FAUNE
Publiée sous les
DE MADAGASCAR
auspices du Gouvernement de la République Malgache
68
INSECTES
DIPTÈRES CULICIDAE
CULICINAE FICALBIINI
par
Alexis GRJEBINE
Université de Paris 7
1986
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l'Institut
(alors Directeur adjoint de l’ÏRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère de la Coopération
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l'Institut, Paris.
— M. le Ministre de l’Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS, Paris. — M. le Directeur général
de l’ORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris ; J.-M. PÉRÈS,
membre de l’Institut, Marseille ; J. CARAYON, Paris ; A. CHABAUD, Paris ;
C. DELAMARE DEBQUTTEVILLE, Paris ; M. RaKOTOMARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAUL1AN, Président ; MM. Ch.-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. Dechambre, C. Delamare Deboutteville, P. Drach, A. Grjebine,
L. Matile, J.-J. Petter, G. Ramanantsoavina, P. Roederer,
P. VlETTE (secrétaire).
Source : MNHN, Paris
s mfi
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
68
INSECTES
DIPTÈRES CULICIDAE
CULSCINAE FICALBIINI
par
Alexis GRJEBINE
Université de Paris 7
I MUSEUM/
U'AKIS,
Publié avec le concours
de l’Institut français de Recherche scientifique
pour le Développement en Coopération
Muséum national d’Histoire naturelle
Paris
1986
Bibliothèque Centrale Muséum
Smn&ytmfHN, Paris
PRESENTATION
Commerson, après un court voyage dans le Sud-Est malgache, en
1770, signalait l’originalité totale des solutions adoptées par la Nature
à Madagascar.
L’ouvrage de mon élève, compagnon et collaborateur, et très cher ami
le Professeur Alexis Grjebine, consacré aux Diptères Culicides du genre
Ficalbia de la faune malgache, est une excellente illustration de cette origi¬
nalité. Choisissant, pour la plupart, de faire profiter leurs larves et leurs
nymphes de l’abri relatif offert par les phytothelmes — les collections d’eau
accumulées entre les feuilles et à leur aisselle par diverses plantes, surtout
Monocotylédones — les Ficalbia malgaches ont découvert les phytothelmes
des Ravenales, l’Arbre du Voyageur, et exploitent les poches d’eau, impor¬
tantes mais ne communiquant avec l’extérieur que par un long passage
surbaissé, à l’aisselle des frondes de celui-ci. Explorés par les chercheurs de
l’Institut de Recherche scientifique de Madagascar (IRSM), sous l’impul¬
sion du Professeur J. Millot, ces phytothelmes si particuliers ont révélé
une faune riche et variée de Batraciens, de Lézards, de Coléoptères Das-
cillides, Hélodides, Elatérides et Dytiscides et de Diptères Culicides. Le
premier Ficalbia des Ravenala fut étudié par le Dr J. Doucet qui, frappé
de ses particularités, créa pour lui le genre Ravenalites. Le jeu de la nomen¬
clature a ramené ce nom au rang de synonyme, ou, tout au plus, au rang
de sous-genre au sein du genre Ficalbia, mais ses particularités n’en sont
pas moins fort intéressantes.
Utilisant toutes les récoltes accumulées à l’IRSM et y joignant ses
propres captures et le résultat de ses élevages, le Professeur Grjebine nous
propose aujourd’hui un tableau très complet et accompagné d’une remar¬
quable iconographie des Ficalbia malgaches à tous les stades de leur déve¬
loppement. On peut y suivre les extraordinaires variations de la morpholo¬
gie larvaire, et surtout nymphale, d’insectes adaptés de façon plus ou
moins étroite à un milieu aux contraintes précises et inattendues. Darwin,
sur le Beugle , eut été au comble de la joie s’il avait eu l’occasion de décou¬
vrir les premiers états des Ficalbia malgaches. Il y eut trouvé un fort bel
exemple de ses théories. Il est très remarquable de noter que, répandus
d’Afrique à l’Asie des Moussons, ce n’est cependant qu’à Madagascar
que les Ficalbia s’affirment comme franchement liés aux phytothelmes,
confirmant ainsi les intuitions de Commerson.
Il est très certain que tous les Ficalbia malgaches ne sont pas encore
connus et qu’un vaste champ de recherches reste ouvert, mais le travail
du Professeur Grjebine permettra aux chercheurs futurs de progresser dans
leur étude en étant assurés de leurs bases. Rarement, un groupe zoologique
aura été traité avec une telle minutie et aura été aussi complètement figuré.
Source : MNHN, Paris
2
ALEXIS GRJEBINE
En remerciant le Professeur Grjebine de sa nouvelle et si importante
contribution à la connaissance de la faune malgache, et à la Faune de
Madagascar, je voudrais souligner dans quelles conditions pénibles il a
été amené à la préparer et avec quel courage il a su dominer la souffrance
pour en achever la réalisation.
R. Paulian
La Rouvière, le 28 avril 1986
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
Préface. 7
Introduction. 9
Matériel et méthodes d’études. 10
Terminologie et abréviations. 12
(Terminologie en français et en anglais)
Adultes. 12
Nymphe. 20
Larve. 21
Traitement taxonomique
Tribu Ficalbiini — Généralités. 24
Caractères morphologiques de la tribu des Ficalbiini. 26
Espèces des genres Ficalbia Theobald et Mimomyia Theobald
DE LA RÉGION MALGACHE AVEC STADES CONNUS DÉCRITS ET
FIGURÉS (*). 33
Annexe : Mimomyia ( Ingramia) fusca Leicester (région orien¬
tale) . 34
Genre Ficalbia Theobald. 34
Caractères du genre Ficalbia Theobald. 34
Division du genre Ficalbia Theobald. 37
1. Ficalbia {Ficalbia) uniformis (Theobald). 37
2. Ficalbia {Ficalbia) circumtestacea (Theobald). 43
Genre Mimomyia Theobald. 48
Caractères du genre Mimomyia Theobald. 48
Division du genre Mimomyia Theobald. 48
Groupes A, B, C, D, E du sous-genre Mimomyia. 54
Groupe A {Mimomyia s. str.) . 57
3. Mimomyia {Mimomyia) splendens Theobald. 57
Groupe B {Ludlowia) . 62
4. Mimomyia {Mimomyia) hispida (Theobald). 62
5. Mimomyia {Mimomyia) lacustris (Edwards). 69
les figures.
Source : MNHN, Paris
4
ALEXIS GRJEBINE
Groupe C ( Boycia ). /4
6. Mimomyia (Mimomyia) mimomyiaformis (Newstead) 74
Groupe D ( Megaculex) . 80
7. Mimomyia ( Mimomyia ) plumosa (Theobald). 80
Sous-genre Etorleptiomyia Theobald. 86
8. Mimomyia ( Etorleptiomyia) mediolineata (Theobald). 88
Sous-Genre Ingramia Edwards. 94
Caractères ou sous-genre Ingramia Edwards (syn. Ravénalités
Doucet). 95
Caractères des trois groupes A, B et C. 97
9. Mimomyia ( Ingramia) aurata (Doucet). 98
(Groupe B)
10. Mimomyia {Ingramia) bernardi (Doucet). 106
(Groupe B)
11. Mimomyia ( Ingramia) beytouti (Doucet). 113
(Groupe B)
12. Mimomyia (Ingramia) brygooi n. sp. 119
(Groupe A)
13. Mimomyia {Ingramia) coltessi n. sp. 124
(Groupe B)
14. Mimomyia {Ingramia) grjebinei (Brunhes). 130
(Groupe A)
15. Mimomyia {Ingramia) jeansottei (Doucet). 136
(Groupe B)
16. Mimomyia {Ingramia) levicastilloi n. sp. 145
(Groupe A)
17. Mimomyia {Ingramia) longicornis n. sp. 149
(Groupe A)
18. Mimomyia (Ingramia) marksae n. sp. 154
(Groupe B)
19. Mimomyia ( Ingramia) mattinglyi n. sp. 158
(Groupe B)
20. Mimomyia ( Ingramia) milloti n. sp. 163
(Groupe A)
21. Mimomyia (Ingramia) ramalai n. sp. 169
(Groupe A)
22. Mimomyia (Ingramia) roubaudi (Doucet). 174
(Groupe A)
23. Mimomyia (Ingramia) spinosa (Doucet). 183
(Groupe A)
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULIC1DAE CULICINAE FICALBIINI 5
24. Mimomyia ( Ingramia ) stellata n. sp. 192
(Groupe A)
25. Mimomyia ( Ingramia) vansomerenae n. sp. 199
(Groupe B)
Annexe : sous-genre Ingramia, groupe C (Région indomalaise).. 202
26. Mimomyia ( Ingramia ) fusca (Leicester). 203
(Groupe C)
Conclusion. 209
Clés pour la tribu des Ficalbiini :
Imagos . 212
Genitalia mâles. 212
Nymphes. 212
Larves. 213
Clés des genres de la tribu des Ficalbiini :
Femelles. 213
Mâles. 214
Nymphes. 214
Larves. 214
Clés des espèces du genre Ficalbia Theobald :
Imagos. 215
Genitalia mâles. 215
Nymphes. 215
Larves. 216
Clés des sous-genres du genre Mimomyia Theobald :
Femelles. 216
Mâles. 216
Nymphes. 217
Larves. 217
Clés pour groupes et espèces du sous-genre Mimomyia Theo¬
bald :
Imagos . 218
Nymphes.;. 218
Larves. 219
Clés des groupes et espèces des sous-genres Etorleptiomyia
T heobald et Ingramia Edwards :
Imagos . 220
Mâles et genitalia mâles. 221
Nymphes. 223
Larves. 225
Références. 229
Liste des figures. 233
Figures. 239
Source : MNHN, Paris
*
PRÉFACE
Les Moustiques de Madagascar et des îles voisines présentent, comme
le reste de la faune de l’île, des particularités spécifiques à cette région,
remarquables par une spéciation explosive à partir d’un fonds commun
africano-asiatique. Celui-ci a pu se faire grâce à la séparation de Mada¬
gascar de l’Afrique, souvent en absence d’espèces concurrentielles. L’étude
des Moustiques de Madagascar a été entreprise surtout après la création
de la Recherche Scientifique française Outre-Mer (ORSTOM), après la
guerre 1939-1944, qui a permis la création de l’Institut local de l’ORSTOM
(1RSM) sous la direction de J. Millot et R. Paulian.
Dès 1948, J. Doucet entreprenait une étude générale dans certaines
régions et découvrait un nombre remarquable d’espèces nouvelles pour le
Monde. Succédant à J. Doucet, de 1951 à 1962, j’ai pu récolter des spéci¬
mens dans différentes régions, aidé par mon assistant Damase Andriama-
nantena, en vue de l’étude des Anophèles faite en coopération avec le
Service antipaludique, étude qui a fait l’objet du manuscrit intitulé « Ano-
phelinae de Madagascar» (Grjebine 1966).
Après mon départ, d’autres récoltes ont été effectuées en particulier
par J. Brunhes de l’ORSTOM et le Dr F. Rodhain de l’Institut Pasteur de
Paris.
Possédant des affinités surtout africaines, les Moustiques de Mada¬
gascar n’ont pu être étudiés que grâce aux données existantes sur la faune
africaine et orientale. Les Ficalbiini d’Afrique ont surtout été récoltés et
étudiés par J. Hamon de l’ORSTOM, F. W. Edwards et P. Mattingly du
British Muséum (Natural History). Ce dernier effectua en plus l’étude
des espèces de l’Asie méridionale (Mattingly 1957) et fit avec A. Grjebine
une révision du genre Ficalbia, avec une discussion de la position systéma¬
tique des Ravenalites Doucet (Mattingly & Grjebine 1958).
Je tiens à exprimer à tous ceux qui m’ont aidé à accomplir ce travail
ma profonde reconnaissance. Je remercie tout particulièrement Monsieur
le Recteur Paulian pour les encouragements qu’il n’a cessé de me témoigner
depuis 1945, ainsi que l’ORSTOM où j’ai pu, en tant qu’entomologiste
médical de 1944 à 1966, étudier les Moustiques vecteurs de maladies. Je
tiens à y associer également les assistants malgaches, dont Damase Andria-
manantena qui a toujours travaillé avec passion à mes côtés.
Transféré de l’ORSTOM à l’Education nationale en 1966, et nommé
Professeur de Zoologie à Paris en 1971, j’ai pu disposer, grâce à l’appui du
Professeur A. Balachowsky, Membre de l’Institut, d’un Laboratoire au
Muséum national d’Histoire naturelle qui m’a permis de poursuivre mes
recherches. J’y associerai le Professeur J. Carayon, Directeur du Labora¬
toire d’Entomologie, ainsi que Madame M. Lacaisse du Département des
Diptères pour son aide technique et toute l’équipe du Laboratoire.
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Je remercie aussi P. Viette, pour l’aide apportée à la présentation de
mon travail, ainsi que mon épouse, qui n’a cessé de m’encourager et a
bien voulu se charger de la frappe de ce manuscrit. Je voudrais que tous
mes collègues de l’ORSTOM, en particulier J. Hamon, trouvent ici ma
profonde reconnaissance, ainsi que P. Mattingly du British Muséum
(Natural History) sans l’appui duquel je n’aurais pu mener à bien cette
étude.
Paris le 27 janvier 1986
Laboratoire ci'Entomologie
Muséum national d’Histoire naturelle
F - 75005 Paris
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
L’étude de Madagascar et de son milieu a fait l’objet de nombreux
travaux. La région géographique malgache (considérée par certains bio¬
géographes comme une sous-région) a été étudiée sur le plan biogéogra¬
phique surtout par R. Paulian (Zoogéographie de Madagascar et des îles
voisines, 1961). On trouve aussi des données sur le milieu naturel dans les
ouvrages des botanistes (H. Humbert 1955), ainsi que dans les publications
des entomologistes (P. Viette 1963 ; A. Grjebine 1966) et une synthèse
générale avec une bibliographie de base dans l’ouvrage de R. Paulian
et al. 1981 (Madagascar un sanctuaire de la nature).
En ce qui concerne les Moustiques, on peut trouver les renseignements
généraux sur les gîtes de reproduction dans le volume XXII de la Faune
de Madagascar « Culicidae Anophelinae, A. Grjebine 1966 ».
L’intérêt de l’étude de la tribu des Ficalbiini de la région malgache
est non seulement d’ordre morphologique, mais aussi sur le plan d’une
spéciation insulaire explosive, liée à l’adaptation de la reproduction dans
les petites collections d’eau des plantes et à la progression de la tribu depuis
la région africaine, à travers la région orientale, jusqu’au Pacifique Sud.
Les gîtes primitifs de la tribu des Ficalbiini sont formés par des collec¬
tions d’eau terrestre (étangs, marais, rivières) et les gîtes secondaires par
des collections d’eau épigées, aériennes, formées par l’accumulation de
l’eau de pluie dans les plantes : trous d’arbres, Bambous coupés, aisselles
des feuilles engaignantes de Pandanus (plusieurs dizaines d’espèces dont
une trentaine dans l’Est), les Aracées ( Colocasia anticorum, Typhonodorum
lindleyanum), les Musacées ( Ravenala madagascariensis) et les Népentha-
cées ( Nepenthes madagascariensis) (fig. 2, 3).
La répartition géographique de la tribu des Ficalbiini est très vaste
mais limitée aux régions tropicales de l’ancien Monde, comprenant les
Régions éthiopienne, malgache, orientale, indomalaise, papouasienne,
Nord australienne, Sud Pacifique. J. Belkin montre cette répartition dans
son ouvrage sur les Moustiques du Pacifique Sud (1962), ainsi que les
aires faunistiques dans sa carte de la figure 18.
La répartition du genre Ficalbia est limitée surtout à l’Afrique et
Madagascar, très peu représentée dans la région orientale tandis que celle
du genre Mimomyia est beaucoup plus vaste. Le sous-genre Mimomyia
est essentiellement africain et malgache ; le sous-genre Etorleptiomyia
a une vaste répartition de l’Afrique au Pacifique Sud ; le sous-genre Ingramia
est essentiellement limité à la région malgache (série Ravenalites) et secon¬
dairement à la région indomalaise (série Ingramia s. str.).
Le mémoire comporte la description originale de 25 espèces à tous les
stades de développement (femelles, mâles, nymphes, larves) dont 10 espèces
nouvelles pour le Monde, ainsi que la description complète à tous les stades
Source : MNHN, Paris
10
ALEXIS GRJEBINE
de la majeure partie des espèces déjà connues (dont la plupart n’était décrite
jusqu’ici que sommairement).
— Pour le genre Ficalbia Theobald, 2 espèces afromalgaches ont été
décrites sur 7 espèces connues dans le Monde (Afrique, Asie).
— Pour le genre Mimomyia Theobald, 3 sous-genres ont été étudiés
( Mimomyia, Etorleptiomyia, Ingramia syn. Ravenalites).
— Pour le sous-genre Mimomyia Theobald, 5 espèces ont été étudiées
en détail et les caractéristiques des principaux groupes approfondies :
Groupe A ( Mimomyia s. sir.) ; Groupe B ( Ludlowia ) ; Groupe C ( Boycia ) ;
Groupe D ( Megaculex ).
Ces 5 espèces afro malgaches font partie des 17 espèces connues dans
le Monde : Afrique, Région orientale. Pacifique Sud).
— Pour le sous-genre Etorleptiomyia Theobald, 1 espèce afro mal¬
gache a été décrite en détail et les caractères du sous-genre approfondis ;
6 espèces sont connues dans le Monde (Afrique, Région orientale, Paci¬
fique Sud).
— Pour le sous-genre Ingramia Edwards 1912 (syn. Ravenalites
Doucet 1957), 18 espèces ont été étudiées dont 10 espèces nouvelles. Dans
ce sous-genre, il existe en tout 21 espèces dont 18 pour la région malgache
et 3 pour la région orientale (indomalaise) ; pour la majeure partie des
espèces tous les stades de développement (femelles, mâles, nymphes, larves)
ont été décrits. L’étude de ce sous-genre a permis de mettre en évidence sa
spéciation à partir probablement d’un stock du sous-genre Etorleptiomyia
et sa différenciation en deux séries très distinctes, la première comportant
les Ravenalites Doucet de Madagascar avec 18 espèces divisées en deux
sous-groupes ( roubaudi et aurata jeansottei), et la deuxième série Ingramia
Edwards s. str. avec 3 espèces (groupe Jitsca) inféodée à la Région orientale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES D’ÉTUDES
Pour la collecte, nous avons utilisé soit la capture directe des imagos,
soit la récolte des larves et nymphes en vue de leur élevage pour l’obtention
des imagos.
Pour le montage sur lames, nous avons eu beaucoup de préparations
abîmées à la suite de l’utilisation du P.V.A. qui a cristallisé au bout de
quelques années ; aussi nous préférons les montages au Baume de Canada
qui offre une garantie certaine en muséologie. Pour l’exécution des figures,
je les ai dessinées moi-même en utilisant la plupart du temps des objectifs
microscopiques x 10, x 16, x 25, x 40, x 90.
Pour les catégories taxonomiques, nous avons adopté le catalogue des
Moustiques du Monde (Diptera : Culicidae) de Kenneth L. Knight &
Alan Stone (1977). Les différents stades figurés par les auteurs sont suivis
d’un astérisque ou *.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1 1 1
Pour la terminologie et les abréviations, nous avons adopté celle de
R. Harbach & K. Knight (1980), mais pour certains termes et abréviations,
nous avons jugé nécessaire de donner simultanément la terminologie
usuelle largement utilisée, en particulier par J. Belkin (1962), certaines
appellations recommandées par Harbach & Knight étant trop complexes
et trop longues pour un usage courant. Pour la liste de nos abréviations,
nous avons donné simultanément les appellations d’expression anglaise
et les appellations correspondantes françaises.
Pour la description des différents stades, Q, Cf, N, L, nous avons
essayer de faire figurer le plus grand nombre de caractères, et de monter
les imagos en préparations microscopiques pour l’étude des détails et des
mensurations.
— Pour les imagos, nous avons utilisé les mensurations et indices
ci-dessous :
• Pour les femelles, rapport de la longueur de la trompe et des palpes
maxillaires (Pr/MPlp) ; longueur premier flagellomère/second flagellomère
(Flml/Flm2) et Flml3/Flml4. Pour l'aile, différents rapports, en particulier
longueur de la cellule R2 (branche R2)/tige R2 + 3 : (R2/R2 + 3) ainsi que
Ml/Ml +2 et R4 + 5/M2. Pour les pattes, les rapports Fe-I/Pr, Ti-I/Ti-II,
Ti-I-Ti-III, Ta-Il/Ta-I2 + 3 +4 + 5, Ta-I4/Ta-15.
• Pour les mâles, les rapports Pr/MPlp, Flml3/Flml4, Pr/Fe-I ; pour
les genitalia, la longueur du gonocoxite et celle du gonostyle (Gs/GC).
- Pour les nymphes, la longueur de la trompette respiratoire par
rapport à sa largeur (L/W) : la longueur de la trompette par rapport à la
pinna (L/Pi) ; la longueur de l’aire trachéolaire par rapport à la pinna
(TA/Pi) : la longueur de la trompette par rapport à l’aire trachéolaire
(T/TA); la longueur de la pinna par rapport au méat (Mea/Pi) ; pour la
palette natatoire, le rapport de sa largeur et de sa longueur (L/W) ; pour
le segment VIII, le rapport de sa largeur et de sa longueur (W/L).
— Pour les larves : pour la tête, le rapport de sa largeur et de sa lon¬
gueur (W/L). Pour l'antenne : le rapport de la longueur de la tête a la
longueur de l’antenne (LT/LA), la longueur du premier article par rapport
au deuxième (l er /2 e ), le rapport de la longueur de la partie proximale jus¬
qu’à la soie A-l/partie distale à la soie A-l. Pour la plaque mentale (MP),
le rapport de la largeur/longueur (W/L). Pour la maxille, le rapport lar¬
geur/longueur (W/L) ; la longueur de la maxille/longueur de la soie 4-Mx
(LMx/4-Mx) ; longueur de la maxille/longueur du palpe maxillaire
(LMx/MPlp). Pour le siphon, longueur/largeur (L/W) ; pour le segment
anal, longueur/largeur de la selle (L/W).
Source : MNHN, Paris
12
ALEXIS GRJEBINE
TERMINOLOGIE ET ABRÉVIATIONS
Adultes
(figure 4)
Tête : vue dorsale et latérale
Français
CE yeux composés
Clp clypéus
Flm flagellomère
Fr front
FW verticille du flagellomère
Lr labre
MPlp palpe maxillaire
Occ occiput
OS soies oculaires
Pe pédicelle
PgS soies postgénales
Prm ou Prou Pprémentum ou trompe
V vertex
Anglais
compound eyes
clypeus
flagellomere
frons
flagellar whorl
labrum
maxillary palpus
occiput
ocular setae
pedicel
postgenal setae
prementum or proboscis
vertex
Adultes
(figure 5)
Thorax : vue dorsale et antérieure
Français
Anglais
AA
aire acrostichale
acrostichal area
AcS
soies acrostichales
acrostichal setae
AcSc
écailles acrostichales
acrostichal scales
AnP
promontoire antérieur
anterior promontory
AnS
soies antéalaires
antealar setae
Ap ou Apn
antépronotum ou lobe pro-
notal antérieur
antépronotum
ApS
soies antépronotales
antepronotal setae
DA
aire dorsocentrale
dorsocentral area
DS
soies dorsocentrales
dorsocentral setae
Mpn
mésopostnotum ou postno-
tum
mésopostnotum
Mtn
métanotum
métanotum
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 13
Français
Anglais
Ppn
postpronotum ou lobe pro-
notal postérieur
postpronotum
PpS
soies postpronotales ou du
lobe pronotal postérieur
postpronotal setae
PrA
aire préscutellaire
prescutellar area
Ps
proépisternum
proepisternum
SaA
aire supraalaire
supraalar area
SaS
soies supraalaires
supraalar setae
ScA
angle scutellaire
scutal angle
Scu
scutum
scutum
SF
fosse scutale
scutal fossa
Stm
scutellum
scutellum
W
aile
Adultes
( figure 5)
wing
Thorax : vue latérale
Français
Anglais
AnA
aire antéalaire
antealar area
AnP
promontoire antérieur
anterior promontory
AnS
soies antéalaires
antealar setae
Ap ou Apn
antépronotum ou lobes pro-
notaux antérieurs
antépronotum
C-I
coxa antérieur
forecoxa
C-II
coxa moyen ou deuxième
coxa
midcoxa
C-III
coxa postérieur
hindcoxa
CxS
soies coxales
coxal setae
DA
aire dorsocentrale
dorsocentral area
DS
soies dorsocentrales
dorsocentral setae
H1
haltère ou balancier
halter
HyA
aire hypostigmatique
hypostigmal area
LSS
soies scutellaires latérales
latéral scutellar setae
Mam ou mep
mésanépiméron ou mésépi-
mesanepimeron
ou Mm
méron
Mem
métaméron
metameron
MeSu
soies mésépimérales supé¬
rieures
upper mesepimeral setae
Mkm
mésokatépiméron
mésokatépiméron
Mks
mésokatépisternum ou ster-
mesokatepisternum ou ster-
nopleure
nopleuron
MkSL
soies mésokatépistemales
lower mesokatepisternal se¬
inférieures ou sternopleu-
rales inférieures
tae
Source : MNHN, Paris
14
ALEXIS GRJEBINE
Français
Anglais
MkSU
soies mésokatépistemales
upper mesokatepisternal se-
supérieures ou sternopleu-
rales supérieures
tae
Mpn ou pn
mésopostnotum ou postno-
tum
mésopostnotum
mr
crête mésopleurale
mesopleural ridge
Msm
mésoméron ou méron
mesomeron
MSS
soies scutellaires médianes
médian scutellar setae
Mtm
métépiméron
metepimeron
Mtn
métanotum
métanotum
Mtpn
métapostnotum
métapostnotum
Mts ou mtp
métépistemum ou métapleu-
metepisternum ou meta-
ron
pleuron
MtS
stigmate métathoracique
metathoracic spiracle
Pa
paratergite
paratergite
PA ou psp
aire poststigmatique
postspiracular area
PaS
soies préalaires
prealar setae
PK
aire préalaire
prealar knob ou prealar area
Ppn ou ppn
postpronotum ou lobes pro-
notaux postérieurs
postpronotum
PpS
soies postpronotales ou des
lobes pronotaux posté¬
rieurs
postpronotal setae
Ps ou ppl
proépisternum ou propleu-
ron
proepisternum
PS
soies poststigmatiques
postspiracular setae
PsA ou sp
aire préstigmatique ou stig-
matique
prespiracular area
SA
aire substigmatique
subspiracular area
SaA
aire supraalaire
supraalar area
SaS
soies supraalaires
supraalar setae
ScA
angle scutellaire
scutal angle
Scu
scutum
scutum
SF
fosse scutale
scutal fossa
Stm
scutellum
scutellum
W
aile
wing
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
15
Adultes
(figure 5)
Thorax : localisation des soies et écailles — vues dorsale et latérale
AcS
AcSc
ADSc
AMSc
AnS
AnSc
ApSc
ASFS
LMSc
LSFS
LSSc
MAPS
MeSL
MeSU
MkSL
MkSU
MScL
MScU
MSFS
MSS
MSSc
PaS
PDS
PDSc
Français
soies acrostichales
écailles acrostichales
écailles dorsocentrales anté¬
rieures
écailles mésépimérales anté¬
rieures
soies antéalaires
écailles antéalaires
écailles antépronotales
soies antérieures de la fosse
scutale
soies mésépimérales infé¬
rieures
soies latérales de la fosse scu¬
tale
soies latérales du scutellum
soies du promontoire anté¬
rieur médian
soies mésépimérales infé¬
rieures
soies mésépimérales supé¬
rieures
soies mésokatépisternales in¬
férieures
soies mésokatépisternales
supérieures
écailles mésokatépisternales
inférieures
écailles mésokatépisternales
supérieures
soies médianes de la fosse
scutale
soies scutellaires médianes
écailles scutellaires médianes
soies préalaires
soies dorsocentrales posté¬
rieures
écailles dorsocentrales pos¬
térieures
Anglais
acrostichal setae
acrostichal scales
anterior dorsocentral setae
anterior mesepimeral scales
antealar setae
antealar scales
antepronotal scales
anterior scutal fossa setae
lower mesepimeral scales
latéral scutal fossal scales
latéral scutellar scales
médian anterior promonto-
ry setae
lower mesepimeral setae
upper mesepimeral setae
lower mesokatepisternal
setae
upper mesokatepisternal
setae
lower mesokatepisternal
scales
upper mesokatepisternal
scales
médian scutal fossa setae
médian scutellar setae
médian scutellar scales
prealar setae
posterior dorsocentral
setae
posterior dorsocentral
scales
Source : MNHN, Paris
16
ALEXIS GRJEBINE
Français
Anglais
PeSL
soies proépistemales infé¬
rieures
lower proepisternal setae
PeSU
soies proépistemales supé¬
rieures
upper proepisternal setae
PMSc
écailles mésépimérales pos¬
posterior mesepimeral
térieures
scales
PMSS
soies médianes postérieures
posterior médian scutal
du scutum
setae
PoSc
écailles poststigmatiques
postspiracular scales
PpS
soies pronotales postérieures
postpronotal setae
PrA
aire préscutellaire
prescutellar area
PrsS
soies préscutellaires
prescutellar setae
PS
soies poststigmatiques
postspiracular setae
PScU
écailles proépistemales
supérieures
upper proepisternal scales
PSFS
soies postérieures de la fosse
scutale
posterior scutal fossal setae
PsS
soies préstigmatiques
prespiracular setae
SaS
soies supraalaires
supraalar setae
SFSL
écailles latérales de la fosse
scutale
latéral scutal fossal scales
SFSP
écailles postérieures de la
fosse scutale
posterior scutal fossal scales
SSc
écailles scutellaires
scutellar scales
SSPL
écailles préscutellaires laté¬
rales
prescutellar latéral scales
SSPM
écailles préscutellaires
médianes
médian prescutellar scales
UMSc
écailles mésépimérales supé¬
rieures
upper mesepimeral scales
UPrSc
écailles préalaires supé¬
rieures
upper prealar scales
UPSc
écailles postpronotales supé-
upper postpronotal scales
rieures
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Aile
(figure 6)
Français
Anglais
Al
alula, alule
alula
Ar
arculus
arculus
C
costa et cellule
costa and cell
CuA
cubitale antérieure et cellule
cubitus anterior and cell
CuP
cubitale postérieure et cellule
cubitus posterior and cell
FSc
frange principale d’écailles
de la frange alaire
fringe scales
h
nervure transverse humérale
humerai cross vein
M
médiane et cellule
media and cell
Ml
première médiane et cellule
media one and cell
Ml +2
première et deuxième
médianes
media-one-plus-two
M2
deuxième médiane et cellule
media-two and cell
M3+4
troisième et quatrième
médianes
media-three-plus-four
M4
cellule
cell
m-cu
nervure transverse médiocu-
bitale
mediocubital crossvein
PISc
écailles dressées
plume scales
R
radiale et cellule
radius and cell
RI
première radiale et cellule
radius-one and cell
R2
deuxième radiale et cellule
radius-two and cell
R2+3
deuxième et troisième
radiales
radius- two-plus-three
R3
troisième radiale et cellule
radius-three and cell
R4+5
quatrième et cinquième
radiales
radius-four-plus-five
R5
cellule
cell
Rs
secteur radial
radial sector
Re
remigium
remigium
r-m
nervure transverse radio-
médiane
radiomedial crossvein
Sc
subcostale et cellule
subcosta and cell
SSc
écailles couchées
squame scales
UC ou Sq
calyptère supérieur ou
squama
upper calypter or squama
WF
frange alaire
wing fringe
IA
nervure anale et cellule
anal vein and cell
18
ALEXIS GRJEBINE
Tableau I
Comparaison et terminologie pour les nervures M-Cu-A
de Belkin 1962 et Colless & McAlpine 1970
Belkin 1962
(fig. 406)
M base
M [partie postérieure à m-cu]
Ml +2
M3+4
m-cu
Cu base
Cul [partie antérieure à m-cu]
Cul [partie postérieure à m-cu]
Cu2
plicale
IA
Colless & McAlpine 1970
(fig. 34.17)
terminologie recommandée par
Ralph E. Harbach & Kenneth L.
Knight 1980 utilisé par nous
M
Ml +2
Ml
M2
partie de M3+4
CuA
m-cu
majeure partie de M3+4
CuA
CuP
IA
Pattes
(figure 6)
Français
Anglais
Em
empodium
empodium
Fe-I
fémur antérieur
forefemur
Fe-II
fémur moyen
midfemur
Fe-III
fémur postérieur
hindfemur
Ta-I
tarse antérieur
foretarsus
Ta-II
tarse moyen
midtarsus
Ta-III
tarse postérieur
hindtarsus
Ti-I
tibia antérieur
foretibia
Ti-II
tibia moyen
midtibia
Ti-III
tibia postérieur
hindtibia
Tr-1
trochanter antérieur
foretrochanter
Tr-II
trochanter moyen
midtrochanter
U-I
griffe antérieure
foreunguis
U-1I
griffe moyenne
midunguis
U-IIÏ
griffe postérieure
hindunguis
Un
plaque unguinale
unguitractor plate
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
19
Genitala mâle
(figure 7)
Français Anglais
ADL
lobe subapical
apicodorsal lobe
Ae
édéage
aedeagus
AG
apodème du gonocoxite
apodeme of gonocoxite
BDL
lobe basal médiodorsal
basal dorsomesal lobe or
basal tergomesal lobe
BP
pièce basale
basal piece
Ce
cercus, cerque
cercus
Cl
claspette
claspette
CSe
soies cercales
cercale setae
Gc
gonocoxite
gonocoxite or sidepiece
GC
griffe du gonostyle
gonostylar claw or spini-
form
Gs
gonostyle, clasper ou disti-
style
gonostylus or clasper
Par
paramère
paramere
PH
phallosome
phallosome
Ppr
paraprocte
paraproct
Pr
proctigère
proctiger
VIII-S
stemite VIII
sternum VIII
IX-S
sternite IX
sternum IX
IX-Te
ou 1X-T
tergite IX
tergum IX
IX-TL
lobe du tergite IX
tergum IX lobe
X-Te
tergite X ou sclérotisation
basolateral sclerotization
ou X-T
basolatérale du proctigère
Genitalia femelle
( figure 7)
Français
Anglais
Ce
cercus, cerque
cercus
I
insula
insula
IsS
soies de l’insula
insula setae
LVL
lèvre vaginale inférieure
lower vaginal lip
PGL
lobe postgénital
postgenital lobe
Pr
proctigère
proctiger
SCa
capsule de la spermathèque
spermatecal capsule
UVL
lèvre vaginale supérieure
upper vaginal lip
Va
vagin
vagina
VII-S
sternite VII
sternum VII
VII-Te
tergite VII
tergum VII
VIII-S
sternite VIII
sternum VIII
VIII-Te
tergite VIII
tergum VIII
IX-Te
tergite IX
tergum IX
Source : MNHN, Paris
20
ALEXIS GRJEBINE
Nymphe
(figure 8)
Céphalothorax — trompette respiratoire
Français
Anglais
A
antenne
antenna
CE
yeux composés
compound eyes
CT
céphalothorax
céphalothorax
DAp
apotome dorsal
dorsal apotome or haed
schield
MC
fente du méat
meatal cleft
Mea
meatus ou méat
meatus
MK
crête médiane dorsale ou
médian keel or middorsal
arête médiodorsale
ridge
MPlp
palpe maxillaire
maxillary palpus
Mtn
métanotum
métanotum
MtW
aile métathoracique
metathoracic wing
MW
aile mésothoracique
mesothoracic wing
P
trompe
proboscis
Pi
pinna
pinna
RA
aire réticulée
reticulate area
Scu
scutum
scutum
T
trompette respiratoire
trumpet
TA
aire trachéolaire
tracheoid area
Nymphe
( figure 8)
Abdomen, nageoire, segments terminaux mâle et femelle
Français
Anglais
Abd
abdomen
abdomen
BU
contrefort externe de la
buttress or external buttress
nageoire
GL
lobe génital
génital lobe
MCL
lobe caudal médian ou IX-T
médian caudal lobe or IX-T
Mr
côte médiane
midrib
Pa
nageoire ou palette natatoire
paddle
Pr
proctigère, lobe anal ou seg¬
proctiger, anal lobe
ment X
Sp
spiculés marginaux de la
paddle marginal spiculés
nageoire
I-VIII
segments abdominaux
abdominal segments
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FI.CALBIINI
21
Larve
(figure 9)
Tête
Français
Anglais
A
antenne
antenna
AP
perforation antennaire ou
antenna puncture or basal
sensilium basal
sensillium
APBr
brosse palatale antéromé-
diane
anteromedian palatal brush
AR
crête antennaire
antennal ridge
AS
emboîture antennaire
antennal socket
ATA
bras tentorial antérieur
anterior tentorium arm
ATP
fossette tentoriale antérieure
anterior tentorial pit
C
capsule céphalique, tête
head capsule
CB
barre cibariale
cibarial bar
CE
yeux composés
compound eyes
CG
échancrure coronale
coronal gap
Col
collier
collar
DAp
apotome dorsal ou fronto-
dorsal apotome or fronto-
clypéus
clypeus
Dm ou Au
dorsomentum ou aulaeum
dorsomentum or aulaeum
FEL
ligne frontale d’ecdysis
frontal ecdysial line
HyS
suture hypostomale
hypostomal suture
Lat
lateralia ou lobe oculaire
lateralia or ocular lobe
LG
labiogula ou plaque labiale
labiogula or labial plate
Lh
labiopharynx
labiopharynx
LP B
brosse palatale latérale
latéral palatal brush
MLP
plaque labrale médiane
médian labral plate
Mn
mandibule
mandible
Mx
maxille
maxilla
OF
foramen occipital
occipital foramen
POc
postocciput
postocciput
PTP
fossette tentoriale posté¬
rieure
posterior tentorial pit
St
ocelle, stemma
stemma, larval eye
Vm ou MP
mentum ventral ou mentum
ventromentum or mental
plate
1
soie 1-C
seta 1-C
Source : MNHN, Paris
22
ALEXIS GRJEBINE
MLS1
MLS2
MLS3
MLS4
MLS5
Mn
MnB
MnC
MnL
MnPA
MnR
MnSl
MnS2
MnT
MRB1
MRS
Poa
Pra
UR
Cd
DMxS
GSt
LR1
LR2
LR3
LSt
MPlp
mSP
MxB
MxPa
VMxS
Larve
(figure 9)
Mandibule
Français
lobe spiculaire mandibulaire 1
2
4
5
mandibule
brosse mandibulaire
peigne mandibulaire
lobe mandibulaire
aire pileuse mandibulaire
râteau mandibulaire ou brosse
pectinée
soies mandibulaires
balayeuses ou balai 1
— — — 2
dents mandibulaires
lamelle pectinée ou lame en
râteau 1
lamelle en spiculé pectinée
artis postérieur (articulation)
artis antérieur
baguette en U
Larve
(figure 9)
Maxille
Français
cardo
suture maxillaire dorsale
galéastipe
soies râpeuses de la lacinia 1
laciniastipe
palpe maxillaire
processus mérostipital
brosse maxillaire
aire maxillaire pileuse
suture maxillaire ventrale
Anglais
mandibular lobe spiculés 1
mandible
mandibular brush
mandibular comb
mandibular lobe
mandibular pilose area
mandibular rake or pecti-
nate brush
mandibular sweeper 1
2
mandibular teeth
mandibular rake blade 1
mandibular rake spiculé
postartis
preartis
U-shaped rod
Anglais
cardo
dorsal maxillary suture
galeastipes
laciniarostrum 1
2
3
laciniastipes
maxillary palpus
mérostipital process
maxillary brush
pilose maxillary area
maxillary ventral suture
Source : MNHN, Paris
Ui 4^ W NJ
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
23
Larve
(figure 10)
Thorax et abdomen
Français
Anglais
APP
papille anale ou branchie
lamellaire anale (2 dorsales
et 2 ventrales)
anal papilla or gill
ASL
lobe stigmatique antérieur
anterior spiracular lob
ou valve antérieure
médian dorsal lobe
C
peigne du segment VIII
comb
CS
écailles du peigne du VIII
comb scales
G
grille du segment X
grid
LGB
barre latérale de la grille
latéral grid bar
LSL
lobe stigmatique antérolaté¬
antérolatéral spiracular
ral ou valve dorsolatérale
or dorsolateral valve
M
mésothorax
mesothorax
P
prothorax
prothorax
PMP
plaque médiane postérieure
posterior médian plate
PS
dents du peigne
pecten spines
PSL
lobe stigmatique postérola¬
postérolatéral lobe or
téral ou valve ventrolaté-
térale
trolateral valve
Pt
peigne du siphon
pecten
PT
dents du peigne du siphon
pecten teeth
rs
stigmate rudimentaire
rudimentory spiracle
S
siphon
siphon
SA
acus du siphon
siphon acus
Sa
selle
saddle
SaA
acus de la selle
saddle acus
SAd
apodème stigmatique
spiracular apodeme
SAp
appareil stigmatique
spiraculus apparatus
T
métathorax
methathorax
TGB
barre transverse de la grille
transverse grid bar
I-X
segments abdominaux
abdominal segments
Source : MNHN, Paris
24
ALEXIS GRJEBINE
TRIBU FTCALBIINI
GÉNÉRALITÉS
La tribu des Ficalbiini a été révisée par Mattingly 1957 (genre Ficalbia
de la région indomalaise), puis par Mattingly & Grjebine 1958 (Révision du
genre Ficalbia Theobald). Les principales caractéristiques ont été également
données par Belkin (1962 a et b) et par Mattingly (1971) qui est revenu à la
conception originale de Theobald en traitant comme genres séparés Ficalbia
Theobald 1903 et Mimomyia Theobald 1903 (Mattingly 1971 : 1, 10, 14, 17,
25).
La tribu des Ficalbiini est généralement définie surtout par des carac¬
tères négatifs. Cependant, il est facile de la reconnaître et il est pratiquement
impossible de confondre ces deux genres Ficalbia et Mimomyia avec les
autres genres, exception faite pour le sous-genre Ayurakitia Thurman 1954
qui appartient au genre Aedes, révisé par Reinert (1972 c), et le genre
Coquillettidia Dyar.
Les Ficalbiini se distinguent des Aedes du sous-genre Ayurakitia et
des Coquillettidia (notamment le genre Ficalbia et le sous-genre Mimomyia)
par l’allongement du premier flagellomère chez les femelles, une trompe
élargie en massue chez les mâles ainsi que les palpes courts du mâle (au
plus 2/3 de la longueur de la trompe et même plus courts chez toutes les
espèces orientales).
Les nymphes et les larves montrent beaucoup de variations, contraire¬
ment aux adultes, et possèdent par convergence des caractères communs
avec d’autres tribus.
Chez les larves, on rencontre des caractères qui rappellent ceux des
larves des genres Mansonia et Culiseta, dus probablement à une évolution
convergente, mais comme l’a déjà remarqué Belkin (1962) elles s’en dis¬
tinguent immédiatement par l’absence complète ou presque de la suture
hypostomale (HyS : suture maxillaire). Il faut remarquer que chez les
Ficalbiini, le cadre oral a des limites postérieures très reculées, de sorte
que les sutures hypostomales sont très courtes, le mentum très en arrière ;
les fossettes tentoriales postérieures (PTP) très en arrière, la plaque mentale
ventrale, le labiohypopharynx (Lli) et les barres cibariales {CB) se trouvent
en position très reculée par rapport à l’état primitif (Anophelinae). La
labiogula {LG) est ainsi très réduite en longueur, réduction qui se remarque
très bien chez le genre Ficalbia et atteint son maximum chez le genre Mimo¬
myia (sous-genres Mimomyia, Etorleptiomyia et Ingramia).
Les larves des Ficalbiini du genre Mimomyia, contrairement à celles du
genre Ficalbia (sous-genre Ficalbia), se distinguent d’ailleurs immédiate¬
ment des larves de Mansonia et Culiseta par la position médiane de la soie
Source : MNHN , Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
25
1-S du siphon. L’adaptation à la respiration à partir des lacunes aérifères
des plantes aquatiques montre une convergence avec les Mansonia et
Coquillettidia, bien que les adaptations morphologiques soient très diffé¬
rentes dans leurs détails (Mattingly 1957). Ces adaptations sont remar¬
quables chez certaines larves et nymphes de Mimomyia (M. gurneyi de la
région du Pacifique Sud, M. pallida et M. perplexens de l’Afrique tropicale).
Ajoutons aux caractères convergents avec les Coquillettidia l’allongement
de la deuxième articulation antennaire chez les larves du sous-genre Mimo¬
myia (M. hispida, et surtout M. pallida), et chez certains Etorleptiomyia
(M. elegans et M. mediolineata) (Mattingly & Grjebine 1976, fig. 3 : 275)
et la réduction de la soie 1-S du siphon (fig. 11,12, 13).
Pour les nymphes il faut noter la réduction de la soie abdominale 1-1
(soie dendroïde ou soie de flottaison), réduction très poussée chez M.
(Mimomyia) perplexens, les Etorleptiomyia et les Ingramia chez lesquelles
la soie 1 -I devient simple.
Au point de vue affinités phylogénétiques, il est probable que les
Ficalbiini dérivent d’un stock commun avec les Uranotaenia, Hodgesia et
Orthopodomyia (Edwards 1932 : 64, Mattingly & Grjebine 1958 : 284-285,
Belkin 1962 : 289). Nous pensons, comme Belkin, que ces derniers genres,
aussi bien que les Mansonia, Coquillettidia et Culiseta représentent des
lignées stabilisées depuis longtemps, à partir d’un tronc commun, tandis que
les Ficalbiini comprennent des complexes de types moins spécialisés et moins
différenciés (surtout à l’état adulte) dont la majeure partie des espèces est
peut-être d’origine plus récente, notamment le groupe des Ingramia (série
Ravenalites) de Madagascar dont la différenciation a été explosive dans
cette région.
Remarquons que la chétotaxie larvaire des Ingramia (série Ravenalites)
du groupe roubaudi possède des affinités certaines avec les Ingramia s. str.
de la région Sud orientale (groupe fusca-deguzmanae) et des analogies avec
les Tripteroides du sous-genre Rachionotomyia, sous-genre qui occupe les
pourtours de l’Océan Indien et de la région du Pacifique Sud.
D’autre part, le genre Ficalbia et le genre Mimomyia se distinguent des
Aedes du sous-genre Ayurakitia chez les imagos par l’absence de véritables
soies mésépimérales inférieures, à la place desquelles il n’existe que des soies
très fines, en particulier chez certains Mimomyia des sous-genres Mimomyia
et Ingramia.
Les écailles alaires offrent dans certains cas de bons caractères distinc¬
tifs. Les écailles couchées (55c) et les écailles plumeuses (PISc) sont carac¬
téristiques pour certains sous-genres et permettent de différencier dans
certains cas les espèces du genre Ficalbia et du genre Mimomyia. Chez la
plupart des Ficalbiini les écailles plumeuses sont très grandes tandis qu’elles
sont plus réduites chez le sous-genre Mimomyia. Les écailles couchées le
long des nervures sont particulièrement grandes chez les Ingramia chez
lesquelles elles sont en forme de cœur, notamment sur le tronc de la nervure
médiane (M) et M3+4, tous ces caractères permettant de distinguer les
Ficalbia et Mimomyia des Coquillettidia des régions tropicales.
Source : MNHN, Paris
26
ALEXIS GRJEBINE
CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
DE LA TRIBU DES FICALBIINI
Femelles. — De taille moyenne à petite.
Tête : yeux contigus ou étroitement séparés au-dessus des antennes ;
touffe frontale présente ou absente ; vertex à écailles variées ; écailles
dressées nombreuses ou peu nombreuses ; clypeus petit, allongé ; trompe
plus ou moins renflée dans sa partie apicale, en général avec des soies
subbasales ; palpe en apparence à 4 segments, segment 4 minuscule, lon¬
gueur du palpe en général pas plus du 1/3 de la longueur de la trompe
(0,33), moins d’ 1 /5 e chez le genre Ficalbia : F. uniformis, F. nigra, F. minima ;
antenne aussi longue ou plus longue que la trompe, articles grêles, premier
article du flagelle ( Flml) variable en longueur, parfois plusieurs fois plus
long que le deuxième (Flml) ; armature buccopharyngée absente.
Thorax : inésonotum très arqué ; scutellum trilobé à écailles étroites
(g. Ficalbia) ou larges (g. Mimomyia) ; mésopostnotum (Mpn) (postnotum)
glabre ; antépronotum (Ap) (lobes prono taux antérieurs) peu développés
et bien séparés ; protubérance préalaire (PK) (aire préalaire) non séparée
par une suture de la sternopleure (mésokatépisternum) ( Mks) ; mésoméron
(Msm ) (méron) petit, sa limite supérieure se trouve au-dessus de l’insertion
du coxa postérieur; écailles du mésonotum (scutum) en majeure partie
étroites, variant en forme et densité ; écailles scutellaires (du scutellum)
étroites ou larges ; écailles pleurales variées ; scutum à soies acrostichales
(AcS) en général non développées, soies dorsocentrales (DS) présentes
(sauf chez M. (/.) aurea, M. (M.) chamberlaini et ssp. metallica, M. (M.)
plumosa), elles sont fortes ou parfois réduites; soies supraalaires (SaS)
développées, souvent peu nombreuses ; antépronotum (Ap) (lobes prono-
taux antérieurs) avec de nombreuses soies non confinées aux marges
antérieure et ventrale ; postpronotum (Ppri) (lobes pronotaux postérieurs)
avec des soies plus ou moins nombreuses ; aire stigmatique antérieure (PsA )
(aire stigmatique) sans soies ni écailles ; aire poststigmatique (PA ) sans
soies ; protubérance préalaire (PK) (aire préalaire) avec de nombreuses
soies ; mésokatépisternum (Mks) (sternopleure) avec une rangée continue
de soies le long de la marge postérieure, continuant en rangée supérieure
horizontale ; mésépiméron (Mep ou Mm) ou mésanépiméron (Mam) avec
une touffe de soies fines supérieures postérieures (soies mésépimérales
supérieures) (MeSU), et quelques soies fines, en général peu nombreuses,
vers la marge inférieure, soies antérieures rarement présentes ; soies mésé¬
pimérales inférieures (MeSL) absentes, les soies très fines que l’on remarque
parfois dans la partie inférieure du mésépiméron, vers la marge postérieure,
ne doivent pas être considérées comme de véritables soies mésépimérales
inférieures qui sont beaucoup plus fortes, absentes chez les Ficalbiini
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
27
(Mattingly 1957 : 19, fig. 7; Mattingly & Grjebine 1958) sauf chez M.
(Ingramia) fusca qu’on pourrait considérer éventuellement comme des
« soies mésépimérales inférieures ».
Pattes : normales ; fémurs légèrement recourbés, soies bien dévelop¬
pées sur la partie apicodorsale au-dessus de l’apex et sur la face inférieure
le long du fémur ainsi que sur les tibias ; griffe tibiale sur apex des deux
premières pattes bien développée, excepté chez certains Ingramia de Mada¬
gascar et le genre Ficalbia s. str. de la région orientale (F. minima, F. ludlowae)
(Mattingly 1957 : 11) ; cette griffe est caractéristique mais variable suivant
les groupes, parfois très petite ; les quatre derniers articles des tarses anté¬
rieurs pris ensemble (Ta-I 2+ 3+4+ 5) plus longs que le premier article
(Ta-I 1) ; quatrième article tarsien antérieur (Ta-I 4) et moyen (Ta-II 4)
peu raccourci, en général plus long ou au moins aussi long que Ta-I 5
et Ta-II 5 ; griffes de toutes les pattes petites, simples, subégales ; pulvilli
absents; empodium bien développé.
Aile : la membrane alaire couverte de petits microtriches ; les écailles
plumeuses ( PISc ) (longues, plus ou moins étroites, plus ou moins perpen¬
diculaires aux nervures) ; les écailles couchées (SSc) le long de la nervure,
courtes et aplaties, souvent à extrémité obtuse, en général très larges et
grandes, souvent très caractéristiques en forme de cœur ( Ingramia, Etorlep-
tiomyid) ; calyptère supérieur (UC) (squama) avec de longues écailles fines
sétiformes en rangée continue et serrées, ou plus courtes et plus larges
(Ficalbia, Mimomyia, Etorleptiomyia), ou avec un lot de petites écailles
courtes et larges, très fragiles se détachant facilement chez les Ingramia ;
alula (Al) avec de petites écailles larges (Ingramia) ou étroites et courtes
(Ficalbia), ou petites et larges (Etorleptiomyia) ou nue ; nervure transverse
humérale (h) placée très près de l’arculus (Ar).
Pour la mesure des différentes nervures, notons que la longueur de la
cellule R2 peut être mesurée d’une part, par rapport à la totalité de sa tige :
Rs + (R2+3) et d’autre part, seulement par rapport au secteur R2 + 3
sans Rs (système Belkin 1962).
Avec la mesure proposée par Belkin, les rapports de la longueur de la
cellule R2 par rapport à la longueur de R2 + 3 (sans Rs) sont les suivants :
s.g. Ficalbia s. str. : 1,3-1,6 (fourche plus longue que sa tige, mais ne
dépassant pas 2,0).
s.g. Mimomyia : 0,6-1,2 (fourche courte).
s.g. Etorleptiomyia : 3,5-4,5 (fourche très longue).
s.g. Ingramia : 1,3 à 2,1 (fourche très longue).
L’extrémité antérieure des nervures est fortement incurvée vers le
haut, rappelant l’aspect des nervures transverses, il en est ainsi de l’origine
de R2 + 3 (Rs), l’origine de R4 + 5 et de M3+4, cette dernière interpréta¬
tion de Colless & McAlpine, reprise dans le glossaire de taxonomie de
Harbach & Knight (1980), correspond à la nervure transverse m-cu de la
terminologie de Belkin (1962). L’éperon de la nervure R4 + 5 est absent
chez tous les Ficalbiini. La nervure 1 A, faiblement incurvée, se termine
au-delà du niveau de la fourche M3+4-CUA. Sur le remigium (Re) (base
de la nervure R) absence de soies rémigiales dorsales ; base de nervure Sc
Source : MNHN, Paris
28
ALEXIS GRJEBINE
sans soies subcostales ventrales ; écailles plicales (groupe d’écailles sur la
surface ventrale de l’aile à la base de la nervure plicale) absentes.
Haltère : courte, tronquée.
Abdomen : tergites et sternites presque entièrement couverts d’écailles
denses ; tergite I avec écailles très développées ; latérotergites sans écailles ;
soies abdominales sans caractères particuliers ; extrémité abdominale
obtuse.
Armature buccopharyngèe : absente.
Genitalia. — Cerques (Ce) courts et larges ; plaque post-génitale
( PGL ) grande, dépassant les cerques ; 1 à 3 spermathèques.
Mâles. — Caractères généraux comme ceux de la femelle.
Trompe ( Pr .) : en général plus renflée dans la partie apicale que chez
les femelles.
Palpes (MxPlp) : plus courts ou plus longs que la trompe, longueur
variant environ de 0,17 (environ l/5 e ) à 1,33 de la longueur de la trompe ;
en apparence 4 articles.
Antenne : subégale à celle de la femelle ; longueur variable suivant
les espèces, plus courte, aussi longue, ou un peu plus longue que la trompe ;
flagellum très plumeux, les deux derniers articles Flm 13 et Flm 14 allongés,
subégaux.
Pattes : griffes des pattes antérieures et moyennes plus ou moins
grandes, les deux griffes des deux premières paires denticulées, ou au moins
la plus grande.
Abdomen : les soies ne sont pas plus fortes ou plus nombreuses que
chez les femelles.
Genitalia.
Segment VIII : long et large.
Tergite IX : faiblement sclérifié, avec un lobe médian unique ou deux
lobes latéraux (IX-TL) avec des fortes soies (macrotriches) ; sternite long
sans macrotriches.
Gonocoxite (Gc) : plus ou moins long, conique ou cylindrique, bien
développé, lobe basal dorsomésal (BOL) (lobe basal) petit avec quelques
soies apicales très développées (épines parabasales) ; lobe subapical absent,
claspette absent (Belkin assimile le claspette au lobe basal dorsomésal) ;
absence d’autres lobes ; surface interne complètement sclérifiée.
Gonostyle ( Gs ) (style ou clasper) : simple, effilé, avec griffe gonosty-
laire (GC) (appendice du style ou épine spiniforme).
Pliailosome (PH) : simple mais à variations.
Aedeagus (AE) : grand, de forme variée, sans processus apical, en
général en forme de large cuillère sans denticules (sauf M. splendens et
M. plumosa).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALB1INI
29
Paramère (Par) (paramètre ventral) : bien développé, ce sclérite latéral
du phallosome s’articule avec l’aedeagus, sa forme est plus ou moins
allongée, parfois très courte et piriforme (M. splendens), paramère dorsal
non développé ; pièce basale (BP) (plaque basale) bien développée.
Proctigère (Pr) : très développé; sclérification latéro-basale (X-Te)
proéminente.
Paraproctes (Ppr) : très sclérifiés avec une forte dent apicale et deux ou
trois denticules apicaux accessoires, partie latérale fine, moins sclérifiée,
entourant les cerques (Ce), les paraproctes se terminent vers la partie basale
par la sclérification latéro-basale (X-Te) ; cerques avec soies cercales (CSe)
peu nombreuses, petites, bien distinctes.
Nymphe.
Céphalothorax : carène médiodorsale (MK) peu développée; soie
3-C très développée, plus longue que 1 et 2-C ; 6-C simple en général
longue ; 8 et 9-C au même niveau, loin de la partie basale de la trompette,
8-C très développée, en général avec 1 ou 2 branches fortes ou quelques
branches fines.
Trompette (T) : s’insère très près de la partie médiodorsale sur un
tubercule plus ou moins distinct; toujours plus longue que large, plus
étroite que chez la plupart des genres, longue ou extrêmement longue,
apex tronqué en diagonale, parfois avec une longue fente en suture allant
de la base de la pinna dans le méat ; aire trachéolaire très étendue.
Abdomen : soie 1-1 simple ou dendroïde ; 2-1 et 3-1 parfois très déve¬
loppées en longueur ; 3-VII en apparence généralement absente ; 9-II-VII
petite, déplacée de l’angle caudolatéral à la marge antérolatérale ; 9-VIII
sur marge caudale, proche de l’angle caudolatéral, à insertion ventrale ;
angles postérieurs du segment VIII souvent avec spiculés, parfois formant
des lobes distincts.
Segments abdominaux terminaux (IX et X) : soie 1 -IX et X en appa¬
rence pas développée ; lobe cercal femelle (Ce) (paire de lobes latéraux)
plus ou moins distinct du lobe anal (X) (proctigère), non séparé de ce der¬
nier, partie latéro-apicale des lobes cercaux avec spiculés; lobe médio-
caudal (IX) (MCL) peu développé ; le lobe génital (CL) mâle (formé par
deux pièces latérales) très développé ; proctigère (lobe anal) (Pr) complexe
formé par IX et X avec cerques, petit.
Palette natatoire (Pa ou P) : tendance générale à l’élongation, de
forme variée, souvent très étroite et longue ; en général avec des serrations
marginales fortes ; soie I-P présente ou absente ; 2-P toujours absente.
Larve.
Tête (C) : nettement plus large que longue ; labre court, collier (Col)
étroit ; côtés latéraux bombés en arrière des antennes ; surface ventrale
de la capsule de la tête très courte ; les fossettes tentoriales postérieures
Source : MNHN, Paris
30
ALEXIS GRJEBINE
(PTP) placées très en arrière près du collier; suture maxillaire (HyS)
(suture hypostomale) en général absente, au plus légèrement indiquée
dans la partie antérieure ; bord de la plaque de la labiogula (LG) (plaque
labiale) tronquée dans la partie céphalique antérieure; ventromentum
(Vm) (synonyme plaque mentale) (MP) petit, triangulaire, invisible chez
M. plumosa , denticule médian absent chez M. fusca ; dorsomentum (Dm)
(synonyme aulaeum) très peu développé, avec des filaments fins ou spiculés
courts ; maxille (Mx) avec soie subapicale (4-Mx) courte ou longue, parfois
très développée chez le sous-genre Ingramia ; palpe maxillaire bien déve¬
loppé mais relativement petit ; soies buccales nombreuses et filamenteuses,
parfois réduites (M. plumosa) ; cardo (Cd) petit, soie 6-Mx petite j soie
1-C en général bien développée, parfois très forte, sans tubercule d inser¬
tion ; 0-C distincte, mais difficilement visible ; 2-C absente ; 3-C très petite,
présente ; 4-C très antérieure, en avant du niveau de l’antenne ; 5-6-7-C
bien développées, très longues chez les espèces des gîtes terrestres comme
les étangs, se trouvent au niveau de l’antenne; 11-C très développée, en
général très longue avec deux branches (sous-genres Mimomyia, Etorlep-
tiomyia) ou parfois en éventail bien développée (s.g. Ingramia)-, soies 16
et 17-C absentes.
Antenne (A) : variée, en général aussi longue que la capsule céphalique
(espèces des grandes étendues d’eau), courte chez les Ingramia des collec¬
tions d’eau végétales de Madagascar ; l’article principal (« shaft ») corres¬
pond à un premier article, spiculé ou lisse (en partie chez les Ingramia),
souvent avec anneau membraneux distal aux soies 2, 3-A (Mimomyia,
Etorleptiomyia, Ingramia), de sorte que le deuxième article est mobile;
le premier article (A-l) est parfois soudé au deuxième (A-2) à l’apex duquel
se trouvent les soies 4, 5 et 6-A ; le dernier article est terminé par la soie
5-A qui est arrondie, membraneuse, souvent très courte, ce dernier article
est parfois bien distinct notamment chez Ingramia bernardi et jeansottei
chez lesquelles cet article avec la soie 5 est plus long que le deuxième article.
Mattingly considère l’antenne formée par quatre articles, parties
jointives (1-4) plus ou moins soudées entre elles (Mattingly & Grjebine
1958 : 275, fig. 3) ; soie 1-A en position variable, vers le milieu de la partie
principale (« shaft ») (premier article) ou proche de la partie distale (Fical-
bia), le premier et le deuxième article étant soudés ; cette soie est en éventail,
bien ou peu développée, parfois simple ; 2, 3-A à l’apex du premier article
(ou du I e1 ' et du 2 e soudés), simples, longues ; 4-A à l’apex du 2 e article,
simple, longue ; 5-A de forme normale cylindrique arrondie, plus ou moins
longue, translucide dans sa partie apicale, basale parfois différenciée,
pigmentée (correspondrait au 3 e article) ; 6-A simple, apicale au 2 e article.
Le sous-genre Ficalbia montre une extrême réduction et la fusion des
articles antennaires distaux. Chez les sous-genres Mimomyia et Etorleptio¬
myia, le 2 e article est moyennement ou très développé, tandis que chez
certains Ingramia le 2 e article est très prononcé (fig. 11).
Thorax : sensille stigmatique distinct ; organe bilobé (encoche) absent ;
soies 9-12-P-M-T sur tubercules, mais ceux de M et T très développés et
très saillants, surtout chez les s.g. Mimomyia, Etorleplomyia et Ingramia ;
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
31
chez ces derniers, ils sont portés par de grandes expansions latérales en
excroissance, notamment dans la série Ravenalites de Madagascar, attei¬
gnant 1/4 à 1/2 de la largeur du thorax ( roubaudi , aurata, bernardi, jean-
sottei et autres) ; soies 1, 2, 3-P groupées ensemble ; la 1 ou la 2-P simple
et très longue ; 13-P en général absente mais présente chez certains Ingra-
mia ( roubaudi , spinosa) ; 7-T avec grand tubercule basal ou chez les Ingra-
mia de Madagascar avec expansion latérale, analogue à celles des soies
9-12-M et 9-12-T ; les autres soies, y compris 1-3-P, sans tubercule basal
sauf chez M. plumosa dont 8-M et 13-T sont insérées sur grands tubercules ;
12-P forte et longue ; 8-P en général bien développée ; 8-M et 7-T similaires,
longues, à branches multiples.
Abdomen : sensilles stigmatiques (stigmates rudimentaires) présentes ;
tergites (I-VI1I) sans sclérifications en dehors de celles des insertions des
soies ; soie 1 jamais palmée ; soie 6-1, II plus longue et plus forte mais pas
différenciée d’une façon appréciable de 6-III-VI ; 7-1 en général forte et
longue, sur tubercule, 7-II parfois longue ; 7-1 et II très différentes de
7-III-VI, ces dernières petites, à branches multiples ; segment I avec toutes
les soies de 1-13-1, présentes; 14-1 absente; 1-III-V très déplacée vers la
partie latérale ; 2-III-VI interne par rapport à 1.
Segment VIII : absence de plaque sclérifiée à la base du peigne du
segment VIII ; écailles du peigne ou épines (CS) en une seule rangée ou en
groupe, parfois deux rangées différentes d’écailles et d’épines.
Siphon : très varié en longueur et forme ; acus (SA ) présent, attaché
ou détaché du siphon ; peigne en général réduit ou absent, avec au plus
4 dents de chaque côté; soie 1-S (une seule paire) à position variable,
proche de la base du siphon ou allant environ jusqu’au milieu ; soies acces¬
soires latérales ventrales et dorsales absentes (1 a-S, 2 a-S) ; soie 2-S très
particulière, se situant à la limite du siphon et des valves dorsales, souvent
en forme de crochet articulé ; appareil stigmatique (SAp) à valve médio-
dorsale (lobe stigmatique antérieure) (ASL) peu développé, parfois très
sclérifié avec crochet apical (F. minima) ; valve latéro-dorsale (lobe antéro¬
latéral) (LSL) avec soie 7 peu développée; valve ventrolatérale (lobe
postérolatéral) (PSL) à soie 8 parfois très longue chez certains Mimomyia
(hispida, lacustris, mimomyiaformis, splendens) ; apodème stigmatique
(SAd) bien développé, parfois très long ; trachée bien développée (fig. 12,
13).
Segment anal (X) : selle (Sa) complète, acus absent ; spiculés margi¬
naux caudaux présents ou absents ; processus médian dorso-caudal bien
développé (processus allant de la marge caudale de la selle au tubercule
de la brosse dorsale, en pointe de l’extrémité dorsale de la selle) ; soie
1-X bien développée, se situant sur la selle; brosse dorsale (2, 3-X) bien
développée, soies longues ; brosse ventrale (4-X) réduite, au plus à quatre
paires de longues soies et à deux paires de soies courtes (au total 2 à 6 paires) ;
grille (G) (aux barres latérales et transversales) à la base de la soie 4-X peu
développée, indépendante de la selle ; en général absence de soies surnumé¬
raires (très fines présentes chez F. uniformis) ; papilles anales (APP) en
général longues, subégales.
Source : MNHN, Paris
32
ALEXIS GRJEBINE
Oeufs.
Connus seulement chez F. minima, pondus en petits groupes sur la
surface inférieure des feuilles de Pistia, de forme ovale, obtus, à déhiscence
apicale (Iyengar 1935).
ADAPTATION DES LARVES
AUX DIFFÉRENTS MILIEUX AQUATIQUES
(fig. 12, 13)
L’adaptation des larves aux différents milieux aquatiques s’est tra¬
duite par des modifications de la partie apicale du siphon. Deux espèces
de Mimomyia, M. hybrida et M. pallida, ont le siphon modifié pour percer
les tissus aquatiques des Pistia, et leurs larves sont obligatoirement inféo¬
dées à ce genre de plantes. Elles sont décrites par Bonne-Wepster (1932),
Iyengar (1935) et Hopkins (1952). Les valves de l’appareil stigmatique sont
réduites et très sclérifiées. Dans d’autres Mimomyia, les valves dorsales
sont pourvues d’épines articulées, pour le reste inchangées comme chez
M. chamberlaini. Dans la plupart d’entre elles, le siphon est plus long que
chez M. hybrida et M. pallida, chez M. perplexens il est intermédiaire ;
cette dernière espèce a le siphon relativement long et des valves plus ou
moins normales, mais la forme du siphon est très caractéristique et se
rapproche de M. hybrida, M. pallida et du genre Mansonia. Ces trois
espèces ont les trompettes respiratoires des nymphes, modifiées en organes
perceurs des tissus végétaux. Parmi les autres Mimomyia, M. plumosa a
un siphon exceptionnellement très court avec des épines dorsales, de taille
moyenne, correspondant à la soie 2-S, situées sur la valve à l’apex du siphon.
Chez M. splendens, les épines dorsales, correspondant à la soie 2-S, sont
très développées ; chez cette espèce, le siphon est court et rappelle celui
du sous-genre Ficalbia. Cette espèce est également associée aux Pistia ou
Eichhornia, mais d’une façon différente, les valves étant utilisées pour la
fixation des larves à la face inférieure des feuilles plutôt que pour les percer,
l’oxygène étant obtenu de la mince couche d’air portée par les feuilles sur
leur face inférieure (Ingram & Macfie 1917 : 154; Hopkins 1952 : 85).
Bien que ressemblant à M. splendens, la plupart des espèces du sous-genre
Ficalbia n’ont pas d’épines articulées sur les valves dorsales. A la place,
elles montrent deux dispositions : dans la première, une partie de la valve
dorsale est sclérifiée pour former un crochet fixe (non articulé) (F. minima,
F. malfeytî), et dans la seconde, il n’y a pas de crochet sclérifié ( F.jacksoni,
F. circumtestacea, F. uniformis) ; chez les deux dernières, la soie 2-S est
présente, petite et fine, situé à l’apex du siphon ; chez F. jacksoni, la soie
est plus grande et située sur valve (Mattingly & Grjebine 1958 : 280-281,
Source : MNHN , Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
33
fig. 4, 5). Chez le sous-genre Mimomyia, les épines des valves sont très
développées, en particulier chez M. splendens, en forme de crochet (2-S),
chez M. mimomyiaformis, M. lacustris, la soie 2-S se présente sous forme
d’épine à denticules, située juste après l’apex du siphon, tandis que chez
M. hispida, l’épine en crochet, très développée, est située à l’apex du siphon ;
chez M. gurneyi, 2-S est bifide. Dans le sous-genre Etorleptiomyia, l’épine
articulée des valves dorsales (soie 2-S), très développée, est bifide ( M.
mediolineata) ou trifide ( M. elegans), située à l’apex du siphon ; chez ce
sous-genre, le siphon se rétrécit vers l’apex, ce qui rappelle les espèces à
siphon modifié en organe de percée. Chez les Ingramia (série Ravenalites),
localisés aux phytotelmes, la soie 2-S est réduite, représentée par un crochet
articulé bifide ( M. spinosa) ou denticulé ( M. grjebinei) ou en épine simple
{M. roubaudî) ; cette soie est réduite chez le groupe jeansottei où le crochet
est simple, situé à l’apex du siphon (fig. 13).
ESPÈCES DES GENRES FICALBIA ET MIMOMYIA
DE LA RÉGION MALGACHE
AVEC STADES CONNUS DÉCRITS ET FIGURÉS
Genre Ficalbia Theobald
• Ficalbia {Ficalbia) uniformis (Theobald) (9, Ç, N, L).
• Ficalbia {Ficalbia) circumtestacea (Theobald) (N, L).
Genre Mimomyia Theobald
Sous-genre Mimomyia Theobald
• Mimomyia {Mimomyia) hispida (Theobald) (9. O . N, L).
• Mimomyia {Mimomyia) lacustris (Edwards) (9, $. N, L).
• Mimomyia {Mimomyia) mimomyiaformis (Newstead) (9, O, N, L).
• Mimomyia (Mimomyia) plumosa (Theobald) (9, O, N, L).
• Mimomyia {Mimomyia) splendens (Theobald) (U, O, N, L).
Sous-genre Etorleptiomyia Theobald
• Mimomyia {Etorleptiomyia) mediolineata (Theobald) (9, Ç , N, L).
Sous-genre Ingramia Edwards (syn. Ravenalites Doucet)
• Mimomyia {Ingramia) aurata (Doucet) (Cf, 9. N, L).
• Mimomyia {Ingramia) bernardi (Doucet) (9, ç, N, L).
• Mimomyia {Ingramia) beytouti (Doucet) (9, ç, N, L).
• Mimomyia {Ingramia) brygooi n. sp. (9, N, L).
• Mimomyia {Ingramia) collessi n. sp. (9, O. N, L).
• Mimomyia {Ingramia) grjebinei (Brunhes) (9, ç, N, L).
Source : MNHN, Paris
34
ALEXIS GRJEBINE
• Mimomyia (Ingramia) jeansottei (Doucet) (O”, ç, N, L).
• Mimomyia ( Ingramia) levicastilloi n. sp. (N, L).
• Mimomyia (Ingramia) longicornis n. sp. (&. Q, N, L).
• Mimomyia (Ingramia) marksae n. sp. (O", $, N, L).
• Mimomyia ( Ingramia) maltinglyi n. sp. (0\ N, L).
• Mimomyia ( Ingramia) milloti n. sp. (&, 9, N, L).
• Mimomyia (Ingramia) ramalai n. sp. (Ç, N, L).
• Mimomyia (Ingramia) roubaudi (Doucet) (û\ Ç, N, L).
• Mimomyia (Ingramia) spinosa (Doucet) (°. N, L).
• Mimomyia (Ingramia) stellata n. sp. (&, Ç, N, L).
• Mimomyia (Ingramia) vansomerenae n. sp. (L).
Annexe :
Sous-genre Ingramia (région orientale)
• Mimomyia (Ingramia) fusca (Leicester) (0\ Ç, N, L).
Genre Ficalbia Theobald
Ficalbia Theobald, Monogr. Culicidae, 3 : 296, 1903. Espèce type :
Uranotaenia minima Theobald 1901, Inde (Blanchard 1905 : 418).
Ficalbia Theobald ; White, 1980, in Crosskey : 143.
Caractères du genre.
Imagos.
FEMELLE.
Tête. — Yeux séparés au-dessus des antennes ; vertex à écailles plates
et dressées, ces dernières localisées vers la nuque ; antenne aussi longue que
la trompe, à articles grêles; premier flagellomère (Flml) au moins 2 fois
plus long que le second (Flm2), en général de 2,0 à 6,0 fois la longueur du
second (Flml/Flm2 : 2,0 à 6,0) ; palpes (MPIp) courts, parfois très courts,
ne dépassant pas en général 0,20 de la longueur de la trompe, rapport
MPlp/Pr= 1/5 = 0,20, F. uniformis 1/6 (0,16), F. nigra 1/8 (0,12) ; les palpes
sont exceptionnellement courts chez F. minima, ne dépassant pas la lon¬
gueur du clypeus, environ l/18 e de la trompe, rapport MPlp/Pr : 0,05.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 35
Thorax. — Soies acrostichales (AcS) peu nombreuses et peu déve¬
loppées, présentes (en deux rangées) ; soies dorsocentrales (DS) présentes,
très développées et nombreuses ; écailles du scutum (Scu) peu nombreuses,
toutes étroites (scutum souvent glabre en majeure partie) ; écailles du
scutellum (Sim) toutes étroites ; paratergite (Pa) glabre ; mésopostnotum
(Mpn) glabre ; antépronotum (pronotum antérieur) (Ap) glabre avec
fortes soies ; postpronotum (pronotum postérieur) (Ppri) glabre avec
quelques fortes soies; soies stigmatiques de Faire préstigmatique (Ps A )
absentes ; soies poststigmatiques de Faire poststigmatique (PA ) absentes ;
mésokatépisternum (Mks) (sternopleure, mésépistemum) glabre (sans
écailles) avec soies sternopleurales peu nombreuses ; aire préalaire (protu¬
bérance préalaire) (PK) glabre (sans écailles), soies présentes ; mésépiméron
ou mésanépiméron (Mam ou Mep ou Mm ), glabre avec soies mésépimérales
supérieures, soies inférieures absentes.
Pattes : plus ou moins foncées ; soies tibiales longues ; quatrième
article tarsien (Ta-II 4 et Ta-III 4) plus long que le cinquième ; griffe tibiale
antérieure présente (parfois très petite) ; fémur postérieur avec deux soies
fortes au-dessus de l’apex (sur face dorsale) ; pulvilli absents.
Aile : foncée, écailles couchées (SSc) relativement étroites, écailles
plumeuses (PISc) larges ; calyptère supérieur (UC) (squama) avec frange
d’écailles étroites et allongées ; alule (Al) avec frange d’écailles courtes
et étroites; cellule de la fouche antérieure R2 longue, de 1,1 à 1,5 plus
longue que sa tige entière R2 + 3 (Rs y compris) ; R2/R2 + 3 (Rs non
compris) : 1,6.
Abdomen.
Genitalia : 1 spermathèque.
MÂLE
Trompe (Pr) : très renflée sur le 1/3 apical ou plus.
Palpe (MPlp) : nettement plus court que la trompe, parfois très court ;
rapport palpes/trompe variant environ de 3/4 à 1/6 (0,75 à 0,16) : F. nigra
indice 3/4 (0,75), F. unformis indice 2/3 (0,66), F. minima indice 1/12 = 0,08 ;
en général plus de la moitié de la longueur de la trompe sauf chez F. minima.
Phallosome : très légèrement sclérifïé.
Nymphe.
Trompette respiratoire (T) : de longueur modérée, 7-9 fois plus longue
que large, indice longueur/largeur (L/W) : 7,0 à 9,0 ; (F. uniformis 7,0,
F. minima 9,0) ; fente (MC) très oblique, pinna (Pi) atteignant 1/3 à 1/2
la longueur de la trompette ; la fente large, très oblique, pouvant se conti¬
nuer par une fente très étroite en suture ; le méat occupe environ les 2/3
(F. minima) à 1/2 (F. uniformis) ou moins d’ 1/2 (F. circumtestacea, F. mal-
feyti), très réduit par la longueur de la pinna et presque entièrement tra-
Source : MNHN, Paris
36
ALEXIS GRJEBINE
chéoïde ; l’aire trachéolaire {TA) est plus courte qu’l/2 de la longueur de la
trompette.
Abdomen. — Soie 1-1 grande, bien développée, ramifiée, dendroïde;
soies 2 et 3-1 très proches l’une de l’autre, loin de 4 et 5-1 ; soie 2-II-VI
nettement antérieure à 1-1-VI et interne à cette dernière, externe sur VII ;
toutes les soies sur VII peu développées; soie 9-ViII petite, grêle, simple
ou bifide ; absence de pigmentation particulière.
Palette natatoire ( Pa ) : en forme de poire, un peu plus longue que
large, environ 1,5 plus longue que large : L/W = 1,5 ; palettes avec frange
de dents relativement nombreuses et fines qui n’atteint pas le bord interne,
ce dernier lisse, bord externe avec rangée de fins denticules limités environ
de 1/2 à 2/5 de la longueur du bord externe ; soie 1-Pa présente ; pigmenta¬
tion limitée à la base et éventuellement le long du côté externe, ou très
légèrement en tache apicale.
Larve.
Antenne {A) : tous les articles antennaires fusionnés (pas d’articulation
distale aux soies 2, 3-A et 4-6-A, soies 2, 3, 4-A simples).
Segment VIII : peigne avec une seule rangée d’écailles ou d’épines.
Siphon (S) : court, de largeur plus ou moins uniforme, indice longueur/
largeur (L/W) environ de 3 à 4 : allant de 1/3 (0,33) à 1/4 (0,25) ; peigne du
siphon {PT) au plus avec deux dents ; soie 1-S à la base du siphon ; 2-S à
l’apex du siphon, petite et fine.
Segment anal (X) : soie ventrale 4-S avec 4-6 paires de soies.
Remarquons que la plupart des espèces du genre Ficalbia n’ont pas
d’épines articulées sur les valves dorsales de l’appareil respiratoire (/4SL).
A la place, elles montrent deux dispositions : dans la première, une partie
de la valve médiodorsale est sclérifiée pour former un crochet fixe (F.
minima, F. malfeyti), dans la seconde, il n’y a pas de crochet sclérifié (F.
circumtestacea, F. jacksoni, F. uniformis). Les valves ventrales possèdent
une très longue soie (Mattingly & Grjebine 1958, fig. 5).
Répartition géographique. — Régions : éthiopienne, malgache, orien¬
tale.
Le groupe de la Région éthiopienne est représenté par 4 espèces :
F. circumtestacea , F. malfeyti, F. nigra, F. uniformis dont F. circumtestacea
et F. uniformis sont présents à Madagascar.
Le groupe de la Région orientale ne comprend que 3 espèces : F.
jacksoni, F. ludlowae et F. minima.
Biologie. — Les espèces du genre Ficalbia (s.g. Ficalbia) se repro¬
duisent dans des collections d’eau terrestres avec en général une riche
végétation aquatique ; les gîtes sont formés par des trous d’eau, mares,
marais, étangs, bords de rivière. Les adultes peuvent être capturés à la
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
37
lumière (chasse de nuit à source lumineuse) ou sur la végétation basse,
ou près de la voûte forestière. La majeure partie des auteurs signalent les
espèces du genre Ficalbia comme ne piquant pas (Mattingly & Grjebine
1958 : 279).
Division du genre Ficalbia Theobald
(Mattingly & Grjebine 1976 : 266)
Groupe A.
Palpes 9 très courts, moins de l/6 e de la longueur de la trompe, chez
F. minima palpes minuscules ne dépassant pas la longueur du clypeus.
Griffe du tibia antérieur petite, minuscule chez F. ludlowae. Chez la larve,
touffe subventrale du siphon (1-S) à environ 1/10 e à 1/15 e de la distance de la
base à l’apex.
Groupe région orientale : F. minima, F. jacksoni, F. ludlowae.
Groupe B.
Palpes Cf de 2/3 à 3/4 de la longueur de la trompe. Griffe du tibia
antérieur bien développée. Larve à touffe subventrale du siphon (1-S)
environ à l/8 e de la distance de la base à l’apex.
Groupe régions éthiopienne et malgache : F. malfeyti, F. uniformis,
F. nigra et F. circumtestacea.
Ficalbia (Ficalbia) uniformis (Theobald)
(fig. 14 à 21)
1904 Mimomyia uniformis Theobald. The mosquitoes of Egypt and
the Sudan and Abyssinia. First Report Wellcome Laboratories, Gorden
College, Khartoum 1 : 80-81 (9 1 *, $*; Mimomyia). Loc. type : Lado,
Sudan (BM). Theobald 1907, Mon. Culicidae 4 : 581-583. Edwards 1912,
Bull. Ent. Res. 3 : 45 ( Ingramia). Edwards 1932, Gen. Insectorum Culici¬
dae : 113. Edwards 1940, Mosqu. Ethiopian Région : 80-86 (O”, Q); 381
(N*). Hopkins 1936, 1951 Mosqu. Ethiopian Région : 98-99 (L*). Mat¬
tingly & Grjebine 1958 Mém. Inst. Sci. Madagascar, Série E, 9 : 271, 275,
283.
grenieri Hamon 1954. Bull. Soc. Path. exot. 47 : 835-839 (Cf*, 9 *,
P*, L ; tax.). Loc. type : Lemouroudougou, Cercle de Banfora, Haute-
Volta (IERT). Mattingly & Hamon 1955 : 488 (syn.).
Imagos. — Petite espèce sans ornementation particulière mais carac¬
térisée surtout par le scutum (mésonotum) largement dépourvu d’écailles.
FEMELLE. —Aile : 2,0-2,5 mm. Trompe : 1,2 mm. Fémur antérieur :
1,2 mm. Abdomen : environ 2 mm.
Tête. — Yeux bien séparés dorsalement, couverte de larges écailles
plates, pâles, jaune brunâtre ; quelques écailles dressées sur la nuque
Source : MNHN, Paris
38
ALEXIS GRJEBINE
(occiput) ; trompe (P) plus longue que le fémur antérieur, renflée dans la
partie apicale, foncée, labelles sombres ; palpes sombres, très courts, 2 fois
plus longs que le clypeus, longs de 0,2 mm, rapport P/MPlp : 1,2/0,2 = 6,0 ;
antenne (A ) sombre, torus foncé, premier article flagellaire (Flml) 3 fois
plus long que le second ( Flm2 ), indice Flml/Flm2 0,36/0,11 = 3,2 ; Flm3
sub-égal à Flm2 ; Flmll environ : 0,13 mm, Flml2 : 0,12 mm, Flml3 :
0,12 mm.
Thorax. — Mésonotum brun foncé avec reflet bleu métallique plus
ou moins prononcé, presque entièrement glabre en écailles, mais avec
une bande médiane et deux submédianes d’écailles falciformes sombres,
présence d’une tache d’écailles supraalaires ; soies acrostichales (AcS)
présentes, courtes, peu nombreuses, en deux rangées, associées aux écailles
médianes, le reste du scutum glabre ; scutellum à écailles étroites ; soies
dorsocentrales (DS) fortes et longues, nombreuses; soies antéalaires
( AnS) en ligne au-dessus du paratergite (Pa) longues ; soies supraalaires
(SaS) (au-dessus de l’origine de l’aile) bien développées ; scutellum ( Stm)
sombre ; mésopostnotum (Mpri) glabre, foncé ; paratergite (Pa) glabre,
foncé ; pleures claires jaune pâle avec partie médiane brun foncé, les
pleures sont parfois foncées dans partie antérieure hypostigmatique (HyA),
glabres (sans écailles) ; antépronotum (Ap) (ou pronotum antérieur) glabre
avec plusieurs soies fortes ; postpronotum (Ppn) (pronotum postérieur)
glabre, foncé, avec seulement 2-3 soies fortes ; proépisternum (Ps) (pro-
pleuron) foncé avec 3 soies ; aire préstigmatique (PsA ) sans soies ; aire
poststigmatique (PA ) glabre, foncée ; mésokatépisternum (Mks) (sterno-
pleure) clair avec bande médiane foncée brunâtre, soies sternopleurales
peu nombreuses (environ 6), localisées dans la partie supérieure et posté¬
rieure, l’une d’elles nettement plus développée ; aire préalaire (PK) glabre ;
mésépiméron (Mm) (mésanépiméron) glabre, soies mésépimérales supé¬
rieures (MeSU) peu nombreuses (2-3) fines ; mésoméron (Msm) flabre.
Pattes : uniformément foncées, sans marque particulière à l’exception
de la surface inférieure et postérieure des fémurs jaunâtre ; fémur posté¬
rieur avec deux fortes longues épines caractéristiques, au-dessus de l’apex,
sur face dorsale, en prolongation linéaire, l’une derrière l’autre. Rapports
des différents articles :
Fe-I/Fe-II 1,2/1,3 = 0,92; Fe-I/Fe-IIl 1,2/1,3 = 0,92; Ti-I/Ti-11
1,3/1,6 = 0,81 ; Ti-I/Ti-IIl 1,3/1,5 : 0,86; griffe apicale du tibia antérieur
longue, simple, presque droite, atteignant 0,6 mm ( Ç de Madagascar,
Périnet); Ta-I 1/Ta-l 2 + 3+4 + 5 0,80/0,91 = 0,87, Ta-I 1 plus court
que les quatre derniers articles réunis; Ta-I 4/Ta-I 5 0,14/0,17 = 0,82
(Ta-I 4 plus court que Ta-I 5) ; Ta-II 4/Ta-II 5 0,15/0,16 = 0,93 — subégaux) ;
griffes tarsales (ungulus) de Ta-I 5 et Ta-II 5 grandes, simples ; formule
ungéale Q : Ta-I : 0-0 Ta-II : 0-0, Ta-III : 0-0 ; empodium peu développé.
Aile : environ 2,0 à 2,5 mm de long, couverte d’une façon uniforme
d’écailles couchées, foncées et larges (SSc) sur face dorsale ; les écailles
dressées, plumeuses (PISc) peu nombreuses ; calyptère supérieur (squama)
(Sq) avec frange d’écailles étroites (non sétiformes) de longueur moyenne ;
alule (Al) avec frange d’écailles étroites, relativement courtes, peu nom-
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINJ
39
breuses ; nervure transverse humérale (h) près de l’arculus (Ar) ; base de la
nervure radiale (secteur radial) (Rs) longue de 0,37 mm, origine de la
nervure radiale R2 peu différenciée, analogue à l’aspect des nervures
transverses, secteur R2 + 3 0,40 mm, rapport R2/R2+3 0,55/0,40 = 1,3
(R2 un peu plus long que sa tige R2 + 3), rapport R2/Rs + (R2 + 3) 0,55/
0,50 = 1,1 ; R4 + 5 0,90 mm, cellule R5/cellule M2 0,90/0,85 = 1,05 (sub¬
égales) ; Ml/Ml +2 0,60/0,35 = 1,71 (tige Ml +2 plus courte que cellule
Ml) ; cell. M2/M1 +2 0,85/0,35 = 2,42 (cell. M2 plus longue de 2,4 que
Ml +2 ; m-cu = 0,25 ; 1 A se termine bien au-delà de l’origine de la fourche
médio-cubitale (origine de la fourche M3+4-CuA).
Haltère : à massue foncée.
Abdomen. — Foncé au-dessus, tergites II-VII avec tache latéro¬
basale, taches latérales ayant tendance à s’étendre dorsalement et à former
une bande dorsale complète.
Genitalia : cerques (Ce) courts, mesurant environ 0,09 mm de long ;
insula (/) avec soies insulaires bien développées, longues, lèvre vaginale
supérieure ( UVL ) peu différenciée, lèvre vaginale inférieure (LVL) avec
bande de petites soies ; plaque postgénitale (XI-S) large ; spermathèque
simple, grande, environ 0,1 mm de diamètre.
MÂLE. — Ressemble à la femelle.
Tête. — Trompe (P) : plus arrondie à l’extrémité, légèrement jaunâtre,
longue environ de 1,45 mm.
Palpes ( MPlp ) : plus fins, foncés, longueur environ 0,90 mm, rapport
P/MPlp 1,40/0,90 = 1,5 (environ 2/3). Antenne : foncée, premier fiagello-
mère ( Flml ) deux fois plus long que le second (Flm2), Flml/Flm2 0,17/
0,08 = 2,12; Flml3 0,25, Flml4 0,40, Flml3/Flml4 0,62.
Thorax. — Analogue à celui de la femelle, caractérisé par le scutum
uniformément foncé, presque entièrement sans écaille, soies acrostichales
(TcS) courtes, dorso-centrales (DS) bien développées ; pleures brunâtres
à bande médiane foncée, mésokatépisternum (sternopleure) foncé surtout
dans partie antérieure ; soies stemopleurales supérieures et inférieures
nombreuses, subégales, très proches les unes des autres.
Pattes : uniformément sombres ; fémur postérieur avec deux fortes
longues épines au-dessus de l’apex (face dorsale) l’une derrière l’autre ;
griffe apicale du tibia antérieur longue de 0,04 mm, simple, légèrement
incurvée vers l’apex ; les épines latérales des tibias longues, celles de Ti-I :
0,08 mm, celles de Ti-II : 0,10 à 0,15 mm, celles de Ti-IIl : 0,10 à 0,15 mm.
Longueurs et rapports des articles : Fe-I : 1,15 mm ; Fe-II : 1,26 ; Fe-III :
1,25; Ti-I : 1,24; Ti-II : 1,51 ; Ti-III : 1,47; Ta-U 0,85; Ta-IIl : 1,51 ;
Ta-III : 1,16 ; Ta-I2 : 0,32 ; Ta-II2 : 0,40 ; Ta-III3 : 0,45 ; Ta-I4 : 0,11 ;
Ta-II4 : 0,12 ; Ta-III4 : 0,25 ; Ta-I5 : 0,14 ; Ta-II5 : 0,12 ; Ta-III5 : 0,18 ;
rapport Ta-Il/Ta-I2+ 3+4+5 0,85/0,77=1,10; Ta-I4/Ta-I5 0,11/0,14 =
0,78 ; griffes tarsales (U) simples, formule ungéale Ta-1 : 0-0, Ta-Il : 0-0,
Ta-III : 0-0 ; empodium petit.
40
ALEXIS GRJEBINE
Aile ■ analogue à celle de la femelle ; nervures Rs : 0,30 mm, R2 + 3 :
0,40 Rs + (R2 + 3) : 0,70; R2/R2+3 0,5/04=1,25, R2/Rs + (R2 + 3)
0 50/0 70 = 1 4: R4 + 5 0,90, Ml+2 0,47; cellule Ml/Ml+2 0,55/0,47 =
l’,17 ; cellule M2/M1+2 0,75/0,47 = 1,59 ; m-cu : 0,27; l’extrémité de la
nervure 1A est située bien au-delà de l’origine de la fourche médio-cubitale.
Abdomen.
Genitalia : Gonocoxite (Gc) : brunâtre, long de 0,20 mm, large de 0,12 ;
lobe médio-basal (BML) portant 4 épines parabasales (1-4) subégales et
fortes. Gonostyle (Gs ) : plus court que le gonocoxite, Gc/Gs 0,20/0,17= 1,1,
griffe du gonostyle (GC) moyenne. Phallosome (PH) : faiblement sclérifié.
Proctigère (Pr) (segment anal, X-T) : avec paraproctes (Ppr) chacun avec
une forte épine apicale dorsale, bifide, avec 3 soies cerquales (CSe). IX-T :
bien différencié, nettement bilobé, chaque lobe avec environ 5-6 longues
soies.
Nymphe. — Décrite d’après une nymphe mâle. Abdomen : 1,8 mm.
Trompette respiratoire : longue de 0,55 mm. Palettes natatoires (Pa) .
longues de 0,60 mm.
Céphalothorax (CT) : crête médio-dorsale (MK) peu développée;
couleur uniforme claire, sans tache particulière ; soie 3-CT bien développée,
multifide ; 6-CT longue, simple ; 8-9 CT grandes, multifides. Trompette
respiratoire (T) plus longue que large (environ 7 fois la largeur) avec aire
trachéoïde très réduite se limitant à moins de la 1/2 de la longueur de la
trompette ; ouverture de la pinna (Pi) très oblique et longue, la fente (MC)
large, se continuant par une fente très étroite en forme de suture, réduisant
le méat; longueur trompette 0,55 mm, largeur : 0,07 mm, rapport lon¬
gueur/largeur L/W 0,55/0,07 = 7,8 ; fente pinna 0,10 mm, suture de la pinna
plus ou moins ouverte 0,25 mm : total 0,35 mm ; meatus (Med) 0,45 mm ;
aire trachéoïde (TA) 0,25 mm; aire réticulée 0,30 mm, rapport longueur
totale trompette/TA 0,55/0,25 = 2,2.
Métanotum (Mtn) : 10-Mtn multifide, 11-Mtn forte à 2 branches.
Abdomen. — Sans marque pigmentée particulière ; face ventrale spi¬
culée ; soie 1-1 dendroïde, grande, branches fines ; 2-1 simple ; 3-1 bifide ;
4- 5-1 petites à plusieurs branches ; 6-1 à plusieurs branches ; 1-11 à plusieurs
branches fines, 2-II en éventail, à plusieurs branches courtes ; 3-II bifide ;
5- II petite; 1-II1 à nombreuses branches longues; 2-III-V1 interne à
1-III-VI; 3-1II bifide fine; 5-III à plusieurs branches; 1 -IV à plusieurs
branches n’atteignant pas le bord postérieur du segment V ; 3-IV simple ;
5-IV à plusieurs branches ; 1-V-VI à plusieurs branches ; 1-VII seulement à
quelques branches ; 5-VII peu fournie ; 4-VIII petite simple : 9-VIII bifide.
Angle caudo-latéral du VIII e segment arrondi, sans spiculé. Segments ter¬
minaux : nymphe femelle : lobe génital (GL) petit avec quelques spiculés
apicaux très petits ; nymphe mâle : lobe génital (GL) très long, atteignant
0,20 mm, environ 1/3 de la palette nanatoire, rapport Pa/GL 0,65/0,20 =
3,25 ; lobe caudal médian (MCL) peu différencié. Palette natatoire (Pa)
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 41
en forme de poire, plus longue que large, longueur 0,60 mm, largeur
0,40 mm, rapport L/W : 0,60/0,40=1,5 (environ 1/3 plus longue que
large) ; la palette, de couleur claire uniforme, est plus foncée à la base et
légèrement à l’apex ; bord externe spiculé sur environ 1/2 de la longueur ;
bord interne lisse; soie apicale 1-P simple, longue, rapport longueur
Pa/l-P 0,60/0,10 = 6,00 (environ 1/6).
Larve. — Longueur environ 4 mm; couleur blanchâtre, tête très
foncée, noirâtre, siphon brun foncé. Tête : longueur 0,75 mm. Siphon :
0,62 mm. Selle du segment anal : longueur 0,35 mm.
Tête. — Plus large que longue, noire ; W/L 0,95/0,75= 1,25 ; plaque
labrale médiane (clypeus) ( MLP) bien développée ; plaque mentale (MP)
très petite avec 1 grande dent médiane et 4-5 latérales. Maxille (Mx) très
développée, longueur de 0,20 mm, large de 0,15 mm, soie 4-Mx très forte,
externe à la brosse buccale, longue de 0,08 mm, large de 0,01 mm, atteint
plus d’1/3 de la longueur de Mx ; 5-Mx invisible ; galeastipes (GSt) séparé
du laciniastipes (LSt) par suture ventrale (VMxS) ; spiculés dorsaux de la
lacinia (LR1) très longs, ceux de LR2 (ventraux) plus fins ; suture maxillaire
dorsale ( DMxS ) bien développée, soie 1-Mx à deux épines subégales
(processus). Palpe maxillaire ( MPlp ) très petit, atrophié, 0,05 mm de long,
sclérite cardo ( Cd ) (sclérite hypostomal) atrophié, soie 6-Cd petite à plu¬
sieurs branches. La maxille de Ficalbia malfeyti est analogue à celle de
Ficalhia uniformis (fig. 22). Soies céphaliques 5, 6, 7-C très développées ;
1-C fine, 0,12 mm ; 3-C invisible ; 4-C petite à 3 branches fines ; 5-C en
éventail avec une vingtaine de branches de 0,50 mm ; 6-C caractéristique,
bifide, 0,80 mm, plus longue que l’antenne; 9-C fine, 3 branches; 10-C
simple ; 11-C longue, fine, 3 branches ; 12,13-C petites ; 14, 15-C très petites,
Antennes (A) : tous les articles (1, 2, 3) fusionnés, longue 0,60 mm
(soie terminale non comprise), partie proximale (base-soie 1-A) 0,48 mm,
partie distale (soie 1-A-apex, origine 2, 3-A) 0,12 mm; rapport partie
proximale/partie distale 0,48/0,12=4; soie 1-A à plusieurs branches;
subterminales 2, 3-A simples, longues 0,45 mm ; 4-A apicale, longueur
0,30 mm ; 5-A très courte, difficilement visible ; articles 1 et 2 de l’antenne
sont soudés, la base de l’article 3 se confond avec soie 5-A ; rapport longueur
capsule céphalique/longueur antenne LC/LA 0,75/0,60=1,25; l’antenne
est spiculée dans sa partie proximale, plus ou moins foncée à la base jusqu’à
l’insertion 1-A, partie apicale claire (différence avec F. malfeyti).
Thorax. — Grandes plaques sclérifiées à la base des soies pleurales
méso- et métathoraciques, ces tubercules pleuraux sont très pigmentés,
les soies foncées. Thorax large de 1,00 mm, long 0,70 mm, rapport W/L
1,00/0,70=1,42.
Prothorax (P) : O-P très petite ; 1, 2, 3-P très groupées ; insérées sur
tubercule commun ; 1 -P simple, courte 0,4 mm ; 2-P simple, forte, barbelée,
très longue 1,3 mm ; 3-P en éventail, une douzaine de branches 0,3 mm ;
4-P forte à 3 branches ; 5-P très forte, la plus longue du prothorax, environ
2 mm ; 6-P simple ; 7-P bifide ; groupe 9-10-12-P toutes simples.
Source : MNHN, Pari;
42
ALEXIS GRJEBINE
Mésothorax (M) : 1-M très développée en éventail : 0,3 mm ; 2-3-4-M
simples ; 5-M simple, barbelée ; 6-M simple ; 7-M bifide ; 8-M forte, très
longue : 2,0 mm, barbelée ; 9-10-12-M avec 9-M à branches, 10-M simple.
Métathorax ( T ) : 1-T en éventail : 0,2 mm ; 3-T en éventail : 0,25 mm ;
7-T forte, 6-7-T à branches barbelées; groupe 9-12-T, avec 9-T à
4- 5 branches, 10-T longue simple; 13-T en éventail, très développée :
0,25 mm.
Abdomen (I-X). — Tergites sans scarification, en dehors des tuber¬
cules d’insertion latéraux des soies 6; 1-II-V1 en éventail bien développé
jusqu’à 0,25 mm ; 5-II-VI petite, atrophiée ; 6-1 très longue, trifide ; 6-1II
longue, trifide; 6-1V courte, en éventail : 0,33 mm; 6-V-VII longues a
4 branches ; 7-1 longue seulement sur I, bifide ; 7-II en éventail à 6 branches ;
7-III très petite; 13-III-V très développées, en éventail : 0,25 mm; 13-VI
petite, atrophiée ; 13-VI1 grande.
Segment VIII : plaque latérale absente, absence d’aire spiculée.
Peigne ( P-VIII ) composé d’une rangée de 7-10 écailles en épines (CS) à
frange large, visible au fort grossissement; 1-VIII courte à plusieurs
branches ; 2-VIII petite ; 3-VIII très grande en éventail (6-7 branches) ;
5- VII1 à 5-8 branches.
Siphon (S) : brun foncé, légèrement incurvé vers le haut, longueur
moyenne, rapport longueur/largeur L/W 0,62/0,20 = 3,1 ; acus (S/l) bien
développé ; peigne avec 2 dents longues en épines (PT) 0,10 mm ; soie sub¬
ventrale (1-S) insérée à la base du siphon ; 2-S petite, fine ; appareil stig-
matique (SAp) : lobe stigmatique antérieur (ASL) bien développé, sclérifié
à la pointe ; lobe stigmatique latéral ( LSL ) à pointe sclérifiée, soie 7 petite ;
lobe latéro-postérieur (ventral) (PSL) avec 8-S longue, simple ; 9-S légère¬
ment en crochet; sclérite en étrier (apodème stigmatique) (SAd) long
0,22 mm.
Segment anal (X) : selle incomplète, à bord postérieur lisse (sans
spiculé), indice longueur/largeur L/W 0,35/0,22 = 1,59 mm; soie latérale
1-X moyenne à 3 branches 0,25 mm ; brosse dorsale (2,3 X) : 2-X à 2 soies
longues, 3-X environ 7 branches ; touffe ventrale (4-X) avec 5 paires de
longues soies (4a-f) ; les plus longues 1,0 mm, et 1-2 très petites soies surnu¬
méraires, difficilement visibles; papilles anales (APP) subégales 0,5 mm.
Matériel examiné. — Pour Madagascar 1 Cf Loc. Périnet, Disl. Mora-
manga, Prov. Tamatave, 19.4.1950 rec. Doucet (génitalia) ; 1 9 Loc.
Périnet, 19.4.1950 réc. Doucet ; 2 N, 3 L, Périnet, 20.4.1955, gîte 7, réc.
Gijebine; 1 L, Mangabe, Dist. Tamatave, 28.7.1957 gîte 4 réc. G.M.H.
N" 4 ; 1 N Cf (exuvie) E 162, 7/1967 réc. Brunhes ; 9 L, E 392, Moramanga,
réc. Ravaonjanahary ; 1 N, 1 L, E 392, mars 1971, réc. Ravaonjanahary,
dét. Brunhes ; 3 L, E 162 c, 7.1.1967, route Miarinarivo, Prov. Tananarive,
réc. Brunhes.
Spécimens d’Afrique : 2 & (genitalia), 1 N (exuvie), Loc. Gribina,
Tangrela, Haute-Volta, 26.3.1954, réc. Hamon (Type syn. F. grenier!) ;
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 43
1 N Cf (exuvie) Santidougou, Cercle de Bobo-Dioulasso, Haute-Volta,
7.2.1953, réc. Hamon ; 3 N (exuvies), 4 L Porto-Novo, Dahomey,
3.12.1954, réc. Hamon.
Répartition géographique. — Madagascar, région de l’Est. Afrique
tropicale de l’Ouest, Afrique équatoriale, Afrique tropicale de l’Est (Mozam¬
bique, Rhodésie, Tanzanie).
Biologie. — Les larves et nymphes se trouvent dans les étangs ou au
bord des fleuves et rivières avec une végétation aquatique abondante, en
particulier les Pistia et Eichhornia crassipes (Madagascar, Congo). A
Madagascar, les spécimens ont été récoltés dans un étang de la forêt
d’Analamazoatra, à Périnet, avril 1955, près de la Maison des Eaux et
Forêts, avec d’abondants Eucalyptus autour ; l’étang comportait une llore
riche en Cypéracées ; association avec larves d ’Anoplieles coustani. Les
adultes capturés dans la végétation basse n’ont jamais été observés par nous
piquant l’homme.
Systématique. — F. uniformis appartient au genre Ficalbia qui ne
comprend qu’un seul sous-genre, très restreint s.g. Ficalbia Theobald.
F. uniformis fait partie d’un très petit nombre d’espèces (7 pour l’Afrique et
l’Asie), et peut être considéré comme partie d’un complexe comprenant
F. uniformis, F. malfeyti (Newstead), F. nigra Theobald et F. circumtestacea
(Theobald), ces quatre espèces africaines étant très proches les unes des
autres, surtout F. uniformis et F. malfeyti (Mattingly & Hamon 1955 : 490,
tax. ; statut de malfeyti en tant qu’espèce Cf*, O *, L*) ; tandis que F. nigra
et F. circumtestacea sont très proches l’un de l’autre.
Ficalbia (Ficalbia) circumtestacea (Theobald)
(fig. 23 à 26)
1908 a : 264 (Cf*, Ç * ; Mimomyia). Loc. type : Haut Nil Blanc, Soudan
(BM). Theobald F.V. 1908, New mosquitoes from the Sudan with list and
synoptic table of ail the known Soudanese species. Report Wellcome
Laboratories, Gordon College, Khartoum 3 : 249-267, illus.
Edwards 1941 : 88 (A). Hamon 1954 a : 584 (L). Hamon 1954 b :
591 (N). Hamon 1954 c : 836 (C?*). Mattingly & Grjebine 1958 : 279.
Imagos. — L’espèce appartient au complexe F. uniformis, F. malfeyti
et F. nigra. espèces habitant la région éthiopienne, seule la première étant
présente aussi à Madagascar, mais nous pensons que la présence de malfeyti
et de nigra est possible.
Les imagos ressemblent beaucoup à F. nigra et F. uniformis, surtout
à la première dont ils se distinguent par le tégument du scutum, bien que
très sombre mais avec une partie claire en « collier » jaunâtre, occupant un
cinquième de la partie antérieure, ce qui explique l’appellation latine
« circumtestacea » (couleur testacée, de terre, autour), et les tergites abdomi-
44
ALEXIS GRJEBINE
naux à grands triangles baso-latéraux clairs. Le deuxième caractère, très
important chez la femelle, est la longueur du premier article flagellaire de
l’antenne ( Flml) qui atteint de 5,0 à 6,0 fois la longueur de Flm2 comme
chez F. nigra, ce qui permet de distinguer l’espèce de F. uniformis (Flml
2 fois plus long que Flm2) et de F. malfeyti (Flml 2 fois plus long que
Flm2).
FEMELLE. — Aile : environ 2,0 mm.
Tête. _ a écailles plates foncées, peu d’écailles dressées. Palpes et
trompe foncés ; palpes très courts, comme chez F. nigra, environ 1/8» de la
trompe. Antenne à premier article flagellaire (Flml) très long, 5 à 6 fois
plus long que Flm2, rapport Flml/Flm2 5-6,0.
Thorax. — Scutum foncé avec partie claire jaunâtre en « collier »
occupant 1/5* antérieur. Soies dorso-centrales et acrostichales analogues à
celles de F. uniformis. Pleures plus claires que le mésonotum, présence
d’une touffe d’écailles sombres au milieu (comme chez F. nigra).
Pattes : foncées, analogues à F. nigra, griffe apicale du tibia antérieur
simple et très longue, environ 0,03 mm comme celle de F. uniformis et
F. nigra.
Aile : foncée, à écailles plutôt larges.
Abdomen. — Tergites avec de grands triangles clairs baso-latéraux.
MÂLE. — Analogue à F. nigra.
Genitalia : figurés par Hamon (1954 c), d’un mâle à peine éclos.
Gonocoxite ( Gc) un peu plus long que large. Gonostyle ( Gs) avec griffe
terminale (GC) courte et large. Paraproctes (Ppr) très caractéristiques,
comportant deux denticules apicaux très longs et forts, le deuxième den-
ticule incurvé vers la pointe du premier, fait penser à une pince de crabe.
Lobes parabasaux médians (BDL) absents (invisibles sur exemplaires du
Dahomey), caractère qui distingue l’espèce de F. nigra dont chaque lobe a
deux épines parabasales fortes (l’externe longue, forte et très sclérifiée), et
de malfeyti et uniformis dont les lobes parabasaux ont chacun 4 épines
fortes subégales.
IX-T : sans lobe latéral, à marge postérieure presque rectiligne, à
chaque angle : présence de 3 fortes soies subégales, ce qui le distingue de
F. nigra (à marge légèrement incurvée et à soies fines), de malfeyti (à marge
rectiligne mais à 4 soies très fines) et de uniformis (IX-T bilobé avec 3-5 soies
latérales fines).
Nymphe. — La nymphe a été décrite par Hamon (1953) d’après un
spécimen mâle récolté le 9.3.1953; dans la figure n° 4 publiée (Ann.
Parasit., XXIX, 1954 : 591) Hamon a dessiné une trompette respiratoire
relativement courte, à indice longueur/largeur L/W 0,30/0,04 = 7,5; la
fente est largement ouverte sur toute l’étendue de la pinna ; pinna longue de
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CUUCIDAE CULICINAE FICALBIINI
45
0,17 mm; méat : 0,13 mm entièrement trachéoïde; aire trachéolaire :
o’i4 mm; aire réticulée : 0,16 mm; la pinna est plus longue que l’aire
trachéolaire, TA/Pi 0,14/0,17 = 0,8, et atteint plus de la moitié de la longueur
de la trompette ; la nymphe figurée par Hamon correspond logiquement à
circumtestacea, car les mêmes caractères se retrouvent sur une nymphe
mâle dont on voit les genitalia qui font penser à circumtestacea (absence de
lobes parabasaux, deux dents du paraprocte très développées). La nymphe
dessinée par Druckenbrod et figurée dans la publication de Mattingly 1971,
figure 37 a, est tout à fait différente, analogue aux spécimens de Hamon de
la Haute-Volta dont la trompette est extrêmement longue L/W 0,55/0,05 =
11 ; pinna à fente très étroite presque fermée dans sa partie basale, atteignant
0,30 mm contre 0,25 pour la longueur de l’aire trachéolaire, plus longue que
la moitié de la trompette et un meatus court 0,25 mm. Il est donc nécessaire
de faire des observations complémentaires pour l’exactitude des données et
s’assurer que la nymphe à trompette très longue n’appartient pas à une autre
espèce voisine comme F. malfeyti. Nous donnons ci-dessous la description
d’après les spécimens de Hamon du Dahomey, tout en mentionnant et
figurant l’existence d’autres spécimens à trompette très longue, sous toutes
réserves.
Nymphe de Porto-Novo (Dahomey). — 9.3.1953, réc. Hamon
(N 9) :
Céphalothorax : à soie 6-CT longue, simple, 8 et 9-CT multifides.
Trompette respiratoire ( T ) : relativement courte à fente largement
ouverte sur toute sa longueur ; longueur de la trompette environ 0,30 mm,
largeur 0,07 mm, L/W 0,30/0,04=7,5 ; pinna longue de 0,17 mm ; meatus
0,13 mm; aire trachéolaire 0,14 mm; aire réticulée 0,16 mm; TA/PI
0,14/0,17 = 0,8 pinna plus longue que l’aire trachéolaire et plus longue que
la moitié de la trompette ; rapport longueur totale/aire trachéolaire L/TA
0,30/0,14=2,1.
Par contre, chez les spécimens à trompette très longue (Haute-Volta,
réc. Hamon), la longueur totale est de 0,55 mm, largeur 0,05 mm, pinna
0,30 mm, meatus 0,25 mm (entièrement trachéoïde), aire trachéolaire
0,25 mm, aire réticulée 0,30 mm, rapport L/W 0,55/0,05= 15,0 ; longueur
totale/aire trachéolaire L/TA 0,55/0,25 = 2,2 ; longueur totale pinna L/Pi :
0,55/0,30 = 1,8 (pinna plus longue que la moitié de la longueur totale) ; sur
ces spécimens, la pinna présente une fente extrêmement étroite avec suture
basale allongée.
Abdomen. — Sans marque pigmentée, très proche de F. uniformis.
Soie 1-1 dendroïde, en éventail ; 2 et 3-1 longues ; 6-1 très longue, caractéris¬
tique à 3 branches, longueur égale à plus de la longueur de 2 segments ;
4-II très longue, simple ; 6-III à VII à 2/3 branches ; 4-VIII à plusieurs
branches apicales ; 9-VIII longue, de 2 à 4 branches, la branche la plus
longue atteignant environ 1/3 de la longueur de la palette.
Segments abdominaux : lobe caudal médian ( MCL ) (IX tergite) large ;
lobe génital (GL) femelle très réduit avec quelques petits spiculés ventraux,
à peine différencié.
Source : MNHN, Pari
46
ALEXIS GRJEBINE
Palette natatoire ( Pa ) : pas de marques foncées sauf à la base ; palette
nettement plus longue que large, en forme de poire, longueur environ
0,40 mm, largeur environ 0,25 mm, L/W 0,40/0,25 = 1,6; soie apicale simple
ou à 2,3 branches, relativement courte, environ 0,04 mm, longueur palette/1-
Pa environ 10.
Larve. — Tête : longueur 0,75 mm. Siphon : 0,65 mm. Segment anal :
0,35 mm. Très proche de F. uniformis, tête noire, soies pleurales latérales à
base d’insertion sur plaques plus larges que chez F. uniformis ; écailles du
peigne du segment VIII plus différenciées et à base nettement foncée (diffé¬
rence avec F. uniformis) ; segment anal (X) plus court que chez uniformis ;
siphon nettement plus court et plus large.
Tête. — Très foncée, noirâtre, plus large que longue, W/L 0,90/0,70 =
1,20 ; plaque mentale {MP) très petite avec 5 dents latérales et une médiane
modérée, longueur du mentum 0,07 mm, largeur 0,07 mm.
Maxille {Mx) : très développée avec soie 4-Mx forte et longue, de
0,08 mm, égale à la soie clypéale 1-C; suture maxillaire (hypostomale) à
peine visible.
Soies céphaliques bien développées, 4-C petite, trifide ; 5-C très forte,
une dizaine de branches ; 6-C longue, bifide ; 7-C en éventail à branches
plus fines que 5-C ; 11-C longue, trifide ; toutes les soies très semblables à
celles de F. uniformis.
Antenne (A ) : semblable à celle de F. uniformis , mais très foncée, avec
partie claire limitée à l’apex ; longueur 0,37 mm, rapport longueur tête/lon¬
gueur antenne 0,70/0,37 = 1,8; partie proximale (jusqu’à 1-A) 0,30 mm,
partie distale 0,07 mm; partie proximale/partie distale 0,30/0,07 = 4,2;
5- A large, transparente, longue de 0,06 mm. L’antenne ne comprend qu’un
seul article, le deuxième étant fusionné avec le premier (sous-genre Ficalbia).
Thorax. — Insertions basales et plaques d’insertion des soies fortes,
très développées, foncées ; chétotaxie très proche de celle de F. uniformis.
Prothorax {P) : soies 1, 2, 3-P insérées sur un tubercule commun,
très foncé ; 1-P simple et courte ; 2-P très forte, simple, spiculée, longueur de
1,2 mm ; 3-P en éventail ; 4-P forte, trifide ; 5-P forte, simple ; 7-P bifide ;
groupe 9-12-P à soies longues simples.
Mésothorax (M) : 1-M très développée, en éventail ; 5-M forte et
simple, barbelée ; 6-M simple ; 7-M à 4 branches ; 8-M simple, forte, proche
de 5-M ; groupe pleural avec 9-M à 4/5 branches, 10 et 12-M longues, fortes,
simples.
Métatliorax {T) : 1-T en grand éventail, long de 0,2 mm ; 3-T en très
grand éventail ; groupe pleural à 9-T avec environ 4 branches, 10-T forte,
simple, 12-T fine ; 13-T en grand éventail.
Abdomen. — Chétotaxie très proche de F. uniformis mais 6-1 à 2
branches au lieu de 3 — sur spécimens examinés ; plaque d’insertion de
6- 1, II très développée.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
47
Segment VIII : chétotaxie comme chez F. uniformis ; peigne avec une
douzaine d’écailles bien différenciées, longues de 0,09 mm, partie basale
très foncée (différence avec F. uniformis) ; 3-VIII forte, plaque d’insertion
large, à 7 branches très longues, atteignant la partie apicale du siphon.
Siphon : plus court que celui de F. uniformis, L/W 0,65/0,25 = 2,6 ;
peigne du siphon à 2 fortes dents simples, longues de 0,09 mm ; 1-S environ
à 7 branches, prenant origine à la base du siphon ; acus (SA ) bien différen¬
ciée ; 2-S petite fine ; lobe stigmatique antérieur (dorsal) (ASL) bien scléri-
fié ; 6-S en pointe, à côté d’une épine large ; 7-S petite ; 8-S simple, courte ;
9-S en crochet ; sclérite en étrier de l’appareil stigmatique (SAd) long de
0,17 mm.
Segment anal (X) : selle incomplète, à bord postérieur lisse, lon¬
gueur/largeur 0,35/0,25 = 1,4 ; chétotaxie semblable à celle de F. uniformis ;
une très petite soie surnuméraire.
Matériel examiné. — Madagascar : loc. Périnet, Dist. Moramanga,
20.4.1955, gîte 7, réc. Grjebine, 4 L, ayant servi aux figures ; loc. Manakara,
12.3.1955, gîte 1, réc. Grjebine, 1 L.
Afrique : Haute-Volta : Tangrela, Banfora, 8.4.1953, réc. Hamon,
1 N Cf ; Gribina, Tangrela, 26.3.1954, réc. Hamon, 1 N 9 , à trompette
respiratoire longue et étroite, pinna à fente étroite et deux exuvies larvaires.
Dahomey, Avrankou, Porto-Novo, 9.3.1953, réc. Hamon 1 N 0 (exuvie)
ayant servi à la figure ; Seme, Porto-Novo, 9.5.1954, réc. Hamon;
genitalia Cf figuré par Hamon 1954, Bull. Soc. Path. exotique 47 : 836, et
figure Grjebine (genitalia se rapportant à l’exuvie nymphale à trompette
courte et large).
Répartition géographique. — Afrique tropicale ; Haute-Volta, Soudan,
Dahomey, Sierra Leone.
Madagascar : Région orientale, Province de Tamatave, loc. Périnet ;
Province de Fianarantsoa, loc. Manakara.
Biologie. — A Madagascar, les larves ont été récoltées à Périnet,
20.4.1955, gîte 7, réc. Grjebine, dans un étang de forêt, alimenté par un
ruisseau encastré entre des collines (près de la rivière longeant la ligne de
chemin de fer) ; l’étang, bien ensoleillé, est riche en végétation semi-aqua¬
tique et aquatique, taux d’oxygène dissous 8 mg/litre, T° de l’eau 19° C;
espèces des Moustiques associés : Anopheles coustani, Uranotaenia balfouri,
Ficalbia uniformis, Mimomyia hispida. A Manakara, 12.3.1955, gîte 1,
réc. Grjebine, une larve a été trouvée dans un ruisseau marécageux, bordé
de jeunes arbres Niaouli, végétation riche, Cypéracées, Nymphéa, Panda-
nus courts, Sphaignes, Lycopodes, jeunes Nepenthes, eau limpide, très
tanifiée par Sphaignes ; les feuilles de Niaouli, tombées dans l’eau, paraissent
défavorables à la vie aquatique ; pH 5,2, oxygène dissous 6 mg/litre, T n
30° C ; eau très ensoleillée, vitesse du courant très faible 10 cm/S ; faune
aquatique pauvre : Odonates, Ephémères, Hygromètres, Notonectes,
Dyticides.
Source : MNHN, Pari
48
ALEXIS GRJEBINE
Genre Mimomyia Theobald
Mimomyia Theobald, 1903 : 304. Espèce type : M. splendens Theobald
1903, Afrique tropicale; Mattingly 1971 : 1, 10, 14, 17, 25, considération
du sous-genre Mimomyia comme un genre distinct du genre Ficalbia dont il
faisait partie avec les sous-genres Etorleptiomyia et Ingramia (syn. Ravena-
lites).
Le genre Mimomyia comprend trois sous-genres : le s.g. Mimomyia
Theobald, le s.g. Etorleptiomyia Theobald et le s.g. Ingramia Edwards (syn.
Ravenalites Doucet).
Les imagos du genre Mimomyia sont des Moustiques de très petite
taille ou de taille moyenne, présentant souvent des ornementations d’écailles
métallisées ou dorées, parfois des écailles alaires panachées de blanc et noir,
et des taches d’écailles tégumentaires. L’alule de l’aile est nue ou à écailles
couchées, plates ; le genre Mimomyia est limité aux régions tropicales de
l’Ancien Monde.
Les nymphes sont caractérisées surtout par des trompettes respiratoires
relativement longues ou très allongées, plus de 4-5 fois plus longues que
larges ; des palettes natatoires allongées, plus longues que larges (au moins
1,5 à plus de 2,0), étant extrêmement longues et étroites chez les s.g. Etorlep¬
tiomyia et Ingramia (syn. Ravenalites).
Les larves sont surtout caractérisées par les antennes librement arti¬
culées ; le siphon avec une seule paire de soies subventrales ; peigne du siphon
avec au plus 4 dents de chaque côté, souvent moins ; brosse ventrale avec
2-4 paires de soies et parfois 1 ou 2 soies longues ou avec 1 à 2 soies petites
complémentaires.
Caractères du genre. — Edwards 1932 ; Mattingly 1957 ; Mattingly &
Grjebine 1958 ; Belkin 1962 ; Mattingly 1971 ; Tanaka et al. 1979.
Imagos.
FEMELLE.
Tête. — Yeux contigus ou séparés au-dessus. Vertex à garniture
d’écailles variables. Antenne aussi longue ou plus longue que la trompe ;
premier flagellomère (Flml) 1,0-1,5 plus long que Flm2 (sous-genres
Etorleptiomyia et Ingramia syn. Ravenalites) ou 1,5-3,0 (s.g. Mimomyia).
Palpes moins de 0,33 de la trompe. Trompe plus longue que le fémur anté¬
rieur avec apex plus ou moins renflé.
Thorax. — Lobe pronotal antérieur ( Ap ) bien séparé ; en général avec
écailles larges, parfois avec un certain nombre d’écailles étroites ; lobes
pronotaux postérieurs ( Ppn ) avec soies localisées vers la marge postérieure,
moins de 10 ( Mimomyia et Etorleptiomyia) ou 10 et plus {Ingramia). Scutum
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBUNI
49
très arqué, avec écailles surtout étroites ; soies acrosticales (AcS) présentes
ou absentes ; soies du promontoir antérieur, dorsocentrales, antéalaires et
supraalaires bien développées. Scutellum (S/m) à écailles variables, tantôt
toutes étroites (s.g. Mimomyia), tantôt toutes ou en majeure partie larges
(s.g. Etorleptiomyia et Ingramia). Postnotum glabre. Paratergite étroit,
sans écaille. Pleures avec taches d’écailles sur le propleuron, soies stemo-
pleurales et préalaires présentes ; soies stigmatiques de l’aire préstigmatique,
ainsi que les soies poststigmatiques et mésépimérales inférieures absentes ;
soies mésépimérales supérieures confinées en général à Faire supérieure ;
parfois présence de soies très fines dans la partie inférieure du mésépiméron,
en particulier chez M. fusca, mais ces soies très fines ne peuvent pas être
assimilées aux soies mésépimérales inférieures classiques plus développées.
La base du mésoméron est nettement au-dessus du coxa postérieur.
Pattes : à marques variées chez s.g. Mimomyia ; à tarses plus ou moins
avec bandes claires chez s.g. Etorleptiomyia et s.g. Ingramia ; pulvilli
absents ; griffes subégales et simples.
Aile : calyptère supérieur (squama) (UC) frangé d’écailles très fines,
sétiformes (en apparence des soies longues) (s.g. Mimomyia, Etorleptiomyia)
ou avec des écailles larges, souvent facilement détachables (Ingramia, syn.
Ravenalites) ; alule glabre ( Mimomyia ) ou avec des écailles larges et courtes
(Etorleptiomyia et Ingramia). Remigium sans soies basales. Nervures avec
des écailles très larges, parfois glabres dans région apicale (Mimomyia).
Cellule R2 (nervure R2) plus courte ou plus longue que la tige de la nervure
R2 + 3 (Rs non compris, syst. Belkin 1962) ; chez le s.g. Mimomyia, la lon¬
gueur de R2 est d’environ 0,6 à 1,2 de la longueur de la nervure R2 + 3
(Rs non compris), ou environ 0,5 à 1,0 par rapport à la longueur totale de sa
tige R2 + 3 (Rs compris) ; chez le s.g. Etorleptiomyia R2 plus longue, attei¬
gnant 3,0 à 4,5 la longueur de sa tige R2 + 3 (Rs non compris) ; chez le s.g.
Ingramia, R2 est un peu plus courte, atteignant environ 1,3-1,9 la longueur
de sa tige R2+3 (Rs non compris).
Abdomen. — A extrémité obtuse ; tergite I hirsute, très écailleux ;
les tergites sont variés, uniformes, dorés chez une partie des Ingramia ou
avec marques claires plus ou moins étendues ; latérotergites sans écailles.
Spermathèques : de 1 à 3.
MÂLE.
Antenne : très plumeuse ; flagellomères Flm 12 et Flm 13 allongés.
Palpes : à 4 segments, aussi longs ou plus longs que la trompe Pr/MPlp :
1,1 à 1,3, pour s.g. Mimomyia, ou plus courts que la trompe : 0,6-0,9 pour
Etorleptiomyia, 0,5-0,8 pour Ingramia ; l’apex des palpes est poilu pour le
s.g. Mimomyia et non poilu pour les s.g. Etorleptomyia et Ingramia ; le
segment 4 du palpe est très petit.
Trompe : renflée à l’apex, environ sur 1/3 distal pour s.g. Mimomyia
et pour la 1/2 distale pour s.g. Etorleptiomyia et Ingramia.
Source
MNHN, Pari
50
ALEXIS GRJEBINE
Pattes : quatrième article tarsien antérieur (Ta-I 4) très raccourci,
environ seulement 3 fois plus long que large : Ta-I 5 plus long que Ta-I 4,
avec peu de modifications, comportant 2 paires de soies courtes incurvées à
l’extrémité du renflement ventrobasal et une paire de soies latérales fortes et
rigides jumelées sur une expansion ; Ta-11 5 pas modifié, aussi long ou plus
court que Ta-II 4. Griffe principale (U-I) du Ta-I 5 et celle du Ta-II 5 nette¬
ment plus grande que la griffe secondaire, avec un denticule pointu latéro¬
basal : griffe ( U-III ) du Ta-III 5 simple et courte, les deux griffes du Ta-III 5
étant égales.
Genitalia : Tergite IX peu sclérifié, avec lobe simple ou bilobé, portant
de fortes soies en nombre spécifique. Sternite IX semi-circulaire, sans soies.
Gonocoxite ( Gc ) (pièce latérale, basistyle) avec écailles, avec lobe baso-
médian ( BDL ) avec de fortes soies, le gonocoxite ne comporte pas de lobe
apicodorsal (subapical) ni de membrane interne (aire non sclérifiée sur la
surface interne du coxite). Gonostyle ( Gs ) (dististyle) avec griffe terminale.
Proctigère ( Pr) : soies cercales présentes ; paraproctes (Ppr) avec peu de
dents sclérifiées apicales. Aedeagus peu sclérifié, simple.
Nymphe. — Trompettes respiratoires : au moins 9 fois plus longues que
leur largeur à mi-distance, généralement plus longues.
Palettes natatoires : étroites ou pas étroites, pas ou très légèrement ren¬
flées du côté interne ; frange formée ordinairement de spiculés irréguliers
sur les 2 bords ; soie apicale petite ou absente.
Chétotaxie : aux caractères génériques essentiels ci-dessus s’ajoutent
des caractères subgénériques : soie abdominale 1-1 grande et à branches chez
s.g. Mimomyia, petite et simple chez s.g. Etorleptiomyia et Ingramia ; soie
9-VIII petite et simple, ou avec peu de branches (pas plus de 5) chez s.g.
Mimomyia , ou grande avec 7-29 branches chez Etorleptiomyia et Ingramia ,
les branches étant plumeuses ou barbelées.
Larve.
Tête. — Nettement plus large que longue ; face ventrale de la capsule
céphalique très courte ; soie 2-C absente ; 4-C environ au niveau de l’an¬
tenne ; 11-C très longue. Fossettes tentoriales postérieures proches du
collier ; suture hypostomale (suture maxillaire) en général absente.
Antenne : articulée, l’anneau membraneux se situe après les soies
2,3-A, ce qui détermine la segmentation articulaire, le second article est
librement articulé à l’article basal ; 1-A bien développée avec branches ou
réduite et simple ; 2,3-A simples et longues ou exceptionnellement bran-
chues (groupe fusca, deguzmanae des Ingramia de la Région orientale) ;
4-A insérée sur l’extrémité du deuxième article (ainsi que 6-A) simple,
longue ou branchue (groupe fusca, deguzmanae) ; 5-A en processus trans¬
parent, plus ou moins allongé, large, à l’extrémité obtuse ou ovale, insérée
directement à l’apex du deuxième article ou sur une partie basale légèrement
sclérifiée qui correspond au troisième article antennaire ; la soie 5 a été
assimilée au quatrième article atrophié par Mattingly & Grjebine 1958.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 51
Brosses buccales : avec des soies fines et nombreuses.
Mandibule : surface dorsolatérale avec des micro-épines longues en
aiguilles. Eperons mandibulaires (« spurs ») (soies 2-Mn) au nombre de 4
(2a, 2b, 2c, 2d-Mn) ( Mimomyia ), ou au nombre de 5 (2a, 2b, 2c, 2d, 2e)
( Etorleptiomyia ), ou 1-2 (2a, 2b) ( Ingramia ). Brosse mandibulaire ( MnB )
bien développée. Peigne mandibulaire ( MnC ) réduit. Organe coupant
(MnT) avec 2 dents dorsales (DT) ; dent ventrale (VT) avec denticule
latéral (VT- 4) ; 2 lames ventrales en râteau ( MRB ), dont la principale est
beaucoup plus longue que l’apex de la dent ventrale ; râteau mandibulaire
(brosse pectinée) (MnR) avec des soies pectinées en nombre restreint. Lobes
mandibulaires à spiculés ( MLS ) bien développés.
Maxille : étudiée par Tanaka et al. 1979 chez Mimomyia (Etorleptio¬
myia) luzonensis et par moi-même chez plusieurs Mimomyia. Cardo libre ;
galeastipes plus large que long, sans spiculés longs et forts ; soie 1-Mx (pro¬
cessus en longs sensilles jumelés) dans la moitié apicale. Brosse maxillaire
avec des soies très longues dont certaines très barbelées, surtout les externes
bien élargies. Soie 4-Mx de la galeastipes en général bien développée, très
forte et longue chez les Ingramia ; 5-Mx peu développée ; suture dorsale
(DMxS) bien développée ; soies spiculées du laciniarostrum (LRl, LR2)
avec LRl dorsales espacées, bien développées, fortes, tandis que LR2
ventrales, nombreuses et plus fines. Palpe maxillaire généralement court,
moins de 0,5 de la longueur de la maxille ; apex avec 4-5 soies en sensilles,
dont certaines difficilement visibles.
Plaque mentale : bien développée, triangulaire.
y
Thorax. — Soies 1-3-P sans tubercule basal ; 12-P forte, plus longue
que 9, 10-P ; 13-P en général absente (présente chez certains Ingramia du
groupe roubaudi) ; tubercule basal de 9-12-M très grand, en grande protu¬
bérance allongée chez les Ingramia (syn. Ravenalites) très caractéristique, à
la base du groupe 9-12-M présence d’une grande épine; groupe 9-12-T
très développée, avec épine basale très longue, ce groupe prolonge une très
grande expansion thoracique latérale, très caractéristique des Ingramia,
expansion pouvant atteindre 1/3 de la largeur thoracique ; 7-T très déve¬
loppée sur tubercule et sur expansion thoracique latérale symétrique dorso-
ventralement de celle de 9-12-T (chez Ingramia) mais moins développée.
Abdomen. — Soie 1-III-VI très développée ; 2-I1I interne à 1-III-VI ;
soies 6-1-VI et 7-1 fortes ; 4-1II-VI interne par rapport à 1-III-VI ; 11-1 bien
développée ; 12-1 présente ; 13-III-V très développée.
Segment VIII : peigne en une seule rangée d’écailles ou d’épines ou en
deux rangées, ou exceptionnellement en tache étendue chez Mimomyia
(Ingramia) fusca et deguzmanae, et certains Ingramia du groupe Ravenalites
B.
Siphon : indice 2,0 à 8,0 ; en général se rétrécit vers l’apex, avec acus
libre ou attaché ; peigne du siphon absent ou très réduit, avec au maximum
4 dents de chaque côté, souvent moins ; soie 1-S une seule paire subventrale,
insérée à plus de 0,25 de la base du siphon, près du milieu chez s.g. Mimo-
Source : MNHN, Pari
52
ALEXIS GRJEBINE
myia ; extrémité du siphon adaptée chez certaines espèces à s’accrocher aux
plantes (présence de crochets sur valve dorsale) ; chez certaines espèces
M. hybrida et M. pallida, le siphon est modifié pour percer les tissus aqua¬
tiques des plantes ( Pistia) ; la soie 2-S est en épine articulée, en partie chez
Mimomyia, et bien articulée chez Etorleptomyia et Ingramia ; l’épine 2-S
très spéciale, présente des caractères variés, elle est simple ou échancrée ou
bifide à denticule ou trifide.
Segment anal : selle complète, avec marge apicale spiculée; soie 1-X
simple chez les s.g. Mimomyia et Etorleptiomyia. La soie 1-X est chez
Ingramia, Groupe Ravenalites A, variable suivant les sous-groupes indiqués
ci-après :
— chez le sous-groupe roubaudi, cette soie est généralement bifide,
parfois trifide ou avec une dizaine de branches ;
— chez les sous-groupes spinosa et brygooi, la soie 1-X est simple ;
— chez le sous-groupe Ravenalites B, elle est également simple sauf
chez collessi où elle est bifide, courte et asymétrique ;
— chez le groupe Ingramia s. str. (groupe fusca) la soie 1-X présente
3-4 branches.
La brosse ventrale (4-X) avec 2-4 paires de soies et parfois 1 à 2 paires
complémentaires courtes; 4 paires de longues soies chez Mimomyia',
3 paires de longues soies et une courte chez Etorleptiomyia, et seulement
2 paires de soies longues chez Ingramia. Grille de la soie 4-X peu développée.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne, malgache, orien¬
tale, indomalaise, papouasienne, Nord-australienne, Sud-Pacifique.
Biologie. — Le genre Mimomyia se reproduit dans des collections d’eau
terrestres (trous, mares, étangs, bords de rivières) à végétation aquatique
abondante pour les sous-genres Mimomyia et Etorleptiomyia, et par contre,
chez le s.g. Ingramia dans des collections d’eau retenues par les végétaux
(trous d’arbres, creux de bambous, Pandanus, Colocasia, Typhonodorum,
Ravenales, urnes de Nepenthes).
Les observations sur le comportement des espèces ont été faites par
plusieurs auteurs Mattingly & Grjebine (1958 : 279) ; Haddow et al. (1951 :
214) signalent que M. flavopicta, plumosa et mediolineata ont été capturées
piquant l’homme, certaines capturées dans la voûte forestière ( Jlavopicta )
et d’autres au niveau du sol (plumosa, mediolineata, mimomyiaformis,
xanthozona). Van Someren et al. (1955 : 469) signalent M. plumosa comme
piquant l’homme et splendens, hispida, lacustris, pallida, mimomyiaformis
comme ne piquant pas l’homme.
Sous-genre Mimomyia Theobald
1903. Mimomyia Theobald, Monogr. Culicidae 3 : 304. Espèce type :
M. splendens Theobald, 1903, Ouganda; désignée par Blanchard (1905 :
419).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
53
II- 1907. Boycia Newstead, in Newstead, Dutton & Todd, Ann.
trop. Med. Parasit. 1 : 33. Espèce type : Boycia mimomyiaformis Newstead,
1907, ex Congo Belge, ex Léopoldville [Zaïre, Borna] ; seule espèce citée.
III- 1907. Ludlowia Theobald, Monogr. Culicidae 4 : 193. Espèce
type : Mimomyia chamberlaini Ludlow, 1904, Philippines ; désignée par
Brunetti (1914 : 64).
III-1907. Megaculex Theobald, Monogr. Culicidae 4 : 282. Espèce
type : Culex albitarsis Theobald, 1901 [ = Cu/ex plumosus Theobald, 1901],
du Mashonaland, Salisbury ; seule espèce citée.
1910. Hispidimyia Theobald, Monogr. Culicidae 5 : 245. Espèce type :
Hispidimyia hispida Theobald, 1910, du Soudan, Gebel Ahmed Aga ;
seule espèce citée.
Pour synonymie complète voir Mattingly (1957), Mattingly & Grjebine
(1958), Stone, Knight & Starcke (1977) et White (1980).
Le sous-genre Mimomyia, dont l’espèce type est M. splendens, est
déterminé par les caractères ci-dessous :
Femelle. — Tête : écailles du vertex variées ; antenne avec le premier
article flagellaire ( Flml) très allongé, mesurant de 1,5 à 3,0 la longueur
du second ( Flm2 ).
Thorax : les écailles du scutellum (Sim) sont toutes étroites ; mésépi-
méron (Mep ou Mm) (mésanépiméron, Marti) sans écailles, soies mésépi-
mérales inférieures absentes, tout au plus représentées par des soies extrê¬
mement fines (poils).
Pattes : marques variées ; griffe du tibia antérieur bien développée.
Aile : écailles uniformément foncées, sauf parfois à la base de la
nervure C; calyptère supérieur (UC ou Sq) avec des soies marginales
longues et étroites ; alule (Al) glabre ; écailles plates des nervures, souvent
peu nombreuses; cellule R2 relativement courte par rapport à R2 + 3,
environ 0,6 à 1,2 de la nervure R2 + 3 (Rs non compris).
Genitalia : 1 à 3 spermathèques.
Mâle. — Trompe : renflée d’une manière modérée sur environ le
1/3 apical.
Palpes : environ 1,1 à 1,33 de la longueur de la trompe.
Nymphe. — Trompette : très longue, environ 9,0 à 17,0 fois plus
longue que large (L/W) ; parfois modifiée pour percer les tissus des plantes
aquatiques.
Abdomen : soie 1-1 grande et multibranchue (excepté M. perplexens
d’Afrique) ; 9-VIII très petite, simple ou avec peu de branches (2-5).
Palette : environ 1,5 à 2,75, plus longue que sa plus grande largeur
(L/W) ; avec une frange de dents très grossières (de longs poils chez M.
Source : MNHN, Par.
54
ALEXIS GRJEBINE
splendens) qui dépasse la soie apicale et s’étend largement sur le bord
interne.
Larve. — Antenne : libre articulation au-delà des soies 2, 3-A ; soies
subterminales 2, 3-A et terminale 4-A simples.
Siphon : indice 2,0 à 8,0 ; parfois modifié pour percer les plantes.
Segment anal : brosse ventrale (4-X) avec 4 paires de soies bien déve¬
loppées, les deux paires caudales (4-c, 4-d) plus courtes que 4-a et 4-b ;
présence parfois d’une ou deux soies complémentaires, nettement plus
petites.
Systématique. — Mimomyia est le sous-genre le plus compliqué et
diversifié (même par rapport à la majeure partie des sous-genres chez les
Culicidae) ; il comporte la majeure partie des espèces de la tribu Ficalbiini
qui se développent dans les étangs et autres gîtes de nature terrestre (mares,
marais, bords de rivières).
Sa distribution géographique s’étend aux régions éthiopienne, mal¬
gache et orientale.
Mattingly & Grjebine (1958 : 266-268) reconnaissent dans ce sous-
genre 5 groupes d’espèces :
Groupe A ( Mimomyia s. str.). M. splendens Theobald.
Groupe B ( Ludlowia ). M. chamberlaini Ludlow, ssp. M. metallica
(Leicester), M. intermedia Barraud, M. hybrida Leicester, M. aurea (Leices-
ter), M. modesta (King & Hoogstraal), M. flavens (King & Hoogstrall),
M. hispida Theobald, M. lacustris (Edwards), M. perplexens (Edwards),
M. pallida Edwards, M. femorata (Edwards), M. gurneyi (Belkin), cette
espèce considérée comme faisant partie du complexe hybrida par Belkin
lui-même.
Groupe C {Boycia). M. mimomyiaformis (Newstead), M. parenti
(de Meillon & Lavoipierre).
Groupe D {Megaculex). M. plumosa (Theobald).
Groupe E. M. Jlavopicta (Edwards).
Les caractères des 5 groupes du sous-genre Mimomyia sont les sui¬
vants (Mattingly & Grjebine 1958) :
Groupe A {Mimomyia s. str.). M. splendens Theobald.
Femelle. — Tête : écailles dressées de la tête limitées à la nuque ;
yeux bien séparés.
Antenne : Flml environ 1,5 plus long que le second {Flm2).
Thorax : soies dorsocentrales et acrostichales ainsi que les écailles
préalaires et poststigmatiques toutes présentes ; aire préalaire sans soies ;
sternopleure avec 4-5 soies stemopleurales sur bord postérieur, la soie
hypertrophiée, en général présente dans le s.g. sur le bord postérieur de la
sternopleure, ne se remarque pas.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
55
Pattes : fémurs postérieurs avec 2 fortes soies au-dessus de l’apex,
l’une derrière l’autre, sur face dorsale ; cinquième article du tarse postérieur
(Ta-III 5) noir.
Aile : cellule de la fourche antérieure R2 plus courte que sa tige R2 + 3,
R2/R2 + 3 environ 0,80 à 0,90 (différence avec sous-genres Ficalbia et
Ingramia chez lesquels R2 est plus longue que sa tige).
Spermathèque : simple.
Mâle. — Phallosome : à très grandes dents sclérifiées ; paraproctes
(Ppr) à bordure sclérifiée (carène).
Nymphe. — Trompette respiratoire : environ 14,0-16,0 plus longue
que large (largeur prise au milieu).
Palettes natatoires : caractéristiques avec une frange continue sur
les deux côtés de très longues soies piliformes (poils).
Larve. — Tête : antenne à peu près de la longueur de la tête ; plaque
mentale (MP) de type normal.
Siphon : court, indice environ 3, peu rétréci vers l’apex ; valve médio-
dorsale à 2 crochets articulés (épine apico-dorsale 2-S) ; valves ventrales
à très longues soies (8-S).
Distribution du groupe A : seulement Régions éthiopienne et mal¬
gache.
Groupe B ( Ludlowia ). M. chamberlaini, M. intermedia, M. hybrida,
M. gurneyi, M. aurea, M. modesta, M. flavens, M. hispida, M. lacustris,
M. perplexens, M. pallida, M. femorata.
Femelle. — Tête : écailles dressées de la tête, limitées à la nuque ;
yeux en contact sur une certaine longueur de la ligne médiane.
Antenne : Flml de 2 à 3 fois (2,0-3,0) aussi long que le second ( Flm2 ).
Thorax : soies acrostichales absentes, dorsocentrales présentes, sauf
chez M. chamberlaini, aurea et metallica ; écailles préalaires et poststigma-
tiques absentes ; soies sternopleurales bien développées ; supérieures
présentes et 1 à 2 soies sternopleurales inférieures du bord postérieur plus
longues et plus fortes que les autres.
Pattes : fémur postérieur avec 2 ou 3 soies fortes au-dessus de l’apex
sur face dorsale, sauf chez M. aurea qui en a environ 5 ; dernier article du
tarse postérieur (Ta-III 5) sombre, sauf chez les M. chamberlaini, aurea
et metallica.
Aile : cellule de la fourche antérieure R2 environ 0,60 à 1,20 de la
longueur de sa tige R2 + 3, R2/R2 + 3 : 0,6-1,20.
Spermathèque : triple.
Mâle. — Genitalia : phallosome très légèrement chitinisé ; para¬
proctes (Ppr) avec seulement quelques petites dents à l’apex.
Nymphe. — Trompette respiratoire : de 10 à 17 fois plus longue que
large au milieu.
Palette natatoire : avec une frange d’épines courtes.
Source : MNHN, Pa
56
ALEXIS GRJEBINE
Larve. — Tête : antenne à peu près de la longueur de la tête ou plus
longue. Plaque mentale (MP) du type normal.
Siphon : indice 4,5 à 8 sauf chez M. hybrida et pallida chez lesquelles
il est modifié pour percer et pénétrer dans les tissus des plantes immergées ;
M. perplexens montre la même transformation bien que moins accusée
(les trois espèces présentent chez la nymphe des trompettes modifiées
de la même manière), les autres espèces ont des valves du siphon comme
dans le Groupe A.
Distribution du Groupe B : Régions éthiopienne, malgache et orien¬
tale.
Groupe C (Boycia). M. mimomyiaformis.
Mêmes caractères que le Groupe B mais :
Femelle. — Tête : à écailles dressées s’étendant largement sur le
vertex.
Thorax : soies dorsocentrales présentes.
Pattes : fémur postérieur avec 2-3 soies fortes au-dessus de l’apex,
en ligne, sur face dorsale ; dernier article des tarses postérieurs (Ta-III 5)
clair.
Spermathèque : simple.
Nymphe. — Trompette respiratoire : 12 fois plus longue que large
au milieu, non transformée.
Larve. — Siphon : non modifié, indice environ 5.
Distribution du Groupe C : Régions éthiopienne et malgache.
Groupe D ( Megaculex). M. plumosa.
Mêmes caractères que le Groupe C mais :
Femelle. — Thorax : soies dorsocentrales absentes.
Pattes : fémur postérieur avec 6 ou plus de 6 épines fortes, au-dessus
de l’apex, sur face dorsale ; tibia postérieur à soies plus courtes que chez
la plupart des espèces du genre.
Aile : cellule de la fourche antérieure R2 nettement plus courte que sa
tige R2 +3,-environ 0,70-0,80 de la longueur de la tige.
Spermathèque : triple.
Mâle. — Phallosome : à petites dents sclérifiées.
Nymphe. — Trompette respiratoire : environ 9 fois plus longue que
large au milieu.
Larve. — Antenne : moins de la moitié de la longueur de la tête.
Brosses buccales très fortement réduites. Plaque mentale (MP)
absente.
Siphon : indice environ 3,5.
Distribution du Groupe D : Régions éthiopienne et malgache.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
57
Groupe E. M. flavicosta.
Comme le Groupe C mais :
Thorax : soies acrostichales présentes.
Spermathèque : triple.
Premiers stades inconnus.
Distribution du Groupe E : Région éthiopienne.
Groupe A
Mimomyia (Mimomyia) splendens Theobald
(fig. 27 à 38)
1903 : 304 (O). Loc. type : Entebbe, Ouganda (BM).
Edwards 1941 : 77 (Cf, ç), 375 (N*).
Hopkins 1952 : 85 (L*).
Mattingly& Grjebine 1958 : 273 (Cf*).
Da Cunha Ramos & Ribeiro 1975 : 121 (L*, distr.).
Imagos. — Petit Moustique avec une coloration très distinctive, les
écailles vertes du mésonotum (scutum et scutellum) le distinguent immé¬
diatement de toutes les autres espèces de Culicidae d'Afrique et de Mada¬
gascar.
FEMELLE. — Aile : environ 2,5 mm. Trompe : 1,45 mm. Fémur
antérieur : 1,40 mm. Abdomen : environ 2,00 mm.
Tête. — Vertex couvert d’écailles plates jaune doré, parfois avec reflet
vert ou pourpre ; absence d’écailles étroites incurvées, peu d’écailles dressées
fourchues sur nuque, ces dernières jaunes également.
Trompe : (Pr) en grande partie jaunâtre, extrémité arrondie et foncée
sur parties latérales et face dorsale, labelles foncés ; clypéus jaune clair.
Palpes (MPIp) : environ 0,35 mm, indice Pr/MPlp : 1,45/0,35 = 4,14.
Antenne : avec pédicelle jaune clair, plutôt poilu sur côté interne comme
les autres espèces du sous-genre, premier article flagellaire (F/m T) plus
épais, environ 1,5 plus long que Fhn2, Flml/Flm2 0,16/0,10 = 1,6 ; Flml2 :
0,10 mm, Flm 13 : 0,12 mm, subégaux, antenne plus longue que la trompe
Ant/Pr 1,60/1,45 = 1,10.
Thorax. — Ecailles thoraciques et couleur :
Tégument du thorax à reflet noirâtre, scutum largement couvert
d’écailles étroites à reflet métallisé verdâtre ; scutellum (Stm) à partie
médiane et lobes latéraux à écailles métallisées verdâtres ; lobe pronotal
antérieur (Ap) à écailles jaunes dorées ; lobe pronotal postérieur à reflet
noirâtre, sans écailles ; aire poststigmatique (PA ) à écailles argentées
(Groupe A Mimomyia s. str.) ; propleuron (proépisternum) (Ps) à écailles
Source : MNHN , Pa.
58
ALEXIS GRJEBINE
argentées; paratergite foncé glabre; sternopleure (mésokatépisternum)
(Mks) à partie inférieure foncée, parties médiane et supérieure à écailles
argentées ; aire préalaire (PK) à écailles argentées (Groupe A) ; mésépi-
méron (Mm) foncé; mésoméron (méron) (Msm) foncé; métapleuron
(métépisternum) (Mis) jaune clair; mésopostnotum (Mpn) noir, brillant.
Soies thoraciques : scutum avec quelques soies acrostichales (AcS)
courtes en deux rangées irrégulières ; soies dorsocentrales présentes mais
peu développées ; pronotum postérieur avec seulement 2 soies postérieures ;
sternopleure avec environ 5 soies postérieures fines ; mésépiméron ( Mep ,
Mm) noirâtre, brillant, avec touffe de soies supérieures et 2 à 4 très fines
postérieures difficilement visibles ; mésoméron (Msm) glabre.
Pattes : coxa largement jaunâtre avec taches d’écailles argentées ;
les autres articles des pattes largement jaunâtres; les trois fémurs jaune
clair à reflet foncé pourpre vers la partie apicale et dorsale du fémur anté¬
rieur ; tibia antérieur foncé, pourpre dans partie antérieure ; tibias moyen
et postérieur jaunâtres, à partie apicale foncée (environ 1/4 de la longueur) ;
tarses foncés avec anneau clair peu distinct à la base des 3 premiers articles,’
les 3 derniers articles foncés ; fémurs antérieurs avec soies nombreuses et
longues ; fémurs postérieurs avec 2 fortes soies apicales sur face dorsale,
caractéristiques (Groupe A) ; tibias moyen et postérieur avec soies peu nom¬
breuses mais fortes et longues ; extrémité des tibias antérieur et moyen
avec griffe tibiale très longue, environ 0,03 mm.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II 1,25/1,40 = 0,89 ; Fe-I/Fe-III 1,25/1,35 = 0,92 ; Ti-I/Ti-II
1,35/1,60 = 0,84 ; Ti-I/Ti-III 1,35/1,55 = 0,87 ; Ta-I 1/Ta-I 2+3+4+5 •
0,80/0,93 = 0,86 ; Ta-I 4/Ta-I 5 0,16/0,16 = 1.
Aile : écailles foncées, mais jaunâtres à la base ; étroites et longues,
celles de Ml +2 0,04 mm de long et 0,01 mm de large ; nervure transverse
humérale (h) au niveau de l’arculus ; calyptère supérieur (UC) (squama)
avec soies longues ; alule (Al) glabre ; longueur de l’aile environ 2,1 mm ;
Rs : 0,30 mm, R2 + 3 : 0,50 mm, R2 : 0,40 mm (courte) ; Ml +2 : 0,35 mm,
Ml : 0,45 mm ; m-cu : 0,20 mm ; cellule M4 : 0,70 mm ; R2/R2 + 3 : 0,40/
0,50 = 0,8 à 0,9 (4/5 e de la tige R2+ 3) ; Ml/Ml +2 : 0,45/0,35 = 1,2. ’
Haltères : entièrement jaunes.
Abdomen. — Tergites et sternites jaunâtres, mais présence d’écailles
foncées sur les tergites II-VII.
Genitalia : cerques (Ce) très courts, plaque postgénitale (PGL) courte,
dépassant légèrement les cerques ; insula (/) à deux papilles ; spermathèque
unique.
MÂLE. — Ressemble à la femelle au point de vue de la coloration.
Trompe (Pr) : arrondie vers la partie apicale, longue de 1,15 mm.
Palpe (MPlp) : long de 1,17 mm, un peu plus long que la trompe,
dernier article (massue) incurvé, long de 0,35 mm, avec environ 8 épines
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
59
très fortes et longues, dépourvu de petites soies fines ; avant-dernier article
très long.
Antenne : plus longue que la trompe : 1,40 mm, Flml court, Flm2 :
0,05 mm, Flml3 : 0,30 mm, Flml4 : 0,37 mm.
Pattes : analogues à la femelle pour la coloration.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 1,10/1,20 = 0,91, Ti-I/Ti-II : 1,20/1,40 = 0,85, Ti-I/Ti-III :
1,20/1,15 = 1,04, Ta-I 1/Ta-I 2+3+4+5 : 0,80/0,78 = 1,02.
Genitalia : très caractéristiques.
Segment IX : tergite IX à deux lobes, chacun avec 4-5 soies fortes.
Gonocoxite (Gc ) très allongé : 0,28 mm, 0,10 mm de large ; lobe latérobasal
(BDL) avec 2-3 épines fortes et longues ; gonostyle (Gs ) allongé : 0,18 mm,
griffe du gonostyle (GC) allongée 0,02 mm. Phallosome : aedeagus (Ae)
très sclérotisé, avec fortes dents latérales caractéristiques (une douzaine
de chaque côté) tournées vers l’extérieur, les plus longues 0,02 à 0,03 mm.
Paramères (Par) petits, en forme de poire (Mattingly & Grjebine 1958 :
273, fig. 2, C). Paraproctes (Ppr) bien sclérifiés, terminés par une couronne
caractéristique de fortes dents (4-5) atteignant plus de 0.01 mm. cercus
avec 2-3 soies cercales (CSe).
Nymphe. — Description d’après spécimens d’Afrique (Dahomey, Mau¬
ritanie).
Abdomen : 2,90 mm. Trompette 1,20 mm. Palette natatoire : 0,65 mm.
La nymphe se différencie facilement des autres espèces du genre par
la présence d’une frange de soies très longues autour des palettes nata¬
toires. Le tégument est clair, sans marques, excepté les trompettes et
palettes. Les trompettes ont la partie trachéoïde et l’extrémité apicale
foncées, tandis que les palettes sont foncées sur le 1/4 distal, le reste restant
clair.
Céphalothorax (CT) : clair, soies 1, 3, 6, 7-CT simples ; 8-CT petite à
3-5 branches ; 9-CT simple.
Trompette (T) : très longue, étroite, avec 2/3 proximal trachéoïde,
extrémité très élargie (caractéristique) formant 2 lobes apicaux ; longueur
de la trompette (L) 1,20 mm, largeur (W) 0,08 mm ; pinna (Pi) 0,30 mm,
méat 1,0 mm ; aire réticulée (RA) 0,40 mm ; aire trachéoïde (TA) 0,90 mm ;
indice trompette L/W 1,20/0,08 = 15, L/Pi 1,20/0,30 = 4, L/TA : 1,20/
0,90 = 1,3, TA/Pi : 0,90/0,30 = 3.
Mêtanotum (Mtri) : 10-Mtn bifide; 11-Mtn simple.
Abdomen. — Clair, 1-1 avec une douzaine de fines branches en éven¬
tail, pas dendritiques ; 2, 3, 4-1 simples, 2-1 plus longue que 3-1 ; l-II forte
avec deux branches principales dépassant le bord du segment III, et quel¬
ques branches secondaires ; 2-II petite, forte, simple ; 3-II petite simple ;
l-III à deux branches principales fortes atteignant le bord postérieur du
seg. IV avec quelques branches fines secondaires ; 2-III courte, forte,
Source : MNHN, Par
60
ALEXIS GRJEBINE
intérieure à l-III; 3-III petite; 1-IV bifide, une branche beaucoup plus
développée, deuxième branche fine, courte ; 2-IV simple, forte ; 5-IV forte,
simple, longue ; 1-V bifide, une branche très longue, forte ; 5-V forte,
simple, aussi longue que 1-V ; 1, 5-VI simples, longues, fortes, dépassant
bord VII ; 1-VII longue, simple ; 5-VII simple, plus courte. Segment VIII
plus large que long W/L : 0,50/0,40 = 1,25; 9-VIII fine, bifide, courte,
l’angle du segment porte un petit denticule foncé.
Palettes natatoires : ellipsoïdes et pointues, avec une frange régulière
remarquable de longues soies, s’étendant sur toute la marge externe et
sur les 3/4 de la marge interne ; rapport L/W : 0,65/0,25 = 2,6 ; la frange
de soies est longue de 0,10 mm ; soie apicale 1-Pa simple, aussi longue que
la frange ; suture médiane n’arrivant qu’à la moitié de la palette.
Segments terminaux : lobe génital (GL) Q court ; cerques (Ce) de
la nymphe femelle avec quelques épines fines ; lobe génital (GL) de la
nymphe O* très long, atteignant presque la moitié de la palette ; lobe caudal
médian (MCL) (IX) bien développé.
Larve. — Description basée sur larves de Madagascar : Vangain-
drano réc. Grjebine et MD 1060 (Majunga) réc. Rodhain.
Le siphon extrêmement court permet de distinguer cette larve de
toutes les autres des genres Ficalbia et Mimomyia, sauf F. uniformis qui
se distingue par la position de la touffe subventrale du siphon (1-S) située
chez F. uniformis à la base du siphon.
Tête : longueur 0,80 mm. Siphon : L/W 3,0 (3 fois plus long que large).
Segment anal : selle (Sa) : L/W 0,25/0,30 = 0,83 (plus large que longue),
longueur de la larve : 3 mm.
Tête. — Brun foncé, très sombre comme le siphon, presque noire ;
W/L : 1,00/0,80 = 1,2 (environ 5/4 plus large que longue); soies céphali¬
ques : 1-C modérée : 0,12 mm ; 4-C grande avec 3-4 branches fines ; 5-C
avec 4-5 branches très longues, atteignant 1,0 mm; 6-C analogue avec
3-4 branches ; 7-C en éventail très large avec 8-12 branches très plumeuses ;
8-C simple; 9-C avec en général 4 branches; 11-C très longue, bifide :
0,7 mm, caractéristique; 12, 13-C petites à 3 branches; 14-C courte à
3 branches courtes.
Antenne : spiculée, légèrement incurvée, articles 1 et 2 bien distincts
(Mattingly & Grjebine 1958 : 275), articles 3 et 4 fusionnés (soie 5-A) ;
premier article spiculé, long de 0,50 mm, partie proximale (jusqu’à 1-A)
0,30 mm ; partie distale (après 1-A) 0,20 mm, soie 1-A environ à 2/3 de la
longueur de l’article ; 2, 3-A subégales très longues, à la base de l’article 2,
ce dernier lisse (sans spiculés) 0,15 mm de long; articles 3+4 atrophiés
(base soie 5-A) ; 4-A très longue ; rapport article l/article 2 : 0,50/0,15 = 3,3,
rapport partie proximale/partie distale du premier article : 0,30/0,20 = 1,5
(soie 1-A à 2/3 de la longueur).
Aulaeum (Au) bien différencié ; plaque mentale (MP) avec une grande
dent centrale et cinq latérales fortes, indice W/L : 0,08/0,05 = 1,6.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
61
Maxille (Mx) : aussi large que longue W/L 0,20/0,22 = 0,90 ; 1-Mx
en deux expansions subégales longues de 0,12 mm ; 4-Mx forte, longue
0,16 mm, LMx/4-Mx : 0,22/0,16 = 1,3 ; palpe maxillaire ( MPlp) 0,08 mm
de long LMx/MPlp = 0,22/0,08 = 2,75 ; soie 6-Mx (cardo) petite, bifide.
Thorax. — Large, W/L : 1,2/0,9 = 1,33 ; soies sur tubercules bien
pigmentés; 1-P en éventail, plus courte que la tête; 2-P longue, forte
0,6 mm ; 3-P simple, fine ; 4-P faiblement plumeuse ; 5, 6-P fortes, plu¬
meuses, simples ; 7-P à 3-4 branches ; 9-P courte ; 12-P longue, plumeuse ;
3-M simple ; 5-M simple, forte ; 6-M longue, bifide ; tubercule d’insertion
9-12-M à épine courte, 9-M environ à 4 branches, 10 et 12-M simples;
13-M petite en éventail; tubercule 9-12-T à épine courte, 9-T environ à
4 branches, 10-T forte, longue ; 13-T en éventail à branches fines.
Abdomen. — 6-1 à très petite insertion, 3-5 branches environ, plu¬
meuses, courtes; 7-1 à 2 branches longues, fortes (seulement sur I); 1-1
petite, bifide sur les segments II-VI1, grande, en éventail de 4-8 branches ;
2- 1 et 2-11 grande à 3 branches, 2-I1I-1V petite, simple ; 6-II à 3-5 branches ;
6-II1-VI bifide ; 7-111 petite à quelques branches ainsi que sur IV, V, VI ;
11 -I grande, quelques branches; 11-II-VI petite; 13-1 très petite, bifide;
13-11 en petit éventail; 13-III-V grande à 5-6 branches; 13-VI en petit
éventail; 13-VII en grand éventail.
Segment VIII : peigne du segment VIII avec une seule rangée de
5- 7 grandes épines, à frange fine sur la moitié de la longueur, épines de
0,07-0,11 mm de long; 1 -VIII fine avec 4-5 branches; 2-VIII simple;
3- VIII en éventail, 3-4 branches fines ; 4-VIII simple ; 5-VIII à 3 branches.
Siphon (S) : brun foncé, très court, L : 0,60 mm, largeur W : 0,20 mm,
L/W : 0,60/0,20 = 3 (trois fois plus long que large) ; acus présent ; peigne
du siphon avec 2-3 épines à courte frange basale, longues de 0,05 mm, les
épines du peigne (PS) sont situées à la base du siphon ; 1-S vers le milieu,
6- 9 branches, plus longues que le diamètre du siphon ; apodème stigmatique
(SAd) long de 0,02 mm; appareil stigmatique (SAP) bien développé,
2-S forte, en crochet, longue 0,05 mm avec denticule basal, située sur valve
médiodorsale (ASL) (lobe stigmatique antérieur), bien sclérifiée; lobe
dorsolatéral antérieur (LSL) avec 7-S fine ; lobe stigmatique postéro¬
latéral (valve postérolatérale) (PSL) avec 9-S en crochet, 8-S très longue,
fine 0,12 mm, et présence de deux épines incurvées vers le bord proches de
9-S.
Segment anal (X) : très court, selle long. 0,25, largeur (W) 0,30, L/W
0,25/0,30 = 0,8 ; selle foncée, marge postérieure bien spiculée, les épines
longues alternant avec les courtes; 1-X simple, forte, 0,60 mm ou plus;
papilles anales (APP) lancéolées, subégales, aussi longues que la selle;
2-X en éventail, environ 6-8 branches ; 3-X à 5 branches ; 4-X composée
de 4 paires de soies de 3-5 branches et une soie, plus courte, bifide.
Matériel examiné. — 4 imagos (Ç et (7) de Madagascar (Vangain-
drano, Manakara) et Congo (Ile M’Bamou) ; 6 nymphes de Madagascar :
Manakara et MD 1060 réc. Rodhain (Majunga) ; 6 N d’Afrique (Dahomey,
Source : MNHN, Pa
62
ALEXIS GRJEBINE
Mauritanie) ; 22 larves de Madagascar (Vangaindrano, Manakara, Périnet)
et MD 1060 réc. Rodhain (Majunga) ; 5 larves d’Afrique (Dahomey).
Répartition géographique. — Afrique tropicale de l’Ouest, Afrique
Centrale, Afrique de l’Est. Madagascar : région orientale : région de
Moramanga, Périnet ; région littorale de l’Est (Manakara, Vangaindrano) ;
région littorale de l’Ouest (Majunga).
Biologie. — Les larves se développent dans des collections d’eau :
mares, étangs, bords de rivières, lagunes littorales, associées à des plantes
aquatiques flottantes comme les Pistia stratiotes et Eichhornia crassipes
qui sont indispensables, et auxquelles elles s’attachent par les crochets
du siphon sans être obligées d’accéder directement à l’air. L’espèce est
généralement associée à une faune aquatique riche : nombreuses espèces
de Culicidés, Anophelinés, Ephémères, Odonates, Coléoptères.
Les lagunes littorales de la Côte Est de Madagascar représentent des
gîtes typiques dans la région de Manakara ; dans ces gîtes, l’oxygène
dissous atteint 2,7 ml/litre (4 mg/litre), la température environ 24 °C, pH
5,5-6,0.
A Périnet (région de Moramanga), les larves ont été trouvées dans un
étang (avril 1955) parmi de nombreuses plantes aquatiques : Stenotaphrum ,
Hydrocotyle asiatica, Cyperus aequalis , Axonopus compressas, A/ternan-
thera sessilis , Polygonum, Floscopa glomerata, Coelochne ; l’oxygène
dissous de 8-9 mg/litre (5,5-6,2 ml/litre), température 19°C, pH 59-
l’étang en bordure de la forêt était très riche en faune dont des Notonectes,’
Phryganes, Dytiques, Odonates, Ephémères, larves de Moustiques (Ano¬
phèles coustani, Mimomyia plumosà) et des têtards.
Systématique. — Mimomyia (Mimomyia) splendens Theobald appar¬
tient au Groupe A (Mimomyia s. sir.) (Mattingly & Grjebine 1976 : 267)
avec les caractères mentionnés ci-dessus.
Groupe B
Mimomyia (Mimomyia) hispida (Theobald)
(fig. 39 à 47)
ç , I9I0 U '9*' N; Hispidimyia). Loc. type : Gebel Ahmed Aga,
Soudan BM). Edwards 1941 : 77 (0\o ), 376 (N*). Hopkins 1952 : 87 (L)
Mattingly & Grjebine 1958 : 275 (L*), 276. Correia 1968 : 164 (n d.str )
palus,ris Theobald 1911 a : 13 (CT ç ; Megaculex). Loc. type : Kam¬
pala Swamp, Ouganda (BM). Edwards 1941 : 78 (A), 377 (N) Stone
Kmght & Starcke 1959 : 98 (syn.). ;
sunyanensis Edwards 1935 a : 134 (O*. O ; comme var.). Loc. type :
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALB1INI
63
Sunyani (Ashanti), Gold Coast (BM). Edwards 1941 : 79 (A). Hopkins
1952 : 87 (L*). Stone, Knight & Starcke 1959 : 98 (syn.).
Description basée sur les spécimens de Madagascar et d’Afrique
(Dahomey, Haute-Volta, Congo-Brazzaville).
Imagos. — Moustique de taille moyenne, plutôt grand par rapport
à la majeure partie des espèces du genre Mimomyia, sans ornementation
frappante, excepté que le scutum, brun foncé, contraste avec les pleures de
couleur jaunâtre pâle, et la tête à écailles jaunes. Les tarses sont tous foncés,
partie extrême basale y compris ; face antérieure des trois fémurs foncée.
FEMELLE. — Aile : longueur environ 3,5 mm à 3,8 mm. Trompe
2,6 mm. Fémur antérieur : 2,0 mm.
Tête. — Couverte presqu’entièrement d’écailles plates, de couleur
jaune pâle ; absence d’écailles étroites dressées, même au milieu ; écailles
dressées fourchues confinées en une petite touffe sur la nuque.
Trompe : foncée sur face dorsale, et en ligne jaune clair en dessous
allant de la base à l’apex ; trompe/fémur I : 2,6/2,0 = 1,3. Palpes foncés,
environ longs de 0,60 mm - Pr/MPlp : 2,6/0,60 = 4,3 (1/4 à l/5 e de la lon¬
gueur de la trompe).
Antenne : plus longue que la trompe ; pédicelle (torus) brun clair,
plus foncé sur face interne où il y a une touffe de longues soies ; premier
article flagellaire (Flml ) très long : 0,45 mm, environ 3 fois plus long que le
second 0,15 mm ; Flml/Flm2 : 0,45/0,15 = 3,0 ; Flml2 : 0,18 mm ; Flml3 :
0,22 mm.
Thorax. — Avec tégument jaunâtre clair sur les côtés et brun sur
la majeure partie du scutum qui apparaît beaucoup plus foncé à cause de
ses écailles étroites foncées et soies foncées ; les écailles étroites pâles sont
seulement présentes sur les côtés du scutum en avant de la base alaire et
sur le scutellum. Soies acrostichales absentes. Soies dorsocentrales peu
nombreuses et de taille modérée ; soies antéalaires et supraalaires bien
développées. Lobe pronotal antérieur (Ap) jaunâtre clair, sans écailles ;
lobe pronotal postérieur (Ppn) jaunâtre avec quelques écailles foncées
dans partie supérieure, 4-7 soies postérieures présentes de couleur jau¬
nâtre. Paratergite très clair. Pleures entièrement jaunes, sans aucune trace
de tache foncée sur l’aire postigmatique (PA) de couleur jaune clair,
sans écailles. Sternopleure (Mks) jaune clair à soies jaunâtres supérieures
et postérieures, les deux dernières fortes et longues, présence d’une petite
tache d’écailles jaunes vers le milieu ; aire préalaire (PK) jaune clair, sans
écailles, avec quelques soies fines. Mésépiméron (Mm) jaune clair sans
soies mésépimérales inférieures. Mésoméron (Msm) très clair. Mésopostno-
tum (Mpn) surtout jaunâtre clair avec une ligne médiane foncée mal défi¬
nie.
Pattes : en majeure partie brun foncé avec un reflet pourpre ; fémurs
largement jaune clair en dessous, fémur antérieur largement clair dans
Source : MNHN, Pa
64
ALEXIS GRJEBINE
sa partie antérieure, la couleur claire s’étendant en dessous jusqu’à l’apex
mais la ligne foncée dorsale s’étend jusqu’à la base ; pas de tache claire
aux articulations fémoro-tibiales ; tibia moyen pâle sur face postérieure,
autrement les tibias sont foncés ; tarses foncés, absence d’écailles claires,
excepté les parties apicales qui sont d’une façon indistincte plus claires ;
les fémurs postérieurs ont deux épines fortes au-dessus de l’apex en ligne
(caractère du Groupe B) et des épines le long de la face ventrale ; les tibias
antérieurs et moyens ont une forte griffe apicale (environ 0,07 mm) ; tous
les tibias ont des épines très longues, surtout les postérieurs mesurant envi¬
ron 0,25 mm, 3 à 4 fois le diamètre des tibias ; griffe principale du tarse
antérieur U-I très longue, simple.
Mesures et proportions des articles des pattes (spécimens de l’île M’Ba-
mou, Congo-Brazzaville) :
Fe-I/Fe-II : 2,0/2,0 = 1,0 - Fe-I/Fe-III : 2,0/1,90 = 1,05. Ti-I/Ti-II :
2,2/2,4 = 0,9 - Ti-I/Ti-III : 2,2/2,2 = 1,0. Ta-I 1/Ta 2+3+4+5 : 1,50/
1,40 = 1,07-Ta-I 4/Ta-I 5 = 1,0-Ta-II 4/Ta-II 5 : 0,30/0,25 = 1,2.
Aile : longueur variable de 3,0 à 3,8 mm, avec des écailles très étroites
et peu fournies (rares) toutes foncées. Dimensions des nervures : Rs :
0,70 mm ; R2 + 3 : 0,70 mm ; C1R2 : 0,65 mm ; Ml +2 : 0,65 mm ; Ml :
0,65 mm : m-cu : 0,40 mm ; C1M4 : 1,20 mm ; R2/R2 + 3 : 0,65/0,70 = 0,92 ;
Ml/Ml +2 : 0,65/0,65 = 1,0.
Haltères : à massue foncée.
Abdomen. — Dessus foncé avec reflet pourpre ; tergites I-VII avec
triangle baso-latéral à tache jaunâtre, visible dorsalement, absence de
tache claire médio-basale.
Genitalia : cerques courts ; trois spermathèques.
MÂLE. — Ressemble à la femelle mais la trompe longue de 2,3 mm
à coloration jaune plus étendue sur face inférieure.
Palpes : plus longs que la trompe, les deux avant-derniers articles
allongés du palpe (« shaft ») entièrement jaune, les deux ensembles longs
de 2,0 mm ; l’article terminal en massue allongée long de 0,80 mm, entiè¬
rement sombre, légèrement incurvé vers l’extérieur et portant sur face
externe de très fortes et longues soies, caractéristiques, les plus longues
atteignant 0,30-0,35 mm. Pr/MPlp : 2,3/2,7 = 0,85 ; deuxième article
0,70 mm ; troisième article : 1,2 mm ; dernier en massue : 0,80 mm.
Le palpe est nettement plus long que la trompe.
Antenne : plus courte que les palpes, Flml3 : 0,75 mm; Fiml4 :
0,80 mm.
Pattes : au point de vue coloration semblables à celles de la femelle.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 1,0 - Fe-I/Fe-III : 1,0 - Ti-I/Ti-II : 2,1/2,4 = 0,8 ; Ti-I/
Ti-HI : 2,1/2,3 = 0,9 : Ta-I 1/Ta-I 2 +3+4 + 5 : 1,40/1,47 = 0,95 ; Ta-I 4/
Ta-I 5 : 0,15/0,22 = 0,68.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBUNI
65
Epines dorsales au-dessus de l’apex de Fe-III longues d’environ
0,15 mm ; épines latérales du tibia I longues d’environ 0,25 mm (3 fois le
diamètre) ; griffe tibiale apicale Ti-I : 0,07 mm ; griffe Ta-I 5 à 2 denticules,
longue de 0,08 mm.
Genitalia : étudiés d’après spécimens de Périnet et MD 87.
T-IX plus large que long avec un groupe de 3-6 soies fortes sur chaque
lobe tergal (lobes très peu prononcés) ; gonocoxite ( Gc ) long de 0,35 mm,
large de 0,15 mm (nettement plus long que large) ; lobe basolatéral (BDL)
avec trois fortes et longues épines et une quatrième fine ; gonostyle (GS)
allongé 0,16 mm, griffe apicale du gonostyle (GC) 0,20 mm. Phallosome :
aedeagus bien sclérifié. Paraproctes (Ppr ) bien sclérifiés à une dent termi¬
nale ; 4-5 soies cercales (CSe).
Nymphe. — Description d’après spécimens de Madagascar.
Abdomen : long de 4,1 mm (de I à VIII). Trompette respiratoire :
2,60 mm. Palettes natatoires : 1,25 mm.
La nymphe se distingue facilement des autres nymphes du genre
Mimomyia. Sur la trompette respiratoire la pinna présente une large
fente dont les deux bords ont tendance à se rejoindre à leur apex ; la face
abdominale dorsale de la nymphe présente des marques sombres en deux
lignes latérales sur chaque côté (surtout de II à V), et une tache ronde
médiane ; les palettes sont presque entièrement foncées, présentant une
tache ovalaire sur le côté externe et parfois une tache secondaire le long
de la marge interne.
Céphalothorax (CT) : très développé; crête (MK) bien marquée;
soies 1, 3-CT à 2-3 branches; 5-CT grande en éventail à 6 branches; 4,
6-CT simples ; 8-CT fine à 2 branches ; 9-CT petite, bifide.
Trompette respiratoire : très longue et mince, longueur 2,50 mm,
pinna (Pi) 0,45, aire réticulée (RA) 0,50, méat (Mea) 2,05, aire trachéolaire
(TA) 2,00; diamètre environ 0,16 mm; longueur totale de la trompette
TA 2,50/2,00 = 1,25. Extrémité très élargie avec fente large ovoïde, les
extrémités des deux bords se rejoignant à l’apex ; tache foncée présente
opposée à la fente sur la pinna ; indice L/W de la trompette : 2,50/0,16 =
environ 15.
Métanotum (Mtn) : soie 10-Mtn courte à environ 5 branches, 11 et
12 simples.
Abdomen. — Long de 4,1 mm ; avec pigmentation dorsale très marquée
sur T-I, en majeure partie foncé, avec digitation horizontale, deux lignes
verticales latérales sur II à V, une sur VI et VII, une tache médiane sur
tergites III-VII. Soie de flottaison 1-1 très grande, en éventail (dentritique)
avec environ 5 ramifications basales ; 2, 3, 4, 5-1 simples ; l-II grande en
éventail de 7 branches environ atteignant plus de la moitié du seg. II ;
2-1 petite; 3-II longue, simple; 5-II petite en éventail; l-III longue en
éventail, une douzaine de branches atteignant presque le bord de IV ; 2-II1
interne à l-III ; 3-III simple en bordure, 5-II1 en petit éventail en arrière
Source : MNHN, Pa
66
ALEXIS GRJEBINE
de 3-III ; 6,7,8,9,10,11 -III petites, simples ; 1 et 5-IV en éventail, en bordure
respectivement avec environ 10 et 5 branches, toutes les deux plus longues
que la moitié du V ; 1 et 5-V en éventail long, 1-V plus longue avec environ
9 branches, 5-V avec environ 4 branches ; 3,4-V simples ; 7-V petite, simple ;
10, 11 -V simples, fines; 1, 5-VI en éventail long, avec respectivement
environ 9 et 5 branches ; 2-VI forte, courte, interne ; 3, 4, 6-VI simples ;
7, 10, 11-VI simples; 1 et 5-VII en éventail long, atteignant presque le
bord du segment VIII, 1-VII avec 5 branches environ, 5-VII avec 5 bran¬
ches ; 2-VII petite, forte et simple ; 7, 10, 11-VII petites, simples.
Segment VIII : plus large que long W/L : 0,9/0,6 = 1,5 ; 4-VIII simple ;
9-VIII très petite, simple ou double.
Palettes natatoires : en poire allongée : 1,25 mm, à extrémité pointue,
étroite dans moitié proximale, s’élargissant vers l’extrémité apicale, la
largeur maximale 0,60 mm nettement en dessous de la moitié de la lon¬
gueur ; bords externe et interne avec spiculés forts très séparés, souvent
placés par paires, s’étendant sur un peu plus de la moitié du bord externe
et un tiers du bord interne; soie 1-Pa petite, simple; L/W : 1,25/0 60 =
2 , 0 .
Segments génitaux : $ : lobe génital (GL) long de 0,15 mm avec des
spiculés nombreux (cerques) ; lobe médian caudal (MCL) (IX) très déve¬
loppé.
O" : lobe génital très long de 0,3 mm, environ un tiers de la palette :
1,25/0,3 = 4,1 ; lobe génital médian (MCL) (IX) bien développé.
Larve. — Description d’après spécimens de Madagascar, de Périnet,
Manakara, réc. Grjebine et MD 35 Rodhain.
La larve de M. hispida se distingue facilement des autres espèces du
genre Mimomyia par son antenne dont le deuxième article est relativement
court par rapport au premier, caractère associé au segment VIII qui possède
un peigne formé de deux rangées, l’une d’écailles, l’autre d’épines; la
rangée postérieure, longue, est formée de petites écailles très effilées (qui
peuvent être confondues avec des épines) tandis que la rangée antérieure,
de 4-6 très grandes épines (presque le double des écailles), très fortes, à
denticule basal unilatéral, très caractéristique. Le peigne du siphon com¬
porte deux épines très basales, ce qui le distingue de l’espèce proche M.
iacustris, espèce qui en est dépourvue; en outre, la soie 1-S du siphon
comprend plusieurs branches.
Longueur de la larve environ : 6 mm ; coloration rouge brun, la
tête n’est pas très foncée.
Tête. — Couleur brun, pas trop foncé. Indice W/L : 1,20/0,80 = 1,50.
Soie 1-C modérée : 1,16 mm ; 4-C courte en éventail ; 5-C à 3-4 branches,
longue de 1,3 mm ; 6-C analogue, un peu plus longue à 3 branches, une
fois et demi plus longue que la tête ; 7-C en éventail d’une dizaine de bran¬
ches, longue de 0,6 mm ; 8-C simple ou bifide ; 9-C petite, en éventail de
4 branches , 11-C très longue de 0,6 mm ; 12-C petite, buissonneuse, den-
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
67
driforme; 13-C petite à quelques branches; 14-C à 3-4 branches; 15-C
petite, bifide ou trifide.
Plaque mentale ( MP ) : très petite, longueur : 0,06 mm, largeur 0,1 mm
à 9 dents latérales ; W/L : 0,10/0,06 = 1,6.
Maxille (Mx) : moyenne, large de 0,20 mm, longue de 0,27 mm,
soie 1 -Mx en deux sensilles subégaux longs ; 4-Mx forte, longue de 0,15 mm ;
LMx/4-Mx : 0,27/0,15 = 1,8; palpe maxillaire ( MPlp ) long de 0,1 mm,
LMx/MPlp : 0,27/0,10 = 2,7 ; cardo à soie 6-Mx à 2-4 branches.
Antenne ( A ) : très caractéristique, longue de 0,87 mm, premier article
long de 0,75 mm, deuxième article peu développé : 0,12 mm, la base du
premier article est spiculée et foncée jusqu’à la soie en touffe ; 1-A partie
proximale/partie distale 1-A : 0,25/0,05 = 5 ; deuxième article clair, sans
spiculés, long de 0,12 mm, soies 2-3-A longues de 0,6 mm ; article l/article 2 :
0,75/0,12 = 6,2 ; soie 4-A longue ; 6-A courte ; 5-A en sensille (fusion avec
article 3).
Thorax. — Prothorax ( P) : O-P dendroïde, petite; 1-P est la plus
longue du groupe 1 -3-P, simple, forte, longue de 0,9 mm ; 2-P courte,
simple ; 3-P petite, buissonneuse ; 4-P forte en buisson à 7 branches ;
5-6-P simples; 7-P trifide; 9-12-P, 9 simple, 12-P très forte et longue de
1,4 mm ; 14-P petite.
Mésothorax (M) : 1-M trifide ; 3-M simple ; 5 et 6-M longues, simples ;
7-M petite ; 8-M forte en buisson, longue de 1,0 mm ; 9-M à 4 branches ;
10 et 12-M fortes, longues; 13-M très petite, buissonneuse; 14-M petite,
buissonneuse.
Métathorax (T) : 6-T petite à plusieurs branches ; 7-T forte, longue à
6 branches; 9-T forte à 4 branches; 10-T très longue : 2,1 mm, simple;
12-T courte, bifide ; 13-T en éventail.
Abdomen. —1-1 simple, longue ; 2-1 très développée, longue de 0,5 mm
à 3 branches ; 3-1 petite, en buisson ; 6-1 sur tubercule très sclérifié à
4 branches; 7-1 fine, bifide; 10-1 simple; 11-1 très grande à 6 branches
atteignant 0,5 mm; 13-1 petite, bifide; l-II très petite, simple; 2-11 très
grande, trifide; 6-II sur tubercule sclérifié; 7-II petite, en éventail; 13-11
buissonneuse, petite; 1 -III à VI très grande : 0,5 mm, à 4-5 branches;
2-III-VI petite, simple; 6-III-VI fine, bifide; 7-III-VI très petite, en éven¬
tail; 8-III-VI petite, ramifiée; 13-III-VI très grande : 0,50 mm à 5-
6 branches ; 1-VII très grande : 0,6 mm ; 2-VII très petite, simple ; 3-VII
grande, bifide (analogue à 6-VI) ; 6-VII petite ; 7-VII petite ; 9-VII en éven¬
tail ; 13-VII grande, en éventail à 4 branches.
Segment VIII : peigne VIII avec une rangée proximale très étendue
d’une vingtaine de très fines écailles, très étroites, longues de 0,07 mm,
larges de 0,01 à 0,02 mm (certains auteurs ont confondu ces écailles avec des
épines) ; présence d’une rangée distale de très grandes épines (4-6) longues
de 0,12 mm avec denticule basolatéral de 0,02 mm de long, très caractéris¬
tique, ce peigne très spécifique distingue l’espèce de toute les autres du genre
Source : MNHN, Par
68
ALEXIS GRJEBINE
Mimomyia. Soie 1-VIII en éventail, fine ; 2-V1II simple ; 3-VIII très déve¬
loppée, en éventail d’une dizaine de branches ; 4-VIII simple ; 5-VIII longue
à 4 branches.
Siphon : foncé, long de 1,4 mm ou plus, large de 0,25 mm-L/W :
1,40/0,25 = 5,6 ; acus présent ; soie 1-S située dans partie basale à 0,50 mm
du bord antérieur à branches longues de 0,5 mm-LS/partie proximale :
1,4/0,50 = 2,8 donc environ 1/3 de la base; apodème stigmatique (SAd)
long de 0,3 mm ; appareil stigmatique (SAP) bien développé, soie 2-S en
épine longue de 0,05 mm à l’apex du siphon ; soie 6-S forte en épine (valve
médio-dorsale) ; 7-S longue de 0,02 (valve médio-latérale) ; 8-S très longue :
0,30 mm ; 9-S en crochet allongé long de 0,08 mm. Peigne du siphon avec
2 dents en épines (PS) juste à la base du siphon, larges avec de multiples
denticules latéraux, longs de 0,04 mm, présence d’une troisième épine, très
petite, difficile à voir, située sur l’anneau sclérifié basal du siphon.
Segment anal (X) : court, selle (Sa) longue de 0,40 mm, large de
0,40 mm-L/W : 0,4/0,4= 1 ; la selle est légèrement spiculée, bordure avec
spiculés moyens, 1-X forte, longue de 0,95 mm; 2-X en éventail d’une
douzaine à une quinzaine de branches ; 3-X avec 5-6 branches plus longues ;
4-X composée de 4 paires d’insertion portant les 4 paires de longues soies à
4-5 branches, présence d'une petite soie proximale complémentaire bifide ;
papilles anales lancéolées, un peu plus longues que la selle.
Matériel examiné. — Madagascar : Lac Alaotra (Ç, L), Doucet 1950
Mém. Inst. Scient. Madag. (A) 4 : 62 ; Vangaindrano, Doucet 1951 b
Mém. Inst. Scient. Madag. (A) 6 ; 89, imago, 37 L ; Périnet 20.4.1955 gîte 7,
réc. Grjebine : 1 O, IC (genitalia), 2 N, 2 L ; Ifaho (Distr. Manakara)
octobre 1966, réc. Brunhes : 5 N (2 C, 3 O) exuvies E 55 a, b, c, d, e ; MD 35,
36, 37, 74, 87, 94 : 1 cf MD 94 b (genitalia), 1 d MD 87 a (genitalia) ; 2 N<5
(exuvies) MD 94 ; 20 L MD 35, MD 36, réc. Rodhain.
Afrique : Haute-Volta, Dahomey, réc. Hamon, 1 N (Cf) (exuvie),
3 L ; Congo, Ile M’Bamou, réc. Grjebine 1969 : 1 Ç.
Répartition géographique. — Afrique tropicale de l’Ouest, Afrique
équatoriale et Afrique de l’Est. Madagascar, Domaine du Centre et
Domaine de l’Est.
Biologie. Les larves se développent dans des mares et marais, étangs
et fosses anciennes, toujours avec une abondante végétation aquatique. A
Périnet, les larves furent récoltées dans un étang le long d’une route fores-
tièie, avec une riche faune aquatique, en association avec Ficalbia uniformis
et F. circumtestacea , et Anopheles coustani. L’eau était à 19°C, l’oxygène
dissous 8 mg/litre (5,5 ml/litre), bien oxygénée.
Systématique. — Mimomyia hispida appartient au Groupe B (Ludlowia)
Mattingly & Grjebine 1958. Ce groupe comprend la majeure partie des
espèces du genre Mimomyia, sous-genre Mimomyia. Rappelons qu’il a une
vaste répartition depuis l’Afrique et Madagascar jusqu’à la région orientale
le Pacifique Sud et le Nord de l’Australie.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CUUCIDAE CULICINAE FICAI.BIINI
69
Mimomyia (Mimomyia) lacustris (Edwards)
(fig. 49 à 55)
1935 : 134 (cf, Ç; Ficalbia). Loc. type : Entebbe, Ouganda (BM).
Edwards 1941 : 79 (Cf, O) 377 (N*). Hopkins 1953 : 88 (L*). Mattingly &
Grjebine 1958 : 271, 277 ($*).
L’espèce est très proche de Mimomyia (M.) hispida, et appartient au
Groupe B ( Ludlowia ).
Imagos. — Espèce de petite taille (aile 2,7 mm), très proche de M. his¬
pida dont elle se distingue surtout par les caractères indiqués ci-après :
Le tégument du scutum et les écailles presqu’entièrement noirs ou
d’un brun très foncé, ils sont plus foncés que les spécimens les plus foncés de
M. hispida. Antenne à Flml de la O plus court que chez M. hispida, sa lon¬
gueur ne dépassant pas 2,5 fois la longueur de Flm2. Le lobe pronotal pos¬
térieur (Ppu) et toutes les soies sont noirs, cependant que les pleures sont
d’un jaune clair sans aucune tache sombre ni ombrage sur l’aire poststig-
matique {PA) ; le mésopostnotum (Mpn) est jaune clair, parfois un peu plus
brunâtre. Tergites abdominaux II-VII avec une petite tache claire baso-
médiane et tache baso-lâtérale aussi claire que la baso-médiane, souvent ces
taches sont visibles seulement sur le tergite II sur des spécimens mal conser¬
vés ; chez le mâle le IX-T est plus long que large avec seulement de 3 à 5 soies
latérales sur le lobe tergal.
FEMELLE. — Aile : 2,6 mm. Trompe : 2,1 mm. Fémur antérieur :
1,45 mm. Abdomen : 2,60 mm.
Tête. — Écailles larges couchées d’un brun foncé ; écailles dressées
limitées à la nuque foncées.
Trompe {Pr) : 2,10 mm de long, brun foncé, y compris les labelles.
Palpes ( MPlp ) longs de 0,40 mm, brun foncé ; Pr/MPlp 2,10/0,40 = 5,25.
Antennes : pédicelle brun foncé ; premier article du flagelle (Flml) :
0,35 mm ; Flm2 : 0,15 mm ; Flml/Flm2 : 0,35/0,15 = 2,3 (plus de 2 fois plus
long que le second).
Thorax. — Tégument du scutum brun foncé ainsi que le scutellum et
la majeure partie du lobe pronotal postérieur ; pleures beige jaunâtre très
clair ainsi que le mésopostnotum. Scutum : soies acrostichales absentes ;
dorso-centrales présentes ; soies antéalaires {Ans) (au-dessus du paratergite)
fines, subégales ; scutellum {Stri) brun foncé ; paratergite {Pa) beige clair ;
lobe pronotal antérieur {Ap) beige très clair à nombreuses soies fines ;
lobe pronotal postérieur {Ppn) en majeure partie brun foncé, seule la partie
basale beige clair, à écailles lancéolées incurvées (falciformes) foncées,
présence de 3 fortes soies postérieures et de 2-3 fines ; aire poststigmatique
(PA) glabre, beige très clair; stigmate mésothoracique (MS) de taille
Source
MNHN, Par
70
ALEXIS GRJEBINE
moyenne (environ 0,15 mm de long) ; stemopleure (Mks) beige très clair
avec grandes écailles larges plates en-dessous et le long des soies sterno-
pleurales supérieures et inférieures, ces soies étant fines dans parties supé¬
rieure et moyenne ; remarquons la présence de 2 fortes et longues soies dans
la partie inférieure ; aire préalaire (P K ) beige clair avec de fines soies ;
mésépiméron (Mm) beige clair avec soies supérieures fines et deux petites
insertions à soies inférieures postérieures ; mésoméron {Msm) (méron)
glabre, clair. Mésopostnotum ( Mpn) beige très clair.
Pattes : entièrement brun foncé avec face ventrale du fémur de la paire
postérieure claire ; fémurs postérieurs avec deux grandes soies apicales très
fortes, en ligne au-dessus de l’apex sur face dorsale. Tibia des deux premières
paires avec épine apicale, la plus longue de toutes les espèces du genre
Ficalbia et du genre Mimomyia, atteignant environ 0,05 mm (pour environ
1,60 de la longueur du tibia de la première paire) ; tibia des trois paires avec
épines latérales très longues, atteignant 0,20 mm (2 à 3 fois le diamètre du
tibia).
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 1,40/1,45=0,96 : Fe-I/Fe-III : 1,40/1,50=0,93 ; Ti-I/Ti-11 :
1,60/1,80 = 0,88 ; Ti-I-Ti-III : 1,60/1,60= 1,0 ; Ta-Il/Ta-I2 +3 +4 + 5 : 1,10/
1,08 = 1,0 ; Ta-14/Ta-15 : 0,20/0,18= 1,1 ; Ta-lI4/Ta-II5 : 0,21/0,20 = 1,0.
Aile : longueur 2,7 mm ; écailles petites, éparses, toutes foncées ;
longueur des écailles sur R2 + 3 : 0,05 mm ; celle de Ml +2 : 0,06 mm et
largeur : 0,02 mm ; calyptère supérieur (squama) (UC) avec de fines et
longues soies ; alule (Al) glabre ; nervure transverse humérale (h) située au
niveau de l’arculus (Ar) ; nervure transverse r-m (radio-médiane) très
proche de l’extrémité de la transverse médio-cubitale (m-cu) (partie verticale
de M3+4) ; Rs : 0,30 mm : R2 + 3 : 0,50 mm ; R2 : 0,40 mm ; R4 + 5 :
0,90 mm ; Ml +2 : 0,45 mm ; Ml : 0,41 mm ; m-cu : 0,30 mm ; cellule M4 :
0,80 mm ; indice R2/R2 + 3 : 0,40/0,50 = 0,8 ; Ml/Ml +2 : 0,41/0,45 = 0,91.
Haltères : massue brun foncé.
Abdomen. — Brun foncé au-dessus, à reflet métallisé pourpre, avec
de II-VI1-T tache médio-basale et baso-latérale claire (parfois visible seule¬
ment sur II-T sur les spécimens rétractés). Sternites très clairs, jaune beige.
Genitalia : plaque postgénitale ( PGL ) environ de la longueur des
cerques. Trois spermathèques.
MÂLE. — Ressemble à la Q. Décrit d’après spécimen de Haute-Volta.
Trompe : longue de 2,10 mm, entièrement foncée.
Palpes (MPIp) longs de 2,30 mm; Pr/MPlp : 2,10/2,30 = 0,91, brun
foncé, dernier segment en massue allongée, long de 0,40 mm, nettement
incurvé par rapport à l’avant-dernier, avec de très longues soies externes
(trois à quatre fois plus longues que la largeur de l’article).
Antenne : Flml3 et Flml4 subégaux (environ 0,60 mm de long).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
71
Pattes : les longueurs des articles du mâle sont les suivantes :
Fe-I : 1,45 mm ; Ti-I : 1,70 mm ; épines latérales du tibia très longues :
0,20 mm ; épine apicale du tibia très longue : 0,05 mm ; Ta-11 : 1,10 mm ;
Ta-I2 : 0,75 ; Ta-I3 : 0,30 ; Ta-I4 : 0,15 ; Ta-I5 : 0,18 ; griffe du tarse à den-
ticule secondaire, longue de 0,10 mm.
Genitalia (spécimen de Haute-Volta).
Segment IX : relativement étroit, faiblement sclérifié, bord postérieur
avec les deux lobes (IX-TL) pas prononcés, avec 3-4 grandes soies fortes
latérales.
Gonocoxite {Gc ) : allongé, long de 0,25 mm, étroit : 0,08 mm ; lobe
baso-médian ( BDL ) avec 3 fortes soies subégales ; gonostyle (Gs) très long :
0,16 mm avec une griffe du gonostyle (GC) très allongée, atteignant
0,02 mm ; aedeagus peu sclérifié ; paraproctes {Ppr) bien sclérifiés avec deux
dents terminales fortes et environ 4-5 soies cercales.
Nymphe. — Description d’après spécimens d’Afrique : Dahomey :
Porto-Novo, 13.5.54, réc. Hamon, et Haute-Volta : Bobo-Dioulasso,
16.4.54. réc. Hamon.
Appartenant au Groupe B, la nymphe présente les caractères princi¬
paux suivants :
Trompettes respiratoires longues d’environ 17 à 19 fois plus longues
que larges au milieu : 1,9/0,1 = 19 ; des palettes natatoires avec une frange
de courtes épines. La coloration du tégument est caractéristique, en majeure
partie clair jaunâtre avec taches sombres sur le céphalothorax, les segments
abdominaux, avec une aire dorsale foncée très large sur I, s’étendant le long
des bords ; de plus, une tache large médiane sur II et deux bandes latérales
sombres de chaque côté de II-V ; palettes sombres avec tache claire externe
vers le milieu.
Dimensions : Trompettes : environ 1,90 mm. Abdomen : 3,5 mm.
Palettes : 1,10mm.
Céphalothorax {CT) : taches très sombres bien délimitées à la base de
l’apotome dorsal {DAp) et de la gaine antennaire, et des anneaux caractéris¬
tiques sombres, très larges le long de la gaine avec apex très sombre, ainsi
qu’à la base de la gaine du palpe maxillaire {MPlp) ; soie 5-CT grande à
4-5 branches ; 8-CT fine avec 3 branches ; 9-CT bifide.
Trompette respiratoire : longue, environ 1,90 mm sur 0,11 mm de large,
L/W : 1,9/0,1 = 19 (environ 18 à 19); pinna (Pi) très caractéristique avec
deux lobes symétriques allongés, longue de 0,20 mm ; méat ( Mea) : 1,70 mm,
clair; aire trachéolaire {TA) longue d’environ 1,3 mm, foncée, L/TA :
1,9/1,3 = 1,46.
Mélanotum (Mtn) : soies 10-Mtn à 3 branches ; 11-Mtn à 4 branches.
Abdomen. — Partie médiane spiculée ; tache foncée médiane sur I,
très étendue, surtout sombre à la base ; petite tache latérale très sombre sur
I-IV ; tache médiane sur II en arc large, deux lignes latérales sombres de
Source : MNHN, Paris
72
ALEXIS GRJEBINE
II-V. Soie 1 -I en éventail, dendroïde avec environ une vingtaine de branches
fines ; 2, 3-1 simples, longues et fortes, la 3-1 atteignant 0,65 mm ; l-II avec
environ 8 branches plus courtes que le segment ; 2-II avec 1 à 2 branches,
fortes, simples : 3-II simple : 5-II à plusieurs branches. Soie 1-III-VII avec
4-7 branches, aussi longues que les segments, certaines branches sont plus
fortes que d’autres : 2-III-VII petite, simple, interne à 1 ; 3-III-VII simple,
petite ; 5-I1I-VI1 de 3 à 5 branches, plus courtes que la 1, deux des branches
nettement plus fortes ; segment VIII-W/L : 0,77/0,55 = 1,4 ; 4-VIII simple,
courte ; 9-VIII courte à 2-4 branches.
Palette natatoire (Pa) : proche de celle de M. hispida, allongée, longue
de 1,10 mm, large de 0,45 mm, L/W : 1,10/0,45 = 2,4; foncée avec une grande
tache claire médiane externe et une petite tache interne ; suture médiane
(Mr) très foncée ; spiculés marginaux (Sp) petits, étendus sur 2/3 du bord
externe et 1/5 du bord interne, vers l’apex placés par paires; 1-Pa petite,
simple.
Segments terminaux : lobe médio-caudal ( MCL) bien développé;
cerque (Ce) de la nymphe Ç long de 0,08 mm avec petits spiculés.
Chez la nymphe Cf, lobe génital (GL) long, atteignant 0,25 mm, environ
1/4 de la palette.
Larve. — Description d’après spécimens d’Afrique : Haute-Volta :
Bobo-Dioulasso, 16.3.1953, réc. Hamon, et Sénégal : Rufisque, 3.2.1954,
réc. Hamon.
Caractères du Groupe B ( Ludlowia ) : avec antennes larvaires un peu
plus courtes que la tête, mentum du type normal, siphon à indice environ 8.
M. lacustris se distingue facilement des autres espèces de Mimomyia
par son peigne du segment VIII, composé seulement par les écailles, et
l’absence du peigne sur le siphon (différence avec hispida).
Les écailles du peigne du segment VIII sont placées en deux rangées, la
proximale avec une vingtaine d’écailles ou plus et la distale avec une dou¬
zaine, cette dernière rangée est irrégulière.
Dimensions : Tête : 0,70 mm. Siphon : 1,72 mm. Segment anal : selle
0,30 mm.
Tête. — Très foncée, de couleurs brun rougeâtre ; très proche de
M. hispida mais soies 5, 6-C à 5 et 4 branches respectives (au lieu de 4 et
3 branches).
Soie 1-C fine, 0,16 mm de long ; 4-C en éventail, court de 7 branches
environ ; 5-6 très longue avec 5 branches ; 6-C aussi longue à 4 branches ;
7-C en éventail avec environ 11 branches ; 8-C fine, fourchue ; 9-C à 4-5
branches ; 11-C bifide, très longue, 1,1 mm ; 12, 13-C en éventail.
Plaque mentale (MP) : avec 6 dents latérales, longue de 0,06 mm, large
de 0,10 mm, W/L : 0,10/0,06 = 1,6.
Maxille (Mx) : longue de 0,23 mm avec soie 4-Mx forte, longue de
0,14 mm, LMx/4-Mx : 0,23/0,14= 1,6. Palpe maxillaire (MPlp) très allongé,
0,10 mm.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBHNI
73
Antenne (A) : longue de 0,80 mm, plus longue que la tête ; légèrement
incurvée, spiculée sur toute la longueur du premier article ; foncée à la base ;
deuxième article bien articulé avec le premier, troisième atrophié en mame¬
lon. Le premier article de 0,60 mm, le deuxième de 0,20 mm,
1er article/2 e article : 0,60/0,20 = 3,0. Soie 1-A à 2/3 de la base, longueur
premier article/partie proximale jusqu’à soie 1-A : 0,60/0,40=1,5 ; partie
distale de la soie 1-A à l’apex : 0,20 mm.
Thorax. — Tubercules et soies très foncés, les tubercules méso- et
métathoraciques très développés, caractéristiques, avec sériations en
peigne à la base de la grande épine externe.
Soie 1-P la plus longue du groupe 1-3-P, simple, forte ; 2-P simple ; 3-P à
3 branches; 4-P en grand éventail; 8-P forte, simple; 1-M longue à
3 branches ; 3-M simple, très longue ; 8-M très développée, en éventail ;
groupe 9-12-M avec tubercule très développé à longue épine externe et
petit peigne de sériation à la base de l’épine ; 9-M environ 6 branches ;
1-T fine à 2 branches ; 7-T environ 6 branches ; groupe 9-12-T sur grand
tubercule avec peigne de sériations à la base de l’épine ; 9-T environ
4 branches.
Abdomen. — Tubercules bien développés pour 6-I-II et 7-1. Soie 1-1
simple ; 2-1 grande à 4 branches ; 6-1 environ 6 branches ; 7-1 bifide ; l-II
fine, simple ; 2-11 grande à 4 branches ; 6-II environ 7 branches ; 7-11 en
petit éventail ; 13-11 petite, dendroïde ; 1-III-VI très grande à 4-6 branches ;
6-III-VI longue, bifide; 7-III-VII très petite, en éventail; 13-III-V très
grande avec 4-5 branches ; 13-VI, petite, dendroïde.
Segment VIII : peigne (C) de deux rangées d’écailles (caractéristiques
de l’espèce), la première rangée comportant une vingtaine ou plus, la
deuxième irrégulière avec une douzaine ou plus ; les écailles des deux
rangées sont similaires, très petites, longues de 0,05 mm; soie 3 VIII en
éventail ; 5-VIII environ à 5 branches.
Siphon (S) : indice environ 8 (plus long que chez hispida) ; beige
clair; indice L/W : 1,72/0,21 = 8; acus présent, petit; peigne du siphon
absent (invisible sur spécimens examinés) ; soie 1-S dans la partie proximale
submédiane à 0,60 mm de la base et à 1,1 mm de l’apex ; L siphon/partie
proximale jusqu’à 1-S : 1,72/0,60 = 2,8 ; la soie 1-S est bifide, un peu plus
longue que le diamètre du siphon ; apodème stigmatique (S/ld) très long,
atteignant 0,30 mm, présentant quelques denticules allongés vers l’apex.
Appareil stigmatique (SAP) très développé, soie 2-S située à la limite du
siphon et de la valve médio-dorsale, articulée, longue de 0,06 mm avec den¬
ticules basaux ; valve postérolatérale avec soie 8-S très longue atteignant
0,6 mm ; 9-S en crochet.
Segment anal (V) : très court, selle à peine spiculée, claire, large de
0,30 mm, longue de 0,35 mm, L/W : 0,35/0,30= 1,1 ; spiculés du bord posté¬
rieur longs, certains atteignant plus de 0,05 mm; 1-X forte, 1,2 mm de
long ; 2-X en éventail à environ 11 branches ; 3-X avec 5 branches ; 4-X avec
4 paires de longues soies bifides, simples, la dernière fine et courte ; papilles
anales lancéolées très courtes, environ 0,2 mm.
Source : MNHN, Paris
74
ALEXIS GRJEBINE
Matériel examiné. — Afrique : Imagos de la Haute-Volta, 8.4.1953,
réc. Hamon. Nymphes : Haute-Volta : Bobo-Dioulasso, 16.4.1953, réc.
Hamon. Larves : Bobo-Dioulasso, 16.4.1953, réc. Hamon.
Répartition géographique. — Afrique tropicale de l’Ouest, Afrique
équatoriale, Afrique de l’Est.
Biologie. — Les larves se développent dans les étangs avec beaucoup
de végétation, la présence des plantes comme les Pistia semble ne pas être
obligatoire.
Systématique. — Comme nous l’avons vu ci-dessus, l’espèce appartient
au Groupe B ( Ludlowia) ; elle est très proche de M. hispida d’Afrique
tropicale et de Madagascar.
Bien que M. lacustris ait été signalé de Madagascar (étiquette sur une
larve), il s’agit d’une confusion avec une espèce proche mais différente et
nouvelle qui sera décrite ultérieurement, mais nous avons jugé utile de
donner la description complète de lacustris pour que de telles erreurs ne
puissent pas se reproduire. D’autre part,- cette espèce, étant donné sa large
répartition en Afrique, a beaucoup de chance d’être retrouvée à Madagascar.
Groupe C
Mimomyia (Mimomyia) mimomyiaformis (Newstead)
(fig. 56 à 62)
1907. In Newstead, Dutton & Todd 1907 : 34 (d*, ç ; Boycia).
Loc. type : Borna (Léopoldville), Congo Belge (BM). Edwards 1941 : 81
(Cf, 9 ; tax.), 378 (N). Hopkins 1952 : 93 (L*). Mattingly & Grjebine 1958 :
277. Ribeiro 1966 : 165 (L*).
sudanensis Theobald 1907 : 195 (d; Ludlowia). Loc. type : Bahr-
Jebel (Haut Nil), Soudan (NE) (type non retrouvé).
pincerna Graham 1910 : 276 (d, Q : Megaculex). Loc. type : Yaba,
Lagos (Nigéria), Afrique de l’Ouest (BM). Peters 1956 : 538 (L).
Description basée d’après des spécimens du Dahomey (Hamon 1953,
1954), Sénégal (Hamon 1953), Cameroun (Hamon 1955), Haute Volta
(Hamon 1953), Côte d’ivoire (Hamon 1953), Congo Brazzaville (Grjebine
1968) ; Madagascar (Grjebine 1958, Brunhes 1967, Rodhain 1974).
Imagos. — Petit Moustique qui, à première vue, peut être confondu
avec un Uranotaenia. Se distingue des autres Ficalbia et Mimomyia par la
présence d’une bande d’écailles étroites, blanches, médiane qui va du vertex
au cou. Ces écailles, lancéolées, sont associées à des écailles blanches dres¬
sées ; la bande longitudinale est entourée d’écailles larges et blanches. Le
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
75
scutum ( Scu ) porte des taches blanches latérales ainsi qu’à l’angle scutal
( ScA ), suivies de bandes jaunâtres d’écailles dorso-centrales postérieures.
Scutellum (Sim) caractéristique, avec écailles blanches lancéolées, allongées
(absence d’écailles larges). Pronotum postérieur (Ppn) avec écailles
blanches : sternopleure (mésokatépisternum) (Mks) jaunâtre avec écailles
supérieures et inférieures blanches (le long du bord postérieur). Pattes à
extrémité des tarses blanches. Aile longue d’environ 2,5 à 3 mm. Abdomen
à larges bandes médianes blanches.
FEMELLE.
Tête. — Bande médiane d’écailles lancéolées, s’étendant du cou au
vertex, écailles dressées fourchues mélangées aux écailles lancéolées incur¬
vées à la base de la tête ; de chaque côté de cette bande longitudinale se trouve
une aire d’écailles larges couchées blanches (blanc crème) et de chaque
côté de cette aire, vers la marge des yeux, une tache d’écailles foncées noires ;
clypéus ( Clp ) foncé.
Trompe (Pr) : longue de 1,8 mm, foncée par dessus et dessous, légère¬
ment renflée à l’extrémité (environ 0,2 mm), plus longue que le fémur anté¬
rieur, Pr/Fe-1 : 1,8/1,5= 1,2.
Antenne (Am.) : plus longue que la trompe, 2,4 mm, pédicelle (Pe)
brun clair, poilu sur face interne (comme les autres espèces du sous-genre) ;
Flml environ 0,42 mm ; Flm2 : 0,15 mm ; Flm3 : 0,15 mm ; Flml/Flm2 :
0,42/0,15 = 2,8 ; Flm 1 au moins plus de deux fois plus long que Flm2.
Palpe maxillaire (MPlp) : foncé avec quelques écailles blanches api¬
cales, long de 0,50 mm, Pr/MPlp : 1,80/0,50 = 3,6, palpe environ 1/4 de la
longueur de la trompe.
Thorax. — Tégument foncé, plus clair en partie sur les pleures, mais
avec une bande plus foncée s’étendant à travers la moitié de la sternopleure
(Mks) et la partie inférieure du mésépiméron (Mm) ; écailles du scutum
étroites, en majeure partie d’un brun clair, mais avec six taches d’écailles
foncées, donnant au thorax un aspect bigarré ; scutum avec soies dorso-
centrales (DS) nombreuses et fortes, soies acrostichales (AcS) absentes ;
soies antéalaires (^sS) fortes et nombreuses, recouvrant le paratergite ;
soies supraalaires (SaS) très nombreuses, bien alignées en rangée vers la
partie postérieure ; scutellum (Stm) à écailles étroites falciformes. Méso-
postnotum (Mpn) glabre, foncé. Pronotum antérieur (Ap) foncé à nom¬
breuses soies (ApS) ; pronotum postérieur (Ppn) foncé avec quelques
écailles larges et quelques soies (3-4) en marge postérieure ; paratergite (Pa)
glabre, foncé; aire préstigmatique (PsA) sans soies; aire poststigmatique
(PA) glabre, foncée; sternopleure (MkS) claire avec bande transversale
foncée, présence d’écailles larges supérieures (MkSU) et inférieures
(MkSL), les supérieures environ 6-7, les inférieures le long de la marge avec
une soie très forte et longue, celle d’en-dessous aussi forte mais courte
(caractère sous-générique) ; soies préalaires (PaS) de l’aire préalaire (PK)
présentes, courtes; mésépiméron (Mm) à soies supérieures (MeSU) pré¬
sentes, quelques « soies mésépiinérales inférieures » très petites et courtes
Source : MNHN, Paris
76
ALEXIS GRJEBINE
( MeSL ) qui sont des poils et ne peuvent pas être assimilés aux soies clas¬
siques mésépimérales inférieures, ces poils courts et très fins sont vers la
marge postérieure ; mésoméron ( Msm ) (méron) clair, glabre.
Pattes : largement foncées, surface inférieure et postérieure des fémurs
blanchâtre ; extrémités apicales des fémurs et tibias avec petites taches
blanches, tous les tarses avec les raccords entre articles Tal -2, Ta2-3 foncés ;
Ta-I 5 et Ta-II 5 plus ou moins clairs ; tarse postérieur avec partie distale de
Ta-III 3 blanche sur 1/4 ou 1/5 de l’article (surtout sur face supérieure en
général), foncé en dessous ; Ta-III 4 et Ta-III 5 entièrement blancs. Fémurs
III avec 2-3 épines longues, au-dessus de l’apex (Groupe C, Boycia, Mat-
tingly & Grjebine 1958).
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 1,55/1,55 = 1,0 ; Fe-I/Fe-III : 1,55/1,45 = 1,06 ; Ti-I/Ti-II :
1,70/1,85 = 0,91 (Ti-II plus long que Ti-I) ; Ti-I/Ti-III : 1,70/1,80 : 0,94;
griffe apicale du tibia Ti-I : 0,06 mm, celle de Ti-II : 0,04 mm ; Ta-I 1/Ta-I
2 + 3+4-I-5 : 1,15/1,21 = 0,95(Ta-11 plus court que les articles 2+ 3+4+ 5) ;
Ta-I 4/TaI 5 : 0,18/0,16 = 1,12 ; Ta-II 4/Ta-II 5 : 0,22/0,15 = 1,46 ; griffes
tarsales I et II grandes : 0,05 mm ; formule unguéale Ç : Ta-I : 0-0, Ta-II :
0-0 ; empodium peu développé.
Aile : bien pourvue d’écailles, plus que les espèces du groupe hispida ;
calyptère supérieur (squama) (UC) avec frange de longues écailles en forme
de soies ; alule (Al) nue ; longueur de l’aile environ 2,8 mm (2,5 à 3 mm) ;
écailles foncées, sauf à la base de la nervure RI de couleur blanc crème ;
les écailles de toutes les nervures sont larges (spatulées) à extrémité plus ou
moins rectiligne, à peine cordiforme sur M3+4.
Rs : 0,45 mm, tige R2 + 3 : 0,50 mm, cellule R2 : 0,45 mm, R4 + 5 :
0,90 mm, M : 1,35 mm, tige Ml +2 : 0,50 mm, cellule Ml : 0,50 mm,
cellule M4 : 0,70 mm, R2/R2+3 : 0,45/0,50 = 0,9 (R2 plus courte que la
tige R2 + 3), R4 + 5/clM2 : 0,90/0,80=1,12, Ml/Ml+2 : 0,45/0,50 = 0,9.
Haltère : en massue noire.
Abdomen. — Brun foncé au-dessus, sans aucun reflet pourpré ; ter-
gites II-VII avec bande basale large blanche, bande qui n’est pas contiguë
avec les taches latérales claires ; sternites largement clairs, foncés sur marge
étroite postérieure.
Genitalia : une seule grande spermathèque (Sca) ; VIII-T et VIII-S
subégaux; IX-T très étroit; cerques (Ce) très courts (environ 0,17 mm),
un peu plus courts que lobe postgénital (PGL) ; insula (i) petite (fig. 6, i, in
Edwards 1940).
MÂLE. — Analogue à la femelle.
Trompe : plus arrondie à l’extrémité, foncée, longue de 1,8 mm.
Palpes : en majeure partie foncés avec anneau pâle au milieu, deuxième
segment (en massue) avec peu de soies claires, longueur du palpe : 1,8 mm ;
Pr/MPlp : 1,8/1,8=1.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE F1CALBIINI
77
Antenne : aussi longue que la trompe ; Flml/Flm2 : 0,15/0,07 = 2,14 ;
Flml3/Flml4 :0,35/0,45 = 0,77.
Genitalia : Gonocoxite (Gc) : plus long que large, longueur 0,30 mm,
largeur 0,15 mm ; lobe basal dorsomédian ( BDL ) avec deux soies longues
subégales de 0,10 mm ; gonostyle (Gs) long de 0,17 mm ; griffe du gonostyle
(GC) très caractéristique, chacun composé de deux griffes, la plus longue
atteignant 0,045 mm, la deuxième plus courte 0,03 mm; Gs/GC :
0,17/0,045 = 37,7. Phallosome : faiblement sclérifié. Proctigère ( Pr ) (seg¬
ment anal) : avec paraprocte (Ppr) à forte épine apicale et quelques soies
cercales (CSe). IX-T légèrement bilobé, chaque lobe avec 4 longues soies
fortes subégales, de 0,09 mm.
Nymphe. — Décrite sommairement par Ingram & Macfie (1917) puis
par Edwards (1940).
Céphalothorax {CT) : tégument avec marques foncées irrégulières
étendues, caractéristiques ; crête médio-dorsale (MK) peu développée ;
soie 3-CT simple, petite ; 5-CT très longue, fine à 3 branches ; 6-CT simple,
moyenne ; 8-CT fine à quelques branches ; 9-CT fine, simple.
Trompette respiratoire [T) : analogue à celle d 'hispida, foncée sauf faire
réticulée (RA); longueur totale (L) 1,30 mm, largeur (W) 0,15 mm ; aire
réticulée (RA) 0,20 mm; aire trachéolaire (TA) 1,10 mm; pinna (Pi)
0,10 mm; L/W : 1,30/0,15 = 8,6 (environ 8 fois plus longue que large);
L/Pi : 1,30/0,10= 13 ; L/TA : 1,30/1,10= 1,18 ;TA/Pi : 1,30/0,10= 13.
Métanotum (Mtn) : soie 10 Mtn fine à 3-4 branches ; 11-Mtn simple.
Abdomen. — A marques foncées caractéristiques, en bandes transver¬
sales basale et distale, quatre bandes longitudinales (deux de chaque côté)
et une médio-basale ; soie 1-1 très développée, dendriforme à 25-30 branches,
longues de 0,15-0,17 mm ; 2 et 3-1 simples, longues, la 2-1 plus longue que
3-1 ; 4, 5,6, 7-1 simples : 1-II fine à 5-6 branches courtes ; 2-II simple, longue,
externe à 1 -II ; 6-11 simple ; 1 -III fine, courte, à quelques branches ; 2-III
petite marginale, interne par rapport à 1-1II ; 5-III petite à 2-3 branches
fines ; 6-III fine, très courte ; 1-VI à quelques branches courtes ; 2-1V interne
à 1-IV ; 2, 3, 4-IV nettement plus courtes que le segment ; 5-IV courte à
2-3 branches foncées ; 1-V foncée à 2 branches courtes ; 2-V interne à 1-V ;
2, 3, 4-V nettement plus courtes que les segments; 5-V analogue à 1-V ;
6-V fine, courte ; 9-V fine ; 1 et 5-VIII très fines et courtes à 2 branches ; 3
et 4-VII fines, simples ; 6-VII courte.
Segment VIII : 4-VIII simple (ou à extrémité bifide), presque aussi
longue que la 9-VIII ; 9-VIII petite, courte, 0,08 mm, bifide ; le segment VIII
est aussi long que large, angle caudo-latéral sans spiculés.
Segments terminaux : dimorphisme sexuel très marqué ; lobe génital
femelle (GL) long de 0,14 mm; lobe génital mâle beaucoup plus long :
0,25 mm.
Source : MNHN, Paris
78
ALEXIS GRJEBINE
Palette natatoire ( Pa ) : très foncée, surtout à la base, plus claire vers
marge externe ; longueur (L) 0,80 mm, largeur (W) : 0,40 mm, L/W :
0,80/0,50=1,6 ; bord externe à denticules courts (Sp) sur 1/3 distal, bord
interne avec denticules plus fins distaux sur 1/6 du bord ; soie 1 -Pa présente,
fine, simple : 0,05 mm ; suture médiane (Mr) bien prononcée sur toute la
longueur.
Larve. — Couleur grisâtre clair, tête et segment anal bruns, noirs, toutes
les soies très foncées, siphon brun noir. Longueur de la larve : 7 mm. Tête :
longueur (L) 0,80 mm, largeur (W) 0,10 mm, W/L : 1,10/0,80=1,37.
Siphon : longueur 0,90 mm, largeur 0,25 mm, L/W : 0,90/0,25 = 3,6. Seg¬
ment anal : selle largeur 0,40 mm, longueur 0,40 mm, L/W : 0,40/0,40 = 1.
Tête (C). — Très foncée, plaque labrale médiane bien développée ;
soies céphaliques : 1-C assez forte, simple, longue de 0,04 mm ; 4-C fine,
petite à 3-4 branches ; 5-C à 4 branches longues de 0,9 mm ; 6-C à 3 branches,
aussi longue que 5-C ; 1-C en éventail de 8-10 branches longues de 0,06 mm ;
8-C petite, fine, simple; 9-C petite à 6 branches; 12, 13-C très petites à
branches ; 11 -C très longue : 0,95 mm, bifide.
Antenne (A) : longue de 0,75 mm, incurvée vers l’extérieur dans
partie distale du premier article, longueur tête/longueur antenne :
0,80/0,75=1,06; l’antenne est foncée jusqu’à soie 1-A, ou même au-delà,
spiculée sur toute la longueur ; premier article caractérisé par double cour¬
bure ; deuxième article clair, articulé sur le premier, long de 0,15 mm ;
I e1 ' article^ 1 article : 0,60/0,15 = 4; soie 1-A située à 0,40 mm de la base
et de 0,20 mm de l’articulation avec le deuxième article, longueur
1 er article/partie proximale : 0,60/0,40=1,5 (soie 1-A située à 2/3 de la
base) ; 1-A en éventail avec 10-12 branches ; 2, 3-A subégales, très longues :
0,40 mm ; 4-A très longue ; 5-A atrophiée ; 6-A longue, apicale.
Mentum (MP) : très petit, long de 0,06 mm, large de 0,10 mm, avec
6 dents latérales, la médiane bien développée, W/L : 0,10/0,06= 1,6.
Maxille (Mx ) : longueur 0,25 mm, largeur 0,20 mm ; soie 4-Mx forte,
longue 0,13 mm, se termine en pointe; galeastipes ( GST ) bien séparé du
laciniastipes (St); indice longueur Mx par rapport à la soie 4-Mx : L-
Mx/4-Mx : 0,23/0,13 = 1,76; suture ventrale (VMxS) bien développée;
1-Mx à deux expansions classiques ; 2-Mx petite ; brosse maxillaire (MxB)
avec une soie pectinée (externe) ; bord externe de Mx avec aire spiculée ;
cardo (Cd) (sclérite hypostomal) avec soie 6-Mx forte, simple : 0,04 mm ;
palpe maxillaire (MPIp) : 0,08 mm.
Thorax. — Nettement plus large que long, longueur 1,00 mm, lar¬
geur : 1,50 mm, W/L : 1,50/1,00 = 1,5. Soies 1, 2, 3-P indépendantes mais
insertions très proches; 1-P fine, courte, en éventail; 2-P très longue,
simple : 0,6 mm ; 3-P simple, courte ; O-P minuscule ; 4-P en éventail ;
5, 6-P simples, fortes, insertion commune, la 5 un peu plus longue que la
6-P ; 7-P forte, en éventail; 12-P très longue; 3-M simple, très longue;
5, 6-M simples, fortes, longues ; 8-M longue, à plusieurs branches ; 9-12-M
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
79
sur tubercule latéral moyen, 9-M à 4-5 branches, 10-M simple, forte,
12-M simple, longue ; 14-M dentriforme ; 1, 2, 3, 4-T petites ; 8-T forte à
3 branches ; 9-12-T sur long tubercule, 9-T à 4 branches ; 13-T, en éventail,
longue.
Abdomen. — 1-1 fine, longue, à 4 branches en éventail ; 2-1 très petite
interne à 1-1 ; 6-II à 2-4 branches ; 7-1 bifide, longue ; 9-II longue, bifide ;
l-III longue, en éventail; 2-III simple; 6-III fine, longue à 2 branches;
7-III en éventail, très petite ; 13-III en très grand éventail ; 1-IV très longue,
environ 6 branches ; 6-IV à 2 branches ; 7-IV minuscule ; 13-IV en grand
éventail ; 1-V en grand éventail ; 6-V à 2 branches ; 7-V minuscule ; 13-V en
grand éventail; 1-VI en grand éventail; 2-VI simple; 6-VI bifide, très
longue; 1 -VII en grand éventail; 3-VII très longue, bifide; 13-VII très
grande, à plusieurs branches.
Segment VIII : 1 -VIII en éventail; 2-VIII simple; 3-VIII en éventail
à 6-8 branches ; 4-VIII simple ; 5-VIII en éventail ; peigne du segment VIII
avec une rangée de grandes épines (CS) avec parfois quelques épines dis¬
tales, les épines du peigne ont une frange latérale fine, régulière, longueur des
épines 0,07-0,08 mm, largeur 0,01 mm.
Siphon (S) : foncé, assez court, longueur 0,90 mm, largeur 0,25 mm,
L/W : 0,90/0,25 = 3,6 ou plus jusqu’à 4,5 (4,5 fois plus long que large);
acus présent ; peigne du siphon (PS) 3-5 épines, deux principales avec une
base large frangée, longues de 0,06 mm ; 1-S vers le milieu du siphon, plus
proche de la base à 4 branches ; apodème stigmatique (SAd) 0,2 mm de
long. Appareil stigmatique : valve dorsomédiane avec soie 2-S bien déve¬
loppée, soie 6-S en épine ; valve ventro-latérale avec 8-S exceptionnelle¬
ment longue, caractéristique : 0,6 mm ; 9-S en crochet.
Segment anal (Z) : selle spiculée brune, longueur 0,4 mm, largeur
0,4 mm, L/W : 0,4/0,4 = 1,0 spiculés marginaux 0,04 mm ; 1 -X forte, longue
1,0 mm ; touffe dorso-caudale supérieure 2-X à 6-7 branches ; inférieure
3-X à 3 branches ; ventrale 4-X à 4 paires de soies, première à 3-4 branches,
les autres bifides ; papilles anales lancéolées 0,50 mm de long.
Matériel examiné. — O", ç, N, L d’Afrique tropicale (collection
ORSTOM, à Bondy), réc. Harnon ; 1 C ] Ç, 3N, 14Lde Madagascar.
Répartition géographique. — Largement répandue en Afrique tropicale
(Edwards 1940, Hopkins 1952), Afrique de l’Ouest, Afrique équatoriale,
Afrique de l’Est.
Madagascar : Périnet (District de Moramanga), réc. Doucet 1951,
étang dans forêt; Périnet, réc. Grjebine, 19.4.1955, gîte n° 5, 2 L dans
étang en forêt à 200 m vers la route de Tamatave, végétation : Nymphéa ;
autour des Fougères, des Eucalyptus, des Niaoulis et arbres forestiers ;
Moustiques associés à Anopheles coustani ; Périnet, 23.3.1967, réc. Brunhes,
1 L ; Ivoloina (Tamatave), 25.1.1958, gîte 3, réc. Damase Andriamanan-
tena; marais d’Ambila (Manakara), 17.4.1967, réc. Brunhes, 2 N, 3 L ;
MD 1451 et MD 1474, Ampijoroa, réc. Rodhain 6 L.
Source : MNHN, Paris
80
ALEXIS GRJEBINE
Biologie. — Les larves et nymphes se développent dans des eaux stag¬
nantes ou à courant faible : mares, étangs, bords de rivière, à eau claire,
parmi la végétation aquatique abondante ; gîtes situés en forêt, ou en
terrain plus ou moins découvert.
Systématique. — L’espèce appartient au Groupe C ( Boycia ) du sous-
genre Mimomyia. Voir les caractères du groupe indiqués ci-dessus, définis
par Mattingly & Grjebine 1958 : 268.
Groupe D
Mimomyia (Mimomyia) plumosa (Theobald)
(fig. 63 à 72)
1901 a : 373 (Cf* Culex). Loc. type : Salisbury, Mashonaland (Rhodésie
du Sud) (BM). Edwards 1941 : 83 (C?*, Ç) 379 (N*). Hopkins 1952 : 94 (L*).
Mattingly & Grjebine 1958 : 273 (Cf*). Da Cunha Ramos & Ribeiro 1975 :
120 (distr.). Service 1976 : 260 (distr.).
albitarsis Theobald 1901 a : 25 (d* ; Culex). Loc. type : Bonny (Eastem
Provinces) Nigéria (BM).
Espèce de grande taille qui ne peut être confondue avec les autres
espèces d’Afrique et de Madagascar. Les tarses postérieurs, à extrémité
blanche, comme chez Mimomyia mimomyiaformis, et plusieurs autres
détails d’ornementation sont similaires à cette espèce, mais la taille beaucoup
plus grande, les écailles du scutum uniformément brun foncé et l’absence de
soies dorsocentrales permettent de différencier facilement M. plumosa.
La description est basée sur des spécimens de Madagascar et d’Afrique
tropicale (Congo).
Imagos. — Grand Moustique, écailles du scutum uniformément brun
foncé, soies dorsocentrales absentes. Cellule de la fourche antérieure R2
plus courte que la tige R2 + 3, R2/R2 + 3 : 0,65/0,80 = 0,80 (environ 4/5 e ).
Fémurs postérieurs avec six épines ou plus en ligne au-dessus de l’apex ;
tibia postérieur à macrotriches plus courts que dans la plupart des espèces
du genre. Tarses postérieurs à extrémité blanche. Spermathèque triple.
Chez le mâle, phallosome à petites dents très sclérifiées.
FEMELLE. — Aile : 4,3 mm. Trompe : 3,5 mm. Fémur antérieur :
2,8 mm. Abdomen : 4,2 mm.
Tête. — Couverte au-dessus d’écailles étroites lancéolées, incurvées,
de couleur claire et d’écailles dressées fourchues brun foncé ; les aires des
écailles plates, larges et claires sur les côtés beaucoup moins développées
que chez M. mimomyiaformis, absence de touffe d’écailles foncées attenant
aux yeux.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
81
Trompe (Pr ) : claire sur face inférieure, plus ou moins foncée sur la
majeure partie, mais partie apicale très foncée (environ sur 1/4 de la longueur
totale).
Palpes (MPlp ) : longs de 1,1 mm, foncés, avec extrémité blanche
très étroite et parfois partie médiane plus claire (anneau plus ou moins bien
défini), Pr/MPlp : 3,5/1,1 = 3,18.
Antenne : pédicelle brun clair avec de nombreuses soies courtes et de
petites écailles foncées sur le côté interne ; Flml environ trois fois plus long
que Flm2 ; Flml/Flm2 : 0,65/0,25 = 2,6 ; Flml2/Flml3 : 0,25/0,34=0,73.
Longueur de l’antenne : 3,3 mm, Pr/Ant : 3,5/3,3 = 1,06 donc un peu
plus courte que la trompe.
Thorax. — Tégument brunâtre sur face dorsale, pleures beaucoup
plus claires avec des marques foncées. Scutum (Scu) avec des écailles
étroites et denses, de couleur uniforme brun foncé; soies acrostichales
absentes ; soies dorsocentrales absentes (excepté un groupe immédiatement
en avant du scutellum) ; soies antéalaires (AnS) (au-dessus du paratergite)
longues, subégales ; scutellum ( Stm ) brun foncé ; paratergite (Pa) très foncé ;
lobe pronotal antérieur (Ap) brun clair à nombreuses soies ; lobe pronotal
postérieur (Ppri) brun clair avec petites écailles fusiformes, environ 6-7 soies
postérieures fines, subégales ( PpS)\ aire poststigmatique (PA) glabre,
brun clair, mais partie antérieure foncée; stigmate mésothoracique (MS)
très grand, long de 0,25 mm, large de 0,20 mm ; stigmate métathoracique
(MtS) 0,25 mm de long, 0,10 mm de large ; stemopleure (Mks) foncée à
écailles claires blanchâtres supérieures et inférieures ; aire préalaire (PK)
foncée, avec environ six soies fines ; soies sternopleurales supérieures en
continuité avec les soies sternopleurales postérieures, au total environ
12 soies subégales et fines ; mésépiméron (Mm) foncé, gris brunâtre, soies
mésépimérales supérieures présentes, deux petites inférieures et postérieures
présentes (difficilement visibles); mésoméron (Msm) (méron) glabre
foncé ; mésopostnotum (Mpn) (postnotum) jaune clair.
Pattes : en majeure partie brun foncé, avec une petite tache claire aux
articulations fémoro-tibiales. Les fémurs postérieurs sont caractérisés par
au moins six épines très fortes placées en ligne sur face dorsale au-dessus de
l’apex, caractère du Groupe D (Megaculex) ; tibia postérieur à macro¬
triches un peu plus courts que chez les autres espèces du genre Mimomyia ;
extrémité du tibia antérieur et moyen avec griffe tibiale longue de 0,09 mm.
Les deux premiers articles tarsiens de toutes les pattes brun foncé avec
anneau blanc étroit basal ; troisième article tarsien des première et deuxième
paires entièrement foncé ; celui de la troisième paire foncé seulement sur un
tiers basal, les deux tiers apicaux clairs (blanchâtres) ; quatrième et
cinquième articles tarsiens des pattes antérieures et moyennes foncées ;
quatrième et cinquième articles des pattes postérieures blancs.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 2,80/2,50 = 1,12 ; Fe-I/Fe-III : 2,80/2,80=1,0 ; Ti-I/Ti-II :
3,0/3,10=0,96; Ti-I/Ti-III : 3,0/3,2=0,96; Ta-I 1/Ta-I 2 + 3+4 + 5 :
2,0/2,05 = 1,0 ; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,30/0,30= 1,0 ; Ta-Il 4/Ta-II 5 : 0,45/0,35 =
1,28 ; griffe Ta-I 5 : 0,09 mm.
Source : MNHN, Paris
S2
ALEXIS GRJEBINE
Aile : longueur 4,3 mm, les écailles sont très petites et très éparses (plus
éparses que chez M. mimomyiaformis ), toutes les écailles foncées, celles
de Ml +2 mesurant 0,20 mm de long sur 0,10 mm de large. Calyptère
supérieur (squama) ( UC) avec de longues soies ; alule (Al) glabre ; nervure
transverse humérale ( h ) située près de l’arculus (Ar) ; transverse r-m (radio-
médiane) très proche de la transverse médio-cubitale m-cu.
Mesures et proportions des nervures :
Rs : 0,70 mm ; R2 + 3 : 0,80 mm ; Cellule R2 : 0,65 mm ; R4 + 5 :
1,50 mm ; Ml +2 : 0,90 mm ; Cellule Ml : 0,60 mm ; m-cu : 0,40 mm ;
Cellule M4 : 1,4 mm. R2/R2 + 3 : 0,65/0,80 = 0,81 (environ 4/5®); Ml/
Ml +2 : 0,60/0,90 = 0,66.
Haltères : à massue brun foncé.
Abdomen. — Brun foncé au-dessus; tergites II-V11 brun foncé, à
reflets légèrement pourpres, avec bandes basales médianes étroites qui
n’atteignent pas les bords latéraux et avec une tendance au resserrement au
milieu, les taches latérales claires blanches (blanc jaunâtre) ne sont pas
basales mais placées au milieu du bord de chaque segment. Les sternites
sont clairs, de couleur jaunâtre.
Genitalia : cerques courts (Ce) ; plaque postgénitale (lobe postgénital)
(. PGL) environ de la longueur des cerques ; insula (/) avec une dizaine de
soies groupées. Trois spermathèques subégales.
MÂLE. — Ressemble à la femelle au point de vue de la coloration.
Trompe : longue de 4,2 mm, entièrement foncée. Palpes : longs de
4,5 mm (un peu plus longs que la trompe) brun foncé ; le segment long
(« shaft ») à face ventrale plus claire, un anneau clair, blanc jaunâtre,
long, présent avant le milieu du segment long et un autre à l’extrémité
précédant le dernier article en massue ; le dernier article (en massue) long
de 0,10 mm en prolongation droite des segments précédents, avec de très
longues soies sur face ventrale.
Antenne : Flml3 : 0,80 mm plus long que Fini 14 : 0,70 mm. Les soies
des verticilles brun jaunâtre.
Genitalia : Décrit d’après spécimens du Dahomey. Très caractéristi¬
ques pour le genre, avec phallosome à dents très sclérifiées.
Segment IX : tergite IX à deux lobes (IX-TL) chacun avec 5-6 fortes
soies. Gonocoxite ( Gc ) : allongé, long de 0,35 mm sur 0,16 mm de large ;
lobe baso-médian (BDL) du gonocoxite avec deux soies très fortes ; gono-
style ( Gs ) long de 0,25 mm, griffe du gonostyle (GC) allongée : 0,03 mm.
Phallosome (P) : aedeagus très sclérifié, présentant de très fortes dents
latérales caractéristiques en couronne, chaque dent mesurant moins de
0,01 mm. Paraproctes (Ppr) : bien sclérifiés avec dent terminale forte et
environ six soies cercales (CSe).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1
83
Nymphe. — Décrite d’après spécimens d’Afrique (Ouganda et Ashanti,
Kampala).
Abdomen : 4,2 mm. Trompette respiratoire : 2,00 mm. Palette natatoire :
0,45 mm de long et 0.14 mm de large.
La nymphe, appartenant au Groupe D ( Megaculex ), est caractérisée
par des trompettes respiratoires environ neuf fois plus longues que larges
au milieu. Le céphalothorax et l’abdomen sont marqués de taches sombres
et claires, l’abdomen par des lignes longitudinales; palettes natatoires
foncées avec grande tache claire sur le bord externe, et une plus petite
sur le bord interne ; les sutures dorsale et ventrale sont nettement séparées
par l’espace entre la face dorsale et ventrale (palette en navette fusiforme).
Céphalothorax (CT) : tacheté ; soie 8-CT avec environ 7-8 branches ;
9-CT à quatre branches.
Trompette respiratoire (T) : longue mais plus courte et plus épaisse
que chez les autres espèces du genre Mimomyia ; longueur 2 mm, largeur
0,19mm,L/W : 2,00/0,19 = 10,5, environ l/9 e à 1/10 e , caractère du groupe D.
Pinna (Pi) longue de 0,46 mm avec fente large bordée par deux lobes ;
méat (Mea) long de 1,55 mm; aire trachéolaire (TA) 1,50 mm; TA/Pi :
1,50/0,45 = 3,3 ; LT/TA : 2,0/1,50 = 13,3 ; Mea/Pi : 1,55/0,45 = 3,4.
Métanotum (Mm) : soie 10-Mtn avec environ cinq branches ; 11-Mtn
avec environ trois branches.
Abdomen. — Soie 1-1 très développée dendriforme avec une vingtaine
de branches ; 2, 3-1 simples ; l-II petite avec quelques branches ; 2-II-III
et IV petites, simples; 1-II-VI1 à 5-8 branches plus courtes que les seg¬
ments ; 2-III-VII placées à l’intérieur de 1-III-VII ; 5-III-VII avec 3-5 bran¬
ches plus courtes que la 1-III-VII ; 6-II-VII courtes, simples; 9-III-VI1
petites, simples. Segment VIII : 4-VIII petite, bifide ou trifide ; 9-VIII
petite, trifide.
Palette natatoire (Pa) : proche de celle de M. hispida et de M. mimo-
myiaformis, foncée avec tache claire externe et une petite interne ; de forme
allongée, longue de 1,20 mm, large de 0,45 mm, L/W : 1,20/0,45 = 2,6 ;
sutures dorsale et ventrale bien séparées entre elles vers le milieu donnant
aux palettes un profil en navette fusiforme; frange composée de petits
spiculés très courts ; soie 1-Pa petite, simple.
Segments terminaux : chez la nymphe mâle le lobe génital (GL) mesure
environ 0,35 mm (environ 1/3 de la palette).
Larve. — Décrite d’après spécimens de Madagascar, Périnet. Carac¬
tères spécifiques du Groupe D (Megaculex).
Antennes larvaires très courtes, moins de la moitié de la longueur de
la tête (articles 1 et 2 très courts, article 3 minuscule) ; brosses buccales
très réduites ; mentum absent ; indice du siphon très petit, environ 3,5.
La larve se distingue facilement de celle des autres espèces du genre
Mimomyia par la forme de la tête, le deuxième article antennaire articulé
très court et l’absence du mentum (invisible).
Source : MNHN, Paris
84
ALEXIS GRJEBINE
Tête. — Longue de 0,80 mm, brun très clair (comme le siphon, un
peu plus foncé que le reste du corps), très petite, sphérique, W/L : 1,25/
1,00 = 1,25, la largeur de la tête est beaucoup plus étroite que le thorax
qui mesure environ 2 mm de large ; la tête semble être enfoncée dans le
thorax de sorte que le collier, très développé, est presque invisible sur les
spécimens vivants. La forme de la tête est très élargie latéralement, au
niveau des yeux, avec rétrécissement brusque vers les antennes. Les brosses
buccales sont très peu développées, très courtes et éparses.
Aulaeum (dorsomentum) : pratiquement pas développé, seul un arc
sclérifié le laisse deviner ; plaque mentale {MP) absente, invisible ; labio-
hypopharynx (Lh) placé devant la labiogula {LG), à peine différencié avec
4 papilles latérales.
Maxille {Mx) : très petite, W/L : 0,12/0,12 = 1, peu sclérifïée ; brosse
maxillaire {MxB) réduite à quelques soies très courtes et larges, en bouquet ;
les plus longues mesurant 0,03 mm ; soie 1-Mx longue, classique, double ;
2-Mx et 3-Mx bien développées ; 4-Mx invisible ; palpe maxillaire {MPlp)
grand, 0,06 mm de long, environ la moitié de la Mx ; le cardo est très
atrophié avec soie 6-Mx fine, bifide.
Mandibule {Md) : très peu sclérifïée, longue de 0,18 mm, large de
0,12 mm, avec quatre fortes soies apicales (2-Mn), le processus des dents
{MnT) à peine différencié avec quelques soies courtes et fortes.
Soies céphaliques : peu développées, en majeure partie buissonneuses
et courtes ; 1-C très petite, fine ; 3-C fine ; 4-C très courte, environ 3-4 bran¬
ches ; 5, 6 et 7-C moins de la moitié de la tête, très plumeuses ; 5-C avec
6-8 branches, très courtes, ne mesurant que 0,3 mm ; 6-C plus courte avec
6-8 branches ; 7-C en large buisson avec environ 9-10 branches de 0,25 mm
de long ; 8-C à 2-3 branches ; 9-C bifide, très longue ; 11 -C très courte avec
environ 5 branches ; 12-C fine, à 3 branches ; 13-C fine à environ 4 bran¬
ches.
Antenne {A) : très caractéristique, très courte, longueur totale :
0,32 mm, un peu moins de la moitié de la tête, avec spiculés épars vers la
base ; le premier article de 0,27 mm de long et 0,08 mm de large ; deuxième
article très court : 0,07 mm et 0,04 mm de large ; le troisième, très atrophié,
en calotte sphérique ; le deuxième article est nettement articulé, dirigé vers
l’intérieur ; soie 1-A à 0,1 mm de la base de l’article, composée de 2-3 bran¬
ches courtes ; 2, 3-A dépassant à peine le deuxième article ; 4-A courte ;
5-A très courte. Longueur tête/Longueur antenne : 1,25/0,32 = 3,9 ;
longueur premier article/largeur : 0,27/0,08 = 3 ; longueur premier article/
deuxième article : 0,27/0,07 = 3,6 ; longueur premier article/partie proxi¬
male du premier article : 0,27/0,10 = 2,7.
Thorax. — Très massif, environ 2 mm de large sur 1,7 mm de long,
W/L : 2,0/1,7 = 1,17. Soies thoraciques relativement courtes, plumosité
de certaines très développée. Le groupe 1-3-P avec 1-P la plus longue
(0,7 mm) ; 2-P bifide vers le milieu ; 3-P à 3-4 branches courtes ; 4-P en
éventail, plumeuse ; 5, 6-P barbelées, simples ; 7-P très développée, en
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
85
éventail, environ 6 branches ; 8-P à 4 branches ; 12-P forte, plumeuse ;
8-M aussi grande que 7-P avec environ 7 branches plumeuses ; 9-M avec
environ 5 branches; 13-M très petite, dendroïde ; 7-T en éventail court,
environ 10 branches ; 9-T environ 5 branches ; 13-T très développée, carac¬
téristique, en éventail à 8 branches environ, longue de 0,9 mm avec tubercule
basal caractéristique, très développé, analogue à 7-T.
Abdomen. — 1-1 petite, en éventail ; 2-1 dendroïde, courte ; 6-1 sur
tubercule et environ 5-6 branches courtes ; 7-1 sur tubercule à 2-4 branches
longues ; 11 -I en éventail, bien développée ; l-II en éventail fin et court ;
2- II en petit éventail ; 6-II à 5 branches courtes ; 7-11 sur tubercule à 4-5 bran¬
ches longues ; 13-11 petite, en éventail ; 1-III-V très développée à 3-4 bran¬
ches plumeuses, plus longues que les segments ; 2-III-V petites à quelques
branches; 3-II1-V longues, bifides ou trifides; 5-III-V courtes; 6-III-V
simples, plumeuses, plus longues que sur I et II ; 7-III-V courtes à quelques
branches ; 13-III-V très caractéristiques, presque aussi développées que la
1- III-V, à environ 5-7 branches plumeuses; 1-VII à quelques branches;
3- VII bifide, asymétrique, équivalente à 6-V ; 13-VII en grand éventail,
à branches plumeuses.
Segment VIII : peigne segment VIII (C) avec 6-9 fortes épines (CS)
placées en une ligne irrégulière, les épines ont quelques denticules latéraux ;
2- VIII à 3 branches fines; 3-VIII sur insertion très développée; 5-VIII
petite.
Siphon (S) : brun clair ; longueur : 1,25 mm, largeur 0,40 mm, L/W :
1,25/0,40 = 3,12 (indice entre 3 et 3,5). Acus très petit, peigne (P) composé
de deux dents (PS) avec quelques denticules ; apodème stigmatique {SAd)
relativement court ; soie 1 -S de 6-8 branches, plumeuses, courtes ; 2-S très
forte, longue de 0,07 mm, en épine avec denticule basal ; appareil stigmati¬
que (SAP) avec sur valve latéro-ventrale présence d’une soie très courte
13-S, la soie 8-S très longue (1/4 du siphon) ; 9-S en crochet.
Segment anal (X) : selle courte, L/W : 0,45/0,55 = 0,8 ; finement
spiculée ; 1-X simple, forte, environ une fois et demi la longueur de la selle ;
2-X environ à 10 branches ; 3-X avec 3-4 branches ; brosse ventrale 4-X
avec 4-5 paires de soies en touffes sur grille (G) bien développées, chaque
touffe comportant une douzaine de branches simples ; papilles anales
lancéolées, subégales, plus longues que la selle.
Matériel examiné. — Afrique : 4 imagos (3 O - , 1 ç) du Congo et du
Zaïre ; 2 N O” Sunyani, Ashanti (BM).
Madagascar : Vangaindrano (Ampatsinakoho et Lopary) Doucet
1951. 2 L de Périnet, réc. Grjebine 1955 ; 1 Ç Périnet.
Répartition géographique. — Afrique tropicale de l’Ouest, Afrique
équatoriale, Afrique tropicale de l’Est.
Madagascar : Domaine de l’Est : Vangaindrano, Périnet.
Biologie. — La larve qui a été récoltée par Doucet à Mantsabe (Bas-
Sambirano), Nord-Ouest de Madagascar, en juin 1949, nature du gîte
Source : MNHN , Paris
86
ALEXIS GRJEBINE
inconnue. Des imagos ont été trouvés dans un arbre creux en forêt à Ampat-
sinakoho et à l’intérieur des cases dans la région de Vangaindrano (réc.
Doucet).
La larve, récoltée par Grjebine à Périnet le 21.4.1955, gîte n° 2,
se trouvait dans un étang forestier avec une riche végétation aquatique
comprenant Axonopus compressus, Alternanthera sessilis, Coelochne sp.,
Cyperus aequalis, Floscocopa glomerata, Hydrocotyle asiatica, Stenotaphrum
sp. La faune aquatique, riche, comportait : Anopheles coustani, Mimomyia
splendens, des Dyticides, Odonates, Rhynchotes, Notonectes et quelques
Poissons (Tilapia). Le pH de l’eau était de 5,9 ; l’oxygène dissous 8 mg/litre,
la T b 19 °C.
En Afrique, d’après Hopkins (1952), l’espèce vit dans les mares,
étangs, avec en général une végétation vivante ou morte, à l’ombre ou
ensoleillée. Hopkins pense que les brosses buccales, extrêmement réduites,
pourraient servir à la nutrition, par ingestion de la boue, riche en matière
organique.
Systématique. — M. plumosa est la seule espèce qui représente le
Groupe D ( Megaculex ) dont nous avons donné les caractères ci-dessus.
Sous-genre Elorleptiomyia Theobald
1904. Elorleptiomyia Theobald, Wellcome Res. Lab. Rpt. 1 : 71.
Espèce type : E. mediolineala Theobald, 1904, Abyssinie; monobasique.
1905. Oreillia Ludlow, Canad. Ent. 37 : 101. Espèce type : O. luzonensis
Ludlow, 1905, Philippines ; monobasique.
1914. Dixomyia Taylor, Roy. Ent. Soc. London, Trans. 1913 (61) :
702. Espèce type : D. elegans Taylor, 1914, Queensland; monobasique.
1944. Aedes s.g. Luzonus Stone & Bohart, Ent. Soc. Wash., Proc.
46 : 212. Espèce type : Aedes (L.) clavirostris Stone & Bohart, 1944, Phi¬
lippines ; désignation originelle comme sous-genre de Aedes.
Femelle. — Tête : yeux bien séparés au-dessus des antennes, l’espace
frontal (entre les yeux) avec des écailles étroites et une paire de longues
soies ; vertex avec écailles étroites incurvées au-dessus, et écailles larges
latérales ; écailles dressées nombreuses s’étendant en avant ; trompe
nettement renflée dans sa partie apicale 0,20 (l/5 e de la longueur) ; trompe
plus longue que fémur antérieur; palpe maxillaire à extrémité blanche,
plus court que la trompe 0,33.
Antenne : torus avec écailles larges et très courtes soies ; Flm I environ
1,0 à 1,5 de Flm2, avec des écailles larges.
Thorax : écailles du scutellum (Stm) en majeure partie larges (idem
s.g. Ingramia), quelques écailles étroites sur partie apicale ; soies acrosti-
chales (/IcS) présentes ou absentes ; soies dorsocentrales (DS) présentes ;
lobe pronotal postérieur avec moins de 7 soies (idem pour s.g. Ingramia,
groupe Ravenalites ), plus de 7 soies pour le s.g. Ingramia s. str. (fusca ).
Ecailles pleurales en majeure partie larges, parfois un certain nombre
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
87
d’écailles étroites incurvées sur lobe pronotal antérieur; lobe pronotal
antérieur ( Ap ), lobe pronotal postérieur (Ppn), propleuron (proépisternum)
( p s ), aire poststigmatique (PA ), sternopleure (Mks) et parfois mésépiméron
(Mm) avec écailles ; aire préalaire (PK) sans écailles ; mésépiméron (Mm)
seulement avec soies mésépimérales supérieures, absence de soies infé¬
rieures (aussi bien antérieures que postérieures).
Pattes : fémur postérieur avec 2-3 soies au-dessus de l’apex ; tarses
annelés d’écailles jaunâtres ; griffe du tibia antérieur très développée.
Aile : avec des écailles très larges, cordiformes, claires et foncées,
nettement contrastées ; calyptère supérieur (squama) (UC) avec frange
d’écailles longues et étroites (idem s.g. Mimomyia) ; alule (-4/) avec touffe
d’écailles marginales larges (idem s.g. Ingramia) ; cellule R2 environ 3,0-
4,5 la longueur de la tige R2 + 3.
Abdomen : extrémité obtuse, tergites avec un certain nombre de mar¬
ques claires.
Genitalia : seulement 1 spermathèque.
Mâle. — Trompe : très renflée dans la moitié distale.
Palpe : environ 0,6-0,9 (6/10 à 9/10 e ) de la longueur de la trompe,
en apparence de 4 segments ; l’apex du segment 3 (partie distale du segment
« long ») seulement légèrement renflé ; segment 4 très petit, avec seulement
des soies courtes.
Aedeagus : peu sclérifié, simple.
Nymphe. — Trompette (T) : indice 20,0-30,0 (20 à 30 fois plus long que
large) ; non modifiée pour percer les tissus végétaux.
Abdomen : soie 1-1 simple, petite; 1, 5-VII très fortes et foncées, en
général au moins à 3 branches ; 9-VIII longue, en général à 8-11 branches,
très barbelée ou plumeuse.
Palette natatoire (Pa) : indice environ 4,0-10,0 ou plus (en général
4 à 5 fois plus longue que large) ; bords de la palette avec spiculés ou séria¬
tions ; contrefort externe (BU) pas développé chez certaines espèces ; soie
1-Pa présente ou absente.
Larve. — Tête : nettement plus large que longue ; face ventrale de la
capsule céphalique très courte ; fossettes tentoriales postérieures proches
du collier ; soies 5, 6, 7, 11-C très longues ; 11-C en général double.
Antenne (A) : articulée au-delà des soies 2, 3-A, portion distale (deu¬
xième article) courte, moins de 0,5 du premier article ; soies 2-4-A toutes
longues et simples.
Siphon : long, indice environ 5,0-8,0 ou plus, se rétrécissant vers
l’apex ; valves courtes, non modifiées pour percer les végétaux, soies des
valves courtes, 2-S articulée, trifide (troisième denticule très petit, difficile
à voir, d’où souvent apparence bifide).
Segment anal : brosse ventrale (4-X) avec 3 paires de longues soies et
1, 2 soies courtes.
Biologie. — Les espèces du s.g. Etorleptiomyia se reproduisent dans
les collections d’eaux terrestres, mares, marais, étangs, en général, en
bordure de l’eau où la surface est cachée par la végétation.
Source : MNHN, Paris
88
ALEXIS GRJEBINE
Répartition géographique. — Afrique tropicale ; Madagascar ;
Région orientale (jusqu’à Okinawa) ; Région indomalaise ; Sud du Paci¬
fique (îles Salomon) ; Région australienne (Queensland du Nord).
Systématique. — Le s.g. Etorleptiomyia comporte seulement 6 espè¬
ces : bougainvillensis (Belkin) des îles Salomon ; elegans (Taylor) d’Austra¬
lie et de la Région indomalaise ; luzonensis (Ludlov.) de la Région orientale ;
mediolineata (Theobald) d’Afrique tropicale et Madagascar; solomonis
(Belkin) des îles Salomon du Pacifique Sud ; xanthozona (Van Someren)
d’Afrique tropicale (Ouganda, Cameroun).
Le sous-genre peut être divisé en deux groupes : le Groupe A ( Etor¬
leptiomyia s. sir.) et le Groupe B (Dixomyia) (Mattingly & Grjebine 1958).
Groupe A (Etorleptiomyia s. str.). — Comprend 3 espèces : luzonensis,
mediolineata , xanthozona.
Les caractères de ce groupe sont :
Femelle : soies acrostichales présentes.
Nymphe : palette natatoire environ 4 fois plus longue que large, ou
un peu plus.
Larve : peigne du segment VIII formé d’une rangée d’épines.
Distribution du groupe : Afrique tropicale, Madagascar, Région
orientale, Région indomalaise.
Groupe B (Dixomyia). — Comprend 3 espèces : bougainvillensis (îles
Salomon), le complexe elegans (Australie, Indomalaisie, Thaïlande,
Nouvelle Guinée) et solomonis.
Les caractères de ce groupe sont :
Femelle : soies acrostichales absentes.
Nymphe : palette natatoire environ plus de 5 à 8 fois plus longue
que large.
Larve : peigne du segment VIII formé d’une double rangée d’écailles.
Distribution du groupe : Région orientale, Australie, Pacifique Sud.
Les trois espèces de ce groupe (le complexe elegans inclus) sont très
proches les unes des autres.
Mimomyia (Etorleptiomyia) mediolineata (Theobald)
(fig. 73 à 80)
1904 : 71 (Ç* Etorleptiomyia). Loc. type : Pibor River (Haut Nil),
Soudan (BM). Theobald 1905 e : 44 (comme mediopunctata, lapsus).
Edwards 1941 : 84 (Cf, $*), 380 (N*). Hopkins 1952 : 96 (L*).
quadrimaculata Newstead 1907, in Newstead, Dutton & Todd 1907 :
32 (Ç; Anisocheleomyia). Loc. type : Borna (Léopoldville), Congo Belge
(BM).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBI1NI
89
Description basée d’après les spécimens de : (1) Afrique : Dahomey,
Côte d’ivoire (Hamon 1952, 1953, 1954).
(2) Madagascar : région de Manakara, réc. Grjebine 1955 ; réc.
Rodhain : MD 35, 74, 96, Manakara ; 830, 839, Fort-Dauphin.
Imagos. — Petit Moustique avec une ornementation distinctive, une
ligne dorsale médiane claire de l’abdomen foncé étant un caractère très
particulier. Les ailes et les pattes avec des marques claires.
FEMELLE. — Aile : 2,5 mm. Trompe : 1,8 mm. Fémur antérieur :
1,35 mm. Abdomen : environ 2,0 mm.
Tête. — Largement couverte d’écailles couchées, plus ou moins
larges, toutes jaunâtres ; écailles jaunâtres étroites sur les orbites et de
grandes touffes d’écailles couchées jaunâtres sur le vertex. Clypéus foncé.
Trompe : longue de 1,80 mm, foncée, parsemée de taches claires sur
partie dorsale, largement claire sur surface ventrale, partie médiane claire,
labelles clairs.
Palpe : foncé avec extrémité apicale blanche, partie médiane glabre
claire ; longueur 0,35 mm, environ 1/3 de la longueur de la trompe, Pr/MPlp :
1,80/0,35 = 5,1.
Antenne : longueur 2,1 mm, plus longue que la trompe, brun foncé,
pédicelle brun foncé avec écailles plates claires, sans soies ; Flm 1 : 0,20 mm ;
Flm2 : 0,15 mm; Flm3 : 0,17 mm; Flml/Flm2 : 0,20/0,15 = 1,3; Flml
un peu plus long que Flm2.
Thorax. — Caractères généraux : tégument clair brunâtre ; tégument
pleural clair en majeure partie; postnotum avec deux lignes foncées.
Ecailles du scutum étroites, largement jaunâtres, plus foncées sur les côtés
de la partie antérieure et mélangées avec des écailles noirâtres dans la
moitié postérieure ; proépisternum avec une tache noire centrale très
distincte. Scutum (Scu) clair dans sa partie médiane ; soies acrostichales
(AcS) fortes mais très peu nombreuses, environ 5 ; soies dorsocentrales
(DS) fortes, nombreuses ; scutellum (Stm) couvert d’écailles claires avec
écailles foncées sur chaque lobe latéral et à la base du lobe médian. Méso-
postnotum ( Mpn) foncé avec partie centrale ovale claire entourée de deux
lignes foncées ; proépisternum (PS) clair, jaunâtre, avec tache foncée
très caractéristique au milieu ; paratergite (Pd) foncé, glabre.
Pleures : tégument pleural en majeure partie clair, parties foncées sur
pronotum postérieur, aire substigmatique, parties antérieure et postérieure
de la stemopleure. Lobe pronotal antérieur (Ap) très foncé, parsemé
d’écailles claires avec une dizaine de soies ; lobe pronotal postérieur (Ppri)
foncé, comportant des écailles surtout foncées et environ 5 fortes soies
postérieures (PpS) ; aire préstigmatique (PsA ) sans soies ; aire poststigma-
tique (PA) glabre, foncée ; stemopleure (mésokatépistemum) (Mks) clair
jaunâtre avec deux taches foncées caractéristiques : une antérieure, l’autre
postérieure comportant des écailles claires, au milieu de cette dernière
Source : MNHN, Paris
90
ALEXIS GRJEBINE
tache très caractéristique se trouve la plus forte soie sternopleurale des
soies sternopleurales inférieures (environ 6) (MkSL) ; soies sternopleurales
supérieures ( MkSU ) présentes (environ 3) ; lobe préalaire {PK) glabre
avec quelques soies ( PaS ) ; mésépiméron (Mm) clair avec quelques soies
mésépimérales supérieures ( MeSU ) ; mésoméron ( Msm) clair, glabre.
Pattes : fémur antérieur et tibia plus ou moins jaunâtres, avec quelques
taches d’écailles foncées et partie dorsale foncée (en majeure partie) ;
tibia antérieur et moyen nettement tachetés, le postérieur en majeure partie
foncé ; tarses foncés noir pourpre, avec anneaux apicaux jaunâtres. Le
premier segment tarsal des pattes antérieures et moyennes avec un anneau
basal clair et un anneau vers la moitié de l’article.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 1,35/1,45 = 0,93 ; Fe-I/Fe-IIl : 1,35/1,40 = 0,96 ; Ti-I/Ti-II :
1,54/1,75 = 0,88; Ti-I/Ti-III : 1,54/1,65 = 0,93. Epine apicale du tibia :
Ti-I : 0,06 mm ; épine apicale de Ti-II : 0,04 mm. Ta-I/Ta-1 2+ 3+ 4+ 5 :
1,00/1,08 = 0,92 ; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,20/0,14 = 1,42 ; Ta-II 4/Ta-II 5 : 0,22/
0,14 = 1,57 ; griffes tarsales grandes : 0,04 mm ; formule unguéale : Ta-I :
0-0 ; Ta-Il : 0-0 ; empodium peu développé.
Aile : environ 2,5 mm de long, couverte surtout de très larges écailles
foncées et blanches plus ou moins mélangées formant des taches. Calyptère
supérieur (squama) à écailles très denses, étroites ; alule avec quelques
petites écailles foncées. Les écailles dorsales sont, soit très larges plus ou
moins en forme de cœur, soit fusiformes. Costa entièrement foncée ; tige
R2 + 3 en partie avec écailles blanches, fourche R2-3 largement blanche
dans la partie apicale ; R4 + 5 à base noire ; M1 + 2 surtout blanche ;
M3+4 largement blanche; 1 A à écailles larges blanches dans partie
médiane.
Rs : 0,55 mm ; tige R2 + 3 : 0,20 mm ; cellule R2 : 0,75 mm ; cellule
R2/R2 + 3 : 0,75/0,20 = 3,75; cellule R5 : 0,95 mm; cellule R5/cellule
M2 : 0,95/0,85 = 1,1 ; cellule Ml : 0,60 mm ; cellule Ml/Ml +2 : 0,60/
0,40 = 1,5 ; cellule M2 : 0,85 mm ; cellule M2/M1 +2 : 8,85/0,40 = 2,1 ;
m-cu : 0,25 mm ; 1 A/Cu A : 1,1/0,70 = 1,5.
Abdomen. — Foncé dorsalement avec une ligne dorsale médiane
d’écailles claires jaunâtres, parfois cette ligne est très étroite, interrompue
sur la marge postérieure des tergites ; les tergites présentent en outre un
petit triangle latéro-basal d’écailles jaunâtres, non visible dorsalement.
Sternites entièrement clairs.
Genitalia : cerques (Ce) courts ; plaque postgénitale (PGL) nettement
bilobée. Spermathèque simple.
MÂLE. — Analogue à la femelle.
Tête : trompe (Pr) plus arrondie à l’extrémité, foncée, avec partie
médiane claire jaunâtre très étendue (environ 1/2 de la longueur de la
trompe ; longueur de la trompe : 1,8 mm.
Palpe (MP/p ) : foncé avec parties claires, long de 1,0 mm ; Pr/MPlp :
1,8/1,0 = 1,8.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
91
Antenne : plus longue que la trompe, brun foncé; Flml : 0,16 mm ;
Flm2 : 0,08 mm ; Flml3 : 0,30 mm : Flml/Flm2 : 0,16/0,08 = 2,0.
Genitalia. Gonocoxite (Gc) plus long que large : 0,30 mm, largeur :
0,10 mm ; lobe basal dorsomédian ( BDL ) avec une très forte soie d’environ
o’io mm et une secondaire courte de 0,04 mm, la troisième fine, courte ;
gonostyle ( Gs ) : 0,15 mm (environ 1/2 du gonocoxite) ; griffe du gonostyle
(GC) très longue : 0,03 mm ; Gs/GC : 0,15/0,03 = 5,0. Phallosome faible¬
ment sclérifié. Proctigère (.Pr) (segment anal) avec paraproctes (Ppr ) à
forte épine apicale et petit denticule secondaire ; 3 soies cercales ( CSe ) ;
IX-T à bord légèrement bilobé avec 2-3 soies fortes sur chaque lobe;
IX-St bien développé.
Nymphe. — Décrite d’abord par Macfie & Ingram (1923) et Edwards
(1941).
Décrite ci-dessous d’après spécimens de Madagascar et de Côte-
d’Ivoire.
La nymphe est caractérisée par des trompettes respiratoires très
longues (L : 2,8 mm), l’aire trachéolaire (TA) très étendue, L/TA : 2,8/
0,5 = 5,6 ; soie dorsale du céphalothorax 8-CT placée loin en arrière des
trompettes respiratoires (caractère des Etorleptiomyia et Mimomyia) ;
soie abdominale 1-1 simple ; soies abdominales en général fortes et foncées ;
soie 9-VIII en grande touffe ; palettes natatoires (Pa) très longues avec les
deux marges fortement denticulées.
Remarquons que la soie abdominale 2 des segments IV et V se trouve
sur la marge entre les soies 1 et 5 ; sur le segment VII elle est interne à 1-VII
comme chez le s.g. Mimomyia.
Céphalothorax (CT) : peu pigmenté; crête médio-dorsale (MK)
peu développée. Soie 3-CT simple, bien développée ; 6-CT simple, très
longue ; 8-CT simple, forte, placée loin de la base de la trompette près de
la 9-CT, cette dernière simple, petite.
Trompette respiratoire (T) : claire à la base et à l’apex, longueur totale :
2,8 mm, largeur : 0,1 mm; aire trachéolaire (TA) très longue : 2,3 mm,
ouverture ou pinna (Pi) : 0,2 mm ; indice L/W de la trompette : 2,8/0,1 =28 ;
méat (Mea) : 2,6 mm ; aire réticulée (RA) : 0,5 mm ; longueur totale trom-
pette/TA : 2,8/2,3 = 1,2.
Métanotum (Mtn) : soie il-Mtn simple; 10-Mtn simple, courte;
longueur métanotum + abdomen : 2,6 mm.
Abdomen. — Soie 1-1 simple, forte, foncée; 2-1 simple, longue;
3-7-1 simples ; 1 -II longue à 3 branches ; 2-II simple, longue, à l’extérieur
de 3-II ; 3-II longue, forte ; 5-II à 3 branches ; 6-II simple ; l-III forte à
3 branches ; 2-1II simple, située entre 1 et 3-III ; 5-III à 3 branches ; 1 -IV
forte, longue, à 3 branches ; 2-IV simple, entre 1 et 5-IV ; 1-V forte, longue,
à 3 branches; 2-V entre 1 et 5-V ; 5-V forte, analogue à 1-V; 10 et 11-V
simples, fines ; 1 -VI forte à 3 branches ; 2-VI entre 1 et 5-VI ; 5-VI forte
à 4 branches; 1-VII exceptionnellement longue et forte à 3-4 branches.
Source : MNHN, Paris
92
ALEXIS GRJEBINE
atteignant plus de la moitié des palettes natatoires ; 2-VII à l’intérieur de la
1-VII ; 5-VII forte à 4 branches ; 6-VII courte à 3 branches ; 4-VIII simple ;
9-VIII en éventail, atteignant presque la moitié de la longueur des palettes.
Angle caudo-latéral du segment VIII sans spiculés.
Segments terminaux : dimorphisme sexuel très marqué.
Femelle : lobe génital ( GL ) bien développé, spiculé, les spiculés
apicaux très développés, longueur du lobe : 0,15 mm.
Mâle : lobe génital atteignant 0,20 mm, sans spiculés, avec denticule
apical.
Palette natatoire ( Pa ) : longueur (L) : 1,20 mm, largeur (W) : 0,20 mm,
L/W : 1,20/0,20 = 6,2. La palette est bordée par une quinzaine de très
forts denticules internes et des denticules plus fins et courts du côté externe,
denticule apical mesure 0,05 mm ; soie 1-Pa courte, droite.
Larve. — Caractères généraux du sous-genre Etorleptiomyia décrits
ci-dessus.
Tête : longueur : 0,75 mm ; largeur : 0,9 mm. Siphon : long de 1,3 mm.
Segment anal : large de 0,30 mm, long de 0,25 mm.
Tête. — W/L : 0,90/0,75 = 1,2. Plaque labrale médiane ( MLP) bien
développée. Mentum (MP) très petit, avec grande dent médiane et 9-10 dents
latérales; longueur/largeur : 0,08/0,12 = 0,6 (environ 2/3).
Maxille (Mx) : peu développée, longue de 0,25 mm, large de 0,14 mm ;
soie 4-Mx fine, courte, longue de 0,05 mm, longueur Mx/longueur 4-Mx :
0,25/0,05 = 5; galeastipes (GSt) avec soie 1-Mx double, séparé du laci-
niastipes ( LSt ) par suture ventrale (VMxS); palpe maxillaire (MPlp)
bien développé, 0,10 mm de long, longueur Mx/MPlp : 0,25/0,10 = 2,5 ;
cardo (sclérite hypostomal) (HSc) bien développé, soie 6-Mx foncée,
trifide ; brosse maxillaire ( MxB) avec soies lamellaires très développées.
Mandibule (Mn) : deux éperons mandibulaires (soies 2a, 2b) ; lame
en râteau (MRS) (ventrale) bien développée ; dent mandibulaire (MnT)
avec 2 fortes dents ; râteau mandibulaire (brosse pectinée) ( MnR ) court ;
balais mandibulaires (MnSl et MnS2) bien développés.
Soies céphaliques : 1-C simple, avec un petit denticule interne; 4-C
très médiane, petite, à plusieurs branches ; 5-C plus longue que la tête
avec 5 branches ; 6-C aussi longue, à 3 branches ; 1-C en éventail de 8 bran¬
ches ; ces 3 soies très longues sont caractéristiques pour le s.g. Etorleptio¬
myia-, 8 et 9-C petites, respectivement à 2-3 branches; 11-C très longue
atteignant la partie apicale de l’antenne (caractère s.g. Etorleptiomyia)
à 3 branches; 12, 13-C très petites, en éventail, de 5 branches environ;
14-C petite à 3 branches.
Antenne (A ) : claire, spiculée sur presque toute sa longueur, deuxième
article articulé au premier, longueur totale : 0,55 mm, longueur tête/
longueur antenne : 0,75/0,55 = 1,3 ; longueur deuxième article : 0,10 mm ;
rapport premier article/deuxième article : 0,45/0,10 = 4,5; longueur
premier article/partie proximale soie 1-A : 0,45/0,30 = 1,5 (soie 1-A dis-
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
93
tante de 0,30 mm de la base), partie proximale 1-A/partie distale après 1-A :
0,30/0,15 = 2 ; 2, 3-A très longues ; 4-A très longue, simple ; 1-A à 6 bran¬
ches.
Thorax. — Soies et tubercules bien pigmentés; 1-3-P associées,
1 -P aussi longue que la tête, forte, 2-P simple et fine, 3-P petite, bifide ;
5, 6 , 7-P bien séparées, 5-P à 3 branches, 6 -P simple, 7-P à 3 branches ;
9-P à 3 branches, 12-P aussi longue que la tête ; 3-M longue, simple ; 5-M
très longue, simple ; 6 -M à 3 branches ; 7-M petite, à 3 branches ; 8 -M en
éventail à 6 branches larges ; 2, 3, 4, 5-T subégales, à quelques branches ;
9 -T en éventail à 4 branches ; 10-T très forte, longue ; 12-T petite à plusieurs
branches apicales; 13-T petite, en éventail.
Abdomen. — 1-1 petite, simple ; 2-1 à 3 branches ; 3-1 fourchue api-
calement; 6-1 à 4 branches; 7-1 à 2 branches; 1-11 longue, bifide; 2-II
bifide; 6 -II à 4 branches; 7-11 petite, en éventail; 10 et 12-11 longues,
bifides ; 1-I1I longue, trifide ; 6 -III courte, bifide ; 7-III petite en éventail ;
13-III grande, trifide; 1-VI grande, trifide; 6-1V bifide; 7-IV petite, en
éventail ; 1-V trifide, longue ; 2-V interne à 1, 6 -V longue, bifide ; 7-V très
petite à plusieurs branches ; 13-V trifide, longue ; 1 -VI à 2 branches fortes
et longues et une 3 e toute petite; 6 -VI très forte, bifide, longue; 13-VI
petite, à plusieurs branches; 1 -VII longue, bifide; 3-VII bifide, longue.
Segment VIII : peigne du segment VIII (C) composé d’une rangée
d’environ 12 épines (dents) fortes, frangées (CS), l’épine mesure environ
0,07 mm de long sur 0,01 de large ; 1-VII1 forte à 2 branches principales ;
3-VIII forte, longue, trifide ; 4-VIII simple ; 5-VIII trifide.
Siphon (S) : clair à partie proximale foncée en anneau régulier ;
acus absent; le siphon est légèrement recourbé et diminue de diamètre
vers l’apex; longueur : 1,3 mm, largeur moyenne : 0,15 mm, largeur à
l’apex : 0,08 mm, L/W : 1,3/0,15 = 8 , 6 ; peigne du siphon (Pt) absent;
soie 1-S longue, bifide, insérée environ à 1,3/0,45 = 2,8 (1/3,5 de la longueur
totale) ; 2-S caractéristique, très forte, en épine bifide (caractère s.g. Etor-
leptiomyia) ou trifide. Appareil stigmatique (SAp) avec valve médio-
dorsale (ASL) bien développée, sclérifiée en partie ; valve dorso-latérale
(LSL) avec une petite pointe sclérifiée; valve latéro-postérieure (PSL)
avec soies très peu développées, la 8 extrêmement courte, la 9 à peine
recourbée. Apodème stigmatique (SAcl) long de 0,34 mm.
Segment anal (X) : selle longue de 0,25 mm, large de 0,30 mm, L/W :
0,25/0,30 = 0,8, spiculée dans partie dorso-apicale ; soie 1-X simple,
longue de 0,70 mm ; touffe dorso-caudale supérieure 2-X à 4 branches,
3-X à 3 branches ; brosse ventrale 4-X à trois paires de soies longues, bifides
et 1 à 2 fines plus courtes, complémentaires ; la grille (G) est peu dévelop¬
pée, se terminant loin de la selle. Papilles anales : 0,20 mm de long, plus
courtes que la selle.
Matériel examiné. — Madagascar : 6 Cf, 3 Ç>, 1 N, 26 larves ; 6 Crée.
Rodhain, MD 74, MD 839 ; 3 9 réc. Rodhain, MD 74, Manakara ; 1 N
Source : MNHN, Paris
94
ALEXIS GRJEBINE
réd. Rodhain, MD 840, Fort-Dauphin; 25 larves réc. Rodhain, MD 35,
MD 139, MD 830 (Manakara, Fort-Dauphin) ; 1 larve réc. Grjebine,
Manakara, 6.3.1955, gîte 4.
Afrique : imagos, nymphes et larves, réc. Hamon, collée. ORSTOM,
à Bondy (Dahomey, Côte d’ivoire).
Répartition géographique. — Madagascar, Région orientale, Province
de Fianarantsoa, sous-préfecture de Manakara.
Afrique tropicale.
Biologie. — En Afrique, les larves ont été trouvées en petit nombre
dans les étangs à Papyrus et différents marais.
A Madagascar, nous avons trouvé les larves dans les marais littoraux
de la Côte Est à Cypéracées, Fougères, Nymphéa ; le fond des gîtes était
très humide, très tannifié : la faune associée était composée de Grenouilles,
de Coléoptères aquatiques et d’Odonates ; altitude environ 3 m ; tempéra¬
ture de l’eau : 25 °C, pH : 6, oxygène dissous : 5 mg/litre, fer ferrique :
0,8 mg Fe/litre.
Systématique. — Mimomyia mediolineata appartient au sous-genre
Etorleptiomyia dont nous avons donné les caractères ci-dessus.
Sous-genre lngramia Edwards (syn. Ravenalites Doucet)
Dasymyia Leicester 1908, Stud. Inst. med. Res. Fed. Malay States,
3 (3) : 102. Espèce type : Dasymyia fusca Leicester 1908, seule espèce citée.
Dasymyia Leicester 1908 est préoccupé par Dasymyia Egger 1858, Verh.
zooi.-bot. Ges. Wien, 8, Abh. : 711 (Dipt. Syrphidae).
lngramia Edwards 1912, Bull. ent. Res., 3 (6) : 43, nom. nov. pour
remplacer Dasymyia Leicester 1908. Espèce type : automatiquement
Dasymyia fusca Leicester 1908, article 67 (h) du Code international de
Nomenclature zoologique (1985 : 124). La désignation de Mimomyia
malfeyti Newstead 1907 comme espèce type à'lngramia par Edwards
(1912 : 44) est invalide.
Ravenalites Doucet 1950, Mém. Inst. sci. Madagascar, (A) 4 :47. Nom
générique inutilisable, aucune espèce type n’ayant été désignée.
Ravenalites Doucet in Mattingly 1957, The Culicine Mosquitoes of
Indomalayan Area. Part I. Genus Ficalbia Theobald : 2. Espèce type :
Ravenalites roubaudi Doucet 1950. Validation du genre Ravenalites.
lngramia Edwards 1912; White 1974, Mosquito Systematics, 6 (4) :
239-242 (mise en synonymie du s.g. Ravenalites avec s.g. lngramia).
Le sous-genre lngramia Edwards (syn. Ravenalites Doucet) comporte
trois groupes : A, B, C de 28 espèces.
Groupe A. Ce groupe comprend les espèce suivantes :
roubaudi (Doucet), grjebinei (Brunhes), milloti n. sp., spinosa (Doucet)
(syn. martinei Doucet), stellata n. sp, brygooi n. sp., levicastilloi n. sp.,
longicornis n. sp., ramalai n. sp.
Distribution : Madagascar, Comores.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
95
Groupe B, qui comprend les espèces suivantes :
aurata (Doucet), bernardi (Doucet), beytouti (Doucet), collessi n. sp.,
jeansottei (Doucet), marlcsae n. sp., mattinglyi n. sp., vansomerenae n. sp.
Distribution : Madagascar.
Groupe C. Ce groupe comprend les espèces suivantes :
fusca (Leicester), deguzmanae (Mattingly), kiriromi (Klein).
Distribution : Région orientale, Indomalaisie.
Caractères généraux du sous-genre Ingramia (syn. Ravenalites)
Imagos.
FEMELLE.
Tête. — Yeux bien séparés dans partie dorsale, espace frontal avec
deux longues soies ; écailles dressées de la tête plus ou moins étendues vers
l’avant.
Trompe : plus longue que le fémur antérieur avec partie apicale 0,20
très enflée.
Antenne : avec premier article flagellaire (Flml) de 1,0 à 1,4 de la
longueur du second (Flm2).
Palpe : moins de 0,33 de la longueur de la trompe.
Thorax. — Scutum à soies dorso-centrales présentes, peu nombreuses
mais très fortes, soies acrostichales présentes ou souvent absentes ; soies
du lobe pronotal postérieur le long de la marge postérieure, en général 8
ou plus. Scutum très arqué, à écailles surtout étroites ; écailles du scutellum
larges ; postnotum glabre ; paratergite glabre étroit. Pleures avec taches
d’écailles présentes ou absentes (suivant les groupes) sur pronotum posté¬
rieur, sternopleure et mésépiméron. Ecailles poststigmatiques et pré-
alaires absentes.
Soies propleurales, sternopleurales présentes. Soies préalaires présentes
ou absentes ; soies stigmatiques, poststigmatiques et mésépimérales infé¬
rieures absentes; soies de la crête sternopleurale ( MkSU) présentes ou
absentes ; soies mésépimérales supérieures présentes, confinées à l’aire
supérieure, parfois quelques très fines soies éparses sur l’aire inférieure.
Pattes : fémur postérieur avec 1 -4 soies fortes sur face dorsale au-dessus
de l’apex ; griffe tibiale du tibia antérieur variée ; tarses en général annelés
sauf chez fusca dont les tarses postérieurs sont nettement clairs à l’apex.
Aile : avec écailles très larges, caractéristiques, les plates plus ou moins
en forme de cœur, les dressées plumeuses bien développées ; les écailles
couchées sont panachées noires et claires (Groupe A) ou de même couleur,
Source : MNHN, Paris
96
ALEXIS GRJEBINE
jaunâtre uniforme (Groupe B), ou entièrement foncées (Groupe C). Soies
rémigiales inférieures absentes. Calyptère supérieur (squama) à frange
d’écailles caduques, larges, peu nombreuses, souvent détachées par frotte¬
ment ; alule avec petites écailles larges. Nervures avec écailles larges plus
ou moins en forme de cœur, parties apicales parfois sans écailles. Cellule
R2 plus longue que la longueur de la tige R2+3, en général, elle atteint
1,3-2,1 fois la longueur de la tige (Mattingly 1957).
Abdomen. — Extrémité obtuse. Spermathèque : unique.
MÂLE. — Trompe : très renflée environ sur la moitié distale.
Palpe : à 4 segments, plus court que la trompe, environ de 3/8 à 4/5 la
longueur de la trompe ; apex avec peu de poils.
Antenne : très plumeuse, flagellomères 12 et 13 très allongés.
Pattes : article tarsien antérieur Ta-I 4 raccourci, environ 3 fois plus
long que large ; Ta-I 5 plus long que Ta-I 4, légèrement modifié avec deux
paires de soies courtes incurvées au sommet de la partie renflée ventrobasale,
et une paire de soies latérales raides.
Phallosome : très peu sclérifié.
Nymphe. — Trompette respiratoire : de 25 à plus de 50 fois plus longue
que large (sauf pour une espèce inédite).
Abdomen : soie 1-1 très petite, simple ou bifide ; soies 1 et 5-VII simples,
exceptionnellement bifides; soie 9-VI11 grande avec environ 14-22 bran¬
ches.
Palette natatoire : de 10 à 20 fois plus longue que large.
Larve. — Tête : soies 5, 6, 7, 11-C de longueur variable, souvent très
courtes, à développement très variable.
Antenne : deuxième article librement articulé sur le premier (base des
soies 2, 3-A), troixième article plus ou moins long, à sa base soies 4 et 6-A,
terminé par soie 5-A, celle-ci plus ou moins distincte du troisième article
(Mattingly & Grjebine 1958 : 275).
Siphon : épine articulée des valves dorsales (2-S) bien développée,
simple ou bifide, avec parfois un petit denticule complémentaire.
Segment X : selle complète ; brosse ventrale (4-X) seulement avec
deux paires de soies ventrales.
Biologie. — Les larves se développent dans de petites collections d’eau
végétale : trous d’arbres, Bambous coupés, aisselles des gaines foliaires
de Ravenala (Musacées), Panda nu s (Pandanacées), Typhonodorum, Colo-
casia (Aroïdés), urnes de Nepenthes.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1
97
Caractères des trois groupes A, B et C
Groupe A
Femelle.
Tête : écailles dressées du vertex très larges, plus ou moins étendues.
Thorax : soies acrostichales absentes ; aire préalaire avec soies ; crête
de la sternopleure avec soies ( MkSU ) ; écailles de la partie supérieure
arrière du pronotum grandes et nombreuses ; soies mésépimérales infé¬
rieures absentes.
Pattes : griffe tibiale antérieure petite ou absente.
Aile : à nombreuses écailles pâles (secteurs foncés et secteurs blancs).
Mâle.
Palpes : de 1/2 à 4/5 e de la longueur de la trompe.
Larve.
Antenne : à soies subterminales (2, 3-A) et terminale (4-A) simple.
Menlum : de type normal.
Siphon : soie subventrale du siphon (1-S) naissant à la moitié ou
au-delà du milieu.
Segment X : bord de la selle fortement spiculé.
Groupe B
Comme le groupe A mais :
Tête : écailles dressées du vertex étroites, largement limitées à la nuque,
mais quelques-unes plus antérieures.
Thorax : pronotum postérieur à écailles dans la partie supérieure,
soit rares, soit petites, ou absentes ; aire préalaire : soies absentes. Crête
de la sternopleure avec 2-3 soies ou sans soies (MkSU).
Pattes : tibia antérieur à griffe petite ou moyenne.
Aile : foncée, uniforme.
Mâle.
Palpes : de 2/3 à 4/5 de la longueur de la trompe.
Larve. — Soie subventrale du siphon (1-S) à la moitié ou au-delà
du milieu.
Source : MNHN, Paris
98
ALEXIS GRJEBINE
Groupe C
Femelle.
Tête : écailles dressées du vertex larges, limitées à la nuque.
Thorax : soies acrostichales présentes. Partie supérieure du pronotum
postérieur sans écailles. Soies du pronotum postérieur exceptionnellement
nombreuses (8 au plus, contre 2-7 pour les autres espèces du sous-genre).
Aire préalaire avec soies présentes. Soies de la crête de la sternopleure
( MkSU ) présentes.
Pattes : griffe du tibia antérieur fortement développée.
Aile : uniformément foncée.
Mâle.
Palpes : environ 3/4 de la longueur de la trompe.
Larve.
Antenne : soies subterminales (2, 3-A) et terminale (4-A) branchues.
Siphon : soie subventrale (1-S) environ 2/5 (0,40) ou un peu plus,
s’approchant de la moitié (0,45) de la base du siphon.
Remarquons que ce groupe, très isolé par rapport aux deux premiers,
ne comprend que trois espèces très proches les unes des autres, toutes
localisées à la Région orientale.
Groupes A et B du sous-genre Ingramia Edwards
Mimomyia (Ingramia) aurata (Doucet)
(fig. 81 à 90)
1951 a. Ravenalites auratus Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar (A)
6 : 70-77 (CÎ*,Ç *, N*, L* ; Ravenalites). Loc. type : Périnet, District Mora-
manga, Province Tamatave.
Types : adultes : T.A.6 ; nymphe : T.N. 1 ; larve : T. 15 (IRSM),
mars 1951, réc. Doucet (introuvables dans coll. ORSTOM sauf genitaliaC?
(4.3.1950, n° 13 type; terminalia 9 : 4.3.1950, n° 11 type; nymphe
(sans date). Gîtes : aisselles de feuilles de Ravenales.
1951 c. Doucet (Etude des Culicides de Vangandraino), Mém. Inst.
Sci. Madagascar (A) 6 : 83-101 (biologie, répartition géographique).
1958. Mattingly & Grjebine, Mém. Inst. Sci. Madagascar (E) 9 :
259-290.
1977. Knight & Stone, Catalog of the Mosquitoes of the World :
287 ( Mimomyia ( Ravenalites ) aurata).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
99
Types. — Adulte Cf, mars 1950, réc. Doucet, T.A.6 ; nymphe : T.N.l ;
larve : T.15, Périnet, Moramanga, Province de Tamatave; dépôt IRSM
(introuvables dans collection ORSTOM Bondy).
En conséquence, nous désignons trois larves et une nymphe (exuvie Ç)
récoltés par Doucet à Périnet en mars 1950 comme paralectotypes.
Plésiotypes : {&*, Ç *, N*, L*) : Périnet 20.4.1955, gîte 8, réc. Grje-
bine : 40", 3 Ç, 5 N, 2 L, dont 4 N exuvies ;gîte 13,2 N, 3 L(dont 1 exuvie) ;
Périnet 17.7.1956, gîte 30, réc. Grjebine, 3 L ; La Mandraka (Manjakan-
driana) 8.6.1956, gîte 3, réc. Ramala : 6 Cf, 3 $, 8 N (exuvies), 2 L (exuvies) ;
La Mandraka, 9.6.1956, gîte 6, réc. Ramala : 2 1 $ , 4 N (exuvies),
6 L (exuvie) ; La Mandraka, 9.6.1956, gîte 7, réc. Ramala, 2 e?, 2 N (exu¬
vies) ; collection ORSTOM Bondy.
Imagos. — Caractères généraux :
Aile : environ 2,8 mm. Trompe : 1,9 mm. Fémur antérieur : 1,6 mm.
Abdomen : 1,65 mm.
Tête : écailles dressées du vertex largement limitées à la nuque, écailles
toutes dorées. Trompe : dorée avec écailles foncées, pourpres sur parties
dorsale, basale et apicale. Palpe & : environ 4/5 e de la longueur de la trompe.
Thorax : en majeure partie doré, scutum brun doré avec deux lignes d’écail-
les latérales foncées ; lobe pronotal postérieur avec seulement quelques
petites écailles ; pleures dorées avec bande latérale sur sternopleure et
mésépiméron, la bande brun foncé avec reflets argentés et pourpres ;
partie supérieure de la sternopleure sans soies ; aire préalaire sans soies.
Pattes : griffe tibiale antérieure moyenne ; tarses annelés, extrémité des
tarses (deux derniers articles) clairs. Aile : foncée, à écailles de couleur
uniforme. Abdomen : à tergites dorés avec bande basale pourpre ; sternites
dorés à bande basale plus ou moins étendue d’écailles pourpres.
MÂLE.
Tête. — A écailles dorées, les plates paraissant plus claires que les
dressées. Yeux largement séparés, soies frontales longues, pas d’écailles
entre les yeux. Les écailles dressées du vertex, dorées, limitées à la partie
occipitale et en partie au vertex, avec larges écailles plates dorées. Soies
post-oculaires peu nombreuses (2-3 paires).
Trompe (Pr ) : 1,9 mm, plus longue que le fémur antérieur, partie
apicale (0,25) renflée. Couverte d’écailles dorées et foncées, à refet pourpre
à la base et à l’apex.
Palpe maxillaire ( MPIp) : 1,4 mm, avec les limites des articles invisibles
sauf pour le dernier article qui est bien développé, Pr/MPlp : 1,90/1,40= 1,3
(environ 4/5 e de la trompe).
Antenne ( Ant) : dorée, Pr/Ant : 1,90/1,80 = 1,05. Pédicelle avec
quelques écailles ; Flml : 0,23 mm, Flm2 : 0,13 mm, Flml3 : 0,32, Flml4 :
0,40, Flml3/Flml4 : 0,8.
Source : MNHN, Paris
100
ALEXIS GRJEBINE
Thorax. — Tégument du scutum ( Scu ) de couleur brun doré, vieil
or avec deux bandes latérales d’écailles incurvées foncées (noires pourpres)
et une bande médiane plus courte ; scutellum (Sim) de couleur or foncé
à écailles larges, plates, à reflet argenté pourpre. Soies du scutum : acrosti-
chales ( AcS ) absentes ; dorso-centrales (DS) très fortes, placées le long
de deux bandes latérales d’écailles incurvées, deux soies antérieures média¬
nes en avant de la bande médiane d’écailles foncées et incurvées. Soies
supraalaires (SaS) très longues et fortes. Soies antéalaires (AnS) (au-
dessus du paratergite) très développées, la plus longue atteignant le mésé-
piméron (Mm). Scutellum (Stm) à soies scutellaires médianes et latérales
bien développées, couchées et larges.
Mésoposlnotum (Mpn) : glabre, de couleur analogue au scutum.
Pronotum antérieur (Ap), pronotum postérieur (Ppri), propleuron (Fs),
aire préalaire (PK), mésépiméron (Mm) en apparence sans écailles, seule
la sternopleure (Mks) présente parfois quelques écailles dorées ; présence
d’une large bande transversale de couleur vieil or, à reflets argentés et
pourpres, en travers de l’aire poststigmatique, de la sternopleure et du
mésépiméron.
Antépronotum (Ap) (pronotum antérieur) : 2-4 fortes soies.
Pronotum postérieur (Ppn) : doré, exceptionnellement avec quelques
écailles rares, larges et 5 soies subégales. Paratergite (Pa) : large, glabre ;
proépisternum (Ps) (propleuron) : doré avec deux soies propleurales
fortes; soies de l’aire poststigmatique (PA) absentes, cette aire n’a ni
écailles, ni soies ; aire préalaire (PK) : sans soies (caractère du Groupe B)
et sans écailles ; sternopleure (Mks) dorée, glabre, avec bande transversale
brune à reflets argentés et pourpres, sans écailles (exceptionnellement
quelques-unes), présence de soies postérieures inférieures (MkSL) en
nombre limité, environ 5 dont 1 plus développée que les autres, celle-ci
se trouvant en première position, est très forte et très longue ; mésépiméron
(Mm) : doré avec bande transversale large, foncée, à reflets argentés,
pourpres, sans écailles, avec 3-6 soies mésépimérales supérieures, les infé¬
rieures absentes.
Pattes : coxa (C-I-1I-III) dorés. Les pattes sont foncées, noires, à
reflets pourpres, dorées à la base des fémurs ; tarses annelés et extrémité
des derniers articles blanche. Tous les fémurs (Fe) noirs, à reflets violet-
pourpre, mais dorés latéralement et en dessous, apex des fémurs plus
clair ; soies des fémurs longues et fortes ; fémur postérieur avec deux soies
fortes au-dessus de l’apex; Fe-I/Fe-II : 1,79/1,89 = 0,9, Fe-I/Fe-III :
1,79/1,80 = 0,89. Tibias (Ti) : foncés, à reflets violet-pourpre, à anneau
apical blanc, aussi long que large, soies tibiales longues ; griffe du tibia
antérieur moyenne, celle de tibia II encore plus petite; Ti-I/Ti-II : 1,72/
2,13 = 0,80; Ti-I/Ti-III : 1,72/2,06 = 0,83.
Tarses : article Ta-I 1 entièrement foncé, à reflet pourpre, Ta-12 foncé,
Ta-I 3 presque entièrement blanc, Ta-I 4 et Ta-I 5 blancs. Ta-II 1 foncé,
à anneau basal blanc, Ta-II 2 foncé, Ta-II 3 en majeure partie blanc, foncé
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBÜNI 101
à la base, Ta-II 4 et Ta-II 5 blancs ; Ta-III 1 foncé, à anneau basal blanc,
trois fois plus long que large, Ta-III 2 foncé, à anneau basal blanc, Ta-III 3
noir à anneau apical blanc, Ta-III 4 et Ta-III 5 blancs.
Ta-I 1/Ta-I 2+ 3+4 +5 : 1,30/1,30 = 1,0 ; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,13/0,17 =
0,76; Ta-II 4/Ta-II 5 : 0,17/0,17 = 1,0.
Griffes tarsales (ou ungulus) (U) grandes sur Ta-I 5 et Ta-II 5, formule
unguéale : Ta-I : 1-0 ; Ta-II : 1-0 ; Ta-III : 0-0 ; empodium ( Em ) : petit ;
pulvilli absents.
Aile : 2,8 mm. Calyptère supérieur (squama) (UC) avec écailles courtes
et larges. Alule (Al) avec écailles petites, larges et foncées, facilement déta¬
chables comme celles de la squama. Ecailles de la surface alaire, de couleur
uniforme, à reflets pourpres, les écailles couchées sont nettement plus
étroites que celles du Groupe M. roubaudi (Ravenalites s. str.), nettement
plus longues que larges, jamais en forme de cœur. Les nervures dressées,
plumeuses, sont nombreuses et allongées.
Première nervure radiale (RI) à double rangée d’écailles ; deuxième
radiale (Rs + R2 + 3) avec cellule de la fourche antérieure (R2) plus longue
que la tige R2 + 3 (Rs non comprise). Indice : cellule R2/R2 + 3 : 0,75/
0,50 = 1,5, les écailles supérieures plus longues que larges, ne sont pas
cordiformes; nervure médiane (M et Ml+2) à écailles supérieures plus
longues que larges, légèrement cordiformes sur Ml et M2 ; base de la
nervure cubitale (CuA) à grandes écailles, à tendance cordiforme. Cellule
R5/Cellule M2 : 1,17/1,10 = 1,06; cellule Ml/Ml +2 : 0,55/0,75 = 0,73 ;
cellule M2/M1+2 : 0,75/0,75 = 1,0; ÎA/Cu (base) : 1,30/1,05 = 1,2.
Nervure transverse r-m nettement au-delà de la nervure transverse m-cu.
Abdomen. — Tergites (T) dorés avec tache triangulaire d’écailles
foncées, à reflet pourpre, dans la partie distale. T-I doré ; T-II moitié
proximale dorée, moitié distale à reflets pourpres ; T-III à VII dorés avec
partie distale pourpre, la partie médiane foncée pourpre étant plus étendue ;
T-VIII entièrement doré ou avec petite tache d’écailles sombres. Sternites
(S) dorés avec tache postérieure foncée à reflets pourpres sur S-VI à VII.
Genitalia. Gonocoxite (Gc) : doré, plus long que large, avec lobe basal
dorsomédian (BDL) à deux fortes épines parabasales subégales et trois
longues soies marginales ; gonostyle ( Gs) plus court que le gonocoxite,
Gc/Gs : 0,26/0,17 = 1,52; griffe du gonostyle (GC) moyenne : 0,02 mm.
Phallosome (PH) : faiblement sclérifié. Proctigère (Pr) (segment anal)
avec paraproctes (Ppr) chacun avec une forte épine dorsale apicale bifide
et trois à cinq soies cercales (CSe).
FEMELLE.
Tête. — Occiput et une partie du vertex à écailles dorées dressées,
longues, et échancrées, la majeure partie du vertex à écailles plates, larges,
dorées. Yeux bien séparés dorsalement, deux soies frontales interoculaires.
Trompe : entièrement foncée, à reflets violets sur face dorsale, Palpe
(MPlp) : foncé sur face dorsale et externe avec interruption claire ; en
apparence avec trois articles : Pr/MPlp : 1,85/0,50 = 3,7, (moins d’1/3).
Source : MNHN, Paris
102
ALEXIS GRJEBINE
Antenne : pédicelle avec quelques écailles violacées; 13 articles-fla-
gellaires, Flml : 0,2 mm; Flm2 : 0,16 mm; Flm3 : 0,16 mm; Flmll :
0,14 mm ; Flml2 : 0,14 mm ; Flml3 : 0,19 mm ; verticille de Flml avec
environ 5 soies. Flml/Flm2 : 0,20/0,16 = 1,25 (Flml environ 1/5» plus
long que Flm2), Flml étant moins de la moitié plus long que Flm2 (carac¬
tère du Groupe B) ; Flml2/Flml3 : 0,16/0,19 = 0.84.
Thorax. — Analogue à celui du mâle au point de vue coloration et
chétotaxie.
Pattes : au point de vue coloration à peu près analogue aux pattes
du mâle, proportion des articles différente. Les anneaux blancs des tarses
de Ta-1, Ta-2 et Ta-3 des 3 paires de pattes plus étendus que chez le mâle.
Fe-I : 1,7 mm ; Ti-I : 1,65 ; Ta-11 : 1,35 ; Ta-12 : 0,57 ; Ta-I 3 : 0,4 ; Ta-14 :
0,18 (plus long que chez le mâle) ; Ta-I 5 : 0,17. Fe-II : 1,8 ; Ti-II : 2,1 ;
Ta-II 1 : 1,5 ; Ta-II 2 : 0,65 ; Ta-II 3 : 0,44 ; Ta-II 4 : 0,2 ; Ta-II 5 : 0,16.
Remarquons que la 2 e paire de pattes est plus longue que la l re grâce à la
longueur de son tibia et de l’article tarsien Ta-II 1. Formule unguéale :
Ta-I : 0-0; Ta-II : 0-0; Ta-III : 0,0. Indice Ti-I/Ti-II : 1,65/2,10 = 0,78;
Ta-I4/Ta-I5 :0,18/0,17 = 1,05;Ta-I l/Ta-I2 + 3+4 + 5 : 1,35/1,32 = 1,02.
Abdomen. — Semblable à celui du mâle pour la coloration. Ter-
gite VIII bien développé, partie médio-basale largement couverte d’écailles
pourpres en triangle.
Genitalia : cerques dorés, courts. Une seule grosse spermathèque.
Nymphe (mâle).
Céphalothorax (CT) : soie 6-CT forte, simple ; 8-CT très forte, sim¬
ple ; 9-CT fine, multifide.
Trompette respiratoire (T) : de longueur moyenne, L/W : 1,87/
0,05 mm = 36; longueur trompette/Pi : 1,8/0,50 = 3,6; aire trachéolaire
relativement longue, TA/Pi : 1,3/0,50 = 2,6; longueur trompette/TA :
1,8/1,3 = 1,38. Remarquons que la base de la partie trachéolaire est rela¬
tivement claire et comporte peu de trachées.
Métanotum (Mtn) : la soie 10-Mtn occupe une place postérieure à
la 11, contrairement aux Etorleptiomyia, en conséquence, nous avons
numéroté 11 la 10 des Etorleptiomyia et 10 la 11 des Etorleptiomyia ; 10-
Mtn minuscule, à peine visible, avec 2 petites branches; 11-Mtn très
grande, simple, forte ; 12-Mtn, courte, avec plusieurs branches.
Abdomen. — Faces dorsale et ventrale non spiculées. Soies 2 et 3-1
simples, fortes, subégales ; 1 -II courte à trois branches ; 3-II simple, lon¬
gue ; 1 -III et 2-III multifides, petites, subégales ; 1 et 5-IV longues, simples,
atteignant le bord des segments ; 1 et 5-V longues, simples, la 5 atteignant
le bord du segment ; 1 et 5-VI simples, la 1 plus courte que la 5 ; 1 et 5-VII
très fortes, simples, n’atteignant pas le bord du segment VIII ; 9-VIII
environ à 12 branches, un peu plus longue que la moitié de la palette ;
4-VIII, courte, à quelques branches.
Angle tergal caudo-latéral du segment VIII ( Acl) avec spiculés.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
103
Palette natatoire (Pa) : longueur 0,95 mm, largeur 0,07 mm, L/W = 13,0 ;
bord interne avec environ 55 denticules, bord externe avec environ 70 den-
ticules assez fins ; processus terminal composé de 5-6 denticules en épines,
nettement plus longs que les denticules internes, le plus long atteignant
0,06 mm. Rapport LPa/épine la plus longue du processus apical = 25,8.
Longueur abdomen/LPa = 4,6.
Segments terminaux : lobe cercal dorsal à peine différencié; lobe
génital chez la nymphe mâle relativement court : 0,28 mm de long ; lobe
génital chez la nymphe femelle ( GL ) avec une dizaine de spiculés bien
développés.
Larve. — La larve est classique du Groupe B, la touffe subventrale
du siphon (1-5) se trouvant nettement au-delà du milieu de la longueur du
siphon, environ à 1,5 de la base, c’est-à-dire à plus de 2/3 de la longueur du
siphon.
Tête. — Peu pigmentée, indice W/L : 1,0/0,65 = 1,5, la tête étant
beaucoup plus large que longue, comme dans tout le Groupe des Ingramia
du Groupe B. La suture maxillaire (suture hypostomale) (Hy S) est com¬
plètement absente, ce qui constitue un caractère évolutif très marqué à
partir des Ficalbia jusqu’aux Ingramia (syn. Ravenalites ) en passant par les
Etorleptiomyia.
Le bord céphalique de la plaque labiale (délimitée par le mentum
et les sutures maxillaires jusqu’aux bras tentoriaux postérieurs) se trouve
très en avant.
Mentum (MP) : avec 7 grandes dents latérales et 1 médiane forte.
Maxille (Mx) : très développée, soie 4-Mx fine, longue de 0,12 mm,
cardo avec soie 6-Mx très petite, à plusieurs branches, longue de 0,03 mm.
Mx/soie 6-Mx : 0,26/0,03 = 8,6. La galeastipes (GST) avec la soie 1-Mx
très particulière, un processus étant très long et le deuxième presque atro¬
phié ; laciniastipes (LSt) bien développée, spiculés de la laciniarostrum
longs, certains à extrémité échancrée ; sutures maxillaires ventrale (VMxS)
et dorsale ( DMxS ) à peine différenciées. Palpe maxillaire ( MPIp ) très
petit, atrophié, 0,07 mm de long, un peu plus d’ 1/4 de la longueur de la
maxille, avec 4 sensilles (SI, S2, S3, S4) ; indice Mx/MPlp : 0,26/0,07 = 3,7.
Brosse maxillaire ( MxB ) avec 2 soies externes très fortes.
Mandibule (Mn ) : peu développée ; deux soies falciformes dorsales
(2a, 2b) fortes sur côté externe de la brosse mandibulaire ( MnB ), le nom¬
bre de 2 soies semble être caractéristique du Groupe B, sauf une exception ;
processus dentaire ( MnT ) comportant une dent dorsale (DT) simple, et
une grande dent ventrale (VT) plus complexe avec une expansion supé¬
rieure pointue et une dent secondaire ; lame de ratissage (en râteau), ven¬
trale (MRP) large sur toute sa longueur ; les deux lobes mandibulaires
(MLSI et MLS2) bien développés, le premier étroit, le deuxième large.
Soies céphaliques : caractérisées par un faible développement, multi-
fides ; 5 et 6-C caractéristiques, en éventail régulier avec base bien indi¬
vidualisée.
Source : MNHN, Paris
104
ALEXIS GRJEBINE
Soie 1-C particulièrement longue, relativement mince (différence
avec Groupe A), longueur tête/longueur 1-C : 0,65/0,25 = 2,6. 3-C toute
petite, difficile à trouver ; 4-C extrêmement courte, multifide, ne mesurant
que 0,05 mm et n’atteignant que 0,65/0,05 = 13, 1/13e de la longueur de la
tête, donnée caractéristique de l’espèce ; 5 et 6-C semblables, grandes en
éventail régulier avec 8-10 branches mesurant : 0.28 et 0,25 mm de long;
7-C très petite, multifide avec 12 branches environ ; 8 et 9-C petites, à 6-7
branches; 10-C multifide; 11-C et 12-C multifides, relativement grandes,
environ 5 branches; 13-C très développée, longue, environ 4 branches;
14 et 15-C petites, multifides ; indice : longueur tête/11-C : 0,65/0,25 = 2,6.
Antenne ( A ) : très caractéristique du Groupe B ; article 1 lisse, clair :
0,30 mm de long, longueur tête/longueur premier article : 0,65/0,30 = 2,1 ;
soie 1-A petite à 4-6 branches située environ vers le milieu : longueur pre¬
mier article/partie proximale soie 1-A : 0,30/0,16 = 1,8 ; deuxième article
au-delà de la base des soies 2 et 3, très allongé, mince, longueur premier
article/deuxième article : 0,30/0,08 = 3,7 ; troisième article assimilé à la
soie 5, allongé, étroit.
Thorax. — Très large par rapport à la longueur qui est un des carac¬
tères fondamentaux du Groupe B des Ingramia avec des saillies extra¬
ordinaires du méso- et métathorax qui portent les soies pleurales 9 à 12.
Absence de soies stellées (différence avec Groupe A). Prothorax (P) :
avec soie 0-P petite; 1-P simple, très courte; 2-P très petite, à quelques
branches minuscules, proche de 1-P ; 3-P minuscule, éloignée de 1 et 2-P,
à quelques branches ; 4-P minuscule, environ à 4 branches ; 5-P grande,
multifide, en éventail, 0,3 mm de long ; 6-P simple ou bifide ; 7-P multifide,
courte, occupant une position latéro-ventrale ; 8-P toute petite, difficile
à voir ; groupe 9-12-P sur petite plaque d’insertion, la 9 et la 10-P très petites,
multifides, caractéristiques ; 12-P simple, longue de 0,6 mm.
Mésothorax ( M ) : 1-M minuscule, multifide ; 2-M minuscule, simple ;
3-M simple ; 4-M petite, multifide ; 5 et 6-M très proches sur deux tuber¬
cules adjacents, 5-M très forte, simple, 6-M très forte, bifide, à branches
inégales, caractéristique ; 7-M petite, à 2-3 branches ; 8-M petite, multifide ;
9-12-M très fortes, simples, subégales ; 13-M très développée, en éventail ;
14-M très petite, multifide.
Métathorax (T) : 1, 2, 3-T très petites, à quelques branches; 5-T
moyenne, environ à 6 branches ; 7-T sur saillie, environ à 7 branches, forte
et très longue; pleurales 9-12-T sur une saillie extrêmement longue, la
longueur de la saillie atteignant environ 0,4 mm sur 0,12 mm de large,
9-T à 4 branches, 10 et 12 plus fortes, simples; 13-T très caractéristique,
en éventail à 6 branches environ, longue.
Abdomen. — Tergites I-VII sans sclérification, en dehors des soies.
Segment VIII sans rudiment de plaque latérale sclérifiée (différence avec
certaines espèces du Groupe A notamment M. roubaudi et spinosa). Toutes
les soies de I à VII sont faiblement développées et relativement fines.
Soies 1, 2, 3, 4, 5-1 multifides ; 6, 7-1 simples ; 10 et 11-1 bien dévelop¬
pées à 3 branches; 13-1 très grande, en éventail en position antérieure,
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
105
longue de 0,25 mm. Soies 1, 2, 4, 5-II multifides, 3-II bifide, 5-II grande,
6-II simple, 7-II à 3-4 branches. Soie 5-III grande ; 6-III bifide ; 7-III tri-
fide.
Soie 6-IV bifide; 7-IV courte à 3-4 branches; 13-IV en éventail,
grande ; 5-V à 4 branches, grande ; 6-V bifide, courte ; 7-V petite à 4 bran¬
ches ; 11-V longue ; 13-V très grande, à 5 branches. 5-VI plus petite que les
5 précédentes ; 6-VI bifide, longue ; 7-VI très petite ; 13-VI très développée.
Soie 6-VII petite à plusieurs branches; 7-VII simple ou bifide; 13-VII
caractéristique, très courte, à plusieurs branches.
Segment VIII : plaque latérale sclérifiée absente, pas d’aire spiculée ;
peigne ( P-VIII) composé d’environ 14 épines (CS) dont les pointes média¬
nes sont plus ou moins subégales, chez certaines épines distales la pointe
médiane est nettement plus forte que les pointes latérales ; remarquons
que Doucet, dans sa description originale de 1951, a assimilé ces épines
à des écailles, ce qui n’est pas possible car par définition les écailles ont
des pointes toutes de même largeur et longueur tandis que les épines sont
de largeurs différentes entre elles, et plus larges à la base qu’à l’apex. Soie
1-VIII petite, multifide ; 2-VIII longue, pectinée ; 3-VIII relativement fine,
en éventail à 4 branches ; 4-VIII à plusieurs branches apicales ; 5-VIII
très petite, multifide.
Siphon (S) : clair, lisse, de longueur moyenne, L/W : 1,05/0,20 = 5,2 ;
peigne absent ; 1-S petite à 2 branches, très courte, ne mesurant environ
que 0,2 mm, étant proche du 1/3 apical, nettement au-delà de la moitié
du siphon, elle est caractéristique du Groupe B ; indice : longueur totale
du siphon/partie proximale à 1-S : 1,05/0,70 = 1,5; 2-S très petite, en
épine fine articulée à l’apex du siphon ; appareil stigmatique avec soies
très peu développées, 8-S très petite, 9-S en crochet ; sclérite en étrier (SA d)
de l’appareil stigmatique : 0,24 mm de long ; longueur siphon/longueur
SAd : 1,05/0,24 = 4,37.
Segment anal (X) : selle (Sa) incomplète, courte, étroite, à peine spi¬
culée, indice L/W : 0,20/0,22 = 0,9, portant environ 8 grands spiculés mar¬
ginaux à pointe très émoussée, caractéristique; soie latérale 1-X simple,
longue de 0,4 mm ; brosse dorsale (2-3-X) : 2-X simple, 3-X bifide, longue ;
brosse ventrale (4-X) sur grille très peu développée avec 2 paires de soies,
la 4-a longue et bifide, la 4-b simple, courte.
Matériel examiné. — 11 Cf, 10 Ç, 26 N, 22 L, se rapportant à Mada¬
gascar : voir publications Doucet 1951 (Périnet, Moramanga et Vangain-
drano) et publications Grjebine 1955, 1956 (Périnet, Moramanga et La
Mandraka, Manjakandriana).
Répartition géographique. — Domaine du Centre : Province de Tana-
narive, région de Manjakandriana, forêt de La Mandraka.
Domaine de l’Est : Province de Tamatave, région de Moramanga,
forêt de Périnet (Grjebine 1956). Province de Fianarantsoa (Vangain-
drano) : Itona, Ambalarano, Amparihy, Befasy, Manambondro, Vohi-
Source : MNHN, Paris
106
ALEXIS GRJEBINE
malazo, Masianaka-Ambalavato, Vohipaho, Matanga, Vangaindrano
(réc. Doucet, voir publication Doucet 1951 b).
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées, d’une part,
par Doucet dans la région littorale de Vangaindrano située entre 10 et
300 m d’altitude sur des collines largement couvertes de Ravenales, en
bordure des régions montagneuses de l’Est.
D’autre part, elles ont été récoltées par moi-même dans la région fores¬
tière de Périnet (Moramanga) et la région boisée de La Mandraka (Man-
jakandriana), en mars 1951 et avril 1955, au cours d’une quinzaine de jours
de récoltes.
Toutes les larves ont été trouvées à l’aisselle des feuilles de Ravenales,
sauf une fois à l’aisselle des feuilles de Pandanus (8.8.1956), gîte 3, réc.
Grjebine, où l’espèce était associée à M. ramalai (du Groupe A).
Dans les Ravenales, l’espèce a été trouvée tantôt toute seule, tantôt
associée à M. stellata (Groupe A) le 20.4.1955, gîte 10, et à M. mattinglyi,
le 20.4.1955, gîte 11 et gîte 13.
A Périnet, dans la forêt, à l’aisselle des feuilles de Ravenales, la tempé¬
rature de l’eau était de 19 "C le 20.4.1955, gîtes 8 et 9, l’oxygène dissous de
4 à 5 mg/litre (2,7 à 3,4 ml/litre) ; les matières organiques dosées dans ces
deux gîtes étaient de 1,645 et 2,075 mg d’oxygène par litre.
Remarquons que les Ravenales, prospectés dans la forêt de Périnet,
étaient de 3 à 6 m de haut avec un volume d’eau à l’aisselle des feuilles oscil¬
lant entre 100 et 300 cm 3 par réservoir.
Systématique. — L’espèce appartient au Groupe B des Ingramia
(2 e groupe de Ravenalites) ; elle est très proche de Mimomyia bernardi
et M. beylouti dont elle se différencie surtout à l’état nymphal et larvaire.
Mimomyia (Ingramia) bernardi (Doucet)
(fig. 91 à 100)
1950. Ravenalites Bernardi Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar (A)
4 : 49-51 (L* ; Ravenalites). Loc. type : Périnet (Moramanga) ; coll. IRSM
(ORSTOM Bondy).
L’espèce a été dédiée au Médecin-Colonel Bernard, Chef du Service
Antipaludique de Madagascar (1950).
Types. — Larve n° T.II, Périnet (Moramanga), 4.3.1950, gîte gaine
de Ravenales (étiquetée n° 3) ; paratypes : 4 larves, 4.3.1950 et 1 larve du
5.3.1950 réc. Doucet.
Topotypes : 3 larves (2 exuvies), 20.4.1955, gîte 7, gaine de Ravenale,
réc. Ramala : 2 N (exuvies), 1 9,20.4.1955, gîte 8, gaine de Ravenale, réc.
Ramala; 1 Cf, 1 Ç, 15.12.1955, gîte 1, Ravenale, réc. Damase ; 3 larves,
1 nymphe (exuvie), 1 nymphe O", I Ç, 9.8.1956, gîtes 5, 6, 9 ; 2 larves,
17.12.1956, gîte 30, Ravenale, réc. Ramala ; 6 larves, 19.7.1956, gîte 32,
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
107
Ravenale, réc. Ramala ; 3 larves, 27.7.1956, gîte 63, Ravenale, réc. Ramala ;
3 larves, 1 $, 9.8.1956, gîte 56, Ravenale, réc. Ramala.
Matériel complémentaire : 21 larves, 27.7.1956, gîte 70, Ravenale,
réc. Ramala, loc. Sahaveriary, cant. Ambatolova (Moramanga).
L’espèce a été décrite pour la première fois par Doucet à l’état larvaire
en 1950. Pour la description actuelle, nous nous sommes servis des larves
de Périnet, récoltées par Doucet et par mes assistants, Ramala et Damase
Andriamanantena qui ont fait en 1955 et 1956 des récoltes dans la même
localité.
Les adultes sont pratiquement semblables à ceux de Mimomyia aurata,
M. beytouti, M. collessi, M. marksae, et M. mattinglyi, toutes ces espèces
faisant partie probablement d’un complexe dont les nymphes et les larves
se sont beaucoup plus différenciées entre elles. M.jeansottei fait partie aussi
de ce groupe mais présente des différences très marquées.
Imagos. — Aile : 2,50 mm.
MÂLE.
Tête. — A écailles entièrement dorées, les écailles étroites dressées
limitées à la nuque, les écailles plates couchées du vertex dorées, claires.
Trompe (Pr) : 2,2 mm, plus longue que le fémur antérieur, ce dernier :
1,8 mm, dorée, apex pourpre. Partie distale nettement renflée comme dans
tout ce groupe.
Palpe (MPlp ) : 1,50 mm ; Pr/MPlp : 2,20/1,50 = 1,46 (environ 3/5<=),
entièrement foncé, pourpre sur face dorsale externe, doré sur face ventrale,
dernier article du palpe (0,8 mm) avec longues écailles apicales.
Antenne (An/) : dorée, presque aussi longue que la trompe, longueur
pédicelle compris : 1,9 mm, Pr/Ant : 2,20/1,90 = 1,15 ; Flrnl : 0,11 mm ;
Flm2 : 0,08 mm ; Flm3 : 0,08 mm ; Flml3 : 0,35 mm ; Flml4 : 0,45 mm ;
Flml3/Flm!4 : 0,35/0,45 = 0,7.
Thorax. — Doré, scutum (Scu) de couleur brun doré, avec bandes
latérales et une médiane d’écailles incurvées pourpres, comme chez aurata.
Soies acrostichales ( AcS ) absentes; soies dorso-centrales (DS)
longues, fortes; aire supraalaire (SaA) avec soies supraalaires (SaS)
très nombreuses, courtes, caractéristiques ; soies antéalaires (AnS) au
nombre de 4-5, recouvrant le paratergile, l’avant-dernière très longue,
atteignant le stigmate métathoracique.
Scutellum (Stm) : à larges écailles plates (caractéristiques des Ingra-
mia), lobe médian à écailles foncées pourpres.
Mésopostnotum (Mpn) : glabre, foncé, de couleur vieil or. Pronotum
antérieur (Ap) : foncé, couleur vieil or, avec 3 soies ; pronotum postérieur
(Ppri) : doré, sans écailles, avec4-5 fortes soies ; aire poststigmalique (PA) :
foncée, glabre ; aire préalaire (PK) : sans écailles, ni soies, dorée ; ster-
Source : MNHN, Paris
108
ALEXIS GRJEBINE
nopleure ( Mks ) : dorée, avec bande médiane transversale foncée à reflet
pourpre, sans écailles, avec 5-6 soies sternopleurales, les supérieures absentes
chez le mâle, 3 postérieures inférieures ( MkSL) présentes chez le mâle
dont une très forte et longue ; l’absence des supérieures est un caractère
différentiel avec la femelle où il existe parfois 2 soies.
Mésépiméron ( Mm) : doré, avec bande foncée transversale de couleur
vieil or à reflet pourpre, sans écailles, avec 3 soies mésépimérales supérieures
(MeSu), les inférieures absentes.
Pattes : d’aspect général, proches de M. aurata ; fémur postérieur
avec longues épines sur face dorsale et 2-3 fortes soies au-dessus de l’apex ;
les tarses Ta-I 2 et Ta-I 3 entièrement noirs ainsi que Ta-II 1, Ta-II 2 et
Ta-II 3 (différence avec aurata) ; Ta-I 4, Ta-I 5 et Ta-II 4, Ta-II 5 blancs
(contrairement à ceux de la femelle qui sont foncés).
Coxa doré ; fémurs subégaux, en majeure partie dorés, surtout sur
face ventrale, foncés sur face dorsale et partie apicale (pourpre), partie
apicale avec quelques écailles blanches sur Fe-I, Fe-II et Fe-III. Tibias
foncés avec anneau apical blanc étroit ; Ti-II plus long que Ti-I et Ti-III ;
griffe tibiale antérieure de Ti-I petite. Tarses avec premiers articles pres¬
que entièrement foncés, sur Ta-I 1 anneau blanc basal, Ta-II 1 foncé,
Ta-III 1 avec anneau blanc basal deux fois plus long que large ; deuxième
article tarsien foncé, entièrement pour Ta-I 2 et Ta-II 2, parfois avec anneau
blanc basal sur Ta-III 2 ; troisième article tarsien foncé sur Ta-I 3 et Ta-II 3
mais avec anneau blanc apical pour Ta-III 3 ; quatrième article tarsien
clair ou foncé sur Ta-I 4 et Ta-II 4, entièrement clair sur Ta-III 4 ; cin¬
quième article tarsien clair sur les trois paires de pattes.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II : 1,8/1,8 = 1 ; Fe-I/Fe-III : 1,8/1,8 = 1 ; Ti-I/Ti-II :
1,6/2,3 = 0,6 ; Ti-I/Ti-III : 1,6/2,0 = 0,8 ; Ta-I 1/Ta-I 2 + 3+4 + 5 :
1,20/1,32 = 0,90 ; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,15/0,17 = 0,88 ; Griffe Ta-I : 0,10 mm ;
griffe la-II : 0,10 mm ; griffe Ta-III : 0,04 mm. Formule unguéale mâle :
U-I : 1-0; U-II : 1-0; U-III : 0-0.
Aile : longueur 2,5 mm, analogue à celle de M. aurata, toutes les
écailles sombres, grandes, larges, à peine cordiformes ou pas du tout, à
extrémité ovale.
Calyptère supérieur (squama) {(JC) : avec petites écailles courtes,
larges, facilement détachables ; alule avec petites écailles larges plus ou
moins en touffes, facilement détachables.
Cellule R2/R2 + 3 : 0,70/0,48 =1,45; cellule Ml/Ml+2 : 0,55/
0,61 =0,90; cellule M2/M1+2 : 0,95/0,61 = 1,55; lA/CuA (base) :
1,25/0,95 = 1,31.
Remarquons que la cellule R2 est nettement plus longue que sa tige
R2 + 3, (Rs) non compris.
Haltère : doré, massue avec larges écailles foncées.
Abdomen. — Analogue à celui de M. aurata, tergites dorés avec tache
médiane postérieure large de I à VII, de couleur pourpre, T-VIII entière¬
ment doré. Sternites dorés.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICAI.BTINI
109
Genitalia : analogue à ceux de M. aurata. Gonocoxites ( Gc ) légèrement
spiculés ; lobe dorso-basal médian ( BDL ) avec deux fortes épines para-
basales subégales et deux longues soies dont la plus longue est entre les
deux épines parabasales. Gonostyle ( Gs ) plus court que le gonocoxite,
griffe du gonostyle (GC) moyenne. Paraproctes ( Ppr) chacun avec une
épine dorsale apicale simple ; quatre soies cercales.
FEMELLE. — Très proche de M. aurata, pratiquement impossible
de les distinguer, sauf peut-être par le fait que les pattes sont plus sombres,
en particulier les articles tarsiens Ta-Il, Ta-I2, Ta-I3 et Ta-IIl, 112, 113
qui sont entièrement sombres, contrairement à aurata et beytouti, et qu’il
existe une tache blanche, plus ou moins en anneau, du côté externe vers
le milieu des fémurs Fe-Il et Fe-III, ainsi qu’une petite sur Ti-III.
Xête. — Semblable au mâle et à M. aurata. Soies dressées étroites,
dorées, très nombreuses sur le vertex et l’occiput, soies plates couchées,
larges sur tout le reste du vertex.
Trompe (. Pr ) : sombre sur face dorsale, clair doré ventralement,
longueur : 1,5 mm.
Palpe ( MPlp ) : foncé, 0,50 mm; Pr/MPlp : 1,50/0,50 = 3,0 (environ
un tiers de la longueur de la trompe).
Antenne ( Ant) : plus longue que la trompe, 1,9 mm (pédicelle compris),
Pr/Ant : 1,50/1,90 = 0,78 ; Flml/Flm2 : 0,20/0,17 = 1,17 ; Flml2/Flml3 :
0,14/0,21 = 0,6.
Thorax. — Analogue à celui du mâle, mais soies supraalaires ( SaS)
moins nombreuses et surtout présence de deux soies sternopleurales
supérieures sur spécimens examinés.
Pattes : présence de dimorphisme sexuel au point de vue proportions
et coloration. Fe-1 largement doré sur face dorsale, entièrement doré sur
face ventrale ; Fe-III foncé sur face dorsale, avec tache claire blanche vers
le milieu, doré sur face ventrale ; Fe-III foncé sur face dorsale avec tache
blanche médiane, doré ventralement. Le fémur Fe-III présente 2 à 3 épines
au-dessus de l’apex.
Tibia : Ti-I sombre, avec anneau apical blanc ; Ti-II entièrement
foncé ; Ti-III foncé avec anneau blanc médian et extrémité apicale claire.
Tarses : Ta-I 1 foncé ; Ta-II 1 foncé ; Ta-III 1 avec anneau blanc basal
allongé ; Ta-I 2 foncé ; Ta-II 2 foncé ; Ta-III 2 foncé avec anneau blanc
basal et un petit anneau apical ; Ta-I 3 foncé ; Ta-II 3 foncé ; Ta-III 3
foncé avec petit anneau basal clair ; Ta-I 4 foncé ; Ta-II 4 foncé ; Ta-III 4
avec anneau blanc apical ; Ta-I 5 foncé ou presque avec petit anneau basal ;
Ta-II 5 foncé; Ta-III 5 entièrement blanc.
Griffe tibiale antérieure du tibia Ti-I petite, sur Ti-II très petite.
Griffes tarsales toutes simples. Empodium bien développé.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Ti-I/Ti-II : 1,5/1,9 = 0,78; Ti-I/Ti-III : 1,5/1,7 = 0,88; Ta-I 1/Ta-I
2+3+4 + 5 : 1,10/1,26 = 0,91; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,20/0,18 : 1,1.
Source : MNHN, Paris
110
ALEXIS GRJEBINE
Aile : analogue à celle du mâle.
Abdomen. — Coloration analogue à celle du mâle.
Nymphe (mâle). — Très proche de M. aurata et de M. beytouti.
Céphalothorax : soie 6-CT forte, simple ; 8-CT forte, simple.
Trompette respiratoire ( T ) : longueur 1,87 mm, largeur 0,15 mm,
L/W : 1,87/0,15 = 12,4; aire trachéolaire (TA) : 1,25 mm; LT/TA :
1,87/1,25 = 1,49; pinna (Pi) : 0,37 mm; LT/Pi : 1,87/0,37 = 5,05;
TA/Pi : 1,25/0,37 = 3,3.
Remarquons que la partie basale de l’aire trachéolaire est nettement
plus claire que tout le reste, légèrement dilatée et à aspect légèrement
écailleux.
Métanotum (Mtn) : soie 11-Mtn caractéristique, forte et simple;
10-Mtn minuscule, postérieure à la 11 ; 12-Mtn courte, à 3 branches.
Abdomen. — Soie 1-1 minuscule, simple, placée derrière 2-1 ; 2,
3-1 simples, fortes, subégales ; l-II petite, à quelques branches ; 3-II simple,
longue ; 1 et 3-I1I petites, subégales, à quelques branches ; 1 et 5-IV longues,
fortes, simples, dépassant segment V ; 1 et 5-V très longues, atteignant
presque bord du segment VII ; 1 -VI fine, courte; 5-VI plus longue; 1 et
5-VII fortes, simples.
Segment VIII : 4-VIII simple ; 9-VIII à une quinzaine de branches,
plus courtes que la palette ; angle caudal à petits spiculés.
Palette natatoire (Pa) : très large ; longueur : 0,88 mm, largeur :
0,11 mm ; L/W = 8,0. Bord interne de la palette à environ 50 dents fines,
l’externe environ à 60 dents fines ; soie apicale épineuse, à peine incurvée,
courte : 0,4 mm avec 4 soies adjacentes plus petites. LAbd/LPa = 4,1 ;
LPa/soies processus apical = 25,4.
Larve. — Proche de M. aurata et M. beytouti, caractérisée par les
soies antennaires (1-A) ; les soies céphaliques 1-C, 5, 6, 7-C, 11, 12, 13-C,
14-C; les soies thoraciques 3, 4, 5-1, 6, 7-II ; le peigne du segment VIII,
le bord distal de la selle du segment X.
La description originale a été faite par Doucet (1950) sur une larve
de Périnet, et porte essentiellement sur la tête, le thorax et l'extrémité
de l’abdomen.
La couleur de la larve est d’un blanc laiteux, la tête faiblement chiti-
nisée, claire, les soies et le siphon clairs.
Tête. — Claire, très large : longueur 0,6 mm, largeur 1,0 mm,
W/L = 1,0/0,6 = 1,6. Sutures maxillaires absentes, signe d’une évolution
profonde. Aulaeum (Au) peu développé, dépassant le mentum, les soies
de l’aulaeum mesurant environ 0,10 mm. Mentum (MP) : très petit,
0,12 mm de large sur 0,04 mm de long, présentant 9 dents latérales de
chaque côté et 1 médiane. Labiohypopharynx (Lh) : avec plaque lamellaire
denticulée, présentant deux paires de sensilles apicaux.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
111
Maxille (Mx) : très développée, longue de 1,9 mm ; galeastipes avec
soie 1-Mx en sensilles digitiformes très inégaux, un seul bien développé;
spiculés du laciniarostrum ( LR1 ) peu nombreux, ceux du LR2 plus déve¬
loppés. Brosse maxillaire ( MxB ) comportant 2 soies externes plumeuses ;
soie 4-Mx longue de 1,0 mm, Mx/4 Mx : 1,9/1,0 = 2,0. Palpe maxillaire
(MPlp) petit, Mx/MPlp : 1,9/0,08 = 2,3.
Mandibule ( Mn ) : bien développée ; 2 soies falciformes, 2a, 2b carac¬
téristiques en nombre pour le Groupe, externes à la brosse mandibulaire
( MnB ) ; lobes mandibulaires portant des soies MLS1 et MLS2, analogues
à celles de M. aurata. Processus dentaire ( MnT) avec 3 dents dorsales,
1 ventrale allongée et 3 ventrales émoussées ; lame de ratissage en râteau
(MRB) mince (ventrale).
Soies céphaliques : peu développées, fines, multifides.
Soie 1 -C simple, très fine et très longue ; 3-C très petite, simple ;
longueur tête/soie 1 -C = 2,6 ; 4-C petite, multifide ; 5 et 6-C bien déve¬
loppées, multifides, environ 9-10 branches plumeuses; 7-C petite, multi¬
fide ; 8-C petite, à quelques branches ; 9-C multifide, plumeuse ; 10-C
multifide ; 11, 12, 13-C très longues, la 11 et la 12 à 3 branches, la 13 environ
à 4 branches; 14-C très caractéristique, forte, environ 5 branches; 15-C
petite, multifide.
Antenne (A) : lisse, cylindrique, claire. Longueur du premier + deu¬
xième articles : 0,46 mm ; longueur tête/longueur totale de l’antenne :
0,60/0,46 = 1,3 ; premier article : 0,35 mm ; deuxième article : 0,10 mm ;
premier article/deuxième article : 0,35/0,10 = 3,5; longueur premier
article/partie proximale 1-A : 0,35/0,17 = 2,0.
Remarquons que la soie 1-A s’insère vers la moitié du premier article
et possède de 1 à 3 branches ; 2-A simple, égale au deuxième article ; troi¬
sième article (soie 5-A) moyennement développé.
Thorax. — Extrêmement large, avec de très grandes saillies méso-
et métathoraciques des soies pleurales 9 à 12. Largeur thorax/longueur
thorax = 1,9, presque 2 fois plus large que long.
Prothorax (P) : groupe 9-12-P sur petite plaque, 9-P très courte,
bifide; 10-P courte, multifide; 12-P simple, très longue. Soies 0, 1, 2-P
groupées ; 0-P petite, trifide ; 1-P simple ; 2-P trifide ; 3-P grande, multifide,
loin de 1-2-P ; 4-P à environ 3-5 branches ; 5-P très grande, multifide,
caractéristique.
Mésothorax (M) : 1, 2, 3, 4-M petites, fines; 5-M et 6-M proches
l’une de l’autre, sur tubercules très développés, toutes deux simples et
fortes ; groupe pleural 9-12-M sur saillie longue, les soies 9,10 et 12 longues,
subégales, simples.
Métathorax (T) : 1, 2, 3, 4-T très petites; 5-T multifide, grande;
6-T simple ou bifide ; 7-T sur grande saillie, environ à 8 branches ; 9-12-T
sur très longue saillie, 0,42 mm, environ 1/4 à l/5 e de la largeur du thorax ;
9-T environ 5 branches ; 10 et 12-T simples.
Source : MNHN, Paris
112
ALEXIS GRJEBINE
Abdomen. — Tergites de I-VII sans sclérification, en dehors des
soies. Segment VIII sans rudiment de plaque sclérifïée. Toutes les soies
abdominales très peu développées, certaines plus ou moins atrophiées.
Soies 2, 3, 4, 5-1 petites, multifides ; 6-1 simple, longue ; 7-1 simple, longue ;
13-1 très grande, multifide. 6-II forte, simple, longue; 7-II multifide.
6-III fine, bifide, plus courte que 6-1 et 6-II ; 7-III petite, multifide. 6-IV
fine, courte, bifide ; 7-IV petite, multifide. 6-V fine, bifide, courte ; 7-V
multifide, petite. 6-VI fine, bifide. 6-VII multifide, petite ; 7-VII simple.
Segment VIII : plaque latérale absente, pas d’aire spiculée ; peigne
composé d’environ une dizaine de grandes épines, à 3-5 denticules médians,
subégaux, ayant l’aspect d’une « couronne » ; deuxième rangée irrégulière,
comprenant environ 8 épines plus petites, elles aussi à denticules médians
subégaux. Soie 1-VIII multifide ; 2-VIII à tige longue, se terminant par
plusieurs branches courtes (soie pectinée) ; 3-VIII trifide, grande, plu¬
meuse ; 4-VIII à tige longue, à 3 branches terminales ; 5-VIII très petite.
Siphon : clair, lisse, de longueur moyenne ; L/W : 0,098/0,020 = 4,9
(environ 5); peigne absent; 1-S bifide ou trifide, longue, placée au-delà
de la moitié du siphon; longueur siphon/partie proximale 1-S = 2,28
de la base ; 2-S à épine articulée simple ; valves peu développées ; soie
8-S très petite ; 9-S en crochet ; sclérite stigmatique en étrier, analogue à
celui de M. aurata.
Segment anal (X) : selle très petite, incomplète, courte, peu diffé¬
renciée, à peine spiculée vers la marge postérieure; indice largeur/lon¬
gueur : 0,30/0,25 = 1,2, portant environ 8 spiculés dont les deux médians
plus longs que les autres, le plus long mesurant environ 0,07 mm ; soie
latérale 1-X simple, forte, très courte, ne mesurant que 0,19 mm ; brosse
dorsale (2-3-X) longue, avec les soies 2 et 3-X simples ; brosse ventrale
à 2 paires de soies dont la 4-a longue, bifide, et la 4-b simple. Papilles
anales très longues, subégales, environ 1,35 mm de long.
Matériel examiné. — 1 Cf, 3 Ç, 4 N, 21 larves.
Répartition géographique. — Madagascar, Domaine de l’Est : région
forestière de Périnet (Moramanga), région de Maroantsetra (Tampolo)
sur la Côte Nord-Est de la baie d’Antongil, et région de Fort-Dauphin.
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées surtout dans
la région forestière de Périnet, à l’aisselle des feuilles de Ravenales, parfois
en association avec M. aurata, M. spinosa, Uranotaenia sp. et Toxorhyn-
chites sp. Dans le gîte du 20.4.1955, 8, réc. Grjebine à Périnet, l’oxygène
dissous était de 4 mg (2,7 ml/litre) et les matières organiques égales à
1,64 mg d’oxygène/litre.
Systématique. — L’espèce appartient au sous-genre Ingramia (syno¬
nyme Ravenalites), du Groupe B et fait partie d’un complexe d’espèces
qui comprend M. aurata, M. heylouti, M. collessi et M. mattinglyi.
La spéciation porte surtout sur les caractères nymphaux et larvaires.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
113
Mimomyia (Ingramia) beytouti (Doucet)
(fig. 101 à 109)
1951 b. Ravenalites Beytouti Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar
(A) 6 : 112-113 (L* ; Ravenalites). Loc. type : Amparihy, sous-Préfecture
Vangaindrano, Province Tuléar, altitude 80 m, Côte Est ; coll. IRSM
(ORSTOM Bondy).
L’espèce a été dédiée par Doucet au Médecin Capitaine Beytout du
Groupe Mobile du Service de Santé de Madagascar.
Types. — Type : larve n ü T 20, mai 1950, réc. Doucet, loc. Amparihy,
Vangaindrano, Côte Est. Cette larve n’a pu être trouvée par nous dans les
collections de l’ORSTOM en France, ainsi que 6 autres larves mentionnées
dans la publication de Doucet.
Nous désignons les plésiotypes suivants :
— 6 larves d’Ivoloina, Région de Tamatave, 8.3.1952, gîte Rave-
nales, réc. Grjebine.
— 1CT, 1Ç, 2 N (exuvies) 9 larves, 21.3.1956, Fort-Dauphin,
gîte Ravenales, réc. Grjebine.
— 3 larves, 13.12.1962, gîte 1, Sainte-Luce (Fort-Dauphin) réc.
Grjebine.
— 9 larves, 13.2.1962, gîte 2, Sainte-Luce (Fort-Dauphin) réc.
Grjebine.
Imagos. — L’espèce a été décrite pour la première fois par Doucet
en 1951 à l’état larvaire ; au cours de nos prospections dans le Sud-Est,
nous avons trouvé des larves analogues sur la piste côtière de Manakara
et dans la région littorale de Fort-Dauphin. Le matériel de ces deux régions
nous a servi à la description des larves, nymphes et adultes éclos.
Les adultes sont pratiquement semblables à ceux de M. aurata et
M. bernardi, l’espèce pouvant être considérée comme une espèce jumelle
de ces deux dernières, ne différant à l’état adulte que légèrement par les
génitalia mâles, mais présentant des différences à l’état nymphal et larvaire.
MÂLE. — Aile : environ 2,4 mm.
Tête. — A écailles dressées du vertex, étroites, dorées, limitées à la
nuque, écailles plates du vertex claires et dorées.
Trompe ( Pr ) : plus longue que le fémur antérieur, de couleur dorée,
à apex foncé, pourpre. Longueur : 1,47 mm.
Palpe maxillaire (MPlp ) : long de 0,89 mm, Pr/MPlp : 3/5 e environ :
1,47/0,89 = 1,65 ; entièrement noir sur la face dorso-externe.
Source : MNHN, Paris
114
ALEXIS GRJEBINE
Antenne ( Ant ) : dorée, presque aussi longue que la trompe, lon¬
gueur : 1,50mm; Flml : 0,11 mm; Flm2 : 0,06mm; Flm3 à Flml2,
subégaux, environ : 0,06 mm; Flml3 : 0,67 mm; Flml4 : 0,85 mm;
Flm 13/Flm 14 = 0,78.
Thorax. — Doré, scutum (Seu) brun doré avec bandes latérales et
une médiane d’écailles incurvées foncées, à reflet pourpre, comme chez
M. aurata. Scutellum (Sun) à larges écailles plates caractéristiques des
Ingramia, lobe médian à écailles plates, foncées, pourpres. Mésopost-
notum ( Mpn ) glabre, doré. Pronotum postérieur (Ppn) doré, avec 6 fortes
soies. Aire préalaire (PK) sans écailles ni soies. Sternopleure ( Mks ) dorée,
avec bande transversale pourpre, sans écailles, avec 6 soies sternopleurales
inférieures ( MkSL ), les supérieures étant absentes. Mésépiméron (Mm)
doré avec bande transversale foncée, à reflet pourpre, sans écailles, avec
4 soies mésépimérales supérieures.
Remarquons que sur la sternopleure, vers le milieu, juste au-dessus
de la bande sombre, il y a une soie beaucoup plus forte et deux fois plus
longue que les autres soies.
Pattes : coxa doré. Fémurs, tibias et tarses analogues à ceux de
M. aurata ; d’aspect général, les pattes sont foncées à reflet pourpre, les
tarses annelés de blanc.
Fémurs largement dorés à la base (Fe-I presque entièrement doré)
latéralement et en-dessous. Tibias foncés, à anneau apical blanc; griffe
du tibia antérieur petite. Tarses avec premier article de Ta-I 1, Ta-II 1,
Ta-III 1 noir, avec anneau blanc apical réduit ; Ta-I 2, Ta-II 2 entièrement
noir, mais avec anneau blanc sur l/5 e sur Ta-III 2 ; Ta-I 3, Ta-II 3 et
Ta-III 3 avec 1/2 à 1/4 apicale blanche ; Ta-I 4, Ta-I 5, Ta-II 4, Ta-II 5,
Ta-III 4 et Ta-III 5 blancs.
Les mesures et proportions des articles sont analogues à ceux de
M. aurata.
Aile : longueur 2,4 mm, analogue à M. aurata, toutes les écailles
sombres, grandes, larges mais à peine cordiformes ou pas du tout, à extré¬
mité ovale. Calyptère supérieur (squama) avec quelques petites écailles
courtes et larges. Alule (Al) avec une dizaine de petites écailles larges,
foncées. Cellule R2/R2 + 3 : 0,57/0,50 = 1,14; cellule Ml/Ml+2 :
0,55/0,42 = 1,30; cellule M2/M1+2 : 0,94/0,42 = 2,2; lA/CuA = 0,69.
Haltère : à partie apicale couverte de larges écailles pourpres.
Abdomen. — Analogue à celui de M. aurata, tergites dorés avec
taches triangulaires d’écailles foncées, à reflet violet, à la base médio-
postérieure des tergites T-I à T-VII ; T-VIII doré. Sternites dorés avec
écailles foncées dans partie marginale.
. Genitalia : analogues à ceux de M. aurata. Tergite IX avec 2 soies
longues. Gonocoxite (Gc) nettement spiculé, avec lobe basal (BDL) à
deux fortes épines parabasales subégales et trois longues soies, comme
chez M. aurata. Gonostyle (Gs) plus court que le gonocoxite, griffe du
gonostyle (GC) moyenne. Paraprocte (Ppr) avec épine dorsale apicale
à petit denticule et 2-3 soies cercales (CSe).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 115
FEMELLE. — Très proche de M. aurata dont pratiquement elle
ne peut pas être distinguée.
Trompe (Pr )/Palpe maxillaire ( MPIp) = 4,0.
Antenne : Flml/Flm2 = 1,25.
Remarquons que la sternopleure (Mks) possède seulement 4 soies
sternopleurales inférieures dont la supérieure est très longue et forte, les
trois autres petites ; le mésépiméron (Mm) seulement avec 4 soies supé¬
rieures.
Nymphe.
MÂLE. — Semblable à celles de M. aurata et M. bernardi, légèrement
différente de M. collessi, les différences portent surtout sur la trompette
et la palette.
Céphalothorax (CT) : soie 6-CT forte, simple (avec petite branche
accessoire) ; 8-CT très forte, simple.
Trompette respiratoire (T) : très longue et étroite, partie basale légère¬
ment élargie avec l’aire trachéolaire très éclaircie, les lignes trachéolaires
étant très espacées. Indice de la trompette : L/W : 1,57/0,06 = 26,0 ;
aire trachéolaire TA : 1,1 mm de long ; longueur trompette/TA : 1,57/1,1 =
1,4 ; pinna (Pi) : 0,37 mm de long : longueur trompette/Pi : 1,57/0,37 = 4,2:
méat long de 1,20 mm.
Métanotum (Min) : soie 11-Mtn très forte, simple, occupant la pre¬
mière position intérieure; 10-Mtn minuscule, juste derrière 11-Mtn.
Abdomen. — Faces dorsale et ventrale avec de petits spiculés visibles
surtout sur T-VIII. Chétotaxie abdominale analogue à celles de M. aurata
et bernardi. Soies 2 et 3-1 simples, fortes, subégales; l-II courte, petite;
3-II simple, longue forte; 1, 2, 3, 4-III toutes petites, multifides ; 1 et
5-IV simples, fortes, longues, la 5 plus longue que la 1 ; 1 et 5-VI simples,
fortes, la 5 plus longue que la 1 ; 1 et 5-VII simples, fortes mais courtes.
Segment VIII avec angle caudolatéral à spiculés; soie 4-VI1I à quelques
branches ; 9-VIII une douzaine de branches, 1/2 de la longueur de Pa.
Palette natatoire (Pa) : analogue à celle des M. aurata et bernardi ;
indice longueur/largeur, L/W : 0,87/0,050 - 17,4; le bord interne de la
palette avec environ 47 dents, bord externe avec environ 48 dents assez fines ;
l’épine apicale maximale légèrement incurvée, longue de 0,04 mm ;
LPa/épine apicale = 28,4. LAbd/Pa = 3,7.
Segments terminaux : lobe génital mâle (GL) : 0,25 mm de long.
FEMELLE.
Segment VIII : avec angle caudo-latéral comportant quelques spi¬
culés très petits ; lobe génital (GL) arrondi, à spiculés très réduits.
Source : MNHN, Paris
116
ALEXIS GRJEBINE
Larve. — Décrite pour la première fois par Doucet en 1951 et ci-
dessous par nous-mêmes, la larve, bien que très proche de M. aurata et de
M. bernardi, s’en distingue facilement par les épines du peigne du segment
abdominal VIII ; par contre, elle est très proche de celle de M. collessi.
La description de Doucet est très sommaire, seules l’antenne et l’extré¬
mité abdominale étant représentées. La description ci-dessous, comme
nous l’avons déjà dit, est basée sur une série de larves de la région de Van-
gaindrano et de Sainte-Luce (Fort-Dauphin) de la Côte Est de Madagascar.
Tête. — Peu pigmentée, blanchâtre à l’état naturel, nettement plus
large que longue, W/L : 0,98/0,68 = 1,4. Suture maxillaire (hypostomale)
complètement absente. Aulaeum (Au) très peu développé, à soies courtes.
Mentum (MP) très petit, 0,04 mm de long sur 0,13 mm de large, compor¬
tant 8 dents latérales et 1 médiane bien développée.
Maxil/e (Mx) : très développée, longue de 0,27 mm, galeastipes
(GSl) avec 1 -Mx en sensilles digitiformes très inégaux ; laciniastipes
(LSt) bien développée, spiculés du laciniarostrum (LR1) peu nombreux,
ceux de LR2 aussi peu nombreux ; LR3 avec des soies très fines ; suture
maxillaire dorsale (DMxS) fine ; soie 3-Mx petite ; brosse maxillaire
(MxB) avec 2 soies externes, larges et fortes. En vue ventrale, LR2 bien
développée, soie 4-Mx fine, longue de 0,10 mm, indice longueur Mx/4-Mx :
0,27/0,10 = 2,7.
Palpe maxillaire (MPlp) : environ moins de la moitié de la longueur
de la maxille avec 5 petits sensilles apicaux ; Mx/MPlp : 0,27/0,12 = 2,2 ;
cardo avec soie 6-Mx minuscule.
Mandibule (Mri) : une seule soie falciforme dorsale longue (2a) très
forte, externe à la brosse mandibulaire ; deux groupes dorsaux de soies
longues flexibles, balayeuses, MnSl et MnS2, chaque groupe comprenant
5 soies à base bulbeuse ; trois lobes mandibulaires portant les soies MLS1,
MLS2 et MLS3. Sur face ventrale, à la base du processus dentaire, présence
d’un râteau mandibulaire ventral (MnR) (brosse pectinée) avec 6 soies
particulières à tige forte et dendriforme vers la moitié de la longueur.
Processus dentaire (VT) avec 5 dents, lame de ratissage (MRB) (en râteau)
peu développée.
Labiohypopharynx (Lh) : bien visible, avec 2 plaques internes et
2 externes, à denticules externes plus développés ; présence de 5 paires
de sensilles (1-5).
Soies céphaliques : très peu développées, fines, multifides.
Soie 1-C longue de 0,18 mm, fine ; 3-C invisible ; 4-C petite, multifide,
environ 6-8 branches ; 5 et 6-C peu développées et peu sclérifiées, la 5-C
à 6-7 branches, la 6-C à 8-9 branches, mesurant environ 0,14mm; 7 et
8-C très petites, multifides ; 9-C très petite, multifide ; 10-C petite, multi¬
fide ; 11, 12, 13-C longues, 11-C simple, forte, environ 0,25 mm, 12-C
trifide, 13-C simple ou bifide ; 14 et 15-C très petites, trifides.
Antenne (A ) : lisse et claire, cylindrique ; longueur totale premier
et deuxième articles : 0,39 mm, la longueur du premier article : 0,31 mm.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
117
celle du deuxième : 0,08 mm, celle du troisième article : 0,07 mm ; longueur
tête/longueur antenne : 0,68/0,39 = 1,74 : premier article/deuxième ar¬
ticle = 3,8 ; premier article/troisième article = 3,0 ; premier article/partie
proximale à la soie 1-A : 0,31/0,19 = 1,6.
Remarquons que la soie 1-A est petite et présente 3 branches ; 2, 3-A
très courtes.
Thorax. — Très large, avec de très grandes saillies méso- et méta-
thoraciques des soies pleurales 9 à 12.
Prothorax (P) : 0-P minuscule à 3 branches ; 1-P simple ; 2-P minus¬
cule ; 3-P très petite, multifide ; 4-P bifide, longue ; 5-P forte, très longue,
3-4 branches; 6-P simple, longue; 7-P multifide; groupe 9-12-P sur une
petite plaque, toutes les soies simples, 9 et 10 courtes ; 12-P : 0,55 mm de
long.
Mésothorax (M) : 1 et 2-M petites; 3-M simple; 4-M multifide,
très courte ; 5 et 6-M insérées l’une à côté de l’autre sur tubercule très
développé, toutes les deux, simples, fortes. Groupe pleural 9-12-M sur
saillie longue de 0,09mm avec 2 denticules arrondis, très longs; 9, 10,
12-M simples, fortes ; 13-M et 14-M invisibles.
Métathorax (T) : 1, 2, 3-T petites; 4-T fine, bifide; 5-T multifide,
environ 4 branches ; 6-T invisible ; 7-T sur saillie avec 6-8 branches ;
groupe pleural 9-12 T sur très longue saillie de 0,37 mm avec 2 denticules
arrondis, longs ; 9-T à 5 branches ; 10 et 12-T simples ; 13-T forte à 3-4 bran¬
ches, longue d’environ 0,4 mm.
Abdomen. — Tergites I-VII sans sclérification en dehors des soies.
Segment VIII : sans rudiment de plaque latérale sclérifiée (différence
avec groupe A, M. roubaudi et M. spinosa). Toutes les soies abdominales
sont très peu développées, certaines très difficiles à voir ou atrophiées.
Abd-I : 2, 3, 4, 5-1 petites, multifides ; 6-1 simple ; 7-1 simple ; 10, 11, 13-1
petites. Abd-II : 1, 2, 4, 5-II très petites, fines; 3-II simple; 6-II simple;
7-II petite à 3 branches; 11 et 13-11 petites à 3 branches. Abd-III : 1, 2,
5-III petites; 4-III simple; 6-III bifide; 7-III petite, bifide; 13-111 petite.
Abd-lV et V : 6 bifide, 7 bifide, très petite. Abd-VII : 6-VII très petite ;
7-VII simple; 13-VII très petite.
Segment VIII : plaque latérale absente, pas d’aire spiculée ; peigne
composé d’une rangée distale d’environ 9-10 épines à base large, derrière
cette rangée se trouvent une à deux petites épines écailleuses, les épines
comportent une forte dent médiane, en forme lancéolée caractéristique,
flanquée de 2 denticules latéraux plus ou moins forts, symétriques (aspect
trifide plus ou moins accentué), avec de petits denticules latéraux très
nombreux, les dents apicales des dernières épines du côté ventral devenant
de plus en plus subégales et présentant ainsi une allure d’épines écailleuses.
Soies 1-VIII petite, multifide; 2-VIII fine, allongée, en brosse; 3-VII1
fine, trifide, courte, mesurant environ 0,09 mm ; 4-VIII plus longue que
la 3, en brosse allongée ; 5-VIII petite, multifide.
Source : MNHN, Paris
118
ALEXIS GRJEBINE
Siphon : clair, lisse, long, indice largeur/longueur, L/W :
1,17/0,17 mm = 6,8. Peigne absent; soie 1-S petite, bifide, légèrement
au-delà de la moitié du siphon, L/partie proximale à 1-S = 2,2 ; 2-S en
épine articulée, simple ; 8-S minuscule ; 9-S en crochet. Sclérite en étrier
de l’appareil stigmatique : 0,2 mm de long ; indice longueur siphon/sclérite :
1,17/0,20 = 5,85.
Segment anal (X) : selle caractéristique, incomplète, courte, très
atrophiée, non spiculée; indice W/L : 0,20/0,16 mm = 1,25; la selle
porte 5 grands spiculés marginaux courts, inégaux, le 4e, le plus long,
de 0,07mm, le 5 e très petit; soie latérale 1-X simple, forte, courte de
0,22 mm ; brosse dorsale (2-3-X) avec 2 et 3-X simples ; brosse ventrale à
2 paires de soies : 4-a longue, bifide, 4-b simple. Papilles anales très longues :
1,26 mm, nettement plus longues que le siphon, cette longueur semble
être caractéristique des Ingramia (syn. Ravenalites) des phytotelmes mal¬
gaches.
Remarquons que le tronc trachéen dorsal donne une ramification
ventrale importante, à diamètre très large au niveau du segment VIII,
ramification qui se dirige vers les papilles anales, ces dernières jouant
peut-être un rôle dans la respiration cuticulaire par diffusion.
Matériel examiné. — 1 &. 1 9» 3 N, 27 larves.
Répartition géographique. — Ivoloina (Tamatave) 8.3.1952, réc.
Grjebine ; Amparihy (Vangaindrano) Côte Est ; Manakara, piste côtière
(Grjebine 1955); Réserve Mandena (Fort-Dauphin) 21.3.1956, gîte 6;
Sainte-Luce (Fort-Dauphin) 13.2.1962, gîtes 1 et 2 ; Tampolo (Maro-
antsetra) réc. Millot 1949.
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées dans le Sud-
Est, soit dans les régions littorales, soit dans l’arrière pays à basse altitude
(80 m), toujours à l’aisselle des feuilles de Ravenales qui poussent dans
les formations du littoral ou dans les petites vallées rizicoles. Dans le
gîte du 28.2.1955, gîte 3, réc. Grjebine, de la piste côtière, le Ravenale
avait 4 m de haut, le pH : 6,2, l’oxygène dissous : 4 mg/litre (2,7 ml/litre) ;
il nous est arrivé de trouver les larves en association avec M. collessi et
M. jeansottei.
Systématique. — L’espèce appartient au complexe des M. aurata,
bernardi, collessi, marksae, mattinglyi et M. vansomerenae dont les diffé¬
rences se remarquent soit à l’état nymphal (trompette, palette), soit à
l’état larvaire, en particulier aux soies céphaliques, les caractères de
l’antenne, les soies thoraciques surtout 5, 6-M, le peigne du segment VIII,
la selle du segment X, la soie 1-X et les caractères de la soie 4-X (4-a).
Remarquons que M. collessi est très proche de beytouti , presque
semblable à l’état larvaire, mais présente des différences notables à l’état
nymphal ; aussi, préférons-nous considérer collessi comme une espèce
indépendante bien que des études complémentaires soient nécessaires.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBI1NI
119
Mimomyia (Ingramia) brygooi n. sp.
(fig. 110 à 115)
Types. — Holotype : 1 larve, 26.2.1955, gîte 3, larve 03, Manakara
(piste côtière), Province de Fianarantsoa, réc. Grjebine. Aisselle des feuilles
de Pandanus haut de 6 m.
Paratypes : 26.2.1955, gîte 3, mâle n° 1, Manakara, réc. Grjebine. —
6 larves, 13.2.1955, gîte 1, Manakara, Pandanus bas à tronc court, réc.
Grjebine. — 5 larves et 1 N, 25.2.1955, gîte 5, Manakara, Pandanus 6 m
de haut (association avec M. levicastilloi ) réc. Grjebine. — 1 larve,
27.2.1955, gîte 2, Manakara, aisselles de feuilles de Ravénales (association
avec larves de Cératopogonides), réc. Grjebine. — 1 larve, 9.3.1955,
gîte 3, Manakara, réc. Grjebine.
Dépôt des types : collection ORSTOM, Bondy (France).
Nom de l’espèce : l’espèce est dédiée au Dr Edouard Brygoo qui était
à l’époque Médecin-Commandant, Directeur adjoint de l’Institut Pasteur de
Tananarive, actuellement Médecin-Général, Professeur et Directeur du
Laboratoire d’Herpétologie au Muséum national d’Histoire naturelle,
à Paris.
La prospection dans la région de Manakara a été effectuée par nous
deux pour l’étude de la Filariose de Bancroft.
Imagos.
MÂLE. — Aile : 2,6 mm. Trompe : 2,0 mm. Fémur antérieur : 1,5 mm.
Tête. — Ecailles dressées du vertex très larges et étendues ; écailles
couchées, larges, noires ; écailles interoculaires blanches (tous ces carac¬
tères correspondant au Groupe A). Les écailles dressées du vertex sont
blanches dans partie médiane, noires dans partie latérale ; les écailles
plates du vertex sont blanches avec tache latérale noire suboculaire.
Trompe ( Pr) : nettement plus longue que le fémur antérieur, Pr/Fl :
2,0/1,5 = 1,3, renflée dans sa partie distale ; partie moyenne avec anneau
blanc étendu à 0,30 de la longueur totale (environ 1/3).
Palpe maxillaire ( MPlp ) : très long, dépassant largement la moitié
de la partie renflée de la trompe ; Pr/MPlp = 1,15 ; présence d’un anneau
blanc vers le milieu du palpe, au niveau du début de l’anneau blanc de la
trompe; dessous du palpe blanc, glabre.
Antenne (Ant) : plus courte que la trompe; Pr/Ant=l,25;
Flml/Flm2 = 1,5; Flml3/Flml4 = 0,8 ; pédicelle foncé; Flml avec
quelques écailles noires.
Source : MNHN, Paris
120
ALEXIS GRJEBINE
Thorax. — Ecailles du thorax : tégument du thorax doré, avec
écailles noires et blanches ; scutum (Scu) à écailles blanches dans parties
antérolatérale, fossale postérieure et antérieure dorsocentrale, les écailles
claires englobant les fossa foncées, présence d’une ligne antérieure d’écailles
claires. Ecailles antéalaires et supraalaires, longues et blanches ; préscutel-
laires blanches.
Soies : scutum (Seu) : soies acrostichales absentes ; dorsocentrales
(DS) très développées, longues; soies antéalaires (AnS) comportant
trois très longues soies fortes, recouvrant la partie antérieure du parater-
gite, juste après le stigmate ; soies supraalaires (SaS) très longues.
Scutellum (Stm) : à écailles scutellaires larges et foncées. Pronotum
antérieur (Ap) clair, doré, à quatre soies antérieures longues, et à écailles
noires. Pronotum postérieur (Ppri) à tégument foncé avec écailles foncées
dans partie postéro-supérieure, ces écailles étant extrêmement larges,
plates (Groupe A), présence de cinq soies. Paratergite (Pa) clair, glabre.
Propleuron (Ps) clair, à deux fortes soies; Aire préstigmatique (PsA)
glabre, claire. Aire poststigmatique (PA) foncée. Sternopleure (Mks)
foncée dans sa partie apicale (ainsi que l’aire préalaire) et sa partie médiane,
tache d’écailles blanches supérieures (sur partie médiane foncée) et tache
d’écailles blanches inférieures le long du bord postérieur, neuf soies sterno-
pleurales postéro-inférieures (MkSL) en rangée, une soie étant très déve¬
loppée ; aire préalaire (PK) foncée, avec deux soies fines et une moyenne
(Groupe A); mésépiméron (Mm) clair, avec deux bandes foncées, une
supérieure, l’autre moyenne, trois soies mésépimérales supérieures, infé¬
rieures absentes ; mésoméron (Msm) clair ; métépisternum (métapleuron)
(Mis) à deux bandes foncées.
Pattes : coxa des trois paires des pattes clair avec tache d’écailles
noires ; C-I à deux très fortes soies. Trochanters : petits. Fémurs noirs
avec anneaux blancs. Fe-I et Fe-II avec deux anneaux blancs, Fe-lII avec
un seul anneau et 2 à 3 fortes soies au-dessus de l’apex. Les écailles noires
sont plus fournies avec aspect de touffes à l’apex de Fe-I, Fe-II et Fe-IIl.
Tibias des trois paires noirs à apex blanc ; griffe tibiale de Ti-I minus¬
cule, à peine visible. Tarses : Ta-I 1 noir, avec anneau blanc basal ; Ta-I 2
noir à anneau blanc basal et un autre apical ; Ta-1 3 noir à anneau blanc
basal ; Ta-1 4 et Ta-I 5 blancs. Ta-II 4 et Ta-II 5 blancs ; Ta-lII 4 noir
avec anneau blanc basal ; Ta-III 5 blanc.
Proportions des articles :
Fe-I/Fe-II = 1,0 ; Fe-I/Fe-III = 0,97 ; Ti-I/Ti-II = 0,94 ; Ti-I/Ti-III =
1,05; Ta-I 1/Ta-I 2 + 3 +4 + 5 = 1,15; Ta-I4/Ta-I5 = 0,8.
Griffe de Ta-I 5 et de Ta-II 5 à petit denticule secondaire. Empodium
petit ; pulvilli absent.
Formule unguéale ; Ta-I : 1-0 ; Ta-II : 1-0 ; Ta-III : 0-0.
Aile : surface de l’aile avec écailles cordiformes noires et blanches
panachées. Calyptère supérieur (squama) (UC) à petites écailles larges
qui se détachent facilement. Alule (Al) à quelques écailles, petites, larges,
claires. Costa noire avec tache blanche sectoriale. Sous-costale noire
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CUUCIDAE CULICINAE FICAI.BIINI 121
avec tache blanche sectoriale en dessous de celle de la précédente. Pre¬
mière nervure radiale (RI) noire avec tache blanche sectoriale au même
niveau que les précédentes. Deuxième radiale (Rs et R2+3) noire à la
base, tache claire subcostale courte, fourche R2-R3 en majeure partie
noire, extrémité claire. Troisième radiale (R4 + 5) noire, à parties médiane
et apicale claires. Nervure médiane (M et Ml +2) noire à la base, tache
blanche vers m-cu et au niveau de la transverse r-m ; fourche M1-M2
noire à la base. Nervure cubitale (CuA) à tronc panaché, fourche M3+4-
CuA en majeure partie claire; plicale (PI) courte; nervure anale (IA)
panachée.
Proportions des nervures :
Cellule R2 plus longue que le pédicelle R2+3, R2/R2 + 3 = 1,3.
Cellule R4 + 5,/cellule M2 = 1,0. Cellule Ml/Ml+2 (jusqu'à origine
M3+4) = 0,58. Cellule M2/M1+2 = 1,08. lA/CuA = 0,63.
Haltère : à massue avec écailles noires.
Abdomen. — Tergites de I à VII entièrement couverts d’écailles
blanches, à reflet doré, dans toute la partie dorsale ; partie latérale à larges
écailles noires avec une grande tache d’écailles blanches, surtout déve¬
loppées sur V et VI. Tergite VII blanc. Latéro-tergite I blanc doré. Ter-
gite VIII blanc à écailles noires apicales. Sternite I à larges écailles blanc
doré. Sternites II à VII noirs avec écailles blanches basales et latérales.
Genilalia : les genitalia ressemblent à M. spinosa Doucet. Tergite
IX indifférencié. Gonocoxite (Gc ) plus long que large, lobe basal ( BDL )
portant deux très fortes épines qui dépassent la moitié du gonocoxite.
Gonostyle ( Gs ) plus court que le gonocoxite, Gc/Gs =1,6; griffe du
gonostyle très longue, Gs/GC = 6,6. Phallosome faiblement sclérifié,
en cuillère. Proctigère (Pr) (segment anal) avec paraproctes (Ppr) bien
développés avec une petite épine apicale, présence de 2-3 soies cercales
très petites.
FEMELLE. — Inconnue.
Nymphe (femelle). — Proche de M. spinosa Doucet.
Céphalothorax (CT) : 8-CT très forte, à petits spiculés, sombre,
bifide ; 9-CT fine, bifide.
Trompette : longue de 4,90 mm, large de 0,07 mm. L/W : 4,90/0,07 =
70, cette longueur exceptionnelle est certainement une des plus grandes
connues chez les nymphes des Moustiques, proportionnellement à la
largeur. Aire trachéolaire (TA) = 3,76 mm, longueur trompette/TA :
4,90/3,76 = 1,30; pinna (Pi) = 0,15 mm, TA/Pi = 24,0; méat (Mea)
long de 4,75 mm.
Abdomen. — Face ventrale légèrement spiculée surtout abd. VIII ;
soies 2-1 et 3-1 simples; l-II courte, multifide ; 3-II longue, simple, l-III
courte, multifide ; 3-III petite ; 1 et 5-IV subégales, longues, multiples
(5-7 branches); 1-V moyenne, multiple; 5-V longue, forte, simple; 1-VI
Source : MNHN, Paris
122
ALEXIS GRJEBINE
moyenne, multifide; 5-VI longue, forte, simple; 1 -VII moyenne, mul¬
tiple ; 5-VII longue, simple ; 9-VIII multiple, atteignant la moitié de la
palette. L’angle tergal caudo-latéral du VIII est dentelé.
Segments terminaux : Lobes génitaux ( GL ) du segment X bien déve¬
loppés, dentés le long de la marge apicale.
Chez la nymphe mâle, GL très longs, environ 1/3 de la palette natatoire.
Palette natatoire ( Pa ) : longue et étroite, à bord interne avec environ
21 dents, bord externe avec environ 14 dents. Soie la plus longue des soies
apicales bien développée. Longueur de la palette : 0,92 mm, largeur :
0,04 mm, L/W : 0,92/0,04 = 23. LAbd/Pa : 3,37/0,92 = 3,7. Pa/denticule
le plus long du processus apical = 31.
Larve. — La larve est proche de M. spinosa Doucet.
Tête : longueur 0,83 mm, largeur : 0,90 mm. Siphon : longueur
1,50 mm, largeur : 0,15 mm. Selle : longueur 0,13 mm, largeur : 0,11 mm.
Tête. — Peu pigmentée, soies foncées ; indice W/L : 0,90/0,83 = 1,08.
Lobe médian du labrum très développé avec 2 saillies latérales des soies
écailleuses, les apicales très longues atteignant presque le tiers de la soie
1-C.
Mentum ( MP ) : petit avec 7 dents latérales de chaque côté.
Maxille (Mx) : analogue à celle de M. spinosa. Soie 4-Mx très longue,
forte, en bâtonnet, dépassant le bord céphalique. Longueur maxille :
0,22 mm, longueur 4-Mx : 0,28 mm ; longueur tête/4-Mx : 0,83/0,28 = 2,9 ;
longueur Mx/4-Mx : 0,22/0,28 = 0,78. Cardo avec soie 6-Mx très déve¬
loppée, avec environ 6 branches fortes, spiculées longues de 0,22 mm ;
longueur tête/6-Mx : 0,83/0,22 = 3,77. Mx/6-Mx : 0,22/0,22 = 1,0.
Soies céphaliques : 1-C très développée, spiculée, à partie basale
avec grandes épines internes ; 3-C très forte, longue, simple ; 4-C simple,
très forte, spiculée, très longue, atteignant plus du 1/4 de la longueur de
la tête ; 5 et 6-C subégales à 3 branches plumeuses (parfois 6-C à 2 branches),
plus longues que l’antenne; 1-C forte, multifide, environ 10 branches;
8 et 9-C très développées, en éventail, spiculées ; 10-C bien développée,
environ 6 branches ; 11-C très forte, caractéristique, avec une dizaine de
branches ; 12-C très longue, simple, très spiculée, plus longue que le premier
article antennaire ; 13-C forte, trifide, spiculée; 14-C très caractéristique,
très développée, atteignant 0,30 mm (plus d’ 1/3 de la longueur de la tête),
trifide, spiculée (plus grande que la 13-C) ; 15-C très petite, fine.
Fossette tentoriale postérieure (PTP) se trouve entre 14 et 15-C.
Antenne (A) : caractéristique du Groupe brygooi, longicornis, levi-
castilloi. Relativement longue, article 1 fortement spiculé; soie 1-A très
développée, trifide ; soies 2, 3-A insérées sur partie apicale du premier
article, très fortes, la 3-A nettement plus longue que la 2-A, mais cette
dernière plus forte.
Longueur antenne (premier et deuxième articles) : 0,53 mm : longueur
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
123
premier article : 0,45 mm ; longueur deuxième article : 0,08 mm ;
1 er art./2 e art. : 0,45/0,08 = 5,6 ; longueur tête/longueur antenne :
0,83/0,53 = 1,5; longueur premier article/partie proximale soie 1-A :
0,45/0,15 = 3,0 (environ 1/3); longueur soie 2-A : 0,15 mm; longueur
troisième article (avec soie 5-A) : 0,03 mm.
Thorax. — Toutes les soies en éventail, stellées, spiculées, mais
à extrémité pointue, contrairement aux soies stellées classiques à largeur
uniforme et à extrémité échancrée. Les branches sont très fortes et nom¬
breuses.
Prothorax ( P ) : 1-P très longue, simple ; 0, 2, 3, 5, 7, 8-P à plusieurs
branches; 1, 2, 3-P sans tubercule commun, bien séparées; 9, 12-P sur
tubercule proéminent, simples.
Mésothorax (AT) ; 1 et 2-M stellées, très développées ; 5, 6, 7-M très
longues, simples ; 9-12-M sur saillie plus longue que large, la 9 à 4 branches,
10 et 12 subégales, fortes, simples.
Métathorax ( T ) : 1, 3, 4, 5, 8, 13-T stellées; 7-T à 4 branches sur
saillie ; 9-12-T sur saillie très longue (3 fois plus longue que large), largeur
thorax/longueur saillie = 4,25, 9-T à 4 branches 10-T simple, longue,
12 subégale à la 9 ; 13-T très développée.
Abdomen. — 1, 2, 4, 5, 9, 13-1 très développées, multifides, stellées,
spiculées, comportant 8-20 branches ; 6-1 bifide ; 7-1 bifide, plus courte
que la 6-1 ; 1, 2, 5, 8,9, 11, 13-11 à VI stellées ; 6-II bifide ; 6-1I1-VI1 simples ;
7-II et VI simples ; 7-III à V multifides ; 6-VII longue, simple ; 7-VI1 simple.
Segment VIII : plaque latérale indifférenciée ; peigne analogue à
celui de M. spinosa avec environ 20 épines lancéolées à denticules sub¬
apicaux latéraux symétriques et une écaille longue à l’extrémité du peigne,
les épines les plus longues atteignent 0,23 mm ; soie 1 -VIII à une dizaine
de branches ; 2-VIII simple ; 3-VI11 longue à 4 branches ; 4-VIII simple ;
5-VIII multifide, petite.
Siphon (5) ; légèrement incurvé vers le haut à base sclérifiée, très
spiculé dans le 1/3 proximal, longueur S/partie proximale 1-S = 1,6,
les spiculés en forme buissonneuse à 4-6 pointes ; acus à peine différencié ;
L/W : 1,50/0,15 = 10 ; peigne absent ; soie 1-S à 4 branches, longue environ
1/3 de la longueur du siphon (1,6) ; 2-S en petite épine articulée avec extré¬
mité échancrée ; 8-S minuscule ; 9-S fine, en crochet ; sclérite en étrier de
l’appareil stigmatique, bien développé, 0,13 mm.
Segment anal (X) : selle incomplète, courte, W/L : 0,11/0,13 = 0,8,
très spiculée dans partie distale, portant 3 spiculés marginaux très longs,
environ 0,15 mm, aussi longs que la selle, et un 4 e plus court ; soie latérale
1-X très longue, 1,2 mm, simple, barbelée; brosse dorsale (2, 3-X) très
développée, la 2 environ à 6 branches, la 3 environ à 3 branches ; brosse
ventrale (4-X) à deux paires de soies, 4a à 4 branches longues, 4b bifide,
courte ; papilles anales lancéolées, les supérieures légèrement plus courtes.
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124
ALEXIS GRJEBINE
Matériel examiné. — 2 Cf, 1 N O, 13 larves, les 2 mâles obtenus par
élevage.
Répartition géographique. — Domaine de l’Est de Madagascar, Région
littorale, piste côtière, formation végétale de bosquets de Pandanus,
Cycadales et Ravenales, dans le District de Manakara, ainsi que le long
du Canal des Pangalanes de Manakara à Vohipeno dans les Ravenales.
Biologie. — Les larves et nymphes se développent à l’aisselle des
feuilles des Pandanus et des Ravenales ; elles ont été récoltées dans les
gîtes suivants : 13.2.1955, gîte 1, Pandanus bas, oxygène dissous 6 mg/litre,
pH 6; 25.2.1955, gîte 5, Pandanus haut de 6 m, température 25 °C,
oxygène dissous 4 mg/litre (2,7 ml/litre), pH 5,6, en association avec des
têtards et larves de M. levicastilloi ; 26.2.1955, gîte 3, Ravenales de 4 m,
pH 5,9, oxygène 4 mg/litre: 27.2.1955, gîte 2, Ravenales; 9.3.1955,
gîte 3, Ravenales.
Parfois, en association avec des larves de Cératopogonidés.
Systématique. — M. brygooi appartient au Groupe A [Ravenalites s.
str.) faisant partie du complexe de M. longicornis, M. levicastilloi et très
proche de M. spinosa, M. stellata et M. ramalai.
Mimomyia (Ingramia) collessi n. sp.
(fig. 116 à 123)
Types. — Holotype : Cf, éclos d’une nymphe (exuvie) N Cf, 27.2.1955,
gîte 2-1, Manakara, Côte Est, piste côtière, aisselle des feuilles de Rave¬
nales, réc. Grjebine (mâle monté sur lame entièrement dont genitalia).
Paratypes : 1 Cf, N Cf (exuvie) et 3 N, 28.2.1955, gîte 2, Manakara,
réc. Grjebine ; 1 Ç (micro-préparation) avec N (exuvie) 28.2.1955, gîte 3,
Ravenales, réc. Grjebine ; 2 L (dont 1 avec nymphe vue en transparence,
28.2.1955, gîte 5, Manakara, réc. Grjebine ; 7 L, 4.3.1955, gîte 4, Mana¬
kara ; N ç (exuvie) et 8 L, Il .3.1955, gîte 1, Manakara, Ravenale, réc.
Grjebine.
Dépôt des types : collection ORSTOM, Bondy (France).
Nom de l’espèce : l’espèce est dédiée au Dr Donald H. Colless, respon¬
sable d’abord des collections d’insectes à Canberra en Australie. Il a
travaillé de 1947 à 1952 en Indo-Malaisie, en particulier à Bornéo et a
fait un travail très important sur la systématique et la biologie des Ano¬
phèles de Bornéo.
M. collessi appartient au Groupe B, 2e Groupe des Ravenalites et
fait partie du Groupe M. aurata, M. bernardi, M. beytouti ; elle est proche,
par certains caractères, de M. jeansottei. A l’état adulte, toutes les espèces
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
125
se ressemblent beaucoup ; M. collessi se distingue surtout chez le mâle
par l’aire stigmatique (MS) très foncée, ainsi que l’angle du scutum (ScA ) ;
les genitalia mâles sont presque semblables à ceux de beytouti qu’on peut
considérer comme l’espèce la plus proche ; par contre, les nymphes et les
larves se distinguent de beytouti, les premières surtout par les trompettes
respiratoires, très larges et relativement courtes, s’élargissant de la base
vers l’apex, et les secondes par la chétotaxie céphalique très réduite (soies
4-C, 7-C, 8-C) et le peigne du segment VIII par la forme des épines, ainsi
que par la selle du segment X, extrêmement réduite et sa soie 1-X. M. col¬
lessi doit être considéré comme une espèce jumelle de M. beytouti , en voie
de spéciation.
Imagos.
MÂLE. — Aile : environ 2,75 mm.
Tête. — A écailles entièrement dorées ; les écailles dressées étroites,
limitées à la nuque ; écailles du vertex couchées, larges et dorées.
Trompe (Pr) : 1,90 mm de long, dorée, à extrémité foncée pourpre.
Palpe maxillaire (MPlp) : long de 1,47 mm, environ 3/4 de la trompe,
entièrement foncé, face interne glabre, Pr/MPlp : 1,90/1,47 = 1,32.
Antenne ( Ant ) : aussi longue que la trompe, dorée ; pédicelle avec
quelques écailles foncées, Pr/Ant = 1 ; Flml : 0,14 mm ; Flm2 : 0,07 mm ;
Flm3 : 0,08 mm ; Flml2 : 0,09 mm ; Flml3 : 0,39 mm ; Flml4 : 0,39 mm ;
Flml3/Flml4 = 1.
Thorax. — Analogue à celui de M. beytouti, mais chez le mâle avec
l’aire stigmatique très foncée, ainsi que l’angle scutellaire.
Scutum (Scu) : foncé.
Soies acrostichales absentes; dorso-centrales (DS) longues; para-
tergite (Pa) très développé, foncé. Scutellum (Sim) à lobe médian et lobes
latéraux à larges écailles plates foncées. Pleures dorées sans écailles. Pro-
notum antérieur (Ap) foncé avec 5 soies longues ; pronotum postérieur
(Ppri) doré, sans écailles, avec 6 soies dont 2 près du stigmate. Aire stig¬
matique très foncée; aire poststigmatique (PA) claire; sternopleure
(mésépisternum) (Mks) dorée, glabre, avec bande médiane transversale
foncée, et environ 7 soies sternopleurales dont 2 supérieures (MkSU) et
5 inférieures (MkSL) ; mésépiméron (Mm) doré avec bande foncée trans¬
versale large, sans écailles, avec 6 soies mésépimérales supérieures longues
(MeSU) ; soies inférieures absentes.
Pattes : presque entièrement foncées, partie inférieure des fémurs
dorée. Fe-I doré en majeure partie du côté interne et proximal, épines
un peu plus longues que la largeur du fémur; Fe-II largement doré à la
base et du côté interne, côté externe foncé avec grande tache médiane
claire, dorée ; épines du fémur Fe-II moins développées que chez M. jean-
sottei, à peine plus longues que la largeur du fémur ; Fe-lII largement doré
Source : MNHN, Paris
126
ALEXIS GRJEBINE
du côté interne, foncé du côté externe avec taches claires : une basale,
une moyenne et une apicale.
Ti-I foncé avec anneau apical clair. Ti-III foncé avec tache blanche
moyenne et apex clair, épines latérales du tibia nettement plus longues
que la largeur du tibia. Griffe du tibia antérieur très petite. Ta-I 3, Ta-14,
Ta-Il 3, Ta-II 4 entièrement foncés ; Ta-I 5 foncé ; Ta-Il 5 un peu plus
clair ; Ta-III 1 foncé avec anneau blanc basal et un apical ; Ta-III 2 foncé
avec anneau blanc basal et un apical ; Ta-111 3 foncé avec anneau blanc
basal ; Ta-III 4 foncé avec anneau blanc apical très allongé ; Ta-III 5
blanc.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II = 1,0; Fe-I/Fe-III = 1,0; Ti-I/Ti-II : 1,55/2,00 = 0,77;
Ti-III un peu plus court que Ti-II = 1,72 mm; Ta-I 1/Ta-I 2+ 3+4+ 5 :
1,12/1,01 = 1,1 ; griffe Ta-I : 0,09 mm; griffe Ta-II : 0,09 mm; griffe
Ta-III : 0,04 mm.
Formule unguéale : Ta-I : 1-0 ; Ta-II : 1-0 ; Ta-III : 0-0.
A ile : longueur 2,75 mm, analogue à celle de M. beytouti et de M. aurata,
toutes les écailles sombres, les grandes larges à peine cordiformes ou pas
du tout, ayant l’extrémité ovale.
Calyptère supérieur (squama) (UC) avec quelques écailles courtes
et larges, facilement détachables ; alule (AI) avec quelques écailles, petites,
larges. Cellule R2/R2 + 3 :0,59/0,48 = 1,22 ; cellule R4 + 5/cellule M2 = 1,0 ;
cellule M2/M1+2 : 1,0/0,51 = 1,96.
Haltère : tige dorée, massue à écailles plates foncées.
• Abdomen. — Analogue à M. beytouti et aurata. Tergites I à VII
dorés à bande apicale pourpre ; tergite VIII entièrement doré. Sternites
dorés à bord apical avec écailles foncées.
Genitalia. Analogues à ceux de M. aurata, M. beytouti et M. jeansottei.
Gonocoxite (Gc) légèrement spiculé ; lobe basal (BDL) avec deux
très fortes épines parabasales, subégales et une médiane plus fine et plus
courte, les deux longues mesurent 0,13 mm. Gonostyle (Gs) plus court
que le gonocoxite, environ 0,15 mm ; griffe du gonostyle (GC) longue de
0,025 mm. Paraproctes (Ppr) caractéristiques, chacun avec une épine
dorsale apicale simple avec un tout petit denticule et surface apicale mame¬
lonnée (comme chez M. jeansottei) ; présence de 3 soies cercales.
FEMELLE.
Tête. — Semblable à M. aurata, M. beytouti, M. jeansottei ; soies
dressées du vertex peu étendues, limitées à l’occiput, dorées ; soies plates
larges, dorées.
Trompe (Pr) : presque entièrement dorée, sombre à l’apex, longueur
1,36 mm.
Palpe maxillaire (MPlp) : foncé, long de 0,43 mm, Pr/MPlp :
1,36/0,47 = 3,16.
Antenne (Ant) : plus longue que la trompe, mesurant environ 1,90 mm,
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INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
127
pédicelle compris; Flml/Flm2 : 0,18/0,13 = 1,38; Flml2/Flml3 :
0,12/0,17 = 0,92.
Thorax. — Analogue à celui du mâle, mais avec aire stigmatique
claire.
Pattes : coloration analogue aux pattes du mâle. Fe-I, Fe-II et Fe-Ill
avec épines latérales courtes, environ 2 épines au-dessus de l’apex du
fémur III. Griffe apicale du tibia I très petite. Les épines latérales du tibia II
mesurent environ 0,1 mm.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II = 1,0; Fe-I/Fe-III = 1,0; Ti-I/Ti-II : 1,35/1,60 = 0,84;
Ta-II 1/Ta-II 2+ 3+4+ 5 : 1,10/1,06 = 1,03 ; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,15/0,12 =
1,25.
Formule unguéale : Ta-I : 0-0 ; Ta-II : 0-0 ; Ta-III : 0-0.
Aile : analogue à celle du mâle.
Abdomen. — Analogue à celui du mâle, sauf segments terminaux,
tergite VIII entièrement doré.
Genitalia : sternite VIII plus ou moins rectangulaire, long de 0,19 mm ;
orifice de la spermathèque grand ; 4 soies symétriques dans partie anté¬
rieure du sternite (doit correspondre à l’insula) ; plaque post-génitale
(PGL) plus courte que les cerques, longue de 0,15 mm, avec 2 grandes
soies vers le bord apical ; cerques (Ce) longs de 0,17 mm environ, débordant
sur plaque génitale, chacun avec 3 grandes soies apicales. Spermathèque
unique, grande, environ 0,09 mm de diamètre.
Nymphe (femelle).
La nymphe est très proche des M. aurata, bernardi et beytouti, carac¬
térisée par des trompettes respiratoires courtes et très larges qui s’élar¬
gissent de la base vers la partie apicale, sans dilatation basale.
Céphalothorax (CT) : 6-CT forte, simple ; 8-CT très forte, simple.
Trompette respiratoire (T) : très caractéristique, longueur 1,9 mm,
largeur 0,2 mm, L/W : 1,9/0,2 = 9,5; aire trachéolaire (TA) 1,5 mm;
longueur trompette/TA : 1,9/1,25 = 1,52; pinna (Pi) : 0,37 mm; TA/Pi :
1,25/0,37 = 3,37; méat : 1,53 mm. Abd/LT = 2,0.
Mètanotum (Mtn) : 10-Mtn minuscule, postérieure à 11-Mtn ; 11-Mtn
forte, simple ; 12-Mtn petite à 3 branches.
Abdomen. — Longueur totale, palette non comprise, environ 4 mm.
Les segments abdominaux sont légèrement spiculés sur face ventrale.
Soies 2, 3-1 simples, fortes, la 3 plus longue ; l-II très petite, bifide ; 3-II
moyenne, fine, bifide; l-III très petite, simple; 3-III simple, fine, plus
courte que le bord du segment III ; 1 et 5-IV simples, fortes, très longues,
la 5-1V atteignant le bord distal du segment VI ; 10 et 11-IV petites ; 1 et
5-V simples, très longues, fortes, la 5-V atteignant le bord distal du segment
VII : 1 et 5-VI simples, fortes, la 5 atteignant le bord distal du segment VIII,
Source : MNHN, Paris
128
ALEXIS GRJEBINE
la 1-VI plus courte ; 1 et 5-VII simples, fortes, très courtes, la 5-VII dépassant
à peine la moitié du segment VIII ; 4-VIII simple ; 9-VIII courte, environ
à 15 branches, n’atteignant pas la moitié de la palette.
Palette natatoire ( Pa ) : de longueur très moyenne, mais extrêmement
large, L/W : 1,15/0,10 = 11,5 ; bords avec dents fines, l’interne comprenant
environ 67 dents, l’externe environ 66 dents. Soie apicale maximale de la
série apicale à peine courbée, 0,04 mm de long, les soies internes nettement
plus courtes. Long. Abd/Pa = 3,4. Long. Pa/soie denticule apicale = 45.
Segments terminaux (mâle et femelle de la nymphe).
Lobes génitaux ( GL) femelle : très peu différenciés avec une dentelure
apicale à peine visible vers la partie médiane ; longueur des lobes génitaux :
0,14 mm ; lobe caudal (MCL) ou proctiger un peu plus long, 0,18 mm.
Lobes génitaux (GL) mâle : très peu développés, très courts, ne
mesurant que 0,15 mm, le dimorphisme sexuel étant très faible pour les
nymphes.
Larve, — Proche de M. beytouti.
Tête. — Claire, plus large que longue, W/L : 1,08/0,75 = 1,44.
Suture maxillaire (hypostomale) ( Hys ) absente. Mentum (MP) très petit,
0,13 mm de large, 0,04 mm de long avec 10 dents latérales de chaque côté.
Soies céphaliques (C) : très peu développées, parfois atrophiées,
très fines. Soie 1-C simple, fine, longue, 0,21 mm ; 3-C simple, très petite ;
longueur tête/l-C : 0,75/0,21 = 3,5; 4-C minuscule, caractéristique par
sa petite taille, multifide, 0,05 mm de long ; 5 et 6-C multifides, à 6-7 bran¬
ches, buissonneuses, très courtes, environ 0,12 mm de long ; 7-C minuscule,
atrophiée, 2 branches ; 8-C minuscule, difficile à voir, environ 0,02 mm,
bifide ; 9-C invisible sur exemplaires examinés ; 10-C minuscule, atrophiée ;
11, 12, 13-C longues, la 11 -C simple, atteignant 0,30 mm, 12-C à 4 branches,
13-C simple; 14-C invisible; 15-C minuscule, difficile à voir.
Antenne (A ) : proche de M. beytouti, lisse, claire ; premier article
0,30 mm de long, longueur tête/premier article A : 0,75/0,30 = 2,5 ;
deuxième article : 0,07 mm, article l/article 2 : 0,30/0,07 = 4,2 ; soie 1-A
s’insérant un peu au-delà de la moitié du premier article, longueur premier
article/partie proximale 1-A = 1,6, cette soie est trifide; 2-A longue :
0,10 mm ; 3-A plus courte.
Thorax. — Extrêmement large, avec de très grandes saillies méso-
et métathoraciques des soies pleurales 9-12 ; largeur du thorax : 1,9 mm,
longueur : 1,08 mm.
Prothorax (P) : soie 0-P bien séparée de 1 et 2-P, minuscule; 1-P
simple, longue ; 2-P simple, courte ; 3-P fine, environ 4 branches, placée
loin de 1 et 2-P ; 4-P trifide ; 5-P trifide, longue, fine, environ 0,40 mm ;
6-P simple; 7-P multifide; groupe pleural 9-12-P sur plaque d’insertion
peu sclérifiée, 9-P petite, 10-P bifide, 12-P simple, longue.
Mésothorax (M) : 1, 2-M petites ; 3-M simple, longue ; 5, 6-M simples,
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 129
longues, en particulier la 5 qui est plus fine que la 6 -M ; groupe pleural
9-12-M avec les soies 9, 10, 12, simples, longues ; 13-M multifide.
Métalhorax (T) : 1, 2, 3, 4-T petites; 5-T multifide; 7-T forte sur
saillie, avec environ 7 branches ; 8 -T minuscule, située entre 7-T et 9-12-T ;
groupe pleural 9-12-T sur forte et longue saillie, de 0,45 mm; 9-T avec
environ 7 branches ; 13-T longue, 3-5 branches.
Abdomen. — Chétotaxie proche de M. beytouti. Soie 6-1 simple,
courte : 0,8 mm ; 7-1 simple, très fine, courte ; 6 -II simple, plus longue que
6-1, 1,2 mm; 6 -III bifide, courte, 0,9 mm; 7-II1 très petite, multifide;
6 -IV bifide, courte. Sur segment VII, les soies sont très peu différenciées,
difficiles à voir sur préparations abîmées ; 1 -VII petite ; 2, 3,4, 5-VII petites,
multifides.
Segment VIII : plaque latérale absente, pas d’aire spiculée : peigne
composé d’une quinzaine d’épines placées en deux rangées inégales, la
rangée distale comportant les plus grandes épines possédant un denticule
médian long et large, nettement plus développé que les denticules latéraux ;
derrière la rangée des grandes épines se trouvent quelques petites épines,
très courtes, écailleuses ; les épines les plus petites se trouvent vers la partie
ventrale, en forme écailleuse, étant aussi longues que larges, à denticules
plus ou moins subégaux (aspect d’écailles). Les épines les plus grandes
mesurent environ 0,10 mm, le denticule médian atteignant 0,05 mm;
les petites épines écailleuses ont entre 0,02 à 0,03 mm de long sur 0,015
à 0,02 mm de large; soie 1-VIII petite, multifide; 2-VIII à 4 branches;
3-VIII trifide, petite ; 4 et 5-VIII peu développées, atrophiées.
Siphon (S) : clair, lisse, longueur : 1,20 mm, largeur : 0,16 mm;
L,/W : 1,20/0,16 = 7,5; peigne absent; 1-S fine, bifide, courte, placée
au-delà de la moitié du siphon, distante de la base du siphon : 0,65 mm ;
longueur siphon/partie proximale soie 1-S : 1,20/0,65 = 1,8; 2-S en
épine articulée, petite, simple ; 8 -S minuscule ; 9-S en crochet.
Segment anal (X) : selle incomplète, minuscule, mesurant en lon¬
gueur : 0,08 mm, en largeur : 0,12 mm ; L/W : 0,08/0,12 = 0,66 ; la selle
porte seulement environ 7 spiculés inégaux marginaux dont le plus long
atteint 0,09 mm ; soie latérale 1-X très forte, simple (exceptionnellement
asymétrique et bifide), très courte : 0,22 mm ; brosse dorsale (2-3-X)
très longue, les soies 2 et 3-X simples ; brosse ventrale (4-X) avec 4-a bifide,
très longue, 4-b simple, courte ; papilles anales très longues, subégales,
environ 1,3 mm.
Matériel examiné. — 2 Cf, 1 9 ,7 N, 18 larves.
Répartition géographique. — Côte Est de Madagascar, Région de
Manakara (piste littorale).
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées seulement
dans la région littorale de la Côte Est, les gîtes étant formés par les aisselles
Source : MNHN, Paris
130
ALEXIS GRJEBINE
des feuilles de Ravenales, parfois en association avec des larves de M.
jeansotlei et M. beytouti, ainsi que des larves de Cératopogonidés. L’eau
des gîtes présentait un pH variable : 5,1, 5,6, 5,8, 6,2, 6,3 ; l’oxygène dissous
variait entre 4 à 5 mg/litre.
Une fois, l’espèce a été trouvée dans des Ravenales isolés sur une
colline rocheuse dévastée par le feu (11.3.1955. gîte 1), les Ravenales échap¬
pant au feu se trouvant au sommet de la colline, au milieu de rochers et
cailloux, ce gîte était à 50 cm du sol, pH : 5,8, oxygène 5 mg/litre ; les larves
étaient en association avec M. jeansotlei et des larves de Trichoptères.
Remarquons que dans la région de Manakara, nous avons trouvé
aussi des larves en association avec des larves de Toxorhynchites sp. et
Uranotaenia sp.
Systématique. — M. collessi appartient au Groupe B (2 e groupe de
Ravenalites), très proche de M. beytouti que l’on peut considérer comme
une espèce jumelle.
Mimomyia (Ingramia) grjebinei Brunhes
(fig. 124 à 132)
1977. Brunhes (J.), Cah. ORSTOM, sér. Ent. Méd. et Parasit. 25,
n u 2, 153-158 (U*,Ç *, N*, L*, Ficalbia). Loc. type près de la rivière Gou-
loué, île Mayotte, Archipel des Comores.
Dépôt collections Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Entomologie Médicale, Faunistique, Bondy, France.
Types. — Holotype : Ç>, E 394 A. — Allotype : 0 \ T. 885 J. B. réc.
Grjebine.
Pédotypes : 11 larves et 2 nymphes, 2 exuvies nymphales provenant
de l’élevage E 394, récoltées à l’aisselle des feuilles de taro par Brunhes,
île Mayotte.
Plésiotypes : (Cf*, ç *, N*, L*) : 9 O', 8 ç, 2 nymphes, 2 larves du
11.11.1955, gîte 3, île Mohéli, loc. Fomboni, Comores, réc. Grjebine;
2 larves, 14.11.1955, gîte 15, île Mohéli, loc. Niamachoua, Comores, réc.
Grjebine ; 2 nymphes, juin 1955, île Mayotte, réc. Brygoo.
Dépôt des plésiotypes, coll. ORSTOM, Service Faunistique, Bondy,
France.
Nom de l'espèce : Brunhes m’a dédié cette espèce du fait que j’ai trouvé
le premier des spécimens aux îles Comores.
Imagos.
FEMELLE. — Aile : environ 2,70 mm. Trompe : 1,80 mm. Fémur
antérieur : 1,60 mm. Abdomen : 2,1 mm.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALB1INI 131
Tê xe . — Ecailles dressées du vertex très larges, jaune doré ; écailles
couchées antérieures et latérales du vertex très larges, blanc argenté, les
écailles incurvées du vertex sont étroites, jaune doré ; présence d’une tache
d’écailles noires plates et larges latérales, près des yeux ; soies oculaires
bien développées, une paire de soies interoculaires très longues, et une
paire de soies frontales en avant des précédentes. Yeux séparés par écailles
blanchâtres.
Trompe ( Pr ) : 1,8 mm de long, plus longue que fémur antérieur, en
majeure partie noir, avec une première bande courte blanche au milieu
du troisième article des palpes, et une deuxième bande blanche plus longue,
au-delà de la moitié de la trompe, jusqu’à la partie renflée ; labelles blancs.
La partie renflée de la trompe mesure environ 1/3 de la longueur.
Palpe maxillaire ( MPlp ) : en apparence le palpe comporte 4 articles,
petite tache blanche dans partie apicale du deuxième article, plus grande
à la base du troisième et une autre à son apex ; 4« article minuscule, atro¬
phié ; longueur du palpe : 0,50 mm ; Pr/MPlp : 1,80/0,50 = 3,6.
Antenne ( Ant ) : pédicelle (Pde) avec touffe d’écailles blanches, larges,
du côté interne, flagelle de 13 flagellomères (14 chez le mâle); Flml un
peu plus long que Flm2 ; Flml/Flm2 = 1,13 ; articles de Flm2 à Flml2
subégaux; Flml3 terminal plus long; Flml2/Flml3 = 0,74.
Thorax. — Scutum (Scu) couvert d’écailles dorées incurvées avec des
écailles noires plus larges et plus courtes en touffes dans la région de la
fosse scutale et l’aire préscutellaire et supraalaire. Scutellum (S/m) à
larges écailles noires couchées avec une tache postérieure d’écailles blanches
sur le lobe médian.
Les soies du scutum sont analogues à celles de M. roubaudi. Pronotum
antérieur (Ap) analogue à roubaudi ; pronotum postérieur (Ppn) à larges
écailles couchées plates, noires, se trouvant dans la partie apicale (UPSc)
et comportant 2 soies antérieures et 3 soies postérieures longues. Propleu-
ron (proépisternum) (Ps) avec 2 longues soies ; sternopleure (mésépister-
num) (Mks) avec une tache d’écailles blanches supérieures (MScU) et
une tache inférieure (MScL) ; aire préalaire (PK) avec 3 longues soies pré-
alaires ; mésépiméron (Mm) avec tache d’écailles antérieures médianes,
blanches et 6 soies mésépimérales supérieures.
Pattes : coxa des trois paires avec quelques écailles blanches et de
nombreuses écailles noires et plates. Tous les fémurs noirs, annelés de
blanc à l’apex ; Fe-Ill avec 2 épines au-dessus de l’apex ; tibias noirs avec
anneau blanc à la base et un anneau apical ; les quatre premiers articles
des tarses noirs, annelés à la base et à l’apex ; cinquième article des trois
paires des tarses blanc. Les soies tibiales sont courtes ; la griffe apicale
du tibia antérieur est très petite, visible surtout du côté interne (ventral) ;
peigne apical du tibia (face interne) à double rangée de soies épineuses,
fortes, subégales ; du côté externe (dorsal) présence de 5 soies épineuses,
fortes. Griffes tarsales toutes simples, égales pour chaque paire de pattes.
Les proportions des fémurs et des tibias, ainsi que du premier article
Source : MNHN, Paris
132
ALEXIS GRJEBINE
des tarses, sont très proches de ceux du mâle, le dimorphisme sexuel ne
portant que sur les derniers articles tarsiens.
Aile : très proche de M. roubaudi, panachée de larges écailles cordi-
formes noires et blanches. Deuxième radiale (R2) blanche à la base de la
fourche R2-R3 et à la partie apicale ; troisième radiale (R3) blanche à la
base et partie apicale; R4 + R5 à partie basale foncée, 1/3 à 1/2 blanc;
nervure cubitale (Ci/A ) presque entièrement noire.
Remarquons que les mesures et les proportions de l’aile femelle sont
analogues à l’aile du mâle, en particulier la cellule R2 est environ 1,6 fois
plus longue que le pédicelle R2 + 3, et que la cellule Ml est environ 1,2 fois
plus longue que le pédicelle Ml +2. Les mesures et les proportions des
nervures de l’aile du mâle sont décrites ci-dessous.
Abdomen. — Premier tergite blanchâtre avec seulement parties api-
colatérales noires avec nombreuses soies dorées ; tergite II noir avec bande
claire basale étroite : tergites III à VII foncés, à marques d’écailles claires
blanc argenté, limitées aux parties basolatérales, bien développées sur
tergites IV à VI ; tergite VIII à peine visible, à écailles argentées.
MALE. — Très proche de M. roubaudi.
Tête. — La paire de soies frontales, bien développées, juste en avant
des deux soies orbitales médianes qui se projettent en avant au-dessus du
clypéus.
Trompe (Pr) : longue de 1,76 mm, foncée avec deux anneaux blancs,
le premier petit basal, le second s’étendant du 1/4 proximal jusqu’à la
partie renflée.
Palpe maxillaire ( MPIp) : long de 0.84 mm. longueur trompe lon¬
gueur palpe : 1,76/0,84 = 2,0 : palpe relativement foncé, avec anneau
blanc dans partie médiane (base du troisième article), extrémité du troi¬
sième article blanche.
A.memeLira) : Final ceux fois plus long que Flm2 : Flml Flm2=2.0:
Frira 3 3 Hm 3 4 = Gj81
Fcr-cscL. ~'d e cc/orircc ani-Cgue lui runes ce a rsneüe.
.-“■.w-b/ty Jk$ ur-c.es : Fe-Ï Fe-H = 'L-b : Fe-L Fs-IH = l AC -
Ti-i-Tt-n = aso : Tt-ETi-QI = : Ta-I I.Ta-I 2-i-3-r4—5 = 1.3;
Ta-I ATa-E 5 = 0,80.
Les griffes tarsales Ta-I et Ta-II sont très inégalés sur chaque paire
de pattes, la plus grande étant nettement dentee.
Aile : coloration analogue à celle de la femelle : cellule R2. R2-i- 3 = 1,62 ;
cellule R4+5 cellule M2 = 1.15: cellule Ml Ml +2 = 1.2: cellule M2
Ml+2 = 1.5.
Genitalia : très proche de roubaudi.
Gonocoxite (Gc) : deux fois plus long que large : L W = 0.5 : lobe
baso-dorsal du gonocoxite (BDL ) avec une forte soie en épine longue et
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBI1NI
133
deux plus fines courtes ; gonostyle (Gs) simple, 1/2 de la longueur du gono-
coxite (Gc/Gs = 0,5); griffe du gonostyle ( GC ) allongée, environ 1/10 e
du gonostyle. Phallosome et proctigère analogues à ceux de M. roubaudi ;
paraproctes (Ppr ) à denticule apical fort et 4 soies cercales.
Nymphe.
MÂLE. — Abdomen : 3 mm. Trompette : 2,2 mm. Palette natatoire :
0,5 mm.
Céphalothorax {CT) : analogue à M. roubaudi. Soie 6 -CT longue,
simple ; 8 -CT forte, bifide, asymétrique.
Trompette {T) : longueur 2,12 mm, largeur 0,08 mm; L/W = 26;
aire trachéolaire (TA) : 1,7 mm; LT/TA : 2,12/1,74 = 1,21 ; pinna (Pi)
longue de 0,31 mm. TA/Pi = 5,6. Abd/LT = 1,6.
Métanotum (Mtri) : analogue à M. roubaudi.
Abdomen. — Face dorsale légèrement spiculée ainsi que la ventrale,
à moindre degré. Segment I et segment II analogues à roubaudi', l-III
longue, simple, dirigée en avant; segment IV analogue à roubaudi : 1-V
double ou triple ; 5-V double : segments VI et VII analogues à roubaudi ;
9-VIII environ à 20 branches ; angles postérolatéraux du tergite VIII
dentés, chacun avec 6 denticules.
Segments terminaux : segment X (lobe anal) lisse; lobe génital (GL)
très développé : apex digitiforme.
Palette natatoire (Pa) : très étroite, analogue à celle de M. roubaudi,
longueur : 0,51 mm : largeur : 0,04 mm ; L/W : 0,51/0,04 = 12,7 ; marge
interne de la palette avec 23 dents en scie bien prononcées ; marge externe
légèrement dentée : marge apicale avec huit soies analogues à celles de
roubaudi. très longues, légèrement en crochet, les plus longues atteignant
0.08 mm : Pa longueur soie apicale : 0,51 '0.08 = 6,3 Abd Pa = 6.2.
FEMELLE. — Qaeftatasie anaiogue a ceüe de la nymphe nue. mas
s rue l-IY a 5 branches et site 1 -Y ±3 rcnrcdes. la 5- * bi-i.e. . irmus.
5-VI srznue.
2.; ces cercaux Lentes le Long de Lu marge -cunue avec environ aie
douzaine 'de denucules chacun. Palette natatoire analogue à ceLe du maie
Larve. — Tête : longueur : 0,63 mm. largeur : 0,79 mm. Siphon :
0,85 mm. Selle : longueur : 0.12 mm, largeur : 0,18 mm.
Tête. — De couleur claire, longueur : 0,63 mm, largeur : 0.79 mm.
L/W = 0,79 (0,80).
Maxille (Mx) : soie 6-Mx longue de 0,07 mm : soie 4-Mx analogue à
M. roubaudi.
Source : MNHN, Paris
134
ALEXIS GRJEBINE
Soies céphaliques : soie 1-C forte, simple; 3-C absente; 5, 8, 9-C
stellées, à branches inégales non plumeuses ; 4-C environ à vingt branches,
plus courte que les soies 6 et 1-C ; 6-C environ à douze branches ; 1-C envi¬
ron à 25 branches ; 5-C très bien développée, environ à 22 branches ;
10-C multifide, environ à 15 branches ; 11-C stellée, environ à 20 branches,
très inégales, les plus longues de 0,25 mm; 12-C multifide; 13-C simple,
extrémité bifide; 14-C très grande : 0,09 mm, stellée; 15-C très longue :
0,32 mm à 5 branches.
Antenne (A) : similaire à celle de M. roubaudi', longueur premier
article + deuxième article : 0,30 mm ; premier article : 0,26 mm ; longueur
tête/longueur antenne : 0,63/0,30 = 2,1 ; longueur premier article/partie
proximale à la soie 1-A : 0,26/0,13 = 2,0.
Thorax. — Similaire à M. roubaudi ; longueur : 1 mm, largeur :
1,28 mm.
Prothorax (P) : soies 1, 2, 3-P insérées sur un même tubercule basal ;
9, 12-P sur un même tubercule.
Mésothorax (M) : analogue à M. roubaudi, mais les soies apparaissent
plus fines.
Métathorax (T) : analogue à M. roubaudi, mais soie 3-T aussi bien
développée que les 1 et 4-T ; saillie 9-12-T : 0,18 mm de long.
Abdomen. — Abd-I analogue à M. roubaudi, mais 6-1 à 3 branches;
6 -II à 4 branches longues ; 7-II à 2-3 branches, égale à la moitié de la 6-II ;
6 -III bifide, longue ; 7-III à 5 branches, courte et fine ; abd-V analogue à
M. roubaudi ; 6-V bifide, longue ; 7-V courte à plusieurs branches.
Segment VIII : présence d’une ébauche de plaque latérale spiculée
portant le peigne de 11 épines, trifides, longues d’environ 0,07 mm, la
pointe médiane de chaque épine étant plus longue que les pointes latérales ;
l’épine inférieure (la dernière) à 4 pointes ; soies 2, 3, 4, 5-VIII analogues à
M. roubaudi.
Siphon ( S ) : plus ou moins spiculé sur les spécimens de l’île Mayotte,
certains spécimens non spiculés ; L/W : 0,85/0,17 = 5,0 ; soie 1-S à 4 bran¬
ches ; longueur siphon/partie proximale à soie 1-S : 0,85/0,42 = 2,0 (la
soie est placée vers la moitié du siphon) ; 2-S en épine articulée, extrémité
à denticules ; 8-S petite, courte ; 9-S en crochet ; sclérite en étrier de l’appa¬
reil stigmatique bien développé, proche de M. roubaudi.
Segment anal (X) : selle incomplète, très spiculée ; longueur de la selle :
0,12 mm, largeur : 0,18 mm ; les épines marginales de la selle sont fortes
et nombreuses; longueur selle/longueur spiculés = 2,0 (longueur des
spiculés : 0,06 mm environ) ; soie latérale 1-X très longue, de 0,60 mm à
7 branches (différence avec M. roubaudi) ; brosses dorsales, 2, 3-X très déve¬
loppées ; 2-X à 10 branches; 3-X à 5 branches; brosse ventrale (4-X)
avec 2 paires de soies, 4-a à 6 branches, 4-b bifide.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
135
Matériel examiné. — 12 O*, 16 Ç, 6 nymphes, 30 larves; les adultes
ont été obtenus par élevage des larves et des nymphes.
Répartition géographique. — Archipel des Comores : île Mohéli
(Fomboni, Niomachoa) ; île Mayotte (Coconi, Soulou, rivière Gouloué).
Systématique. — M. grjebinei appartient au Groupe A ( Ravenalites
s. str.) très proche de M. roubaudi et M. milloti, et se distingue par quelques
caractères des imagos, nymphes et larves (voir clés) et peut être considérée
comme une espèce jumelle de roubaudi, dû à un isolement géographique,
M. roubaudi n’existant pas aux Comores.
De plus, remarquons que M. grjebinei se développe à l’aisselle des
feuilles de Colocasia anticorum (Taro) contrairement à M. roubaudi.
Biologie. — Les larves et les nymphes se développent à l’aisselle des
feuilles de Colocasia anticorum (Aracées) et ont été trouvées dans l’Archipel
des Comores, d’abord par Grjebine, 1955-1956 aux îles Mohéli et Mayotte,
et par Brygoo en 1955 à Mayotte, ainsi que par Brunhes (publication 1977)
à l’île Mayotte.
Ile Mohéli : les larves et les nymphes ont été trouvées à l’aisselle des
feuilles d’énormes Colocasia qui atteignent jusqu’à 2 m de haut, poussant
le long des berges de la rivière La Dewa à Fomboni, réc. Grjebine, novem¬
bre 1955 ; les gîtes se situent à plus de 50 cm du sol et ne sont pas atteints
par les crues de la rivière. L’eau, d’origine pluviale, est transparente, la
luminosité très forte, l’oxygène dissous de 1 à 4 mg/litre, le pH : 6,0 ;
remarquons qu’on trouve des traces ferrugineuses dans l’eau à une dose
inférieure à 3 mg/litre (Lovibond comparator) ; température de l’eau des
gîtes : 24 °C.
La faune associée aux larves et aux nymphes comporte souvent des
Aedes ( Stegomyia) simpsoni ; à Niomachoa, les larves ont été trouvées à
l’aisselle des feuilles dans des gîtes ne dépassant pas 3-4 cm de profondeur,
sans aucune association d’autres espèces de Moustiques dans les Colocasia
prospectés mais certaines ont été trouvées à l’aisselle des feuilles de Typho-
nodorum lindleyanum dans des collections d’eau d’environ 6 cm de pro¬
fondeur, en association avec Aedes simpsoni.
Ile Mayotte : les larves et les nymphes ont été trouvées à l’aisselle des
feuilles de Typhonodorum lindleyanum à l’intérieur d’une petite forêt inon¬
dée, très marécageuse, près de Coconi, réc. Grjebine 1956, en association
avec Uranotaenia douceti, et également à Soulou à l’aisselle des feuilles des
Colocasia mêlés aux Typhonodorum, le long d’un ruisseau d’une petite
forêt inondée.
Remarquons que dans un de ces gîtes de Colocasia nous avons observé
une ponte de Grenouille arboricole.
Source : MNHN, Paris
136
ALEXIS GRJEBINE
Mimomyia (Ingramia) jeansottei (Doucet)
(fig. 133 à 147)
1950. Ravenalites Jeansottei Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar
(A) 4 : 48-49 (L*, Ravenalites). Loc. type : Tampolo, sous-préfecture de
Maroantsetra (baie d’Antongil).
Types. — Holotype : larve T 10, 4.8.1949, Tampolo (Maroantsetra),
réc. Millot ; gîte aisselle des feuilles de Ravenales.
Topotypes : 2 larves, 4.8.1949, réc. Millot.
Plésiotypes : 2 larves, 10.5.1950, Amparihy, sous-préfecture de
Vangaindrano, réc. Doucet (1951, Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar
(A) 6 : 83-102.
1 O*, 1 N, 3 L, 27.2.1955, gîte 2 (Ravenale) Manakara, piste côtière,
réc. Grjebine.
1 O*, 1 Ç, 2 N, 4 L, 27.2.1955, gîte 3 (urne de Nepenthes), tourbière
sur piste côtière de Manakara, réc. Grjebine.
2 0 ', 2$, 6 N, 9 L, 27.2.1955, gîte 9 (Ravenale) Manakara, piste
côtière, réc. Grjebine.
10*, 1 O, 3 N, 3 L, 28.2.1955, gîte 3 (Ravenale) Manakara, réc.
Grjebine.
2Cf, 2 O, 7 N, 10 L, 28.2.1955, gîte 5 (Ravenale) Manakara, réc.
Grjebine.
1 Cf, 5 N, 10 L, 4.3.1955, gîte 4 (Ravanale) Manakara, réc. Grjebine.
20*, 7.3.1955, gîte 1 (Ravenale) Manakara, réc. Grjebine.
20*, 2 Ç, 1 N, 10 L, 11.3.1955, gîtes 1, 2, 3 (Ravenales) réc. Grjebine.
6 L, 10.2.1962, (Ravanale), Fort-Dauphin, réc. Grjebine.
9 L, 12.2.1962, gîte 1 (Ravenale), Réserve de Mandena (Fort-Dau¬
phin), réc. Grjebine.
1 N, 6 L, 13.2.1962, gîte 2, (Ravenale) Sainte-Luce (Fort-Dauphin),
réc. Grjebine.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux, Faunistique,
ORSTOM 93140 Bondy (France).
L’espèce a été décrite pour la première fois par Doucet en 1950, seu¬
lement à l’état larvaire sur des spécimens provenant du village de Tampolo.
Dans sa publication, Doucet donne une description relativement brève
et une figure comportant la tête, le thorax et l’extrémité abdominale.
Nom de l’espèce. — Doucet a dédié cette espèce au Médecin-Colonel
Jeansotte qui a largement contribué aux activités de la lutte anti-paludique
à Madagascar dans les années 1949-1950.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULIC1DAE CULICINAE FICALBIINI
137
Dans notre description, les données portent sur les caractères larvaires
y compris les pièces buccales de la larve, les stades nymphaux mâles et
femelles et les imagos mâles et femelles obtenus par élevage à partir des
gîtes de Ravenales et des urnes de Nepenthes.
M. jeansottei appartient au Groupe B (2e groupe de Ravenalites),
ce groupe étant défini pour les imagos par des écailles dressées du vertex
étroites et limitées à la nuque, l’absence des écailles du lobe pronotal pos¬
térieur, l’aire préalaire sans soies, les ailes uniformément foncées, la griffe
tibiale 'antérieure petite et les palpes du mâle atteignant au maximum une
longueur de 2/3 à 4/5« de la trompe.
Les caractères du Groupe B pour la larve sont définis par la position
de la soie 1 -S du siphon qui se trouve nettement au-delà du milieu du siphon,
ainsi que par une tête très large avec une antenne relativement longue et
lisse.
Les imagos de M. jeansottei ressemblent à ceux de M. aurata et M.
beytouti, caractérisés par la parure dorée du thorax et de l’abdomen mais
le scutum de jeansottei est plus foncé, ainsi que l’aire stigmatique posté¬
rieure, l’aire préalaire, la sternopleure et le mésépiméron, le mésopostnotum
étant aussi très foncé. Les pattes sont presque entièrement foncées avec
les articles tarsiens Ta-I 3, Ta-I 4, Ta-II 3, Ta-II 4, ainsi que Ta-I 5, Ta-Il 5
entièrement foncés, mais le Ta-III 5 est blanc.
Chez le mâle, les épines latérales du fémur Fe-II sont très longues du
côté interne et au nombre de 7 à 9, en rangées régulières vers la partie
médiane, très caractéristiques de l’espèce, atteignant jusqu’à 0,25 mm de
long (environ 2 fois plus longues que la largeur du fémur). L’aile est carac¬
térisée par le rapport cellule R2/R2 + 3 = 1,3, c’est-à-dire la cellule plus
longue que sa tige.
La nymphe de M. jeansottei est caractérisée par les trompettes respi¬
ratoires de longueur moyenne, modérément larges et surtout par sa partie
proximale très élargie, renflée, très spiculée, la partie moyenne étant glabre
(au faible grossissement microscopique) ; les palettes natatoires sont larges,
à denticules fins avec quelques longues soies apicales, n’atteignant environ
seulement l/20 e de la longueur de la palette.
La larve, très caractéristique, se distingue de toutes les autres par des
soies céphaliques 4-C courtes, très larges, à extrémité obtuse, les branches
dessinant en général un V, caractère des soies associé à ceux du peigne du
segment VIII composé exclusivement de véritables écailles et non d’épines
comme chez les autres espèces des Ingramia (Ravenalites) de Madagascar.
Imagos.
MÂLE. — Décrit d’après spécimens de Manakara. Aile : 2,7 mm à
2,8 mm.
Tête. — A écailles entièrement dorées, les écailles dressées étroites
limitées à la nuque ; écailles plates et larges du vertex dorées.
Source : MNHN, Paris
138
ALEXIS GRJEBINE
Trompe (Pr) : longue de 2,08 mm ; dorée sur face inférieure, extrémité
pourpre.
Palpe maxillaire (MPlp ) : long de 1,52 mm, foncé sur toute la longueur,
face interne glabre, Pr/MPlp : 2,08/1,52 = 1,36 (environ 3/4 de la trompe).
Palpe composé de quatre articles, la limite entre le 1 er et le 2 e se trouve
vers la partie basale et est très imprécise ; la limite entre le 2 e et le 3 e article
est relativement nette avec une zone glabre, médiane, allongée ; le dernier
(4 e ) est petit.
Mesures des articles : premier article : 0,20 mm ; deuxième article :
0,50 mm ; troisième article : 0,68 mm ; quatrième article : 0,10 mm.
Antenne (Ant) : plus longue que la trompe, très plumeuse, dorée;
pédicelle glabre avec quelques écailles foncées ; Pr/Ant : 2,08/2,00 = 1,0 ;
Flml/Flm2 : 0,17/0,10 = 1,7 ; Flml3/Flml4 : 0,35/0,53 = 0,66.
Thorax. — Scutum (Scu) foncé, avec bandes médiane et latérale
d’écailles foncées. Soies acrostichales absentes ; soies dorsocentrales (DS)
longues ; aire supraalaire (SaA ) avec nombreuses soies supraalaires ;
aire antéalaire (AnA) avec 4 soies fortes au-dessus du paratergite dont 2
très longues ; paratergite (Pa) très développé, foncé. Scutellum (Stm)
à lobes médian et latéraux à larges écailles plates, foncées. Mésopostnotum
(Mpn) glabre, foncé, couleur vieil or. Pleures dorées sans écailles. Pronotum
antérieur (Ap) foncé avec 4 soies longues ; pronotum postérieur (Ppn)
doré, sans écailles, plus foncé dans région antérieure, avec 6 soies. Aire
stigmatique claire. Aire poststigmatique (PA ) très foncée ; aire préalaire
(PK) sans écailles ni soies, de couleur dorée. Sternopleure (mésépisternum)
(Mks) dorée, sans écailles, avec bande médiane transversale foncée, pré¬
sence de 10 soies sternopleurales, 2-3 supérieures (MkSU) et 7-8 inférieures
(MkSL) dont 2 très longues, les autres très courtes. Mésépiméron (Mm)
doré avec bande foncée transversale large, sans écailles, avec environ 7 soies
mésépimérales supérieures (MeSU), les inférieures absentes.
Pattes : presque entièrement foncées, partie intérieure des fémurs
dorée ; troisième, quatrième et cinquième articles tarsiens de I et II entiè¬
rement foncés. Epines du fémur Fe-II en rangées régulières, très caracté¬
ristiques, très longues, atteignant 0,25 mm (2 fois plus longues que la
largeur du fémur) ; Ti-II très long par rapport à Fe-II.
Première paire de pattes : Fe-I largement dorée, côté externe foncé
surtout vers partie apicale ; Ti-I foncé, partie apicale claire ; Ta-I 1, Ta-I 2,
Ta-I 3, Ta-I 4 foncés, Ta-I 5 partiellement foncé. Fe-I avec épines de lon¬
gueur modérée ; Ti-I avec épines apicales longues, environ 0,1 mm ; griffe
apicale de Ti-I petite ; Ta-I 5 avec une grande griffe à petit denticule secon¬
daire, deuxième griffe simple.
Deuxième paire de pattes : Fe-II très large, doré du côté interne,
foncé sur côté externe avec tache blanche vers le milieu ; du côté interne
environ 7-9 épines très longues, 0,25 mm; Ti-II foncé, partie apicale
blanche, griffe tibiale apicale petite ; Ta-II 1 noir ; Ta-II 2 noir à anneau
basal blanc ; Ta-II 3, 4, 5 noirs ; griffe tarsale principale Ta-II avec une
dent, l’autre griffe simple.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
139
Troisième paire de pattes : Fe-III largement doré, tache blanche
médiane sur face externe qui est foncée, deux longues épines latérales de
0 17 mm environ ; 2 soies longues au-dessus de l’apex du côté dorsal ;
Ti-lII foncé avec tache médiane blanche, épines latérales nombreuses et
très longues, certaines atteignant 0,22 mm comme les épines sub-apicales,
partie apicale blanche ; Ta-III 1 foncé avec parties apicale et basale blan¬
ches ; Ta-III 2 foncé avec parties basale et apicale blanches ; Ta-III 3 noir
avec partie basale blanche ; Ta-III 4 noir à partie apicale blanche ; Ta-III 5
blanc. Formule unguéale : Ta-I : 1-0 ; Ta-II : 1-0 ; Ta-III : 0-0.
Mesures et proportions des articles :
Fe-I, Fe-II et Fe-III : 1,55 mm; Ti-I : 1,41 mm; Ti-II : 1,88 mm;
Ti-III : 1*79 mm : Ta-I 1 : 0,97 mm ; Ta-I 2 : 0,44 mm ; Ta-I 3 : 0,29 mm ;
Ta-14 : 0,11 mm ; Ta-I 5 : 0,14 mm ; Ta-II 1 : 1,20 mm ; Ta-II 2 : 0,55 mm ;
Ta-II 3 :0,41 mm ; Ta-II 4 :0,14 mm ; Ta-II 5 :0,17mm ; Ta-III 1 : 1,58 mm ;
Ta-III 2 : 0,76 mm ; Ta-III 3 : 0,64 mm ; Ta-III 4 : 0,38 mm ; Ta-III 5 :
0,20 mm.
Fe-I/Fe-II= 1,0 ; Ti-I/Ti-III=0,78 ; Ti-I/Ti-II = 0,75 ; Ta-I 4/Ta-I 5 =
0,78; Ta-1 1/Ta-l 2 + 3+4 + 5=0,98; griffe Ta-I : 0,10 mm ; griffe Ta-II :
0,10 mm ; griffe Ta-III :0,04 mm.
Aile : longueur 2,80 mm, analogue à celle de M. aurata et M. beytouti ;
toutes les écailles sont sombres, les grandes larges à peine cordiformes (sur
nervures R4 + 5, Ml +2, CuA) ou pas du tout, ayant l’extrémité ovale.
Calyptère supérieur (squama) (UC) à quelques petites écailles larges ;
alule (AI) à petites écailles larges; cellule R2/R2 + 3 : 0,60/0,45 = 1,33;
cellule R4 + 5/cellule M2 : 1 , 06 / 0 , 96 = 1,10 ; cellule Ml/Ml+2 : 0,56/0,53 =
1,07.
Haltère : tige dorée, massue à écailles plates foncées.
Abdomen. — Analogue à celui de M. aurata et M. beytouti ; tergites
de I-VII dorés à bande apicale pourpre ; tergite VIII entièrement doré. Ster-
nites dorés à bord apical avec écailles foncées.
Genitalia : analogues à ceux de M. aurata et M. beytouti.
Gonocoxite (Gc) : légèrement spiculé, lobe basal (BDL) avec deux
très fortes épines parabasales subégales, et une médiane plus fine, les
longues de 0,16 mm ; gonostyle (Gs) plus court que le gonocoxite, environ
0,15 mm ; griffe du gonostyle (GC) moyenne, environ 0,25 mm. Paraprocte
(Ppr) caractéristique, avec épine dorsale apicale simple comportant un petit
denticule, surface apicale mamelonnée (plusieurs tubercules minuscules),
4 soies cercales (CSe) ; les épines parabasales les plus longues mesurent
0,15 mm.
FEMELLE.
Tête. — Très semblable à celle de M. aurata et M. beytouti ; soies
dressées du vertex limitées à l’occiput, dorées ; soies plates larges dorées.
Trompe (Pr) : presque entièrement dorée, sombre à l'apex, longue de
1,50 mm.
Source : MNHN, Paris
140
ALEXIS GRJEBINE
Palpe maxillaire ( MPlp ) : foncé, long de 0,55 mm, en apparence
composé de trois articles, le premier : 0,10 mm, le deuxième : 0,15 mm, le
troisième : 0,30 mm ; présence d’une forte soie subapicale aux premier et
deuxième articles ;Pr/MPlp : 1,50/0,55 = 2,7.
Antenne ( Ant .) : plus longue que la trompe : 1,85 mm pédicelle com¬
pris ; Flml/Flm2 : 0,17/0,14= 1,2 ;Flml2/Flml3 : 0,13/0,18 = 0,72.
Thorax. — Analogue à celui du mâle.
Pattes : présentent dimorphisme sexuel (épines, griffes tibiales, griffes
tarsales) et pour les proportions des différents articles. Au point de vue
coloration, analogues à celles du mâle.
Mesures et proportions des articles :
Fémurs : Fe-1 : 1,50 mm avec épines latérales courtes : 0,05 mm;
Fe-II : 1,55 mm avec épines apicales : 0,10 mm ; Fe-III : 1,60 mm avec une
seule épine latérale longue de 0,15 mm, vers l’apex les épines apicales les plus
longues, au nombre de deux (dorsales) atteignent 0,13 mm.
Tibias : Ti-I : 1,45 mm avec épines latérales courtes : 0,07 mm. les
apicales longues : 0,15 mm, griffe tibiale apicale petite : 0,03 mm ; Ti-II :
1,90 mm, épines latérales courtes : 0,05 mm, les apicales très longues :
0,16 mm, griffe tibiale apicale petite : 0,03 mm.
Tarses : Ta-I 1 : 1,03 mm ; Ta-II 1 : 1,25 mm ; Ta-III 1 : 1,41 mm;
Ta-12 : 0,45 mm ; Ta-II 2 : 0,53 mm ; Ta-III 2 : 0,82 mm ; Ta-I 3 : 0,30 mm ;
Ta-II 3 :0,36 mm ; Ta-III 3 :0,64 mm ; Ta-I 4 :0,14 mm ; Ta-II 4 :0,17 mm ;
Ta-III 4 :0,40 mm ; Ta-I 5 :0,12 mm; Ta-II 5 :0,13 mm; Ta-III 5 :0,20 mm.
Ti-I/Ti-II = 0,76 ; Ta-I 1/Ta-I 2 + 3+4 + 5= 1,0 ; Ta-II 1/Ta-II 2 + 3 +
4+ 5 = 1,0 ; Ta-I 4/Ta-I 5 = 1,16. Formule unguéale, pour toutes les pattes :
0-0.
Abdomen. — Coloration analogue à celui du mâle, tergite VIII entière¬
ment doré.
VARIATIONS CHEZ LES IMAGOS. — Nous avons observé
quelques variations chez les mâles et femelles suivant la nature des gîtes
Ravenales ou Nepenthes, ces variations portent sur la longueur des palpes
par rapport à la longueur de la trompe, et le nombre et la longueur des
épines des articles des pattes, en particulier des fémurs Fe-II.
Nymphe (femelle). — La nymphe est proche des M. aurata, bernardi
et beytouti ; elle est caractérisée par des trompettes respiratoires de lon¬
gueur moyenne à base renflée allongée sur une longueur d’environ 0,25 mm
et une largeur d’environ 0,13 mm ; dans cette partie renflée les spirales
trachéolaires étant très peu serrées, cette partie étant très peu spiculée. Les
palettes natatoires sont larges, à denticules fins, avec soies apicales peu
nombreuses et courtes.
Céphalothorax (CT) : 6-CT forte, simple ; 8-CT forte, simple.
Trompette respiratoire (T) : longueur : 2,40 mm, largeur (au milieu
de la trompette) : 0,09 mm ; partie proximale renflée large de 0,13 mm ;
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
141
longueur trompette/largeur trompette : 2,40/0,09 = 26,6; aire trachéolaire
(TA ) longue de 1,90 mm, pinna {Pi) longue de 0,30 mm, TA/Pi = 6,3 ; méat
long de 2,1 mm, Mea,/Pi = 7,0; longueur trompette/TA : 2,40/1,90=1,26.
Le caractère le plus marquant est la partie renflée de la base de la trompette
qui s’étend sur une longueur de 0,25 mm comme nous l’avons dit ci-dessus.
Métanotum {Mtri) : 10-Mtn minuscule, postérieure à la 11-Mtn;
11-Mtn très forte, simple ; 12-Mtn petite, simple.
Abdomen. — Longueur totale (palettes non comprises) : 3,70 mm ;
longueur trompette/longueur abdomen ; 2,40/3,70 = 0,6; l’abdomen est
légèrement spiculé sur face ventrale. Long. Abd/T=l,5. Soies 2 et 3-1
simples, fortes, la 3 plus longue que la 2 ; l-II petite, multifide, 3-II simple,
longue, forte ; 5-II très petite; 10-11 simple, caractéristique, très forte et
longue’ atteignant le bord du segment III ; 1 et 3-III très petites, à quelques
branches; 10-III simple, forte, très longue, atteignant le bord du seg¬
ment III; 1 et 5-IV simples, fortes, très longues, subégales; 10 et 11-V
petites; 1 et 5-V simples, fortes, longues, la 5 nettement plus longue,
atteignant la moitié du segment VII ; 1 et 5-VI simples, fortes, longues, la 5
atteignant le bord postérieur du segment VIII, la 1-VI environ 1/3 de la
5-VI : 1 et 5-VII simples, très fortes, courtes, subégales, n’atteignant que la
moitié du segment VIII ; 4-VIII simple ; 9-VIII à une vingtaine de branches
courtes, atteignant moins de la moitié de la palette.
Palette natatoire (.P a ) : très large, L/W ; 0,85/0,09 = 9,4 (longueur
soies non comprises) ; les bords de la palette avec dents fines, bord interne à
environ 57 dents, bord externe environ 63 dents ; les soies apicales peu déve¬
loppées, la maximale à peine recourbée atteignant 0,04 mm de long, les
3-4 soies adjacentes plus courtes ; longueur Pa/longueur soies apicales ;
0,85/0,04 = 21,2. Abd/Pa = 4,4.
Segments terminaux :
— Femelle : lobes génitaux (GL) petits, très peu différenciés, ne
présentant aucune dentelure apicale, bord externe arrondi, rappelant celui
du mâle, longueur des lobes génitaux : 0,15 mm.
— Mâle : lobes génitaux ( GL ) bien développés, atteignant 0,31 mm
de long (le double de ceux de la femelle).
Larve. — Proche de M. aura ta, M. bernardi et M. beytouti mais se dis¬
tingue à première vue par les soies céphaliques 4-C et le peigne du segment
abdominal VIII formé d’écailles.
La description originale de la larve a été faite par Doucet en 1950,
la larve type étant numérotée T. 10 du 4.8.1949, village de Tampolo, et
porte sur la tête, le thorax et l’extrémité de l’abdomen.
Nous donnons ci-dessous une description plus complète portant sur
toutes les parties y compris les pièces buccales. La couleur de la larve est
d’un blanc laiteux, la tête et le siphon faiblement sclérifiés sont clairs ainsi
que toutes les soies.
Source : MNHN, Paris
142
ALEXIS GRJEBINE
Tête. — Extrêmement large, courte en longueur, W/L : 1,0/0,65 = 1,5;
suture maxillaire (hypostomale) absente, les fossettes des bras tentoriaux
postérieurs ( PTP ) relativement antérieures. Aulaeum (Au) peu développé,
dépassant le mentum, avec des soies courtes. Mentum (MP) très petit,
W/L : 0,14/0,05 = 2,8, présentant 9 dents latérales, subégales et 1 forte,
médiane.
Maxil/e (Mx) : très développée, en forme de raquette allongée, très
caractéristique, longueur : 0,37 mm, largeur : 0,19 mm. En vue dorsale,
galeastipes (GSt ) avec soie 1-Mx à sensilles digitiformes très inégaux, un
seul bien développé ; laciniastipes (LSt) allongé ; suture maxillaire dorsale
(DmxS) bien visible, spiculés de la laciniarostrum (LR\) peu nombreux et
longs, ceux de LR2 moins développés ; brosse maxillaire (MxB) avec des
soies en apparence simples, la première (interne) la plus longue, large, carac¬
téristique ; 3-Mx très petite : 0,20 mm ; 4-Mx : 0,18 mm, relativement fine ;
cardo avec soie 6-Mx invisible.
Palpe maxillaire (MPlp) : très petit, atrophié, avec des petites sensilles,
longueur du palpe : 0,10 mm, longueur Mx/MPlp : 0,37/0,10 = 3,7.
Mandibule (Mri) : bien développée, longueur : 0,17 mm, largeur :
0,27 mm. Une seule soie falciforme 2-a bien développée, la deuxième 2-d
petite, courte, 2-b et 2-c absentes, les autres soies mandibulaires de la brosse
(MnB) étant fines ; lobe mandibulaire (ML) unique avec touffe de soies
(MLS1)\ processus dentaire (MnT) à cinq dents ventrales : VT0, VT1,
VT2, VT3, VT4, toutes bien développées, une dent complémentaire (PDT)
dorsale bien développée; groupe de soies mandibulaires de balayage
composé seulement de quelques soies longues et fortes ; en vue ventrale,
le peigne mandibulaire (MnC) à extrémité multifide, comporte environ
12 soies, le râteau mandibulaire (brosse pectinée) (MnR) est formé d’envi¬
ron 6 soies ventrales ; la lame en râteau (MRB) est bien développée ; en vue
dorsale, le balai (soies balayeuses) (MnS2) comporte quatre soies longues.
Soies céphaliques (C) : peu développées, fines, claires, sauf la 4-C qui
est très large, en forme de bâtonnets cylindriques; soie 1-C simple :
0,23 mm ; 3-C simple, petite, placée très loin de 1-C ; longueur tête/1-C :
0,63/0,23 = 2,7 ; la soie 4-C, très caractéristique, parfois simple, mais géné¬
ralement bifide, et parfois même trifide, exceptionnellement quadrifide, a
des extrémités émoussées arrondies, atteignant 0,08 à 0,09 mm ; 5 et 6-C
bien développées, subégales, à 5-6 branches ; 1-C petite, bifide ; 8-C très
petite, bifide ou trifide ; 9-C petite, simple ; 10-C petite à quelques branches
apicales ; 11, 12, 13-C très longues, placées plus ou moins en ligne, la 11-C
à 2-3 branches, la 12-C à 2 branches, la 13 environ à 5 branches ; 14-C minus¬
cule, difficile à voir, bifide ; 15-C minuscule. Les fossettes tentoriales pos¬
térieures (PTP) bien visibles.
Antenne (A) : article 1 cylindrique, clair, long de 0,30 mm; articles
• +2 : 0,37 mm; longueur tête/longueur premier article : 0,63/0,30 = 2,1 ;
premier article/deuxième article : 0,30/0,07=4,2 ; soie 1-A s’insère vers la
moitié de l’article, longueur premier article/partie proximale soie 1-A :
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
143
0,30/0,15 = 2,0, cette soie est simple ; 2-A très longue : 0,13 mm, deux fois
plus longue que le deuxième article ; 3-A très courte ; 4-A plus courte que
deuxième article ; 5-A (3 e article) très longue, environ : 0,06 mm ou plus.
Thorax. — Très large, avec de grandes saillies méso- et métathora-
ciques des soies pleurales 9-12; largeur du thorax/longueur du thorax :
1,85/1,17= 1,58.
Prothorax (P) : soie 0-P bien séparée de 1 et 2-P, minuscule, bifide ; 1-P
simple ; 2-P bifide ; 3-P trifide ; 4-P à 3-4 branches ; 5-P très grande, à
4-5 branches ; 6-P simple ; 7-P multifide ; groupe 9-12-P sur plaque d’inser¬
tion, la 12 simple, longue, la 9-P bifide.
Mésothorax ( M ) : 1, 2-M petites ; 3-M simple, longue ; 5 et 6-M très
fortes, la 5 simple et plus longue, la 6 bifide, asymétrique ; 7-M petite ;
groupe pleural 9-12-M avec la 9-M bifide, 10 et 12-M simples ; 13-M petite,
multifide.
Mêtathorax ( T ) : 1, 2, 3, 4-T petites ; 5-T multifide ; 6-T invisible ? ;
7-T forte sur saillie avec une douzaine de branches inégales, les externes
plus longues; 8-T très petite, située entre 7-T et 9-12-T ; groupe pleural
9-12-T sur très grande saillie longue de 0,35 mm, 9-T avec environ
10 branches, 10-T simple, forte, 12-T courte.
Abdomen. — Tergites I-VII sans sclérotisation, en dehors des soies.
Segment VIII sans rudiment de plaque sclérifiée. Toutes les soies abdo¬
minales, très peu développées, certaines plus ou moins atrophiées. Soies 1,
2, 3, 4-1 petites ; 5-1 multifide ; 6-1 à 4 branches ; 7-1 forte, longue ; 11-1
longue, bifide ; 13-1 à 3-4 branches ; 2, 3, 4-II très petites ; 5-II bien déve¬
loppée à 3 branches ; 6-II simple, très longue ; 7-11 petite, trifide ; 13-11 peu
développée, à quelques branches; 2, 3, 4-III petites; 5-111 trifide; 6-III
bifide, nettement plus courte que la 6-II ; 7-II1 multifide, petite; ll-III
petite ; 13-III très grande, à 4 branches ; 1, 2, 3, 4-IV petites ; 6-IV bifide,
égale à 6-III ; 7-1V multifide ; 11-IV petite ; 13-IV très grande, à 4 branches ;
1, 2, 3, 4, 5-V petites ; 6-V bifide, courte ; 7-V multifide ; 11-V petite ; 13-V
très grande, à 5 branches ; 1, 2, 3, 4, 5-VI petites ; 6-VI courte, bifide ; 13-VI
multifide, petite; 2-VIi longue, trifide; 6-VII petite, multifide; 7-VII
longue, simple ; 13-VI1 très grande, à 4 branches.
Segment VIII : plaque latérale absente, pas d’aire spiculée ; peigne
composé d’environ une vingtaine d’écailles allongées à frange courte, dis¬
posées en 2 rangées irrégulières, de taille variable, les plus grandes mesurant
0,02 mm de large sur 1,0 mm de long, les plus petites n’atteignant que
0,02 mm de long ; soie 1-VIII très petite, multifide ; 2-VIII à tige longue se
terminant par plusieurs branches courtes (terminaison en brosse) ; 3-VIII
trifide, grande, chaque branche terminée en brosse ; 4 et 5-VIII analogues à
la 2-VIII.
Siphon (S) : clair, lisse, de longueur moyenne, L/W : 1,00/0,13 = 7,6 ;
peigne absent ; 1 -S à 4 branches, placée au-delà de la moitié de la longueur
du siphon, distante de la base de 0,60 mm et de l’apex de 0,40 mm ; longueur
Source : MNHN, Paris
144
ALEXIS GRJEBINE
siphon/partie proximale 1-S : 1,0/0,60= 1,6 ; 2-S en épine articulée, simple ;
8-S minuscule; 9-S en crochet. Sclérite stigmatique en étrier mesurant
0,20 mm.
Segment anal (X) : selle incomplète, très petite, courte, L/W :
0,27/0,15 = 1,8, la selle porte seulement 3-4 spiculés marginaux dont un seul
nettement plus grand que les autres atteignant 0,07 mm ; soie latérale 1-X
forte, simple, relativement courte : 0,27 mm ; brosse dorsale (2-3-X) très
longue, la 2-X bifide, asymétrique, 3-X bifide, asymétrique ; brosse ventrale
à 2 paires de soies, 4-a bifide, 4-b bifide ; papilles anales très longues, sub¬
égales : 0,08 mm de long.
Matériel examiné. — 9 O”, 6 Ç, 35 N, 110 L.
Répartition géographique. — Côte Est de Madagascar : Tampolo
(baie d’Antongil) 4.8.1949 réc. Millot dans Ravénales. Région de Vangain-
drano : villages Ampisopiso, Amparihy, Manambondro, Matanga, Lopary
(Ravenales), 1951, réc. Doucet. Région de Tamatave, Ivoloina, mars 1952
(Ravenales) réc. Grjebine. Région côtière de Manakara (Ravenales et urnes
deNepenthes) février et mars 1955, réc. Grjebine. Région de Vangaindrano :
Ampatsinakoho, 17.3.1955, réc. Grjebine (Ravenales). Région de Fort-
Dauphin, Réserve de Mandena et Sainte-Luce, 10.2.1962 (Ravenales et
Nepenthes) réc. Grjebine.
Systématique. — M. jeansollei appartient au Groupe B (2 e groupe de
Ravenalites ) ; les imagos de jeansottei ressemblent beaucoup à tous les autres
imagos du groupe; la nymphe montre déjà quelques différenciations et
c’est surtout à l’état larvaire qu’on voit une spéciation très nette, en particu¬
lier, par le peigne du segment VIII composé exclusivement de véritables
écailles et non d’épines comme chez les autres espèces de ce groupe.
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées seulement sur la
Côte Est depuis le Nord jusqu’au Sud (de Maroansetra à Fort-Dauphin).
Les gîtes sont toujours formés, soit par les aisselles des feuilles de Rave¬
nales, soit par les urnes de Nepenthes madagascariensis où l’espèce a été
trouvée pour la première fois (voir publication Grjebine 1979), ces
Nepenthes se trouvant dans les tourbières littorales de la région de Mana¬
kara.
Les gîtes qui se trouvent dans les Ravenales peuvent se situer très près
du sol, du fait que les Ravenales sont très jeunes, à stipe très court, ou bien à
des hauteurs allant jusqu’à 5-7 m de haut.
Les collections d’eau qui se trouvent dans les Ravenales comportent
environ de 20 à 70 cc d’eau, la température de l’eau observée en février et
mars oscillait entre 23 et 26 U C ; le pH observé était très varié, allant de 4,8-
5,8-5,9-6,2 à 6,3.
La quantité de matières organiques variait de 1,460 mg d’oxygène/litre
à 950 mg d’oxygène/litre. La quantité d’oxygène dissous était toujours très
faible et variait entre 4 et 5 mg/litre.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1
145
Les données physico-chimiques concernant les urnes de Nepenthes
figurent dans la publication de Grjebine (1979) concernant les Moustiques
qui se développent dans les Nepenthes à Madagascar.
La faune associée à M. jeansottei dans les gites de Ravenales est très
riche, relevée d’abord par Paulian (1961: 87-89), comprenait des Batraciens
arboricoles, les Insectes très variés comme les Hélodides, Hydrophilides,
Hydraenides, Dytiscides, Nitidulides, Syrphides, Trichoptères. Cette faune
présente des caractères morphologiques particuliers comme l’aplatissement
du corps. Dans ces gîtes de Ravenales, M. jeansottei était souvent associée à
d’autres espèces de son Groupe comme M. beytouti, M. collessi, M. marksae
et M. mattinglyi ainsi qu’à des espèces d’ Uranotaenia et de Toxorhynchites.
Dans les urnes de Nepenthes, M. jeansottei a été trouvée en association
avec Uranotaenia belkini et U. bosseri (Grjebine 1979).
Mimomyia (Ingramia) levicastilloi n. sp.
(fig. 146 à 149)
Types. — Holotype : 1 larven u 1955.2.25,gîte5-01 (25.2.1955,gîte5).
Loc. type : Manakara (Province de Fianarantsoa) Côte Est de Madagascar,
réc. Grjebine ; gîte constitué par l’aisselle de feuilles de Pandanus hauts de
6 m, piste côtière de la formation littorale de Pandanus hauts de 3 à 6 m,
à branches dichotomiques.
Paratypes : 1 larve, 24.2.1955, gîte 3, Manakara, réc. Grjebine (Pan¬
danus du littoral de 4m de haut) ; 4 larves, 1 nymphe O" (abîmée), 25.2.1955,
gîte 6, Manakara, réc. Grjebine (Pandanus de 3 m) ; 4 larves, 1 nymphe Q,
26.2.1955, gîte 5, Manakara, réc. Grjebine (Pandanus de 2 m) ; association
avec M. brygooi (1 larve).
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Nom de l'espèce. — L’espèce a été dédiée à José Roberto Levi-Castillo,
d’abord chimiste, puis devenu par vocation entomologiste, qui a travaillé
sur les Moustiques de la région néotropicale, en particulier sur les Ano¬
phèles de la République de l’Equateur dans les années 1944 à 1949.
Larve. — Longueur 0,87 mm, largeur : 1,10 mm. Siphon : longueur
1,16 mm. Selle : longueur 0,15 mm.
La larve, de petite taille, appartient au Groupe A (1 er Groupe Ravena-
litess. str.) proche de M. brygooi et de M. longicornis et M. spinosa. L’espèce
se différencie surtout par les soies céphaliques, thoraciques, le siphon et le
segment anal.
Remarquons que M. levicastilloi se reproduit dans les Pandanus litto¬
raux comme M. brygooi, M. longicornis et M. ramalai.
Source : MNHN, Paris
146
ALEXIS GRJEBINE
Tête. — Jaune clair, soies fortes et foncées ; largeur/longueur :
1,10/0,87 = 1,26, espèce à tête longue; lobe médian du labre très déve¬
loppé avec soies écailleuses très longues.
Mentum (MP) : long de 0,09 mm, large de 0,17 mm, avec 10 dents
latérales et 1 médiane.
Maxille (Mx) : analogue à celle de spinosa. très développée, 0,32 mm
de long, 0,20 mm de large. Galeastipes (GSt ) et laciniastipes (LSt) bien
développés ; suture maxillaire dorsale (DMxS) forte, très sclérifiée ; soie
1-Mx en sensille de la galéa longue, en processus simple, unique, à extrémité
échancrée; laciniarostrum (LR) avec épines fortes; brosse maxillaire
(MxB) bien développée; soie 3-Mx très petite, proche de la 4-Mx, cette
dernière simple, forte et large de 0,01 mm, longue de 0,24 mm, dépassant
largement le bord de la capsule céphalique ; longueur Mx/4-Mx : 0,32/
0,24 = 1,33 ; cardo avec soie 6-Mx très développée, longue de 0,28 mm ;
longueur Mx/6-Mx : 0,32/0,28 = 1,14.
Mandibule (Mn) : petite, dent principale (MnT) très foncée à l’extré¬
mité, lobe mandibulaire inférieur (MLS1) avec touffe de soies courtes;
lobe supérieur ( MLS2 ) avec touffe arrondie de soies ; soies de balayage
(MnR) du râteau mandibulaire (face ventrale) longues sur crête allongée;
brosse mandibulaire ( MnB ) bien développée ; soie falciforme unique,
longue ; articulations antérieure et postérieure peu prononcées ; sclérite
en forme de U (UR) bien développé.
Soies céphaliques : 1-C très développée, très longue, 0,35 mm, à grandes
épines internes; 3-C forte, très longue, 0,18 mm, simple; 4-C simple,
très forte, spiculée, 0,30 mm; longueur tête/1-C : 0,87/0,35 = 2,48; lon¬
gueur tête/3-C : 0,87/0,18 : 4,83 ; 5-C très longue, bifide, lisse sur presque
toute sa longueur avec ramifications terminales ; 6-C analogue à 5-C,
simple, 0,75 mm ; 1-C petite, simple, spiculée ; 8-C simple, fine, courte ;
9-C forte, à 3 branches spiculées; 10-C plus petite à 4 branches fortes
spiculées ; 11-C très forte, environ 6 branches spiculées ; 12-C très longue,
simple, spiculée; 13-C bifide, forte, spiculée; 14-C très forte, bifide, spi¬
culée ; 15-C petite.
Antenne (A ) : très forte, rappelle la forme d’une bouteille, très élargie
dans sa partie proximale, spiculée. Longueur premier + deuxième articles =
0,61 mm ; premier article : 0,53 mm, deuxième : 0,08 mm ; longueur pre¬
mier article/partie proximale 1-A : 0,53/0,21 = 2,52; 2-A = 0,13 mm;
longueur tête/longueur antenne : 0,87/0,61 = 1,42. La soie 1-A est très
caractéristique de l’espèce, forte, bifide, asymétrique, la branche la plus
longue atteignant 0,5 mm, spiculée, la soie est insérée dans la moitié proxi¬
male de l’article comme nous l’avons indiqué ci-dessus ; les soies 2 et 3-A
sont insérées sur la partie apicale du premier article, la soie 3-A deux fois
plus longue que 2-A, atteignant 0,35 mm.
Remarquons que la numération des soies 2 et 3 est difficile et qu’un
choix inverse peut être fait.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 147
Thorax. — Largeur/longueur : 1,40/0,85 mm = 1,64; la largeur du
thorax par rapport à la saillie pleurale métathoracique 9-12 T : 1,40/
0,25 = 5,6.
Prothorax (P) : soies 0, 3, 5, 7-P fortes, stellées, spiculées ; 2-P simple
(différence avec brygooi ) ; 1 et 2-P proches l’une de l’autre, sans tubercule
commun avec 3-P, bien séparées de cette dernière. Remarquons que 0-P
et 3-P se ressemblent beaucoup. Groupe pleural 9-12-P sur plaque très
large, les soies sont fortes, courtes, subégales.
Mésothorax (M) : 2, 8, 13, 14-M stellées, fortes, spiculées, la 14-M
particulièrement grande ; 5 et 6-M simples, très fortes, longues, spiculées,
avec ramifications terminales; groupe pleural 9-12-M avec la 9 bifide,
la 10 très longue, spiculée, la 12 longue.
Métathorax (T) : 1-T simple, fine ; 3-T forte, bifide, spiculée ; 4, 5, 8,
13, 14-T stellées, 13 et 14-T très développées ; groupe pleural 9-12-T avec
la 9-T à 5 branches plumeuses, la 10 simple, spiculée, la 12 courte ; longueur
de la saillie métathoracique : 0,25 mm.
Abdomen. — Long de 3,66 mm ; la majeure partie des soies est stellée,
les soies sont fortes à nombreuses branches spiculées. Soies 1, 2, 4, 5, 9
et 13-1 stellées, les deux dernières très développées; 6-1 forte, bifide; 7-1
longue, simple ; 6-II bifide ; 7-II simple ; 8-II stellée ; 6-I1I simple ; 7-III
stellée ; 13-III très développée ; 6-IV plus courte que sur III ; 7-IV stellée ;
3 et 12-V fortes, bifides; 7-V simple, courte; 12-VI fine, simple ; 3-VII
forte, bifide, spiculée; 6-VII longue.
Segment VIII : plaque latérale indifférenciée, peigne analogue à celui
de M. spinosa et M. brygooi avec 15 épines lancéolées à deux denticules
subapicaux symétriques, pas d’écailles terminales, les épines très longues
mesurent environ de 0,15 à 0,19 mm; soie 1-VIII stellée, bifide; 2-VIII
simple, fine ; 3-VIII bifide ; 4-VIII simple, fine ; 5-VIII en position étrange,
postérieure à 3-VIII.
Siphon (S) : très spiculé dans moitié proximale, spiculés très grands
en forme buissonneuse, tantôt à plusieurs pointes, tantôt simples, notam¬
ment vers la soie 1-S ; longueur du siphon : 1,16 mm, largeur : 0,10 mm,
L/W : 1,16/0,10 = 11,6; peigne absent; soie 1-S à 3 branches située à
0,62 mm de la base; longueur S/partie proximale 1-S : 1,16/0,62 = 1,87
(environ 3/5 e ) ; 2-S en petite épine articulée ; 8-S courte ; 9-S en crochet ;
sclérite en étrier de l’appareil stigmatique, long de 0,02 mm, étroit ; les
trachées sont étroites.
Segment anal (X) : selle incomplète, courte : 0,15 mm ; L/W : 0,15/
0,18 = 0,83 ; spiculés marginaux de la selle très longs (0,2 mm) le 5 e court ;
soie 1-X très longue : 0,67 mm, forte, simple, spiculée ; brosse dorsale :
2-X à 6 branches ; 3-X à 5 branches ; brosse ventrale (4-X) : 4a à 4 branches,
4b à 3 branches ; papilles anales longues.
Source : MNHN, Paris
148
ALEXIS GRJEBINE
Nymphe (femelle). — Décrite d’après la nymphe récoltée le 26.2.1955,
gîte 5, réc. Grjebine, gîte où il y avait des larves de M. levicastilloi mais
également une larve de M. brygooi ; aussi, la nymphe est attribuée à l’espèce
levicastilloi mais il est nécessaire qu’un élevage confirme cette apparte¬
nance car il y a très peu de différence avec les nymphes de brygooi.
Céphalothorax (CT) : soie 6-CT simple ; 8-CT très forte, bifide, à
petits spiculés ; 9-CT petite, fine, à branches.
Trompette respiratoire (T) : d’une longueur fantastique : 5,37 mm,
largeur : 0,075 mm ; longueur abdomen/longueur trompette : 2,87/5,37 =
0,53 ; la partie proximale de la trompette est légèrement dilatée, L/W :
5,37/0,075 = 71,6; longueur trompette/TA : 5,37/5,05 = 1,06; aire tra-
chéolaire/pinna (TA/Pi) : 5,05/0,27 = 18,7; Mea/Pi : 2,60/0,27 = 9,62.
Abdomen. — Face ventrale légèrement spiculée surtout sur abd. VIII ;
2 et 3-1 simples, la 3 forte, spiculée; l-II longue, simple, forte; 2-II fine,
à branches; 3-II simple, forte, courte; 1 -III simple, longue, forte; 2-III
simple, forte, courte ; 1 et 5-IV longues, fortes, bifides, dépassant abd. VII ;
2-IV petite, forte, simple ; 1 et 5-V simples, fortes, très longues, arrivant
jusqu’à l’extrémité des palettes; 2-V petite, forte, simple; 1-VI simple,
courte, dépasse abd. VII ; 5-VI très longue, atteint presque l’extrémité
des palettes ; 1-VII courte, simple ; 5-VII très longue, atteint extrémité des
palettes ; 4- VIII bifide ; 9-VIII multifide avec environ 22 branches. L’angle
tergal caudo-latéral de abd. VIII dentelé.
Segments terminaux : lobes cercaux de abd. X dentés le long de la
marge apicale (comme chez s.g. Etorleptiomyia).
Palette natatoire (Pa) : longueur 1,04 mm, largeur 0,068 mm ; L/W :
1,04/0,068 = 15,29 ; bord interne avec environ 25 dents ; bord externe
avec 15 dents fortes ; processus apical avec soie en crochet courte : 0,018 mm ;
longueur Pa/soie apicale du processus : 1,04/0,018 = 57,7.
Remarquons que le processus avec la soie apicale épineuse est différent
de la soie classique 1-Pa.
Matériel examiné. — 1 N, 10 L, imagos inconnus.
Répartition géographique. — Madagascar, Côte Est, région littorale,
pistes côtières, formation des bosquets littoraux à Pandanus et Cycadales
de la région de Manakara.
Biologie. — Les larves et les nymphes se développent à l’aisselle des
feuilles de Pandanus littoraux à branches dichotomiques de la région de
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
149
Manakara. Les gîtes, constitués par les petites collections d’eau, sont sous
le vent d’Est très humide (alizé) dans une région à très forte pluviosité et
nébulosité.
Les Pandanus poussent sur les dunes littorales en formation relative¬
ment dense, associés à des Cycas et des Palmiers Lomatophyllum orientale.
Cette espèce de Pandanus, à stipe dichotomique, arrive à 3-5 m de haut
environ, contrairement aux Pandanus à stipe court qui ont des feuilles
très larges en touffe à partir du niveau du sol et qui arrivent environ jusqu’à
2 m de haut. Remarquons que seuls les grands Pandanus dichotomiques
abritaient les larves de M. levicastilloi.
Les gîtes contiennent environ de 30 à 200 cc d’eau, la température des
collections d’eau varie de 23 à 25 °C, le pH de 5,0 à 5,8, et même parfois
pH 6 ; l’oxygène dissous varie de 4 mg/litre à 5 mg/litre jusqu’à 6 mg/litre.
Les espèces des Moustiques associées appartiennent tantôt au genre
Culex, tantôt au genre Uranotaenia, une fois à M. brygooi.
Remarquons que dans ces gîtes, il existe aussi des têtards d’une espèce
de Grenouille arboricole.
Les larves de Moustiques se trouvent en général dans les feuilles des
Pandanus internes par rapport aux spirales avec de l’eau claire, tandis que
les feuilles externes de la spirale, plus exposées au vent marin, contiennent
des cristaux salés et également des matières organiques ; ces gîtes externes
comportent des espèces différentes des genres Uranotaenia et Culex, la
même plante présentant des biotopes plus ou moins différents suivant
l’emplacement des collections d’eau.
Systématique. — M. levicastilloi appartient au Groupe A (1 er groupe
Ravenalites s. str.) ainsi que les espèces relativement proches de M. brygooi,
M. longicornis, M. ramalai et M. spinosa.
Mimomyia (Ingramia) longicornis n. sp.
(fig. 150 à 154)
Types. — Holotype : larve (exuvie), nymphe (exuvie), d’n 0 1956.11.30,
gîte 1-01. Allotype : nymphe (exuvie), O n° 1956.11.30, gîte 1-02. Loc.
type : Ambodiriana (forêt), canton Lakato, District de Moramanga,
Province de Tamatave, Madagascar. Altitude environ 900 m, 30.11.1956,
gîte 1, réc. Grjebine et Damase. Nature du gîte : Pandanus.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Entomologie médicale. Faunistique, 93140 Bondy (France).
Nom de l'espèce. — L’espèce est appelée longicornis en raison des très
longues trompettes respiratoires de la nymphe.
Source : MNHN, Paris
150
ALEXIS GRJEBINE
Imagos. — Les imagos appartenant au Groupe A ( Ravenalites s. str.)
sont proches des M. spinosa, stellata, brygooi, ramalai et levicastilloi. L’es¬
pèce est caractérisée par les flagellomères Flml3 et Fini 14 chez le mâle,
Flml et Flm2 chez la femelle; pour le thorax la présence de nombreuses
écailles couchées larges sur le pronotum postérieur, la présence sur la
sternopleure de nombreuses écailles supérieures et inférieures, ainsi que
sur le mésépiméron ; d’autre part, notons la présence de soies bien déve¬
loppées antéalaires, supraalaires, préalaires et sternopleurales (supérieures
et inférieures). L’abdomen semble être caractéristique avec les tergites de
I à IV couverts entièrement d’écailles blanches dorées avec quelques
écailles noires ; les tergites V à VII noirs avec bande médiane blanche, le
tergite V a de plus une bande blanche et deux taches dorso-latérales blan¬
ches, le tergite VII deux taches latéro-ventrales blanches. Pour les pattes,
les fémurs des trois paires comportent des touffes d’écailles apicales très
longues, foncées ; les fémurs, tibias et les premiers articles tarsiens sont
tachetés de blanc et comportent des anneaux blancs très étendus.
MÂLE. — Aile : 2,8 mm. Trompe : 2,3 mm. Palpe : 1,60 mm. Fémur
antérieur : 1,55 mm.
Tête. — Vertex, ainsi que l’occiput, à nombreuses écailles dressées,
très larges (Groupe A), blanches dans la partie antérieure, à dominante
noire dans la partie postérieure. Les écailles larges, plates du vertex sont
noires, presque partout, sauf dans les parties suboculaires ; écailles inter¬
oculaires blanches. Clypéus glabre.
Trompe ( Pr ) : longueur 2,3 mm, nettement plus longue que le fémur
antérieur; Pr/Fe-I : 2,3/1,5 = 1,53; partie distale avec écailles noires
panachées d’écailles dorées, notamment en dessous ; partie inférieure claire,
dorée.
Palpe maxillaire ( MPlp) : très long, 1,60 mm ; Pr/MPlp : 2,3/1,6 = 1,4
(environ 4/5 e ) ; le palpe comporte deux anneaux blancs, le premier vers le
tiers de la longueur, le deuxième vers les 3/4, le dessous des palpes est plus
ou moins clair, légèrement doré et glabre.
Antenne ( Ant) : très plumeuse, dorée, presque aussi longue que la
trompe (rappelons qu’il y a 14 articles flagellaires chez le mâle et 13 chez
la femelle); pédicelle à écailles noires; Flml/Flm2 : 0,20/0,11 = 1,8;
Flm 13/Flm 14 : 0,35/0,59 = 0,59.
Thorax. — Tégument foncé avec écailles blanches et dorées. Scutum
(Scu) foncé, écailles dressées recourbées dorées et noires, une ligne médiane
d’écailles blanches argentées et une ligne latérale de chaque côté ; angle
scutellaire avec ligne d’écailles blanches ; aire préscutellaire à grandes
écailles argentées. Soies acrostichales absentes ; soies dorso-centrales
{DS) fortes et nombreuses. Scutellum (Stm) à lobe médian à écailles larges
et noires, blanches dans partie antéro-médiane ; lobes latéraux à écailles
noires. Postnotum (Mpri) glabre. Paratergite (Pa) foncé. Pronotum anté¬
rieur (Ap) foncé avec trois grandes soies. Pronotum postérieur (Ppn) à
larges écailles blanches dans parties antérieures médiane et supérieure
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 151
avec trois soies fines inférieures et trois grandes postérieures. Propleuron
(proépistemum) (Ps) avec 3 fortes soies et écailles larges blanches. Aire
préstigmatique (PsA ) claire, glabre. Aire poststigmatique (PA) glabre,
foncée. Stemopleure ( Mks ) foncée avec grande tache d’écailles blanches
supérieure et une tache inférieure, soies stemopleurales supérieures et
inférieures présentes ; aire préalaire (PK) foncée à 4 fortes soies. Mésépi-
méron (Mm) clair, à larges écailles blanches, soies supérieures présentes,
inférieures absentes ; mésoméron (Msm) foncé ; métépisternum (Mis)
foncé.
Pattes : coxa des trois paires à larges écailles noires. Trochanters
petits. Fémurs à écailles noires avec deux anneaux d’écailles blanches,
le premier dans partie basale, le deuxième vers la partie distale ; taches
d’écailles blanches surtout sur Fe-I et Fe-II ; touffes d’écailles longues,
larges et noires dans partie apicale surtout sur Fe-II et Fe-III ; Fe-III avec
2-3 épines au-dessus de l’apex. Tibias noirs à partie apicale étroite blanche
et à taches d’écailles blanches; peigne sur Ti-I bien développé; griffe
tibiale apicale Ti-I minuscule.
Tarses : premiers articles (Ta-I 1, Ta-II 1, Ta-III 1) à anneaux blancs
à la base, plus de deux fois plus longs que larges, partie apicale à écailles
blanches, taches blanches le long des trois articles. Deuxième et troisième
articles tarsaux des trois paires de pattes avec anneau basal blanc étendu
(plus de 2 fois la largeur) et un petit anneau apical sur les 3 paires ; quatrième
article noir à base blanche ; cinquième article des 3 paires blanc.
Griffes tarsales de Ta-I et Ta-II inégales ; formule unguéale : Ta-I :
1-0, Ta-II - 1-0, Ta-III : 0-0 ; empodium petit ; pulvilli absents.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II = 1,0; Ti-I/Ti-II : 1,77/2,11 = 0,83; Ti-I/Ti-III : 1,77/
1,85 = 0,95; Ta-I 1/Ta-I 2+ 3+4 + 5 : 1,59/1,37 = 1,16; Ta-1 4/Ta-l 5 :
0,10/0,15 = 0,66 ; Ta-II 4/Ta-II 5 : 0,55/0,22 = 2,5.
Aile : à écailles larges, cordiformes, noires et blanches. Calyptère
supérieur (squama) (UC) à petites écailles larges. Alule (Al) avec quelques
écailles larges, claires. Costa noire avec quelques taches blanches (parties
basale et sectoriale) situées avant l’origine de la deuxième radiale (Rs).
Sous-costale (Sc) noire avec longue tache blanche sectoriale. Première
nervure radiale (RI) noire avec tache claire basale et subcostale discontinue.
Deuxième radiale (Rs, R2 + 3) noire à la base, tache claire subcostale,
fourche R2-R3 noire à la base ; troisième radiale (R4 + 5) noire avec partie
médiane et apicale claire; nervure médiane (M, Ml+2) noire à la base,
tache claire sectoriale et subcostale accessoires ; fourche M1-M2 en majeure
partie claire ; nervure cubitale (CuA) (base) à tronc presque entièrement
noir; fourche M3+4-CuA apicale en majeure partie claire ; nervure anale
(IA) panachée. Cellule R2 à peine plus longue que son pédicelle R2 + 3,
R2/R2 + 3 : 0,55/0,46 = 1,19; cellule R5/cellule M2 : 1,0/0,93 = 1,07;
cellule Ml/Ml+2 : 0,52/0,60 = 0,86; cellule M2/M1+2 : 0,90/0,60 =
1,5.
Haltère : massue avec écailles noires.
Source : MNHN, Paris
152
ALEXIS GRJEBINE
Abdomen. — Tergites I-IV blancs et dorés à reflets métallisés ; tergites
V-II noirs à bande médiane d’écailles blanches, tache latérale blanche;
base T-V blanche. Stemites noirs avec tache latérale claire.
Genitalia.
Gonocoxite ( GC ) : plus long que large, lobe basal (BDL) avec deux
fortes épines parabasales subégales qui dépassent le gonocoxite et six
soies submarginales dont quatre très développées ; partie apicale du gono¬
coxite, près du gonostyle, comporte 4 soies fortes et longues. Gonostyle
0 Gs) plus court que le gonocoxite, GC/Gs : 0,26/0,20 = 1,3; griffe du
gonostyle longue, environ 0,02 mm. Phallosome faiblement sclérifié en
cuillère. Proctigère (Pr ) (segment anal) avec paraproctes (Ppr) bien déve¬
loppés à épine dorsale très foncée et 3 soies cercales.
FEMELLE.
Tête. — Ecailles de la tête analogues à celles du mâle.
Trompe (Pr) : longue de 1,9 mm.
Palpe maxillaire (MPlp) : 0,64 mm, panaché d’écailles noires et
blanches; Pr/MPlp : 1,9/0,64 = 2,96 (environ 1/3 de la longueur de la
trompe).
Antenne (Ant) : Flml plus long que Flm2 ; Flml/Flm2 : 0,20/0,16 =
1,25.
Thorax.— Analogue à celui du mâle.
Pattes : coloration analogue à celles des pattes du mâle.
Aile : taches blanches plus étendues que chez le mâle.
Abdomen. — Tergites I-IV blancs, à reflets métallisés dorés ; tergites
V-VI1 noirs à bande médiane d’écailles blanches, légèrement dorées et
tache latérale blanche bien visible sur VII en position ventro-latérale ;
base du tergite V blanche. Sternites noirs à grande tache latérale claire
de II à VIL
Nymphe (mâle). — Proche de M. spinosa, M. levicastilloi et M. brygooi.
Céphalothorax (CT) : soie 8-CT très forte à petits spiculés, bifide;
9-CT fine, simple.
Trompette respiratoire (T) : extrêmement longue : 3,48 mm, largeur :
0,05 mm ; L/W : 3,48/0,05 = 69,6 ; longueur abdomen/longueur trompette :
3,48/3,48 = 1,0 ; aire trachéolaire (TA) longue de 2,92 mm, T/TA : 3,48/
2,92 = 1,19; pinna (Pi) longue de 0,38 mm; méat long de 3,10 mm;
TA/Pi ; 2,92/0,38 = 7,6 ; Mea/Pi : 3,10/0,38 = 8,15.
Métanotum (Mtri) : soie 10-Mtn petite, interne; 11-Mtn longue.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALB1INI
153
Abdomen. — Faces dorsale et ventrale spiculées. Soie 2 et 3-1 simples,
la 2-1 forte ; l-II courte, multifide ; 3-II simple, courte ; 1-II1 courte, mul-
tifide; 3-III courte; 1 et 5-IV multifides, subégales, dirigées en avant;
1-V bifide, plus courte que le segment VI ; 5-V simple, presque aussi longue
que segments VI et VII ; 1-VI simple 5-VI plus courte que 5-V ; 5-VII
forte, simple, très longue, atteignant presque l’extrémité des palettes ;
9-VIII multifide, environ 20 branches, nettement plus courte que les
palettes.
Palette natatoire ( Pa ) : longue de 0,69 mm large de 0,08 mm ; L/W :
0 , 69 / 0,08 = 8,6 ; bord interne environ 20 dents moyennes ; bord externe
avec 14 dents très fortes en éperons très saillants. Soie apicale de la palette
en épine, longue de 0,01 mm, bordée de quelques soies analogues fortes ;
Pa/longueur soie apicale : 0,69/0,01 = 69.
Larve. — Très proche de M. s te Hat a.
Tête. — Relativement claire, peu pigmentée, longue de 0,68 mm,
large de 1,0 mm ; W/L : 1,0/0,68 = 1,47. Mentum (MP) avec 8 dents laté¬
rales, la médiane forte.
Maxille ( Mx) : soie 4-Mx : 0,18 mm ; 6-Mx : 0,22 mm, cette dernière
très développée avec environ 9 branches très fortes, spiculées ; longueur
tête/6-Mx : 0,68/0,22 = 3,09.
Soies céphaliques : soie 1-C très forte, 0,16 mm de long, à spiculés
internes à la base ; longueur tête/soie 1-C = 4,25 ; 3-C forte, simple, longue
de 0,18 mm; 4-C très forte, longue de 0,18 mm (aussi longue que 3-C)
bifide ; longueur tête/4-C : 0,68/0,18 = 3,7 ; 5 et 6-C subégales à 5 et 4 bran¬
ches plumeuses; 7-C multifide, environ 8 branches; 8 et 9-C grandes,
multifides, à 10 branches; 10-C multifide, forte; 11-C forte, multifide
environ à 12 branches; 14-C caractéristique, trifide, longue de 0,25 mm;
15-C petite.
Antenne (A) : bien développée, longueur premier article + deuxième
article : 0,47 mm, largeur : 0,05 mm ; L/W : 0,40/0,05 = 8, premier article
spiculé, long de 0,40 mm, deuxième article long de 0,07 mm; soie l-A
très forte, spiculée, trifide, branches en bâtonnets, placée à 0,13 mm de la
base de l’article; premier article/partie proximale l-A : 0,40/0,13 = 3,0;
soie 2-A courte ; 3-A très longue : 0,23 mm, la numération inverse entre 2
et 3 me semble possible ; soie 5-A (troisième article) petite.
Thorax. — Analogue à M. stellata ; groupe pleural 9-12-P à 9-P très
longue, simple, 10 et 12-P presque égales, la 10 plus forte et plus longue :
groupe pleural 9-12-M avec la soie 9-M à 6 branches longues; soies 10
et 12 fortes, simples ; 7-T à 8 branches ; groupe pleural 9-12-T avec soie
9-T à 9 branches ; 10-T forte, simple ; 12-T courte.
Abdomen. — Soies 6 et 7-1 bifides; 6 et 7-II bifides; 6-III longue,
simple.
Source : MNHN, Paris
154
ALEXIS GRJEBINE
Segment VIII : plaque latérale indifférenciée; peigne analogue à
celui de M. spinosa et M. stellata avec 21 épines lancéolées à frange latérale ;
soie 1 -VIII multiflde; 3-VIII longue à 4 branches; 5-VIII à plusieurs
branches.
Siphon (S) : très spiculé dans les 3/4 de sa longueur ; longueur : 0,75 mm,
largeur : 0,18 mm; L/W = 4,16; peigne absent; soie 1-S à 4 branches^
environ à 2/3 du siphon ; longueur siphon/partie proximale 1 -S : 0,75/
0,40 = 1,87 ; soie 2-S petite, en épine articulée ; 8 -S petite ; 9-S en crochet.
Segment anal (X) : selle incomplète, courte ; longueur de la selle :
0,21 mm, largeur de la selle : 0,18 mm ; L/W : 0,21/0,18 = 1,16 ; selle avec
7 longs spiculés apicaux, subégaux et 10 plus courts ; la longueur maximale
des spiculés est de 0,15 mm ; longueur selle/longueur spiculé : 0,21/0,15 = 1,4 ;
soie latérale 1 -X simple, longue, barbelée ; brosse dorsale : soie 2-X à
8 branches ; 3-X à 7 branches ; brosse ventrale : 4a à 5 branches, 4b à
4 branches.
Matériel examiné. — 1 & (4 micropréparations), 1 9 (piquée), 2 N
(exuvies), 1 L (exuvie).
Répartition géographique. — Forêt d’Ambodiriana, canton de Lakato,
District de Moramanga, Province de Tamatave, altitude 900 m (Mada¬
gascar Est).
Biologie. — Les larves ont été trouvées à l’aisselle des feuilles de
Pandanus sp. dans la forêt ; les Pandanus hauts d’environ un mètre appar¬
tiennent à une espèce dont les feuilles en spirales prennent origine au ras
du sol.
Systématique. — L’espèce M. longicornis appartient au Groupe A
(Ravenalites s. str.) ; elle est proche des M. spinosa, stellata, brygooi et
levicastilloi.
Mimomyia (Ingramia) marksae n. sp.
(fig. 155 à 159)
Types. — Holotype : 1 larve, 27.2.1955, gîte 8-3 (5 larves sur même
préparation, la larve type est le n° 3), Manakara, Côte Est Madagascar
(piste côtière) ; gîte aisselle de feuille de Ravenale, réc. Grjebine.
Paratypes : 3 larves, 27.2.1955, gîte 8, Manakara ; 1 larve, 17.3.1955,
gîte 8, Ampatsinakoho (Vangaindrano) Côte Est Madagascar; aisselle de
feuilles de Ravenales, réc. Grjebine.
Dépôt des spécimens : services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBI1NI
155
Nom de l’espèce : l’espèce est dédiée à Elisabeth N. Marks, Entomo¬
logiste médicale, qui a travaillé sur les Moustiques de la Région australienne
(1947.1971).
Matériel étudié : 1 L, 13.2.1955, gîte 2 Manakara, en association
avec M. jeansottei.
1 L, 17.3.1955, gîte 8 Ampatsinakoho (Vangaindrano), en association
avec M. jeansottei.
10", 1 Ç, 3 N, 9 L, 27.2.1955, gîte 8, Manakara, Ravenales hauts
de 8 m.
L’espèce appartient au Groupe B (2e groupe de Ravenalites) et fait
partie du complexe de M. beytouti et M. collessi. Les adultes, les nymphes
et les larves de ces trois espèces sont très proches les uns des autres. Les
caractères distinctifs des adultes sont les suivants :
chez la femelle, l’aire préstigmatique est claire (sombre chez M. collessi) ;
la sternopleure a la moitié supérieure foncée ; les pattes différentes, notam¬
ment la 3e paire avec l’article Ta-III 4 entièrement sombre (différence
avec beytouti et collessi ) ;
chez le mâle, les genitalia sont très proches de beytouti et de collessi.
Chez la nymphe, les caractères sont proches de beytouti et de collessi,
mais les trompettes respiratoires sont plus longues et les palettes natatoires
nettement plus larges que celles de beytouti, se rapprochant de celles de
collessi.
Chez la larve, les caractères portent sur la chétotaxie céphalique :
soies 4, 5, 6, 7, 8, 9-C ; la réduction de la soie 9-T à 3 branches (différence
avec M. beytouti qui a 9-T environ à 6 branches et M. collessi à 8 branches) ;
le peigne du segment VIII à épines très longues, à denticule médian très
allongé (absence d’aspect trifide) ; la soie du siphon 1-S placée très près
de la partie apicale, environ à 3/4 de la longueur (1,30), position exception¬
nelle qui se rapproche de celle de M. mattinglyi, cette soie se trouvant
près de l’étrier de l’appareil stigmatique.
Imagos.
MÂLE. — Très proche de M. beytouti pour tous les caractères.
Genitalia.
Gonocoxite (Gc) : avec lobe basal (BDL) à 2 fortes épines parabasales,
subégales et une médiane plus fine et plus courte ; gonostyle (G.?) plus
court que le gonocoxite, environ 0,15 mm, griffe du gonostyle : 0,02 mm.
Paraprocte (Ppr) avec épine dorsale apicale à petit denticule. surface
apicale en mamelons ; 3-4 soies cercales.
FEMELLE. — Très proche des autres espèces du 2« Groupe de
Ravenalites.
Thorax. — Avec aire stigmatique claire ; la moitié supérieure de la
sternopleure foncée.
Source : MNHN, Paris
156
ALEXIS GRJEBINE
Pattes très proches de M. beytouti et de M. collessi, surtout I et II,
la 3 e paire différente par Ta-III 4 entièrement noir.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Ti-I/Ti-II = 0,69 ; Ti-I/Ti-III = 0,76 ; Ta-I 1/Ta-II 1 = 0,82 (environ
4/5) ; Ta-I/Ta-III 1 = 0.66 (environ 2/3) ; Ta-I I/Ta-I 2+ 3+4+5 = 0,97;
Ta-11 l/'Ta-II 2+ 3+4 + 5 = 1,04.
Aile : analogue à celle de M. beytouti.
Nymphe (femelle). — Très proche de M. beytouti et M. collessi, mais
se distingue par les caractères des trompettes respiratoires et les palettes
natatoires (voir ci-dessus).
Céphalothorax (CT) : soie 6-CT forte, simple ; 8-CT forte, simple.
Trompette respiratoire (T) : longueur de la trompette (L) ; 2,35 mm,
largeur (W) : 0,10 mm ; la partie basale plus large atteignant 0,12,0,13 mm ;
L/W : 2,35/0,10 = 23,5 ; aire trachéolaire (TA) longue de 1,71 mm ; pinna
(Pi) longue de 0,43 mm; méat (Mea) long de 1,92 mm; aire réticulée
(RA ) longue de 0,64 mm. LT/TA : 2,35/1,71 = 1,37 ; TA/Pi : 1,71/0,43 =
3,97 ; LT/Pi : 2,35/0,43 = 5,46.
Palette natatoire (Pa) : proche de beytouti et collessi, très large, avec
des bords à dents fines, le bord interne environ à 54 dents, l’externe à
50 dents. Longueur de la palette : 0,77 mm, largeur de la palette : 0,08 mm ;
L/W : 0,77/0,08 = 9,62 ; longueur des soies apicales : 0,03 mm ; L/soies
apicales : 0,77/0,03 = 25,6.
Segments terminaux (femelle) : lobes génitaux (GL) ventraux très
peu différenciés, avec dentelure apicale invisible.
Larve. — Proche de beytouti et collessi dont elle se distingue par les
caractères cités ci-dessus (soies céphaliques, peigne du segment VIII,
soie du siphon 1-S).
Tête. — Claire, nettement plus large que longue, W/L : 0,92/0,69 =
1,33. Suture maxillaire absente. Mentum (MP) très petit : 0,10 mm de
large, 0,04 mm de long, avec 8-9 dents latérales et une médiane.
Maxille (Mx) : bien développée, plus ou moins triangulaire, longueur :
0,20 mm ; brosse maxillaire avec premières soies fortes et larges ; soie
4-Mx simple, très longue, mesurant 0,18 mm; palpe maxillaire (MPlp)
très petit, environ 0,07 mm.
Mandibule (Mn) : bien développée, longue de 0,40 mm, large de
0,25 mm ; brosse mandibulaire (MnB) à deux soies falciformes 2a et 2b
bien développées, les autres soies fines. Processus dentaire (MnT) à 5 dents,
la dorsale forte et foncée ; lame de ratissage (MRB) (ventrale) bien déve¬
loppée ; les deux lobes (MnL) avec soies en spiculés (MLS1 et MLS2
bien développées).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
157
Soies céphaliques : fines, 1-C simple, fine, longue de 0,20 mm; lon¬
gueur tête/l-C : 0,69/0,20 = 3,45; soie 4-C multifide, petite; 5 et 6-C
multifides, buissonneuses avec environ 12-15 branches, la 5-C atteignant
0 31 mm; 1-C fine, environ à 6 branches; 8-C petite, multifide, environ
6 branches; 9-C multifide; 10-C multifide, petite; 11-C forte, longue de
0 25 mm à 3-4 branches ; 12-C environ 5 branches ; 13-C à 6-8 branches ;
14-C forte, en trident, longue de 0,12 mm ; 15-C petite, fine, à 3 branches.
Antenne (A ) : premier article lisse, clair, longueur premier article
+ deuxième article : 0,35 mm ; longueur premier article : 0,27 mm ; lon¬
gueur deuxième article : 0,08 mm; longueur tête/longueur antenne :
0,69/0,35 = 1,97; premier article/deuxième article : 0,27/0,08 = 3,3;
soie 1-A placée à 0,13 mm de la partie basale, longueur premier article/
partie proximale soie 1-A = 2,0, la soie 1-A à 3-4 branches ; soie 2-A longue,
occupe la place de 3-A, la numération inverse est possible.
Thorax. — Très large avec des saillies méso- et métathoraciques très
longues, largeur du thorax : 1,66 mm, longueur du thorax : 0,97 mm;
W/L : 1,66/0,97 = 1,71.
Prothorax ( P ) : 0-P bien séparée de 1 et 2-P, petite, multifide; 1-P
simple ; 2-P trifide ; 3-P multifide ; 5-P très forte, longue, environ à 5 bran¬
ches; 6-P simple; 7-P moyenne, multifide; 8-P très petite; 9, 12-P bien
développées; 10-P simple, longue.
Mésothorax (M) : 3-M simple ; 5 et 6-M fortes, simples, la 5 plus
longue que la 6, mesurant 0,85 mm, la 6 : 0,65 mm ; 7-M multifide ; 9-12-M
simples, la 12 très longue.
Métathorax ( T ) : 5-T multifide ; 7-T très forte sur saillie à 3-4 branches ;
groupe pleural 9-12-T sur une saillie extrêmement longue de 0,40 mm-
0,45 mm atteignant environ 1/4 de la largeur du thorax, la soie 9-T carac¬
téristique, seulement à 2-3 branches (très spécifique) ; 13-T très forte,
multifide.
Abdomen. — Tergites I-VIII sans sclérotisation, en dehors des soies.
Segment VIII sans rudiment de plaque sclérifiée. Toutes les soies abdomi¬
nales sont peu développées et fines.
Soie 6-1 simple, courte; 7-1 simple; 13-1 multifide, grande; 5-II
multifide; 6-II simple, plus longue que la 6-1; 7-II petite, bifide; 13-11
multifide ; 6-III bifide, courte ; 7-III trifide, petite ; 8-III bien développée ;
6-IV bifide; 7-IV petite, multifide; 6-V bifide; 7-V multifide, petite;
6-VI longue, bifide ; 7-VI petite ; 3-VII bifide ; 5-VII bifide ; 6-VII petite.
Segment VIII : plaque latérale absente, pas d’aire spiculée ; peigne
composé d’environ 13 épines disposées en une rangée principale et avec
quelques épines postérieures en position irrégulière ; ces grandes épines
possèdent un denticule médian fort et des denticules latéraux peu déve¬
loppés donnant des apparences très différentes en général avec marge
latérale de denticules très fins ; les épines les plus longues mesurent environ
0,11 mm, les plus courtes : 0,07 mm. Soie 1 -VIII petite ; 3-VIII relativement
Source : MNHN, Paris
158
ALEXIS GRJEBINE
courte, multifide, la 4-VII1 très longue, simple, terminée en brosse ; 5-VIII
petite, avec quelques branches.
Siphon (S) : clair, lisse, relativement court; longueur : 1,2 mm,
largeur : 0,20 mm ; L/W : 1,2/0,20 = 6 ; soie 1-S à 3 branches, très courte,
placée nettement au-delà de la moitié du siphon, dans la partie apicale,
près du sclérite en étrier de l’appareil stigmatique ; longueur siphon/
partie proximale soie 1-S = 1,30 ; soie 2-S en épine articulée, très petite,
simple ; sclérite en étrier long de 0,22 mm.
Segment anal (X ) : selle incomplète, très petite, courte ; longueur
0,11 mm, largeur : 0,11 mm ; L/W = 1 ; la selle porte environ 6-7 spiculés
subégaux, marginaux, mesurant environ 0,05 mm de long ; soie 1-X forte,
mesurant 0,35 mm/0,40 mm ; brosse dorsale très longue ; 2-X simple ;
3-X bifide ; brosse ventrale avec 4a bifide, 4b simple. Papilles anales longues,
subégales, mesurant 0,55 mm.
Matériel examiné. — 1 CF, I 9 , 3 N, 10 L.
Répartition géographique. — Côte Est de Madagascar, régions de
Manakara et de Vangaindrano.
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées sur la Côte Est,
à l’aisselle des feuilles de Ravenales, mesurant de 3 à 8 m de haut, le pH
était de 6,2, 6,3 ; l’oxygène dissous de 4 à 5 mg/litre ; la température de l’eau
des gîtes 24 °C.
Les larves ont été trouvées en association avec M. jeansottei , M. rou-
baudi et une fois avec M. collessi.
Systématique. — M. marksae appartient au Groupe B (2 e groupe
Ravenalites) faisant partie du complexe M. beytouti, collessi, mattinglyi, ce
complexe étant proche de M. aurata et bernardi d’une part, et de M. jean¬
sottei d’autre part.
Mimomyia (Ingramia) mattinglyi n. sp.
(fig. 160 à 163)
Types. — Holotype : larve, nymphe et Cf obtenus par élevage à partir de
la larve. Loc. type : Forêt d’Analamazaotra, Périnet, District de Mora-
manga, Province de Tamatave, 9.8.1956, gîte n° 6, réc. Ramala.
Paratypes : 2 larves, 20.4.1955, gîte 11, Périnet, gîte Ravenales, réc.
Grjebine ;4larvesdont2exuvies,20.4.1955,gîte 13, Ravenales,Périnet,réc.
Grjebine; 3 larves, 21.7.1956, gîte 54, Ravenales, Périnet, réc. Ramala;
1 larve, 22.7.1956, gîte 63, Ravenales, Périnet, réc. Ramala.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
159
Dépôt des spécimens : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Nom de l'espèce : l’espèce est dédiée à mon ami Peter F. Mattingly,
Entomologiste médical du British Muséum (N.H.), successeur de Edwards,
Chef de Service des Diptères et du Laboratoire des Moustiques de 1945 à
1965.
Peter F. Mattingly est un éminent spécialiste de la systématique des
Moustiques des régions tropicales d’Afrique et de la Région orientale ;
auteur d’un très grand nombre de publications dont des révisions géné¬
riques des Culicidae.
L’espèce appartient au Groupe B (2 e groupe des Ravenalites) et montre
des caractères proches des espèces de ce Groupe, M. aurata, M. bernardi,
M. beytouti, M. collessi et M. marksae, surtout à l’état adulte.
Imagos.
MÂLE. — D’aspect général, très proche des espèces citées ci-dessus
à fémurs presque entièrement noirs, à partie ventrale claire avec un petit
anneau apical blanc ; les épines latérales des fémurs sont très longues, en
particulier sur Fe-I et Fe-II atteignant plus de deux fois la largeur des fémurs,
mesurant jusqu’à 0,20 mm. Le fémur III possède deux épines apicales dor¬
sales ; les tibias des trois paires sont entièrement noirs avec anneau apical
blanc, aussi longs que larges. Les tarses des trois paires sont noirs avec des
petites marques blanches apicales (anneaux) le premier tarse (Ta-III 1) de
la troisième paire possède un anneau blanc basal trois fois plus long que
large.
Les tergites abdominaux II à VI sont largement foncés, de couleur
pourpre.
Genitalia. — Très proches des espèces citées ci-dessus, présentant sur
le lobe basal du coxite deux très fortes épines parabasales (BDL) et trois
épines secondaires moins développées.
Nymphe (mâle). — Correspond à la larve holotype.
Céphalothorax (CT) : 6-CT forte, longue, simple ; 8-CT courte, forte,
simple ; 9-CT multifide.
Trompette respiratoire (T) : de longueur moyenne, L = 2,0 mm au
maximum, largeur : 0,12 mm ; L/W : 2,00/0,12 = 16,6 ; longueur de l’ab¬
domen : 2,60 mm ; longueur abdomen/longueur trompette : 2,60/2,00 = 1,3;
aire trachéolaire 1,47 mm de long; pinna (Pi) : 0,35 mm; méat (Med) :
1,72 mm; aire réticulée (RA) : 0,66 mm; longueur trompette/TA :
2,00/1,47 = 1,36; longueur trompette/Pi : 2,00/0,35 = 5,71; TA/Pi :
1,47/0,35 = 4,2 ; Mea/Pi : 1,72/0,35 = 4,9.
Remarquons que les trompettes respiratoires, visibles sur une exuvie
larvaire du 20.4.1955, gîte 13-1, sont plus courtes et n’atteignent environ
que 1,40 mm de long.
Source : MNHN, Paris
160
ALEXIS GRJEBINE
Métanotum (Mtri) : soie 10-Mtn petite, simple; 11-Mtn longue;
12-Mtn petite.
Abdomen. — Faces dorsale et ventrale non spiculées ; soies 2 et 3-1
simples, fortes, subégales ; 5-1 multifidc : 6-1 bifide ; 1 et 3-II longues,
simples ; l-III longue, simple ;2 et 3-III courtes, la 3 bifide ; 1 et 5-IV simples,
longues, la 5 atteignant presque la moitié du segment VI ; 2-IV forte, simple ;
1 et 5-V très longues, simples, la 5 atteignant plus de la moitié du seg¬
ment VII ; la 2-V simple, forte ; 1 et 5-VI très longues, la 5 atteignant
l’extrémité de l’abdomen ; 1 et 5-VII très longues, dépassant les lobes géni¬
taux ; 9-VIII multifide, à 12 branches environ, atteignant presque l’extrémité
des palettes ; la 4-VIII bifide, courte ; angle caudo-latéral du segment VIII
avec quelques spiculés.
Segments terminaux : lobes génitaux (GL) de la nymphe mâle rela¬
tivement longs (0,20 mm), atteignant plus d’un quart de la longueur de la
palette.
Palette natatoire ( Pa) : relativement large, bords internes et externes
avec des denticules très fins, environ une quarantaine de chaque côté ; soie
apicale maximale légèrement recourbée, nettement plus longue que les
soies épineuses adjacentes ; longueur de la palette : 0,64 mm, largeur de la
palette : 0,03 mm; L/W — 21,3; soie apicale : 0,027 mm; longueur
palette/soie apicale : 0,64/0,027 = 27,3.
Larve (holotype). — L’espèce est caractérisée par des soies céphaliques
très développées, la soie 1-A de l’antenne a plusieurs branches (6) très
développées, les soies thoraciques fortes, en particulier la soie 6-M, bifide,
courte, asymétrique, atteignant 0,50 mm à 0,53 mm tandis que la 5-M très
longue, atteint de 0,80 à 1,0 mm, la 6-M est nettement spiculée, les spiculés
très longs atteignant 0,07 mm, ce qui est exceptionnel pour le sous-genre, la
soie métathoracique 9-T a 4 branches.
L'abdomen de la larve est caractérisé par des soies abdominales bien
développées, le peigne du segment VIII très caractéristique avec une épine
en denticule médian très allongée et large, flanquée de deux denticules plus
ou moins symétriques, les épines inférieures et proximales étant beaucoup
plus courtes avec des denticules plus ou moins subégaux dans la partie
apicale ; la soie 3-VIII très longue, avec peu de branches, un siphon extrê¬
mement court de 0,70 à 0,71 mm sur 0,27 à 0,30 mm de large et le segment
anal à soie 1-X très longue : 0,45 mm.
Tête. — Peu pigmentée, longueur : 0,74 mm, largeur : 0,96 mm ;
W/L = 1,29 ; soie 1-C longue de 0,16 mm ; 4-C longue de 0,18 mm ; lon¬
gueur tête/longueur 4-C : 0,74/0,18 = 4,1.
Mentum (MP) : avec 8 dents latérales et 1 centrale ; largeur du men-
tum : 0,12 mm, longueur : 0,04 mm, très petit par rapport à la tête.
Maxille (Mx) : très développée, longue de 0,20 mm ; galeastipes (GSt )
avec soie 1-Mx à un seul sensille digitiforme allongé ; aire maxillaire pileuse
(MxPA) bien visible; laciniastipes ( LSt ) bien développé, spiculés LR1,
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE F1CALBÜNI
161
LR 2 et LR3 bien visibles en vue dorsale ; suture maxillaire dorsale ( DMxS)
ainsi que la ventrale longues ; brosse maxillaire (MxB) avec quelques soies
en lamelles externes ; soie 3-Mx dorsale, longue, forte ; 4-Mx fine, longue
de 0 13 à 0,18 mm ; palpe maxillaire (MPlp) très petit, environ 0,07 mm ;
longueur Mx/MPlp : 0,20/0,07 = 2,85. Cardo avec soie 6-Mx longue de
0,06 mm à 6 branches ; longueur tête/longueur 6-Mx : 0,96/0,06 = 16,0.
Mandibule ( Mn ) : brosse mandibulaire (MnB) avec deux soies falci-
formes 2a et 2b, l’externe 2a grande, la 2b courte, pectinée ; soies de ratissage
ventrales ( MnS2 ) peu développées ; lame de ratissage (lame en râteau)
ventrale ( MRB1 ) bien développée: processus dentaire (MnT) à 4 dents
ventrales subégales (VT 1-4) et une pointe éffilée classique au-dessus de la
VTl ; dent dorsale (DT) très développée, à base large avec 2 pointes ;
présence de 3 lobes mandibulaires dorsaux (ML) le plus petit (MLS1)
dorsal, le deuxième (MLS2) et le troisième (MLS3) à soies bien dévelop¬
pées.
Labiohypopharynx (Lh) : à deux paires de lames dentelées avec 5 paires
de sensilles (la 4 e atrophiée).
Soies céphaliques : très bien développées, multifides ; 5, 6, 7-C carac¬
téristiques en éventail avec bases bien individualisées; 1-C relativement
mince, longue de 0,16 mm ; 3-C toute petite ; 4-C très bien développée, mul-
tifide et buissonneuse, environ 7 branches, longue de 0,18 mm ; longueur
tête/4-C : 0,74/0,18 = 4,11 ; 5, 6 et 7-C subégales, la 5 de 0,35 à 0,40 mm ;
longueur tête/5-C : 0,74/0,35 = 2,1, 6-C atteignant environ 0,45 mm ; 8 et
9-C grandes, multifides (6 à 10 branches), 9-C : 0,15 mm ; 11 et 12-C mul¬
tifides, 11-C avec 6 branches environ, 12-C petite; 13-C environ a
7 branches ; 14-C caractéristique, à branches lamellaires larges, longue de
0,11 mm : longueur tête/14-C : 0,74/0,11 = 6,7.
Antenne (A ) : lisse et claire ; longueur premier article + deuxième
article : 0,38 mm ; premier article : 0,33 mm, deuxième : 0,05 mm ; soie 1-A
placée à la moitié environ du premier article ; longueur tête/longueur
antenne ; 0,74/0,38 = 1,94 ; premier article/deuxième articie : 0,33/0,05 =
6,6 ; premier article/partie proximale 1-A = 2,0 ; soie 1 - A grande, multifide,
environ 6 branches ; 2-A deux fois plus longue que 3-A ; 5-A (troisième
article) bien développée, environ 1/3 du deuxième article.
Thorax. — Très large avec des saillies méso- et métathoraciques
extrêmement développées, longueur du thorax ; 1,22 mm, largeur . 1,65,
W/L : 1,65/1,22 = 1,35. Absence de soies stellées.
Prothorax (P) : soie O-P minuscule; 1-P simple, courte; 3-P multi¬
fide, petite, éloignée de 1 et 2-P ; 5-P environ à 7 branches, très longue :
0,40 mm ; groupe pleural 9-12-P sur petite plaque d’insertion ; 9 et 10-P très
petites, la 9 bifide, la 12 longue de 0,8 à 0,9 mm.
Mésothorax (M) : 1-M petite, multifide ; 2 et 3-M simples ; 5 et 6-M
très proches sur tubercules adjacents, la 5 très forte, simple, spiculée, longue
de 0,80 à 1,0 mm, la 6-M très caractéristique, bifide (2« branche parfois elle-
Source : MNHN, Paris
162
ALEXIS GRJEBINE
même bifurquée), asymétrique, la branche principale très forte, longue de
0,50 à 0,53 mm et large de 0,02 mm, très spiculée, les spiculés extrêmement
longs atteignant jusqu’à 0,07 mm et recourbés en hameçons ; groupe pleural
9-12-M avec la 9 et la 10 simples et fortes, la 12 atteignant 1,2 mm.
Métathorax (T) : 1, 2, 3-T petites; 5-T multifide ; 7-T sur saillie à
4- 7 branches fortes ; groupe pleural 9-12-T sur saillie très longue, atteignant
0,35 mm de long et 0,12 mm de large, 9-T environ à 4 branches, 10-T simple,
12-T très petite ; 13-T très grande, environ 6 branches, de 0,40 mm.
Abdomen. — Tergites I-VII sans sclérotisation en dehors des soies ;
sur segment VIII pas de plaque latérale sclérifiée. Soies abdominales bien
différenciées, bien visibles, bien développées. Soies 1 à 5-1 multifïdes;
6-1 simple, longue ; 7-1 simple, fine ; 13-1 en éventail très développé de 0,4 mm
de long ; 1-4-II multifïdes ; 5-II bien développée, environ 4 branches ; 6-II
simple, plus longue que 6-1 ; 7-II petite, bifide; 13-11 trifide, forte; 5-III
environ 3 branches, forte ; 6-III bifide ; 7-III petite, multifide ; 13-III forte,
environ 3 branches ; 5-IV forte, environ 4 branches ; 6-IV bifide ; 7-IV
petite, multifide ; 12-1V forte, multifide ; 13-IV multifide ; 5-V à 3-4 branches
dont 2 fortes ; 6-V bifide ; 7-V petite, multifide ; 12-V forte, multifide ; 13-V
fine, multifide ; 5-VI forte, à 3-4 branches ; 6-VI bifide ; 7-V1 petite : 12-VI
forte, multifide; 13-V1 petite, multifide; 3-VII forte, environ 5 branches;
5- VII à 5 branches; 6-VII petite, multifide; 7-VII petite, bifide; 13-VII
forte, environ 4 branches.
Segment VIII : plaque latérale absente ; pas d’aire spiculée ; peigne
composé environ de 14 épines, les proximales plus petites ; les pointes
médianes des épines sont très fortes et longues jusqu’à 0,06 mm, les pointes
latérales plus réduites, sauf les deux premières ; les épines proximales ont
tendance à avoir des pointes réduites, plus ou moins subégales. Absence
d’écailles. Soie 1-VIII multifide ; 2-VII1 à extrémité en pinceau, longue de
0,1 mm ; 3-VIII multifide à 4-5 branches, forte, longue de 0,5 mm ; 4-VIII
fine à extrémité en pinceau, soie longue de 0,15 mm ; 5-VIII très petite,
multifide.
Siphon ( S ) : clair, lisse, extrêmement court ; longueur : 0,71 mm,
largeur : 0,30 mm ; L/W : 0,71/0,30 = 2,36 ; peigne absent ; soie 1-S peu
développée, placée à peine au-delà du milieu du siphon, longueur du
siphon/partie proximale 1-S : 0,71/0,36 = 1,9, la soie a 3-6 branches fines,
environ aussi longues que la largeur du siphon. Soie 2-S petite, en petite
épine articulée ; 8-S très petite ; 9-S en crochet. Sclérite en étrier de l’appa¬
reil stigmatique court, environ : 0,16 mm; longueur siphon/longueur
sclérite : 0,71/0,16 = 4,4.
Segment anal (X) : selle incomplète, à peine spiculée, très courte,
longueur : 0,09 mm, largeur : 0,09 mm ; L/W =1,0; sur la marge de la
selle environ 5 spiculés longs et 2-3 plus courts, les longs atteignant 0,05 mm ;
soie latérale 1-X forte, simple, très longue : 0,30 à 0,50 mm ; brosse dorsale
avec 2-X bifide, 3-X bifide ; brosse ventrale avec 4a bifide, 4b simple.
Papilles anales extrêmement longues : 1,10 mm.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1
163
Matériel examiné. — 1 Cf, 1 N CT(exuvie), 14 L.
Répartition géographique. — Forêt d’Analamazaotra à Périnet, district
de Moramanga, province de Tamatave, Madagascar, altitude environ
900 m.
Biologie. — L’espèce M. mattinglyi se développe à l’aisselle des feuilles
de Ravenales, hauts de 3-4 m ; nous avons trouvé l’espèce associée à M. ber-
nardi deux fois et à M. aurata une fois.
Systématique. — M. mattinglyi appartient au Groupe B (2 e groupe de
Ravenalites ) très proche des M. aurata , bernardi, beytouti, collessi et marksae
qu’on pourrait considérer comme des espèces jumelles, les imagos étant
extrêmement proches les uns des autres, montrant une différenciation à
l’état nymphal et surtout larvaire.
Remarquons que la région forestière de Périnet est remarquable par la
spéciation explosive qu’on y observe pour beaucoup de groupes d’insectes.
Mimomyia (Ingramia) milloti n. sp.
(fig. 164 à 171)
Types. — Holotype : mâle obtenu par élevage de larve et de nymphe
n° 1956.3.10, gîte 2-02 (3 micro-préparations, mâle monté entièrement dont
genitalia); 10.3.1956, gîte aisselle des feuilles de Typhonodorum lind-
leyanum. Loc. type : village Manombo, commune de Ranohira, sous-
préfecture d’ihosy, km 745, route Tananarive-Tuléar, Madagascar ; ait.
entre 600 et 900 m, massif de l’Isalo, réc. Grjebine. Allotype femelle n° 1956-
3-10, gîte 1-03, même date, même localité, même gîte.
Paratypes : 3 larves, 1 Cf, 9.3.1956, gîte 1, aisselle des feuilles de
Colocasia, massif de l’Isalo, km 729, route Tananarive-Tuléar, canton de
Ranohira, galerie forestière avec Palmiers Ravenea rivularis. Sud de Mada¬
gascar, réc. Grjebine; 3 larves, 4 nymphes, 2 Cf, 2Ç>, 10.3.1956, gîte 1,
aisselle des feuilles de Typhonodorum, massif de l’Isalo, km 745, commune
de Ranohira, sous-préfecture d’Ihosy ; 5 larves, 6 nymphes, 4Cf, 1 O, gîte 2,
même date et même localité ; 6 nymphes, 1 Ç, même date, même localité ;
10 larves, 5 nymphes, 1 Cf, 3 O, gîte 4, même date, même localité ; 1 larve
1 nymphe, gîte 5, même date, même localité ; 1 larve, gîte 6, même date,
même localité ; 4 larves, 1 nymphe, même date, même localité ; 4 larves
1 nymphe, 11.3.1956, gîte 3, aisselle des feuilles de Typhonodorum, forêt
de Lambomakandro, réc. Grjebine ; 9 larves, 2 nymphes, 11.3.1956, gîte 3,
aisselle des feuilles d’un Pandanus élevé, région marécageuse de la forêt
de Lambomakandro, réc. Grjebine.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Source : MNHN, Paris
164
ALEXIS GRJEBINE
Nom de l’espèce : l’espèce a été dédiée au Professeur Jacques Millot
auquel j’ai déjà dédié avec Lacan en 1953 une espèce d’Anophèle de
Madagascar. James Kitsmiller donne une bibliographie complète sur
J. Millot dans son ouvrage « Anophelines names : their dérivation and
history, Thomas Say Foundation », volume VIII, 1982 : 360-361.
Rappelons simplement que J. Millot, Membre de l’Académie des
Sciences, a été le fondateur avec R. Paulian de l’Institut de Recherche
Scientifique de Madagascar (IRSM-ORSTOM) en 1947, et a été Professeur
au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris où il a occupé la Chaire
d’Anatomie comparée. J. Millot, parmi de très nombreux travaux scien¬
tifiques, a surtout décrit le Coelacanthe ( Latimeria ), considéré comme
fossile vivant qui a été pêché dans l’Archipel des Comores.
Imagos. — L’espèce appartient au Groupe A ( Ravenalites s. sir.)
caractérisé par les écailles dressées du vertex très larges, une trompe et des
palpes foncés, les palpes du mâle atteignant moins de la moitié ou à peine la
moitié de la trompe, ces palpes étant courts chez la femelle, mesurant envi¬
ron un tiers de la trompe chez celle-ci. L’antenne de la femelle a le Flml
nettement plus long que le Flm2.
L’espèce a le thorax et l’abdomen de couleur jaune doré uniforme ;
le scutum possède deux bandes d’écailles foncées pourpres dans sa partie
postérieure ; le thorax ne possède que des écailles dorées, certaines blan¬
châtres, ne présentant pas d’écailles noires comme M. roubaudi et M.
grjebinei ; l’abdomen a des tergites couverts d’écailles foncées pourpres,
s’étendant sur toute la partie distale.
En ce qui concerne les pattes, notons que la griffe tibiale des pattes
antérieures est minuscule et atrophiée.
MÂLE. — Aile : 2,74 mm. Trompe : 1,64 mm. Palpe maxillaire :
0,76 mm. Fémur antérieur : 1,60 mm.
Tête. — Vertex et occiput à écailles dressées très larges, noires ; sur le
vertex écailles plates dorées avec tache latérale et une médiane d’écailles
plates, noires. Clypéus glabre.
Trompe ( Pr) : 1,64 mm de long, entièrement noire, partie apicale très
renflée comme celle de M. roubaudi.
Palpe maxillaire ( MPlp ) : longueur : 0,76 mm, relativement court,
Pr/MPlp : 1,64/0,76 = 2,21, moins de la moitié de la longueur de la trompe,
de couleur foncée avec bande blanche allongée vers le milieu ; le dessous
des palpes glabre ; article terminal minuscule.
Antenne (Ant) : très plumeuse, dorée, presque aussi longue que la
trompe ; Flm 1 : 0,15 mm, Flm2 : 0,08 mm, Flm 1/Flm2 : 0,15/0,08 = 1,87 ;
Flml3 : 0,28 mm, Flml4 : 0,40 mm, Flml3/Flml4 = 0,72. Rappelons que
chez les mâles en général le premier article comporte un verticille très déve¬
loppé tandis que chez les femelles cet article ne possède pas de verticille ;
d’autre part, chez les mâles Flm 13 ne possède pas de verticille, contraire¬
ment aux femelles.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
165
Thorax._ Tégument doré. Scutum (Soi) doré, recouvert d’écailles
dorées, longues et étroites, avec deux lignes d’écailles pourpres dans la
partie postérieure jusqu’au scutellum. Soies acrostichales absentes. Soies
dorso-centrales (DS) fortes et nombreuses. Aire supraalaire (SaA) du
scutum avec de fortes soies, mêlées à des écailles incurvées dorées et des
écailles noires. Scutellum (Stm) à larges écailles dorées, plates, avec deux
bandes pourpres sur le lobe médian, en prolongation des bandes du scutum ;
lobes latéraux dorés. Mésopostnotum (Mpri) glabre, avec deux bandes
foncées de couleur pourpre sur partie médiane. Paratergite (Pa) glabre, doré.
Pronotum antérieur (Ap) avec lobes pronotaux antérieurs bien séparés, à
écailles dorées, avec environ 3-4 fortes soies. Pronotum postérieur (Ppr) à
écailles dorées, absence d’écailles foncées, avec environ 6 fortes soies posté¬
rieures (PpS). Proépisternum (propleuron) (Ps) doré sans écailles, avec
deux fortes soies. Aire préstigmatique (PsA) glabre ; aire poststigmatique
(PA) glabre, dorée, sans soies. Stemopleure (mésépistemum) (Mks) dorée,
à écailles dorées, absence d’écailles foncées, avec environ 5-6 soies mésé-
pisternales inférieures (MkSL) et 2 soies mésépistemales supérieures
(MkSU), une des soies inférieures est beaucoup plus forte et plus longue
que les autres (caractéristique du Groupe A). Aire préalaire (PK) avec
2-3 fortes soies courtes et de nombreuses petites soies (microtriches).
Mésépiméron (Mm) doré, sans écailles foncées, mais présence d’écailles
dorées, avec 3-4 soies mésépimérales supérieures (MeSU). Mésoméron
(Msm) doré. Métépisternum (Mis) doré. Métaméron (Mem) doré.
Pattes : coxa des trois paires dorés avec quelques écailles foncées.
Trochanters petits, dorés. Fémurs et tibia des trois paires noirs avec parties
basales et distales blanches, griffe tibiale apicale antérieure atrophiée,
minuscule, pratiquement invisible.
Tarses : premier, deuxième et troisième articles, tous noirs, à partie
apicale blanche très réduite ; Ta-I 4 relativement clair, blanchâtre ; Ta-I 5
blanc ; Ta-Il 4 blanchâtre ; Ta-II 5 blanc ; Ta-III 4 noir, à partie basale
blanche ; Ta-III 5 blanc.
Griffes unguéales (Î/-I) inégales, la plus grande avec un denticule.
Formule unguéale : Ta-I : 1-0, Ta-II : 1-0, Ta-III : 0-0.
Empodium (Em) petit ; pulvilli absents.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I : 1,38 mm; Fe-II et Fe-III même longueur que Fe-I ; Ti-I :
1,44 mm ; Ti-II : 1,61 mm ; Ti-III : 1,47 mm ; Ti-I/Ti-II = 0,89 ; Ti-I/Ti-
III = 0,97 ;Ta-I 1 : 1,08 mm ;Ta-I2 + 3+4 + 5 ; 1,0 mm ; Ta-I 4 :0,10 mm ;
Ta-I 5 : 0,16 mm ; Ta-I 1/Ta-I 2 + 3+4 + 5=1,05; Ta-I 4/Ta-I 5 = 0,62;
Ta-II 4/Ta-II 5 : 0,11/0,12 = 0,91.
Aile ; 2,74 mm de long. Coloration et proportions d’après l’aile de la
femelle : écailles cordiformes noires et blanches. Calyptère supérieur
(squama) (UC) à écailles petites et larges. Alule (Al) à quelques écailles
larges, claires. Costa (C) noire ; sous-costale (Sc) noire ; première nervure
radiale (RI) noire ; deuxième radiale (Rs/R2 + 3) en majeure partie noire, à
base panachée, tache claire réduite à la base de la fourche, fourche R2-R3
Source : MNHN, Paris
166
ALEXIS GRJEBINE
noire ; troisième radiale (R4 + 5) presque entièrement blanche ; nervure
médiane (M et M1 +2) à tronc presque entièrement blanc, base de la fourche
foncée, fourche M1-M2 presque entièrement blanche; M3+4 presque
entièrement blanche ; cubitale (CUA) à tige blanche, branche CuA noire;
anale (IA) panachée.
Cellule R2 presque deux fois plus longue que sa tige R2 + 3 ; cellule
R2 : 0,83 mm ; R2 + 3 : 0,48 mm ; R2/R2 + 3 = 1,72 ; cellule Ml : 0,72 mm ;
Ml+2 : 0,50 mm; Cellule Ml/Ml+2= 1,44 ; cellule R4 + 5 : 1,27 mm;
cellule M2 : 1,12 mm; cellule R4 +5/cellule M2 = l,13; cellule M2/M1 +
2 = 2,24.
Haltère : massue avec écailles noires.
Abdomen. — Tergites : T-I doré ; T-II moitié proximale dorée, distale
foncée, à reflet pourpre ; T-1II à Vil dorés avec partie distale foncée à reflet
pourpre, la partie foncée médiane est plus étendue.
Sternites (S) : dorés avec parties latérales foncées sur S-VI à VII.
Genitalia.
Gonocoxite (Gc ) : spiculé vers partie médiane, plus long que large,
lobe basal ( BDL ) spiculé avec une épine forte et longue et plusieurs soies
marginales. Gonostyle (Gs) plus court que le gonocoxite. Gc/Gs : 0,25/0,15 =
1,6. Phallosome faiblement sclérifié, en forme de cuillère. Proctigère ( Pr)
(segment anal) analogue à M. roubaudi. Paraprocte ( Ppr ) à épine dorsale et
trois à six soies cercales.
FEMELLE.
Tête. — Coloration analogue à celle du mâle.
Trompe (Pr) : entièrement foncée : 1,63 mm de long.
Palpe maxillaire (MPIp) : foncé sur face dorsale, avec interruption
glabre clair vers la partie médiane, apex sans écailles ; les palpes sont très
courts, mesurant moins d’un tiers de la trompe ; longueur des palpes :
0,52 mm ; Pr/MPlp = 3,13 ; dernier article du palpe en petite boule.
Antenne (Ant) : Flml : 0,17 mm; Flm2 : 0,11 mm; Flml/Flm2 =
1,54 ; Flml étant d’un tiers plus long que Flm2 ; Flml 1 : 0,11 mm ; Flml2 :
0,11 mm ; Flml3 : 0,16 mm ; Flml2/Flml3 = 0,68.
Thorax. — Analogue à celui du mâle.
Pattes : coloration analogue à celle du mâle, proportions différentes
(dimorphisme sexuel) : Fe-I/Fe-II = 1,0; Ti-I/Ti-II : 1,85/2,0 = 0,92;
Ti-I/Ti-III : 1,85/1,90 = 0,97 ; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,20/0,41 = 2,0 ; Ta-I 1/Ta-
1 2 + 3+4 + 5 : 1,40/1,45 = 0,96.
Nymphe (mâle). — Proche de M. roubaudi.
Céphalothorax (CT) : 8-CT forte, bifide, asymétrique, spiculée ; 9-CT
fine, simple.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
167
Trompette respiratoire (T) : relativement courte, longue de 1,95 mm,
largeur : 0,087 mm ; L/W = 22,4. Longueur abdomen/longueur trompette
2,95/1,95= 1,51. Aire trachéolaire (TA) : 1,60 mm ; longueur T/TA = 1,21.
Pinna(P0 : °’ 30 mm ; lon 8 ueur T / pi = 6 > 5 ; aire réticulée C& 4 ) ; °> 35 mm 1
méat (Mea) : 1,65 m; Mea/Pi = 5,5.
Métanotum ( Mtn) : 10-Mtn très petite, interne à 11-Mtn; 11-Mtn
simple, longue.
Abdomen. — Long de 2,95 mm ; face dorsale légèrement spiculée
surtout segment II ; 2 et 3-1 simples, 2-1 forte, plus longue que 3-1, bifurquée
à l’extrémité ; I-II courte, simple ; 3-II simple, longue ; 1 -III longue, simple ;
3-III courte, simple ; 1 et 5-IV longues bifides, subégales, dirigées en arrière ;
1 et 5-V longues, bifides, atteignant presque l’extrémité du segment VII ;
1 et 5-VI longues, simples, la 5 très longue atteignant la moitié des palettes
natatoires ; 1 et 5-VII longues, simples, la 5-VII atteignant l’extrémité des
palettes ; 9-VIII multifide, environ 20 branches, un peu plus courtes que la
palette.
Palette natatoire (Pa) : de longueur moyenne, bord interne environ
avec 26 dents plus fortes que sur le bord externe, bord externe avec 29 dents
assez fines ; la soie maximale de la partie apicale très forte, longue, avec des
soies apicales adjacentes nombreuses et longues, environ 12. Longueur
palette : 0,51 mm, largeur palette : 0,07 mm, L/W = 7,2 ; longueur des soies
apicales : 0,11 mm ; longueur Pa/longueur soies apicales = 4,63.
Larve. — Proche de M. roubaudi.
Tête : peu pigmentée, longueur : 0,68 mm, largeur : 0,87 mm, W/L =
1 , 22 .
Mentum (MP) : avec 8-9 dents latérales, la médiane forte.
Maxille (Mx) : avec soie 4-Mx fine, courte ; soie du cardo 6-Mx
petite, fine, multifide, longue de 0,062 mm, extrémité des branches échan-
crée; longueur tête/6-Mx = 11,3.
Soies céphaliques : 5, 8, 9, 10, 11-C et 14-C stellées, à extrémité des
branches échancrée, toutes ces soies ont des branches en bâtonnet. Soie 1-C
très longue : 0,20 mm avec quelques spiculés basaux ; 3-C invisible ; 4-C
longue, multifide : 0,18 mm ; 5-C multifide ; 6-C plus longue que 4-C, mul¬
tifide ; 1-C multifide, environ 12 branches ; 8 et 9-C bien développées, mul-
tifides; 10 et 11-C stellées, multifides, fortes, extrémité échancrée ; 14-C
caractéristique, branches à extrémité nettement échancrée, plumosité très
forte, branches en bâtonnets, atteignant 0,12 mm ; 15-C extrêmement
longue : 0,22 mm, multifide.
Antenne (A) : premier article lisse et clair, soie 1-A multifide ; soie 2-A
interne, plus longue que la 3-A ; 5-A (troisième article) bien visible ; longueur
premier+deuxième articles : 0,33 mm ; longueur tête/longueur antenne =
2,06 ; premier article : 0,25 mm, deuxième article : 0,08 mm ; premier
Source : MNHN, Paris
168
ALEXIS GRJEBINE
article/deuxième article = 3,12 ; partie proximale 1-A : 0,12 mm, premier
article/partie proximale 1-A = 2,0; largeur de l’antenne au niveau de la
soie 1-A : 0,062 mm et à la base : 0,075 mm.
Thorax. — Analogue à M . roubaudi : longueur : 0,92 mm, largeur :
1,25 mm, W/L = 1,35 ; saillie du groupe pleural : 9-12 T : 0,18 mm, base de
là saillie 9-1 2-T : 0,12 mm (très large); largeur thorax/longueur saillie
9-12-T : 1,35/0,18 = 7,5.
Les soies du thorax sont en majeure partie stellées à branches rigides en
bâtonnets, à extrémité échancrée ; les soies stellées comprennent : 0-P, 5-P,
13-P, 1-M, 2-M, 13-M, 1-T, 3-T, 4-T, 5-T, 13-T, 14-T. Soies 1, 2, 3-P grou¬
pées, la 1-P simple, 2 et 3-P multifides ; 0-P bien développée ; 4-P simple;
5-P multifïde ; groupe pleural 9-12-P sur plaque légèrement sclérifiée;
1- M multifïde, grande, stellée ; 2-M multifïde ; 3 et 4-M simples, longues ;
5- M simple, longue, forte; 6-M bifide; 7-M simple; 8-M multifïde;
groupe pleural 9-12-M sur saillie large, 10 et 12 simples, 9-M à 8 branches :
13-M multifïde, stellée ; 1-T multifïde, 2-T simple ; 3, 4 et 5-T multifides ;
6- T simple ; 7-T sur saillie avec 9 branches ; groupe pleural, comme nous
l’avons dit, de 0,18 mm de long; 13-M forte, multifïde; 14-M multifïde.
Abdomen. — Avec 6 soies multifides, stellées par segment de I à VII,
branches en bâtonnets, à extrémité échancrée. I, 2, 4, 5-1 multifides;
3-1 simple ; 6-1 longue, à 4 branches ; 7-1 assez longue, simple ; 9 et 13-1
fortes, multifides ; 1, 2, 5, 8-II multifides : 3 et 4-II simples ; 6-II longue à
3-4 branches ; 7-II simple ou bifide, plus ou moins courte ; 9 et 13-11 multi¬
fides ; 1, 2, 5, 8-III multifides; 6-III longue, bifide; 7-III nettement plus
courte, à 2-3 branches ; 1, 2, 5, 8-IV multifides ; 3 et 4-1V simples ; 6-IV à
2- 4 branches; 7-IV courte, bifide; 1, 2, 5, 8, 9, 13-VII multifides; 3-VII
simple ; 6-VII simple, longue ; 7-VII simple, courte.
Segment VIII : plaque latérale indifférenciée mais la région derrière le
peigne est très spiculée; peigne analogue à M. roubaudi avec environ
13 épines fortes à denticules latéraux bien développés, donnant un aspect
plus ou moins trifide, le corps des épines est nettement spiculé, très caracté¬
ristique ; les épines ont une longueur de 0,075 mm. Soies 1, 3, 5-VIII multi¬
fides ; 2 et 4-VIII simples.
Siphon ( S ) : légèrement spiculé dans les parties latérales vers la base,
environ sur un tiers de la longueur ; peigne absent ; longueur du siphon :
0,94 mm, largeur du siphon : 0,22 mm ; Lf W = 4,2. Partie proximale de la
soie 1-S : 0,46 mm; longueur siphon/partie proximale soie 1-S = 2,0;
soie 1-S à 4 branches; 2-S très petite en épine articulée, échancrée; 8-S
très petite ; 9-S en crochet. Sclérite en étrier de l’appareil stigmatique très
court : 0,16 mm ; longueur siphon/longueur sclérite = 5,8.
Segment anal (X) : selle incomplète, courte, spiculée, avec 6 longs
spiculés marginaux et une série de spiculés subterminaux dont certains en
écailles ; longueur selle : 0,19 mm, largeur selle : 0,13 mm, L/W = 1,46;
soie latérale 1-X longue, bifide; brosse dorsale avec 2-X à 7 branches;
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
169
3-X à 3-4 branches ; brosse ventrale à 2 paires de soies, 4a à 4-5 branches,
4b à 2 branches.
Matériel examiné. — 10 9 $, 32 N, 43 L.
Répartition géographique. — Domaine du Centre (pentes occidentales)
de Madagascar, province de Fianarantsoa, massif de l’Isalo, sous-préfecture
d'Ihosy, commune de Ranohira et Domaine de l’Ouest, forêt de Lambo-
makandro.
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été récoltées à l’aisselle des
feuilles des Colocasia de la galerie forestière de l’Isalo ainsi qu’à l’aisselle
des feuilles de Typhonodorum dans la forêt de Lambomakandro. Nous
avons également trouvé des larves et des nymphes à l’aisselle des feuilles
d’un Pandanus élevé dans la forêt de Lambomakandro ; 1 altitude générale
de la région varie de 600 à 900 m.
Remarquons que le Massif de l’Isalo, très intéressant sur le plan de la
biogéographie, situé à l’Ouest d’Ihosy, classé en Parc national, comporte
une flore très spéciale avec beaucoup d’espèces endémiques telles que le
Pachypodium rosulatum et le Palmier Ravenea rivularis des galeries fores¬
tières, ainsi que des Pandanus de la section des Acanthostyla.
Systématique. — M. milloti appartient au Groupe A ( Ravenalites s. str.)
et fait partie du complexe M. roubaudi, les deux espèces pouvant être
considérées comme des espèces jumelles.
Mimomyia (lngramia) ramalai n. sp.
(fig. 172 à 175)
Types. — Holotype : larve, nymphe et Ç, n° 1956.8.8, gîte 3-01,
obtenus par élevage à partir de la larve (micro-préparations et femelle
piquée) ; loc. type : La Mandraka, district de Manjakandriana, 8.8.1956,
gîte 3, aisselle des feuilles de Pandanus à tronc court. Réc. Ramala.
Paratypes : 6 L, 3 N, 2 $, n° 1956.8.8, gîte 3 (8.8.1956) localité : La
Mandraka, district de Manjakandriana, province de Tananarive,
Madagascar ; aisselle des feuilles de Pandanus à tronc court (les larves se
trouvent près de la terre) ; réc. Ramala, association avec M. aurata.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Nom de l’espèce : l’espèce a été dédiée à mon ami Ramala, de nationa¬
lité malgache, chauffeur de l’Institut IRSM/ORSTOM, et aide bénévole
des récoltes de Moustiques, qui a trouvé les larves et en a fait 1 élevage
pour obtenir nymphes et femelles.
Source : MNHN, Paris
170
ALEXIS GRJEBINE
L’espèce appartient au Groupe A ( Ravenalites s. str.), les femelles sont
très proches des M. spinosa, stellata, brygooi et longicornis, mais s’en dis¬
tinguent par les articles apicaux des tarses qui sont plus foncés et les tergites
abdominaux qui sont sombres, présentant seulement une tache claire
médiane et une tache latérale sur les tergites de V à VII. Les nymphes sont
très proches des M. spinosa, stellata, brygooi, longicornis et leviscastilloi,
mais les trompettes respiratoires sont de taille nettement plus courte que
celles de brygooi, levicastilloi et longicornis et, par contre, se rapprochent de
spinosa et de stellata. Les larves, pratiquement semblables à M. brygooi,
n’en diffèrent que par quelques détails comme la soie 13-C bifide, le peigne
du segment VIII qui comprend 2-3 écailles à l’extrémité ventrale des épines,
tandis que brygooi ne possède au maximum qu’une seule écaille ou pas du
tout ; la soie 4-C, très forte et simple, très longue, distingue immédiatement
cette espèce, ainsi que brygooi, des autres espèces du groupe. Un caractère
complémentaire concerne la soie 2-X qui a 3 branches et la soie 3-X qui a
5 branches.
Imagos.
FEMELLE. — Aile : 3,0 mm. Trompe : 2,0 mm. Fémur antérieur :
1,50 mm.
Tête. — Ecailles dressées de l’occiput et du vertex très larges et très
étendues, blanches dans partie médiane, noires dans parties latérales;
écailles plates du vertex blanches, tache latérale d’écailles suboculaires
plates et noires ; écailles interoculaires blanches.
Trompe ( Pr ) : longue de 2,0 mm, plus longue que le fémur antérieur,
Pr/Fe-I = 1,3; légèrement renflée dans la partie distale noire, partie
moyenne avec un petit anneau blanc (visible dorsalement), cet anneau blanc
se situe vers l’extrémité des palpes.
Palpe maxillaire (MPlp) : long de 0,6 mm, Pr/MPlp = 3,3 ; les palpes
sont noirs dorsalement, la partie apicale étant blanche.
Antenne ( Ant ) : analogue à brygooi, Flml : 0,21 mm, Flm2 : 0,20 mm,
Flml/Flm2 = 1,05. Remarquons que Flm2 est à peine plus court que
Flml (groupe brygooi, stellata).
Thorax. — Analogue à brygooi et stellata, tégument doré avec des
écailles noires et blanches. Scutum ( Scu ) à écailles blanches en croissant
dans parties latérales et antérieure, englobant les fossa, ces dernières noires ;
les fossa sont suivies de lignes dorso-centrales foncées ; ligne acrostichale
médiane à écailles blanches ; aires supraalaire et préscutellaire à longues
écailles blanches. Soies acrostichales absentes; soies dorso-centrales très
fortes et foncées ; soies antéalaires (AnS) et supraalaires (SaS) bien déve¬
loppées. Scutellum (S/m) foncé à larges écailles noires. Pronotum antérieur
(Ap) clair avec 4 grandes soies ; pronotum postérieur (Ppn) brunâtre a
4 soies antérieures et environ 5 dans la partie postéro-supérieure, ces der¬
nières plus petites, tache antérieure à écailles plates larges et noires ( UPSc ).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
171
Paratergite ( P a ) glabre; aire préstigmatique (Ps A) glabre; aire poststig-
matique (PA) foncée, glabre; sternopleure (Mks) dans la partie médiane
foncée, présence d’une tache d’écailles blanches supérieures et une tache
d’écailles blanches inférieures le long du bord postérieur ; les soies sterno-
pleurales supérieures (MkSU) et inférieures ( MkSL) en rangée continue
avec une soie nettement plus forte (dirigée en avant) ; aire préalaire (PK)
foncée avec petites soies fines ; mésépiméron (Mm) avec partie médiane
claire, soies mésépimérales supérieures ( MeSU) présentes, les soies infé¬
rieures absentes.
Pattes : coxa des trois paires clairs avec des écailles couchées, larges et
noires. Fémurs : Fe-I, Fe-II noirs avec deux anneaux blancs ; Fe-III avec un
seul anneau blanc et deux épines apicales sur face dorsale. Tibias des trois
paires noirs avec apex clair, réduit ; griffe tibiale apicale Ti-1 minuscule,
difficilement visible. Tarses : les quatre premiers articles de Ta-I, Ta-II,
Ta-III noirs avec petits anneaux blancs basaux et apicaux; cinquième
article de Ta-I, Ta-II, Ta-III clair.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I : 1,55 mm; Fe-II : 1,70 mm ; Fe-III : 1,80 mm ;Fe-I/Fe-II = 0,90;
Fe-I/Fe-III = 0,86; Ti-I : 1,8 mm; Ti-II : 2,1 mm; Ti-III : 1,9 mm;
Ti-I/Ti-II = 0,85 ; Ti-I/Ti-III = 0,94 ; Ta-I 1 : 1,5 mm ; Ta-I 2 + 3+4 + 5 :
1,6 mm; Ta-I 1/Ta-I 2+3+4+5 = 0,93 ; Ta-I 4 : 0,21 mm; Ta-I 5 :
0,17 mm ; Ta-I 4/Ta-I 5 = 1,23.
Formule unguéale : 0-0.
Aile : au point de vue coloration très proche de M. brygooi et stellata,
à écailles noires et blanches panachées. Cellule R2 :0,82 mm ; tronc R2 + 3 .
0,43 mm: cellule R2/R2 + 3 = 1,90 ; cellule R5 : 1,21 mm; cellule M2 :
1,45 mm: cellule R5/cellule M2 = 0,83; cellule Ml : 0,74 mm; tronc
Ml +2 : 0,49 mm ; cellule Ml/Ml +2 = 1,5 ; cellule M2/M1 +2 = 0,49.
Haltère : massue à écailles noires.
Abdomen. — Tergites de I à VII noirs avec tache médiane d’écailles
blanches à reflet doré sur tergites de V à VII, la tache médiane des premiers
tergites n’est pratiquement pas développée ; taches latérales d’écailles
blanches bien visibles du tergite IV au tergite VII. Sternites foncés avec
écailles blanches, les sternites de V à VI présentent une tache médiane
large à écailles blanches.
MÂLE. — Inconnu.
Nymphe (femelle).
Trompette respiratoire : de 2,66 à 2,80 mm. Abdomen : 3,7 mm.
Palette natatoire : 0,80 mm.
La nymphe est très proche de celles de M. spinosa et de M. stellata ,
mais diffère de M. brygooi par l’indice des trompettes respiratoires qui sont
beaucoup plus courtes, leur longueur ne dépassant pas celle de l’abdomen.
Source : MNHN, Paris
172
ALEXIS GRJEBINE
Céphalothorax ( CT ) : soie 8-CT très forte à petits spiculés sombres,
bifide ; 9-CT fine ; petite.
Trompette respiratoire (T) : longueur : 2,87 mm (peut être un peu
plus courte : 2,66 mm), largeur : 0,06 mm ; L/ W = 47,0. Longueur abdo¬
men : 3,7 mm ; abdomen/longueur trompette =1,3; aire trachéolaire
(TA) : 2,37 mm ; aire réticulée (RA ) : 0,50mm (oumoins0,40) ; pinna (Pi) :
0,23 mm (ou un peu plus 0,26) ; méat (Mea) : 2,64 mm ; longueur trom-
pette/TA= 1,21 ; longueur trompette/Pi = 12,4 ; TA/Pi=10,3; Mea/Pi =
11,47.
Abdomen. — Légèrement spiculé sur faces dorsale et ventrale ; soies
analogues à brygooi, spinosa et stellata, mais soies 5-V, 5-VI, 5-VII pro¬
gressivement plus longues.
Palette natatoire (Pa) : bord interne avec 16 petites dents très peu
développées, bord externe avec 21 dents très fortes et saillantes, en forme
de griffes ; marge apicale avec 4 petites soies et 1 plus grande en crochet.
Longueur palette : 0,84 mm, largeur : 0,055 mm ; L/W = 15,2 ; longueur
abdomen/longueur palette = 4,4 ; longueur soie apicale (processus apical) :
0,02 mm ; longueur palette/soie apicale = 42,0.
Larve. — Tête : longueur 0,75 mm, large de 0,93 mm. Siphon : long de
1,1 mm. Selle : longueur et largeur : 0,22 mm.
Tête. — Peu pigmentée, soies foncées ; W/L = 1,24. Lobe médian du
labre très développé avec soies écailleuses, les apicales très longues attei¬
gnant l’extrémité des soies 1-C. Mentum (MP) avec 9 dents latérales de
chaque côté, large de 0,22 mm.
Maxille (Mx) : analogue à M. brygooi, longue de 0,28 mm, soie 4-Mx
très longue : 0,25 mm, en forme de bâtonnet, extrémité légèrement bifide ;
longueur tête/4-Mx : 0,75/0,25 = 3,0.
Palpe maxillaire (MPlp) : très petit, 0,04 mm ; soie 6-Mx du cardo :
0,23 mm, très longue, avec une dizaine de branches spiculées ; longueur
tête/6-Mx : 0,75/0,23 = 3,2.
Soie céphalique 1-C très développée : 0,24 mm, spiculée, à grandes
épines basales ; 3-C très forte, longue de 0,15 mm, simple ; 4-C simple,
très forte, longue de 0,24 mm, spiculée ; 5 et 6-C longues, subégales, plu¬
meuses, la 5 à 3 branches, la 6 à 2 branches ; 1-C multifide ; 8 et 9-C ainsi
que 10-C bien développées, stellées, à branches spiculées comme 1, 4 et
1- C; 11, 12, 13, 14-C fortes, spiculées; 11-C multifide, courte; 12-C très
longue, simple; 13-C bifide, longue (différence avec M. brygooi qui a
3 branches et qui est plus courte) ; 14-C trifide, forte, longue ; 15-C très
fine et petite.
Antenne (A ) : analogue à brygooi, premier article fortement spiculé ;
soie 1-A très développée, trifide; soies 2 et 3-A semblables à brygooi ;
2- A très longue ; 5-A, troisième article, allongée ; premier et deuxième
articles : 0,55 mm, premier article : 0,50 mm, deuxième : 0,05 mm ; largeur
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE F1CALB1INI
173
antenne : 0,078 mm ; partie proximale à la soie 1-A : 0,17 mm ; longueur
antenne/largeur antenne = 7,05 ; longueur antenne/partie proximale soie
1-A = 3,2 (environ 1/3).
Thorax. — Longueur : 0,74 mm, largeur : 1,08 mm ; W/L = 1,45.
Soies semblables à celles de M. brygooi, 0, 2, 3, 5, 7, 8-P, 1, 2, 8, 13, 14-M,
1 3 4 5 8, 13 -Tstellées, spiculées à extrémité pointue, avec branches fortes
et nombreuses.
Prothorax (P) : 0, 2, 3, 5, 7, 8-P à plusieurs branches ; les 1, 2 et 3-P
sans tubercule commun, la 1-P très proche de la 2-P ; 9, 12-P sur tubercule
proéminent, pigmenté; 13-P stellée.
Mésothorax (M) : 1 et 2-M très développées ; 9, 12-M sur saillie
longue, la 9-M à 3 branches plumeuses, 10 et 12-M simples, fortes, barbe¬
lées; 13-M stellée.
Métathorax (T) : 7-T à 5 branches (différence avec brygooi) sur
saillie; 9, 12-T sur saillie très longue de 0,22 mm; largeur thorax/saillie
9-12-T : 1,08/0,22 = 4,9, la saillie 3 fois plus longue que large; 9-T à
4 branches subégales; 10-1 longue et forte; 12-T petite, fine, 13-T très
développée, stellée.
Abdomen. — Soies semblables à M. brygooi. 1, 2, 4, 5, 9, 11, 13-1
très développées, multifides, stellées, spiculées; 6-1 bifide; 7-1 bifide, très
longue, plus courte que 6-1 ; 1, 2,4, 8, 11, 13-V stellées ; 6-V simple, longue ;
7-V petite, environ 4 branches.
Segment VIII : semblable à brygooi mais peigne avec une vingtaine
d’épines lancéolées, à denticules latéraux symétriques, et en plus, 2 a
3 écailles dans la partie inférieure (différence avec brygooi qui a au plus
une seule écaille) ; les épines longues d’environ 0,12 mm.
Siphon (S) : semblable à brygooi, longueur : 1,11 mm, largeur :
0,12 mm : L/W = 9,25 ; soie 1-S très longue à 3 branches ; partie proximale
soie 1-S : 0,62 mm; longueur siphon/partie proximale soie 1-S = 1,79;
soie 2-S petite, en épine articulée, extrémité échancrée ; 8-S très petite ;
9-S en crochet.
Segment anal (X) : selle aussi longue que large : 0,22 mm ; L/W =
1,0 ; soie latérale 1-X très longue et forte, simple, barbelée ; brosse dorsale
avec 2-X à 3 branches ; 3-X à 5 branches ; brosse ventrale à 2 paires de
soies, la 4-a à 4 branches, 4-b bifide, plus courte.
Matériel examiné. — 2 $, 4 N, 7 L (obtenues par élevage).
Répartition géographique. — La Mandraka, district de Manjakan-
driana, province de Tananarive, Madagascar.
Biologie. — Larves et nymphes trouvées dans la forêt, à 1 aisselle
des feuilles en spirale des Pandanus à tronc court hauts de 2 m ; les collec-
Source : MNHN, Paris
174
ALEXIS GRJEBINE
tions d’eau sont situées très près de la terre. Une fois, nous avons trouvé
en association avec M. aurata.
Systématique. — L’espèce appartient au Groupe A ( Ravenalites
s. sir.) ; elle est très proche de M. brygooi, cette dernière trouvée sur la
Côte Est à Manakara dont elle se distingue seulement par quelques carac¬
tères : chez la femelle, les tergites I à VII sont noirs, à tache médiane d’écail-
les claires, tandis que chez brygooi les tergites I à VII sont entièrement
couverts d’écailles blanches à reflet doré. La nymphe a une trompette
respiratoire beaucoup plus courte que celle de brygooi et levicastilloi,
étant plus courte que l’abdomen, tandis que chez les deux espèces précé¬
dentes, la trompette est environ deux fois plus longue que l’abdomen;
la palette a sur le bord interne 16 dents et sur l’externe 21 dents contre
21 internes et 14 externes pour brygooi ; d’autre part, la palette est plus
large.
La larve possède les soies céphaliques 3-C plus fortes que celles de
brygooi ; la soie 13-C a deux branches contrairement à trois branches chez
brygooi ; le peigne du segment VIII compte 2-3 écailles inférieures (au
maximum 1 chez brygooi) ; la soie du siphon 1-S est très longue, à 3 branches
(4 branches courtes pour brygooi).
Remarquons que sur le plan de la biogéographie, M. ramalai a été
trouvée dans la forêt de La Mandraka, région du Centre, versant Est,
tandis que M. brygooi a été trouvée sur la Côte Est à Manakara, à l’aisselle
des feuilles des Pandanus littoraux.
Mimomyia (Ingramia) roubaudi (Doucet)
(fig. 176 à 185)
1950. Ravenalites Roubaudi Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar (A)
4 : 51 (L* Ravenalites). Loc. type : île Nosy Be, réserve de Lokobe, Mada¬
gascar.
1957. Ficalbia (Ravenalites ) roubaudi (Doucet), Mattingly, The Culi-
cine Mosquitoes of the Indomalayan Area. Part I Genus Ficalbia Theobald.
London : Brit. Mus. Validation du génotype de Ravenalites avec le choix
de l’espèce R. roubaudi Doucet : 1.
1958. Ficalbia ( Ravenalites ) Roubaudi (Doucet), Mattingly & Grje-
bine, Mém. Inst. Sci. Madagascar (E) 9 : 259, 285 (CT, $, N). Validation
de l’espèce pour le genre Ravenalites.
1974. Mimomyia ( Ingramia) roubaudi (Doucet), White, Mosquito
Systematics 6 : 239-240 (priorité de Ingramia Edwards sur Ravenalites).
1977. Ficalbia ( Ravenalites) roubaudi (Doucet), Stone, Knight &
Starcke. Synoptic catalog of the mosquitoes of the World ( Culicidae ) : 288.
Types. — Type : larve n° T 12, 1949 (très abîmée), réserve de Lokobe,
île Nosy Be, province de Diégo-Suarez, Madagascar. Gîte : aisselle des
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
175
feuilles de Typhonodorum lindleyanum (Aracées) (réc. J. Millot). Doucet J.,
Mém. Inst. Sci. Madagascar A (4) : 51, 1950 (L* ; Ravenaliles).
Plésiotypes : (CT, ç, N, L) : 2 Cf, 3 O, 4 N, 4L, 18, 19, 20.5.1955,
réserve de Lokobe, île Nosy Be (réc. Grjebine) ; 1 Ç, 20.12.1957, Fénérive,
Province Tamatave (réc. Grjebine) ; I Cf (3 lames : genitalia, tête, aile),
4 O piquées, 1 9 sur lames : antenne, thorax, pattes, ailes, abdomen,
3 nymphes, 3 larves, 21.3.1956, réserve de Mandena, Fort-Dauphin
(réc. Grjebine).
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Nom de l'espèce : L’espèce a été dédiée par Doucet au Professeur
Emile Roubaud (1882-1962), notre maître, éminent savant en Entomologie
médicale. E. Roubaud a fait plusieurs séjours en Afrique tropicale et a été
Chef de Service du Laboratoire de l’Institut Pasteur de Paris. Il a été le
fondateur de l’Institut Pasteur de Brazzaville avec Martin et Leboeuf,
où il effectua des études sur les Glossines. Plus tard, ses travaux ont porté
sur les Moustiques, en particulier sur les complexes d 'Anopheies maculi-
pennis et Culex pipiens. Membre de l’Académie des Sciences, c’est dans son
célèbre Laboratoire d’Entomologie médicale que furent formés tous les
premiers entomologistes médicaux de l’ORSTOM.
Imagos.
FEMELLE. — Aile : 2,60 mm. Trompe : 1,80 mm. Fémur antérieur :
1,60 mm. Abdomen : 2,1 mm.
Tête. — Occiput et partie postérieure du vertex à nombreuses écailles
dressées, de couleur blanchâtre, jaunâtre, bien développées, fourchues à
l’apex ; vertex couvert d’écailles plates et larges, dorsales et latérales,
blanc jaunâtre ; présence de deux petites taches d’écailles plates, larges,
noires, près des yeux. Une paire de soies interoculaires très longues, se
projetant en avant au-dessus du clypéus et une paire de longues soies
frontales en avant des précédentes ; yeux étroitement séparés par deux
rangées d’écailles interoculaires blanchâtres.
Trompe ( Pr) : de longueur moyenne : 1,80 mm, plus longue que le
fémur antérieur, légèrement renflée à l’extrémité sur 0,33 de la longueur
totale, noir avec petite tache blanche vers le tiers basal et un anneau blanc
au-delà de la moitié de la trompe.
Palpe maxillaire ( MPlp ) : avec quatre articles, deuxième et troisième
bien séparés, ce dernier renflé, le quatrième très petit, sans écailles ; lon¬
gueur du palpe : 0,48 mm ; Pr/MPlp : 1,8/0,48 = 3,75 ; le palpe possède
un anneau clair à la base du troisième article, l’apex des palpes est blanc.
Antenne (.Ant) : nettement plus courte que la trompe ; pédicelle avec
touffe d’écailles larges et blanches du côté interne, au total 13 flagellomères
Source : MNHN, Paris
176
ALEXIS GRJEBINE
(14chez le mâle) ; Flml seulement un peu plus long que Flm2 ; Flml/Flm2 :
0,149/0,125 = 1,19; Flml2/Flml3 : 0,104/0,156 = 0,66.
Thorax. — Largement jaunâtre, noir au-dessus des bases des ailes
et devant le scutellum. Tégument du scutum avec écailles dorées blanches
(écailles acrostichales et dorso-centrales antérieures denses, incurvées).
Ecailles noires incurvées présentes sur les aires suivantes :
1) plus ou moins séparées le long de la ligne acrostichale,
2) tache latérale antéalaire,
3) une importante tache ovale sur fossa,
4) ligne dorso-centrale,
5) ligne supraalaire,
6) autour de l’aire préscutellaire.
Scutellum ( Stm) : à larges écailles scutellaires plates, noires sur lobe
médian et lobes latéraux, une tache large postérieure d’écailles blanches
sur lobe médian.
Soies du scutum ( Scu ) : acrostichales absentes ; dorso-centrales très
fortes, certaines orientées vers l’avant ; trois soies scutales antéalaires (AnS)
(au niveau du paratergite), très longues et fortes atteignant le mésépimé-
ron; soies supraalaires (SaS) nombreuses, petites; soies préscutellaires
(PrsS) longues.
Scutellum (Stm) à soies scutellaires médianes et latérales bien dévelop¬
pées. Mésépostnotum (Mpn) noir à angles basolatéraux jaunâtres.
Pronotum antérieur, pronotum postérieur, propleuron, sternopleure
et mésépiméron avec des écailles. Pronotum antérieur (AP) à lobes bien
séparés avec quelques écailles claires, blanches et 3-4 soies. Pronotum
postérieur (Ppn) à large tache d’écailles plates noires et 4-5 soies dorées.
Propleuron (Ps) (proépisternum) avec quelques écailles blanches et 2-3
soies. Soies stigmatiques de l’aire préstigmatique (PsA) absentes: aire
poststigmatique (PA ) glabre, sans écaille ni soie ; paratergite glabre ; aire
préalaire (PK) avec quelques soies préalaires (en général 2-3), écailles pré-
alaires absentes. Sternopleure (Mks) avec deux grandes taches d’écailles
larges et blanches, une supérieure, l’autre inférieure ; 2-3 soies sternopleu-
rales supérieures (MkSU) et 5-6 inférieures (MkSL) le long de la suture
mésopleurale, l’une de ces soies beaucoup plus longue que les autres;
mésépiméron (Mm) avec tache d’écailles mésépimérales antérieures, plates
et blanches, absence d’écailles mésépimérales supérieures, inférieures et
postérieures, présence de 4-6 soies mésépimérales supérieures (MeSU),
absence des soies antérieures, postérieures et inférieures (MeSL).
Pattes : coxa des trois paires des pattes avec quelques écailles blanches,
plates' ; trochanters très petits. Tous les fémurs noirs, annelés de blanc à
l’apex ; fémur postérieur avec 3 épines apicales dorsales. Tibias noirs
avec anneau blanc à la base et un autre anneau apical. Tarses avec les trois
premiers articles noirs, annelés de blanc à la base et à l’apex ; article tar¬
sien Ta-4 de toutes les paires de pattes clair à la base, blanc à l’apex ; Ta-5
de toutes les pattes blanc. Soies tibiales courtes ; griffe apicale des tibias
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
177
antérieurs minuscule, visible du côté interne (ventral) ; peigne apical du
tibia à double rangée de soies épineuses, fortes, subégales dans chaque
rangée ; du côté externe (dorsale du tibia) quelques fortes soies épineuses
(environ 5) ; toutes les griffes des tarses simples, égales. Empodium peu
développé. Pulvilli absents.
Mesures et proportions des articles des pattes : (femelle de Nosy Be,
18 mai 1955, gîte 5, plésiotypes, réc. Grjebine) :
Fe-I/Fe-11 : 1,5/1,5 = 1,0 ; Fe-I/Fe-lII : 1,5/1,58 = 0,94 ; Ti-I/Ti-II :
1 67/1,85 = 0,90 ; Ti-I/Ti-III : 1,67/1,69 = 1,98 ; Ta-I 1/Ta-I 2+3+4 + 5 :
119/1,29 = 0,92; Ta-I 4/Ta-I 5 : 0,17/0,19 = 0,89; Ta-II 4/Ta-II 5 :
0^20/0,129 = 1,55 ; Ta-III 4/Ta-III 5 : 0,40/0,16 = 2,5.
Aile : à nombreuses écailles panachées noires et blanches, couchées
et plates (« squame scales »). Face dorsale très différente de la ventrale.
Ecailles plumeuses plus ou moins dressées bien développées. Calyptère
supérieur (UC) avec frange de quelques écailles blanches, larges, caduques.
Alule (Al) avec un groupe d’écailles blanches, larges. Nervure costale (C)
noire à secteur clair vers la base, avec écailles dressées, plumeuses, étroites,
très développées ; sous-costale (Sc) largement noire, avec écailles claires vers
la base et la partie apicale ; première radiale (RI) noire avec écailles claires
disséminées; secteur radial (Rs) et tronc R2 + 3 avec écailles claires à la
base et devant la fourche R2-R3 ; deuxième radiale (R2) blanche à la base
et partie apicale ; troisième radiale (R3) presque entièrement noire ; deu¬
xième cellule marginale (clR2) 2,2 ou un peu moins de 2 fois plus longue
que le tronc R2 + 3 de la fourche R2-R3 ; R4 + 5 à écailles noires et blanches,
ces dernières surtout dans partie apicale ; nervure médiane (M et Ml +2)
avec trois longs secteurs blancs ; M1 et M2 moitié noire, moitié blanche ;
cellule Ml (clMl) plus longue que le tronc Ml +2 ; extrémité de la nervure
transverse postérieure médiocubitale (m-cu) très proche de la nervure trans¬
verse radiomédiane (r-m), antérieure à cette dernière; nervure M3+4
panachée avec environ 4 secteurs noirs, partie apicale blanche ; nervure cubi¬
tale (CuA) avec base blanche puis très panachée, extrémité noire ; nervure
anale (IA) avec écailles blanches et noires, se terminant bien au-delà de
l’origine de la fourche M3 + 4-CuA.
Cellule R2/R2+3 : 0,725/0,322 = 2,25; cellule R5/cellule M2 :
1,11/0,93 = 1,19; cellule Ml/Ml+2 : 0,61/0,45 = 1,35; cellule M2/
Ml +2 : 0,93/0,45 = 2,06 ; lA/CuA (base) =1,10.
Remarquons que la cellule R2 est environ 2 fois plus longue que le
tronc R2 + 3.
Haltère : partie basale (scabellum) (SI) claire, pédicelle (Pe) clair,
partie terminale (massue ou capitellum) (C'a) avec écailles noires.
Abdomen. — Tergites noirs avec des marques d’écailles claires, blan¬
châtres. Tergite I largement clair, la majeure partie occupée par écailles
blanches, taches apicolatérales d’écailles noires, nombreuses soies dorées ;
tergites II à VII foncés mais à écailles blanches argentées basales étendues
latéralement en tache subapicale, bande claire basale du tergite II large,
celle du tergite III au tergite V étroite, très réduite sur tergite V et tergite VI ;
tergites V, VI et surtout VII à larges taches latérales blanches ; tergite VIII
Source : MNHN, Paris
178
ALEXIS GRJEBINE
rectangulaire, petit et court, plus large que long, couvert d’écailles argen¬
tées, presque entièrement caché par le tergite VII.
Sternites foncés, excepté la base et parties latérales ; sternite VII lar¬
gement foncé ; sternite VIII plus large que tergite VIII.
Remarquons que les écailles noires de l’abdomen donnent un reflet
légèrement pourpre violacé à la lumière artificielle.
Genitalia : cerques (Ce) courts ; insula (/) petite avec 4 petites soies ;
plaque postgénitale ( PGL ) fortement développée, plus longue que large,
profondément bilobée, lobes avec longues et fortes soies éparses. Sperma-
thèque ( SCa ) unique, grande, simple.
MÂLE. — Similaire à la femelle.
Tête. — Présence de deux longues soies frontales interoculaires.
Trompe ( Pr ) : longue de 0,82 mm, fortement renflée sur la moitié
distale, moitié proximale grêle, la trompe foncée a deux anneaux blancs
le deuxième au-delà de l’extrémité des palpes jusqu’à la partie renflée.
Palpe maxillaire (MPlp) : long de 0,92 mm ; Pr/MPlp : 1,82/0,92 = 1,97;
en apparence avec quatre articles, un peu plus long que la moitié de la lon¬
gueur de la trompe, anneau blanc vers la moitié, extrémité apicale claire
(troisième article) ; quatrième article très atrophié, minuscule ; cinquième
absent.
Antenne ( Ant ) : plus courte que la trompe; pédicelle avec quelques
écailles blanches; flagelle de 14 articles; Flml/Flm2 : 0,15/0,07 = 2,0;
Flml3/Flml4 : 0,32/0,26 = 1,23.
Pattes : analogues à celles de la femelle au point de vue coloration.
Pattes antérieures et moyennes avec une griffe tarsale plus longue que l’autre,
portant un petit denticule près de la base.
Mesures et proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II = 1,0; Fe-I/Fe-III = 0,94 ; Ti-I/Ti-II = 0,96 ; Ti-
I/Ti-III = 1,03; Ta-I 1/Ta-I 2+3+4+5 = 1,11 ; Ta-I 4/Ta-I 5 = 1,14;
Ta-II 4/Ta-II 5 = 1,16; Ta-III 4/Ta-III 5 = 2,80.
Abdomen. — Tergite VIII bien développé, presque aussi long que
large, partie médiane largement couverte d’écailles argentées.
Genitalia.
Segment IX : tergite IX indifférencié, pas sclérifié ; lobes du tergite IX
indifférenciés ; soies absentes. Gonocoxite ( Gc ) : plus long que large ;
soies dorsales et internes peu différenciées ; lobe baso-dorsal du gonocoxite
C BDL ) petit avec une seule forte soie en épine et quelques soies plus fines
et claires ; gonostyle (Gs) court, simple, environ la moitié de la longueur du
gonocoxite (0,5) ; griffe du gonostyle (GC) allongée, environ 1/20° (0,05) du
gonostyle. Phallosome en forme de cuillère, un peu plus long que large ;
plaques latérales de l’aedeagus peu différenciées, légèrement sclérifiées.
Proctigère (Pr) : sclérifications latérales bien distinctes ; paraproctes (Prp)
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI
179
bien développés avec une très forte épine dorsale orientée vers l’extérieur ;
présence de 2-4 soies cercales courtes.
Nymphe.
MÂLE. — Abdomen : 3,4 mm. Trompette : 2,7 mm. Palette natatoire :
0,55 à 0,59 mm.
Céphalothorax {CT) : carène médiane {MK) modérément développée ;
soie 3-CT très peu développée, simple ; 2, 4-CT bifides ; 6-CT simple,
forte, bien développée ; 8-CT forte, foncée, asymétrique, en épine, à 3 bran¬
ches, 1 forte et 2 très petites ; 9-CT simple.
Trompette {T) : longueur : 2,70 m, largeur : 0,080 mm ; L/W = 33,75
à 36,0 longueur abdomen/longueur trompette = 1,26; aire trachéolaire
{TA ) : 2,25 mm ; aire réticulée {RA ) : 0,45 mm ; pinna (Pi) : 0,27 mm ; méat :
2,53 mm ; longueur trompette/TA =1,2; longueur trompette/Pi = 10,0;
TA/Pi = 8,3 ; méat/Pi = 8,96.
Remarquons que la trompette est très longue, que les deux bords de
l’ouverture de la pinna se rejoignent environ vers les 7/10° de l’aire réticulée
claire, puis se continuent jusqu’à l’aire trachéolaire par une seule ligne
(soudure).
Mètanotum {Mm) : soies 10, 11-Mtn simples, la 10 beaucoup plus
longue que la 11, antérieure à cette dernière (numération inverse possible) ;
12-Mtn courte.
Abdomen. — Face dorsale légèrement spiculée, face ventrale faible¬
ment spiculée. Soies 1, 2, 3, 5, 6-1 simples, 1 petite, 2 très développée;
1 et 3-II simples, longues, plumeuses; 5-11 courte; l-III longue, simple
ou double, dirigée en avant ; 2, 3, 5-II1 courtes ; 1 et 3-VI doubles, longues,
dirigées en avant; 1-V double; 5-V double ou triple, longue; 1 et 5-VI
simples ; 1 et 5-VII simples, longues ; 4-VIII simple ; 9-VIII avec environ
20-22 branches plumeuses, angles postérolatéraux du tergite VIII en
lobes dentés comportant chacun environ 5 denticules, le reste de la marge
latérale lisse. Segment X lisse, lobe génital {GL) très développé ; apex
digitiforme beaucoup plus développé que celui de la nymphe femelle.
Palette natatoire {Pa) : longue, étroite, non renflée du côté interne,
dentée sur les bords interne et externe ; bord interne avec environ 22 dents
en scie bien prononcées ; bord externe avec environ 32 dents très peu déve¬
loppées ; marge apicale avec 9-10 soies très longues, de taille régulièrement
croissante, extrémité en crochet ; soie apicale de la palette 1-Pa absente.
Longueur de la palette : 0,59 mm, largeur : environ 0,06 mm ; L/
W = 9,5 ; soies apicales longues de 0,15 mm ; longueur palette/longueur
soies = 3,93.
FEMELLE. — Chétotaxie analogue à celle de la nymphe mâle. Lobes
cercaux (Ce) du segment X bien développés, dentés le long de la marge
apicale ; lobe génital {GL) ventral aussi long que les lobes cercaux.
Source : MNHN, Paris
180
ALEXIS GRJEBINE
Larve. — Tête : longueur : 0,63 mm, largeur : 0,73 mm ; siphon :
0,84 mm; selle : longueur : 0,18 mm.
Tête (C). — Longueur : 0,63 mm, largeur : 0,73 mm ; W/L = 1,15 ;
claire, peu pigmentée, soies claires ; lobe médian du labre bien développé.
Organe épipharyngien à 4 grandes soies sensorielles (MSR) en processus
digitiformes, très proches de la barre épipharyngienne (intertorma) (In).
Mentum (MP) : avec 9 dents de chaque côté; dent médiane forte.
Aulaeum (Au) peu développé.
Maxille (Mx) : longueur : 0,069 mm ; soie 4-Mx : 0,09 mm ; soie 6-
Mx : 0,02 mm; palpe maxillaire : 0,046 mm; Mx/MPlp =1,5; Mx/6-
Mx = 3,45.
Remarquons que la soie 1-Mx est formée par 2 sensilles digitiformes
subégaux ; la soie 4-Mx est longue et fine (différence avec groupe spinosa) ;
la soie 6-Mx du cardo très forte, stellée, présente 6 branches.
La largeur de la tête par rapport à celle du thorax est de : 1,73.
Soies céphaliques (C) : 1-C longue, simple : 0,15 mm ; 3-C invisible
(différence avec groupe spinosa) ; 4-C longue de 0,23 mm ; 5-C : 0,14 mm ;
6-C : 0,25 mm ; 14-C : 0,09 mm ; 15-C : 0,39 mm. Longueur tête/1-C = 4,2 ;
longueur tête/4-C = 2,7 ; longueur tête/14-C = 7,0 ; longueur tête/15-C =
1,61. Les soies 4, 6, 1-C subégales avec nombreuses branches plumeuses,
la 5-C stellée plus courte que la 6-C, à branches très inégales, extrémité
des branches échancrée comme sur toutes les soies stellées ; 8, 9-C stellées,
multifides; 10-C multifide; 11, 14-C stellées (extrémité échancrée) plu¬
meuses; 12-C fine à plusieurs branches; 13-C simple, longue; 15-C très
longue, environ à 5 branches.
Antenne (A ) : premier et deuxième articles librement articulés, clairs,
lisses, deuxième article moins d’un tiers du premier. Premier article :
0,24 mm de long, largeur au milieu : 0,05 mm ; deuxième article : 0,05 mm
de long ; longueur premier article + deuxième article : 0,29 mm ; partie
proximale soie 1-A : 0,12 mm ; 1-A environ 15 branches ; longueur premier
article/partie proximale 1 -A = 2,0 (soie insérée vers le milieu) ; premier
article/deuxième article = 4,8 ; longueur antenne/partie proximale 1-
A = 2,41 ; longueur tête/longueur antenne (premier et deuxième articles) =
2,17.
Soies 2 et 3-A simples, subégales ; 4 et 6-A bien développées, simples ;
5-A (troisième article) petite.
Thorax. — Longueur : 0,78 mm, largeur : 1,27 mm; W/L = 1,6.
Saillie 9-12-T = 0,14 mm.
Organes bilobés rétractiles de chaque côté du thorax (dépression en
entonnoir) absents ; sensille stigmatique dorsal difficilement visible ;
soies dorsales presque toutes stellées; groupes pleuraux 9-12 méso- et
métathoraciques insérés sur grandes plaques sclérifiées portées par les
saillies du corps. Soies prothoraciques 5 et 6-P bien séparées, ainsi que 7-M,
cette dernière montrant un développement de symétrie dorso-ventrale par
rapport au groupe métathoracique 9-12-M.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
181
Prothorax ( P ) : 0, 3, 5, 7, 8-P stellées ; 1-P simple ; 2-P plumeuse ;
1 2, 3-P sans tubercule basal commun, bien séparées ; 4-P courte, simple ;
6-P longue, plumeuse ; 7-P absente ? ; 8-P stellée, antéro-externe à 9-12-P,
ces dernières avec tubercule basal ; 11-P atrophiée ; 12-P très bien dévelop¬
pée, simple ; 13-P caractéristique, stellée, très interne.
Mésothorax (M) : 1, 2-M stellées; 3-M simple, forte; 4-M simple;
5-M barbelée, très développée ; 6-M longue, bifide ; 7-M simple ; 8-M stel¬
lée ; 9-12-M sur tubercule basal à deux pointes, la 9-M multiple à 6 bran¬
ches, 10-M très forte, barbelée, 11 et 12-M longues, barbelées; 13-M stel¬
lée ; 14-M stellée.
Métathorax ( T ) : 1, 3, 4, 5, 8, 13-T stellées ; 2, 6-T simples ; 7-T sur
saillie thoracique avec environ 11 branches; 9-12-T sur saillie thoracique
longue de 0,14 mm avec une grande épine, 9-T multiple à 9 branches, 10-T
très forte, longue, barbelée, 11-T petite, 12-T simple ; 13-T stellée en demi-
éventail à branches inégales.
Abdomen. — Sensilles stigmatiques dorsaux indistincts; tergites I-
VII sans sclérification, en dehors des bases des soies ; segment VIII avec
rudiment de plaque sclérifiée latérale (couverte de spiculés) portant le
peigne latéral.
Sur tous les segments I à VII les soies sont très espacées dorso-ven-
tralement, et de la partie proximale à la partie distale de ces segments, ce
qui forme deux groupes bien distincts, l’un proximal composé dorso-
ventralement par les soies 0, 2, 3 et 11, et l’autre distal composé dorso-
ventralement par les soies 1,4, 5, 6, 7, 10, 12 et 13.
Soies 1, 2, 4, 5, 11, 13-1 stellées; 6-1 à 4-5 branches; 7-1 longue à
2 branches, atteignant les 3/4 de la 6-1 ; soies 0, 8 et 14-1 absentes ; 6-II
à 3-4 branches : 7-II à 2 branches atteignant la moitié de 6-II ; 6-1II longue,
bifide ; 7-III petite, bifide ou trifide ; 1 , 2, 5, 8, 11, 13-V stellées, bien déve¬
loppées ; 6-V bifide à 2 branches ; 7-V bifide ; 1, 2, 5, 8, 11, 13-VII stellées,
bien développées ; 6-VII simple, longue.
Segment VIII : présence d’une plaque latérale rudimentaire très peu
sclérifiée, couverte de spiculés, portant le peigne de 10 épines, les épines
dorsales présentent une pointe principale médiane et deux latérales suivies
de plus petites, l’épine la plus ventrale a des pointes subégales en forme de
couronne ; soie 1 -VIII multifide, stellée ; 2-VIII simple, bifurquée à l’extré¬
mité; 3-VIII multifide; 4-VIII simple; 5-VIII multifide; 14-VIII petite.
Siphon (S) : longueur : 0,84 mm, largeur : 0,24 mm ; L/W = 3,5 ;
partie proximale de la soie 1-S : 0,37 mm ; longueur siphon/partie proximale
1-S = 2,2 (soie située vers le milieu du siphon).
Remarquons que chez les larves de la Côte Est de la localité Vohipeno,
province de Fianarantsoa, qui se développent à l’aisselle des feuilles de
Pandanus, le siphon est beaucoup plus long que large, la longueur attei¬
gnant 1,04 mm et la largeur 0,22 mm ; L/W = 4,7, tandis que la partie
proximale à 1-S est égale à 0,53 mm; longueur siphon/partie proximale
1-S = 1,9, et les papilles anales des larves de Vohipeno sont plus courtes
que celles de Nosy Be.
Source : MNHN, Paris
182
ALEXIS GRJEBINE
Chez les larves de Nosy Be (typiques) le siphon est spiculé dans la
partie proximo-dorsale, la pigmentation est uniforme ; acus absent ;
peigne absent ; soie 1-S à 4 branches, courte ; 2-S en épine articulée (dorso
latéro-apicale) à extrémité en pointe ; valve médio-dorsale petite ; valves
ventro-latérales avec soie 8-S petite et 9-S en crochet; sclérite en étrier
de l’appareil stigmatique bien développé.
Segment anal (X ) : selle incomplète : 0,18 mm de long, 0,20 mm de
large ; L/W = 0,9, fortement spiculée, portant de fortes et longues épines
marginales dont 7 longues distales ; soie 1 -X très longue, forte, bifide
ou trifide ; brosse dorsale très développée, 2-X à 8 branches, 3-X à 5 bran¬
ches ; brosse ventrale à deux paires de soies, la 4a bien développée à 4-
5 branches, 4b bifide, plus ventrale, réduite à la moitié de la 4a ; papilles
anales subégales, très longues de 0,54 mm environ. Longueur selle/papilles
anales : 0,18/0,54 = 0,33.
Matériel examiné. — 7 d, 10 Ç, 31 N, 28 L.
Répartition géographique. — Madagascar.
Domaine du Sambirano : Nosy Be.
Domaine de l’Est : Maroantsetra, Ivoloina (Tamatave), Vohipeno,
Manakara, Ifanadiana, Fort-Carnot, réserve forestière de Mandena (Fort-
Dauphin), au Nord du Domaine de l’Est : Vohémar.
Domaine de l’Ouest : Morondava.
Biologie. — Les larves et les nymphes se développent à l’aisselle
des feuilles de Typhonodorum lindleyanum, et plus rarement, à l’aisselle
des feuilles de Colocasia anticomm (Aracées), exceptionnellement à l’ais¬
selle des feuilles de Ravenala madagascariensis.
Les Typhonodorum se trouvent en général dans des régions maréca¬
geuses ou le long des ruisseaux, dans des localités boisées ou forestières
humides, à basse altitude. Le volume d’eau des gîtes varie de 5 à 100 cc
par aisselle, le pH est proche de pH 6, l’oxygène dissous de 7 mg/litre;
l’eau est parfois tanifiée, claire ou présentant une certaine turbidité ;
l’eau est parfois très mousseuse, due aux sécrétions végétales.
Les espèces des Moustiques trouvées en association sont des Toxo-
rhynchites, Uranotaenia cachani, Urano taenia douceti, U. sp., Mimomyia
brygooi et Culex pandani. Dans certains gîtes de Typhonodorum et de
Colocasia, il faut noter la présence de têtards des Grenouilles arboricoles.
Les gîtes, dont le matériel a surtout servi à la description, sont ceux
de la forêt de la réserve de Lokobe (île de Nosy Be), 18.5.1955, gîtes 2, 3,
4, 5, 6, aisselle des feuilles de Typhonodorum poussant dans la région maré¬
cageuse du ruisseau Antourtour (réc. Grjebine). Les Typhonodorum for¬
ment une vaste population (plusieurs centaines de spécimens) le long du
ruisseau tandis que dans le marécage on trouve aussi des Colocasia et des
Raphia. Des gîtes analogues se trouvent aussi dans une région maréca¬
geuse, près de la Station océanographique de Nosy Be, aux environs des
vestiges d’un village hindou en ruines, 25.2.1955, gîte 6, réc. Grjebine.
La température du jour est de 25 °C.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
183
Remarquons que les imagos n’ont jamais été capturés sur appât
humain, ni à la lumière au cours des chasses de nuit, ni à l’intérieur des cases.
Systématique. — Mattingly & Grjebine (1958), lors de la révision du
genre Ficalbia Theobald ont placé Mimomyia (.Ingramia ) roubaudi Doucet
(Ficalbia ( Ravenaliles ) roubaudi Doucet) dans le Groupe A du sous-genre
Ravenalites s. str.
C’est cette espèce qui a servi à Doucet pour la validation du sous-
genre Ravenalites (in Mattingly 1957 et Mattingly & Grjebine 1958).
M. roubaudi présente des variations régionales, en particulier les
spécimens de Vohipeno, obtenus à partir des gîtes des Pandanus ; les
femelles de cette région ont des palpes plus longs Pr/MPlp = 2,08, Flml/
Flm2 = 1,5, pour l’aile la cellule R2 est légèrement plus courte, cellule
R2/R2 + 3 = 1,63, et les larves, comme nous l’avons vu ci-dessus, ont un
siphon plus long et moins large, L/W = 4,7, les papilles anales étant plus
courtes.
Remarquons que M. grjebinei Bruhnes de l’Archipel des Comores,
ainsi que M. millotti Grjebine du Massif de l’Isalo, sont très proches de
M. roubaudi Doucet, ces trois espèces pouvant être considérées comme
espèces jumelles du complexe roubaudi.
Mimomyia (Ingramia) spinosa (Doucet)
(fig. 186 à 191)
1951a. Ravenaliles spinosus Doucet, Mém. Inst. Sci. Madagascar (A) 6 :
77-80. Larve* ; loc. type : Périnet, Madagascar.
Types. — Holotype : larve n° T 6, 1951, Périnet (Moramanga) coll.
ORSTOM/IRSM (spécimen non retrouvé). Gîte aisselle des feuilles de
Ravenales, réc. Doucet.
Plésiotypes (Cf*, $ *, N*, L*) : 3Cf , 3 nymphes 3, 1 nymphe Ç ,
14 larves). Périnet, forêt d’Analamazaotra (Moramanga), Province Tama-
tave, 9.8.1956, gîtes 5 et 6, aisselle des feuilles de Ravenales, réc. Ramala.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux ORSTOM, Faunis¬
tique, 93140 Bondy (France).
Nom de l’espèce : Doucet a appelé cette espèce spinosus du fait de très
longues dents en épine allongée du peigne du segment VIII de la larve.
Imagos.
MÂLE. — Aile : 2,7 mm. Trompe : 2,0 mm. Fémur antérieur : 1,50 mm.
Tête. — Ecailles dressées de l’occiput et du vertex larges et nombreuses,
blanches dans la partie médio-antérieure, noires dans les parties posté-
Source : MNHN, Paris
184
ALEXIS GRJEBINB
rolatérales ; vertex couvert d’écailles plates larges, blanches ; tache latérale
d’écailles noires, larges, plates, suboculaire ; deux rangées d’écailles blanches
interoculaires ; une paire de soies longues interoculaires.
Trompe (Pr ) : plus longue que le fémur antérieur, renflée dans sa
partie distale : 0,44 (plus de 2/5 e de la longueur totale), noire, partie moyenne
avec anneau blanc très étendu, près d’un tiers de la longueur de la trompe ;
labelles clairs.
Palpe maxillaire (MPlp ) : très long, Pr/MPlp = 1,22 (plus de 4/5»)
noir avec anneaux blanc vers le milieu, et une écaille blanche apicale,
dessous des palpes clair sans écailles.
Antenne (Ant ) : plus longue que la trompe Flml/Flm2 = 1,45;
Flml3/Flml4 = 0,75. Pédicelle foncé; premier flagellomère (Flml) avec
quelques écailles noires dans partie médiane et deux longues soies ; Flm2
avec deux soies sensorielles au-dessus du verticille de Flml.
Thorax. — Scutum ( Scu ) à tégument largement noirâtre.
Ecailles : écailles acrostichales en ligne foncée brillante ; soies dorso-
centrales antérieures et postérieures en ligne foncée, séparées de la ligne
médiane acrostichale par deux espaces glabres foncés ; tache ovale de la
fossa avec écailles noires ; tache antéalaire à écailles noires ; espace glabre
supraalaire et préscutellaire foncé. Les écailles blanc argenté incurvées occu¬
pent d’une façon discontinue la ligne médiane acrostichale ; les lignes laté¬
rales préscutales forment un arc très large au-dessus du pronotum posté¬
rieur longeant Paire antérieure du scutum où elles occupent la partie anté¬
rieure des lignes dorso-centrales, elles occupent aussi la périphérie de la
fossa, l’angle scutal, la ligne postérofossale, ainsi que la région supraalaire
et la périphérie de l’aire préscutellaire.
Soies du scutum : soies acrostichales absentes ; soies dorsocentrales
nombreuses et fortes, latérales préscutales et humérales présentes ; soies
antéalaires (AnS) (au niveau du paratergite) et supraalaires (SaS) bien
développées.
Scutellum ( Stm ) : foncé à larges écailles scutellaires noires sur le lobe
médian et les lobes latéraux, avec ligne latérale d’écailles blanches sur les
côtés du scutellum ; 3 soies sur le lobe médian et sur chacun des lobes laté¬
raux.
Mésopostnotum noir.
Pronotum antérieur (Ap) : à 5 soies dont 3 antérieures longues.
Pronotum postérieur (Ppn ) : foncé avec écailles blanches dans partie
postéro-supérieure et 4-5 soies longues. Paratergite ( Pa) clair, glabre.
Propleuron (proépisternum) ( Ps) sombre avec quelques écailles blanches
et 3 longues soies ; aire préstigmatique glabre ; aire poststigmatique (PA)
glabre, foncée. Sternopleure (Mks) avec rangée de grandes soies supé¬
rieures (MkSU) et inférieures ( MkSL ) et une tache supérieure d’écailles
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBUNI 185
blanches, présence d’une petite tache d’écailles inférieures ; aire préalaire
(PK) foncée avec 2 soies bien développées; mésépiméron (Mm) foncé
avec aire claire brillante médiane, soies mésépimérales supérieures pré¬
sentes, inférieures absentes. Mésoméron (Msm) clair.
Métépistemum (Mis) clair, partie supérieure foncée.
Pattes : coxa des trois paires clair avec écailles noires en tache noire
du côté antéro-externe. Trochanters clairs, petits. Fémurs Fe-1 et Fe-II
blancs à l’apex, avec deux anneaux blancs, le premier au 1/3 proximal,
le deuxième au 1/3 subapical ; Fe-III avec un seul anneau blanc prédistal
et 2 épines subapicales dorsales, très longues. Tibias noirs à apex blanc,
épines tibiales très développées ; griffe tibiale de Ti-I très petite. Les trois
premiers articles tarsiens (Ta-I, Ta-II, Ta-III) sombres avec anneau blanc
apical ; Ta-I 4 et Ta-I 5 blancs (Ta-I 4 plus ou moins clair) ainsi que Ta-II 4
parfois plus ou moins clair; Ta-II 5 et Ta-III 5 blancs. Les deux griffes
tarsales de Ta-I simples, subégales ; empodium (Em) petit ; pulvilli absents.
Proportions des articles des pattes :
Fe-I/Fe-II = 1,0; Fe-I/Fe-III = 0,97 ; Ti-I/Ti-II = 0,80 ; Ti-I/Ti-
III = 0,88; Ta-I 1/Ta-I 2+3+4+5 = 1,04; Ta-I 4/Ta-I 5 = 0,65; Ta-
II 4/Ta-II 5 = 1,28; Ta-III 4/Ta-III 5 = 1,6.
Griffes tarsales Ta-II et Ta-III inégales, simples, sans denticule.
Griffes Ta-I avec griffe majeure nettement plus grande que la griffe mineure :
griffe majeure/griffe mineure = 1,33. Griffes Ta-II avec griffe majeure
plus grande que la griffe mineure = 2,7. Griffes Ta-III : griffe majeure/griffe
mineure = 1,0 (subégales).
Aile : couverte d’écailles cordiformes noires et blanches. Calyptère
supérieur (squama) à quelques écailles blanches, courtes larges et caduques.
Alule (Al) avec quelques écailles courtes, claires et larges. Costa noire.
Sous-costale sombre avec tache blanche basale et une autre médiane.
Première nervure radiale (RI) sombre avec tache blanche basale et médiane
aussi étendue que celle de la sous-costale, et une petite tache blanche
apicale. Deuxième radiale (Rs et R2 + 3) noire à la base du tronc (Rs) puis
blanche jusqu’à la fourche avec petite tache noire, la fourche R2-R3
noire avec partie blanche réduite à la base et à l’apex de R2 et R3. Troi¬
sième radiale (R4 + 5) panachée, blanche en majeure partie avec 3 taches
noires dont la basale.
Cellule R2 plus longue que le pédicelle (R2 + 3); nervure médiane
(M et Ml + 2) panachée de noir et de blanc, secteur basal (M) en majeure
partie noir avec une tache blanche longue médiane; pédicelle (Ml+2)
à trois taches blanches et deux noires; branches de la fourche M1-M2
noires dans partie basale, parties apicales blanches ; cellule M1 plus longue
que pédicelle Ml +2. Nervure cubitale (CuA) à tronc clair avec 3 petites
taches noires; branche M3+4 panachée, à base foncée; branche CuA
panachée à base claire. Nervure anale (IA) panachée à deux taches noires
longues et trois secteurs blancs dont un basal et un apical.
Proportions : cellule R1/R2+3 = 3,5 ; cellule R2/R2 + 3 = 1,53;
cellule R5/cellule M2 = 0,96 ; cellule Ml/Ml +2 = 1,08 ; cellule
M2/M1+2 = 1,62; lA/CuA (base) = 1,25.
Source : MNHN, Paris
186
ALEXIS GRJEBINE
Haltère : partie basale claire, partie terminale (massue) à écailles
noires.
Abdomen. — Tergite I couvert d’écailles blanches ; tergite II clair
à écailles blanches, angles postéro-latéraux noirs ; tergites III à IV noirs
avec tache basale médiane allongée et tache latérale blanche très pro¬
noncée ; tergite VII avec longue tache médiane blanche et tache latérale ;
tergite VIII presque entièrement clair. Sternites noirs avec large tache
blanche basale.
Genitalia.
Tergite IX indifférencié, mais présence de 3 soies latérales dont 2 du
côté gauche.
Gonocoxite ( Gc) clair plus long que large, légèrement spiculé, avec
lobe basal interne ( BDL ) portant deux très longues et fortes épines qui
arrivent jusqu’au gonostyle. Gonostyle ( Gs ) environ 0,7 du gonocoxite ;
griffe du gonostyle courte, environ 0,07 du gonostyle. Phallosome faible¬
ment sclérifié, en cuillère. Proctigère ( Pr ) avec paraproctes (Pr) bien déve¬
loppés avec une forte épine simple dorsale orientée vers l’extérieur, deux
soies cercales.
FEMELLE. — Décrite d’après l’exemplaire femelle obtenu par éle¬
vage du 9.8.1956, gîte n° 5 (très abîmée) (‘).
Caractères généraux analogues au mâle.
(‘) 11 n’est pas impossible que le Ficalbia ( Etorleptiomyia ) martinei Doucet
soit la femelle de Mimomyia ( Ingramia) spinosa (Doucet). Si les deux taxa étaient
synonymes, martinei aurait priorité vis-à-vis de spinosa. Mais nous ne disposons,
pour en juger, que d’un exemplaire femelle en mauvais état et d’une description
insuffisante que nous reproduisons ci-dessous.
« Ficalbia (Etorleptiomyia) Martinei, n. sp. [Doucet 1951 a : 68],
Petit Moustique facile à confondre avec un Anophèle. Ailes et pattes tachetées
de blanc et de noir. Les deux bandes transversales des fémurs le distinguent au
premier coup d’œil de F. mediolineata.
Ç. Tête couverte en avant de larges écailles blanches ; en arrière, écailles
blanches dressées en tête de vis. Trompe élargie à l’apex : la partie médiane claire
avec quelques écailles sombres et étroites ; apex et base sombre ; labelles clairs.
Palpes atteignant le quart de la longueur de la trompe, couverts d’écailles sombres
sauf à l’apex qui est clair. Tore clair et glabre ; premier article du flagellum de
même longueur que le second, portant quelques écailles sombres et étroites, deux
rangées longitudinales d’écailles noires et étroites, submédianes. Scutellum avec
une touffe d’écailles larges et noires au centre. Postnotum uniformément sombre.
Aire postspiraculaire glabre. Une tache d’écailles blanches à la partie supérieure
de la sternopleure. Coxas claires, l’antérieure avec une tache d’écailles noires en
avant, la moyenne avec une tache noire antérieure et une postérieure, la coxa
postérieure est couverte d’écailles sombres mêlées de quelques écailles claires.
Sternites couverts d’écailles claires pour la plupart. Pleures sombres avec une tache
blanche arrondie par segment.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE EICALBIINI
187
Tête : écailles dressées de l’occiput et du vertex larges, noires et
blanches ; écailles plates du vertex blanches et noires.
Trompe : avec anneau médian clair étendu.
Palpe maxillaire : noir, avec apex très clair, très long, atteignant
environ 0,25 de la trompe (1/4).
Antenne : Flml subégal à Flm2.
Thorax : analogue à celui du mâle.
Pattes : coxa clairs avec tache antéro-externe d’écailles noires. Fémurs,
tibias, tarses, analogues pour la coloration à ceux du mâle. Fe-I et Fe-II
avec deux anneaux clairs, l’un au tiers proximal, l’autre au tiers distal ;
apex blanc (touffe d’écailles blanches avec écailles noires) ; Fe-IIl avec un
seul anneau clair au tiers distal ; tibias sombres sauf aux extrémités en
anneau d’écailles blanches ; les quatre premiers articles des tarses sombres
avec anneaux basal et apical blancs ; cinquième article tarsien blanc.
Aile : analogue à celle du mâle. Costa noire. Sous-costale sombre
avec tache blanche basale, une médiane très étendue et une apicale. Première
nervure radiale RI sombre avec tache blanche basale et une médiane
très étendue, panachée vers partie apicale. Troisième radiale R4 + 5 pana¬
chée mais blanche en majeure partie, avec cinq petites taches noires dont
une basale. Nervure médiane (M et Ml+2) panachée; secteur basal M
largement noir à la base, suivi d’une tache blanche et d’une tache noire ;
tronc Ml+2 blanc avec une tache noire; fourche M1-M2 blanche avec
petite tache noire basale.
Nervure cubitale (CuA) à tronc clair avec tache noire médiane;
branche M3+4 panachée à dominante foncée; branche CuA panachée
à dominante claire. Nervure anale (IA) panachée, a large tache sombre
subapicale.
Pattes. Fémurs antérieurs et moyens sombres avec deux anneaux pâles,
l’un au tiers proximal, l’autre au tiers distal ; apex portant une touffe d’écailles
blanches dressées ; fémurs postérieurs sans anneau clair basal ; tibias sombres
sauf aux extrémités qui portent un anneau d’écailles blanches. Quatre premiers
articles des tarses sombres avec un anneau blanc à chaque extrémité, le basal plus
large que l’apical. Cinquième article entièrement blanc.
Ailes : couvertes d’écailles cordiformes noires ou blanches, assemblées en
taches. Costa sombre : première nervure et sous-costale portant une tache claire
basale, une médiane, une subapicale parfois interrompue et une apicale ; seconde
nervure portant trois taches sombres sur le tronc, séparées par des taches claires.
branches sombres avec une tache claire apicale ; troisième nervure couverte d'écailles
de couleur panachées ; quatrième nervure portant trois taches sombres, la basale
est très longue ; cinquième nervure : tronc clair sauf une tache sombre médiane,
branches panachées de noir et de blanc ; sixième nervure de couleur panachée,
une large tache sombre subapicale, une tache claire apicale.
Gîte : intérieur de Bambou creux à terre.
Localité : Périnet. »
Source : MNHN, Paris
188 ALEXIS GRJEBINE
Nymphe.
MÂLE. — Abdomen : 3,2 mm. Trompette : 3,2 mm. Palette nata¬
toire : 0,75 mm. Tégument spiculé.
Céphalothorax (CT) : carène médiane modérément développée;
soie 4-CT bifide ; 5-CT simple ; 6-CT longue, simple ; 7-CT petite ; 8-CT
très forte, sombre, parsemée de petits spiculés ; 9-CT fine, simple.
Trompette : longue de 3,22 mm, large de 0,06 mm ; L/W = 53,6 ;
longueur abdomen/longueur trompette =1,0; aire trachéolaire (TA) :
2,75 mm ; aire réticulée (RA ) : 0,41 mm ; TA/RA = 6,6 ; pinna : 0,20 mm ;
méat : 3,02 mm; TA/Pi = 13,7; Mea/Pi = 15,1 ; longueur trompette/
TA = 1,17; longueur trompette/Pi = 16,1.
Métanotum (Min) : soies 10, 11-Mtn simples, la 11-Mtn deux fois
plus longue que la 10.
Abdomen. — Face dorsale et face ventrale spiculées; soie 1-1 très
petite, simple ; 2-1 simple, fine, longue ; 3-1 simple (double sur un côté
sur un spécimen), longue en forte épine portant une rangée longitudinale
de forts spiculés égaux au diamètre de la soie ; 4-1 moyenne à 6 branches ;
5-1 petite à 2 branches ; 6-1 simple, longue ; 7-1 bifide ; 9-1 simple, fine ;
l-II fine à 4-5 branches, environ la moitié du segment III ; 2-II petite;
3-II simple, forte atteignant plus de la moitié du segment III ; 4 et 5-II
petites ; 6-II fine, simple ; 8-II petite, bifide ; 9-II simple ; l-III à 6-7 bran¬
ches très fines, courte, n’atteignant pas la moitié du segment IV, dirigée
en arrière ; 3-III très petite à 2-3 branches, n’atteignant pas le tiers du
segment IV ; 2, 4, 5-III petites et fines ; 6-1II bifide, peu développée, moins
d’un tiers de la longueur du segment IV ; 9-III petite, simple, à base rigide
(spiniforme) ; 1 et 5-IV multifides avec 6-7 branches chacune, aussi longues
que segment V ; 3-IV fine, petite à 3-4 branches ; 6-IV à 2-3 branches ;
9-IV courte, simple ; 1-V très fine, branchue à la base avec 5-6 branches,
ne dépassant pas la moitié du segment VI ; 5-V simple, forte, très longue,
spiculée, dépassant la moitié du segment VII ; 6-V à 3-4 branches ; 9-V
petite, courte, simple; 1 -VI très fine, courte à 3 branches, environ 1/3
du segment VII ; 5-VI simple, atteignant presque le bord postérieur du
segment VII ; 1 -VII très fine, bifide, atteignant environ la moitié du segment
VIII ; 5-VII simple, forte, spiculée, atteignant presque l’extrémité des
palettes natatoires ; 6-VII à 4-5 branches plumeuses ; 9-VII simple, environ
l/6 e du segment VII ; 4-VIII petite, bifide ; 9-VIII avec environ 23 branches
plumeuses, les plus longues atteignant l’extrémité des palettes. Angles
postéro-latéraux du segment VIII dentés, comportant une douzaine de
petits denticules très émoussés ; lobe génital mâle (GL) très développé,
environ 1/3 de la palette natatoire.
Palette natatoire (Pa) : très étroite, non renflée du côté interne, dentée
sur les bords interne et externe; bord interne avec environ 13 dents en
scie ; bord externe avec 12-13 grandes dents bien prononcées de la base
à l’apex ; marge apicale avec 5 soies spiniformes dont les plus grandes sont
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
189
en crochet. Longueur de la palette : 0,75 mm, largeur : 0,052 mm ; L/
W = 14,4 ; longueur palette/soies apicales = 20,0.
FEMELLE. — Chétotaxie analogue à celle de la nymphe mâle.
Lobes cercaux du segment X bien développés avec 4-5 dents le long de
la marge apicale.
Larve. — Tête : longueur : 0,86 mm, largeur : 0,94 mm. Siphon :
0,80 mm. Selle : longueur 0,22 mm.
Tête (C). — Claire, peu pigmentée, soies foncées. Lobe médian du
labre très développé, couvert de soies écailleuses, les apicales très longues,
atteignant la moitié de la soie 1 -C.
Mention (MP) : avec 8 dents de chaque côté.
Maxille (Mx) : bien développée, laciniarostrum (LR1 et LR2) avec
de fortes soies tout le long du bord interne ; sutures maxillaires ventrale
(VMxS) et dorsale (DMxS) bien prononcées, la dernière très forte déli¬
mitant en pointe la partie apicale du laciniastipes ( LSt ) ; soie 1-Mx de la
galea (GSt) en forme de sensille unique; galeastipes à brosse maxillaire
(MxB) avec soies peu différenciées ; soie apico-externe 4-Mx très longue,
en bâtonnet, atteignant presque le bord céphalique, en forme cylindrique,
elle se termine par une petite encoche, cette soie est caractéristique de
tout le groupe spinosa; bord externe de la galeastipes (GSt ) rectiligne.
Cardo avec soie 6-Mx très caractéristique de ce groupe, extrêmement
développée, avec environ 8 branches très fortes, atteignant presque la
base de l’antenne.
Palpe maxillaire (MPlp) : à peine sclérifié, atrophié. Longueur de la
maxille : 0,26 mm ; longueur de la soie 4-Mx : 0,115 mm ; longueur 6-Mx :
0,20 mm ; longueur palpe maxillaire : 0,10 mm ; longueur tête/4-Mx = 7,8 ;
longueur tête/6-Mx = 4,3 ; longueur Mx/longueur palpe = 2,6.
Tête un peu plus large que longue, W/L = 1,1; largeur thorax/lar-
geur tête = 1,5.
Soies céphaliques : 1-C très forte à base barbelée, une petite pointe
à la base du côté interne, longue de 0,22 mm ; soie 3-C caractéristique du
groupe, simple, forte, foncée, longue de 0,12 mm, atteignant la base de
1-C; 4-C très courte : 0,05 à 0,06 mm, atteignant environ 1/3 de la 1-C,
forte, simple, parfois bifide ou souvent même à 3 branches ; soies 5 et 6-C
subégales, à 4-5 branches, aussi longues que le premier article de l’an¬
tenne; 7-C petite, simple; 8-C petite, bifide; 9-C simple, petite; 10-C
petite à 3 branches ; 11 -C très développée, environ à 8 branches (à extré¬
mité pointue), stellée ; 12 et 13-C longues à 2 branches bien développées ;
14-C très bien développée à 4 branches (extrémité pointue); 15-C très
petite. Fosses tentoriales des bras postérieures ( PTP) situées nettement
en avant du collier de la capsule céphalique, peu prononcées ; suture maxil¬
laire non différenciée.
Source : MNHN, Paris
190
ALEXIS GRJEBINE
Antenne (A) : premier et deuxième articles librement articulés, le
premier spiculé, soie 1-A très développée, environ à 6 branches insérées
au 1/3 de la longueur de l’article (différence avec sous-genre Etorleptio-
myia) ; deuxième article lisse, soies 2 et 3-A insérées sur partie apicale du
premier article, très fortes, longues, 2-A interne ; 5-A (troisième article)
très allongée, plus longue que 6-A (différence avec Etorleptiomyia).
Longueur premier article : 0,51 mm; deuxième article : 0,10 mm;
premier + deuxième articles : 0,61 mm; premier article/deuxième arti¬
cle = 5,1 ; largeur inaxima du premier article : 0,086 mm ; partie proxi¬
male à 1-A : 0,13 mm; premier article/partie proximale 1-A = 3,9; lon¬
gueur premier article/largeur premier article = 5,9 ; soie 3-A : 0,32 mm ;
premier article/3-A = 1,59; longueur tête/longueur antenne = 1,40.
Thorax. — Longueur 0,89 mm, largeur 1,41 mm, saillie métathora-
cique : 0,32 mm ; largeur thorax/saillie = 2,78 ; largeur thorax/longueur
thorax = 1,5.
Soies dorsales et ventrales courtes à plusieurs branches, très dévelop¬
pées, partie apicale en pointe (différence avec groupe roubaudi) ; groupes
latéraux 9-12 méso- et métathoraciques très développés.
Prothorax ( P ) : 0, 2, 3, 5, 8-P à plusieurs branches très fortes (stellées) ;
1, 2 et 3-P sans tubercule basal commun, bien séparées (différence avec
Etorleptiomyia ) ; 4-P simple, longue ; 6-P longue, plumeuse ; 7-P multiple
à 6 branches ; 8-P multiple ; 9-12-P sur tubercule basal, 9 et 10 longues,
simples, 11-P atrophiée; 13-P bien développée.
Mésothorax (M) : 1 et 2-M multiples, fortes ; 5-M longue, simple,
plumeuse ; 6-M longue, simple ; 7-M longue ; 8-M multiple, bien séparée
de 6, 7-M ; 9-12-M sur saillie, 9-M multiple, à 6 branches, 12-M simple,
longue, 10-M forte, nettement plus longue que la 9-M ; 13-M multiple,
très développée ; 14-M multiple, très développée.
Métathorax (T) : 1, 3, 4, 5, 8, 13-T multiples à extrémité pointue;
2 et 6-T simples ; groupe 9-12-T sur saillie très longue. Largeur thorax/
saillie = 2,7 ; 9-T à 8 branches ; 10-T simple, très forte, longue, barbelée;
13-T stellée, environ 22 branches, très inégales.
Abdomen. — Segment VIII avec rudiment de plaque latérale à peine
sclérifiée ; bord de la selle à longs spiculés; peigne du segment VIII très
caractéristique avec une seule rangée de très longues dents lancéolées à
apex en pointe de lance, portant des épines préapicales symétriques dont
les deux dernières très longues. Soies 1, 2, 4, 5, 11, 13-1 très développées,
multiples, stellées ; 6-1 sur tubercule à 2 branches ; 7-1 plus courte que 6-1
à 2 branches ; 0, 8, 14-1 absentes ; 6-II simple sur tubercule ; 7-II à 2 bran¬
ches courtes ; 6-III simple ; 7-III à 2 branches courtes ; 1, 2, 5, 8, 11, 13-V
multiples, très développées ; 3-V simple ; 6-V simple, barbelée ; 7-V mul¬
tiple à 5 branches ; 9-V simple, forte, barbelée ; 1, 2, 5, 8, 11, 13-VII mul¬
tiples, très fortes, à extrémité en pointe ; 3, 7, 9-VII simples ; 6-VII simple,
très longue.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
191
Segment VIII : plaque latérale indifférenciée, peigne de 20 épines
lancéolées à denticules latéraux symétriques, les deux derniers apicaux
très développés; longueur des épines : 0,31 mm; soie 1 -VIII multifide;
2-VIII simple, longue ; 3-VIII à 5 branches longues ; 5-VIII multiple,
petite ; 14-VIII petite.
Siphon (S) : spiculé sur les 3/4, long de 0,80 mm, large de 0,11 mm,
L/W = 7,2; acus à peine différencié; peigne absent; soie 1-S longue
0 43 mm à 5 branches, insérée vers le milieu du siphon ; partie proximale à
là soie 1-S : 0,37 mm; longueur siphon/partie proximale 1-S = 2,0;
2-S en épine articulée, simple ; 8-S petite ; 9-S en crochet. Sclérite en étrier
de l’appareil stigmatique bien développé.
Segment anal (X) : selle incomplète, longueur : 0,22 mm, largeur :
0,18 mm ; L/W = 1,2, sur la bordure des spiculés marginaux très longs :
de 0,08 à 0,12 mm ; longueur selle/longueur spiculé = 2,0.
Remarquons que ce sont les deux spiculés médians sur quatre qui sont
les plus longs.
Soie latérale 1-X très longue, barbelée; brosse dorsale très dévelop¬
pée ; 2-X à 6 branches ; 3-X à 5 branches ; brosse ventrale ne comporte
que deux paires de soies subégales, 4a à 5 branches, 4b à 4 branches ;
papilles anales subégales, très longues.
Matériel examiné. — 4 <3, 1 O, 5 N, 30 L (adultes obtenus par élevage à
partir des larves).
Répartition géographique. — Madagascar : Province de Tamatave,
région de Moramanga, Périnet (forêt).
Biologie. — Les larves et les nymphes se développent à l’aisselle des
frondes de Ravenales. Remarquons que la femelle type de Ficalbia mar¬
tinet de Doucet a été récoltée dans un creux de Bambou.
Les gîtes larvaires et nymphaux se situent en pleine forêt d’Anala-
mazaotra (Périnet) ; les larves ont été trouvées en association avec M.
aurata, M. bernardi , et Toxorhynchites sp. Une fois, des larves ont été trou¬
vées dans un creux de Bambou le 8.8.1956, gîte n° 4, réc. Grjebine.
Systématique. — Mattingly & Grjebine (1958) plaçaient Ficalbia
martinei Doucet (synonyme Ficalbia spinosa Doucet) dans le Groupe A
Ravenalites s. str. L’examen des adultes, des nymphes et des larves permet
de séparer nettement ce groupe spinosa du sous-groupe roubaudi, le groupe
spinosa comportant plusieurs espèces en pleine spéciation : M. spinosa,
M. stellata, M. brygooi, M. ramalai, M. longicomis et M. levicastilloi.
M. spinosa est très proche de M. stellata dont elle diffère surtout par
les caractères larvaires.
Les caractères principaux du Groupe M. spinosa sont les suivants :
Mâle... : palpe plus de 4/5 e de la longueur de la trompe; genitalia
avec lobe basal du gonocoxite comportant deux fortes et longues épines
qui atteignent le gonostyle.
Source : MNHN, Paris
192
ALEXIS GRJEBINE
Nymphe... : soies abdominales 5-V et 5-VII très longues, ces der¬
nières atteignant la partie apicale des palettes natatoires ; palettes nata¬
toires nettement dentées sur bords interne et externe, les dents du côté
externe très fortes.
Larve... : soie 4-C très particulière, très forte, simple ou à 2-3 branches ;
soie antennaire 1-A située dans le 1/3 basal du premier article, cet article
étant très large à la base et se rétrécissant nettement vers la partie apicale ;
deuxième article antennaire long, mesurant plus de l/5 e de la longueur du
premier. Maxille avec la soie 4-Mx très longue et forte, en forme de baguette,
mesurant près de la moitié ou plus, de la longueur de la maxille. Soies thora¬
ciques et abdominales multiples, plus ou moins stellées, à extrémité pointue
et non pas échancrée comme celle des soies stellées du groupe roubaudi.
Peigne du segment VIII formé d’épines « lancéolées » rappelant un peu la
Heur de lys, très caractéristiques ; bord de la selle avec des épines très lon¬
gues et fortes en nombre réduit (en général moins de 5) contrairement au
groupe roubaudi dont les épines sont subégales et plus nombreuses.
Mimomyia (Ingramia) stellata n. sp.
(fig. 193 à 198)
Types. — Holotype : larve n° 1955.4.20 G 10-02 du 20.4.1955,
gîte 10, forêt de Périnet (Moramanga), province de Tamatave, Madagascar,
réc. Grjebine. Aisselle de feuilles de Ravenales hauts de 6 m.
Paratypes : 6 larves, 20.4.1955, gîte 10, réc. Grjebine, Ravenales;
1 C> (élevage nymphe), 15.12.1955, gîte 1, forêt Andasifahatelo, Périnet
(Moramanga), réc. Damase, Ravenales; 1 &, 1 nymphe, 1.12.1956,
gîte 4, loc. Ambodiriana, canton de Lakato (Moramanga), réc. Damase;
1 Cf, 4 $, 5 nymphes, 5 larves, 2.12.1956, gîtes 3 et 4, loc. Ambodiriana,
canton de Lakato (Moramanga), réc. Damase ; Ravenales.
Référence : Mimomyia ( Ingramia) spinosa (Doucet), 1951a, larve*,
fig. 8, A ; figurée par Doucet comme une variation de Ravenalites spi¬
nosa, Mém. Inst. Sci. Madagascar (A) 6 : 78.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux ORSTOM, Faunis¬
tique, 93140 Bondy (France).
Nom de l'espèce : l’espèce est appelée stellata du fait que la majeure
partie des soies de la larve sont disposées en étoile.
Imagos.
Mâle. — Aile : 2,60 mm. Trompe : 1,80 mm. Fémur antérieur :
1,60 mm.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
193
Tête. — Ecailles dressées de l’occiput et du vertex larges, blanches
dans la partie médio-antérieure, noires dans les parties latérales du vertex ;
écailles plates du vertex blanches avec tache latérale d’écailles plates noires
suboculaires ; écailles interoculaires blanches ; une paire de longues soies
interoculaires.
Trompe ( Pr ) : plus longue que le fémur antérieur, renflée dans sa
partie distale, longueur trompe/partie renflée = 2,6 ; partie moyenne avec
anneau blanc très étendu, environ 1/3 de la longueur totale.
Palpe maxillaire ( MPlp ) : très long : 1,44 mm, Pr/MPlp = 1,25
(plus de 4/5 e ) ; anneau blanc vers le milieu des palpes (vers l’extrémité
du troisième article) ; dessous des palpes clair, glabre.
Antenne (Ant) : un peu plus courte que la trompe; Pr/Ant = 1,04;
pédicelle foncé ; premier flagellomère (Flml) avec quelques écailles noires ;
flagellomères de 1 à 12 et Flml4 avec verticille apical de longues soies
très développées ; Flml 3 sans verticille (comme chez tous les mâles).
Flml : 0,13 mm; Flm2 ; 0,097 mm; Flml/Flm2 = 1,34; Flml3 :
0,37 mm; Flml4 : 0,52 mm; Flml3/Flm 14 = 0,71.
Thorax. — Scutum (Scu) à partie antérieure largement blanche
(longues écailles blanches), englobant les fossa foncées ; ligne acrostichale
à écailles noires formant deux bandes étroites ; aires latérales préscutales,
supraalaires et préscutellaires à longues écailles blanches.
Soies acrostichales absentes; soies dorso-centrales très fortes et
foncées ; soies antéalaires bien développées ; soies supraalaires très grou¬
pées, dirigées vers l’arrière.
Scutellum ( Stm) : foncé à larges écailles scutellaires noires.
Pronotum antérieur ( Ap) : clair à 4 soies antérieures.
Pronotum postérieur ( Ppn) : foncé à écailles blanches dans partie
postéro-supérieure et 4 soies supérieures. Paratergite (Pa) : clair, glabre.
Propleuron (Ps) (proépisternum) : clair à bande foncée avec 3 soies. Aire
préstigmatique (PsA ) glabre ; aire poststigmatique (PA ) : foncée, glabre.
Sternopleure ( Mks ) : foncé avec rangée de longues soies postérieures, et
une tache d’écailles blanches supérieures ( MkSU) se continuant par les
inférieures ( MkSL); aire préalaire (PK) : foncée avec environ 6 soies;
mésépiméron (Mm) foncé avec bande claire médiane, soies mésépimérales
supérieures ( MeSU ) présentes ; mésoméron (Msm) clair ; métépisternum
( Mts ) clair, partie supérieure foncée.
Pattes : coxa des trois paires clair avec tache d’écailles noires. Tro¬
chanters petits. Fémurs ; Fe-I et Fe-II noirs avec deux anneaux blancs ;
Fe-lII avec un seul anneau blanc et 3 épines subapicales dorsales, une 4 e
plus petite, latérale. Tibias des trois paires noirs à apex blanc ; griffe tibiale
apicale de Ti-I minuscule, difficilement visible. Tarses : les trois premiers
articles de Ta-I noirs, les deux derniers blancs ; Ta-Il et Ta-III avec quatre
premiers articles noirs, le cinquième blanc ; tous les articles tarsiens sont
noirs mais clairs à la partie basale et à la partie distale ; les articles Ta-I 2,
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
194
I 3 et I 4 avec deux épines apicales jumelées (éperons bien prononces).
Griffes tarsales de Ta-I inégales, la plus grande avec une très petite dent,
formule unguéale U-I : 1 -0 ; griffe tarsale Ta-Il avec formule ungueale U-II :
1-0 ; griffe tarsale Ta-IIl, formule unguéale U-II1 : 0-0.
’ Mesures et proportions des articles des pattes:
Pe-I • 1 60 mm : Ti-I : 1,68 mm ; Ti-II : 2 mm ; Ti-lII : 1,76 mm ;
Fe-VFe-IÏ = 'l.O ; Fe-I/Fe-LIl : 1,0 ; Ti-I/Ti-II = 0,84 ; Ti-I/T.-Ill = 0,95 ;
Ta-I 1 : 1,40 mm ; Ta-I 1/Ta-ï 2 + 3+4 + 5 = 1,02; Ta-I 4/Ta-I 5 - 0,76
Ta-11 4/Ta-Il 5 = 1,33 ; Ta-IIl 4/Ta-Ill 5 = 2,0 ; griffe majeure U-l/grille
mineure U-I = 1,8 ; griffe majeure U-II/griffe mineure U-II- 1,6;
griffes U-III subégales = 1,0. Empodium petit; pulvilli absents.
Aile ■ couverte d’écailles cordiformes noires et blanches. Calyptère
supérieur (squama) (UC) avec petites écailles larges caduques ; alule (Al)
à quelques écailles larges, courtes, claires, Costa noire avec petite tache
blanche sectoriale. Sous-costale noire avec longue tache blanche secto-
riale. Première nervure radiale (RI) avec tache blanche humerale une
tache blanche sectoriale et une tache blanche subcostale etendue. Deu¬
xième radiale (Rs et R2 + 3) noire à la base (correspondant a la tache
noire médiane), tache claire subcostale très étendue, allant jusqu a la
fourche R2-R3, tache foncée préapicale absente ; fourche R2-R3 en majeure
partie noire. Troisième radiale (R4 + 5) panachée de blanc et noir dont
une tache au niveau de celle de la subcostale. Nervure médiane (M et
M1 + 2) à secteur basal M en majeure partie noir avec tache blanche etendue
sur le”tronc devant la fourche M1-M2. Nervure cubitale (CuA) (base)
à tronc panaché, tache blanche humérale étendue, taché noire subcostale,
longue, interrompue par petite tache blanche sectoriale ; branche M3+4
en majeure partie noire; secteur médian interrompu par petite tache
blanche ; branche CuA panachée. Nervure anale (IA) panachée.
Cellule RI : 1,30 mm: cellule R2 ; 0,63 mm; R2 + 3 : 0,40 mm;
cellule R5 : 1,0 mm ; cellule M2 : 1,07 mm ; cellule M4 ; 1,0 mm ; tronc
CuA (base) :0,84; IA : 1,10 mm.
Cellule Rl/cellule R2 = 2,0 ; cellule R2/R2 + 3 = 1,57 ; cellule R5 f cel-
lule M2 = 0,85 ; cellule M4/tronc CuA (base) = 1,18 ; cellule CuA/lA -
1,45.
Remarquons que la cellule R2 est presque deux fois plus longue que
la tige R2 + 3 et que, par ailleurs, l’extrémité de IA se termine très loin
de l’origine de la fourche M3+4-CuA.
Haltère : partie terminale à écailles noires.
Abdomen. — Tergites I à III couverts presque entièrement d’écailles
blanches ; tergites IV à VII noirs mais blancs dans partie médiane, noirs
dans parties latérales avec tache blanche ; tergite VIII blanc. Gonocoxite
foncé, jaunâtre. Sternites blancs à reflet doré avec écailles noires apicales.
Genitalia : les genitalia ressemblent à ceux de M. spinosa.
Tergite IX : indifférencié avec une à deux soies de chaque côté. Gono¬
coxite (Gc) plus long que large, très spiculé; lobe basal interne (BDL)
portant deux longues et fortes épines qui arrivent jusqu’au gonostyle.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
195
Gonostyle (Gs) : moitié de la longueur du gonocoxite ; Gc/Gs = 2,1 ;
griffe du gonostyle ( GC ) particulièrement courte; Gs/Gc = 17,3. Phal-
losome faiblement sclérifié, en forme de cuillère. Proctigère (Pr ) (segment
anal) avec paraprocte (Ppr) bien développé, à deux épines dorsales, l’externe
très développée ; deux soies cercales.
FEMELLE. — Analogue au mâle, très proche de M. spinosa.
Tête. — Ecailles dressées du vertex et de l’occiput, larges en majeure
partie blanches, noires vers la périphérie ; écailles plates blanches avec
tache latérale noire.
Trompe (Pr) : noire, à anneau blanc médian très réduit.
Palpe maxillaire (MPlp) : noir à apex blanc, très long, atteignant
environ 1/3 de la trompe; Pr/MPlp = 2,80.
Antenne (Ant) : Flml plus long que Flm2 ; Flml/Flm2 = 1,25;
Flml2/Flml3 = 0,64.
L’antenne est nettement plus longue que la trompe : 2,28 mm de long ;
Pr/Ant = 0,75.
Thorax. — Analogue à celui du mâle.
Pattes : coloration analogue à celle du mâle.
Aile : analogue à celle du mâle avec taches blanches plus ou moins
étendues, en particulier celles de la RI, la nervure R4 + 5 est presque entière¬
ment blanche ainsi que la partie moyenne de la M.
Nymphe. — Analogue à celle de M. spinosa.
Céphalothorax (CT) : 8-CT très forte, parsemée de petits spiculés,
sombre, simple ; 9-CT fine, simple.
Trompette (T) : longue; longueur de l’abdomen : 3 mm/longueur
de la trompette 2,28 mm = 1,3. Largeur de la trompette (W) : 0,04 mm ;
aire trachéolaire (TA) : 2,06 mm ; aire réticulée (PA) : 0,22 mm ; méat :
2,08 mm ; longueur pinna (Pi) : 0,20 mm. Longueur trompette/largeur
trompette = 57,0; longueur trompette/TA = 1,10; TA/Pi = 10,3; lon¬
gueur trompette/RA = 10,36; longueur trompette/Pi = 11,4; Mea/Pi =
10,4.
Abdomen. — Face ventrale très spiculée surtout segment VIII. Soie 1-
V multifide, moitié de la longueur du segment VI ; 5-V simple, très longue,
atteignant plus de la moitié du segment VII ; 5-VI simple, très courte, deux
fois plus petite que la 5-V ; 5-VII très longue, atteignant la moitié de la
palette ; 9-VIII aussi longue que la palette.
Palette natatoire (Pa) : longue et étroite, bord interne avec 18 dents,
bord externe avec 15 dents ; 3 à 4 soies apicales longues.
Longueur de la palette : 0,52 mm ; largeur de la palette : 0,05 mm
L/W = 10,4; soies apicales : 0,04 mm de long; longueur palette/soies
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
196
apicales = 13,0; longueur lobe génital femelle : 0,13 mm; longueur
palette/GL Ç = 4,0 ; longueur lobe génital mâle : 0,17 mm ; longueur
palette/GL & = 3,0.
Larve — Tête : longueur : 0,75 mm, largeur : 0,87 mm. Siphon :
0,81 mm. Selle : longueur : 0,13 mm. Largeur thorax/largeur tête = 1,43.
La larve est proche de M. spinosa.
Tête (C)._Claire, peu pigmentée, soies foncées. Lobe médian du
labre très développé, couvert de soies écailleuses, les apicales très longues,
atteignant environ la moitié de la soie 1-C. Mentum (MP) : a 7 grandes
dents latérales.
Maxille (Mx) : très proche de M. spinosa ; 4-Mx très longue, en
bâtonnet élargi, atteignant presque le bord céphalique ; 6-Mx aussi déve¬
loppée que celle de M. spinosa, environ à 6 branches. Longueur Mx :
0.23 mm ; longueur 6-Mx : 0,11 mm ; longueur Mx/6-Mx = 2,09.
Soies céphaliques : 1-C très développée, semblable à celle de M.
spinosa ; 3-C très forte et très longue, simple ; 4-C bifide ou trifide, très
forte, nettement plus longue que celle de spinosa, atteignant presque la
moitié de la 1-C, quand cette soie est simple d’un côté, elle est alors très
forte et longue, nettement spiculée à la base ; 5 et 6-C subégales, respective¬
ment à 5 et 3 branches, très longues, plus que celles de spinosa, dépassant
le premier article antennaire ; 7-C forte, multifide, environ 8 branches ;
8 et 9-C bien développées, fortes, plus ou moins stellées, à extrémité non
échancrée mais pointue comme M. spinosa, contrairement au groupe M.
roubaudi; 10-C bien développée à 12 branches (différence avec spinosa)-,
1 i-C très forte, environ 12 branches, plus ou moins stellée ; 12 et 13-C
très longues à 3 branches (différence avec M. spinosa) ; 14-C très longue
et forte, à 6 branches barbelées.
Soie 1-C : 0,23 mm ; 3-C : 0,15 mm ; 4-C : 0,10 mm ; 5-C : 0,68 mm ;
8-C : 0,16 mm ; 14-C : 0,22 mm.
Longueur tête/1-C = 3,26 ; longueur tête/3-C = 5,0 ; longueur tête/4-
C = 7,50 ; longueur tête/8-C = 4,68 ; longueur tête/14-C = 3,40.
Antenne (A ) : premier article fortement spiculé ; soie 1-A très dévelop¬
pée, environ 7 branches ; deuxième article long ; soies 2 et 3-A très fortes,
la 3-A environ 2 fois plus longue que la 2-A.
Premier article : 0,42 mm; deuxième article : 0,13 mm; premier +
deuxième article : 0,55 mm ; largeur premier article : 0,087 mm ; partie
proximale à la soie 1-A : 0,11 mm.
Longueur tête/premier article = 1,78; longueur/largeur premier arti¬
cle = 4,82 ; premier article/deuxième article = 3,23 ; longueur premier
article/partie proximale 1-A = 3,8. Longueur soie 1-A : 0,37 mm.
Thorax. — Soies beaucoup plus développées que chez M. spinosa.
Les soies 2, 3-M et 1, 3, 4-T très fortes, multifides, plus ou moins stellées,
contrairement à M. spinosa ; il en est de même pour les soies ventrales 8-P
et surtout 13 et 14-M, les branches de ces deux dernières très fortes, attei¬
gnant environ la moitié de la longueur du thorax.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
197
Prothorax (P) : 0, 2, 3, 5, 7, 8-P à plusieurs branches, environ 7 à
10 chacune, plus ou moins stellées ; 1, 2, 3-P sans tubercule commun,
bien séparées ; 9, 12-P sur tubercule.
Mésothorax (M) : 1 et 2-M très fortes, longues, environ à 12 branches
stellées ; 9-12-M sur saillie plus longue que large, 9-M environ 5 branches ;
10 et 12-M fortes, simples.
Métathorax (T) : 9-12-T sur saillie très forte et longue, la 9-T environ
à 7 branches ; 13-T très forte, stellée, à branches très longues, occupant
la partie postérieure du thorax. Longueur du thorax : 0,68 mm, largeur
du thorax : 1,25 mm ; longueur de la saillie 9-12-T : 0,25 mm.
Largeur thorax/longueur thorax = 1,8 ; largeur thorax/longueur sail¬
lie = 2,7.
Abdomen. — Très proche de M. spinosa mais les soies abdominales
sont plus développées, les multiples étant très fortes, longues et stellées (à
pointe non échancrée mais pointue, contrairement au groupe M. roubaudi).
Soies 1, 2, 4, 5, 11, 13-1 très développées, multifides, stellées compor¬
tant de 12 à 20 branches, très fortes, spiculées, les 1,2 et 5 étant très grandes ;
6 et 7-1 bifides, insérées sur large tubercule commun ; 13-1 très forte, mul¬
tiple, environ 26 branches spiculées, très longue, atteignant plus de la
moitié de la longueur du segment.
Segment III à segment VII avec soies en disposition analogue à M.
spinosa, les multiples plus fortes et plus ou moins stellées ; 1,2,5, 8,11, 13-V
multiples, plus ou moins stellées, très fortes, longues, à branches spiculées,
extrémité pointue; 3-V bifide; 6-V simple, barbelée; 1, 2, 5, 8, 11, 13-
VII multiples, fortes, plus ou moins stellées, extrémité pointue ; 3-VII
à 4 branches ; 6-VII forte, longue ; 7 et 9-VII simples.
Segment VIII : plaque latérale indifférenciée, l’aire à la base du peigne
légèrement spiculée ; peigne analogue à celui de M. spinosa avec environ
19 épines lancéolées à denticules latéraux symétriques, les deux derniers
apicaux très développés; 1-V1II à une vingtaine de branches longues et
fortes ; 2-VIII simple, longue ; 3-VIII à 5 branches, longue ; 5-VIII mul¬
tiple, petite.
Siphon (S) : spiculé sur les 3/4 ; acus à peine différencié ; peigne absent ;
1-S à 5 branches, longue, insérée légèrement au-delà du milieu de la lon¬
gueur du siphon ; 2-S en petite épine articulée, à extrémité échancrée ;
8-S petite ; 9-S en crochet. Sclérite en étrier de l’appareil stigmatique bien
développé. Longueur du siphon : 0,81 mm, largeur du siphon : 0,13 mm ;
partie proximale 1-S : 0,43 mm; soie 1-S ; 0,55 mm; épine du peigne ;
0,24 mm.
Longueur/largeur du siphon = 6,23 ; longueur siphon/partie proxi¬
male 1-S = 1,88.
Segment anal (X) : selle incomplète, courte, portant 4 spiculés mar¬
ginaux très longs, les deux médians étant les plus longs ; soie latérale
1-X simple, très longue, barbelée; brosse dorsale très développée 2-X
à 4 branches ; 3-X à 5 branches ; brosse ventrale à deux paires de soies
Source : MNHN, Paris
198
ALEXIS GRJEBINE
subégales 4a à 5 branches, 4b à 4 branches ; papilles anales subegales,
très longues. Longueur de la selle/largeur de la selle = 0,92 ; epines api¬
cales de la selle : 0,10 mm ; longueur de la selle/longueur epines apicales -
1,3 ; papilles anales : 0,81 mm ; soie 1-X : 1,3 mm.
Matériel examiné. - 3 Cf, 5$, 8 N, 28 L, adultes obtenus par éle¬
vage.
Répartition géographique. — Madagascar, versant oriental, légion de
Moramanga, forêt de Périnet, forêt de Lakato, forêt de La Mandraka.
Biologie. — Les larves et les nymphes se développent à l’aisselle des
frondes de Ravenales et ont été trouvées une fois dans un creux de Bambou,
toujours en région forestière. ,
La température de l’eau observée : 19 °C, le volume de 100 a 150 cc
par réservoir, l’oxygène dissous environ 5 mg/litre, l’altitude de la région
se situant aux environs de 900/1 200 m, cette région étant caractérisée par
une forte pluviométrie.
Systématique. — L’espèce est proche de M. spinosa et fait partie du
groupe des espèces de cette dernière.
Rappelons que les caractères principaux qui distinguent M. stellata
de M. spinosa sont les suivants :
— Les caractères des nymphes et des adultes sont très proches et il est
pratiquement impossible de distinguer les deux espèces ; notons que les
paraproctes des genitalia mâles présentent deux denticules pour stellata.
— Les caractères larvaires, par contre, sont très spécifiques, la soie
céphalique 4-C est très longue et forte, en général bifide, parfois simple
d’un côté, ou trifide, très spiculée, longueur tête/4-C = 7,5, tandis que
chez M. spinosa la soie 4-C est beaucoup plus petite, le rapport longueur
tête/4-C variant de 12,6 à 17,2. Les soies céphaliques 7, 8, 9, 10-C sont très
développées, à nombreuses branches (certaines de 12 à 16 très lortes)
tandis que chez M. spinosa la 7-C est fine et simple, 8-C petite, bifide,
9-C petite, simple, 10-C petite, trifide.
Les soies thoraciques de stellata 1 et 2-M, 1-T, 3-T, 4-T, 13-T et 14-1
sont à nombreuses branches, fortes et longues, certaines atteignant la
moitié de la longueur du thorax, et plus ou moins stellées, de sorte que
toute la surface thoracique est couverte par les branches qui se super¬
posent sur la partie dorsale, tandis que chez spinosa ces branches sont peu
développées, plus fines, plus courtes, les plus longues atteignant environ
1/4 de la longueur du thorax.
Les soies abdominales 1 , 2 , 3, 5, 11, 13 des segments I à VII de stellata
sont à nombreuses branches, extrêmement développées et spiculées,
stellées, les plus longues atteignant plus de la moitié des segments, de
sorte qu’elles se recouvrent sur les segments abdominaux, tandis que
celles de spinosa sont beaucoup moins développées, plus fines, non stellées,
ne se recouvrant pas sur la majeure partie des segments.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
199
Mimomyia (Ingramia) vansomerenae n. sp.
(fig- 199)
Types. — Holotype : larve 20.5.1955, gîte 1-1, loc. type : réserve
naturelle intégrale de Lokobe, île de Nosy Be, Madagascar, gîte : aisselle
de Ravenales, réc. Grjebine.
Paratypes : 5 larves, même gîte que le type.
Dépôt des types : Services Scientifiques Centraux de l’ORSTOM,
Faunistique, 93140 Bondy (France).
Nom de l’espèce : l’espèce est dédiée à Madame E.C.C. Van Someren,
Entomologiste anglaise, qui a travaillé sur les Moustiques de l’Afrique
orientale et de Madagascar (lors de l’occupation de la Grande Ile par les
troupes britanniques pendant la seconde Guerre mondiale).
Larve. — Tête : longueur 0,76 mm, largeur : 1,05 mm. Siphon : lon¬
gueur 1 mm.
Tête. — Claire, nettement plus large que longue ; suture maxillaire
absente ; largeur tête/longueur tête = 1,38 ; largeur thorax/largeur tête =
1 , 1 .
Mentum (MP) : très petit : 1,4 mm de large, 0,4 mm de long, avec
9 dents latérales, médiane forte.
Maxille (Mx) : bien développée, plus ou moins triangulaire, longue de
0,20 mm, large de 0,16 mm ; brosse maxillaire avec les premières soies
fortes et larges ; 4-Mx simple, fine, longue de 0,15 mm ; palpe maxillaire
(MPlp) moyen : 0,09 mm. Longueur Mx/MPlp = 2,2 ; soie maxillaire
1-Mx longue, simple, en sensille unique.
Mandibule (Mn) : bien développée.
Soies céphaliques : très peu développées et très fines ; 1 -C simple,
longue de 0,16 mm; 4-C caractéristique, branchue à ramifications nom¬
breuses dans partie apicale, longue de 0,06 mm ; 5 et 6-C multifides, en
éventail, à branches plumeuses (dentritiques), 5-C environ 13 branches,
6-C environ 14 branches, 5-C : 0,21 mm ; 7-C environ 6-7 branches ; 8-C
petite : 0,05 mm ; 9-C petite, 3-4 branches ; 11-C bifide, courte, 0,15 mm ;
12-C à 4 branches; 13-C environ 6 branches; 14-C caractéristique, très
forte, à 3-4 branches, 0,08 mm ; 15-C bien développée.
Longueur tête/l-C = 4,7 ; longueur tête/4-C = 12,6 ; longueur tête/
5-C = 3,6 ; longueur tête/8-C = 15,2 ; longueur tête/11 -C = 5,0 ; longueur
tête/14-C =9,5.
200
ALEXIS GRJEBINE
Antenne ( A ) : semblable à M. aurata, lisse, soie 1-A très petite, s’insé¬
rant vers le milieu, à 4 branches ; 2-A courte, n’atteignant pas l’extrémité
du deuxième article ; 3-A deux fois plus courte que 2-A ; 4-A courte.
Premier article : 0,28 mm de long ; largeur premier article : 0,05 mm ;
deuxième article : 0,08 mm de long ; premier article + deuxième : 0,36 mm ;
partie proximale soie 1-A : 0,13 mm ; longueur soie 1-A : 0,06 mm ; lon¬
gueur tête/premier + deuxième article = 2,1 ; longueur premier article/
partie proximale 1-A = 2,15; longueur premier article/soie 1-A = 4,66;
longueur premier article/largeur premier article = 5,6.
Thorax. — Très large avec de très grandes saillies pleurales 9-12
méso- et métathoraciques. Longueur du thorax : 1,1 mm, largeur du tho¬
rax : 1,8 mm; longueur saillie 9-12-T : 0,4 mm ; largeur thorax/longueur
thorax = 1,5; largeur thorax/saillie = 4,5.
Prothorax (P) : 0-P bien séparée de 1 et 2-P, petite, multifide; 1-P
simple ; 2-P très petite, environ 4 branches ; 3-P minuscule, multifide ;
4-P minuscule, multifide ; 5-P forte, grande, caractéristique en éventail,
environ 11 branches les plus longues : 0,45 mm ; 6-P fine, bifide ; 7-P
moyenne, multifide, très antérieure ; 8-P très petite et très proche du groupe
9-12-P; 9-P courte à quelques branches; 10-P très courte, simple; 12-P
simple, longue.
Méso thorax ( M) : 1-M minuscule, multifide ; 2-M minuscule, bifide ;
3-M simple ou bifide ; 5-M simple, très forte, aciculée ; 6-M caractéristique
à 3 branches fortes inégales, à peine plumeuses, la 5-M plus longue que
la 6-M, mesurant environ 0,85 mm ; 9-12-M simples, longues.
Métathorax ( T ) : 1, 2, 3, 4-T minuscules, difficilement visibles, à
quelques branches ; 5-T très petite, multifide ; 6-T simple ; 7-T très forte,
sur grande saillie à 6-9 branches ; 9-12-T sur longue saillie, la 9-T à environ
6 branches, 10-T très forte; 13-T caractéristique, très forte, atteignant
presque la moitié du thorax à 11-13 branches plumeuses de 0,5 mm de
long.
Abdomen. — Clair, sans sclérotisation en dehors des soies. Toutes
les soies abdominales très peu développées. 6-1 simple, courte mesurant
0,9 mm de long ; 7-1 simple ; 11-1 longue, bifide ; 13-1 multifide ; 6-II simple,
longue : 1,4 mm, plus longue que la 6-1 ; 7-II courte, bifide ; 13-II multifide ;
6-III bifide, courte : 0,75 mm ; 7-III petite, multiple ; 13-111 petite, multiple ;
6-IV bifide, longue de 1 mm ; 7-IV petite, multifide ; 13-IV petite ; 6-V bifide,
longue de 1 mm ; 7-V petite, multifide; 13-V petite; 6-VI bifide, courte :
0,7 mm; 7-V1 petite; 13-VI petite; 3-VII caractéristique, en pinceau
allongé : 0,25 mm de long ; 5-VII en pinceau allongé ; 7-VII simple, longue :
0,4 mm ; 13-VII en pinceau.
Segment VIII : plaque latérale absente ; pas d’aire spiculée ; peigne
composé d’environ 22 épines en forme de couronne disposées en plusieurs
rangées irrégulières, les plus grandes vers la partie apicale, les plus petites
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE IICALBIINI
201
vers la partie basale, les grandes épines possèdent 4-5 denticules subégaux,
rappelant une couronne, les plus grandes mesurent 0,1 mm, les plus petites :
0,03 mm. Soie 1 -VIII petite, multifide ; 2-VIII simple; 3-VIII très carac¬
téristique, en forme de pinceau, environ 10 branches, longue de 0,5 mm.
Siphon (S) : clair, lisse, relativement court ; la soie 1-S fine à 2-3 bran¬
ches, placée au-delà de la moitié de la longueur du siphon ; sclérite stigma-
tique bien développé de 0,25 mm ; soie 2-S en petite épine articulée ; 8-S
petite ; 9-S en crochet. Longueur siphon : 1,0 mm ; largeur siphon : 0,21 mm ;
L/W = 4,76 ; partie proximale soie 1-S : 0,56 mm ; longueur siphon/partie
proximale 1-S = 1,78.
Segment anal (X) : selle incomplète, courte, avec environ 9 spiculés
apicaux, les plus grands subégaux ; longueur selle : 0,15 mm ; largeur selle :
0,16 mm ; L/W = 1,0 ; longueur épine apicale du segment anal : 0,075 mm ;
longueur selle/longueur épine apicale = 2,0; soie 1-X forte, simple :
0,37 mm ; brosse dorsale très longue ; 2-X bifide ; 3-X bifide ; brosse ven¬
trale avec 2 paires de soies, la 4a simple, la 4b simple. Papilles anales lon¬
gues de 1,20 mm.
Matériel examiné. — 6 L.
Répartition géographique. — Madagascar Sambirano, Nosy Be.
Biologie. — Les larves ont été récoltées à Nosy Be, dans la Réserve
de Lokobe, dans une dépression à 50 m d’altitude environ, les Ravenales
sont situés dans la partie appelée « Marie-Clémence » au Sud-Est d’Amba-
noro (Baie d’Ambanoro), non loin d’un petit ruisseau sans nom, au Sud
du ruisseau Amponana.
Les Ravenales mesurent environ 5 m de haut, le volume d’eau par
aisselle de feuille est de 100 à 200 cc ou un peu plus, le pH est de 5,9.
Nous avons trouvé en association des larves de Toxorhynchites sp. et
Uranotaenia douceti.
Systématique. — L’espèce appartient au Groupe B des Ravenalites
(Mattingly & Grjebine 1958) ; elle est très proche de M. aurata et des
espèces voisines de cette dernière, mais s’en distingue par le faible déve¬
loppement de toutes les soies, la soie 4-C de la tête, caractéristique, les
épines du peigne du segment VIII et la soie 3-VIII.
Source : MNHN, Paris
202
ALEXIS GRJEBINE
ANNEXE
Sous-genre Ingramia
Groupe C (.Dasymia Leicester nec Egger)
du s. g. Ingramia Edwards, Région indomalaise
Caractères du groupe (Mattingly & Grjebine 1958) :
Imagos. — Tête. — Avec écailles dressées du vertex larges, limitées
à la nuque.
Palpe maxillaire de la femelle : environ 3,5 de la longueur de la trompe.
Palpe maxillaire du mâle : de 1/2 (2,0) à 3/4 (1,33) de la longueur de la
trompe.
Thorax. — Soies acrostichales présentes. Pronotum antérieur sans
écailles, avec soies ; pronotum postérieur avec partie supérieure sans
écailles; soies postérieures du pronotum postérieur exceptionnellement
nombreuses (10 ou plus contre 2 à 7 chez les autres espèces du sous-genre
Ingramia, Groupe Ravenalites). Aire préalaire {PK) avec soies ; soies sterno-
pleurales supérieures ( MkSU ) (le long de la crête) bien développées.
Pattes : avec griffe tibiale apicale antérieure très développée.
Aile : uniformément foncée.
Nymphe. — Trompette respiratoire : avec pinna suivie d’une suture
en spirale jusqu’à l’aire trachéolaire.
Abdomen. — Soie 1 du segment IV au segment VIII bifide ; 5-IV à
VIII simple ou bifide.
Palette natatoire : au moins 16 à 20 fois plus longue que large, extré¬
mité avec denticules latéraux faisant suite aux denticules du bord interne
et du bord externe ; absence de processus de soies apicales épineuses.
Lobe génital femelle : fortement spiculé sur toute la marge apicale.
Larve. — Antenne : à longs spiculés sur le premier article ; soie 1-A
très développée avec 10 à 20 branches fortes, nettement plus longues que le
premier article ; soies 2 et 3-A à branches subégales, aussi longues que le
premier article ; 4-A à branches aussi longues que 2 et 3-A.
Siphon : soie 1-S placée environ près de la moitié de la longueur du
siphon, ou un peu moins. Soie 1-X à plusieurs branches (3-4).
Pour comparer le groupe Ingramia s. str. de Malaisie ( Ravenalites ,
groupe C) avec le groupe Ingramia de Madagascar ( Ravenalites , groupe A ;
Ravenalites groupe B), nous donnons ci-après la description de M. ( Ingra¬
mia ) fusca (Leicester) que nous prenons comme espèce type du groupe
Ingramia s. str. (Ravenalites , groupe C).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBI1NI
203
Mimomyia (Ingramia) fusca (Leicester)
(fig. 200 à 203)
1908. Dasymyia fusca Leicester G. F., Culicidae of Malaya, Stud. Inst.
Med. Res. F.M.S., 3 (3) : 102-104 ( partira , lectotype femelle). Loc. type :
Malaisie, localité incertaine (B.M.).
1928. Edwards F. W. & Given. The early-stages of some Singapore
mosquitos. Bull. Ent. Res. 18 : 349 {Ficalbia fusca).
1934. Barraud P. J. The Fauna of British India. Diptera 5 (Culicidae,
Megarhini and Culicini) : 114-116.
1956. Chen H. H. & J. C. Lien, Mosquitoes of genus Ficalbia in
Taïwan, China. J. Med. Ass. Formosa 55 : 199-215 (Cf*,ç *, P*).
1957. Mattingly P. F. The Culicine mosquitoes of Indomalayan
Area. Part I. Genus Ficalbia Theobald. Brit. Mus. Nat. Hist., London : 49
(Cf*, ç*, P*, L*).
1958. Mattingly P. F. & A. Grjebine. Révision du genre Ficalbia
Theobald et discussion de la position systématique des Ravenalites Doucet.
Mém. Inst. Scient. Madagascar, Série E, 9:269, 270, 271, 275, 278, 281,284.
1969. Klein J. M. A new species of Ficalbia ( Ravenalites ) from Cam-
bodia (Diptera : Culicidae). Proc. Ent. Soc. Wash. 71 : 215-217, illus.
Type. — Lectotype : Ç, Malaisie, fort improprement désigné comme
« hololectotype » par Mattingly & Grjebine (1958, /. c. : 278).
Dépôt du type : British Muséum (Natural History), Londres.
Nom de l'espèce : l’espèce a été appelée fusca en raison de sa couleur
sombre.
La description faite ci-après des imagos, femelle et mâle, est basée
sur les spécimens du Cambodge, Localité Bokor, 1968, récoltés par J. M.
Klein.
Imagos.
FEMELLE.
Tête. — Couverte d’écailles picucs larges, avec retlel pourpre ; écailles
dressées du vertex larges et foncées ; petite tache d’écailles plates argentées
à l’extrémité de l’apex à la base du front. Leicester (1908 : 102), Barraud
(1934 : 115) et Bonne Wepster mentionnent une ligne d’écailles argentées
autour de la marge des yeux.
Trompe ( Pr ) : entièrement foncée, renflée à l’apex sur 2/5 e notamment
vers l’apex ; longueur : 1,8 mm.
Palpe maxillaire ( MPlp ) : foncé, 0,5 mm de long ; Pr/MPlp = 3,6
(environ 1/3 à 1/4 de la trompe).
Source : MNHN, Paris
204
ALEXIS GRJEBINE
Antenne (Ant ) : pédicelle avec nombreuses écailles argentées ; Flml
un peu plus long que Flm2, Flml/Flm2 = 1,2.
Thorax. — Tégument du scutum brun foncé avec une petite tache
d’écailles claires derrière l’origine alaire, en avant du lobe latéral du scu-
tellum. Soies acrostichales (Ac) présentes, petites; soies dorso-centrales
(DC) grandes et nombreuses ; soies antéalaires (AnS) (au-dessus du para-
tergite) fortes ; soies supraalaires (SaS) bien développées, longues.
Scutellum (Sun) : avec de larges écailles plates foncées, lobe médian
recouvert en majeure partie d’écailles argentées (différence avec descrip¬
tion de Mattingly basée sur spécimens de Malaisie).
Pronotum antérieur (Ap) foncé, sans écailles, avec des soies fortes ;
pronotum postérieur (Ppn) sans écailles chez la femelle (chez le mâle nous
avons observé quelques écailles argentées), les soies antérieures petites,
groupe postérieur de soies comprenant des soies fortes et longues, très
développées. Aire poststigmatique (PA) foncée, glabre; sternopleure
(Mks) foncée dans la partie médiane mais comportant une large plage
d’écailles argentées dans ses parties supérieure ( MScU ) et postéro-inférieure
( MScL ) ; soies sternopleurales supérieures (le long de la crête) présentes,
longues, les soies inférieures présentes, longues.
Aire préalaire (PK) avec de nombreuses soies (PaS) moyennement
développées (caractère du Groupe C des Ravenalites).
Mésépiméron (Mm) avec touffe antéro-supérieure d’écailles argentées
(AMSc); soies mésépimérales supérieures ( MeSU ) bien développées, au
nombre d’une dizaine. Selon Mattingly, d’autres soies fines se trouvent
en dessous dont certaines en position des soies mésépimérales inférieures
de certains autres genres. Tégument pleural et le postnotum plus ou moins
foncés, ce dernier avec des taches claires aux angles basaux.
Pattes : en majeure partie foncées, à l’exception de petites taches
claires apicales sur les fémurs, l’apex du troisième article tarsien de couleur
crème, l’apex des quatrième et cinquième articles tarsiens clair. Les fémurs
sont clairs en dessous, l’aire claire est visible sur la surface antérieure
jusqu’à une certaine distance vers la base, en particulier sur le fémur pos¬
térieur. Tibia antérieur à griffe apicale bien développée.
Aile : entièrement foncée avec de grandes écailles plumeuses et de
larges écailles couchées en forme de cœur.
Calyptère supérieur (squama) avec de petites écailles larges. Alule
(Al) à petites écailles larges. Toutes les nervures, excepté CuA et IA, à
grandes écailles plumeuses, asymétriques ; les écailles plates, en forme de
cœur, sont grandes ou de taille modérée, sur la nervure IA elles sont très
grandes. Cellule R2 (fourche antérieure R2-R3) mesure environ 0,45 mm,
son pédicelle (R2 + 3), Rs (secteur radial non compris) mesure 0,35 mm ;
cellule R2/R2 + 3 = 1,8.
Haltère : tige claire, massue foncée.
Abdomen. — Tergites en majeure partie sombres avec un reflet métal¬
lique bleuâtre. Présence de petites taches de couleur jaune crème sur tous
les segments.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
205
Sternite : en majeure partie clair avec écailles foncées apicales surtout
sur les segments postérieurs.
Tergite IX bien sclérifié, soies des lobes latéraux très longues, sperma-
thèque simple.
MÂLE. — Ressemble à la femelle mais la trompe (Pr), longue de 2 mm,
est plus renflée.
Palpe maxillaire (MPlp ) : long de 1,1 mm, environ 3/8 e à 1/2 de la
longueur de la trompe ; Pr/MPlp = 2,0 à 1,33.
Antenne : foncée, Flml avec 2 très fortes et longues soies.
Thorax. — Pronotum postérieur avec quelques écailles argentées
sur spécimen du Cambodge, de Bokor, 1968, réc. J.-M. Klein (ORSTOM)
(différence avec femelle).
Abdomen. — Tergites avec taches basolatérales claires, moins déve¬
loppées que chez la femelle, tendant à disparaître mais présentes au moins
sur la plupart des segments (excepté un mâle de Bornéo sur lequel elles sont
seulement sur tergites VI à VII et sont très petites).
Aile : cellule R2 environ 1,4 à 1,8 de la longueur de son tronc (R2 + 3),
Rs non compris.
Genitalia : décrit d’après un mâle du Cambodge de Bokor, réc. Klein
1968.
IX e tergite très étroit sans lobe, deux touffes de soies latérales nom¬
breuses, longues, fortes, très rapprochées l’une de l’autre.
Gonocoxite (Gc ) : plus long que large, lobe parabasal ( BDL ) à 3 fortes
épines, très longues, atteignant presque le gonostyle. Gonostyle (Gs) long ;
Gc/Gs = 1,3 : griffe du gonostyle (GC) longue. Phallosome à peine visible.
Paraprocte (Ppr) avec une forte épine apicale ; 3 soies cercales.
Nymphe. — (Spécimen de Malaisie du British Muséum, N.H.).
Céphalothorax (CT) : 6-CT très longue : 0,5 mm ; 8-CT simple.
Trompette (T) : de 25 à 35 fois plus longue que large ; méat très long,
trachéoïde, fortement spiculé et très pigmenté ; la portion apicale du méat
est claire (non pigmentée) avec une suture spiralée en continuation de la
pinna, la suture possède de petites sutures transversales (« cross bridges »).
Mesures et proportions du spécimen de Malaisie, Ulu Gombok rP 908/1 :
Longueur de la trompette : 1,65 mm ; largeur : 0,05 mm ; aire trachéo-
laire (TA) : 1,55 mm; aire réticulée (/L4) : 0,35 mm; méat : 1,55 mm;
pinna (Pi) : 0,10 mm. L/W trompette = 34. Longueur abdomen/longueur
trompette = 1,5. Longueur trompette/TA= 1,06 ; longueur trompette/RA =
4,7 ; longueur trompette/Pi = 16,5 ; TA/RA = 4,4 ; TA/Pi= 15,5 ; Mea/Pi =
15,5.
Source : MNHN, Paris
206
ALEXIS GRJEBINE
Remarquons que la soie 6-CT est très longue : 0,5 mm.
Toutes les soies principales du céphalothorax et de l’abdomen sont
noires et spiniformes ; elles ne possèdent pas plus de 2 branches sauf la soie
9-VIII qui a environ 14-17 branches. La soie 1-1 petite et simple ; soies 1 et
5-VII bifides; 3-III, 5-IV à VI plus longues de 1,5 fois que les segments
suivants.
Les angles postéro-latéraux du segment VIII possèdent quelques fortes
épines et sont lobés individuellement, les épines continuant le long de la
marge des lobes. Dans certains cas, le bord de ces derniers et un ou la
majeure partie des segments antérieurs sont spiculés.
La longueur totale de l’abdomen est de 2,8 mm.
Palette natatoire ( Pa ) : environ 16 à 20 fois plus longue que large, avec
une frange de denticules bien prononcés, jusqu’à la base des deux côtés, la
base étant bulbeuse. Soie apicale et accessoires non visibles, absentes.
Extrémité de la palette avec deux denticules latéraux longs de 0,02 mm qui
suivent les denticules internes et externes très développés.
Lobe génital femelle ( GL ) très denticulé dans partie postérieure.
Lobe génital mâle (GL) court, 0,2 mm.
Longueur de la palette : 0,85 mm ; largeur de la palette : 0,045 mm ;
L/W = 18,8 ; longueur des 2 denticules latéraux apicaux : environ 0,02 mm.
Larve. — Se distingue facilement des autres espèces à'Ingramia, excepté
d’/. deguzmanae, par les soies subterminales (2 et 3-A) et terminales (4-A) de
l’antenne, et de Ingramia deguzmanae par la soie 1 -C qui est simple (cette soie
est complexe chez deguzmanae chez laquelle elle présente des denticules à
la base).
D’autre part, le peigne du segment VIII est formé d’épines allongées,
simples, tandis que celles de deguzmanae sont profondément incisées,
chacune avec 3-4 denticules, les postérieures à extrémité dichotomique,
frangée.
La description que nous donnons ci-dessous est basée sur une larve du
Cambodge, réc. Klein.
Tête (C). — Claire, peu pigmentée, ainsi que l’antenne ; suture maxil¬
laire absente ; longueur de la tête : 0,65 mm, largeur : 0,82 mm ; W/L =
1,26 ; largeur thorax/largeur tête = 1,35.
Soies céphaliques (C) : multifides, excepté 1-C et 3-C ; 5, 6 et 7-C carac¬
téristiques, en grand éventail, ainsi que les 11, 12 et 13-C. 1-C très fine,
longue de 0,17 mm, simple ; 3-C petite, 0,025 mm ; 4-C multifide, 0,083 mm,
buissonneuse, dendroïde ; 5, 6-C très développées, respectivement avec
environ 13, 11 et 15 branches ; 5-C : 0,41 mm, très longue, contrairement au
spécimen de Malaisie, figuré par Mattingly en 1957 : 53, fig. 22 : 6-C
extrêmement longue : 0,54 mm ; 7-C : 0,29 mm ; 8-C petite ; 9-C bien déve¬
loppée, multifide; 11-C : 0,37 mm, les 11, 12 et 13-C sont très grandes,
buissonneuses avec respectivement environ 19, 11 et 12 branches; 14-C
petite, dendroïde ; 15-C très petite.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
207
Longueur tête/l-C = 3,8 ; longueur tête/4-C = 8,1 ; longueur tête/5-
C = 1,58 ; longueur tête/6-C = 1,20 ; longueur tête/11-C = 1,75.
Mentum (MP) : très particulier, très petit : 0,09 mm de large sur
0,03 mm de long ; W/L = 2,0, très irrégulier, dent centrale forte, 7 dents
latérales ; sur certaines larves, la dent centrale est absente selon Edwards
& Given (1928 : 350, fig. 6), mais selon Mattingly (1957 : 53, fig. 22) elle
occupe chez ces larves une position aberrante ; sur un spécimen du Cam¬
bodge que nous avons examiné de Kiriromi (réc. J. M. Klein, 10.3.1969,
n° E 1408) le mentum de 0,09 mm de large sur 0,03 mm de long montre
une sclérification médiane très prononcée, inversée à la place de la dent
médiane normale. Largeur mentum/longueur = 3,0.
Maxille (Mx) : faiblement développée, 0,15 mm de long, 0,12 mm de
large ; soie 4-Mx spiniforme, mais en bâtonnet très atrophié, extrêmement
courte : 0,025 mm ou un peu plus.
Palpe maxillaire (MPlp) : peu développé, 0,056 mm de long.Cardo bien
individualisé ; soie 6-Mx fine, très petite, multifide.
Longueur Mx/4-Mx = 5,6 ; longueur Mx/MPlp = 2,5.
Antenne (A) : très grande, caractéristique, entièrement claire, très
spiculée, avec 2 articles. Soies 2, 3, 4-A dendroïdes à nombreuses branches.
Premier article, très spiculé, les épines étant extrêmement longues et fines ;
soie 1-A très grande, en éventail, avec environ 14 branches situées à environ
1/3 de la base de l’article. Deuxième article, bien développé, non spiculé ;
soies 2-A et 3-A (subterminales) très caractéristiques, avec branches surtout
vers l’apex ; 4-A (terminale) très grande, très longue avec branches caracté¬
ristiques ; 5-A (troisième article) bien visible, courte.
Premier article : 0,35 mm; deuxième article : 0,08 mm; soie 1-A :
0,58 mm; premier article+deuxième article : 0,43 mm; largeur premier
article : 0,05 mm ; 2-A et 3-A : 0,37 mm ; 4-A = 0,45 mm ; 5-A : 0,04 mm.
Longueur tête/longueur antenne = 1,51 ; premier article/deuxième article =
4,37 ; premier article/partie proximale à la soie 1-A = 0,14; longueur pre¬
mier article/largeur premier article = 7,0; longueur antenne/2-A= 1,16 ;
longueur antenne/4-A = 0,95.
Thorax. — Large de 1,11 mm, long de 0,81 mm ; W/L = 1,37. Saillie
9-12-T : 0,21 mm; largeur thorax/saillie = 5,28. Soies thoraciques en
majeure partie très développées, certaines multifides et stellées (différence
avec le groupe Ravenalites B). Saillies méso- et métathoraciques de longueur
moyenne comme chez le s. g. Etorleptiomyia, bien plus courtes que chez les
Ravenalites du Groupe A et du Groupe B.
Prothorax (P) : soie O-P multifide; 1-P très forte et caractéristique,
stellée à branches pointues (différence avec les soies stellées du Groupe
roubaudî) atteignant jusqu’à 3/4 de la longueur du thorax, les branches les
plus longues : 0,5 mm ; 2-P fourchue vers l’extrémité, fine ; 3-P multifide ;
4-P avec long pédicelle ; 5-P courte, multifide ; 6-P à long pédicelle ; 7-P
multiple ; 8-P très développée, longue de 0,2 mm, en éventail ; groupe
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
208
pleural 9-12-P sur petite insertion, 9-P petite; 10-P bifide, dichotomique,
12-P très longue, simple, 0,7 mm de long.
Mésothorax (M) : 1-M petite, multifide ; 2-M simple ; 3-M simple,
très longue (comme chez le s. g. Etorleptiomyia) ; 4-M a extrémité en pin¬
ceau ; 5 et 6-M sur tubercule commun, la 5 très forte et longue, environ
0 8 mm, la 6-M en éventail irrégulier avec 7 branches, les plus longues de
0 6 mm ; 7-M avec long pédicelle, extrémité en pinceau ; 8-M petite ;
groupe pleural 9-12-M sur petite saillie, 9-M avec 5 branches, 10-M simple,
12-M simple, très forte, 13-M petite, multifide.
Métathorax (T) : 1,2,4-T très développées, 1 -T multifide à 4-5 branches
(différence avec Etorleptiomyia), 2-T à long pédicelle, 4-T à pédicelle plus
ou moins long, bifide ; 5-T multifide, petite ; 7-T sur saillie avec environ
10 branches ; groupe pleural 9-12-T sur saillie moyenne longue de 0,21 mm
(différence avec les Ravenalites, analogue aux Etorleptiomyia), 9-T a 2
branches seulement, 10-T simple, très forte, 12-T fine, simple, courte, 11-T
très petite, fine ; 13-T très développée : 0,35 mm de long, multifide, stellee,
mais à branches pointues (différence avec Groupe roubaudî).
Abdomen. — Tergites avec forte sclériilcation à la base des soies 6-1
et 6-11 Pas de sclérification en dehors des bases de ces soies. La majeure
partie des soies dorsales et ventrales très bien développées, multifides et
stellées (1,5, 10, 11 de III à V). P
Soies : 1-1 stellée, forte, 6 branches ; 4-1 stellee a 3 branches ; 6-1 forte
à 5 branches, insérées sur large base sclérifiée ; 7-1 grande, trif ide, sur grande
base sclérifiée ; 11-1 stellée ; 1, 5, 11, 13-11 stellées ; 6-II à 5 branches ; 7-II
petite en pinceau terminal; 1, 5, 10, ll-III stellées; 6-III à 4 branches;
7-III petite en pinceau ; 1, 5, 10, 11-IV stellées, 6-1V à 4 branches, 7-IV très
petite, en pinceau ; 1 , 5, 10, 11-V stellées, 6-V à 3 branches, 7-V très petite,
en pinceau apical.
Segment VIII : plaque latérale absente, absence d’aire spiculée ; peigne
composé d’un vaste ensemble de longues épines dispersées sur une large
zone, au nombre d’une quarantaine, les plus distales étant les plus longues,
simples, mesurant 0,05 mm de long, les antérieures plus courtes et plus fines,
toutes les épines possèdent un denticule secondaire basal ; soie 1 -VIII
forte, longue, à 5-6 branches ; 2-VIII longue avec petite touffe à l’apex,
3-VIII très forte, à 5 branches ; 4-VIII multifide à l’apex ; 5-VIII à 6 branches.
Siphon (S) : faiblement pigmenté, base foncée avec acus très irrégulier,
particulier. Longueur siphon : 1,0 mm, largeur : 0,15 mm; L/W = 6,5.
Peigne absent ; 1 -S située au milieu du siphon, à 3 branches plus longues que
la largeur du siphon ; longueur siphon/partie proximale 1-S = 2,0 ; soie 2-S
en petite épine articulée ; 8-S petite ; 9-S en crochet. Sclérite en étrier de
l’appareil stigmatique : 0,15 mm de long.
Segment anal (JL) : selle complète, très développée, très spiculée, cou¬
vrant en longueur tout le segment, les spiculés sont très lins (microtriches) ;
longueur du segment anal/largeur du segment anal = 1,0; la selle porte
environ 7 longs spiculés marginaux de 0,05 à 0,06 mm de long ; soie 1-X
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
209
caractéristique, à 3 branches très longues, mesurant 0,75 mm, ce qui est
inhabituel chez les Ingramia Ravemlites, chez lesquels la soie 1-X est simple
tandis que chez Ingramia deguzmanae elle a 4 ou plusieurs branches courtes ;
brosse dorsale 2-X à 5 branches ; 3-X à 3 branches ; brosse ventrale 4a à
3 branches, 4b à 4 branches courtes, L/3 à L/4 de la 4a ; papilles anales très
courtes : 0,15 mm de long.
Matériel examiné. — 10", 1 Q, 1 N, 2 L.
Répartition géographique. — Région indomalaise, Malaisie (Leicester,
1908 : 104, Edwards, 1928 : 57), Singapour (Edwards & Given, 1928 : 349),
Java (Bonne-Wepster, 1954 : 37), Sarawak (Colless, in lin.) ; Cambodge :
Bokor et Kirirom (J.-M. Klein 1968, 1969 (coll. ORSTOM, Bondy).
Biologie. — Les larves et les nymphes ont été trouvées dans les trous
d’arbres et de Bambous.
Systématique. — Voir ci-dessus, s.g. Ingramia s. str.. Groupe C Ravé¬
nalités de Mattingly & Grjebine, 1958.
CONCLUSION
Les Ficalbiini de Madagascar comprennent des éléments d’origine
d’Afrique tropicale, dont certains peut-être ont disparu du continent d’ori¬
gine.
Le genre Ficalbia, probablement le plus primitif, d’origine afrotro-
picale et orientale, est représenté par deux espèces (F. uniformis et F. cir-
cumtestacea) d’origine africaine sur six espèces d’Afrique et deux orientales
(Inde, Indomalaisie, Indochine, Chine, Japon).
Ce genre, présent essentiellement en Afrique tropicale, est représenté
seulement par F. minima et F. jacksoni en Région orientale, F. minima
atteignant comme limite Nord l’île d’Okinawa, en dessous du 30° parallèle
Nord. Il est possible que le groupe africain et les deux espèces orientales
faisaient partie d’un stock commun du Sud Paléarctique.
Au point de vue de la biologie, tout le genre est lié à la reproduction de
ces espèces dans des gîtes d’eau, plus ou moins stagnante, ou à courant très
lent, gîtes avec des plantes aquatiques nombreuses et flottantes, en particu¬
lier, les Pistia et les Eichhornia.
Le genre Mimomyia, avec les sous-genres Mimomyia, Etorleptiomyia et
Ingramia, est très bien représenté à Madagascar.
Le sous-genre Mimomyia comprend quatre groupes :
— Le Groupe A (Mimomyia s. str), (M. splendens).
— Le Groupe B (Ludlowia) d’Afrique et de la Région orientale,
comprenant 17 espèces, est représenté à Madagascar seulement par deux
Source : MNHN, Paris
210
ALEXIS GRJEBINE
espèces M. hispida et une espèce très proche de M. lacustris ('), toutes deux
africaines.
— Le Groupe C (Boycia), (M. mimomyiaformis).
— Le Groupe D ( Megaculex ), ( M. plumosa).
Les Groupes A, C et D sont d’Afrique tropicale et entièrement repré¬
sentés à Madagascar.
— Le Groupe E (M. flavopicta) est limité à l’Afrique.
Le sous-genre Mimomyia, largement réparti en Afrique, s étend veis
l’Est jusqu’à la Nouvelle-Guinée (M. jlavens, M. modestà), au Nord-Est
de l’Australie, au Queensland (M. metallica ), et au Pacifique Sud, aux îles
Salomon (M. gurneyi).
Sur le plan de la biologie, le sous-genre Mimomyia est inféodé aux sur¬
faces d’eau avec de la végétation aquatique flottante, indispensable au
développement larvaire et nymphal, en particulier l’association aux Pistia
et Eichhornia est nécessaire.
La biologie larvaire de ce sous-genre montre des directions évolutives
qui se traduisent par l’adaptation du siphon des larves, soit pour se fixer
aux plantes, soit pour percer leurs tissus et emprunter l’air aux lacunes
aérifères ; certaines de ces espèces présentent des modifications des trom¬
pettes respiratoires des nymphes qui peuvent être utilisées en organes
perceurs (Mattingly & Grjebine 1958 : 279-283).
Rappelons qu’au point de vue adaptation morphologique des larves,
M. splendens présente les soies 2-S en épines latéralement à la valve médio-
dorsale ; ces épines doivent servir à la larve pour s’accrocher a la face inté¬
rieure des feuilles flottantes. Chez deux autres Mimomyia de Madagascar
(M. hispida et M. lacustris) la soie 2-S est moins développée et se présente
sous forme d’épine plus ou moins recourbée ; chez d’autres espèces afri¬
caines, absentes à Madagascar, les adaptations sont plus poussées et per¬
mettent de percer les tissus des plantes (M. hybrida et M. pallida).
Le sous-genre Etorleptiomyia est représenté à Madagascar par une seule
espèce M. mediolineata sur deux espèces d’Afrique tropicale, la deuxième
M. xanthozona restant limitée à l’Afrique. Ce sous-genre est beaucoup plus
riche dans la Région orientale et Pacifique Sud comprenant dans ces régions
quatre espèces : M. bougainvillensis, M. elegans , M. luzonensis et M. solo-
monis.
M. bougainvillensis et M. solomonis sont cantonnés aux îles Salomon
du Pacifique Sud, M. luzonensis aux Philippines tandis que M. elegans
occupe une aire large comprenant la région indomalaise, les Philippines,
la Nouvelle-Guinée, l’Archipel de Bismarck, l’Australie (Queensland) et au
Nord l’Archipel des Ryukyu (Okinawa).
Malgré le fait que les espèces du sous-genre Etorleptiomyia se déve¬
loppent dans des collections d’eau plus ou moins vastes, peu spécifiques
(étangs, mares des rizières, dépressions artificielles), il semble que la répar¬
tition des espèces soit très limitée en dehors de M. mediolineata et M. elegans.
(■) La nouvelle espèce étant représentée seulement par une larve (récolte
Brunhes) qui est très proche de lacustris et avec laquelle elle peut être confondue,
nous avons préféré, dans le présent travail, nous limiter à la description de lacustris
d’Afrique.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 21 1
Sur le plan biogéographique, nous pensons que la progression du sous-
genre s’est faite d’Ouest en Est, d’Afrique à Madagascar et dans la Région
du Sud Asiatique, avec les limites orientales allant de l’Archipel des Ryukyu
(Okinawa) aux îles Salomon.
Remarquons que la limite du sous-genre Mimomyia se situe légèrement
plus à l’Ouest, à Pîle de Bougainville des îles Salomon.
Le sous-genre Ingramia, présent seulement à Madagascar, les Comores
et la Région indomalaise, comprend à lui tout seul vingt espèces, c’est-à-dire
les 2/5*» de tous les Ficalbiini.
Cette spéciation élevée est due essentiellement aux Ingramia ( Rave -
nalites) de Madagascar qui comprennent 17 espèces, la Région orientale ne
comportant que 3 espèces ( Ingramia s. str.). Il semble que la majeure partie
des espèces, de très petite taille, ait pris naissance a partir d’un stock ances¬
tral dans les larves et nymphes qui vivaient dans des étendues d’eau terrestre
comme les Ficalbia, Mimomyia et Etorleptiomyia. Ces espèces ont dû se
différencier suivant les régions biogéographiques s’implantant dans des
niches écologiques très spécifiques formées par des collections d’eau aérienne
des plantes : trous d’arbres, creux de Bambous, des Aracées ( Colocacia
anticoram, Typhonodorum lindleanum), des Musacées (Ravenala madagas-
cariensis), des Pandanus élevés et courts (parmi ces derniers dauphinensis,
platyphyllus ) et des plantes carnivores les Nepenthes.
Tous les phytotelmes abritent une faune spécifique adaptée à des
conditions très particulières, groupements faunistiques comprenant même
des têtards.
Le genre Ingramia, d’après notre étude, peut être divisé en deux grands
Groupes distincts :
— le premier Ingramia s. str. Edwards purement indomalais compre¬
nant trois espèces du Groupe fusca ( fusca , deguzmanae, kiriromi ) ne se
développant que dans des trous d’arbres et des creux de Bambous,
— le deuxième Ingramia (Ravenalites Doucet) entièrement de la région
malgache, se développant dans les phytotelmes cités ci-dessus, comprenant
17 espèces, et très différent du premier groupe à tous les stades du développe¬
ment. Cette différence aurait normalement permis de considérer ce dernier
Groupe comme un nouveau sous-genre Ravenalites Doucet mais pour éviter
de trop subdiviser le genre Mimomyia, nous avons préféré laisser cette
possibilité à décision ultérieure.
Le Groupe Ingramia ( Ravenalites ) montre une spéciation remarquable,
surtout au niveau des caractères nymphaux et larvaires qui permettent de
faire une distinction nette entre le Groupe A, Ravenalites s. str., très hété¬
rogène et le Groupe B, très homogène (Mattingly & Grjebine 1958) ; ces
deux Groupes peuplant plus ou moins spécifiquement les phytotelmes de
Madagascar.
Pour conclure, nous avons essayé de donner le maximum de caractères
des adultes, des nymphes et des larves de deux genres, sous-genres et
Groupes, en particulier des Groupes des Ingramia, les différences que nous
faisons apparaître dans des clés détaillées concernant les adultes, nymphes
et larves.
Source : MNHN, Paris
212
ALEXIS GRJEBINE
Clés pour la tribu des Ficalbiini
Imagos
— Moitié apicale de la trompe droite ou parfois légèrement incurvée
chez le mâle ; partie apicale plus ou moins égale en largeur à la
moitié basale, et plus ou moins renflée. Palpes des femelles pas plus
d’ 1/3 (0,33) de la longueur de la trompe ; flagellomères 12 et Anor¬
maux, plus ou moins allongés. Palpes des mâles de 0,17 à 1,33 de
la longueur de la trompe. Marge postérieure du scutellum plus ou
moins trilobée. Soies et écailles préstigmatiques absentes. Soies
poststigmatiques absentes. Aile avec cellule R2 toujours au moins
aussi longue que le tronc de la nervure R2 + 3 ; membrane alaire
avec microtriches bien distincts ; calyptère supérieur frangé au
moins partiellement; nervure anale IA atteignant le bord de
l’aile bien au-delà de la base de la fourche M3 +4-cu. Ecailles plu¬
meuses des nervures des ailes en général exceptionnellement larges
ou bien développées .■ • ■ F* cal bhni
— Ces caractères non réunis. Autres tribus de Culicinae
Genitalia mâles
— Segments Vil et VIII dépourvus de touffes denses latérales de
longues écailles linéaires. Membrane caudale du tergite VIII
dépourvue de sclérite médian distinct. Tergite IX grand, jamais
long, non divisé, lobes sans connexion distincte d’un pont sclé-
rifié ; soies limitées aux côtés exceptionnellement très rapprochées
de la ligne médiane ( M.fusca ). Proctigère bien développé, sclérifi-
cations distinctes ; paraproctes distincts, se terminant en général
par une partie pointue au 1-S épines, parfois arrondies à l’apex,
au moins avec une épine apicale pointue se projetant vers le tergite,
ou avec une couronne de spiculés subégales ( M. splendens). Gono-
coxite simple et conique, sclérifié sur la surface médiane, sans
lobe subapical, avec tout au plus un lobe baso-médian (plutôt
mal développé) portant plusieurs fortes soies ; claspettes
absentes ; pas de lobe apical ou autres lobes, ou de soies et écailles
spécialisées. Gonostyle long, grêle, simple, avec une griffe
spiniforme apicale ou subapicale. Phallosome simple, sauf chez
M. splendens et M. plumosa où il y a des dents sclérifiées.. Ficalbiini
— Ces caractères non réunis. Autres tribus de Culicinae
Nymphes
— Trompette avec méat cylindrique ou conique ; parfois sans
pinna distincte. Soie 4-C toujours présente ; certaines soies du
céphalothorax développées, au moins d’une façon modérée ou
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
213
très développées. Soie 6-C présente, simple, bien développée,
beaucoup plus forte que la 7-C. Soie 9-V1-VII en position variée,
mais toujours éloignée de l’angle caudolatéral du tergite, parfois
spiniforme, mais jamais sur tous les segments. Segment X en
apparence sans soie. Soie 1-IX pas développée. Palette en général
étroite ou très étroite, parties interne et externe subégales en
largeur . Ficalbiini
Ces caractères non réunis. Autres tribus de Culicinae
Larves
Suture maxillaire de la capsule céphalique tout au plus à peine
indiquée dans sa marge antérieure, ne joignant jamais les fossettes
tentoriales postérieures. Plaque labiale (labiogula) de la capsule
céphalique très courte ; tête large ; antenne soit plus longue que la
capsule céphalique ( Ficalbia ; s.g. Mimomyia exception plumosa
indice 2,7 ; Etorleptiomyia), soit plus courte ( Ingramia , indices de
1,2 à 2,1) ; l’antenne est de forme très variée, jamais fortement
enflée, tout au plus légèrement à la proximité de la soie 1-A. Soies
abdominales dorsales et ventrales se présentent séparément et
sont dépourvues de base forte de sclérification. Siphon bien déve¬
loppé avec une paire de soies subventrales (1-S) à position variable,
présence de la soie subdorsale 2-S parfois très modifiée, et placée
parfois latéralement au lobe médio-antérieur ; en général 1-S
et 2-S bien distinctes, mais 1-S rarement indistincte, en ce cas le
siphon est seulement de longueur modérée. Peigne du siphon réduit
à 4 dents au maximum de chaque côté, parfois dents absentes.
Soie subventrale du siphon (1-S) en général au-delà de 1/4 (0,25)
(genre Mimomyia), jamais dans la partie basale à moins de 1/15
(0,06) à 1/8 (0,12) de la distance de la base à l’apex (genre Ficalbia).
Lobe stigmatique antérieur médian du siphon court, mobile et ne
comportant jamais une marge dorsale en dents de scie. Brosse
ventrale du segment anal (4-S) réduite au plus à 4 paires de soies
longues et 2 paires de soies courtes, en général moins ; soies
accessoires absentes ou minuscules . Ficalbiini
Ces caractères non réunis. Autres tribus de Culicinae
Clés des genres de la tribu des Ficalbiini
Imagos
Femelles
Espèces petites ou très petites ; sombres ; antenne avec le premier
flagellomère au moins 1,5 à 2 fois plus long que le deuxième, géné¬
ralement plus long ; écailles couchées du vertex toutes larges et
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
plates ; palpe ayant moins d’ 1/5 (0,20) de la longueur de la trompe
(Pr/MPpl plus de 5,0) ; scutellum à écailles, toutes étroites ; alule
avec une frange d’écailles étroites ; aile avec la cellule de la fourche
antérieure R2 au moins 2 fois plus longue que son tronc (R2 + 3,
Rs non compris). Spermathèque simple. Régions tropicales de
l’Ancien Monde seulement. Ficalbia
Sans cette combinaison de caractères; alule nue ou avec aire
d’écailles larges et plates. Régions tropicales de l’Ancien Monde
seulement. Mimomyia
Mâles
Alule nue ou à écailles plates couchées ; palpes variables en lon¬
gueur, plus longs que la trompe, ou plus courts, atteignant au
moins 2/3 (0,66), exceptionnellement 1/2 (0,50) ; écailles scutel-
laires étroites ou larges . Mimomyia
Alule avec une étroite frange d’écailles étroites ; palpes courts ne
dépassant pas 2/3 (0,66) de la trompe ou beaucoup plus courts ;
écailles scutellaires étroites . Ficalbia
Nymphes
Trompette au moins 10 fois plus longue que la largeur à mi-dis¬
tance, généralement plus longue ; palette étroite ou très étroite,
enflée ou peu enflée du côté interne ; frange ordinairement garnie
de dents en spiculés plus ou moins irréguliers, sur les deux bords
exceptionnellement de soies ; partie apicale parfois avec processus
de dents en spiculés très longs recourbés ; la longueur de la palette
est variable, de 1,5 à 4,5, 8, 10, 12, 20 fois plus longue que large ;
soie apicale petite, présente ou absente. Mimomyia
Trompette au maximum environ 7 à 9 fois plus longue que large à
mi-distance ; pinna très longue occupant au moins la moitié de la
longueur, méat entièrement trachéolaire ou presque. Soie 9-VIII
très faiblement développée. Palette à frange délicate, fine, modéré¬
ment ou très peu développée sur la moitié externe, bord lisse sur la
moitié interne ; palette environ 1,5 aussi longue que sa largeur ;
soie apicale 1-Pa présente.Ficalbia
Larves
Antenne à articles antennaires complètement fusionnés ; soies
terminales et subterminales de l’antenne simples ; siphon de lar¬
geur plus ou moins uniforme, court, indice environ 3, un peu plus
ou un peu moins. Soie subventrale du siphon (1-S) environ à 1/10-
1/15 ou au minimum 1/8 de la distance de la base à l’apex. Lobe
antérieur médian du siphon grand, avec ou sans crochet ; lobes
postérieurs du siphon à très longue soie 8-S. Selle (X) avec marge
postérieure lisse ; brosse ventrale du segment X (4-X) avec 4 paires
de soies . Ficalbia
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
215
— Antenne à partie distale (2» article) librement articulée, articles bien
distincts ; soie terminale 4-A et subterminales 2, 3-A de l’antenne
simples ou dendroïdes ( M.fusca ) ; siphon de forme variée, parfois
modifié pour l’insertion dans les tissus immergés des plantes ; rare¬
ment court (indice environ 3,0) généralement long variant
entre les indices 4,5, 5, 6, 8, 10 ; soie subventrale du siphon (1-S) à
position variée, en général au-delà d’ 1/3 (0,33) de la distance de la
base à l’apex ; peigne du siphon avec 4 dents au maximum de
chaque côté ou sans dent ; brosse ventrale du segment X (4-X) avec
2-4 paires de soies et parfois 1 ou 2 soies surnuméraires.... Mimomyia
Clés des espèces du genre Ficalbia
Imagos
1. Scutum largement dépourvu d’écailles. uniformis
— Scutum à bord antérieur largement jaune. circumtestacea
Genitalia mâles
1. Lobes parabasaux médians (BDL) chacun à 4 épines fortes sub¬
égales ; paraprocte (Ppr) à une forte épine ; IX-T bilobé avec 3-
5 soies latérales fines. uniformis
— Lobes parabasaux médians (BDL) absents (spécimens du Daho¬
mey) ; paraprocte (Ppr) à 2 denticules, deuxième incurvé vers le
premier ; IX-T sans lobes latéraux, à 3 fortes soies subégales.
. circumtestacea
Nymphes
La détermination sûre des nymphes de F. uniformis et F. circumtes¬
tacea nécessite des études complémentaires, néanmoins nous donnons
ci-dessous les caractères observés.
1. Trompette respiratoire environ 7 à 8 fois plus longue que large en
son milieu ; aire trachéolaire très réduite, moins de 1/2 de la lon¬
gueur de la trompette ; pinna plus longue que l’aire trachéolaire,
ouverture de la pinna oblique, courte, fente large se continuant par
une fente étroite en forme de suture ; rapport longueur/largeur de
la trompette 7,8 ; rapport longueur trompette/aire trachéolaire
2,2 . uniformis
— Trompette respiratoire différente, présentant deux variantes. 2
2. Trompette respiratoire relativement courte à fente largement
ouverte sur toute sa longueur ; longueur/largeur de la trompette
Source : MNHN, Paris
216 ALEXIS GRJEBINE
7,5 ; pinna plus longue que l’aire trachéolaire et plus longue que la
moitié de la trompette ; longueur trompette/aire trachéolaire 2,1 ,
spécimens de Porto Novo, Dahomey.. - • • circumtestacea
_ Trompette très longue, longueur/largeur 15,0 ; méat entièrement
trachéolaire ; pinna plus longue que la moitié de la trompette, à
fente extrêmement étroite prolongée par suture ; spécimens de
Haute Volta . circumtestacea
Larves
1 Peigne du segment VIII à 7-10 écailles très étroites en épines, à
frange visible au fort grossissement, ces écailles peuvent être prises
pour des épines, base des écailles claire ; siphon de longueur
moyenne, indice longueur/largeur 3,1.... • • unijormis
_ Peigne du segment VIII avec une douzaine d’écailles bien diffé-
renciées, partie basale très foncée ; siphon plus court, indice lon¬
gueur/largeur environ 2,6. circumtestacea
Clés des sous-genres de Mimomyia
Femelles
1. Premier article du flagelle moins de 1,5 du second ; écailles scutel-
laires larges ; alule avec tache d’écailles larges... 2
— Premier article du flagelle au moins 1,5 ou plus de la moitié plus
long que le second, en général plus ; écailles scutellaires étroites,
en général rares ; alule nue ou avec une frange d’écailles étroites... • 3
2(1) Cellule de la fourche antérieure de l’aile au moins trois fois plus
longue que sa tige (R2 + 3); aire poststigmatique écailleuse;
calyptère supérieur avec une frange de très nombreuses écailles
allongées étroites. s -§- Etorleptiomyia
— Cellule de la fourche antérieure de l’aile tout au plus deux lois plus
longue que sa tige (R2 + 3) ; aire poststigmatique nue ; calyptère
supérieur avec quelques écailles larges très facilement détachables.
. s.g. Ingramia
3(1) Cellule de la fourche antérieure souvent plus courte que sa tige
R2 + 3, en général de 0,60 à 0,90 de la longueur de la tige ou un peu
plus longue ne dépassant pas 0,25 (1/4) la longueur de sa tige.
. s.g. Mimomyia
Mâles
1. Palpes aussi longs ou plus longs que la trompe ; alule sans écailles
.s.g. Mimomyia
— Palpes plus courts que la trompe ; alule avec taches d’écailles lar¬
ges . 2
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
217
2(1) Cellule de la fourche antérieure de l’aile au moins trois fois aussi
longue que sa tige R2 + 3 ; calyptère supérieur à frange d’écailles
étroites.s.g. Etorleptiomyia
— Cellule de la fourche antérieure tout au plus deux fois plus longue
que sa tige R2 + 3 ; calyptère supérieur à frange d’écailles larges
peu nombreuses, caduques souvent détachées par frottement.
.s.g. Ingramia
Nymphes
1. Soie 9-VIII très grande, avec environ 7 à 24 branches plumeuses ;
palette natatoire au moins quatre fois plus longue que large à la
plus grande largeur ; soie abdominale 1-1 petite simple ou bifide ;
trompette respiratoire en général plus de vingt fois plus longue
que large au milieu de la longueur (exception bernardi, collessi,
mattinglyi dont l’indice est d’environ 10 à 16 ce qui les rapproche
du s.g. Mimomyia, en dehors de ces cas l’indice varie de 22 à 70)... 2
— Soie 9-VIII très petite avec pas plus de cinq petites branches ;
palette moins de trois fois plus longue que sa plus grande largeur ;
soie 1-1 grande à nombreuses branches, souvent arborescente;
trompette respiratoire moins de 20 fois plus longue que large au
milieu de la longueur, en général moins de 17 fois. 3
2(1) Palette natatoire au plus huit fois aussi longue que la largeur
maximum ; soies abdominales 1, 5-VII ramifiées.. .s.g. Etorleptiomyia
— Palette natatoire au moins dix fois aussi longue que la plus grande
largeur ; soies 1,5-VII simples (sauf chez fusca où elles sont parfois
bifides). s.g. Ingramia
3(1) Trompette respiratoire au moins douze fois aussi longue que sa
largeur au milieu de sa longueur (exception environ 9 fois plu-
mosà) ; palette avec une frange de dents très grossière (exception
frange à longs poils de splendens ), la frange dépasse la soie apicale
1 -P et s’étend largement sur le bord interne. s.g. Mimomyia
Larves
1. Brosse ventrale (4-X) du segment anal avec quatre paires de lon¬
gues soies. s.g. Mimomyia
— Brosse ventrale (4-X) en général avec au maximum trois paires
de longues soies avec parfois une à deux paires de très courtes
soies en plus.. 2
2(1) Brosse ventrale (4-X) du segment anal à trois paires de longues
soies, avec parfois une ou deux paires de soies en plus ; soie 2-S
(épine articulée du siphon) trifide. Larves dans les mares, étangs
. s.g. Etorleptiomyia
Brosse ventrale (4-X) du segment anal à deux paires de longues
soies ; soie 2-S (épine articulée du siphon) simple, bifide ou par¬
fois échancrée à l’apex. Larves dans les phy totelmes- s.g. Ingramia
Source : MNHN, Paris
218
ALEXIS GRJEBINE
Clés pour groupes et espèces du sous-genre Mimomyia
Imagos
1. Tête uniquement à larges écailles ; tarses sombres. 2
— Tête avec une zone d’écailles étroites au milieu ; tarses postérieurs
ponctués de blanc, avec quatrième et cinquième articles entière¬
ment blanchâtres. 5
2(1) Ecailles scutales vertes ; écailles pleurales argentées ; aire préalaire
sans macrotriches. splendens (groupe A, Mimomyia s. sir.)
— Caractères différents. 3
3(2) Tarses postérieurs sombres jusqu’à l’extrême base. 4
_ Tarses postérieurs avec quelques écailles blanches ou un anneau
étroit blanchâtre à l’extrême base du premier article. 5
4(3) Tergite abdominal II seulement à taches latérales pâles (III à VII
à bandes ou sans bandes. hispida (groupe B, Ludlowia)
5(1) Petite espèce; scutum tacheté et à longues soies dorsocentrales
. mimomyiaformis (groupe C, Boycia)
— Grande espèce ; scutum uniformément sombre et sans soies dorso¬
centrales. plumosa (groupe D, Megaculex)
Nymphes
1. Palette natatoire avec une frange de très longs poils sur tout le bord
externe et presque entièrement sur le bord interne, les poils les plus
longs aussi longs que la largeur de la palette; soie 1 -III forte à
deux branches principales, aussi longues que le segment IV, éven¬
tuellement quelques branches secondaires fines ; 5-1II petite, sim¬
ple. splendens (groupe A, Mimomyia s. str.)
— Palette sans frange de poils ; soie 1 -III plus fine, à plusieurs bran¬
ches subégales. 2
2(1) Trompette respiratoire longue, indice longueur/largeur étant
supérieur à 14-15 ;soie 1-III à plusieurs branches bien développées,
presque aussi longue que le segment IV ; 5-III bien développée, à
plusieurs branches ; 1 et 5-VII bien développées, à plusieurs bran¬
ches, presque aussi longues que le segment VIII. 3
— Trompette respiratoire plus courte, indice longueur/largeur étant
inférieur à 12 (en général 8 à 10) ; soie l-III à plusieurs branches
peu développées, plus courte ou n’atteignant que la moitié du seg¬
ment IV ; 5-III petit à 2-3 branches, plus courte que la moitié du
segment VIII. 4
Source : MNHN , Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE 1TCALBIINI 219
3(2) Trompette respiratoire avec la pinna à fente ovale, les bords se
rejoignant vers l’apex ; palette relativement large, en forme de
poire, indice longueur/largeur environ 2,0.
. hispida (groupe B, Ludlowia)
— Trompette respiratoire avec pinna en deux lobes symétriques
allongés ; palette allongée, indice longueur/largeur environ 2,4..
. lacustris (groupe B, Ludlowia)
4(2) Trompette à pinna courte, longueur trompette/pinna environ 13 ;
1 -III à plusieurs branches atteignant la moitié du segment IV ;
1 -VII bifide ; palette avec dents bien prononcées, large, indice
longueur/largeur 1,6 environ ou un peu plus.
. mimomyiaformis (groupe C, Boycid)
— Trompette relativement courte, indice longueur/largeur 9 à 10 envi¬
ron ; pinna longue bien ouverte, fente large bordée de deux lobes,
indice longueur trompette/pinna 4,5 environ; l-III à quelques
branches n’atteignant pas la moitié du segment VII ; 1 -VII à 4 bran¬
ches, n’atteignant pas la moitié du segment VIII ; palette carac¬
téristique, très allongée en navette fusiforme, indice longueur/
largeur 2,6 ; frange externe à petits denticules très courts, ceux du
bord interne minuscules. plumosa (groupe D, Megaculex)
Larves
1. Antenne très courte, moins de la moitié de la longueur de la tête ;
soies céphaliques très courtes, moins de la moitié de la longueur
de la tête ; brosse buccale très fortement réduite ; plaque mentale
absente ; siphon très court, indice longueur/largeur environ 3 ;
peigne du siphon en apparence absent, mais au fort grossissement
composé de deux dents en épine minuscule.
. plumosa (groupe D, Megaculex)
— Antenne longue ; soies 5, 6-C aussi longues ou plus longues que
la tête . 2
2(1) Dents du peigne du segment VIII disposées en une rangée proxi¬
male et une rangée irrégulière distale à dents deux fois moins nom¬
breuses ; toutes les dents sont composées d’écailles spiniformes ;
peigne du siphon absent. lacustris (groupe B, Ludlowia)
— Dents du peigne du segment VIII disposées en une seule rangée ou
en deux rangées, non comme ci-dessus. 3
3(2) Peigne du segment VIII formé de deux rangées ; la rangée proxi¬
male très étendue est formée d’écailles allongées ; la rangée distale
de quelques très grandes et fortes épines incurvées, avec un den-
ticule secondaire basal très écarté.
. hispida (groupe B, Ludlowia)
— Peigne du segment VIII formé d’une seule rangée de dents spini¬
formes, ou au plus de 2 ou 3 épines complémentaires représentant
la rangée distale. 4
Source : MNHN, Paris
220
ALEXIS GRJEBINE
4(3) Indice du siphon environ 3 ; peigne du segment VIII composé de
5-7 grandes épines, en une seule rangée.
. splendens (groupe A, Mimomyia s. sir.)
_ Indice du siphon environ 3,6 à 5 ; peigne du segment VIII composé
d’une douzaine de longues épines en rangée proximale et even¬
tuellement de quelques épines distales. -
. mimomyiaformis (groupe C, Boycia)
Clés des groupes et espèces
des sous-genres Etorleptiomyici et lngramia
Imagos
1. Cellule de la fourche antérieure de l’aile au moins trois fois plus
longue que sa tige (R2 + 3) ; aire poststigmatique écailleuse,
calyptère supérieur avec frange de très nombreuses écailles
étroites et allongées : pattes et ailes à marques claires (s.g. Etor -
leptiomyia ) . mediolineata
— Cellule de la fourche antérieure de l’aile tout au plus deux fois plus
longue que sa tige (R2 + 3) ; aire poststigmatique nue ; calyptère
supérieur seulement avec quelques larges écailles (très facilement
détachables) ; ailes à marques claires ou uniformes (s.g. lngramia ) . 2
2(1) Soies acrostichales absentes; soies pronotales postérieures peu
nombreuses (2 à 7) ; soies mésépimérales inférieures absentes ;
pronotum postérieur avec ou sans écailles ; sternopleure et mésé-
piméron avec ou sans écailles ; griffe tibiale antérieure moyenne,
petite ou absente ; aile avec marques pâles ou toute foncée. Ingra -
mia groupe A, (Ravénalités s . sir .) et lngramia groupe B, ( Rave -
nalites ) ...; • ^
— Soies acrostichales présentes ; soies pronotales postérieures très
nombreuses (9-10, ou plus); soies mésépimérales inférieures
représentées par de petites et fines soies, bien moins développées
que les soies mésépimérales inférieures classiques ; pronotum
postérieur sans écailles; sternopleure et mésépiméron avec
écailles; griffe tibiale antérieure très développée; aile toute
foncée. Région indomalaise et Sud Cambodge.
. lngramia s . str . fusca (groupe fiusca )
3(2) Ecailles dressées du vertex très larges, plus ou moins étendues ;
lobe pronotal postérieur avec 3-6 soies pronotales postérieures
bien développées ; présence de grandes et nombreuses écailles
supérieures (peu développées chez mil loti ) ; sternopleure avec
de grandes soies stemopleurales supérieures ; aire préalaire avec
soies ; sternopleure et mésépiméron avec plus ou moins d’écailles
(difficilement visibles chez milloli ) ; griffe du tibia antérieur très
petite ou absente ; aile à nombreuses écailles pâles ou unifor¬
mément foncée ( milloti ). lngramia groupe A ( Ravenalites s . str .) . 4
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 221
— Ecailles dressées du vertex étroites largement limitées à la nuque,
mais quelques-unes plus antérieures ; thorax largement doré ; lobe
pronotal postérieur avec 4-6 soies ; écailles pronotales supérieures
soit rares, soit très petites, soit absentes ; sternopleure avec soies
sternopleurales supérieures rares (2-3) ou absentes ; sternopleure
et mésépiméron en apparence sans écailles ; aire préalaire sans
soies ; griffe du tibia antérieur moyenne ou petite ; aile uniformé¬
ment foncée. Ingramia groupe B (Ravenalites) . 7
4(3) Tergites abdominaux II-VII largement foncés sans marques claires
médianes, seules les parties latérales portent une tache latérale
claire ; base des tergites claire, sombre ou largement dorée. Com¬
plexe roubaudi ( grjebinei , milloti, roubaudi) . 5
— Tergites abdominaux I-II ou I-IV largement blancs dans la partie
médiane, avec une tache blanche médiane de plus en plus étendue
de III à VII. Complexe spinosa ( brygooi, longicornis, ramalai, spi-
nosa, stellata) . 6
5(4) Tergites II-VII entièrement sombres à reflet pourpre, avec tache
latérale claire blanche réduite ; ailes à écailles panachées sombres
et claires ; pronotum postérieur, sternopleure et mésépiméron
avec grandes écailles larges sombres et pâles.
. Madagascar : roubaudi ; Comores : grjebinei
— Tergites II-VII largement à base dorée continue ; pronotum pos¬
térieur, sternopleure et mésépiméron à écailles dorées difficilement
discernables sur fond tégumentaire doré. milloti
6(4) Tergites I-II blancs ; tache claire médiane peu développée de
III à VI, bien développée sur VII. spinosa, stellata
— Tergites I-IV ou I-VII avec tache claire médiane très large, occu¬
pant la majeure partie en vue dorsale ; ces caractères nécessitent
une étude complémentaire. brygooi, longicornis, ramalai
7(3) Sternopleure à 7-8 soies sternopleurales inférieures dont 2 très
développées, et 3 soies supérieures ; aire stigmatique plus ou moins
claire. jeansottei
— Sternopleure avec tout au plus 6 soies sternopleurales inférieures
dont une très développée, en général moins et de 0 à 2 soies supé¬
rieures . 8
8(7) Aire stigmatique sombre. collessi
— Aire stigmatique claire.
.... aurata, bernardi, beytouti probablement marksae et mattinglyi
Mâles et genitalia mâles
1. Tergite IX large, lobes peu prononcés avec deux soies, ces lobes
sont bien séparés ; aedeagus légèrement sclérifié ; griffe du gono-
style (GCj extrêmement longue, longueur gonostyle/griffe 5,0 (1/5
Source : MNHN, Paris
222
ALEXIS GRJEBINE
du gonostyle) ; palpe long, environ 3/5 de la trompe (0,6) ; trompe/
palpe maxillaire Pr/MPlp 1,7 ; trompe très fortement enflée en
général sur environ la moitié distale (s.g. Etorleptiomyia). mediolineata
— Tergite IX simple sans lobes avec partie médiane en pointe, avec
une seule soie latérale ; aedeagus faiblement sclérifié ; griffe du
gonostyle (GC) moyenne ou petite en général, rapport gonostyle/
griffe Gs/GC nettement supérieur à 6,0, en général de 7,0 à 17,0
(le plus souvent entre 8,0 et 10,0) ; palpe maxillaire court ou long
de 3/8 à 4/5 de la longueur de la trompe ; trompe fortement renflée
sur environ 1/3 distal (s.g. Ingramia) . 2
2(1) Tergite IX étroit sans lobe avec groupe latéral de 5-7 fortes soies ;
gonostyle long Gs/GC 10,0; aedeagus très peu sclérifié; palpe
maxillaire moyen, 3/4 de la trompe, Pr/MPlp 1,3 ; Région indo¬
malaise, Sud Cambodge. Ingramia s. str., groupe fusca
— Tergite IX large, sans lobes mais avec partie médiane en pointe,
et avec 1 seule soie latérale seulement de chaque côté ; aedeagus peu
sclérifié; gonostyle en général moyen ou petit, exceptionnelle¬
ment très long ( brygooi ), Gs/GC de 6,2 à 7,0, 8,0, 9,0, 10,0, 11,0,
13,0 et 17,0 ; palpe maxillaire de 1/2 à 2/3 et à 4/5 de la longueur
de la trompe, Pr/MPlp de 2,0 à 1,5 et 1,25. Ingramia groupe A,
( Ravenalites s. str.), groupe B... 3
3(2) Palpes courts, environ moitié de la trompe, Pr/MPlp environ 2,0 ;
écailles de la partie supérieure du pronotum grandes et nombreuses
(exception milloti, pas apparentes) ; sternopleure et mésépiméron
avec plus ou moins d’écailles. Ingramia, groupe A ( Ravenalites s.
str.), groupe roubaudi, grjebinei, milloti . 5
Palpes longs, environ 3/4 à 4/5 de la trompe, Pr/MPlp environ
1,6 à 1,2; écailles de la partie supérieure du pronotum présentes
ou absentes ; sternopleure et mésépiméron avec ou sans écailles... 4
4(3) Palpes très longs 4/5 ou plus de la longueur de la trompe Pr/MPlp
environ 1,2 à 1,3 ; aile panachée ; écailles de la partie supérieure du
pronotum présentes, grandes. Ingramia, groupe A
(Ravenalitess. str.), groupe spinosa : brygooi, longicornis, spinosa, stellata
Palpes plus courts 3/4 à 3/5, Pr/MPlp 1,3 à 1,6 ; aile à écailles unifor¬
mes foncées ; écailles du pronotum supérieur soit rares soit très
petites, soit absentes. Ingramia, groupe B. 6
5(3) Palpes très courts, à peine la moitié de la trompe, Pr/MPlp 2,1 ;
pronotum postérieur à écailles dorées ; sternopleure et mésépi¬
méron dorés, écailles dorées difficiles à voir. milloti
— Palpes un peu plus longs, environ la moitié de la trompe, Pr/MPlp
2,0 ; pronotum postérieur à grandes écailles noires ; sternopleure
et mésépiméron foncés, à grandes écailles. roubaudi, grjebinei
6(4) Sternopleure avec 7-8 soies sternopleurales inférieures dont 2 très
développées et 3 supérieures. jeansottei
— Sternopleure avec tout au plus 6 soies sternopleurales inférieures
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CUL1CIDAE CULICINAE FICALBIIN1
223
dont une très développée, en général moins et de 0 à 2 soies supé¬
rieures. aurata, bernardi, beytouti, collessi, marksae, mattinglyi
Nymphes
1. Palette natatoire au plus six à huit fois aussi longue que sa largeur
maximum ; longueur Pa/largeur Pa 6,0 à 8,0 ; élargie dans la par¬
tie médiane ; les deux marges pourvues de denticules bien pro¬
noncés sur toute la longueur, un seul denticule apical long ; soie
apicale 1-Pa minuscule difficile à voir; 1 et 5-VI1 fortes, respec¬
tivement à 3 et 4-5 branches, 1 -VII atteignant presque la moitié
de la palette ; trompette très longue, environ vingt cinq fois plus
longue que large (s.g. Etorleptiomyia) . mediolineata
— Palette natatoire au moins dix fois aussi longue que large, indice
variant de 10,0 à 65 (en général entre 10,0 et 20,0) ; les deux marges
pourvues de denticules plus ou moins développés, parfois n’attei¬
gnant que la moitié de la marge ; partie apicale pourvue d’un ou de
plusieurs denticules plus ou moins longs, formant parfois un véri¬
table processus à nombreux denticules recourbés ; 1 -Pa absente ;
1 et 5-VII en général simples (groupes roubaudi, aurata, jeansottei)
ou la 1 -VII très petite courte fine à 2-4 branches, 5-VII simple
très longue et très développée (groupe brygooi , spinosa), ou toutes
deux en général bifides fortes longues (groupe fusca) ; trompette en
général très longue, plus de 10 fois plus longue que large, géné¬
ralement 15 à 70 fois (s.g. Ingramia, groupes A, B, C). 2
2(1) Trompette à méat très long, portion apicale du méat claire avec
suture spiralée en continuation de la pinna, avec petites sutures
transversales ; soie abdominale 1-IV à VII très forte, spiniforme,
bifide, 1 -VII dépassant le segment VIII ; soie 5-IV à VI simple ;
5-VII bifide aussi développée que 1-VII; palette 16-20 fois plus
longue que large avec denticules des deux bords très prononcés ;
extrémité de la palette avec deux denticules latéraux, absence
de soie apicale 1-Pa.
Ingramia s. str., groupe C (Indomalaisie, Sud Cambodge) groupe fusca
— Trompette sans suture spiralée sur partie apicale du méat ; soie
abdominale 1 -VII longue ou très petite, simple ou à 2, 3, 4 bran¬
ches ; palette soit à denticules larges très prononcés et espacés
(groupe A) soit à denticules fins spiniformes très nombreux et ser¬
rés sur toute la longueur des deux bords. 3
3(2) Trompette généralement longue ou très longue (indice 20-70) ;
soie abdominale 1 -IV-V au moins à trois branches ; 1 -VII longue
ou très petite, simple ou à 2, 3, 4 branches ; palette soit courte
soit large (environ 10 fois plus longue que large), soit très longue
(environ 40 à 70 fois plus longue que large) ; dents bien différen¬
ciées, souvent espacées, plus ou moins réduites sur bord interne ;
chez les palettes courtes la partie apicale est caractéristique com-
Source : MNHN, Paris
224
ALEXIS GRJEBINE
portant un processus d’une dizaine de denticules sétiformes en
crochet extrêmement longs (1/4 de la longueur de la palette) ; chez
les palettes longues le processus à denticules sétiformes est réduit
à 1-4 denticules sétiformes en crochet. Ingramia (groupe A,
Ravenalites s. str.).
— Trompette plus courte ou de longueur moyenne, indice variant
de 10 à 36 (en général entre 13 et 26) ; soie abdominale 1-IV-V
simple, très longue; 1-VII et 5-VII simples, courtes ou longues,
subégales ; palette de largeur moyenne, l’indice variant de 8 à 20 ;
les deux bords de la palette comportant une série de dents fines
spiniformes, très serrées sur toute la longueur; processus
apical réduit à 1-3 denticules peu développés. Ingramia (groupe B,
Ravenalites) .
4(3) Soies 1 et 5-VII simples, longues dépassant la moitié de la palette ;
palette courte et large (indice environ 10), partie apicale avec un
processus d’une dizaine de très longs denticules sétiformes en
crochet, atteignant le 1/4 de la longueur de la palette. Ingramia
(groupe A, Ravenalites s. str.) (groupe roubaudi, grjebinei, millotî). 5
— Soies 1 -VII très fines, courtes ou moyennes, atteignant 1/3 à 1/2 de
la longueur du segment VIII ou son extrémité ; 5-VII simple, forte
très longue, atteignant au moins 1/2 de la palette ; partie apicale
de la palette avec un processus court de 1 à 3 denticules
sétiformes en crochets, le processus atteignant environ 1/20 à 1/60
de la longueur de la palette. Ingramia (groupe A, Ravenalites s.
str.) (groupe spinosa, brygooi, levicastilloi, longicornis, ramalai,
stellata) . ^
5(4) Palette large, indice environ 7,0 ; processus apical de la palette avec
environ 12-13 denticules sétiformes. milloti
_ Palette un peu plus étroite, indice environ 9-13 ; processus apical
de la palette environ à 8 denticules sétiformes. 6
6(5) Soie 8-C trifide ou à 4 branches ; palette à indice environ 10 : pro¬
cessus apical très long, longueur Pa/longueur processus 4,0
(Madagascar). roubaudi
— Soie 8-C bifide ; palette un peu plus longue, indice environ 12 ;
processus apical de la palette très long, longueur Pa/longueur
processus 6,0 (Comores). grjebinei
7(4) Trompette en général longue, indice environ 50 ; soie 1-VII
très courte petite à 1-4 branches, longueur en général 1/3 à 1/2
du segment VIII ; palette relativement large (indice 10 à 14) ; pro¬
cessus apical à plusieurs denticules sétiformes (3 à 4) (groupe
spinosa, stellata) .....
— Trompette respiratoire extrêmement longue, indice environ 50-70 ;
soie 1-VII petite à 3-4 branches ou simple; palette longue et
étroite, (indice 15 à 22, exception longicornis 8,5) ; processus apical
à peine développé, représenté par un seul denticule court recourbé
(groupe brygooi, ramalai, levicastilloi, longicornis) .
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1 225
8(7) Palette relativement étroite, indice 14,0. spinosa
— Palette plus large, indice 10,0. stellata
9(7) Palette large, indice 8,5. longicornis
— Palette beaucoup plus longue, indice 15 à 20. 10
10(9) Soie 1-VII fine, simple, atteignant l’extrémité du segment VIII....
. levicastilloi
— Soie 1-VII très courte atteignant 1/3 à 1/2 de la longueur du seg¬
ment VIII. brygooi, rama/ai
La différence entre ces deux espèces est très faible, concernant un
peu la chétotaxie et la longueur de la trompette, celle de brygooi
paraissant un peu plus longue (indice 70) contre environ 50 pour
rama lai.
11 (3) Trompette courte et large, indice 9,5 ; palette indice environ 11....
. collessi
— Trompette plus longue, indice variant de 12 à 36 ; palette étroite,
lar ê e . 12
12(11) Trompette relativement courte, indice environ 12; palette large,
indice 8,0. bernardi
Trompette plus longue, indice 16 à 36 ; palette plus étroite indice
variant de 10 à 17. 13
13(12) Soies 1 et 5-VII très longues, dépassant largement le segment VIII
• ■ . mattinglyi
Soies 1 et 5-VII très courtes, environ 1/2 du segment VIII . 14
14(13) Trompette avec partie basale nettement dilatée. jeansottei
Trompette avec partie basale non dilatée, tout au plus un peu élar-
g' e . aurata , beytouli, marksae
Larves
1. Soies terminale 4-A et subterminales 2, 3-A de l’antenne simples ;
brosse ventrale (4-X) du segment anal à 3 paires de soies, avec par¬
fois une ou deux paires de courtes soies en plus ; soie 2-S (épine
articulée du siphon) trifide. Larves dans les mares (s.g. Etorlep-
tiomyia) . mediolineata
— Soie terminale 4-A et subterminales 2, 3-A de l’antenne soit den-
droïdes soit simples ; brosse ventrale du segment anal (4-X) avec
seulement 2 paires de soies ; 2-S (épine articulée du siphon) simple,
bifide ou parfois échancrée à l’apex. Larves dans les phytotelmes
(s.g. Ingramia) . 2
2(1) Soies terminale 4-A et subterminales 2, 3-A de l’antenne den-
droïdes, s.g. Ingramia s. str. (Indomalaisie, Sud Cambodge).
.groupe fusca
— Soies terminale 4-A et subterminales 2, 3-A de l’antenne simples,
s.g. Ingramia, groupes A et B. 3
Source : MNHN, Paris
226
ALEXIS GRJEBINE
3(2) Antenne avec le premier article très large, très élargi à la base, se
rétrécissant vers la partie apicale, la largeur maxima du premier
article est d’environ 4 à 6 fois plus large que le deuxième article , le
rapport longueur 1®' art./2 e art. varie environ entre 4 et 6 ; soie 1-A
très développée forte, soit à 2-3 branches spiculées, très fortes, soit
à plusieurs branches plumeuses (6 à 15) ; 4-C soit très développée
avec de nombreuses branches (roubaudi ), soit simple, bifide ou tri-
fide, en épine plus ou moins forte de longueur variable ; soie 4-Mx
très développée en épine large très longue, souvent en bâtonnet ;
bord de la selle fortement spiculé, spiculés largement étendus ; 1-X
longue ou très longue. Ingramia (groupe A, Ravenalites s. str.)
( roubaudi, grjebinei, millotti, brygooi, ramalai, longicornis, levicas-
tilloi, spinosa, stellala) ... 4
_ Antenne avec le premier article étroit, en général en bâtonnet, aussi
large à la base que dans la partie apicale ; deuxième article droit en
bâtonnet de longueur variable, rapport longueur 1 er art./2>> art.
variant de 3,5 à 6,5 ; soie 1-A très fine de 1 à 6 branches (en général
3 - 4 ) ; 4-C très petite ou petite à plusieurs branches ou exceptionnel¬
lement bifide avec deux branches courtes en bâtonnets, en lettre
V ( jeansottei) ; 4-Mx fine, moyenne ; bord de la selle très peu spi¬
culé, les spiculés sont très peu nombreux (2-8), très courts, à pointe
plus ou moins émoussée; 1-X courte ou très courte. Ingramia
(groupe B) (aurala, bernardi, beyiouti, collessi, jeansottei, marksae,
mattinglyi, vansomerenae) . '2
4(3) Peigne du segment VIII composé d’une rangée de dents plus ou
moins trifides ; 1-A à nombreuses branches fines en éventail ; 4-C
bien développée en éventail à nombreuses branches; 1-X à 2-7
branches (2 fortes, milloti ; 3-7 fines, roubaudi, grjebinei ). ^... 5
— Peigne du segment VIII composé d’une rangée d’épines extrême¬
ment longues lancéolées, à extrémité en fer de lance; 1-A à 2-
3 branches très fortes spiculées ou à 6-7 branches plus fines, spicu¬
lées ; 4-C soit simple, très forte, spiculée, très longue, soit courte ou
très courte à 1-2 branches en bâtonnets, en lettre V ; 1-X simple,
très forte, longue, spiculée. 7
5(4) Peigne du segment VIII formé de dents trifides avec base nettement
spiculée ; 1 -X bifide, indice longueur selle/1 -X environ 0,30 ; 2-S en
épine bifide. milloti
— Peigne du segment VIII à dents sans spiculés à leur base ; 2-S en
épine simple ou échancrée. 6
6(5) Peigne du segment VIII à dents plus ou moins trifides, longues, les
inférieures à spiculés subégaux en couronne ; 1 -X bifide (exception¬
nellement trifide, variante de Vohipeno), forte, longue, indice lon¬
gueur selle/ 1-X environ 0,25 (trifide ou à 4 branches, courte pour
variante de Vohipeno) ; 2-S en épine simple (Madagascar)... roubaudi
— Peigne du segment VIII formé de dents plus courtes, avec denticules
moins nombreux ; 1-X avec 5-7 branches longues, indice longueur
selle/1-X 0,20; 2-S en épine échancrée (Comores). grjebinei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 227
7(4) Soie 1-A à 2-3 branches très fortes spiculées ; 4-C simple ou bifide,
très forte, spiculée, longue (groupe brygooi, ramalai, longicormis,
levicastilloi) . §
Soie 1-A à 6-7 branches fines ; 4-C courte ou très courte ou 1-
2 branches en bâtonnets en lettre V (groupe spinosa, stellata) . 11
8(7) Soie 4-C simple, forte, nettement plus longue que 1 -C, spiculée .... 9
— Soie 4-C bifide en bâtonnets en lettre V, plus courte que 1 -C.
. longicornis
9(7) Soie 1-A bifide à branches inégales ; 5-C à 2 branches à partie api¬
cale plumeuse ; 6 -C simple, à extrémité plumeuse ; 7-C petite,
simple. levicastilloi
Soie 1-A trifide, forte, spiculée ; 5-C à 3 branches plumeuses ; 6 -C
bifide plumeuse ; 7-C en éventail à une dizaine de branches courtes
spiculées. 10
10(9) Soie 13-C trifide; peigne du segment VIII composé de longues
épines lancéolées et de 3-4 écailles inférieures. brygooi
Soie 13-C bifide ; peigne du segment VIII composé de longues
épines lancéolées et tout au plus d’une écaille inférieure. ramalai
11(6) Soie 4-C très petite, courte en bâtonnet simple ou bifide en lettre V,
environ 1/4 à 1/5 de la 1-C. spinosa
— Soie 4-C en bâtonnet, bifide en lettre V, deux à trois fois plus longue
que celle de spinosa, environ 1/2 de 1-C. stellata
12(3) Peigne du segment VIII formé de deux rangées irrégulières
d’écailles ; soie 4-C courte, bifide en bâtonnets. jeansottei
— Peigne du segment VIII formé d’épines dispersées, formant une
grande tache ; 4-C petite ou moyenne, à nombreuses branches. 13
13(12) Soie 1 -A à 6 branches ; siphon très court, indice environ 2,3 ; soie 1 -
X très longue, 6 à 8 fois plus longue que les épines marginales de la
selle; 2, 3-X bifides. mattinglyi
— Soie 1-A à 1-4 branches, exceptionnellement 6 (parfois chez
aurata) ; siphon plus long, indice environ 5,0 à 7,5 ; 2, 3-X simples
ou bifides. 14
14(13) Peigne du segment VIII formé de fortes épines courtes distales, à
dent médiane nettement plus longue que les latérales et d’autre part
de toutes petites épines proximales aussi larges que longues à
denticules très courts ; selle extrêmement courte, atrophiée à 4-
5 épines marginales dont 2 seulement grandes ; 1-X très courte,
deux fois plus longue que les épines marginales de la selle ; indice
longueur selle/1-X : 0,7. collessi
— Peigne du segment VIII formé de fortes épines à dents plus longues,
la médiane plus longue ou dents en couronne ; selle plus dévelop¬
pée, épines marginales plus nombreuses 6-9 ; 1-X simple de 2 à
5 fois plus longue que les denticules spiniformes marginaux de la
selle. 15
Source : MNHN, Paris
228
ALEXIS GRJEBINE
15(14) Peigne du segment VIII formé de nombreuses dents avec épines
subégales en couronne, formant une grande tache ( bernardi , van-
somerenae) ; 2,3-X toutes deux simples ou doubles. 16
— Peigne du segment VIII formé d’une rangée irrégulière ou d’une
tache de dents à épine médiane plus développée sur la majeure
partie des dents distales ; 2,3-X soit simples soit 3-X bifide. 17
16(15) Soie 1-A fine à 3 branches longues, environ 1/2 de la longueur de
l’antenne; 9-C bien développée à branches longues; 2, 3-X
simples ; 4a-X double ; 1-X environ deux fois plus longue que les
épines marginales de la selle.y • • bernardi
— Soie 1-A minuscule à 3-4 branches, ne mesurant que 3,6 de la lon¬
gueur de l’antenne ; 9-C très atrophiée à 2-4 branches ; 2, 3-X bi¬
fides ; 4a-X simple, courte ; 1-X 4,5 fois plus longue que les épines
marginales de la selle. mnsomerenae
17(15) Peigne du segment VIII en tache de dents dont les distales supé¬
rieures présentent seulement l’épine médiane bien développée avec
une marge d’épines très courtes limitées à la base, dents proximales
à 2-3 épines subégales ; siphon moyen, indice environ 6,0 ; 1-S très
apicale, environ à 3/4 (1,30) de la longueur du siphon ; 2-X simple,
3-X bifide. •••• . marksae
_ Peigne du segment VIII avec dents soit en une rangée soit en tache ;
3-X simple ou bifide. 18
18(17) Peigne du segment VIII composé de dents en tache, les dents dis¬
tales supérieures avec une épine médiane plus développée ou deux
subégales, épines latérales bien développées, longues ; 3-X bifide
. aurata
_ Peigne du segment VIII avec une rangée de dents, les supérieures à
épine médiane très large, courte, à aspect plus ou moins trifide, les
dents inférieures à épines subégales très courtes à aspect d’écailles ;
3-X simple. beytouti
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
229
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Source : MNHN, Paris
LISTE DES FIGURES
1. Aires de répartition : A, genre Ficalbia ; B, genre Mimomyia et sous-
genres Mimomyia, Etorleptiomyia, Ingramia.
2. Plantes phytotelmes de Madagascar et des Comores.
3. Plantes phytotelmes de Madagascar.
4. Caractères généraux de Moustique adulte : aspect général, tête.
5. Caractères généraux de Moustique adulte : thorax, chétotaxie.
6. Caractères généraux de Moustique adulte : aile, pattes.
7. Caractères généraux des genitalia, mâle et femelle.
8. Caractères généraux de la nymphe.
9. Caractères généraux de la larve : tête, chétotaxie, antenne, plaque
mentale, maxille, mandibule.
10. Caractères généraux de la larve : tête, thorax, abdomen, siphon,
segment anal.
11. Différents types d’antennes larvaires.
12. Différents types de siphons larvaires du genre Ficalbia et du genre
Mimomyia, sous-genre Mimomyia.
13. Différents types de siphons larvaires du genre Mimomyia des sous-
genres Etorleptiomyia et Ingramia.
14. Ficalbia uniformis - adulte femelle.
15. F. uniformis - adulte femelle : tête, thorax ; mâle : tête.
16. F. uniformis - adulte femelle : antenne, thorax ; mâle : antenne,
thorax.
17. F. uniformis - adulte femelle : pattes, ailes.
18. F. uniformis - adulte mâle : pattes.
19. F. uniformis - terminalia mâle (Madagascar et Haute-Volta) ; termi-
nalia femelle.
20. F. uniformis - nymphe.
21. F. uniformis - larve : tête, thorax, abdomen.
22. Ficalbia malfeyti - larve : maxille (Congo).
23. Ficalbia circumteslacea - terminalia mâle (Dahomey).
24. F. circumteslacea - nymphe femelle.
25. F. circumteslacea - nymphe mâle (Haute-Volta).
26. F. circumteslacea - larve.
27. Mimomyia ( Mimomyia ) splendens - adulte femelle; mâle : tête.
28. M. ( M .) splendens - adultes femelle et mâle : palpes, antennes.
29. M. (M.) splendens - adulte femelle : thorax, pattes.
30. M. (M.) splendens - adulte femelle : pattes coloration.
31. M. (M.) splendens - adulte mâle : pattes.
32. M. (M.) splendens - adulte femelle : aile.
33. M. (M.) splendens - terminalia mâle (Sénégal, Dahomey, Mada¬
gascar).
34. M. (M.) splendens - terminalia femelle.
Source : MNHN, Paris
234
ALEXIS GRJEBINE
35. M. (M.) splendens - nymphe femelle, segment IX et lobe génital
mâle (Dahomey, Mauritanie).
36. M. (M.) splendens - larve : tête, antenne, maxille, plaque mentale.
37. M. (M.) splendens - larve : thorax, segments abdominaux I à VI.
38. M. (M.) splendens - larve : segments abdominaux VI à X, siphon.
39. Mimomyia ( Mimomyia ) hispida - adulte femelle et adulte mâle :
palpe, antenne.
40. M. ( M .) hispida - adulte femelle : pattes.
41. M. (M.) hispida - adulte femelle : palpe, antenne, aile.
42. M. (M.) hispida - adulte mâle : pattes.
43. M. (M.) hispida - terminalia mâle.
44. M. (M.) hispida - nymphe femelle, lobe génital mâle.
45. M. (M.) hispida - nymphe femelle : coloration taches.
46. M. (M.) hispida - larve : tête, maxille, thorax.
47. M. {M.) hispida - larve : abdomen, siphon.
48. Mimomyia ( Mimomyia) lacustris - adulte femelle (Haute-Volta),
mâle : tête, palpe, antenne.
49. M. (M.) lacustris - adultes femelle et mâle : pattes (Haute-Volta).
50. M. (M.) lacustris - adulte : aile (Haute-Volta).
51. M. (M.) lacustris - terminalia mâle (Haute-Volta).
52. M. (M.) lacustris - nymphe femelle (Haute-Volta).
53. M. (M.) lacustris - nymphe femelle : coloration taches (Haute-
Volta) ; nymphe mâle : palette et lobe génital.
54. M. (M.) lacustris - larve : tête, maxille, plaque mentale, thorax
(Haute-Volta).
55. M. (M.) lacustris - larve : segments abdominaux I à V, VI à X,
siphon (Haute-Volta).
56. Mimomyia ( Mimomyia ) mimomyiaformis - adultes femelle et mâle :
antenne, palpe ; tête, thorax, pattes coloration.
57. M. ( M .) mimomyiaformis - adulte femelle : pattes.
58. M. (M.) mimomyiaformis - adulte : aile (Congo).
59. M. {M.) mimomyiaformis - terminalia mâle (Côte-d’Ivoire).
60. M. (M.) mimomyiaformis - nymphe mâle, lobe génital femelle (Nigeria
et Madagascar).
61. M. (M.) mimomyiaformis - larve : tête, plaque mentale, maxille,
mandibule ; thorax.
62. M. ( M .) mimomyiaformis - larve : segments abdominaux I à VI,
VII à X, siphon.
63. Mimomyia ( Mimomyia ) plumosa - adulte femelle : tête ; mâle : tête
(Congo).
64. M. (M.) plumosa - adulte femelle : tête, thorax, abdomen, pattes
(coloration) (Congo).
65. M. ( M .) plumosa - adulte femelle : pattes (Congo).
66. M. (M.) plumosa - adulte mâle : thorax ; aile femelle (Congo).
67. M. (M.) plumosa - terminalia mâle (Dahomey).
68. M. (M.) plumosa - terminalia femelle (Congo).
69. M. (M.) plumosa - nymphe mâle (Afrique).
70. M. ( M .) plumosa - larve : tête, antenne, maxille, mandibule.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 235
71. M. (M.) plumosa - larve : thorax, segments abdominaux I-V.
72. M. (M.) plumosa - larve : segments abdominaux VII-X, siphon.
73. Mimomyia (. Etorleptiomyia) mediolineata - adultes femelle et mâle :
tête, thorax, abdomen, pattes (coloration).
74. M. (E.) mediolineata - adulte femelle : antenne, palpe, thorax.
75. M. (E.) mediolineata - adulte femelle : pattes.
76. M. (E.) mediolineata - adulte femelle : aile.
77. M. ( E .) mediolineata - terminalia mâle, terminalia femelle.
78. M. ( E .) mediolineata - nymphe femelle : céphalothorax, abdomen ;
lobe génital mâle (Côte-d’Ivoire).
79. M. ( E .) mediolineata - larve : tête, thorax, abdomen, siphon.
80. M. (E.) mediolineata - larve : maxille, mandibule.
81. Mimomyia ( Ingramia) aurata - adultes femelle et mâle : tête, antenne,
palpe.
82. M. (/.) aurata - adultes femelle et mâle : tête, antenne, Flml, Flm2,
palpe.
83. M. (/.) aurata - adulte : thorax, abdomen.
84. M. (/.) aurata - adultes femelle et mâle : pattes (coloration), Ta-I 3-1 5.
85. M. (/.) aurata - adulte mâle : pattes.
86. M. (/.) aurata - adulte : aile.
87. M. (/.) aurata - terminalia mâle.
88. M. (/.) aurata - nymphe mâle, lobe génital femelle.
89. M. (/.) aurata - larve : tête, thorax, abdomen, siphon.
90. M. (/.) aurata - larve : tête, plaque mentale, maxille, mandibule.
91. Mimomyia ( Ingramia) bernardi - adultes femelle et mâle : tête,
antenne, palpe.
92. M. (/.) bernardi - adultes femelle et mâle : thorax.
93. M. (/.) bernardi - adulte femelle : pattes.
94. M. (/.) bernardi - adulte mâle : pattes.
95. M. (/.) bernardi - adulte : aile.
96. M. (/.) bernardi - terminalia mâle.
97. M. (/.) bernardi - nymphe mâle.
98. M. (/.) bernardi - larve : tête, thorax.
99. M. (/.) bernardi - larve : plaque mentale, maxille, mandibule, labium,
aulaleum.
100. M. (/.) bernardi - larve : segments abdominaux 1-V, VII-X, siphon.
101. Mimomyia ( Ingramia ) beytouti- adultes femelle et mâle : antenne,
palpe ; thorax.
102. M. (/.) beytouti - adulte femelle : pattes, aile.
103. M. (/.) beytouti - terminalia mâle.
104. M. (/.) beytouti - nymphe mâle, nymphe femelle.
105. M. (/.) beytouti - nymphe : palettes mâle et femelle et lobe génital
femelle.
106. M. (/.) beytouti - larve : tête, segments abdominaux VII-X, siphon,
107. M. (/.) beytouti - larve : thorax, segments abdominaux I-V.
108. M. (/.) beytouti - larve : plaque mentale, maxille, labium.
109. M. (/.) beytouti - larve : mandibule.
110. Mimomyia ( Ingramia ) brygooi - adulte mâle : tête, thorax.
Source : MNHN, Paris
236
ALEXIS GRJEBINE
111. M. (/.) brygooi - adulte mâle : pattes, aile.
112. M. (/.) brygooi - terminalia mâle.
113. M. (/.) brygooi - nymphe femelle, palette mâle.
114. M. (/.) brygooi - larve : tête, thorax.
115. M. (/.) brygooi - larve : segments abdominaux I-VI, VII-X, siphon.
116. Mimomyia (Ingramia) collessi - adultes femelle et mâle : antenne, palpe.
117. M. (/.) collessi - adulte mâle : thorax.
118. M. (/.) collessi - adulte mâle : pattes, aile.
119. M. (/.) collessi - terminalia mâle.
120. M. (/.) collessi - terminalia femelle.
121. M. (/.) collessi - nymphe femelle, trompette mâle.
122. M. (/.) collessi - nymphe : palette, lobe génital mâle, lobe génital
femelle.
123. M. (/.) collessi - larve : tête, thorax, segments abdominaux VII-X,
siphon.
124. Mimomyia ( Ingramia ) grjebinei — adulte femelle.
125. M. (/.) grjebinei — adultes femelle et mâle : antenne, palpe.
126. M. (I.)grjebinei —adulte femelle : thorax ; mâle : pattes.
127. M. (/.) grjebinei — adulte : aile.
128. M. (/.) grjebinei — terminalia mâle.
129. M. (/.) grjebinei — nymphe femelle.
130. M. (/.) grjebinei — nymphe mâle.
131. M. (1.) grjebinei — larve : tête, thorax, segment abdominal I.
132. M. (I.) grjebinei — larve : segments abdominaux I-VI, VII-X, siphon.
133. Mimomyia (Ingramia) jeansotlei — adulte mâle : tête, antenne, palpe
(gîtes Nepenthes).
134. M. (/.) jeansotlei — adulte mâle : antenne, palpe (gîtes Nepenthes),
palpe (gîtes Ravenales).
135. M. (I.)jeansottei — adulte femelle : antenne, palpe.
136. M. (/.) jeansotlei — adulte : thorax mâle et femelle.
137. M. (I.) jeansotlei — adulte femelle : pattes.
138. M. ( I.)jeansottei —adulte mâle : pattes.
139. M. (I.) jeansotlei — adulte : aile.
140. M. (/.) jeansotlei — terminalia mâle.
141. M.(I)jeansotlei — nymphe.
142. M. (/.) jeansotlei —nymphe : palette, lobe génital mâle et femelle.
143. M. (I.) jeansotlei — larve : tête, thorax, plaque mentale.
144. M. (I.) jeansotlei —larve : maxille, mandibule.
145. M. (I.) jeansotlei — larve : segments abdominaux I-V, VI-X, siphon.
146. Mimomyia ( Ingramia ) levicastilloi — nymphe.
147. M. (/.) levicastilloi — larve : tête, plaque mentale, maxille, mandibule.
148. M. (/.) levicastilloi — larve : thorax, segment abdominal I.
149. M. (/.) levicastilloi — larve : segments abdominaux I-V, VIII-X,
siphon.
150. Mimomyia ( Ingramia ) longicornis — adulte : tête mâle, tête femelle,
thorax.
151. M. (/.) longicornis — adulte mâle : pattes, aile.
152. M. (/.) longicornis —terminalia mâle.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
237
153. M. (/.) longicornis — nymphe mâle.
154. M. (/.) longicornis — larve : tête, plaque mentale, segments abdomi¬
naux VIII-X, siphon.
155. Mimomyia ( Ingramia ) marksae — adulte femelle : pattes.
156. M. (/.) marksae — terminalia mâle.
157. M. (/.) marksae — nymphe femelle.
158. M. (/.) marksae — larve : tête, plaque mentale, mandibule.
159. M. (/.) marksae — larve : thorax, segments abdominaux I-V, Vl-X,
siphon.
160. Mimomyia {Ingramia) mattinglyi —nymphe.
161. M. (/.) mattinglyi — larve : tête, thorax, segments abdominaux I-VI,
VII-X, siphon.
162. M. (/.) mattinglyi — larve : maxille, labium, plaque mentale.
163. M. {I.) mattinglyi — larve : mandibule.
164. Mimomyia {Ingramia) milloti — adulte femelle : tête, antenne, palpe.
165. M. (/.) milloti —adulte mâle : tête, antenne, palpe (Lambomakandro).
166. M. (/.) milloti —adulte mâle : pattes.
167. M. (/.) milloti — adulte : thorax, abdomen, aile.
168. M. (/.) milloti — terminalia mâle (Isalo et Lambomakandro).
169. M. (/.) milloti — nymphe mâle.
170. M. {I.) milloti —larve : tête, thorax.
171. M. (/.) milloti — larve : segments abdominaux I-IV, VII-X, siphon.
172. Mimomyia {Ingramia) ramalai — adulte : antenne femelle, palpe
femelle, thorax, pattes femelle, aile.
173. M. (/.) ramalai — nymphe femelle.
174. M. (/.) ramalai — larve : tête, maxille ; thorax.
175. M. (/.) ramalai — larve : segments abdominaux I, V, VII-X, siphon.
176. Mimomyia {Ingramia) roubaudi — adulte : tête, antenne femelle,
antenne mâle, palpe mâle, aile.
177. M. (/.) roubaudi — adulte : tête femelle, thorax femelle et mâle.
178. M. (/.) roubaudi — adulte mâle : pattes.
179. M. (/.) roubaudi — terminalia mâle.
180. M. (/.) roubaudi — terminalia femelle.
181. M. (/.) roubaudi — nymphe mâle (Fort-Dauphin).
182. M. (/.) roubaudi — nymphe femelle (Vohipeno).
183. M. (/.) roubaudi — larve : tête, maxille, plaque mentale, thorax
(Nosy Be).
184. M. (/.) roubaudi — larve : segments abdominaux I-VI, VII-X, siphon.
185. M. (/.) roubaudi — larve : tête, thorax, segments abdominaux I, V,
VII-X, siphon (Vohipeno).
186. Mimomyia {Ingramia) spinosa — adulte : tête mâle, antenne mâle,
aile.
187. M. (/.) spinosa — adulte mâle : pattes.
188. M. (/.) spinosa — terminalia mâle.
189. M. (/.) spinosa — nymphe mâle.
190. M. (/.) spinosa — larve : tête, maxille, plaque mentale ; thorax, seg¬
ments abdominaux I et V.
191. M. (/.) spinosa — larve : segments abdominaux VII-X, siphon.
Source : MNHN, Paris
238
ALEXIS GRJEBINE
192. Mimomyia ( Ingramia) stellata — adultes femelle et mâle : tête, antenne,
palpe.
193. M. (/.) stellata — adulte : thorax, aile.
194. M. (I.) stellata — adulte mâle : pattes.
195. M. (/.) stellata — terminalia mâle.
196. M. (/.) stellata — nymphe femelle, lobes génitaux femelle et mâle.
197. M. (/.) stellata — larve : tête, thorax.
198. M. (/.) stellata — larve : segments abdominaux I, V, VII-X, siphon.
199. Mimomya ( Ingramia ) vansomerertae — larve : tête, maxille ; thorax,
segments abdominaux VII-X, siphon.
200. Mimomyia (Ingramia) fusca — adulte : tête mâle et femelle ; thorax,
terminalia mâle (Cambodge).
201. M. (/.) fusca — nymphe mâle (Malaisie, Ulu Gombok).
202. M. (I.) fusca — larve : tête, plaque mentale, thorax.
203. M. (/.) fusca — larve : segments abdominaux I-V, VIII-X, siphon
(Cambodge).
Source : MNHN, Paris
/" B«C\
(MUSEUM)
Fig. 1. — Aires de répartition des genres Ficalbia et Mimomyia.
A, Répartition du genre Ficalbia ; B, Répartition du genre Mimomyia
et de ses sous-genres Mimomyia, Elorleptiomyia et Ingramia.
*2
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A \ V ’
^ Mimomyia
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V -~^ Ingramia •
Ravenalites
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IX /
Source : MNHN, Paris
240
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 2. — Plantes phytotelmes de Madagascar et des Comores. A, Pandanus du
littoral oriental ; B, Pandanus court ; C, Typhonodorum lindleyanum ; D, Colocasia
anticorum.
Source : MNHN, Paris
Fig. 3. — Plantes phytotelmes de Madagascar. A, Ravenala madagascariensis.
B, Nepenthes madagascariensis.
Source : MNHN, Paris
242
ALEXIS GRJEBINE
M (I.) aurata
/'"bÏbî'n
(musf.um)
Fig. 4. — Moustique adulte. Aspect général et tête. Caractères généraux
des antennes et des palpes du mâle et de la femelle.
Source : MNHN, Paris
AnP
DS
Mtm
Source : MNHN, Paris
244
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 6. — Moustique adulte. Aile : A, vue dorsale ; B, calyptère supérieur,
alule ; C, nervures, détail des nervures ; D, écailles plumeuses et écailles couchées ;
E, F, G, pattes mâles.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
245
M.(M) plumosa
Cf
Fig. 7. — Moustique adulte. A, genitalia mâle ; B, paraproctes
C, aedeagus ; D, genitalia femelle.
Source : MNHN, Paris
et métanotum vue dorsale ; C, abdomen et métanotum, vue ventrale ; D, trompette,
mensurations ; E, F, segments génitaux femelle et mâle ; G, palette.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
247
Fig. 9. — Larve. Tête. A, tête chétotaxie ; B, tête mensuration ; C, antenne ;
D, plaque mentale ; E, maxille ; F, G, H, mandibule.
Source : MNHN, Paris
248
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 10. — Larve. A, tête vue dorsale ; B, tête vue ventrale ; C, thorax ; D,
abdomen ; E, segments terminaux, siphon, vue latérale gauche ; F, segment anal,
siphon (mensurations) ; G, apex du siphon.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
249
Fig. 11. — Antennes larvaires, A, Ficalbia (Ficalbia) uniformis ; B, Mimomyia
(Mimomyia) splendens ; C, M. (M.) plumosa ; D, Mimomyia (Ingramia) roubaudi ;
E, M. (/.) fusca ; F, M. (/.) jeansottei ; G, M. (/.) spinosa ; H, M. (7.) beytouti.
Source : MNHN, Paris
I
f
4 BIBL7N
’ f'AOlS Fig. 12. — Siphons larvaires, extrémités. A, Ficalbia uniformis; B et C, F.
circumtestacea ; D, Mimomyia ( Mimomyia ) lacusiris ; E, M. ( M .) hispida ; F, A/. (Af.)
splendens ; G, H, A/. (M.) plumosa ; 1, M. (A/.) mimomyiaformis.
Source : MNHN, Paris
Fig. 13. — Siphons larvaires, extrémités. A, M. ( Elorleptiomyia) medioli-
neaia ; B, M. (. Ingramia) spinosa ; C, M. (/.) grjebinei ; D, M. (/.) roubaudi ; E , M.
(/.) beytouli ; F, M. (/.) jeansoltei.
Source : MNHN, Paris
252
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
253
Fig. 15.
F. (F) un if or mis
Source : MNHN, Paris
254
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 16.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
255
Fig. 17.
Source : MNHN, Paris
256
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 18.
F.(F.) uni for mis
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE KJALBIINI
257
Fig. 19.
F. (F) uni for mi s
/■"bÎblN
(MUSEUM)
\PASlS/
Source : MNHN, Paris
258
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 20.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI 259
Fig. 21.
Source : MNHN, Paris
260
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 22.
Congo
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
261
Fig. 23.
Dahomey
(jxjabin
F (F.) circumtestacea
. BIBL\
(MUSEUM)
. PARIS.
Source : MNHN, Paris
262
ALEXIS GRJEBINE
F. (F.) circumtestacea
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
263
Fig. 25.
F. (F.) circumtestacea
Source : MNHN, Paris
264
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
265
Fig. 27.
Cf
M. (M.J splendens
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 28.
splendens
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
267
M. (M) splendens
Source : MNHN, Paris
268
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 30.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBÜNI
269
Fig. 31.
Source : MNHN, Paris
270
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 32.
i-1.0- 1
, .BIBL',
lAKi-'w
splendens
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
271
Sénégal Madagascar
splendens
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 34.
>-0.0 3—i
(■’ftjattîn
Vangaindrano
M. (M.) splendens
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 273
Fig. 35.
Mauritanie
M.(M.) splendens
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 36.
Madagascar
splendens
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
275
M.(M.) splendens
Source : MNHN, Paris
276
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 38.
PT
splendens
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
277
Fig. 39.
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
279
Source : MNHN, Paris
280
ALEXIS GRJEBINE
M.(M.) hispida
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
281
Fig. 43.
M. (M.) hispida
Source : MNHN, Paris
282
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 44.
Source : MNHN , Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE . FICALBIINI
283
PrC
Fig. 45.
DA P
1.0-1
M.(M.) hispida
Source : MNHN, Paris
2 84
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN , Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
285
Fig. 47.
hispida
Source : MNHN, Paris
286
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 48.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
287
M. CM) lacustris
Source : MNHN, Paris
288
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 50.
c
Cfijabin
M. (M.) lacustris
Source : MNHN, Paris
OJCC
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
289
Fig. 51.
M. (M.) lacustris
0.1
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 52.
M.(M.) lacustris
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 291
lacustris
Source : MNHN, Paris
292
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 54.
. bibCN
(MUSEUM)
V PAK«S .
M. (M.) lacustris
Haute-Vol ta
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 55.
293
M.(M.) lacustris
Source : MNHN, Paris
294
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 56.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
295
Source : MNHN, Paris
296
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 58.
(fijabina
M. (M.) mimomyiaformis
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
297
Fig. 59.
0.2
0.1
Côte d'ivoire
M. (MJ mimomyiaformis
L 9| sc\
v- ,: 'seum)
Source : MNHN, Paris
298
ALEXIS GRJEBINE
M. (M J mimomyiaformis
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
299
Fig. 61.
M. (M.) mimomyiaformis
IBIBL.DU
VMUSEUM/
■ PARISy
Source : MNH'ki. rPsfris
300
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
301
Congo
Uganda
M.(M.) plumosa
Congo (Wpà
(fljabin
Source : MNHN, Paris
302
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 303
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 66.
M.(M.) plumosa Congo
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 67.
305
Source : MNHN, Paris
306
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 68.
/ BI'iVN
(ML-iE'JM]
M. (M.) plumosa
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 307
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
309
M.(M.) plumosa
Source : MNHN, Paris
310
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 72.
plumosa
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 311
M. (E.) mediolineata
Source : MNHN, Paris
312
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 74.
, BOL
(muséum)
ARlSv
M (E) mediolineata
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
313
M. (E) mediolineata
Source : MNHN, Paris
314
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 76.
1 0.5
R 2+3
0.2
<3<2kJ m 3+4
OIU
' i .vws y
iA
(fxjabîn
M. (E.) mediolineata
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 315
Source : MNHN, Paris
316
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
317
Source : MNHN, Paris
318
ALEXIS GRJEBINE
MxB
M. (E.) mediolineata
(fljelxin
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
319
MPIp
Cf
Source : MNHN, Paris
320
ALEXIS GRJEBINE
1.0
M. (I.) aurata f
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
321
Fig. 83.
1.0
M. (I.J aurata
Source : MNHN, Paris
322
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 84.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1 323
M. (I) aurata
Source : MNHN, Paris
324
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 86.
1.0
M. (I) aurata
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
325
Fig. 87.
M. (I.) aurata
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
326
M. (I.) aurata
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
327
Source : MNHN, Paris
328
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 90,
Cfxjalrlna
(M'JSEVmI
vJ-Avii
M. (I. ) aurata
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
329
Fig. 91.
M. (l) bernardi
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 92.
M. (I.) bernardi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
331
Source : MNHN, Paris
332
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALB1INI
333
Fig. 95.
Cf
Source : MNHN, Paris
334
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 96.
, BlBl. ,
(MUOtUM)
(fïjebu
ntt
M. (I.) bernardi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
335
1.0
Cf
10 !
1.0
0.5
(jtjebîn
M. (I.) bernardi
, BI30,
(MUSEUM)
Source : MNHN, Paris
336
ALEXIS GRJEBINE
T
0.5
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
337
Fig. 99.
M. (I.) bernardi
Source : MNHN, Paris
338
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 100.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
339
Fig. 101.
M. (I.) beytouti
Source : MNHN, Paris
340
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 102.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
341
Fig. 103.
M. (I.) beytouti
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
342
Fig. 104.
M. (I.) beytouti
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
343
Fig. 105.
M. (I.) beytouti
Source : MNHN, Paris
344
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 107.
345
U
<14
M
X
-
1
13 JÀ
('■'USEUm)
l'ARlc
(ftjelrlnt
M. (1) beytouti
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
C'ftjetrlne
M. (I.) beytouti
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
347
Fig. 109.
0.2
MLSz^^MLS-,
MnB
MLS 3
M. (I.) beytouti
Source : MNHN, Paris
348
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 110.
, BI3L>
(MUSEUM)
M. (l) brygooi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
349
Fig. 111.
Source : MNHN, Paris
350
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 112.
(ftjalrlna
M. (F J brygooi
Source : MNHN, Paris
351
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 113.
Source : MNHN, Paris
352
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 114.
0.1
/^bÎÔlN
(MUSEUM)
\PÂRt^/
M. (l.) brygooi
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
354
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 116.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI
355
Fig. 117.
(fïjelîn
M.(I) collessi
Source : MNHN, Paris
356
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 118.
M. (I.) collessi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 119.
357
(ftjebina
M. (IJ col les si
Source : MNHN, Paris
358
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 120.
M. (I.) col les si
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 359
M. (I.) collessi
Source : MNHN, Paris
360
ALEXIS GRJEBINE
M. (I.) collessi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI 361
Fig. 123.
M. (I.) collessi
(MUSEUM)
. PARIS v
Source : MNHN, Paris
362
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 124.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
363
M. (I.) grjebinei
Source : MNHN, Paris
364
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 126.
M.(l-) grjebinei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
365
Fig. 127.
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 128.
M. (I.) grjebinei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 367
M. (l) grjebinei
Source : MNHN, Paris
368
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 130.
Çtjalrin
M. (I) grjebinei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
369
Fig. 131.
0.5
0.5
M. (I) grjebinei
Source : MNHN, Paris
370
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 132.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 371
M. (I.) jeansottei
372
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 134.
Flm-13
(Nepenthes)
Manakara
/'liiaÙN.
( Ravenale)
Cf
M. (I) jeansottei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
373
Fig. 135.
M (Ij jeansottei
Source : MNHN, Paris
374
ALEXIS GRJEBINE
0.2
M. Qj jeansottei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 375
Source : MNHN, Paris
376
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 377
Fig. 139.
1.0
M. (1,) jeansottei
Source : MNHN, Paris
378
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 140.
M. (I) jeansottei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
379
Fig. 141.
Source : MNHN, Paris
380
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 142.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 381
Fig. 143.
MxB
C'fijabîne
M. (I) jeansottei
Source : MNHN, Paris
382
ALEXIS GRJEBINE
M. (1) jeansottei
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
383
Fig. 145.
Source : MNHN, Paris
384
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI
Fig. 147.
385
M. (I.) leuicastilloi
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
386
Fig. 148.
(fxjebirt
M. (I.) leuicastilloi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FIÇALBIINI 387
Fig. 149.
(ftjebîi
M. (I.) levicastilloi
Source : MNHN, Paris
388
ALEXIS GRJEBINE
M. (1) longicornis
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 389
Fig. 151.
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 152.
M.(I.) longicornis
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 153.
391
M. (I.) longicornis
Source : MNHN, Paris
392
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 154.
M. (I.) longicornis
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CUUCIDAE CULICINAE FICALBIINI 393
Fig. 155.
M. (I.) marksae
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 156.
Ppr
■ma
0.2
M. (I.) marksae
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTERES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
395
Source : MNHN, Paris
396
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 158.
15
Çtjebin
M. (I.J marksae
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI
Fig. 159.
397
M. (Ijmarksae
850
L'fï.jebin
Source : MNHN, Paris
\<Q
398
ALEXIS GRJEBINE
M. (I.) mattinglyi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBUNI
399
Fig. 161.
M. (/) mattinglyi
400
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 162.
0.2-1
M. (J. ) mattinglyi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 401
Fig. 163.
M. (I.) mattinglyi
Source : MNHN, Paris
402
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 165.
403
, aiBC,
(MUSEUM)
, PARIS .
Çïjabln
M. (1.) milloti
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
M. (I.) milloti
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 405
Fig. 167.
M. (!) mil loti
Source : MNHN, Paris
406
ALEXIS GRJEBINE
M.(l) mil loti
Source : MNHN, Paris
M.(I.) mil loti
Source : MNHN, Paris
408
ALEXIS GRJEBINE
M. (I.) milloti
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Source : MNHN, Paris
410
ALEXIS GRJEBINE
0.2
lA CuA
M (7J ramalai
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAF. CULICINAE F1CALBIINI
411
M. (ij ramalai
Source : MNHN, Paris
412
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 174.
M. (I.) ramalai
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CUUCINAE FICALBIINI
Fig. 175.
413
M. (ij ramalai
Source : MNHN, Paris
414
ALEXIS GRJEBINE
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1
Fig. 177.
415
M. (I.) roubaudi
Source : MNHN, Paris
416
ALEXIS GRJEBINE
M. (I.J roubaudi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE F1CALBIINI 417
Fort-Dauphin
Nosy
M. (I.) roubaudi
xielnne
Source : MNHN, Paris
418
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 180.
Vlll-S
(ftjebL
ina
. B1BI-
(MUSEUM)
PARIS»
M.(I.) roubaudi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 181.
419
Fort-Dauphin
0.2
BI8L\
(MUSEUM)
(fijalrlna
M. (l) roubciiidi
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
420
Vohipeno
(Pandanus)
M. (l) roubaudi
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
421
Fig. 183.
M. (Ijroubaudi
Source : MNHN, Paris
422
ALEXIS GRJEBINE
SAp
- 0.5-
M. (Ijroubaudi
(fijalu
■me
Source : MNHN. Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIIN1 423
M. (I.Jroubaudi
Source : MNHN, Paris
424
ALEXIS GRJEBINE
-|A CuA
M.(l) spinosa
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI 425
M. (I.) spinosa
Source : MNHN, Paris
426
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 188.
, QIDL
(MUSEUM)
(’AftlS >
02
(ftjelrîi
me
M. (I.) spinosa
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES CULIC1DAE CULICINAE FICALBIINI
427
Fig. 189.
M. (I.) spinosa
Source : MNHN, Paris
428
ALEXIS GRJEBINE
M. (IJ spinosa
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
Fig. 191.
429
M. ( 7 ) spinosa
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
M. (Ij s tel lata
0.2
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
431
M. (I.) stellata
Source : MNHN, Paris
432
Ti-I
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 194.
M. (I.) stellata
Cf
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBÜNI
Fig. 195.
433
(ftjalsh
me
0.2
, BIBLTN
(MUSEUM)
. PARIS .
M. (IJ stellata
Source : MNHN, Paris
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 196.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
435
M. (!) stellata
Source : MNHN, Paris
436
ALEXIS GRJEBINE
M. (I) stellata
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CULICIDAE CULICINAE FICALBIINI
437
M (!) vansomerenae
Source : MNHN, Paris
438
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 200.
Çxjûtin
Cambodge
IX-T
M. (l) fusca
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES
CUUCIDAE CULICINAE FICALBIINI
439
Fig. 201.
Source : MNHN, Paris
440
ALEXIS GRJEBINE
Fig. 202.
M. (I) fusca
Source : MNHN, Paris
INSECTES DIPTÈRES CUUCIDAE CULICINAE FICALBIINI
441
Source : MNHN, Paris
Pholocomposé et imprimé par Jouve
18, rue Saint-Denis, 75001 Paris
N" 15785. Dépôt légal : Décembre 1986
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L’ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune » : P. VlETTE, 45, rue Buffon, F - 75005 Paris.
En vente à la librairie René THOMAS
75, rue Buffon, F - 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 19 décembre 1986
Fascicules publiés
Prix
T.T.C.
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fraser, 1956 . 150 F
II. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae, par R. Paulian, 1956
{n’est plus vendu qu’avec la collection complète) .150 F
III. — Lépidoptères ILesperiidae, par P. Viette, 1956 . 100 F
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Breuning, 1957 . 150 F
V. — Mantodea, par R. Paulian, 1957 . 100 F
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957 . 100 F
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 . 100 F
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 . 150 F
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959 . 100 F
X. — Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959 . 150 F
XI. — Insectes Coléoptères Scarabaeidae. Scarabaeina et Onthophagini, par R.
Paulian ; Helietopleurina, par E. Lebis, 1960 . 150 F
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. Lawrence, 1960 . 150 F
XIII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par R. Paulian, 1961
(Prix Foulon de l’Académie des Sciences). 300 F
XIV. — Lépidoptères Eupterodidae et Attacidae, par P. Griveaud, 1961 . 150 F
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962 . 100 F
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962 . 150 F
XVII. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud, 1964' (Prix Constant
de la Société entomologique de France). 150 F
XVIII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocvpodidae, par A. Crosnier, 1965 . . 150 F
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotvlidae, par H. Philipp, 1965 . 100 F.
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. Viette,
1965 (Prix Foulon de l’Académie des Sciences). 150 F
(2). — Id. Amphipyrinae (pan. ) et Melicleptriinae, 1967 . 150 F
XXL — Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966 . 200 F
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Grjebine, 1966 (Prix
Passet de la Société entomologique de France) . . ... 300 F
XXIII. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967 . 200 F
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Whalley, 1967 . 150 F
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. Slater, 1967 . KM) F
XXVI. — Insectes. Orthoptères, Acridoidea (Pvrgomorphidae et Acrididae), par V.
M. Dirsh et M. Descamps, 1968 . 200 F
XXVII. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968 . 150 F
XXVIII. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (l rl 'partie), par A. Villiers, 1968. 150 F
Source : MNHN, Paris