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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
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INSECTES COLÉOPTÈRES
APHODIIDAE
par
P. BORDAT, R. PAULIAN & R. PITTINO
Muséum national d'Histoire naturelle
Paris
1990
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère de la Coopération
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris.
— M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l'Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur du CNRS, Paris. — M. le Directeur général de
lORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris ; J.-M. PÉ membre
de l’Institut, Marseille ; J. CARAYON, Paris; A. CHABAUD, Paris; C. DELAMARE
DEBOUTTEVILLE, Paris ; M. RAKOTOMARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président; MM. Ch.-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. DECHAMBRE, C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, P. DRACH,
L. MATILE, J.-J. PETTER, G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER,
P. VIETTE (secrétaire).
Source : MNHN, Paris
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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
74
INSECTES COLÉOPTÈRES
APHODIIDAE
par
P. BORDAT, R. PAULIAN & R. PITTINO
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Famille APHODIIDAE
Introduction, par R. Paulian 5
Abréviations des Muséums ou Institutions scientifiques dans ce volume ... 15
Sous-famille APHODIINAE, par P. Bordat ............................. 19
Sous-famille EUPARIINAE, par P. Bordat ............................. 85
Sous-famille PSAMMODIINAE, par R. Pittino ........................... 131
Sous-famille RYPARINAE, par R. Paulian ............................. 221
Références (pour l’ensemble du volume) ............................ 241
Index alphabétique ....................................... 253
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Source : MNHN, Paris
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COLÉOPTÈRES APHODIIDAE
INTRODUCTION
par
Renaud PAULIAN *
#4, rue Beaubadat F - 33000 Bordeaux
Source : MNHN, Paris
La famille des Aphodiidae, l’une des plus importantes familles de
Scarabaeoidea, groupe des espèces à corps plus ou moins ovalaire ou cylindrique, de
taille moyenne ou faible, de coloration noire variée de brun, de rouge ou de jaune,
jamais métallique. Le clypéus est très développé, prolongé devant les yeux par un
canthus oculaire en joues, recouvrant vers l'avant les pièces buccales, mandibules et
labre ; ces deux dernières pièces sont entièrement membraneuses, sauf au niveau de
leur articulation sur la calotte crânienne (ce qui distingue les Aphodiides des petites
familles voisines, Aegialidae, surtout holarctiques, Aulonocnemidae, essentielle-
ment malgaches, et Chironidae, afro-orientaux). Les tibias antérieurs sont, le plus
souvent, élargis en triangle et dentés sur la marge externe, parfois plus grêles et à
dents externes très effacées. Les tibias des paires postérieures portent deux éperons
terminaux, en général inégaux. Les tarses sont normalement pentamères, exception-
nellement réduits dans certains genres. Les hanches intermédiaires sont en général
très rapprochées, parfois cependant plus écartées, mais alors séparées par le méso-
sternum et non, comme chez les Scarabaeïdae, par une saillie antérieure du
métasternum. L'édéage est simple, en tambour très développé, ouvert sur la face
ventrale, prolongé vers l'avant par une paire de lames articulées, simples ou
complexes, plus où moins longues, se développant dans l'axe du tambour ou à angle
droit avec lui. Les paramères sont souvent bordés d’une lamelle hyaline ou porteurs
de soies. Le lobe médian, charnu, renferme un sac interne, en général garni d’une
dense masse de spinules ou de soies simples ; parfois, il est porteur de pièces
copulatrices bien individualisées. Les ovaires sont pairs, normaux, à plusieurs
ovarioles fonctionnels.
Le dimorphisme sexuel, en général peu marqué, peut cependant s’accentuer ;
il porte alors sur l’armature de la tête et sur la forme du elypéus, sur l’armature du
pronotum, sur la coloration et la sculpture de la face dorsale, sur la forme des tibias
antérieurs et postérieurs, parfois très profondément modifiés chez le mâle et, en ce
cas, souvent très allongés et grêles. Le plus souvent, il se limite à la forme des
éperons terminaux des tibias antérieurs, médians et postérieurs.
Larves de type Ver blane, à corps charnu, arqué, la selérification se limitant à
la capsule céphalique et aux tergites thoraciques. Corps non bossu. Antennes de
quatre ou cinq articles, le dernier très petit. Epipharynx à tormae soudées sur la
région médiane ; une rangée transverse de protophobes. Pattes de quatre articles à
griffes fortes. Segment anal avec un lobe anal transverse échancré ou divisé en deux
(alors qu’il est entier chez les Aegialiidae).
Les adultes sont coprophages, saprophages ou corticoles ; de nombreuses
espèces sont xénophiles, ou même termitobies ou myrmécobies. Les espèces
saprophages recherchent des sols humifères riches, humides et à grains fins
(Heptaulacus, divers Aphodius) ou des sols sablonneux à granulométrie particulière
(Psammodiinae).
Source : MNHN, Paris
8 RENAUD PAULIAN
La ponte a lieu au cœur du milieu nourricier, sans préparation d’un nid pédo-
trophique, et la larve se développe in situ, se déplaçant dans la masse en fonction de
l'humidité ambiante. Certaines espèces d’Aphodius ont des larves qui creusent, sous
la masse nourricière, un tunnel plus ou moins vertical, aux parois revêtues de la
matière nourricière ; elles entraînent des parcelles de celle-ci au fond de leur terrier
et s’en nourrissent.
Beaucoup d'espèces sont attirées, parfois en très grand nombre, aux lumières ;
d’autres sont brachyptères ou aptères.
Aucun Aphodiüde termitophile, ou strictement adapté aux zones érémiques
n'ayant été signalé de Madagascar, les Aphodiides de la région malgache se répar-
üissent entre quatre des six sous-familles connues.
TABLEAU DES SOUS-FAMILLES MALGACHES D'APHODIIDAE
1. Pronotum et élytres à carènes longitudinales ; tête à carinules en
général longitudinales 4. Ryparinae (p. 221)
— Pronotum toujours sans carènes longitudinales. Reliefs céphaliques,
lorsqu'ils sont présents, réduits à des tubercules, de petites cornes ou
AS TOHCS TA DE VOS 2
2. Pronotum à bourrelets transverses ou impressions transversales plus
ou moins interrompues, souvent à sillon longitudinal médian. Tibias
des paires postérieures sans carènes transverses sur la face externe.
Tarses postérieurs à articles en général assez courts et élargis en
triangle vers l'arrière. Eperons terminaux des tibias postérieurs
souvent élargis et tronqués ..... see... 3. Psammodiinae (p. 131)
— Pronotum sans bourrelets ni impressions transverses. ‘Tarses
postérieurs à articles cylindriques, plus ou moins longs, non élargis
en triangle. Eperons terminaux des tibias postérieurs allongés et
acuminés
3. Tibias des paires postérieures en général avec de nettes carènes
transverses sur la face externe, parfois aplatis et sans ces carènes.
Joues planes, situées dans le plan de la tête ; celles-ci, au moins dans
sa partie discale, plane ou faiblement bombée .... 1. Aphodiinae (p. 19)
— Tibias des paires postérieures toujours sans trace de carènes trans-
verses sur la face externe. Joues fortement déclives, comme la
surface dorsale de la tête ........................ 2. Euparünae (p. 85)
Jusqu'ici, la famille des Aphodidae était mal connue dans la région malgache
où elle semblait très pauvrement représentée, Le présent travail fait connaître 88
espèces de l’ensemble insulaire de l'Océan Indien occidental : Madagascar, mais
aussi Comores, Mascareignes, Seychelles et Aldabra. De ces espèces, 70 s’observent
à Madagascar et 61 y sont endémiques, atteignant, dans deux cas, l'archipel des
Comores. L’endémisme proprement malgache est ainsi de 87 %, ce qui correspond
assez bien à sa valeur moyenne pour l’ensemble de la faune entomologique. Au
niveau générique, l’endémisme est beaucoup plus faible, avec seulement un genre
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE - INTRODUCTION 9
(Rhyssemorphus) et deux sous-genres du grand genre Aphodius (Neoemadiellus et
Madagaphodius) endémiques.
Malgré sa relative pauvreté à Madagascar (on compte 51 espèces d'Aulo-
noenémides, c’est-à-dire les deux tiers de ce que l’on y trouve d’Aphoddiides) la
famille mérite une analyse plus poussée.
Notons tout d’abord que, au moins parmi les Aphodiinae, plus généralement
coprophages, nombre d’endémiques, et en particulier les sous-genres Nevemadiellus
et Madagaphodius, ont été récoltés par tamisage de litière de forêt et semblent plus
humicoles que coprophages. Il en va de même, à Madagascar, pour plusieurs genres
de Canthonines (Madaphacosoma, Sikorantus, Cambefortantus, plusieurs Nanos) et
d’Aulonoenémides (Ankaratrotox et Manjarivola), qui ne paraissent pas coprophages
ou corticoles comme leurs parents malgaches. Les Psammodines, pour leur part,
recherchent surtout les sables littoraux des rivières.
IL est intéressant de comparer la composition de la faune malgache et celle de
VAfrique intertropicale (en utilisant le travail d’Endrôdi, 1964, pour cette dernière
région).
Nous obtenons le tableau ci-dessous :
COMPOSITION DE LA FAUNE MALGACHE D'APHODIIDAE
(le nombre d'espèces endémiques est donné entre parenthèses)
GROUPE TAXONOMIQUE MADAGASCAR AFRIQUE INTERTROPICALE
Aphodiinae
Aphodius 26 (15) 324
Didactylia 4 (4 il
Autres genres — 46
Eupariinae
Ataenius 3 (3) 8
Saprosites 14 (11) 18
Autres genres ne 19
Psammodiinae 33 (24) 53
Ryparinae 1 (1) 5
Corythoderinae ee 14
Même en tenant compte des changements dans ces proportions causés par la
description d’un certain nombre d'espèces nouvelles d'Afrique intertropicale depuis
1964, on voit que la faune malgache compte une proportion très élevée de Psammo-
diünae (43 % de la faune aphodienne de Madagascar contre seulement 10 % de la
faune éthiopienne). La proportion des Eupariinae est également nettement plus
élevée (35 % contre 10 %). Les Ryparinae étant fort peu nombreux des deux côtés,
il en résulte que les Aphodiïnae, qui représentent 86 % du total de la faune des
Aphodiides éthiopiens, ne comptent que pour 57 % de la faune malgache, et encore
ce pourcentage serait-il sensiblement diminué si nous éliminions les espèces
Source : MNHN, Paris
10 RENAUD PAULIAN
ubiquistes ou pantropicales, sans doute d'arrivée récente dans la Grande Ile, et
surtout les espèces douteuses. Le chiffre tomberait alors à 43 %.
Or, les Aphodiinae sont fondamentalement paléarctiques (461 espèces) et
éthiopiens (381 espèces) tandis qu'ils ne sont que faiblement représentés en
Amérique du Nord et dans la région orientale, et encore plus mal représentés en
Australie et en Amérique du Sud.
Par contre, les Eupariinae sont richement représentés en Amérique du Sud
(plus de 200 espèces) et en Australie (plus de 50 espèces), pratiquement absents de
la région holarctique et pauvres en espèces dans la région orientale. Tant en Afrique
intertropicale qu'en Asie des moussons et à Madagascar, le genre dominant est le
genre Saprosites, saprophage et surtout corticole.
En ce qui concerne les Psammodiinae, la faune paléarctique compte 70
espèces, ce qui ne représente qu'un peu plus de 12 % de la faune aphodienne totale.
Par contre, la sous-famille semble relativement importante tant en Australie qu’en
région orientale, bien qu’encore mal étudiée dans ces deux zones.
La signification de ces données statistiques est cependant affaiblie par le fait
que l'abondance des Saprosites malgaches doit être rapprochée de celle des
Aulonocnémides, des gros Osorini ou des T'énébrionides du genre Nycteporus qui, à
Madagascar, montrent également une très forte spéciation et partagent le même
habitat corticole. On peut aussi le rapprocher de l’active spéciation des Culicides
Ficalbïni malgaches inféodés aux phytotelmes.
Nous ne pouvons donc affirmer avec certitude que les Eupariines malgaches,
bien qu'appartenant à un groupe nettement gondwanien et ancien, en place dans les
terres australes avant les Aphodiines, sont établis à Madagascar depuis assez long-
temps pour appartenir au fond de faune précrétacé ; si leur rareté en Afrique peut
s'expliquer par une régression due à la prolifération des Aphodines, la rareté
relative de ces derniers à Madagascar ne rend pas compte du faible développement
local des Eupariines.
Par contre, nous devons considérer que la mise en place des Psammodiines se
situe avant celle des Aphodiines.
Mais nous devons aussi constater que la représentation des Aphodiines
éthiopiens à Madagascar est très fortement dysharmonique. Certains des sous-genres
les plus répandus en Afrique (comme les Colobopterus ou les Trichaphodius),
représentés par des espèces banales et ubiquistes, n’ont pas franchi le canal de
Mozambique. D'autre part, les sous-genres ayant réussi ce passage n’ont montré
qu'une très faible spéciation après leur établissement, ne donnant naissance qu'à
une ou deux espèces endémiques locales tandis qu'ils sont nettement poly-
spécifiques en Afrique (il en va ainsi des sous-genres Pharaphodius, avec 45 espèces
africaines, Pleuraphodius, avec 40 espèces africaines, Blackburneus, avec 16
espèces africaines, Koshantschikovius, avec 13 espèces africaines). Les deux
premiers de ces sous-genres sont aussi représentés dans la Grande Ile par une ou
deux espèces afro-tropicales à vaste dispersion, d'introduction sans doute récente.
Une telle distribution, qui rappelle de très près celle signalée pour le genre
Onthophagus, traduit sans doute une pénétration très tardive des espèces du groupe.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE - INTRODUCTION 11
La plus forte représentation des Aphodiines à Madagascar, alors que les Onthopha-
gines africains sont plus de deux fois plus nombreux que les Aphodiines africains,
tient sans doute à ce que les Aphodines se prêtent mieux que les Onthophagines
aux transports accidentels, ce que vérifie l'existence d'espèces d’Aphodiides à
distribution mondiale, trait inconnu chez les Onthophagides.
Une spéciation active des Aphodiines n'apparaît, à Madagascar, que dans le
sous-genre endémique Neoemadiellus, qui a donné naissance à au moins cinq
espèces malgaches, dont trois sont étroitement localisées à des stations forestières
d'altitude.
Comparées à un autre groupe de Scarabéides présents à Madagascar, les
Oniticellinae, les Aphodiines malgaches montrent à la fois une spéciation moins
profonde (ne dépassant pas le niveau subgénérique au lieu d'atteindre le niveau
tribal) et beaucoup moins explosive. Et, pourtant, les données écologiques leur
étaient plus favorables, ce qui incite à y voir, pour l'essentiel, des arrivants tardifs
pliocènes.
Le passage des Psammodiinae pourrait alors se situer un peu plus tôt, au
Miocène, ce qui rendrait compte, à la fois de l'existence d’un genre endémique, à
plusieurs espèces, à Madagascar, et de l'intensité de la spéciation locale avec 33
espèces malgaches contre 53 en Afrique intertropicale et 62 dans la région
paléarctique.
L'intérêt principal des Eupariinae malgaches réside dans l'importance relative
de l’endémisme aux Seychelles, particularité qui ne se retrouve pas dans les autres
groupes d’Aphodiides.
Le Ryparus malgache est remarquable en ce qu’il ne présente pas de parenté
avec les Ryparus africains, tandis que l'espèce des Comores est très nettement
d’affinités africaines. Il s'apparente plutôt au mystérieux Ryparus mauricien et à
diverses espèces de la région orientale. Mais une révision approfondie du genre, à
vaste répartition indo-pacifique et méso-américaine, est indispensable pour définir
les liens existant entre les divers groupes d'espèces.
Rappelons, enfin, l'absence des Corythoderinae dans la région malgache. Nous
avons signalé ailleurs que les termitophiles malgaches, comme les Termites eux-
mêmes, étaient très pauvrement représentés, par comparaison avec la situation en
Afrique intertropicale, traduisant sans doute une implantation tardive dans l’île.
L'analyse de la faune malgache des Aphodiinae et des Psammodiinae doit
cependant être poussée plus loin.
En ce qui concerne les Aphodiinae, notons tout d’abord, que 5 taxa cités ci-
dessous n’appartiennent très vraisemblablement pas à la faune malgache :
Aphodius (Nialaphodius) bayeri Endrôdi, espèce assez banale en Afrique
orientale, n’est connue que par une capture de l'Ankaratra Manjakatompo dans les
collections du MRACT. Il y a toutes raisons de croire qu'il s’agit là d’une erreur
d’étiquetage.
Aphodius (Pleuraphodius) leo Paulian, l'espèce est bien connue d'Afrique
orientale. La seule citation malgache est fondée sur une ancienne capture de
Source : MNHN, Paris
12 RENAUD PAULIAN
Hildebrandt. Ici aussi une confusion avec des captures faites au cours du voyage
semble certaine.
Aphodius (Aganocrossus) amoenus Boheman, même remarque.
Aphodius (Pharaphodius) impurus Roth, espèce très banale d'Afrique inter-
tropicale et des Comores. Elle n’est connue de Madagascar même que par deux
captures récentes et certainement exactes, de la forêt d’Analamerana et du
Sambirano. Cette rareté semble indiquer qu'il s’agit là d’une espèce arrivée très
récemment et non encore indigénisée.
Aphodius (Mesontoplatys) parvulus Harold, espèce largement répandue en
Afrique intertropicale, connue de Madagascar seulement de trois stations, une de
l'Ouest et deux, plus récentes, de la côte Est. Ce qui vient d'être dit d’impurus vaut
pour parvulus.
La faune proprement malgache d’Aphodini compte done 20 espèces dont 15
endémiques. Il est très intéressant de noter que les cinq espèces non endémiques :
Aphodius dorsalis, moestus, nigrila, apicesetosus et sublividus sont largement
répandues dans toute l'ile, du Cap Diégo au pays Androy, et sont partout relative-
ment communes. Î] s’agit là d'espèces afro-tropicales ou indo-africaines, remarqua-
blement plastiques et dont la distribution rappelle tout à fait celle d'Onthophagus
(Digitonthophagus) gazella (F.). I paraît certain qu'il s’agit d'espèces qui ont été
introduites accidentellement à Madagascar, sans doute en même temps que les
Bovidés, au début de notre ère, et qui se sont dispersées en suivant les troupeaux.
Restent alors 15 espèces endémiques. De celles-ci, 4 appartiennent au sous-
genre Neoemadielus et ont une distribution très caractéristique à l’intérieur de l’île :
A. (N) uxoris Clément est connu de l’Ankaratra, de l'Itremo et de
l’Andohahelo.
A. (N.) peyrierasi Bordat, de l’Ankaratra.
A. (N.) ranomandryensis Bordat occupe la forêt de l'Est, de Fanovana jusqu'au
Nord de Fort Dauphin.
A. (N.) unctus Bordat vit dans le Nord de la forêt de l'Est et atteint Fort Carnot
vers le Sud et se retrouve dans une station du Bongo Lava.
Une cinquième espèce endémique appartient à l’autre sous-genre endémique
Madagaphodius ; elle peuple la forêt orientale dense tout du long de la côte Est et
pénètre en altitude dans l’Ankaratra, l'Andringitra et l’Andohahelo.
Ces 5 espèces sont remarquables en ce qu'elles se capturent dans les sols de
forêt et n’ont apparemment pas d'activité coprophage.
Leur biologie et leur distribution dans l’île en font des éléments certainement
anciens, leur arrivée pouvant se situer du Miocène au Pliocène.
Les dix autres espèces endémiques se répartissent entre cinq sous-genres. De
ces espèces 3 sont endémiques de l'Ouest, 2 du Sud et 3 seulement de l'Est. Leur
localisation est beaucoup moins précise que celle des espèces précédentes et du
point de vue biologique, il s’agit d'espèces coprophages vivant en milieu ouvert. On
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE - INTRODUCTION 13
doit y voir des vicariants tardifs d'espèces africaines parvenues accidentellement
dans l'île au cours des dernières périodes du Tertiaire.
Les Psammodiines malgaches diffèrent des Aphodiines non seulement par leur
plus grande abondance relative en espèces, mais par leur type de répartition. Sur les
29 espèces endémiques de Madagascar, 3 se retrouvent aux Comores, 1 aux
Mascareignes et 1 aux Mascareignes et aux Comores. Après le travail sur le terrain
de J. Vinson et Y. Gomy aux Mascareignes, les données relatives à cet archipel
doivent être sensiblement complètes. Il n’en va pas encore de même pour les
Comores, ni pour Madagascar même.
Dans la Grande Ile, la plupart des espèces endémiques, contrairement à ce
que nous venons de voir pour les Aphodiines, sont très largement distribuées sur
toute l'ile. Les captures semblent beaucoup plus nombreuses dans la région Sous le
Vent, mais ceci peut tenir à ce que les Psammodiines malgaches sont fondamentale-
ment sabulicoles et liés dans leur distribution, comme Kim Il & Lumaret (1981)
l'ont montré pour les espèces languedociennes, à des sables d’un calibre déterminé.
Or le Nord, l'Ouest et le Sud malgaches, zones apparemment de prédilection des
Rhyssemus malgaches, abondent en nappes de sables sédimentaires (fluviaux ou
éoliens) et sont, de ce fait, beaucoup plus favorables que la zone orientale, au relief
brutal, sur socle ancien et non sur calcaire ou sur grès. Les Psammodiines ne sont
cependant pas absents de cette dernière région, montrant dans leur distribution une
indifférence au climat tout à fait remarquable pour des Insectes malgaches,
explicable cependant pour des formes ripicoles.
Ajoutons que les Psammodiines donnent souvent naissance à des endémiques
plus ou moins largement sympatriques. Les diverses espèces associées en une même
Station nous montrent, comme le faisaient déjà les Platyninae arboricoles des
massifs du Tsaratanana ou de l'Andringitra, pour des récoltes statistiquement fiables
et comparables, une variation tout à fait caractéristique de l'abondance relative des
divers taxa intéressés. Ainsi, dans la Réserve naturelle intégrale n° 8, de Namoroka,
dans la sous-préfecture de Soalala, au Sud-Ouest de Majunga, une récolte (chasse à
la lumière) a fourni :
Rhyssemus polycolpus Fairmaire, 21 individus,
Rhyssemus namorokae Pittino, 17 individus,
Rhyssemorphus nitidus Pittino, 6 individus,
Rhyssemorphus clementi Pittino, 3 individus,
Rhyssemorphus petrovitzi Endrüdi, 1 individu.
Une telle répartition régulière suppose qu'un équilibre naturel s’est constitué
entre les divers éléments qui coexistent en un point.
Nous sommes done amenés à considérer que les Aphodiidae malgaches n’ont
pénétré dans la Grande Ile — à l'exception peut-être des Ryparinae — qu'à des
époques géologiques relativement récentes et, en tout cas, bien après la séparation
d'avec l'Afrique continentale. Leur pénétration relève d’introductions accidentelles
sporadiques suivies d’indigénation réussie. Ainsi, et ainsi seulement, peut s’expli-
quer la faible différenciation de la famille comme sa faible originalité.
Par ces caractères, les Aphodiides malgaches se rapprochent d’autres familles
Source : MNHN, Paris
14 RENAUD PAULIAN
de Coléoptères malgaches comme les Silphides, les Lucanides et Passalides ou les
Trogides et Glarésides. Ils se distinguent complètement de familles comme les
Scarabaeiïdae, les Orphnidae, les Ochodacidae, les Melolonthidae et les Dynastidae,
dont certains éléments au moins, ont été mis en place avant l'isolement de Mada-
gascar et ont connu un appréciable développement original tant au niveau spécifique
qu'au niveau générique. Si l’on pense que les Canthoninae et les Aphodiidae
exploitent, pour l'essentiel, la même niche écologique (les débris organiques
d'origine animale ou végétale, dans la litière) il est frappant de constater que
Madagascar compte deux fois plus de Canthoninae que d’Aphodiidae, alors que dans
les autres régions tropicales, et même en Australie, la proportion est au moins
inversée.
Source : MNHN, Paris
Abréviations des Muséums ou Institutions scientifiques
utilisées dans ce volume
ANSP Academy of Natural Sciences, Philadelphie.
BMNH British Museum (Natural History)/Natural History Museum, Londres.
CD collection Giovanni Dellacasa, Gênes.
CP collection Riccardo Pittino, Milan.
CPB collection Patrice Bordat, Verrières-le-Buisson.
HNHMB Musée hongrois d'Histoire naturelle, Budapest.
IPAL Institut für Pflanzenschutzforschung, Akademie der Landwirtschaft-
swissenschaften der DDR, Zweigstelle Eberswalde, Abteilung Taxonomie
der Insekten. Antérieurement Deutsches Entomologisches Institut.
IRSNB Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, Bruxelles.
MCF Museo zoologico della Specola, Florence.
MGF Museum Georg Frey, Tutzing, au Sud de Munich.
MHNG. Muséum d'Histoire naturelle de la ville de Genève.
MNHNP Muséum national d'Histoire naturelle, Paris.
MNHUB Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität, Berlin.
MRACT Musée Royal de l'Afrique centrale, Tervuren.
MSNG Museo civico di Storia naturale, Gênes.
NHMB Naturhistorisches Museum, Bâle.
NMP Narodni Muzeum, Prague.
RMS Naturhistoriska Riksmuseet, Stockholm.
RNHL Rijksmuseum van Natuurlijke Historie, Leyde.
SAM South Africa Museum, Le Cap.
SAMA South Australia Museum, Adélaïde.
TMP Transvaal Museum, Pretoria.
ZMK Zoologisk Museum, Copenhague.
15
Source : MNHN, Paris
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COLÉOPTÈRES APHODIIDAE
Sous-famille
APHODIINAE & EUPARIINAE
par
Patrice BORDAT *
#21, rue Jean-Jaurès F - 91370 Verrières le Buisson
17
Source : MNHN, Paris
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Sous-famille APHODIINAE
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES TRIBUS
1. Tibias intermédiaires et postérieurs ovalaires, l'insertion des deux
éperons terminaux et du métatarse forment un triangle ; sternites
abdominaux individuellement mobiles ; carènes externes des tibias
intermédiaires et postérieurs bien développées, quelquefois faibles
mais alors les deux éperons et le métatarse ne sont jamais alignés ;
édéage à tambour plus ou moins allongé, obliquement tronqué ou
arrondi à l’apex, le lobe médian toujours bien développé APHODHINI (p. 19)
— Tibias intermédiaires et postérieurs aplatis, si bien que les insertions
des deux éperons terminaux et du métatarse se trouvent sensi-
blement alignées ; sternites abdominaux soudés entre eux mais la
limite de chacun est entièrement visible ; carènes externes des
tibias des deux paires de pattes postérieures obsolètes ; édéage
à tambour allongé, tronqué droit à l’apex, le lobe médian peu
développé . DinacryLunt (p. 78)
Remarque. — En étudiant plusieurs travaux taxonomiques consacrés aux
Aphodüdae, on s'aperçoit que d’autres espèces sont citées de Madagascar. Mais
parmi tout le matériel qui m'a été donné de voir, je n’ai trouvé aucun spécimen de
celles-ci provenant avec certitude de la région présentement étudiée et c’est pour
cela que j'ai volontairement exelu de ce travail les espèces suivantes :
Aphodius (Blackburneus) novus Schmidt, Aphodius (Blackburneus) ghinda-
nus Müller, Aphodius (Trichaphodius) leoninus Schmidt, Aphodius (Koshantschiko-
vius) haematitieus Boheman, Aphodius (Calamosternus) granarius L., Aphodius
(Aganocrossus) urostigma Harold, Lorditomaeus invenustus Schmidt et Lordito-
maeus lunatulus Schmidt.
Enfin, l’Aphodius (Oromus) picescens Fairmaire a fait l’objet d’une note
scientifique particulière (Bordat 1984a), démontrant son identité avec Aphodius
(Oromus) alpinus Seopoli et son absence de Madagascar.
Tribu Apnopunt Leach
Genre Aphodius Illiger
Aphodins Uliger, 1798 : 15 (espèce type du genre: Searabaeus fimetarius Linné 1758, par désignation
subséquente, Latreille 1810).
Description. — Espèces très petites à grandes (1,5 à 20 mm), assez allongées,
convexes ; jaune, rouge ou noir concolore ou avec des dessins variés combinant ces
couleurs ; luisant ou mat ; glabre ou plus ou moins pubescent. Tête rétrécie vers
19
Source : MNHN, Paris
20 PATRICE BORDAT
l'avant, à ponctuation plus ou moins forte, simple ou quelquefois ridée ; marge
antérieure arrondie, anguleuse ou denticulée ; épistome (!) plus ou moins gibbeux ;
suture frontale visible ou non, tuberculée ou non : joues plus ou moins saillantes.
Pronotum transverse sans sillon ni carène, plus ou moins ponctué, quelquefois très
finement ; marges latérales rebordées ; marges antérieure et postérieure rebordées
ou non. Scutellum de forme variable, acuminé à l'apex, le plus souvent petit mais
quelquefois très long. Elytres avec dix stries ponctuées (y compris la strie le long du
rebord épipleural) ; interstries plans, convexes ou carénés, à ponctuation plus ou
moins visible, rarement absente. Tibias antérieurs tridentés extérieurement avec un
éperon terminal sur la marge interne ; tibias intermédiaires et postérieurs plus ou
moins dilatés vers l’apex, avec deux carènes transverses externes plus ou moins
développées ; une couronne de soies de longueur variable à l'apex ainsi que deux
éperons. Sternites abdominaux non soudés, tous mobiles.
Remarque. — Genre qui depuis sa création a fait l’objet de nombreux travaux
dont la bibliographie serait fastidieuse à énumérer. Récemment, Dellacasa (1983b) a
parfaitement redéfini la taxonomie du genre notamment en la complétant par la
description des caractères ventraux, de l'édéage et de l’épipharynx. De plus, il a
montré dans son dernier travail (1986) que l'espèce type du genre est Scarabaeus
fimetarius L. et non pas Scarabaeus fossor L.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES
SOUS-GENRES
1. Interstries élytraux limités par une strie de chaque côté si bien que
chaque interstrie est divisé en un interstrie primaire et deux inter-
. Stries secondaires très étroits (fig. 28, 29) ........... 12. Pleuraphodiu
— Sculpture élytrale différente SRE eat meer 2
2. Espèces pubescentes ; les soies longues et dressées émergent de
gros points fovéolés alignés le long des stries 1. Aganocrossus
— Espèces glabres ou à pubescence extrêmement fine ou limitée sur
les côtés à l'apex ,
3. Base du pronotum non rebordée : 4
— Base du pronotum distinctement rebordée 12
4. Interstries élytraux non réunis, atteignant tous l’apex ; parfois les 6,
8 et 10 sont raccourcis 11. Pharaphodius
5. Couronnes apicales des tibias intermédiaires et postérieurs formées
de soies courtes et égales Los 6
— Couronnes apicales des tibias intermédiair.
de soies de longueur inégale 7
6. Espèces entièrement de noir à brun rouge ; pronotum fortement
COVER ne ramener ere M en nn. 9. Nialaphodius
(1) Le terme “épistome” est employ
la partie postérieure, souvent renflée, de 1
s restrietif que lui a donné Dellacasa (1983b) ; il désigne
— R. Paulian.
Source : MNHN, Paris
APHODIHIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 21
— Espèces à élytres d’un brun jaune avec une grande macule discale
plus ou moins sombre .......................e..eesee 4. Labarrus
7. Petite espèce entièrement brun rouge mat, marge basale du pronotum
bordée d’une rangée de points elliptiques ............ 10. Paradidactylia
— Espèces ne correspondant pas à cette définition 8
8. Grande taille, 6 mm ou plus; élytres brun jaune avec des macules
allongées brun noir, rarement absentes ........... 1. Neocalaphodius
— Plus petit, 5 mm MAT ce TT in rite 9
9. Interstries élytraux plans ou imperceptiblement convexes à lapex ;
épine humérale absente ; épistome légèrement saillant ...... 2. Blackburneus
— Interstries élytraux nettement convexes à l’apex, quelquefois caréni-
formes 10
10. Interstries élytraux 5 et 7 réunis à l’apex et formant un bourrelet
peu saillant ; entièrement glabre ........... ......... 8. Neoemadiellus
— Interstries élytraux 5 et 7 non réunis à l'apex ou sinon élytres à
pubescence très fine et sériée .......................... 11
11. Interstries élytraux non réunis à l'apex, sauf les 8 et 10; élytres à
pubescence fine sur le tiers apical, rarement peu visible ........
Se Dos vole de 13. Pseudopharaphodius
— Interstries élytraux tectiformes, plus ou moins réunis à l’apex, à
pubescence très fine et sériée ...................... 5. Madagaphodius
12. Espèces d’un brun rouge; élytres quelquefois assombris sur le
disque ; pourtour de la tête glabre; premier article des tarses
postérieurs allongé, au moins égal aux trois articles tarsaux suivants
réunis ..... .… 3. Koshantschikovius
— Espèces plus petites ; les élytres brun noir concolore ou brun jaune
avec une macule scutellaire plus ou moins sombre ; pourtour de la
tête cilié de courtes soies ; premier article des tarses postérieurs au
plus égal aux deux articles tarsaux suivants réunis . 6. Mesontoplatys
1. Sous-genre Aganocrossus Reitter
Aphodius subg. Aganocrossus Reitter, 1895 : 208 (espèce type du sous-genre : Aphodius postpilosus Reiter,
1895, un synonyme d'Aphodius urostigma Harold, 1862, par monotypie).
‘Aphodius subg. Aganoerossus Reïter ; SGumipr, 1013: 135. — 1922: 128.
Aphodius Artengruppe Aganocrossus Reïtter ; ENDRôDI, 1960 : 142. — 1964: 139.
Aphodius group Aganocrossus Reitter ; ENDRODI & RaKOVIC, 1981 : 45.
Description. — Espèces petites à moyennes, peu Convexes, brun noir ou à
coloration variable. Clypéus rétréci vers l'avant, marge antérieure à peine
émarginée ; joues arrondies, ne débordant pas les yeux , suture frontale fine, non
tuberculée ; calus frontal peu élevé. Pronotum transverse, base et marge antérieure
non rebordées. Seutellum petit, triangulaire. Elytres avec une petite épine
humérale, stries fines, interstries plus ou moins convexes, entièrement ou à l’apex
bordés de points fovéolés sétigères, les soies claires assez longues et dressées. Tibias
Source : MNHN, Paris
22 PATRICE BORDAT
antérieurs normaux ; carènes des tibias intermédiaires et postérieurs assez fortes ;
couronnes apicales frangées de soies de longueur inégale. Edéage avec des
paramères de formes assez variables. Epipharynx transverse, plus ou moins sinué
sur la marge antérieure ; épitorma étroite ; corypha avec deux longues épines ; pédia
à pubescence dense et très fine.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale, sud-paléarctique et
orientale.
Aphodius (Aganocrossus) amoenus Boheman (fig. 1, 30, 57)
Aphodius amoenus Boheman, 1857 : 354.
Aphodius (Aganocrossus) amoenus Boheman ; ScuMDr, 1913 : 135. — 1922: 130.
Aphodius (Aganocrossus) amoenus Boheman ; ENDRDI & RAKOVIE, 1981 : 4.
Aphodius centralis Harold, 1868 : 84.
Aphodius impugnans Schmidt, 1907 : 4.
Types. — amoenus Boheman. “propre fluvium Gariep” (RMS).
— ? centralis Harold. Afrique australe (MNHNP ?).
= ? impugnans Schmidt. Transvaal (RMS ?).
Description. — Longueur : 4,7 à 5,3 mm. Assez convexe ; luisant ; tête et
pronotum brun noir; pourtour du elypéus et marges latérales du pronotum brun
rouge clair ; élytres orangés, l'interstrie juxtasutural, l'apex, les côtés et une grande
macule rectangulaire sous le scutellum brun noir : élytres à pubescence dressée et
sériée.
Marge antérieure du clypéus à peine échancrée, largement arrondie de chaque
côté ; joues largement arrondies, ne débordant pas les yeux ; marges latérales recti-
lignes, réunies aux joues par un angle obtus ; suture frontale finement sillonnée F
calus frontal assez fort ; ponctuation de la tête double, la plus petite régulière, fine et
assez éparse partout ; la plus grosse seulement sur le vertex et sur les côtés du
clypéus.
Marges latérales du pronotum régulièrement courbes et ciliées de longues
soies claires ; angles antérieurs rectangulaires, les postérieurs largement arrondis ;
un bourrelet latéral seulement dans la moitié antérieure, la moitié et les angles
postérieurs sont ponctués d’une ligne de points sétigères ; ponctuation double ; la
plus petite, régulière, plus fine et éparse que celle de la tête ; la plus grosse,
irrégulière sur les côtés du disque et n’atteignant pas les marges latérales.
Scutellum petit, en triangle allongé, avec quelques points à la base.
Elytres ornés d’une petite épine humérale ; stries assez fines, leurs points
entament à peine les bords des interstries qui sont convexes et microscopiquement
pontués ; interstries 2 et 4 avec de chaque côté une rangée de points sétigères ; les 3
et 5 sur la moitié postérieure seulement ; les interstries 1 et 6 à 10 avec une rangée
seulement.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs un peu plus court que le premier article
tarsal qui est aussi long que les trois suivants réunis.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 23
Sternites abdominaux chagrinés, mats, assez densément ponetués et ciliés
surtout sur les côtés et sur le dernier où les soies sont très longues.
©. Aire métasternale plane, largement fovéolée sur les deux-tiers apicaux,
assez éparsement et très finement ponctuée.
Q. Aire métasternale un peu plus convexe sur les côtés, sans fovéole visible,
ponctuée comme chez le ©.
Remarque. — Malgré les précisions apportées par Müller (1944) : “Aphodius
(Aganocrossus) vestitus Bob. (...) non est amoeni var., sed spec. propria, aedeago
bene distineta”, cette espèce continua d'être considérée comme variété de amoenus
(Balthasar 1964, Endrëdi 1960, 1964, 1981). Outre l'édéage extraordinairement
pubescent sur l’apex des paramères chez vestitus, celle-ci se sépare également de
amoenus par sa coloration différente, les marges latérales du pronotum entièrement
rebordées, alors que chez amoenus ce rebord s’évanouit au milieu, les interstries 1,
3 et 5 ponctués et pubescents jusqu'à la base alors qu’ils sont imponctués et glabres
dans la moitié antérieure chez amoenus.
D'autre part, Petrovitz (1962) a montré que pallidicornis Walker (1858),
longtemps considéré comme variété mélanisante de amoenus est en réalité une
espèce valide, absente de la région afro-tropicale. En conséquence l'auteur a donné
à la variété noire de amoenus le nom de Aphodius amoenus ab. fuseus qui est surtout
répandue en Afrique occidentale.
Distribution dans l’île. — Je n’ai vu que 9 exemplaires étiquetés : “Madag, int.
austr. Hildebrandt” du Zoologisches Museum de Berlin (MNHUB).
Répartition géographique. — Toute la région afro-tropicale ; Madagascar.
2. Sous-genre Blackburneus Schmidt, sensu lato
Aphodius subg. Blackburneus Schmidt, 1913 : 137 (esp
1909, par désignation subséquente, Paulian 1942). — 1922 :
Aphodins Artengruppe Blackburneus Schmidt; ENDRODI, 1960 : 186. —= 1964: 242.
Aphodius group Blackburneus Schmidt : ENDRGDI & RaxoviC, 1981 : 50.
type du sous-genre : Aphodius fureatus Sehmidt,
43
Description. — Espèces petites ou très petites, luisantes ; brun clair ou brun
sombre concolore ; glabre. Clypéus plus ou moins échancré au milieu, arrondi de
chaque côté ; suture frontale plus ou moins marquée, sans tubereule ; ealus frontal
faible ; joues peu saillantes. Pronotum transverse ; marges antérieure et basale non
rebordées. Seutellum petit, triangulaire. Elytres à stries fines et ponctuées ; inter-
stries plus ou moins convexes. Couronnes apicales des tibias postérieurs ornées de
soies de longueur inégale.
Répartition géographique. — Considéré sensu lato, les espèces de ce sous-
genre sont répandues dans toutes les régions, sauf dans la région holarctique.
Remarque. — Actuellement le sous-genre Blackburneus comprend un assez
grand nombre d'espèces d'aspect extérieur quelquefois hétérogène, et c’est avec
juste raison que dans sa révision du sous-genre, Landin (1967) y exclut certains
représentants.
Source : MNHN, Paris
24 PATRICE BORDAT
Par ailleurs, j'ai pu étudier 2 exemplaires syntypes de Aphodius furcatus,
espèce type du sous-genre, portant une étiquette écrite par Schmidt ? : “Mato
Grosso”. Celle-ci est différente des espèces africaines du sous-genre notamment par
la forme de la tête qui a une suture frontale profonde, bordée en avant par un étroit
bourrelet et le calus de l'épistome est réuni aux angles antérieurs par une légère
carène ; de plus, les fémurs postérieurs sont remarquablement épaissis et l’éperon
des tibias antérieurs est long et grêle.
Je ne connais aucune espèce ayant une morphologie comparable à celle de
furcatus et il est probable que ce sous-genre n’est pas représenté dans la région afro-
tropicale. C’est pour cela que j'ai estimé souhaitable de traiter le sous-genre
Blackburneus, sensu lato.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Brun rouge sombre; marge antérieure du clypéus nettement
émarginée, retroussée seulement sur les côtés ; épistome
gibbeux ; marges latérales du pronotum rectilignes ; ponctuation
des interstries élytraux presque invisible (X 35) ........ -... radamus
— Brun noir, marge antérieure du clypéus à peine émarginée, entiè-
rement retroussée ; épistome plan: marges latérales du prono-
tum courbes; ponctuation des interstries élytraux bien visible
PE R dor meaiese vadoni
Aphodius (Blackburneus) radamus Petrovitz, n. comb. (fig. 2, 32, 59)
Aphodius
iellus) radamus Petrovitz, 1958: 152.
Type. — Holotype, Madagascar Sud, région d’Ambovombe, Marovato, L. 1956
(C: Koch) (MNHNP).
Description. — Long. 3,5 à 4,2 mm. Luisant, brun rouge sombre ; pourtour de
la tête, côtés du pronotum et des élytres, une macule humérale et une apicale peu
visibles et pattes brun rouge plus clair. Glabre.
Marge antérieure de la tête échancrée, arrondie de chaque côté ; joues rectan-
gulaires, dépassant légèrement les yeux ; calus frontal convexe ; suture frontale très
fine ; ponctuation simple, fine, régulière et assez dense, avec un ou deux points un
peu plus gros sur les côtés de l’épistome.
Pronotum transverse, marges latérales rectilignes convergentes vers l’avant ;
angles postérieurs tronqués, finement rebordés comme les marges latérales ; ponc-
tuation double ; la plus petite identique à celle de la tête couvre toute la surface, les
gros points peu denses, seulement sur les côtés du disque et regroupés par endroits.
Scutellum triangulaire, à ponctuation basale très fine et éparse.
Epine humérale très petite mais présente. Stries très fines, points des stries
très petits entamant à peine les bords des interstries qui sont légèrement convexes,
un peu plus sur les côtés et à l’apex, très finement et éparsement ponctués.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs 1/5 plus court que le premier article tarsal
qui est plus long que les trois articles suivants réunis.
Sternites abdominaux densément ponctués et pubescents.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 25
G. Aire métasternale concave, très finement et assez densément ponctuée.
9. Elle m'est inconnue.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR Sub : Sous-préfecture d’Ampanihy,
Androka, L. 1956 (C. Koch). — Sous-préfecture d'Ambovombe, Marovato [32 km
au S.-0. de Tsihombe], I. 1956 (C. Koch).
Matériel examiné : 2 exemplaires.
Aphodius (Blackburneus) vadoni Bordat (fig. 3, 31, 62)
Aphodius (Blackburneus) vadoni Bordat, 1986 : 21.
Type. — Holotype ©, Madagascar Est, presqu'île de Masoala, Ambohitsiton-
droïma, II. 1946 (J. Vadon) (MNHP).
Description. — Longueur : 3,9 à 4,3 mm. En ovale, convexe, luisant, couvert
d’une réticulation microscopique ; glabre ; brun noir ; côtés et marge antérieure de
la tête et angles antérieurs du pronotum à transparence rougeâtre ; pattes brun
rouge.
Tête rétrécie vers l'avant ; marge antérieure échancrée, arrondie de chaque
côté : les marges latérales en légère courbe se réunissent par une très petite sinuosité
aux joues qui sont peu obtusément arrondies et débordent les yeux ; tout le pourtour
de la tête est rebordé mais plus faiblement sur les joues ; épistome presque plan ;
suture frontale indiquée par un court sillon superficiel au milieu ; ponctuation
double, la plus petite, simple, régulière, très fine et peu dense est à peine visible aux
voisinages des marges antérieure et latérales mais est un peu plus forte sur les joues
et sur les côtés du vertex ; la plus grosse est formée de quelques points épars sur les
côtés du elypéus et sur le vertex.
Pronotum transverse, rétréci vers l'avant, plus large que les élytres à la base :
marges latérales courbes ; angles antérieurs arrondis; angles postérieurs
obliquement tronqués ; marge basale bisinuée ; marges latérales, angles antérieurs et
postérieurs rebordés ; ponctuation double, la plus fine identique à celle du vertex ;
la plus grosse, irrégulière, limitée aux côtés du disque.
Scutellum petit, en triangle curviligne, avec quelques points vers la base.
Elytres ovales, munis d’une très petite épine humérale ; dix stries fines, leurs
points entament les bords des interstries qui sont plans, un peu convexes à l'apex ;
interstries latéraux légèrement convexes dans toute leur longueur ; ponctuation des
interstries régulière, fine et peu dense.
Tibias antérieurs normaux, leurs trois dents apicales externes précédées de
quelques denticules ; éperon apical assez fin, régulièrement acuminé jusqu’à l’apex ;
tibias intermédiaires et postérieurs avec de faibles carènes obliques et des
couronnes apicales de soies de longueur inégale ; éperon terminal supérieur des
tibias postérieurs un quart plus court que le premier article métatarsal qui est un peu
plus court que le restant des articles tarsaux.
Sternites abdominaux finement ponetués et pubescents sauf les trois apicaux
qui sont glabres au milieu avec un ou deux points fovéolés sétigères ; une légère
impression triangulaire au milieu du dernier sternite.
Source : MNHN, Paris
26 PATRICE BORDAT
Fig. 1 à 6, habitus d'Aphodius : 1, A. amoenus Boheman. — 2, A. radamus Petrovitz. — 3. A. vadoni
Bordat. — 4. 4. schmitzi n. sp. — 5, À. latecinctus Fairmaire. — 6. A. madagassieus Petrovitz.
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 27
©. Aire métasternale plane, superficiellement fovéolée au milieu, à ponctua-
tion fine et éparse.
Q. Identique au ©, mais l'aire métasternale est un peu moins plane et plus
profondément fovéolée.
Distribution dans l'île. — MaDAGAsCAR Esr : Cette espèce ne m'est connue que
de la localité de l'holotype.
Matériel examiné : 8 exemplaires.
3. Sous-genre Koshantschikovius Schmidt, sensu Jato
Aphodius subg. Koshantschikovius Schmidt, 1913 : 149 (espèce type du sous-genre : Aphodius substriatus
Schmidt, 1911, par désignation subséquente, Paulian, 1942). — 1922 : 228.
‘aphodius Artengrappe Koshantschikovius. Schmidt : ENpRGDI. 1960 2 199.
Aphodius group Koshantschikovins Schmidt ; Expnopt & RAkovIE, 1981 : 54.
1964 : 273.
Description. — Espèces très petites à moyennes ; Juisantes ; brun ou brun
rouge concolore ; glabre. Clypéus échancré en avant, arrondi de chaque côté ;
suture frontale non tuberculée; joues plus ou moins saillantes. Pronotum
transverse ; les marges latérales et basale rebordées. Scutellum petit, triangulaire.
Elytres avec ou sans épine humérale ; stries plus ou moins fines, ponctuées ;
interstries plus ou moins plans. Couronnes apicales des tibias postérieurs ornées de
soies de longueur inégale.
Répartition géographique. — Espèces des régions afro-tropicale, orientale et
néarctique.
Remarque. — Dans le travail cité précédemment, Landin (1967) met en
synonymie les sous-genre Koshantschikovius et Emadiellus Schmidt avec Je sous-
genre Blackburneus sans développer totalement ses arguments mais en écrivant :
#The detailed argumentation will be presented later, in connection with the
complete monograph.”
J'ai étudié L exemplaire d’Aphodius substriatus Schmidt, déterminé par
l’auteur lui-même, qui se sépare au premier coup d'œil des Koshantschikovius auct.
par ses élytres finement mais nettement pubescents et par ses interstries à
ponctuation plus ou moins alignée le long des stries.
Pour les mêmes raisons que celles invoquées à propos du sous-genre
Blackburneus, le sous-genre sera traité ici sensu lato.
T'ABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Plus grand; d’un brun rouge sombre, peu luisant; élytres avec les
marges latérales, l'apex et quelques interstries à la base, éclaircis ;
elypéus faiblement émarginé en avant, arrondi de chaque côté ; inter-
stries élytraux densément mais très finement ponetués .....-. latecinctus
— Plus petit; d’un brun rouge, fortement luisant ; elypéus fortement
émarginé en avant, obtusément arrondi de chaque côté ; pronotum
très convexe ; interstries élytraux plus éparsement ponetués .... schmitzi
Source : MNHN, Paris
28 PATRICE BORDAT
Aphodius (Koshantschikovius) latecinctus Fairmaire, n. comb. (fig. 5, 33, 58)
Aphodius latecinctus Fairmaire, 1903 : 186.
Aphodius (Mesontoplatys) latecinetus Fairmaire ; Scuibr, 1913 : 157. — 1922: 257.
Aphodius latecinetus Farm. ; PAULIN, 1936 : 142.
Type. — LECTOTYPE : portant les étiquettes suivantes : 1/ une paillette
avec les pièces buccales et l’édage collés ; 2/ blanche, écrite par Fairmaire : Hukuri
[Ankara (causses de T’Ankara)], Perrier ; 3/ bleue, imprimée : Muséum Paris, Mada-
gascar, Perrier de la Bâthie, coll. Léon Fairmaire, 1906 ; 4/ blanche, manuscrite :
Aphodius latecinctus Frm ; 5/ rouge, manuscrite : Aphodius latecinetus Fairmaire
1903, ©, lectotype, P. Bordat det., 1984. (MNHNP). Présente désignation.
Description. — Long. : 3,9 à 4,6 mm. Convexe :; peu luisant ; très finement
réticulé ; brun rouge avec les marges latérales du pronotum et le pourtour de la tête
quelquefois plus clairs ; base des interstries 2, 3 et 6, marges latérales et apex des
élytres jaune orangé ; glabre.
Tête trapézoïdale ; elypéus brièvement échancré au milieu ; angles antérieurs
arrondis de chaque côté ; joues rectangulaires, courtement arrondies et débordant
les yeux; suture frontale très fine, non tuberculée ; calus frontal peu élevé ;
ponctuation fine, régulière et assez dense.
Pronotum transverse ; marges latérales rectilignes convergentes un peu vers
l'avant ; angles antérieurs arrondis ; angles postérieurs obtusément arrondis ; base et
marges latérales rebordées ; ponctuation double, la plus petite fine et assez dense
couvre toute la surface, la plus grosse sur les côtés seulement.
Scutellum petit, triangulaire, plan.
Elytres avec une petite épine humérale ; stries fines, leurs points entament
nettement les interstries qui sont convexes ; ponctuation fine, régulière et assez
dense.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs faibles ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs un peu plus court que le premier article des
tarses qui est un peu plus long que les trois suivants réunis.
Sternites abdominaux assez densément ponctués et pubescents.
&. Aire métasternale plane, très finement réticulée, à ponctuation fine,
régulière et assez dense ; dernier sternite avec une impression basale curviligne.
Q. Aire métasternale aplanie, légèrement fovéolée au milieu, avec la même
sculpture que le '; pas de dépression sur le dernier sternite ; ponctuation un peu
ridée sur l'avant du clypéus.
Distribution dans l'ile. — MapacascaR OuEsr : O. de Maevatanana, causes de
VAnkara (mal orthographié en Hukuri) (H. Perrier de la Bâthie), 2 ex. y compris le
lectotype (MNHNP).
ManaGascar : Sans précision de localité, 2 ex. de la coll. Fairmaire.
>
Fig. Tà 15, habitus d'Aphodius : 7, A. pseudolividus Balthasar. — 8, A. sublividus Balthasar. — 9, 4.
2 10, A. parvulus Harold. — 11, A. didactylioides n. sp. — 12, A. dorsalis Klug. — 13, 4.
Clément. — 14, À. nigrita F. — 15, A. moestus F.
Source : MNHN, Paris
29
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE
Source : MNHN, Paris
30 PATRICE BORDAT
Aphodius (Koshantschikovius) schmitzi n. sp. (fig. 4, 34, 60)
Type. — Holotype S, Madagascar Ouest, E. de Morombe, station agricole du
Bas Mangoky, Tanandava, 1963/64 (G. Schmitz) (MRACT).
Description. — Longueur 3,7 mm. Espèce ovale, fortement convexe. Luisant
mais à réticulation microscopique. Entièrement d’un brun rouge sombre, sauf les
pattes qui sont brun jaune. Glabre.
Tête convexe, rétrécie vers l'avant. Les marges latérales sont presque
rectilignes et se réunissent par une petite sinuosité aux joues qui sont rectangulaires
et débordent un peu les yeux. Marge antérieure profondément échancrée, les angles
latéraux obtusément arrondis et nettement retroussés. À l'exception des joues, le
pourtour du clypéus n’est pas rebordé mais les marges latérales sont faiblement
retroussées. Suture frontale imperceptible. Epistome faiblement gibbeux. Une
ponctuation simple, assez fine, dense et régulière couvre toute la surface de la tête,
mais elle est un peu moins dense et forte au voisinage des marges latérales et
antérieure.
Pronotum transverse, à peine rétréci vers l'avant. Les marges latérales
rectilignes s’incurvent progressivement vers les angles antérieurs qui sont
obtusément arrondis. Angles postérieurs obliquement tronqués et très légèrement
émarginés. À l'exception de la marge antérieure, le pronotum est finement rebordé.
Ponctuation double ; la plus petite, plus fine que celle du clypéus et un peu moins
dense, couvre toute la surface. La plus grosse, dont les points égalent 2 à 3 fois le
diamètre des petits, est irrégulière, assez dense sur les côtés du disque, plus éparse
vers les marges mais inexistante sur le disque.
Seutellum petit, triangulaire, à peine plus long que large et avec quelques très
petits points.
Élytres assez courts, ovales, avec une épine humérale très petite. Les marges
latérales sont invisibles sur le tiers antérieur, linseete vu de dessus. Dix stries fines
et peu profondes, leurs points, superficiels, entament nettement les bords des
interstries qui sont faiblement convexes sur le disque et les côtés mais fortement à
l’apex où les points ont disparu. Ponctuation des interstries encore plus fine et plus
éparse que celle du disque du pronotum.
Tibias antérieurs normaux, leurs trois dents apicales externes sont précédées
de quelques petits denticules. Eperon terminal assez fin, régulièrement acuminé et
recourbé vers le dessous à l’apex. Tibias intermédiaires et postérieurs normaux avec
de faibles carènes obliques externes ; leur couronne apicale est frangée de soies de
longueur inégale. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs un peu plus court
que le premier article des tarses qui est plus long que les trois articles suivants
réunis. Sternites abdominaux assez fortement réticulés, avec une petite ponctuation
râpeuse sétigère peu dense. Les soies claires sont assez courtes. Dernier sternite
abdominal avec une légère impression triangulaire à la base. Aire métasternale
plane, assez finement et peu profondément ponctuée.
9. Inconnue.
Espèce dédiée en hommage à son récolteur, G. Schmitz, spécialiste belge
d'Hétéroptères et plus spécialement des Miridae.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 31
Remarque. — Longueur : 3,4 à 3,7 mm. La coloration du paratype est brun
sombre et les pattes brun rouge.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR Est : chaînes Anosyennes, massif nord,
haute Ranomandry, forêt dense humide de montagne, 1900 m, 17/26.X1.1971
(mission CNRS, RCP n° 225), 1 paratype (MNHNP).
Mapacascar Ouesr: E. de Morombe, station agricole du Bas Mangoky,
Tanandava, 1963/64 (6. Schmitz), holotype (MRACT).
4. Sous-genre Labarrus Mulsant & Rey
Aphodins subg Labarrus Mulkant & Rey, 1869 : 516 (espèce type du sous-genre : Searabaeus ividus Olivier,
1789, par monotypie).
Aphodius subg. Labarrus Mulsant & Rey ; DELLACASA, 1983b : 270.
Aphodius subg, Labarrus Mulsant & Rey : PrrriNo, 1984 : 298.
Description. — Espèces petites à moyennes, convexes ; brun jaune ; le milieu
de la tête et du pronotum, le premier interstrie et une macule élytrale plus ou moins
assombris ; marge antérieure de la tête échancrée, arrondie de chaque côté ;
pourtour du clypéus orné de courtes soies ; joues arrondies ; suture frontale
trituberculée. Pronotum transverse, marges antérieure et basale non rebordées.
Scutellum petit, triangulaire, les côtés parallèles dans le tiers basal. Elytres à stries
fines, interstries plus ou moins plans, à ponctuation très fine. Tibias antérieurs
normaux. Carènes des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; couronnes
apicales des tibias postérieurs frangées de soies courtes et égales. Edéage avec des
paramères allongés et souvent pubescents à l’apex. Epipharynx transverse, la marge
antérieure sinuée ou non; épitorma plus ou moins piriforme ; corypha avec six
épines, les deux du milieu toujours plus longues ; pédia finement pubescents avec
quelques soies isolées plus fortes ; apophobae fines et peu denses.
Répartition géographique. — Cosmopolite.
Remarque. — Sous-genre justement réhabilité par Dellacasa (1983b),
comprenant des espèces quelquefois difficiles à séparer sans l'examen de l'organe
copulateur des ©. Les citations de lividus de Paulian (1936) peuvent s’appliquer aux
quatre espèces ci-dessous.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCI
1. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs un peu élargi dans le
milieu de sa longueur, nettement plus long que le premier article des
tarses postérieurs ; éperon terminal inférieur des tibias inter-
médiaires obliquement tronqué, paraissant élargi à l’apex ; tubercule
frontal médian conique
— Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs à peu près régulière
ment acuminé jusqu'à l’apex, sa plus grande largeur à la base ; éperon
terminal inférieur des übias intermédiaires acuminé ou arrondi à
l’apex ; tubercule frontal médian conique ou émarginé sur sa partie
postérieures rene ie ne en NN PRIRENT 2
lividus
Source : MNHN, Paris
32 PATRICE BORDAT
2. Tubercule frontal médian conique ; joues arrondies, ne débordant
pas les yeux RAS . pseudolividus
2 Mubercule frontal médian distinctement émarginé sur sa partie posté-
rieure ; joues saillantes, obtusément arrondies .................. 3
3. Espèce généralement plus grande, au moins 4 mm (quelques rares
exemplaires de La Réunion mesurent seulement 3,6 mm) ; aspect du
tégument opaque ; macule élytrale habituellement bien contrastée ;
ponctuation des côtés de l’épistome ridée ; ponctuation de fond du
pronotum et des interstries élytraux très fine ............. madagassicus
— Espèce plus petite ; aspect du tégument diaphane ; macule élytrale
aux contours mal délimités ; pronotum moins transverse ; ponctua-
tion de fond du pronotum et des interstries élytraux plus forte ..... sublividus
Aphodius (Labarrus) lividus (Olivier) (fig. 9, 36, 66)
Searabaeus lividus Olivier, 1789 : 86.
Type. — NEOTYPE : portant dans l’ordre les étiquettes suivantes : 1/blanche,
manuscrite : Vincennes [envir. de Paris], 1.V.1896 ; 2/ blanche, imprimée : ex Mus.
J. Duchaine ; 3/ blanche, imprimée : Muséum Paris, 1936, coll. A. Boucomont ; 4/
rouge, manuscrite : Scarabaeus lividus Olivier 1789 ©, Neotypus, P. Bordat det.
1987 ; 5/ blanche, manuscrite : Aphodius (Labarrus) lividus (OL), P. Bordat det.,
1987 (MNHNP). Présente désignation.
Description. — Longueur : 3 à 4,5 mm. Luisant, convexe ; brun jaunâtre,
disque de la tête et du pronotum, seutellum, une grande tache discale plus ou moins
nette et le premier interstrie brun plus ou moins foncé ; glabre.
Clypéus brièvement échaneré en avant, arrondi de chaque côté ; marges
latérales courbes, réunies par une petite échancrure aux joues qui sont largement
arrondies et un peu saillantes ; suture frontale trituberculée, le tubercule médian
conique, les latéraux peu élevés et transverses ; ponetuation assez forte et régulière
sauf sur les côtés de l’épistome où elle est un peu ridée.
Pronotum assez fortement convexe, les marges latérales courbes, masquées
par les calus latéraux sur la moitié postérieure ; angles postérieurs arrondis ; marges
antérieure et basale non rebordées ; ponctuation double, la plus petite fine et assez
dense partout ; la plus grosse éparse sur le disque, un peu plus dense sur les côtés et
absente sur les calus latéraux et le long des marges latérales.
Seutellum petit, triangulaire, avec les côtés parallèles dans le tiers basal ; un
sillon longitudinal superficiel et quelques petits points sur sa moitié basale.
Elytres sans épine humérale ; stries assez fines, leurs points entament à peine
les bords des interstries qui sont plans, finement et régulièrement ponctués sur le
disque et les côtés mais à ponctuation plus forte et plus dense à l'apex.
Carènes des deux paires de tibias postérieurs fortes ; éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs atteignant le milieu du second article tarsal ; premier
article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis.
Sternites abdominaux assez densément ponctués et pubescents.
G. Aire métasternale fovéolée au milieu, finement et assez densément
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 33
ponctuée ; une nette dépression sur le vertex en arrière du tubercule médian ;
éperon terminal inférieur des tibias intermédiaires plus élargi à l’apex.
Q. Aire métasternale plus étroitement fovéolée, à ponctuation identique mais
moins dense.
Remarque. — Je n'ai pas cru bon de donner la liste des nombreuses
synonymies d’A. lividus ear seule une révision du matériel typique permettrait de
définir les espèces qui sont réellement synonymes. En effet, il est possible que
certaines espèces décrites par Balthasar et par Petrovitz l'aient été il y a déjà bien
longtemps.
D'autre part, je n’ai pas retrouvé l'Aphodius lividus décrit par Olivier dans la
collection Bose Dante et j'ai donc désigné comme néotype un exemplaire capturé
dans les environs de Paris.
A l'inverse, j'ai pu examiner le lectotype d’Aphodius anachoreta Fabricius
(1801), désigné par Landin (1960) et provenant aussi de la collection Bose Dantic.
Malheureusement, comme cet exemplaire ne possède aucune étiquette authentifiant
la localité citée par Fabri ‘Habitat in Germania”, il est possible que ce soit le
même spécimen que celui étudié par Olivier, qui écrit dans la diagnose originale :
“Il se trouve rarement dans les bouses aux environs de Paris” (comm. pers. Y.
Cambefort).
Quoi qu'il en soit, le lectotype d’Aphodius anachoreta est identique au
néotype d’Aphodius lividus et l'étiquette manuscrite apposée par Landin sous
l'espèce de Fabricius “Aphodius lividus (Oliv.) B. O. Landin det” est valable.
Distribution. — ARCHIPEL DES Comores : Mayotte. Je nai vu qu'un seul
exemplaire 9, capturé au piège lumineux à Dembeni, 1971 (J. Brunhes)
(MNHNP).
Répartition géographique. — Région paléarctique, archipel des Comores
(Mayotte).
Aphodius (Labarrus) madagassicus Petrovitz, n. comb. (fig. 6, 37, 64)
icus Petrovitz, 1961b : 109.
Aphodius (Nialus) madagz
Type. — Holotype, Madagascar (sans plus) (MNHG)-
Description. — Long. : 3,6 à 5 mm. Luisant ; brun jaune, disque de la tête plus
ou moins nettement, disque du pronotum, interstrie juxtasutural et une large tache
discale sur les interstries 3 à 7 touchant la base à l'interstrie 4, brun plus ou moins
foncé ; glabre.
Marge antérieure du clypéus échancrée, les angles latéraux largement
arrondis ; joues obtusément arrondies, débordant à peine les yeux ; suture frontale
fine, tritubereulée ; tubercule médian plus élevé, échancré en arrière en vue de
dessus ; ponctuation composée, irrégulière, les gros points réunis par des rides plus
ou moins marquées sur les côtés de l’épistome.
Pronotum transverse, très finement réticulé sur le disque ; marges latérales
courbes, convergentes vers l'avant et masquées par les calus latéraux en vue de
Source : MNHN, Paris
34
PATRICE BORDAT
ë Fig. 16 à 23, habitus d'Aphodins : 16, A. ranomandryensis n. sp. — 17. 4. unes n. sp. — 18. À.
peyrierasi n. Sp. — 19, A. uxoris Clément. — 20, A. clementi Bordat. — 21, A. leo Paulian. — 22, A.
perinetensis n. sp. — 23, À. apicesetosus Clément.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 35
dessus ; angles antérieurs et postérieurs arrondis ; marges antérieure et postérieure
sans rebord ; ponctuation double, la plus petite très fine et éparse couvre toute la
surface, la plus grosse assez dense sur les côtés seulement ; parfois, il y a quelques
points sur le disque.
Seutellum triangulaire, les côtés un peu convergents dans le tiers basal,
neitement déprimé longitudinalement au milieu avec quelques points épars.
Elytres sans épine humérale, très finement réticulés à l’apex ; stries fines, les
points entament nettement les bords des interstries qui sont plans, finement,
régulièrement et assez densément ponctués.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs très peu plus court que le premier article
des tarses qui est un peu plus long que les deux articles suivants réunis.
Sternites abdominaux assez densément ponctués, les points râpeux et
sétigères ; très finement et éparsement ponctués sur le milieu des sternites 4 à 7.
©. Aire métasternale légèrement concave, à ponctuation fine et assez dense ;
tubercule médian plus transverse.
Q. Aire métasternale convexe, à ponctuation fine et assez dense sur les côtés ;
ponctuation elypéale plus dense, plus nettement ridée ; calus latéraux du pronotum
plus saillants.
Distribution. — Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre (4. Sicard).
Mapacascar Esr : Forêt de Fito. — Fort Dauphin, VI.1943 (P. Flybord).
Mapacascar CENTRE : E. du lac de Mantasoa, forêt d’Ambohiboatavo, 1340 m,
1111973 (P. Griveaud et A. Peyrieras). — Tananarive (E. Lamberton). — Massif de
l'Ankaratra, Manjakatompo, XIL.1949 (P. Clément). — Antsirabe, bouse de vache,
L. 1967 (Y. Gomy).
Manacascar Ouest: E. de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy,
matsabory, 610 m, 1.1973 (P. Griveaud).
MapacascaR Sup : Tuléar, VILL (H. Durand). — Plateau Mahafaly, 11/12 km à
l'O. d’Ankalirano, 250 m, 1.1974 (P. Viette et A. Peyrieras). — Route entre
Ambovombe et Beloha, VIIL.1947 (P. Clément).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Saint Denis, XI.1967 (Y. Gomy).
— Takamaka, IV.1972 (J. Etienne). — Ravine, piège lumineux (Y. Gomy). — Le
Tévelave, dans du fumier, IV.1966 (Y. Gomy). — Saint Leu, lumière, IL.1970
(L. Cheynet). — Saint Gilles les Bains, lumière, XI et XI1.1964, IV et V.1965 et
1966 (Ÿ. Gomy). VIL.1952 (J. Hamon). — Boucan Canot, sous bouse, V.1952
(. Hamon). — Saint Paul (J. Hamon).
Ile Maurice : Baie du Tombeau, lumière, 1.1971 (Y. Gomy). — Pointe au
sable, dans une bergerie (Y. Gomy).
Ile Rodrigue : Saint Gabriel, 250 m, XI.1958 (R. Paulian et J. Vinson). —
Plaine Corail. — Caverne Patate, tamisage crotte de chèvre, V.1972 (Y. Gomy).
Matériel examiné : 134 exemplaires.
Source : MNHN, Paris
36 PATRICE BORDAT
Aphodius (Labarrus) pseudolividus Balthasar, n. comb. (fig. 7, 39, 65)
Aphodius (Nialus) pseudolividus Balthasar, 1941 : 148.
Aphodius (Nialus) pseudolividus Balthasar ; PETROY
Aphodius (Nialus) lividus pseudolividus Balthasa
Nialus lividus (OL) ; J. VixsoN, 1958: 90. — 1967 : 321.
1961b : 105
opt & RAKOVIE, 1981 : 47
Type. — “Patria : America meridionale, di diverse località, specialmente dei
dintorni di Buenos Aires, Fran Chaco, Paraguay. Il tipo nella mia collezione”
(NMP).
Description. — Longueur : 4,4 à 5,1 mm. Assez luisant; brun jaunâtre ;
épistome, vertex, disque du pronotum, scutellum, interstrie juxtasutural et une
grande macule discale brun plus ou moins assombri. Glabre.
Tête légèrement échancrée en avant, largement arrondie de chaque côté et en
courbe régulière jusqu'aux joues qui sont arrondies et ne débordent pas les yeux ;
tubereule frontal médian conique avec quelquefois une très légère trace
d’échancrure au sommet ; ponctuation composée, assez dense mais un peu moins
dense sur la partie antérieure du calus frontal.
Pronotum transverse ; marges latérales subparallèles dans le tiers postérieur
puis en courbe régulière jusqu'aux angles antérieurs ; angles postérieurs arrondis ;
ponctuation double, la plus petite, fine et éparse, couvre toute la surface ; la plus
grosse, éparse, est plus dense sur les côtés du disque mais manque sur les calus
latéraux.
Scutellum avec deux ou trois points sur le tiers basal et un faible sillon
longitudinal médian.
Stries élytrales fines, leurs points entament les bords des interstries qui sont
pratiquement plans, très finement et éparsement ponctués mais un peu plus
densément à l’apex.
Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs égal au premier article des
tarses postérieurs qui est un peu plus long que les deux articles suivants
réunis.
Sternites abdominaux assez densément ponctués et pubescents, Juisants au
milieu.
©. Aire métasternale légèrement concave, finement, régulièrement et assez
densément ponctuée ; une légère dépression sur le vertex, derrière le tubercule
médian ; ponctuation pronotale un peu plus superficielle.
Q. Aire métasternale plus étroitement fovéolée, à ponctuation identique à celle
du ©, mais plus fine.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHE Mahé: Morne blanc, forêt
endémique, 667 m, VIIL.1972 (mission Seychelles) (MRACT).
Praslin : Grand Anse, lumière, VIIL.1972 (ibidem).
ArcmPEL DES MascareiGNEs. La Réunion : Saint Denis, lumière, XI. 1967
(Y. Gomy). — Saint Joseph, lumière, I.1969 (. Gomy). — Cilaos, 1200 m,
X.1970. —Le Tévelave, dans du fumier, IV.1966 (Y. Gomy). — Saint Leu, lumière,
111970 (Y. Gomy). — Ravine Trois Bassins, bouse de vache, IT et XI.1964 .
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 37
Gomy). —Trois Bassins les Bains (/. Hamon). — Saint Gilles les Bains, lumière,
1V.1966, XIL.1964 (Y. Gomy). — Boucan Canot, sous bouse, V.1952 (J. Hamon).
— Saint Paul (J. Hamon).
Ile Maurice : Moka, 1.1929 (J. Vinson). — Beau Bassin, IV.1941 (J. Vinson).
— Macabé, XIL.1963 (J. Vinson). — Réduit, IL.1933 (R. Mamet). — Mont Cocotte,
X1.1959 (J. Vinson). — Flic en Flac, dans bouse, 11970 (Y. Gomy). — Mon Désert,
IX.1902 et VI.1907 (P. Carié). — Blue Bay, sous Algues, L.1970 (Y. Gomy). — Baie
du Tombeau, lumière, 11971 (Y. Gomy). — Magenta, IV.1970 (Y. Gomy).
Ile Rodrigue : La Ferme, tamisage de bergerie, V.1972 (Y. Gomy). — Anse aux
Anglais, lumière, V.1972 (Y. Gomy). — Port Sud-Est, sous bouse, V.1972
(Y. Gomy).
Répartition géographique. — Amérique du Sud, région orientale. Seychelles,
Mascareignes.
Matériel examiné : 104 exemplaires.
Aphodius (Labarrus) sublividus Balthasar, n. comb. (fig. 8, 38, 67)
Aphodius (Vialus) sublividus Balthasar, 1941 : 147.
Aphodius (Ni: lividus Balthasar : ENDRÔDI, 1956 : 78. — 1960 : 165. — 1964: 183.
Aphodius (Nialus) sublividus Balthasar ; PETROVITZ, 1961b : 107.
Type. — Holotype, Baïdoa (Somalie ex-italienne) (NMP).
Description. — Long. : 3,2 à 3,8 mm. Luisant ; brun jaune, disque de la tête
plus ou moins largement, disque du pronotum, scutellum, interstrie juxtasutural et
une grande tache discale mal délimitée brun plus ou moins foncé ; entièrement
glabre.
Marge antérieure du clypéus échancrée, anguleusement arrondie sur les
côtés; joues obtuses, arrondies, ne débordant pas les yeux; suture frontale
trituberculée, le tubercule médian échancré en arrière vue de dessus, les latéraux à
peine élevés ; ponctuation presque égale, assez dense, composée de points fins sur
le tubercule médian où elle est très fine et plus éparse. Sur les côtés du elypéus, la
ponctuation est double, un peu ridée.
Pronotum transverse ; marges latérales courbes, un peu masquées par les calus
latéraux en vue de dessus; angles antérieurs et postérieurs arrondis ; marges
antérieure et postérieure non rebordées ; ponctuation double, la plus petite fine et
assez dense, couvre toute la surface ; la plus grosse éparse sur le disque, plus dense
sur les côtés, absente sur les calus latéraux.
Scutellum petit, triangulaire, les côtés nettement parallèles dans la moitié
basale ; un peu déprimé longitudinalement et avec quelques petits points.
Elytres sans épine humérale ; stries fines, les points entament les bords des
interstries qui sont plans, finement, régulièrement et assez densément ponctués.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs égal au premier article des tarses qui estun
peu plus long que les deux'suivants réunis.
Sternites abdominaux assez densément ponctués et pubescents mais moins
densément au milieu.
Source : MNHN, Paris
38 PATRICE BORDAT
©’. Aire métasternale aplanie, finement et éparsement ponctuée, avec un sillon
longitudinal médian peu profondément fovéolé en arrière : tubercule médian plus
saillant suivi d’une légère dépression sur le vertex ; grosse ponctuation moins dense
sur le disque.
Q. Aire métasternale convexe, finement et éparsement ponctuée, avec un
sillon longitudinal médian étroitement fovéolé.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES : Grande Comore : Pidjani, 1.1982
(D. Bordat).
Mohéli : M'Dzouazi (4. Robinson). — Nioumachoua, VIL.1969 (Y. Gomy).
Mayotte : Combani et Mamoutzou, 111956 (A. Robinson). — Dembeni, piège
lumineux, 1971 (J. Brunhes). — Chingoni, 70 m.
Manacascar NorD : Diégo-Suarez, cap Diégo, 11.1916 (S.G. Friederichs). —
Montagne d'Ambre (A. Sicard, ex coll. Rolle).
MADAGASCAR SAMBIRANO : 30 km au N. d’Ambanja, route nationale 6, forêt sur
sable, lumière, VIIL.1973 (4. Peyrieras).
Mapacascar Esr : Région de Maroantsetra, VIL1935 et VIL.1959 (J. Vadon).
— Région de Mananjary (A. Mathiau). — Forêt de Fito.
Manacascar CENTRE : Mandritsara, XIL.1936 (Michel). — La Mandraka, forêt
dense humide de moyenne altitude, 1400 m, IV.1967. — Massif de l'Isalo, 1899
(G. Grandidier). — Betroka, VIL.1948 (4. Robinson).
Mapacascar OuEsT : Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo et basse
Maevarano, XI-XI1.1908 (J. Descarpentries). — Maevarano (riv.) (J. Decorse). —
S. de Soalala, réserve naturelle intégrale n° 8 de Namoraka, IX.1952 (R. Paulian) ;
bordure orientale de la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro, IX.1952
(R. Paulian). — [ex] Province d'Ankavandra [sous-préfecture de Miandrivazo|,
1.1898 (J. Huré). — E. de Morombe, station agricole du Bas Mangoky, Tanandava,
Kamière, 1963/64 (G. Schmitz). — Région d'Ankazoabo, 1920 (C. Le Barbier). —
Sakaraha, XL. 1949 (P. Clément).
Mapacascar Sup: Tuléar, I et 11.1904 (4. Voeltzkow), XIL.1966 et fin
11967 (H. Durand). — Sous-préfecture de Betioky Sud, S. de Soalara, Bas
Anakao, IV.1953 (A. Robinson) ; Betioky Sud, V.1946 (P. Clément) ; Tongobory,
1V.1953 (A. Robinson). — Plateau Mahafaly. — Ampanihy, IV.1953 (A. Robinson).
— Sous-préfecture d'Ambovombe, Lavanono, IV.1968 (KM. Guichard) ;
Ambovombe ; Androy N., Imanombo, VI:1900 (J. Decorse). — Pays Androy, 1900
(Ch. Alluaud).
ARCHIPEL Des MASCAREIGNES. La Réunion : Saint Denis (Y. Gomy) ; Belle
Pierre, lumière, VI.1972 (J. Etienne). — Cilaos, 1200 m, X.1956. — Ravine Trois
Bassins (Y. Gomy). — Saint Gilles les Bains, IX.1962 (J.G. Pointel), à la lumière, XI
et XIL.1964, ILE, V et VI.1965, IV et V.1966 (Y. Gomy). — Boucan Canot, sous
bouses, V.1952 (J. Hamon). — La Possession, sous bouse, V.1967 (Y. Gomy).
Ile Maurice : Flic en Flac, bergerie, 11970 (Y. Gomy). — Vacoas, VI.1970
(Y. Gomy). — Baie du Tombeau, lumière, 11971 (Y. Comp).
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 39
Fig. 24 à 29, Aphodius : 24, A. impurus Roth. — 25, A. mangoroensis n. sp. — 26, À. bayeri Endrüdi.
— 27, A. pseudignotus Bordat. — 28, A. clementi Bordat. — 29, A. leo Paulian. Fig. 24 à 27, habitus. — Fig.
28 et 29, sculpture élytrale.
Source : MNHN, Paris
40 PATRICE BORDAT
Répartition géographique. — Région afro-tropicale. Comores, Madagascar,
Mascareignes.
Matériel examin(
: 181 exemplaires.
5. Sous-genre Madagaphodius n. subgen.
Espèce type du sous-genre : Aphodius didactylioides n. sp.
Description. — Espèce petite, allongée ; élytres à pubescence très courte. Tête
allongée, trapézoïdale ; suture frontale très fine, non tubereulée ; ealus frontal à
peine indiqué. Pronotum non rebordé à la base ; une impression légère sur les côtés
au dessous de la marge antérieure. Seutellum petit, triangulaire. Elytres avec une
épine humérale petite mais visible ; interstries élytraux fortement convexes, la
plupart réunis ou raccourcis à l’apex. Tibias des trois paires de pattes normaux ; les
carènes obliques des tibias intermédiaires el postérieurs faibles ; couronnes apicales
des tibias postérieurs ornées de soies de longueur inégale. Dernier sternite
abdominal avec une impression basale au milieu. Edéage avec des paramères assez
courts, acuminés à l’apex. Epipharynx transverse, brusquement émarginé au milieu
de la marge antérieure ; épitorma piriforme ; corypha avec deux longues soies assez
fortes ; chaetopedia finement pubescents ; chaetopariae avec des soies assez longues
et fines.
Aphodius (Madagaphodius) didactylioides n. sp. (fig. 11, 35, 63)
Type. — Holotype S, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif nord, haute
Ranomandry, forêt dense humide de montagne, 1900 m, 17/26.X1.1971 (mission
CNRS, RCP n° 225) (MNHNP).
Description. — Long. : 3,6 mm. Allongé, peu convexe ; d’aspect satiné, très
finement réticulé ; brun foncé, tête en avant de la suture frontale, marges latérales
du pronotum, seutellum, une macule humérale, une autre basale sur l’interstrie 3,
une dernière apicale sur les interstries 3 à 6, et 2°* interstrie à transparence brun
jaune mal délimitée ; pattes brun jaune. Elytres à pubescence microscopique claire
et éparse.
Tête trapézoïdale, assez allongée. Marge antérieure imperceptiblement
échancrée, largement arrondie sur les côtés. Marges latérales rectilignes, réunies par
une légère sinuosité aux joues qui sont rectangulaires et débordent nettement les
yeux. Rebord du pourtour de la tête assez épais. Suture frontale figurée par un très
fin sillon. Ponctuation composée, fine et assez dense sauf sur le ealus frontal et au
voisinage de la marge antérieure où elle est plus fine et plus éparse.
Pronotum transverse, marges latérales subparallèles dans la moitié postérieure
et progressivement courbées vers les angles antérieurs qui sont largement arrondi:
Angles postérieurs obliquement tronqués, non émarginés. Rebord latéral assez
épais, des angles antérieurs jusqu'en regard du 6° interstrie. Marge basale
bisinuée. Une légère impression triangulaire en arrière de la marge antérieure sur les
côtés. Ponctuation composée, le diamètre des points variant de un à deux, assez fine
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE Al
et assez dense sur les côtés, plus éparse le long de la marge antérieure et sur le
disque où on aperçoit sur la moitié postérieure une petite surface longitudinale
imponctuée n’atteignant pas la base.
Scutellum petit, en triangle curviligne avec quelques points vers la base.
Elytres allongés, élargis en arrière, avec une petite épine humérale. Dix stries
très fines, peu profondes, leurs points sont à peine visibles mais partant de chacun
d’eux, une légère impression étroite plus ou moins oblique et plus ou moins longue
se prolonge sur les côtés des interstries. Ceux-ci, sauf le sutural, sont fortement
convexes et caréniformes au milieu. Leur ponctuation est très fine et éparse sur le
disque, un peu plus grosse sur les côtés ; 7°" interstrie plus fortement caréniforme
que les autres à l’apex. Interstrie sutural tectiforme vers la base, plus élevé que les
autres mais parfaitement plan et plus bas que le deuxième à l’apex.
Tibias antérieurs normaux avec trois dents externes apicales précédées de
nombreux denticules. Eperon apical un peu courbé vers le dessous et acuminé à
l'apex. Tibias intermédiaires et postérieurs normaux avec de faibles carènes trans-
verses. Couronnes apicales des tibias intermédiaires et postérieurs ornées de soies
très inégales. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs fin, un tiers plus court
que le premier article des tarses qui est plus long que les trois suivants réunis.
S. Aire métasternale avec une impression longitudinale assez profonde, très
finement réticulé, finement et éparsement ponctuée. Sternites abdominaux luisants,
glabres, exceptés les 4°®° et 5°", à courte pubescence claire sur les côtés
seulement, très finement et éparsement ponctués. Sternite apical avec une légère
impression basale au milieu.
9. Je rattache à cette espèce un seul individu capturé dans l’Andringitra qui
diffère du © par la pubescence élytrale pratiquement nulle ; la tête moins allongée ;
l'épistome nettement saillant au sommet et plus densément ponctué ; les marges
latérales du pronotum un peu plus curvilignes ; la ponctuation pronotale un peu plus
dense ; l'aire métasternale légèrement convexe avec une faible fovéole au milieu,
finement et éparsement ponctuée.
Remarque. — Longueur : 3,7 à 3,8 mm.
Distribution dans l’île. — MapacascaR Esr : Outre l’holotype récolté dans les
chaînes Anosyennes, un paratype collecté en même temps (CPB).
MaDaGasCAR CENTRE : Massif de l’Andringitra, Andringitra Est, Anjavidilava,
forêt dense humide de montagne, 1850-1950 m, 18.X11.1970/15.1.1971 (mission
CNRS, RCP n° 225), 1 © non retenue comme paratype (MNHNP).
6. Sous-genre Mesontoplatys Motschulsky
Mesontoplapys Motschulsky, [1861] : [42] (sans citation de nom d'espi
Mesontoplatys Motschulsky, 1863 : 462 (espèce type du sous-genre (décrit comme genre) : Mesontoplatys
rufolaterus Motschulsky 1863, de Ceylan, par monotypie).
Aphodius subg. Mesontoplatys Motschulsky : SCHMIDT, 1913 : 157. — 1922: 255.
Aphodius Artengrappe Mesontoplatys Motsehulsky : ENDRODI, 1960 : 205. — 1964: 285.
Aphodius group Mesontoplatys Motschulsky : ENDRODI & RAKOVI, 1981 : 55
Aphodius subg. Mesontoplatys Motschulsky : PrrriNo, 1984b : 289.
Source : MNHN, Paris
42 PATRICE BORDAT
Description. — Espèces petites à très petites, brun noir, brun jaune, ou brun
jaune avec une tache scutellaire plus ou moins visible et plus ou moins étendue ;
tégument luisant ou mat ; glabre. Marges de la tête ciliées de courtes soies ; clypéus
émarginé en avant, les angles latéraux obtusément arrondis et retroussés ; suture
frontale non tubereulée ; calus frontal fort. Pronotum rebordé sauf sur la marge anté-
rieure. Seutellum petit, triangulaire, à côtés subparallèles dans le tiers basal. Elytres
avec ou sans épine humérale ; stries ponetuées fines ; interstries généralement plans.
Tibias antérieurs normaux. Tibias intermédiaires et postérieurs avec des carènes
obliques fortes ; couronnes apicales des tibias postérieurs frangées de soies de
longueur inégale. Edéage à paramères assez courts. Epipharynx transverse, la marge
antérieure sinuée ou non ; épitorma plus ou moins piriforme ; corypha avec six
épines assez robustes ; pedia pubescents avec quelques soies plus fortes, alignées.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale, sud paléaretique et
orientale.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Elytres d'un brun noir concolore, avec une petite épine humérale ;
interstries élytraux non réticulés, luisants
— Elytres brun jaune, avec une macule seutellaire triangulaire, souvent
peu visible, et interstrie sutural brun noir : pas d’épine humérale ;
interstries élytraux finement chagrinés rss. dorsalis
parvulus
Aphodius (Mesontoplatys) dorsalis Klug (fig. 12, 42, 68)
Aphodius dorsalis Klug, 1855 : 656.
Aphodins (Mesontoplatys) dorsalis Klug ; Scumbr, 1918: 157. — 1922 : 255.
Aphodius dorsalis Klug ; PAULIAN, 1936 : 142:
Aphodius (Mesontoplatys) dorsalis Klug ; PauLIAN, 1979: T8.
Aphodius (Mesontoplatys) dorsalis Klug ; Exproni & RaKONIE, 1981 : 55.
Aphodius (Mesontopltys) dorsalis Klug; Prrnivo, 1984a : 98.
Aphodius tenuitarsis Fairmaire, 1897 : 98
Aphodius tenuitarsis Fairm. ; ALLUAUD, 1900 : 240.
Aphodius probes Péringuey, 1901 : 491.
Types. — dorsalis Klug. Lectotype, Mozambique, Sinna (MNHUB).
tenuitarsis Fairmaire. LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes : 1/
blanche, manuscrite : Madag. H Perrier: 2/ blanche, manuscrit Aphodius
tenuitarsis Fairm. Suberbieville ; 3 / rouge, imprimée : TYPE ; 4/ bleue, imprimée :
Muséum Paris, 1906, coll. Léon Fairmaire ; 5/ rouge, manuscrite : Aphodius
tenuitarsis Fairmaire, 1897, ©, Lectotype, P. Bordat det. 1984 (MNHNP). Présente
désignation.
probes Péringuey, Type : Afrique du Sud, Natal, Frère (SAM).
Description. — Longueur : 2,8 à 3,6 mm. Convexe ; peu luisant ; tête et
thorax brun sombre ; pourtour de la tête et marges latérales du pronotum brun
orangé : élytres brun orangé, angle sutural brun noir, interstrie juxtasutural et une
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 43
macule scutellaire triangulaire plus ou moins visible plus foncés ; pattes brun jaune ;
glabre sauf quelques soies microscopiques à l'apex des élytres.
Tête rétrécie vers l'avant, les marges latérales forment un angle obtus avec les
joues qui sont arrondies et ne dépassent pas les yeux ; marge antérieure échancrée,
arrondie de chaque côté, les angles retroussés vers le dessus ; joues longuement
-ciliées ; marges latérales et antérieure ciliées de soies assez courtes, épaisses et
tronquées à l'extrémité ; suture frontale finement sillonnée ; ponctuation double ; la
plus petite, moyenne, régulière et dense couvre toute la surface ; les gros points,
dont le diamètre est le double des précédents, irrégulièrement répartis sur les côtés
et sur le vertex ; ponctuation plus fine sur le calus frontal.
Marges latérales du pronotum curvilignes ; angles antérieurs et postérieurs
arrondis ; ponctuation double ; la plus petite, plus fine que celle de la tête mais aussi
dense, couvre toute la surface ; la plus grosse, égale à celle de la tête, irrégulière,
assez dense, un peu plus sur les côtés mais absente sur les calus latéraux ; une
étroite bande médiane n’atteignant ni la marge antérieure ni la marge postérieure,
imponctuée.
Scutellum réticulé sauf à l’apex ; les marges latérales parallèles dans la moitié
basale.
Elytres nettement réticulés, sans épine humérale ; stries assez fines, un peu
élargies à l’apex ; leurs points entament nettement les interstries sauf à l’apex ;
interstries légèrement convexes, à ponctuation assez fine et éparse, plus dense à
l'apex. :
Carènes des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs un peu plus long que le premier article des tarses qui
est égal aux deux articles suivants réunis.
Sternites abdominaux assez fortement réticulés, à ponctuation sétigère fine et
assez dense.
S. Aire métasternale plane, étroitement fovéolée sur les deux-tiers apicaux,
assez finement et éparsement ponctuée.
9. Aire métasternale un peu convexe, moins longuement impressionnée, à
ponctuation identique à celle du S. Calus latéraux du pronotum plus développés,
masquant les marges latérales en vue de dessus.
Remarque. — Les exemplaires de Madagascar que j'ai pu observer ont le
tégument beaucoup moins opaque que les individus d'Afrique continentale, si bien
que la macule scutellaire se présente comme une zone aux contours mal limités,
vaguement plus sombre. De même, les parties claires de la tête et du pronotum
offrent l'apparence de zones transparentes brun orangé.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Pidjani, 1.1982
(D. Bordat). — Simboussa, 1.1982 (D. Bordat). — Pimba, piège lumineux, I1.1982
(. Bordat).
Mohéli : Fomboni, X11955 (A. Robinson), — Lac Iconi, XI.1955
(4. Robinson). — Miringoni, XI.1955 (4. Robinson). — M'Dzouazi (A. Robinson).
— Moihani, VIIL.1969 (Y. Gomy).
Mayotte: Mamutzu, 111956 (A. Robinson) — Combani, 111956
(A. Robinson). — Dembeni, 1971 (J. Brunhes).
Source : MNHN, Paris
A4 PATRICE BORDAT
Fig. 30 à 35, épipharynx d'Aphodius : 30, A. amoenus Bol
heman. — 31, À. vadoni Bordat. — 32, A.
radamus Petrovitz. — 33, À. latecinctus Fairmaire. — 34, A. schmitzi n. sp. — 35, A. didactylioides
n. sp.
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud) ; Cap Diégo, II.1916
(5.G. Friederichs). — Montagne d’Ambre (ex coll. Rolle). — Ambilobe, IV.1951
(R. Paulian).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Plantations du Sambirano (ex coll. Le Moult). —
Nosy Be, XI.1895 (A. Voeltzkow). — Sous-préfecture d’Analalava, Maromandia,
1923 (R. Decary).
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 45
Mapacascar Esr : Maroantsetra, VIL.1959 (J. Vadon). — 50 km au S. de
Mananara Nord, Antanambe (4. Mocquerys). — 13 km au N. de Tamatave, station
agricole de l'Ivoloina, IX.1949 (P. Clément). — Tamatave, IV.1951 (A. Robinson,
Lamey). — Ambatondrazaka, XI1.1937 (J. Vadon). — Vatomandry (J. Vadon). —
Mananjary (À. Mathiau).
Mapacascar CENTRE : Tananarive (G. Olsoufieff).
MapacascaR OuEsT : Province d’Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo
et basse Maevarano, 1908 (J. Descarpentries). — Suberbieville [Maevatanana]
(H. Perrier de la Bâthie). — Sous-préfecture d’Antsalova, Antsingy, réserve natu-
relle intégrale n° 9, 1.1975 (A. Peyrieras). — E. de Morombe, station agricole du Bas
Mangoky. Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz). — Région d’Ankazoabo,
1920 (C. Le Barbier).
Mapacascar Sup: Tuléar, I et IV.1904 (4. Voelizkow), IV.1953
(4. Robinson) ; bords du Fiherenana, IIL.1953 (A. Robinson). — Sous-préfecture de
Betioky Sud, S. de Soalara, Bas Anakao, IV.1953 (4. Robinson). — 23 km au N. de
Betioky Sud, Tongobory, IV.1953 (1. Robinson). — Androy, à l'O. d'Ambovombe,
région d’Ambondro, Analavomdrove (J. Decorse). — Haut Mandrare, à JE.
d’Antanimora, Tsitevempeky, 1.1898 (J. Huré).
Répartition géographique. — ‘Toute la région afro-tropicale. Comores,
Madagascar.
Matériel examiné : 180 exemplaires.
Aphodius (Mesontoplatys) parvulus Harold, n. comb. (fig. 10, 41, 69)
Aphodius parvulus Harold, 187la : 17.
Aphodius (Orodalus) parvulus Harold ; SCHMIDT, 1913 : 158. — 1922: 259.
Aphodius atomus Fairmaire, 1897 : 370. N. syn.
Aphodius atomus Fairm. ; ALLUAUD, 1900 :
Aphodius atomus Fairm.; PAULIAN, 1936 :
Types. — parvulus Harold. LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes :
1 / blanche, imprimée : Bogos, 1870, O. Beccari, Sciotel (manuscrit) ; 2 / blanche,
imprimée : TYPUS ; 3 / blanche, manuscrite : parvulus Har. ; 4 / jaune, imprimée :
Mus. Civ. Genova ; 5 / blanche, manuscrite : Aphodius parvulus Har. typus !; 6 /
rouge, manuscrite : Aphodius parvulus Harold 1871, lectotype, P. Bordat det., 1985
(MSNG). Présente désignation.
atomus Fairmaire. Holotype, Madagascar Ouest, Suberbieville [Maevatananal].
(MNHNP).
Description. — Longueur : 2 à 3 mm. Convexe ; luisant ; brun noir, côtés de la
tête et marge antérieure plus ou moins visiblement, angles antérieurs du pronotum et
pattes brun rouge ; glabre.
Marge antérieure du clypéus échancrée et courtement arrondie de chaque
côté ; joues peu saillantes, arrondies, dépassant à peine les yeux ; marges latérales
rectilignes : suture frontale absente ; calus frontal fort : ponctuation de la tête fine,
Source : MNHN, Paris
46 PATRICE BORDAT
dense et égale sauf sur les marges latérales et antérieure où elle est un peu ridée ;
sommet du calus frontal presque lisse.
Marges latérales du pronotum courbes ; angles antérieurs et postérieurs
arrondis ; ponctuation double, la plus petite fine et assez dense sur toute la surface
mais presque absente sur les calus latéraux ; la plus grosse, plus dense sur les côtés
du disque.
Seutellum plan, triangulaire, les côtés presque parallèles dans le tiers basal
avec cinq à six petits points.
Elytres avec une petite épine humérale ; stries fines, leurs points entament les
interstries qui sont plans, finement, régulièrement et assez densément ponctués.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs légèrement plus court que le premier
article des tarses qui est à peine aussi long que les deux suivants réunis.
Sternites abdominaux densément ponctués et pubescents.
©. Aire métasternale plane, fovéolée dans les deux-tiers apicaux, finement et
assez densément ponctuée ; grosse ponctuation pronotale un peu moins dense sur le
disque.
Q. Aire métasternale un peu convexe, superficiellement fovéolée au
centre, à ponctuation identique à celle du 6 ; calus latéraux du pronotum plus
développés.
Remarque. — L’Aphodius atomus, décrit par Fairmaire sur un exemplaire
unique de Suberbieville [Maevatanana], est resté inconnu de Schmidt qui, dans son
travail de 1913, le cite seulement dans le chapitre : “Arten, die mir unbekannt sind
und deren Beschreibung keinen Anhalt für die Zugerhôrigkeit zu einem der
vorstehenden Subgenera gibt.” Puis, dans sa monographie (1922a), il n’attribue
cette espèce à aucun sous-genre pour la même raison. II faut attendre Landin (1967)
pour que cette espèce soit classée dans le sous-genre Blackburneus.
J'ai pu voir l'holotype de atomus et m’apercevoir qu’il s’agit sans aucun doute
d’un petit exemplaire de À. parvulus Harold. En effet, contrairement à la diagnose
originale, le rebord basal du pronotum, bien que faible, est visible (X 35) etes übias
antérieurs possèdent les trois dents apicales habituelles. Par contre, le pronotum est
un peu accidenté et l’élytre droit est replié en dessous à l’apex mais les ponetuations
pronotale et élytrale associées à la forme de la tête et aux proportions de l'éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs et du premier article des tarses ne laissent
aucun doute sur l'identité de cette espèce.
Distribution dans Pile. — Mapacascar Non: Diégo-Suarez, Cap Diégo,
111916 (S.G. Friederichs) ; Antsirane.
Mapacascar Esr : Tamatave.
Manacascar CENTRE : Région de Mandritsara, XI1.1936 (J. Vadon).
Manacascar Oussr : Suberbieville [Maevatanana] (H. Perrier de la Bâthie).
Répartition géographique. — Toute la région afro-tropicale. Madagascar.
Matériel examiné : 13 exemplaires.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 47
7. Sous-genre Neocalaphodius n. subgen.
1801.
Espèce type du sous moestus Fibrie
re : Aphodi
Description. — Espèce de taille moyenne, assez large ; élytres d’un brun jaune
avec deux macules élytrales allongées brun noir, rarement absentes ; tête et
pronotum brun noir bordés de clair ; luisant ; glabre. Tête rétrécie vers l'avant, tout
le pourtour avec de courtes soies ; joues arrondies, peu saillantes ; suture frontale
imperceptible, non tuberculée ; calus frontal fort. Pronotum transverse ; marges
antérieure et basale non rebordées. Scutellum petit, en triangle curviligne. Inter-
stries élytraux plans ; stries fines. Tibias intermédiaires et postérieurs avec de fortes
carènes transverses. Couronnes apicales des tibias postérieurs à soies de longueur
très inégale. Edéage avec des paramères assez courts et robustes. Epipharynx
transverse, largement tronqué sur les côté epitorma pratiquement indistinete ;
corypha munie de six longues soies ; chaetopariae formées de soies fines et assez
courtes ; pedia avec de fines soies.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale et orientale.
Remarque. — Dans sa monographie, Dellacasa (1983b : 131) range avec juste
raison l'Aphodius bonvouloiri, espèce type du sous-genre Calaphodius, dans le sous-
genre Agolius, établissant ainsi une nouvelle synonymie pour ce sous-genre. De plus,
l'auteur précise qu'il faut, si nécessaire, créer un nouveau sous-genre pour les trois
espèces restantes (makowskyi D. Koshantschikov, moestus F. et vacca Endrüdi).
Mais makowskyi est probablement une espèce du sous-genre Nimbus (comm. pers.
Dellacasa 1984) tandis que vacca appartient plutôt au sous-genre Blackburneus s. 1.
Aphodius (Neocalaphodius) moestus Fabricius, n. comb. (fig. 15, 40, 61)
Aphodius moestus Fabricius, 1801 : 78.
Aphodius moestus F.: AULUAUD, 1900 : 240.
Aphodius (Calaphodins) moestus Fabricius ;
Aphodius moestus (F.) ; PAULIAN, 1936 : 142.
Aphodius (Calaphodius) moestus Fabricius ; PAULIAN, 1979 : 73.
Aphodius (Calaphodius) moestus Fabricius ; ENDRODI & RAkovIG, 1981 : 48.
Aphodius mutans Walker, 1858 : 207.
Aphodius mutans Walk.; AUUAUD, 1900 : 240 (comme synonyme d'A moestus F).
mMiDT, 1913 ; 138. — 1922: 152.
Aphodius madagascariensis Harold, 1859 : 208. — 1861 : 114.
Aphodius madagascariensis Har. ; AULUAUD, 1900 : 240 (comme synonyme d'A moestus F).
Aphodius subvittatus Fairmaire, 1896 : 452. — 1899: 12.
Aphodius subvittatus Fairm. ; ALLUAUD, 1900 : 240.
Aphodius (Calaphodius) moestus ab. innotatus Endrëdi, 1960 : 177.
Aphodius (Calaphodius) moestus ab. connectens Endrëdi, 1960 : 177.
Types. — moestus Fabricius. Lectotype, sans indication de provenance,
désigné par Landin (1956 : 218). D'après la diagnose originale : “Habitat in India
orientali” (ZMK).
mutans Walker. LECTOTYPE portant les étiquettes suivantes : 1/ ronde,
cerclée de rouge : TYPE ; 2/ ronde, violette et manuscrite : Ceylon ; 3/ violette,
Source : MNHN, Paris
48 PATRICE BORDAT
manuscrite : Aphodius mutans Walker a. n. H (Type) : 4/ blanche, écrite par Walker :
mutans : 5/ ronde, cerelée de bleu : Syntype : 6/ rouge, manuscrite : Aphodit
mutans Walker 1858 ©, lectotype, P. Bordat det., 1984 ; 7/ blanche, manuscrit
Aphodius moestus ssp. mulans, P. Bordat det. 1985 (BMNH). Présente
désignation.
madagascariensis Harold. LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes : 1/
blanche, manuscrite : Madagascar ; 2/ blanche, manuscrite : madagascariensis Dej. :
3/ blanche, imprimée : Ex musaeo E. Harold ; 4/ rouge, manuscrite : Aphodius
madagascariensis Harold 1859 ©, lectotype, Bordat det., 1984 ; 5/ blanche, manus-
crite : Aphodius moestus F. P. Bordat det., 1985 (MNHNP). Présente désignation.
subvittatus Fairmaire : LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes : 1/
blanche, manuscrite : Diégo Suarez, Bourgeois ; 2/ blanche, manuscrite : Aphodius
subvittatus, Frm n. sp. Madag. : 3/ bleue, imprimée : Muséum Paris, 1906, coll.
Léon Fairmaire ; 4/ rouge, imprimée : TYPE ; 5/ rouge, manuscrite : Aphodius
subvittatus Fairmaire 1896 Q, lectotype, Bordat det., 1984 ; 6/ blanche, manus-
crite : Aphodius moestus F., P. Bordat det., 1985 (MNHNP). Présente désignation.
moestus ab. innotatus Endrüdi, Holotype, Annam, Phuc Son (TMA).
moestus ab. connectens Endrôdi, Holotype. Ruanda, Gitarama, terr. Nyanza
(MRACT).
Description. — Longueur : 5.1 à 6,6 mm. Luisant ; brun jaune ; disque de la
tête et vertex plus ou moins largement, disque du pronotum, stries élytrales, une
macule sur les interstries 4 et 6 brun noir ; quelquefois ces macules sont absentes
(ab. innotatus Endrüdi) ou réunies sur le cinquième interstrie (ab. connectens
Endrüdi) ; glabre.
Clypéus à peine échancré sur la marge antérieure, arrondi de chaque côté ;
joues petites, arrondies, ne débordant pas les yeux ; suture frontale très fine, non
tuberculée ; calus frontal élevé ; ponctuation double, la plus petite fine et dense, la
plus grosse dense sur les côtés de l’épistome et du vertex.
Pronotum transverse ; marges latérales légèrement courbes, convergentes vers
l'avant ; angles antérieurs et postérieurs arrondis ; marges antérieure et postérieure
non rebordées ; ponctuation double, la plus petite très fine et assez dense, la plus
grosse un peu plus dense sur les côtés du disque.
Scutellum petit, triangulaire, les côtés plus parallèles à la base ; densément
réticulé, à ponctuation fine, régulière et plus ou moins dense.
Stries élytrales fines et profondes ; la strie juxtasuturale élargie et plus
superficielle sur la déclivité apicale ; les autres stries effacées à l’apex ; points des
stries forts, entamant les interstries qui sont plans, à ponctuation fine et
éparse.
Carènes transverse des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs d’un cinquième plus court que le premier
article des tarses qui est aussi long que les trois articles suivants réunis.
Sternites abdominaux glabres au milieu, à ponctuation fine et assez dense avec
quelques points râpeux sétigères peu denses sur les côtés.
G. Aire métasternale aplanie avec un sillon longitudinal médian entièrement
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 49
us Petrovitz. — 38,
Fig. 36 à 42, épipharynx d'Aphodius : 36, A. lividus (Olivier). —
À. parvulus Harold.
A. sublividus Balthasar. — 39, A. pseudolividus Balthasar. — 40, 4. moi
42, A. dorsalis Klug.
Source : MNHN, Paris
50 PATRICE BORDAT
fovéolé, finement et éparsement ponctuée ; calus frontal moins marqué ; seutellum
fovéolé au milieu ; éperon terminal des tibias antérieurs court, large, acuminé à
l'apex et courbé vers le dessous.
Q. Aire métasternale convexe avec un sillon faiblement fovéolé en avant et en
arrière ; éperon terminal des tibias antérieurs plus long.
Remarque. — Espèce assez variable tant par sa sculpture que par sa forme.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Bandasamlini, 750
m, 1.1982 (D. Bordat).
Mohéli : Fomboni, 10 m, XI.1955 et IX.1958 (A. Robinson). — M'Dzouazi (A.
Robinson). — Kangani (A. Robinson). — Moihani, sous bouse, VIIL.1969 (Y.
Gomy). — Miringoni (A. Robinson), tamisage sur rive, XI.1983 (R. Jocqué et M.
Louette). — Lac Iconi, X1.1955 (4. Robinson). — Bandamale, 420 m, IX.1958 (E.
Raharizonina).
Anjouan : Alaho, 50 m, X.1958. — M'Rémani, 800 m, IX.1958 (tous E.
Raharizonina).
Mayotte : 1884 (L. Humblot). — Mamoutzou, VIIL1969 (Y. Gomy). —
Dembeni, piège lumineux, 1971 (J. Brunhes). — Chingoni, 70 m, X.1958 (E.
Rakarizonina). — Cogoni, VIII.1976.
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud) ; Antsirane, VII (A.
Sicard) ; Ankorika (4. Sicard) ; Cap Diégo, I.1916 (S. G. Friederichs). — Isokitra, V
à X.1891 (E. et B. Perrot). — Montagne d’Ambre (4. Sicard, ex coll. Rolle). —
Vohémar, X1.1935 (J. Vadon). — Ambilobe, IV.1951 (R. Paulian).
Mapacascar SamBIRANo : Nosy Be, XL.1895 (A. Voeltzkow).
Mapacascar Esr : Région d’Antalaha, XIL.1935 (JL. Vadon). — Région de
Maroantsetra (J. Vadon) ; Ambodivoangy, [ et X.1946 (J. Vadon) ; Fampanambo,
XI1.1960 (J. Vadon). — Mananara N., XL.1935 et XIL.1936 (J. Vadon). — Baie
ŒAntongil, X.1970 (A. Villiers). — Sainte Marie, X.1934 (1. Vadon). — 13 km au N.
de Tamatave, station agricole de l’Ivoloina, IX.1949 (P. Clément). — Tamatave Œ.
et B. Perrot). — Route d’Anosibe (ex coll. Breuning), Sandrangato. — Périnet (.
Vadon). — Route de Tamatave, PK 181, Beforona, X.1973 (R. Viossat). —
Vatomandry (J. Vadon). — Mananjary, 1.1941 (M. Abadie). — Forêt au N. de Fort-
Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud).
MaDacasAR CENTRE : Mandritsara, XI1.1936 et XII.1937 (J. Vadon) ; S.-0. de
Mandritsara, Amboaboa, XL.1935 (J. Vadon). — La Mandraka, 1.1974 (R. Viossat).
— Tananarive (ex coll. Le Moult, G. Olsoufieff) ; Tananarive-Tsimbazaza, chasse de
nuit, 111949. — Fianarantsoa, Sahambava, 1934 (R. Catala).
Mapacascar Ouest: Port-Bergé, 1938 (J. Vadon). — 80 km au N.-E. de
Majunga, Andranoboka, XIL.1952 (R. Paulian). — Majunga, 11900 (ex coll. Ch.
Alluaud). — Marovoay (Dubois). — Tsaramandrosa. — S. de Soalala, réserve
naturelle intégrale n° 8 de Namoroka, IX.1952 (R. Paulian) ; bordure occidentale de
la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro, IX.1952 (R. Paulian). — E. de
Morombe, station agricole du Bas Mangoky, Tanandava, lumière, 1963/64 (G.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 51
Schmitz). — E. de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m,
1.1969 (P. Viette et P. Griveaud). — Route nationale 7, 64 km E. de Tuléar, forêt
d’Andranovory, 500 m, XI1.1966 (ibidem).
MapaGascaR SUD: 54 km au N. de Tuléar, Manombo, IV.1968 (K. M.
Guichard). — Tuléar, 1.1904 (4. Voeltzkow), IV.1953 (A. Robinson) ; Andrano-
hinalahy, 111904 (4. Voeltzkow). — Lac Tsimanampetsotsa, V.1951 (R. Paulian).
— Sous-préfecture de Betioky Sud, S. de Soalara, Bas Anakao, IV.1953 (4.
Robinson) ; Betioky Sud, 275 m, IIL.1968 (K. M. Guichard). — Plateau Mahafaly,
11/12 km à l'O. d'Ankalirano, 250 m, 1.1974 (P. Viette et À. Peyrieras). — Ejeda,
IV.1941 (M. Abadie). — Beloha, bouse de vache, VIIL.1948 (A. Robinson). —
Ambovombe, VI.1948 (4. Robinson). — N. du pays Androy, 1900 (Ch. Alluaud). —
Bassin du Mandrare, 1900 (Ch. Alluaud). — Environs d’Amboasary Sud, Behara,
1V.1954 (R. Paulian) ; réserve de Berenty, bouse de Zébu sur sable humide, X.1970
(P. H. Hammond).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Takamaka (J. Etienne).
Répartition géographique. — Régions orientale et afro-tropicale. Comores,
Madagascar, Mascareignes.
Matériel examiné : 718 exemplaires.
8. Sous-genre Neoemadiellus Clément
Aphodius subg. Neoemadiellus Clément, 1987 : 177 (espèce type du sous-genre : Aphodins uxoris Clément
1987, par désignation originale et seule espèce citée).
Description. — Espèces petites, convexes et assez luisantes ; élytres brun
concolore où brun jaunâtre avec des macules plus ou moins étendues. Glabre. Marge
antérieure de la tête faiblement émarginée, arrondie de chaque côté ; joues petites ;
suture frontale inerme ; épistome faiblement gibbeux. Pronotum transverse, les
marges antérieure et basale non rebordées. Scutellum petit, triangulaire. Elytres
ornés d’une épine humérale ; stries fines, interstries nettement convexes ou
caréniformes à l’apex, les 5 et 7 réunis en un bourrelet plus saillant. Tibias anté-
rieurs normaux. Tibias intermédiaires et postérieurs normaux avec deux carènes
obliques faibles et des couronnes apicales frangées de soies de longueur inégale.
Dernier sternite abdominal avec une impression triangulaire au milieu. Edéage à
paramères légèrement recourbés et acuminés à l’apex où ils sont quelquefois
pubescents. Epipharynx large, transverse, marge antérieure sinuée ; epitorma assez
étroite ; corypha avec deux longues épines ; pedia à pubescence fine, avec quelques
épines dans la partie antérieure.
Répartition géographique. — Sous-genre jusqu'à présent endémique de
Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Grande espèce, au moins 5 mm ; pronotum très transverse, plus large
que les élytres à la base ; ponctuation elypéale nettement double sur
les icôtés de l'épistome ......................... ranomandryensis
Source : MNHN, Paris
52 PATRICE BORDAT
— Espèces plus petites, au plus 4 mm; pronotum plus étroit ..... 2
Pronotum assez fortement convexe, à ponctuation double, assez forte
et dense ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs aussi long
que le premier article des tarses postérieurs qui est à peine aussi
long que les trois articles suivants réunis -..--...: ... peyrierasi
— Pronotum moins convexe, à ponctuation double, fine et dense
éperon terminal supérieur des tibias postérieurs plus court que le
premier article qui est nettement plus long que les trois suivants
réunis. te... STARS RES R 3
3. Interstries élytraux fortement convexes sur le disque, tectiformes
ALAPER cendre coop rneraeeemnp ee nc resp perinetensis
— Intersiries élytraux à peine convexes sur le disque :............ 4
4. Plus allongé; angles postérieurs du pronotum tronqués, un peu
émarginés ; ponctuations elypéale et pronotale très fines Se AUXOTIS
— Plus large ; de coloration plus sombre ; angles postérieurs du prono-
tum tronqués, non émarginés ; ponetuations clypéale et pronotale
plus forte: ban peste een RP EU IelUS
Aphodius (Neoemadiellus) perinetensis n. sp. (fig. 22, 44, 78)
Type. — Holotype S, Madagascar Est Périnet, XI.1972 (A. Peyrie
(MNHNP).
Description. — Longueur : 3,5 mm. En ovale allongé, convexe. Peu luisant,
entièrement microréticulé. Brun noir, la partie antérieure de la tête, côté du
pronotum et marge basale moins nettement, seutellum et élylres brun rougeâtre.
Pattes et antennes, sauf la massue, brun rouge plus clair. Éntièrement glabre.
Tête presque trapézoïdale. La marge antérieure est imperceptiblement sinuée
el arrondie de chaque côté. Les marges latérales sont rectilignes et se réunissent par
une imperceptible sinuosité aux joues qui sont un peu cou bes, obtusément
arrondies et qui débordent les yeux. Tout le pourtour du clypéus, y compris les
joues, est nettement rebordé. Suture frontale figurée par un très léger sillon noirei.
Epistome faiblement gibbeux. Ponctuation simple, régulière, fine et peu dense : les
points sont plus épars et plus fins sur l’épistome et vers les marges latérales et
antérieure.
Pronotum transverse. Les marges latérales subparallèles sont légèrement
émarginées avant les angles postérieurs, l'insecte étant vu de dessus. Les angles
antérieurs sont obtusément arrondis. Les angles postérieurs sont obliquement
tronqués. Marges latérales, angles antérieurs et postérie: rebordés. Marge basale
légèrement bisinuée. Ponctuation double ; la plus petite un peu plus fine mais aus
dense que celle du vertex couvre régulièrement toute la surface, mais les points sont
légèrement plus gros sur les côtés ; la plus grosse, dont les points sont 2 à 3 fois plus
gros que les petits, est irrégulière, peu dense et se situe sur les côtés du disque. À
proximité des marges latérales et des angles postérieurs, elle est encore plus éparse.
Une étroite aire longitudinale médiane n’atteignant ni la marge antérieure ni la
marge basale est parfaitement imponctué
si
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 53
47
Fig. 43 à 48, épipharynx d'Aphodius : 43, A. peyrierasi n. sp. — 44, A. perinetensis n. sp. — 45, À.
unctus n. sp. — 46, À. uxoris Clément. — 47, A. dionysit Clément. — 48, A. ranomandryensis n. sp.
Seutellum petit, triangulaire, plus large que les deux premiers interstries à la
base ; imponctué.
Elytres avec une petite épine humérale aiguë. Dix stries fines ; leurs points qui
entament un peu les bords des interstries sont prolongés par une légère impression
transverse. Les interstries sont très convexes et tectiformes à l’apex. Les interstries 5
et 7 se réunissent sur la déclivité apicale. Une ponctuation encore plus fine et plus
éparse que celle du disque du pronotum sur tous les interstries.
Source : MNHN, Paris
54 PATRICE BORDAT
Tibias antérieurs normaux. Leurs trois dents externes sont précédées de
quelques petits denticules. Eperon terminal légèrement courbe, régulièrement
acuminé jusqu'à l’apex. Tibias intermédiaires et postérieurs normaux avec des
carènes obliques externes assez faibles. Les couronnes apicales sont frangées de
soies inégalement longues. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs plus
court que le premier article des tarses postérieurs qui est plus long que les trois
articles suivants réunis.
Sternites abdominaux finement réticulés, luisants, à ponctuation sétigère sauf
au milieu des trois derniers.
©. Une nette impression eurviligne au milieu du dernier sternite flanquée de
chaque côté d'un point fovéolé d'où émerge une longue soie claire. Aire
métasternale plane, légèrement fovéolée longitudinalement au milieu, à ponctuation
fine et éparse.
Q. Identique au S mais l'aire métasternale est un peu convexe et l'impression
du sternite apical est moins large, plus superficielle.
Remarque. — Longueur 3,4 à 3,6 mm. Espèce de coloration relativement
stable, à part pour l’allotype © qui est beaucoup plus clair (immature ?). Le vertex
possède parfois un ou deux points plus gros sur les côtés.
Distribution dans Pile. — Mapacascar Esr : Périnet, XI.1972 (A. Peyrieras),
holotype ©, allotype 9 (MNHNP), 3 paratypes (MNHNP, CPB).
Mapacascar Cenrre: O. du lac Alaotra, route d’Andriamena, forêt
d'Andranobe, 1250 m, terre tamisée puis lavée, IX.1972 (4. Peyrieras), 1 paratype
(MNHNP).
Aphodius (Neoemadiellus) peyrierasi n. sp. (fig. 19, 43, 75)
Type. — Holotype ©, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, 2400 m,
19.X1.1973 (4. Peyrieras) (MNHNP).
Description. — Longueur : 3,4 mm. Espèce assez allongée, convexe. Assez
luisant malgré une microrétieulation sur toute la surface. Tête et pronotum foncés, la
partie antérieure de la tête et la marge basale du pronotum brun rouge plus clair
alors que les marges latérales du pronotum sont brun jaunâtre. Elytres brun jaunâtre
avec une grande macule discale s'étendant du deuxième interstrie à la marge latérale
et l'apex brun rouge sombre. Ces différentes zones ne sont pas nettement limitées.
Pattes brun jaunâtre. Entièrement glabre.
Tête rétrécie en avant, faiblement échancrée sur la marge antérieure et
largement arrondie de chaque côté. Les marges latérales, un peu eurvilignes, se
réunissent par une très petite sinuosité aux joues qui sont arrondies mais qui
débordent les yeux. Tout le pourtour du elypéus, y compris les joues, est nettement
rebordé et la marge antérieure est légèrement retroussée. Suture frontale indiquée
par un sillon très fin, noirci, et un faible tubereule latéral de chaque côté. Epistome
distinctement gibbeux. Ponctuation simple, régulière, assez fine et éparse en avant
de la suture frontale ; les points sont plus petits et moins denses sur le milieu de
l’épistome et au voisinage des marges latérales et antérieure. En arrière de la suture
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 55
frontale, la ponctuation est régulière, assez dense et composée de points dont le
diamètre varie du simple au double. Sur les joues et les tubercules latéraux, la
ponctuation est très éparse et simple.
Pronotum transverse, convexe. Les marges latérales, parallèles dans la moitié
postérieure, s’incurvent progressivement vers les angles antérieurs. Angles
postérieurs obliquement tronqués, non émarginés. Seules les marges latérales sont
rebordées des angles antérieurs jusqu’au milieu des angles postérieurs. Marge basale
bisinuée. Ponctuation double, la plus petite, assez dense est composée de points de
même diamètre que les petits du vertex et couvre à peu près régulièrement toute la
surface. Les gros points, dont le diamètre égale 2 à 3 fois ceux des petits, sont assez
denses sur les côtés du disque, épars vers les marges latérales et basale mais absents
le long de la marge antérieure.
Seutellum petit, en triangle curviligne, plus large que les deux premiers
interstries à la base, avec quelques petits points.
Elytres avec une épine humérale microscopique. Dix stries fines, leurs points
entament nettement les bords des interstries qui sont convexes et à ponctuation à
peine plus fine que la petite du pronotum mais assez dense. A l’apex, les interstries
ne sont pas plus convexes et les 5 et 7 sont réunis en un bourrelet peu élevé.
Tibias antérieurs normalement triangulaires, leurs trois dents apicales
externes sont précédées de quelques petits denticules. Eperon terminal régulière-
ment acuminé jusqu’à l’apex. Tibias intermédiaires et postérieurs normaux, munis
de deux carènes obliques bien visibles. Les couronnes apicales sont frangées de
soies de longueurs inégales. L’éperon terminal supérieur des tibias postérieurs est
égal au premier article des tarses postérieurs qui est aussi long que les trois articles
suivants réunis.
Sternites abdominaux microréticulés, peu luisants, avec des soies claires,
courtes et assez denses sauf sur les trois apicaux.
S. Une impression basale curviligne au milieu du sternite apical. Aire
métasternale fovéolée au milieu, peu densément et finement ponctuée.
©. Tête plus fortement rétrécie vers l'avant, un peu plus densément ponctuée ;
aire métasternale un peu convexe avec un sillon longitudinal assez étroit, peu
densément et finement ponctuée.
Remarque. — Longueur: 3,2 à 3,5 mm.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR CENTRE : Massif de l’Ankaratra, 1900
m, forêt dense humide de montagne, 3.XI11973 (D. Llinares), allotype ©
(MNHNP) ; 2 400 m, 19.X1.1973 (A. Peyrieras), holotype & (MNHNP), 5 paratypes
(MNHNP, CPB).
Aphodius (Neoemadiellus) ranomandryensis n. sp. (fig. 16, 48, 74)
Type. — Holotype &, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif nord,
moyenne Ranomandry, forêt dense humide de moyenne altitude, 1 050 m, 11/
30X1.1971 (mission CNRS, RCP n° 225) (MNHNP).
Description. — Longueur : 5,1 mm. Ovale ; convexe ; luisant ; entièrement
Source : MNHN, Paris
56 PATRICE BORDAT
microréticulé ; glabre ; brun foncé, marge antérieure et côtés de la tête, angles
antérieurs du pronotum, une petite macule préapicale peu visible sur Jesaee
interstrie et l’apex des élytres à transparence brun rougeâtre : pattes brun rouge
sombre.
Tête rétrécie en avant, faiblement échancrée sur la marge antérieure,
largement arrondie de chaque côté ; marges latérales à peine curvilignes, réunies par
une imperceptible sinuosité aux joues qui sont obtusément arrondies et débordent
nettement les yeux ; un bourrelet assez large reborde tout le pourtour de la tête ;
calus frontal à peine indiqué ; suture frontale indistincte ; ponctuation double ; la
plus petite, fine, régulière et assez dense, plus fine en avant du calus frontal jusqu’à
la marge antérieure ; la plus grosse, éparse sur les côtés de l’épistome, sur les joues
et sur le vertex.
Pronotum transverse, les marges latérales largement curvilignes ; angles
antérieurs arrondis ; angles postérieurs obliquement tronqués ; marge basale
bisinuée, non rebordée ainsi que la marge antérieure ; un rebord latéral assez étroit
des angles antérieurs jusqu’au milieu des angles postérieurs ; ponctuation double : la
plus fine, régulière et assez dense, couvre toute la surface; la plus grosse,
irrégulière, absente sur le milieu du disque.
Scutellum petit, triangulaire, les côtés légèrement curvilignes avec quelques
petits points sur la moitié basale.
Élytres avec une petite épine humérale ; dix stries fines, leurs points entament
nettement les interstries qui sont peu convexes sur le disque, fortement à l'apex, à
ponctuation fine, régulière et peu dense ; 6°" interstrie raccourci, les 5° et 7°"
convergent l'un vers l'autre à l'apex.
Tibias antérieurs normaux, les trois dents externes apicales précédées d'une
série de petits denticules ; éperon terminal légèrement courbe, régulièrement
acuminé jusqu’à l’apex ; tibias intermédiaires et postérieurs normaux, avec des
carènes obliques faibles ; couronnes apicales des tibias postérieurs frangées de soies
de longueurs inégales ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs un peu plus
court que le premier article des tarses qui est à peine plus court que les autres
articles réunis.
Sternites abdominaux assez finement ponctués et pubescents ; les trois
derniers glabres avec un ou deux gros points fovéolés sétigères ; une impression
eurviligne au milieu du dernier sternite, bordée d’un point fovéolé sétigère de
chaque côté.
G. Aire métasternale aplanie, réticulée, peu profondément fovéolée, assez
densément et finement ponctuée.
9. Identique au S, mais l'aire métasternale est un peu convexe el plus
étroitement fovéolée.
Remarque. — Longueur: 4.8 à 5,1 mm. Je rattache à cette espèce 2
exemplaires © conservés au MRACT (ex coll. Breuning), qui n'offrent que de petites
différences avec l’holotype S, unique. Comme ils ont été capturés en dehors de la
localité de l’holotype, je ne les ai pas retenus comme paratypes.
Distribution dans l’île. — MADaGascaR Esr : Fanovano (ex coll. Breuning). —
Chaînes Anosyennes, holotype.
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1/11.1960 (ex coll. Breuning).
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 5%
Aphodius (Neoemadiellus) unctus n. sp. (fig. 17, 45, 77)
Type. — Holotype S, Madagascar Nord, Monts [Montagne] d’Ambre, (A.
Sicard) (MNHNP).
Description. — Longueur: 3,7 mm. En ovale, convexe; peu luisant,
entièrement microréticulé ; glabre ; brun foncé, côtés de la tête, côtés et base du
pronotum, une macule à la base des interstries 2 et 3, une autre humérale et le 2°®°
interstrie à transparence brun jaunâtre mal limitée ; pattes brun jaunâtre.
Tête rétrécie en avant ; marge antérieure très faiblement échancrée ; angles
antérieurs largement arrondis et prolongés par les marges latérales légèrement
courbes, qui se réunissent par une imperceptüble sinuosité aux joues qui sont
rectangulaires à angle arrondi et débordant les yeux ; tout le pourtour de la tête
rebordé ; suture frontale imperceptible ; calus frontal presque plan ; ponctuation
simple, fine et assez dense, plus fine du calus frontal jusqu’à la marge antérieure et
sur les côtés ; de part et d’autre du vertex, un groupe de trois ou quatre points un
peu plus gros.
Pronotum transverse ; marges latérales progressivement courbées vers les
angles antérieurs qui sont arrondis ; angles postérieurs obliquement tronqués ; un
rebord sur les marges latérales s’arrêtant au milieu de la troncature des angles
postérieurs ; marge basale bisinuée ; ponctuation double, la plus petite qui couvre
toute la surface, égale en forme et en densité celle du vertex ; la plus grosse,
irrégulière, sur les côtés et jusqu'aux marges latérales ; une étroite aire médiane
longitudinale imponetuée sur la moitié postérieure mais n’atteignant pas la base.
Scutellum petit, triangulaire, avec quelques points sur sa moitié basale.
Elytres ornés d’une très petite épine humérale ; dix stries fines, leurs points
entament nettement les bords des interstries qui sont assez convexes, plus fortement
à l'apex où les 5°"* et 7°* se réunissent, enfermant le 6°*° ; interstrie juxtasutural
plan à l’apex ; tous les interstries à ponctuation fine, régulière et peu dense, plus fine
à l’apex et un peu plus forte vers le calus huméral.
Tibias antérieurs normalement triangulaires, les trois dents externes
précédées d’une série de denticules ; éperon terminal légèrement courbé vers
l'extérieur et acuminé à l'extrémité ; tibias intermédiaires et postérieurs normaux
avec de faibles carènes obliques et des couronnes apicales frangées de soies de
longueurs inégales ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs un cinquième
plus court que le premier article des tarses qui est un peu plus court que le restant
des articles tarsaux.
Sternites abdominaux finement ponctués et pubescents ; les 6°%*, 7° et
8° non pubescents au milieu mais avec une ou deux longues soies naissant d’un
point fovéolé.
©. Aire métasternale plane, légèrement fovéolée longitudinalement au milieu,
à ponctuation fine et éparse ; une nette impression triangulaire eurviligne sur le
dernier sternite.
9. Identique au ©, mais l’aire métasternale est un peu moins plane et un peu
plus fortement fovéolée et l'impression triangulaire est plus superficielle.
Remarque. — Longueur : 3 à 3,8 mm. Coloration très variable, les parties
Source : MNHN, Paris
58
PATRICE BORDAT
: 49, A. igrita F. — 50, A. bayeri Endrüdi. — 51. A.
Fig. 49 à 54, épipharynx d'Aphodius
n. ap. — 53, À. impurus Roth. — 54, A. apicesetosus
pseudignotus Bordat. — 52, A. mangoroensis
Clément.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 59
claires plus ou moins étendues et plus ou moins assombries, quelquefois indis-
tinctes ; 5 ou 6 gros points sont parfois présents sur les côtés de l’épistome.
Distribution dans l’île. — Mapacascar NorD: Diégo-Suarez, Antsirane, 1
paratype (MHNG). — Montagne d’Ambre (4. Sicard), holotype ©, allotype ©
(MNHNP), 5 paratypes, 1 ex. capturé en X, L ex. capturé en XI (MNHNP, CPB).
Mapacascar Esr: Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12,
300 m, XIL.1972 (A. Peyrieras), 3 paratypes (MNHNP, CPB). — Rogez, IV.1948
(Abadie), 1 paratype (MNHNP). — Fort Carnot, 1 paratype (CPB).
MaDaGasCaR CENTRE : Tananarive, 5 paratypes (3 ex. G. Olsoufieff) (MNHNP,
CPB). — Route nationale 7, km 293 (ex km 300), Ambatofitorahana, 1 600 m,
litière, forêt dense humide de montagne, V.1973 (D. Llinarès) (MNHNP). — 75 km
au N.-0. de Tsiroanomandidy, région du Bongolava, [lambeaux forestiers entre
Ambaravaranala et Beravina, 1250 m], XI1.1974 (A. Peyrieras), 4 paratypes
(MNHNP, CPB).
MADAGASCAR : sans précision (J. Goudot), 1 paratype (MHNUB).
Aphodius (Neoemadiellus) uxoris Clément (fig. 19, 46, 76)
Aphodius (Neoemadiellus) uxoris Clément, 1987 : 177.
Type. — Holotype S, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, versant sud-
est, non loin de la maison forestière de Manjakatompo, env. 2 000 m, 20/
21.XIL.1945 (P. Clément) (MNHNP).
Description. — Longueur : 3,5 à 4 mm. Luisant ; tête et pronotum brun plus
ou moins foncé sur le disque ; les côtés du elypéus et marges latérales du pronotum
plus ou moins largement brun jaunâtre ; élytres brun jaunâtre ; suture étroitement,
une macule apicale en forme de croissant et une grande macule discale plus ou
moins nette atteignant les interstries 4 et 5 à la base, brun foncé ; pattes brun
rougeâtre. Glabre.
Clypéus faiblement échancré en avant, largement arrondi de chaque côté ;
joues petites, obtusément arrondies et dépassant à peine les yeux ; suture frontale
très finement sillonnée ; ponctuation éparse, les points fins, un peu inégaux partout ;
sur le vertex quelques points nettement plus gros.
Pronotum transverse ; les marges latérales rectilignes, presque parallèles ;
angles antérieurs largement arrondis ; angles postérieurs tronqués, légèrement
émarginés dans la troncature ; ponctuation double, la plus petite est à peine plus
grosse et plus dense que celle de la tête et couvre toute la surface ; la plus grosse est
assez dense sur les côtés du disque, moins dense le long des marges mais absente sur
le milieu du disque.
Seutellum petit, avec quelques points très fins.
Elytres ovalaires, avec une petite épine humérale ; stries élytrales fines, leurs
points entament nettement les bords des interstries qui sont légèrement convexes
sur le disque mais un peu plus fortement à l’apex et à ponctuation fine et
éparse.
Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs plus court que le premier
Source : MNHN, Paris
60 PATRICE BORDAT
article des tarses postérieurs qui est plus long que les trois articles suivants
réunis.
Sternites abdominaux finement réticulés, à pubescence assez courte, absente
sur le disque des trois derniers.
©. Aire métasternale plane, légèrement fovéolée sur la moitié postérieure, très
finement et éparsement ponctuée.
Q. Aire métasternale un peu convexe, à peine fovéolée ; marge antérieure du
clypéus plus nettement émarginée.
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : Chaînes Anosyennes, plateau de
l'Andohahelo, réserve naturelle intégrale n° 11, au S.-0. du Trafonaomby
(Andranomangara), 1770 m, V.1972 (P. Griveaud et A. Peyrieras).
Mapacascar CENTRE: Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, 1000 m,
XIL.1947 : 2 000 m, XIL.1947 (tous P. Clément). — Massif de l’Itremo (A. Peyrie-
ras). — Pays Betsileo, route nationale 7, Ambatofitorahana, km 293, litière, forêt
dense humide de montagne, V.1973 ; km 292, lavage de terre, IV.1974 (tous D.
Llinarès).
Matériel examiné : 19 exemplaires.
9. Sous-genre Nialaphodius Kolbe
Aphodius subg, Nialhiphodius Kolbe, 1908 : 128 (espèce type du sous-genre : Aphodius nigrita Fabricius
1801, par monotypie).
Description. — Espèces petites ; brun plus ou moins sombre ; glabre ; luisant.
Tête rétrécie en avant ; marge antérieure échanerée ; angles antérieurs arrondis
suture frontale trituberculée. Pronotum convexe, les marges latérales courbes : b
et marge antérieure sans rebord. Seutellum petit, triangulaire, les côtés subparallèles
à la base. Elytres à stries fines ; interstries plus ou moins plans et ponctués ; carènes
transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes ; couronnes apicales
frangées de soies courtes et égales. Edéage à paramères assez courts et arrondis à
l'apex. Epipharynx transverse, arrondi sur les côtés, faiblement bisinué sur la marge
antérieure ; épitorma à peu près conique ; corypha ornée de soies fortes et inégale-
ment longues ; pedia pubescents ; chaetopariae avec des soies assez courtes.
Répartition géographique. — Région afro-tropicale et Nord de la région
néotropicale.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Ponctuation de la tête simple, fine et assez dense partout ; stries
élytrales élargies à l'apex, presque aussi larges que les interstries 5,
6 et 7; taille assez faible, 4,1 mm au plus . nigrita
— Ponctuation double et peu dense sur les côtés de l’épistome ;
élytrales fines à l’apex, égales au plus au cinquième de la largeur des
interstries 5 à 7; taille plus forte 4 à 5,5 mm . bayeri
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE 61
PHODIINAE & EUPARIIN
Aphodius (Nialaphodius) bayeri Endrüdi (fig. 26, 50, 71)
1956 : 77. — 1960: 166. — 1964: 180.
pRôDr & RAROVIE, 1981 : 47
Type. — Holotype, Katanga [Zaïre], Elisabethville, X11951-11.1952 (Ch.
Seydel) (MRACT).
Description. — Longueur : 4 à 5,5 mm. Li run sombre, le pourtour de
la tête et les marges latérales du pronotum à transparence rougeâtre ; pattes brun
rouge ; glabre.
Clypéus nettement échaneré au milieu, largement arrondi de chaque côté ;
joues obtusément arrondies, débordant à peine les yeux; suture frontale
trituberculée, les tubercules latéraux transverses, moins saillants ; calus frontal
assez élevé ; ponctuation double, la plus petite z éparse partout, la plus grosse
sur les côtés du elypéus
Pronotum transvel
ges latérales en large courbe ; angles postérieurs
arrondis ; marge b. squ’en regard du 5°" interstrie ; ponctuation
double, la plus petite très fine et z dense couvre toute la surface ; la plus grosse,
assez éparse sur le disque, est plus dense sur les côté
1tellum petit, triangulaire, les côtés parallèles dans le tiers basal, finement
ponctué,
Stries élytrales fines, non élargies à l’apex, leurs points entament les côtés des
interstries qui sont presque plans, très finement ponetués sur le disque mais plus
densément et plus fortement à l’apex.
Tibias et tarses normaux ; l’éperon terminal supérieur des tibias p4
est à peine plus court que le premier arti
les deux articles suivants réunis
Sternites abdominaux assez densément ponctués et pubescents.
térieurs
le métatarsal qui est un peu plus long que
©. Tubercule frontal médian élevé, conique; vertex déprimé derrière le
tubercule médian ; grosse ponctuation pronotale moins dense sur le disque.
9. Tubercule frontal médian moins élevé, arrondi au sommet; vertex
normalement convexe derrière le tubereule médian; ponctuation clypéale et
pronotale plus dense.
Distribution dans lile. — Mapacascar CENTRE: Je ne connais que
lexemplaire paratype provenant du massif de lAnkaratra, Manjakatompo, 1 700 à
1800 m, XII, 1951 (R. Benoist).
ence de cette
Répartition géographique. — Région afro-tropicale. La pi
espèce dans la Grande Ile est fort douteuse. Erreur d'étiquetage.
Aphodius (Nialaphodius) nigrita Fabricius, n. comb. (fig. 14, 49, 72)
Aphodins nig
Aphodius nigril 4: 164.
Aphodius : 66. — 1900 : 240.
Aphodius Scorr, 1912
Aphodius ubr, 1913: 169, — 1022: 313
Aphodius nigrita (F.)3 PAUAAN, 141.
Aphodius nigrita Fabr.; J. ViNsoN, 1058: 89. — 1067 : 321
Source : MNHN, Paris
62 PATRICE BORDAT
Aphodius (Nialus) nigritus Fabricius ; PAULAN, 1979 : 73.
Aphodius (Nialus) migritus Fabricius : ENDRôDI & RakovG, 1981 : 47.
Aphodius eunieulus Chevrolat, 1864: 411. N. sym.
Aphodius paivanus Wollaston, 1867 : 90.
Aphodius vestiarius Horn, 1870: 121. N. sm.
Aphodius expertus Harold, 1871 : 19.
Aphodius granarius var. guadeloupensis Fleutiaux & Sallé, 1889 : 396. N. syn.
? Aphodins tuberifrons Fairmaire, 1903 : 187 (homonyme primaire d'Aphodins tuberifrons Fairmaire, 1889).
Aphodins binominatus Schmidt, 1906 : 202 (nn. pour À. tuberifrons Fairmaire, 1903, n. pr).
Types. — nigrita Fabricius. Lectotype : Isle de France [Maurice], désigné par
Landin (1956 : 215) (ZMK).
cunieulus Chevrolat. NEOTYPE portant les étiquettes suivantes : 1/ blanche,
manuscrite : Havana ; 2/ verte, imprimée : Muséum Paris, coll. H. W. Bates 1952 ;
3/ verte, imprimée : Muséum Paris, ex. coll. R. Oberthür 1952; 4/ rouge,
imprimée : NEOTYPE : 5/ rouge, manuscrite : Aphodius cuniculus & Chevrolat,
1864, néotype, P. Bordat det., 1985 ; 6/ blanche, manuscrite : Aphodius (Niala-
phodius) nigritus F., P. Bordat det., 1985 (MNHNP). Présente désignation.
paivanus Wollaston. LECTOTYPE portant les étiquettes suivantes : 1/
blanche, manuscrite : Aphodius paivanus Woll. co-type [archipel du Cap Vert] ; 2/
blanche, écrite par Schmidt ? : Aphodius nigrita F.: 3/ ronde, cerelée de bleu et
imprimée : Syntype ; 4/ rouge, manuscrite : Aphodius paivanus Wollaston, 1867,d,
lectotype, P. Bordat det., 1984 (BMNH). Présente désignation.
vestiarius Horn. Type, Floride, Saint Augustine (ANSP).
expertus Harold. Type, Ethiopie, “Insaba” (Anseba river) (MSNG).
granarius var. guadeloupensis Fleutiaux & Sallé. Type, Guadeloupe (MNHNP).
tuberifrons Fairmaire, 1903, et binominatus Schmidt, 1906, même spécimen
support des noms. Type, Madagascar Ouest, Suberbieville [Maevatanana] (non
localisé).
Description. — Longueur : 3,3 à 4,1 mm. Luisant ; d’un brun rouge sombre,
partie antérieure de la tête, marges latérales et antérieure du pronotum, scutellum et
disque des élytres plus ou moins largement éclaircis; pattes brun rouge;
glabre.
Clypéus profondément échancré au milieu, largement arrondi de chaque
côté ; joues obtusément arrondies, débordant à peine les yeux ; suture frontale
trituberculée, les tubereules latéraux transverses ; calus frontal élevé, plus ou moins
profondément impressionné entre les tubercules latéraux et frontal ; ponctuation
fine, dense et régulière partout.
Pronotum convexe, un peu transverse ; marges latérales courbes, cachées par
les calus latéraux au milieu en vue de dessus ; marges antérieure et postérieure sans
rebord ; angles postérieurs arrondis ; ponctuation double, la plus petite très fine et
assez dense couvre toute la surface ; la plus grosse, assez dense, un peu moins sur le
disque, manque sur les calus latéraux.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 63
Seutellum petit, en triangle eurviligne, les côtés subparallèles à la base, avec
quelques points.
Stries élytrales fines, élargies sur la déclivité apicale jusqu’à l’apex ; points des
stries entamant un peu les interstries sur la moitié antérieure seulement ; interstries
Fig. 55 à 63, Aphodius : 55, A. leo Paulian. — 56, A. clementi Bordat. — ©
58, A. Jatecinetus Fairmaire. jamus Petrovitz. — 60, A. schmitzi n. sp. — 61, À. moestus
A. vadoni Bordat. — 63. iylioides n. sp. Fig. 55 et 56, épipharynx. — Fig. 57 à 63, édéages.
légèrement convexes, très finement et éparsement ponctués ; à l’apex ils sont plus
convexes et plus densément ponctués.
Carènes obliques des deux paires de tibias postérieurs fortes ; éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs plus court que le premier article des tarses qui est
aussi long que les deux suivants réunis.
Sternites abdominaux densément ponctués et pubescents.
S. Aire métasternale aplanie avec l'habituel sillon longitudinal médian,
Source
: MNHN, Paris
64 PATRICE BORDAT
finement et éparsement ponetuée ; tubercule frontal médian élevé, conique ;
tubereules latéraux saillants ; vertex déprimé derrière le tubercule médian.
Q. Aire métasternale convexe sur les côtés, à sculpture identique à celle
du ©.
Remarque. — A. cuniculus, décrit de Cuba, ne figure pas dans la elé de
détermination des espèces du sous-genre Nialus Schmidt (1922), mais elle est
traitée plus loin dans une courte description.
LE pe unique (holotype) qui devrait être dans la collection Chevrolat à
Dresde n’a pas été retrouvé à ce jour et afin de clarifier la nomenclature de cette
espèce commune, j'ai désigné un néotype provenant de la localité type originale.
Comparaison faite avec le lectotype de nigrita, il n’y a aucune différence entre les
deux espèces. Cette nouvelle synonymie entraîne également celle des deux autres
au ackellement synonymes de A. eunieulus : Aphodius vestiarius et Aphodius
granarius Var. guadeloupensis.
L'Aphodius binominatus, nov. nome pour Aphodius tuberifrons Fairmaire
1903, (non A. tuberifrons Fairmaire 1889), m'est resté inconnu et semble avoir
disparu de la nomenclature après Schmidt (1909). La diagnose originale ne permet
pas de séparer nettement celle espèce d'A. nigrita. Pourtant, Fairmaire écrit en
Plant de son espèce : “Ressemble à un petit migrita Fab. en diffère, outre taille,
par la tête unie, assez convexe, Mais, quelques lignes plus haut, il écrit : “capite
paulo obseuriore, subtiliter punetato, (..) fronte transversim tr uberosa, tuberculis
sxternis minutis, mediano majore, …”. Alors qu'a voulu dire Fairmaire par ces mots :
e unie” ? En admettant qu'il n’ait pas vu le rebord basal du pronotum (ce qui a
été aussi le cas lorsqu'il a décrit FA. atomus) on pourrait supposer, en faisant
quelques réserves, que l'A. binominatus ne serait autre que l'A. parvulus mais la
diagnose originale s'applique mieux à A. nigrila.
En conclusion, À. binominatus Schmidt doit être considéré jusqu’à présent :
species inquirenda.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLE Mahé : Mahé S., Anse à la Mouche,
VE, VII et VIIL.1972 (P.L.G. Benoist et J.J. Van Mol).
Praslin : Grande Anse, lumière, VIIL.1972 (ibidem).
La Digue (Ch. Alluaud).
ARCHIPEL DES COMORE;
(D. Bordat).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (E. Raharizonina). — M'Dzouazi
(4. Robinson). — Moihani, sous bouse, VIL.1969 (Y. Gomy). — Bandamale, 420 m,
IX.1958 (E. Raharizonina). — Wanani, lac Dziani, bouse, VIL.1969 (Y. Gomy).
Mayotte : Cogoni, VIIL.1976.
Mapacascar Non: Diégo-Suarez, Antsirane (A. Sicard). — Montagne
d'Ambre, V, VIL IX et XI (4. Sicard).
Manacascar SamBrrano : Nosy Be (ex coll. Fairmaire). — Bas Sambirano,
IX.1949 (J. Millot). — Plantations du Sambirano (ex coll. Sicard). — Maromandi
Mawacascar Esr: Région de Maroantsetra (. Vadon) ; 20/25 kim à FO
Beanana, VI.1945 (Michel). — Antanambe (Ch. Alluaud). — 13 km au N. de
Grande Comore : Pimba, piège lumineux, 1L.1982
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 65
Tamatave, station agricole de l’'Ivoloina, V.1949 (P. Clément). — 9 km au N.
d'Ambila-Lemaitso, Vavony, 5 m, lumière, IX.1972 (4. Peyrieras). — Route
d'Anosibe (ex coll. Breuning). — Vatomandry (J. Vadon). — Fort-Dauphin (Ch.
Alluaud) ; 10 km à l'O., sous bouse sèche de Zébu, X.1970 (P. M. Hammond).
MapaGascar CENTRE : Env. de Tananarive, Mahatsinjo (ex coll. Sicard). —
Tananarive (E. Lamberton, G. Olsoufieff}, X.1970, bouse de Zébu (P. M.
Hammond). — 20/25 km au S.-E. de Tsiroanomandidy, massif d’Ambohiby,
Tsivakomana, 1 600 m, V.1948 (R. Paulian).
Mapacascar Ouesr: Port Bergé, XIL1936 (J. Vadon). — Suberbieville
[Maevatanana] (H. Perrier de la Bâthie). — E. de Morombe, station agricole du Bas
Mangoky, Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz). — Région d’Ankazoabo,
1920 (C. Le Barbier). — Sakahara, IL. 1968 (K. M. Guichard).
MapacascaR Sup : Tuléar, L.1904 (A. Voeltzkow). — Beloha (A. Robinson). —
N. du Pays Androy, Imanombo. — Pays Androy, 1901 (Ch. Alluaud). — Bassin du
Mandrave, 1901 (Ch. Alluaud). — Environs d’Amboasary Sud, Behara, dans
Alluaudia pourri, VIL.1948 (R. Paulian) ; réserve de Berenty, bouse de Zébu sur
sable humide et sur vase, X.1970 (P. M. Hammond).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Saint Benoît, 1.1969 (Y. Gomy). —
La Rivière des Remparts, Roche Plate, sous bouse, IX.1969 (Y. Gomy). — Cilaos,
X.1956. — Trois Bassins les Bains (J. Hamon). — Saint Gilles l’Hermitage,
XI1.1964 (Y. Gomy). — Saint Gilles les Bains, X.1965 (Y. Gomy). — Boucan Canot,
bouse, V.1952 (J. Hamon). — Saint Paul Brulé, 200 m (J. Hamon). — Saint Paul
l'Hermitage, VL.1956. — Cirque de Mafatte (J. Hamon) ; La Nouvelle (J. Hamon).
Ile Maurice : Baie du Tombeau, lumière, 1.1971 (Y. Gomy). — Réduit,
111973 (R. Mamet). — Moka, 11933 (J. Vinson). — Palmar, VIIL.1933.
Répartition géographique. — Amérique centrale, région afro-tropicale.
Seychelles, Comores, Madagascar, Mascareignes.
Matériel examiné : 401 exemplaires.
10. Sous-genre Paradidactylia Balthasar
Paradidactylia Balthasar, 1937 : 199 (espèce type du sous-genre : Paradidactylia atra Balthasar, 1937, par
monotypic).
Aphodins Artengruppe Para Balthasar ; ENDRÔDI, 1960 : 168. — 1964: 193.
Aphodius group Paradidactylia Balthasar ; ENDRODI & RAKOVIE, 1981 : 48.
Description. — Espèces petites, peu convexes ; d’un brun noir à brun jaune
concolore, rarement claires avec une macule scutellaire sombre ; plus ou moins
mates ; glabre. Tête rétrécie vers l'avant; marge antérieure tronquée, à peine
émarginée ; joues obtusément arrondies ; suture frontale fine, non tuberculée.
Pronotum à angles postérieurs tronqués ou échancrés ; base rebordée ou non.
Scutellum petit, triangulaire. Elytres avec une épine humérale ; stries fines ;
interstries plus ou moins plans. Tibias antérieurs normaux. Tibias intermédiaires et
postérieurs avec des carènes transverses très petites mais visibles ; couronnes
apicales à soies de longueurs inégales. Edéage à paramères acuminés à l’apex.
Source : MNHN, Paris
66 PATRICE BORDAT
Epipharynx transverse, un peu élargi sur les côtés ; épitorma large, trapézoïdale ;
corypha avec deux soies ; pédia pubescents avec quelques soies alignées.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale et orientale.
Aphodius (Paradidactylia) dionysii (Clément), n. comb. (lg. 13, 47, 70)
Paradidactylia dionysii Clément, 1958 : 1 225.
Type. — Holotype, Madagascar Centre, Tananarive-Betongolo, 1.1948
(P. Clément) (MNHNP).
Description. — Long. : 2,7 m 3 mm. Mat, finement réticulé ; brun rouge clair,
points des stries, pourtour de la tête et du pronotum étroitement brun plus ou moins
foncé ; glabre.
Tête large ; les marges latérales rectilignes, clypéus à peine échancré au
milieu, largement arrondi de chaque côté : joues arrondies et ne débordant pas les
yeux ; suture frontale nettement Sllonnée : calus frontal peu marqué ; ponctuation
fine, régulière et dense.
Pronotum peu transverse ; marges latérales rectilignes, presque parallèles ;
angles postérieurs légèrement échancrés ; marges latérales et angles postérieurs
rebordés ; rebord basal crénelé par une ligne de points ; ponctuation double sur
toute la surface, assez dense ; pas de gros points sur la marge antérieure, sur les
calus latéraux et sur une aire ongitudinale médiane dans la moitié postérieure.
Scutellum petit, triangulaire, les côtés devenant parallèles à la base:
imponctué.
Elytres avec une petite épine humérale ; stries assez fines, luisantes, leurs
points entament un peu les bords des interstries qui sont très faiblement convexes,
finement et assez densément ponctués.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs très faibles ;
éperon terminal supérieur des tibias postérieurs nettement plus court que le premier
article tarsal qui est plus court que les trois articles suivants réunis.
Sternites abdominaux assez densément ponctués et pubescents.
G. Aire métasternale concave, finement et assez densément ponctuée.
Q. Aire métasternale plane, légèrement fovéolée sur sa moitié postérieure ;
calus latéraux du pronotum développés, masquant le milieu des marges latérales du
pronotum en vue de dessus.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Périnet (P. Clément).
Mapacascar CENTRE: Tananarive, lumière, X.1970 (P. M. Hammond) ;
Tananarive-Antanimena, XIL.1947 (G. Denis) ; Tananarive-Betongolo, 1.1948 (P.
Clément). — 40/45 km au N.-0. d’Ambositra, Soavina, 11951 (R. Paulian).
Maacascar OuEsr : Nouvelle route d’Ambondromamy à Port Bergé Vaovao,
km 112, forêt de Sarodrano, 200 m, VII. 1972 (A. Peyrieras). — 25 km au N.
d’Ambato-Boeni, Ampijoroa (à l'O. de Tsaramandroso), XIL.1951 (R. Paulian). —
Suberbieville [Maevatanana] (H. Perrier de la Bâthie). — E. de Morombe, station
agricole du Bas Mangoky, Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz).
Matériel examiné : 10 exemplaires.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 67
11. Sous-genre Pharaphodius Reïtter, sensu lato
Aphodius subg. Pharaphodins Ritter, 1892 : 172 (espèce type du sous-genre : Scarabaeus marginellus
Ribricius, 1781, par désignation subséquente, Paulian 1942).
Aphodius subg. Pharaphodius Reitter ; Scuminr, 1913: 123. — 1922: 52.
Aphodius Artengruppe Pharaphodins Reitter ; ENDRODI, 1960 : 123. — 1964: 106.
Aphodius group Pharaphodins Reitter ; ENDRôDI & RAKOVIC, 1981 : 4:
Aphodius subg. Pharaphodius Reitter : PrrriNo, 1984 : 275.
Description. — Espèces très petites à moyennes, brun noir, brun rouge ou
brun jaune, plus où moins luisant ; glabres. Suture frontale tuberculée ou non ;
elypéus échancré en avant, angles latéraux arrondis, anguleux ou denticulés.
Pronotum rebordé ou non à la base. Scutellum petit, triangulaire ou parallèle à la
base, quelquefois impressionné au milieu. Elytres avec ou sans épine humérale ;
stries fortes, généralement élargies à l’apex ; interstries peu convexes à très
convexes, raccourcis ou non mais non réunis avant l’apex. Tibias antérieurs
normaux, les intermédiaires et les postérieurs avec des carènes obliques générale-
ment très fortes ; couronnes apicales des tibias postérieurs frangées de soies égales
ou non.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale, sud-paléarctique et
orientale.
Remarque. — Le sous-genre a été créé par Reitter (1892) sur la base d’une
courte description de Harold (1862). Schmidt (1913) y ajoute des espèces dont les
trois interstries latéraux sont réunis et celles dont le pronotum est rebordé à
la base.
Dans sa révision (1941) et dans sa monographie (1964), Balthasar reconnaît
que ce sous-genre renferme des espèces assez hétérogènes mais qu'il est
d'utilisation facile.
Par contre, Dellacasa (1979 et 1983a) et Clément (communication person-
nelle) pensent qu’une révision de ce sous-genre serait souhaitable afin de regrouper
certaines espèces dans des sous-genres existants ou nouveaux en fonction de leur
morphologie externe, de la forme de leur épipharynx et de leur édéage.
Bien que je partage cette opinion, le sous-genre est traité ici au sens large car
ce regroupement impose l'étude de nombreux types, ce qui sortirait du cadre de ce
travail.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Au moins 5,5 mm de longueur; suture frontale trituberculée, le
tubercule médian élevé, conique
impurus
— Espèces plus petites, 5 mm de longueur maximum ............. 2
2. Tégument lisse, très luisant; angles antérieurs du clypéus au
moins obtusément anguleux ; grosse ponctuation pronotale assez
éparse ee pseudignotus
— Entièrement microréticulé, moins luisant; angles antérieurs du
clypéus largement arrondis ; grosse ponctuation pronotale forte et
dense ...... mangoroensis
Source : MNHN, Paris
68 PATRICE BORDAT
Aphodius (Pharaphodius) impurus Roth (fig. 24, 53, 83)
Aphodius impurus Roth, 1851 : 131.
Aphodius impuras Roth ; Faite, 1893 : 523.
Aphodius impurus Rot LUAUD, 1900 : 240.
Aphodius (Pharaphodius) impurus_ Roûl ainr, 1913: 124. — 192
Aphodi Rotr. (sic): PAULIAN, 1936 : 141.
Aphodius (Pharaphodins) impurus Roth ; PAULAN, 1979: 73.
Aphodins (Pharaphodins) impurus Roth ; ENDRôDI & RakoviG, 1981 : 44.
Aphodius picipes Klug, 1855 : 656.
Aphodins picipes Klug; AULUAUD, 1900 : 240 (comme synonyme d'A. impurus Roth).
Types. — impurus Roth. Lectotype, Abyssinie [Ethiopie] (MNHUB).
picipes Klug. Lectotype, Mozambique (MNHUB).
Description. — Longueur : 5,5 à 6,7 mm. Convexe, Juisant ; brun noir, côtés
du elypéus, du pronotum et élytres plus où moins éclaircis ; pattes brun rouge
sombre.
Tête large, tritubereulée ; le tubercule médian fort, les latéraux peu visibles ;
marge antérieure courtement et profondément échancrée ; les angles antérieurs
obtusément arrondis et un peu retroussés ; marges latérales un peu courbes ; joues
obtusément arrondies, débordant un peu les yeux; ponctuation double, la plus
petite fine, régulière, peu dense est un peu moins forte au voisinage et sur les
tubereules ; la plus grosse, peu dense, sur les côtés du elypéus seulement.
Pronotum transverse ; marges latérales presque parallèles dans la moitié
basale, en courbe jusqu'aux angles antérieurs ; angles postérieurs obliquement
tronqués ; marges antérieure et basale non rebordées ; ponctuation double ; la plus
petite très fine, régulière et peu dense sur toute la surface ; la plus grosse éparse sur
le disque, plus dense sur les côtés et absente sur les calus latéraux.
Seutellum petit, assez étroit, triangulaire avec les côtés devenant parallèles à
Ja base ; une impression longitudinale médiane sur la moitié basale ; imponctué.
Elytres à rebord épipleural saillant sur l'épaule mais inerme ; stries fortes,
leurs points entament les bords des interstries sauf à l’apex où les stries s’élargissent,
leurs points devenant invisibles ; interstries peu convexes sur le disque, plus
fortement à l’apex, à ponctuation très fine et éparse.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs fortes : éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs une fois et demie plus long que le premier
article des tarses qui est plus court que les trois suivants réunis ; couronnes apicales
des tibias postérieurs frangées de soies courtes et égales.
Sternites abdominaux peu luisants, à ponctuation granuleuse et dense,
pubescents, sauf les trois derniers qui sont glabres et plus luisants au milieu.
G. Aire métasternale plane, très finement et éparsement ponctuée ;
ponctuation clypéale plus dense ; grosse ponctuation pronotale moins nombreuse
sur le disque ; une impression superficielle au milieu de la marge antérieure du
pronotum ; éperon inférieur des tibias intermédiaires brusquement recourbé à
l'apex où il est arrondi.
Q. Aire métasternale un peu convexe, étroitement fovéolée longitudinalement
au milieu, à ponctuation fine et éparse ; éperon inférieur des tibias intermédiaires
acuminé à l’apex.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 69
Fig. 64 à 73, édéages d'Aphodius : 64, A. madagassicus Petrovitz. — 65, A. pseudolividus Balthasar.
— 66, 4. lividus (Olivier). — 67. A. sublividus Balthasar. — 68, A. dorsalis Klug. — 69, A. parvulus Harold.
— 70, 4. dionysi Clément. — 71, A. bayeri Endrüdi. — 72, A. nigrita F. — 13, A. apicesetosus
Clément.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Bandasamlini, 750
m, 1.1982. — Kouranicima, 850 m, [.1982. — Simboussa, 1.1982. — Pimba, piège
lumineux, I1.1982 (tous D. Bordat). — Nioumbadjou, 505 m, VIIL1958 (E.
Raharizonina).
Mohéli : Bandamale, 420 m, IX.1958 (E. Raharizonina). — Miringoni,
tamisage de rive, XI.1983 (R. Jocqué et M. Louette). — Wanani, lac Dziani, sous
bouse, VIIL.1969 (Y. Gomy). — Moihani, sous bouse, VIIL.1969 (Y. Gomy). —
Djouma Dougna (Pupier).
Anjouan : Ajaho, 50 m, X.1958 (E. Raharizonina).
Mayotte : Combani et Mamoutzou, 11.1956 (4. Robinson). — Chingoni, 70 m,
X.1958 (E. Raharizonina). — Dembeni, piège lumineux, 1971 (J. Brunhes). —
Cogoni, VIIL.1976.
Source : MNHN, Paris
70 PATRICE BORDAT
Mapacascar Norp: Env. 50 km au SE. de Diégo-Suarez, forêt
d'Analamerana (côté N.-0.), VIII.1973 (A. Peyrieras).
ManacascaR SAMBIRANO : Route du Haut Sambirano, 10 km d’Ambanja, col du
Bekaka, 140 m, XI1.1963 (P. Viette et P. Soga).
Répartition géographique. — Toute la région éthiopienne. Comores, Nord de
Madagascar.
Matériel examiné : 60 exemplaires.
Aphodius (Pharaphodius) mangoroensis n. sp. (fig. 25, 52,81)
Type. — Holotype ©, Madagascar Est, route de Moramanga, Mangoro,
7J11.1972 (mission CNRS, R.C.P. n° 225) (MNENP).
Description. — Longueur : 4,8 mm. Espèce convexe, assez allongée. Peu
Juisant, entièrement microréticulé sauf le seutellum. Tête et pronotum brun noir,
pourtour du elypéus, marges latérales du pronotum et élytres brun rougeâtre
sombre. Pattes brun rouge. Entièrement glabre.
Tête assez large. Marge antérieure nettement échancrée au milieu et largement
arrondie de chaque côté. Les marges latérales sont légèrement courbes et se
réunissent par une nette échanerure aux joues qui sont arrondies et débordent un
peu les yeux. Les joues sont ciliées de quelques soies claires assez longues.
Epistome fortement gibbeux. Suture frontale assez fine, non tuberculée mais avec
une élévation à peine saillante de chaque côté. Pourtour du clypéus finement et
entièrement rebordé. Sur les côtés du elypéus, la ponctuation est double. La plus
petite est très fine et éparse alors que la plus grosse est plus dense et un peu ridée
par endroits. Sur l'avant du elypéus, la ponctuation est faiblement granuleuse mais
sur le sommet de l'épistome, elle est fine et à peine visible. Sur le vertex, la
ponctuation est double. La plus petite est plus forte et plus dense que celle du
elypéus et les gros points sont identiques à ceux des côtés du clypéus.
Pronotum transverse. Les marges latérales sont parallèles dans la moitié
postérieure et se terminent en large courbe jusqu'aux angles antérieurs. Angles
postérieurs tronqués, non échancrés. Le rebord latéral du pronotum part des angles
antérieurs et se termine sur la marge basale en regard du 5°" interstrie élytral.
Ponctuation double ; la plus petite est identique à celle du vertex et la plus grosse,
assez dense sur le disque, est plus dense sur les côtés mais absente contre le rebord
latéral.
Seutellum petit, en triangle curviligne mais les côtés sont parallèles dans le
tiers basal. Pas de ponctuation appréciable.
Elytres avee une petite épine humérale aiguë. Dix stries assez fines dont les
points entament fortement les bords des interstries qui sont un peu convexes et à
ponctuation très fine et éparse A l’apex, les stries sont un peu plus larges, leurs
points sont encore visibles et les interstries sont plus convexes. Ils atteignent tous
l'apex sauf les 8 et 10 qui sont un peu raccourcis.
Tibias antérieurs normaux, leurs trois dents externes sont précédées de deux
petits denticules. L'éperon terminal est régulièrement acuminé jusqu'à l’apex.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 71
Tibias intermédiaires et postérieurs normaux avec deux fortes carènes obliques,
leurs couronnes apicales sont frangées de soies de longueurs inégales. Eperon
terminal inférieur des tibias intermédiaires court, obliquement tronqué et un peu
élargi à l’apex. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs à peine plus court
que le premier article métatarsal qui est aussi long que les trois suivants
réunis.
Sternites abdominaux réticulés, ponctués et pubescents sauf au milieu des
deux derniers où la réticulation est très fine. Aire métasternale assez profondément
fovéolée au milieu, avec une très fine ponctuation éparse.
@. Identique au ©, mais l’aire métasternale est un peu convexe et l’éperon
terminal inférieur des tibias intermédiaires est acuminé à l’apex.
Remarque. — L’allotype, dont la longueur est identique à celle de l’holotype, a
les élytres brun noir.
Distribution dans l’île. — MapaGcascar Est: Outre l’holotype &, une 9,
allotype, 6 km O. de Périnet, Amparafara, V.1937 (J. Vadon) (CPB).
Aphodius (Pharaphodius) pseudignotus Bordat (fig. 27, 51, 82)
Aphodius (Pharaphodius) pseudignotus Bordat, 1986 : 22.
Type. — Holotype , Madagascar Sud, région d’Ambovombe, mares d’Antaly,
IV.1901 (Z. Decorse) (MNHNP).
Description. — Longueur : 3,7 à 4,7 mm. Convexe, assez parallèle, les élytres
un peu élargis en arrière ; luisant ; d’un brun noir, marges latérales et antérieures de
la tête, les angles antérieurs et les côtés du pronotum et des élytres brun rougeâtre
plus ou moins sombre ; pattes brun rouge ; entièrement glabre.
Tête large; les marges latérales courbes, réunies aux joues qui sont
obtusément arrondies, débordent nettement les yeux ; marge antérieure courtement
et assez profondément échancrée, limitée de chaque côté par un denticule aigu et
retroussé ; pourtour du clypéus rebordé, plus fortement sur les joues ; suture
frontale très finement sillonnée ; épistome fortement gibbeux ; ponctuation double,
la plus petite très fine et éparse partout sauf à l'avant du clypéus où elle est
progressivement remplacée par des petites rides peu élevées et plus ou moins
longitudinales ; grosse ponctuation assez dense sur le vertex, sur les côtés de
l'épistome et du clypéus.
Pronotum peu transverse; marges latérales légèrement courbes ; angles
antérieurs arrondis; angles postérieurs obtusément tronqués; marge basale
rebordée au milieu ; ponctuation double, la plus petite, à peu près identique à celle
du elypéus, couvre toute la surface ; la plus grosse, irrégulière, peu dense, identique
à celle du vertex est un peu plus dense sur les côtés ; par contre elle est absente à
proximité de la marge antérieure.
Seutellum petit, triangulaire, les côtés presque parallèles dans le quart basal ;
entièrement lisse.
Elytres à peine 1,5 fois plus longs que larges avee une épine humérale très
petite : stries fines sur le disque et les côtés mais élargies à l’apex ; leurs points
Source : MNHN, Paris
72 PATRICE BORDAT
entament à peine les bords des interstries ; ceux-ci sont légèrement convexes,
pratiquement imponctués ; Gene et 8° interstries raccourcis à l'apex.
Eperon terminal des tibias antérieurs légèrement courbé vers l'extérieur et
régulièrement acuminé ; tibias intermédiaires et postérieurs avec deux carènes
externes obliques assez fortes ; couronne: apicales frangées de soies de longueurs
inégales ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs égal au premier article
des tarses qui est égal aux trois suivants réunis.
Sternites abdominaux assez fortement réticulés, densément ponctués et assez
longuement ciliés ; seuls les dernier et avant dernier sont lisses et luisants sur une
étroite zone médiane longitudinale.
©. Eperon terminal inférieur des tibias intermédiaires raccourci, obliquement
tronqué et brusquement élargi à l'apex ; aire métasternale légèrement concave, très
finement et éparsement ponctuée.
9. Eperon terminal inférieur des tibias intermédiaires régulièrement acuminé ;
aire métasternale plane avec une impression longitudinale large et peu profonde.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR OUEST : Analalava, région d’Antsohihy,
basse Anjingo et basse Maevarano, 1908 (7. Descarpentries). — E. de Morombe,
station agricole du Bas Mangoky, Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz).
Mapacascar Su: Tuléar, IIL.1967 (ex coll. Petrovitz). — Betioky Sud,
IIL1948 (P. Clément). — S. de l'Androy, Ambovombe, XI.1900 ; région
d’Ambovombe, plaine d’Etsaramonto, mares d’Antaly, IV.1901 (tous J. Decorse).
MADAGASCAR (localité trop imprécise) : Provinces de Morondava et Tuléar,
1907 (J. Descarpentries).
Matériel examiné : 16 exemplaires.
12. Sous-genre Pleuraphodius Schmidt, sensu lato
Aphodius subg. Pleuraphodius Schmidt, 1913 : 121 (es
1911, par désignation subséquente, Paulian 1942). — 1922: 26.
Aphodius Artengrappe Pleuraphodius Schmidt ; ENDRODI, 1960 : 108. = 1964: 62.
Aphodius group Pleuraphodius Schmidt: EnprôDi & Raxovie, 1981 : 89.
type du sous-genre : Aphodius mutilus Schmidt
Description. — Espèces de taille petite à très petite, d’un brun noir à brun
jaune, généralement d’aspect soyeux, glabres ou finement pubescentes. Tête non
tuberculée ; marge antérieure légèrement échancrée, arrondie de chaque côté ;
joues petites ; suture frontale généralement très fine. Pronotum rebordé ou non à la
base, souvent frangé de quelques soies au milieu de la base. Scutellum petit
triangulaire, les côtés quelquefois parallèles à la base. Elytres avec ou sans épine
humérale, interstries tectiformes ou carénés, portant de chaque côté, avant les stries
normales, une strie fine délimitant ainsi des interstries dits secondaires générale-
ment étroits. Tibias antérieurs normalement tridentés, les intermédiaires et les
postérieurs avec des carènes obliques faibles ; couronnes apicales des tibias
postérieurs frangées de soies de longueurs inégales.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale et orientale.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 13
81
Fig. 74 à 83, édéages d'Aphodius : 74, A. ranomandryensis n. sp. — 15, A. peyrierasi n. sp. — 16, A.
uxoris Clément. — 77, À. unctus n. sp. — 78, A. perinetensis n. sp. — 79, À. leo Paulian. — 80, A. clementi
Bordat. — 81, A. mangoroensis n. sp. — 82, A. pseudienotus Bordat. — 83, A. impurus Roth.
Remarque. — Sous-genre qui depuis sa création s’est vu enrichi de
nombreuses espèces dont la sculpture élytrale n’évoque en rien la description du
sous-genre. Îl est probable que toutes les espèces possédant une ponctuation plus ou
moins alignée le long des stries, des interstries élytraux plans ou faiblement
convexes et fortement luisants soient à regrouper dans des sous-genres existants ou
nouveaux.
Source : MNHN, Paris
74 PATRICE BORDAT
ËC
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES
1. Brun noir ou brun rouge sombre, d'aspect soyeux ; finement
pubescent ; joues arrondies, ne débordant pas les yeux ; interstries
primaires Lectiformes avec une étroite carène luisante longitudinale
au milieu ........ dns a des clementi
— Brun clair, d'aspect luisant ; glabre ; joues obtusément anguleuses,
débordant à peine les yeux: interstries primaires simplement
convexes, nettement réticulés de chaque côté ..-........sesssee leo
Aphodius (Pleuraphodius) clementi Bordat (fig. 20, 56, 80)
Aphodius (Pleuraphodius) clementi Bordat, 1986 : 19.
Type. — Holotype ©, Madagascar Est, E. de Maroantsetra, station
d’Ambodivoangy, X1.1945, (J. Yadon) (MNHNP).
Description. — Longueur : 3,2 à 4,2 mm. Assez large et convexe ; peu luisant,
finement rétieulé sauf les stries et les carènes médianes des interstries primaires ;
pronotum et élytres très courtement pubescents ; brun foncé, marges latérales et
antérieure de la tête, angles antérieurs du pronotum et quelquefois les élytres plus
ou moins largement éclaircis ; pattes brun rougeâtre.
Marge antérieure de la tête faiblement et courtement échancrée ; marges
latérales en courbe régulière des angles antérieurs aux joues qui sont arrondies et ne
débordent pas les yeux ; angles antérieurs arrondis, un peu relroussés ; rebord
clypéal très étroit, sauf sur les joues: suture frontale finement sillonnée ;
ponctuation assez fine, régulière et dense, légèrement plus fine sur le calus frontal
qui est peu élevé.
Marges latérales du pronotum parallèles, largement courbées en avant vers les
angles antérieurs qui sont arrondis, les postérieurs obliquement tronqués ; base et
marge antérieure non rebordées ; rebord basal crénelé par une ligne de points sauf
au milieu de la base : une frange de soïes claires sur le rebord basal en regard du
scutellum ; ponctuation double, la plus petite un peu plus fine que sur la tête mais
aussi dense et régulière ; la plus grosse peu dense sur le disque et à proximité des
marges antérieure et latérales mais dense sur les côtés du disque où les points sont
par endroits tangents ; une aire longitudinale étroite sur la moitié postérieure du
pronotum n’atteignant pas la base, parfaitement lisse.
Scutellum en triangle eurviligne, assez allongé.
Elytres ovalaires, avec une petite épine humérale ; stries luisantes assez
larges, leurs points n’entament pas les interstries : interstries primaires très larges,
tectiformes, mats, avec une étroite carène luisante au milieu qui arrive presque à
l'apex ; de chaque côté, une ligne de points d'où émerge une courte soie claire
dirigée obliquement vers l'arrière ; interstries secondaires très étroits, lisses et
luisants le long des stries ; sur les côtés des élytres, les interstries secondaires ont
disparu et les points des stries entament nettement les bords des interstries
primaires.
Eperon terminal des tibias antérieurs assez étroit, obtusé
l'apex ; carènes des tibias intermédiaires et postérieurs faibles, leur couronne
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE
apicale frangées de soies de longueurs inégales ; éperon terminal supérieur des tibias
postérieurs plus court que le premier article métatarsal qui est un peu plus court que
les trois suivants réunis.
Sternites abdominaux luisants, moyennement et densément ponctués, laissant
une partie lisse transverse au milieu le long de leur bord postérieur; une
pubescence courte et claire sur les côtés seulement.
S. Aire métasternale fortement concave, moyennement et densément
ponctuée.
9. Aire métasternale plane, plus finement et moins densément ponctuée ;
pronotum plus convexe longitudinalement.
Distribution dans l’île. — MAbAGAsCAR Esr : Antalaha, XIL.1936 (J. Vadon). —
E. de Maroantsetra, station d’Ambodivoangy, XI1.1945 (J. Vadon). — Mananara,
X.1963 (J. Vadon). — 13 km au N. de Tamatave, station agricole de l’Ivoloina, X et
X1.1949 (P. Clément). — Route d’Anosibe, XIL.1961 (ex coll. Breuning).
Matériel examiné : 26 exemplaires.
Aphodius (Pleuraphodius) leo (Paulian) (fig. 21, 55, 79)
Pleuraphodius leo Paulian, 1942 : 30
Aphodius (Pleuraphodius) leo Paulian ; ENDRGDI, 1960 : 110. — 1964: 79.
Type. — Holotype, Afrique orientale [ex] anglaise, Pori, Mbuyuni (mission
Alluaud & Jeannel) (MNHNP).
Description. — Longueur : 4,7 à 5 mm. Assez large, peu convexe ; luisant sauf
les côtés des interstries ; brun clair, disques de la tête et du pronotum et suture plus
foncés ; glabre.
Clypéus légèrement échancré en avant, largement arrondi de chaque côté ;
joues obtusément arrondies, très finement ciliées, débordant à peine les yeux et
accordées par un angle obtus aux marges latérales qui sont légèrement courbes ;
suture frontale légèrement sillonnée ; calus frontal peu élevé ; ponctuation dense et
assez forte, un peu plus fine et moins dense sur le calus jusqu’à la marge
antérieure.
Pronotum à peine rétréci vers l'avant ; marges latérales rectilignes ; angles
antérieurs arrondis, les postérieurs obliquement tronqués, imperceptiblement
échancrés ; rebord latéral s’arrêtant en face de la cinquième strie ; base frangée de
courtes soies claires au milieu, ponctuation double, la plus petite aussi grosse que
celle de la tête, à peine moins dense sur le disque, couvre toute la surface mais
épargne une étroite aire longitudinale médiane sur les deux tiers postérieurs ; la plus
grosse, très dense vers les angles antérieurs, progressivement moins dense vers la
moitié basale est absente sur les calus latéraux et au milieu du disque.
Seutellum en triangle curviligne assez allongé ; quelques points à la base.
Elytres avec une petite épine humérale : stries assez fines, rebordées de
chaque côté, leurs points entament à peine les interstries qui sont nettement
convexes, largement réticulés et mats de chaque côté, à ponctuation assez fine, plus
éparse au milieu.
Source : MNHN, Paris
76 PATRICE BORDAT
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs faibles ;
couronnes apicales frangées de soies de longueurs inégales ; éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs un quart plus court que le premier article des tarses
qui est plus court que les troi suivants réunis.
Sternites abdominaux microréticulés, à ponctuation identique à celle du
vertex, assez densément pubescents, les soies assez courtes et claires.
&. Aire métasternale plane, finement et assez éparsement ponctuée ;
pronotum plus transverse.
Q. Aire métasternale un peu convexe, finement et assez densément ponctuée ;
ponetuation plus grosse sur les côtés de l’épistome que sur le vertex.
Distribution dans l’île. — Je n'ai vu que cinq exemplaires étiquetés : “Madag.
int. austr., Hildebrandt” conservés au Zoologisches Museum de Berlin (MNHUB).
Répartition géographique. — Afrique orientale. Madagascar.
13. Sous-genre Pseudopharaphodius n. subgen.
Espèce type du sous-genre : Aphodius anthrax Gerstücker, 1871.
Description. — Espèces petites, luisantes ; corps glabre ou courtement
pubescent sur les élytres dans la partie apicale. Tête assez fortement rétrécie vers
l'avant : marge antérieure arrondie de chaque côté ; joues peu saillantes ; suture
frontale faiblement sillonnée, non tuberculée ; ponctuation double. Pronotum
transverse; marges antérieure el basale non rebordées ; ponctuation double.
Seutellum petit, triangulaire, à côtés parallèles dans le tiers basal. Elytres avec une
petite épine humérale ; dix stries ponctuées ; interstries élytraux plus ou moins
convexes sur la déclivité apicale et jusqu'à l'apex ; interstries L à 7 atteignant la
marge apicale, les 8 et 10 réunis avant l'apex. Tibias intermédiaires et postérieurs
avec des carènes transverses bien nettes ; couronnes apicales frangées de soies de
longueurs inégales. Edéage à paramères courts, robustes, ciliés ou non à l’apex.
Epipharynx transverse, un peu élargi sur les côtés ; marge antérieure échancrée au
milieu ; épitorma conique; corypha avec deux épines assez longues: pedia
pubescents avec quelques soies plus fortes sur les côtés.
Répartition géographique. — Région afro-tropicale.
Aphodius (Pseudopharaphodius) apicesetosus (Clément), n. comb.
(fig. 23, 54, 73)
Pharaphodius apicesetosus Clément, 1969 : 316.
Type. — Holotype, Guinée (Fouta-Djalon), Ditinn, 1945 (MNHNP).
Description. — Long. : 2.8 à 4 mm. En ovale allongé, plus ou moins luisant ;
brun plus ou moins foncé ; tête, marges latérales du pronotum, côtés et apex des
élytres plus ou moins largement à transparence rougeâtre ; pattes rougeâtres ; élytres
finement pubescents sur le tiers postérieur des côtés et à l’apex.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE AT
Tête rétrécie vers l'avant; marge antérieure imperceptiblement sinuée,
largement arrondie de chaque côté ; marges latérales rectilignes, réunies par une très
légère échancrure aux joues obtusément arrondies et débordant à peine les yeux ;
suture frontale nettement sillonnée ; calus frontal bien développé ; ponctuation
double, la plus petite assez dense partout, un peu plus fine sur le calus et sur le
pourtour du elypéus ; quelques points un peu plus gros sur les côtés du elypéus et
sur le vertex.
Pronotum peu transverse ; marges latérales progressivement courbées vers les
angles antérieurs ; marge bisinuée et, comme la marge antérieure, non rebordée ;
angles postérieurs tronqués, à peine visiblement sinués ; ponctuation double ; la
plus petite, peu dense, couvre toute la surface ; la plus grosse, assez éparse sur le
disque, un peu plus dense sur les côtés, absente sur les calus latéraux et le long des
marges latérales.
Scutellum petit, en triangle curviligne, légèrement déprimé sur les côtés et
avec quelques petits points.
Elytres avec une petite épine humérale ; stries nettes, élargies à l’apex, leurs
points entament légèrement les bords des interstries sur la moitié antérieure ; ceux-
ci, presque plans en avant, sont fortement convexes et rétrécis à l’apex ; ponctuation
très fine et éparse sur toute leur surface.
Carènes transverses des tibias intermédiaires et postérieurs assez fortes, les
couronnes apicales frangées de soies inégales ; éperon terminal supérieur des tibias
postérieurs un peu plus court que le premier article qui est à peu près aussi long que
les trois articles suivants réunis.
Sternites abdominaux densément ponctués, pratiquement lisses sur le quart
postérieur, finement pubescents sur les côtés où se trouvent quelques soies
allongées.
S. Aire métasternale plane, légèrement fovéolée sur les deux ti
finement, régulièrement et assez densément ponctuée.
s postérieurs,
9. Aire métasternale convexe sur les côtés avec un étroit sillon longitudinal
médian, plus éparsement ponctuée que chez le ©.
Remarque.— La pubescence élytrale de cette espèce a été remarquée pour la
première fois par P. Clément (1969) lorsqu’en comparant son apicesetosus à
anthrax Gerstäcker et à kaszabi Endrôdi, il écrivait: “.… elle se distingue, à
première vue, de ces deux espèces, par la fine mais nette pubescence à l'extrémité
de ses élytres.”
J'ai pu examiner récemment le lectotype d’anthrax sous un grossissement (X
35), ce qui m'a permis d’apercevoir ces nombreuses petites soies qui couvrent les
interstries externes sur le tiers apical. Quant aux autres caractères séparatifs donnés
dans ce travail, ils conviennent aussi bien à apicesetosus qu’à anthrax. La seule
différence entre ces deux espèces est la longue pubescence sur l’apex des paramères
chez apicesetosus, alors qu’elle est absente chez anthrax.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Simboussa, piège
lumineux, 1.1982 (D. Bordat). — Pimba, piège lumineux, 11.1982 (D. Bordat). —
Mitsamiouli (Penrith).
Mohéli : Wanani, lac Dziani, bouse, VIIL.1969 (Y. Gomy).
Source : MNHN, Paris
78 PATRICE BORDAT
Mayotte : Chingoni, 70 m, X.1958 (E. Raharizonina).
Mapacascar Non : Diégo-Suarez (ex coll. R. Oberthür) ; Cap Diégo, IL.1916
(S. G. Friederichs). — Montagne d’Ambre (4. Sicard). — Ambilobe, IV.1951 (R.
Paulian).
Mapacascar SamBRANo : Nosy Be (ex coll. Fairmaire). — Plantations du
Sambirano (ex coll. Le Moult).
MapaGascaR Es
Mapacascar CENTRE : Tananarive (6. Olsoufieff). — 40/45 km au N.-0.
d’Ambositra, Soavina, 1.1951 (R. Paulian).
MADAGASCAR OUE: nalalava, région d’Antsohihy. — Majunga, 1.1900 (Ch.
Alluaud). — Suberbieville [Maevatanana| (H. Perrier de la Bâthie). — Sous-
préfecture d’Antsalova, réserve naturelle intégrale n° 9, du Tsingy de Bemaraha,
piège lumineux, 1.1975 (4. Peyrieras). — E. de Morombe, station agricole du Bas
Mangoky, Tanandava, 1963/64 (G. Schmitz).
Maroantsetra, inondations (J. Vadon).
Répartition géographique. — Région afro-tropicale, principalement oeciden-
tale. Comores, Madagascar.
Matériel examiné : 86 exemplaires.
Tribu DipacryuiNt Pittino
Genre Didactylia H. d'Orbigny
lin H. d'Orbigny, 1896: 247 (espèce type du genre : Aphodius pallicolor Fairmaire 1885, par
Didactylia d'Orbigny : PrrriNo, 1984
Description. — Petites espèces allongées, peu convexes ; brun jaunâtre
concolore ou avec des macules plus où moins étendues brun sombre ; peu luisant ;
glabre ou pubescent. Tète rétrécie vers l'avant, ponctuée ; suture frontale non
tuberculée. Pronotum transverse, rebordé ou non à la base ; côtés longuement
ciliés; angles postérieurs obtusément arrondis à émarginés. Scutellum petit,
triangulaire. Élytres avec dix stries parfois à peine ponctuées ; interstries convexes
ou plans, les latéraux souvent pubescents. Tibias antérieurs tridentés, bidentés
parfois chez le S', sur le bord externe et munis d’un éperon terminal ; les deux dents
apicales fortes, perpendiculaires à l’axe du tibia, la dernière généralement très
petite. Tibias intermédiaires et postérieurs triangulaires, aplatis, avec des vestiges de
carènes obliques et avec quelques soies à leur place ; deux éperons terminaux de
longueur inégale. Les cinq derniers sternites abdominaux sont soudés, ne formant
ainsi qu’une seule pièce bien que les rebords apical et basal de chaque sternite
soient bien visibles.
Répartition géographique. — Régions afro-tropicale, sud-paléarctique et
néarctique.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 79
TABLEAU DE DÉTERMINATION D
1. Tête trapézoïdale, les marges latérales rectilignes ; ponctuation
clypéale fine et simple, quelques points à peine plus gros sur le vertex
seulement ; tibias antérieurs du & bidentés extérieurement avec une
forte dent obtuse dirigée vers le dessous, située au tiers basal de la
marge interne ; tibias antérieurs de la © tridentés ; angles postérieurs
du pronotum fortement émarginés (@) ......................... exsecta
— Tête plus courte, la ponctuation généralement double, limitée au
vertex et sur la partie postérieure de l’épistome ; tibias antérieurs ©
et Q tridentés extérieurement, tout au plus épaissis dans le tiers basal,
la dent basale petite mais bien visible; angles postérieurs du
pronotum jamais émarginés (9) .
2. Ponctuation clypéale double, assez forte et dense; pronotum
fortement convexe, la plus grande largeur située au tiers antérieur
chez le S ; ponctuation pronotale double, assez éparse (6°) forte et
dense (9) ; élytres au plus 1,5 fois plus long que large (S'), deux fois
plus long que large (©) ; interstries élytraux à peine réticulés le long
des stries ; fémurs postérieurs ovales . > . pittinoi
— Espèces plus allongées, pronotum moins convexe; ponctuation
clypéale très fine, quelquefois à peine visible (5); interstries
élytraux visiblement réticulés le long des stries ; fémurs postérieurs
allongés .
3. Eperon terminal des tibias antérieurs du © arrondi à l’apex avec
une dent obtuse préapicale sur la marge interne ; tête assez allongée,
nettement ponctuée ; pronotum étroit, à ponctuation double, assez
dense ; les 9°" et 10°" stries nettement ponctuées . pictipennis
— Eperon terminal des tibias antérieurs du © plus allongé, acuminé à
l'apex avec une dent obtuse située au milieu de la marge interne ; tête
plus transverse, à ponctuation très fine ; pronotum plus transverse,
à ponctuation double, assez variable, mais moins forte que chez
l'espèce précédente ; 9°" et 10° stries élytrales à ponctuation
HMISIDles +5 ne een nn one nine. rosickyi
Didactylia exsecta Schmidt (fig. 87, 88, 91, 93, 102)
Didactylia exsecta Schmidt, 1911 : 3:
Didactylia
— 1922: 361.
Ad. Schmidt ; PAULIAN, 1936 : 140.
Type. — Madagascar (sans plus) (RMS).
Description. — Longueur: 3,5 à 4,2 mm. Luisant; entièrement micro-
réticulé ; brun jaune, vertex, disque du pronotum, une large macule discale sur les
interstries 2 à 7, une petite macule médiane sur le 7°” interstrie, une macule
apicale en forme de “C”, brun noir ; apex et interstries latéraux pubescents.
Tête trapézoïdale, elypéus à peine échancré en avant, arrondi de chaque côté ;
marges latérales rectilignes ; joues obtusément arrondies, ciliées de quelques
Source : MNHN, Paris
80 PATRICE BORDAT
courtes soies et débordant un peu les yeux ; suture frontale absente ; ponctuation
simple, très fine et éparse avec quelques points un peu plus gros sur le vertex:
Pronotum transverse, longuement cilié de soies claires sur les marges latérales
qui sont rebordées ; marge basale nettement bisinuée, plus finement rebordée que
les côtés ; angles po: érieurs obtusément arrondis ; ponctuation double, la plus
petite aussi fine et éparse que celle de la tête partout ; la plus grosse, irrégulière et
peu dense, est un peu plus grosse sur les côtés mais absente des calus latéraux et le
long des marges.
Seutellum petit, en triangle curviligne, avee quelques points à la base.
Elytres sans épine humérale, ciliés sur le rebord épipleural ; stries très fines, à
peine ponctuées ; interstries un peu convexes, presque plans à l’apex, à ponctuation
très fine et éparse ; interstries 9 et 10 avec une ligne de points sétigères sur toute
leur longueur ; interstries 2, 4, 6, 7 et 8 à l'apex seulement.
Sternites abdominaux lisses, avec une ligne transverse de points piligères.
Tibias intermédiaires et postérieurs sans carènes visibles ; les couronnes
apicales avec des soies de longueurs inégales ; éperon terminal supérieur des tibias
postérieurs sinué, un tiers plus court que le premier article des tarses qui est un peu
plus long que les deux articles suivants réunis.
G. Tibias antérieurs étroits, bidentés sur leur marge externe, la dent basale
ans le tiers basal de la marge interne, une forte dent obtuse dirigée vers le
une dent aiguë plus petite sur la marge inférieure en face de la dent
externe inférieure : éperon terminal très court et large. avee un prolongement aigu
vers l'extérieur. Aire métasternale plane, limitée sur les côtés et en avant par des
points sétigères assez gros et avec une très légère dépression formée d’un sillon
central et de deux latéraux inelinés.
Q. Angles postérieurs du pronotum très fortement émarginés ; marge anté-
rieure du clypéus plus nettement échancrée ; élytres avec un prolongement huméral
dentiforme, masqué en partie par la base du pronotum ; marges apicales des élytres
moins largement arrondies ; tibias antérieurs tridentés extérieurement, la dent
basale petite : éperon terminal courbé vers l'extérieur et acuminé à l’apex ; avant
dernier sternite abdominal avec une profonde impression médiane devant le dernier
qui est fortement gibbeux : aire métasternale un peu convexe, avec une fovéole
centrale au fond de laquelle on aperçoit nettement un système de sillons ayant la
forme d’un “Y” renversé.
Remarque. — Dans sa monographie, Schmidt (1922) précise le dimorphisme
sexuel de D. pictipennis mais ne dit rien pour celui de D. exsecta- Je n'ai
malheureusement pas eu la possibilité de voir le type de exsecta mais, par contre,
j'ai pu étudier le lectotype © de pictipennis. Les tibias antérieurs de cette espèce
possèdent bien trois dents externes et la dent basale, bien que petite, est parfaite-
ment visible. Par ailleurs, j'ai pu voir trois exemplaires de Didactylia déterminés par
Schmidt comme pictipennis S. Ces exemplaires sont en réalité des D. exsecta S, et
ils n’ont effectivement que deux dents externes sur les tibias antérieurs. ÎL est
vraisemblable que Schmidt a décrit exsecta sur un exemplaire © et que par la suite,
ayant mal interprété D. pictipennis, il n'a pu déterminer aucun exemplaire de
exsecta &, d'autant plus que chez cette espèce, le dimorphisme sexuel est fortement
accentué.
Source : MNHN, Paris
APHODIHIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 81
92 F
Fig. 84 à 92, Didactylia : 84 et 90, D. pictipennis (Fairmaire). — 85 et 89, D. rosiekyi (Balthasar). —
86 et92, D. pittinoi Bordat. — 87, 88 et 91, D. exsecta Schmidt. Fig. 84 à 87. habitus ©. — Fig. 88, habitus ©.
— Fig. 89 et 92, épipharynx.
Source : MNHN, Paris
82 PATRICE BORDAT
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Esr : Sambava, XIL.1950 (. Vadon). —
Région d’Antalaha, XIL.1935 (J. Vadon), 11.1945 (M. Abadie). — Maroantsetra, au
vol sur la plage, IIL.1946 (J. Vadon) ; E. de Maroantsetra, Ambodivoangy, 1.1946 (J.
Vadon). — Baie d'Antongil, Antanambe, I/IV.1897 (d- Mocquerys). — Ambalala-
manesy, forêt dégradée, X11.1948 (J. Millot). — [ex] Province de Fenerive, région
de Soanierana, fruit décomposé, IX.1904 (A. Mathiau). — Sainte Marie (ex coll.
Boucomont).
Matériel examiné : 52 exemplaires.
Didactylia pictipennis (Fairmaire) (fig. 84, 90, 94, 99)
Aphodius pictipennis Fairmaire, 1897 : 99.
ictipennis (Farmare) ; Scuor, 1909: 123. — 1922: 361.
pictipennis Farm. ; PAULIAN, 1936 : 140.
pictipemmis (Fairmaire); BonDaT, 1986 : 24 (désignation du lectotype).
Type. — Lectotype S, Madagascar (MNHNP).
Description. — Longueur : 3.8 à 4,5 mm. Assez allongé, luisant ; tête et
pronotum brun sombre, l'avant du elypéus, les marges latérales et une macule basale
brun jaune ; élytres brun jaune avec une grande maeule discale plus foncée, une
macule au milieu du 7°" interstrie et une apicale en forme de “C” brun noir.
Tête assez allongée ; le bord antérieur du clypéus à peine émarginé, largement
arrondi de chaque côté ; joues obtusément arrondies, dépassant un peu les yeux ;
calus frontal saillant ; ponctuation double, la plus petite fine, régulière, assez éparse
mais un peu plus dense sur le vertex et sur l'arrière de l'épistome où elle est mêlée
de gros points assez nombreux.
Marges latérales du pronotum en courbe régulière, longuement ciliées de soies
claires et assez fortement rebordées ; base bisinuée, très finement rebordée ; ponc-
tuation double, la plus petite fine et éparse couvre toute la surface ; la plus grosse,
irrégulière et éparse, est absente des calus latéraux et des marges latérales.
Seutellum petit, triangulaire et lisse.
Elytres sans épine humérale : stries très fines, leurs points invisibles sauf sur
les côtés : interstries convexes, très éparsement et finement ponetués, plus ou moins
largement réticulés sur les côtés, luisants au milieu, mats à l'apex ; rebord épipleural
cilié, sauf à l’apex ; 9°" et 10°"° interstries avec une rangée de points piligères sur
toute leur longueur ; les autres, à l'exception du premier, à l'apex seulement.
Tibias antérieurs tridentés extérieurement, la dent basale petite. Tibias
intermédiaires et postérieurs avec deux courtes carènes transverses externes ;
couronnes apicales ornées de soies fortes mais de longueurs inégales ; éperon
terminal supérieur des tibias postérieurs plus court que le premier articles des tarses
qui est un peu plus long que les deux articles suivants réunis.
Sternites abdominaux lisses, les quatre apicaux avec une rangée transverse de
points râpeux piligères. Aire métasternale lisse, limitée sur les côtés par une ligne de
gros points piligères.
S. Marge interne des tibias antérieurs en courbe régulière à l'apex, l’éperon
terminal assez court, obtusément arrondi à l'apex avec une dent aiguë préapicale sur
la marge interne ; sternites abdominaux, sauf le dernier, déprimés sur le disque.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 83
9. Marge interne des tibias antérieurs rectiligne, l’éperon terminal assez court,
courbé vers l'extérieur et régulièrement acuminé ; sternites abdominaux convexes.
Remarque. — La coloration élytrale de cette espèce est aussi très variable et
lorsque les exemplaires ont le tégument transparent, elle se réduit à des zones plus
sombres aux contours mal définis.
Distribution dans l’île. — MApacascaR Non : Montagne d’Ambre (4. Sicard).
MaaGasCaR Esr : Maroantsetra (J. Vadon). — Sud de la baie d’Antongil. —
Fenerive (E. Perrot). — Tamatave (Ch. Alluaud). — 9 km au N. d'Ambila-Lemaisto,
sur cordon littoral, Vavony, 5 m, IX.1972 (A. Peyrieras). — Vatomandry (J. Vadon).
— Fort-Dauphin (Ch. Alluaud), X.1970 (M. P. Hammond).
MADaGasCaR CENTRE : Forêt à l'E. du lac de Mantasoa, Andrangoloaka,
1 600 m (Sikora).
Matériel examiné : 61 exemplaires.
Didactylia pittinoi Bordat (fig. 86, 92, 96, 101)
Didactylia pittinoi Bordat, 1986 : 24.
Type. — Holotype S, Madagascar (H. Perrier de la Bâthie) (MNHNP).
Description. — Longueur: 3,4 à 4,2 mm. Assez convexe, peu allongé,
fortement luisant ; tête et pronotum brun sombre, l'avant tête et les marges latérales
du pronotum brun rougeâtre. Elytres brun jaune avec une large macule scutellaire
brune ; une macule apicale sur les interstries 4 à 6 et une autre latérale sur les
interstries 7 et 8 brun noir. Elytres pubescents sur les côtés et à l’apex.
Tête large; marge antérieure non émarginée ; angles latéraux largement
arrondis ; marges latérales rectilignes, réunies par une imperceptible sinuosité aux
joues ; celles-ci sont rectangulaires, mais arrondies dans l'angle et débordent
nettement les yeux ; la marge antérieure du elypéus est fortement retroussée ; suture
frontale invisible ; ponctuation régulière, avec quelques points plus gros sur le
vertex et sur les côtés de l’épistome.
Pronotum convexe, transverse ; sa plus grande largeur dans le tiers antérieur
de sa longueur; marges latérales courbes, finement rebordées et longuement
ciliées; marge basale bisinuée, très finement rebordée ; angles antérieurs et
postérieurs largement arrondis ; ponctuation double ; la plus petite, régulière, un
peu plus fine que celle de la tête mais aussi dense, couvre toute la surface ; la plus
grosse, irrégulière et peu dense devient de plus en plus fine vers les angles et la
marge antérieure où les points sont égaux à ceux du vertex.
Scutellum petit, en triangle curviligne, à peine plus long que large, imponctué.
Elytres sans épine humérale ; stries nettes, très fines, leurs points sont
pratiquement invisibles ; rebord épipleural assez longuement pubescent sauf à
l'apex:; interstries convexes, non réticulés, à ponctuation très éparse et
microscopique ; à part les 1 et 5, tous les interstries ont une rangée de points
sétigères, les 2, 3, 4, 6 et 7 à l’apex seulement.
Source : MNHN, Paris
84 PATRICE BORDAT
Sternites abdominaux lisses, luisants, avec une rangée transverse de points
râpeux piligères : métasternum lisse, fovéolé au centre, à ponctuation éparse,
microscopique sauf quelques points piligères limitant l'aire métasternale.
Tibias intermédiaires et postérieurs élargis à l'apex avec des vestiges de
carènes obliques garnies de fortes soies ; couronnes apicales ornées de soi
fortes mais de longueurs inégales ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs
un peu plus court que le premier article métatarsal qui est un peu plus long que les
deux suivants réunis.
©. Elytres courts, 1,4 fois plus longs que larges : ibias antérieurs allongés, les
deux dents apicales très fortes ; éperon terminal des tibias antérieurs courbé vers le
dessous, acuminé à l'apex et avec un denticule obtus dans le milieu de la marge
interne.
9. Elytres plus allongés, 2 fois plus longs que larges ; clypéus fortement rétréci
vers l'avant, à ponctuation plus dense et plus forte ; pronotum moins convexe ; tibias
antérieurs normaux, l’éperon terminal régulièrement acuminé.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Oursr : région du Boeni, Maevatanana,
X/XI1.1899 (D" J. Decorse).
Matériel examiné : 12 exemplaires.
pidactylia rosickyi (Balthasar), n. comb. (ñg. 85, 89. 95, 100)
Aphodius (Trichaphodius) rosiekyi Balthasar, 1963b : 282.
Type. — Holotype S, Madagascar Nord, environ de Diégo-Suarez (coll.
J. Thérond).
Description. — Longueur : 3,3 à 4,5 mm. Il est inutile de donner une
description, si courte soit-elle, de cette espèce car elle est très voisine de pictipennis
(Fairmaire) et seuls les caractères donnés dans le tableau de détermination permet-
tent de séparer les deux espèces. Toutefois dans les cas douteux, il faut procéder à
l'examen de l’édéage du S ou de l’épipharynx pour avoir la certitude de nommer la
bonne espèce.
Remarque. — L'holotype se trouve toujours dans la collection Balthasar à
Prague contrairement à ce que l'auteur décrit dans la diagnose originale : “Der
Holotypus (') stammt aus Nord-Madagaskar, Umgebung von Diego Suarez (coll.
J. Thérond), L paratypus (9) in meiner Sammlung”.
Distribution dans Pile. — MADAGASCAR Non: Diégo-Suarez, 1893 (Ch.
Alluaud) ; Antsirane, XIL.1919 (R. Decary) ; Cap Diégo, 1916 (S. G. Friederichs).
— Région de Sakaramy, 1905 (M. de Rothschild). — Montagne d’Ambre (4. Sicard,
ex coll. Rolle).
Mapacascar E: Tamatave (ex coll. Sicard). — Fort-Dauphin, 1V.1953
(R. Paulian) ; route de Vinany Be, V.1900 (J: Decorse).
Mapacascar Oursr : Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo et basse
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 85
Maevarano, 1908 (J. Descarpentries). — Æ. de la sous-préfecture de Marovoay, sur
le fleuve Mahajamba, Beronono, XIL.1899 (J. Decorse). — Moyen Ambato, Boeni,
confluent du Kamoro et de la Betsiboka, 1.1900 (JL. Decorse). — Majunga
(Ch. Alluaud). — E. de Morombe, station agricole du Bas Mangoky, Tanandava,
lumière, 1963/64 (G. Schmitz). — Région d’Ankazoabo, 1920 (C. Le Barbier).
MapaGasCaR SUD : Plaines du Fiherena, 1905 (F. Geay).
MADAGasCaR (localité trop imprécise) : Provinces de Morondava et de Tuléar,
1907 (JL. Descarpentries)
Matériel examiné : 2 282 exemplaires.
Sous-famille EUPARIINAE
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES
1. Tibias intermédiaires et postérieurs courts, aplatis, munis de deux
faibles carènes transverses (fig. 115), l’antérieure réduite à une
simple trace ; tête large, presque aussi large que le pronotum ;
épistome fortement déclive vers la marge antérieure du elypéus qui
est largement arrondi de chaque côté . Saprosites
— Tibias intermédiaires et postérieurs plus ou moins longs, sans carènes
transverses mais avec de nombreuses aspérités (fig. 113) ; tête plus
petite, la marge antérieure du elypéus arrondie ou denticulée de
chaque côté
Ataenius
Remarque. — Paulian (1945) cite Pseudammoecius australasiae Boheman de
Madagascar. Je n'ai pas vu d’exemplaire de cette région et en conséquence j'ai exelu
celte espèce de ce travail.
Genre Ataenius Harold
Ataenius Harold, 1867 : 82 (espèce type du genre : Ataenius scutellaris Harold, 1867, par monotypie).
Description. — Espèces de taille petite à moyenne, convexes, généralement
de brun rouge à noires, luisantes ou mates, glabres ou plus ou moins pubescentes.
Tête rétrécie vers l'avant, à ponctuation plus ou moins forte, soit simple, soit ridée,
soit formée des deux types ; marge antérieure échancrée, arrondie à denticulée de
chaque côté ; suture frontale non tuberculée. Pronotum transverse, avec ou sans
dépressions (qui sont superficielles lorsqu'elles existent) et plus ou moins ponctué ;
marges latérales et quelquefois basale rebordées. Scutellum petit, plus où moins
Uiangulaire. Interstries élytraux plans, convexes ou carénés, plus ou moins ponetués
et quelquefois granulés ; épine humérale présente ou absente. Sternites abdominaux
fortement chitinisés, soudés entre eux, plus où moins ponctués et ornés à la base
d’une rangée de carinules plus ou moins visibles. Tibias antérieurs tridentés, avec un
éperon terminal ; tibias intermédiaires et postérieurs plus ou moins dilatés vers
l'apex, mais sans carènes transverses ; couronnes apicales denticulées ou non.
Source : MNHN, Paris
86 PATRICE BORDAT
104 105 107
Fig. 93 à 107, Didactylia et Ataenius :
CFirmaire), — 95 et 100, D. rosiekyi (Balthasar)- — 96 et
Peyerimhoft. — 98 et 106, A. caesoides (Fairmaire).
Harold. — 107, A. caesoides anjouanensis n.
édéages.
scutellaris
99 à 107,
Répartition géographique. — Genre largement répandu dans toutes les
régions, mais moins bien représenté dans les régions paléaretique, orientale et afro-
tropicale.
Remarque. — Chalumeau, dans plusieurs travaux récents et notamment
(1983) souligne : “Le grand désordre systématique régnant au sein des Eupariini,
Source : MNHN, Paris
APHODTIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 87
…”. IL est donc vraisemblable que le genre Ataenius éclatera en de nombreux genres
(ou sous-genres) connus ou nouveaux.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Marge antérieure de la tête largement arrondie de chaque côté ;
angles postérieurs du pronotum arrondis ou tronqués ; interstries
élytraux plus ou moins convexes, non tubereulés .….
— Marge antérieure de la tête denticulée de chaque côté; pronotum
fortement transverse, les angles postérieurs émarginés, l’insecte vu
de dessus ; interstries élytraux tuberculés
2. Espèce plus grande, au moins 4 mm, convexe ; ponctuation de la tête
formée de points circulaires ; pronotum à ponctuation simple, plus
fine et éparse sur le disque que sur les côtés ; pas de sillon longi-
tudinal ; interstries élytraux peu convexes sur le disque mais carénés
à partir du tiers apical jusqu’à l’apex ; couronnes apicales des tibias
intermédiaires et postérieurs avec un fort denticule en dessous, à
côté des deux éperons terminaux scutellaris
— Petite espèce, 3 mm au maximum, déprimée ; ponctuation des côtés
de l’épistome formée de points allongés ; pronotum avec un sillon
longitudinal médian, à ponctuation double; interstries élytraux
jamais carénés à l’apex ; couronnes apicales des tibias intermédiaires
et postérieurs sans denticule à proximité des deux éperons terminaux
habituels
3 Insecte à pubescence élytrale sériée extrêmement fine (X 80);
éperon terminal des tibias antérieurs du © recourbé vers l’intérieur
à l’apex (fig. 97) ; coloration foncée .......................... garamas
— Insecte glabre (X 80) sur les élytres ; éperon terminal des tibias
antérieurs du © recourbé vers le dessous à l’apex (fig. 98) ; coloration
DIUD COUPÉE meme caen da sn en caesoides caesoides
— Interstries élytraux plans sur le disque, brun rouge sombre
D en ie sms em dei eters eme en +...... Caesoides anjouanensis
4. Grande espèce, 5,3 mm; ponctuation discale du pronotum formée
de points en forme de croissant sur la moitié antérieure ; angles
postérieurs et marge basale du pronotum ciliés de soies fines et assez
courtes ; interstries élytraux formés de deux rangs de tubercules peu
élevés sur le disque mais à l'apex une rangée seulement subsiste ;
éperon terminal supérieur des tibias postérieurs aussi long que le
premier article des tarses postérieurs . ._ madagassicus
— Espèce plus petite, 4,5 mm maximum; ponctuation discale du
pronotum formée de points circulaires ; angles postérieurs et marge
basale du pronotum non ciliés ; interstries élytraux avec une rangée
médiane de petits tubercules allongés ; éperon terminal supérieur des
übias postérieurs un tiers plus court que le premier article des tarses
postérieurs ...
raucus
Source : MNHN, Paris
88 PATRICE BORDAT
Ataenius caesoides (Fairmaire), n. comb. (fig. 98, 106, 111, 120)
1900 : 471.
LLUAUD, 1900
nmipr, 1910
ax, 1936: 1
241.
90. — 1922: 491.
Pleurophoru
Pleurophorus eaesoides Farm. :
Répartition géographique. — Comores, Madagascar.
Deux sous-espèces :
Ataenius caesoïdes caesoides (Fairmaire)
Type. — NEOTYPE portant les étiquettes suivantes : 1/ blanche avec l'édéage
collé ; 2/ blanche, manuscrite : Antakotako ; 3/ blanche, imprimée : Madagascar,
région Maroantsetra. IV-38, Vadon ! : 4/ rouge, manuscrite : Psammodius caesoides
Fairmaire 1899, néotype ®, P. Bordat det., 1985 ; 5/ blanche, manuscrite : Ataenius
eaesoides (Frm.), P. Bordat det., 1985 (MNHNP). Présente désignation.
Description. — Longueur : 2,2 à 2,5 mm. Luisant, brun rougeâtre diaphane, si
bien qu'on aperçoit sur la tête et le pronotum quelques zones plus sombres à travers
le tégument. Interstrie juxtasutural assombri le long de la suture. Entièrement glabre
(x 80).
Tête transverse, rétrécie vers l'avant. Marge antérieure échancrée au milieu et
largement arrondie de chaque côté. Marges latérales presque rectilignes, se
réunissant par une petite sinuosité aux joues qui sont obtusément arrondies et qui
débordent nettement les yeux. Tout le pourtour du elypéus y compris les joues est
glabre et finement rebordé. Suture frontale invisible mais remplacée par un
bourrelet assez saillant, plus large sur les côtés du front. Epistome assez fortement
gibbeux. Ponctuation assez dense, formée de points circulaires assez gros SU? le
Vertex mais plus petits sur le bourrelet sutural. En avant de l'épistome et jusqu'à la
marge latérale, la ponctuation est fine, peu dense et légèrement rugueuse. Sur
l'épistome et les marges latérales, la ponctuation est formée de points étirés
longitudinalement et par endroits disposés en lignes plus ou moins concentriques à
l'épistome ; cette ponctuation est plus dense à mesure que l'on se rapproche des
marges latérales.
Pronotum transverse, un peu déprimé au milieu. Les côtés parallèles dans la
moitié antérieure se terminent en courbe régulière jusqu'à la marge basale. Les
angles antérieurs sont arrondis et un peu explanés, les postérieurs obliquement
tronqués ; à part la marge antérieure, tout le pourtour du pronotum est rebordé. Ce
rebord est légèrement erénelé et dans chaque échancrure se trouve une soie très
courte surtout sur les marges latérales. Sur les deux-tiers basal se trouve un sillon
longitudinal assez large mais peu profond. Deux impressions superficielles sur les
côtés du disque ; la première, assez longue est à peu près parallèle à la marge
antérieure et atteint l'angle ; la seconde, oblique et assez courte se trouve à peu près
dans le milieu. Ponctuation double et dense, les gros points 4 à 5 fois plus gros que
les petits sont plus denses dans les impresssions.
Scutellum petit, un peu plus long que large, courtement triangulaire. Les côtés
sont presque parallèles dans les deux-tiers basal. De chaque côté du milieu se trouve
un fort sillon longitudinal.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 89
Elytres allongés, faiblement rebordés à la base et avec une petite épine
humérale aiguë. Dix stries fines, leurs points n’entament pas les bords des interstries
qui sont assez convexes. Par contre, ils sont nettement entamés sur leur bord interne
par une rangée de petites impressions semicirculaires débouchant dans les stries.
Sur le bord externe, ils possèdent une rangée de points de même diamètre que les
petits points du pronotum. À l'apex, les interstries sont plus convexes et la sculpture
disparaît plus ou moins.
Fémurs intermédiaires et postérieurs allongés, luisants, finement et
éparsement ponetués sans aucune trace de pubescence. Fémurs antérieurs plus
larges, rebordés sur la marge antérieure, glabres et ponctués comme les précédents.
Tibias antérieurs normalement tridentés extérieurement mais lisses jusqu’à la base.
Tibias intermédiaires et postérieurs normaux, sans denticules sur la couronne
apicale qui est ornée de soies fortes mais de longueurs inégales surtout sur les côtés.
Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs plus court que le premier article
des tarses postérieurs qui est un peu plus long que les trois suivants réunis.
Sternites abdominaux luisants, peu densément et éparsement ponctués mais
un peu plus fortement sur les côtés. A la base de chaque sternite se trouve une
rangée de courtes carinules longitudinales. Aire métasternale plane, largement
fovéolée et profondément sillonnée longitudinalement au milieu, à petite
ponctuation éparse.
9. Eperon terminal des tibias antérieurs assez long, régulièrement acuminé et
recourbé vers le dessous à l'extrémité. Sternites abdominaux un peu déprimés sur le
disque.
9. Eperon terminal des tibias antérieurs un peu plus épais, acuminé,
légèrement courbé vers l'extérieur. Sternites abdominaux régulièrement convexes.
Remarque. — Cette espèce a été décrite dans le genre Psammodius par
l'auteur, sur un exemplaire unique provenant de Madagascar et probablement donné
par Staudinger. Puis Alluaud (1900) a rangé cette espèce dans le genre Pleuro-
phorus où elle est restée depuis, sans doute parce que Fairmaire écrit dans la
diagnose originale : “Ressemble beaucoup au P. caesus de nos pays, …”. Mais plus
loin on peut lire que la tête est un peu inégale, mais non couverte d’aspérités,
-” ce qui à l'évidence montre qu’il ne peut ni s’agir d'un représentant du genre
Pleurophorus ni plus généralement d’un Psammodiinae.
Je n’ai malheureusement pas retrouvé cette singulière espèce qui aurait dû
être au Muséum de Paris, dans la collection Fairmaire, et qui, à ma connaissance, n’a
été vue par aucun auteur.
Parmi toutes les espèces d'Aphodiünae et d'Eupariinae malgaches que j'ai
étudiées, une petite série d’Ataenius capturés par Vadon correspond parfaitement à
la diagnose de caesoides. C’est pourquoi un exemplaire © de cette série est retenu
comme néotype de l'espèce.
Distribution dans Pile. — Mapacascar Esr: Maroantsetra, IV/V.1938
(. Vadon). — 15 km env. au N/N-E. de Maroantsetra, Antakotako, IV.1938
(. Vadon) ; 6/7 km à l'E. de Maroantsetra, Andranofotsy (J. Vadon). — Mont Ankofa
(16°20'S, 48°35E, XI1.1955, ex coll. Petrovitz).
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive-Tsimbazaza (ex coll. Rolle).
Matériel examiné : 36 exemplaires.
Source : MNHN, Paris
90 PATRICE BORDAT
Ataenius caesoides anjouanensis n. subsp. (fig. 107)
Type. — Holotype ©, archipel des Comores, Anjouan, Boungouéni, 300 m,
litière de Manguiers, 5-XIL.1983 (mission Comores, 1983, R. Jocqué & M. Louette)
(MRACT).
Description. — Longueur : 2,7 mm. Se différencie de c. caesoides par sa
coloration un peu plus sombre, sa sculpture elypéale plus rugueuse en arrière de la
marge antérieure, la grosse ponctuation pronotale formée de points moins grands, les
interstries élytraux sont plans sur le disque et l'interstrie juxtasutural est à peine
convexe, l'aire métasternale, légèrement fovéolée, se relève à la base et à l’apex mais
elle est, comme la sous-espèce nominative, profondément sillonnée au milieu et
enfin, les paramères sont plus épais et moins recourbés à l’apex.
Q. Elle m'est inconnue.
Remarque. — Cette nouvelle sous-espèce représente la forme intermédiaire
entre l’Ataenius garamas Peyerimhoff et T'Ataenius ec. caesoides (Fairmaire). Mais
bien que l'édéage soit morphologiquement proche de la première, l'absence de
pubescence et la forme de l'éperon terminal des tibias antérieurs l’apparente à la
seconde.
Toutefois, il est possible que l'étude d’une petite série d'exemplaires puisse
conduire à ériger cette sous-espèce au rang spécifique.
Je n'ai vu que le seul exemplaire holotype.
Ataenius garamas Peyerimhoff (Gig. 97, 105, 112)
Ataenit
Ataenius
garamas Peyerimhoff, 1929 : 122.
raramas Peyerimhoff ; Prrrino, 1984b : 315.
Type. — Holotype. Algérie, massif du Hoggar (MNHNP).
Description. — Longueur : 2,5 à 3 mm. Luisant ; brun noir, pourtour du
clypéus, angles antérieurs du pronotum et quelquefois élytres plus clairs. Elytres à
pubescence sériée et microscopique (X 80), plus visible sur la partie apicale.
Tête transverse ; marge antérieure émarginée, arrondie de chaque côté ; joues
obtusément arrondies, débordant nettement les yeux ; suture frontale invisible mais
remplacée par un bourrelet assez saillant; en avant de la suture frontale, la
ponctuation de la tête est formée de points étirés et plus ou moins disposés
concentriquement à lépistome ; derrière la marge antérieure, la ponctuation est fine
et granulée ; sur le vertex, elle est formée de points assez gros et circulaires.
Pronotum transverse, identique à caesoides (Fairmaire) mais le sillon longi-
tudinal médian est plus superficiel et les angles postérieurs sont largement arrondis.
Elytres identiques à caesoides mais de chaque point des interstries nait une
très courte soie claire, assez épaisse.
Aire métasternale un peu convexe, étroitement fovéolée et avec un profond
sillon longitudinal médian et à ponctuation assez fine et éparse. Eperon terminal
supérieur des tibias postérieurs plus court que le premier article métatarsal qui est
plus long que les trois suivants réunis. Epipharynx identique à celui de caesoides.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 91
©. Eperon terminal des tibias antérieurs assez long, acuminé, recourbé vers
l'intérieur à l'apex.
9. Eperon terminal des tibias antérieurs non recourbé à l’apex.
Distribution dans Pile. — MabAGAsCAR CENTRE : Je n'ai vu que 6 exemplaires
du massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, 1 700 à 1 800 m, XIL.1951 (R. Benoist),
conservés au MRACT. Mais comme le Recteur Paulian me signalait (comm. pers.) :
“Il s’agit sans doute d’une erreur d’étiquetage portant sur des espèces d'Afrique
orientale”. Voir infra.
Ataenius madagassicus n. sp. (fig. 108, 121)
Type. — Holotype ©, Madagascar Est, Tamatave, 1972 (G. Dujardin) (ex coll.
Breuning, MRACT).
Description. — Longueur : 5,3 mm. Espèce assez allongée, peu convexe.
Entièrement microréticulée, luisant. Brun noir, marges antérieure et latérales de la
tête brun rouge. Pattes brun rouge sombre. Elytres très finement pubescents.
Tête large, rétrécie vers l'avant. Marge antérieure échancrée au milieu et ornée
de chaque côté d’un petit denticule retroussé et obtus à l'extrémité. Marges latérales
presque rectilignes, se réunissant par une petite sinuosité aux joues qui sont
obtusément arrondies et qui débordent fortement les yeux. Tout le pourtour de la
tête est finement rebordé. Suture frontale marquée seulement sur les côtés et
indiquée par une faible dépression de chaque côté du front. Epistome fortement
gibbeux, si bien qu’en avant il tombe droit vers la marge antérieure du elypéus qui, à
cette endroit, est pratiquement lisse. Ponctuation très dense et assez forte ; sur le
vertex et à proximité des joues et des marges latérales, les points sont circulaires ;
sur tout l'épistome les points sont étirés longitudinalement : juste derrière les
denticules de la marge antérieure, on aperçoit quelques granules à peine
élevés.
Pronotum fortement transverse, légèrement impressionné derrière les angles
antérieurs et au milieu de chaque côté du disque. Marges latérales presque recti-
lignes. Angles antérieurs un peu explanés, largement arrondis. Angles postérieurs
fortement émarginés. Un étroit sillon, plus ou moins entamé par la ponctuation
pronotale, délimite le long de la base et des angles postérieurs, un étroit rebord pas
très marqué et qui est plus large sur les côtés. A l'exception de la marge antérieure,
le pourtour du pronotum est cilié de courtes soies claires et fines qui sont encore
plus courtes sur les marges latérales. Ponctuation très dense, forte ; les points sont
presque circulaires à la base et sur les côtés où ils sont beaucoup plus gros ; sur le
milieu du disque, ils sont en forme de croissant à mesure que l'on se rapproche de la
marge antérieure où, à cet endroit, la ponctuation est moins dense.
Scutellum petit, en triangle allongé, imponctué, mais avec une chaîne de petits
points sécants, formant un sillon le long des côtés.
Elytres allongés, ornés d’une forte épine humérale obtuse à l'apex. Tout le
rebord épipleural est légèrement denticulé ; du fond de chaque denticule émerge
une courte soie claire dirigée vers l'arrière. Dix stries assez larges et profondément
ponctuées, les points n’entamant pas les bords des interstries qui portent un rang de
Source : MNHN, Paris
92 PATRICE BORDAT
tubercules sur la marge externe. Cette sculpture se remarque bien sur les côtés et à
l'apex. Sur le disque, les interstries possèdent deux rangs de tubercules qui sont
et à peine élevé bien que la seulpture offre l'apparence d'une rangée
d'élévations transverses sans forme bien définie et limitées par des sillons
transverses ou obliques. Interstrie juxtasututal plus élevé, non tuberculé, mais
entamé sur les côtés par des points en forme de croissant. Entre chaque tubereule et
dans les points du premier interstrie, se trouve une courte soie claire et dressée.
Aire métasternale plane, Juisante, assez profondément fovéolée en arrière, à
ponctuation éparse et assez grosse Sternites abdominaux luisants, à ponctuation un
peu plus fine que celle de l'aire métasternale. Marge antérieure de chaque sternite
finement cannelée. Milieu de la marge antérieure du py gidium fortement déprimée,
avec de longues cannelures longitudinales.
Fémurs antérieurs assez larges, peu ovales, rebordés le long des marges
antérieures et postérieures et à ponctuation forte, dense et confluente par endroits.
Tibias antérieurs fortement tridentés à l'apex sur la marge externe qui est rectiligne
jusqu'à la base. Eperon terminal assez long et régulièrement acuminé jusqu’à
l'apex.
Fémurs intermédiaires et postérieurs en ovale allongé, non rebordés mais à
ponctuation moyenne et assez dense. À l’apex, au dessus de la marge inférieure se
trouve un court sillon transversal formé de points sécants d’où émergent quelques
courtes soies claires. Tibias intermédiaires et postérieurs progressivement élargis
jusqu'à l'apex avec un très court prolongement spiniforme apical sur la face
supérieure. Soies des couronnes apicales courtes et de longueur un peu inégale.
Premier article des tarses postérieurs assez gr05: cylindrique, plus long que les trois
articles suivants réunis et égal à l'éperon terminal supérieur.
Remarque. — Cette nouvelle espèce est très proche de Ataenius spinator
Harold, nrais elle se sépare aisément grâce aux denticules du elypéus beaucoup plus
forts, la sculpture élytrale plus saillante surtout à l'apex, les soies du rebord
épipleural plus longs, les proportions entre l'éperon terminal supérieur et le premier
article des tarses postérieurs qui est deux fois plus long que l'éperon supérieur chez
A. spinator.
Distribution dans l’île. — L'espèce ne mest connue que par le spécimen
holotype 2.
Ataenius raucus (Schmidt), n. comb. (fig. 103, 110, 118)
Euparia ranca Schmidt, 1908 : 57: — 1922 : 304.
Euparia rauca Ad. Schmidt; PAULIAN, 1936 : 138.
Type. — Holotype : Madagascar (sans plus) (RMS).
Description. — Longueur : 3,3 à 4,2 mm. Brun noir luisant ; marges latérales
de la tête, marges latérales et angles antérieurs du pronotum brun rouge clair ; pattes
brun rouge plus sombre. Elytres à pubescence sériée extrêmement courte ;
pronotum et tête avec quelques soies encore plus courtes.
Tête large ; marge antérieure un peu échanerée, avec un petit denticule obtus
et retroussé de chaque côté ; marges latérales rectilignes, réunies aux joues qui sont
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 93
Fig. 108 à 117, Ataenius et Saprosites : 108, A. madaga
Harold. —110, 4. raucus (Schmidt). — 111
explanatu 55.
s.— Fig. 113 et 115, tibias postérieurs droits. — Fig. 114,
palmarum (Scott). Fig. 108 à 112, habitus d'Ataen)
abdomen — Fig. 116 et 117, édéages.
Source : MNHN, Paris
94 PATRICE BORDAT
très développées et obtusément arrondies ; épistome saillant; suture frontale
invisible ; ponctuation très dense, sauf sur une étroite zone triangulaire en arrière de
la marge antérieure ; sur le vertex, les points sont circulaires : ailleurs, ils sont éti
longitudinalement el se présentent en lignes plus ou moins concentriques sur les
côtés de l’épistome.
Pronotum fortement transverse, explané sur les côtés ; angles antérieurs
largement arrondis, les postérieurs fortement émarginés en vue de dessus ; marges
latérales crénelées et très courtement ciliées ; sur les angles postérieurs les soies
sont un peu plus longues mais sont imperceptibles le long de la marge basale qui
n’est pas nettement rebordée ; un sillon longitudinal médian peu marqué sur la
moitié basale et une impression derrière les angles antérieurs. Ponctuation très
dense ; sur le disque, les points sont un peu plus gros que ceux du vertex et ils sont
de plus en plus gros à mesure que l'on se rapproche des marges latérales.
Scutellum petit, triangulaire, avec deux ou trois gros points à la base.
Elytres avec une épine humérale forte, émoussée à l'extrémité ; stries 2
fortes, les points entament un peu les bords des interstries qui sont à peu près plans
et portent une rangée médiane de petits tubereules allongés plus saillants à l'apex ;
entre chaque tubercule, une soie assez épaisse et très courte ; tous les interstries
sont également élevés à l’apex ; interstrie juxtasutural sans tubercule mais avec une
rangée de points ; marge épipleurale très finement crénelée avec une très courte soie
dans chaque échancrure.
sez
Fémurs intermédiaires et postérieurs allongés, assez densément ponctués et à
pubescence très courte ; un sillon le long de la marge postérieure visible seulement
sur la moitié externe ; sur l'autre moitié, il disparaît plus ou moins dans la
ponctuation. Premier article des tarses intermédiaires et postérieurs cylindrique,
assez gros, et plus long que les trois articles suivants réunis ; l’'éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs est un tiers plus court que le premier article.
Sternites abdominaux luisants, avec une rangée de courtes carinules
longitudinales à la base ; entre les deux derniers sternites les carinules sont très
allongés ; ponctuation assez grosse et dense, chaque point avec une soie très courte
au centre.
Aire métasternale fortement et densément ponctuée, les points sont un peu
plus gros sur les côtés ; à chaque extrémité se trouve un court sillon longitudinal un
peu fovéolé.
S. Eperon terminal des tibias antérieurs courbé vers l'intérieur et comprimé
transversalement à l’apex, pointu à l'extrémité ; sillons longitudinaux du
métasternum plus profonds ; ponctuation de l'aire métasternale et des sternites plus
dense.
Q. Eperon terminal des tibias antérieurs un peu recourbé vers le dessous,
régulièrement acuminé jusqu'à l’apex.
Remarque. — Cette espèce a été décrite par Schmidt dans le genre Euparia
Saint Fargeau & Serville. Mais dans un récent travail, Chalumeau & Howden (1984)
montrent que ce genre, “strictement néarctique et néotropical” ne comprend que
trois espèces et que les autres taxa” doivent être rattachés à un (ou plusieurs)
genre(s) autre(s), ne
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 95
En effet, raucus est bien différent de ces espèces mais par contre, il est assez
proche de certains Ataenius de la région afro-tropicale. C’est pour cela qu'il a été
ajouté ici à ce genre.
Distribution dans l’île. — MADAGAscAR Est : 6/7 km à l'E. de Maroantsetra,
Andranofotsy, IV.1938 (J. Vadon). — 47 km au S. de Mananara Nord, Antanambe
ex coll. Alluaud). — Baie d'Antongil (4. Mocquerys)
Matériel examiné : 18 exemplaires.
Ataenius scutellaris Harold (fig. 104, 109, 119)
Ataenius seutellaris Harold, 1867 : 82. — 1876 : 96.
Ataenius scutellaris Harold ; SCmipr, 1922 : 42:
Ataenius scutellaris Harold ; CHALUMEAU, 1983
69 (citation des lectotypes de seutellaris et de frater).
Ataenius frater Arrow, 1903 : 512.
Ataenius frater, Arrow ; SCOTT, 1912 : 226.
Ataenius frater Arrow. ; PAULIAN, 1936 : 139.
Ataenius frater Arrow 3 J. VINSON, 1967: 321.
Types. — seutellaris Harold. Lectotype : Vénézuela (MNHNP).
frater Arrow. Lectotype : Indes occidentales, Saint Vincent (BMNH).
Description. — Longueur : 4 à 5.2 mm. Brun noir luisant, marges antérieure et
latérales de la tête, côtés du pronotum et pattes brun rougeâtre ; pronotum et élytres
à pubescence très courte, visible seulement sous un fort grossissement.
Tête large ; marge antérieure fortement échancrée et largement arrondie sur
les côtés ; marges latérales en courbe régulière jusqu'aux joues qui sont arrondies et
débordent nettement les yeux ; suture frontale invisible ; ponctuation simple et
assez dense, laissant la partie déclive de l’épistome imponctuée ; les points fins sur
l'épistome deviennent de plus en plus gros vers les marges latérales et sur le vertex.
Pronotum transverse, les marges latérales faiblement convergentes vers
l'avant ; angles postérieurs arrondis ; rebord latéral assez épais, beaucoup plus fin
sur le bord des angles postérieurs et le long de la marge basale ; ponctuation simple,
assez fine et dense sur le disque mais plus forte et plus grosse sur les côté
points sont tangents dans les angles antérieurs.
Scutellum petit, triangulaire, avec un sillon longitudinal plus ou moins
ponctué de part et d'autre du milieu.
Elytres avec une épine humérale aiguë mais peu saillante ; stries fines sur le
disque mais plus larges à l’apex, leurs points entament un peu les interstries qui sont
légèrement convexes sur le disque, fortement caréniformes à l’apex mais un peu
moins sur les côtés ; ponctuation des interstries assez fine et éparse sur le disque,
plus forte sur les interstries latéraux et, pour le dernier, remplacée par une rangée de
granules luisants sur fond mat: à l’apex, les interstries sont mats et la carène
luisante.
où les
Fémurs intermédiaires et postérieurs luisants, allongés, à ponctuation fine et
éparse sur la moitié postérieure ; les points sont un peu plus gros, plus denses et
courtement sétigères sur la partie antérieure : une courte ligne médiane transverse
Source : MNHN, Paris
96 PATRICE BORDAT
de 5 ou 6 points sétigères située vers l'apex ; marge basale entièrement sillonnée.
Fémurs antérieurs plus larges et à ponctuation identique mais plus forte. Tibias
intermédiaires et postérieurs avec un prolongement spiniforme apical externe et un
denticule sur la marge inférieure, près de l'insertion des 2 éperons terminaux : les
couronnes apicales sont ornées de soies courtes et égales: éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs un peu plus court que le premier article qui est assez
gros el presque aussi long que le restant des tar Ajre métasternale luisante, à
ponctuation régulière, un peu plus forte et plus dense sur la moitié antérieure et un
profond sillon longitudinal médian assez large.
Sternites abdominaux luisants, densément et assé? fortement _ponetués ;
marge basale de chaque sternite avec une rangée Lransvers( de carinules longitu-
dinales, qui sont deux fois plus longues sur les deux derniers sternites.
Dimorphisme sexuel non appréciable mise à part la conformation de l'avant
dernier sternite abdominal.
Distribution. — ARCHIPEL DES SeYCHELLES. Mahé : Cascade Estate ; dans les
régions basses (H. Scott). — Mahé Sud, ‘Anse à la Mouche, VIIL1972
(. J. Van Mol).
ARCHIPEL DES MASCARE La Réunion : Saint Denis, IIL.1935 (. Vinson),
VII1.1963 (7. G. Pointel), lumière, 1IL.1967 (Y. Gomy); Belle Pierre, V1.1972
(. Etienne). — Sainte Marie, lumière, 11973 (Y. Gomy). — Bois Rouge, VIIL.1963
(. G. Pointel). — Saint André, lumière, 1.1972 (M. Charrie). — Saint Philippe, forêt
du Brulé de Mare Longue, I1.1955 (R. Paulian et J. Vinson). — Saint Joseph,
lumière, 11.1969, 1111972 (Y. Gomy). — Saint Gilles les Bains (J. Hamon). — Saint
Paul, lumière, HL.1968 (Y. Gomy) : Saint Paul, Brulé, 200 m (J. Hamon). — Le Port,
lumière, 11.1967 (Y. Gomy).
Répartition géographique. — Amérique centrale et Nord de l'Amérique du
Sud, Antilles, Indes, Malaisie. Seychelles, Mascareignes.
Matériel examiné : 96 exemplaires.
Genre Saprosites Redtenbacher
rosites Redtenbacher, 1858 : 436 (espèce type du genre : Saprosites peregrinns Redtenbacher, 1858, par
monoty
Saprosites Redtenbacher : SCHMIDT, 1909 : 110. — 1922: 398.
Saprosites Redtenbacher ; PAULIAN, 1936 8.
Saprosites Redtenbacher ; PITTINO, 1984b : 315.
Description. — Espèces petites, assez allongées, convexes ; de brun rouge à
brun noir luisant ; parfaitement glabres. Tête grosse, transverse, plus ou moins
ponctuée ; épistome gibbeux et, en avant, fortement déclive vers la marge antérieure
qui est échanerée ; joues saillantes, un peu recourbées vers le dessous ; yeux petits.
Pronotum plus ou moins transverse, quelquefois déprimé sur le disque, sans sillon ni
carène et plus ou moins ponctué ; marge basale rebordée ou non. Seutellum petit,
triangulaire, lisse (au moins chez les espèces malgaches). Elytres avec une épine
humérale plus ou moins forte ; dix stries ponctuées, le plus souvent ces points sont
gros ; interstries plans à caréniformes, très rarement carénés, el à ponctuation fine.
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 97
Sternites abdominaux fortement chitini és, finement ponctués, soudés entre eux et
garnis à la base d’une série de petites carinules longitudinales. Aire métasternale
avec un profond sillon longitudinal médian plus ou moins fovéolé. Tibias antérieurs
tridentés extérieurement avec un éperon terminal sur la marge interne ; tibias
intermédiaires et postérieurs dilatés à l'apex en un prolongement spiniforme externe
et ornés de deux faibles carènes externes, l’antérieure étant plus courte quelquefois
même indistincte, et de deux éperons terminaux inégaux. Epipharynx transverse
(fig. 122, 123), la marge antérieure non ciliée : corypha le plus souvent prolongée en
avant avec deux épines courtes et robustes à l'extrémité ; épitorma assez étroite en
arrière ; pedia presque glabres, mais avec une rangée de quelques soies robustes
parallèle à celle des chaetopariae. Edéage (fig. 116, 117) avec des paramères
allongés, arrondis à l’apex.
Dimorphisme sexuel peu accentué, quelquefois indistinct : le dernier sternite
abdominal du S est légèrement sinué à l’apex et l'avant dernier un peu comprimé au
milieu à l’apex (fig. 114).
Répartition géographique. — Genre largement répandu dans toutes les
régions, mais peu représenté dans la région holarctique.
Remarque. — Par suite de la présence de carènes externes sur les tibias
intermédiaires et postérieurs, d’un pronotum sans sillon ni bourrelet, ce genre a été
rapproché des Aphodius, sous-genre Ammoecius Mulsant (1842) par Redtenbacher
(1858: 437) et Harold (1877: 92).
S'il est vrai que l'épipharynx offre beaucoup de ressemblances avec celui des
représentants du sous-genre Ammoecius, la conformation du tambour de l'édéage et
des sternites abdominaux, la présence du profond sillon longitudinal de l'aire
métasternale et enfin la position particulière des deux éperons lerminaux par
rapport à l’insertion du métatarse, caractère donné par Pittino (1984b : 270),
permettent de classer les Saprosites parmi les Eupariinae.
Paulian (1942 : 117) écrit à propos de Saprosites cavus : “L'espèce se
retrouve peut-être aussi à Madagascar, d’où j'ai vu, dans la collection Boucomont, un
exemplaire nommé par Schmidt”. J'ai vu également cet Insecte: c’est un
exemplaire de Saprosites falcatus Schmidt.
Nota. — Les épipharynx et la morphologie externe des édéages des espèces
malgaches montrent si peu de différence qu'ils ne sont pas dessinés.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. 10°% interstrie élytral fortement caréné et étiré à l'apex, masquant le
rebord élytral, l'insecte vu par dessus ; espèces des Seychelles 2
10% interstrie élytral convexe à l’apex, ne masquant pas ou de très
peu le rebord élytral, l'insecte vu Par dessus... iote. 3
2. Interstries élytraux luisants, les 3, 5, 7 et 9 fortement carénés palmarum
Interstries élytraux réticulés et mats de chaque côté avec au milieu
une carène obtuse et luisante ............................... lodoiceae
Source : MNHN, Paris
98
PATRICE BORDAT
Pronotum rebordé à la base ; Je rebord tout au plus courtement
interrompu au milieu ou encore, la base est bordée par une ligne de
points plus ou moins gros
Pronotum ni rebordé ni à ponetuati
basale
Angles postérieurs du pronotum obliquement tronqués, non émargi-
nés ; petite espèce brun rouge ; pronotum avec un sillon longitudinal
médian superficiel ; ponctuation un peu rugueuse sur l'avant de
l'épistome, de chaque côté de la marge antérieure
Angles postérieurs du pronotum plus ou moins distinctement
émarginés
Interstries élytraux caréniformes ; points des stries forts, leur diamètre
égale la moitié de la largeur de l’interstrie sur le disque ; rebord basal
du pronotum un peu explané au milieu, fortement ponctué dans le
sillon basal perforatus
Interstries élytraux plans ou convexes ; pronolum pas aussi fortement
ponctué
tantulus
6
Plus grand ; ponctuation de la tête moyenne et dense ; interstries
légèrement convexes, assez nettement ponctués ; points des stries
triangulaires ; 1°* article des tarses postérieurs assez gros, à peine
égal aux deux suivants réunis ; éperon terminal supérieur des tibias
postérieurs plus long que les deux premiers articles .
Plus petit ; ponctuation de la tête très fine, assez éparse ; interstries
convexes, à ponctuation presque invisible ; points des stries cireu-
laires ; premier article des tarses postérieurs allongé, nettement plus
long que les deux articles suivants réunis, éperon terminal supérieur
des tibias postérieurs arrivant au milieu du 2°" article tarsal .... rectus
Petite espèce brun rouge concolore ; ponctuation du pronotum
simple, ses angles postérieurs obliquement tronqués, non émar-
ginés ........... Eee esquisses pygmaeus
Ponctuation du pronotum double ..............-............ 8
Ponctuation du vertex beaucoup plus forte que celles de l'épistome
et du clypéus :.....................er.ese un Fa5e so)
Ponctuation de la tête simple, devenant quelquefois progressivement
plus forte sur le vertex 10
Marge antérieure de la tête profondément émarginée au milieu ;
ponctuation pronotale assez éparse, les gros points séparés au moins
d’une fois leur diamètre ; interstries élytraux plans sur le disque ;
stries très fines, tout au plus égales au cinquième de la largeur des
interstries sur les côtés, leurs points entament à peine les
interstries ................... MER . ns tenuistriatus
Marge antérieure de la tête moins profondément émarginée ;
ponctuation pronotale dense, les gros points presque tangents vers les
angles antérieurs ; interstries élytraux convexes sur le disque ; stries
assez fortes, égales au quart de la largeur des interstries sur le disque
et encore plus larges sur les côtés ............................ sicardi
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 99
10.
11. Angles postérieurs du pronotum réunis aux marges latérales par un
angle un peu étiré vers l'extérieur, l’insecte vu par dessus ; pronotum
peu transverse ......... parallelicollis
— Angles postérieurs non étirés vers l'extérieur en se réunissant aux
marges latérales ; pronotum transverse ......................... 12
12. Grande espèce large ; angles postérieurs du pronotum nettement
émarginés ; ponctuation pronotale double, les gros points seulement
un peu plus gros que les petits ; stries élytrales fines, leurs points
fins fastus
— Petite espèce allongée ; angles postérieurs du pronotum arrondis ou
quelquefois un peu tronqués; ponctuation pronotale nettement
double ; stries élytrales plus fortes, leurs points gros ..…. laticeps laticeps
— Interstries élytraux plans sur le disque ; points des stries moins forts.
Sous-espèce des Seychelles : . laticeps seychellensis
13. Marge basale du pronotum fortement bisinuée ; petite espèce avec le
pronotum peu transverse ; plus grande largeur des élytres en arrière
du milieu ; points des stries allongés — comorianus
— Marge basale du pronotum peu ou pas bisinuée . sé 14
15
15. Interstries élytraux fortement convexes, les points des stries assez
gros, égaux au quart de la largeur des interstries sur le disque ; angles
postérieurs du pronotum toujours émarginés, carinules des sternites
abdominauxsassez fortes si. 0eme te falcatus
16.
Saprosites comorianus n. sp. (fig. 139)
Type. — Holotype ©, archipel des Comores, Grande Comore, La Grille, 810
m, VIL1953 (E. Raharizonina) (MNHNP).
Source : MNHN, Paris
100 PATRICE BORDAT
Description. — Longueur : 3 mm. Espèce assez courte el convexe, Un peu
élargie en arrière. Brun noir luisant, le pourtour du elypéus et les pattes brun
rouge.
Tête transverse, la marge antérieure, peu profondément échancrée, est
largement arrondie sur les côtés. Joues saillantes, obtusément arrondies et réunies
aux marges latérales par une petite sinuosité. Tout le pourtour de la tête est finement
rebordé sauf sur les joues où ce rebord est fortement élargi. Suture frontale figurée
par un très fin sillon. Epistome fortement gibbeux. Ponctuation simple, très fine et
éparse, mais elle est un peu plus forte en arrière de la suture frontale.
Pronotum peu transverse, non déprimé sur le disque. Les marges latérales,
presque parallèles, sont entièrement visibles de dessus, les calus latéraux étant très
peu saillants. Angles antérieurs arrondis. Angles postérieurs nettement émarginés,
réunis aux marges latérales par un angle droit légèrement retrouss é vers l'extérieur,
l'insecte vu par dessus. Angles antérieurs, côtés et angles postérieurs jusqu'au
milieu, rebordés. Marge basale non rebordée, fortement bisinuée. Ponctuation
double, la plus petite égale celle du vertex et couvre toute la surface tandis que la
grosse ponctuation, qui est 3 à 4 fois plus forte que la petite. irrégulière, à peine plus
dense sur les côtés mais un peu plus petite sur les angles antérieurs, est absente sur
le quart antérieur et sur les calus latéraux.
Scutellum petit, triangulaire, un peu plus long que large, microréticulé mais
imponctué.
Elytres un peu élargis en arrière du milieu et munis d’une épine humérale peu
saillante, Dix stries fines, leurs points assez gros et un peu allongés, entament
nettement les bords des interstries qui sont fortement convexes et à ponctuation très
fine et éparse. Sur la déclivité apicale, les interstries 4 et 5 se réunissent et leur
prolongement se réunit à l’apex au 10°" ainsi que les 2eme et 9eme, Les 6° et 8°7°
sont raccourcis. Le 7°"° est épaissi à l’apex.
Aire métasternale plane, très finement culée mais luisante, à ponctuation
très fine et éparse. Un profond sillon longitudinal médian, étroitement fovéolé,
atteint presque les extrémités de l'aire métasternale. La fovéole est un peu
comprimée transversalement un peu en dessous du milieu. Mésosternum situé sur
un plan plus bas que le métasternum. Sternites abdominaux luisants, très finement
et éparsement ponetués. À la base de chacun d’eux, sauf sur le dernier, se lrouve une
rangée de carinules longitudinales fortes, longues d'environ le tiers de la hauteur du
sternite. Dernier sternite légèrement sinué à la jonction avec le pygidium.
Fémurs antérieurs très épais, à peine 1.5 fois plus longs que larges, rebordés
sur la marge antérieure et à ponctuation très fine et éparse. Tibias antérieurs
tridentés à l’apex sur le bord externe, puis ornés de quelques denticules jusqu’à la
base. Eperon terminal inséré sur la marge interne, vis à vis de la dent basale externe.
Cet éperon, qui est assez robuste, régulièrement acuminé et courbé vers l'extérieur
à l'apex, est un peu plus long que le premier article des tarses antérieurs.
Fémurs intermédiaires et postérieurs assez épais, 2 fois plus longs que larg
non rebordés et à ponctuation identique à celle des fémurs antérieurs. Tibias
intermédiaires et postérieurs courts, avec deux faibles carènes externes et un court
prolongement spiniforme externe ; les couronnes apicales ont un petit denticule
obtus sous l'insertion des deux éperons terminaux, et sont frangées de soies courtes
et à peu près égales. Les tarses intermédiaires et postérieurs sont à peine plus longs
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 101
Fig. 118 à 123, épipharynx d'Ataenins et de Saprosites : 118.
seutellaris Harold. — 120, A. eaesoides (Fairmaire). — 121, A. madaga
(Scott). — 123, S. rectus n. sp.
raucus (Schmidt). — 119, 4.
us n. sp. — 122, $. palmarum
Source : MNHN, Paris
102 PATRICE BORDAT
que les tibias correspondants, et leurs articles sont un peu élargis. Le premier article
est court, aussi long que les deux suivants réunis. Eperon terminal supérieur des
tibias postérieurs aussi long que les deux premiers articles des tarses
postérieurs.
Q. Identique au S sauf l'apex du dernier sternite abdominal qui est rectiligne.
D'autre part, les carinules basales des sternites sont moins allongées et plus
nombreuses, mais il s’agit peut-être d'une variation de sculpture, cette espèce
n'étant connue que par deux exemplaires.
Remarque. — L’allotype mesure 2,8 mm.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Nioumbadjou,
600 m, 30.VIIL.1969, sous écorces (Y. Gomy), allotype Q (MNHNP). — La Grille,
810 m, VHI.1953 (E. Raharizonina), holotype & (MNHNP).
Saprosites dubius n. sp. (fig. 140)
Type. — Holotype 6, Madagascar Est, forêt au Nord d’Anosibe, L1951
(R. Paulian) (MNHN)
Description. — Longueur: 3,8 mm. Espèce assez allongée, convexe et
luisante. Brun sombre, les côtés du elypéus et les pattes brun rougeâtre.
Entièrement glabre.
Tête transverse, nettement et assez profondément échancrée en avant el
largement arrondie de chaque côté. Les joues sont saillantes, obtusément arrondies
et se raccordent aux marges latérales par une impercepüble sinuosité. Tout le
pourtour du elypéus est très finement rehordé sauf sur les joues où ce rebord est
large. Epistome fortement gibbeux. Suture frontale invisible. Ponctuation simple,
régulière, assez forte et dense partout, les points sont un peu plus gros sur les
tempes.
Pronotum transverse, non déprimé sur le disque. Les marges latérales
parallèles sont à peine masquées au milieu par les calus latéraux. Les angles
antérieurs sont largement arrondis, les postérieurs nettement émarginés. Le rebord
latéral ne se prolonge pas jusqu’à la marge basale qui est nettement crénelée sur
l'extrême rebord par une ligne de petits points. Ponctuation double ; les petits points
qui, sur le disque, sont plus petits que ceux du front mais aussi denses, couvrent
toute la surface. La grosse ponctuation dont les points égalent 4 à 5 fois le diamètre
des petits, est irrégulière. Ces gros points sont graduellement plus petits vers la
marge antérieure et ils sont absents sur le cinquième antérieur. L'ensemble de la
ponctuation est proportionnellement plus forte sur les côtés.
Seutellum petit, triangulaire, un peu plus long que large et imponctué.
Elytres un peu ovalaires, ornés d'une petite épine humérale aiguë. Dix stries
assez fines, leurs points à peu près égaux aux plus gros du pronotum, entament
nettement les bords des interstries qui sont convexes et à ponctuation aussi forte
mais plus éparse que la plus petite sur le disque du pronotum. A l'apex, les
interstries sont plus convexes, les points des stries plus gros si bien que seuls les
2eme et 10° sont visiblement réunis.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 103
Aire métasternale convexe, largement et peu profondément fovéolée au
milieu, très finement réticulée et à ponctuation fine et éparse. Un étroit sillon
longitudinal profond atteint chaque extrémité. Mésosternum situé sur un plan plus
bas que celui du métasternum. Sternites abdominaux luisants, à ponctuation fine et
très éparse sauf sur le dernier où elle est plus dense. A la base de chaque sternite se
trouve une série de petites carinules longitudinales assez longues, presque égales au
tiers de la longueur du sternite sauf sur le dernier où elles sont plus courtes.
Fémurs antérieurs élargis, presque deux fois plus longs que larges, rebordés
sur la marge antérieure et à ponctuation assez fine et éparse. Tibias antérieurs ornés
de trois dents apicales sur la marge externe qui ensuite est lisse jusqu’à la base.
L’éperon terminal est inséré sur la marge interne vis à vis de la dent basale et il
atteint le milieu du second article tarsal.
Fémurs intermédiaires et postérieurs plus allongés, 2,5 fois plus longs que
larges, non rebordés, à ponctuation un peu plus fine que celle des antérieurs mais
aussi dense. Tibias intermédiaires et postérieurs aplatis, triangulaires, élargis
extérieurement à l’apex en un prolongement spiniforme, et avec deux petites
carènes externes. Couronnes apicales munies d’un petit denticule sous l'insertion
des deux éperons terminaux et ornées de soies courtes et égales. Tarses
intermédiaires et postérieurs de même longueur que les tibias correspondants. Le
premier article des tarses intermédiaires et postérieurs est à peine aussi long que les
deux suivants réunis mais il est beaucoup plus gros. L'éperon terminal supérieur des
tibias postérieurs est plus long que les deux premiers articles suivants réunis.
9. Identique au ©, mais l’apex du dernier sternite abdominal est
rectiligne.
Remarque. — Longueur : 3,3 à 3,8 mm.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr : Forêt au Nord d’Anosibe [route
d’Anosibe], [1951 (R. Paulian), holotype (MNHNP), 1 paratype (CPB); route
d’Anosibe, km 13,5, 6.VIIL.1969 (Y. Gomy), 2 paratypes (MHNG, CPB). — Périnet,
5.VI1.1957 (P. 4. Remy), 1 paratype (MNHNP); 18.11.1967, sous écorces (Y.
Gomy), 1 paratype (MHNG) ; 12.X.1970, litière de forêt (P. Hammond), 3 paratypes
(BMNH, CPB).
MaDAGASCaR : Sans précision, 1834 (J. Goudot), 1 paratype (MNHNP).
Saprosites explanatus n. sp. (fig. 116, 133)
Type. — Holotype &, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre (A. Sicard)
(MNHNP).
Description. — Longueur : 3,9 mm. Espèce assez allongée, convexe. Brun
noir luisant, le pourtour de la tête et les pattes brun rouge. Entièrement
glabre.
Tête transverse. Marge antérieure peu profondément échancrée et, de chaque
côté, en courbe presque régulière jusqu'aux joues qui sont obtusément arrondies et
qui se raccordent sans discontinuité. Tout le pourtour de la tête est finement
rebordé, mais plus fortement sur les joues. Suture frontale figurée seulement par un
Source : MNHN, Paris
104 PATRICE BORDAT
très fin sillon au milieu du front. Epistome fortement gibbeux. Ponctuation simple,
régulière, assez fine et peu dense en avant de la suture frontale mais légèrement plus
forte sur le vertex où elle est remplacée par quelques points plus gros sur les côtés à
proximité des yeux.
Pronotum transverse. Marges latérales légèrement convergentes en avant et
masquées par les calus latéraux, l'insecte vu par dessus. Angles antérieurs arrondis.
Angles postérieurs obliquement tronqués, 7 nis aux marges latérales par un angle
obtus nettement étiré vers l'extérieur. Marge basale légèrement bisinuée, non
rebordée. Marges latérales, angles antérieurs et postérieurs rebordés. Ponctuation
double, la plus petite, identique à celle de l’épistome, couvre toute la surface ; la
plus grosse, dont les points égalent environ 5 fois le diamètre des petits, est assez
dense, irrégulière, plus dense vers les côtés sauf sur les calus latéraux, mais absente
sur le quart antérieur du disque.
Seutellum petit, triangulaire, lisse.
Elytres avec un denticule huméral saillant mais émoussé à l'extrémité. Dix
stries fines, leurs points sont assez gros et entament nettement les bords d
interstries qui sont légèrement convexes sur le disque et les côtés, mai plus
fortement à l’apex, très finement et éparsement ponctués partout. Le interstries 4 el
5 se réunissent sur la déclivité apicale puis, à l’apex, au 100 ainsi que le 2°"°. Les
interstries 6, 8 et 9 sont raccourcis.
Aire métasternale concave, lisse, avec un profond sillon longitudinal
n'atteignant pas les extrémités et avec une fovéole oblongue assez étroite,
comprimée transversalement au milieu. Mésosternum situé sur un plan à peine plus
bas que celui du métasternum. Sternites abdominaux luisants avee une ponctuation
très fine et éparse, à peine plus forte sur le dernier sternite. Les quatre derniers ont à
la base une rangée de carinules transverses assez fortes, égales à peu près au quart
de la largeur du sternite correspondant. Sternite apical avec une petite dépression
basale au milieu, remplaçant les carinules longitudinales et, de plus, sa marge
apicale est à peu près parallèle à la marge basale.
Fémurs antérieurs 1,5 fois plus longs que large: rebordés sur la marge
antérieure, à ponctuation très fine et éparse. Tibias antérieurs normalement
tridentés extérieurement mais non denticulés en dessous de la dent basale. Eperon
terminal inséré sur la marge interne, entre les deux dents basales, régulièrement
acuminé et légèrement courbé vers l'extérieur, aussi long que le premier artiele des
tarses correspondants.
Fémurs intermédiaires et postérieurs allongés, environ 2,5 fois plus longs que
larges, non rebordés et à ponctuation identique à celle des fémurs antérieurs. Tibias
intermédiaires et postérieurs aplatis, triangulaires, avec un prolongement spiniforme
externe à l'apex et deux courtes carènes lransverses bien visibles sur la marge
externe. Couronnes apicales avec un dentieule court et obtus sur la marge interne en
dessous des deux éperons terminaux, et frangées de soies courtes et égales. Tarses
intermédiaires et postérieurs à peine plus longs que les tibias. Eperon terminal
supérieur des tibias postérieurs atteignant presque l'apex du deuxième article. Le
premier article est un peu plus long que les deux suivants réunis.
Q. Identique au ', mais la marge apicale du dernier sternite est rectiligne et la
marge basale est dépourvue de fovéole.
Remarque. — Longueur : 3,4 à 4,2 mm.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARTINA
105
Distribution dans Pile. — Mabaçascar NorD : Montagne d'Ambre, 5 paratypes
étiquetés comme l'holotype (MNHNP, CPB) ; Montagne d'Ambre ?, IL 2 paratypes
(MNHNP).
MADAGAsCAR OUEST : Suberbieville [Maevatanana] (H. Perrier de la Bâthie), 1
paratype (MNHNP). — Sous-préfecture d’Antsalova, Antsingy, réserve naturelle
intégrale n° 9, piège lumineux, 1.1975 (A. Peyrieras), 1 paratype (MNHNP). — E. de
Sakaraha, [ancienne] route de Tuléar, forêt de Lambomakandro, 500 m, VIL.1957
(4. Robinson), 2 paratypes (MNHNP, CPB).
MADAGASCAR : Sans précision, ex. coll. L. Fairmaire, 1 paratype (MNHNP).
Saprosites falcatus Schmidt (fig. 114, 135)
idt, 1908 : 57. — 1922: 403.
Schmidt ; PAULIAN, 1936 : 139.
Type. — LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes: 1/ blanche,
imprimée : Madagascar; 2/ blanche, imprimée: Coll. Kraatz: 3/ blanche,
imprimée : A. Schmidt det. ; 4/ rouge, imprimée : Typus ; 5/ blanche, écrite par
Schmidt : Saprosites falcatus n. sp. Schmidt ; 6/ blanche, manuscrite : Saprosites
falcatus Schm.; 7/ rouge, manuscrite : Saprosites falcatus Schmidt, 1908, 6,
lectotype, P. Bordat det., 1984 (IPAL). Présente désignation.
Description. — Longueur 3,1 à 3,9 mm. Espèce assez allongée, luisante ; brun
sombre, le pourtour du elypéus et les pattes brun rougeâtre.
Marge antérieure du clypéus échancrée au milieu, largement arrondie de
chaque côté ; joues saillantes, presque rectangulaires mais arrondies dans l'angle ;
suture frontale visible sous un angle d'observation approprié ; en avant de la suture
frontale, la ponctuation est simple, très fine, régulière et éparse alors qu'en arrière,
elle est légèrement plus forte et un peu plus dense.
Marges latérales du pronotum nettement masquées au milieu, en vue de
dessus, par les calus latéraux qui sont assez saillants : angles antérieurs arrondis ;
angles postérieurs obliquement tronqués avec une échancrure plus où moins
accentuée ; le rebord latéral se prolonge quelquefois un peu sur la marge basale ;
ponctuation double ; la plus petite est légèrement moins forte que celle du vertex
mais de même densité ; la plus grosse, irrégulière, assez dense est un peu plus petite
sur les côtés et absente sur le cinquième antérieur.
Elytres avec un denticule aigu, assez saillant ; stries assez fines, leurs points
assez gros entament nettement les bords des interstries qui sont convexes, très
finement et éparsement ponctué:
Aire métasternale plane, très finement et éparsement ponctuée, avec un sillon
longitudinal médian étroitement fovéolé ; sternites abdominaux très finement et
éparsement ponetués mais un peu plus densément sur le dernier ; une rangée de
carinules basales assez fortes mais beaucoup plus courtes sur le sternite apical.
Tibias intermédiaires et postérieurs aussi longs que les tarses correspondants :;
éperon terminal supérieur des tibias postérieurs atteignant presque l’apex du
deuxième article ; le premier article est plus long que les deux suivants réunis.
Source : MNHN, Paris
106 PATRICE BORDAT
Remarque. — Cette espèce très commune à Madagascar est assez variable et
se sépare quelquefois difficilement de laticeps et de madagascariensis lorsque ces
dernières offrent une morphologie ou une sculpture extrêmes.
Distribution dans lil. — MADAGAsCAR Norp: Diégo-Suarez, 1893
(Ch. Alluaud). — Montagne d'Ambre (4. Sieard). XII.1948 (R. Paulian): les
Roussettes, 1 100 m, XI et XII.1958 (4. Robinson), I1.1959 (P. Soga) ; lac Maudit,
IX.1959 (J. Elie) ; cascade des Roussettes, sous écorce, L.1968 (Y. Gomy) ; “under
bark of large fallen deciduous trees”, X.1970 (P. M. Hammond).
Mapacascar SAmBiRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe, sur Aleurites triloba,
VIIL1947 (R. Paulian). — Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 800 m, X.1949
(R. Paulian).
Mapacascar Esr : 10 km au N. de Sambava, Bemanevika (4. Peyrieras). —
30 km au NE. de Maroantsetra, Ankovona, II1.1945 (J. Vadon). — E. de
Maroantsetra, Ambodivoangy, IL.1949 (P. Clément). — Presqu'île de Masoala,
Hiaraka, 1000 m, VI.1975 (A. Peyrieras). — Sous-préfecture de Soanierana
Ivongo, Manambato, VII.1954 (A. Robinson). — Fenerive, XIL1956 (R. F.
Lawrence). — Tamatave. — Réserve naturelle intégrale n° 3, Ambatovositra,
Andranomalaza, I1.1957 (P. Soga). — Forêts de Fito, 1897 (Perrot frères). —
Moramanga, 11.1958 (R. Vieu). — Forêt au N. d’Anosibe [route d’Anosibe], 1.1951
(R. Paulian) ; km 13,5, sous écorce, VIIL1969 (Y. Gomy); km 26, forêt de
Sandrangato ; km 54,900, Ampitameloka, 840 m, VIL1956 (P. Griveaud) ; km 57.
— Périnet, sur Ravenala sp. X.1950 (4. Robinson) ; dans une porcherie, IL.1967
(Y. Gomy); 800 m, V.1968 (K. M. Guichard); litière forestière, X.1970
(P. M. Hammond). — 6 km au N.-0. de Fanovana, Ifanadiana, VL.1956
(P. Griveaud). —Ranomafana, dans un poulailler, 1.1968 (Y. Gomy). — Fort-Carnot
(ex coll. Boucomont). — Forêt au N. de Fort-Dauphin, 1901 (Ch. Alluaud).
MaDacascar CENTRE : 20 km au N. d’Anjozorobe, forêt à l'E. de Betatao,
XL.1971 (A. Peyrieras). — E. du lac de Mantasoa, Andrangoloaka, 1600 m,
(Sikora) ; forêt d’Ambohiboatavo, 1 340 m, litière, II1.1973 (4. Peyrieras). — La
Mandraka, 1 250 m, X.1956 (4. Robinson). — Région de Carion, station forestière
d’Angavokely, VIL.1947 (4. Robinson). — Province de l'Imerina (Sikora). — N. de
Tananarive, Ambohimanga, sous écorce, 1.1967 (Y. Gomy). — Tananarive
(£. Lamberton, G. Olsoufieff) ; Tananarive-Tsimbazaza, VL.1956 (A. Robinson). —
Route de Tamatave, km 26, reste de forêt, III.1949 (R. Paulian). — Région
d’Ankazobe, lambeaux forestiers du tampoketsy d'Ambohitantely, XIL.1947
(R. Paulian) ; dépression pointe S.-0., 111948 (P. Cachan) ; station forestière de
Manankazo, VIL1957 (J. Elie). — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, 2 000 m,
XIL.1947 (P. Clément), IX.1948 (R. Paulian) ; col de Faratsiho, 2 200 m, 1X.1955
(R. Paulian) ; fourré à Philippia, 2 250 m, X1.1973 (A. Peyrieras). — Antsirabe,
lumière, IL.1967 (Y. Gomy). — Ambositra (ex coll. Sicard). — Massif de l’Itremo,
forêt dense humide de montagne, 1 615 m, 1.1973 (A. Peyrieras). — Pays Betsileo,
route nationale 7 [du Sud], forêt d’Ankazomivady, [V.1949 (R. Paulian) ; km 292,
forêt d’Ambatofitorahana, VI.1974 (D. Llinares) ; km 292, 1700 m, 11.1974
(P. Vietie & A. Peyrieras). — Ambohimahasoa, VIL.1948 (4. Robinson). — N. de
Fianarantsoa, route de Ranomafana, sous écorce, 1.1968 (Y. Gomy) ; route de
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 107
Tananarive, sous écorce, 1.1968 (Y. Gomy). — N. du massif de T’Andringitra, forêt
d’Ambavahala, IX.1949 (A. Robinson) ; massif de l'Andringitra, forêt Imaitso, 2 030
m, 1.1958 (P. Griveaud). — Thosy, I1.1933 (A. Seyrig). — Bekily, 1 et I1.1933
(4. Seyrig). — Massif de l'Analavelona, forêt de moyenne altitude, battage
d’arbustes, VIL.1972 (A. Peyrieras).
Mapacascar OUEST : Suberbieville [Maevatanana] (Perrier de la Bâthie). —
Région du Bongolava, XI1.1974 (4. Peyrieras). — Ankazoabo, station du Banian, 70
m, VIL.1957 (A. Robinson).
Matériel examiné : 352 exemplaires.
Saprosites fastus Petrovitz (fig. 132)
Saprosites fastus Petrovitz, 1965 : 173.
Type. — Holotype, Madagascar Nord, Amber-Gebirge [Montagne d’Ambre] (ex
coll. H. Rolle) (MNHUB).
Description. — Longueur : 4,4 à 4,6 mm. Espèce large, luisante, un peu
déprimée sur le disque ; brun sombre, les pattes brun rouge. Glabre.
Marge antérieure de la tête échancrée au milièu, largement arrondie de chaque
côté ; joues rectangulaires, réunies aux marges latérales sans discontinuité ; suture
frontale invisible ; ponctuation assez fine et assez dense partout.
Pronotum très transverse, presque 2 fois plus large que long: les marges
latérales rectilignes et convergentes vers l'avant sont masquées au milieu par les
calus latéraux, l'insecte vu de dessus ; angles postérieurs faiblement émarginés et
explanés en se réunissant à la marge basale ; marges latérales rebordées jusqu’au
milieu des angles postérieurs ; ponctuation double, la plus petite, un peu moins
grosse que celle de la tête, couvre toute la surface ; les gros points qui égalent 2 à 3
fois le diamètre des petits sont épars sur le disque et les côtés et absents sur le tiers
antérieur.
Elytres avec un denticule huméral obtus, peu saillant ; stries fines, leurs points
sont assez fins mais entament nettement les bords des interstries qui sont
légèrement convexes, très finement et éparsement ponctués.
Aire métasternale microréticulée, plane, très finement et éparsement
ponctuée avec un sillon longitudinal médian assez largement fovéolé. Mésosternum
et métasternum situés sur le même plan. Sternites abdominaux très finement et
éparsement ponctués, avec des carinules basales assez courtes; tibias inter-
médiaires et postérieurs assez courts, leurs couronnes apicales ornées de soies
courtes et égales ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs atteignant le
milieu du deuxième article ; le premier article un peu plus long que les deux
suivants réunis.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre.
Mapaçascar Ouesr: Sous-préfecture d’Antsavola, Andobo, forêt de
l’Antsingy, 190 m, I. 1957 (P. Griveaud). — Ankazoabo, bois décomposé de
Baobab, VIIL.1948 (P. Clément). — N.-E. de Sakaraha, [ancienne] route de Tuléar,
km 808, forêt de Lambomakandro, 500 m, VIL.1957 (A. Robinson).
Source : MNHN, Paris
108 PATRICE BORDAT
Manacascar Sup : Sous-préfecture de Betioky Sud, route de Betioky Sud à
Soalara, Vohitsara, sous écorce, 11.1949 (P. Clément).
Matériel examiné : 5 exemplaires.
Saprosites laticeps (Fairmaire)
Pleurophorus
sprosites laticeps (Fairmaire) ; SC
aprosi ceps (Fa PauLt
Saprosites laticeps (Fairm.) ; J. VixsON, 19%
Saprosites laticeps (Fairmaire) ; PAULIAN, 1979
4.
Répartition géographique. — Chagos, Seychelle
Mascareignes.
Comores, Madagascar,
Deux sous-espèces :
s) laticeps Fairmaire, 1871 : 34
È KünckeL, 1887, pl. 22, fig. 4 (Mada
ps Rarmaire ; FAIRAIRE, 1893 : 523 (Comores).
im. [sub Psammodius] ; ALLUAUD, 1898 : 66 (parti. Diégo-Suarez, Curepipe).
Type. — LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes : 1/ blanche,
manuscrite : Ste Marie de Madag. : 2/ blanche, manuscrite de Fairmaire : Psammod.
Platytomus laticeps Fairm. Madag.; 3/ rouge, imprimée : TYPE; 4/ bleue,
imprimée : Muséum Paris 1906, coll. Léon Fairmaire : 5/ rouge, manuscrite :
Psammodius laticeps Fairmaire 1871, &, lectotype, P. Bordat det. 1986 ; 6/
blanche, manuscrite : Saprosites laticeps (Frm) P. Bordat det.. 1986. (MNHNP).
Présente désignation.
Description. — Longueur : 2,5 à 3,2 mm. Petite espèce un peu déprimée sur le
disque ; brun noir luisant, pourtour du elypéus et pattes brun rougeâtre. Glabre.
Tête échancrée en avant et largement arrondie de chaque côté; joues
obtusément arrondies, réunies par une imperceptible sinuosité aux marges
latérales ; suture frontale invisible ; ponctuation assez forte, assez dense et régulière
partout, à peine plus petite à proximité des marges latérales et antérieure.
Pronotum transverse, les marges latérales sont masquées par les calus latéraux
au milieu, en vue de dessus ; angles postérieurs légèrement tronqués quelquefois
très faiblement émarginés ; côtés, angles antérieurs et postérieurs rebordés ; pone-
tuation double, la plus petite aussi grosse et dense que celle de l’épistome couvre
toute la surface : la plus grosse, dont les points sont 4 à 5 fois plus gros que les petits
est éparse sur le disque et les côtés, un peu plus dense vers les angles antérieurs
mais absente sur le cinquième antérieur sur le disque.
Elytres avec une petite épine humérale ; stries assez fines, les points assez
gros entament fortement les bords des interstries qui sont convexes, Lrès finement et
éparsement ponctués.
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 109
Aire métasternale plane, très finement et éparsement ponctuée avec un étroit
sillon longitudinal médian. Mésosternum et métasternum situés sur le même plan.
Sternites abdominaux luisants à ponctuation identique à celle de l’aire métasternale,
arinules basales assez fortes, environ égales au quart de la largeur des
Tibias antérieurs tridentés extérieurement avec un ou deux petits denticules
externes, quelquefois peu visibles, en dessous de la dent basale, Tibias
intermédiaires et postérieurs avec deux carènes obliques externes et des couronnes
icales non denticulées mais ornées de soies courtes et égales ; éperon terminal
supérieur des til stérieurs presque aussi long que les deux premiers articles
tarsaux ; le premier étant égal aux deux suivants réunis.
Remarque. — Cette espèce, décrite par Fairmaire dans le genre Psammodius,
est sans aucun doute un Saprosites. Du fait de ses angles postérieurs du pronotum
quelquefois à peine échancrés, on pourrait le déterminer comme S. falcatus. Mais
celui-ci, en plus de ses angles postérieurs du pronotum nettement échancrés, a la
ponctuation de l'avant tête légèrement plus fine que celle du vertex et le
mésosternum situé sur un plan plus bas que celui du métasternum.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Moroni (.
Cachan). — Nioumbadjou, 600 m, sous écorce, VIIL.1969 (%. Gomy).
Mohéli : Moihani, dans un tronc de Cocotier et sous les Algues, VIIL.1969
(Y. Gomy). — Sambia, sous écorce, VIIL.1969 (Y. Gomy).
Anjouan : Vers Domoni, tronc mort, VIIL.1969 (Y. Gomy).
Mayotte (sans plus).
MaDaGasCaR NoRD : Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud). — Montagne d’Ambre
(A. Sicard); cascade des Roussettes, X1.1946 (J. Millot). — Ambilobe, 1951
(R. Paulian).
MapaGascar SamBirano : Nosy Be, 1885 (4. Perrier de la Bâthie), sous
Mangue pourrie, 111968 (Y. Gomy). — Bas Sambirano, Ambanja, VIL.1948
(4. Robinson). — Nosy Mitsio, 1.1960 (R. Paulian).
Mapacascar Esr: Maroantsetra, sous écorce de bois coupé, IX.1958
(. Vadon) ; 15 km au N.-0. de Maroantsetra, Fampanambo, IL.1961 (J. Vadon) ; 15
km au N./N.-E. de Maroantsetra, Antakotako, IL1938 (J. Vadon) ; E. de Maro-
antsetra, Ambodivoangy (J. Vadon). — Baie d'Antongil (J. Vadon). — [ex] Province
de Fenerive, région de Soanierana-[vongo, X.1905 (À. Mathiau). — Ile Sainte Marie
(Ch. Coquerel), Betty plage, dans terreau de Cocotier, 1.1968 (Y. Gomy).— 13 km
au N. de Tamatave, station agricole de l’Ivoloina, sous écorce d’Albizia, de VII à
XL.1949 (P. Clément), X.1957 (J. Elie). — Tamatave-île Catinat, IX.1957 (J. Elie).
— Forêt de Fito. — Route d’Anosibe, km 27, 1.1967 (Y. Gomy). — Env. de Fort-
Dauphin, Sainte Luce, sous bouse et écorce de Cocotier, VIL.1969 (Y. Gomy).
MaDaGascaR CENTRE : La Mandraka (J. Vadon). — Tananarive (ex coll.
Boucomont). — Massif de l’Ankaratra, forêt dense humide de montagne, 2 200 m,
IX.1967 (À. Peyrieras). — Antsirabe, lumière, 1.1968 (Y. Gomy). — N. de
Fianarantsoa, route de Ranomafana, sous écorce, L.1968 (Y. Gomy).
Source : MNHN, Paris
110 PATRICE BORDAT
Mapacascar Ouesr : Suberbieville [Maevatananal] (H. Perrier de la Bâthie). —
E. de Morombe, station agricole du Bas Mangoky, Tanandava, lumière. 1963/64
(G. Schmitz). — Ankazoabo, station du Banian, 70 m, VIL.1957 (4. Robinson). —
N.-E. de Sakaraha, [ancienne] route de Tuléar, km 808, forêt de Lambomakandro,
500 m, VIL.1957 (4. Robinson).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES La Réunion : Saint Denis, lumière, 111.1967
(Y. Gomy). — Saint Philippe. forêt du Brulé de Mare Longue, 11.1955 (R. Paulian &
J. Vinson). — Saint Gilles les Bains, dans bergerie, V.1965 et 111.1969, lumière,
X.1965 et IIL.1966, plage, 111965 (tous Y. Gomy). — Saint Paul, sous fruit pourri,
111965 (Y. Gomy).
Ile Maurice (J. Vinson 1958): Curepipe, 1.1936. (Ch. Alluaud) — Moka,
x111935. — Port-Louis, 11932. — Roches Noires, IX.1936. — Cabinet,
IX.1957.
Matériel examiné : 510 exemplaires.
Biologie. — S. laticeps, largement répandu à Madagascar et dans les
Mascareignes se rencontre dans des biotopes plutôt éclectiques. Ainsi, cette espèce
qui est souvent capturée à la lumière ou sous des écorces d’essences diverses, a été
récoltée aussi par Y. Gomy sous des Algues dans l’île de Mobhéli et, à La Réunion, sur
la plage sous des excréments humains à Saint Gilles les Bains et sous des fruits
pourris à Saint Paul.
Saprosites laticeps seychellensis n. subsp.
Saprosites laticeps Farm. [sub Psammodinr
Saprosites laticeps (Fairmaire) ; SCOTT, 19
LLUAUD, 1898 : 66 (partim, La Digne).
26.
Type. — Holotype ©, archipel des Seychelles, La Digue, 1892 (Ch. Alluaud)
(MNHNP).
Description. — Cette sous-espèce se distingue de la sous-espèce nominative
par ses joues moins saillantes, la grosse ponctuation pronotale plus petite et moins
dense, les points des stries élytrales moins forts et les interstries, y compris le
d p ytrales y comp
juxtasutural, presque plans sur le disque.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLES. Silhouette : Pointe Étienne,
IX.1908 (H. Scott). — Forêt au-dessus de Mare aux Cochons, IX.1909 (H. Scott)
(13 paratypes, BMNH, MNEHNP, CPB).
La Digue, 1892 (Ch. Alluaud) (5 paratypes, MNHNP, CPB).
Saprosites lodoiceae (Scott), n. comb. (fig. 125)
Ataenius lodoiceae Seott, 1912 : 225.
Ataenius lodoi ut; ScHMIDT, 1922 : 455.
Ataenius Lodoiceae H. Scott ; PAULIAN, 1936 : 140.
Type. — LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes : 1/ blanche,
manuscrite où l'insecte est collé : Type H.S. Ataenius lodoiceae H. Scott, Praslin 49
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 111
131 182
tulus n. sp. — 129, $. pyemaeus Harold. — 130, $.
perforatus n. sp. — 131, S. rectus n. sp. — 132, S. fastus Petrovitz.
a ; 2/ blanche avec l’édéage collé ; 3/ ronde, blanche cerclée de rouge, imprimée :
Type H. T.; 4/ bleue, imprimée : TYPE ; 5/ blanche, imprimée : Praslin, 1908,
Seychelles Exp. ; 6/ blanche, imprimée : Seychelles Islands, Percy Sladen Trust
Expedition, 1913, 170 ; 7/ blanche imprimée : Ataenius lodoiceae H. Scott; 8/
ronde, blanche cerclée de bleu, imprimée : syntype : 9/ rouge, manuscrite : Ataenius
lodoiceae Scott lectotype, ©, P. Bordat det., 1986; 10/ blanche, manuscrite :
Saprosites lodoiceae (Scott), P. Bordat det., 1986 (BMNH). Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
112 PATRICE BORDAT
Description. — Longueur : 3.1 mm. Brun sombre, côtés du pronotum et
pourtour du clypéus plus clair. Tête et pronotum luisants ; élytres fortement
chagrinés, mats mais lisses et luisants au milieu. Glabre.
Tête assez large et convexe ; marge antérieure peu échancrée, largement
arrondie de chaque côté ; joues saillantes, obtusément arrondies ; suture frontale
absente ; épistome fortement gibbeux ; ponctuation simple, assez forte et dense, un
peu moins dense et plus superficielle sur fond légèrement réticulé sur les côtés et
sur la partie déclive de l'épistome jusqu'à la marge antérieure.
Pronotum transverse, les marges latérales parallèles, entièrement visibles de
dessus ; angles antérieurs et postérieurs arron pourtour du pronotum rebordé,
sauf sur la marge antérieure ; une légère impression sur les côtés, derrière les angles
antérieurs ; ponctuation double, dense, presque confluente sur les côtés.
Elytres avec une carène humérale mais inerme ; dix stries assez larges, leurs
points entament fortement les bords des interstries; ceux-ci sont fortement
réticulés, plans, mais avec une carène longitudinale obtuse luisante et ponctuée au
milieu ; la carène est plus élevée sur les interstries 7 et9 ; les 8 et 10 sont plans, non
carénés ; à l’apex le 10° interstrie est fortement caréné et se réunit au Jens
Aire métasternale assez finement et éparsement ponctuée, largement fovéolée,
avec un sillon longitudinal médian ; mésosternum situé sur un plan nettement plus
bas que celui du métasternum ; sternites abdominaux luisants, assez finement et peu
densément ponetués, les deux derniers plus densément ; carinules longitudinales
courtes.
Fémurs à ponctuation identique à celle de l'aire métasternale. Tibias
intermédiaires et postérieurs avec deux carènes externes obliques bien visibles ;
premier article des tarses postérieurs presque aussi long que les trois suivants
réunis ; éperon terminal supérieur des üibias postérieurs aussi long que le premier
article.
Remarque. — Malgré sa sculpture élytrale particulière, cette espèce
appartient au genre Saprosites à cause notamment de la conformation des tibias
intermédiaires et postérieurs et de la forme de l'édéage.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLES. Praslin : Côtes d'Or Estate, Vallée
de Mai, XL1908 (H. Scott). Je n'ai vu que deux exemplaires de la série
originale.
Biologie. — Sept spécimens furent trouvés à la base des feuilles d’un Palmier
Coco-de-Mer S (Lodoicea sechellarum) [recte maldivica].
Saprosites madagascariensis Schmidt (fig. 115, 137)
Saprosites madagascariensis Schmidt, 1911 : 43. — 1922: 406.
Saprosites madagascariensis Ad. Schmidt: PAULIAN, 1936 : 139.
Saprosites attenuatus Schmidt, 1922b : 98. N. syn.
Types. — madagascariensis Schmidt. Holotype, Madagascar Centre,
Tananarive (sans plus) (RMS).
attenuatus Schmidt. Holotype, Madagascar Centre, E. de lImerina,
Andrangoloaka (sans plus) (RMS).
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 113
Description. — Longueur : 3,2 à 4,3 mm. Un peu déprimé ; brun noir luisant :
pourtour du elypéus, pattes, et quelquefois marge antérieure du pronotum, base des
élytres et interstrie juxtasutural brun rouge. Glabre.
Tête large et convexe ; marge antérieure échancrée et largement arrondie de
chaque côté; joues obtusément arrondies, un peu curvilignes, raccordées aux
marges latérales par une petite sinuosité ; tout le pourtour du elypéus est finement
rebordé mais un peu plus fortement sur les joues ; ponctuation assez fine, régulière
et assez dense, un peu plus fine sur la partie antérieure de la tête.
Pronotum transverse, les calus latéraux masquent un peu le milieu des côtés
en vue de dessus ; marges latérales, angles antérieurs et postérieurs rebordés ; ces
derniers obliquement tronqués, quelquefois légèrement émarginés ; ponctuation
double ; la plus petite, un peu plus fine que celle de l’épistome et du front, couvre
toute la surface ; la plus grosse, dont les points égalent 3 à 4 fois le diamètre des
petits, est peu dense sur le disque et sur les côtés, plus dense vers les angles
antérieurs mais absente le long de la marge antérieure.
Elytres assez allongés avec une petite épine humérale ; stries assez fines, leurs
points assez petits entament nettement les bords des interstries qui sont plans sur le
disque et les côtés, convexes à l’apex, et très finement et éparsement ponctués
partout.
Aire métasternale plane, très finement et éparsement ponctuée avec un sillon
longitudinal étroitement fovéolé ; mésosternum situé sur un plan un peu plus bas
que celui du métasternum ; sternites abdominaux luisants, très finement micro-
réticulés, à ponctuation très fine et éparse ; les carinules longitudinales basales sont
courtes et égalent au plus le cinquième de la largeur du sternite.
Tibias intermédiaires et postérieurs avec deux carènes transverses ; couronnes
apicales ornées de soies courtes et égales, avec un petit denticule situé en dessous
de l'insertion des deux éperons terminaux et un prolongement spiniforme sur l'angle
extérieur ; premier article des tarses postérieurs aussi long que les deux articles
suivants réunis ; éperon terminal supérieur des tibias postérieurs presque aussi long
que les deux premiers articles suivants réunis.
Remarque. — J'ai eu en communication les types de S. madagascariensis
Schmidt et de S. attenuatus Schmidt. Si le spécimen typique de madagascariensis ne
porte aucune étiquette de détermination manuscrite de Schmidt, sous celui de
attenuatus on peut lire : “S. attenuatus Type m.” écrit par l’auteur. Après examen de
ces deux espèces, rien ne permet de les séparer, à part les angles postérieurs qui sont
légèrement émarginés dans la troncature chez madagascariensis. Mais dans la
collection Boucomont (MNHNP), se trouve un exemplaire de cette espèce
déterminé par Schmidt, ne montrant aucune différence avec attenuatus.
Lorsqu'il a décrit $. attenuatus, Schmidt le comparait à $. breviusculus Harold
que je ne connais pas. Mais d’après la clé de détermination des espèces de
Saprosites (Schmidt, 1922a : 399), celle-ci a : “Mittel- und Hintertibien am unteren
Spitzenrande zwischen den Endborsten gezähnelt” et “Vordertibien mit kleineren
Kerbzähnen zwischen dem unteren Lateralzähnen”. Or, on ne retrouve pas ces
caractères sur le type de attenuatus, qui, comme madagascariensis, possède
seulement un petit denticule sur la couronne apicale des tibias intermédiaires et
postérieurs sous l'insertion des deux éperons terminaux.
Source : MNHN, Paris
114 PATRICE BORDAT
Par ailleurs, du fait des angles postérieurs du pronotum quelquefois
légèrement échanerés dans la troncature, on peut confondre madagascariensis avec
falcatus mais cette dernière a les angles postérieurs du pronotum émarginés, les
élytres plus courts, les points des stries plus gros, les interstries nettement convexes,
les carinules des sternites abdominaux plus fortes et un denticule plus fort sur la
couronne apicale des tibias intermédiaires et postérieurs.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Kartala, VIIL.1981
(R. Jocqué).
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud). — Montagne d’Ambre
(4. Sicard).
Mapacascar Esr: Forêt de Fito. — N.-0. de Fort-Dauphin, massif de
l’Andohahelo, réserve naturelle intégrale n° 11, forêt d’Andranomangara, 1 770 m,
V.1972 (A. Peyrieras). — Forêt au N. de Fort-Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud).
MaDacasCaR CENTRE : Sous-préfecture de Manjakandriana, station forestière
d’Angavokely, litière, IV.1973 (4. Peyrieras). — E. du lac de Mantasoa,
Andrangoloaka, 1 600 m (Sikora). — N. de Tananarive, Ambohimanga, sous écorce,
1.1967 (Y. Gomy). — Tananarive (Sikora, E. Lamberton) ; Tananarive-Tsimbazaza,
XIL.1948 et VI.1949 (A. Robinson). — Massif de l’Ankaratra, station de
Manjakatompo, XI.1948 (R. Paulian) ; branche morte d’Enterolobium cycloparum,
X1.1948 (P. Clément) ; forêt d’Ambahona, 1 700 m, VIL.1960 (P. Griveaud) ; col de
Faratsiho, 111956 (R. Paulian). — Massif de l’Andringitra, forêt, IX.1949
G. Millob.
Matériel examiné : 69 exemplaires.
Saprosites palmarum (Scott), n. comb. (fig. 117, 122, 124)
Oxyomus palmaram Scott. 191
Oxyomus palmarum Soi
Oxyomus palmaram H. S
Type. — LECTOTYPE, portant les étiquettes suivantes: 1/ blanche,
manuscrite où l’insecte est collé : Oxyomus palmarum H Scott, Silhouette, Seych.
126. a. ; 2/ blanche avec l'édéage collé ; 3/ blanche, imprimée : Silhouette, 1908,
Seychelles Exp. ; 4/ bleue, imprimée : Figured specimen ; 5/ blanche, imprimée :
Seychelles Islands, Percy Sladen Trust Expedition, 1913. —170 ; 6/ blanche,
imprimée : Oxyomus palmarum H. Scott; 7/ rouge, manuscrite : Oxyomus
palmarum Scott, 1912, lectotype, ©, P. Bordat det, 1986 ; 8/ blanche manuscrite :
Saprosites palmarum (Scott), P. Bordat det, 1986 (BMNH). Présente désignation.
Description. — Longueur : 2,8 à 3 mm. Brun noir luisant, côtés et marge
antérieure du elypéus et angles antérieurs du pronotum à transparence rougeâtre :
pattes brun rouge ; entièrement glabre.
Tête assez large, marge antérieure légèrement échancrée, largement arrondie
de chaque côté; joues obtusément arrondies mais débordant les yeux ; suture
frontale figurée par un sillon très fin, quelquefois invisible avee de chaque côté un
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE &
PARIINAE 115
petit tubercule peu élevé ; épistome fortement gibbeux ; ponctuation régulière, très
fine et éparse sur les côtés du clypéus et sur la partie déclive de épistome ; sur le
vertex et le front, la ponctuation est plus dense et plus forte, un peu inégale à
proximité des yeux.
Pronotum très transverse, avec une fovéole assez profonde sur les côtés,
derrière les angles antérieurs ; marges latérales rec ignes, un peu explanées,
légèrement convergentes vers l'avant : angles antérieurs explanés et arrondis ; angles
postérieurs obliquement tronqués ; tout le pourtour du pronotum est rebordé sauf la
marge antérieure ; ponctuation irrégulière, double et dense, la plus petite disparaît
sur les côtés; la partie explanée du pronotum est imponctuée mais nettement
réticulée.
Scutellum petit, en triangle allongé et absolument lisse.
Elytres ovalaires, sans épine humérale mais avec une carène assez forte à
l'épaule ; dix stries assez fortes, leurs points entament nettement les bords des
interstri au milieu ; sur les interstries 3, 5, 7 et 9, ces carènes sont
plus fortes mais disparaissent à l’apex, alors que sur les interstries 2, 4 et 10, la
carène est fortement saillante à l’apex mais à peine visible sur le disque surtout sur
les interstries 6, 8 et 10.
Aire métasternale assez courte, très finement et éparsement ponctuée,
profondément fovéolée avec un étroit sillon longitudinal médian ; mésosternum
situé sur un plan beaucoup plus bas que celui du métasternum: sternites
abdominaux luisants, à ponctuation très fine et éparse ; cette ponctuation est plus
dense sur le sternite apical ; carinules longitudinales de la base des sternites courtes
et absentes sur le dernier sternite.
Fémurs antérieurs assez épais et rebordés sur les marges antérieure et
postérieure ; fémurs intermédiaires et postérieurs plus allongés, rebordés sur la
moitié extérieure de la marge postérieure ; tibias intermédiaires et postérieurs avec
deux faibles carènes externes obliques mais bien visibles : éperon terminal
supérieur des tibias postérieurs aussi long que le premier article métatarsal qui est à
peu près aussi long que les trois articles suivants réunis.
Remarque. — L’exemplaire collé sur l'étiquette portant la mention “Type”
étant une ®, j'ai préféré désigner comme lectotype, l'individu & de la série typique,
celui même qui a servi de modèle pour l'illustration donnée dans la diagnose
originale.
Cette espèce a été décrite dans le genre Oxyomus Castelnau (1840) mais tout
comme $. lodoiceae, c'est un représentant du genre Saprosites à cause notamment
de la position du métatarse par rapport aux éperons terminaux des tibias postérieurs,
des sternites abdominaux fortement chitinisés et soudés entre eux avec l’habituelle
série de carinules basales, la forme de l'épipharynx et celle de l'édéage.
Toutefois, dans un travail de révision d'ensemble du genre Saprosites,
lodoiceae et palmarum (avec d'autres ?) pourraient être isolées dans un même sous-
genre (ou genre ?) en raison de leur morphologie particulière. Mais je ne connais pas
encore suffisamment les autres représentants de ce genre en dehors de ceux de la
région afro-tropicale pour effectuer ce regroupement.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLES. Silhouette : Mont Pot-à-eau,
VIL.1908. — Mare aux Cochons, VII et IX.1908 (tous H. Scott).
Source : MNHN, Paris
116 PATRICE BORDAT
Mahé : Morne Blanc, X1.1908. — Cascade forest, XIL.1908 et IL.1909 (tous
H. Scott).
Biologie. — Dans la description de l'espèce, Scott (1912 : 225) précise que
les 106 exemplaires de la série originale : “were found only in the endemie forests of
Silhouette and Mahé, and exclusively in the moist humus between the bases of the
leaves of precinctive species of palms and Pandanus.”
Saprosites parallelicollis n. sp. (fig. 134)
Type. — Holotype S, Madagascar Est, forêt au Nord de Fort-Dauphin, 1900
(Ch. Alluaud) (MNHNP).
Description. — Longueur : 3,3 mm. Espèce luisante, convexe, assez parallèle.
brun rouge sombre, le pronotum plus foncé. Pattes brun rouge plus clair.
Entièrement glabre.
Tête transverse, la marge antérieure échancrée est largement arrondie de
chaque côté. Les joues saillantes et obtusément arrondies se réunissent aux marges
latérales par une imperceptible sinuosité. Tout le pourtour du elypéus est finement
rebordé mais plus fortement sur les joues. Epistome fortement gibbeux. Suture
frontale absente. Ponctuation simple, régulière, assez forte et assez dense. les points
étant un peu plus petits sur la déclivité antérieure et à peine plus denses sur les
tempes.
Pronotum étroit, seulement 1,2 fois plus large que long. Les marges latérales
sont presque parallèles, entièrement visibles de dessus, les calus latéraux étant peu
développés. Les angles postérieurs sont nettement émarginés et se réunissent aux
marges latérales par un angle presque droit et légèrement retroussé vers l'extérieur,
l'insecte étant vu de dessus. Angles antérieurs arrondis et rebordés, de même que les
angles postérieurs et les côtés. Marge basale nettement bisinuée, non rebordée.
Ponctuation double. La plus petite, un peu plus fine que celle du front, couvre
régulièrement toute la surface. La plus grosse, dont les points égalent 6 à 7 fois le
diamètre des petits, est irrégulière et assez dense sur le disque et les côtés. Les
points sont graduellement plus petits vers les marges antérieure et latérales mais
sont absents le long des côtés et sur le cinquième antérieur.
Seutellum petit, triangulaire, un peu plus long que large et parfaitement lisse.
Elytres parallèles avec un denticule huméral saillant et obtus à l'extrémité.
Dix stries fines, leurs points assez forts entament nettement les bords des interstries
qui sont fortement convexes partout, à ponctuation très fine et éparse. A l’apex, les
interstries 4 et 5 se réunissent et rejoignent, ainsi que le 2°%*, le 10° interstrie.
Les 7 et 9 se réunissent, enfermant ainsi le 8°",
Aire métasternale plane, finement réticulée mais luisante, à ponctuation très
fine et éparse. Au milieu se trouve un profond sillon longitudinal avec une fovéole
étroite comprimée transversalement dans le tiers postérieur, qui n’atteint pas
l'extrémité antérieure. Mésosternum et métasternum situés sur un même plan.
Sternites abdominaux luisants, à ponctuation très fine et éparse, un peu plus forte
sur les deux sternites apicaux. A la base de chacun d'eux sauf sur le dernier, se
trouvent une dizaine de carinules longitudinales assez fortes et assez éloignées les
unes des autres.
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 117
Fémurs antérieurs épais, 1,5 fois plus longs que larges, rebordés sur leur
marge antérieure et à ponctuation très fine et éparse. Tibias antérieurs tridentés
extérieurement avec trois petits denticules en dessous de la dent basale ; éperon
terminal inséré sur la marge interne, presque en face de la dent basale et à peine plus
long que le premier article des tarses antérieurs.
Fémurs intermédiaires et postérieurs non rebordés, à peine 2,5 fois plus longs
que larges et à ponctuation identique à celle des fémurs antérieurs. Tibias
intermédiaires el postérieurs plus courts que les tarses correspondants, élargis
wiangulairement par un prolongement spiniforme apical sur la marge externe qui
de en plus deux faibles carènes, l’antérieure étant très courte. Couronnes
les avec un faible denticule, plus saillant sur les tibias intermédiaires, situé en
dessous des deux éperons terminaux, sinon le pourtour est orné de soies courtes et
égales. L’éperon terminal supérieur des tibias postérieurs atteint presque l’apex du
deuxième article tarsal. Le premier article, un peu épaissi, est aussi long que les
deux articles suivants réunis.
9. Elle m'est inconnue.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr: 1 paratype, mêmes localité et
récolteur que l’holotype (MNHNP).
Saprosites pauliani n. sp. (fig. 136)
Type. — Holotype S, Madagascar Sambirano, Mont [massif du] Tsaratanana,
1400 à 1 800 m, IL.1951 (R. Paulian) (MNHNP).
Description. — Longueur : 4,7 mm. Espèce assez grande, convexe et luisante,
Brun noir, côtés de la tête et pattes brun rouge. Entièrement glabre.
Tête transverse. La marge antérieure un peu échancrée est largement arrondie
de chaque côté. Les joues sont saillants, presque rectangulaires mais arrondies dans
l'angle et se fondent dans les marges latérales par une imperceptible sinuosité. Tout
le pourtour du elypéus est très finement rebordé etun peu plus fortement sur l'angle
des joues. Suture frontale visible seulement sous une incidence appropriée.
Epistome fortement gibbeux. Ponctuation simple, régulière, très fine et éparse
partout avec quelques gros points sur les tempes.
Pronotum transverse. Les marges latérales sont parallèles et masquées au
milieu par les calus latéraux, lorsque l’insecte est vu de dessus. Angles antérieurs
arrondis. Angles postérieurs obliquement tronqués, légèrement émarginés dans la
troncature. Le rebord latéral part des angles antérieurs et se termine en regard du
6°" interstrie élytral. Marge basale presque rectiligne. Ponctuation double, la plus
petite est identique à celle de la tête et couvre toute la surface. La plus grosse, dont
les points égalent 3 à 4 fois le diamètre des petits, est assez régulière et éparse, et à
peine plus dense vers les angles antérieurs. Par contre, elle est absente sur une
étroite bande, le long de là marge antérieure.
Seutellum petit, triangulaire, à peine plus long que large, imponctué.
Elytres un peu ovalaires, ornés d’une petite épine humérale obtuse. Dix stries
assez fines, leurs points ne sont pas très forts mais entament nettement les bords des
interstries qui sont légèrement convexes, à ponctuation presque invisible. A l'apex
ils sont plus convexes, et le 2° se réunit au 10°me ainsi que les 7 et 9.
Source
: MNHN, Paris
118 PATRICE BORDAT
Aire métasternale un peu convexe, légèrement déclive dans sa moitié anté-
rieure, très finement réticulée et à ponctuation très fine et éparse. Au milieu se
trouve un profond sillon longitudinal étroitement fovéolé qui n’atteint pas les
extrémités de l'aire métasternale. La fovéole est un peu comprimée transversale-
ment au tiers postérieur. Mésosternum situé dans un plan plus bas que celui du
métasternum. Sternites abdominaux microréticulés, luisants, à ponctuation extré-
mement fine et éparse, un peu plus dense et plus forte sur le sternite apical. Chaque
sternite possède à la base une rangée de petites carinules longitudinales égales au
quart de la hauteur du sternite. Celles-ci sont réduites et peu visibles sur le dernier
sternite.
Fémurs antérieurs élargis, 1,5 fois plus longs que larges, rebordés sur la marge
antérieure, très finement et éparsement ponctués. Tibias antérieurs tridentés
extérieurement à l’apex, sinon lisses jusqu’à la base. L'éperon terminal, inséré sur la
marge interne vis à vis de la dent basale, est aussi long que le premier article des
tarses.
Fémurs intermédiaires et postérieurs assez allongés, environ 2,5 fois plus
longs que larges, à ponctuation identique à celle des fémurs antérieurs. Tibias
intermédiaires et postérieurs triangulaires, élargis à l’apex en un prolongement
spiniforme externe et ornés de deux carènes peu visibles. Les couronnes apicales
des tibias intermédiaires ont un petit denticule sous l'insertion des deux éperons
terminaux et sont frangées de soies courtes et égales. Celles des tibias postérieurs
possèdent en plus un second denticule plus petit, situé à côté de l’autre. Tarses
intermédiaires et postérieurs assez allongés, aussi longs que les tibias correspon-
dants. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs un peu plus long que le
premier article des tarses qui est aussi long que les trois suivants réunis.
9. Elle m'est inconnue.
Remarque. — L’Insecte mesure de 4,7 à 5 mm.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana,
mêmes date, localité et récolteur que l’holotype, 1 paratype (CPB) ; 2 000 m, lisière
supérieure de la forêt à Mousses, X.1949 (R. Paulian), 1 paratype (MNHNP).
Espèce dédiée au Recteur D" R. Paulian, heureux récolteur de celle-ci et de
bien d’autres.
Saprosites perforatus n. sp. (fig. 130)
Type. — Holotype ©, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre, décembre
(MNHNP).
Description. — Longueur 3,8 mm. Espèce convexe, un peu allongée. Brun
noir luisant, les marges latérales de la tête et les pattes brun rougeâtre. Entièrement
glabre.
Tête transverse, peu profondément échancrée au milieu en avant et largement
arrondie de chaque côté. Marges latérales rectilignes, prolongées presque sans
discontinuité par les joues qui sont saillantes, presque rectangulaires mais arrondies
dans l'angle et un peu recourbées vers le dessous. Tout le pourtour du clypéus est
finement rebordé sauf à proximité des joues où ce rebord est fortement élargi.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 1H}
Suture frontale figurée par un sillon très fin, un peu plus visible de chaque côté du
front. Epistome fortement gibbeux. Ponctuation presque invisible (X 50) partout
mais en arrière de la suture frontale, elle est forte et dense.
Pronotum transverse et convexe sur le disque. Les marges latérales sont
rectilignes, rebordées et masquées par les calus latéraux, l’insecte vu de dessus.
Marge basale bisinuée, un peu retroussée au milieu, non rebordée mais bordée par
une ligne de gros points. Angles antérieurs obliquement tronqués. Les angles
postérieurs sont fortement émarginés, formant ainsi un angle à chaque extrémité qui
est, lorsque l’insecte est vu de côté, obtusément arrondi et explané si bien que
l'angle antérieur est visible en vue de dessus. Ponctuation double, la plus petite très
fine, régulière et peu dense couvre toute la surface ; la plus grosse est dense et
composée de points deux fois plus gros que ceux du vertex, mais ils deviennent
graduellement plus petits vers la partie antérieure où ils égalent ceux du vertex ; le
long de la marge antérieure ils sont absents mais à l'inverse, ils sont presque tangents
sur les côtés. La marge basale est bordée par une ligne de ces gros points.
Scutellum petit, triangulaire, à peu près deux fois plus long que large,
imponctué.
Elytres ornés d’une épine humérale saillante mais émoussée. Dix stries fines,
leurs points sont presque aussi gros que ceux du Pronotum et entament fortement les
bords des interstries. Ceux-ci sont fortement convexes, caréniformes au milieu et à
peine distinctement ponctués. À l’apex les interstries 2 et 5 se réunissent au 10 ;les
6, 8 et 9 sont raccourcis et le 7 est un peu plus saillant que les 6 et 8.
Aire métasternale largement fovéolée, avec un sillon longitudinal profond et
assez large. Elle est entièrement microréticulée, à ponctuation très fine et éparse
(X 50). Mésosternum situé sur un plan plus bas que le métasternum. Sternites
abdominaux luisants, imponctués, sauf sur le dernier où on aperçoit une ponctuation
très fine et éparse. Les 4 derniers sternites ont à la base une rangée de carènes
longitudinales presque aussi longues que la moitié de la hauteur du 3° sternite et
de moins en moins longues à mesure que l’on se rapproche du dernier sternite.
Fémurs antérieurs 1,5 fois plus longs que larges, rebordés sur la marge
antérieure, à ponctuation presque invisible (X 50). Marge externe des tibias
antérieurs tridentée, non denticulée dans sa partie basale. L’éperon terminal, inséré
à peu près vis à vis de la dent basale, est assez gros, régulièrement acuminé et
légèrement courbé vers l'extérieur jusqu'à l’apex, et un peu plus long que le premier
article tarsal.
Fémurs intermédiaires et postérieurs à peu près 2,5 fois plus longs que larges,
sans rebord et à ponctuation identique aux fémurs antérieurs. Tibias intermédiaires
et postérieurs un peu aplatis, triangulaires, avec un prolongement spiniforme à
l'apex, sur la marge externe qui possède aussi deux carènes obliques très courtes.
Couronnes apicales non denticulées mais frangées de soies courtes, robustes et de
même longueur. Tarses intermédiaires et postérieurs à peu près aussi longs que les
übias correspondants. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs presque
aussi long que les deux premiers articles. Le premier est un peu plus gros et aussi
long que les deux articles suivants réunis
Remarque. — Longueur : 3,3 à 3,8 mm. Chez cette espèce, le dimorphisme
sexuel n’est pas visible. De plus, sur un paratype (immature ?) capturé en août, les
élytres sont brun rougeâtre clair et le tégument diaphane.
Source : MNHN, Paris
120 PATRICE BORDAT
Distribution dans Pile. — Mapacascar NorD: Montagne d’Ambre, XIL
holotype (MNHNP) ; VILL 1 paratype (MNHNP) ; L 2 paratypes (MNHNP, CPB).
Saprosites pygmaeus Harold (fig. 129)
Saprosites pyemaens Harold, 1877 : 91.
Saprosites pygmaeus Harold ; Scorr, 1912
$, pyemaens Harok
Saprosites pygmaeus
Saprosites pygmaeus
Saprosites gomyi Paulian, 1979: 74. N. syn.
Types. — pygmaeus Harold. Holotype, îles Key (0. Beccari) (MSNG).
gomyi Paulian. Holotype, archipel des Comores, Mohéli, Moïhani,
21.VIIL.1069, dans un trone de Cocotier (Y. Gomy) (MNHNP).
Description. — Longueur : 2 à 2,6 mm. Brun rougeâtre luisant. Entièrement
glabre.
Tête large, convexe, échancrée en avant et largement arrondie de chaque
côté ; joues peu saillantes et obtusément arrondies ; suture frontale invisible : tout le
pourtour du elypéus finement rebordé mais le rebord est plus large sur les joues :
ponctuation fine, régulière, peu dense partout ; les points sont à peine plus petits
vers la marge antérieure.
Pronotum transverse, à peine plus large que les élytres à la base ; les angles
antérieurs courtement arrondis, les marges latérales rectilignes et les angles
postérieurs obliquement tronqués sont finement rebordés ; ponctuation plus forte
que celle de la tête mais régulière et peu dense ; les points sont un peu plus petits
vers la marge basale.
Elytres avec une petite épine humérale ; stries assez fines, leurs points égalent
à peu près le quart de la largeur des interstries sur le disque à l’apex et sur les côtés,
ils sont un peu plus gros ; intel très finement ponctués, presque plans sur le
disque et les côtés mais convexes à l’apex.
Aire métasternale plane, avec un sillon longitudinal au milieu d’une fovéole
oblongue médiane ; surface très finement réticulée, à ponctuation fine, régulière et
éparse ; mésosternum situé sur un plan plus bas que celui du métasternum ; sternites
abdominaux à ponctuation identique à celle de l'aire métasternale, ornés à la base
d'une série de petites carinules quelquefois peu visibles.
Tibias antérieurs tridentés avec une petite dent obtuse située sur la marge
externe entre les dents basale et intermédiaire ; tibias intermédiaires et postérieurs
plus courts que les tarses correspondants : couronnes apicales avec un petit
denticule sous l'insertion des deux éperons terminaux ; éperon terminal : périeur
des tibias postérieurs atteignant presque l’apex du deuxième article tarsal ; le
premier article des tarses postérieurs égale les deux suivants réunis.
Remarque. — J'ai eu en communication le type de $. pygmaeus Harold que
comparé à celui de $. gomyi Paulian. Bien que ce dernier soit un peu plus petit,
les deux espèces sont identiques, les carinules basales des sternites abdominaux
n'étant pas plus visibles sur pyemaeus.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 121
[1]
137
140
Fig. 133 à 140, habitus de Saprosites : 133, $. explanatus n. sp. — 134, $. parallelicollis n. sp. — 135,
5 fuleatus Schmidt. — 136, S. pauliani n. sp. — 137, $. madagascariensis Schmidt, — 138, $. laticeps
(Œairmaire). — 139, S. comorianus n. sp. — 140, $. dubius n. sp.
Scott (1912), en comparant les exemplaires capturés aux Seychelles au type
de Harold, avait déjà remarqué la variabilité de l'espèce car il écrit, page 227 :“(..)
considerable variation in size (length 2-2,5 mm) and in colour ; ..) in some cases
the elytra are darker, (). In most of them the elytral striae are slightly wider and
more marked than in the type, and the interstices consequently appear slightly
narrower and more convex.”
Source : MNHN, Paris
122 PATRICE BORDAT
J'ai fait les mêmes constatations que Scott sur les exemplaires provenant de
Madagascar et des Mascareignes où l’on voit nettement les carinules basales des
sternites chez les individus sombres.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLES. Mahé : Morne Blanc, X1.1908. —
Forêt d'altitude entre Trois Frères et le Morne Seychellois, XII.1908. — Cascade
Estate, XIL.1908 (tous H. Scott).
Praslin : Côtes d'Or Estate, X1.1908 (H. Scott).
Félicité : Forêt, XIL.1908 (H. Scott).
ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : Nioumbadjou, 600 m, sous écorce,
VIIL.1969 (Y. Gomy).
Mohéli : Moihani, dans un tronc de Cocotier, VIIL.1969 (Y. Gomy).
Mapacascar Esr: Maroantsetra (J. Vadon). — 13 km au N. de Tamatave,
station agricole de l’Ivoloina, VIL.1949 (P. Clément), X.1957 (J. Elie). — Tamatave-
île Catinat, IX.1957 (J. Elie).
ARCHIPEL DES MASCAREIG La Réunion : Salazie, “l'Escalier”, sous écorce,
11:1969 (Y. Gomy).— Saint Philippe, sous écorce de Vacoas, VIIL.1967 (Y. Gomy) ;
forêt du Brulé de Mare Longue, 11.1955 (R. Paulian & J. Vinson). — Etang Salé,
sous écorce, I1.1965 (Y. Gomy).
Ie Maurice : Mon Désert, V.1905 (P. Carié). — Forest Side, dans un
poulailler, 1.1966 (Y. Gomy). — Balaclava, tamisage, V.1970 (C. M. Courtois). —
Albion, tamisage, VI.1970 (C. M. Courtois). — Flic en Flac, tamisage, VL.1970
(C. M. Courtois). — Le Pouce, VIIL.1937 (J. Vinson). — Curepipe, 11936
(. Vinson). — Mare aux Vacoas, sous écorce, I1.1966 (Y. Gomy). — Mare Longue,
tronc d’Arbre du Voyageur, 1.1974 (Y. Gomy). — Roches Noires, IX.1936
(. Vinson). — Savannah, La Flora, 1.1966 (Y. Gomy).
Île Rodrigue : Grande Montagne, 350 m, XI.1958 (R. Paulian & J. Vinson).
Répartition géographique. — Philippines, Indonésie, Nouvelle Guinée,
Micronésie, Tahiti, Hawaï. Seychelles, Comores, Madagascar, Mascareignes.
Matériel examiné : 49 exemplaires.
Saprosites rectus n. sp. (fig. 123, 131)
Type. — Holotype ©, Madagascar Est, région de Maroantsetra, Andranofotsy,
1111938 (J. Vadon) (MNHNP).
Description. — Longueur : 2,9 mm. Espèce assez convexe et peu allongée.
Brun sombre luisant, les côtés de la tête et les pattes plus clairs. Entièrement
glabre.
Tête large, la marge antérieure est nettement échancrée au milieu et largement
arrondie de chaque côté. Les marges latérales sont légèrement courbes et se
réunissent par une petite sinuosité aux joues qui sont obtusément arrondies et un
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 123
peu recourbées vers le bas. Tout le pourtour de la tête est très finement rebordé sauf
sur les joues où le rebord est plus large. Epistome fortement gibbeux. Suture
frontale figurée par un très fin sillon superficiel, invisible par endroit. Ponctuation
fine, régulière et peu dense partout. Celle-ci est à peine plus grosse sur les côtés du
vertex.
Pronotum transverse, plus large que les élytres à la base. Les marges latérales
un peu courbes, sont masquées au milieu par les calus latéraux, l'insecte étant vu par
dessus. Angles antérieurs largement arrondis, les postérieurs sont obliquement
tronqués et émarginés dans la troncature. Seules les marges antérieure et basale ne
sont pas rebordées, mais cette dernière est bordée par une ligne de petits points
crénelant par endroits l'extrême bord basal. Ponctuation double. La plus petite qui
est la même que celle du vertex mais un peu plus dense couvre toute la surface. La
plus grosse, régulière, assez éparse sur le milieu du disque devient plus dense sur les
côtés et les angles antérieurs mais elle est absente, au milieu, sur le sixième
Seutellum petit, imponctué, en triangle allongé.
Elytres ovalaires, avec une épine humérale assez forte mais obtuse à
l'extrémité. Dix stries ponctuées fines. Les points sont gros, leurs diamètres égalent
à peu près le tiers de la largeur des interstries qui sont fortement entamés et
légèrement convexes sur le disque, mais fortement à lapex. Sur les côtés le diamètre
des points égale la moitié de la largeur de l’interstrie. Sur la déclivité apicale, les
interstries 4 et 5 se réunissent et leur prolongement se réunit au 10°" interstrie
auquel se réunit aussi le 2°"e, [nterstries 6, 8 et 9 raccourcis à l'apex.
Aire métasternale plane, finement et éparsement ponctuée avec une fovéole
longitudinale assez étroite au milieu et un sillon longitudinal au fond. Mésosternum
situé sur un plan un peu plus bas que celui du métasternum. Sternites abdominaux
très finement et éparsement ponctués, avec des carènes longitudinales à la base des
4 derniers. Sur le 5°" sternite, les carènes sont égales au tiers de la largeur et elles
sont graduellement plus petites jusqu'au dernier,
Fémurs antérieurs 1,5 fois plus longs que larges, rebordés sur la marge
antérieure, à ponctuation fine el éparse. Tibias antérieurs tridentés extérieurement,
puis lisses jusqu’à la base. Sur la face inférieure, à l’apex, se trouve un petit
denticule dirigé vers le dessous. Eperon terminal inséré sur la marge interne,
presque en face de la dent basale, régulièrement acuminé et recourbé vers
l'extérieur à l’apex et atteignant le milieu du second artiele tarsal.
Fémurs intermédiaires et postérieurs ovales, presque 3 fois aussi longs que
larges, sans sillon marginal et à ponctuation identique à celle des fémurs antérieurs.
Tibias intermédiaires et postérieurs aplatis avec deux traces de carènes externes
obliques, et un prolongement spiniforme à l'apex sur la marge extérieure.
Couronnes apicales non denticulées, mais ornées de soies robustes et égales.
L'éperon terminal supérieur des tibias postérieurs atteint presque l’apex du
deuxième article tarsal et le premier article est un peu plus court que les trois
suivants réunis.
Remarque. — Longueur : 2.6 à 3 mm. Le dimorphisme sexuel n’est pas visible
chez cette espèce.
Distribution dans l’île. — Manacascar Esr : Maroantsetra, inondations, 2
Paratypes (MNHNP); 11.1937, inondations, 1 paratype (MNHNP); 11.1938,
Source : MNHN, Paris
124 PATRICE BORDAT
inondations (J. Vadon), 18 paratypes (MNHNP, CPB); 6/7 km à l'E. de
Maroantsetra, Andranofotsy, II.1938 (J. Vadon), holotype (MNHNP), 7 paratypes
(MNHNP, CPB).
Saprosites sicardi n. sp. (fig. 126)
Type. — Holotype S, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre (4. Sicard)
(MNHNP).
Description. — Longueur : 3,4 mm. Espèce luisante, allongée, convexe.
Brun noir, pourtour de la tête, angles antérieurs du pronotum et pattes brun rouge.
Entièrement glabre.
Tête transverse, la marge antérieure peu échancrée au milieu, est largement
arrondie sur les côtés. Joues obtusément arrondies, débordant les yeux et réunies
aux joues avec lesquelles elles forment une courbe régulière. Tout le pourtour du
clypéus est finement rebordé, mais un peu plus fortement sur les joues. Suture
frontale figurée par un fin sillon seulement au milieu du front. Epistome fortement
gibbeux. La suture frontale délimite deux sortes de ponctuations. En avant, elle est
simple, très fine, régulière et peu dense. En arrière elle est double, la plus petite est
assez fine, régulière et assez dense ; la plus grosse, dont les points égalent 2 à 3 fois
le diamètre des petits est plus dense le long de la marge antérieure du
pronotum.
Pronotum peu transverse. Marges latérales subparallèles, légèrement
masquées au milieu par les calus latéraux qui sont peu saillants. Angles antérieurs
rectangulaires, arrondis dans l'angle. Angles postérieurs obliquement tronqués,
légèrement émarginés, faisant ressortir vers l'extérieur l'angle de raccordement avec
les marges latérales, lorsque l’insecte est vu de dessus. Le rebord latéral est prolongé
sur la marge basale jusqu'au 2°"* interstrie élytral par une ligne de points assez forts
et tangents. Ponctuation double, la plus petite égale en forme et en densité celle en
avant de la suture frontale ; la plus grosse, dont les points égalent en moyenne 6 à 7
fois le diamètre des petits, est assez dense sur le milieu du disque, de plus en plus
dense vers les côtés, les points étant tangents sur les angles antérieurs. Cette grosse
ponctuation, un peu plus fine vers l'avant, ne laisse qu'une étroite bande imponetuée
le long de la marge antérieure.
Scutellum petit, triangulaire, un peu plus long que large, absolument lisse.
Elytres munis d’une petite épine humérale aiguë. Dix stries assez fortes sur le
disque et plus larges sur les côtés. Leurs points profonds entament un peu les bords
des interstries qui sont convexes et lisses sur le disque et les côtés mais caréniformes
à l'apex. Seuls les interstries 2 et 10 sont réunis à l’apex. les 5, 6 et 8 sont raccourcis
et le 7°%° est plus saillant à l’apex.
Aire métasternale plane, très finement et éparsement ponctuée, avec un
profond sillon longitudinal assez étroit, n’atteignant pas l'extrémité antérieure.
Mésosternum situé sur un plan plus bas que celui du métasternum. Sternites
abdominaux luisants, sans ponctuation appréciable (X 50) sauf sur le dernier où on
aperçoit quelques points très fins et épars. Carènes basales de chaque sternite assez
fortes et à peu près égales au quart de la hauteur du sternite, et au cinquième de la
hauteur pour les deux derniers.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 125
Fémurs antérieurs élargis, environ 1,5 fois plus longs que larges, rebordés sur
la marge antérieure et à ponctuation très fine et éparse. Tibias antérieurs tridentés
extérieurement à l'apex mais lisses jusqu’à la base. Eperon terminal inséré sur la
marge interne, à peu près entre les deux dents externes basales et à peine plus long
que le premier article des tarses.
Fémurs intermédiaires et postérieurs allongés, presque 3 fois aussi longs que
larges, non rebordés et ponctués comme les fémurs antérieurs. Tibias intermédiaires
et postérieurs assez aplatis, avec deux courtes carènes et un prolongement
spiniforme apical peu développé sur la marge externe. Couronnes apicales non
denticulées mais ornées de soies courtes et égales. Tarses à peu près aussi longs que
les tibias. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs atteignant en longueur le
milieu du deuxième article tarsal, Le premier article des tarses postérieurs est un
peu plus court que les deux suivants réunis.
9. Elle m'est inconnue.
Remarque. — Le paratype © qui est en tout point identique à Tholotype,
mesure 3,5 mm de longueur.
Distribution dans l’île. — Manacascar Norp : Montagne d’Ambre, 1 paratype,
étiqueté comme l'holotype (MNHNP).
Espèce dédiée au D' A. Sicard qui a réuni, au cours de son séjour à
Madagascar, un bon échantillonnage des espèces de Saprosites de la Montagne
d’Ambre.
Saprosites tantulus n. sp. (fig. 128)
Type. — Holotype &, Madagascar Centre, région du Bongolava, XIL.1974
(A. Peyrieras) (MNHNP).
Description. — Longueur : 2,2 mm. Petite espèce convexe, allongée. Brun
rougeâtre luisant mais la suture frontale, les marges antérieure et basale plus
étroitement, l’interstrie juxtasutural et le tour des points des stries brun sombre.
Entièrement glabre.
Marge antérieure de la tête nettement échancrée au milieu et largement
arrondie de chaque côté. Joues rectangulaires, dépassant nettement les yeux puis en
légère courbe jusqu'aux marges latérales avec lesquelles elles se réunissent par une
petite échancrure. Epistome fortement gibbeux. Tout le pourtour de la tête est
légèrement rebordé. Suture frontale invisible, marquée seulement par une fine ligne
sombre. Ponctuation simple, fine et assez éparse partout sauf sur la partie déclive en
avant du clypéus et derrière les angles latéraux où une petite ponctuation ridée la
remplace.
Pronotum à peine plus large que long, avec un sillon longitudinal médian à
peine visible dans la moitié basale. Angles antérieurs courtement arrondis, un peu
explanés. Marges latérales rectilignes, masquées par les calus latéraux au milieu,
l'insecte vu par dessus. Angles postérieurs obliquement tronqués, non émarginés.
Marges latérales, angles postérieurs et marge basale rebordés, mais le rebord basal
est encoché par une ligne de points. Ponctuation double, la plus petite assez éparse
Source : MNHN, Paris
126 PATRICE BORDAT
et régulière couvre toute la surface. Les gros points, environ 5 fois le diamètre des
petits, sont plus denses dans le sillon longitudinal que sur le restant de la surface où
ils sont irrégulièrement espacés. Sur le cinquième antérieur, ces points sont plus
petits (2 à 3 fois le diamètre des petits) et sont absents le long des marges antérieure
et latérales y compris les angles postérieurs.
Seutellum petit, triangulaire, lisse.
Elytres avec une épine humérale aiguë. Dix stries fines, assez profondes, leurs
points sont gros et égalent un peu moins de la moitié de la largeur des interstries sur
le disque. Interstries légèrement convexes sur le disque et les côtés, mais plus
fortement à l'apex, finement et éparsement ponctués partout. Interstries 2 et 4
réunis au 10m, les 7 et 9 réunis sur les côtés puis le 5°" se réunit au 9°%€
à l’apex.
Aire métasternale plane, finement et assez éparsement ponctuée avec un
profond sillon longitudinal étroit au milieu. Mésosternum et métasternum situés sur
le même plan, l'insecte vu de côté. Sternites abdominaux à ponctuation très fine et
éparse mais un peu plus dense sur le dernier. Les carinules basales de chaque
sternite sont petites et visibles seulement sur les côtés.
Fémurs antérieurs 1,5 fois plus longs que larges, à ponctuation très fine et
éparse. Tibias antérieurs tridentés extérieurement, avec un petit denticule à la face
inférieure sous l'insertion de l’éperon terminal situé presque vis à vis de la dent
basale, il est long, acuminé, un peu recourbé vers l'extérieur à l’apex et il atteint le
milieu du deuxième article tarsal.
Fémurs intermédiaires et postérieurs ovalaires, plus de 2 fois plus longs que
larges, à ponctuation très fine et éparse. Tibias intermédiaires et postérieurs aplatis,
fortement triangulaires, plus courts que les tarses correspondants et avec les traces
de 2 carènes externes obliques. Couronnes apicales non denticulées, ornées de soies
assez courtes, robustes et égales. Eperon terminal supérieur des tibias postérieurs
presque aussi long que les deux premiers articles des tarses postérieurs. Le premier
artiele est un peu plus court que les trois suivants réunis.
Remarque. — Longueur : 2 à 2,3 mm. Le tégument de cette espèce est plus ou
moins translucide si bien qu'on aperçoit plus ou moins nettement les parties
assombries.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr: 15 km env. au N.-0. de
Maroantsetra, Fampanambo, I11.1956 (J. Vadon), 1 paratype (MNHNP) ; XIL.1958,
inondations (J. Vadon), 1 paratype (MRACT). — 0. de la presqu'île de Masoala,
Ambohitsitondroina, 900 m, XI.1959, lavage de terre (J. Vadon), 1 paratype
(MRACT).
Mapacascar CENTRE : 75 km au N.-0. de Tsiroanomandidy, région du
Bongolava, [lambeaux forestiers entre Ambaravaranala et Beravina, 1250 m],
XIL1974 (A. Peyrieras), holotype (MNHNP), 1 paratype (CPB).
Saprosites tenuistriatus n. sp. (fig. 127)
Type. — Holotype ©, Madagascar Sambirano, Mont [massif du] Tsaratanana,
forêt à Mousses, 1 500 m, X.1949 (R. Paulian) (MNHNP).
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE APHODIINAE & EUPARIINAE 127
Description. — Longueur : 3,5 mm. Petite espèce allongée, assez convexe,
luisante. Brun sombre, les angles antérieurs, les marges latérales de la tête et du
pronotum, l'interstrie juxtasutural, les interstries 5 à 8 presque jusqu’à l’apex, les
interstries 2 à 4 à la base et les pattes brun rouge sombre. Entièrement
glabre.
Tête large, la marge antérieure profondément échancrée au milieu et
largement arrondie de chaque côté. Marges latérales presque rectilignes, réunies aux
joues sans discontinuité visible. Celles-ci sont obtusément arrondies et recourbées
vers le dessous. Tout le pourtour du clypéus y compris les joues, est très finement
rebordé. Epistome fortement gibbeux. Suture frontale figurée par un très fin sillon
superficiel, invisible sur les côtés. Ponctuation très fine, régulière et peu dense
partout sauf sur la partie postérieure du vertex et sur les tempes où les points sont
denses et 2 à 3 fois plus gros.
Pronotum transverse. Les marges latérales sont rectilignes et seulement un
peu masquées par les calus latéraux en vue de dessus. Angles antérieurs arrondis, les
postérieurs obliquement tronqués et légèrement émarginés dans la troncature. Côtés
rebordés jusqu'au 6° interstrie puis le sillon est prolongé jusqu’au 2°"° interstrie
par une série de petits points alignés le long de la marge basale qui est non rebordée.
Ponctuation double, la plus petite est identique à celle de l’avant-tête et couvre toute
la surface alors que la plus grosse, dont les points égalent 4 à 5 fois le diamètre des
petits, est irrégulièrement espacée, éparse, à peine plus dense sur les côtés et
absente sur le cinquième antérieur au milieu du disque.
Scutellum petit, triangulaire, deux fois plus long que large et totalement
imponctué.
Elytres allongés, leur plus grande largeur un peu après le milieu, munis d’une
petite épine humérale très peu saillante. Dix stries fines, leurs points entament à
peine les bords des interstries qui sont plans et non ponctués. Par contre à l'apex, ils
sont fortement convexes et le 2°" se réunit au 10°, les 49e et 5eme se réunissent
et les 6°me, 8°me et 9°me sont raccourcis.
Aire métasternale plane, imponctuée mais microréticulée, lésèrement
fovéolée au milieu dans sa partie postérieure, avec un sillon longitudinal médian
profond et étroit. Le mésosternum est situé sur un plan plus bas que celui du
métasternum. Sternites abdominaux luisants et microréticulés, avec une ponctua-
tion éparse, presque invisible mais un peu plus forte sur le dernier sternite. Ceux-ci
sont bordés à la base d'une série de petites carinules longitudinales très
courtes.
Fémurs antérieurs épais, à peine deux fois plus longs que larges, rebordés sur
la marge antérieure et à ponctuation éparse et très fine. Tibias antérieurs tridentés
extérieurement puis lisses en dessous de la dent basale. Eperon terminal inséré
presque en face de la dent basale, acuminé et en légère courbe vers l'extérieur et
aussi long que le premier article tarsal.
Fémurs intermédiaires et postérieurs ovales, allongés, 3 fois plus longs que
larges, à ponctuation identique à celle des antérieurs. Tibias intermédiaires et
postérieurs un peu élargis à l’apex, avec deux petites carènes obliques. Le bord
apical interne est faiblement dentelé et on aperçoit un petit denticule sous
l'insertion des deux éperons terminaux. Sinon, la couronne apicale est frangée de
soies courtes et à peu près égales. Premier article des tarses postérieurs un peu plus
Source : MNHN, Paris
128 PATRICE BORDAT
long que les deux suivants réunis et plus court que l’éperon terminal supérieur qui
atteint la moitié du second article.
Remarque. — Longueur : 3,2 à 3,5 mm. Cette espèce est remarquable au
premier coup d'œil grâce aux points des stries élytrales très petits, ce qui est peu
commun chez les es] de ce genre. Elle ressemble ainsi à Saprosites weisei
Petrovitz (1968/69) d'Afrique orientale qui se sépare facilement de la nouvelle
espèce par son pronotum entièrement rebordé à la base, ses angles postérieurs
largement arrondis, etc...
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Région du Tsaratanana,
N.-0. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m, 10-20.1V.1964 (P. Soga), 2 paratypes
(MNHNP). — Massif du Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 m, X.1949 (R. Paulian),
holotype (MNHNP), 2 paratypes (MNHNP, CPB).
Espèces d’Aphodiünae citées de Madagascar
mais n’appartenant pas à la faune de la Grande Ile
° Aphodius bayeri Endrüdi, 1956.
e Ataenius garamas Peyerimhoff, 1929.
Ces deux espèces ont été citées du Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo,
1700 à 1 800 m, XIL.1951 (R. Benoist).
Il s’agit d’une erreur d’étiquetage de Coléoptères de l'ex Congo belge (Zaïre)
commise par les préparateurs du Musée Royal de l'Afrique centrale, à Tervuren,
entre 1950 et 1960.
De nombreuses couches d'Hyménoptères et de Diptères de Madagascar des
récoltes de R. Benoist (et aussi d’A. Seyrig) qu'on ne pouvait pas préparer à Paris,
par manque de personnel, furent remises, à l’époque, à Tervuren.
Des étiquettes destinées à du matériel R. Benoist de l’Ankaratra se sont
égarées parmi d’autres destinées à des Insectes provenant de quelque part au Zaïre
(renseignements amicalement communiqués par M. P. Basilewsky — ce dont nous
le remercions bien vivement — NDLR).
Source : MNHN, Paris
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier particulièrement M. le Recteur D' R. Paulian pour m'avoir
confié cette intéressante étude.
Je remercie également les collègues et amis scarabéologistes, Y. Cambefort et
Ÿ P. Clément de Paris, G. Dellacasa de Gênes et R. Pittino de Milan pour leur aide
et leurs suggestions.
Ces remerciements s'adressent aussi à tous les responsables des Musées ou
Institutions qui m'ont aimablement communiqué du matériel ou les types que je leur
avais demandé. Ce sont :
P' D R. Abraham, Zoologisches Institut und Zoologisches Museum,
Hambourg.
D° C. Besuchet, Muséum d'Histoire naturelle, Genève.
D" J. Decelle, Musée Royal de l'Afrique centrale, Tervuren.
D° L. Dieckmann, Institut für Pflanzenschutzforschung, Eberswalde-Finow.
D' F. Hieke et M. Uhlig, Zoologisches Museum, Berlin.
D° L. Jessop, British Museum (Natural History), Londres.
D' R. Krause, Staatliches Museum für Tierkunde, Dresde,
D° P. Lindskog, Naturhistoriska Rikmuseet, Stockholm.
D° O0. Martin, Zoologisk Museum, Copenhague.
D° 0. Merkl, Természettudomänyi Müzeum, Allattéra, Budapest.
D' R. Poggi, Museo Civico di Storia Naturale “Giacomo Doria”, Gênes.
D° G. Scherer, Zoologische Staatssammlung, Munich.
129
Source
: MNHN, Paris
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COLÉOPTÈRES APHODIIDAE
Sous-famille
PSAMMODIINAE
par
Riccardo PITTINO*
* Via Zezon, 10 1 - 20124 Milano/Milan
131
Source : MNHN, Paris
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Définition. — Taille petite à moyenne. Corps convexe, en ovale plus ou moins
allongé.
Tête très convexe, distinctement tuberculée, au moins sur le elypéus et sur le
front. Clypéus plus ou moins fortement sinué en son centre sur la marge antérieure.
Yeux presque entièrement cachés par le pronotum en position de repos. Mandibules
robustes, pubescentes, amincies à l'extrémité, pourvues à leur face interne de côtes
et rides grossières. Marge antérieure du labre plus ou moins fortement sinuée au
milieu, arrondie de chaque côté. Dernier article des palpes maxillaires et labiaux
subtriangulaire, visiblement renflé à la base, en pointe émoussée à l'apex.
Pronotum chargé de carènes (bourrelets) transverses ou au moins de sillons
transverses, ainsi que d’un sillon longitudinal médian sur la moitié postérieure, les
sillons bien développés ou en forme de vestiges.
Elytres avec dix stries ponctuées et autant d’interstries différemment
sculptés.
Métasternum pourvu, vers l'avant, d’une apophyse longitudinale médiane se
prolongeant entre les hanches intermédiaires et conférant au mésosternum un aspect
caréné au milieu. Métasternum composé d’une pièce médiane, ovalaire ou
subtrapézoïdale (aire métasternale), et d’une pièce subrectangulaire, transverse et
allongée, paire et symétrique, de chaque côté (pièce latérale). Sculpture
métasternale habituellement formée d’un sillon longitudinal médian, ainsi que d’un
couple de sillons transverses, antérieur et postérieur, respectivement, de chaque
côté ; le sillon postérieur est logé dans une dépression subtriangulaire transverse
(triangle métasternal).
Abdomen composé de deux sternites membraneux très réduits, toujours
cachés par le métasternum, et de six sternites visibles, ceux-ci très sclérifiés, le 1°°
presque complètement caché, en position de repos, par les fémurs postérieu
Chaque sternite glabre ou cilié, habituellement pourvu d’un sillon marginal crénelé,
au moins le long de son bord antérieur, la surface lisse ou différemment sculptée.
Pygidium très sclérifié, subdivisé en deux parties par une carène transverse assez
forte ; la partie basale, chagrinée et sétigère, est pourvue d’un fort sillon longitudinal
médian, tandis que la partie apicale, glabre et en forme de triangle arrondi, n’est pas
sillonnée, mais tout au plus pourvue d’une faible dépression à la base ; la marge
apicale possède une à plusieurs fines soies dressées et régulièrement espacées de
part et d'autre ; le nombre total de ces soies pygidiales est une caractéristique
spécifique, bien qu'il soit de deux, une soie de chaque côté vers le milieu, chez la
plupart des espèces.
Tibias antérieurs habituellement tridentés sur la marge externe et pourvus
d'un fort éperon apical interne. Tibias intermédiaires et postérieurs finement
denticulés le long du bord supérieur et inférieur, leur face externe lisse ou
133
Source : MNHN, Paris
134 RICCARDO PITTINO
tuberculée, dépourvue de carènes transverses ou obliques (soit complètes, soit plus
ou moins réduites), sauf chez quelques genres tout à fait étrangers à la faune
malgache (Sicardia Reitter, Aphodopsammobius Endrôdi, Tesarius Rakovié,
Bordatius Pittino & Mariani). Un couple d’éperons apicaux sur chaque tibia, placés
tous les deux à l'intérieur de l'insertion du tarse.
Epipharynx avec sa marge antérieure glabre, presque rectiligne ; haptomerum
inerme ; corypha atrophiée ; pedia pratiquement glabres, tout au plus vers l'avant
avec quelques spinules (chaetae) en série longitudinale ; pariae glabres sur les côtés,
munies vers l'intérieur d’une rangée longitudinale ou oblique de nombreuses
chaetae longues et robustes.
Genitalia mâles constitués de deux paramères habituellement très simples,
peu selérifiés, subtriangulaires, symétriques, presque complètement soudés
dorsalement, mais bien séparés ventralement ; une pièce basale encore moins
sclérifiée, en forme de valve subtriangulaire ou subrectangulaire à convexité dorsale,
asymétrique à l’apex, dépourvue de la caractéristique bosse dorsale ; un sac interne
membraneux, souvent muni de spicules serrées ou bien d’un couple de sclérites
caractéristiques.
Spermathèque composée d'une pièce basale subtubulaire ou subsphérique
bien selérifiée et pourvue d’un opereule excentrique, ainsi que d’une pièce apicale
subeylindrique, assez aplatie en direction latérale, bien sclérifiée dorsalement, mais
membraneuse ventralement, à peu près en forme de large C.
D’après mes études les plus récentes au niveau mondial sur cette sous-famille,
les morphologies combinées des paramères et du sac interne, ainsi que celle de la
spermathèque, semblent avoir une valeur spécifique chez plusieurs genres.
Malheureusement, cela n’est pas valable chez la plupart des espèces malgaches, dont
l'homogénéité structurale des genitalia, soit mâles, soit femelles, est particulière-
ment surprenante même chez des espèces appartenant à des genres différents, de
sorte que leur valeur taxonomique en est fortement réduite, par rapport à celle de la
morphologie externe.
Pour de plus amples détails sur les problèmes de morphologie et de taxonomie
générale de cette sous-famille, ainsi que sur l'explication de la terminologie utilisée
ici, je prie le lecteur de bien vouloir consulter les travaux de Pittino (1984b) et
Pittino & Mariani (1986).
La sous-famille des Psammodiinae est représentée dans la région malgache par
7 genres et 35 espèces, dont 18 nouvelles pour la science. Un seul genre est
endémique (Rhyssemorphus Clouët) et représenté par 5 espèces dont 4 nouvelles ;
un autre (Petrovitzius Rakovië), décrit de Madagascar et représenté ici par une
espèce, comprend aussi, d’après Rakovië (1979b), une autre espèce du Japon, tan
que tous les autres ont une répartition géographique presque cosmopolite :
Leiopsammodius Rakovië (2 espèces malgaches), Rhyssemus Mulsant (24 espèces
malgaches, dont 14 nouvelles), Trichiorhyssemus Clouët IL. (une espèce malgache).
Platytomus Mulsant (une espèce malgache) et Pleurophorus Mulsant (2 espèces
malgaches). Un autre genre (Boucardius), décrit récemment de Madagascar
(Petrovitz, 1967) comme un genre monospécifique endémique et comprenant une
espèce considérée nouvelle par son auteur, mais en réalité déjà connue sous le nom
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 135
de Rhyssemus goudoti Harold, est ici mis en synonymie de Rhyssemus Mulsant.
Parmi les 35 espèces connues jusqu’à présent de la région malgache, 5 seulement
ont une vaste répartition géographique (2 Leiopsammodius, 1 Rhyssemus, 1
Trichiorhyssemus, 1 Pleurophorus), tandis que toutes les autres, qui correspondent
à 85,7% du total, semblent être endémiques. Trois autres espèces à large
distribution, citées auparavant de la région malgache, c’est-à-dire Rhyssemus
germanus (L.), R. ritsemae Clouët et R. sculptilipennis Schmidt, sont reconnues ici
comme étrangères à la faune malgache.
J'ai étudié au total 2002 exemplaires malgaches. A l'exception de
Leiopsammodius laevicollis (Klug), espèce qui n'offre d’ailleurs aucun doute
l'interprétation, j'ai vu les types de toutes les espèces traitées, ainsi que de leurs
synonymes, et j'ai fixé des lectotypes toutes les fois que la série originale était
composée par plus d’un exemplaire. Dans les cas où les types ont disparu ou n’ont
pas pu être retrouvés (Rhyssemus granulosocostatus Clouët, R. alluaudi Clouët, R.
goudoti Harold et R. madagassus Harold), j'ai désigné des néotypes, conservés au
Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris.
LISTE DES ABRÉVIATIONS. — Les sigles donnés ci-dessous signifient :
Le = la plus grande longueur des élytres ;
le = la plus grande largeur des élytres (considérés ensemble) ;
L£ = la plus grande longueur des fémurs ;
If = la plus grande largeur des fémurs ;
Lt = longueur des tibias ;
Lits = longueur des tarses dans leur ensemble ;
Lits = longueur du 1° article du tarse ;
llts = la plus grande largeur du 1° article du tarse ;
(!) = matériel typique examiné par l’auteur.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES
1. Sculpture du pronotum complète, munie de 5 à 6 bourrelets et
d'autant de sillons transverses plus ou moins distincts, ainsi que d’un
sillon longitudinal médian, qui coupe habituellement les 2 à 3
derniers bourrelets 3 2
— Sculpture du pronotum incomplète, dépourvue de bourrelet
transverse, seulement munie d’un vestige du 1° et/ou du 3°%* sillon
transverse de chaque côté, ainsi que d’un sillon longitudinal
médian 5)
2. Surface dorsale entièrement ornée de soies hérissées et assez
distinctes 4. Trichiorhyssemus Clouët (s. 1.)
— Surface dorsale entièrement glabre
3. Tarse postérieur nettement plus court que le métatibia (Lis/Lt<0,6),
ses articles 1 à 4 subconiques, fortement élargis à l'apex, le
1° visiblement asymétrique en dehors. Métasternum extrêmement
court, très transverse. Corps très convexe et trapu. Insecte
microptère .... 1. Petrovitzius Rakovië
Source : MNHN, Paris
136 RICCARDO PITTINO
— Tarse postérieur un peu plus court à aussi long que le tibia
(Lis/Lt = 0,75 à 1), ses articles allongés, subcylindriques, peu
dilatés à l’apex, y compris le 1°, presque symétriques. Métasternum
bien développé en longueur. Corps moins convexe, en ovale allongé,
souvent subparallèle. Insecte ailé ....
4. Dernier sternite de l'abdomen pourvu d’une grande et profonde
dépression transverse, ridée de carinules longitudinales rapprochées,
à proximité de son bord antérieur ... 3. Rhyssemus Mulsant
— Dernier sternite de l'abdomen dépourvu de dépression transverse
ridée, avec seulement, auprès de son bord antérieur, un sillon
transverse assez étroit, superficiel ou profond, parfois légèrement
entamé sur sa marge apicale ................. 5. Rhyssemorphus Clouët
5. Métafémur très large, trapu et convexe (/L£>0,5), au moins une fois
et demie aussi large que l’antérieur. Métatibia très court et dilaté en
triangle vers l'apex, métatarse beaucoup plus court que le tibia
(Lis/Lt = env. 0,5), ses articles également très courts, subconiques,
fortement élargis à l’apex, les 4 premiers fortements asymétriques
extérieurement. Dernier sternite de l'abdomen avec seulement un
sillon transverse mince et peu profond le long de son bord antérieur.
Corps très convexe et trapu, visiblement élargi vers l'arrière.
Métasternum equrt, assez transverse ........ 2. Leiopsammodius Rakovié
— Métafémur de grêle et allongé à assez trapu et large (If/LF<0,5), tout
au plus à peu près aussi large que le fémur antérieur. Métatibia plus
long, non aussi large vers l’apex, métatarse d’un peu plus court à
légèrement plus long que le tibia (Lts/Li = 0.8 à 1,15), ses articles
plus allongés, non aussi larges à l’apex. Dernier sternite de l'abdomen
pourvu, près de son bord antérieur, d’une assez grande et profonde
cavité transverse marquée d’une série de carinules longitudinales
rapprochées. Corps peu convexe, subeylindrique, faiblement dilaté
vers l'arrière. Métasternum allongé ............................. 6
6. Métafémur assez long et grêle (If/Lf = env. 0,4), subparallèle, nette-
ment plus étroit que le fémur antérieur. Métatibia élancé, faiblement
élargi vers l'apex, métatarse allongé, un peu plus long que le tibia
(Lts/Lt = 1,05 à 1,15), ses articles longs, étroits, subeylindriques, à
peine élargis à l’apex, même le 1°", presque symétriques. Corps très
allongé, étroit. Elytres aplanis, subparallèles 7. Pleurophorus Mulsant
— Métafémur assez trapu et large (/L£ = env. 0,5), plus arrondi, à peu
près aussi large que le fémur antérieur. Métatibia plus court, assez
élargi vers l'apex, métatarse un peu plus court que le tibia
(Lts/Lt = env. 0,8 à 0,9), ses articles assez courts, subconiques,
plus ou moins distinctement élargis à l’apex, au moins le 1°
faiblement asymétrique en dehors. Corps assez trapu. Elytres
assez convexes, plus distinctement, quoique fort peu, élargis
NOR AT TO drames eu eme 6. Platytomus Mulsant
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 137
1. Genre Petrovitzius Rakovië
Petrovitzius Rakovië, 19704 : 252 (espèce type : Petrovitzius tesari Rakovië, 1970a, par monotypie).
Description. — Corps très convexe et trapu, en ovale court, visiblement élargi
vers l'arrière. Surfaces dorsale et ventrale glabres.
Tête très convexe, grossièrement tuberculée sur le front; suture fronto-
occipitale bien imprimée en forme de large V ouvert vers l'avant ; vertex muni de
chaque côté de carènes obliques assez fortes et lis
Sculpture du pronotum complète, formée de six bourrelets transverses,
d'autant de sillons transverses et d’un fort sillon longitudinal médian qui coupe les
trois derniers bourrelets. Au moins le bord basal et le tiers basal des marges latérales
crénelés et sétigères.
Ecusson très petit, triangulaire, distinctement déprimé.
Elytres très convexes, en ovale assez court ; épine humérale très petite ; dix
stries assez larges et profondes, finement ponctuées et autant d’interstries fortement
carénés, le sommet de chaque carène lisse, ses marges latérales munies chacune
d'une série longitudinale de petits crans espacés.
Métasternum très raccourci ; aire métasternale canaliculée dans sa longueur
médiane ; sillons transverses antérieur et postérieur, ainsi que les triangles méta-
sternaux, bien distincts ; apophyse antérieure robuste, en forme de bourrelet
subparallèle faiblement convexe et sillonné le long des 2/3 apicaux.
Sternites abdominaux assez lisses, faiblement luisants, munis chacun en son
milieu d’un fin et faible sillon transverse en zigzag et d’un rebord crénelé bien
marqué le long des marges antérieure et postérieure. Marge apicale du dernier
sternite faiblement convexe dans les deux sexes. Marge apicale du pygidium
pourvue d’un couple de fines soies dressées.
Fémurs antérieurs assez courts et robustes, graduellement rétrécis vers
l'apex ; fémurs intermédiaires assez trapus ; fémurs postérieurs assez allongés,
sensiblement plus étroits que les antérieurs (/Lf = env. 0,5). Tibias antérieurs
tridentés sur la marge externe. Tibias intermédiaires et postérieurs élancés,
légèrement arqués, distinetement, mais non fortement, élargis vers l’apex ; les deux
éperons apicaux des métatibias allongés et pointus. Métatarses nettement plus courts
que les tibias (Lts/Lt < 0,6), articles 1 à 4 subconiques, assez fortement élargis à
lapex, le 1‘ visiblement asymétrique extérieurement, le dernier allongé,
subeylindrique. Griffes cornées, très réduites.
Epipharynx très transverse, sa marge antérieure presque rectiligne en son
centre, en angle obtus arrondi _et prohéminent vers l'avant de part et d'autre,
largement arquée sur les côtés ; corypha inerme et glabre ; épitorma caliciforme,
munie à son apex d’une double rangée transverse de spinules courtes mais robustes ;
pedia de chaque côté de l’épitorma avec une série longitudinale de cinq chaetae
assez longues, espacées et robustes ; pariae glabres sur les côtés, à l'intérieur avec
une série longitudinale, un peu oblique vers l'avant et vers les côtés, de 18 à 20 très
longues et fortes chaetae. Cette structure rappelle beaucoup celle caractéristique de
plusieurs espèces des genres Psammodius Fallén et Rhyssemus Mulsant.
Paramères très simples, en forme de valves subtriangulaires faiblement
sclérifiées et arrondies vers l’apex: sac interne muni de fines spicules, mais
dépourvu de selérites caractéristiques. Spermathèque très simple également.
Pas de dimorphisme sexuel externe.
Source : MNHN, Paris
138 RICCARDO PITTINO
Répartition géographique. — Deux espèces appartenant à ce genre sont
actuellement connues : l'une, microptère, de Madagascar et des Mascareignes,
l'autre, ailée, du Japon ( Rakovië, 1979b).
J'ai toutefois bien des doutes sur l'attribution générique de l’espèce japonaise,
qui pourrait être rangée dans le genre Psammodius Fallén sans aucune
difficulté.
Petrovitzius tesari Rakoviëé
Petrovitzius tesari Rakovië, 19704 : 252. — 1979 : 338.
Type. — Holotype : Maurice, Riambel, 29.X.1961 (J. Vinson) (MNHNC) ().
Description. — Long. : 2,7 à ,2 mm. Très convexe, assez court, trapu, noir
brunâtre avec les marges de la tête, du pronotum et des élytres, ainsi que les pattes
et la surface ventrale d’un brun foncé ; surface dorsale assez luisante.
Clypéus largement arrondi de part et d’autre de l’échancrure médiane, côtés
arqués et à peine distinctement sinués avant les joues, celles-ci ciliées et faiblement
proéminentes en angle obtus arrondi ; sillons entre les carènes du vertex finement
ridés ; yeux bien développés.
Pronotum assez fortement rétréci vers l'avant, sa plus grande largeur un peu
après le milieu, à peu près égale à celle de la base des élytres ; angles antérieurs
fortement déclives, arrondis, peu visibles du dessus ; côtés arqués et obtusément
arrondis près des angles postérieurs ; base et tiers basal des marges latérales
finement crénelés et ciliés de soies très épaisses et fortement élargies en massue,
très courtes le long de la base, un peu plus longues sur les côtés ; les 2/3 antérieurs
des marges latérales absolument lisses et glabres. Bourrelets transverses très
convexes, larges et lisses, le 1° à peine déprimé au milieu et avec quelques gros
points vers l'avant, le 4*%* interrompu en son milieu, où chaque tronçon s’infléchit
brusquement vers la base et la longe en se fondant avec le 6°", qui est assez étroit
et grossièrement tuberculé ; dans chaque crochet ainsi formé est renfermé le 5°%°
bourrelet, lui aussi tubereulé. Sillons transverses très étroits et profonds, chacun
avec une rangée de points simples, arrondis, assez gros et denses ; sillon longitudinal
assez large et assez profond, distinctement ponctué.
Elytres soudés, très convexes en ovale assez court, leur plus grande largeur à
peine après le milieu ; ailes réduites à de très petits vestiges. Tous les interstries
fortement carénés, sauf le 10°, qui est simplement convexe ; interstries TL'a3; 5iet
7 atteignant l'apex ; interstries 4 et 6 atteignant les 6/7 et les 5/6 de la longueur
élytrale, les autres très raccourcis, atteignant les 2/3 de la longueur élytrale.
Métasternum très court; aire métasternale rhomboïdale, distinctement
déprimée au centre; sillon longitudinal large, assez profond dans sa moitié
postérieure, plus superficiel vers l'avant; sillons transverses antérieurs larges,
profonds, crénelés, leurs tronçons médians s’infléchissant vers l'avant jusqu'au
milieu, où ils se fondent entre eux et avec le sillon médian ; sillons transverses
postérieurs faibles, presque parallèles au bord métasternal postérieur, renfermé
chacun dans un triangle métasternal très allongé et assez déprimé. Sillon transverse
en zigzag largement effacé au milieu sur chaque sternite de l'abdomen.
Eperon apical du tibia antérieur à peine plus long que les deux premiers
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 139
articles tarsaux réunis. Eperon apical supérieur du métatibia aussi long que les deux
premiers segments mélatarsaux réunis, le 1°* article à peine plus court que les trois
suivants.
Distribution. — Mapacascar Esr: Maroantsetra (J. Vadon), 1 paratype
(MHNG). — N. de Soanierana Ivongo, Manambato, sur Anove (4. Robinson)
(MNHNP). — Vatomandry (J. Vadon), 2 ex. (MNHNP, CP). — 35 km au N.-E. de
Fort-Dauphin, Sainte Luce, sous bouses et écorces de Cocotier, 29.VII.1969
(Y. Gomy), 2 ex. (MNHNP, CP).
Maurice : Riambel, 29.X.1961 (J. Vinson), holotype
MASCAREIGNES.
(MNHNC).
Répartition géographique. — Madagascar et archipel des Mascareignes.
Exemplaires examinés : 7.
2. Genre Leiopsammodius Rakovië
Psammodius Fallén (sous-g. Leiopsammodins) Rakovië, 1979 : 633 (espèx
Klug, 1845, désignée par Rakovië, 19814).
3 Prrrino, 1984b : 319.
type : Psammodius laevicollis
Leiopsammodins Rakovi
Description. — Corps très convexe en ovale, d'assez court à allongé, mais
toujours visiblement élargi vers l'arrière. Surface dorsale entièrement glabre.
Tête très convexe, de finement à grossièrement tuberculée sur le front ; suture
fronto-occipitale très fine, transverse, rectiligne ou légèrement concave en avant,
souvent faible, largement effacée ou indistincte ; vertex dépourvu de carènes
obliques, muni seulement d’un faible bourrelet transverse, qui est lisse ou granulé.
parfois constitué par une rangée de granules séparés ou complètement absent.
Pronotum dépourvu de bourrelets transverses, muni seulement, de chaque
côté, d’un vestige du 1° et/ou du 3°%* sillon transverse d’une sculpture pronotale
complète, ainsi que d’un sillon longitudinal médian de distinct à presque effac
base et marges latérales habituellement lisses, ciliées ou bien glabres.
Ecusson très petit, triangulaire, lisse, à peine déprimé ou pas du tout.
Elytres très convexes, courts ou assez allongés, mais loujours visiblement
élargis en arrière ; base presque toujours rebordée ; épine humérale nulle ; stries
très fines et superficielles, finement ponctuées ; interstries lisses, plans à faiblement
convexes. Ailes bien développées chez la plupart des espèces, dont les deux
malgaches.
Métasternum assez raccourci; aire métasternale aplanie ou légèrement
déprimée en son milieu, par un sillon longitudinal très fin et superficiel ; sculpture
très réduite par suite de l'absence des sillons transverses antérieur et postérieur et
des triangles métasternaux à peine ébauchés ; apophyse antérieure très grêle et
allongée, aplanie, faiblement dilatée vers l'avant.
Sternites abdominaux lisses, finement rebordés le long des marges antérieure
et postérieure, assez luisants, glabres ou pourvu chacun d’une série transverse de
longues soies piliformes dressées, les cinq premiers visibles, le plus souvent presque
soudés entre eux au centre, le dernier dépourvu, près du bord antérieur, de large et
profonde cavité transverse crénelée, mais seulement muni d’un sillon transverse
assez fin et superficiel. Marge apicale du dernier sternite faiblement convexe dans
Source : MNHN, Paris
140 RICCARDO PITTINO
les deux sexes. Marge apicale du pygidium avec une rangée de plusieurs soies
dressées très longues et fines.
Fémurs antérieurs assez grêles. subparallèles, légèrement sinués sur la marge
antérieure : fémurs intermédiaires allongés, graduellement rétrécis vers l'apex :
fémurs postérieurs extrêmement dilatés et arrondis (f/Lf — env. 0,6), beaucoup plus
larges que les fémurs intermédiaires et antérieurs. Tibias antérieurs tridentés sur la
marge externe ; tibias intermédiaires assez élancés, faiblement élargis à l’apex,
finement denticulés sur l’arête supéro-externe, les deux éperons apicaux minces et
pointus. Métatibias courts et épais, brusquement et fortement dilatés à l’apex, eux-
aussi finement denticulés sur l’arête supéro-externe ; les deux éperons apicaux
assez robustes, aplatis et arrondis à l’apex. Surface externe des tibias intermédiaires
et postérieurs dépourvue de carènes. Métatarses très courts, beaucoup plus courts
que les tibias (Lts/Lt = env. 0,5), leurs articles L à 4 très courts, subconiques,
fortement élargis à l’apex, où ils sont visiblement asymétriques extérieurement, le
dernier également trapu, mais subeylindrique. Griffes cornées, très réduites.
Epipharynx subtrapézoïdal, très transverse, sa marge antérieure glabre,
faiblement bisinuée ; corypha atrophiée, seulement indiquée par un couple médian
de spinules très réduites et émoussées à l'apex de l’épitorma ; celle-ci trapézoïdale,
garnie d'assez denses sensilles ; pedia avec une spinule antéro-interne réduite, mais
distincte, suivie par une rangée verticale irrégulière de 5 à 6 vestiges de spinules de
chaque côté de l'épitorma ; pariae glabres sur les côtés, mais chargées d’une série
longitudinale interne arquée de 18 à 22 très longues et épaisses chaetae et de deux
autres chaetae internes assez réduites auprès du bord antérieur ; quelques fines et
éparses soies et spinules vers la base.
Paramères et sac interne du pénis, ainsi que la spermathèque, très simples,
assez proches de ceux du genre Petrovitzius Rakovië.
Pas de dimorphisme sexuel externe.
Répartition géographique. — Genre presque cosmopolite, avec 25 espèces
connues jusqu'à présent des régions paléarctique, orientale, éthiopienne et
australienne, mais quelques autres espèces, rangées auparavant dans le genre
Psammodius Fallén, se trouvent aussi dans les régions néarctique et néotropicale.
Deux espèces connues de la région malgache.
Remarque. — Créé d’abord comme sous-genre de Psammodius Fallén
(Rakovië, 1979 ; 1981a), Leiopsammodius a été élevé au rang de genre distinct par
Pittino (1984b) et Pittino & Mariani (1986). Cette interprétation fut confirmée par
Rakovié (1986b). En effet, les différences morphologiques entre ce genre et les
autres lignées phylétiques (Psammodius Fallén, Granulopsammodius Rakovië,
Brindalus Landin et Neopsammodius Rakovië), attribuées auparavant au vieux genre
Psammodius Fallén et récemment séparées ( Rakovië, 1979e : 198la; 1981b;
1986a ; 1986b : Pittino, 1980a ; 1980b ; 1984b ; Pittino & Mariani, 1986), sont
très nettes et au moins de la même importance taxonomique que celles qui séparent
entre eux les autres genres de cette tribu.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Suture fronto-occipitale très nette, déprimée, légèrement concave en
avant. Tubercules frontaux très transverses, plus espacés. Gros points
Source : MNHN, Paris
APHODIHIDAE PSAMMODIINAE 141
du pronotum se trouvant essentiellement le long des vestiges des
sillons. Stries des élytres assez larges, sulciformes, leurs points
indistincts, entamant à peine légèrement les bords des interstries ;
ceux-ci distinctement convexes. Marge apicale du pygidium montrant
6 longues et fines soies dressées, 3 soies de part et d’autre du milieu.
Fémurs postérieurs fortement élargis, au moins deux fois aussi larges
que les fémurs intermédiaires. Long. : 2,7 à 3,6 mm ....... 1. L. seychellensis
— Suture fronto-occipitale très fine et superficielle, indistincte,
rectiligne, souvent effacée au centre. Tubercules frontaux ovales ou
arrondis, plus rapprochés. Gros points du pronotum se trouvant
irrégulièrement un peu partout sur le disque, ailleurs que le long des
vestiges des sillons. Stries des élytres très fines et superficielles, leurs
points entamant fortement les bords des interstries ; ceux-ci presque
plans. Marge apicale du pygidium avec 8 à 10 longues et fines soies
dressées, 4 à 5 soies de part et d’autre du milieu. Fémurs postérieurs
bien trapus, mais moins dilatés, tout au plus une fois et demie aussi
larges que les fémurs intermédiaires. Long. : 2,8 à 3,4 mm ...... 2.L. indicus
1. Leiopsammodius seychellensis (Rakov
Psammodius (Leiopsammodius) seychellensis Rakovië, 1979c : 633. — 198la : 31
Psammodius (Leiopsammodius) seychellensis Rakovië ; ENDRODI & RAKOVIC, 198
Psammodius (Leipsammodius) seychellensis Rakovië ; PrTriNO, 1982 : 162.
Type. — Holotype: archipel des Seychelles, Praslin, Grande Anse, 1/
24.NIIL.1972 (P. L. G. Benoist & J. J. Van Mol) (MRACT).
Description. — Long. : 2,7 à 3,6 mm. Très convexe, en ovale assez allongé,
visiblement élargi en arrière, très luisant, de jaune brunâtre à brun châtain, avec les
marges, les pattes et la surface ventrale éclaircies. Ajoutez aux caractères proposés
dans la clef: à
Marge antérieure du elypéus anguleusement échancrée en son milieu,
faiblement, largement arrondie de part et d'autre ; côtés à peine ou pas du tout
sinués avant les joues, celles-ei glabres, très proéminentes en angle droit arrondi ;
vertex avec une rangée transverse de granules toute proche de la suture fronto-
occipitale, mais parfaitement lisse vers l'arrière.
Base et marges latérales du pronotum montrant des soies assez courtes,
espacées et tronquées à l’apex, sauf le long du tiers latéral antérieur, qui est
parfaitement glabre. Impressions transverses et vestige du sillon longitudinal bien
marqués, vestige du 3°%° sillon transverse distinctement élargi de chaque côté.
Seutellum distinctement, bien que faiblement, enfoncé entre les deux
interstries suturaux.
Elytres assez allongés, quoique visiblement élargis vers l'arrière ; tous les
interstries distinetement convexes, sauf le 10°, qui est presque plan et un peu plus
court vers l’apex.
Métasternum lisse et glabre, luisant ; aire métasternale faiblement déprimée au
milieu, avec un sillon longitudinal très fin et presque complet de la base à l'apex.
Sternites abdominaux lisses et glabres.
Source : MNHN, Paris
142 RICCARDO PITTINO
Fémurs antérieurs assez trapus (H/Lf = env. 0,6), leur marge antérieure
rectiligne et distinctement rebordée, leur marge postérieure finement et indis-
tinctement rebordée. Fémurs intermédiaires assez allongés (/Lf = env. 0,45),
finement rebordés sur la marge antérieure, fortement sillonnés le long du bord
postérieur. Fémurs postérieurs trapus et Convexes (H/L£ = 0,55 à 0,57), presque
une fois et demie aussi larges que les intermédiaires, avec un fort sillon le long du
bord postérieur et un très fin le long de l'antérieur. Une rangée de granules sétigères
parallèles au bord antérieur est présente sur les fémurs postérieurs et intermédiaires,
tout proche de celui-ei. Eperon apical du tibia antérieur un peu plus long que les
deux premiers articles tarsaux réunis. Métatibia assez trapu, distinetement élargi en
triangle à l’apex, à peu près deux fois et demie aussi long que large, éperon apical
supérieur aussi long que les deux premiers articles tarsaux réunis, 1° article
métatarsal un peu plus long que les deux suivants réunis.
Praslin : Grande Anse, lumière,
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELI
comme l’holotype, 2 paratypes (MRACT, CP).
ARCHIPEL DES Comores. Grande Comore : Mitsamiouli, lumière, 11.1985
(Penrith), 3 ex. (TMP, CP).
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez, plage de Ramena, sous Algues, L.1968 (Y.
Gomy), 1 ex. (MHNG). — Joffreville, sous pierre, 11968 (Y. Gomy), 1 ex. (CP).
Mapacascar Esr: Maroantsetra (J. Vadon), 2 ex. (MNHNP, CP); E. de
Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Vadon), 1 ex. (MHNG).
Mapacascar Sun: Sous-préfecture de Betioky Sud, S. de Soalara, Bas
Anakao, VL.1953 (4. Robinson), 1 ex. (MNHNP) ; Betioky Sud (P. Clément), 1 ex.
(MNENG).
Répartition géographique. — Kénya (ile Manda), Afrique du Sud (Sud du
Kalahari). Seychelles, Comores, Madagascar.
Exemplaires examinés : 12.
2. Leiopsammodius indicus (Harold).
Psammodius indicus Harold, 1877 : 100.
Psammodius indieus Harold ; CLOUËT, 1898 : 240. — 1900a : 13.
Psammodius indieus Har. ; : 241.
Psammodius indicus Harol : 108. — 1922: 481.
Psammobius indicus Mar. ; PAULIAN, 1936 : 135. — 1942: 131.
Psammobius indicus Harold ; ENDRODI, 1960 : 232. — 1964: 340.
Psammobius indieus Harold : BaurHAsAR, 1964 : 536.
Psammodius indicus Harold : Prrrino, 1979 : 142.
Peammodius (Leiopsammodius) indieus Harold ; RAKOVIC, 1979e : 636. — 198la : 62. — 1986u : 6.
Leiopsammodins indiens (Harold) ; Prrrino, 1984b : 321.
Psammodius seulpticollis Fairmaire, 1897 : 370 (syn).
{Psammodius] seulpticollis Fairm.; ALLUAUD, 1900 : 241 (comme synonyme de Ps. indicus).
Types. — indicus Harold. Holotype, Célèbes, Macassar (MSNG) (!).
sculpticollis Fairmaire. LECTOTYPE portant les étiquettes suivantes : 1/
imprimée : Typus; 2/ imprimée : Muséum Paris Madagascar 1906 coll. Léon
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 143
Fairmaire ; 3/ manuscrite : autographique : Psammobius seulpticollis Fairm. ; 4/
manuscrite : Psammobius indicus Har. R. Paulian det. ; 5/ imprimée et manuscrite :
Psammodius indicus (Har.), det R. Pittino, 1979 ; 6/ manuscrite : Psammodius
sculpticollis (Fairmaire), lectotypus, det. R. Pittino, 1986 (MNHNP). Présente
désignation.
Description. — Long. : 2,8 à 3,4 mm. Très convexe, en ovale court, fortement
élargi en arrière, très luisant, de la même couleur que L. seychellensis (Rakovië).
Ajoutez aux caractères proposés dans la clef :
Marge antérieure du clypéus faiblement échancrée au milieu, plus angu-
leusement arrondie de part et d’autre que chez l'espèce précédente ; côtés distincte-
ment, quoique non fortement, sinués avant les joues, celles-ci glabres, obtusément
arrondies et faiblement saillantes ; vertex comme chez L. seychellensis.
Marges latérales du pronotum glabres jusqu'auprès des angles postérieurs ;
soies longeant la base encore plus courtes et plus espacées. Impressions du
pronotum également bien marquées, mais le vestige du 3°" sillon transverse étroit,
non élargi de chaque côté.
Scutellum non enfoncé entre les deux interstries suturaux.
Epine humérale nulle ; tous les interstries, même le 10°", presque plans, ce
dernier non raccourci vers l’apex.
Métasternum comme chez l'espèce précédente, mais plan, non déprimé au
milieu, avec un sillon longitudinal encore plus fin et bien plus court, s'étendant à
peu près le long du 2°%* tiers de l'aire métasternale. Sternites abdominaux lisses et
glabres.
Fémurs antérieurs assez allongés (H/L£ = 0,46 à 0,48), très faiblement sinués
sur leur marge antérieure, fortement sillonnés antérieurement, mais pas du tout
postérieurement. Fémurs intermédiaires très élancés (K/Lf = 0,36 à 0,38), non
rebordés sur la marge antérieure et avec un rebord très fin le long du tiers apical de
la marge postérieure. Fémurs postérieurs beaucoup plus massifs, trapus, fortement
élargis (H/L£ = 0,6 à 0,63), à rebords marginaux comme chez les intermédiaires.
Eperon apical du tibia antérieur aussi long que les trois premiers articles tarsaux
réunis. Métatibia encore plus trapu et plus dilaté vers l'apex que chez P.
seychellensis, à peu près deux fois aussi long que large ; autres caractères comme
chez L. seychellensis.
Distribution. — Manacascar Esr: Région d’Antalaha (J. Vadon), 1 ex.
(MNHNP). — Maroantsetra, 1 ex. (HNHMB). — Région de Maroantsetra, IV,
V.1939 (J. Vadon), 8 ex. (MNHNP, MRACT); Andranofotsy, IL 1V.1938 (J.
Vadon), 102 ex. (MNHNP, MRACT, CP) ; Antakotako, IV.1938 (J. Vadon), 5 ex.
(MRACT, HNHMB, CP). — Au Sud de la baie d’Antongil (coll. Pic), 2 ex.
(MNHNP). — Tamatave, [voloina, IV.1949 (P. Clément), 49 ex. (MNHNP, HNHMB,
CC, CP). — Région de Mananjary (4. Mathiau), 10 ex. (MNHNP. CP).
MaDacAsCaR OuEsr : 40 km à l'E. de Morombe, Bas-Mangoky, station agricole
de Tanandava, 1963/64 (G. Schmitz), 2 ex. (MRACT).
Mapacascar Sup: 23 km au N. de Betioky, Tongobory, 12.1V.1953
(4. Robinson), 1 ex. (MNHNP).
ARCHIPEL DES MASCAREIG:
:s. La Réunion: Saline les Bains, X.1965
Source : MNHN, Paris
144 RICCARDO PITTINO
(7. Gomy) 9 ex. (MNHNP, CP). — Saint Gilles les Bains, IV, V.1965, II, IV.1966
(Y: Gomy), 7 ex. (MNHNP, CP).
Ile Maurice : Black River, 1.1955 (J. Vinson), 1 ex. (MNHNP).
Répartition géographique. — Espèce à distribution paléo-tropicale indo-
africaine, très commune par endroits, dans toute la région orientale (Indonésie :
Célébes, Java, Sumatra ; Formose ; îles Cocos Keeling ; Tonkin ; Inde ; Ceylan ;
Pakistan), ainsi que dans l'Est de la région éthiopienne (Yemen ; Soudan ; Ethiopie ;
Kénya; Zaire: Tanzanie; Malawi: République sudafricaine. Seychelles,
Madagascar, Mascareignes.
Exemplaires examinés : 199.
3. Genre Rhyssemus Mulsant
Rhyssemus Mulsant, 1842 : 314 (espèce type : Ptinus germanus Linné, 1767,
nt: Prrrino, 1984a : 25. — 1984h: 327.
signée par Paulian, 1936).
Boucardius Petrovitz, 1967 : 395
N. sn.
e iype: Boucardius madagassus Petrovitz, 1967, par monotypie).
Description. — Corps convexe, allongé et subparallèle ou assez trapu etun
peu élargi en arrière ; surface dorsale de luisante à subopaque, complètement glabre.
Ailes bien développées chez la plupart des espèces. Yeux et griffes développés.
même chez quelques espèces microptères, qui sont étrangères à la faune malgache.
Tête très convexe, distinetement granulée ou tuberculée au moins sur le
elypéus et sur le front ; suture fronto-occipitale habituellement bien marquée en
forme de large V. parfois indistincte, exceptionnellement absente ; vertex finement
granulé ou parfois distinctement ponctué, pourvu d’une ou deux carènes obliques de
chaque côté du milieu, celles-ci lisses ou tuberculées, faibles ou saillantes, entières
ou fragmentées en tubereules, parfois indistinetes, exceptionnellement manquantes.
Chez la plupart des espèces, la marge clypéale antérieure est mince, très finement
rebordée ou pas du tout; chez certaines espèces afro-tropicales et de la région
malgache, la marge antérieure du elypéus est, surtout au niveau de l’échancrure
médiane, très épaissie et distinctement rebordée, sa partie déclive est finement
ponctuée.
Sculpture du pronotum complète de 5 à 6 bourrelets et autant de sillons
transverses, ainsi que d’un sillon longitudinal médian. Au moins la base et le tiers
basal des marges latérales distinctement crénelés et ciliés.
Ecusson petit, triangulaire, allongé, alutacé, déprimé ou non.
Elytres assez allongés, subparallèles ou distinctement élargis en arrière, mais
toujours au moins deux fois aussi longs que le pronotum ; épine humérale habituel-
lement distincte ; stries marquées, distinctement ponctuées ; interstries faiblement
convexes à fortement carénés, rarement presque plats, ornés habituellement de
deux rangées longitudinales de tubercules, de crans ou de papilles imbriqués, ou
bien différemment sculptés, mais jamais complètement lisses.
Métasternum plus ou moins allongé, lisse ou tuberculé, canaliculé longitu-
dinalement en son milieu ; sculpture généralement complète de sillons transverses
et de triangles métasternaux ; apophyse médiane antérieure presque toujours assez
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 145
large, subparallèle, parfois rétrécie en son milieu ou élargie vers l'apex, plus ou
moins convexe, canaliculée dans sa longueur près de sa base, souvent carénée vers
l'apex, parfois avec une cavité cochléariforme préapicale plus ou moins profonde,
délimitée en avant par un tubercule apical.
Sternites abdominaux rebordés sur la marge antérieure par un fort sillon
transverse crénelé, la crénelure étant formée par de petites carènes longitudinales
rapprochées, le sillon devenant une large et profonde impression transverse crénelée
sur le dernier segment ; marge postérieure de chaque sternite également rebordée
par un sillon crénelé souvent faible et fin ; surface lisse ou faiblement tuberculée ou
verruqueuse, pourvue habituellement en son milieu d’un sillon transverse en zigzag
allant de bout en bout ou bien largement interrompu au centre ; parfois une partie ou
toute la surface de chaque segment est semée d’une assez forte et très dense
ponctuation, conférant un aspect très mat, fortement chagriné, et le sillon transverse
en zigzag manque ou est représenté par un vestige indistinet de chaque côté. Marge
apicale du pygidium, chez les espèces malgaches, invariablement avec deux longues
et fines soies dressées, une soie de chaque côté du milieu.
Fémurs antérieurs assez larges et courts, trapus, subparallèles ou graduelle-
ment rétrécis vers l’apex, leur surface habituellement densément ponctuée de points
sétigères ; fémurs intermédiaires relativement allongés à assez trapus, fémurs
postérieurs très grêles et allongés chez la plupart des espèces (K/L£ < 0,4). Tibias
antérieurs tridentés sur la marge externe, normalement conformés, sauf chez une
espèce malgache (cfr ci-dessous) ; übias intermédiaires et postérieurs tantôt arqués,
tantôt droits, toujours grêles et allongés, faiblement élargis vers l’apex ; éperons
apicaux allongés et pointus, éperon supérieur généralement un peu plus court ou un
peu plus long que le 1° article du tarse. Tarses postérieurs un peu plus courts ou
aussi longs que les tibias (Lts/Lt = 0,75-1), tous les articles allongés, subeylin-
driques, faiblement élargis, le 1°° également allongé (Llts/Ilts > 2,6), presque
symétrique à son apex, aussi long que les 2 à 3 suivants réunis, jamais plus court que
le 1°* article des tarses intermédiaires.
Epipharynx assez transverse, subsinué sur la marge antérieure qui est
largement arrondie de part et d'autre sur les côtés ; corypha chargée d’une série
transverse de robustes spinules, mêlées vers l'arrière, à l’apex de l’épitorma, de
quelques spinules atrophiées, et d’une touffe de spinules petites et grêles, disposées
longitudinalement, de chaque côté vers l'avant ; épitorma presque caliciforme ;
pedia avec une rangée longitudinale de 5-6 longues chaetae ; pariae glabres sur les
côtés, à l’intérieur avec une série longitudinale de 15-20 longues et très robustes
chaetae.
Paramères tantôt très simples, en forme de valves subtriangulaires arrondies,
tantôt plus compliqués, graduellement rétrécis vers l’apex, qui est recourbé, arrondi
ou pointu ; sac interne muni de fines spicules, souvent plus denses et grossières vers
l'apex ; chez de nombreuses espèces paléarctiques, orientales et éthiopiennes il est
aussi pourvu d’un couple d’organites sclérifiés très caractéristiques. Malheureuse-
ment, ce dernier caractère, qui est très utile du point de vue taxonomique, n’est
présent que chez une seule espèce malgache et chez la plupart des espèces les
paramères montrent une morphologie très homogène, perdant ainsi une grande
partie de leur valeur taxonomique. Spermathèque très allongée, caractérisée par un
développement prédominant de la pièce apicale.
Source : MNHN, Paris
146 RICCARDO PITTINO
Chez quelques espèces paléarctiques, orientales et éthiopiennes, il existe un
dimorphisme sexuel particulier au niveau de l’éperon apical du tibia antérieur, qui
est recourbé en crochet à son apex chez le mâle, parfois un dimorphisme semblable
est présent au niveau des éperons apicaux inférieurs des tibi intermédiaires et
postérieurs ; chez deux espèces éthiopiennes, on peut observer un étonnant
dimorphisme sur l’arête interne du métatibia, qui est pourvue d'une très forte dent
recourbée chez le mâle. Ces dimorphismes particuliers ne sont malheureusement
pas présents chez les espèces malgaches. Cependant, chez la plupart des espèces du
genre, même chez quelques espèces malgaches, on observe un dimorphisme sexuel
au niveau des segments de l'abdomen : souvent, chez le mâle, le dernier sternite est
sensiblement plus court que l'avant-dernier et distinetement concave sur sa marge
apicale, tandis que chez la femelle, le dernier sternite est aussi long que l'avant-
dernier et largement convexe sur sa marge apicale ; plus rarement, chez le mâle, le
dernier sternite est beaucoup plus long en son milieu que l'avant-dernier, celui-ci
très fortement échaneré au milieu, tandis que chez la femelle, les deux derniers
sternites ont à peu près la même longueur au milieu, la marge apicale de l'avant
dernier étant au plus légèrement concave.
Remarque. — Petrovitz (1967) a créé le genre Boucardius pour une espèce
(B. madagassus). qu'il avait cru nouvelle, mais qui est, en fait, synonyme de
Rhyssemus goudoti Harold. Les caractères séparant le genre Boucardius de
Rhyssemus seraient, d'après Petrovitz (1967) et avec le type sous mes yeux, les
suivants : 1) marge antérieure du elypéus recourbée vers le bas, très épaissie et
distinctement rebordée, surtout au niveau de l’échancrure médiane ; 2) absence de
suture fronto-occipitale et de carènes obliques sur le vertex ; 3) sternites abdomi
naux fortement et densément ponctués, chagrinés, mais dépourvus de sillon
transverse en zigzag ; 4) tibia antérieur tronqué perpendiculairement à son axe
longitudinal à l’apex, de sorte que la dent apicale externe est presque parallèle aux
deux suivantes. À ma connaissance, cette combinaison de caractères ne se trouve
complète que chez R. goudoti, mais chez de nombreux Rhyssemus afro-tropicaux et
malgaches, tous pourvus d’interstries carénés ou au moins d’interstries impairs
carénés, on trouve de un à trois des premiers caractères propres au genre
Boucardius, avec plusieurs degrés de transition. Ainsi, les caractères 1) à 3) se
trouvent réunis, outre chez R. goudoti, chez trois autres espèces malgaches (R.
haroldi CL, R. namorokae n. sp., R. imitator n. sp.) ; chez une autre espèce malgache
(R. alluaudi CL) on trouve les caractères L) et 2). mais les sternites abdominaux ont
un sillon distinet en zigzag ; chez une autre espèce malgache (R. madagassus Har.),
existent les caractères L) et 2), mais les sternites, quoique densément ponctués, ont
un vestige de sillon en zigzag de chaque côté ; chez une autre espèce malgache (R.
polycolpus CL), on trouve les caractères 1) et 3), mais les carènes obliques du vertex
sont toujours assez distinctes et la suture fronto-occipitale présente, bien que
rudimentaire ; chez une autre espèce malgache (R. dispar n. sp.). ainsi que chez
plusieurs Rhyssemus afro-tropicaux (groupe de “pectoralis” CL), on observe le
caractère L), mais les carènes du vertex et la suture fronto-occipitale sont présentes,
plus ou moins distinctes, et les sternites abdominaux sont pourvus de sillon
transverse en zigzag. Par conséquent, le seul caractère restant, c’est-à-dire la
structure du tibia antérieur, est un caractère, à mon avis tout à fait spécifique, ne
suffisant pas à maintenir Boucardius comme genre distinet de Rhyssemus, d'autant
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 147
plus qu'il ne se trouve, au niveau mondial, que chez une seule espèce et que la
structure de l’épipharynx et des genitalia, chez cette espèce, n’ont rien de bien
différent des Rhyssemus du groupe de “germanus” qui puisse justifier une
séparation générique. On pourrait affirmer, tout au plus, que les espèces de
Rhyssemus pourvues d’interstries élytraux carénés, ou au moins d’interstries impairs
carénés, ainsi que d’une marge antérieure du clypéus très épaissie et fortement
rebordée, appartiennent à un sous-genre distinct (Boucardius Petr.), mais cette
interprétation, qui me semble forcée, devrait être démontrée par une étude au
niveau mondial des relations phylogénétiques superspécifiques entre toutes les
espèces connues du genre.
Trois espèces, citées de la région malgache (Schmidt, 1922 ; Paulian, 1936),
doivent être considérées, à mon avis, comme étrangères à cette faune. Ce sont :
1) Rhyssemus germanus (L.), qui a probablement été confondu avec quelques-
unes des espèces nouvelles décrites ci-dessous, toutes proches de R. fairmairei CI.
2) Rhyssemus sculptilipennis Schmidt, espèce propre aux régions de l'Afrique
intertropicale sub-saharienne, caractérisée par un remarquable dimorphisme sexuel
au niveau des tibias postérieurs (cfr. Pittino, 1983) et qui a été probablement
confondue avec quelques-unes des espèces nouvelles décrites ci-dessous, toutes
proches de R. inermis Cl.
3) Rhyssemus ritsemae Cl. espèce elle-même caractéristique, propre à
l'Afrique occidentale intertropicale, et qui a été citée des Seychelles (Mahé) par
Paulian (1936). Sa présence dans la région malgache doit être considérée comme
fausse, mais on ne peut cependant pas exelure que cette citation soit à rapporter à R.
indieus CL, décrit comme simple variété de À. ritsemae et récemment élevée au
rang de bonne espèce par Pittino (1984a). R. indicus est, en effet, très largement
répandu dans la région orientale, à l'Ouest jusqu'à Ceylan: sa présence aux
Seychelles n’aurait done rien d'extraordinaire. Malheureusement, je n’ai vu aucun
exemplaire de cette espèce parmi le matériel malgache étudié, mais elle reste à
rechercher.
Répartition géographique. — Genre cosmopolite, avec environ 200 espèces
connues, la plupart d’entre elles se trouvant dans l'Ancien Monde, dont à peu près
une centaine dans la région éthiopienne. Dans la région malgache, le genre est
représenté par 24 espèces, dont 23 endémiques et 14 nouvelles pour la science.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Métasternum, abdomen et les trois fémurs montrant de longues soies
couchées. Long. 3,7 mm .......................... ….... 9. R. villosus
— Tout au plus les fémurs avec de petites soies écailleuses
couchées 2
2. Côtés du pronotum, sur la moitié antérieure, glabres où montrant
des soies microscopiques presque invisibles sous un faible
grossissement (X 15) . : 3
— Côtés du pronotum, sur toute leur étendue, montrant des soies bien
visibles même sous un faible grossissement ............-......: 5
Source : MNHN, Paris
148
RICCARDO PITTINO
Interstries élytraux fortement carénés, interstries impairs beaucoup
plus hauts que les interstries pairs même sur le disque. Pas de sillon
longitudinal médian lisse auprès du bord antérieur du clypéus :
suture fronto-occipitale indistincte, carènes obliques du vertex
absentes. Pronotum pratiquement dépourvu de sillon longitudinal,
avec, après le 1°* bourrelet, 5 étroites côtes transverses nullement
interrompues au milieu, sillons entre celles-ci occupés par une série
transverse régulière de gros tubercules arrondis. Long. à
3,6 mm $ 16. R. alluaudi
Interstries pairs et impairs en forme de carènes moi tranchantes,
à peu près de la même hauteur sur le disque, les interstries pairs dis-
tinctement moins élevés près de l’apex seulement . Un sillon longitu-
dinal médian lisse plus ou moins distinct près du bord antérieur du
elypéus ; suture fronto-occipitale et carènes du vertex plus ou moins
distinctes. Pronotum pourvu de 6 bourrelets tuberculés et d'autant
de sillons transverses granulés, outre un sillon longitudinal bien net,
qui coupe les 3 derniers bourrelets en leur centre
Côtés du pronotum lisses et dépourvus de soies sur leur moitié
antérieure. Joues tronquées longitudinalement, ne dépassant pas les
yeux. Tubereules du front très gros, épars et irréguliers. Bourrelets
du pronotum semés de tubercules moyennement plus grossiers et
irréguliers. Seulement les interstries 2, 4 et 10 moins élevés vers
l'apex. Long. 3,1 mm. .......................... .. 15. R. scabrosus
Côtés du pronotum finement crénelés sur leur moitié antérieure
et portant des soies microscopiques presque invisibles, une
soie est située dans chaque entaille du bord externe. Joues
obtusément arrondies, proéminentes, dépassant les yeux. Tubercules
du front plus petits, plus denses et subréguliers. Bourrelets
du pronotum munis de tubercules plus petits et réguliers. Tous
les interstries pairs distinctement moins élevés vers l'apex.
Long. 2,7 à 3,3 mm. ......................... 14. R. granulosocostatus
Interstries élytraux faiblement convexes à presque plans sur le
disque, chargés de deux nettes rangées longitudinales de tubereules
aplatis ; tout au plus fortement convexes à carénés tout près de
l'apex :
Tous les interstries, ou au moins les interstries impairs, de faiblement
à fortement carénés, même sur le disque, le sommet des carènes
jamais distinctement tubereulé
Tous les sillons transverses du pronotum distinctement ponctués,
les points tendant à devenir un peu étirés surtout vers l'avant et
sur les côtés
Tous les sillons transverses du pronotum distinctement granulés,
sauf parfois le 3°" vers son milieu ainsi que le sillon longi-
tudinal
Téguments très brillants, comme vernissés. Bourrelets du pronotum
beaucoup plus larges que les sillons correspondants ............ 8
10
Source : MNHN, Paris
8
10.
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 149
Téguments faiblement luisants, de subopaques à distinctement
alutacés, sauf, presque toujours, les bourrelets du pronotum. Ceux-ci
distinctement de plus étroits à aussi larges que les sillons corres-
pondants . :
Pronotum nettement plus large que la base des élytres, points des
sillons arrondis. Côtés du clypéus fortement échancrés avant les
joues, celles-ci très saillantes en angle droit, mais ne dépassant pas
les yeux; carènes occipitales aplaties, vertex pourvu d’une
ponctuation distincte assez dense et régulière. Interstries élytraux
pratiquement lisses, sauf une rangée de petits crans le long du bord
interne. Long. 3,7 mm. 4. R. testudo
Pronotum à peu près aussi large que la base des élytres, points des
sillons partout très transverses, transformés en rides transversales,
surtout vers l'avant et sur les côtés. Clypéus faiblement sinué avant
les joues, celles-ci obtusément arrondies, peu saillantes, mais dépas-
sant les yeux ; carènes occipitales assez saillantes, vertex finement et
densément granulé. Interstries élytraux distinctement tuberculés,
pourvus de deux rangées longitudinales, externe et interne, de
tubercules aplatis et imbriqués. Long. 3,2 à 3,8 mm. ..... 1. R. inscitus
Carènes occipitales distinctes. Bourrelets transverses du pronotum
lisses, distinctement saillants. Sillon transverse en zigzag sur les
sternites abdominaux 3 et 4 complet de bout en bout. Eperon apical
supérieur du métatibia à peu près aussi long que le 1°* segment du
tarse. Long. 2,8 à 3,8 mm. =: 2. R. bucciarelli
Carènes occipitales indistinctes. Bourrelets du pronotum aplatis et
tuberculés. Sillon en zigzag sur les sternites 3 et 4 largement inter-
rompu en son milieu. Eperon apical du métatibia distinctement plus
long que le 1*° segment du tarse. Long. 4 mm. ..... 3. R. tsihombensis
Sillon en zigzag sur les sternites abdominaux 3 à 5 fort et
distinct ë - = Il
Sillon en zigzag sur les sternites 3 à 5 faible et indistin
Bourrelets transverses du pronotum 2 à 4 saillants et lisses, sillons
transverses parsemés de granules assez petits et réguliers:
soies marginales assez courtes et un peu élargies en massue. 1°*
article du métatarse aussi long que les 3 suivants réunis. Long. 2.8
à 3,4 mm. 6. R. pauliani
Tous les bourrelets du pronotum aplatis, couverts de tubercules super-
ficiels mais assez distincts partout, sauf sur le 3*** en son milieu,
sillons transverses semés de granules mêlés assez grands et petits,
irréguliers, arrondis et transverses ; soies marginales assez longues et
fines, non élargies en massue. 1° article du métatarse à peine plus
long que les 2 suivants réunis. Long. 3.1 à 3,8 mm. ..... 7. R. ambovombensis
Tégument dorsal très luisant. Clypéus distinctement denté de part et
d’autre de l’échancrure médiane. Bourrelets transverses du pronotum
lisses et saillants, le 3°" interrompu en son milieu; 3°"
sillon transverse en son centre et sillon longitudinal distinctement
Source : MNHN, Paris
150
13.
14.
15.
RICCARDO PITTINO
ponctués ; soies marginales très minces. Elytres assez courts et
trapus, visiblement élargis en arrière. Long. 3%-mm.tits 8. R. brevis
Tégument dorsal subopaque, alutacé. Angles antérieurs du clypéus
obtusément arrondis, peu saillants. Bourrelets du pronotum faible-
ment convexes, ponctués-tubereulés, le 3°%* entier ; tous les sillons
distinctement granulés ; soies marginales assez épaisses. Elytres
assez longs et étroits, subparallèles, indistinctement élargis vers
re. Long. 3,3 à 3,6 mm. ..... 5. R. fairmairei
l'arri
Marge antérieure du elypéus très épaissie et fortement rebordée.
Tubercules du elypéus et du front subréguliers, très petits et lrès
denses, pas d’intervalles entre eux, même sur le front. Au moins
le 3° sternite de l'abdomen fortement et densément ponctué,
fortement chagriné, sur une grande partie de sa surface (sauf chez
R. peyrierasi n. sp.) is ÉDAES
Marge antérieure du clypéus assez mince, tout au plus finement
rebordée. Tubereules du elypéus et du front assez irréguliers, souvent
mêlés, grands et petits, arrondis et transverses, habituellement plus
grossiers vers l'arrière, assez épars, les intervalles entre eux égaux au
diamètre des tubercules, plus grands au moins sur le front. Sternites
3 à 6 de l'abdomen luisants à finement alutacés, lisses sur presque
toute leur surface, segments 3 à 5 toujours pourvus d’un sillon trans-
verse en ZIgZag +... se mere 3RNE cc 21
14
Interstries impairs des élytres en forme de carènes tranchantes
subcontinues, dépourvus d'une nette série longitudinale externe
de tubereules, beaucoup plus hauts que les interstries pairs sur
toute leur étendue, ceux-ci faiblement convexes, pourvus de deux
rangées distinctes de tubercules. Tous les bourrelets transverses
du pronotum, sauf le 1°°, interrompus en leur centre. Epine humérale
très puissante, pointue et proéminente. Sternites abdominaux
pourvus d’un sillon transverse en zigzag distinct ou vestigial. Fémurs
antérieurs et intermédiaires faiblement chagrinés, fémurs postérieurs
lisses et assez luisants ..............
Tous les interstries élytraux costiformes,
ou émoussé, interstries impairs tout au plus beaucoup plus élevés
que les pairs vers l'arrière seulement, tous les deux dépourvus
de nette rangée externe de tubercules. Bourrelets 2 et 3 du
pronotum entiers, tout au plus légèrement entamés en leur milieu,
les suivants toujours interrompus par le sillon médian. Epine
humérale de petite à assez distincte, mais jamais puissante et
proéminente. Sternites 3 à 6 de l'abdomen distinctement et très
densément ponctués, fortement chagrinés, sur une grande partie
de leur surface, mais complètement dépourvus de sillon transverse
en zigzag, même rudimentaire. Les fémurs des trois paires de pattes
plus ou moins visiblement chagrinés ........................... 16
15
Côtés du elypéus fortement échanerés avant les joues, celles-ci très
anguleusement proéminentes. Bourrelets transverses du pronotum
Source : MNHN, Paris
16.
it
18.
APHODIIDAE PSAMMODIINAE
presque complètement plats. Sternites abdominaux 3 à 6 distincte-
ment ponctués-chagrinés et pourvus d’un faible vestige de sillon
transverse en zigzag de chaque côté. Eperon apical supérieur du
métatibia presque aussi long que le 1°* article du tarse. Long. 3,5
à 4,6 mm.
Côtés du elypéus régulièrement arqués, ni échancrés ni sinués avant
les joues, celles-ci assez saillantes, mais obtusément arrondies.
Bourrelets transverses du pronotum distinctement convexes. Seul
le 3° sternite abdominal fortement ponctué-chagriné sur presque
toute sa surface, les autres assez lisses, imponctués, quoique
finement alutacés, sternites 3 à 6 pourvus d’un net sillon transverse
en zigzag. Eperon apical supérieur du métatibia beaucoup plus court
que le 1°* article du tarse. Long. 4,3 mm.
Tibia antérieur tronqué à l’apex presque perpendiculairement à son
axe longitudinal, de sorte que la dent apicale externe est presque
parallèle aux deux suivantes. Côtés du pronotum, vers l'arrière,
distinctement sinués avant les angles postérieurs, ceux-ci visible-
ment proéminents. Long. 3 à 3,9 mm. . 17. R.
Tibia antérieur normalement constitué, obliquement tronqué à
l'apex, de sorte que la dent apicale externe est presque perpendi-
culaire aux deux suivantes. Côtés du pronotum largement arqués,
ceux-ci obtus, non
non sinués avant les angles postérieurs
proéminents
Carènes occipitales distinctes. Soies marginales du pronotum très
longues et fines, tronquées à l’apex, mais non renflées même près
des angles antérieurs .... £ :
Carènes occipitales manquantes ou à peine indiquées par la
disposition des tubercules du vertex. Soies marginales du pronotum
courtes et épaisses, plus ou moins claviformes, surtout près des
angles antérieurs. Tous les interstries faiblement costiformes,
interstries impairs à peine visiblement plus hauts que les pairs
sur le disque, un peu plus distinctement élevés à proximité de
Paper eee rent es a
Grande espèce. Bourrelets du pronotum, sauf le 1°", plus étroits
à aussi larges que les sillons, faiblement convexes, finement
chagrinés, à bords irréguliers ; ponctuation des sillons assez
grande, subcontiguë partout. Interstries élytraux distinctement
carénés, interstries impairs plus hauts que les pairs, assez
distinctement sur le disque, fortement vers l'apex. Plaque
métasternale fortement ponctuée sauf sur une étroite aire au milieu.
Sternites abdominaux fortement et densément ponctués-chagrinés
au moins dans leur moitié antérieure. Tibias postérieurs à peine plus
151
20. R. madagassus
21. R. dispar
goudoti
ET
18
19
longs que les tarses. Long. 3,3 à 4,2 mm. ........... 18. R. polycolpus
Petite espèce. Bourrelets transversaux du pronotum très larges,
aplanis, lisses et luisants, tous plus larges que les sillons correspon-
dants ; ponctuation des sillons assez fine, plus éparse au fond du
Source : MNHN, Paris
152
19.
20.
RICCARDO PITTINO
sillon longitudinal. Interstries élytraux faiblement tectiformes sur le
disque, presque de la même hauteur, sauf vers l’apex sur les 1°, 3°
et 5°, qui sont distinetement plus hauts que les interstries pairs
contigus. Plaque métasternale lisse, luisante, presque imponctuée.
Sternites abdominaux assez lisses et luisants, finement alutacés,
presque imponctués sauf à proximité des marges latérales. Tibias
postérieurs à peine plus courts que les tarses. Long. 2,9 à
SEM Semen eee NE RD RE ES 19. R. peyrierasi
Pronotum subparallèle, insensiblement rétréci vers l'avant, pourvu
de 6 bourrelets transverses, dont les 2 derniers indistinets
fragmentés en tubereules séparés ; tous les sillons transverses, ain:
que le sillon longitudinal, semés d’une nette ponctuation arrondie,
même vers l'avant et sur les côtés. Elytres distinctement, quoique
faiblement, élargis en arrière, tous les interstries en forme de carène
obtuse et lisse, continue, nullement entamée le long de son sommet ;
tubercules le long du bord interne de chaque interstrie très petits,
indistinets. Aphophyse antérieure du métasternum faiblement tecti-
forme vers sa base, distinctement élargie vers l’apex, pourvue d’une
cavité cochléariforme préapicale subtriangulaire assez courte et
profonde, délimitée en avant par un net tubereule apical. Long. 3 à
3 DÉMM e e enr n nes sinon eee eereesss 24. R.
Pronotum assez fortement rétréci vers l'avant, pourvu de 5 bourrelets
transverses, dont le dernier fragmenté en tubercules séparés ; au
moins les 2 premiers sillons transverses pourvus d’une granulation
transverse très dense et irrégulière, habituellement les autres aussi,
mais avec des points distincts mélés aux granules, surtout vers leur
centre. Elytres étroits, parallèles, peu élargis vers l'arrière, interstries
en forme de carène obtuse subcontinue, de légèrement à as:
fortement entamée, le long de son sommet, par des hachures
transverses plus ou moins distinctes ; tubereules le long du bord
interne de chaque interstrie assez gros et distincts. Apophyse
antérieure du métasternum aplanie, faiblement élargie vers l'apex,
pourvue d'une cavité préapicale ovalaire superficielle, mais très
Tongue et large, occupant toute sa moitié antérieure, délimitée par un
faible bourrelet subannulaire, mais sans tubereule apical ........
Bourrelets transverses du pronotum, sauf le 3°"*, au moins aussi
larges que les sillons correspondants ; sillon longitudinal assez large
et distinctement ponctué. Interstries impairs des élytres sensiblement
plus hauts que les pairs mais seulement à proximité de l’apex, tous,
mais surtout les pairs, légèrement entamés le long de leur sommet,
par de faibles hachures transverses ; stries assez larges, leurs points
entamant assez fortement les bords des interstries. Aire métasternale
assez luisante, lisse au centre, avec de gros points vermiculaires très
épars de chaque côté. Sternites abdominaux lisses et luisants au
moins sur leur tiers apical. Eperon apical supérieur du métatibia
imitator
20
aussi long que le 1°" article du tarse. Long. 3,4 à 3,8 mm. ...... 22. R. haroldi
Source
: MNHN, Paris
21.
22.
23.
APHODHDAE PSAMMODIINAE 153
Bourrelets transverses du pronotum, sauf le 1°", beaucoup plus
étroits que les sillons correspondants ; sillon longitudinal très étroit,
irrégulièrement ponctué-granulé. Interstries impairs des élytres à
peine visiblement plus hauts que les pairs, même sur le disque, mais
sensiblement plus hauts vers l’apex, tous distinctement entamés, le
long de leur sommet, par des hachures transverses assez profondes,
conférant un aspect faiblement tubereulé ; stries assez fines, leurs
points entamant très légèrement les bords des interstries. Aire
métasternale subopaque, chargée d’une ponctuation vermiculaire
plus grossière, très dense et irrégulière, sur toute sa surface à
l'exception de la dépression médiane très étroite. Sternites
abdominaux fortement ponctués-chagrinés sur toute leur surface.
Eperon apical supérieur du métatibia visiblement plus court que le
1° article du tarse. Long. 2,8 à 3,2 mm. ............ 23. R. namorokae
Carènes occipitales présentes, lisses ou granulées, mais toujours
distinctes. Angles antérieurs du clypéus obtusément arrondi:
Interstries élytraux assez élevés en carènes continues. Aire méta-
sternale avec une dépression médiane assez large et forte ...... 22
Carènes occipitales manquantes. Angles antérieurs du clypéus
étroitement arrondis. Interstries élytraux obtusément et faiblement
tectiformes. Aire métasternale aplanie au moins sur sa moitié
antérieure
23
Pronotum distinctement rétréci vers l'avant et vers l’arrière, sa plus
grande largeur à peine plus étroite que la base des élytres. Elytres
assez allongés, à peine visiblement élargis en arrière, après leur
milieu ; interstries élevés en carènes à sommet arrondi et lisse ; stries
sur le disque 2 fois moins larges que les interstries. Long. 2,9 à
SDS retenue Se s ......... 12. R. olympiae
Pronotum subparallèle, élargi, vers l'avant, mais fortement rétréci en
arrière, sa plus grande largeur visiblement plus large que la base des
élytres. Elytres en ovale court, visiblement élargis au milieu ; inter-
stries en forme de carènes assez tranchantes, mais fortement enta-
mées, le long du sommet, par des hachures transverses distinctes ;
stries sur le disque 5 à 6 fois moins larges que les interstries. Long.
2,4 à 2,9 mm. ...... 13. R. biovatus
Elytres très longs et étroits, à peine élargis en arrière ; intervalles
entre les points des stries entamant à peine les bords des interstries ;
ceux-ci faiblement tectiformes, leur sommet faiblement tubereulé sur
le disque ; seuls les interstries 2 et 4 vers l’apex, et 10 sur toute son
étendue, visiblement moins élevés que les autres. Aire métasternale
plane, lisse, presque imponctuée. Fémurs postérieurs très grêles.
Long. 2,7 à.3 mm. 10. R. inermis
Elytres subparallèles, mais plus courts et plus larges en arrière :
intervalles entre les points des stries entamant fortement les bords
des interstries ; ceux-ci en forme de carènes obtuses plus élevées
leur sommet à peine entamé par des hachures transverses superfi-
Source : MNHN, Paris
154 RICCARDO PITTINO
cielles ; tous les interstries pairs visiblement plus bas que les autres
vers l’apex, le 10°" en avant aussi. Aire métasternale grossièrement
ponctuée-tubereulée vers l'avant, distinetement déprimée au centre
vers l’apex, la dépression délimitée en avant de chaque côté par un
sillon oblique. Fémurs postérieurs un peu plus trapus. Long. 2,8
à 3 mm. 11. R. descarpentriesi
1. Rhyssemus inscitus (Walker)
Psammodius inscitus Walker, 1858 : 207.
Rhyssemus inscitus Walker ; SCHMDT, 1910b : 87. — 1922 : 495.
Rhyssemus inscitus (Walker) ; PrrriNo, 1984a : 39.
lis Waterhouse, 1876: 115. — 1879: 524 (syn).
LLUAUD, 1898 : 67. — 1900 : 242.
Rhyssemus ta
Rhyssemus tarsalis C. Waterh
Rhyssemus tarsalis Waterhouse ; BÉNARD, 1919: 541.
Rhyssemus tarsalis Waterhouse ; SCHMIDT, 1922
Rhyssemus tarsalis Waterh.; PAULIAN, 1936 : 138.
Rhyssemus tarsalis Waterh.; J. VINSON, 1958 : 91. — 1967: 321.
33 (sy
Rhyssemus malasiacus Lansberge, 1886 :
Khyssemus insignicollis Lea, 1923 : 12 (syn).
2 1965: 169 (syn).
1975 : 618 (syn).
Rhyssemus papuanus Petro:
Rhyssemus mussardi Petrovitz, 1975
Types. — inscitus Walker. Lectotype : Ceylan, désigné par Pittino (1984a)
(BMNH) (!).
tarsalis Waterhouse. Lectotype : archipel des Mascareignes, île Rodriguez,
désigné par Pittino (1984a) (BMNH) (1).
malasiacus Lansberge. Lectotype : Nord-Ouest de Sumatra, Serdang, désigné
par Pittino (1984a) (RNHL) ().
insignicollis Lea. Lectotype : Australie, Queensland, Cairns Distr., désigné par
Rakovië (1983) (SAMA).
papuanus Petrovitz. Holotype : Nouvelle Guinée ex-allemande, Simpsonhafen
(MNHUB).
mussardi Petrovitz. Holotype : Inde, Coimbatore (MHNG) (!).
Description. — Long. : 3,2 à 3,8 mm. Corps allongé, subparallèle, noir ou
brun foncé, avec les marges du elypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, plus
claires ; surface dorsale très luisante, comme vernissée.
Angles antérieurs du elypéus à pointe arrondie de part et d'autre de
l’échancrure médiane ; côtés légèrement sinués avant les joues, celles-ci ciliées,
obtuses, faiblement saillantes, mais dépassant les yeux ; carènes obliques du vertex
lisses et saillantes ; vertex finement et densément granulé.
Pronotum assez distinetement rétréci vers l'avant et près de sa base, sa plus
grande largeur au milieu, ne dépassant pas celle de la base des élytres ; angles
antérieurs peu saillants, grossièrement tuberculés, angles postérieurs largement
arrondis ; côtés distinctement crénelés jusqu'aux angles antérieurs et pourvus de
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE PSAMMODIINAE 155
soies assez longues, à peine renl en leur milieu et arrondies à l’apex. Six
bourrelets transverses saillants et beaucoup plus larges que les sillons
correspondants, le 1°" avec de gros points épars, les deux derniers faiblement
tuberculés, les autres lisses ; sillons assez profonds, semés de points très transverses,
comme ridés, surtout vers l'avant et sur les côtés ; sillon médian étroit, distinctement
ponctué.
Elytres en ovale allongé, subparallèles, faiblement élargis vers l'arrière ; épine
humérale petite; stries très fines et superficielles, finement ponctuées, les
intervalles des points entamant à peine le bord des interstries ; ceux-ci faiblement
convexes, tous à peu près de la même hauteur, même en arrière, pourvus de deux
rangées longitudinales de tubereules aplatis, ceux de la rangée externe beaucoup
plus grands que ceux de la rangée interne.
Métasternum et abdomen glabres. Métasternum lisse, luisant, non ponctué ;
sillon longitudinal et sillons transversaux assez forts et distincts, le premier entier de
la base à l’apex ; tronçons médians des sillons transverses antérieurs s’unissant entre
eux et avec le sillon longitudinal à la base de l’apophyse antérieure, celle-ci assez
allongée, faiblement convexe auprès de sa base, distinctement dilatée vers l’apex, où
elle est carénée au milieu ; sillons transverses postérieurs et triangles métasternaux
distincts ; aire métasternale avec une assez profonde dépression ovale médiane.
Sternites abdominaux 3 à 5 avec des sillons marginaux antérieur et postérieur
crénelés bien distincts, ainsi que le sillon transverse en zigzag, qui est largement
effacé en son milieu ; dépression transverse antérieure du dernier sternite assez
large et profonde.
Fémurs antérieurs assez trapus, visiblement rebordés sur les marges
antérieure et postérieure, chargés de gros points transverses assez denses ; fémurs
intermédiaires et postérieurs fortement rebordés sur la marge postérieure et
finement sur l’antérieure : fémurs postérieurs assez longs et étroits, aussi larges,
mais distinetement plus longs, que les intermédiaires, ces 2 derniers presque
imponctués, seulement avec une rangée incomplète de points sétigères près des
marges antérieure et postérieure. Tibias intermédiaires et postérieurs très longs et
étroits, légèrement arqués, éperon apical supérieur du métatibia à peu près aussi
long que le 1°* article du tarse, celui-ci aussi long que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel porté par le dernier sternite abdominal.
Paramères très caractéristiques ; sac interne pourvu d’un couple de sclérites
caractéristiques.
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLES. Mahé : 1901 (Daruty), 1 ex.
(MNHNP).
MADAGASCAR (sans indication de localité) : ex coll. Fairmaire (4. Crandidier), 6
ex. (MNHNP, CP).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Saint Louis, lumière, IV.1968 (A.
Morisset), 3 ex. (MNHNP, CP). — Le Tévelave, 1I.1966 (Y. Gomy), 1 ex.
(MNHNP). — Saint Leu, lumière, XI1.1960 (L. Cheynet), 2 ex. (MNHNP). — Saint
Gilles les Bains, I1L.1966 (Y. Gomy), 21 ex. (MNHNP, CP). — Boucan Canot, sous
bouse, V.1952 (J. Hamon), 1 ex. (MNHNP). — Savannah, X.1970 (Y. Gomy), 2 ex.
(MNHNP). — Le Port, 11.1967 (Y. Gomy), 1 ex. (MRACT).
Source : MNHN, Paris
156 RICCARDO PITTINO
Ile Maurice (sans autre indication) (J. Vinson), L ex. (MNHNP) : Rose Hill,
X1.1934 (J. Vinson), 4 ex. (MNHNP). — Roches Noires, IX.1935 (J. Vinson), 1 ex.
(MNHNP). — Baie du Tombeau, 11971 (Y. Gomy), 6 ex. (MNHNP, CP).
Ile Rodrigue (sans autre indication) (G. Gulliver), holotype de R. tarsalis
Waterhouse (BMNH).
Répartition géographique. — Espèce très commune, répandue dans toute la
région orientale (Pakistan, Inde, Ceylan, Indomalaisie et Indonésie, îles
Philippines), ainsi que dans la région australienne (Australie, Nouvelle Guinée,
Nouvelle Calédonie, Nouvelles Hébrides, îles Fiji, îles Salomon, îles Cocos
Keeling). Connue également de Madagascar, des Mascareignes et des Seychelles.
Exemplaires examinés : 52.
2. Rhyssemus bucciarellii n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Sud, Nord-Ouest de Tuléar, plaines du
Fiherenana, 1905 (F. Geay) (MNHNP).
Description. — Long. : 2,8 à 3,8 mm. Corps convexe, en ovale allongé, assez
wapu, distinctement élargi en arrière; surface dorsale faiblement luisante,
subopaque, sauf parfois les bourrelets transversaux du pronotum ; brun noirâtre
avec les marges du elypéus, du pronotum, les pattes et, parfois, les élytres en entier,
plus clairs.
Clypéus en angle obtus de part et d’autre de la faible échancrure médiane,
côtés en courbe régulière, non ou à peine sinués avant les joues, celles-ci ciliées,
obtusément arrondies et proéminentes, dépassant distinetement les yeux ; carènes
du vertex, au moins les antérieures, presque toujours lisses et distinctes.
Pronotum comme chez R. inscitus, sauf les bourrelets moins saillants, le 2°%*
et le 3°" plus étroits et aussi larges que les sillons correspondants, le 1°* et les deux
derniers tuberculés sur toute leur étendue, les autres tuberculés sur les côtés, mais
lisses au centre : sillons assez larges et profonds, les deux premiers parsemés de
points très transverses, comme ridés, les autres chargés de points assez grands et
arrondis au centre, transformés en rides transverses sur les côtés ; sillon longitudinal
étroit mais distinet. Base et marges latérales distinetement crénelées et pourvues de
soies un peu plus courtes et épaisses que chez l'espèce précédente, celles près des
angles antérieures encore plus courtes et dilatées en massue.
Elytres en ovale allongé, sensiblement dilatés en arrière ; épine humérale
assez pelile mais pointue et saillante ; stries assez fines (environ 1/6 à 1/5 de la
largeur des interstries) et superficielles, distinctement ponctuées, les points
entamant faiblement, quoique visiblement, les bords des interstries ; ceux-ci un peu
convexes sur le disque, presque costiformes vers l’apex, le 2°"* distinctement moins
élevé ici que les interstries impairs contigus, le 4°" et le 10°" presque plans vers
l'apex ; tous les interstries sur le disque avec deux rangées longitudinales distinctes
de tubercules imbriqués, ceux de la rangée externe assez grands, allongés et
saillants, ceux de la rangée interne réduits à de petits crans.
Métasternum et abdomen glabres, peu luisants et finement alutacés. Aire
métasternale lisse au centre, avec quelques gros points épars sur les côtés ;
dépression ovale médiane assez large et faible, un peu plus profonde en arrière et
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 157
vers l'avant, où elle est délimitée, de chaque côté du sillon longitudinal, par une
impression oblique z distincte, divergente vers l'arrière ; sillon longitudinal fort
et complet de la base à l’apex, sillons transverses antérieurs fortement ponctués-
crénelés, leurs tronçons médians se recourbant vers l'avant, mais sans s'unir entre
eux et avec le sillon médian; sillons transverses postérieurs et triangles
métasternaux distincts ; apophyse antérieure très large, presque plane sur toute son
étendue, sauf près de l’apex, où elle est fortement élargie et pourvue d’un tubercule
médian très saillant.
Sternites abdominaux comme chez R. inscitus, sauf le sillon transverse en
zigzag sur les segments 3 à 5 complet de bout en bout.
Les trois fémurs comme chez R. inscitus, mais les fémurs intermédiaires et
postérieurs distinctement rebordés sur les marges antérieure el postérieure, et
presque dépourvus de points sétigères. Tibias antérieurs et postérieurs comme chez
R. inscitus, mais l’éperon apical supérieur du métatibia parfois à peine plus long que
le 1° article du métatarse, celui-ci un peu plus court que les 3 articles suivants
réunis. Métatibia à peine plus long que son tarse (Ly/Lts = 1,09-1,12).
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal absent.
Paramères peu caractéristiques ; sac interne dépourvu de selérites, avec les
seules spicules apicales très serrées, constituant un pseudosclérite subtriangulaire
de chaque côté.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Mohéli : Kangani (A. Robinson), 1
paratype (MNHNP). — Fomboni (A. Robinson), 1 paratype (CP).
MapaGascar NorD : Cap Diégo, IL.1916 (S. G. Friederichs), 25 paratypes
(MNHUB, CP). — Diégo-Suarez, 1939-41 (coll. R. Oberthür), 15 paratypes
(MNHNP, CP); Diégo-Suarez, Antsirane [Antseranana], 1919 (R. Decary), 1
paratype (MNHNP). — Joffreville, 1939-41 (coll. R. Oberthür), 8 paratypes
(MNHNP). — Montagne d'Ambre (coll. R. Oberthür), 3 paratypes (MNHNP, CP) :
idem, 1 paratype (MNHUB).
MAaDAGASCAR SAMBIRANO : Baie d’Ampasindava, 1900 (D Joly), 1 paratype
(MNHNP).
MapaGascar OUEST: Province d’Analalava, district d’Antsohihy, basse
Anjingo et basse Maevarano, 1908 (J. Descarpentries), 5 paratypes (MNHNP). —S.
de Majunga, Amboanio (Gaiffe), 1 paratype (MNHNP). — 40 km à l'O. de Morombe,
Bas Mangoky, station agricole de Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz), 3
paratypes (MRACT, CP).
MaDaGascaR Sup : N.-0. de Tuléar, plaines du Fiherenana, 1905 (F. Geay),
holotype ©, allotype 9 (MNHNP). — Tuléar, XI1-1966, IIL.1967, 2 paratypes (CP).
— Betioky (P. Clément), 1 paratype (MHNG). — Entre l'embouchure du Mandrare
et Fort-Dauphin, Andrahomana, 1900 (Ch. Alluaud), 1 paratype (MNHNP).
MADAGasCaR (localité trop imprécise) : Province de Morondava et Tuléar,
1907 (J. Descarpentries), 1 paratype (CP).
Répartition géographique. — Archipel des Comores et Madagascar.
Exemplaires examinés : 72.
Source : MNHN, Paris
158 RICCARDO PITTINO
Nomenclature. — Cette nouvelle espèce est dédiée à mon ami ltalo
Bucciarelli, du Muséum d'Histoire naturelle de Milan, éminent spécialiste des
Anthicidae, qui a guidé mes premiers pas en Entomologie.
3. Rhyssemus tsihombensis n. sp.
Type. — Holotype 9, Madagascar Sud, Tsihombe, XIL.1951 (R. Paulian)
(MNENP).
Description. — Long. : 4 mm. Femelle. Très voisin de R. bucciarellii, dont il
diffère par les caractères donnés ci-dessous.
Suture fronto-occipitale plus superficielle ; carènes obliques du vertex
indistinctes, aplaties et fragmentées en tubercules.
Bourrelets transversaux du pronotum presque plans, assez luisants, leur
surface semée de tubercules superficiels, le 2°%° et le 3°" distinctement plus
étroits que les sillons correspondants, les autres beaucoup plus larges que les
sillons ; tous les sillons très superficiels, pourvus de points transverses très serrés,
qui deviennent un peu vermiculaires sur le 3°"° sillon ; sillon longitudinal très
étroit, indistinet.
Elytres comme chez R. bucciarellii, mais l’épine humérale est très petite et
indistinete, tous les interstries faiblement convexes, même vers l'arrière, sauf le 4°%°
et le 10° presque plans à l’apex ; tubercules très aplatis, en forme de plaques
quadrangulaires imbriquées, ceux de la rangée externe seuls un peu plus grands que
les internes, plus ou moins confluents avec ceux-ci.
Métasternum et abdomen glabres, finement alutacés. Aire métasternale
absolument plane, parsemée de gros points irréguliers et épars, avec seulement une
faible trace d'impression oblique de chaque côté du sillon longidutinal ; sillons
transverses antérieurs fins et superficiels, indistinets, non crénelés, leurs tronçons
médians n’atteignant pas le milieu ; pour le reste comme chez R. bucciarellii.
Abdomen comme chez l'espèce précédente, sauf le sillon transverse en zigzag
sur les sternites 3 à 5 largement effacé au centre.
Fémurs antérieurs assez lrapus, comme chez R. bucciarellit, mais non
graduellement rétrécis vers l’apex ; fémurs intermédiaires et postérieurs comme
chez l'espèce précédente, mais les fémurs postérieurs très étroits et allongés,
distinctement plus étroits et plus longs que les fémurs intermédiaires assez trapus.
Tibias intermédiaires et postérieurs plus étroits et allongés que chez l'espèce
précédente, presque droits, les postérieurs distinctement plus longs que les tarses
(Lt/Lis = 1,23) ; éperon apical supérieur du métatibia distinctement plus long que
le 1°° segment du tarse, celui-ci aussi long que les 3 suivants réunis.
Müle inconnu.
Répartition géographique. — Madagascar. Je n’ai vu que le seul exemplaire
holotype.
4. Rhyssemus testudo n. sp.
Type. — Holotype 9, Aldabra, South Island, Takamaka, 1/17.1.1968 at light
(B. Cogan & A. Hutson), Aldabra Atoll Royal Society Exp. 1967-68, B.M. 1968-
333 (BMHN).
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 159
Description. — Long. 3,7 mm. Femelle. Corps assez convexe, allong
subeylindrique mais assez massif, faiblement élargi vers l'arrière ; très luisant, noir,
avec les marges du clypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, d’un brun châtain
foncé.
Clypéus obtusément anguleux de part et d’autre de l'échancrure médiane,
côtés subsinués après les angles antérieurs, puis fortement arqués et très fortement
échancrés avant les joues, celles-ci ciliées, très proéminentes en angle droit à
sommet arrondi mais ne dépassant pas les yeux, tubercules du front assez larges et
aplatis, suture fronto-occipitale peu profonde, vertex assez grossièrement et
densément ponctué, muni d’un couple médian de carènes obliques lisses et
luisantes, assez larges et aplaties, mais distinctes, et d’une aire supra-oculaire lisse et
arrondie de chaque côté.
Pronotum très large, subparallèle, à peine faiblement rétréci vers l'avant et
vers l'arrière, sa plus grande largeur au milieu, dépassant distinctement celle de la
base des élytres ; angles antérieurs largement arrondis, déclives mais peu saillants,
angles postérieurs obtusément arqués ; base et moitié basale des marges latérales
distinctement crénelées, moitié apicale des marges latérales lisse, soies marginales
assez courtes et fines, un peu renflées à l’apex en forme de pinceau, atteignant les
angles antérieurs avec à peu près la même longueur. Tous les bourrelets faiblement
convexes, très luisants, lisses, beaucoup plus larges que les sillons homologues, avec
une ponctuation microscopique très éparse, les deux premiers également avec
quelques gros points vers leur centre, le 3°"° un peu déprimé au milieu ; sillon
longitudinal assez étroit mais distinct, un peu déprimé, coupant au centre les trois
derniers bourrelets ; si s s, assez superficiels, parsemés,
même sur les côtés, d’une ponctuation moyenne assez dense et régulière, à peine un
peu plus grande et profonde que celle du vertex, les points très distincts et arrondis
vers le milieu, un peu transverses sur les côtés et vers le centre ainsi que sur les deux
premiers sillons, partout disposés en 2 ou 3 rangées lransverses
Elytres à convexes, un peu déprimés sur le disque près de la base,
allongés, subparallèles, mais assez trapus, faiblement élargis vers l'arrière ; épine
humérale très forte, pointue et transversalement proéminente ; stries très fines et
superficielles (à peu près 1/8 de la largeur des interstries), finement ponctuées, les
points entamant à peine les bords des interstries sans les déformer ; ceux-ci très
larges, égaux, presque plans sur le disque, un peu plus convexes vers l’apex,
paraissant lisses à première vue, car sur chaque interstrie les tubercules de la série
externe sont indiqués par des vestiges presque invisibles, et la rangée interne est
constituée par des petits crans aplatis et un peu imbriqués.
Métasternum et abdomen glabres, très luisants. Dépression médiane ovalaire,
faible mais distincte, s'étendant sur toute la longueur de l'aire métasternale, qui est
lisse et imponctuée au niveau de la dépression, assez grossièrement et densément
ponctuée sur les côtés et aussi un peu vers l'avant, les intervalles entre ces points un
peu boursouflés ; sillon longitudinal assez fort et complet, se terminant vers l'avant
par une profonde cavité rhomboïdale à la base de l'apophyse antérieure ; sillons
transverses antérieurs assez grossiers mais superficiels, chagrinés et crénelés, leurs
tronçons médians s’arrêtant assez loin de l'extrémité antérieure du sillon médian ;
sillons transe: postérieurs fins, arqu
; triangles métasternaux distincts ;
apophyse antérieure assez étroite, subparallèle, un peu élargie vers l'avant, aplatie
auprès de sa base, en côte longitudinale assez tranchante vers l’apex.
Source : MNHN, Paris
160 RICCARDO PITTINO
Surface des sternites abdominaux lisse: sillons marginaux antérieur et
postérieur et sillon transverse en zigzag très fins mais nets, ce dernier un peu effacé
en son centre.
Fémurs antérieurs trapus, graduellement rétréc:
sillonnés sur les marges antérieure et po
fine et éparse ponctuation sétigère à soies tr urtes, les points étant un peu plus
concentrés sur la moitié postérieure. Fémurs intermédiaires et postérieurs assez
trapus, les postérieurs à peu près aussi larges mais un peu plus longs que les
intermédiaires, fortement sillonnés le long de leur marge postérieure, très finement
rebordés sur la marge antérieure, avee une rangée longitudinale complète de points
sétigères près de la marge antérieure et une autre incomplète presque au milieu dans
la moitié apicale, cette dernière rangée représentée par 2 ou 3 points isolés sur les
fémurs postérieurs, de sorte que leur surface paraît entièrement lisse. Tibias
intermédiaires et postérieurs assez grêles, non arqués, les postérieurs distinetement
plus longs que les tarses (LU/Lis = 1,25), éperon apical supérieur du métatibia à
peine plus long que le 1°" segment du tarse, celui-ci un peu plus court que les 3
suivants réunis.
Mâle inconnu.
vers l’apex, fortement
stérieure, leur surface pourvue d’une assez
Répartition géographique. — Aldabra. Je n'ai vu que l'holotype femelle.
Nomenclature. — Le nom de cette étonnante espèce. nouvelle, dont la
sculpture des élytres rappelle beaucoup celle si caractéristique du genre
Pararhyssemus Balth. (cfr. Paulian, 1980 ; Pittino, 1984a ; 1984b), se rapporte un
peu à l'aspect général assez massif du corps, mais veut surtout évoquer la survivance
des grandes Tortues de l'archipel d’Aldabra.
5. Rhyssemus fairmairei Clouët
Rhyssemus füirmairei Clouët, 1901 : 111.
Rhyssemus fairmairei Clouët ; SCuMDT, 1908 : 114. — 1910 : 125. — 1910b : 86. — 192:
Rhyssemus Fuirmairei Clouet ; PAULIAN, 1936 : 137.
Type. — LECTOTYPE : Madagascar Nord, Diégo-Suarez, étiqueté comme
suit: 1/manuscrite : Diégo-Suar. Bontemps ; 2/ imprimée : Type ; 3/ imprimée :
Muséum Paris, Madagascar, collection Léon Fairmaire, 1906 ; 4/ manuscrite :
Fairmairei Clouët Type ; 5/ Rhyssemus fairmairei Clouët, lectotypus, det. Pittino,
1983, imprimée et manuscrite (MNHNP). Présente désignation.
Description. — Long: 3,3 à 3,6 mm. Corps peu convexe. allongé,
subparallèle, à peine élargi en arrière; surface dorsale subopaque, finement
alutacée ; noir, avec les marges du clypéus et du pronotum, ainsi que les pattes,
rougeâtres.
Clypéus obtusément arrondi de part et d'autre de l’échancrure médiane ; côtés
arqués, à peine sinués avant les joues, celles-ci glabres, obtusément arrondies, ne
dépassant pas les yeux: carènes obliques du vertex distinctes, peu saillantes,
finement ponctuées-granulées.
Pronotum transverse, à peine rétréci vers l’avant, graduellement rétréci vers
l'arrière, sa plus grande largeur au milieu, mais ne dépassant pas celle de la base des
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 161
élytres ; base obtusément arquée, angles antérieurs peu saillants, angles postérieurs
arrondis ; marges latérales et basale distinctement crénelées sur toute leur étendue,
et pourvues de soies assez courtes et épaisses, tronquées à l’apex, mais non dilatées
en massue. Six bourrelets transverses faiblement convexes : le 1° large, sillonné
tansversalement et faiblement tuberculé avant ce sillon ; 2° et 32e aussi larges
mais un peu plus étroits que les sillons correspondants, les autres plus larges que
leurs sillons respectifs, 2°"°-4eme tuberculés sur les côtés, lisses, avec des points
microscopiques au centre; les 2 derniers complètement tuberculés. Sillons
superficiels, semés d’une granulation fine et dense, un peu transverse, surtout le
long des deux premiers ; sillon longitudinal étroit, indistinet, parfois avec des points
transverses irréguliers mêlés aux granules.
Elytres peu convexes, allongés, subparallèles, à peine élargis en arrière ; épine
humérale très petite, indistincte; stries très fines, superficielles, finement
ponctuées, les points entamant à peine les bords des interstries ; ceux-ci presque
plans sur le disque, un peu plus élevés vers l’apex, où ils sont tous à peu près de la
même hauteur; tubercules très aplatis en forme de plaques imbriquées
subconfluentes, ceux de la série externe un peu transverses, beaucoup plus grands
que ceux de la rangée interne.
Métasternum et abdomen glabres, finement alutacés. Aire métasternale
pourvue d’une impression ovale médiane assez profonde, aplatie sur les côtés et vers
l'avant, semée de gros points serrés et profonds, les intervalles entre les points un
peu boursouflés ; sillon longitudinal très fort et profond, complet, s'étendant vers
l'avant jusqu’à l’apex de l’apophyse antérieure, celle-ci très large, subtriangulaire,
graduellement un peu rétrécie vers l'avant, faiblement tectiforme, fortement creusée
le long de la ligne médiane, pourvue à l’apex d’un tubercule assez saillant ; sillons
transverses antérieurs très larges et profonds, grossièrement ponctués-tuberculés et
visiblement crénelés, leurs tronçons médians s’infléchissant vers l’avant, mais sans
atteindre le sillon longitudinal; sillons transverses postérieurs et triangles
métasternaux bien distincts.
Sternites abdominaux comme chez R. tsihombensis, mais la dépression
transverse près de la marge antérieure sur le dernier segment très longue et large,
occupant les 2/3 antérieurs de la surface, et le sillon en zigzag sur les segments 3 à 5
faible et très peu distinct, quoique complet de bout en bout.
Fémurs antérieurs assez trapus, subparallèles, fortement sillonnés sur la marge
antérieure et très finement aussi sur la marge postérieure, leur surface un peu
rugueuse, du fait de grosses rides arquées assez denses mais non sétigères. Fémurs
intermédiaires et postérieurs fortement rebordés sur la marge postérieure, les inter-
médiaires également rebordés, mais très finement, le long de la marge antérieure ; au
moins deux rangées transverses complètes de gros points sétigères sur les deux ;
fémurs postérieurs très élancés, plus longs et plus étroits que les fémurs intermé-
diaires qui sont assez trapus. Tibias intermédiaires et postérieurs étroits et allongés,
les postérieurs légèrement arqués, un peu plus longs que les tarses (Lt/Lis = 1,1-
1,15) ; éperon apical supérieur du métatibia un peu plus court que le 1° article du
métatarse, celui-ci à peu près aussi long que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal absent.
Paramères assez trapus ; sac interne avec des spicules très fins et espacés,
mais dépourvu de pièces selérifiées.
Source : MNHN, Paris
162 RICCARDO PITTINO
Distribution dans l’île. — Mapaçascar NorD : Diégo-Suarez, lectotype et 5
paralectotypes (numérotés de 1 à 5) étiquetés comme ci-dessus (MNHNP, CP);
idem, 1983 (Ch. Alluaud), 1 ex. (MNHNP). — Région de Diégo-Suarez, Montagne
des Français, vallée Antsoa, 100 m, I1.1959 (A. Robinson), 2 ex. (MNHNP, CP).
Répartition géographique. — Nord de Madagascar.
Exemplaires examinés : 9.
6. Rhyssemus pauliani n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Centre, massif de l’'Isalo, VIII.1948
(R. Paulian) (MNHNP).
Description. — Long. : 2,8 à 3,4 mm. Corps assez convexe, en ovale allongé
sensiblement élargi en arrière ; surface dorsale assez luisante ; brun noirâtre, avec
les marges de la tête et du pronotum, ainsi que les pattes et, parfois, les élytres en
entier, rougeâtres. Très proche de R. fairmairei, dont il diffère par les caractères
suivants.
Clypéus obtusément denté de part et d'autre de l’échancrure médiane ; côtés
plus distinctement sinués avant les joues, celles-ci ciliées, obtusément saillantes,
dépassant visiblement les yeux; carènes obliques du vertex très lisses et
saillantes.
Pronotum comme chez l’espèce précédente, mais plus distinetement rétréci
vers l'avant et visiblement plus étroit que la base des élytres ; soies marginales assez
courtes, comme chez R. fairmairei, mais distinctement plus renflées en leur milieu,
et presque dilatés en massue près des angles antérieurs ; tous les bourrelets
distinctement convexes et assez saillants, lisses et luisants, sauf le 1° comme
d'habitude et les deux derniers parfois, qui sont distinctement tuberculés, 2°%° et
3°me bourrelets souvent un peu plus larges que les sillons correspondants ; sillons
transverses assez profonds, sillon longitudinal toujours granulé, comme les
autres.
Elytres en ovale allongé, distinetement élargis en arrière, épine humérale
presque nulle, stries et interstries comme chez R. fairmairei, mais stries plus
distinctement ponctuées, les points entamant sensiblement les bords des interstries,
ceux-ci un peu plus convexes sur le disque, les tubercules de la série externe étant
plus saillants, et presque costiformes près de l’apex, les interstries pairs un peu
moins élevés que les impairs à l’apex.
Métasternum comme chez l'espèce précédente, sauf la dépression médiane
plus faible et subtriangulaire, et l’apophyse antérieure assez étroite dans le tiers
moyen, visiblement dilatée vers l’apex, distinctement élevée en carène longitudinale
tranchante sur toute son étendue, et se terminant à l’apex par un tubereule
saillant.
Abdomen comme chez R. fairmairei, sauf le sillon transverse en zigzag sur les
sternites 3 à 5 bien plus fort et complet de bout en bout, et la dépression transverse
près de la marge antérieure du dernier sternite nettement plus courte, occupant
seulement un peu plus du tiers basal de la surface entière.
Les trois fémurs essentiellement comme chez R. fairmairei, sauf les fémurs
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 163
postérieurs un peu plus trapus et, comme les intermédiaires, avec une ponctuation
sétigère plus grossière et plus dense, un peu plus râpeuse. Tibias postérieurs droits,
éperon apical supérieur beaucoup plus long que le 1°* article du métatarse, celui-ci
sensiblement plus trapu, distinctement plus court que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal présent.
Distribution dans l'île. — MADAGAsCAR SAMBIRANO: sous-préfecture
d’Analalava, Maromandia, 1923 (R. Decary), 1 paratype (MNHNP).
MapaGascaR Esr : Fort-Dauphin, 1901 (Ch. Alluaud), 1 paratype (MNHNP).
MaDaGascaR CENTRE : Massif de l’Isalo, VIIL.1948 (R. Paulian), holotype ©,
allotype 9 (MNHNP) et 22 paratypes (MNHNP, CP). — Madagascar Centre-Sud,
1901 (Ch. Alluaud) 1 paratype (MNHNP).
MADAGASCAR OUEST : Province de Majunga, Tsaramandroso, lumière, VL.1958
(F. Keiser), 1 paratype (NHMB). — Sous-préfecture d’Antsalova, Antsingy, réserve
naturelle intégrale n° 9, 1.1975 (À. Peyrieras), 1 paratype (MNHNP) ; bancs de sable
de la Manambolo, VIL.1949 (R. Paulian), 1 paratype (CP). — 40 km à l'O. de
Morombe, station de Tanandava, 1963/64 (G. Schmitz), 3 paratypes (MRACT, CP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 321.
Nomenclature. — La nouvelle espèce est dédiée au récolteur de la plus grande
partie de la série originale, l'éminent collègue spécialiste, Monsieur le Recteur D'
R. Paulian.
7. Rhyssemus ambovombensis n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Sud, région de l’Androy, Ambovombe, 1-
5.1.1901 (J. Decorse) (MNHNP).
Description. — Long. : 3,1 à 3,8 mm. Corps très convexe et trapu, assez
fortement élargi en arrière ; surface dorsale peu luisante, à l’exception du pronotum,
qui est assez brillant ; tête et pronotum noirs, avec les marges éclaircies, élytres
bruns, pattes rougeâtres. Très voisin de R. pauliani, dont il diffère comme
suit :
Clypéus en angle presque droit et saillant et un peu soulevé de chaque côté de
l'échancrure médiane ; côtés largement arqués, non sinués avant les joues, celles-ci
obtusément arrondies, distinctement proéminentes et ciliées ; carènes occipitales
lisses et saïllantes.
Pronotum transverse, sa plus grande largeur un peu après le milieu ;
bourrelets transverses très luisants et aplatis, les 2°"° et 3°"° distinctement plus
étroits que les sillons correspondants ; 1°", 5°"° et 6°" bourrelets décomposés en
gros tubercules ronds, les autres entiers, mais à surface grossièrement el super-
ficiellement tuberculée ; sillons à fond luisant, semés d’une granulation grossière et
très dense, un peu irrégulière.
Elytres très convexes et trapus, en ovale court, assez fortement élargis en
arrière ; structure des stries et interstries essentiellement comme chez R. pauliani,
mais les points des stries entamant à peine le bord des interstries, ceux-ci avec des
tubercules distinctement plus espacés entre eux, ceux de la série externe peu
Source : MNHN, Paris
164 RICCARDO PITTINO
saillants, en ovale allongé ; tous les interstries faiblement convexes, même à l'apex,
le 4° et le 10°" seulement un peu plus aplatis que les autres en arrière.
Métasternum et abdomen glabres et luisants. Métasternum très raccourci, aire
métasternale avec quelques points très épars vers l'avant ; dépression ovale médiane
distincte, délimitée par une impression oblique vers l'arrière de chaque côté du
sillon longitudinal, celui-ci profond et complet, atteignant vers l'avant la base de
l'apophyse antérieure ; sillons transverses antérieurs très profonds et grossiers, leurs
tronçons médians s’infléchissant vers l'avant, mais s’évanouissant très loin de la
ligne médiane ; sillons transverses postérieurs et triangles métasternaux distincts,
mais allongés transversalement ; apophyse antérieure massive, subparallèle, à peine
élargie à l’apex, presque plane, lisse à sa base, grossièrement ponctuée vers l’apex,
mais dépourvue de tubercule médian apical.
Abdomen comme chez R. pauliani, sauf le sillon en zigzag complet de bout en
bout sur le 3°%* sternite, mais largement interrompu en son milieu sur les deux
sternites suivants.
Fémurs antérieurs comme chez R. pauliani; fémurs intermédiaires et
postérieurs distinctement rebordés sur la marge antérieure et postérieure, seulement
avec quelques gros points sétigères épars vers l’apex, près du bord postérieur :
fémurs postérieurs très allongés, un peu plus étroits, mais beaucoup plus longs que
les fémurs intermédiaires. Tibias intermédiaires et postérieurs assez trapus,
distinctement élargis à l’apex, les postérieurs un peu arqués, distinctement plus
longs que les tarses (Lt/Lts = 1,2), éperon apical supérieur du métatibia visiblement
plus long que le 1°” article du métatarse, celui-ci assez trapu, à peine plus long que
les 2 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel du dernier segment abdominal absent.
Paramères très voisins de ceux de R. pauliani mais avec un sac interne pourvu
de spicules apicales grossières et serrées.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SUD : Ambovombe, 4-15.X1.1900 (J.
Decorse), 1 paratype & (CP) ; ibidem, 1-5.1.1901, holotype (MNHNP). — 35 km au
S.-0. de Tsihombe, Marovato, 1.1956 (C. Koch), allotype & (MNHNP).
Répartition géographique. — Sud de Madagascar.
Exemplaires examinés : 3.
8. Rhyssemus brevis n. sp.
Type. — Holotype 9, Madagascar Sud, sous-préfecture de Bekily, Androy
septentrional, région de Bekitro, Milahe, rivière Manokopy, 27.11.1901 (J. Decorse)
(MNHNP).
Description. — Long. : 3,2 mm. Femelle. Corps très convexe et trapu, en ovale
court, mais à peine visiblement élargi en arrière ; surface dorsale très luisante ; brun
rougeâtre clair, avec les marges de la tête et du pronotum, ainsi que la totalité des
élytres et les pattes, encore plus clairs.
Clypéus comme chez R. ambovombensis, mais côtés subsinués avant les
joues, celles-ci obtusément arrondies, glabres ; carènes obliques du vertex lisses,
saillantes et rapprochées.
Source : MNHN, Paris
APHODIDAE PSAMMODIINAE 165
Pronotum très transverse, à peine rétréci vers l'avant, à marges latérales
presque rectilignes et subparallèles, sa plus grande largeur égale à celle de la base
des élytres ; angles antérieurs largement arrondis et assez proéminents ; angles
postérieurs obtusément arrondis ; marges latérales et basale crénelées sur toute leur
étendue, pourvues de soies assez courtes et minces, à peine renflées en leur milieu,
devenant graduellement plus courtes et épaisses vers les angles antérieurs, où elles
sont très petites. Bourrelets transversaux assez convexes et saillants, très luisants, à
surface un peu boursouflée, entiers au centre, mais décomposés en gros tubereules
sépar. r les côtés, le 1° distinctement ponctué-tuberculé même au milieu, le
3°%° largement interrompu en son milieu par le sillon longitudinal ainsi que les trois
suivants ; lous les bourrelets au moins un peu plus larges que les sillons
correspondants ; tous les sillons à fond finement alutacé, parsemés de granules
irréguliers assez transverses et serrés, sauf le sillon longitudinal et le 3°"* sillon vers
le milieu, qui sont assez régulièrement ponctués à points arrondis, profonds et un
peu espacés ; sillon longitudinal assez superficiel, mais large, s'étendant vers l'avant
jusqu’au bord antérieur du 3°"° bourrelet.
Elytres assez courts et trapus, très convexes, mais à peine sensiblement élargis
en arrière ; épine humérale nulle ; stries très fines et superficielles, mais assez
ièrement ponctuées, les points entamant fortement le bord des interstries ;
s, mais presque tectiformes sur leur moitié antérieure,
s impairs un peu plus étroits et presque costiformes vers l’apex, les pairs
plus ou moins distinetement abaissés en arrière ; tubercules de la rangée externe
très étroits et subconfluents, donnant l'aspect de carène obtuse, ceux de la série
interne réduits à des crans très petits et indistincts.
Métasternum et abdomen glabres. Métasternum très raccourci; aire
métasternale comme chez R. ambovombensis, sauf la surface qui est plus
grossièrement et plus densément ponctuée et un peu boursouflée sur les côtés, mais
lisse vers l’avant ; tronçons médians des sillons transverses antérieurs atteignant
presque, vers l'avant, le sillon longitudinal; apophyse antérieure très large,
subparallèle, non élargie à l’apex, presque plane et pourvue d’une faible impression
ovale médiane sur la moitié antérieure, se terminant par un tubercule apical petit,
mais distine
Abdomen comme chez R. ambovombensis, mais sillon en zigzag très
superficiel, indistinet et largement interrompu en son milieu sur tous les
sternites.
Les trois fémurs comme chez l'espèce précédente, mais les intermédiaires et
les postérieurs pourvus également d’une rangée de points sétigères auprès de la
marge antérieure. Tibias intermédiaires et postérieurs assez courts mais étroits, non
arqués, les postérieurs à peine plus longs que les tarses (Lt/Lts = 1,05), éperon
apical supérieur du métatibia à peu près aussi long que le 1° article du métatarse,
celui-ci à peine plus court que les 3 suivants réunis.
Mâle inconnu.
Répartition géographique. — MADpAG
que par l’holotype.
R Sub. Cette espèce ne m'est connue
Source : MNHN, Paris
166 RICCARDO PITTINO
9. Rhyssemus villosus n. sp.
Type. — Holotype 9, Madagascar Centre, 26 km E. de Tananarive [lambeaux
forestiers, sur la route de Tamatave], 20.11.1949 (R. Paulian) (MNHNP).
Description. — Long. 3,7 mm. Femelle. Corps très convexe et trapu, en ovale
court et large, sensiblement élargi en arrière ; surface dorsale subopaque ; noir, avec
les marges du elypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, brun rougeâtre.
Clypéus assez profondément échancré en son milieu, un peu anguleusement
arrondi de part et d’autre de l'échancrure ; côtés subsinués avant les joues, celles-ci
ciliées, proéminentes en angle obtus arrondi, mais ne dépassant pas les yeux ;
carènes obliques du vertex aplaties et indistinctes, décomposées en gros tubercules
séparés.
Pronotum fortement rétréci vers l'avant, visiblement plus étroit en avant qu’en
arrière, sa plus grande largeur un peu après le milieu, mais beaucoup plus étroite
que la base des élytres ; angles antérieurs fortement déclives, à peine visibles de
dessus ; angles postérieurs obtusément arqués, base et marges latérales crénelées et
ciliées de soies assez longues et épaisses, tronquées ou arrondies à l’apex, mais non
renflées, celles près des angles antérieurs aussi longues que les autres. Bourrelets
transverses complètement aplatis, à peine reconnaissables, tous décomposés en
tubercules grossiers séparés, lisses et arrondis, sillons plans, semés d’une
granulation assez dense et fine, sauf quelques gros points irréguliers et un peu
transverses au centre du 3°** sillon et à l’apex du sillon longitudinal qui est presque
nul. Les marges des bourrelets et des sillons sont partout mal définies.
Elytres très convexes et massifs, un peu élargis en arrière, paraissant trapus
par suite de leur largeur et de la forte déclivité des marges ; épine humérale
absente ; stries très fines et superficielles, finement ponctuées, les points entamant
légèrement le bord des interstries, ceux-ci presque plans sur toute leur étendue, sauf
un peu plus convexes près de l’apex où ils sont tous de la même hauteur ; tubercules
de la série externe en forme de plaques rondes un peu espacées, aplaties sur le
disque et un peu plus saillantes sur les côtés et vers l’apex, les plaques occupant
presque toute la largeur de chaque interstrie ; tubercules de la série interne en forme
de petites plaques allongées et imbriquées, s’évanouissant sur le tiers apical.
Métasternum normalement développé en longueur, finement alutacé, à surface
très ruguleuse, chargée de gros points sétigères irréguliers et un peu vermiculaires
s'étendant partout sauf dans la dépression ovale médiane, les intervalles entre les
points distinctement boursouflés et ridés irrégulièrement ; chaque point est pourvu
d’une soie très longue et mince, presque couchée et dirigée un peu obliquement vers
l'arrière ; aire métasternale presque plane, grossièrement ponctuée sur les côtés,
lisse et glabre sur la faible dépression ovale médiane ; sillon longitudinal complet,
mais seulement distinct à chaque extrémité où il forme une nette impression, très
mince et superficielle sur le reste de son étendue ; sillons transverses antérieurs
grossiers et profonds, visiblement ponctués-crénelés, leurs tronçons médians
s’infléchissant vers l’avant et s’évanouissant tout près du sillon longitudinal, mais
sans le toucher; sillons transverses postérieurs très fins ; triangles métasternaux
indistinets ; apophyse antérieure assez étroite, graduellement rétrécie en son milieu
et un peu élargie vers l’apex, faiblement convexe, canaliculée auprès de sa base et
dépourvue de tubereule apical.
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE PSAMMODIINAE 167
Abdomen mat, distinctement alutacé ; sillon crénelé près du bord antérieur
des sternites étroit ; sillon en zigzag sur chaque segment très marqué et complet de
bout en bout, même sur le dernier sternite, tout proche du sillon marginal antérieur
et renfermant sur chaque segment une rangée transverse complète de gros points
sétigères épars, chaque point chargé d’une soie couchée identique à celles du
métasternum ; le reste de la surface avec des petits crans très épars.
Les trois fémurs pourvus de gros points sétigères un peu tuberculeux, plus
denses sur toute la surface des fémurs antérieurs, plus épars et vaguement disposés
en rangées longitudinales sur les autres ; les soies de ces points sont presque
dressées et identiques à celles du métasternum et de l'abdomen sur les fémurs
intermédiaires et postérieurs, un peu plus courtes et presque couchées sur les
fémurs antérieurs. Ceux-ci trapus, un peu rétrécis vers l’apex, distinctement
sillonnés seulement sur la marge antérieure ; fémurs intermédiaires et postérieurs
distinctement rebordés seulement le long de la marge postérieure, tous les deux
assez trapus, fémurs postérieurs un peu plus larges, mais aussi plus longs, que les
intermédiaires. Tibias intermédiaires et postérieurs assez courts, visiblement arqués
et distinctement élargis à l’apex, les postérieurs beaucoup plus longs que les tarses
(Lt/Lts = 1,29), éperon apical supérieur du métatibia à peine plus long que le 1°"
article du tarse, celui-ci assez trapu et nettement élargi à l’apex d’une façon
asymétrique, aussi long que les 3 suivants réunis.
©. Il m'est inconnu.
Répartition géographique. — Mapacas
exemplaire holotype.
CAR CENTRE. Je n’ai vu que le seul
10. Rhyssemus inermis Clouët
Rhyssemus inermis Clouët, 1901 : 98.
Rhyssemus inermis Clouët ; SCHMIDT, 1908 : 115. — 1910a : 126. — 1910b : 87. — 1922: 508.
Rhyssemus inermis Clouet ; PAULIAN, 1936 : 137.
Type. — Holotype, Madagascar (ex coll. Fairmaire, MNHNP).
Description. — Long. 2,7 à 3 mm. Corps peu convexe, en ovale allongé,
subparallèle, à peine élargi en arrière ; surface dorsale peu luisante, finement
alutacée ; jaune rougeâtre ferrugineux à brun noirâtre, avec les marges du clypéus et
du pronotum ainsi que les pattes, éclaircies.
Clypéus en angle obtus arrondi de part et d’autre de l’échancrure médiane ;
côtés subsinués avant les joues, celles-ci largement arrondies, ciliées, peu saillantes,
mais dépassant les yeux ; suture fronto-occipitale distincte, mais carènes obliques
du vertex presque nulles, complètement fragmentées en tubercules irréguliers.
Pronotum ayant sa plus grande largeur à peu près en son milieu, un peu plus
étroit que la base des élytres, visiblement rétréci vers l'avant et encore plus vers
l'arrière, angles antérieurs fortement déclives, peu proéminents et peu visibles du
dessus, angles postérieurs obtusément arqués ; base et marges latérales crénelées et
pourvues de soies assez longues, mais distinctement dilatées en massue, surtout près
des angles antérieurs, où elles sont graduellement raccourcies. Bourrelets
transverses peu convexes, leur surface plus ou moins distinctement tuberculée, les 2
Source : MNHN, Paris
168 RICCARDO PITTINO
derniers complètement fragmentés en tubercules grossiers séparés; tous les
bourrelets, sauf les 2 derniers, un peu plus larges que les sillons correspondants ;
sillons transverses superficiels, à fond mat, semés d’une granulation assez fine et
régulière, presque disposée en rangées transverses ; sillon médian presque nul,
réduit à une ligne très mince et un peu déprimée.
Elytres peu convexes, allongés, subparallèles, à peine élargis vers l'arrière ;
épine humérale très petite, mais pointue ; stries assez larges et profondes (à peu près
le 1/4 de la largeur des interstries), distinctement ponctuées, les points entamant à
peine les bords des interstries ; ceux-ci faiblement tectiformes, un peu plus élevés
vers l’apex, sauf les 2° et 4°" en arrière, et le 10°®* sur toute son étendue, qui
sont presque plans ; interstries en faibles carènes obtuses, composées par les
tubercules aplatis de la rangée externe et coupées transversalement, le long de leur
sommet, par les intervalles entre les tubercules, mais presque continues et à peine
entamées transversalement, vers l’apex des élytres ; tubercules de la série interne
réduits à des petits crans imbriqués et un peu allongés.
Métasternum et abdomen glabres, faiblement luisants. Métasternum
normalement allongé ; aire métasternale absolument plane, lisse au centre, avec
quelques gros points transverses épars sur les côtés ; sillon longitudinal fort et
complet, dépression médiane très réduite en forme de petite impression ovale près
de l’apex de celui-ci ; sillons transverses antérieurs assez grossiers et profonds,
crénelés, leurs tronçons médians s’infléchissant vers l'avant, où ils se continuent en
une rangée arquée de gros points atteignant l'extrémité basale du sillon médian ;
sillons transverses postérieurs très fins, triangles métasternaux indistinet
apophyse antérieure très massive, distinctement élargie à l’apex, faiblement
convexe, canaliculée longitudinalement près de sa base, pourvue d'une aire
longitudinale aplatie et chagrinée au milieu vers l’apex, lisse sur les côtés ; tubereule
apical indistinet.
Sillon crénelé près du bord antérieur de chaque sternite abdominal étroit et
superficiel ; sillon transverse en zigzag sur les segments 3 à 5 superficiel, complet de
bout en bout sur les 3°"° et 4f", mais un peu cé au centre, largement
interrompu au milieu sur le 5°.
Fémurs antérieurs assez élancés, graduellement rétrécis vers l’apex, fortement
sillonnés sur la marge antérieure, leur surface chargée de gros points sétigères assez
transverses et denses ; fémurs intermédiaires et postérieurs distinctement rebordés
tous les deux sur la marge antérieure et postérieure, avec les gros points sétigères
assez épars et vaguement disposés en une rangée longitudinale près du bord
postérieur ; fémurs postérieurs très longs et étroits, distinctement plus longs et plus
étroits que les fémurs intermédiaires qui sont assez trapus. Tibias intermédiaires et
postérieurs très longs et grêles, faiblement dilatés à l’apex, visiblement arqués, les
postérieurs distinctement plus longs que les tarses (Lt/Lis = 1,18-1,2), éperon
apical supérieur du métatibia à peine plus long que le 1°” article du tarse, celui-ci un
peu plus court que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel des sternites abdominaux absent.
Répartition géographique. — MADAGASCAR : sans autre indication de localité
(H. Perrier de la Bâthie), ex coll. L. Fairmaire, holotype (MNHNP) et 6 ex. (MN
CP).
Exemplaires examin.
1
Source : MNHN, Paris
APHODIHDAE PSAMMODIINAE 169
11. Rhyssemus descarpentriesi n. sp.
Type. — Holotype S, Madagas Ouest, prov. d’Analalava, district
d’Antsohihy, basse-Anjingo et basse-Maevarano, XI-XI1.1908 (J. Descarpentries)
(MNHNP),.
Description. — Long.: 2,8 à 3 mm. Corps assez convexe et allongé,
subparallèle, mais distinctement élargi en arrière ; surface dorsale subopaque ; brun
noirâtre, avec les marges du clypéus et du pronotum , ainsi que les élytres en totalité
d'un brun plus clair, pattes rougeâtres. Très voisin de R. inermis, dont il diffère
comme suit :
Clypéus obtusément arrondi de part et d’autre de l’échancrure médiane ; joues
presque semi-cireulaires, dépassant un peu les yeux.
Pronotum essentiellement comme chez R. inermis, mais les bourrelets
transverses plus saillants et visiblement plus larges que les sillons homologues, ceux-
ci assez profonds et parsemés d'assez gros granules arrondis, très denses et disposés
en rangées transverses régulières, le 3°" sillon un peu plus dilaté et beaucoup plus
déprimé de chaque côté.
Elytres comme chez R. inermis, également subparallèles, mais distinctement
plus convexes et plus visiblement élargis vers l'arrière ; structure des stries et des
interstries semblable, mais les stries sont ici grossièrement ponctuées, les points
entamant fortement les bords internes et externes des interstries, qui paraissent
comme crénelés ; interstries peu convexes, en carène obtuse assez tranchante, le
sommet de chaque carène sans tubercules distincts, seulement entamé par des
hachures transverses superficielles le long de toute son étendue ; tous les interstries
pairs visiblement plus bas vers l’apex que les interstries impairs, ceux-ci vers
l'arrière plus étroits et élevés en côte tranchante ; 10°" interstrie plan sur toute son
étendue : bords internes des interstries chargés d’une rangée longitudinale de crans
espacés distincts, un cran sur chaque dent de la crénelure.
Métasternum comme chez R. inermis, sauf l'aire métasternale faiblement
déprimée au milieu, pourvue d’une dépression ovale longitudinale superficielle mais
distincte, occupant presque toute la longueur du métasternum et délimitée en avant
par une faible impression oblique de chaque côté du sillon médian; surface
visiblement boursouflée, ornée de gros points irréguliers mêlés à des grandes
plaques verruqueuses s'étendant partout à l'exception de la dépression médiane ;
sillons transverses et apophyse antérieure essentiellement comme chez l'espèce
précédente.
Abdomen comme chez R. inermis, mais sillon crénelé près du bord antérieur
de chaque segment beaucoup plus grossier et dépression transverse antérieure du
dernier sternite beaucoup plus grande et profonde.
Fémurs essentiellement comme chez R. inermis, mais les intermédiaires et les
postérieurs distinctement sillonnés sur la marge postérieure, avec seulement une
trace de sillon sur l’antérieure, les gros points sétigères des fémurs intermédiaires
assez denses et formant trois rangées longitudinales irrégulières ; fémurs postérieurs
visiblement plus trapus que chez R. inermis, distinctement plus longs, mais aussi
larges, que les fémurs intermédiaires. Tibias intermédiaires et postérieurs comme
chez l'espèce précédente, mais tibias postérieurs encore plus grêles et plus longs
que les tarses (Li/Lis = 1,29-1,31), éperon apical supérieur du métatibia
Source : MNHN, Paris
170 RICCARDO PITTINO
distinctement plus long que le 1°* article du tarse, celui sez trapu, à peine plus
long que les 2 suivants réunis.
Sd. Marge apicale de l'avant-dernier sternite abdominal fortement échancrée
en son milieu.
9. Marge apicale de l'avant-dernier sternite normalement obtusément
arquée.
Distribution dans lîle. — MADAGASCAR SAMBIRANO: Sous-préfecture
d’Analalava, Maromandia, 1923 (R. Decary), 1 paratype (MHNP).
: Allotype ©, mêmes données que l’holotype (MNHNP).
MADAGAsCAR OÙ
MADAGASCAR : sans localité (ex coll. Fairmaire), 4 paratypes (MNHNP, CP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 7.
Nomenclature. — L'espèce est dédiée à l’éminent entomologiste du Muséum
de Paris, A. Descarpentries, dont le père a récolté une partie de la série
originale.
12. Rhyssemus olympiae n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Sud, sous-préfecture de Bekily, Androy
septentrional, région de Bekitro, Milahe, 25.1.1901 (J. Decorse) (MNHNP).
Description. — Long. : 2,9 à 3,2 mm. Corps très convexe, en ovale allongé,
distinctement élargi en arrière ; de brun noirâtre à noir, avec les marges du elypéus
et du pronotum, ainsi que les pattes, rougeâtres ; surface dorsale subopaque,
finement alutacée. Très voisin de R. descarpentriesi, dont il diffère par les caractères
suivants :
Côtés du clypéus un peu plus fortement échancrés avant les joues ; carènes
obliques du vertex plus distinctes, quoique fragmentées aussi en tubereules
irréguliers séparés.
Pronotum comme chez R. descarpentriesi, mais angles antérieurs un peu plus
proéminents, moins rétrécis et moins déclives, bien visibles du dess soies
marginales basales et latérales uniformément courtes et épaisses, fortement dilatées
en massue.
Elytres comme chez R. descarpentriesi, sauf les caractères suivants ; épine
humérale assez grande et distincte, pointue et proéminente ; stries très larges et
profondes (à peu près la moitié de la largeur des interstries sur le disque, aussi larges
que ceux-ci près de la base et vers l’apex), à fond très brillant, grossièrement
ponctuées, les points entamant encore plus fortement les bords internes et externes
des interstries, paraissant ainsi comme caténulés ; interstries costiformes, le sommet
de chaque interstrie arrondi, très légèrement entamé par des hachures transverses
espacées et superficielles, le bord interne avec une rangée longitudinale de crans
comme chez l'espèce précédente ; tous les interstries pairs beaucoup moins élevés
vers l’apex, le 10°" presque plan sur toute son étendue
Métasternum comme chez R. descarpentriesi, mais la dépression ovale
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 171
médiane non délimitée en avant par les impressions obliques ; aire métasternale
assez lisse, seulement avec quelques gros points très épars sur les côtés, les
intervalles entre les points à peine visiblement boursouflés ; apophyse antérieure
aussi massive et subparallèle, mais à peine dilatée vers l'avant, sa surface chargée
presque partout de gros tubercules denses et irréguliers, lisse seulement près des
côtés ; sillons transverses postérieurs et triangles métasternaux distincts.
Abdomen comme chez R. descarpentriesi, mais sillon transverse en zigzag
largement effacé au milieu sur les sternites 3 à 5.
Les trois fémurs comme chez l'espèce précédente, mais les postérieurs très
grêles, comme chez À. inermis. Tibias intermédiaires et postérieurs très grêles,
comme chez les deux espèces précédentes, mais non arqués, et tibias postérieurs à
peine plus longs que les tarses (Lt/Lts = 1,08-1,12), éperon apical supérieur du
métatibia aussi long que le 1° article du tarse, celui-ci un peu plus court que les 3
suivants réunis.
Dimorphisme sexuel des sternites abdominaux absent.
Distribution dans l’île. — MapaGasCaR SUD: Androy septentrional (J.
Decorse), holotype (MNHNP).
MADAGAsCaR : Sans localité précise (H. Perrier de la Bâthie), allotype ©
(MNHNP), 1 paratype © (CP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 3.
Nomenclature. — Cette nouvelle espèce est dédiée à ma mère Olimpia, à
laquelle va toute ma reconnaissance pour avoir permis, au début de ma passion pour
l'Entomologie, que notre maison soit envahie par les Coléoptères.
13. Rhyssemus biovatus Clouët
Rhyssemus biovatus Clouët, 1901 : 48.
Rhyssemus biovatus Clouët ; SCHMIDT, 1908 : 113. — 1910a : 124. — 1910b: 86. — 1922: 517.
mus biovatus Clouet ; PAULIAN, 1936 : 137.
Type. — LECTOTYPE : Madagascar, étiqueté comme suit: 1/ manuscrite
4177 34 ; 2/ imprimée : Muséum Paris, Madagascar, Goudot 1834 ; 3/ imprimée :
Type ; 4/ manuscrite : R. biovatus Clouët ; 5/ manuscrite : Rhyssemus biovatus C].,
lectotypus det. R. Pittino, 1986 (MNHNP). Présente désignation.
Description. — 2,4 à 2,9 mm. Corps convexe en ovale assez court et trapu,
distinctement élargi en arrière ; jaune rougeâtre à brun noirâtre, avec les marges de
la tête, du pronotum et des élytres largement éclaircies, ainsi que les pattes : surface
dorsale assez luisante.
Clypéus très faiblement sinué au milieu, très obtusément denté de part et
d'autre de l'échancrure, côtés arqués à peine, ou pas du tout sinués avant les joues,
celles-ci largement arrondies, glabres, proéminentes, dépassant visiblement les
yeux ; tubercules doubles, mêlés, gros et fins, un peu irréguliers, tendant à laisser
une étroite aire longitudinale médiane lisse à proximité du bord antérieur ; suture
Source : MNHN, Paris
172 RICCARDO PITTINO
fronto-occipitale enfoncée ; carènes obliques du vertex entières, très saillantes, un
peu granuleuses.
Pronotum très fortement rétréci au tiers basal, sa plus grande largeur au
milieu, beaucoup plus large que la base des élytres ; côtés presque parallèles,
convergents vers les angles antérieurs, qui sont largement arrondis, réfléchis et assez
proéminents ; angles postérieurs obtusément arrondis ; base et marges latérales
fortement crénelées jusqu'aux angles antérieurs, et pourvues de soies assez courtes,
épaisses et légèrement renflées vers la base du pronotum, devenant très courtes et
fortement élargies en massue près des angles antérieurs. Tous les bourrelets
transverses distinctement convexes, un peu plus larges que les sillons corres-
pondants et à surface partout fortement tuberculée, les deux derniers fragmentés en
gros tubercules séparés ; sillons transverses assez profonds, semés, ainsi que le net
sillon longitudinal, d’une granulation assez forte et un peu irrégulière.
Elytres convexes, en ovale court, visiblement élargis à peu près au milieu ;
épine humérale petite mais distincte ; stries assez fines mais profondes, fortement
ponctuées, les intervalles des points entamant assez fortement les bords des
interstries ; ceux-ci costiformes, le sommet de chacun d'eux en angle assez
tranchant, composé par la rangée longitudinale externe de tubereules, qui sont
allongés, imbriqués et séparés par des hachures transverses très superficielles ;
tubercules de la série interne en forme de crans assez gros et espacés : tous les
interstries pairs distinctemént moins élevés que les interstries impairs sur la moitié
apicale, le 8°" et le 10°” sur la moitié basale également.
Métasternum et abdomen glabres, alutacés. Métasternum un peu raccourci ;
aire métasternale assez profondément déprimée en son centre; surface très
rugueuse partout, en avant et sur les côtés, présentant de gros points vermiculaires
assez épars et mêlés à des plaques verruqueuses irrégulières assez grandes, mais
lisse au milieu vers l'arrière, au niveau de la dépression ovale médiane ; sillon
longitudinal profond, grossier et complet ; sillons transverses antérieurs grossiers,
distinctement crénelés, leurs tronçons médians s’unissant vers l’avant entre eux et
avec l'extrémité basale du sillon longitudinal ; sillons transverses postérieurs très
fins et légèrement arqués, triangles métasternaux indistinets ; apophyse antérieure
assez large, subparallèle, un peu élargie vers l'avant, faiblement tectiforme et
canaliculée longitudinalement près de sa base, pourvue vers l’apex d’une assez large
et longue impression ovalaire un peu chagrinée et se terminant par un petit
tubereule apical.
Surface des sternites abdominaux assez rugueuse, par suite du sillon
transverse en zigzag, qui est fortement imprimé, grossier et complet de bout en bout
sur les segments 3 à 5.
Fémurs antérieurs assez trapus, mais graduellement rétrécis vers l'apex,
sillonnés fortement sur la marge antérieure et aussi, quoique finement, sur la marge
postérieure, leur surface grossièrement verruqueuse partout à cause d’une assez
dense ponctuation sétigère tuberculée et grossière ; fémurs intermédiaires et
postérieurs distinctement rebordés sur la marge postérieure, finement aussi sur la
marge antérieure, leur surface comme chez les fémurs antérieurs, mais les gros
points sétigères disposés en rangées longitudinales: trois sur les fémurs
intermédiaires, deux sur les fémurs postérieurs, qui sont très grêles, distinctement
plus étroits et plus longs que les fémurs intermédiaires assez trapus. Tibias
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 173
intermédiaires et postérieurs assez courts, mais grêles, non arqués, les postérieurs
distinctement plus longs que les tarses (Lt/Lis = 1,18-1,21); éperon apical
supérieur du métatibia sensiblement plus court que le 1°" article du tarse, celui-ci
assez lrapu, un peu plus court que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel des sternites abdominaux absent.
Distribution dans île. — Mapacascar Est: Région de Maroanisetra (J.
Vadon), 9 ex. (MNHNP, CP); Andranofotsy, III, IV.1938 (J. Vadon), 16 ex.
(MNHNP, HNHMB, MRACT, CP); Antakotako, IV.1938 (J. Vadon), 2 ex.
(MNHNP, CP) ; Fampanambo, XIL.1958 (J. Vadon), 3 ex. (MRACT, CP).
MADAGASCAR: Sans indication de localité (Goudot), lectotype et 1
paralectotype étiqueté comme le lectotype (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 32.
14. Rhyssemus granulosocostatus Clouët
Rhyssemus granulosocostatus Clouët, 1901 : 108.
Rhyssemus granulosocostatus Clouët ; SCHMDT, 1908 : 115. — 19104: 126. — 1910b: 87. —1922:
506.
Rhyssemus granulosocostatus Clouet ; PAULIAN, 1936 : 137.
Type. — Le type unique de cette espèce devrait se trouver dans la collection
Clouët (IRSNB), cependant mon ami et collègue M. Rakovië (Prague), qui a en prêt
tous les types de Clouët, n’a jamais vu ce type, que nous pouvons considérer comme
disparu. Le NÉOTYPE, mâle, est étiqueté comme suit: 1/ manuscrite : Diégo-
Suarez, Bontemps ; 2/ imprimée : Muséum Paris, Madagascar, Perrier de la Bâthie,
coll. L. Fairmaire 1906 ; 3/ manuscrite : Rhyssemus granulosocostatus Clouët,
Neotypus, det. R. Pittino, 1986 (MNHNP). Présente désignation.
Description. — Long. : 2,7 à 3,3 mm. Corps assez convexe, en ovale allongé,
subparallèle, à peine élargi vers l'arrière, à assez court et un peu trapu, plus
distinctement élargi vers l'arrière ; surface dorsale et coloration comme chez R.
biovatus. Très voisin de celui-ci, dont il diffère comme suit :
Aire longitudinale médiane lisse près du clypéus souvent en forme de sillon
délimité de chaque côté par une rangée longitudinale de tubercules.
Pronotum encore plus dilaté vers l'avant et plus fortement étranglé près de sa
base, côtés presque parallèles sur les 2/3 antérieurs, subsinués en arrière avant les
angles postérieurs ; base et moitié postérieure des marges latérales fortement
denticulées et pourvues de soies assez longues, à peine renflées en leur milieu et
arrondies à l’apex ; moitié antérieure des marges latérales indistinctement crénelée à
presque lisse, et pourvue de soies très courtes, microscopiques, presque invisibles
sous un faible grossissement (X 20), tronquées ou dilatées en massue à l’apex. Tous
les bourrelets transverses un peu aplatis et décomposés en tubercules grossiers,
irréguliers, assez étroits sur les côtés, surtout le 2°"° et le 3°%°, mais beaucoup plus
larges que les sillons au centre, le 6°"* indistinet ; sillons transverses superficiels
vers le milieu, assez profonds sur les côtés, surtout le 3°"*, parsemés d'une
Source : MNHN, Paris
174 RICCARDO PITTINO
granulation très dense et assez irrégulière ; sillon longitudinal étroit mais distinct,
granulé lui aussi.
Elytres allongés, peu convexes et subparallèles à assez courts et convexes,
visiblement élargis un peu après le milieu ; épine humérale assez forte, quoique
courte ; stries comme chez R. biovatus, mais un peu plus larges, leurs points
entamant très faiblement les bords des interstries ; ceux-ci tectiformes sur le disque,
carénés vers l’apex, le sommet de chaque interstrie en forme de carène obtuse peu
tranchante, mais presque continue, seulement entamée par de faibles hachures qui
se succèdent à intervalles assez réguliers, se continuant, sur le versant externe et
interne, en petites ondes sinueuses, qui délimitent des vestiges de tubercules de la
série externe ; tubercules de la série interne comme chez R. biovatus ; tous les
interstries pairs distinctement moins élevés vers l'apex.
Métasternum comme chez R. biovatus, mais la dépression médiane
triangulaire est délimitée en avant par un net sillon oblique vers l'arrière, de chaque
côté du sillon longitudinal ; sillons transverses antérieurs grossièrement tuberculés,
indistincts parmi les grosses verrues qui se trouvent de chaque côté de l'aire
métasternale, leurs tronçons médians s’évanouissent tout près du sillon longitudinal,
mais sans le toucher; sillons transverses postérieurs plus visiblement arqués ;
apophyse antérieure plus large que chez l'espèce précédente, avec la même
structure, mais la cavité cochléariforme près de l’apex pourvue d’une faible côte
longitudinale en son milieu et se terminant par un tubercule triangulaire pointu et
très saillant, un peu oblique vers l'avant.
Abdomen comme chez R. biovatus, mais le sillon en zigzag sur les sternites 3 à
5 parfois largement effacé en son milieu.
Fémurs antérieurs comme chez R. biovatus ; fémurs intermédiaires et
postérieurs seulement avec deux rangées longitudinales de gros points sétigères, les
intermédiaires fortement sillonnés le long de la marge antérieure. Tibias
intermédiaires et postérieurs très étroits et longs, à peine arqués, les postérieurs un
peu plus longs que les tarses (Lt/Lis = 1,09-1,11), éperon apical supérieur du
métatibia un peu plus court que le 1° article du tarse, celui-ci un peu plus court ou
aussi long que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel des sternites abdominaux absent.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Mohéli : Fomboni (J. Hamon), 1 ex.
(MNHNP).
MapaGascar NorD : Diégo-Suarez (Bontemps), néotype désigné ci-dessus
(MNHNP).
ManaçasCar Est: Région de Maroantsetra (J. Vadon), 16 ex. (MNHNP,
MHNG, CP) ; Andranofotsy, [IL, IV.1938, I1.1939 (J. Vadon), 18 ex. (MNHNP, CC,
CP); Antakotako, IV.1938 (J. Vadon), 2 ex. (HNHMB, CP); Fampanambo,
XIL.1958 (J. Vadon), 3 ex. (MRACT, CP). — 13 km au N. de Tamatave, station
agricole de l’Ivoloina, IV.1949 (P. Clément), 1 ex. (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar et archipel des Comores.
Par leur forme allongée et subparallèle, les exemplaires de Diégo-Suarez
(Néotype) et des Comores correspondent bien à la description originale, tandis que
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 175
tous les autres que j'ai étudiés sont plus petits et trapus, assez convexes,
sensiblement élargis vers l'arrière et pourvus d’un sillon en zigzag fort et complet de
bout en bout sur les segments de l'abdomen 3 à 5. Pour le reste, ils sont presque
identiques aux deux premiers. Il s’agit, peut-être, d’une sous-espèce locale.
Exemplaires examinés : 42.
15. Rhyssemus scabrosus n. sp.
Type. — Holotype ©, Madagascar Est, île Sainte Marie, Béty plage, 17.1.1968,
sous bouse de vache (Y. Gomy) (MNHNP).
Description. — Long.: 3,1 mm. Femelle. Corps assez convexe, en ovale
allongé, mais distinctement élargi vers l'arrière, faiblement luisant, noir, avec les
marges du clypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, d’un brun rougeâtre. Très
voisin de R. granulosocostatus, dont il diffère comme suit :
Joues tronquées longitudinalement et distinctement moins proéminentes que
les bords externes des yeux, peu visibles du dessus; tubercules du front
moyennement plus grossiers et de taille visiblement moins homogène ; carènes du
vertex moins distinctes, fragmentées en gros tubercules séparés ; une rangée de
grandes plaques verruqueuses, arquée et oblique vers l'avant, au-dessus de chaque
œil représentant un vestige de carène supra-oculaire.
Pronotum comme chez R. granulosocostatus, sauf la moitié antérieure des
marges latérales pratiquement lisse et glabre, dépourvue des soies microscopiques
caractéristiques de l'espèce précédente; bourrelets et sillons essentiellement
comme chez R. granulosocostatus.
Structure et sculpture des élytres comme chez R. granulosocostatus, sauf les
stries un peu plus larges et profondes, leurs points entamant plus clairement le bord
des interstries, ceux-ci un peu plus faiblement tectiformes sur le disque, les 2°%*,
atme et 10°" interstries seuls distinctement moins élevés vers l’apex que les
autres.
Métasternum comme chez R. granulosocostatus, mais la dépression médiane
du sillon longitudinal près de l’apex, plus petite; les sillons obliques qui la
délimitent en avant de chaque côté du sillon médian chez l'espèce précédente, sont
ici indistincts, ainsi que les sillons transverses antérieurs parmi les plaques
verruqueuses denses et grossières de la région antérieure de l'aire métasternale,
tandis que les sillons transverses postérieurs sont très larges et profonds, clairement
crénelés, faiblement arqués et les triangles métasternaux transformés en impressions
transverses allongées et très profondes ; apophyse antérieure encore plus large que
chez l'espèce précédente, essentiellement avec la même structure, mais la cavité
cochléariforme auprès de son apex plus large et profonde, nettement divisée en deux
par une côte longitudinale médiane saillante.
Abdomen comme chez R. granulosocostatus, mais sillon en zigzag toujours
fort et complet sur les sternites 3 à 5.
Fémurs antérieurs comme chez l'espèce précédente, mais plus trapus ; fémurs
intermédiaires et postérieurs comme chez R. granulosocostatus, mais les
intermédiaires avec trois rangées irrégulières de gros points sétigères. Tibias
intermédiaires et postérieurs grêles et allongés, les postérieurs légèrement arqués,
Source : MNHN, Paris
176 RICCARDO PITTINO
beaucoup plus longs que les tarses (Lt/Lts = 1,29), éperon apical supérieur du
métatibia beaucoup plus court que le 1°* article du tarse, celui-ci assez robuste, un
peu asymétrique à son apex, à peine plus long que les 3 suivants réunis.
©. Il m'est inconnu.
Répartition géographique. — Madagascar. Il ne m'a été donné de voir que le
seul exemplaire holotype.
16. Rhyssemus alluaudi Clouët
Rhyssemus alluaudi Clouët, 1901 : 53.
Rhyssemus alluaudi Clouët ; Scumipr, 1908 : 113. — 19104 : 125. — 1910b: 86. — 1922: 515.
Rhyssemus Alluaudi Clouet ; PAULIAN, 1936 : 137.
Rhyssemus granulicolli rd, 1929 : 451. N. syn.
Rhyssemus granulicollis Bénard ; J. VINSON, 1958: 91. — 1967: 321.
Types. — alluaudi Clouët. Le type, unique, devrait se trouver dans la
collection Clouët (IRSNB), mais M. Rakovië (Prague), qui a en prêt les types de
Clouët de cet Institut, n'a jamais vu cette espèce (communication personnelle). Le
NÉOTYPE G est étiqueté comme suit : 1/ imprimée : Muséum Paris, Madagascar,
collection L. Fairmaire 1906 ; 2/ manuscrite : Rhyssemus alluaudi Clouët neotypus
det. R. Pittino 1986 (MNHNP). Présente désignation.
granulicollis Bénard. Holotype, Madagascar Nord, Diégo-Suarez (MNHNP) (!).
Description. — Long, : 3 à 3,6 mm. Corps très convexe, en ovale allongé, mais
assez massif et distinctement élargi vers l'arrière ; tégument de l’avant-corps
faiblement luisant, élytres d’une opacité soyeuse, finement alutacés ; d’un brun
châtain à noir, avec les marges de la tête et du pronotum, ainsi que les pattes, d’un
brun rougeâtre.
Clypéus très épaissi et fortement rebordé le long de sa marge antérieure, en
angle obtus un peu arrondi de part et d’autre de l’échancrure médiane, côtés arqués,
faiblement échancrés avant les joues, celles-ci ciliées, obtuses, peu saillantes, ne
dépassant pas ou à peine les yeux; front pourvu de gros tubercules denses et
réguliers, suture fronto-occipitale indistincte, carènes obliques du vertex presque
nulles, à peine indiquées par la disposition des gros tubercules ; une côte supra-
oculaire assez longue, arquée, assez forte et tranchante, lisse ou un peu
tuberculeuse, de chaque côté, oblique vers l'avant, presque parallèle aux marges
latérales.
Pronotum fortement rétréci au tiers basal, sa plus grande largeur au milieu,
dépassant nettement celle de la base des élytres ; côtés fortement convergents vi
le tiers basal jusqu'aux angles postérieurs, qui sont obtusément arrondis, presque
parallèles vers l'avant jusqu'aux angles antérieurs, qui sont largement arrondis,
déclives et fortement proéminents ; base et moitié basale des marges latérales
distinctement crénelées et pourvues de soies assez longues, épaisses, légèrement
renflées en leur milieu, arrondies ou pointues à l’apex ; moitié apicale des marges
latérales lisse ou à peine entamée par de petites hachures, pourvues de soies très
courtes et fines, en forme de poils mieroscopiques presque invisibles sous un faible
rs
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 177
grossissement (X 20). Sculpture très caractéristique : 1°" bourrelet transverse très
large et aplati, à surface entièrement chargée de gros tubercules arrondis, très denses
et réguliers ; bourrelets 2 à 4 en forme de côtes étroites et émoussées à bords un peu
irréguliers, tantôt lisses, tantôt granuleuses, le 4°"° bourrelet ne s’infléchit pas en
son milieu vers la base, mais il est simplement à peine entamé longitudinalement par
une étroite hachure médiane ; les deux derniers bourrelets encore plus étroits et
complètement décomposés en tubercules séparés, indistinctement interrompus au
centre, comme le 4*"; tous les sillons transverses à peu près égaux, tous
distinctement plus larges que les bourrelets correspondants, à l'exception du 1°°
sillon ; chaque sillon est occupé par une série transverse de gros tubercules
arrondis ; sillon longitudinal pratiquement nul, à peine indiqué par les étroites
hachures médianes des trois derniers bourrelets. Tous les bourrelets, sauf le 1°”, sont
très élevés et les sillons correspondants très profonds, mais, surtout vers le centre,
les bourrelets semblent presque aplatis et les sillons superficiels, car les tubercules
de ces derniers occupent toute la largeur des sillons et sont aussi élevés que les
bourrelets, à l'exception du 3°** sillon, qui est élargi et très profond sur les côtés,
car les tubercules sont là très petits.
Elytres convexes, en ovale allongé, mais assez massifs et distinctement élargis
vers l'arrière, leur plus grande largeur un peu après le milieu ; épine humérale très
petite ; stries très larges et profondes (de la moitié de la largeur à la presque largeur
des interstries), à fond très brillant, distinctement ponctuées, les intervalles entre les
points arrondis et entamant très fortement les bords internes et externes des
interstries ; ceux-ci fortement carénés, le sommet de chaque carène assez tranchant,
indistinctement entamé par des hachures transverses très légères ; sur le versant
externe et interne de chaque carène, une série de petits tubercules, un tubercule sur
chaque dent de la crénelure marginale des interstries ; tous les interstries pairs
beaucoup moins élevés que les impairs sur toute leur étendue.
Métasternum et abdomen glabres, alutacés. Sculpture métasternale presque
identique à celle de R. granulosocostatus, mais la dépression médiane est ovalaire et
nettement plus grande ; aire métasternale un peu moins tuberculeuse surtout vers
l'avant ; apophyse antérieure très large, subparallèle, non ou à peine élargie vers
l'avant, aplatie, et à surface chagrinée sur les 3/4 postérieurs; la cavité
cochléariforme près de l’apex très transverse, courte et large, délimitée en avant par
un tubercule apical très saillant.
Surface des sternites abdominaux très rugueuse : sillons marginaux antérieur
et postérieur très profonds et épais, bord postérieur de chaque sternite élevé et
saillant au-dessus du sillon marginal postérieur qui se fond avec la crénelure du
Sillon marginal antérieur du segment suivant ; sillon transverse en zigzag très fort et
complet de bout en bout sur les sternites 3 à 5.
Fémurs antérieurs comme chez R. granulosocostatus, mais plus trapus et
indistinctement rétrécis vers l'apex ; fémurs intermédiaires assez trapus, pourvus
d'une rangée marginale antérieure d'assez longues soies épaisses et recourbées ;
fémurs postérieurs très grêles, beaucoup plus longs et étroits que les intermédiaires,
les deux avec une ponctuation sétigère assez dense sur toute leur surface, les points
vaguement disposés en 4 rangées longitudinales sur chaque fémur. Tibias
intermédiaires et postérieurs assez longs et étroits, distinctement arqués, surtout les
postérieurs, qui sont visiblement plus longs que les tarses (Lt/Lis = 1.24-1,27),
Source : MNHN, Paris
178 RICCARDO PITTINO
éperon apical supérieur du métatibia distinctement plus court que le 1°* article du
tarse, celui-ci allongé, nettement un peu plus long que les 3 suivants réunis.
Dimorphisme sexuel des sternites abdominaux absent.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : N’Tsaoueni,
11°28S-43°17E, 1.1.1985 (M.-L. Penrith), 1 ex. (TMP).
Mohéli : Fomboni (A. Robinson), 1 ex. (MNHNP).
Mayotte : Mamutzu, 11.1956 (4. Robinson), 2 ex. (MNHNP, CP) ; Dembeni,
piège lumineux, 1971 (J. Brunhes), 1 ex. (CP).
Manacascar Norp: Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud), holotype de
granulicollis (MNHNP). — Sous-préfecture de Diégo-Suarez, Montagne des
Français, 11-1959 (4. Robinson), 1 ex. (C.P.).
Mapacascar Esr : Antalaha, XII-1935 (J. Vadon), 1 ex. (CP). — Périnet,
1932 (Olsoufiefl), 1 ex. (MNHNP).
MapacascaR CENTRE: Tananarive, au vol, 1.1947 (P. Clément), 1 ex.
(MNHNP).
Mapacascar OuEsT : Suberbieville [Maevatanana] (H. Perrier de la Bâthie), 1
ex. (MNHNP).
MADAGASCAR : Sans indication de localité, coll. L. Fairmaire, le néotype
désigné ci-dessus (MNHNP).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Saint Leu, lumière, XI1.1969 (L.
Cheynet), 1 ex. (MHNG).
Maurice : Réduit, XI1.1933 (W. F. Jepson), 4 ex. (MNHNP, CP). — Moka,
X.1936 (J. Vinson 1958 : 91). — Mt. Pouce, XIL.1937 (ibidem).
Répartition géographique. — Comores, Madagascar, Mascareignes.
Exemplaires examinés : 19.
Note. — Malgré la disparition du type, il n’y a aucun doute sur l'interprétation
de cette espèce, car la description de Clouët est assez précise et d’ailleurs l'espèce
est très caractéristique. R. granulicollis, dont le type s'adapte parfaitement à la
description de R. alluaudi, en est synonyme.
17. Rhyssemus goudoti Harold
Rhyssemus goudoti Harold, 1868 : 85.
Rhyssemus goudoti Harold ; FAIRMAIRE, 1886 : 33.
Rhyssemus Goudoti Harold ; ALLUAUD, 1898 : 66. — 1900 : 241.
Rhyssemus goudoti Harold ; CLOUËT, 1901 : 66.
Rhyssemus goudoti Harold ; SCHMIDT, 1908 : 115. — 1910a : 126. — 1910b: 87. — 1922: 507.
Rhyssemus goudoti Har.; PAULIAN, 1936 : 137.
Boucardius madagassus Petrovitz, 1967 : 395. N. syn.
Types. — goudoti Harold. Les exemplaires décrits par Harold n’ont pu être
retrouvés. Un individu, appartenant vraisemblablement à la série originale recueillie
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 179
par Goudot et étudiée par Harold, est désigné ici comme NÉOTYPE. II est étiqueté
comme suit: 1/ imprimée: Muséum Paris, Madagascar, Goudot, 1834: 2/
imprimée : ex Musaeo E. Harold ; 3/ manuscrite : R. Goudoti Har. ; 4/ manuscrite :
Rhyssemus goudoti Har., neotypus, det. R. Pittino, 1983 (MNHNP). Présente
désignation.
madagassus Petrovitz. Holotype, Madagascar Est, Mahanoro (leg. Boucard), au
MENG ().
Description. — Long.: 3 à 3,9 mm. Corps étroit, allongé, parallèle, peu
convexe ; surface dorsale visiblement alutacée, d’un brun ferrugineux obseur à noir,
avec les marges de la tête et du pronotum, ainsi que les pattes et souvent l’apex des
élytres, rougeâtres.
Tête très convexe, presque perpendiculaire en avant ; clypéus très épaissi et
fortement rebordé le long de sa marge antérieure, obtusément arrondi de part et
d'autre de léchancrure médiane, celle-ci très large et peu profonde; côtés
largement arqués, imperceptiblement échancrés avant les joues, qui sont glabres,
obtusément arrondies, peu saillantes, ne dépassant pas les yeux; suture fronto-
occipitale et carènes obliques du vertex manquantes ; tubercules assez petits,
arrondis, subréguliers surtout sur le front où il n’y a pas d’intervalles entre eux, un
peu plus grands et réguliers, mais également denses, sur le vertex, surtout de chaque
côté, où leur arrangement forme parfois un vestige de carène oblique.
Pronotum à peine rétréci vers l'avant, mais assez fortement rétréci vers la
base, sa plus grande largeur à peu près au milieu ; angles antérieurs déclives,
arrondis et proéminents, côtés largement arqués, distinctement sinués avant les
angles postérieurs, qui sont anguleusement arrondis et un peu proéminents, l’insecte
étant vu de dessus ; base faiblement arquée, subsinuée de chaque côté, celle-ci et les
marges latérales distinctement crénelées et ciliées de soies assez courtes, épaisses et
un peu renflées en massue, surtout vers l'avant, où elles deviennent encore plus
courtes. Six bourrelets transverses, à surface légèrement et densément tuberculée,
sauf le 3°" et le 4° vers le centre : le 1° très large et aplani ; les autres assez
étroits et faiblement convexes, tous au moins un peu plus étroits que les sillons
correspondants, les deux derniers toujours très étroits et indistincts ; les trois
derniers habituellement, parfois le 2°"° et le 3°° aussi, interrompus au milieu ; tous
les sillons sont superficiels, sauf le 3°"° qui est très profond sur les côtés, et
parsemés d’une très dense ponctuation arrondie et superficielle, qui devient un peu
transverse au fond des sillons transverses antérieurs et entame visiblement partout
les bords des bourrelets ; sillon longitudinal très étroit et superficiel.
Elytres allongés, parallèles, à peine élargis vers l'arrière, peu convexes en
avant sur le disque ; épine humérale petite, mais distincte ; stries assez larges (à peu
près le 1/3 de la largeur des interstries) et profondes, à points rapprochés, dont les
intervalles entament fortement les bords internes et externes des interstries ; ceux-ci
faiblement tectiformes sur le disque, plus fortement vers l'arrière, leur sommet
émoussé vers l'avant, anguleux vers l'arrière, lisse ou à peine entamé par des
hachures obliques indistinctes, chaque interstrie avec le long de son bord interne
une série longitudinale de petits crans arrondis, correspondant chacun à un des
points des stries ; tous les intervalles également élevés sur le disque, les interstries
pairs plus bas que les impairs vers l’apex, les 2m, 4eme et 10m assez
fortement.
Source : MNHN, Paris
180 RICCARDO PITTINO
Métasternum glabre, à fond fortement alutacé, couvert d’une ponctuation
moyenne assez forte, très dense et un peu irrégulière, conférant un aspect chagriné
également à l'aire métasternale, sauf au niveau de la faible et étroite dépression
ovalaire médiane, qui s'étend le long des 3/4 apicaux ; les points deviennent plus
gros et irréguliers, un peu vermiculaires, vers les côtés ; les intervalles entre eux sont
faiblement boursouflés vers le centre, plus ou moins tuberculeux vers les côtés ;
sillon longitudinal très profond et grossier, complet, s'étendant vers l'avant sur le
tiers basal de l'apophyse antérieure, où ils se fond avec chaque tronçon médian des
forts sillons transverses antérieurs, en formant une profonde cavité rhomboïdale ;
sillons transverses postérieurs indistincts et superficiels, délimitant seulement le
bord postérieur des triangles métasternaux qui sont assez distincts. Apophyse
antérieure assez élargie vers la base et vers l'apex, visiblement étranglée au tiers
moyen, faiblement convexe et lisse sur le tiers basal de chaque côté de la cavité
rhomboïdale antérieure du sillon longitudinal, opaque sur les 2/3 apicaux, aplanie
au tiers moyen, creusée vers l'apex d'une faible dépression lancéolée, occupant
toute sa largeur, rebordée en avant et sur les côtés, par un fin et faible bourrelet sub-
annulaire et pourvue d’une faible saillie longitudinale médiane tuberculeuse, mais
sans tubercule apical.
Abdomen glabre, fortement alutacé ; chaque sternite dépourvu de sillon
transverse en zigzag, mais fortement chagriné à cause d’une très dense, assez grande
ponctuation superficielle double et irrégulière, qui oceupe toute la surface à
l'exception d’une étroite aire lisse le long du bord postérieur.
Les trois paires de fémurs distinctement sillonnées le long des marges
antérieures et postérieures, à surface chagrinée, parsemée de la même ponctuation
que celle des sternites de l'abdomen, mais donnant naissance à de rares et très
courtes soies, qui sont éparses sur toute la surface des fémurs antérieurs, mais
concentrées en deux séries longitudinales sur les fémurs intermédiaires et
postérieurs : une rangée complète de bout en bout près du bord antérieur, une autre
incomplète de 4 à 6 soies sur le tiers apical, près du bord postérieur ; sur les fémurs
intermédiaires, il existe également d’autres soies éparses sur le tiers apical entre les
deux rangées. Fémurs antérieurs très trapus, brusquement rétrécis vers l’apex ;
fémurs intermédiaires assez allongés, à bord antérieur visiblement arqué ; fémurs
postérieurs très longs et grêles, à bord antérieur rectiligne, visiblement plus étroits et
beaucoup plus longs que les intermédiaires. Tibia antérieur tronqué à l'apex presque
perpendieulairement à son axe longitudinal, de sorte que la dent apicale externe est
presque parallèle aux deux suivantes ; même les deux dents externes apicales larges,
courtes et peu proéminentes ; éperon apical à peine plus long que le 1°" article du
tarse. Tibias intermédiaires et postérieurs très grêles, les intermédiaires droits, les
postérieurs à peine distinctement arqués et à peine plus longs que les tarses (LU/Lis
= 1,05-1,12) ; éperon apical supérieur du métatibia beaucoup plus court que le 1°°
article du tarse, celui-ci un peu plus long à aussi long que les trois suivants
réunis.
Pas de dimorphisme sexuel sur le dernier sternite abdominal.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr : Maroantsetra, lumière, X.1970
(P. H.), 8 ex. (BMNH, CP) ; région de Maroantsetra, II1.1938, VIL.1959 (J. Vadon),
2 ex. (MNHNP, CP); Maroantsetra, Andranofotsy, IL, IV.1938, IV, V.1939
(. Vadon), 5 ex. (MRACT, HNHMB, CP) ; Maroantsetra, Fampanambo, I1.1960
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 181
(J. Vadon), 1 ex. (MRACT). — Fenerive (E. P.), 1 ex. (MNHNP). — 13 km au N. de
Tamatave, station agricole de l'Ivoloina, IV et V.1949 (P. Clément), 12 ex.
(MNHNP, CP). — Vatomandry (J. Vadon), 1 ex. (CP). — Haute vallée de l’Iantara,
E. de l’Andringitra, Ampasy, XL.1950 (J. Millo), 2 ex. (MNHNP, CP). — Fort-
Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud), 1 ex. (CP).
Car OuEsr: E. de Majunga, forêt de l’Ankarafantsika, XIL.1959
7. ), L'ex. (MNHNP). — Région de Morombe, lac Ihotry, VIL.1957
(4. Robinson), 1 ex. (MNHNP).
MADAGASCAR : Sans indication de localité, 1834 (Goudot), néotype désigné ci-
dessus (MNHNP) et 6 ex. (MNHNP, CP) : idem (H. Perrier), 1 ex. (MNHNP) : idem,
1875 (A. Grandidier), 1 ex. (MNHNP).
Répartition géographique. — Espèce endémique de la région malgache. Toute
citation pour les régions paléarctique et éthiopienne est due à une confusion avec
R. exaratus Marseul et À. asperocostatus Fairmaire (cf. Pittino, 1984a : 46).
Exemplaires examinés : 67.
18. Rhyssemus polycolpus Fairmaire
Fairmaire, 1886 : 34.
ALLUAUD, 1900 : 242.
lycolpus Fairm.: CLOUÉT, 1901 : 5
mus polycolpus Farm. ; SCHMIDT, 1908 : 116. — 1910a : 126. — 1910b : 88. — 1922: 512.
mus polycolpus Fairm.: PAULIAN, 1936 : 137.
Rhyssemus polycolpus
Rhyssemus polyeolpus
mus pol
Type. — Holotype, Madagascar (Pipitz) (MNHNP) (!).
Description. — Long. : 3,3 à 4,2 mm. Mêmes forme, aspect et couleur que R.
goudoti, très proche de celui-ci, dont il diffère comme suit :
Tête comme chez R. goudoti, sauf l’échancrure médiane antérieure du clypéus
plus profonde, les angles antérieurs plus étroitement arrondis de part et d’autre, les
côtés plus distinetement, quoique non fortement, émarginés avant les joues, celles-ci
presque semi-circulaires, un peu plus proéminentes, bien que ne dépassant pas les
yeux ; suture fronto-occipitale indiquée par une assez large mais faible dépression
en forme de large V, vertex pourvu habituellement, de chaque côté, d’un étroit
vestige de carène oblique finement granulé.
Pronotum visiblement rétréci vers l'avant et vers l'arrière, les angles anté-
rieurs peu saillants, côtés arqués, non sinués avant les angles postérieurs, qui sont
obtusément émoussés et non proéminents ; soies marginales très longues et minces
jusqu'aux angles antérieurs, tronquées à l’apex, non renflées, même en leur milieu.
Bourrelets transverses assez distincts, faiblement convexes, le 2°%° et le 3°" habi-
tellement plus étroits que les sillons correspondants, les trois premiers entiers ; le
1° très large, aplani, à surface finement granulée ; les 2°"° et 3°"° lisses sur les
côtés, souvent un peu granulés au centre ; le 2°" étroit, à bords irréguliers, envahis
par les points des sillons ; les trois derniers interrompus par le sillon médian ; le
Ame lisse ; les deux derniers très étroits, mais assez distincts, lisses au centre,
tuberculés sur les côtés ; le 6°"* raccourci de chaque côté ; tous les bourrelets
Source : MNHN, Paris
182 RICCARDO PITTINO
parsemés d’une ponctuation très fine et éparse. Sillons transverses assez super-
ficiels, sauf le 3° qui est enfoncé sur les côtés ; les trois premiers assez larges, leur
ponctuation, assez forte et subcontiguë, entamant visiblement les marges ; sillon
longitudinal très étroit, mais assez profond, distinctement ponctué.
Elytres comme chez R. goudoti, sauf les interstries 1 et 3 visiblement plus
élevés que tous les autres sur toute leur étendue, les autres interstries impairs plus
élevés que les pairs, faiblement sur le disque, mais nettement vers l'arrière, où les
interstries 2, 4 et 10 sont presque plans et les autres pairs sont faiblement convexes ;
sommet des interstries impairs lisse, au moins vers J'avant.
Métasternum glabre, chagriné sur les côtés, assez lisse et luisant au milieu ;
aire métasternale à peine faiblement déprimée et lisse au milieu vers l'arrière,
distinetement ponctuée sur les côtés et vers l'avant ; la ponctuation double, formée
par des points grands et petits, assez denses et irrégulièrement mêlés ; sillon
longitudinal assez fin mais profond, la cavité rhomboïdale antérieure peu distincte ;
sillons transverses antérieurs et postérieurs comme chez R. goudoti, mais les
triangles métasternaux indistinets ; apophyse antérieure comme chez R. goudoti,
mais plus étroite et pourvue d'une cavité préapicale indistincte.
Abdomen comme chez R. goudoti, sauf l'aire lisse près du bord postérieur de
chaque sternite distinctement plus large et étendue.
Fémurs antérieurs comme chez R. goudoti ; fémurs intermédiaires et posté-
rieurs comme chez celui-ci, mais avec un très fin rebord le long de la marge anté-
rieure et la ponctuation de leur surface moins forte et plus éparse, surtout vers la
base des fémurs postérieurs. Tibias antérieurs normalement tridentés sur la marge
externe, la dent apicale presque perpendiculaire aux suivantes. Tibias intermé-
diaires et postérieurs comme chez R. goudoti, sauf les postérieurs à peu près aussi
longs que les tarses (Lt/Lis = 1 à 1,04), éperon apical supérieur un peu plus court
que le 1° article du tarse, qui est à peine plus court que les trois suivants réunis.
Pas de dimorphisme sexuel sur le dernier sternite abdominal.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : 30 km au N. d’Ambanja,
route nationale 6, forêt sur sable, lumière, VIIL.1973 (A. Peyrieras), 2 ex. (MNHNP,
CP). — Bas Sambirano, IX.1949 (J. Millot), 2 ex. (MNHNP, CP). — Maromandia
(R. Decary), 24 ex. (MNHNP, CP).
MaDaGasCaR Esr : Maroantsetra, Ankofa, XIL.1955 (J. Vadon), 1 ex. (MHNG).
— Fenerive (E. Perrot), 1 ex. (MNHNP). — 13 km au N. de Tamatave, station
agricole de l’Ivoloina, XI.1949 (P. Clément), 1 ex. (MNHNP). — Forêt au N.
d'Anosibe [route d’Anosibe], VIIL.1953 (4. Robinson), 1 ex. (MNHNP). — Haute
vallée de l'lantara, E. de l’Andringitra, Ampasy, XI.1950 (J. Millot), 1 ex.
(MNHNP).
MapaGascar Ouest : Madagascar Nord-Ouest (Hildebrandt), 1 ex. (MNHUB).
— Province d’Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo et basse Maevarano,
1908 (J. Descarpentries), 6 ex. (MNHNP, CP). — Tsaramandroso, Ampijoroa,
XIL.1951 (R. Paulian), 1 ex. (MNHNP) ; Ankarafantsika, Ampijoroa, 11.1973, 2 ex.
(MNHNP, CP). — E. de la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro, IX.1952 (R.
Paulian), 4 ex. (MNHNP, CP); réserve naturelle intégrale n° 8 de Namoroka,
IX.1952 (R. Paulian), 17 ex. (MNHNP, CP). — Région d’ Antsalova, Andobo, forêt
de l'Antsingy, 11.1957 (P. Griveaud), 1 ex. (MNHNP). — E. de Morombe, Bas
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 183
Mangoky, station agricole de Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz), 1 ex.
(MRACT). — E. de Sakarala, forêt de Lambomakandro, 550 m, VIL.1957 (A.
Robinson), 1 ex. (MNHNP).
MaDaGascaR SUD : Tuléar, 1907 (J. Descarpentries), 1 ex. (MNHNP). —
Betioky-Sud, III et IV-1948 (P. Clément), 138 ex. (MNHNP, MHNG, CP).
MapAGasCaR : Sans indication de localité (Pipitz), holotype (MNHNP) ; idem
(H. Perrier de la Bâthie), 1 ex. (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 209.
19. Rhyssemus peyrierasi n. sp.
Type. — Holotype &, Madagascar Sambirano, 30 km au Nord d’Ambanja,
route nationale 6, forêt sur sable, à la lumière, 13.VIIL.1973 (A. Peyrieras)
(MNHNP).
Description. — Long : 2,9 à 3,1 mm. Très allongé, subparallèle ; même aspect
et même couleur que À. polycolpus, mais avec le tégument dorsal très luisant. Très
proche de celui-ci, dont il diffère comme suit :
Bourrelets transverses du pronotum très larges, complètement aplanis, même
le 1°" et les deux derniers lisses et luisants, tout au plus munis d’une ponctuation
microscopique très éparse ; tous les bourrelets beaucoup plus larges que les sillons
correspondants, le 6°"* net vers le centre, raccourci et lésèrement infléchi vers
l’avant de chaque côté où il se fond avec le tronçon médian du 5°°, Sillons
transverses très étroits et superficiels, plans, le 1°" ponctué-ridé transversalement,
tous les autres parsemés d'une ponctuation arrondie subeontiguë assez fine et
superficielle devenant plus éparse sur le sillon longitudinal qui est assez large et
aplani.
Elytres comme chez R. polycolpus, mais tous les interstries de la même
hauteur, plus faiblement tectiformes sur le disque, seuls les interstries 1, 3 et 5
distinctement carénés vers l’apex, visiblement plus hauts que les interstries pairs
contigus qui sont presque plans.
Métasternum chagriné le long de la marge latérale, lisse et luisant en son
centre ; aire métasternale aplanie, à peine légèrement déprimée vers l'arrière,
pourvue d’une ponctuation microscopique très éparse et indistincte partout ; sillon
médian net ; sillons transverses postérieurs et triangles métasternaux presque nuls ;
aphophyse antérieure comme chez R. polycolpus.
Sternites abdominaux assez lisses et luisants sur toute leur surface, finement
alutacés partout, avec quelques points superficiels très fins et épars de chaque
côté.
Fémurs antérieurs et intermédiaires comme chez R. polycolpus ; fémurs
postérieurs assez luisants, lisses, presque imponctués sur toute leur surface. Tibias
comme chez R. polycolpus, sauf les postérieurs à peine plus courts que les tarses
{LULts = 0,94-1), leur éperon apical supérieur un peu plus court que le 1° article
du tarse, qui est aussi long que les trois suivants réunis.
Source : MNHN, Paris
SCARDO PITTINO
184
Pas de dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal, comme chez R.
polycolpus.
Distribution dans Pile. — MADacasCAR SAMBIRANO : Mêmes lieu de capture,
date et récolteur que l'holotype, allotype © (MNHNP), 17 paratypes (MNHNP, CP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 19.
20. Rhyssemus madagassus Harold
sus Harold, 1879 : 228.
Harold ; FAiRMAIRE, 1886
Rhyssemus madagassus Harold ; ALLUAUD, 190
Rhyssemus madagas : CLouËr, 1901 : 56.
Rhyssemus madagassus Harold ; SCHMDT, 1908: 115. — 1910a : 126. — 1910b:
Rhyssemus madagassus Har. : PAULIAN, 1936 : 136.
Rhyssemus ma
Khyssemus mad
— 1922
Type. — NÉOTYPE, étiqueté comme suit: 1/ imprimée: Madagascar,
Périnet ; 2/ imprimée : Olsoufieff, 1932 ; 3/ imprimée : Muséum Paris, 1936, coll.
A. Boucomont : 4/ manuscrite : madagassus Har. ; 5/ rouge, manuscrite : Rhyssemus
madagassus Har., neotypus, det. R. Pittino, 1986 (MNHNP). Présente désignation.
Description. — Long. : 3,5 à 4,6 mm. Corps très convexe et massif, trapu en
ovale court, visiblement élargi en arrière ; tégument luisant, d’un brun ferrugineux à
noir, la tête et le pronotum habituellement plus sombres que les élytres, les marges
du elypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, rougeâtres
Tête très convexe et massive, marge antérieure du elypéus très épaissie et
fortement rebordée, faiblement et largement sinuée au milieu, largement arrondie de
part et d'autre de l'échancrure ; côtés arqués, fortement sinués avant les joues,
celles-ci glabres, fortement saillantes en angle droit arrondi, mais ne dépassant pas
les yeux, obliquement tronquées en arrière où elles sont fortement rabattues et
proéminentes vers le bas. Tubercules du front très denses, assez petits et régulie!
suture fronto-occipitale indistincte, rudimentaire, comme chez R. polycolpus :
vertex régulièrement, finement et densément granulé partout, sauf un peu plus
grossièrement et irrégulièrement tuberculé de chaque côté, où l’arrangement de ces
tubercules rappelle un peu les carènes obliques qui manquent.
Pronotum peu rétréci vers l'avant, mais visiblement rétréci vers l'arrière, sa
plus grande largeur à peu près au milieu, dépassant un peu celle de la base des
élytres ; angles antérieurs arrondis, déclives, assez proéminents ; côtés largement
arqués, non sinués avant les angles postérieurs, qui sont obtusément arrondis et peu
saillants ; base légèrement arquée, celle-ci et les marges latérales distinctement
crénelées sur toute leur étendue et pourvues de soies assez courtes, épaisses et un
peu renflées en massue. Six bourrelets transverses presque plans, tuberculés sur les
côtés, lisses et luisants au centre, sauf les deux derniers qui portent des tubercules
sur toute leur surface ; tous les bourrelets plus ou moins largement interrompus en
leur milieu, sauf le 1°” ; celui-ci très large, éparsement et grossièrement ponctué au
centre, tous les autres assez étroits, au moins un peu plus étroits que les sillons
correspondants, les deux derniers très étroits et indistincts. Sillons transverses
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 185
larges et superficiels, sauf le 3°"* qui est visiblement enfoncé de chaque côté ; tous
les sillons à nette ponctuation grossière et arrondie, très dense et régulière, même
vers l'avant et sur les côtés, la ponctuation entamant visiblement les bords des
bourrelets, en coupant les 2°%* et 3°®° en leur milieu ; sillon longitudinal très large
et aplani, fortement et densément ponctué.
Elytres très convexes et trapus, visiblement élargis en arrière ; épine humérale
assez puissante et pointue ; stries fines (de 1/6 à 1/5 de la largeur des interstries),
mais assez profondes, leurs points entamant distinctement les bords des interstries ;
interstries impairs fortement carénés et pourvus d’une seule rangée longitudinale de
tubereules assez gros et distincts le long du bord interne, opposés aux points des
stries ; le sommet de chaque interstrie impair continu, lisse vers l'avant, à peine
entamé par des hachures sinueuses éparses et superficielles, surtout vers l'arrière,
très élevé en carène tranchante sur toute l'étendue des interstries 1, 3, 5 et sur la
moitié apicale des interstries 7 et 9, en faible carène obtuse et émoussée, entamé par
des hachures distinctes sur la moitié basale des interstries 7 et 9 ; tous les interstries
pairs faiblement convexes, distinctement plus bas que les impairs sur toute leur
étendue mais beaucoup plus vers l’apex, tous munis de deux séries longitudinales de
tubereules ovalaires distincts, ceux de la rangée externe un peu plus grands et
saillants que les autres.
Métasternum glabre, chagriné, ponctué-tuberculé sur les côtés, assez lisse et
luisant au centre sur l'aire métasternale, qui est parsemée de points assez gros,
denses et irréguliers sur les côtés et vers l'avant, imponctuée au milieu où elle est
pourvue d’une dépression ovalaire assez large et profonde : sillon longitudinal assez
fort et profond, se fondant vers l'avant dans les tronçons médians des nets sillons
transverses antérieurs jusqu’à former une étroite mais profonde cavité rhomboïdale
antérieure, et se prolongeant encore sur toute la moitié basale de l’apophyse
antérieure ; sillons transverses postérieurs assez forts et profonds, rectilignes,
délimitant en arrière les triangles métasternaux assez profonds et allongés ;
apophyse antérieure subparallèle, visiblement dilatée vers l’apex, lisse et faiblement
tectiforme sur les 2/3 proximaux, canaliculée dans sa longueur médiane sur la
moitié basale, pourvue d’une nette cavité subtriangulaire préapicale médiane, qui
est délimitée de chaque côté par un faible bourrelet, se terminant par un indistinet
tubercule apical médian.
Sternites abdominaux subopaques, alutacés à cause d’une assez forte et très
dense ponctuation double et irrégulière, composée de points gros et petits qui
s'étendent sur toute la surface à l'exception d’une étroite aire marginale lisse auprès
du bord antérieur et postérieur : un assez court vestige de sillon transverse en zigzag
est présent de chaque côté sur les segments 3 à 5. Dépression marginale du dernier
sternite occupant tout au plus la moitié antérieure de sa surface.
Fémurs antérieurs trapus, graduellement rétrécis vers l’apex, fortement
sillonnés le long du bord antérieur et finement rebordés sur la marge postérieure, à
surface sculptée comme chez les deux espèces précédentes ; fémurs intermédiaires
exactement comme chez R. goudoti ; fémurs postérieurs comme chez R. goudoti,
mais très éparsement ponctués, assez lisses el luisants, et dépourvus de rangée
incomplète apicale de soies près du bord postérieur. Tibia antérieur normalement
tidenté ; tibias intermédiaires et postérieurs assez allongés, légèrement arqués, les
postérieurs à peine plus longs que les tarses (Lt/Lts = 1,04 à 1,06), leur éperon
Source : MNHN, Paris
186 RICCARDO PITTINO
apical supérieur à peu près les 3/4 de la longueur du 1** article du tarse, qui est
aussi long que les trois suivants réunis.
Pas de dimorphisme sexuel sur le dernier sternite abdominal.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr : Route d’Anosibe, XIL.1961 (ex
coll. St. Breuning), 68 ex. (MNHNP, MRACT, CP). — Périnet, 1932 (Olsoufieff),
néotype désigné ci-dessus (MNHNP).
Mapacascar CENTRE: Tananarive, 1915 (ex coll. H. Donckier), 2 ex.
(MNHNP, CP). — Tsinjoarivo, forêt, V.1949 (J. Millot), 2 ex. (MNHNP, CP). —
Pays Betsileo, route du Sud, km 292, 1 700 m, IL.1974 (P. Viette & A. Peyrieras), 1
ex. (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 74.
21. Rhyssemus dispar n. sp.
Type. — Holotype 9, Madagascar Est, Périnet, 19.11.1967, sous écorce (ta
Gomy) (MNHNP).
Description. — Long. : 4,3 mm. Corps très convexe, en ovale assez allongé, un
peu élargi vers l'arrière ; noir, avec les marges du clypéus et du pronotum, ainsi que
les pattes d’un brun obseur; surface dorsale subopaque, finement alutacée, à
l'exception des bourrelets transverses du pronotum, qui sont assez lisses et
luisants.
Tête comme chez R. madagassus, sauf les côtés du clypéus non sinués avant
les joues, celles-ci obtusément arrondies, assez saillantes et dépassant un peu les
yeux ; tubercules du front également denses et homogènes, mais moyennement plus
grands que chez l'espèce précédente; suture fronto-occipitale plus distincte,
quoique encore rudimentaire; carènes obliques du vertex distinctes, bien
qu'étroites, aplanies et finement granulées.
Pronotum faiblement rétréci vers l'avant, mais fortement rétréci vers l'arrière,
sa plus grande largeur un peu avant le milieu, dépassant à peine celle de la base des
élytres ; angles antérieurs arrondis, déclives, assez proéminents ; côtés largement
arqués vers l'avant, légèrement sinués vers l'arrière avant les angles postérieurs, qui
sont obtus ; base à peine distinctement bisinuée, celle-ci et les marges latérales
distinctement crénelées et pourvues de soies courtes, épaisses et visiblement
dilatées en massue. Premier bourrelet transverse très large, aplani, densément et
fortement ponctué vers son centre, faiblement tuberculé sur les côtés ; les autres
bourrelets très étroits, assez convexes, lisses sur toute leur étendue, distinctement
plus étroits que les sillons correspondants à bords irréguliers, très fortement
entamés par la ponctuation des sillons, mais tous bien distincts, même les deux
derniers, tous interrompus en leur centre sauf le 1°”. Sillons transverses assez larges
et assez distinctement déprimés, à ponctuation très grande, dense et régulière ;
sillon longitudinal étroit, mais profond, fortement et densément ponctué.
Elytres convexes, en ovale allongé, un peu dilatés en arrière ; épine humérale
très fine, indistincte ; stries essentiellement comme chez R. madagassus, mais leurs
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 187
points entamant très fortement les bords des interstries ; ceux-ci sont carénés, les
impairs beaucoup plus élevés que les pairs sur toute leur étendue ; le sommet de
chaque interstrie impair en forme de carène continue et tranchante, lisse en avant, à
peine entamée par des hachures superficielles vers l'arrière ; le sommet de chaque
interstrie pair en forme de carène obtuse et émoussée, plus distinctement entamée
par des hachures transve: assez profondes, surtout en arrière et sur les côtés ;
tous les interstries, les pairs ainsi que les impairs, pourvus d’une seule rangée
longitudinale de petits crans indistincts, aplatis et imbriqués, le long de leur bord
interne.
Métasternum essentiellement comme chez R. madagassus, mais la forte
ponctuation irrégulière de l'aire métasternale tendant à envahir même la surface de
la dépression ovalaire médiane, qui est assez large, mais superficielle ; apophyse
antérieure subtriangulaire, très large, aplanie et canaliculée dans sa longueur
médiane sur sa mo basale, graduellement rétrécie vers l'avant, à peine
distinctement élargie à l’apex, pourvue d’une cavité médiane préapicale assez
grande et ovalaire, délimitée en avant par un tubercule apical médian distinct et
saillant.
Abdomen glabre, finement alutacé ; sternites 3 à 6 pourvus chacun d’un sillon
transverse en zigzag, qui est assez distinct de chaque côté, mais largement effacé au
centre, seul le 3°" segment avec une aire transverse chagrinée, ponctuée-granulée,
renfermant le sillon en zigzag, les autres à surface subopaque, mais sans ponctuation
distincte, sauf quelques gros points épars sur le dernier, près de sa marge apicale ;
dépression transverse marginale antérieure du dernier sternite très large et
profonde, occupant presque toute sa surface.
Fémurs antérieurs et intermédiaires fortement chagrinés, densément ponctués-
granulés sur toute la surface ; fémurs postérieurs pratiquement lisses, assez luisants,
presque dépourvus de points, sauf vers l’apex. Pour le reste, les trois fémurs essen-
tiellement comme chez R. madagassus, ainsi que les trois tibias, sauf les postérieurs
un peu plus allongés, également à peine plus longs que les tarses (L{/Lts = 1,07),
leur éperon apical supérieur très court, dépassant à peine la moitié du 1°” article du
tarse, qui est presque aussi long que les trois suivants réunis. Insecte assez fortement
endommagé. Spermathèque manquante.
Mâle inconnu.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar. Je n’ai vu que le seul
exemplaire holotype.
22. Rhyssemus haroldi Clouët
Rhyssemus haroldi Clouët, 1901 : 68.
Rhyssemus haroldi Clouët ; SCHMIDT, 1908 : 115. — 1910:
Rhyssemus Haroldi Clouet ; PAULIAN, 1936 : 137.
26. — 1910b: 87. — 1922: 508.
Type. — LECTOTYPE portant les étiquettes suivantes : 1/ manuscrite :
Diégo-Suarez ; 2/ imprimée : Muséum Paris, Madagascar, collection Léon Fairmaire,
1906 ; 3/ imprimée en rouge : Type ; 4/ manuscrite : Haroldi Clouët, Type ; 5/
rouge, imprimée : Rhyssemus haroldi CI. lectotype, det. R. Pittino. 1986 (MNHNP).
Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
188 RICCARDO PITTINO
Description. — Long.: 3,1 à 3,8 mm. Corps peu convexe, allongé,
subparallèle, presque pas élargi en arrière ; brun rougeâtre à noir, avec les marges du
elypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, rougeâtres ; tégument dorsal, surtout la
tête et le pronotum, faiblement luisant, très finement alutacé, sauf souvent les
bourrelets du pronotum.
Marge antérieure du clypéus très épaissie et fortement rebordée, largement
sinuée au milieu, assez étroitement arrondie de part et d’autre de l’échancrure
médiane ; côtés arqués, à peine distinctement échancrés avant les joues, celles-ci
glabres, obtusément arrondies, peu saillantes, ne dépassant pas les yeux ; tubereules
frontaux petits, très denses et subréguliers ; suture fronto-occipitale indistincte,
rudimentaire ; carènes obliques du vertex manquantes ou à peine marquées par
quelques tubercules plus grands et irréguliers.
Pronotum assez fortement rétréci vers l’avant, fortement rétréci vers l'arrière,
sa plus grande largeur à peu près au milieu, à peine plus étroite que la base élytrale :
angles antérieurs arrondis, très déclives, à peine saillants ; côtés largement arqués,
non sinués avant les angles postérieurs, qui sont obtusément arrondis ; base
légèrement arquée, celle-ci et les marges latérales distinctement crénelées et
pourvues de soies très courtes, épaisses et distinctement renflées en massue. Cinq
bourrelets transve: sez luisants, le 1°* très large, aplani, tuberculé sur les côtés,
lisse, finement et assez densément ponctué vers son centre ; les autres à surface un
peu irrégulière et faiblement tuberculée, assez distinctement convexes, bien que
peu élevés, aussi larges à un peu plus larges que les sillons correspondants, sauf le
3eme, qui est visiblement plus étroit que son sillon ; bourrelets 2 et 3 parfois
légèrement entamés en leur milieu, mais continus, les 4°" et 5°" interrompus par
le sillon médian, le 5°" fortement tuberculé sur toute son étendue. Sillons
transverses assez larges et superficiels, le 3°"* très large et assez profond, surtout
sur les côtés, le fond des sillons pourvu d’une granulation assez fine et un peu
irrégulière, qui devient un peu transverse sur les deux premiers, et est mêlée, surtout
vers le centre des trois derniers, à des points moyens assez distincts, superficiels et
irréguliers ; la sculpture des sillons entame légèrement le bord des bourrelets, qui
sont souvent un peu irréguliers et parfois indistinets ; sillon longitudinal assez large,
aplani et superficiel, habituellement muni d’une nette ponctuation superficielle, qui
est parfois mêlée de petits granules irréguliers.
Elytres peu convexes, allongés, subparallèles ou à peine distinetement élargis
vers l'arrière ; épine humérale petite ; stries assez larges (à peu près le 1/3 de la
largeur des interstries) et assez profondes, les intervalles entre leurs points entamant
distinctement les marges des interstries ; ceux-ci faiblement tectiformes, pourvus le
long de leur bord interne d’une série longitudinale de crans aplatis et imbriqués,
mais toujours assez grands et distincts ; interstries impairs sensiblement plus hauts
que les pairs seulement tout près de leur apex ; tous les interstries en forme de
carènes, dont le sommet est obtusément émoussé, lisse vers l'avant, légèrement
entamé, vers l'arrière et surtout sur les interstries pairs, par de faibles hachures
transverses.
Métasternum glabre, chagriné sur les côtés, assez li
centre ; aire métasternale éparsement ponctuée d'assez gros points vermiculaires,
surtout vers l'avant et sur les côtés, lisse au milieu, et pourvue d’une assez profonde
et longue dépression médiane ovalaire ; sillon longitudinal très fort et profond,
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 189
formant une large cavité rhomboïdale à son extrémité antérieure, où il se fond avec
les tronçons médians des nets sillons transverses antérieurs, en se prolongeant un
peu le long de la base de l’apophyse antérieure ; sillons transverses postérieurs assez
forts, rectilignes, délimitant seulement en arrière les triangles métasternaux qui sont
assez déprimés et fortement chagrinés ; apophyse antérieure assez large, sub-
parallèle, à peine élargie vers l’apex, faiblement tectiforme et lisse, canaliculée dans
sa longueur médiane sur sa moitié basale, pourvue d’une cavité préapicale ovalaire à
fond chagriné et un peu boursouflé, assez superficielle, mais large et allongée,
occupant presque toute sa moitié apicale, la cavité étant délimitée par un faible
bourrelet subannulaire, mais sans net tubereule apical médian.
Abdomen glabre; sternites dépourvus de sillon transverse en zigzag,
fortement chagrinés au moins sur les 2/3 basaux de leur surface, par suite d’une très
dense et distincte ponctuation double et irrégulière, chaque sternite avec une aire
transverse lisse et luisante occupant le tiers apical près du bord postérieur.
Les trois fémurs essentiellement conformés, rebordés et sculptés comme chez
R. goudoti, mais les métafémurs à surface assez lisse et luisante, surtout sur la moitié
basale, à ponctuation moyennement plus fine et assez éparse, pratiquement
dépourvus de rangée de soies sur le tiers apical près du bord postérieur. Les trois
tibias comme chez R. polycolpus, sauf les tibias intermédiaires et postérieurs qui
sont un peu plus courts que chez celui-ci, les deux derniers sensiblement arqués, les
postérieurs à peine plus longs que les tarses (Lt/Lis = 1,06 à 1,08) ; l'éperon apical
supérieur à peu près aussi long que le 1°” article du tarse, qui est un peu plus court
que les trois suivants réunis.
Dimorphisme sexuel sur le dernier sternite abdominal présent, bien
qu'indistinet.
Distribution dans l’île. — MaacasCaR Norp : Diégo-Suarez, lectotype désigné
ci-dessus (MNHNP). — Ambilobe, IV.1951 (R. Paulian), 1 ex. (CP).
MADAGASCAR SAMBIRANO : 30 km au N. d'Ambanja, route nationale 6, forêt sur
sable, lumière, VIII.1973 (4. Peyrieras). 2 ex. (MNHNP, CP). — Sans autre
indication (coll. R. Petrovitz), 2 ex. (MHNG, CP).
MADAGASCAR OUEST : Province d’Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo
et basse Maevarano, 1908 (J. Descarpentries), 6 ex. (MNHNP, CP). — Suberbieville
[Maevatanana] (H. Perrier), 1 ex. (MNHNP). — Région d’Antsalova, Andobo, forêt
de l'Antsingy, 11.1957 (P. Griveaud), 1 ex. (MNHNP). — Gorge de la Manambolo,
VIL.1949 (R. Paulian), 1 ex. (MNHNP). — E. de Morombe, Bas Mangoky. station
agricole de Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz), 1 ex. (MRACT). — Région
d'Ankazoabo, 1920 (C. Le Barbier), 1 ex. (MNHNP). — E. de Sakaraha, forêt de
Lambomakandro, 1935 (R. Catala), 1 ex. (MNHNP); VIL1957 (P. Griveaud, A.
Robinson) ; 11.1958 (P. Griveaud), 3 ex. (MNHNP, CP).
MADAGASCAR : Sans indication de localité (H. Perrier), 6 ex. (MNHNP, CP), ex
coll. L. Fairmaire, 11 ex. (MNHNP, CP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 38.
Source : MNHN, Paris
190 RICCARDO PITTINO
23. Rhyssemus namorokae n. sp.
Type. — Holotype . Madagascar Ouest, Namoroka, IX.1952 (R. Paulian)
(MNHNP).
Description. — Long. : 2,8 à 3,2 mm. Mêmes forme et couleur que R. haroldi,
mais avec le tégument plus distinctement alutacé.
Tête essentiellement comme chez l’espèce précédente.
Pronotum comme chez R. haroldi, sauf en moyenne plus visiblement rétréci
vers l'avant, près des angles antérieurs ; sculpture du pronotum assez différente avec
cinq bourrelets subopaques, visiblement tuberculés sur toute leur étendue, le 1°*
très large et aplani, les autres faiblement convexes, peu élevés, étroits, assez à
beaucoup plus étroits que les sillons correspondants ; tous les bourrelets à marges
irrégulières, indistinctes et fortement entamées par la sculpture des sillons, qui est
essentiellement comme chez R. haroldi; sillons transverses très larges et
superficiels ; sillon longitudinal très étroit, indistinct, superficiel.
Elytres comme chez R. haroldi, mais stries assez fines (à peu près du 1/5 au
1/4 de la largeur des interstries), mais profondes, les intervalles entre leurs points
entamant très légèrement les marges des interstries ; ceux-ci faiblement tectiformes,
sculptés essentiellement comme chez R. haroldi, mais les interstries impairs un peu
plus hauts que les pairs même sur le disque, et de plus visiblement plus hauts vers
l’apex ; interstries, surtout les pairs, distinctement entamés le long de leur sommet
par des hachures transverses assez profondes, lui conférant un aspect faiblement
tubereulé ; comme chez R. haroldi, tous les interstries, pairs et impairs, sont
pourvus, sur le disque, le long de la marge interne, d’une nette rangée longitudinale
de crans assez grands et aplatis.
Métasternum comme chez R. haroldi, sauf l'aire métasternale subopaque, à
ponctuation vermiculée plus grossière, très dense et irrégulière, qui s'étend sur toute
sa surface à l'exception de la dépression ovalaire médiane assez étroite, quoique
distincte ; sillons transverses antérieurs et sillon médian comme chez l'espèce
précédente, sillons transverses postérieurs, ainsi que les triangles métasternaux,
indistincts ; apophyse antérieure essentiellement comme chez R. haroldi, mais
presque dépourvue de cavité ovalaire préapicale et de tubercule apical.
Sternites abdominaux fortement ponctués-chagrinés sur toute leur surface,
sans sillon transverse en zigzag et sans aire apicale lisse distincte.
Fémurs et tibias essentiellement comme chez R. haroldi, mais les trois fémurs
à surface densément et fortement ponctuée-chagrinée ; éperon apical supérieur du
métatibia visiblement plus court que le 1° article du tarse, celui-ci à peu près aussi
long que les trois suivants réunis.
Dimorphisme sexuel du dernier segment de l'abdomen absent.
Distribution dans l’île. — Manacascar Ouesr : Entre Maevatanana et Majunga,
Ankarafantsika, 120 m, XI1.1959 (E. Raharizonina), 1 paratype (MNHNP). —
Soalala, réserve naturelle intégrale n° 8 de Namoroka, IX.1952 (R. Paulian),
holotype 6, allotype 9 (MNHNP), 14 paratypes (MNHNP, CP) ; bordure orientale de
la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro, IX.1952 (R. Paulian), 1 paratype
(MNHNP).
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 191
MADAGASCAR: Sans indication de localité (H. Perrier), 1 paratype
(MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 19.
24. Rhyssemus imitator n.
Type. — Holotype d', Madagascar Est, région de Maroantsetra (Z Vadon)
(MNHNP).
Description. — Long. : 3 à 3,5 mm. Corps faiblement convexe, assez court et
trapu, distinctement, quoique assez faiblement, élargi vers l'arrière ; même couleur
que les deux espèces précédentes, tégument dorsal assez distinetement alutacé. Très
proche de R. haroldi et de R. namorokae, mais diffère par la série de caractères
suivants :
Tête essentiellement comme chez R. haroldi, mais la marge antérieure du
elypéus est, en moyenne, plus largement arrondie de part et d'autre de l’échancrure
médiane ; côtés largement arqués, le plus souvent non échancrés avant les joues ;
carènes obliques du vertex toujours ébauchées, indiquées par la disposition
particulière des tubercules du vertex.
Pronotum assez transverse, subparallèle, insensiblement rétréci vers l'avant,
distinctement rétréci près de la base, sa plus grande largeur à peu près au milieu, à
peine plus large que la base des élytres ; angles antérieurs arrondis, assez saillants,
peu déclives ; côtés presque rectilignes le long des deux tiers antérieurs, puis assez
fortement convergents vers les angles postérieurs, qui sont obtus. Soies marginales
comme chez R. haroldi, mais à peine plus longues, surtout le long des marges
latérales. Six bourrelets transverses subopaques, faiblement convexes, presque
plans, le 1° très large, les autres assez larges, distinctement plus larges que les
sillons correspondants, à surface finement alutacée, distinctement ponctuée ; les
trois derniers coupés par le sillon médian ; les deux derniers plus étroits, indistincets,
fragmentés en tubercules séparés ; tous les sillons transverses, ainsi que le sillon
longitudinal, pourvus d’une ponctuation distincte, assez grande, dense et arrondie,
subrégulière, qui est un peu transverse et ridée vers l'avant et sur les côtés ; tous les
sillons sont assez superficiels, sauf le 3°" sur les côtés, leurs points entament
fortement les bords des bourrelets, qui sont très irréguliers ; sillon médian assez
large et distinet.
Elytres comme chez R. haroldi, mais plus nettement, quoique assez
faiblement, élargis vers l'arrière ; épine humérale assez forte ; tous les interstries,
pairs et impairs, en forme de carène obtuse et lisse, continue, nullement entamée le
long du sommet ; tubercules le long du bord interne de chaque interstrie très petits,
indistincts ; interstries impairs un peu plus hauts que les pairs vers l’apex ; stries
assez fines (à peu près 1/4 de la largeur des interstries), mais distinctement
imprimées, les intervalles entre leurs points entament très superficiellement les
marges des interstries.
Métasternum essentiellement comme chez R. haroldi, mais l'aire métasternale
est, en moyenne, plus densément ponctuée et la dépression ovalaire médiane est un
Source : MNHN, Paris
192 RICCARDO PITTINO
peu plus large et profonde que chez l'espèce précédente ; les sillons transverses
postérieurs et les triangles métasternaux sont eux aussi plus distincts. Apophyse
antérieure lisse et faiblement tectiforme auprès de sa base, distinctement élargie
vers l’apex, pourvue d’une cavité cochléariforme préapicale subtriangulaire assez
courte mais profonde, délimitée en avant par un net tubercule apical.
Sternites abdominaux essentiellement comme chez R. haroldi, mais l'aire
postérieure lisse sur chaque segment est souvent étendue à toute la moitié
postérieure de la surface.
Caractères des fémurs et tibias essentiellement comme chez R. haroldi.
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal nul.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Mohéli : Kangani (A. Robinson), 2
paratypes (MNHNP).
Mapaçascar NorD: Région de Vohémar, Analabe, X1.1935 (J. Vadon), 1
paratype (MNHNP).
Mapacascar Esr: Région d’Antalaha, XIL.1935 (J. Vadon) (MNHNP). —
Maroantsetra, IV-V.1939 (J. Vadon), l paratype (HNHMB). — Région de
Maroantsetra (J. Vadon), holotype ©, allotype © (MNHNP), 21 paratypes (MNHNP,
CP); Andranofotsy, IL et IV.1938 (J. Vadon), 12 paratypes (MNHNP, HNHMB,
MRACT, CP) ; Fampanambo, 11.1960 et 11.1961 (J. Vadon), 8 paratypes (MNHNP,
MRACT. CP): Ankofa, XIL1955 (J. Vadon), 1 paratype (MHNC); Antakotako,
1V.1938 (JL. Vadon), 10 paratypes (MNHNP, HNHMB, MHNG, CP). Nord de
Fenerive, région de Soanierana [vongo, 1905 (4. Mathiau), 2 paratypes (MNHNP,
CP). — Fenerive, X1.1957 (F. Keiser), 3 paratypes (NHMB, CP). — 13 km au N. de
Tamatave, station agricole de l'Ivoloina, VIIT, IX, X, XI.1949 (P. Clément), 7
paratypes (MNHNP, CP). — Tamatave, [sous-préfecture de Brickaville],
Ranomafana, 1 paratype (CP). — Forêt au N. d’Anosibe, VIIL.1953 (A. Robinson), 1
paratype (MNHNP). — Fanovana, 1936-38 (Olsoufieff), 1 paratype (MNHNP).
Répartition géographique. — Comores, Madagascar.
Exemplaires examinés : 74.
4. Genre Trichiorhyssemus Clouët (s. 1.)
Trichiorhyssemus Clouët, 1901 : 15, 27 (espèce type : Rhyssemus riparius Horn, 1871, désignée par Paulian,
1936 : 136). Trichiorhyssemus fut proposé comme un sous-genre de Rhyssemus Mulsant, 1842.
Trichiorhyssemus Clouët ; Scumibr, 1908 : 121. — 1922: 518.
Description et remarques. — Identique aux Rhyssemus, sauf le “dessus du
corps hérissé de soies courtes”. Par cette définition Clouët (1901 : 15) sépara du
genre Rhyssemus Mulsant son nouveau sous-genre Trichiorhyssemus, ayant surtout
une valeur d'utilité pratique. La plupart des auteurs, après Schmidt (1908), ont érigé
Trichiorhyssemus au rang de genre distinct, cependant, sans donner d’autres
caractères distinctifs, sauf Balthasar (1964) et Rakovié (1983, 1987), qui ont
souligné l’absence de carènes obliques du vertex chez les espèces paléarctiques,
orientales et australiennes étudiées. D'autre part, la définition originale donnée par
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE PSAMMODIINAE 193
Clouët (1901) n’a aucune valeur phylogénétique, la présence de soies sur la surface
dorsale ne suffisant pas à identifier un genre distinet de Rhyssemus, ce qui vient
d’être souligné par Gordon & Cartwright (1980), tout en maintenant la validité
générique de Trichiorhyssemus, ainsi que par Petrovitz (1980) et Pittino (1983,
1984a), qui ont reproposé le rang original de sous-genre, dans l'attente d’une
solution définitive du problème. En effet, le genre Trichiorhyssemus, tel qu'il est
identifié par la plupart des auteurs suivant la définition de Clouët (L c.), se compose
au moins des quatre lignées phylétiques différentes suivantes :
1) Lignée “riparius” : vertex pourvu d’un couple de carènes obliques de
chaque côté du milieu ; toute la surface des élytres hérissée de rangées longitu-
dinales de soies assez longues ou courtes, mais toujours bien distinctes ; parfois
même la tête et le pronotum montrant des soies semblables. 3 espèces américaines,
2 éthiopiennes et quelques autres orientales. Cette lignée, qui correspond à l’espèce
type du genre, désignée par Paulian (1936), peut constituer tout au plus un sous-
genre de Rhyssemus.
2) Lignée “dalmatinus” : vertex muni de carènes obliques ; tête glabre ;
pronotum tout au plus avec des soies microscopiques dans les sillons ; interstries des
élytres avec une ou deux rangées de soies généralement microscopiques, presque
invisibles, parfois bien distinctes, souvent limitées à la partie apicale ; L espèce
paléarctique, quelques espèces orientales, 1 espèce éthiopienne. Il s’agit
probablement de véritables Rhyssemus.
3) Lignée “congolanus” : vertex pourvu de carènes obliques ; tête et prono-
tum absolument glabres ; élytres paraissant glabres à première vue, mais munis, en
effet, de nombreuses petites soies coalescentes, formant une plaque transverse
tanslucide entre chaque tubercule de la série externe. Quelques espèces
éthiopiennes. Cette lignée peut tout au plus représenter un sous-genre de
Rhyssemus.
4) Lignée “hirsutus” : tête finement et régulièrement granulée, même vers
l'arrière, mais dépourvue de carènes sur le vertex ; toute la surface dorsale, tête et
pronotum compris, pourvus de soies légèrement claviformes plus ou moins
distinctes : la plupart des espèces orientales et les quelques espèces australiennes,
c'est-à-dire les véritables Trichiorhyssemus “sensu auct.”. Il s’agit vraisemblable-
ment d’un genre distinct.
De toute façon, dans l'attente d’une révision critique fondée sur des caractères
de valeur taxonomique, nous restituons ici, pour le moment, à Trichiorhyssemus
Clouët (s. 1) la valeur de genre à effet pratique.
Répartition géographique. — Le genre Trichiorhyssemus (s. 1) est
pratiquement cosmopolite ; la lignée “hirsutus”, la seule qui nous intéresse ici, est
largement répandue dans les régions orientale et australienne et représentée dans la
région malgache par une espèce.
Source : MNHN, Paris
194. RICCARDO PITTINO
Trichiorhyssemus hirsutus (Clouët)
emus) hirsutus Clouët, 1901 : 35.
tus Clouët ; ScHMIDT, 1908 : 121. — 1910a : 128. — 1910b : 89, — 1922 : 521.
138. — 1964: 592.
Rhyssemus (Trichiorhh
Trichiorhyssemus hi
Trichiorhyssemus hirsutus Clouët ; BALTHASAR, 196:
Trichiorhyssemus hirsutus Clouët : RAKOVIC, 1983 :
Trichiorhyssemus Cariéi Bénard, 1919 : 542. N. syn.
‘Trichiorhyssemus Cariei Bénard ; PAULIAN, 1936 : 136.
Trichiorhyssemus cariéi Bénard ; J. VINSON, 1953 : 145. — 1958: 92. — 1967: 321.
Trichiorhyssemus samoanus Balthasar, 1963 : 139 (syn.).
Trichiorhyssemus samoanus Balihasar ; RAKOVIC, 1983 : 12. — 1987: 6.
Types. — hirsutus Clouët. Lectotype, Bornéo, désigné par Rakovië (1983 :
11) (FRSNB) (!).
cariei Bénard. Holotype, île Maurice (centre), Curepipe (P. Carié)
(MNHNP) ().
samoanus Balthasar. Holotype, Samoa, île Apia. Devrait se trouver dans la
collection H. Küller (Halle/Saale).
Description. — Long. : 3,1 à 3,6 mm. Corps en ovale allongé, assez convexe,
subopaque, noir à brunâtre, les marges du clypéus et du pronotum, ainsi que les
pattes, rougeâtres.
Tête convexe, marge antérieure du clypéus fortement rebordée et épaissie
auprès de l’échancrure médiane, anguleusement arrondie de part et d'autre, côtés
non ou à peine sinués avant les joues, celles-ci ciliées, arrondies, peu saillantes.
Surface à granulation sétigère assez fine, serrée et régulière à soies courtes
dressées; suture fronto-occipitale absente; vertex dépourvu de carènes
obliques.
Pronotum faiblement rétréci vers l’avant et vers l'arrière, côtés subparallèles,
convergents aux angles antérieurs, qui sont arrondis, déclives et assez proéminents ;
angles postérieurs obtusément émoussés ; base et marges latérales distinctement
crénelées et pourvues de soies assez longues et épaisses, un peu renflées en leur
milieu, arrondies à l’apex et atteignant les angles antérieurs. Six bourrelets
transverses assez distincts, mais à bord irréguliers : le 1°” très large, aplati, constitué
par des tubercules grossiers et séparés ; tous les autres plus étroits et à peu près de la
même largeur; 2°" et 3°" distinctement tuberculés sur les côtés, mais
essentiellement entiers et assez lisses vers le centre; les 3 derniers plus
irrégulièrement tuberculés, même vers le milieu ; le 5°%° et le 6°"® toujours formés
de tubercules séparés ; sillons transverses à peu près aussi larges que les bourrelets,
sillon longitudinal assez indistinct ; tous les deux avec des points rugueux sétigères
serrés, les soies courtes et hérissées.
Elytres convexes, subparallèles, un peu élargis vers l'arrière ; épine humérale
assez forte et pointue; stries distinctes, profondes, fortement ponctuées, les
intervalles entre les points entamant faiblement le bord des interstries ; ceux-ci
faiblement convexes, un peu plus élevés vers l'apex, pourvus de deux rangées de
papilles allongées et imbriquées, les externes plus grossières, subconfluentes, assez
élevées, les internes plus petites et espacées, aplaties ; chaque interstrie avee une
rangée de soies courtes et épaisses le long du bord interne, une soie dans chaque
Source : MNHN, Paris
APHODHDAE PSAMMODIINAE 195
espace entre deux papilles internes successives, interstries pairs pourvus, vers
lapex, d’une courte série de soies semblables ainsi que sur leur bord externe ;
marges latérales avec une rangée de soies identiques atteignant l’apex des élytres.
Métasternum à ponctuation sétigère assez éparse et grossière, les soies
squamiformes très courtes mais bien visibles; sillon longitudinal très fort et
complet, atteignant vers l’avant le tiers basal de l’apophyse antérieure ; sillons
transverses antérieurs marqués, leurs tronçons médians s’infléchissant vers l'avant et
s’unissant entre eux et avec l'extrémité basale du sillon médian ; sillons transverses
postérieurs et triangles métasternaux distincts ; apophyse antérieure très robuste, en
forme de elepsydre aplatie, très élargie vers l’apex et pourvue ici d’une faible et
mince carène longitudinale.
Sternites abdominaux assez luisants ; sillons crénelés des marges antérieure et
postérieure bien développés ; sillon transverse en zigzag au milieu de chaque
sternite distinct, allant de bout en bout et pourvu de soies microscopiques très
espacées ; impression transverse sur le dernier segment très nette. Marge apicale du
pygidium avec 3 à 4 soies dressées assez courtes, de part et d’autre du milieu.
Fémurs antérieurs assez trapus, graduellement rétrécis vers l’apex, avec une
ponctuation sétigère assez dense et grossière ; fémurs intermédiaires assez allongés,
les postérieurs très longs et étroits (f/L£ = 0,32-0,33) ; ces deux derniers avec
seulement une rangée longitudinale de points portant de petites soies écailleuses
près de chaque marge. Fémurs antérieurs fortement sillonnés sur leurs marges
antérieure et postérieure, les intermédiaires et les postérieurs fortement sillonnés
sur la marge postérieure, mais finement rebordés sur l’antérieure. Tibias antérieurs
normaux ; libias intermédiaires et postérieurs légèrement arqués, assez allongés et
faiblement élargis vers l’apex ; éperon apical supérieur du métatibia allongé, pointu,
aussi long que le 1°* segment du tarse ; tarse postérieur à peine plus court que le
tibia, le 1°* article aussi long que les 3 suivants réunis.
Pas de dimorphisme sexuel externe, même sur le dernier segment de
l'abdomen.
Paramères très simples ; sac interne dépourvu de selérites, seulement avec
deux taches apicales subtriangulaires formées par des spicules très denses.
Morphologie de l'épipharynx pratiquement identique à celle des Rhysssemus.
Remarque. — La sculpture et la pubescence des élytres sont très constantes,
tandis que la sculpture du pronotum est très variable, tous les bourrelets étant
formés par des tubereules séparés chez certains individus extrêmes, devenant ainsi
peu distincts.
Je n’ai pas trouvé de caractères permettant de distinguer le type de T. cariei,
ainsi que les paratypes de T. samoanus (conservés dans la collection V. Balthasar, à
Prague (!)), des nombreux exemplaires originaux de T. hirsutus, que j'ai pu
examiner. La synonymie entre T. samoanus et T. hirsutus vient d’être établie par
Rakovië (1987). Les exemplaires cités par Masumoto (1977) de Formose sous le
nom de T. lasionotus sont, eux-aussi, de véritables T. hirsutus. Même le T. esakii
Nomura, décrit des îles Palau (Nomura, 1943) et dont le type a malheureusement
disparu (Cartwright & Gordon, 1971), ne semble pas, d’après sa description, très
différent de T. hirsutus ; d'autre part, le seul exemplaire que j'ai attribué à cette
espèce, grâce à l’amabilité de M. K. Masumoto (Yokohama), provenant des îles
Bonin, est, lui aussi, un véritable T. hirsutus.
Source : MNHN, Paris
196 RICCARDO PITTINO
Distribution. — ARCHIPEL DES SEYCHELLES. Mahé : 1 ex. (MNHNP) ; piège
lumineux, IV.1976 (G. G. Kibby), 2 ex. (BMNH, CP). — Mahé N., Beau Vallon,
V1.1972 (P.L.G. Benoit & J. J. Van Mol), 2 ex. (MRACT, CP).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Le Brulé, 200 m (J. Vinson), 1 ex.
(MNHNP). — Saint Paul, VIL.1951 (J. Hamon).
Ile Maurice : Curepipe (P. Carié), holotype de T. cariei (MNHNP). — Flic en
Flac, 1.1970, 1 ex. (Y. Gomy) (MNHNP).
Répartition géographique. — Espèce très largement répandue, mais dont la
répartition exacte reste encore à clarifier. Elle est connue du Sud-Est asiatique
(Inde orientale ; péninsule malaise ; Indonésie : Java, Sumatra, Bornéo, Célébes,
Lombok, Sumbawa, Timor ; îles Cocos-Keeling ; Formose), des îles Samoa et
Salomon, dans l'Océan Pacifique, et de la région malgache (îles Seychelles et
Mascareignes). Je la connais aussi (données inédites) de Chine sud-orientale (îles
Bonin (Chichijima), de l'archipel des Moluques, de Nouvelle Guinée (Madang), des
îles Fiji (île Rotuma : Noatau), des îles Toubouaï (Mahu) et de l’île de Pago-Pago
(Samoa).
Exemplaires examinés : 15.
5. Genre Rhyssemorphus Clouët
Rhyssemorphus Clouët, 1900: 122 (espèce type: Rhyssemorphus mocquerysi Clouët, 1900, par
monotypie).
Rhyssemorphus Clouët ; CLOUËT, 1901 : 15, 117. Rhyssemorphus est prop
Rhyssemus Mulsant, 1842.
Rhyssemorphus Clouët ; Scumipr, 1908 : 112. — 1922 : 496.
omme un sous-genre de
Rhyssemorphus Clouët ; PAULIAN, 1936 : 136.
Rhyssemomorphus Alluaud, 1900 : 242 (émendation non justifiée).
Description. — Corps assez convexe, allongé, subparallèle, non ou très
faiblement élargi vers l'arrière ; surface dorsale assez luisante à subopaque,
entièrement glabre. Ailes toujours bien développées.
Marge antérieure du clypéus très mince, très finement rebordée. Front très
convexe, assez grossièrement tuberculé ; suture fronto-occipitale toujours distincte
en forme de large V: vertex toujours au moins pourvu d’une carène oblique
distincte de chaque côté du milieu, comme chez Rhyssemus Mulsant.
Sculpture du pronotum complète, avec 6 bourrelets et autant de sillons
transverses, ainsi qu'un sillon longitudinal médian, qui coupe les 3 ou 4 derniers
bourrelets. Base et marges latérales distinetement crénelées et ciliées sur toute leur
étendue.
Seutellum comme chez Rhyssemus.
Elytres convexes, toujours subparallèles, indistinctement ou pas du tout
élargis vers l'arrière ; épine humérale petite; stries toujours très fines, assez
superficielles, finement ponctuées, leurs points entamant légèrement le bord des
interstries ; ceux-ci larges, de presque plats à faiblement convexes sur le disque,
plus étroits et presque costiformes vers l'apex ; chaque interstrie pourvu de deux
rangées longitudinales de plaques aplaties et imbriquées ; les plaques de la série
externe, habituellement plus grandes, plus ou moins confluentes avec celles de la
série interne.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 197
Métasternum glabre et luisant; aire métasternale toujours distinctement
déprimée en son milieu ; sculpture complète, avec un sillon longitudinal médian
atteignant vers l'avant le tiers basal de l’apophyse antérieure ; sillons transverses
antérieurs et postérieurs, ainsi que les triangles métasternaux, distincts ; apophyse
antérieure assez robuste, subparallèle, non ou légèrement élargie vers l’apex, lisse,
canaliculée en son milieu sur le tiers basal, faiblement costiforme vers l’apex, la côte
médiane se Lerminant habituellement par un petit tubercule.
Abdomen glabre, assez luisant à finement alutacé : chaque segment pourvu
d'un sillon marginal distinct, crénelé le long des marges antérieure et postérieure et,
en son milieu, d’un net sillon transverse en zigzag allant de bout en bout, parfois
effacé au centre ; le sillon marginal crénelé est absent sur la marge postérieure de
l'avant-dernier sternite. Dernier sternite, près de sa marge antérieure, dépourvu de
large et profonde impression transverse à fond creusé par une rangée transverse de
petites carènes longitudinales rapprochées, seulement avec un sillon marginal
transverse assez étroit, superficiel ou profond, parfois entamé en son milieu par une
petite dent. Marge apicale du pygidium toujours avec 2 longues soies dressées, une
soie de part et d’autre du milieu.
Caractères des fémurs, tibias et tarses essentiellement comme chez
Rhyssemus.
Epipharynx très semblable à celui de Rhyssemus, mais la corypha est munie
au milieu d’un couple de spinules très robustes et arrondies à l'apex, près du bord
antérieur de l'épitorma, et la touffe de petites spinules grêles, disposées
longitudinalement de chaque côté, atteint la marge antérieure ; de plus, les pedia de
chaque côté de l’épitorma sont pourvus d’une rangée longitudinale d’au moins 8
longues chaetae robustes.
Paramères très simples, en forme de valves subtriangulaires aplaties et
arrondies, un peu élargies vers l'apex ; sac interne dépourvu de selérites caracté-
ristiques. Spermathèque comme chez Rhyssemus. Les genitalia mâles et femelles
sont très homogènes dans ce genre et ne montrent pas de différences valables pour la
séparation des espèces.
Mâle : dernier sternite de l'abdomen un peu plus court que l’avant-dernier, sa
marge apicale rectiligne ou à peine échancrée en son centre.
Femelle : dernier sternite un peu plus long que l'avant-dernier, sa marge
apicale légèrement convexe, non échancrée. Ce dimorphisme n’est pas frappant et
manque quelquefois.
Répartition géographique. — Le genre est endémique de Madagascar, où il est
représenté par 5 espèces, dont 4 sont nouvelles.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DE
1. Carènes obliques du vertex aplaties, distinctement ponctuées,
souvent tuberculées ou fragmentées en gros tubercules séparés.
Pronotum un peu plus étroit que la base des élytres, assez fortement
rétréci dans sa partie proximale, les côtés sinués avant les angles
postérieurs ; sillons transverses très larges, transformés en intervalles
non enfoncés beaucoup plus larges que les bourrelets, munis partout
Source : MNHN, Paris
198 RICCARDO PITTINO
de rides transverses grossières, denses et subrégulières, qui donnent
un aspect chagriné et entament très fortement le bord des bourrelets ;
sillon longitudinal très étroit, superficiel, indistinet, pourvu de la
même sculpture. Bourrelets complètement plats, très étroits,
indistinets parmi la dense et grossière sculpture ridée ; les 3 derniers
comme toujours, souvent les autres aussi, fragmentés en tubercules
séparés plans 4ë f 1. R. mocquerysi
— Carènes obliques du vertex saillantes, lisses et luisantes, entières.
Pronotum aussi large que la base des élytres, plus faiblement rétréci
vers sa base, tout au plus assez visiblement rétréci vers l'avant ; les
côtés largement arqués, obtusément arrondis vers l'arrière, non
sinués avant les angles postérieurs ; sillons transverses étroits à très
étroits, distinctement déprimés, plus étroits à un peu plus larges que
les bourrelets, parsemés de rides transverses, de petits crans ou bien
distinctement ponctués ; sillon longitudinal étroit et assez large, plus
ou moins enfoncé. Bourrelets faiblement à fortement convexes,
toujours très distincts, à bords plus nets ; au moins les 4 premiers non
fragmentés\enstubercules séparés 22.4 2498 nie 2
2. Sillons transverses du pronotum distinctement ponctués, les points
assez transverses vers l'avant et sur les côtés, mais toujours distincts
au moins sur le 3° sillon vers le centre ainsi que sur le sillon
médian. Sillon transverse en zigzag des sternites abdominaux
profond et grossier, complet de bout en bout sur les segments 3 à 5
de l'abdomen. Premier article du métatarse plus court que les 3
suivants réunis ......... Énse
— Tous les sillons transverses du pronotum finement granulés ou
densément et assez grossièrement ridés, même le 3°" vers son
centre et le sillon longitudinal. Sillon en zigzag des sternites
abdominaux plus fin et plus superficiel, plus où moins largement
effacé au centre sur les segments 3 et 4, largement interrompu à
presque absent sur le 5°", Premier article du métatarse aussi long
QUERIES LS FE UN ANTSSTEUIS ES. eee e eee. 4
3. Marge antérieure du clypéus arrondie de part et d'autre de l’échan-
crure médiane ; joues glabres ; vertex chargé, vers l'arrière, d’une
nette ponctuation moyenne subrégulière très dense et profonde, mais
sans granules distincts. Pronotum à peine faiblement rétréci vers
l'avant, tous les sillons transverses assez superficiels, parsemés
d'assez grands et très denses points distincts, qui entament assez
nettement les bords des bourrelets ; ceux-ci peu convexes, un peu
plus larges que les sillons correspondants ; le 3°, comme les 3
suivants, visiblement interrompu au milieu par le sillon médian ;
base et marges latérales pourvues de soies très épaisses, assez courtes
et visiblement élargies en massue. Elytres assez courts et trapus.
Métasternum raccourci, avec une large dépression médiane profonde
et un sillon longitudinal assez fin et superficiel. Fémurs antérieurs
graduellement rétrécis vers l'apex ; fémurs postérieurs peu allongés,
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE
leur marge antérieure courbée. Eperon apical supérieur du métatibia
à peu près aussi long que le 1‘ article du tarse
Marge antérieure du clypéus distinetement dentée à pointe arrondie
de part et d’autre de l’échancrure médiane : joues ciliées ; vertex
finement et densément granulé en arrière, sans ponctuation distincte.
Pronotum visiblement rétréci vers l'avant, tous les sillons transverses
assez profonds, leurs points assez transverses, visiblement ridés vers
l'avant et sur les côtés, plus distincts et réguliers vers le centre du
3°% sillon et au fond du sillon médian ; bourrelets distinetement
convexes, assez élevés, les 2°"° et 3°%° d'aussi larges à un peu plus
étroits que les sillons correspondants, tous à bords assez nets, le 3°m°e
toujours entier ; seuls, les 3 derniers interrompus au centre par le
sillon longitudinal ; soies marginales assez longues et minces, à peine
renflées en leur milieu, arrondies à l’apex, indistinetement élargies en
massue. Elytres assez allongés. Métasternum non raccourci, avec une
assez faible et plus étroite dépression médiane et un sillon
longitudinal grossier et profond. Fémurs antérieurs subparallèles ;
fémurs postérieurs grêles et allongés, leur bord antérieur presque
rectiligne. Eperon apical supérieur du métatibia beaucoup plus long
199
tee 5. R. vadoni
que-le 1° article dutarse nt Sn 4. R. rakovici
Joues ciliées, obtusément arrondies et peu saillantes, ne dépassant
pas les yeux. Pronotum subparallèle, indistinctement rétréci vers
l'avant et vers l'arrière ; tous les sillons transverses assez rétrécis,
visiblement plus étroits que les bourrelets correspondants, assez
superficiels, parsemés de grosses rides transverses denses et sub-
régulières ; sillon médian large et distinct ; bourrelets transverses
lisses, luisants, très larges, distinctement convexes, relativement
élevés. Aire métasternale lisse, presque imponctuée ; tubercule
apical de l'apophyse antérieure indistinct. Sillon en zigzag des
sternites abdominaux fin et superficiel, décomposé en points séparés,
effacé au centre sur les segments 3 et 4, presque absent, réduit à un
vestige de chaque côté sur le 5°"*. Grande espèce à corps très massif,
peu convexe, non élargi vers l'arrière. Surface dorsale très brillante.
Eperon apical supérieur du métatibia distinctement plus long que
le 1°* article du tarse ....... 5
Joues glabres, proéminentes en angle droit arrondi au sommet,
dépassant distinctement les yeux. Pronotum visiblement rétréci vers
l'avant et près de la base ; sillons transverses assez larges et profonds,
un peu plus larges, ou tout au plus aussi larges que les bourrelets
correspondants, parsemés de petits granules irréguliers assez épars,
les granules devenant assez transverses vers l'avant et sur les côtés ;
sillon longitudinal très étroit ; bourrelets lisses, fortement convexes,
assez élevés. Aire métasternale grossièrement, quoique assez
éparsement, ponctuée sur les côtés et vers l'avant, les intervalles
entre ces points distinctement boursouflés ; apophyse antérieure se
terminant vers l'avant par un net tubercule apical allongé. Sillon
transverse en zigzag assez distinct et imprimé, continu, seulement
+ 2. R. nitidus
Source : MNHN, Paris
200 RICCARDO PITTINO
un peu effacé en son centre sur les segments 3 et 4, distinctement
interrompu au milieu sur le 5°". Plus petit, corps allongé, assez
convexe, faiblement dilaté vers l'arrière. Surface dorsale peu
luisante, sauf les bourrelets du pronotum. Eperon apical supérieur
du métatibia à peu près aussi long que le 1°” article du tarse ... 3. R. clementi
1. Rhyssemorphus mocquerysi Clouët
. de Madagascar)".
“Baie. d'Antongil,
morphus Mocquerysi Clouët, 1900 : 122 (localité cit
emomorphus Mocquerysi Clouët:; ALLUAUD, 1900 : 24
Antanambé”).
Rhyssemus (Rhyssemorphus) mocquerysi Clouët ; CLOUËT, 1901 : 117.
Rhyssemorphus mocquerysi Clouët ; SCuMtDr, 1908 : 112, — 1910a : 128. — 1910b : 89. — 1922 : 496.
Rhyssemorphus Moequerysi Clouet ; PAULIAN, 1936 : 136.
Rhyssemorphus petrovitzi Endrüdi, 1967b : 63. N. sn.
Types. — mocquerysi Clouët. LECTOTYPE portant les étiquettes suivantes :
1/ imprimée : Muséum Paris, Madagascar, collection Léon Fairmaire 1906 ; 2/
imprimée : Type ; 3/ manuscrite : Rhyssemorphus Clouët Mocquerysi Clouët Type :
4/ manuscrite : Rhyssemorphus mocquerysi Clouët, lectotype, det. R. Pittino, 1986
(MNHNP). Présente désignation.
petrovitzi Endrôdi. Holotype, Madagascar Est, 6/7 km à l'E. de Maroantsetra,
Andranofotsy (J. Vadon) (MNHNP) (!).
Description. — Long. : 3 à 4,1 mm. Corps très massif, faiblement convexe,
subparallèle ; surface dorsale assez luisante, sauf le pronotum, qui est chagriné sur la
plus grande partie de sa surface ; noir, avec les marges du elypéus et du pronotum,
ainsi que les pattes et parfois les marges des élytres, d’un brun rougeâtre à
châtain.
Marge antérieure du clypéus étroitement arrondie de part et d'autre de
l'échancrure médiane, côtés largement arqués, non sinués après les angles
antérieurs, subsinués avant les joues, celles-ci glabres, obtusément arrondies, peu
saillantes, ne dépassant pas les yeux ; tubercules du front inégaux, gros et petits ;
suture fronto-occipitale large et distincte ; carènes obliques internes du vertex
indistinctes, aplaties, à surface ponctuée-granulée, souvent fragmentées en
tubercules grossiers et séparés ; es externes presque nulles ; une plaque supra-
oculaire tuberculée de chaque côté, faiblement élevée ; vertex densément et
finement granulé après ces carènes.
Pronotum assez allongé, peu transverse, un peu plus étroit que la base des
élytres, assez distinctement rétréci vers sa base, graduellement, mais faiblement,
rétréci vers l'avant, sa plus grande largeur à peu près au milieu ; côtés largement
arqués vers l'avant, visiblement sinués vers l'arrière avant les angles postérieurs ;
angles antérieurs arrondis, tuberculés, assez déclives, distinetement proéminents
vers l'avant ; angles postérieurs étroitement arrondis, un peu saillants ; base et
moitié postérieure des marges latérales distinctement crénelées ; moitié antérieure
des marges latérales faiblement crénelée ; soies marginales assez longues et minces,
un peu renflées en leur milieu, se terminant en pointe arrondie, mais non dilatées en
massue, celles du long de la moitié antérieure des marges latérales graduellement
très courtes et épaisses, un peu renflées en massue. Surface pratiquement plane, car
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 201
les bourrelets transverses sont complètement plats et les sillons entre eux sont
transformés en larges intervalles nullement déprimés : les 6 bourrelets sont très
étroits, les 3 antérieurs plus distincts, à surface assez luisante, les 3 postérieurs
comme d'habitude, parfois les autres aussi, sont fragmentés en tubercules plans
séparés et indistinets ou réduits à des vestiges ; les marges de tous les bourrelets sont
très fortement et irrégulièrement entamées par la sculpture des intervalles ; les 4
derniers bourrelets toujours visiblement interrompus en leur milieu par le sillon
longitudinal, qui est réduit à une étroite et indistincte aire médiane ridée :
intervalles transverses beaucoup plus larges que les bourrelets correspondants,
parsemés de rides grossières très denses, transverses et subrégulières, conférant un
aspect chagriné.
Elytres assez large
t massifs, peu convexes, subparallèles, nullement élargis
vers l'arrière, un peu aplatis sur le disque près de la base ; épine humérale très petite :
stries assez fines mais visiblement enfoncées, distinctement ponctuées, les points
entamant faiblement les bords des interstries ; -ci presque plans sur le disque,
un peu plus étroits en arrière, visiblement tectiformes près de l’apex et sur les côt
seuls les 4f%° et 10° à peine visiblement moins élevés que les autres vers l’apex ;
chaque interstrie pourvu de deux rangées longitudinales de tubereules aplatis, ceux
de la série externe très larges, transverses, subrectangulaires, imbriqués et un peu
plus élevés, ceux de la série interne réduits à de petits crans allongés et éloigné.
Métasternum normalement développé en longueur, glabre, luisant et lisse sauf
vers l'avant de chaque côté, où il est fortement chagriné ; aire métasternale pourvue
de quelques gros points enfoncés vers l'avant de chaque côté, près des sillons trans-
verses antérieurs, lisse au centre, où elle est parsemée d’une ponctuation microsco-
pique très éparse et superficielle ; dépression médiane très profonde, assez étroite,
étendant sur toute la longueur du métasternum ; sillon longitudinal très grossier et
profond, atteignant vers l'avant la base de l’apophyse antérieure, où il forme une
nette cavité rhomboïdale ; sillons transverses antérieurs forts et profonds, ridés-
crénelés, leurs tronçons médians s’infléchissant vers l'avant sans s’unir entre eux et
avec le sillon médian ; triangles métasternaux très déprimés : sillons transverses
postérieurs distincts, presque parallèles au bord postérieur du métasternum, délimi-
tant les marges postérieures des triangles métasternaux, mais pas les marges anté-
rieures ; apophyse antérieure assez massive, subparallèle, à peine élargie vers son
apex, distinctement costiforme sur toute son étendue, le sommet de la côte entamé
par des hachures et des points irréguliers et se terminant vers l'avant par un étroit
tubercule apical allongé et saillant.
Abdomen faiblement luisant, glabre ; sillon transverse en zigzag fort et
profond, complet de bout en bout sur le sternite 3, un peu effacé en son centre sur le
sternite 4, distinctement interrompu au milieu sur le sternite 5.
Fémurs antérieurs très trapus, faiblement rétrécis vers l’apex. fortement
sillonnés sur leur bord antérieur, finement rebordés sur la marge postérieure, leur
surface parsemée d’une assez dense et grossière ponctuation transverse vermiculée
non sétigère ; fémurs intermédiaires et postérieurs fortement sillonnés sur leur bord
postérieur, finement rebordés aussi sur la marge antérieure ; fémurs intermédiaires
assez allongés, pourvus d'un sillon longitudinal en zigzag, séligère et presque
complet près du bord antérieur et d'une série longitudinale de gros points sétigères
sur la moitié apicale près du bord postérieur, de sorte que la moitié apicale de la
Source : MNHN, Paris
202 RICCARDO PITTINO
surface est un peu boursouflée ; fémurs postérieurs très grêles et allongés, beaucoup
plus longs et un peu plus étroits que les fémurs intermédiaires, portant la même
sculpture, mais le sillon antérieur en zigzag et la série longitudinale de points
beaucoup plus courts, de sorte que leur surface semble presque complètement lisse.
Tibias intermédiaires et postérieurs assez grêles, allongés, faiblement élargis vers
l’apex, non arqués, métatibias à peine plus long que leurs tarses (Lt/Lis = 1,06-
1,09) ; éperon apical supérieur distinctement plus long que le 1°" article du tarse,
celui-ci d’un peu à distinctement plus court que les 3 suivants réunis.
Pas de dimorphisme sexuel sur les sternites abdominaux.
Paramères très trapus, subtriangulaires, distinctement élargis et arrondis vers
lapex.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Ambanja, IX.1947, 1 ex.
(MNHNP). — Sans autre indication, 1 ex. (MNHNP).
MapaGascar Esr: Antalaha, 11.1945, 2 ex. (MNHNP). — Région de
Maroantsetra, X1.1935, IV.1936 (J. Vadon), 34 ex. (MNHNP, CP) ; Andranofotsy,
5.1V.1938 (J. Vadon), holotype (MNHNP) et 26 paratypes (MNHNP, MRACT,
MHNG, CP) de Rh. petrovitzi ; Fampanambo, XIL.1958 (J. Vadon), 4 ex. (MRACT,
CP). — Au Sud de la Baie d’Antongil, Antanambe, II/IV.1897 (4. Mocquerys),
lectotype (MNHNP), 7 paralectotypes, numérotés de 1 à 7 (MNHNP, MSNG). — 13
km au N. de Tamatave, station agricole de l'Ivoloina, IV, VIIL IX, X, XI.1949
(P. Clément), 42 ex. (MNHNP, CP). Ambalamanesy, forêt dégradée, XII.1948
C. Millot), 2 ex. (MNHNP).
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive, 1912 (ex coll. H. Donckier), 3 ex.
(MNHNP, CP).
MaDaGasCaR OUEST : Iles Radama, île de Beraphia [Nosy Berafia], 1937, 1 ex.
(MNHNP). — E. de la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro, IX.1952 (R.
Paulian), 1 ex. (MNHNP).
MADAGASCAR SUD : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 100 m,
111958 (P. Griveaud), 1 ex. (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 129.
2. Rhyssemorphus nitidus n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Ouest, E. de Morombe, station agricole du
Bas Mangoky (MNHNP).
Description. — Long. : 2,7 à 4 mm. Corps peu convexe, large et massif,
subparallèle ; surface dorsale très luisante ; jaune rougeâtre à noir, avec les marges
du elypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, éclaircies.
Marge antérieure du clypéus en angle obtus à pointe arrondie de part et d'autre
de l'échancrure médiane, côtés légèrement sinués après les angles antérieurs, puis
largement arqués et faiblement échancrés avant les joues, celles-ci obtusément
arrondies, ciliées, peu saillantes, ne dépassant pas les yeux ; tubercules du front
uniformément grossiers ; suture fronto-occipitale assez étroite, mais distincte ;
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 203
carènes obliques internes du vertex larges, lisses et saillantes ; carènes obliques
externes réduites à un gros tubereule lisse de chaque côté ; un vestige de carène
supra-oculaire arqué vers l'avant est présent de part et d’autre, près du bord latéral :
vertex densément et assez finement granulé après les e:
es obliques.
Pronotum à peu près aussi large que la base des élytres, assez long,
subparallèle, faiblement rétréci vers l'avant et vers l'arrière : angles antérieurs
comme chez À. mocquerysi, côtés largement arqués, non sinués avant les angles
postérieurs, ceux-ci obtusément arrondis ; crénelure des marges comme chez
l'espèce précédente, soies marginales latérales assez longues et minces, à peine
renflées en leur milieu et arrondies à l’apex, sur la moitié postérieure, également
minces, mais un peu plus courtes, sur la moitié antérieure. Six bourrelets transverses
distincts à marges très nettes, assez élevés, beaucoup plus larges que les sillons
correspondants, le 1°* entamé en son centre par un faible sillon transverse, un peu
tuberculé sur les côtés et pourvu de quelques gros points épars près du bord
antérieur ; les autres assez convexes, lisses et luisants, avec seulement une
ponctuation microscopique très éparse, sauf le dernier, qui est un peu tuberculé sur
les côtés. Sillons transverses très étroits, assez déprimés, pourvus de rides grossières
très denses, transverses et subrégulières, qui deviennent parfois de gros points
transverses au fond du sillon longitudinal large et distinct, qui coupe au milieu les
trois derniers bourrelets, sans toucher le 3°°.
Elytres comme chez R. mocquerysi, sauf les interstries encore plus aplanis sur
le disque, les tubercules de la série interne indistinets et largement soudés à ceux de
la série externe, de sorte que chaque interstrie semble pourvu d’une rangée de
plaques transverses, aplaties et imbriquées occupant presque toute sa largeur et
séparées les unes des autres par une nette hachure transverse sinueuse ; tous les
interstries sont à peu près de la même hauteur vers l’apex, sauf le 1°", qui est plus
élevé, et le 10°", qui est un peu plus bas.
Métasternum comme chez R. mocquerysi, mais sa surface est très lisse et
luisante partout, même vers l'avant de chaque côté, par suite de l'absence totale de
gros points, la dépression médiane un peu plus large, le sillon longitudinal s'étend
vers l'avant sur toute la moitié basale de l’apophyse antérieure, les sillons
transverses postérieurs, redoublés, délimitent les marges antérieures et postérieures
des triangles métasternaux ; apophyse antérieure lisse sur les côtés, très large,
presque plane sur la moitié basale, faiblement tectiforme sur la moitié apicale, le
sommet de cette côte aplani et chagriné, se terminant vers l'avant par un tubercule
apical indistinet.
Abdomen assez luisant, le sillon transverse en zigzag sur chaque sternite assez
fin et superficiel, formé par des points transverses séparés, complet de bout en bout,
mais plus ou moins effacé au milieu, sur les sternites 3 et 4, presque absent, réduit à
un court vestige de chaque côté, sur le 5°,
Fémurs antérieurs comme chez R. mocquerysi, mais la ponctuation grossière
occupe presque seulement la moitié postérieure de leur surface: fémurs
intermédiaires et postérieurs essentiellement comme chez l'espèce précédente, mais
un peu plus trapus et pourvus d’un sillon sétigère en zigzag qui s’étend sur la moitié
apicale près du bord antérieur et de 2 ou 3 gros points sériés vers l’apex près du
bord postérieur ; fémurs postérieurs à peu près aussi larges, mais distinetement plus
longs, que les fémurs intermédiaires. Tibias intermédiaires et postérieurs
Source : MNHN, Paris
204 RICCARDO PITTINO
essentiellement comme chez R. mocquerysi, mais les tibias postérieurs distinete-
ment plus longs que les tarses (Lt/Lts = 1,15-1,18) ; l'éperon apical supérieur un
peu plus long que le 1°" article du tarse, celui-ci à peu près aussi long que les 3
suivants réunis.
Pas de dimorphisme sexuel sur le dernier sternite abdominal.
Distribution dans l’île. — MabAGascAR Norp: Diégo-Suarez (ex coll. L.
Fairmaire), 3 paratypes (MNHNP).
MaDaGascaR SAMBIRANO: Nosy Be (ex coll. L. Fairmaire), 1 paratype
(MNHNP).
Man érinet, 2 paratypes (MNHNP). — Massif de l'Andohahelo,
réserve naturelle le n° 11, 1800 m, L1954 (R. Paulian), 1 paratype
(MNHNP). — Fort-Dauphin, 2 paratypes (MHNG, CP).
TRE : Massif de l’Isalo, VIIL.1948 (R. Paulian), 5 paratypes
XI.1948 (P. Clément), 1 paratype (MNHNP).
MADAGASCAR
(MNHNP). — Bekily,
MaDaGasCaR OUEST : Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo et basse
Macvarano, XI/XIL.1908 (J. Descarpentries), 3 paratypes (MNHNP). — Basse
Betsiboka, Marovoay, XIL.1899 (J. Decorse), 1 paratype (CP). — Env. de Marovoay,
1911 (J. Descarpentries), 1 paratype (MNHNP). — 35/40 km à l'E. de Marovoay.
Sainte Marie (Ambolodia), XIL1899 (J. Decorse). 1 paratype (MNHNP). —
Maevatanana, 1901 (J. Decorse), 1 paratype (MNHNP) ; Suberbieville [Maevata-
nana] (H. Perrier de la Bâthie), 5 paratypes (MNHNP, CP). — S. de Soalala, réserve
naturelle intégrale n° 8 de Namoroka, IX.1952 (R. Paulian), 2 paratypes (MNHNP,
CP) ; bordure orientale de la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro, IX.1952
(R. Paulian), 4 paratypes (MNHNP, CP). — Région d’Antsalova, Antsingy, réserve
naturelle intégrale n° 9, 1-1975 (A. Peyrieras), 1 paratype (CP). — 45 km au S. de
Morondava, forêt de Befasy, 1-1956 (R. Paulian), 1 paratype (MNHNP). — E. de
Morombe, station agricole du Bas Mangoky, holotype ©, allotype 9 (MNHNP), 52
paratypes (MNHNP, CP) ; Tanandava, lumière, 1963/64 (G. Schmitz), 76 paratypes
(MRACT, CP). — Région d'Ankazoabo, 1906 (F. Geay), 1920 (C. Le Barbier). 31
paratypes (MNHNP, CP). — Ihosy, 11.1938 (A. Seyrig), 1 paratype (MNHNP). — 0.
d'Ihosy. Ranohira, 11.1967, lumière (Y. Gomy). 1 paratype (MHNG). — E. de
Sakaraha, [ancienne] route de Tuléar, forêt de Lambomakandro, 550 m (P.
Griveaud), 111-1956 (4. Robinson), 11-1958 (P. Griveaud), 6 paratypes (MNHNP,
CP). — Sakaraha, 1L.1958 (F. Keiser), 1 paratype (NHMB). — Env. de Sakaraha,
111967, sous bouse de vache (Y. Gomy), 1 paratype (MHNG).
MapaGasCaR SUD : Tuléar, 1907 (J. Descarpentries), 3 paratypes (MNHNP). —
55 km de Tuléar, route vers Tananarive, I11.1957 (R. J. E.), 2 paratypes (MNHNP,
CP). — Sous-préfecture de Betioky Sud, ancienne route de Tuléar à Tongobory,
Sept Lacs, 111958 (P. Griveaud), 15 paratypes (MNHNP, CP): Plaines du
Sakondry, 1906 (F. Geay). 2 paratypes (MNHNP, CP) : Tongobory, IV.1953 (4.
Robinson), 15 paratypes (MNHNP, CP): Bezaha, XL.1959 (Randriamasy), 1
paratype (MNHNP) : Betioky Sud, III.1948 (P. Clément), V.1951 (R. Paulian), 7
paratypes (MNHNP, CP); 10 km S. de Betioky Sud, Besatra[na, X1.1948 (P.
Clément), 1 paratype (MNHNP). — Sous-préfecture d’Ampanihy, Ejeda, HIL.1960
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 205
(Randriamasy), 2 paratypes (MNHNP, CP). — Sous-préfecture d’Ambovombe,
Tsihombe, XIL.1951 (R. Paulian), 5 paratypes (MNHNP, CP). — Entre Antanimora
et Amboasary Sud, 11L.1960 (Randriamasy), 2 paratypes (MNHNP). — N. de la sous-
préfecture d’Amboasary Sud, au S. de Tsivory, Marotsiraka, X1.1959 (Randriamasy),
1 paratype (MNHNP). — N. d'Amboasary Sud, Hfotaka, XI1.1951 (R. Paulian).
111957 (J. Elie), 26 paratypes (MNHNP, CP): Behara, 11.1954 (R. Paulian), 4
paratypes (MNHNP, CP). — Pays Androy, 1901 (Ch. Aland), 5 paratypes
(MNHNP, CP); Haut Manambolo, Ankobo, 1901 (. Decorse), 6 paratypes
(MNHNP, CP). — Bassin du Mandrare, 1900 (Ch. Alluand), 4 paratypes (MNHNP,
CP).
MADAGASCAR : Sans indication de localité ou localité trop imprécise, 1890
(Catat), 1 paratype (MNHNP) ; 1906 (F. Geay), 1 paratype (MNHNP) : (H. Perrier de
la Bâthie), 3 paratypes (MNHNP) ; ex coll. Fairmaire, 4 paratypes (MNHINP, CP). —
Provinces de Morondava et Tuléar, 1907 (J. Descarpentries), 12 paratypes
(MNENP, CP). — Centre-Sud, 1900 (Ch. Alluaud), 4 paratypes (MNHNP, CP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 333.
3. Rhyssemorphus clementi n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Est, 13 km au N. de Tamatave, station
agricole de l'Ivoloina, 8.V.1949 (P. Clément) (MNHNP).
Description. — Long.: 2,9 à 3,6 mm. Corps assez convexe, allongé,
subparallèle, visiblement quoique faiblement élargi vers l'arrière ; surface dorsale
faiblement luisante, sauf les bourrelets du pronotum et les reliefs de la tête ; même
couleur que chez R. niditus.
Marge antérieure du clypéus nettement dentée de chaque côté de l'échancrure
médiane, le sommet de la dent très étroitement arrondi ; côtés à peine visiblement
subsinués après les angles antérieurs et avant les joues, largement arqués entre ces
deux ; joues étroitement arrondies, non ou indistinctement ciliées, assez
proéminentes, dépassant visiblement les yeux ; tubercules du front assez petits, très
denses et subréguliers ; suture fronto-occipitale étroite, mais distinctement
déprimée, carènes obliques internes du vertex distinctes, lisses et assez saillantes,
avec des points microscopiques épars: carènes externes nulles, une bosse
supraoculaire assez distincte, lisse ou tuberculée de chaque côté ; surface du vertex
finement granulée.
Pronotum aussi large que la base des élytres, assez distinctement rétréci vers
l'avant et vers l'arrière, sa plus grande largeur au milieu ; angles antérieurs arrondis,
déclives, tuberculés, peu saillants ; côtés arqués, angles postérieurs obtusément
arrondis ; crénelure des marges comme chez les deux espèces précédentes, soies
marginales assez courtes et épaisses, un peu renflées en massue, visiblement plus
courtes près des angles antérieurs. Six bourrelets transverses assez luisants,
distinctement convexes, assez larges et élevés ; le 1° avec quelques gros points
épars ; les autres semblant lisses, pourvus d’une ponctuation microscopique très
Source : MNHN, Paris
206 RICCARDO PITTINO
éparse, sauf le dernier qui est indistinct et presque fragmenté en gros tubercules
séparés vers ses côtés ; tous les bourrelets à marges nettes, les trois premiers entiers,
à peine plus larges à un peu plus étroits que les sillons correspondants, les trois
derniers toujours beaucoup plus larges que leurs sillons, interrompus au centre par
le sillon longitudinal, qui est très étroit, superficiel, irrégulièrement et densément
granulé ; sillons transverses assez profonds, à granules irréguliers très de
peu transverses, surtout vers l'avant et sur les côtés du pronotum, mais sans
ponctuation distincte.
Elytres assez convexes, allongés, subcylindriques, faiblement élargis vers
l'arrière, leur plus grande largeur après le milieu ; épine humérale petite ; stries
comme chez les espèces précédentes ; interstries assez convexes, faiblement
tectiformes sur le disque, un peu plus étroits et presque costiformes vers l’apex ;
chaque interstrie avec deux rangées longitudinales distinctes de tubercules, ceux de
la série externe grands, ovalaires, assez saillants et imbriqués, ceux de la série
interne réduits à de petits crans allongés et assez rapprochés, habituellement bien
séparés des premiers ; interstries 2, 4 et 10 distinctement moins élevés que les
autres près de l’apex.
Métasternum comme chez R. nitidus, mais distinctement chagriné vers l'avant
de chaque côté ; l'aire métasternale est pourvue, de chaque côté vers l'avant, de gros
points forts assez denses et irréguliers, les intervalles entre ces points distinetement
boursouflés et parsemés de gros tubercules sériés vers l'avant, près des extrémités
médianes des sillons transversaux antérieurs ; pour le reste comme chez l'espèce
précédente, sauf le sillon longitudinal atteignant au maximum le tiers basal de
l'apophyse antérieure, qui est également subparallèle, mais visiblement plus étroite,
complètement aplatie sur sa moitié basale, un peu tectiforme près de l’apex, où elle
est creusée le long de son sommet, par une étroite cavité préapicale allongée et
chagrinée, délimitée vers l'avant par un étroit tubercule allongé très saillant.
Abdomen subopaque, finement alutacé, le sillon transverse en zigzag sur
chaque sternite essentiellement entier, assez fort et distinct, un peu effacé au centre
sur les segments 3 et 4, plus ou moins largement interrompu au milieu sur le 5°",
Fémurs antérieurs trapus, subtriangulaires, distinctement rétrécis vers l’apex,
sculptés comme chez R. mocquerysi ; fémurs intermédiaires assez trapus, sculptés
comme chez R. nitidus, sauf les gros points sétigères en série près du bord
postérieur au nombre de 4 ou 5 ; fémurs postérieurs grêles, allongés, plus étroits et
visiblement plus longs que les intermédiaires, à surface presque complètement lisse,
comme chez R. nitidus. Tibias intermédiaires et postérieurs très grêles et allongés,
un peu arqués, surtout les postérieurs, qui sont à peu près aussi longs ou à peine plus
longs que les tarses (Lt/Lts = 1,02-1,08) ; éperon apical supérieur du métatibia
aussi long ou à peine plus long que le 1°* article du tarse, qui est aussi long que les
trois suivant réunis.
. Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal présent, quoique peu
istinct.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Non : Diégo-Suarez, 1893 (Ch.
Alluaud), 5 paratypes (MNHNP, CP), ex coll. Fairmaire, 9 paratypes (MNHNP, CP).
— Cap Diégo, I1.1916 (S. G. Friederichs), 4 paratypes (MNHUB, CP). — Montagne
d'Ambre, 2 paratypes (MHNG, CP). — 50 km au S.-E. de Diégo-Suarez, forêt
d’Analamerana, 80 m, 1.1959 (4. Robinson), 1 paratype (MNHNP). — Ankarana de
Diégo-Suarez, berlèse, IX.1968 (4. Peyrieras), 3 paratypes (MNHNP, CP).
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 207
MADAGASCAR SAMBIRANO : Sous-préfecture d’Analalava, Maromandia, 1923 (R.
Decary), 1 paratype (MNHNP).
MapaGascar Esr: Région d’Antalaha, XIL1935 (J. Vadon), L paratype
(MNHNP). — Piste de Maroantsetra à Antalaha, 11.1945 (Abadie), 1 paratype
(MNHNP). — Région de Maroantsetra, Andranofotsy, [1937 (J. Vadon), 1 paratype
(MNHNP) ; Fampanambo, inond., XIL.1958 (J. Vadon), 1 paratype (CP). — Île
Sainte Marie, V.1959 (Randimby), 1 paratype (MNHNP). — 13 km au N. de
Tamatave, station agricole de l'Ivoloina, holotype ©, 8.V.1949, allotype 9,
13.X.1949 (P. Clément) (MNHNP) ; IV, VI, VIL VIIL IX, X, XI.1949 (P. Clément),
34 paratypes (MNHNP, CP). — S.-0. de Brickaville, Ranomafana, 1 paratype
(MNHNP). —Périnet (ex coll. R. Oberthür), 1 paratype (MNHNP). — Région de
Mananjary (A. Mathiau), 2 paratypes (MNHNP). — Fort-Carnot (ex coll. Fairmaire),
1 paratype (MNHNP). — Forêt Tanala, 1900 (Ch. Alluaud), 3 paratypes (MNHNP,
CP). — Fort-Dauphin, 1 paratype (CP) ; forêt au N. de Fort-Dauphin, 1900 (Ch.
Alluaud), 1 paratype (MNHNP).
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive, 1912 (ex coll. Donckier), 2 paratypes
(MNHNP, CP). — N.-0. de Sakaraha, massif de l’'Analavelona, 1 320 m, 2 paratypes
(MNHNP, CP). — Betroka (R. Paulian), I11.1956 (4. Robinson), 2 paratypes
(MNHNP). — Bekily, X1.1948 (P. Clément), 1 paratype (MNHNP).
MaDaGascaR OUEST : Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo et basse
Maevarano, 1908 (J. Descarpentries), 5 paratypes (MNHNP, CP). — Basse
Betsiboka, Marovoay, XIL.1899 (J. Decorse), I paratype (CP). — Ampijoroa,
Ankarafantsika, 120 m, XIL.1959, 170 m, 1.1957 (E. Raharizonina), 3 paratypes
(MNHNP, CP). — Maevatanana, 1/11.1900 (J. Decorse), 2 paratypes (MNHNP, CP).
— S. de Soalala, réserve naturelle intégrale n° 8 de Namoroka, IX.1952 (R.
Paulian), 2 paratypes (MNHNP) ; bordure orientale de la réserve naturelle intégrale
n° 8, Vilanandro, IX.1952 (R. Paulian), 1 paratype (MNHNP). — Sous-préfecture
de Miandrivazo, Ankavandra, 1898 (S. Huré). — Région d’Antsalova, Andobo, forêt
de l'Antsingy, réserve naturelle intégrale n° 9, 190 m, 11.1957 (P. Griveaud), 1
paratype (MNHNP). — Entre Ambakaka et Bekopaka sur la Manambolo, VIL.1949
(R. Paulian), 1 paratype (MNHNP) ; bancs de sable, gorge de Manambolo, VIL.1949
(R. Paulian), 5 paratypes (MNHNP, CP); gorge de Manambolo, VII.1949 (R.
Paulian), 5 paratypes (MNHNP, CP). — 45 km au S. de Morondava, forêt de Befasy,
11956 (R. Paulian), 19 paratypes (MNHNP, CP). — E. de Morombe, station
agricole du Bas Mangoky, 3 paratypes (MNHNP, CP) ; Tanandava, lumière, 1963/64
(C: Schmitz), 1 paratype (MRACT). — Région d'Ankazoabo, 1920 (C. Le Barbier).
— Ihosy, 111953 (J. Mellet), 2 paratypes (MNHNP, CP). — E. de Sakaraha,
[ancienne] route de Tuléar, forêt de Lambomakandro, 550 m, VIL.1957, 11.1958 (.
Griveaud, A. Robinson), 18 paratypes (MNHNP, CP). — E. de Sakaraha, réserve
spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m, 1.1969 (P. Viette & P. Griveaud), I1.1974
(P. Viette & A. Peyrieras), 2 paratypes (MNHNP). — Sakaraha. XL1949 (P.
Cachan), 5 paratypes (MNHNP), 111.1958 (F. Keiïser), 4 paratypes (NHMB, CP),
UL.1968 (K.M.G. & P.D.), 11 paratypes (BMHN, CP).
MaDacascaR SUD : Tuléar, bords du Fiherenana, IIL.1953 (4. Robinson), 1
paratype (MNHNP). — Sous-préfecture de Betioky Sud, Bezaha, XI1.1969
(Randriamasy), 1 paratype (CP); La Sakoa (R.P. Cattala), 4 paratypes (MNHNP,
Source : MNHN, Paris
208 RICCARDO PITTINO
CP) ; Betioky Sud, IIL/VI.1948 (P. Clément), 16 paratypes (MNHNP, HNMB, CP),
275 m, IV.1968 (K.M.G. & P.D.), 1 paratype (BMNH). — N. de la sous-préfecture
d’Amboasy Sud, au S. de Tsivory, Marotsiraka, XI.1959 (Randriamasy), 3 paratypes
(MNHNP, CP).
MADAGASCAR : Sans indication de localité ou localité trop imprécise, (Goudot),
1 paratype (MNHUB); ex coll. L. Fairmaire, 5 paratypes (MNHNP, CP). —
Provinces de Morondava et Tuléar, 1907 (J. Descarpentries), 1 paratype (MNHNP).
— Centre-Sud, 1901 (Ch. Alluaud), 3 paratypes (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 217.
Nomenclature. — La nouvelle espèce est dédiée à la mémoire de Pierre
Clément, cher collègue et éminent spécialiste en Aphodiinae africains, qui m'avait
déjà signalé la probable nouveauté de cet Insecte.
4. Rhyssemorphus rakovici n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Est, station agricole de l’Ivoloina, 13 km au
N. de Tamatave, 29.1X.1949 (P. Clément) (MNHNP).
Description. — Long. : 2,8 à 3,6 mm. Corps essentiellement comme chez R.
clementi, brun châtain à noir, avec les marges de la tête et du pronotum, ainsi que
les pattes, rougeâtres ; surface dorsale assez brillante.
Clypéus obtusément denté à pointe arrondie, mais saillante, de part et d'autre
de l'échancrure médiane, côtés non sinués après les angles antérieurs, largement
arqués et subsinués avant les joues, celles-ci distinctement ciliées, obtusément
arrondies, assez proéminentes et dépassant visiblement les yeux ; tubercules du
front moyennement plus épars et plus grossiers que chez R. clementi, suture fronto-
occipitale et carènes obliques internes du vertex comme chez celui-ci, carènes
externes elles aussi distinctes en forme de gros tubercules transverses lisses et
aplatis ; carènes arquées supra-oculaires lisses et assez saillantes ; vertex assez
finement et densément granulé entre et en arrière de ces structures.
Pronotum comme chez R. clementi, mais assez fortement rétréci vers l'avant,
la crénelure des marges distincte même près des angles antérieurs, soies marginales
latérales un peu plus courtes et plus visiblement élargies en massue vers l'avant.
Bourrelets transverses comme chez l'espèce précédente, mais leurs bords sont un
peu irréguliers, entamés par la sculpture des sillons ; tous les bourrelets un peu plus
larges que les sillons correspondants, sauf le 2° et le 3°", qui sont aussi larges à
un peu plus étroits que leurs sillons et généralement plus élevés que les autres ;
sillons transverses assez profonds, à très dense et assez forte ponctuation transverse,
qui devient étirée vers l'avant et sur les côtés, mais est toujours assez distincte au
moins vers le centre du 3°° sillon et au fond du sillon longitudinal ; celui-ci assez
déprimé et distinctement plus large que chez l'espèce précédente.
Elytres comme chez R. clementi, sauf les interstries distinctement plus
convexes sur le disque, les tubercules de la série externe étant plus grands et plus
saillants, seuls les 10°" interstrie comme d'habitude et le 4°e exceptionnellement
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 209
un peu plus bas que les autres près de l’apex ; tubercules de la série interne réduits à
des plaques aplaties et plus ou moins largement soudés aux tubercules externes,
portant chacun, vers l'arrière, un petit granule.
Métasternum comme chez R. clementi, sauf la dépression médiane
moyennement plus large et profonde et la ponctuation de l'aire métasternale
visiblement plus dense et plus forte, occupant toute sa surface à l'exception de la
dépression médiane, de sorte que les intervalles entre ces points sont plus
visiblement boursouflés.
Abdomen comme chez R. clementi, mais le sillon en zigzag est complet de
bout en bout sur les segments 3 à 5, parfois à peine effacé en son milieu sur
15%
Fémurs antérieurs trapus, subparallèles, indistinctement rétrécis vers l’apex,
seulptés comme ceux de R. clementi, sauf la ponctuation plus dense et plus
grossière. Fémurs intermédiaires assez trapus, rebordés comme chez R. clementi,
leur surface pourvue d’un sillon sétigère en zigzag complet de bout en bout près du
bord antérieur, d’une série de gros points sétigères s'étendant le long des 3/4
apicaux près du bord postérieur et de quelques gros points épars surtout vers la
moitié basale. Fémurs postérieurs assez allongés, subparallèles, aussi larges, mais
distinctement plus longs que les fémurs intermédiaires, le sillon paramarginal
antérieur complet de bout en bout, la série de points paramarginale postérieure
presque complète, comme sur les fémurs intermédiaires, la surface entre les deux
imponctuée. Tibias intermédiaires et postérieurs un peu plus robustes et plus élargis
vers l’apex que chez R. clementi, non arqués, les postérieurs à peine plus longs que
les tarses (Li/Lis = 1,06-1,09) ; éperon apical supérieur du métatibia beaucoup plus
long que le 1°* segment du tarse, celui-ci distinctement plus court que les trois
suivants réunis.
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal présent, mais peu
distinct.
Remarque. — La marge antérieure du elypéus est distinctement échancrée en
son centre et obtusément, mais distinctement dentée de chaque côté, sauf chez 3
exemplaires de l’Ivoloina (MNHNP), dont 2, visiblement abîmés, ont le clypéus non
échancré, mais simplemenet tronqué, et le 3°"° à le clypéus un peu usé, mais
distinetement arrondi de part et d'autre de l’échancrure médiane ; dans ce dernier
cas, il s’agit vraisemblablement d’une aberration accidentelle. Par tous les autres
caractères, ces 3 exemplaires sont, en fait, de véritables R. rakovici.
Distribution dans Pile. — MADAGASCAR SAMBIRANO : 30 km au N. d’Ambanja,
route nationale 6, forêt sur sable, lumière, VIIL.1973 (4. Peyrieras), 1 paratype
(MNHNP).
MADAGAsCaR Esr : Maroantsetra, I1.1938 (J. Vadon), 6 paratypes (MRACT,
CP), inondations, 1 paratype (MNHNP). — Région de Maroantsetra (J. Vadon), 4
paratypes (MNHNP, CP) ; Andranofotsy, IV.1938 (J. Vadon), 6 paratypes (MRACT,
BNHMB, MHNG, CP) ; Fampanambo, inondations, XIL.1958 (. Vadon), 1 paratype
(MRACT) ; Ambodivoangy, IIL1958 (J. Vadon, E. Raharizonina), 2 paratypes
(MNHNP). — N. de Tamatave, station agricole de lIvoloina, IV, VIII, IX, X,
X1.1949 (P. Clément), holotype ©, allotype © (MNHNP), 21 paratypes (MNHNP.
CP). —Tamatave, 1932-1934. (G. Olsoufieff), 2 paratypes (MNHNP). — Périnet, 1
Source : MNHN, Paris
210 RICCARDO PITTINO
paratype (MNHNP). — Vatomandry (J. Vadon), 2 paratypes (MNHNP, CP). —
Région de Mananjary (A. Mathiau), 2 paratypes (MNHNP, CP). — Haute vallée de
llantara, à l'E. de lAndringitra, Ampasy, X1.1950 (J. Millot), L paratype
(MNHNP). Ambalamanesy, forêt dégradée, XIL.1948 (J. Millot), 3 paratypes
(MNHNP, CP).
MADAGASCAR CENTRE: Antanamalaza (Tananarive-banlieue), VL.1943, 4
paratypes (MNHNP).
MapaGascar OUEST : Îles Radama, île de Beraphia [Nosy Berafia], 1937 (ex
coll. R. Oberthür), 3 paratypes (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 62.
Nomenclature. — La nouvelle espèce, qui m'avait été signalée aussi par
P. Clément, est dédiée à mon cher ami et collègue M. Rakovië (Prague), éminent
spécialiste en Psammodiinae.
5. Rhyssemorphus vadoni n. sp.
Type. — Holotype S, Madagascar Est, Maroantsetra (J. Vadon) (MNHNP).
Description. — Long. : 2,6 à 3,8 mm. Corps convexe, en ovale allongé, un peu
plus court et trapu que les deux espèces précédentes, de brun noirâtre à noir, avec
les marges et les pattes d’un brun rougeâtre ; surface dorsale très luisante.
Marge antérieure du clypéus largement arrondie de part et d'autre de
l'échancrure médiane, côtés régulièrement arqués, non ou imperceptiblement
sinués avant les joues, celles-ci glabres, proéminentes en angles obtus arrondi,
dépassant visiblement les yeux ; tubercules du front très irrégulièrement gros et
petits, assez épars ; suture fronto-occipitale très étroite et profonde ; carènes
obliques internes du vertex assez longues, saillantes, lisses ou tuberculées, carènes
externes aplaties, lisses, réduites, mais distinctes ; carènes arquées supra-oculaires
marquées, lisses ou tuberculées ; vertex pourvu, vers l'arrière, d’une ponctuation
moyenne subrégulière très dense et profonde, soulevant visiblement les petits
intervalles entre les points, mais sans granulation distincte.
Pronotum transverse, aussi large que la base des élytres, faiblement rétréci
vers l’avant, visiblement rétréci vers la base, sa plus grande largeur au milieu ; côtés
subparallèles dans leur moitié antérieure, convergents vers les angles antérieurs, qui
sont largement arrondis, déclives et assez proéminents, obtusément arrondis vers la
base ; crénelure des marges distincte sur toute leur étendue, soies marginales
partout courtes, très épaisses, clairement dilatées en massue, encore plus courtes
vers l'avant. Bourrelets transverses peu convexes, luisants, à bords très irréguliers,
fortement entamés par la sculpture des sillons, tous les bourrelets un peu plus larges
que les sillons correspondants, visiblement tuberculés sur les côtés, lisses vers le
centre, sauf le 1° toujours, le 2°%* parfois, avec de gros points épars, qui rendent
leur surface un peu irrégulière ; seuls les deux premiers bourrelets entiers ; le 3°,
comme habituellement les trois suivants, interrompu ou bien fortement entamé en
son centre par le sillon longitudinal ; sillons transverses assez superficiels, à nette
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 211
ponctuation très dense, assez grande, profonde et régulière, arrondie vers le centre,
un peu transverse vers l'avant et sur les côtés, mais bien distincte partout ; sillon
longitudinal étroit, assez profond, distinetement ponctué.
Elytres convexes, assez courts et un peu trapus, distinctement, quoique
faiblement élargis vers l'arrière ; épine humérale assez distincte ; structure et
sculpture des stries et des interstries essentiellement comme chez R. rakovici, mais
les deux rangées, externe et interne, de tubercules sont ici encore plus visiblement
soudées entre elles et les tubercules externes sont beaucoup moins délimités, de
sorte que tous les interstries semblent faiblement tectiformes et indistinctement
tuberculés, presque en forme de côtes subcontinues, dont le sommet est entamé par
des hachures transverses sinueuses séparant les tubercules ; tous les interstries de la
même hauteur, vers l’apex aussi, sauf le 10°", qui est plan sur toute son
étendue.
Métasternum distinctement plus court que chez toutes les espèces
précédentes, sculpté comme chez R. rakovici, mais la dépression médiane est ici
arrondie, beaucoup plus large et profonde, le sillon médian assez fin et superficiel,
indistinetement élargi à ses extrémités ; les triangles métasternaux sont plus
fortement déprimés et allongés, les sillons transverses postérieurs ne sont pas
doublés le long du bord antérieur de ce dernier, et l’apophyse antérieure est
visiblement plus étroite, un peu plus élargie vers l’apex, distinctement costiforme
sur presque toute son étendue, son sommet en angle obtus vers la base, mais en
carène tranchante vers l’apex, où il se termine brusquement par un étroit tubercule
saillant.
Abdomen comme chez R. rakovici, sauf le sillon marginal crénelé le long du
bord antérieur de chaque sternite plus profond et grossier et le sillon en zigzag
presque toujours continu, non effacé au centre, même sur le 5°" segment.
Fémurs antérieurs trapus, conformés et sculptés comme chez R. clementi ;
fémurs intermédiaires assez trapus, sculptés comme chez R. rakovici ; fémurs
postérieurs sculptés aussi comme chez celui-ci, mais plus courts et massifs, aussi
larges et seulement un peu plus longs que les fémurs intermédiaires, leur marge
antérieure distinctement courbée. Tibias intermédiaires et postérieurs moyenne-
ment plus trapus et plus élargis vers l’apex que chez toutes les espèces précédentes,
non arqués ; les postérieurs distinctement plus longs que les tarses (L/Lts = 1,21-
1,24) ; éperon apical supérieur du métatibia aussi long ou à peine plus long que le
1° article du tarse, celui-ci un peu plus court que les trois suivants réunis.
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal présent.
Distribution dans l’île. — MapaGasCaR Esr : Maroantsetra, I1.1938 (J. Vadon),
2 paratypes (MRACT, CP). — Région de Maroantsetra (J. Vadon), allotype ©
(MNENP), 2 paratypes (MNHNP, CP) ; Andranofotsy, IIL/IV.1938 (J. Vadon), 11
paratypes (MNHNP, MRACT, HNHMB, CP) ; Antakotako, 8.1V.1938 (J. Vadon),
1 paratype (MRACT).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 18.
Nomenclature. — La nouvelle espèce est dédiée à la mémoire de son
récolteur : Jean Vadon, qui a exploré les forêts entourant Maroantsetra.
Source : MNHN, Paris
212 RICCARDO PITTINO
6. Genre Platytomus Mulsant
Platytomus Mulsant, 1842 : 310 (espèce type : Platytomus sabulosus Mulsant, 1842, par monotypie, un
synonyme d'Aphodius tibialis Fabricius, 1798).
Platytomus Mulsant ; Prrrino & MARHANI, 1986 : 26.
Description. — Corps assez convexe, subeylindrique, de faiblement à
distinctement, bien que jamais fortement, élargi vers l'arrière, Téguments dorsaux
glabres, assez luisants.
Marge antérieure du clypéus amincie, très finement ou pas du tout rebordée ;
tubereules du clypéus et du front habituellement très transverses ; suture fronto-
occipitale de presque rectiligne à légèrement concave vers l'avant, fine et
superficielle, souvent indistincte ; vertex lisse, parfois avec une très faible carène
transverse.
Seulpture du pronotum incomplète, comme dans le genre Leiopsammodius
Rakovië. Base et marges latérales lisses, pourvues de soies microscopiques très
espacées, semblant glabres à un faible grossissement (X 16) ; au moins la base et les
2/3 antérieurs des marges latérales toujours fortement rebordées.
Scutellum petit, triangulaire, non déprimé.
Elytres assez courts et convexes, faiblement à distinctement élargis en arrière,
silhouette dorsale assez visiblement convexe ; épine humérale presque nulle ; stries
assez fines et superficielles, distinctement ponctuées ; interstries presque plans à
faiblement convexes. Ailes normalement développées.
Métasternum assez allongé ; sculpture métasternale de complète, avec le sillon
longitudinal médian, les sillons transverses antérieurs et postérieurs, ainsi que les
triangles métasternaux, à incomplète par l'absence d’une ou plusieurs de ces
structures ; apophyse antérieure allongée, subtriangulaire, plane ou faiblement
convexe.
Sternites abdominaux lisses, habituellement glabres, parfois avec une courte
série transverse de points sétigères de chaque côté. Marge antérieure de chaque
segment avec un fort sillon crénelé formé par une rangée transverse de gros points
arrondis ou bien de carinules longitudinales rapprochées ; marge postérieure non
rebordée. Marge apicale du pygidium avec une ou plusieurs fines soies hérissées de
chaque côté.
Fémurs antérieurs et postérieurs moyennement à remarquablement trapus, à
peu près de la même largeur, les antérieurs de faiblement à distinctement sinués sur
la marge antérieure, les postérieurs avec un rapport If/Lf compris entre 0,4 et 0,5 ;
fémurs intermédiaires un peu plus allongés. Les trois tibias normalement conformés,
les intermédiaires et postérieurs assez courts et grêles, mais plus ou moins élargis au
tiers apical ; éperons apicaux des métatibias assez larges, aplatis et arrondis à l’apex
ou bien allongés, amincis et pointus à l’apex ; l’éperon supérieur habituellement
beaucoup plus long que le 1° article du tarse. Tarses postérieurs un peu plus courts
que les tibias (Lts/Lt = 0,8 à 0,9) ; 1°" article assez court et trapu, subconique, un
peu élargi à l’apex, les autres subeylindriques, allongés. Griffes cornées.
Epipharynx assez transverse, subtrapézoïdal ; corypha indiquée par deux
spinules médianes courtes et émoussées, à l'apex de l’épitorma, qui est presque
caliciforme, avec plusieurs sensilla ; pedia de chaque côté de l'épitorma avec une
forte spinule antérieure, suivie d’une rangée longitudinale de 4 à 5 spinules
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 213
atrophiées ; pariae glabres sur les côtés, à l’intérieur avec une série longitudinale de
18 à 22 chaetae longues et épaisses et une autre chaeta interne près de la marge
antérieure.
Paramères graduellement rétrécis de la base à l’apex qui est recourbé, aplati,
arrondi ou pointu, la silhouette dorsale visiblement échancrée avant l'apex ; sac
interne parfois avec deux sclérites caractéristiques. Spermathèque avec un
développement particulier de la pièce basale.
Mâle : dernier sternite de l'abdomen sensiblement plus court que l’avant-
dernier, distinctement concave vers l'arrière sur la marge apicale et plus long que
l'avant-dernier, mais à peine distinctement concave sur la marge apicale.
Femelle : dernier sternite aussi long que l’avant-dernier, largement convexe
vers l'arrière sur sa marge apicale.
Remarque. — Le genre Platytomus a été considéré comme un sous-genre de
Pleurophorus Mulsant (Mulsant & Rey. 1869 ; Reitter, 1892, et divers auteurs) ou
bien comme un simple synonyme de Pleurophorus (Schmidt, 1907-1908 ; 1910a ;
1910b, et divers auteurs) ou de Diastietus Mulsant (Schmidt, 1922 ; Balthasar,
1964 ; Baraud, 1977 et 1985 ; Rakovié, 1981b, et divers auteurs). La validité du
genre avait été proposée par Clément (1963, 1982) et vient d’être établie par Pittino
& Mariani (1986). Pour de plus amples détails taxonomiques et bibliographiques à
ce propos on renvoie à ce dernier travail.
Répartition géographique. — Genre cosmopolite, avec 10 espèces dans
l'Ancien Monde, 5 dans la région australienne et 10 autres dans le Nouveau-Monde.
Une seule espèce connue, de la Réunion, dans la région malgache.
Platytomus gomyi Pittino & Mariani
Platytomus gomyi Pitino & Mariani, 1986 : 56.
Type. — Holotype, La Réunion, St Gilles les Bains (Y. Gomy) (MNHNP)
(OL
Description. — Long. 1,9 à 2,4 mm. Assez convexe, court, subeylindrique,
faiblement élargi en arrière, luisant, jaune rougeâtre à brun châtain, avec les marges
du elypéus et du pronotum, ainsi que les pattes, éclaircies.
Marge antérieure du clypéus étroitement arrondie de part et d’autre de
l'échancrure médiane, côtés subsinués avant les joues, celles-ci largement arrondies,
faiblement saillantes, presque glabres ; suture fronto-occipitale fine et superficielle,
presque rectiligne ; vertex assez densément ponctué, dépourvu de carène
transverse.
Pronotum assez rétréci vers l'avant ; base largement arquée ; vestiges des
sillons transverses et sillon longitudinal peu distincts, densément et assez
grossièrement ponctués, intervalles entre eux à ponctuation double de gros points
assez épars et points microscopiques très espacés.
Elytres courts et subparallèles, faiblement élargis en arrière ; épine humérale
nulle ; stries assez fines et profondes, grossièrement ponctuées, les points entamant
fortement les bords des interstries ; ceux-ci faiblement convexes sur le disque, un
peu plus hauts vers l’apex, sauf le 10° qui est plan et alutacé sur toute son étendue
Source : MNHN, Paris
214 RICCARDO PITTINO
et visiblement enfoncé entre le 9°"* et la côte épipleurale ; tous les interstries bien
séparés à l’apex, les interstries 4, 6 et 8 distinctement raccourcis.
Métasternum distinctement canaliculé dans toute sa longueur médiane ;
sillons transverses antérieurs réduits chacun à un tronçon en forme de V renversé de
chaque côté près du bord latéral, renfermant une aire triangulaire ponctuée-
chagrinée ; sillons transverses postérieurs et triangles métasternaux absents.
Sillon marginal antérieur de chaque sternite de l'abdomen formé par des
carinules longitudinales rapprochées, les sternites 2 et 3 de chaque côté avec
quelques petits points superficiels pourvus chacun d’une soie microscopique. Aire
déprimée de la pièce apicale du pygidium interrompue au centre par une côte
longitudinale assez saillante ; marge apicale du pygidium avec huit longues et fines
soies dressées, quatre soies de part et d'autre du milieu.
Tous les fémurs assez trapus, les antérieurs et postérieurs à peu près de la
même largeur, les intermédiaires un peu plus grêles ; fémurs antérieurs rebordés
seulement sur la marge antérieure, les autres seulement sur le tiers apical de la
marge postérieure. Métatibia sensiblement arqué, assez grêle, distinctement élargi
vers l’apex ; éperon apical supérieur à peu près aussi long que le 1°" article du tarse,
assez robuste, aplati et pointu ; 1° article du métatarse légèrement plus court que
les deux suivants réunis. Sac interne du pénis avec deux sclérites subtriangulaires.
Remarque. — P. gomyi est très proche de P. pumilio (Balthasar) et P. ashantii
(Endrëdi), de l'Afrique occidentale. Avec les trois autres espèces du Nouveau-
Monde, P. parvulus (Chevrolat), P. longulus (Cartwright) et P. freudei (Balthasar),
ils forment un groupe très homogène du point de vue de la morphologie externe et
dont les espèces ne peuvent être identifiées que par l'étude des genitalia.
Distribution. — ARCHIPEL DES MASCAREIGNES. La Réunion : Saint Denis,
lumière, IX.1971, IV.1973 (Y. Gomy), 2 paratypes (MNHNP). — Souris Chaude,
X1.1970 (Y. Gomy), 3 paratypes (MNHNP, CP). — Saint Leu, lumière, I1.1970 (L.
Cheynet), 1 paratype (MNHNP). — Saint Gilles les Bains, lumière, dates diverses
(Ÿ: Gomy), holotype et allotype (MNHNP), 89 paratypes (MNHNP, CP). — Saint-
Paul, sous fruits pourris, 11.1965 (Y. Gomy), 1 paratype (MNHNP). — La
Possession, sous bouse, V.1967 (Y. Gomy), 2 paratypes (MNHNP).
Répartition géographique. — Jusqu'à présent, cette espèce n’est uniquement
connue que de La Réunion.
Exemplaires examinés : 100, l'ensemble de la série originale.
7. Genre Pleurophorus Mulsant
Pleurophorus Mulsant, 1842 : 312 (espèce type : Scarabaeus caesus Creutzer, 1796, par monotypic).
Pleurophorus Mulsant ; Prrrio & Marat, 1986 : 58.
Description. — Genre très proche de Platytomus Mulsant, dont il diffère par
les caractères suivants :
Corps beaucoup plus allongé, très parallèle et faiblement convexe ; présence
constante d’une faible carène occipitale transverse ; silhouette dorsale du pronotum
moins convexe ; élytres étroits, parallèles, presque non élargis en arrière et
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 215
faiblement convexes ; métasternum plus allongé ; sillon crénelé situé près du bord
antérieur de chaque sternite abdominal toujours constitué par une rangée transverse
de carinules longitudinales rapprochées ; marge apicale du pygidium invariablement
avec une soie dressée de part et d'autre du milieu ; fémurs postérieurs assez
allongés, bien plus étroits que les antérieurs ; tibias intermédiaires et postérieurs
assez étroits et faiblement élargis vers l’apex ; éperons apicaux des métatibias
toujours grêles et pointus ; tarses postérieurs d'aussi longs à un peu plus longs que
les tibias, tous leurs articles, même le 1‘, allongés, subeylindriques, à peine
distinctement, presque symétriquement, élargis à l’apex.
Dimorphisme sexuel du dernier sternite abdominal comme chez Platytomus.
Paramères et spermathèque souvent assez voisins de ceux de Platytomus ; sac
interne de l’édéage pourvu ou non de sclérites c: ractéristiques.
Trois lignées phylétiques viennent d’être individualisées par Pittino & Mariani
(1986), correspondant à trois types divers d’épipharynx : 1/ lignée “caesus” (région
paléarctique, région éthiopienne et Nouveau-Monde) ; 2/ lignée “impressicollis”
(région orientale, Afghanistan) ; 3/ lignée “nepalensis” (Népal). Chez la lignée
“'caesus”, la seule qui nous intéresse ici, l’épipharynx ressemble beaucoup à celui de
Platytomus, dont il diffère par la forme moins transverse : la corypha encore plus
réduite, avec au milieu un ou deux vestiges de spinules, près de l’apex de
l'épitorma; enfin, la forte spinule antérieure des pedia, placée de façon
caractéristique de part et d'autre de l’épitorma chez Platytomus, est, elle aussi,
réduite à l’état de vestige.
La systématique spécifique du genre est très difficile par suite de
l'homogénéité des caractères externes ; en effet, dans plusieurs cas, les espèces
voisines ne peuvent être identifiées avec certitude que par l'examen de l'édéage,
tandis que les femelles isolées restent souvent indéterminables, au moins chez la
lignée “’caesus”. Par contre, chez la lignée “impressicollis”, même la morphologie
des spermathèques est souvent bien caractéristique.
Répartition géographique. — Le genre est presque cosmopolite, manquant
seulement dans la région australienne. En effet, il est très largement répandu partout
dans l’Ancien-Monde, avec 29 espèces, 13 du groupe de “caesus”, 15 du groupe
d“impressicollis” et une du groupe de “nepalensis”. De plus, une espèce (P.
caesus) se trouve aussi dans le Nouveau-Monde (Pittino & Mariani, 1986). Le genre
est représenté à Madagascar par deux espèces. Une troisième, décrite comme
Psammodius (P. caesoides) par Fairmaire (1899) et rangée dans le genre
Pleurophorus par Schmidt (1910a), est transférée dans le genre Ataenius par P.
Bordat dans ce même volume.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Stries des élytres fines et superficielles, leurs points entamant
faiblement les bords des interstries ; ceux-ci presque plans, même
vers l'apex. Les trois fémurs distinctement rebordés sur la marge
antérieure et postérieure. Tibias antérieurs normalement tridentés
sur la marge externe. Premier article du métatarse assez grêle et
allongé, aussi long que les 3 suivants réunis et distinctement plus
Source : MNHN, Paris
216 RICCARDO PITTINO
long que l’éperon apical supérieur du métatibia. Genitalia ©, fig. 1.
Long. 2,5 à 3,5 mm 1. P. caesus
— Stries des élytres assez larges et profondes, surtout vers l’apex, leurs
points entamant fortement les bords des interstries; ceux-ci
visiblement convexes, encore plus vers l'arrière. Fémurs antérieurs
rebordés seulement sur la marge antérieure, fémurs intermédiaires
et postérieurs rebordés seulement sur la marge postérieure. Tibias
antérieurs presque quadridentés sur la marge externe, du fait d’une
petite dent basale assez distincte. Premier article du métatarse assez
court et trapu, aussi long que les 2 suivants réunis et un peu plus
court que l’éperon apical supérieur du métatibia. Genitalia ©, fig. 2.
Long. 2,1 à 2,9 mm. . 2. P. madagassus
1. Pleurophorus caesus (Creutzer)
Creutzer, 1796 : 2.
us Pai
Searabaeus caesi
Psammobius ea
: 34. — 1866: 34.
LLUAUD, 1900 : 241.
Pleurophorus Pan:
Pleurophort CG PAULIAN, 1936 : 135.
Pleurophorus caesus Creutzer; PrrniNo & MARLAN, 1986 : 65.
Type. — Le type de Creutzer, provenant de Vienne, a disparu. Un néotype,
provenant également de Vienne, a été désigné par Petrovitz (1961a) (MENG) (!).
Description. — Long. : 2,5 à 3,5 mm. Très allongé, parallèle, assez luisant, de
brun rougeâtre à noir, avec les marges du corps et les pattes éclaircies.
Les caractères donnés dans la clef sont tout à fait suffisants pour identifier
cette espèce, qui est, d’ailleurs, assez bien connue et qui, de plus, vient d’être
redécrite et illustrée par Pittino & Mariani (1986). Pour de plus amples détails
taxonomiques, morphologiques, ainsi que bibliographiques, on renvoie à ce
travail.
Répartition géographique. — Toute la région paléarctique occidentale, au nord
jusqu’en Angleterre, Pays-Bas, Allemagne centrale, Pologne méridionale et Suède, à
l’est jusqu’en Asie centrale ; Guinée équatoriale, (ex Guinée espagnole), Afrique du
Sud, Etats-Unis d'Amérique, Canada, Chili, Japon ; connu aussi de Madagascar.
Plusieurs citations sont fausses ; celles pour l'Iran (Petrovitz, 1954 ; Baraud, 1968)
et pour l'Arabie (Paulian, 1980) sont à reporter à P. anatolicus Petrovitz et P.
arabicus Pittino & Mariano : les citations de Libye (Zanon, 1922 ; Dodero, 1925 ;
Gridelli, 1930 ; Zavattari, 1934 ; Schatzmayr, 1937 et 1946) sont à rapporter à P.
torretassoi Schatzmayr, celle du Tonkin (Paulian, 1945) à P. impressicollis
(Bohemann), tandis que celles pour le Soudan sont à rapporter respectivement à P.
africanus Pittino (Balthasar, 1972) et P. villiersi Bordat (Rakov 1984).
MADAGASCAR : Sans indication de localité (ex coll. L. Fairmaire), 2 ex.
(MNHNP), les seuls que j'ai vus de la région malgache. Sans doute introduction
accidentelle ou erreur d’étiquetage ?
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE PSAMMODIINAE 217
€ le sac interne
D'après R. Pittino &
Fig. Let 2, Pleurophorus, genitalia © : vue latérale des paramères et pièce b:
extrait. — 1, P. caesus (Creutzer). — 2, P. madagassus Pittino & Mariani.
G. Mariani (1986).
2. Pleurophorus madagassus Pittino & Mariani
Pleurophorus madagassus Pittino & Mariani, 1986 : 96.
Type. — Holotype S, Madagascar Ouest, S. de Soalala, réserve naturelle
intégrale n° 8 de Namoroka, IX.1952 (R. Paulian) (MNHNP) (!).
Source : MNHN, Paris
218 RICCARDO PITTINO
Description. — Long. : 2,1 à 2,9 mm. Même aspect que P. caesus, mais de
couleur presque toujours sombre, avec les marges de la tête et des élytres largement
éclaircies, ainsi que l'interstrie sutural et les pattes, tandis que la massue des
antennes est souvent sombre au lieu d’être jaunâtre, comme chez L. ca Je ne
crois pas nécessaire de redécrire cette espèce, qui vient d'être décrite (Pittino &
Mariani, 1986) et qu’on peut aisément reconnaître de l’autre espèce malgache
d’après les caractères donnés dans la clef.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO. — 30 km au N. d’Ambanja,
route nationale 6, forêt sur sable, lumière, VIIL.1973 (A. Peyrieras), 21 ex. non
paratypes (MNHNP, CP). — Bas Sambirano, IX.1949 (J. Millot), 7 paratypes
(MNHNP. CP). — Nosy Be, forêt de Lokobe, IX.1947 (J. Milloÿ. 1 paratype
(MNHNP). — Maromandia, 1923 (R. Decary), 15 paratypes (MNHNP, CP).
MADAGASCAR OUEST : Analalava, région d’Antsohihy, basse Anjingo et basse
Maevarano, 1908 (J. Descarpentries), 1 paratype (MNHNP). — Marovoay,
VIIL1962 (J. Dubois), 2 paratypes (MRACT). — Ampijoroa, Ankarafantsika,
111973, 1 paratype (MNHNP). — S$. de Soalala, réserve naturelle intégrale n° 8 de
Namoroka, IX.1952 (R. Paulian), holotype Set allotype © (MNHNP), 45 paratypes
(MNHNP, CP) ; bordure orientale de la réserve naturelle intégrale n° 8, Vilanandro,
IX.1952 (R. Paulian), 5 paratypes (MNHNP, CP). — N. de Miandrivazo, région
d’Ankavandra, 1898 (S: Huré), 20 paratypes (MNHNP, CP) ; Ankavandra, VIL.1949
(R. Paulian), 2 paratypes (MNHNP).
MADAGASCAR : Sans indication de localité (. Perrier ; Aubert de la Rue), 4
Paratypes (MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Exemplaires examinés : 127.
Remarque. — P. madagassus est très voisin de P. villiersi Bordat, récemment
décrit du Cameroun, Sénégal et Zaïre (Bordat, 1984), et connu aussi du Soudan
(Pitino & Mariani, 1986).
Source : MNHN, Paris
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier particulièrement M. le Recteur D' R. Paulian pour m'avoir
confié cette étude, ainsi que les collègues et amis scarabéologistes : D' Y. Cambefort
et P. Clément de Paris, Patrice Bordat de Verrières le Buisson, pour leur aide et
leurs suggestions, ainsi que pour la correction du français de mon texte original.
Ces remerciements s'adressent aussi à mon ami et collègue G. Dellacasa de
Gênes et à tous les responsables des musées ou institutions qui m'ont aimablement
communiqué en étude les types demandés ou bien du matériel non typique pour
identification. Ce sont : D' C. Besuchet et D° L. Lôbl (MHNG) ; D° M. Brancucci
(NHMB) ; D' Y. Cambefort (MNHNP) ; D" J. Decelle (MRACT) : D° $. Endrédy-
Younga (TMP) ; D° F. Hieke et D° M. Uhlig (MNHUB) ; D' L. Jessop et D' M. É.
Bacchus (BMNH) ; D' O. Merkl (HNHMB) ; D' R. Poggi (MSNG).
219
Source : MNHN, Paris
se
a,
sh
COLÉOPTÈRES APHODIIDAE
Sous-famille
RYPARINAE
par
Renaud PAULIAN*
*4, rue Beaubadat F - 33000 Bordeaux
221
Source : MNHN, Paris
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Cette petite sous-famille, répandue dans l’ensemble de la région tropicale,
réunit des espèces de taille au plus moyenne, dont le corps est marqué par des
reliefs longitudinaux et dont les éperons terminaux des tibias antérieurs et
postérieurs sont en général absents. Plusieurs genres de la sous-famille comprennent
des formes termitophiles.
La distribution géographique des genres n’est pas sans intérêt. Ryparus
Westwood est pantropical, mais surtout diversifié dans l'Asie des Moussons, la
Mélanésie et l'Amérique centrale. C’est le genre le plus riche en espèces. Sybacodes
Fairmaire est oriental; Notocaulus Quedenfeldt est africain et assez riche en
espèces ; Termitodius Wasmann est américain et oriental ; Stereomera Arrow, enfin,
connu par une unique espèce de Singapour est complètement isolée, parmi les
Aphodiides, par ses tarses de trois articles seulement.
Diagnose. — Corps plus ou moins parallèle, peu convexe, souvent à
revêtement terreux adhérent.
Tête transverse, arrondie en avant ou à bord antérieur tronqué et angles
antérieurs dentés ou obtus ; angle clypéo-génal marqué ; angles externes des joues
arrondis ; yeux à partie visible d’au-dessus parfois nulle ou réduite : front et vertex
en général avec des carènes ou des tubercules longitudinaux ; clypéus souvent avec
deux reliefs médians.
Pronotum à six carènes longitudinales, plus ou moins interrompues. Ecusson
généralement absent (présent chez Notocaulus).
Elytres à six ou huit interstries carénés, interrompus en arrière et plus ou
moins renflés en spatule vers l’apex.
Tibias antérieurs à une ou deux dents marginales externes et parfois une dent
sur le bord antérieur, rarement (Notocaulus) avec un éperon terminal.
Tibias postérieurs grêles, prismatiques, sans carènes externes, rarement
(Notocaulus) avec des éperons terminaux.
Abdomen à cinq sternites libres ; pygidium caché, replié vers l'avant.
La faune malgache de Ryparinae est remarquablement pauvre. Il est
surprenant que malgré la présence à Madagascar de Termites champignonistes, le
genre africain Notocaulus ne se soit pas établi ; cette absence est à rapprocher de
l'absence d’autres Searabéoïdes termitophiles africains ou indo-africains, comme les
Corythoderinae et les Termitotrogidae. Le passage des Termites champignonistes
d'Afrique à Madagascar a done dû se faire sans qu'une communication directe entre
les deux masses continentales ne soit établie, à travers un bras de mer suffisamment
large pour s'opposer au passage accidentel des termitophiles.
D'autre part, le genre Ryparus, seul représenté dans la région, n°y est connu
que par trois espèces bien distinctes, une des Mascareignes, une de Madagascar et
une des Comores. Ces espèces sont toujours très rares car nous n’en connaissons, en
lout, que cinq exemplaires. Le Ryparus des Mascareignes n'a jamais été retrouvé
223
Source : MNHN, Paris
224 RENAUD PAULIAN
depuis sa découverte au milieu du siècle dernier, malgré les efforts de J. Vinson et
de R. Mamet à l'ile Maurice et de Y. Gomy, tant à Maurice qu’à La Réunion. Cette
espèce, R. desjardinsii Westwood, est très isolée dans le genre. R. sogai R. Paulian,
l'espèce malgache, se rattache à un groupe d'espèces orientales, mais n’est connue
que par deux exemplaires, un mâle et une femelle, capturés à plusieurs années de
distance. Enfin, l'espèce comorienne, connue par deux exemplaires de Mohéli, est
très proche de la principale espèce africaine, connue d’Afrique orientale et centrale,
en zone forestière, et se rattache à un petit groupe d'espèces afro-tropicales. Ce type
de répartition rappelle celui que Peterson (comm. personnelle) a mis en évidence
pour les Chiroptères du genre Miniopterus, sans que cela en apporte une
explication. Une telle distribution diffère très profondément des schémas retraçant
le peuplement général en Insectes de la Grande Ile.
Genre Ryparus Westwood
Ryparus Westwood, 1844
d {espèce type du genre : Ryparus desjardinsii Westwood, 1844, décrit de lle
Maurice (le de France), seule espè
e citée).
Rliyparus Agassiz, 1846 : 326. Une émendation non justifiée de Ryparas Westwood, 1844 (Article 32 (e) du
Code international de Nomenclature zoologique).
Description. — Corps parallèle, peu convexe, d’un brun noir, à courtes
jaunes, luisant mais les téguments, en général, recouverts d’une couche te
collée à la surface.
Tête penchée, transverse ; bord antérieur du clypéus replié en dessous ; en
vue normale, le bord antérieur est obtusément tronqué arrondi au milieu, parfois
échancré en courbe concave et alors avec deux denticules antérieurs écartés
largement ; jonction clypéo-génale marquée par un lobe plus où moins arrondi ;
angles externe des joues plus ou moins arrondi. Yeux cachés d’au-dessus. Antennes
de neuf articles, à scape assez court ; funicule de cinq articles dont le premier est
arrondi, le deuxième allongé et les trois suivants transverses ; massue à articles
libres.
Mandibules (fig. 1 b) à lobe molaire portant une dizaine de rangées
longitudinales de courtes dents en épines tiangulaires ; bord interne avec, à la base,
une aire portant quelques paires de stries selérifiées obliques ; au-dessus, le bord est
pourvu, sur la moitié de sa longueur, de longues soies ; moitié distale densément
pubescente, à soies plus courtes. Bord externe sclérifié sur la moitié dorsale.
Maxilles (fig. 1 c) à palpes de quatre articles, le dernier fusiforme, terminé par
une plage de sensilles apicaux. Galéa pubescente à l’apex, garnie sur le bord interne
de courtes soies épineuses, assez peu sclérifiées ; l'angle inférieur du lobe laciniaire
avec une dent saillante vers l'avant. Lacinia réduite, avec des soies fines sur la partie
distale, précédées de cinq soies épineuses, arqu courtes, un peu sclérifiées.
Labium (fig. 1 d) en grande plaque rectangulaire ; angles antérieurs tronqués,
portant des palpes très courts, à articles épais, le dernier élargi, terminé par une très
forte soie apicale ; bord antérieur rectiligne, accompagné de deux fortes soies de
chaque côté.
Epipharynx transverse (fig. L a), sans épitorma, ni clithrum. Bord antérieur
saillant en ligne transverse dans sa partie médiane, à angles latéraux bien marqués ;
bord antérieur presque glabre, sauf sur les angles qui sont pourvus d’un groupe de
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 225
soies, deux soies en ligne transverse de chaque côté ; pédies avec un ensemble de
soies et de sensilles disposés en parabole ouverte en avant ; les soies doublées, en
dehors, dans la région postérieure, par une ligne de pores arrondis. Pariae presque
à faible pubescence, mais avec une rangée externe d’acanthopariae et une
rangée interne de fortes acropariae. Chaetopodium avec deux fortes épines de
chaque côté. Crepis court, tronqué, suivi d’un mésophobe à fines et denses soies.
Tormae entières, les dexiotormae élargies vers l'arrière. Cet épipharynx est très
original dans la famille des Aphodiides, comme l’est aussi le labium et la bordure des
lobes maxillaires à courtes épines peu selérifiées. Celles-ci contrastent avec les
épines fortes et rares des maxilles des Corythodérines (qui rappellent celles des
Termitotrogides) et avec les maxilles à soies fines des autres Aphodiides. Elles
suggèrent que les Ryparinae adultes ont un régime alimentaire particulier, plus
consistant que celui des Aphidides en général, mais non prédateur.
Vertex avec, en général, quatre carinules longitudinales et front avec deux
carinules longitudinales médianes.
Thorax transverse, en rebord latéral vif. Angles antérieurs saillants en dehors,
en lobes arrondis ou tronqués ; côtés élargis en dehors vers le milieu en une large
saillie à peu près aussi marquée que les angles antérieurs. Disque avec six carènes
longitudinales, les médianes (carènes 1) en général entières, plus ou moins parallèles
et déprimées vers le premier tiers : les latérales (carènes Il) en général interrompues
au tiers antérieur et marquées par une fossette qui s'étend aux sillons creusés entre
les carènes ; carènes externes (carènes INT) entières, plus ou moins rectilignes. Il
existe parfois une fine et courte carène entre les carènes III et le bord extérieur. Les
sillons entre les carènes sont à fond plus ou moins ereusé de fossettes et ponctué ou
non. Ecusson absent.
Elytres de forme complexe ; le bord externe forme souvent un angle au quart
apical, puis se dirige obliquement vers la suture : il porte, sur la partie apicale, un
bourrelet relevé qui domine la partie terminale du bord de l'élytre. Disque avec
quatre carènes ; la suturale effacée avant l'apex ; la carène interne (carène 1) se
termine bien avant l'apex, en un lobe plus ou moins spatuliforme, en face du
bourrelet subapical ; les carènes latérales (carène II) et externes (carène III) sont
plus courtes, moins relevées, non spatulées à lapex et souvent convergentes en
arrière. Interstries plans 1 (entre la suture et la carène 1) à 4 portant des rangées
longitudinales de gros points disposés selon les espèces et selon les interstries sur
deux ou trois rangs.
Métasternum en général avec un fort sillon longitudinal médian.
Abdomen à cinq sternites visibles, marqués d’impressions transverses sur les
côtés ; le dernier, plus long, est aplati et déprimé dans sa région médiane. Pygidium
replié vers l'avant, avec un relief longitudinal séparant deux larges fossettes.
Tibias antérieurs avec une dent marginale externe en général forte ; bord
antérieur droit ou oblique, portant une dent triangulaire dirigée droit vers l'avant ;
arête externe lisse.
Fémurs intermédiaires à arête postérieure simple ou portant une ou deux
dents.
Tibias intermédiaires et postérieurs relativement courts, prismatiques, les
postérieurs souvent brusquement élargis peu après le genou en dedans. Pas
d’éperons terminaux aux tibias postérieurs. Tarses à peu près aussi longs que les
Source : MNHN, Paris
226 RENAUD PAULIAN
tibias correspondants ; premier article très allongé, subégal aux suivants réunis.
Griffes petites, cornées.
S. Tibias antérieurs très souvent avec une forte dent terminale marginale
interne. Tibias intermédiaires avec un éperon terminal épaissi, dirigé droit en
dedans. Edéage à tambour très long, grêle, simple et cylindrique. Paramères très
courts et larges, leur bord sternal étiré en dent.
Répartition géographique. — Asie des Moussons : de l’Inde au Sud à Taïwan
(Formose) ; Philippines ; Indonésie (Bornéo, Sumatra. Java) uvelle Guinée ;
archipel de la Louisiade ; Vanuatu (Nouvelles Hébrides) ; Fidji; Nord-Est de
l'Australie ; Mascareignes ; Madagascar ; Comores : Afrique intertropicale fores-
tière ; Amérique centrale et Andes boliviennes sur le versant amazonien.
Biologie. — Les espèces connues ont, en général, été récoltées à la lumière, en
particulier aux U. V. On les trouve aussi dans l’humus des sols forestiers et parfois
sous les écorces. Leurs relations éventuelles avec les Termites n’ont pu encore être
établies avec certitude, pourtant le fait que certains Ryparus orientaux, considérés
comme rares, ont parfois été récoltés en nombre, suggère une telle association.
Observations. — Si l'identité du Ryparus desjardinsii Westwood et celle du R.
sogai R. Paulian ne prête guère à discussion, encore que la première n’ait jamais été
retrouvée à l'île Maurice depuis sa découverte, il n’en va pas de même pour R.
comorianus Fairmaire. Dans un travail antérieur, frappé de la très grande
ressemblance existant entre les types comoriens de Fairmaire et l'espèce, mieux
représentée, décrite par la suite d'Afrique tropicale par Ad. Schmidt, sous le nom de
R. suturalis, ainsi que de la grande variabilité de ce qui était rangé sous ce dernier
nom, j'avais proposé de mettre les deux taxa en synonymie. Endrôdi m'avait suivi,
avec quelques réserves cependant car il avait identifié les Ryparus zaïrois du Musée
Royal de l’Afrique centrale (MRACT) tantôt comme suturalis tantôt comme
comorianus. Ayant pu disposer, avec le type de R. suturalis aimablement
communiqué par le Musée de Stockholm et les deux types de Fairmaire de R.
comorianus, au Muséum de Paris, d’un important matériel de Ryparus du Nigéria, du
Zaïre, de Tanzanie, du Gabon, de Côte d'Ivoire et de Guinée Bissau provenant du
MRACT, du British Museum (Natural History) (BMNH) et du Muséum de Paris
(MNHNP) (en y comprenant les récoltes gabonaises de H. Coiffait), il m'est apparu
qu'il existait au moins deux espèces distinctes en Afrique tropicale continentale,
sans compter le R. clavipes Arrow de Sao Tomé. Cela m'a amené à revoir les
relations du R. comorianus Fairmaire avec les taxa africains et à conclure à sa
validité. Dans ces conditions, il a paru utile de traiter ici l'ensemble des Ryparus
afro-malgaches, dépassant ainsi les limites habituelles de la Faune de
Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Tous les interstries plans des élytres avec deux rangées de gros
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 227
plan 4 non rétréci vers la base. Angles antérieurs du elypéus
arrondis 1. R. desjardinsii
2. Angles antérieurs du clypéus dentiformes. Rebord externe de l'élytre
effacé à la base et semblant remplacé par l'interstrie caréné
IV
3. Sillons longitudinaux latéraux et externes du pronotum lisses
He 2. R. suturalis
— Sillons latéraux et externes du pronotum à gros points, au moins
dans: larégiontpostérienre - 0e. rc 4
4. Carènes médianes (carènes 1) du pronotum arquées en dedans sur
le sixième antérieur, puis légèrement divergentes en ligne droite vers
l'arrière + 3. R. occidentalis
— Carènes médianes (carènes 1) du pronotum un peu divergentes sur
le tiers antérieur, plus fortement divergentes sur les deux tiers
POSUÉTICUTS Se ee sn caes ete ee 4. R. comorianus
5. Interstrie plan 4 très fortement rétréci, presque effacé à la base.
Tibias antérieurs non fortement élargis en dedans avant l’apex
5. R. sogai
— Interstrie plan 4 non rétréci vers la base. Tibias antérieurs très
fortement renflé en dedans au bord interne vers le milieu ...... 6.R. clavipes
Ryparus desjardi
Ryparus desjardin
Rhyparus Desjardinsi Westw.; ALLUAUD, 1898 : 67.
Rhyparus Desjardinsi Westw. ; ALLUAUD, 1900 : 242.
Ryparus desjardinsi West. ; J. VINSON, 1967 : 322.
Type. — Holotype, 1 ex., Maurice, ca. 1835 (J. Desjardins) (Muséum de
l'Université d'Oxford) (R. Paulian, L ec. ; J. Vinson, 1958, L c.).
Description. — Basée sur un exemplaire très mutilé conservé au
MNANP.
Longueur : 4,5 mm. Corps relativement large, parallèle, noir.
Tête transverse, largement tronquée en avant, en courbe à peine concave, les
angles latéraux obtus ; côtés élargis en courbe convexe, à peine un peu anguleux à la
jonction clypéo-génale ; angle externe des joues arrondi. Vertex avec deux courtes
carinules longitudinales très écartées dans la région médiane ; suture clypéo-génale
relevée en bourrelet en avant. Ponctuation grande, assez serrée.
Pronotum transverse ; angles antérieurs peu saillants en dehors, en courbe
régulière ; côtés élargis au milieu en courbe allongée, pas plus saillants en dehors
que ne le sont les angles antérieurs ; côtés rétrécis en courbe lésèrement concave de
Source : MNHN, Paris
228 RENAUD PAULIAN
l'angle latéral jusque très près des angles postérieurs. Carènes 1 entières, fortes,
parallèles sur le tiers antérieur, faiblement divergentes sur les deux tiers postérieurs.
Carènes II effacées au tiers antérieur, en avant de ce point on observe un tronçon
antérieur oblique et divergent et un calus situé dans le prolongement de la carène :
carènes IT droites, parallèles et assez peu relevées. Carènes II entières, légèrement
relevées vers l'avant et plus fortement vers le tiers postérieur. Tous les sillons
longitudinaux à grande ponctuation, forte et assez serrée.
Fig. 1, Ryparus suturalis Ad. Schmidt: a, épipharynx. — b, mandibule, — e, maxille et base du palpe
maxillaire, — d, labium.
Elytres sensiblement parallèles, un peu rétrécis sur le tiers postérieur, puis à
rebord brusquement courbé vers le dedans, sans lobe extérieur saillant ; le bourrelet
subapical formé par le rebord postérieur de l'élytre, qui est large et court. Interstrie
sutural caréné en avant, effacé avant l'apex ; interstrie I renflé en spatule vers
I apex ; interstrie II à peine renflé vers l’'apex, plus court que le I ; interstrie III plus
étroit, atteignant la base en avant, à peine arqué vers le I] à l'apex et restant isolé.
Interstries plans 1, 2 et 4 à deux rangées de gros points allongés, écartés de moins de
leur diamètre ; interstrie 4 de largeur égale jusqu’à la base : interstrie 3 à trois
rangées de gros points allongés bien plus rapprochés que leur diamètre.
Tibias postérieurs assez courts, d’une longueur sensiblement égale à celle des
tarses ; bord interne nettement élargi en dedans près de la base. Premier article des
tarses largement égal aux suivants réunis.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 229
Répartition géographique. — ILE MAURICE (J. Desjardins). Outre l'holotype, il
existe un second exemplaire dans la collection Dejean au MNHNP. C’est cet exem-
plaire qui a été étudié ici. Il s’agit sans doute d’une femelle. “It is probable that this
species has been exterminated in Mauritius a long time ago” (J. Vinson, 1958, L. c.).
La RÉUNION : Plaine des Cafres (Ch. Coquerel). Les spécimens collectés par
Coquerel et qui devraient exister dans la collection Fairmaire, au MNHNP, n'y ont
pas été retrouvés.
Biologie. — “Peu commune à Bourbon [La Réunion] sous les pierres, dans les
endroits humides” (Coquerel, I. e.).
Fig. 2, schémas du contour de la tête des Ryparus : a, R. clavipes Arrow. — b, R. suturalis Ad. Schmidt.
—@ R occidentalis n. sp. — d, R. comorianus Fairmaire. — e, R. sogai R. Paulian. — f R. desjardinsi
Westwood.
2. Ryparus suturalis Ad. Schmidt (fig. 1, 2 b, 6 d'et f)
Rhyparus suturalis Ad. Schmidt, 1911 : 135.
Rhyparus sutural hmidt ; Ad, ScHMiDT, 1922: 532.
Lhyparus] suturalis Ad. Schmidt ; R. PAULIAN, 1936 : 134 (comme synonyme de R. comorianus Fa
Rhyparus comorianus Endrôdi (nec Fairmaire), 1964: 322.
Description. — Holotype ©, Cameroun (Conradt) (ex coll. Ad. Schmidt,
Muséum Royal de Stockholm).
Source : MNHN, Paris
230 AUD PAULIAN
Description. — Longueur : 5 à 5,5 mm. Corps parallèle, relativement large (L/
1 = 100/40), noir.
Tête transverse, assez largement échancrée en courbe plate en avant ; les
angles antérieurs aigus et saillants en denticules vifs ; côtés fortement sinués entre
les angles antérieurs et la jonction clypéo-génale marquée par un lobe arrondi ; angle
externe des joues arrondi. Vertex avec deux carinules longitudinales médianes fortes
et assez rapprochées et deux carinules latérales. Front avec deux callosités
médianes flanquant une dépression. Ponctuation à gros points écartés.
Pronotum transverse ; angles antérieurs saillants en dehors en lobe arrond
côtés élargis en dehors en forte courbe au milieu, un peu plus saillante en dehors
que ne le sont les angles antérieurs ; rétrécis ensuite en courbe concave jusqu’à la
base. Carènes I fortes, assez rapprochées et très faiblement divergentes vers l'avant
sur la moitié antérieure, s’écartant nettement l’une de l’autre au milieu puis plus
hautes, plus épaisses et sensiblement parallèles sur la moitié postérieure. Carènes II
nettement interrompues au quart antérieur, les tronçons antérieurs un peu obliques ;
le tronçon postérieur rectiligne et pas très élevé. Carènes III parallèles, assez basses
sur le tiers antérieur, relevées ensuite et terminées peu avant la base. Sillon 1 avec
une ou deux rangées longitudinales de points médiocres relativement serrés,
disposés le long d'une ligne médiane en fine strie. Sillons 2 et 3 sans aucune
ponctuation ou, au plus, avec quelques gros points écartés dans la région
antérieure.
Elytres à côtés un peu parallèles en avant, fortement rétrécis en courbe
concave sur le dernier tiers, puis saillants en lobe arrondi et rétrécis en courbe un
peu concave ; le bourrelet subapical est long et fort. Interstrie sutural caréné, mais à
carène effacée à l’apex ; interstrie 1 spatuliforme à l'apex ; interstries IL et LI peu
épaissis à l’apex, plus courts que le I et réunis avant l'apex ; interstrie II atteignant
la base et, en vue normale, formant le rebord externe de l'élytre à ce niveau. Tous les
interstries plans à deux rangées de gros points, forts, subcarrés, distants de moins de
leur diamètre.
Pygidium avec une forte et large dépression médiane coupée par une carène
longitudinale élargie en arrière. Derniers sternites avec une callosité médiane
creusée de deux dépressions rondes : chaque sternite avec une forte fossette de
chaque côté.
Métasternum avec un fort sillon longitudinal médian.
Fémurs intermédiaires avec une dent marginale sur le bord postérieur.
Tibias postérieurs un peu épaissis, fortement élargis au bord interne au
premier quart, à peine plus longs que les tarses. Premier article des tarses
postérieurs plus long que les quatre articles suivants réunis.
S. Tibias antérieurs relativement grêles ; dent terminale externe très forte ;
bord antérieur un peu élargi vers l’apex ; dent terminale interne en très fort crochet ;
bord interne presque droit.
… Tibias intermédiaires avec un épereon terminal dirigé droit en dedans, en
pointe forte.
9. Tibias antérieurs sans dent marginale interne à l’apex ; tibias intermédiaires
sans éperon en dedans à l’apex.
Source : MNHN, Paris
APHODHIDAE RYPARINAE 231
Répartition géographique. — TANZANIE : Dar es Salam (d’après Schmidt). — E.
Usambara Mts., Amani Res. Stat., ca 3000’, 19/27.VI.1974 (D. Holles) (BMNH). —
Twatuma (Albertville), 3.1.1954 (M. Lips) (MRACT).
Fig. 3, Ryparus occidentalis n. sp.
ZaÏRE : Maniéma, Kindu (L. Burgeon) (MNHNP). — Haut Uelle, Takalu,
VIL.1922 (D. J. Bussey) (BMNH). — Moto, 1923 (L. Burgeon) (MRACT). — Watsa,
1932 (L. Burgeon) (MRACT). — Pare national Albert, massif du Ruwenzori, Mt
Ngulingo près Nyamguleke, 2500 m, 17/18.11.1953 (Vanschuythroecke &
Hendrieks) (MRACT). — Ruwenzori, Mutwanga, 1937 (Lisfranc) (MRACT). —
Kivu, Mabuifa, 11.1935 (Boutakoff) (MRACT). — Terr. Masisi, 600 m, Matakalu,
IX.1953 (N. Leleup) (MRACT). — Stanleyville, 11.1940 (L. Ghesquière) (MRACT).
— Coquilhatville, S.-0. Bolenge, humus en forêt, X.1959 (N. Leleup) (MRACT). —
Yangambi (C. Donis) (MRACT). — Ituri, La Moto, Madya (L. Burgeon) (MRACT).
— Kibali, Yindi, V.1949 (H. Bertrand) (MRACT). — Kilo Mines, ILI-X1.1939 (L.
Defel) (MRACT). — Bimba, XIL.1939-I. 1940 (H. de Saeger) (MRACT). —
Equateur, Flandria, X.1939 (R. P. Hulstaert) (MRACT). — Lulouga, Befale,
IX.1916 (L. Ghesquière) (MRACT). — Elisabethville, 11.1940 (H. A. Brédo)
(MRACT).
Gabon : Belinga, III-V.1963 (H. Coiffait) (MNHNP).
Source : MNHN, Paris
232 RENAUD PAULIAN
CAMEROUN : Lolodorf (Conradt) (MNHNP).
Les données de la littérature entomologique confondant R. suturalis Ad.
Schmidt et R. occidentalis n. sp., nous n’avons retenu ici que les stations qu'il nous a
été possible de vérifier.
Observations. — Ad. Schmidt décrit son R. suturalis en 1911 sur du matériel
de Tanzanie. En 1922, il cite l'espèce d’autres stations dont le Cameroun, Dans sa
collection, conservée au Muséum Royal de Stockholm, un exemplaire du Cameroun
est étiqueté type (étiquette rectangulaire rouge). La désignation ayant été
apparemment faite par l’auteur lui-même, nous la conservons, malgré son caractère
insolite.
3. Ryparus occidentalis n. sp. (fig. 2 c, 3, 4 a, 5 b, e)
Type. — Holotype S, Nigeria, near Benin, 18-30.1V.1958 (J. L. G. fregory])
(ex coll. Tottenham, BMNH).
Description. — Longueur : 3,5 mm. Corps parallèle, relativement étroit (L/1 =
100/35), noir.
Tête très transverse, coupée largement droit en avant ; les angles antérieurs
marqués ; côtés sinués entre les angles antérieurs un peu aigus et les angles externes
des joues qui sont très arrondis. Vertex et front avec une dépression médiane
profonde en arrière, mate et imponctuée, limitée en dehors par un bourrelet un peu
caréniforme en arrière ; le reste du vertex et du front à ponctuation bien marquée ;
côtés du front et du vertex avec une dépression longitudinale comparable à la
dépression médiane.
Pronotum transverse ; angles antérieurs faiblement saillants et arrondis en
dehors ; côtés élargis en dehors en courbe aussi saillante que les angles antérieurs,
longue ; les côtés rétrécis vers l'arrière derrière le milieu et brièvement parallèles
avant la base. Carènes I fortes, arquées et concaves en dedans sur le sixième
antérieur, puis progressivement et légèrement divergentes vers l'arrière ; carènes II
courtement interrompues au premier quart, le tronçon antérieur doublé en dehors
d'un bourrelet oblique s’effaçant vers l'avant ; tronçon postérieur de hauteur
uniforme, faiblement divergent vers l'arrière. Carène III basse sur le quart antérieur,
brusquement relevée, de hauteur égale vers l'arrière, ne touchant pas la base. Sillon
1 à points moyens, peu serrés, alignés sur toute la longueur du sillon ; sillons 2 et 3 à
ponctuation moyenne, pas très serrée, le sillon 3 avec une forte fossette antérieure et
le sillon 2 avec quelques légères fossettes.
Elytres à côtés rétrécis sur le tiers apical, puis saillant en lobe en dehors et
brusquement dirigé vers l'apex en courbe un peu concave en dehors ; déclivité
apicale avec un fort bourrelet subapical transverse, élargi en dehors, brillant et à
points écartés. Interstrie sutural effacé avant l'apex. Interstrie Lun peu élargi en
spatule puis effacé bien avant l'apex ; interstrie Il cariniforme, terminé en haute
Carène arquée un peu avant l'extrémité du 1 : interstrie II cariniforme recourbé vers
le I et le rejoignant presque avant l’apex. Interstries 1 à 4 à deux rangées de gros
points espacés d'au moins deux fois leur diamètre.
Fémurs intermédiaires sans dent sur leur bord postérieur.
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 233
Fig. 4, région apicale des élytres de Ryparus : a, R. occidental
n.sp.— b, R. clavipes Arrow. — c, R.
desjardins
Westwood. — d, R. comorianus Fairmaire. — R. sogai R. Paulian.
Tibias postérieurs un peu épaissis, élargis en dedans au quart basal. Tibias
postérieurs à peine plus longs que les tarses postérieurs, ceux-ci à premier article
subégal aux quatre articles suivants réunis.
S. Tibias antérieurs avec une forte dent marginale apicale externe suivie d’un
élargissement allongé sur l’arête externe. Angle apical interne étiré en dedans en
forte dent.
Tibias intermédiaires avec un fort éperon terminal dirigé droit en
dedans.
Source : MNHN, Paris
234 RENAUD PAULIAN
Répartition géographique. — NiceriA : Environs de Benin, 18/30.1V.1958 (JL
L. Gregory) (un paratype au MNHNP). — Ibadan, V.1967 (: L. Gregory) (BMNH).
— Moundika, 1V.1950 (J. L. Gregory) (BMNH).
GHANA : Sur Triplochiton sideroxylon, 1946 (G. H. Thompson) (BMNH).
Côre D'IvoirE : Bingerville, 13.1V.1962 (. Decelle) (MRACT et MNAHNP).
Gui Bissau (ex Guinée portugaise): Rio Geba, 1906 (G. Favarel)
Observations, — La citation du Togo, donnée par Ad. Schmidt pour R.
suturalis, s'applique sans doute à cette espèce.
Certains exemplaires du Gabon et du Zaïre paraissent aussi appartenir plutôt à
R. occidentalis qu'à R. suturalis ; il ne serait pas impossible qu’ils appartiennent, en
fait, à une autre espèce.
4. Ryparus comorianus Fairmaire (Gg. 2 d, 4 d, 5)
Ryparus comorianus Fairmaire, 1896 : 452.
Rhyparus comorianus Fairm. : ALLUAUD, 1900 : 242.
Rhyparus comorianus Fairm.; Ad. ScHmibr, 1922 : 533.
Rhyparus comorianus Fai R. PAULIAN, 1936 : 134.
Rhyparus comorianus Fa 3 R. PAULIAN, 1979: 75.
Type. — LECTOTYPE 9, Comores, 1885-1886 (L. Humblot) (MNHNP).
Présente désignation.
Description. — Longueur : 4 mm. Corps parallèle, noir, relativement large
(L/1 = 100/40).
Tête transverse ; bord antérieur en courbe concave, les angles antérieurs
saillants et vifs; côtés élargis en dehors en courbe concave, saillante en lobes
arrondis au niveau de la jonction clypéo-génale ; angles externes des joues
largement arrondis. Front avec deux courtes carènes longitudinales submédianes et
clypéus avec deux reliefs longitudinaux un peu plus écartés : vertex avec, de chaque
côté, une carène longitudinale. Ponctuation grande, superficielle, serrée sur le
vertex, irrégulière et écartée sur le front et sur le clypéus.
Pronotum transverse : angles antérieurs saillants en lobes arrondis en dehors ;
côtés élargis bien au-delà du milieu en lobe Saillant, court, plus marqué que les
angles antérieurs ; côtés parallèles avant la base. Carènes I entières, hautes, un peu
divergentes sur le tiers antérieur et plus nettement sur les deux tiers postérieurs.
Carènes IL entières, le tronçon du tiers antérieur dévié en dehors et doublé en
dedans par un court bourrelet prolongeant la carène vers le bord antérieur. Carènes
IT entières, parallèles et droites sur le tiers antérieur, un peu relevées et divergentes
en courbe sur les deux tiers postérieurs. Sillon I à points moyens, peu serrés el une
ligne longitudinale médiane de points enfoncés. Sillons 2 et 3 à gros points peu
serrés.
Métasternum à disque portant un fort sillon longitudinal médian.
Elytres presque parallèles, un peu rétrécis aux épaules. Bord externe
fortement concave en arrière, formant un angle droit suivi d’un tronçon très oblique
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 235
vers la suture, portant un fort lobe subapical transverse. Interstrie sutural peu
caréné, effacé avant l’apex. Interstrie I faiblement spatulé avant l’apex. Interstries IL
et IIT simplement carénés, bien relevés, confluents avant l’apex. Interstries plans, 1
à 4 chacun à deux rangées de points très forts, écartés de bien plus que leur
diamètre, le 2 portant, en outre, une fine ligne longitudinale médiane un peu
effacée.
Fig. 5, Ryparus comorianus Farmaire, @, lectotype.
Fémurs intermédiaires à bord postérieur légèremente denté vers son
milieu.
Tibias antérieurs grêles, un peu épaissis en dehors sur la moitié apicale, avec
une forte dent marginale externe, sans dent interne.
Tibias postérieurs grêles, un peu épaissis et longuement élargis en dedans à la
base, un peu plus longs que les tarses, ceux-ci à article 1 subégal aux quatre suivants
réunis.
Répartition géographique. — ARCHIPEL DES COMORES : Mohéli.
5. Ryparus clavipes Arrow (fig. 2 a, 4 b, 6 c)
Rhyparus clavipes Arrow, 1935 : 160.
Type. — Holotype S, Golfe de Guinée, île de Sao Thomé, X/X1.1932 (W. H.
T. Tams) (BMNH).
Source : MNHN, Paris
236 RENAUD PAULIAN
Description. — Longueur : 6 mm. Corps parallèle, noir, relativement large (L/I
= 100/41).
Tête transverse ; bord antérieur courtement tronqué en avant, les angles
antérieurs arrondis ; côtés élargis en courbe concave, faiblement lobés à la jonction
du elypéus et des joues ; angle externe des joues droit. Vertex et clypéus avi
chacun deux carinules longitudinales submédianes : une longue carène longitud
nale latérale sur le côté du vertex, prolongée par un relief suivant la suture clypéo-
génale. Ponctuation forte, peu serrée et irrégulière.
Fig 6, détails des tibias antérieurs mâles et édéage de Ryparus : a, tibia antérieur de R. sogai R.
Paulian. — Bd. de R.oceidentalis n. sp. — c, id. de R. clavipes Arrow. — dd, de R. suturalis A4. Schmidt.
Sas pe* du tibia interméliaire et tarse de R. occidental n, sp. — £, édéage de profil de R. suturalis Ad.
Schmidt.
Pronotum transverse ; angles antérieurs saillants en lobes arrondis ; côtés
élargis, un peu avant le milieu, en lobe court, plus saillant que celui formé par les
angles antérieurs, puis rétrécis en ligne droite jusqu'aux angles postérieurs. Carènes
I formées de deux tronçons parallèles, raccordés en légère courbe au milieu de la
longueur ; les tronçons antérieurs sont très faiblement arqués en dedans et épaissis
au bord antérieur ; les tronçons postérieurs sont un peu plus écartés. Carènes II
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 237
avec un très court tronçon antérieur suivi d’une large interruption ; tronçon
postérieur rectiligne, pas très élevé. Carènes III fortement abaissées au tiers
antérieur, relevées en avant et plus fortement en arrière sur les deux tiers
postérieurs, droites. Sillon 1 avec de gros points irréguliers, assez serrés mais effacés
dans la région médiane, avec une ligne longitudinale médiane enfoncée. Sillon 2 à
ponctuation semblable. Sillon 3 à points plus petits et plus carrés.
Elytres un peu rétrécis vers le dernier tiers, puis arrondis et brusquement
rétrécis en ligne presque droite jusqu'à l’apex, avec un très large bourrelet
subapical. Interstrie sutural entièrement caréné. Interstrie 1 légèrement
spatuliforme à l'extrémité de la partie carénée, bien avant l’apex de l'élytre.
Interstrie IL dirigée vers le I à l’apex, en carène simple. Interstrie [IL écarté du II,
fortement courbé vers l’intérieur avant l’apex. Interstries 1 à 4 avec chacun deux
rangées de points écartés, distants d'à peine plus de leur diamètre, assez fins.
Tibias postérieurs grêles, un peu arqués, nettement et courtement épaissis en
dedans au premier quart ; à peine plus longs que les tarses ; ceux-ci à premier article
égal aux quatre suivants réunis.
©. Tibias antérieurs fortement élargis en dedans et plus faiblement en dehors,
sur la moitié distale ; dent marginale externe en angle peu marqué, arête externe
lisse ; dent marginale interne en forte dent arquée.
Tibias intermédiaires avec un éperon terminal dirigé droit en dedans.
Tibias postérieurs avec une brosse apicale de longs poils.
9. Tibias antérieurs élargis en dehors en courbe sur la moitié distale, mais pas
en dedans ; dent marginale externe forte, pas de dent marginale interne.
Répartition géographique. — Ile de San Thomé, malheureusement sans
indication précise du lieu de capture.
On ne connaît que la série originale récoltée par W. H. T. Tams (BMNH) lors
de sa mission, en compagnie du botaniste A. W. Exell, dans les quatre îles du Golfe
de Guinée, d'octobre 1932 à février 1933.
Observations. — Il est intéressant de noter que le R. clavipes paraît très isolé
dans le genre Ryparus et que l’île de San Thomé renferme quelques autres
endémiques également très isolés, tel que l'extraordinaire Stenosternus, Orphnide
monospécifique, caractérisé par une réduction extrême des tarses postérieurs.
6. Ryparus sogai R. Paulian (fig. 2 e, 4 e, 6 a, 7)
Rhyparus Sogai R. Paulian 1959 : 47, fig.
Type. — Holotype 9, Madagascar Est, réserve naturelle intégrale n° 3,
Andranomalaza, I1.1957 (P. Soga) (MNHNP).
Description. — Longueur : 6 à 7 mm. Corps noir, relativement allongé (L/1 =
100/34).
Tête transverse, rétrécie vers l'avant, à bord antérieur faiblement concave et
angles antérieurs arrondis ; côtés élargis en courbe un peu concave en dehors, avec
un lobe arrondi avant la jonction elypéo-génale ; angle externe des joues arrondi.
Source : MNHN, Paris
238 RENAUD PAULIAN
Front et clypéus avec deux reliefs longitudinaux bien séparés ; côtés du vertex avec
un relief longitudinal prolongé en dedans de la suture clypéo-génale jusqu’au bord
antérieur. Ponctuation moyenne, assez dense, un peu effacée sur les reliefs du
elypéus.
Pronotum transverse ; angles antérieurs très saillants en dehors en lobes
anguleux ; lobes latéraux moins marqués, le lobe court, les côtés du pronotum
parallèles sur le quart postérieur. Carènes I entières, fortes, divergentes sur le tiers
antérieur et renflés en avant, plus fortement divergentes sur les deux tiers
postérieurs sauf près de la base où elles sont sensiblement parallèles. Carènes II
Fig 7, Ryparus sogai R. Paulian, 9, holotype.
médiocres, largement interrompues, le tronçon antérieur occupant le premier quart
de la longueur et doublé en dehors par une carène un peu oblique et plus relevée
que lui, le tronçon postérieur droit et faiblement relevé vers l'arrière. Carènes III
droites, entières, assez peu relevées. Sillon 1 avec une ligne longitudinale médiane
de points, doublée, de chaque côté, en arrière, à partir du premier tiers, par une
ligne semblable un peu oblique et divergeant vers l'arrière. Sillons 2 et 3 à gros
points irréguliers et peu serrés.
Métasternum avec une large fossette médiane, parcourue par un sillon
longitudinal bien marqué.
Fémurs intermédiaires avec une petite dent au milieu du bord pos
Elytres rétrécis aux épaules, plus grande largeur au premier tiers ; apex
presque régulièrement rétréei en ogive. Interstrie sutural à carène effacée bien avant
l'apex. Interstrie I spatuliforme bien avant l'apex ; IL et II simplement carénés dans
la région apicale où ils convergent ; bourrelet transverse subapical petit, peu
Source : MNHN, Paris
APHODIIDAE RYPARINAE 239
marqué. Interstries plans 1 à 4, à deux rangs de points petits, serrés, distants de
moins de leur diamètre.
Pygidium déprimé, avec une courte carène longitudinale médiane vers l'apex.
Dernier sternite abdominal avec une faible dépression double dans la région
médiane.
S. Tibias antérieurs assez grêles, à peine élargis sur la moitié distale ; dent
marginale externe obtuse; dent marginale interne très forte; arête externe
lisse.
Tibias intermédiaires à fort éperon terminal dirigé droit en dedans.
9. Tibias antérieurs à peine élargis sur la moitié apicale, sans dents terminales,
ni externe, ni interne.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr : Réserve naturelle intégrale n° 12,
massif du Marojejy, 1 300 m, X1.1972 (A. Peyrieras) (© décrit ici pour la première
fois) (MNHNP). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, I1.1957 (P.
Soga) (8, holotype, MNHNP).
Répartition géographique. — Madagascar.
Observation. — Compte tenu de l'activité des recherches entomologiques
poursuivies à Maroantsetra et aux environs par J. Vadon, A. Peyrieras et leurs
collecteurs et par d’autres dans la région de Périnet, on doit considérer que R. sogai
est localisé en forêt de moyenne altitude dans le Nord-Est malgache.
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ru
ta
e
”
:
à :
SN
ré
ere
Lot
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume sont précédés d’un
astérisque (*). Les synonymes sont en italique.
Aganocrossus, 21.
alluaudi, 176.
# ambovombensis, 163.
Ammoecius, 97.
amoenus, 22.
# anjouanensis, 90.
APHODIINAE, 19.
APHODINI, 19.
Aphodius, 19.
apicesetosus, 76.
Ataenius, 85.
atomus, 45.
attenuatus, 112.
australasiae, 85.
bayeri, 61, 128.
binominatus, 62.
biovatus, 171.
Blackburneus, 23.
Boucardius, 144.
#brevis, 164.
# bucciarellü, 156.
caesoides, 88.
caesus, 216.
Calamosternus, 19.
cariei, 194.
cavus, 97.
centralis, 22.
clavipes, 235.
clementi (Aphodius), 74.
* clementi (Rhyssemorphus), 205.
comorianus (Ryparus), 234.
# comorianus (Saprosites), 99.
connectens, 47.
cuniculus, 62.
# descarpentriesi, 169.
desjardinsii, 227.
Didactylia, 78.
Dinacry zut, 78.
* didactylioides, 40.
dionysü, 66.
# dispar, 186.
dorsalis, 42.
# dubius, 102.
EUPARIINAE, 85.
expertus, 62.
* explanatus, 103.
exsecta, 79.
fairmairei, 160.
falcatus, 105.
fastus, 107.
frater, 95.
garamas, 90, 128.
germanus, 147.
ghindanus, 19.
gomyi (Platytomus), 213.
gomyi (Saprosites), 120.
goudoti, 178.
granarius, 19.
granulicollis, 176.
granulosocostatus, 173:
guadeloupensis, 62.
haematiticus, 19.
haroldi, 187.
hirsutus, 194.
#ijmitator, 191.
impugnans, 22.
Source : MNHN, Paris
254
impurus, 68.
indicus, 142.
inermis, 167.
innotatus, 47.
inscitus, 154.
insignicollis, 154.
invenustus, 19.
Koshantschikovius, 27.
Labarrus, 31.
latecinctus, 28.
laticeps, 108.
Leiopsammodius, 139.
leo, 75.
leoninus, 19.
lividus, 32.
lodoiceae, 110.
Lorditomaeus, 19.
lunatulus, 19.
* Madagaphodius, 40.
madagascariensis (Aphodius), 47.
madagascariensis (Saprosites), 112.
madagassicus (Aphodius), 33.
* madagassicus (Ataenius), 91.
madagassus (Boucardius), 178.
madagassus (Pleurophorus), 217.
madagassus (Rhyssemus), 184.
malasiacus, 154.
* mangoroensis, 70.
Mesontoplapys, 41.
Mesontoplatys, 41.
mocquerysi, 200.
moestus, 47.
mussardi, 154.
mutans, 47.
* namorokae, 190.
* Neocalaphodius, 47.
Neomadiellus, 51.
Nialaphodius, 60.
nigrita, 61.
* nitidus, 202.
novus, 19.
* occidentalis, 232.
*olympiae, 170.
paivanus, 62.
palmarum, 114.
papuanus, 154.
Paradidactylia, 65.
« parallelicollis, 116.
parvulus, 45.
# pauliani (Rhyssemus), 162.
* pauliani (Saprosites), 117
perforatus, 118.
* perinetensis, 52.
petrovitzi, 200.
Petrovitzius, 137.
* peyrierasi (Aphodius), 54.
* peyrierasi (Rhyssemus), 183.
Pharaphodius, 67.
picescens, 19.
picipes, 68.
pictipennis, 82.
pittinoi, 83.
Platytomus, 212.
Pleuraphodius, 72.
Pleurophorus, 214.
polycolpus, 181.
postpilosus, 21.
probes, 42.
PSAMMODIINAE, 131.
Pseudammoecius, 85.
pseudignotus, 71.
pseudolividus, 36.
* Pseudopharaphodius, 76.
pygmaeus, 120.
radamus, 24.
# rakovici, 208.
* ranomandryensis, 55.
raucus, 92.
*rectus, 122.
Rhyparus, 224.
Rhyssemomorphus, 196.
Rhyssemorphus, 196.
Rhyssemus, 144.
ritsemae, 147.
rosickyi, 84.
RYPARINAE, 221.
Ryparus, 224.
samoanus, 194.
Saprosites, 96.
* scabrosus, 175.
Source : MNHN, Paris
# schmitzi, 30.
seulpticollis, 142.
seulptilipennis, 147.
seutellaris, 95.
seychellensis (Leiopsammodius), 141.
* seychellensis (Saprosites), 110.
# sicardi, 124.
sogai, 237.
sublividus, 37.
subvittatus, 47.
suturalis, 229.
# tantulus, 125.
tarsalis, 154.
# tenuistriatus, 126.
tenuitarsis, 42.
tesari, 138.
# testudo, 158.
Trichaphodius, 19.
Trichiorhyssemus, 192.
#tsihombensis, 158.
tuberifrons, 62.
*unctus, 57.
urostigma, 19.
uxoris, 99.
vadoni (Aphodius), 25.
# vadoni (Rhyssemorphus), 210.
vestiarius, 62.
* villosus, 166.
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la «Faune de Madagascar »
au Dr R.-P. DECHAMBRE, 45, rue Buffon, 75005 Paris.
En vente à la :
e SARL. René THOMAS
28, rue des Fossés Saint Bernard, F - 75005 Paris
e Librairie Philippe DEVISME
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36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, F - 75005 Paris
@ Librairie SCIENCES NaT
2, rue André-Mellenne, Venette, F - 60200 Compiègne
Date de publication de ce volume : 28 septembre 1990
Prix
FASCICULES PUBLIÉS HTC:
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr FC. Fraser, 1956 ................ 150 F
II. — Lépidoptères Danaïdae, Nymphalidæe, Acraeïdæe, par R. Paulian, 1956
(rest plus vendu qu'avec la collection complète) 150 F
III. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Viette, 1956
IV. — Coléoptères Cerambycidae Laminae, par S. Breuning, 1957 .
V. — Mantodea, par R. Paulian, 1957 ..............
VI. — Goléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957 100 F
VII, — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 100 F
VII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 . 150 F
IX. — Arachnides, Opilions, par le Dr R-F. Lawrence, 1959 . 100F
X: — Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959 . ISF
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeina et Onthophagini, par R.
Paulian ; Helictopleurina, par E. Lebis, 1960 150 F
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R-F. Lawrence,
XII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences)
XIV. — Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. Griveaud, 1961
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962
XVIL. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud, 1964 (Prix
la Société entomologique de France)
XVIII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidse, par A. Crosnier, 1965 .... 150 F
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Philipp, 1965 . 100F
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. Viette, 1965
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences) . 150F
(2). — Id. Amphipyrinae (part.) et Melicleptrinae, 1967 . 150F
XXI. — Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966 . 200F
XXIL. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinæe, par A. Grjebine, 1966 (Prix
Passet de la Société entomologique de France) - . 30F
XXII. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967 200 F
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par PES. ley, 1967 . 150 F
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygacidae Blissinae, par J. À. Slater, 19 100 F
XXVI. — Insectes. Orthoptères, Acridoïdea (Pyrgomorphidae et Acrididae), par V. M.
Dirsh et M. Descamps, 1968 . 200F
XXVII. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968
XXVIIL. — Insectes. Hémiptères Reduvidae (l'° partie), par A. Villiers, 1968
XXIX. — Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. Kiriakoff, 1969 . 200 F
XXX, — Insectes. Dermaptères, par À. Brindle, 1969 ................
XXXI. — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par C. Dufay, 1970
XXXIL. — Arachnides. Araïgnées Archaeidae, par R. Legendre, 1970
Source : MNHN, Paris
FASCICULES PUBLIÉS (suite)
XXXIII. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par E.-R. Brygoo,
GPA 250 F
XXXIV. — Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de Lajonquière, 1972 . 250 F
XXXV. — Giseaux, par Ph. Milon, J.-J. Petter et G. Randrianasolo, 1973 (n'est plus
vendu qu'avec la collection complète) … 450 F
Le fascicule de planches, seul, encore disponible 250 F
36. — Mammifères. Carnivores, par R. Albignac, 1973 . 250 F
37. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basil 250 F
38. — Arachnides, Araignées Arancidae Casterscanthinae, par M. Emerit, 1974 250 F
30. — Insectes. Lépidoptères Agaristide, par S.G. Kiriakoff et P. Viette, 1974 ... 200 F
40. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninae, par
Quentin et A. Villiers, 1975 5 250 F
41. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae : II. Biologie, par A. Rares
= III. Supplément à la systématique, par P. Basilewsky, 1976 ..... 250 F
42. — Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroïdea, par A. Fain, 1976 . 150 F
43 (1). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (1*° partie), par P. Griveaud, 1977 250 EF
43 (2). — —Id. (2° partie), 1977 uma PRIE
44. — Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J.-J. Peter, R. Albignac
et Y. Rumpler, 1977 (Prix Foulon de l'Académie des Sciences) ..... 500 F
45. — Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blanc, 1977 ........ 250 F
46. — Crustacés. Décapodes Aristeidae (Benthesicyminae, Aristeinae, Soleni
cerinae), par À. Crosnier, 1978 . 300 F
47. — Reptiles, Sauriens Chamaeleonidae, Genre Brookesia et complément Ban
genre Chamaeleo, par E.-R. Brygoo, 1978 . 250F
48. — Echinodermes. Ophiures, par G. Cherbonnier et A. Guille, 1978 .... 250F
49. — Insectes. Hémiptères Reduviüdae (2° partie), par A. Villiers, 1979 ... 250 F
50. — Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Ceratocanthi-
dae, par R. Paulian et J.-P. Lumaret, 1979 150 F
51.0 Insectes, Coléoptères Staphylinides, Oxytelidae Osoriinse, par H. Coiffait,
Ho70ES 150 F
— Insectes. Coléoptères Cerambycidae Disteniinae, par A. Villiers, 200 F
— Insectes. Lépidoptères Limacodidae, par P. Viette, 1980 200 F
— Insectes. Coléoptères Colydiidae et Cerylonidae, par R. Dajoz, 1980 150 F
Æ Wiseotes. Coléoptères Curculionidae Cycloterini, par R° Richard, 1981 (Prix
M. et Th. Pic de la Société entomologique de France) . 100F
56. — Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. Paulian, 1981 . 50F
57. — Insectes. Coléoptères Cetoniidae Euchroeina : L. Systématique, par R.
Paulian et A. Descarpentries — Il. Biologie et formes larvaires, par J.-P.
Lumaret et A. Peyrieras, 1982 300 F
58. — Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Dussart, 1982 200 F
59 (1). — Crustacés. Amphipodes Gammariens (1"* partie), par M. Ledoyer, 1982 350 F
59 (2). — —Id. (2° partie), 1986 350 F
60. — Insectes. Lépidoptères Epi 100 F
61. — Insectes. Lépidoptères Sesiidae, par P. Viette, 1982 .... 150 F
62. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Stigmatrachelini, par R. Richard, 1983 250 F
63. — Insectes. Lépidoptères Psychidae Oiketicinae, par J. Bourgogne, 1984... 100 F
64. — Insectes. Coléoptères Carabidae Platyninae, par P. Basilewsky, 1985 . 500 F
65. — Insectes. Coléoptères Dynastidae, par R.-P. Dechambre, 1986 (Prix Passet
de la Société entomologique de France) 350 F
66. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Brachyderini. Genre Dinosius, par
M. Ferragu, 1986 200 F
67. — Insectes. Coléoptères Staphylinidae Paederinae, 1. Pinophilini, par |
Lecoq, 1986 . 300F
68. — Insectes. Diptères Culicidae Culicinae Ficalbiini, par A. Grjebine, 1986 .. 450 F
69. — Insectes. Coléoptères Aulonocnemidae, par Y. Cambefort, 1987 250 F
70. — Echinodermes. Holothurides par G. Cherbonnier, 1988 © 30078
71. — Insectes. Coléoptères Staphylinidae Euaesthetinae, par J. Orousset, 1988
(Prix M. et Th. Pic de la Société entomologique de France) je DE
72. — Insectes. Lépidoptères Crambidae Scoparinae, par P. Leraut, 1989 . 150 F
73 (1). — Insectes. Coléoptères Melolonthidae (1"* partie), par M. Lacroix, 1989 300 F
74. — Insectes. Coléoptères Aphodiüdae, par P. Bordat, R. Paulian &R. Pittino, 1990 . 350 F
Suppl: 1: — Liste récapitulative des Lépidoptères Hétérocères de Madagascar, par P. Viette,
1990
Imprimerie Némont s.a. Dépôt légal 3° trimestre 1990
Rue de l'Europe, Bar-sur-Aube N° 1006
Source : MNHN, Paris