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Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
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INSECTES COLÉOPTÈRES
AULONOCNEMIDAE
par
Yves CAMBEFORT
Laboratoire d'Entomologie (U.A. CNRS 42)
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
Source : MNHN, Paris.
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère de la Coopération
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris.
— M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS, Paris. — M. le Directeur général
de lORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris : J.-M. PÉRÈS, membre
de l’Institut, Marseille; J. CARAYON, Paris: A. CHABAUD, Paris; C. DELAMARE
DEBOUTTEVILLE, Paris; M. RAKOTOMARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président; MM. Ch.-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. DECHAMBRE, C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, P. DRACH, A. GRJEBINE,
L. MATILE, J.-J. PETTER, G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER,
P. VIETTE (secrétaire).
Source : MNHN, Paris
© 6072
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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
69
INSECTES COLÉOPTÈRES
AULONOCNEMIDAE
par
Yves CAMBEFORT
Laboratoire d'Entomologie (U.4. CNRS 42)
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
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INTRODUCTION
Les Aulonocnemis sont connus depuis 150 ans (Klug, 1838). D'abord placés au
voisinage des Aphodius, ils ont été ballottés ensuite entre les Aphodiidae, les Aegialiidae,
les Scarabaeidae et, finalement, les Aulonocnemidae. D'ailleurs, la plupart des auteurs,
surtout autrefois, utilisent ou utilisaient, pour ces taxons (1), le rang de sous-famille,
voire de tribu. J'ai expliqué ailleurs (Cambefort, 1984) pourquoi il me semble préférable
d'adopter le système de Balthasar (1963) et de les élever tous au rang de familles, ce qui
traduit mieux leurs relations au sein de la superfamille des Scarabaeoïdea. Je traiterai
donc ici de la famille des Aulonocnemidae, groupe voisin des trois familles précitées
mais très bien caractérisé par sa morphologie et sa distribution géographique (cf. infra).
Cette famille, essentiellement localisée à Madagascar, a fait l'objet de travaux
assez peu nombreux.
C'est donc d’abord Klug (op. cit.) qui crée son genre pour deux espèces
malgaches. Ensuite, Harold (1869) en décrit deux nouvelles, puis Fairmaire (1886) une
autre. Une amélioration importante de la connaissance de la famille sera apportée par
Camillo Schaufuss, qui, en trois publications (1890, 1891, 1902), décrit 12 espèces
nouvelles et réalise la première révision du groupe. En 1901, Péringuey signale pour la
première fois le genre hors de Madagascar et décrit une espèce d’Afrique australe. Le
Coleopterorum Catalogus (Gillet, 1911) place le genre Aulonocnemis, seul connu à
l'époque, dans les “Coprinae” (= Scarabaeidae s. str.). Puis Koshantschikov (1913)
établit son genre Dialytoderus pour une espèce malgache qu'il place dans les
“Aphodiinae Eupariina”. Nous verrons que cette dernière est tout simplement synonyme
d’une espèce de Klug (op. cit.), auquel Koshantschikov ne fait aucunement référence.
Il faut ensuite attendre Boucomont (1931), qui propose « le classement de notre
genre en une tribu séparée qui trouvera sa place entre les Aphodiini et les Aegialiini ». Il
(1) Ces temps derniers, on voit apparaître de plus en plus souvent, dans des articles publiés en français, le mot
“taxons” (au pluriel). Ceci appelle les remarques suivantes :
Le Code international de Nomenclature zoologique, troisième édition, février 1985, Article 1, paragraphe (a),
est ainsi rédigé :
Texte français. « La nomenclature zoologique est le système des noms scientifiques appliqués aux unités
taxonomiques (taxa ; singulier, taxon) des animaux connus dans la nature, actuels où éteints, …
Texte anglais. « Zvological nomenclature is the system of scientific names applied to taxonomie units (taxa ;
singular : taxon) of animals known to oceur in nature, whether existant or extinel, …».
Ces mots “taxon (pl taxa)” sont également indiqués dans le Glossary, p. 267, et le Glossaire, p. 292.
Il est sans doute bon de rappeler que la eréation des mots “taxon” (pluriel: “taxa” a été proposée dès 1953 au
Congrès international de Zoologie, à Copenhague. Voici les termes de la proposition :
Source : MNHN, Paris
4 YVES CAMBEFORT
ne nomme pas cette tribu, mais il est implicite qu'il s’agit des “Aulonocnemini” : pour
la première fois, le groupe acquiert son individualité taxonomique. Dans le même
travail, Boucomont décrit en outre deux espèces et une “variété” nouvelles. Il décrira
encore deux espèces et une “variété” en 1937. Le travail de Paulian (1937) résume
celui de Boucomont (1931) mais ajoute un élément nouveau : la désignation de l'espèce
type du genre : Aulonocnemis opatrina.
En 1946, Janssens élève la tribu implicite de Boucomont au rang de sous-famille.
Celle-ci ne comprend toujours que le seul genre éponyme, et Paulian (1954) place
erronément son nouveau genre Ankaratrotrox dans les Termitotroginae. Balthasar
(1963) élève la sous-famille de Janssens au rang de famille. Puis Paulian, dans une série
de travaux (1974 a, b, ce, 1976 a, b, 1977, 1979 a, b), montre qu'Ankaratrotrox fait
partie des Aulonocnemidae et décrit un autre nouveau genre, Manjarivolo, ainsi que 11
espèces et une sous-espèce nouvelles.
Enfin, alors que la famille n’était connue sûrement que de Madagascar, des îles
voisines et d'Afrique continentale (avec une espèce douteuse de Sumatra : Aulonocne-
mis sumatrae Fairmaire, 1896, dont je montre plus loin qu’elle appartient en fait aux
Aphodiidae), notre collègue polonaise Z. Stebnicka (1985) apporte une information
très importante avec la description d’une espèce du sud de l'Inde, type d’un nouveau
genre, Palnia.
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++
Le présent travail est fondé sur l'examen de 969 spécimens, notamment
l’ensemble des séries typiques de toutes les espèces actuellement connues. Il traite de
4 genres et 52 espèces (dont 4 subdivisées en 10 sous-espèces). Sont décrites comme
nouvelles, 17 espèces et 4 sous-espèces. Sont établies, 3 nouvelles synonymies. Enfin,
5 combinaisons nouvelles sont introduites.
REMERCIEMENTS. — M. le Recteur Paulian est à l’origine de ce travail et l’a
toujours suivi et encouragé. M" D. Pluot-Sigwalt m'a fait part des résultats préliminaires
de ses observations morpho-anatomiques. MM. P. Bordat et R. Pittino m'ont donné
plusieurs renseignements précieux concernant les Aphodïdae et Aegialiidae, groupes
qui me sont peu familiers. M. B. Sigwalt s’est chargé de l'analyse cladistique du genre
Aulonocnemis, qui a abouti finalement au dendrogramme qu’on trouvera plus loin.
M" Th. Nguyen et M. G. Hodebert ont réalisé les dessins des adultes et M. J.-P. Lumaret
a fourni ceux de la larve.
Enfin, les collègues dont les noms suivent, responsables de collections entomo-
logiques, ont bien voulu me prêter les spécimens indispensables à une étude que je
souhaitais exhaustive : Drs M. É. Bacchus (Londres), J. Decelle (Tervuren), L. Dieckmann
(Eberswalde), S. Endrôdy-Younga (Pretoria), L. Jessop (Londres), O. L. Kryzhanovskij
(Leningrad), I. Lôbl (Genève), M. Uhlig (Berlin), V. B. Whitehead (Cape Town).
Que tous veuillent bien trouver ici l’expression de ma sincère reconnaissance.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 5
ABRÉVIATIONS UTILISÉES POUR LES COLLECTIONS CONSULTÉES :
BMNH : British Museum (Natural History), Londres.
IPTI': Institut für Pflanzenschutzforschung, Akademie der Landwirtschaft-
swissenschaften der DDR, Zweigstelle Eberswalde, Abteilung Taxonomie der Insekten.
Antérieurement Deutsches Entomologisches Institut.
MHNG : Muséum d'Histoire naturelle Genève.
MNHN : Muséum national d'Histoire naturelle, Paris.
MRAC : Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren.
SAM : South African Museum, Cape Town.
TMP : Transvaal Museum, Pretoria.
ZIAS : Zoological Institute, Academy of Sciences of the USSR, Leningrad.
ZMHU : Zoologisches Museum an der Humboldt-Universität, Berlin.
Famille des Aulonocnemidae Janssens, 1946
“Aphodien” (pars) ; Klug, 1838 : 70.
Coprini (pars) : Erichson, 1848 : 762.
Aphodides (pars) : Lacordaire, 1856: 114.
Coprini (pars) ; Gemminger & Harold, 1869 : 1000.
Coprini (pars) : Alluaud, 1900 : 236.
Coprini Pinotides (pars) : Gillet, 1911 : 46-47.
[Aulonoenemini] (nom implicite) ; Boucomont, 1931 : 26.
Aulonocneminae Janssens, 1946 : 7.
Aulonocnemidae ; Balthasar, 1963 : 132.
1. DIAGNOSE
Scarabaeoidea Laparosticti de taille très petite à petite (1,5-8,3 mm) et de forme
en général allongée. Tête plus large que longue, présentant un véritable épistome qui
recouvre presque entièrement les pièces buccales ; seuls en dépassent le labre et, le
plus souvent, l’apex des mandibules. Pronotum très souvent orné d’un feutrage, composé
de “poils” longs et denses, qui recouvre plus ou moins la base ainsi que l'arrière des
côtés. Scutellum presque toujours visible. Elytres à 10 stries, les latérales parfois
fusionnées de telle sorte qu'ils paraissent en posséder moins ; il existe le plus souvent
une fossette feutrée à la base de la strie la plus externe. Pygidium non recouvert par les
élytres, presque vertical. Mésosternum présentant presque toujours des particularités
morphologiques, sous la forme de deux fossettes le plus souvent feutrées, parfois
réduites, parfois dédoublées, parfois réunies (fig. 22-33). Sternites abdominaux visibles
au nombre de 6 ou 5, plus ou moins soudés, le 5° toujours plus ou moins réduit, les
1°-2e portant le plus souvent des stries longitudinales paraissant former des aires
stridulatoires latérales. Antennes de 9 articles. Mandibules en grande partie membra-
neuses, leur apex le plus souvent sclérifié et offrant 1, 2 ou 3 dents. Tibias antérieurs
possédant toujours un sillon longitudinal dorsal où viennent se loger le labre et lapex
des mandibules lorsque l’Insecte replie ses pattes antérieures vers l'avant, les coaptant
ainsi avec sa tête (ceci constitue sans doute une position de défense : il “fait le mort”).
Hanches médianes relativement écartées. Tibias postérieurs n'offrant qu’un éperon
terminal. Genitalia mâles composés d’un tambour et de paramères presque symé-
tiques ; sac interne présentant une ornementation uniforme, composée de spicules
régulièrement disposés, mais n'offrant jamais de pièces copulatrices différenciées.
Genre type : Aulonocnemis Klug, 1838.
Source : MNHN, Paris
6 YVES CAMBEFORT
Ainsi défini, le taxon forme un groupe très homogène, contrairement à l'opinion
de Stebnicka (1985). Il est sans doute monophylétique, étant caractérisé par au moins
deux “synapomorphies” (pour employer la terminologie hennigienne) : le tibia posté-
rieur terminé par un éperon unique, caractère qui se retrouve chez les Scarabaeidae
s. str. et le sillon dorsal du tibia antérieur, qui donne son nom au genre type et qui
constitue un caractère unique au sein des Scarabaeoidea Laparosticti. Par ailleurs,
presque toutes les espèces partagent une synapomorphie portant sur la partie antérieure
du mésosternum, qui est le plus souvent ornée de deux fossettes, parfois réunies.
2. PosITION SYSTÉMATIQUE
Cet ensemble de caractères place les Aulonocnemidae à proximité des
Aphodidae (et des Termitotrogidae, très voisins et qui n’en seront plus séparés ici),
ainsi que des Scarabaeidae s. str. En outre, la morphologie céphalique rappelle les
Aegialiidae. Il est certain que ces quatre (cinq) familles sont très proches. D'ailleurs
Janssens (1946) les plaçait à côté les unes des autres. Mais quels sont leurs rapports
phylogéniques ? Chacune d’entre elles présente des caractères “primitifs” et d’autres,
“évolués”, et l'on a du mal à décider ce qui est synapomorphie et ce qui n’est que
convergence.
Plusieurs hypothèses sont admissibles. Dans la première, le pygidium découvert
et l'éperon unique aux tibias postérieurs constitueraient’ deux synapomorphies
opposant l’ensemble Aulonocnemidae-Scarabaeidae à l’ensemble Aegialiidae-
Aphodiidae. Cette opinion a longtemps prévalu et les Aulonocnemis (seul genre connu
à l’époque) sont purement et simplement réunis aux Scarabaeidae s. str.
(= “Coprinae”) par le Coleopterorum Catalogus (Gillet, 1911), qui les place entre les
genres Sarophorus Erichson et Pinacotarsus Harold.
La seconde hypothèse considère la morphologie céphalique comme primordiale.
Ici, les Aphodidae-Scarabaeidae partagent un ensemble de synapomorphies qui les
opposent aux Aulonocnemidae-Aegialiidae.
Ces deux hypothèses sont également vraisemblables. Elles souffrent de la même
critique : on ne peut mettre en évidence aucune synapomorphie partagée, dans le
premier cas, par les Aegialiidae-Aphodiidae, et, dans le second, par les Aegialiidae-
Aulonocnemidae. Ceci est dû surtout à ce que les Aegialiidae apparaissent très primitifs
et qu’ils n’offrent que peu ou pas de caractères évolués (cf. Stebnicka, 1977).
En définitive, je prapose de considérer les Aulonocnemidae comme un taxon
monophylétique assez proche du groupe, également monophylétique, Aphodiidae-
Scarabaeidae. Quant aux Aegialidae, ils constitueraient un taxon paraphylétique
indépendant. Le dendrogramme suivant pourrait donc être retenu :
— Aphodidae
[— Scarabaeidae
| LE Aulonocnemidae
L——— Aegialiidae
3. TAXONOMIE ET BIOCÉOGRAPHIE
La répartition actuelle des Aulonocnemidae est restreinte et disjointe. Une
cinquantaine d'espèce peuplent Madagascar, ainsi que certaines îles voisines (Aldabra,
Comores et Seychelles) ; deux se rencontrent en Afrique continentale ; une seule enfin
est connue du sud de l’Inde. Une telle distribution, paléotropicale avec un centre de
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 7
gravité malgache, évoque celle des Primates Lémuriformes (Hoffstetter, 1974 ;
Petter et al., 1977). Comme ces derniers, les Aulonocnemidae constituent un groupe
ancien, à distribution relictuelle partout ailleurs qu'à Madagascar.
Où pourrait-on chercher l'origine de la famille ? Aucun fossile n’est actuellement
connu. Plusieurs hypothèses peuvent donc être formulées.
On sait que, si Madagascar s’est séparée de l'Afrique continentale dès le Juras-
sique supérieur, elle est restée en contact avec l'Inde jusqu’au Crétacé supérieur
(Owen, 1983). Les Aulonocnemidae ont pu se différencier dans le bloc continental
indo-malgache. Par la suite, ils auraient traversé le canal de Mozambique pour aller
peupler, très modestement, le continent africain. Une hypothèse semblable de
migration au travers du canal de Mozambique est émise par Hoffstetter (op. cit. : 337).
Suivant cet auteur, les Lorisidae africains pourraient provenir d’une souche d’origine
malgache, qui aurait d'autre part donné naissance aux Lémuriens.
Hoffstetter envisage également l'hypothèse inverse : une différenciation sur le
continent africain et une migration subséquente vers Madagascar, avec extinction sur
place de la souche originelle. Cette hypothèse paraît moins vraisemblable pour le
groupe qui nous occupe. En effet, les deux espèces qui se rencontrent actuellement en
Afrique continentale font partie d’un groupe “évolué”, qu'on trouve aussi à Madagascar
et dans les îles voisines. Elles ne peuvent donc provenir sur place de la souche primi-
tive. Au contraire, leur origine malgache est vraisemblable. Dans cette hypothèse, il
faudrait donc envisager une première migration, antérieure au Crétacé supérieur, de
l'Afrique vers le bloc indo-malgache, suivie de l'extinction de la souche originelle, et
ensuite une seconde migration, cette fois de Madagascar vers l'Afrique.
En définitive, en vertu du principe de parcimonie, il faut considérer comme
vraisemblable l’origine indo-malgache des Aulonocnemidae.
La famille comprend quatre genres, d'importance très différente : Aulonocnemis
(42 espèces), Palnia (1), Ankaratrotrox (6) et Manjarivolo (3). Outre Palnia, dont le cas
se règle de lui-même, Ankaratrotrox et Manjarivolo paraissent tous deux monophylé-
tiques. Chez Manjarivolo, le fait est particulièrement net, puisque ce genre est le seul
de la famille dont les mandibules sont entièrement membraneuses, sans aucune dent
sclérifiée. Ankaratrotrox présente une fossette sur les tibias antérieurs, visible de
dessus et de dessous ; en outre, ses yeux sont totalement invisibles ; enfin, son
scutellum est nul. Quant à Aulonocnemis, il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’un taxon
paraphylétique, qui s'oppose aux trois autres genres par une autoplésiomorphie (yeux
visibles de dessus) alors que ceux-ci partagent la synapomorphie d’avoir les yeux
réduits, invisibles de dessus, et donc de ne pas présenter de canthus. En fait, ce
caractère pourrait aussi n'être qu'une convergence. Il se rencontre dans plusieurs
groupes à l'intérieur des Scarabaeoïdea Laparosticti, notamment un certain nombre de
genres de Canthonini (cf. p. ex. Paulian, 1986).
Enfin, le groupe Palnia-Ankaratrotrox est probablement paraphylétique, mais il
s'oppose à Manjarivolo par l’autapomorphie de ce dernier.
En définitive, le dendrogramme suivant des genres de la famille paraît vraisem-
blable :
————— Aulonocnemis
—— Palnia
— Ankaratrotrox
Manjarivolo
Source : MNHN, Paris
8 YVES CAMBEFORT
Fig 1, Aulonocnemis opatrina Klug : vue dorsale (AA : angles antérieurs du pronotum ; Ep : épine humérale ;
F: feutrage basal du pronotum ; Fo : fossette des angles postérieurs du pronotum ; La : labre ; Md : mandibules ;
SF : suture frontale ; Si: sillon des tibias antérieurs).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 9
4. BIOLOGIE
Les Aulonocnemis semblent mener une vie de saproxylophages corticoles. Ils
volent la nuit ou au crépuscule et sont attirés par les lumières. Les Manjarivolo et
certains Ankaratrotrox, légèrement pigmentés, vivent dans l’humus des forêts de
montagne, vers 2 000 m. D’autres Ankaratrotrox, de coloration testacée, pourraient
être plus franchement endogés. Enfin, l'unique exemplaire connu du genre Palnia a été
capturé également dans l’humus des forêts de montagne, à 2 100 m. Les espèces de ces
trois derniers genres sont aptères ou brachyptères et leurs yeux sont réduits, voire
absents.
TABLEAU DES GENRES D'AULONOCNEMIDAE ACTUELLEMENT CONNUS
1. Yeux visibles de dessus. Elytres à 10 stries visibles, n'ayant pas les
interstries pairs différents des impairs .............. ..….… Aulonocnemis
— Yeux invisibles de dessus. Elytres soit n’offrant que 8 stries visibles, soit
ayant les interstries pairs différents des impairs
2. Elytres offrant 8 stries visibles ; interstries tous semblables. Genre
oriental...
— Elytres offrant 10
deux sortes : les pairs plats, les impairs au moins en partie carénés ou
costiformes. Genres malgaches .......... ee er ue 3
3. Apex des mandibules visible de dessus; espèces entièrement
anophtalmes
— Apex des mandibules
CÔTÉ =. nimes minor ............ Manjarivolo
Aulonocnemis Klug
Aulonocnemis Klug, 1838 : 70.
Aulonocnemis ; Péringuey, 1901 : 284.
Aulonocnemis ; Schaufuss, 1902 : 130.
Aulonocnemis ; Gillet, 1911 : 46.
Dialytoderus Koshantschikov, 1913: 201. Nov. syn.
Aulonocnemis ; Boucomont, 1931 : 25.
Aulonocnemis ; Paulian, 1937 : 135.
Espèces-types :
— d'Aulonocnemis Klug : Aulonocnemis opatrina Klug, 1838, par désignation subséquente de Paulian, 1937 :
135:
— de Dialytoderus Koshantschikov : Dialytoderus scaphandrifer Koshantschikov, 1913, par monotypie (cette
espèce est un synonyme plus récent d'Aulonocnemis exarata King, 1838 : voir à ce dernier). [Ce genre, décrit comme
Eupariini (Aphodiidae), et dont le type n'avait été revu par aucun auteur depuis sa description, a pourtant été correc-
tement placé dans les Aulonocnemidae par Boucomont (1931 : 26). En revanche, Endrüdi (1961 : 339) le place
encore dans les Eupariini].
Description de l’adulte (fig. 1 et 2). — Corps de taille petite à moyenne (2,6-
8,3 mm), noir ou brun foncé, presque toujours convexe, souvent glabre mais parfois
pubescent, presque toujours orné d’une plage “feutrée” (cf. infra) recouvrant plus ou
moins la base et l'arrière des côtés du pronotum, ainsi que les fossettes du méso-
sternum. Tête plus large que longue ; labre et apex des mandibules toujours visibles de
dessus ; suture frontale presque toujours perceptible ; yeux présentant une partie
Source : MNHN, Paris
10 YVES CAMBEFORT
Fig. 2, Aulonocnemis opatrina Klug : vue ventrale (5 : cinquième sternite ; Fo : fossettes mésosternales ;
Mt: métasterum ; PP : partie postérieure du mésosternum ; Py : pygidium ; Su : suture méso-métasternale).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 11
dorsale, souvent petite mais toujours bien visible de dessus, les joues formant vers
l'arrière un canthus oculaire net. Pronotum souvent gibbeux à l’avant ; ses angles
antérieurs parfois explanés ; ses angles postérieurs présentant le plus souvent une
fossette feutrée d’où peut naître un sillon longitudinal, cette fossette parfois dissimulée
dans le feutrage de la base. Seutellum présent, petit ou assez petit. Élytres présentant
10 stries, les 8°-10° plus ou moins confondues mais toujours visibles sur au moins une
partie de leur longueur ; ces stries naissent souvent dans des fossettes feutrées basales,
souvent superficielles, sauf celle où naît la 10° strie, qui est constamment présente, en
général profonde, et feutrée. Pygidium présentant souvent une fossette basale, peu
nette et non feutrée. Mésosternum presque toujours de structure complexe et pré-
sentant deux fossettes antérieures, de forme très variable, le plus souvent feutrées
(fig. 22 à 30). Métasternum souvent explané ou déprimé sur le disque. Sternites
abdominaux visibles au nombre de 6 (numérotés ici de 1 à 6) ; le 1°* et surtout le
2° portent des plages latérales de fines stries longitudinales qui pourraient constituer la
partie fixe d’un appareil stridulatoire dont le plectre serait sur la face dorsale des
mésotibias ; 5° sternite presque toujours réduit et apparaissant à la base du 6° sous la
forme d’une fossette transverse, parfois très profonde. Antennes de 9 articles (fig. 3).
Mandibules membraneuses, leur apex seul sclérifié et portant 1-2 (à droite) ou 2-3 (à
gauche) dents (fig. 4-6). Labium à palpes de forme variable (fig. 7-8). Epipharynx
(fig. 9) sclérifié, dépassant le clypéus vers l'avant et donc visible de dessus ; malgré cela,
très semblable à la description générale que donne Dellacasa (1983 : 57) pour celui des
Aphodius. Mâle et femelle identiques et difficiles à distinguer. Toutefois, le 5° sternite
apparaît souvent sous la forme d’une fossette transverse moins enfoncée chez la femelle
que chez le mâle. Par suite, le dernier sternite visible (5° apparent, 6° en réalité) est
plus saillant chez celui-ci que chez celle-là. Genitalia mâles toujours composés d’un
tambour et de deux paramères. Le tambour est de forme variable, souvent orné d’un
sillon transverse et de gibbosités qui ont leur importance dans la caractérisation des
espèces. Les paramères sont symétriques, quoique presque toujours l’un des deux soit
légèrement plus long que l’autre. Leur forme est de la plus grande importance dans la
diagnose des espèces. Le sac interne est uniformément orné de spicules identiques,
régulièrement disposés ; il ne fournit aucun caractère différentiel. Genitalia femelles
du type aphodien, avec deux styles en forme de raquettes, ornés de soies, trop peu
variables pour pouvoir être utilisés dans la détermination des espèces.
Note. — D. Pluot-Sigwalt m'a communiqué les résultats préliminaires suivants
des observations qu’elle a faites concernant une des particularités morpho-anatomiques
les plus originales de la famille.
Le “feutrage”, visible chez Aulonocnemis sur la base du pronotum, la base des
élytres et le mésosternum, est apparemment glandulaire. Il consiste en de nombreuses
expansions cuticulaires souples et serrées, ayant l'apparence de longs poils. Ce feutrage
masque par endroits de profondes dépressions formant, dans l'épaisseur du tégument,
de véritables cavités. Au microscope électronique à balayage, ces expansions, dont on a
pu voir qu’elles étaient creuses, sont enrobées d’une épaisse substance visqueuse plus
ou moins solidifiée dont l’origine n’a pu être précisée. Elle ne provient sans doute pas
des quelques dizaines de pores glandulaires groupés à la périphérie de la structure du
mésosternum, pores qui n'ont d’ailleurs pas été retrouvés sur le pronotum ni sur les
élytres au voisinage des expansions mais qui sont présents, isolés çà et là, sur d’autres
parties du tégument.
Les deux cavités (“fossettes”) du mésosternum sont souvent si profondes qu'on
peut se demander si elles ne communiquent pas avec des structures glandulaires plus
Source
: MNHN, Paris
CAMBEFORT
12
Fig. 3 à 6, Aulonocnemis. — 3, A. opatrina Klug : antenne ; 4, A. vulgaris Schaufuss : mandibule droite ; 5,
A. opatrina Klug : id. ; 6, A. crassecostata Fairmaire : mandibule gauche. Chaque échelle représente 0,1 mm.
internes. Deux poches cuticulaires (s'agit-il bien de poches ?) se trouvent sur la face
interne du tégument en regard des fossettes, mais l'existence d’une communication n’a
pu encore être établie avec certitude. En revanche, les fossettes pronotales et élytrales,
beaucoup moins profondes, ne semblent associées à aucune structure interne par-
ticulière.
De telles structures glandulaires tégumentaires sont inhabituelles chez les
Coléoptères. Tout au plus peut-on faire remarquer, si l’on s’en tient à leur seule appa-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 13
z
TU
Fig. 7 à 9, Aulonocnemis. — 7, À. opatrina Klug : labium : 8, A. crassecostata Fairmaire : id. ; 9, À. opatrina
Klug: épipharynx. Chaque échelle représente 0,1 mm.
rence, que les expansions font penser de loin à des trichomes, dont elles ont aussi la
couleur jaune pâle, mais non la structure, puisque les trichomes sont des poils senso-
riels. Quant aux fossettes, elles peuvent offrir quelque ressemblance avec certains
mycangia.
Description de la larve (fig. 10-20). — Je résume ici la description donnée par
Paulian & Lumaret (1975), et reproduis leurs figures.
Source : MNHN, Paris
YVES CAMBEFORT
05mm
05mm
à — 10, vue latérale; 11, tête, vue dorsale ;
dorsale.
Fig. 10 à 13, Aulonocnemis oberthueri Schaufuss (larve).
12, mandibules, vue dorsale (a, droite ; b, gauche): 13, maxille et hypopharynx, vue do
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 15
0 05mm ñ D
Fig. 14 à 20, Aulonocnemis oberthueri Schaufuss (larve). — 14, mandibules, vue molaire (a: gauche :
b: droite) ; 15, épipharynx ; 16, antenne gauche (a: vue ventrale ; b : vue dorsale) ; 17, stigmate prothoracique :
18, stigmate abdominal ; 19, dernier segment abdominal, vue ventrale ; 20, dernier segment abdominal, vue eaudale.
Source : MNHN, Paris
16 YVES CAMBEFORT
Larve de petite taille, à pilosité moyenne (fig. 10). Tête (fig. 11) de couleur brun
jaunâtre ; mandibules (fig. 12, 14) légèrement dissymétriques ; maxilles (fig. 13) avec
un uncus acéré sur la galéa, le stipe avec une rangée irrégulière de 5-8 dents stridula-
toires coniques ; hypopharynx avec un sclérite complexe : épipharynx (fig: 15) avec
une aire pédiale bien développée. Abdomen à raster offrant 20-35 soies courtes et
épaisses, coudées, disposées en 5-6 rangées irrégulières ; pas de palidia ; lobe anal
inférieur entier (fig. 19-20).
Position systématique. — Dans le cadre de la famille, le genre Aulonocnemis
est le plus riche en espèce et le plus varié. Il s'oppose aux trois autres genres connus par
un unique caractère : les yeux toujours visibles de dessus. Ceci constituant une auto-
plésiomorphie, on peut penser que le genre, tel qu'il sera compris ici, est paraphylé-
tique. Je le maintiens tout de même sans division, à cause de son homogénéité et pour
ne pas encombrer la nomenclature. Sa position au sein de la famille a déjà été discutée
plus haut.
Malgré son état plésiomorphe, Aulonocnemis paraît un genre encore relativement
jeune et, au moins à Madagascar, encore en pleine potentialité évolutive. Sa migration
en Afrique continentale est un autre indice de ces potentialités. Toutefois, sur le
continent, sa répartition a un caractère relictuel : c’est pourquoi la “jeunesse” du genre
est sans doute relative.
Taxonomie. — Les 42 espèces qu’il comporte font d'Aulonocnemis un genre de
taille moyenne dont la diversité, pour ce nombre relativement modeste, peut sur-
prendre. Ces espèces offrent en effet, comme c’est souvent le cas dans les groupes
malgaches, un étonnant exemple de variations sur le même thème. Malgré cette
diversité, le genre se laisse facilement diviser en quatre groupes (voir tableau ci-
dessous), d'importance inégale. Le groupe I semble le plus primitif. C’est le seul qui
présente une espèce (4. cylindrica) dépourvue des fossettes mésosternales que
possèdent, sous une forme ou une autre, toutes les autres espèces de la famille. Le
groupe III est très particulier par la striation élytrale évoluée, ainsi que la morphologie
des palpes labiaux et la mandibule gauche tridentée. C'est le seul qui soit présent en
Afrique continentale. Restent les groupes Il et IV. Les simples proportions du corps
(rapport longueur/largeur : 2,71 <y< 2:84 pour le groupe IL et 2,08 << 2.28 pour le
groupe IV) sont déjà significativement différentes (test “t” de Student, au risque
P — 0,05). Le groupe II est composé d'espèces nombreuses, petites, étroites, en général
glabres (à l'exception du feutrage à la base du pronotum et dans les fossettes méso-
sternales, presque toujours présent). Elles sont parfois difficiles à différencier, quoique
les genitalia mâles permettent toujours de décider. Enfin, le groupe IV comprend des
espèces assez grandes, larges, souvent pubescentes (outre le feutrage). Malgré son
effectif plus réduit que le groupe Il, le IV apparaît moins homogène et peut-être
aurait-il fallu créer un ou deux autres groupes supplémentaires pour certaines espèces
très isolées, par exemple À. irregularis. Le tableau de détermination ci-dessous reprend
des caractères qui ont été aussi utilisés pour tenter d'établir un dendrogramme du genre
(fig. 21). Ine s’agit pas Jà d’un cladogramme strictement hennigien : plusieurs des sous-
groupes constitués ne sont pas caractérisés par des synapomorphies. Du reste, il est
souvent difficile de distinguer ces dernières de convergences, comme on l'a déjà dit.
Biogéographie et écologie. — Sur les 48 taxons du groupe-espèce (42 espèces
et 6 sous-espèces) que comporte le genre, 40 ne se rencontrent qu’à Madagascar. L'un
d’entre eux (4. c. crassecostata) a aussi été récolté en Aldabra où il ne paraît pas pouvoir
Source : MNHN, Paris
Six taxons (une espèce et 5 sous-espè
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE
CHIOUPRGDE
17
cylindrica
oberthueri
andohahelica
sellata
vadoni
electrina
tenuis
comorica
anobioides
valida
thoracica
diego
angusta
sicardi
vulgaris
camilloi
basalis
pygidialis
alluaudi
milloti
nana
pauliani
nitidula
griveaudi
nitida
olsoufieffi
torquata
crassecostata
grossepunctata
laevis
exarata
exaratoides
tenebrionoides
peyrierasi
robinsoni
pilosa
opatrina
grossa
micheli
schaufussi
meridionalis
irregularis
Fig. 21, dendrogramme des espèces du genre Aulonocnemis.
être différencié de la forme malgache. Ils sont surtout nombreux dans le Domaine de
l'Est, moins dans le Domaine du Centre et sont presque absents du Domaine de l'Ouest.
ces) sont endémiques des Comores. Enfin, une
espèce et une sous-espèce sont endémiques d'Afrique continentale. La première
(4: torquata) ne se rencontre qu’au Natal et au Zimbabwe, où sa distribution est de type
relictuel ; la seconde (4. crassecostata africana) est connue d’un certain nombre de
Source : MNHN? Paris
18 YVES CAMBEFORT
localités de toute la zone forestière africaine, mais elle y paraît rare et sa répartition
disjointe est aussi de caractère relictuel.
Ce dernier taxon représente l’une des quatre sous-espèces d'A. crassecostata,
qui, sous une forme ou une autre, est l'espèce la plus répandue du genre. À l'exception
de deux ou trois, les autres taxons du genre sont assez peu communs dans les collec-
tions. C'est ainsi que, sur les 48 décrits dans le présent travail, 14 seulement sont
connus par plus de dix exemplaires et 24 ne sont connus que de la seule localité
typique, dont 12 par le seul holotype. Il est probable qu'il reste encore bien des espèces
à découvrir. Malheureusement, la destruction des biotopes forestiers en fera certaine-
ment disparaître le plus grand nombre avant qu'ils ne soient connus.
Ces Insectes sont en effet probablement inféodés aux forêts, en tout cas aux lieux
boisés. Ils paraissent saproxylophages et le plus souvent corticoles, mais peuvent à
l'occasion se rencontrer dans la litière. Stebnicka (1985) discute de façon pertinente la
biologie du genre, ainsi que celle d'autres saprophages. Les observations que j'ai pu
faire en Afrique continentale montrent qu'une fraction au moins des saproxylophages se
nourrissent de débris provenant de la digestion du bois déjà effectuée par des xylo-
phages, notamment les Termites. Il se pourrait alors que les plaques feutrées, et
notamment les fossettes mésosternales, jouent un rôle dans la sécrétion de substances
favorisant l'acceptation de ces Insectes par les Termites (cf. supra).
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Espèces soit ne possédant pas de fossettes mésosternales, soit possédant
de telles fossettes, mais celles-ci alors de la forme la plus simple, rondes,
non feutrées. Pas de feutrage ni sur la face dorsale ni sur la face ventrale.
Stries et interstries sans particularités, non carénés ...... see... GROUPE Ï
— Espèces possédant toujours des fossettes mésosternales plus on moins
complexes, jamais simplement rondes, au moins réniformes, parfois
sinueuses, toujours feutrées ........-:----°" Re =
2. Espèces ayant les 7°, 8° et 9° stries élytrales très différentes des
premières, beaucoup plus larges et profondes, délimitant des interstries
beaucoup plus convexes que les dorsaux, souvent costiformes ; 10° strie
plus ou moins déjetée sur la face ventrale, le 10° interstrie souvent
transformé en pseudépipleure. Les angles antérieurs du pronotum sont
explanés et il existe presque toujours un sillon latéral partant de l'angle
postérieur du pronotum, de chaque côté, et se dirigeant vers
l'avant .......... + ES .….. GRouPE IV
— Autres caractères . re 3
3. Elytres possédant toujours dix stries nettes, mais la 8° et la 9° plus ou
moins raccourcies à l'avant, parfois fusionnées à l'arrière, et la 10° plus
ou moins indistincte vers l'apex ........--. ue .. GRouPE Il
— Elytres ne possédant apparemment que neuf stries, le 8° interstrie
coupé, vers le tiers en fait le
vestige de la 8° . ..….. GrouPE II
GrourE I.
1. Fossettes mésosternales absentes, représentées par deux faibles impres-
sions punctiformes ........-.."" ............ d. Cylindrica
_— Fossettes mésosternales présentes, rondes Re Ce ke 2
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 19
2. Sternites abdominaux presque imponctués au milieu, à points très gros
et assez denses sur les côtés .....,................. .... 2. oberthueri
— Sternites abdominaux à ponctuation presque homogène, peu dense,
relativement fine See ere UT aie . 3. andohahelica
GROUPE IL.
— La 7° strie élytrale, à laquelle se joint le plus souvent la 8°, et la 10°, à
laquelle peut se joindre la 9°, non réunies à la base de l’élytre
- . Ë +... sous-groupe sellata
— La 7° et la 10° stries élytrales confluentes, à la base de l’élytre, en une
rainure ou fossette commune ................, ++... sous-groupe vulgaris
sous-groupe sellata.
1. Interstries élytraux plats ou convexes, non costiformes 2
— Interstries élytraux costiformes . 6
2. Chaque élytre muni de deux impressions transverses, sur les interstries
2, 3 et 4, situées la première vers le tiers antérieur, la seconde un peu en
arrière du milieu ; tibias antérieurs avec une 4° dent antérieure . 3
— Elytres non munis d’impressions transverses .............. ee 5
3. Mésostemum avec une plaque feutrée médiane; longueur: 2,9-
Sam. RS ne G 6. electrina
— Mésosternum glabre au milieu ; longueur: 4,8-6,2 mm . +
4. Dessus chagriné, faiblement luisant ; stries élytrales non carénées 4. sellata
— Dessus non chagriné, assez brillant ; stries élytrales carénées ... 5. vadoni
5. Longueur : 3,4-3,6 mm ; mésosternum très convexe en avant des fos-
settes ; interstries élytraux convexes .......... Nr oc 7. tenuis
— Longueur: 3,7-4;4 mm; mésosternum peu convexe à l'avant ; inter-
stries presque plats ........... Pre . 8. comorica
6. Fossettes mésosternales à concavité tournée vers l'extérieur (cf. fig. 23
CR20) essor mate ee
— Fossettes mésosternalés réniformes, leur concavité tournée vers l’in-
térieur- (fig 24) eo cet or D es 8
7. Pronotum mat, avec un imperceptible reflet bleuté ; dernier sternite
abdominal avec une fossette transverse ................... 9. anobioides
— Pronotum brillant; dernier sternite abdominal sans fossette trans-
VOTE nt ane core bios Foro aios He eu 10. valida
8. Présence d’une suture nette entre le méso- et le métasternum ; élytres
portant des traces d’impressions transverses .... 11. thoracica
— Pas de suture méso-métasternale nette ces 9
9. Pygidium grand, sa longueur presque égale à sa largeur ; paramères à
peu près aussi longs que le tambour (fig. 45) ................ 14. sicardi
— Pygidium plus court; paramères plus courts que le tambour ..... 10
10. Forme relativement large ; paramères : fig. 43 ................. 12. diego
— Forme du corps étroite ; paramères : fig. 44 .…. 13. angusta
20 YVES CAMBEFORT
, Aulonocnemis : mésosternum. — 22, À. cylindrica Schaufuss ; 23, À. sellata Schaufuss ;
: 25,4. vulgaris Schaufuss ; 26, À. pauliani n. sp. : 27, À. crassecostata Fairmaire. Chaque
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 21
sous-groupe vulgaris.
1. Angles postérieurs du pronotum visibles de dessus ......... 2
— Angles postérieurs du pronotum déjetés sur la face ventrale . 9)
2. Fossettes mésosternales délimitant un lobe mésosternal antérieur,
rectangulaire, très convexe (fig. 25) 3
— Fossettes mésosternales ne délimitant pas un tel lobe (fig. 26) ..… 5
3. Interstries élytraux carénés ..... .. 17. basalis
— Interstries élytraux non carénés . re 4
4. Strie élytrale 7 non sinuée à sa jonction avec la 8°; genitalia:
fig. 46 .... 15. vulgaris
— Strie élytrale 7 sinuée à sa jonction avec la 8° ; : fig. 47 ... 16. camilloi
5. Interstries élytraux carénés 6
— Interstries élytraux non carénés . - 7
6. Pygidium très grand, très long et très large ; de ce fait, dernier sternite
abdominal très court au milieu ............ D 0 18. pygidialis
— Pygidium de taille normale ; dernier sternite de longueur normale, à
fossette transversale basale marquée ....................... 19. alluaudi
7. Ponctuation du pronotum relativement effacée à l'avant ; mésosternum
assez large entre les fossettes ................ Dose ee 20. milloti
— Ponctuation du pronotum forte et dense à l’avant ; mésosternum étroit
entre les fossettes ... 8
8. Longueur : 4,0-5,5 mm ; interstries élytraux 2 nettement divergents à
l'apex sortes ce 22 PaUlIANI
— Longueur: 26-29 mm; interstries élytraux 2 non divergents à
l'apex a ee ee 21. nana
9. Epistome très distinctement échancré et bilobé ; longueur : 6,2 mm ...
. 26. olsoufieffi
_ Epistome arrondi, non échancré . ner 10
10. Mésosternum avec un lobe médian arrondi, limité vers l'arrière par un
feutrage dense ; longueur : 3,5-5,3 mm 11
— Mésosternum sans un tel lobe ; longueur : 2,9-3,1 mm .. . 23. nitidula
11. Longueur: 3,5-3,7 mm; élytres à stries bien marquées, fortement
ponctuées et interstries subconvexes ; ponssson du pronotum et du
métastemum fortes 27222. ess 24. griveaudi
— Longueur: 4,3-5,3 mm ; élytres à stries assez superficielles, à ponctua-
tion assez forte et interstries plans ; ponctuation du pronotum et du
métasternum moyennement fortes ........................... 25. nitida
GrourE IL.
1. Palpes labiaux de forme normale ; les 7° à 10° stries élytrales réunies à
la base en une fossette commune ................ RD 27. torquata
— Palpes labiaux à articles nettement plus ie que longs ; 7°-8° et
9°-10° stries distinctes à la base .......... bo oe an Dee 2
Source : MNHN, Paris
22
YVES CAMBEFORT
x. — 28, À. exarata Klug ; 29. À. peyrierasi n. sp : 30, 4. irregula-
Fig. 28 à 33, Aulonoenemidae : mésosternum
32,4. centralis R. Paulian ; 33, Manjarivolo erypticus R. Paulian.
ris Harold : 31, Ankaratrotrox griveaudi R. Paulian ;
Chaque échelle représente 0,5 mm.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 23
2. Ponctuation prothoracique très forte ; stries élytrales très larges et
profondes, les interstries costiformes ................ 29. grossepunctata
— Ponctuation prothoracique et stries élytrales assez fines ou fines ......
esseseeesssesesseessssesssesssssssssessneneseseeee 28. crassecostata
GRouPE IV.
1. Angles postérieurs du pronotum non visibles de dessus .. 2
— Angles postérieurs du pronotum très visibles de dessus 8
2. Face dorsale glabre ou à soies peu visibles .. 3
— Face dorsale à soies très visibles 5
3. Interstries élytraux plans .... . 30. laevis
— Interstries élytraux costiformes . 4
4. Pronotum armé d’une carène longitudinale médiane dans sa moitié
postérieure . 32. exaratoides
— Pronotum sans carène 31. exarata
5. Pronotum et élytres portant une pilosité très visible, formée de soies
crochues fe.
— Elytres à pilosité éparse, formée de soies courtes et droites .
6. Base du pronotum non feutrée ; pronotum avec deux longs sillons
latéraux partant des angles postérieurs et atteignant presque les angles
ADTÉTIEUTSE 4 + sors ie ee 33. tenebrionoides
— Base du pronotum feutrée ; sillons pronotaux courts . . 34. peyrierasi
7. Interstries élytraux 2, 3 et 4 convexes ; genitalia : fig. 65 . .. 35.robinsoni
— Interstries élytraux 2, 3 et 4 quasiment plans sur le disque ; genitalia :
(TAC En no 36. pilosa
8. Longueur : 3,9 mm; paramères au moins aussi longs que le tambour
(USE) RE Do po 42. irregularis
9
. 41. meridionalis
— Longueur: ,1 mm ; paramères tout au plus égaux au tambour .
9. Interstries élytraux plans sur le disque
— Interstries convexes sur le disque ...
10. Interstries élytraux fortement chagrinés, à ponctuation non ou mal
visible ns 11
— Interstries élytraux non ou finement chagrinés, à ponctuation bien
visible É
12
11. Lobe médian du mésosternum — séparant les fossettes — feutré en V, la
partie centrale (non feutrée) plus large que les parties latérales
(feutrées) ; longueur : 5,7-6,5 mm ........................ 37. opatrina
— Lobe médian du mésosternum — séparant les fossettes — feutré en V, la
partie centrale (non feutrée) plus étroite que les parties latérales
(feutrées) ; longueur : 6,1-7,7 mm .......................... 38. grossa
12. Base du pronotum feutrée, sans ponctuation visible 39. micheli
— Base du pronotum non feutrée, à gros points ronds très visibles
40. schaufussi
Source : MNHN, Paris
24
YVES CAMBEFORT
38 39
et vue dorsale. — 34, 4. cylindrica Schaufuss ;
37, À. electrina n. sp.; 38, À. tenuis Schaufuss ;
4-35 et 0,5 mm pour les fig. 36-39.
Fig. 34 à 39, Aulonocnemis, édéage, vue latéral
35. À. oberthueri Schaufuss: 36, A. sellata Schaufuss ;
39. A. c. comoriea R. Paulin. L'échelle représente 1 mm pour les fig. 3
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 25
1. Aulonocnemis cylindrica C. Schaufuss
Aulonocnemis cylindrica C. Schaufuss, 1902 : 131.
Aulonocnemis cylindrica C. Schauf. ; Gillet, 1911 : 46.
Aulonocnemis cylindrica Schauf. ; Boucomont, 1931 : 29.
Aulonocnemis cylindrica Schauf.; R. Paulian, 1937 : 137.
Type. — LECTOTYPE mâle : Madagascar Est, “Antsianaka et lac Aloatra,
2° trimestre 1889 (Perrot frères)” (ex. coll. R. Oberthür, MNHN). Présente désignation.
Description. — Corps allongé, parallèle, noir, luisant, glabre. Tête rebordée à
l'avant, à épistome en courbe aplatie ; suture frontale incisée, en accolade ; toute la
surface à ponctuation irrégulière, forte, superficielle. Pronotum faiblement gibbeux, à
base très longue et angles postérieurs bien visibles de dessus ; toute la surface à
ponctuation régulière, assez forte, dense, sur un fond finement chagriné ; la base à
ponctuation effacée et chagrination plus forte. Elytres à côtés parallèles ; les six stries
dorsales très semblables, les quatre premières à ponctuation distincte, indistincte sur
les 5° et 6° ; 7° strie paraissant se confondre, à l'avant, dans la 8°, qui atteint la base loin
de la 10° ; 9° strie raccourcie à l'avant ; 6°, 8° et surtout 10° stries carénées sur leur
bord externe, cette dernière devenant indistincte à l'arrière ; interstries plans, à
ponctuation extrêmement fine sur un fond régulièrement chagriné. Pygidium assez
grand, largement arrondi, à ponctuation grosse et dense. Mésosternum (fig. 22) portant
deux faibles traces de fossettes antérieures, toute sa surface chagrinée, à ponctuation
d'abord indistincte, devenant plus visible à l'arrière; suture méso-métasternale
faiblement distincte ; métasternum à ponctuation moyennement dense, assez forte sur
le disque, forte sur les côtés, sur un fond chagriné, légèrement déprimé sur le disque.
Sternites abdominaux à ponctuation forte et dense, sur un fond chagriné, le dernier
portant une nette fovéole basale transverse.
Genitalia mâles : fig. 34.
Longueur : 5,9-6,6 mm ; largeur : 2,1-2,4 mm.
Exemplaires examinés : 5.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr : Antsianaka et lac Alaotra (Perrot
frères). — Route d’Anosibe.
2. Aulonocnemis oberthueri C. Schaufuss
Aulonocnemis oberthueri C. Schaufuss, 1902: 132.
Aulonocnemis Oberthüri C. Schauf. ; Gillet, 191 7.
Aulonocnemis Oberthueri Schauf. ; Boucomont, 1931 : 29.
Aulonocnemis Oberthueri Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 137.
Aulonocnemis oberthüri Schaufuss ; R. Paulian, 1976 a: 246.
Type. — Holotype : Madagascar Est, “Antsianaka (L. Humblot, 1883)” (ex coll.
R. Oberthür, MNHN). Non retrouvé. Je désigne done un NEOTYPE mâle : Madagascar
Est, piste d’Ambodimanga, Anivoranokely, r.[oute d'JIvoay, Brickaville, IX-1954
(P. Andria Robinson) (MNHN).
Description. — Corps assez allongé, presque parallèle, noir soyeux, chagriné,
glabre. Tête en courbe plate à l'avant, la suture frontale marquée par une incision large
et superficielle ; ponctuation forte au milieu, très forte sur les côtés, composée de
points ronds et réguliers. Pronotum un peu gibbeux, à ponctuation uniforme, assez
Source : MNHN, Paris
26 YVES CAMBEFORT
forte, dense, disposée sans ordre apparent. Pas de rebord latéral, mais un simple pli,
plus net dans la région des angles postérieurs, séparant les faces dorsale et ventrale.
Elytres à côtés presque parallèles ; les six premières stries très semblables, à ponc-
tuation forte et bien visible, plus forte sur les trois dernières ; 7° strie confondue à
l'avant avec la 8° et atteignant la base Join de la 10° ; 9° strie raccourcie à l'avant ; 10°
strie naissant à l'avant dans une fossette, très nette et fortement ponctuée sur ses 2/3
antérieurs, puis devenant indistincte ; interstries faiblement convexes, à ponctuation
indistincte sur la chagrination du fond. Pygidium assez grand, largement arrondi, à
ponctuation forte à la base, devenant fine à l'apex. Mésosternum portant deux petites
fossettes antérieures, circulaires, séparées par un lobe médian étroit, caréné ; pas de
sillons postérieurs ; toute la surface mésosternale chagrinée à ponctuation peu visible ;
suture méso-métasternale faiblement distincte ; métasternum à ponctuation moyen-
nement dense, assez fine sur le disque, devenant grosse ou très grosse sur les côtés.
Sternites abdominaux à gros points rares au milieu, plus nombreux sur les côtés,
particulièrement sur les 1°* et 2°, où ils sont très gros et très serrés. Dernier sternite
avec une fovéole basale transverse.
Genitalia mâles : fig. 35.
Longueur : 6,6-7,17 mm; largeur : 2,6-3 mm.
Exemplaires examinés : 36.
Distribution dans l'ile. — Manacascar Esr: Antsianaka. — Ambohitsiton-
droina, 900 m, X-1947 (Michel). — Piste d'Ambodimanga, Anivoranokely, route
d'Ivoay, Brickaville, IX-1954 (4. Robinson). — Périnet, 28-VI-1974 (D. Llinarès).
— Forêt nord d'Anosibe (4. Robinson). — Route d’Anosibe. — Région S.-E. d’Ivondro,
XI1-1940 (4. Seyrig). — Forêt d’Isaka, Fort-Dauphin (R. Catala).
Mapacascar CENTRE : Tananarive.
Observation. — C’est la larve de cette espèce qui a été décrite par Paulian &
Lumaret, 1975 (cf. fig. 10-20).
3. Aulonocnemis andohahelica R. Paulian
Aulonocnemis andohahelica R. Paulian, 1976 a : 246.
Type. — Holotype femelle : “Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif nord,
moyenne Ranomandry, 1 050 m, FDHMA, 11/30-X1-1971 (mission CNRS, RCP 225)"
(MNHN).
Description. — Corps assez allongé, presque parallèle, noir soyeux, chagriné,
glabre. Tête en courbe plate et très légèrement déprimée à l'avant ; la suture frontale
Mcisée et suivie d’une élévation transverse peu marquée ; ponctuation assez forte au
milieu, forte sur les côtés. Pronotum un peu gibbeux, à ponctuation formée de points
assez fins, disposés en cercles concentriques et de forme allongée suivant la circonfé-
rence des cercles, au moins à l'avant, cet ordre peu apparent à l'arrière ; rebord latéral
seulement net à l'avant, disparaissant vers le milieu et remplacé par un simple repli, pas
plus net dans la région des angles postérieurs. Elytres à côtés presque parallèles ; les six
premières stries très semblables, à ponctuation forte et bien visible ; T° strie confondue
à l'avant avec la 8° et atteignant la base loin de la 10° ; 9° strie raccourcie à l'avant ; 10°
strie naissant à l'avant dans une fossette, marquée ensuite d’une dizaine de gros points,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 27
puis peu visible ; interstries presque plans, à ponctuation fine et à peine distincte sur la
chagrination du fond. Pygidium largement arrondi, à ponctuation peu serrée, forte à la
base, devenant fine à l’apex. Mésosternum portant deux fossettes antérieures, cir-
culaires, séparées par un lobe médian caréné, suivies de sillons postérieurs peu
marqués ; toute la surface mésosternale chagrinée, à ponctuation disparaissant dans la
chagrination ; suture méso-métasternale indistincte ; métasternum à ponctuation peu
dense, assez fine sur le disque, devenant grosse sur les côtés. Sternites abdominaux à
ponctuation homogène, tout au plus légèrement plus forte sur les côtés des 1°" et 2° ;
dernier sternite avec une fovéole transverse basale.
Longueur : 6,0 mm; largeur: 2,4 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne m'est connue que par le spécimen
holotype.
4. Aulonocnemis sellata C. Schaufuss
Aulonocnemis sellata C. Schaufuss, 1890 : 618.
Aulonocnemis sellata C. Schauf. ; Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis sellata ; C. Schaufuss, 1902: 130.
Aulonocnemis sellata L.W. [sic] Schauf. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis sellata Schauf. ; Boucomont, 1931 : 2
Aulonocnemis sellata Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 137.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antana-
narivo] (Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTD. Présente désignation.
Description. — Corps allongé, presque parallèle, brun de poix soyeux. Tête
largement arrondie ; suture frontale indiquée, un peu élevée en une callosité obtuse de
chaque côté, plus proche de l'œil que de l’axe médian ; toute la surface à grosse
ponctuation, dense sur le clypéus et le front, moins sur le vertex. Pronotum peu
gibbeux, à ponctuation composée de points ovales, peu forte et peu dense sur le disque,
forte et dense à l'arrière et surtout sur les côtés ; rebord latéral entier, angles postérieurs
non saillants, obtus mais visibles de dessus, base longue, à rebord saillant. Elytres à
côtés presque parallèles ; toutes les stries à ponctuation semblable, très forte et très
dense, devenant plus forte de la 1° à la 9° et s’affaiblissant sur la 10° ; 7° strie atteignant
la base en s’effaçant presque, à une certaine distance de la 10° ; 8° et 9° raccourcies à
l'avant ; 10° strie naissant dans une fossette humérale, devenant indistincte un peu en
arrière du milieu ; interstries convexes, presque costiformes, chagrinés, portant deux
rangées de points assez fins et peu visibles ; l'élytre tout entier est transversalement
déprimé à sa base sur les interstries 1-5, un peu avant le tiers antérieur sur les inter-
stries 2-5 ; à l’apex, tous les interstries deviennent plus ou moins cariniformes et la strie
1 est très élargie. Pygidium long, à ponctuation forte et très dense, réticulée. Méso-
sternum (fig. 23) à partie antérieure lisse et convexe, portant deux fossettes antérieures
réniformes, la concavité de leur contour tournée vers l'extérieur, feutrées ; sillons
postérieurs indistincts ; partie postérieure se relevant graduellement, chagrinée et à
ponctuation assez forte et assez dense ; suture méso-métasternale visible ; métasternum
à ponctuation assez dense et forte. Face ventrale des tibias antérieurs avec une dent
antérieure flanquant l'insertion du tarse du côté externe. Sternites abdominaux à
ponctuation forte, dense sur la ligne médiane, moins sur les côtés, le dernier divisé
en deux parties par une suture transversale.
Source : MNHN, Paris
28 YVES CAMBEFORT
Genitalia mâles : fig. 36.
Longueur : 5,3-6,2 mm ; largeur : 1,6-2,1 mm.
Exemplaires examinés : 15.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Centre: Tananarive (Sikora).
— Andrangoloaka, E.S.E. Tananarive (Sikora).
5. Aulonocnemis vadoni n. sp.
Type. — Holotype femelle : “Madagascar Est, Beanana, X11-1945 (J. Vadon)”
(ex coll. J. Vadon, MNEN).
Description. — Corps allongé, presque parallèle, noir, luisant, glabre. Tête
largement arrondie ; la suture frontale marquée par une incision peu distincte ;
ponctuation presque régulière, assez forte, dense. Pronotum un peu gibbeux, à ponc-
tuation moyennement forte, dense, plus éparse et plus fine sur l'arrière du disque ;
rebord latéral entier ; angles postérieurs non saillants, obtus mais visibles de dessus ;
base longue, à rebord en gouttière, tranchant. Elytres à côtés presque parallèles ; toutes
les stries semblables, carénées, assez larges, à ponctuation peu visible ; 7° strie recevant
la 8° et atteignant la base, où elle est indistincte, à une certaine distance de la 10°
9° strie raccourcie à l'avant, presque réunie à la 8° un peu en arrière du tiers postérieur,
en une gouttière commune ; 10° strie naissant dans une fossette humérale, devenant
indistincte vers le tiers postérieur; interstries limités latéralement par les mêmes
carènes que les stries, presque plans, sauf les trois premiers, avec deux rangées de
points assez fins et peu distincts, laissant le milieu libre, celui-ci un peu élevé et
Subcostiforme dans le 2° et le 3° ; l'élytre tout entier est transversalement déprimé
à sa base, puis peu visiblement vers le tiers antérieur, enfin, plus nettement, vers la
moitié des 2°, 3° et 4° interstries. A lapex, les interstries deviennent plus étroits et
cariniformes et les stries s’élargissent, notamment les premières. Pygidium assez long,
convexe, portant deux fossettes antérieures réniformes, la concavité de leur contour
tournée vers l'extérieur, feutrées ; partie moyenne également lisse, déprimée ; partie
postérieure relevée, avec quelques points fins ; suture méso-métasternale distincte ;
métasternum à ponctuation dense et forte. Face ventrale des tibias antérieurs avec une
dent antérieure flanquant l'insertion du tarse du côté externe. Sternites abdominaux à
ponctuation très forte et dense, le dernier long, divisé en deux parties par une suture
transversale nette seulement sur les côtés.
Longueur : 4,8 mm; largeur: 1,7 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que par le spécimen holotype.
6. Aulonocnemis electrina n. sp.
Type. — Holotype mâle: “Madagascar Centre, Montagne d’Ambre, mars
(4. Sicard, 1930)” (MNEN).
Description. — Corps allongé, presque parallèle, étroit, brun de poix, mat.
Tête : épistome en courbe aplatie ; suture frontale incisée ; toute la surface à grosse et
dense ponctuation. Pronotum gibbeux, à ponctuation très grosse et très dense, réticulée
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOC: 29
vers le milieu des côtés ; angles antérieurs très faiblement explanés ; angles médians
marqués ; angles postérieurs très obtus, en retrait, mal visibles de dessus ; l'arrière des
côtés et toute la base, sauf sur un tout petit espace au milieu, couverts d’un feutrage
dense, jaune doré. Elytres à stries toutes semblablement marquées de très gros points
très rapprochés, l'intervalle les séparant inférieur à leur diamètre ; la 7° strie peu visible
à la base, qu’elle atteint séparée de la 10° ; 8° et 9° stries rétrécies à l'avant, confondues
à l'arrière, la 10° distincte presque jusqu’à l’apex ; interstries costiformes, mats mais
sans ponctuation nette ; chaque élytre marqué par deux impressions transversales
situées vers le tiers antérieur et la moitié, surtout nettes sur le 3° interstrie. Pygidium
assez long, en courbe étroite, à ponctuation grosse et moyennement dense. Méso-
sternum à partie antérieure lisse et luisante, portant deux fossettes feutrées, grandes,
séparées par un lobe médian trapézoïdal, étroit et suivi d’une petite plaque feutrée,
un peu prolongées vers l'arrière ; partie postérieure avec quelques points assez gros ;
suture méso-métasternale distincte ; métasternum avec de très gros points assez denses,
déprimé largement sur le disque. Sternites abdominaux à ponctuation grosse sur les 2°,
3° et 4°, plus fine sur le 5°; ce dernier sans fossette transverse basale ni division.
Genitalia mâles : fig. 37.
Longueur : 2,9-3,4 mm ; largeur: 1,1-1,2 mm.
Exemplaires examinés : 4.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que de la localité de
l'holotype. Paratypes : 3 mâles, femelle (MNHN);
7. Aulonocnemis tenuis C. Schaufuss
Aulonocnemis tenuis C. Schaufuss, 1890 : 617.
Aulonocnemis tenuis C. Schauf. ; Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis tenuis ; C. Schaufuss, 1902 : 131.
Aulonocnemis tenuis L. W. [sic] Schauf. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis tenuis Schauf. ; Boucomont, 1931 : 29.
Aulonocnemis tenuis Schauf. ; R. Paulian, 1937: 137.
Type. — Holotype mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antananarivo]
(Sikoraÿ”* (ex coll. C. Schaufuss, IPTD.
Description. — Corps allongé, parallèle, étroit, brun de poix à noir, luisant,
glabre. Tête : épistome en courbe aplatie ; suture frontale incisée ; toute la surface
à ponctuation assez forte et très dense. Pronotum non gibbeux, à ponctuation grosse et
assez dense sur le disque, plus grosse et plus dense dans la région latérale ; angles
antérieurs aigus ; angles médians marqués ; angles postérieurs largement obtus et mal
visibles de dessus ; base en gouttière creusée d’une rangée de gros points, sans feutrage
sauf aux angles postérieurs, ce dernier, formé de soies blanchâtres, remontant jusqu'aux
angles latéraux. Elytres à stries toutes semblablement marquées de très gros points
enfoncés, éloignés d’un intervalle égal ou supérieur à leur diamètre ; 7° strie atteignant
la base à une certaine distance de la 10° ; 8° et 9° stries raccourcies à l'avant, plus ou
moins confondues vers l’apex ; 10° strie naissant dans une fossette basale feutrée, nette
jusque vers le tiers postérieur, encore perceptible à l’apex : interstries très convexes
à costiformes, marqués de points fins, allongés, disposés en deux rangées longitudi-
nales. Pygidium assez long, à ponctuation forte et dense. Mésosternum à partie
antérieure convexe, lisse et luisante, portant deux fossettes feutrées, bilobées,
prolongées vers l'arrière, séparées par un lobe à côtés presque parallèles, glabre ; partie
Source : MNHN, Paris
30 YVES CAMBEFORT
postérieure avec quelques points assez fins et peu denses ; métasternum à gros points
assez denses, son disque aplati et marqué d’une large fovéole peu profonde. Sternites
abdominaux à points assez gros et peu denses, le dernier avec une fossette transverse
basale.
Genitalia mâles : fig. 38.
Longueur : 3,4-3,6 mm ; largeur : 1,1-1,2 mm.
Exemplaires examinés : 3.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr: Forêt Tanala (4lluaud, 1901).
Mancascar CENTRE : Tananarive (Sikora).
8. a. Aulonocnemis comorica comorica R. Paulian n. comb.
Aulonocnemis vulgaris comorica R. Paulian, 1976 a : 247.
Aulonocnemis vulgaris comorica R. Paulian ; R. Paulian, 1979: 72.
Type. — Holotype mâle : “Grande Comore, Nioumbadjou, 505 m, VII-1958
(£. Raharizonina)" (MNHN).
Description. — Corps moyennement allongé, d'aspect parallélépipédique, noir,
soyeux. Tête : avant en courbe large, presque régulière ; suture frontale incisée, suivie
d’une large gibbosité transversale peu élevée ; ponctuation presque uniforme, grosse
et dense sur un fond chagriné. Pronotum légèrement gibbeux, avec une aire aplatie
située devant le milieu de la base et atteignant presque, vers l'avant, le centre du
disque ; ponctuation uniforme, assez grosse et moyennement dense, moins dense sur
cette aire ; angles antérieurs légèrement explanés ; angles médians arrondis ; rebord
latéral indistinet ; angles postérieurs un peu déjetés sur la face ventrale, base longue,
entièrement feutrée d’un angle postérieur à l’autre, sauf parfois sur un petit espace au
milieu ; le feutrage blanc jaunâtre. Elytres à stries portant des points ovales-allongés,
plus gros sur les latérales ; 7° strie recevant la 8° et atteignant la base à une certaine
distance de la 10° ; 9° strie raccourcie à l'avant, bien distincte de la 8° à l'arrière ;
10° strie bien nette seulement dans la moitié antérieure : interstries presque plans sur
le disque, plus convexes sur les côtés et surtout à l’apex, avec une ponctuation assez
fine et très éparse, peu nette sur la chagrination. Pygidium assez court, à ponctuation
grosse et dense. Mésosternum à partie antérieure peu convexe, portant deux fossettes
anguleuses, la cavité transversale plus longue que la longitudinale, ces fossettes
prolongées vers l'arrière par des sillons postérieurs, séparées par un lobe médian très
luisant ; partie postérieure du mésosternum mate mais imponctuée ; suture méso-
métasternale distincte ; métasternum à gros points moyennement denses, tout son
disque largement aplati. Sternites abdominaux à ponctuation assez fine et peu dense,
le dernier avec une fossette transverse basale.
Genitalia mâles : fig. 39.
Longueur : 3,7-4,4 mm ; largeur : 1,5-1,8 mm.
Exemplaires examinés : 7.
Distribution. — Graxne Comore : Nioumbadjou, 505 m, VINI-1958 (E.
Raharizonina). — La Grille, 810 m, VIII-1958 (E. Raharizonina).
Moxeui : Fomboni, IX-1958 (E. Raharizonina).
Anouan : M'Remani, 800 m, IX-1958 (E. Raharisonina).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE SL
47
Fig. 40 à 47, Aulonocnemis, édéage, vue latérale et vue dorsale. — 40, 4. anobioides Harold ; 41, À. valida
Schaufuss : 42, À. thoracica Schaufuss ; 43, À. diego n. sp. : 44, À. angusta n. sp. ; 45, 4. sicardi n. sp. : 46, À. vulgaris
Schaufuss ; 47, À. camilloi n. sp. L'échelle représente 0,5 mm.
Source : MNHN, Paris
32 YVES CAMBEFORT
8. b. Aulonocnemis comorica mayottensis n. subsp.
Type. — Holotype femelle : “Mayotte, Mamoutzou, 13-VIH1-1969 (7. Gomÿ)”
(MNHN).
Très semblable à la sous-espèce nominative. S'en différencie par la ponctuation
plus grosse et plus dense, face dorsale et face ventrale ; notamment, la partie posté-
rieure du mésosternum présente une ponctuation assez fine et moyennement dense
(imponctuée chez 4. c. comorica).
Longueur : 4-4,1 mm ; largeur : 1,4-1,5 mm.
Exemplaires examinés : 2.
Distribution dans l’île. — Cette sous-espèce n’est connue que de la localité de
Tholotype. Paratype : 1 femelle.
9. Aulonocnemis anobioides Harold
Aulonocnemis anobioides Harold, 1869 : 96.
Aulonocnemis anobioides Harold ; Gemminger & Harold, 1869 : 1000.
Aulonocnemis anobioides ; Harold, 1877; 94.
Aulonocnemis anobioides Har. ; Fairmaire, 1886 : 33.
Aulonocnemis anobioides ; C. Schaufuss, 1890 : 620, 621.
Aulonocnemis anobioides Har. ; Branesik, 1893 : 223.
Aulonocnemis anobioides Har. Alluaud, 1900 : 236.
Aulonocnemis anobioides Har.: Gillet, 1911 : 46.
‘Aulonocnemis anobioides Har. ; Boucomont, 1931: 26.°
Aulonocnemis anobioides Har.; R. Paulian, 1937: 138.
94 (nom. nud.).
Aulonocnemis rhyssemoides Harold, 187
Aulonocnemis elongata C. Schaufuss, 1902 : 132. Nov. syn.
‘Aulonocnemis elongata C. Schauf. ; Gillet, 1911 : 46.
ulonoememis elongata Schauf. : Boucomont, 1931 : 30.
“Aulonocnemis elongata Sehauf. ; R. Paulian, 1937 : 138.
Types. — anobioides. Le type de Harold semble n’avoir été vu par aucun autre
auteur. Ën revanche, il existe au MNHN (ex coll. R. Oberthür ex coll. Harold) un
exemplaire étiqueté “rhyssemoides Harold” (de la main de Harold). Ce noma été publié
sans description, apparemment à la place d'anobioides, Harold semblant confondre ces
deux noms. On peut donc supposer que, ayant décidé de nommer sa nouvelle espèce
“rhyssemoides”, il s’est avisé ensuite qu’elle évoquait plus un Anobium qu'un
Rhyssemus. Il l'a done publiée sous le nom d'A. anobioides, négligeant de modifier
l'étiquette autographe de son exemplaire et employant une fois, par mégarde, le premier
nom à la place du second. Je propose done que cet exemplaire soit considéré comme le
NEOTYPE d'Aulonocnemis anobioides Harold. Vu son mauvais état, je n'ai pu le
disséquer pour en vérifier le sexe.
elongata. LECTOTYPE mâle : Madagascar Est, “Antsianaka, L. Humblot, 1883”
(ex coll. R. Oberthür ; MNHN). Présente désignation.
Description. — Corps allongé, parallèle, le prothorax nettement rétréci à
l'arrière, noir ou brun de poix, ce dernier avec un imperceptible reflet bleu, mat avec
les stries élytrales luisantes. Tête : avant en courbe large, régulière ; suture frontale à
peine indiquée ; toute la surface à ponctuation régulière, moyenne, dense. Prothorax
légèrement gibbeux, à angles antérieurs assez larges, légèrement explanés ; les côtés en
courbe régulière de l'avant à l'angle médian, qui est légèrement arrondi, puis sinués
Source : MNHN, Paris
AULONOCNEMIDAE 33
devant les angles postérieurs, qui sont en retrait et marqués par une fossette ; toute la
surface très finement chagrinée, à reflet bleu analogue à celui présenté par les élytres
de certains Copris, comme C. inhalatus Qued. ou C. iris Sharp ; ponctuation régulière,
assez fine, dense ; base feutrée sur une faible longueur dans la région des angles
postérieurs, bordée antérieurement d’une rangée de gros points sur le tiers latéral, cette
rangée interrompue au milieu. Elytes à stries bien marquées, larges, lisses et brillantes,
à très gros points éloignés, la 7°, réunie à la 8°, atteignant la base à une certaine distance
de la 10° ; la 9° raccourcie à l'avant ; la 10° naissant dans une fossette humérale et
devenant indistincte vers le milieu ; interstries dorsaux luisants, les latéraux mats, tous
légèrement relevés en côte longitudinale au milieu, celle-ci flanquée, de part et d’autre,
d'une rangée de points fins, un peu allongés, denses. Pygidium à surface analogue à
celle du pronotum, à reflet bleu, la ponctuation forte à la base, devenant fine à l’apex.
Mésosternum mat, portant deux fossettes anguleuses, la cavité transversale plus longue
que la longitudinale et seule feutrée, l’angle droit formé par l'intersection de ces deux
cavités ouvert vers l'extérieur ; ces fossettes légèrement prolongées vers l'arrière et
séparées par un lobe portant une petite surface feutrée ; arrière du mésosternum à
ponctuation assez grosse et assez dense ; face antérieure du mésépimère avec une
fossette ; suture méso-métasternale indistincte ; métasternum à ponctuation forte et
dense, aplati sur le disque. Sternite abdominaux à ponctuation assez forte et dense, le
dernier avec une fossette basale transverse.
Genitalia mâles : fig. 40.
Longueur : 4-5,7 mm ; largeur : 1,6-2,1 mm.
Exemplaires examinés : 11.
Distribution dans l’île. — Manacascar SamBiRano : Nosy Be (P. Frey).
Mapacascar Est: Piste d’Ambodimanga, Anivoranokely, route d’Ivoay,
Brickaville, IX-1954 (4. Robinson). — Antsianaka et lac Alaotra, 2° trimestre 1889
(Perrot frères).
10. Aulonocnemis valida C. Schaufuss
Aulonocnemis valida C. Schaufuss, 1890 : 616.
Aulonocnemis valida C. Schauf. ; Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis valida ; C. Schaufuss, 1902 : 130.
Aulonocnemis valida L. W. {sic} Schauf. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis valida Schauf. ; Boucomont, 1931 : 30.
Aulonocnemis valida Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 138.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antananarivo]
(Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTI). Présente désignation.
Description. — Corps assez allongé, brun foncé, brillant. Tête : avant en courbe
large, régulière ; suture frontale plus foncée ; toute la surface à ponctuation assez forte
et dense, peu nette sur la chagrination. Pronotum un peu gibbeux ; angles antérieurs
à peine explanés ; côtés légèrement sinués avant et nettement après les angles médians ;
angles postérieurs assez en retrait ; base feutrée seulement dans la région des angles
postérieurs, bordée antérieurement d’une grande fossette transversale latérale occupant
près de la moitié de sa largeur ; les deux fossettes basales séparées donc par un petit
intervalle ; toute la surface prothoracique à ponctuation régulière, assez forte, dense.
Elytres à stries fines, les dorsales marquées par de gros points doubles, écartés,
Source
8
: MNHN, Paris
34
devenant simples sur les latérales ; 7° strie, réunie à la 8°, atteignant la base à une
certaine distance de la 10°; la 9° raccourcie à l'avant ; la 10° indistincte passé le
milieu ; interstries convexes, leur milieu subcostiforme et flanqué, de part et d'autre,
d’une rangée dense de points allongés, assez fins. Pygidium à ponctuation assez fine et
assez éparse. Mésosternum à partie antérieure luisante, portant deux fossettes, séparées
par un lobe médian d’abord luisant, large et convexe, puis mat, plus étroit et déprimé ;
partie postérieure du mésosternum mate, à ponctuation fine, devenant graduellement
luisante, à ponctuation plus forte ; suture méso-métasternale peu distincte ; méta-
sternum à ponctuation forte et assez dense. Sternites abdominaux à ponctuation assez
forte et dense, le dernier déprimé mais sans fossette transversale nette.
Genitalia mâles : fig. 41.
Longueur : 3,9-4,5 mm; largeur : 1,5-1,7 mm.
Exemplaires examinés : 9.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR Est: Amparafara, Périnet, V-1937
(. Vadon).
Mapacascar CENTRE : Tananarive (Sikora). — Mahatsinjo, env. de Tananarive
(4. Sicard).
11. Aulonocnemis thoracica C. Schaufuss
Aulonocnemis thoracica C. Schaufuss, 1890 : 619.
Aulonocnemis thoracica ; C. Schaufuss, 1891 : 111.
Aulonocnemis thoracica C. Schauf. ; Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis thoracica ; C. Schaufuss, 1902: 130, 132.
Aulonocnemis thoracica L. W. [sic] Schauf. : Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis thoracica Schauf. ; Boucomont, 1931 : 30.
Aulonocnemis thoracica Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 138.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antana-
narivo] (Sikora)” (ex coll. Schaufuss, IPTI). Présente désignation.
Description. — Corps assez allongé, noir, brillant. Tête : avant en courbe large,
un peu aplatie ; suture frontale marquée par une incision, nette surtout sur les côtés ;
toute la surface chagrinée, à ponctuation forte et dense. Pronotum non gibbeux ; angles
antérieurs légèrement explanés ; angles médians non marqués ; angles postérieurs en
retrait, marqués d’une petite fossette ; base avec un feutrage jaunâtre limité à la région
des angles postérieurs ; toute la surface à ponctuation grosse et très dense sur un fond
luisant, à l'exception de la base, où elle est moins dense sur un fond mat. Elytres à stries
fortes, les dorsales marquées de gros points doubles rapprochés, moins gros et devenant
simples sur les latérales ; la 7° et la 8° stries réunies atteignent la base séparées de la
10°; la 9° est raccourcie à l'avant ; la 10° se rétrécit mais reste distincte presque
jusqu’à l’apex ; interstries élevés en carène mousse au milieu, flanquée de chaque côté
d'une rangée de points fins et allongés, denses ; élytres marqués d'impressions
transverses peu nettes, du type d'A. sellata. Pygidium assez long, à ponctuation
uniforme, dense, médiocrement forte. Mésosternum (fig. 24) avec deux fossettes
réniformes, leur concavité tournée vers l'intérieur et délimitant un lobe médian “en
miroir”, transversalement déprimé et portant une plaque de feutrage à l'arrière ; de
part et d'autre des fossettes, la surface est chagrinée ; partie postérieure du méso-
sternum d’abord chagrinée, puis lisse, avec de gros points assez denses ; suture
méso-métasternale distincte ; métasternum à ponctuation forte et dense, à disque
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 35
longitudinalement faiblement déprimé. Sternites abdominaux à ponctuation moyen-
nement forte, dense, le dernier avec une fossette basale transverse.
Genitalia mâles : fig. 42.
Longueur : 3,1-4,5 mm; largeur: 1,1-1,7 mm.
Exemplaires examinés : 68.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr: Amparafara, Périnet, V-1937
(7. Vadon).
MaDacascar CENTRE : Tananarive (Sikora, Lamberton). — Pays Betsileo, route du
Sud, km 292, 1 700 m, 14/15-I1-1974 (P. Viette & À. Peyrieras).
12. Aulonocnemis diego n. sp.
Type. — Holotype mâle
(ex coll. Alluaud, MNHN).
Description. — Corps assez allongé, noir, brillant. Tête : avant en courbe large,
un peu aplatie ; suture frontale marquée par une incision nette surtout sur les côtés ;
toute la surface chagrinée, à ponctuation forte et dense. Pronotum non gibbeux ; angles
antérieurs légèrement explanés ; angles médians peu marqués, largement arrondis ;
angles postérieurs en retrait ; base avec un feutrage jaunâtre limité à la région des angles
postérieurs ; toute la surface à ponctuation grosse et très dense sur un fond luisant, à
l'exception de la base où elle est moins dense sur un fond mat. Elytres à stries fortes, les
dorsales marquées de gros points doubles ou simples, rapprochés, moins gros et
toujours simples sur les latérales ; la 7° et la 8° stries, réunies, atteignant la base
séparées de la 10° ; la 9° raccourcie à l'avant et réunie à la 8° dans le tiers apical ; la 10°
rétrécie vers le tiers apical mais distincte jusqu’à l’apex ; interstries élevés en carène
mousse longitudinale au milieu, flanquée de part et d’autre d’une rangée de points fins
et allongés, peu denses. Pygidium assez court, à ponctuation forte et dense. Méso-
sternum avec deux fossettes réniformes, étroites, leur concavité tournée vers l’intérieur
et délimitant un lobe médian “en miroir”, transversalement déprimé et portant une
plaque de feutrage à l'arrière ; surface chagrinée de part et d’autre des fossettes ; partie
postérieure du mésosternum entièrement chagrinée, avec de gros points peu denses ;
suture méso-métasternale indistincte ; métasternum à ponctuation forte à très forte et
dense, à disque longitudinalement faiblement déprimé. Sternites abdominaux à
ponctuation forte et dense, le dernier avec une fossette basale transverse profonde.
Genitalia mâles : fig. 43.
Longueur : 2,9-3,9 mm ; largeur : 1-1,4 mm.
“Madagascar [Ouest], Diégo-Suarez, 7 (Ch. Alluaud)”
Exemplaires examinés : 4.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que de la localité de
l'holotype. Paratypes : 3 mâles et femelles.
13. Aulonocnemis angusta n. sp.
Type. — Holotype mâle: “Madagascar” [Centre ?]; “thoracica m. var.” ;
“espèce variable incroyablement !” ; “Aulonocnemis thoracica Schauf. IL ex typis”
(ex coll. R. Oberthür, MNHN).
Source : MNHN, Paris
36 YVES CAMBEFORT
Description. — Allongé, étroit, brun foncé à brun de poix, brillant. Tête : avant
en courbe aplatie ; suture frontale plus foncée, marquée par une incision peu distincte ;
toute la surface à ponctuation dense et assez forte, peu visible dans la chagrination.
Pronotum non gibbeux, presque parallèle à l'avant, très nettement rétréci à l'arrière ;
ses angles antérieurs légèrement explanés ; angles médians peu marqués, largement
arrondis ; angles postérieurs en retrait ; base avec un feutrage jaunâtre étroitement
limité à la région des angles postérieurs ; toute la surface à ponctuation dense, ronde sur
le disque, très dense, un peu réticulée à l'arrière et sur les côtés, sur un fond luisant ;
avant de la base marqué par une dépression médiane, mate comme la base elle-même,
et portant une ponctuation ronde. Élytres à stries fortes, les dorsales comme les laté-
rales marquées de gros points doubles, rapprochés ; la 7° et la 8° stries, réunies,
atteignent la base séparées de la 10° ; la 9° est raccourcie à l'avant et assez nettement
séparée de la 8° à l'arrière ; la 10° se rétrécit vers le milieu mais reste distincte presque
jusqu’à l'apex ; interstries élevés en carène mousse longitudinale au milieu, flanquée de
part et d'autre d’une rangée peu dense de points fins et allongés. Pygidium assez court,
à ponctuation forte et dense. Mésosternum avec deux fossettes presque rectilignes et
prolongées par des sillons postérieurs, leur concavité peu distinctement tournée vers
l'intérieur et délimitant un lobe médian à peine rétréci à sa base, transversalement
déprimé et portant une plaque de feutrage à l'arrière ; surface chagrinée de part et
d'autre des fossettes ; partie postérieure du mésosternum entièrement chagrinée, avec
de gros points peu denses ; suture méso-métasternale indistincte ; métasternum à
ponctuation forte et dense, à disque explané, à peine déprimé longitudinalement.
Sternites abdominaux à ponctuation forte et dense, le dernier avec une fossette
transverse profonde.
Genitalia mâles : fig. 44.
Longueur : 3,1-3,7 mm; largeur: 1,05-1,3 mm.
Exemplaires examinés : 20.
Distribution dans l’île. — Mapacascar CENTRE : Tananarive. Paratypes,
19 mâles et femelles : “Annanarivo, Sikora, C. Schaufuss d. d.” ; “Aulonocnemis
elongata Schf” ; “Madagaskar” (ex coll. Schaufuss, IPTI et MNHN).
14. Aulonocnemis sicardi n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar [Centre], Montagne d’Ambre (4. Sicard,
1930) (MNHN).
Description. — Allongé, assez étroit, brun foncé, luisant. Tête : avant en courbe
aplatie ; suture frontale apparaissant plus foncée, surtout latéralement, marquée par
une incision; vertex largement et peu distinctement déprimé ; toute la surface
céphalique à ponctuation dense et forte. Pronotum faiblement gibbeux, à côtés
parallèles à l'avant, très nettement rétréci à l'arrière passés les angles médians, qui sont
marqués ; angles antérieurs nettement explanés ; angles postérieurs en retrait, non
feutrés ; base entièrement non feutrée, faiblement déprimée en gouttière ; toute la
surface à ponctuation dense, forte sur le disque, devenant très forte à l'arrière, sur un
fond luisant, sauf sur la base, où le fond est plus mat. Elytres à stries fortes, marquées de
gros points doubles sur les dorsales, devenant simples sur les latérales, assez rappro”
chés : 7° et 8° stries réunies, atteignant la base séparées de la 10° ; 9° raccourcie à
l'avant et confondue avec la 8° à l'arrière ; 10° rétrécie vers le milieu mais nette presque
Source : MNHN, Paris
PTÈRES AULONO!
jusqu’à l'apex ; interstries élevés en carène mousse longitudinale médiane, sur le
disque, devenant tout entiers costiformes à l’apex, la carène flanquée, de part et d'autre,
d’une rangée dense de points en forme de petits traits. Pygidium assez allongé, à
ponctuation forte et dense. Mésosternum avec deux fossettes à contours concaves vers
l'intérieur, prolongées par des sillons postérieurs, leur concavité délimitant un lobe
médian nettement rétréci à la base, suivi par une plaque de feutrage jaunâtre ; de part et
d'autre des fossettes, la surface est chagrinée et devient fortement ponctuée latérale-
ment ; partie postérieure à ponctuation assez forte et dense ; suture méso-métasternale
peu visible ; métasternum à ponctuation forte, devenant très forte sur les côtés, déprimé
sur le disque. Sternites abdominaux à ponctuation forte et assez dense, le dernier avec
une fossette basale transverse profonde.
Genitalia mâles : fig.
Longueur : 3,9 mm; largeur: 1,4 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. —
holotype.
espèce ne m'est connue que par le spécimen
15. Aulonocnemis vulgaris C. Schaufuss
Aulonocnemis vulgaris C. Schaufuss, 1891: 111.
Aulonocnemis vulgaris C. Schau. : Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis vulgaris ; C. Schaufuss, 1902: 130, 132.
Aulonocnemis vulgaris C. Schauf. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis vulgaris Schauf. : Boucomont, 1931 : 29.
Aulonocnemis vulgaris Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 138.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antana-
narivo] (Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTI). Présente désignation. ?
Description. — Allongé, assez étroit, noir, luisant. Tête de forme quadran-
gulaire, l'avant presque rectiligne, flanqué d’angles latéraux arrondis mais marqués ;
suture frontale incisée et faiblement déprimée ; surface céphalique mate, à ponctuation
dense mais peu distincte en avant de la suture ; en arrière, la surface est légèrement
convexe, à ponctuation assez fine et moyennement dense, sur un fond luisant.
Pronotum très faiblement gibbeux, à côtés parallèles à l'avant, nettement rétréci à
l'arrière ; angles antérieurs non explanés ; angles médians très largement arrondis ;
angles postérieurs creusés en gouttière profonde, fortement déjetés sur les côtés et à
peine visibles de dessus ; base également creusée en gouttière, moins au milieu qu'aux
angles, ne portant un feutrage jaunâtre que dans la région de ces derniers ; ponctuation
assez forte et assez dense, devenant forte contre la base ; celle-ci porte une rangée de
gros points. Elytres à stries assez fines mais marquées de gros points ronds, séparés par
une distance nettement supérieure à leur diamètre, ces points plus gros et plus
rapprochés sur les stries 8, 9 et 10 ; la 7° strie se confond avec la 8° sans être sinuée et
rejoint la 10° à la base, dans une fossette commune ; 9° strie raccourcie à l'avant,
séparée de la 8° jusqu’à l'apex ; 10° strie rétrécie passé le milieu mais assez nette
jusqu’à l’apex : interstries faiblement convexes, marqués, de part et d’autre du milieu,
de deux rangées peu nettes de petits points allongés, fins et peu denses. Pygidium assez
court, à ponctuation très grosse et dense à la base, devenant fine à l’apex. Mésosternum
(fig. 25) à fossettes en forme d'S, délimitant à l'avant un lobe antérieur quadrangulaire,
lisse et brillant, très convexe, suivi d’une partie moyenne étroite et déprimée ; fossettes
Source : MNHN, Paris
38 YVES CAMBEFORT
55
53
Fig. 48 à 55, Aulonocnemis, édéage, vue latérale et vue dorsale. — 48,4. b. basalis Schaufuss ; 49, pygidialis
Boucomont; 50, À. alluaudi n. sp.; 51, 4. milloti-n. sp.; 52, À. n. nana R. Paulian ; 53, 4. pauliani n. sp.
54,4. nitidula n. sp. ; 55, À. griveaudi n. sp. L'échelle représente 1 mm pour la fig. 49 et 0,5 mm pour les fig. 48
et 50-55.
Source : MNHN, Paris
ÈS AULONOCNEMIDAE 39
prolongées vers l'arrière par des sillons postérieurs ; partie postérieure du mésosternum
un peu convexe, moins lisse, à points fins et peu denses ; suture méso-métasternale
indistincte ; métasternum à ponctuation forte mais peu dense, explané sur le disque.
Sternites abdominaux à ponctuation peu dense, assez fine au milieu, devenant grosse
sur les côtés ; dernier sternite avec une fossette transverse à peine indiquée.
Genitalia mâles : fig. 46.
Longueur : 3,3-4,4 mm ; largeur : 1,3-1,6 mm.
Exemplaires examinés : 85.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr: Amparafara, Périnet, V-1937
(. Vadon). — Moramanga, route d’Anosibe, Niagarakely, XI1-1955 (R.F. Lawrence) ;
Route d’Anosibe, XII-1961. — Forêts nord de Fort-Dauphin (4lluaud, 1900).
Mapacascar CENTRE: Tananarive (Sikora, R.P. Camboué, L. Humblot).
— Andrangoloaka, 1600 m, E.S.E. Tananarive (Sikora). —Montagne d’Ambre,
XI1-1948 (R. Paulian).
Observation. — Ainsi que l’indiquait Schaufuss, cette espèce est très variable,
tant pour ce qui est de la taille que de la sculpture, qui est plus ou moins forte. Toutefois,
une étude de l’ensemble des spécimens auxquels j'ai pu avoir accès ne m'a fait
découvrir qu’une seule espèce inédite dans ce “complexe” : À. camilloi (cf. infra). Elle
avait d’ailleurs été confondue par Schaufuss avec son À. vulgaris s. s. En revanche, les
“variétés « et B” de cet auteur, qu'il n’a d’ailleurs jamais publiées, ne me paraissent
correspondre à aucun taxon descriptible : elles entrent complètement dans le champ de
variation de l'espèce.
16. Aulonocnemis camilloi n. sp.
Type. — Holotype mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antananarivo]
(Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTD.
Description. — Allongé, assez étroit, noir, luisant. Tête : avant en large courbe
aplatie; suture frontale incisée et faiblement déprimée; surface céphalique à
ponctuation assez fine et dense, peu distincte à l'avant, qui est plus mat, plus nette à
l'arrière, qui est un peu plus luisant. Pronotum faiblement gibbeux, à côtés parallèles à
l'avant, nettement convergents à l'arrière ; angles antérieurs non explanés ; angles
médians largement arrondis; angles postérieurs creusés en gouttière profonde,
fortement déjetés sur les côtés et à peine visibles de dessus ; base également creusée en
gouttière sur les tiers latéraux, le tiers médian de niveau avec la surface pronotale ;
base ne portant un feutrage blanchâtre que dans la région des angles postérieurs ;
ponctuation pronotale assez fine et assez dense, devenant plus forte à la base. Elytres à
stries assez fines mais assez profondes, marquées de gros points ovales encore plus
profonds, séparés par une distance supérieure à leur longueur, plus gros et plus
rapprochés sur les stries 8, 9 et 10 ; 7° strie sinuée à sa jonction avec la 8°, rejoignant la
10° à la base dans une profonde fossette commune ; 9° strie raccourcie à l'avant,
séparée de la 8° jusqu’à l'apex ; 10° strie rétrécie passé le milieu mais assez nette
jusqu’à l’apex : interstries un peu convexes, portant des points fins et peu denses, plutôt
arrondis, peu visiblement disposés en deux rangées longitudinales flanquant le milieu.
Pygidium assez court, à ponctuation très grosse et dense à la base, devenant fine à
l'apex. Mésosternum à fossettes en forme d'S, délimitant à l'avant un lobe antérieur
Source : MNHN, Paris
40 YVES CAMBEFORT
quadrangulaire, lisse et brillant, très convexe, suivi d’une partie moyenne étroite et
déprimée ; fossettes prolongées vers l'arrière par des sillons postérieurs assez marqués ;
partie postérieure du mésosternum un peu convexe, moins lisse, à points assez fins et
assez denses ; suture méso-métasternale indistincte ; métasternum à ponctuation forte
mais peu dense, faiblement déprimé sur le disque. Sternites abdominaux à ponctuation
assez dense, assez grosse au milieu, devenant grosse sur les côtés ; dernier sternite avec
une fossette transverse à peine indiquée.
Genitalia mâles : fig. 47.
Longueur : 4,7 mm; largeur: 1,7 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne m'est connue que par le spécimen
holotype.
17. a. Aulonocnemis basalis basalis C. Schaufuss n. comb.
Aulonocnemis basali chaufuss, 1890 : 615.
Aulonocnemis basali L.; Alluaud, 1900 : 236.
Aulonocnemis basali aufuss, 1902 : 130, 131.
Aulonocnemis basalis L. ie] Schaufuss ; Gillet, 1911 : 46.
Aulonocnemis basalis Schauf. ; Boucomont, 1931 : 30.
Aulonocnemis basalis Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 138.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antana-
narivo] (Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTI). Présente désignation.
Description. — Allongé, étroit, noir, luisant. Tête : avant en large courbe aplatie
et imperceptiblement concave, rebordé ; suturé frontale en V très ouvert, marquée par
une série de points plus enfoncés, surtout nets au milieu ; surface céphalique à grosse
ponctuation dense disposée sur un fond chagriné. Pronotum non gibbeux, à côtés
parallèles à l'avant, nettement convergents à l'arrière ; angles antérieurs non explanés ;
angles médians largement arrondis ; angles postérieurs creusés en gouttières profondes,
fortement déjetés sur les côtés et à peine visibles de dessus ; base également creusée en
gouttière sur une très courte partie de sa largeur, toute la partie médiane de niveau avec
la surface pronotale, assez allongée ; base ne portant un feutrage blanchâtre que dans la
région des angles postérieurs ; ponctuation pronotale formée de points allongés,
disposés en deux vagues issues des angles antérieurs et convergeant vers le milieu et
l'arrière. ces points assez fins à l'avant, devenant forts à l'arrière, denses, sur un fond
chagriné ; base ne portant qu'une rangée transversale de points ronds, peu denses.
Elytres à stries assez fortes, marquées de points très allongés, profonds, devenant plus
ronds, plus gros et plus rapprochés sur les stries latérales ; 7° et 8° stries réunies assez
loin de la base en une gouttière imponctuée, rejoignant la 10° strie à la base dans une
profonde fossette commune ; 9° strie raccourcie à l'avant, séparée de la 8° jusqu’à
l’apex : 10° strie rétrécie vers le milieu, nette jusqu’à l’apex ; stries dorsales avec une
fovéole basale et élargies à l'apex ; interstries plats mais élevés au milieu en une carène
longitudinale obtuse, flanquée de part et d'autre d’une rangée de points fins, denses,
l'ensemble de l'interstrie devenant cariniforme à l'apex. Pygidium assez court, à
ponctuation très grosse et dense à la base, devenant moins grosse à l’apex. Mésosternum
à fossettes en &, délimitant à l'avant un lobe antérieur quadrangulaire, lisse et brillant,
très convexe, suivi d’une partie moyenne étroite et déprimée ; fossettes prolongées vers
l'arrière par des sillons postérieurs bien marqués ; partie postérieure du mésosternum
un peu convexe, à points ronds, gros et denses ; suture méso-métasternale peu
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES-AULONOCNEMIDAE 41
distincte ; métasternum à ponctuation forte et assez dense, un peu déprimé sur le
disque. Sternites abdominaux à ponctuation forte et assez dense, le dernier avec une
fossette transversale nette, les deux tiers latéraux du dernier sternite divisés chacun
en deux moitiés par une incision transversale assez peu distincte.
Genitalia mâles : fig. 48.
Longueur : 4,4-4,6 mm ; largeur : 1.6-1,7 mm.
Exemplaires examinés :
Distribution dans l’île. — Mapacascar CENTRE : Tananarive.
17. b. Aulonocnemis basalis perineta n. subsp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, “Périnet, 35° (MNEN).
Description. — Se différencie de la sous-espèce nominative par la ponctuation
beaucoup plus dense et forte, dessus et dessous.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — Cette sous-espèce n’est connue que par l'holotype.
18. Aulonocnemis pygidialis Boucomont
Aulonocnemis pygidialis A. Boucomont, 1931 : 30, 31.
Aulonocnemis pygidialis Bouc. :; R. Paulian, 1937 : 138.
Type. — Holotype mâle : “Madagascar” (ex coll. A. Boucoment, MNHN).
Description. — Allongé, relativement large, noir, brillant. Tête : avant en large
courbe aplatie, finement rebordé ; suture frontale presque imperceptible, en large
courbe parallèle au rebord antérieur ; surface à ponctuation grosse et assez dense, sur
un fond chagriné. Pronotum faiblement gibbeux, à côtés presque parallèles ; angles
antérieurs faiblement explanés ; angles médians non marqués, les côtés en courbe
régulière ; angles postérieurs creusés en fossette, un peu déjetés sur les côtés ; base à
feutrage très peu étendu, localisé à la région des angles postérieurs, bordée anté-
rieurement d'une grande fossette transversale latérale occupant près du tiers de sa
largeur ; les deux fossettes séparées done par un large intervalle plat, lisse, légèrement
bleuté ; surface pronotale à ponctuation dense, assez fine, presque régulière. Elytres à
stries assez larges, profondes, marquées de points gros, presque quadrangulaires,
séparés par un intervalle supérieur à leur longueur ; stries latérales devenant plus larges
que les dorsales : les 7° et 8° réunies assez près de la base en une gouttière imponctuée
qui rejoint anguleusement la 10° strie à la base, dans une fossette commune ; chaque
élytre offre un bourrelet huméral formé par la saillie de la base, comme si le 7° interstrie
rejoignait l’épipleure ; 9° strie raccoureie à l'avant, rejoignant la 8° avant l’apex ;
10° rétrécie vers le milieu, distincte jusqu’à l’apex ; interstries plats, leur milieu élevé
en carène longitudinale obtuse, flanquée de part et d'autre d’une rangée de points assez
fins, denses. Pygidium très grand, très long et très large, dans les deux sexes ; sa
ponctuation forte et dense, assez régulière, sur un fond brillant. Mésosternum à fosset-
tes transverses, sa partie antérieure très courte, le lobe médian large et court, un peu
déprimé, les fossettes à peine prolongées à l'arrière ; partie postérieure à ponctuation
assez fine et dense ; suture méso-métasternale peu distincte ; métasternum largement
Source : MNHN, Paris
42 YVES CAMBEFORT
déprimé et concave sur le disque, à ponctuation dense et forte. Sternites abdominaux à
ponctuation forte et assez éparse, le dernier très court au milieu, par suite du dévelop-
pement du pygidium, ne portant pas de fossette transverse.
Genitalia mâles : fig. 49.
Longueur : 4,1-5,1 mm ; largeur : 1,6-1,9 mm.
Exemplaires examinés : 8.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr : Ankovana, Maroantsetra, 111-1945
(. Vadon). — Périnet (Brunck).
19. Aulonocnemis alluaudi n. sp.
Type. —Holotype mâle: “Madagascar [Est}, forêts N. de Fort-Dauphin”
(Alluaud, 1900) (ex coll. Alluaud, MNHN).
Description. — Allongé, relativement étroit, noir, mat. Tête : avant en large
courbe aplatie, finement rebordée ; suture frontale peu visible, en large courbe presque
parallèle au rebord antérieur ; surface à ponctuation moyennement grosse et assez
dense, sur un fond chagriné et mat. Pronotum faiblement gibbeux, à côtés en courbe
régulière, plus étroit à la base qu'à l'avant ; angles antérieurs faiblement explanés ;
angles médians non marqués ; angles postérieurs très obtus, non déjetés sur les côtés et
bien visibles de dessus, à feutrage blanc jaunâtre ; base feutrée d’un angle postérieur à
l'autre, le feutrage disposé en deux rangées transverses de points pilifères divergeant
vers le milieu, où elles s’interrompent sur une courte distance ; surface pronotale à
points denses, assez fins à l'avant du disque, devenant plus gros à l'arrière et sur les
côtés. Elytres à stries larges, assez superficielles mais portant des points profonds,
doubles ou triples, séparés par un intervalle égal environ à leur longueur, les stries
latérales plus larges et à points plus courts et plus éloignés ; 7° et 8° stries réunies assez
près de la base en une gouttière imponctuée qui rejoint la 10° strie à la base dans une
fossette commune feutrée ; 9° strie raccourcie à l'avant, rejoignant la 8° à l’apex ; 10°
strie rétrécie passé le milieu, devenant indistincte à l’'apex ; interstries plats, couverts
d’une chagrination à maille régulière, bien visible (x 40), leur milieu élevé en une
carène longitudinale très étroite flanquée de part et d’autre d’une rangée de points très
fins, denses, disposés par 2 ou par 3 ; à l’apex et sur les côtés, la carène disparaît et
l'ensemble de l'interstrie devient costiforme. Pygidium court, à ponctuation forte et
assez dense, plus fine à l’apex. Mésosternum à fossettes en V très obtus, ouvert vers
l'extérieur, sa partie antérieure courte, le lobe médian pentagonal, transversalement
déprimé, aigu vers l'arrière où il est bordé d’une fine rangée de feutrage ; les fossettes
nettement prolongées vers l'arrière ; la partie postérieure à ponctuation moyennement
forte et assez dense sur un fond mat ; suture méso-métasternale rendue perceptible par
le changement d'aspect du tégument, qui devient luisant ; métasternum largement et
faiblement déprimé, à très gros points assez denses sur un fond luisant. Sternites
abdominaux à ponctuation assez forte et moyennement dense, le dernier portant une
nette fossette transversale basale.
Genitalia mâles : fig. 50.
Longueur : 4,1-4,8 mm ; largeur : 1,5-1,8 mm.
Exemplaires examinés : 2.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’est connue que de la localité de
lholotype. Paratype : un mâle.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 43
20. Aulonocnemis milloti n. sp.
Type. — Holotype mâle : Grande Comore, Nioumbadjou, bois mort, XI-1954
(. Millot) (MNHN).
Description. — Allongé, noir, luisant. Tête : avant aplati, imperceptiblement
concave au milieu, finement rebordé ; suture frontale nette, un peu sinueuse, offrant la
trace d’un tubercule latéral, de chaque côté, à une courte distance de l’œil ; surface à
ponctuation forte, dense, profonde, régulière, sur un fond mat devant la suture, plus
luisant derrière et sur les côtés. Pronotum relativement long, faiblement gibbeux,
nettement plus étroit à la base qu’à l'avant ; angles antérieurs non explanés ; les côtés
un peu sinueux, à rebord net; angles médians très largement arrondis ; angles
postérieurs très obtus, déjetés sur les côtés, avec un feutrage blanchâtre très dense, qui
débute juste derrière les angles médians et atteint presque le milieu de la base ; ce
feutrage paraît formé de deux rangées de points pilifères convergeant vers le milieu de
la base ; celle-ci est donc feutrée, sauf au milieu, sur une courte distance ; surface
pronotale à ponctuation assez dense, fine et effacée à l'avant, devenant grosse et forte à
l'arrière et sur les côtés, sur un fond chagriné à mailles régulières, peu visible (x 40).
Elytres à stries bien marquées et assez profondes, à points gros, allongés, séparés par un
intervalle supérieur à leur longueur ; 7° et 8° stries réunies un peu avant le tiers
antérieur en une gouttière qui rejoint la 10° strie à la base dans une fossette feutrée
commune ; 9° strie raccourcie à l'avant, rejoignant la 8° bien avant l’apex, vers le tiers
postérieur ; 10° strie rétrécie vers le milieu, distincte jusqu’à l’apex ; interstries
faiblement convexes, à ponctuation fine et éparse sur un fond chagriné. Pygidium court,
à ponctuation grosse et dense, plus fine à l’apex. Mésosternum à fossettes en U rectan-
gulaire, ouvert vers l'extérieur ; lobe médian presque carré, assez large, son côté
postérieur bordé par une petite plage feutrée ; les fossettes nettement prolongées vers
l'arrière jusqu'aux hanches postérieures ; partie postérieure à ponctuation fine et assez
éparse sur un fond chagriné ; suture méso-métasternale visible ; métasternum largement
et faiblement déprimé, à gros points inégalement répartis sur un fond presque mat.
Sternites abdominaux à ponctuation forte et moyennement dense, le dernier assez long,
assez nettement divisé en deux moitiés longitudinales par une incision visible sur les
côtés et disparaissant au milieu, la moitié antérieure marquée de gros points et
déprimée.
Genitalia mâles : fig. 51.
Longueur : 3,6 mm; largeur: 1,3 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution. — Cette espèce comorienne ne m'est connue que par l’holotype.
21. a. Aulonocnemis nana nana R. Paulian n. comb.
Aulonocnemis nanus R. Paulian, 1979 b: 72.
Type. — Holotype femelle : Grande Comore, Nioumbadjou, 600 m, sous écorces
(. Gomy) (MNHN).
Description. — Corps de petite taille, allongé, convexe, brun foncé, brillant.
Tête : avant en large courbe aplatie, finement rebordée ; suture frontale bien visible,
parallèle au rebord antérieur ; toute la surface à ponctuation relativement très grosse,
Source : MNHN, Paris
44 CAMBEFORT
très dense, sur un fond chagriné et mat. Pronotum non gibbeux, ses côtés d’abord
parallèles, puis convergents vers la base ; angles antérieurs non explanés ; angles
médians indistincts, largement arrondis ; angles postérieurs déjetés sur les côtés, mal
visibles de dessus, très obtus, ornés d’un feutrage qui débute aux angles médians et
atteint presque le milieu de la base ; ce feutrage surtout épais dans la région des angles
postérieurs, où il est composé de deux rangées parallèles de soies jaunâtres ; base
creusée en gouttière, à feutrage interrompu au milieu ; surface pronotale à ponctuation
relativement grosse, assez dense, plus fine à l'avant, plus dense sur les côtés. Elytres à
stries assez fines mais portant de gros points ronds, profonds, assez éloignés, plus gros
sur les côtés, indistinets à l’apex, où les stries tout entières sont très profondes et plus
larges ; 7° strie réunie à la 8°, atteignant la base dans une grande fossette feutrée, où naît
aus la 10° ; 9° strie raccourcie à l'avant, réunie à la 8° un peu en arrière du milieu en
une large gouttière ponctuée ; 10° strie rétrécie vers le tiers postérieur, distincte jusqu’à
l'apex ; interstries convexes, à ponctuation assez fine et très éparse, devenant très
convexes, subcostiformes à l'apex ; les deux interstries 2 (le gauche et le droit) paral-
lèles de la base à l'apex. Pygidium court, brillant, à points gros et assez denses. Méso-
sternum à fossette gauche (en vue ventrale) en ?, la droite symétrique ; lobe médian
étroit, suivi à l'arrière par une petite plage feutrée. Les fossettes nettement prolongées
jusqu'aux hanches postérieures par des sillons lisses ; la partie postérieure à points
épars, gros ; suture méso-métasternale distincte ; métasternum largement explané et
faiblement déprimé, à points gros et denses. Sternites abdominaux à ponctuation grosse
et assez dense, le dernier assez long, à fossette basale transverse nette.
Genitalia mâles : fig. 52.
Longueur : 2.6-2,9 mm ; largeur : 0,9-1 mm.
Exemplaires examinés : 6.
Distribution dans l'archipel. — Granne Comor : Nioumbadjou, 600 m, sous
écorces, 30-VIIL-1969 (Y. Gomy). — Moroni, Malé, 50 m, VINI-1958 (Ë. Raharizonina).
Anjouan : M'Rémani, 800 m, IX-1958 (E. Raharizonina).
CoMoREs, sans précision (L. Humblot, 1885-1886).
Observation. — L'holotype est une femelle de petite taille, à ponctuation
pronotale très éparse. Chez d'autres exemplaires de la Grande Comore, elle est plus
dense. Elle l’est encore plus chez ceux d’Anjouan.
21. b. Aulonocnemis nana ambrensis, n. subsp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, Montagne d’Ambre (4. Sicard)
(ex coll. Sicard, MNHN).
Se différencie de la sous-espèce nominative par sa taille plus grande (longueur :
2,7-3,2 mm ; largeur : 1-1,1 mm) et la sculpture plus forte. En particulier, les stries
élytrales sont plus enfoncées, leurs points plus gros et plus rapprochés.
Exemplaires examinés : 8.
Distribution dans l’île. — Cette sous-espèce n’est connue que de la localité de
l'holotype. Paratypes : 7 mâles et femelles.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 45
22. Aulonocnemis pauliani n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, Montagne d’Ambre, XI1-1948
(R. Paulian) (MNEN).
Description. — Corps allongé, relativement étroit, convexe, noir, luisant. Tête :
avant en large courbe régulière, finement rebordée ; suture frontale en V très ouvert,
marquée par une rangée de points postérieure ; toute la surface à ponctuation grosse,
dense, rugueuse, moins dense en arrière de la suture. Pronotum relativement long, très
faiblement gibbeux, ses côtés d’abord parallèles puis convergents vers la base ; angles
antérieurs non explanés, les côtés un peu sinueux, à rebord net ; angles médians très
largement arrondis ; angles postérieurs très obtus, déjetés sur les côtés, avec un feutrage
très dense qui débute juste après les angles antérieurs, borde étroitement les côtés,
s’élargit aux angles postérieurs et s’interrompt avant le milieu de la base ; ce feutrage
blanc grisâtre ; base longue, creusée en gouttière, à feutrage interrompu au milieu sur
plus du tiers de sa largeur ; surface pronotale à ponctuation assez forte et dense, même à
l'avant, devenant très forte et plus éparse à l'arrière ; disque marqué par une trace de
sillon longitudinal postérieur. Elytres à stries marquées de points gros, profonds,
presque contigus ; les deux stries 1 (la gauche et la droite) très élargies et approfondies
à l’apex ; 7° et 8° stries réunies vers Le quart antérieur, rejoignant la 10° à la base, dans
une fossette feutrée commune ; 9° strie raccourcie à l'avant, réunie à la 8° vers le tiers
postérieur ; 10° strie raccourcie passé le milieu, distincte jusqu’à l’apex ; interstries
convexes, à ponctuation fine et peu dense, à peu près disposée en deux rangées, de part
et d’autre du milieu ; tous les interstries deviennent costiformes à l’apex, où les
deuxièmes (le gauche et le droit) sont divergents, du fait de l'élargissement des stries 1.
Pygidium relativement long, à ponctuation grosse et dense, plus fine à l’apex. Méso-
sternum (fig. 26) à fossettes transverses, prolongées par de nets sillons postérieurs,
séparés par un lobe médian étroit, déprimé, s’élargissant après les fossettes et portant
une plaque feutrée ; la partie postérieure à ponctuation éparse, moyennement grosse ;
suture méso-métasternale indistincte ; métasternum explané et faiblement déprimé, à
ponctuation grosse et assez dense, sur un fond chagriné. Sternites abdominaux à
ponctuation forte et assez dense, le dernier à fossette basale transverse nette.
Genitalia mâles : fig. 53.
Longueur : 44,5 mm ; largeur : 1.4-1.6 mm.
Exemplaires examinés : 5.
Distribution dans l’île. — Mapacascar CENTRE : Montagne d’Ambre. Paratypes,
4 mâles et femelles : avec l'holotype ; Montagne d’Ambre, juin (4. Sicard, 1930)
(ex coll. Sicard, MNHN) ; Montagne d'Ambre, Les Roussettes, 1 100 m, XI et XII-1958
(4. Robinson) (MNHN).
23. Aulonocnemis nitidula n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar [Est], forêts nord de Fort-Dauphin, 18
(Alluaud, 1900) (ex coll. Alluaud, MNEN).
Description. — Corps de petite taille, allongé, peu convexe, brun, brillant.
Tête : avant en large courbe aplatie, finement rebordée ; suture frontale indistincte ;
toute la surface à ponctuation forte et dense, plus éparse vers l'arrière. Pronotum non
gibbeux, ses côtés d’abord parallèles, puis convergents vers la base ; angles antérieurs
Source : MNHN, Paris
46 YVES CAMBEFORT
Fig. 56 à 64, Aulonocnemis, édéage, vue latérale et vue dorsale. — 56, A. nitida Schaufuss ; 57, À. torquata
Péringuey ; 58, À. c. crassecostata Fairmaire ; 59, À. grossepunctata R. Paulian ; 60, À. lacvis Schaufuss ; 61, A.
exarata Klug ; 62, A. exaratoides n. sp. ; 63, tenebrionoides R. Paulian ; 64, . peyrierasi n. sp. L'échelle représente
1 mm pour les fig. 61-63 et 0,5 mm pour les fig. 56-60 et 64.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 47
marqués ; angles postérieurs légèrement déjetés sur la face ventrale, non visibles de
dessus, très obtus, ornés d’un feutrage jaunâtre qui débute en arrière des angles
médians et recouvre toute la base ; celle-ci plus longue au milieu que sur les bords ;
surface pronotale à ponctuation assez fine et assez dense, plus forte à l'arrière. Elytres
à stries fines, portant des points assez gros, très éloignés ; 7° strie rejoignant la 10° à la
base dans une fossette commune un peu déjetée sur la face ventrale ; 8° strie très
raccourcie à l'avant, ne débutant que vers le milieu de l’élytre ; 9° strie moins raccour-
cie, débutant vers le tiers antérieur, ne rejoignant pas la 8° à l'arrière ; 10° strie un peu
déjetée sur la face ventrale à l'avant, distincte jusqu'à l’apex ; interstries plats, à
ponctuation très fine et très éparse. Pygidium court, brillant, à points gros et assez
denses, plus fins à l’apex. Mésosternum à partie antérieure convexe, les fossettes
anguleuses, nettement prolongées vers l’arrière ; lobe médian large, non limité par une
ligne de feutrage ; partie postérieure large, luisante, à ponctuation fine et très éparse ;
suture méso-métasternale indistincte ; métasternum à disque explané, à ponctuation
fine et éparse. Sternites abdominaux à ponctuation grosse et peu dense, le dernier
portant une rangée basale de gros points contigus.
Genitalia mâles : fig. 54.
Longueur : 2,9-3,1 mm ; largeur : 1,05-1,1 mm.
Exemplaires examinés : 5.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr: Forêts nord de Fort-Dauphin
(Ch. Alluaud) (holotype). — Région de Maroantsetra, Andranafotsy, IV-1938
Ü. Vadon) ; Ankofa, XII-1955. — Andapa, IV-1955 (J. Vadon). — Périnet, X1-1972
(4. Peyrieras). Quatre paratypes mâles et femelles, tous au MNHN.
24. Aulonocnemis griveaudi n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, Italaviana, 6 km N.-0. de Fanovana,
T. C. E., 6-VI (P. Griveaud) (MNHN).
Description. — Corps relativement large, convexe, brun, brillant. Tête : avant
en courbe régulière ; suture frontale en V très obtus ; toute la surface à ponctuation
grosse, très dense, sur un fond chagriné. Pronotum non gibbeux, ses côtés d’abord
parallèles, puis convergents vers la base ; angles antérieurs faiblement explanés ; angles
médians marqués ; angles postérieurs légèrement déjetés sur la face ventrale, non
visibles de dessus, très obtus, ornés d’un feutrage jaunâtre qui débute un peu en arrière
des angles médians et recouvre toute la base ; surface pronotale à ponctuation fine et
dense à l'avant, devenant plus grosse et plus éparse à l'arrière, grosse et dense sur les,
côtés. Elytres à stries assez fines, devenant plus larges à l'avant et à l'arrière, chagrinés,
à points assez gros et éloignés sur le disque, gros et rapprochés à l’apex ; stries latérales
plus fortes et plus ponctuées ; 7° strie recevant la 8° vers le.tiers antérieur, rejoignant la
10° à la base dans une fossette commune ; 9° strie débutant vers le tiers antérieur,
réunie à la 8° à l'arrière ; 10° strie devenant plus étroite passé le milieu, distincte
jusqu’à l’apex ; interstries presque plats sur le disque, avec des points fins et assez
épars. Pygidium court, brillant, à ponctuation fine et assez dense, plus forte à la base.
Mésosternum à partie antérieure convexe, les fossettes anguleuses, nettement prolon-
gées vers l'arrière ; lobe médian déprimé transversalement, limité à l'arrière par une
ligne de feutrage ; partie postérieure large, luisante, à ponctuation fine et éparse ; suture
méso-métasternale indistincte ; métasternum à disque explané, à ponctuation grosse et
Source : MNHN, Paris
48 YVES CAMBEFORT
assez dense. Sternites abdominaux au nombre de 6 nettement visibles, à ponctuation
grosse et assez dense.
Genitalia mâles : fig. 55.
Longueur 3,5-3,7 mm ; largeur: 1,3-1,35 mm.
Exemplaires examinés : 3.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr: Italaviana, 6 km N.-0. de
Fanovana, T. C. E. 6-VI (P. Griveaud) (holotype). — Det. Sambava, R.N. XII, Marojejy
Ouest, 1 600 m, XI-1959 (P. Soga) ; Marojejy, Rés. nat. int. XII, 600 m, 12-XI1-1972
(4. Peyrieras). Deux paratypes femelles, au MNHN.
25. Aulonocnemis nitida C. Schaufuss
Aulonocnemis nitida C. Schaufuss, 1890 : 613.
Aulonocnemis nitida C. Schauf. ; Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis nitida ; C. Schaufuss, 1902 : 130, 131.
Aulonocnemis nitida L. W. [sic] Schauf. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis nitida Schauf. : Boucomont, 1931 : 29.
Aulonocnemis nitida Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 137.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antana-
narivo] (Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTI). Présente désignation.
Description. — Corps relativement large, peu convexe, brun, brillant. Tête :
avant en courbe régulière ; elypéus un peu gibbeux ; suture frontale en V très obtus ;
toute la surface à ponctuation grosse, dense, sur un fond chagriné. Pronotum non
gibbeux, ses côtés d’abord parallèles, puis convergents vers la base ; angles antérieurs
très faiblement explanés ; angles médians marqués ; angles postérieurs légèrement
déjetés sur la face ventrale, non visibles de dessus, obtus, ornés d’un feutrage jaunâtre
qui débute un peu en arrière des angles médians et recouvre toute la base ; surface
pronotale à ponctuation fine et assez dense à l'avant, devenant moyennement forte et
plus éparse à l'arrière, dense sur les côtés. Elytres à stries assez fines, devenant plus
larges et formant une fossette à l'avant ; également élargies à l'arrière ; à points assez
fins et éloignés ; stries latérales plus fortes et plus ponctuées, surtout à l'arrière ; 7° strie
recevant la 8° en avant du tiers antérieur, rejoignant la 10° à la base dans une fossette
commune un peu déjetée sur la face ventrale ; 9° strie débutant vers l'avant du 2° tiers,
distincte de la 8° à l'arrière ; 10° strie large à l'avant, se rétrécissant passé le milieu,
distincte jusqu’à l’apex ; interstries plats sur le disque, ne devenant convexes qu'à
l'apex et sur les côtés, à ponctuation très fine et très éparse. Pygidium assez court, à
points gros et denses à la base, fins à l’apex. Mésosternum à partie antérieure convexe,
les fossettes anguleuses, prolongées à l'arrière jusqu'aux hanches postérieures, séparées
par un lobe médian assez étroit, transversalement déprimé, limité à l'arrière par une
ligne de feutrage ; partie postérieure lisse, luisante, à points fins et épars ; suture
méso-métasternale indistincte; métasternum à disque explané, à ponctuation
moyennement grosse et assez éparse. Sternites abdominaux au nombre de 6 visibles, les
deux derniers assez indistinctement séparés, à ponctuation grosse et assez dense.
Genitalia mâles : fig. 56.
Longueur : 4,3-5,3 mm; largeur : 1,7-2 mm.
Exemplaires examinés : 5.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 49
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, Rés. nat. int.
12, 1 300 m, 2/8-XI1-1972 (4. Peyrieras).
Mapacascar CENTRE : Tananarive (Sikora). — Montagne d’Ambre, lac Maudit,
Diégo-Suarez, IX-1957 (J. Elie).
26. Aulonocnemis olsoufieffi Boucomont
Aulonocnemis Olsoufieffi A. Boucomont, 1937 : 277.
Type. — Holotype femelle : Madagascar [Est], Ambodirafia (Olsoufieff, 1934)
(ex coll. A. Boucomont, MNHN).
Description. — Corps relativement large, aplati, brun, luisant. Tête : avant net-
tement échancré et bilobé ; clypéus et front aplatis ; suture frontale formant un M très
ouvert et très aplati ; vertex portant une faible callosité en V très ouvert, interrompue au
milieu ; toute la surface à ponctuation éparse et assez fine, très fine en arrière de la
callosité. Pronotum non gibbeux, ses côtés légèrement convergents vers l'avant et plus
fortement vers l'arrière, avec un angle médian très arrondi ; angles antérieurs nettement
explanés sur une courte distance ; les côtés sans rebord, simplement repliés, le repli
étroit à l'avant, très large et très arrondi plus en arrière et jusqu’à la base ; angles
postérieurs nettement déjetés sur la face ventrale, non visibles de dessus, ornés d’un
feutrage jaunâtre qui recouvre toute la base ; celle-ci paraissant en gouttière, sous le
feutrage, et située à un niveau plus bas que la surface pronotale ; cette dernière à
ponctuation uniformément fine et éparse, sur un fond luisant, chagriné à mailles fines
{x 40) ; région des angles antérieurs avec quelques gros points profonds. Elytres à stries
assez fines mais bien marquées, les six premières naissant à l’avant dans de petites
fossettes arrondies, s’élargissant à l’apex ; 7° strie recevant la 8° près de la base et
rejoignant la 10° dans une profonde fossette feutrée un peu déjetée sur la face ventrale ;
9° strie raccourcie à l'avant, plus ou moins réunie à la 8° vers le milieu et formant avec
celle-ci une gouttière large, crénelée ; 10° strie devenant étroite et déjetée sur la face
ventrale passé le milieu ; interstries plats, chagrinés, à ponctuation fine, indistincte dans
la chagrination, devenant légèrement convexes à l’apex ; le 10° formant un pseudépi-
pleure dans sa moitié postérieure. Pygidium court, à ponctuation fine, dense, peu
visible. Mésosternum à fossettes grandes, prolongées vers l'arrière par de profonds
sillons, séparés par un lobe médian déprimé, en selle de bicyclette, limité à l’arrière par
une plaque feutrée ; partie postérieure chagrinée, luisante, à points assez fins et épars ;
suture méso-métasternale perceptible ; métasternum largement explané, à ponctuation
assez grosse et assez éparse, chagriné et luisant. Sternites abdominaux à ponctuation
assez forte et dense, le dernier à fossette transverse basale nette.
Longueur : 6,2 mm; largeur: 2,5 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne m'est connue que par le spécimen
holotype.
27. Aulonocnemis torquata Péringuey
Aulonocnemis torquata L. Péringuey, 1901 : 285.
Aulonocnemis torquata Péring. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis torquata Péring, ; Boucomont, 1931 : 26.
Aulonocnemis torquata Péring. ; Boucomont, 1937 : 277.
2
Source : MNHN, Paris
50 YVES CAMBEFORT
Type. — LECTOTYPE mâle: “Natal, Durban, Millar, Dec. 1895”,
“Aulonoenemis torquatus typ. Pér.” (SAM). Présente désignation.
Description. — Corps relativement large, noir, peu luisant. Tête : avant en large
courbe régulière, à rebord très marqué, en gouttière ; suture frontale en M très ouvert et
très aplati; clypéus et front très convexes, mats, à ponctuation grosse et dense.
Pronotum faiblement gibbeux, paraissant, vu de dessus, en courbe régulière d’un angle
antérieur à l’autre, en passant par la base ; angles antérieurs explanés en gouttière ;
angles médians peu distincts ; arrière des côtés à feutrage jaunâtre, assez long, cachant
les angles postérieurs ; ceux-ci un peu déjetés sur la face ventrale ; base largement
feutrée ; surface pronotale à ponctuation dense, assez forte, presque régulière. Elytres à
stries marquées, assez larges, à gros points assez rapprochés ; stries latérales très larges,
à points très gros et rapprochés ; 7° strie rejoignant la 10° à la base, dans une fossette
commune à long feutrage : 8° strie réduite à un petit trait oblique, coupant le 8° inter-
strie : 9° strie naissant vers le tiers antérieur de l’élytre, très large et fovéolée dans toute
la moitié postérieure, où elle est en fait formée de la coalescence des stries 8 et 9 ; 10°
strie déjetée sur la face ventrale passé le milieu ; interstries dorsaux convexes, devenant
subcostiformes en arrière et sur les côtés, le 10° (apparemment le 9°) formant un
pseudépipleure dans la moitié apicale ; ponctuation des interstries assez fine et éparse.
Pygidium court, mat, à points gros et denses à la base, fins et épars à l’apex. Méso-
sternum à fossettes largement ouvertes et prolongées vers l'arrière, séparées par un lobe
médian limité à l'arrière par une plaque de feutrage ; partie postérieure à points assez
fins et peu denses ; suture méso-métasternale à peine perceptible ; métasternum
explané sur le disque, à points gros et peu denses, très gros sur les côtés. Sternites
abdominaux à ponctuation grosse et éparse, le dernier à fossette basale transverse très
marquée.
Genitalia mâles : fig. 57.
Longueur : 4,3-4,8 mm ; largeur : 1,8-19 mm.
Exemplaires examinés : 7.
Distribution. — NaraL (Dr. Martin) ; Natal, Durban (Millar, XI1-1895) : Natal.
Z. À. 85, at mouth of Umzimvubu R. (N. Leleup).
ZimBaswe, Mt Selinda, 9/17-IV-1956 (van Son & Väri).
28. a. Aulonocnemis crassecostata crassecostata Fairmaire n. comb.
Aulonocnemis crassecostata Fairmaire, 1886 : 32.
Aulonocnemis crassecostata Fairmaire ; Fairmaire, 1899: 12.
Aulonocnemis crassecostata Fairm. ; Alluaud, 1900 : 236.
Aulonocnemis crassecostata ; C. Schaufuss, 190: 30, 131.
Aulonocnemis crassecostata Fairm. ; Gillet, 1911 : 46.
Aulonocnemis crassecostata Fairm ; Boucomont, 1931 : 28.
Aulonocnemis crassecostata Fairm.; R. Paulian, 1937 2
Aulonocnemis crassecostata Fairm. ; Stebnicka, 1985 : 649, 652.
Type. — N'ayant pu retrouver aucun exemplaire provenant des récoltes de
Raffray, je désigne un NEOTYPE mâle : “Aulonocnemis crassecostata” (de la main de
Fairmaire) ; Madagascar [Ouest], Suberbieville (= Maevatanana) (H. Perrier) (ex coll.
L. Fairmaire, MNEN).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 51
Description. — Corps relativement large, noir, luisant. Tête : avant en courbe
régulière, très légèrement aplatie, à rebord très marqué, en gouttière ; suture frontale à
peine visible, sous la forme d’une incision peu perceptible ; clypéus et front très
convexes, mats, à ponctuation grosse moyennement dense ; palpes labiaux à articles
nettement plus larges que longs. Pronotum faiblement gibbeux, arrondi d’un angle
antérieur à l’autre ; ceux-ci très faiblement explanés ; angles médians peu distincts,
largement arrondis ; côtés entièrement feutrés ; angles postérieurs obtus, largement
feutrés et cachés par le feutrage, de même que la base ; celle-ci apparemment longue,
portant une double rangée transversale de feutrage ; surface pronotale luisante, à
ponctuation fine et éparse. Elytres à stries marquées, assez larges, à gros points, plus
larges et à points plus gros à l’apex ; points des stries latérales très gros, fovéiformes ;
1 strie atteignant la base dans une fossette différente de la 10°, ces deux fossettes à
long feutrage ; 8° strie réduite à un petit trait oblique, coupant le 8° interstrie ; 9° strie
raccourcie à l'avant, où elle n’atteint pas le quart antérieur, très large et fovéolée à
l'arrière où elle est en fait formée de la confluence des 8° et 9° ; 10° strie d’abord
latérale, puis déjetée sur la face ventrale passé le milieu ; interstries dorsaux convexes,
devenant subcostiformes à l’apex et sur les côtés ; ponctuation des interstries très fine
et peu visible. Pygidium court, peu luisant, à ponctuation dense et assez forte. Méso-
sternum (fig. 27) à fossettes largement ouvertes et prolongées en sillons vers l'arrière,
séparées par un lobe médian limité à l'arrière par une plage feutrée ; partie postérieure
à points assez fins et moyennement denses; suture méso-métasternale à peine
perceptible ; métasternum à sillon longitudinal très large et peu profond, à grosse
ponctuation dense. Sternites abdominaux chagrinés, à points gros et épars, le dernier à
fossette transverse basale très marquée.
Genitalia mâles : fig. 58.
Longueur : 4-7 mm; largeur : 2-3,1 mm.
Exemplaires examinés : 172.
Distribution. — Mapacascar Est: Maroantsetra, Andranofotsy, III-1937 (J.
Vadon) ; Maroantsetra, Ivontaka, III-1958 (Soga-Raharizonina). — Sud de la baie
d’Antongil. — Antsianaka et lac Alaotra, 2°%° trimestre 1889 (Perrot frères). — Forêt
de Fito, VI-VII-1897 (Perrot frères). — Tamatave (Alluaud). — Piste d’Ambodimanga,
Anivoranokely, route d’Ivoay, Brickaville, IX-1954 (4. Robinson). — Fanovana,
1-1957 (G. R.). — Route d’Anosibe.
Mapacascar CENTRE : Montagne d’Ambre (4. Sicard, 1930). — Tananarive.
Mapacascar Ouesr : Andobo, 190 m, forêt Antsingy, det. Antsalova, [1-1957
(P. Griveaud). — Suberbieville [= Maevatanana] (H. Perrier).
MaDaGasCaR SUD : Pays Androy, bassin de la Tarasy (Ch. Alluaud). — Région de
lAndroy, Ambovombe (J. Decorse).
ALpaBRa : South Island, Takamaka Grove, 1/7-I1-1968 (B. Cogan & 4. Hutson).
Observation. — Cette sous-espèce est très variable, dans sa taille et sa sculpture.
La variation va de grands individus, relativement plus luisants et plus ponctués, et
relativement moins feutrés, du nord du Domaine de l'Est, à de petits individus, moins
luisants et moins ponctués, à feutrage plus important, des Domaines de l'Ouest et du
Sud. Mais tous les intermédiaires existent et les genitalia mâles sont identiques. Il me
semble done impossible de différencier plusieurs taxons dans la Grande Ile, et même
jusqu’à Aldabra.
Source : MNHN, Paris
52 YVES CAMBEFORT
28. b. Aulonocnemis crassecostata fairmairei Boucomont
Aulonocnemis crassecostata Fairm. var. Fairmairei A. Boucomont, 1931 : 31.
Aulonocnemis crassecostata Fairm. var. Fairmairei, Bouc. ; R. Paulian, 19 136.
Aulonocnemis crassecostata subsp. fairmairei Boucomont ; R. Paulian, 1979 : 72.
Type. — Holotype femelle : Grande Comore (L. Humblot, 1884) (ex coll.
Fairmaire, MNHN).
Description. — Taxon bien distinct de la sous-espèce nominative par la
ponctuation pronotale dense et plus forte, et les interstries élytraux presque plats dans
la région dorsale, à ponctuation bien visible et assez dense.
Genitalia identiques à ceux de À. c. crassecostata.
Longueur : 4,6-6 mm ; largeur : 2,1-2,7 mm.
Exemplaires examinés : 42.
Distribution. — Grave ComorE : Nioumbadjou, 505 m, VIII-1958 (E. Raha-
rizonina). — Boboni, bois mort, X1-1954 (J. Millot). — Moroni, 2-IV-1948 (P. Cachan).
— Forêt de la Grille, battage, XI-1954 (J. Millot).
ANjoUAN : M’Rémani, 800 m, IX-1958 (E. Raharizonina).
28. c. Aulonocnemis crassecostata moheliensis n. subsp.
Type. — Holotype mâle : Mohéli, Bandamalé, 420 m, IX-1958 (P. Griveaud)
(MNHN).
Description. — Entièrement chagriné et peu luisant. Ponctuation pronotale
dense et forte, interstries élytraux faiblement convexes, à ponctuation bien visible et
assez dense. Taille faible (?).
Longueur : 3,8 mm ; largeur: 1,75 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution. — Cette sous-espèce n’est connue que par le spécimen holotype.
28. d. Aulonocnemis crassecostata africana Boucomont
Aulonocnemis crassecostata Fairm. var. africana A. Boucomont, 1937 : 277.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Congo Belge, Sandoa sur la Lulua, VI-1932
(G. F. Overlaet)”, “Boucomont det. 1935, Aulonocnemis Overlaeti n. sp.” (imprimé et
de la main de Boucomont) [nom resté in litt.] (MRAC).
Description. — Sous-espèce d'Afrique continentale, qui semble ne pas pouvoir
être séparée au niveau spécifique des taxons insulaires. Caractérisée par son aspect très
luisant, le pronotum à ponctuation dense, moyennement forte ; les interstries élytraux
à ponctuation fine et éparse. Comme la sous-espèce nominative, elle offre une certaine
variabilité, due à sa grande distribution géographique, mais semble ne constituer qu'un
seul taxon.
Longueur : 4,4-5 mm ; largeur : 1,85-2,1 mm.
Exemplaires examinés : 16.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 53
Distribution. — Cameroun : Yaoundé (coll. E. Le Moult, 1925). — Moliwe b.
Victoria (Frfr. v. Maltzan).
Coxco : Kimdamba et chutes de la Bouenza (d’après Balthasar, 1967).
Zaïre : Lulua, Sandoa, VI-1932 (G. F. Overlaet). — 19 km S. Tapili, à la lampe,
IV-1956 (J. G. Pantos). — Terr. Lisala, Dua-Ebola, 12/21-1-1938 (J. J. Deheyn).
— Kasongo, VIII/IX-1959 (P. L. G. Benoît). — Tschuapa, Bamanya, 1968
(R. P. Hulstaert).
KÉNya : Kaimosi, III/IV-1932 (4. Turner).
TaNzanE: Mts Uluguru, Kiroka, forêt héliophile, 725 m, 27/31-V-1971
(L. Berger, N. Leleup, J. Debecker).
29. Aulonocnemis grossepunctata R. Paulian
Aulonocnemis grossepunctata R. Paulian, 1976 a: 245.
Type. — Holotype mâle : Madagascar [Centre], Montagne d’Ambre, février,
(4. Sicard, 1930) (ex coll. A. Sicard, MNHN).
Description. — Corps relativement large, brun de poix, mat, les côtes élytrales
luisantes. Tête : avant en courbe régulière, nettement aplatie, à rebord très marqué, en
gouttière ; suture frontale indistincte ; surface céphalique convexe, à grosse et dense
ponctuation ; palpes labiaux semblables à ceux de l'espèce précédente. Pronotum
faiblement gibbeux ; angles antérieurs aigus, faiblement explanés ; angles médians
indistincts, largement arrondis ; côtés entièrement feutrés, avec un court sillon longi-
tudinal basal ; angles postérieurs obtus, cachés par le feutrage, celui-ci très large, de
même que sur la base ; surface pronotale à très grosse et très dense ponctuation
réticulée. Elytres à stries très larges, à gros points rapprochés, la 7° séparée de la 10° à
la base ; 8° strie réduite à un petit trait oblique, coupant la 8° interstrie ; 9° strie
raccourcie à l'avant, très marquée et fovéolée à l'arrière, où elle est en fait formée de la
confluence des 8° et 9° ; 10° strie large à la base, se rétrécissant à l'arrière ; interstries
costiformes, lisses et luisants, pas plus larges que les stries. Pygidium à ponctuation
rugueuse, confluente, moyennement forte. Face sternale analogue à celle de l'espèce
précédente, beaucoup plus fortement ponctuée. Sternites abdominaux à ponctuation
dense, forte, le dernier à fossette basale transverse marquée.
Genitalia mâles : fig. 59.
Longueur : 4,5 mm ; largeur : 2,2 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que par le spécimen holotype.
30. Aulonocnemis laevis C. Schaufuss
Aulonocnemis laevis C. Schaufuss, 1890 : 610. 2
Aulonocnemis laevis C. Schauf. ; Alluaud, 1900 : 236.
Aulonocnemis laevis haufuss, 1902 : 130, 131.
Aulonocnemis laevis L. (sic] Schauf. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis laevis Scha Boucomont, 1931 : 27 (planipennis Fairm. in litt.).
Aulonocnemis laevis Scha R. Paulian, 1937: 135.
Aulonocnemis laevis Schauf. ; Boucomont, 1937 : 278.
Source : MNHN, Paris
54 YVES CAMBEFORT
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagaskar [Centre], Annanarivo [Antanana-
rivo] (Sikora)” (ex coll. C. Schaufuss, IPTI). Présente désignation.
Description. — Corps relativement allongé, noir, mat. Tête : avant en courbe
un peu aplatie, à rebord peu marqué ; suture frontale indistincte ; toute la surface à
ponctuation grosse et dense. Pronotum faiblement gibbeux ; toute la moitié antérieure
des côtés explanée jusqu’en arrière des angles médians ; ceux-ci indistinets ; angles
postérieurs obtus, déjetés sur la face ventrale, peu visibles sous le feutrage ; celui-ci
dense également sur la base ; surface pronotale à ponctuation fine et peu dense à l'avant
du disque, devenant très forte et assez dense à l'arrière. Elytres à stries dorsales assez
étroites, peu ponctuées, naissant dans des fossettes basales, la 7° et la 10° distinctes à
la base ; 7° strie recevant la 8° vers le tiers antérieur ; 9° strie confondue avec la 8° à
l'arrière, en une gouttière large et fovéolée ; 10° strie surtout nette à la base, se rétrécis-
sant passé le milieu, mais nette jusqu’à l'apex ; interstries dorsaux plans, devenant
subcostiformes tout à fait à l'arrière et sur les côtés, chagrinés et mats, à ponctuation
fine et peu dense. Pygidium court, à fovéole basale, à ponctuation dense et assez fine.
Mésosternum à fossettes prolongées vers l'arrière en sillons distincts ; lobe médian à
plaque de long feutrage ; partie postérieure très peu ponctuée, luisante ; suture méso-
métasternale indistincte ; métasternum faiblement convexe, à ponctuation fine et
éparse sur le disque, grosse et dense sur les côtés. Sternites abdominaux mats, à
ponctuation forte et dense, le dernier à fovéole basale transverse nette.
Genitalia mâles : fig. 60.
Longueur : 5-5,5 mm ; largeur : 2,1-2,4 mm.
Exemplaires examinés : 15.
Distribution dans l’île. — Mapacascar CENTRE: Tananarive (Sikora,
Lamberton). — Andrangoloaka, 1 600 m, E.S.E. Tananarive (4lluaud).
31. Aulonocnemis exarata Klug
Aulonocnemis exarata Klug, 1838 : 72.
ulonocnemis exarata Klug : Lacordaire, 1856 : 113 (note 2).
Aulonocnemis exarata Klug; Gemminger & Harold, 1869: 1 000.
Aulonocnemis exarata ; C. Schaufuss, 1890 : 610.
Aulonocnemis exarata Klug ; Alluaud, 1900 : 236.
Aulonocnemis exarata ; C. Schaufuss, 1902 : 130.
Aulonocnemis exarata Klug ; Gillet, 1911 : 46.
Aulonocnemis exarata Klug Boucomont, 1931 : 27.
Aulonocnemis exarata Klug : R. Paulian, 1937 : 136.
Dialytoderus scaphandrifer Koshantschikov, 1913 : 202. Nov. syn.
Types. — exarata. LECTOTYPE mâle : “Madagascar [Est ?] (Goudot)” (ex coll.
Klug, ZMHU). Présente désignation.
scaphandrifer. Holotype mâle : “Madagaskar [Centre] : Tannanarivo” (ex coll.
W. Koshantschikov, ZIAS). Outre les caractères externes, l’édéage de l’holotype est
exactement semblable à celui de l'espèce de Klug et il ne saurait y avoir aucun doute
sur cette synonymie.
Description. — Corps relativement allongé, noir, mat, luisant seulement sur le
premier interstrie et les carènes des suivants. Tête : avant en courbe un peu aplatie,
nettement anguleux à l’avant des joues ; rebord peu marqué ; suture frontale à peine
distincte, sous la forme d’une longue callosité transverse obsolète ; toute la surface à
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 55
ponctuation assez fine et éparse. Pronotum très faiblement gibbeux ; moitié antérieure
des côtés explanée, la partie aplatie reliée à un sillon longitudinal issu de fossettes
situées au niveau des angles postérieurs ; angles médians indistincts ; angles postérieurs
obtus, déjetés sur la face ventrale, peu visibles sous le feutrage ; celui-ci atteint, vers
l'avant, le milieu des côtés et, transversalement, recouvre largement la base, apparem-
ment en deux lignes parallèles ; surface pronotale à ponctuation assez forte et dense,
assez profonde, un peu réticulée ; arrière du disque avec tout au plus la trace d’une
carène longitudinale médiane. Elytres à stries dorsales bien nettes, surtout au niveau
des points qui les marquent et qui sont séparés par des intervalles nettement supérieurs
à la longueur de ces points ; les stries sont élargies à la base et à l’apex ; la 7° et la 10°
sont distinctes à la base ; la 7° et la 8° sont confondues à l'avant, vers le quart antérieur,
en une gouttière lisse commune ; la 8° et la 9° sont confondues à l'arrière en une gout-
tière large et fovéolée ; 10° strie surtout nette à l'avant mais distincte jusqu’à l’apex ;
interstries dorsaux mats, comme le reste du corps, marqués d’une carène longitudinale
étroite, lisse et brillante. Pygidium court, à fovéole basale distincte, à ponctuation dense
et grosse. Mésosternum (fig. 28) à fossettes prolongées vers l'arrière en sillons distincts ;
lobe médian à grande plaque feutrée ; partie postérieure éparsément ponctuée, mate ;
suture méso-métasternale perceptible ; métasternum bien luisant, à très grosse ponctua-
tion assez dense, à léger sillon longitudinal sur le disque. Sternites abdominaux à
ponctuation peu dense, le dernier à fovéole basale transverse très marquée.
Genitalia mâles : fig. 61.
Longueur : 5,2-6,2 mm ; largeur: 2,3-2,7 mm.
Exemplaires examinés : 157.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr : Région de Maroantsetra, V-1935
et 111-1937 (J. Vadon) ; Antakotako, XI-1935 (J. Vadon) ; Ankovana, III-1945 (J.
Vadon) ; Fampanambo (J. Vadon). — Antsianaka, 1°* semestre 1892 (Perrot frères). —
Marovato, Rogez, 11-1941 (4badie). — Antsianaka et lac Alaotra, 2°"° trimestre 1889
(Perrot frères), forêt d’Antsianaka, 1898 (L. Humblot). — Tamatave et forêt d’Alaka-
hato, 1°" semestre 1888 (E. Perrot). — Ranomafana, Brickaville. — Moramanga, 1957
(Gruvel). — Périnet, 18-11-1967 (Y. Gomy). — Forêt de Fito. — Forêt Tanala (Ch.
Alluaud, 1900). — Route d’Anosibe. — Forêts nord de Fort Dauphin (Ch. Alluaud,
1901).
MapaGascaR CENTRE: Tananarive (Lamberton, A. Sicard, R. P. Camboué).
— Mahatsinjo, près Tananarive (4. Sicard). — Andrangoloaka, E.S.E. Tananarive
(Sikora). — La Mandraka (J. Vadon, A. Robinson). — Ambositra, forêt d’Ankazomivady,
IV-1949 (R. Paulian). — Fianarantsoa, 2°** semestre 1892 (Perrot frères).
Observation. — Comme d’autres espèces très répandues (p. ex. À. vulgaris et
A. crassecostata), À. exarata présente une variabilité considérable, portant notamment
sur la sculpture et le feutrage. Néanmoins, les genitalia mâles ne présentent presque
aucune variation et je considère donc qu’il s’agit partout de la même espèce, à l’inté-
rieur de laquelle il n’y a même pas lieu de différencier des sous-espèces. La seule
exception est constituée par la population de la Montagne d’Ambre, qui constitue, elle,
une bonne espèce, bien caractérisée et décrite ci-après.
32. Aulonocnemis exaratoides n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, Montagne d’Ambre (4. Sicard,
1930) (MNHN).
Source : MNHN, Paris
56 YVES CAMBEFORT
Description. — Corps relativement allongé, noir, légèrement luisant. Tête :
avant en courbe aplatie, nettement anguleux à l'avant des joues ; rebord assez marqué ;
suture frontale peu distincte, marquée par une callosité transverse obsolète, précédée
par une légère dépression : toute la surface à ponctuation fine et éparse. Pronotum très
faiblement gibbeux ; moitié antérieure des côtés explanée, la partie concave reliée à un
sillon longitudinal issu de fossettes situées au niveau des angles postérieurs ; angles
médians indistincts ; angles postérieurs obtus, un peu déjetés sur les côtés, peu visibles
sous le feutrage ; celui-ci atteint, vers l'avant, le milieu des côtés et, transversalement,
recouvre largement la base, apparemment en deux lignes parallèles, très brièvement
interrompues au milieu ; surface pronotale à ponctuation assez forte et dense, peu
profonde, formée de points plutôt ronds à l'avant, plutôt allongés à l'arrière ; arrière du
pronotum portant une carène longitudinale nette, marquée, à l'arrière du disque, par
une callosité lisse, et se continuant, à un niveau inférieur, sur la base, où elle interrompt
le feutrage. Elytres à stries dorsales bien nettes, surtout au niveau des points qui les
marquent et qui sont séparés par des intervalles très nettement supérieurs à la longueur
de ces points ; les stries sont élargies à la base et à l’apex ; la 7° et la 10° naissent, à la
base, dans une fovéole feutrée commune ; la 7° et la 8° sont confondues à l'avant, vers le
quart antérieur, en une gouttière commune lisse ; la 8° et la 9° sont confondues à l'arrière
en une gouttière large et fovéolée ; 10° strie surtout nette à l’avant, peu distincte et en
position presque ventrale à l'arrière ; interstries dorsaux faiblement luisants-soyeux,
marqués d’une carène longitudinale étroite, presque lisse et assez brillante. Pygidium
court, à fovéole basale distincte, à ponctuation assez dense et assez grosse. Méso-
sternum à fossettes longuement feutrées, prolongées vers l'arrière par de larges sillons
lisses ; lobe médian lisse et brillant, entouré d’une bordure feutrée ; partie postérieure
mate, à ponctuation fine et éparse ; suture méso-métasternale perceptible ; méta-
sternum luisant, à grosse ponctuation assez dense, légèrement déprimé sur le disque.
Sternites abdominaux à ponctuation assez dense, le dernier à fovéole basale transverse
marquée.
Genitalia mâles : fig. 62.
Longueur : 4,5-5,8 mm; largeur : 2-2,6 mm.
Exemplaires examinés : 48.
Distribution dans Pile. — Mapacascar CENTRE: Montagne d’Ambre (Ch.
Alluaud, À. Sicard, À. Robinson). Paratypes, 47 mâles et femelles : avec l'holotype ;
Diégo-Suarez | Montagne d'Ambre ?] (Ch. Alluaud, 1893) : Montagne d'Ambre, les
Roussettes, 1 100 m, XI/XII-1958 (4. Robinson) ; tous MNHN.
33. Aulonocnemis tenebrionoides R. Paulian
Aulonocnemis tenebrionoïdes R. Paulian, 1977: 10.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, [presqu'île de Masoalal, Ambobitsi-
tondroina, X-1947 (Michel) (MNHN).
Description. — Corps relativement large, noir, mat, à pubescence claire, éparse.
Tête: avant en courbe assez régulière, à rebord peu saillant ; suture frontale peu
distincte, marquée par une impression transverse superficielle ; toute la surface à
ponctuation rugueuse, éparse et peu visible. Pronotum gibbeux ; avant des côtés assez
faiblement explanés ; angles médians indistincts ; angles postérieurs obtus, un peu
déjetés sur la face ventrale et marqués chacun d’une profonde fossette ; en part, vers
l'avant, un sillon longitudinal parallèle au côté et atteignant presque l'angle antérieur ;
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 57
en part aussi un sillon fovéolé, parallèle à la base, non feutré ; toute la surface du
pronotum à points assez fins, épars, peu visibles mais portant chacun une soie jaune,
courte, crochue. Elytres à stries dorsales assez fines, peu distinctes ; 7° strie déjetée sur
les côtés, rejoignant la 10° dans une fossette basale feutrée commune ; 8° strie
rejoignant la 7° vers le quart antérieur, dans une gouttière lisse commune ; 8° et 9°
stries entièrement distinctes à l'arrière, jusqu’à l'apex ; 10° strie en position presque
ventrale, surtout à l'arrière, où le 10° interstrie forme presque un pseudépipleure ;
épipleures presque imponctués ; interstries plans, portant chacun une rangée de points
très peu visibles mais pilifères le long de chaque strie, chaque interstrie étant ainsi orné
de deux rangées de soies courtes et droites. Pygidium court, à fovéole basale peu
marquée, à ponctuation grosse et assez dense, plus fine à l’apex. Mésosternum à fosset-
tes de forme complexe, prolongées vers l'arrière par de larges sillons lisses ; lobe
médian étroit à l'avant, échancré par les prolongements des fossettes, s’élargissant et
feutré à l'arrière ; partie postérieure mate à points épars, assez gros ; suture méso-
métasternale visible ; métasternum faiblement luisant-soyeux, largement déprimé longi-
tudinalement sur le disque, à grosse ponctuation dense, devenant très grosse sur les
côtés. Sternites abdominaux à ponctuation assez grosse, dense, le dernier avec une
fovéole basale transverse très marquée.
Genitalia mâles : fig. 63.
Longueur : 8,3 mm ; largeur: 3,8 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — Cette espèce n’est connue que par le spécimen
holotype.
34. Aulonocnemis peyrierasi n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, N.-0. de Fort-Dauphin, massif de
l'Andohahelo, forêt d'Andranomangara, R. N. L. n° 11, 1750 m, 20/25-1-1974
(4. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Corps relativement large, noir, luisant soyeux, à pubescence
testacé foncé, assez dense. Tête : avant en courbe régulière, imperceptiblement aplatie,
à rebord net; suture frontale un peu déprimée ; toute la surface à ponctuation très
grosse, dense, assez superficielle. Pronotum gibbeux ; avant des côtés légèrement
explané et concave; angles médians largement arrondis et peu distincts ; angles
postérieurs obtus, un peu déjetés sur les côtés et portant chacun une fossette large et
superficielle d’où part, vers l'avant, un sillon longitudinal également large et superficiel,
qui atteint à peine le niveau des angles médians ; base longue, à feutrage dense ; surface
pronotale à ponctuation assez fine et éparse sur le disque, plus dense sur les côtés,
pilifère, les soies courtes, jaunâtre, un peu épaissies en massues. Elytres à stries
dorsales assez larges et bien marquées, naissant dans des fossettes basales et nettement
élargies à l'apex ; stries latérales, à partir de la 7°, déjetées en position latérale, très
larges et lisses, marquées de points fovéiformes ; 7° strie rejoignant les 9°-10° dans une
fossette feutrée commune ; 8° strie rejoignant la 7° à l'avant, indépendante à l'arrière
jusqu’à l’apex ; 9° et 10° stries plus ou moins confondues à l'avant et à l'arrière, bien
moins marquées que les 7° et 8° ; interstries dorsaux plans, chagrinés, sauf la moitié
interne du 1°°, à ponctuation peu visible et pubescence assez éparse, formée de soies
jaunâtres, courtes, épaissies en massues ; 7° interstrie costiforme, délimitant presque un
pseudépipleure qui porte les stries 7-10 ; épipleure portant une rangée de points ronds,
Source
: MNHN, Paris
aux AÈE
COLÉOPTÈ
LONOCNEMIDAE 59
assez serrés ; interstries 8 et 9 également subcostiformes. Pygidium court, à fossette
basale très marquée, à ponctuation peu visible, peu dense, pilifère. Mésosternum
(fig. 29) à fossettes anguleuses, feutrées, largement ouvertes vers l'arrière en larges
sillons légèrement ponctués et pubescents, qui atteignent le métasternum, où ils cessent
brusquement ; lobe médian étroit, feutré dans sa partie moyenne, prolongé vers l'arrière
en une partie postérieure étroite et gibbeuse, simple séparation entre les sillons
postérieurs ; suture méso-métasternale très nette, anguleuse ; métasternum chagriné-
soyeux, très légèrement déprimé sur le disque, à ponctuation grosse et dense, très
grosse sur les côtés. Sternites abdominaux à ponctuation assez grosse et assez dense, le
dernier avec une fovéole basale transverse très profonde et très large, marquée
elle-même de points forts et contigus.
Genitalia mâles : fig. 64.
Longueur : 5,8 mm; largeur : 2,9 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — Cette espèce ne m'est connue que par le spécimen
holotype.
35. Aulonocnemis robinsoni n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, piste d’Ambodimanga, Anivoranokely,
route d’Ivoay, Brickaville, IX-1954 (4. Robinson) (MNHN).
Description. — Corps relativement large, noir, luisant, sauf la tête mate, à
pubescence testacée assez dense sur le pronotum, plus éparse sur les élytres. Tête :
avant en courbe aplatie au milieu, très nettement rebordée ; suture frontale bien
marquée, sous la forme d’une incision suivie d’une double callosité obtuse ; toute la
surface à dense et forte ponctuation, sur un fond mat. Pronotum nettement gibbeux ;
côtés largement explanés sur toute leur moitié antérieure, les angles antérieurs saillants
et largement arrondis ; angles médians indistinets ; angles postérieurs droits, déjetés sur
les côtés, portant chacun une fossette d’où part, vers l'avant, un sillon longitudinal qui
se fond dans la concavité antérieure ; rebords latéral et basal densément ciliés ; surface
pronotale à ponctuation moyennement forte, assez dense, pilifère ; les soies relati-
vement longues et fines, crochues. Elytres à stries dorsales larges et fortement
ponctuées sur le disque, les 6° à 9° plus larges et ponctuées encore plus fortement ; 7°
et 10 stries naissant à la base dans une fossette commune ; 8° strie rejoignant la 7° très
près de la base, non réunie à la 9° à l'arrière ; 9° interstrie costiforme, délimitant une
sorte de pseudépipleure portant les 9° et 10° stries ; cette dernière relativement étroite,
presque déjetée sur l’épipleure ; interstries dorsaux convexes, portant chacun deux
rangées de soies, alignées le long des stries, ces soies relativement longues et fines,
crochues ; épipleures à forte et dense ponctuation ronde. Pygidium court, à fossette
basale distincte, à ponctuation dense et assez fine, pilifère, les soies plus courtes que
sur le pronotum et les élytres. Mésosternum à fossettes rondes, simples, feutrées,
prolongées vers l'arrière par de larges sillons peu distincts ; lobe médian largement
gibbeux et feutré ; partie postérieure à grosse ponctuation dense; suture méso-
métasternale nette, droite ; métasternum chagriné-soyeux, tout au plus explané sur le
<
Fig. 65 à 73, Aulonocnemis, édéage, vue latérale et vue dorsale. — 65, 4. robinsoni n. sp. : 66, À. pilosa n. sp. ;
67,4. opatrina Klug : 68, id., “forme luisante” ; 69, id., “forme mate” ; 70, À. grossa Schaufuss ; 71, À. michelin. sp. ;
72, À. meridionalis Boucomont ; 73, À. irregularis Harold. L'échelle représente 1 mm pour les fig. 65-66 et 70-71 et
0,5 mm pour les fig. 67-69 et 72-73.
Source
: MNHN, Paris
60 YVES CAMBEFORT
disque, à ponctuation grosse et dense, très grosse sur les côtés. Sternites abdominaux à
ponctuation grosse et très dense, le dernier avec une fossette basale transverse marquée.
Genitalia mâles : fig. 65.
Longueur : 6.3-7 mm: largeur : 3.1-3,5 mm.
Exemplaires examinés : 3.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que de la localité de
l'holotype. Paratypés : deux femelles récoltées avec l’holotype. (MNHN).
36. Aulonocnemis pilosa n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, presqu’ile de Masoala, Ambohitsi-
tondroina, 900 m, X-1947 (Michel) (MNHN).
Description. — Corps relativement large, convexe, noir, luisant, sauf la tête
mate, à pubescence testacée assez dense et très visible sur le pronotum, moins sur les
élytres. Tête : avant en courbe aplatie au milieu, très largement rebordée en gouttière ;
suture frontale bien marquée, sous la forme d’une étroite dépression transverse, suivie
d’une double callosité très obtuse ; toute la surface très mate, à dense et forte ponctua-
tion. Pronotum nettement gibbeux ; côtés largement explanés et concaves sur toute leur
moitié antérieure, les angles antérieurs arrondis ; angles médians à peine distincts ;
côtés rétrécis avant les angles postérieurs, qui sont droits, déjetés sur les côtés et
portant chacun une fossette ; en part vers l'avant un sillon longitudinal très court et peu
distinct qui vient se perdre dans la concavité antérieure ; rebords latéral (dans sa moitié
postérieure) et basal très nettement ciliés-feutrés ; surface pronotale à ponctuation
moyennement forte, dense, les points allongés, portant chacun une soie relativement
longue et fine, largement recourbée vers l'arrière en crochet. Elytres à stries dorsales
très larges et nettement ponctuées sur le disque, les 6°-9° plus larges encore, leurs
points transformés en véritables fovéoles sur les 8°-9° ; 7° et 10° stries naissant à la base
dans une fossette commune ; 8° strie rejoignant la 7° à l’avant, plus ou moins confondue
avec la 9° à l'arrière en une très large gouttière fovéolée commune ; 10° strie étroite et
peu nette, surtout à l'arrière, presque déjetée sur l'épipleure ; ce dernier à forte et dense
ponctuation ronde ; interstries dorsaux presque plans, notamment les 2°-4*, à ponc-
tuation fine, les points disposés en rangées peu serrées le long des stries et portant
chacun une soie relativement longue et fine, largement recourbée vers l'arrière en
crochet. Pygidium court, à fossette basale indistincte, avec quelques très gros points
épars à la base, l’apex feutré. Mésosternum à fossettes presque rondes, feutrées,
prolongées vers l'arrière par de larges sillons peu distincts et séparées par un lobe
médian très gibbeux, déprimé et feutré sur le disque ; partie postérieure à grosse, forte
et dense ponctuation; suture méso-métasternale perceptible seulement par le
changement de niveau entre le mésosternum, qui est plutôt déprimé, et le métasternum,
qui est légèrement convexe ; ce dernier couvert d’une ponctuation dense, forte, grosse,
devenant très grosse sur les côtés. Sternites abdominaux à dense et forte ponctuation, le
dernier à fossette basale transverse marquée.
Genitalia mâles : fig. 66.
Longueur : 7,2-7,4 mm ; largeur: 3,6-3,7 mm.
Exemplaires examinés : 3.
Distribution dans l’île. — Cette espèce ne m’est connue que de la localité de
lholotype. Un mâle et une femelle paratypes au MNHN.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 61
37. Aulonocnemis opatrina Klug
Aulonocnemis opatrina Klug, 1838 : 72.
Aulonocnemis opatrina Klug; Lacordaire, 1856: 113 (note 2).
Aulonocnemis opatrina Klug : Gemminger & Harold, 1869 : 1 000.
Aulonocnemis opatrina Klug ; Fairmaire, 1886 : 32.
Aulonocnemis opatrina ; C. Schaufuss, 1890 : 610.
Aulonocnemis opatrina K1.; Fairmaire, 1893 : 523 (citation erronée pour la Grande Comore).
Aulonocnemis opatrina ; Fairmaire, 1896 : 83.
Aulonocnemis opatrina Klug ; Alluaud, 1900 : 237.
Aulonocnemis opatrina C. Schaufuss, 1902 : 130.
Aulonocnemis opatrina Klug: Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis opatrina KI. ; Boucomont, 1931 : 28.
Aulonocnemis opatrina Klug: R. Paulian, 1937 : 136.
Type. — LECTOTYPE femelle : “Madagascar [Est ?] (Goudot)” (ex coll. Klug,
ZMHU). Présente désignation. Le seul paralectotype est également une femelle, en plus
mauvais état.
Description. — Corps relativement large, convexe, noir, soyeux, plus ou moins
luisant. Tête: avant en courbe largement arrondie, à rebord fin; suture frontale
marquée par une fine incision suivie d’une callosité transverse obtuse ; toute la surface
à ponctuation grosse et dense, mais superficielle et assez peu visible. Pronotum assez
gibbeux ; côtés explanés dans le tiers antérieur, la région des angles antérieurs
concave ; angles médians indistincts ; angles postérieurs droits, bien visibles de dessus
et portant une fossette ; en part vers l'avant un sillon longitudinal parallèle au côté,
n’occupant pas plus du tiers de la longueur pronotale ; base feutrée d’un angle posté-
rieur à l’autre, mais ce feutrage parfois caduc ; toute la surface à ponctuation moyen-
nement forte et assez dense. Elytres à stries dorsales peu profondes, à ponctuation peu
serrée, les points entamant les interstries ; 7° à 10° stries déjetées sur les côtés, larges
et à ponctuation beaucoup plus forte ; 7° et 10° stries naissant à la base dans une
fossette commune, feutrée ; 8° strie rejoignant la 7° en angle très aigu, vers le tiers
antérieur, confondue avec la 9° dans le tiers postérieur ; 10° strie presque aussi large
que la 9°, déjetée en position épipleurale dans la moitié postérieure ; interstries dorsaux
légèrement convexes, réticulés, à ponctuation forte ou assez forte, généralement assez
dense, les points disposés sur deux rangs presque réguliers et séparés l’un de l’autre,
dans chaque rang, par un intervalle en général tout au plus égal à leur diamètre.
Pygidium à fossette basale peu distincte, à ponctuation dense et assez fine. Méso-
sternum (fig. 2) à fossettes allongées, feutrées, prolongées vers l'arrière par des sillons
larges et peu distincts, séparées par un lobe médian convexe, feutré en V, la partie
médiane, non feutrée, plus large que les parties feutrées ; partie postérieure chagrinée
et à ponctuation indistincte ; suture méso-métasternale perceptible surtout par la nette
différence de ponctuation du métasternum, qui est luisant-soyeux, avec de gros points
assez denses ; disque métasternal un peu déprimé à l'arrière. Sternites abdominaux
chagrinés, à ponctuation fine et peu dense, le 5° à fovéole basale transverse bien nette.
Longueur : 5,7-6,5 mm ; largeur: 2,7-3 mm.
Genitalia mâles : fig. 67-69.
Exemplaires examinés (toutes “formes” confondues) : 40.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr: Région de Maroantsetra,
Ankovana, II-1945 (J. Vadon); Fampanambo, XI1-1960/I11-1961 (J. Vadon).
— Tamatave (Goudot). — Périnet (Olsoufieff, 1932); Amparafara, IV/V-1937
Source : MNHN, Paris
62 YVES CAMBEFORT
(. Vadon). — Route d'Anosibe. — Italaviana, 730 m, 6 km N.-0. de Fanovana, T.C.E..
SVI-1956 (P. Griveaud). — Piste d'Ambodimanga. Anivoranokely, route d’Ivoay,
Brickaville, IX-1954 (4. Robinson).
Mapacascar CenrRE: Tananarive (Sikora, Lamberton). — La Mandraka,
24-VII-1957 (P. A. Remy). — Andrangoloaka, V-1891 (Sikora).
Observation. — Plus encore que À. vulgaris et À. crassecostata, À. opatrina est
une espèce variable. Il pourrait s'agir d'une variabilité individuelle. On pourrait aussi
être en présence de populations engagées dans la voie de la subspéciation, voire de la
spéciation. À côté d'individus morphologiquement peu différents du lectotype, et dont
l'édéage est illustré fig. 67, ces dernières sont au moins au nombre de deux : l’une
luisante, à ponctuation élytrale plus fine et plus éparse, apparemment plus septen-
trionale (environs de Maroantsetra) et l’autre très mate, à ponctuation élytrale plus forte
et se fondant presque dans la chagrination, apparemment plus méridionale (région de
Moramanga). Les genitalia mâles de toutes ces formes se ressemblent beaucoup (forme
“luisante” : fig. 68 ; forme “mate” : fig. 69). Il me semble peu vraisemblable qu'il
puisse s'agir là d'espèces bien différenciées et j'aurais donc été tenté de décrire les deux
formes extrêmes comme des sous-espèces, si elles ne se rencontraient pas parfois dans
les mêmes localités que la forme “typique”. Il pourrait donc s’agir de variations indi-
viduelles, de variations saisonnières, et même de bonnes espèces. Mais, dans ce cas, un
matériel plus abondant, provenant de stations écologiquement bien définies, et portant
des dates de capture précises, serait nécessaire pour les décrire.
38. Aulonocnemis grossa C. Schaufuss
Aulonocnemis grossa C. Schaufuss, 1902 : 130.
Aulonocnemis grossa C. Schauf. ; Gillet, 191
Aulonocnemis grossa Schauf. ; Boucomont, 193 7.
Aulonocnemis grossa Schauf. ; R. Paulian, 1937 : 135.
Type. — LECTOTYPE mâle : Madagascar Est, Antsianaka (L. Humblot, 1883)
(ex coll. R. Oberthür, MNHN). Présente désignation.
Description. — Corps relativement large, convexe, noir, luisant, sauf la tête
mate. Tête : avant en courbe largement arrondie, à fin rebord ; suture frontale portant
une incision assez marquée, en M très aplati, suivie d’une double callosité transverse
obtuse ; toute la surface à ponctuation assez fine et moyennement dense, superficielle
et assez peu visible dans la chagrination. Pronotum assez gibbeux ; côtés très
légèrement explanés dans le tiers antérieur; angles médians indistinets ; angles
postérieurs droits, bien visibles de dessus et portant une fossette feutrée, peu distincte,
d’où part vers l'avant une amorce de sillon longitudinal, devenant indistincte avant les
angles médians ; base peu densément feutrée d’un angle postérieur à l'autre ; toute la
surface à ponctuation assez fine et assez éparse. Elytres à stries dorsales assez
profondes, chagrinées, leurs points peu distincts quoiqu'entamant les interstries,
éloignés ; 7° à 10° stries déjetées sur les côtés, larges et à ponctuation beaucoup plus
forte ; 7° et 10° stries naissant à la base dans une fossette commune, feutrée ; 8° strie
rejoignant la 7° vers le tiers antérieur, en angle très aigu, confondue avec la 9° dans
presque toute la moitié postérieure ; cette dernière peu distincte de la 10° à l'avant ;
10° strie peu distincte sur toute sa longueur, déjetée en position épipleurale dans la
moitié postérieure ; interstries dorsaux assez nettement convexes, luisants au milieu,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 63
plus ou moins chagrinés sur les bords, avec des points assez fins et assez épars plus ou
moins alignés le long des stries et séparés l’un de l’autre par un intervalle en général
bien supérieur à leur diamètre. Pygidium court, à fossette basale peu distincte, à
ponctuation moyennement grosse et assez peu dense, devenant fine à l’apex. Méso-
sternum à fossettes presque rondes, feutrées, prolongées vers l'arrière par des sillons
larges et assez peu distincts, séparées par un lobe médian convexe, feutré en V, la partie
médiane, non feutrée, bien plus courte et plus étroite que les parties latérales, feutrées ;
partie postérieure chagrinée et à ponctuation indistincte ; suture méso-métasternale
perceptible surtout par la brusque différence de ponctuation du métasternum, qui est
luisant-soyeux, avec de gros points assez denses, très gros et denses sur les côtés ;
disque métasternal longitudinalement et nettement sillonné-déprimé. Sternites
abdominaux à ponctuation fine et éparse, le dernier à fovéole basale transverse marquée.
Genitalia mâles : fig. 70.
Longueur : 6,1-7,7 mm; largeur: 2,8-3,5 mm.
Exemplaires examinés : 18.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr: Massif du Marojejy, XI1-1972
{mission CNRS, RCP 225). — Région d'Antalaha, VII-1935 (Vadon). — Région de
Maroantsetra, Ankovana, VIII-1945 (Vadon). — Presqu'ile de Masoala, Ambohitsi-
tondroina, 900 m, X/XI-1947 (Michel). — Antsianaka, 1°" semestre 1892 (Perrot
frères) ; Antsianaka (L. Humblot, 1883) ; Antsianaka et lac Alaotra, 2° trimestre 1889
(Perrot frères).
39. Aulonocnemis micheli n. sp.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, presqu'île de Masoala, Ambohitsi-
tondroina, 900 m, X-1947 (Michel) (MNHN).
Description. — Corps relativement large, convexe, noir, mat soyeux. Tête :
avant en courbe largement arrondie, à rebord net ; suture frontale portant une incision
légèrement marquée sur ses bords, mais surtout par la callosité transverse obtuse qui
suit cette dernière ; toute la surface à ponctuation forte et dense. Pronotum assez
gibbeux ; côtés assez largement explanés dans les 2/3 antérieurs, la région des angles
antérieurs concave ; angles médians indistincts ; angles postérieurs droits, bien visibles
de dessus, quoique très légèrement déjetés sur les côtés, et portant une fossette, très
feutrée et mal visible, d’où part, vers l'avant, un sillon longitudinal très profond mais
court, atteignant tout au plus le milieu du pronotum ; base densément feutrée d’un angle
postérieur à l’autre, le feutrage remontant même vers l'avant, sur l'arrière des côtés et la
moitié basale du sillon ; toute la surface à ponctuation assez fine, très dense et comme
réticulée, les points superficiels et allongés longitudinalement, formant, mis bout à
bout, comme des rides longitudinales. Elytres à stries dorsales très superficielles et peu
visibles, marquées par un petit nombre de points transverses ; 7° à 10° stries (au-delà du
T° interstrie, qui est costiforme) déjetées sur le côté, aussi larges ou plus larges que les
interstries correspondants, luisantes et marquées de gros points fovéiformes feutrés,
assez rapprochés ; 7° et 10° stries naissant à la base dans une fossette commune,
feutrée ; 8° strie rejoignant la 7° vers le tiers antérieur, confondue avec la 9° dans
presque toute la moitié postérieure ; 9 strie peu distincte de la 10°, à l'avant ; 10° strie
peu distincte sur toute sa longueur, déjetée en position épipleurale dans la moitié
postérieure ; interstries dorsaux assez nettement convexes, surtout les impairs, d'aspect
chagriné ; à un fort grossissement (x 40 et plus), cette chagrination apparaît comme la
Source : MNHN, Paris
64 YVES CAMBEFORT
résultante d’une ponctuation écailleuse extrêmement dense et fine à laquelle se sur-
ajoutent deux rangées centrales peu distinctes de points plus gros, mats, pilifères ;
interstries latéraux, au-delà du 7°, costiformes. Pygidium à fossette basale peu distincte,
à ponctuation grosse et éparse à la base, devenant fine à l’apex. Mésosternum à fossettes
allongées, feutrées, prolongées vers l'arrière par des sillons larges et peu distincts,
séparées par un lobe médian saillant mais lui-même déprimé et concave sur son disque,
feutré sur ses côtés et surtout à l'arrière ; partie postérieure fortement chagrinée, avec
des points gros et assez denses, peu visibles dans la chagrination ; suture méso-
métasternale visible ; métasternum chagriné, à points gros, plats et eux-mêmes
chagrinés, plus finement que le fond ; disque métasternal un peu déprimé et concave,
surtout à l'arrière. Sternites abdominaux à ponctuation assez grosse et dense, le 5° à
fossette basale transverse très nette et profonde.
Genitalia mâles : fig. 71.
Longueur : 5,9-6,7 mm ; largeur : 2,9-3,2 mm.
Exemplaires examinés : 3.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne m'est connue que de la localité de
l'holotype. Deux femelles paratypes capturées avec l'holotype.
40. Aulonocnemis schaufussi Boucomont
Aulonocnemis Schaufussi A. Boucomont, 1931 : 28, 30.
Aulonocnemis Schaufussi Bouc. ; R. Paulian, 1937 : 136.
Aulonocnemis schaufussi Boucomont ; R. Paulian, 1976 a: 246.
Type. — LECTOTYPE femelle : “Madagascar [Centre ?] (ex coll. C. Schaufuss,
IPTI). Présente désignation.
Description. — Corps relativement large, convexe, noir, mat soyeux. Tête :
avant en courbe aplatie, à rebord fin et peu net ; suture frontale bien visible, sous la
forme d’une dépression transverse assez nette, suivie d’une callosité transverse obtuse ;
toute la surface à ponctuation grosse, assez dense mais peu visible dans la chagrination
du fond. Pronotum assez gibbeux ; côtés largement explanés presque sur toute leur
longueur, la partie concave plus étroite et plus concave à la base, où elle naît, au
voisinage des angles postérieurs, dans une fossette indistinctement feutrée, et sous la
forme d’un sillon longitudinal qui à la fois se fond dans la concavité latérale et garde,
vers le disque, une certaine individualité jusque vers le milieu de sa longueur ; angles
postérieurs obtus, très visibles de dessus ; angles médians peu visibles ; pronotum sans
trace de feutrage, notamment sur la base ; toute la surface à ponctuation grosse et dense,
peu visible dans la chagrination du fond, devenant plus grosse à l'arrière, la base
couverte de gros points ronds, très rapprochés, superficiels et chagrinés comme le fond,
mais très visibles. Elytres à stries dorsales larges mais superficielles, chagrinées et
portant quelques points transverses peu marqués ; 7° à 10° stries assez peu différentes
des dorsales, leurs points simplement plus gros, plus ronds, plus rapprochés et plus
marqués ; 7° et 10° stries naissant à la base dans une fossette commune, peu feutrée ;
8° strie rejoignant la 7° vers le tiers antérieur et assez nettement distincte de la 9°
jusque vers l’apex ; 9° strie peu distincte de la 10° dans le tiers antérieur, cette dernière
déjetée en position épipleurale dans la moitié postérieure ; interstries dorsaux tous
également convexes, d'aspect chagriné, comme les stries dont ils se différencient mal ;
en fait, à un fort grossissement (x 40 et plus), cette chagrination apparaît, comme dans
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 65
l'espèce précédente, être la résultante d’une ponctuation écailleuse extrêmement dense
et fine, à laquelle se surajoutent quelques gros points assez épars, disposés en désordre
et portant des soies peu distinctes ; interstries latéraux plus nettement convexes, mais
pas radicalement différents. Pygidium à fossette basale peu distincte, à ponctuation
grosse et éparse à la base, devenant plus fine à l’apex. Mésosternum à fossettes allon-
gées, un peu en Y, feutrées, prolongées vers l'arrière par des sillons lisses assez dis-
üncts, séparées par un lobe presque lisse, un peu déprimé transversalement, “en as de
pique renversé”, émoussé à l'arrière et bordé d’un léger feutrage ; partie postérieure
fortement chagrinée, avec des points gros et assez denses, superficiels, également
chagrinés ; suture méso-métasternale visible 3 métasternum fortement chagriné, à
points très gros et denses, assez profonds, chagrinés ; disque métasternal largement
déprimé et un peu concave à l'arrière. Sternites abdominaux à ponctuation grosse et
assez dense, le dernier à fossette basale transverse très nette et profonde.
Longueur : 5-5,2 mm , largeur: 2,4-2,5 mm.
Exemplaires examinés : 3 femelles.
Distribution dans l’île. — Manacascar CexrRe : Est du lac de Mantasoa, forêt
d’Ambohiboatavo, [1 340 m], litière, 30-I1-1973 (4. Peyrieras). — “Madagascar”.
41. Aulonocnemis meridionalis Boucomont
Aulonocnemis meridionalis A. Boucomont, 1937 : 278.
Type. — LECTOTYPE mâle : “Madagascar [Est], forêt d’Isaka, région de
Ranomafana au nord-est de Fort-Dauphin, X-1934 (R. Catala)” (ex coll. A. Boucomont,
MNEN). Présente désignation.
Description. — Corps relativement large, aplati, noir, luisant. Tête : avant en
courbe régulière, imperceptiblement sinuée, à rebord net. Suture frontale bien visible
sous la forme d’une incision presque rectiligne, suivie d’une imperceptible callosité
transverse ; toute la surface à ponctuation forte et dense, très superficielle et peu
visible. Pronotum assez gibbeux ; côtés assez largement explanés sur toute leur
longueur, plus largement à l'avant ; angles médians peu marqués ; angles postérieurs
droits, très saillants et très visibles, absolument pas déjetés sur les côtés ; en naît un
sillon longitudinal peu visible, disparaissant normalement dans le feutrage ; celui-ci
allant d’un angle postérieur à l’autre et recouvrant densément la base, qui est longue ;
ce feutrage semble assez caduc, et, aux endroits où il est tombé, la base apparaît mar-
quée de quelques gros points ronds ; le reste de la surface prothoracique à ponctuation
assez fine et moyennement dense, plus forte et plus dense vers l'arrière, où les points
paraissent un peu plus allongés. Elytres à stries assez fines, marquées de points éloignés,
la 6° moins fine, les 7° à 10° notablement plus larges et plus fortement ponctuées ; 7° et
10° stries très légèrement séparées à la base, où elles naissent toutefois dans une fos-
sette commune un peu large ; 8° strie rejoignant la 7° dans le tiers antérieur, assez
nettement distincte de la 9° jusque vers l’apex ; cette dernière peu distincte de la 10°
dans le tiers antérieur ; 10° strie peu distincte et déjetée en position épipleurale dans la
moitié postérieure ; interstries dorsaux très plats, soyeux, à ponctuation fine à moyenne,
assez éparse ; 7° à 9° interstries costiformes. Pygidium à fossette basale peu distincte, à
ponctuation forte à la base, devenant fine à l'apex. Mésosternum à fossettes rondes,
feutrées à l'avant et sur les côtés, prolongées vers l'arrière par des sillons lisses et pro-
fonds, séparées par un lobe feutré, transversalement déprimé ; partie postérieure
Source : MNHR, Paris
66 YVES CAMBEFORT
presque lisse, avec quelques points fins, épars ; suture méso-métasternale visible, en
courbe régulière ; métasternum finement réticulé, à ponctuation fine et éparse sur le
disque, devenant très grosse et dense sur les côtés ; disque métasternal avec un net
sillon longitudinal. Sternites abdominaux à ponctuation assez fine et assez dense.
Genitalia mâles : fig. 72.
Longueur : 5,4-6,3 mm ; largeur : 2,7-3 mm.
Exemplaires examinés : 4.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr: Forêt d'Isaka, région de
Ranomafana, nord-est de Fort-Dauphin, X-1934 (R. Catala). — Bezavona, Fort-
Dauphin (R. Catala).
42. Aulonocnemis irregularis Harold
Aulonocnemis irregularis Harold, 1869 : 97.
Aulonocnemis irregularis : Harold, 1877 : 94.
Aulonocnemis irregularis, Har. ; Fairmaire, 1886: 33.
Aulonocnemis irregularis Mar. ; C. Schaufuss, 1890 : 616.
Aulonocnemis irregularis Har. ; Alluaud, 1900 : 236.
Aulonocnemis irregularis : C. Schaufuss, 1902 : 130.
Aulonocnemis irregularis Har. ; Gillet, 1911 : 47.
Aulonocnemis irregularis Har. ; Boucomont, 193
Aulonocnemis irregularis Har. ; R. Paulian, 19
Aulonocnemis irregularis Har. ; Boucomont, 1937 :
Type. — Holotype mâle : “Madagascar” (ex coll. Harold, coll. R. Oberthür,
MNHN).
Description. — Corps relativement étroit, assez convexe, le pronotum et les
élytres gibbeux, vus de profil, et le milieu du corps déprimé ; noir, luisant. Tête : avant
en courbe largement aplatie et subsinuée ; suture frontale imperceptible ; toute la
surface à ponctuation forte et dense, les points très visibles. Pronotum fortement
gibbeux ; côtés explanés et en large gouttière dans le tiers antérieur ; angles médians à
peine distincts ; angles postérieurs obtus, assez nettement visibles de dessus ; de
chacun d’entre eux part, vers l'avant, un sillon longitudinal étroit, parallèle au côté, qui
vient se fondre dans la gouttière antérieure ; du fait de ce sillon, le pronotum semble
posséder un très large rebord latéral, mais en fait celui-ci est imperceptible et déjeté sur
la face ventrale ; base assez courte, anguleuse au milieu, très déprimée par rapport au
disque et portant un feutrage assez cadue, jaune grisâtre ; toute la surface pronotale à
ponctuation grosse et dense sur un fond finement chagriné soyeux. Elytres gibbeux
dans leur ensemble, en vue de profil ; stries dorsales au nombre de cinq seulement, les
suivantes dès la 6° déjetées sur les côtés ; les stries vont en s’élargissant, de la 1° qui est
fine, superficielle, interrompue par d'assez gros points assez éloignés, à la 9° qui est
élargie en gouttière et marquée de fovéoles assez profondes et rapprochées ; stries 2 à 5
naissant dans des fossettes basales et très élargies à l’'apex ; stries 6, 7-8 et 9-10 naissant
dans des fossettes basales plus profondes ; 6° à 10° stries déjetées sur le côté, au-delà
du 6° interstrie, qui est costiforme à la base ; 7°-8° et 9*-10° stries complètement
séparées à la base ; 8° strie rejoignant la 7° vers le tiers antérieur et rejoignant la 9° vers
le tiers postérieur ; 9° et 10° stries également réunies dans le tiers basal en une
profonde gouttière, séparées ensuite, la 10° déjetée en position épipleurale ; interstries
1 à 7 plans sur le disque, subconvexes (1 à 3), convexes (4 et 5) ou costiformes (6 et 7)
à la base ; tous les interstries costiformes à l’apex ; sur le disque, les interstries portent
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 67
deux rangées de points fins et rapprochés, sur un fond chagriné soyeux ; 8° interstrie
raccourci à l'avant, costiforme ; 9° interstrie raccourci à l'arrière, costiforme à l'avant,
où il sépare nettement les stries 7-8 des 9-10 ; 10° interstrie également raccourci à
l'avant. Pygidium à fossette basale perceptible, à ponctuation forte et dense. Méso-
sternum (fig. 30) à fossettes allongées, feutrées à l'avant, prolongées vers l'arrière par de
larges sillons assez peu marqués, séparées par un lobe assez étroit, marqué d’un relief
en Ÿ, feutré à l'arrière ; partie postérieure à ponctuation dense, moyennement forte, sur
un fond mat ; suture méso-métasternale perceptible par la différence de niveau entre le
mésosternum, déprimé, et le métasternum, convexe ; ce dernier luisant soyeux, à
ponctuation grosse et dense, largement déprimé-sillonné sur le disque. Sternites
abdominaux à ponctuation dense et assez forte, le dernier à fossette transverse basale
distincte.
Genitalia mâles à paramères très allongés par rapport au tambour (fig. 73).
Longueur : 3,9 mm ; largeur : 1,5 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne m'est connue que par l’holotype,
étiqueté “Madagascar”.
ESPÈCES FAUSSEMENT ATTRIBUÉES AU GENRE AULONOCNEMIS
Dialytes monstrosus (Harold)
Aulonocnemis monstrosa Harold, 1877 : 92.
Ataenius monstrosus Harold, 1880 : 198.
Dialytes javanus A. Schmidt, 1907 : 569.
Dialytes monstrosus (Harold) ; À. Schmidt, 1910: 114.
Après quelques vicissitudes, cette espèce ne pose plus aucun problème
nomenclatorial. Il n’en est pas de même pour la suivante.
Ataenius sumatrae (Fairmaire) n. comb.
Aulonocnemis sumatræ L. Fairmaire, 1896 : 83.
Aulonocnemis sumatrae Fairm. ; Gillet, 1911 : 47 (gen. dub).
Aulonocnemis Sumatrae Fairm.: Boucomont, 1931 : 26 (peut-être un Dialytes).
Observation. — L'avant du elypéus de l'holotype (ex coll. Fairmaire, MNHN) a
subi une déformation rendant partiellement visibles les pièces buccales. Ce léger cas
tératologique explique la position assignée à ce taxon par son auteur. D’après Bordat
(comm. pers.), cet Insecte est très proche d’“Euparia” acutula Schmidt, lequel n’est
lui-même certainement pas un Euparia mais appartient au genre Ataenius (s. lat.).
L'examen d’un autre exemplaire de “W Sumatra, Bukittingi, 20-I11-1981 (Rougemont)",
coll. Pittino, Milan, dont le clypéus est normal, confirme à la fois la provenance et la
position générique de l'espèce. Celle-ci avait été rapprochée du genre Dialytes par
Balthasar (1964 : 519), qui n'avait pas vu le type et la qualifie de “gänzlich nebelhafte”.
Palnia Stebnicka
650.
tebnicka, 1985, par désignation originelle.
Palnia Z. Stebnicka, 1985
Espèce-type : Palnia loebli
Source : MNHN, Paris
68 YVES CAMBEFORT
Description. — Corps assez allongé. Tête plus large que longue, le labre et
l'apex des mandibules visibles de dessus ; yeux non visibles de dessus, n’offrant done
pas de canthus oculaire. Pronotum présentant un feutrage le long de la base. Scutellum
visible. Elytres à stries apparemment au nombre de 8 ; en fait, la striation pourrait être
assimilée à celle du genre Aulonocnemis : il y aurait en réalité 10 stries élytrales, la 7°
très superficielle et peu visible, la 8° très large mais raccoureie à l'avant, les 9° et 10°
confondues en une gouttière commune. Pygidium sans fossette basale, orné au
contraire d’une gibbosité basale. Mésosternum pourvu de fossettes feutrées et donc de
structure parfaitement analogue à celle d'Aulonocnemis. Abdomen présentant 6
sternites visibles. Tibias antérieurs très semblables à ceux d’Aulonocnemis, présentant
un sillon longitudinal externe, présentant en outre une fossette antérieure, située au
niveau de l'avant de la 2° dent.
Ecologie et biogéographie. — Ce genre semble mener une vie discrète dans
lhumus des forêts dé montagne du sud de l'Inde. Ses exemplaires sont sans doute fort
rares, puisqu'un seul a pu être ramené au Muséum de Genève malgré les nombreux
tamisages d’humus effectués. Il doit s'agir d’un taxon relicte, en voie d'extinction,
témoignage actuel de la liaison qui s’est maintenue jusqu’au Crétacé supérieur entre
Madagascar et le sud de l'Inde (Owen, 1983). Ainsi qu’on l'a vu plus haut, l'ensemble
Painia-Ankaratrotrox-Manjarivolo pourrait être le groupe-frère d'Aulonocnemis. Les
trois premiers genres semblent avoir la même biologie. alors que les Aulonocnemis
sont corticoles.
Palnia loebli Stebnicka
Palnia loebli Z. Stebnicka, 1985 : 651.
Type. — Holotype mâle : Inde, Madras, Palni Hills, Kodaïkanal (2 100 m),
11-XI-1975, tamisage d'humus forestier (C. Besuchet, I. Lôbl et R. Mussard) (MHNG).
Description. — Corps relativement étroit, peu convexe, brun foncé, luisant.
Tête : avant en courbe largement arrondie, à rebord très fin ; suture frontale perceptible
sur les côtés, par une coloration plus foncée des téguments, indistincte au milieu ;
surface céphalique à ponctuation forte et dense. Pronotum non gibbeux ; angles
antérieurs aigus, non explanés ; angles médians largement arrondis, peu distincts ;
angles postérieurs obtus, un peu déjetés sur les côtés et portant une fossette feutrée ; en
part, vers l'avant, une trace de sillon longitudinal ; base feutrée d’un angle postérieur à
l'autre, le feutrage jaune grisâtre, disposé en deux lignes transversales séparées par une
incision ; surface pronotale à ponctuation fine et éparse à l'avant du disque, devenant
grosse et légèrement plus dense à l'arrière et sur les côtés. Elytres à 6 stries dorsales
naissant dans des fossettes basales très distinctes, mais devenant ensuite très super-
ficielles et lisses sur le disque, plus profondes, nettes et fovéolées à l'apex ; 7° interstrie
portant une trace de strie, peu visible ; côtés des élytres avec deux stries larges et
profondes, fovéolées, dont la structure est analogue à celle de l’apex des stries dorsales ;
la première (7° strie élytrale) est raccourcie à l'avant et ne débute qu’en arrière du tiers
antérieur ; elle rejoint, à l’apex, la 2° strie dorsale ; la seconde (8° strie élytrale) naît à
l'avant dans une profonde fovéole basale et se prolonge, sous la forme d’une large
gouttière fovéolée longeant l’épipleure, jusqu'à l’apex, où elle rejoint la 1° strie dorsale ;
interstries plans sur le disque, portant chacun deux rangées de points flanquant les
stries, ces points migrant et formant des fossettes dans les stries, à l’apex, où les inter-
stries sont lisses et costiformes ; épipleures avec une rangée de points. Pygidium avec
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 69
Fig. 74, Ankaratrotrox centralis R. Paulian, habitus, face dorsale.
une gibbosité anguleuse basale, à ponctuation rugueuse et grosse, plus fine à l’apex.
Mésosternum portant deux fossettes feutrées, communiquant au milieu, prolongées vers
l'arrière par deux sillons assez peu nets et séparées par un lobe médian étroit à l'avant,
large à l'arrière et interrompu par la communication entre les fossettes ; partie moyenne
convexe, presque lisse; suture méso-métasternale imperceptible ; métasternum
légèrement déprimé sur le disque, à ponctuation moyennement dense, forte, devenant
très forte sur les côtés. Sternites abdominaux au nombre de 6, la suture entre les 5° et 6°
bien plus fine que les précédentes ; ponctuation des sternites régulière, très forte et
assez dense.
Longueur : 3,3 mm ; largeur : 1,25 mm.
Distribution. — L'espèce n’est connue que par le spécimen holotype.
Source : MNHN, Paris
70 YVES CAMBEFORT
75
78
Fig. 75 à 78, Ankaratrotrox centralis R. Paulian. — 75, antenne ; 76, mandibule, 77, labium ; 78, épipharynx.
Chaque échelle représente 0,1 mm.
Ankaratrotrox R. Paulian
Ankaratrotrox R. Paulian, 1954 : 290.
Espèce-type : Ankaratrotrox centralis R. Paulian, par désignation originelle.
Description (fig. 74). — Corps petit ou très petit (1,5-3,5 mm), relativement
allongé (rapport longueur/largeur — 2,1-2,4), testacé plus ou moins rembruni. Tête à
joues très réduites, concaves, à yeux non visibles. Une tache rembrunie, vers le milieu
des joues, pourrait constituer un vestige oculaire, visible seulement par la transparence
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 71
du tégument, et peut-être photosensible. Pronotum de structure en général assez
complexe, souvent avec un sillon longitudinal postérieur. Scutellum non visible.
Elytres également de structure complexe, surtout sur les côtés où les stries et les
interstries sont plus ou moins réunis. Mésosternum offrant soit deux fossettes trans-
verses (fig. 31) soit un sillon transversal (fig. 32). En général, cinq sternites abdominaux
visibles, le 5° n’apparaissant le plus souvent que sous la forme d’une fossette transverse
à la base du 6°, comme dans le genre précédent (cf. fig. 2). Antennes de neuf articles, à
massue relativement large (fig. 75). Mandibules très nettement sclérifiées à l'avant,
tridentées (fig. 76), très visibles de dessus. Labium à palpes élargis, leur 3° article plus
large que long, avec un lobe interne (fig. 77). Epipharynx (fig. 78) faiblement saillant à
l'avant du clypéus. Tibias antérieurs offrant, outre le sillon longitudinal caractéristique
de la famille et qui est ici déjeté très à l'extérieur, complètement contre les dents
externes, une petite fossette ronde, visible de dessus et de dessous, située en face de la
2° dent. Edéage de forme assez semblable dans les espèces connues (fig. 79-80).
Note. — Considéré à l’origine comme voisin des Termitotrox, ce genre a été
ensuite correctement placé dans les Aulonocnemidae (Paulian, 1974 a; sur les
Termitotrogidae, voir en dernier lieu Paulian, 1985).
Ecologie et biogéographie. — Ce genre comprend actuellement six espèces,
cinq de Madagascar et une des Seychelles. Elles ont été capturées soit au tamisage
d'humus, soit au lavage de terre. L'absence d’yeux externes indique une vie en milieu
obscur. Mais il est possible que les espèces relativement pigmentées (comme À.
centralis) mènent une vie moins souterraine que les espèces testacées (comme 4.
sechellensis), capturées au lavage de terre et qui seraient plus ou moins complètement
endogées. Il est vraisemblable que nombre d’espèces soient encore à découvrir, tant
dans les massifs montagneux qu’à plus basse altitude, où les recherches systématiques
par tamisage et lavage ont encore été très peu nombreuses.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Mésosternum offrant deux fossettes obliques, complètement séparées
(fig-31)%-taille très-petites 215 18/mmes ee 2
— Mésosternum offrant une large dépression transverse, unique (fig. 32) ;
taille jamais inférieure à=2 mm :::-.....:..................0
2. Pronotum offrant une dépression discale forte, en ovale transverse, et
un sillon basal longitudinal très étroit à l'arrière; longueur:
OT RS nn nm ie on 1. griveaudi
— Pronotum régulièrement convexe, sans dépression discale, offrant un
sillon basal très élargi à l'arrière, presque en forme de triangle équi-
Jatéral longueur: D mniee ses 2. sechellensis
3. Arrière du pronotum avec un profond sillon longitudinal, atteignant
souvent le disque à l'avant, toujours étroit, pas ou peu élargi à l'arrière ;
longueur : 2-3 mm .. :
— Arrière du pronotum avec une légère trace de sillon longitudinal ;
Jongueur223/403 5m ere mener 6. descarpentriesi
4. Corps brillant ; tous les interstries bien visibles, les pairs aussi nets que
les impairs ; longueur : 2,6-3 mm ......................... 5. peyrierasi
Source : MNHN, Paris
72 YVES CAMBEFORT
— Corps luisant ou mat ; interstries pairs peu visibles, plans, sauf parfois
le 4, tout à fait à l'arrière ; interstries impairs costiformes ; longueur :
2-2,4 mm .......... Hood see 5
5. Interstries 1, 3 et 5 nettement costiformes, surtout à l'arrière, le 5
atteignant l’apex .............. tn certe ce cn 4. centralis
— Interstrie 5 seul costiforme sur toute sa longueur, mais n’atteignant pas
l'apex ; interstrie 4 presque entièrement plan, très saillant et brièvement
costiforme à l’apex ...... Re DR ne ...... 3. pauliani
1. Ankaratrotrox griveaudi R. Paulian
Ankaratrotrox griveaudi R. Paulian, 1974 a : 324. 326.
Ankaratrotrox griveaudi R. Paul. ; R. Paulian, 1979 a : 177.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, massif de l'Andringitra, Anjavi-
dilava, 1 800 m, sol de forêt dense humide de montagne, 28-XI1-1972 (4. Peyrieras)
(MNHN).
Description. — Corps relativement allongé, convexe, testacé, peu luisant,
glabre. Tête: avant du clypéus très largement échancré et faiblement concave,
l'échancrure à rebord très net, laissant nettement visible l’épipharynx qui est légère-
ment denticulé à ses angles antérieurs ; suture frontale distincte, marquée latéralement
par deux faibles tubercules plus foncés ; joues petites et concaves ; ponctuation
céphalique superficielle, assez dense mais peu visible. Pronotum assez nettement
gibbeux à l'avant, la gibbosité délimitée, vue de profil, par la déclivité antérieure et la
dépression discale médiane ; angles antérieurs flanqués d’une gouttière fovéiforme
reliée latéralement à la dépression discale ; angles postérieurs invisibles de dessus,
cachés par une saillie anguleuse postérieure ; base offrant une gouttière verticale large
et profonde ; disque pronotal offrant une dépression transvérse légèrement antérieure,
large, assez courte et peu profonde, marquée en son milieu d’une faible carène longi-
tudinale et suivie d’un très profond sillon postérieur, également longitudinal, plus large
au milieu qu’à ses extrémités, rejoignant la gouttière basale et flanqué, à l'arrière, d’une
saillie médiane paire surplombant cette gouttière ; ponctuation pronotale indistincte,
sauf tout à fait à l'avant. Elytres offrant quatre stries dorsales larges et marquées de
points assez forts, la partie latérale délimitée par un interstrie costiforme à la base et
saillant sur le reste de sa longueur, qui est apparemment le 5° ; partie latérale n’offrant
que deux stries, carénées à l'extérieur, la première (7° + 8° ?) fovéolée dans sa partie
postérieure, la seconde (9° ?) sinueuse, raccourcie à l'arrière et délimitant un pseudépi-
pleure ; ponctuation des interstries élytraux indistincte. Pygidium caréné et bifovéolé
à l’arrière, convexe à l’avant. Prosternum offrant une saillie antérieure saillante vers
l'avant ; mésosternum (fig. 31) avec deux fossettes transverses légèrement obliques,
nettement séparées ; partie postérieure du mésosternum à ponctuation indistincte, de
même que la suture méso-métasternale ; métasternum explané, à ponctuation égale-
ment indistincte, marqué de fossettes sur les côtés. Sternites abdominaux à ponctuation
grosse et éparse, le dernier sans fossette basale.
Longueur : 1,5-1,7 mm ; largeur: 0,65-0,7 mm.
Exemplaires examinés : 8.
Distribution dans l’île. — Cette espèce ne m'est connue que du massif de
lAndringitra.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 73
2. Ankaratrotrox sechellensis R. Paulian
Ankaratrotrox sechellensis R. Paulian, 1974 c 5.
Ankaratrotrox sechellensis R. Paul. ; R. Paulian, 1979 a: 177.
Type. — Holotype de sexe non vérifié (non disséqué vu son état assez précaire):
archipel des Seychelles, île Praslin, vallée de Mai, 300 m, par lavage de terre, IV-1972
(4. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Corps relativement allongé, convexe, testacé clair et d’aspect
ténéral, luisant, glabre, à l'exception de quelques grosses soies sur les côtés du
pronotum et le 7° interstrie élytral. Tête : avant en courbe très légèrement concave,
subbidenté de part et d’autre de cette concavité ; rebord net ; joues petites, -entière-
ment déprimées et concaves ; suture frontale visible par transparence, au travers de la
cuticule, faiblement tuberculée à ses extrémités ; ponctuation céphalique éparse et
assez grosse à l'avant de la suture, presque nulle à l'arrière. Pronotum très faiblement
gibbeux à l'avant ; les côtés longés par une gouttière très élargie un peu en avant du
milieu, rejoignant le sillon postérieur en passant au-dessus des angles postérieurs ; côtés
du pronotum avec quelques grosses soies assez longues, peu serrées ; angles postérieurs
obtus, longés par la gouttière précitée ; arrière du pronotum marqué par une profonde
dépression s’élargissant de l'avant à l'arrière, atteignant presque le disque vers l'avant
et longeant la base à l'arrière, presque en forme de triangle équilatéral, ses deux angles
postérieurs en continuité avec les gouttières latérales ; tout le reste de la surface
pronotale à ponctuation grosse à très grosse et assez dense. Elytres à stries 1 et 2 assez
nettes, toutes les autres plus ou moins indistinctes ; chaque élytre porte 5 côtes, qui
correspondent aux interstries 1, 3, 5 et 7, la dernière étant d’origine indéterminable du
fait que les stries latérales ne sont pas reconnaissables ; sur et entre les côtes, la
ponctuation est fine et éparse ; interstrie 7 avec quelques soies dans son tiers basal.
Apex des élytres avec un bourrelet apical qui correspond peut-être à l’interstrie 10.
Pygidium sans fossette basale. Mésosternum avec deux fossettes antérieures transverses
obliques, séparées par un lobe très mince ; hanches médianes très écartées ; de ce fait,
la partie postérieure du mésosternum est large, en forme de pentagone régulier,
convexe, à ponctuation grosse et éparse ; suture méso-métasternale bien visible, surtout
par la transparence des téguments ; métasternum convexe, à ponctuation grosse et
éparse, devenant très grosse et confluente en fossette sur les côtés. Sternites abdo-
minaux 1 à 5 de largeur presque identique, portant chacun une rangée de très gros
points contigus occupant toute leur largeur ; sternite 6 plus large et moins ponctué.
Tous les tarses apparemment mutilés : bien que ceci empêche de conclure, je les crois
pentamères.
Longueur : 1,8 mm ; largeur : 0,8 mm.
Exemplaire examiné : 1.
Distribution. — L'espèce n’est connue que par le spécimen holotype.
3. Ankaratrotrox pauliani n. sp.
Type. — Holotype femelle : Madagascar Centre, massif de l’Itremo, 1 615 m,
4/6-1-1973 (4. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Corps relativement peu allongé, convexe, testacé, luisant,
glabre à l'exception d’un feutrage grisâtre à la base du pronotum. Tête : avant en courbe
Source : MNHN, Paris
74 CAMBEFORT
79
Fig. 79 et 80, édéage, vue latérale et vue dorsale. — 19, Ankaratrotro centralis R. Paulian ; 80, 4. descar-
pentriesi À. Paulian. L'échelle représente 0,5 mm.
aplatie et très légèrement subéchancrée, à rebord net ; suture frontale imperceptible sur
le disque, marquée latéralement par deux faibles tubercules plus foncés ; joues très
petites, entièrement déprimées et concaves ; ponctuation céphalique assez grosse,
relativement dense, superficielle à l'avant de la suture, presque nulle à l'arrière.
Pronotum faiblement gibbeux à l'avant ; les côtés longés par une gouttière assez large
à l'avant, rétrécie et rejoignant le sillon postérieur à l'arrière ; côtés du pronotum
glabres, à rebord épais ; angles postérieurs non visibles, cachés par un épais feutrage qui
recouvre la base ; arrière du pronotum avec un sillon longitudinal très net, débutant un
peu en avant du milieu du disque et devenant plus profond et feutré en rejoignant la
base ; toute la surface pronotale brillante, à ponctuation très fine et peu visible. Elytres
à stries dorsales marquées d’une rangée superficielle de points rapprochés, à interstries
dorsaux plans sur le disque, le 3° convexe à la base, le 4° très saillant et brièvement
costiforme à l’apex, le 5° costiforme sur toute sa longueur mais n’atteignant pas l’'apex ;
stries 7 et 8 marquées de fovéoles profondes et peu rapprochées ; interstries 8 et 9
costiformes, le premier entier, le second raccourci à l'avant ; interstrie 10 délimitant un
pseudépipleure ; tous les interstries à ponctuation extrêmement fine, brillants.
Pygidium à fossette basale peu marquée. Mésosternum avec deux fossettes bien indivi-
dualisées, mais réunies par un sillon transverse, prolongées vers l'arrière par des sillons
peu nets; partie postérieure du mésosternum à ponctuation assez fine et éparse ;
métasternum explané sur le disque, à ponctuation grosse et éparse, plus grosse et dense
sur les côtés. Sternites abdominaux avec une rangée antérieure de gros points non
contigus, cette rangée plus dense et formant presque une fossette basale sur le dernier.
Longueur : 2,1 mm; largeur: 1,0 mm.
Exemplaire examiné :1.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que par le spécimen holotype.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 5
4. Ankaratrotrox centralis R. Paulian
Ankaratrotrox centralis R. Paulian, 1954 : 290.
Ankaratrotrox centralis Paulian ; R. Paulian, 1974 a: 322, 326.
Ankaratrotrox centralis R. Paul. ; R. Paulian, 1979 a: 177.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, humus
forestier, 2 200 m, VIII-1949 (R. Paulian) (MNHN).
Description. — Corps relativement allongé, convexe, testacé obscur, peu
luisant, glabre à l'exception d’un feutrage grisâtre à la base du pronotum. Tête : clypéus
en courbe régulière, légèrement subéchancré à l'avant, à rebord net ; suture frontale
indistincte, marquée latéralement par deux faibles tubercules plus foncés ; joues petites
et très concaves ; ponctuation céphalique assez grosse, peu dense, bien marquée à
l'avant de la carène frontale, indistincte à l'arrière. Pronotum faiblement gibbeux à
l'avant ; côtés bordés d’un sillon assez large dans la moitié antérieure, plus étroit à
l'arrière ; angles postérieurs obtus ; s’y rejoignent le sillon latéral et un sillon basal un
peu feutré ; disque prothoracique portant, dans sa partie postérieure, un sillon longi-
tudinal assez profond, s’élargissant nettement et rejoignant le sillon basal, flanqué de
deux fovéoles rondes qui interrompent ce dernier ; ponctuation pronotale assez grosse,
modérément dense, assez superficielle. Elytres à stries dorsales assez peu nettes à
l'avant, où elles sont marquées d’une rangée peu dense de points arrondis, bien plus
marquées et en gouttière à l'arrière ; interstries 1 et surtout 3 et 5 costiformes, plus
nettement à l'arrière, ce dernier atteignant l’apex ; interstries 2 et 4 plans, le 2
également costiforme à l’apex ; latéralement, les stries sont plus larges et fovéolées, la
7° réunie à la 8°, la 9° raccourcie à l'arrière, la 10° déjetée en position épipleurale ;
ponctuation des interstries indistincte. Pygidium à légère fovéole basale. Mésosternum
(fig. 32) offrant deux fovéoles antérieures réunies par un profond sillon transverse,
glabre ; partie postérieure du mésosternum à ponctuation éparse et assez forte ; suture
méso-métasternale distincte ; métasternum explané, à ponctuation grosse et assez
éparse sur le disque, très grosse et dense sur les côtés. Sternites abdominaux à rangée
basale de points assez peu denses, le dernier avec une trace de fossette basale transverse.
Genitalia mâles : fig. 79.
Longueur : 2-2,4 mm ; largeur : 0,9-1 mm.
Exemplaires examinés : 13.
Distribution dans l’île. — Mapacascar CENTRE, massif de l’Ankaratra, entre
1850 et 2200 m, VIII-1949 (R. Paulian), 17-IV-1973 et 7-V-1974 (4. Peyrieras,
D. Llnarès).
5. Ankaratrotrox peyrierasi R. Paulian
ï R. Paulian, 1974 a: 322, 326.
ï R. Paulian ; R. Paulian, 1976 b: 102.
si R. Paul.; R. Paulian, 1979 a: 177.
Ankaratrotrox peyri
Ankaratrotrox peyri
Ankaratrotrox peyri
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, massif de l'Andringitra, versant
Est, Anjavidilava, 1 800 m, sol de forêt dense humide de montagne, 21/28-XI1-1972
(4. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Corps relativement allongé, convexe, testacé plus ou moins
obseur, brillant, glabre, à l'exception de quelques soies éparses sur la face ventrale et
Source : MNHN, Paris
76 YVES CAMBEFORT
les appendices, et d’un feutrage jaunâtre à la base du pronotum et des élytres et dans la
dépression mésosternale. Tête : avant en courbe régulière, à rebord net ; suture frontale
à peine perceptible ; joues petites, déprimées et concaves ; toute la surface céphalique
à ponctuation grosse et assez dense. Pronotum très faiblement gibbeux à l'avant ; les
côtés fortement explanés et concaves dans la région des angles antérieurs ; les angles
postérieurs obtus, mal visibles de dessus, cachés par une bande transversale supérieure
de feutrage et donnant naissance à un très court sillon qui se dirige vers l'avant et se
perd rapidement dans la concavité du rebord ; toute la base recouverte de feutrage,
d'un angle postérieur à l’autre, ce feutrage formé de deux bandes transversales super-
posées, la bande supérieure interrompue au milieu par un profond sillon longitudinal
qui atteint, vers l'avant, l'arrière du disque ; toute la surface pronotale à ponctuation
régulière, moyennement forte et assez éparse. Elytres à base entièrement, mais
étroitement, feutrée ; offrant 6 stries dorsales larges et bien marquées, nettement
chagrinées et presque mates ; interstries 1, 3, 5 et 7 nettement costiformes à la base et à
l'apex, à peine plus convexes, sur le disque, que les 2, 4 et 6 ; tous les interstries
dorsaux offrant une ponctuation assez fine et très éparse, disposée le long des stries et
laissant le milieu imponctué ; au-delà de l’interstrie 7, les stries sont réduites à l’état de
vestiges, mais bien repérables ; la 7° naît dans une profonde fossette basale feutrée ; la
8° est réunie à la 7° à l'avant et à la 9° à l'arrière ; la 10° est déjetée sur le côté mais pas
en position ventrale ; les interstries 8 et 9 sont cariniformes, le 10° délimite un
pseudépipleure. Pygidium avec une fossette basale très nette et profonde. Mésosternum
offrant une dépression transverse large et feutrée, située vers le tiers antérieur et
prolongée vers l'arrière par deux sillons latéraux assez peu marqués ; partie postérieure
du mésosternum à ponctuation assez fine et assez dense ; suture méso-métasternale
discernable par transparence, les structures squelettiques apparaissant au travers de la
euticule ; métasternum explané sur le disque, à ponctuation grosse et assez dense,
devenant très grosse et très dense sur les côtés. Sternites abdominaux à ponctuation
grosse et dense, le 5° relativement distinct du 6°, quoique étroit et déprimé.
Longueur : 2,6-3 mm ; largeur: 1,1-1,4 mm.
Exemplaires examinés : 34.
Distribution dans l’île. — Cette espèce ne m'est connue que du massif de
V'Andringitra.
6. Ankaratrotrox descarpentriesi R. Paulian
Ankaratrotrox descarpentriesi R. Paulian, 1979 a: 176, 177.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, massif de l’Andringitra, Marositry,
est de la rivière Antsifotra, 2 000 m, 2/5-XI1-1970, station Betsch 76 (mission CNRS,
RCP 225) (MNEN).
Description. — Corps relativement allongé, convexe, testacé obscur, glabre, à
l'exception de quelques soïes éparses sur la face ventrale et les appendices, et d’un
feutrage grisâtre à la base du pronotum et dans la dépression mésosternale. Tête : avant
en courbe aplatie, à rebord net ; suture frontale à peine perceptible ; joues très petites,
entièrement déprimées et concaves ; toute la surface céphalique à ponctuation grosse et
dense. Pronotum très faiblement gibbeux à l’avant ; les côtés fortement explanés à
l'avant et à l'arrière, concaves dans la région des angles antérieurs et des angles
postérieurs ; ces derniers peu visibles, disparaissant dans le feutrage qui recouvre la
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 77
Fig. 81, Manjarivolo crypticus R. Paulian, habitus, face dorsale.
base ; toute la surface pronotale à ponctuation presque régulière, forte et assez dense ;
arrière du pronotum avec une trace de sillon longitudinal médian. Elytres à 6 stries
dorsales relativement larges et nettes, à points bien marqués, denses ; interstries 1, 3, 5
et 7 costiformes, bien marqués sur toute leur longueur, le 5 rejoignant le 7, puis le 3, un
peu avant l’apex ; interstries 2, 4 et 6 plans, le 2 devenant costiforme sur une faible
longueur à l’apex ; au-delà de l’interstrie 7, la structure de l’élytre est complexe ; il
existe une profonde fossette humérale, qui correspond sans doute à l’origine de la strie
7, au-delà de laquelle se trouve une explanation antérieure, suivie par une côte bifide
qui correspond aux interstries 8 et 9, encore au-delà desquels l’interstrie 10 délimite
Source : MNHN, Paris
78 YVES CAMBEFORT
un pseudépipleure ; stries 7 à 10 indistinctes. Pygidium avec une fossette basale assez
nette. Mésosternum avec une dépression transverse large, située vers le tiers antérieur
et correspondant à la coalescence des deux fossettes latérales, comme on le voit par les
deux sillons qui prolongent, vers l'arrière, les parties latérales de cette dépression ;
cette dernière feutrée ; partie postérieure du mésosternum à ponctuation grosse et très
dense ; suture méso-métasternale visible; métasternum déprimé sur le disque, à
ponctuation grosse et éparse, devenant dense sur les côtés. Sternites abdominaux avec
une rangée antérieure de gros points denses, le dernier avec une fossette transverse
basale marquée.
Genitalia mâles : fig. 80.
Longueur : 3,4-3,5 mm; largeur : 1,4-1,5 mm.
Exemplaires examinés : 2.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que de la localité de
l'holotype.
Manjarivolo R. Paulian
Manjarivolo R. Paulian, 1974 b: ‘29.
Manjarivolo ; R. Paulian, 1976 b: 101.
Espèce-type : Manjarivolo crypticus R. Paulian, par désignation originelle.
Description (fig. 81). — Corps petit (2,2-2,5 mm), relativement court (rapport
longueur/largeur = 1,8-2), très convexe face dorsale, aplati face ventrale, brun de poix,
plus clair sur la tête et le dessous, glabre à l'exception de quelques soies sur la face
inférieure et du feutrage de la base et des côtés du pronotum et du mésosternum. Tête à
côtés de l’épistome et des joues explanés ; yeux non visibles de dessus, visibles
seulement de côté ; partie visible très réduite, étroite ; pas de canthus oculaire ; apex
des mandibules non visible de dessus. Pronotum à angles antérieurs largement explanés,
convexe et plus ou moins gibbeux à l'avant. Scutellum visible. Elytres à interstries
dorsaux impairs costiformes et à 10° strie déjetée sur un pseudépipleure. Mésosternum
présentant deux fossettes feutrées (fig. 33). Abdomen offrant 6 sternites visibles, le 5°
plus étroit que les autres. Antennes de 9 articles, le scape long et aplati (fig. 82).
Mandibules entièrement membraneuses, à apex non sclérifié (fig. 83), ne dépassant pas
à l'extérieur et non visible de dessus. Labium à palpes aplatis dorso-ventralement et très
élargis, la suture entre les articles 1 et 2 totalement invisible (fig. 84). Epipharynx
(fig. 85) dépassant seul à l'avant du clypéus. Structure des pattes analogue à celle des
Aulonocnemis. En particulier, les tibias antérieurs offrent un sillon longitudinal
longeant les trois dents externes et les tibias postérieurs n’ont qu'un éperon terminal.
Par une exception remarquable dans les Scarabaeoidea, une espèce de ce genre a tous
ses tarses tétramères. Edéage très semblable dans les trois espèces connues (fig. 86).
Biogéographie et écologie. — Ce genre ne comprend que trois espèces. Elles
n’ont été trouvées qu’en deux localités montagnardes, les massifs de l’Andringitra et de
l'Andohahelo, en tamisant la litière forestière entre 1 200 et 1 750 m. Rien n’est connu
de leur biologie, mais la conformation de leurs mandibules, entièrement membra-
neuses, est une remarquable convergence avec l’ensemble Scarabaeidae-Aphodiidae.
Par analogie avec ce que l’on eroit savoir des formes saprophages de ces deux familles,
les Manjarivolo pourraient se nourrir non pas d'humus proprement dit mais de micro-
organismes vivant, eux, aux dépens de l’humus.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES AULONOCNEMIDAE 79
82
85
7272
Fe
an
Fig. 82 à 85, Manjarivolo crypticus R. Paulian. — 82, antenne ; 83, mandibule ; 84, labium ; 85, épipharynx.
Chaque échelle représente 0,1 mm.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Pronotum avec une courte carène longitudinale antérieure, très saillante
enscrêtes..s. GAS : . 3. mirabilis
— Pronotum tout au plus gib one 2
2. Tarses de 5 articles. Ponctuation pronotale dense et forte, formant des
rides our 16s-COÉR ere dar ee ...... 1. crypticus
— Tarses de 4 articles. Ponctuation pronotale éparse, ne formant pas de
Hdes-sur les côtés nent minute mme 2. andohahelicus
eux à l'avant .
Source : MNHN, Paris
80 YVES CAMBEFORT
1. Manjarivolo crypticus R. Paulian
Manjarivolo crypticus R. Paulian, 1974 b: 30.
Manjarivolo crypticus R. Paulian ; R. Paulian, 1976 b: 102.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Centre, Andringitra sud, Andrianony,
cirque Manjarivolo, 1 200 m, forêt dense humide de moyenne altitude, litière et sol
forestier, 9-V-1973 (mission CNRS, RCP 225, A. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Corps petit, relativement court et convexe, brun de poix, plus
clair sur la tête et la face inférieure, luisant, glabre, à l'exception de quelques soies
ventrales et d’un feutrage jaunâtre sur la base et les côtés du pronotum, ainsi que sur les
fossettes mésosternales. Tête : avant en courbe régulière, les côtés de l'épistome plus
nettement explanés que le milieu ; suture frontale perceptible sous la forme d’une ligne
transverse divisant le bouclier céphalique en deux parties ; toute la surface de celui-ci
à ponctuation moyennement forte, dense. Pronotum très gibbeux à l'avant, largement
déprimé et concave à l'arrière, au milieu de la base, cette dépression s'étendant, vers
l'avant, jusqu’au disque ; angles antérieurs largement explanés, arrondis ; rebord latéral
très saillant, disparaissant brusquement un peu avant les angles postérieurs ; ceux-ci
obtus, cachés, en vue de dessus, par le feutrage qui s’étend largement sur toute la base,
et, plus étroitement, jusqu'aux angles antérieurs ; ponctuation pronotale fine et éparse
sur la gibbosité, plus dense sur le disque et la dépression postérieure, encore plus dense
et plus forte sur les côtés, où les points sont profonds, allongés et alignés en rides longi-
tudinales. Elytres courts, portant chacun 6 stries dorsales assez étroites, disposées
en 3 paires, ces dernières délimitées par les interstries 1, 3, 5 et 7, qui sont costi-
formes ; interstries 2, 4 et 6 plans, imponctués mais réticulés, le réseau à mailles larges,
un peu longitudinales, bien visibles à X 100 ; au-delà du 7° interstrie, les stries 7 à 9
sont notablement plus larges, un peu en gouttière, et portent de gros points fovéiformes,
écartés ; 7° strie naissant dans une fossette feutrée et recevant la 8° à l’avant ; 8° strie
réunie à la 9° à l'arrière ; 9° strie raccourcie à l'avant ; 10° interstrie aigu et saillant,
réuni au 9° à l'avant et délimitant un pseudépipleure, en position totalement ventrale,
qui porte la 10° strie; cette dernière naît également dans une fossette feutrée ;
épipleure vrai plus étroit que le pseudépipleure. Pygidium court, presque vertical, à
fossette basale profonde. Mésosternum (fig. 33) portant deux fossettes feutrées séparées
par un lobe médian large et orné de deux plaques de feutrage contiguës se rejoignant à
l'arrière ; les fossettes prolongées à l'arrière par deux sillons assez profonds ; partie
moyenne du mésosternun réticulée ; suture méso-métasternale relativement distincte ;
métasternum à disque légèrement concave, réticulé et portant quelques points gros et
épars, ces points très gros et denses sur les côtés. Sternites abdominaux réticulés, ne
portant guère qu'une rangée basale de points assez gros.
Longueur : 2,2-2,4 mm ; largeur : 1,3-1,4 mm.
Exemplaires examinés : 38.
Distribution dans l’île. — L'espèce n'est connue que de la localité de
lholotype.
2. Manjarivolo andohahelicus R. Paulian
Manjarivolo andohahelicus R. Paulian, 1974 b: 31.
Manjarivolo andohahelicus R. Paulian ; R. Paulian, 1976 b: 101.
Source : MNHN, Paris
ÈRES AULONOCNEMIDAE 81
Type. — Holotype mâle : Madagascar Sud-Est, chaînes Anosyennes, massif de
lAndohahelo, S.-O. du Trafanaomby, 1770 m, lavage de terre, V-1972 (mission
CNRS, RCP 225, A. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Corps petit, relativement court et convexe, brun de poix, plus
clair sur la tête et la face inférieure, luisant, glabre, à l'exception de quelques soies
ventrales et d’un feutrage jaunâtre sur la base et les côtés du pronotum, ainsi que sur les
fossettes mésosternales. Tête : avant en courbe régulière, les côtés de l’épistome et des
joues très nettement explanés ; suture frontale très peu distincte ; toute la surface
céphalique à ponctuation éparse, assez fine. Pronotum un peu gibbeux à l'avant,
largement déprimé et concave à l'arrière, au milieu de la base, cette dépression
s'étendant, vers l'avant, jusqu’au disque, et flanquée, de part et d'autre, de deux
convexités subcostiformes ; angles antérieurs largement explanés, arrondis ; rebord
latéral très saillant, disparaissant brusquement et anguleusement un peu avant les
angles postérieurs ; ceux-ci obtus, cachés par le feutrage qui s'étend largement sur toute
la base, et, plus étroitement, jusque vers le tiers antérieur des côtés ; ponctuation
pronotale éparse et moyennement grosse sur la gibbosité, plus éparse vers l'arrière et
surtout sur les côtés, où les points sont allongés longitudinalement. Elytres courts, de
Fig. 86, vues latérale et dorsale de l'édéage de Manjarivolo andohahelicus R. Paulian. Même échelle que pour
les figures 79 et 80.
structure identique à celle de l'espèce précédente, à l'exception des interstries 7 et
surtout 5, qui sont raccourcis à l'arrière et n’atteignent pas l’apex ; en outre, tous les
interstries impairs dorsaux sont vaguement tuberculés. Pygidium également identique.
Mésosternum portant deux fossettes feutrées, séparées par un lobe médian large et
portant lui-même deux aires feutrées bien séparées à l’avant et laissant une aire
médiane lisse nette, ces deux aires contiguës à l'arrière ; fossettes prolongées à l'arrière
par deux sillons larges et profonds ; partie moyenne du mésosternum et métasternum
également identiques à ceux de l'espèce précédente. Sternites abdominaux ne portant
guère qu’une rangée basale de points peu visibles, Tous les tarses tétramères.
Genitalia mâles : fig. 86.
Longueur : 2,2-2,5 mm ; largeur ; 1,1-1,3 mm.
Exemplaires examinés : 7.
Distribution dans l’île. — Cette espèce ne m'est connue que des chaînes
Anosyennes.
Source : MNHN, Paris
82 YVES CAMBEFORT
3. Manjarivolo mirabilis R. Paulian
Manjarivolo mirabilis R. Paulian, 1976 b: 102.
Type. — Holotype mâle : Madagascar Est, réserve naturelle intégrale n° 11,
massif de l’Andohahelo, forêt d'Andranomangara, 1 750 m, 20/25-1-1974 (4. Peyrieras)
(MNHN).
Description. — Corps petit, relativement court et convexe, brun de poix, plus
elair sur la tête et la face ventrale, luisant, glabre, à l’exception de quelques soies
ventrales et d’un feutrage jaunâtre sur la base et les côtés du pronotum, ainsi que sur les
fossettes mésosternales. Tête : avant en courbe un peu saillante, les joues largement
explanées ; suture frontale imperceptible mais divisant nettement la surface céphalique
en deux aires, l’antérieure presque imponctuée, la postérieure à points gros et denses.
Pronotum orné, à l'avant, d’une haute carène longitudinale occupant environ le tiers de
sa longueur ; suivie d’une dépression qui devient fortement concave contre la base ;
cette dépression flanquée, de part et d'autre, de deux très nettes gibbosités subcosti-
formes, obliques ; angles antérieuis fortement explanés ; rebord latéral saillant,
disparaissant graduellement mais atteignant presque les angles postérieurs ; ceux-ci
obtus, cachés par le feutrage qui s'étend largement sur toute la base, et, plus étroite-
ment, sur les côtés, jusqu’à la concavité antérieure ; ponctuation pronotale formée de
points allongés, assez denses, devenant très allongés sur les côtés et disparaissant sur la
dépression basale. Elytres à structure identique à celle des deux espèces précédentes,
les stries plus larges et plus profondes, notamment les latérales, les interstries plus
distinctement tuberculés ; le 7° et surtout le 5° brutalement interrompus à une certaine
distance de l'apex. Pygidium court, à fossette basale nette. Mésosternum portant deux
fossettes feutrées, séparées par un lobe médian large, portant lui-même une plage de
feutrage continue, sauf à l'avant où elle est profondément échancrée ; fossettes
prolongées à l'arrière par deux sillons relativement superficiels ; partie moyenne du
mésosternum avec quelques points fins et épars ; suture méso-métasternale distincte ;
métasternum à disque légèrement concave et portant quelques points épars et assez
gros, les points devenant très gros et denses sur les côtés. Sternites abdominaux ne
portant qu’une rangée basale de points assez gros.
Longueur : 2,4-2,5 mm ; largeur: 1,3-1,4 mm.
Exemplaires examinés : 5.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne m'est connue que de la localité du
spécimen holotype.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume sont précédés d’un astéris-
que (*). Les synonymes sont en italique.
Aegialiidae, 1. laevis, 53.
africana, 52. loebli, 68.
* alluaudi, 42.
* ambrensis, 44. Manjarivolo, 78.
andohahelica, 26. * mayottensis, 32.
andohahelicus, 80. meridionalis, 65.
#angusta, 35. > micheli, 63.
Ankaratrotrox, 70. milloti, 43.
anobioides, 32. mirabilis, 82.
Aphodiidae, 1. * moheliensis, 52.
Ataenius, 67. monstrosus, 67.
Aulonocnemidae, 5. ri
Aulonocneminae, 5. Éd 48.
Aulonoenemini, 5. ns
Aulonocnemis, 9.
oberthueri, 25.
basalis, 40. olsoufieffi, 49.
opatrina, 61.
Palnia, 67.
* pauliani (Aulonocnemis), 45.
* pauliani (Ankaratrotrox), 73.
* perineta, 41.
* peyrierasi (Aulonoenemis), 57.
peyrierasi (Ankaratrotrox), 75.
* pilosa, 60.
pygidialis, 41.
* camilloi, 39.
centralis, 75.
comorica, 30.
Coprini, 5.
crassecostata, 50.
crypticus, 80.
cylindrica, 25.
descarpentriesi, 76.
Dialytes, 67. “hvesemoides”. 32,
Dialytoderus, 9. ho
* diego, 35: L
scaphandrifer, 54.
Scarabaeidae, 1.
schaufussi, 64.
sechellensis, 73.
sellata, 27.
*sicardi, 36.
sumatrae, 67.
*electrina, 28.
elongata, 32.
Euparia, 67.
exarata, 54.
*exaratoides, 55.
fairmairei, 52.
airmairei, tenebrionoides, 56.
* griveaudi (Aulonocnemis), 47. tenuis, 29.
griveaudi (Ankaratrotrox), 72. Termitotrogidae, 71.
grossa, 62. thoracica, 34.
grossepunctata, 53. torquata, 49.
# À
i laris, 66. vadoni, 28.
irregularis, 66. Valida, 33,
javanus, 67. vulgaris, 37.
| ]
à
2
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la «Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la «Faune » : P. VIETTE, 45, rue Buffon, 75005 Paris.
En vente à la
© Librairie René THOMAS
75, rue Buffon, F - 75005 Paris
e Librairie Philippe DEVISME
Maison de Buffon
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, F - 75005 Paris
@ Librairie SCIENCES NAT
2, rue André-Mellenne, Venette, F - 60200 Compiègne
Date de publication de ce volume : 25 septembre 1987
FASCICULES PUBLIÉS Prix
TTC:
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fraser, 1956 +... 150 E
IT. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acracidae, par aulian, 1956
: (n'est plus vendu qu'avec la collection complète) . 150 F
Lépidoptères Hesperiidae, par P. Viette, 1956 100
Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Breuning, 1957 . 150
Mantodea, par R. Paulian, 1957 .............. 100
Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957 . 100
Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 . 100
Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 150
Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959 . 100
Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959 150
Insectes Coléoptères Scarabaeidae, Scarabacina et Onthophagini, par R.
Paulian ; Helictopleurina, par E. Lebis, 1960 150
Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. Lawrence, 1960 150
Zoogéographie de Madagascar et des iles voisines, par R. Paulian, 1961
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences)
Lépidoptères Euptérodidae et Attacidae, par P. Griveaud, 1961
Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962
Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962 .
Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud, 1964 (Prix Constant de
la Société entomologique de France)
Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. Crosnier, 1965
Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Philipp, 1965 …
Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. Viette, 1965
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences) 150
Id. Amphipyrinae (part) et Melicleptriinae, 1967 150
Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966 .
Insectes. Diptères Culicidae Anophelinæe, par A. Grjebine, 1966 be
Passet de la Société entomologique de France) . 300
Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967 200
Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Whalley, 1967 150
Insectes. Hétéroptères Lygacidae Blissinae, par J. À. Slater, 1967 ... 100
Insectes. Orthoptères, Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acrididae), par V. M.
Dirsh et M. Descamps, 1968
XXVII. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968
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Source : MNHN, Paris
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1971 . 20250
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49, — Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par À. 250
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65. — Insectes. Coléoptères Dynastidae, par Dechambre, 1986 F
66. — Insectes. Coléoptères Cureulionidae Brachyderini. Genre Dinosius, par
M. Ferragu, 1986 200 F
67. — Insectes. Coléoptères Staphylinidae Pacderinae, 1. Pinophilini, par J--CI.
Lecoq, 1986 .. 300 F
68. — Insectes. Diptères Culicidae Culicinae Ficalbtint, par À. Grjebine, 1986 .. 450 F
69. — Insectes. Coléoptères Aulonocnemidae, par Y. Cambefort, 1987 250 F
Imprimerie Némont s.a. Dépôt légal 3° trimestre 1987
12, rue Général-de-Gaulle, Bar-sur-Aube N° 1031
Source : MNHN, Paris