S6or2,
FAUNE DE MADAGASCAR ---
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
77
INSECTES COLÉOPTÈRES
PTINIDAE
par
BELLÉS
Xa
(Centro de Investigaciôn y Desarrollo. C.S.L.C., Barcelone)
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère de la Coopération
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l'Institut, Paris.
— M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur du CNRS, Paris. — M. le Directeur général de
TORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris ; J.-M. PÉRÈS, membre
de l’Institut, Marseille ; J. CARAYON, Paris ; A. CHABAUD, Paris; M. RAKOTO-
MARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président; MM. Ch.-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. DECHAMBRE, P. DRACH, L. MATILE, J.-J. PETTER,
G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER, P. VIETTE (secrétaire).
© FAUNE DE MADAGASCAR
‘Tous droits dé traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés réservés pour tous pays.
Source : MNHN, Paris
S €e?2
FAUNE - MADAGASCAR ‘*
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
77
INSECTES COLÉOPTÈRES
PTINIDAE
par
Xavier BELLÉS
(Centro de Investigaciôn y Desarrollo, C.S.I.C., Barcelone)
Paris
LR
RO
4
Ce volume est dédié à la mémoire
de
Jean VINSON
(13 juin 1906 - 8 mai 1966)
l'un des entomologistes qui a le plus contribué à faire
connaître la faune des Mascareignes, à laquelle
il consacra sa vie tout entière.
En commémoration du 25° anniversaire
de sa mort. Hommage.
(voir R. Paulian, 1967, Bull. Soc. ent. France, volume 72,
janvier-février 1967 : 11-16. R. Mamet, 1967, Mauritius Inst. Bull.,
volume 4, part 6: 375-394).
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
Introduction .......... ë {
Remerciements = 9)
Aperçu historique sur la recherche des Ptinidae dans la région malgache .... 11
Madagascar 12
Mascareignes 12
SECRETS RE ae nie ere 13
Notes sur l’histoire naturelle des Ptinidae trouvés dans la région malgache ... 13
Habitat des espèces endémiques ............................ 13
Espèces anthropophiles et à large distribution ................. 14
Aspects biologiques de la reproduction . 15
Cyclefbi0log Que PER ER Re PE 15
Références sur les stades préimaginaux .................. 16
Position systématique et définition de la famille des Ptinidae ......... 17
Systématique des Ptinidae de la région malgache ................... 18
Sous-tamilléiGibhnnaeme eee tee nee tee 18
CenrelCibRIUMASCOpO Eee eee ee 19
Sous-tanulle Btninaes- "ere PER PRES 0 22
Genre Sphaericus NOÏlaston 0 Meme 24
Genre Pünuéabinne 2 PE ee net 26
Genre PautanODHNUSENOY EE Te En 32
GenreslrymolophusRBENÉS ER RE ee 40
Genre Sulcoptnus Bellésh ee on 61
Cénre Xylodés Nate nous PRE RP ne 82
Considérations biogéographiques ................................. 102
PATRINLEÉSS AE SION JÉMMIUES ER 102
Données#hiopéopraphiques er ete encre mer nee 103
Aperçu sur l’histoire géologique de la région .................. 107
Remarques sur l’origine et la radiation de la faune des Ptinidae ...... 110
Références M een nee nes dede 113
NL APR RQUE Re ce Ce Ce ee ec 121
5
Source : MNHN, Paris
LS.
"|
INTRODUCTION
L'histoire de la préparation de ce mémoire a commencé au mois de juillet
1982, à l'occasion du 1°° Congrès international des Entomologistes d’Expression
française, à Paris. Lors de ce congrès, mon collège Yves Gomy me parla de ses
récoltes de Ptnides à la Réunion, matériaux qui étaient conservés au Muséum
d'Histoire naturelle de la ville de Genève, et le D” Claude Besuchet, entomologiste
de ce musée, qui participait également au congrès, proposa de m'envoyer ces
matériaux pour étude. Je fis aussi la connaissance de M. le Recteur Renaud Paulian,
qui eut l’amabilité de m'offrir son livre publié en 1961 sur la zoogéographie de
Madag, et des îles voisines.
La lecture de ce livre (on peut y lire page 162, à propos des Ptinides, “Famille
mal connue, remarquable par son très grand développement aux Mascareignes...”) et
les commentaires du Professeur Roy A. Crowson sur l'intérêt du genre Xylodes,
propre à Madagascar et aux À eignes et de classement incertain, invitaient à
accepter l'offre du D' Besuchet et, en fin de compte, je commençais l'étude de la
collection du Musée de Genève vers la fin de l'année 1983. Naïvement, je pensais
qu'il s'agirait d’une tâche de routine, mais la réalité fut tout autre. Je n’imaginais p:
les ramifications engendrées par cette étude qui, en dernier lieu, conduiraient à la
préparation de ce volume,
D'abord, j'ai dû faire des comparaison avec les types des taxa décrits par
M. Pie conservés au Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris, mais, hélas, dans
ce musée il y avait d’autres collections de Pünides de la région (matériaux de
J. Vinson, Ch. Alluaud, de la collection Fairmaire, nombreux exemplaire:
classer...). La tentation de les étudier fut trop forte et j’y succombai surtout en rai:
de l'excellent accueil de mon collègue et ami Jean J. Menier, qui m'offrit toutes les
facilités pour l'étude de ces matériaux.
Ainsi donc, l'étude des exemplaires de Genève mena à l'étude des matériaux
de Paris, à l'étude des matériaux d’autres musées, et caetera. Bref, sept années après
le prêt de Genève, j'avais rassemblé toutes les données pour faire un travail de
synthèse globale : celui qui est présenté ici même.
L’étendue géographique considérée dans ce volume est le “Domaine insulaire
de l'océan Indien occidental” tel qu'il est défini dans l'ouvrage de Paulian (1961),
à la suite du travail de Mamet (1943) (“Islands of the Western Indian Ocean, South
of the Equator”) (voir aussi la figure 1). Cependant, on utilisera souvent, tout au
long du texte, l'expression plus courte “région malgache”. Nous avons étudié à peu
près 500 exemplaires (surtout des Musées de Paris et Genève) provenant de
Madagascar, Maurice, la Réunion, Rodrigue et l'archipel des Seychelles (Mahé et
1
Source : MNHN, Paris
8 XAVIER BEL)
Silhouette). Malheureusement, on n’a pas encore d'information concernant
l'existence de Ptinides dans les autres îles, notamment des Comores. Si l'on
excepte l'espèce Ptinus madagascariensis Pie, les types ou des matériaux identifiés
par leur propre descripteur de toutes les autres espèces ou so pèces endémiques
ont été examinés.
SEYCHELLES
Nue
È Silhouette
AMIRANTES
, FARQUAR nrsleus
s
3
COMORES
*Tromelin
“ Cargados
MAURICE ROHENC
LA REUNION ©,
MASCAREIGNES
Fig. 1. — Domaine insulaire de l'océan Indien occidental. On connaît des Püinides de
Madagascar, de l'île Maurice, de la Réunion, de l'île Rodrigue et des îles Mahé et Silhouette dans
l'archipel des Seychelles.
Source : MNHN, Paris.
REMERCIEMENTS
Les exemplaires utilisés ou mentionnés dans le présent travail sont conservés
dans les institutions ou collections privées suivan
— Muséum national d'Histoire naturelle, Paris (MHNP).
— Muséum d'Histoire naturelle de la ville de Genève (MHNG).
— British Museum (Natural History), Londres (BMNH).
— Naturhistoriska Riksmuseet, Stockholm (NRS).
— Musée Royal de l'Afrique centrale, Tervuren (MRAC).
— Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, Bruxelles (IRSN).
— UÜniversitets Zoologiske Museum, Copenhague (UZMC).
— Collection Xavier Bellés, Barcelone (CB).
Je désire témoigner ma reconnaissance aux collègues J. J. Menier (MHNP)
pour avoir mis à ma disposition les importants matériaux conservés dans ce musée
(collection Pic, avec les types de la plupart des espèces de la région, collection
J. Vinson, une partie des collections Alluaud et Boïeldieu, le type de Trigonogenius
perrieri de Fairmaire et un abondant matériel pour étude) ; CI. Besuchet (MHNG)
pour m'avoir confié l’étude de la collection de Pünides récoltés à la Réunion et
à Maurice par Y. Gomy ; et A. Delobel, de l'antenne de l'ORSTOM au MHNP, pour
ir communiqué une intéressante collection de Ptinidae de Madagascar et des
gnes contenant les trois espèces nouvelles décrites dans le présent
mémoire (types au MHNP).
Je tiens à remercier aussi E. R. Peacock (BMHN) d’avoir bien voulu me
communiquer les types de H. Scott (Ptinus monticola, P. sechellarum et P. gothi-
cus), K. G. Blair (Ptinus thomasseti et P. pedestris) et C. O. Waterhouse (y lod
albovarius), en plus de divers exemplaires des Mascareignes, pour étude ;
P. I. Persson (NRS) pour le prêt du type unique de Ptinus binodulus de
C. H. Boheman ; et J. Decelle (MRAC) pour l'envoi d’une petite série de Pünides
de la Réunion.
M. Y. Gomy, qui m'a fait bénéficier de ses connaissances sur les localités et
les biotopes où se trouvent les Ptinides des Mascareigne:
MM. À. Hallam (School of Earth Sciences, The University of Birmingham) et
R. McElhinny (Gondwana Consultants) qui m'ont apporté des suggestions et indiqué
des travaux récents sur l’histoire géologique de la région.
Mlle M. Olsina, qui, avec une très bonne dose de patience, corrigea la
première version française du manus
Enfin, j'adresse mes sincères remerciements à M. R. Paulian pour ses conseils
et encouragements tout au long de mon travail, ainsi qu'à M. P. Viette, pour les
détails techniques et renseignements complémentaires qui m'étaient inconnus et
qu'il n’a cessé de me prodiguer pendant la préparation du manuscrit.
9
Source : MNHN, Paris
10 XAVIER BELLÉS
Je ne veux pas non plus oublier la tâche immense qui fut celle des naturalistes
sur le terrain, des récollecteurs (Ch. Alluaud, H. Perrier de la Bâthie, T. de
Tschitscherine, G. Antelme, P. Carié, A. Daruty de Grandpré, D. d'Emmerez,
J. Vinson., R. Mamet, R. Paulian, Y. Gomy...). Sans leur contribution, trop souvent
imée, ce travail n'aurait pas été possible.
Finalement, je désire remercier la Revue suisse de Zoologie et la revue
Elytron pour l'autorisation de reprendre la plupart de mes figures concernant
respectivement les genres Xylodes et Trymolophus. et Sulcoptinus. L'aide du
programme de recherche n° PB87-0397 de la DGICYT (Espagne) est également
reconnue.
Source : MNHN, Paris
APERÇU HISTORIQUE SUR LA RECHERCHE DES PTINIDAE
DANS LA RÉGION MALGACHE
Par suite des circonstances, l'histoire des recherches sur les Pünides du
domaine insulaire de l'Océan Indien occidental suit des chemins particuliers pour
chacune des îles ou des archipel
Il semble plus clair de diviser ce chapitre en parties consacrées respective-
ment à Madagascar, à l'archipel des Mascareignes et à celui des Seychelles.
Malheureusement, on ne possède pas encore de renseignements sur la faune des
Ptinides des îles Comores, bien que l'on ait effectué des recherches entomologiques
ignificatives, soit dans le contexte de missions scientifiques soit lors de récoltes
es (voir Matile, 1978).
Pour éviter toute confusion, il convient d’avertir le lecteur que, dans ce
chapitre, on a utilisé la nomenclature originale des espèces. On verra dans la partie
stématique les changements de nomenclature subis par chacune d'elles. Comme
résumé synthétique, on peut voir sur la figure 2 l’évolution du nombre d'espèces
endémiques qui ont été décrites à travers le temps.
60- LEE
50+
40-+
30+ ==
20+ a
10-
1860 1890 1920 1950 1980
Fig. 2. — Graphique indiquant le nombre de Ptinides décrits de la région malgache
(ordonnées) en fonction du temps (périodes de 10 années, abscis
11
Source : MNHN, Paris
12 XAVIER BELLÉS
Madagascar.
En 1854, A. Boieldieu apporta la première référence sur la famille des
Ptinidae quand il fit connaître l'existence (dans la collection de Ch. Coquerel) de
quelques exemplaires provenant de Madagascar et étiquetés comme Ptinus nobilis
par le Comte Dejean. Postérieurement, Boieldieu (1856) décrivit formellement
cette espèce dans sa Monographie des Püniores et incorpora des citations de l’île
de France (Maurice) et de Bourbon (la Réunion), après l'étude de certains
exemplaires des collections du Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, et de
celle de M. Chevrolat. Néanmoins, et comme on le verra plus loin, cette espèce
semblerait endémique de la Réunion, et les références de Madagascar et de Maurice
devraient être interprétées comme des erreurs d'étiquetage. En 1865 dans la liste de
Coléoptères publiée par Ch. Coquerel, apparaît la cita tion de l'espèce anthropophile
à large distribution Gibbium psylloides (Czenpinski), et en 1896 M. Pie publia la
description de quatre espèces de Ptinus récoltées par Ch. Alluaud aux environs de
Diégo Suarez. Peu après, L. Fairmaire (1899) présenta la description du Trigono-
enius perrieri capturé par le botaniste H. Perrier de la Bâthie dans la vallée de la
Betsiboka. Pic décrivit en 1903 le Ptinus madagascariensis récolté à Majunga par
T. de Tschitscherine, en 1904 l'espèce Sphaerieus madecassus provenant de Diégo
Suarez et deux espèces de Ptinus capturées à Ambovombe par J. Decorse.
Avec la création, en 1946, de l’Institut de Recherche scientifique de
Madagascar, s’ouvrit une nouvelle ère, fructueuse, pour les recherches entomo-
logiques. Dans ce cadre, les récoltes de R. Paulian et ses collaborateurs conduisirent
à la découverte du Ptinus alboguttatus à Ambohiby et du Ptinus pauliani dans le
massif du Tsaratanana, espèces décrites par M. Pic en 1949 et 1953, à celle du
Xylodes excavaticollis à Mahatsinjo (Bellés, 1987) et à celles des trois nouvelles
espèces décrites dans le présent travail.
Mascareignes.
La première citation est celle du Ptinus nobilis, espèce décrite par Boieldieu
(1854, 1856) sur des matériaux étiquetés de Madagascar, Maurice et la Réunion.
Ce Ptinide semblerait, néanmoins, propre à la Réunion, comme on l’a déjà vu dans
Jes commentaires concernant Madagascar. Quatre ans après, C. H. Boheman publia
la description de l'espèce Ptinus binodulus de Maurice, dans l'ouvrage de
C. A. Virgin, Kongliga Svenska Fregatten Eugenies Resa Omkring Jorden, décrivant
les résultats de cette expédition suédoise. Postérieurement, C. 0. Waterhouse
(1876) présenta l'étude de nombreuses espèces de Coléoptères de diverses familles
récoltées dans l’île Rodrigue au cours de l'expédition Transit of Venus, parmi
lesquelles il décrivit le genre Xylodes et l'espèce X. albovarius. Avec le changement
de siècle, M. Pic entra en scène avec deux travaux (1898 et 1901) décrivant treize
Ptinides de Maurice et un de la Réunion, capturés vers la fin du siècle dernier par
des naturalistes bien connus : Ch. Alluaud, G. Antelme, P. Carié et D. d’Emmerez.
En 1932, Pic publia une mise à jour des Ptinidae des Mascareignes, sur la
base des captures de la mission scientifique de P. Carié de 1910 à 1913. Outre la
description du Ptinus distinctus de Maurice, il présenta une clef d'identification et
un catalogue raisonné des espèces, incluant de belles figures dues au dessinateur
Bondroit. Les deux derniers travaux de M. Pie sur les Ptinides des Mascareignes
furent publiés dans ses Mélanges exotico-entomologiques en 1935 eten 1939, où il
Source : MNHN, Paris:
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 13
décrivit sept espèces et cinq sous-espèces ou variétés de Maurice et une de la
Réunion, sur des exemplaires capturés par J. Vinson mais aussi par R. Mamet.
En ce qui concerne l'île Rodrigue, outre la description du Xylodes albovarius
par Waterhouse, il convient de mentionner les récoltes de H. P. Thomasset et
H. J. Snell en 1918 : trois espèces de Ptinus furent décrites par K. GC. Blair en 1935
d’après ces matériaux. L'île a été visitée par R. Paulian et J. Vinson en XI.1958 et
par Y. Gomy en V.1972.
Enfin, il faut signaler les recherches d'Y. Gomy faites, surtout, à la Réunion
entre 1964 et 1972, et qui ont apporté plusieurs espèces inédites et citations
nouvelles, pour la plupart rapportées récemment (1988, 1990) par l'auteur du
présent mémoire.
Seychelles.
Les premières études entomologiques dans l'archipel des Seychelles furent
effectuées vers la fin du siècle dernier (voir Stoddart, 1984). On peut signaler les
missions de Ch. Alluaud (1892, 1893 et 1897), celles de W. L. Abbot (1890 et
1892) et celles d'A. Brauer (1895 et 1896). Toutefois, les connaissances sur les
Pünides se ent à trois espèc à Mahé et à Silhouette pendant la
Perey Sladen Trust Expedition, réalisée dans l'Océan Indien entre 1908 et 1909
sous la conduite de J. Stanley Gardiner. Le naturaliste H. Scott, qui participa à cette
expédition, fut le descripteur de ces trois Ptinides : Ptinus gothicus, P. monticola et
P. sechellarum.
NOTES SUR L'HISTOIRE NATURELLE DES PTINIDAE
TROUVÉS DANS LA REGION MALGACHE
Sur les Pünides endémiques de la région malgache, on ne connaît que des
détails épars sur les circonstances de leur capture, surtout pour les récoltes plus
récentes, comme celles de R. Paulian à Madagascar ou Y. Gomy à la Réunion. À
noter aussi les détails apportés, dans ce sens, par H. Scott dans son travail de 1924.
sur les espèces des Seychelles. Cela permet seulement d'indiquer des donné
ponctuelles sur l'habitat de certaines espèces. Au contraire, on détient assez
d'informations sur trois espèces anthropophiles à large distribution trouvées dans la
région: Gibbium aequinoctiale Boieldieu, Sphaericus gibboides (Boieldieu) et
Pünus latro Fabricius.
Habitat des espèces endémiques.
En général, les Ptinides sont essentiellement détritivores. On les trouve
souvent dans des habitats forestiers, surtout dans la litière de feuilles mortes ; très
peu d’esp: sont vraiment xylophages. En outre, beaucoup de Ptinides montrent
des tendances pholéophiles, lapidicoles, nidicoles, anthropophiles, cavernicoles,
corticicoles.. et même myrmécophiles. Cependant, les véritable: alisations
sont rares chez les Ptinides. Si l'on excepte les espèces myrmécophiles, avec des
raractéristiques morphologiques fort typiques el une dépendance claire de cette
association, on trouve facilement le même Ptinide sous les écorces, au-dessus des
Source : MNHN, Paris
14 XAVIER BI
pierres, dans les feuilles mortes, dans une grotte ou dans une maison. C'est dire que
les espèces ubiquistes, avec une large valence écologique, sont fort fréquentes dans
cette famille.
En ce qui concerne les Ptinides de la région malgache, si l'on excepte les
espèces typiquement domestiques déjà mentionnées, et qui seront commenté
détail plus loin, toutes les autres sont endémiques et pour la plupart ayant été
ses dans des habitats forestiers. En général, on peut les observer dans les tas
de fagots entassés dans les boi ; sous les écorces des arbres, sous les Mc
ou dans les Lichens, entre les buissons du sous-bois et entre la litière de feuilles
mortes.
Il existe des espèces typiquement orophiles comme Xylodes pauliani (Pic).
trouvé à 2 000 m d'altitude dans une forêt de Bambous du massif du Tsaratanana
(Madagascar), on Trymolophus mascarenhasi Bellés, Xylodes_griseofasciatus
nigrolineatus (Pic) ou X. binodulus sinuosus Bellés, habitants des m forestiers
entre 800 et 1 800 m dans les Hauts et les Pitons de la Réunion. Dans les îles plus
basses. comme Mahé et Silhouette, dans l'archipel des Seychelles, on trouve
également des espèces à tendances orophiles, comme Paulianoptinus monticola
(Scout), localisé dans les forêts montagnardes autochtones (Northea) entre 500 et
600 m d'altitude.
D’autres espèces ne se rencontrent qu'en basse altitude, comme les Paulia-
noptinus de Madagascar : P. decorsei (Pic) (Ambovombe) et P. madagascariensis
(Pie) (Majunga), où Trymolophus emmeresi (Pic), avec une sous-espèce à la
Réunion et deux à Maurice.
s
La plupart des espèces endémiques de la région, néanmoins. se montrent à
ubiquistes el peuvent avoir des distributions allant du niveau de la mer jusqu'aux
forêts montagnardes. C'est le cas de Suleoptinus minimus (Pic), qui est propre à
Maurice et à la Réunion, et qui, dans cette dernière île, se trouve tantôt à Saint
Denis, près de la mer, tantôt au Piton Marmite, à 1 800 m d'altitude. Les exemples
de ce type sont nombreux ; on peut mentionner l'espèce madécasse Pinus perrieri
(Fairmaire), ou les espèces de la Réunion Sulcoptinus tarsisentus Bellés, S. reunio-
nensis Bellés, Trymolophus nobilis (Boieldieu). T. cephalotes (Pic). T. cafresianus
Bellés ou T. mascarenhasi Bellés.
Beaucoup d'espèces ont été capturées au fauchoir (toutes celles que nous
venons de citer de la Réunion, par exemple), et plus rarement sous écorces etau vol
(Tiymolophus nobilis (Boieldieu). Xylodes binodulus sinuosus Bellés) ou à la
lumière (Sulcoptinus tarsisentus Bellés).
B 7,
Espèces anthropophiles et à large distribution.
L'espèce Gibbium aequinoctiale Boieldieu (mentionné par erreur comme
G. psylloides (Czenpinski) dans diverses publications) a été détectée à plusieurs
prises à Madagascar, à Maurice et à la Réunion. Les exemplaires étudiés lors de
ce travail provenaient de milieux urbains, ayant été capturés souvent par des
fonctionnaires des Mini
suggérant des liaisons avec des produits entreproi
grains de tabac à Port Louis (Maurice). ou dans des magasins également à Mau
(sans préciser la localité ou les produits emmagasinés). Ces données, quoique
limitées, suggèrent les tendances anthropophiles de cette espèce dans la région,
ères de l'Agriculture ; d’autres portaient des indications
des échantillons pris sur des
Source : MNHN, Paris:
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 15
tendances qui ont été démontrées par de nombreuses observations dans d’autres
aires géographiques. Il s’agit d’une espèce paracosmopolite qu'on observe souvent
dans les maisons, les greniers et les entrepôts, où elle recherche toutes sortes de
produits emmagasinés, soit d’origine animale soit d° origine végétale (Bellés, 1985 b).
Du point de vue économique, les dégâts provoqués par cette espèce sont plutôt
indirects (quoique dévaluant évidemment le produit) et se manifestent par les
éments, les fragments de cocons, les exemplaires morts... mais aussi par les
trous faits sur les substrats attaqués (pièces textiles, aliments compacts, ete.). Par
contre, la perte de poids du produit due à l’activité alimentaire est généralement
insignifiante, outre qu'il ne s’agit pas de grandes populations, ce qui est relativement
rare (voir également Howe, 1950).
Une autre espèce, également à large distribution géographique (probablement
paracosmopolite, comme on verra plus loin) et avec des tendances anthropophiles,
ayant été capturée à Madagascar, est Sphaericus gibboides (Boïeldieu), mentionné
comme $. madecassus Pie de Diégo Suarez (Pie, 1909). C'est une espèce qui
s’alimente de particules végétales desséchées et qui se rencontre assez fréquemment
dans les herboristeries, les magasins d'épices et les herbiers des musées (Hinton.
1941 ; Lepesme, 1944).
Finalement, il faut mentionner la découverte, faite en 1893 à Diégo Suarez
(voir Pie, 1896), de deux exemplaires de Ptinus latro Fabricius. Ce Ptinide se trouve
souvent dans les greniers ou les magasins, s’installant dans le son, le cacao, les
grains, etc. Il se nourrit aussi des déjections de chats, de rats, ete. dans les habita-
tions sombres et sales (Hinton, 1941 ; Lepesme, 1944).
Aspects biologiques de la reproduction.
Le cas de Ptinus latro Fabricius est spécialement intéressant du point de vue
de la biologie de la reproduction. D’après les recherches de Woodroffe (1958), ce
Ptünide serait une forme gynogénétique triploïde de l'espèce Ptinus clavipes Panzer.
En plus de la description du comportement de copulation et d’oviposition chez
P. clavipes, Woodroffe nous apporte une étude très précise sur le mode de repro-
duction du P. latro, comprenant l'élevage de femelles isolées de cette dernière
pèce, et des expériences de croisement avec des mâles de Ptinus clavipes Panzer,
P. pusillus Sturm ou P. fur (L.). Les résultats montrent que chez les femelles de
P. latro le développement de l'œuf jusqu’à l'éclosion ne se produit qu'après l’activa-
tion par un spermatozoïde, quoique sans fusion entre les noyaux des deux gamètes.
En outre, il est aussi démontré que les croisements avec le mâle de P. clavipes sont
ceux qui donnent un pourcentage élevé (à peu près 80 %) d'œufs viables, tandis que
chez ceux faits avec P. pusillus ou P. fur, la viabilité des œufs est, respectivement,
20 et 200 fois plus basse.
Cycle biologique.
On peut rappeler les données de laboratoire apportées par l’équipe de R. W.
Howe sur Gibbium aequinoctiale Boïeldieu et sur Ptinus latro Fabricius. Le eyele
biologique de G. aequinoctiale (mentionné comme G. psylloides) a été décrit par
Howe & Burges (1952). Elle passe par la période d’embryogenèse, trois stades
larvaires, un stade nymphal enfermé dans un cocon, une période d’adulte immature
à l’intérieur du cocon et celle de l’imago libre. Elevé sur grains de blé à 25°C et
70 % HR, le développement (de l'œuf à l'adulte libre) dure à peu près 70 jours, et le
Source : MNHN, Paris
16 XAVIER BELLÉS
pourcentage de temps de chaque phase est de 10 à 15 % pour l'embryogenèse, de
60 à 70 % pour les stades larvaires, de 10 à 15 % pour le stade nymphal et de 5
à 10 % pour la période d’adulte immature à l’intérieur du cocon. Dans les conditions
d'élevage mentionnées, la longévité de la femelle peut atteindre 50 semaines (celle
du mâle est à peu près la mo elle pond une moyenne de 280 œufs
En ce qui concerne le Ptinus latro. Howe (1958) a étudié le cyele biologique
des femelles de ce Ptnide en comparaison avec celles de P. clavipes. Dans les
conditions d'élevage mentionnées pour G. aequinoctiale, Howe observa que les
durées de chaque phase furent, en général, similaires à celles décrites pour cette
dernière espèce. Néanmoins, l'étude statistique des données des femelles de
P. clavipes (diploïdes) comparées avec celles des femelles de P. Jatro (Lriploïdes),
montra que les périodes de développement sont sensiblement plus longues chez ces
dernières.
Fig. 3 à 6. — Labium et épipharynx de la larve de Gibbium aeqninoctiale Boieldieu (3, 5)
et de Pinus latro Fabricius (4. 6) (d'après Manton, 1945, redessiné).
Références sur les stades préimaginaux.
Dans la clef d'identification des larves de Ptinides associés aux produits
entreposés publiée par Manton (1945) et revisée par Hall & Howe (1953), on peut
trouver les caractéristiques larvaires des espèces Gibbium aequinoctiale Boieldieu
(mentionnée comme G. psylloides) et Ptinus Jatro Fabricius (voir fig. 3-6). Posté-
rieurement, Mathur (1956) a décrit, sous forme détaillée, la larve de G. aequi-
noctiale (mentionnée comme G. psylloides). I s'agit de larves typiques du groupe
Anobiaria (voir Paulian, 1971), d'aspect général mélolonthoïde. Il est intéressant de
remarquer que la larve de Gibbium aequinoctiale présente deux i
prémentum (fig. 3) qui sont absentes chez la larve de Ptinus latro (fig. 4), ce qui
Source : MNHN, Paris.
PTINIDAE 17
pourrait être une caractéristique différentielle au niveau de la sous-famille (voir
Manton, 1945 ; Hall & Howe, 1953). L'épipharynx apporte aussi des caractéris-
tiques particulières, surtout concernant la distribution des soies sensorielles (fig. 5
et 6).
Le stade nymphal se passe à l’intérieur d’un cocon édifié avec de petites
particules du substrat agglutinées avec une sécrétion adhésive. Il n°y a de descrip-
tions formelles de la nymphe chez aucun Ptinide malgache, même chez les espèces
anthropophiles à large distribution. On peut trouver, cependant, une photographie
de la nymphe (et aussi de l'œuf et de la larve âgée) du Gibbium aequinoctiale dans
le travail de Howe & Burges (1952) décrivant le cycle biologique de cette espèce.
POSITION SYSTÉMATIQUE ET DÉFINITION
DE LA FAMILLE DES PTINIDAE
Les Ptinidae font partie de la superfamille des Bostrychoïdea, dans le sous-
ordre Polyphaga (Crowson, 1967 et 1981 ; Paulian, 1988), laquelle est composée,
en outre, des Bostrychidae, Lyctidae et Anobiidae. La famille des Anobiidae est,
sans doute, la plus proche de celle des Ptinidae, à tel point que divers auteurs
considèrent qu’elles devraient être réunies en une seule famille.
Malgré les similitudes morphologiques entre les Ptinidae et les Anobiidae, qui
traduisent sûrement des liens phylogénétiques étroits, on peut séparer ces deux
familles par des caractères, bien que subtils, suffisamment discriminatoires. Parmi
ces caractères, et en ce qui concerne les Ptinidae, on peut remarquer l’espace inter-
antennaire étroit ou très étroit, le processus intercoxal du prosternum atteignant le
mésosternum, les trochantins antérieurs cachés, les coxae postérieures plus ou
moins écartées, les antennes toujours filiformes et les paramères de l’édéage généra-
lement sans lobes pubescents latéraux. Par contre, les Anobiidae ont l’espace inter-
antennaire large, le processus intercoxal du prosternum n’atteignant pas le méso-
sternum, les trochantins plus ou moins visibles, les coxae postérieures contiguës, les
antennes montrant des morphologies diverses et les paramères de l’édéage ayant
souvent des lobes latéraux pubescent
En outre, on peut définir la famille des Ptinidae par les caractères généraux
suivants. Tête assez grosse, verticale ou infléchie, plus ou moins engagée dans le
prothorax, épistome soudé au front ; labre corné, transverse ; mandibules robustes,
subtrigones, terminées par une pointe simple ; palpes maxillaires de quatre articles,
les labiaux de trois; paraglosses indistinctes ; yeux de grandeur et convexité
variables ; antennes à onze articles chez presque toutes les espèces, longues et
filiformes, insérées sur le front, laissant un espace de séparation plus étroit que la
longueur du premier article antennaire. Prothorax plus étroit que les élytres,
obliquement coupé d’avant en arrière à son bord antérieur ; écusson généralement
apparent, parfois invisible ; élytres de formes diverses, recouvrant toujours tout
l'abdomen ; ailes membraneuses plus ou moins développées, parfois inexistantes ;
prosternum court, avec le processus intercoxal étroit et atteignant le mésosternum ;
mésosternum assez développé, avec le processus intercoxal variable en largeur ;
métasternum de grandeur et de surface variables ; coxae antérieures et inter-
médiaires généralement subovalaires ou subarrondies, les postérieures souvent
Source : MNHN, Paris
18 XAVIER BELLÉS
transverses, plus ou moins écartées l’une de l’autre ; trochanters, en général, très
courts ; fémurs simples ou claviformes ; tibias longs et plus ou moins courbés en
dedans ; tarses de cinq articles chez presque toutes les espèces. Partie ventrale de
l'abdomen avec quatre ou, plus souvent, cinq segments apparents. Edéage trilobé,
avec les paramères, en général, simples et symétriques.
SYSTÉMATIQUE DES PTINIDAE DE LA RÉGION MALGACHE
Au niveau mondial, on connaît à pe
Ptinidae. Les stades préimaginaux ont é
systèmes généraux de classification sont basés sur la morphologie de l'adulte. On
suivra aussi ce critère dans le présent mémoire, en divisant les Ptinidae entre les
deux sous-familles actuellement admises : Gibbiinae et Püninae, toutes deux repré-
sentées dans la région malgache. Il faut signaler que dans le cadre synonymique et
de références, on présente la liste de synonymes et de combinaisons différentes de
nomenclature pour toutes les espèces. Mais comme citations chorologiques, on a
inclu seulement les références concernant la région étudiée.
près 700 espèces et 70 genres de
é pour cela que les
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS. DE PTINIDAE
AMILI
1. Elytres ovales et comprimés latéralement; en vision ventrale
dépassant largement le bord des sternites abdominaux (fig. 11).
Métasternum aussi large que le mésosternum .. Gibbiinae
— Elytres ovales ou parallèles, ponctués ou réticulés, non comprimés
latéralement ; en vision ventrale sans dépasser largement le bord des
sternites abdominaux (fig. 15, 18). Métasternum plus large que le
MÉSOSLEFQUM ...........seessresseossoossesossseseseneeseseoee Ptininae
Sous-famille GIBBIINAE
Description. — ‘Tête variable en structure et proportions ; yeux de diamètre
petit, plats ou peu convexes ; antennes de onze articles, insérées sur le front et
laissant un étroit espace caréniforme entre elles ; dernier article des palpes labiaux
et maxillaires fusiforme. Prothorax de morphologie très variable selon les espèces,
glabre ou densément pubescent ; processus intercoxal du prosternum et du méso-
sternum de largeur variable ; métasternum de la même largeur que le mésosternum ;
écusson invisible ; ailes membraneuses absentes ; élytres ovales, très convexes et
comprimés latéralement, en vision ventrale dépassant largement le bord des
sternites abdominaux ; trochanters de longueur variable ; fémurs claviformes ; tibias
longs et courbés en dedans ; tarses de cinq articles. Partie ventrale de l'abdomen
avec quatre ou cinq sternites visibles. Edéage avec le lobe médian membraneux ou
bien selérifié et avec les paramères simples et symétriques. Segment génital du mâle
ouvert et composé de deux branches simples.
Remarques. — Sous-famille à distribution cosmopolite, morphologiquement
assez homogène, et caractérisée par la forme globuleuse et comprimée latéralement
des élytres que présentent la plupart des espèces et par la largeur du métasternum
Source : MNHN, Paris,
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 110)
qui est semblable à celle du mésosternum. Ce dernier caractère permet de diffé-
rencier les espèces de cette sous-famille des autres Ptinidae, spécialement des
groupes Sphaericus, Trigonogenius et Casopus (voir Bellés, 1982), présentant une
certaine similitude morphologique avec les Gibbiïinae (sans dimorphisme sexuel,
élytres larges et convexes et prothorax non étranglé près de la base). D’après la
révision de Bellés (1985 à), les Gibbiinae sont divisés en deux tribus : Gibbiini
(genres Gibbium Scopoli et Sulcatogibbium Bellés) et Mezini (genres Mezium
Curtis, Lepimedozium Bellés, Damarus Péringuey, Meziomorphum Pie, Stetho-
mezium Hinton et Costatomezium Pic) dont la première est représentée dans la
région malgache par une espèce du genre Gibbium.
Genre Gibbium Scopoli
Gibbium Scopoli, 1777 : 505 (espèce type du genre : Ptinus scotias Fabricius, 1781, désigo
— Voir remarqu
zenpinski, 1778: 51 (espèce type du genre : Scotias psylloides Czenpinski, 1778, seule
e par
Description. — Aspect général fortement gibbeux, obovalaire (fig. 7). Tête
étroite, avec les yeux plats et ovalaires, placés en arrière des fossettes antennaires
(fig. 8, 9): antennes filiformes de onze articles. Prothorax en forme de trone de
cône, avec la surface du pronotum lisse et glabre (fig. 7) : partie sternale du thorax
de petite dimension ; processus intercoxal du mésosternum plus étroit que le
diamètre de la coxa correspondante ; métasternum des mâles pourvu d’un lobe
pubescent placé au milieu du disque (fig. 10); élytres très lisses et brillants, de
forme globuleuse et fortement comprimés latéralement ; pattes longues et grêles,
avec les trochanters très longs, pratiquement aussi longs que la moitié de la longueur
des fémurs. Partie ventrale de l'abdomen de petite dimension, avec quatre sternites
visibles, largement dépassés par la largeur des élytres (fig. 11). Edéage symétrique,
avec le lobe médian large et membraneux, montrant à la base une apophyse à trois
branches bien selérifiée (fig. 12); segment génital du mâle avec deux branches
simples.
Remarques. — L'historique du changement des noms de ce genre et de son
espèce type est assez compliqué et mérite quelques explications.
Le genre Gibbium fut établi et décrit par Scopoli (1777), mais non accom-
pagné d’une description ou citation d'espèce.
Un an plus tard, Czenpinski (1778). qui devait sans doute ignorer le travail de
Scopoli, décrivit le genre Scotias et son espèce type Scotias psylloides (seule espèce
citée).
En 1781, apparaît le Ptinus scotias de Fabricius.
Par la suite, Kugelann (1792) plaça le Ptinus scotias de Fabricius dans le genre
Gibbium de Scopoli, solution adoptée par Illiger (1798), Latreille (1804) et
Schünherr (1808), ce dernier proposant la synonymie entre Gibbium scotias
(Fabricius) et Scotias psylloides Czenpinski. Enfin, Kiesenwetter (1877) établit la
combinaison Gibbium psylloides (Czenpinski).
Les caractères qui permettent de différencier les Gibbium des Sulcato-
gibbium. l'autre genre de Gibbiini, concernent surtout la morphologie du disque du
Source : MNHN, Paris
20 XAVIER BELLÉS
pronotum (lisse chez les Gibbium, ponctué chez les Sulcatogibbium) et la structure
du lobe médian de l’édéage (membraneux chez les Gibbium, bien sclérifié chez les
Sulcatogibbium).
Dans la région malgache, le genre Gibbium est représenté par l'espèce décrite
ci-après.
Gibbium aequinoctiale Boieldieu
Gibbium aequinoctiale Boieldieu, 1854:
Gibbium aequinoctiale Boieldieu ; PIC.
Gibbium aequinoctiale Boieldieu ; BEL
Gibbium aequinoctiale Boïeldieu ; B:
Gibbium chevrolati Boïieldieu, 1854: 85.
Gibbium psylloides brevicorne Reitter, 1885 :
32 : 49.
1985 a: 41.
& HALSTEAD, 1985 : 153.
59.
Gibbium aegyptiacum Pic, 1894 : 203.
Gibbium einsteini Bellés, 1980 : 845.
Types. — G. aequinoctiale Boïeldieu. Syntypes : Colombie (MHNP ?, non
étudiés).
G. chevrolati Boieldieu. Syntypes : Canaries et Cuba (MHNP ?, non étudiés).
e, Attica (MHNP).
G. aegyptiacum Pie. Holotype © : Egypte, Ramlé (Letourneux) (MHNP).
G. einsteini Bellés. Holotype S': Chine, Shanckow, Honan (Rehnart)
(IRSN).
G. psylloides brevicorne Reitter. Lectotype S : Grè
Description. — Longueur: 1,7-2,5 mm. Tête étroite, avec les carinules
préorbitales peu saillantes et non prolongées antérieurement (fig. 8, 9); joues et
tempes formant une seule pièce oblongue, finement et longitudinalement striée ;
antennes dépassant la moitié de la longueur des élytres (fig. 7), revêtues d’une
pubescence écailleuse très dense et de couleur dorée. Pronotum lisse, glabre et
brillant ; élytres obovalaires, très convexes, d’un brun plus ou moins foncé, comme
le pronotum (fig. 7). Edéage (fig. 12) avec la carinule dorsale du lobe médian courte,
large et avec l’apex émoussé (fig. 13).
Remarques. — G. aequinoctiale est morphologiquement très proche de son
congénère euro-méditerranéen G. psylloides (Czenpinski). ces deux espèces ayant
été, de ce fait, fréquemment confondues dans la littérature. Les caractères qui se
sont révélés les plus évidents pour les différencier concernent la morphologie de la
capsule céphalique (avec les carinules préorbitales peu marquées chez GC. aequi-
noctiale et très marquées chez G. psylloïdes) et celle de la carinule dorsale du lobe
médian de l'édéage (courte, large et émoussée à l’apex chez G. aequinoctiale et
longue, étroite et aiguë à l'apex chez G. psylloides) (voir Hisamatsu, 1970 ; Bellé
1985 a ; Bellés & Halstead, 1985). La troisième espèce du genre, G. boïeldieui
Levrat, de l'Asie occidentale, est bien caractérisée par l'absence de stries sur les
tempes et par la largeur notable des paramères de l'édéage (Bellés, 1985 a).
G. aequinoctiale est une espèce anthropophile, qui peut même devenir
nuisible pour de nombreux produits entreposés d’origine très diverse, animale ou
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 21
Fig. Tàl
et latérale (9), m
édéage (12) et
— Gibbium aequinoctiale Boieldie
ernum du mâle (10), abdomen
mule dorsale du lobe médian de
en vue frontale (8)
s él) à vue ventrale (11),
ie latérale (13).
Source : MNHN, Paris
22 XAVIER BE]
végétale (Bellés, 1985 b). L'étude biologique réalisée en laboratoire a été publiée
ar Howe & Burges (1952) (voir aussi Howe, 1959) et la larve a été décrite par
Mathur (1956), quoique dans ces trois publications G. aequinoctiale soit confondu
avec G. psylloides.
Répartition géographique. — G. aequinoctiale est une espèce pratiquement
cosmopolite mais qui se concentre dans des aires tropicales ou subtropicales (voir
des données plus détaillées dans Bellés, 1985 à et Bellés & Halstead, 1985). Dans
la liste de Coquerel (1865), reprise par Alluaud (1900), cette espèce est mentionnée
de Madagascar sous le nom G. psylloides et J. Vinson (1967) la signale de Maurice,
sous cette même dénomination spécifique. De son côté, Pic (1932) l'identifie
correctement de Maurice (Beauséjour). Nous avons étudié des exemplaires de
Maurice (Port Louis, 20.V.1939. C. E. Bodkin ; Beauséjour, 1897, P. Carosin), de
la Réunion (Le Port, sans données plus précises de capture) et de Madagascar
(Tananarive, sans données plus précises de capture) (matériaux au MHNP et
MHNG).
Note. — Des recherches récentes dans les collections du Muséum national
d'Histoire naturelle, Paris, m'ont permis de trouver un exemplaire de Gibbium
aequinoctiale Boieldieu de “Grande Comore, 1899 (H. Pobeguin)”. C’est la
première donnée de l'existence de Ptinides dans l'archipel des Comores, mais sans
guère d'intérêt taxonomique et biogéographique, s'agissant d’une espèce banale,
anthropophile et paracosmopolite, comme il est indiqué dans différentes parties du
présent mémoire.
Sous-famille PTININAE
Description. — Tête variable, yeux plus ou moins convexes et de diamètre
variable ; antennes à onze articles chez presque toutes les espèces (chez toutes
celles de la région malgache), insérées sur le front et laissant entre elles un espace
de séparation plus étroit que la longueur du premier article antennaire, et qui peut
être plat ou caréniforme ; dernier article des palpes labiaux fusiforme, celui des
palpes maxillaires fusiforme ou échai à l’apex. Prothorax de morphologie
variable selon les genres, toujours plus ou moins pubescent; métasternum plus
large que le mésosternum ; processus intercoxal du prosternum et du mésosternum
de largeur variable; écusson généralement apparent, parfois invisible ; ailes
membraneuses présentes ou non ; élytres ovales ou subparallèles, non comprimés
latéralement et à convexité variable selon les espèces ; trochanters courts, fémurs
généralement claviformes, tibias longs, courbés ou non en dedans, tarses à cinq
articles chez presque toutes les espèces (chez toutes celles de la région malgache).
Partie ventrale de l'abdomen avec cinq sternites visibles. Edéage avec le lobe
médian selérifié et les paramères généralement symétriques. Segment génital du
mâle ouvert ou annulaire, composé de deux ou quatre branches.
Remarques. — Contrairement à ce qui se passe avec les Gibbiinae, lesquels
forment une sous-famille assez homogène, on a regroupé dans les Ptininae une série
de genres très hétérogènes, ce qui impose une révision rigoureuse de la classifica-
Source : MNHN, Paris.
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 23
tion supragénérique. La seule initiative sérieuse proposé dans ce sens a été la
division de la sous-famille des Ptininae en deux tribus : Sphaericini et Pünini, basée
sur des caractères de la morphologie du prothorax et des élytres, et qui a été
acceptée dans diverses faunes locales (voir, par exemple, Freude, 1969). Néan-
moins, celte division ne résoud pas le problème de la elassification des genres, qui
devrait être abordé dans une perspective globale. Lawrence & Reiïchardt (1969),
dans le contexte d’une étude sur les Ptinides myrmécophiles, ont reconnu une série
de “groupes” chez les Ptininae, critère suivi postérieurement par Bellés (1982),
qui proposa de nouveaux groupes et tenta de donner la composition détaillée de
chacun d'eux. Ces groupes pourraient constituer une base pour la proposition de
catégories taxonomiques formelles pour tout l’ensemble des Ptininae. Néanmoins,
et lant que cette classification intégrale n’est pas établie, il paraît plus approprié de
faire abstraction des taxa supragénériques.
CLEF DE DÉTERMINATION
DES GENRES REPRÉSENTÉS DANS LA RÉGION MALGACHE
1. Elytres ovales chez les deux sexes, avec les épaules effacées et
montrant une ponctuation irrégulière. Ecusson invisible. Prothorax
non étranglé près de la base (fig. 14) Sphaericus Wollaston
— Elytres subparallèles et avec les épaules bien marquées (au moins
chez les mâles), montrant une ponctuation en lignes longitudinales.
Ecusson bien visible, subtriangulaire. Prothorax étranglé près de la
base (fig. 17, 19, 27, 80, 91, 144)
2. Dernier article des palpes labiaux échancré à l'apex (fig. 145).
Pronotum déprimé. Edéage avec une plaque dorsale allongée,
atteignant presque ou dépassant légèrement le lobe médian
Éeelee : Xylodes_Waterhouse
— Dernier article des palpes labiaux fusiforme. Pronotum convexe.
Edéage sans plaque dorsale allongée (fig. 31, 82, 94) ............ 3
3. Apex du der ternite abdominal avec un pli plus ou moins courbé
(lg. 93. 112). Edéage avec le lobe médian échancré et avec les para-
mères souvent asymétriques et montrant des granulations foncées
près de l’apex (fig. 94) Sulcoptinus Bellés
— Apex du dernier sternite abdominal sans aucun pli. Edéage avec le
lobe médian cylindrique et les paramères symétriques, sans granula-
tions foncées près de l'apex (fig. 31, 82)
4. Front plat entre les fossettes antennaires (fig. 47, 50). Pronotum
ayant un sillon transversal très marqué sur le quart postérieur et avec
le disque simple (fig. 38) ou, plus fréquemment, montrant une
protubérance courbée en arrière (fig. 40, 44, 48, 51, 60, 66, 69,
A2 415) Trymolophus Bellés
— Front caréniforme entre les fossettes antennaires (fig. 25, 28). Prono-
tum légèrement rétréci sur le quart postérieur et avec le disque
simple, plus ou moins convexe
Source : MNHN, Paris
24 XAVIER BELLÉS
Antennes avec les 3 ou 4 derniers articles épaissis (fig. 27) ou diffé-
remment colorés (fig. 36). Métasternum plus court que le prosternum
et le mésosternum réunis (fig. 29) Paulianoptinus nov.
— Antennes filiformes et monocolores. Métasternum plus long que le
prosternum et le mésosternum réunis (fig. 18, 20) .......... Ptinus Linné
Genre Sphaericus Wollaston
Ptinus (Sphaericus), Motshulsky in litt., Wollaston, 1854 : 263 (espèce type du genre : Pinus dawsoni
Wollaston, 1854, présente désignation).
Tipnus Jacquelin du Val. 1860 : 137 (espèce type du genr
1854, seule espèce citée).
Outipnus Gozis, 1886 : 24 (e
1854 seule espèce ci
Trigonogenius gibboides Boieldieu,
type du genre : Trigonogenius exiguus, Aubé in litt., Boïeldieu,
Description. — Aspect général globoso-ovalaire. Tête assez grande, un peu
moins large que le prothorax, avec les yeux petits, subarrondis et plus ou moins
convexes ; antennes de onze articles, filiformes ; espace inter-antennaire plus ou
moins étroit, mais plat. Prothorax de forme subeylindrique, non étranglé ni transver-
salement sillonné près de la base (fig. 14) ; métasternum transverse et peu convexe
(fig. 15); écusson invisible ; élytres courtement ovalaires, très convexes, avec les
épaules effacées (fig. 14) ; pattes assez robustes, avec les fémurs non nettement
claviformes. Partie ventrale de l'abdomen avec le quatrième sternite visible très
étroit (fig. 15). Edéage avec les paramères symétriques (fig. 16) ; segment génital du
mâle ouvert et composé de quatre branches.
Remarques. — Il s’agit d’un genre assez homogène qui se trouve très diversifié
dans la Macaronésie. Hors de celle-ci, on connaît l'espèce anthropophile et presque
cosmopolite Sphaericus gibboides (Boieldieu), et on a décrit cinq autres espèces
répandues ici et là (S. africanus Pic : Sudafrique ; S. grandjeani Pic : Indochine ;
S$. madecassus Pie : Madagascar :; S. brasiliensis Pic et S. densepunctatus Pic :
Brésil) lesquelles, d’après les descriptions, seraient très proches de $. gibboides.
Nous avons étudié ici le cas de $. madecassus en montrant qu'il s’agit effectivement
d’un synonyme de $. gibboides, qui est la seule espèce de Sphaericus de la région
malgache.
Sphaericus gibboides (Boieldieu)
Trigonoge
Sphaerieu
gibboides Boieldieu, 1854: 84.
gibboides (Boïeldieu) ; REITTER, 1884 a : 4.
Sphaericus madecassus Pic, 1909 : 108. Syn. nov.
Types. — T. gibboides Boieldieu. Syntypes : Lombardie, Sicile, Algérie
(MHNP ?, non étudiés).
S. madecassus Pie. Holotype 9 : Madagascar Nord, Diégo Suarez (MHNP).
Description. — Longueur: 1,5-2,7 mm. Tête assez grande, avec les yeux
ovales, petits et très convexes, espace inter-antennaire étroit mais plat : antennes
assez robustes, ne dépassant pas la moitié de la longueur du corps (fig. 14).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 25
Prothorax plus long que large, subeylindrique ; pronotum peu convexe et avec une
ponctuation serrée et granuleuse, mais totalement couverte par une pubescence
épaisse et écailleuse, d’une couleur jaune ; élytres très renflés et à côtés arrondis,
munis d’une ponctuation irrégulière et couverts d’une pubescence écailleuse
similaire à celle du pronotum (fig. 14). Edéage avec les paramères symétriques et
le lobe médian légèrement lobuliforme à l'apex (fig. 16).
Fig. 14 à 16. — Sphacricus gibboides (Boïeldieu) : habitus (14), thorax et abdomen en
vue ventrale (15) et édéage (16).
Remarques. — Les caractéristiques de la morphologie externe du type femelle
de S. madecassus Pie (1909) sont tout à fait les mêmes que celles de l'espèce S.
gibboïdes ; c’est pourquoi nous proposons la mise en synonymie de cette dernière.
S. gibboïdes est une espèce anthropophile qui montre de nettes préférences pour
des substrats végétaux desséchés, ayant été mentionné souvent comme espèce
sible aux herbiers (voir Hinton, 1941 ; Lepesme, 1944).
Répartition géographique. — Espèce répandue dans la région holarctique.
mais sa distribution pourrait être bien plus étendue si l’on considère que S. africanus
(Sudafrique), S. grandjeani (Indochine), S. brasiliensis et S. densepunctatus (Brésil)
pourraient être, en réalité, des synonymes de $. gibboides (voir les remarques
concernant le genre Sphaericus). De la région malgache, on ne connaît que
l'exemplaire provenant de Diégo Suarez (Madagascar Nord) qui servit pour décrire
l'espèce $. madecassus (MHNP). On ne connaît pas d’autres captures et, s'agissant
d’une espèce anthropophile, on peut penser que la seule connue répondrait à un cas
d'importation accidentelle.
Source : MNHN, Paris
26 XAVIER BELLÉS
Genre Ptinus Linné
Ptinus Linné, 1767 : 537. 565 (espèce type du gen
1758), désignée par Latreille, 1810).
Bruchus Müller, 1764 : 15 (espèce type du genre : Cerambyx fur Linné, 1758,
1932). — Voir remarques.
Ptinus (Heteroplus) Mulsant & Rey, 1868 : 54, 98 (espèce type du sous-genre
1837, seule espèce citée).
Pinus fur “Fab.” (i. e. Cerambyx fur Linné,
ignée par Bridwell,
Püinus pusillus Sturm,
Description. — Corps toujours allongé et subparallèle chez les mâles, ovalaire
chez les femelles de certaines espèces. Tête assez grande, généralement aussi large
ou un peu plus large (yeux compris) que le prothorax ; antennes de onze articles,
filiformes ; espace inter-antennaire étroit et caréniforme ; dernier article des palpes
maxillaires fusiforme. Prothorax beaucoup moins large que les élytres, à côtés
rétrécis et montrant un étranglement très net près de la base (fig. 17, 19) ; pronotum
plus ou moins convexe et diversement pubescent, montrant parfois des protu-
bérances et dépressions de morphologie variable ; métasternum plus long que large
et plus ou moins convexe ; écusson très apparent, subtriangulaire ; élytres générale-
ment allongés et subparallèles, avee les épaules saillantes (fig. 19) (ovales et avec
les épaules effacées chez la femelle de certaines espèces aptères : fig. 17), ponctua-
tion formée par des lignes longitudinales de fossettes, pubescence variable selon les
espèces ; pattes longues et grêles, avec les fémurs plus ou moins elaviformes et les
tarses de cinq articles. Partie ventrale de l'abdomen avec cinq sternites visibles,
généralement le quatrième très étroit (fig. 18, 20). Edéage et segment génital du
mâle variable selon les espèces.
Remarques. — Il faut signaler que, dans une demande adressée à la Commis-
sion internationale de Nomenclature zoologique, Borowiec (1988) a proposé d’attri-
buer la priorité au nom générique Ptinus Linné, de 1767, par rapport au nom
générique Bruchus Müller, de 1764, afin de stabiliser l'usage du nom Ptinus pour ce
genre, qui comprend plusieurs espèces ayant un intérêt économique. Le genre
Ptinus, avec quelque 500 espèces, est certainement assez hétérogène et très
complexe du point de vue taxonomique. On a proposé une douzaine de sous-genres,
certains semblant synonymes, tandis que d’autres sont bien définis et une grande
majorité de ces derniers mériterait la catégorie de genre indépendant. Néanmoins,
celte révision des sous-genres de Ptinus, bien que nécessaire, n’est pas encore
réalisée, et c’est pour cela qu'on maintiendra ici le critère des coupes subgéné-
riques. Deux de ces coupes se trouvent représentées dans la région malgache.
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS-GENRES REPRÉSENTÉS DANS LA RÉGION MALGACHE
1. Mâle avec les élytres à côtés parallèles et épaules saillantes, et avec
les ailes membraneuses généralement bien développées. Femelle
avec les élytres ovalaires et les épaules effacées (fig. 17), ailes
membraneuses vestigiales ou absentes de Ptinus Linné
— Mâle et femelle avec les élytres à côtés parallèles et épaules saillantes
(fig. 19), ailes membraneuses bien développées dans les deux
SO ro meu ne non se en D ne A CO Gynopterus Mulsant & Rey
Source : MNHN, Paris:
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 27
Sous-genre Ptinus Linné
Le caractère le plus net pour différencier ce sous-genre du sous-genre
Gynopterus Mulsant & Rey est le dimorphisme sexuel très apparent. Chez les mâles,
les élytres sont parallèles avec les épaules saillantes. Les femelles montrent des
élytres ovalaires avec les épaules effa 11 s’agit d’un sous-genre nettement prédo-
minant dans la région paléarctique. Dans la région malgache, il n’est représenté
que par une espèce cosmopolite.
Ptinus (Ptinus) latro Fabricius
Ptinus latro Fabrici 63.
Ptinus latro Fabric
Bruchus latro Fabricius ; ALLUAUD, 1900 : 155.
Moore, 1957 :
Pinus clavipes f. mobi
Types. — Syntypes : France, Strasbourg (J. Hermann) (UZMC ?, non étudiés.
— Voir Moore, 1957).
Description (femelle). — Longueur : 2,9-3,9 mm. Tête de la même largeur
(yeux compris) que la partie antérieure du prothorax ; yeux médiocres et assez
convexes ; antennes filiformes, atteignant les trois quarts de la longueur du corps
(fig. 17). Prothorax étranglé sur le quart postérieur, avec quatre touffes de poils peu
denses et pointues : deux sur le disque du pronotum et deux sur les côtés (fig. 17) :
élytres en ovale très allongé, environ trois fois aussi longs que le prothorax, à côtés
arrondis et avec les épaules effacées, avec des rangées de fossettes bien marquées et
presque aussi larges que les intervalles, pubescence formée par des soies pâles,
courtes, arquées et presque couchées, insérées en rangées sur les fossettes et sur les
intervalles, sans macules de pubescence écailleuse (fig. 17) ; pattes grêles. Partie
ventrale de l’abdomen avec cinq sternites visibles, montrant toutes les sutures bien
marquées (fig. 18).
Remarques. — Du point de vue de la biologie de la reproduction, le eas de
P. latro est spécialement intéressant étant donné qu'il représente le seul exemple
connu chez les Ptinides de reproduction gynogénétique. Les femelles de P. latro
sont triploïdes et doivent compléter la copulation avec des mâles d’autres Ptinus
pour donner des œufs viables qui conduisent invariablement à des nouvelles
femelles triploïdes (Moore et al., 1956). Des études de croisement des femelles de
P. latro avec des mâles de Ptinus elavipes Panzer, P. pusillus Sturm ou P. fur Linné,
faits par Woodroffe (1958), ont montré que la viabilité des œufs résultants est bien
plus grande lorsqu'on utilise la première de ces espèces. En outre, la femelle de
P, latro est morphologiquement différente de celle des P. clavipes, P. pusillus où
P. fur, surtout par la taille plus grande et par les élytres en ovale bien plus allongé.
Du point de vue taxonomique, Moore (1957) suggéra que le P. latro de
Fabricius serait un synonyme du P. fur Linné et, connaissant les travaux de Wood-
roffe, proposa le nom P. clavipes f. mobilis pour le P. latro des auteurs répondant à
la description de Boïeldieu (1856). Néanmoins, les arguments utilisés par Moore
(1957) pour établir la synonymie mentionnée, furent basés sur la description
originale de P. latro (les types de cette espèce étant apparemment perdus) et sur
Source : MNHN, Paris
28 XAVIER BELLÉS
l'avis d'Illiger qui, comme premier réviseur, proposa cette même synonymie en
1802. Considérant que ces arguments sont peu convaincants, nous avons suivi le
critère de Freude (1969) qui plaça P. mobilis (comme espèce) dans le cadre
synonymique de P. latro.
P. latro se trouve généralement dans des habitats domestiques et peut arriver
à provoquer des dégâts dans certains produits entreposés (voir Hinton, 1941 :
Lepesme, 1944). Le cycle biologique a été étudié par Howe (1958) et la larve a été
décrite par Manton (1945) puis par Hall & Howe (1953).
Fig. 17 et 18. — Ptinus (Ptinus) latro Fabricius : habitus (17) et thorax et abdomen en vue
ventrale (18).
Répartition géographique. — Mentionné de nombreuses localités des cinq
continents (voir Howe, 1959). De la région malgache, on connaît seulement la
référence publiée par Pic (1896) concernant la découverte faite par Ch. Alluaud
à Madagascar de deux exemplaires, citation reprise postérieurement par divers
auteurs (par exemple, Lepesme, 1944). Nous avons vu l'un de ces deux exemplaires
(MHNP), étiqueté par Pie comm tro 9” et avec les indications suivantes de
provenance “Madagascar, Diégo Suarez, Ch. Alluaud 1893”. On ne connaît pas
d’autres captures. Cette insuffisance de données et les tendances anthropophiles de
ce Ptinide, suggèrent que sa présence à Madagascar, détectée en 1893 par Alluaud,
pourrait répondre à un cas d'importation accidentelle.
Source : MNHN, Paris:
ÉOPTÈRES PTINIDAE 29
Sous-genre Gynopterus Mulsant & Rey
Ptinus (Cynopterus) Mulsant & Rey. 1868 : 53, 69 (espèce type du sous-genre : Ptinus sexpunetatus
Panzer, 1795, présente désignation).
Bruchus (Ptinobruchus) Réitter, 1884 b : 83 (espèce type du sous-genre : Ptinns
wetter, 1877, seule espèce citée).
icornis Kiesen-
Chez ce sous-genre, de distribution cosmopolite, les deux sexes montrent
des élytres parallèles avec les épaules saillantes. Il est représenté à Madagascar par
deux espèces endémiques.
CLEF DE DÉTERMINATION DES ESP
S
1. Pronotum un peu plus large que long, avec une protubérance discale
très saillante et de forme triangulaire, et une oreillette pointue de
chaque côté (fig. 19). Edéage avec les paramères et le lobe médian
relativement robustes (fig. 21) P. perrieri (Fairmaire)
— Pronotum fortement transverse, sans protubérance discale et à côtés
arrondis (fig. 22). Edéage avec les paramères et le lobe médian plus
gréles/(fis. 23)... P. latithorax n. sp.
Ptinus (Gynopterus) perrieri (Fairmaire), comb. nov.
Trigonogenius perrieri Fairmaire, 1899 : 483.
Trigonogenius perrieri Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus multimaculatus Pic, 1904: 226. Syn. nov.
Ptinus alboguttatus Pie, 1949 : 341. Syn. nov.
Types. — T. perrieri Fairmaire. Holotype © : Madagascar Ouest, vallée de la
Betsiboka (H. Perrier) (MHNP).
P. multimaculatus Pic. Holotype © : Madagascar Sud, région de lAndroy,
Ambovombe, 1901 (J. Decorse) (MHNP).
P. alboguttatus Pie. Holotype © : Madagascar Centre, Ambohiby, 1 600 m,
Tsiroanomandidy (R. Paulian) (MHNP).
Description. — Longueur : 1,8-2,0 mm. Tête moyenne, avec une ponctuation
grossière et une macule de pubescence blanchâtre sur le front, yeux peu convexes,
antennes foncées, robustes, dépassant la moitié de la longueur du corps (fig. 19).
Prothorax un peu plus large que long, étranglé au-dessous du milieu, et élargi
ensuite pour former une protubérance de chaque côté, pronotum gibbeux sur le
milieu du disque, granuleux, orné d’une macule blanchâtre de chaque côté de la
écusson triangulaire à pubescence blanchâtre ; élytres subparallèles et assez
ponctuation formée par des séries longitudinales de fossettes qui sont à peu
aussi larges que les intervalles, pubescence formée par des soies dorées, qui
sont courtes et couchées sur les intervalles, et longues et semi-dressées sur les
lignes de fossettes, et par un type de soies écailleuses blanchâtres qui forment des
petites macules symétriques (fig. 19); pattes grêles, testacées ; tarses de cinq
articles, le quatrième un peu concave. Partie ventrale de l'abdomen avec le
Source : MNHN, Paris
30 XAVIER BELLÉS
quatrième sternite visible, seulement un peu plus étroit que le cinquième (fig. 20).
Édéage (fig. 21) avec le lobe médian subeylindrique ; paramères assez épais.
son classement dans
Remarques. — Il s’agit d’une espèce très particuliè
le sous-genre Gynopterus doit être considéré comme pro . La morphologie
externe montre des similitudes remarquables avec les espèces australiennes du
groupe de Ptinus exulans, pour lequel on devrait sûrement établir un genre à part.
Toutefois, ce qui semble elair c’est qu'elle n'appartient pas au genre Trigonogenius
comme cela fut proposé par Fairmaire (1899). Un des caractères les plus nets de ce
Fig. 19 à 21. — Pinus (Gynopterus) perrieri (Fairmaire) : habits (19), thorax et abdomen
en vue ventrale (20) et édéage (21).
genre, tel qu'il est interprété actuellement, est la forme du prothorax sans étrangle-
ment près de la base et avec le disque du pronotum très peu convexe, ce qui ne
correspond pas à notre espèce. En outre, l'étude du type de T. perrieri Fairmaire, en
comparaison avee ceux de P. multimaculatus Pie (1904) et P. alboguttatus Pic
(1949), a montré qu'il n°y a pas de différences morphologiques qui peuvent justifier
les deux espèces de Pic.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar.
MADAGASCAR CENTRE (pentes occidentales) : E./S.-E. de Tsiroanomandidy,
Ambohiby, 1 600 m frecte 1 542 m] (R. Paulian). — Massif de l’Analavelona,
1250 m.
MADAGASCAR OUEST: Vallée de la Betsiboka (H. Perrier de la Bâthie).
— Antsingy de Bekopaka, forêt, VIL.1949 (R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 31
MADAGASCAR SUD : Région de l’Androy, Ambovombe (J. Decorse). — Entre
Ambovombe et Amboasary, I1.1956 (A. Robinson).
Matériaux au MHNP et CB.
Ptinus (Gynopterus) latithorax n. sp.
Type. — Holotype S': Madagascar Ouest, Antsingy de Bekopaka, forêt,
VIL.1949 (R. Paulian) (MHNP).
Description. — Longueur : 2,0 mm. Tête moyenne, avec june ponc! tuation
grossière etune pubescence formée par des soies épars
re yeux assez convexes, antennes f
s d’une couleur
Ê atteignant presque la
longueur du corps (fig. 22). Prothorax transverse, étranglé à sa base, pronotum sans
protubérance différenciée sur le disque, fortement granuleux, orné d’une macule de
pubescence blanchâtre de chaque côté de la base ; écusson triangulaire, d’un rouge
ferrugineux ; élytres subparallèles et assez courts, ponctuation formée par des séries
longitudinales de fossettes qui sont à peu p i larges que les intervalles, pub.
cence formée par des soies dorées et demi-di s uniformément répandues, et par
un type de soies écailleuses blanchâtres qui forment des petites ules mal
délimitées (fig. 22) ; pattes grêles ; tarses de cinq articles, le quatrième un peu
concave. Partie ventrale de l'abdomen avec le quatrième sternite visible bien plus
étroit que le cinquième. Edéage (fig. 23) avee le lobe médian très mine
23
Fig. 22 et 23. — Ptinus (Gynopterus) latithorax n. sp: habitus (22) et édéage (23).
Remarques. — Espèce à placer auprès de Ptinus (Gynopterus) perrieri, mais
très facile à séparer de celle-ci, principalement par la morphologie différente du
pronotum et de l’édéage. La femelle reste inconnue. À propos du elassement
Source : MNHN, Paris
32 XAVIER BELLÉS
générique de cette nouvelle espèce, on peut faire les mêmes remarques que pour
P. perrieri.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar. Connu seulement
de la localité de l’holotype.
Paulianoptinus n. gen.
Espèce type du genre : Pinus metallieus Pie, 1898.
Description. — Aspect général allongé et subparallèle dans les deux sexes,
avec le tégument pratiquement noir et plus ou moins brillant. Tête moyenne, avec
les yeux de diamètre petit et plus ou moins convexes ; front caréniforme entre les
fossettes antennaires (fig. 25. 28) ; antennes de onze articles, ave les trois derniers
plus larges que les autres ou différemment colorés : palpes labiaux et maxillaires à
dernier article fusiforme. Prothorax nettement étranglé près de la base ; pronotum
plus long que large, ponctué ou réticulé ; processus intercoxal du prosternum et du
mésosternum plus étroit que le diamètre de la coxa correspondante ; métasternum
subcarré et peu convexe, pattes relativement grêles, avec le fémur claviforme et les
tarses de cinq articles, le quatrième de forme concave (fig. 26, 30) : élytres allongés,
avec les épaules bien marquées et les côtés subparallèles, ou légèrement courbés,
dans les deux sexes. pourvus de fossettes alignées longitudinalement et d’une
pubescence variable selon les espèces. Abdomen avec cinq sternites visibles et
toutes les sutures complètes (fig. 29). Edéage symétrique, avec l'apex du lobe
médian lobuliforme (fig. 31. 33, 35, 37) et avec des structures sclérifiées dans la
partie distale des paramères.
Remarques. — La morphologie générale rappelle celle des Ptinus allongés et
parallèles, sans dimorphisme sexuel apparent, en particulier ceux du sous-genre
Gynopterus Mulsant & Rey (1868). Néanmoins, les représentants de ce sous-genre
ont les yeux plus grands, le métasternum est plus long et plus convexe et l’édéage
montre le lobe médian aigu à l'apex et les paramères simples, sans structures scléri-
fiées spéciales dans la région distale. Il s’agit d’un genre endémique de la région
malgache.
CLEF DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Yeux peu convexes (fig. 25). Prothorax rebordé antérie
(fig. 24). Côtés du pronotum avec une épine entourée de soies
dressées. Pattes et antennes (excepté les trois derniers articles)
couvertes d’une pubescence écailleuse blanche (fig. 24). Tibias
courts, tarses avec le dernier article plus large que les autres
(fig. 26) . P. decorsei (Pic)
— Yeux très convexes (fig. 28). Prothorax sans rebord antérieur
(fig. 27). Côtés du pronotum simples. Pattes et antennes couvertes
d’une pubescence formée par des soies couchées (fig. 27, 32, 34, 36).
Tibias longs : tarses avec le dernier article plus étroit que les autres
Cd tete à
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 33
2. Antennes très longues, dépassant nettement la longueur du corps, et
avec les trois derniers articles de la même largeur que les précédents
quoique plus foncés (fig. 36). Edéage fig. 37 P. gracilicornis n. sp.
— Antennes plus courtes que la longueur du corps et avec les trois
derniers articles plus larges et avec la même coloration que les
précédents (fig. 27, 32, 34). Edéage différemment conformé .… 3
3. Taille relativement grande (1,7-2,5 mm). Elytres longs et avec les
côtés parallèles (fig. 27, 32) 4
— Taille inférieure à 2 mm. Elytres plus courts et avec les côtés légè
ment courbés (fig. 34) 5
4. Disque du pronotum très convexe, finement ponctué et avec les c6!
courbés. Pubescence élytrale très dense (fig. 27). Tégument noir
brillant. Edéage fig. 31 .. P. metallicus (Pic)
— Disque du pronotum peu convexe, grossièrement ponctué et avec les
côtés subparallèles. Pubescence élytrale peu dense (fig. 32). Tégu-
ment noir mat. Edéage fig. 33 .. P. monticola (Scott)
Disque du pronotum finement ponctué, montrant une macule
de pubescence blanche sur la base. Pubescence des élytres
formée par des soies courtes et couchées (fig. 34). Edéage
fig. 35 P. sechellarum (Scott)
— Disque du pronotum grossièrement ponctué-réticulé, sans macule de
pubescence blanche à la base. Pubescence des élytres formée par des
soies longues et dressées. Edéage inconnu P. madagascariensis (Pic)
Paulianoptinus decorsei (Pic), comb. nov.
Ptinus decorsei Pie, 1904 : 227.
Ptinus decorsei Pie ; PIC, 1912: 21.
Type. — Holotype 9: Madagascar Sud, région d’Ambovombe, plaine
d'Etsaramonto, 1901 (D J. Decorse) (MHNP).
Description. — Longueur: 3,0 mm. Tête robuste; yeux peu convexes
(fig. 25) ; antennes foncées atteignant le milieu des élytres, assez fortes et ornées
d’une pubescence blanchâtre sur les sept premiers articles. Prothorax assez long,
rebordé antérieurement, à côtés arrondis et munis d’un faisceau de poils noirs en
forme de dent, disque avec un sillon au milieu et pourvu d’une tache de pubescence
écailleuse blanche en forme de V (fig. 24); écusson à pubescence blanchâtre :
élytres allongés et parallèles, assez fortement striés-ponctués avec les intervalles
droits, ornés d’une double pubescence courte : l’une composée de poils blanchâtres
et couchés, l’autre composée de poils sombres soulevés, et d’une pubescence écail-
leuse qui forme des macules blanches (fig. 24) ; pattes foncées, assez densément
revêtues de pubescence blanchâtre ; tarses un peu roussâtres, avec le dernier article
plus large que les autres (fig. 26). Edéage inconnu.
Remarques. — Bien que le mâle reste pour le moment inconnu, la morpho-
logie externe de la femelle suffit pour constater qu'il s’agit d’une espèce très parti-
Source : MNHN, Paris
34 XAVIER BELLÉS
culière et très différente des autres Paulianoptinus. Comme caractères exclusifs, on
peut remarquer : le rebord antérieur du prothorax, la largeur du dernier article des
tarses et la pubescence écailleuse qui couvre les huit premiers articles des antennes
et les pattes, et qui forme une macule en forme V sur le pronotum.
Fig. 24 à 31. — Paulianoptinus decorsei (Pie) : habitus (24), vue frontale de la tête (25) et
patte postérieure (26). — Paulianoptinus metallicus (Pic) : habitus (27). vue frontale de la tête
(28). vue ventrale du corps (29), patte postérieure (30) et édéage (31).
Source : MNHN, Paris:
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 35
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar. La seule femelle
connue provient du Domaine du Sud, de la région d’Ambovombe, plaine d’Etsara-
monto, mare d’Antaly (J. Decorse) (MHNP).
Paulianoptinus metallicus (Pic), comb. nov.
Ptinus metallicus Pic, 1898 : 396.
Bruchus metallieus Pie ; ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus metallicus Pic ; PIC, 1912 : 28. — 1932: 49,
Ptinus metallieus Pie ; J. VINSON, 1967 : 328.
Ptinus metalli Pic, 193 8, 49. Syn. nov.
Ptinus metallicus v. subgriseofasciatus Pie, 1935 : 4. Syn. nov.
Types. — P. metallicus Pic. Holotype ©: île Maurice (D. d'Emmerez)
(MHNP).
P. metallicus v. tibialis Pic. Holotype ©: île Maurice (D. d'Emmerez)
(MHNP).
P. metallicus v. subgriseofasciatus Pic. Holotype © : île Maurice, Le Pouce,
2.X1.1932 (J. Vinson) (MHNP).
Description. — Longueur : 1,7-2,5 mm. Tête relativement robuste ; yeux assez
convexes (fig. 28) ; antennes noires, fortes et assez longues. Prothorax long et étroit,
sans rebord antéri courbés ; pronotum convexe, muni d’une ponctua-
tion fine et dense ; écusson à pubescence grisâtre ; élytres allongés et subparallèles,
d'un brillant métallique et pourvus d’une pubescence formée par des soies courtes
couchées et densément répandues, qui sont d’un brun foncé et d’un jaune pâle,
l'extension de ces dernières pouvant être réduite à des bandes étroites (fig. 27) ou
couvrir tout le disque. Pattes foncées ou roussâtres ; dernier article des tarses plus
étroit que les autres (fig. 30). Edéage avec l'apex du lobe médian très élargi ; apex
des paramères courbé en dedans, sans former un lobe différencié (fig. 31).
Remarques. — En 1932, Pic proposa la variété Ptinus metallicus v. tibialis en
raison du seul caractère de la coloration rougeâtre des tibias. Après l'étude du type
et d’autres exemplaires identifiés par Pie comme appartenant à cette variété, nous
considérons que ce caractère dépend du degré de selérification de l’exemplaire. A
part ce détail, les exemplaires de la série de Pic ne s’écartent pas des P. metallicus
identifiés par ce même auteur, ni par les caractères externes, ni par ceux de
l'édéage.
En ce qui concerne la variété Ptinus metallicus v. subgriseofasciatus, décrite
i par Pie (1932) pour les exemplaires ayant les élytres recouverts d’une
pubescence jaune pâle, nous considérons cette proposition taxonomique peu
justifiée. Ce caractère de la pubescence est le seul trait différentiel et il est assez
variable : on peut trouver toute la série de transitions entre ces exemplaires et ceux
à la pubescence jaune réduite à des bandes étroites.
au:
Répartition géographique. — Endémique de Maurice. Nous avons étudié des
matériaux des localités suivantes : Le Pouce, 2.X1.1932 (J. Vinson, R. Mamet).
Source : MNHN, Paris
36 XAVIER BELLÉS
— Mont Corps de Garde, XI.1898 et XI.1900 (P. Carié), 10.XIL.1932 (R. Mamet).
— Curepipe, 1898 (P. Carié). — Montagne Ory, 2.X1.1934 (J. Vinson). — Mont
Berthelot, 6.X.1944 (R. Mamet). — Forêt Macabé, 6.X1.1958 (J. Vinson). — Cpe.
(probablement Curepipe) St. A, 18.X.1958 (J. Vinson) (matériaux au MHNP et CB).
Paulianoptinus monticola (Scott), comb. nov.
Ptinus monticola Scott, 1924 : 351.
Type. — LECTOTYPE G : “Mahé, 1908-9, Seychelles, Percy Sladen Trust
Exped. Brit. Mus. 1926-246. Ptinus monticola H. Scott, 1924. Type. Figured
specimen” (BMNH). Présente désignation.
Description. — Longueur : 2,2-2,3 mm. Tête relativement longue ; yeux assez
convexes ; antennes noires, fortes et atteignant la moitié des élytres (fig. 32). Pro-
thorax long et étroit, sans rebord antérieur et à c 1bparallèles ; pronotum peu
convexe, muni d’une ponctuation grossière et dense ; écusson à pubescence blan-
châtre ; élytres allongés et subparallèles, noir brillant, pourvus d’une pubescence
Fig. 32 et 33. — Paulianoptinus monticola (Scott): habitus (32) et édéage (33).
formée par des soies blanches semi-couchées et uniformément répandues et par des
soies écailleuses qui forment des macules blanchâtres (fig. 32). Pattes rougeâtres :
dernier article des tarses plus étroit que les autres. Edéage avec l’apex du lobe
médian lobuliforme : apex des paramères formant un lobe bien différencié en forme
de massue pubescente (fig. 33).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 37
Remarques. — Ce sont les caractères de l’édéage, avec le lobe médian lobuli-
forme à l’apex, qui permettent le mieux de séparer cette espèce de la précédente,
P. metallicus, avec laquelle elle garde une certaine similitude, surtout par la forme
générale allongée et parallèle des élytres. Néanmoins, la morphologie externe
apporte aussi des caractères différentiels entre ces deux. espèces, notamment la
coloration du tégument, la forme et la ponctuation du pronotum et la pubescence
des élytres.
Répartition géographique. — Endémique des îles Seychelles.
MAHÉ: Forêt montagnarde de Morne Blanc ou Morne Pilot. — Forêt
(Northea) (1) du sommet de la montagne Anse Major. — Mare aux Cochons.
SILHOUETTE : Près du Mont Pot-à-eau (Scott, 1924).
Matériaux au BMEN.
Paulianoptinus sechellarum (Scott), comb. nov.
Ptinus sechellarum Scott, 1924: 354.
Type. — LECTOTYPE G : “Mahé, 1908-9, Seychelles, Percy Sladen Trust
Exped. Brit. Mus. 1926-246. Ptinus sechellarum H. Scott, 1924. Type. Figured
specimen” (BMHN). Présente désignation.
“35
Fig. 34 et 35. — Paulianoptinus sechellarum (Scott) : habitus (34) et édéage (35).
(1) Northea hornei Pierre (Sapotacées). Nom commun seychellois : “Capucin”.
Source : MNHN, Paris
38 XAVIER BELLÉS
Description. — Longueur : 1,6-2,0 mm. Tête robuste ; yeux très convexes ;
antennes noires, grêles et longues, dépassant la moitié de la longueur des élytres.
Prothorax long et étroit; sans rebord antérieur et à côtés faiblement arrondis ;
pronotum assez convexe et très finement ponctué, pourvu d’une macule de
pubescence grisâtre ; élytres allongés et à côtés légèrement courbés, d’une couleur
es d’un brun clair qui
sont courtes, semi-couchées et uniformément répandues (fig. 34). Edéage avec
l'apex du lobe médian discrètement élargi ; apex des paramères formant un lobe
bien différencié qui est coudé en dedans (fig. 35).
noir brillant, pourvus d’une pubescence formée par des s
Remarques. — Espèce caracté par sa petite taille, la ponctuation fine du
pronotum, la courte pubescence des élytres et la morphologie particulière de
l'édéage.
Répartition géographique. — Endémique des îles Seychell
MAHÉ : Au-dessus de Port Glaud. — Forêt montagnarde de Morne Blanc.
— Forêt de Cascade Estate. — Mare aux Cochons.
SILHOUETTE : Près de Pot-à-eau (Scott, 1924).
Matériaux au BMHN.
Paulianoptinus madagascariensis (Pic), comb. nov.
, 1903: 111.
Pic; PIC, 1912: 28.
Ptinus madagascari
Ptinus madagascarien:
Type. — Holotype: Madagascar Ouest, Majunga (T. de Tschitscherine)
(théoriquement au MHNP, non retrouvé par l’auteur).
Description (d’après Pic, 1903). — Longueur : 1,7 mm. Petit, assez large,
brillant, noir à faibles reflets métalliques, orné de poils flaves en partie redressés.
Tête large et courte, peu pubescente, yeux assez saillants ; antennes noires, longues,
épaissies au sommet ; dernier article plus long que le précédent. Prothorax plus
long que large, faiblement étranglé devant la base, sans oreillettes pileuses, forte-
ment ponctué même sur la base ; écusson grand, pubescent ; élytres assez courts,
bien plus larges que le prothorax, à épaules droites et marquées, fortement striés-
ponctués avec les interstries étroits et un peu saillants et des rangées de poils clairs
soulevés ; pattes petites et grêles, noir
Remarques. — La position de cette espèce dans le genre Paulianoptinus est
provisoire, étant donné que nous n'avons pu en étudier aucun exemplaire. De toutes
façons, la description de Pie (1903) mentionne des caractères qui seraient typiques
de ce genre, notamment les antennes épaissies au sommet et le tégument à reflets
métalliques. En plus, ce même auteur suggère des affinités avec P. metallicus et
Scott (1924), ayant examiné un exemplaire à Paris, compare P. madagascariensis
avec son P. sechellarum en remarquant les différences. C’est surtout à partir des
observations de Scott que nous avons rédigé la partie de la clef d'identification des
espèces de Paulianoptinus qui concerne P. madagascariensis.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 39
Répartition géographique. — Endémique de Madagasc:
1903) (matériaux théoriquement au MHNP, mais non retrouvés
: Majunga (Pie,
par l’auteur).
Paulianoptinus gracilicornis n. sp.
Type. — Holotype S' : Madagascar Ouest, Antsingy Nord, 63 km à l'Est de
Maintirano, forêt, VIL.1949 (R. Paulian) (MHNP).
Description. — Longueur : 1,9 mm. Tête moyenne ; yeux assez Convexes
(fig. 36) ; antennes très longues et filiformes, dépassant la longueur du corps, avec
les deux premiers articles noirs, ème au huitième testacés et les trois
derniers d’un brun foncé. Prothorax long et étroit, sans rebord antérieur et à côtés
courbés ; pronotum convexe, muni d’une ponctuation assez grossière sur le tiers
antérieur et fine sur le reste ; élytres allongés et subparallèles, d’un brillant métalli-
que et pourvus d'une pubescence formée par des soies dorées et de longueur
moyenne, qui sont couchées sur les fossettes élytrales et demi-dressées sur les
intervalles (fig. 36) ; pattes très grêles et roussâtres ; dernier article des tarses plus
étroit que les autres. Edéage avec le lobe médian robuste et très élargi à l’apex :
paramères formant un lobe bien différencié à l’apex, qui est coudé en dedans
(fig. 37).
Fig. 36 et 37. — Paulianoptinus gracilicornis n. sp. : habitus (36) et édéage (37).
Remarques. — Espèce bien distincte et facile à séparer des autres Paulia-
noptinus par la morphologie des antennes, très longues, à coloration caractéristique
et avec les trois derniers articles à peu près de la même largeur que les précédents.
L'édéage rappelle curieusement celui de P. sechellarum, surtout par la morphologie
des paramères. La femelle est inconnue.
Source : MNHN, Paris
40 XAVIER BELLÉS
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar. La seule localité
connue est celle de l’holotype mâle.
Genre Trymolophus Bellés
Tiymolophus Bellés, 1990 : 56 (espèce type du genre :
par désignation originelle).
iymolophus mascarenhasi Bellés, 1990.
Description. — Aspect général subparallèle, plus ou moins robuste dans les
deux sexes. Tête moyenne ; yeux convexes ; espace inter-antennaire relativement
large et plat (fig. 47, 50) ; antennes filiformes de onze articles ; palpes labiaux et
maxillaires à dernier article fusiforme. Prothorax étranglé avec un sillon transversal
très marqué sur le quart postérieur ; pronotum simple (fig. 38) ou, plus fréquem-
ment, montrant une protubérance discale courbée en arrière (fig. 80) ; processus
intercoxal du prosternum et du mésosternum plus étroit que le diamètre des coxae
correspondantes ; élytres subparallèles avec les épaules bien marquées dans les
deux sexes, ponctuation formée par des fossettes alignées longitudinalement, pubes-
cence formée par des soies courtes et serrées (qui souvent dessinent des bandes
différemment colorées) et par des soies éparses plus ou moins longues ; pattes
grêles, tarses de cinq articles, les deuxième, troisième et quatrième flabellés (fig. 57,
61). Abdomen avec cinq sternites visibles, montrant les deux premières sutures
incomplètes (fig. 78, 81). Edéage symétrique, avec l’apex des paramères formant
une massue pubescente simple (fig. 39) ou montrant, en plus, des structures
sclérifiées particulières (fig. 82) ; segment génital du mâle ouvert et composé de
deux branches simples.
Remarques. — D'après une monographie récente (Bellés, 1990), le genre
Trymolophus aurait des affinités avec les genres Xylodes Waterhouse et Sulcoptinus
Bellés, qui sont commentés plus loin. En plus de l'aspect général externe, ces deux
genres ont en commun avec Trymolophus la présence d’un profond sillon transversal
sur le quart postérieur du pronotum et la structure flabellée des tarses. Néanmoins,
et parmi d’autres caractères, la morphologie fusiforme du dernier article des palpes
labiaux sépare ce genre des Xylodes, lesquels présentent cet article échancré à
l'apex. La structure de l'édéage, symétrique et avec l'extrémité distale des para-
mères simplement pubescente, permet de différencier Trymolophus des Sulcopti-
nus, lesquels montrent un édéage souvent asymétrique, avec l’apex des paramères
pourvu de granulations apparemment sensorielles, très caractéristiques
Contrairement à ce que l'on trouve dans la majorité des genres de Ptinidae, le
caractère qui s’est révélé comme le plus sûr pour différencier les espèces de
Trymolophus est celui de l'édéage. Pour les femelles, la morphologie du pronotum
peut suffire pour l'identification. En outre, les dessins formés par la pubescence
serrée des élytres peuvent également servir dans certains cas. Néanmoins, il faut
remarquer que cette pubescence, en plus d’être plus ou moins variable au niveau
intraspécifique, se détache facilement et l'étude des exemplaires frottés peut
conduire à des confusions.
Jusqu'à présent, la distribution de ce genre est limitée à l'archipel des
Mascareignes.
Source : MNHN, Paris,
Gal
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 41
CLEF DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Disque du pronotum simple, sans aucun type de protubérance
(H8°38) Edéage he 39m Eee T. thomasseti (Blair)
protubérance courbée en arrière.
Disque du pronotum avec un
Edéage différemment conformé
Protubérance du pronotum large et peu saillante. Elytres peu
allongés, moins d’une fois et demie plus longs que larges. Edéage
avec les paramères simples (fig. 42, 45, 52-54) ..…................. 3
Protubérance du pronotum étroite et plus ou moins saillante. Elytres
allongés, plus d’une fois et demie plus longs que larges. Edéage avec
les paramères simples (fig. 62, 67) ou montrant des structures scléri-
fiées du côté interne de la massue apicale (fig. 58, 70, 73, 76, 19, 82) . 5
Prothorax avec un rebord antérieur très marqué (fig. 40). Edéage
D T. mauritiensis (Pic)
Prothorax sans rebord antérieur marqué (fig. 44, 48, 51). Edéage
différemment conformé ...................... &
Protubérance du pronotum très large (fig. 4
profil représenté sur la figure 44. Lobe médian de l'édéage
lancéolé à l'apex (fig. 45) … T. magnus Bellés
Protubérance du pronotum pl (lg. 49) et montrant un
profil différemment conformé (fig. 48, 51). Lobe médian de l’édéage
rétréci à l’apex (fig. 52-54) . . T. nobilis (Boieldieu)
Yeux très grands (fig. 55, 56). Tan avec le premier
article plus long que les autres réunis (fig. 57). Edéage très long et
très grêle (fig. 58) . T. cephalotes (Pic)
Yeux moins grands (fig. 59, 65, 68, 74, 77, 80). Tarses postérieurs
avec le premier article plus court que les quatre autres ï
(fig. 61). Edéage différemment conformé 6
Edéage simple, avec le lobe médian cylindrique et les paramères
minces, sans structures sclérifiées (fig. 62, 67) . 7
Edéage modifié, avec le lobe médian cylindrique o
les paramères avec des structures sclérifiées du
massue apicale (fig. 70, 73, 76, 79, 82) 8
Protubérance du pronotum très élevée et assez étroite (fig. 59, 60).
Yeux peu convexes (fig. 59). Lobe médian de l'édéage légèrement
lancéolé à l’apex (fig. 62) ..… T. emmerezi (Pic)
Protubérance du pronotum peu élevée et assez large (fig. 65, 66).
Yeux plus convexes (fig. 65). Lobe médian de l’édéage avec l’apex
ÉLMpler (RO 1) np on ee T. cafresianus Bellés
Protubérance du pronotum très peu élevée (fig. 69) et triangulaire
en vue dorsale (fig. 68). Edéage avec aiguisés dans
leur partie distale (fig. 70) .… T. atripes (Pic)
Source : MNHN, Paris
42
— Protubérance du pronotum plus élevée (fig. 72, 75) et plus ou moins
rectangulaire en vue dorsale (fig. 71, 74, 77, 80). Edéage avec des
paramères terminés en massue robuste (fig. 73, 76, 79, 82) ..….. 9
9. Antennes très robustes, avec les articles du troisième au cinquième
un peu plus longs que larges (fig. 71, 74). Edéage avec des paramères
terminés en massue courte (fig. 73, 76) $ 10
— Antennes très grêles, avec les articles du troisième au cinquième
nettement plus longs que larges (fig. 77, 80). Pronotum plus long que
large (fig. 77. 80). Edéage avec des paramères terminés en massue
allongée (fig. 79, 82) Il
10. Protubérance du pronotum très élevée (fig. 72). Pubescence éparse
des élytres formée par des soies très longues (fig. 71). Edéage
FE Trees os 503 .… T. subuniformis (Pic)
— Protubérance du pronotum moins élevée (fig. 75). Pubescence
éparse des élytres formée par des soies courtes (fig. 74). Edéage
fig. 76 … T. maculatus (Pic)
11. Elytres très longs et subparallèles (fig. 77). Abdomen nettement plus
long que large (fig. 78). Lobe médian de l’édéage renflé vers sa base
(fig. 79) … .… T. griseolineatus (Pic)
— Elytres plus courts, à côtés légèrement arrondis (fig. 80). Abdomen un
peu plus long que large (fig. 81). Lobe médian de l’édéage à côtés
subparallèles dans sa région basale (fig. 82) ..…... T. mascarenhasi Bellés
Trymolophus thomasseti (Blair)
Ptinus thomasseti Blair, 1935 : 269-270.
Ptinus thomasseti Blair ; J. VINSON, 196
Tiymolophus thomasseti (Blair) : BE
Type. — LECTOTYPE ©: île Rodrigue, VIII, IX.1918 (H. J. Snell &
H. P. Thomasset) (BMNH). Présente désignation.
328.
, 1990 : 59.
Description. — Longueur : 2,4-2.8 mm. Antennes grêles, dépassant la moitié
de la longueur du corps ; yeux de diamètre médiocre mais assez convexes. Pro-
thorax plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum légèrement
convexe et sans protubérance discale (fig. 38) ; élytres subparallèles et assez larges,
pourvus d’une pubescence fine, couchée et rrée, qui peut être uniformément
brune ou bien différencier une maeule plus claire de chaque côté qui, chez certains
exemplaires (comme celui représenté dans la figure 38), peut se prolonger vers
l'apex ; premier article des tarses postérieurs à peu près de la même longueur que le
deuxième et le troisième réunis. Edéage avec le lobe médian épais et cylindrique ;
paramères à massue allongée et pourvue d’une pubescence longue (fig. 39).
Remarques. — C’est la seule espèce de Trymolophus qui présente le disque
du pronotum simple, sans avoir la protubérance courbée en arrière qui est typique
chez tous ses congénères. Cette particularité pourrait mettre en question sa place
dans ce genre, mais les autres caractères fondamentaux de la morphologie externe
et de l'édéage, suggèrent de nettes affinités avec les autres espèces de Trymolophus.
Source : MNHN, Paris.
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 43
Répartition géographique. — Endémique de l’île Rodrigue. Dans sa descrip-
tion, Blair (1935) n’apportait pas de données précises de localisation et l’un des
syntypes conservé au MHNP porte seulement l'indication “Rodrigues L, VIIL
IX.1918. H. J. Snell and H. P. Thomasset”. En outre, nous avons étudié une série
d’exemplaire de la Grande Montagne, 350 m. XI.1958 (R. Paulian & J. Vinson), et
un couple avec la seule indication de provenance “Rodrigues, 1934, H. E. Madge”
(matériaux au MHNP et CB).
39
Fig. 38 et 39. — Tiymolophus thomasseti (Blair) : habitus (38) et édéage (30).
Trymolophus mauritiensis (Pic)
Ptinus maurities Pic, 1898 : 395, 309.
ALLUAUD, 1900 : 155.
auritiensis Pic ;
Pinus mauritiensis P
Trymolophus mauritiensis
INSON, 1967 : 328.
(Pic); BELLÉS, 1990 : 59.
Tpe. — LECTOTYPE : île Maurice (ptérothorax et abdomen d'un exem-
plaire de sexe non déterminé, traversé par une épingle et portant l'étiquette de
“type” (jaune) de M. Pic) (MHNP). Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
44 XAVIER BELLÉS
Description. — Longueur : 3.0-3,9 mm. Antennes assez grêles, dépassant la
moitié de la longueur du corps ; yeux médiocres mais très convexes. Prothorax plus
long que large, montrant un rebord très marqué tout au long de la marge antérieure
(fig. 40) ; protubérance discale du pronotum large, rectangulaire (fig. 41) et très
élevée (fig. 40) ; élytres larges, à côtés légèrement courbés et pourvus d’une pubes-
cence serrée avec une distribution variable de couleurs, allant d’un brun foncé
jusqu’au jaunâtre (le patron représenté dans la figure 41 est assez fréquent, mais
chez d’autres exemplaires les macules pâles longitudinales sont plus larges et moins
bien délimitées, et peuvent arriver à couvrir tout le disque) ; premier article des
tarses postérieurs à peu près de la même longueur que le deuxième et le troisième
réunis. Edéage grêle, avec le lobe médian progressivement rétréci vers l’apex ;
massue des paramères peu différenciée et pourvue d’une pubescence éparse
(fig. 42).
Fig. 40 à 42. — Trymolophus mauritiensis (Pic) : vue latérale du corps (40), habitus (41)
et édéage (42).
Remarques. — Dans le catalogue de Pic (1912) cette espèce est placée dans
le sous-genre Diegous, alors subordonné aux Ptinus. Il s’agit sans doute d’un
“lapsus” de Pic, étant donné que cette espèce n’a rien à voir avec les Diegous,
comme on peut le déduire d’après les notes concernant cette espèce du même Pic
(1898, 1932) et en accord avec une récente révision de ce sous-genre (Bellés,
1988 a), maintenant subordonné au genre Xylodes (voir plus loin).
Répartition géographique. — Endémique de Maurice : Mon Désert, XI1.1903
(P. Carié). — Souillac, IX.1897 (P. Carié). — Mont Corps de Garde, X, XIL.1932
Source : MNHN, Paris,
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 45
(Z. Vinson), XI1.1931, I. 1934 (R. Mamet). — Pointe aux Feuilles, X.1933
(R. Mamet). — Candos, X1.1932 (R. Mamet). — Mauritius (G. Antelme) (matériaux
au MHNP et CB).
Trymolophus magnus Bellés
Tymolophus magnus Bellés, 1990 : 60.
Type. — Holotype ©: île Maurice, Souillac, IX.1897 (P. Carié) (MHNP).
Description. — Longueur : 3,0-3,5 mm. Antennes relativement grêles, un peu
plus courtes que le corps ; yeux de diamètre moyen et assez convexes. Prothorax
plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum avec une protub,
rance rectangulaire, large et peu élevée (fig. 43, 44) ; élytres subparallèles et tr
larges, pourvus d’une pubescence fine, serrée et couchée, d°
e, d'aspect velouté, qui es
Fig. 43 à 45. — Trymolophus magnus Bellés : habitus (43), vue latérale du corps (44) et
édéage (45).
d'un brun foncé sur les épaules et sur les côtés du quart postérieur, tandis que sur le
disque elle est d’un marron clair qui peut être uniforme (fig. 43) ou présenter une
bande jaunâtre juxtasuturale ; premier article des tarses postérieurs un peu plus long
que le deuxième et le troisième réunis. Edéage avec le lobe médian lancéolé dans sa
partie apicale ; paramères grêles et subparallèles (fig. 45).
Source : MNHN, Paris
46 XAVIER BEL
Remarques. — Par la robustesse du corps et par sa taille notable, cette espèce
rappelle T. mauritiensis et aussi T. nobilis, qui est commenté par la suite. Néan-
moins la morphologie de la protubérance du pronotum et la structure de l’édéage
permettent de la différencier facilement de ses congénères.
Répartition géographique. — Propre à Maurice : Souillac, IX et X.1897
(P. Carié). — Mont Corps de Garde, XI1.1944 (R. Mamet). — Mont Berthelot,
X.1944 (R. Mamet) (matériaux au MHNP et CB).
Trymolophus nobilis (Boieldieu)
Espèce robuste, montrant une protubérance du pronotum peu saillante et un
édéage avec les paramères simples. Ces caractères le rapprochent de T. mauritiensis
et de T. magnus, avec lesquelles elle forme un groupe assez homogène. Néanmoins,
T. nobilis peut se différencier de ses deux congénères par la forme plus étroite de la
protubérance du pronotum et par des caractères spécifiques de l’édéage. Elle
comprend deux sous-espèces, qui peuvent se reconnaître grâce à la clef suivante.
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS-ESPÈCES
1. Protubérance du disque du pronotum peu élevée (fig. 47, 48), à
.. T. nobilis nobilis (Boieldieu)
Trymolophus nobilis nobilis (Boieldieu)
Boildieu, 1854: 82-83.
Boïeldieu ; BOIELDIEU, 1856 : 659-660.
Bruchus nobilis Boïeldieu ; ALLUAUD, 1900 : 155 (p. pJ.
Ptinus nobilis Boïeldieu ; PIC, 1912: 29. — 1932: 51.
Ptinus nobilis Boieldieu : J. VINSON, 196
Tymolophus nobili
Ptinus nobilis v. albosignatus Pic, 1932
Ptinus nobilis v. albosignatus Pic ; B
51.
1990 : 62 (un synonyme de Ptinus nobilis Boïeldieu).
Types. — P. nobilis Boieldieu. Syntypes : île de France, Bourbon, Madagascar
(MHNP ?). — Voir répartition géographique.
P. nobilis v. albosignatus Pic. LECTOTYPE © : la Réunion, Saint Denis,
26.X.1937 (J. Vinson) (MHNP). Présente désignation.
Description. — Longueur: 2,7-3,3 mm. Antennes relativement grêles,
dépassant la moitié de la longueur du corps ; yeux de diamètre moyen et assez
convexes. Prothorax plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum
avec une protubérance rectangulaire, assez étroite et peu élevée (fig. 47, 48) à
surface légèrement ponctuée ; élytres assez larges et à côtés subparallèles, pourvus
d’une pubescence serrée qui forme des dessins très variables ; le patron le plus
commun est celui représenté sur la figure 46, mais chez certains exemplaires les
bandes longitudinales latérales jaunâtres sont plus étroites et ils montrent auss i une
Source : MNHN, Paris:
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 47
bande juxtasuturale jaunâtre plus où moins bien définie ë premier article des tarses
postérieurs bien plus long que le deuxième et le troisième réunis. La structure de
l'édéage est représentée sur la figure 52, quoique nous ayons observé une certaine
variabilité au niveau du lobe médian, qui peut être plus ou moins brusquement
rétréci vers l’apex.
Fig. 46 à 51. — Tiymolophus nobilis (Boieldieu) : élytres (46), vue frontale (47) et latérale
(48) du prothorax de la sous-espèce 1. n. nobilis : et habitus (49), vue frontale (50) et latérale (51)
du prothorax de la sous-espèce T. n. picianus Bellés.
Remarques. — L'étude des types de P. nobilis v. albosignatus Pie (1939)
conservés au MHNP nous a permis de conclure qu'ils ne peuvent pas s’écarter de
P. nobilis nobilis. C’est pour cela que nous avons déjà établi que cette “varieté” ne
mérite pas une catégorie taxonomique formelle (Bellés, 1990).
Répartition géographique. — Nous avons étudié une série d'exemplaires
(MHNP) identifiés comme “Pinus nobilis Dej.” et avec la seule indication de
“ D on ce A — : :
provenance “Madagascar” ou “Bourbon” ou “Île de France qui pourraient avoir
Source : MNHN, Paris
48
été étudiés par Boieldieu (voir Bellés, 1990) et qui montrent des caractéristiques
morphologiques qui coïncident avec la description de P. nobilis par cet auteur
(Boieldieu, 1856). Néanmoins, nous n'avons pas trouvé de matériaux modernes de
T. nobilis nobilis de Madagascar ni de Maurice.
Par contre, on connaît d'assez nombreuses localités de la Réunion : Route
forestière de la plaine d’Affouches, PK5, XI.1967 (Y. Gomy). — Saint Denis, jardin
de l'Etat, X.1937 (J. Vinson). — Cirque de Salazie, Hellbourg, XI.1970 (Y. Gomy).
— Plaine des Palmistes, 800 m, 1.1967 (Y. Gomy). — Forêt du Brûlé de Mare
Longue, 11.1955 (R. Paulian & R. Richard) ; réserve de Mare Longue, I1.1971
(Y. Gomy). — Côte Sud-Est, X.1937 (J. Vinson). — Saint Gilles, l'Hermitage,
XL1964 (Y. Gomy) (matériaux au MHNP, MHNG, BMNH, MRAC et CB).
En définitive, il paraît que T. nobilis nobilis serait propre à la Réunion et que
les données de provenance de Madagascar et Maurice de l’ancienne série du MHNP
pourraient s’interpréter comme des erreurs d'étiquelage.
Trymolophus nobilis picianus Bellés
Tiymolophus nobilis picianus Bellés, 1990 : 64.
Type. — Holotype S : île Maurice, Pointe aux Feuilles, 22.X.1933 (R. Mamet)
(MHNP).
Fig. 52 à 54. — Trymolophus nobilis (Boïeldieu) : édéage d'exemplaires de Saint Denis (la
Réunion) (sp. T. n. nobilis) (62), de la Pointe aux Feuilles (Maurice) (53) et du Mont Corps de
Garde (Maurice) (54) (s.sp. T. n. picianus Bellés).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRE:
PTINIDAE 49
Description. — Longueur: 2,9-3,4 mm. Antennes relativement grêles,
dépassant la moitié de la longueur du corps ; yeux de diamètre moyen et assez
convexes (fig. 49). Prothorax plus long que large et non rebordé antérieurement ;
pronotum avec une protubérance rectangulaire, assez étroite et assez élevée
(äig. 50-51) et avec sa surface rugueusement ponctuée ; élytres assez larges et
subparallèles, pourvus d’une pubescence serrée qui forme des dessins variables, le
patron le plus fréquent est celui représenté sur la figure 49, quoique chez certains
exemplaires les deux bandes longitudinales latérales peuvent arriver à fusionner
avec la bande juxtasuturale pour donner au disque une coloration jaunâtre plus ou
moins uniforme ; premier article des tarses postérieurs un peu plus long que le
deuxième et le troisième réunis. L’édéage est symétrique et montre aussi une
certaine variabilité au niveau du lobe médian (plus ou moins rétréci vers l’apex) et
des paramères (plus ou moins sinueux) (fig. 53 et 54).
Remarques. — Sous-espèce très facile à isoler de T. nobilis nobilis par la
morphologie différente du pronotum. On peut trouver aussi de petites différences au
niveau de la pubescence élytrale et de l’édéage, mais la variabilité observée dans ces
organes diminue évidemment leur intérêt taxonomique.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice. Les seuls exemplaires
connus sont ceux de la série originale qui proviennent de la Pointe aux Feuilles,
X.1933 (R. Mamet) et du Mont Corps de Garde, X1.1900 (P. Carié), entre 1932 et
1935 (J. Vinson ou R. Mamet) (matériaux au MHNP et CB).
Trymolophus cephalotes (Pic)
Ptinus cephalotes Pie, 1939 : 4.
Piinus eephalotes Pie ; J. VINSON, 1967 : 328.
Trymolophus cephalotes (Pic) ; BELLÉS, 1990 : 64.
Type. — Holotype S : la Réunion, Côte Sud-Est, 29.X.1937 (J. Vinson)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,5-3,1 mm. Antennes longues et grêles, ayant à
pa près la même longueur que le corps ; yeux très grands et convexes, surtout chez
e mâle (fig. 55), un peu moins chez la femelle (fig. 56). Prothorax un peu plus long
que large et non rebordé antérieurement ; pronotum avec une protubérance très
étroite (fig. 55, 56) et assez élevée ; élytres modérément larges et à côtés subparal-
lèles, pourvus d’une pubescence serrée qui est d’un brun foncé, avec une bande
longitudinale blanchâtre au centre de chaque élytre qui se bifurque vers la base et
aussi vers la région apicale (fig. 55) ; premier article des tarses postérieurs plus long
que les quatre autres réunis (fig. 57). Edéage très long et très grêle, montrant des
Structures sclérifiées du côté interne de la massue apicale des paramères (fig. 58).
Remarques. — Le patron de pubescence élytrale représenté sur la figure 55
est très constant sur les populations de la Réunion, mais chez un exemplaire mâle
de Maurice la coloration générale est bien plus pâle. La très grande taille et la
convexité des yeux, la remarquable longueur du premier article des tarses posté-
rieurs et aussi la structure très grêle de l’édéage sont propres à cette espèce.
Source : MNHN, Paris
50 XAVIER BELLÉS
Répartition géographique. — Bien que Pic (1939) mentionne que les types
proviennent de Maurice, ils furent capturés, en réalité, à la Réunion (Côte Sud-Est,
20.X.1937, J. Vinson) comme l’a noté J. Vinson (1967). En outre, on connaît les
localités de Saint Philippe (forêt du Brûlé de Mare Longue, 1-3.11.1955, R. Paulian
& J. Vinson) et de la Plaine d'Affouches (28.X1.1971, Y. Gomy), situées à la
Réunion. Un exemplaire de Maurice (celui mentionné dans les remarques) provient
du Pouce, 2.X1.1936 (J. Vinson) (matériaux au MHNP, MHNG et CB).
Fig. 55 à 58. — Tiymolophus cephalotes (Pic) : habitus du mâle (55). vue dorsale de la tête
et du prothorax de la femelle (56), patte postérieure (57) et édéage (58).
Trymolophus emmerezi (Pic)
Il s’agit d’une espèce caractérisée par la morphologie simple de l'édéage (lobe
médian cylindrique, quoique légèrement lancéolé à l’apex ; paramères minces et
sans structures sclérifiées) et par la forme de la protubérance du pronotum, très
élevée et assez étroite. Pie décrivit trois variétés de cette espèce (alors placée dans
le genre Ptinus): P. emmerezi v. obscurimembris Pic (1935), P. emmerezi v.
maculatus Pic (1898) et P. emmerezi v. subuniformis Pie (1935). La première
d’entre elles peut être conservée comme sous-espèce, mais les deux autres doivent
être considérées comme espèces bien définies, surtout par la morphologie très
différente de l’édéage (voir plus loin). Enfin, la variété P. griseolineatus v. lateru-
fescens Pie (1939) doit entrer dans le cadre subspécifique (Bellés, 1990). Ainsi
Source : MNHN, Paris.
OPTÈRES PTINIDAE 51
considérée, l'espèce sera divisée en trois sous-espèces qui peuvent se différencier
d’après la clef ci-dessous.
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS-ESPÈCES
1. Protubérance du pronotum très étroite. Pubescence des élytres d’une
coloration jaunâtre et testacée (fig. 59) T. emmerezi emmerezi (Pic)
— Protubérance du pronotum un peu plus large. Pubescence des élytres
d’une coloration jaunâtre et brun foncé
2
2. Pubescence des élytres avec une large macule jaunâtre juxtasuturale
(HD 08) eme oo T. emmerezi laterufescens (Pic)
— Pubescence des élytres sans aucune macule juxtasuturale (fig.
(CHERE RS T. emmerezi obscurimembris (Pic)
Trymolophus emmerezi emmerezi (P:
Ptinus emmerezi Pie, 1898 : 395, 400.
Bruchus emmerezi Pie ; AULUAUD, 1900 : 154.
Ptinus (Diegous) emmerezi Pie ; PIC, 1912: 21.
Ptinus emmerezi Pic ; PIC, 1932: 49, 51.
Ptinus emmerezi Pie ; J. VINSON, 196
Tiymolophus emmerezi s. str. ;
28.
1990 : 66.
Type. — LECTOTYPE © : île Maurice (D. d'Emmerez) (MHNP). Présente
désignation.
Description. — Longueur: 2,5-3,4 mm. Antennes grêles et relativement
longues, dépassant la moitié de la longueur du corps ; yeux de diamètre médiocre,
assez convexes. Prothorax aussi long que large et non rebordé antérieurement ;
pronotum avec une protubérance très étroite (fig. 59) et très élevée (fig. 60) ; élytres
assez allongés et à côtés subparallèles, pourvus d’une pubescence serrée testacée,
avec des bandes jaunâtres longitudinales, transversales et obliques (fig. 59) plus ou
moins bien délimitées ; premier article des tarses postérieurs un peu plus long que le
deuxième et le troisième réunis (fig. 61). Edéage avec le lobe médian lancéolé à
l'apex ; paramères à massue distale très courte, peu pubescente et sans structures
sclérifiées (fig. 62).
Remarques. — La position de ce Ptinidae comme Ptinus du sous-genre
Diegous dans le catalogue de Pic (1912) fut sans doute un “lapsus” de cet auteur,
comme on peut le déduire d’après les notes descriptives du même Pie (1898, 1932)
(voir aussi Bellés, 1988 a et 1990). L’édéage est remarquablement courbé dorso-
ventralement, mais sa morphologie rappelle celle des espèces T. thomasseti,
T. mauritiensis, T. magnus et T. nobilis.
Répartition géographique. — Propre à Maurice: Kanaka, XI.1900
(2. d'Emmerez). — Mont Corps de Garde, X1.1900 (P. Carié), 1.1934 (R. Mamet).
— Le Pouce, XI.1936 (J. Vinson). — Les Mares, X1.1933 (J. Vinson, R. Mamet).
— Cpe. (probablement Curepipe) St. A. X.1958 (J. Vinson) (matériaux au MHNP
et CB).
Source : MNHN, Paris
52 XAVIER BELLÉS
Fig. 59 à 64. — Trymolophus emmerezi (Pic) : habitus (59), vue latérale du prothorax (60),
patte postérieure (61) et édéage (62) de la sous-espèce T. e. emmerezi ; et élytres des sous-espèces
T..e. laterufescens (Pic) (63) et T. e. obscurimembris (Pic) (64).
Source : MNHN, Paris
NPA ERUE
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 53
Trymolophus emmerezi laterufescens (Pic)
ens Pic, 1939 : 4-5,
s (Pic); BELLÉ
Ptinus griseolineatus v. laterufe
Tymolophus emmerezi laterufe,
1990 : 66.
Type. — Holotype S': la Réunion, Côte Sud-Est, 29.X.1937 (J. Vinson)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,6-3,0 mm. Antennes grêles, dépassant la moitié
de la longueur du corps ; yeux de diamètre médiocre, assez convexes. Prothorax
aussi long que large, non rebordé antérieurement ; pronotum avec une protubérance
modérément étroite et assez élevée ; élytres relativement allongés et à côtés très
légèrement courbés, pourvus d’une pubescence serrée qui est d’un brun foncé avec
des bandes jaunâtres bien délimitées sur chaque élytre : une juxtasuturale, une
transversale près de la base et une autre oblique dans la région apicale (fig. 63) ;
premier article des tarses postérieurs un peu plus long que le deuxième et le
troisième réunis. Morphologie de l’édéage à peu près identique à celle de
T. emmerezi emmerezi (voir la figure 62).
Remarques. — On peut distinguer cette sous-espèce de T. emmerezi emme-
rezi par la protubérance du pronotum un peu plus large et moins élevée et par la
pubescence serrée des élytres. L'holotype mâle porte le nom “latepubescens” de la
main de Pic, mais, d’après Bellés (1990), cet exemplaire doit être considéré comme
le type du Ptinus griseolineatus v. laterufescens décrit par Pie (1939)
Répartition géographique. — Propre à la Réunion : Côte Sud-Est, X.1937
(. Vinson). — Saint Philippe, forêt du Brulé de Mare Longue, 11.1955 (R. Paulian &
J. Vinson) (matériaux au MHNP).
Trymolophus emmerezi obscurimembris (Pic)
scurimembris Pic, 1935 : 3.
rimembris (Pic); BELLÉS, 1990 : 68.
Pinus emmerezy (sic !) v. ob
Trymolophus emmerezi 0)
Type. — Holotype 9: île Maurice, Les Mares, 25.X1.1933 (R. Mamet)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,9-3,1 mm. Antennes dépassant la moitié de la
longueur du corps ; yeux de diamètre médiocre, assez convexes. Prothorax aussi
long que large, non rebordé antérieurement ; pronotum avec une protubérance très
étroite et très élevée ; élytres peu allongés et à côtés très légèrement courbés ;
pubescence serrée d’un brun foncé avec des taches jaunâtres latérales sur chaque
élytre : une près de la base et une autre près de l’apex (fig. 64) ; premier article des
tarses postérieurs un peu plus long que le deuxième et le troisième réunis. Edéage
inconnu.
Remarques. — La position de ce Ptinide dans le cadre subspécifique de
T. emmerezi, et même son statut taxonomique, est provisoire, parce que le mâle
reste inconnu et que l'on ne dispose pas de l'information qu'apporterait la structure
de l'édéage. Néanmoins, la morphologie du pronotum montre des affinités claires
Source : MNHN, Paris
54 XAVIER BELLÉS
avec T. emmerezi tandis que la distribution des macules pâles des élytres permet de
différencier cette population des deux sous-espèces ci-dessus.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice. On connaît seulement
l’holotype femelle provenant de la localité Les Mares, XL.1933 (R. Mamet) et une
autre femelle avec les mêmes données de récolte (matériaux au MHNP).
Trymolophus cafresianus Bellés
Trymolophus cafresianus Bellés, 1990 : 68.
Type. — Holotype S : la Réunion. Plaine des Cafres, Notre Dame de la Paix,
1 800 m. 9.1.1972 (Y. Comy) (MHNG).
Description. — Longueur: 2,1-2,6 mm. Antennes grêles et un peu plus
courtes que la longueur du corps ; yeux modérément grands et convexes. Prothorax
un peu plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum avec une
protubérance assez étroite et peu élevée (fig. 65, 66) ; élytres assez longs, à largeur
Fig. 65 à 67. — Trymolophus calresianus Bellés : habitus (65), vue latérale du corps (66)
et édéage (67).
maximale au tiers postérieur ; pubescence fine, couchée et assez dense, brun doré,
avec deux bandes tran: les un peu plus claires, une sur le tiers antérieur et
l'autre sur le tiers postérieur (fig. 65) ; premier article des tarses p stérieurs à peu
près de la même longueur que le deuxième et le troisième réunis. Edéage symé-
trique, avec le lobe médian très robuste et les paramères grêles, terminés en une
massue pubescente très courte (fig. 67).
Source : MNHN, Paris
|
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 55
Remarques. — La conformation de l'édéage est semblable à celle des espèces
T. thomasseti, T. mauritiensis, T. magnus, T. nobilis et T. emmerezi. Néanmoins, la
longueur des élytres et des antennes et la forme particulière de la protubérance du
pronotum différencient parfaitement T. cafresianus de toutes celles-ci. En ce qui
concerne la variabilité de cette espèce, on peut remarquer que les exemplaires de la
Plaine des Cafres (Lypes) sont plus grands (2,3-2,6 mm), montrent une coloration du
tégument brun noirâtre et ont les élytres longs et peu convexes, tandis que ceux de
Saint Philippe ou de la Forêt de Bélouve sont plus petits (2,1-2,4 mm), montrent
une coloration du tégument testacée et ont les élytres plus courts et plus convexes.
Répartition géographique. — Endémique de la Réunion : Forêt du plateau
de Bélouve, 1 500 m, [.1955 (R. Paulian & R. Richard). — Saint Philippe, forêt du
Brulé de mare Longue, I1.1955 (R. Paulian & J. Vinson). — Plaine des Cafres, Notre
Dame de la Paix, 1 800 m, 1.1972 (Y. Gomy) (matériaux au MHNG, MHNP et CB).
Trymolophus atripes (Pic)
Ptinus maculatus
Ptinus maculatus v
Ptinus atripes Pic
Ptinus atripes Pic : J. V 28.
Tiymolophus atripes (Pic) : BELLÉS, 1990 : 69.
Type. — LECTOTYPE ©: île Maurice, Mont Corps de Garde, X1.1900
(P. Carié) (MHNP). Présente désignation.
Fig. 68 à 70. — Trymolophus atripes (Pic) : habitus (68). vue latérale du corps (69) et
édéage (70).
Source : MNHN, Paris
56 XAVIER BELLÉS
Description. — Longueur : 2,1-2,8 mm. Antennes grêles, dépassant légèrement
la moitié de la longueur du corps ; yeux médiocres et assez convexes. Prothorax plus
long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum avec une protubérance
triangulaire (fig. 68) et très peu élevée (fig. 69) ; élytres allongés et à côtés subparal-
lèles, à pubescence dorée obseure, avec des bandes très mal délimitées d’une
couleur jaunâtre (fig. 68) ; premier article des tarses postérieurs à peu près de la
même longueur que le deuxième et le troisième réunis. Edéage avec le lobe médian
brusquement rétréci près de l'apex et montrant des structures selérifiées spéciales
sur le côté interne de la massue des paramères, qui est aiguisée (fig. 70).
Remarques. — Quoique décrite comme une variété de Ptinus maculatus par
Pic (1901), ce même auteur l'éleva à la catégorie spécifique quelques années plus
tard (Pic, 1932). Cette position fut suivie par J. Vinson (1967) et nous l'avons
considérée comme correcte, surtout après l'étude de l’édéage qui montre une
morphologie tout à fait spéciale.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice : Mont Corps de Garde,
XI.1900 (P. Carié). — Le Pouce, XI.1932 (. Vinson & R. Mamet), X1.1945
(. Vinson). — Curepipe, 1897 (P. Carié) (matériaux au MHNP et CB).
Trymolophus subuniformis (Pic)
Ptinus emmerezi v. subuniformis Pic, 1935 : 3.
Trymolophus subuniformis (Pic) : Bi , 1990 : 70.
Type. — Holotype 9 : île Maurice (D. d'Emmerez) (MHNP).
Fig. 71 à 73. — Trymolophus subuniformis (Pic) : habitus (71), vue latérale du corps (12)
et édéage (73).
Source : MNHN, Paris |
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 57
Description. — Longueur : 2,2-2,8 mm. Antennes robustes, dépassant légère-
ment la moitié de la longueur du corps: yeux médiocres et assez convexes.
Prothorax transverse et non rebordé antérieurement ; pronotum avec une protubé-
rance étroite (fig. 71) et très élevée (fig. 72) ; élytres allongés et à côtés subparal-
Ièles, pubescence éparse formée par des soies très longues, celle qui est serrée
montre une coloration testacée et forme, en plus, des bandes jaunâtres distribuées
de façon caractéristique (fig. 71) ; premier article des tarses postérieurs bien plus
long que le deuxième et le troisième réunis. Edéage avec le lobe médian progressi-
vement rétréci vers l’apex ; paramères ayant une pièce sclérifiée du côté interne de
la massue distale, qui est courte, plate et montre une pubescence très peu dense
(lg. 73).
Remarques. — Les caractères concernant la forme transversale du pronotum,
la notable longueur des soies qui forment la pubescence éparse des élytres et la
structure de l'édéage, suggèrent que le Ptinus emmerezi v. subuniformis de Pie
(1935) doit être considéré comme une espèce de Trymolophus bien définie et, par
ailleurs, bien distincte de T. emmerezi. Même la remarquable protubérance prono-
tale, qui rappelle celle de T. emmerezi, est plus élevée chez T. subuniformis.
Répartition géographique. — Propre à Maurice: Mont Corps de Garde,
XI1.1932 (R. Mamet). — Mont Berthelot, X.1944 (R. Mamet). — Vacoas, X.1962
(. Vinson) (matériaux au MHNP et CB).
Trymolophus maculatus (Pic)
Ptinus emmerezi v. maculatus Pie, 1898 : 395, 400.
Bruchus emmere: +. maculatus Pic ; ALLUAUD, 1900 : 154.
Ptinus maculatus Pie ; PIC, 1901 : 157.
Ptinus (Diegous) maculatus Pie ; PIC, 19
Ptinus emmerezi v. maculatus Pie ; PIC, 193
Tymolophus maculatus (Pic) ; BELLÉS, 1990
Type. — Holotype S': île Maurice (D. d'Emmerez) (MHNP).
Description. — Longueur : 2,3-2,8 mm. Antennes courtes et robustes, qui ne
dépassent pas la moitié de la longueur du corps ; yeux médiocres et assez convexes.
Prothorax plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum avec une
protubérance subrectangulaire, courte (fig. 74) et assez élevée (fig. 75) ; élytres
allongés et à côtés ment courbés, à pubescence serrée d’un brun foncé, avec
des bandes jaunâtres bien délimitées sur chaque élytre : une juxtasuturale, une
transversale près de la base et une autre légèrement oblique près de l’apex (fig. 74) ;
premier article des tarses postérieurs bien plus long que le deuxième et le troisième
réunis. Edéage avec le lobe médian progressivement rétréci vers l’apex ; paramères
très robustes ayant une pièce sclérifiée du côté interne de la massue distale, qui est
courte, arrondie et montre une pubescence éparse (fig. 76).
Remarques. — Il s’agit d’une espèce ayant une curieuse histoire de change-
ments de nomenclature (voir Bellés, 1990). L'étude de l’édéage permet de définir ce
Trymolophus comme espèce propre et bien différente du T. emmerezi. Les affinités
Source : MNHN, Paris
58 XAVIER BELLÉS
les plus étroites du T. maculatus devraient se chercher chez T. subuniformis, par
suite de la similitude de l'édéage et des antennes. Néanmoins maculatus montre
une protubérance du pronotum moins éle la pubescence À
formée par des soies moins longues et l'édéage a des particularités spécifique:
75
Fig. 74 à 76. — Trymolophus maculatus (Pie): babitus (14), vue latérale du corps (15)
e (76).
Répartition géographique. — Endémique de Maurice : Mont Corps de Garde,
XI1.1932 (R. Mamet). — Le Pouce. XI.1933 (R. Mamet) (matériaux au MHNP).
Trymolophus griseolineatus (Pic)
Ptinus gri
Tiymolophus gris
Type. — Holotype 9 : île Maurice, Le Pouce (4. Daruty !) (MHNP).
Description. — Longueur : 2.2-2,9 mm. Antennes grêles et longues, dépassant
les trois quarts de la longueur du corps ; yeux médiocres mais très convexes.
Prothorax plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum avec Une
protubérance étroite (fig. 77) et peu élevée ; élytres allongés et à côtés subparallèles,
pourvus d’une pubescence serrée qui est d'un brun testacé, avec des bandes plus
pâles sur chaque élytre : une jaunâtre juxtasuturale peu différenciée et une blan-
châtre longitudinale latérale bien mieux délimitée qui, au tiers postérieur, devient
oblique vers la suture (fig. 77) ; premier article des tarses postérieurs bien plus long
(1) Albert Daruty de Grandpré, naturaliste mauritien (R. Mamet, comm. pers).
Source : MNHN, Paris:
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 59
que le deuxième et le troisième réunis. Edéage avec le lobe médian renflé à la base :
paramères ayant des pièces sclérifiées du côté interne de la massue distale, qui est
allongée, arrondie et montre une pubescence éparse (fig. 79).
19 81
Fig. 77 à 82. — Trymolophus griscolineatus (Pic) : habitus (77), sternites abdominaux
visibles (78) et édéage (19). — Trymolophus mascarenhasi Bellés : habitus (80), sternites
abdominaux visibles (81) et édéage (82).
Source : MNHN, Paris
60 XAVIER BELLÉS
Remarques. — La conformation de l'édéage de cette espèce est semblable à
celle des édéages de T. subuniformis et de T. maculatus, mais la forme du pronotum
plus long que large, la protubérance discale peu élevée et les antennes plus grêles
permettent de la distinguer de ses deux congé En outre, quoique les trois
espèces aient un édéage semblable, celui de T. griseolineatus montre les paramères
terminés en une massue allongée, tandis que T. subuniformis et T. maculatus
présentent une massue bien plus courte.
Répartition géographique. — Propre à Maurice : Le Pouce, X.1898
(A. Daruty), XL-1932 (R. Mamet, J. Vinson). — Pieter Both, X.1943 (J. Vinson)
(matériaux au MHNP et CB).
Trymolophus mascarenhasi Bellés
Tiymolophus mascarenhasi Bellés, 1990 : 74.
Type. — Holotype S : la Réunion, Cilaos, 11.XI1.1955 (J. Vinson) (MHNP).
Description. — Longueur: 2,3-2,6 mm. Antennes grêles et un peu plus
courtes que la longueur du corps ; yeux de diamètre moyen et très convexes.
Prothorax un peu plus long que large et non rebordé antérieurement ; pronotum
avec une protubérance large et très élevée (fig. 80); élytres à côtés légèrement
courbés, pubescence courte et assez dense, brune sur certains endroits et jaunâtre
sur d’autres, ce qui donne des dessins caractéristiques : ceux du type et de la plupart
des exemplaires de Cilaos ont été représentés sur la figure 80 ; néanmoins, chez
certains exemplaires de la Plaine des Cafres, de la Plaine d’Affouches et même chez
quelques uns de Cilaos, la bande jaunâtre juxtasuturale devient très émoussée tandis
qu'ils montrent une fine bande longitudinale au milieu de chaque élytre, entre les
bandes transversales des tiers antérieur et postérieu premier article des tarses
postérieurs bien plus long que le deuxième et le troisième réunis. Edéage symé-
trique, avec le lobe médian grêle et cylindrique dans la partie basale et rétréci près
de l’apex ; paramères terminés en une massue robuste mais assez allongée, portant
des structures sclérifiées caractéristiques du côté interne (fig. 82).
Remarques. — Par la morphologie de l’édéage, cette espèce se rapproche
nettement du T. griseolineatus. Cependant, outre de petites différences que l'on
peut observer au niveau de cet organe (surtout en ce qui concerne la forme du lobe
médian), T. mascarenhasi montre des élytres un peu plus courts avec les côtés
légèrement arrondis et la partie sternale de l'abdomen bien plus courte que chez
T. griseolineatus.
Répartition géographique. — Endémique de la Réunion : [Route forestière
de la] Plaine d’Affouches, PK5, X1.1971 (Y. Gomy), — La Montagne. 11955
(R. Paulian). — Cirque de Salazie, Piton Marmite, 1 800 m, 1.1972 (Y. Gomy).
__ Plaine des Cafres, Notre Dame de la Paix, 1 800 m, 1.1972 (Y. Gomy). — Cilaos,
XIL.1955 (JL. Vinson, R. Paulian) (matériaux au MHNP, MENG et CB).
Source : MNHN, ||
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 61
Genre Sulcoptinus Bellés
Sulcoptinus Bellés, 1988 b : 122 (espèce type du genre : Sulcoptinus gomyi Bellés, 1988 b, par
désignation originelle).
Description. — Aspect général subparallèle, plus ou moins grêle dans les deux
sexes (fig. 91). Tête moyenne ; yeux grands et convexes ; espace inter-antennaire
très étroit, caréniforme ; antennes filiformes de onze articles : palpes labiaux et
maxillaires à dernier article fusiforme. Prothorax étranglé et avec un sillon trans-
versal très marqué sur le quart postérieur ; pronotum généralement simple, parfois
avec des protubérances discales ; processus intercoxal du prosternum et du méso-
sternum plus étroit que le diamètre des coxae correspondantes ; élytres subparal-
lèles avec les épaules bien marquées dans les deux sexes, ponctuation formée par
des fossettes alignées longitudinalement, pubescence constituée par des soies
écailleuses, qui souvent forment des macules distinctes, et par des soies éparses plus
ou moins longues; pattes grêles, ta de cinq articles, les quatre premiers
subeylindriques ; chez le mâle de certaines espèces le premier article des méta-
tarses montre un éperon bidenté (fig. 92). Abdomen avec cinq sternites visibles, les
deux premiers parfois soudés et le dernier ayant une sorte de prolongement à l'apex
qui peut se plier antérieurement (fig. 93, 112). Edéage avec le lobe médian généra-
lement canaliculé en vision dorsale (fig. 94) et échancré en vision latérale (fig. 104) ;
paramères subsymétriques ou clairement asymétriques, mais toujours avec de
Structures granuliformes foncées et bien distinctes sur la région apicale (fig. 94).
Remarques. — La structure du prothorax des Sulcoptinus est fondamentale-
ment la même que celle des Trymolophus et c’est avec ce genre que les affinités les
plus étroites doivent être recherchées. Néanmoins, la morphologie particulière de
l'édéage des Sulcoptinus, avec des conformations asymétriques chez la plupart des
espèces et montrant toujours les structures typiques granuliformes et foncées dans
la région apicale des paramères, écarte ce genre non seulement des Trymolophus
mais aussi de tous les autres genres décrits à ce jour dans la famille des Ptinidae.
En général, la morphologie externe est à peu près la même dans les deux sexes
(tout au plus, outre le caractère de l’éperon du premier article des métatarses, la
femelle a les antennes un peu plus courtes et les élytres un peu plus larges que le
mâle). Néanmoins, chez certaines espèces, le dimorphisme sexuel est plus apparent
et on commentera ces différences dans les remarques les concernant.
Genre répandu à Madagascar et dans les archipels des Mascareignes et des
Seychelles (voir Bellés, 1988 b).
CLEF DE DÉTERMINATION DES
1. Premier article des métatarses du mâle avec un éperon bidenté très
caractéristique (fig. 84, 88, 92). Edéage avec les paramères sub-
symétriques (fig. 86, 90, 94, 97, 99, 100) LE 2
— Premier article des métatarses du mâle inerme (fig. 102). Edéage
avec les paramères asymétriques (fig. 107, 110, 113, 116, 119, 121,
123) ou, plus rarement, subsymétriques (fig. 106, 109) ..…........
2. Antennes très longues et grêles, dépassant la longueur du corps 3
Source : MNHN, Paris
62
XAVIER BELLÉS
Antennes plus ou moins robustes, ne dépassant pas la longueur du
corps 2 :
Pronotum subearré, avec une épine bien distincte de chaque côté
(fig. 83). Eperon du premier article des métatarses du mâle avec deux
dents courbées bien apparentes à son extrémité (fig. 84). Première et
seconde sutures des sternites abdominaux visibles presque complètes
(fig. 85). Edéage fig. 86 S. alluaudi (Pic)
Pronotum plus long que large, présentant de chaque côté une
protubérance pubescente (Gg. 87). Eperon du premier article
des métatarses du mâle avec deux petites dents à son extrémité
(fig. 88). Première et seconde sutures des sternites abdominaux
visibles très incomplètes (fig. 89). Edéage différemment conformé
(fig. DO) .… S. tarsisentus Bellés
Taille inférieure à 2,5 mm. Dernier sternite abdominal visible plus
long que les deux précédents réunis. Eperon du premier article
du métatarse du mâle grêle. Paramère droit de l'édéage avec un
faisceau nettement distinct de soies très longues (fig. 94, 97) .… 5
Taille supérieure à 2,5 mm. Dernier sternîte abdominal visible plus
court ou de la même longueur que les deux précédents réunis.
Eperon du premier artiele du métatarse du mâle robuste. Paramère
droit de l’édéage sans faisceau de longues soies (fig. 99, 100) ......... 6
Tégument de la partie basale et apicale des élytres d’une couleur
rougeâtre et celui de la partie discale d’un brun foncé. Pronotum
subearré. Antennes très courtes, dépassant légèrement la moitié
de la longueur du corps (fig. 91). Troisième sternite abdominal
visible pratiquement aussi étroit que le quatrième (fig. 93). Edéage
fig. 94 .............. S. gomyi Bellés
Tégument des élytres d'un brun uniforme. Pronotum plus long
que large. Antennes dépassant la moitié de la longueur du corps
(fig. 95). Troisième sternite abdominal visible nettement plus large
que le quatrième (fig. 96). Edéage différemment conformé (fig.
DANMRAR E S. negrei Bellés
Pronotum du mâle avee sa largeur maximale sur le tiers antérieur.
Antennes très robustes. Elytres couverts par une pubescence serrée
et couchée, d’une couleur dorée avec des tonalités différentes qui
donnent des bandes variables (fig. 98). Edéage fig. 99... S. mameti (Pic)
Pronotum avec sa largeur maximale au milieu dans les deux sexes.
Antennes robustes. Élytres pourvus d’une pubescence serrée et
couchée, brun doré, qui laisse à découvert une large zone discale,
deux latérales et presque tout le tiers apical. Edéage différemment
conformé (fig. 100) S. distinctus (Pic)
Pronotum avec une saillie latérale très distincte de chaque côté
(fig. 101). Tibias pourvus d’une pubescence très longue (fig. 102).
Edéage fig. 104 et 105 ..........r S. pedestris (Blair)
Pronotum à côtés arrondis (fig. 108, 111) ou avec une petite protubé-
Source : MNHN, Pari:
10.
11.
12.
15°
14.
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 63
rance pubescente (fig. 118, 120). Tibias pourvus d’une pubescence
très courte, presque imperceptüble. Edéage différemment conformé . 8
Tiers postérieur du pronotum lisse. Antennes très courtes, avec les
articles du septième au dixième nettement plus larges que longs.
Tégument des élytres d’une couleur rougeâtre sur le tiers basal et
brun foncé sur la partie discale. Edéage fig. 106 S. gothicus (Scott)
Tiers postérieur du pronotum rugueux. Antennes plus longues, avec
tous les articles au moins subearrés, mais généralement plus longs
que larges. Tégument des élytres brun foncé uniforme. Edéage
différemment conformé
o)
Disque du pronotum montrant deux protub
caréniformes. Edéage fig. 107 S. impressus (Pic)
Disque du pronotum sans protubérances longitudinales caréniformes,
quoiqu'il puisse présenter deux éminences peu saillantes. Edéage
différemment conformé
ces longitudinales
Antennes à articles pédonculés. Disque du pronotum montrant une
ponctuation très fine (fig. 108). Edéage à paramères symétriques
(ER Tee : S. reunionensis Bellés
Antennes à article: Disque du pronotum rugueux.
Edéage à paramères asymétriques .
Elytres entièrement revêtus d’une pubescence serrée, couchée, brun
doré, d'aspect velouté. Edéage fig. 110 ................... S. vestitus (Pic)
Elytres pourvus d'une pubescence semi-couchée et peu dense, bien
qu'elle puisse être formée de macules de soies plus serrées. Edéage
différemment conformé 12
Taille grande (2,3-3,3 mm). Yeux très convexes (fig. 111). Antennes
dépassant la longueur du corps. Deuxième suture des sternites
abdominaux visibles incomplète (fig. 112). Paramère droit de
l'édéage très long (fig. 113, 116) …. 13
Taille moindre (1,5-2,4 mm). Yeux moins convexes (fig. 118, 120).
Antennes d’une longueur semblable (S) ou inférieure (@) à celle du
corps. Deuxième suture des sternites abdominaux visibles, pratique-
ment complète quoique peu marquée (fig. 117). Paramère droit de
lÉAÉ GC COUT (fig. 119, 121) serre. 14
Apex du dernier sternite abdominal visible avec un prolongement
pubescent très distinct complètement replié sur le sternite (fig. 112).
Distribution de la pubescence élytrale représentée sur les figures 111
et 114. Edéage fig. 113 . .. S. longicornis (Pic)
Apex du dernier sternite abdominal ec un prolongement
très peu apparent et non replié sur le sternite. Distribution de la
pubescence élytrale fig. 115. Edéage différemment conformé
(RH ALTO). Fonte de nm rene S. ruficolor (Pic)
Pronotum avec une épine bien distincte de chaque côté (fig. 122).
Elytres un peu plus de deux fois plus longs que le pronotum (fig.
Source : MNHN, Paris
64
XAVIER BELLÉS
122). Antennes longues, atteignant presque la longueur du corps
(lg. 122).
(fig. 118, 120).
moitié de la longueur du corps
asymétrique .
19:
Edéage subsymétrique (fig. 193)
Pronotum avec une petite protubérance pube
(fig. 118, 120). Elytres presque trois
Antennes plus courtes, dépassant légèrement la
(fig. 118, 120). Edéage nettement
. S. perbrevis n. sp.
nte de chaque côté
fois plus longs que le pronotum
Disque du pronotum rugueux avec deux saillies plus (8) ou moins
(&) élevées. Antennes courtes, surtout chez la femelle, avec les
arücles du huitième au dixième subearrés
fig. 119
Disque du pronotum finement ponc
(fig. 118). Edéage
S. brevis (Pic)
saillies apparentes.
et san
Antennes longues, même chez la femelle, avec les articles, du
huitième au dixième, plus longs que larges
différemment conformé (fig. 121)
(fig. 120). Edéage
S. minimus (Pic)
Sulcoptinus alluaudi (Pic)
Ptinus (Gynopterus) alluaudi
Bruchus (Gynopterus) alluaudi Pie
Ptinus (Gynopterus) alluaudi Pic
Suleoptinus alluaudi (Pie) ; Bi
Type.
Français, 1893 (Ch. Alluaud) (MHNP).
Pie, 1896 : 352.
ALLUAUD, 1900 : 154.
Pic, 1912: 17.
s, 1988 b: 124.
— Holotype ©: Madagascar Nord, Diégo Suarez, Montagne des
Fig. 83 à 86. — Sulcoptinus alluaudi (Pi
élytres indiquent les zones de tégument rougeà
abdominaux visibles (85) et édéage (86).
) : habitus (schématique, les aires blanches des
e) (83), tarse postérieur du mâle (84), sternites
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 65
Description. — Longueur: 1,9 mm. Antennes très longues, dépassant la
longueur du corps ; yeux très grands et très convexes (fig. 83). Prothorax subcarré,
montrant une saillie spiniforme de chaque côté ; pronotum légèrement convexe et
pourvu de granulations fortes et rapprochées ; élytres subparallèles, d’une couleur
brun foncé, tachée de roussâtre (fig. 83), pubescence formée par des soies dorées
peu denses et semi-couchées, uniformément répandues ; pattes assez grêles,
premier article des métatarses avec un éperon robuste pourvu de deux dents
apicales bien apparentes (fig. 84). Edéage très robuste à la base ; paramères sinueux
et subsymétriques, pourvus d’une pubescence courte et très peu dense et de granu-
lations foncées typiques sur la région apicale (fig. 86).
Remarques. — La longueur notable des antennes, dépassant celle du corps,
distingue cette espèce de ses congénères présentant un éperon sur le premier article
des métatarses du mâle. En outre, le pronotum avec une saillie spiniforme de chaque
côté et la morphologie de l’édéage sont aussi des caractères typiques de cette
espèce. La femelle est inconnue.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar. On ne connaît
actuellement que les exemplaires utilisés par Pic (1896) pour décrire l'espèce et qui
proviennent de la Montagne des Français, près de Diégo Suarez (matériaux au
MHNP).
Sulcoptinus tarsisentus Bellés
Sulcoptinus tarsisentus Bellés, 1988 b: 124.
Type. — Holotype S : la Réunion, Saint Gilles les Bains, VIIL.1965 (Y. Gomy)
(MHNG).
Description. — Longueur : 2,2-2,3 mm. Antennes longues, à peu près de la
même longueur que le corps : yeux assez grands et très convexes. Prothorax plus
long que large, montrant une protubérance pubescente un peu saillante de chaque
côté (fig. 87) ; pronotum légèrement convexe, avec une sculpture formée par une
sorte de granules semi-sphériques densément répandus ; élytres longs et subparal-
lèles, avec une pubescence constituée par des soies demi dressées et peu denses,
brun doré, distribuées uniformément sur toute la surface élytrale, ainsi que par des
soies serrées, blanchâtres et couchées couvrant la région apicale et la région basale,
à partir de laquelle elles se prolongent le long de la suture jusqu'au milieu (fig. 87) :
pattes grêles, premier article des métatarses du mâle avec un éperon épais et pourvu
de deux dents très petites à son extrémité (fig. 88). Partie ventrale de l'abdomen
avec les deux premièr tures incomplètes et le prolongement apical du dernier
sternite peu apparent (fig. 89). Edéage à paramères subparallèles et symétriques,
pourvus d’une pubescence longue et assez dense et de granulations foncées typiques
sur la région apicale (fig. 90).
Remarques. — Il s’agit d’une espèce relativement proche de $. alluaudi (Pic),
mais divers caractères concernant surtout la morphologie du pronotum, les sutures
des sternites abdominaux visibles et la structure de l’édéage, résumés dans la clef
d'identification, permettent de différencier ces deux espèces sans difficulté.
Source : MNHN, Paris
66
Répartition géographique. — Propre à la Réunion. L'holotype mâle provient
de Saint Gilles les Bains (MHNG). En outre, on connaît un exemplaire femelle
attribué à cette espèce (Bellés, 1988 b) et capturé à 1 800 m au Piton Marmite,
Cirque de Salazie, 1.1972 (Y. Gomy) (MHNP).
Fig. 87 à 90. — Sulcoptinus t
entus Bellés : habitus (87), tarse postérieur du mâle (88).
sternites abdominaux visibles (89) et
léage (90).
Sulcoptinus gomyi Bellés
Sulcoptinus gomyi Bellés, 1988 b: 124.
Type. — Holotype © : la Réunion, Plaine d’Affouches, PK5, 28.XI.1971
(Y. Gomy) (MHNG).
Description. — Longueur: 1,7-2,2 mm. Antennes très courtes dont la
longueur ne dépasse pas la moitié de celle du corps ; yeux assez grands et très
convexes. Prothorax subearré, montrant une protubérance pubescente de chaque
côté (fig. 91) ; pronotum convexe, avec une ponctuation rugueuse assez grossière
sur la moitié antérieure et granuleuse sur la moitié postérieure ; élytres courts et
subparallèles, tégument de la région basale rougeâtre et le reste brun foncé,
pubescence formée par des soies courtes, peu denses, brun doré, distribuées sur
toute la surface élytrale, ainsi que par des soies très courtes et serrées, jaunâtres, qui
forment des macules sur les épaules, sur le disque et sur les côtés de la région
apicale (fig. 91) ; pattes relativement courtes, premier article des métatarses du mâle
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 67
avec un éperon très fin portant deux petites dents à son extrémité (fig. 92). Partie
ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures incomplètes et le prolonge-
ment apical du dernier sternite peu apparent (fig. 93). Edéage à paramères subparal-
lèles et montrant à leur extrémité une sorte de membrane sur laquelle s’insèrent des
soies éparses et les granulations foncées typiques, en outre, le paramère droit montre
un faisceau de soies très long et dirigé dorsalement (fig. 94)
91 à 94. — Sulcoptinus gomyi Bellés : habitus (91), tarse postérieur du mâle (92),
bdominaux visibles (93) et édéage (94).
Remarques. — Dans le groupe des espèces possédant un éperon sur le premier
article des métatarses du mâle, on peut reconnaître $. gomyi surtout par la base des
élytres rougeâtres et par la structure particulière de l’édéage.
Répartition géographique. — Propre à la Réunion : [Route forestière de la]
Plaine d’Affouches, PK5, X1.1971 (Y. Gomy). — Saint Denis, 1.1967 (Y. Gomy) :
Saint Denis, rampes de Saint François, L.1967 (Y. Gomy). — Saint Gilles, l'Hermi-
tage, XIL.1964 (Y. Gomy) ; Saint Gilles, les Cormorans, VI.1972 (J. Etienne).
int Paul, l'Hermitage, VI.1926. — La Possession, Sainte Thérèse, Pichette,
300 m, [1972 (Y. Gomy) (matériaux au MHNG, MHNP et CB).
En outre, au MHNG, existe un exemplaire étiqueté comme provenant de
“La Réunion, Macabé Forest (Y. Gomy leg.)”. Etant donné que la localité de Macabé
Forest se trouve à Maurice, on doit se demander où fut recueilli cet exemplaire.
D’après nos études sur les Ptinides de cette région, on trouve invariablement de
petites différences (quoique pas toujours à signification taxonomique) chez les
populations respectives d’une espèce répandue dans plus d’une île. Etant donné que
cet exemplaire est identique à ceux des localités de la Réunion, on peut supposer
qu'il provient, en réalité, de cette île, et qu'il y aurait eu une erreur d’étiquetage.
Source : MNHN, Paris
68 XAVIER BELLÉS
Sulcoptinus negrei Bellés
Sulcoptinus negrei Bellés, 1988 b: 127.
Type. — Holotype ©: île Maurice, 1897 (Ch. Alluaud) (MHNP).
Description. — Longueur: 1,8 mm. Antennes robustes, dont la longueur
dépasse légèrement la moitié de celle du corps ; yeux médiocres et modérément
convexes. Prothorax plus long que large, à côtés arrondis (fig. 95), pronotum
convexe, avec une ponctuation grossière sur le tiers antérieur et granuleuse sur la
partie postérieure ; élytres assez longs et subparallèles, testacé uniforme, pubes-
cence formée par des soies courtes, marron, distribuées uniformément sur toute la
surface élytrale, ainsi que par des soies jaunâtres serrées et couchées distribuées sur
le tiers antérieur, se prolongeant le long de la suture jusqu’au milieu et sur la région
apicale, suivant un patron similaire à celui de $. farsisentus (voir la figure 87) :
pattes très longues et grêles, premier article des métatarses du mâle pourvu d’un
éperon très mince avec deux petites dents apicales. Partie ventrale de l'abdomen
avec les deux premières sutures très peu marquées au milieu et avec le prolonge-
ment apical du dernier sternite peu apparent (fig. 96). Edéage avec les paramères
subsymétriques, les granulations foncées ayant une forme massive, et la pubescence
étant restreinte au paramère droit et formée par un petit groupe de courtes soies
apicales et un faisceau de soies très longues dirigé latéralement (fig. 97).
95
Fig. 95 à 97. — Sulcoptinus negrei Bellés : habitus (schématique) (95), sternites abdomi-
naux visibles (96) et édéage (97).
Remarques. — Par l’aspect-général du corps, et particulièrement par la distri-
bution de la pubescence élytrale, cette espèce rappelle S. tarsisentus. Néanmoins,
divers caractères (antennes plus courtes, pattes plus longues, édéage différemment
conformé, ete.) permettent de le différencier sans ambiguïté de celui-ci. D'un autre
côté, la présence d’un faisceau de longues soies inséré sur le paramère droit,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 69
pourrait indiquer des affinités étroites avec l'espèce précédente, S. gomyi. La
femelle est inconnue.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice. On connaît seulement
Fholotype mâle de “Maurice”, sans localisation plus précice (MHNP)
Sulcoptinus mameti (Pic)
Suleoptinus mameti (Pic) ;
pe. — Holotype S': ile Maurice, Les Mares, 25.X1.1933 (R. Mamet)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,6-3,3 mm. Antennes très robustes mais assez
longues, dépassant la moitié de la longueur du corps (fig. 98) ; yeux médio. et
modérément convexes. Prothorax plus long que large, à côtés légèrement arrondis,
sa plus grande largeur sur le tiers antérieur chez le mâle (fig. 98), montrant une
protubérance pubescente peu saillante de chaque côté ; pronotum assez convexe, à
Fig. 98 à 100. — Sulcoptinus mameti (Pic) : habitus (98) et édéage (99). — Sulcoptinus
distinctus (Pic) : édéage (100).
surface uniformément granuleuse et avec deux éminences longitudinales pubes-
centes sur le disque (fig. 98) ; élytres longs et à côtés légèrement arrondis, couverts
d'une pubescence serrée d'aspect velouté, dorée, qui peut être plus pâle sur
certaines parties (fig. 98), ce qui donne des dessins variables selon les exemplaires ;
pattes assez longues, premier article des métatarses du mâle avec un éperon assez
Source
: MNHN, Paris
70 XAVIER BELLÉS
robuste. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures incomplètes
et avec le prolongement apical du dernier sternite peu apparent. Edéage avec la
partie pubescente et granuleuse des paramères non visible dorsalement (fig. 99).
Remarques. — Espèce caractérisée par la structure très particulière de
l'édéage, avec les paramères cachés dans la partie dorsale. Comme on l'a déjà écrit,
la distribution des taches de pubescence plus pâle e z variable selon les
exemplaires. Le dessin représenté sur la figure 98 corr pond à un exemplaire du
Mont Camisard (Maurice), mais chez le type, cette pubescence plus pâle reste
réduite à deux petites aires discales. Il faut également remarquer que la femelle,
en plus d’avoir les antennes un peu plus courtes, montre la largeur maximale du
prothorax sur le milieu.
Répartition géographique. — Propre à Maurice : Les Mares, XL1933
(R. Mamet & J. Vinson). — Forest Side, XI.1932 (R. Mamet), XIL.1932 (J. Vinson).
— Mont Corps de Garde, XIL.1932 (R. Mamet). — Le Pouce, X1.1932 (J. Vinson).
— Mont Camisard, XL1941 (J. Vinson) (matériaux au MHNP et CB).
Sulcoptinus distinctus (Pic)
Ptinus distinctus Pie, 1932: 50.
Ptinus distinctus Pie : J. VINSON, 1967: 328.
Sulcoptinus distinctus (Pie) ; BELLÉS, 1988 b: 128.
pe. — Holotype S : île Maurice, Mont Corps de Garde, XI.1900 (P. Carié)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,8-3.2 mm. Antennes robustes, dont la longueur
dépasse la moitié de celle du corps : yeux à diamètre assez grand mais peu convexes.
Prothorax à peu près transverse et à côtés arrondis, montrant une protubérance
pubescente de chaque côté ; pronotum peu convexe et avec deux petites éminences
pileuses sur le disque ; élytres longs et à côtés subparallèles, partiellement couverts
par une pubescence grise et serrée, laissant des aires plus foncées : une qui occupe
presque tout le tiers apical (excepté une étroite bande suturale), une discale assez
grande et diffuse placée sur le tiers antérieur et deux plus petites (une sur chaque
élytre) situées derrière le milieu ; pattes assez longues, premier article des méta-
tarses du mâle avec un éperon assez robuste. Partie ventrale de l'abdomen avec les
deux premières sutures plus ou moins marquées et avec le prolongement apical du
dernier sternite peu apparent. Edéage à paramères subsymétriques, pourvus d'une
pubescence courte et éparse, un peu plus dense sur le paramère droit, et des granu-
lations foncées typiques sur la région apicale (fig. 100).
Remarques. — L'aspect général du corps (voir un excellent dessin dû à
Bondroit dans le travail de Pie, 1932) rappelle surtout S. mameti, duquel il se
différencie particulièrement par la forme du pronotum et par la structure de
l'édéage. Par contre, l'édéage montre un modèle similaire à celui des S. alluaudi et
S. tarsisentus, dont il se distingue par la longueur et la morphologie des antennes,
plus courtes et robustes chez $. distinctus. Dans le travail où Pie (1932) décrivit
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 71
cette espèce, il proposa la variété Ptinus distinctus v. ruficolor. Celle-ci fut consi-
dérée comme espèce bien distincte par Bellés (1988 b) et sera décrite plus loin.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice. On connaît seulement
lholotype mâle provenant du Mont Corps de Garde et un autre exemplaire mâle de
la même localité, X1.1898 (P. Carié) (matériaux au MENP)
Sulcoptinus pedestris (Blair)
Ptinus pedestris Blair, 1935 : 270.
Ptinus pedestris Bla . VINSON, 1967 : 328.
Sulcoptinus pedestris (Blair) : BELLÉS, 1988 b: 129.
Type. — Holotype & : île Rodrigue, 1918 (H. J. Snell & H. P. Thomasset)
(BMNH).
Description. — Longueur: 2,5-2,8 mm. Antennes assez grêles, dont la
longueur dépasse légèrement la moitié de celle du corps (fig. 101) ; yeux petits mais
assez convexes. Prothorax transverse, montrant une sorte de tubercule très apparent
de chaque côté; pronotum peu convexe, finement ponctué, sans éminences
spéciales sur le disque ; élytres allongés et à côtés légèrement arrondis, pourvus
d’une pubescence fine et peu dense, uniformément répandue ; pattes assez robustes,
tibias pourvus d’une pubescence longue et éparse (fig. 102), premier article des
métatarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen (fig. 103)
avec les deux premières sutures bien marquées et avec le prolongement apical du
dernier sternite très apparent et pubescent. Edéage (fig. 104, 105) à paramères sub-
symétriques, pourvus d’une pubescence assez longue et éparse, et de granulations
foncées typiques sur la région apicale, qui est acuminée.
Remarques. — Dans une monographie récente du genre Sulcoptinus (Bellés,
1988 b), j'ai proposé de placer le Ptinus pedestris dans ce genre, d’après la descrip-
tion de Blair (1935). L'étude de l’holotype permet de confirmer ce critère : la
structure de l’édéage ne laisse aucun doute sur cette attribution générique. La
longue pubescence des tibias (qui est un peu plus courte chez les femelles) est peut
être le caractère le plus apparent pour distinguer $. pedestris de tous ses congé-
nères.
Répartition géographique. — Endémique de l'île Rodrigue. Les seuls
exemplaires connus (les types de Blair: BMNH) ne portent pas de données plus
précises de localisation.
Sulcoptinus gothicus (Scott)
Ptinus gothieus Scott, 1924: 348.
Suleoptinus gothieus (Scott) ; BE
, 1988 b: 129.
Type. — LECTOTYPE 9: Seychelles, Silhouette, Mare aux Cochons,
X1.1908 (Percy Sladen Trust Expedition) (BMNH). Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
72 XAVIER BELLÉS
Description. — Longueur : 1,5-1,8 mm. Antennes assez courtes et robustes,
avec les articles du septième au dixième plus larges que longs : yeux relativement
grands et assez convexes. Prothorax un peu plus long que large et à côtés arrondis ;
pronotum peu convexe, les deux tiers antérieurs montrent une ponctuation bien
apparente, tandis que le tiers postérieur est presque liss tres subovalaires, à
tégument bicolore : rougeâtre sur les épaules et la partie apicale, et brun
disque, et pourvus d’une pubescence formée par des soies dorées courtes, épar
habitus (schématique) (101), patte inter-
(102), sternites abdominaux visibles (103 éage en vue latérale (104) et dorsale
— Sulcoptinus gothicus (Scott) : édéage (106). — Sulcoptinus impressus (Pic) : édéage
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 1)
uniformément répandues, ainsi que par des soies blanchâtres plus serrées qui
forment quatre petites macules symétriques sur le disque ; pattes très grêles,
premier article des métatarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de
l'abdomen avec les deux premières sutures très peu marquées et avec le prolonge-
ment apical du dernier sternite peu apparent. Edéage court et robuste ; paramères
subsymétriques et montrant à leur extrémité une sorte de membrane sur laquelle se
placent les granulations foncées typiques (fig. 106).
Remarques. — Il s’agit d’une espèce facile à identifier par un ensemble de
caractères incluant l'absence d’éperon au premier article des métatarses du mâle, la
partie postérieure du pronotum presque lisse, les antennes courtes, avec les articles
du septième au dixième plus larges que longs, les élytres bicolores et la structure
très particulière de l'édéage. La description de Scott (1924) accompagne un bon
dessin de l’habitus.
Répartition géographique. — Propre à l'archipel des Seychelles.
SILHOUETTE : forêt près de Mare aux Cochons.
MAHÉ : Port Glaud et Cascade Estate.
Matériaux au BMNH et MENP.
Sulcoptinus impressus (Pic)
Piinus impressus Pie, 1898 : 400.
Bruchus impressus Pic : ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus impressus Pie ; PIC, 1912: 20. — 1932: 51.
Pic : J. VINSON, 196
Suleoptinus impr (Pic) : BEL
Ptinus cariei Pie, 1901 : 155.
Pinus cariei Pie ; PIC, 1912: 20. — 1932: 5
Ptinus cariei Pic : J. VINSON, 1967 : 328.
Pinus cariei Pic ; BELLES, 1988 b: 129 (un synonyme de Püinus impress
Pinus imp
: 129:
is Pic).
Types. — P. impressus Pic. Syntypes
(théoriquement au MHNP, non retrouvés par l’auteur).
P. cariei Pie. LECTOTYPE © : île Maurice, Mont Corps de Garde, XI.1900
(P. Carié) (MHNP). Présente désignation.
île Maurice, 1897 (Ch. Alluaud)
Description. — Longueur : 2,1-2,8 mm. Antennes robustes, dont la longueur
dépasse légèrement la moitié de celle du corps; yeux médiocres et modérément
convexes. Prothorax plus long que large, à côtés arrondis et présentant de chaque
côté une petite protubérance pileuse ; pronotum avec deux éminences caréniformes
longitudinales un peu courbées et très saillantes, qui laissent un profond sillon entre
elles : élytres allongés et à côtés subparallèles, pourvus d’une pubescence d’un gris
jaunâtre qui occupe presque toute la surface quoique en laissant deux aires étroites
et allongées brunes, une sur chaque élytre, et qui peuvent fusionner dans la partie
apicale chez certains exemplaires ; pattes assez grêles, premier article des méta-
tarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux
premières sutures plus où moins marquées et avec le prolongement apical du dernier
Source : MNHN, Paris
74 XAVIER BELLÉ
sternite peu apparent. Edéage avec le paramère droit un peu plus large et plus long
que le gauche, tous les deux montrant à l’apex les granulations foncées typiques qui
sont, dans ce cas, assez grandes et irrégulières (fig. 107).
Remarques. — Espèce bien caractérisée par la présence de deux protubé-
rances en forme de crêtes longitudinales, quoique un peu courbées, sur le disque
du pronotum. À remarquer que le Ptinus cariei Pic, décrit de Maurice, fut mis en
synonymie de S. impressus par Bellés (1988 b). On peut trouver un bon dessin de
Thabitus de cette espèce dans le travail de Pic (1932) sur les Ptinides des
Mascareignes.
Répartition géographique. — Propre à Maurice : Mont Corps de Garde,
XI.1900 (P. Carié), 11938 (J. Vinson). — Mon Désert, IV.1903 (P. Carié) (maté-
riaux au MHNP et CB).
Il faut remarquer que Pic (1932) mentionne, sans doute par erreur, que cette
espèce fut décrite de Madagascar, et qu'elle se trouve aussi à la Réunion, point que
nous ne pouvons pas confirmer.
Sulcoptinus reunionensis Bellés
Sulcoptinus reunionensis Bellés, 1988 b: 131.
pe. — Holotype S: la Réunion, Saint Gilles, l'Hermitage, XI1-1964
(Y. Gomy) (MHNC).
Description. — Longueur : 1,8-2,6 mm. Antennes grêles, dont la longueur
dépasse la moitié de celle du corps ; yeux grands et convexes. Prothorax plus long
que large, présentant de chaque côté une légère protubérance arrondie ; pronotum
grossièrement ponctué sur le tiers antérieur et presque lisse sur le disque, où il
montre une maeule de pubescence blanchâtre (fig. 108) ; élytres assez robustes et à
côtés subparallèles, pourvus d’une pubescence formée de soies peu denses, dorées,
demi dressées sur les stries et couchées sur les intervalles, ainsi que par des soies
serrées d'aspect velouté et blanchâtres, qui forment des macules distribuées de
chaque côté sur le tiers apical, sur presque tout le tiers basal et le long de la suture
sur le disque (fig. 108) ; pattes assez grêles, premier article des métatarses du mâle
sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures
pratiquement complètes mais peu marquées. Edéage avec les paramères subsymé-
triques et montrant à leur extrémité une sorte de membrane sur laquelle se placent
les granulations foncées typiques et des soies assez denses de différentes longueurs
(fig. 109).
Remarques. — L'édéage subsymétrique, l'absence d'éperon sur le premier
article du métatarse du mâle et le disque du pronotum presque lisse sont des
caractères qui rapprochent cette espèce de $ . gothicus. Néanmoins, $. reunionensis
se différencie parfaitement de 5. gothicus par la structure des antennes bien plus
grêles, par la coloration uniformément brune du tégument des élytres et par des
détails de l'édéage.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 75
Répartition géographique. — Endémique de la Réunion : Plaine des Cafres,
Piton Manuel, 1.1955 (R. Paulian & R. Richard). — L'Etang Salé, pare départe-
mental, 11972 (Y. Gomy). — Saint Leu. IV.1971 (Y. Gomy). — Saint Gilles,
l'Hermitage, XI et XIL. 1964 (Y. Gomy); Saint Gilles. les Cormorans, VI.1072
(: Etienne & Y. Gomy) ; Saint Gilles les Bains, LV et IX.1965 (%: Gomy) : Rivière
de Saint Gilles, L.1965 (Y. Gomy). — Saint Paul, VL.1965 (Y. Gomy) ; Saint Paul
Hermitage, VL.1926 (matériaux au MHNG, MHNP et CB)
Fig. 108 à 110. — Si
— Sulcoptinus vestitus (Pic) :
alcoptinus reunionensis Bellés : habitus (108) et édéage (109).
édéage (110).
Sulcoptinus vestitus (Pic)
Ptinus vestitus Pie, 1898 : 396.
Bruchus vestitus Pie ; ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus vestitus Pie : PIC, 1912: 37. — 1932: 50.
Ptinus vestitus Pic ; J. VINSON, 1967 : 328.
itus (Pic); BE 1988 b: 132.
itus y. antelmei Pie, 1901 : 156.
is v. antelmei Pic; PIC, 1912: 37. — 1932: 50.
Types. — P. vestitus Pie. Holotype : île Maurice, Curepipe, 1897 (Ch. Aluaud)
(théoriquement au MHNP, non retrouvé par l’auteur).
Source : MNHN, Paris
76 XAVIER BELLÉS
P. vestitus v. antelmei Pie. Holotype © : île Maurice, Curepipe (G. Antelme)
(MHNP).
Description. — Longueur: 2,3-3,0 mm. Antennes très robustes, dont la
longueur dépasse la moitié de celle du corps: yeux médiocres et modérément
convexes. Prothorax un peu plus long que large, présentant de chaque côté une
oreillette pileuse en forme de dent ; pronotum avec deux gibbosités pileuses peu
saillantes : élytres allongés et à côtés légèrement arrondis, densément revêtus d’une
pubescence d’un brun doré, parfois avec des taches plus pâles sur les côtés, en avant
et en arrière ; pattes grêles, premier article des métatarses du mâle sans éperon
apparent. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures pratique-
ment complètes mais peu marquées et avec le prolongement apical du dernier
sternite peu apparent. Edéage avec les paramères très asymétriques, le droit très
long, muni d’une pubescence éparse et montrant les granulations foncées typiques à
l’apex, le gauche réduit à une structure sclérifiée peu apparente (fig. 110).
Remarques. — Il s’agit d’une espèce très bien caractérisée par la pubescence
élytrale très serrée et couchée, ce qui donne aux élytres un aspect velouté. On peut
trouver un bon dessin de l’habitus dans le travail de Pie (1932). Trois ans après la
description de cette espèce, le même Pie (1901) décrivit la variété antelmei, sur la
base de quelques différences de la pubescence élytrale. Cet auteur proposa même
d'élever cette “variété” au rang d'espèce dans un travail postérieur (Pie, 1935).
Néanmoins, P. antelmei est considéré comme synonyme de S. vestitus par Bellés
(1988 b).
Répartition géographique. — Localisé à l’île Maurice : Le Pouce, XI.1933
(R. Mamet). — Forest Side, X1.1932 (R. Mamet). — Mont Corps de Garde, 1897
(Ch. Alluaud), X1.1900 (P. Carié). — Curepipe (G. Antelme), Cpe. (probablement
Curepipe). St A., X.1958 (J. Vinson) (matériaux au MHNP et CB).
Sulcoptinus longicornis (Pic)
Ptinus longicornis Pie, 1935 : 4
Ptinus longicornis Pie : J. VINSON, 1967 : 328.
Sulcoptinus longicornis (Pie): BELLES, 1988 b : 132.
Type. — Holotype S': île Maurice, Mont Corps de Garde, 27.110934
(R. Mamet) (MHNP).
Description. — Longueur : 3,2-3,3 mm. Antennes très longues et grêles, dont
la longueur dépasse celle du corps ; yeux très grands et très convexes (fig. 111).
Prothorax plus long que large, présentant de chaque côté une légère protubérance
arrondie ; pronotum peu convexe et à ponctuation modérément marquée ; élytres
allongés et à côtés subparallèles, assez densément revêtus d’une pubescence d’un
doré plus foncé ou plus pâle selon les aires (voir les figures 111 et 114) ; pattes
grêles, premier article des métatarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale
de l'abdomen avec les deux premières sutures incomplètes et avec le prolongement
apical du dernier sternite très distinet et complètement plié sur le sternite (fig. 112).
Edéage avec les paramères très asymétriques, le droit très long, robuste et légère-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 77
ment pubescent et le gauche plus court, aiguisé vers l’apex et pratiquement glabre,
tous les deux montrant de petites granulations foncées dans la région apicale
(fig. 113).
Fig. III à 114. — Sulcoptinus longicornis (Pie): abitus (schématique) du type de
Maurice (111), sterites abdominaux visibles (112), édéage (113) et élytres d'un exemplaire mâle
de la Réunion (114). Les aires blanches des élytres (fig. 111 et 114) mdiquent les zones à
pubescence plus pâle.
Remarques. — Comme il est suggéré par le nom spécifique, le caractère le
plus typique de cette espèce est la spectaculaire longueur des antennes, dépassant
nettement celle du corps. Comme caractères également très typiques, on peut
mentionner la grandeur et la convexité des yeux, le prolongement apical du dernier
sternite abdominal très distinct et la structure de l'édéage. On connaît seulement
deux mâles, l’un de Maurice (holotype) et l'autre de la Réunion. Ce dernier montre
quelques différences par rapport à l'holotype. En plus d’une distribution sensible-
ment différente de la pubescence élytrale (ef. fig. 111 et 114), l'exemplaire de la
Réunion a les antennes légèrement plus courtes et robustes. Par contre, la structure
de l’édéage est à peu près identique à celle de l'holotype. On peut suggérer que
l'obtention d’un nombre raisonnable d'exemplaires provenant des deux îles pourrait
permettre de proposer une coupe subspécifique pour les populations de la Réunion,
si les différences mentionnées s’avéraient constantes.
Source : MNHN, Paris,
78 XAVIER BELLÉS
Répartition géographique. — Espèce connue de Maurice et de la Réunion.
MAURICE : Mont Corps de Garde, 11934 (R. Mamet).
LA RÉUNION : Hauts de Saint Denis, XIL.1974 (Y. Gomy).
Matériaux au MHNP et MHNG.
Sulcoptinus ruficolor (Pic)
inctus v. ruficolor Pie, 1932 : 48.
1988 b: 134.
Ptinus di
Suleoptinus ruficolor (Pic) :
Types. — Syntypes : île Maurice, Mont Corps de Garde (P. Carié) (théorique-
ment au MHNP, non retrouvés par l’auteur).
Description. — Longueur: 2,3-2,8 mm. Antennes très longues et grêles,
atteignant la longueur du corps ; yeux grands et convexes. Prothorax un peu plus
long que large, présentant de chaque côté une légère protubérance arrondi
pronotum peu convexe et à ponctuation modérément marquée ; élytres allongés et à
côtés subparallèles, assez densément revêtus d’une pubescence d'un doré qui est
foncé ou pâle selon les aires (fig. 115) ; pattes grêles, premier article des métatarses
du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières
sutures pratiquement complètes mais peu marquées et avec le prolongement apical
du dernier sternite peu apparent. Edéage avec le paramère droit plus long et
pubescent que le gauche, tous les deux montrant des granulations foncées plus ou
moins irrégulières, surtout sur le paramère gauche (fig. 116).
Remarques. — Ce Sulcoptinus fut décrit comme une variété du Ptinus
distinctus par Pic (1932), mais il doit être considéré comme une espèce bien
isti et, par ailleurs, plus proche de $. longicornis que de $. distinetus (voir
1988 b). Avec S. longicornis il partage la forme générale du corps, la
longueur remarquable des antennes, les yeux très proéminents, et une certaine
similitude au niveau de la morphologie de l'édéage. Néanmoins, $. ruficolor a les
antennes plus courtes, le prothorax est aussi plus court, la pubescence élytrale offre
un dessin différent, le prolongement apical du dernier sternite abdominal est peu
apparent (très apparent et replié sur le sternite chez $. longicornis) et l’édéage est
aussi différent, avec le paramère gauche plus long.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice : Mont Corps de Garde,
XI.1900 (P. Carié. D. d'Emmerez), X.1932 (R. Mamet, J. Vinson), 21.1.1934
(G. Morin) (matériaux au MHNP et CB).
Sulcoptinus brevis (Pic)
Ptinus brevi
Bruchus br
Ptinus brevis Pic ; PIC, 1912 : 19. — 1932: 50.
Ptinus brevis Pic; J. VINSON, 1967 : 328.
Sulcoptinus brevis (Pie); BELLÉS, 1988 b : 134.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 79
120
Fig. 115 à 121. — Sulcoptinus ruficolor (Pic) : élytres (115) et édéage (116). — Sulcopti
nus brevis (Pic nites abdominaux visibles (117), habitus (schématique) (118) et édéage
(119). — Sulcoptinus minimus (Pie) : abitus (schématique) (120) et édéage (121). Les aires
blanches des élytres (fig. 115 et 120) indiquent les zones à pubescence plus pale.
Source : MNHN, Paris
80 XAVIER BELLÉS
ic, 1901 : 156.
Pic, 1912:,17. — 1932: 49.
ON, 1967: 328.
ELLÉS, 1988 b: 134 (un synonyme de Ptinus brevis Pic).
Ptin:
Ptinus
Ptinus atricornis Pie ;
Types. — P. brevis. Holotype : la Réunion, Plaine des Palmistes, 1897
(Ch. Alluaud) (théoriquement au MHNP, non retrouvé par l’auteur).
P. atricornis. Holotype © : île Maurice, Curepipe (G. Antelme) (MHNP).
Description. — Longueur : 1,5-2,3 mm. Antennes robustes quoique assez
longues, atteignant la longueur du corps ; yeux assez grands et convexes. Prothorax
un peu plus long que large, présentant de chaque côté une oreillette pileuse en
forme de dent ; pronotum avec deux gibbosités symétriques peu saillantes ; élytres
allongés et à côtés légèrement arrondis, pourvus d’une pubescence formée par des
soies assez serrées et couchées, d’une couleur dorée et uniformément répandues sur
toute la surface, dans la partie discale et apicale ces soies se trouvent mélangées
avec d’autres similaires mais plus pâles ; pattes assez longues et grêles, premier
article des métatarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen
avec les deux premi sutures complètes mais peu marquées et avec le prolonge-
ment apical du dernier sternite peu apparent (fig. 117). Edéage avec le paramère
droit un peu plus large et long que le gauche, tous les deux montrant les granulations
foncées typiques à morphologie ampulliforme (fig. 119).
Remarques. — Cette espèce fut décrite par Pic (1898) sur un seul exemplaire
provenant de la Réunion. Trois ans après, Pie (1901) décrivit le Ptinus atricornis
avec des matériaux de Maurice. Néanmoins, des études récentes (Bellés, 1988 b) ont
montré que P. atricornis doit être considéré comme synonyme de $. brevis. La
femelle (fig. 118) est un peu plus robuste, montre les deux gibbosités du pronotum
un peu plus saillantes et les antennes bien plus courtes que le mâle.
Répartition géographique. — Espèce des Mascareignes.
La RÉUNION : [Route forestière de la] Plaine d’Affouches, PK5, XL.1967,
XI.1971 (Y. Gomy). — Hauts de Saint Denis, 1 200 m, XIL.1971 (Y. Gomy).
— Salazie, VL.1898 (P. Carié). — Hellbourg, 11955 (R. Paulian & R. Richard).
— Descente du rempart de Bélouve, 1.1955 (R. Paulian & R. Richard). — Forêt de
Takamaka, XIL.1965 (Y. Gomy). — Plaine des Palmistes, 1897 (Ch. Alluaud).
— Pic Bébour (Piton de Bébour), 11955 (R. Paulian & R. Richard). — Cilaos,
XI1.1955 (R. Paulian).
MAURICE : Curepipe (P. Carié, G. Antelme) ; Cpe. (probablement Curepipe),
St A. X.1958 (J. Vinson). — Forest Side, XI.1932 (R. Mamet). — Le Pouce,
X1.1933 (R. Mamet). — Kanaka, XL.1900 (D. d'Emmerez).
Matériaux au MHNP, MHNG et CB.
Sulcoptinus minimus (Pic)
Pinus minimus Pie, 1939: 5.
Pinus minimus Pic ; J. VINSOn
Sulcoptinus minimus (Pic) ; B
1967 : 328.
, 1988 b: 136.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 81
Type. — Holotype ©: la Réunion, Côte Sud-Est, 29.X.1937 (Z Vinson)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,0-2,4 mm. Antennes grêles et longues, atteignant
la longueur du corps ; yeux assez grands et convexes. Prothorax un peu plus long
que large, présentant de chaque côté une oreillette pileuse en forme de dent:
pronotum légèrement convexe et finement réticulé ; élytres allongés et à côtés
légèrement arrondis, pourvus d’une pubescence rougeâtre plus ou moins foncée
selon les aires (fig. 120) ; pattes assez longues et grêles, premier article des méta-
tarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux
premières sutures pratiquement complètes mais peu marquées et avec le prolonge-
ment apical du dernier sternite peu apparent (à peu près comme chez S. brevis, voir
la figure 117). Edéage avec le paramère droit un peu plus long, plus pubescent et
avec la massue apicale plus robuste que le gauche, tous les deux montrant des
granulations foncées à morphologie ampulliforme (fig. 121).
Remarques. — Espèce assez proche de S. brevis. avec laquelle elle partage la
forme générale du corps et celle de l'édéage. Néanmoins, S. minimus a les antennes
plus longues (différence qui est plus apparente chez les femelles), le disque du
pronotum simple, la pubescence élytrale formant des macules et l’édéage sensible-
ment différent.
Répartition géographique. — Dans la description originale (Pie, 1939), il est
mentionné que $. minimus serait propre à Maurice, quoique les types proviennent,
en réalité, de la Réunion (Côte Sud-Est). En outre, tous les autres exemplaires
connus de cette espèce ont été récoltés à la Réunion : Saint Denis, jardin colonial
ljardin de l'Etat], X.1937 (J. Vinson). — Cirque de Salazie, Piton Marmite,
1800 m, 1.1972 (Y. Gomy). — Plaine des Palmistes, 800 m, 1.1967 (%. Gomy).
— Saint Philippe, forêt du Brulé de Mare Longue, I1.1955 (R. Paulian & J. Vinson).
— Côte Sud-Est, X.1937 (J. Vinson). — Plaine des Cafres, Notre Dame de la Paix,
XL.1969 (Y. Gomy). — Cilaos, XIL.1955 (R. Paulian) (matériaux au MHNP, MHNG
et CB).
S. minimus serait alors un endémique de la Réunion, comme l'avait déjà
reconnu J. Vinson (1967).
Sulcoptinus perbrevis n. sp.
Type. — Holotype ©: Madagascar Ouest, Antsingy Nord, 63 km à l'Est de
Maintirano, forêt, VII.1949 (R. Paulian) (MHNP).
Description. — Longueur: 1,7 mm. Antennes assez robustes mais longues,
atteignant presque la longueur du corps (fig. 122) ; yeux assez grands mais très peu
convexes. Prothorax un peu plus long que large, avec une épine bien distincte et
pubescente de chaque côté ; pronotum légèrement convexe, avec une ponctuation
granuliforme sur le disque et grossière sur le tiers antérieur (fig. 122) ; élytres courts
et à côtés arrondis, coloration du tégument élytral brun clair sur les épaules et plus
foncée sur le reste, pubescence formée de soies dorées de longueur moyenne,
couchées sur les fossettes et semi-dressées sur les intervalles, et par des soies
Source : MNHN, Paris
82 XAVIER BELLÉS
écailleuses blanchâtres formant des macules mal délimitées sur les épaules et sur le
tiers postérieur (fig. 122) ; pattes assez longues et grêles, premier article des méta-
tarses du mâle sans éperon apparent. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux
premières sutures pratiquement complètes mais peu marquées et avec le prolonge-
ment apical du dernier sternite très peu apparent. Edéage avec les deux paramères
subégaux et montrant les granulations foncées typiques, ampulliformes (fig. 123).
Fig. 122 et 123. — Sulcoptinus perbrevis n. sp. : habitus (122) et édéage (123).
Remarques. — Par la morphologie de l'édéage et du pronotum, cette espèce
pourrait se rapprocher de $. alluaudi, son seul congénère à Madagascar. Néanmoins,
la convexité moindre des yeux, la faible longueur des élytres et l'absence d’éperon
sur le premier article des métatarses du mâle distinguent parfaitement la nouvelle
espèce de S. alluaudi. Par contre, la morphologie de l’édéage et la faible longueur
des élytres permettent de la différencier de ses congénères $. brevis et S. minimus,
avec lesquels S. perbrevis partage l'absence d’éperon sur le premier article des
métatarses du mâle et une certaine similitude au niveau de la morphologie générale.
La femelle est inconnue.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar. La seule localité
connue est celle de l'holotype mâle.
Genre Xylodes Waterhouse
Xylodes Waterhouse, 1876 : 116 (espèce type du genre : Xylodes albovarius Waterhouse, 1876, seule
espèce citée).
Description. — Aspect général allongé et subparallèle dans les deux sexes
(fig. 144). Tête moyenne : espace inter-antennaire plat et presque aussi large que le
Source : MNHN, Paris
|
ES PTINIDAE 83
diamètre du premier article des antennes yeux convexes et pubescents ; antennes
filiformes et à onge articles ; palpes maxillaires à dernier article fusiforme ; dernier
article des palpes labiaux échaneré à l’apex (fig. 145). Prothorax étranglé dans le
quart postérieur ; pronotum avec le disque peu convexe et offrant deux protu-
bérances basales plus où moins marquées et un sillon transversal avant la base
(fig. 144) ; processus intercoxal du prosternum légèrement convexe et relativement
large (fig. 146) ; élytres subparallèles à épaules bien marquées dans les deux sexes,
ponctuation formée par des fossettes alignées longitudinalement, pubescence très
variable selon les espèces ; pattes grêles, tarses avec cinq articles, l’avant-dernier
concave et très caractéristique (fig. 147). Abdomen avec cinq sternites visibles
(fig. 141), les deux premiers parfois sou (fig. 138, 148). Edéage avec les
paramères symétriques (fig. 150) ; segment génital du mâle ouvert et composé de
quatre branches.
Remarques. — En ce qui concerne sa position systématique, le genre Xylodes
montre des affinités très étroites avec le genre Maheoptinus (voir Bellés, 1983 et
1987 a) qui est répandu dans le Sud-Est asiatique (Inde, Thaïlande, îles de la Sonde,
Moluques et Philippines). Ces deux genres ont d'importants caractères en commun :
la morphologie de la tête, les yeux pubescents, la structure du thorax, avec les protu-
bérances basales et le sillon transversal près de la base, et la même forme des élytres
et du segment génital du mâle. Néanmoins, la structure très typique du dernier
article des palpes labiaux et des tarses, la moindre convexité du processus intercoxal
du prosternum et le modèle d'édéage des Xylodes différencient parfaitement ce
genre des Maheoptinus.
D’après la révision de Bellés (1988 a), on peut diviser le genre Xylodes en
deux sous-genres : Xylodes s. sur. distribué dans les îles Mascareignes, et Diegous
Pic, propre à Madagascar.
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS-GENRES
1. Pronotum et élytres entièrement revêtus par une pubescence fine,
serrée et couchée, d'aspect velouté (fig. 124, 129, 130, 132, 136,
139, 140, 144). Dernier sternite de l'abdomen du mâle montrant une
structure ampulliforme couverte de pubescence (fig. 149) Xylodes s. str.
— Pronotum et élytres pourvus d’une pubescence composée par des
soies éparses qui laissent visible le tégument ; tout au plus, ces
organes peuvent présenter des macules de pubescence écailleuse
plus ou moins compacte (fig. 151, 152, 154, 156, 158, 160). Dernier
sternite de l'abdomen sans structures spéciales dans aucun des deux
sexes Diegous Pie
Sous-genre Xylodes Waterhouse
La caractéristique la plus apparente de ce sous-genre est la pubescence
d'aspect velouté qui couvre la partie dorsale du corps, formant des macules et des
dessins différemment colorés. Les dessins formés par cette pubescence sont très
utiles pour l'identification, pourvu qu'elle soit en bon état de conservation.
La structure ampulliforme et couverte de pubescence du dernier sternite
Source : MNHN, Paris
84 XAVIER BELLÉS
abdominal du mâle est aussi un caractère exclusif de ce sous-genre, qui est répandu
dans les îles Mascareignes.
CLEF DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Taille grande (2,7-3,6 mm). Pronotum avec un rebord dans la partie
antérieure (fig. 124, 130). Première suture des sternites abdomi-
naux complète (fig. 125) 2
— Taille plus petite (2,2-3,1 mm). Pronotum sans rebord dans la partie
antérieure (fig. 132, 136, 140, 144). Premi suture des sternites
abdominaux complète (fig. 141) ou, plus fréquemment, incomplète
(üg. 133, 138, 148) 3
2. Pronotum subcarré chez le mâle (fig. 124) et transverse chez la
femelle. Pubescence du pronotum et des élytres caractéristique
(fig. 124, 129). Paramères de l'édéage robustes (fig. 126-
128) - X. (X.) binodulus (Boheman)
— Pronotum transverse ig. 130). Pubescence du
pronotum et des élytres différemment distribuée (fig. 130). Para-
mères de l'édéage minces (fig. 131) X. (X.) rubripes (Pic)
3. Taille moyenne (2,5-3,1 mm). Protubérances basales du pronotum
très convexes. Structure ampulliforme du dernier sternite abdominal
du mâle peu apparente. Première suture des sternites abdominaux
incomplète (fig. 133). Pubescence du pronotum et des
caractéristique (fig. 132, 135). Paramères de l'édéage très épais et
formant un angle obtus (fig. 134) .................... X. (X.) vinsoni (Pic)
— Taille petite (2,2-2,8 mm). Protubérances basales du pronotum
atténuées. Structure ampulliforme du dernier sternite abdominal du
mâle bien apparente (fig. 149). Première suture des sternites abdomi-
naux incomplète ou complète. Pubescence du pronotum et des
élytres différemment distribuée. Paramères de l’édéage minces et
en courbe régulière
4. Pronotum transverse, avec les protubérances basales saillantes laté-
ralement (fig. 136, 139). Pubescence du pronotum et des élytres
caractéristique (fig. 136, 139). Deuxième suture des sternites
abdominaux complète (fig. 138). Paramères de l’édéage caractéris-
tiques (fig. 137) . X. (X.) griseofasciatus (Pic)
— Pronotum subcarré, avec les protubérances basales peu saillantes
latéralement (fig. 140, 144). Pubescence du pronotum et des élytres
différemment distribuée. Deuxième suture des sternites abdominaux
complète ou incomplète. Paramères de l’édéage différemment
conformés 5
5. Taille petite (2,2-2,3 mm). Première et deuxième sutures des
sternites abdominaux complètes (fig. 141). Pubescence du prono-
tum et des élytres (fig. 140, 143) et édéage (fig. 142) caractéris-
HUE te mA A OR ee enr X. (X.) fenestratus (Pic)
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 85
— Taille plus grande (2,5-2,8 mm). Première et deuxième sutures des
sternites abdominaux incomplètes (fig. 148). Pubescence du
pronotum et des élytres (fig. 144) et édéage (fig. 150) caractéris-
tiques + X. (X.) albovarius Waterhouse
Xylodes (Xylodes) binodulus (Boheman)
Espèce caractérisée surtout par la forme subearrée du pronotum, par la
robustesse des paramères de l’édéage et par la distribution particulière de la
pubescence du pronotum et des élytres, comme cela a été noté dans la clef d'identi-
fication des espèces du genre. Elle est divisée en deux sous-espèces.
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS-ESPÈCES
1. Bandes transversales blanchâtres de la pubescence élytrale minces
et sinueuses ; iers apical et parties latérales moyennes d’un brun
clair (fig. 124). Paramères de l'édéage en courbe régulière
(fig. 126) . X. (X) binodulus binodulus (Boheman)
— Bandes transversales blanchâtres de la pubescence élytrale larges
et peu sinueuses ; tiers apical et parties moyennes d’un brun foncé
(fig. 129). Partie apicale des paramères de l'édéage légèrement
pinueuse (49 128) X. (X.) binodulus sinuosus Bellés
Xylodes (Xylodes) binodulus binodulus (Boheman)
Ptinus binodulus Boheman, 1858 : 85.
Ptinus (Diegous) binodulus Boheman : PIC, 1896 : 352. — 1912: 19. — 1932: 51.
Pinus (Diegosus) (sie !) binodulus Boheman ; PIC, 1898 : 304, 308.
Bruchus binodulus Boheman ; ALLUAUD, 1900 : 154.
Xylodes binodulus (Boheman) ; J. VINSON, 1967
Xylodes (Xylodes) binodulus s. str. (Boheman) ; BI
Pinus (Diegosus) (sic !) darutyi Pie, 1898: 305, 300.
Bruchus darutyi Pi LLUAUD, 1900 : 154.
Ptinus (Diegous) darutyi Pie; PIC, 1912: 20. — 1932: 47, 49.
Xylodes darutyi (Pic) ; J. ViNSON, 1967
Ptinus (Diegosus) darutyi Pie ; BELLÉ:
1988 a: 407.
1988 a : 406 (un synonyme de Pinus binodulus Boheman).
Types. — P. binodulus. Holotype © : île Maurice (NRS).
P. darutyi. LECTOTYPE © : île Maurice, Curepipe, 1897 (Ch. Alluaud)
(MHNP). Présente désignation.
Description. — Longueur: 2,7-3,3 mm. Antennes assez robustes dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax subearré, avec les
gibbosités latérales peu saillantes ; pronotum rebordé antérieurement et avec le
disque déprimé, couvert d'une pubescence serrée, noirâtre, excepté deux bandes
blanchâtres qui entourent les gibbosités latérales (fig. 124) : élytres robustes aux
côtés très légèrement arrondis, pubescence d’aspect velouté, noirâtre sur la région
des épaules et brune sur le reste, excepté deux bandes minces et sinueuses (une sur
le tiers basal et l'autre sur l’apical) et une petite tache discale sur chaque élytre, qui
Source : MNHN, Paris
86 XAVIER BELLÉS
BST
Fig. 124 à 129. — Xylodes (Xylodes) binodulus (Boheman) : habitus (124), sternites
abdominaux visibles (125) et édéage en vue ventrale (126) et latérale (127) de la sous-espèce
X: b. binodulus ; et partie apicale de l'édéage (128) et élytres (129) de la sous-espèce
X. b. sinuosus Bellés.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 87
sont blanchâtres (fig. 124). Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières
sutures complètes (fig. 125). Edéage assez grêle, mais avec la zone apicale des
paramères relativement robuste et en courbe régulière (fig. 126, 127).
Remarques. — La synonymie de P. darutyi et de X. binodulus binodulus a été
justifiée récemment par Bellés (1988 à).
Répartition géographique. — Sous-espèce propre à l’île Maurice : Curepipe,
1897 (Ch. Alluaud, P. Carié). — Bonée, X.1898 (Daruty). — Les Mares, X1.1033
(J: Vinson). — Forest Side, 111933 (R. Mamet). — Mont Cocotte, XI. 1938
(. Vinson) (matériaux au NRS, MHNP et CB).
Xylodes (Xylodes) binodulus sinuosus Bellés
Xylodes (Xylodes) binodulus sinuosus Bellés, 1988 a : 407.
Type. — Holotype & : la Réunion, Plaine des Palmistes, 800 m, 8.1.1967
(. Gomy) (MHNG).
Description. — Longueur : 2,8-3,5 mm. Antennes assez robustes dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax subearré, avec les gibbo-
sités latérales peu saillantes ; pronotum rebordé antérieurement et avec le disque
déprimé, couvert d’une pubescence serrée, noirâtre, excepté deux bandes blan-
châtres qui entourent les gibbosités latérales ; élytres robustes, à côtés très légère-
ment arrondis, à pubescence d'aspect velouté, noirâtre sur la région humérale,
apicale et celle des côtés au milieu, brune sur le disque, elle forme, en plus, des
fascies blanchâtres sur chaque élytre : deux bandes larges et assez régulièrement
courbées (une sur le tiers basal et l’autre sur l’apical) et une petite tache discale
(fig. 129). Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures complètes.
Edéage assez grêle, mais avec la zone apicale des paramères relativement robuste et
légèrement sinueuse (fig. 128).
Remarques. — Les caractères qui permettent de distinguer cette sous-espèce
sont la forme sinueuse des paramères de l’édéage et quelques détails de la
pubescence élytrale.
Répartition géographique. — Sous-espèce propre à l’île de la Réunion : Plaine
des Palmistes, 800 m, 1.1967 (Y. Gomy). — Plaine des Makes, 1 500 m, XI.1970
(Ÿ. Gomy) (matériaux au MHNG et CB).
Xylodes (Xylodes) rubripes (Pic)
Ptinus (Diegosus) (si!) rubripes Pic, 1898 : 394, 308.
Bruchus (Diegous) rubripes Pic ; ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus (Diegous) rubripes Pie ; PIC, 1912: 32. — 1932: 47, 40.
Diegous rubripes Pic : BLAIR, 1935 : 269.
Xylodes rubripes (Pic) ; J. N, 1967 : 328.
Xylodes (Xylodes) rubripes (Pic) : BELLÉS, 1988 a : 407.
Source : MNHN, Paris
88 XAVIER BELLÉS
Type. — Holotype : île Maurice, 1897 (Ch. Alluaud) (théoriquement au
MHNP, non retrouvé par l'auteur).
Description. — Longueur: 2,8-3,6 mm. Antennes assez robustes dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax transverse, avec les
gibbosités latérales très saillantes ; pronotum rebordé antérieurement et avec le
disque déprimé, couvert d’une pubescence d'aspect velouté, noirâtre avec fascies
blanchâtres (fig. 130) ; élytres robustes, à côtés légèrement arrondis, à pubescence
d’aspect velouté, noirâtre, brune ou blanc selon les aires, à dessin caractéris-
tique (fig. 130) ; pattes assez robustes. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux
premières sutures complètes. Edéage assez grêle, à paramères minces et aiguisés
vers l'apex (fig. 131).
131
Fig. 130 et 131. — Xylodes (Xylodes) rubripes (Pic) : habitus (130) et édéage (131).
Remarques. — Espèce proche de X. binodulus, qui s’en écarte par la forme
transverse du pronotum, par la distribution différente de la pubescence du pronotum
et des élytres et par la morphologie des paramères de l’édéage, minces et acuminés
vers l’apex.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice : Rose Hill, 1897 et
1898 (D. d'Emmerez). — Mont Corps de Garde, XI.1900 (P. Carié). — Le Pouce,
Vet XI.1932 (J. Vinson) (matériaux au MHNP et CB).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 89
Xylodes (Xylodes) vinsoni (Pic)
Ptinus (Diegous) vins
Xylodes vinsoni
Xylodes (Xylodes)
(Pic) ; BELLÉS, 1988 a : 410.
Type. — Holotype 9 : île Maurice, Le Pouce, 2.XI.1932 (. Vinson) (MHNP).
Description. — Longueur : 2,5-3,1 mm. Antennes assez robustes dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax transverse, avec les
134
. 135. — Xylodes (Xylodes) vinsoni (Pic) : pronotum et élytres (132), sternites
abdominaux visibles (133), édéage (134) et pronotum et base des élytres d'un exemplaire du Mont
Cocotte (135).
Fig. 13
Source : MNHN, Paris
90 XAVIER BE
gibbosités latérales très saillantes et fortement convexes ; pronotum non rebordé
antérieurement et avec le disque déprimé, couvert d’une pubescence d’aspect
velouté d’un rouge ferrugineux avec des fascies blanchâtres (fig. 132, 135) ; élytres
assez robustes, à côtés légèrement arrondis, pourvus d’une pubescence d'aspect
velouté, rouge ferrugineux avec des bandes et des fascies jaunâtres (fig. 132, 135) ;
pattes assez robustes. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures
incomplètes (fig. 133). Edéage robuste, à paramères très épais et formant un angle
obtus (fig. 134).
Remarques. — La distribution de la pubescence du pronotum et des élytres
suit le patron général représenté sur la figure 132, mais chez quelques exemplaires
la bande longitudinale humérale est pratiquement absente (fig. 135). Le caractère
le plus typique de cette espèce est sans doute la morphologie des paramères de
l'édéage.
Répartition géographique. — Endémique de Maurice : Le Pouce, XI.1932
(J. Vinson), 11.1966 (Y. Gomy). — Forest Side, X.1933 (J. Vinson). — Mont
Cocotte, XI.1959 (J. Vinson). — Forêt Macabé, [.1970 (C. M. Courtois) (matériaux
au MHNP, MHNG et CB).
Xylodes (Xylodes) griseofasciatus (Pic)
Espèce caractérisée par la morphologie du pronotum, avec la partie antérieure
arrondie et les protubérances basales dépassant les côtés, ce qui donne à cet organe
un aspect nettement transverse. Les paramères de l’édéage sont légèrement sinueux
et entrecroisés à l’apex. D’après la distribution de la pubescence du pronotum et des
élytres, on peut distinguer deux sous-espèces.
CLEF DE DÉTERMINATION DES SOUS-ESPÈCES
1. Pubescence écailleuse blanchâtre du pronotum et des élytres
réduite à une série de petites macules et de bandes minces (fig.
136) .. X. (X) griseofasciatus griseofasciatus (Pic)
— Pubescence écailleuse blanchâtre du pronotum et des élytres formant
de grandes macules et des bandes larges qui se soudent entre elles
(fe SO) RES X. (X.) griseofasciatus nigrolineatus (Pic)
Xylodes (Xylodes) griseofasciatus griseofasciatus (Pic)
Ptinus (Diegosus) (sic!) griscofasciatus Pie, 1898 : 393, 307.
Bruchus (Diegous) griseofasciatus Pic ; ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus (Diegous) griseofasciatus Pic: PIC, 1912: 24. — 1932: 51.
Xylodes griseofasciatus (Pic) ; J. VINSON, 196
Xylodes (Xylodes) griseofasciatus s. str. (Pie) ; Bellés, 1988 a : 410.
Type. — Holotype : île Maurice, Curepipe, 1897 (Ch. Alluaud) (théorique-
ment au MHNP, non retrouvé par l’auteur).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 91
Description. — Longueur: 2,2-2,6 mm. Antennes assez robustes, dont la
longueur dépasse légèrement la moitié de celle du corps. Prothorax bien transverse,
avec les gibbosités latérales assez saillantes et modérément convexes : pronotum
non rebordé antérieurement et avec le disque déprimé, couvert d’une pubescence
d'aspect velouté, rouge ferrugineux avec des fascies blanchâtres couvrant la base, les
gibbosités latérales et formant deux petites taches sur le quart antérieur (fig. 136);
élytres assez robustes, à côtés très légèrement arrondis, pourvus d’une pubescence
d'aspect velouté rouge ferrugineux avec de petites macules et des bandes minces
blanchâtres (fig. 136) ; pattes assez robustes. Partie ventrale de l'abdomen avec la
première suture incomplète (fig. 138). Edéage à paramères assez robustes, légère-
ment sinueux et entrecroisés à l’apex (fig. 137)
Remarques. — Sous-espèce caractérisée par la distribution de la pubescence
du pronotum et des élytres.
Répartition géographique. — Localisé à l’île Maurice : Curepipe, 1897
(Ch. Alluaud). — Le Pouce, X1.1936 (: Vinson), I1.1966 (Y. Gomy) (matériaux au
MHNP, MHNG et CB).
137
138
Fig. 136 à 139. — Xylodes (Xylodes) griseofasciatus (Pic) : pronotum et élytres (136).
partie ol des paramères de l'édéage (137) et sternites abdominaux visibles (138) de la sous-
espèce X. g. griseofasciatus ; et pronotum et élytres de la sous-espèce X. g. nigrolineatus (Pic)
(139).
Xylodes (Xylodes) griseofasciatus nigrolineatus (Pic)
Ptinus (Diegous) fenestratus v. nigrolineatus Pie, 1939 : 5,
Xylodes (Xylodes) griseofasciatus nigrolineatus (Pic) ; BELLÉS, 1988 a : 411.
Type. — LECTOTYPE 9: la Réunion, plaine des Cafres, 28.X.1937
(. Vinson) (MHNP). Présente désignation.
Source
: MNHN, Paris
92 XAVIER BEL
Description. — Longueur: 2,3-2,6 mm. Antennes assez robustes dont la
longueur dépasse légèrement la moitié de celle du corps. Prothorax bien transverse,
avec les gibbosités latérales assez saillantes et modérément convexes ; pronotum
non rebordé antérieurement et avec le disque déprimé, couvert d’une pubescence
d'aspect velouté, rouge ferrugineux sur le disque et blanchâtre sur les côtés et la
base (fig. 139) ; élytres assez robustes, à côtés très légèrement arrondis, pourvus
d’une pubescence d'aspect velouté rouge ferrugineux avec de grandes macules et
des bandes larges qui se soudent entre elles et sont d’une couleur blanchâtre
(fig. 139) ; pattes robustes. Partie ventrale de l'abdomen avec la première suture
incomplète. Edéage à paramères assez robustes, légèrement sinueux et entrecroisés
à l’apex (comme X. griseofasciatus griseofasciatus, voir la figure 137).
Remarques. — Quoique décrit comme variété de Ptinus fenestratus (Xylodes
fenestratus, voir plus loin), ce Pünide a été considéré comme sous-espèce de
X. griseofasciatus dans ma révision de 1988 a.
Répartition géographique. — Sous-espèce propre à l’île de la Réunion : Plaine
des Cafres, X.1937 (J. Vinson), 1.1972 (Y. Gomy). — Cirque de Salazie, Piton
Marmite, 1 800 m, 1.1972 (Y. Gomy) (matériaux au MHNP, MHNG et CB). La
citation de Maurice publiée par Pic (1939) est sans doute un “lapsus” de cet
auteur.
Xylodes (Xylodes) fenestratus (Pic)
Ptinus (Diegous) fenestratus Pie, 1935 : 5.
(; : J. VINsON, 1967
estratus (Pic) ; BEL
328.
1988 a: 412.
Type. — Holotype © : île Maurice, Le Pouce, 5.VIIL.1933 (J. Vinson) (MHNP).
Description. — Longueur : 2,2-2,4 mm. Antennes assez robustes dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax plus long que large, avec
les gibbosités latérales peu saillantes et peu convexes ; pronotum non rebordé
antérieurement et avec le disque déprimé, couvert d'une pubescence d’aspect
velouté, d’un brun foncé sur le disque avec des taches blanchâtres sur les côtés
(fig. 140) ; élytres allongés et à côtés très légèrement arrondis, pourvus d’une
pubescence d’aspect velouté, brun foncé sur le tiers basal et d’un brun plus clair sur
le reste, montrant, en plus, des bandes et macules blanchâtres (fig. 140) ; pattes
grêles. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures complètes
(fig. 141). Edéage grêle, mais avec la zone apicale des paramères relativement
robuste (fig. 142.).
Remarques. — Espèce différente de toutes les précédentes par la forme du
pronotum, avec les protubérances basales très peu saillantes latéralement. L'édéage
offre un modèle proche de celui de X. griseofasciatus, mais les paramères ne s’entre-
croisent pas à l’apex. La pubescence du pronotum et des élytres de l’exemplaire type
montre le patron représenté sur la figure 140, mais chez d’autres exemplaires nous
avons observé des variations, surtout en ce qui concerne la partie basale de l’élytre,
avec la bande transversale incomplète et l’humérale plus longue, se soudant parfois
à la transversale (fig. 143).
Source : MNHN, Paris
ÉOPTÈRES PTINIDAE 93
Répartition géographique. — Espèce propre à l’île Maurice: Le Pouce,
VIL.1933 (7. Vinson). — Mont Cocotte, X.1959 (. Vinson) (matériaux au MHNP
et CB).
141
Fig. 140 à 143. — Xylodes (Xylodes) fenestratus (Pic) : pronotum et élytres (140), sternites
abdominaux visibles (141), édéage (142) et pronotum et base des élytres d’un exemplaire du Mont
Cocotte (143).
Xylodes (Xylodes) alboyarius Waterhouse
Xylodes albovarius Waterhouse, 1876 ; 116.
Xylodes albovaria Waterhouse ; WATERHOUSE, 1879: 527.
Xylodes albovaria Waterhouse ; PIC, 1912: 30.
Xylodes albovaria Waterhouse ; BLAIR, 1935 : 269.
Xylodes albovarius Waterh . VINSON, 196:
Xylodes (Xylodes) albovarius Waterhouse ; BELL
28.
, 1988 a: 413.
pe. — Holotype 9 : ile Rodrigue, 1874-75 (GC. Gulliver) (BMNH).
Description. — Longueur: 2,5-2,8 mm. Antennes assez grêles dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax plus long que large, avec
les gibbosités latérales peu saillantes et déprimées ; pronotum non rebordé anté-
rieurement et avec le disque déprimé, couvert d’une pubescence d'aspect velouté,
gris foncé sur le disque et blanchâtre sur les côtés (fig. 144) ; élytres allongés et à
côtés subparallèles, couverts d’une pubescence d'aspect velouté qui forme deux
larges bandes blanchâtres sur un fond gris foncé (fig. 144) : pattes grêles. Partie
Source
: MNHN, Paris
94. XAVIER BELLÉS
ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures incomplètes
Edéage très grêle, à paramères entrecroisés à l’apex (fig. 150).
(fig. 148).
Remarques. — Les protubérances basales du pronotum de cette espèce sont
peu saillantes latéralement, comme chez X. fenestratus, et les deux premières
sutures des sternites abdominaux sont incomplètes, comme chez X. vinsoni.
L'édéage présente une morphologie similaire à celle des deux espèces précédentes,
avec les paramères entrecroisés à l’apex, comme X. griseofasciatus. Le caractère le
plus typique de X. albovarius est la distribution de la pubescence élytrale, qui offre
un patron différent de celui de toutes les autres espèces du genre, avec deux grandes
macules de pubescence blanchâtre.
Répartition géographique. — Endémique de l'île Rodrigue. Les seuls
exemplaires connus (BMHN et MHNP) n’apportent pas de données plus précises de
localisation : 1874-75 (G. Gulliver), XI.1918 (H. J. Snell & H. P. Thomasset)
Z 149 150
Fig. 144 à 150. — Xylodes (Xylodes) albovarius Waterhouse : habitus (144), dernier article
du palpe labial (145), thorax en vue ventrale (146), quatre premiers articles du métatarse (147),
sternites abdominaux visibles (148), dernier sternite abdominal du mâle avec la structure ampulli-
forme en vue trois quarts latérale (149) et édéage (150).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 95
Sous-genre Diegous Pic
Diegous Pie, 1896 : 352 (coume sous-genre de Ptinus) (espèce type : Ptinus (Diegou
1896. Voir Bellés 1988 a : 414.
Diegons Pie; Bellés, 1988 a : 414 (comme sous-genre de Xylodes).
soarezicus Pie,
Ce sous-genre se différencie des Xylodes s. str. principalement par l'absence
de la structure ampulliforme sur le dernier sternite abdominal du mâle et par les
caractéristiques générales de la pubescence écailleuse des élytres, bien moins
étendue, réduite tout au plus à quelques macules et laissant visibles de larges zones
du tégument. Toutes les espèces sont propres à Madagascar.
CLEF DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Pronotum plus long que large (fig. 151, 152, 154) 2
— Pronotum transverse (GE 1506 158) 4
2. Antennes très grêles, avec tous les articles plus longs que larges
(fig. 152, 154) : 3
— Antennes robustes, avec les articles, du huitième au dixième,
trans yére (Ge ol) = X. (D.) elongatus (Pic)
3. Pronotum sans profondes excavations autour de la région discale
(fig. 152). Edéage à paramères très complexes, montrant des prolon-
gements aigus sur le côté interne ; lobe médian arrondi à l'apex
(GED) ee he pen X. (D.) pauliani (Pic)
. X. (D.) excavaticollis Bellés
4. Antennes avec les trois derniers articles très larges et d’une couleur
foncée, presque noire (fig. 156). Edéage à paramères très minces
(ESS DER LR X. (D.) caroli (Pic)
— Antennes avec les trois derniers articles filiformes et d’une couleur
teslacée, comme les autres articles. Edéage à paramères robustes
(fig. 159, 161)
5. Pubescence écailleuse de l’élytre peu abondante, formant sept
petites macules isolées (fig. 158). Edéage à paramères régulièrement
courbés et avec le lobe médian court qui ne dépasse pas la plaque
dorsale (8 50) Rene ne X. (D.) soarezicus (Pic)
— Pubescence écailleuse de l’élytre très abondante, formant une
large bande sur le tiers basal et des macules irrégulières sur la partie
apicale (fig. 160). Edéage à paramères en angle obtus et le
lobe médian plus long, dépassant la plaque dorsale (fig.
161) D X. (D.) lineatus (Pic)
Xylodes (Diegous) elongatus (Pic)
Ptinus (Diegous) elongatus Pie, 1896 : 353.
Bruchus (Diegous) elongatus Pie : ALLUAUD, 1900 : 154.
Pinus (Diegous) elongatus Pic, 1912: 21.
Xylodes (Diegous) elongatus (Pic) : B 1988 a: 416.
Source : MNHN, Paris
96
Type. — Holotype © : Madagascar Nord, Diégo Suarez, IL.1893 (Ch. Alluaud)
(MHNP).
Description. — Longueur : 2,6 mm. Antennes robustes et courtes, dont la
longueur ne dépasse pas la moitié de celle du corps. Prothorax plus long que large,
avec les gibbosités latérales peu saillantes ; pronotum à ponctuation rugueuse sur le
tiers antérieur et fine sur le disque et avec deux macules de pubescence écailleuse
blanchâtre sur les côtés (fig. 151) ; élytres allongés et à côtés subparallèles, brun
foncé avec de petites macules de pubescence écailleuse blanchâtre distribuées
comme sur la figure 151 ; pattes assez robustes. Partie ventrale de l'abdomen avec
les deux premières sutures complètes.
Le mâle m'est inconnu.
153
Fig. 151 à 153. — Xylodes (Diegous) elongatus (Pic) : habitus du type femelle (151).
— Xylodes (Diegous) pauliani (Pic) : habitus (152) et édéage (153).
Remarques. — Quoique le mâle soit inconnu, on peut différencier cette
espèce de ses congénères (au moins en comparant les femelles) par ses antennes très
courtes et par la distribution particulière des macules de pubescence blanchâtre
sur le pronotum et les élytres.
Répartition géographique. — La seule localité connue est celle de l'holotype
femelle (MHNP).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 97
Xylodes (Diegous) pauliani (Pic)
Ptinus (Diegous) pauliani Pic, 193
Xylodes (Diegous) pauliani (Pic
1988 a: 415.
Type. — Holotype S : Madagascar Sambirano, Mont [massif du] Tsaratanana,
2 000 m, forêt de Bambous à la limite de la forêt à Mousses, IX.1949 (R: Paulian)
(MHNP).
Description. — Longueur : 3,1-3,3 mm. Antennes très grêles, dont la longueur
dépasse la moitié de celle du corps. Prothorax plus long que large, avec les gibbo-
sités latérales peu saillantes ; pronotum à ponctuation fine et avec deux macules de
pubescence écailleuse blanchâtre sur les côtés (fig. 152) ; élytres allongés et à côtés
subparallèles, rougeâtres, couverts d’une pubescence courte et assez ser brune,
macules et des bandes de pubescence écailleuse blanchâtre distribuées
comme sur la figure 152 ; pattes grêles. Partie ventrale de l'abdomen avec les deux
premières sutures complètes. Edéage avec le lobe médian arrondi à l'apex ; para-
mères montrant une morphologie assez complexe, avec des prolongements aigus sur
le côté interne (fig. 153).
Remarques. — Espèce très bien caractérisée par sa grande taille, la gracilité et
la longueur des antennes, la forme du pronotum et, surtout, par la structure des
paramères de l’édéage.
Répartition géographique. — Seulement connu de la localité de lholotype.
Xylodes (Diegous) excavaticollis Bellés
Xylodes (Diegous) excavaticollis Bellés, 1987 b : 20.
Type. — Holotype S': Madagascar Centre, Mahatsinjo (MHNP).
Description. — Longueur : 2,2-3,3 mm. Antennes grêles et longues, atteignant
les deux tiers de la longueur du corps. Prothorax plus long que large, avec les
protubérances latérales assez saillantes ; pronotum avec deux visières sur la partie
antérieure qui se détachent nettement du disque et une région discale assez
convexe, à contour profondément excavé (fig. 154) : élytres subparallèles, avec une
pubescence brune très dense et uniformément répandue et cinq petites macules de
pubescence écailleuse blanchâtre sur chaque élytre (fig. 154): pattes très grêles.
Partie ventrale de l'abdomen avec les deux premières sutures complètes. Edéage
avec le lobe médian court, sans dépasser la plaque dorsale ; paramères simples,
régulièrement courbés et s’entrecroisant ou non près de l’apex (fig. 155).
Remarques. — La structure très particulière du pronotum, avec le contour
profondément excavé, est exclusive de cette espèce, permettant de l’écarter des
autres Xylodes. En ce qui concerne la variabilité de cette espèce, il faut remarquer
que les paramères de l’édéage peuvent être entrecroisés à l'apex (comme chez
l'holotype) ou non (comme chez la plupart des exemplaires examinés des autres
localités). En outre, il est intéressant de mentionner que la pubescence brune et
Source : MNHN, Paris
98 XAVIER BELLÉS
dense des élytres se détache facilement et que les exemplaires frottés ont un aspect
assez différent des exemplaires en bon état de conservation.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar.
MADAGASCAR EST : Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, vallée
d’Ivelona, X.1957 (P. Soga). — S.-E. d’Ambatondrazaka, Andranomandevy (Didy),
1039 m, X.1956 (E. Razafimandimby). — Perinet.
MADAGASCAR CE)
Matériaux au MHNP et CB.
RE : Mahatsinjo, à l'Ouest de Tananarive.
154 155
Fig. 154 et 155. — \ikuhs (Dirgons) excavaticollis Bellés: habitus (154) et
édéage (155).
Xylodes (Diegous) caroli (Pic)
Ptinus (Dicgous) caroli Pic, 1896 : 354.
Bruchus caroli Pic ; ALLUAUD, 1900 : 154.
Ptinus (Diegous) caroli Pie ; PIC, 1912: 20.
Xylodes (Diegous) caroli (Pie) ; BELLÉS, 1988 a ; 417.
Type. — LECTOTYPE G': Madagascar Nord, Diégo Suarez, Montagne
d’Ambre, 1893 (Ch. Alluaud) (MHNP). Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 99
Description. — Longueur : 2,4-2,7 mm. Antennes longues, dont la longueur
représente la moitié de celle du corps, rougeâtres, avec les trois derniers articles
plus foncés et plus épais (fig. 156). Prothorax légèrement transverse, avec les protu-
bérances latérales assez saillantes et montrant à sa base de petites granulations et
échancrures ; pronotum à ponctuation finement granuliforme et avec deux macules
de pubescence blanchâtre sur les côtés (fig. 156); élytres allongés et à côtés
subparallèles, brun rougeâtre, avec des macules de pubescence écailleuse blan-
châtre disposées : une oblique humérale, une suturale assez longue et médiane et
une ou deux postérieures (fig. 156) ; pattes grêles. Partie ventrale de l'abdomen avec
les deux premières sutures complètes. Edéage avec le lobe médian brusquement
rétréci près du milieu et assez court, sans dépasser la plaque dorsale ; paramères
assez minces et régulièrement courbés (fig. 157).
Fig. 156 et 157. — Xylodes (Diegous) caroli (Pic) : habitus (156) et édéage (157).
Remarques. — Ce Xylodes peut se caractériser au premier coup d’œil par la
structure des antennes, dont les trois derniers artieles d’un brun foncé, presque noir,
et très larges, offrent un aspect claviforme. Le pronotum, avec de petites protubé-
rances et des échancrures sur les côtés, près de la base ; la distribution de la
pubescence élytrale et la structure de l’édéage offrent aussi des caractéristiques très
typiques.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar : région de Diégo
Suarez, sur la Montagne d’Ambre, 1 000 m, VI.1893 (Ch. Alluaud) (matériaux au
MHNP).
Source
: MNHN, Paris
100 XAVIER BELLÉS
Xylodes (Diegous) soarezicus (Pic)
oarezicus Pic, 1896 : 353.
ic 3 ALLUAUD, 1900 : 155.
Piinus (Dieg
Bruchus (Diego:
Ptinus (D
Xylodes
Type. — LECTOTYPE 9: Madagascar Nord, Diéso Suarez, 1893
(Ch. Alluaud) (MHNP). Présente désignation.
160
Fig. 158 à 161. — Xylodes (Diegous) soarezieus (Pic) : habitus (158) et édéage (159).
— Xylodes (Diegous) lineatus (Pic) : schéma des macules blanchâtres des élytres (160) et édéage
(161).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 101
Description. — Longueur : 2,2-2,3 mm. Antennes grêles, dont la longueur
représente la moitié de celle du corps. Prothorax transverse, avec les gibhosités
latérales assez saillantes ; pronotum à ponctuation finement granuliforme et avec
deux macules de pubescence blanchâtre sur chaque côté: une sur la gibbosité
latérale et l’autre sur la base (fig. 158) ; élytres assez robustes et à côtés subparal-
lèles, brun mat avec des macules de pubescence écailleuse et blanchâtre distribuées
comme sur la figure 158 ; pattes assez grêles. Partie ventrale de l'abdomen avec les
deux premières sutures complètes. Edéage robuste, avec le lobe médian court, ne
dépassant pas la plaque dorsale; paramères épais et régulièrement courbés
(lg. 159).
Remarques. — On peut distinguer cette espèce de tous les autres Xylodes par
la distribution de la pubescence écailleuse des élytres, formant des macules
multiples bien définies. Les protubérances latérales du pronotum très convexes et la
structure de l’édéage sont aussi des caractères très typiques.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar : Diéyo Suarez, 1893
(Ch. Alluaud) (matériaux au MHNP).
Xylodes (Diegous) lineatus (Pic)
Ptinus (Diegous) lincatus Pic, 1896 : 354.
Bruchus (Diegous) lineatus Pic ALLUAUD, 1900 : 155.
Ptinus (Diegous) lineatus Pie ; PIC, 1912: 27.
Xylodes (Diegous) lineatus (Pic) ; BELLÉS, 1988
417.
Type. — LECTOTYPE ©: Madagascar Nord, Diégo Suarez, Montagne
d’Ambre, 1893 (Ch. Alluaud) (MHNP). Présente désignation.
Description. — Longueur: 2,2-2,6 mm. Antennes assez robustes, dont la
longueur représente la moitié de celle du corps. Prothorax transverse, avec les
gibbosités latérales assez saillantes ; pronotum à ponctuation finement granuliforme,
avec deux macules de pubescence écailleuse grisâtre sur les côtés ; élytres assez
robustes et à côtés très légèrement arrondis, brun foncé avec des macules et bandes
de pubescence écailleuse grisâtre (fig. 160) ; pattes assez grêles. Partie ventrale de
l'abdomen avec les deux premières sutures complètes. Edéage robuste, avec le lobe
médian long, dépassant la plaque dorsale ; paramères épais et formant un angle
obtus (fig. 161).
Remarques. — Espèce similaire à la précédente par la morphologie générale
du pronotum, des élytres et des antennes, mais pouvant se différencier par la
distribution différente de la pubescence écailleuse des élytres et par des détails de
la morphologie de l'édéage.
Répartition géographique. — Espèce connue seulement de la Montagne
d’Ambre, près de Diégo Suarez, Madagascar Nord, 1893 (Ch. Alluaud) (matériaux
au MENP).
Source : MNHN, Paris
CONSIDÉRATIONS BIOGÉOGRAPHIQUES
L'étude systématique qui précède, invite à commenter les aspects phylo-
génétiques et biogéographiques et, à partir de l'examen de ces aspects, à proposer
des hypothèses pour expliquer l’origine et la radiation de la faune des Ptinidae du
domaine étudié. Il convient, toutefois, de rappeler que nos données sont encore très
fragmentaires, tant en ce qui concerne l’histoire géologique, que la connaissance
des Ptinides de la région et des régions voisines.
On se limitera, alors, à remarquer les relations (systématiques, phylogéné-
tiques, géographiques) qu’on peut discerner à la lumière des données disponibles, et
cela d’une façon plutôt qualitative. On voudrait montrer les traits principaux, en
attendant d’avoir des connaissances de base plus complètes, qui permettraient alors
de faire une analyse détaillée avec des approches plus quantitatives.
En ce qui concerne la biogéographie de la région étudiée, on peut consulter
l'ouvrage de Paulian (1961), qui renferme les données générales (géographiques,
climatiques, géologiques, floristiques, faunistiques, écologiques, etc.) qui offrent
un bon contexte pour des études plus spécialisées.
Affinités des endémiques.
L’endémisme est une des caractéristiques les plus frappantes de la faune des
Ptinides de Madagascar, des îles Mascareignes et Seychelles. Si l'on excepte les trois
espèces anthropophiles et très largement répandues: Gibbium aequinoctiale.
Sphaericus gibboïdes et Ptinus latro, tous les autres taxa, au nombre de 53 (espèces
et sous-espèces), sont endémiques, et 51 espèces appartiennent à 4 genres propres
à la région : Paulianoptinus, Trymolophus, Sulcoptinus et Xylodes.
Les deux espèces endémiques qui n’appartiennent pas à ces 4 genres, Ptinus
perrieri et P. latithorax, présentent des affinités étroites avec les espèces du groupe
Ptinus exulans — Ptinus tectus de la région australienne, lesquelles mériteraient
d’être, sûrement, rangées dans un genre particulier.
Le genre Paulianoptinus, avec 6 espèces, est répandu dans tout le domaine
étudié. Parmi les genres endémiques, il semble le moins modifié, partageant de
nombreux caractères avec les Pinus du sous-genre Gynopterus qui est para-
cosmopolite. Dans ce sous-genre, certaines espèces du Sud-Est asiatique, comme
Pinus semimetallieus (Philippines), rappellent les Paulianoptinus à tégument à
reflets métalliques. Par contre, la morphologie de Paulianoptinus decorsei, espèce
très particulière avec le tégument mat, et une série d’autres caractères distinctifs
importants, a une certaine similitude avec les Ptinus du groupe P. vanhillei, de
l'Afrique australe (Pie, 1950). Malheureusement, on ne connaît pas l'édéage de
P. decorsei, ce qui rend difficile de préciser ses relations systématiques, même à
l'intérieur du genre Paulianoptinus.
102
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 103
Les espèces du genre Trymolophus, propres aux îles Mascareignes, montrent
un profond sillon transversal sur le tiers postérieur du pronotum et les paramères de
l'édéage sont simples. Par ces caractères, elles ressemblent à certains Ptinus
(Gynopterus), comme le Ptinus jeanneli du Kénya, ou les espèces du groupe
P. semiobseurus (voir Bellés, 1986) de la région néotropicale. En outre, le fait de
présenter les deux premiers sternites abdominaux soudés, et l'aspect général
(surtout des espèces les plus robustes) suggère de possibles affinités avec le genre
Niptinus de l'Amérique Centrale (Fall, 1905). Il convient, toutefois, de mentionner
que, considérant également le caractère du sillon pronotal et des critères géogra-
phiques, les affinités les plus étroites du genre Trymolophus pourraient être avee les
Sulcoptinus et les Ptinus du groupe P. niger (voir plus loin).
En ce qui concerne le genre Sulcoptinus, répandu dans tout le domaine étudié
et qui possède aussi un profond sillon sur le tiers postérieur du pronotum, on
pourrait suggérer les mêmes relations avec des espèces africaines, comme Ptinus
Jjeanneli, ou américaines du groupe Ptinus semiobscurus, déjà évoquées dans le cas
des Trymolophus. Néanmoins, l'édéage très modifié des Sulcoptinus suggère plutôt
que leur groupe frère pourrait se trouver chez les espèces du groupe Ptinus niger
(voir Pie, 1910), largement répandu dans le Sud-Est asiatique, avec une concentra-
tion importante d'espèces dans l'archipel malais. Chez ces espèces, l'édéage est très
modifié et très diversifié, surtout au niveau du lobe médian. Il serait intéressant,
peut-être, que l'on établisse un ou plusieurs nouveaux genres pour ce groupe si
particulier.
Finalement, le groupe frère des Xylodes (absent aux Seychelles) serait
semble-t-il le genre Maheoptinus et genres proches (Luzonoptinus, Cavoptinus et
Cylindroptinus), répandus dans le Sud-Est asiatique (Inde, Thaïlande, îles de la
Sonde, Moluques et Philippines) (Bellés, 1983). Le genre Xylodes a avec les
Maheoptinus d'importantes similitudes (morphologie du pronotum, yeux pubes-
cents, structure de la tête). La liaison phylogénétique entre ces deux genres a d
été établie de façon quantitative selon la méthode cladistique (Bellés, 1987 à).
Données biogéographiques.
Les remarques biogéographiques sont basées sur les données que l’on possède
sur les Ptüinidae de Madagascar, de Maurice, de la Réunion, de Rodrigue et de deux
îles des Seychelles : Mahé et Silhouette. Quoique l'on ait réalisé des missions dans
l'archipel des Comores (voir, par exemple, Matile, 1978), je n’ai pas encore vu de
représentants de cette famille de Coléoptères, et on trouve la même situation dans
les îles mineures (fig. 1), ce qui regrettable et limite évidemment l'analyse.
On vient de voir que si l'on excepte les trois espèces anthropophiles (Gibbium
aequinoctiale, Sphaericus gibboides et Ptinus latro), toutes les autres espèces ou
sous-espèces inventoriées (au nombre de 53) sont endémiques de la région, ce qui
donne 95 % d’endémismes, pourcentage qui est vraiment remarquable.
Sur le tableau I, on a résumé la distribution par îles de chacune des espèces.
On s'aperçoit tout de suite que presque toutes les espèces sont inféodées à une seule
île. Les seules exceptions sont l'espèce banale Gibbium aequinoctiale et trois
endémiques : Trymolophus cephalotes, Sulcoptinus longicornis et S. brevis. En
outre, quand une espèce est répandue sur plus d’une île, on trouve des différences
qui. souvent, justifient la reconnaissance de sous-espèces pour les populations
Source
: MNHN, Paris
104 XAVIER BELLÉS
respectives de chacune d’elles (c’est le cas de Trymolophus nobilis, T. emmerezi,
Xylodes binodulus et X. griseofasciatus).
TABLEAU L. — Distribution par îles des Ptinidae actuellement connus du
domaine insulaire de l’océan Indien occidental (MA Madagascar, MAU : Maurice,
REU: la Réunion, ROD : Rodrigue, MAH : Mahé, SIL : Silhouette).
Espèce ou sous-espèce MAD] MAU, REU, ROD)MAH, SIL
Gibbium aequinoctiale Boïeldieu MAD|MAU| REU]
Sphaericus gibboides (Boïeldieu) MAD)
Ptinus latro Fabricius MAD
Ptinus perrieri (Fairmaire) MAD
Püinus latithorax n. sp. MAD)
Paulianoptinus decorsei (Pic) MAD)
Paulianoptinus metallicus (Pic) MAU
Paulianoptinus monticola (Scott) MAH, SIL
Paulianoptinus sechellarum (Scott) MAH, SIL
Paulianoptinus madagascariensis (Pic) MAD
Paulianoptinus gracilicornis n. sp. MAD)
Trymolophus thomasseti (Blair) ROD
Trymolophus mauritiensis (Pic) MAU
Trymolophus magnus Bellés MAU
Trymolophus nobilis nobilis (Boieldieu) REU
Tiymolophus nobilis picianus Bellés MAU
Trymolophus cephalotes (Pie) MAU| REU
Trymolophus emmerezi emmerezi (Pic) MAU
Trymolophus emmerezi laterufescens (Pic) REU
Trymolophus emmerezi obscurimembris (Pic) MAUI
Tymolophus cafresianus Bellés REU
Trymolophus atripes (Pic) MAU
Trymolophus subuniformis (Pic) MAU
Trymolophus maculatus (Pic) MAU
Trymolophus griseolineatus (Pic) MAU)
Trymolophus mascarenhasi Bellés REU
Sulcoptinus alluaudi (Pic) MAD)
Sulcoptinus tarsisentus Bellés REU
Sulcoptinus gomyi Bellés REU)
Sulcoptinus negrei Bellés MAU
Sulcoptinus mameti (Pic) MAU
Sulcoptinus distinetus (Pic) MAU
Sulcoptinus pedestris (Blair) ROD
Sulcoptinus gothicus (Scott) MAH} SIL
Sulcoptinus impressus (Pic) MAU
Sulcoptinus reunionensis Bellés REU
Sulcoptinus vestitus (Pie) MAU
Sulcoptinus longicornis (Pic) MAU| REU
Sulcoptinus ruficolor (Pic) MAU
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 105
Espèce ou sous-espèce MAD/MAUI REU) ROD|MAH} SIL
Sulcoptinus brevis (Pic) MAU| REU
Sulcoptinus minimus (Pic) REU
Sulcoptinus perbrevis n. sp. MAD)
Xylodes binodulus binodulus (Boheman) MAU
Xylodes binodulus sinuosus Bellés REU
Xylodes rubripes (Pic) MAU
Xylodes vinsoni (Pic) MAU]
Xylodes griseofasciatus griseofasciatus (Pic) MAU
Xylodes griseofasciatus nigrolineatus (Pic) REU
Xylodes fenestratus (Pic) MAU
Xylodes albovarius Waterhouse ROD
Xylodes elongatus (Pic) MAD
Xylodes pauliani (Pic) MAD
Xylodes excavaticollis Bellés MAD)
Xylodes caroli (Pic) MAD
Xylodes soarezicus (Pic) MAD)
Xylodes lineatus (Pic) MAD)
Sur le plan générique, il convient de remarquer l'absence de représentants du
genre Trymolophus à Madagascar, absence qui est particulièrement étrange si l'on
considère l'abondance et la diversification de ce genre aux îles Mascareignes. On
verra par la suite que cette absence serait plus apparente que réelle et que des
recherches plus exhaustives dans la Grande Île devraient, raisonnablement, fournir
quelques exemples de ce genre.
L'absence du genre Xylodes aux Seychelles est aussi à noter, comme aussi
l'isolement géographique de ses deux sous-genres : Xylodes s. str. aux Mascareignes
et Diegous à Madagascar.
Dans le tableau I, on peut aussi observer que l’île Maurice possède le nombre
le plus important de Ptinides (25), suivie de Madagascar (16), de la Réunion (14), de
l'île Rodrigue (3), de Mahé (3) et de Silhouette (3). Si l'on considère l'extension de
ces îles, Madagascar est remarquable par la pauvreté en espèces inventoriées, ce qui
suggère que la connaissance de la faune madécasse de Ptinides doit être, encore,
très incomplète. En fait, si l’on met en relation le nombre d'espèces trouvées et l'aire
de l'île pour les Mascareignes et les Seychelles (fig. 162), on obtient une ligne de
régression (y = 0,007x + 3,14) avec un coefficient de corrélation acceptable
(r = 0,823). En outre, si l'on utilise ces mêmes paramètres pour la faune des
Ptinides de diverses îles atlantiques que l'on peut considérer comme bien connues
en ce qui concerne cette famille de Coléoptères, on s'aperçoit que les points
obtenus sont relativement cohérents avec la relation aire/nombre d’espèces obtenue
pour les îles Mascareignes et les Seychelles. Par contre, Madagascar reste très
éloigné de cette relation, en raison du faible nombre d'espèces recensées. Alors, on
serait tenté de dire que la faune connue des Ptinides des deux îles des Seychelles
étudiées, et surtout des îles Mascareignes, est bien plus représentative que celle
reconnue à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
106 XAVIER BELLÉS
(E)
25—| e
MAU
_
2
/
£
20— se
4
>
/
2
+ e
MAD
e
REU
TE
T T T T T
0 500 1000 1500 2000 2500 587000
(A, km?)
de l'océan Indien occidental
Maurice, REU : la Réunion, ROD : Rodrigue, SIL :
Silhouette) et le nombre d'esp èces de Ptinides (E) (points noirs). On peut observer
que Madagascar s'écarte par le nombre très faible d'espèces et si l’on excepte ce point, on obtient
une ligne de régression (y = 0,007x + 3.14 : représentée par une ligne discontinue) avec un
coefficient de corrélation acceptable (r = 0,823). On a représenté également (cercles) les données
d’une série d’îles atlantiques dont la faune des Ptinides peut être considérée comme étant bien
connue. BU : Bugio, DG : Deserta Grande, FU : Fuerteventura, GC : Gran Canaria, GO : Gomer:
GP: Gran Pitén, HI: Hierro, IC : Iheu Chao, LA : Lanzarote, MA : Mad: PA : La Palma,
PS : Porto Santo, TE : Tenerife.
(MAD : Madagascar, MAH : Mahé, MAU
Par ailleurs, on peut étudier d’une manière quantitative les affinités faunisti-
ques entre les différentes îles étudiées, en considérant l'absence ou la présence de
chaque genre ou sous-genre (excepté les trois espèces anthropophiles sans guère
d'intérêt biogéographique) (tableau IT) et en utilisant un index de similitude comme
celui de Jaccard (voir Jackson et al., 1989). Ensuite, l'utilisation d’un algorithme
UPGMA (‘“unweighted paired-group method of averaging”, voir Sneath & Sokal,
1973) permet de représenter ces données sous forme de dendrogramme (fig. 163).
L'ensemble de ces données, quoique provisoires et devant être considérées
avec prudence, suggère déjà des idées pour interpréter les processus de colonisation
et de radiation des Ptinides dans ces îles. Néanmoins, il sera intéressant de rappeler
les données disponibles concernant l'histoire géologique de la région avant de
proposer des hypothèses dans ce sens.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 107
Tableau IL. — Présence (1) ou absence (0) de chaque genre ou sous-genre de
Ptinidae dans les îles étudiées de l’océan Indien occidental. On s’est limité aux genres
endémiques ou contenant des espèces endémiques.
[MAD/MAU REUJROD/MAH] SIL |
Ptinus (perrieri, latithorax) 1e) 0 IEEE 0 0) 20)
Paulianoptinus 1 0 La Ar
Trymolophus 0 1 il 1 0 | 0
Sulcoptinus 1 I 1 [l 121
Xylodes (EE 1 1 Det
Diegous 1|#02/N02 120218602180
RODRIGUE
| LA REUNION
————— MAURICE
Dee
MAHE
—————————— MADAGASCAR
TRE ER EE el
0,00 025 0,50 0,75 1,00
Fig. 163. — Dendrogramme de similitude faunistique (concernant les Ptinides) entre les
îles étudiées de l'océan Indien occidental. On a utilis: données du tableau IL, l'index de simili-
tude de Jaccard et l'algorithme UPGMA (voir le texte).
Aperçu sur l’histoire géologique de la région.
En accord avec les théories de la dérive continentale, l’histoire géologique du
domaine étudié est liée à la fragmentation de la Gondwanie orientale (fig. 164) à
partir du Jurassique, comportant la séparation entre l'Afrique, l'Inde, Madagascar,
l'Antarctique et l'Australie, et la formation de l’océan Indien. Ainsi, d’après la
synthèse classique de Norton & Sclater (1979), celle qui semble la plus générale-
ment admise, quoique affinée par des données ponctuelles postérieures (voir, par
exemple, Besse & Courtillot, 1988, et la mise à jour de Tarling, 1988), la séparation
entre l'Afrique et le bloc formé par l'Antarctique, l'Australie, l'Inde et Madagascar,
aurait eu lieu au Jurassique (fig. 165 : voir aussi la fig. 168 montrant les désaccords
à cet égard entre Norton & Selater, 1979, et Besse & Courtillot, 1988). Ensuite,
vers la première moitié du Crétacé, le bloc indo-malgache se serait séparé de celui
formé par l'Australie et l'Antarctique (fig. 168), et vers la fin de cette même période
se produirait la séparation entre l'Inde et Madagascar (fig. 166, 168). Vers l'Éocène,
l'Australie se séparerait d'avec l’Antaretique, et l'Inde entrerait en contact avec
l'Asie (fig. 167, 168).
Source : MNHN, Paris
108 XAVIER BELLÉS
Fig. 164 à 167. — Schémas paléogéographiques de quatre stades caractéristiques du
de fragmentation de la Gondwanie : au début du Jurassique (164), au début du Crétacé
s la fin du Crétacé (166) et à l'Eocène moyen (167). La position de l'Afrique a été prise
comme référence (d'après les données et les cartes paléogéographiques de Norton & Sclater,
1979 ; Tarling, 1988 ; Besse & Courtillot, 1988).
Il convient, toutefois, de mentionner que des chronologies plus anciennes ont
été proposées pour ce processus (par exemple, par Dietz & Holden, 1970), mais
elles ont été remises en question (par exemple, par Axelrod, 1975) comme apparem-
ment contraires aux données paléontologiques (voir Keast, 1971; Rage, 1988).
Une autre divergence, qui surgit au début de la décennie de 1970 et qui est
spécialement critique du point de vue biogéographique (voir Paulian, 1975),
concerne l’ordre de séparation entre l'Afrique, l'Inde et Madagascar. D’après Smith
& Hallam (1970), la séparation de l'Inde serait un peu antérieure à celle qui eut lieu
entre Madagascar et l'Afrique. Par contre, pour MeElhinny (1970), la séparation du
bloc indo-malgache de l'Afrique serait bien antérieure à celle qui se produisit entre
l'Inde et Madagascar. Néanmoins, l’ensemble des données actuellement disponibles
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈ
ES PTINIDAE 109
(paléomagnétiques, orogéniques, de surrection des fonds marins, paléontologi-
ques...) semblent donner raison à cette deuxième hypothèse et confirmer le modèle
fondamental de Norton & Sclater (1979), que nous avons résumé précédemment.
AFR
MAD
SEY
IND
Re AUS,
ANT
[l T I T
213 J 144 G 65 + 1,8MA
Fig. 168. — Représentation en forme de dendrogramme de l'ordre de fragmentation de la
Gondwanie orientale d'après les données de Besse & Courtllot (1988) (lignes continues) et de
Norton & Sclater (1979) (lignes discontinues). Limites, en millions d'anné
géologiques (J : Jurassique, C : Crétacé, T : Tertiaire) d'après Harland et al, 1982. AFR : Afrique,
ANT : Antarctique, AUS : Australie, IND : Inde, MAD : Madagascar, SEY : Seychelles.
Finalement, il est intéressant de commenter aussi la polémique concernant la
situation de Madagascar dans la Gondwanie, c’est-à-dire avant la première fragmen-
tation. Sur cette question, Flores (1970), suivi peu après par Green (1972), estime
que la paléoposition de Madagascar aurait été de quelques degrés au Sud de sa
position actuelle, c’est-à-dire contiguë à l'actuel territoire du Mozambique. Au
contraire, et à la même époque, d’autres auteurs estimaient que Madagascar se
situerait bien plus au Nord, dans une position à peu près contiguë à la côte du
Kénya-Somalie (Smith & Hallam, 1970 ; Heirtzler & Burroughs, 1971). Des études
postérieures (McElhinny et al, 1976; Embleton & Valencio, 1977) semblent
confirmer cette deuxième hypothèse, et dans les cartes paléogéographiques plus
récentes (Norton & Sclater, 1979 ; Tarling, 1988 ; Besse & Courtillot, 1988), le
fragment de la Gondwanie correspondant à Madagascar est placé à peu près contigu
aux côtes de Tanzanie, Kénya et Somalie (fig. 164).
Les îles Seychelles peuvent être divisées en quatre archipels, les îles granito-
gneissiques d’origine continentale (îles principales : Mahé, Praslin, Silhouette, la
Digue) et trois archipels de genèse corallienne : Amirantes, Farquar et Aldabra
(fig. 1). L'histoire géologique des îles d’origine continentale (celles où l'on a trouvé
des Ptinides : Mahé et Silhouette) est liée aussi au processus de dérive et rupture de
la plaque indomalgache, et les preuves disponibles (Davies, 1968; Norton &
Sclater, 1979 ; Besse & Courtillot, 1988) suggèrent que la plaque des Seychelles se
serait séparée de l'Inde au Paléocène. après la séparation de Madagascar (fig. 168,
170-172, voir également Braithwaite, 1984).
Les Mascareignes sont d'origine volcanique et de formation relativement
récente. D’après les données disponibles (voir Upton, 1982), Maurice serait le
Source :
MNHN, Paris
110 XAVIER BELLÉS
sommet d’un volcan placé à quelque 5 km de profondeur sous la mer, qui serait
entré en activité il y a 12 m.a., quoique le cône émergé ait été mis en place au début
du Pliocène. D’autres datations ont permis de déterminer des séries d'émissions
volcaniques successives (fig. 169) jusqu’à, au moins, 0,17 m.a. La Réunion est plus
jeune que Maurice, les roches les plus anciennes sont datées (K-Ar) d’à peu près
2 ma. et l’île aurait surgi il y a probablement 5 m.a. On a daté aussi des séries
d’éruptions successives, différenciant celles du Piton des Neiges de celles du Piton
de la Fournaise (fig. 169), où le volcanisme est encore actif. En ce qui concerne l’île
Rodrigue, les datations (K-Ar) indiquent des âges compris entre 1,58 et 1,30 ma.
l'activité volcanique ayant cessé vers le Pléistocène inférieur (fig. 169).
cc ROD
ER -- es | MAU
--2 REU (PF)
--æ---2m| REU (PN)
T T T T T
8 7 6 5 4 3 2 1MA
Mascarcignes.
Fig. 169. — Résumé des données géochronologiques concernant
eiges), ROD :
MAU : Maurice, REU : la Réunion (PF : Piton de la Fournaise, PN : Piton des
Rodrigue (d’après MeDougall in Upton, 1982).
Remarques sur l'origine et la radiation de la faune des Ptinidae.
D’après les données sur les affinités des endémiques, la faune de Ptinides de
Madagascar, des îles Mascareignes et Seychelles serait très isolée du point de vue
systématique. Cependant, cet isolement semble bien plus net vis à vis de la faune
africaine que de la faune orientale (de l’Inde, de l'archipel malais, et du Sud-Est
siatique, en général). D’après Millot (1952) (voir, aussi, Viette 1963, Basilewsky
1985), la coupure marine à l'Est de Madagascar pourrait constituer une frontière
nette, entre les régions orientale et éthiopienne, pour divers groupes zoologiques.
Dans le cas des Ptinides, j'insiste bien en ce qui concerne cette famille, la limite
occidentale du monde asiatique serait plutôt tout le domaine insulaire considéré ici
(voir aussi Cogan, 1984).
En outre, les données systématico-phylogénétiques et biogéographiques (voir
la figure 163) sont, d’une manière générale, cohérentes avec celles empruntées aux
théories concernant l’histoire géologique de la région que l’on a résumées précé-
demment. Ceci permet alors un essai de reconstruction biogéographique sur
l'origine et la radiation de la faune des Ptinides, basé sur la combinaison d’hypo-
thèses de vicariance (relations Madagascar-Seychelles-Inde) et de dispersion
(relations Madagascar-Mascareignes).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 111
Ainsi, étant donné le net écartement systématique par rapport à l’Afrique, on
peut suggérer qu'à partir d’un stock gondwanien d'espèces, les phénomènes
fondamentaux d'isolement générique et de diversification se seraient produits dans
jt _mau Ron]
REU ed 7
2 3
172 173
Fig. 170 à 173. — Hypothèse de vicariance pour expliquer les affinités de la faune des
Ptinides entre Madagascar (MAD), les Seychelles (SEY) et l'Inde (IND) (170-172). L'aire avec des
points noirs de la figure 170, schématise la distribution du stock ancestral d'espèces répandues sur
le bloc MAD-SEY-IND vers la fin du Crétacé (85 ma.) et les figures 171 et 172 montrent deux
étapes de la fragmentation de ce bloc (respectivement 65 et 53 ma). APR : Afrique, TIC : Bloc
Tibet-Indochine-Chine. Sur la figure 173 on a schématisé le processus de dispersion entre
Madagascar et les îles Mascarcignes à partir de la fin du Tertiaire. L'ordre a été établi en accord
avec les données concernant la formation de l'ile Maurice (MAU), de la Réunion (REU) et de l'île
Rodrigue (ROD), bien que l'on ne puisse pas exelure des voies de dispersion alternatives
MAD-REU, REU-ROD, où même MAD-ROD.
Source : MNHN, Paris
112 XAVIER BELLÉS
le bloc Madagascar-Seychelles-Inde, après sa séparation de l'Afrique au Crétacé.
Alors, la séparation du bloc Inde-Seychelles de Madagasce expliquerait les
relations faunistiques entre ces trois zones, en particulier les liaisons très étroites
qui existent entre les Sulcoptinus (Madagascar, Seychelles) et les Ptinus du groupe
P. niger (Inde, Sud-Est asiatique), celles entre le genre Xylodes (Madagascar) et
Maheoptinus (Inde, Sud-Est asiatique). ainsi que la présence du genre Paulianopti-
nus à Madagascar et aux Seychelles (fig. 170-172).
Par contre, pour expliquer la colonisation des Mascareignes il faut recourir à
des processus de dispersion passive entre Madagascar et ces îles qui se seraient
produits à partir de la fin du Tertiaire. En accord avec ce qui nous est connu sur la
formation des îles Mascareignes (fig. 169), ces processus affecteraient successive-
ment l'ile Maurice, la Réunion et l’île Rodrigue (fig. 173). Cet ordre de colonisation
s'accorde bien avec le nombre de genres et d'espèces ou sous-espèces endémiques
dénombrées dans chaque île (Maurice : 4 genres, 24 espèces ou sous-espèces ; la
Réunion : 3 genres, 13 espèces ou sous-es s ; Rodrigue : 3 genres, 3 espèces),
qui est croissant en fonction de l’âge estimé de l'ile. Il est à noter aussi que ce
nombre est à mettre en relation d’une manière inverse avec la distance de chaque
île, et ce par rapport à Maurice, l’île la plus ancienne des Mascareignes.
Une question qui reste posée dans le contexte de ce modèle de dispersion est
l'absence de données sur le genre Trymolophus à Madagascar, genre qui est large-
ment répandu et diversifié dans les îles Mascareignes. En accord avec ce que nous
avons dit sur la pauvreté relative de la faune connue des Ptinides de Madagascar, on
peut penser que cette absence serait plus apparente que réelle. Néanmoins, on ne
peut pas écarter la possibilité que ce genre se soit éteint dans la Grande Île, ou
même qu'il se soit différencié dans les îles Mascareignes, à partir de la fin du
Tertiaire.
Il s’agit, certainement, d’un schéma comportant une bonne dose de spécula-
tion, surtout si l’on considère que les données disponibles sont encore assez
fragmentaires. Mais, à cet égard, et pour mettre un point final aimable à ces
réflexions. inévitablement arides, il sera bon, peut-être, de rappeler les mots de
J. Locke (Essai sur l'entendement humain) : “Si nous nous méfions de tout pare
que nous ne pouvons pas tout connaître avec certitude, nous agirons avec le même
manque de prudence que celui qui demeure assis et tranquille parce-que il n’a pas
des ailes pour voler”.
Source : MNHN, Paris
RÉFÉRENCES
ALLUAUD, Ch.
1900. Liste des Insectes de la Région malgache, (in) GRANDIDIER (A.), Histoire
physique, naturelle et politique de Madagascar, 21, Histoire naturelle des
Coléoptères, 1 (52): 154-155.
AXELROD, D.I.
1975. Plate tectonics and problems of Angiosperm history. Mém. Mus. natn.
Hist. nat. Paris (N.S.) A (Zool.) 88 : 72-85.
BASILEWSKY, P.
1985.
BELLÉS, X.
1980. Une nouvelle espèce de Gibbiinae (Coleoptera: Pünidae) Gibbium
einsteini n. sp. de Chine. Bull Acad. polon, Seï, Cl. 2, 27 (10):
845-849, 1979.
1982. Idees sobre la classificacié supragenèrica de la familia Puünidae
(Coleoptera). I Sessié Conjunta Entomol. 1.C-H.N.-$.C.L., Barcelona :
61-65.
1983. Révision des Maheoptinus Pic, 1903, et des genres voisins (Col.
Ptinidae). Annls Soc. ent. Fr. (N.S.) 19 (1): 7-16.
1985 a. Sistemätica, filogenia y biogeograffa de la subfamilia Gibbiinae
(Coleoptera, Ptinidae). Treb. Mus. Zool. Barcelona, 3 : 1-94.
1985 b. Habitats à hàbits d’alimentacié dels Gibbiinae (Coleoptera : Pünidae).
Butll. Inst. Cat. Hist. Nat. 50 : 263-267.
1986. Descripcién del Pinus angustithorax n. sp. de Venezuela y definiciôn del
“grupo semiobscurus” de la regién Neotropical. Eos 62 : 23-29.
1987 a. Descripcién de Maheoptinus negrosianus n. sp. y anälisis filogen
biogeogräfico del grupo Maheoptinus (Coleoptera, Ptinidae). Mise. z
11: 147-153.
1987 b. Xylodes (Diegous) excavaticollis n. sp. de Madagascar (Col. Ptinidae).
Bull. Soc. ent. Fr. 92 (1-2): 29-31.
1988 a. Révision du genre Xylodes Waterhouse (Coleoptera, Ptinidae). Rev.
suisse Zool, 95 (2) : 401-420.
1988 b. El género Sulcoptinus nov. del dominio insular del oceäno Indico
occidental (Coleoptera, Ptinidae). Elytron 2 : 121-136.
1990. Le genre Trymolophus nov. (Coleoptera, Ptinidae) des îles Mascareignes.
Rev. suisse Zool. 97 (1): 55-15.
BELLÉS, X. & HALSTEAD, D. G. H.
1985. Identification and geographical distribution of Gibbium aequinoctiale
Boieldieu and Gibbium psylloides Czenpiski (Coleoptera, Pünidae).
J. stored Prod. Res: 21 (3): 151-155.
113
Source : MNHN, Paris
114 XAVIER BELLÉS
BESSE, J. & COURTILLOT, V.
1988. Paleogeographic maps of the continents bordering the Indian Ocean since
the early Jurassie. J. Geophys. Res. 93 (B10) : 11791-11808.
BLAIR, K. G.
1935. Heteromera, Ptinidae, Dasytidae, and Bruchidae collected by
Mr. H. P. Thomasset and the late H. J. Snell in Rodriguez, Aug
Nov. 1918. Ann. Mag. nat. Hist. (10) 16 : 264-273.
BOHEMAN, C. H.
1858. Coleoptera, (in) VIRGIN (C. A). Kongliga Svenska Fregatten Eugenies
Resa Omkring Jorden. Zoologi 1. Insecta : 1-112.
BOIELDIEU, A.
1854. (Note). Annis Soc. ent. Fr. (3) 2, Bull. : 77-85.
1856. Monographie des Ptiniores. Annls Soc. ent. Fr. (3) 4: 285-315.
487-504, 629-686.
BOROWIEC, L.
1988. Bruchus Linnaeus, 1767, Ptinus Linnaeus, 1767 and Mylabris Fabricius,
1775 (Insecta, Coleoptera) : proposed conservation. Bull. zool. Nomencl.
45 (3): 194-196.
BRAITHWAITE, C. J. R.
1984. Geology of the Seychelles, (in) SToppART (D. R), Biogeography and
Ecology of the Seychelles Islands. W. Junk Publ. The Hague :
17-38.
BRIDWELL, J. C.
1932. The subfamilies of the Bruchidae (Coleoptera). Proc. ent. Soc.
Washington 34 (6) : 100-106.
COQUEREL, Ch.
1865. Liste des Coléoptères, Hémiptères et Diptères de Madagascar, (in)
VINSON (A.), Voyage à Madagascar au couronnement de Radama II,
annexe C.
Coca, B. H.
1984. Origins and affinities of Seychelles insect fauna, (in) STODDART (D. R.),
Biogeography and ecology of the Seychelles Islands. W. Junk Publ.,
The Hague : 245-258.
CROWSON, R. A.
1967. The natural classification of the families of Coleoptera. E. W. Classey,
Hampton.
1981. The biology of the Coleoptera. Academic Press, London.
CZENPINSKI, P.
1778. Dissertatio inauguralis zoologico-medica. Trattner, Viennae.
DAVIES, D.
1968. When did the Seychelles leave India ? Nature 220 : 1225-1226.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 115
DiETZz, R. S. & HOLDEN, J. C.
1970. Reconstruction of Pangea: breakup and dispersion of continents,
Permian to present. J. geophys. Res. 75 : 4939-4956.
EMBLETON, B. J. J. & VALENCIO, D. A.
1977. Palacomagnetism and the reconstruction of Gondwanaland. Tectonophys.
40 : 1-12.
FABRICIUS, J. C.
1781. Species Insectorum. Hamburgi et Kilonïi.
FAIRMAIRE, L.
1899. Matériaux pour la faune coléoptèrique de la région malgache, 9° note.
Annls Soc. ent. Fr. 68 : 466-507.
FALL, G.
1905. Revision of the Ptinidae of Boreal America. Trans. Amer. ent. Soc. 31 :
97-127.
FLORES, G.
1970. Suggested origin of the Mozambique Channel. Geol. Soc. South Africa
Trans. 73 : 1-16.
FREUDE, H.
1969. Familie: Ptinidae. Diebskäfer, (in) FREUDE (H), HARDE (K. W) &
LoHsE (G. A.), Die Käfer Mitteleuropas 8. Goecke & Evers, Krefeld :
60-74.
Gozis, M. DES
1886. Recherche de l'espèce typique de quelques anciens genres. Rectifications
synonymiques et notes diverses. Herbin, Montluçon.
GREEN, A. G.
1972. Sea floor spreading in the Mozambique Channel. Nature 235:
19-21.
HALL, D. W. & HOWE, R. W.
1953. A revised key to the larvae of the Ptinidae associated with stored
products. Bull. ent. Res. 44: 85-96.
HARLAND, W. B. et al.
1982. A geologic time scale. Cambridge University Press, Cambridge.
HEIRTZLER, J. R. & BURROUGHS, R. H.
1971. Madagascar’s palaeoposition : new data from the Mozambique Channel.
Science 174: 488-490.
HINTON, H. E.
1941. The Ptinidae of economic importance. Bull. ent. Res. 31: 331-381.
HISAMATSU, S.
1970. The Ptinidae of Japan (Coleoptera). Ageha 11 : 14-20.
Source : MNHN, Paris
116 XAVIER BELLÉS
HOWE, R. W.
1958. Studies on beetles of the family Ptinidae 16. The developmental period of
Ptinus latro auct. form mobilis Moore (= P. latro auct.). Entomologist's
mont. Mag. 94: 236-237.
1959. Studies on beetles of the family Ptinidae XVIL Conclusions and
additional remarks. Bull. ent. Res. 50 : 287-326.
HOwE, R. W. & BURGES, H. D.
1952. Studies on beetles of the family Ptinidae VIL. The biology of five ptinid
species. Bull. ent. Res. 43 : 153-186.
ILLIGER, J. K. W.
1798. Käfer Preussens. Johann Jacob Gebauer, Halle.
JACKSON, D. A., SOMERS, K. M. & HARVEY, H. H.
1989. Similarity coefficients : measures of co-occurrence and association or
simply measures of occurrence ? Amer. Nat. 133 (3): 436-453.
JACQUELIN DU VAL, C.
1860. Glanures entomologiques 2 : 61-164. Deyrolle, Paris.
KEAST, A.
1971. Continental drift and the evolution of the biota on the southern
continents. Quart. Rev. Biol. 46 : 335-378.
KIESENVETTER, Hv.
1877. Anobiadae, Cioïdae, Aspidiphoridae. Naturgeschichte der Insecten
Deutschlands 5(1)1 : 1-200. Berlin.
KUGELANN, J. G.
1792. Verzeichniss der in einigen Gegenden Preussens bis jezt entdeckten
Käfer-arten, nebst kurzen Nachricten von denselben, (in) SCHNEIDER
(D. E.), Neuestes Mag. Liebh. Ent. 1 : 477-512.
LATREILLE, P. A.
1804. Histoire naturelle, générale et particulière, des Crustacés et des Insectes.
Tome 9°. F. Dufart, Paris.
1810. Considérations générales sur l’ordre naturel des Animaux composant les
classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes ; avec un Tableau
méthodique de leurs genres, disposés en familles. F. Schoell, Paris.
LAWRENCE, J. F. & REICHARDT, H.
1969. The myrmecophilous Ptinidae (Coleoptera) with a key to Australian
species. Bull. Mus. comp. Zool. 138 (1): 1-27.
LEPESME, P.
1944. Les Coléoptères des denrées alimentaires et des produits industriels
entreposés. Lechevalier, Paris.
LINNÉ, C. A.
1767. Systema Naturae. T. I, Pars II, Ed. XIL. Impr. Dir. Laurentii Salvi,
Holmiae.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 117
MAMET, R.
1943. A revised List of the Coccoidea of the Islands of the Western Indian
Ocean, South of the Equator. Mauritius Inst. Bull. 2 : 137-170.
MANTON, S. M.
1945. The larvae of the Ptinidae associated with stored products. Bull. ent. Res.
35: 341-365.
MATEUR, R. N.
1956. Immature stages of Indian Coleoptera (27). Gibbium psylloides
Czenpinski (family Ptinidae). Indian For. Rec. (N. S.) Ent. 9 : 123-125.
MATILE, L. (éd.)
1978. Faune entomologique de l’Archipel des Comores. Mém. Mus. natn. Hist.
nat. Paris (N. S.) À, Zool. 109 : 1-388.
MCELHINNY, M. W.
1970. Formation of the Indian Ocean. Nature 228 : 977-979.
MCELHiNNY, M. W., EMBLETON, B. J. J.. Daiy, L. & Pozzi, J.-P.
1976. Paleomagnetic evidence for the location of Madagascar in Gondwanaland.
Geology 4: 455-457.
MüLLOT, J.
1952. La faune malgache et le mythe gondwanien. Mém. Inst. scient.
Madagascar (A) 7 : 1-36.
Moore, B. P.
1957. The identity of Ptinus latro auct. (Coleoptera : Ptinidae). Proc. R. ent.
Soc. Lond. (B) 26 : 11-12.
MoOoRE, B. P., WooDROrrE, G. E. & SANDERSON, A. R.
1956. Polymorphism and parthenogenesis in a Ptinid beetle. Nature 177:
847-848.
MÜLLER, O. F.
1764. Fauna Insectorum fridrichsdalina. Gledich, Hafniae et Lipsiae.
Muzsanr, E. & REY, CI.
1868. Histoire naturelle des Coléoptères de France. Gibbicolles. Deyrolle,
Paris.
NORTON, I. O. & SCLATER, J. G.
1979. A model for the evolution of the Indian Ocean and the breakup of
Gondwanaland. J. geophys. Res. 84 (B12) : 6803-6830.
PAULIAN, R.
1961. La zoogéographie de Madagascar et des îles voisines. Faune de
Madagascar 13 : 1-485.
1971. Larves d’Insectes de France. Boubée, Paris.
1975. La position de Madagascar dans le double problème du peuplement
animal et des translations continentales. Mém. Mus. natn. Hist. nat. Paris
(NS) A, Zool. 88 : 55-70.
1988. Biologie des Coléoptères. Lechevalier, Paris.
Source : MNHN, Paris
118 XAVIER BELLÉS
Pic, M.
1894. Descriptions de Coléoptères. Mém. Soc. zool. Fr. 7: 203.
1896. Püinidae recueillis à Madagascar par M. Charles Alluaud en 1893 (Col).
Bull. Soc. ent. Fr. 1896 : 352-355.
1898. Ptinides recueillis en 1897 par MM. Ch. Alluaud et D. d’'Emmerez aux
îles Mascareignes. Annls Soc. ent. Fr. 66 (1897) : 393-401.
1901. Descriptions de Ptinus nouveaux, de l’île Maurice (Col.). Bull. Soc. ent.
Fr. 1901 : 155-157.
1903. Deux Ptinides exotiques nouveaux (Col.). Bull. Soc. ent. Fr. 1903 :
111-112.
1904. Description de deux Ptinides et d’un Notoxus faisant partie des collec-
tions du Muséum de Paris. Bull. Mus. Paris 10 : 226-228.
1909. Coléoptères exotiques nouveaux ou peu connus. L'Echange 25:
108-110.
1910. Etude de divers “Ptinus” du groupe des “subviolaceus” Pie et “niger”
Pic. L’Echange 26 : 92-94.
1912. Ptinidae, (in) JUNK (W.) & SCHENKLING (S.), Coleopterorum Catalogus
A1 : 1-46. W. Junk ed., Berlin.
1932. Coléoptères des îles Mascareignes. Mission scientifique de P. Carié
(1910-1913). Malacodermes, Ptinides, Anthicides et Hylophilides.
Annls. Soc. ent. Fr. 101 : 40-54.
1935. Nouveautés diverses. Mél. exot.-ent. 65 : 1-36.
1939. Mutations et Nouveautés diverses. Mél. exot.-ent. 71 : 1-36.
1949. Nouveaux Coléoptères de Madagascar. Mém. Inst. scient. Madagascar (A)
3 (3): 341-345.
1950. Coléoptères du globe. L'Echange 66 : 1-16.
1953. Coléoptères nouveaux de Madagascar. Mém. Inst. scient. Madagascar (E)
3: 257-258:
RAGE, J.-CI.
1988. Gondwana, Tethys, and terrestrial vertebrates during the Mesozoic and
Cainozoic, (in) AUDLEY-CHARLES (M. G.) & HALLAM (A.), Gondwana and
Tethys, Geological Society Special Publication 37, Oxford University
Press, Oxford : 255-273.
REITTER, E.
1884 a. Bestimmungs-Tabellen der europäischen Coleopteren. XI. Bruchidae
(Ptinidae). Verh. naturf. Ver. Brünn 22 : 295-323.
1884 b.Neuer Beitrag zur Käferfauna Griechenlands. Dr. ent. Z. 28 : 17-100.
1885. Coleopterologische Notizen. Wien ent. Z. 4: 58-59.
SCHÔNHERR, C. J.
1808. Synonymia Insectorum. Erster Band. Eleutherata oder Käfer. Carl
Friedr. Marquard, Stockholm.
SCoPOLI, J. A.
1777. Introductio ad historiam naturalem, sistens genera lapidum, plantarum
et animalium hactenus detecta, characteribus essentialibus donata, in
tribus divisa, subinde ad leges naturale. Apud Wolfgangum Gerle, Pragae.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES PTINIDAE 119
Scorr, H.
1924. Coleoptera : Ptinidae and Anobiidae of the Seychelles. Ann. Mag. nat.
Hist. (9) 14: 345-356.
SMITH, À. G. & HALLAM, A.
1970. The fit of southern continents. Nature 225 : 139-144.
SNEATH, P. H. A. & SOkaL, R. R.
1973. Numerical taxonomy. Freeman, San Francisco.
STODDART, D. R.
1984. Scientific studies in the Seychelles, (in) STopDART (D. R.), Biogeography
and Ecology of the Seychelles Islands. W. Junk Publ., The Hague : 1-15.
TARLING, D. H.
1988. Gondwanaland and the evolution of the Indian Ocean, (in) AUDLEY-
CHARLES (M. G.) & HALLAM (A), Gondwana and Tethys, Geological
Society Special Publication 37. Oxford University Press, Oxford : 61-77.
UPTON, B. G. J.
1982. Oceanic Islands, (in) NAIRN (A. E. M.) & SrenLi (G.), The ocean basins
and margins, 6, The Indian Ocean. Plenum Press, New York : 285-648.
VIETTE, P.
1963. Noctuelles trifides de Madagascar, écologie, biogéographie, morphologie
et taxonomie. Annls Soc. ent. Fr. 131 : 1-294.
VINSON, J.
1967. Liste chorologique des Coléoptères des Mascareignes. Mauritius Inst.
Bull. 4 (5): 299-372.
WATERHOUSE, C. O.
1876. New species of Coleoptera from the island of Rodriguez collected by the
naturalists accompanying the Transit-of-Venus Expedition. Ann. Mag. nat.
Hist. (4) 18: 105-121.
1879. Zoology of Rodriguez: Coleoptera. Phil. Trans. R. Soc. 168:
510-533.
WOLLASTON, T. V.
1854. Insecta Maderensia. John Van Voorst, London.
WOODROFFE, G. E.
1958. The mode of reproduction of Ptinus clavipes Panzer form mobilis Moore
(= P. latro auct.) (Coleoptera : Ptinidae). Proc. R. ent. Soc. Lond. (A)
33 : 1-3.
Source : MNHN, Paris
LE
Aa
FRRSST
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume sont précédés d’un
astérisque (*). Les synonymes sont en italique.
aegyptiacum, 20.
aequinoctiale, 20.
alboguttatus, 29.
albosignatus, 46.
albovarius, 93.
alluaudi, 64.
antelmei, 75.
atricornis, 80.
atripes, 55.
binodulus, 85.
brevicorne, 20.
brevis, 78.
Bruchus, 26.
cafresianus, 54.
cariei, 13.
caroli, 98.
cephalotes, 49.
chevrolati, 20.
clavipes, 27.
darutyi, 85.
decorsei, 33.
Diegous, 95.
distinctus, 70.
einsteini, 20.
elongatus, 95.
emmerezi, 50.
excavaticollis, 97.
fenestratus, 92.
GIBBINAE, 18.
Gibbium, 19.
gibboides, 24.
gomyi, 66.
gothicus, 71.
gracilicornis, 39.
griseofasciatus, 90.
griseolineatus, 58.
Gynopterus, 29.
Heteroplus, 26.
impressus, 73.
laterufescens, 53.
# latithorax, 31.
latro, 27.
lineatus, 101.
longicornis, 76.
maculatus, 57.
madagascariensis, 38.
madecassus, 24.
magnus, 45.
mameti, 69.
mascarenhasi, 60.
mauritiensis, 43.
metallicus, 35.
minimus, 80.
mobilis, 27.
monticola, 36.
multimaculatus, 29.
negrei, 68.
nigrolineatus, 91.
nobilis, 46.
obscurimembris, 53.
Outipnus, 24.
pauliani, 97.
* Paulianoptinus, 32.
pedestris, 71.
* perbrevis, 81.
perrieri, 29.
picianus, 48.
psylloides, 19.
PrININAE, 22.
Ptinobruchus, 29.
Ptinus, 26.
reunionensis, 74.
rubripes, 87.
ruficolor, 78.
Source : MNHN, Paris
122
Scotias, 19.
scotias, 19.
sechellarum, 37.
sinuosus, 87.
Sphaericus, 24.
soarezicus, 100.
subgriseofasciatus, 35.
subuniformis, 56.
Sulcoptinus, 61.
XAVIER BELLÉS
tarsisentus, 65.
thomasseti, 42.
tibialis, 35.
Tipnus, 24.
Trymolophus, 40.
vestitus, 75.
vinsoni, 89.
Xylodes, 82.
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Dr R.-P. DECHAMBRE, 45, rue Buffon, 75005 Paris.
En vente à la :
© SARL. René THOMAS
28, rue des Fossés Saint Bernard, F - 75005 Paris
© Librairie Philippe DEVISME
Maison de Buffon
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, F - 75005 Paris
© Librairie SCIENCES NAT
2, rue André-Mellenne, Venette, F - 60200 Compiègne
Date de publication : 25 novembre 1991
FASCICULES PUBLIÉS TTC.
1. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fraser, 1956 150 F
Il. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acracidae, par R. Paulian, 1936
(u'est plus vendu qu'avec la collection complète) … 150 F
II. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Viette, 1956... 100 F
IV.— Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Breuning, 1957 150F
V.— Mantodea, par R. Paulian, 1957 100F
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957 100 F
VIL. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 100 F
VII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 ….. 150 F
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959 100 F
X.— Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959 150F
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Scarabacina et Onthophagini, par R.
Paulian ; Helictopleurina, par E. Lebis, 1960 ............ 150F
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. Lawrence, 1960 150F
XII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par R. Paulian, 1961
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences) 300F
-— Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. Gr 150F
— Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962 . 100 F
— Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 19 150F
- — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud.
entomologique de France) … 150F
Décapodes Grapsidae et Ocypodid 150F
— Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Philipp, 1965 100 F
XX (1).— Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. Vi
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences) …. 150F
2).— Id. Amphipyrinae (part) et Melicleptrinae, 1967 150F
— Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966 200 F
.— Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Grjcbine, 1966 (Prix
Passet de la Société entomologique de France)
XXII. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967 .
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E-S. Whalley, 1967 .
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. Slater, 1967
Source : MNHN, Paris
FASCICULES PUBLIÉS (suite)
XXVI. — Insectes. Orthoptères, Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acridi
Dirsh et M. Descamps, 1968 200 F
XXVIL. — Insectes. Lé 150 F
XXVIIL — Insectes. Hémiptèr 150 F
XXIX. — Insect 200 F
XXX. — Insectes. Dermay 100 F
XXXI. — Insect 200 F
XXXIL. — Arach 100 F
XXXIIL — Reptil
1971 250F
J.— Insectes. Lépidop à 250 F
— Oiseaux, par Ph. Millon, J.
450F
250 F
s. par R. Albignac, 1973 . 250 F
oléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basilewsky, 197. 250 F
. Araignées Arancidae Gasteracanthinae, par M. Emerit, 197 250 F
.— Insectes. Lépidoptères Agaristidae, par S.G. Kiriakoff et P. Viette, 1974 200 F
40.— Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninae, par R
Quentin et A. Villiers, 1975 F. 250 F
41.— Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae : IL. Biologie par À. Peyr
— IL Supplément à la systématique, par P. Basilewsky, 1976 250 F
— Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroïdea, par A: ain, 1976 . 150F
— Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (1 partie), par P. Griveaud, 1977: 250 F
.——Id. (2° partie), 1977 … 250F
44. — Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimi Petter, R. Albignac
et Y. Rumpler, 1977 (Prix Foulon de l’Académie des Sciences)
45.— Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blane, 1977
46.— Crustacés. Décapodes Aristeidae (Benthesicyminae, Ar
A 300 F
auriens Chamacleonidae, Genre Brookesia et complément pour le
genre Chamaeleo, par ER. Brygoo, 1978 250 F
48.— Échinodermes. Ophiures, par GC: Cherbonnier et À, 250 F
.— Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par 250 F
Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohi
dae, par R. Paulin et J.-P. Lumaret, 1979 150 F
51.— Insectes. Coléoptères Staphylinides, Oxytelidae
1979 … 150 F
p 200 F
Limacodidae, par P. Viette, 1980. 200 F
Colydiidae et Cerylonidae, par R. Dajoz, 1980 150F
Coléoptères Cureulionidae Cycloterini, par R. Richard, 1981 (Prix
M. et Th. Pie de la Société entomologique de France)... 100 F
56. — Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. Paulian, 1981 50F
57.— Insectes. Coléoptères Cetonidae Buchroeina : L. $ que, par R.
Paulian et À. Descarpentries — Il. Biologie et formes larva
Lumaret et A. Peyrieras, 1982 300 F
— Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Dussart, 1982 200 F
59 Crustacés. Amphipodes Gammariens (1"° partie), par M. Led 350 F
59 —Id. (2° partie), 1986 . 350F
Insectes. Lépidoptères Epiplemidae, par J. Boudinot, 19 100 F
Insectes. Lépidoptères Sesiidae, par P. Viette, 1982 150 F
Insectes, Coléoptères Curculionidae Stigmatrachelini, par R. R4 250 F
Insectes. Lépidoptères Psychidae Oiketicinae, par J. Bourgogne, 1984 100 F
Insectes. Coléoptères Carabidae Platyninae, par P. Basilewsky, 1985 500 F
65.— Insectes. Coléoptères Dynastidae, par R.-P. Dechambre, 1986 (Prix Passet
de la Société entomologique de FTANCE) resserre 350F
Source : MNHN, Paris
FASCICULES PUBLI
S (suite)
66. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Brachyderini. Genre Dinosius. par
M. Ferragu. 1986 200 F
67.— Insectes. Coléoptèr
Lecoq, 1986 300
68. — Insectes. Dipt 450F
Coléoptères Aulonoenemidae, par Y. Cambefort, 1987 250 F
70.— Echinodermes. Holothurides par G. Cherbonnier, 1988 300 F
Coléoptères S nidae Euaesthetinae, par J. Orousset, 1988
ix M. et Th. P: é entomologique de France) 350F
épi ide Scopariinae, par P. Leraut, 1080 150F
73 Ce M de q pt ie M Lacroix, 1980... 300 F
sectes. Coléoptères Aphodiida
1900 350F
75 (1). — Amphibiens (1
1991 450F
Yoléoptè ridae, par rüdy-Younga, 1091 100 F
Coléoptères Ptinidae, par X. Bellés, 1991 250 F
Suppl. 1.— Liste récapitulative des Lépidoptères Hétérocères de Madagascar, par 300
P. Viette, 1990 Fe
Suppl. 2.— Principales localit
P. Viette, 1991
où des Insectes ont été re
200 F
Dépôt légal 4° trimestre 1091
N° 1024
Source : MNHN, Paris