gouttière marginale particulièrement étroite et
nullement explanée en avant.
2. (3). Apex des élytres bien arrondi ou légèrement lobé, parfois
légèrement anguleux mais jamais prolongé en dent spiniforme ou
en épine . 1. groupe gemmula
3. (2). Apex des élytres prolongé en forte dent spiniforme ou en épine
cylindrique.
4. (5). Strie 7 de l’élytre nettement perturbée en arrière et défoulée en
dehors par un élargissement et un fort bombement des intervalles
7 et 8 . 2. groupe oberthuri
5.(4). Strie 7 de l’élytre non ou à peine perturbée en arrière, continuant
plus ou moins régubèrement jusqu’au sommet . 3. groupe blandus
6.(1). Pronotum à gouttière marginale large et assez explanée sur toute
sa longueur, surtout en arrière.
7.(12). Apex des élytres bien arrondi, parfois légèrement lobé ou même
anguleux, ou encore un peu denticulé, mais jamais fortement
prolongé en dent spiniforme ou en épine cylindrique.
8. (9). Strie 7 de l’élytre plus ou moins nettement perturbée en arrière et
interrompue au niveau de l’angle apical externe par une dépres¬
sion transversale . 4. groupe parenthesis
9. (8). Strie 7 de l’élytre régulière, non perturbée en arrière, continuée
jusqu’au sommet, souvent plus profonde en arrière, souvent aussi
quelque peu défoulée en arrière par un élargissement ou un
bombement des intervalles 7 et 8.
10. (11). Stries élytrales non affaiblies en arrière. Madagascar .
. 5. groupe limbicollis
1 1. (10). Stries élytrales, surtout la 7e, affaibhes en arrière. Iles Maurice et
de la Réunion . 6. groupe fisheri
12.(7). Apex des élytres fortement prolongé en dent spiniforme ou en
épine cylindrique.
Source : MNHN, Paris
248
P. Basilewsky
13. (14). Strie 7 des élytres brusquement arrêtée dans la région de l’angle
apical externe, ne continuant pas jusqu’au sommet où elle est
remplacée par la 4e ou la 8e . 7. groupe plesius
14. (13). Strie 7 des élytres continuée jusqu’au sommet.
15. (16). Strie 7 des élytres plus ou moins fortement perturbée ou même
effacée au niveau de l’angle apical externe par une dépression
transversale . B. groupe dirrhaphis
16. (15). Strie 7 des élytres non perturbée au niveau de l’angle apical
externe par une dépression transversale mais régulièrement
continuée ou même appronfondie jusqu’au sommet, souvent
défoulée en dehors par un bombement ou un élargissement des
intervalles 7 et 8 . 9. groupe dieganus
1. groupe gemmula
17. (42). Apex des élytres largement arrondi et non prolongé en lobe.
18. (35). Strie 7 des élytres continuée régulièrement jusqu’au sommet où
elle est bien profonde et nullement ou très peu perturbée.
19. (30). Strie 7 des élytres nullement perturbée en arrière.
20. (23). Taille plus grande (6,5 à 7,5).
2 1 .(22). Côtés du pronotum non ou à peine distinctement arqués, à largeur
maximale plus fortement déportée en arrière du milieu. Angle
suturai des élytres très largement arrondi, sans la moindre
tendance à former un lobe, la troncature apicale non ou à peine
distinctement sinuée. Stries plus profondes. Brun de poix, les
élytres métalliques, variant du bleu verdâtre foncé au violacé
pourpre. Long. 6,5 à 7, 5 mm . 1. N. tetragonus (Alluaud)
22. (21). Côtés du pronotum nettement bien que faiblement arrondis, à
largeur maximale moins fortement déportée en arrière du milieu.
Angle suturai des élytres moins largement arrondi, avec une légère
tendance à former un lobe, la troncature apicale nettement sinuée.
Stries moins profondes. Brun de poix foncé, les élytres d’un vert
métallique sombre, parfois avec des reflets cuivreux. Long. 7 à
17,5 mm (Tsaratanana) . 2. N. tsaratananae (Jeannel)
23. (20). Taille moindre (5 à 6 mm).
24. (29). Intervalles des élytres légèrement bombés, stries larges et profondes.
25. (26). Pronotum plus ou moins rectangulaire, moins transversal (1,15 à
1,23 fois plus large que long), à largeur maximale près de la base.
Elytres subparallèles et très allongés. Brun ferrugineux assez
clair, les élytres métalliques, d’un cuivreux violacé, souvent
teintés de vert Long. 5 à 6 mm . 3. N. micaauri (Alluaud)
26. (25) Pronotum moins rectangulaire etplus transversal (1,27 à 1,30 fois
plus large que long), la largeur maximale moins près de la base.
Elytres plus ovoïdes et moins allongés.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
249
27. (28). Avant-corps d’un brun de poix foncé, le pronotum éclairci sur les
côtés. Elytres d’un vert métallique sombre, à peine cuivreux.
Long. 5 mm (Tsaratanana) . 4. N. exiguus (Jeannel)
28. (27). Avant-corps d’un ferrugineux testacé très clair. Elytres d’un vert
métallique vif assez cuivreux. Long. 5 mm (région de Mangin-
drano) . 5. N. mangindranus n. sp.
29. (24). Intervalles des élytres tout à fait plans, les stries plus étroites et
nettement moins profondes. Pronotum assez transversal, à largeur
maximale assez loin de la base. Elytres bien allongés. Brun foncé,
les élytres d’un vert métallique sombre. Long. 5,5 à 6 mm.
. 6. N. beananae n. sp.
30. (19). Strie 7 des élytres légèrement perturbée en arrière par une faible
dépression transversale.
31. (32). Taille plus grande, dépassant nettement 5 mm. Pronotum peu
transversal. Elytres plus allongés, les stries très fines et imponc-
tuées, les intervalles très plans. Brun foncé ou un peu rougeâtre,
les élytres métalliques et sombres, variant du bleu verdâtre au
cuivreux bleuté. Long. 6 à 7,5 mm . 7. N. gemmula (Alluaud)
32. (31). Taille plus petite, ne dépassant pas 5 mm. Pronotum plus
transversal. Elytres moins allongés et plus courts.
33. (34). Elytres plus convexes, les stries plus profondes et plus ou moins
distinctement ponctuées. Pronotum à côtés moins rectilignes en
arrière, à base plus large que le bord antérieur. Bran de poix très
foncé, les élytres d’un bleu métallique assez vif. Long. 5 mm
(Montagne d’ Ambre) . 8. N. lapillus (Alluaud)
34. (33). Elytres moins convexes, les stries moins profondes et non
ponctuées. Pronotum à côtés plus rectilignes en arrière, à base pas
plus large que le bord antérieur. Bran de poix très foncé, les
élytres d’un vert métallique sombre, un peu cuivreux. Long. 5 mm
(Tsaratanana) . 9. N. minutus (Jeannel)
35. (18). Strie 7 des élytres s’affaiblissant en arrière où elle est moins
profonde, souvent interrompue, le plus souvent fortement pertur¬
bée par une dépression transversale au niveau de l’angle apical
externe.
36. (37). Stries très vestigiales, sauf la lere qui est bien marquée, les
externes complètement effacées ainsi que les autres près de
l’apex, la dépression transversale postérieure assez bien marquée.
Bran, les élytres avec un reflet vert olivâtre. Long. 7 à 7,5 mm
(Tsaratanana) . 10. N. acritonius Basilexsky
37. (36). Toutes les stries faibles mais bien marquées et régulièrement
continuées jusqu’à l’apex, les externes pas plus faibles que les
internes.
38. (39). Taille plus faible (6 à 7 mm). Elytres d’un métallique assez
sombre, vert foncé ou bleuté, légèrement cuivreux. Long. 6 à
7 mm (Andringitra) . 11. N. conciliatus n. sp.
Source : MNHN, Paris
250
P. Basilewsky
39. (38). Taille plus grande (7 à 9 mm).
40. (41). Pronotum plus transverse, plutôt rectangulaire que trapéziforme, à
largeur maximale située près du milieu, la base à peine plus large
que le bord antérieur. Elytres d'un cuivreux pourpre violacé.
Long. 8 à 9 mm (Andringitra) . 12. N. evictus n. sp.
41. (40). Pronotum moins transverse, plutôt trapéziforme que rectangulaire, à
largeur maximale très fortement déportée en arrière du milieu,
près de la base qui est bien plus large que le bord antérieur.
Elytres d’un vert métallique assez vif et souvent cuivreux. Long. 7
à 8 mm (chaînes Anosyennes) . 13. N. optimus n. sp.
42. (17). Apex des élytres prolongé en un lobe subarrondi au sommet ou
quelque peu anguleux. Stries élytrales peu profondes.
43. (44). Elytres moins allongés et plus larges, l'apex prolongé en lobe
légèrement anguleux les stries bien marquées et entières, non
oblitérées en arrière. Pronotum large et bien trans verse, plus large
que la tête avec les yeux. Elytres d’un vert foncé peu éclatant.
Long. 6 à 7 mm (Tsaratanana) . 14. N. procletus Basilewsky
44. (43). Elytres plus allongés et plus étroits, l’apex plus fortement
prolongé vers l’arrière, les stries plus faibles ou vestigiales.
Pronotum étroit, non transverse, pas plus large que la tête avec les
yeux.
45. (46). Apex des élytres prolongé en lobe plus prononcé et très nettement
anguleux au sommet ; stries faibles mais marquées et régulière¬
ment continuées jusqu’au sommet, y compris les externes.
Pronotum un peu plus large que long, à largeur maximale près du
milieu. Elytres d’un cuivreux verdâtre bien métallique, parfois un
peu bleuté. Long. 5,5 à 7 mm (chaînes Anosyennes) .
. 15. N. anosyanus n. sp.
46. (45). Apex des élytres prolongé en lobe moins prononcé et surtout
moins anguleux ; stries encore plus faibles, les externes presque
vestigiales, s’effaçant vers le sommet, la 7e plus nettement
perturbée en arrière. Pronotum pas plus large que long, à largeur
maximale déportée en avant Elytres d’un bronzé cuivreux, la
suture et l’apex largement ferrugineux. Long. 7,5 à 8 mm (chaînes
Anosyennes) . 16. N. descarpentriesianus n. sp.
2. groupe oberthuri
Angle apical externe de l’élytre arrondi et effacé.
Côtés du pronotum nettement sinués en arrière, l’angle postérieur
subdroit et bien marqué, souvent un peu saillant
Elytres simples, non cabossés, les stries presque complètement
effacées, la surface métallique, variant du bleu sombre au violet
pourpré. Long. 8,5 à 11 mm . 17. N. raphideus Jeannel
47. (54).
48. (51).
49. (50).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
251
50. (49). Elytres très nettement cabossés, les intervalles interrompus par
des dépressions transversales séparant des tubercules faiblement
saillants ; stries mieux marquées ; dessus métallique, variant du
vert brillant au cuivreux pourpré, la suture souvent pourprée.
Long. 8,5 à 11 mm . . 18. N. mathiauxi (Alluaud)
51. (48). Côtés du pronotum non sinués en arrière, l'angle postérieur
arrondi et non saillant. Elytres cabossés.
52. (53). Elytres d’un bleu métallique foncé, parfois un peu verdâtres ou
violacés, à bosselures moins profondes et moins nombreuses, les
stries vestigiales ou effacées. Long. 8 à 1 1 mm .
. 19. N. oberthuri (Alluaud)
53. (52). Elytres d’un rouge cuivreux violacé, à bosselures plus profondes
et plus nombreuses, plus rapprochées, les stries mieux marquées.
Long. 9 à 10,5 mm . 20. N. turgidus Jeannel
54. (47). Angle apical externe de l’élytre bien marqué et plus ou moins
fortement denté vers l’arrière. Côtés du pronotum non ou très
légèrement sinués en arrière, l’angle postérieur obtus. Stries
élytrales vestigiales, sauf la lcre. Elytres sans bosselures. Tout le
dessus métallique, d’un bleu métallique foncé ou pourpre violacé
cuivreux. Long. 9 à 11 mm (Marojejy) . 21. N. sambavanus n. sp.
3. groupe blandus
55. (76). Microsculpture élvtrale en mailles régulières et bien isodiamétrales.
56. (65). Stries des élytres effacées ou vestigiales, à l’exception de la lcrc.
Microsculpture forte, rendant la surface mate. Pronotum plus ou
moins fortement élargi au milieu.
57. (64). Angle apical externe de l’élytre effacé ou très arrondi. Elytres
avec un reflet métallique sombre. Antennes plus comtes et plus
épaisses.
58. (63). Dent spiniforme apicale de l’élytre plus longue que le 1er article
des tarses postérieurs, divergente. Pronotum à peu près aussi long
que large ou très légèrement transversal. Elytres plus allongés.
59. (60). Première strie des élytres peu profonde et interrompue. Noir, les
élytres d’un bleu sombre, parfois légèrement violacé. Long. 9 à
1 1 mm . 22. N. suturellus (Alluaud)
60. (59). Première strie des élytres profonde et entière.
61. (62). Pronotum très légèrement transversal, un peu plus large que long
(1,04 à 1,10 fois plus large que long). Noir, les élytres d’un violet
pourpré sombre et terne, rarement bleu sombre. Long. 10 à 1 1,5
mm . 23. N. serpillus n. sp.
62. (6 1). Pronotum non transversal, mais plus ou moins aussi long que large
(0,95 à 1,03 fois plus large que long). Noir, les élytres très
légèrement bleutés. Long. 9 à 10 mm (Tsaratanana) .
. 24. N. corythenus Basilewsky
Source : MNHN, Paris
252
P. Basilewsky
63. (58). Dent spiniforme apicale de l’élytre courte, large à la base,
nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs,
droite. Pronotum nettement transversal. Elytres plus courts.
Antennes plus longues et plus fines. Noir, élytres d’un vert bleuté
sombre et mat. Long. 9,5 mm . 25. N. paromius (Alluaud)
64. (57). Angle apical externe de l’élytre bien marqué et quelque peu
denté. Elytres sans aucun reflet métallique. Dent spiniforme
apicale aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, non
ou à peine divergente. Pronotum un peu plus large que long ou un
peu plus long que large. Noir, l’avant-corps brillant, les élytres
ternes et mats. Long. 10 à 11,5 mm . 26. N. surdus n. sp.
65. (56). Toutes les stries élytrales bien marquées et semblables à la lere.
66. (69). Microsculpture élytrale profonde et serrée, rendant la surface
mate. Stries plus faibles et bien ponctuées. Dent spiniforme
apicale assez longue.
67. (68). Elytres moins allongés, d’un verdâtre très sombre et non métallique,
plus mats. Stries encore moins profondes. Long. 8 à 9 mm. . . .
. 27. N. blandus (Alluaud)
68. (67). Elytres plus allongés, d’un bleuâtre pourpré, bien métallique et
moins mats. Stries plus profondes bien qu’ assez superficielles.
8 mm . 28. N. bessoni (Alluaud)
69. (66). Microsculpture élytrale moins profonde et moins serrée, la
surface brillante. Stries mieux marquées, non ou peu distincte¬
ment ponctuées.
70. (75). Pattes sombres, les tibias souvent plus clairs que les fémurs.
71. (72). Pronotum à largeur maximale située en avant du milieu. Stries
élytrales peu profondes, peu distinctement ponctuées. Dent
spiniforme apicale longue bien que n’atteignant pas la longueur du
1er article des tarses postérieurs. Elytres noirs avec des reflets
métalliques bronzés sombres. Long. 7,5 mm . 29. N. emilii (Alluaud)
72. (71). Pronotum à largeur maximale située au milieu de la longueur.
73. (74). Elytres plus allongés, d’un rouge cuivreux assez pourpré, plus
convexes et plus subparallèles ; stries plus profondes ; intervalles
moins plats. Dent spiniforme apicale bien plus longue et plus
acérée bien que n’atteignant pas la longueur du 1er article des
tarses postérieurs. Long. 7,5 à 9 mm . 30. N. leptotatus (Alluaud)
74. (73). Elytres moins allongés, d’un noir brillant avec un léger reflet
métallique, moins convexes et plus ovoïdes ; stries moins pro¬
fondes ; intervalles plus plats. Dent spiniforme apicale courte et
moins acérée. Long. 7 à 9 mm (Andringitra) — 3 1 . N. andringitrae n. sp.
75. (70). Pattes claires, les fémurs d’un testacé rougeâtre. Elytres moyen¬
nement convexes et plutôt ovoïdes que subparallèles ; stries peu
profondes ; intervalles assez plats. Pronotum à largeur maximale
située au milieu. Dent spiniforme apicale de longueur moyenne.
Elytres d’un bleu métallique assez brillant Long. 8 mm (chaînes
Anosyennes) . 32. N. rufofemoratus n. sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
253
76. (55). Microsculpture élytrale assez irrégulière, en mailles très trans¬
versales ou en strioles étirées en travers.
77. (80). Pronotum fortement élargi au milieu, les côtés bien arrondis, la
largeur maximale au milieu, la base pas plus large que le bord
antérieur. Stries élytrales profondes ; intervalles bombés.
78. (79). Pronotum non transverse, les côtés régulièrement arrondis en
arrière et nullement sinués, les angles postérieurs obtus, large¬
ment arrondis et non saillants. Elytres plus allongés, cylindriques,
assez convexes ; intervalles plus bombés ; stries plus profondes ;
épine apicale plus longue et plus cylindrique, plus divergente.
Tout le dessus d’un bleu d’acier vif. Pattes sombres, les fémurs
métalliques. Espèce brachyptère. Long. 9 à 1 1 mm (Montagne
d’ Ambre) . 33. N. cyanurus (Alluaud)
7 9.(7 8). Pronotum un peu transverse, les côtés bien arrondis en avant mais
nettement sinués devant les angles postérieurs qui sont droits et
un peu saillants. Elytres moins allongés, un peu ovoïdes et moins
convexes ; intervalles moins bombés ; stries moins profondes ;
épine apicale moins longue, plus large à la base, non divergente.
Noir, les élytres d’un violet pourpré sombre. Pattes brunes, non
métalliques. Espèce macroptère. Long. 9 à 10 mm .
. 34. N. androronae n. sp.
80.(77). Pronotum plus ou moins rectangulaire, non ou à peine élargi au
milieu, les côtés non ou très faiblement arqués. Stries élytrales
peu profondes ; intervalles plans ou peu bombés.
8 1 .(82). Pronotum trapéziforme et transversal, les côtés presque rectilignes, la
largeur maximale située près de la base qui est nettement plus
large que le bord antérieur. Stries élytrales assez profondes ;
intervalles légèrement bombés. Tête très large, les yeux très
saillants. Brun ferrugineux clair, les élytres bruns à reflets
pourprés, devenant d’un cuivreux verdâtre dans la région scutellaire.
Long. 7 à 8 mm (Marojejy) . 35. N. habui n. sp.
82. (81). Pronotum ni trapéziforme, ni transversal, les côtés non rectilignes
mais légèrement arqués, la largeur maximale située près du milieu
ou un peu en arrière, la base pas plus large que le bord antérieur.
Stries élytrales faibles ; intervalles plans ou à peine bombés. Tête
allongée, les yeux modérément saillants.
83. (84). Gouttière marginale du pronotum particulièrement étroite sur
toute sa longueur, non élargie en arrière si ce n’est un peu au
niveau des dépressions basilaires. Elytres d’un bleu foncé plus ou
moins violacé. Pattes claires. Long. 10 à 11 mm (chaînes
Anosyennes) . 36. N. phenacoides Jeannel
Gouttière du pronotum moins étroite, un peu élargie dès le milieu,
plus ou moins explanée en arrière. Pattes sombres.
Dent spiniforme apicale de l’élytre plus forte et plus longue, aussi
longue que le 1er article des tarses postérieurs, moins large à la
84. (83).
85. (86).
Source : MNHN, Paris
254
P. Basilewsky
base. Stries nettement moins profondes, surtout les externes.
Elytres d’un bronzé sombre, avec des reflets métalliques assez
vifs cuivreux à pourprés. Long. 8,5 à 9,5 mm (Andringitra).. . .
. 37. N. deuvei
86.(85). Dent spiniforme apicale de l’élytre moins forte et plus courte,
nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs,
plus large à la base. Stries mieux marquées. Elytres variant d’un
vert sombre au cuivreux, au violacé ou au pourpré. Long. 8 à
9 mm . 38. N. invocatus
4. groupe parenthesis
87.(1 16). Apex des élytres largement arrondi, parfois très légèrement lobé
mais jamais anguleux.
88. (97). Microsculpture élytrale formant un réseau bien régulier de
mailles fermées.
89. (90). Gouttière marginale du pronotum relativement étroite, faiblement
explanée seulement en arrière, les côtés non relevés. Stries
ély traies peu profondes mais bien marquées, la lere pas plus forte
que les autres. Microsculpture élytrale rigoureusement isodia¬
métrale. Brun de poix, les élytres d’un vert bleuté ou d’un bleu
verdâtre sombre. Long. 6,5 à 7,5 mm . 39. N. milloti Jeannel
90. (89). Gouttière marginale du pronotum très large et bien explanée sur
toute sa longueur, surtout en arrière, les côtés relevés. Micro¬
sculpture élytrale en mailles un peu transversales.
91 .(92). Pronotum moins transverse, pas plus rétréci vers l’avant que vers
l’arrière, à largeur maximale située au milieu, la base à peine plus
large que le bord antérieur. Stries élytrales très faibles, presque
vestigiales, les externes effacées, seule la lcre plus forte et entière.
Brun ferrugineux, le pronotum souvent plus clair, les élytres avec
un très léger reflet métallique faiblement bronzé. Long. 7 à 8
mm . 40. N. phaedrus (Alluaud)
92. (91). Pronotum plus fortement transverse, nettement plus rétréci vers
l’avant que vers l’arrière, à largeur maximale déportée en arrière
du milieu, la base bien plus large que le bord antérieur.
93. (96). Taille plus faible. Pronotum plus nettement élargi à la base. Pattes
plus claires.
94. (95). Elytres plus allongés et plus étroits, les stries vestigiales sauf la
lcrc, les externes effacées. Pronotum un peu moins transversal.
Brun foncé, les élytres et les côtés du pronotum plus clairs. Long.
7 à 8 mm . 41. N. dilaticollis Jeannel
95. (94). Elytres plus courts et plus larges, les stries bien marquées.
Pronotum particulièrement transversal. Brun de poix, le pronotum
éclairci sur les côtés, les élytres d’un verdâtre foncé assez brillant.
Long. 6,5 à 8 mm (Tsaratanana) . 42. N. monticola Jeannel
n. sp.
n. sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
255
96. (93). Taille plus forte. Pronotum moins nettement élargi à la base.
Stries élytrales très moyennes, les internes mieux marquées, les
externes presque effacées. Elytres d’un noir métallique brillant.
Pattes sombres. Long. 9,5 à 10 mm . 13. N. anosibensis n. sp.
97. (88). Microsculpture élytrale fortement étirée en travers et ne formant
pas de réseau régulier fermé.
98. (109). Espèces de petite taille, ne dépassant pas 8 mm.
99. ( 1 08). Gouttière marginale du pronotum relativement étroite sur toute sa
longueur, explanée seulement en arrière.
100. (103). Apex des élytres légèrement lobé, mais ni anguleux ni denté.
Pronotum non ou peu transverse. Elytres étroits et allongés.
101. (102). Pronotum un peu transverse et plus large, nettement plus large
que la tête avec les yeux, les angles postérieurs plus obtus, les
côtés nettement arrondis, la gouttière marginale plus élargie en
arrière. Elytres moins étroits et moins allongés, à stries faibles
mais entières, non ponctuées, les externes mieux marquées. Brun
ferrugineux foncé, les élytres d’un vert métallique sombre,
légèrement cuivreux. Long. 6 à 7 mm . 44. N. sublaevis (Alluaud)
102. (101). Pronotum étroit, presque aussi long que large, à peine plus large
que la tête avec les yeux, les angles postérieurs plus droits, les
côtés presque rectilignes, la gouttière marginale moins élargie en
arrière. Elytres plus étroits et plus allongés, à stries très faibles et
plus ou moins interrompues, ponctuées, les externes vestigiales.
Brun foncé, le pronotum plus clair, les élytres d’un vert métallique
plus clair et assez cuivreux. Long. 5,5 à 7 mm .
. 45. N. papangoensis n. sp.
103. (100). Apex des élytres nullement lobé mais largement arrondi. Pronotum
transverse. Elytres moins étroits et moins allongés.
104. (107). Pronotum moins transverse, à côtés très peu arqués, la largeur
maximale déportée en arrière du milieu, la base plus large que le
bord antérieur, les angles postérieurs subdroits, arrondis au
sommet
105. (106). Yeux gros et très saillants, la tête large. Microsculpture élytrale
plus régulière. Pronotum plus transverse. Elytres moins allongés,
d’un vert métallique. Long. 6 à 6,5 mm . 46. N. dialithus (.Alluaud)
106. (105). Yeux moins gros et surtout moins saillants, la tête allongée.
Microsculpture élytrale moins régulière. Pronotum moins trans¬
verse. Elytres plus allongés, d’un bleu métallique. Long. 6 à 7 mm
(Marojejy) . 47. N. dialithoides n. sp.
1 07. (104). Pronotum très transverse, à côtés régulièrement arqués sur toute
leur longueur, la largeur maximale située au milieu, la base pas
plus large que le bord antérieur, les angles postérieurs très obtus et
très largement arrondis. Elytres métalliques, variant du cuivreux
au vert bleuâtre. Long. 6,5 à 7 mm (Marojejy) .
. 48. N. darlingtoni n. sp.
Source : MNHN, Paris
256
P. Basilewsky
108. (99). Gouttière marginale du pronotum bien large et explanée sur toute
sa longueur, surtout en arrière, les angles postérieurs bien
marqués. Stries élytrales faibles et légèrement ponctuées, les
externes le plus souvent effacées. Elytres d’un vert cuivreux.
Long. 7,5 à 8,5 mm . 49. N. phaedroides (Alluaud)
109. (98). Espèces de taille plus grande, dépassant 8,5 mm.
1 10. (111). Apex des élytres bien largement arrondi au sommet, ni lobé, ni
tronqué ; stries très faibles. Pores de la série ombiliquée normaux,
assez petits. Métépistemes courts. Angles antérieurs du pronotum
en larges lobes arrondis et un peu saillants. Elytres d’un vert
métallique vif, légèrement cuivreux, à bordure latérale ferru¬
gineuse. Long. 9 à 10 mm . 50. N. andreae (Alluaud)
111. (110). Apex des élytres légèrement lobé, faiblement tronqué au sommet.
Pores de la série ombiliquée gros et profondément enfoncés.
Métépistemes plus longs. Angles antérieurs du pronotum non
saillants.
112. (113). Surface de Félytre simple, ni bosselée ni cabossée. Apex de
l’édéage très atténué en pointe aiguë. Elytres métalliques sombres,
à reflets cuivreux ou violacés. Long. 10 à 11 mm .
. 51. N. subimpressus (Alluaud)
1 1 3. (1 12). Surface de l’élytre plus ou moins cabossée ou martelée. Apex de
Fédéage petit et émoussé.
1 14. (1 15). Stries élytrales faibles mais toutes bien marquées, y compris les
externes ; inartelures plus fortes. Elytres à reflets violacés ou
bronzés. Long. 10 à 10,5 mm . 52. N. malleatus (Alluaud)
1 15. (1 14). Stries élytrales très vestigiales, les externes complètement effacées ;
inartelures plus faibles. Elytres d’un vert métallique sombre, un
peu cuivreux. Long. 10 mm . 53. N. laevipennis Jeannel
116. (87). Apex des élytres bien lobé et nettement anguleux, souvent même
légèrement denté.
117. (120). Pronotum fortement transversal (1,29 à 1,45 fois plus large que
long), bien plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière, la base bien
plus large que le bord antérieur, la gouttière marginale particuliè¬
rement élargie en arrière.
118. (119). Pronotum bien plus transversal (1,40 à 1,45 fois plus large que
long), la gouttière marginale bien plus profonde en arrière où les
côtés sont bien plus fortement relevés. Stries élytrales vestigiales,
les externes presque effacées, seule la lerc bien marquée. Apex
des élytres en lobes plus nettement anguleux-dentés. Microsculpture
de Félytre en strioles étirées en travers. Taille plus petite. Elytres
d’un vert métallique vif et un peu cuivreux. Pattes et antennes
testacées, les fémurs plus sombres. Long. 6,5 à 7 mm (Marojejy).
. 54. N. peyrierasi n. sp.
1 19. (1 1 8). Pronotum moins transversal (1,29 à 1,32 fois plus large que long),
la gouttière marginale moins profonde en arrière où les côtés sont
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
257
moins relevés. Stries élytrales faibles, sauf la lere. Apex des
élytres en lobes moins nettement dentés. Microsculpture de
Pélytre en mailles très transversales. Taille plus grande. Elytres
bruns à léger reflet violacé. Pattes et antennes brunes. Long. 9 à
10 mm . . . 55. N. robinsoni n. sp.
120. (117). Pronotum non ou peu transversal (1,05 à 1,24 fois plus large que
long), pas nettement plus rétréci en avant qu’en arrière, la base
non ou à peine plus large que le bord antérieur, la gouttière
marginale normalement élargie en arrière.
121. (124). Pronotum faiblement transversal (1,17 à 1,24 fois plus large que
long).
122. (123). Apex des élytres bien lobé, fortement anguleux et même légèrement
denté ; microsculpture régulière en mailles un peu transversales.
Pronotum bien élargi au milieu, les côtés plus régulièrement
arrondis, les angles antérieurs en lobes assez saillants. Elytres
bronzés, avec un léger éclat métallique, non bordés de ferrugineux.
Long. 7,5 à 9 mm . 56. N. griveaudi n. sp.
123. (122). Apex des élytres peu lobé, faiblement anguleux et non denté ;
microsculpture en strioles étirées en travers et ne formant pas de
mailles, les stries plus profondes. Pronotum peu élargi au milieu,
les côtés moins arrondis, les angles antérieurs effacés et non lobés.
Elytres d’un vert métallique assez sombre, étroitement rebordés
de ferrugineux. Long. 7 à 9 mm (chaînes Anosyennes) - 57. N. xestus n.
124. (121). Pronotum non transversal, légèrement plus large que long (1,05 à
1,12 fois plus large que long).
125. (126). Stries élytrales externes aussi bien marquées que les internes.
Angles antérieurs du pronotum effacés et nullement lobés ni
saillants. Microsculpture élytrale assez forte, en longues strioles
étirées en travers. Taille plus petite. Elytres sombres, avec un
faible reflet métallique bronzé. Long. 6 à 8 mm .
. 58. N. parenthesis (Alluaud)
126. (125). Stries élytrales externes plus ou moins effacées, nettement plus
faibles que les internes. Angles antérieurs du pronotum plus ou
moins nettement lobés et saillants. Microsculpture élytrale faible
et très irrégulière, formée de strioles transversales ou obliques
interrompues. Taille plus grande.
127. (128). Stries élytrales plus fortes, les intervalles légèrement convexes ;
apex plus nettement denté. Elytres d’un vert métallique bleuâtre,
sombre ou violacé, à peine distinctement bordés de bran. Long.
9 à 10 mm . 59. N. tanalensis Jeannel
128. (127). Stries élytrales très faibles, les intervalles tout à fait plats ; apex
moins nettement denté. Elytres d’un vert plus ou moins cuivreux
et assez clair, nettement bordés de ferrugineux. Long. 9 à 10 mm
(Andringitra) . 60. N. rufomarginatus n. sp.
Source : MNHN, Paris
258
P. Basilewsky
5. groupe limbicollis
129. (160). Apex des élytres largement arrondi, parfois un peu tronqué au
côté interne mais jamais lobé, anguleux ni denté.
130. (143). Microsculpture élytrale formant un réseau bien fermé de mailles
polygonales.
131. (136). Microsculpture élytrale en mailles presque isodiamétrales, à
peine plus larges que longues.
132. (133). Stries élytrales fortement ponctuées. Pronotum très transversal, à
largeur maximale situé à mi-longueur, assez fortement ponctué
sur les côtés et devant la base. Tête large, les yeux particulière¬
ment gros et saillants. Elytres plus allongés, d’un vert métallique
assez brillant, à légers reflets cuivreux, largement bordés de roux
ferrugineux. Long. 9 à 10 mm . 61. N. limbicollis (Fairmaire)
133. (132). Stries élytrales non ou à peine distinctement ponctuées. Pronotum
moins transversal et imponctué. Tête allongée, les yeux bien
moins gros et moins saillants. Elytres moins allongés et moins
brillants.
134. (135). Pronotum plus fortement rétréci en avant qu’en arrière, à largeur
maximale déportée en arrière du milieu, la base nettement plus
large que le bord antérieur. Elytres d’un cuivreux foncé, souvent
un peu pourpré, parfois bleus foncés. Long. 9 à 10,5 mm
( Tsaratanana) . 62. N. viridicollis Jeannel
135. (134). Pronotum pas plus fortement rétréci en avant qu’en arrière, à
largeur maximale située au milieu, la base non ou à peine plus
large que le bord antérieur. Elytres d’un bleu très foncé, terne.
Long. 8,5 à 10,5 mm (Tsaratanana) . 63. N. plumbeus Jeannel
136. (131). Microsculpture élytrale en mailles transversales bien plus larges
que longues.
137. (138). Taille plus grande. Apex des élytres tronqué au sommet sur le
bord interne. Elytres d’un bleu verdâtre métallique. Long. 9 à
11 mm (Montagne d’ Ambre) . 64. N. fairmairei (Alluaud)
138. (137). I aille plus petite. Apex des élytres bien arrondi au sommet.
139. (140). Pronotum à côtés bien plus fortement rétrécis en avant qu’en
arrière, à largeur maximale déportée en arrière du milieu, la base
bien plus large que le bord antérieur. Elytres bleus métalliques.
Long. 6,5 à 7,5 mm (Montagne d’ Ambre).. . . 65. N. sylvaticus (Alluaud)
140. (139). Pronotum à côtés non ou à peine plus rétrécis en avant qu’en
arrière, à largeur maximale située au milieu, la base non ou à peine
plus large que le bord antérieur.
141. (142). Pronotum très transverse, les côtés plus arqués et un peu plus
rétrécis en avant qu’en arrière, la base un peu plus large que le
bord antérieur. Intervalles élvtraux moins convexes. Elytres
moins allongés, d’un vert métallique. Long. 6 à 6,5 mm (Montagne
d,Ambre) . 66. N. alberti (Alluaud)
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
259
142.(141).
143. (130).
144. (149).
145. (146).
146. (145).
147. (148).
148.(147).
149. (144).
150. (151).
151. (150).
152. (153).
153.(152).
Pronotum moins transverse, les côtés peu arqués et pas plus
rétrécis en avant qu’en arrière, la base pas plus large que le bord
antérieur. Intervalles élytraux plus allongés, d’un roux pourpré
clair métallique. Long. 6 à 6,5 mm (Tsaratanana) .
. 67. N. perpillus Basilewsky
Microsculpture élytrale irrégulière, en mailles transversales entre¬
mêlées ne formant pas de réseau fermé ou en strioles étirées en
travers.
Taille ne dépassant pas 8 mm.
Elytres d’un bleu métallique foncé, le pronotum noirâtre, largement
bordé de roux sur les côtés. Pattes bicolores, les tibias testacés, les
fémurs sombres. Microsculpture élytrale en longues et fortes
strioles étirées en travers. Long. 6 à 8 mm.. . . 68. N. silvestris (Alluaud)
Elytres d’un cuivreux métallique plus ou moins verdâtre et plus
ou moins vif. Pattes concolores.
Pronotum moins transverse (1,16 à 1,21 fois plus large que long),
à côtés non ou à peine arrondis en arrière, presque rectilignes, à
gouttière marginale étroite et moins fortement explanée en
arrière ; angles postérieurs subdroits. Stries élytrales moins
profondes ; microsculpture plus régulière et plus forte, en strioles
étirées en travers entremêlées de mailles très transversales.
Elytres d’un cuivreux métallique verdâtre brillant. Long. 6,5 à
7 mm (chaînes Anosyennes) . 69. N. villiersi
Pronotum plus transverse (1,30 à 1,47 fois plus large que long), à
côtés nettement arrondis en arrière, à gouttière marginale plus
large et plus fortement explanée en arrière ; angles postérieurs
obtus et bien ouverts, largement arrondis. Stries élytrales plus
profondes ; microsculpture plus faible et peu régulière, consis¬
tant en strioles transversales courtes et assez vestigiales. Elytres
cuivreux, très légèrement verdâtres. Long. 6 à 7 mm (Tsaratanana).
. 70. N. sambiranus
Taille de 9 à 1 1 mm.
n. sp.
n. sp.
Stries élytrales vestigiales, sauf la lere qui est profonde et entière.
Pronotum bien transverse. Microsculpture des élytres assez
irrégulière, en strioles étirées en travers ayant tendance à former
des mailles transversales rarement fermées. Elytres d’un vert
métallique sombre mais brillant. Long. 1 1 mm (chaînes Anosyen¬
nes) . 71. N. corpulentus n. sp.
Stries élytrales assez profondes, toutes semblables, pas moins
profondes que la lere.
Pattes bicolores et bien contrastées, les fémurs bruns foncés, les
tibias et les tarses d’un testacé très clair. Pronotum bien transversal.
Elytres d’un bleu métallique brillant Long. 9 à 10 mm (Marojejy).
. 72. N. perrinae n. sp.
Pattes concolores, les tibias non ou à peine plus clairs que les
fémurs.
Source : MNHN, Paris
260
P. Basilewsky
154. (155). Stries elytrales bien régulièrement ponctuées. Pronotum assez
transverse. Eiytres modérément allongés, à microsculpture irré¬
gulière mais assez forte, en mailles très transversales. Eiytres
noirs avec un très faible reflet métallique bleu foncé. Long. 10
; . 73. N. cachani Jeannel
155. (154). Stries élytrales non ou à peine distinctement ponctuées.
156. (157). Microsculpture élytrale forte, formée de mailles transversales
entremêlées de strioles étirées. Pronotum peu transverse (1,14 à
1,20 fois plus large que long). Avant-corps d’un brun rouge
ferrugineux très clair ; élytres d’un cuivreux un peu rougeâtre.
Long. 9 à 9,5 mm . 74. pq. crassicollis Jeannel
1 57. (1 56). Microsculpture élytrale faible, formée de brèves strioles transversales
interrompues. Avant-corps brun de poix foncé.
158. (159). Pronotum peu transverse (1,18 à 1,19 fois plus large que long), à
gouttière marginale très large et profonde sur toute sa longueur,
très fortement élargie et explanée en arrière où les côtés sont bien
relevés. Eiytres plus convexes et plus allongés, à intervalles plus
bombés, à stries plus profondes, à troncature apicale non sinuée,
d’un vert cuivreux légèrement pourpré. Long. 10,5 à 1 1 mm .
. 75. N. isakae Jeannel
159. (158). Pronotum plus transverse (1,20 à 1,28 fois plus large que long), à
gouttière marginale bien plus étroite et moins profonde, beaucoup
moins élargie et explanée en arrière où les côtés ne sont pas
relevés. Eiytres moins convexes et moins allongés, à intervalles
moins bombés, à stries nettement moins profondes, à troncature
apicale bien sinuée, d’un bleu métallique assez vif et brillant
Long. 8,5 à 9,5 mm . 76. N. imerinae (Alluaud)
160. (129). Apex des élytres prolongé en lobe le plus souvent anguleux ou
même parfois denté, mais alors cette dent n’est jamais spiniforme.
161. (172). Microsculpture élytrale régulière, en mailles transversales formant
un réseau nettement fermé.
162. (163). Espèce très brachyptère, de petite taille, de coloration non métal¬
lique, particulièrement allongée et étroite. Yeux très modérément
saillants. Pronotum très volumineux, à côtés bien relevés sur toute
leur longueur, à gouttière marginale profonde. Métépisternes
courts. Brun foncé, les élytres à peine distinctement pourvus de
quelques reflets métalliques. Long. 7 à 8,5 mm (Marojejy) .
. . 77. N. ©rophilus n. sp.
163. (162). Espèces macroptères, de taille plus grande, élytres brillamment
colorés. Yeux saillants. Pronotum moins volumineux. Métépi-
stemes plus longs.
164. (171). Apex des élytres tronqué, anguleux, avec un léger denticule
formant la prolongation du 3e intervalle.
165. (166). Tête courte et large, les veux particulièrement gros, globuleux et
très saillants. Apex des élytres légèrement lobé et un peu denticulé.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
261
Elytres d’un cuivreux verdâtre ou un peu doré, étroitement bordés
de ferrugineux. Long. 10,5 à 11,5 mm . 78. N. inermis Jeannel
166. (1 65). Tête allongée, les yeux normaux, ni globuleux ni particulièrement
saillants.
167. (168). Stries élytrales faibles et bien ponctuées ; rebord basal des élytres et
gouttière latérale noirâtres ; apex légèrement lobé, très anguleux et
subdenté au sommet. Brun presque noir, les élytres d’un cuivreux
verdâtre. Pattes sombres. Long. 9,5 à 10 mm, . 79. N. tongobory n. sp.
168. (167). Stries élytrales bien profondes, moins nettement ponctuées ; rebord
basal et gouttière latérale d’un roux ferrugineux. Pattes claires.
169. (170). Pronotum moins transverse, à gouttière marginale moins large, moins
profonde et moins explanée. Elytres moins allongés et moins
convexes, l’apex moins nettement denté, d’un cuivreux verdâtre à
légèrement pourpré. Long. 9,5 à 1 1,5 mm . 80. N. meunieri Jeannel
170. (169). Pronotum plus transverse, à gouttière marginale plus large et plus
profonde, plus explanée. Elytres bien plus allongés et plus convexes,
l’apex plus nettement denticulé au sommet, d’un vert émeraude à
rouge pourpré. Long 11 à 12 mm (chaînes Anosyennes) .
. 81. N. andohahelo n. sp.
17 1. (1 64). Apex des élytres prolongé en lobe bien individualisé, très anguleux
denté au sommet. Pronotum assez transverse. Elytres brillamment
colorés, verts avec de forts reflets pourprés, surtout en avant. Long.
10,5 à 11,5 mm . . 82. N. purpurascens Jeannel
1 7 2 .( 1 6 1 ) . Microsculpture élytrale irrégulière, en strioles étirées en travers, assez
fortes, souvent entremêlées de mailles très transversales ne formant
pas de réseau fermé.
173. (184). Taille ne dépassant pas 8,5 mm.
174. (183). Corps moins étroit et moins allongé, pas plus de 2,75 fois plus long
que large. Pronotum généralement peu transverse, les élytres moins
étroits et moins allongés.
17 5. (1 76). Pronotum particulièrement large et très transverse (1,33 à 1,38 fois
plus large que long), très fortement rétréci vers l’avant, la largeur
maximale fortement déportée en arrière où la base est beaucoup plus
large que le bord antérieur. Brun de poix foncé presque noir, les
élytres non métalliques. Long. 7,5 à 8,5 mm (Tsaratanana) .
. 83. N. balachowskyi (Basilewsky)
176. (175). Pronotum bien moins large et moins transverse (pas plus de 1 ,20 fois
plus large que long), non ou peu plus rétréci en avant qu’en arrière, la
largeur maximale non ou peu déportée en arrière du milieu, la base
non ou peu plus large que le bord antérieur. Elytres métalliques.
177. (1 78). Pronotum assez transverse (1,16 à 1,20 fois plus large que long), les
côtés assez régulièrement arrondis, moins fortement en arrière. Apex
des élytres en lobes bien individualisés et bien anguleux, même
Source : MNHN, Paris
262
P. Basilewsky
subdentés. Brun de poix très foncé, les élytres d’un bleu métallique
foncé, les pattes très sombres. Long. 6 à 7 mm (Marojejy) .
. 84. N. almasius n. sp.
178. (177). Pronotum non ou à peine transverse (1,05 à 1,14 fois plus large que
long).
179. (182). Stries des élytres nettement ponctuées, surtout les externes; les 3
pores dorsaux du 3e intervalle faiblement marqués ; pores de la série
ombiliquée assez petits.
180. (1 81). Pronotum à largeur maximale située au milieu, à côtés nettement
arrondis sur plus de la moitié de leur longueur, subrectilignes dans le
dernier tiers, les angles postérieurs assez obtus, la base non ou à peine
plus large que le bord antérieur, la gouttière marginale plus large en
avant. Elytres à stries moins profondes et plus nettement ponctuées, à
lobes apicaux moins prononcés et moins aigus, à microsculpture plus
régulière et moins entremêlée. Elytres d’un verdâtre métallique
parfois un peu cuivreux. Long. 6,5 à 8 mm . 85. N. amblyodon (Alluaud)
1 8 1. ( 1 80). Pronotum à largeur maximale déportée en avant, à côtés bien arrondis
dans le premier tiers ou le premier quart, ensuite bien rectilignes et
même souvent un peu sinués, les angles postérieurs droits, la base
nettement plus large que le bord antérieur, la gouttière marginale
moins large en avant. Elytres à stries plus larges et plus profondes,
moins nettement ponctuées, à lobes apicaux mieux prononcés et plus
aigus, à microsculpture moins régulière et plus entremêlée. Elytres
d’un bleu foncé métallique, souvent violacé. Long. 7 à 8 mm. ....
. 86. N. coeruleus n. sp.
182. (179). Stries des élytres non ponctuées et plus profondes; les 3 pores
dorsaux du 3e intervalle profonds et même quelque peu enfoncés ;
pores de la série ombiliquée gros et enfoncés dans de profondes
fossettes. Elytres d’un vert métallique sombre, parfois avec des reflets
un peu cuivreux. Long. 7,5 à 8,5 mm . 87. N. pauliani Jeannel
1 83. ( 1 7 4). Corps particulièrement étroit et allongé, au moins 3 fois plus long que
large. Pronotum à peine transverse, les élytres très étroits et très
allongés. Elytres d’un cuivreux verdâtre, étroitement bordés de
ferrugineux. Long. 6 à 7 mm . 88. N. contractus n. sp.
1 84. ( 1 7 3). Taille plus grande, de 9 à 12 mm.
185. (196). Microsculpture élytrale fine mais nette et moins irrégulière, en strioles
étirées en travers, souvent entremêlées de mailles très transversales
non ou guère fermées.
186. (1 89). Elytres d’un beau bleu métallique, souvent violacé.
1 87. (1 88). Apex des élytres nettement prolongé en lobe bien individualisé, très
angideux et même quelque peu denté au sommet Elytres d’un bleu
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
263
métallique violacé foncé, non rebordés de ferrugineux. Pattes
sombres, les tibias pas plus clairs que les fémurs. Long. 9 à 1 0 mm
(Marojejy) . 89. N. cyaneoviolaceus n. sp.
188. (187). Apex des élytres peu nettement prolongé en lobe individualisé mais
simplement anguleux et non pointu ni denté au sommet. Elytres d’un
bleu métallique foncé assez brillant, largement rebordés de ferrugi¬
neux. Tibias nettement plus clairs que les fémurs. Long. 10 à 1 1 nnn
(Marojejy) . 90. N. velitus n. sp.
189. (186). Elytres autrement colorés.
190. (195). Apex des élytres non lobé mais tronqué et bien anguleux au sommet,
parfois même denticulé dans le prolongement du 3e intervalle.
19 1. (1 92). Avant-corps, ainsi cpie le rebord basal de l’élytre, d’un ferrugineux
très clair, les pattes de même couleur ; élytres d’un vert métallique
clair, très légèrement cuivreux, bordés de ferrugineux. Sommet apical
de l’élytre pointu et pourvu d’un petit denticule. Taille moindre.
Long. 9 à 10 mm . 91. N. smaragdinus n. sp.
192. (191). Avant-corps, ainsi que le rebord basal de l’élytre, d’un brun très
foncé ; pattes sombres. Taille plus grande.
193. (194). Sommet apical de l’élytre Ironqué-anguleux mais nullement denté.
Pronotum plus transversal. Elytres moins allongés, d’un vert bronzé
très sombre. Long. 10,5 à 12 min . 92. N. hylobius (Alluaud)
194. (193). Sommet apical de l’élytre non seulement tronqué-anguleux mais
légèrement prolongé par un petit denticule très pointu. Pronotum
moins transversal. Elytres plus allongés, d’un vert sombre souvent un
peu cuivreux. Long. 10 à 12 mm . 93. N. hylochorus (Jeannel)
195. (190). Apex des élytres fortement prolongé en lobe bien individualisé, très
anguleux au sommet et un peu relevé. Pronotum peu transverse.
Elytres très allongés, d’un vert métallique brillant à forts reflets
cuivreux sur les côtés et souvent à la base. Long. 10 à 11 mm
(Tsaratanana) . 94. N. nitens (Jeannel)
196. (1 85). Microsculpture élytrale très faible, rudimentaire ou vestigiale, consis¬
tant en fragments de strioles transversales.
197. (198). Pattes bicolores, les fémurs d’un brun sombre, les tibias et les tarses
d’un testacé rougeâtre clair. Pronotum bien transversal. Apex des
élytres bien tronqué mais non lobé, anguleux au sommet mais non
denté. Brun de poix, le pronotum largement rebordé de testacé, les
élytres d’un bleu métallique foncé, souvent un peu violacé, souvent
étroitement rebordés de ferrugineux, à rebord basal noirâtre. Long.
10,5 à 12 mm . 95. N. hylobates (Alluaud)
198. (197). Pattes concolores, les fémurs non ou à peine plus foncés que les
tibias.
Source : MNHN, Paris
264
P. Basilewsky
199. (200). Apex des élytres nettement lobé, anguleux et même pointu au
sommet. Pronotum plus transversal. Noir brillant, le pronotuin
largement bordé de lestacé sur les côtés, les élytres d’un vert sombre à
reflets cuivreux, le rebord basal noirâtre. Long. 10 mm (Tsaratanana).
. 96. N. angulosus (Jeannel).
200. (199). Apex des élytres non lobé mais simplement quelque peu prolongé,
moins nettement anguleux au sommet qui n’est pas pointu mais très
brièvement arrondi. Pronotum moins transversal. Brun de poix, plus
clair sur le pronotum, les élytres d’un cuivreux pourpré, le rebord
basal brun très clair. Long. 10,5 mm. . . . 97. N. andrangoloakae Jeannel
6. groupe fischeri
201. (204). Pronotum non ou quelque peu transverse, 1,03 à 1,29 fois plus large
que long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale
située au milieu, la base pas plus large que le bord antérieur, la
gouttière marginale bien plus étroite.
202. (203). Pronotum quelque peu transverse, 1,17 à 1,29 fois plus large (pie
long. Elytres courts et assez larges, 1,40 à 1,56 fois plus longs que
larges ensemble, à striole scutellaire courte. Dent labiale bifide au
bord antérieur. Métépisternes courts, à peine plus longs que larges au
bord antérieur. Pattes courtes, les tarses assez épais, le 4e article des
postérieurs échancré. Antennes plus courtes. Brun de poix plus ou
moins foncé, les élytres bien brillants, souvent légèrement bronzés.
Espèce complètement aptère. Long. 6 à 8 mm (La Réunion) .
. 98. N. fischeri (Chaudoir)
203. (202). Pronotum étroit, non ou à peine transverse, 1,03 à 1,14 fois plus large
que long. Elytres allongés, 1,65 à 1,75 fois plus longs que larges
ensemble, à striole scutellaire longue. Dent labiale arrondie au
sommet Métépisternes plus longs, un peu moins de 2 fois plus longs
que larges au bord antérieur. Pattes longues, les tarses fins, le 4e
article des postérieurs bien lobé. Antennes longues. Brun foncé
presque noir. Espèce brachyptère. Long. 9,5 à 1 0,5 mm (La Réunion).
. 99. N. viettei Jeannel
204. (201). Pronotum fortement transverse, 1,33 à 1,45 fois plus large que long,
bien plus fortement rétréci vers l’avant que vers l’arrière, à largeur
maximale déportée en arrière, la base bien plus large que le bord
antérieur, la gouttière marginale très large.
205. (206). Pronotum plus transverse, fortement et grossièrement ponctué dans la
région latéro-postérieure, la base non relevée en oblique sur les côtés,
la gouttière marginale peu relevée en arrière mais plus largement
explanée. Yeux plus fortement saillants. Elytres moins ovoïdes et
moins larges, à stries moins fortement ponctuées. Mésépistemes
grossièrement ponctués. Brun à brun foncé, le pronotum plus clair, les
élytres très faiblement bronzés. Espèce macroptère. Long 7 à 8,5 mm
(Ile Maurice) . 100. N. coptoderus (Dejean)
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PI.ATYNINAE
265
206.(205). Pronotuin moins transverse, non ponctué dans la région latéro-
postérieure, la base relevée en oblique sur les côtés, la gouttière
marginale plus fortement relevée en arrière mais moins explanée.
Yeux moins saillants. Elytres plus larges, à stries plus fortement
ponctuées. Mésépisternes lisses. Brun foncé, les élytres avec un très
léger reflet métallique bronzé. Espèce brachyptère. Long. 9 mm (La
Réunion) . 101. N. alluaudi (J. Vinson)
7. groupe plesius
207. (210). Pattes bicolores et fortement contrastées, les fémurs sombres, les
tibias et les tarses d’un testacé très pâle.
208. (209). Pronotum transverse, 1,17 à 1,23 fois plus large que long, à côtés
bien régulièrement arrondis, la gouttière marginale bien large sur
toute sa longueur, les angles postérieurs plus obtus et plus ouverts.
Elytres moins allongés, à troncature apicale très fortement sinuée
provoquant un angle apical externe bien marqué quoique largement
arrondi. Pores dorsaux du 3' intervalle moins profonds. Partie
apicale chitinisée de l’édéage longue, atténuée vers le sommet qui
est subacuminé. Elytres noirs avec un léger reflet métallique un
peu bleuté, surtout à la base. Long. 8 à 1 0 mm . 1 02. N. plesius (Alluaud)
209. (208). Pronotum non transverse, 1,03 à 1,05 fois plus large
que long, à côtés peu arrondis et bien plus rectilignes en
arrière, la gouttière marginale moins large surtout en
avant, les angles postérieurs subdroits. Elytres très allongés, à
troncature apicale non ou à peine sinuée, d’où un angle apical
externe plus ou moins effacé. Partie apicale chitinisée de l’édéage
courte et très large, non atténuée ni acuminée au sommet qui est
largement arrondi. Elytres d’un bleu métallique très sombre,
parfois un peu violacé. Long. 8 à 10 mm - 103. N. plesioides Jeannel
210. (207). Pattes concolores, les tibias non ou à peine plus clairs que les
fémurs qui sont d’un brun sombre. Pronotum faiblement trans¬
verse, 1,10 à 1,17 fois plus large que long, à côtés faiblement
arqués, la gouttière marginale large. Elytres très allongés, à
troncature apicale assez sinuée, l’angle apical externe quelque
peu marqué mais arrondi. Pores dorsaux du 3e intervalle peu
marqués. Partie apicale de l’édéage longue, atténuée vers le
sommet. Elytres d’un violacé sombre. Long. 8,5 à 9,5 mm. . . .
. 104. N. leptoterus (Alluaud)
8. groupe dirrhaphis
211. (222). Angle apical externe de l’élytre arrondi ou effacé.
212. (213). Seule la lerc strie élytrale profonde et entière, les autres
vestigiales ou même effacées. Apex des élytres prolongé en une
12
Source : MNHN , Paris
266
P. Basilewsky
longue épine cylindrique dès la base, très acérée au sommet.
Protibias faiblement sillonnés longitudinalement dans la partie
distale. Microsculpture élytrale régulière, en mailles légèrement
transversales. Dessus métallique brillant, l’avant-corps plus ou
moins cuivreux au pourpre foncé. Long. 8,5 à 1 1 mm (Montagne
d’ Ambre) . 105. N. mutans (Fairmaire)
213. (212). Toutes les stries élytrales bien marquées, non ou peu plus faibles
que la lerc, la 7e parfois vestigiale. Apex des élytres prolongé en
une forte dent spiniforme. Protibias fortement sillonnés longi¬
tudinalement sur toute leur longueur.
2 1 4. (2 1 5). Pronotum étroit, pas plus large que long, les côtés très faiblement
arqués, la gouttière marginale étroite. Yeux particulièrement gros
et saillants. Les 3 pores dorsaux du 3e intervalle profondément
enfoncés. Stries élytrales externes faibles, la 7e effacée dans sa
partie antérieure et médiane. Microsculpture élytrale en fines
strioles étirées en travers. Brun foncé, le pronotum plus clair, les
élytres d’un bleu foncé ou d’un pourpre violacé. Long. 9 mm.
. 106. N. leptoteroides n. sp.
215. (214). Pronotum plus ou moins transversal, nettement plus large que
long, les côtés plus ou moins fortement arrondis. Yeux générale¬
ment moins gros et moins saillants.
216. (217). Stries des élytres faibles, les externes presque vestigiales. Prono¬
tum plus transversal. Les 3 pores dorsaux du 3e intervalle
profondément enfoncés. Microsculpture élytrale en faibles mailles
bien transversales. Noir de poix, les élytres avec un léger reflet
bronzé, parfois un peu cuivreux. Long. 8,5 à 9 mm (Tsaratanana).
. 107. N. effulgens Basilewsky
217. (216). Toutes les stries élytrales profondes. Pronotum moins transversal.
218. (219). Pores du 3e intervalle profondément enfoncés. Microsculpture
élytrale assez forte et irrégulière, en strioles étirées en travers,
plus ou moins entremêlée de mailles transversales. Dent spini¬
forme apicale longue, à peine plus courte que le 1er article des
tarses postérieurs. Brun de poix, les élytres d’un bleu métallique
très sombre. Long. 9,5 à 10 mm . 108. N. coeruleotinctus n. sp.
219. (218). Pores du 3e intervalle peu marqués. Microsculpture élytrale
régulière, en mailles légèrement transversales. Dent spiniforme
apicale courte, nettement plus courte que le 1er article des tarses
postérieurs.
220. (221). Intervalles des élytres bombés, les stries plus profondes. Micro¬
sculpture élytrale en mailles moins régulières. Dessus d’un bleu
métallique d’acier, sans traces de verdâtre. Pattes plus sombres.
Long. 8 à 9 mm (Montagne d’ Ambre) . 109. N. montis (Alluaud)
221. (220). Intervalles des élytres plus plans, les stries moins profondes.
Microsculpture élytrale en mailles plus régulières. Avant-corps
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
267
d’un bleu verdâtre métallique, les élytres d’un vert métallique.
Pattes moins sombres. Long. 8 à 9 mm (Montagne d’Ambre) .
. 110. N. dirrhaphis (Alluaud)
222. (21 1). Angle apical de Félytre bien marqué et plus ou moins fortement
denté, suivi d’une forte échancrure. Pronotum très transverse,
plus fortement rétréci en avant qu’en arrière, la base plus large que
le bord antérieur, la gouttière marginale très fortement explanée.
223. (224). Apex des élytres prolongé en dent spiniforme assez courte, non ou
à peine plus longue que large à l’apex, bien plus courte que le 1er
article des tarses postérieurs et peu acéré au sommet Toutes les
stries élytrales bien marquées ; microsculpture régulière, en
mailles presque isodiamétrales. Pronotum très transverse. Elytres
moins allongés. Brun de poix, les élytres d’un vert métallique
sombre, un peu teintés de cuivreux. Long. 10 à 10,5 mm
(Tsaratanana) . 111. N. venustus Basilewsky
224. (223). Apex des élytres prolongé en longue dent spiniforme, large à la
base mais devenant cylindrique et très acérée au sommet aussi
longue que le 1er article des tarses postérieurs.
225. (226). Microsculpture élytrale régulière, en mailles légèrement trans¬
versales. Région apicale des élytres moins fortement perturbée.
Toutes les stries bien marquées. Brun de poix, les élytres bronzés
avec un fort reflet vert métallique brillant Long. 9 à 10,5 mm
(Tsaratanana) . 112. N. basilewskyi Jeannel
226. (225). Microsculplure élytrale très irrégulière, en strioles étirées en
travers entremêlées de mailles très transversales non ou à peine
fermées. Région apicale des élytres plus fortement perturbée.
Stries 1 et 2 profondes, 3 et 4 plus faibles, 5 et 6 vestigiales, 7
effacée sur presque toute sa longueur. Pronotum plus transversal,
à base particulièrement large. Noir, les élytres d’un bleu métal¬
lique foncé, parfois un peu violacés. Long. 8 à 9 mm (Marojejy).
. 113. N. cyaneus n. sp.
9. groupe dieganus
227. (264). Microsculpture élytrale en mailles bien régulières, isodiamétrales
ou le plus souvent légèrement transversales, formant un réseau
bien fermé.
228. (257). Angle apical externe de l’élytre effacé ou bien arrondi et peu
marqué.
229. (230). Microsculpture élytrale formée de petites mailles rigoureusement
isodiamétrales, fortes et serrées, limitant des petits tubercules
rendant la surface mate. Stries élytrales vestigiales ou effacées,
sauf la lrc qui est profonde et entière. Dessus noir, le pronotum à
côtés ferrugineux, les élytres très ternes, non métalliques et
souvent étroitement bordés de brun clair. Long. 10,5 à 12 mm -
. 114. N. eucharis (Alluaud)
Source : MNHN, Paris
268
P. Basilewsky
230. (229). Microsculpture élytrale bien moins forte, en mailles plus ou moins
transversales. Toutes les stries ély traies bien marquées.
23 1. (256). Pattes plus ou moins concolores et non contrastées, les tibias non
ou à peine plus clairs que les fémurs.
232. (245). Stries des élytres non ou à peine distinctement ponctuées.
233. (234). Elytres courts et trapus, larges et très convexes, 1,70 à 1,74 fois
plus longs que larges ensemble. Taille plus faible. Avant-corps
d’un brun très foncé, le pronotum faiblement éclairci sur les côtés,
les élytres d’un vert métallique brillant avec des reflets pourprés
et cuivreux sur les côtés, à rebord basal très foncé, presque noir.
Long. 9 mm (Tsaratanana) . 115. N. straneoi n. sp.
234. (233). Elytres longs et plus étroits, 1,83 à 2, 1 5 fois plus longs que larges
ensemble, moins convexes. Taille supérieure à 10 mm.
235. (238). Rebord basal de Télytre roux clair. Antennes très longues et très
fines, dépassant la base du pronotum de 6 articles, atteignant ou
dépassant la mi-longueur de Télytre.
236. (237). Pronotum plus large et assez transverse (1,15 à 1,19 fois plus
large que long), assez nettement bien que finement ponctué dans
la gouttière marginale, la région postéro-latérale et devant la base,
les côtés très légèrement sinués devant les angles postérieurs.
Edytres à angle apical externe mieux marqué, à troncature apicale
plus profondément échancrée, à dent spiniforme apicale moins
longue et moins pointue au sommet. Brun rouge clair, les élytres
pourprés à reflets bronzés. Long. 12,5 à 13,5 mm . ...
. 1 1 6. N. porphyreticus (Alluaud)
237 . (236). Pronotum plus étroit et non ou à peine transverse (1,02 à 1,10 fois
plus large que long), imponctué, les côtés non sinués devant les
angles postérieurs. Elytres à angle apical externe peu marqué et
plus largement arrondi, à troncature apicale bien moins nettement
sinuée, à dent spiniforme apicale plus longue et plus acérée au
sommet où elle est prescpie en épine cylindrique. Brun rouge très
clair, surtout le pronotum, les élytres d’un vert métallique avec
des reflets cuivreux ou pourprés plus ou moins nets, très
étroitement bordés de ferrugineux clair. Long. 13,5 à 15 mm
(Andringitra) . 1 17. N. ruficollis Jeannel
238. (235). Rebord basal de Télytre d’un brun très foncé, presque noir.
239. (242). Pronotum plus large et assez nettement transverse, 1,15 à 1,20
fois plus large que long. Intervalles des élytres très plans, les stries
moins profondes. Dent apicale de Télytre plus courte.
240. (241). Dent spiniforme apicale de Télytre moins courte, très acuminée et
très pointue; angle apical externe plus effacé. Elytres plus
allongés, à microsculpture en mailles transversales moins régu¬
lières. Antennes plus courtes. Brun de poix, le pronotum éclairci
latéralement, les élytres d’un vert métallique sombre ou bleuté, ou
encore légèrement violacé, non rebordés, de clair. Long. 9,5 à
1 1 mm . 1 1 8. N. radama (Alluaud)
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
269
241. (240). Dent spinifonne apicale de l’élytre moins longue et moins
pointue ; angle apical externe plus marqué. Elytres moins allongés,
à microsculpture en mailles transversales plus régulières. Anten¬
nes plus longues. Brun de poix très foncé, presque noir, le
pronotum éclairci latéralement, les élytres d’un bleu violet
métallique. Long. 13,5 à 14 mm (Marojejy) .
. 119. N. andasyanus n. sp.
242. (239). Pronotum étroit et non transverse, 1,07 à 1,08 fois plus large que
long. Intervalles des élytres bombés, les stries plus profondes. Dent
apicale plus longue et plus pointue.
243. (244). Angle apical externe de l’élytre mieux marqué, la troncature
apicale fortement sinuée. Antennes plus longues. Pattes plus
sombres. Elytres d’un bleu métallique foncé. Long. 14 à 14,5 mm
(Marojejy) . 120. N. casalei n. sp.
244. (243). Angle apical externe de l’élytre effacé, la troncature apicale à peine
sinuée. Antennes plus courtes. Pattes plus claires. Elytres d’un
cuivreux pourpré. Long. 12,5 mm (Marojejy).. . . 121. N. beryllinus n. sp.
245. (232). Stries des élytres ponctuées, surtout les externes.
246. (247). Microsculpture élytrale très régulière, en mailles rigoureusement
isodiamétrales, très petites et bien serrées. Intervalles plats, les
stries peu profondes. Dent spiniforme apicale très large à la base
mais assez courte, émoussée au sommet Angles antérieurs du
pronotum bien arrondis, nullement en lobes saillants. Noir, le
pronotum légèrement éclairci sur les côtés, les élytres avec un faible
reflet un peu bronzé. Long. 11,5 mm (Tsaratanana) .
. 122. N. wintreberti n. sp.
247. (246). Microsculpture élytrale moins régulière, en mailles transversales
moins serrées. Intervalles des élytres plus ou moins convexes, les
stries profondes. Dent spiniforme apicale courte ou longue mais
bien pointue au sommet
248. (251). Dent spiniforme apicale de l’élytre courte à moyenne, tout au plus
de la moitié de la longueur du premier article des taises
postérieurs.
249. (250). Dent spiniforme apicale moyenne, atteignant la mi-longueur du
premier article des tarses postérieurs. Pattes plus sombres.
Elytres d’un pourpré intense, non ou peu distinctement bordés de
ferrugineux, à rebord basal plus foncé. Long. 11,5 à 12 mm.
. 123. N. seyrigi (Alluaud)
250. (249). Dent spiniforme apicale particulièrement courte, n’atteignant à
peine que le quart de la longueur du premier article des tarses
postérieurs. Pattes plus claires. Elytres d’un pourpre moins
intense, distinctement bordés de ferrugineux, à rebord basal plus
clair. Long. 11 à 12 mm (chaînes Anosyennes) .
. 124. N. persimilis n. sp.
Source : MNHN, Paris
270
P. Basilewsky
251. (248). Dent spiniforme apicale longue, atteignant ou dépassant la
longueur du premier article des tarses postérieurs.
252. (255). Rebord basal de Félytre foncé. Dent spiniforme apicale assez
longue mais ne dépassant pas la longueur du premier article des
tarses postérieurs.
253. (254). Angle apical externe de Félytre plus ou moins effacé, la troncature
apicale moins marquée. Pénis renflé dans sa partie moyenne,
l’apex très brusquement rétréci, long et étroit, infléchi en forme de
tige grêle dont le sommet forme un petit crochet saillant du côté
droit Elytres d’un vert métallique assez sombre, avec des reflets
cuivreux sur les côtés. Long. 11 à 13 mm (Montagne d’ Ambre).
. 125. N. dieganus (Alluaud)
254. (253). Angle apical externe de Félytre bien mieux marqué, la troncature
apicale plus profondément échancrée. Pénis moins renflé dans sa
partie moyenne, l’apex graduellement rétréci en lame peu à peu
atténuée, arrondie à l’extrémité, un peu en spatule et sans aucun
crochet Elytres d’un vert métallique cuivreux. Long. 1 1 mm .
. 126. N. acrentomus Jeannel
255. (252). Rebord basal de Félytre roux. Dent spiniforme apicale très longue
dépassant la longueur du premier article des tarses postérieurs,
large à la base mais devenant vite en épine cylindrique. Elytres
bruns, fortement teintés de vert bleuâtre métallique dans la moitié
antérieure et sur les côtés qui sont cuivreux. Long. 12,5 mm
(Tsaratanana) . 127. N. confusus n. sp.
256. (231). Pattes bicolores et très contrastées, les fémurs d’un brun très
sombre, les tibias et les tarses d’un testacé clair. Pronotum assez
étroit et non transverse, 1,06 à 1,08 fois plus large que long.
Intervalles des élytres presque plans, les stries finement mais
distinctement ponctuées ; microsculpture en mailles très trans¬
versales et très irrégulières. Dent spiniforme apicale longue, aussi
longue que le premier article des tarses postérieurs, large à la base
mais devenant assez rapidement une épine cylindrique très
acérée ; angle apical externe arrondi mais marqué, la troncature
apicale bien échancrée. Brun très foncé, presque noir, le pronotum
largement bordé de ferrugineux sur les côtés, les élytres d’un bleu
métallique sombre. Long. 1 5 à 1 5,5 mm (Marojejy) . 1 28. N. rex n. sp.
257. (228). Angle apical externe de Félytre très fortement marqué, bien
anguleux ou même denté.
258. (261). Pronotum étroit et peu transverse. Pattes bicolores et contrastées,
les fémurs d’un brun sombre, les tibias et les tarses d’un testacé
clair. Angle apical externe de Félytre anguleux mais non denté.
259. (260). Intervalles des élytres bombés, les stries plus profondes et plus
fortement ponctuées. Partie apicale du pénis très allongée et
aplatie. Elytres cuivreux ou plus souvent d’un pourpré cuivreux.
Long. 10 à 12 mm . 129. N. oxypterus Jeannel
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
271
260. (259). Intervalles des élytres plans, les stries moins profondes et moins
fortement ponctuées. Partie apicale du pénis plus courte, brus¬
quement rétrécie.. Elytres d’un vert métallique plus ou moins
cuivreux. Long. 11 à 12 mm . 130. N. antamponae n. sp.
261. (258). Pronotum large et transversal, à gouttière marginale plus large,
plus explanée et plus relevée. Pattes concolores.
262. (263). Angle apical externe de l’élytre anguleux mais non denté.
Pronotum moins transverse, à côtés moins fortement arrondis.
Elytres cuivreux, le plus souvent fortement pourprés. Long. 11,5
à 12 mm . 131. N. porphyritis (Alluaud)
263. (262). Angle apicale externe de l’élytre non seulement anguleux mais
terminé en forte dent dirigée vers l’arrière, la troncature apicale
plus profondément échancrée. Pronotum plus transverse, à côtés
plus fortement arrondis. Yeux plus gros et plus saillants. Elytres
d’un pourpré cuivreux. Long. 9,5 à 10 mm .
. 132. N. tetroxys (Alluaud)
264. (227). Microsculpture élytrale irrégulière, en strioles étirées en travers
et plus ou moins entremêlées de mailles très transversales ne
formant pas de réseau fermé.
265. (298). Angle apical externe de l’élytre effacé ou arrondi et légèrement
marqué mais jamais denté.
266. (273). Elytres plus ou moins cabossés, les stries pourvues de dépressions
allongées ou subarrondies, plus ou moins profondes, déformant
toute la surface. Pores de la série ombiliquée profondément
enfoncés.
267. (270). Pronotum quelque peu transverse, 1,1 1 à 1,16 fois plus large que
long.
268. (269). Taille plus grande. Pronotum à gouttière marginale plus large.
Stries des élytres à dépressions plus allongées, moins profondes et
moins nombreuses. Yeux plus gros et plus saillants. Noir brillant,
les côtés du pronotum largement ferrugineux, les élytres d’un vert
sombre métallique. Pattes sombres. Long. 1 2,5 à 1 3,5 mm .
. 133. N. andriana Jeannel
269. (268). Taille plus petite. Pronotum à gouttière marginale plus étroite.
Stries des élytres à dépressions plus arrondies, plus profondes et
plus nombreuses. Yeux moins gros et moins saillants. Noir, le
pronotum non éclairci sur les côtés, les élytres d’un violet métal¬
lique éclatant. Pattes brunes, les tibias un peu plus clairs que les
fémurs. Long. 8,5 à 9 mm . 1 34. N. didy n. sp.
27 0. (267). Pronotum étroit et non transverse, 1,00 à 1,07 fois plus large que
long.
27 1 .(272). Taille plus grande. Pronotum particulièrement étroit, à côtés non
ou à peine arqués, la gouttière marginale plus large en avant. Stries
des élytres à dépressions plus profondes et plus rapprochées, plus
nombreuses. Partie apicale du pénis longue et étroite. Brun foncé,
les élytres très sombres, avec des reflets bronzés sur le disque,
Source : MNHN, Paris
272
P. Basilewsky
pourprés sur les côtés, d’un vert cuivreux sur la bordure. Long. 1 1
mm . 135. N. lecordieri n. sp.
272. (271). Taille plus petite. Pronotum moins étroit, à côtés arrondis, la
gouttière marginale moins large en avant. Stries des élytres à
dépressions moins profondes et moins rapprochées, moins nom¬
breuses. Partie apicale de l’édéage courte et large. Noir brun, les
élytres d’un vert métallique sombre, avec des reflets pourprés à la
suture et en arrière, ainsi que dans la bordure. Long. 8 à 8,5
. . 136. N. nephriticus n. sp.
273. (266). Elytres nullement cabossés. Pores de la série ombiliquée enfoncés
normalement.
274. (279). Taille ne dépassant pas 8 mm.
275. (276). Noir, les élytres d’un bleu métallique avec des reflets violacés plus
ou moins fortement marqués. Pattes et antennes noires. Pronotum
particulièrement large, bien plus rétréci en avant qu’en arrière, la
base droite et beaucoup plus large que le bord antérieur. Pores
dorsaux du 3e intervalle profondément enfoncés. Long. 7 à 8 mm
(Marojejy) . 137. N. nigrocyaneus n. sp.
276. (275). Brun ferrugineux peu foncé, les élytres d’un vert plus ou moins
cuivreux. Pattes et antennes d’un ferrugineux clair. Pronotum
moins large, moins rétréci en avant, la base relevée en oblique sur
les côtés et de peu plus large que le bord antérieur. Pores dorsaux du
3e intervalle peu marqués.
277. (278). Pronotum non ou peu transverse, 1,06 à 1,15 fois plus large que
long, à gouttière marginale étroite en avant, modérément élargie et
moyennement explanée en arrière, les côtés légèrement arqués en
avant, rectilignes en arrière, les angles postérieurs subdroits.
Long. 5,5 à 7,5 mm . 138. N. vagus (Alluaud)
278. (277). Pronotum bien transverse, 1,22 à 1,32 fois plus large que long, à
gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur, encore
plus fortement en arrière, les côtés assez régulièrement et bien
nettement arrondis même en arrière, les angles postérieurs plus
obtus et plus arrondis. Long. 5,5 à 7,5 mm .
. 1 39. N. marginatus Jeannel
279. (274). Taille de 10 mm et plus.
280. (295). Apex des élytres prolongé en dent spiniforme large à la base.
281. (282). Pattes bicolores et bien contrastées, les fémurs presque noirs, les
tibias et les tarses d’un testacé clair. Stries bien ponctuées ; le 4e
intervalle légèrement élargi au milieu au détriment du 3e, la 3e
strie faiblement défoulée à cet endroit Brun de poix très foncé, le
pronotum largement ferrugineux sur les côtés, les élytres d’un vert
métallique vif, légèrement cuivreux. Long. 10 à 12 mm .
. 140. N. tsarabe Jeannel
282.(281).
Pattes concolores, les tibias parfois un peu plus clairs que les
fémurs. Stries des élytres non ou à peine distinctement ponctuées.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
273
283. (288).
284. (285).
285. (284).
286. (287).
287. (286).
288. (283).
289. (292).
290. (291).
291.(290).
292. (289).
293. (294).
Rebord basal des élytres d’un brun très foncé, presque noir.
Stries élytrales profondes, à peine distinctement ponctuées ;
intervalles légèrement convexes, les 3 pores dorsaux du 3e
faiblement marqués. Pronotum plus transverse, à côtés plus
fortement arrondis et nullement sinués en arrière, les angles
postérieurs moins marqués. Pattes moins longues. Brun presque
noir, le pronotum éclairci latéralement, les élytres d’un bleu
métallique sombre. Long. 9,5 à 10 mm .
. 141. N. kryzhanovskyi n. sp.
Stries élytrales peu profondes ; intervalles plats, les 3 pores
dorsaux du 3e profondément enfoncés. Pronotum peu transverse,
à côtés moins arqués, rectilignes en arrière où ils sont légèrement
sinués, les angles postérieurs mieux marqués. Pattes très longues.
Dent spiniforme apicale de l’élytre très longue, bien effilée et très
acérée au sommet. Elytres d’un violet métallique très brillant.
Long. 12 mm . 142. N. episcopalis Jeannel
Dent spiniforme apicale de l’élytre bien plus courte, très large à la
base, non effilée et peu acérée au sommet Elytres d’un bleu
métallique. Long. 12 mm (Marojejy) . 143. N. saphyrinus n. sp.
Rebord basal des élytres roux.
Dent spiniforme apicale de l’élytre assez courte et brièvement
acérée, plus courte que large à la base. Angle apical externe
effacé, la troncature apicale faiblement et brièvement sinuée.
Pronotum moins étroit et plus transverse, 1,19 à 1,22 fois plus
large que long. Dent apicale de l’élytre plus forte bien que
modérément longue, n’atteignant pas la mi-longueur du 1er article
des tarses postérieurs, un peu plus large à la base que longue.
Intervalles plus plats. Yeux plus saillants. Elytres pourprés, avec
le plus souvent des reflets verdâtres à la base. Long. 9 à 10,5
mm . 144. N. purpureipennis Jeannel
Pronotum plus étroit et moins transverse, 1,11 à 1,15 fois plus
large que long. Dent apicale de l’élytre particulièrement courte et
très large, beaucoup plus large à la base que longue. Intervalles
plus convexes. Yeux moins saillants. Elytres d’un vert métallique
brillant, souvent avec des reflets cuivreux plus ou moins pro¬
noncés, parfois avec quelques reflets pourprés. Long. 9,5 à 1 1,5 mm
(Andringitra) . 145. N. anjavidilavae n. sp.
Dent spiniforme apicale de l’élytre longue et acérée, nettement
plus longue que large à la base.
Angle apical externe de l’élytre effacé, la troncature apicale à
peine sinuée. Intervalles élytraux plus convexes, les stries plus
profondes. Angles antérieurs du pronotum non saillants. Elytres
d’un vert métallique brillant, avec de faibles reflets cuivreux.
Long. 10,5 à 12 mm . 146. N. perinetanus Jeannel
Source : MNHN, Paris
274
P. Basilewsky
294. (293). Angle apical externe de Pélytre fortement marqué bien qu’arrondi
au sommet et non denté, la troncature apicale profondément
sinuée. Angles antérieurs du pronotum largement arrondis en
lobes bien saillants. Elytres d’un roux brillant, légèrement
métalliques, les deux intervalles externes d’un vert métallique
cuivreux sur presque toute leur longueur, la gouttière latérale
rousse. Long. 13 mm . 147. N. callizonatus (Fairmaire)
295. (280). Apex des élytres prolongé en longue épine cylindrique dès la
base. Pronotum très modérément transverse. Rebord basal des
élytres noir à brun de poix foncé.
296. (297). Elytres d’un violet métallique sombre, l’avant-corps brun de poix
foncé, le pronotum éclairci sur les côtés. Pattes brunes. Pronotum
plus large, la base nettement plus large que le bord antérieur, les
angles antérieurs moins saillants. Long. 9 à 1 1 mm. . .
. 148. N. ranavalonae (Alluaud)
297. (296). Elytres d’un bleu sombre assez brillant, sans reflets, l’avant-corps
presque noir, le pronotum non ou à peine éclairci sur les côtés.
Pattes presque noires. Pronotum plus étroit, la base pas plus large
que le bord antérieur, les angles antérieurs plus saillants. Long.
9,5 à 10,5 mm (Andringitra) . 149. N. jeannelianus n. sp.
298. (265). Angle apical externe de l’élytre fortement denté vers l’arrière.
Pronotum très large et très transversal, à gouttière marginale très
explanée et fortement relevée sur toute sa longueur. Stries des
élytres profondes et bien ponctuées, les intervalles légèrement
bombés. Roux ferrugineux clair, les élytres d’un vert métallique,
largement bordés de ferrugineux clair. Long. 8,5 à 9 mm .
. 150. N. lyauteyi (Alluaud).
1. groupe GEMMULA
Pronotum à gouttière marginale particulièrement étroite et non explanée en avant.
Apex des élytres largement arrondi ou légèrement lobé, parfois faiblement anguleux mais
jamais prolongé en dent spiniforme ou en épine.
1. Neocolpodes tetragonus (Alluaud) (fig. 84)
Colpodes tetragonus Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 15.
Neocolpodes (s. str.) tetragonus , JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 456, 559, fig.
252, 253.
Agonocolpodes (Apocolpodcs) tetragonus , Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci Mad., A, 6, pp. 344, 346,
fig. 3.
Agonocolpodes (Apocolpodes) tetragonus subsp. separatus Jeannel, 1951, id. , p. 346 (syn. nova).
Types. — tetragonus Jeannel, Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Rano-
mafana (Ch. Alluaud, III. 1901) (Muséum, Paris).
separatus Jeannel. Holotype, Madagascar Centre, forêt d’Ambohitantely (P. Cachan,
II. 1948) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
275
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix plus ou moins foncé, les
côtés du pronotum généralement quelque peu éclaircis, les élytres métalliques et assez
vifs, variant du bleu verdâtre au violacé pourpré ; dessous brun, un peu rougeâtre sur
l'abdomen ; pattes et antennes d’un ferrugineux souvent testacé.
Tête large et assez courte, les yeux très gros et très
saillants, les tempes très courtes et fort obliques ; bord
antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et longs
mais modérément profonds. Dent labiale large et triangu¬
laire, bien arrondie au sommet. Antennes dépassant la
base du pronotum de 4 articles. Pronotum bien trans¬
verse, 1,21 à 1,26 fois plus large que long, à largeur
maximale assez nettement déportée en arrière du milieu
et pas loin de la base, assez rectangulaire ou même
trapéziforme, moyennement convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs arrondis nullement saillants ;
côtés non ou à peine distinctement arqués en avant,
presque rectilignes ensuite et non relevés ; angles posté¬
rieurs subdroits et arrondis au sommet ; base subdroite,
bien relevée en oblique latéralement, un peu plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale particuliè¬
rement étroite en avant, un peu explanée seulement dans
la partie postérieure ; dépressions basilaires assez pro¬
fondes et allongées mais non linéaires ; sillon longitu¬
dinal médian très fin et peu profond, les transversaux
bien marqués. Elytres assez allongés, 1,70 à 1,82 fois
plus longs que larges ensemble, à largeur maximale située nettement en arrière, bien
convexes ; épaule arrondie et fortement marquée ; gouttière latérale étroite ; apex
largement arrondi, nullement lobé, la troncature apicale non ou à peine distinctement
sinuée ; intervalles très légèrement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ;
stries profondes et imponctuées, la 7e continuée régulièrement jusqu’au sommet où elle
est profonde et non perturbée ; striole scutellaire longue ; microsculpture fortement
étirée en travers, formée de strioles entremêlées de larges mailles transversales plus ou
moins fermées ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez courtes. 4e article des tarses postérieurs plutôt échancré que lobé.
Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 a ; gonapophyse O fig. 85 a
Distribution dans Pile. — Espèce lagement répandue dans toute la partie
orientale, de Sambava à Fort-Dauphin.
MADAGASCAR Est : Belalono, 30 km S.-O. de Sambava (J. Vadon et A. Peyrierus, 1
ex.). — Antakotano, distr. Maroantsetra (J. Vadon, 1938, 44 ex.). — Région de Maroant¬
setra (/. Vadon , I. 1935, IX-XII. 1935, 16 ex.). — Maroantsetra (J. Vadon, 1. 1934, XII.
1934, II. 1935, 19 ex.). — Fampanambo (j. Vadon, IX. 1959, XII. 1960, 3 ex.).
— Ambodivoangy (J. Vadon, XII. 1959, 35 ex.). — Andranofotsy (J. Vadon, 1938, 12
ex.). — Baie d’ Antongil (A. Mocquerys, 1897, 1 ex.). — Hiaraka, presqu’île de Masoala(l
ex.). — Ambohitsitondroina, presqu’île de Masoala (J. Vadon, 5 ex. ;J. Michel, XI. 1949, II.
1950, V. 1950, IX. 1951, IX. 1952, 7 ex. ; J. Vadon et A. Peyrierus, X. 1968, 7
Fig. 84. — Neocolpodes tetra-
gonus Alluaud (d’après JEAN-
NEL).
Source : MNHN, Paris
276
P. Basilewsky
ex.). — Ambohitsitondroina, Ankovana,l 000 m (J. Michel , VII. 1950, 2 ex.). Nosy
Morosy, île de la baie d’ Antongil (/. Vadon, II. 1936, 1 ex.). Ambodivelatra (J. Vadon,
1938,’ 21 ex.). — Navana (J. Vadon, 1938, 6 ex.). — Massif de l’Androrona, distr.
Maroantsetra (J. Vadon, II. 1954, 1 ex.). — Antanambe, distr. Mananara (J. Vadon et A.
Peyrieras, 1 ex.). — Mont Antampona, distr. Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras, VIII, 4
ex.). — Massif du Kambolaza, distr. Mananara (J. Vadon, XI, 4 ex.). Andranomalaza,
Antenina, rés. nat. int. III (P. Soga, IX. 1957, 2 ex.). — Bemanavy, distr. Ambatondra-
zaka(P. Soga, VII. 1957, 6 ex.). — Marovato, Rogez, distr. Bricka\dlle (Abadie, II. 1943,
6 ex.). — Environs de Fanovana, distr. Moramanga (G. Olsoufieff, 3 ex.). — Moramanga
(A. Sicard, 1930, 1 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, 12 ex.). — Périnet (G.
Olsoufieff, III. 1935, 21 ex. ; J. Vadon, XII. 1951, 4 ex.). — Sandrangato, distr.
Moramanga (1 ex.). — P. K. 57, route d’Anosibe à Moramanga (R. Vieu, II. 1958, 1
ex.). — Ankasoka, 1 130 m, distr. Moramanga (P. Griveaud, X. 1957, 1 ex.). — Forêt
Tanala, Ambohiparara (Ch. Alluaud , III. 1901, 1 ex.). — Forêt Ianala. Ranomafana (Ch.
Alluaud , III. 1901, 1 ex.). — Ampasy, vallée de l’Iantara à l’Est de l’Andringitra (A. R.,
XI. 1950, 4 ex.). — Région S.-E. Ivondro, distr. Fort-Dauphin (A. Seyrig, XII. 1938, 2
ex.).
MADAGASCAR Centre : Forêt d’Ambohitantely, distr. Ankazobe (P. Cachan, II.
1948, 1 ex.). — Andranotobaka, distr. Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaud, III. 1957,
1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — JEANNEL a séparé de tetragonus une sous-espèce separatus d après
un seul exemplaire un peu rougeâtre et qui n est qu une simple variante de couleur.
2. Neocolpodes tsaratananae (Jeannel)
Agonocolpodes (Apocolpodes) tetragonus subsp. tsaratananae Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci Mad.,
A, 6, pp. 346, 347.
Agonocolpodes (Apocolpodes) tetragonus tsaratananae, BASILEWSKY, 1970, A/ém. O.R.S.T.O.M., 37, p.
100, fig. 29.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500-1 800 m (R Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum parfois
légèrement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique sombre, parfois avec des
reflets cuivreux ; dessous brun de poix ; pattes et antennes d’un brun généralement foncé.
Espèce voisine de N. tetragonus Alluaud dont ce n’est peut-être qu’une sous-espèce. En
diffère par la coloration, par le pronotum (1,21 à 1,25 fois plus large que long) à côtés
nettement, bien qu’assez faiblement arqués, surtout en avant, à largeur maximale moins
fortement déportée en arrière du milieu, à côtés un peu plus relevés en arrière, à dépressions
basilaires plus linéaires, par les élytres (1,70 àl,82 fois plus longs que larges ensemble) un
peu moins convexes, à apex moins largement arrondi, avec une très légère tendance à former
un lobe par suite de la troncature apicale nettement sinuée, à stries élytrales moins profondes.
Edéage d fig. 86 c ; gonapophyse O fig. 85 a.
Distribution dans l’île. — Massif du Tsaratanana.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
277
MADAGASCAR SambiraNO : Massif du Tsaratanana, versant Sud, Andohananalila, 1 850
m (P. Soga, III. 1967, 1 ex.). — Id., versant Sud, Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII.
1966, 1 ex.). — Id., forêt à Mousses, 1 500-1 800 m (R. Paulian, X. 1949, 31 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Neocolpodes micaauri (Alluaud)
Colpodes micarauri Alluaud, 1897, Ann. Soc. eut. France, 66, p. 176.
Colpodes micarauri, ALLUAUD, 1900, in. A. GRANDIDIER. Hist phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat
ColéopL, tome I, texte, Ie" partie, p. 19.
Neocolpodes (s. str.) micarauri, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 546, 559, fig.252.
Agonocolpodes (Apocolpodes) mica-ami, JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sri MatL, A, 6, pp. 344, 347.
Type. — Holotype. Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5 à 6 mm. Ailé. Brun ferrugineux assez clair, les élytres
métalliques d’un cuivreux violacé, souvent teintés de vert ; dessous brun clair ; pattes et
antennes ferrugineux à testacé.
Tête très large et assez courte, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que
les tempes qui sont très courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et longs, assez profonds. Dent labiale très large et bien arrondie au sommet Antennes
dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum rectangulaire, plus ou moins
transversal et de largeur assez variable, 1,15 à 1,23 fois plus large que long, à largeur
maximale située près de la base ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et effacés ;
côtés presque rectilignes sur toute leur longueur, non relevés ; angles postérieurs droits mais
largement arrondis au sommet ; base droite, nettement relevée en oblique sur les côtés, plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite et seulement un peu explanée en
arrière; dépressions basilaires profondes, assez allongées et un peu obliques; sillon
longitudinal médian très fin et très peu marqué, les transversaux bien indiqués. Elytres
allongés, 1,85 à 1,93 fois plus longs que larges ensemble, bien convexes, élargis en arrière ;
épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex largement arrondi,
nullement lobé ni prolongé en arrière, la troncature apicale très faiblement sinuée;
intervalles légèrement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries assez
profondes, non ponctuées, les externes semblables aux internes, la 7e régulièrement
continuée jusqu’au sommet et nullement perturbée ; striole scutellaire longue ; microsculp¬
ture en strioles transversales fortes et serrées, ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de
16 pores.
Pattes assez courtes. 4e article des tarses postérieurs à peine lobé. Métépistemes 3 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 b ; gonapophyse O fig. 85 c.
Distribution dans l’île. — Dans toute la région centre-est.
MADAGASCAR EST : Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 4 ex.;/. Vadon, XII. 1954, 1
ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, 2 ex.). — Ranomafana, distr. Ifanadiana (6
ex.). — Ankasoka, clistr. Moramanga, 1 300 m (P. Griveaud, X. 1957, 2 ex.). — Route de
Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (A. Peyrieras, XI. 1972, 1 ex.). — Forêt Tanala, région de
Ranomafana, entre Sakavondro et Andranomafana (Ch. Alluaud III- 1901, 1 ex.). — Forêt
Tanala, Ranomafana (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 ex.). — Vallée de ITantara, à l’Est de
l’Andringitra (A. R., XI. 1950, 1 ex).
Source : MNHN, Paris
278
P. Basilewsky
MaCASCAR CENTRE : Mahatsinjo (1 ex.). — Andrangoloaka ( Sikora, 4 ex.). — Andra-
notobaka, distr. Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaud, III. 1957, 1 ex.). — Route d’Ambositra
à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 ni (P. Viette, XI. 1963, 1 ex.). Forêt
d’Ambohipanja, distr. Fianarantsoa (R. Catala, XI. 1934, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Neocolpodes exiguus (Jeannel)
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) tetragonus subsp. exiguus Jeanne!, 1951, Mém. Inst Sci Madag., A,
6 pp. 346. 347.
Agonocolpodes (Apocolpodes) exiguus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 100, fig. 30
(partim).
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500 m (R. Paulian , X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir, le
pronotum nettement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique sombre, à
peine cuivreux ; dessous brun rougeâtre, les épipleures un peu plus clairs ; pattes et
antennes d’un ferrugineux testacé.
Voisin de N. micaaun Alluaud. En diffère par la coloration des élytres, par le
pronotum plus transverse (1,27 fois plus large que long) et bien moins rectangulaire, plus
fortement élargi en arrière où la base est beaucoup plus large que le bord antérieur, à disque
plus convexe, à gouttière marginale plus fortement élargie en arrière où elle est assez
nettement explanée, à côtés plus régulièrement arqués et légèrement relevés à la base, à
dépressions basilaires plus profondes, par les élytres plus courts et plus ovoïdes, 1,7 5 fois plus
longs que larges ensemble, plus convexes, plus nettement élargis en arrière. Antennes plus
courtes, ne dépassant la base du pronotum que d’un peu plus de 3 articles.
Edéage d fig. 86 d ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, forêt à
Mousses, 1 500 m (R. Paulian, X. 1949, 1 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observations. — Les exemplaires du Tsaratanana que j’ai désignés sous ce nom en
1970 sont en réalité des Colpomimus colpodoides J eamiel. Le type de J EANNEL est un mâle et
non une femelle comme l’indique l’auteur. Cette espèce et les deux suivantes ne sont peut-
être que des sous-espèces de N. micaauri Alluaud.
5. Neocolpodes mangindranus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, région du Tsaratanana, N.-O. de
Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga , IV. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5 mm. Ailé. Ferrugineux testacé très clair, les élytres d’un
vert métallique vif assez cuivreux ; dessous brun très clair, presque testacé, 1 abdomen un
peu rembruni ; pattes et antennes testacées.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
279
Voisin de N. exiguus Jeanne]. En diffère par la coloration, surtout celle de l’avant-
corps, par les yeux plus gros et plus saillants, par le pronotuin moins élargi en arrière, à
côtés plus régulièrement arqués, à largeur maximale moins fortement déportée en arrière,
à gouttière marginale moins élargie et moins explanée près de l’angle postérieur qui est un
peu plus ouvert. Elytres de même forme, 1,65 à 1,76 fois plus longs que larges ensemble,
moins convexes, à intervalles moins bombés et presque plans, à stries moins profondes, à
microsculpture moins serrée, à troncature apicale légèrement sinuée.
Edéage d fig. 86 h ; gonapophyse O fig. 85 d.
Distribution dans Pile. — Madagascar Sambirano : Région du Tsaratanana, N.-
0. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga, IV. 1964, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
6. Neocolpodes beananae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Beanana (J. Vadon, III. 1954) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 5,5 à 6 mm. Ailé. Brun très foncé, le pronotuin un peu
éclairci latéralement, les élytres d’un vert métallique sombre, très rarement avec
quelques reflets cuivreux ; dessous brun, plus rougeâtre au milieu ; pattes et antennes
d’un brun clair ferrugineux à testacé.
Espèce voisine des N. micaauri Alluaud, exiguus Jeannel et mangindranus n. sp., dont
elle partage la plupart des caractères mais en diffère par les intervalles tout à fait plans, les
stries plus étroites et nettement moins profondes. Dent labiale grande et assez pointue
mais arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotuin de plus de 4 articles.
Pronotuin bien transversal, 1,25 à 1, 30 fois plus large que long, à largeur maximale à
peine déportée en arrière du milieu, à bord antérieur droit, les angles antérieurs arrondis
et effacés, les côtés arqués en avant, presque rectilignes en arrière où les angles
postérieurs sont subdroits et arrondis au sommet, la base droite, légèrement relevée en
oblique sur les côtés, nettement plus large que le bord antérieur, la gouttière marginale
assez notablement élargie et explanée en arrière où les côtés sont bien relevés. Elytres
allongés, 1,78 à 1,82 fois plus longs que larges ensemble, à peine élargis en arrière, bien
convexes, la troncature apicale non sinuée ; 7e strie régulièrement continuée jusqu’au
sommet et non perturbée.
Edéage d fig. 86 i ; gonapophyse Ç fig. 85 e.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Beanana, cours moyen de la Rantabe,
distr. Maroantsetra (J. Vadon, III. 1954, 15 ex.).
Répartion géographique. — Madagascar.
7. Neocolpodes gemmula (Alluaud)
Colpodes gemmula Alluaud, 1897, Ann. Soc. eut. France, 66, p. 177.
Colpodes gemmula, AlXUAUD, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt., tome 1, texte, 1e” partie, p. 18.
Source : MNHN, Paris
280
P. Basilewsky
Colpodes tetrastenus Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 15 (syn. nova.).
Colpodes mica-auri subsp. levior Alluaud, 1932, id., p. 17 (syn. nova).
Neocolpodes (s.str .) gemmula, JEANNEL. 1948, Faune de l’Empire franç. 10, pp. 547, 562, fig. 254.
Neocolpodes (s. str.) gemmula subsp. tetrastenus, JEANNEL. 1948, id-, p. 562.
Neocolpodes (s. str.) gemmula var. levior, JEANNEL. 1948, id., p. 562.
Agonocolpodes (Piezotelus) gemmula, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. ScL Madag., 6, A, pp. 335, 338.
Agonocolpodes (Piezotelus) gemmula subsp. tetrastenus, JEANNEL, 1951, id., p. 338.
Agonocolpodes (Piezotelus) gemmula ssp. tetrastenus, BASILEWSKY. 1970, Mém. O.R.S. T. O.M., 37, p.
Types, —gemmula Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora)
(Muséum, Paris).
tetrastenus Alluaud. Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Ranomafana (Ch.
Alluaud, III. 1901) (Muséum, Paris).
levior Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Ambositra (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7,5 mm. Ailé. Brun foncé, souvent un peu rougeâtre, les
côtés du pronotum faiblement éclaircis, les élytres métalliques et sombres variant du bleu
verdâtre au cuivreux bleuté ; dessous brun rougeâtre ; pattes et antennes d’un bmn
ferrugineux ou testacé.
Tête large et modérément allongée, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus
longs que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre subdroit ;
sillons frontaux larges et profonds, bien marqués en arrière. Dent labiale large et longue,
arrondie au sommet. Antennes longues, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 4
articles. Pronotum modérément transverse, 1,13 à 1,18 fois plus large que long, àlargeur
maximale en arrière du milieu, le disque convexe et très faiblement striolé en travers ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis et nullement saillants ; côtés
faiblement et brièvement arqués en avant, subrectilignes en arrière, non relevés ; angles
postérieurs subdroits et largement arrondis au sommet ; base droite, brièvement relevée
latéralement, un peu plus large «pie le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite en
avant, un peu élargie et légèrement explanée en arrière ; dépressions basilaires assez
profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin, peu profond et court, les
transversaux légèrement indiqués. Elytres allongés, 1,88 à 1,94 fois plus longs que larges
ensemble, faiblement élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie mais bien marquée ;
gouttière latérale étroite ; apex largement arrondi et non lobé, la troncature apicale non
sinuée ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3'' très moyennement marqués ;
stries très fines et lisses, peu profondes, la 7e régulièrement continuée jusqu’au sommet
et très faiblement perturbée au niveau de l’angle apical externe par une légère dépression
transversale ; striole scutellaire longue ; microsculpture en très fines strioles étirées en
travers et ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de 16 pores.
Pattes moyennes. 4e article des tarses postérieurs plutôt échancré que lobé.
Métépisternes 3 fois plus longs «pie larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 e ; gonapophyse O fig. 85 f.
Distribution dans l’île. — Se rencontre dans toute la région centre-orientale, de la
baie d’Antongil à la région de Fianarantsoa.
MADAGASCAR Est : Baie d’Antongil (A. Mocquerys, 1898, 1 ex.). Ambohitsi-
tondroina, distr. Maroantsetra (Michel, III. 1949, 1 ex.). — Rés. nat int. III, Ambatovositra,
Andranomalaza (P. Soga, III. 1957, 1 ex.). — Andranoinandevy (Didy), distr.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
281
Ambatondrazaka, 1 039 ni (E. R., X. 1956, 1 ex.). — Rogez, distr. Brickaville (A. R., VI.
1957, 1 ex.). — Ranomafana, dist. Ifanadiana(3 ex.). — Forêt Tanala, Ranoniafana (Ch.
Alluaud III. 1901, 1 ex.). — Id., Anjororo (Ch. Alluaud III. 1901, 3 ex.). — Id.,
Ambohipara (Ch. Alluaud, III. 1901, 3 ex.). — Ampasy, vallée de l'Iantara, à l’Est de
l’Andringitra (A. R., XI. 1950, 1 ex.). — Mont Papango, Sud-Ouest de Befotaka, distr.
Midongy du Sud, 1 200 m (Andria R., III. 1959, 3 ex.).
MADAGASCAR Centre : Tampoketsa d’Ambohitantely, distr. Ankazobe (A. Peyrieras,
IX. 1971, 1 ex.). — Andrangoloaka (Sikora, 7 ex. : A. Peyrieras, III. 1972, 1 ex.). — La
Mandraka (G. Olsoufiejf, 1 ex. ; A. R., IV. 1950, 1 ex.). — Andranotobaka, distr.
Ambatolampy (P. Griveaud V. 1956, 2 ex.). — Ampolomita, Est Belanitra, distr.
Ambatolampy (P. Griveaud, V. 1956, 2 ex.). — Ambositra (ex coll. Le Moult, 1 ex.). —
Canton de Tsarafidy, forêt d’Amboasary, distr. Ambohimahasoa (P. Griveaud I- 1961,
6 ex.). — Fianarantsoa ( Janson , 2 ex.). — Forêt d’Ambohipanja, distr. Fianarantsoa (R.
Catala, XI. 1934, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Après examen des types tetrastenus Alluaud et levior Alluaud ne
sont que des variations individuelles de gemmula.
8. Neocolpodes lapillus (Alluaud)
Colpodes lapillus Alluaud, 1 932, Afra, 4, p. 16.
Neocolpodes (s. str.) lapillus, JEANNEL. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 546, 558.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) lapillus, Jeannel, 1951, Menu Inst Sci. Madag., A, 6, pp. 335, 338.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Ambergebirge [Montagne d’Ambre| (Mu¬
séum, Paris).
Description. — Long. 5 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir, les côtés
du pronotuin non ou à peine éclaircis, les élytres d’un bleu métallique assez vif, souvent
un peu teintés de verdâtre ; dessous brun de poix foncé ; pattes brunes ; antennes
testacées.
Espèce se rapprochant beaucoup de N. gemmula Alluaud. En diffère par la taille
toujours plus faible, la coloration plus foncée de l’avant-corps, d’un bleu plus vif et plus
constant sur les élytres. Antennes un peu plus courtes. Pronotum plus transverse, 1,19 à
1,23 fois plus large que long, à largeur maximale plus nettement déportée en arrière, à
côtés moins régulièrement arqués, à base plus large que le bord antérieur. Elytres
nettement moins allongés, 1,62 à 1,69 fois plus longs que larges ensemble, plus convexes,
à stries fines, très légèrement mais distinctement ponctuées, les intervalles un peu moins
plats, à microsculpture transversale très serrée.
Edéage d fig. 86 j ; gonapophyse O fig. 85 g.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la Montagne d’ Ambre.
MADAGASCAR NORD : Ambergebirge (ex coll. Alluaud, 1 ex.). — Montagne d’Ambre, les
Roussettes, 1 100 m (Andria Robinson, XI et XII. 1958, 15 ex. ;A. Peyri eras, XII. 1968,
8 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
282
P. Basilewsky
9. Neocolpodes minutus (Jeannel)
Agonocolpodes (Piezotelus) gemmula subsp. minutus Jeannel, 1951, Menu Inst. Scu Madag., A, 6, p.
338
Agonocolpodes (Piezotelus) minutus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 99.
Type. — Holotvpe, Madagascar Sanibirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500 m (R Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum non
éclairci sur les côtés, les ély très d’un vert métallique sombre un peu cuivreux ; dessous
brun rougeâtre ; pattes et antennes sombres, les 3 premiers articles de ces dermeres
notablement plus clairs.
Très voisin de N. lapillus Alluaud, dont ce n’est peut-être qu une sous-espece.
Pronotum de forme très rectangulaire, modérément transverse, 1,20 à 1,21 fois plus large
que long, à côtés plus rectilignes en arrière, la base pas plus large que le bord antérieur, à
gouttière marginale moins élargie et moins explanée en arrière, les dépressions basilaires
plus petites mais plus profondes. Elytres de forme semblable, moins convexes, 1,63 a
1,68 fois plus longs que larges ensemble, à stries moins profondes et non ponctuées, les
intervalles encore plus plans.
Mâle inconnu ; gonapophyse O fig. 85 i.
Distribution dans l’île. — Massif du Tsaratanana.
Madagascar Sanibirano : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 ni (R.
Paulian, X. 1949, 1 Ç ). — Id., versant Sud, Andohananalila, 1 850 m (P. Soga , 111.
1967, 1 9 ). — Id., matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga,
XL 1964, 1 9 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
10. Neocolpodes acritonius (Basilewsky)
Agonocolpodes ( Piezotelus ) acritonius Basilewsky, 1970. Menu O.R.S.T.O.M., 3 i. p. 95, fig- 25.
Type. — Holotype, Madagascar Sanibirano, massif du I saratanana, matsabori, en
dessous de l’Aiidohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum plus clair
latéralement et en arrière, les élytres avec un reflet vert olivâtre métallique, 1 apex
largement ferrugineux ; dessous brun, le prothorax plus clair ; pattes et antennes d un
ferrugineux testacé.
Tête large et moyennement allongée, les yeux gros mais modérément saillants, bien
plus longs que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ,
sillons frontaux très larges mais peu profonds. Dent labiale large et triangulaire. Antennes
dépassant la base du pronotum d’un peu moins de 4 articles. Pronotum peu transverse,
1.12 à 1.13 fois plus large que long, à largeur maximale près du milieu, modérément
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs bien effacés ; côtés régulièrement mais
modérément arrondis, pas plus rétrécis en avant qu'en arrière, non relevés ; angles
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
283
postérieurs très obtus et bien ouverts, largement arrondis ; base très faiblement convexe,
légèrement relevée en oblique sur les côtés, à peine plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale particulièrement étroite en avant, assez fortement élargie et explanée
en arrière ; dépressions basilaires très profondes et subarrondies ; sillon longitudinal
médian fin et peu profond, les transversaux peu marqués. Elytres allongés, 1,80 à 1,84
fois plus longs que larges ensemble, subparallèles et très faiblement élargis en arrière,
assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex
Fig. 85. — Gonapophyscs. a, Neocolpodes tetragonus Alluaud ; b, N. tsaratananae Jeannel ;
c, N. micaauri Alluaud ; d, N. mangindranus n.sp. ; e, N. beananae n.sp. ; f, N. gemmula Alluaud ;
g, N. lapillus Alluaud ; h, N. acritonius Basilewsky ; i, N. minutus Jeannel ; j, N. procletus
Basilewsky ; k, N. evictus n.sp. ; 1, N. optimus n.sp. ; m, N. conciliatus n.sp. ; n, N. anosyanus
n.sp. ; o, N. descarpentriesianus n.sp.
Source : MNHN, Paris
284
P. Basilewsky
bien arrondi et non lobé, la troncature apicale à peine sinuée ; intervalles plans, Jes 3
pores dorsaux du 3e intervalle moyennement marqués ; stries vestigiales, sauf la 1er1 (pu
est bien marquée, les externes effacées, la 7e obsolète sur presque toute sa longueur, avec
une légère dépression transversale dans la région de l’angle apical externe ; stnole
scutellaire longue et bien marquée ; microsculpture fine, en légères strioles transversales
ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de 14 pores.
Pattes assez longues. 4e article des tarses postérieurs plutôt échancré que lobe.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 1 ; gonapophyse O fig. 85 h.
Distribution dans Pile. — Espèce propre au massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, 1 400-1 800 m (R. Paulian, II.
1951, 1 O ). — Id„ matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga,
XII. 1964, 1 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
11. Neocolpodes conciliatus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-
1 950 m, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1.
1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun, le pronotum un peu éclairci
latéralement et surtout en arrière, les élytres d’un métallique assez sombre, vert fonce ou
bleuté, légèrement cuivreux ; dessous brun rougeâtre assez clair, les épipleures plus
foncés ; pattes et antennes d'un brun ferrugineux.
Tête large et moyennement allongée, les yeux très gros et très saillants, bien plus
longs que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges et assez profonds jusqu’en arrière. Dent labiale large et triangulaire,
arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de plus de 4 articles.
Pronotum modérément transverse, 1,16 à 1,22 fois plus large que long, a largeur
maximale en arrière du milieu, de forme assez rectangulaire, peu convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis mais non saillants ; côtes a
peine arqués à l’extrême sommet, ensuite rectilignes et s’élargissant un peu vers 1 arriéré
où ils sont légèrement relevés ; angles postérieurs droits, bien marqués, arrondis a
l’extrême sommet ; base subconvexe, un peu relevée en oblique latéralement, un peu
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite, s’élargissant un peu
dans le dernier tiers, s’aplanissant dans la région de l’angle postérieur ; dépressions
basilaires profondes, assez petites, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin mais
assez profond, les transversaux indiqués. Elytres allongés, 1,78 à 1,88 fois plus longs que
larges ensemble, à peine élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale étroite ; apex largement arrondi et non prolongé en lobe, la troncature
apicale un peu sinuée ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e modérément
marqués ; stries très peu profondes mais toutes bien marquées, les externes semblables
aux internes, régulièrement continuées jusqu’au sommet où la 7‘ est nettement perturbée
par une dépression transversale ; striole scutellaire longue ; microsculpture en fines
strioles transversales ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de 1 6 pores.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
285
Pattes assez longues. 4e article des tarses postérieurs plutôt échancré que lobé.
Métépisterues 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 k ; gonapophyse Ç fig. 85 m.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Andringitra
Madagascar Centre : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 in, forêt dense
humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971, 45 ex.). — Id.,
Anjavidilava, forêt Imaitso, 2 030 m (P. Griveaud, 1. 1958, 6 ex.). — Id., Ambalamarovandana,
1 500- 1 600 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission CNRS, RCP n° 225, 1. 1 97 1 ,
6 ex.). — Id., Marositry, Est riv. Antsifotra, 2 000 m, forêt dense sclérophylle de montagne (id,
XII. 1970, 1 ex.). — Andringitra Sud, Andrianony, cirque de Manjarivolo, 1 650 m, forêt dense
humide de montagne (id, X-XI. 1970, 3 ex.).
MADAGASCAR Est : Vallée de l’Iantara, affluent de la Manampatrana, à l’Est de F Andringitra
(A. R, XI. 1950, 2 ex.).
Répartition géographique — Madagascar.
12. Neocolpodes evictus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-
1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Brun foncé, le pronotum à peine éclairci
latéralement, les élytres d’un cuivreux pourpre violacé sombre ; dessous brun rouge,
l’abdomen plus clair ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux.
Tête allongée, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes
cpii sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et
profonds jusqu’en arrière. Dent labiale large à la base, pointue mais arrondie au sommet.
Antennes assez longues, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 4 articles.
Pronotum transverse, 1,20 à 1,23 fois plus large que long, à largeur maximale à peine
déportée en arrière du milieu, le disque convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
complètement effacés ; côtés régulièrement mais modérément arqués, un peu moins en
arrière où ils ne sont pas relevés ; angles postérieurs très obtus et bien largement
arrondis ; base subdroite, les côtés un peu relevés en oblique, à peine plus large (pie le
bord antérieur ; gouttière marginale très étroite en avant, s’élargissant et s’aplanissant
régulièrement à partir de la mi-longueur ; dépressions basilaires profondes et subarrondies ;
sillon longitudinal médian fin et assez profond, les transversaux quelque peu indiqués.
Elytres allongés, 1,82 à 1,90 fois plus longs que larges ensemble, subparallèles et à peine
élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
étroite ; apex largement arrondi et non lobé, la troncature apicale faiblement sinuée ;
intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries faibles, presque
superficielles, légèrement ponctuées, régulièrement continuées jusqu’au sommet où la 7e
est interrompue par une légère dépression transversale ; striole scutellaire longue ;
microsculpture étirée en travers en fines strioles ne formant pas de mailles ; série
ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez longues. 4e article des tarses postérieurs très légèrement lobé.
Métépistemes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 m ; gonapophyse O fig. 85 k.
Source : MNHN , Paris
286
P. Basilewsky
Distribution dans Pile. — Espèce propre au massif de l’Andringitra.
MADAGASCAR CENTRE : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense
humide de montagne ( Mission CNRS , RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
13. Neocolpodes optimus n. sp.
Type. — Holotvpe, Madagascar Est, chaînes Anosyemies, massif Nord, haute
Ranomandry, 1 900 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, les élytres d'un vert
métallique assez vif et souvent cuivreux ; dessous hrun foncé ; pattes et antennes d un
brun foncé à ferrugineux.
Espèce voisine de N. evictus n. sp. En diffère par la taille un peu plus faible et la
coloration différente. Pronotum moins large et peu transverse, 1,10 à 1,16 fois plus large
cpie long, ayant à peu près la même forme mais plutôt en trapèze qu'en rectangle étant
plus élargi en arrière, la largeur maximale située plus près de la base qui est nettement
plus large que le bord antérieur, les dépressions basilaires plus profondes. Elytres aussi
allongés, 1 ,8 1 à 1 ,89 fois plus longs tpie larges ensemble, à stries un peu mieux marquées,
la troncature apicale plus fortement sinuée.
Edéage d fig. 86 n ; gonapophyse $ fig. 85 1.
Distribution dans Pile. — Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord,
haute Ranomandry, 1 900 m, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n°
225, XL 1971, 7 ex.). — Id., massif Nord, moyenne Ranomandry, 1 050 m, forêt dense
humide de montagne (ItL, XI. 1971, 1 ex.). — ld., S.-O. du Trafonaomby, plateau
Andohahelo, 1 770-1 950 m (Id, V. 1972, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
14. Neocolpodes procletus Basilewsky
Neocolpodes (s. str.) procletus Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 94, fig. 24.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir, le
pronotum à peine éclairci sur les côtés, les élytres d'un vert bleu foncé peu éclatant ;
dessous brun rougeâtre, plus clair sur l’abdomen ; pattes et antennes brunes.
Tête modérément allongée, à microsculpture réticulaire plus forte que chez les
autres espèces du groupe, les yeux gros et bien saillants, bien plus longs que les tempes
tpii sont très courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et
profonds en avant, moins en arrière. Dent labiale grande, large, acérée mais arrondie à
l’extrême sommet. Antennes assez larges, dépassant la base du pronotum d’un peu plus
de 4 articles. Pronotum transverse, 1,17 à 1,25 fois plus large que long, un peu plus large
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
287
que la tête avec les yeux, à largeur maximale en arrière du milieu, assez convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis et bien marqués mais non saillants ;
côtés brièvement arrondis en avant, ensuite très faiblement arqués et non relevés ; angles
postérieurs subdroits, à peine obtus, bien marqués mais arrondis au sommet ; base à peine
convexe, un peu relevée en oblique latéralement, nettement plus large que le bord
antérieur; gouttière marginale étroite en avant, nettement élargie et quelque peu
explanée en arrière ; dépressions basilaires très profondes et subarrondies, assez petites ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, assez long, les transversaux bien marqués.
Elytres allongés, 1,75 à 1,80 fois plus longs que larges ensemble, nettement élargis en
Fig. 86. — Edéages. a, Neocolpodes tetragonus Alluaud ; b, N. micaauri Alluaud ; c, N.
tsaratananae Jeannel ; d, N. exiguus Jeannel ; e, N. gemmula Alluaud ; f, N. procletus Basilewsky ;
g, N. anosyanus n.sp. ; h, N. mangindranus n.sp. ; i, N. beananae n.sp. ; j, N. lapillus Alluaud ; k,
N. conciliants n.sp. ; 1, N. acritonius Basilewsky ; m, N. evictus n.sp. ; n, N. optimus n.sp. ; o, N.
raphideus Jeannel ; p, N. mathiauxi Jeannel.
Source : MNHN , Paris
288
P. Basilewsky
arrière, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
étroite ; apex quelque peu prolongé en lobe, nettement mais légèrement anguleux au
niveau du 3e intervalle, la troncature apicale faiblement sinuée, l’ angle suturai marqué
mais arrondi ; intervalles plans, un peu sub-bombés en arrière, les 3 pores dorsaux du 3e
bien marqués ; stries faibles et non ponctuées, entières, pas moins profondes en arrière,
les externes plus faibles que les internes, la 7e devenant plus profonde en arrière où elle
n’est pas perturbée et continuée jusqu’au sommet ; striole scutellaire assez longue ;
microsculpture en mailles irrégulières et très transversales, souvent entremêlées ; série
ombiliquée de 15 pores.
Pattes moyennes. 4e article des tarses postérieurs plutôt échancré que lobé.
Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage <5 fig. 86 f ; gonapophyse $ fig. 85 j.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR Sambira.no : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
l’Andohanisambirano, 2 050 in (P. Soga , XII. 1964, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
15. Neocolpodes anosyanus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne
Ranomandry, 1 050 m (Mission CNRS, RCP n" 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5,5 à 7 mm. Ailé. Bmn de poix foncé, le pronotum éclairci
sur les côtés et devant la base, les élytres d'un cuivreux verdâtre bien métallique, parfois
un peu bleuté : dessous brun assez ferrugineux, surtout au milieu ; pattes et antennes
d’un ferrugineux testacé.
Tête allongée et fortement rétrécie en arrière, les yeux gros et saillants, plus longs
que les tempes (pii sont cependant assez longues et obliques ; bord antérieur du labre
droit; sillons frontaux larges et profonds, surtout en avant Dent labiale large et
triangulaire, arrondie au sommet. Antennes longues et fines, dépassant la base du
pronotum de 5 articles. Pronotum non ou à peine transverse, 1,03 à 1,10 fois plus large
que long, pas plus large que la tête avec les yeux, à largeur maximale près du milieu,
modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs effacés ; côtés régu¬
lièrement arrondis en avant ensuite subrectilignes et même très faiblement sinués en
arrière, non relevés ; angles postérieurs subdroits et bien marqués, bien que quelque peu
arrondis au sommet ; base subdroite, à peine relevée en oblique sur les côtés, pas plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite en avant élargie dès la mi-
longueur et bien explanée en arrière ; dépressions basilaires larges et peu profondes ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux faiblement indiqués.
Elytres très allongés, 1,95 à 2,05 fois plus longs que larges ensemble, à peine élargis en
arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ;
apex prolongé en lobe bien individualisé et assez fortement anguleux au sommet au
niveau du 3e intervalle, la troncature apicale bien sinuée, l’angle suturai arrondi et plus
ou moins effacé ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien nettement marqués ;
stries faibles mais bien marquées et régulièrement continuées jusqu au sommet, y
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
289
compris les externes, légèrement ponctuées, la 7e plus profonde en arrière et à peine
perturbée par une dépression transversale à peine distincte ; striole longue ; micro¬
sculpture en fines strioles transversales ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de 16
pores.
Pattes assez longues. 4e article des tarses postérieurs plutôt échancré que lobé.
Métépistemes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 86 g ; gonapophyse Q fig. 85 n.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord,
moyenne Ranomandry, 1 050 m, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP
n° 225, XI. 1971, 28 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
16. Neocolpodes descarpentriesianus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Sud, Andrianony, cirque de
Manjarivolo, 1 650 m (Mission CNRS, RCP n" 225, X-XI. 1970) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, un peu plus clair
sur le pronotum, les élytres d’un bronzé cuivreux, l’apex et la suture largement testacés ;
dessous brun roux ; pattes brunes à tibias plus clairs ; antennes testacées, à 1er article plus
foncé.
Voisin de N. anosyanus n. sp., dont il partage les caractères essentiels. En diffère par
la taille plus grande, la coloration assez caractéristique, pairies yeux nettement moins gros
et moins saillants, par le pronotum plus allongé et un peu plus long que large (0,97 fois
plus large que long ; 1,03 fois plus long que large), à largeur maximale très nettement
déportée en avant du milieu, à angles postérieurs bien moins marqués et plus largement
arrondis, par les élytres 2,06 fois plus longs que larges ensemble, plus parallèles, à apex
moins nettement et surtout moins anguleuseinent prolongé en arrière, à stries encore plus
faibles, les externes presque vestigiales, la 7e nettement perturbée par une légère
dépression transversale près de l’angle apical externe.
Mâle inconnu ; gonapophyse Q fig. 85 o.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à l’ Andringitra.
Madagascar Est : Andringitra Sud, Andrianony, cirque de Manjarivolo, 1 650 m,
forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n" 225, X-XI. 1970, 2 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
2. groupe OBERTHURI
Pronotum à gouttière marginale particulièrement étroite et non explanée en avant.
Apex de l’élytre prolongé en forte épine cylindrique ; 7' strie fortement perturbée et
défoulée en dehors par un élargissement et un bombement des intervalles 7 et 8. Tarses
assez larges.
13
Source : MNHN, Paris
290
P. Basilewsky
17. Neocolpodes raphideus Jeannel
Neocolpodes (Ectobothrus) raphideus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 554, 604,
fig. 280.
Agonocolpodes (Ectobothrus) raphideus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScLMadag., A, 6, pp. 341,343.
Type. — Holotype, Madagascar Est, région de Maroantsetra (J. Vadon) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8,5 à 11 mm. Ailé. Noir, le pronotum non éclairci
latéralement, les élytres métalliques, variant du bleu sombre au violet pourpré ; dessous
bran de poix presque noir ; pattes et antennes brunes.
Fig. 87. — Gonapophyses. a, Neocolpodes raphideus Jeannel ; b, N. mathiauxi Jeannel ; c, N.
suturellus Alluaud ; d, N. turgidus Jeannel ; e, N. oberthuri Alluaud ; f, N. sambavanus n.sp. ; g,
N. serpillus n.sp. ; h, N. blandus Alluaud ; i, N. corythenus Basilewsky.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
291
Tête assez large, modérément allongée, les yeux gros mais modérément saillants, un
peu plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges, longs et profonds. Dent labiale forte et large, arrondie au sommet et bien
rebordée en avant. Antennes dépassant la base du pronotum de près de 3 articles.
Pronotum faiblement transverse, 1,08 à 1,1 3 fois plus large que long, à largeur maximale
près du milieu, convexe, le disque très faiblement ridulé en travers ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs largement arrondis, non saillants mais bien éloignés du cou ; côtés non
relevés, largement et régulièrement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite
rectilignes et nettement sinués devant les angles postérieurs qui sont subdroits et bien
marqués, très légèrement saillants bien qu’arrondis au sommet ; base droite et non
relevée sur les côtés ; gouttière marginale très étroite en avant ; s’élargissant un peu dans
le dernier tiers ; dépressions basilaires profondes mais pas grandes, allongées, avec un
léger trait dans le fond ; sillon longitudinal médian fin et long, assez profond, les
transversaux faiblement marqués. Elytres très allongés, 1,94 à 2,04 fois plus longs que
larges ensemble, peu ovoïdes et peu élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex prolongé en une fine et longue épine très
acérée, non divergente, un peu plus longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle
apical externe effacé, l’angle suturai marqué mais arrondi ; intervalles très plans,
nullement cabossés, les 3 pores dorsaux du 3e gros et profonds ; stries très vestigiales sauf
la lere qui est profonde et entière, les externes presque complètement effacées, la 7e
fortement perturbée en arrière et défoulée en dehors par un fort bombement et un
élargissement des intervalles 7 et 8, devenant profonde en arrière où elle est continuée
jusqu’à la base de l’épine ; striole scutellaire longue ; microsculpture en fines mailles
irrégulières et transversales ; série ombiliquée de 1 8 pores gros et profonds.
Pattes assez longues. 4e article des tarses postérieurs faiblement lobé, celui des
antérieurs et des médians fortement. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 86 o ; gonapophyse $ fig. 87 a.
Distribution dans l’île. — Région de la baie d’Antongil.
MADAGASCAR Est : Antakotako, vallée de l’Andronofotsy, au Nord de Maroantsetra
J. Vadon, V. 1935, 4 ex.). — Région de Maroantsetra (/. Vadon, 10 ex.). — Ambohitsitondroina,
distr. Maroantsetra (Michel, IX. 1952, 3 ex. ; XI. 1955, 20 ex.). — Ambodivoangy, distr.
Maroantsetra (J. Vadon , 6 ex. ; P. Soga , 2 ex.). — Fampanambo, distr. Maroantsetra (J.
Vadon , 2 ex.). — Tsaramainiandro, distr. Maroantsetra (J. Vadon, XI. 1951, 3 ex.).
Mont Antampona, distr. Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras, 12 ex.). Antanambe,
distr. Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
18. Neocolpodes mathiauxi (Alluaud)
Colpodes Mathiauxi Alluaud, 1909, Ann. Soc ent. France, 78, p. 57.
Neocolpodes (Ectobothnis) Mathiauxi, JEANNE L, 1948. Faune de l’Empire franç.. 10, pp. 554, 606.
Agonocolpodes ( Ectobothrus ) Mathiauxi, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 341,
343.
Type. — Holotype, Madagascar Est, région de Soanierana, prov. de Fénérive (A.
Mathiau, 1905) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
292
P. Basilewsky
Description. — Long. 8,5 à 1 1 mm. Ailé. Avant-corps brun très foncé, avec des
reflets métalliques faibles mais nets d’un verdâtre cuivreux ou un peu pourprés, le
pronotum non éclairci sur les côtés, les élytres métalliques et de couleur variable, allant
du vert doré cuivreux, avec alors la suture le plus souvent rouge pourpre, au pourpre
violacé ; dessous bmn rougeâtre, les épipleures métalliques ; pattes et antennes d’un
brun plus ou moins clair, les fémurs avec des reflets métalliques.
Espèce proche de N. raphideus Jeannel. En diffère par la coloration et surtout par la
conformation des intervalles élytraux qui sont cabossés, étant interrompus sur toute leur
longueur par de légères dépressions transversales séparant des tubercules à peine
saillants ; stries mieux marquées. Pronotum aussi peu transversal, 1,06 à 1,10 fois plus
large que long, de même forme mais autrement coloré. Elytres moins allongés, 1,87 à
1,92 fois plus longs que larges ensemble ; apex et 7e strie conformés de même ; série
ombiliquée de 16 gros pores.
Edéage 6 fig. 86 p ; gonapophyse $ fig. 87 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Nord-Est, connue seulement des
districts de Mananara et de Fénérive.
MADAGASCAR Est : Mont Antampona, distr. Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras,
VIII, 35 ex.). — Ambodivoanio, 15 km N.-O. de Mananara (J. Vadon, 5 ex.). — Antanambe,
distr. Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras, VIII, 4 ex.). — Mont Kambolaza, distr.
Mananara (J. Vadon, XI, 9 ex.). — Région de Soanierana, distr. Fénérive (A. Mathiau,
1905, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Les exemplaires d’Antampona, d’ Ambodivoanio et d’ Antanambe
ont les élytres le plus souvent d’un rouge pourpré assez éclatant, tandis que chez ceux du
Kambolaza et de Soanierana ils sont d’un vert cuivreux doré à suture pourpre.
19. Neocolpodes oberthuri (Alluaud) (fig. 88)
Colpodes Oberthuri Alluaud, 1897 ,Ann. Soc. ent France, 66, p. 180.
Colpodes Oberthuri, Alluaud, 1 900, in A. Grandidier, Hist phys. nat. polit Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt, tome I, texte, Ie” partie, p. 19.
Colpodes cribrosus Fairmaire, 1901, Rev. d'Ent., 20, p. 120.
Colpodes cribrosus, Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France, 78, p. 57.
Neocolpodes ( Ectobothrus ) Oberthuri, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 554, 607,
fig. 280.
Agonocolpodes ( Ectobothrus ) Oberthuri, JEANNEL, 1949, id., 11, p. 1126.
Agonocolpodes (Ectobothrus) Oberthuri, JEANNE I„ 1951, Mém. Inst. Sri. Madag., A, 6, pp. 341, 343.
Type. — oberthuri Alluaud. Holotype, Madagascar Est, pays Antsianaka (Perrot
frères) (Muséum, Paris).
cribrosus Fairmaire. Holotype, Madagascar (Sikora).
Description. — Long. 8,5 à 1 1 mm. Ailé. Noir, le pronotum non éclairci sur les
côtés, les élytres métalliques variant du bleu très sombre au vert bleuté ou au pourpre
éclatant ; dessous brun de poix foncé ; pattes très sombres, les tibias plus clairs que les
fémurs ; antennes brunes.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
293
Tête allongée mais assez large, bien épaissie en arrière, les yeux gros mais
modérément saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur
du labre droit ; sillons frontaux profonds, larges et longs. Dent labiale assez courte, très
large à la base, triangulaire, arrondie au sommet où elle est bien rebordée. Antennes
dépassant la base du pronotum de près de 4 articles. Pronotum peu transverse, 1,05 à
1,10 fois plus large «pie long, à largeur maximale nettement déportée en arrière du milieu,
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs très arrondis et nullement saillants mais
bien séparés du cou ; côtés nettement arrondis sur toute leur longueur, plus largement en
avant qu’en arrière, non relevés ; angles postérieurs obtus et bien ouverts, largement
arrondis ; base droite, non relevée latéralement, un peu plus large cpie le bord antérieur ;
gouttière marginale très étroite sur pres«pie toute sa longueur, à peine élargie en arrière ;
dépressions basilaires assez profondes et allon¬
gées, presque linéaires ; sillon longitudinal mé¬
dian fin, long et assez profond, les transversaux à
peine indiqués. Elytres très allongés, 1,97 à 2,07
fois plus longs «pie larges ensemble, subparallèles
et non élargis en arrière, bien convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale très
étroite ; apex prolongé en une forte épine très
acérée au sommet, non ou à peine divergente, un
peu plus longue cpie le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe arrondi et plus
ou moins effacé, la troncature apicale sinuée,
l’angle suturai arrondi et peu marqué ; intervalles
plans et nettement cabossés par des dépressions
transversales, les 3 pores dorsaux du 3e intervalle
fortement marqués ; stries vestigiales, sauf la T're
«pii est entière et profonde, la 7e fortement pertur¬
bée en arrière et défoulée vers le dehors par un
élargissement et un très fort bombement des
intervalles 7 et 8 ; striole scutellaire longue ;
microsculpture en fines strioles étirées et irrégu¬
lières, entremêlées de mailles très transversales et
ne formant pas de réseau ; série ombilicpiée de 15
gros pores.
Pattes longues. Protibias faiblement sillonnés. 4e article des tarses postérieurs
légèrement lobé, fortement aux antérieurs et postérieurs. Métépisternes près de 3 fois
plus longs «|ue larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 90 a ; gonapophyse Q fig. 87 e.
Distribution dans l’île. — Espèce du Domaine de L’Est.
MADAGASCAR Est: Ambadikala, riv. Ranomana, distr. Brickaville (A. R., IX. 1954,
1 1 ex.). — Piste d’Ambodiinanga, Anivoranokely, riv. Ivoay, distr. Brickaville (A. R., IX.
1954, 2 ex.). — Ambatovositra, rés. nat. int. III, distr. Ambatondrazaka (P. Soga, Il-III.
1957, 9 ex.). — Antenina, rés. nat. int III, distr. Ambatondrazaka (P. Soga, IX. 1957, 1 ex.).
— Antsianaka, distr. Ambatondrazaka (Perrot frères, 2e sem. 1 893, 2 ex.). — Andranomandevy,
(Didy), distr. Ambatondrazaka, 1 039 m (R. E., IX. 1956, 33 ex.). — Forêt de Didy, distr.
Ambatondrazaka (J. Millot, III. 1947, 1 ex.). — Moramanga (Gmvel, 1957, 1 ex.). — La
Fig. 88. — Neocolpodes oberthuri
Alluaud (dessin de Mme BERGER).
Source : MNHN, Paris
294
P. Basilewsky
Mandraka (J. Vadon , 24 ex.). — Ampitameloka, Sud de Moramanga, 840 m (P. Griveaud,
XII. 1956, 1 ex.). — Sandrangato, sur la route d’Anosibe, distr. Moramanga (10 ex.). —
Forêt au Nord d’Anosibe (R. P., I. 1951, 8 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Selon le Dr. F. J ANCZYK le type de cribrosus Fairmaire ne se trouve
pas au Musée de Vienne, comme l’indique son auteur ; il n’existe pas non plus à Paris.
ALLUAUD, qui écrit avoir vu le type de FAIRMAIRE a établi cette synonymie en 1909,
acceptée par JeaNNEL, et confirmée par la description originale.
20. Neocolpodes turgidus Jeannel
Neocolpodes ( Ectobothms ) turgidus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 554, 607,
fig. 208.
Agonocolpodes (Ectobothms) Oberthüri subsp. turgidus, JEANNEI,, 1 95 1 , Menu Inst. Sci. Madag., A,
6, p. 343.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Périnet (G. Olsoufieff) (Muséum Paris).
Description. — Long. 9 à 10,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum non éclairci sur les
côtés, les élytres d’un rouge pourpre, parfois très foncé ; dessous noir, les épipleures
métalliques ; pattes et antennes brunes.
Espèce très voisine deiV. oberthüri Alluaud. En diffère par les bosselures des élytres
plus profondes et plus rapprochées l’une de l’autre et par les stries plus profondes.
Pronotum de même forme, 1,07 à 1,10 fois plus large que long. Elytres moins allongés,
1,88 à 1,93 fois plus longs que larges ensemble. Protibias plus fortement sillonnés
longitudinalement.
Edéage d fig. 90 b ; gonapophyse Ç fig. 87 d.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 6
ex. ;J. Vadon, XII. 1951, 4 ex. ;A. R., VI. 1957, 5 ex. ;A. Peyrieras, X. 1972, 1 ex. ; 2 ex.).
— Rogez (A. R-, VI. 1957, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Il ne s’agit peut-être que d’une sous-espèce d 'oberthüri, étroitement
localisée dans la région de Périnet
21. Neocolpodes sambavanus n. sp. (fig. 89)
21 a. Neocolpodes sambavanus sambavanus n. subsp.
Type. — Holotype, Madagascar Est Marojejy-Ouest rés. nat. int. XII, distr.
Sambava, 1 140 m (P. Soga, IX-X. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Tout le dessus d’un bleu métallique foncé,
parfois avec de légers reflets verdâtres, ces reflets moins prononcés sur la tête, le
pronotum non éclairci latéralement ; dessous noir, avec de§ reflets bleutés surtout sur
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
295
l’abdomen, les côtés et les épipleures ; pattes noires, les fémurs teintés d’un bleu sombre
métallique ; antennes brunes, le 1er article teinté de bleuâtre.
Fig. 89. — Neocolpodes samba-
vanus n.sp. (dessin de Mme
Berger).
prolongé en épine très longue, cylindrique dès la base, très pointue au sommet, un peu
divergente, beaucoup plus longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical
externe bien marqué et même un peu prolongé en dent émoussée vers l’arrière, la
troncature apicale très sinuée, l’angle suturai arrondi et faiblement marqué ; intervalles
plans, non bosselés, les 3 pores dorsaux du 3e bien profonds ; stries vestigiales, sauf la
lere qui est profonde et entière, les externes effacées, la 7e fortement perturbée en arrière
par un élargissement et un fort bombement des intervalles 7 et 8, assez profonde en
arrière jusqu’à la base de l’épine apicale ; striole scutellaire longue ; microsculpture en
fines mailles transversales et irrégulières ; série ombiliquée de 1 5 pores gros et profonds.
Pattes longues. Protibias à sillon longitudinal assez faible et plus ou moins effacé en
avant. 4e article des tarses postérieurs légèrement lobé, fortement aux antérieurs et
médians. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 90 c ; gonapophyse O fig. 87 f.
Distribution dans Pile. — La sous-espèce nominative occupe le versant oriental
du massif du Marojejy (district de Sambava).
MADAGASCAR Est: Marojejy (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1972, 10 ex.). —
Marojejy-Ouest, distr. Sambava, rés. nat. int. XII, 1 140 m (P. Soga, IX-X. 1959, 97 ex.).
- ld„ 1 300 m (P. Soga, IX-X. 1959, 20 ex. ;A. Peyrieras, XII. 1972, II. 1973, 37 ex.).
Tête allongée mais assez large, épaissie en
arrière, les yeux grands mais très modérément
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges, longs et profonds. Dent labiale
assez large, triangulaire, arrondie au sommet où
elle est rebordée. Antennes dépassant la base du
pronotum d’un peu plus de 4 articles. Pronotum
peu transverse, 1,05 à 1,09 fois plus large que
long, à largeur maximale au milieu, bien convexe ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs bien mar¬
qués, arrondis, séparés du cou mais nullement
avancés en lobes ; côtés bien régulièrement arron¬
dis dans les deux premiers tiers, ensuite rectili¬
gnes et même souvent un peu sinués devant les
angles postérieurs qui sont un peu obtus mais bien
marqués, émoussés au sommet ; base droite, un
peu relevée en oblique latéralement, pas plus large
que le bord antérieur; gouttière marginale très
étroite en avant, régulièrement mais modérément
élargie à partir de la mi-longueur; dépressions
basilaires profondes et allongées ; sillon longitu¬
dinal médian profond et long, les transversaux peu
distincts. Elytres très allongés, 1,98 à 2,05 fois
plus longs que larges ensemble, subparallèles et
très convexes ; épaule arrondie et très marquée ;
gouttière latérale très étroite ; apex fortement
Source : MNHN, Paris
296
P. Basilewsky
— Id-, 1 600 m (P. Soga, XI. 1959, 18 ex.). — Id., Andasy II, 1 300 m (Raharizonina,
XII. 1958, 6 ex.). — Id., col Central, 1 700 m (P. Soga, I. 1960, 14 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Fig. 90. — Edéages. a, Neocolpodes oberthuri Alluaud ; b, N. turgidus Jeannel ; c, N.
sambavanus n.sp. ; d, N. suturellus Alluaud ; e, N. serpitlus n.sp. ; f, N. corythenus Basilewsky ; g,
N. paromius Alluaud ; h, N. blandus Alluaud ; i, N. andringitrae n.sp. ; j, N. leptotatus Alluaud ;
k, N. surdus n.sp.
21 b. Neocolpodes sambavanus andapanus n. subsp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy, distr. Andapa. rés. nat. int. XII,
Anjanaribe Sud, 1 600 m (P. Soga, III. 1961) (Muséum, Paris).
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
297
Description. — Ne diffère de la sous-espèce nominative que par la coloration,
tout le dessus, y compris l’avant-corps, étant d’un pourpre violacé cuivreux métallique
assez vif, le dessous, les fémurs et le 1er article des antennes avec des légers reflets
violacés. La microsculpture élytrale est formée de mailles tout aussi fines mais régulières
et surtout presque isodiamétrales.
Edéage d semblable à celui de N. s. sambavanus ; gonapophyse Q à 5 dents inter¬
nes au lieu de 6.
La constance de ces caractères, ainsi que la non-cohabitation avec la fonne
précédente, justifie la séparation de ces exemplaires en une sous-espèce valable.
Distribution dans l’île. — Cette sous-espèce occupe le versant occidental du
Marojejy (district d’Andapa).
MADAGASCAR Est : Marojejy, distr. Andapa, rés. nat. int. XII, Anjanaribe, 1 400 m
(P.Soga, IV. 1960, 26 ex.). — Id., Anjanaribe Sud, 1 600 m (P. Soga, III. 1961, 33 ex.).
— Id., Ainbatosoratra, 1 000 m (P. Soga, VIII. 1961, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. groupe BLANDUS
Pronotum à gouttière marginale particulièrement étroite et non explanée en avant.
Apex de l’élytre prolongé en forte dent spiniforme ou en épine cylindrique. 7e strie de
l’élytre non ou à peine perturbée en arrière, continuée plus ou moins régulièrement
jusqu’à l’apex (chez les 4 dernières espèces de ce groupe la 7e strie est un peu défoulée
par un léger bombement des intervalles 7 et 8, ce qui les rapproche ainsi du groupe
précédent).
22. Neocolpodes suturellus (Alluaud)
Colpodes suturellus Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. France, 66, p. 180.
Colpodes suturellus, Al.LU.Ati'D, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat polit. Madag., XXI, Hist. nat
Coléopt, tome I, texte, 1er* partie, p. 19.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) suturellus, JEANNEL, 1948, Faune de l’F,mpire franç., 10, pp. 553,
601, fig. 274.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) divaricatus subsp. suturellus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci
Madag., A, 6. p. 313.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Antsianaka ( Perrot frères, 1893) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore, les élytres
d’un bleu sombre, parfois légèrement violacé, très ternes ; dessous brun de poix presque
noir ; pattes et antennes d’un brun foncé.
Tête allongée, un peu épaissie en arrière, les yeux gros mais peu saillants, à peine
plus longs que les tempes qui sont longues et peu obliques ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux larges, longs et profonds. Dent labiale large, assez pointue mais arrondie
au sommet, fortement rebordée à la base. Antennes assez courtes et épaisses, ne
dépassant la base du pronotum que de 2 1/2 articles. Pronotum peu transverse, 1,05 à
Source : MNHN, Paris
298
P. Basilewsky
1,10 fois plus large que long, assez élargi au milieu où se trouve la largeur maximale,
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs peu marqués et très rapprochés du cou,
non saillants ; côtés régulièrement et assez fortement arrondis dans les deux premiers
tiers, ensuite rectilignes, parfois à peine distinctement sinués, non relevés ; angles
postérieurs très ouverts, largement arrondi et peu marqués ; gouttière marginale très
étroite en avant, un peu élargie et très faiblement explanée dans la région de l’angle
postérieur ; base droite, très brièvement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large
que le bord antérieur. Dépressions basilaires peu profondes et un peu allongées ; sillon
longitudinal médian fin et assez profond, les transversaux peu marqués. Elytres
particulièrement allongés, 2,03 à 2,05 fois plus longs que larges ensemble, subparallèles et
bien convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex
prolongé en une forte dent spiniforme, nettement plus longue que le 1er article des tarses
postérieurs, très acérée, assez divergente, la troncature apicale à peine sinuée, 1 angle
apical externe bien arrondi et effacé, l’angle suturai marqué mais arrondi ; intervalles tout
à fait plans, les 3 pores dorsaux du 3e profondément marqués ; stries vestigiales, réduites
à de petits traits ou de brèves rangées de points, les externes souvent effacées, la 1 erc
profonde mais aussi fréquemment interrompue, la 7e non perturbée en arrière où elle est
marquée par des traits plus longs et plus profonds ; striole scutellaire courte ;
microsculpture forte et rigoureusement isodiamétrale ; série ombiliquée de 1 5 pores gros
et profonds.
Pattes assez longues. Protibias à sillon longitudinal à peine distinct en avant Tarses
assez épais, le 4e article des postérieurs nettement lobé. Métépisternes 3 fois plus longs
cpie larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 90 d ; gonapophyse ç fig. 87 c.
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que du pays Antsianaka. Le
spécimen de Nandihizina attribué par JEANNEL en 1948 à cette espèce est un N. serpillus
n. sp.
Madagascar Est, Antsianaka (Perrot frères, 2e sein. 1893, 15 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Cette espèce constitue avec les 3 suivantes un complexe
homogène ; il s’agit peut-être ici de plusieurs sous-espèce.
23. Neocolpodes serpillus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est Antanambe, distr. Mananara (J. VadonetA.
Peyrieras) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore, les
élytres d’un violet pourpre sombre, rarement d’un bleu sombre, ternes ; dessous d’un
brun de poix très foncé, presque noir ; pattes et antennes d’un brun très foncé.
Très voisin deiV. suturellus (Alluaud), dont ce n’est peut-être qu’une sous-espèce.
Pronotum semblable, 1,04 à 1,10 fois plus large que long. Elytres autrement colorés, un
peu moins allongés, 1,96 à 2,03 fois plus longs que larges ensemble, à stries encore plus
faibles, sauf la lere qui est entière et bien profonde. Antennes un peu plus longues,
dépassant la base du pronotum de 3 articles. Série ombiliquée de 1 7 pores tout aussi gros
et profonds. Protibias à sillon longitudinal un peu mieux marqué.
Edéage O fig. 90 e ; gonapophyse Q fig. 87 g.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
299
Distribution dans l’île. — Propre au Nord-Est, dans les sous-préfectures de
Maroantsetra et Mananara.
MADAGASCAR Est : Beanana, distr. Maroantsetra (J. Vadon , VI. 1945, 2 ex.).
— Nandihizana, distr. Maroantsetra (J. Vadon, XII. 1938, 1 ex.). — Antanambe, distr.
Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras, 15 ex.). — Mont Antampona, distr. Mananara (id., 3
ex.). — Mont Kambolaza (J. Vadon, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
24. Neocolpodes corythenus Basilewsky (fig. 91).
Neocolpodes (Amuurocolpodes) corythenus Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 76, fig. 6.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, 1 400-1 800
ni (R. Paulian, II. 1951) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Noir, le pronotum concolore, les élytres
légèrement bleutés ; dessous brun de poix très foncé, presque noir ; pattes et antennes
d’un brun très sombre.
Très voisin de N. sUturellus (Alluaud), dont ce n’est peut-être qu’une sous-espèce.
Pronotum plus étroit et plus allongé, à peu près aussi large que long (0,95 à 1,03 fois).
Elytres très allongés, 2,00 à 2,05 fois plus longs que larges ensemble, à stries très
vestigiales ; les externes effacées, la 7e bien marquée
dans la région apicale, la lrc profonde et entière sur
toute sa longueur. Antennes dépassant la base du
pronotum de 3 articles. Protibias faiblement sillonnés
longitudinalement. Série ombiliquée de 1 5 pores gros
et profonds.
Edéage d fig. 90 f. ; gonapophyse O fig- 87 i.
Distribution dans l’île. — Propre au massif
du Tsaratanana.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana,
1 400 - 1 800 m (R. Paulian, II. 1951, 2 ex.). — Est
de Mangindrano, rés. spéc. de l’Ambohimirahavavy,
ruisseau Mevarino, 1 700 m (P. Soga, IX. 1971, 1
ex.). — Id. Ambohiinirahavavy, Antahivo Bemafo,
1 900 m (P. Soga, VIII. 1971, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Les exemplaires de FAmbohi-
mirahavavy, sur le versant méridional du Tsaratanana,
sont un peu différents de ceux recueillis par R.
Paulian par la microsculpture élylrale qui. bien
qu’ aussi isodiamélrale, est moins profonde, ce qui
rend la surface moins terne.
Fig. 91. — Neocolpodes cory¬
thenus Basilewsky (dessin de
Mme Berger).
Source : MNHN, Péris
300
P. Basilewsky
25. Neocolpodes paromius (Alluaud)
Colpodes paromius Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 18.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) paromius , JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 553,
599, fig. 274.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) paromius , JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6. pp. 311,
312.
Type. — Holotype, Madagascar (A. Mathiaux , 1910) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore, les élytres d’un
vert bleuté sombre et mat ; dessous bran de poix très foncé, presque noir ; pattes et
antennes d’un bran très foncé.
Egalement fort proche de N. suturellus (Alluaud) et des espèces voisines mais en
diffère par le pronotum nettement transversal, 1,18 fois plus large que long, à côtés plus
fortement arrondis. Elytres moins allongés et plus trapus, 1,88 fois plus longs que larges
ensemble, un peu plus ovoïdes ; les stries sont très vestigiales, presque complètement
effacées, la 7e brièvement marquée en arrière, la 1er* profonde et entière ; la dent
spinifonne apicale est beaucoup plus courte que chez les espèces précédentes, très large
à la base, non divergente, nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs.
Série ombiliquée de 17 pores gros et profonds. Protibias à peine distinctement sillonnés
longitudinalement.
Edéage o' fig. 90 g ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Le seul exemplaire connu de cette espèce est
étiqueté : « Madagascar, A. Mathiaux, 1910 ». Je ANNEE suppose qu’il provient de la
région de Fénérive.
Répartition géographique. — Madagascar.
26. Neocolpodes surdus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif de l’Ambohitsitondroina, presqu’île de
Masoala, 1 000 m (J. Vadon et A. Peyrieras, X. 1968) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11,5 mm. Ailé, Noir, l’avant-corps très brillant, le
pronotum concolore, les élytres ternes et mats, sans reflets métalliques ; dessous noir
brillant, légèrement irisié ; pattes et antennes d’un bran très foncé, les fémurs un peu
métalliques.
Tête allongée, les yeux moyennement gros et faiblement saillants, plus longs que les
tempes qui sont peu obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et
longs, plus profonds en avant qu’en arrière. Dent labiale longue et pointue, arrondie au
sommet, non rebordée mais canaliculée longitudinalement au milieu. Antennes dépassant
la base du pronotum de 4 articles. Pronotum à peu près aussi long que large, 0,95 à 1,05
fois plus large que long, à largeur maximale située au milieu, assez convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et très peu marqués, nullement
saillants ; côtés très régulièrement arrondis dans les deux premiers tiers, bien
élargis au milieu, ensuite moins arqués et même brièvement rectilignes en arrière,
parfois même très faiblement sinués, non relevés ; angles postérieurs
faiblement obtus et largement arrondis ; base droite, de même largeur que le
bord antérieur; gouttière marginale très étroite sur presque toute sa longueur,
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
301
brièvement et faiblement élargie en arrière où elle est à peine distinctement explanées ;
dépressions basilaires assez profondes et allongées ; sillon longitudinal médian fin et
assez profonds, les transversaux légèrement indiqués. Elytres particulièrement allongés,
2,14 à 2,20 fois plus longs que larges ensemble, presque subparallèles, modérément
convexes ; épaule faiblement marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex prolongé en
une très forte et longue dent spinifonne, presque en épine, aussi longue que le 1er article
des tarses postérieurs, l’angle apical externe très bien marqué et souvent un peu denté, la
troncature apicale fortement sinuée, l’angle suturai arrondi et presque effacé ; intervalles
plans, les 3 pores dorsaux du 3e assez bien marqués ; stries très vestigiales et à peine
indiquées, sauf la lere qui est profonde et ininterrompue mais arrêtée en avant au niveau
de l’extrémité postérieure de la striole scutellaire qui est longue et profonde, la 7e non
perturbée et bien marquée en arrière ; microsculpture rigoureusement isodiamétrale en
mailles très petites, fortes et serrées ; série ombiliquée de 15 pores gros et profonds.
Pattes très longues. Protibias à sillon longitudinal très peu distinct Tarses très
allongés et grêles, le 4e article des postérieurs échancré et non lobé. Métépisternes 3 fois
plus longs que larges au bord antérieur.
' Edéage d fig. 90 k ; gonapophyse Q fig. 92 e.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la presqu’île de Masoala,
dans le Nord-Est de la baie d’Antongil.
MADAGASCAR Est : Presqu’île de Masoala, distr. Maroantsetra, massif de l’Ambohitsi-
tondroina, 1 000 m (J. Vadon et A. Peyrieras, X. 1968, 23 ex.). — Id., Ambohitsiton-
droina (J. Vadon, 2 ex.). — ld., Hiaraka, 500-1 000 m (A. Peyrieras, IX. 1970, 14 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
27. Neocolpode blandus (Alluaud)
Colpodes blandus Alluaud, 1897, Ann. Soc. eut, France, 66, p. 179.
Colpodes blandus, ALLUAUD, 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt., tome I, texte, 1" partie, p. 18.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) blandus, JEANNEL, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 558,
597, fig. 274.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) blandus. JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sci. Madag., A, 6, pp. 310,
312.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka ( Sikora ) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Noir brillant le pronotum concolore, les
élytres d’un verdâtre très sombre et non métallique, très mats ; dessous brun de poix
foncé ; pattes et antennes d’un bntn sombre.
Tête allongée, les yeux gros mais modérément saillant plus longs que les tempes qui
sont légèrement obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et longs,
assez profonds. Dent labiale grande et large, bien arrondie au sommet Antennes
dépassant la base du pronotum de 4,5 articles. Pronotum à peine 1,01 à 1,06 fois plus
large que long, légèrement élargi au milieu où se trouve la largeur maximale, assez
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis, non saillants mais
bien éloignés du cou ; côtés régulièrement et modérément arrondis, plus rectilignes en
arrière, non relevés ; angles postérieurs très largement arrondis et bien ouverts ; base
subconvexe, nettement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord
Source : MNHN, Paris
302
P. Basilewsky
antérieur : gouttière marginale très étroite en avant élargie à partir du milieu, plus ou
moins explanée en arrière : dépressions basilaires grande», assez profondes et subarron¬
dies : sillon longitudinal médian fin. long et assez profond, les transversaux légèrement
indiqués. Elytres très allongés. 1.90 à 1.99 fois plus longs que larges ensemble,
légèrement élargis en arrière, assez convexes : épaule arrondie et assez faiblement
marquée : gouttière latérale étroite : apex prolongé en forte dent spiniforme. bien large à
la base et très acérée au sommet aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, non
divergente, la troncature apicale sinuée. l'angle apical externe effacé, l'angle suturai bien
marqué, presque denté : intervalles tout à fait plans, les 3 pores dorsaux du 3e
moyennement marqués ; stries peu profondes mais régulières et entières, nettement
ponctuées, la 1er* pas plus profonde que les autres, les externes aussi bien marquées que
les internes, la 7e profonde en arrière jusque sur la dent apicale et nullement perturbée ;
striole scutellaire longue et assez profonde ; microsculpture rigoureusement isodiamé¬
trale, les mailles très fines et très serrées, rendant la surface mate ; série ombiliquée de 16
pores gros et profonds, surtout en arrière.
Pattes moyennes. Protibias nettement sillonnés longitudinalement. Tarses fins et
allongés, le 4*' article des postérieurs échancré. Métépistemes 2,5 fois plus longs ipie
larges au bord antérieur.
Edéage Ô fig. 90 h ; gonapophyse Ç fig. 87 h.
Distribution dans Pile. — Espèce propre à la région centrale.
Madagascar CENTRE : Andrangoloaka (SiA-ora, 8 ex.). — Tananarive (1 ex.).
— La Mandraka (J. Vadon. 3 ex.). — Tsinjoarivo. distr. Ambatolampv (A. Seyrig.
lex.). — Andranotobaka. distr. Ambatolampv. 1 400 m (P. Griveaud, III 1957, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
28. Neocolpodes bessoni (Alluaud)
Colpode s Bessoni Alluaud. Ann. Soc. ent Fronce. 78, p. 58.
Ymv/pWes (.4maurvcolptHlts) blandus suhsp. Bessoni JraWTL- l'HS. Faune de l'Empire fctnç-
10. p. 507.
Seocolpodes (Itniuirocolpotles) blumlus subsp. Bessoni Je \NNEL. 1051. Mêm. Inst. Sci Madag.. A.
6, p. 312.
Type. — Holotype, Madagascar Est. forêt Tanala. près de Yinanytelo (Ch. Alluaud.
IV. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 nun. Ailé. Noir brillant, le pronotum concolore les élytres
d’un bleuâtre pourpré, bien métalliques et assez brillants : dessous noir ; pattes et
antennes d'un brun foncé.
Très voisin de N. blandus Alluaud. dont ce n’est peut-être qu’une sous-espèce. En
diffère par la coloration îles élytres, qui sont très allongés, 2,00 fois plus longs que larges
ensemble, à stries nettement plus profondes et aussi nettement ponctuées.
Mâle inconnu ; gonapophyse O fig. 92 a.
Distribution dans l’île. — Seul l’holotype est connu.
Madagascar Est : Forêt Tanala, près de Vinanytelo (Ch. Alluaud. I\'. 1 901. 1 O ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
303
Fig. 92. — Gonapophyses. a. Neocolpodes bessoni Alluaud : b, N. leptotatus Alluaud ; c. A.
andringitrae n.sp. ; d, N. milloti Jeannel ; e, N surdus n.sp. ; f, N. habui n.sp. ; g, N. androronae
n-sp. ; h, N. cyanurus Alluaud ; i, N phenacoides Jeannel ; j, N. deuvei n.sp.
29. Neocolpodes emilii (Alluaud)
Colpodes Emilii Alluaud, 1909, Ann. Soc. eut. France. 78, p. 58.
Neocolpodes {Amaurocolpodes) Benschi var. Emilii. JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p.
590.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tauala (Ch. Alluaud , 111. 1901)
(Muséum, Pains).
Description. — Long. 7,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore, les élytres noirs
avec un reflet métallique bronzé très sombre ; dessous noir de poix ; pattes et antennes
d’un brun de poix très sombre, ces dernières un peu plus claires.
Source : MNHN, Paris
304
P. Basilewsky
x , .pW hlnnrhis Alluaud. En différé par la coloration des élytres, par le
■zmmmmrn
gssasss
Edéage 6 mutilé ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. - Seul l'holotype est connu.
MADAGASCAR Est : Forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III.
Répartition géographique. — Madagascar,
éloignée.
30. Neocolpodes leptotatus (Alluaud)
Colpodes leptotatus Alluaud), 1935, Afra, 10 ' P'18' p d l'Empire franç., 10. pp. 553,
Neocolpodes (Amaurocolpodes) leptotatus, JEANNEL, lV-to, rau
“Tf.Sptte (tau rocolpo <fa) Je* !«• *“**• A’ 6> » 31
312.
Type. - Holotype, Madagascar Est, env. de Périnet (G. Olsoufieff) (Muséum,
1 in ™ _ I nntr 7 5 à 9 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
=ièêEESi!SSS^3
1" Tête £Bé“Te» yeux pos et «ssex saillants, plus longs que les tempes qut sont
55ass=s=?iae
médian fin et profond, les transversaux distinctement indiques. Elytres très iüloiig
1.95 à 2,05 fois plus longs que larges ensemble, nettement ovoïdes et e^eu el^S 6
arrière, assez convexes ; épaule très peu marquée ; apex prolonge en une forte
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
305
spiniforme n’atteignant pas la longueur du 1er article des tarses postérieurs, large à la base
et très acérée au sommet, non divergente, l’angle apical externe très arrondi et effacé, la
troncature apicale sinuée, l’angle suturai bien marqué quoique souvent un peu arrondi ;
intervalles assez plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries assez bien
marquées, toutes subégales et pas moins profondes que la lcre, entières, peu distinctement
ponctuées, la 7e non perturbée en arrière mais bien continuée jusqu’au sommet où elle est
plus profonde ; striole scutellaire longue ; microsculpture isodiamétrale mais peu
profonde et peu serrée ; série ombiliquée de 1 6 pores gros et profonds, surtout en arrière.
Pattes longues. Protibias très fortement sillonnés longitudinalement Tarses fins et
allongés, le 4e article des postérieurs échancré et non lobé. Métépistemes 2,5 fois plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 90 j ; gonapophyse Ç fig. 92 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région centrale.
MADAGASCAR EST : Périnet (G. Olsoufieff , III. 1935, 4 ex. ; A. Peyrieras, X. 1972,
2 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, 1 ex.). — Ankasoka, distr. Moramanga
(P. Griveaud, X. 1957, 1 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
31. Neocolpodes andringitrae n. sp.
Type — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est Anjavidilava, 1 850-
1 950 m (Mission CNRS , RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971) (Muséum, Paris).
Description — Long. 7 à 9 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, brillant le
pronotum concolore, les élytres noir brillant avec un léger reflet métallique ; dessous
brun rouge foncé, très brillant ; pattes d’un brun foncé ; antennes d’un brun ferrugineux,
le 1er article plus sombre.
Tête allongée, les yeux gros mais modérément saillants, un peu plus longs que les
tempes qui sont bien obliques et fort rétrécies en arrière ; bord antérieur du labre
légèrement sinué au milieu ; sillons frontaux très larges en avant longs et profonds. Dent
labiale forte et large, bien arrondie au sommet. Antennes fines et longues, dépassant la
base du pronotum de 5 articles. Pronotum à peu près aussi large que long (0,98 à 1,02
fois), à largeur maximale située au milieu, assez convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs légèrement saillants en petits lobes ; côtés régulièrement mais faiblement
arrondis sur toute leur longueur, pas plus rétrécis en arrière qu’en avant non relevés ;
angles postérieurs peu obtus mais largement arrondis ; base un peu convexe, nettement
relevée sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très étroite
en avant légèrement élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires petites mais
assez profondes, subarrondies ; sillon longitudinal fin et peu profond, les transversaux
peu distincts. Elytres allongés, 1,80 à 1,91 fois plus longs que larges ensemble, assez
ovoïdes et un peu élargis en arrière, peu convexes et même légèrement aplanis sur le
disque ; épaule presque effacée ; gouttière latérale un peu élargie, apex prolongé en une
dent spiniforme courte, moins longue que large à la base, bien plus courte que le 1er
article des tarses postérieurs, modérément acérée au sommet non divergente, l’angle
apical externe arrondi et effacé, la troncature apicale peu sinuée, 1 angle suturai
moyennement marqué et arrondi ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e assez
Source : MNHN, Paris
306
P. Basilewsky
profondément marqués ; stries pas très profondes mais toutes subégales et entières, la
l*re pas plus profonde, la 7e non perturbée en arrière où elle est plus profonde et
continuée jusqu’au début de la dent apicale ; striole scutellaire longue ; microsculpture
assez isodiamétrale mais peu profonde, rendant la surface brillante ; série ombiliquée de
17 pores assez gros et profonds.
Pattes longues. Protibias à sillon longitudinal bien marqué. Tarses fins et longs, le
41' article des postérieurs plutôt échancré que lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 90 i ; gonapophyse $ fig. 92 c.
Distribution dans l’île — Espèce propre à l’Andringitra.
Madagascar Centre : Andringitra Est, Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m,
forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, I. 197 1, 3 ex.). Id.
Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne (id., XII. 1970-1. 1971,
19 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
32. Neocolpodes rufofemoratus n. sp.
Type — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne
Ranomandry, 1 050 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description — Long. 8,5 mm. Ailé. Noir brillant, le pronotum concolore, les
élytres d’un bleu métallique assez brillant ; dessous noir brillant, à peine distinctement
irisé ; pattes claires, les fémurs d’un testacé rougeâtre, les tibias et les tarses ferrugineux ;
antennes ferrugineuses, les 4 premiers articles plus foncés.
Voisin de N. andringitme n. sp. En diffère par la coloration des élytres et des pattes ;
pronotum de même forme, aussi long que large, un peu plus convexe, à gouttière
marginale moins nettement élargie et explanée en arrière, à angles antérieurs nullement
saillants mais presque effacés, à angles postérieurs mieux marqués. Elytres très allongés,
deux fois plus longs que larges ensemble, un peu plus convexes, à stries semblables,
l’épaule un peu mieux marquée ; dent spiniforme apicale plus longue bien que tout aussi
large à la base, atteignant presque la longueur du 1er article des tarses postérieurs ; série
ombiliquée de 16 pores. Protibias à sillon longitudinal fortement marqué.
Edéage d fig. 94 a ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île — Chaînes anosyennes.
Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne Ranomandry,
1 050 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971, 1 cf ).
Répartition géographique — Madagascar.
33. Neocolpodes cyanurus (Alluaud) (fig. 93)
Colpodes janthinus Fairmaire, 1902, Le Naturaliste, (2), 24, p. 286 (non Colpodesjanthinus Dejean,
1831).
Colpodes cyanurus Alluaud, 1909, Ann. Soc. enU France, 78, p. 206 (nom. nov.).
Neocolpodes (Acidotelus) cyanurus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 552, 594, fig. 271,
272, 276.
Agonocolpodes (Apocolpodes) cyanurus, JEANNEI- 1951, Mém. Inst-ScL Madag., A, 6, pp. 346, 350, fig.
34.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
307
Type. — Holotype, Madagascar (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 11 mm. Brachyptère, les ailes réduites à un étroit
moignon de la mi-longueur de Félytre. Tout le dessus d’un bleu d’acier vif, parfois
légèrement verdâtre ; dessous noir de poix très foncé, fortement teinté de bleu
métallique ; pattes très sombres, les fémurs d’un bleu métallique foncé ; antennes d’un
brun ferrugineux, les premiers articles plus sombres, le scape teinté de bleu.
Tête assez large, bien rétrécie en arrière, les yeux
gros et assez saillants, aussi longs que les tempes qui sont
obliques et à peine distinctement gonflées ; bord anté¬
rieur du labre droit; sillons frontaux très larges et
profonds en avant, plus faibles en arrière. Dent labiale
grande et large, arrondie au sommet, fortement canalicu-
lée longitudinalement. Antennes courtes et assez épais¬
ses, dépassant la base du pronotum de 2 1/2 articles.
Pronotum non trans verse, 1,03 à 1,05 fois plus large que
long, bien élargi au milieu où se trouve la largeur
maximale, convexe ; bord antérieur droit : angles anté¬
rieurs arrondis, nullement saillants, bien rapprochés du
cou ; côtés bien régulièrement arrondis sur toute leur
longueur, un peu plus fortement en avant qu’en arrière,
non relevés ; angles postérieurs largement arrondis et
bien obtus ; base droite, pas plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale très étroite, faiblement
élargie dans le dernier quart, non explanée ; dépressions
basilaires assez profondes et subarrondies ; sillon longi¬
tudinal médian long et profond, l’antérieur indistinct, le
postérieur marqué. Elytres particulièrement allongés,
2,20 à 2,27 fois plus longs que larges ensemble, cylin¬
driques, à peine élargis en arrière, convexes ; épaules
peu marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex
prolongé en une forte et longue épine formant exception¬
nellement le prolongement du 8e intervalle, cylindrique
dès la base, aussi longue que les 2 premiers articles des
tarses postérieurs, divergentes, l’angle apical externe nettement marqué mais émoussé, la
troncature apicale profondément sinuée, l’angle suturai très bien marqué et peu saillant
mais non denté ; intervalles très convexes, les 3 pores dorsaux du 3e peu distincts ; stries
très profondes, toutes égales, non ponctuées, la 7e profonde jusqu’en arrière, nullement
perturbée, s’arrêtant un peu avant la base de l’épine ; striole scutellaire très moyenne ;
microsculpture irrégulière, en strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 15 pores
non spécialement gros ni profonds.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement Tarses moins
allongés et moins fins que chez les espèces précédentes, le 4e article des postérieurs
légèrement lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 0 fig. 94 b ; gonapopliyse Ç fig. 92 h.
Fig. 93. — Neocolpodes cyanu-
rus Alluaud (d’après JEANNEL).
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d’ Ambre.
MADAGASCAR Nord : Montagne d’ Ambre (A. Sicard, 6 ex. ; Lavauden, 1931,
Source : MNHN, Paris
308
P. Basilewsky
1 ex. ;Seyrig, 1. 1934, 5 ex. ;G. Olsoufieff, 1 ex. ;R. Paulian, XII. 1948, 1 ex. Vadon
et A. Peyrieras, XII. 1968, 45 ex.). — Montagne d’Ambre, Les Roussettes, 1 100 m
( Andria Robinson, XI-XII. 1958, 17 ex. ; P. Soga, II. 1959, 8 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Le nom nouveau de cyanurus a été introduit par Alluaud en
1909, celui de Colpodes janthinus donné par FAIRMAIRE étant préoccupé par DEJEAN en
1831.
34. Neocolpodes androronae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif de l’Androrona, 500-600 m (J. Vadon,
IL 1954) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Noir, le pronotum parfois un peu éclairci
en arrière sur les côtés, les élytres d’un violet pourpré sombre ; dessous noir, l’abdomen
brun de poix et nettement irisé ; pattes d’un brun sombre, sans reflets métalliques ;
antennes brunes.
Tête modérément allongée, assez large en arrière, les yeux assez gros, modérément
saillants, plus longs que les tempes qui sont rétrécies vers le cou ; bord antérieur du labre
droit ; sillons frontaux larges et assez profonds. Dent labiale grande et large, arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 3 articles. Pronotum
légèrement transverse, 1,08 à 1,12 fois plus large que long, à largeur maximale située au
milieu, bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en très petits lobes à peine
saillants et assez rapprochés du cou ; côtés régulièrement et assez largement arrondis
dans les 2 premiers tiers, ensuite fortement sinués devant les angles postérieurs qui sont
subdroits, bien marqués et même un peu saillants vers l’extérieur ; base droite, plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale bien étroite en avant, s’élargissant un peu
après le milieu, devenant légèrement explanée en arrière ; dépressions basilaires
modérément profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et assez profond,
les transversaux indiqués. Elytres très allongés, 2,07 à 2,10 fois plus longs que larges
ensemble, légèrement ovoïdes, à peine élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie
et moyennement marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex prolongé en une forte
épine apicale, bien large à la base, très acérée au sommet, formant le prolongement du
3e intervalle, plus longue que le 1er article des tarses postérieurs, non divergente, l’angle
apical externe arrondi et effacé, la troncature apicale sinuée, l’angle suturai arrondi ;
intervalles convexes, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries très profondes, toutes
égales, non ponctuées, la 7e profonde jusqu’à la base de l’épine apicale ; striole scutellaire
longue ; microsculpture en fines strioles étirées, entremêlées de mailles très transversales ;
série ombiliquée de 17 pores assez gros.
Pattes moyennes. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Tarses moyennement
allongés, le 4e article des postérieurs faiblement lobé. Métépisternes 3 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 c ; gonapophyse $ fig. 92 g.
Distribution dans l’île. — N’est connu que du Sud du district de Maroantsetra.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
309
MADAGASCAR Est : Massif de l’Androrona, distr. Maroantsetra, 500-600 m
(J. Vadon, II. 1954, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
35. Neocolpodes habui n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy, rés. nat. int XII, 1 300 m (Mission
CNRS, RCP n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Fig. 94. — Edéages. a, Neocolpodes rufofemoratus n.sp. ; b, N. cyanurus Alluaud ; c, N.
androronae n.sp. ; d, N. habui n.sp. ; e, N. phenacoides Jeannel ; f, N. deuvei n.sp. ; g, N.
invocatus n.sp. ; h, N. phaedrus Alluaud ; i, N. milloti Jeannel ; j, N. dilaticollis Jeannel ; k, N.
sublaevis Alluaud ; 1, N. monticola Jeannel ; m, N. papangoensis n.sp. ; n, N. dialithoides n.sp. ; o,
N. darlingtoni n.sp. ; p, N. anosibensis n.sp.
Source : MNHN, Paris
310
P. Basilewsky
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Avant-corps d’un ferrugineux rougeâtre
clair, la tête parfois un peu plus foncée, les élytres bruns à reflets pourprés, devenant d’un
cuivreux verdâtre doré dans la région scutellaire et sur les côtés ; dessous ferrugineux
clair ; pattes et antennes d’un testacé rougeâtre.
Tête large, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes qui
sont courtes et obliques; bord antérieur du labre droit; sillons frontaux larges et
profonds. Dent labiale très longue et très large, arrondie au sommet Antennes dépassant
la base du pronotum de 3,5 articles. Pronotum transversal, 1,14 à 1,20 fois plus large que
long mais pas plus large que la tête avec les yeux, trapéziforme, à largeur maximale située
près de la base, peu convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs marqués mais
arrondis au sommet et nullement saillants ; côtés presque rectilignes et élargis vers
l’arrière, non relevés ; angles postérieurs subdroits mais émoussés au sommet ; base
droite, légèrement relevée en oblique sur les côtés, nettement plus large que le bord
antérieur; gouttière marginale étroite en avant, élargie après la mi-longueur, assez
explanée en arrière ; dépressions basilaires assez profondes, en trait oblique ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux bien marqués, surtout le
postérieur. Elytres très allongés, 1,91 à 2,00 fois plus longs que larges ensemble,
nettement élargis en arrière, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale un peu plus large que chez les espèces précédentes ; apex prolongé en
une forte dent spiniforme, très large à la base et bien acérée au sommet, non divergente et
même un peu incurvée, aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical
externe arrondi et effacé, la troncature apicale sinuée, l’angle suturai bien marqué mais
non denté ; intervalles légèrement convexes, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ;
stries assez profondes, non ponctuées, subégales, la 7e un peu plus profonde en arrière où
elle est très légèrement défoulée par un faible bombement des intervalles 7 et 8,
continuée jusqu’au début de l’épine apicale ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture
irrégulière, formée de mailles très transversales et assez entremêlées ; série ombiliquée
de 1 5 pores assez petits et peu profonds, même en arrière.
Pattes moyennes. Protibias sillonnés longitudinalement. Tarses fins et allongés, le
4e article des postérieurs simplement échancré. Métépistemes 3 fois plus longs que larges
au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 d ; gonapophyse O fig. 92 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
Madagascar Est : Marojejy (A. Parieras, XII. 1972, 1 ex.). — Id., rés. nat. int.
XII, 1 300 m (Mission CNRS, RCP n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 1 ex.). — Id.
Ambodifiakarana, distr. Sambava, 1 600 m (Raharizonina, XII. 1958, 1 ex.). —
Marojejv-Ouest, distr. Sambava (P. Soga, XII. 1959, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie cette espèce à mon cher collègue le Dr Akinobu H \BU.
de Tokyo, l’auteur d’une excellente révision des Platyninae du Japon.
36. Neocolpodes phenacoides (Jeannel)
Agonocolpodes (Apocolpodes) phenacoides Jeannel, 1955 ,Mém. Inst. Sci Madag., E, (>, p. 56, fig. 8.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian, 1. 1954)
(Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
311
Description. — Long. 10 à 1 1 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum concolore ou
un peu éclairci en arrière, les élytres d’un bleu foncé, plus ou moins violacé, assez
brillants, l’extrémité de la dent apicale souvent éclaircie ; dessous brun, plus clair au
milieu ; pattes claires, d’un ferrugineux testacé ; antennes ferrugineuses, les premiers
articles plus foncés.
Tête allongée, les yeux moyennement gros et peu saillants, nettement plus longs que
les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds et
longs. Dent labiale large et triangulaire, assez aiguë au sommet Antennes longues et fines,
dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum rectangulaire et étroit 1,00 à
1,04 fois plus large que long, plus large que la tête avec les yeux, à largeur maximale
située près du milieu ou un peu en arrière, assez convexe, le disque légèrement ridulé
transversalement au milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs effacés et nullement
saillants ; côtés non rectilignes mais faiblement arqués, surtout en arrière, non relevés ;
angles postérieurs peu obtus mais très largement arrondis ; base subdroite, brièvement
relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
particulièrement étroite sur toute sa longueur, non élargie en arrière si ce n’est un peu au
niveau des dépressions basilaires qui sont petites et peu profondes ; sillon longitudinal fin
mais assez long, les transversaux bien indiqués. Elytres très allongés, 1,98 à 2,03 fois plus
longs que larges ensemble, un peu subovoïdes et quelque peu élargis en arrière, bien
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en
une forte dent spiniforme, très large à la base, acérée au sommet, presque aussi longue
que le 1er article des tarses postérieurs, non divergente, l’angle apical externe arrondi et
effacé, la troncature apicale modérément sinuée, l’angle suturai arrondi et effacé ;
intervalles à peine distinctement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries
très moyennement profondes et ponctuées, égales, la 7e un peu plus profonde en arrière
où elle est légèrement défoulée en dehors par un très faible bombement des intervalles 7
et 8, continuée jusque sur la dent apicale ; striole scutellaire très moyenne ; microsculpture
en strioles étirées, entremêlées de mailles très transversales et irrégulières ; série
ombiliquée de 15 pores de grosseur très moyenne.
Pattes assez longues. Protibias bien sillonnés longitudinalement Tarses fins et
allongés, le 4e article des postérieurs très faiblement lobé. Métépistemes 2,5 fois plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 e ; gonapophyse Q fig. 92 i.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de l’Andohahelo.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby, plateau Andohahelo,
1 770-1 950 ni (Mission CNRS, RCPn0 225, V. 1972, 23 ex.). - Andohahelo, 1 800 m
(R. Paulian, 1. 1954, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
37. Neocolpodes deuvei n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est Anjavidilava, 1 850-
1 950 m (Mission CNRS , RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum
concolore ou à peine éclairci sur les bords, les élytres bronzés sombres, pourvus d’un
Source : MNHN, Paris
312
P. Basilewsky
reflet métallique assez vif cuivreux à pourpré ; dessous brun ferrugineux foncé ; pattes et
antennes d’un brun assez sombre.
Tête allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux gros mais modérément saillants,
plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges, profonds et longs. Dent labiale large mais courte, bien arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum rectangulaire
et assez étroit mais plus large que la tête avec les yeux, non transversal, 1,00 à 1,05 fois
plus large que long, à largeur maximale située près du milieu, assez convexe ; bord
antérieur droit; angles antérieurs largement arrondis et nullement saillants, très
rapprochés du cou ; côtés non rectilignes mais faiblement et régulièrement arqués, non
relevés ; angles postérieurs obtus, arrondis et assez marqués ; base subdroite, à peine et
très brièvement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ,
gouttière marginale moins étroite que chez l’espèce précédente, élargie dès la im-
longueur et nettement explanée en arrière ; dépressions basilaires assez profondes et
subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux faiblement
marqués, Elytres très allongés, 2,00 à 2,06 fois plus longs que larges ensemble,
légèrement s’ubovoïdes et un peu élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et
moyennement marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une forte dent
spiniforme, très large à la base, acérée au sommet, aussi longue que le 1er article des tarses
postérieurs, non divergente mais droite ; l’angle apical externe arrondi et effacé, la
troncature apicale peu sinuée, l’angle suturai peu marqué ; intervalles plans, les 3 pores
dorsaux du 3e assez profonds ; stries assez faibles et peu profondes, surtout les externes,
non ponctuées, la 7e un peu plus profonde en arrière où elle est légèrement défoulée en
dehors par un faible bombement des intervalles 7 et 8 et continuée jusque sur la dent api¬
cale ; striole scutellaire assez longue ; microsculpture faible, en légères et courtes stnoles
étirées en travers ; série ombiliquée de 1 5 pores de grosseur moyenne.
Pattes assez longues. Protibias à sillon longitudinal bien marqué. Tarses longs et
fins, le 4e article des postérieurs plutôt échancré que lobé. Métépistemes 3 fois plus longs
que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 f ; gonapophyse 9 fig. 92 j.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Andringitra.
MADAGASCAR Centre : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt
dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n°225, XII. 1970-1. 1971, 48 ex.).
Id., Anjavidilava, forêt Iinaitso, 2 030 m (P. Griveaud, I. 1958, 2 ex.). Id.,
Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission
CNRS, RCP n° 225, 1. 1971, 2 ex.). — Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo,
1 650 m, forêt dense humide de montagne (kl., X-XI. 1970, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie cette espèce à mon excellent collègue Monsieur
Th. Deuve, d’Angoulême.
38. Neocolpodes invocatus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Sud de Moramanga, route d’Anosibe, km 43
(Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
313
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore ou rarement
éclairci sur les côtés ou en arrière, les élytres variant d’un vert sombre ou cuivreux au
violacé ou au pourpre, toujours très brillants ; dessous noir à brun de poix, plus clair au
milieu, très brillant ; pattes d’un brun sombre, les tibias et les tarses plus clairs que les
fémurs ; antennes brunes ou ferrugineuses, 1er article plus sombre.
Espèce voisine deiV. deuvei n. sp. Elle en diffère par la coloration des élytres,par la
dent spiniforme apicale plus courte, nettement moins longue que le 1er article des tarses
postérieurs et plus large à la base, par les stries élytrales plus profondes, par la
microsculpture plus profonde et mieux marquée. Yeux plus gros et plus fortement
saillants, tempes plus courtes et plus obliques. Pronotum de même forme mais un peu
plus large, 1,07 à 1,13 fois plus large que long, à angles antérieurs un peu mieux marqués
en lobes. Elytres également très allongés, 1,96 à 2,05 fois plus longs que larges ensemble.
Edéage <$ fig. 94 g ; gonapophyse O fig. 95 a.
Distribution dans l’île. — Région centrale et orientale.
MADAGASCAR Est : Andranomandevy (Didy), distr. Ambatondrazaka, 1 039 m
(P. Griveaud, X. 1957, 6 ex.). — Sud de Moramanga, route d’Anosibe, km 43 (20 ex.).
— Ampitameloka, au Sud de Moramanga, 840 m (P. Griveaud , XII. 1968, 1 ex.). —
Route d’Anosibe, distr. Moramanga (ex. coll. Breuning, 3 ex.). — Sandrangato, route
d’Anosibe (17 ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian, I. 1951, 9 ex.).
MADAGASCAR CENTRE : Andranotobaka, distr. Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaud,
III. 1957, 23 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. groupe PARENTHESIS
Pronotum à gouttière marginale large et explanée dès l’angle antérieur. Apex de
l’élytre largement arrondi ou un peu lobé, parfois anguleux ou même subdenlé, mais
jamais prolongé en dent spiniforme ni même en épine. Strie 7 de l’élytre plus ou moins
nettement perturbée ou interrompue en arrière, au niveau de l’angle apical externe, par
une dépression transversale.
Toutes les espèces connues de ce groupe sont ailées.
39- Neocolpodes milloti Jeannel
Neocolpodes (s. str.) Milloti Jeannel, 1949, Faune de l’Empire franç., 11, p. 1125.
Neocolpodes (Opisthopiesis) Milloti, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 317, 318.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, forêt de Manjaka-
toinpo (J. Millot, XI. 1946) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix très foncé parfois brun
rouge plus clair, le pronotum concolore, les élytres d’un vert bleuté ou d’un bleu verdâtre
sombre, rarement presque noirs ; dessous brun, le métastemum très clair ; pattes d’un
brun plus ou moins ferrugineux, les antennes un peu plus claires.
H
Source : MNHN, Paris
314
P. Basilewsky
Tête assez large, les yeux très gros et bien saillants, beaucoup plus longs que les
tempes qui sont courtes et très obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons
frontaux longs, larges et profonds en avant. Dent labiale grande et large, arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu moins de 4 articles.
Pronotum modérément transversal, 1,18 à 1,26 fois plus large que long, à largeur
maximale au milieu, bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs bien
marqués et arrondis, mais non saillants ; côtés bien régulièrement mais faiblement
arrondis sur presque toute leur longueur, plus rectilignes dans le dernier quart, non
Fig. 95. — Gonapophyses. a, Neocolpodes invocatus n.sp. ; b, N. phaedrus Alluaud ; c, N.
dilaticollis Jeannel ; d, N. monticola Jeannel ; e, N. sublaevis Alluaud ; f, N. dialilhoides n.sp. ; g,
N. papangoensis n.sp. ; h, N. dialithus Alluaud ; i, N. darlingtoni n.sp. ; j, N. phaedroides
Alluaud ; k, N. andreae Alluaud.
relevés ; angles postérieurs marqués, faiblement obtus, bien arrondis au sommet ; base
subdroite, brièvement relevée en oblique sur les côtés ; gouttière marginale relativement
étroite, un peu élargie en arrière où elle est quelque peu explanée ; dépressions basilaires
profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian profond et long, les transversaux
bien marqués. Elytres allongés, 1,78 à 1,85 fois plus longs que larges ensemble, très peu
ovoïdes et presque subparallèles, à largeur maximale un peu en arrière du milieu, bien
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
315
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex largement
arrondi et non lobé, la troncature apicale non sinuée ; intervalles plans, les 3 pores
dorsaux du 3e peu marqués ; stries peu profondes mais toutes bien marquées, non
ponctuées, la lerc pas plus profonde que les autres, les externes pas plus faibles que les
internes, la 7e nettement perturbée en arrière par une légère dépression transversale ;
striole scutellaire moyenne ; microsculpture assez profonde et rigoureusement iso¬
diamétrale, les mailles petites et serrées ; série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes assez courtes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs plus
échancré que lobé. Métépistemes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 i ; gonapophyse $ fig. 92 d.
Distribution dans l’île. — Cette espèce semble très largement répandue, mais
seulement aux hautes altitudes.
MADAGASCAR SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
FAndohanisambirario, 1 900 in (P. Soga, XI. 1966, 1 ex.). — Id., versant Sud,
Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966, 2 ex.). — Id., piste de Mangindrano au
Maromokotra, au Nord du piton côté 2 362 m (P. Griveaud, P. Soga, P. Viette et
D. Wintrebert, XI. 1966, 1 ex.).
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouest, rés. nat. inL XII, distr. Sambava, 1 600 m
(P. Soga, XI. 1959, 1 ex.).
MADAGASCAR CENTRE : Massif de F Ankaratra, forêt d’Antarivady, 2 130 m (P. Viette
et P. Griveaud, 1. 1967, 1 ex.). — Forêt de Manjakatompo, au pied du versant oriental de
F Ankaratra (J. Millot , XI. 1946, 2 ex.). — Manjakatompo (IX. 1948, 1 ex.). —
Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne (Mission
CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1. 1971, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — La présence de cette espèce sur les 4 grands massifs de File est
assez surprenante, surtout quand on connaît l’endémisme de la faune de chacun d'eux. Je
n’ai pourtant pu déceler aucune différence valable entre ces exemplaires, et les organes
génitaux des deux sexes sont semblables.
40. Neocolpodes phaedrus (Alluaud)
Colpodes phaedrus Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 18.
Neocolpodes (s. str.) phaedrus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç-, 10, pp. 547, 560.
Neocolpodes ( Opisthopiesis ) phaedrus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 317, 319.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Vinanytelo (Ch. Alluaud , III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Brun ferrugineux, le pronotum souvent
plus clair, les élytres avec un très léger reflet métallique faiblement bronzé ; dessous brun
très clair ; pattes d’un brun ferrugineux ; antennes testacées.
Tête allongée, les yeux gros mais faiblement saillants, plus longs que les tempes qui
sont un peu obliques ; bord antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux
profonds en avant, moins en arrière. Dent labiale moyenne, arrondie au sommet, non
Source : MNHN, Paris
316
P. Basilewsky
rebordée. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum modérément
transverse, 1,19 à 1,27 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, pas plus
rétréci en avant qu’en arrière, moyennement convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis et un peu saillants ; côtés régulièrement arrondis dans
les 3 premiers quarts, ensuite rectilignes, assez relevés ; angles postérieurs bien marqués,
faiblement obtus, largement arrondis au sommet ; base droite, non relevée en oblique sur
les côtés, à peine plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large et très
explanée sur toute sa longueur, encore plus fortement en arrière ; dépressions basilaires
profondes, en trait linéaire dans le fond ; sillon longitudinal médian fin et assez profond,
les transversaux faiblement indiqués. Elytres allongés, 1,78 à 1,85 fois plus longs que
larges ensemble, un peu subovoïdes et légèrement élargis en arrière, faiblement
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale plus large que chez
l’espèce précédente ; apex largement arrondi et non lobé, la troncature apicale nettement
sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries très
faibles, presque vestigiales, les externes effacées, seule la lere entière et assez profonde,
la 7e nettement perturbée en arrière par une légère dépression transversale ; striole
scutellaire de longueur moyenne mais profonde ; microsculpture assez faible mais
régulière, les mailles bien fermées et 2 à 3 fois plus larges que longues ; série ombiliquée
de 16 pores peu profonds.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage C fig. 94 h ; gonapophyse $ fig. 95 b.
Distribution dans Pile. — Espèce propre à la région méridionale du Centre et de
l'Est.
Madagascar Est : Périnet (A. Peyrieras, XI. 1972, 1 ex.). — Forêt Tanala,
Vinanytelo (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 ex.). — Mont Papango, au Sud de Befokata, distr.
Midongy du Sud, 1 200 m (Andria R., III. 1959, 1 ex.). — Région E. d’Ivondro, à 30 km
au N.-O. de Fort-Dauphin (A. Seyrig, XII. 1933, 1 ex.) — Chaînes Anosyennes, massif
Nord, moyenne Ranomandry, 1 050 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission
CNRS , RCP n° 225, XI. 1971, 5 ex.).
MADAGASCAR C ENTRE : Ampolomita, Est de Belanitra, distr. Ambatolampy (P. Grivenud,
V. 1956, 1 ex.). — Forêt du col d’Ivohide, au Sud de l’Andringitra (J. Millot, XI.
1950, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
41. Neocolpodes dilaticollis Jeannel
Neocolpodes (s. sir .) dilaticollis Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 561, fig. 254.
Neocolpodes (Opisthopiesis) phaedrus subsp. dilaticollis, JEANNE!,. 1951, Menu Inst. Sci Madag., A, 6,
p. 319.
Type. — Holotype, Madagascar Est, environs de Périnet (G. Olsoufieff) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 7 à 8 nun. Ailé. Brun foncé, les côtés du pronotum et les
élytres plus clairs ; dessous brun ferrugineux, plus clair sur l’abdomen ; pattes brunes,
tibias et tarses plus clairs que les fémurs. Antennes testacées.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
317
Espèce proche de N. phaedrus Alluaud dont elle partage beaucoup de caractères. En
diffère surtout par le pronotum plus transversal, 1,26 à 1,31 fois plus large que long, plus
fortement rétréci vers l’avant (pie vers l’arrière, à largeur maximale située en arrière du
milieu, la base bien plus large que le bord antérieur. Elytres moins allongés, 1,74 à
1,80 fois plus longs que larges ensemble, à striation et apex semblables.
Edéage d fig. 94 j ; gonapophyse $ fig. 95 c.
Distribution dans l’île. — Occupe la région centre-est.
MADAGASCAR Est : Antanambe, distr. Mananara (J. Vadon et A. Peyrieras, VIII,
1 ex.). — Périnet(G. Olsoufieff, 4 ex. ;A. Peyrieras , XI. 1972, 1 ex.). — Environs de
Périnet (G. Olsoufieff, 1 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
42. Neocolpodes monticola Jeannel (fig. 96)
Neocolpodes ( Opisthopiesis ) monticola Jeannel, 1451, Mém. Inst. Sri. Mac!., A, 6. pp. 317, 319.
Neocolpodes (Opisthopiesis) monticola, BaSILEWSKY, 1970, Mém. O. R. S. T. O. M., 37, p. 77.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
vers 1 500 m (R. Paulian , X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8 mm. Ailé.
Brun de poix, le pronotum souvent plus clair mais
toujours éclairci sur les côtés, les élytres d’un
verdâtre foncé assez brillant, étroitement rebor¬
dés de ferrugineux ; dessous brun clair, encore
éclairci sur l'abdomen ; pattes et antennes d’un
brun ferrugineux.
Bien que partageant la plupart des caractères
de N. dilaticollis Jeannel, cette espèce, d’ailleurs
bien locabsée, en diffère par le pronotum encore
plus transversal, 1,39 à 1,43 fois plus large que
long, à base encore bien plus large que le bord
antérieur, à gouttière marginale encore plus for¬
tement élargie et explanée en arrière, par les
élytres nettement plus convexes, plus courts et
plus larges, 1,65 à 1,72 fois plus longs que larges
ensemble, à stries bien marquées, seule la 7e plus
faible mais conformée pareillement à l’arrière.
Protibias à sillon longitudinal plus fortement mar¬
qué. Métépisternes un peu plus courts.
Edéage C fig. 94 1 ; gonapophyse 9 fig. 95
d.
Distribution dans l’île. — Massif du Tsa¬
ratanana et sa région.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsai-a-
Fig. 96. — Neocolpodes monticola
Jeannel (dessin de Mme Berger).
Source : MNHN, Paris
318
P. Basilewsky
tanana, 1 400-1 800 m (R. Paulian , II. 1951, 3 ex.). — Id., forêt à Mousses, vers 1 500
m (R. Paulian, X. 1 949, 2 ex.). — Id., lisière supérieure de la forêt à Bambous, 2 000 m
(R. Paulian, II. 1951, 1 ex.). — Contreforts du Tsaratanana, Haut Sambirano, vallée de
la Besanetrikely, 1 100 m (P. Viette, XII. 1963, 1 ex.). — Vallée d’Antremabe, N. de
Beangona-Ambevy, distr. Ambanja (P. Soga, II. 1964, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
43. Neocolpodes anosibensis n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt au Nord d Anosibe (R. Paulian, 1. 1951)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
largement rebordé de clair sur les côtés, les élytres d’un noir métallique brillant ; dessous
brun rouge foncé, les épipleures thoraciques et l’abdomen plus clairs ; pattes d un brun
sombre, les tarses plus clairs ; antennes brunes, le 1er article plus foncé.
Tête assez allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux gros et bien saillants,
beaucoup plus longs que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre
droit ; sillons frontaux profonds, plus larges en avant Dent labiale forte, arrondie au
sommet assez distinctement canaliculée longitudinalement Antennes dépassant la base
du pronotum de 4 articles. Pronotum assez transversal, 1,25 à 1,28 fois plus large que
long, à largeur maximale au milieu, le disque bien convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en lobes arrondis, larges mais très peu saillants ; côtés légèrement relevés, bien
arrondis en avant où ils sont plus rétrécis, plus rectilignes vers l’arrière près des angles
postérieurs qui sont bien obtus et bien marqués mais largement arrondis au sommet ; base
droite, non ou à peine relevée en oblique sur les côtés, plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très large et bien explanée sur toute sa longueur, encore plus
fortement en arrière ; dépressions basilaires profondes et linéaires ; sillon longitudinal
médian fin et peu profond, l’antérieur peu marqué, le postérieur bien indiqué. Elytres
bien allongés, 1,75 à 1,80 fois plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes, à largeur
maximale à peine déportée en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et peu marquée ;
gouttière latérale moyenne ; apex largement arrondi et très faiblement lobé, la troncature
apicale non sinuée ; intervalles à peine distinctement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e
moyennement marqués ; stries très fines, la lerr plus profonde, la 7e partiellement
effacée, perturbée en arrière par une nette dépression transversale et un léger
bombement du 8e intervalle ; striole scutellaire assez longue et bien profonde ;
microsculpture régulière, formant un fin réseau de mailles transversales 2 à 3 fois plus
larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores très moyens.
Pattes assez longues. Tarses fins et très allongés, le 4e article des postérieurs
échancré. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 p ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Forêt au Nord d’ Anosibe, distr.
Moramanga (R. Paulian, I. 1951, 4 Cf ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
319
44. Neocolpodes sublaevis (Alluaud)
Colpodes sublaevis Alluaud, 1909, Ann. Soc. eut. France, 78, p. 55.
Neocolpodes (s. str.) sublaevis, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 563, fig. 254.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) sublaevis, JEANNE L. 1951, Mém. Inst. Sci Mail, A, 6, pp. 335-336.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III.
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix 1res foncé, parfois brun
rouge plus clair, le pronotum concolore, les élytres d’un vert bleuté ou d’un bleu verdâtre,
sombres, rarement presque noirs ; dessous brun, le métastemum plus clair ; pattes d’un
bmn plus ou moins ferrugineux, les antennes un peu plus claires.
Tête assez large, les yeux très gros et bien saillants, beaucoup plus longs que les
tempes qui sont courtes et très obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons
frontaux longs, larges, profonds en avant. Dent labiale grande et large, arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu moins de 4 articles.
Pronotum modérément transverse, 1,18 à 1,26 fois plus large que long, à largeur
maximale au milieu, bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs bien marqués
et arrondis mais non saillants ; côtés bien régulièrement arrondis sur presque toute leur
longueur, plus rectilignes dans le dernier quart, non relevés ; angles postérieurs marqués,
faiblement obtus, bien arrondis au sommet; base subdroite, brièvement relevée en
oblique sur les côtés ; gouttière marginale relativement étroite, un peu élargie en arrière
où elle est quelque peu explanée ; dépressions basilaires profondes et subarrondies ;
sillon longitudinal médian profond et long, les transversaux bien marqués. Elytres assez
étroits et allongés, 1,78 à 1,88 fois plus longs que larges ensemble, faiblement subovoïdes
et peu élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et marquée ; gouttière latérale un
peu élargie ; apex légèrement mais nettement lobé, mais ni anguleux ni denté et
largement arrondi au sommet, la troncature apicale légèrement sinuée ; intervalles très
plans, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries faibles mais entières, non ou à
peine distinctement ponctuées, les externes plus faibles que les internes, la 7e nettement
perturbée en arrière par une dépression transversale ; striole scutellaire assez longue ;
microsculpture en strioles assez fortes et étirées en travers ; série ombiliquée de 1 6 pores
assez petits.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 94 k ; gonapophyse Ç fig. 95e.
Distribution dans l’île. — Région orientale.
Madagascar Est : Forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III. 1901, 3 ex.). —
Forêt d’Isaka, versant occidental du Sakavalana (Catala, X. 1934, 2 ex.). — Ankarampotsy,
basse vallée du Mananjary (Catala, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
320
P. Basilewsky
45. Neocolpodes papangoensis n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, mont Papango, au Sud-Ouest de Befotaka,
distr. Midongy du Sud, 1 200 m (Andria R. , III. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5,5 à 7 mm. Ailé. Brun foncé, le pronotum plus clair,
surtout sur les côtés et en arrière, les élytres d’un vert métallique assez cuivreux ; dessous
brun ferrugineux ; pattes et antennes testacées.
Espèce proche de N. sublaevis Alluaud. Elle en diffère par le corps encore plus
étroit et allongé, par le pronotum non transverse mais presque aussi long que large ( 1,00 à
1,05 fois plus large que long), à peine plus large que la tête avec les yeux, à côtés encore
moins arqués et presque rectilignes, à angles postérieurs plus droits et non obtus, la
gouttière marginale moins fortement élargie en arrière, par les élytres encore plus
allongés, 1,90 à 2,00 fois plus longs que larges ensemble, à stries très faibles, plus ou
moins interrompues, ponctuées, la lere entière, les externes vestigiales.
Edéage d fig. 94 m ; gonapophyse O fig. 95 g.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Mont Papango, au Sud-Ouest de
Befotaka, distr. Midongy du Sud, 1 200 m ( Andria R., III. 1959, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
46. Neocolpodes dialithus (Alluaud)
Colpodes dialithus Alluaud, 1909. Ann. Soc. eut. France, 78, p. 55.
Neocolpodes (s. str.) dialithus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 546, 558.
Agonocolpodes (Piezotelus) sublaevis subsp. dialithus, JeaNNF.1- 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6,
p. 336.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, région d’Ambohiparara(C//. Alluaiui
III. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 6,5 mm. Ailé. Brun ferrugineux foncé, le pronotum
légèrement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique modérément vif ;
dessous brun, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux très clair,
presque testacé.
Tête très large, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes
qui sont très courtes et très obliques ; bord antérieur du labre subdroit, faiblement sinué
au milieu ; sillons frontaux bien marqués, assez larges en avant. Dent labiale très large,
arrondie au sommet, très faiblement sillonnée longitudinalement. Antennes dépassant la
base du pronotum de 4 articles. Pronotum transverse, 1,26 à 1,30 fois plus large que long,
à largeur maximale déportée en arrière du milieu, faiblement convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs arrondis mais effacés et non saillants ; côtés légèrement arqués,
plus nettement rétrécis en avant qu’en arrière, peu relevés ; angles postérieurs subdroits
et bien marqués mais largement arrondis au sommet ; base à peine convexe, faiblement et
brièvement relevée en oblique sur les côtés, très nettement plus large que le bord
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
321
antérieur ; gouttière marginale assez étroite en avant, s’élargissant et s’explanant à partir
du milieu ; dépressions basilaires bien marquées bien que peu profondes, en trait
oblique ; sillon longitudinal fin mais assez profond, les transversaux bien marqués.
Elytres modérément allongés, 1,65 à 1,70 fois plus longs que larges ensemble, assez
ovoïdes et bien élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière
latérale peu large ; apex largement arrondi et non lobé, la troncature apicale non sinuée ;
intervalles subplans, les 3 pores dorsaux du 3e à peine distinctement marqués ; stries
modérément profondes mais entières et bien marquées, les externès pas plus faibles que
les internes, la 7e faiblement perturbée en arrière par une légère dépression transversale ;
striole scutellaire moyenne ; microsculpture régulière et étirée en travers, ne formant pas
de réseau de mailles ; série ombiliquée de 18 pores assez petits.
Pattes assez courtes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Mélépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 95 h.
Distribution dans I’île. — L'espèce n’est connue que de la forêt Tanala.
MADAGASCAR Est : Forêt Tanala, région d' Ambohiparara (Ch. Alluaud, III. 1901, 2ç).
Répartition géographique. — Madagascar.
47. Neocolpodes dialithoides n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, 1 300 in (Mission CNRS,
RCP n" 225, A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum un peu moins
foncé que la tête et légèrement éclairci sur les côtés et en arrière, les élytres d’un bleu
métallique assez sombre ; dessous brun ferrugineux ; pattes et antennes d’un brun
ferrugineux très clair.
Espèce très proche de IV. dialithus Alluaud, dont elle est cependant géographiquement
très éloignée. En diffère par la tête allongée, les yeux gros mais nettement moins saillants,
les tempes un peu plus longues, par le pronotum moins transverse, 1,18 à 1,27 fois plus
large que long, à côtés encore moins arqués, par les élytres un peu plus allongés, 1,70 à
1,80 fois plus longs que larges ensemble, à stries plus profondes, à microsculpture moins
régulière.
Edéage d fig. 94 n ; gonapophyse $ fig. 95 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale XII, 1 300 m
(Mission CNRS, RCP n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 16 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
48. Neocolpodes darlingtoni n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, Anjanaharibe, 1 600 m
(P. Soga , IV. 1960) (Muséum, Paris).
Source : MNHN , Paris
322
P. Basilewsky
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix à brun ferrugineux foncé,
le pronotum concolore, les élytres métalliques, variant du cuivreux au vert brunâtre ;
dessous brun ferrugineux ; pattes et antennes assez claires, souvent testacées.
Espèce voisine de N. dialithus Alluaud et de N. dialithoides n. sp. dont elle diffère
essentiellement par le pronotum très transversal, 1,29 à 1,34 fois plus large que long, à
largeur maximale située au milieu, à côtés bien régulièrement arrondis, pas plus rétrécis
en avant qu’en arrière, à base pas plus large que le bord antérieur, à angles postérieurs
plus obtus et plus régulièrement arrondis. Les élytres sont très modérément allongés,
1,67 à 1,74 fois plus longs que larges ensemble, bien convexes, modérément élargis en
arrière, à troncature apicale plus distinctement sinuée, à stries un peu plus profondes, à
microsculpture très régulièrement étirée en strioles transversales ; série ombiliquée de
18 petits pores. En outre, différé de N. dialithoides n. sp. par la tête très large, avec les
yeux très gros et très saillants, bien plus longs que les tempes qui sont particulièrement
courtes.
Edéage d fig. 94 o ; gonapophyse Ç fig. 95 i.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
Madagascar Est : Marojejy Ouest, réserve naturelle intégrale XII, 1 300 m
(Mission CNRS , RCP n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 20 ex.). — Id., rés. nat. int. XII,
district Sambava, 1 140 m (P. Soga , IX-X. 1959, 3 ex.). — Id., 1 600 m (P. Soga, XL
1959, 13 ex.). — Andasy II, distr. Sambava, 1 300 m (Raharizonina, XII. 1958, 5 ex.).
— Anjanaharibe, distr. Andapa, 1 600 m (P. Soga, IV. 1960, 4 ex.). — Anjanaharibe
Sud, 1 600 m (P. Soga, III. 1961, 1 ex.). — Ambodifiakarana, distr. Sambava, 1 600 m
(Raharizonina, XII. 1958, 5 ex.). — Ambatosoratra, sommet, distr. Sambava, 1 700 m
(P. Soga, XI. 1960, 8 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je nomme cette espèce à la mémoire de mon regretté collègue et
ami, le Prof. P.J. ÜARLINGTON, de Harvard, qui a publié une belle étude sur les Platyniens
de la Nouvelle-Guinée.
49. Neocolpodes phaedroides (Alluaud)
Colpodes phaedroides Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 13.
Neocolpodes (s. str.) phaedroides, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 561, fig. ZC.4.
Agonocolpodes (Piezotelus) phaedroides, JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sci. Madag., A, 6, pp. 335, 336.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêts au N. de Fort-Dauphin, col de
Sakavalana (Ch. Alluaud, I. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8,5 mm. Ailé. Brun foncé, le pronotum plus clair,
surtout sur les côtés, les élytres d’un vert cuivreux ; dessus brun rouge ferrugineux ;
pattes brunes ; antennes plus claires.
Tête allongée, les yeux gros et assez saillants, plus longs que les tempes qui sont
obliques ; bord antérieur du labre sùbdroit ; sillons frontaux longs et profonds. Dent
labiale grande, bien pointue mais arrondie à l’extrême sommet. Antennes dépassant la
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
323
base du pronotum de 4 articles. Pronotum transverse, 1,20 à 1,25 fois plus large que long,
à largeur maximale près du milieu, modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs largement arrondis et non saillants ; côtés arrondis en avant, presque
rectilignes en arrière où ils sont moins rétrécis, très peu relevés ; angles postérieurs bien
marqués et subdroits, émoussés au sommet, base droite, à peine relevée en oblique sur les
côtés, plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée sur toute sa
longueur, surtout dans sa partie postérieure ; dépressions basilaires assez profondes mais
petites, presque linéaires ; sillon longitudinal médian fin mais assez profond, les
transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,71 à 1,78 fois plus longs que larges
ensemble, subovoïdes et légèrement élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et
bien marquée ; gouttière latérale assez élargie ; apex largement arrondi et non lobé, la
troncature apicale non sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e moyennement
marqués ; stries assez faibles, légèrement ponctuées, la lerr plus profonde, les externes
plus faibles, souvent vestigiales, la 7e nettement perturbée en arrière par une dépression
transversale ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture en strioles étirées en travers,
entremêlées de mailles très transversales ; série ombiliquée de 18 pores.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs légèrement
lobé. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage Cf fig. 99 a ; gonapophyse O fig. 95 j.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la région Sud-Est.
Madagascar Est : Forêts au Nord de Fort-Dauphin, col de Sakavalana (Ch. Alluaud,
1.1901,1 Ç ). — Forêt d’Isaka, versant occidental du Sakavalana, (R. Cataki, X. 1934,
1 Cf , 1 9 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
50. Neocolpodes andreae (Alluaud)
Colpodes Andreae Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 14.
Neocolpodes (s. sir.) Andreae, J K ANNE!,. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 571, fig. 260.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) Andreae, Jeannel, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 335, 336.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif du Kalambatitra, vers 1 600 m
(A. Seyrig, 1. 1933) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Brun de poix à brun ferrugineux, le
pronotum éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique vif, légèrement cuivreux,
la gouttière latérale ferrugineuse ; dessous bran rouge, les épipleures plus foncés ;
pattes et antennes d’un bran ferrugineux assez clair.
Tête allongée, les yeux gros mais modérément saillants, plus longs que les tempes
qui sont quand même assez longues et très faiblement arquées, bord antérieur du labre
subdroit ; sillons frontaux longs et profonds. Dent labiale large, arrondie au sommet,
canaliculée longitudinalement Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5
Source : MNHN , Paris
324
P. Basilewsky
articles. Pronotum modérément transverse, 1,16 à 1,19 fois plus large que long, à largeur
maximale au milieu, assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges
lobes arrondis et un peu saillants ; côtés régulièrement et assez nettement arrondis sur
toute leur longueur, non ou à peine plus rétrécis en avant qu’en arrière, non relevés ;
angles postérieurs obtus mais bien marqués, arrondis au sommet ; base droite, légèrement
relevée en oblique latéralement, non ou à peine plus large que le bord antérieur;
gouttière marginale large et explanée, encore plus en arrière ; dépressions basilaires
profondes et allongées; sillon longitudinal médian fin, long et peu profond, les
transversaux bien marqués. Elytres assez allongés, 1,69 à 1,74 fois plus longs que larges
ensemble, subovoïdes, légèrement élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et
assez peu marquée ; gouttière latérale assez élargie ; apex bien largement arrondi, ni lobé
ni tronqué, la troncature apicale à peine distinctement sinuée ; intervalles bien plans, les
3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries ponctuées très faibles, seule la lere entière et
plus profonde, les externes effacées, la T perturbée en arrière par une nette dépression
transversale ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture très faible, en brèves strioles
étirées en travers ; série ombiliquée de 18 pores petits et peu profonds.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs à peine
lobé, plutôt échancré. Métépisternes courts, 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage _ d fig. 99 i ; gonapophyse 9 fig. 95 k.
Distribution dans l’île. — Région du Sud-Est.
MADAGASCAR Est : Mont Papango, forêt de Befotaka, distr. Midongy du Sud,
1 200 m (Andria R-, III. 1959, 3 ex.).
Madagascar Centre : Massif du Kalambatitra, au Sud-Est de Betroka, vers
1 600 m (A. Seyrig , 1. 1933, 13 ex.). — Forêt du Kalambatitra (A. Peyrieras, IV. 1974,
2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
51. Neocolpodes subimpressus (Alluaud) (fig. 97)
Colpodes subimpressus Alluaud, 1897. Ann. Soc. enU France, 66, p. 178.
Colpodes subimpressus, ALLUAUD. 1900, in, A. GraN'DIDIER. Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt, tome I, texte, 1er* partie, p. 19.
Neocolpodes (Ectobothrus) subimpressus, JEANNEL. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 554,
602, fig. 277, 278.
Agonocolpodes {Ectobothrus) subimpressus, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 340,
341, fig. 28.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11 mm. Ailé. Brun foncé, le pronotum largement
éclairci latéralement, les élytres métalliques sombres, à reflets cuivreux ou violacés ;
dessous brun de poix très foncé ; pattes et antennes brunes.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE 325
Tête assez allongée, les yeux gros mais modé¬
rément saillants, bien plus longs que les tempes
qui sont assez courtes et légèrement arquées ;
bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et assez profonds, plus faibles en arrière.
Dent labiale grande, large, bien arrondie au som¬
met. Antennes fines et longues, dépassant la base
du pronotum de 5 articles. Pronotum modérément
transverse, 1,15 à 1,19 fois plus large que long, à
largeur maximale située au milieu ou légèrement
déportée en arrière, convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs largement arrondis mais
effacés et nullement saillants ; côtés assez réguliè¬
rement arrondis en avant où ils sont plus rétrécis
que vers l’arrière, ensuite subrectilignes, non
relevés ; angles postérieurs bien marqués, subob¬
tus et arrondis ; base subdroite, à côtés nettement
relevés en oblique, plus large que le bord anté¬
rieur ; gouttière marginale assez large et quelque
peu explanée en avant, bien plus fortement en
arrière ; dépressions basilaires assez profondes et
subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et
assez long, peu profond, les transversaux bien
marqués. Elytres assez allongés, 1,68 à 1,71 fois
plus longs que larges ensemble, subovoïdes et
nettement élargis en arrière, assez convexes ;
épaule arrondie et bien marquée ; gouttière laté¬
rale assez large ; apex légèrement lobé et un peu tronqué au sommet, la troncature apicale
légèrement sinuée ; intervalles à peine bombés, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement
marqués, l’antérieur peu distinct, non bosselés ni martelés ; stries peu profondes mais
toutes bien marquées et entières, la lere pas plus profonde, finement mais régulièrement
ponctuées, la 7e légèrement perturbée en arrière par une faible dépression transversale et
aussi par une dépression longitudinale sur les intervalles 6 et 7 ; striole scutellaire assez
longue ; microsculpture étirée en travers, formée de mailles très transversales entremêlées
de strioles ; série ombiliquée de 18 pores gros et profondément enfoncés.
Pattes assez longues. Tarses fins et étroits, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage Cf (fig. 99 b) très caractéristique et bien différent de celui des autres
espèces voisines par son apex très atténué en pointe aiguë ; gonapophyse Ç fig. 98 a.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Andrangoloaka ( Sikora , 1
ex.). Deux autres spécimens étiquetés simplement «Madagascar, Sikora».
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
326
P. Basilewsky
52. Neocolpodes malleatus (Alluaud)
Colpodes subimpressus ssp. malleatus Alluaud, 1 935, Afra, 10, p. 13.
Neocolpodes (Ectobothrus) malleatus, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. j54, 602,
fi 278
Agonocolpodes ( Ectobothrus ) malleatus, Jeannel, 1951 , Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 340, 341.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Ambositra (A. Seyrig, IV. 1934). (Mu¬
séum, Paris).
Description. — Long. 10 à 10,5 mm. Ailé. Bran, le pronotum plus clair sur les
côtés, les élytres à reflets violacés ou bronzés ; dessous bran de poix très foncé ; pattes et
antennes brunes.
Espèce très proche deiV. subimpressus Alluaud, mais distincte spécifiquement par
une autre conformation de l’apex de 1 édéage qui n’est pas atténué en pointe mais petit et
mousse, et par la surface çlytrale bien martelée par des dépressions transversales assez
faibles mais bien régulières et assez nombreuses. Tête semblable. Pronotum un peu plus
transversal, 1,17 à 1,22 fois plus large que long, de même forme. Elytres plus allongés,
1,76 à 1,79 fois plus longs que larges ensemble, conformés de même, à stries un peu plus
profondes.
Edéage d fig. 99 g ; gonapophyse O fig. 98 b.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Ambositra (A. Seyrig, IV.
1934, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
53. Neocolpodes laevipennis Jeannel
Neocol/mdes ( Ectobothrus ) laevipennis Jeannel, 1 948, Faune de l’Empire franç., 1 0, pp. 553, 603, Gg. 278.
Agonocolpodes (Ectobothrus) malleatus subsp. laevipennis, JEANNEL, 1951, IWém. Inst. Sci Madag., A, 6,
p. 341.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum éclairci
latéralement, les élytres d’un vert métallique sombre, un peu cuivreux et brillants ;
dessous noirâtre ; pattes et antennes bran foncé.
Très proche de N. malleatus Jeannel, dont ce n’est peut-être qu’une sous-espèce,
caractérisée par les stries plus faibles, surtout les externes, et la martelure de la surface
moins forte. Chez le type unique le 1er pore dorsal du 3e intervalle des élytres est
fortement marqué, le pronotum est 1,15 fois plus large que long, les élytres 1,79 fois plus
longs que larges ensemble.
Edéage d fig. 99 h ; femelle inconnue.
Distribution dans Pile. — Madagascar Centre : Andrangoloaka, (Sikora, 1 o").
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
327
54. Neocolpodes peyrierasi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale,
1 300 in (Mission CNRS, RCP n" 225, A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7 mm. Ailé. Bran, le pronotum plus clair et encore
éclairci sur les côtés, les ély très d’un vert métallique vif et un peu cuivreux ; dessous bran
rouge foncé, les épipleures prothoraciques plus clairs ; pattes et antennes testacées.
Tête modérément allongée, les yeux gros et assez saillants, beaucoup plus longs que
les tempes qui sont très courtes et légèrement arquées ; bord antérieur du labre
légèrement sinué ; sillons frontaux profonds, assez larges en avant. Dent labiale large,
arrondie au sommet, déprimée longitudinalement. Antennes longues, dépassant la base
du pronotum de 5 articles. Pronotum très transverse, 1,40 à 1,44 fois plus large que long,
à largeur maximale en arrière du milieu, convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
largement arrondis mais non saillants ; côtés arqués sur toute leur longueur mais bien plus
rétrécis vers l’avant que vers l’arrière ; angles postérieurs marqués mais obtus et bien
ouverts, arrondis au sommet ; base subconvexe, très brièvement relevée sur les côtés,
bien plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large, très fortement élargie et
explanée en arrière où les côtés sont assez fortement relevés ; dépressions basilaires
profondes et linéaires ; sillon longitudinal médian fin et assez profond, long, les
transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,75 à 1,79 fois plus longs que larges
ensemble, peu ovoïdes, à peine élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie mais
assez peu marquée ; gouttière latérale assez étroite ; apex en lobes très nettement
anguleux et même un peu dentés, la troncature apicale non sinuée ; intervalles plans, les 3
pores dorsaux du 3e bien marqués, surtout l’antérieur ; stries vestigiales sauf la lere qui
est profonde et entière, les externes presque effacées, la 7e légèrement perturbée en
arrière par une faible dépression transversale ; striole scutellaire à peine distincte ;
microsculpture irrégulière, en strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 1 7 pores
bien marqués.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 99 c ; gonapophyse Ç fig. 98 g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (Mission CNRS, RCP
n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 26 ex.). — Marojejy, Ambatosorotra, distr. Sambava,
1 700 m (P. Soga, XI. 1960, 1 ex.). — Marojejy, col central, distr. Sambava, 1 700 m
(P. Soga, I. 1960, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
55. Neocolpodes robinsoni n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, piste d’Ambodimanga, Anivoranokely, riv.
Ivoay, distr. Brickaville (Andria Robinson, IX. 1954) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
328
P. Basilewsky
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Brun foncé, le pronotum très largement
éclairci sur les côtés, les élytres avec un léger reflet métallique violacé sombre ; dessous
brun rouge, les épipleures prothoraciques plus clairs ; pattes d’un brun rouge sombre ;
antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête allongée et fortement rétrécie en arrière, les yeux gros et assez saillants, plus
longs que les tempes qui sont cependant assez longues et obliques ; bord antérieur du
labre droit ; sillons frontaux larges et longs, plus profonds en avant Dent labiale longue,
fortement rétrécie et atténuée vers le sommet où elle est arrondie. Antennes dépassant la
base du pronotum de 4 articles. Pronotum transverse, 1,29 à 1,32 fois plus large que long,
à largeur maximale au milieu ou un peu déportée en arrière, peu convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et quelque peu saillants ; côtés
régulièrement et assez nettement arrondis sur toute leur longueur, un peu moins
fortement en arrière, plus rétrécis vers l’avant ; angles postérieurs bien marqués,
légèrement obtus mais largement arrondis ; base droite, les côtés non relevés, plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale large sur toute sa longueur, surtout en arrière
où elle est explanée mais non relevée ; dépressions basilaires profondes, allongées et
sublinéaires ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux bien
marqués. Elytreà assez allongés, 1,72 à 1,76 fois plus longs que larges ensemble, peu
ovoïdes, nettement élargis en arrière, peu convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale assez étroite ; apex en lobes bien individualisés mais moins nettement
angideux-dentés que chez l’espèce précédente, la troncature apicale sinuée ; intervalles
plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries faibles mais marquées, la lcrc assez
profonde, les externes plus faibles, la 7e nettement perturbée en arrière par une
dépression transversale ; striole scutellaire longue et assez profonde ; microsculpture en
mailles très transversales ; série ombiliquée de 16 pores moyennement marqués.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépistemes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage <3 fig. 99 j ; gonapophyse O fig. 98 h.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Ambadikala, riv. Ranomena,
distr. Brickaville (And ri a Robinson, IX. 1954, 4 ex.). — Piste d’Ambodimanga,
Anivoranokely, riv. Ivoay, distr. Brickaville (Andria Robinson, IX. 1954, 5 ex.). —
Ambatovositra, rés. nat. int. III, Andranomalaza, distr. Ambatondrazaka (P. Soga, II.
1957, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
56. Neocolpodes griveaudi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andranotobaka, distr. Ambatolampy
1 400 m (P. Griveaud, 111. 1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 9 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum souvent plus
clair et encore éclairci sur les côtés, les élytres bronzés, avec un léger reflet métallique et
non bordés de ferrugineux ; dessous brun rouge, plus clair sur les épipleures prothoraciques,
le milieu du métastemum et l’abdomen ; pattes brunes, les antennes plus claires.
Tête assez allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux gros et assez saillants, plus
longs que les tempes qui sont cependant assez longues et obliques ; bord antérieur du
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN'INAE
329
labre droit ; sillons frontaux larges et profonds jusqu’en arrière. Dent labiale longue, bien
rétrécie vers le sommet qui est arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 4
articles. Pronotum faiblement transverse, 1,19 à 1,24 fois plus large que long, bien élargi
au milieu où se trouve sa largeur maximale, pas nettement plus rétréci vers l’avant que
vers l’arrière, peu convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes assez larges
et nettement saillants ; côtés bien régulièrement et fortement arrondis un peu moins près
des angles postérieurs qui sont subobtus, bien marqués mais arrondis au sommet ; base
droite, non relevée latéralement, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
large et quelque peu explanée en arrière mais non spécialement élargie ; dépressions
basilaires profondes, en trait linéaire oblique dans le fond ; sillon longitudinal médian très
fin et très peu profond, les transversaux quelque peu indiqués. Elytres allongés, 1,74 à
1,82 fois plus longs que larges ensemble, légèrement subovoïdes et faiblement élargis en
arrière, assez convexes ; épaule arrondie et très moyennement marquée ; gouttière
latérale assez large ; apex bien lobé, fortement anguleux-denté, la troncature apicale
légèrement sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e assez bien marqués ;
stries faibles, la lerc profonde, la 2e légère mais entière, les autres superficielles et
interrompues, la 7e nettement perturbée en arrière par une dépression transversale ;
striole scutellaire profonde et assez longue ; microsculpture très régulière, en mailles un
peu plus larges que longues et formant un réseau bien fermé ; série ombiliquée de 15
pores assez marqués.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs un peu lobé.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 99 g ; gonapophyse Ç fig. 98 j.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Andranotobaka, distr. Ambato-
lampy, 1 400 m (P. Griveaud, III. 1957, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
57. Neocolpodes xestus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, moyenne Ranomandry,
1 050 m (Mission CNRS , RC P n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 9 mm. Ailé. Brun, le pronotum plus clair et largement
bordé de ferrugineux sur les côtés et en arrière, les élytres d’un vert métallique assez
sombre, étroitement rebordés de ferrugineux ; dessous brun rougeâtre, les épipleures
prothoraciques plus clairs ; pattes d’un brun ferrugineux ; antennes testacées.
Tête modérément allongée, les yeux gros et saillants, plus longs que les tempes qui
sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux très profonds en avant,
moins en arrière. Dent labiale grande et longue, large à la base, bien amincie vers l’avant et
arrondie au sommet. Antennes longues et fines, dépassant la base du pronotum de près de
5 articles. Pronotum faiblement transversal, 1,17 à 1,23 fois plus large que long, peu
élargi au milieu où se trouve sa largeur maximale, à peine plus rétréci en avant qu'en
arrière, le disque assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs effacés et non
lobés ; côtés arqués sur toute leur longueur, plus rectilignes en arrière, légèrement
relevés ; angles postérieurs bien marqués, obtus, arrondis seulement à l’extrême
Source : MNHN, Paris
330
P. Basilewsky
sommet ; base droite, non relevée en oblique sur les côtés, à peine plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur, normalement
élargie en arrière ; dépressions basilaires assez profondes et subarrondies mais petites ;
Fig. 98. — Gonapophyses. a, Neocolpodes subimpressus Alluaud ; b, N. malleatus Jeannel ;
c, N. rufomarginatus n.sp. ; d, N. tanalensis Jeannel ; e, N. limbicollis Fairmaire ; f, N. xestus
n.sp. ; g, N. peyrierasi n.sp. ; h, N. robinsoni n.sp. ; i, N. plumbeus Jeannel ; j, N. griveaudi n.sp.
sillon longitudinal médian fin et peu profond, long, les transversaux bien marqués.
Elytres allongés, 1,74 à 1,83 fois plus longs que larges ensemble, légèrement ovoïdes et
élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
assez large ; apex peu lobé, faiblement anguleux mais non denté, plutôt tronqué, la
troncature apicale non sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ;
stries moyennement profondes et entières, la lere à peine plus forte, les externes plus
faibles que les internes, la 7e nettement perturbée en arrière par une dépression
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
331
transversale; striole scutellaire longue et profonde; microsculpture irrégulière, en
strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 16 pores assez gros.
Pattes longues. Iarses longs et fins, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bodd antérieur.
Edéage d" fig. 99 d ; gonapophyse. Ç fig. 98 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux chaînes Anosyennes.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne Ranomandry,
1 050 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission CNRS , RCP n° 225 XI
1971, 20 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
58. Neocolpodes parenthesis (Alluaud)
Colpodes parenthesis Alluaud, 1897 , Ann. Soc. ent. France, 66, p. 177.
Colpodes parenthesis, ALLUAUD, 1900, in. A. Gra.NDIDIER. Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist nat.
Coléopt., tome I, texte, 1'" partie, p. 19.
Colpodes longimembris Alluaud, 1932 , Afra, 4, p. 14 (syn. nova).
Neocolpodes (s. str.) parenthesis, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 547, 563.
Neocolpodes (s. str.) parenthesis subsp. longimembris, JEANNEL. 1948, id., p. 563.
Agonocolpodes (Piezotelus) parenthesis, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 334, 336.
Agonocolpodes (Piezotelus) parenthesis subsp. longimembris, JEANNEL. 1951, id., p. 336.
Types. — parenthesis Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka
( Sikora ) (Muséum, Paris).
longimembris Alluaud. Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Ranomafana (Ch.
Alluaud, III. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 8 mm. Ailé. Brun à brun rouge foncé, le pronotum
éclairci latéralement, les élytres très sombres, avec un faible reflet métallique bronzé,
peu distinctement bordés de brun clair ; dessous brun foncé très brillant, la base des
fémurs et les trochanters bien éclaircis ; pattes brunes, les tibias et les tarses plus clairs
que les fémurs ; antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux gros mais modérément saillants,
plus longs que les tempes qui sont cependant assez longues et obliques ; bord antérieur
du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds en avant, assez faibles en arrière. Dent
labiale très large, bien arrondie au sommet. Antennes fines, dépassant la base du
pronotum de presque 5 articles. Pronotum étroit et non transverse, 1,05 à 1,09 fois plus
large que long, à peine plus large que la tête avec les yeux, pas plus rétréci vers l’avant que
vers 1 arrière, à largeur maximale située près du milieu ou un peu en avant, disque assez
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs effacés, non saillants, très rapprochés
du cou , côtés faiblement mais régulièrement arqués, non relevés ; angles postérieurs
obtus et assez largement arrondis ; base subdroite, brièvement relevée latéralement, pas
plus large que le hord antérieur ; gouttière marginale assez étroite en avant, normalement
élargie et quelque peu explanée à partir du milieu ; dépressions basilaires petites, assez
profondes et allongées ; sillon longitudinal médian fin et modérément profond, les
transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,75 à 1,82 fois plus longs que larges
ensemble, légèrement subovoïdes et un peu élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie
et faiblement marquée ; gouttière latérale assez étroite ; apex légèrement lobé mais
Source : MNHN, Paris
332
P. Basilewsky
tronqué au sommet et non anguleux, la troncature apicale non sinuée ; intervalles
presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e modérément marqués ; stries fines mais assez
profondes, toutes subégales, les externes pas moins marquées que les internes, la 7e
nettement perturbée en arrière par une légère dépression transversale ; striole scutellaire
assez longue et profonde ; microsculpture en longues strioles étirées en travers ; série
ombiliquée de 16 pores moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépistemes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 99 e ; gonapophyse O fig. 101 a.
Distribution dans Plie. — Espèce répandue dans les régions Centre-Est et Sud-Est
Madagascar Est : Périnet(G. Olsoufieff, III. 1935, 3 ex. ;A. Peyrieras, XI. 1972,
2 ex.). — Rogez (A. R., VI. 1957, 1 ex.) — Forêt Tanala, Ranomafana (Ch. Alluaud,
III. 1901, 1 ex.). — Ranomafana, Ifanadiana (1 ex.).
MADAGASCAR CENTRE : Andrangoloaka (Sikora, 2 ex.). — La Mandraka (J. Vadon,
1 ex.). — Andranotobaka, distr. Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaud, III. 1957, 1 ex.).
— Col d’Ivohibe, au Sud de 1’ Andringitra, en forêt par battage (J. Millot, XI. 1 950, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je n’ai pu discerner aucune différence valable entre les types de
parenthesis Alluaud et de longiniembris Alluaud ; il ne s’agit que de simple variation
individuelle.
59. Neocolpodes tanalensis Jeannel
Neocolpodes (s. str .)Andreae subsp. tanalensis Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 571.
Neocolpodes (s. str.) Andreae subsp. imerinensis Jeannel, 1948, id., p. 571 (syn. nova).
Agonocolpodes (Piezotelus) Andreae subsp. tanalensis JEANNEL. 1951, Mém. Inst Sci Madag., A, 6, p. 336.
Agonocolpodes (Piezotelus) Andreae subsp. imerinensis, JEANNEL, 1951, id., p. 336.
Types. — tanalensis Jeannel. Holotype, Madagascar Est forêt Tanala, Ambohiparara
(C/i. Alluaud , III. 1901) (Muséum, Paris).
imerinensis Jeannel. Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Bnm de poix, le pronotuin assez
largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique bleuâtre sombre ou
violacé, à peine distinctement bordés de ferrugineux ; dessous brun rouge, plus clair sur
l’abdomen et les épipleures prothoraciques ; pattes d’un bnm sombre à ferrugineux ;
antennes ferrugineuses ou testacées.
Tête allongée et bien rétrécie en amère, les yeux gros mais assez peu saillants, un
peu plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons
frontaux larges et profonds sur toute leur longueur. Dent labiale large à la base, bien
acérée au sommet. Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles.
Pronotum peu transverse, 1,08 à 1,12 fois plus large que long, à largeur maximale près du
milieu, pas plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière, le disque assez convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis et nettement saillants ;
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
333
Fig. 99. — Edéages. a, Neocolpodes phaedroides Alluaud ; b, N. subimpressus Alluaud ; c, N.
peyrierasi n.sp. ; d, N. xestus n.sp. ; e, N. parenthesis Alluaud ; f, N. malleatus Jeannel ; g, N.
griveaudi n.sp. ; h, N. laevipennis Jeannel ; i, N. andreae Alluaud ; j, N. robinsoni n.sp. ; k, N.
tanalensis Jeannel ; 1, N. rufomarginatus n.sp. ; m, N. viridicollis Jeannel.
côtés régulièrement et assez nettement arrondis, non relevés ; angles postérieurs obtus
mais marqués, arrondis à l’extrême sommet ; base subconvexe, relevée en oblique
latéralement, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée
sur toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires assez profondes mais
petites et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin, modérément profond, les
Source : MNHN, Paris
334
P. Basilewsky
transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,78 à 1,84 fois plus longs que larges
ensemble, ovoïdes, nettement élargis en arrière, peu convexes et même faiblement
aplanis sur le disque ; épaule arrondie et faiblement marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex légèrement lobé, anguleux et très faiblement denté à l’extrême sommet, bien
tronqué du côté interne, la troncature apicale sinuée ; intervalles légèrement bombés, les
3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries internes assez bien marquées, à peine
distinctement ponctuées, les externes bien plus faibles, presque effacées, la 7e nettement
perturbée en arrière par une faible dépression transversale ; striole scutellaire longue ;
microsculpture faible et irrégulière, formée de brèves strioles étirées en travers ; série
ombiliquée de 16 pores très moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 99 k ; gonapophyse $ fig. 98 d.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est: Forêt Tanala, Ambohiparara
(Ch. Alluaud, 1. 1901, 1 ex.). — Forêt Tanala, Andoharana (Ch. Alluaud, I. 1901, 2 ex.).
— Forêt Tanala, Anjororo (Ch. Alluaud, I. 1901, 1 ex.).
Le type unique dHmerinensi.s Jeannel est étiqueté « Madagascar, Andrangoloaka,
Sikora », mais j’ai tout lieu de croire que cette provenance est erronée.
Répartition géographique. — Madgascar.
Observation. — L’examen des types de tanalensis Jeannel et de imerinensis
Jeannel m’a convaincu cpi’il n’y avait pas lieu de séparer ces exemplaires.
60. Neocolpodes rufomarginatus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Ambalamarovandana,
1 500- 1 600 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission CNRS, RCP n " 225, 1.
1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Brun ferrugineux plus ou moins clair, les
côtés du pronotum encore largement éclaircis, les élytres d un vert plus ou moins
cuivreux et assez clair, nettement bordés de ferrugineux ; dessous brun rouge ferrugineux
très clair ; pattes d’un ferrugineux rougeâtre ; antennes testacées.
Tête allongée et rétrécie en arrière, les yeux gros mais modérément saillants, plus
longs que les temps qui sont cependant assez longues et obliques ; bord antérieur du labre
droit ; sillons frontaux profonds sur toute leur longueur, plus large en avant. Dent labiale
assez longue, bien rétrécie vers l’avant et arrondie au sommet. Antennes longues et fines,
dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum à peine transverse, 1,08 à 1,12
fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, pas plus rétréci vers 1 avant que
vers l'arrière, le disque faiblement convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
largement arrondis en lobes un peu saillants ; côtés assez régulièrement arrondis, non
spécialement relevés ; angles postérieurs très obtus et largement arrondis ; base convexe,
relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
particulièrement large et explanée sur toute sa longueur, mais pas spécialement élargie en
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
335
arrière ; dépressions basilaires assez profondes et subarrondies ; sillon longitudinal fin et
peu profond, les transversaux bien marqués. Elytres bien allongés, 1,81 à 1,85 fois plus
longs cpie larges ensemble, bien ovoïdes et un peu élargis en arrière, peu convexes et
même plus ou moins aplanis sur le disque ; épaule arrondie et peu marquée ; gouttière
latérale large ; apex brièvement lobé, le sommet un peu anguleux mais nullement denté,
le bord interne bien tronqué, la troncature apicale sinuée ; intervalles très plans, les 3
pores dorsaux du 3e modérément marqués ; stries très faibles, la lcrc un peu plus
profonde, les externes presque effacées, la 7e nettement perturbée en arrière par une
dépression transversale ; striole scutellaire longue et profonde ; microsculpture très
faible et irrégulière, formée de vestige de strioles transversales ; série ombiliquée de 16
pores très moyens.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs bien lobé.
Métépisternes à peine 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 99 1 ; gonapophyse Ç fig. 98 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’Andringitra.
MADAGASCAR Centre: Andringitra, forêt d’Andranomavaha, 2 200 ni (A. R., IX.
1949, 1 ex.). — Andringitra Est, Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, forêt dense
humide de moyenne altitude (Mission CNRS, RCP n° 225, I. 1971, 42 ex.). — Id.,
Ambalamarovandana, 1 530 m (P. Griveaud , 1. 1958, 1 ex.). — Id., Anjavidilava, 1 850-
1 950 m, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 1970-1.
1971, 34 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
5. groupe LIMBICOLLIS
Pronotum à gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur. Apex des
élytres bien arrondi ou un peu lobé, parfois anguleux ou même très brièvement denticulé,
mais jamais prolongé en forte dent spiniforme ni en épine cylindrique ; 7e strie non
perturbée ni interrompue en arrière par une dépression transversale mais continuée
régulièrement jusqu’à l’apex où elle est souvent approfondie, parfois quelque peu
défoulée en dehors par un bombement ou un élargissement des intervalles 7 et 8.
Toutes les espèces de ce groupe sont ailées, sauf N. orophilus n. sp. du Marojejy qui
est fortement brachyptère.
61. Neocolpodes limbicollis (Fairmaire)
Calleida limbicollis Fairmaire, 1899, Ann. Soc. ent. France, 68, p. 467.
CaUida limbicollis, Alluaud, 1900, in A. Grandidier, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
ColéopL, tome 1, texte, Ie" partie, p. 50.
Colpodes Suberbiei Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France, 78, p. 55.
Neocolpodes (s. str.) limbicollis, Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 568, fig. 263.
Neocolpodes (s. str.) limbicollis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 322, 324.
Types. — limbicollis Fairmaire. Holotype, Madagascar Ouest, vallée de la Betsi-
boka (H. Perrier) (Muséum, Paris).
suberbiei Alluaud. Holotype, Madagascar Ouest, Suberbieville (H. Perrier de la
Bâthie) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
336
P. Basilewsky
Description. - Long. 9 à 10 mm. Ailé. Brun à roux, le pronotum éclairci sur les
côtés les Ss d’un vert métallique brillant, à I6ge» reflets cuivreux plus ou moins
largement bordés de roux ferrugineux ; dessous brun rouge a brun roux très clair , pattes
et <in!re"t"e^èlJ^* i courte, les yeux très gros et particulièrement saillants, les tempes
très courtes et fortement obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges
et profonds jusqu’en arrière. Dent labiale très large et courte, largement arrondie au
soiLeT AnteiTes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum très
transverse, 1,32 à 1.38 fois plus large que long, à largeur maximale situee au milieu ou un
peu en avant, le disque assez convexe, plus rétréci vers 1 avant que vers arr.ere une
ponctuation assez grossière occupe les côtes, surtout vers la base ou elle s etend
largement, ce qui eÎt bien exceptionnel pour le genre ; bord anterieur droit , angle
antérieurs en lobes largement arrondis et faiblement saillants ; cotes fortement arrondis
Signes dans le dernier tiers et même parfois très légèrement sûmes, faiblement
relevés angles postérieurs fortement marqués mais obtus et arrondis au sommet base
subioUe rSès brièvement relevée sur les côtés, nettement plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa longueur, encore
plus en arrière : dépressions basilaires bien profondes, assez grandes et subarrondies
sillon longitudinal Médian assez profond, les transversaux bien marques, surtou
f antérieur! Elvtres allongés, 1,70 à 1,75 fois plus longs que larges ensemble, un peu
ovoïdes nettement élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et bien marquée ,
ttière latérale large ; apex largement arrondi, très faiblement tronque au cote interne,
C^^clM-uée f intervalles légèrement convexes, les 3 pores dorsaux du
3* très peu marqués ; strie, b, eu profondes, toutes semblables ..ses
h T régulièrement continuée jusqu’au sommet et non perturbée , stnole scutellaire
assez longue, profonde et ponctuée ; microsculpture régulière et forte, en mailles a peine
plus larges que longues ; série ombiliquée de 18 pores assez petits.
Pattes moyennes. Tarses longs et très fins, le 4' article des postérieurs plut
échancré que lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord anterieur.
Edéage C fig. 102 a ; gonapophyse $ fig. 98 e.
Distribution dans l’île. - Espèce propre au Nord des Domaines de l’Ouest et du
Centre.
Madagascar Centre : Mandritsara ( Michel , 111. 1935, 1 ex.).
MADAGASCAR Ouest : Forêt de Bejofo, distr. Analalava (1 ex.). — Ampijoroa, foret
d’Ankarafantsika, distr. Ambato-Boeni (RE., I 1957, 3 ex.). - Maevatanana (-
Suberbieville) (H. Perrier de la Bâthie , 2 ex.). ,
Dans sa description FAIRMAIRE cite « Vallée de la Betsiboka » ; c est un fleuve
coulant des environs de Tananarive vers Majunga. L’exemplaire type, étiquete «C aUeida
limbicollis » de la main de FAIRMAIRE ne porte comme indication que : Madagascar,
Perrier.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — La synonymie de suberbiei Alluaud et limbicollis 1 airmaire a
déjà été établie par JEANNEL en 1948 et est parfaitement exacte. 11 est assez surprenant
cpie FAIRMAIRE ait décrit cette espèce dans le genre Calleida.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
337
62. Neocolpodes viridicollis Jeannel (fig. 100)
Neocolpodes (s. str.) viridicollis Jeannel, 1951, Menu Inst. Sri. Madag., A, 6, pp. 322, 325, fig. 20.
Neocolpodes (s. str.) viridicollis , BaSII.EWSKY, 1970, Menu U.R.S.T.O.M. , 37, p. 91.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratnanana, forêt à
Mousses, 1 500 à 1 800 ni (R. Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Tête d’un bran très foncé, presque noir,
souvent avec un très léger reflet métallique bleu verdâtre, le pronotum d’un vert
métallique sombre, à gouttière marginale brune, les élytres d’un cuivreux foncé, souvent
un peu pourpré, parfois d’un bleu foncé ; dessous noirâtre ; pattes brunes, les tibias et les
tarses plus clairs ; antennes brunes.
Tête allongée, les yeux assez gros mais relative¬
ment peu saillants, les tempes quand même assez
longues et obliques ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux assez profonds sur toute leur lon¬
gueur. Dent labiale grande, triangulaire, arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de
4, 5 articles. Pronotum modérément transverse, 1,26
à 1,29 fois plus large que long, bien plus rétréci vers
l’avant que vers l’arrière, à largeur maximale forte¬
ment déportée en arrière, à microsculpture plus
dense et plus réticulaire que chez la plupart des
autres espèces, le disque moyennement convexe ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis mais
effacés et nullement saillants en lobes ; côtés large¬
ment arrondis jusqu’au dernier quart où ils sont plutôt
rectilignes, non relevés ; base droite, non relevée en
obi if [lie sur les côtés, bien plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale large et explanée sur
toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions
basilaires profondes et allongées ; sillon longitudinal
médian fin mais profond, les transversaux bien mar¬
qués. Elytres modérément allongés, 1,65 à 1,69 fois
plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes, bien
élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale nettement élargie en
arrière ; apex très largement arrondi, la troncature
apicale à peine sinuée ; intervalles peu distinctement
convexes, presque plans, les 3 pores dorsaux du 5
faiblement marqués ; stries non ponctuées, moyen¬
nement profondes et toutes semblables, la 7e non perturbée en arrière mais régulièrement
continuée jusqu’au sommet où elle est bien approfondie ; striole scutellaire longue et
assez profonde ; microsculpture assez forte, en mailles régulières et à peine plus larges
([lie longues ; série ombiliquée de 16 pores assez moyens.
Pattes assez longues. Tarses longs et très fins, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépisternes 2, 5 fois plus longs cpie larges au bord antérieur.
Source : MNHN , Paris
338
P. Basilewsky
Edéage C fig. 99m; gonapophyse 9 fig. 101e.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région du Tsaratanana.
Madagascar SambiraNO : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500-1 800 m
(R. Paulian , X. 1949, 5 ex.). — Id., matsabory en dessous de l’Andohanisambirano,
2 050 in (P. Soga, XII. 1969, 3 ex.). — Id., piste de Mangindrano au Maromokotra, au
Nord du piton côté 2 362 m, 2 3 1 0 m (P. Griveaud , P. Soga, P. Viette et D. Wintrebert, XI.
1966, 6 ex.). — Id., versant Sud, Andobanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966, 1
ex.). — Région du Tsaratanana, N.-O. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga, IV .
1964, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
63. Neocolpodes plumbeus Jeannel
Neocolpodes (Haplocolpodes) plumbeus Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 307, 309.
Neocolpodes (Haplocolpodes) plumbeus, Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 69.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500-1 600 m (R. Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 10,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum assez
largement bordé de brun clair sur les côtés, les élytres d’un bleu très foncé et assez terne ;
dessous brun foncé, l’abdomen un peu plus clair ; pattes et antennes brunes.
Tête assez allongée, les yeux gros mais modérément saillants, plus longs que les
tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez larges
mais peu profonds. Dent labiale grande, large, arrondie au sommet. Antennes dépassant la
base du pronotum de 4 articles. Pronotum assez transverse, 1,21 à 1,26 fois plus large
que long pas plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière, à largeur maximale au milieu, le
disque assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis mais
non saillants ; côtés très régulièrement arrondis, non relevés ; angles postérieurs bien
marqués, obtus mais largement arrondis ; base subdroite, très faiblement et brièvement
relevée latéralement, non ou à peine plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
large et explanée sur toute sa longueur, un peu plus en arrière ; dépressions basilaires
profondes et subarrondies mais peu étendues ; sillon longitudinal médian fin et peu
profond, les transversaux peu marqués. Elytres modérément allongés, 1,67 à 1,71 fois
plus longs que larges ensemble, subovoïdes et assez nettement élargis en arrière, assez
convexes ; épaule arrondie et assez marquée ; gouttière latérale assez large ; apex très
largement arrondi, le côté interne un peu tronqué, la troncature apicale à peine
distinctement sinuée ; intervalles presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement
marqués ; stries non ponctuées, assez profondes et toutes subégales, la 7e non perturbée
en arrière et continuée jusqu’au sommet ; striole scutellaire longue et profonde ;
microsculpture très régulière, forte, en mailles presque isodiamétrales ; série ombiliquée
de 16 pores très moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et étroits, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse 9 fig. 98 i.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
339
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 à 1 600 m
(R. Paulian , X. 1949, 1 9). — Id., Ambodinonoka, 1 650 m (P. Soga, X. 1966, 1 9).
Répartition géographique. — Madagascar.
64. Neocolpodes fairmairei (Alluaud)
Colpodes Fairmairei Alluaud, 1 897, Ann. Soc. ent France, 66, p. 177.
Colpodes Fairmairei, ALLUAUD, 1900, in A. GRAND1DIER, Hist. phys. nat. polit. Madag. XXI, Hist. nat
ColéopL, tome 1, texte, Ie" partie, p. 18.
Neocolpodes (s. str.) Fairmairei, JEANNE!., 1 948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 57 5, fig. 268.
Neocolpodes (s. str.) Fairmairei, JEANNEL, 1951, Ment Inst Set Madag., A, 6, pp. 323, 327.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (Ch. Alluaud, VII.
1893) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Brun plus ou moins foncé, le pronotum
largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu verdâtre métallique assez foncé ;
dessous brun rouge foncé, l’abdomen plus clair ; pattes et antennes d’un brun assez foncé.
Tête large et courte, les yeux très gros et bien saillants, les tempes courtes et très
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez profonds, bien larges en
avant. Dent labiale assez courte, triangulaire, large à la base, fortement rétrécie vers le
sommet qui est arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum
bien transverse, 1,30 à 1,40 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu ou un
peu en arrière, un peu plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière, le disque assez convexe ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis en lobes à peine saillants ;
côtés non relevés, régulièrement arrondis en avant, presque rectilignes dans le dernier
quart et même parfois très faiblement sinués devant les angles postérieurs qui sont très
bien marqués, subdroits et émoussés au sommet ; base droit, les côtés légèrement relevés
en oblique, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée
sur toute sa longueur, encore plus fortement en arrière ; dépressions basilaires profondes
et subarrondies mais peu étendues ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux fortement marqués. Elytres peu allongés, courts et trapus, 1,57 à 1,64 fois
plus longs que larges ensemble, assez subovoïdes, légèrement élargis en arrière, peu
convexes et même un peu aplanis sur le disque ; épaule arrondie et peu marquée ;
gouttière latérale assez large ; apex arrondi, le côté interne fortement tronqué, la
troncature apicale non sinuée ; intervalles presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e très
faiblement marqués ; stries assez profondes, non ponctuées, toutes semblables, la 7' non
perturbée en arrière, continuée jusqu’au sommet où elle est bien profonde ; striole
scutellaire longue et profonde ; microsculpture régulière, en mailles transversales
formant un réseau bien fermé ; série ombiliquée de 18 pores très moyens.
Pattes assez courtes. Tarses postérieurs fins et assez longs, le 4e article à peine lobé,
plutôt échancré. Métépislemes courts, à peine plus de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 102 e ; gonapophyse 9 fig. 101 f.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la Montagne d’ Ambre.
Source : MNHN, Paris
340
P. Basilewsky
Madagascar Nord : Montagne d’ Ambre (Ch. AUuaud, VII. 1893, 5 ex.). — Id. (J.
Vadon et A. Peyrieras, XII. 1968, 1 ex.). — Les 5 individus recueillis par ÂLLI AI D
portent une étiquette « Diego Suarez » mais proviennent de la Montagne d’ Ambre.
Répartition géographique. — Madagascar.
65. Neocolpodes sylvaticus (Alluaud)
Colpodes sylvaticus Alluaud, 1897, Ann. Soc. ent. France , 66, p. 176.
Colpodes sylvaticus, Ai.i.uai.'d, 1 900, in A. Grandidier, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, HisL nat.
Coléopt., tome 1, texte, lerc partie, p. 19.
Neocolpodes (s. sir.) sylvaticus, Jf.ANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 1 0, pp. 547, 569, fig. 258.
Neocolpodes (s. str.) sylvaticus, JEANNE!., 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 323, 327.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (Ch. Alluaud, 1893)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum très
éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique assez vif ; dessous brun très foncé,
presque noir, un peu plus clair sur l’abdomen et les épipleures, les trochanters
ferrugineux ; pattes et antennes brunes.
Tête assez larges et modérément allongée, les yeux très gros et très saillants, bien
plus longs que les tempes qui sont assez courtes et obliques ; bord antérieur du labre
droit ; sillons frontaux très'profonds jusqu’en arrière. Dent labiale longue et large, bien
arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum
bien transverse, 1,34 à 1,38 fois plus large que long, bien plus fortement rétréci vers
l’avant que vers l’arrière, le disque bien convexe et à microsculpture particulièrement
serrée, la largeur maximale fortement déportée en arrière ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs largement arrondis jusqu’à la mi- longueur, ensuite beaucoup moins et même
presque rectilignes, non relevés ; angles postérieurs fortement marqués, légèrement
obtus, arrondis au sommet ; base droite, non relevée en oblique latéralement, beaucoup
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez large en avant, s’élargissant
encore et s’explanant fortement en arrière ; dépressions basilaires assez grandes, limitées
intérieurement par un léger trait longitudinal ; sillon longitudinal médian fin et peu
profond, les transversaux très bien marqqés. Elytres très modérément allongés, 1,61 a
1,70 fois plus longs que larges ensemble, plus ovoïdes chez la $, à largeur maximale
déportée en arrière, convexes ; épaule arrondie et peu marquée ; gouttière latérale
étroite ; apex arrondi-tronqué au sommet, la troncature apicale faiblement sinuée ;
intervalles légèrement convexes, les 3 pores dorsaux du 3e très faiblement marqués ;
stries profondes et imponctuées, toutes semblables, la 7e non perturbée en arrière et
continuée régulièrement jusqu’au sommet où elle est bien profonde ; striole scutellaire
assez longue et profonde ; microsculpture régulière, en mailles transversales formant un
réseau bien fermé ; série ombiliquée de 1 5 pores très moyens.
Pattes moyennes. Tarses très fins et allongés, le 4e article des postérieurs
simplement échancré. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 102 m ; gonapophyse O fig. 101 b.
Distribution dans l’île. — Région de la Montagne d’ Ambre.
Madagascar Nord : Diégo- Suarez (C/t. Alluaud, 1893, 14 ex. ; 9 ex.). — Territoire
de Diégo-Suarez (3 ex.). — Montagne d’ Ambre (A. Sicard, 1930, 57 ex. ; A. Seyrig, I.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
341
1934, 20 ex. ; G. Olsoufieff , 1. 1934, 1 ex. ;J. Vadon et A. Peyrieras, XII. 1968, 42 ex.).
— Montagne d’ Ambre, les Roussettes (Andria Robinson , XII. 1958, 20 ex. ;P. Soga , II.
1959, 5 ex.).
II est vraisemblable que les individus étiquetés Diégo-Suarez proviennent en
réalité, comme pour l’espèce précédente, de la Montagne d’ Ambre.
Répartition géographique. — Madagascar.
66. Neocolpodes alberti (Alluaud)
Colpodes Alberti , Alluaud, 1 909. Ann. Sco. ent. France, 78, p. 54.
Neocolpodes (s. sir.) Alberti, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 546, 557.
Neocolpodes (s. str.) Alberti, JEANNEL, 1951, Mém. Insu Sci Madag., A, 6, pp. 323, 327.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (A. Sicard, XII. 1903)
(Muséum, Paris).
Fig. 101. — Gonapophyses. a, Neocolpodes parenthesis Alluaud ; b, N. sylvaticus Alluaud ;
c, N. alberti Alluaud ; d, N. perpillus Basilewsky ; e, N. viridicollis Jeannel ; f, N. fairmairei
Alluaud ; g, N. sambiranus n.sp. ; h, N. silvestris Alluaud ; i, N. perrinae n.sp. ; j, N. villiersi n.sp.
Source : MNHN, Paris
342
P. Basilewsky
Description. — Long. 6 à 6,5 mm. Ailé. Bran rouge plus ou moins foncé, le
pronotum largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique à peine
cuivreux, étroitement bordés de ferrugineux ; dessous brun ferrugineux très clair ; pattes
et antennes d’un bran ferrugineux clair, presque testacé.
Tête courte et large, les yeux très gros et très saillants, les tempes particulièrement
courtes et très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds
jusqu’en arrière. Dent labiale très courte, large, très largement arrondie au sommet
Antennes courtes, ne dépassant la base du pronotum que de 3 articles. Pronotum bien
transversal, 1,37 à 1,41 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, faiblement
plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière, moyennement convexe ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs largement arrondis mais non saillants en lobes, côtés modérément mais
assez régulièrement marqués et à peine obtus, arrondis au sommet ; base un peu convexe,
faiblement plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large sur toute sa
longueur, encore plus fortement élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires
petites mais profondes, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux bien marqués. Elytres peu allongés et assez courts, 1,55 à 1,60 fois plus
longs que larges ensemble, ovoïdes et bien élargis en arrière, bien convexes ; épaule
arrondie et assez bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex très largement
arrondi, non tronqué, la troncature apicale non ou à peine distinctement sinuée ;
intervalles très peu convexes, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries fines
et modérément profondes, non ponctuées, toutes semblables, la 7e non perturbée en
arrière et continuée jusqu’au sommet où elle est plus profonde ; striole scutellaire longue
et profonde ; microsculpture régulière, formant un réseau de mailles transversales
fermées ; série ombiliquée de 1 8 pores assez moyens.
Pattes assez courtes. Tarses assez longs et fins, le 4e article des postérieurs plutôt
échancré que lobé. Métépisternes presque 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 101 c.
Distribution dans Pile. — Montagne d’ Ambre.
Madagascar Nord: Montagne d’Ambre (A. Sicard, XI-XII. 1903, 5 ç).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — L’édéage figuré par JEANNE!. (1948, fig. 252) comme étant celui,
de N. alberti se rapporte en réalité à une autre espèce : Catacolpodes nanus n. sp.
67. Neocolpodes perpillus Basilewsky
Neocolpodes (s. str.) perpillus Basilewsky, 1970, Mém O. R.S.T.O.M., 37, p. 92.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, contreforts du Tsaratanana, haut
Sambirano, vallée de la Besanetrikely, 1 100 m (P. Viette, XII. 1963) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 6,5 mm. Ailé. Bran rouge plus ou moins foncé, le
pronotum assez largement éclairci sur les côtés en arrière, les élytres d’un roux pourpré
métallique clair ; dessous bran ferrugineux très clair ; pattes et antennes testacées.
Espèce voisine de N. alberti Alluaud. Elle en diffère au premier coup d’œil par une
toute autre coloration. Pronotum moins transverse, 1,26 à 1,31 fois plus large que long, à
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
343
côtés moins arqués, pas plus rétrécis vers l'avant que vers l’arrière, à base pas plus large
(pie le bord antérieur. Elytres un peu .plus allongés, 1,61 à 1,71 fois plus longs que larges
ensemble, les intervalles un peu plus convexes, les stries un peu plus profondes, la
troncature apicale plus sinuée.
Edéage Cf fig. 102 i ; gonapophyse Ç fig. 101 d.
Distribution dans l’île. — Région du Tsaratanana.
MADAGASCAR Nord : Contreforts du Tsaratanana, haut Sambirano, vallée de la
Besanetribe, 1 200 in (P. Viette , XII. 1963, 17 ex.). — Id., vallée de la Besanetrikely,
1 100 m (P. Viette , XII. 19.63, 1 9).
Répartition géographique. — Madagascar.
68. Neocolpodes silvestris (Alluaud)
Colpodes silvestris Alluaud, 1935 ,-AJra, 10, p. 14.
Neocotpodcs (s. sir.) silvestris, Jkvsxei.. 1 948, Faune de l'Empire franç.. 1 0, pp. .348, 374, fig. 262.
■igonocolpodes (Apocolpoiles) silvestris. Jl'. WMa., 1 951. Mém. Inst. Sri. Mtidttg. . A, 6. pp. 344, 347.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Périnet (G. Ol.souftcJJ , III. 1935) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 6 à 8 mm. Ailé. Bnin foncé, le pronotum très largement
bordé latéralement de ferrugineux testacé, les élytres d’un bleu métallique sombre ;
dessous brun de poix, plus clair sur le prosternum, les épipleures, les trochanters et la
base de fémurs : pattes bicolores, les fémures sombres, jes tibias et les tarses testacés ;
antennes testacées,
Tête large, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes qui
sont très courtes et très obliques ; bord antérieur du labre légèrement convexe ; sillons
frontaux très larges et profonds en avant, moins en arrière. Pronotum transverse, 1,23 à
1,28 fois plus large que long, à largeur maximale située près du milieu, plus fortement
rétréci vers Pavant, que vers l’arrière, le disque faiblement convexe ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs largement arrondis et à peine distinctement saillants en lobes ; côtés
bien arrondis jusque près du milieu, ensuite presque rectilignes, peu relevés ; angles
postérieurs droits, émoussés au sommet ; base subdroite, non relevée latéralement, bien
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée sur toute
sa longueur, encore plus en arrière ; dépressions basilaires grandes et profondes,
subarrondies ; sillon longitudinal médian fin, long et peu profond, les transversaux bien
marqués ; microsculpture transversale sur le disque mais devenant isodiamétrale près de
la base. Elytres allongés, 1,78 à 1,80 fois plus longs (pie larges ensemble, ovoïdes,
faiblement élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et modérément marquée ;
gouttière latérale assez large; apex nullement lobé, largement arrondi, la troncature
apicale non sinuée; intervalles légèrement bombés, les 3 pores dorsaux du 3' peu
marqués ; stries profondes et non ponctuées, toutes semblables, la 7e non perturbée en
arrière, régulièrement continuée jusqu’au sommet où elle est bien profonde; striole
scutellaire longue ÿmiçrosèülpturé en longues strioles étirées en travers ; série ombiliquée
de 16 pores très moyens.
Source : MNHN, Paris
344
P. Basilewsky
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépisternes presque 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 102 k; gonapophyse O fig. 101 h.
Distributioii dans l’île. — Espèce assez fréquente dans la région centrale.
Madagascar Centre : Périnet (G. Olsoufieff, II-III. 1935, 24 ex. ; J. Vadon, XII.
1951, 5 ex. ; 3 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, 4 ex.). — Moramanga, km 63
de la route d'Anosibe (1 ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian, I. 1951, 1 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon, 1 ex.). — Vallée de la Mandraka (G.
Olsoufieff, II. 1935, 3 ex.). — Route de Tamatave, entre Ambatolaona et la Mandraka
(A. R., XI. 1954, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
69. Neocolpodes villiersi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne
Ranomandry, 1 050 m (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 7 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
assez étroitement éclairci latéralement, les élytres d’un cuivreux verdâtre brillant ;
dessous brun clair, encore éclairci sur les épipleures prothoraciques et l’abdomen ; pattes
d’un brun ferrugineux assez clair ; antennes testacées.
Tête courte et large, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les
tempes qui sont très courtes et très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges et profonds sur toute leur longueur. Dent labiale très large, bien arrondie
au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum
modérément transverse, 1,16 à 1,21 fois plus large que long, plus rétréci vers l’avant que
vers l’arrière, à largeur maximale près du milieu, modérément convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en lobes arrondis, non ou à peine saillants ; côtés régulièrement
arqués en avant, presque rectilignes en arrière, non relevés ; angles postérieurs subdroits
mais bien arrondis au sommet ; base subdroite, légèrement relevée en oblique sur les
côtés, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale étroite en avant,
s’élargissant modérément et s’explanant quelque peu à partir du milieu ; dépressions
basilaires assez profondes, pas très grandes, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin
et assez profond, les transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,73 à 1,78 fois plus
longs que larges ensemble, assez subovoïdes, bien élargis en arrière, moyennement
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale un peu élargie ; apex non
lobé, largement arrondi, la troncature apicale non sinuée ; intervalles subplans, les 3
pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries modérément profondes, toutes
semblables, la 7e non perturbée et régulièrement continuée jusqu’au sommet où elle est
bien profonde ; striole scutellaire assez longue ; microsculpture régulière et assez forte,
en strioles étirées en travers et entremêlées de mailles très transversales ne formant pas
de réseau ; série ombiliquée de 1 5 pores moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 102 1; gonapophyse $ fig. 101 j.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
345
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux chaînes Anosyennes.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne Ranomandry,
1 050 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission CNRS, RCP n° 225, XI.
1971, 10 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie cette espèce à la mémoire de mon regretté ami André
VlLLIERS.
70. Neocolpodes sambiranus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, contreforts du Tsaratanana, haut
Sambirano, vallée de la Besanetribe, 1 200 m (P. Viette, XII. 1963) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum généralement
plus clair que la tête et largement éclairci sur les côtés ; élytres cuivreux, très légèrement
verdâtres ; dessous brun ferrugineux, encore plus clair sur l’abdomen ; pattes d’un
ferrugineux clair ; antennes testacées.
Espèce proche de N. villiersi n. sp. Elle en diffère par le pronotum bien plus
transverse, 1,30 à 1,34 fois plus large que long, à côtés plus arqués en arrière et non
rectilignes, à angles postérieurs plus obtus et plus largement ouverts, à gouttière
marginale plus large et plus fortement explanée en arrière, par les élytres un peu moins
allongés, 1,66 à 1,70 fois plus longs que larges ensemble, à stries plus profondes, à
microsculpture plus faible et moins régulière, consistant en strioles transversales très
fines et très peu profondes ; série ombiliquée de 18 pores.
Edéage d fig. 102 j ; gonapophyse 9 fig. 101 g.
Distribution dans l’île. — Massif du Tsaratanana.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, versant Sud, Andohanambatoafo,
2 030 m (P. Soga, XII. 1966, 1 ex.). — Contreforts du Tsaratanana, haut Sambirano,
vallée de la Besanetribe, 1 200 m (P. Viette, XII. 1963, 4 ex.). Région du
Tsaratanana. N.-O. de Mangindrano, Analabana, 1 640 111 (P. Soga, IV. 1964, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
71. Neocolpodes corpulentus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, 1 900 m,
haute Ranomandry (Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 1 1 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum à peine
éclairci latéralement, les élytres d’un vert métallique sombre et brillant ; dessous brun
foncé, les épipleures prothoraciques plus clairs, pattes et antennes brunes.
Tête modérément allongée, les yeux gros mais moyennement saillants, plus longs
que les tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux profonds sur toute leur longueur. Dent labiale large, pointue vers 1 avant, le
Source : MNHN, Paris
346
P. Basilewsky
sommet arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 4,5 articles. Pronotum
transverse, 1,25 fois plus large que long, un peu plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière,
à largeur maximale un peu en arrière du milieu, le disque assez convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs largement arrondis et à peine distinctement saillants ; côtés
régulièrement et assez nettement arrondis sur toute leur longueur, à peine relevés en
arrière ; angles postérieurs très obtus et largement arrondis, faiblement marqués ; base
droite, nettement relevée en oblique sur les côtés, à peine plus large que le bord
Fig. 102. — Edéages. a, Neocolpodes limbicolis Fairmaire ; b, N. perrinae n.sp. ; c, N.
corpulentus n.sp. ; d, N. cachant Jeannel ; e, N. fairmairei Alluaud ; f, N. imerinae Jeannel ; g, N.
inermis Jeannel ; h, N. crassicollis Jeannel ; i, N. perpillus Basilewsky ; j, N. sambiranus n.sp. ; k,
N. silvestris Alluaud ; 1, N. villiersi n.sp. ; m, N. sylvaticus Alluaud.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
347
antérieur ; gouttière marginale étroite en avant, devenant plus large et assez explanée à
partir du milieu ; dépressions basilaires assez profondes, grandes et subarrondies ; sillon
longitudinal médian très peu profond et assez court, les transversaux peu marqués.
Elytres allongés, 1,70 fois plus longs que larges ensemble, quelque peu élargis en arrière,
convexes ; épaule arrondie et faiblement marquée ; gouttière latérale assez large ; apex
non lobé et largement arrondi, la troncature apicale peu sinuée ; intervalles très
légèrement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; lere strie profonde et
entière, les autres très faibles et même vestigiales, la 7e quelque peu défoulée en dehors
par un net bombement des intervalles 7 et 8, avec une dépression longitudinale sur la 6e
striole scutellaire longue et assez profonde ; microsculpture assez irrégulière, en strioles
étirées en travers et ayant tendance à former des mailles transversales rarement fermées ;
série ombiliquée de 16 pores très moyens.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs légèrement
lobé. Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage CJ" fig. 102 c ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux chaînes Anosyennes.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, massif Nord, haute Ranomandry, 1 900 m,
forêt dense humide de montagne ( Mission CNRS, RCP n° 225, XI. 1971, 1 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
72. Neocolpodes perrinae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy, rés. nat. int. XII, Anjanaharibe,
1 750 m (P. Soga, II. 1961) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Bnin de poix très foncé, presque noir, le
pronotum très largement et fortement éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu
métallique brillant ; dessous noir, les épipleures prothoraciques testacés ; pattes
bicolores, les fémurs d’un bnin foncé, les tibias et les tarses testacés ; antennes testacées.
Tête assez large et modérément allongée, les yeux gros et bien saillants, beaucoup
plus longs que les tempes qui sont courtes et très obliques ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux profonds sur toute leur longueur, plus larges en avant. Dent labiale large
et longue, arrondie au sommet. Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5
articles. Pronotum bien transversal, 1,28 à 1,32 fois plus large que long, un peu plus
rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale un peu en arrière du milieu, le disque
faiblement convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis et
nullement saillants ; côtés régulièrement et assez fortement arrondis, devenant un peu
rectilignes en arrière où ils sont un peu relevés ; angles postérieurs subdroits et émoussés
au sommet, bien marqués, base droite et non relevée latéralement en oblique, bien plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et fortement explanée, surtout en
arrière ; dépressions basilaires larges et profondes, nettement limitées intérieurerement ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux modérément marqués.
Elytres allongés, 1,73 à 1,79 fois plus longs que larges ensemble, subovoïdes et
nettement élargis en arrière, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale assez large ; apex non lobé et largement arrondi, la troncature apicale
Source : MNHN, Paris
348
P. Basilewsky
non sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries subégales et
assez profondes, seules les deux externes plus faibles, la 7e assez profonde en arrière, non
perturbée mais légèrement défoulée en dehors par un bombement des intervalles 7 et 8,
sans dépression longitudinale sur la 6e ; striole scutellaire profonde et assez longue ;
microsculpture assez forte, en strioles étirées en travers entremêlées de mailles très
transversales ; série ombiliquée de 16 pores moyens.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs légèrement
lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage cf ; gonapophyse Ç fig. 101 i.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, col central, distr. Sambava, 1 700 m
(P. Soga, 1. 1960, 1 ç ). — Id., Anjanaharide, 1 750 m (P. Soga, II. 1961, 1 cf.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — J'ai le plaisir de dédier cette nouvelle espèce à Mademoiselle
Hélène PERRIN, du Laboratoire d’Entomologie du Muséum de Paris.
73. Neocolpodes cachani (Jeannel)
Agonocolpodes (s. str.) Cachani Jeannel, 1951, Mém. Inst ScL Madag., A, 6, pp. 331, 332.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, dépression de la pointe Sud-Ouest de la
forêt d’Ambohitantely (P. Cachait ) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 mm. Ailé. Brun, plus clair sur le pronotum qui est
encore éclairci latéralement, les élytres noirs avec un faible reflet métallique d'un bleu
très sombre ; dessous brun ferrugineux rougeâtre ; pattes d’un brun foncé ; antennes d’un
brun ferrugineux.
Tête assez allongée, les yeux gros et assez saillants, bien plus longs que les tempes
qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds,
larges en avant Dent labiale aiguë mais arrondie à l’extrême sommet. Antennes brisées
chez le seul exemplaire connu. Pronotum assez transversal, 1,21 fois plus large que long,
pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, modérément
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et non saillants ; côtés
régulièrement et assez nettement arrondis sur toute leur longueur, à peine plus fortement
en avant non relevés ; angles postérieurs marqués mais obtus, bien ouverts et largement
arrondis ; base subdroite, très faiblement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale très large sur toute sa longueur, encore élargie
et plus explanée en arrière ; dépressions basilaires assez profondes et subarrondies ;
sillon longitudinal médian très fin et long, peu profond, les transversaux bien marqués.
Elytres modérément allongés, 1,64 fois plus longs que larges ensemble, ovoïdes et un peu
élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie mais peu marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex non lobé et largement arrondi, la troncature apicale non sinuée ; intervalles
assez plans, les 3 pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries bien régulièrement
ponctuées, assez profondes, toutes semblables, la 7e bien régulièrement continuée
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
349
jusqu’au sommet et non perturbée en arrière ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture
irrégulière, en mailles très transversales, assez profondes ; série ombiliquée de 16 pores
assez moyens.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage O" fig. 102 d ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Centre : Dépression de la pointe Sud-
Ouest de la forêt d’Ambohitantely, à 120 km au Nord-Ouest de Tananarive (P. Cachait,
1 d).
Répartition géographique. — Madagascar.
74. Neocolpodes crassicollis Jeannel
Neocolpodes (s. str.) crassicollis Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 548, 569.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) crassicollis, JEANNEL, 1951, Menu Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 345, 347.
Type. — Holotype, Madagascar Centré, gorge de la Mandraka, 1 000 ni (G. Olsoufieff)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 9,5 mm. Ailé. Brun ferrugineux très clair, les élytres
d’un cuivreux métallique un peu rougeâtre ; dessous brun ferrugineux clair, encore
éclairci sur l'abdomen ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux très clair.
Tête large et assez courte, les yeux très gros et bien saillants, bien plus longs que les
tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
profonds, très larges en avant. Dent labiale large, arrondie au sommet. Antennes fines,
dépassant la base du pronotum de presque 5 articles. Pronotum peu transverse, 1,14 à
1,20 fois plus large que long, légèrement plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur
maximale un peu en arrière du milieu, peu convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs largement arrondis et à peine distinctement saillants ; côtés faiblement arqués
sur toute leur longueur, surtout en arrière où ils sont légèrement relevés ; angles
postérieurs bien marqués quoique obtus et assez largement arrondis au sommet ; base
subdroite, à peine relevée en oblique sur les côtés, nettement plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale peu large en avant, quelque peu élargie et explanée en
arrière ; dépressions basilaires assez profondes et subarrondies ; sillon longitudinal
médian très fin et peu profond, court, les transversaux indiqués. Elytres allongés, 1,73 à
1,78 fois plus longs que larges ensemble, subovoïdes et nettement élargis en arrière,
modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale très
moyenne ; apex non lobé et largement arrondi, la troncature apicale très faiblement
sinuée ; intervalles presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries peu
profondes, toutes semblables, à peine distinctement ponctuées, la 7e non perturbée en
arrière et continuée jusqu’au sommet, nettement défoulée en dehors par un bombement
et un élargissement du 8e intervalle ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture
irrégulière et forte, formée de mailles transversales entremêlées de strioles étirées en
travers ; série ombiliquée de 18 pores bien moyens.
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépistemes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Source : MNHN, Paris
350
P. Basilewsky
Edéage O fig. 102 h; gonapophyse Ç> fig. 103 a.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Mont Papango, Sud-Ouest de
Befotaka, distr. Midongy du Sud, 1 200 m (Andria R., III. 1959, 4 ex.).
MADAGASCAR Centre : Gorge de la Mandraka, 1 000 ni (G. Ohouffief, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
75. Neocolpodes isakae Jeannel
Neocolpodes (s. str.) isakae Jeanne! 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 549, 578.
Agonocolpodes {Apocolpodes ) isakae, JEANNEL. Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 345, 347.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt d’Isaka, revers occidental du Sakavalana
(R. Catala) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 11 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum
largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert cuivreux légègement pourpré, le
rebord basal et la gouttière latérale d’un bran rougeâtre ; dessous bran ferrugineux assez
clair, les épipleures prothoraciques encore éclaircis ; pattes brunes, les tibias à peine plus
clairs que les fémurs ; antennes d’un bran assez clair.
Tête allongée et assez bien rétrécie en arrière ; les yeux gros et assez saillants, bien
plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges et profonds, surtout en avant. Dent labiale courte et large, bien arrondie au
sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4,5 articles. Pronotum modérément
transverse, 1,18 à 1,19 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, pas plus
rétréci en avant qu’en arrière, le disque assez convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis mais non saillants ; côtés régulièrement bien que très
modérément arrondis, la courbure moins prononcée en arrière où ils sont quelque peu
relevés ; angles postérieurs légèrement obtus mais bien marqués, arrondis au sommet ;
base droite, brièvement mais nettement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale très large et explanée sur toute sa longueur,
encore plus en arrière ; dépressions basilaires profondes et assez allongées ; sillon
longitudinal médian très fin et peu profond, les transversaux bien marqués. Elytres très
allongés, 1,80 à 1,82 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes, légèrement élargis
en arrière, assez convexes ; épaule arrondie mais bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex non lobé, arrondi, le bord interne légèrement tronqué, la troncature apicale à
peine sinuée ; intervalles un peu bombés, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries
profondes, à peine distinctement ponctuées, toutes semblables, les externes aussi
profondes que les internes, la 7e régulièrement continuée jusqu’au sommet où elle est
bien profonde, très légèrement défoulée en dehors par un faible bombement du 8e
intervalle ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture très faible, en fines strioles
transversales très rapprochées et souvent interrompues ; série ombiliquée de 1 8 pores
très moyens.
Pattes assez longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs nettement
lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu; gonapophyse Ç fig. 103 f.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
351
Distribution dans l’île. — Partie Sud-Est.
MADAGASCAR Est : Forêt d’Isaka, revers occidental du Sakavalana, au Nord de
Fort-Dauphin (R. Catala, 1 9 )• — Chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne
Ranomandry, 1 050 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission CNRS, RCP
n° 225, XI. 1971, 1 9 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
76. Neocolpodes imerinae (Alluaud)
Colpodes Imerinae Alluaud, 1 897, Ann. Soc. enl. France, 66, p. 177.
Colpodes Imerinae, ALLUAUD, 1900, in A. GRANDIDIER. Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Colêopt, tome 1, texte, Ie" partie, p. 18.
Colpodes cupreolinctus Fairmaire, 1901, Rev. d'Ent., 20, p. 119.
Colpodes cupreolinctus, ALLUAUD. 1909, Ann. Soc. ent. France, 78, p. 54.
Neocolpodes (s. str.) imerinae, JEANNEL. 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 548, 574.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) imerinae, JEANNE I. 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 344, 347.
Types. — imerinae Alluaud. Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora)
(Muséum, Paris).
cupreotinctus Fairmaire. Holotype, Madagascar (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9,5 mm. Ailé. Brun de poix plus ou moins foncé, le
pronotum légèrement éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique assez vif et
brillant, le rebord basal et la gouttière latérale de même couleur ; dessous brun,
l’abdomen et les épipleures prothoraciques plus clairs ; pattes d’un bran sombre ;
antennes plus claires que les pattes.
Espèce proche de N. isakae Jeannel. Elle en diffère par la taille plus faible, par la
coloration des élytres, par le pronotum plus transversal, 1,20 à 1,28 fois plus large que
long, à gouttière marginale bien plus étroite et moins profonde, beaucoup moins élargie et
explanée en arrière où les côtés ne sont pas relevés. Les élytres sont moins convexes et
moins allongés, 1,70 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, à intervalles moins
bombés et à stries nettement moins profondes, à troncature apicale bien nettement
sinuée, l’apex moins largement arrondi avec le bord interne plus fortement tronqué en
oblique ; microsculpture encore plus faible et plus irrégulière, en strioles transversales
plus courtes et moins nettes.
Edéage Cf fig. 102 f; gonapophyse 9 fig. 103 g.
Distribution dans l’île. — L’espèce occupe le Nord et le Centre du Domaine de
1 Est, ainsi que le Nord du Domaine du Centre.
Madagascar Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (Mission CNRS, RCP
n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 2 ex.). — Marojejy, Ambodifiakarana, distr. Sambava,
1 600 m (E. Raharizonina, XII. 1958, 1 ex.; P. Griveaud, XII. 1958, 1 ex.). —
Marojejy-Ouest, rés. nat. int XII, distr. Sambava, 1 600 m (P. Soga, XI. 1959, 1 ex.). —
Région de Maroantsetra (J. Vadon, 1 ex.). — Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 1 ex. ;
J. Vadon, XII. 1951, 1 ex. ; 3 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935,
1 ex.).
Source : MNHN , Paris
352
P. Basilewsky
MADAGASCAR CENTRE : Andrangoloaka ( Sikora , 4 ex.).
MADAGASCAR sans autre indication mais probablement d’ Andrangoloaka ( Sikora, 6 ex.).
Fig. 103. — Gonapophyses. a, Neocolpodes crassicollis Jeannel ; b, N. balachowskyi
Basilewsky ; c, N. almasius n.sp. ; d, N. amblyodon Alluaud ; e, N. coeruleus n.sp. ; f, N. isakae
Jeannel ; g, N. imerinae Jeannel ; h, N. orophilus n.sp. ; i, N. inermis Jeannel ; j, N. pauliani Jeannel.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Ainsi que l’a déjà signalé ALLUAUD en 1909, et comme j’ai pu
m’en convaincre après examen des types, cupreotinctus est un synonyme d 'imerinae.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
353
77. Neocolpodes orophilus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale
XII, 2 050 m (Mission CNRS, RCP n° 225, A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8,5 mm. Espèce fortement brachyptère, pourvue de
moignons alaires, très étroits, atteignant à peine le premier tiers de l’élytre. Brun de poix
très foncé, avec à peine quelques reflets un peu métalliques sur les élytres ; dessous brun
de poix ; pattes et antennes d’un brun foncé.
Tête allongée, les yeux gros mais peu saillants, un peu plus longs que les tempes qui
sont légèrement obliques ; bord antérieur du labre un peu sinué ; sillons frontaux assez
profonds, élargis en avant. Dent labiale courte et très large, bien arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 4 articles. Pronotum très
volumineux, peu transverse, 1,1 2 à 1,18 fois plus large que long, à largeur maximale au
milieu, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, le disque assez convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et assez saillants ; côtés régulièrement
arrondis en avant, subrectilignes en arrière, très relevés sur toute leur longueur ; angles
postérieurs obtus et largement arrondis mais bien marqués ; base droite, à peine et très
brièvement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très large et profonde, bien explanée sur toute sa longueur, encore
élargie en arrière ; dépressions basilaires profondes, avec un léger trait linéaire dans le
fond ; sillon longitudinal médian fin et assez profond, assez long, l’antérieur presque
effacé, le postérieur bien marqué. Elytres très allongés, 1,83 à 1,89 fois plus longs que
larges ensemble, ovoïdes et élargis en arrière, modérément convexes ; épaule effacée ;
gouttière latérale quelque peu élargie ; apex bien prolongé en un lobe saillant, anguleux
et même denté à l’extrémité, la troncature apicale sinuée ; intervalles légèrement
bombés, les 3 pores dorsaux du 3e fortement marqués ; stries bien profondes, les externes
plus ou moins ponctuées, la 7e assez fréquemment interrompue mais non perturbée en
arrière ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture forte, en mailles bien fermées, 1,5 à
2 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes assez longues. Tarses allongés mais pas très fins, le 4e article des postérieurs à
peine lobé. Métépisternes courts, un peu moins de 2 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 108 a; gonapophyse ç fig. 103 h.
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux hautes altitudes du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Massif du Marojejy, rés. nat. int. XII, 2 050 m (Mission CNRS,
RCP n" 225, A. Peyrieras, XII. 1972, 2 d ). — Marojejy, matsabory, distr. Sambava,
2 030 m (P. Griveaud, XII. 1958, 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
78. Neocolpodes inermis Jeanne]
Neocolpodes (s. str.) inermis Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 549, 577, fig. 26.4.
Neocolpodes (s. str.) inermis, JEANNEL. 1951, Menu Inst. Sci. Madtig-, A, 6, pp. 324, 328.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt d’Isaka, au Nord de Fort-Dauphin
(R. Catala) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
354
P. Basilewsky
Description. Long. 10,5 à 11,5 mm. Ailé. Brun à brun de poix, le pronotum
très largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un cuivreux verdâtre ou un peu doré,
étroitement bordés de ferrugineux ; dessous brun roux clair, les épipleures prothoraciques
encore éclaircis ; pattes et antennes d’un ferrugineux clair.
Tête courte et large, les yeux particulièrement gros, globuleux, très saillants,
beaucoup plus longs que les tempes tpii sont courtes et très obliques ; bord antérieur du
labre droit ; sillons frontaux profonds sur toute leur longueur. Dent labiale large et
triangulaire, arrondie au sommet Antennes fines et longues, dépassant la base du
pronotum d’un peu plus de 5 articles. Pronotum assez transverse, 1,20 à 1,23 fois plus
large que long, à largeur maximale située un peu en avant du milieu, pas plus rétréci en
avant qu'en arrière, le disque modérément convexe, quelques points dans la gouttière et
parfois dans la région des angles postérieurs, le milieu pourvu de faibles ridules
transversales souvent peu distinctes ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges
lobes arrondis et nettement saillants ; côtés bien relevés, régulièrement arrondis dans les
deux premiers tiers, ensuite subrectilignes et même souvent très légèrement sinués
devant les angles postérieurs qui sont bien marqués mais assez obtus et émoussés au
sommet ; base convexe, bien relevée en oblique sur les côtés ; gouttière marginale très
large sur toute sa longueur, bien explanée surtout en arrière ; dépressions basilaires
profondes et allongées; sillon longitudinal médian fin et long, assez profond, les
transversaux fortement indiqués. Elytres très allongés, 1,80 à 1,89 fois plus longs que
larges ensemble, très peu ovoïdes et à peine élargis en arrière, assez convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex nettement bien que
faiblement lobé, légèrement denticulé au niveau du 3e intervalle, la dent très petite mais
bien acérée, le bord interne tronqué, la troncature apicale sinuée ; intervalles faiblement
bombés, les 3 pores dorsaux du 3* moyennement marqués ; stries profondes, faiblement
ou à peine distinctement ponctuées, la 7e nullement perturbée en arrière, continuant
régulièrement jusqu’au sommet où elle est plus profonde, très faiblement défoulée en
dehors par un léger bombement du 8e intervalle; striole scutellaire moyenne;
microsculpture régulière, formée de mailles bien fermées et environ 2 fois plus larges que
longues ; série ombiliquée de 1 8 pores très moyens.
Pattes, assez longues, larses longs et fins, le 4'' article des postérieurs échancré.
Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 102 g; gonapophyse Ç fig. 103 i.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de l’extrême Sud-Est.
Madagascar Est : Forêt d'isaka, au Nord de Fort-Dauphin (R. Catala, 6 ex.).
Répartition géographiques. — Madagascar.
79. Neocolpodes tongobory n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sud, Tuléar, Tongobory (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum légèrement
éclairci sur les cotés, les élytres d’un verdâtre cuivreux, à rebord basal et gouttière
latérale foncés; dessous brun de poix très foncé, presque noir, les épipleures
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
355
prothoraciques éclaircis ; pattes sombres, d’un brun de poix foncé, les tarses plus clairs ;
antennes brunes.
Tête allongée, les yeux assez gros mais modérément saillants, plus longs que les
tempes qui sont longuement obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux
profonds, bien élargis en avant. Dent labiale large et bien arrondie au sommet. Antennes
dépassant la base du pronotum de 4 aticles. Pronotum quelque peu transverse, 1,16 à
1,24 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu, pas plus rétréci vers l’avant
que vers F arrière, le disque modérément convexe et légèrement ridulé transversalement ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs bien arrondis mais nullement saillants ; côtés
régulièrement et assez nettement arrondis, non relevés ; angles postérieurs obtus et bien
ouverts, assez largement arrondis ; base subdroite, faiblement et brièvement relevée en
oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez large
et moyennement explanée en avant, peu profonde, bien élargie en arrière ; dépressions
basilaires assez grandes et profondes, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et
assez profond, les transversaux très bien marqués. Elytres allongés, 1,75 à 1,78 fois plus
longs tpie larges ensemble, nettement ovoïdes et élargis en arrière, convexes ; épaule
arrondie et moyennement marquée ; gouttière latérale peu élargie ; apex légèrement
lobé, très anguleux et subdenté au sommet, le bord interne arrondi-tronqué, la troncature
apicale bien sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries peu
profondes et bien ponctuées, la 7e non perturbée et régulièrement continuée jusqu’au
sommet où elle est assez profonde, nettement défoulée en dehors par un bombement du
8e intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture moins régulière que chez le
précédent, en mailles assez transversales et formant un réseau fermé ; série ombiliquée
de 18 pores assez petits.
Pattes très moyennes. Tarses fins et allongés, le 4' article des postérieurs
simplement échancré. Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse J fig. 106 a
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que d’une seule locabté.
Madagascar Sud : Tuléar, Tongobory (2 ç> ).
Répartition géographique. — Madagascar.
80. Neocolpodes meunieri Jeannel
Neocolpodes (s. str.) Meunieri Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 549, 578, fig. 263.
Neocolpodes (s. sir.) Meunieri, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 324, 328.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Manerinerina, 1 200 m (Cap. Meunier,
1900) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 1 1,5 mm. Ailé. Brun clair à ferrugineux rougeâtre, le
pronotum très légèrement testacé sur les côtés, les élytres d’un cuivreux verdâtre à
légèrement pourpré, avec le rebord basal et la gouttière latérale d’un ferrugineux clair ;
dessous brun ferrugineux, les épipleures prothoraciques testacés, les élytraux légèrement
métalliques ; pattes et antennes claires.
Tête allongée, les yeux gros et assez saillants, plus longs que les tempes qui sont bien
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds, larges en avant. Dent
Source : MNHN, Paris
356
P. Basilewsky
labiale longue, très atténuée vers l’avant, arrondie seulement à l’extrême sommet.
Antennes, longues, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 5 articles. Pronotum
peu à assez transverse, 1,14 à 1,20 fois plus large que long, à largeur maximale au milieu,
pas plus rétréci en avant qu’en arrière, modérément convexe, le disque légèrement ridulé
transversalement ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis en très petits lobes à
peine saillants ; côtés régulièrement et assez nettement arrondis, un peu moins en arrière,
non relevés ; angles postérieurs obtus et bien marqués, émoussés au sommet ; base droite,
non relevée en oblique sur les côtés ; gouttière marginale très large et très explanée sur
toute sa longueur, encore plus fortement en arrière; dépressions basilaires assez
profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian assez profond, les transversaux
bien marqués, surtout l’antérieur. Elytres allongés, 1,70 à 1,75 fois plus longs que larges
ensemble, légèrement ovoïdes et élargis en arrière, moyennement convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex assez nettement lobé,
anguleux- denté au sommet, la troncature apicale sinuée, le bord interne bien tronqué ;
intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries profondes, les externes
bien distinctement ponctuées, la 7e non perturbée en arrière mais nettement défoulée en
dehors par un bombement du 8" intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture
assez régulière, en mailles transversales environ 3 fois plus larges que longues, formant
un réseau fermé ; série ombiliquée de 18 pores assez moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et longs, le 4' article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 b ; gonapophyse Ç fig. 106 b.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de trois localités du
Centre, les deux premières proches l’une de l’autre.
Madagascar Centre : Manerinerina, sur la route de Tananarive [à Majunga], entre
les vallées de l’Ikopa et de la Betsiboka, distr. Ankazobe, 1 200 m (Cap. Meunier, 1900,
1 ^ )' 7 Tampoketsa d’Ambohitantely, distr. Ankazobe (A. Peyrieras, IX. 1 97 1, 8 ex.)!
— Forêt à l’Est de Betatao, Nord d’Anjozorobe (A. Peyrieras IX. 1971, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
81. Neocolpodes andohahelo s. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby,
plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972) (Muséum,
Paris).
Description. Long. 11 à 12 mm. Ailé. Brun ferrugineux très clair, surtout le
pronotum, les élytres très brillants, métalliques vifs, d’un vert émeraude à rouge pourpré,
le rebord basal et la gouttière latérale ferrugineux ; dessous roux ferrugineux très clair, les
épipleures élytraux un peu métalliques ; pattes et antennes d’un ferrugineux très clair.
Espèce voisine de N. meunieri Jeannel, de taille plus grande et de coloration
différente. Le pronotum est plus transverse, 1,18 à 1,24 fois plus large que long, à côtés
moins arrondis et plus fortement relevés, à gouttière marginale plus large et plus
profonde, plus explanée, à dépressions basilaires plus profondes et plus allongées,
pourvues d un trait oblique dans le fond, à angles antérieurs en lobes larges et nettement
saillants, à base plus fortement relevée en oblique sur les côtés. Les élytres sont bien plus
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
357
allongés, 1,82 à 1,90 fois plus longs que larges ensemble, moins ovoïdes et moins
convexes, à intervalles un peu plus bombés et à stries légèrement plus profondes, sans
aucune ponctuation ; l’apex est bien plus nettement denticulé au sommet.
Edéage d fig. 108 c; gonapophyse O fig. 106 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à l’Andohahelo.
MADAGASCAR Est : Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby. plateau Andohahelo,
1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972, 31 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
82. Neocolpodes purpurascens Jeannel (fig. 104)
Neocolpodes (s. sir.) purpurascens Jeannel. 1951, Menu Insu Sci. Madag., A, 6, pp. 323, 327, fig. 22.
Neocolpoiles (s. str.) purpurascens, Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 94.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500 m (R. Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 11,5 mm. Ailé. Brun à brun de poix foncé, le
pronotum largement éclairci sur les côtés, les élytres brillamment colorés, verts avec de
forts reflets pourprés, surtout en avant, le rebord basal et la gouttière latérale d’un brun
foncé ; dessous brun de poix ; pattes et antennes d’un brun sombre.
Tête allongée et bien rétrécie en arrière, les
yeux gros et bien saillants, bien plus longs que les
tempes qui sont comtes et obliques ; bord antérieur
du labre légèrement sinué ; sillons frontaux profond-
sur toute leur longueur, larges en avant. Déni
labiale très moyenne, assez large, arrondie an
sommet Antennes longues, dépassant la base du
pronotum de 5 articles. Pronotum transverso.
1,19 à 1,25 fois plus large que long, à largeur
maximale au milieu, pas plus rétréci en avant
qu’en arrière, le disque assez convexe et légère¬
ment ridulé transversalement ; bord antérieur droit :
angles antérieurs en larges lobes arrondis et à
peine saillants ; côtés régulièrement et assez for¬
tement arrondis, devenant rectilignes dans le
dernier tiers où ils sont assez relevés ; angles
postérieurs bien marqués et un peu obtus, largement
arrondis ; base droite, brièvement relevée en
oblique sur les côtés, pas plus large que le bord
antérieur; gouttière marginale très large et très
explanée sur toute la longueur, encore plus en
arrière ; dépressions basilaires profondes et liné¬
aires ; sillon longitudinal médian fin et modérément
profond, les transversaux fortement marqués. Ely-
tres bien allongés, 1,79 à 1,85 fois plus longs que
Fig. 104. — Neocolpodes purpuras¬
cens Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN , Paris
358
P. Basilewsky
larges ensemble, subovoïdes et un peu élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie
et bien marqué ; gouttière latérale peu large ; apex prolongé en un lobe bien individualisé,
très anguleux-denté au sommet, fortement tronqué au bord interne, la troncature apicale
bien sinuée ; intervalles nettement bien que légèrement bombés, les 3 pores dorsaux du
3e peu marqués ; stries profondes, non ponctuées, la 7e régulièrement continuée jusqu’au
sommet où elle est un peu plus profonde, légèrement défoulée en dehors par un
bombement du 81' intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture très moyenne
mais régulière, en mailles transversales environ 3 fois plus larges que longues et formant
un réseau bien fermé ; série ombiliquée de 1 8 pores moyens.
Pattes longues. Tarses longs et fins, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage o” fig. 108 d ; gonapophyse O fig. 106 h.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 in (R.
Paulian , X. 1949, 1 Q ). — Id., Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966,
2 ex.). — Id., Ambodmonoka, 1 650 m (P. Soga, X. 1966, 3 ex.). — Région du
Tsaratanana, N.-O. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga, IV. 1964, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
83. Neocolpodes balachowskyi (Basilewsky) (fig. 105)
Agonocolpodes (Piezotelus) balachowskyi Basilewsky, 1970, Mém. O.KS.T.O.M., 37, p. 97. fig. 26, 28.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. Long. 7,5 à 8,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, souvent presrpie
noir, sans aucun reflet métallique mais brillant, le pronotum éclairci sur les côtés ;
dessous brun foncé à brun ferrugineux ; pattes d’un brun foncé, les tibias généralement
plus clairs que les fémurs ; antennes d'un brun ferrugineux.
Tête allongée, bien rétrécie en arrière, les yeux gros et modérément saillants, plus
longs que les tempes qui sont cependant assez longues et bien obliques ; bord antérieur
du labre à peine sinué ; sillons frontaux larges et profonds surtout en avant. Dent labiale
grande, atténuée vers le sommet qui est arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum
d’un peu plus de 4 articles. Pronotum très volumineux, particulièrement large et
transverse, 1,33 à 1,38 fois plus large (pie long, bien plus fortement rétréci en avant qu’en
arrière, à largeur maximale située un peu avant la base, le discpie modérément convexe ;
bord antérieur à peine concave ; angles antérieurs très largement arrondis et ne formant
pas de lobes ; côtés non relevés, fortement arrondis en avant, puis régulièrement arcpiés
jusqu’aux angles postérieurs qui sont légèrement obtus et émoussés au sommet ; base
droite, non relevée sur les côtés, beaucoup plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale large sur toute sa longueur, bien élargie et explanée en amère ; dépressions
basilaires petites et subarrondies, limitées intérieurement par un léger trait oblique ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux quelque peu marqués.
Elytres larges et modérément allongés, 1,65 à 1,67 fois plus longs que larges ensemble.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
359
légèrement ovoïdes, un peu élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale assez large ; apex nettement prolongé en lobe arrondi au
sommet, la troncature apicale un peu sinuée ; intervalles légèrement convexes, surtout en
arrière, les 3 pores dorsaux du 3e modérément marqués ; stries profondes et iinponctuées,
la 7e régulièrement continuée jusqu’au sommet, sans aucune perturbation ; striole
scutellaire longue ; microsculpture assez forte, en strioles étirées en travers et
entremêlées mais ne formant pas de mailles fermées ; série ombiliquée de 1 7 pores assez
moyens.
Fig. 105. — Neocolpodes balachowskyi Basilewsky (dessin de Mme BERGER).
Pattes moyennes. Tarses fins mais légèrement épaissis, le 4e article des postérieurs
assez lobé. Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 g; gonapophyse O fig. 103 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région du Tsaratanana.
Madagascar Sambirano : Région du Tsaratanana, N.-O. de Mangindrano, Analabana,
1 640 m (P. Soga, IV. 1964, 8 ex.). — Id., Est de Mangindrano, réserve spéc. de
Source : MNHN, Paris
360
P. Basilewsky
l’Ambohimirahavavy, Andohanimaevarano, 1 950 m (P. Soga, IX. 1971, 2 ex.). —
Massif du Tsaratanana, Andohananalila, 1 850 m (P. Soga, III. 1967, 5 ex.). — Id.,
matsabory en dessous de l’Andohanisaïubirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 38 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
84. Neocolpodes almasius n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy-Ouest, rés. nat. int. XII, distr.
Sainbava, 1 660 m (P. Soga, XI. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir, le
pronotum non ou à peine éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique foncé ;
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
361
dessous brun de poix foncé, les épipleures élytraux un peu métalliques ; pattes très
sombres, les tibias pas plus clairs que les fémurs ; antennes brunes, à premiers articles
très foncés.
Tête modérément allongée, les yeux très gros et assez saillants, les tempes courtes et
bien obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux modérément profonds, sauf
en avant. Dent labiale courte et très large, bien arrondie au sommet. Antennes dépassant
la base du pronotum de 4 articles. Pronotum assez transverse, 1,16 à 1,20 fois plus large
que long, légèrement plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale située
nettement en arrière du milieu mais assez loin de la base, le disque bien convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et assez effacés, ne formant pas de lobes ;
côtés à peine relevés en arrière ; angles postérieurs bien marqués, faiblement obtus et
émoussés au sommet ; base légèrement subconvexe, faiblement et brièvement relevée
latéralement, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez étroite en
avant, s’élargissant et s’explanant quelque peu dans le dernier tiers ; dépressions
basilaires profondes mais petites, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et
profond, les transversaux bien indiqués. Elytres allongés, 1,77 à 1,83 fois plus longs que
larges ensemble, nettement ovoïdes et bien élargis en arrière, assez convexes ; épaule
arrondie et très bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex fortement prolongé en
lobe bien individualisé, fortement anguleux et même un peu denté au sommet, la
troncature apicale profondément sinuée ; intervalles très légèrement convexes, les 3
pores dorsaux du 3e moyennement marqués ; stries imponctuées, étroites mais bien
marquées, assez profondes, la 7e non perturbée en arrière, continuée jusqu’au sommet où
elle est plus profonde ; striole scutellaire longue ; microsculpture très irrégulière et très
serrée, en fines strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 16 pores assez moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs plutôt échancré
que lobé. Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 i; gonapopbyse Cj> fig. 103 c.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouest, rés. nat. int. XII, distr. Sambava, 1 660 m
(P. Soga, XI. 1959, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
85. Neocolpodes amblyodon (Alluaud) (fig. 107)
Colpodes amblyodon Alluaud, 1899, Bull. Soc. eut. France, p. 343.
Colpodes amblyodon, ALLUAUD, 1900, in A. GRANDIDIER. Hisl. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt., tome 1, texte, I'"' partie, p. 18.
Neocolpodes (s. str.) amblyodon, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 573, fig. 260.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) amblyodon, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 335, 337.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Sud de la baie d’Antongil (Mocquerys, 1897)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 6,5 à 8 mm. Ailé. Brun plus ou moins foncé, le pronotum
nettement éclairci sur les côtés, les élytres d’un verdâtre métallique parfois un peu
cuivreux ; dessous brun de poix, très foncé ; fémurs sombres, les tibias plus clairs ;
antennes d’un ferrugineux testacé.
16
Source : MNHN, Paris
362
P. Basilewsky
Tête assez large et peu allongée, les yeux très
gros et très saillants, les tempes très courtes et très
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux très profonds et assez élargis en avant. Dent
labiale grande et large, bien arrondie au sommet.
Antennes longues, dépassant la base du pronotum de
5 articles. Pronotum à peine transverse, 1,08 à 1,13
fois plus large que long, à largeur maximale au milieu,
pas plus rétréci en avant qu’en arrière, moyennement
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
arrondis et nullement saillants ; côtés non relevés,
nettement arrondis sur plus de la moitié de la
longueur, rectilignes dans le dernier tiers ; angles
postérieurs obtus mais très émoussés au sommet ;
base droite, non relevée en oblique sur les côtés, non
ou à peine plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale assez large, encore élargie et explanée en
arrière ; dépressions basilaires petites mais assez
profondes, limitées intérieurement par un léger trait
longitudinal ; sillon longitudinal médian fin et modé¬
rément profond, les transversaux bien marqués. Elytres
allongés, 1,70 à 1,80 fois plus longs que larges
ensemble, légèrement ovoïdes et un peu élargis en
arrière, assez convexes ; épaule arrondie et modéré¬
ment marquée ; gouttière latérale peu élargie ; apex prolongé en lobe individualisé et
aigu, la troncature apicale un peu sinuée, à bord interne bien tronqué ; intervalles plans,
les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries peu profondes, les externes plus
faibles que les internes, légèrement mais bien distinctement ponctuées, la 7e non
perturbée en arrière mais régulièrement continuée jusqu’au sommet où elle est bien
profonde ; striole seutellaire longue ; rnicrosculpture assez forte et régulière, en strioles
étirées en travers ; série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes moyennes. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépistemes un peu plus de 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 108 f; gonapophyse Ç fig. 103 d.
Fig. 107. — Neocolpodes amblyo-
don Alluaud (dessin de Mme
Berger).
Distribution dans l’île. — Espèce commune dans la région de la baie d’Antongil.
MADAGASCAR Est : Ambohitsitondroina (Michel, XII. 1949,111. 1951, IX-X. 1951,
IX. 1952, 21 ex. ;P. Soga , XI. 1955, 9 ex.). — Région de Maroantsetra (J. Vadon, VII.
1935, 18 ex.). — Id-, Mahakiry (J. Vadon, III. 1939, 2 ex.). — Maroantsetra (J.
Vadon, 1962, 1 ex.). — Beanana (J. Vadon, VI. 1945, 3 ex. ; Michel , VIII. 1946, II.
1947, 4 ex.). — Ambodivoangy (J. Vadon, III-IV. 1945, X. 1947, XII. 1959, VII. 1961,
50 ex.). — Fampanambo (J. Vadon, IX. 1959, XII. 1960, 6 ex.). — Tsaramainiandro
(J. Vadon, XI. 1951, 5 ex.). — Ankavona, Ambanidiambona (Michel, VII. 1950, 2 ex.).
— Antongonivitsika (Michel V-VI 1950, 3 ex.). — Antakotako (J. Vadon, VI. 1935,
XI. 1935, 3 ex.). — Sud de la baie d’Antongil (Mocquerys, 1897, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
363
86. Neocolpodes coeruleus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Mont Antampona, distr. Mananara (J. Vadon
et A. Peyrieras, VIII) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum non ou à
peine éclairci sur les côtés, les élytres bleu foncé, parfois violacés ; dessous brun de poix
foncé, les épipleures prothoraciques un peu éclaircis, les élytraux légèrement métalli¬
ques ; pattes brunes, les tibias plus clairs que les fémurs ; antennes d’un brun
ferrugineux.
Espèce proche de N. nmblyodon Alluaud. Elle en diffère par la coloration, par le
pronotum généralement un peu plus transverse, 1,10 à 1,14 fois plus large que long, à
largeur maximale déportée en avant du milieu, à côtés bien arrondis dans le premier quart
ou le premier tiers, ensuite bien rectilignes et même un peu sinués, à angles postérieurs
droits et seulement émoussés au sommet, à base nettement plus large que le bord
antérieur, à gouttière marginale moins large en avant. Les élytres sont un peu plus
allongés, 1,78 à 1,85 fois plus longs que larges ensemble, à stries plus larges et plus
profondes, moins nettement ponctuées, à lobes apicaux mieux prononcés et plus aigus,
même un peu dentés, à microsculpture plus irrégulière et plus entremêlée.
Edéage d fig. 108 m; gonapophyse Q fig. 103 e.
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que du Nord-Est, dans le
district de Mananara.
MADAGASCAR Est : Antanambe (J. Vadon et A. Peyrieras, VIII, 1 ex.). — Mont
Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, 11 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
87. Neocolpodes pauliani Jeannel
Neocolpodes ( Ectobothrus ) Pauliani Jeannel, 1949, Faune de l’Empire franç., 11, p. 1125.
Neocolpodes ( Ectobothrus ) Pauliani, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 340, 343.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt près de Didy (J. Millot, III. 1947)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum non ou
très peu éclairci latéralement, les élytres d’un vert métallique sombre, parfois avec des
reflets faiblement cuivreux ; dessous brun de poix foncé ; pattes brun foncé ; antennes
brun ferrugineux assez clair.
Tête très modérément allongée, les yeux très gros et assez saillants les tempes
courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds en
avant, nettement moins en arrière. Dent labiale large, assez courte, très largement
arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum
non ou à peine transverse, 1,05 à 1,1 1 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant
qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, assez convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs arrondis mais effacés et nullement saillants ; côtés tr^s légèrement relevés en
arrière, régulièrement et assez nettement arrondis sur toute leur longueur ; angles
Source : MNHN, Paris
364
P. Basilewsky
postérieurs obtus et légèrement marqués mais arrondis ; base très légèrement convexe,
nettement relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale étroite en avant, s’élargissant quelque peu en arrière où elle devient
modérément explanée ; dépressions basilaires assez profondes et subarrondies ; sillon
longitudinal médian fin et long, peu profond, les transversaux assez bien indiqués.
Elytres très allongés, 1,80 à 1,88 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes et
légèrement élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et assez bien marquée ;
gouttière latérale assez étroite ; apex prolongé en lobe bien individualisé, assez anguleux
mais non denté au sommet, la troncature apicale assez sinuée, le bord interne tronqué ;
intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e profondément enfoncés ; stries larges et assez
profondes, les externes à peine plus faibles que les internes, non ponctuées, la 7e non
perturbée en arrière et bien profonde jusqu’au sommet, à peine défoulée en dehors par un
très léger bombement du 8e intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture assez
serrée, en strioles étirées en travers, plus ou moins entremêlées de mailles irrégulières et
très transversales ; série ombiliquée de 17 pores enfoncés dans d’assez grosses fossettes.
Pattes moyennes. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs plutôt échancré
que lobé. Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 k ; gonapophyse Ç fig. 103 j.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Périnet (A. R., III. 1954, 2 ex.).
— Forêt près de Didy, distr. Ambatondrazaka (J. Millot, III. 1947, 1 ex.). — Andra-
nomandevy (Didy), distr. Ambatondrazaka (E.R., X. 1956, 3 ex.).
Répartition géographique. — Magagascar.
88. Neocolpodes contractus n. sp.
Type. — Ilolotype, Madagascar Est, Ambohitsitondroina, distr. Maroantsetra (P.
Sogu, XI. 1955) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Ailé. Corps très allongé et étroit, au moins 3 fois
plus long que large. Brun ferrugineux à brun foncé, le pronotum éclairci sur les côtés,
surtout en arrière, les élytres d’un cuivreux verdâtre, étroitement bordés de ferrugineux ;
dessous bnm, devenant très clair sur l’abdomen et les épipleures prothoraciques ; pattes
et antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête assez allongée, les yeux très gros et bien saillants, les tempes très courtes et très
obliques ; bord antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux très larges et
profonds en avant, un peu moins en arrière. Dent labiale assez grande, très large à la base,
acuminée vers le sommet qui est arrondi. Antennes longues, dépassant la base du
pronotum de 5 articles. Pronotum étroit, 1,09 à 1,12 fois plus large que long, plus rétréci
en avant qu'en arrière, à largeur maximale en arrière du milieu, le disque bien convexe ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs bien arrondis et nullement saillants ; côtés
bien relevés en arrière, bien arrondis dans le premier tiers, ensuite rectilignes ; angles
postérieurs bien marqués, subdroits, émoussés au sommet ; base subdroite, légèrement
relevée en oblique sur les côtés, plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
étroite en avant, s’élargissant après la mi-longueur et très explanée en arrière ;
dépressions basilaires très profondes, suballongées, avec un léger trait linéaire dans le
fond ; sillon longitudinal médian fin et long, peu profond, les transversaux faiblement
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
365
marqués. Elytres très allongés et étroits, 1,99 à 2,05 fois plus longs que larges ensemble,
peu ovoïdes, faiblement élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et assez bien
marquée; gouttière latérale étroite; apex prolongé en lobes assez individualisés,
anguleux et très légèrement dentés, la troncature apicale faiblement sinuée, le bord
interne tronqué ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ;
stries assez larges mais modérément profondes, les externes pas plus faibles que les
internes mais légèrement ponctuées, la 7" non perturbée en arrière, profonde jusqu’au
sommet, très légèrement défoulée en dehors par un faible bombement du 8e intervalle ;
striole scutellaire longue ; microsculpture serrée, en fines strioles transversales ; série
ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes longues. Tarses très fins et longs, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépistemes presque 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 e ; gonapophyse Ç fig. 106 i.
Distribution dans l’île. — Se rencontre dans la partie septentrionale et centrale
du Domaine de l’Est.
Madagascar Est : Marojejy, Ambinanitelo, distr. Sambava, 500 ni (E. Raharizonina,
XII. 1958, 2 ex.). — Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972, 5 ex.).
— Marojejy, rés. nat. int. XII, col central, distr. Sambava, 1 700 m (P. Soga, I. 1960,
1 ex.). — Ambohitsitondroina, distr. Maroantsetra (P. Soga, XI. 1955, 24 ex.). —
Ankovana, distr. Maroantsetra (J. Vadon, VIII. 1945, 3 ex.). — Ambadikala, riv.
Ranomena, distr. Brickaville (A.R., IX. 1954, 6 ex.). — Sandrangato, sur la route
d’Anosibe, km 26, distr. Moramanga (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
89. Neocolpodes cyaneoviolaceus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy-Ouest, réserve naturelle intégrale
XII, distr. Sambava, 1 140 m (P. Soga, XI. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir sur
la tête, le pronotum quelque peu éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique
violacé foncé, non rebordés de clair latéralement, le rebord basal noir ; dessous noir avec
un léger reflet métallique, le prothorax plus clair, les épipleures prothoraciques
ferrugineux, les élytraux métalliques ; pattes et antennes d’un brun très foncé, les tibias
pas plus clairs que les fémurs.
Tête modérément allongée, bien rétrécie en arrière, les yeux gros et bien saillants,
plus longs que les tempes qui sont très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux profonds, larges en avant. Dent labiale large et grande, arrondie au sommet, très
légèrement sillonnée longitudinalement. Antennes longues, dépassant la base du
pronotum de 5 articles. Pronotum transverse, 1,18 à 1,25 fois plus large que long, pas
plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, le disque convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis en lobes à peine saillants ; côtés
largement et régulièrement arrondis, un peu moins en arrière où ils sont bien relevés ;
angles postérieurs bien marqués quoique largement obtus et arrondis au sommet ; base
subdroite, les côtés un peu relevés en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord
Source : MNHN, Paris
366
P. Basilewsky
antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée, surtout en arrière ; dépressions
basilaires très profondes et un peu allongées ; sillon longitudinal médian fin mais assez
profond, les transversaux fortement marqués, surtout le postérieur. Elytres bien allongés,
1,76 à 1,86 fois plus longs que larges ensemble, un peu subovoïdes et nettement élargis
en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
Fig. 108. — Edeages. a, Neocolpodes orophilus n.sp. ; b, N. meunieri Jeannel ; c, N.
andohahelo n.sp. ; d, N. purpurascens Jeannel ; e, N. contractas n.sp. ; f, N. amblyodon Alluaud ;
g, N. balachowskyi Basilewsky ; h, N. velitus n.sp. ; i, N. almasius n.sp. ; j, N. cyaneoviolaceus
n.sp. ; k, N. pauliani Jeannel ; 1, N. hylobius Alluaud ; m, N. coeruleus n.sp. ; n, N. hylochorus
Jeannel ; o, N. smaragdinus n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
367
large ; apex nettement prolongé en un lobe bien individualisé très anguleux au sommet et
même quelque peu denté, la troncature apicale bien sinuée, le bord interne longuement
tronqué-arrondi ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries larges
et assez profondes, imponctuées sauf les deux externes qui le sont très faiblement en
avant, la 7e régulièrement continuée en s’approfondissant vers l’arrière où elle est
quelque peu défoulée en dehors par un léger bombement du 8e interv alle et une légère
dépression longitudinale du 6e ; striole scutellaire longue ; microsculpture assez forte
mais fine, formée de strioles étirées en travers entremêlées de quelques mailles très
transversales ; série ombiliquée de 15 pores moyens.
Pattes longues. Tarses allongés et étroits, le 4e article des postérieurs simplement
échaneré. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage (5 fig. 108 j ; gonapophyse Ç fig. 106 d.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouest, rés. nat. int. XII, distr. Sambava, 1 140 m
(P. Soga, IX- XI. 1959, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
90. Neocolpodes velitus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale
XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Pains).
Description. — Long. 10 à 11 mm. Ailé. Brun de poix foncé, presque noir, le
pronotum largement bordé de ferrugineux testacé, les élytres d’un bleu métallique foncé
assez brillant, assez largement bordés de ferrugineux : dessous brun de poix, légèrement
éclairci au milieu, plus fortement sur les épipleures prothoraciques, les élytraux un peu
métalliques ; fémurs bruns sombres, tibias et tarses nettement plus clairs ; antennes d’un
ferrugineux assez clair.
Espèce proche de N. cyaneoviolaceus n. sp., dont elle n’est peut-être qu’une sous-
espèce. Elle en diffère par la coloration, par le pronotum (1,18 à 1,24 fois plus large que
long) à côtés moins rectilignes en arrière, à dépressions basilaires encore plus profondes ;
les élytres sont tout aussi allongés (1,82 à 1,86 fois plus longs que larges ensemble),
nettement moins convexes, à gouttière latérale un peu plus large, l’apex moins nettement
individualisé, en lobes moins pointus au sommet, à troncature apicale moins sinuée et à
bord interne tronqué mais non arrondi, à microsculpture un peu plus fine et plus serrée, à
série ombiliquée de 17 pores plus petits. Métépisternes plus courts, 2,5 fois plus longs
que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 h ; gonapophyse Ç fig. 106 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972,
3 ex.). — Massif du Marojejy ( Mission CNRS, RCPn°225, A. Peyrieras, XII. 1972, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
368
P. Basilewsky
91. Neocolpodes smaragdinus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Mont Papango, au Sud-Ouest de Befotaka,
distr. Midongy du Sud, 1 200 in (Andria Robinson, III. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Avant-corps et rebord basal de Félytre
d’un ferrugineux rougeâtre clair, ces derniers d’un vert métallique clair, faiblement
cuivreux, étroitement rebordés de ferrugineux ; dessous d’un ferrugineux rougeâtre clair,
les épipleures élytraux un peu métalliques ; pattes et antennes comme l’avant-corps.
Tête allongée, les yeux gros et saillants, plus longs que les tempes qui sont bien
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds en avant, plus
faibles en arrière. Dent labiale courte et très large, très arrondie au sommet. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum transverse, 1,17 à 1,22
fois plus large que long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale au
milieu, le disque modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges
lobes arrondis mais à peine saillants ; côtés très relevés en arrière, largement arrondis
dans les deux premiers tiers, ensuite presque rectilignes, angles postérieurs obtus et bien
ouverts, largement arrondis ; base droite, les côtés très faiblement relevés en oblique, pas
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large et bien explanée sur toute
sa longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires profondes et subarrondies ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux fortement marqués. Elytres
allongés, 1,76 à 1,81 fois plus longs que larges ensemble, subovoïdes et nettement élargis
en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex non lobé mais bien tronqué, le sommet pointu et pourvu d’un tout petit
denticule, la troncature apicale à peine sinuée, le bord interne tronqué et non arrondi ;
intervalles très faiblement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e très moyennement
marqués ; stries profondes et imponctuées, la 7e régulièrement continuée jusqu’au
sommet, non perturbée, un peu défoulée en dehors par un bombement et un
élargissement du 8e intervalle ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture bien
marquée et régulière, en strioles étirées en travers entremêlées de mailles très
transversales; série ombiliquée de 17 pores assez petits.
Pattes assez longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs plutôt
échancré que lobé. Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage <5 fig. 108 o ; gonapophyse Q fig. 106 g.
Distribution dans Pile. — Madagascar Est : Mont Papango, au Sud-Ouest de
Befotaka, distr. Midongy du Sud, 1 200 m (Andria Robinson, III. 1959, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
92. Neocolpodes hylobius (Alluaud)
Colpodes hylobius Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 16.
Neocolpodes (s. str.) hylobius, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 549, 576, fig. 265.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) hylobius, JEANNE!,, 1951, Mém. Inst Sci Madag., A, 6, pp. 345, 348.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, vallée de la Mandraka (G. Olsoufiejf, II.
1935) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
369
Description. — Long. 10,5 à 12 min. Ailé. Avant-corps et le rebord basal des
élytres d’un brun très foncé, presque noirâtre, le pronotum faiblement éclairci sur les
côtés, les élytres d’un vert bronzé très sombre, non rebordés ; dessous noir brillant,
légèrement métallique, de même que les épipleures élytraux, les prothoraciques bruns ;
pattes et antennes d’un brun sombre.
Tête allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux assez gros mais moyennement
saillants, plus longs que les tempes qui sont cependant assez longues et bien obliques ;
bord antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux profonds, élargis en avant.
Dent labiale grande et large, -arrondie au sommet qui est quelque peu déprimé. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum modérément transverse,
1,18 à 1,21 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur
maximale au milieu, le disque bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
lobes largement arrondis mais non ou à peine distinctement saillants ; côtés modérément
relevés en arrière, largement arrondis sur toute leur longueur, un peu moins devant les
angles postérieurs qui sont bien obtus et largement arrondis ; base droite, faiblement
relevée en oblique latéralement, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
large et bien explanée, surtout en arrière du milieu ; dépressions basilaires bien
profondes et assez grandes, subarrondies ; sillon longitudinal médian long et assez
profond, les transversaux bien marqués. Elytres très allongés, 1,81 à 1,89 fois plus longs
que larges ensemble, un peu élargis en arrière, peu ovoïdes, bien convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale de largeur moyenne ; apex non lobé mais
bien tronqué, anguleux au sommet mais non denté, la troncature apicale peu sinuée, le
bord interne tronqué en oblique ; intervalles plans ou à peine bombés, les 3 pores dorsaux
du 3e bien marqués ; stries assez profondes et imponctuées, la 7e continuant sans
perturbation jusqu’au sommet où elle s’approfondit, légèrement défoulée en dehors par
un bombement du 8e intervalle et avec une dépression longitudinale sur la 6e ; striole
scutellaire moyenne ; microsculpture régulière, en courtes stries étirées en travers et
entremêlées de mailles très transverses ; série ombiliquée de 18 pores assez petits.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs plutôt échancré que
lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 108 1 ; gonapophyse $ fig. 110 a.
Distribution dans Pile. — Madagascar Centre : Vallée de la Mandraka,
(G. Olsoufieff, II. 1935, 2 ex.). — Route de Tamatave, entre Ambatoloana et la
Mandraka (A. R., XI. 1954, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — JEANNEL (1951) signale cette espèce de la forêt de Didy
(J. Millot) ; je n’ai pas retrouvé cet exemplaire qui se rapporte certainement à une autre
espèce.
93. Neocolpodes hylochorus (Jeannel)
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) hylochorus Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 345, 348.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra, forêt d’Andranomavahana,
2 200 m (A.R., IX. 1949) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
370
P. Basilewsky
Description. — Long. 10 à 12 mm. Ailé. Avant-corps d’nn brun assez foncé, le
pronotum généralement plus clair et quelque peu éclairci encore sur les côtés, les élytres
d’un vert sombre, souvent un peu cuivreux ; dessous brun rougeâtre, les épipleures
prothoraciques plus clairs, les élytraux foncés et un peu métalliques ; pattes sombres, les
tibias plus clairs que les fémurs ; antennes d’un brun plus clair.
Espèce proche de N. hylobius Alluaud. Elle en diffère par le pronotum nettement
moins transverse, 1,13 à 1,17 fois plus large que long, à angles antérieurs formant un lobe
plus saillant, par les élytres plus étroits et plus allongés, 1,90 à 1,93 fois plus longs que
larges ensemble, à intervalles un peu plus convexes et à stries un peu moins profondes, à
sommet apical non seulement tronqué mais terminé par un petit denticule pointu dans le
prolongement du 3e intervalle, à microsculpture semblable mais un peu moins régulière.
Edéage d fig. 108 n; gonapophyse O fig. 106 e.
Distribution dans l’île. — Espèce décrite par JEANNEL d’après 5 exemplaires de
l’Andringitra, forêt d’Andranomavahana, 2 200 in (A.R., IX. 1949) et non J. MlLLOT
comme l’écrit l’auteur. Ces spécimens avaient d’abord été piqués, puis collés. J’ai
retrouvé 4 individus absolument identiques, également piqués puis collés, portant une
étiquette semblable et rédigée de la même main mais mentionnant «Périnet, Ravenala,
A. R., VIII. 1949», dont un déterminé par JEANNEL sous le même nom d'hylochorus.
Comme il est hautement improbable que cette espèce puisse habiter des endroits aussi
différents et aussi éloignés l’un de l’autre, il faut conclure qu’une de ces indications est
fausse sans savoir laquelle.
Répartition géographique. — Madagascar.
94. Neocolpodes nitens (Jeannel) (fig. 109)
Agonocolpodes ( Piezotelus ) nitens Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci ■ Mining., A, 6, pp. 335, 338.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) nitens, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37. p. 99.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500 m (R. Puulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
légèrement éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique brillant, à forts reflets
cuivreux sur les côtés ; dessous brun foncé très légèrement métallique, les épipleures
prothoraciques ferrugineux ; pattes et antennes d’un brun assez foncé.
Tête allongée, les yeux gros et saillants, nettement plus longs cpie les tempes qui sont
obliques ; bord antérieur du labre subsinué ; sillons frontaux larges et profonds en avant,
plus faibles en arrière. Dent labiale grande, large à la base, fortement atténuée vers le
sommet qui est arrondi. Antennes longues dépassant la base du pronotum de 5 articles.
Pronotum peu transverse, 1,09 à 1,1 1 fois plus large que long, pas plus rétréci vers l’avant
(pie vers l’arrière, à largeur maximale au milieu, le disque bien convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieur bien arrondis et effacés, ne formant pas de lobes ; côtés
régulièrement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite assez rectilignes, moyenne- .
ment relevés en arrière ; angles postérieurs obtus et largement arrondis ; base droite,
faiblement et brièvement relevée sur les côtés, légèrement plus large que le bord
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLA'l'YNINAE
371
antérieur ; gouttière marginale large et assez explanée
sur tonte sa longueur, surtout en arrière ; dépressions
basilaires profondes et quelque peu linéaires ; sillon
longitudinal médian fin et assez profond, les transver¬
saux bien marqués, surtout les postérieurs. Elytres
très allongés, 1,81 à 1,99 fois plus longs que larges
ensemble, un peu ovoïdes, bien élargis en arrière
chez la Ç , peu chez le d , bien convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
étroite ; apex fortement prolongé en un lobe bien
individualisé, très anguleux et saillant au sommet,
pointu mais non denticulé, la troncature apicale bien
sinuée, le bord interne tronqué en oblique ; intervalles
assez bombés, les 3 pores dorsaux du 3'' bien
marqués ; stries profondes, imponctuées, la 7e profonde
jusqu’au sommet, quelque peu défoulée en dehors
par un assez net bombement de l’intervalle 8 et un
léger relèvement du lobe apical ; striole scutellaire
assez longue ; microsculpture fine mais assez régulière,
en longues strioles étirées en travers ; série ombiliquée
de 16 pores moyens.
Pattes longues. Tarses fins et allongés, le 4e
article des postérieurs plutôt échancré que lobé.
Métépisternes presque 3 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage d fig. 118 j ; gonapophyse O fig. 110 h.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 SOI) m
(R. Paulian, X. 1949, 2 ex.). - Id., 1 800 m (R. Paulian , X. 1949, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
95. Neocolpodes hylobates (Alluaud)
Colpodes hylobates Alluaud, 1935, Afra, 10, |>. 16.
Neocolpodes (s. str.) hylobates, JEANNEL. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 549, 576, fig. 265.
Agonocolpodes (Apocolpodes) hylobates, JEANNEL, Menu Inst Sci. Madag., A, 6, pp. 345, 347.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 10,5 à 12 mm. Ailé. Brun à brun de poix foncé, le
pronotum souvent un peu plus clair que la tête et largement bordé de testacé sur les côtés,
les élytres d’un bleu métallique foncé, souvent un peu violacé, étroitement bordés de
ferrugineux, le rebord basal brun foncé ; dessous brun rougeâtre, les épipleures
prothoraciques d’un ferrugineux testacé, les élytraux foncés ; pattes bicolores, les fémurs
sombres, les tibias et les tarses d’un testacé rougeâtre clair ; antennes d’un ferrugineux
rougeâtre, les premiers articles plus foncés.
Fig. 109. — Neocolpodes nitens
Jeannel (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
372
P. Basilewsky
Tête moyennement allongée, les yeux gros et très saillants, bien plus longs que les
tempes qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux
larges et modérément profonds, assez oblitérés en arrière. Dent labiale moyenne, large à
la base, fortement atténuée vers le sommet qui est arrondi, rebordée à la base. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum transverse, 1,20 à 1,24
fois plus large que long, à peine plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale
près du milieu, le disque modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
en lobes largement arrondis mais non ou à peine saillants ; côtés régulièrement et assez
nettement arrondis jusqu’au dernier quart où ils deviennent subrectilignes et plus
relevés ; angles postérieurs peu obtus et largement arrondis ; base subdroite, les côtés
nettement mais brièvement relevés en oblique, un peu plus large que le bord antérieur ;
Fig. 110. — Gonapophyses. a, Neocolpodes hylobius Alluaud ; b, N. hylobates Alluaud ; c, N.
angulosus Jeannel ; d, N. viettei Jeannel ; e, N. Jïscheri Chaudoir ; f, N. plesioides Jeannel ; g, N.
plesius Alluaud; h, N. nitens Jeannel ; i, N. alluaudi Vinson.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
373
gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa longueur, surtout en arrière ;
dépressions basilaires profondes et suballongées ; sillon longitudinal médian fin et long
mais peu profond, les transversaux fortement marqués. Elytres modérément allongés,
1,70 à 1,77 fois plus longs que larges ensemble, un peu subovoïdes et nettement élargis
en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale large ;
apex bien tronqué mais non lobé, anguleux au sommet mais non denté, la troncature
apicale très faiblement sinuée, le bord interne bien tronqué en oblique ; intervalles
presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e légèrement marqués ; stries profondes, finement
ponctuées, la T non perturbée et régulièrement continuée jusqu’au sommet, très
légèrement défoulée en dehors par un faible bombement du 8e intervalle; striole
scutellaire longue ; microsculpture très fine et presque vestigiale, consistant en brèves
strioles transversales interrompues ; série ombiliquée de 1 8 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 41' article des postérieurs plutôt échancré que
lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 114k; gonapophyse Ç fig. 110 b.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Est : Andranomandevy (Didy), distr.
Ambatondrazaka, 1 039 m (P. Griveaud, X. 1957, 1 ex.). — Périnet(G. Olsoufieff, III.
1935, 6 ex. ; 3 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, 1 ex.). — Marovato, Rogez
(Abadie, I. 1941, 1 ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian, I. 1951, 1 ex.). —
Moramanga, route d’Anosibe, km 43 (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
96. Neocolpodes angulosus (Jeannel)
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) angulosus Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 345, 347.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) angulosus, BaSII.EWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 101.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 800 m (R. Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 mm. Ailé. Noir brillant, le pronotum largement bordé de
testacé sur les côtés, les élytres d’un vert sombre à reflets cuivreux, le rebord basal noir ;
dessous brun de poix très foncé, presque noir, les trochanters éclaircis ainsi que les
épipleures prothoraeiques, les élytraux un peu métalliques ; pattes d’un brun foncé, les
tibias à peine plus clairs que les fémurs ; antennes brunes.
Tête assez allongée, les yeux gros et saillants, plus longs que les tempes qui sont
obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux longs et profonds, larges en
avant. Dent labiale moyenne et large, atténuée vers le sommet (pii est arrondi, légèrement
rebordée à la base. Antennes longues dépassant la base du pronotum de 5 articles.
Pronotum bien transverse, 1,27 fois plus large que long, à peine plus rétréci en avant
tpi en arrière, à largeur maximale au milieu, le disque bien convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs largement arrondis et non saillants ; côtés nettement relevés,
surtout en arrière, largement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite rectilignes et
même faiblement sinués devant les angles postérieurs rpii sont bien marqués, à peine
obtus et arrondis au sommet ; base droite, relevée en oblique sur les côtés, un peu plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large, encore élargie en arrière où
elle est fortement explanée ; dépressions basilaires profondes et allongées ; sillon
Source : MNHN, Paris
374
P. Basilewsky
longitudinal médian fin mais assez profond, les transversaux fortement marqués. Elytres
très allongés, 1,86 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes et élargis en arrière,
assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex
nettement lobé, le sommet très anguleux et même pointu, la troncature apicale
légèrement sinuée, le bord interne longuement tronqué en oblique ; intervalles très
faiblement convexes, les 3 pores dorsaux du 3e très faiblement marqués ; stries fines et
assez profondes, très finement ponctuées, les externes plus nettement, la 7e régulièrement
continuée et approfondie au sommet, légèrement défoulée en dehors par un net
bombement du S1, intervalle et avec une nette dépressions longitudinale sur la 6e striole
scutellaire moyenne ; microsculpture très fine et presque vestigiale, en strioles transversales
interrompues ; série ombiliquée de 20 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs échancré.
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 110c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR Sambirano : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 800 m (R.
Paulian, X. 1949, 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
97. Neocolpodes andrangoloakae Jeannel
Neocolpodes (s. str.) andrangoloakae Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 549, 579, fig. 265.
Agonocolpodes (Apocolpodes) andrangoloakae, JEANNEL, 1951, Ment Inst Sri- Madag., A, 6, pp. 345, 347.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 mm. Ailé. Bran de poix, plus clair sur le pronotum dont
les côtés sont encore éclaircis, les élytres d’un cuivreux pourpré, à rebord basal roux
ferrugineux ; dessous brun de poix très foncé, presque noir, les épipleures prothoraciques
d’un ferrugineux clair, les élytraux foncés et un peu métalliques ; pattes et antennes d’un
bran très clair.
Espèce proche de A', angulosus Jeannel. En diffère par la coloration, par le pronotum
moins transverse, 1,20 fois plus large que long, à côtés plus régulièrement arrondis et
nullement sinués en arrière, à angles antérieurs en lobes légèrement saillants, à angles
postérieurs plus ouverts. Les élytres sont aussi allongés, 1,80 fois plus longs que larges
ensemble, moins ovoïdes, l’apex non lobé mais simplement quelque peu prolongé, moins
nettement anguleux au sommet qui est très brièvement arrondi et non pointu, les intervalles
plans, les stries moins profondes, non ponctuées sauf la 7e qui est conformée de même en
arrière ; microsculpture encore plus faible, tout h fait vestigiale ; série ombiliquée de 16
pores assez petits.
Edéage ô" fig. 114 i; femelle inconnue.
Distribution dans nie. — MADAGASCAR Centre : .Andrangoloaka (Sikora, 1 6 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
375
6. groupe FISCHERI
Pronotum à gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur. Apex des
élytres bien largement arrondi, ni lobé ni anguleux. Strie 7 des élytres non perturbée ni
défoulée en arrière mais régulièrement continuée jusqu’au sommet Tête à fine microsculpture
réticulaire. Mésépiinères parfois fortement et grossièrement ponctués.
Ce groupe contient des espèces ailées, brachyptères ou aptères, toutes exclusivement
propres aux îles de la Réunion et Maurice.
98. Neocolpodes fischeri (Chaudoir) (fig. 111)
Dyscolus ( Paranomus ) Fischeri Chaudoir, 1850, Bull. Soc. Impér. Natur. Moscou, 23, n° 2, p. 383.
Colportes Fischeri, CHAUDOIR. 1859, Ann. Soc . eut. France, (3) 7, p. 318.
Colportes Fischeri, COQUEREL. 1866, ni. (4) 6, pp. 305, 306.
Colportes Fischeri, C.HAUDOIR, 1878, ici, (5) 8, p. 313.
Colportes ( Paranomus ) Fischeri, AlXUAUD. 1897, iii, 66, p. 173.
Colportes Fischeri, ALLUAUD. 1900, in A. GRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI. Ilist. nat.
Coléopt-.Tonie 1, texte, 1'" partie, p. 18.
Colportes Fischeri, AlXUAUD, 1916, Ann. Soc. enL France, 85, p. 79, fig. 17.
Neocolpodes (Agonocolpodes) Fischeri, JEANNE!. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 545, 555, fig. 250.
Neocolpodes ( Agonocolpodes ) leploderus Jeanncl, 1948, ici, pp. 545, 556, fig. 250.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri, JEANNFX. 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 331, 334.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri subsp. leptorlerus, Jf.ANNEL 1951, id., p. 334.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri, JEANNEL, 1953, Natur. malg., 5, p. 49.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri subsp. ulticola Jeannel, 1953, id., p. 50 (syn. nova).
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri subsp. leptorlerus, JEANNEL. 1953, irl., p. 50.
Agonocolpodes fischeri, J. VlNSON, 1954, Mauritius Inst. Bull., 3, p. 271.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri, JEANNEL, 1957, Mém. Inst. Sci. Madag., E, 8, p. 125.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri race cotpterelanus Jeannel, 1957, ici, p. 126 (syn. nova).
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri race alticola, JF.ANNEL. 1957, id., p. 126.
Agonocolpodes (s. str.) Fischeri race alticola var. latipennis Jeannel, 1957, ici, p. 126. (syn. nova).
Agonocolpodes fischeri J. VlNSON. 1967, Mauritius Inst. Buli, 4, p. 312.
Types. — fischeri Chaudoir. Holotype, Ile Bourbon (Muséum, Paris).
leptoderus Jeannel. Holotype, La Réunion (Coquerel) (Muséum, Paris).
alticola Jeannel. Holotype, La Réunion, plaine des Chicots, 2 000 m (P. Rivais,
1946) (Muséum, Paris).
coquerelanus Jeannel. Holotype, La Réunion, plaine des Cafres (J. Vinson, III.
1935) (Muséum, Paris).
latipennis Jeannel. Holotype, La Réunion, caverne Dufour, 2 500 m (Mission
franco-mauritienne, I. 1955) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 8 mm. Aptère. Brun de poix plus ou moins foncé, plus
clair sur le pronotum et notamment sur les côtés, les élytres d’un bran plus ou moins
foncé, parfois très légèrement bronzés, la gouttière latérale généralement plus claire ;
dessous bran de poix foncé, les épipleures prothoraciques quelque peu éclaircis ; pattes
variant du bran rouge au ferrugineux testacé ; antennes d’un ferrugineux plus ou moins
clair.
Source : MNHN, Paris
376
P. Basilewsky
Tête assez courte et assez large, les yeux moyens,
très modérément, parfois à peine saillants, un peu plus
longs que les tempes qui sont obliques et un peu
gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
assez profonds, larges en avant. Dent labiale grande et
large, fortement échancrée au sommet ce qui la rend
bifide. Antennes dépassant la base du pronotum de
presque 4 articles. Pronotum plus ou moins transverse,
de largeur variable, de 1,17 à 1,29 fois plus large que
long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur
maximale au milieu, le disque peu convexe, la région des
angles postérieurs généralement rugueuse, parfois même
pourvue de quelques points assez grossiers ; bord anté¬
rieur droit ; angles antérieurs modérément arrondis et
formant de petits lobes légèrement saillants ; côtés
régulièrement arrondis en avant, subrectilignes en arrière
où ils sont à peine relevés ; angles postérieurs plus ou
moins obtus, émoussés ou arrondis au sommet ; base
subconvexe, nettement relevée en oblique sur les côtés,
non ou à peine plus large que le bord antérieur ; gouttière
jîscheri Chaudoir (d’après
Jeannel).
marginale assez étroite en avant, élargie et assez explanée à partir du milieu ; dépressions
basilaires modérément profondes, assez grandes, et subarrondies ; sillon longitudinal
médian fin mais bien profond, les transversaux fortement marqués. Elytres courts et
assez larges, 1,40 à 1,56 fois plus longs que larges ensemble, plus amples chez la Ç , bien
ovoïdes, un peu élargis en arrière chez la , à peine chez le 6 , modérément convexes ;
épaule arrondie et peu marquée, presque effacée ; gouttière latérale assez large ; apex
largement arrondi, ni lobé ni tronqué, la troncature apicale non ou à peine sinuée ;
intervalles très faiblement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries
profondes et assez larges, au moins les externes bien ponctuées, les internes le plus
souvent lisses, la 7e régulièrement continuée jusqu’au sommet, sans perturbation ni
défoulement ; striole scutellaire assez courte ; microsculpture fine et irrégulière, en
mailles bien transversales entremêlées de strioles ; série ombilicpiée de 1 6 pores assez
petits.
Pattes courtes. Tarses plus épais que chez les autres espèces de ce groupe, le 4e
article des postérieurs échancré. Métépisternes courts, à peine plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage 6 fig. 118 g; gonapophyse $ fig. 110 e.
Répartition géographique. — La Réunion. Espèce orophile fréquente dans
toute l'île où toutefois on ne la rencontre que dans les régions d’altitude, ne descendant
guère en dessous des 1 400 m, surtout abondante aux alentours des 2 000 m.
Plaine des Chicots, 1 750 m (J. Hamon , 1. 1955, 10 ex.; Y. Gomy, X. 1966, 1 ex.).
- Id., La Roche Ecrite, 2 000-2 300 m (J. Hamon, VI. 1951, 28 ex.; Y. Gomy, X. 1966,
XII. 1967, IV. 1973, 85 ex.). — ld„ Brisée Charly, 1 800 m(Y. Gomy, IV. 1973, 2 ex.).
— Grand Bénard, 2 200-2 500 m (Y. Gomy, VI. 1965, XI. 1965, V. 1969, 30 ex.). -
Forêt du Tévélave, 1 400-1 600 m (Y. Gomy, XI. 1966, VIII. 1967, 6 ex.). — Route
forestière du Tévélave, 1 700 m (Y Gomy et H. Fongond, 1. 1973, V. 1974, 3 ex.). —
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
377
Cirque de Salazie, Piton Marmite, 1 800 ni (Y. Gomy, I. 1972, 1 ex.). — ld., Forêt de
Bélouve, 1 600 m (J. Hamon, VI. 1952, 1. 1956, 6 ex.). — Id., Bélonve (J. Vinson , XL
1937, 1 ex.). — Hellbourg (J. Hamon, I-II. 1955, 1 ex.). — Piton Mai'do, 2 000 m
(JJ. Van Mol, III. 1974, 10 ex.). — Plaine des Marsouins (Mission franco-mauritienne,
I. 1955, 1 ex.). — Caverne Dufour, 2 500 m (id., I. 1955, 8 ex.). — Pas de
Bellecombe, 2 000 m (J. Hamon, IV. 1951, 1 ex.). — Mare Kerguéven, 2 000-2 500 m
(Mission franco-mauritienne, I. 1955, 12 ex. ; Y. Gomy, III-IV. 1972, 17 ex.). — Id.,
Coteau Kerguéven, 2 000 ni (Y. Gomy, IV. 1966, 1 ex.). — Coteau Maigre, 1 800 m
(Mission franco-mauritienne, I. 1955, 2 ex.). — Plaine des Palmistes (sec. Coquerel,
nombreux ex.). — Plaine des Cafres (J. Vinson, III. 1935, X. 1937, 16 ex. )• ~ Id.,
Caverne Bateau, 1 oOO m (Y. Gomy, XI. 1969, 2 ex.). — Nez de Bœuf, en haut de la
rivière des Remparts, 1 500 m (J. Hamon, X. 1951, 3 ex.). — Notre Dame de la Paix,
1 700 m (Y. Gomy, XII. 1971, 1 ex.).
Observation. — L’espèce est abondante aux altitudes qui lui conviennent. On la
trouve surtout sous les pierres, mais aussi sous les Mousses, sous le terreau de Philippin,
sous les débris. Se basant sur des récoltes assez importantes de J. HAMON en 1951-1952,
puis en 1955, R. Jeannei. a cm y reconnaître des races distinctes et localisées,
caractérisées par la largeur et la conformation du pronotum, par la forme de l’apex des
élytres, la ponctuation des stries et aussi la proéminence des yeux. Ayant examiné à mon
tour le matériel de Hamon, de J. VlNSON et surtout les très nombreux exemplaires
recueillis en différents endroits de Pîlepar Y. GOMY.de 1966 à 1974, j’ai dû conclure qu’il
s’agissait d’une espèce relativement variable, bien que les caractères donnés par JEANNEL
pour définir ses sous-espèces ont été fortement exagérés par l’auteur qui a surtout tenu
compte des individus présentant les différences les plus extrêmes. Il m’est clairement
apparu que ces variations se retrouvent au sein d’une même population pour autant que le
nombre de spécimens soit suffisant ; ces différences sont loin d’être constantes parmi les
exemplaires recueillis ensemble, bien que l’on doive reconnaître qu’elles sont plus
fréquentes et mieux marquées d’une population à l’autre. Les habitats de ces diverses
populations ne sont pas d’ailleurs isolés et des mélanges doivent se produire assez
régulièrement Je ne puis donc prendre en considération ces différentes sous-espèces
créées par JEANNEL et je considère coquerelanus, alticola et latipennis comme des
synonymes de fischeri .
D’autre part, JEANNEL n’avait pas vu en 1948 le type de CHAUDOIR qui se trouvait
alors dans la collection R. Oberthiir et donc inaccessible, et a redécrit cette espèce sous le
nom de leptoderus. Ayant pu, plus tard, examiner ce type, il a reconnu la synonymie de ce
dernier nom en 1957.
99. Neocolpodes viettei (Jeannei) (fig. 112)
Agonocolpoiles (s. sir.) Viettei Jeannei, 1957, Menu Inst. ScL Madag., E, 8, pp. 127, 128, fig. 4.
Agonocolpoiles viettei viettei, J. VlNSON, 1967, Mauritius Inst. BtilL. 4, p. 312.
Agonocolpoiles (s. sir.) Viettei subsp. renaudianus Jeannei, 1957, id., pp. 127, 128 (syn. nova).
Agonocolpoiles viettei renaudianus, J. VlNSON. 1967, Mauritius Inst. Bull, 4, p. 312.
Types. — viettei Jeannei. Holotype, Réunion, Piton des Neiges, mare Kervéguen,
2 000 m (Mission franco-mauritienne, I. 1955) (Muséum, Paris).
renaudianus Jeannei. Holotype, Réunion, Hellbourg (Mission franco-mauritienne,
I. 1955) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
378
P. Basilewsky
Description. — Long. 9,5 à 10,5 mm. Brachyptère, l’aile fortement réduite,
atteignant à peine la mi-longueur de l’élytre et non fonctionnelle. Brun foncé presque
noir, assez brillant, le pronotum et les élytres à peine éclaircis latéralement ; dessous
bran de poix foncé, plus clair sur le méso- et le métasternum, les hanches et les
trochanters ; pattes et antennes d’un bran rougeâtre clair.
Tête très allongée, les yeux moyens et à peine
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont
légèrement bombées, à microsculpture particuliè¬
rement faible ; bord antérieur du labre subdroit ;
mandibules spécialement longues et à peine recour¬
bées au sommet ; sillons frontaux assez faibles.
Dent labiale très large, peu atténuée vers l’avant,
très largement arrondie au sommet. Antennes
fines et longues, dépassant la base du pronotum de
5 articles. Pronotum assez variable mais étroit,
1,03 à 1,14 fois plus large que long, pas plus
rétréci en avant qu’en amère, à largeur maximale
au milieu, bien convexe, le disque légèrement
ridulé transversalement et pourvu de quelques
points dans la région des angles postérieurs ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs peu mar qués et
arrondis, rapprochés du cou et nullement saillants ;
côtés régulièrement mais faiblement arrondis en
avant, ensuite assez rectilignes et même très
faiblement sinués devant les angles postérieurs
qui sont un peu obtus et largement arrondis, peu
relevés ; base subdroite, nettement relevée en
oblique sur les côtés ; gouttière marginale étroite
en avant, s élargissant et s approfondissant en arrière ; dépressions basilaires profondes
et allongées, avec un trait longitudinal dans le fond ; sillon longitudinal médian fin et peu
profond, les transversaux indiqués. Elytres allongés, 1,65 à 1,73 fois plus longs que larges
ensemble, subovoïdes et légèrement élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie
et peu marquée ; gouttière latérale assez large ; apex non lobé mais bien arrondi au
sommet, la troncature apicale à peine sinuée ; intervalles faiblement convexes, les 3
pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries profondes, les externes assez fortement
ponctuées, les internes presque pas, la T nullement perturbée, continuée jusqu’au
sommet tout en devenant moins profonde ; striole scutellaire longue ; microsculpture
très irrégulière, en strioles étirées en travers et entremêlées ; série ombiliquée de 16
pores assez petits.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs nettement lobé.
Metep.sternes courts, un peu moins de 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edeage O fig. 118 a; gonapophyse Ç fig. 110 d.
onn^éP^iti0nf0graphiqUe- ~ La ReunION : Piton des Neiges, Mare Kervéguen,
2 000 m (Mission franco-mauritienne, I. 1955, 2 6). - Id„ Coteau Maigre, 1 800 m
(Mîss wnjranco-mauritienne, 1. 1955,2 d ). - Hellbourg (Missionfranco-mauritienne,
Fig. 112. — Neocolpodes viettei
Jeannel (dessin de Mme BERGER).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
379
Observation. — L espèce n’est connue cjue par 5 exemplaires recueillis par la
mission franco-inauritienne en janvier 1955 et semble donc fort rare ; il est surprenant
que ni J. VlNSON ni Y. Gomï, qui pourtant ont bien prospecté la région où elle a été
découverte, ne l’aient capturée. L’individu sur lequel JEANNEL a basé sa subsp.
renaudianus me semble n’être qu’une variante individuelle à pronotum plus large
(1,14 fois plus large que long, contre 1,03 à 1,10 chez les 4 exemplaires du Piton des
Neiges) ; cet exemplaire aurait été recueilli à Hellbourg, mais l'altitude n’est pas indiquée
alors que JEANNEL mentionne 800 m, ce qui me paraît douteux; le village de Hellbourg se
trouve en effet à cette altitude, au milieu du cirque de Salazie et entouré de montagnes
s’élevant très rapidement jusqu’aux environs de 2 000 m, et j’ai tout lieu de croire que ce
spécimen proviendrait des alentours de Hellbourg, à une altitude bien plus élevée.
JEANNEL a commis plusieurs erreurs dans sa description, notamment dans les dimensions,
en écrivant que l’espèce était aptère, que le pronotum était aussi long ou plus long que
large, que les élytres présentaient des lobes apicaux et dans l’indication des sexes.
100. Neocolpodes coptoderus (Dejean)
Stenolophus Coptoderus Dejean, 1829, Species gén. Col., 4, p. 433.
Colpodes coptoderus, COQUEREL 1866, Ann. Soc. eut. France, (4) 6, p. 310.
Colpodes coptoderus, CHAUDOIR, 1878, id., (5) 8, pp. 282, 330.
Colpodes coptoderus, ALLUAUD. 1897, id., 66, p. 176.
Colpodes coptoderus, Aü.UAUD. 1900, in A. GRANDIDIER. Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt., tome I, texte, 1e" partie, p. 18.
Colpodes coptoderus, Al.I.UAEI). 1916, Ann. Soc. ent. France, 85, pp. 79, 81.
Agonocolpodes coptoderus, J. VlNSON. 1 954, Mauritius Inst. Bull, 3, pp. 268, 276.
Agonocolpodes pterophorus, J. Vinson. 1955, Proc. R. ent. Soc. London, (B) 24, p. 104, fig. 1.
Agonocolpodes pterophorus, J. VlNSON. 1956, Mauritius Inst. Bull, 4, p. 14.
Liagonidium coptoderus, JEANNEL 1957, Mém. Inst. Sci. Madag., E, 8, p. 127.
Agonocolpodes coptoderus, J. VlNSON, 1962, Mauritius Inst. Bull, 4, p. 285.
Agonocolpodes coptoderus, J. VlNSON, 1967, id., 4, p. 312.
Types. — coptoderus Dejean. Holotype, Ile de France (Muséum, Paris).
pterophorus J. Vinson. Holotype, Mauritius, Bassin Blanc (J. Vinson, V. 1934)
(British Muséum (N.H.), Londres).
Description. — Long. 7 à 8,5 mm. Ailé. Brun à brun foncé, le pronotum plus clair,
les élytres très faiblement bronzés ; dessous d’un brun ferrugineux, les épipletires
prothoraciques et élytraux plus clairs ; pattes et antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête assez large et peu allongée, les yeux gros et fortement saillants, beaucoup plus
longs tpie les tempes qui sont particulièrement courtes et très oblicptes ; bord antérieur
du labre sinué ; sillons frontaux larges sur toute leur longueur mais modérément
profonds ; mandibules longues. Dent labiale courte, large, arrondie au sommet. Antennes
dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum très large et très transverse, 1,39 à
1,45 fois plus large que long, bien plus fortement rétréci vers l’avant que vers l’arrière, à
largeur maximale fortement déportée en arrière du milieu, modérément convexe, assez
fortement et grossièrement ponctué dans la gouttière marginale et dans toute la région
postéro-latérale ; bord antérieur subdroit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et
bien saillants ; côtés fortement arrondis dans la première moitié, beaucoup moins en
arrière où ils sont à peine relevés ; angles postérieurs subdroits mais bien arrondis au
sommet ; base droite et non relevée obliquement sur les côtés, beaucoup plus large que le
Source : MNHN, Paris
380
P. Basilewsky
bord antérieur ; gouttière marginale large dès Pavant, fortement élargie et explanée en
arrière ; dépressions basilaires très profondes et allongées un peu en oblique; sillon
longitudinal médian fin, long et assez profond, les transversaux bien marqués. Elytres
assez courts et larges, 1,61 à 1,69 fois plus longs que larges ensemble, non ovoïdes et non
élargis en arrière, modérément convexes et même quelque peu aplanis sur le disque ;
épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex nullement lobé,
bien largement arrondi, la troncature apicale sinuée ; intervalles subplans, les 3 pores
dorsaux du 3e peu marqués ; stries assez larges et profondes, bien ponctuées, surtout les
externes, la T non perturbée mais affaiblie en arrière ; striole scutellaire de longueur
moyenne ; microsculpture assez faible et peu régulière, en strioles étirées en travers ;
série ombiliquée de 16 pores.
Pattes assez courtes. Tarses modérément allongés et moyennement étroits, le 4e
article des postérieurs nettement lobé. Mésépimères grossièrement ponctués, ce qui est
tout à fait exceptionnel pour le genre. Métépistemes un peu moins de 3 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage à fig. 118c; femelle inconnue.
Répartition géographique. — Ile Maurice : Blanc Bassin (y. Vinson, V. 1934,
1 ° )• — Macabé Forest (J. Vinson, I. 1937, X. 1961, II et VII. 1962, 4 6).
L’espèce semble être particulièrement rare et, à part l’individu typique sans localité
précise, n’a été recueillie que dans deux localités et seulement en 5 spécimens. J. Vinson
a découvert ces exemplaires en grattant les écorces ou les petites Fougères poussant sur
les troncs d arbres sur pied ; d'après une communication personnelle de ce dernier, on
pourrait supposer qu’elle est maintenant disparue par suite de cultures intensives
détruisant ses biotopes.
Observation. — DEJEAN décrivit cette espèce en 1829 dans le genre Stenolophus,
parmi les Harpaliens, tout en précisant qu’il n’était pas certain quelle appartienne à ce
genre, ni même à cette tribu. C0QUEREI.(1866), qui a donc vu le type unique, la place
correctement dans le genre Colpodes où elle est maintenue par CHAUDOIR. Pendant
longtemps ce type resta séquestré dans la collection R. Oberthür et ni AllüaUD, ni
Jeannel ni J. Vinson ne purent l’examiner et durent se contenter de la description de
IlEJEAN. Ce n’est que lors de l’entrée de la collection Chaudoir au Muséum de Paris que
Jeannel (1957) a pu étudier cet exemplaire et constater qu’il appartenait à une espèce
bien différente de ce qu’avaient pensé les auteurs précédents. Le vrai coptoderus de
DEJEAN est une espèce ailée qui partage tous les caractères du genre Neocolpodes, mais
(pie Je annel classa à tort parmi ses Liugonidium , abusé par l’état vétuste du type. Par
contre, 1 espèce qui avait été mentionnée sous ce nom par ALLÜAUD. J. VlNSON et JEANNEL
est une forme aptère et bien différente que JEANNEL dénomma alors coptoderoides et pour
laquelle j ai dû établir le genre Mesocolpodes. Entretemps, J. VlNSON (1955) avait
constaté l’existence de ces deux espèces à l’île Maurice ; admettant l’interprétation des
auteurs antérieurs, il donna le nom de pterophonis à l’espèce qui correspondait au vrai
coptoderus de Dfjean et en est donc un synonyme, ainsi qu’il l’a lui-même reconnu en 1 962.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
381
101. Neocolpodes alluaudi (J. Vinson) (fig. 113)
Colpoiles Alluaudi J. Vinson, 1939, BulL Soc. eut. France, p. 129, fig. 1.
Neocolpodes (Agonocolpodes) Alluaudi, JEANNE!. 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 545, 557, fig. 251.
Agonocolpodes (s. str.) Alluaudi, Je ANNEE 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 331, 334, fig. 24.
Agonocolpodes Alluaudi, JEANNEL, 1953, N'atur. malg., 5, p. 60.
Agonocolpodes alluaudi, J. VlNSON. 1954, Mauritius Inst. Bull, 3, p. 271.
Agonocolpodes alluaudi, J. VlNSON. 1967, id., 4, p. 312.
Type. — Holotype, La Réunion, Salazie, près de Hellbourg (J. Vinson , II. 193S)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 mm. Brachyptère, l’aile réduite et n’atteignant pas la
longueur de l’élytre, non fonctionnelle. Brun de poix foncé, le pronotuin légèrement
éclairci sur les côtés, les élytres avec un faible reflet métallique bronzé ; dessous brun ;
pattes d’un brun ferrugineux, les fémurs plus foncés que les tibias et les tarses ; antennes
d’un brun ferrugineux clair.
Tête modérément allongée, les yeux moyen¬
nement gros et peu proéminents, nettement plus
longs que les tempes qui sont obliques et à peine
bombées ; bord antérieur du labre sinué ; sillons
frontaux profonds, larges en avant ; mandibules longues
et faiblement recourbées en avant. Dent labiale très
large, peu atténuée vers l’avant, arrondie au sommet
Antennes longues, dépassant la base du pronotuin de
5 articles. Pronotum bien transverse, 1,33 à 1,37 fois
plus large que long; nettement plus rétréci vers
l’avant que vers l’arrière, à largeur maximale déportée
en arrière du milieu, faiblement convexe, le disque
latérale chagrinée mais non ponctuée ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs bien largement arrondis mais
non ou à peine saillants ; côtés largement arrondis
dans les deux premiers tiers, ensuite bien plus
faiblement et presque rectilignes ; angles postérieurs
bien marqués, un peu obtus, émoussés au sommet ;
base droite, faiblement relevée en oblique sur les
côtés, bien plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale large sur toute sa longueur, fortement
relevée en arrière mais assez peu explanée ; dépres¬
sions basilaires profondes, assez petites, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et
peu profond, les transversaux bien indiqués. Elytres larges et courts, 1,47 à 1,49 fois plus
longs que larges ensemble, bien ovoïdes, à largeur maximale près du milieu, peu convexes
et même déprimés sur le disque ; épaule arrondie mais faiblement marquée ; gouttière
latérale large ; apex nullement lobé et largement arrondi, la troncature apicale bien
sinuée ; intervalles à peine bombés, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries
larges et profondes, fortement ponctuées, les externes aussi bien que les internes, la 71'
non perturbée, continuée régulièrement jusqu’au sommet où elle est moins profonde ;
striole scutellaire assez longue et bien ponctuée ; microsculpture irrégulière, en strioles
Fig. 113. — Neocolpodes alluaudi
J. Vinson (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
382
P. Basilewsky
étirées en travers et entremêlées de mailles très transversales ; série ombiliquée de
16 pores moyennement gros.
Pattes moyennes. Tarses longs et fins, le 4e article des postérieurs plutôt échancré
que lobé. Métépisternes 2 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 110 i.
Répartition géographique. — La REUNION : Salazie, auprès de la station thermale
de Hellbourg, 872 m (J. Vinson, II. 1935, 1 $ ). — Salazie, Bélouve, env. 950 m
(J. Vinson, XI. 1937, 1 ç> ).
Les deux seuls exemplaires trouvés par J. VlNSON ont été recueillis sous la mousse
recouvrant des pierres. Ni J. HAMON, ni Y. Go.MY, qui ont pourtant chassé dans cette région
de l’île, ne l’ont retrouvée. On peut se demander s’il ne s’agit pas là aussi d’une espèce
éteinte.
Observation. — J. Vinson décrit l’espèce comme «winged», tandis que R. Jkvnnki.
la qualifie d’aptère. En réalité, les ailes sont présentes mais très réduites et non
fonctionnelles.
7. groupe PLESIUS
Pronotum à gouttière marginale plus ou moins explanée sur toute sa longueur. Apex
des élytres fortement prolongé en dent spiniforme, très large à la base, longue et bien
acérée au sommet. Strie 7 des élytres brusquement arrêtée dans la région de l’angle apical
externe, ne continuant pas jusqu’au sommet où elle est remplacée par la 4e ou la 8e, non
perturbée, assez nettement défoulée en dehors par un bombement des interv alles 7 et 8.
Les espèces de ce groupe sont ailées et localisées dans certaines régions des
Domaines du Centre et de l’Est.
102. Neocolpodes plesius (Alluaud)
Colpodes plesius Alluaud, 1932, Afra, 4, p. 17.
Neocolpodes (s. str.) plesius, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç-, 10, pp. 550, 581.
Neocolpodes ( Apocolpodes ) plesius, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci Madug-, A, 6, pp. 345, 349.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Beforona, à l’Est de Moramanga (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8 à 10 mm. Ailé. Brun de poix, souvent presque noir, le
pronotum largement éclairci sur les côtés, les élytres noirs à léger reflet métallique
souvent bleuâtre ; dessous brun foncé, plus clair sur les épipleures prothoraciques et
généralement sur l’abdomen ; pattes bicolores et très contrastées, les fémurs d’un bmn
sombre, les tibias et les tarses d’un testacé très clair ; antennes d’un ferrugineux testacé,
le 1er article plus sombre.
Tête peu allongée, les yeux très gros et très saillants, les tempes courtes et bien
oblicpies ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds. Dent labiale
longue et étroite, bien atténuée vers l’avant, le bord antérieur arrondi. Antennes longues,
dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum transverse, 1,17 à 1,23 fois plus
large que long, non ou à peine plus rétréci en avant qu'en arrière, à largeur maximale au
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
383
milieu, modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes
arrondis, non ou à peine saillants ; côtés régulièrement arrondis, un peu moins arqués et
parfois même subrectilignes en arrière, non ou faiblement relevés postérieurement ;
angles postérieurs bien marqués, assez obtus et émoussés au sommet ; base droite, à
peine relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale bien large sur toute sa longueur, fortement élargie et explanée en arrière ;
dépressions basilaires assez profondes, suballongées, avec un très léger trait linéaire dans
le fond ; sillon longitudinal médian fin et assez profond, les transversaux fortement
marqués. Elytres très allongés, 1,90 a 1,98 fois plus longs tpie larges ensemble, non
ovoïdes et à peine élargis en arrière, assez convexes bien que légèrement déprimés sur le
disque ; épaule largement arrondie et modérément marquée ; gouttière latérale assez
étroite ; apex prolongé en forte dent spiniforme, large à la base et très pointue au sommet,
un peu plus longue que le 1er article des tarses postérieurs, bien droite, la troncature
apicale fortement sinuée, l'angle apical externe bien marqué mais arrondi au sommet,
l’angle suturai arrondi et atténué ; intervalles convexes, les 3 pores dorsaux du 3e
profonds ; stries profondes et imponctuées, la T brusquement arrêtée dans la région
postéro-latérale, ne continuant pas jusqu’au sommet où elle est remplacée par la 4e ou la
8°, nettement défoulée en dehors par un fort bombement des intervalles 7 et 8 ; striole
scutellaire longue ; microsculpture irrégulière mais assez forte, en strioles bien étirées en
travers ; série ombiliquée de 17 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,7 5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 (fig. 1 14 a) à partie apicale chitinisée longue, atténuée vers le sommet
qui est subacuminé et arrondi seulement à l'extrémité ; gonapophyse Ç fig. 110 g.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Rogez, distr. Brickaville (A. R.,
VI. 1957, 2 ex.). — Fanovana, distr. Moramanga (J. Vadon, X. 1930, 1 ex.). —
Beforona, à l’Est de Moramanga (1 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff ', 22 ex.).
— Périnet (A. Seyrig, III. 1932, 1 ex.; G. Olsoufieff, III. 1935, 1 1 ex.; J. Vadon, XII.
1951,7 ex.; 14 ex.). — Sahamalato, près de Périnet (P. C., 1. 1949, 1 ex.). — Forêtau
Nord d’Anosibe (R. Paulian, I. 1951, 2 ex.; A. R., VIII. 1953, 3 ex.). — Route
d’Anosibe, Sandrangato (3 ex.).
M adagascar CENTRE : Soavina, à l’Ouest d’Ambositra (R. Paulian, 1. 1951, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
103. Neocolpodes plesioides Jeannel
Neocolpodes (s. str.) plesioides Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, (.]>- 550, 583, fig. 266.
Agonocolpodes (Piezotelus) plesioides, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 335, 338.
Agonocolpodes (Apocolpodes) plesius subsp. plesioides, JEANNEL. 1951, i<L, p. 349.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, gorge de la Mandraka (J. Vadon)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 10 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum étroitement et
légèrement éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique très sombre, parfois un
peu violacé ; dessous brun de poix très foncé, les épipleures prothoraciques, la base des
Source : MNHN, Paris
384
P. Basilewsky
fémurs et les trochanters roux ; pattes bicolores et très contrastées, les fémurs bruns et
sombres, les tibias et les tarses d’un testacé très clair ; antennes testacées, le 1er article
sombre.
Celle espèce ressemble fortement à N. plesius Alluaud mais en est spécifiquement
bien distincte, notamment par la forme de l’édéage. Pronotum bien plus étroit et non
transverse, 1,03 à 1,05 fois plus large que long, à côtés non relevés, beaucoup moins
arqués en avant et bien rectilignes en arrière où les angles postérieurs sont subdroits et
non obtus, émoussés à l’extrême sommet, à gouttière marginale bien plus étroite et moins
explanée, surtout en avant. Elvtres encore plus allongés, 2,04 à 2,09 fois plus longs que
larges ensemble, plus parallèles et plus convexes, non déprimés sur le disque, à
intervalles moins convexes, avec les 3 pores dorsaux gros et plus profondément
Fig. 1 14. — Edéages. a, Neocolpodes plesius Alluaud ; b, N. leptoterus Alluaud ; c, N.
plesioides Jeannel ; d, N. mutons Fairmaire ; e, N. coeruleotinctus n.sp. ; f, N. leptoteroides n.sp. ;
g, N. venustus Basilewsky ; h, N. basilewskyi Jeannel ; i, N. andrangoloakae Jeannel ; j, N.
effulgens Basilewsky ; k, N. hylobates Alluaud ; 1, N. montis Alluaud ; m, N. dirrhaphis Alluaud.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
385
enfoncés ; l’apex est également prolongé en une forte dent spiniforme tout aussi longue,
mais la troncature apicale est à peine sinuée et l’angle apical externe est complètement
effacé ; stries moins profondes, la 7e conformée de même ; microsculpture semblable
mais un peu plus forte ; série ombiliquée à pores un peu plus gros.
Edéage 6 (fig. 1 14 c) à partie apicale chitinisée courte et très large, non atténuée ni
acuminée au sommet qui est largement arrondi ; gonapophyse O fig. 110 f.
Distribution dans l’île. — Cette espèce cohabite avec N. plesius.
Madagascar Est : Fanovana, distr. Moramanga, 500 ni (A. Seyrig, 1933, 1
ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Pauli an, I. 1951, 6 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — C’est certainement par suite d’un lapsus que JEANNEL (1951)
mentionne ce taxon comme espèce du sous-genre Piezotelus et, quelques pages plus loin,
comme sous-espèce d 'Apocolpodes plesius.
104. Neocolpodes leptoterus (Alluaud)
Colpodes leptoterus Alluaud. 1935, . 4/ru, 10. |>. 18.
Neocolpodes (s. str.) leptoterus, JEANNE L, 1948. Faune de l’Empire franç., 10, pp. 550, 582, fig. 266.
Agonocolpodes (Apocolpodes) plesius subsp. leptoterus, JEANNEI. 1951, Mém. Inst Sci. Madag., A, 6, p. 349.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt d’Ambodirafia (C. Okoufieff, I. 1934)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9,5 mm. Ailé. Brun très foncé, presque noir, le
pronotum étroitement éclairci sur les côtés, les élytres d’un violacé sombre ; dessous
brun de poix très foncé, les épipleures prothoraciques bien éclaircis ; pattes brunes, les
fémurs non ou à peine plus foncés que les tibias ; antennes d’un brun sombre, le 1er article
encore plus foncé.
Tête large et assez peu allongée, les yeux très gros et très saillants, les tempes assez
courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et profonds en
avant, plus faibles en arrière. Dent labiale longue et assez étroite, arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum de 4,5 articles. Pronotum peu transverse, 1,10 à
1,17 fois plus large que long, à peine plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur
maximale au milieu, modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
larges lobes arrondis et très faiblement saillants ; côtés non relevés, faiblement arqués en
avant, rectilignes ou très peu arqués en arrière ; angles postérieurs bien marqués, très
faiblement obtus et émoussés au sommet ; base droite, non ou à peine relevée en oblique
sur les côtés, très légèrement plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large
sur toute sa longueur, élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires profondes et
suballongées ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux bien
marqués. Elytres très allongés, 2,00 à 2,09 fois plus longs que larges ensemble, non
ovoïdes mais plutôt subparallèles, non élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et
peu marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une forte dent spiniforme,
bien large à la base, très pointue au sommet, droite, aussi longue que le l'r article des
17
Source : MNHN, Paris
386
P. Basilewsky
tarses postérieurs, la troncature apicale assez bien sinuée, l'angle apical externe
nettement marqué bien que largement arrondi ; intervalles subplans ou à peine bombés,
les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries assez profondes, la 7e comme chez les deux
espèces précédentes ; striole scutellaire longue ; microsculpture assez forte et assez
régulière, formée de strioles étirées en travers et entremêlées de mailles très transversales ;
série ombiliquée de 16 pores moyennement gros.
Pattes longues. Tarses longs et fins, le 4e article des postérieurs légèrement lobé. .
Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage <3* (fig. 114 b) du même type que chez N. plesius Alluaud ; gonapophyse
Çfig. 116 f.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Ainbodirafia, forêt à 70 km au N.-
0. deTamatave, à 10 km de la côte (G. Olsoufieff, 1. 1934, 1 ex.). — Forêt de Fito, distr.
Tamatave (1 ex.). — Ambadikala, riv. Ranomena, distr. Brickaville (A. R., IX. 1954,
1 ex.). — Antsianaka et lac Alaotra (Perrot frères, 2e semestre 1889, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
8. groupe DIRRHAPHIS
Pronotum à gouttière marginale large et bien explanée sur toute sa longueur. Apex
des élytres fortement prolongé en dent spiniforme ou en épine cylindrique. Strie 7 plus
ou moins fortement perturbée ou même effacée près de l'angle apical externe par une
dépression transversale plus ou moins nette, parfois aussi défoulée en dehors par un
bombement du 8e intervalle. Protibias fortement sillonnés longitudinalement (sauf chez
N. mutons Fairmaire). Fémurs postérieurs avec une seule dent médiane.
Toutes les espèces connues de ce groupe sont ailées, à élytres métalliques ; la
plupart sont propres à la partie septentrionale de l’île (Tsaratanana, Marojejy, Montagne
d’ Ambre.
105. Neocolpodes mutans (Fairmaire) (fig. 115)
Colpodes mutans Fairmaire, 1902 , Le Naturaliste, 24, p. 286.
Colpodes mutans var. aenescens Fairmaire, 1902, id., p. 286.
Neocolpodes (Acidotelus) mutans, JEANNE!,. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 552, 592, fig. 270,
271, 276.
Neocolpodes (Acidotelus) mutans var. aenescens, JEANNEL 1948, id., p. 592.
Neocolpodes ( Acidotelus ) mutans, JEANNE!.. 1951, Menu Inst. ScL Madug., A, 6, pp. 320, 321, fig. 18.
Neocolpodes (Acidotelus) mutans, B.ASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37. p. 86.
Types. — mutans Fairmaire. Holotype, Madagascar (Perrier de la Bâthie)
(Muséum, Paris).
aenescens Fairmaire. Holotype, Madagascar (Perrier de la Bâthie) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 1 1 mm. Ailé. Tout le dessus d’un métallique brillant,
l’avant-corps d’un vert plus ou moins bleuté, le pronotum bordé latéralement de brun, les
élytres variant du vert plus ou moins cuivreux au pourpre foncé ; dessous brun foncé à
forts reflets métalliques bleutés ou pourprés, les épipleures prothoraciques d’un brun
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
387
plus clair ; pattes brunes, les tibias généralement teintés de métallique ; antennes d’un
brun clair, le 1er article plus foncé.
Tête modérément allongée, les yeux gros mais
peu ou modérément saillants, de peu plus longs que
les tempes qui sont très obliques ; bord antérieur du
labre droit; sillons frontaux larges en avant, peu
profonds, effacés en arrière. Dent labiale courte et
large, arrondie au sommet, déprimée longitudina¬
lement au milieu. Antennes dépassant la base du
pronotum de 4 articles. Pronotum transverse, 1,17 à
1,23 fois plus large que long, à peine plus réü-éci en
avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, le
disque convexe et légèrement ridulé transversa¬
lement ; bord antérieur subdroit ; angles antérieurs
en lobes arrondis et à peine saillants ; côtés non
relevés, très régulièrement et assez fortement arrondis
sur toute leur longueur ; angles postérieurs bien
marqués, largement obtus, arrondis au sommet ; base
droite, à côtés très faiblement relevés en oblique, très
peu plus large que le bord antérieur; gouttière
marginale modérément large, très peu élargie en
arrière où elle n’est guère explanée ; dépressions
basilaires peu profondes ; sillon longitudinal médian
fin et très peu profond, les transversaux à peine
marqués. Elytres très allongés, 1,89 à 1,95 fois plus
longs (pie larges ensemble, non ovoïdes, à peine
élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et
bien marquée; gouttière latérale assez large ; apex prolongé en une très forte épine
cylindrique dès la base, nettement plus longue <(ue le 1er article des tarses postérieurs,
très acérée au sommet et le plus souvent légèrement convergente à 1 extrémité, I angle
apical externe effacé, la troncature apicale nettement smuée, 1 angle suturai très marque,
le plus souvent subdenté ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3 faiblement
marqués ; la lerc strie profonde et entière, s’affaiblissant généralement a la base,
continuée jusqu’au sommet où elle contourne l’angle suturai en se dirigeant vers 1 ep.ne,
les autres tout à fait vestigiales, les externes souvent complètement e faeees, la .
fortement perturbée en arrière par une dépression transversale apres laquelle elle devient
profonde jusqu’au pore apical ; striole scutellaire assez longue et bien marquée ,
microsculpture régulière, en mailles un peu transverses ; séné ombdiquee de 18 pores
Pattes longues. Protibias à sillon longitudinal très faible dans sa partie distale, efface
dans la proximale. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs nettement lobe.
Métépisternes 2,5 fois plus longs (pie larges au bord anténeur.
Edéage o' fig. 114 d ; gonapophyse £ fig. 116 i.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d Ambre..
Madagascar Nord : Montagne d’ Ambre (.4. Sicard, 5 ex.). — Cap d Ambre
(2 ex.). — Diégo-Suarez (6 ex.).
Fig. 115. — Neocolpodes mu-
tans Fairmaire (d’après JEAN-
NEL).
Source : MNHN, Paris
388
P. Basilewsky
J'ai vu 2 exemplaires étiquetés : Région de Tamatave, Andevorante et Beforona
(G. Bouet, 1905), mais cette indication est certainement fausse.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — La variété aenescens Fainnaire n’est qu’une simple variante de
couleur et ne mérite pas d’être retenue.
106. Neocolpodes leptoteroides n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Ambadikala, riv. Ranomena, distr. Brickaville
(A. R., IX. 1954) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 mm. Ailé. Brun très foncé, le pronotum plus clair que la
tête et encore légèrement éclairci sur les côtés, le rebord basal brun foncé, les élytres
métalliques, d’un bleu foncé ou d’un pourpre violacé ; dessous brun de poix foncé, les
épipleures prothoraciques plus clairs, les élytraux légèrement métalliques ; pattes
sombres, les tibias plus clairs ; antennes d’un brun ferrugineux, les premiers articles plus
foncés.
Tête peu allongée et assez large, les yeux particulièrement gros et très saillants, les
tempes très courtes ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux profonds, élargis
en avant. Dent labiale grande, large à la base, bien atténuée vers le sommet qui est arrondi.
Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum étroit, pas plus
large que long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, peu
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et non saillants ; côtés à peine
arqués et non relevés ; angles postérieurs subdroits, émoussés au sommet ; base très
faiblement convexe au milieu, à peine relevée en oblique sur les côtés ; gouttière
marginale assez étroite en avant, s’élargissant et s’explanant quelque peu à partir du
premier tiers ; dépressions basilaires assez profondes et un peu allongées ; sillon
longitudinal médian fin et très peu profond, les transversaux fortement marqués. Elytres
très allongés, 1,94 à 1,96 fois plus longs que larges ensemble, subovoïdes, légèrement
élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
étroite ; apex prolongé en une très forte dent spinifonne, très large à la base, bien acérée
au sommet, presque droite et aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, la
troncature apicale moyennement sinuée, l’angle suturai arrondi ; intervalles subplans, les
3 pores dorsaux du 3e profondément enfoncés ; stries fines, les 4 premières subégales et
assez profondes, 5 et 6 faibles, la 7e vestigiale jusqu’à la dépression transversale qui la
perturbe en arrière et après laquelle elle redevient profonde jusqu’à la base de la dent
apicale ; striole seutellaire longue et profonde ; microsculpture en fines strioles étirées en
travers ; série ombiliquée de 16 pores très moyens.
Pattes longues. Protibias assez fortement sillonnés longitudinalement. Tarses longs
et très fins, le 4e article des postérieurs légèrement lobé. Métépisternes 3 fois plus longs
que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 114 f; gonapophyse 9 fig. 116 a.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la localité de l’holotype.
MADAGASCAR Est : Ambadikala, riv. Ranomena, distr. Brickaville (A. R., IX. 1954,
2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
389
107. Neocolpodes effulgens Basilewsky
Neocolpodes (Opislhopiesis) effulgens Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M. , 37, pp. 79, 82, fig. 11.
Type — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du rsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Sog a, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore, les élytres
avec un léger reflet bronzé, parfois un peu cuivreux ; dessous brun de poix fonce, a très
légers reflets métalliques ; pattes et antennes d’un brun très sombre.
° Tête allongée, bien rétrécie en arrière, les yeux assez gros mais très modérément
saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont bien oblique^ ; bord antérieur du labre
très légèrement sinué ; sillons frontaux longs et très profonds. Dent labiale assez longue,
atténuée vers le sommet qui est arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum d un
peu plus de 4 articles. Pronotum grand et transverse, 1,20 à 1,26 fois plus large que long,
plus fortement rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale en arriéré du milieu.
Fig. 116. - Gonapophyses. a, Neocolpodes leptoteroides n.sp. ; b, N. effulgens Basilewsky ;
c, N. monlis Alluaud ; d, N. dirrhaphis Alluaud ; e, N. venustus .Basilewsky ; f ^ptoUrus
Alluaud ; g, N. basilewskyi Jeannel ; h, N. coeruleotmctus n.sp. ; î, N. mutons Fairmaire , j, N.
cyaneus n.sp.
Source : MNHN, Paris
390
P. Basilewsky
assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis mais
non saillants ; côtés régulièrement arrondis dans la moitié antérieure, beaucoup moins en
arrière où ils deviennent presque rectilignes, bien relevés surtout en arrière ; angles
postérieurs bien marqués, presque droits, à peine émoussés au sommet ; base subdroite, à
peine subconvexe au milieu, nettement plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale large sur toute sa longueur mais surtout élargie et explanée après le milieu ;
dépressions basilaires courtes et linéaires ; sillon longitudinal médian fin, peu profond et
assez court, les transversaux bien marqués. Elytres très allongés, 1,87 à 1,95 fois plus
longs que larges ensemble, non ovoïdes et à peine élargis en arrière, modérément
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en
une très forte dent spiniforme, assez large à la base et très acérée au sommet, bien plus
longue que le 1er article des tarses postérieurs, la troncature apicale sinuée, l’angle
suturai arrondi et effacé, l’angle apical externe très arrondi ; intervalles tout à fait plans,
les 3 pores dorsaux du 3e profondément enfoncés ; stries faibles et peu profondes, y
compris la lcrc, plus faibles et interrompues à partir de la 5e, la 7e effacée dans toute sa
partie antérieure et médiane, perturbée en arrière par une très nette dépression
transversale, plus profonde ensuite jusqu’à la base de la dent apicale ; striole scutellaire
longue ; microsculpture en faibles mailles bien transversales ; série ombiliquée de
15 pores assez moyens.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Tarses fins et
longs, le 4'' article des postérieurs légèrement lobé. Métépisternes 2,5 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 114 j ; gonapophyse Ç fig. 116 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
Madagascar SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
108. Neocolpodes coeruleotinctus n. sp.
Type. — Holotvpe, Madagascar Est, réserve naturelle intégrale III, dite de
Zahamena (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum largement
bordé de brun sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique très sombre, à rebord basal
brun ; dessous brun de poix foncé, les épipleures prothoraciques ferrugineux, les
élytraux un peu métalliques ; pattes sombres, les tibias un peu plus clairs que les fémurs ;
antennes bran clair, le 1er article plus foncé.
Tête modérément allongée et bien rétrécie en arrière, les yeux gros mais
modérément saillants, plus longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du
labre droit ; sillons frontaux profonds sur toute leur longueur. Dent labiale grande et
large, arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 5 articles.
Pronotum modérément transverse, 1,16 à 1,17 fois plus large que long, un peu plus
rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale près du milieu, moyennement
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis en lobes à peine
saillants ; côtés assez nettement et régulièrement arrondis, un peu plus fortement en
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
391
avant, bien relevés ; angles postérieurs obtus et ouverts niais bien marqués, arrondis au
sommet ; base droite, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très
large et très explanée sur toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires
assez profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin mais peu profond, les
transversaux bien marqués. Elytres bien allongés, 1,82 à 1,89 fois plus longs que larges
ensembles, assez ovoïdes et nettement élargis en arrière, assez convexes ; épaulé
arrondie et assez faiblement marquée ; gouttière latérale assez large ; apex prolonge en
une assez forte dent spiniforme, très large à la base, bien acérée au sommet, a peine plus
courte que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, la troncature
apicale faiblement sinuée, l’angle suturai fortement marqué ; intervalles très faiblement
bombés, les 3 pores dorsaux du 3' profondément enfoncés ; stries fines et peu profondes,
finement ponctuées, surtout les externes qui ne sont pas plus faibles que les internes, la l
légèrement perturbée en arrière et même interrompue par une dépression transversale et
un léger défoulement en dehors par suite d’un bombement du 8e intervalle, plus faibles
jusqu’au sommet ; striole scutellaire longue ; microsculpture assez irrégulière et forte, en
strioles étirées en travers, parfois entremêlées de mailles transversales ; sene ombihquee
de 17 pores très moyens. „ c
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. 1 arses tins et
longs, le 4e article des postérieurs plutôt échancré que lobé. Métépistemes 3 fois plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage Cl fig. 114 e; gonapophyse $ fig. 116 h.
Distribution dans 111e. — MADAGASCAR Est : rés. nat. int III, dite de Zahamena
(2 ex.). — Id., Andranomalaza, vallée d’Ivelona (P ’. Soga, X. 1957, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
109. Neocolpodes montis (Alluaud)
Colpodes montis Alluaud, 1909, /lim. Soc. ent. France, 78, p. 60.
Neocolpodes (s. str.) montis, jEANNEl. 1948,Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 589, fig. 268.
Neocolpodes ( Opisthopiesis ) montis, JEANNEL. 1951. Menu Inst. Scu Madag., A, 4, pp. .517, il ).
Neocolpodes (Opisthopiesis) montis, BAS1LEWSKY, 1970, Afém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 78.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (A. Sicard) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Tout le dessus d’un bleu d’acier vif,
rarement un peu violacé, le pronotum bordé latéralement de ferrugineux ; dessous noir, a
forts reflets métalliques bleuâtres ; pattes d’un brun très foncé, les tibias à peine plus
clairs que les fémurs ; antennes brunes, le 1er article plus clair.
Tête modérément allongée, les yeux très gros et très saillants, bien plus longs que les
tempes qui sont assez courtes et obliques ; bord antérieur du labre faiblement sinue ;
sillons frontaux assez moyens. Dent labiale grande, large à la base, bien atténuée vers le
sommet qui est arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. 1 ronotum
assez transverse, 1,18 à 1,21 fois plus large que long, légèrement plus rétréci vers 1 avant
que vers l’arrière, à largeur maximale au milieu, le disque bien convexe ; bord anterieur
droit ; angles antérieurs largement arrondis mais non saillants ; côtés légèrement îe e\ es,
largement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite rectilignes jusqu aux angles
Source : MNHN, Paris
392
P. Basilewsky
postérieurs qui sont bien marqués, subdroits, à peine ouverts, émoussés au sommet ; base
droite, non relevée sur les côtés, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale large et explanée sur toute sa longueur, encore plus fortement en arrière ;
dépressions basilaires profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et peu
profond, les transversaux bien marqués. Elytres bien allongés, 1,79 à 1,87 fois plus longs
que larges ensemble, légèrement subovoïdes et très faiblement élargis en arrière,
convexes ; gouttière latérale assez étroite ; apex prolongé en dent spiniforme, très large à
la base, bien acérée au sommet, aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs,
l’angle apical externe un peu marqué mais bien arrondi, la troncature apicale bien sinuée,
l’angle suturai à peine marqué, plutôt arrondi ; intervalles assez bombés, les 3 pores
dorsaux du 3e à peine marqués ; stries profondes, les externes aussi fortes que les
internes, la 7e nettement perturbée en arrière par une dépression transversale et un peu
défoulée en dehors par un léger bombement du 81' intervalle, ensuite régulièrement
continuée jusqu’à la base de la dent apicale ; striole scutellaire longue ; microsculpture
assez forte, en mailles légèrement transversales mais peu régulières ; série ombiliquée de
15 pores très moyens.
Pattes très moyennes. Protibias fortement sillonnés longitudinalement. Tarses fins
et bien allongés, le 4e article des postérieurs faiblement lobé. Métépisternes 2,7 5 fois plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 114 1; gonapophyse fig. 116 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d’ Ambre.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre (A. Sicarcl, 4 ex.; G. Olsoufieff, I. 1934,
1 ex.;, 4. Seyrig, 1. 1934, 16 ex.; J. Vadon et A. Peyrieras, XII. 1968, 54 ex.). — Id., Les
Roussettes, 1 100 m ( Andria Robinson , XII. 1958, 1 1 ex.; P. Soga, II. 1959, 4 ex.). —
Diégo-Suarez (Perrier de la Bâthie, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
110. Neocolpodes dirrhaphis (Alluaud)
Colpodes dirrlmphis Alluaud, 1897, Ann. Soc- ent. France, 66, p. 178.
Colpodes dirrhaphis, Al.I.UAlD, 1900, in A. GraNDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
Coléopt., tome I, texte, l,re partie, p. 18.
Neocolpodes (s. str.) dirrhaphis, JEANNE!» 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 590, fig. 268.
Neocolpodes ( Opistliopiesis ) dirrhaphis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag-, A, 6, pp. 317, 319.
Neocolpodes ( Opistliopiesis ) dirrhaphis, BASILEWSKY. 1970, Menu O.R.S.T.O.M., 37, p. 78.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Diégo-Suarez (Ch. Alluaud, VII. 1893)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Tout le dessus métallique, l’avant-corps
bleu verdâtre, le pronotum presque concolore, à peine distinctement bordé de brunâtre,
les élytres d’un vert métallique parfois très faiblement cuivreux ; dessous noir, très
brillant, avec de forts reflets métalliques bleuâtres, le prothorax brun, éclairci sur les
épipleures ; pattes moins sombres que chez l’espèce précédente, les tibias nettement
plus clairs que les fémurs ; antennes brunes, le 1er article plus foncé.
Espèce très voisine de N. montis Alluaud. En diffère par la coloration, par les
intervalles des élytres bien plans, les stries moins profondes et la microsculpture en
mailles plus régulières.
Edéage d fig. 114 m; gonapophyse O fig. 116 d.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
393
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d’ Ambre.
MADAGASCAR NORD : Montagne d’ Ambre (A. Sicard, 2 ex.; A Seyrig, 1. 1934, 1 ex.).
- ld., 1 140 m (R. Paulian, XII. 1948, 1 ex.). - Id., Les Roussettes, 1 100 m (Andria
Robinson, XI-XII. 1958, 1 ex.). — Diégo-Suarez (Ch. Alluaud, VIL 1893, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
111. Neocolpodes venustus Basilewsky
NeocolpOtles (Opisthopiesis) venustus Basilewsky, 1970, Mêm. O.R.S.T.O.M.. 37, pp. 79, 83, fig. 12.
Type — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Lsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 10,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, presque noir, le
pronotum plus clair, à côtés très largement éclaircis, les élytres d’un vert métallique
sombre, un peu teintés de cuivreux, souvent étroitement rebordés de brun ; dessous brun
de poix très foncé et brillant, le prothorax plus clair, à épipleures ferrugineux ; pattes et
antennes brunâtres, les fémurs plus foncés que les tibias.
Tête allongée, les yeux gros mais modérément saillants, plus longs que les tempes ;
bord antérieur du labre subsinué ; sillons frontaux modérément profonds, un peu élargis
en avant, presque effacés en arrière. Dent labiale grande, large, bien arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum grand et très transverse,
1,30 à 1,35 fois plus large que long, bien plus rétréci en avant qu en arriéré, a largeur
maximale nettement déportée en arrière du milieu, le disque assez convexe ; bord
antérieur droit ; angles postérieurs largement arrondis en lobes très faiblement saillants ,
côtés peu relevés sauf en arrière, régulièrement et assez fortement arrondis dans les deux
premiers tiers, ensuite presque rectilignes jusqu’aux angles postérieurs qui sont quelque
peu obtus, bien marqués, arrondis au sommet ; base droite et beaucoup plus large <pie le
bord antérieur; gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa longueur,
D . 1 • 1 • H nrnfnnnPS ni mihairOIHllRS.
modérément profond, les transversaux fortement marqués. Elytres bien allonge
1,80 fois plus longs que larges ensemble, subovoïdes et nettement élargis en arriéré, assez
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez étroite ; apex
prolongé en une dent spiniforme large mais assez courte, plus large a la base que longue,
égalant à peine la mi-longueur du 1" article des tarses postérieurs, un peu emoussee au
sommet l’angle apical externe bien marqué et saillant bien que non dente, la troncature
apicale profondément sinuée, l’angle suturai variable, quelque peu marque ou arrondi ,
interv alles très faiblement bombés, plus fortement en arnere, les 3 pores dorsaux du S
modérément marqués ; stries assez profondes, imponctuées, la 7 plus taible, très
nettement perturbée en arrière par une dépression transversale assez forte, bnevemen
interrompue, puis redevenant profonde et continuant jusque sur la dent apicale ; stnole
scutellaire longue ; microsculpture régulière, en mailles presque isodiametrales ; sene
ombiliquée de 15 pores assez moyens.
Pattes moyennes. Tarses fins et allongés, le 4' article des postérieurs legerement
lobé. Métépisternes assez courts, à peine un peu plus de 2 fois plus longs que larges au
bord antérieur.
Edéage d fig. 114 g; gonapophyse O fig. 116 e.
Source : MNHN, Paris
394
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la région du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsaborv en dessous de
FAndohanisanibirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 5 ex.). — Id., camp II, piste de
Mangindrano au Maromokotra, au Nord du piton coté 2 362 m, 2 310 m (P. Soga, XI.
1966, 1 ex.). — Est de Mangindrano, réserve spéciale de l’Ambohimirahavavy,
Andohanimaevarano, 1 950 m (P. Soga, IX. 1971, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
112. Neocolpodes basilewskyi Jeannel (fig. 117)
Neocolpodes (s. sir.) Basilewskyi Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 589.
Neocolpodes ( Opisthopicsis ) Basilewskyi, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 317, 319.
Neocolpodes (Opistliopiesis) basilewskyi, BASILEWSKY, 1 970, Mém. O.B.S.T.O.M., 37, pp. 79, 85, fig. 14.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala (ex coll. Le Moult) (loc. fais.)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Bran de poix, le pronotum légèrement
éclairci sur les côtés, les élytres bronzés, avec un fort reflet vert métallique brillant,
dessous bran à brun ferrugineux, les épipleures métathoraciques plus clairs ; fémurs bran
foncé, les tibias et les tarses plus clairs ; antennes d’un bran foncé.
Tête allongée, les yeux gros mais peu saillants,
un peu plus longs que les tempes qui sont obliques
et légèrement gonflées ; bord antérieur du labre
légèrement sinué ; sillons frontaux assez larges et
modérément profonds en avant, plus ou moins
effacés en arrière. Dent labiale large, pas très
longue, bien atténuée vers le sommet qui est
arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum
de 4 articles. Pronotum très transverse, 1,25 à
1,32 fois plus large que long, nettement plus
rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale
un peu en arrière du milieu, disque convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs largement arron¬
dis en lobes faiblement mais distinctement saillants ;
côtés relevés en arrière, fortement arrondis dans la
moitié antérieure, ensuite presque rectilignes jus¬
qu’aux angles postérieurs qui sont bien marqués,
faiblement obtus, arrondis au sommet ; base droite,
bien plus large que le bord antérieur ; gouttière
marginale très large et très explanée sur toute sa
longueur, encore plus fortement en arrière ; dépres¬
sions basilaires profondes mais assez petites,
subarrondies, limitées intérieurement par un léger
trait linéaire ; sillon longitudinal médian fin et peu
profond, les transversaux bien marqués, surtout le postérieur. Elytres très allongés, 1,85
à 1,95 fois plus longs que larges ensemble, bien ovoïdes et nettement élargis en arrière.
Fig. 117. — Neocolpodes basi¬
lewskyi Jeannel (dessin de Mme
Berger).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
395
bien convexes ; épaule arrondie et très bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex
prolongé en une très forte et longue dent spiniforme, assez large à la base mais devenant
rapidement cylindrique, très acérée au sommet, bien plus longue que le 1er article des
tarses postérieurs, l’angle apical externe très fortement marqué, prolongé en une dent
assez aiguë, la troncature apicale profondément échancrée, l’angle suturai fortement
marqué ; intervalles très faiblement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e moyennement
marqués ; stries assez profondes, toutes semblables sauf la T qui est plus faible, finement
ponctuée, fortement perturbée et même interrompue en arrière par une forte dépression
transversale et un bombement du 8e intervalle, continuée ensuite jusqu'au début de la
dent apicale ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture régulière mais assez fine, en
mailles presque isodiamétrales ; série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4r article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes un peu plus de 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 114 h; gonapophyse $ fig. 116 g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR SaMBIRANO : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 m
(R. Paulian, X. 1949, 5 ex.). — ld., forêt de Bambous à la limite de la forêt à Mousses,
1 800 m (R. Paulian, X. 1949, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — C’esl par suite d’une fausse indication de provenance du premier
exemplaire connu et acquis chez Le M< R I T que l’espèce a été décrite comme v enant de la
forêt Tanala ; celte indication a été corrigée par J i:\NAF.I. en 1951 (p. 287).
113. Neocolpodes cyaneus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy, réserve naturelle intégrale XII,
1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 9 mm. Ailé. Noir, le pronotum largement éclairci sur les
côtés, les élytres d'un bleu métallique foncé, parfois un peu violacé ; dessous noir très
brillant et iégèrement métallique, les épipleures prothoraciques bruns, les elytraux
bleuâtres ; pattes brunes, les tibias un peu plus clairs que les fémurs ; antennes brunes, le
1er article plus foncé.
Tête allongée, les yeux assez gros mais peu saillants, plus longs que les tempes qui
sont assez longues et obliques, non gonflées ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons
frontaux profonds, un peu moins en arrière. Dent labiale assez grande, atténuée vers le
sommet qui est arrondi. Pronotum particulièrement transverse, 1,34 à 1,36 fois plus large
mie long, bien plus rétréci vers l’avant que vers l’arrière, à largeur maximale fortement
déportée en arrière, le disque convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes
largement arrondis, non ou à peine distinctement saillants ; côtés bien relevés en arriéré,
régulièrement et assez fortement arrondis sur presque toute leur longueur, rectilignes un
peu en avant des angles postérieurs tpii sont bien marqués mais largement obtus et
arrondis au sommet ; base droite, très large, une fois et demie plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa longueur, encore
plus après le milieu ; dépressions basilaires très profondes et linéaires ; sillon longitudinal
Source : MNHN, Paris
396
P. Basilewsky
médian fin et assez profond, les transversaux très fortement marqués. Elytres très
allongés, 1,86 à 1,92 fois plus longs que larges ensemble, subovoïdes et nettement élargis
en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex prolongé en une forte dent spiniforme, assez large à la base et devenant
cylindrique vers le milieu, très acérée au sommet aussi longue que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe très marqué mais non ou faiblement denté, la
troncature apicale très profondément échancrée, l’angle suturai moyennement marqué ;
intervalles plans, les 3 pores dorsaux du 3e profondément enfoncés ; stries 1 et 2
profondes, 3 et 4 plus faibles, 5 et 6 vestigiales, la 7e effacée sur presque toute sa
longueur, bien perturbée en arrière par une profonde dépression transversale après
laquelle elle continue jusqu’à la base de la dent apicale ; en outre le 8* intervalle est
fortement bombé et défoulé en arrière ce qui provoque généralement une dépression
longitudinale sur la partie postérieure des intervalles 5 à 7 ; striole scutellaire assez
longue : microsculpture très irrégulière, en strioles étirées en travers et entremêlées de
mailles très transversales non ou à peine fermées ; série ombiliquée de 16 petits pores.
Pattes assez longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs légèrement
lobé. Métépistemes 2,7 5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage cf fig. 118e; gonapophyse Ç fig. 116 j.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
Madagascar Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972,
31 ex.). — ld., Andasy II, distr. Sambava, 1 300 m (E. Raharizonina, XII. 1958, 2 ex).
— Id., R.N.I. XII, distr. Sambava, col central, 1 700 m (P. Soga, 1. 1960, 53 ex.). — ld.,
rés. nat. int. XII, Anjanaharibe N., 1 750 m (P. Soga, II. 1961, 1 ex.). — Marojejy-
Ouest, R.N.I. XII, distr. Sambava, 1 600 m (P. Soga, XI. 1959, 8 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
9. groupe DIEGANUS
Pronotum à gouttière marginale large et plus ou moins fortement explanée sur toute
sa longueur, surtout en arrière. Apex des élytres prolongé en une forte dent spiniforme ou
en une épine cylindrique. Strie 7 des élytres non perturbée par une dépression
transversale mais régulièrement continuée jusqu’à la dent apicale et souvent plus
profonde en arrière, souvent aussi plus ou moins défoulée en dehors par un bombement
ou un élargissement du 81' intervalle, parfois aussi avec une dépression longitudinale à
l’extrémité de la 6e strie.
Toutes les espèces connues de ce groupe sont ailées, le plus souvent à coloration
élytrale métallique.
114. Neocolpodes eucharis (Alluaud)
Colpodes eucharis Alluaud, 1935 , Afra, 10, p. 19.
Neocolpodes (Ainaurocolpodes) eucharis, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 552, 596,
fig. 273.
Neocolpodes ( Anuiurocolpodes ) eucharis, JEANNEL, 1951, Menu Inst Sri. Madag., A, 6, pp. 310, 311.
Neocolpodes (Amaurocolpodes) eucharis, BASILEWSKY, 1970, Menu O.R.S.T.O.M., 37, p. 74.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Périnet(G. Olsoufieff, III. 1935) (Muséum,
Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
397
Description. — Long. 10,5 à 1 2 mm. Ailé. Noir, le pronotum bordé de ferrugineux
sur les côtés, les élytres très ternes, sans aucun reflet métallique, souvent étroitement
bordés de ferrugineux ; dessous brun, les épipleures prothoraciques clairs ; pattes d’un
brun assez sombre ; antennes brunes, le 1er article plus foncé.
Tête modérément allongée, les yeux gros mais peu saillants, un peu plus longs que
les tempes qui sont longues et légèrement gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges mais peu profonds. Dent labiale large, atténuée vers le sommet qui est
Fig. 118. — Edéages. a, Neocolpodes viettei Jeannel ; b, N. eucharis Alluaud ; c, N.
coptoderus Dejean ; d, N. ruficollis Jeannel ; e, N. cyaneus n.sp. ; f, N. radama Alluaud ; g, N.
fischeri Chaudoir ; h, N. persimilis n.sp. ; i, N. straneoi n.sp. ; j, N. nitens Jeannel ; k, A.
beryllinus n.sp.
Source : MNHN, Paris
398
P. Basilewsky
arrondi, rebordée à la base. Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 4
articles. Pronotum transverse, 1,22 à 1,26 fois plus large que long, à peine plus rétréci en
avant qu’en arrière, à largeur maximale près du milieu, modérément convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et saillants ; côtés non relevés,
régulièrement et nettement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite subrectilignes ;
angles postérieurs bien marqués, obtus, émoussés au sommet ; base droite, les côtés non
relevés en oblique, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large
sur toute sa longueur, encore élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires assez
profondes, petites et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et très peu profond, les
transversaux peu marqués. Elytres très allongés, 1,90 à 1,95 fois plus longs que larges
ensemble, peu ovoïdes et plutôt subparallèles, très faiblement élargis en amère ; épaule
arrondie et modérément marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une très
forte dent spinifonne, peu élargie à la base, continuant en épine cylindrique très pointue
au sommet, aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe
effacé, la troncature apicale à peine sinuée, l’angle suturai bien marqué ; intervalles tout à
fait plans, les 3 pores dorsaux du 3e très faiblement marqués ; seule la lere strie profonde
et entière, effacée à la base, les autres vestigiales ou complètement effacées, la 7e
seulement présente à l’extrémité et non perturbée ; striole scutellaire longue et
profonde ; microsculpture en petites mailles rigoureusement isodiamétrales, fortes et
serrées, limitant de petits tubercules à peine saillants et rendant toute la surface mate ;
série ombiliquée de 16 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses longs mais assez épais, le 4e article des postérieurs à peine
lobé. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage c f fig. 118 b ; gonapophyse g fig. 120 a.
Distribution dans Pile. — Madagascar Est : Antsianaka (Perrot frères, 2e
semestre 1893, 1 ex.). — Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 1 ex.).
Madagascar Cf.ntrf. : La Mandraka (J. Vadon, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Un individu étiqueté «Mt Tsaratanana, forêt à mousses, 1 500 m,
R. Paulian, X. 1949» a été mentionné par JEANNEL et par moi-même et ne diffère en rien
des 3 autres exemplaires. Je suis persuadé qu’il s’agit d’une erreur d’étiquetage.
115. Neocolpodes straneoi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana (versant Sud),
Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga, XII. 1966) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 mm. Ailé. Brun très foncé, le pronotum faiblement
éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert métallique brillant avec des reflets cuivreux
pourprés sur les côtés, le rebord basal très foncé, presque noir ; dessous bran, éclairci sur
l’abdomen et sur les épipleures prothoraciques, les élytraux métalliques ; pattes et
antennes brunes.
Tête courte et large, les yeux très gros et bien saillants, les tempes très courtes et
fortement obliques ; bord antérieur du labre légèrement sinué ; sillons frontaux profonds,
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
399
faiblement élargis en avant. Dent labiale large, peu atténuée vers F avant, bien arrondie au
sommet, rebordée à la base. Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles.
Pronotum transverse, 1,24 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière,
à largeur maximale au milieu, bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
largement arrondis mais non saillants ; côtés non relevés, assez régulièrement arrondis
dans les deux premiers tiers, ensuite subrectilignes; angles postérieurs très bien
marqués, presque droits et à peine obtus, émoussés au sommet ; base très légèrement
convexe, à peine relevée sur les côtés, de très peu plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale profonde mais assez étroite en avant, s’élargissant et s’explanant
quelque peu en arrière ; dépressions basilaires assez petites, suballongées, avec un léger
trait longitudinal dans le fond; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux fortement marqués. Elytres courts et trapus, assez larges, 1,70 à 1,74 fois
plus longs que larges ensemble, bien ovoïdes et un peu élargis en arrière, très convexes ;
épaule arrondie et assez bien marquée ; gouttière latérale assez large ; apex prolongé en
une dent spiniforme très acérée au sommet, un peu plus courte que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe marqué mais arrondi, la troncature apicale sinuée,
l’angle suturai marqué; intervalles convexes, les 3 pores dorsaux du 3e presque
indistincts ; stries non ponctuées, bien profondes, la 7e non perturbée en arrière,
régulièrement continuée jusqu’à la base de la dent apicale, très légèrement défoulée en
dehors par un bombement du 8e intervalle ; striole scutellaire longue et profonde ;
microsculpture en mailles transversales assez irrégulières mais formant un réseau fermé ;
série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes assez courtes. Tarses longs et fins, le 4e article des postérieurs légèrement
lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 118 i; gonapophyse <j) fig. 120 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR SambiRANO : Massif du Tsaratanana (versant Sud). Vndohanambatoafo,
2 030 m (P. Sogu, XII. 1966, 1 d, 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie cette espèce à mon très cher collègue et ami, le Prof. Dr.
S. L. Straneo, de Milan, l’éminent spécialiste des Carabidae.
116. Neocolpodes porphyreticus (Alluaud) (fig. 119)
Colpodes porphyreticus Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 17.
Neocolpodes (s. sir.) porphyreticus, JKANNEL. 1948, Faune de l’Empire franc-, 10, pp. 550, 585, fig. 204. 20->.
Neocolpodes (s. str.) porphyreticus, JEANNEL, Mém. Inst. Sri Madag., A, 6, pp. 324, 329.
Type. — Ilolotype, Madagascar Est, environs de Périnet(G. Olsoufieff, 111. 1935)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 12,5 à 13,5 mm. Ailé. Brun rouge clair, le pronotum
éclairci sur les côtés, les élytres pourpres à reflets bronzés, le rebord basal roux ; dessous
brun ferrugineux rougeâtre ; pattes et antennes d’un ferrugineux clair.
BIFiL.D'
(MU-SEUr
iPARIS
Source : MNHN, Paris
400
P. Basilewsky
Tête large et peu allongée, les yeux très
gros et très saillants, les tempes courtes et très
obliques ; bord antérieur du labre nettement
sinué ; sillons frontaux larges et assez profonds
en avant, plus ou moins effacés en arrière. Dent
labiale courte et bien large, arrondie au sommet.
Antennes très longues, dépassant la base du
pronotum de 6 articles, atteignant la mi-longueur
des élytres. Pronotum large et assez transversal,
1,15 à 1,19 fois plus large que long, pas plus
rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maxi¬
male au milieu, modérément convexe, assez
nettement ponctué dans la gouttière, la région
postéro-latérale et devant la base, cette ponc¬
tuation étant assez variable individuellement ;
bord antérieur droit; angles antérieurs en
larges lobes arrondis et nettement saillants ;
côtés bien relevés sur toute leur longueur,
régulièrement arrondis dans les deux premiers
tiers, ensuite rectilignes et même légèrement
sinués devant les angles postérieurs qui sont
bien marqués mais obtus et largement arrondis ;
base subdroite, à côtés nettement relevés en
oblique, un peu plus large que le bord antérieur ;
gouttière marginale très large et bien explanée sur toute sa longueur, encore plus en
arrière ; dépressions basilaires profondes, avec un trait linéaire dans le fond ; sillon
longitudinal médian fin mais assez profond, les transversaux fortement marqués. Elytres
très allongés, 2,00 à 2,03 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes et légèrement
élargis en arrière, bien convexes ; épaide arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
assez large ; apex prolongé en une forte dent spiniforme, bien large à la base, acuminée au
sommet, nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical
externe arrondi mais légèrement marqué, la troncature apicale profondément échancrée,
l’angle suturai assez bien marqué ; intervalles assez convexes, les 3 pores dorsaux du 3e
très peu marqués , stries non ponctuées, bien profondes, la 7e non perturbée et
régulièrement continuée jusque sur la dent apicale, nettement défoulée en dehors par un
bombement des intervalles 7 et 8 ; striole seutellaire longue ; microsculpture assez fine,
formée de mailles bien transversales et toujours fermées ; série ombiliquée de 18 pores
assez moyens.
Pattes longues. Taises longs et fins, le 4e article des postérieurs nettement lobé.
Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 122 a; gonapophyse <j> fig. 120 c.
Fig. 119. — Neocolpodes porphyre-
ticus Alluaud (dessin de Mme BER¬
GER).
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Rés. nat. int III, vallée d’ivelona,
Andranomalaza (P. Soga, X. 1957, 1 ex.). — Environs de Périnet (G. Olsouffief, III.
1935, 4 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon, 1 ex.). — La Mandraka, Manjakan-
driana, 1 250 m (E.R., X. 1956, 1 ex.). — Andranotobaka, dislr. Ambatolampy, 1 400 m
(P. Griveaud , IV. 1957, 1 ex.). -
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
401
117. Neocolpodes ruficollis Jeannel
Neocolpodes (s. str.) ruficollis Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 550; 586.
Neocolpodes (s. sir.) ruficollis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 324, 329.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala (ex coll. Le Moult) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 13,5 à 15 mm. Ailé. Brun rouge très clair, surtout sur le
pronotum, les élytres d’un vert métallique avec des reflets cuivreux ou pourprés assez
nets, très étroitement bordés de ferrugineux, à rebord basal roux ; dessous brun
ferrugineux rougeâtre clair ; pattes et antennes d’un ferrugineux clair.
Espèce proche de N. porphyreticus Alluaud. Elle en diffère, outre la coloration, par
le pronotum plus étroit et non ou à peine transverse, 1,02 à 1,10 fois plus large que long,
imponctué, à côtés non sinués devant les angles postérieurs, par les élytres encore plus
allongés, 2,05 à 2,13 fois plus longs que larges ensemble, à angle apical externe très peu
marqué et presque effacé, à troncature apicale bien moins nettement sinuée, à dent
spiniforme apicale plus longue et plus acérée au sommet où elle est presque en épine
cylindrique, plus courte que le 1er article des tarses postérieurs.
Edéage d fig. 118 d; gonapophyse Ç fig. 120 d.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Forêt tanala (ex coll. Le Moult,
1 ex.). — Forêt Tanala, Amporombe (Ch. Alluaud, III. 1901, 1 ex.).
Madagascar Centre : Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m,
forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XL 1970, 6 ex.). Id.,
Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne (Id., I. 1971, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — L’exemplaire que j’avais mentionné sous ce nom mais sous
réserve (1970 : 94), appartient en réalité à une espèce inédite, N. cmfisns n. sp.
118. Neocolpodes radama (Alluaud)
Colpodes Radamu Alluaud, 1&91, Ann. Soc. enU France, 66, p. 179.
Colpodes Radama, ALLUAUD, 1900, in A. CRANDIDIER, Hist. phys. nat. polit. Madag., XXI, Hist. nat.
ColéopL, tome 1, texte, 1*™ partie, p. 19.
Neocolpodes (s. str.) Radama, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 550, 582.
Neocolpodes (s. str.) Radama, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 324, 328.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 1 1 mm. Ailé. Bntn de poix, le pronotum éclairci sur
les côtés, les élytres d’un vert métallique sombre, ou bleuté, ou encore légèrement
violacés, non rebordés de clair, à rebord basal brun très foncé ; dessous brun foncé, les
épipleures prothoraciques clairs, les élytraux un peu métalliques ; pattes brunes, les
tibias un peu plus clairs que les fémurs; antennes ferrugineuses, le Ier article plus
sombre.
Tête allongée, les yeux gros et assez proéminents, les tempes courtes et obliques ;
bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux profonds, élargis en avant. Dent labiale
atténuée en avant et arrondie au sommet. Antennes dépassant la base du pronotum de 4
Source : MNHN, Paris
402
P. Basilewsky
articles. Pronotum assez nettement transverse, 1,18 à 1,20 fois plus large que long, un
peu plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, assez convexe,
imponctué ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et non saillants ; côtés
légèrement relevés, bien arrondis dans la partie antérieure, ensuite subrectilignes et
même très faiblement sinués devant les angles postérieurs qui sont marqués mais bien
obtus et largement arrondis ; base subdroite, les côtés relevés en oblique, à peine plus
large que le bord antérieur; gouttière marginale très large sur toute sa longueur,
fortement élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires profondes et un peu
allongées ; sillon longitudinal médian fin et assez profond, les transversaux fortement
marqués. Elytres très allongés, 1,96 à 2,04 fois plus longs que larges ensemble,
subovoïdes et nettement élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale très moyenne ; apex prolongé en une forte dent spiniforme,
large à la base, très acuminée au sommet ; dépassant un peu la mi-longueur du 1er article
des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, la troncature apicale peu sinuée,
l’angle suturai marqué mais émoussé ; intervalles tout à fait plans, les 3 pores dorsaux du
3e assez marqués ; stries non ponctuées, peu profondes, la 7e non perturbée en arrière et
régulièrement continuée jusqu’à la base de la dent apicale, quelque peu défoulée en
dehors par un bombement des intervalles 7 et 8, avec une légère dépression longitudinale
sur le 6e intervalle ; striole scutellaire longue et profonde ; microsculpture en mailles
transversales fines et assez irrégulières ; série ombiliquée de 18 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 1 18 f ; gonapophyse Ç fig. 120 e.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à certains biotopes du Domaine du
Centre.
MADAGASCAR Centre : Andrangoloaka ( Sikora 1 Ç )■ — Vallée de la Mandraka
(G. Ohoufieff, 1 d ). — Route de Tamatave, entre Ambatolaona et la Mandraka (A. R.,
XI. 1954, 1 Cf).
Répartition géographique. — Madagascar.
119. Neocolpodes andasyanus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, Andasy II, distr. Sambava,
1 300 m (E. Raharizonina , XII. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 13,5 à 14 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir,
le pronotum éclairci sur les côtés, les élytres d’un beau bleu violet métallique, non
rebordés de clair, à rebord basal noirâtre ; dessous brun foncé, fortement métallique à
reflets bleuâtres ; pattes d’un bmn sombre, les tibias un peu plus clairs que les fémurs ;
antennes brunes, le 1er article plus foncé.
Tête assez allongée, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les
tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds,
élargis en avant. Dent labiale large et assez courte, arrondie au sommet, déprimée
longitudinalement. Antennes longues, dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 5
articles. Pronotum assez nettement transverse, 1,15 à 1,16 fois plus large que long, pas
plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, le disque convexe et très
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
403
faiblement ridule transversalement ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement
arrondis mais non saillants ; côtés nettement relevés, régulièrement arrondis dans les
deux premiers tiers, ensuite subrectilignes mais non sinués ; angles postérieurs bien
obtus et largement arrondis ; base droite, nettement et brièvement relevée en oblique sur
les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large sur toute sa
longueur, encore élargie et explanée en arrière; dépressions basilaires profondes,
petites, subarrondies ; sillon longitudinal médian fin, peu profond et long, les transversaux
fortement marqués. Elytres bien allongés, 1,83 à 1,89 fois plus longs que larges
ensemble, peu ovoïdes et bien élargis en arrière, peu convexes ; épaule arrondie et assez
bien marquée ; gouttière latérale moyenne ; apex prolongé en une forte dent spiniforme,
très large à la base, modérément acuminée au sommet, plus courte que la mi-longueur du
1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe arrondi mais assez bien marqué, la
troncature apicale sinuée, l’angle suturai presque effacé ; intervalles tout à fait plans, les 3
pores dorsaux du 3e faiblement marqués ; stries non ponctuées, peu profondes, la T non
perturbée et régulièrement continuée jusqu’au sommet, un peu défoulée en dehors par un
bombement des intervalles 7 et 8 et avec une dépression longitudinale sur les intervalles
5, 6 et 7 ; striole scutellaire longue ; microsculpture en mailles transversales régulières ;
série ombiliquée de 18 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses longs et fins, le 4e article des postérieurs légèrement lobe.
Métépistemes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse <j> fig. 120 g.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, Andasy II, distr. Sambava, 1 300 m (E. Raharizonina,
XII. 1958, 2 ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
120. Neocolpodes casalei n. sp.
Type. _ Holotype, Madagascar Est massif du Marojejy, Ambodifiakarana, distr.
Sambava, 1 600 m (E. Raharizonina, XII. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 14 à 14,5 mm. Ailé. Bran de poix foncé, le pronotum
largement éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique foncé, non rebordés de
clair, le rebord basal noirâtre ; dessous bran, éclairci sur les épipleures prothoraciques,
les élytraux métalliques ; pattes et antennes brunes, le 1er article de ces dernières foncé.
Tête allongée, les yeux gros et très saillants, bien plus longs <pie les tempes tpn sont
courtes et obliques ; bord antérieur du labre largement sinué ; sillons frontaux profonds,
surtout en avant. Dent labiale courte et large, arrondie au sommet. Antennes très longues,
dépassant la base du pronotum de presque 6 articles. Pronotum étroit et non transverse,
1,07 à 1,08 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant, à largeur maximale au
milieu, convexe et imponctué, le disque légèrement ridulé transversalement ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis et légèrement saillants ,
côtés bien relevés, modérément arqués en avant, bien arrondis au milieu, subrectilignes
mais non sinués en arrière ; angles postérieurs bien obtus et assez largement arrondis ;
base droite, très brièvement mais nettement relevée en oblique sur les côtés, pas plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa
Source : MNHN, Paris
404
P. Basilewsky
longueur, à peine élargie en arrière ; dépressions basilaires profondes et allongées ; sillon
longitudinal médian moyennement profond, les transversaux fortement marqués. Elytres
très allongés, 2,1 1 à 2,12 fois plus longs que larges ensemble, non ovoïdes, à peine élargis
en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex prolongé en une forte dent spiniforme, très large à la base, bien acuminée au
sommet où elle est particulièrement pointue, aussi longue que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe arrondi mais bien marqué, la troncature apicale assez
nettement échancrée, l’angle suturai bien marqué ; intervalles un peu bombés, les 3 pores
dorsaux du 3e modérément marqués ; stries profondes, à peine distinctement ponctuées,
la 7e non perturbée en arrière mais régulièrement continuée jusque sur la dent apicale,
quelque peu défoulée en dehors par un bombement des intervalles 7 et 8, avec une
Fig. 120. — Gimapophyses. a, Neocolpodes eucharis Alluaud ; b, N. straneoi n.sp. ; c, N.
porphyreticus Alluaud ; d, N. ruficollis Jeannel ; e, N. radama Alluaud ; f, N. persimilis n.sp. ; g,
N. andasyanus n.sp. ; h, N. dieganus Alluaud ; i, N. seyrigi Alluaud ; j, N. wintreberti n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
405
dépression longitudinale sur la 6e strie ; striole scutellaire longue ; microsculpture en
mailles transversales régulières ; série ombiliquée de 20 pores bien marqués.
Pattes très longues. Tarses très longs et très étroits, le 4e article des postérieurs lobé.
Métépistemes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 122 d ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, Ambodifiakarana, distr. Sambava, 1 600 m (E.
Raharizonina, XII. 1958, 2 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie cette espèce à mon excellent collègue et ami le Dr
A. CASALE, de Turin, dont la contribution à l’étude des Carabidae est particulièrement
importante.
121. Neocolpodes beryllinus n. sp.
•j-ype> — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, matsabory, distr. Sambava,
2 030 m (P. Griveaud, XII. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 12,5 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum éclairci sur les
côtés, les élytres d’un cuivreux pourpré, à rebord basal brun de poix très foncé, non
rebordés latéralement ; dessous brun, les épïpleures prothoraciques d’un ferrugineux
clair, les élytraux métalliques ; pattes et antennes d'un bmn assez clair, le 1er article de
ces dernières plus foncé. .
Espèce proche de N. casalei n. sp. mais en diffère par la taille, la couleur, le
pronotum à côtés un peu moins relevés en arrière, tout aussi étroit (1,07 fois plus large
que long), les élytres plus allongés (2,14 fois plus longs (pie larges ensemble), à angle
apical externe effacé, à troncature apicale à peine sinuée. Les antennes sont plus courtes,
ne dépassant la base du pronotum que de 5 articles.
Edéage d fig. 118 k ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, matsabory, distr. Sambava, 2 030 m (P. Griveaud ,
XII. 1958, 1 d).
Répartition géographique. — Madagascar.
122. Neocolpodes wintreberti n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de PAndohanisambirano, 1 900 m (D. Wintreberti XI. 1966) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum légèrement éclairci sur
les côtés, les élytres sombres, avec un faible reflet bronzé ; dessous brun de poix, plus
clair sur le prothorax dont les épipleures sont ferrugineux ; pattes et antennes d un brun
foncé, les tibias un peu plus clairs que les fémurs.
Source : MNHN, Paris
406
P. Basilewsky
Tête moyennement allongée, les yeux gros mais modérément saillants, bien plus
longs que les tempes qui sont assez courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux larges et peu profonds, presque effacés en arrière. Dent labiale moyenne,
bien large à la base, atténuée vers l’avant, le sommet arrondi. Pronotum modérément
transverse, 1,17 fois plus large que long, pas plus rétréci vers l’avant, à largeur maximale
au milieu, convexe et imponctué ; bord antérieur droit ; angles antérieurs bien arrondis
mais nullement saillants ; côtés assez relevés, régulièrement arrondis sur toute leur
longueur ; angles postérieurs obtus et largement arrondis, faiblement marqués ; base
subdroite, les côtés faiblement et brièvement relevés en oblique, pas plus large que le
bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur, encore plus
fortement en arrière ; dépressions basilaires profondes et allongées ; sillon longitudinal
médian fin et peu profond, les transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,84 fois plus
longs que larges ensemble, non ovoïdes et faiblement élargis en arrière, peu convexes ;
épaule arrondie et assez bien marquée ; gouttière latérale moyenne ; apex prolongé en
une large dent, bien plus courte que le 1er article des tarses postérieurs et très émoussée
au sommet, l’angle apical externe effacé, la troncature apicale sinuée, l’angle suturai à
peine marqué ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du 3e très peu marqués ; stries
peu profondes, finement ponctuées, la T non perturbée en arrière et régulièrement
continuée jusqu’au sommet ; striole scutellaire longue ; microsculpture très régulière,
bien serrée, en petites mailles rigoureusement isodiamétrales ; série ombiliquée de 16
pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse (j> fig. 120 j.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Tsaratanana.
M ADAGASCAR SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de l’ Ando-
hanisambirano, 1 900 in (D. Wintrebert, XI. 1966, 1 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
123. Neocolpodes seyrigi (Alluaud)
Colpodes Seyrigi Alluaud, 1935 , Afin, 10, p. 17.
Neocolpodes (s. str.) Seyrigi, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 549, 581.
Neocolpodes (s. str.) Seyrigi , JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 324, 328.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, massif du Kalambatitra, à l’Est de
Betroky, 1 600 m (A. Seyrig, I. 1933) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11,5 à 12 mm. Ailé. Brun de poix plus ou moins foncé, le
pronotum largement bordé de ferrugineux sur les côtés, les élytres d’un pourpre intense,
non ou à peine distinctement bordés de brun, le rebord basal foncé ; dessous brun rouge,
fortement éclairci sur l’abdomen et les épipleures prothoraciques, les élytraux légèrement
métalliques ; pattes d'un brun sombre ; antennes d’un brun clair, le 1er article plus foncé.
Tête assez allongée, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les
tempes cpii sont courtes et très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et profonds. Dent labiale grande, large à la base et peu atténuée au sommet qui est
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
407
arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 4,5 articles. Pronotum assez
transverse, 1,18 à 1,2 1 fois plus large cpie long, un peu plus rétréci en avant qu’en arrière,
à largeur maximale près du milieu, le disque convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis et bien saillants; côtés nettement relevés, bien
arrondis dans la moitié antérieure, ensuite rectilignes et même très légèrement sinués
devant les angles postérieurs qui sont bien marqués, subdroits ; base droite, brièvement
relevée en oblique sur les côtés ; gouttière marginale très large et bien explanée sur toute
sa longueur, plus fortement en arrière ; dépressions basilaires très profondes et un peu
allongées ; sillon longitudinal médian très fin et modérément profond, les transversaux
bien marqués. Elytres très allongés, 1,91 à 1,96 fois plus longs que larges ensemble, non
ovoïdes et à peine élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale large ; apex prolongé en une dent spiniforme très large à la base et bien
acérée au sommet mais de longueur moyenne, atteignant la mi-longueur du 1 " article des
tarses postérieurs, l’angle apical externe arrondi mais bien marqué, la troncature apicale
nettement échancrée, l’angle suturai bien arrondi et peu marqué ; intervalles bien
convexes, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries profondes et finement
ponctuées, la 7e régulièrement prolongée et non perturbée, profonde jusque sur la dent
apicale, légèrement défoulée par un bombement du 8e intervalle ; striole scutellaire
longue ; microsculpture assez irrégulière, en mailles légèrement transversales ; séné
ombiliquée de 17 pores assez moyens.
Pattes longues. Tarses allongés et fins, le 4' article des postérieurs quelque peu lobe.
Métépistemes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 120 i.
Distribution dans l’île. — Sud du Domaine du Centre.
Madagascar Centre : Massif du Kalambatitra, à l’Est de Betroky, 1 600 m
(A. Seyrig, I. 1933, 2 ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
124. Neocolpodes persimilis n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord, moyenne
Ranomandry, 1 050 m, forêt dense humide de moyenne altitude (Mission CNRS, RCP
n° 225, XL 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11 à 12 mm. Ailé. Brun rouge assez clair, le pronotum
encore éclairci sur les côtés, les élytres d’un pourpre peu intense, distinctement bordés
de roux ferrugineux, à rebord basal roux ; dessous brun rouge, 1 abdomen a peine éclairci,
les épipleures élytraux métalliques ; pattes et antennes d’un bran rouge clair.
Espèce proche deiV. seyrigi Alluaud, dont elle n’est peut-être qu une sous-espèce
Elle en différé par le pronotum un peu plus largement arrondi sur les cotes, 1,17 a 1,21)
fois plus large que long, à dépressions basilaires plus profondes et plus allongées, par les
élytres moins convexes, 1,93 à 1,97 fois plus longs que larges ensemble, à angle apical
externe effacé et non marqué, à troncature apicale à peine sinuée, par la .dent: spiniforme
particulièrement courte, n'atteignant qu’à peine le quart de la longueur du 1er article des
tarses postérieurs et par la coloration des pattes.
Edéage 6 fig. 118 h; gonapophyse Ç fig. 120 f.
Source : MNHN, Paris
408
P. Basilewsky
— me. - r
, jzssæiSz £=sr <«- «cp - 223- x'
1971, 1 <5 et 2 Ç )■
Répartition géographique. - Madagascar.
125. Neocolpodes dieganus (Alluaud)
Colpodes dieganus * *<£££ nat polit Madag., XXI, Hist nat
^■ypg. — Holotype,MadagascarNonl,DiégO"SeaTez(Ct^lIiiouÆ 1^^) (^eseura.
PSriS)' , ,1 » 13 mm Ailé. Brun de pok foncé, le pronotnm
» 1 ,>a,t“ d m
bran foncé; antennes brunes a 1 .““JCte les tempes très courtes et très obliques ;
Tête large, les yeux très gros et tressai ' ^ élargis en avant. Dent
bord antérieur du labre droit; sillon P Anlennes dépassant la base du
labiale assez grande et large, J"™*® “ ^ez averse, i,l6 à 1,21 fois plus . large que
pronotum de plus de 4 articles. Pï®" l r maximale située près du milieu ou un
long, nettement plus rétréci vers 1 avança l^g droil ; angles anterieurs en
peu en avant, le disque modérément convexe b largement arrondis en avant,
larges lobes arrondis et très peu saillants^, ■ ostérieurs qui sont bien marques
ensuite rectilignes et non sûmes d*va* IZJnJe, nettement plus large que le bord
subdroits, émousses au sommet base un p ,es côtés ; gouttière marginale
antérieur, légèrement rtbnevement«l^eeen {q en arnere,
très large et très explanee sur toute sa ff> ^ ^ longitudinal dans le fond ,
dépressions basilaires profondes * aUonge^ ^ersaux bien marqués. Elytres très
sillon longitudinal médian peu i profond^ \ ^ nQn ovoïdes, à peine élargis en
allongés, 1.96 à 2,06 fois plu long ^ la S m ée ; gouttière latérale assez large ,
arrière, bien convexes ; ePaule af °" longue mais ne dépassant pas la longueur du
apex prolongé en une dent très acérée au sommet 1 angle apical
1- article des tarses postérieurs, g arrondi, la troncature apicale peu
externe plus ou moins; efface, angle sut x dorsaux du 3' assez marques ,
marquée ; intervalles légèrement bombes P et non perturbee en arriéré
1 8 pores très moyens. modérément fins, le 4e article des postérieurs
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
409
Edéage d (fig. 122 j) très particulier et caractéristique ; renflé dans sa partie
moyenne J’ apex brusquement rétréci, long et étroit, infléchi en tige grêle dont le sommet
forme un crochet saillant du côté droit; gonapophyse Ç fig. 120 h.
Distribution dans l’île. — Espèce localisée dans l’Extrême Nord.
MADAGASCAR Nord : Diégo- Suarez (Ch. AUuaud, 1893, 4 ex.; sans nom de
récolteur, 4 ex.). — Montagne d’ Ambre (A. Sicarcl XI-XII. 1930, 3 ex.; J. V a don et A.
Peyrieras, XII. 1968, 1 ex ). — Ambergebirge (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Les exemplaires étiquetés Diégo-Suarez proviennent vraisem¬
blablement de la Montagne d’ Ambre. Ceux qu’Al.LUAUD a désignés sous ce nom et qui ont
été recueillis dans le pays Antsianaka appartiennent à une autre espèce et ont été décrits
par JEANNEL sous celui d 'acrentomus.
126. Neocolpodes acrentomus Jeannel (fig. 121)
Neocolpodes (s. str.) acrentomus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 550, 586 fig. 263.
Neocolpodes (s. str.) Seyrigi subsp. acrentomus. JEANNEL. 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, p. 32 H.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Antsianaka
(Perrot frères, 2e semestre 1893) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11 mm. Ailé. Brun de
poix foncé, le pronotum largement bordé de ferrugi¬
neux lestacé, les élytres d’un vert métallique cuivreux,
à rebord basal noirâtre ; dessous brun, les épipleures
prothoraciques d’un ferrugineux clair, les élytraux
métalliques ; pattes brunes, les tibias plus clairs que
les fémurs ; antennes brunes.
Espèce voisine de N. seyrigi Jeannel mais bien
distincte spécifiquement surtout par la forme de
l’édéage. Elytres moins allongés, 1,93 fois plus longs
cpie larges ensemble, les stries moins fortement
ponctuées, l’angle apical externe bien mieux marqué,
la troncature apicale plus profondément échancrée.
Pronotum 1,16 fois plus large que long, nettement
ponctué dans la gouttière marginale, dans la région
postéro-latérale et devant la base.
Edéage d (fig. 1 22 e) bien moins renflé dans sa
partie médiane, l’apex graduellement rétréci en lame
peu à peu atténuée et arrondie à l’extrémité, un peu
en spatule, sans aucun crochet latéral ; femelle
inconnue.
Distribution dans l’île. — MadagascarEst :
Pays Antsianaka, forêts des environs du lac Alaotra
(Perrot frères, 2e semestre 1893, 1 d ).
Fig. 121. — Neocolpodes acren¬
tomus Jeannel (dessin de Mme
Berger).
Source : MNHN, Paris
410
P. Basilewsky
Les exemplaires cités sous ce nom par J EANNEL des environs de Périnet appartiennent
à N. oxypterus Jeanne].
Répartition géographique. — Madagascar.
Fig. 122. — Edéages. a, Neocolpodes porphyreticus Alluaud ; b, N. nephriticus n.sp. ; c, N.
nigrocyaneus n.sp. ; d, N. casalei n.sp. ; e, N. acrentomus Jeannel ; f, N. tetroxys Alluaud ; g, N.
oxypterus Jeannel ; h, N. antamponae n.sp. ; i, N. andriana Jeannel ; j, N. dieganus Alluaud ; k, N.
rex n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
411
127. Neocolpodes confusus n. sp.
Neocolpodes (s. str.) ruficollis, BAS1LEWSKY, 1970, Mont. O.R.S.T.O.M., 37, |>. 94 (non JEANNEL 1948).
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 ni (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 12 mm. Ailé. Brun ferrugineux assez clair, les élytres
bruns, fortement teintés de vert bleuâtre métallique dans la moitié antérieure et sur les
côtés qui sont cuivreux, à rebord basal roux, rebordés de ferrugineux sur les côtés ;
dessous brun ferrugineux clair, les épipleures prothoraciques plus clairs, les élytraux plus
foncés ; pattes et antennes d’un brun rouge clair.
Tête large, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs que les tempes qui
sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre subdroit ; sillons frontaux larges et
profonds, quelque peu effacés en arrière. Dent labiale large à la base, légèrement atténuée
en avant, arrondie au sommet Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5
articles. Pronotum légèrement transverse, 1,18 fois plus large que long, à peine plus
rétréci en avant qu’en arrière, à largeur maximale près du milieu, peu convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et assez saillants ; côtés assez
relevés, bien arrondis en avant, ensuite subrectilignes et même à peine distinctement
sinués devant les angles postérieurs qui sont légèrement obtus et bien arrondis bien que
nettement marqués ; base droite, brièvement relevée sur les côtés, à peine plus large que
le bord antérieur ; gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa longueur ;
dépressions basilaires profondes et allongées, avec un trait longitudinal dans le fond ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux fortement marqués.
Elytres très allongés, 2,05 fois plus longs que larges ensemble, non ovoïdes, à peine
élargis en arrière, modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière
latérale large ; apex prolongé en une forte et longue dent spiniforme, dépassant la
longueur du 1er article des tarses postérieurs, large à la base mais se transformant
rapidement en une épine cylindrique très pointue à 1 extrémité, 1 angle apical externe
arrondi et à peine marqué, la troncature apicale fortement sinuée, l’angle suturai arrondi ;
intervalles un peu convexes, les 3 pores dorsaux du 3” légèrement marqués ; stries assez
profondes et finement ponctuées, la T non perturbée en arrière et régulièrement
continuée jusque sur la dent apicale, nettement défoulée en dehors par un bombement du
8e intervalle, avec une dépression longitudinale sur le 6e ; striole scutellaire longue ;
microsculpture en mailles assez transversales et quelque peu irrégulières ; séné
ombiliquée de 17 pores très moyens.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4'' article des postérieurs lobé. Métépisternes
2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 124 i.
Distribution dans Pile. — Espèce propre au Tsaratanana.
MADAGASCAR Sambirano : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de l’Andoham-
sambirano, 2 050 ni (P. Soga, XII. 1964, 1 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — C’est le spécimen que j’ai cité en 1970 par erreur sous le nom de
N. ruficollis Jeannel.
Source : MNHN, Paris
412
P. Basilewsky
128. Neocolpodes rex n. sp. (% 123)
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy, réserve naturelle intégrale XII,
Àrnbatosoratra, sommet, distr. Sambava, 1 700 m (P. Soga, XI. 1960) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 15 à 15,5 mm.
Ailé. Brun très foncé, presque noir, le pronotum
largement bordé de ferrugineux sur les côtés,
les élytres d’un bleu métallique sombre, à
rebord basal très foncé ; dessous brun foncé,
les épipleures prothoraciques ferrugineux, les
élytraux foncés et métalliques ; pattes bicolores,
les fémurs d’un brun très sombre, les tibias d un
testacé clair ainsi que les tarses ; antennes d’un
brun très clair, le 1er article foncé.
Tête large, les yeux très gros et très
saillants, les tempes courtes et bien obliques ;
bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et assez profonds en avant, plus ou moins
effacés en arrière. Dent labiale grande, large à
la base, atténuée vers l’avant où le bord antérieur
est arrondi. Antennes très longues, dépassant la
base du pronotum de 6 articles, atteignant
presque les deux tiers de l’élytre. Pronotum
assez étroit et non transverse, 1,06 à 1,08 fois
plus large que long, pas plus rétréci vers F avant,
à largeur maximale au milieu, le disque modéré¬
ment convexe et très légèrement ridulé en
travers ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
en lobes très largement arrondis et faiblement
saillants ; côtés relevés, arqués en avant, recti¬
lignes en arrière ; angles postérieurs très marqués, légèrement obtus et arrondis au
sommet ; base droite, très brièvement relevée en oblique sur les côtés, à peine plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur ;
dépressions basilaires profondes et allongées ; sillon longitudinal médian très fin et peu
profond, les transversaux bien marqués. Elytres allongés, 1,88 à 1,93 fois plus longs que
larges ensemble, non ovoïdes et à peine élargis en arrière, modérément convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale large ; apex fortement prolongé en une
grande dent spiniforme, large à la base, se transformant rapidement en une épine
cylindrique très pointue, aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, 1 angle
apical externe arrondi mais marqué, la troncature apicale échancrée, l’angle suturai bien
marqué mais émoussé ; intervalles presque plans, les 3 pores dorsaux du 3e bien
marqués ; stries fines et modérément profondes, finement mais distinctement ponctuées,
la 7e non perturbée en arrière et bien profonde jusqu’au début de la dent apicale,
nettement défoulée en dehors par un bombement du 8e intervalle et une assez nette
dépression longitudinale sur le 7e ; striole scutellaire longue ; microsculpture en mailles
transversales et irrégulières, à réseau assez peu net ; série ombiliquée de 20 pores assez
Fig. 123. — Neocolpodes rex n.sp.
(dessin de Mme BERGER).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
413
Pattes très longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs nettement lobé.
Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 122 k ; gonapophyse <j> fig. 124 g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy, rés. nat. int. XII, Ambatosoratra, sommet, distr.
Sambava, 1 700 m (P. Soga, XI. 1960, 2 d , 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
129. Neocolpodes oxypterus Jeannel
Neocolpodes (s. str.) oxypterus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., lü, pp. 551, 588.
Neocolpodes (s. str.) oxypterus, JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 324, 329.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Périnet(G. Okoufiejf, III. 1935) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 10 à 12 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
largement bordé de testacé ou de ferrugineux clair sur les côtés, les élytres cuivreux ou
d’un pourpré cuivreux ; dessous noir, les épipleures prothoraciques testacés, les élytraux
noirâtres et un peu métalliques ; pattes bicolores et bien contrastées, les fémurs d’un brun
sombre, les tibias et les tarses d’un testacé clair ; antennes d’un ferrugineux clair.
Tête large et peu allongée, les yeux très gros et très saillants, les tempes très courtes
et très obliques ; bordantérieur du labre sinué ; sillons frontaux profonds, larges en avant.
Dent labiale grande, large à la base, bien atténuée au sommet cpii est arrondi. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum étroit et peu transverse,
1 , 10 à 1,20 fois plus large que long, un peu plus rétréci vers l’avant, à largeur maximale au
milieu, le plus souvent nettement et assez densément ponctué sur les côtés et devant la
base ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis mais peu
saillants ; côtés bien relevés en arrière, assez régulièrement arrondis en avant, ensuite
rectilignes et souvent un peu sinués devant les angles postérieurs qui sont bien marqués,
un peu obtus et arrondis au sommet ; base droite, brièvement relevée en oblique
latéralement, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et
explanée sur toute sa longueur, encore plus fortement en arrière ; dépressions basilaires
profondes et allongées ; sillon longitudinal médian fin mais relativement profond, les
transversaux bien marqués. Elytres très allongés, 1,96 à 2,03 fois plus longs que larges
ensemble, non ovoïdes, un peu élargis en arrière, convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale assez large ; apex prolongé en une forte dent spiniforme, bien
large à la base très acérée au sommet, plus courte que le 1er article des tarses
postérieurs, l’angle apical externe anguleux mais non denté, la troncature apicale assez
profondément échancrée, l’angle suturai bien marqué ; intervalles bombés, les pores
dorsaux du 3e peu marqués ; stries profondes et finement ponctuées, la 7e bien profonde
jusque sur la dent apicale, non perturbée en arrière, légèrement défoulée en dehors par
un bombement du 8e intervalle; slriole scutellaire assez longue; microsculpture
régulière, en mailles transversales ; série ombiliquée de 18 pores plus gros en avant qu en
arrière.
Source : MNHN, Paris
414
P. Basilewsky
Pattes longues. Tarses longs et fins, le 4e article des postérieurs lobé. Métépistemes
2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 122 g ; gonapophyse Ç fig. 124 a.
Distribution dans l’île. — M adagascar Est : Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935,
2 ex.;/. Vadon, XII. 1951, 2 ex.; sans nom de récolteur ni date, 2 ex.). — Environs de
Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 4 ex.). — Fanovana, distr. Moramanga (/. Vadon, 1
ex.). — Antsianaka, près du lac Alaotra (Perrot frères, 2e semestre 1893, 1 ex.).
— Forêt de Fito, distr. Tamatave (Perrot frères, VI- VII. 1897, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Deux des paratypes de A', acrentomus Jeannel, des environs de
Périnet, appartiennent en réalité à cette espèce.
Fig. 124. — Gonapophyses. a, Neocolpodes oxypterus Jeannel ; b, N. tetroxys Alluaud ; c, A'.
nierocyaneus n.sp. ; d, N. nephriticus n.sp. ; e, N. andriana Jeannel ; f, N. didy n.sp. ; g, N. rex
n.sp. ; h, N. antamponae n.sp. ; i, N. confusus n.sp. ; j, N. porphyreticus Alluaud.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
415
130. Neocolpodes antamponae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Mont Antampona, distr. Mananara N. (J. Vadon
et A. Peyrieras) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11 à 12 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
largement bordé de testacé sur les côtés, les élytres d’un vert métallique plus ou moins
cuivreux ; dessous noir brillant, les épipleures prothoraciques roux ; pattes bicolores et
fortement contrastées, les fémurs d’un brun très foncé, les tibias et les tarses d’un testacé
clair ; antennes testacées.
Espèce proche de N. oxypterus Jeannel. En diffère par la coloration des élytres qui
sont moins allongés, 1,87 à 1,91 fois plus longs que larges ensemble, à interv alles plans, à
stries moins profondes et moins fortement ponctuées. Pronotum un peu transverse. 1,19
à 1,20 fois plus large que long.
Edéage <5 (fig. 122 h) très différent, à partie apicale nettement plus courte et plus
brusquement rétrécie ; gonapophvse O fig. 124 h.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement du Nord-Est.
M ADAGASC AR Est : Mont Antampona, distr. Mananara N. (J. Vadon et A. Peyrieras,
1 d et 1 £ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
131. Neocolpodes porphyritis (Alluaud)
Colpodes porphyritis Alluaud, 1935 ,Afra, 10, p. 18.
Neocolpodes (s. str.) porphyritis, JEANNE!., 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 551, 587 ( partim ).
Neocolpodes (s. str.) oxytelus Jeannel, 1948, id., pp. 551, 588.
Neocolpodes (s. str.) porphyritis, JEANNEL. 1951, Mém. Inst . Sci Madag., A, 6, pp. 324, 329.
Types. — porphyritis Alluaud. Holotype, Madagascar Est, Périnet(G. Olsoufieff,
III. 1935) (Muséum, Paris).
oxytelus Jeannel. Holotype, Madagascar Est, environs de Périnet(G. Olsoufieff, III.
1935) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11,5 à 12 mm. Ailé. Brun, le pronotum plus clair et
largement bordé de ferrugineux sur les côtés, les élytres cuivreux, le plus souvent
fortement pourprés ; dessous brun ferrugineux, les épipleures prothoraciques plus clairs,
les élytraux bruns et légèrement métalliques ; pattes concolores, d’un ferrugineux
rougeâtre ; antennes ferrugineuses.
Espèce voisine de IV. oxypterus Jeannel, dont elle différé par les pattes concolores et
non contrastées, le pronotum large et bien transverse, 1,23 à 1,25 fois plus large que long,
à gouttière marginale encore plus large et plus fortement explanée, à angles antérieurs en
larges lobes plus saillants. Les élytres ont la même forme, bien allongés, 1,86 à 1,93 fois
plus longs que larges ensemble, à dent apicale nettement plus courte et n’atteignant que la
mi-longueur du 1er article des tarses postérieurs.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 124 j.
Source : MNHN, Paris
416
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la région de Périnet.
Madagascar Est : Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 1 $ ;J. Vadon, XII. 1951,
1 $ ). — Environs de Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 1 Ç ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Jeannei, avait méconnu en 1948 A1', porphyritis et N. tetroxys et
avait redécrit le premier sous le nom d'oxy teins qu’il a lui-même mis en synonymie
en 1951.
132. Neocolpodes tetroxys (Alluaud)
Colpodes tetroxys Alluaud, 1 935, Afra, 10, p. 19.
Neocolpodes (s. sir.) porphyritis, JEANNEL. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 587, fig. 263 (partira).
Neocolpodes (s. str.) tetroxys, JEANNEL. 1951, Mém. Inst. Sci Madag., A, 6, pp. 324, 329.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Fanovana (A. Seyrig, 1933) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Brun, le pronotum plus clair,
ferrugineux testacé sur les côtés, les élytres d’un pourpré cuivreux, souvent étroitement
bordés de ferrugineux plus ou moins clair ; dessous brun clair rougeâtre, les épipleures
prothoraciques éclaircis, les élytraux non métalliques ; pattes concolores, d’un ferrugineux
rougeâtre ; antennes d’un ferrugineux clair.
Espèce voisine de N. porphyritis Alluaud. Elle en diffère par le pronotum encore
plus large et plus transverse, 1,27 à 1,36 fois plus large que long, à côtés plus fortement et
plus régulièrement arrondis, bien relevés, par les yeux plus gros et plus saillants, les
tempes étant particulièrement courtes. La gouttière marginale est très large et explanée.
Elytres allongés, 1,90 à 1,95 fois plus longs que larges ensemble, à intervalles plus
bombés, à stries plus fortement ponctuées, à angle apical externe non seulement
anguleux mais en forte dent dirigée vers l’arrière, la troncature apicale encore plus
profondément échancrée.
Edéage d fig. 122 f; gonapopbyse £ fig. 124 b.
Distribution dans l’île. — Partie centrale du Domaine de l’Est
Madagascar Est : Fanovana, distr. Moramanga, 600 m (A. Seyrig, 1933, 1 ex.).
— Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 3 ex.; sans autre indication, 3 ex.). — Environs de
Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — L’édéage figuré par JEANNEL (1948, fig. 263 c) comme étant celui
de N. porphyritis est en réalité celui de N. tetroxys.
133. Neocolpodes andriana Jeannei (fig. 125)
Neocolpodes ( Ectohothms ) andriana Jeannei. 1948, Faune (le l'Empire franç-, 10, pp. 553, 603, fig. 265, 279.
Agonocolpodes (Ectohothms) andriana, JEANNEI. 195 1, A/ém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 340, 342, fig. 29.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, La Mandraka (J. Vadon) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
417
Description. — Long. 12,5 à 13,5
mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque
noir, le pronotum largement éclairci sur les
côtés, les élytres d’un vert sombre métallique
avec de très légers reflets cuivreux ou un
peu pourprés ; dessous brun très foncé, les
épipleures prothoraciques ferrugineux, les
élytraux légèrement métalliques ; pattes d’un
brun rouge assez foncé ; antennes claires,
les premiers articles plus foncés.
Tête assez allongée, les yeux très gros
et saillants, les tempes courtes et très obliques ;
bord antérieur du labre un peu sinué ;
sillons frontaux profonds, larges en avant
Dent labiale longue, assez étroite, bien
atténuée vers l’avant le sommet arrondi.
Antennes très longues, dépassant la base du
pronotum de presque 6 articles et atteignant
la mi-longueur de l’élytre. Pronotum quelque
peu transverse, 1,11 à 1,16 fois plus large
que long, non ou à peine plus rétréci en
avant qu’en arrière, à largeur maximale près
du milieu ou à peine déportée en arrière, le
disque assez convexe et très légèrement
ridulé en travers ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs en larges lobes arrondis et
légèrement saillants ; côtés assez réguliè¬
rement arrondis, peu relevés ; angles posté¬
rieurs faiblement obtus et largement arrondis ;
base subdroite, les côtés brièvement relevés
en oblique, non ou à peine plus large que le
bord antérieur ; gouttière marginale assez large et explanée, encore plus en arrière ;
dépressions basilaires assez profondes et allongées ; sillon longitudinal médian fin mais
assez profond, les transversaux fortement marqués. Elytres très allongés, 1,86 à 2,00 fois
plus longs que larges ensemble, non ovoïdes, à peine élargis en arrière, bien convexes ;
toute la surface cabossée par suite de nettes dépressions situées dans les stries et affectant
partiellement les intervalles voisins, allongées, peu nombreuses et peu profondes, plus
fortes du côté externe ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex
prolongé en une forte dent spiniforme, très large à la base et bien acérée au sommet,
nettement plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe peu
marqué et arrondi, la troncature apicale modérément sinuée, l’angle suturai plus ou
moins marqué ; intervalles faiblement convexes, les 3 pores dorsaux du 3 à peine
indiqués ; stries fines et peu profondes, non ponctuées, souvent interrompues entre les
dépressions, la 7e non perturbée et continuée jusque sur la dent apicale ; striole
scutellaire longue ; microsculpture assez faible et irrégulière, en strioles étirées en
travers et entremêlées de mailles très transversales ; série ombiliquée de 17 pores
profondément enfoncés.
Fig. 125. — Neocolpodes
Jeannel (d’après JEANNEL).
andriana
Source : MNHN, Paris
418
P. Basilewsky
Pattes longues. Tarses longs et étroits, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes un peu moins de 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 122 i; gonapophyse $ fig- 124 e.
Distribution dans l’île. — L’espèce occupe certains biotopes du Domaine du
Centre.
MADAGASCAR Centre : La Mandraka (J. Vadon, 2 ex. ; Michel XII. 1936, 1 ex.).
— Est du lac Mantasoa, forêt Ambohiboatavo, 1 340 m (P. Griveaud et A. Peyrieras, III.
1973, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
134. Neocolpodes didy n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andranomandevy (Didy), 1 039 m, distr.
Ambatondrazaka (R.E., IX. 1956) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé. Brun foncé presque noir, le pronotum
non ou à peine éclairci sur les côtés, les élytres d'un violet métallique éclatant ; dessous
brun, plus clair sur l’abdomen et les épipleures prothoraciques, les élytraux foncés ;
pattes brunes, les tibias un peu plus clairs que les fémurs ; antennes brunes, le 1 article
plus clair.
Espèce voisine de N. andriana Jeannel mais en différant au premier coup d œil par
la taille plus petite et la coloration des élytres. Yeux moins gros et nettement moins
proéminents. Dent labiale assez courte, très large et bien arrondie au sommet. Antennes
plus courtes, dépassant la base du pronotum de près de 4 articles. Pronotum peu
transverse, 1, 1 1 à 1,1 2 fois plus large que long, à gouttière marginale plus étroite et moins
explanée en arrière, les côtés non relevés, les angles antérieurs en lobes plus petits et à
peine distinctement saillants. Elytres très allongés, 1,93 à 2,00 fois plus longs que larges
ensemble, un peu plus ovoïdes et plus élargis en arrière, les intervalles un peu plus plans,
les stries légèrement plus profondes, la troncature apicale plus sinuée ; leur surface est
également cabossée, à dépressions plus profondes mais non allongées el subarrondies ;
microsculpture un peu plus forte, en strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 16
pores tout aussi gros.
Mâle inconnu; gonapophyse Ç fig. 124 f.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est : Andranomandevy (Didy), distr.
Ambatondrazaka, 1 039 m (R.E., IX. 1956, 2 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
135. Neocolpodes lecordieri n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andranomalaza, vallée d’Ivelona (P . Soga, X.
1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 1 1 mm. Ailé. Bmn foncé, les côtés du pronotum éclaircis,
les élytres très sombres avec des reflets bronzés sur le disque, pourprés sur les côtés, d'un
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
419
vert cuivreux dans la bordure ; dessous brun rouge foncé, les épipleures prothoraciques
plus clairs, les élytraux noirs et légèrement métalliques ; pattes d’un bmn foncé, les tibias
un peu plus clairs que les fémurs ; antennes brunes, les premiers articles plus foncés.
Espèce voisine de Al. andriana Jeannel. Elle en diffère par la tête plus allongée et les
yeux moins gros et moins saillants, par le pronotum étroit et non transverse, 1,00 à 1,03
fois plus large que long, à côtés non arrondis mais à peine arqués, à gouttière marginale
plus étroite même en arrière, par les élytres plus allongés, 2,00 à 2,07 fois plus longs que
larges ensemble, plus fortement cabossés, les dépressions bien plus profondes, plus
nombreuses et plus rapprochées, moins allongées, le plus souvent subarrondies, les
intervalles un peu plus convexes, les stries plus fines et bien plus fortement interrompues
par les dépressions, la troncature apicale plus fortement échancrée. Dent labiale grande
et large, bien arrondie au sommet Antennes longues, dépassant la base du pronotum d’un
peu plus de 5 articles.
Edéage d fig. 126 b ; femelle inconnue.
Fig. 126. — Edéages. a, Neocolpodes episcopalis Jeannel ; b, N. lecordieri n.sp. ; c, N. vagus
Alluaud ; d, N. marginatus Jeannel ; e, N. anjavidilavae n.sp. ; f, N. tsarabe Jeannel ; g, N.
purpureipennis Jeannel.
Source : MNHN, Paris
420
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — MadagascarEst : Rés. nat. int. III, Andranomalaza,
vallée d’Ivelona, distr. Ambatondrazaka (P. Soga , X. 1957, ld). - Bemanavy, distr.
Ambatondrazaka (P. Soga, VII. 1957, 1 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie cette espèce à mon excellent collègue et ami M. Charles
Lecordier. du CNRS.
136. Neocolpodes nephriticus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Ampolomita, Est de Belanitra, distr.
Ambatolampy (P. Griveaud, V. 1956) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 8,5 mm. Ailé. Noir brillant, le pronotum non ou à peine
éclairci sur les côtés, les élytres d'un vert métallique sombre avec des reflets pourprés le
long de la suture, en arrière et dans la bordure latérale ; dessous brun rougeâtre clair ;
pattes et antennes d’un brun rouge plus foncé.
Espèce ressemblant à N. didy n. sp. mais en différant immédiatement par la
coloration des élytres. Pronotum bien plus étroit et non transverse, 1,02 a 1,07 lois plus
large que long, à côtés plus régulièrement arrondis, les angles antérieurs nettement
saillants. Elytres tout aussi allongés, 1,96 à 2,04 fois plus longs que larges ensemble,
moins nettement ovoïdes et moins élargis en arrière, à stnes plus profondes, la dent
apicale plus longue et plus fortement acérée au sommet, la troncature apicale moins
fortement échancrée ; la surface est également cabossée mais les dépressions sont encore
plus nombreuses et plus rapprochées, nettement arrondies.
Edéage d (fig. 122 b) à partie apicale bien différente de celle des especes
précédentes, très courte et large ; gonapophyse $ fig. 124 d.
Distribution dans l’île. — MadagascarEst : Rés. nat. int. III, Andranomalaza,
vallée d'Ivelona, distr. Ambatondrazaka (P. Soga, X. 1957, 1 d , 1 $ ).
MADAGASCAR Centre : .Ampolomita, Est de Belanitra, distr. Ambatolampy (P. Griveaud,
V. 1956, 2 d, 1 $).
Répartition géographique. — Madagascar.
137. Neocolpodes nigrocyaneus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy-Ouest, réserve naturelle intégrale
XII, distr. Sambava, 1 140 ni (P. Soga , IX. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Noir, le pronotum légèrement éclairci sur
les côtés, surtout en arrière, les élytres d’un beau bleu métallique avec des reflets violacés
plus ou moins prononcés ; dessous brun de poix foncé ; pattes noires ; antennes brunes,
les premiers articles noirâtres.
Tête allongée, les yeux assez gros mais très modérément saillants, un peu plus longs
que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux longs et
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
421
profonds, un peu élargis en avant. Dent labiale grande et large, arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 4 articles. Pronotum bien
transverse, 1,25 à 1,32 fois plus large que long, bien plus rétréci en avant qu’en arrière, à
largeur maximale en arrière du milieu, le disque convexe et légèrement ridulé en travers ;
bord antérieur droit ; angles antérieurs en petits lobes nettement saillants ; côtés
modérément relevés, régulièrement et largement arrondis dans les deux premiers tiers,
ensuite faiblement arqués jusqu’aux angles postérieurs qui sont subdroits, très bien
marqués, à peine émoussés au sommet ; base droite, à côtés non relevés, beaucoup plus
large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et profonde sur toute sa longueur,
encore élargie et bien explanée en arrière ; dépressions basilaires très profondes,
allongées et même sublinéaires ; sillon longitudinal médian profond, les transversaux
fortement marqués. Elytres allongés, 1,82 à 1,86 fois plus longs que larges ensemble,
légèrement ovoïdes et quelque peu élargis en arrière, modérément convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en une forte dent
spiniforme, bien large à la base, très acérée au sommet, presque aussi longue que le
l<‘r article des tarses postérieurs, l’angle apical externe arrondi et légèrement marqué, la
troncature apicale bien sinuée, l’angle suturai plus ou moins arrondi ; intervalles plans,
les 3 pores dorsaux du 3e très profondément enfoncés ; stries internes moyennement
profondes, les externes faibles, la 7e souvent presque vestigiale, non perturbée en arrière
et continuée jusque sur la dent apicale, assez nettement défoulée en dehors par un fort
bombement du 8e intervalle et par une dépression longitudinale bien marquée dans la
partie postérieure du 7e ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture irrégulière, en
strioles étirées en travers et entremêlées de mailles bien transversales ; série ombiliquée
de 16 pores assez gros.
Pattes longues. Tarses longs et étroits, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,5 fois plus longs (pie larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 122 c ; gonapophyse O fig. 124 c.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
MADAGASCAR Est : Marojejy-Ouesb rés. nat. int. XII, distr. Sainbava, 1 140 m
(P. Soga, IX-X. 1959, 31 ex.). — Id., 1 300 m (P. Soga , X. 1959, 1 ex.). — Id„
1 600 m (P. Soga, XI. 1959, 13 ex.). — Marojejy, rés. nat int. XII, 1 300 m (A. Pépieras,
XII. 1972, 7 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
138. Neocolpodes vagus (Alluaud)
Colpodes vagiis Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France, 78, p. 56.
Neocolpodes (s. str.) vagus, JEANNE L, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, pp. 547, 564, fig. 254.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) vagus, JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 335, 337.
Type. — Holotype, Madagascar Est forêt Tanala, près de Vinanytelo (Ch Alluaud,
III. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 5,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun, le pronotum souvent plus clair et
toujours éclairci sur les côtés, les élytres d’un vert plus ou moins cuivreux, étroitement
Source : MNHN, Paris
422
P. Basilewsky
bordés de ferrugineux ; dessous ferrugineux, plus clair sur l’abdomen et les épipleures ;
pattes et antennes d’un ferrugineux très clair.
Tête allongée, les yeux gros et saillants, bien plus longs que les tempes qui sont assez
courtes et obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux peu profonds, larges
en avant. Dent labiale grande et large, bien arrondie au sommet. Antennes longues,
dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum non ou peu transverse, 1,06 à
1,15 fois plus large que long, légèrement plus rétréci en avant qu’en arrière, à largeur
maximale située un peu en arrière du milieu, faiblement convexe ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs arrondis mais non saillants ; côtés non relevés, légèrement arqués en
avant, rectilignes en arrière ; angles postérieurs subdroits et assez bien marqués,
émoussés au sommet ; base droite, relevée quelque peu en oblique sur les côtés, un peu
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale étroite en avant, modérément
élargie et peu explanée en arrière ; dépressions basilaires moyennement profondes ;
sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux bien marqués. Elytres
allongés, 1,89 à 1,97 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes et à peine élargis en
arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ;
apex prolongé en une forte dent spiniforme, très large à la base, bien acérée au sommet,
dépassant à peine la mi-longueur du 1er article des taises postérieurs, l’angle apical
externe effacé, la troncature apicale peu sinuée, l’angle suturai assez marqué ; intervalles
plans, les 3 pores dorsaux du 3e à peine marqués ; stries peu profondes, les externes pas
plus faibles que les internes, la T non perturbée en arrière et continuée régulièrement
jusque sur la dent apicale ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture peu profonde, en
strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes longues. Tarses longs et très étroits, le 4e article des postérieurs simplement
échancré. Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 126 c; gonapophyse 9 fig. 128 a.
Distribution dans Tîle. — MADAGASCAREST : Sandrangato, sur la route d’Anosibe
(1 ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian , I. 1951, 6 ex.). — Ambadikala, riv.
Ranomena, distr. Brickaville (A.R., IX. 1954, 7 ex.). — Forêt Tanala, près de
Vinanytelo (Ch. Alhiaud, III. 1901, 1 ex.).
M ADAGASCAR C ENTRE : Ampolomita, Est de Belanitra, distr. Ambatolampy
(P. Griveaud , V. 1956, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
139. Neocolpodes marginatus Jeannel (fig. 127)
Neocolpodes (s. str.) vagus subsp. marginatus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç-, 10, p. 564.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) vagus subsp. marginatus, JEANNEI- 1951, Mém. Inst, ScL Madag., A, 6, p. 337.
Agonocolpodes ( Piezotelus ) vagus subsp. acutispina Jeannel, 1951, id-, p. 337. (syn. nova).
Agonocolpodes ( Piezotelus ) acutispinus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 97.
Types. — marginatus Jeannel. Holotype, Madagascar Est, région de Maroantsetra
(J. Vadon, XI. 1934) (Muséum, Paris).
acutispina Jeannel. Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt
à Mousses, 1 500 m (R. Paulian , X. 1949) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
423
Description. — Long. 5,5 à 7,5 mm. Ailé. Brun,
généralement plus foncé sur la tête que sur le pronotum
qui est largement bordé de ferrugineux clair sur les côtés,
les élytres d’un vert plus ou moins cuivreux, très
étroitement rebordés de testacé ; dessous brun très clair,
l’abdomen et les épipleures ferrugineux ; pattes et
antennes d’un ferrugineux clair.
Espèce très voisine de N. vagus Alluaud. Elle en
diffère surtout par le pronotum qui est bien transverse,
1,22 à 1,32 fois plus large que long, à côtés bien plus
fortement arrondis tant en avant qu’en arrière, à gouttière
marginale très large et fortement explanée en arrière, à
dépressions basilaires plus profondes. Elytres un peu
plus convexes et plus allongés, 1,95 à 2,00 fois plus longs
que larges ensemble ; la dent spiniforme de l'apex est
assez variable en longueur mais ne dépasse pas la moitié
du 1er article des tarses postérieurs. L’édéage est aussi
quelque peu différent.
Edéage 6 fig. 126 d ; gonapophyse 9 fig. 128 b.
Fig. 127. — Neocolpodes mar-
ginatus Jeannel (dessin de
Mme Bercer).
Distribution dans l’île. — Espèce largement ré¬
pandue dans la partie septentrionale et centrale, aussi
bien en haute qu’en moyenne altitude, du Tsaratanana et
du Marojejy jusqu’au district de Brickaville.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana,
forêt à Mousses, 1 400-1 800 m (R. Paulian, IX-X 1949, 117 ex.). - ld., matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964, 12 ex.). Région du
Tsaratanana, N.-O. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga, IV. 1964, 8
ex.). — Id., Est de Mangindrano, réserve de l’Ambohimirahavavy, Andohanimaevarano,
1 950 m (P. Soga , IX. 1971, 12 ex.).
MADAGASCAR Est : Massif du Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (A. Peyrieras,
XII. 1972, 72 ex.). — Id., Ambinanitelo, distr. Sambava, 500 m (E. Raharizonona, XII.
1958. 1 ex.). — Id., Andasy II, distr. Sambava, 1 300 m (P. Soga, XII. 1 958, 2 ex.). —
Marojejy-Ouest, distr. Sambava, 1 300 m (P. Soga, IX-X. 1959, 1 ex.). - Région de
Maroantsetra (J. Vadon, XI. 1934, 3 ex.). - Id., Antongonivitsika (Michel, V. 1950,
1 ex.). - Id., Anjanaharibe (J. Vadon, XII. 1949, 1 ex.). - Id., Ambohits.tondroma,
presqu’île de Masoala (/ Vadon, 2 ex. ; Michel X. 1951, 4 ex. ;P. Soga, XL 1955 31 ex ;
J. Vadon et A. Peyrieras, IX. 1970, 2 ex.). - Id., Hiaraka, presquîle de Masoala
(J. Vadon et A. Peyrieras, XII. 1968, 1 ex. ; A. Peyrieras, IX. 1970, 2 1 ex.). — 1 d ,
Ambodivoangv (J. Vadon, XII. 1959, 19 ex.). - Id., Tsaramainiandro (/. Vadon, XI.
1950, 5 ex.). - Id., Fampanambo (J. Vadon, XII. 1960, 11 ex.). - Sud de la baie
d’Antongil (A. Mocquery'S, 1897, 1 ex.). - Vohilava, distr. Mananara (J. Vadon, 1 ex.).
— Sahafanjana, Manambato, riv. Anove, distr. Mananara (20 ex.). — Mont Antampona,
distr. Mananara N. (J. Vadon et A. Peyrieras, 3 ex.). - Vallée d Ivelona, rés. naL mt. 111,
Andranomalaza (P. Soga, X. 1957, 3 ex.). - Antsianaka (Perrot frères, ^semestre
1893. 2 ex.). — Andranomandevy (Didy), distr. Ambatondrazaka (E. R-, X. 1 930, 1 ex.).
— Marovato, Rogez ( Abadie , II. 1941, 1 ex.).
Source : MNHN, Paris
424
P. Basilewsky
Est du lac Mantasoa, Ambohiboatavo (A. Peyrieras, III.
Madagascar Centre
1973, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. - JEANNEL a séparé sous le nom d 'acutispina les exemplaires
et je pense qu'il ne s'agit là que d'uue vanante .ndt.tdnelle.
140. Neocolpodes tsarabe Jeannel
Type. - Holotype, Madagascar Est, Ambodirafia (G. Olsoufieff, Ml. 1934)
(Muséum, Paris).
Descrintion - Long. 10 à 12 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir, le
wmum
WMmHm.
± SJTL.
ne formant guère de réseau fermé ; séné ombil.quee de 18 pores moyens.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
425
Pattes longues. Tarses longs et étroits, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage cf fig. 126 f; gonapophyse fig. 128 c.
Distribution dans l’île. — Espèce habitant la partie septentrionale et centrale du
Domaine de l’Est.
MADAGASCAR Est : Région de Maroantsetra, Antongonivitsika (Michel, XL 1950,
1 ex. ;J. Vadon , V. 1951, 1 ex.). — 1 d., Ambohitsitondroina (Michel, 1. 1948, 1 ex.). —
Id., Ambodivoangy (R. P-, III. 1952, 1 ex. ;J. Vadon, 1959, 2 ex.). — Id., Fampanambo
(J. Vadon, XII. 1960, 1 ex.). — Ambodirafia (G. Okoufieff, I-II. 1934, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
141. Neocolpodes kryzhanovskyi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andranotobaka, Est de Belanitra, distr.
Ambatolampy (P. Griveaud, IV. 1957) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,6 à 10 mm. Ailé. Brun de poix foncé, presque noir, le
pronotum faiblement éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique sombre ;
dessous noir brillant, les épipleures prothoraciques et les trochanters ferrugineux ; pattes
brunes, les tibias un peu plus clairs que les fémurs ; antennes d’un brun ferrugineux clair.
Tête allongée, les yeux moyens et à peine saillants, un peu plus longs que les tempes
<pii sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds et larges,
surtout en avant. Dent labiale grande et large, arrondie au sommet. Antennes longues,
dépassant la base du pronotum d’un peu plus de 5 articles. Pronotum modérément
transverse, 1,15 à 1,18 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant, à largeur
maximale au milieu, le disque convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis
et à peine distinctement saillants ; côtés non relevés, régulièrement et assez fortement
arrondis sur toute leur longueur ; angles postérieurs obtus et largement arrondis ; base
subconvexe, légèrement relevée en oblique sur les côtés, un peu plus large que le bord
antérieur ; gouttière marginale assez large mais peu profonde, légèrement élargie et
quelque peu explanée en arrière ; dépressions basilaires moyennement profondes et
linéaires ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux fortement
marqués. Elytres bien allongés, 1,88 à 1,92 fois plus longs que larges ensemble, assez
ovoïdes, faiblement élargis en arrière, convexes; épaule arrondie mais assez peu
marquée ; gouttière latérale assez large ; apex prolongé en une forte dent spiniforme un
peu plus courte que le 1er article des tarses postérieurs, moyennement large à la base et
terminée en épine cylindrique très acérée, l’angle apical externe presque effacé, la
troncature apicale modérément sinuée, 1 angle suturai bien marqué mais émoussé ;
intervalles légèrement convexes, les 3 pores dorsaux du 3' faiblement marqués ; stries
profondes, à peine distinctement ponctuées, la 7e non perturbée en arrière, régulièrement
continuée jusqu’à la base de la dent apicale, nettement défoulée en dehors par un
bombement du 8'' intervalle et une dépression longitudinale à la fin de la 6e strie ; striole
scutellaire longue ; microsculpture en fines strioles étirées en travers, très rapprochées et
non entremêlées de mailles transversales ; série ombiliquée de 1 8 pores assez petits.
Pattes peu longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs faiblement
lobé. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Source : MNHN, Paris
426
P. Basilewsky
Mâle inconnu; gonapophyse $ fig- 128 d-
Distribution dans nie. - MADAGASCAR CEftfBE : AndranotobakmEstdeBelanitra,
distr. Ambatolampy (P- Griveaud IV. 19o7, 4 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Fig. 128. _ Gonapophyses. ^
Observation. - Je dédie cette espèce à mon cher collègue et ami, le Dr
O.L. KrYZHANOVSKY, de Léningrad, carabidologue éminent.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
427
142. Neocolpodes episcopalis (Jeannel)
Agonocolpodes ( Eclobothrus ) episcopalis Jeannel, 1951, Menu Inst Sci. Madag., A, 6, pp. 340, 341.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Anjananaribe, région de la baie d’Antongil
(J. Vadon, XII. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 12 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir, le
pronotum légèrement éclairci sur les côtés, les élytres d’un violet métallique très brillant,
à rebord basal d’un brun très foncé, noirâtre ; dessous brun foncé, les épipleures élytraux
légèrement métalliques ; pattes et antennes brunes.
Tête allongée et très rétrécie en arrière, les yeux très gros et assez saillants, plus
longs que les tempes qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
profonds, bien élargis en avant. Dent labiale moyenne, très large à la base, atténuée vers le
sommet qui est arrondi. Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles.
Pronotum faiblement transverse, 1,13 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant, à
largeur maximale au milieu, le disque modérément convexe et légèrement ridulé
transversalement ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en petits lobes arrondis à peine
saillants ; côtés relevés, modérément arqués dans les deux premiers tiers, ensuite
rectilignes et très légèrement sinués devant les angles postérieurs qui sont bien marqués,
faiblement obtus et brièvement arrondis ; base droite, nettement relevée en oblique sur
les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez large et explanée
sur toute sa longueur mais peu profonde et modérément élargie en arrière ; dépressions
basilaires profondes et linéaires ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux fortement marqués. Elytres très allongés, 2 fois plus longs que larges
ensemble, assez convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale de
largeur moyenne ; apex prolongé en une très longue dent spiniforme atteignant presque la
longueur du premier article des tarses postérieurs, assez large à la base, très effilée et
acérée au sommet, l’angle apical externe effacé, la troncature apicale peu sinuée, l'angle
suturai presque arrondi ; intervalles très plats, les 3 pores dorsaux du 3e profondément
enfoncés ; stries peu profondes et non ponctuées, la 7e régulière et non perturbée en
arrière, continuée jusque sur la dent apicale, nettement défoulée en dehors par un fort
bombement du 8e intervalle, une assez forte dépression longitudinale à la fin de la 6e
strie ; striole scutellaire longue ; microsculpture en strioles étirées en travers assez
profondes et très rapprochées ; série ombiliquée de 18 pores très moyens.
Pattes longues. Tarses fins et longs, le 4e article des postérieurs légèrement lobé.
Métépisternes 2,75 fois plus longs cpie larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 126 a; femelle inconnue.
Distribution dans nie. — MADAGASCAR Est : Anjananaribe, région de Maroantsetra
(J. Vadon. XII. 1949, 1 d).
Répartition géographique. — Madagascar.
143. Neocolpodes saphyrinus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale
XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
428
P. Basilewsky
Description. Long. 12 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque * noir, Je
pronotum un peu plus clair que la tête et encore éclairci sur les cotes, les elytres d un bleu
métallique ; pattes et antennes brunes. , . . ,
Espèce proche de N. episcopalis Jeannel. Elle en différé par sa coloration et par la
dent apicale des élytres bien plus courte, très large à la base, non effilee et peu aceree
sommet. Le pronotum est un peu plus étroit, 1,08 fois plus large que long et les elytres
sont presque aussi allongés, 1,98 fois plus longs que larges ensemble.
Edéage O fig. 130 a ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Espèce du Marojejy.
Madagascar Est : Massif du Marojejy, rés. nat. int XII, 1 300 m (A. Peyrieras,
XII. 1972, 1 d).
Répartition géographique. — Madagascar.
144. Neocolpodes purpureipennis Jeannel
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Pans).
Description. - Long. 9 à 10,5 mm. Ailé. Roux ferrugineux clair, les élytres
pourprés, le plus souvent avec des reflets verdâtres a la base, bordes de roux, le reb d
basal ferrugineux très clair ; pattes et antennes d’un testacé rougeâtre.
Tête allongée, les yeux gros mais modérément sadlants, plus longs que les tempe,
qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux peu profonds, assez
larges en avant. Dent labiale grande et large, atténuée vers le sommet qui est am, nd .
Antennes longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum quelque peu
transverse, 1,19 à 1,22 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant, a largeui
maximale près du milieu, le disque assez convexe ; bord anterieur droit; angles
antérieurs en lobes largement arrondis et faiblement saillants ; cotes assez releves bie
arqués dans la moitié antérieure, ensuite presque rectilignes, parfois meme très
faiblement sinués ; angleè postérieurs à peine obtus et très peu marques, largement
arrondis ; base droite, les côtés faiblement relevés »
très peu profond, ies iraiisveioauA. ■*«**>!“ — —y — -- » ,, , .
plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes et un peu élargis en amere, modérément
convexes ;Tpaule arrondie et bien marquée ; apex prolongé en dent spin, forme assez
forte mais dé longueur très moyenne, plus courte que la moitié du 1 artide des tinses
postérieurs, plus large à la base que longue, brièvement aceree a 1 ex rcm‘le’ ^e
apical externe effacé, la troncature apicale peu sinuee, 1 angle suturai peu marque ,
intervalles bien plans, les 3 pores dorsaux du 3' peu marques ; stnes faibles et peu
profondes, plus marquées en arrière, non ponctuées sauf les externes, la 7 non p«torbee
en arrière où eUe est profonde jusque sur la dent apicale, nettement defoulee : en dehors
par un bombement du 8e intervalle et une dépression longitudinale a la fin de la 0 stne ,
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
429
striole scutellaire longue ; microsculpture en fines strioles étirées en travers ; série
ombiliquée de 16 pores assez petits.
Edéage d fig. 126 g; gonapopliyse 2 fig. 128 h.
Distribution dans l’île. — Espèce du Domaine du Centre.
Madagascar Centre : Andrangoloaka (Sikora, 1 ex.). — Andranotobaka, distr.
Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaud, IV. 1957, 12 ex.). — Ampolomita, à l’Est de
Belanitra, distr. Ambatolampy (P. Griveaud , V. 1956, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
145. Neocolpodes anjavidilavae n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-
1 950 m (Mission CNRS, RCP n 0 225, XII. 1970 - I. 1971) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 11,5 mm. Ailé. Roux ferrugineux clair, les élytres
d’un vert métallique brillant, souvent avec des reflets cuivreux plus ou moins prononcés,
parfois avec quelques reflets pourprés, étroitement bordés de ferrugineux clair, le rebord
basal roux ; dessous brun rouge clair, les épipleures élytraux non métalliques ; pattes et
antennes d’un ferrugineux rougeâtre.
Espèce proche de N. purpureipennis Jeannel. Elle en diffère par la coloration des
élytres, par le pronotum plus large et plus transverse, 1,1 1 à 1,15 fois plus large que long,
par les élytres encore plus allongés, 2,00 à 2,03 fois plus longs tpie larges ensemble, à
intervalles moins plats et même très légèrement bombés, à stries plus profondes et par la
dent apicale particulièrement petite et très courte, beaucoup plus large que longue. Yeux
un peu moins saillants.
Edéage d fig. 126 e; gonapophyse Ç fig. 128 f.
Distribution dans l’île. - Espèce propre à l’Andringitra.
MADAGASCAR Centre : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense
humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, XII. 19(0 - 1. 1971, 59 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
146. Neocolpodes perinetanus Jeannel (fig. 129)
Neocolpodes (s. sir.) perinetanus Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 550, 584, fig. 263, 267.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) perinetanus, JEANNEL, 1951, Mém. Insu ScL Madag., A, 6, pp. 345, 349,
fig. 32.
Type. — Holotype, Madagascar Est, environs de Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 à 12 mm. Ailé. Brun de poix à roux ferrugineux, les
côtés du pronotum plus clairs, les élytres d’un vert métallique brillant, parfois avec de
faibles reflets cuivreux, largement bordés de roux ferrugineux, à rebord basal roux ;
dessous brun ferrugineux très clair, surtout sur 1 abdomen et les épipleures prothoraciques,
les élytraux roux et non métalliques ; pattes et antennes d’un roux clair.
Source : MNHN, Paris
430
P. Basilewsky
Espèce voisine de N. purpureipennis Jeannel.
En diffère par la coloration élytrale et surtout par la
dent spiniforme apicale bien plus forte, nettement
plus longue que large à la base, atteignant presque
la longueur du 1er article des tarses postérieurs ,
l’angle apical externe est effacé, la troncature
apicale à peine sinuée, l’angle suturai assez bien
marqué, rarement effacé ; intervalles legèremen
bombés ; stries assez profondes et très finement
ponctuées, souvent à peine distinctement Prono-
tum faiblement transverse, 1,10 a 1,16 fois plus
large que long, mais de même forme ; angles
antérieurs non saillants. Elytres très allonges, 1,93 a
2.00 fois plus longs que larges ensemble.
Edéagetffig. 130 d.; gonapophyse ç hg.
128 e.
Distribution dans l’île. — Madagascar Est :
Périnet (G. Olsoufieff 111. 1935, 4 ex.; A.
Pevrieras, XI. 1972, 4 ex.). - Environs de Penne
(G. Olsoufieff- 2 ex.). - Environs de PermeL forct
<f Analaniazoatra, 900 m (A. Peyrieras XII. 1972, 1
ex.) _ Moramanga, route d’Anosibe, Km 43 (1 ex.).
Madagascar Centre : La Mandraka (J. Vadon,
1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Fig. 129. — Neocolpodes perine-
tanus Jeannel (d’après JEANNEL).
147. Neocolpodes callizonatus (Fainnaire)
Colpodes callizonatus Fairmaire, 1901, Revue d'EnU. 20, p. >20 3
Neocolpodes (s. sir.) callizonatus. JEANNEL Faune de 1 Emp.re franç., 10, pp. 550,
Type. _ Holotype, Madagascar (Sikora) (Naturhistorisches Musem, Wien).
Description. - Long. 13 mm. Ailé. Bnm ferrugineux très clan, presque testacé,
les élytres avec tout le disque d’un roux brillant légèrement métallique, les deux
intervalles externes d’un vert métallique cuivreux sur presque toute leur longueur, le
2dWet l’apex roux ; dessous Lacé, les épipleures non^P^
antennes d’un ferrugineux clair. Il s’agit peut-etre d un exempla.re immature et
11131 Espèce voisine de N. perinetanus Jeannel. Elle en diffère par la coloration des
élytrS qui sont bien allongés, 1,91 fois plus longs que larges ensemble, par la
conformation de l’angle apical externe qui est bien marque et non efface bien qu arrondi
au sommet et non denté, la troncature apicale étant profondément sinuee , interv a
plus plans ; stries moins profondes, très finement ponctuées, la 7«
La dent spiniforme apicale est à peu près aussi longue que le 1 article des
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
431
postérieurs. Pronotum 1,13 fois plus large que long, semblable à celui de perinetanus,
mais les angles antérieurs sont en lobes largement arrondis et bien saillants.
Mâle inconnu ; femelle non disséquée.
Distribution dans Pile. — Le type, seul exemplaire connu (Ç) ne porte pas
d’autre indication que «Madagascar, Sikora» ; par suite de l’identité du récolteur on peut
supposer qu’il provient des environs d’Andrangoloaka où a été récoltée la plus grande
partie du matériel de ce naturaliste.
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Cette espèce est restée inconnue à Jeannei.. J’ai pu examiner le
type grâce à l’amabilité du Dr F. Janczyk, du Naturhistorisches Muséum de Vienne.
148. Neocolpodes ranavalonae (Alluaud)
Colpodes Ranavalonae Alluaud, 1909, Ann. Soc. enU France, 78, p. 56.
Neocolpodes (s. str.) Ranavalonae, JEANNEL, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 550, 583, fig. 266.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) Ranavalonae, JEANNEL, 1951, Menu Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 346, 349.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum éclairci
sur les côtés, les élytres d’un violet métallique sombre mais brillant, à rebord basal brun
foncé; dessous brun assez clair, avec de légers reflets métalliques, les épipleures
prothoraciques très clairs, les élytraux faiblement métalliques ; pattes et antennes
brunes.
Tête bien allongée, les yeux grands mais très peu saillants, plus longs que les tempes
qui sont courtes et obliques ; bord antérieur du labre dr oit ; sillons frontaux profonds,
larges en avant Dent labiale assez longue, très large, bien arrondie au sommet. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum très modérément
transverse, 1,13 à 1,18 fois plus large que long, non ou à peine rétréci en avant, à largeur
maximale au milieu, le disque convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis
et à peine distinctement saillants ; côtés peu relevés, régulièrement arrondis dans les
deux premiers tiers, plus rectilignes en arrière ; angles postérieurs assez bien marqués
mais obtus et arrondis au sommet ; base droite, très faiblement relevée en oblique sur les
côtés, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale assez large et quelque
peu explanée sur toute sa longueur, plus fortement en arrière ; dépressions basilaires
assez profondes, allongées, presque linéaires ; sillon longitudinal médian fin et peu
profond, les transversaux fortement marqués. Elytres bien allongés, 1,83 à 1,92 fois plus
longs que larges ensemble, bien ovoïdes, légèrement élargis en arrière, convexes ; épaule
faiblement marquée ; apex prolongé en une longue épine cylindrique dès sa base,
presque aussi longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe
effacé, la troncature apicale modérément sinuée, 1 angle suturai émoussé; intervalles
presques plans, les 3 pores dorsaux du 3e assez bien marqués ; stries modérément
profondes, peu distinctement ponctuées, la 7e non perturbée et régulièrement continuée
jusqu’à la base de l’épine, nettement défoulée en dehors par un bombement du 8’’
intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture peu profonde, en très fines strioles
transversales ; série ombiliquée de 18 pores très moyens.
Source : MNHN, Paris
432
P. Basilewsky
Pattes assez longues. Tarses fins et allongés, le 4e article des postérieurs légèrement
lobé. Métépistemes 2,5 fois plus longs que larges au bord anteneur.
Edéage d fig. 1 30 c ; gonapophyse $ fig. 128 g.
Distribution dans l’île. - Espèce propre à la région centrale.
MADAGASCARCENTRE : Andrangoloaka (Sikora, 3 ex.). - LaMandraka (J.Vadon,
5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
149. Neocolpodes jeannelianus n. sp.
Type. - Holotvpe, Madagascar Centre, Andringitra Sud, cirque de Manjarivolo,
1 650 m (Mission CNRS, RCP n “ 225, X-Xl. 1970) (Muséum, Pans).
Description. - Long. 9,5 à 10,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum non ou à peine
éclairci sur les côtés, les élytres d’un bleu sombre assez bnllant. a rebord basal noirâtre ,
dessous bnlniès foncé, presque noir, brillant et un peu métallique, les ep, pleures
prothoraciques bruns, les éïytraux foncés et un peu métalliques ; pattes d un brun fonce ,
antennes fem.gineuses, le 1" article souvent plus fonce.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
433
Espèce voisine de N. ranavalonae Alluaud. Elle en différé par la coloration, par le
pronotum nettement plus étroit et moins transversal, 1,05 à 1,09 fois plus large que long,
à côtés plus régulièrement mais moins fortement arqués sur toute leur longueur, à angles
antérieurs en petits lobes arrondis et nettement saillants, à base pas plus large que le bord
antérieur, plus nettement relevée en oblique sur les côtés, à angles postérieurs plus
arrondis, par les élvtres plus allongés, 2,04 à 2,08 fois plus longs que larges ensemble, un
peu plus convexes, à épine apicale cylindrique plus longue et dépassant la longueur du
1er article des tarses postérieurs, l'angle suturai mieux marqué, à microsculpture plus
forte et plus serrée, en strioles étirées en travers et entremêlée de mailles très
transversales, à série ombiliquée de 14 pores.
Edéage d fig. 130 b; gonapophyse fig. 128 i.
Distribution dans l’ile. — Espèce propre à l'Andringitra.
Madagascar Centre: Andringitra Sud, Andrianony, cirque de Manjarivolo,
1 650 m, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n" 225, X-Xl. 1970,
32 ex.). — Id., forêt d’ivohibe, cirque de Manjarivolo, 1 200 m (A. Peyrieras, V. 1973,
1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
150. Neocolpodes lyauteyi (Alluaud)
Colpodes Lyauteyi Alluaud, 1909, Ann. Soc. ent. France, 78, p. 62.
Neocolpodes (s. str.) Lyauteyi, JeaNNEI., 1 948, Faune de l’Empire franç., 1 0, pp. 551, 587 , fig. 263.
Neocolpodes (s. str.) Lyauteyi, JEANNEI., 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 324, 329.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt du col de Sakalavana, entre Fort-
Dauphin et la vallée d’Ambolo (Ch. Alluaud, 1. 1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé. Roux ferrugineux clair, les élytres d'un vert
métallique largement bordés de ferrugineux clair, à rebord basal roux ; dessous d'un brun
ferrugineux très clair, les épipleures prothoraciques testacés, les élvtraux clairs mais un
peu métalliques ; pattes et antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête courte et très large, les yeux particulièrement gros et très saillants, les tempes
très courtes et presque perpendiculaires ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux
larges et profonds en avant, assez faibles en arrière. Dent labiale de longueur moyenne,
large à la base, quelque peu acuminée vers l'avant mais arrondie au sommet. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum très large et très
transverse, 1,34 à 1,38 fois plus large que long, plus fortement arrondi en avant, à largeur
maximale située un peu en avant du milieu, le disque modérément convexe ; bord
antérieur droit : angles antérieurs en lobes largement arrondis et un peu saillants ; côtés
très relevés, bien largement arrondis dans la moitié antérieure, ensuite rétrécis et
subrectilignes, très faiblement sinués devant les angles postérieurs qui sont bien marqués
mais obtus et assez largement arrondis ; base subdroite, les côtés relevés en oblique, bien
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale particulièrement large, profonde et
explanée sur toute sa longueur, encore plus en arrière ; dépressions basilaires très
profondes et bien allongées ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux fortement marqués. Elytres modérément allongés, 1,74 à 1,80 fois plus
Source : MNHN, Paris
434
P. Basilewsky
longs que larges ensemble, très peu ovoïdes, faiblement élargis en amère, modérément
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale large ; apex prolonge en
une dent spiniforme très large à la base et bien acérée au sommet, de longueur un peu
variable chez les deux seuls exemplaires connus, 1 angle apical externe en dent pointée
vers l'arrière, la troncature apicale profondément échancrée, 1 angle suturai bien
marqué ; intervalles légèrement bombés, les 3 pores dorsaux du 3e à peine marques ;
stries profondes et assez nettement ponctuées, la Ie non perturbée en arriéré, bien
profonde jusqu’à la base de la dent apicale, très légèrement défoulee en dehors par un
léger bombement du 8e intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture assez line,
en strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 18 pores assez petits.
Pattes moyennes. Tarses longs et assez étroits, le 4e article des postérieurs lobe.
Métépistemes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 130 e; femelle inconnue.
Distribution dans l*îlc. — Madagascar Est: Vondrozo, distr. Farafangana
(J. Vadon , 1 Ô). — Forêt du col de Sakalavana, entre Fort-Dauphin, et la vallée
d’Ambolo (Ch. Alluaud, 1. 1901, 1 d). ,, , ,
Malgré les lieux de capture relativement éloignés 1 un de 1 autre des seuls
exemplaires connus, il s’agit bien de la même espèce et les édéages sont identiques.
Répartition géographique. — Madagascar.
29. Genre Catacolpodes nov.
Espèce type du genre : Colpodes sicardi Alluaud.
Description. — Comme pour Notocolpodes et Neocolpodes ce genre comporte
d’assez nombreuses espèces présentant souvent un aspect assez hétérogène mais
possédant en commun un ensemble de caractères qui, d une part, nécessite leur
séparation des autres Platvniens malgaches mais, d'autre part, ne permet pas de les
scinder en taxa supraspécifiques. Ces caractères sont les suivants : vertex bien séparé du
cou par une dépression transversale plus ou moins marquée ; languette bisetulee au bord
antérieur ; dent labiale toujours présente et assez forte, pourvue des 2 soies habituelles ;
2 soies de chaque côté du submentum ; pronotum pourvu de 2 soies latérales de chaque
côté ; seul le 3" intervalle des élytres pourvu de pores dorsaux au nombre de 3, les autres
en étant démunis ; protibias toujours sillonnés longitudinalement, le plus souvent assez
fortement ; tibias postérieurs conformés normalement ; fémurs postérieurs avec une
seule soie médiane ; tarses intermédiaires et postérieurs toujours allongés et le plus
souvent fins et étroits ; le 1er article des postérieurs toujours plus de 3 fois plus long que
large, le 4e des postérieurs échancré ou faiblement lobé, ces lobes alors très courts et
symétriques, le 5e des postérieurs non sétulé en dessous ; protarses du O conformés
normalement , , ,
Espèces ailées, très rarement brachyptères, de taille moyenne a assez grande, de
coloration variable avec les élytres le plus souvent brillamment colorés. Tete a
microsculpture réticulaire fine, les palpes comme chez Neocolpodes. Elytres à apex
arrondi ou souvent prolongé en dent spiniforme ou en épine cylindrique, à nucrosculpture
variable.
Deux soies orbitales de chaque côté. Les 2 soies prothoraciques latérales toujours
présentes. Pore basilaire de l’élytre toujours présent et inséré a 1 origine de la 1 strie
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
435
ou à la base du 1er intervalle ; 3 pores dorsaux sur le 3e intervalle, plus ou moins marqués.
Deux soies apicales, souvent insérées sur la dent ou l'épine de l’apex. Série ombiliquée de
15 à 20 pores.
Ce genre diffère essentiellement de iïotocolpodes par l’absence de toute sétulation à
la face ventrale du 5e article des tarses postérieurs et de Neocolpodes par la présence des
2 soies latérales prothoraciques.
Répartition géographique. — Ce genre comporte actuellement 30 espèces
malgaches, répandues dans la plus grande partie de l’île. Tel que je l’ai défini ici, il me
paraît propre à Madagascar, mais il ne serait pas surprenant qu’une étude plus
approfondie et une meilleure connaissance des Platyniens d'Afrique et d’Asie tropicale et
de leurs caractères génériques ne montre qu’il s’agit d’un complexe gondwanien. Il se
pourrait aussi que ce genre doive être rapproché ou même réuni à mon genre
Paramegalonychus d’Afrique, mais un examen plus exhaustif de la faune extramalgache
serait indispensable.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
Tableau des especes malgaches
(2) . Intervalle 4 des élytres anormalement élargi au milieu ; apex
largement arrondi ou faiblement lobé et tronqué, ou encore très
faiblement anguleux mais non prolongé en dent Pronotum à
gouttière marginale large et explanée sur toute sa longueur. Strie 7
des élytres nullement perturbée . 1- groupe eugrammus
(1). Intervalle 4 des élytres normal, sans élargissement au milieu.
(4). Pronotum à gouttière marginale très étroite, surtout en avant
nullement élargie ni explanée. Apex des élytres prolongé en forte
dent spiniforme. Microsculpture élytrale forte et rigoureusement
isodiamétrale . 2. groupe divaricatus
(3) . Pronotum à gouttière marginale large et explanée, surtout en
arrière.
(6) . Elytres cabossés ou bosselés, les stries pourvues sur toute leur
longueur de fossettes allongées débordant sur les intervalles ;
apex prolongé en une dent spiniforme longue et acérée ; micro¬
sculpture en mailles transversales irrégulières. Pronotum très
transverse . 3- g™11?6 vanolosus
(5). Elytres non cabossés ni bosselés ; microsculpture variable.
(8). Apex des élytres largement arrondi ou légèrement tronqué, non
prolongé en dent spiniforme ni en épine . 4. groupe scitus
(7) . Apex des élytres prolongé en une dent spiniforme ou en une épine
cylindrique . 5- skardi
1. groupe EUGRAMMUS
(14). Apex des élytres largement arrondi et nullement lobé ni anguleux.
Source : MNHN, Paris
436
P. Basilewsky
10. (11). Elytres d’un bleu métallique assez sombre, nettement plus courts
et plus larges (1,6.0 à 1,66 fois plus longs que larges ensemble),
plus convexes, à microsculpture plus régulière et moins trans¬
versale, les mailles environ 2 fois plus larges que longues.
Pronotum et pattes d’un brun, plus sombre. Long 8 à 8,5 mm
(Montagne d’ Ambre) . 1- C. eugrammus (Alluaud)
11. (10). Elytres fortement cuivreux ou pourprés, nettement plus allongés
et plus étroits (1,76 à 1,82 fois plus longs que larges ensemble),
moins convexes, à microsculpture moins régulière et plus trans¬
versale, les mailles 3 à 4 fois plus larges que longues. Pronotum
d’un brun plus clair ; pattes d’un roux ferrugineux.
12. (13). Stries élytrales bien distinctement ponctuées, plus profondes, les
intervalles légèrement bombés. Pronotum à côtés sinués en
arrière, les angles postérieurs mieux marqués, la gouttière marginale
plus large. Elytres fortement cuivreux, avec de légers reflets
pourprés. Long. 8 à 8,5 mm (Mont Kalambatitra) ... 2. C. eutinctus n. sp.
13. (12). Stries élytrales imponctuées et moins profondes, les intervalles
bien plats. Pronotum à côtés rectilignes en arrière, les angles
postérieurs moins marqués, la gouttière marginale plus étroite.
Elytres pourprés. Long. 7,5 mm (Tsaratanana) . •
J r . 3. C. rhagodus (Basilewsky)
14. (9). Apex des élytres nettement lobé au niveau du 3e intervalle, plus
ou moins tronqué et anguleux.
1 5. (20). Strie 3 des élytres sans dépression longitudinale dans l’élargissement
du 4e intervalle. Elytres plus allongés et plus étroits, à gouttière
latérale normale, assez étroite.
16. (17). Elytres d’un bleu ou bleu verdâtre sombre, métalliques mais sans
reflets cuivreux, pourprés ou violacés. P attes sombres, les tibias
souvent plus clairs (pie les fémurs. I ntervalles très plans, stries peu
profondes. Long. 7,5 à 8,5 mm . 4. C. mocquerysi
17. (16). Elytres d’un pourpré cuivreux ou d’un violacé pourpré. Pattes
plus claires. Intervalles légèrement bombés, stries plus profondes.
18. (19). Pronotum moins transverse (1,1 4 à 1 ,16 fois plus large que long).
Elytres à stries un peu plus distinctement ponctuées, l'apex
légèrement plus anguleux. Elytres d’un cuivreux rougeâtre à
pourpré. Long. 8,5 à 9 mm . 5. C. gitonius
(Jeannel)
(Alluaud)
19. (18). Pronotum plus transverse (1,18 à 1,20 fois plus large que long).
Elytres à stries à peine distinctement ponctuées, l’apex un peu
moins anguleux, pourprés ou d’un violacé pourpre. Long. 8 à
8,5 mm (Andringitra) . 6. C. carayoni n. sp.
20. (15). Strie 3 des élytres avec une dépression longitudinale dans
l’élargissement du 4'’ intervalle. Elytres plus courts et plus larges,
à gouttière latérale particulièrement large. Pronotum bien trans¬
versal. Elytres d’un vert sombre plus ou moins cuivreux à pourpré
vif. Long. 7 à 8 mm . 7. C. sinopis (Alluaud)
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
437
2. groupe DIVARICATUS
21. (22). Toutes les stries élytrales marquées sur toute leur longueur par de
profondes fossettes ou dépressions allongées ou subarrondies.
Soie prothoracique antérieure non dédoublée. Elytres d’un
bronzé métallique, parfois bleuté ou très faiblement violacé,
parfois encore d’un bleu très foncé ou d’un violet vif. Long. 9,5 à
H mm . B. C. scrobiculatus n. sp.
22. (21). Stries élytrales vestigiales ou effacées à l’exception de la lere qui
est entière et profonde ; pas de fossettes ni de dépressions.
23. (24). Pronotum non ou peu transverse, 1,08 à 1,16 fois plus large que
long. Soie prothoracique antérieure presque toujours dédoublée,
souvent même avec des soies supplémentaires. Souvent un ou 2
pores dorsaux à la partie antérieure des intervalles 4 et 5. Dent
apicale élytrale spiniforme plus longue et bien divergente. Elytres
d’un beau violet métallique, parfois bleus foncés. Long. 8,5 à
11 mm . 9. C. divaricatus (Jeannel)
24. (23). Pronotum bien transverse, 1,20 à 1,22 fois plus large que long.
Soie prothoracique antérieure dédoublée. Pas de pores dorsaux
supplémentaires sur les intervalles 4 et 5. Dent apicale spiniforme
de l’élytre plus courte et non divergente. Elytres noirs, ternes,
sans reflets métalliques. Long. 8 à 9 mm .... 10. C. languidus n. sp.
3. groupe VARIOLOSUS
Une seule espèce : Noir, les élytres métalliques de teinte assez
variable, du bronzé verdâtre au cuivreux pourpré. Long. 10 à
11,5 mm . 11. C. variolosus (Alluaud)
4. groupe SCITUS
25. (36). Microsculpture élytrale régulière, en mailles légèrement trans¬
versales formant un réseau bien fermé.
26. (35). Apex des élytres largement arrondi ou légèrement tronqué mais
non anguleux.
27. (34). Strie 7 des élytres plus ou moins affaiblie en arrière, non
perturbée, mais la région postérieure souvent quelque peu
déprimée près de l’angle apical externe. Microsculpture à mailles
peu transversales, environ 2 fois plus larges que longues.
28. (33). Espèces macroptères.
29. (32). Apex des élytres très largement arrondi et nullement tronqué.
30. (31). Stries des élytres profondes, intervalles légèrement bombés.
Pronotum plus transverse. Elytres moins allongés et plus ovoïdes.
Taille plus faible. Elytres d’un bronzé métallique brillant. Long. 6
à 7 mm (Tsaratanana) . 12. C. silvicola (Jeannel)
Source : MNHN, Paris
438
P. Basilewsky
31. (30). Stries des élytres peu profondes, intervalles plans. Pronotum
moins transversal. Elytres plus allongés et moins ovoïdes. Taille
plus grande. Elytres noirs avec un très léger reflet métallique plus
ou moins bleuté ou violacé. Long. 8 à 8,5 mm (Andringitra) .....
. 13. C. arcticollis (Jeannel)
32. (29). Apex des élytres quelque peu tronqué bien que non anguleux.
Pronotum bien transversal. Stries élvtrales modérément profondes,
légèrement affaiblies en arrière; intervalles à peine bombés.
Elytres bronzés métalliques assez brillants. Long. 9,5 à 10
mm . 14. C. brevicomis (Jeannel)
33. (28). Espèce très braehyptère, les ailes réduites à un étroit moignon ne
dépassant pas la mi-longueur de l’élytre. Pronotum étroit, non ou à
peine transversal, plus rétréci vers l'arrière que vers Lavant, à
largeur maximale déportée en avant du milieu. Apex des élytres
largement arrondi et non tronqué. Elytres nettement bronzés
brillants. Pattes très claires. Long. 7 mm (Andohahelo) .
. 15. C. brachypterus n. sp.
34. (27). Strie 7 des élytres nullement affaiblie en arrière mais profonde
jusqu’au sommet, un peu défoulée en dehors par un léger
bombement du 8e intervalle, la région postérieure non déprimée.
Intervalles convexes. Microsculpture plus forte, les mailles plus
transversales, environ 3 à 4 fois plus larges que longues. Elytres
d’un vert cuivreux brillant, bordés de ferrugineux clair. Long. 7 à
9 mm . 16. C. labathiei (Jeannel)
35. (26). Apex des élytres fortement anguleux et tronqué extérieurement.
Stries éiytrales profondes jusqu’à l’apex, la 7e non affaiblie en
arrière ni perturbée, faiblement défoulée en dehors par un léger
bombement du 8e intervalle. Microsculpture à mailles très
transversales. Elytres cuivreux, avec de légers reflets pourprés.
Long. 10,5 mm (région du Tsaratanana) .... 17. C. chalcotinctus n.sp.
36. (25). Microsculpture élvtrale irrégulière, en strioles étirées en travers
et ne formant pas de mailles.
37. (44). Apex des élytres largement arrondi, ni tronqué ni anguleux.
Elytres bruns ou sombres, parfois légèrement bronzés.
38. (43). Pronotum bien transversal (1,31 à 1,45 fois plus large que long), à
largeur maximale située au milieu. Elytres plus courts et plus
larges, 1,65 à 1,71 fois plus longs que larges ensemble.
39. (42). Pronotum à côtés bien relevés, à gouttière marginale très large et
très fortement explanée sur toute sa longueur. Antennes plus
fines. Yeux très gros et très saillants. Intervalles des élytres plus
bombés. Elytres d’un bronzé brillant assez clair.
40. (41). Partie apicale de l’édéage du d'en lame allongée et droite,
nullement recourbée en crochet. Long. 7 à 8 mm .
. 18. C. scitus (Jeannel)
41 (40). Partie apicale de l’édéage du d en lame plus courte et fortement
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
439
recourbée en crochet. Long. 7 à 8 ram (Marojejy) .
. 19. C. scitoides n. sp.
42. (39). Pronotum à côtés très peu relevés, à gouttière marginale bien plus
étroite et moins explanée. Antennes plus épaisses. Yeux gros mais
peu saillants. Intervalles des élytres plus plans. Elytres d’un
bronzé terne ou très faiblement bleuté. Long. 6 mm (Montagne
d’ Ambre) . 20. C. nanus n. sp.
43. (38). Pronotum peu transversal (1,14 à 1,18 fois plus large que long),
légèrement cordiforme, à largeur maximale nettement déportée
en avant du milieu, les côtés un peu sinués devant les angles
postérieurs qui sont fortement marqués. Elytres plus allongés,
1,76 à 1,81 fois plus longs que larges ensemble, légèrement
bronzés. Long. 6,5 à 7 mm (Andringitra) - 21. C. cordicollis n. sp.
44. (37). Apex des élytres nettement tronqué et légèrement anguleux.
Pronotum très transverse, à largeur maximale située en avant du
milieu, à gouttière marginale très large et fortement explanée sur
toute sa longueur. Elytres d’un vert métallique légèrement cuivreux.
Long. 9 à 1 1 mm (Marojejy et région de Maroantsetra) .
. 22. C. micheli (Jeannel)
5. groupe SIC A RDI
45. (58). Microsculpture élytrale en mailles légèrement transversales ou
presque isodiamétrales, forinant un réseau bien fermé. Angle
apical externe des élytres plus ou moins effacé ou simplement
arrondi.
46. (47). Pronotum très transversal (1,28 à 1,34 fois plus large que long), à
gouttière marginale particulièrement large et fortement explanée
sur toute sa longueur. Elytres très modérément convexes et assez
ovoïdes, non parallèles mais nettement élargis en arrière, les stries
moyennement profondes, les intervalles à peine bombés ; micro-
sculpture en mailles environ 2 fois plus larges que longues. Dessus
unicolore bleu métallique, les élytres parfois un peu violacés, lia
12,5 mm (Montagne d’ Ambre) . 23. C. sicardi (Alluaud)
47. (46). Pronotum non ou peu transversal (1,07 à 1,20 fois plus large que
long), à gouttière marginale bien plus étroite, peu explanée, assez
fortement relevée en arrière. Elytres bien convexes, subparallèles,
non ou peu élargis en arrière.
48. (57). Apex des élytres prolongé en dent spiniforme plus ou moins
longue, bien large à la base.
49. (52). Pronotum très étroit, 1,07 à 1,10 fois plus large que long.
Microsculpture élytrale isodiamétrale, les mailles à peine 1,5 fois
plus larges que longues.
50. (51). Dent apicale de l'élytre longue, atteignant presque la longueur du
1er article des tarses postérieurs. Yeux plus gros et plus saillants.
Taille plus grande. Intervalles des élytres plus bombés. Tout le
Source : MNHN, Paris
440
51. (50).
52. (49).
53. (54).
54. (53).
55. (56).
56. (55).
57. (48).
58. (45).
P. Basilewsky
dessus d’un bleu métallique sans reflets cuivreux, sauf parfois à la
base des élvtres. Long. 11,5 à 12,5 mm (Marojejy) 24. C. renaudi n. sp.
Dent apicale de Félytre courte, située au sommet d’un lobe
prolongeant l’apex. Yeux moins gros et moins saillants. Taille plus
petite. Intervalles des élytres moins bombés. Dessus d’un bleu
métallique un peu cuivreux sur les élytres. Long. 9 mm (Marojejy).
. 25. C. solitarius n. sp.
Pronotum plus large, nettement bien que légèrement transverse,
1,14 à 1,20 fois plus large que long.
Dent apicale de Félytre courte et très large, pointue seulement à
l’extrême sommet. Microsculpture élytrale presque isodiamétrale,
les mailles à peu près aussi larges que longues. Intervalles plus
plats, stries moins profondes. Dessus d’un bleu métallique. Long.
9,5 à 10,5 mm (Tsaratanana) . 26. C. petrorum n.sp.
Dent apicale de Félytre plus longue et moins large, longuement et
fortement acérée, n'atteignant pas tout à fait la longueur du 1er
article des tarses postérieurs. Microsculpture élytrale plus trans¬
versale, les mailles 1,5 à 2 fois plus larges que longues. Intervalles
plus convexes, stries plus profondes. Dessus non concolore.
Elytres bronzés, à reflets verdâtres ou pourprés ; tête et pronotum
cuivreux avec de très légers reflets métalliques. Stries moins
profondes, intervalles moins convexes. Pattes et antennes d’un
brun ferrugineux assez clair. Long. 9 à 1 0 mm (1 saratanana) .
. 27. C. aeneicollis (Jeannel)
Elytres noirs avec de très faibles reflets bronzés ; tête et pronotum
noirs. Stries profondes, intervalles plus convexes. Pattes et
antennes d’un brun très foncé. Long. 10 mm (Tsaratanana).. . .
. 28. C. depressus (Jeannel)
Apex des élytres prolongé en une forte épine cylindrique très
acérée, un peu plus longue que le 1er article des tarses postérieurs.
Stries peu profondes, distinctement ponctuées, intervalles presque
plans ; microsculpture presque isodiamétrale. Avant-corps noir,
souvent pourvu de légers reflets métalliques ; élytres d’un bleu
verdâtre sombre, avec des légers reflets d’un bleu métallique,
souvent plus ou moins pourprés. Long 12 à 14 mm (Tsaratanana).
. 29. C. longespinosus (Basilewsky)
Microsculpture élytrale très irrégulière, en strioles bien étirées en
travers et ne formant pas de mailles. Pronotum assez transverse, à
côtés un peu plus rétrécis vers l'arrière que vers l’avant, à largeur
maximale nettement déportée en avant du milieu. Elytres à apex
prolongé en une forte épine cylindrique nettement plus longue
que le 1er article des tarses postérieurs, à angle apical externe
fortement marqué bien que ni anguleux ni denté, à troncature
apicale profondément sinuée, à Ie strie régulière et non perturbée
en arrière. Dessus d’un bleu métallique assez vif, surtout sur les
élytres. Long. 9 à 1 1 mm (Montagne d’ Ambre) . 30. C. dolius (Alluaud)
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
441
1. group eEUGRAMMUS
Yeux gros et saillants. Pronotura large et transverse, à gouttière marginale large et
explanée sur toute sa longueur. Elytres à 4e intervalle anormalement élargi au milieu,
l’apex largement arrondi ou faiblement lobé ou tronqué, non ou à peine anguleux, la 71'
strie non perturbée et régulièrement continuée jusqu’au sommet.
1. Catacolpodes eugrammus (Alluaud) (fig. 131)
Colpodes eugrammus Alluaud, 1932, AJra, 4, p. 11.
Neocolpodes (s. str.) eugrammus , JEANNEL, 1 948, Faune de l’Empire franç., 1 0, pp. 548, 569, fig. 259.
Neocolpodes (s. str.) eugrammus, JEANNE!., 1951, Menu Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 323, 326.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (A. Sicard) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 8 à 8,5 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum
largement testacé sur les côtés, les élytres d’un bleu métallique assez sombre ; dessous
brun ferrugineux assez foncé, les épipleures prothoraciques très clairs ; pattes brunes, les
tibias et les tarses plus clairs ; antennes testacées.
Tête très large, les yeux très gros et très saillants, les
tempes particulièrement courtes et très obliques ; bord
antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez profonds
et assez longs. Dent labiale grande, large h la base,
acuminée en avant, arondie au sommet Antennes dépas¬
sant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum large et
bien transverse, 1,29 à 1,35 fois plus large que long, pas
plus rétréci en avant à largeur maximale au milieu, le
disque convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs
en lobes largement arrondis mais à peine distinctement
saillants ; côtés bien relevés, surtout en arrière, réguliè¬
rement arrondis en avant ensuite rectilignes, parfois à
peine distinctement sinués ; angles postérieurs droits et
bien marqués, à peine émoussés au sommet ; base aussi
large que le bord antérieur, légèrement subconvexe,
faiblement et brièvement relevée en oblique sur les
côtés ; gouttière marginale très large sur toute sa lon¬
gueur, encore élargie et plus fortement explanée en
arrière ; dépressions basilaires très profondes et subar¬
rondies ; sillon longitudinal médian profond et long, les
transversaux fortement marqués ; disque imponctué,
très faiblement striolé transversalement. Elytres courts
et trapus, 1,60 à 1,66 fois plus longs que larges ensemble,
nettement ovoïdes et élargis en arrière, bien convexes ;
épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale
assez large ; apex largement arrondi et non lobé, la troncature apicale faiblement sinuée,
à côté interne oblique ; intervalles légèrement bombés, le 4n nettement élargi au milieu
au détriment du 3e, sans dépression longitudinale, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement
Fig. 131. — Catacolpodes eu¬
grammus Alluaud (d’après JEAN¬
NEL).
Source : MNHN, Paris
442
P. Basilewsky
marqués ; stries assez profondes, imponctuées, régulièrement continuées en amère ou la
7e n’est pas perturbée ; striole scutellaire longue ; microsculpture régulière, en mailles un
peu transversales, environ 2 fois plus larges que longues ; série oinb.hquee de 20 pores
assez moyens. . . . ,, .
Pattes moyennes. Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord anterieur.
Mâle inconnu; gonapophyse Ç fig- 132 a.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d Ambre.
MADAGASCAR Nord : Montagne d’ Ambre (A. Sicard, XII, 1 \A. Seyrig, I- 1934,
1 o ).
Un exemplaire ( o ) étiqueté « Madagascar, région de Maroantsetra, Mahakiry (J.
Vadon. III. 1939) » me paraît identique aux deux précédents ; il s agit probablement
d’une erreur d'étiquetage.
Répartition géographique. — Madagascar.
2. Catacolpodes eutinctus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Mont Kalambatitra (A. Peyrieras IV.
1974) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 8,5 mm. Ailé. Brun ferrugineux assez clair, le pronotum
très largement testacé sur les côtés, les élytres très fortement cuivreux ou même
pourprés, bordés latéralement de testacé ; dessous brun très clair, presque testace ;
pattes et antennes d’un ferrugineux très clair.
Tête très large, les veux très gros et très saillants, les tempes courtes et très obliques ;
bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux très profonds jusqu’en arrière. Dent labiale
grande, large à la base, bien atténuée et acuminée vers l’avant. Antennes dépassant la base
du pronotum de 4 articles. Pronotum large et bien transverse, 1,28 à 1,33 fois plus large
que long, pas plus rétréci en avant, la largeur maximale un peu en avant du milieu, le
disque convexe; bord antérieur droit; angles antérieurs en larges lobes arrondis et
nettement bien «pie légèrement saillants; côtés fortement relevés, régulièrement
arrondis en avant, ensuite rectilignes, légèrement sinués : angles postérieurs faiblement
obtus, bien marqués, émoussés au sommet ; base un peu plus large que le bord antérieur,
à peine subconvexe, très légèrement et assez brièvement relevée sur les côtés : gouttière
marginale très large et très explanée sur toute sa longueur, encore plus fortement en
arrière ; dépressions basilaires profondes et peu allongées ; sillon longitudinal médian
assez profond et long, les transversaux très fortement marqués. Elytres allonges et assez
étroits, 1,76 à 1,82 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes, faiblement élargis en
arrière, assez convexes ; épaule arrondie et très bien marquée ; gouttière latérale assez
large ; apex largement arrondi, non lobé, à troncature apicale à peine sinuee, le cote
interne perpendiculaire à la suture ; intervalles très légèrement bombés, le 4e nettement
élargi au milieu au détriment du 3e ; stries assez profondes, régulièrement continuées
jusqu’au sommet, assez distinctement ponctuées, la 7*' nullement perturbée ; striole
scutellaire forte et assez longue ; microsculpture assez régulière, en mailles transversales,
2 à 3 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 18 pores.
Pattes moyennes. Métépisternes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Mâle inconnu ; gonapophyse Ç fig. 132 d.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
443
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue <pie du Sud du Domaine du
Centre.
MADAGASCAR Centre: Mont Kalainbalitra, à l’Est de Betroka (A. Peyrieras, IV.
1974, 2 $ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Catacolpodes rhagodus (Basilewsky)
Neocolpodes (s. str.) rhagodus Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 93, fig. 23.
Xype. — Holotype, Madagascar Sambirano, contreforts du Tsaratanana, Haut
Sambirano, vallée de la Besanetrikely, 1 100 m (P. Vielle , XII. 1963) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 mm. Ailé. Tête d’un brun foncé, le pronotum plus clair,
surtout sur les côtés, les élytres d’un pourpre assez vif et étroitement bordés de testacé ;
dessous brun rouge très clair, les épipleures prothoraciques testacés ; pattes et antennes
d’un ferrugineux très clair.
Espèce proche de C. eutinctus n. sp. mais de taille plus petite et de coloration un peu
différente. S’en sépare en outre par le pronotum un peu moins large, 1,27 fois plus large
que long, à gouttière marginale moins large et moins fortement explanée même en arrière,
à côtés plus rectilignes et non sinués devant les angles postérieurs qui sont moins obtus et
mieux marqués bien qu’émoussés au sommet, par les intervalles des élytres un peu moins
bombés et les stries moins profondes et non distinctement ponctuées.
Edéage 6 fig. 133 a; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Région du Tsaratanana.
M ADAGASCAR SAMBIRANO : Contreforts du Tsaratanana, Haut Sambirano, vallée de la
Besanetrikely, 1 100 m (P. Viette, XII. 1963, 1 6 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
4. Catacolpodes mocquerysi (Jeannel)
Neocolpodes (s. sir.) Mocquerysi Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 570, fig. 259.
Neocolpodes (s. str.) eugrammus subsp. Mocquerysi, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6,
p. 326.
Type. — Holotype, Madagascar Est, baie d’Antongil (A. Mocquerys, 1897)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 7,5 à 8,5 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum assez
largement testacé sur les côtés, les élytres d’un bleu ou bleu verdâtre sombre, métalliques
mais sans reflets cuivreux, pourprés ou violacés ; dessous brun ferrugineux, les
épipleures prothoraciques très clairs ; pattes brunes, les tibias et les tarses souvent plus
clairs ; antennes d’un brun ferrugineux testacé.
Tête large, les yeux très gros et très saillants, les tempes courtes et obliques ; bord
antérieur du labre droit ou légèrement sinué ; sillons frontaux larges et profonds, surtout
en avant. Dent labiale large à la base, acuminée au sommet Antennes dépassant la base du
Source : MNHN, Paris
444
P. Basilewsky
pronotum de 4 articles. Pronotum large et transverse, 1 , 1 8 à 1 ,26 fois plus large que long,
légèrement plus rétréci vers l’avant, à largeur maximale en avant du milieu, le disque
modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et
très légèrement saillants ; côtés moyennement relevés, quelque peu arrondis dans le
tiers, ensuite rectilignes et non sinués ; angles postérieur, droits, émoussés au sommet ;
base un peu plus large que le bord antérieur, droite, les côtés à peine relevés en oblique ;
gouttière marginale assez large et un peu plus explanée en arrière ; dépressions basilaires
très profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian assez profond et long les
transversaux fortement marqués. Elytres allongés, 1,70 à 1,77 fois plus longs que arges
ensemble, légèrement ovoïdes, peu élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et
modérément marquée; gouttière latérale assez étroite; apex nettement bien que
faiblement lobé en arrière au niveau du 3e intervalle, bien marqué mais plutôt tronque
Fig. 132. — Gonapophyses. a, Catacolpodes eugrammus Alluaud ; b, C. silvicola Jeannel ; c,
C. mocquerysi Jeannel ; d, C. eutinctus n.sp. ; e, C. sinopis Alluaud ; f, C. scrobiculatus n.sp. ; g,
C. divaricatus Jeannel; h, C. gitonius Alluaud; i, C. languidus n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
445
qu’anguleux, la troncature apicale bien sinuée ; intervalles plans, le 4e élargi au milieu au
détriment du 3e et du 5e, sans dépression longitudinale, les 3 pores dorsaux du 3e
faiblement marqués ; stries peu profondes et imponctuées, régulièrement continuées
jusqu’au sommet, la 7e non perturbée ; striole scutellaire longue et profonde ; micro-
sculpture en mailles bien transversales, 3 à 4 fois plus larges que longues mais formant un
réseau fermé presque partout ; série ombiliquée de 20 pores assez moyens.
Pattes moyennes. Métépistemes 2,75 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 133 b ; gonapophyse Cj> fig. 132 c.
Distribution dans l’île. — Cette espèce semble propre à la région de la baie
d’Antongil où elle est fréquente.
MADAGASCAR Est : Sud de la baie d’Antongil (A. Mocquerys, 1 897 , 1 ex.). Région
de Maroantselra, Mahakiry (J. Vadon, XII. 1938, III. 1939, 3 ex.). Id., Sahantaha
(id„ XI. 1938, I. 1939, 4 ex.). — Id., Nandihizina (Id., XII. 1938, 1 ex.). — Id.,
Ambohitsitondroina (J. Vadon, XI. 1947, I\. 1948, III. 1949, 77 ex. ; Michel, III. 1951,
IX-XI. 1951, 30 ex. ;J. Vadon et A. Peyrieras, X. 1968, 1 ex.). — Id., Fampanambo (J.
Vadon, IX. 1959, 1. 1961, 3 ex.). — Id.,Tsaramainiandro(id., XI. 1959, 1 ex.). — Id.,
Ambodivoangy (id., 4 ex.). — Id., Hiaraka(2 ex.). — Id., Beanana (J. Vadon,\. 1946,
III. 1954, 26 ex.; Michel V. 1946, 16 ex.). — Massif de l’Androrona, distr.
Maroantsetra (J. Vadon, II. 1954, 5 èx.).
Répartition géographique. — Madagascar.
5. Catacolpodes gitonius (Alluaud)
Colportes gitonius Alluaud, 1935, Afra, 10, p. 15.
Nocolpodes (s. str.) gitonius, JeANNEL. 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 571.
Neocolpodes (s. str.) gitonius, Jf.ANNEL, 1951, Môm. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 823, 327.
Type. — Holotype, Madagascar Est, environs de Fanovana (G. Olsoufieff)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Ailé. Noir de poix, le pronotum très largement
bordé de testacé sur les côtés, les élytres d’un cuivreux rougeâtre à pourpré ; dessous
brun ferrugineux, les épipleures prothoraciques plus clairs, les élytraux légèrement
métalliques ; fémurs bruns, les tibias, les tarses et les antennes d’un testacé clair.
Tête assez courte et très large, les yeux très gros et très saillants, beaucoup plus longs
que les tempes qui sont particulièrement courtes et très obliques ; bord antérieur du labre
droit ; sillons frontaux larges, profonds seulement en avant. Dent labiale grande et très
large, largement arrondie au sommet, faiblement sillonnée au milieu. Pronotum peu large
et peu trans verse, 1,14 'a 1,16 fois plus large que long, a peine plus rétréci en avant <pi en
arrière, à largeur maximale en avant du milieu, le disque convexe ; bord antérieur dioit ,
angles antérieurs en lobes largement arrondis mais non saillants ; cotés assez relevés,
surtout en arrière, bien arrondis dans la première moitié, ensuite rectilignes ou même très
faiblement sinués ; angles postérieurs subdroits et émoussés à l’extrême sommet ; base à
peine convexe, très faiblement et brièvement relevée en oblique sur les cotés, a peine
plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale large et explanée sur toute sa
longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires profondes et suballongées ; sillon
longitudinal médian profond, les transversaux fortement marqués. Elytres assez allonges.
Source : MNHN, Paris
446
P. Basilewsky
1,70 à 1,74 fois plus longs que larges ensemble, légèrement ovoïdes, élargis en arriéré,
modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez large ;
apex très légèrement lobé et nettement anguleux au niveau du 3e intervalle, le bord
interne tronqué en oblique, la troncature apicale nettement sinuée ; intervalles
légèrement bombés, le 4e nettement élargi au milieu au détriment au 3e et du 5e, cet
élargissement plan et sans dépression longitudinale, les 3 pores dorsaux du 3e
modérément marqués ; stries assez profondes et assez distinctement ponctuées, surtout
les externes, régulièrement continuées jusqu’au sommet, la T non perturbée : striole
seutellairc longue et profonde ; microsculpture en mailles bien transversales et peu
régulières, 3 à 4 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 18 pores.
Pattes moyennes. Métépisternes 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 133 c ; gonapophyse Ç fig- 132 h.
Distribution dans l’île. — Espèce connue seulement de la partie centrale du
Domaine de l’Est.
Madagascar Est: Fanovana, distr. Moramanga (1 Vadon, 1 ex.). — Env. de
Fanovana (G. Olsoufieff 1 ex.). — Périnet (J. Vadon , XII. 1951, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
6. Catacolpodes carayoni n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, vallée de l’Iantara, à l’Est de l’Andringitra
(A.R., XI. 1950) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 8,5 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum légèrement
plus clair, assez largement bordé de testacé sur les côtés, les élytres pourprés ou d’un
violacé poupre ; dessous brun ferrugineux très clair, les épipleures prothoraciques
testacés, les élytraux un peu métalliques.
Espèce voisine de C. gitonius Alluaud. Elle en diffère par une autre coloration, par le
pronotum plus large et plus transverse, 1,18 à 1,20 fois plus large que long, à côtés plus
fortement relevés et plus rétrécis en arrière, à gouttière marginale encore plus large et
plus explanée, à base nettement plus large que le bord antérieur, par les élytres un peu
plus allongés, 1,76 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, moins ovoïdes et moins
élargis en arrière, à stries à peine distinctement ponctuées, l’apex étant moins nettement
anguleux et la microsculpture: formée de mailles encore plus transversales.
Edéage d fig. 133 e; femelle inconnue.
Distribution dans File. — Je ne connais cette espèce que d’une seule station.
MADAGASCAR EST : Vallée de l’Iantara, à l’Est de l’Andringitra (A.R., XI. 1950,
2 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Je dédie très amicalement cette espèce au Professeur J. C ARAYON,
du Muséum national d'IIistoire naturelle à Paris, qui, à de nombreuses reprises, a eu
l’amabilité, comme ses prédécesseurs, de m’accueillir dans son laboratoire et de me
confier l’étude des riches matériaux de cette institution.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
447
7. Catacolpodes sinopis (Alluaud)
Colpodes sinopis AUuaud, 1935, Afra, 10, p. 15.
Neocolpodes (s. str.) sinopis , JEANNEL, 1948, Faune de 1 Empire franç., 10, pp. 548, 570, hg. 250.
Neocolpodes (s. str.) sinopis, JEANNEL, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 323, 327.
Neocolpodes (s. str.) sinopis subsp. cuneatus Jeannel, 1951, id., p. 327 (syn. nova).
Types. — sinopis Alluaud. Holotype, Madagascar Est, Permet (G. Okoufieff, 111.
1935) (Muséum, Paris).
cuneatus Jeannel. Holotype, Madagascar Est, Ambohitsitondroina (J. Vadon, 111.
1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Brun de poix foncé, le pronotum assez
largement bordé de testacé sur les côtés, les élytres d’un vert sombre plus ou moins
cuivreux à pourpré assez vif, bordés latéralement de ferrugineux clair ; dessous brun
ferrugineux, les épipleures prothoraciques et élytraux testacés ; pattes brunes, les tibias
souvent un peu plus clairs que les fémurs ; antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête large et peu allongée, les yeux gros et très saillants, les tempes très courtes et
très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds, très élargis en
avant. Dent labiale moyenne, large à la base, assez acuminée au sommet Antennes
dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum large et bien transverse, 1,24 à
1,30 fois plus large que long, nettement plus rétréci vers l’avant la largeur maximale au
milieu, le disque assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement
arrondis mais non ou à peine saillants ; côtés relevés, régulièrement et assez largement
arrondis en avant, rectilignes et non sinués devant les angles postérieurs qui sont
subdroits et arrondis au sommet ; base droite, légèrement plus large que le bord antérieur,
les côtés à peine relevés en oblique ; gouttière marginale large et explanée ; dépressions
basilaires profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian long et assez profond,
les transversaux fortement marqués. Elytres courts et larges, 1,53 à 1,60 fois plus longs
que larges ensemble, assez ovoïdes et à peine élargis en arrière, convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale large ; apex assez nettement lobé, un peu
anguleux au niveau du 3e intervalle, le bord interne tronqué, la troncature apicale
nettement sinuée ; intervalles très légèrement bombés, le 4' particulièrement élargi au
milieu au détriment du 3e et du 5e, avec une nette dépression longitudinale le long de la 3'
strie, les 3 pores dorsaux du 3e à peine marqués ; stries assez profondes, non ponctuées,
continuées régulièrement jusqu’au sommet, la 7e non perturbée ; stnole scutellaire
longue et profonde ; microsculpture en mailles irrégulières, peu profondes, 4 a o fois plus
larges (nie longues ; série ombiliquée de 16 pores moyens.
Pattes moyennes. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage cf fig. 133 d ; gonapophyse Ç fig. 132 e.
Distribution dans Pile. — Espèce répandue dans les parties septentrionale et
centrale du Domaine de l’Est.
MADAGASCAR Est: Ambohitsitondroina, distr. Maroantsetra (J. Vadon. I. 1946, XI.
1947 IV 1948 111. 1949, 15 ex.). — Beanana, distr. Maroantsetra (J. Vadon, V. 1 946,
1 ex.). - Périnet (G. Okoufieff, 111. 1935, 6 ex.). - Environs de Périnet (G.
Okoufieff, III. 1935, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
448
P. Basilewsky
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
449
Observation. — JEANNEL a cm devoir séparer sous le nom de cuneatus les
exemplaires provenant du Nord de la baie d’Antongil des spécimens de la région de
Périnet par suite de la présence d’une dépression située le long de la dilatation du 4e
intervalle, de la taille plus faible et d’une coloration un peu différente, verdâtre et non
pourprée ; la dépression du 4e interv alle est bien présente chez les individus de Périnet et
c’est même là un caractère spécificpie ; quant à la taille et la couleur des élytres elle est
variable individuellement ; je pense donc que l’on ne doit pas retenir cette sous-espèce.
2. groupe DIVARICATUS
Yeux gros mais modérément saillants. Pronotum non ou à peine transversal, à
gouttière marginale particulièrement étroite en avant, faiblement élargie en arrière.
Elytres à 4e intervalle non élargi au milieu, l’apex prolongé en dent spiniforme ;
microsculpture isodiamétrale. Tarses assez épais, les articles plus larges, le 4e des
postérieurs nettement lobé.
8. Catacolpodes scrobiculatus n. sp.
8 a. Catacolpodes scrobiculatus scrobiculatus n. subsp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Andranomandevy (Didy), 1 039 m (R.E., IX-
X. 1956) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 1 1 mm. Brachyptère, pourvu de moignons alaires
étroits et atteignant à peine la mi-longueur des élytres. Noir, le pronotum concolore, les
élytres d’un bronzé métallique, parfois bleuté ou très faiblement violacé ; dessous noir ;
pattes d'un brun très sombre, presque noires ; antennes d’un brun très foncé.
Tête allongée, assez épaisse en arrière, les yeux gros mais assez modérément
saillants, à peine plus longs que les tempes qui sont bien allongées et faiblement
obliques ; bord antérieur du labre faiblement snbsinué ; sillons frontaux longs et
profonds. Dent labiale grande et large mais assez courte, fortement rebordée, arrondie au
sommet. Antennes épaisses et assez courtes, dépassant la base du pronotum de 3 articles.
Pronotum faiblement transverse, 1,08 à 1,10 fois plus large que long, pas plus rétréci en
avant, la largeur maximale située au milieu, le disque modérément convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs formant un très petit lobe à peine saillant ; côtés non
relevés, assez régulièrement arrondis sur toute leur longueur ; angles postérieurs très
obtus et largement arrondis ; base pas plus large (pie le bord antérieur, droite, très
brièvement relevée en oblique sur les côtés ; gouttière marginale particulièrement étroite
en avant, à peine élargie et explanée en amère ; dépressions basilaires peu profondes
et assez allongées ; sillon longitudinal médian profond et assez large, les transversaux
modérément marqués ; soie prothoracique jamais dédoublée. Elytres très allonges, 1,85
à 1,92 fois plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes, non ou à peine élargis en
arrière, bien convexes ; épaule arrondie et peu marquée ; gouttière latérale très étroite ,
apex prolongé en une forte dent spiniforme, assez large à la base mais devenant
rapidement cylindrique, très acérée à l’extrémité, non ou très peu divergente, un peu plus
longue que le 1er article des tarses postérieurs, l'angle apical externe effacé, 1 angle
Source : MNHN, Paris
P. Basilewsky
450
suturai turondi et peu
indistincts ; les stnes sont »mPk““SZ rFUait longitudinal dans le fond, la T non
allongées qu’arrondies, souvent a J ' , sommet; striole scutellaire courte ,
perturbée et contmuee reguherement jusqu ^ ombiliqué de 18 pores assez gros
MWptos a5B“
Distribution dans Ole
drazaka (J. MilloU M; l9**, 4 A . Andranomalaza (P. Soga, II.l 957, 2
LT- RÏ- inL HE Andranomalaza (P. Sogu. VIH- 1956, 7 e,).
Répartition géographique. - Madagascar.
f nn I es 4 exemplaires cités sous le nom de Neocolpodes vadom par
espè“-
8 b. Catacolpodes scrobwulatus sigillatm n. subsp.
Type. _ Holotype, Madagascar Est, AnrbadiUa, riv. Ranonr.na, distr. Brickaville
(A R IX. 1954) (Muséum, Paris).
Description. - Diffère £
parfaitement développées, par les c ■ larges ensemble, à fossettes moins
WÎ. ;-ables à cens de C. , scrobiodutu,
Distribution dans Ole. - M—kEst : Ambadikala, riv. R— **
Brickaville (AR-, IX. 1954, 2 et 2 Ç )■
Répartition géographique. - Madagascar.
9. Catacolpodes divaricatus (Jeannel) (fig- 1 34)
Neocolpodes (Anumrocolpodes) divaricatus Jeannel, 1948, Faune de l'Empire
601’ 'SïJolpodes Kl Sri. Madag., A. 6, pp.311.3ia-
ïÿtaüïsi «s., ... * 1,
Type. - Holotype, Madagascar Est, Pdrinet (Ci OMV) (Muséum, Pans).
i n c ' 1 1 Aüé Noir, le pronotum concolore, les elytres
..ïïîï-vî p" ré; *r.-* trÈs lé6i
Létie" pattes noirci; antermcs d’un brun très fonce.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
Tête allongée, les yeux modérément gros mais bien
saillants, à peu près aussi longs que les tempes qui sont
bien obliques, parfois très légèrement gonflées ; bord
antérieur du labre légèrement subsinué ; sillons frontaux
profonds et bien élargis en avant. Dent labiale large et
grande mais plutôt courte, atténuée vers le sommet cpii
est arrondi. Antennes assez épaisses, dépassant la base
du pronotum de 3 articles. Pronotum peu transverse,
1,08 à 1,16 fois plus large que long, pas plus rétréci en
avant qu’en arrière, à largeur maximale au milieu, le
disque bien convexe; bord antérieur droit : angles
antérieurs effacés, ni lobés ni saillants ; côtés non
relevés, bien régulièrement arrondis en avant, plus
rectilignes en arrière où ils sont parfois un peu sinués
devant les angles postérieurs qui sont obtus mais légère¬
ment marqués ; base droite, faiblement et brièvement
relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le
bord antérieur; gouttière marginale particulièrement
étroite en avant, légèrement élargie en arrière ; dépres¬
sions basilaires peu profondes et un peu linéaires ; sillon
longitudinal médian profond et large, les transversaux
modérément marqués ; la soie prothoracique antérieure
est presque toujours dédoublée, parfois même avec
quelques soies supplémentaires. Elytres très allongés,
1 ,83 à 1 ,91 fois plus longs que larges ensemble, ovoïdes,
non élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie
et assez bien marquée ; gouttière latérale très étroite ; apex prolongé en forte dent
spiniforme, bien divergente, très large à la base et très acérée au sommet, presque aussi
longue que le 1er article des tarses postérieurs, l’angle apical externe effacé, le suturai
bien marqué, parfois légèrement subdenté ; intervalles très plans, les 3 pores dorsaux du
3e bien marqués, souvent aussi 1 ou 2 pores supplémentaires sur la partie antérieure des
intervalles 4 et 5 ; lcre strie relativement profonde et bien entière, débutant assez loin de
la base, 2, 3 et 4 vestigiales, les externes effacées, la 7e non perturbée et à peine visible
seulement à l’extrémité ; striole scutellaire longue et profonde ; microsculpture rigou¬
reusement isodiamétrale; série ombiliquée de 18 pores assez moyens.
Pattes comme chez l’espèce précédente. Fémurs postérieurs avec une seule soie
médiane. Métépistcrnes 3 fois plus longs (pie larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 133 g; gonapophyse Ç % 132 g.
Distribution dans l’île. — Espèce fréquente dans la partie centrale du Domaine
de l'Est.
MADAGASCAR Est: Fanovana, distr. Moramanga (A. Seyrig , 1933, 11 ex.; G.
Oison fieff 1 ex. ; J. Vadon, 2 ex.). — Périnet (J. Vadon , IV. 1937, XII. 1 951, 5 ex. ; G.
Ohoufieff, 1935, 2 ex. :A. Peyrieras, X-XI. 1972, 176 ex.). — Rogez (A. P., VI. 1957, 1
ex.). _ Forêt à l’Est de Marovoay, route d’Ambatondrazaka, distr. Moramanga (P.
Griveaud et R. Vieil , IX. 1957, 1 ex.). — Route de Eakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m
(A. Peyrieras , XI. 1972, 3 ex.). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian , I. 1951, a
ex.). — Sandrangato, forêt sur la route d’Anosibe (21 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
451
Fig. 134. — Catacolpodes di-
varicatus Jeannel (dessin de
Mme Berger).
Source : MNHN, Paris
452
P. Basilewsky
Observation - Les 21 spécimens de Sandrangato ne different des autres
inditddus que par la coloration légèrement bleutée et non ou a peme v.olaeee, de me
»
cette espèce et non à Lobocolpodes murex Alluauc .
10. Catacolpodes languidus n. sp.
Type. - Holotype, Madagascar Centre, Ampolomita, à l’Est de Belamtra, distr.
Ambatolampy (P. Griveaud, V. 1956) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 8 à 9 mm. Ailé. Brun très foncé, presque noir, le pronotum
concolore les élytres ternes et sans reflets métalliques; dessous brun ferrugineux
rougeâtre ; pattes' d’un brun très foncé, les tibias le plus souvent plus clairs que les
fe|n"rs , antenne^ bnmes. majs modérément saillants, plus longs que les
tempes mii smit oWiqims; bord antérieur du labre droit; sillons frontaux profonds
élargis en avant. Dent labiale moyenne, large à la base, fortement attenuee vers 1 av anUe
sommet brièvement arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 3 ai tic .
Pronotum assez transverse, 1.20 à 1,22 foie plue large que
l’avant à largeur maximale au milieu, le disque assez convexe , bord anterieur droit ,
angles antérieurs arrondis mais ni lobés ni saillants ; côtés non releves, assez reguliere
ment arrondis en avant, beaucoup moins en arrière où ils sont presque rectilignes , ang « s
postérieurs très obtus, largement arrondis et à peine marques ; base droite, a peine pli s
Ce ITle bord antéril, les côtés très brièvement et très légèrement releves en
oblique : gouttière marginale très étroite en avant, un peu élargie et legerement explanee
Z Si dépressions basilaires peu profondes assez larges et a,b emen — ;
sillon longitudinal médian profond, fin et long, les transversaux ff J^fo^Sus
pore prothoracique antérieur non dédoublé Elytres assez allonges, U? a 1,85 f ns plus
L _ J i..r„es ensemble, à peine ovoïdes et non élargis en arriéré, modérément
convexes- épaule arrondie et bien marquée; gouttière latérale très étroite ; apex
prolongé en fine dent spiniforme non divergente, très large a la base, bien pointue au
sommet nettement plus courte que le l"r article des tarses postérieurs, l ang e apical
externe arrondi et effacé, l’angle suturai nettement marqué mais non dente , ^n èdle
plans les 3 pores dorsaux du 3" bien marqués, pas de pores supplémentaires sur 4 et 5
seule la 1"" strie profonde et entière mais débutant assez loin de la base, au mveau de a
fin de la striole scuteUaire qui est longue et profonde, les autres vestigiales, les ex we
effacées, la T marquée seulement près du sommet et non perturbée ; microsculpture
rigoureusement isodiamétrale ; série ombiliquée de 18 pores assez gros.
Paltes comme chez l’espèce précédente. Protibias un peu plus fortement sillonnes.
Fémum poseurs avec une seule soie médiane. Métépisternes 2,75 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage (5 fig. 133 h ; gonapophyse $ fig. 132 i.
Distribution dans l’île. - Espèce connue seulement des forets situées a Est
d’ Ambatolampy. ,D
Madagascar Centre : Ampolomita, à l’Est de Belanitra, distr. Ambatolampy ! .
Griveaud , V. 1956, 6 ex.). - Andranotobaka, 1 000 m, distr. Ambatolampy (P
Griveaud, III. 1957, 4 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
453
3. groupe VARIOLOSUS
Pronotum très transverse, à gouttière marginale particulièrement large et explanée.
Elytres k 4'' intervalle non anormalement élargi au milieu, à surface cabossée par suite de
la présence de profondes fossettes allongées le long des stries, l’apex prolongé en une
forte dent spiniforme, à microsculpture en mailles transversales.
11. Catacolpodes variolosus (Alluaud) (fig. 135)
Colpodes variolosus Alluaud, 1897, Ann. Soc. eut. France , 66, p. 181.
Colpodes variolosus , ALLUAUD, 1 900, in A. GRANDIDIER, Hist. phy. nat. polit. Madag., XXI, Hist. mit.
Coléopt-, tome I, texte, l,rc partie, p. 19.
Neocolpodes (Cymenopterus) variolosus, JEANNEL, 1 948, F aune de 1 Empire franç., 1 0, pp. bbb, OU»,
fi»’ 282 283
r Neocolpôdes (Cymenopterus) variolosus , JEANNEL, 1951, Mém. Inst Sri. Madag. , A, 6, pp. 3 1 4, 31 5,
fig. 16.
Xype. — Holotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 à 11,5 mm. Ailé. Noir, le pronotum concolore, les
élytres métalliques de teinte assez variable, allant du bronzé verdâtre au cuivreux
pourpré ; dessous noir ; pattes noirâtres, les tibias souvent plus clairs que les fémurs ;
antennes d’un bran très foncé.
Tête modérément allongée, les yeux assez gros
et bien saillants, nettement plus longs que les tempes
qui sont obliques ; bord antérieur du labre droit ;
sillons frontaux profonds, très élargis en avant. Dent
labiale assez courte, large à la base, atténuée vers le
sommet, arrondie au bord antérieur et fortement
sillonnée longitudinalement au milieu. Antennes dé¬
passant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum
volumineux et très large, 1,25 k 1,36 fois plus large
que long, à peine plus rétréci en avant, k largeur
maximale au milieu, le disque bien convexe ; bord
antérieur droit ; angles antérieurs arrondis en lobes
larges et bien saillants ; côtés largement arrondis en
avant, moins fortement en arrière, assez relevés ;
angles postérieurs obtus mais bien marqués ; base
droite, un peu plus large que le bord antérieur;
gouttière marginale très large et très explanée sur
toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions
basilaires assez profondes et subarrondies ; sillon
longitudinal médian fin mais profond, les transver¬
saux fortement marqués. Elytres allongés, 1,80 k
1,81 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes,
non élargis en arrière, bien convexes ; épaule arron¬
die et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex
prolongé en une très forte dent spiniforme formant
presque une épine cylindrique très acérée au sommet,
droite ou un peu convergente, plus longue que le lir
Fig. 135. — Catacolpodes variolo¬
sus Alluaud (d’après JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
454
P. Basilewsky
article des tarses postérieurs, l’angle apical externe assez bien marque mais arrondi le
suturai bien marqué ; intervalles convexes, les 3 pores dorsaux du 3 peu marques , stnes
fines et assez profondes, pourvues sur toute leur longueur de profondes fossettes
allongées rendant la surface cabossée, profondes jusqu’au sommet, la , non perturbée ,
striole scutellaire très courte ; microsculpture en fines madles transversales irregul . ,
série ombiliquée de 18 pores assez moyens.
Pattes assez longues. Protibias faiblement sillonnés longitudinalement. Fémurs
postérieurs avec une seule soie médiane. Tarses modérément fins, le 4 article fortement
fobé aux médians, faiblement aux postérieurs. Métépisternes 2,25 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage tf fig. 133 i ; gonapophyse çj> fig. 136 a.
Distribution dans l’île. - Madagascar Centre: Andrangoloaka ( Sikom , 1
ex.). - La Mandraka (G. Okoufieff 4 ex. ; J. Vadon , 25 ex.).
Répartition géographique. Madagascar.
4. groupe SCITUS
Pronotum le plus milieu, U
» **— »nqué parfois même
SP mais jamais prolongé e„ dent spiniforme ni en ép.ne, la m.cros-
culpture variable.
12. Catacolpodes silvicola (Jeannel)
Noocolpodes (Haplocolpodes) silvicoh Jeannel, ^L Wern. Inst. Sa. ■ A. 6 , PP- 308.
Neocolpodes (Haplocolpodes) silvicola , BASILEWSKY, 1970, Menu O.R.S.T.O.M , 37, p.
Type. - Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, forêt à Mousses,
1 500 m (R. Paulian , X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. - Long. 6 à 7 mm. Ailé. Brun très foncé, le pronotum d’un
ferrugineux clair sur le, cols, le» élytres dnn bronzé métallique bnUent ; dess»“
us éninleures prothoraciques éclaircis ; pattes et antennes d un ferrugineux clair.
Tête assez large, les yeux gros mais modérément saillants, bien plus longs que les
tempes mtisont courtes et très obliip.es ; bord antérieur du labre droit ; «lion, fronça
1* moins profonds en arrière. Dent labiale assez courte, acummee vers 1 avant, le
sommet arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 3 artides. Pronotumlarge
et transversal, 1,24 à 1,30 fois plus large que long, pas plus rétréci vers 1 avant, a large,
maximale au milieu, le disque assez convexe et très faiblement ridule en travers , bord
antérieur droit ; angles antérieurs en larges lobes arrondis et faiblement saillants , cote
WeT^r régulièrement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite assez
rectilignes ; angles postérieurs obtus et largement arrondis ; base subdroite, bien relevee
ÏW* “ Pei» plus large que le bord gou^ere maegmd
large sur toute sa longueur, encore élargie et fortement explanee en amer , deP““
basilaires bien profondes et subarrondies; sillon longitudir .al med, an fin et assez
profond, les transversaux bien marqués. Elytres modérément allonges, 1,70 a U5
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
455
plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes et à peine élargis en arrière ; épaule
arrondie et bien marquée; gouttière latérale étroite; apex largement arrondi et
nullement tronqué, la troncature apicale sinuée ; intervalles légèrement bombés, les 3
pores dorsaux du 3e très faiblement marqués ; stries profondes, non ou très peu affaiblies
en arrière, à peine distinctement ponctuées, la 7e simple et plus faible en arrière, non
perturbée mais la région postérieure est quelque peu déprimée près de l'angle apical
externe ; striole scutellaire longue ; microsculpture régulière, en mailles transversales
environ 2 fois plus larges que longues et formant un réseau bien fermé ; série ombiliquée
de 16 pores assez gros.
Pattes moyennes. Protibias faiblement sillonnés. Tarses fins et allongés, le 4e article
des postérieurs légèrement lobé. Métépistemes 2,75 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 133 n; gonapophyse Çj> fig. 132 b.
Distribution dans l’île. — Massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR S ambirano : Massif du Tsaratanana, dans la forêt à Mousses, 1 500 m
(R. Paulian , X. 1949, 1 $ ). — Ambodinonoka, 1 650 m (P. Soga, X. 1966. 1 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
13. Catacolpodes arcticollis (Jeannel)
Neocolpodes (Opisthopiesis) arcticollis Jeannel 1951, Mém. Inst. Sci. Madag ., A, 6, pp. 517, 518.
Type. — Holotvpe, Madagascar Centre, Andringitra, forêt d’Ampatsikahitra (J.
Millot , IX. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8 à 8,5 mm. Ailé. Brun à brun de poix, le pronotum bordé
de ferrugineux sur les côtés, les élytres noirs avec un très léger reflet métallique plus ou
moins bleuté ou violacé ; dessous brun noirâtre, les épipleures prothoraciques légèrement
éclaircis ; pattes bnines, les fémurs assez foncés ; antennes d’un ferrugineux clair, le P r
article foncé.
Tête assez allongée, les yeux gros et assez saillants, bien plus longs que les tempes
qui sont courtes et très obliques ; bord antérieur du labre choit ; sillons frontaux assez
larges en avant, presque oblitérés en arrière. Dent labiale grande et large, largement
arrondie au sommet, bien rebordée à la base. Antennes dépassant la base du pronotum de
3,5 articles. Pronotum transverse, 1 , 1 8 à 1,2 1 fois plus large que long, pas plus rétréci en
avant, à largeur maximale au milieu, le disque modérément convexe et à peine ndulé
transversalement au milieu ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes arrondis et
nettement, bien cpie faiblement, saillants ; côtés légèrement relevés, faiblement arrondis
dans les deux premiers tiers, ensuite presque rectilignes; angles postérieurs bien
marqués, obtus arrondis à l’extrême sommet ; base faiblement concave, légèrement
relevée en oblique sur les côtés, pas plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale
profonde et assez large, fortement élargie et explanée en arrière ; dépressions basilaires
profondes et assez allongées; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les
transversaux marqués. Elytres allongés, 1,74 à 1,81 fois plus longs que larges ensemble,
peu ovoïdes, faiblement élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale large ; apex largement arrondi et nullement tronqué, la
Source : MNHN, Paris
456
P. Basilewsky
troncature apicale faiblement sinuée ; intervalles plans, les 3 pores dorsaux du y très
faiblement marqués ; stries peu profondes, non ponctuées, nettement affaiblies en
arrière, la 7e régulière et non perturbée, la région postéro-latérale non déprimée ; striole
scutellaire longue ; microsculpture en mailles transversales assez régulières, environ 3
fois plus larges que longues, formant un réseau fermé ; série ombiliquée de 1 8 pores assez
moyens.
Pattes moyennes. Protibias fortement sillonnés. Tarses fins et longs, le 4'‘ article des
postérieurs lobé. Métépisternes presque 3 fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 133 1; gonapophyse Ç fig. 136 d.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l'Andringitra.
Fig. 136. — Gonapophyses. a, Catacolpodes variolosus Alluaud ; b, C. brevicomis Jeannel;
c, C. micheli Jeannel ; d, C. arcticollis Jeannel ; e, C. nantis n.sp. ; f, C. brachypterus n.sp. ; g, C.
cordicollis n.sp. ; h, C. scitus Jeannel ; i, C. labathiei Jeannel.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
457
Madagascar Centre: Andringitra, forêt d’Ampatsikaliitra (J. Millot, IX. 1949,
1 d ). — Id., forêt d’Andranomavaha, 2 000 m (J. Millot, 1. IX. 1949, 1 cf ). — An¬
dringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense humide de montagne (Mission
CNRS, RCP n° 225, XII. 1970 - I. 1971, 1 d , 1 $ ). — Id., Marositry, Est riv.
Antsifotra, 2 000 m, forêt dense humide de montagne (ici., XII. 1970, 1 O ’ ).
Répartition géographique. — Madagascar.
14. Catacolpodes brevicomis (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) brevicomis Jeanne!, 1948. Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 573.
Neocolpodes ( Haplocolpodes ) brevicomis, JEANNEL, 1951, Mént. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 307,
308.
Type. — Ilolotype, Madagascar Centre, Andrangoloaka (Sikora) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9,5 à 10 mm. Ailé. Brun de poix, le pronotum légèrement
éclairci sur les côtés, les élytres d’un métallique bronzé assez brillant ; dessous bran très
foncé, les épipleures prothoraciques éclaircis sur les côtés.
Espèce voisine de C. arcticollis Jeannel. Elle en diffère par la taille plus forte, la
coloration différente et plus brillante. Pronotum plus transverse, 1,22 à 1,24 fois plus
large que long, à gouttière marginale moins fortement relevée en arrière, les angles
postérieurs moins marqués et plus arrondis. Elytres tout aussi allongés, 1,76 à 1,80 fois
plus longs que larges ensemble, à intervalles presque aussi plats, à stries un peu plus
profondes ; apex moins régulièrement arrondi et quelque peu tronqué bien que
nullement anguleux ; microsculpture semblable ; série ombiliquée de 16 pores. Pattes
plus longues, à protibias fortement sillonnés.
Edéage d> fig. 133 m; gonapophyse Ç fig. 136 b.
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre: Andrangoloaka (Sikoru, 1 ç ).
— Andranotobaka, Est de Belanitra, distr. Ambatolampy, 1 400 m (P. Griveaucl, lit.
1957, 1 cf ).
Répartition géographique. — Madagascar.
15. Catacolpodes brachypterus n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby,
plateau Andohahelo, 1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP n° 225, V. 1972) (Muséum
Paris).
Description. — Long. 7 mm. Très brachyptère, l’aile réduite à un moignon pas
plus long (pie la moitié de l’élytre et assez étroit. Bran rouge, les côtés du pronotum
éclaircis, les élytres bronzés et brillants ; dessous bran ferrugineux foncé ; pattes et
antennes d’un ferrugineux très clair.
Tête allongée, les yeux gros mais modérément saillants, plus longs que les tempes (pii
sont obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez profonds en avant,
oblitérés en arrière. Dent labiale courte, assez acuminée vers l’avant mais arrondie au
Source : MNHN, Paris
2C
458
P. Basilewsky
sommet Antennes courtes et assez épaisses, dépassant la base du pronotum de 3 articles.
Pronotum étroit, à peine transverse, 1,09 à 1,12 fois plus large que long, nettement plus
rétréci en amère qu’en avant, à largeur maximale légèrement déportée en avant du
milieu, le disque modérément convexe ; bord antérieur droit ; angles anterieurs en très
petits lobes arrondis non ou à peine saillants ; côtés faiblement releves, légèrement
arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite rétrécis et même faiblement sinues devant
les angles postérieurs qui sont obtus et largement arrondis ; base droite, a cotes
faiblement relevés en oblique, un peu plus étroite tpie le bord antérieur : gouttière
marginale assez étroite en avant mais fortement élargie et bien explanee en arriéré ;
dépressions basilaires très profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin et
peu profond, les transversaux bien marqués. Elytres très modérément allonges. 1,08 a
1,69 fois plus longs que larges ensemble, assez ovoïdes et nettement élargis en arriéré,
bien convexes ; épaule arrondie et peu marquée ; gouttière latérale assez étroite ; apex
largement arrondi, ni tronqué ni lobé, la troncature apicale non sinuée ; intervalles a
peine bombés, les 3 pores dorsaux du 3e très faiblement marqués ; stnes très peu
profondes, surtout les externes, la T non perturbée, plus faible en arriéré ; stnole
scutellaire longue ; microsculpture en mailles un peu transversales et irregulieres ; sene
ombiliquée de 16 petits pores.
Pattes longues. Protibias faiblement sillonnés. Tarses fins et longs, le 4 article des
postérieurs légèrement lobé. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 133 p; gonapophyse Ç fig. 136 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre aux chaîne Anosyennes.
Madagascar Est : Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby, plateau Andohahelo,
1 770-1 950 m (Mission CNRS, RCP, n°225 , V. 1972, 1 (5 ).- Id., massif Nord. Haute
Ranomandry, 1 900 m (id., XI. 1971, 1 Ç )■
Répartition géographique. — Madagascar.
16. Catacolpodes labathiei (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) La Bathiei Jeannel, 1948. Faune de l’Empire franç., 10, pp. 548, 568, fig. 263,
264 Neocolpodes (s. str.) La Bathiei , JEANNEL, 1951, Mém. Inst. ScL Madag., A, 6, pp. 323, 327.
Type. — Holotype, Madagascar Ouest, environs de Maevatanana (H. Pemer),
(Muséum, Paris).
Description. - Long. 7 à 9 mm. Ailé. Bran roux, le pronotum plus clair que la
tête, surtout latéralement ; élytres d’un vert cuivreux brillant, bordés de ferrugineux
clair ; dessous bran rougeâtre clair ; pattes d’un bran généralement fonce ; antennes d un
bran très clair. _ , ,
Tête large, les yeux très gros et fort saillants, les tempes très courtes et très obliques ,
bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds, élargis en avant. Dent labiale
assez courte, large à la base, atténuée vers le sommet qui est arrondi. Antennes dépassait
la base du pronotum d’un peu moins de 4 articles. Pronotum bien transversal, 1,39 a 1,35
fois plus large que long (F holotype exceptionnellement 1,20 fois), non ou peu plus rétréci
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
459
vers l’ avant, à largeur maximale plus ou moins déportée vers F avant, le disque assez
convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis et non saillants ;
côtés très relevés, largement arrondis en avant, ensuite presque rectilignes et même très
légèrement sinués devant les angles postérieurs qui sont bien marqués, à peine obtus,
émoussés au sommet ; base droite, un peu plus large que le bord antérieur, les côtés
brièvement relevés en oblique ; gouttière marginale très large et très explanée sur toute sa
longueur, encore plus en arrière ; dépressions basilaires profondes et subarrondies ;
sillon longitudinal médian fin et modérément profond, les transversaux bien marqués.
Elytres allongés, 1,70 à 1,78 fois plus longs que larges ensemble, peu ovoïdes et un peu
élargis en arrière, moyennement convexes ; épaule arrondie et modérément marquée ;
gouttière latérale assez large ; apex largement arrondi, ni tronqué ni anguleux, l'angle
apical externe effacé, la troncature apicale très légèrement sinuée, l'angle suturai bien
marqué, souvent très faiblement denticulé ; intervalles bombés, les 3 pores dorsaux du 3e
très faiblement marqués ; stries profondes, les externes très légèrement ponctuées, la 7e
tout aussi profonde en arrière qu’en avant, non perturbée, un peu défoulée en dehors par
un léger bombement du Be intervalle, la région postérieure non déprimée ; striole
scutellaire longue ; microsculpture forte, les mailles transversales environ 3 à 4 fois plus
larges que longues ; série ombiliquée de 18 pores assez gros.
Pattes moyennes. Protibias fortement sillonnés. Tarses fins et allongés, le 4e article
des postérieurs à peine lobé. Métépisternes 2,5 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 133 j ; gonapophyse fig. 136 i.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Nord et au Nord-Ouest.
Madagascar Nord : Forêt d’Analamerana, 50 km S.-E. de Diego-Suarez (Andria
Robinson, I. 1959, 1 ex.). — Montagne des Français, distr. Diégo-Suarez (Andria
Robinson, II. 1959, 1 ex.).
MADAGASCAR Ouest : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa (Viossat et Ratovoson, XII.
1969, 1 ex.). — Ankarafantsika, Ampijoroa (A. Peyrieras, III-IX. 1973, 2 ex.). Env.
de Maevatanana (Perrier de la Bâthie, 1906, 1 ex.). — Suberbieville (= Maevatanana)
(Perrier de la Bâthie, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
17. Catacolpodes chalcotinctus n. sp.
Type. — llolotype, Madagascar Sambirano, Nord de Mangindrano, réserve
spéciale de FAmbohimirahavavy, Andohanimaevarano, 1 900 m (P. Soga, IX. 1971)
(Muséum, Paris).
Description. — Long. 10,5 mm. Ailé. Brun très foncé, la tête presque noire, le
pronotum ferrugineux sur les côtés ; élytres cuivreux, avec de légers reflets pourprés
surtout latéralement ; dessous noir brillant, métallique, le prothorax bnm à épipleures
éclaircis ; pattes brunes, tibias et tarses plus clairs que les fémurs ; antennes d un
ferrugineux clair.
Tête plutôt allongée, les yeux assez gros et assez saillants, plus longs que les tempes
qui sont assez obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux assez profonds,
Source : MNHN, Paris
460
P. Basilewsky
surtout en avant où ils sont élargis. Dent labiale grande et large, arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum de 4 articles. Pronotum assez transverse, 1,20
fois plus large que long, plus rétréci en avant, à largeur maximale déportée en avant, le
disque assez convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en lobes larges mais à
peine distinctement saillants ; côtés peu relevés en avant, plus fortement en arrière, assez
régulièrement arrondis en avant, ensuite rectilignes ; angles postérieurs à peine obtus,
bien marqués mais arrondis au sommet ; base droite, nettement plus large que le bord
antérieur, les côtés brièvement relevés en arrière ; gouttière marginale large et bien
explanée sur toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires profondes et
allongées ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux bien marqués.
Elytres bien allongés, 1,86 fois plus longs que larges ensemble, non ovoïdes et nettement
élargis en arrière ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex non
prolongé mais fortement anguleux au niveau du 3e intervalle, bien tronqué extérieure¬
ment, l’angle apical externe effacé, la troncature apicale à peine sinuée, l'angle suturai
bien marqué ; intervalles un peu bombés, les 3 pores dorsaux du 3e faiblement marqués ;
stries profondes jusqu’au sommet, non ponctuées, la Ie tout aussi profonde en arrière et
non perturbée, faiblement défoulée en dehors par un léger bombement du 8e intervalle ;
striole scutellaire longue ; microsculpture bien régulière, en mailles très transversales et
formant un réseau fermé ; série ombiliquée de 18 pores assez moyens.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés. Tarses fins et très allongés, le 4e
article des postérieurs assez lobé. Métépistenies 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 133 k; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que de la localité de l’holotype.
Madagascar SamBIRANO : Nord de Mangindrano, réserve spéciale de l’Ambohimi-
rahavavy, Andohanimaevarano, 1 900 m (P Soga, IX. 1971, 1 6 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
18. Catacolpodes scitus (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) Perrieri subsp scitus Jeannel, 1948, Faune de l'Empire franç., 10, p. 566, fig.
257.
Agonocolpodes ( Apocolpodes ) scitus, Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 335, 337.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala, Ambohiparara (Ch Alluaud,
1901) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Bnm de poix très foncé, le pronotum
largement bordé de ferrugineux sur les côtés, les élytres d’un bronzé brillant assez clair ;
dessous brun ferrugineux, plus clair sur l’abdomen et les épipleures prothoraciques ;
pattes et antennes d’un ferrugineux très clair.
Tête large, les yeux particulièrement gros et saillants, les tempes spécialement
courtes et très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et
profonds, plus faibles en arrière. Dent labiale moyenne, large, arrondie au sommet.
Antennes dépassant la base du pronotum de 3,5 articles. Pronotum très transverse, 1,31 à
1,40 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant, à largeur maximale quelque peu
en avant du milieu, le disque bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs en
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
461
larges lobes arrondis et nettement saillants ; côtés bien relevés, surtout en amère,
largement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite rectilignes jusqu’aux angles
postérieurs qui sont un peu obtus mais bien marqués, émoussés au sommet ; base droite,
non ou à peine plus large que le bord antérieur, brièvement mais nettement relevée en
oblique sur les côtés ; gouttière marginale modérément large en avant, très élargie et bien
explanée en arrière ; dépressions basilaires profondes, avec un léger trait linéaire dans le
fond ; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux bien marqués.
Elytres peu allongés, 1,65 à 1,67 fois plus longs (pie larges ensemble, faiblement
subovoïdes, non ou à peine élargis en arrière, assez convexes ; épaule arrondie et bien
marquée ; gouttière latérale assez large ; apex largement arrondi, ni anguleux ni tronqué,
l’angle apical externe effacé, la troncature apicale à peine sinuée, l’angle suturai arrondi ;
intervalles bombés, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries assez profondes, non
ponctuées, la 7e non affaiblie en arrière, ni perturbée ni défoulée en dehors ; striole
scutellaire longue ; microsculpture irrégulière, en strioles étirées en travers et ne formant
pas de réseau fermé ; série ombiliquée de 17 pores très moyens.
Pattes moyennes. Protibias fortement sillonnés dans la partie proximale, plus
faiblement distalement. Tarses fins et très allongés, le 4e article des postérieurs
légèrement lobé. Métépistemes courts, 2,5 fois plus longs (pie larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 137 d; gonapophyse <j> fig. 136 h.
Distribution dans l’île. — Cette espèce semble être très largement répandue
dans toute la partie orientale, depuis le Nord de la baie d’Antongil jusqu’à l’extrême Sud.
MADAGASCAR Est: Ambohitsitondroina, région de Maroantsetra (J. Vadon, VII.
1948, 1 ex.). — Ambodivoangy, région de Maroantsetra (J. Vadon, VII. 1961, 2
ex.). — Rés. mit. int. III, Andranomalaza, vallée d’Ivelona (P. Soga, X. 1957, 2
ex.). — Périnet (G. Olsoufieff, III. 1935, 2 ex.). — Sandrangato, route d’Anosibe,
distr. Moramanga (R. Vieu et P. Griveaud, XII. 1959, 1 ex.). — P. K. 57, route
d’Anosibe à Moramanga (R- Vieu, II. 1958, 2 ex.). — Forêt Tanala, Ambohiparara (C/i.
Alliiaud, 1901, 1 ex.). — Chaînes Anosyennes, massif Nord, 1 050 m, moyenne
Ramminn dry, forêt dense humide de montagne (Mission CNRS, RCP n° 225, 7
ex.). — Chaînes Anosyennes, S.-O. du Trafonaomby, plateau Andohahelo, 1 770-
1 950 m (id., V. 1972, 'l ex.).
MADAGASCAR Centre : Forêt Ambohiboatavo, Est du lac Mantasoa, 1 340 m (A.
Peyrieras, 111. 1973, 1 ex.). — Forêt d’Amboasary, canton Tsarafidy (P. Griveaud, I.
1961, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observations. — JEANNEL avait décrit ce taxon comme sous espèce de perrieri
Alluaud, mais reconnaît en 1951 cpi’il était fort différent de ce dernier.
Comme on le verra plus loin, il est impossible de séparer les Çj> d escitus de celles de
scitoides. Aussi n’ai-je déterminé les exemplaires de ce sexe qu avec réserves, me basant
sur les localités de capture, scitoides étant confiné probablement au massif du Marojejy.
19. Catacolpodes scitoides n.sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy Ouest, réserve naturelle intégrale
XII, distr. Sambava, 1 600 m (P. Soga, XI. 1959) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
462
P. Basilewsky
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Cette espèce ne diffère de C. scitus Jeannel
que par la conformation de Pédéage du C dont la partie apicale est recourbée en crochet
vers le haut
Edéage cf fig. 137 b ; gonapophyse Ç comme chez C. scitus Jeannel.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Marojejy.
Madagascar Est: Marojejy Ouest rés. nat. int XII, distr. Sambava, 1 600 m (P.
Soga, XI. 1959, 5 ex.). — Marojejy, Andasy II, 1 300 m (E. Raharizonina , XII. 1958, 2
ex.).
Fig. 137. — Edéages. a, Catacolpodes micheli Jeannel; b, C. scitoides n.sp. ; c, C. sicardi
Alluaud ; d, C. scitus Jeannel ; e, C. renaudi n.sp. ; f, C. cordicollis n.sp. ; g, C. aeneicollis
Jeannel ; h, C. nanus n.sp. ; i, C. dolius Alluaud ; j, C. depressus Jeannel ; k, C. longespinosus
Basilewsky.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
463
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Il est possible que l’on doive également rapporter à cette
espèce 3 Ç du domaine du Sambirano, Manongarivo, poste Maromandia, distr.
Analalava, 1 150 m (Andria Robinson, XII. 1960).
20. Catacolpodes nanus n. sp.
Neocolpodes (s. .sLr.) Alberti Jeanne), 1948, Faune de l’Empire franç., 10, fig. 252 a (non alberti Jeannel).
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Montagne d’ Ambre (Muséum, Paris).
Description. — Long. 7 à 8 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, le pronotum
ferrugineux sur les côtés, les élytres d’un bronzé terne ou très légèrement bleuté ;
dessous brun foncé, les épipleures prothoraciques légèrement éclaircis ; pattes et
antennes d’un ferrugineux testacé.
Tête large, les yeux gros mais modérément saillants, plus longs que les tempes qui
sont obliques et même très légèrement gonflées ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux faibles, oblitérés en arrière. Dent labiale large et moyennement longue, arrondie
au sommet, légèrement sillonnée longitudinalement. Antennes courtes et épaisses,
dépassant la base du pronotum de 3 articles. Pronotum très transverse, 1,34 à 1,35 fois
plus large que long, pas plus rétréci en avant, à largeur maximale près du milieu, le disque
bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs largement arrondis et à peine
saillants ; côtés à peine relevés en arrière, modérément arrondis en avant et un peu
rectilignes en arrière ; angles postérieurs obtus mais bien marqués, émoussés au sommet ;
base pas plus large que le bord antérieur, droite, les côtés faiblement et brièvement
relevés en oblique ; gouttière marginale assez étroite en avant, quelque peu élargie et à
peine explanée en arrière ; dépressions basilaires profondes et subarrondies ; sillon
longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux marqués, surtout le postérieur.
Elytres très modérément allongés, 1,65 à 1,71 fois plus longs que larges ensemble,
légèrement ovoïdes et faiblement élargis en arrière, bien convexes ; épaule arrondie et
assez peu marquée ; gouttière latérale très moyenne ; apex largement arrondi, ni tronqué
ni anguleux, l’angle apical externe effacé, la troncature apicale non sinuée, l’angle suturai
arrondi ; intervalles assez plans, les 3 pores dorsaux du 3' peu marqués ; stries nettes
mais peu profondes, la 7e non perturbée ni défoulée en dehors mais quelque peu affaiblie
à son extrémité ; striole scutellaire longue ; microsculpture irrégulière, en strioles étirées
en travers et ne formant pas de réseau fermé ; série ombiliquée de 16 pores assez petits.
Pattes assez courtes. Protibias modérément sillonnés longitudinalement. Tarses
longs et fins, le 4*' article des postérieurs légèrement lobé. Métépisternes 2,5 fois plus
longs que larges au bord antérieur.
Edéage 6 fig. 137 h; gonapophyse Ç fig. 136 e.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d’ Ambre.
Madagascar Nord : Montagne d’ Ambre (1 cf). — Montagne d’ Ambre, Les
Roussettes, 1 100 m (Andria Robinson, XI-XII. 1968, 1 9 )•
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — L’édéage figuré par J EANNEI.( 1948, fig. 252 a) comme étant celui
de N. alberti Alluaud a été extrait d’un exemplaire appartenant en réalité à C. nanus.
Source : MNHN, Paris
464
P. Basilewsky
21. Catacolpodes cordicollis n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Andringitra Est, Anjayidilava, 1 850-
1 950 ni (Mission CNRS, RCP n" 225, XII. 1970-1. 1971) (Muséum, Paris.).
Description. — Long. 6,5 à 7 mm. Ailé. Brun à brun de poix, le pronotum
légèrement éclairci sur les côtés, les élytres légèrement bronzés ; dessous brun
ferrugineux à brun foncé ; pattes et antennes d’un ferrugineux très clair.
Tête large, les yeux gros mais modérément saillants, bien plus longs cpie les tempes
qui sont courtes et assez obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux courts,
effacés en arrière. Dent labiale assez longue, large à la base, atténuée vers le sommet qui
est arrondi. Antennes dépassant la base du pronotum de 3,5 articles. Pronotum peu
transverse, 1,14 à 1,18 fois plus large que long, légèrement cordiforme, plus rétréci en
arrière qu’en avant, à largeur maximale fortement déportée en avant du milieu, le disque
assez convexe ; bord antérieur subdroit ; angles antérieurs en petits lobes légèrement
saillants ; côtés relevés seulement en arrière, assez régulièrement mais peu fortement
arrondis en avant, ensuite rétrécis et longuement sinués devant les angles postérieurs qui
sont fortement marqués, subdroits, arrondis à l’extrême sommet ; base plus étroite que le
bord antérieur, légèrement convexe, les côtés faiblement et brièvement relevés en
oblique ; gouttière marginale assez étroite en avant mais profonde, élargie et explanée en
arrière ; dépressions basilaires profondes et subarrondies ; sillon longitudinal médian fin
et moyennement profond, les transversaux bien marqués, surtout le postérieur. Elytres
allongés, 1,76 à 1,81 fois plus longs que larges ensemble, ovoïdes, bien élargis en arrière,
bien convexes ; épaule arrondie et modérément marquée ; gouttière latérale assez
étroite ; apex largement arrondi, ni tronqué ni anguleux, l’angle apical externe effacé, la
troncature apicale faiblement sinuée, 1 angle suturai arrondi ; intervalles presque plans,
les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries peu profondes, surtout les externes, non
ponctuées, la 7e non perturbée mais devenant un peu plus faible près de l’angle apical
externe où se voit une légère dépression ; striole scutellaire moyenne ; microsculpture
irrégulière, formée de s trioles étirées entremêlées de mailles transversales plus ou moins
fermées ; série ombiliquée de 18 pores moyens.
Pattes assez longues et grêles. Protibias bien sillonnés longitudinalement. Tarses
fins et grêles, le 4e article des postérieurs légèrement lobé. Métépisternes 2,5 fois plus
longs (|uc larges au bord antérieur.
Edéage d" fig. 137 f; gonapopbyse g fig. 136 g.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif de l’ Andringitra.
Madagascar Centre : Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, forêt dense
humide de montagne (Mission CNRS, RCP n" 225, XII. 1970-1. 1971, 21 ex.). — Id..
2 000 m, forêt dense sclérophylle de montagne (Id., XII. 1970-1. 1971. 5 ex.). — Id.,
Marositry, Est riv. Antsifotra, 2 000 m, forêt dense sclérophylle de montagne (Id., XII.
1970, 8 ex.). — Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 800 m, forêt dense
humide de montagne (Id.. X-XI. 1970, 11 ex.). — Id., 1 650 m (Id., X-XI. 1970. 1
ex.). — Andringitra-Ambalavao, forêt Imaitso, Anjavidilava, 2 030 m (P. Griiaud, 1.
1958. 5 ex.). — Pic d’Ivohibe, au Sud de l’Andringitra, 2 100 m (J. Millot, XI.
1950, 4 ex.). — Id., 2 200 m (./. Millot, XI. 1950, 6 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
465
22. Catacolpodes micheli (Jeannel) (fig. 138)
Agonocolpodes (s. str.) Micheli Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, 6, pp. 331, 332, fig. 23.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Ambohitsitondroina, région de Maroantsetra
(Michel, IV. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 à 1 1 mm. Ailé. Bran à bran de poix, la tête souvent plus
foncée que le pronotum dont les côtés sont assez largement bordés de ferrugineux, les
élytres d’un vert métallique plus ou moins cuivreux, étroitement bordés de ferrugineux ;
dessous bran rouge, plus ou moins clair sur les épipleures prolhoraciques et élytraux ;
pattes d’un bran ferrugineux généralement assez clair, les antennes ferrugineuses.
Tête large, les yeux très gros et très proé¬
minents, les tempes courtes et très obliques ; bord
antérieur du labre droit ; sillons frontaux larges et
profonds en avant, effacés en arrière. Dent labiale
large, modérément longue, largement arrondie au
sommet, faiblement sillonnée longitudinalement.
Antennes dépassant la base du pronotum de 4
articles. Pronotum bien transverse, 1,26 à 1,33
fois plus large que long, plus rétréci en avant qu’en
arrière, à largeur maximale en avant dtt milieu, le
disque convexe ; bord antérieur droit ; angles
antérieurs en larges lobes arrondis et nettement
saillants ; côtés bien relevés, surtout en arrière,
arrondis en avant, ensuite rectilignes ; angles
postérieurs bien marqués, faiblement obtus,
émoussés au sommet ; base plus large que le bord
antérieur, subdroite, à côtés brièvement relevés en
oblique ; gouttière marginale très large et forte¬
ment explanée sur toute sa longueur, encore plus
en arrière ; dépressions basilaires profondes et
allongées ; sillon longitudinal médian fin et peu
Profond, les transversaux bien marqués. Elytres Fjg ]38 _ Catacolpodes michdi
allongés, 1,76 à 1,85 fois plus longs que larges jeannel (d’après Jeannel).
ensemble, non ovoïdes, légèrement élargis en
arrière, convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale large ; apex
nettement anguleux au sommet, avec un léger denticule au niveau du 3" intervalle, 1 angle
apical externe effacé, la troncature apicale non ou à peine sinuée, 1 angle suturai arrondi
mais marqué ; intervalles subplans, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries peu
profondes, les externes légèrement ponctuées, la 7e régulièrement continuée jusqu’au
sommet, non perturbée en arrière mais légèrement affaiblie ; striole scutellaire assez
longue ; microsculpture irrégulière, en strioles étirées en travers ; série ombiliquée de 18
pores très moyens.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés longitudinalement Tarses fins et
étroits, le 4e article des postérieurs légèrement lobé. Métépisternes 2,75 fois plus longs
que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 137 a; gonapophyse (j> fig. 136 c.
Source : MNHN, Paris
466
P. Basilewsky
Distribution dans l’île. — Espèce répandue dans la partie septentrionale du
Domaine de l’Est, du Marojejy à la région de Brickaville.
Madagascar Est: Marojejy Ouest, rés. nat. int. XII, distr. Sambava, 1 140 ni (P.
Soga, XI. 1959, 2 ex.). — Marojejy, Anjanaharibe, distr. Andapa, 1 600 m (P. Soga, IV.
1960, 1 ex.). — Ambohitsitondroina, région de Maroantsetra (Michel, VIII. 1947, III-
IV. 1949, II. 1950, III. 1951, 45 ex.). — Beanana, baie d’Antongil, haut bassin du
Lokolo (J. Michel, VIII. 1947, 1 ex.). — Ambodikala, riv. Ranomena, distr. Brickaville
(A. R., IX. 1954, 1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
5. groupe SICARDI
Pronotum étroit ou transversal, à gouttière marginale le plus souvent large et
explanée. Elytres à 4e intervalle non anormalement élargi au milieu, l’apex prolongé en
une forte dent spiniforme ou en épine cylindrique acérée, à microsculpture variable.
23. Catacolpodes sicardi (Alluaud) (fig. 139)
Colpodes Sicardi Alluaud, 1909, Ann. Soc. eut. France, 78, p. 60.
Neocolpodes (s. str.) Sicardi, JkaNNEI., 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 590, fig. 268, 269.
Neocolpodes (s. str.) Sicardi, Jkannf.L, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag., A, pp. 323, 326, fig. 21.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Diégo- Suarez (ex coll. Alluaud) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 11 à 12,5 mm. Ailé. Tout le dessus d’un beau bleu
métallique, les élytres parfois un peu violacés, les côtés du pronotum brunâtres ; dessous
brun de poix, le mésosternum, le métastemum et l’abdomen d’un bleu foncé, les
épipleures prothoraciques ferrugineux ; pattes d’un bran sombre, les tibias souvent plus
clairs que les fémurs ; antennes d’un bran ferrugineux, le 1er article très foncé et un peu
métallique.
Tête allongée, les yeux gros et assez saillants, bien plus longs que les tempes qui
sont courtes et assez obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux profonds et
larges en avant Dent labiale assez courte, large, bien arrondie au sommet. Antennes
longues, dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum très transverse, 1,28 à
1,34 fois plus large que long, non ou à peine rétréci en avant, à largeur maximale près du
milieu, le disque bien convexe et légèrement ridulé en travers ; bord antérieur droit ;
angles antérieurs en lobes très largement arrondis et légèrement saillants ; côtés
nettement relevés, largement arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite rectilignes et
même souvent très faiblement sinués devant les angles postérieurs qui sont bien marqués
mais largement arrondis au sommet ; base droite, assez fortement relevée en oblique sur
les côtés, un peu plus large que le bord antérieur ; gouttière marginale particulièrement
large et explanée sur toute sa longueur, surtout en arrière ; dépressions basilaires
profondes et allongées, linéaires dans le fond ; sillon longitudinal médian fin et assez
profond, les transversaux fortement marqués. Elytres allongés, 1,82 à 1,91 fois plus
longs que larges ensemble, assez ovoïdes et nettement élargis en arrière, non parallèles,
très modérément convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
467
large ; apex prolongé en une très forte dent
spiniforme, presque aussi longue que le 1er article
des tarses postérieurs, très large à la base et très
amincie vers le sommet qui est fort acéré, l’angle
apical externe arrondi mais quelque peu marqué,
la troncature apicale assez sinuée, l’angle suturai
arrondi mais marqué ; intervalles à peine bombés,
presque plats, les 3 pores dorsaux du 3e nullement
marqués ; stries modérément profondes et non
ponctuées, la 7e nullement perturbée et bien
profonde jusque sur la dent apicale, légèrement
défoulée en dehors par un faible bombement des
intervalles 7 à 8 ; striole scutellaire longue ;
microsculpture en mailles transversales régulières,
environ 2 fois plus larges que longues ; série
ombiliquée de 16 pores assez moyens.
Pattes longues. Protibias fortement sillonnés.
Tarses longs et assez fins, le 4e article des
postérieurs à peine lobé. Métépisternes presque 3
fois plus longs que larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 137 c; gonapophyse ç fig.
140 a.
Distribution dans l’île. — Espèce propre
à la Montagne d’ Ambre.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez (ex. coll.
Alluaud, 4 ex.). — Montagne d’ Ambre (A. Sicanl,
Fig. 139. — Catacolpodes sicardi 5 ex. ; A. Seyrig, I. 1934, 9 ex. ; G. Olsoufieff, I.
Alluaud (d’après Jeannel). 1934, 2 ex. ; Vadon et Peyrieras, XII. 1968, VIII.
1973, 9 ex.). — Montagne d’ Ambre, Les
Roussettes, 1 100 m ( Andria Robinson , XII. 1958, 3 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
24. Catacolpodes renaudi n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, Ambodifiakarana, distr.
Sambava, 1 600 m (P. Griveaud , XII. 1958) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 11, 5 à 12,5 mm. Ailé. Tout le dessus d’un beau bleu
métallique, le pronotum concolore, les élytres parfois un peu cuivreux à la base ; dessous
bleu métallique foncé très sombre ; pattes d’un brun sombre ; antennes brunes, le 1er
article un peu métallique.
Tête allongée, les yeux assez gros et bien saillants, un peu plus longs (pie les tempes
qui sont assez obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons frontaux bien profonds et
élargis en avant. Dent labiale grande et large, arrondie au sommet, fortement canaliculée
longitudinalement. Antennes dépassant la base du pronotum de 5 articles. Pronotum
étroit et non transverse, 1,07 à 1,10 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant à
largeur maximale près du milieu, le disque convexe et nettement ridulé transversalement ;
Source : MNHN, Paris
468
P. Basilewsky
bord antérieur droit ; angles antérieurs en petits lobes arrondis et très peu saillants ; côtés
un peu relevés seulement en arrière, régulièrement mais peu fortement arcpiés sur toute
leur longueur, légèrement relevés et un peu sinués devant les angles postérieurs qui sont à
peine obtus et très largement arrondis ; base subconvexe, pas plus large que le bord
antérieur, les côtés brièvement mais assez fortement relevés en oblique ; gouttière
marginale assez étroite sur toute sa longueur, s’élargissant légèrement en arrière ;
dépressions basilaires très profondes et linéaires ; sillon longitudinal médian fin mais
assez profond, les transversaux bien marqués. Elytres bien allongés, 1,87 à 1,90 fois plus
longs que larges ensemble, subparallèles et non élargis en arrière, bien convexes ; épaule
arrondie et bien marquée ; gouttière latérale assez étroite ; apex prolongé en une dent
spiniforme atteignant presque la longueur du 1er article des tarses postérieurs, bien large
à la base et très acérée au sommet, l’angle apical externe marqué mais largement arrondi,
la troncature apicale très sinuée, l’angle suturai bien marqué, parfois un peu denté ;
intervalles un peu bombés, les 3 pores dorsaux du 3e bien marqués ; stries assez
profondes et non ponctuées, la 7e régulière et non perturbée en arrière où elle est quelque
peu défoulée en dehors par un bombement des intervalles 7 et 8, profonde jusque sur la
dent apicale ; striole scutellaire longue : microsculpture subisodiamétrale et régulière, en
mailles environ 1,5 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 19 pores assez
marqués.
Pattes longues. Protibias fortement sillonnés. Tarses longs et fins, le 4e article des
postérieurs légèrement lobé. Métépistenies presque 3 fois plus longs que larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 137 e; gonapophyse <j) fig. 140 b.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au Marojejy.
Madagascar Est : Marojejy, Ambodifîakarana, distr. Sambava, 1 600 m (P. Griveaud,
XII. 1958, 5 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
25. Catacolpodes solitarius n. sp.
Type. — Holotype, Madagascar Est, Marojejy Ouest, distr. Sambava, 1 600 m
(P. Soga, XI. 1959) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 9 mm. Ailé. Dessous d’un bleu métallique quelque peu
cuivreux sur les élytres, le pronotum concolore ; dessous bleu métallique très foncé ;
pattes et antennes brunes, le premier article de ces dernières assez foncé et légèrement
métalli<pie.
Espèce voisine de C. renaudi n. sp., dont ce n’est peut-être qu’une sous-espèce. En
diffère par la taille plus petite, les élytres plus fortement teintés de cuivreux, bien
allongés, 1,86 fois plus longs que larges ensemble, à intervalles moins bombés et presque
plans, à stries un peu moins profondes, les externes très faiblement ponctuées, à dent
apicale spiniforme courte mais prolongeant un lobe apical bien net, l’angle suturai bien
marqué et légèrement denticulé. Pronotum tout aussi étroit, 1,09 fois plus lar ge que long.
Yeux moins gros et moins saillants.
Edéage 6 fig. 133 o; femelle inconnue.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
469
Distribution dans Pile. — Espèce connue seulement du Marojejy.
Madagascar Est : Marojejy Ouest, distr. Sambava, 1 600 m (P. Soga , XI. 1 959, 1 ).
Répartition géographique. — Madagascar.
26. Catacolpodes petrorum n. sp.
Neocolpodes (s. str.) aeneicollis subsp. (lepressus Basilewsky, 1970, Mém. O.R.S.T.O.M., 37, p. 91 ( partim ,
non JeâNNFL).
Type. — Holotype, Madagascar Siunbirano, massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga, XII. 1964) (Muséum, Paris).
Fig. 140." — Gonapophyses. a, Catacolpodes sicardi Alluaud ; b, C. renaudi n.sp. ; c, C.
aeneicollis Jeannel ; d, C. longespinosus Basilewsky ; e, C. petrorum n.sp. ; f, C. dolius AUuaud.
Source : MNHN, Paris
470
P. Basilewsky
Description. — Long. 9,5 à 10,5 mm. Ailé. Dessus d’un bleu métallique assez
sombre, le pronotum quelque peu éclairci sur les côtés ; chez le paratype l’avant-corps
est assez fortement cuivreux ; dessous d’un bleu métallique très sombre, les épipleures
prothoraciques légèrement ferrugineux ; pattes brunes, les tibias plus clairs que les
fémurs ; antennes brunes, le 1er article foncé et un peu métallique.
Espèce proche de C. solitarius n. sp. Elle en diffère quelque peu par la taille et la
coloration mais surtout par le pronotum plus large, nettement bien que faiblement
transverse, 1,14 à 1,20 fois plus large que long, à gouttière marginale plus large et un peu
plus explanée et par la dent apicale de l’élytre qui est courte et très large, acérée
seulement à l’extrême sommet, l’apex ne formant pas de lobe. Les élytres sont assez
allongés, 1,86 à 1,88 fois plus longs que larges ensemble, assez convexes, à intervalles
plats, à stries peu profondes, les externes quelque peu ponctuées ; microsculpture assez
semblable mais à mailles moins serrées et plus fines, presque isodiamétrales.
Mâle inconnu ; gonapophyse 9 fig. 140 e.
Distribution dans l’île. — Espèce propre au massif du Tsaratanana.
Madagascar SambiraNO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de l’Andohani-
sambirano, 2 050 m (P. Soga , XII. 1964, 1 Ç ). — ld., piste de Mangindrano au
Maromokotra, 2 310 m (P. Griveaud, P. Soga, P. VietteetD. Wintrebert , XL 1966, lçj> ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — J’ai mentionné en 1970, par erreur, ces 2 exemplaires sous le
nom de depressus Jeannel.
27. Catacolpodes aeneicollis (Jeannel)
Neocolpodes (s. str.) aeneicollis Jeannel, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 550, 583.
Neocolpodes (s. str.) aeneicollis, JEANNEL, 1951, Menu Inst Sci. Madag-, A, 6, pp. 323, 325.
Neocolpodes (s. str.) aeneicollis, BASILEWSKY, 1970. Menu O.R.S.T.O.M., 37, p. 91.
Type. — Holotype, Madagascar Est, forêt Tanala (ex. coll. Le Moult) (Muséum,
Paris) (loc. fais).
Description. — Long. 9 à 10 mm. Ailé. Avant-corps cuivreux avec de légers
reflets d’un vert métallique, les élytres bronzés à reflets verdâtres ou pourprés ; dessous
brun avec de forts reflets métalliques ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux assez
clair.
Tête assez allongée, les yeux gros et saillants, les tempes courtes et obliques ; bord
antérieur du laine droit ; sillons frontaux larges et profonds en avant, plus faibles en
arrière. Dent labiale large et grande, bien arrondie au sommet. Antennes dépassant la
base du pronotum d’un peu plus de 5 articles. Pronotum peu transverse, 1,14 à 1,15 fois
plus large que long, pas plus rétréci en avant, à largeur maximale près du milieu, le disque
bien convexe ; bord antérieur droit ; angles antérieurs arrondis et non saillants ; côtés peu
relevés, bien régulièrement arqués dans les deux premiers tiers, ensuite rectilignes'
jusqu’aux angles postérieurs qui sont subdroits et largement arrondis au sommet ; base
droite, à côtés brièvement relevés en oblique, pas plus large que le bord antérieur;
gouttière marginale modérément large en avant, quelque peu élargie et explanée en
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
471
arrière ; dépressions basilaires assez profondes et linéaires ; sillon longitudinal médian
fin et peu profond, les transversaux fortement marqués. Elytres allongés, 1,86 à 1,88 fois
plus longs que larges ensemble, légèrement ovoïdes et un peu élargis en arrière, bien
convexes ; épaule arrondie et bien marquée ; gouttière latérale étroite ; apex prolongé en
une dent spiniforine n’atteignant pas tout à fait la longueur du 1er article des tarses
postérieurs, longuement et fortement acérée, l’angle apical externe peu marqué, la
troncature apicale assez sinuée, l’angle suturai bien marqué; intervalles très peu
convexes, les 3 pores dorsaux du 3e peu marqués ; stries peu profondes, les externes
légèrement ponctuées, les internes à peine distinctement, la 7e non perturbée en arrière,
profonde et régulière jusqu’à la dent apicale, légèrement défoulée en dehors par un
bombement du 8e intervalle ; striole scutellaire longue ; microsculpture régulière et bien
marquée, en mailles 1,5 à 2 fois plus larges que longues ; série ombiliquée de 20 pores
très moyens.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés. Tarses fins et longs, le 4e article
des postérieurs légèrement lobé. Métépistemes 3 fois plus longs cpie larges au bord
antérieur.
Edéage d fig. 137 g; gonapophyse (j> fig. 140 c.
Distribution dans l’île. — Propre au massif du Tsaratanana.
MADAGASCAR SAMBJRANO : Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 in
(R.Paulian, X. 1949, 1 d , lc^).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Cette espèce fut décrite sur un exemplaire provenant de la
collection Le Moult et étiquetté « Forêt Tanala », ce qui s’est avéré inexact.
28. Catacolpodes depressus (Jeannel)
Neocolpodes (s. sir.) aeneicollis subsp. depressus Jeannel, 1951, Mém. Inst. Sci. Madag. , A, 6, p. 325.
Neocolpodes (s. str.) aeneicollis subsp. depressus, BASILEWSKY, 1970, Mém. O.R.S.'I.O.M., 37. p. 91.
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, lisière supé¬
rieure de la forêt à Mousses, 2 000 m (R. Paulian, X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 10 mm. Ailé. Bran de poix très foncé, presque noir, le
pronotum à peine éclairci sur les côtés, les élytres noirs, avec de faibles reflets bronzés ;
dessous brun brillant, à peine métallique, les épipleures prothoraciques légèrement
éclaircis. _ ,
Espèce très voisine de C. aeneicollis Jeannel dont elle n’est peut-être qu une sous-
espèce. Elle en différé par la coloration, par le pronotum plus large et plus transversal,
1,18 fois plus large que long, par les élytres plus allongés, 1,98 fois plus longs que larges
ensemble, un peu plus convexes et à stries nettement plus profondes ; microsculpture
semblable.
Edéage d fig. 1.37 j ; femelle inconnue.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’est connue que du Tsaratanana.
Source : MNHN, Paris
472
P. Basilewsky
Madagascar SAMBIRANO: Massif du Tsaratanana, lisière supérieure de la forêt à
Mousses, 2 000 m (R. Paulian , X. 1949, 1 d).
Répartition géographique. — Madagascar.
29. Catacolpodes longespinosus (Basilewsky)
Neocolpodes (Opisthopiesis) ,o , opinas, ,s Basilewsky, 1970, Ménu O.R.S.T.O.M, 37, PP- 78-81, «g- 10.
Tvne - Holotvpe, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, maUabory en
desso^ïï; F AiMohanisambiram), 2 050 m (P. Saga, XII. 1964) (Muséum, Pans).
Description - Long. 12 à 14 mm. Ailé. Brun de poix très foncé, presque noir le
F“ TtoaCsée. les yeux gros et moyennement saillants, les tempes assez longues et
dcp ,S | - 1 20 fois plus large que long, pas plus rétréci en avant, a laigeur
ü*H
traie; série ombiliquée de 17 pores moyens. , Tirses fins et
P.tlcs longues Protibias fortement sillonnes longitudinalement, larses
allongés, le 4*' article des postérieurs un peu lobé. Métépisternes 2, 7 5 fois plus longs qu
larges au bord antérieur.
Edéage cT fig- 137 k; gonapophyse $ Kg- *46 d.
Distribution dans l’île. - Espèce propre au massif du Tsaratanana.
Madagascar SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana. matsabory en de^ousderAndoW,
sambirano, 2 050 m (P. So£a, XII. 1964, 4 ex.). - ld. (D. Wintrebert, XI. 1966, ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
473
30. Catacolpodes dolius (Alluaud) (fig. 141)
Colportes juin liions Fairmaire, 1902, Le Naturaliste , (2) 24, |>. 286 ( parlim ).
Colportes dolius Alluaud, 1909, Ann. Soc. eut. France, 78. p. 61.
Neocolportes (s. str.) dolius , Jkannkl, 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. 551, 591, fig. 274.
Agonocolportes (Apocolportes) dolius, Jl'.ANM'.l.. 1 951, Mém. Inst. Sci. Murtug., A, 6, pp. 346, 350, fig. 33.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Diégo-Suarez (ex. coll. Deyrolle) (Muséum,
Paris).
Description. — Long. 9 à 11 mm. Ailé. Dessus d’un bleu métallique généralement
plus vif sur les élytres, le pronotum concolore et non éclairci sur les côtés ; dessous d un
bleu métallique très foncé et très brillant, les épipleures prothoraciques brunâtres.
Tête assez allongée, les yeux gros et assez saillants,
plus longs que les tempes qui sont obliques ; sillons
frontaux profonds et larges sur toute leur longueur. Dent
labiale grande et large, bien arrondie au sommet. Antennes
assez courtes, dépassant la base du pronotum d’un peu plus
de 3 articles. Pronotum assez transverse, 1,20 à 1,25 fois
plus large cpie long, un peu plus rétréci vers l’arrière que
vers l’avant, à largeur maximale nettement déportée en
avant du milieu, le disque bien convexe ; bord antérieur
droit ; angles antérieurs en lobes largement arrondis et un
peu saillants ; côtés un peu relevés en amère, bien largement
arrondis dans les deux premiers tiers, ensuite rectilignes :
angles postérieurs bien obtus et très largement arrondis :
base droite, les côtés légèrement relevés en oblique, à peine
aussi large que le bord antérieur ; gouttière marginale large,
explanée surtout en arrière ; dépressions basilaires assez
grandes et subarrondies; sillon longitudinal médian assez
fin et assez profond, les transversaux modérément marqués.
Elytres allongés, 1,81 à 1,88 fois plus longs .pie larges
ensemble, assez ovoïdes, légèrement élargis en arrière,
moyennement convexes ; épaule arrondie et bien marquée ;
gouttière latérale modérément large ; apex prolonge en une ^ A1,uaud (d-après jEANNFL).
épine cylindrique nettement plus longue que le 1er article
des tarses postérieurs, très acérée au sommet, l’angle apical externe fortement marqué
mais arrondi, ni anguleux ni denté, la troncature apicale profondément sinuée : I angle
suturai bien marqué mais le plus souvent émoussé au sommet ; intervalles très faiblement
bombés, les 3 pores dorsaux du 3e peu profonds ; stries fines mais assez profondes, mm
ponctuées, la 7e régulière et non perturbée en arrière, profonde jusqu’à la base de I épine
apicale; striole scutellaire longue; mierosculplure très irrégulière, en brèves strioles
étirées en travers, ne formant pas de mailles ; série ombiliquée de 15 pores assez gros.
Pattes assez longues. Protibias fortement sillonnés. Tarses longs mais modérément
larges, le 4'' article des postérieurs nettement lobé. Métépistemes 2.7 5 fois plus longs que
larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 137 i; gonapophyse <j> fig. 140 f.
Distribution dans l’île. — Espèce propre à la Montagne d’ Ambre.
MADAGASCAR Nord : Diégo-Suarez (ex coll. Deyrolle, 2 ex.). — Montagne d’ Ambre,
Les Roussettes, 1 100 m (Andria Robinson, XII. 1958, 1 ex. ; P. Soga II. 1959, 2 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
474
P. Basilewsky
Observation. - FAtRMAIRE confondit cette espèce avec son Colpodes janthinus ,
dont le type est identique à celui de Neocolpodes cyanurus Alluaud.
30. Genre Euplynes Schmidt-Goebel
Euplynes Schmiàt-Goebel, 1846. Faunula CoL Birm., p. 52 (espèce type du genre: Euplynes
cvanipennis Schmidt-Goebel, 1846, par monotyp.e).
" Euplynes, UcORDAIRK, 1854, Gen. Col., 1, p. 141.
Euplynes, CHAIDOIR, 1859, Ann. Soc. enU France , (3) 7 p. 350.
Euplynes, Hvn-'.S, 1883, Trans. ont. Soc. London, P- M
p" x"Xlire, 1901, B». En,., 20, P. 125 (..pi-ce W« du g,,,. , X„,i, „*riPo. FM» 1W.
par monotypie). . , _
Euplynes, Jacohson, 1906, Jouki Rossn, 4, p. 317 ... „ - vyî
Euplynes, Bt'RGEON, 1937, Ann. Mus. Congo Belge ZooL, 8 111, 2 5, p. 3 .
Euplynes, SîRANEO, 1943, Ann. Mus. a, : St nat. Cenora, 62 p 58
Euplynes, JKANNKI., 1948, Faune de l’Empire franç., 10, pp. .>17, 611.
Xatis, JeaNNEL, 1948, id., p. 611. m
Xatis, Jkannki., 1951, Mène /nst Scu Madag.,A,6, pp. 288, 289.
Euplenes. DaRUNCTON. 1952. Bu U. Mus. Comp. Zoo/.. 1°7 , n 3. pp. 114, 122.
Euplynes, BASILEWSKY. 1953, Explor. Pare nat. Lpe.nba, 10, pp. <>.>, 66.
Xatis, Basii.ewsky, 1953, id., p. 65.
Euplynes, MATF.f, 1974, Rer. Zoo/, a/r., 88, p. 487.
Euplynes, Habi;, 1978, Fauna Jap., Car. Platyn., pp. 5, 292.
Description. - Taille moyenne. Ailé. Coloration brune, sans reflets métalliques
(chez les espèces afro-malgaches), souvent plus ou moins tachee de noirâtre.
Tête courte et très large, ponctuée, les yeux partieuherement gros et très saillants,
constricüon collaire faible, sans sillon transversal séparant le vertex du cou ; suture
dvpéale bien marquée; labre transversal et large; sillons frontaux bien marques ,
mandibules courte? la partie découverte non ou à peine plus longue que la largeur c i
labre recourbées au sommet et bien acérées. Languette b.sétulee Palpes fuis mais assez
ctrts le dernier article des maxillaires un peu plus long que avan^rn^Lta
profondément écbancré, avec une forte dent mediane ; les 2 J>eS ”es du
submentum présentes. Antennes assez courtes et assez épaisses, P^ ^tes à partm du
4- article Pronotum grand et bien transversal. Elytres assez courts non ou très
modérément convexes, à rebord basilaire entier, l’apex largement a^mil' et .u.Ueinent
prolongé, avec une nette dépression à la fin du premier t, ers sur les intervalles 3 a 6,
définit les stries intéressées, surtout 5 et 6 ; striole scutella.re longue
Dessous glabre et non ponctué ; apophyse prosternale pourvue de quelques petites
soies à peine distinctes. Pattes courtes; protibias élargis distalemenCobli^emen
sinués-tronqués dans leur partie apicale externe, plus ou moins fortement sillonnes
longitudinalement ; mésotibias normaux ; tarses relativement courts et assez arges les
intermédiaires et les postérieurs fortement bisiUonnés et carénés '«»g*tud,”^nl a“
milieu, le 4- article très fortement bilobé à toutes les pattes, les lobes symétriques
égaux bien plus longs que la partie basale (fig. 6 d) ; 5e article des postérieurs brièvement
2tulé. Protarses des mâles nettement élargis et pourvus de la vestiture ventrale
'’^'Deuxsoies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes. Soie basilaire
de l’élytre insérée à l’origine de la lerc strie ; seule le 3" intervalle pourvu de 3 pores
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
475
dorsaux, les 2 premiers contre la 3e strie, le 3e contre la 2e ; 2 soies apicales. Soies
ventrales présentes. Deux soies anales chez le (5 , 4 chez la <j> .
Répartition géographique. — Ce genre est largement réparti dans la région
gondwanienne, depuis l’Afrique occidentale jusqu’à la Nouvelle-Guinée, les îles
Solomon et le Japon, comprenant des espèces d’aspect bien homogène, et comporte une
seule espèce à Madagascar.
Observation. — Euplynes fut établi en 1846 par SciIMIDT-GoF.BEI, pour une
expèce de Birmanie et rangé parmi les Lébiens, dont il a quelque peu l’aspect général.
ClIAUDOiR (1859) le situa correctement dans les Platyniens, l’incluant dans le grand genre
Colpodes. PERINGUEY (1896) le redécrivit sous le nom d'Anarmosta (= Haplopoza non
BùHEMAN, dans son tableau), le classant dans ses Cymindidae, un des groupes des
Lébiens ; ce nom fut, à juste titre, mis en synonymie d ‘Euplynes par STRANEO (1943).
Décrivant la seule espèce malgache, FAIRMAIRE (1901) créa le genre Xatis dans les
Lébiens. Jf.ANNEI. (1948), en le réintégrant parmi les Platyniens, considéra ce dernier
comme un sous-genre d 'Euplynes, puis (1951) comme un genre distinct par suite de sa
microsculpture élytrale un peu différente. Enfin, H \Bl (1978) montra la synonymie des
deux noms, signalant au passage que les tarses intermédiaires et postérieurs étaient
sillonnés chez tous les Euplynes et non lisses comme l’affirmait J K AN Ma.
Euplynes nigripes (Fairmaire) (fig. 142)
Xatis nigripes Fairmaire, 1901, Rev. Ent., 20, p. 125.
Euplynes (Xatis) nigripes, JEANNEI., 1948, Faune de l’Empire franç., 10, p. 612, fig. 284, 285.
Xatis nigripes, JEANNEL, 1951, Mérn. Inst ScL Madag., A, 6, p. 289, fig. 1.
Euplynes nigripes, MaTEU, 1974, Rev. Zool. afr., 88, pp. 492, 504, fig. 1.
Type. — Holotype, Madagascar Ouest, Belombe (H. Perrier) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 6 à 8 mm. Ailé. Tête d’un brun de poix très foncé, presque
noir, pronotum et élytres concolores, d'un testacé rougeâtre ; dessous d’un ferrugineux
très clair, la tête noirâtre, l'abdomen foncé ; pattes d’un brun assez foncé, la partie distale
des fémurs d’un ferrugineux clair ; antennes d’un brun très foncé.
Tête large et courte, les yeux très gros, hémisphériques,
particulièrement saillants, les tempes spécialement courtes
et très obliques ; bord antérieur du labre droit ; sillons
frontaux larges mais peu profonds, plus ou moins effacés en
arrière ; clypéus presque lisse, le restant de la surface
grossièrement mais assez peu densément ponctué, avec de
fortes et longues rides longitudinales. Dent labiale assez
longue, bien acuminée vers le sommet qui est arrondi.
Antennes assez courtes et assez épaisses, dépassant la base
du pronotum de 3 articles. Pronotum très transverse, un peu
plus large que la tête avec les yeux, 1,38 à 1,43 fois plus
large que long, pas plus rétréci en avant qu’en arrière, à
largeur maximale en avant du milieu, le disque peu convexe,
à ponctuation plus fine et plus éparse (pie sur la tête, plus
grossière et plus dense dans la partie postéro-latérale ; bord
antérieur droit; angles antérieurs largement arrondis et
nullement saillants ; côtés à peine relevés, largement arron-
Fig. 142. — Euplynes ni¬
gripes Fairmaire (d’après
JEANNEL).
Source : MNHN, Paris
476
P. Basilewsky
dis dans les 2 premiers tiers, ensuite rectilignes et longuement et faiblement «nues
devant les angles postérieurs qui sont très bien marqués, légèrement obtus et pondis a
arrondie et modérément marquée ; gouttière latérale étroite ; apex
nullement prolongé, la troncature apicale non sinuee ; intervalles plans, les 3 po
«Seu marqués : stries fines et peu profondes, légèremen mais bien
subisodiamétrales formant un réseau fenné ; série ombiliquée de 20 pores très moye
PeU PatteTcturte,. Protibias assez fortement sillonnés. Fémur, postérieur, à «mie
soie médiane/Tmses épais, conformes à 1. description générique. Métepisternes 2,7 5 fois
plus longs (lue larges au bord antérieur.
Edéage d fig. 143 a; gonapophyse Ç fig. 143 c.
Distribution dans l’île. - L’espèce semble très rare et n’a été recueillie qu’à
^^mTdagTscAR Ouest: Belombe, aux environs de Maevatanana (H. Perrier, 6 ex.).
Madagascar Centre : Mahatsinjo, près de Tananarive (1 ex.).
Répartition géographique. — Madagascar.
31. Genre Agonoriascus nov.
Espèce type du genre : Agonoriascus lapidicola n. sp.
Description. - Taille moyenne. Tête courte et large, les yeux petits et non
saillants, le cou bien séparé du vertex par un sillon transversal ; suture clypeale bien
marquée; labre transversal, large et court; mandibules longues, larges a la base
légèrement recourbées au sommet et bien acérées. Une seule soie de chaque cote ai
submentum. Palpes fins et grêles, assez longs, le dernier article fanfome , très
légèrement élargi au milieu, tronqué arrondi au sommet ; aux maxillaires 1 avant-dem er
article est un peu plus court que le dernier. Labium profondément echancre au milieu les
lobes latéraux grands et larges, la dent médiane forte et acummee en avant, les sillons
labiaux profonds, avec un ocelle basal bien marqué. Languette pourvue de 4 soies
épineuses à son bord antérieur, les 2 externes plus courtes que les internes (fig. c).
Antennes courtes et épaisses. Pronotum très grand, modérément transversal, a largeur
maximale déportée en arrière du milieu, imponctué, le disque non ridule transversale
ment, à base très large. Elytres allongés et un peu ovoïdes, bien convexes, 1 épaulé ettacee
et à repli basilaire largement arrondi, à gouttière marginale droite, a troncature apicale
non sinuée ; striole scutellaire courte. Dessous imponctué ; metepisternes très courts.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
477
Pattes moyennes ; protibias bien sillonnés longitudinalement ; fémurs postérieurs
avec plusieurs soies ; tarses courts et larges ; protarses du d fortement élargis, courts,
pourvus en dessous d’une double rangée de phanères adhésives à large pavillon terminal ;
tarses postérieurs et intermédiaires non sillonnés longitudinalement et sans carène
médiane, bien granulés au dessus ; 4e article des postérieurs échancré ; 5e article non
sétulé en dessous et glabre.
Deux soies orbitales. Les 2 soies prothoraciques latérales présentes, l’antérieure
souvent dédoublée, la postérieure insérée dans l’angle même. Soie basilaire de l’élytre
située sur le 1er intervalle, près de l’insertion de la lcrc strie ; seul le 3e intervalle pourvu
de 3 pores dorsaux, l’antérieur dans le premier tiers contre la 3e strie, les 2 autres dans la
moitié postérieure et contre la 2e strie ; 2 soies apicales ; série ombiliquée de 16 pores.
Répartition géographique. — Ce genre, dont je ne connais qu’une seule espèce,
est actuellement limité au Tsaratanana.
Observation. — La présence de 4 soies épineuses au bord antérieur de la
languette est une caractère exceptionnel.
Fig. 143. — Edéages. a, Euplynes nigripes Fairmaire ; b .Agonoriascus lapidicola n.sp.
Gonapophyses. c, Euplynes nigripes Fairmaire ; d, Agonoriascus lapidicola n.sp.
Agonoriascus lapidicola n. sp. (fig. 144)
Agonorites microphlhulmus Jeannel, 1 951, Afém. Inst. Sri. Madag., A, 6, p. 304 ( partira , non Jeannel
1948).
Agonorites microphthalmus, Basilewsky, 1970, Menu O.R.S.T.O.M., 37, p. 68 (partini, non Je ANNEE
1948).
Type. — Holotype, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, 2 860 m, sous
les pierres (R. Paulian , X. 1949) (Muséum, Paris).
Description. — Long. 8,5 à 9 mm. Aptère. Dessus brun de poix foncé, le
pronotum très largement éclairci sur les côtés, les élytres étroitement ; dessous brun de
poix ; pattes et antennes d’un brun ferrugineux assez foncé.
Source : MNHN, Paris
478
P. Basilewsky
Fig. 144. — Agonoriascus lapidicola n.sp.
Tête très large et courte, à microsculp-
ture subisodiamétrale lâche et peu profonde,
les yeux très petits et non saillants, un peu
plus courts que les tempes qui sont légère¬
ment gonflées; bord antérieur du labre
légèrement sinué ; sillons frontaux très courts
et faibles, complètement effacés en arrière.
Dent labiale courte mais aiguë et arrondie
au sommet. Antennes courtes et épaisses,
dépassant la base du pronotum d’un peu
moins d’un article. Pronotum grand, assez
transversal, 1,22 à 1,27 fois plus large que
long, à largeur maximale un peu en arrière
du milieu, imponctué, à microsculpture
transversale et modérément serrée ; bord
antérieur légèrement sinué ; angles anté¬
rieurs en grands lobes saillants vers 1 avant ;
côtés nettement moins rétrécis en arriéré
qu’en avant où ils sont assez nettement
arqués, beaucoup moins en arrière ; angles
postérieurs un peu obtus, très bien marqués
mais arrondis au sommet ; base droite, non
relevée latéralement, nettement plus large
que le bord antérieur ; gouttière marginale
élÆffgie’eo arrière°où^e8 côtés^ontfortement relevés ; sillon longitudinal médian fin mais
SE .“e aiSe nonsinuée ; ïtervalles à peine un peu bombés ; stries larges
et profondes ; striole scutellaire courte ; microsculpture très faiblement transversafr^a
mailles 1,5 à 2 fois plus larges que longues, formant un reseau ferme très serre , .e
ombia:: rÆ. e„ . de ,
Edéage d fig. 143 b ; gonapophyse $ Hg. 143 d.
Distribution dans l’île. - L’espèce n’est connue que du Tsaratanana, en haute
"^MADAGASCAR SaMBIRANO : Massif du Tsaratanana, 2 860 m, sous les pierres (R.
Paulian, X. 1949, 3 cf , 1 Ç )•
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Cette espèce fut confondue par JEANNEL et par moi-même avec
Agonorites microphthalmm Jeannel, dont l’aspect général, a première vue, est lies
semblable.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
479
32. Genre Cyrtopilus nov.
Espèce iype du genre : Cyrtopilus madecassus n. sp.
Description. — Taille moyenne. Aptère. Coloration d’un brun très foncé, sans
reflets métalliques.
Tête courte et large, les yeux assez grands mais à peine saillants, le vertex non séparé
du cou par un sillon transversal ; suture clypéale bien marquée ; labre grand, presque
subcarré; mandibules fort longues et étroites, très modérément courbées et non
arrondies à l’extrême sommet mais bien acérées. Labium à lobes rectilignes sur les côtés
et non arrondis, les épilobes larges, la dent médiane présente, avec les deux soies
normales à la base ; deux soies latérales sur le submentum. Languette assez large,
arrondie au sommet, bisétulée ; paraglosses très allongés et étroits, dépassant de loin la
languette ; maxilles longues et étroites, très acérées au sommet Palpes longs et assez épais ;
l’avant-dernier article des labiaux est nettement plus long que le dernier qui est fusiforme
et plus ou moins arrondi au sommet bisétulé ; aux maxillaires, cet avant-dernier article
est encore plus fusiforme et plus atténué au sommet qui est tronqué arrondi ; les labiaux
sont glabres, tandis que les 2 derniers articles des maxillaires sont pourvus d’une
pubescence rare et espacée. Antennes courtes et épaisses, les articles élargis à partir du
5e, les derniers avec une faible bande longitudinale glabre ; la partie distale du 2e article
et le 3e pourvus d’une longue pubescence espacée et fortement dressée. Pronotum
volumineux, peu convexe, transversal ; repli basilaire effacé en arrière un peu après le
pore prothoracique où les côtés sont légèrement explancés. Elytres ovoïdes, assez courts,
l’apex non prolongé en lobes, l’épaule effacée, le repli basilaire fortement avancé sur les
côtés ; pas de striole scutellaire. Apophyse prosternale comme chez les autres Platyniens,
sans crête saillante. Epipleures élytraux simples et non tordus, particulièrement élargis
en avant ; métépistemes courts, pas plus longs que larges au bord antérieur ; lobe
épimérique bien développé. Abdomen ( d ) ponctué sur toute sa surface, pourvu de soies
courtes et dressées.
Pattes moyennes et robustes. Protibias assez élargis au milieu, l’organe de toilette
normal, sans la moindre trace de sillon longitudinal ni de carène ; tibias médians et
postérieurs normaux, pourvus de longues soies épineuses rapprochées ; fémurs épais, les
postérieurs avec plusieurs soies dressées ; tarses assez épais et assez courts, leur face
dorsale granuleuse et sans aucun sillon ni crête longitudinale, le 4e article des postérieurs
à peine échancré et nullement lobé, le 5e non séùdé en dessous ; protarses du 6 avec les
3 premiers articles élargis, encore plus courts, pourvus à leur face ventrale de deux
rangées de grosses phanères adhésives régulièrement disposées, toutes parallèles et
nullement obliques, à très large pavillon terminal.
Deux pores orbitaux de chaque côté ; une soie clypéale de chaque côté ; bord
antérieur du Libre avec 6 soies. Les deux pores prothoraciques latéraux présents, le
postérieur loin en avant de 1 angle. Pore basilaire de 1 élytre présent au niveau du 2
intervalle ; pas de pores dorsaux ; deux soies apicales ; série ombiliquée de 16 gros pores.
Deux soies anales de chaque côté chez le d .
Répartition géographique. — La seule espèce connue de ce nouveau genre est
propre à Madagascar et a été découverte sur le Marojejy.
Observation. — Ce genre est tout à fait aberrant parmi les Platyniens malgaches,
tant par son aspect général, qui fait plutôt penser à un Ptérostichien, que par de nombreux
Source : MNHN, Paris
480
P. Basilewsky
caractères essentiels. La conformation des épipleures élytraux le situe incontestablement
dans la sous-famille des Platyninae mais sa place parmi ces derniers reste incertaine par
suite de l’ignorance de la femelle de l’unique espèce qui n’est connue jusqu a présent que
par 2 Cf : la structure de la gonapophyse nous reste donc inconnue. En outre, je ne puis
rapprocher ce genre d’aucun autre de la faune afrotropicale. Il n’est pas douteux que
Cyrtopilus doive constituer une tribu distincte, actuellement monogénérique, mais
l’absence de toute indication du caractère précité ne me permet pas de le situer avec
suffisamment de précision ; c’est pourquoi je m’abstiendrai provisoirement de lui donner
un statut définitif. .
Je pense utile de préciser ces caractères principaux qui séparent ce genre de tous les
autres Platyniens malgaches : Antennes pubescentes dès la partie distale du 2' article.
Les deux derniers articles des palpes maxillaires pourvus d’une pubescence rare et
espacée. Striole scutellaire «disente. Intervalle 3 des élytres sans pores dorsaux. Protibias
non sillonnés longitudinalement. Abdomen ponctué et pubescent. Deux soies anales de
chaque côté chez le d . Paramères de l’édéage assez particuliers.
Cyrtopilus madecassus n. sp. (fig. 145)
Type. — Holotype, Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale
XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII. 1972) (Muséum, Pains).
Description. — Long. 7 mm. Aptère.
Brun de poix foncé assez brillant, le
pronotum et les élytres étroitement et
légèrement éclaircis sur les côtés ; dessous
brun de poix ; pattes d’un brun plus clair ;
antennes d’un brun ferrugineux.
Tête courte et large, à microsculpture
isodiamétrale bien marquée, les yeux grands
mais très modérément saillants, les tempes
bien plus courtes cpie les yeux, légèrement
gonflées; bord antérieur du labre droit;
sillons frontaux très faibles. Dent labiale
large, triangulaire, bien arrondie au sommet.
Antennes courtes et épaisses, ne dépassant
pas le bord postérieur du pronotum. Prono¬
tum volumineux, peu convexe, transverse,
1,17 à 1,21 fois plus large que long, pas plus
rétréci en avant qu’en arrière, «à largeur
maximale située au milieu ou à peine en
arrière, imponctuê, à microsculpture en
fines mailles transversales ; bord antérieur
droit; angles antérieurs arrondis et très
faiblement lobés ; côtés peu relevés, régu¬
lièrement et assez nettement arrondis sur
toute leur longueur ; gouttière marginale Fig. 145. — Cyrtopilus madecassus n.sp.
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
481
très étroite en avant, s’élargissant à partir du milieu, large en arrière ; angles postérieurs
très largement arrondis ; base nettement concave, pas plus large que le bord antérieur ;
dépressions basilaires bien marquées mais situées assez loin en avant du bord
postérieur; sillon longitudinal médian fin et peu profond, les transversaux à peine
marqués. Elytres très ovoïdes et courts, 1,42 à 1,48 fois plus longs que larges ensemble,
pas plus rétrécis en arrière qu’en avant, à largeur maximale près du milieu, bien
convexes ; épaule effacée ; gouttière latérale étroite sur toute sa longueur ; déclivité
apicale prononcée ; apex non prolongé en lobe mais arrondi, la troncature apicale non
sinuée, l’angle suturai largement arrondi ; intervalles plans et sans pores dorsaux ; stries
subvestigiales, obsolètes à la base, la lere semblable aux autres, les externes presque
complètement effacées sauf la 8e ; ces stries sont mieux marquées en arrière, surtout la 7e
et, plus brièvement, la 6e, où se trouve un enfoncement dans lequel est inséré un gros pore
ombiliqué, le dernier de la série ; pas de striole scutellaire ; microsculpture en mailles
transversales petites et- irrégulières ; série ombiliquée de 16 très gros pores : 1 à 5 très
agrégés dans la région humérale, 6 et 7 bien espacés au milieu, les 9 autres dans la moitié
postérieure, dont le dernier déporté vers l’intérieur.
Fig. 146. — Cyrtopilus madecassus n.sp., édéage (X 35).
Pattes moyennes et robustes. Métépisternes très courts, pas plus longs que larges.
Edéage (fig. 146) fortement recourbé dans sa partie apicale ; paramère gauche
conchoïde, assez court, le lobe basal bien réduit, le droit tout aussi long, à partie distale
conchoïde, la proximale assez prolongée en forme de manche, assez différent de celui des
autres Platynini, rappelant quelque peu celui des Synuchus paléarctiques ; femelle
inconnue.
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que du Marojejy, à moyenne
altitude.
M adag ascar Est : Massif du Marojejy, rés. nat. int. XII, 1 300 m (A. Peyrieras, XII.
1972, 2 d ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
482
P. Basilewsky
VIII. CONSIDÉRATION GÉNÉRALES SUR LES PLATYNINAE
MALGACHES
1. Origine et peuplement
Le grand biologiste français L. CUF.NOT écrivait en 1921 : « Le peuplement de
Madagascar et des îles voisines est la plus difficile énigme de la géographie zoo o^que >>.
Soixante ans plus tard, bien que les grands problèmes évoques par ce
encore tous résolus, les laborieuses et patientes etudes de nombreux chercheurs de
diverses disciplines nous permettent maintenant d avoir une vision assez claire et assez
précise des phénomènes £ri ont participé à l’origine de la région malgache et a celle de
son peuplement et de disposer d’une documentation extrêmement importante.
En ce qui concerne plus particulièrement la biologie etkbiogeographie, les travaux
de R. Jeannel(1942, 1946-49, 1960) et de R. Paolia»(1958, 1961) sont eesenBelapo»,
comprendre l’entomofaune malgache. La magistrale synthèse de ce dernier (196 1)
la base de tout ce qu’un naturaliste doit savoir avant d’entreprendre des recherches sur a
faune de cette région, et j’y ai fait de nombreux emprunts. Les travaux de P. \ w.TŒ
(1963, 1967) renferment également de précieux renseignements. 1) autre part on doit
rendre hommage à R. JEANNEL qui fut, dès 1942, le premier zoologiste et zoogeographe a
reconnaître Véracité, du moins dans ses principes de la theone de WE™^r la
dérive des continents et à se battre pour elle, maigre d innombrables critiques venant de
divers milieux scientifiques (DaRL.NGTON 1949, MlLLOT 1952 et 19.3, FOURMARIER
1967, et bien d’autres encore) ; ses prises de positions forent ignorées ou violemment
controversées. Ce ne fut que des années plus tard que la plupart de ses détracteurs ont du
reconnaître qu’il avait raison et la majorité des chercheurs ont maintenant admis ^
théorie mobiliste, malgré des divergences quant a ses modalites (DaRLINGTON 196
1965). C'est là un des titres de gloire du regretté maître français qui ^
dans bien des domaines. On ne peut omettre de citer aussi JM ILLOT (!952, 1953) ,
malgré son opposition farouche à ce qu’il appelait « le mythe gondwamen * et sa négation
de la théorie wegenerienne, ses ouvrages sont d une valeur considérable.
Madagascar est un fragment de l'ancienne Gondwame ; elle est reslee remue a
F Afrique pendant tout le Primaire et presque tout le Secondaire. Mais des le basique le
Canal de Mozambique a commencé à se former et a la fin du Crétacé la rupture de la
continentale fut complète, isolant l’île du continent africain. C est au Jurassique, meme
peut-être avant, que la rétraction du socle indien le détaché progressivement e
Madagascar. Le Sud de l’île reste uni à F Afrique au moins jusqu au Crétacé supérieur, de
sorte «nie pendant le Triasique, le Jurassique et une partie du Crétacé aucune bamere
marine ne s’oppose à des échanges faunistiques. Pendant cette très longue période
Madagascar resta donc en connexion, au moins par sa partie méridionale, avec le massit
montagneux de l’Afrique du Sud (Cap, Natal, Transvaal) et JEANNF.L (1960) dénomma
cette aire continentale la « Sudamadie». Il n’existe aucune preuve géologique dune
liaison continentale quelconque post-crétacée de la Grande Ile avec le monde extérieur.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
483
pas plus qu’il n’y a de preuve biologique de liaisons terrestres de Madagascar ni avec les
Mascareignes, ni avec l’Asie. Certains auteurs admettent la possibilité de liaisons
provisoires et précaires au niveau du Mozambique pendant l’Eocène, l’Oligocène ou le
Miocène, soit par d’étroites bandes de terres immergées, soit par une série d’îlots
séparés ; mais bien que problématiques, de telles liaisons n’ont certainement eu que des
répercussions relativement faibles sur le peuplement de la Grande Ile, aucun apport
important de lignées étrangères n’ayant pu se produire au cours du Tertiaire. Après son
isolement. Madagascar pourrait être assimilée à un milieu clos où l’évolution s’est
effectuée au départ des lignées immigrées arrivant dans une place relativement vide.
Rien ne permet de mettre en doute la supposition de Je v\\KL de l’existence dans 1 île
d’une ancienne faune autochtone, triasique ou jurassique, en place avant l’arrivée des
lignées crétacées africaines. Si elle a existé, ce qui est très probable, elle a été en grande
partie décimée et remplacée ou supplantée par les immigrants sudamadiens. Les îles
constituent souvent des conservatoires d’espèces archaïques, protégées contre la
concurrence d’espèces plus évoluées par leur isolement. Mais plus fréquemment encore
l’arrivée dans un domaine insulaire de formes à potentiel évolutif plus développé et à
euryaptie plus considérable élimine les espèces primitives, et 1 isolement insulaire
devient alors fatal à ces lignées autochtones. En ce qui concerne les Platyniens, il est
difficile d’en établir la présence. Le genre Cyrtopilus pourrait être un de ces survivants,
de même qu eSyletor à la Réunion ; le premier pourrait être également une relique d'une
lignée crétacée ayant survécu seulement sur le Marojejy ; tel pourrait aussi être le cas des
genres Agonorites, Prophenorites et Agonoriascus sur les hautes montagnes de l’île.
Des lignées africaines forment donc le fond de l’entomofaune madécasse et les
affinités sont évidentes. D’autre part, il semble n’exister à Madagascar que fort peu de
lignées gondwaniennes orientales au sens strict et, quand elles existent, il n’y a pas de
raisons pour ne pas croire qu’elles aient atteint l’île à travers l’Afrique et à une époque
ultérieure, et non directement par l’Océan Indien; leur fréquente absence aux
Mascareignes renforce cette hypothèse. Les affinités orientales, très peu nombreuses
d’ailleurs, pourraient aussi relever simplement d’évolution convergentes.
L’ancienneté de la famille des Carabidae est considérable et dès le début du
Secondaire la plupart des sous-familles la composant étaient déjà diversifiées avant le
Crétacé ; de nombreuses lignées se sont propagées d’Afrique à Madagascar pendant la
très longue période géocratique ayant précédé le creusement définitif du Canal de
Mozambique. Comme je l’ai déjà écrit antérieurement (BaSILEWSKY 1962), les représen¬
tants de cette famille ne se prêtent guère à une dispersion passive, suite à des transports
par les vents ou les courants marins, par voie de radeaux, etc. ; seule une propagation
active, par voie de migration et d’occupation progressive de nouvelles stations leur
assure, dans la plupart des cas, une large répartition. Leur grande euryaptie a permis une
indigénation relativement facile et une vaste dispersion dans l’île.
On peut supposer (jue le peuplement de Madagascar en Platyniens par des éléments
africains se soit effectué au départ d’un nombre restreint de formes appartenant à des
lignées déjà bien diversifiées en Afrique, même si elles ont disparu ensuite dans leur pays
d’origine par suite d'importantes modifications climatiques qu a subie 1 Afrique du Sud
pendant le Tertiaire. Les lignées qui se sont diversifiées sur le continent après le Crétacé,
donc trop tard pour participer à une pénétration dans 1 île, se sont bien développées en
Afrique mais constituent autant de lacunes dans la faune malgache ; on peut citer parmi
les Carabides de nombreux exemples, comme les Dromica, les Graphipterus et Piezia, les
Anthiinae et bien d'autres. Cela explique aussi l’absence à Madagascar du grand genre
Source : MNHN, Paris
484
P. Basilewsky
Metagonum Jeannel (■) qui actuellement représente près de la moitié des Platyniens
africains. D’autres lignées, déjà bien caractérisées en Afrique avant le Crétacé (comme
par exemple le genre Liagonum et, dans une mesure moindre, le genre Megalonychus) ont
poursuivi une évolution parallèle de part et d’autre du Canal de Mozambique. Ce nombre
restreint de types ancestraux qui furent à la base d’une grande diversification n’est pas un
phénomène exceptionnel dans des milieux comme les îles ou les hautes montagnes. C’est
ainsi que ZlMMERMAN (1948) estimait que les 1 290 espèces de Coléoptères qu’il
connaissait de l’archipel des Hawaï dérivaient tout au plus d’une quarantaine d’espèces
immigrantes. De même DarLINGTON (1952) suppose que les 120 espèces de Platyniens
qu’il cite de la Nouvelle-Guinée proviennent d’un très petit nombre de formes originelles.
La même approche est certainement valable pour Madagascar. Au départ d’un petit
nombre de formes ancestrales, les Platyniens inadécasses s’y sont diversifiés d’une
manière tout à fait remarquable, suite à plusieurs facteurs comme l’isolement, le
peuplement d’espaces vides favorisé par un climat favorable et varié, par leur euryaptie et
un potentiel évolutif non entamé.
La richesse de la faune madécasse, ainsi que l’a montré PauLIAN (1961), tient plus à
la pulvérisation de certains types qu'à la variété des formes initialement présentes. Se
trouvant dans un milieu clos et vide, dépourvu de concurrence, les Platyniens se sont
parfaitement adaptés et ont peuplé toutes les régions de l’île convenant à leur genre de
vie. Mais cette diversification a surtout porté au niveau spécifique et sur des caractères
phylogénétiques restreints et d’une amplitude peu considérable, d’où, souvent, la grande
difficulté de trouver des critères génériques incontestablement valables. Quelques
genres ont subi une crise de mutabilité extraordinaire provoquant une pulvérisation des
espèces ( Liagonum, Notocolpodes, Catacolpodes et surtout Neocolpodes). D’autres, au
contraire, se sont montrés plus stables, restant monospécifiques ou ne donnant que peu
d’espèces. Quelques uns d’entre eux ont même gardé des caractères ancestraux et se sont
développés parallèlement aussi bien en Afrique qu’à Madagascar (Megalonychus,
Liagonum). Le genre Neocolpodes a réalisé une réussite remarquable dans l’île, alors qu’il
a subi une forte régression en Afrique où il s’est à peine maintenu ; à moins
qu’inversement les rares représentants de ce genre que l’on retrouve sur le continent
soient d’origine madécasse, ayant effectué une migration dans l’autre sens pendant le
Tertiaire.
Dans une première approche des Platyniens de la région malgache on constate qu’à
part quelques genres dont il sera question plus loin, la très grande majorité de ces
Carabidae appartiennent à trois phylums bien distincts, d’origines ancestrales différentes
et ayant peut-être peuplé la Grande Ile à des époques différentes du Crétacé.
Sans vouloir en faire des unités taxonomiques, ont peut les grouper en 3 catégories
séparées.
1° Les « Liagoniens », caractérisés essentiellement par les tarses postérieurs et
intermédiaires bisillonnés et le plus souvent nettement carénés longitudinalement. Ce
groupe se compose des genres Megalonychus, Neobatenus et Liagonum, tous les trois
bien représentés dans toute la région afro-madécasse, le dernier aussi aux Mascareignes.
2° Les « Agonoritiens », à tarses postérieurs et intermédiaires ni bisillonnés ni
carénés longitudinalement, courts et épais, le 1er article des postérieurs à peine 2,5 à 3
(1) JEANNEL (1946) a décrit un Metagonum madecassum sur un seul exemplaire portant 1 étiquette
« Madagascar, Boivin 1853 ». Après examen du type, je suis persuadé que cette provenance est erronée et
que ce spécimen provient d’une toute autre région.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
485
fois plus long que large au bord supérieur. Quatre genres constituent ce groupe :
Prophenorites, Agonorites etSophroferonia. Les deux premiers sont strictement limités
aux hautes altitudes de Madagascar et le troisième est un endémique de l’île Maurice. Le
quatrième, Neomegalonychus , est un genre monospécifique et aberrant.
3° Les « Colpodiens », caractérisés par les tarses postérieurs et intermédiaires ni
bisillonnés ni carénés longitudinalement, comme les précédents, mais à 1er article des
postérieurs long et étroit, bien plus de 3 fois plus long que large au bord postérieur. Ce
groupe renferme les autres genres, au nombre de 20, et forme la composante principale
de la faune platynienne de la région dont elle représente les quatre cinquièmes, avec 150
espèces pour le seul genre Neocolpodes. Il est également représenté aux Mascareignes.
Ses affinités africaines sont bien marquées, mais pas aussi nettes que pour le premier. Je
signalerai, en passant, que chez les formes de ce groupe l’allongement de l’apex des
élytres en dent spiniforme ou en épine cylindrique, quand il se présente, est toujours le
fait du 3e intervalle et jamais du 1er. Chez les Platyniens américains, du Sud-Est asiatique
et de la Nouvelle-Guinée, de nombreuses espèces partagent également cette conformation,
mais c’est toujours au niveau du 1er intervalle et jamais du 3e. C’est là encore un caractère
qui rapproche ces éléments malgaches de ceux de l’Afrique.
Enfin, en plus de ces 3 catégories, nous trouvons dans la faune malgache 5 genres
isolés qui ne rentrent dans aucun de ces groupes, à savoir :
Euleptus, caractérisé essentiellement par l’absence de la dent médiane du menton. Il
comporte une seule espèce à Madagascar, connue aussi des Mascareignes mais pas aux
Comores, plusieurs espèces en Afrique, et une en Inde.
Euplynes , à 4e article des tarses très fortement bilobé, comportant une espèce à
Madagascar et plusieurs en Afrique et dans la région orientale.
Agonoriascus, le seul à posséder 4 soies au bord antérieur de la languette, au lieu de
2. 11 ne comporte qu’une seule espèce sur le Tsaratanana, à très haute altitude (2 860 m).
Syletor , genre également monospécifique, pourvu de nombreux caractères aberrants
le séparant des autres Platynini et qui mériterait probablement de constituer une tribu
distincte. Il est endémique à la Réunion, en haute altitude.
Cyrtopilus, enfin, du Marojejy, dont il a déjà été question et dont la place parmi les
Platyninae reste incertaine.
2. Spéciation
Il ressort des pages précédentes que le peuplement platynien de Madagascar a
commencé à une époque assez tardive de l’évolution de ce groupe, alors que différentes
lignées du phylum s’étaient déjà séparées sur le continent et que seules quelques unes
d’entre elles ont participé à cette migration. Cela explique la relative homogénéité des
représentants madécasses et le nombre assez restreint de critères phylogénétiques
apparents au niveau générique. Dès leur pénétration dans l’île ces quelques éléments
immigrés se sont dispersés sur toute son étendue, peuplant les milieux qui leur étaient
favorables, c’est-à-dire les zones forestières et les régions d’altitude. Mais cette
dispersion a dû être relativement rapide, avant que le relief ne se modifie. Cette
ancienneté de la dispersion est avérée par plusieurs cas de la répartition actuelle de
certains genres. Ainsi les Agonorites, tous orophiles, ont occupé presque tous les massifs
montagneux de l’île et ne se rencontrent plus à basse et moyenne altitudes ; les 11
espèces actuellement connues sont réparties sur quatre des cinq grands massifs et ce n’est
Source : MNHN, Paris
486
P. Basilewsky
que sur le Marojejy qu’on n’en a pas encore découvert ; une fois sur place ces espèces ont
montré une stabilité spécifique due peut-être à une sénescence évolutive. La spéciation à
l’intérieur du genre s’est donc produite après l’isolement de ces massifs. Un phénomène
semblable s’observe chez d’autres Carabides, par exemple chez les Tréchines Pachydesus
(= Plocamotrechus) où chacune des cinq grandes montagnes possède son espèce propre
(Basilewsky 1981). C’est aussi le cas, mais dans une mesure moindre, pour les
Antireicheia des Scaritines (BASILEWSKY 1973, 1976), et certainement pour bien
d’autres Coléoptères. Un autre exemple, particulièrement surprenant est celui fourni par
Neocolpodes milloti, espèce orophile se rencontrant seulement à des altitudes élevées et
absolument identique sur le Tsaratanana (1 900-2 300 m), le Marojejy (1 600 m),
l’Ankaratra (2 130 m) et l’Andringitra (1 850-1 950 m), mais semble être absent sur les
chaîne Anosyennes ; on constate qu'une fois sur place l’espèce a perdu tout son potentiel
évolutif, qui pourtant est une des particularités de ce genre.
L’isolement géographique est certainement le facteur principal de la spéciation. Le
caractère insulaire de Madagascar, son relief tourmenté, les oppositions climatiques, la
variété des sols et des écosystèmes, la rupture du couvert végétal, ont favorisé l’apparition
de populations isolées et donc de formes taxonomiques distinctes. Cet isolement
géographique a encore été renforcé par une diversité écologique et la multiplication de
biotopes spéciaux. La déforestation rapide et intense, ancienne ou récente, a encore
augmenté le nombre de stations isolées et le découpage de la forêt primitive a pu favoriser
l’apparition d’espèces sylvatiques nouvelles. Si quelques rares espèces se sont maintenues
sans modification sur toute la zone forestière orientale du Nord au Sud, ou sur une grande
partie de celle-ci, la plupart ont subi une active variation, bien plus importante entre
régions plus ou moins délimitées qu’entre domaines phytogéographiques.
Nous verrons plus loin l’importance primordiale des conditions climatiques
auxquelles sont soumises les différentes régions de l’île dans la formation de zones
écologiques bien distinctes. Les Platyniens étant essentiellement mésophiles ou
hygrophiles, c’est surtout dans les régions forestières de l’Est et les hauts massifs qu ils se
sont bien implantés, alors que les régions plus sèches de l’Ouest et du Sud en sont presque
dépourvues, à l’exception des rares lambeaux forestiers qui ont pu subsister grâce à une
certaine altitude (comme le Sambirano et l’Analavelona).
La spéciation n’a pas pris chez les Platyniens, à l’encontre de nombreux autres
groupes, l’aspect d’une opposition Est-Ouest, par suite des conditions peu favorables de
cette seconde région. Elle relève incontestablement du cladisme, par l'éclatement d un
type spécifique en de nombreuses formes dérivées à l’échelon de l’espèce sans qu’elles
s’excluent géographiquement. L’ampleur de cette cladogenèse est souvent considérable,
comme chez le genre Neocolpodes où elle est particulièrement forte, mais ces clades
n’apparaissent que sporadiquement; un genre ou un groupe d’espèces montrent une
spéciation explosive, alors que d’autres ne présentent qu’une variation bien plus faible.
PaÜLIAN (1961) observe «qu'on constate que bien près de la moitié des espèces
malgaches sont dues au jeu du cladisme, sans qu'intervienne une spéciation par
vicariance ». Je n'ai pu non plus déceler 1 existence de clines, la différenciation étant
presque toujours désordonnée et ne se produisant pas le long d’un axe géographique
marqué par la variation continue d’un facteur physique.
De nombreux auteurs affirment que deux espèces congénériques ne peuvent
cohabiter si elles ont une même écologie et mettent en doute l’existence d’espèces
sympatriques apparentées. Ce fait est absolument infirmé par les Platyniens malgaches
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
487
chez lesquels, bien au contraire, cette coexistence de deux ou plusieurs espèces dans
des niches apparemment identiques est fréquente ; l’étude de ces Carabides en Nouvelle-
Guinée a montré le même phénomène à DARUNGTON (1952, 1971).
Les lignées africaines arrivées dans l’île y ont prospéré et se sont disversifées,
certains genres ayant fait l’objet, comme je l’ai déjà écrit, d’une véritable crise de
mutabilité cladistique allant jusqu’à la pulvérisation des espèces ; l’isolement insulaire, la
formation d’aires sylvatiques séparées et le confinement en altitude ont été des facteurs
très favorables. C’est également le cas pour d’autres Carabides, par exemple certains
Cicindélines, des Scaritines, les Eucamptognathus, \esLebia (sensu lato), les Calleidines
et bien d’autres. Ainsi que l’a fait remarquer PaULIAN (1952), le fait que certains genres
seulement ont été affectés par cette crise demeure actuellement sans explications. Ces
mutations se sont maintenues côte à côte dans les mêmes localités restr eintes, occupant
des niches écologiques apparemment identiques. On pourrait croire que cette pulvérisa¬
tion anormale de certains genres serait due à la variété des milieux naturels de l’île, à la
giande diversification de climats, à l’absence relative de concurrence vitale, aux variations
du relief, à la destruction plus poussée formant des lambeaux forestiers isolés. Ces
facteurs ont certainement joué un rôle mais on ne peut leur attribuer à eux seuls cette
pulvérisation, car comment expliquer alors que seuls certains genres en ont été affectés,
ainsi que la coexistence dont je viens de parler. On sait aussi que le temps, s’il intervient
de façon décisive dans la spéciation, n’est qu’un paramètre relatif et la formation d’espèces
ou même de genres nouveaux s’effectue plus rapidement qu’on ne pourrait le croire dans
des territoires soumis à un intense isolement insulaire ou de relief. Il existe de nombreux
exemples d’une évolution accélérée dans ces conditions, notamment dans l’archipel des
Hawaï (ZlMMERMAN 1948), en Nouvelle-Guinée (Dari.INGTON 1952, 1971), à Î’île de
Sainte- Hélène (BASILEWSKY 1972), ainsi que sur les hautes montagnes d’Afrique
orientale (BaSILEWSKY 1962). PaULIAN (1961) énumère également plusieurs cas
significatifs à Madagascar.
Il semblerait qu’il y ait dans l’île des secteurs où la spéciation et 1 endémisme local
soient plus développés qu’ ailleurs, notamment la Montagne d’ Ambre, le Nord de la baie
d’Antongil, la région centro-orientale (Moramanga, Permet, Anosibe), les hautes
montagnes, où l’on observe une plus grande concentration d’espèces ; mais peut-être
aussi ne s’agit-il là que de stations plus particulièrement prospectées par des entomolo¬
gistes.
A l’exception de deux cas bien précis, je n’ai pas voulu dans ce travail faire état de
sous-espèces. L’appréciation entre le statut spécifique ou subspécifique reste subjective
aussi longtemps que l’on ne possède pas de données complètes et précises sur les affinités
et surtout la distribution géographique de chaque taxon, puisque les sous-espèces doivent
être allopatriques, à l’exception de quelques zones où les habitats se rejoignent et où elles
restent en contact permettant des métissages. La division des espèces en catégories
subspécifiques nécessite, me semble-t-il, une connaissance approfondie de chaque
complexe spécifique et j’estime qu’à l’heure actuelle nous n avons pas de données
suffisantes nous permettant d’effectuer un travail pertinent dans ce domaine et qu il
serait téméraire de tenter de le faire. Mais il est bien probable que de nombreuses formes
que j’ai considérées comme espèces distinctes devront plus tard être ramenées au rang de
sous-espèces. On pourrait peut-être suggérer aussi qu’une spéciation trop rapide, due à la
crise de mutabilité dont j’ai parlé plus haut, n’a pas rendu nécessaire le passage par des
sous-espèces pour atteindre directement le rang spécifique. Mais ceci n est qu une simple
hypothèse.
Source : MNHN , Paris
488
P. Basilewsky
3. Biologie
J’ai déjà traité de la biologie des Platyniens dans les pages introductives de cet
ouvrage et je ne m’y attarderai guère ici. A Madagascar ces Carabides sont toujours
mésophiles ou hygrophiles, recherchant une certaine humidité et, à en juger par les
localités de capture des spécimens (pie j’ai pu étudier, aucune espèce n’est xérophile, ce
qui explkpie leur absence dans les parties occidentales et méridionales de l’île cpii sont
beaucoup plus sèches. Cette recherche d’un milieu offrant une certaine humidité
permanente les a poussés à peupler principalement les régions forestières du versant
oriental de l’île et les massifs montagneux. Alors que dans les régions tempérées la plupart
des Platyniens sont des terricoles qu’on trouve sous les pierres, sous les Mousses, sous les
souches ou dans l’humus, dans les pays chauds beaucoup d’entre eux sont arboricoles et
vivent sur les buissons et le feuillage ou le tronc des arbres. Ainsi que l’a signalé PaULIAN
(1961) beaucoup d’espèces se trouvent dans le manchon de Mousses et de Lichens
recouvrant les branches et les rameaux des arbres de la forêt et on y rencontre un grand
nombre d’espèces congénériques associées. Comme ces Insectes ne se nourrissent pas de
ces végétaux « peut-être faut-il y voir un lieu de refuge pour des espèces hygrophiles
exposées, dans le climat d’altitude, à de bmsques variations de l’insolation et de
l’humidité atmosphérique. Même en saison pluvieuse au Tsaratanana, quelques heures
sans pluie suffisent à sécher feuilles et troncs. Le matelas de Mousses et de Lichens garde
une humidité presque constante » (PAULIAN 1961). Les tapis de Mousses et les pierres
servent aussi de refuges aux espèces terricoles pour les mêmes raisons.
Nous ne possédons malheureusement presque aucune indication sur les conditions
de vie des Platyniens inadécasses, la grande majorité des récolteurs s’étant contentée de
noter les lieux et dates de captures sans autres précisions. Il n’est donc pas possible de
savoir si une espèce est terricole ou arboricole. On peut toutefois avoir certaines
présomptions assez pertinentes en se basant sur leur apparences et sur certains
caractères morphologiques. Les arboricoles sont généralement bien colorés, souvent
même très brillamment, tandis que les terricoles sont plus ternes, noirs ou brunâtres,
rarement métalliques. C’est chez les arboricoles que l’on trouve le plus d’espèces ayant le
sommet élytral prolongé en dent spiniforme ou en épine cylindrique. Mais c’est chez les
terricoles que l’on observe le plus souvent des régressions alaires allant jusqu’à
l’aptérisme, tandis que les arboricoles sont la plupart du temps macroptères, même à des
altitudes élevées. Mais ce ne sont là que des indications très générales, présentant
certainement de nombreuses exceptions. On peut raisonnablement supposer que les
« Liagoniens » et les « Agonoritiens » sont des terricoles, tandis que c’est chez les
« Colpodiens » que l’on retrouve le plus d’arboricoles. Les Neocolpodes et les Catacol-
podes sont probablement presque exclusivement arboricoles ; sur les 1 50 espèces du
premier genre 5 seulement sont brachyptères ou aptères, et chez les 30 du second 2
seulement sont brachyptères. Chez Notocolpodes , sur 33 espèces connues 11 sont
aptères et alors presque toujours orophiles. Aux Mascareignes par contre, d’après des
observations faites par plusieurs entomologistes, tous les Platyniens sont des terricoles et
la très grande majorité sont aptères.
On observe chez les Platyniens, aussi bien dans la région malgache que dans d autres
parties du globe, beaucoup d’espèces orophiles s’étant adaptées à la vie en haute
montagne et ayant souvent subi certaines modifications morphologiques permettant la
survie dans des conditions difficiles. Sur les massifs particulièrement élevés et offrant
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
489
une zone alpine plus ou moins caractérisée, on peut constater généralement des
modifications structurelles assez prononcées. Mais dans la distinction entre espèces
orophiles et alticoles, c’est-à-dire celles peuplant exclusivement cette dernière zone, il
faut tenir compte de la latitude des massifs en question, car ce facteur joue un rôle
important dans rétablissement des écosystèmes. On rencontre aux altitudes élevées de
Madagascar de nombreuses espèces arboricoles parfaitement macroptères et ne présen¬
tant aucun caractère adaptatif particulier. D’autre part, aucun Platynien cavernicole ni
endogé n’est connu de la région malgache.
4. ENDEMISME
L’endémisme est une des caractéristiques essentielles de l’entomofaune malgache.
Il est particulièrement prononcé chez les Carabidae, Coléoptères prédateurs et rarement
spécialisés quant au choix de leurs proies, donc beaucoup moins tributaires que les
phytophages ou les xylophages de nombeux facteurs de leur environnement.
La plupart des auteurs qui se sont occupés de l’endémisme en faunistique ont insisté
sur les diverses formes que ce phénomène pouvait présenter. C’est ainsi qu’on peut
distinguer, suivant le degré apparent de leur isolement morphologique, les mégaendéini-
ques, groupant des tribus, genres ou espèces isolées n’ayant pas de formes apparentées
ailleurs, et les microendémiques, groupant des lignées d’espèces dont il est théoriquement
aisé de trouver des formes ancestrales dans une autre région du monde. D’autre part, on
peut aussi établir deux catégories fondées sur l’ancienneté de l’isolement et considérer
des paléoendémiques et des néoendémiques. Ces deux classifications sont souvent
superposables, mais peuvent ausssi différer sensiblement. Si pour de nombreux groupes
cette distinction est possible, elle me paraît bien malaisée pour les Platyniens, et je ne
voudrais pas la tenter. A part les genres Euleptus et Euplynes, dont l’apparition dans la
région malgache pourrait être assez récente et qu’on pourrait considérer comme des
micronéoendémiques, tous les autres déviaient être classés parmi les mégaendémiques ;
si les Liagonum et Megalonychus sont nombreux aussi bien à Madagascar qu’en Afrique,
il est cependant indéniable qu’il s’agit là de lignées ayant traversé le Canal de
Mozambique avant la fin du Crétacé, qu'elles ont évolué parallèlement de part et d’autre
mais rien n’indique cpie leur migration ait été moins ancienne. Quant aux genres Syletor,
Agonoriascus et Cyrtopilus, ne seraient ils pas des survivants d’une ancienne faune
autochtone ?
Au niveau spécifique l’endémisme chez les Platyniens pour l’ensemble de la région
malgache (Madagascar, Mascareignes et Comores) est de 100 % car aucune des 326
espèces de cette région ne se rencontre ailleurs.
De ces 326 espèces, 312 ne se trouvent qu’à Madagascar (soit 95,70% de
l’ensemble) ; 13 sont endémiques aux Mascareignes (soit 6 à la Réunion et 7 a 1 île
Maurice), c’est-à-dire 4 % des formes de la dition (1,85 % pour la Réunion et 2,15 %
pour Maurice) ; une seule espèce est particulière aux Comores (soit 0,30 % de
l’ensemble). Dans ces pourcentages je n ai pas tenu compte de la présence occasionnelle
aux Comores de Liagonum coquereli et Haplocolpodes perrieri, espèces largement
répandues dans la Grande Ile et d’introduction récente dans 1 archipel. Aucune espèce (a
l’exception du seul Euleptus geniculatus) ne se rencontre simultanément à Madagascar et
aux Mascareignes, pas plus d’ailleurs qu’aucune ne coexiste à la Réunion et à Maurice. En
Aldabra se retrouve une espèce africaine (Liagonum xantholoma Chaudoir) largement
Source : MNHN, Paris
490
P. Basilewsky
répandue dans toute l’Afrique et dont la présence dans cette île est une introduction
récente et occasionnelle (BASILEWSKY 1970). Aucun Platynien n’est connu des Séchelles
ni des autres îles ou îlots de l’Océan Indien occidental.
Au niveau générique cet endémisme est moins considérable mais quand même fort
important. Sur les 32 genres de l’ensemble de la région malgache 20 sont exclusivement
propres à Madagascar (soit 62,5 %) ; 7 existent aussi en Afrique (soit 22 %) ; un est
endémique à la Réunion (soit 3 %) et 4 à l’île Maurice (soit 12,5 %). Des 7 genres que l’on
retrouve aussi sur le continent africain, deux (Euleptiis elNeocolpodes) se retrouvent en
Afrique, à Madagascar, à la Réunion et à l’île Maurice, mais chaque fois avec des espèces
différentes. Le genre Megalonychus compte plusieurs espèces en Afrique, 8 à Madagascar,
une endémique à la Grande Comore, mais aucune aux Mascareignes. Neobatenus et
Leptocolpodes n’existent ni aux Mascareignes, ni aux Comores, mais seulement en
Afrique et à Madagascar. Un seul genre est endémique à la Réunion ( Syletor , monospécifi-
que), tandis qu’on en compte 4 à l’île Maurice (Sophroferotiia, Mesocolpodes,
Paracolpodes et Orophicus ), monospécifiques à l’exception du dernier dont on connaît 2
espèces.
J’ajouterai que, pas plus à Madagascar qu’aux Mascareignes, on ne trouve aucun
élément d’origine indo-malaise.
Il est cependant important de signaler qu’en ce qui concerne l’endémisme au niveau
générique certaines modifications pourraient intervenir quand les faunes platyniennes
d’autres parties du monde seront mieux connues et qu’une systématique phylétique du
groupe sera établie sur des bases plus pertinentes et sur une plus vaste échelle.
5. Réduction alaire et apterisme
La réduction des ailes est un phénomène assez fréquent chez les Coléoptères et
affecte en général des éléments soumis à des facteurs extérieurs particuliers, tels que
l’action du vent et l’isolement chez les espèces insulaires, des hautes montagnes, des
régions steppiques ou subdésertiques, arctiques ou antarctiques, ou encore chez des
endogés et les cavernicoles ; le parasitisme en montre aussi de nombreux exemples.
Cette réduction s’observe souvent chez les Carabidae qui, même quand ils sont
inacroptères, ne sont que rarement de bons voiliers, leurs vols s’effectuant généralement
sur d’assez courtes distances. Elle peut être constante ou dimorphique, c’est-à-dire
n’affectant alors qu’une seule population d’une espèce ou même certains individus dans
une même population. La régression se produit en phases successives ; l’aile devient non
fonctionnelle, se raccourcit et ne se replie plus sous l’élytre dont elle ne dépasse plus la
longueur, se réduit progressivement en forme de moignon de plus en plus court et étroit
jusqu’à ne constituer qu’une vésicule souvent à peine distincte. On observe ainsi une
transition allant du macroptérisme à l’aptérisme, en passant par un brachyptérisme plus
ou moins prononcé, suivant une orthogenèse régulière. J’ai considéré comme brachyp-
tères les espèces chez lesquelles ce moignon va de la longueur de l’élytre à un cinquième
ou un sixième de celui-ci et comme aptères celles chez lesquelles il est réduit à une
courte vésicule parfois à peine distincte.
L’atrophie alaire s’accompagne généralement de certaines modifications morpholo¬
giques par suite d’une régression parallèle des muscles du vol, d’où une réduction du
mésonotum, un raccourcissement des métépisternes et un effacement des épaides.
L’amplitude de ce processus secondaire peut donner des indications sur l’ancienneté de
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
491
la disparition du fonctionnement normal de l’aile. Par contre, la régression des yeux ou
des ocelles et le changement de coloration, dû à une dépigmentation, ne sont pas
nécessairement en corrélation avec la réduction alaire et ont d’autres causes ; on observe
cependant assez souvent ces phénomènes simultanément, notamment quand il s’agit de
sténhygrobioses comme chez les troglobies ou des endogés.
De nombreux auteurs ont orienté leurs recherches sur l’aptérisme et ses causes. P. J.
DARLINGTON a consacré à ce sujet plusieurs remarquables études sur les Carabidae
d’Amérique du Nord, des Antilles et de Nouvelle-Guinée (1936, 1943, 1971) et surtout
sur le rôle joué par le confinement en hautes montagnes et par l’isolement insulaire. Ses
recherches sur les faunes orophiles dans ces différents pays l’ont conduit à y constater le
même processus. Suivant cet auteur, la régression alaire débuterait par des mutations
affectant au hasard des individus macroptères et provoquant un raccourcissement des
ailes. Ces mutations seraient soit défavorables, notamment chez les espèces de basses
altitudes, ou au contraire favorables, chez celles qui peuplent les montagnes. La sélection
naturelle éliminerait alors les unes et conserverait les autres et dans ce dernier cas le
processus se poursuivrait jusqu'à l’aptérisme complet. DARLINGTON reconnaît trois
paramètres favorables à la réduction alaire chez les orophiles. La température plus basse,
surtout en périodes nocturnes, agit indirectement, réduisant l’aptitude et Futilité du vol
tout en économisant de l’énergie pour l’Insecte et le rendant ainsi plus résistant. La
raréfaction ou même l’absence de Fourmis aux hautes altitudes supprime en grande
partie la compétition pour la chasse, diminuant ainsi l’utilité du vol. Enfin, le plus
important selon lui, la limitation en montagne des aires d’habitat provoquant une
concentration des individus et facilitant ainsi la rencontre des sexes ; ce même facteur
joue aussi dans l’atrophie alaire chez les Insectes des régions arctiques et subantarctiques
chez lesquels l’aptérisine est presque général. Au contraire, chez les espèces de basses
altitudes le vol est une nécessité pour se déplacer lors de la recherche des proies, pour
survivre lors des inondations, pour trouver des partenaires lors de l’accouplement par
suite des aires d’habitat beaucoup plus vastes et de concentrations d individus moins
fréquentes ; en outre, une température moins froide ne nécessite pas d’économie
d’énergie. Le zoologiste américain voit donc dans la réduction des ailes un phénomène dû
exclusivement à une sélection favorisant les individus les mieux adaptés aux conditions
d’habitat et leur donnant une meilleure chance de survie, les mutations frappant les
espèces au hasard.
D’autres entomologistes, partisans d’un certain lamarckisme, estiment que l’apté-
risme est dû uniquement à des conditions de milieu supprimant l’usage du vol, comme
l’action du vent chez les espèces insulaires et orophiles, l’isolement et la basse
température diminuant le métabolisme général chez les espèces de hautes montagnes et
des régions subpolaires, ou encore à un habitat favorable à des formes déjà brachyptères
ou aptères qui s’y rassemblent. Ce phénomène serait donc dû, dans cette optique, au non-
usage sous l’influence du milieu. C est ainsi que JEANNEL (1940) écrivait : « Mes études
sur les Coléoptères Trechitae m’ont convaincu que l’atrophie des ailes, comme celle des
yeux, sc produit sous certaines influences du milieu. (...) Ainsi s explique, il me semble,
l’aptérisme des espèces émigrées au loin sous des climats froids, celui des espèces
montagnardes, ou encore l’aptérisme des lignées séniles, trop anciennes et partant trop
spécialisées pour supporter de légères variations de température, d’humidité, auxquelles
elles s’adaptaient au début de leur évolution ». Et SECUY (1959) : « Les conditions du
milieu ou les modifications physiologiques qui affectent certains insectes entraînent des
Source : MNHN, Paris
492
P. Basilewsky
perturbations fonctionnelles. Certains n’utilisent plus leurs ailes, d'autres les réduisent ».
Encore pour JEANNEL (1943) l’effet chez les cavernicoles du non-usage et le ralentis¬
sement du métabolisme produit par le haut degré hygrométrique et le froid amènent la
régression alaire et la rudimentation du moignon.
Cette seconde thèse me paraît bien plus convaincante et plus séduisante que la
précédente, par suite d'une logique certaine montrant la suite régulière d’une évolution
orthogénétique et irréversible, allant de l’aile bien développée et fonctionnelle, par jalons
successifs, vers le brachyptérisme d’abord, vers l’aptérisme ensuite, et cela sous
l’influence directe du milieu et par des adaptations progressives aux conditions de vie.
Par contre, je reste sceptique quant au jeu aveugle de brusques mutations frappant au
hasard des individus, sélectionnant ensuite ceux que ces modifications favorisent et
éliminant les autres, puis affectant à nouveau, et toujours au hasard, des éléments déjà
devenus brachyptères et en raccourcissant de plus en plus les ailes. Les arguments
donnés par ÜARLINGTON ne m’ont guère convaincu. Bien entendu, 1 adhésion à cette
seconde thèse présumerait la reconnaissance de l’hérédité des caractères acquis,
provoquant ainsi l’ire de certains milieux académiques cpii auraient voulu en proclamer
l'excommunication. Et pourtant, de grands savants ont en reconnu la possibilité et l'ont
affirmé toute leur vie. Le Professeur R. JEANNEL, auquel l’entomologie doit quelques uns
de ses plus beaux travaux, dans une profession de foi lamarckienne passionnée, écrivait
en 1942 : « Comment douter que l’évolution des lignées soit le fait de l’accumulation
héréditaire de variations développées sous l’action du milieu ? Qu’importe si l'action des
facteurs externes est directe ou s’exerce par l’intermédiaire de mécanismes compliqués
dont les chromosomes sont les rouages. Je suis convaincu, pour mon compte, qu’il n’y a
pas deux catégories différentes de caractères. Tout caractère, à la longue, peut devenir
héréditaire ». Plus récemment, l’éminent zoologiste belge, le Professeur P. BRIEN, dans le
livre admirable où il fit la synthèse de ses recherches et de ses réflexions dans ce domaine,
se posant des cpiestions et sans vouloir trancher définitivement, écrivait (1974) : « Les
caractères acquis par le protoplasme, en accomodation avec son milieu, peuvent être
inscrits dans les gènes et dans le cytoplasme tout autant que toute altération chimique.
Comme il n’existe pas de distinction irréductible entre les cellules reproductrices et les
cellules somatiques, l’hérédité des caractères acquis n’est donc pas une impossibilité
théorique. En toute objectivité, on peut même se demander (...) s’il existe une autre forme
d’hérédité que l’hérédité acquise ? » Il ajoutait : « L’influence du milieu ne pourrait-elle
pas vraiment atteindre le génome, l’altérer et l’enrichir par l’intermédiaire du soma, du
protoplasme qui sont en échanges physiologiques constants avec lui ? Voilà bien autant
de questions primordiales au sujet desquelles nous n’avons aucune réponse concrète,
mais qui ne heurtent pas un raisonnement théorique. » Bien d’autres chercheurs et
penseurs encore ont montré que la non- transmission de l’acquis n’était nullement
prouvée.
Je suis bien conscient que cette thèse ne résout pas tout et que des problèmes restent
sans solution. Pourquoi, par exemple, dans des milieux apparemment identiques et avec
des conditions de vie qui nous paraissent semblables, certaines espèces ont réagi
différemment que d’autres ? Comment expliquer les cas de dimorphismes alaires ? Mais la
première conception ne répond pas plus à ces questions. Il serait sage, à mon avis, de
n’exclure globalement aucune des deux thèses en présence, qui ne sont d’ailleurs pas
nécessairement contradictoires mais peuvent être complémentaires, et de ne pas perdre
de vue que chaque lignée, chaque espèce et même chaque individu peut réagir
différemment aux pressions et sollicitations tant extérieures qu’intérieures.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
493
Les recherches de DARLINGTON montrent que l’habitat en montagne est un facteur
très important de la régression alaire et les chiffres qu’il donne sont assez probants à ce
sujet. C’est ainsi qu’en Nouvelle-Guinée, pour l'ensemble des Carabidae examinés, sur
434 espèces de basse altitude, 417 (soit 94 %) sont macroptères ; sur 376 habitant entre
500 et 1 000 mètres et à assez large distribution altitudinale, toutes sont macroptères, à
l’exception de 2 dimorphicpies ; sur 215 espèces ne descendant pas en dessous de 1 000
mètres, 69 (32 %) sont brachyptères ou aptères, tandis que sur les 21 vivant aux environs
de 3 000 mètres, toutes ont subi la réduction alaire. Des proportions assez analogues ont
été observées par le même auteur en Colombie, au Panama, à Cuba et à la Jamaïque. En
bref, DARLINGTON affirme que les gènes mutationnels menant du macroptérisme à
l’aptérisme, en passant par le brachyptérisme, existent à toutes les altitudes mais sont
éliminés à basse altitude où les espèces restent en majorité ailées ; les mutants
brachyptères ou aptères sont favorisés par contre en altitude élevée où les autres
disparaissent.
Des proportions semblables ne peuvent guère être établies pour Madagascar, car
pour beaucoup d’espèces, surtout celles habitant en dehors des grands massifs
montagneux, des précisions sur les altitudes font défaut ; par ailleurs, trop de formes ne
sont connues que par un nombre très restreint d’exemplaires, ou même par des
spécimens uniques. De plus, de nombreuses espèces observées à des altitudes élevées
sont des arboricoles et leurs habitats sont surtout influencés par la présence du couvert
végétal. Il est incontesUüde cependant que la réduction alaire se constate bien plus
souvent en haute montagne, bien que les raisons invoquées par DARLINGTON soient moins
pertinentes. D’autre part, il est évident que cette régression affecte surtout les espèces
terricoles. Le même auteur affirme qu’en Nouvelle-Guinée toutes les espèces arboricoles
sont ailées, et cela à n’importe quelle altitude, ce qui n’est pas le cas à Madagascar.
En nous référant spécialement aux Platyniens madécasses nous pouvons constater
que l’aptérisme est absolu chez des genres nettement orophiles ; Idiocolpodes, Protocol-
podes et Agonoriascus sur le Tsaratanana, Prophenorites et Gyrtopilus sur le Marojejy,
Dolichocolpodes sur les chaînes Anosyennes ; mais il se présente aussi chez toutes les
espèces du genre Feroniascus dont aucune n’est cependant confinée en altitude mais
sont terricoles. Sur les 1 1 espèces d ’Agono rites connues, toutes orophiles et terricoles, 10
sont aptères tandis qu’une seule est parfaitement macroptère bien que vivant en altitude
sur l’Andohahelo. Dans le genre Liagonum , comportant 34 espèces, toutes vraisembla¬
blement terricoles, 10 sont brachyptères ou aptères tandis (pie les 24 antres sont
macroptères, même si elles sont orophiles. Chez le genre Megalonychus , probablement
aussi terricole, sur 9 espèces 3 seulement sont brachyptères ou aptères. Les 4 espèces de
Bothrocolpodes sont très brachyptères ou aptères, alors que 2 seulement sont orophiles.
Les 6 espèces de Lobocolpodes sont macroptères, bien que 3 d’entre elles vivent en
altitude. Dans le genre Haplocolpodes , qui compte 9 espèces, dont 8 orophiles, 6 sont
brachyptères ou aptères. Le genre Epicolpodes comporte 6 espèces dont 2 orophiles et
une seule de ces dernières est brachyptère. Les 2 espèces de Cymenopterus sont
brachyptères, alors qu’aucune n est orophile. Sur les 3 Liocolpodes 2 sont orophiles dont
un seul est brachyptère. Parmi les 33 espèces connues du genre Notocolpodes, 1 1 sont
aptères, toutes de coloration noire ou brune et presque toutes orophiles, mais certaines,
bien qu’habitant en altitude, sont macroptères. Chez le genr eLeptocolpodes, qui compte
4 espèces toutes orophiles, une seule est dimorphique, tantôt macroptère, tantôt
brachyptère. Le genre Neoeolpodes, avec ses 150 espèces, dont de nombreuses habitent à
Source : MNHN, Paris
494
P. Basilewsky
des altitudes élevées, ne comporte que 5 espèces brachyptères ou aptères (dont 2
seulement à Madagascar et 3 à la Réunion). Sur les 30 espèces de Catacolpodes, 2
seulement sont brachyptères dont une orophile. On voit donc qu’à Madagascar la
réduction alaire ne permet de tirer aucune conclusion, sauf qu’elle affecte principalement
les espèces terricoles.
Aux Mascareignes, la situation est différente. A la Réunion, sur les 6 endémiques de
l’île une seule est ailée et le seul genre propre est aptère. A File Maurice, sur les 7 espèces
endémiques, 2 seulement sont ailées, les autres aptères, y compris les 4 genres
endémiques. Aux Comores, enfin, la seule espèce endémique et vivant en haute altitude
est aptère. Tous ces Platyniens des Mascareignes et des Comores sont des terricoles et
l’isolement insulaire a joué.
Je ne connais que 2 espèces à réduction alaire dimorphique : Leptocolpodes
erythropus, qui est brachyptère sur le Tsaratanana et macroptère sur le Marojey, et
Notocolpodes euleptus , de la partie septentrionale de l’île qui présente des populations
imbriquées macroptères et brachyptères. Il est possible qu’il existe à Madagascar d’autre
cas d’un dimorphisme semblable, mais le nombre de spécimens que j’ai pu étudier ne m’a
pas permis d’en déceler.
On peut donc constater qu’à Madagascar l’altitude ne joue qu’un faible rôle dans la
réduction alaire chez les arboricoles et bien plus net chez les terricoles, mais qu’aux
Mascareignes celui de l’isolement insulaire est considérable.
6. Répartition dans i/ile
.Madagascar est un ensemble de hautes terres au relief tourmenté résultant d’un lent
travail d’érosion dans un très ancien plissement datant du Primaire, allant du Nord au Sud
et coupant l’île en deux parties : l’orientale tombant par un escarpement abrupt vers
l’Océan Indien, l’occidentale descendant en longue pente vers le Canal de Mozambique.
De la fin du Secondaire jusqu’au début du Quaternaire d’amples mouvements verticaux
ont relevé le socle primitif, portant certains fragments à haute altitude (notamment le
massif du Tsaratanana culminant à 2 876 m et celui de l’Andringitra à 2 658 m), ont
provoqué des effondrements qui sont à l’origine des bassins intérieurs et ont déterminé
des cassures sur lesquelles ont surgi des volcans (comme l’Ankaratra, à 2 643 m, le plus
récent, datant de la fin du Pliocène). Ce plissement vertical primitif ne forme donc plus
une chaîne continue mais une série de massifs élevés séparés par des régions de moyenne
altitude.
Par suite de sa situation géographique, le climat tropical de Madagascar est soumis à
la double influence de l’alizé du Sud-Est et de la mousson. Ce premier, provenant de
l’anticyclone régnant en permanence dans le Sud de l’Océan Indien et chargé d’humidité,
s’abat de mai à octobre, pendant l’hiver austral, sur tout le versant est de l’île, les hauts
plateaux du centre et une partie de la côte du Nord-Ouest, y amenant de très fortes
précipitations qui vont en s’atténuant du Nord au Sud. Se débarassant de leur humidité,
les vents arrivent desséchés sur le versant occidental. De décembre à avril, pendant l’été
austral, c’est l’époque de la mousson chaude et humide, provoquant des orages et des
pluies importantes sur presque toute l’étendue de l’île. Ce double régime est à l’origine de
la formation de deux régions climatiques bien distinctes : la région orientale chaude et
humide (région du vent) et la région occidentale bien plus sèche (région sous le vent). La
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
495
côte orientale, soumise en permanence au souffle humide de l’alizé, a un climat presque
équatorial, avec d’énormes quantités de pluies en toutes saisons. Le Nord-Ouest connaît
des précipitations importantes mais moins abondantes et une courte saison sèche. Le
Sud-Ouest et le Sud, à l’écart de l’alizé et de la mousson, ont un climat tropical sec ; le
Sud-Est est touché de façon irrégulière par des pluies de caractère tempéré, tandis que le
Sud-Ouest est presque désertique, avec une sécheresse aggravée par le courant froid qui
longe la côte. Enfin, les hautes terres du centre ont un climat tempéré par l’altitude.
Ces conditions climatiques et orographiques ont une influence prépondérante sur la
végétation et séparent l’île en deux régions bien distinctes : la région orientale chaude et
humide, occupée par une végétation à feuilles persistantes, avec la forêt orientale
ombrophile proprement dite (haute forêt dense humide, sempervirente ou pluvisilva) et
la région occidentale bien plus sèche et avec une végétation cadncifoliée.
La végétation forestière a disparu de la majeure partie du territoire depuis
l’apparition de l’homme sur son sol et on estime <pie moins de la dixième partie de la
superficie de Madagascar possède encore son couvert primitif. La grande forêt
ombrophile ne se rencontre plus que dans des secteurs réduits à l’Est et dans le
Sambirano (Nord-Ouest). Partout ailleurs elle a été détruite d’une manière irréversible
par les incendies et les défrichements et a fait place à des formations dégradées : la
savoka, forêt d’arbustes riche en espèces ligneuses. Défrichée et brûlée à son tour, la
savoka de l’Est et du Centre se transforme peu à peu en savanes qui couvrent de vastes
étendues au centre et à l’Ouest avec, dans ce dernier, des espèces adaptées à une longue
saison sèche, notamment des Euphorbes. Dans le Sud et le Sud-Ouest domine le busli à
végétation buissonnante, convenant aux conditions semidésertiques, avec un grand
nombre d’espèces charnues et épineuses. Ces destructions de la flore ont eu une
répercussion inévitable et irréparable sur la faune et la disparition presque complète des
forêts occidentales, ainsi que la dégradation des forêts orientales, ont causé l’anéantis¬
sement d’une partie importante de l’entomofaune. Ce déboisement, (pii s’est poursuivi
pendant ces dernières décennies, a certainement provoqué 1 extinction toute récente
d’espèces déjà répertoriées et citées dans cet ouvrage. De nombreuses espèces recueillies
à la fin du siècle dernier ou au début de l’actuel par les premiers naturalistes n’ont plus été
retrouvées, et cela même dans des régions où ont œuvré des entomologistes compétents.
Au Nord de la haie d’Antongil, par exemple, certaines espèces capturées par J. VADONau
début de son séjour n’y ont plus été collectées depuis. On voudrait espérer (pie la création
des réserves naturelles intégrales ou forestières contribuera à la sauvegarde des richesses
zoologiques encore existantes de la Grande Ile.
Les botanistes, et plus particulièrement II. PERRIER DE LA B atHIE (19.16) et H.
HUMBERT (1955) ont subdivisé Madagascar en plusieurs domaines phytogéographiques
assez distincts, basés sur les associations végétales, la nature des sols et les climats,
facteurs créant des écosystèmes variés. Ces divisions ont été commentées largement par
plusieurs auteurs, notamment R. JEANNEL (1946), R. PAUL1AN (1961), P. VlETTE(1963).
Tout en reconnaissant leur grand intérêt pour 1 étude de la flore, on ne peut leur attribuer
la même valeur en ce qui concerne la faune, ainsi que l’ont constaté maints zoologistes,
car de semblables limites sont bien plus difficiles à établir pour cette dernière, ne fut-ce
(pie par suite de sa richesse bien plus considérable et sa mobilité, sa moindre inféodation
à un écosystème particulier et des exigences biologiques et écologiques souvent très
différentes. Les Insectes en particulier ne sont pas répartis dans ces domaines avec la
même rigueur que les plantes. En outre, les limites entre ces différents domaines
Source : MNHN, Paris
496
P. Basilewsky
phytogéographiques, qui fréquemment sont imbriqués l’un dans l’antre par de nombreu-
LY enclaves hétérogènes par suite de modifications secondaires de la flore dues a des
dégradations subies à différentes époques, sont souvent assez floues et ^
ainsi que PaULIAN (1961) écrivait : « La notion meme de domaine du Centre ne parait
guère pouvoir être retenue. Ce qui semble exister, c’est un type de foret d *j**VPj£
bas la forêt ouverte à Tapias ; à plus basse altitude aussi, une foret fermee.(...) Un tnreste
ptas muTde très rares lambeaux. Ces débris de forêt fermée, par leur flore comme par leur
fauneTse rattachent au domaine de l’Est. Et c’est donc bien le domaine de 1 Est qui
viendrait au contact des domaines du Sud et de l’Ouest. Mais 1 immense etendue de
prairies anthropiques d’altitude, pratiquement azoïques ou peuplees «speces a vaste
distribution, a naturellement marqué la pensé géographique des naturahstes et 1 est b, e
difficile de les amener à rejeter un domaine qui couvre a lui seul le .ers de 11k - La
dégradation spectaculaire du couvert végétal a egalement modifie fortement
C,,°S EliecèCq |u1 conc etnèTès Platyninae, et en général la plupart des Cand.ides.j’ai pu en
effet constater qu’il n’existait guère de séparation valable entre les Domaines de 1 Est et
du Centre, aussi bien dans leur parties centrales que méridionales. C est pourquoi je me
suis efforcé de présenter ici une distribution de ces coléoptères d une autre manière,
sans tenir compte des divisions admises par les phytogéographes. Neanmoins, lors de
rénumération dans les pages précédentes des localités d’où les differentes espèces sont
connues, j’ai repris la notion des domaines classiques pour faciliter leur classement De
nombreuses espèces ne sont connues que d’une station unique ; ] ai du nie contenter
ces indications pour les situer dans l’un ou l’autre de ces groupes, mais .1 est e^enU,ue
de nouvelles captures pourraient amener des modifications de ces
répartition. . /j(c\
Les espèces brachvptères ou aptères sont marquées d un astenque ( ).
I. Espèces à vaste distribution dans Vile ou dans toute sa partie septentrionale.
A’ DEulepm geniculatus. Se rencontre dans toute l’île, à basse et moyenne
altitude, à F exception du Sud de la partie méridionale. Existe également a la Réunion et a
l’île Maurice, mais n’a pas été trouvé aux Comores. Le genre comporte plusieurs especes
en Att^uJf^““*pi^^ada^ascariensis. Dans presque toute l’île. Le genre est bien
représente en Afiique^^^ ^ ^ ^ même en altitude sur le Tsaratanana et le
Maroiejv. Le genre comporte de nombreuses espèces en Afrique.
J 3> Liagonum simplex. Dans toute l’île, à basse et moyenne altitude (carte ftg.
Haplocolpodes perrieri. Se rencontre dans presque toute l’île sauf la partie
Sud, généralement à basse et moyenne altitude, mais a ete egalement trome sur le
Maroiejy à 1 750 m. Se retrouve aussi aux Comores (Mayotte et Moheli). La plupart des
autres espèces du genre sont confinées sur le massif du Tsaratanana.
B. Dans toute la moitié septentrionale de Vile.
Liagonum assimile. A été trouvé dans le Sambirano (Nosy Be) le Nord, la
partie centrale et septentrionale des Domaines du Cftre ^ de 1 Est. Se rencontie
également vers 1 700 m sur le Marojejy et au dessus des 2 000 m sur 1 Ankaratra.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
497
147. — Répartition géographique de Liagonum simplex (Alluaud).
Source : MNHN, Paris
498
P. Basilewsky
Fig. 148. - Répartition géographique de Liagonum coquereli (Alluaud).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
499
Liagonum coquerelû Dans les parties septentrionales des Domaines de
F Ouest, de l'Est et du Centre, ainsi (pie dans celui du Nord, à moyenne et basse altitude,
mais aussi sur le Tsaratanana (à 1 200 m) et le Marojejy (jusque 1 700 m). Existe aussi
aux Comores (Mohéli) (carte fig. 148).
II. Espèces propres à la partie septentrionale de Vile, occupant la région s’étendant sur le
du Domaine de l’Est jusqu’au Nord de la baie d’Antongil et celui du Domaine de l'Ouest
(carte fig. 149).
Liagonum grandidieri *
Agonobembix perrierl
Haplocolpodes descarpentriesi.
Notocolpodes euleptus.
Neocolpodes limbicoÜis.
Catacolpodes labathiei.
A. perrieri et N. euleptus se rencontrent également sur le Tsaratanana et le
Marojejy, jusqu’à 1 500 m d'altitude ; le second présente des populations macroptères ou
brachyptères sur chacun des deux massifs.
Il faut ajouter à ce groupe 15 espèces qui n’ont été recueillies que sur la Montagne
d’ Ambre et qui semblent y être endémiques. Cette montagne, qui culmine à 1 475 m et a
été constituée en parc national, est en grande partie recouverte de belles forêts à Mousses
et épiphytes et à sous-bois herbacé, mais ne possède pas de faune orophile. Pauli AN a
écrit ce qui suit à son sujet : « On est tenté de croire que la Montagne, qui doit son
humidité édaphique à sa géologie, a toujours été isolée et constitue un îlot, à peuplement
secondaire et accidentel, dans le secteur Ouest. Ainsi s’expliquerait, dans un contexte de
pluvisilva, une faune composite. L’absence apparente de toute relique hygrophile dans la
Montagne des Français, ou l’Analamerana, parle dans le même sens et semble s’opposer à
un simple peuplement de la Montagne d’ Ambre, massif récent, au cours d’une extension
pluviale de la pluvisilva sur le Nord, xérophile ». La plupart des spécimens ont été
recueillis près de la station forestière « Les Roussettes », à une altitude de 1 000 m à
1 1 00 m. Quelques unes des espèces n’ont plus été reprises depuis plus de 50 ans, malgré
de fréquentes récoltes entomologiques récentes, et sont peut-être aujourd hui éteintes.
La plupart des Neocolpodes et des Catacolpodes habitant cette montagne sont d’un beau
bleu métallique, au moins sur les élytres.
Notocolpodes euleptus, qui se retrouve sur le Tsaratanana et le Marojejy, a
également été recueilli sur cette montagne.
Liagonum vicinum.
Notocolpodes lampros *
Neocolpodes lapillus, cyanurus *, fairmairei, sylvaticus, alberti, mutans,
montis, dirrhaphis, dieganus.
Catacolpodes eugrammus, nanus, sicardi, dolius.
Quant à l’île de Nosy Be, on n’en connaît que deux espèces à vaste répartition
madécasse (Liagonum assimile et simplex), dont aucune n’a été trouvée aux Comores.
III. Espèces répandues dans la partie orientale de Vî le et dans VEst du Domaine du
Centre.
A. Espèces occupant toute la région orientale, du Nord au Sud, de Sambava à Fort-
Dauphin (carte fig. 150).
ÎbTbl.üu
IWUSEUM
\pASfSy
\ * /
Source : MNHN, Paris
500
P. Basilewsky
Fig. 149. — Schéma de la répartition géographique des espèces occupant la partie septentrionale
de Madagascar (Secteur II).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
501
Fig. 150. — Répartition géographique de Neocolpodes tetragonus (Alluaud) (Secteur III, A).
Source : MNHN, Paris
502
P. Basilewsky
Fig. 151. — Schéma de la répartition géographique des espèces occupant la partie septentrionale
de la région orientale de Madagascar (Secteur III, B).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYN1NAE
503
Liagonum viettei, subsolanum.
Neocolpodes tetragonus, gemmula.
Catacolpodes scitus.
L. subsolanum se rencontre aussi à des altitudes élevées sur le Marojejy,
l’Ankaratra, PAndringitra et les chaînes Anosyennes ;L. viettei sur le Marojejy (1 600 m)
et les chaînes Anosyennes (1 050 m).
B. Espèces occupant la partie septentrionale de la région orientale, du Nord de la
baie d’Antongil à la rivière Sandratsio (carte fig. 151).
Liagonum curvipes.
Feroniascus chlaenioides *, ambitiosus *, catalai *, vadoni *
Notocolpodes mananarae.
Neocolpodes beananae, raphidius, mathiauxi, serpillus, surdus, androronae,
amblyodon, coeruleus, antamponae, marginatus, episcopalis.
Catacolpodes mocquerysl
Neocolpodes marginatus se rencontre aussi sur le Tsaratanana (jusque 1 950
m) et sur le Marojejy (jusque 1 300 m) ; il descend plus bas vers le Sud que les autres
espèces ; son aire de distribution est très particulière.
C. Espèces occupant la partie centrale de lu région orientale, de la baie d’Antongil à
la région de Farafangana (ou même jusqu’à l’Ivohibe) dans les Domaines de l’Est et du
Centre (carte fig. 152). C’est de loin la région la plus riche en Platyniens, où les
Notocolpodes (avec 12 espèces) et Neocolpodes (avec 47 espèces) dominent largement. Il
s’agit presque exclusivement d’arboricoles ; 7 seulement sont bracbyptères ou aptères et
selon toute vraisemblance des terricoles.
Megalonychus nidicola, madecassus, lebisi, betsileo.
Liagonum hova, solidum, mantasoae, laticolle, vadoni, incertum *.
Neomegalonychus crassipes.
Bothrocolpodes splendens *.
Lobocolpodes phenax.
Epicolpodes amydrus, sikorai, juratulus.
Cymenopterus peiforatus *, vadoni *.
Notocolpodes commistus, onivensis, morpho *, subpolitus, ambatovositrae,
vicinus, obtusidens, cribellatus, lapidicola *, hylonomus, sericeus, olsoufieffL
Neocolpodes micaauri, oberthuri, turgidus, suturellus, blandus, leptotatus,
invocatus, phaedrus, dilaticollis, anosibensis, subimpressus, malleatus, laevipennis,
robinsoni, griveaudi, parenthesis, silvestris, cachani, imerinae, meunieri, pauliani ,
contractas, hylobius, hylobates, andrangoloakae, plesius, plesioides, leptoterus, leptote-
roides, coeruleotinctus, eucharis, porphyreticus, radama, acrentomus, oxypterus, porphy
ritis, tetroxys, andriana, didy, lecordieri, nephriticus, vagus, tsarube, kryzhanovskyi,
purpureipennis, perinetanus, ranavalonae.
Catacolpodes gitonius, sinopis, scrobiculatus *, divaricatus, languidus, vario-
losus, brevicornis, michell
Quelques unes de ces espèces se rencontrent aussi sur les hautes montagnes
septentrionales mais ne sont pas des oropliiles à proprement parler: Neocolpodes
imerinae (sur le Marojejy, jusque 1 600 m), N. contractas (sur le Marojejy, jusque 1 7 00
m) et Catacolpodes micheli (sur le Marojejy, jusque 1 600 m).
Source : MNHN, Paris
504
P. Basilewsky
Fig. 152. — Schéma de la répartition géographique des espèces occupant la partie centrale de la
région orientale de Madagascar (Secteur III, C).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
505
Fig. 153. — Schéma de la répartition géographique des espèces occupant la partie méridionale de
la région orientale de Madagascar (Secteur III, D).
Source : MNHN, Paris
506
P. Basilewsky
Fie. 154. — Schéma de la répartition géographique des espèces occupant la région Sud-Ouest
de Madagascar. - 1, Analavelona. — 2, Tongobory. — 3, plateau Mahafaly. — 4, Ihosy. 5,
Betroka (Secteur IV).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
507
J’ajoute à ce secteur le petit massif de Pltremo (R. Paulian et al. , 1975), à
l’Ouest d’Ambositra, ne dépassant pas 2 000 m d’altitude, à flore de type oriental avec
quelques lambeaux de forêt sempervirente, où quelques récoltes ont été faites par P.
GRIVEAUD et A. PEYRIERAS en janvier 1973 et A. PEYRIERAS et P. VlETTE en février 1974.
Deux espèces n’ont été capturées que sur ce massif et pourraient y être endémiques :
Megalonychus itremensis etLiagonum peyrierasi, toutes deux macroptères. On y a aussi
recueilli Megalonychus lebisi, espèce largement répandue dans la partie orientale, et
Notocolpodes aeneolus, espèce oriento-méridionale.
D. Espèce occupant la partie méridionale de la région orientale, située presque
entièrement dans le Domaine de l’Est, de la forêt Tanala à Fort-Dauphin (carte fig. 1 53).
Bothrocolpodes rudis *.
Lobocolpodes murex, caroli
Epicolpodes benschi.
Liocolpodes caraboides *.
Notocolpodes gallienii.
Neocolpodes bessoni, emilii, phaedrus, sublaevis, dialithus, phaedroides,
tanalensis, inermis, lyauteyi.
Catacolpodes carayoni.
J’isolerai ici quelques espèces qui ne sont connues que du Mont Papango, au Sud-
Ouest de Befotaka, dans la région de Midongy du Sud, et du Mont Kalambatitra, au Nord-
Ouest de Befotaka. Elles ont été recueillis respectivement vers 1 200 m par Andria
ROBINSON en 1959, et vers 1 600 inpar A. SEYRlGen 1933 et A. PEYRIERAS en 1974. Ces
deux petits massifs hébergent probablement une faune intéressante.
Notocolpodes midongyanus *.
Neocolpodes papangoensis, andreae, crassicollis, smaragdinus, seyrigi.
Catacolpodes eutinctus.
IV. Espèces propres à la région du Sud-Ouest, d’où on n’en connaît que très peu et qui est
certainement fort pauvre en Platyniens par suite de sa sécheresse et de son écosystème
particulier. Parmi les très nombreux Carabides que j’ai pu voir de la région de Tulear et
de F Androy, je ne connais que Liagonum aereum et L simplex, formes à vaste distribution
dans l’île (carte fig. 1 54).
A. Massif de VAnalavelona , à env. 80 km au NNE de Tuléar, culminant à 1 320 m,
bien isolé au milieu du domaine de l’Ouest et que HUMBERT (1961) et VlETTE (1962)
rattachent aux pentes occidentales du Domaine du Centre. Une mission du CNRS a visité
la forêt d’Analavelona en juin 1972 et y a découvert trois espèces inédites à 1 250 m
d’altitude et qui pourraient être endémiques :
Megalonychus descarpentriesi *.
Liagonum analavelonae, pauliani *.
Deux autres espèces, à large distribution madécasse, sont également connues
de cette région : Euleptus geniculatus et Haplocolpodes perrieri.
B. Région de Tongobory, à l’Est de Tuléar, sur la rive Nord de l’Onilahy (Domaine
du Sud).
Neocolpodes tongobory'.
C. Plateau Mahafaly, à une douzaine de km à l’Ouest d’Ankalirano, ait. 250 m
(Domaine du Sud).
Source : MNHN, Paris
508
P. Basilewsky
Les gem* -Tegalonlxhus et Liagonum sont bien représentés en Afrique et a
Mad On pourrait ajouter à ce paragraphe, avec quelques réserves. Ne ocolpodes pseud o-
nhanes, espèce à distribution particulière, recueillie seulement a deux reprises par A.
SKYRIG à Ihosy et à Betroka, localités situées à la limite des Domaines de 1 Ouest et du
Centre dans des régions déboisées, à prairie et savoka, à climat ande et a une altitude
d'environ 800 m. Cette espèce est probablement une relique a Madagascar d un gen
abondamment représenté en Afrique du Sud et orientale, et dont c est
représentant malgache.
V. Espèces des hautes montagnes.
Un long mæsiï montagneux s’étend sur Madagascar, du Nord au Sud, dijTSanU’îfe en
deux versants et s’élevant presque sans interruption a plus de 1 000 m d altihide^L q
massifs principaux dominent ce relief : le Tsaratanana (2 876 m), le Marojejy (2 13 ),
l’Ankaratra (2 643 m), l’Andringitra (2 658 m) et les chaînes
I es botanistes et phytogéographes, et plus particulièrement H. HUMBERT (1 on
divisé l’île en quatre Domaines d’après les écosystèmes floristiques, dont notamment
celui des hautes montagnes, constitué par la végétation des sommets au dessus d environ
2 000 mètres. Tous ces massifs offrent un couvert végétal extrêmement riche et varie,
bien ofrayan subi une dégradation et une déforestation catastrophiques. Un premier
itiveaTest constitué par la forêt ombrophile, sempervirente et très humide ; progressi¬
vement suivant f altitude mais aussi la latitude, elle est remplacée par une foret de
transition, Upids par la sylve à Lichens et la brousse éricoïde. Certains de ces massifs
présentent au sommet une zone herbeuse culminale. Ces prairies sommitales sont-elles
des formations naturelles ou bien sont elles dues à 1 action destructrice ^essanUa foret
primitive ? Selon des dernières observations (R. PALL1AN e al., 1973), il semblerait qu
«1 absence de végétation forestière au-dessus de 2 300 m (limite inferieure de la grande
zone rocheuse continue) dans l’Andringitra ne tient qu’à 1 absence de sol. De ce fait, il
n’existe pas d’étage de hautes montagnes à Madagascar.(...) Et encore moins de domaine
des hautes montagnes». H. JACQUES-FELIX (1970) écrit élément: «pbi^que de
réunir dans une même unité chorologique des territoires éloignés sous pretexte de
mJèk ues sintilitudes floristiques, il nous paraît préférable de considérer un massif
montagneux comme une entité phytogéographique dont les étages dépendent les uns
autres et se succèdent à la façon d’une catena, sans s opposer ». _
Les forêts de ces hautes montagnes madecasses sont extrêmement riches en
Platyniens, tant qualitativement que quantitativement, et certains genres comme
Notocolpodes, Neoœlpodes et Catacolpodes y sont représentes par un nombre remar
quable d^spèces. Mafs cette prolificité spécifique n’est nullement due a
bien à l’humidité qui y règne en permanence et qui leur est parbeuheremen
très grande majorité des espèces sont arboricoles et macropteres, et on peut
les qualifier d’orophiles bien que la plupart soient des endémiques bien localises. U
rencontre cependant également, à des altitudes moyennement ou très edevees des
terricoles, souvent brachyptères ou aptères, qui constituent une faune alticole cei laine J
faut v classer plusieurs Liagonum, les genres Agençâtes, ProphenorUes Dolichocolpodes,
Idiocolpodes Protocoles, Agonoriascus et Cyrtopilus. Certains d enti-e eux poumueut
être, comme je l’ai déjà suggéré, des survivants d une ancienne faune autochto e.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
509
Fig. 155. — Les hautes montagnes de Madagascar. — 1, Tsaratanana. — 2, Marojejy. — 3,
Ankaratra. — 4, Andringitra. — 5, chaînes Anosyennes.
Source : MNHN, Paris
510
P. Basilewsky
Sans considérer donc ces hautes montagnes en tant que domaine particulier, je
passerai en revue les faunes de chacun de ces massifs, et on pourra constater leur tort
endémisme. Une seule espèce fait vrai.nent exception, Neocolpodes rmlloti, que I on
retrouve sur chacun d’eux sauf sur les chaînes Anosyennes, et toujours a des altitudes
élevées (carte fig. 155).
Le Tsaratanana
Le Tsaratanana est le plus vaste et le plus haut massif de Madagascar, situe a
l’extrémité septentrionale de la chaîne centrale. Culminant à 2 876 ni au Maromokotra,
ce massif est une des régions les plus pluvieuses de l’île, soumise aux vents dominants.
Seuls les mois d’octobre et de novembre sont plus secs, tandis que pendant le reste de
l’année on y observe des pluies torrentielles (novembre à mai) ou des brouillards
accompagnés de crachin et de fines pluies (mai à septembre). La température y est
également très variable et le thermomètre descend de plusieurs degres en dessous de zéro
pendant l’hiver austral (juin à août) ; on n’y a toutefois jamais signale de chutes de neige.
La végétation du massif offre plusieurs aspects en fonction de 1 altitude :
1° Jusqu’à 1 000 m environ une haute forêt dense ombroplnle sempervirente
subsiste sur le versant occidental dans les vallées du Sambirano et de la Ramena. Les
épiphytes y sont relativement peu abondants et les Mousses et Lichens sont absents.
2° De 1 000 à 2 200 m environ on trouve une foret ombroplnle de montagne, moins
haute, à sous-bois bien développé, avec une flore épiphyte riche, et des Mousses
recouvrant les troncs et les grosses branches jusqu’au dôme supérieur. Vers 2 000 -
2 200 m se rencontre par endroits une dense population de hauts Bambous.
3° Au dessus des 2 000 m, dans la partie exposée au vent, la foret devient une sylve
à Lichens, sans sous-bois, à arbres peu élevés et caractérisée par une richesse d ep.phytes
très variés et surtout par l’abondance de Mousses sur le sol, formant un épais tapis qui
s’assèche rapidement après quelques jours de sole.l et devient particulièrement sensible
aux feux qui la dévastent fréquemment. , , .
4“ Enfin, à l’étage supérieur, de 2 400 à 2 800 m, on trouve une végétation
herbacée broussailleuse et éricoïde, fortement appauvrie par les incendies.
Sur tout le massif beaucoup de stations ont été fortement dégradées par les leux
Par suite de son étendue et du relief tourmenté l’accès du Isaratanana est tort
difficile. Après des botanistes et des géologues, J. ÜESCARPENTRIES fut le premier a y
recueillir des Insectes en décembre 1922. R. PAUL. AN y fit, en compagnie d Andna
Robinson, deux expéditions particulièrement fructueuses en octobre-novembre 1 940 et
en février 1951. P. VlfiTTE, avec P. SoGA, prospectèrent une partie du massif en
décembre 1963. Ce dernier, garde forestier affecté au secteur Sud de la réserve naturelle
intégrale n° 4, y effectua de nombreuses récoltes de 1 964 à 1967. Enfin, une expédition
fut organisée par l’ORSTOM, avec l’aide de l’Année française, en novembre 1 166 ; y
participèrent notamment P. Griveaud, P. SoGA, P. VlETTE et D. WlNTREBERT.
En 1951, R. JEANNEL signalait 26 Platyniens du Tsaratanana ; dans mon etude de
1970 je portais ce nombre à 49. Dans les pages qui vont suivre j’en énumère 59. Plusieurs
des espèces mentionnées par JEANNEL n’ont plus été reprises par les recolteurs qui se sont
succédés après PAULIAN, ce qui montre bien que d’autres restent encore a découvrir, ar
suite de nos connaissances imparfaites des Carabides de ce massif, il n est pas possible de
tenter de distinguer les espèces suivant les différentes zones de végétation précitées, mais
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
511
il apparaît qu’on rencontre souvent les mêmes taxa dans des écosystèmes différents et à
des altitudes assez variées.
Neocolpodes milloti, comme je l’ai déjà écrit, se retrouve identique sur plusieurs
massifs de l’île, toujours à haute altitude. Deux espèces seulement (Notocolpodes
rugicollis etLeptocolpodes eythropus ) se retrouvent en même temps sur le Tsaratanana et
le Marojejy, à des altitudes de 1 500 à 1 900 mètres. Il en reste donc 56, à notre
connaissance actuelle, qui sont propres au Tsaratanana. La réduction alaire se rencontre
surtout dans les genres Agonorites, Huplocolpodes, Idiocolpodes, Protocolpodes et
Agonoriascus , ces trois derniers monospécifiques ; elle ne semble pas être liée à l’altitude
car on l'observe à partir de 1 400 mètres. Certaines espèces n’ont été recueillies qu’à de
très hautes altitudes (2 000 m et plus) : Agonorites jeanneli, Pachyferonia quadricollis,
Lobocolpodes pachys, Huplocolpodes brachyderus et lithopius, Notocolpodes sogai,
Neocolpodes venustns, jeanneli et straneoi, Catacolpodes petrorum et depressus et
surtout Agonoriascus lapidicola (à 2 860 m sous les pierres) ; d’autres par contre ne
présentent pas, semble-t-il, de préférences altitudinales, comme par exemple Liagonum
deplanatum qui a été recueilli aussi bien à 1 200 m (qu'à 2 300 m, Huplocolpodes
alluaudianus (1 400 à 2 000 m), Neocolpodes monticola (1 5000 à 2 000 m) ou N.
viridicollis (1 500 à 2 300 m). Mais là encore nous manquons de précisions.
Liagonum deplanatum, tsaratananae, mangidranum *.
Agonorites microphthalmus *, jeanneli *.
Pachyferonia quadricollis.
Colpomimus colpodoides.
Lobocolpodes pachys.
Huplocolpodes alluaudianus *, basilewskyanus *, viridiaureus *, vietteanus *,
renaudianus, brachyderus *, lithopius *.
Idiocolpodes tsaratanensis *.
Notocolpodes rufobrunneus *, punctatostriatus *, metallicus, rugicollis, sogai,
jeanneli, lautus.
Leptocolpodes eythropus *, bispinosus, pictus, subpictus.
Protocolpodes tratorius *.
Neocolpodes tsaratananae, exiguus, mangidranus, minutus, acritonius, procle-
tus, corythenus, milloti, monticola, viridicollis, plumbeus, perpillus, sambiranus, pur-
purascens, balachowskyi, nitens, angulosus, effulgens, venustus, basilewskyi, straneoi,
wintreberti, confusus.
Catacolpodes rhagodus, silvicola, chalcotinctus, petrorum, aeneicollis, depres¬
sus, longespinosus.
Agonoriascus lapidicola *.
Je n’ai pas mentionné dans cette liste trois espèces dont la présence sur le massif ne
présente pas de signification :
Liagonum aereum, à vaste répartition dans l’île, rencontré dans les vallées de la
Besanetrikely et de la Besanetribe, à 1 100-1 200 m, dans le Haut Sambirano, et qui a
aussi été trouvé sur le Marojejy jusqu’à 1 700 m.
Notocolpodes euleptus, largement répandu dans toute la partie septentrionale
de l’île, notamment dans la région du Tsaratanana, à 1 200 m, et aussi sur le Marojejy à
même altitude.
Neocolpodes marginatus, largement répandu dans la partie Nord des Domaines
du Nord, de l’Est et du Centre, trouvé sur le Tsaratanana où il est abondant jusque 1 950
m, très fréquent aussi sur le Marojejy jusque 1 300 m.
Source : MNHN, Paris
512
P. Basilewsky
Le Marojejy
Le Marojejy (ou Marojezy) est un massif d’assez petite dimension, culminant a 2 1 3 7
m. limité au Nord par la vallée de F Androranga et au Sud par celle de la Lokoho, a cheva
sur les districts d’Andapa et de Sambava, à une centaine de km au Sud- Est du
Tsaratanana. 11 est soumis directement à l’influence des vents dominants de 1 Océan
Indien et a de ce fait une des plus fortes pluviosités de toute 1 île et un climat assez
semblable h celui du précédent. Il constitue la réserve naturelle intégrale nU
Jusque 800 ni d’altitude on y trouve des forets denses humides sempervirentes de
basse et moyenne altitudes, à strate herbacée assez abondante, a voûte supérieure
dépassant souvent les 30 m de haut. De 800 à 1 450 m lui lait suite une foret dense
humide de montagne ; la strate arborée diminue de hauteur et est couverte de nombreux
épiphytes, la base des troncs enveloppée de Mousses et de Lichens, le sous-bms plus dense
et plus varié. Vers 1 400 m apparaît progressivement la sylve a Lichens, a arbres peu
élevés, avec une strate de Mousses et de Lichens extrêmement nche ; Par Places <^s
peuplements de Bambous peu abondants. Sur les sommets eleves, au dessus de 18. ) m
En trouve une brousse éricoïde qui apparaît dès que les affleurements rocheux ne
permettent plus l’installation d’une végétation forestière ; les arbres disparaissent pour
faire place à des arbustes de faible hauteur, des Encacées et des Bambous ; Mousses et
Lichens y sont rares. Cette brousse a été conservée intacte par suite de la decouverte
récente du massif. , p
Le Marojejy ne fut prospecté entomologiquement que tardivement et c est .
GH, VEAU.), accompagné d’E. RaHARIZONINA et de P. SOGA, en novembre- décembre 9o8,
qui y recueillit les premiers Insectes. Ce dernier y retourna a plusieurs reprises en 195 )
I960 et 1961, pour le compte de l’Institut scientifique de Madagascar et en rapporta un
abondant matériel. Une JL» y hit envoyée par le CNRS, avec la participation d A.
Peyrieras (1972-1973). .
Sans compter quelques espèces à vaste répartition et que je mentionnerai plus loin,
„„ connaît ««.tenant 28 especes dn Marojejy. De ce nombre, deux élément e
retrouvent aussi sur le Tsaratanana (Notocolpodes mgicolhs et Leptocolpodes enthropus ),
tandis que Neocolpodes milloti, dont j’ai déjà parlé, s’y rencontre egalement, mais a une
altitude nettement plus basse (1 600 m) que sur les autres massifs ou . est plus nettemen
orophile. Dans l’énumération ci-dessous 25 espèces sont donc, actuellement propres
Marojejy et toutes sont inédites. Deux genres monospécifiques (Prophenorites et
Cyrtopilus) ne se retrouvent pas sur d’autres montagnes.
' La plupart des espèces se rencontre entre 1 300 et 1 600 ou meme 7 1 j
Prophenorites marojejyanus, Neocolpodes orophilus et N. beryllmus sont les seuls dont
les captures ont été effectuées à plus de 2 000 m. Presque toutes sont macropteres a
l’exception de Prophenorites marojejyanus, Notocolpodes perturbatus. Neocolpodes
orophilus et Cyrtopilus madecassus ; ce dernier, bien que complètement aptere, a etc
découvert à une altitude de 1 300 m seulement. Leptocolpodes erythropus est macroptere
sur le Marojejy, alors qu’il est brachyptère sur le Tsaratanana. On peut estimer que toutes
les espèces sont arboricoles, à l’exception de Liagonum marojejyanum, Prophenorites
marojejyanus, Neocolpodes orophilus et Cyrtopilus madecassus qui sont très vraisem¬
blablement des terricoles.
Liagonum marojejyanum.
Prophenorites marojeyanus *. #
Notocolpodes marojejyanus, rugicollis, perturbatus .
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
513
Leptocolpodes erythropus.
Neocolpodes sambavanus, habui , milloti , dialithoides, darlingtoni, peyrierasi ,
perrinae, orophilus *, almasius, cyaneoviolaceus, velitus, cyaneus, undasyanus, casalei ,
beryllinus, rex, nigrocyaneus, saphyrinus.
Catacolpodes scitoides, renaudi, solitarius.
Cyrtopilus madecassus *.
Plusieurs espèces recueillies sur le Marojejy, même à des altitudes allant jusqu’à
I 750 m, ne sont pas mentionnées sur cette liste, ne faisant pas partie de la faune orophile.
II s’agit de Liagonum aereum elHaplocolpodes perrieri , espèces à vaste distribution dans
toute l’île ; Liagonum assimile, Agonobembix perrieri etNotocolpodes euleptus , largement
répandus dans la partie septentrionale ; Neocolpodes imerinae, contractas, marginatus et
Catacolpodes micheli à vaste répartition orientale.
UAnkaratra
L’Ankaratra est un massif situé presque au centre de Pile, à peu près à égale distance
du Canal de Mozambique et de l’Océan Indien. C’est une masse volcanique plus récente
(pie les autres hautes montagnes de Madagascar et dont l’origine remonte à la fin du
Pliocène. Son point culminant est le Mont Tsiafajavona, à 2 643 m d’altitude ; trois
fleuves y prennent leur source : le Tsiribihina vers l’Ouest, l’Ikopa vers le Nord et l’Onive
vers l’Est. Plusieurs facteurs ont contribué à une dégradation extrême de la végétation
primitive qui a presque complètement disparu, notamment l’intensité du vent en saison
sèche, l’absence de vallées profondes où cette végétation aurait pu sc maintenir, et sa
situation dans une région à population particulièrement dense. C’est la montagne la plus
dégradée de toute l’île et seuls quelques lambeaux de l’ancienne forêt existent encore sur
une partie du versant oriental, dans la région de Manjakatompo, les forêts de Betay près
d’Ambohimirandrano, et la forêt d’Antarivady.
De nombreux entomologistes ont visité cette région et y ont recueilli des Platyniens :
A. Seyrig (1932), G. Olsoufieff (1932), R. Alexandre (1942), J. Mii.i.ot (1944 et
1946), P. Cachan(1949), P. Vif.tte(1951-52, 1967), Andria Robinson (1950, 1951 et
1959), P. Griveaud (1957, 1967) et la mission du CNRS (1971-1972), avec la
participation de ce dernier.
La faune platynienne est particulièrement pauvre en comparaison avec celles des
autres massifs madécasses.
En plus de Neocolpodes milloti, qui se rencontre aussi sur le Tsaratanana, le
Marojejy et l’Andringitra, toujours à des altitudes élevées (2 130 m sur l’Ankaratra), les
seules espèces recueillies sont les suivantes :
Megalonychus milloti *.
Liagonum nebrioides *.
Agonorites ankaratrae *.
Notocolpodes ankaratrae *, micracis.
Toutes ont été collectées à plus de 2 000 m. Elles sont aptères et vraisemblablement
terrieoles, à l’exception de Notocolpodes micracis et Neocolpodes milloti.
On a également trouvé sur l’Ankaratra Liagonum assimile, jusque 2 130 m ; cette
espèce a par ailleurs une vaste distribution dans toute la moitié septentrionale de l’île et a
été rencontrée aussi sur le Marojejy, à 1 700 m. A \inrl Neocolpodes milloti, aucune de ces
espèces n’est connue des autres massifs.
Source : MNHN , Paris
514
P. Basilewsky
L’Andringitra
D’après l’avis de presque toutes les personnes ayant eu l’occasion de le visiter,
l’ Andringitra est le plus beau et le plus impressionnant de tous les massifs de Madagascar.
S’étendant dans la partie méridionale de l’île, dirigé du Nord-Est vers le Sud-Est sur une
cinquantaine de kilomètres, il forme un ensemble de hautes cimes dont plusieurs
dépassent les 2 000 m d’altitude et culmine au Pic Boby (2 658 ni). Directement battu
par l’alizé du Sud-Est dans sa partie orientale, par suite de la proximité de 1 Océan Indien,
et donc fort humide, grâce aussi aux parois abruptes, la flore primitive a pu etre
partiellement préservée des feux de brousse et on y trouve encore d’importants témoins
de la végétation des sommets ; par endroits la grande forêt est encore bien conservée.
Selon P. VlETTE (1963), à qui j’ emprunte l’essentiel de ma description, on peut
distinguer trois écosystèmes différents.
1° Une forêt tropicale ombrophile sempervirente jusqu a 2 000 m d altitude, déjà
quelque peu fragmentée. C’est la forêt à sous-bois herbacé (forêts de Vakoana, d Imaitso
et de Fivanona). , T . ,
2° Vers 2 000 m apparaît un autre type de forêt omis-, .pluie, la sylve a Lichens, avec
des arbres plus bas, abondamment recouverts de Mousses et de Lichens épiphytes,
formant un épais tapis à la base des troncs et s’étendant sur le sol sur plusieurs dizaines de
centimètres. ,, , .
3° A une altitude supérieure, on observe un peuplement d arbres ou d arbustes, ne
dépassant pas 8 ni de hauteur, formant une brousse éricoïde composée surtout
d’Ericacées (Philippin) et de Composées, et les épiphytes y sont nettement moins
développés. Entre 2 000 et 2 200 m, sur des pentes exposées directement aux vents d Est
très humides, on trouve une futaie de Philippin géants, pouvant atteindre 8 m, entremelee
de Séneçons arborescents. Par suite de la très forte humidité régnant dans celte région,
les Mousses et les Lichens sont particulièrement abondants, formant même un épais tapis
sur le sol. Vers 2 300 m, les pentes deviennent rocheuses et escarpées, et la brousse
éricoïde ne dépasse pas 3 m ; les épiphytes se font plus rares. ,
Du côté occidental du massif la végétation primitive est très dégradée par les leux de
brousse et ne subsiste (pie sur des rochers escarpés et isolés. Pour de plus amples details
sur ces écosyteines, il serait utile de consulter l'étude de R. PAULIAN et ai (1971).
Les premiers Platyniens recueillis sur l’ Andringitra le furent par J. DESCARPENTRIES
(1922). D’autres furent rapportés par les naturalistes qui prospectèrent ce massif: G.
Petit (1922). J. Millot et Andria Robinson (1949), R. Paulian, P. Griveaud et B.
Stuckenberg ( 1 958), la mission CNRS, avec A. Descarpentries, P. Griveaud, P. Soca
et P VlETTE (X. 1970-11. 1971) et A. PEYRIERAS (1972 et 1973).
On connaît actuellement 29 espèces de l’ Andringitra et il n’est pas douteux que bien
d’autres encore seront découvertes lors de nouvelles prospections.
Neocolpodes mÜloti , comme je l’ai déjà écrit, se rencontre également sur le
Tsaratanana, le Marojejy et l’Ankaratra, toujours à haute altitude. Une seule espece, N.
aeneolus, se retrouve aussi sur l’Andohahelo, des chaînes Anosyennes. Treize especes
sont brachyptères ou aptères, les autres étant macroptères dont beaucoup ont etc
recueillies à des altitudes dépassant les 2 000 mètres. Les Lmgonum, Agonontes et
probablement Bothrocolpodes sont des terricoles.
Deux espèces seulement ont été recueillies dans la zone soimnitale : Agonontes
anchomeninus (Pic Boby et Pic Bory) et A. culminicola (Pic Bory), à 2 500-2 600 m, dans
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
515
la végétation rupicole, sous les bas fourrés aPhilippia, dans la litière de Bambous et sous
les Mousses sur les pierres. Elles sont alticoles, aptères et terricoles.
Grâee aux études des écosystèmes de l’Andringitra dont j’ai parlé plus haut, grâce
surtout à ce que la plus grande partie du matériel recueilli est pourvu de localisations
précises, on peut tenter de séparer les Platyniens de ce massif par habitats. Bien entendu,
ces récoltes étant forcément incomplètes et fragmentaires, ce n’est là qu’un essai assez
approximatif.
a. Andringitra central, comprenant le plateau d’Andohariana et son lieu-dit
Soaindrana (cf. P. VlETTE 1972), les stations de la haute Antsifotra et la zone sommitale
avec les Pics Bory et Boby (de 2 000 à 2 600 m).
Agonorites anchomeninus *, descarpentiiesi *, antsifotrae *, culminicola *,
pauliani *.
Notocolpodes suavis *, ovalipennis *, aeneolus.
Neocolpodes conciliatus.
Catacolpodes cordicollis, arcticollis.
b. Région dAnjavidilava, y compris les forêts de Vakoana, d’Imaitso, d’An-
dranomavaha (1 850-2 200 m) et d’Ambalamarovandana (1 500-1 600 m).
Liugonum vakoanae, monticola *.
Agonorites descarpentriesi *, griveaudi *, antsifotrae *.
Botlirocolpodes fossulatus *■
Epicolpodes perviridis *, tanala.
Notocolpodes suavis *, aeneolus.
Neocolpodes conciliatus, evictus, amlringitrae, deuvei, milloti, rufomarginatus,
hylochorus, ruficollis, anjavidilavae.
Catacolpodes arcticollis, cordicollis.
c. VAndrianony, au Sud du Massif, avec le cirque de Manjarivolo (1 650-
1 800 m).
Liugonum brachypterum *.
Botlirocolpodes munjarivolanus *.
Epicolpodes tanala.
Notocolpodes suavis *.
Neocolpodes conciliatus, descarpentriesi, deuvei, ruficollis, jeannelianus.
Cataclopodes cordicollis.
On peut constater d’après ces listes que plusieurs espèces se rencontrent dans les
deux premiers secteurs ; celles qui se retrouvent sur l’Andringitra proprement dit et
l’Andrianony sont des formes macroptères et étendent leur habitat le plus souvent en
dehors du massif.
Au Nord-Est de F Andringitra se trouve une forêt explorée en mars 1901 par Ch.
ALLUAUD et qu’il a appelée « Forêt Tanala », dénomination reprise par JEANNEL mais que
je n’ai pu retrouver sur aucune carte officielle (l). D’après ce dernier, qui a eu entre ses mains
(1) Le Pays Tanala, dont la ville principale est Fort-Carnot/lkongo, se trouve dans la forêt de l’Est
de moyenne altitude. Il est limité à l’Ouest par le Pays Betsileo, à l'Est par le Pays Antaimoro, au Nord
par le Mananjary et au Sud par le Matitanana (N.D.L.R.).
Source : MNHN, Paris
516
P. Basilewsky
les carnets de chasse d’Au.UAUI), les localités de capture (Ambohiparara, Amporombe,
Andohareno, Ranomafana et Vinanytelo) ne dépasseraient pas 800 ni d altitude.
Plusieurs espèces découvertes dans cette forêt par Al.LUAUl) ont été reprises ultérieure¬
ment dans des localités appartenant au domaine forestier de 1 Est ; mais quelques unes
ont été retrouvées sur l’Andringitra, à des altitudes élevées. 11 s agit de Epicolpodes
tanalu, Notocolpodes suavis et aeneolus et de Neocolpodes ruficollis.
Notocolpodes aeneolm, qui a été recueilli dans toutes les régions de 1 Andnngitra,
entre 1 500 et 2 000 ni, se retrouve également sur l’Andohahelo (1 700-1 150 m), mais
aussi dans la forêt Tanala et sur 1 Itremo. . .
Enfin, Liagonum subsolanum, espèce occupant toute la région orientale de 1 île, a
été recueillie sur l’Andringitra à des altitudes de 1 500 à 2 100 m.
A une vingtaine de km au Sud de l’Andringitra se dresse le Pie d’Ivohibe, culminant
à 2 250 m et séparé de ce dernier par le seuil de Tandraka dont l’altitude maximale est de
1 000 m. 1. MlI.LOT et Andria ROBINSON l’ont prospecté en novembre 1 950. Deux especes
v ont été recueillies à 2 000 m, dont l’une, Liagonum orophilum (aptère), n a pas ete
retrouvée ailleurs, tandis que l’autre, Catacolpodes cordicollis (macroptere) a ete
rencontrée également sur l’Andringitra à plus basse altitude (1 650-2 050 m).
Les chaînes Anosyennes
Les chaînes Anosyennes se trouvent à l’extrémité méridionale du haut relief long de
près de 1 500 km et traversant Madagascar du Nord au Sud. Elles sont situées à environ
50 km au NNO de Fort-Dauphin et à l’Ouest de l’Océan Indien, culminant à 1 959 m sur
!> \ndohahelo, à 1 957 m sur le Trafonaomby, dans la partie Sud du massif, et à 1 954 m à
la haute Ranomandry, dans la partie Nord. L’alizé du Sud-Est provoque une pluviosité
abondante sur les pentes orientales, tandis que les pentes occidentales sont nettement
plus sèches ; les crêtes sommitales sont abondamment soumises à des brouillards
persistants. Les écosystèmes botaniques de ce massif ne sont pas encore suffisamment
connus, mais il semblerait qu’ils soient assez semblables à ceux de l’Andringitra, surtout
sur le versant oriental ; du côté occidental, de 1 200 à 1 900 m on trouve une foret
sclérophylle riche en espèces végétales qui font place, à plus basse altitude, à une forêt
tropophile, puis aux formations semi-arides de 1 Androv.
R. P allian fut le premier entomologiste à visiter l’Andohahelo, en compagnie
d’Andria ROBINSON, en janvier-février 1954. Il en rapporta quelques Platyniens
intéressants et 4 espèces inédites furent décrites par JEANNEI. (1955). Une mission du
CNRS explora la partie Nord (novembre-décembre 197 1), puis la partie Sud du massii
(mai 1972) ; y participèrent entre autres P. GRIVEAUD, A. PEYRIERAS et P. SOGA. Le
matériel recueilli fut abondant et particulièrement riche en espèces inédites, dont 1 8 sont
décrites dans ce travail. , ...
D’après le matériel étudié, il s’avère, grâce à la précision des lieux de récolté, qu il
existe une nette différence entre la faune de la partie Sud du massif et de sa partie Nord,
dans laquelle on constate une distinction marquée entre celle de la haute et de la
moyenne Ranomandry, par suite des différences d’altitude. Une seule espèce, Neocol¬
podes optimus, s’est retrouvée dans les trois secteurs ; une autre, pourtant brachyptère,
Catacolpodes brachyptenis, a été recueillie en haute Ranomandry et sur l’Andohahelo.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
517
1 . Massif Nord.
a. Moyene Ranomandry (env. 1 050 m).
Liagonum rhetobontm.
Lobocolpodes ranomandryae *.
Neocolpodes optimus, anosyanus, rufofemoratus, xestus, villiersi, isakae,
persimilis.
N. isakae avait été déjà recueilli par R. CATALA dans la forêt d’Isaka, sur le
versant occidental du Sakavalana au Nord de Fort- Dauphin.
b. Haute Ranomandry (1 900 m).
Liagonum ranomandryae.
Dolichocolpodes mirabilis *.
Liocolpodes spinosus, perspinosus *.
Neocolpodes optimus, corpulentus.
Catacolpodes brachypterus *.
2. Massif Sud : Andohahelo (1 700-1 950 ni).
Liagonum anosyanum.
Agonorites unacritus, montanus *.
Lobocolpodes australis.
Notocolpodes nigrita *, aeneolus, lenis.
Neocolpodes optimus, phenacoides, andohahelo.
Catacolpodes brachypterus *.
Les espèces brachyptères ou aptères sont plus fréquentes en haute altitude.
Notocolpodes aeneolus se retrouve également sur l’Andringitra (1 850-2 000 m),
dans la forêt Tanala et sur l'Itremo. Liagonum viettei, Neocolpodes phaedrus et
Catacolpodes scitus n’ont pas été mentionnés dans les listes précédentes ; il s’agit
d’espèces assez largement répandues dans la région forestière orientale ; elles ont été
recueillies dans la moyenne Ranomandry, à 1 050 m, et la dernière aussi sur
l' Andohahelo, à 1 770-1 950 m d’altitude.
7. Environnement insulaire de Madagascar
Madagascar fait partie d’un ensemble d’îles et d’îlots disséminés dans l’Océan Indien
occidental que l’on groupe souvent, et abusivement, sous la dénomination de « région
malgache ». Cette dition comprend alors, en plus de Madagascar, les Mascareignes à l’Est
de celle-ci, les Comores à l’Ouest et une série d’îles, d’îlots et d’atolls au NNE allant
jusqu aux Séchelles. Je ne parlerai plus ici de ce dernier ensemble car on n’en connaît
aucun Platynien, sauf une espèce africaine d’introduction récente à Aldabra (Liagonum
xantholoma Chaudoir) et ne présentant pas d’intérêt. En réalité toutes ces îles ont une
origine bien différente de celle de Madagascar et leur peuplement s’est effectué d’une
façon très dissemblable. Elles n’ont en commun qu’une certaine homogénéité d’habitat,
partageant des traits généraux du climat, notamment la direction des courants marins et
l’influence des alizés et des moussons. Je ne parlerai pas non plus des îles situées à
proximité immédiate de Madagascar, comme Nosy Be au Nord-Ouest et Sainte-Marie à
l’Est, dont la faune ne présente pas de particularités en ce qui concerne les Platyniens et
d’où très peu de spécimens sont connus.
Source : MNHN, Paris
518
P. Basilewsky
Il existe deux sortes d’îles (sans parler des atolls, d’origine coralienne) : les lies
continentales, provenant de la fragmentation d’anciens continents, et les îles océaniques,
produites par une brusque surrection de volcans sous-marins au dessus du niveau de la
mer. Les premières, formées de roches éruptives et sédimentaires comme les continents,
possèdent une flore et une faune ayant pour origine des populations que 1 isolement
insulaire a le plus souvent séparé des lignées primitives et ayant acquis de ce tait de
nouveaux caractères. Les îles océaniques, formées seulement de roches volcaniques,
n’ayant jamais eu de connexions continentales, ne possédaient à l’origine aucune vie
terrestre et leur flore et leur faune y sont venues secondairement, soit en traversant par
leurs propres moyens de vastes espaces océaniques, soit passivement par suite de
transports accidentels et occasionnels ; on y trouve cependant des endémiques, d autant
plus différenciés que l’île a surgi à une époque plus reculée. Mais les éléments qui es
peuplent sont toujours caractérisés par une assez grande pauvreté de fond et les
importantes lacunes de types zoologiques dues au hasard des transports, a leur non-
adaptation à l’indigénation ou à leur inaptitude à une dispersion au delà des océans.
Quatre facteurs interviennent aussi dans la composition des faunes de ces îles
océaniques ; l’éloignement d’une aire continentale, leur surface, leur altitude et leur
ancienneté. , v
L’origine des Mascareignes (Réunion, Maurice et Rodrigue) a été très controversée.
Trois hypothèses ont été en présence. Pour certains ces îles seraient des vestiges d un
continent gondwanien très ancien, aujourd’hui partiellement effondré. Pour d autres, ce
seraient des témoins de la dérive continentale ayant séparé PIndo-malaisie de 1 Afrique.
Pour d’autres enfin, il s’agirait d’îles océaniques, surgies lors de puissantes poussées
volcaniques sous-marines. Dans cette dernière hypothèse, ces îles n auraient jamais ete
en connexion avec Madagascar ; dans les deux premières, au contraire, elles auraient ete
réunies à la Grande-Ile pendant une assez longue période géocratique.
R. JEANNEL (1942, 1953, I960) fut un partisan convaincu de la conception d une
ancienne union des Mascareignes et de Madagascar et leur isolement daterait d’une
époque assez reculée dans le Tertiaire, suite à la dérive des continents. Il en voit la preuve
dans la présence à Maurice et à la Réunion de restes d’une faune autochtone qui « a ete
décimée, peut-être par la concurrence des espèces importées ; en tous cas, il en reste des
preuves indiseutables(...). Les apports passifs d’espèces au cours du Tertiaire n’ont joué
qu’un rôle très limité dans la composition de sa faune [des Mascareignes] \ 11 faut
abandonner l’idée que ces îles seraient purement océaniques et rechercher si d autres
théories biogéographiques ne rendent pas compte de leur peuplement » (1953). Et parmi
les espèces autochtones, il cite assez paradoxalement Eukptus geniculutus, Platymen
macroptère existant aussi bien à Madagascar qu’a la Réunion et à Maurice, appartenant a
un genre largement répandu dans toute la région gondwanienne orientale et qui
certainement en est tout le contraire. D’autres exemples auraient été mieux choisis pour
défendre sa thèse, par exemple le genre Syletor de la Réunion.
En 1935 R. PaULIAN insistait déjà sur les divergences existant entre les faunes des
Mascareignes et de Madagascar. J. MlLLOT(1948, 1952) affirme d’une façon catégorique,
et documents à l’appui, l’éclatement de la région malgache et l’isolement de Madagascar
d’une part, des Mascareignes de l’autre, écrivant (1952) : « il n est pas justifié, du point de
vue zoologique, de parler de « région malgache » sous peine de continuer à fausser
gravement toutes les recherches ; Madagascar, dont la faune différé fondamentalement
de celle des autres îles de l’Océan Indien, Comores, Glorieuses et Aldabra exceptées, doit
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
519
biogéographiquement être totalement séparée d’elles(...). Il semble que ce soit la coupure
marine à l’Est de la Grande Ile qui constitue la meilleure frontière zoologique entre le
monde asiatique et le monde africain dans l’Océan Indien, représentant dans cette région
une sorte d’équivalent de la célèbre ligne Wallace entre l’Australie et FIndo-Malaisie ».
PUSUAN se range à l’avis de MlLLOT, écrivant (1952) : « Il est essentiel d’insister sur
l’absence totale d’affinités entre les faunes des Mascareignes et celles de Madagascar (...).
Les seuls éléments communs à Madagascar, Maurice et la Réunion tiennent au voisinage
dans l’espace de ces terres ». Et en 1961 « A aucun moment, ni pré - ni post-crétacé,
Madagascar n’a été en contact direct avec les Mascareignes et les Séchelles ». Le même
auteur ajoute que « rien ne vient apporter la preuve biologique de liaisons terrestres de
Madagascar ni avec des îles comme les Mascareignes, ni avec l’Asie ». Le même avis est
partagé par J. VlNSON (1935), BERNARD! (1954), Viette (1963) (qui a parlé de la ligne de
MlLLOT, p. 71) et quelques autres.
Malgré la profonde admiration que j’ai pour les travaux de R. JEANNEL, et sans vouloir
nier l’existence de la Gondwanie, ni encore moins mettre en doute la théorie mobiliste
dont je suis un partisan convaincu, je pense qu’on doit s’incliner devant les faits
biologiques et admettre que les Mascareignes sont bien des îles océaniques qui n’ont
jamais été en contact avec Madagascar et qui sont restées en dehors des mouvements de la
dérive. De nombreux éléments géologiques bien probants plaident d’ailleurs dans le
même sens.
Un fait troublant cependant est celui de la présence aux Mascareignes de deux petits
Carabides Bembidiens endogés, anophthalmes, aptères et dépigmentés. L’un ,Anillopsis
franzi Basilewsky, bit recueilli par H. FRANZ à la Réunion et son seul congénère est A.
capensis Péringuey, des Montagnes de la Table, au Cap. L’autre, Argiloborus remyi
Jeannel, a été découvert par P. Remy à l’île Maurice, par lavage de terres ; ce genre
comporte actuellement 19 espèces à Madagascar et une aux Séchelles, dont elle est
d’ailleurs la plus rapprochée. On s’explique assez mal un transport accidentel de ces deux
minuscules Coléoptères.
A maintes reprises j’ai insisté sur le rôle relativement peu important joué par les
transports passifs, accidentels et occasionnels, dans le peuplement de nouveaux
territoires par les Carabidae. Tout en maintenant cette position en ce qui concerne les
continents et les grandes îles continentales comme Madagascar, il n’en va pas de même
pour les îles océaniques dont le peuplement n’a pu s’effectuer par d’autres moyens. « On
doit souligner que l’introduction accidentelle joue un plus grand rôle, non seulement en
valeur relative, mais encore en valeur absolue, dans le domaine insulaire que dans le
domaine continental. Une liste des espèces dont la distribution est basée sur les
transports accidentels comprend beaucoup plus d’espèces répandues dans les îles que
sur les masses continentales» (PaüLIAN 1961). Je l’ai également montré pour le
peuplement de Sainte-Hélène. Seules des introductions passives, notamment par les
vents et les cyclones, les bois flottés et les courants marins, les Oiseaux ou même
l’Homme, ont pu assurer la flore et la faune de ces îles. Ces apports, du moins en ce qui
concerne les Carabidae, viennent de Madagascar et le petit nombre des éléments
introduits peut s’expliquer en grande partie par la direction des vents dominants soufflant
de l’Est et non de l’Ouest, ce qui augmente la difficulté de pareils transports. Par ailleurs,
on ne trouve aux Mascareignes, toujours pour les Carabidae, aucun élément qui aurait pu
provenir de la région indo-malaise, probablement par suite de la grande distance qui les
sépare.
Source : MNHN, Paris
520
P. Basilewsky
Ce mode de transport passif est soumis à deux facteurs importants. D abord le hasard
oui affecte une espèce plutôt qu’une autre, ainsi que la possibilité de survie lors du voyage
et la présence de conditions favorables dans le nouvel habitat. Ensuite les facultés de
s’implanter et de s’indigéniser dans le nouveau milieu, qui sont loin d etre les memes pour
toutes les espèces. 11 ne suffit pas, en effet, pour un Insecte d être transporte d un endroit
dans un autre pour s’y adapter et y prospérer. Cette facilité d mdigemsation dans une
petite île est bien plus grande, comme le montrent de nombreux faits, que dam, une
grande terre, et joue une rôle capital. La concurrence est certainement importante dans
Si habitat pou.il, d’une faune déjà bien établie, alors qu’elle peut etre nulle dans un
milieu à population pauvre et récente et l’indigémsat.on peut souvent etre contrecarre
par des éléments autochtones ou déjà introduits antérieurement Des barrières gra¬
phiques peuvent également interférer dans ces transports accidentels. Enfin, si une
introduction est suffisamment ancienne, elle donne naissance a des endémiques
spécifiques ou génériques et alors cet aspect d’élément introduit ne devient souvent
guère perceptible. .
On doit insister encore sur la très grande relativité du facteur temps dans 1 évolution.
Nous savons qu’elle peut être fortement accélérée dans des milieux clos comme les i es
bien isolées. ZlMMERMAN (1948) nous en donne de nombreux exemples pour les îles
Hawaï ; moi-même (1972) j’ai observé le même phénomène à Sa.nte-Helene, notamment
pour Hapkthorax burchelli et ARDOIN (1972) pour plusieurs Tenebnomdes.
Des cas d’acclimatation partielle (mais non d’indigénisation) sont bien connus.
Ainsi, par exemple, le Tréchine Merizodus soledadinus Guérin, de la Terre de Feu et des
Malouines (Falkland), a été introduit vers 1880 par des phoqu.ers a I ort-Couvreux, aux
îles Kerguelen, et s’y est parfaitement adapté dans les milieux anthropiques ; .1 y subs.ste
encore aujourd’hui mais exclusivement au voisinage immédiat des habitations abandon¬
nées depuis longtemps (J EANNEL 1940). A Sainte- Hélène, certains Insectes introduits par
l’homme à une époque assez récente ne s’y sont maintenus que dans la Rupert s \ a t y,
un des premiers endroits habités, mais uniquement à proximité immédiate des anciennes
maisons actuellement en ruines, ne se retrouvant parfois que sur quelques métrés carres :
l’Embioptère Oligotoma saundersi Westwood, les Coleopteres Gibbium ps) livides
Czempinski et Mezium americanum Castelnau (Ptinidae), Sténos, s sanctaehelenae
Ardoin et Zophobas conçoive Wollaston (Tenebrionidae) ; ces espèces ont ete incapables
de sc propager plus loin. En 1935 J. VlNSON signale le cas du Cl.rysomehd eLuperodes
i/iiuternus Fairmaire, apparu à Maurice après le cyclone de 1931 et redisparu très
1 Le caractère essentiel des faunes insulaires à peuplement passif est la pauvreté de
fond et les très importantes lacunes dues aux facteurs cités plus haut.
La pauvreté de la faune carabidienne des Mascareignes est certaine, malgré les
recherches entomologiques plus fortement poussées qu’à Madagascar et le nombre
d’espèces encore à découvrir ne peut qu’être restreint. C’est ainsi que pour 1 ensemble de
ces îles on a dénombré jusqu’à présent 73 espèces, dont 41 à la Réunion, 37 a Maurice et
5 à Rodrigue. Certaines d’entre elles se rencontrent également a Madagascar ou en
Afrique. Le nombre d’endémiques est par contre élevé : 18 a la Réunion (44 o), 20 a
Maurice (54%), mais aucun à Rodrigue. Trois espèces seulement sont connues
simultanément de la Réunion et de 1 île Maurice.
L'archipel des Comores, situé à peu près à mi-distance entre le Nord de Madagascar
et la côte africaine, présente, du moins pour les carabidologues, beaucoup moins
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
521
d’intérêt. Pendant longtemps on a supposé (JeaNNEL 1942, 1946) qu’il s’agissait des
restes de nappes basaltiques maintenant la jonction entre Madagascar et l’Afrique pendant
le Tertiaire, et peut-être même jusqu’au Quaternaire, et que ces îles étaient restées
rattachées à Madagascar bien plus longtemps qu’avec le continent. Mais des recherches
plus approfondies ont montré qu’il n’en était rien. R. PaüLIAN (1961, 1964, 1965) a
montré qu’il s’agissait d’îles volcaniques récentes, les basaltes les plus anciens datant
du Pliocène inférieur et de nouvelles éruptions ont eu lieu au début du Pleistocène et
même au Pleistocène récent ; il s’avère qu’un socle commun n’a pas existé et que les
différentes îles de l’archipel n’ont pas été réunies à l’origine. « Les îles actuelles, nées de
mouvements volcaniques à la fin du tertiaire et au début du quaternaire, n’ont pas
succédé à des îles plus anciennes, et n’ont jamais été liées directement à l’Afrique, à
Madagascar ou entre elles, mais constituent des points isolés dès l’origine » (PAÜLIAN
1964). Et le même auteur poursuit (1965) : « 1, analyse de détails de la composition delà
faune comorienne fait ressortir l’absence des groupes les plus caractéristiques de la faune
malgache (...) et amène à considérer que les Comores ont reçu au moins l’essentiel de leur
faune à une période très récente, sans doute contemporaine des remaniements
pleistocènes ». De même, plus récemment, D. MATlLE-FERREROet al. (1979) écrivent :
« Il semble donc bien cpie les recherches les plus récentes ne permettent pas d’attribuer à
l’Archipel des Comores une origine antérieure au Pliocène, ou tout au plus à la fin du
Miocène ». La plus ancienne des îles serait Mayotte, puis Anjouan, tandis que l’origine de
la Grande Comore est la plus récente. Ces îles n’ont donc jamais servi de relais à des
migrations entre l'Afrique et Madagascar et sont exclusivement peuplées par des
éléments introduits tant du continent africain que de Madagascar. Il n’y a pas eu de
spéciation explosive.
Les Carabides des Comores n’ont pas encore été suffisamment étudiés, mais ce que
j’en connais montre bien cette dualité de provenance. A l’heure actuelle on a dénombré
50 espèces de Carabides recueillies sur les îles de l’archipel, dont 42 se retrouvent soit en
Afrique, soit à Madagascar, soit encore sur les deux. Certaines espèces sont connues
d’Afrique et de la Grande lie mais non des Comores. Huit Carabides sont endémiques,
dont 3 à la Grande Comore, 2 à Mayotte, 2 à Mohéli et une seule à Anjouan.
Les îles Mascareignes
Les Carabidae des Mascareignes sont beaucoup mieux connus que ceux de
Madagascar ; l’exiguïté des îles et le nombre d’entomologistes (pii y ont travaillé ont
permis une prospection bien plus complète et plus approfondie. L’entomofaune y est
d’ailleurs infiniment plus pauvre (pie celle de la Grande Ile. C’est ainsi que si on connaît
actuellement près de 1 700 Carabidae de Madagascar (et ce chiffre devra certainement
être plus que doublé quand son exploration sera achevée), on ne peut énumérer que 7 3
espèces de cette famille à la Réunion, à l’île Maurice et à l’fle Rodrigue. Il est en outre très
vraisemblable que ce soit là un chiffre à peu près définitif. En 19Î6, Ch. J. ALLUAUD en
dénombrait 33 espèces, J. VlNSON 46 en 1935 et 52 en 1962 ; plus aucune espèce
nouvelle n’en a été décrite depuis 1971.
De nombreux naturalistes ont résidé dans ces îles, dont ils étaient originaires
(notamment les Mauritiens P. Carie, G. ANTELME, R. Mamet), ou y ont fait des séjours
plus ou moins longs ; ils y ont effectué d’intéressantes et abondantes récoltes entomolo-
giques. Je ne citerai que les principaux: Ch. CoQUEREL (1846, 1850-1852, 1859-
Source : MNHN, Paris
522
P. Basilewsky
1867), C.W. Bewsher(1875-1876), Ch. Ali.uaud(1893, 1897), J. Hamon (195 1-1952,
1955), la Mission franco-mauritienne (1955, avec R. PAULIAN, P. VlETTE, J. VlNSON, R-
Richard et Andria Robinson), P. A. Remy(1957), P. Viette (1964), H. Franz (1969), J.
Etienne (1964-1978).
Il faut mentionner tout particulièrement J. VlNSON, qui fut durant de longues années
directeur du Mauritius Institute, à Saint-Louis, et qui pendant la plus grande partie de sa
vie prospecta l’entomofaune de l’île Maurice et de la Réunion ; il apporta la contribution
la plus importante à la connaissance des Mascareignes. Plus récemment, Y. COMY
séjourna à la Réunion de 1964 à 1973 et y fit de très abondantes récoltes et prospecta
également l’île Maurice et les Comores, souvent avec la collaboration de H. FoNGOND ; sa
contribution a été également considérable. .
CoQUEREI. fut le premier à publier (1866) une énumération des Coleopteres (le la
Réunion. Un demi-siècle plus tard (1916) ALLUAUl) fit paraître son trav f»1 d’e“femblf î"r
les Carabidae des Mascareignes. J. VlNSON, à plusieurs reprises (1935, 1954, 1930,
1962) publia des catalogues raisonnés des Carabidae des îles Maurice, Réunion et
Rodrigue.
L'îlc de la Réunion (connue jusque 1793 sous le nom d'île Bourbon) est située à 800
km de la côte Est de Madagascar ; elle offre un relief élevé et accidenté, culminant à
3 069 m d'altitude au Piton des Neiges (donc plus haut que le Tsaratanana), avec un
volcan encore en activité au Piton de la Fournaise (2 631 m). Comme à Madagascar ces
hauts sommets ont déterminé la séparation d’une région humide battue par 1 alizé et une
région plus sèche au Sud-Ouest. Le climat est tropical, plus ou moins humide selon
l’exposition au vent ou sous le vent et plus ou moins chaud suivant 1 altitude. La mousson
du Nord-Ouest déverse d’énormes quantités de pluies dans la partie orientale et pendant
les trois premiers mois de l’année on observe des cyclones aux effets dévastateurs. Le
Nord-Est est couvert d’une riche végétation mais la forêt humide ne subsiste plus que par
lambeaux ; dans le Sud-Ouest elle est plus clairsemée et les parties montagneuses offrent
une végétation étagée du type alpestre au-dessus de 1 800 m, mais assez pauvre.
L’extension des cultures, déjà ancienne, a détruit en grande partie la flore primitive.
Sur les 7 Platyniens que l’on connaît de la Réunion, 6 sont des endémiques, dont le
genre Syletor. Seul Euleptus geniculatus se rencontre également à Madagascar et à 1 île
Maurice. Toutes les espèces sont terricoles et la plupart orophiles et apteres.
Euleptus geniculatus.
Syletor imerinae *.
Liagonum arecanim *, sexpunctatum.
Neocolpodes fischeri * alluaudi *, viettei *.
L’Ile Maurice. . ,
L’île Maurice (connue sous le nom d’Isle de France jusque 1810) est situee a 1 IOO
km à l’Est de Madagascar et à 250 km au Nord-Est de la Réunion. Contrairement à cette
dernière, l’altitude ne dépasse pas 823 m, au Pieter Both. Le climat est d’un type tropical
maritime et les influences de l’Océan Indien modèrent la température et déterminent de
fortes précipitations apportées par la mousson du Nord-Est, accompagnées de cyclones
pendant les trois premiers mois de l’année. Il ne reste plus que quelques lambeaux de la
forêt primitive, la majeure partie de la superficie étant occupée par 1 agriculture (canne à
sucre principalement).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
523
L’Ile Rodrigue.
L’fle Rodrigue, à 600 km à l’Est de Maurice, n’abrite que fort peu de Carabides et
aucun Platynien.
Huit espèces de Platyninae sont connues de l’île Maurice ; 7 sont endémiques, ainsi
(pie 4 genres. Elles sont toutes terricoles. Euleptus geniculatus se retrouve également à
Madagascar et à la Réunion ; cette espèce, d’après J. VlNSON, n’était pas raie avant
l’introduction du Crapaud d’Afrique du Sud (Bufo regularis), en 1922, mais n’a pas été
retrouvée depuis 1935 et son extinction est probable. Il en est peut-être de même pour
d’autres espèces qui ont disparu par suite de la destruction de leurs biotopes. Presque
toutes sont aptères.
Euleptus geniculatus.
Liagonum metrium.
Sophroferonia parvitarsis *.
Mesocolpodes coptoderoides *.
Orophicus antelmei *, vinsoni *.
Paracolpodes mauritiensis *.
Neocolpodes coptoderus.
L’archipel des Comores
L’archipel des Comores est situé à égale distance du continent africain et du Nord-
Ouest de Madagascar. Il est principalement composé de quatre îles à relief très différent :
la Grande Comore (avec le Mont Karthala, volcan encore en activité s’élevant à 2 361 m
d’altitude), Mohéli (ne dépassant pas 800 m), Anjouan (culminant à 1 595 m au Mont
NTingu) et Mayotte (dont l’altitude ne dépasse pas 700 m).
De précieuses données générales sur l’archipel, sur sa géographie, sa flore et sa
faune, ont été publiées récemment parles soins du Muséum national d’ Histoire naturelle,
à Paris (D. Matile-Ferrero, L. Matile et J. Brunhes, 1979 ; R. Paulian 1979).
L’historique de la prospection entomologique des îles a été établie par P. Viette(1979).
On ne connaît qu’un seul Platynien endémique ; Megalonychus comoriens *, vivant
en haute altitude sur le Mont Karthala, à la Grande Comore ; il est terrieole et aptère.
Deux autres espèces à vaste distribution madécasse et d’introduction récente ont
également été trouvées : Liagonum coquereli (Mohéli) et Haplocolpodes perrieri (Mohéli
et Mayotte).
Source : MNHN, Paris
524
P. Basilewsky
LISTE SYSTÉMATIQUE ET SYNONYMIQUE DES PLATYNINAE
DE MADAGASCAR ET DES ILES VOISINES
Tribu PLATYNINI
1. Gen. Syletor Tschitschérine
1. imerinae Tschitschérine
2. Gen. Euleptus Klug
1. geniculatus Klug
3. Gen. Megalonychus Chaudoir
1. madagascariensis Chaudoir
(dilaticollis Fairmaire)
(catati Alluaud)
(simplicior Alluaud)
2. nidicola (Jeannel)
3. comoriens n. sp.
4. descarpentriesi n. sp.
5. milloti (Jeannel)
6. itremensis n. sp.
7. madecassus (Csiki)
(gracilis Fairmaire)
8. lebisi (Jeannel)
9. betsileo (Alluaud)
(Umodrominus Alluaud)
4. Gen. Neobatenus Jeannel
1. pseudophanes (Alluaud)
5. Gen. Liagonum Jeannel
(Liagonidium Jeannel)
1. grandidieri (Alluaud)
2. brachypterum n. sp.
3. nebrioides n. sp.
4. peyrierasi n. sp.
5. hova (Alluaud)
6. subsolanum Jeannel
7. ranomandryae n. sp.
8. solidum (Alluaud)
9. aereurn (Coquerel)
(antankara Alluaud)
10. viettei n. sp.
11. deplanatum n. sp.
12. mantasoae n. sp.
13. assimile Jeannel
14. rhetobonim n. sp.
15. vicinum Jeannel
16. analavelonae n. sp.
17. vakoanae (Jeannel)
18. anosyanum n. sp.
19. mahafalyanum n. sp.
20. tsaratananae n. sp.
21. nuirojejyanum n. sp.
22. simplex (Alluaud)
23. metrium (Alluaud)
24. laticolle Jeannel
25. arecarum (Coquerel)
26. curvipes n. sp.
27. vadoni n. sp.
28. coquereli (Alluaud)
29. sexpunctatum (Dejean)
(salazianum Coquerel)
30. monticola (Jeannel)
31. pauliani n. sp.
32. orophilum n. sp.
33. incertum n. sp.
34. mangindranum n. sp.
6. Gen. Neomegalonychus Jeannel
1. crassipes Jeannel
7. Gen. Sophroferonia Alluaud
1. parvitarsis Alluaud
8. Gen. Agonorites Jeannel
1. anacritus n. sp.
2. ankaratrae (Jeannel)
3. anchomeninus (Alluaud)
4. montanus n. sp.
5. descarpentriesi n. sp.
6. griveaudi n. sp.
7. antsifotrae n. sp.
8. culminicola n. sp.
9. pauliani n. sp.
10. rnicrophthalmus (Jeannel)
11. jeanneli n. sp.
9. Gen. Prophenorites nov.
1. marojejyanus n. sp.
Source : MNHN , Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
525
10. Gen. Pachyferonia Jeannel
1. quadricollis Jeannel
11. Gen. Colpomimus nov.
1. colpodoides (Jeannel)
(distinctus Jeannel)
12. Gen. Agonobembix Jeannel
1. perrieri Jeannel
13. Gen. Feroniascus Jeannel
1. chlaenioides Jeannel
2. ambitiosus n. sp.
3. catalai (Jeannel)
4. vadoni Jeannel
14. Gen. Dolichocolpodes nov.
1. mirabilis n. sp.
15. Gen. Bothrocolpodes nov.
1. radis (Alluaud)
2. fossulatus (Jeannel)
3. manjarivolanus n. sp.
4. splendens n. sp.
16. Gen. Lobocolpodes nov.
1. murex (Alluaud)
2. caroli (Jeannel)
(aenescens Jeannel)
(cuprescens Jeannel)
3. ranomandryae n. sp.
4. australis (Jeannel)
5. phenax (Alluaud)
6. pachys (Jeannel)
17. Gen. Mesocolpodes nov.
1. coptoderoides (Jeannel)
(coptodems auct. n. Dejean)
18. Gen. Haplocolpodes Jeannel
1. descarpentriesi (Alluaud)
2. alluaudianus (Basilewsky)
3. basilewsky anus (Jeannel)
4. viridiaureus n. sp.
5. vietteanus (Basilewsky)
6. renaudianus (Jeannel)
7. brachyderus (Jeannel)
8. lithopius (Basilewsky)
9. perrieri (Alluaud)
19. Gen. Epicolpodes nov.
1. benschi (Alluaud)
2. amydrus n. sp.
3. sikorai (Alluaud)
(subundatus Jeannel)
4. tanala (Alluaud)
5. juratulus n. sp.
6. perviridis n. sp.
20. Gen. Cymenopterus Jeannel
1. perforatus (Alluaud)
2. vadoni Jeannel
21. Gen. Orophicus Jeannel
1. antelmei Alluaud
2. vinsoni Jeannel
22. Gen. Idiocolpodes nov.
1. tsaratanensis n. sp.
23. Gen. Liocolpodes nov.
1. spinosus n. sp.
2. perspinosus n. sp.
3. caraboides (Alluaud)
24. Gen. Paracolpodes nov.
1. mauritiensis (Vinson)
25. Gen. Notocolpodes nov.
(1. groupe euleptus)
1. euleptus (Alluaud)
(2. groupe obtusidens)
2. marojejyanus n. sp.
3. commistus n. sp.
4. rufobrunneus (Basilewsky)
5. punctatostriatus (Basilewsky)
6. metallicus n. sp.
7. onivensùi (Alluaud)
(humeralis Jeannel)
8. morpho (Jeannel)
9. suavis (Alluaud)
10. nigrita (Jeannel)
11. ovalipennis (Jeannel)
Source : MNHN , Paris
526
P. Basilewsky
12. ankaratrae n. sp.
13. midongyunus n. sp.
14. lampros n. sp.
15. subpolitus (Alluaud)
16. aeneolus (Jeannel)
Iflavolimbatus Jeannel)
17. ambatovositrae n. sp.
18. vicinus n. sp.
19. obtusidens (Alluaud)
20. mananarae n. sp.
21. cribellatus n. sp.
22. lapidicola n. sp.
23. hylonomus (Alluaud)
(3. groupe sericeus)
24. sericeus (Jeannel)
25. rugicollis (Jeannel)
26. lenis (Jeannel)
27. micracis (Jeannel)
28. perturbatus n. sp.
29. sogai (Basilewsky)
30. jeanneli (Basilewsky)
(4. groupe gallienii)
31. olsoufieffi (Alluaud)
32. lautus (Basilewsky)
33. gallienii (Alluaud)
26. Gen. Leptocolpodes nov.
1. erythropus (Jeannel)
2. bispinosus (Jeannel)
(i matsaboryensis Basilewsky)
3. pictus (Basilewsky)
4. subpictus n. sp.
27. Gen. Protocolpodes nov.
1. tratorius (Basilewsky)
28. Gen. Neocolpodes Jeannel
(Ectobothrus Jeannel)
(Opisthopiesis Jeannel)
(Agonocolpodes Jeannel)
(Acidotelus Jeannel)
(Piezotelus Jeannel)
( Amaurocolpodes Jeannel)
(Apocolpodes Jeannel)
(1. groupe gemmula)
1 . tetragonus (Alluaud)
(separatus Jeannel)
2. tsaratananae (Jeannel)
3. micaauri (Alluaud)
4. exiguus (Jeannel)
5. mangindranus n. sp.
6. beananae n. sp.
7. gemmula (Alluaud)
(tetrastenus Alluaud)
(levior Alluaud)
8. lapillus (Alluaud)
9. minutas (Jeannel)
10. acritonius (Jeannel)
11. conciliants n. sp.
12. evicüis n. sp.
13. optimus n. sp.
14. procletus Basilewsky
15. anosyanus n. sp.
16. descarpentriesianus n. sp.
(2. groupe oberthuri)
17. raphideus Jeannel
18. mathiauxi (Alluaud)
19. oberthuri (Alluaud)
(cribrosus Fairmaire)
20. turgidus Jeannel
21. sambavanus n. sp.
ssp. andapanus nova
(3. groupe blandus)
22. suturellus (Alluaud)
23. serpillus n. sp.
24. cory'thenus Basilewsky
25. paromius (Alluaud)
26. surdus n. sp.
27. blandus (Alluaud)
28. bessoni (Alluaud)
29. emilii (Alluaud)
30. leptotatus (Alluaud)
31. andringitrae n. sp.
32. rufofemoratus n. sp.
33. cyanurus (Alluaud)
( janthinus Fairmaire)
34. androronae n. sp.
35. habui n. sp.
36. phenacoides (Jeannel)
37. deuvei n. sp.
38. invocatus n. sp.
(4. groupe parenthesis)
39. milloti Jeannel
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
40. phaedrus (Alluaud)
41. dilaticollis Jeannel
42. monticola Jeannel
43. anosibensis n. sp.
44. sublaevis (Alluaud)
45. papangoensis n. sp.
46. dialithus (Alluaud)
47. dialithoides n. sp.
48. darlingtoni n. sp.
49. phuedroides (Alluaud)
50. andreae (Alluaud)
51. subimpressus (Alluaud)
52. malleatus (Alluaud)
53. laevipennis Jeannel
54. peyrierasi n. sp.
55. robinsoni n. sp.
56. griveaudi n. sp.
57. xestus n. sp.
58. parenthesis (Alluaud)
(longimembris Alluaud)
59. tanalensis Jeannel
(imerinensis Jeannel)
60. rufomarginatus n. sp.
(5. groupe limbicollis)
61. limbicollis (Fairmaire)
(suberbiei Alluaud)
62. viridicollis Jeannel
63. plumbeus Jeannel
64. fairmairei (Alluaud)
65. sylvaticus (Alluaud)
66. alberti (Alluaud)
67. perpillus Basilewsky
68. silvestris (Alluaud)
69. villiersi n. sp.
70. sambiranus n. sp.
71. corpidentus n. sp.
72. perrinae n. sp.
73. cachani (Jeannel)
74. crassicollis Jeannel
75. isakae Jeannel
76. imerinae (Alluaud)
( cupreotinctus Fairmaire)
77. orophilus n. sp.
78. inermis Jeannel
79. tongobory n. sp.
80. meunieri Jeannel
81. andohahelo n. sp.
82. piirpurascens Jeannel
83. balachowskyi (Basilewsky)
84. almasius n. sp.
85. amblyodon (Alluaud)
86. coemleus n. sp.
87. pauliani Jeannel
88. contractus n. sp.
89. cyaneoviolaceus n. sp.
90. velitus n. sp.
91. smaragdinus n. sp.
92. hylobius (Alluaud)
93. hylochorus (Jeannel)
94. nitens (Jeannel)
95. hylobates (Alluaud)
96. angidosus (Jeannel)
97. andrangoloakae Jeannel
(6. groupe fischeri)
98. fischeri (Chaudoir)
(leptodems Jeannel)
(coquerelanus Jeannel)
(alticolu Jeannel)
(latipennis Jeannel)
99. viettei (Jeannel)
(renaudianus Jeannel)
100. coptoderus (Dejean)
( pterophonus Vinson)
101. alluaudi Vinson
(7. groupe plesius)
102. plesius (Alluaud)
103. plesioides Jeannel
104. leptoterus (Alluaud)
(8. groupe dirrhaphis)
105. mutons (Fairmaire)
(aenescens Fairmaire)
106. leptoteroides n. sp.
107. effulgetis Basilewsky
108. coeruleotinctus n. sp.
109. montis (Alluaud)
110. dirrhaphis (Alluaud)
111. venustrus Basilewsky
112. basilewskyi Jeannel
113. cyaneus n. sp.
(9. groupe dieganus)
114. eucharis (Alluaud)
115. straneoi n. sp.
116. prophyreticus (Alluaud)
117. ruficollis Jeannel
528
P. Basilewsky
118. radama (Alluaud)
119. andasyanus n. sp.
120. casalei n. sp.
121. beryllinus n. sp.
122. wintreberti n. sp.
123. seyrigi (Alluaud)
124. persimilis n. sp.
125. dieganus (Alluaud)
126. acrentomus Jeannel
127. confusus n. sp.
128. rex n. sp.
129. oxypterus Jeannel
130. antamponae n. sp.
131. porphyritis (Alluaud)
(oxytelus Jeannel)
132. tetroxys (Alluaud)
133. andriana (Jeannel)
134. didy n. sp.
135. lecordieri n. sp.
136. nephriticus n. sp.
137. nigrocyaneus n. sp.
138. vagiis (Alluaud)
139. marginatus Jeannel
( acutispina Jeannel)
140. tsarabe n. sp.
141. kryzhanovskyi n. sp.
142. episcopalis (Jeannel)
143. suphyrinus n. sp.
144. purpureipennis Jeannel
145. anjavidilavae n. sp.
146. perinetanus Jeannel
147. callizonatus (Fairmaire)
148. ranavalonae (Alluaud)
149. jeannelianus n. sp.
150. Ixmiteyi (Alluaud)
29. Gen Catacolpodes nov.
(1. groupe eugrammus)
1. eugrammus (Alluaud)
2. eutinctus n. sp.
3. rhagodus (Basilewsky)
4. mocquerysi (Jeannel)
5; gitonius (Alluaud)
6. carayoni n. sp.
7. sinopis (Alluaud)
( cuneatus Jeannel)
(2. groupe divaricatus)
8. scrobiculatus n. sp.
ssp. sigillatus nova
9. divaricatus (Jeannel)
10. languidus n. sp.
(3. groupe variolosus)
11. variolosus (Alluaud)
(4. groupe scitus)
12. silvicola (Jeannel)
13. arcticollis (Jeannel)
14. brevicornis (Jeannel)
15. brachypterus n. sp.
16. labathiei (Jeannel)
17. chalcotinctus n. sp.
18. scitus (Jeannel)
19. scitoides n. sp.
20. nanus n. sp.
21. cordicollis n. sp.
22. micheli (Jeannel)
(5. groupe sicardi)
23. sicardi (Alluaud)
24. renaudi n. sp.
25. solitarius n. sp.
26. petrorum n. sp.
27. aeneicollis (Jeannel)
28. depressus (Jeannel)
29. longespinosus (Basilewsky)
30. dolius (Alluaud)
30. Gen. Euplynes Schmidt-Goebel
(Anarmosta Péringuey)
(Haplopeza Péringuey)
(Xatis Fairinaire)
1. nigripes (Fairmaire)
31. Gen. Agonoriascus nov.
1. lapidicolas n. sp.
(Tribu 7)
32. Gen. Cyrtopilus nov.
1. madecassus n. sp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
529
BIBLIOGRAPHIE
ALLEN (R. T.), 1972. — A Révision of the Genus Loxandrus LeConte ( Entonu
Amer., 46, pp. 1-184).
Ai.LEN (R.T.) & Ball (G.E.), 1980. — Synopsis of Mexican Taxa of tlie Loxandrus
Séries ( Trans . Amer, ent Soc., 105, pp. 481-576).
ALLUAUD (C.), 1897. — Descriptions de Carabiques nouveaux de Madagascar
(Ann. Soc. ent France, 66, pp. 165-181).
— 1897. — Contributions à la faune entomologique de la Région malgache. 5e note
(Bull Soc. ent. France, pp. 150-152).
— 1899. — Id. 6e note (ibid, pp. 341-344).
— 1909. — Diagnoses de Colpodes nouveaux de Madagascar (Ann. Soc. ent
France, 78, pp. 53-62).
— 1916. — Coléoptères des Iles Mascareignes et Séchelles. Cicindelidae et Cara-
bidae (ibid., 85, pp. 37-90).
— 1925. — Description d’un Carabique nouveau de l’île Maurice : Orophicus
Antelmei, nov. gen., n. sp. (Bull. Soc. ent France, pp. 160-161).
— 1932. — Description d’un Anchoménide cavernicole du Congo ( Afra , 4, pp. 4-6).
— 1932. — Carabiques de Madagascar. 2. Diagnoses de 15 Colpodes nouveaux de
Madagascar (ibid., 4, pp. 10-20).
— 1933. — Cicindelidae et Carabidae nouveaux de l’île Maurice (ibid. , 7, pp. 1-
16).
— 1935. — Carabidae recueillis à Madagascar par MM. A. Seyrig et G. Olsoufieff
de 1933 à 1935 (ibid., 10, pp. 1-27).
ANDREWES (H.E.), 1929. — Fauna of British India. Coleoptera Carabidae, vol. 1,
Carabinae. — London, 431 pp.
— 1930. — The Carabidae of the Third Mount Everest Expédition, 1924 (Trans.
ent Soc. London, 78, pp. 1-44).
— 1930. — Catalogue of Indian Insects. Part 18, Carabidae. Calcutta, 389 pp.
Antoine (M.), 1957. — Coléoptères Carabiques du Maroc (Deuxième Partie) (Menu
Soc. Sci. nat phys. Maroc, n.s., Zool., n° 3, pp. 179-314).
BALL (G.E.), 1960. — Carabidae, in ARNETT (R.H.), The Beetles of the United
States. Ann Arbor, pp. 55-174.
— 1979. — Conspectus of Carabid Classification: History, Holomorphology and
Higher Taxa (Proc. First Intertu Symp. of Carabidology, pp. 63-111).
Ball (G.E.) & NÈGRE (J.), 1972. — The taxonomy of the Nearctic species of the genus
Calathus Bonelli (Trans. Amer, ent Soc., 98, pp. 412-533).
BARR (T.C.), 1960. — The Cavemicolous Beetles of the Subgenus Rhadine, Genus
Agonum (Amer. Midi Nat, 64, pp. 45-65).
— 1965. — A new cavemicolous Sphodrine from Vera-Cruz, Mexico (Coleopt.
Bull, 19, pp. 65-72).
— 1966. — New Species of Mexisphodrus from Mexican Caves (Psyché, 73, pp.
112-115).
Source : MNHN, Paris
530
P. Basilewsky
— 1970. — Studies of the Mexican Subgenus Platynella Casey (ibid. 77, pp. 209-
216).
— 1973. — Speocolpodes, a new genus of troglobitic Beetles from Guatemala
(ibid, 80, pp. 271-276).
— 1974. — Révision of Rhadine LeConte. I. The subterranea Group (Amer. Mus.
Nov., n° 2539, pp. 1-30).
BASILEWSKY (P.), 1946. — Descriptions de Carabidae nouveaux d’Afrique et de
Madagascar de la famille des Pterostichidae (Rev.fr. Eut., 12, pp. 162-166).
— 1950. — Révision des Anchomeninae de l’Afrique du Sud (Ark. f. ZooL, (2) 1,
n° 20, pp. 275-299).
— 1951. — Considérations sur la Faune entomologique des Grottes de l’Afrique
tropicale, et plus spécialement du Congo Belge (IIP Congrès nat Sciences,
Bruxelles, 8, pp. 51-55).
— 1953. — Expédition to the Gughé Highlands (Southern Ethiopia), 1948-49:
Coleoptera Carabidae (Linn. Soc. Journ, ZooL, 42, pp. 276-292).
— 1959. — Révision des Crepidogastrini (Rev. ent Moçambique, 2, pp. 229-352).
— 1962. — Mission zoologique de FI.R.S.A.C. en Afrique orientale (P. Basilewsky
et N. Leleup). Troisième partie. LX. Coleoptera Carabidae (Ann. Mus. Roy. Afr.
Centr., Tervuren, in 8°, ZooL, n° 107, pp. 48-337).
— 1970. — Contributions à l’étude des Coléoptères Carabiques de la Région
malgache, VI. Les Anchomeninae du Massif du Tsaratanana (Mém. O.R.S.T.O.M.,
37, pp. 65-101).
— 1970. — Les Coléoptères Carabidae de Me d’Aldabra (Océan Indien) (Bull
Ann. Soc. Roy. Ent. Belg., 106, pp. 211-222).
— 1971. — Description d’un Bembidiide endogé nouveau de l’île de la Réunion
(Rev. Zool. Bot. afr., 83, pp. 127-131.).
— 1972. — La faune terrestre de Me de Sainte-Hélène. Coleoptera. Fam. Carabidae
(Ann. Mus. Roy. Afr. Centr., Tervuren, in 8°, Zool., n" 192, pp. 11-84).
— 1973. — Insectes Coléoptères. Carabidae Scaritinae, in Faune de Madagascar,
37, 322 pp.
— 1976. — La faune terrestre de Me de Sainte- Hélène. 10. Embioptera (Ann. Mus.
Roy. Afr. Centr, Tervuren, in 8°, Zool., n° 215, p. 1).
— 1976. — Insectes Coléoptères. Carabidae Scaritinae. IL Supplément à la
Systématique, in Faune de Madagascar, 41, pp. 163-220.
— 1981. — Contributions à l’étude des Coléoptères Carabiques de la région
malgache, XIII. Deux Pachydesus (= Plocainotrechus) nouveaux de Madagascar
(Bull Soc. ent. France, 86, pp. 251-254).
BATES (H.W.), 1873. — On the Geodephagous Coleoptera of Japan (Trans. ent.
Soc. London, pp. 219-322).
— 1882. — Coleoptera, Carabidae. Vol. 1, part 1, in GODMAN (F.D.) & Sai.vin (O.),
1979-1911, Biologia Centrali-Americana. Coleoptera, 7 volumes in 14 parts.
London.
Bedel (L.), 1881. — Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, Première partie.
Tome 1. Paris.
— 1895-1900. — Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de l’Afrique, Tome
1, Premier fascicule. Paris, 320 pp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
531
BERNARDI (G.), 1954. — Révision des Pierinae de la faune malgache (Mém. Inst.
Sci. Madagascar, E, 5, pp. 239-375).
BOLDORI (G.), 1934. — Appunti sulle larve degli Sphodrini. 1. La larva dello
Sphodrus leucophthalmus L. (Bail Soc. ont. ital., 66, pp. 102-111).
— 1935. — Appunti sulle larve degli Sphodrini. II. La larva AiAntisphodrus Mairei
Peyerh. (Bull. Soc. enl. France , 40, pp. 150-157).
— 1941. — Descrizione délia larva di Megalonychus sp. coinparata a quelle di
Limodromus assimile e Anchodemus cyaneus ( Riv . biol. coi , 4 pp. 129-135).
BOLIVAR PlELTAIN (C.) & HendRICKS (J.), 1964. — Agoninos cavernicolas nuevas del
género Rhadine di Nuevo Léon, Coahuila y San Luis Pôtosi (Mexico) (Ciencia,
23, pp. 5-16).
BONELLI (F.A.), 1809-1810. — Observations entomologiques. I. Tabula Synoptica
(Menu Acad. Imp. Sci., Torino, 18).
BÔVING (A.G.) & CRAIGHEAD (F.C.), 1930. — An illustrated Synopsis of tlie Principal
Larval Forais of the Order Coleoptera (Entonu Amer., n.s., 11, 351 pp.).
BRIEN (P.), 1974. — Le Vivant. Epigénèse. Evolution épigénétique. Bruxelles,
155 pp.
BRITTON (E.B.), 1959. — Carabidae (Coleoptera) from the New Zealand Caves
(Proc. R. eut. Soc. London , B, 28, pp. 103-106).
— 1960. — New Zealand Cave Carabidae (Ann. Mag. nat Hist, (13) 3, pp. 122-
126).
— 1970. — Coleoptera, in The Insects of Australie Melbourne, pp. 495-621.
BRI LLÉ (A.), 1834. — in Audouin (J.v.) & Brillé (A.), Histoire naturelle des Insectes,
Volume 4, Coléoptères, 1. Paris, 479 pp.
CASALE (A.), 1980. — The Himalayan ground-beetle genus Aparupa (Carabidae)
with three new species (System. Ent, 5, pp. 399-403).
— 1982. — Carabidae, I. Introduzione, Paussinae, Carabinae, in Fauna d’Italia.
Bologna, 499 pp.
— 1982. — Nuovi Carabidi del Marocco, di Graecia et de Papua-Nuova Guinea
(Rev. suisse Zool, 89, pp. 229-244).
CHAUDOIR (M. de), 1859. — Monographie du genre Colpodes MacLeay (Ann. Soc.
ent. France, (3) 7, pp. 287-364).
— 1878. — Révision des genres Onychopterygia, Dicranoncus et Colpodes (ibid.,
(5) 8, pp. 275-382).
CoQUERF.L(C.), 1 866. — Faune de Bourbon (Ile de la Réunion). Coléoptères (Ibid., (A)
6, pp. 293-340).
CsiKl (E.), 1931 — Carabidae: Harpahnae, in JüNK, Coleopterorum Catalogus,
Pars 115. Berlin, pp. 739-885.
— 1946. — Die Kaferfauna des Karpaten-Beckens, Vol. I, Allgemeiner Teil und
Caraboidea. Budapest, 798 pp.
CuÉNOT (L.), 1921. — La genèse des espèces animales. Paris, 558 pp.
DarliNGTON (P.J.), 1936. — Variation and Atrophy of flying Wings of some
Carabid Beetles (Ann. ent. Soc. America, 29, pp. 136-176).
— 1943. — Carabidae of Mountains and Islands : Data on the Evolution of isolated
Faunas, and on Atrophy of Wings (Ecolog. Monogr., 13, pp. 37-61).
Source : MNHN, Paris
532
P. Basilewsky
— 1949. — Beetles and Continents (A Review of la Genèse des faunes terrestres)
(Quatr. Journ., Baltimore, 24, pp. 342-345).
— 1952. — The Carabid Beetles of New Guinea. Part 2. The Agonini (Bull. Mus.
camp. Zool., 107, pp. 87-252).
— 1956. — Australian Carabid Beetles. III. Notes on the Agonini ( Psyché , 63,
pp. 1-10).
— 1957. — Zoogeography. New York, 675 pp.
— 1964. — Drifting Continents and late paleozoic Geography (Proc. mit. Acad.
Sci, 52, pp. 1084-1091).
— 1965. — Biogeography of the Southern End of the World. Distribution and
history of far-southern life and land, witli an assessment of continental drift.
Cambridge, 236 pp.
— 1970. — Coleoptera: Carabidae, in Insects of Micronesia, vol. 15, n° 1, pp. 1-49.
— 1971. — The Carabid Beetles of New Guinea. Part IV. General Considérations;
Analysis and History of Fauna ; Taxonomie Supplément (Bull. Mus. comp. Zool.,
142, pp. 129-337).'
DEJEAN (P.A.), 1829. — Species général des Coléoptères de la collection de M. le
Comte Dejean. Tome Quatrième. Paris, 520 pp.
— 1831. — Species général des Coléoptères de la collection de M. le Comte Dejean.
Tome Cinquième. Paris, 883 pp.
DlMMOCK (G.) & K.NAB (F.), 1904. — Early stages of Carabidae (Bull. Springfield
Mus. nat Hist, 1, pp. 1-55).
E.MDEN (F. van.), 1942. — A Key to the Généra of larval Carabidae (Trans. R. eut
Soc. Ijindon, 92, pp. 1-99).
FAIRMAIRE (L.), 1896. — Description de six Carabiques de la région Malgache
(Bull Soc. ont. France, pp. 48-50).
— 1899. — Matériaux pour la faune coléoptérique de la Région malgache, 9e Note
(Ann. Soc. eut. France, 68, pp. 466-507).
— 1901. — Matériaux pour la faune coléoptérique de la Région malgache, 11e Note
(Rev. d’Ent, pp. 101-248).
— 1902. — Description de Coléoptères de Madagascar (Le Naturaliste, 24, pp.
286-287).
Fol RMARIER (P.), 1947. — Esquisse géologique de Madagascar. Ses relations avec
le continent africain. ( Bull Séances Acad. Roy. Sci Outre-Mer Belg., pp. 290-322).
Frei de (H.), 1976. — Fam. Carabidae, in Freude (IL), Harde (K.W.) & LOHSE
(G. A.), Die Kâfer Mitteleuropas, Band 2, Adephaga, 1. Krefeld, 302 pp.
FUKUDA (A.), 1949. — Some observations and notes. Tokyo.
GANGLBAUER (L.), 1892. — Die Kâfer von Mitteleuropa, Vol. I, Familienreihe
Caraboidea. Wien, 557 pp.
HabU (A.), 1950. — On some cave-dwelling Carabidae from Japan (Mushi, 21,
pp. 49-53).
— 1973. — Notes on the Generic Name Agonum (Ent. Rev. Japan, 25, pp. 65-70).
— 1973. — On a collection of Carabidae from Népal made by the Hokkaido
University Scientific Expédition to Népal Himalaya, 1968 (Bull, nat Inst, agric.
Sciences, Japan, C, n° 27, pp. 81-132).
— 1978. — Carabidae: Platynini (Insecta: Coleoptera) in Fauna Japonica, Tokyo,
447 pp.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
533
HaBU (A.) & Sadanaga (K.), 1963. — Illustration for Identification of Larvae found
in cultivated Fields and Paddy-fields (II) (Bull. nat. Inst, agric. Sciences, Japan,
C, n° 16, pp. 151-179).
HOPE (F.W.), 1838. — The Coleopterist’s Manual. Part the Second. London, 168
pp.
HoRN (G.H.), 1881. — On the généra of Carabidae, with spécial reference to the
fauna of Boréal America (Trans. Amène, eut Soc., 9, pp. 91-196).
Humbert (H.), 1955. — Les territoires phytogéographiques de Madagascar. Leur
cartographie ( Année biologique, 31, pp. 195-204).
HlIRKA (K.), 1978. — Coleoptera Carabidae, in KlaUSNITZER (B.), Bestimmungs-
biieher zur Bodenfauna Europas, Lief. 10, Ordnung Coleoptera, Larven. Berlin,
pp. 51-70.
H erra (K.) & S MR/ (J.), 1981. — Diagnosis of unknown Agonum, Batenus, Euro-
philus and Idiochroma Larvae (Vest es. Spolec. Zooi, 45, pp. 255-276).
Jacques- FÉLIX (M.), 1970. — Contribution à l’étude des UmbeUiferae au Cameroun
(Adansonia, n.s., 10, pp. 35-94).
JAKOBSON (G.G.), 1906. — Jouki Rossii i zapadnoï Evropi, Lief. IV, pp. 241-320.
Saint Pétersbourg.
JEANNEL (R.), 1914. — Sur la systématique des Sphodrides (Bull Soc. ent. France,
pp. 235-240).
— 1925. — Morphologie de l’élytre des Coléoptères Adéphages (Ardu Zool. exp. et
gén., 64, pp. 1-84).
— 1937. — Notes sur les Carabiques. 4. Révision des genres des Sphodrides (Rev.fr.
Eut., 4, pp. 73-100).
— 1940. — Croisière du Bougainville aux îles australes françaises. Coléoptères (Mém.
Mus. nat Hist. nat., Paris, n.s., 1 5, pp. 63-202).
— 1941. — Coléoptères Carabiques, Première Partie, in Faune de France, 39, 57 1 pp.
— 1942 a. — Coléoptères Carabiques, Deuxième Partie, in Faune de France, 40,
602 pp.
— 1942 b. — La genèse des faunes terrestres. Paris, 513 pp.
— 1943. — Les Fossiles vivants des Cavernes. Paris, 321 pp.
— 1 945. — Le peuplement entomologique de Madagascar et de la région malgache
(C.R. somm. Soc. Biogéogr., 22, pp. 9-14).
— 1946. — Coléoptères Carabiques de la région malgache (Première partie) in
Faune de l’Empire français, 6, pp. 1-372.
— 1948. — Coléoptères Carabiques de la région malgache (Deuxième partie), in
Faune de l’Empire français, 10, pp. 373-766.
— 1949. — Coléoptères Carabiques de la région malgache (Troisième partie), in
Faune de l’Empire français, 11, pp. 767-1146.
— 1950. — La Marche de l’Evolution. Publ. Mus. nat. Hist Nat, Paris, n° 15,
171 pp.
— 1951. — Révision des Anchomenini de la région malgache (Menu Inst Sci.
Madagascar, A, 6, pp. 286-351).
— 1953. — Les Carabiques de la Réunion et le peuplement de Madagascar
(NaturaL Malgache, 5, pp. 44-62).
Source : MNHN, Paris
534
P. Basilewsky
— 1955 a. — Coléoptères Carabiques de la 111' Réserve naturelle de Madagascar
(Mém. Inst. Sci. Madagascar, E, 6, pp. 43-63).
— 1955 b. — L’édéage. Initiation aux recherches sur la systématique des Coléop¬
tères. Publ. Mus. mit. Hist. nat., Paris, n° 16, 155 pp.
— 1958. — Carabiques endogés de Madagascar et de l’île Maurice (Rev. fr. Eut.,
25, pp. 159-170).
— 1960. — Révision des Psélaphides malgaches (Bull. Acad, malg., n. s., 36,
pp. 31-216).
— 1961. — La Gondwanie et le peuplement de l’Afrique (Ann. Mus. Roy. Afr.
centr, Tervuren, in 8°, Zool., 102, 161 pp).
— 1961. — Un Carabique nouveau de l’île de la Trinidad dans l’Océan Atlantique
(Rev.fr. Ent., 28, pp. 199-202).
— 1965. — Biogéographie des terres australes de l’Océan Indien (ibid., 31,
pp. 319-417).
JEANNEL (R.) & RlVALIER (E.), 1957. — Coléoptères Carahiques (Mém. Insu Sci.
Madagascar, E, 8, pp. 119-129).
Jeducka (A.), 1953. — Revise tribu Pterostichini (Acta Soc. ent. Ceskoslov., 50,
pp. 85-112).
KEMNER (N.A.), 1913. — Beitrâge zur Kenntnis einiger schwedischer Koleopteren-
larven (Ark. f. Zool, 8, pp. 15-23).
KLUG (F.), 1833. — Bericht iiber eine auf Madagascar veranstaltete Sammlung von
Insecten aus der Ordnung Coleoptera ( Abhandl . d. Kônigl Akad. d. IVisssensch.
Berlin, 1832-1833, pp. 91-223).
KRYZHANOVSKY (O.L.), 1976. — An attempt of revised classification of the family
Carabidae (Rev. Ent. U.R.S.S., 55, pp. 80-91).
— 1976. — Revised Classification of the family Carabidae (Ent. Rev., 1, pp. 80-
91).
— 1983. — Faune de l’URSS, nouvelle série, n° 128. Coléoptères. Tome I, n° 2
— Adephaga (première partie). Leningrad, 341 pp.
Kl LT (K.). 1947. — The Carabidae from Czechoslovakia (Ent. prirucky, 20, pp. 1-
199).
KüROSA, 1959. — Illustrated pocket book of Insect Larvae of Japan. Tokyo.
Laporte de Castelnau (F.L.), 1834. — Etudes entomologiques, ou description
d’insectes nouveaux et observations sur la synonymie. Paris, 159 pp.
LARSSON (S.G.), 1941. — Larverne, in HANSEN (V.), Sandspringereog Lobebiller, in
Danmarks Fauna, 47, pp. 246-360.
LECONTE (J.L.), 1861. — Classification of the Coleoptera of North America, Part I
(Smiths. Miscell. Coll., 3, pp. 1-XX1V, 1-214).
LECONTE (J.L.) & HoR.N (G.H.), 1883. — Classification of the Coleoptera of North
America (ibid., 26, pp. I-XXXVIII, 1-567).
LELEUP (N.), 1956. — La Faune cavernicole du Congo Belge et considérations sur
les Coléoptères relicpies d’Afrique intertropicale (Ann. Mus. Roy. Congo Belge,
Tervuren, in 8°, Zool,. 46, 171 pp.).
— 1965. — La Faune entomologique cryptique de l’Afrique intertropicale. (Ann. Mus.
Roy. Afr. Centr., in 8°, Zool., 141, 186 pp.).
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
535
— 1971. — Origine et évolution des faunes troglobies terrestres holarctique et
intertropicale ( Actes 4e Congrès suisse de Spéléologie , Neuchâtel, pp. 199-204).
LlNDRÛTH (C.H.), 1955. — A révision of the North American species of Europhilus
Chaud., subgenus of Agonum (Pan-Paciftc Ent, 31, pp. 1-14).
— 1956. — A révision of the genus Synuchus Gyllenhal in the widest sense, with
notes on Pristosia Motschulsky (Eucalathus Bâtes) and Calathus Bonelli (Traits.
R. ent Soc. London, 108, pp. 485-576).
— 1961 — 1969. — The Ground-Beetles (Carabidae, excl. Cicindelinae) of Canada
and Alaska, Parts 1-6 ( Opusc . ent, Suppl. 20, 24, 29, 33, 34, 35, 1 192 + XL VIII pp.).
— 1974. — On the elytral Microsculpture of Carabid Beetles (Entonu scandL, 5, pp.
251-264).
LOUWERENS (C.J.). 1953. — The Oriental species of Colpodes Macl. (Treubia, 22,
pp. 75-151).
MaTEI (J.), 1978. — Speleodesmoides raveloi, nuevo genero y especia de Garabido
troglobio en un cueva de Venezuela (Bol. Soc. vénézolane, EspeL, 9, pp. 21-28).
— 1980. — Commentaires sur deux Agonini troglobies de F Amérique .centrale et
méridionale (Mém. BiospéoL, 7, pp. 209-213).
Matile-Ferrero (D.), Matile (L.) & Brunhes (J.), 1979. — Aperçu géographique
de l’Archipel des Comores, in MATILE (L.), Faune entomologique de l’Archipel
des Comores (Mém. Mus. nat Hist mit., Paris, n.s., A, ZooL, 109, 1978, pp. 9-18).
MlI.I.OT (J.). 1948. — Revue générale des Arachnides de Madagascar (Mém. Inst
Sci. Madagascar, A, 1, pp. 137-155).
— 1952. — La faune malgache et le mythe gondwanien (ibicL, 1, pp. 1-36).
— 1953. — Le continent de Gondwana et les méthodes de raisonnement de la
biogéographie classique (Ann. Sci. nat, ZooL, (11) 5, pp. 185-219).
MOORE (B. P.), 1965. — Studies on Australian Carabidae. 4. The Pterostichinae
(Traits. R. Ent Soc. London, 117, pp. 1-32).
— 1977. — A Remarquable New Genus and Three New Species of Cavemieolous
Carabidae (Zoologieal Results of the Britsh Speological Expédition lo Papua-New
Guinea 1975, 2) (Int. J. Speleol., 9, pp. 357-363).
PAULIAN (R.), 1952. — Esquisse du peuplement entomologique de Madagascar
(Mém. Inst Sci. Madagascar, E, 1, pp. 1-22).
— 1956. — Le peuplement entomologique de Madagascar, in Xe Congrès intem.
Ent., Montréal, I, pp. 789-794.
— 1957. — Les éléments austraux dans le peuplement entomologique de Madagas¬
car, in C.R. 3e Congrès P.I.O.S.A., B, pp. 51-56.
— 1961. — La zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, in Faune de
de Madagascar, 13, 485 pp.
— 1964. — Composition et origine de l’entomofaune comorienne (Bull. Soc. ent
France, 69, pp. 167-173).
— 1965. — Composition et origine de l’entomofaune comorienne, in XII th intem.
Congr. Ent., London 1964, p. 475.
— 1979. — Esquisse du peuplement zoologique de l’Archipel des Comores, in
MaTILE (L.), Faune entomologique de l’Archipel des Comores (Mém. Mus. nat
Hist nat, Paris, n.s., ZooL, 109, 1978 pp. 19-26).
Source : MNHN, Paris
536
P. Basilewsky
Paulian (R.), Betsch (J.M.), Guillaumet (J.-L.), Blanc (C.) & Griveaud (P.), avec
la collaboration de A. DESCARPENTRIES, P. VlETTE & R. ÂLBIGNAC, 1971. — Etude
des écosystèmes montagnards de la région malgache. 1. Le massif de l’Andnngitra.
1970-1971. Géomorphologie, climatologie et groupements végétaux (Bull. Soc.
Ecol , 2, pp. 189-266).
Paulian (R.), Blanc (C.), Guillaumet (J.-L.), Betsch (J.-M.), Griveaud (P.)
& PEYRIERAS (A.), 1973. — Id. II. Les chaînes Anosyennes. Géomorphologie,
climatologie et groupements végétaux (Campagne RCP 225, 1971-1972) (Bull
Mus. nul Hist. nat, Paris, (3) n° 118, Ecol. gén, 1, pp. 1-40).
Paulian (R.), Guillaumet (J.-L.), Betsch (J.-M.), Blanc (C.), Morat (P.)
& PEYRIERAS (A.), 1975. — Id. III. Le Marojezy. IV. L’Itremo et l’Ibity. Géomor¬
phologie, climatologie, faune et flore (Campagne RCP 225) (ibid, (3) n° 309, Ecol.
gén., 25, pp. 30-67).
PÉRINGUEY (L), 1896. — Descriptive Catalogue of the Coleoptera of South Africa.
Part IL Carabidae (Traits. S. afr. phil Soc., 7, pp. 99-623).
PERRIER DE LA BÂTHIE (H.), 1936. — Biogéographie des Plantes de Madagascar. Paris,
156 pp.
PEYRIERAS (A.), 1976. — Insectes Coléoptères, Carabidae Scaritinae, II, Biologie,
in Faune de Madagascar, 41, pp. 1-161.
ReicILARDT (H.), 1977. — A synopsis of the Généra of Neotropical Carabidae
( Quaestiones eut, 13, pp. 278-299).
REITTER (E.), 1908. — Fauna Gennanica. Die Kiifer des Deutschen Reiches, I.
Band. Stuttgart, 248 pp.
Rivai.IER (E.). — Démembrement du genre Cicindela Linné. Cinq parties (Rev. fr.
Eut, 17, 1950, pp. 217-244; ibid., 21, 1954, pp. 249-268 ; ibid, 24, 1957, pp.
312-342 ; ibid., 28, 1961, pp. 121-149 ; ibid., 30, 1963, pp. 30-48).
Roederer (P.), Griveaud (P.), Gense (C.), Viette (P.) & Capuron (R.), 1970.
— Nouvelles données scientifiques sur le massif du Tsaratanana (Madagascar).
Aperçu général sur le massif (Ment O.R.S.T.O.M., 37, pp. 1-7).
Saalas (A.), 1917. — Die Fichtenkàfer Finnlands, I (Ann. Acad Sci. Fenn., A, 8,
pp. I-XXII, 1-547).
SCHAUFUSS (L.W.), 1864. — Monographische Bearbeitung der Sphodrini in natur-
gemâsser Auffassung (Sitzungsber. naturw. Gesellsch. Isis, Dresden, pp. 69-196).
SÉGUY (E.), 1959. — Introduction à Pétude morphologique de l’aile des Insectes
(Mém. Mus. nat Hist nat, Paris, n.s.. A, 21, 248 pp.).
SllAROVA (I.C.), 1958. — Litcliinki joukov-joujelitz (Carabidae), poleznykh i vrednykh
v selskom khoziaïstve (Outch. Zap. Moskovsk. Goss. Pedag. Inst, CXXI\,
Moscou, 165 pp.).
— 1964. — Coleoptera Carabidae, in Ghii.LAROV (M.S.), OpredeliteP obitaïous-
chikli v potchve litshinok nassekomykh. Moscou, pp. 112-195.
— 1981. — Life forms of Carabids. Moscou, 360 pp.
Sl.OANE (T.G.), 1920. — The Carabidae of Tasmania (Proc. Linn. Soc. N.S. Wales,
45, pp. 113-178).
— 1923. — The classification of the family Carabidae (Trans. ent. Soc. London,
pp. 234-250, 250 a et b).
Source : MNHN, Paris
CARAB1DAE PLATYNINAE
537
STRANEO (S.L.), 1957. — Due nuovi Carabidi de Mexico ( Ciencia , 17, pp. 81-84).
— 1977. — Chiavi per la determinazione dei generi e sottogeneri dei Pterostichini
deir America dei Sud (Bail. Soc. eut. ital. , 109, pp. 104-116).
— 1979. — Notes about classification of the South American Pterostichini with a
key for détermination of subtribes, généra and subgenera (Quaestiones eut. , 1 5, pp.
345-356).
THIELE (II.-U.), 1977. — Carabid Beetles in Their Environments. A Study on
Habitat Sélection by Adaptations in Physiology and Behaviour, Berlin, 369 pp.
THOMSON (C.G.), 1859. — Skandinaviens Coleoptera, synopskit bearbetade, Lund,
pp. I-II, 1-278, 1-407.
TSCHITSCHÉRINE (T.), 1899. — Mémoire sur quelques Platysmatini nouveaux ou
peu connus d’Afrique et de Madagascar (Ann. Soc. eut. France, 68, pp. 50-82).
— 1902. — Notes sur les Platysmatini de l’Australie (Horae ross., 35, pp. 502-534).
UÉNO (S.-I.), 1952. — On a cave-dwelling Sphodrid found in Japan (Mushi, 24,
pp. 17-19).
— 1955. — New cave-dwelling Anchomenids of Japan (Opusc. eut, 20, pp. 56-64).
V\N Chi-BONNARDEL (R.), 1973. — Grand Atlas du Continent africain, Paris,
335 pp.
VlETTE (P.), 1963. — Noctuelles Trifides de Madagascar, Ecologie, Biogéographie,
Morphologie et Taxonomie (Ann. Soc. enl. France, 131, 1962, pp. 1-294).
— 1965. — Compte rendu de ma quatrième mission entomologique à Madagascar
(Bull. Soc. ent. France, 69, 1964, pp 215-223).
— 1967 a. — Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, in
Faune de Madagascar, 20 (2), pp. 197-531.
— 1967 b. — Compte rendu de ma cinquième mission entomologique à Madagascar
(Bull. Soc. ent. France, 72, pp. 80-88).
— 1972. — Contribution à l’étude des Satyrides du massif de l’Andringitra,
Madagascar Centre (Lep. Nymphalidae Satvrinae) (Bull. Soc. ent. France, 76,
1971, pp. 146-154).
— 1979. — L’entomologie dans l’Archipel des Comores, in MaTII.E (L.), Faune
entomologique de l’Archipel des Comores (Mém. Mus. nat. Hist. nat., Paris, n.s.,
A, Zool., 109, 1978, pp. 27-37).
— 1980. — Mission lépidoptérologique à la Grande Comore (Océan Indien occi¬
dental) (Bull. Soc. ent. France, 85, pp. 226-235).
VlNSON (J.), 1935 a. — Contribution à l’étude des Coléoptères des îles Mascareignes
(Trans. R. Soc. Arts & Sciences Maurititus, C, n° 3, pp. 1-64).
— 1935 b. — New Species of Carabidae from Mauritius (Stylops, 4, pp. 261-264).
— 1939. — Nouveaux C arabiques des îles Mascareignes comprenant deux nouveaux
genres (Bull. Soc. ent. France, 44, pp. 129-136).
— 1954. — The Carabid Fauna of the Mascarene Islands : Data on Endemism,
Affinities, Wings Atrophy and Ecology (The Mauritius Inst. Bull, 3, pp. 266-
278).
— 1955. — Two new Species of Carabidae from Mauritius (Proc. R. ent. Soc.
London, B, 24, pp. 104-106).
— 1956. — Catalogue of the Coleoptera of Mauritius and Rodriguez. Part 1 (The
Mauritius Inst Bull., 4, pp. 1-73).
Source : MNHN, Paris
538
P. Basilewsky
_ 1962. — Catalogue of the Coleoptera of Mauritius and Rodriguez. Part IV and
Supplément I (ibid., 4, pp. 197-297).
WHITEHEAD (D.R.), 1973. — Annotated key to Platynus, including Mexisphodrus
and most «Colpodes», so far described from North America including Mexico
(Quaestiones ent, 9, pp. 173-217).
WHITEHEAD (D.R.) & Ball (G.E.), 1975. — Classification of the Middle American
gémis Cyrtolaus Bâtes (ibid. 11, pp. 591-619).
ZlMMERMAN (E.C.), 1948. — Insects of Hawaï', Vol. I, Introduction. Honolulu,
206 pp.
Carte de Madagascar au 1/500.000, en 1 2 feuilles. — Institut géographique national,
Paris, Annexe de Tananarive, 1964.
4
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
539
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume sont précédés d’un
astérisque (*). Les synonymes sont en italique.
Acidotelus, 245.
acrentomus, 409.
acritonius, 282.
acutispina, 422.
aeneicollis, 470.
aeneolus, 218.
aenescens, 150, 386.
aereum, 81.
Agonobembix, 132.
Agonocolpodes, 245.
* Agonoriascus, 476.
Agonorites, 111.
alberti, 341, 463.
alluaudi, 381.
alluaudianus, 162.
* almasius, 360.
alticola, 375.
Amauragonum, 32.
Amaurocolpodes , 245.
* ambatovositrae, 220.
* ambitiosus, 137.
amblyodon, 361.
* amydrus, 175.
* anacritus, 115.
* analavelonae, 88.
Anarmosta, 474.
anchomeninus, 117.
* andapanus, 296.
* andasyanus, 402.
* andoliahelo, 356.
andrangoloakae, 374.
andreae, 323.
andriana, 416.
* andringitrae, 305.
* androronae, 308.
angulosus, 373.
* anjavidilavae, 429.
ankaratrae (Agonorites), 115.
* ankaratrae (Notocolpodes), 214.
* anosibensis, 318.
* anosyanum (Liagonum), 91.
* anosyanus (Neocolpodes), 288.
* antamponae, 415.
antankara, 81.
antelmei, 185.
* antsifotrae, 121.
Apocolpodes, 246.
arcticollis, 455.
arecarum, 97.
assimile, 86.
australis, 152.
balachowskyi, 358.
basilewskyanus, 164.
basilewskyi, 394.
* beananae, 279.
beckeri, 64.
benschi, 174.
* beryllinus, 405.
bessoni, 302.
betsileo, 60.
bispinosus, 240.
blandus, 301.
* Bothrocolpodes, 142.
brachy dénis, 167.
* brachypterum (Liagonum), 73.
* brachypterus (Catacolpodes), 457.
brevicomis, 457.
cacbani, 348.
callizonatus, 430.
caraboides, 192.
* carayoni, 446.
earoli, 150.
* casalei, 403.
* Catacolpodes, 434.
catalai, 139.
catati, 49.
Source : MNHN,
540
P. Basilewsky
* chalcotinctus, 459.
chlaenioides, 136.
* coeruleotinctus, 390.
* coeruleus, 363.
colpodoides, 131.
* Colpomimus, 130.
* commistus, 204.
* comoricus, 52.
* conciliatus, 284.
* confusus, 411.
* contractas, 364.
coptoderoides, 156.
coptodems (Neocolpodes), 379.
coptodems (Mesocolpodes), 156.
coquerelanus, 375.
coquereli, 99.
* cordicollis, 464.
* corpulentus, 345.
corythenus, 299.
crassicollis, 349.
crassipes, 108.
* cribellatus, 224.
cribosus , 292.
* culminicola, 122.
cuneatiis , 447.
cupreotinctus, 351.
cuprescens, 150.
curvipes, 98.
* cyaneoviolaceus, 365.
* cyaneus, 395.
cyanurus, 306.
Cymenopterus, 181.
* Cyrtopilus, 479.
* darlingtoni, 321.
* deplanatam, 84.
depressus, 469, 471.
* descarpentriesi (Agonorites), 119.
descarpentriesi (Haplocolpodes), 160.
* descarpentriesi (Megalonychus), 54.
* descarpentriesianus, 289.
* deuvei, 311.
* dialithoides, 321.
dialithus, 320.
* didy, 418.
dieganus, 408.
dilaticollis ( Megalonychus ), 49.
dilaticollis (Neocolpodes), 316.
dirrhapis, 392.
distinctus , 131.
divaricatus, 450.
* Dolichocolpodes, 141.
dolius, 473.
Ectobothrus, 245.
effulgens, 389.
einilii, 303.
* Epicolpodes, 172.
episcopalis, 427.
erythropus, 239.
eucharis, 396.
eugrammus, 441.
Euleptus, 42.
euleptus, 202.
Euplynes, 474.
* eutinctas, 442.
* evictus, 285.
exiguus, 278.
fairmairei, 339.
Feroniaseus, 134.
fischeri, 375.
flavolimbatiis, 218.
fossulatus, 145.
gallienii, 236.
gemmula, 279.
geniculatas, 43.
gitonius, 445.
gracilis, 57.
grandidieri, 72.
* griveaudi (Agonorites), 120.
* griveaudi (Neocolpodes), 328.
* habui, 309.
Haplocolpodes, 158.
Haplopeza, 474.
ho va, 76.
humeralis, 208.
hylobates, 371.
hylobius, 368.
hylochorus, 369.
hylonoinus, 226.
* Idiocolpodes, 187.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
imerinae (Neocolpodes), 351.
imerinae (Syletor), 40.
imerinensis, 332.
* incertum, 105.
inermis, 353.
* invoeatus, 312.
isakae, 350.
* itremensis. 56.
janthinus, 306, 473.
*jeanneli (Agonorites), 125.
jeanneli (Notocolpodes), 232.
* jeannelianus, 432.
* juratulus, 178.
* kryzhanovskyi, 425.
labathiei, 458.
laevipennis, 326.
* lampros, 215.
* languidus, 452.
* lapidicola (Agonoriascus), 477.
* lapidicola (Notocolpodes), 224.
lapillus, 281.
laticolle, 96.
latipennis, 375.
lautus, 235.
lebisi, 58.
* lecordieri, 418.
lenis, 229.
* Leptocolpodes, 237.
leptoderus, 375.
leptotatus, 304.
* leptoteroides, 388.
* leptoterus, 385.
levior, 280.
Liagonidium, 63.
Liagonum, 63.
limbicollis, 335.
limodrominus , 60.
* Liocolpodes, 189.
lithopius, 169.
* Lobocolpodes, 147.
longespinosus, 472.
longimembris, 331.
lyauteyi, 433.
madagascariensis, 49.
madecassum (Metagonum), 32, 484.
* madecassus (Cyrtopilus), 480.
madecassus (Megalonychus), 57.
* mahafalyanum, 92.
malleatus, 326.
* inananarae, 223.
* mangindranum (Liagonum), 106.
* mangindranus (Neocolpodes), 278.
* manjarivoloanus, 145.
* mantasoae, 85.
marginatus, 422.
* marojejyanum (Liagonum), 93.
* marojejyanus (Notocolpodes), 203.
* marojejyanus (Proplienorites), 126.
mathiauxi, 291.
matsabor)rensis, 240.
mauritiensis, 194.
Megalonychus, 46.
* Mesocolpodes, 156.
Metagonum, 32, 484.
* inetallicus, 207.
metrium, 95.
meunieri, 355.
micaauri, 277.
micheli, 465.
micracis, 230.
microphthalmus, 123.
* midongyanus, 215.
milloti (Megalonychus), 54.
milloti (Neocolpodes), 313.
minutus, 282.
* mirabilis, 141.
mocquerysi, 443.
* montanus, 118.
monticola (Liagonum), 102.
monticola (Neocolpodes), 317.
montis, 391.
morpho, 210.
murex, 148.
mutans, 386.
* nanus, 463.
* nebrioides, 74.
Neobatenus, 61.
Neocolpodes, 245.
Neomegalonychus, 107.
* nephriticus, 420.
nidicola, 51.
nigripes, 475.
Source :
542
P. Basilewsky
nigrita, 212.
* nigrocyaneus, 420.
nitens, 370.
* Notocolpodes, 195.
oberthuri, 292.
obtusidens, 222.
olsoufieffï, 234.
onivensis, 208.
Opisthopiesis , 245.
* optimus, 286.
Orophicus, 184.
* orophilum (Liagonum), 104.
* orophilus (Neocolpodes), 353.
ovalipennis, 212.
oxypterus, 413.
oxytelus, 415.
Pachyferonia, 127.
pachys, 154.
* papangoensis, 320.
* Paracolpodes, 194.
pareil thesis, 331.
paromius, 300.
parvitarsis, 110.
* pauliani (Agonorites), 123.
* pauliani (Liagonum), 104.
pauliani (Neocolpodes), 363.
perforatus, 182.
perinetanus, 429.
perpillus, 342.
perrieri (Agonobembix), 133.
perrieri (Haplocolpodes), 170.
* perrinae, 347.
* persimilis, 407.
* perspinosus, 192.
* perturbatus, 231.
* perviridis, 179.
* petrorum, 469.
* peyrierasi (Liagonum), 74.
* peyrierasi (Neocolpodes), 327.
phaedroides, 322.
phaedrus, 315.
phenacoides, 310.
phenax, 154.
pictus, 242.
Piezotelus, 246.
plesioides, 383.
plesius, 382.
plumbeus, 338.
porphyreticus, 399.
porpliyritis, 415.
proeletus, 286.
* Prophenorites, 125.
* Protocolpodes, 243.
pseudophanes, 62.
pterophorus, 379.
punctatostriatus, 206.
purpurascens, 357.
purpureipennis, 428.
quadricollis, 129.
radama, 401.
ranavalonae, 431.
* ranomandryae (Liagonum), 79.
* ranomandryae (Lobocolpodes), 151.
raphideus, 290.
* renaudi, 467.
renaudianus (Haplocolpodes), 166.
renaudianus ( Neocolpodes ), 377.
* rex, 412.
rhagodus, 443.
* rhetoborum, 87.
* robinsoni, 327.
rudis, 144.
ruficollis, 401.
rufobrunneus, 205.
* rufofemoratus, 306.
* rufomarginatus, 334.
nigicollis, 229.
salazianus, 101.
* sambavanus, 294.
* sambiranus, 345.
* saphyrinus, 427.
* scitoides, 461.
scitus, 460.
* scrobiculatus, 449.
separatus, 274.
sericeus, 227.
* serpillus, 298.
sexpunctatum, 101.
seyrigi, 406.
sicardi, 466.
* sigillatus, 450.
Source : MNHN, Paris
CARABIDAE PLATYNINAE
543
sikorai, 175.
silvestris, 343.
silvicola, 454.
simplex, 93.
simplicior, 49.
sinopsis, 447.
sogai, 231.
solidum, 80.
* solitarius, 468.
Sophroferonia, 109.
* smaragdinus, 368.
* spinosus, 190.
* splendens, 146.
* straneoi, 398.
suavis, 211.
suberbiei, 335.
subimpressus, 324.
sublaevis, 319.
* subpictus, 243.
subpolitus, 217.
subsolanum, 77.
subundatus, 176.
* surdus, 300.
suture llus, 297.
Syletor, 39.
sylvaticus, 340.
tetroxys, 416.
* tongobory, 354.
tratorius, 244.
tsarabe, 424.
* tsaralananae (Liagonum). 92.
tsaratananae (Neocolpodes), 276.
* tsaratanensis, 187.
turgidus, 294.
vadoni (Cymenopterus), 183.
vadoni (Feroniascus), 140.
* vadoni (Liagonum), 99.
vagus, 421.
vakoanae, 90.
variolosus, 453.
* velitus, 367.
venustus, 393.
vicinum (Liagonum), 88.
* vicinus (Notocolpodes), 221.
vietteanus, 165.
* viettei (Liagonum), 83.
viettei (Neocolpodes), 377.
* villiersi, 344.
vinsoni, 186.
* viridiaureus, 165.
viridicollis, 337.
tanala, 177.
tanalensis, 332.
letragonus, 274.
tetrastenus, 280.
* wintreberti, 405.
Xatis, 474.
* xestus, 329.
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L’ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la «Faune» : P. VlETTE, 45 bis, rue de Buffon, 75005 Paris.
En vente à la Librairie René Thomas
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 4 décembre 1985
Fascicules publiés
Prix
T.T.C.
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fraser, 1956 . 150 F
II. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae, par R. Paulian, 1956
{n’est plus vendu qu’avec la collection complète ) . 150 F
III. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Viette, 1956 . 100 F
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Breuning, 1957 . 150 F
V. — Mantodea, par R. Paulian, 1957 . 100 F
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957 . 100 F
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 . 100 F
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 . 150 F
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959 . 100 F
X. — Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959 . 150 F
XI. — Insectes Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeina et Onthophagini, par R.
Paulian; Helictopleurina, par E. Lebis, 1960 . 150 F
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. Lawrence, 1960 . 150 F
XIII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par R. Paulian, 1961
(Prix Foulon de l’Académie des Sciences) . 300 F
XIV. — Lépidoptères Eupterodidae et Attacidae, par P. Griveaud, 1961 . 150 F
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962 . 100 F
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962 . 150 F
XVII. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud, 1964 (Prix Constant de
la Société entomologique de France) . 150 F
XVIII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. Crosnier, 1965 .... 150 F
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Philipp, 1965 . 100 F
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. Viette, 1965
(Prix Foulon de l’Académie des Sciences) . 150 F
(2). — Id. Amphipyrinae {part ) et Melicleptriinae, 1967 . 150 F
XXI. — Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966 . 200 F
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Grjebine, 1966 (Prix
Passet de la Société entomologique de France) . 300 F
XXIII. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967 . 200 F
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Whalley, 1967 . 150 F
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. Slater, 1967 . . . 100 F
XXVI. — Insectes. Orthoptères, Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acrididae), par V.
M. Dirsh et M. Descamps, 1968 . 200 F
XXVII. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968 . 150 F
XXVIII. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (lrc partie), par A. Villiers, 1968 . . . 150 F
Source : MNHN
Fascicules publiés (suite)
XXIX. — Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. Kiriakofl, 1969 . 200 F
XXX. — Insectes. Dermaptères, par A. Brindle, 1969 . 100 F
XXXI. — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par C. Dufay, 1970 . 200 F
XXXII. — Arachnides. Araignées Archaeidae, par R. Legendre, 1970 . 100 F
XXXIII. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par E.-R. Brygoo,
1971 . 250 F
XXXIV. — Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de Lajonquière, 1972 . 250 F
XXXV. — Oiseaux, par Ph. Milon, J. -J. Petter et G. Randrianasolo, 1973 . 350 F
36. — Mammifères. Carnivores, par R. Albignac, 1973 . 250 F
37. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basilewsky, 1973 . 250 F
38. — Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. Emerit, 1974 250 F
39. — Insectes. Lépidoptères Agaristidae, par S.G. Kiriakoff et P. Viette, 1974 ... 200 F
40. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninae, par R.-M.
Quentin et A. Villiers, 1975 . 250 F
41. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae : IL Biologie, par A. Peyrieras.
— III. Supplément à la systématique, par P. Basilewsky, 1976 . 250 F
42. — Arachnides. Acariens Astigmata Lislrophoroidea, par A. Fain, 1976 . 150 F
43 (1). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (1" partie), par P. Griveaud, 1977 ... 250 F
43 (2). - Id. (2e partie), 1977 . . •••• 250 F
44. — Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J.-J. Petter, R. Albignac
et Y. Rumpler, 1977 (Prix Foulon de l’Académie des Sciences) . 500 F
45. — Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blanc, 1977 . 250 F
46. — Crustacés. Décapodes Aristeidae (Benthesicyminae, Aristeinae, Soleni-
cerinae), par A. Crosnier, 1978 . 300 F
47. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, Genre Brookesia et complément pour le
genre Chamaeleo, par E.-R. Brygoo, 1978 . 250 F
48. — Ophiures, par G. Cherbonnier et A. Guille, 1978 . 250 F
49. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (2e partie), par A. Villiers, 1979 . . . 250 F
50. — Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Ceratocanthi-
dae, par R. Paulian et J.-P. Lumaret, 1979 . 150 F
51. — Insectes. Coléoptères Staphylinides, Oxytelidae Osoriinae, par H. Coiffait,
1979 . 150 F
52. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Disteniinae, par A. Villiers, 1980 . 200 F
53. — Insectes. Lépidoptères Limacodidae, par P. Viette, 1980 . 200 F
54. — Insectes. Coléoptères Colydiidae et Cerylonidae, par R. Dajoz, 1980 . 150 F
55. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Cycloterini, par R. Richard, 1981 (Prix
M. et Th. Pic de la Société entomologique de France) . 100 F
56. — Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. Paulian, 1981 . 50 F
57. — Insectes. Coléoptères Cetoniidae Euchroeina : I. Systématique, par R.
Paulian et A. Descarpentries — IL Biologie et formes larvaires, par J.-P.
Lumaret et A. Peyrieras, 1982 . 300 F
58. — Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Dussart, 1982 . 200 F
59. — Crustacés. Amphipodes Gammariens (lrc partie), par M. Ledoyer, 1982 . . . 350 F
60. — Insectes. Lépidoptères Epiplemidae, par J. Boudinot, 1982 . 100 F
61. — Insectes. Lépidoptères Sesiidae, par P. Viette, 1982 . 150 F
62. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Stigmatrachelini, par R. Richard, 1983 250 F
63. — Insectes. Lépidoptères Psychidae Oiketicinae, par J. Bourgogne, 1984 . 100 F
64. — Insectes. Coléoptères Carabidae Platyninae, par P. Basilewsky, 1985 . 500 F
12, rue Général-de-Gaulle. Bar-sur- Aube
Source : MNHN, Paris