S 607
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
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INSECTES COLÉOPTÈRES
STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il
PAEDERINI
par
Jean-Claude LECOQ
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Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère de la Coopération
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris.
— M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l'Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur du CNRS, Paris. — M. le Directeur général de
TORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris ; J.-M. PÉRÈS, membre
de l’Institut, Marseille; J. CARAYON, Paris; A. CHABAUD, Paris; M. RAKOro-
MARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président ; MM. Ch-P. BLANC, A. CROSNIER,
R--P. DECHAMBRE, J. GUMIERREZ, L. MATILE, J.-J. PETTER,
G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER, P. VIETTE (secrétaire).
© FAUNE DE MADAGASCAR
Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés réservés pour tous pays.
Source : MNHN, Paris
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Muséum nofanag d'Hèlrre naferelle [ 74]
: FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
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INSECTES COLÉOPTÈRES
STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il
PAEDERINI
par
Jean-Claude LECOQ
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INTRODUCTION
Ce fascicule constitue le quatrième travail consacré aux Staphylins dans la série
intitulée Faune de Madagascar. Les trois précédentes études (H. Coiffait, 1979, n° 51,
consacré aux Osoriinae — J.-CL. Lecoq, 1986, n° 67, consacré à une tribu des Paede-
rinae — J. Orousset, 1988, n° 71, traitant des Euaesthetinae) ont montré combien la
connaissance de la faune des Insectes de la Grande Ile, et plus particulièrement celle
des Staphylins, était encore incomplète. Le nombre de données et d’espèces nouvelles
décrites dans chacun de ces fascicules est là pour en témoigner. Il en est de même pour
la tribu des Paederini étudiée ici, qui, avec 44 espèces, s’agrandit de 16 espèces
nouvelles pour la Science.
C’est avec plaisir que je tiens à remercier, tout d’abord, M. le Recteur Paulian,
qui m°a constamment encouragé dans l'étude de la faune de Madagascar.
M" N. Berti, du Laboratoire d’Entomologie du Muséum national d'Histoire
naturelle (Paris), pour sa disponibilité et son aide dans la recherche des matériaux
malgaches des collections du Muséum et pour les relations avec les Muséums étrangers.
MM. A. Descarpentries et P. Viette, anciennement du Laboratoire d’Entomologie
du Muséum de Paris, pour leur aide efficace et compétente dans la localisation des
stations de récolte. Le second a bien voulu revoir les paragraphes traitant la distri-
bution de chaque espèce dans les îles, remettre de l’ordre dans la position géographique
des localités et compléter les renseignements concernant ces dernières.
M. le Professeur H. Franz (Môdling, Autriche), qui m’a confié ses récoltes de
Staphylins à Madagascar et à la Réunion.
Le Field Museum of Natural History, à Chicago, et le British Museum (Natural
History), à Londres, en la personne de Mr. R. Aldridge pour la communication des
types étudiés par Cameron et de Mr. P. Hammond pour m’avoir confié l'étude de ses
récoltes de Paederinae à Madagascar, en 1970.
Le D' Manfred Uhlig, du Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität, à
Berlin, qui m’a communiqué de précieux types et matériaux provenant notamment des
chasses de Goudot.
M. J. Decelle, du Musée Royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, et M. Baert, de
l'Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, à Bruxelles, qui m’ont aima-
blement confié des Paederinae récoltés par J. Vadon et les séries originales des espèces
décrites par Fauvel.
Source : MNHN, Paris
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ABRÉVIATIONS UTILISÉES
BMNH British Museum (Natural History) / Natural History Museum, Londres.
FMNH Field Museum of Natural History, Chicago.
IRSNB Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, Bruxelles.
MENG Muséum d'Histoire naturelle de la ville de Genève.
MNHN Muséum national d'Histoire naturelle, Paris.
MNHU Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität, Berlin.
MRAC Musée Royal de l'Afrique centrale, Tervuren.
DE Institut für Pflanzenschutzforschung Kleinmachnow (antérieurement
Deutsches Entomologisches Institut), Eberswalde.
BFAM Bas fourré arbustif de montagne.
FBM Fourré à Bambous.
FDHBA Forêt dense humide de basse altitude.
FDHM Forêt dense humide de montagne.
FDHMA Forêt dense humide de moyenne altitude.
FDSM Forêt dense sclérophylle de montagne.
FDSMP Forêt dense sclérophylle de montagne, à Philippia.
HFAM Haut fourré arbustif de montagne.
RCP225 Mission du Centre national de la Recherche scientifique, recherche
coopérative sur programme n° 225.
A l'exception du Domaine des hautes montagnes, situé au-dessus de 2 000 m, les
territoires phytogéographiques retenus sont, à peu de choses près, ceux proposés par
Humbert dans son étude publiée en 1955.
Le Domaine de l’Est correspond à la longue bande orientale longeant l'Océan
Indien et d’altitude ne dépassant guère 800 m.
Le Domaine du Sambirano, au Nord-Ouest de l’île.
Le Domaine du Centre, d’altitude moyenne 1 400 m.
Le massif du Tsaratanana est placé dans le Domaine du Sambirano, le massif du
Marojejy, les chaînes Anosyennes et l’Andohahelo dans le Domaine de l'Est, les massifs
de l’Ankaratra et de l’Andringitra dans le Domaine du Centre.
Le Domaine de l'Ouest et le Domaine du Sud.
L’indication Madagascar Nord correspond à une entité géographique et non à une
division phytogéographique.
Remarque. — Les localités malgaches posent souvent un problème de repérage.
En effet, le même nom s’applique parfois à plusieurs villages, rivières ou sites. Des
renseignements précieux peuvent être obtenus en consultant les travaux de Viette
(1963), de Quentin & Villiers (1975), de Peyrieras (in Peyrieras & Basilewsky, 1976) et
dans les études publiées dans le cadre de la RCP 225 sur les écosystèmes montagnards
de la région malgache (Paulian et al., 1971 et 1973). Un travail de Viette (1991) précise
bon nombre de localités malgache où des Insectes ont été récoltés et devient d’un grand
secours pour tous ceux qui s'intéressent à la faune entomologique de la Grande Ile.
Source : MNHN, Paris
6 J.-CL. LECOQ
MATÉRIEL ÉTUDIÉ
Le matériel qui a servi à la présente étude provient, pour la plus grande part, des
collections du MNHN. Celles-ci renferment, outre l’ancienne collection générale, la
collection J. Jarrige et les chasses de J. Vadon, R. Paulian, P. Soga, A. Peyrieras, la
RCP 225 pour Madagascar, la collection J. Vinson et les captures de J. Hamon et Y.
Gomy pour les Mascareignes.
J. Jarrige avait commencé l’étude des récoltes effectuées dans les massifs du
Tsaratanana et de l’Andringitra et dans les îles Mascareignes. Une partie des collectes
encore en alcool et provenant d’autres secteurs (chaînes Anosyennes, par exemple)
ainsi que des chasses d’A. Peyrieras ont livré un matériel particulièrement intéressant.
Îl'en est de même des quelques récoltes effectuées par le Professeur H. Franz et P.
Hammond. J'ai eu également la possibilité d’examiner une partie des matériaux de J.
Vadon qui sont conservés au MRAC.
J'ai pu procéder à l’examen de la totalité des types des espèces appartenant aux
genres Paederus, Paederidus et Madecapaederus de la région malgache, à l'exception
de Paederus fuscipes goudoti Laporte de Castelnau, dont le type n’a pu être retrouvé et
pour lequel un néotype a été désigné.
TAXONOMIE
La sous-famille des Paederinae a pendant longtemps été divisée en deux tribus :
Pinophilini et Paederini, selon la forme du dernier article des palpes maxillaires :
grand et sécuriforme ou petit et peu visible. Jarrige (1950) a divisé les Paederini des
auteurs en deux nouvelles tribus : Paederini sensu novo, avec le dernier article des
palpes maxillaires en forme de lame transverse et courte, et les Lathrobiini, avec ce
même article conique ou subulé. En 1965, Fagel a proposé de diviser la sous-famille en
quatre tribus en se basant toujours sur la conformation du quatrième article des palpes
maxillaires.
Le tableau ci-dessous permet de séparer les tribus proposées par Fagel. C’est
cette division que nous retiendrons.
1. Quatrième article des palpes maxillaires grand et large, souvent plus
Jarge que le précédent o 2... PINOPHILINI
— Quatrième article des palpes maxillaires petit ou très petit, bien plus
petit que le précédent RH En NES TS DEP po RATES 2
2. Quatrième article des palpes maxillaires court et large en écaille trans-
METRE RES RE PAEDERINI
— Quatrième article des palpes maxillaires étroit, jamais transverse . 3
3. Quatrième article des palpes maxillaires conique, toujours bien visible,
à base souvent un peu plus étroite que le sommet de l’article précé-
dent ……. see. LATHROBIINI
— Quatrième article des palpes maxillaires très petit, aciculaire,
beaucoup plus étroit que le sommet du précédent, parfois peu visible …, STILICINI
Ainsi comprise la tribu des Paederini (sensu Fagel) est représentée dans la région
malgache par cinq genres qui peuvent se séparer à l’aide du tableau suivant :
1. Quatrième article des tarses simple
— Quatrième article des tarses bilobé
2
3
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II fa
Re
Labre hexadenté
— Labre bidenté ….
3. Abdomen rebordé ….
— Abdomen non rebordé .
…. 1. Serrolabis Fagel
.. 2. Pinobius Mac Leay
5. Madecapaederus Fagel
4. Partie basale du premier sternite au plus tectiforme rise
ss leridus Mulsant & Rey
— Partie basale du premier sternite avec une carène tranchante. 5
.…. 3. Paederus Fabricius
L'importance numérique des genres sur la Grande Ille est très diverse. Serrolabis
et Pinobius ne sont représentés au total que par quatre espèces capturées en nombre
restreint ; par contre, les trois autres genres sont bien représentés et notamment le
genre Madecapaederus avec vingt-quatre espèces, dont beaucoup sont nouvelles, qui
est un élément caractéristique de Madagascar ; il n’en a pas été trouvé sur les îles et
archipels alentour (Comores, Seychelles, Mascareignes). Le genre Paederidus semble
Jui aussi absent de ces îles. Par contre, on y trouve des Paederus et les espèces sont
parfois si voisines qu’il est probable qu’elles proviennent de la même souche et que la
spéciation est due à l’isolement insulaire.
1. Genre Serrolabis Fagel
Serrolabis Fagel, 1958 : 35 (espèce type du genre : Serrolabis lualabensis Fagel, 1958, de Maka,
Lualaba, ex Congo belge, par désignation originale, seule espèce citée).
Description. — Insectes de petite taille, ailés, déprimés, parallèles, le tégument
de l’avant-corps ponctué avec parfois des traces de microsculpture.
Tête trapézoïdale, tempes subdroites, base rectiligne. Yeux bien développés,
saillants. Front convexe limité par de forts calus antennaires. Sutures gulaires
modérément écartées, subparallèles, faiblement divergentes en avant. Labre avec une
profonde encoche médiane limitée par deux fortes dents suivies de deux dents plus
petites ; mandibules fortes et acérées avec au bord interne une molaire bifide ou deux
dents jumelées ; palpes maxillaires à troisième article triangulaire, pas plus de deux fois
aussi long que large. Antennes assez longues atteignant presque le bord postérieur du
pronotum, les articles deux et trois subégaux, les suivants progressivement globuleux.
Pronotum oblong entièrement rebordé. Prosternum particulièrement allongé, le
prolongement prosternal en carène tranchante verticale entre les hanches antérieures ;
prolongement mésosternal court ; métasternum long.
Élytres nettement plus longs que le pronotum, rectangulaires, subparallèles à
épaules marquées, la troncature apicale non arquée.
Abdomen déprimé avec une impression basilaire sur les premiers tergites décou-
verts ; premier sternite avec une carène tranchante entre les hanches postérieures.
Pattes assez courtes, les fémurs antérieurs particulièrement épaissis ; l’organe de
toilette des tibias antérieurs bien développé.
Caractères sexuels secondaires inexistants en dehors de l’encoche du sternite du
pygidium du mâle.
Genre caractérisé par sa couleur roux testacé, sa petite taille, son aspect déprimé,
son labre nettement hexadenté et ses élytres bien plus longs que le pronotum.
Source : MNHN, Paris
8 J.-CL. LECOQ
L'édéage, asymétrique, est caractérisé par son long style évaginable (comme dans
le genre Jarrigeus Fagel) et muni d’un fin canalicule médian, ses paramères sub-
symétriques, libres et porteurs d’une seule soie terminale.
Ce genre ne renferme qu’un faible nombre d’espèces : trois africaines et une
malgache décrite ci-après.
Biologie. — Aucun renseignement ne permet de préciser la biologie de l’espèce
malgache ; cependant l’une des espèces africaines (S. saegeri Fagel, 1959) a été trouvée
dans des bois en décomposition, très humide, dans lesquels pourraient se trouver ses
proies.
Répartition géographique. — Afrique : Zaïre (ex Congo belge), parc de la
Garamba ; Kivu, Lualaba. Madagascar.
Une seule espèce, de l'Ouest malgache.
Serrolabis pauliani n. sp. (fig. 1 à 5)
Type. — Holotype : 1 S , Madagascar Ouest, Namoroka, IX-1952 (R. Paulian)
Description. — Longueur 4 mm, ailé. Coloration entièrement roux testacé, y
compris pattes et appendices.
Tête presqu’aussi large que longue (de la base du labre au cou) ; yeux faiblement
saillants, à grosses facettes en relief, un peu plus longs que la moitié de la longueur des
tempes (R = 0,6) ; celles-ci un peu arquées, faiblement divergentes, les angles
postérieurs arrondis ; base large formant un angle droit avec le cou ; front convexe
tombant rapidement sur le labre, imponctué ; disque subplan, fortement ponctué, les
points assez espacés, laissant lisse la zone médiane sans que celle-ci soit nettement
délimitée ; tégument lisse ; pubescence fine, pas très longue, hirsute et subdressée.
Antennes assez longues, n’atteignant pas tout à fait la base du pronotum ; le premier
article fort, peu rétréci vers la base, égal à 2 + 3, le deuxième subégal au troisième qui
est un peu moins épais, les suivants progressivement globuleux, subégaux entre eux, le
dernier presque une fois et demie aussi long que le précédent.
Pronotum nettement plus long que large (R = 1,25) aussi large que la tête ; les
côtés en courbe régulière vers l'arrière depuis le point le plus large situé très en avant
du milieu ; la bordure postérieure subdroite, rebordée, le bord antérieur arqué vers
l'avant, le disque plan, la ponctuation un peu moins forte mais aussi espacée que celle
de la tête, laissant une bande médiane imponctuée, celle-ci un peu relevée vers la base :
pubescence comme celle de la tête.
Elytres rectangulaires, environ une fois un quart aussi longs que larges, plus
larges et nettement plus longs que le pronotum (R = 1,20), subplans ; la ponctuation
plus fine et un peu plus serrée que celle du pronotum ; pubescence semblable à celle du
pronotum, subdressée, dirigée latéralement.
Abdomen parallèle, les segments à ponctuation bien nette et assez serrée jusqu’au
pygidium, les points un peu allongés sur les derniers segments, le tégument très
finement microsculpté ; la base de chaque segment réticulée ; le tergite du pygidium
bordé postérieurement d’un fin liséré blanchâtre.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il 9
Jo2mm
Fig. 1 à 5, Serrolabis pauliani n. sp. — 1, habitus. — 2, labre. — 3, sternite du
pygidium. — 4 et 5, édéage en positions ventrale et latérale.
Mâle. — Sternite du pygidium avec une profonde/encoche, étroite, à bords
parallèles ; édéage (fig. 4, 5) très semblable à celui de $. sulcicollis Bernhauer, mais
lapex est différent.
Remarque. — Le genre est africain et n’est actuellement représenté que par
quatre espèces. Il est remarquable que la nouvelle espèce, ailée, venant aux lumières,
ait été trouvée uniquement dans le Domaine de l’Ouest et en peu d’exemplaires.
Distribution dans l’île. — MADACASCAR OUEST : Région de Soalala, réserve
naturelle intégrale n° 8, de Namoroka, IX-1952 (R. Paulian) (4 paratypes, MNHN). —
E. de Morombe, station agricole de Tanandava, 1963/1964 (G. Schmitz) (6 paratypes
récoltés à la lumière, MNHN et MRAC).
2. Genre Pinobius Mac Leay
Pinobius Mac Leay, 1873 : 147 (espèce type du genre : Pinobius mastersit Mac Leay, 1873, décrit
d'Australie, seule espèce citée).
Description. — Insectes ailés de taille moyenne à forte, convexes, parallèles,
robustes, à cou large, le tégument plus ou moins nettement réticulé mais à ponctuation
bien nette.
Source : MNHN, Paris
10 1.-CL. LECOQ
Tête forte, transverse, quadrangulaire à angles arrondis, parfois un peu rétrécie
en arrière ; yeux grands, très peu saillants ; sutures gulaires très rapprochées sur une
grande partie de leur longueur, fortement divergentes en avant ; labre transverse avec
une encoche médiane limitée par deux dents émoussées ; mandibules courtes et fortes
avec deux fortes dents contiguës un peu obtuses au bord interne, élargissant la
mandibule dans sa partie basale ; palpes maxillaires à troisième article large,
triangulaire, environ deux fois aussi long que large. Antennes assez longues,
moniliformes, le premier article grand et un peu arqué, le troisième plus long que le
deuxième, les avant-derniers globuleux.
Pronotum épais, un peu plus long que large, les côtés subparallèles en avant,
largement arrondis en arrière, entièrement rebordé. Saillie prosternale fortement
carenée entre les hanches antérieures.
Elytres rectangulaires à troncature apicale faiblement oblique. Epaules carrées.
Abdomen parallèle, les quatre premiers tergites impressionnés à la base, le
premier sternite avec une forte carène entre les hanches postérieures. Pattes fortes,
plutôt courtes, les fémurs antérieurs épais, l’organe de toilette des tibias antérieurs bien
développé, les quatre premiers articles des tarses antérieurs larges, l’onychium long et
étroit.
Mâle. — Encoche du sternite du pygidium longue et particulièrement étroite ;
édéage allongé, plat et large ; les paramères libres, longs et fins avec quatre soies
terminales. Orifice proximal entouré d’une pièce sclérifiée en forme de U.
Répartition géographique. — Le genre Pinobius groupe un petit nombre
d’espèces du Sud-Est asiatique, d'Afrique et d'Australie. On trouve à Madagascar trois
espèces dont deux sont africaines. Le fait est particulièrement intéressant car elles
constituent avec Paederus fuscipes et Paederus sabaeus les seuls Paederini communs à
l'Afrique et à la Grande Ile (voir à ce sujet Fagel, 1959 : 29). Encore peut-on supposer
que la présence à Madagascar de Paederus sabaeus n’est qu’accidentelle ?
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Pinobius © DE MADAGASCAR
1. Aucun des deux lobes apicaux du lobe médian de l'édéage vu par sa
face ventrale n’est élargi. Le plus long est régulièrement rétréci et
faiblement incurvé (fig. 7). Le sternite du propygidium est dépourvu de
fortes soies- noires... .… L. P. africanus Fagel
— Lun des lobes apicaux de la face ventrale du lobe médian s’élargit à
l’apex. Le sternite du propygidium est garni de fortes soies noires 2
2. Le lobe élargi est spatulé et de contour régulier (fig. 8). La garniture de
soies noires du sternite du propygidium est peu dense et n’occupe
qu’une faible surface (fig. 9) tes eee 2. P. insolitus Fagel
— Le lobe élargi présente une excroissance latérale en forme de bec
(fig. 10). La garniture de soies noires du sternite du propygidium est
dense et occupe une surface bien plus grande que chez l'espèce précé-
dente (fig. 11) rs ce 3. P schmitzi n. sp.
1. Pinobius africanus Fagel (fig. 7)
Pinobius africanus Fagel, 1958 : 47.
Pinobius africanus Fagel ; FAGEL, 1959 : 26.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il 11
Type. — Holotype : 1 ©, Zaïre (ex Congo belge), Kivu, Uvira, XI-1949 (N.
Leleup) (MRAC).
Description. — Long. 8-8,5 mm. Avant-corps et élytres d’un brun rouge à brun
noir, ces derniers souvent un peu plus clairs, abdomen de la couleur des élytres ;
mandibules comme l’avant-corps ; pattes, palpes et antennes jaune testacé.
Tête plus large que longue (R = 1,10 à 1,15) de la base du labre au cou ; tempes
visiblement obliques, peu arquées, convergentes en arrière ; base rectiligne, les angles
postérieurs obtus et arrondis. Yeux nettement plus courts que les tempes (Fagel les
trouve de même longueur) ; tégument lisse et brillant sans trace de microréticulation ;
ponctuation ombiliquée bien nette, assez serrée mais irrégulière en force et densité ; le
disque avec une plage médiane imponctuée étroite et mal délimitée, ainsi que le bord
antérieur entre le: us antennaires. Pubescence fine, subdressée, hirsute. Antennes
allongées à premier article long et arqué, plus long que 2 +3 ; le 2 court et claviforme, le
3 nettement plus long et plus étroit que le précédent ; 4-6 ovalaires, deux fois aussi longs
que larges, les suivants progressivement globuleux, le 11 un peu étiré à l’apex, à peine
moitié plus long que le précédent.
ronotum aussi large que la tête, plus long que large (R = 1,10 environ) ; les côtés
es et subparallèles mais arqués avant la base ; ponctuation analogue à celle de
la tête en force et densité, laissant une bande médiane imponctuée ; tégument lisse et
brillant ; rebord latéral bien visible ; pubescence comme celle de la tête,
transversalement orientée vers la ligne médiane.
Elytres manifestement plus longs que larges, plus larges que le pronotum de plus
d’un dixième, les épaules marquées, les côtés un peu arqués, la troncature apicale
oblique ; ponctuation analogue en force à celle de l’avant-corps mais plus dense ;
pubescence fine, subcouchée, orientée vers l’arrière.
Ponctuation abdominale très fine, assez serrée, pubescence couchée, plus longue
et plus dense que celle des élytres.
Mâle. — Bordure postérieure du sternite du propygidium à peine sinueuse,
précédée d’une petite plage triangulaire lisse sans modification de la pubescence.
Encoche du sternite du pygidium étroite et profonde.
Edéage : fig. 7. La face ventrale du lobe médian concave, en forme de gouge.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez, 1 exemplaire,
sans autre précision.
Répartition géographique. — Afrique : Zaïre (ex Congo belge), Kénya, Afrique
orientale. Madagascar.
2. Pinobius insolitus Fagel (fig. 6, 8, 9)
Pinobius insolitus Fagel, 1958 : 45.
Pinobius insolitus Fagel ; FAGEL, 1959 : 29.
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar Ouest, Suberbieville (= Maevatanana) (ex
coll. Fauvel, IRSNB).
Description. — Long. : 9,2-9,5 mm d’après Fagel (L.c.) (les exemplaires africains
sont plus petits (7-8 mm) et plus grêles que les exemplaires malgaches). Ressemble
beaucoup à P. africanus Fagel en plus svelte. Coloration comme chez africanus.
Source : MNHN, Paris
12 J.-CL. LECOQ
Fig. 6, Pinobius insolitus Fagel, habitus.
Tête plus large que longue d’un cinquième environ ; les tempes peu arquées, les
angles postérieurs inexistants, les yeux presqu’aussi longs que les tempes ; tégument,
ponctuation et pubescence comme chez africanus.
Pronotum plus long que large d’un dixième environ, presqu’aussi large que la
tête ; les bords latéraux subparallèles ; le disque avec une bande lisse médiane mal
délimitée.
Elytres nettement plus longs que larges, plus larges que le pronotum de plus d’un
dixième ; la ponctuation plus fine, plus serrée et moins profonde que celle de l’avant-
corps, la pubescence couchée vers l’arrière.
Mâle. — Bordure postérieure du sternite du propygidium avec une faible
sinuosité précédée d’une dépression garnie de courtes et fortes soies épineuses noires
(g- 9).
Edéage : fig. 8.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 13
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue dans l’île que par le spécimen
holotype, vraisemblablement récolté par H. Perrier de la Bâthie.
Répartition géographique. — Afrique, Madagascar.
Remarques. — L'espèce a été décrite sur deux mâles provenant, l’un de
Suberbieville (= Maevatanana) (holotype) et l’autre du Yémen. Fagel avait trouvé cette
répartition tout à fait particulière. Par la suite, l’auteur a eu connaissance
d'exemplaires provenant de Djibouti et aussi du Zambèze. La collection Levasseur
(MNHN) possède des exemplaires provenant du Transvaal et du Sénégal ce qui étend
considérablement l’aire de répartition de l’espèce. La présence au Yémen de cette
forme africaine a fait supposer à Fagel qu’elle devait exister avant l'effondrement du
Graben, par contre sa présence à Madagascar est plus curieuse et constitue l’un des
rares cas de Paederini communs à l’Afrique et à la Grande Ile.
3. Pinobius schmitzi n. sp. (fig. 10, 11, 12)
Type. — Holotype : 1 & , Madagascar Ouest, E. de Morombe, station agricole de
Tanandava, à la lumière, 1963/1964 (G. Schmitz) (MNHN).
Description. — Long. 7,5 mm. Rappelle extérieurement beaucoup les espèces
voisines. Brun rouge en entier : les palpes, antennes et pattes testacés.
Tête plus large que longue (R = 1,10 à 1,15), les tempes subparallèles au départ
des yeux, nettement plus longues que les yeux (R = 1,75 au moins) qui sont non
saillants. Ponctuation semblable à celle de P. insolitus Fagel, tégument lisse ; une bande
médiane mal délimitée et la zone frontale imponctuées. Antennes plus grêles que chez
insolitus, les articles sont plus allongés et moins globuleux.
Pronotum d’un dixième plus long que large, aussi large que la tête, les bords
latéraux subparallèles, le disque avec une bande médiane imponctuée. Tégument lisse.
Ponctuation un peu plus grosse et plus dense que chez insolitus.
Elytres plus longs que larges, d’un dixième plus larges que le pronotum, les côtés
pates La ponctuation comme chez insolitus. La pubescence est fine, couchée vers
arrière.
Abdomen sans particularité, à l’exception des caractères sexuels du mâle.
Mâle. — Bordure postérieure du sternite du propygidium à peine sinuée,
précédée d’une faible dépression garnie de fortes et courtes soies noires plus
abondantes et plus serrées que chez insolitus (fig. 11).
Edéage : fig. 10.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que par la série originale (10
exemplaires des deux sexes : holotype et paratypes (MNHN et MRAC).
Remarques. — Cette espète ressemble beaucoup à insolitus. Elle s’en sépare
surtout par la longueur de ses tempes au moins une fois trois quarts aussi longues que
les yeux ; par les antennes un peu plus grêles et la ponctuation du pronotum un peu
plus forte et plus dense. Les mâles présentent une large plage de soies sombres, courtes,
fortes et serrées sur le sternite du propygidium, alors que chez insolitus celles-ci sont
nos nombreuses et moins denses (fig. 9) et qu’elles n'existent pas chez P. africanus
agel.
L'espèce est dédiée à son récolteur, G. Schmitz, entomologiste hémiptériste au
MRAC, à Tervuren, Belgique.
Source : MNHN, Paris
l4 J.-CL. LECOQ
Fig. 7 à 12, genre Pinobius. — 7, P. africanus Fagel, édéage. — 8 et 9, P. insolitus Fagel,
édéage et sternite du propygidium du mâle. — 10, 11 et 12, P. schmitzi n. sp., édéage, sternite
du propygidium et sternite du pygidium du mâle.
3. Genre Paederus Fabricius
Paederus Fabricius, 1775 : 268 (espèce type du genre : Staphylinus riparius Linné, 1758,
d'Europe, désignée par Latreille, 1810).
Description. — Espèces de taille moyenne, de couleur noire variée de rouge
jaunâtre, parfois unicolores claires, les élytres généralement à reflet métallique bleu ou
vert ; aptères, brachyptères ou ailées.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 15
Tête généralement transverse, suborbiculaire ; les yeux de taille moyenne, plus ou
moins saillants. Labre transverse à bord antérieur sinueux, généralement échancré au
milieu ; mandibules fortes et aiguës, bidentées au bord interne ; sutures gulaires
arquées sur presque toute leur longueur ; palpes maxillaires longs, à troisième article
allongé, le quatrième très court en forme de verrue. Antennes allongées, tous les articles
plus longs que larges.
Pronotum généralement globuleux, épais, rebordé ou non latéralement.
Prosternum à prolongement prosternal dilaté en bourrelet caréné (fig. 141). Tégument
lisse, à ponctuation faible et clairsemée ; pubescence rare.
Elytres plus ou moins allongés, à épaules bien marquées chez les formes
macroptères, très courts à épaules effacées chez les espèces aptères ou brachyptères.
Abdomen à pleurites bien marqués, le premier sternite nettement caréné entre les
hanches postérieures. Tarses antérieurs à articles 1 à 4 dilatés, tous les tarses à
quatrième article bilobé.
Mâle. — Sternite du propygidium avec une profonde échancrure à bords
parallèles.
Edéage à paramères soudés à la base au lobe médian, nettement pubescents dans
leur partie libre, généralement asymétriques ; sac interne avec des pièces copulatrices
plus ou moins chitinisées et saillant au repos.
Remarques. — Chez les espèces malgaches, et si l’on excepte P. sabaeus
Erichson que je considère comme une espèce d'introduction accidentelle, l’édéage est
fortement asymétrique chez six espèces et symétrique pour les cinq autres. Ces
dernières peuvent se scinder en deux groupes en fonction d’un caractère porté par les
femelles : le sternite du segment génital est une pièce impaire pour P. madagascariensis
Erichson mais, par contre, est une pièce paire chez les quatre autres. Ce sternite qui est
de forme triangulaire quand il est simple (fig. 16) est divisé en deux pièces chitinisées
réunies par une membrane hyaline (fig. 86) chez P. fastuosus Klug, P. tsaratananus
Jarrige, P. impressipennis Fauvel et P. comorensis Bernhauer. Il peut être intéressant
de constater que ce caractère va de pair avec la présence de pièces copulatrices longues,
en forme de languettes dont l’une, plus importante, fait saillie au repos.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Paederus (s. str.) DE LA RÉGION MALGACHE
1. Espèce entièrement roux testacé. Tégument des premiers tergites
abdominaux lisse entre les points . … 6. P. rubidus Cameron
— Abdomen bicolore, les quatre premiers segments jaune orangé ÉE 2
— Abdomen unicolore sombre, les derniers segments parfois rougeâtres … 4
2. Ponctuation élytrale fine, très dense, profonde, les tempes fuyantes,
les angles postérieurs effacés, élytres beaucoup plus longs que le prono-
tum … .…. 8. P. sabaeus Erichson
— Ponctuation élytrale forte, bien moins dense, les angles postérieurs de
la tête arrondis mais bien visibles —_
3
3. Angle interne des mandibules droit, le sommet bien marqué (fig. 51) ;
yeux plus longs que les tempes ; avant-dernier article des palpes
maxillaires largement rembruni, testacé à la base ; pattes sombres à
base des fémurs testacée .….. 7. P. madagascariensis Erichson
Source : MNHN, Paris
16
>
CD
10.
m:
J.-CL. LECOQ
Angle interne des mandibules largement arrondi (fig. 14) ; yeux à peine
plus longs ou aussi longs que les tempes ; avant-dernier article des
palpes maxillaires tout au plus un peu enfumé au sommet
a- Pattes testacées ……… 1. P. fuscipes goudoti Castelnau
b- Pattes rembrunies, la base des fémurs seule testacée ; le
pronotum et les quatre premiers segments abdominaux rouge
brique P. fuscipes n. var. proditor
Pronotum rouge orangé 2 2. P. colettae Lecoq
Pronotum autrement coloré : brun noir ou noir verdâtre ou bleuâtre à
reflets métalliques
Antennes au moins partiellement rembrunies. Espèces des îles Masca-
TRES de = 6
Antennes testacées en entier
Espèce plus grande (au moins 8,5 mm). Ile Maurice . P. vinsoni Lecoq
Espèces plus petites, ne dépassant pas 7,5 mm ..….
Articles antennaires 3-10 noirâtres. Île Maurice... 4. P. edwardsi Bernhauer
Articles antennaires intermédiaires faiblement maculés de sombre. La
RÉUDION ss Es MOE 5. P. insularis Cameron
Tête nettement plus large (au niveau des yeux) que longue (de la base
du labre au sillon collaire). Ponctuation élytrale forte et dense...
. 9. P. fastuosus Klug
P. fastuosus fastuosus Klug.
P. fastuosus clementi n. subsp.
…… P. fastuosus n. var. madecassus
onctuation élytrale moins forte et moins
a- Brachyptère ; pattes brunes
- Brachyptère à tibias testacé clair .
b- Aïlé ; pattes brunes
Tête aussi longue que large
GEO RE TR ES se
Elytres à ponctuation plus espacée, présentant une dépression médiane
transverse bien visible ….......... cs … 10. P. tsaratananus Jarrige
Elytres à ponctuation plus dense, sans dépression médiane transverse 10
Tempes plus convexes, moins rapidement convergentes au départ du
bord postérieur de l’œil. Ponctuation céphalique et pronotale plus
forte et plus dense. Comores ….. ia 11. P. comorensis Bernhauer
Tempes très fuyantes, bien moins convexes et convergeant plus
rapidement vers le cou. Ponctuation du pronotum superficielle et peu
dense, élytres trapézoïdaux. Madagascar 12. P. impressipennis Fauvel
1. Paederus fuscipes goudoti Castelnau (fig. 13 à 20)
Paederus goudoti Laporte de Castelnau, 1840 : 183.
Paederus madagascariensis var. goudoti Lap.-Cast. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederus fuscipes Curtis ; VINSON, 1956 : 42.
Paederus fuscipes Curtis ; LBCOQ, 1987 : 419.
Type. — Ce taxon est le seul Paederus de la région malgache dont je n’ai pu,
6 mes recherches, me procurer le type. J’en suis arrivé à la même conclusion que
Fagel (1958 : 458), dans son étude des Paederini de la région éthiopienne, qui considère
que le type est perdu. Il est donc nécessaire de créer un NEOTYPE et j'ai choisi pour
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 17
cela un exemplaire mâle provenant d’une série capturée par H. Durand à Tuléar
(Madagascar Sud) en août 1966. Ces spécimens sont conservés au laboratoire
d’Entomologie du MNHN.
Description. — La description originale de Castelnau est très succincte et je la
reproduis ci-après in extenso :
“Poederus goudoti. Long. 1 7/8 lig. larg. 1/3 lig. Diffère de riparius par sa taille
beaucoup plus petite, son corselet plus globuleux, sa tête plus petite, ses élytres plus
grenues, ses antennes dont les quatre derniers articles seuls sont noirs. —
Madagascar.”
Par la suite, Alluaud (1900) en faisait une variété de P. madagascariensis
Erichson. L'examen des genitalia mâles permet de reconnaître sans ambiguïté que ce
taxon s’apparente en réalité à P. fuscipes Curtis dont il représente une sous-espèce. La
sous-espèce nominative est trop connue pour justifier une redescription ; son aire de
répartition est immense ; la presque totalité de l’Ancien Monde, l’Afrique, etc.
L'espèce présente des variations locales et la sous-espèce P. f. goudoti occupe
exclusivement, semble-t-il, Madagascar et les Comores. Elle se différencie de la sous-
espèce nominative par sa taille plus faible et surtout par ses pattes largement testacées ;
quelquefois le sommet des tibias postérieurs est légèrement enfumé ; plus rarement
encore cet assombrissement se retrouve aux genoux de toutes les pattes et il devient
alors difficile de séparer ces exemplaires d’avec certains individus de
madagascariensis. Cette séparation peut encore se faire par des caractères externes (les
genitalia sont eux bien différents) grâce à la couleur de la moitié apicale de l’avant-
dernier article des palpes maxillaires : presque noire chez madagascariensis elle est
généralement testacée chez goudoti. Un autre caractère aussi net est l’angle interne des
mandibules qui, très arrondi chez goudoti, forme un angle droit bien marqué chez
madagascariensis (fig. 51).
Par ailleurs de coloration classique : tête noire, pronotum jaune rouge, élytres
bleus, les quatre premiers segments abdominaux, les pattes et les pièces buccales ainsi
que les premiers articles antennaires testacés, les intermédiaires rembrunis. La
bordure postérieure du tergite du propygidium avec un liséré membraneux blanchâtre
bien apparent.
L'édéage est dissymétrique (fig. 15), l’un des paramères est plus long et plus large
que l’autre, son extrémité retroussée.
Distribution. — ARCHIPEL DES COMORES. Grande Comore : la Grille, 810 m,
VIII-1958 (E. Raharizonina).
Mohéli : Kangani, VI-1954 (J. Millot).
MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud). — Montagne d’Ambre,
1969 (H. Franz). — S.-E. de Diego-Suarez, forêt d’Analamerana, VIII-1973
(4. Peyrieras). — Ankarana de Diego-Suarez, IX-1968 (4. Peyrieras).
MADAGASCAR Esr : Environs de Maroantsetra, Andranofotsy, 1946 (J. Vadon) ;
Ambodivoangy, VI-1950 (J. Vadon). — Baie d’Antongil (A. Mocquerys). — 28 km à
VO. de Moramanga, Anjiro, X-1970 (P. Hammond). — Moramanga, 1957 (J. Gruvel).
_— Région de Périnet, forêt d'Analamazaotra, XL/1-1930/31 (G. Olsoufieff). — Fort-
Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud). — Au N. de Fort-Dauphin, vallée d’Ambolo, 1900
(Ch. Alluaud).
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive (Ch. Alluaud, 1900, L.c.). — Massif de
l’Itremo, 1 600 m, 1-1973 (4. Peyrieras). — Thosy (A. Seyrig).
Source : MNHN, Paris
18 J.-CL. LECOQ
MADAGASCAR OUEST : Maromandia, 1923 (R. Decary). — Majunga (Gaïffe, Ch.
Alluaud, 1900, L.c.). — Ampijoroa, Ankarafantsika, VIII-1972 (4. Peyrieras). — E. de
Morombe, station agricole de Tanandava, 1963/64 (G. Schmitz). — N.-E. de Sakaraha,
forêt de Lambomakandro, 550 m, 11-1958 (P. Griveaud). — 64 km à l'E. de Tuléar,
forêt d’Andranovory, 500 m.
MADAGASCAR SUD : Betioky, I/IV-1968 (K. M. Guichard & P. Dechappe). —
Tuléar, VIII-1966 (H. Durand).
Cette sous-espèce occupe l’ensemble de Madagascar, les exemplaires que j’ai
examinés proviennent de toutes les régions de l’île. Elle semble commune et vient faci-
lement aux Inmières (1).
Répartition géographique. — Comores, Madagascar.
2. Paederus colettae Lecoq (fig. 21 à 25)
Paederus colettae Lecoq, 1987 : 419.
Type. — Holotype : 1 © , la Réunion, la Roche Ecrite, 2 200 m, 8-X-1965
(X.Gomy) (MNEN).
Description. — Long. 6-6,5 mm. Brachyptère, les ailes membraneuses très
courtes, non repliées, atteignant environ les deux tiers de la longueur de l’élytre. Tête
brunâtre avec une vague tache discale rougeâtre ; pronotum et base de l’écusson roux
testacé, élytres bleu vert métallique, abdomen brunâtre sombre, les trois derniers
segments rougeâtres ; pièces buccales, antennes et pattes testacées.
Tête suborbiculaire à base subrectiligne, les angles basaux arrondis très obtus ;
yeux faiblement saillants, un peu plus courts que les tempes. Ponctuation clairsemée,
superficielle avec quelques plus gros points, la région médiane imponctuée. Moitié
postérieure recouverte d’un fin réseau transverse. Antennes longues dépassant la base
du pronotum, tous les articles bien plus longs que larges.
Pronotum plus long que large d’environ un tiers, un peu moins large que la tête
au niveau des yeux ; bords latéraux peu convexes ; ponctuation très superficielle, fine,
avec deux séries de points de part et d’autre de la ligne médiane ; tégument lisse.
Ecusson réticulé transversalement.
Elytres pris ensemble guère plus longs que larges, élargis vers l’arrière, plus
larges que le pronotum ; ponctuaction forte, profonde, les points séparés d’environ
un diamètre ; pubescence fine, couchée, avec quelques soies dressées, plus longues.
(1) Paederus fuscipes goudoti var. proditor n. — Holotype : 1 © : Madagascar Est,
[baie d”] Antongil (ex coll. Nodier, MNHN).
Description. — Cette forme de fuscipes en diffère par sa coloration et la ponctuation des
élytres. Le pronotum et les quatre premiers segments abdominaux sont rougeâtres et non pas
jaune testacé ; les pattes sont largement noires à brun noir, à l’exclusion de la partie basale des
fémurs qui est rougeâtre. L’Insecte dans son ensemble est plus sombre que la sous-espèce
goudoti. La ponctuation élytrale est aussi un peu plus forte et plus espacée. L’édéage est
semblable.
Dix exemplaires des deux sexes, tous étiquetés “Antongil” (MNHN). — Madagascar
Centre, région de Maevatanana (?), “Mahasintjo” (voir Viette, 1991 : 59) (IRSNB).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLANIDAE PAEDERINAE, IL 19
13
14
Fig. 13 à 20, Paederus fuscipes goudoti Castelnau. — 13, avant-corps. — 14, mandibule.
15, édéage. — 16, segment génital. — 17, labre. — 18, antenne. — 19 et 20, sternite et tergite
du pygidium femelle.
20
LA
oo
CS
8
Abdomen un peu élargi au niveau des troisième et quatrième segments ; tergites à
ponctuation fine, éparse, sétigère ; pubescence longue et couchée. Tégument à fine
réticulation transverse sur tous les segments. Bordure du tergite du propygidium munie
d’un très fin liséré clair, à peine perceptible. Tarses postérieurs à premier article une
fois et demie aussi long que le suivant.
Mâle. — Bord libre du sternite du pygidium à échancrure profonde, à bords
parallèles.
Edéage : fig. 24, 25.
Répartition géographique. — Endémique de la Réunion : Plaine des Chicots,
1 730 m (Y. Gomy) ; 2 000 m, 1946 (P. Rivals) ; 2 000 m, 1-1975 (P. Schauenberg). — La
Roche Ecrite, 2 200 m, X-1965 (Y. Gomy).
Biologie. — Inconnue. Les exemplaires capturés par Y. Gomy l'ont été sous
écorces et dans des bouses. Espèce des hautes altitudes réunionnaises récoltée en X et I.
Source : MNHN, Paris
20 J.-CL. LECOQ
3. Paederus vinsoni Lecoq (fig. 26 à 29)
Paederus vinsoni Lecoq, 1987 : 419, fig. 4.
Type. — Holotype : 1 © , île Maurice, Piton de la Petite Rivière Noire, I/II-
1956 (J. Vinson) (MNHN).
28
eme
26 29
Fig. 21 à 25, Paederus colettae Lecoq. — 21, avant-corps. — 22, labre. — 23, segment
génital femelle en vue ventrale. — 24 et 25, édéage.
Fig. 26 à 29, Paederus vinsoni Lecoq. — 26, avant-corps. — 27, édéage. — 28, segment
génital femelle. — 29, sternite du pygidium femelle.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il 21
Description. — Long. 8,5 mm. Subaptère, les ailes membraneuses atteignant à
peine la moitié de la longueur de l’élytre. Insecte de noir brillant à brun sombre, les
élytres bleu métallique sombre, pattes très brunes, antennes, mandibules et palpes
ferrugineux foncé, les articles antennaires intermédiaires plus assombris. Pubescence
longue et dressée bien apparente sur tout le corps.
Tête à angles postérieurs obtus très arrondis ; les yeux peu saillants, plus courts
que les tempes, celles-ci environ égales à une fois et demie le diamètre des yeux.
Ponctuation nette, espacée, laissant le milieu du disque imponctué. Tégument lisse, la
moitié postérieure sans réticulation. Antennes longues, dépassant la base du pronotum.
Pronotum ovoïde, à peine plus étroit que la tête au niveau des yeux. Ponctuation
peu profonde formant deux lignes de points subalignés, éparse sur les bords. Tégument
lisse. Ecusson avec quelques points sétigères sur un fond lisse.
Elytres aussi longs que larges ensemble, plus larges que le pronotum, s’élargissant
vers l’arrière. Ponctuation forte, assez dense, les points séparés de moins d’un
diamètre. Pubescence longue et nettement dressée. Tégument lisse et brillant.
Ponctuation abdominale peu profonde, bien moins dense et moins forte que celle
des élytres ; tégument très finement et très superficiellement strié transversalement.
Liséré de la bordure postérieure du tergite du propygidium à peine perceptible.
Edéage : fig. 27.
Répartition géographique. — Endémique de l’île Maurice. L’espèce n’est
connue que par l’holotype et 10 paratypes récoltés par J. Vinson (MNEN).
4. Paederus edwardsi Bernhauer (fig. 30 à 34)
Paederus edwardsi Bernhauer, 1927 : 104.
Paederus edwardsi Bernhauer ; VINSON, 1956 : 41.
Paederus edwardsi Bernhauer ; VINSON, 1967 : 318.
Paederus edwardsi Bernhauer ; LECOQ, 1987 : 419.
Type. — LECTOTYPE : 1 ©, étiqueté comme suit : Type (étiquette ronde,
blanche, bordée de rouge) / Mauritius, E. E. Edwards 99 257 (étiquette imprimée) /
Paederus edwardsi Brh. Typ. (étiquette manuscrite) (BMNH). Présente désignation.
Description. — Long. 7 mm. Subaptère, les ailes membraneuses sont réduites à
de très courts moignons. Coloration normale : noir de poix avec les élytres bleu
métallique ; antennes, palpes maxillaires et pattes brun sombre à noir. Chez les
exemplaires immatures, les téuments varient du brun ferrugineux au brun sombre
(c’est le cas du lectotype).
Tête aussi longue que large (de la base du labre à la ligne collaire) sa plus grande
largeur au niveau des yeux ; ceux-ci faiblement saillants, les tempes environ une fois et
demie aussi longues que les yeux, formant une courbe arrondie avant le cou.
Ponctuation peu profonde, pas très dense, les points de taille inégale, presque
inexistante au milieu du front et du vertex mais bien présente dans la région postérieure
; le tégument lisse même dans la région occipitale sans rides ni stries. Antennes
atteignant juste la base des élytres.
Pronotum à peine plus étroit que la tête, sa plus grande largeur en avant du
milieu, mais bien plus long d’environ un quart ; bords latéraux régulièrement convexes
; ponctuation rare, faible et superficielle, avec une série irrégulière subalignée de part
et d’autre d’une bande médiane imponctuée ; les faces latérales avec quelques points
épars. Tégument lisse et brillant. Ecusson ponctué, pubescent.
Source : MNHN, Paris
22 J.-CL. LECOQ
Elytres à peine plus courts que le pronotum, à épaules effacées et s’élargissant
faiblement en arrière, visiblement plus larges à l’apex que le pronotum. Ponctuation
forte et dense sur un fond lisse et brillant.
34
Fig. 30 à 34, Paederus edwwardsi Bernhauer. — 30, avant-corps. — 31, labre. — 32,
édéage. — 33 et 34, sternite et tergite du pygidium femelle.
Abdomen à ponctuation peu dense, bien moins forte que celle des élytres. Les
premiers tergites à fond lisse, ceux du propygidium et du pygidium couverts de fines
stries transverses superficielles. Cette striation est plus étendue sur les premiers tergites
de P. vinsoni Lecoq. Le liséré blanchâtre du bord postérieur du tergite du propygidium
à peine perceptible.
Mâle. — Tergite du pygidium terminé en ogive émoussée.
Edéage : fig. 32.
Femelle. — Bordure postérieure du sternite du pygidium en courbe concave (fig.
33).
Cette espèce se différencie aisément de vinsoni par sa taille plus faible et sa
pubescence bien plus courte et couchée, alors qu’elle est longue et dressée chez vinsoni.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 23
Répartition géographique. — Espèce endémique de l’île Maurice (1) : Le Pouce
(J. Vinson, D. d'Emmerez, A. Daruty). — Curepipe (Ch. Alluaud).
Biologie. — Elle est inconnue. J. Vinson (1956) signale que les exemplaires de la
série originale auraient été capturés sur le sol humide d’un sentier.
5. Paederus insularis Cameron (fig. 35 à 42)
Paederus insularis Cameron, 1938 : 173.
Paederus insularis Cameron ; JARRIGE, 1957 : 103.
Paederus insularis Cameron ; VINSON, 1967 : 318.
Paederus insularis Cameron ; LECOQ. 1987 : 418.
Type. — Holotype : 1 © , la Réunion, Salazie, 1-X1-1937 (J. Vinson) (BMNH).
Description. — Long. 6,5 à 7,5 mm. Noir à brun sombre, les élytres bleu
métallique, parfois verts ; articles intermédiaires des antennes assombris au sommet ;
avant-dernier article des palpes maxillaires rembruni au sommet. Ressemble à P.
edwardsi Bernhauer (de l’île Maurice).
Tête aussi longue que large, les yeux à peine plus courts que les tempes,
légèrement saillants ; front et vertex imponctués ; tégument lisse et brillant sauf dans la
région postérieure où il est très finement réticulé transversalement. Antennes longues et
déliées, dépassant la base des élytres (fig. 39).
Thorax aussi large que la tête au niveau des yeux, ovale, d’un cinquième plus
Jong que large, plus large à la base qu’au sommet ; imponctué sur une bande médiane
bordée de part et d’autre d’une rangée irrégulière de petits points.
Elytres de même longueur que le thorax, très faiblement élargis vers l’arrière, à
ponctuation profonde et serrée. Pubescence fine et couchée.
Abdomen à ponctuation éparse et très fine. Le tégument finement réticulé
transversalement. Liséré de la bordure postérieure du tergite du propygidium très fin.
Mâle. — Sternite du pygidium profondément échancré, les bords parallèles ; le
tergite en ogive très émoussée ; le sternite précédent faiblement concave au milieu de
son bord postérieur.
Edéage : fig. 36, 37.
Répartition géographique. — Endémique de la Réunion : Salazie, X1-1937
(J. Vinson). — Forêt de Bélouve, 1 500 m, 1-1955 (R. Paulian & R. Richard). — Plaine
des Marsouins, 1 200-1 500 m, 1-1955 (ibidem). — Sentier du Piton des Neiges, mare
Kervéguen, 2 000 m, 1-1955 (ibidem). — Plaines des Cafres, 1 700 m. — Forêt du
Tévelave. — La Roche Ecrite, 1 900 m (Y. Gomy). — Cirque de Mafate, la Nouvelle,
1450 m, V-1952 (J. Hamon).
6. Paederus rubidus Cameron (fig. 43 à 46)
Paederus rubidus Cameron, 1947 : 14.
Paederus rubidus Cameron ; VINSON, 1956 : 41.
Paederus rubidus Cameron ; VINSON, 1967 : 318.
Paederus rubidus Cameron ; LBCOQ, 1987 : 419.
(1) Les exemplaires cités par Vinson (1956 : 41) de “Piton Rivière Noire, ii. 1956, 10 ex.”,
comme Paederus edwardsi Bernh., appartiennent à l'espèce précédente.
Source : MNHN, Paris
24 J.-CL. LECOQ
39
42
Fig. 35 à 42, Paederus insularis Cameron. — 35, avant-corps. — 36 et 37, édéage. — 38,
labre. — 39, antenne. — 40 et 41, sternite et tergite du pygidium femelle. — 42, sternite du
pygidium du mâle.
Type. — Un individu en très mauvais état, de sexe indéterminable, seuls
subsistent la tête et le thorax. Ile Maurice, Bassin Blanc, 11-XI1-1939 (J. Vinson)
(BMNH).
Description. — Long. 7 à 7,5 mm. Fortement brachyptère, les ailes membra-
neuses atteignent à peine la moitié de la longueur de l’élytre. Entièrement roux.
Tête aussi longue que large, distinctement rétrécie vers l’arrière. Yeux saillants
assez petits, bien plus courts que la région postoculaire. Ponctuation fine, peu
abondante, inexistante au milieu du disque. Tégument lisse. Antennes longues,
dépassant la base du thorax.
Pronotum plus long que large d’un quart environ, de peu plus étroit que la tête
au niveau des yeux ; sa plus grande largeur un peu en avant du milieu. Ponctuation
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 25
superficielle présentant deux rangées longitudinales irrégulières de huit à neuf points
guère plus gros que ceux de la tête, avec sur les côtés quelques points plus petits et plus
nombreux.
Elytres à peu près de la longueur du thorax, s’élargissant un peu vers l'arrière,
un peu plus large que celui-ci à ce niveau. Ponctuation assez dense, les points séparés
de moins d’un diamètre. Pubescence fine.
Abdomen un peu dilaté au niveau des troisième et quatrième segments ; plus large
que les élytres à ce niveau. Ponctuation peu dense, superficielle sur un fond lisse, sans
réticulation ni stries sur les premiers tergites. Le cinquième tergite un peu plus
fortement et densément ponctué. Liséré membraneux du propygidium pratiquement
invisible.
Edéage : fig. 45, 46.
Fig. 43 à 46, Paederus rubidus Cameron. — 43, avant-corps. — 44, labre. — 45 et 46,
édéage.
Répartition géographique. — Endémique de l’île Maurice. J'ai examiné les
seuls 7 exemplaires connus jusqu’à présent. Ils ont tous été récoltés par J. Vinson en
XI1-1939, à Bassin Blanc (BMNH et MNHN).
Remarque. — Vinson (1956) émet des doutes sur la validité de l’espèce et pense
qu’il pourrait s’agir d’une forme immature de P. edwardsi Bernhauer. Leur examen
montre cependant qu'ils sont bien matures, le tégument est bien rigide et brillant,
l’édéage sclérifié. Hormis la coloration, les deux espèces sont cependant proches et les
édéages fort semblables.
Source : MNHN, Paris
26 J.-CL. LECOQ
Biologie. — Elle est inconnue. J. Vinson précise seulement avoir récolté la série
originale sur le sol d’un sentier, dans un endroit humide.
7. Paederus madagascariensis Erichson (fig. 47 à 53)
Paederus madagascariensis Erichson, 1840 : 652.
Paederus madagascariensis Er. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederus madagascariensis Erichson ; FAGEL, 1958 : 177.
Type. — LECTOTYPE : 1 © , Madagascar (Goudot) (MNHU). Présente dési-
gnation.
Description. — Longueur : 5,8 mm (lectotype). Ailé. Voisin d’aspect de
P. fuscipes Curtis. Tête noire, le pronotum rouge orangé, les élytres bleu vert, les
quatre premiers segments abdominaux jaune orangé, les suivants noirs ; toutes les
pattes noires sauf la moitié basilaire des fémurs testacée ; antennes avec les 3-4
premiers articles jaune testacé, les suivants brun sombre ; palpes maxillaires jaune
testacé sauf le troisième article presqu’entièrement obscurci.
Tête légèrement transverse, la plus grande largeur au niveau des yeux qui sont
saillants et plus longs que les tempes, celles-ci convexes jusqu'au cou ; articles
antennaires tous plus longs que larges, le 3 presque deux fois aussi long que le 2, les 4-
10 progressivement plus courts et élargis au sommet (fig. 50). Angle interne des
mandibules bien marqué, droit ; ce caractère externe permet de séparer à coup sûr
cette espèce de P. fuscipes goudoti Castelnau dans les rares cas où il y a doute sur les
formes limites de coloration.
Pronotum de peu plus étroit que la tête, un peu plus long que large et faiblement
rétréci vers l’arrière ; le disque avec deux rangées de points superficiels.
Elytres moitié plus longs que le thorax et plus larges que celui-ci ; la ponctuation
forte, profonde et serrée, les points distants de moins d’un diamètre ; la pubescence
claire.
Abdomen peu et superficiellement ponctué, à pubescence foncière fine, assez
longue et peu dense ; quelques soies plus fortes, noires, subdressées. Liséré
membraneux du tergite du propygidium présent.
Edénge : fs. 49, Symétriqueet bien différent de celui de P. fuscipes goudoti
Castelnau.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Esr : E. de Maroantsetra, Andrano-
fotsy (J. Vadon). — Région de Soanierana-[vongo, 1907 (J. Descarpentries). — Lac
Alaotra, 11-1988 (M. Donskoff). — Périnet, V-1937. — Forêt Tanala, 1901 (Ch.
Alluaud). — Chaînes Anosyennes, massif Nord, 1 900 m, XI-1971 (4. Peyrieras). —
Fort-Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud).
MADAGASCAR CENTRE : Tsaratanana, 1930 (R. P. Heydel). — Forêt à l'E. du lac
de Mantasoa, Andrangoloaka, 1 389 m, III-1972 (4. Peyrieras). — Tsiroanomandidy,
centre d’élevage de Kianjasoa, V-1962 (J. Laurent). — Tananarive et environs, 1889
(R. P. Camboué), 1916 (C. Lamberton), 1924 (E. G. Waterlot), 1952 (N. L. H. Krauss),
1962 (J. Dubois), 1970 (P. Hammond). — Antsirabe. — Massif de l’Ankaratra,
Manjakatompo, 1 700 m (R. Paulian). — 8 km au N. d’Ivohibe, station forestière
d’Angodongodona, 1 130 m, X-1970 (P. Soga). — Betroka (A. Seyrig).
MADAGASCAR OUEST : Ankazoabo, IX (P. Clément). — 26 km au S.-0. de Rano-
hira, Ilaka, 11-1956 (A. Robinson). — N.-E. de Sakaraha, forêt de Lambomakandro,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 27
550 m, VII-1957 (4. Robinson). — 65 km à l'E. de Tuléar, forêt au N. d’Andranovory,
11-1968 (P. Griveaud).
MADAGASCAR SUD : Betioky, VITI-1948 (R. Paulian).
49||. 50
52
47
ee)
Fig. 47 à 53, Paederus madagascariensis Erichson. — 47, avant-corps. — 48, labre. —
49, édéage. — 50, antenne. — 51, mandibule. — 52 et 53, sternite et tergite du pygidum femelle.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Cette espèce semble rechercher les lieux humides, bords des lacs,
débris végétaux humides, ete. (comme le P. f. fuscipes Curtis). Vient bien aux lumières.
Cohabite parfois avec P. fuscipes goudoti. Certains exemplaires sont porteurs de
Laboulbéniales que le Dr J. Balazuc m’a très aimablement déterminées. Il s’agit de
Laboulbenia cristata Thaxter 1893 ; très spécifique des Paederus et Paederidus dans
toutes les parties du monde.
8. Paederus sabaeus Erichson (fig. 54 à 60)
Paederus sabaeus Erichson, 1840 : 655.
Paederus sabaeus Er. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederus sabaeus Erichson ; FAGEL, 1958 : 307.
Source : MNHN, Paris
28 J.-CL. LECOQ
Type. — Une Q, sans localité, n° 6449 (étiquette imprimée (MNHU). La série
originale comprend encore cinq autres exemplaires, tous portant le numéro 6449
(étiquette manuscrite). Parmi ceux-ci trois sont étiquetés : Abyssinia et les deux autres
(© ) portent chacun une étiquette verte : l’une est illisible et l’autre porte l’abréviation
arab. £." (Arabia felix).
Fig. 54 à 60, Paederus sabaeus Erichson. — 54, avant-corps. — 55, antenne. — 56,
édéage. — 57, labre. — 58, mandibule. — 59 et 60, sternite et tergite du pygidum femelle.
Description. — Long. 7 à 9,3 mm. Ailé. Tête de noir à brun noir, pronotum,
écusson et les quatre premiers segments abdominaux jaune orangé ; élytres géné-
ralement bleus à bleu vert. Pattes antérieures testacées, les autres noires avec la moitié
basale des fémurs testacée. Palpes et mandibules testacés. Articles 4-9 des antennes
enfumés.
Tête transverse. Les yeux convexes, fortement saillants, nettement plus longs que
les tempes. Celles-ci particulièrement fuyantes, rectilignes. Tégument brillant, lisse.
Ponctuation profonde, irrégulièrement répartie, laissant une large zone antérieure
imponctuée ainsi qu’une bande médiane. Région occipitale sans ridules nettes. Labre
plus nettement encoché en son milieu chez le mâle que chez la femelle. Antennes longues
et grêles, atteignant environ le niveau du quart de la longueur de l’élytre.
Pronotum plus long que large d’environ un cinquième, nettement plus étroit que
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 29
la tête mais plus long que celle-ci ; un peu élargi vers l’avant, la base large ; les côtés
presque rectilignes jusqu’à la base qui est droite. Angles postérieurs faiblement obtus.
Tégument lisse et brillant, la ponctuation faible, rare et superficielle. Ecusson à
réticulation transverse, pubescent.
Elytres particulièrement longs, bien plus longs que larges (R = 1,25 à 1,40) ; au
moins moitié plus larges et plus longs que le pronotum ; rectangulaires, les épaules bien
marquées, les côtés subrectilignes ; la surface bien convexe ; le tégument lisse et brillant
à ponctuation profonde, serrée, les points distants d’un demi-diamètre environ.
Pubescence fine, longue, claire et couchée.
Abdomen à ponctuation faible et superficielle. Le tégument superficiellement
réticulé. Bord postérieur du propygidium muni d’un fin liséré clair.
Mâle. — Sternite du propygidium avec une plage médiane plane garnie de soies
plus fortes et convergentes. Tergite du pygidium terminé en ogive.
Edéage : fig. 56.
Femelle. — Tergite du pygidium notablement plus court que le sternite
correspondant ; sa bordure postérieure tronquée, un peu concave ; le bord postérieur
du sternite tronqué avec une faible dent médiane (fig. 59).
Espèce facilement reconnaissable à ses tempes fuyantes, ses élytres longs et larges
à ponctuation serrée et à ses métatibias entièrement noirs.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez (Ch. Alluaud).
L'espèce qui est très commune en Afrique ne semble se trouver
qu’accidentellement à Madagascar.
Répartition géographique. — Afrique australe et tropicale, Egypte, Arabie.
Madagascar.
Biologie. — Cette espèce vient régulièrement aux lumières et a été accusée
(comme P. fuscipes Curtis) de provoquer des dermatites (1).
9. Paederus fastuosus Klug (fig. 61 à 71)
Paederus fastuosus Klug, 1833 : 52.
Paederus fastuosus Klug ; ERICHSON, 1840 : 665.
Paederus fastuosus Klug ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Inconnue.
Deux sous-espèces : voir le tableau de détermination des espèces du genre.
9a. Paederus fastuosus fastuosus Klug
Paederus fastuosus Klug, 1833 : 52.
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar (Goudot) (MNHU). La localité de capture
(1) Un cas d'ulcération de la cornée à la suite d'une attaque par un Paederus (sans doute
P. fuscipes Curtis ?) a été observé à la Montagne d'Ambre en mai 1971. — R. Paulian.
Source : MNHN, Paris
30 J.-CL. LECOQ
n’est pas précisée. Klug indique que les récoltes de Goudot ont été faites sur la côte Est
de l’île en 1830.
Description. — Longueur 7,5 à 8 mm. Brachyptère, les ailes membraneuses très
réduites. Dans sa description, Klug ne précise pas si l’espèce est ailée. Le spécimen
support du nom que j’ai eu sous les yeux et qui porte l’indication : holotype, imprimé
en noir sur fond rouge, étant brachyptère ainsi que deux des trois paratypes, je
considère que cette forme est la forme typique. La redescription de l'espèce faite par
Erichson quelques années plus tard (1840) a porté sur un exemplaire ailé (“alatus”) que
je considère comme une variété et que je propose de nommer : madecassus n. var.
(MNEN).
P Tête, pronotum et abdomen noirs. Elytres de couleur vive, généralement bleue à
bleu vert, parfois violette ou pourpre. Antennes et palpes testacés, mandibules russes.
Pattes brun sombre. Les deux derniers segments abdominaux souvent un peu
rougeâtres.
Tête nettement plus large que longue, les tempes subparallèles ou faiblement
convergentes au départ des yeux, bien plus longues que ceux-ci. Ponctuation générale-
ment bien visible, les points nets, plus dense dans la région postoculaire, laissant
imponctuée une bande médiane mal délimitée. Tégument lisse et brillant. Deuxième
article antennaire environ moitié moins long que le troisième, les 4-7 subégaux, les 8-10
un peu moins longs (fig. 63).
Thorax plus long mais à peine plus étroit que la tête (au niveau des yeux). Sa plus
grande largeur vers son tiers antérieur. Ponctuation un peu plus fine et plus éparse que
celle de la tête, laissant une bande médiane imponctuée. Tégument lisse et brillant.
Rebord antérieur prolongé latéralement sur une très courte distance. Ecusson noir.
Elytres aussi longs et aussi larges que le pronotum, à angle huméral effacé ou
atténué (forme brachyptère) ou plus longs et plus larges que le pronotum (forme ailée,
madecassus n. var.). Ponctuation forte, profonde et dense sur un fond lisse.
Pubescence fine et longue à reflets dorés.
Abdomen à ponctuation fine et peu dense sur un tégument superficiellement et
finement réticulé en travers. Bordure postérieure du tergite du propygidium ornée
d’un fin liséré blanchâtre.
Mâle. — Sternite du pygidium avec une profonde échancrure à bords parallèles.
Edéage : fig. 64, 65. Les pièces internes bien visibles par transparence sont
constituées par quatre languettes de tailles différentes dont la plus longue atteint au
repos l'extrémité des paramères ; une autre pièce large et arrondie occupe le fond du
sac interne.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez, 1893 (Ch.
Alluaud). — Montagne d’Ambre (ex coll. Dr Nodier), 800 m, V-1912 (Ch. Alluaud & R.
Jeannel), 11-1930 (À. Sicard).
MADAGASCAR SAMBIRANO : E. d’Ambanja, N. de Beangona-Ambevy, vallée
d’Antremabe, 400 m, 11-1964 (P. Soga). — Région du Tsaratanana, N.-0. de
Mangindrano, Analabana, 1 640 m, IV-1964 (P. Soga). — N. de Mangindrano, zone de
protection de la réserve naturelle intégrale n° 4, du Tsaratanana, Andohanimaevarano,
1950 m, IX-1971 (P. Soga).
MADAGASCAR EST : N.-0. de Maroantsetra, au-dessus d’Ambinanitelo, Sahantaha
(Michel). — 30 km au N.E. de Maroantsetra, Ankovana, I-1935, XI1-1936, XI-1937,
XI-1938 (tous J. Vadon). — Baie d’Antongil, 1898 (A. Mocquerys). — Massif du
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 31
Fig. 61 à 71, Paederus fastuosus Klug. — 61, avant-corps. — 62, labre. — 63, antenne.
— 64 et 65, édéage en vues ventrale et latérale. — 66, 67 et 68, pièces copulatrices. — 69,
segment génital femelle. — 70 et 71, sternite et tergite du pygidium femelle.
Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Ambatosoratra, 1 000 m, VIII-1960 (P.
Soga) ; Beondroka, 1 200 m, VI-1960 (P. Soga). — Forêts de Fito, VI/VII-1897 (Perrot
frères). — N. de Moramanga, route d’Ambatondrazaka, forêt à l’E. de Marovoay, 920
m, IX-1957 (P. Griveaud & R. Vieu). — Moramanga, VIII-1969 (Y. Gomy). — S. de
Moramanga, route d’Anosibe, 1957 (J. Gruvel). — 6 km à l'O. de Périnet, Ampa-
rafara, V-1937 (J. Vadon). — Mahanoro (sans plus).
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive (C. Lamberton). — 80/100 km au N.-E. de
Tulear, massif de l’Analavelona, 1 250 m (forêt), VI-1972 (4. Peyrieras), 1 320 m (sans
plus). — Bekily, 1-1933 (4. Seyrig).
MADAGascAR OUEST : 55/60 km au N.-E. d’Analalava, Maromandia, 1923 (R.
Decary).
Source : MNHN, Paris
32 J.-CL. LECOQ
9b. Paederus fastuosus clementi n. subsp.
Type. — Holotype : 1 S , Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, Manja-
katompo, 2 000 m (P. Clément) (MNHN).
Description. — Forme brachyptère présentant des tibias testacés et une
ponctuation moins serrée.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Massif de l’Ankaratra, Man-
jakatompo, 1 800 m, 11-1933 (A. Seyrig), 2 000 m (P. Clément). — 46 km au SE.
d’Ambatolampy, Tsinjoarivo, 11-1932 (4. Seyrig) (4 paratypes, MNHN).
Cette sous-espèce est dédiée à P. Clément, ingénieur agronome, entomologiste, qui
vécut à Madagascar de 1946 à 1949 et décéda à Paris en 1986.
10. Paederus tsaratananus Jarrige (fig. 72 à 80)
Paederus tsaratananus Jarrige, 1970 : 33, fig. 4.
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Sambirano, Mont [massif du]
Tsaratanana, 1 400 m, 11-1951 (R. Paulian) (MNEN).
Description. — Long. 9 mm. Subaptère (les ailes membraneuses sont réduites à
de très courts moignons), bleu vert métallique sombre, abdomen noir brillant, les deux
ou trois derniers segments parfois un peu rougeâtres, antennes testacées (les articles 4-7
sont partiellement rembrunis chez quelques exemplaires dont le type) ; palpes
maxillaires testacés, le sommet de l’avant-dernier article parfois assombri ; mandibules
brun noir ; pattes noires.
Tête subhexagonale, nettement plus large que longue, les angles postérieurs
nettement arrondis ; les yeux saillants ; les tempes un peu moins de deux fois aussi
longues que les yeux. Ponctuation discale fine et éparse, sétigère. Tégument lisse,
brillant, très finement réticulé dans les angles postérieu Antennes grêles, tous les
articles bien plus longs que larges, le 1 et le 3 subégaux, près de deux fois aussi longs
que le 2 ; les 4-9 subégaux en longueur ; le 11 obliquement tronqué au sommet (fig. 74).
Pronotum ovalaire, nettement plus long que large (R = 1,17), à peine moins large
que la tête au niveau des yeux, sa plus grande largeur vers le tie antérieur ; les côtés
régulièrement convexes ; le bord basal, vu de dessus, quasi rectiligne. Tégument lisse,
brillant, très éparsement et finement ponctué ; le rebord antérieur se prolonge sur les
côtés sous forme d’une ligne extrêmement fine sur environ le quart de sa longueur.
Elytres trapézoïdaux, élargis vers l'arrière, généralement un peu moins longs que
le pronotum, parfois aussi longs ; une large dépression transverse située un peu en
avant du milieu, peu prononcée mais bien visible ; tégument lisse très brillant, à
ponctuation assez forte et peu dense.
Abdomen subeylindrique à pleurites bien développés ; ponctuation de la base des
tergites forte et pas très dense, le reste de la surface avec des points fins et épars.
Tégument microréticulé en travers.
Mâle. — Sternite du pygidium profondément entaillé.
Edéage : fig. 75 et 76. Trois pièces copulatrices sont particulièrement longues et
minces et leur extrémité seule est visible au repos. Une quatrième pièce, plus courte et
plus large, à sommet arrondi occupe le fond de l’édéage. La figure 77 montre la position
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 23
D
Carte 1. Localités de capture de Paederus sabaeus Erichson (1), Paederus impres-
sipennis Fauvel (2) et Paederus tsaratananus Jarrige (3).
Source : MNHN, Paris
34 J.-CL. LECOQ
| |
75 76
73
80
79
\ 2
a
Fig. 72 à 80, Paederus tsaratananus Jarrige. — 72, avant-corps. — 73, labre. — 74,
antenne. — 75, 76 et 17, édéage en vues ventrale, latérale et en début d’évagination. — 78,
tergite du pygidium mâle. — 79 et 80, sternite et tergite du pygidium femelle.
prise par ces pièces au cours de l’évagination. Les paramères sont soudés au lobe
médian sur plus de la moitié de leur longueur.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Région du Tsaratanana,
N.-0. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m, IV-1964 (P. Soga). — Massif du
Tsaratanana (versant Ouest), 1 400 m, 11-1951 (R. Paulian). — Massif du Tsaratanana
(versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous de
T'Andohanisambirano, 1 900 m [2 050 m], XI1-1964 (P. Soga). — N. de Mangindrano,
zone de protection de la Réserve naturelle intégrale n° 4, du Tsaratanana,
Andohanimaevarano, 2 050 m, IX-1971 (P. Soga). — E. de Mangindrano, Réserve
spéciale de l'Ambohimirahavavy, Ambinanitelo Bemafo, 1 850 m, VI-1971 (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar, où l’espèce semble être cantonnée à
la région du Tsaratanana.
Biologie. — Comme P. impressipennis Fauvel, l'espèce se prend souvent en
nombre au battage. Plusieurs exemplaires examinés étaient porteurs de Laboulbéniales
qui ont été déterminées par le Dr J. Balazuc ; il s’agit de Laboulbenia cristata Thaxter
1893, spécifique des Paederus du monde entier.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 35
11. Paederus comorensis Bernhauer (fig. 81 à 86)
Paederus comorensis Bernhauer, 1917 : 557.
Type. — LECTOTYPE : 1 © , Grande Comore, Convalescence, 1 900 m, VII-
1903 (A. Voeltzkow) (MNHU). Présente désignation.
Description. — Long. 8 à 9 mm selon l’état de contraction ou d’étirement des
segments abdominaux. Fortement brachyptère. Roux ferrugineux avec les antennes
testacé clair mais pour la majorité des exemplaires que j’ai examinés la coloration est
plus sombre : la tête, le pronotum et parfois les élytres prennent un aspect métallique ;
l’abdomen est généralement brun ferrugineux. La pubescence est plus abondante que
chez les espèces voisines.
85
Ÿ
Fig. 81 à 86, Paederus comorensis Bernhauer. — 81, avant-corps. — 82, labre. — 83,
antenne. — 84, édéage en vue ventrale. — 85, sternite du pygidium femelle. — 86, segment
génital femelle en vue ventrale.
ul
84 86
83 81
82
Tête sensiblement aussi longue, de la base du labre au cou, que large au niveau
des yeux ; les tempes plus ou moins fuyantes, deux fois plus longues que les yeux qui
sont peu saillants ; ponctuation nette, bien apparente, assez espacée, moins dense en
avant du disque au niveau des antennes mais cependant plus étendue que chez la
plupart des espèces voisines. Tégument lisse et brillant, même dans la région occipitale.
Antennes longues atteignant et même dépassant la base des élytres ; les articles 3-8 bien
plus longs que larges, les suivants s’élargissant vers le sommet (fig. 83). Palpes
maxillaires testacés.
Source : MNHN, Paris
36 J.-CL. LECOQ
Pronotum plus long que large (R = 1,15) et un peu plus large que la tête (au
niveau des yeux). Les côtés faiblement convexes : le bord antérieur subégal au bord
postérieur. Ponctuation bien nette comme celle de la tête ; la bande médiane
imponctuée, limitée de part et d’autre par des points subalignés. Ecusson pubescent,
réticulé transversalement.
Elytres trapézoïdaux, aussi larges à leur base que le pronotum à la sienne, allant
en s’élargissant postérieurement, devenant presqu’aussi larges que le pronotum à son
maximum de largeur, mais nettement moins longs que celui-ci. Ponctuation dense et
forte, bien plus que sur l’avant-corps. Pubescence bien apparente, plus abondante que
chez les espèces voisines et constituée de soies longues et dressées ainsi que de soies
subcouchées, aussi longues que les précédentes. Cette pubescence semble fragile.
Abdomen à ponctuation moins dense que celle des élytres, pilifère, sur un
tégument à réticulation superficielle en mailles ransversales. Pas de liséré membraneux
clair au bord postérieur du tergite du propygidium.
Mâle. — Sternite du pygidium avec une profonde entaille à bords parallèles.
Edéage : fig. 84.
Répartition géographique. — Espèce actuellement connue que de la seule
Grande Comore : Convalescence, 1 900 m, VII-1903 (4. Voeltzow), 4 paralectotypes © ;
3 (MNHU), 1 (FMNH). — Boboni et Forêt de la Grille, XI-1954 (J. Millot). — Moroni,
XI1-1970 (J. Brunhes). — Sans précision, 1884, 1885, 1886 (L. Humblot).
Biologie. — Un certain nombre d’exemplaires ont été capturés au battage,
comme P. tsaratananus Jarrige et P. impressipennis Fauvel. L'espèce doit fréquenter
les plantes et les branches basses pour y chercher sa nourriture.
12. Pacderus impressipennis Fauvel (fig. 87 à 96)
Paederus impressipennis Fauvel, 1898 : 180.
Paederus impressipennis Fauv. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederus impressipennis Fauvel ; SCHEERPELTZ, 1961 : 236.
Type. — LECTOTYPE : 1 0, Madagascar Nord, Diego-Suarez, 1893
(Ch. Alluaud) (ex coll. Fauvel, IRSNB). Présente désignation.
Description. — Long. 8 mm. Subaptère (les ailes membraneuses sont encore plus
réduites que chez P. tsaratananus Jarrige). Tête et pronotum vert cuivré à bleu acier ;
élytres généralement vert doré, certains exemplaires avec des reflets pourprés,
abdomen vert cuivreux sombre avec les deux derniers segments brun rougeâtre obscur
ainsi que les pattes. Antennes et palpes roux testacé.
Tête aussi longue que large au niveau des yeux, obconique en arrière de ceux-ci.
Les tempes une fois et demie aussi Jongues que les yeux. Ponctuation fine et éparse.
Antennes longues et grêles, les articles 1 et 3 égaux, deux fois plus longs que le 2 ; les 4-8
subégaux entre eux, les 9-10 plus courts, le 11 obliquement tronqué à l’apex.
Pronotum plus long que large (R = 1,2), ovoïde, visiblement plus étroit que la tête
au niveau des yeux ; convexe ; rebord antérieur prolongé latéralement en une fine ligne
sur le quart de sa longueur. Tégument lisse et brillant, la ponctuation fine et éparse
comme celle de la tête.
Elytres trapézoïdaux, élargis de la base à l’apex où ils sont à peine plus larges que
le pronotum et environ aussi longs. Une large dépression transverse, peu profonde se
situe un peu en avant du milieu. Ponctuation forte et dense. Pubescence couchée bien
apparente, longue et dorée.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il 37
94
93
95 88
91
96
Fig. 87 à 96, Paederus impressipennis Fauvel. — 87, avant-corps. — 88, antenne. 89
et 90, édéage en vues ventrale et latérale. — 91, 92 et 93, pièces copulatrices. — 9,4 et 95, tergite
et sternite du pygidium femelle. — 96, segment génital femelle.
Abdomen à rebord bien développé. La ponctuation plus forte et plus dense à la
base des segments, obsolète sur la moitié postérieure ; tégument réticulé
transversalement. Pubescence comme celle des élytres.
Mâle. — Sternite du pygidium avec une profonde entaille à bords parallèles.
Sternite du propygidium avec une étroite bande médiane glabre un peu déprimée.
Edéage : fig. 89, 90. Les pièces copulatrices sont au nombre de deux (quatre chez
tsaratananus), les paramères sont soudés au lobe médian sur plus de la moitié de leur
longueur.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez, 1893 (Ch.
Alluaud). — Montagne d’Ambre (ex coll. Ch. Nodier), XIT-1948 (R. Paulian), V-1958
(E. Keiser), 1969 (H. Franz), IX-1987 (P. & H. Schüle) ; les Roussettes, 1 100 m,
XVXI1-1958 et 11-1959 (A. Robinson, P. Soga & P. Viette) ; fauchage en forêt, XI1-1965
(®% Gomy).
Source : MNHN, Paris
38 J.-CL. LECOQ
MADAGASCAR EST : Moramanga, V-1958 (F. Keiser). — Périnet, IX-1958
(E. Keiser). Specimens cités par Scheerpeltz (L. c.), non examinés.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — D’après les rares indications portées par les captures, l’espèce se
prend souvent sur les plantes basses au filet fauchoir.
4. Genre Paederidus Mulsant & Rey (fig. 138 à 140)
Paederidus Mulsant & Rey, 1877 : 245 (espèce type du genre : Paederus ruficollis Fabricius, 1781,
décrit de Kiel, en Allemagne, comme première espèce citée par les auteurs).
Description. — Insectes ailés, de taille moyenne de stature élancée, convexes, de
couleur noire à reflets bleus plus ou moins accentués, parfois métalliques ; le pronotum
parfois rouge, les appendices allongés, noirs, les antennes avec parfois les premiers
articles éclaircis.
Tête transverse, les yeux grands et saillants. Labre crénelé avec une dent médiane
plus où moins émoussée. Mandibules robustes, symétriques, avec deux grandes dents
aiguës, subégales (fig. 139). Palpes maxillaires à deuxième et troisième articles plus de
deux fois aussi longs que larges, le troisième épaissi vers l’apex ; le quatrième court et
épais. Palpes labiaux à deuxième article deux fois aussi long que large, le troisième
moitié moins long et bien plus étroit. Sutures gulaires très divergentes en avant, puis
très rapprochées dans leur seconde partie jusqu’au cou. :
Pronotum très convexe, non rebordé latéralement ; avancée prosternale plus
large que chez les Paederus, explanée latéralement.
Elytres rectangulaires à épaules marquées.
Abdomen à pleurites bien développés ; l'impression basale des premiers tergites
bien visible. Premier sternite visible portant un simple bourrelet entre les hanches
postérieures. Un liséré blanchâtre au bord postérieur du tergite du propygidium. Chez
le mâle, le sternite du segment génital est finement fendu sur près de la moitié de sa
longueur (fig. 106). Edéage retourné de 180° au repos (pore proximal vers le haut). Les
paramères symétriques, libres vers l’apex, soudés au lobe médian dans leur moitié
basale ; ils sont largement et longuement pubescents dans leur partie apicale sans que
les soies atteignent le sommet.
Répartition géographique. — Le genre Paederidus semble répandu dans le
monde entier d’après Coiffait (1982 : 17) alors que Fagel (1958 : 110) le dit totalement
absent du Nouveau Monde. La faune malgache comprend cinq espèces dont deux sont
nouvelles.
CLEF DE DÉTERMINATION DES Paederidus DE MADAGASCAR
em
Pronotum rouge orangé . 3. P. perrieri (Fauvel)
— Pronotum autrement coloré, le plus souvent bleu ou bleu noir .….…. tn 2
2. Yeux gros et saillants, plus longs que les tempes ; le deuxième article
des palpes maxillaires testacé sur presque toute sa longueur ;
pubescence fine bien apparente ; plus petit 1. P. coerulescens (Erichson)
— Yeux moins saillants, pas plus longs que les tempes ; le deuxième article
des palpes maxillaires au plus brun de poix à la base ; pubescence
moins apparente ; espèces plus grandes ..................................... no 3
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 39
3. Ponctuation élytrale dense et plus grosse .
— Ponctuation élytrale très fine
2. P. funereus n. sp.
in 4
4. Pronotum plus large, ses bords à convexité plus marquée
… 4. P. chalybaeus (Erichson)
accentuée
DRE EE CURE PÉTER EE 5. P. pseudochalybaeus n. sp.
97 98 99 100 101
Fig. 97 à 101, genre Paederidusavant-corps. — 97, P. chalybaeus (Erichson). — 98,
P. pseudochalybaeus n. sp. — 99, P. perrieri Fauvel. — 100, P. coerulescens (Erichson). —
101, P. funereus n. sp.
1. Paederidus coerulescens (Erichson) (fig. 100, 102 à 109)
Paederus coerulescens Erichson, 1840 : 664.
Paederus coerulescens Er. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederus bernieri Laporte de Castelnau, 1840 : 183 (1).
Paederus bernieri Lap.-Cast. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Type. — P. coerulescens Erichson. Holotype : 1 G , Madagascar (Goudot)
(MNHŸ).
(1) J’adopte la même attitude que Fagel (1958 : 458) qui écrit :
“Les Paederus klugü Cast. et bernieri Cast. ont été décrits en 1840 et les Paederus
chalybaeus Er. et coerulescens Er. en 1839-1840. Il peut y avoir doute quant à fixer la priorité.
Les noms de Castelnau sont tombés dans l'oubli [?] et les types disparus tandis que ceux
d’Erichson, que nous avons vus, se trouvent au Zoologisches Museum der Humboldt Universität
(Berlin). Dans ce cas nous préférons trancher la question comme ci-dessus, car ces synonymies
ne peuvent faire doute”.
On doit faire, ici, remarquer que Ch. Alluaud (1900 : 83), qui n'ignorait pas les noms
donnés par Laporte de Castelnau, avait, 58 années avant Fagel, accordé la Priorité aux noms
d’Erichson.
Source : MNHN, Paris
40 J.-CL. LECOQ
Description. — Long. 5,5 à 6,5 mm. Aïlé. Tête, thorax et élytres généralement
bleu sombre, parfois bleu noir ; abdomen, pattes et antennes noirs. Espèce reconnais-
sable sur des exemplaires bien conservés à sa pubescence claire bien apparente, à ses
yeux grands et saillants et à sa ponctuation pronotale abondante.
Tête nettement transverse (R = 1,15) au niveau des yeux ; ceux-ci saillants, bien
plus longs que les tempes, ces dernières rejoignant rapidement la ligne collaire en une
courbe convexe. Ponctuation dense, assez forte, les points un peu plus espacés en avant
du front ; antennes atteignant à peine les épaules, les deux premiers articles testacés en
dessous. Deuxième article des palpes maxillaires testacé. Pubescence fine, assez longue,
bien apparente, dirigée vers l’avant.
Thorax aussi large que la tête au niveau des yeux ; un peu plus long que large, sa
plus grande largeur un peu en avant du milieu ; nettement plus large à la base qu’au
sommet. Ponctuation abondante mais peu profonde, presqu’aussi forte que celle de la
tête. Pubescence fine, assez longue, comme celle de la tête.
Elytres de peu plus longs que larges ; presque moitié plus longs et plus larges que
le thorax. Les bords latéraux peu convexes, les épaules non effacées. Ponctuation plus
fine et plus dense que celle du thorax, granuleuse ; tégument subrugueux en travers.
Pubescence fine lui conférant un aspect soyeux. Ecusson noir, pubescent, à fine mais
très apparente réticulation transverse.
Abdomen à côtés parallèles. Les tergites superficiellement réticulés en travers. La
ponctuation fine, peu dense. Pubescence fine et longue, couchée.
Mâle. — Tergite du pygidium terminé en triangle à sommet émoussé.
Edéage : fig. 102. Le lobe médian est nettement rétréci dans sa région moyenne.
Les pièces copulatrices vues par transparence laissent apercevoir une longue et très
étroite pièce sclérifiée presqu’aussi longue que l’organe lui-même et une autre pièce en
forme de dent aiguë. Le sac interne est recouvert de très fines écailles.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez, Montagne
d’Ambre, 1893 (Ch. Alluaud), XTI-1948 (P. Clément), IX-1987 (P. & H. Schüle).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, 1 000 m, X-1949 (R. Paulian).
MADAGASCAR EST : Maroantsetra, 1938 (J. Vadon). — Lac Alaotra, rive Nord, VI-
1921 (R. Decary). — 13 km au N. de Tamatave, station agricole d’Ivoloina, IIT-1958.
— Tamatave, X-1987 (P. & H. Schüle). — 26 km au S.-0. de Tamatave, Fanandrana,
X-1958. — Vatomandry (J. Vadon). — Moramanga, route d’Anosibe, 1957 (J. Gruvel).
— N. de Fort-Dauphin, vallée d'Ambolo, 1900 (Ch. Aluaud). — Fort-Dauphin, 1900
(Ch. Alluaud), X-1987 (P. & H. Schüle). — Région de Fort-Dauphin, route d’Isaka-
Ivondro, col de Manangotry, 500 m, IV-1968 (K. M. Guichard & P. Dechappe). — 25
km au N.-E. de Fort-Dauphin, Evatra, forêt littorale, V-1991 (L. Bartolozzi).
MADAGASCAR CENTRE : Tsaratanana, 1930 (R. P. Heydel). — Mahatsinjo, VI-1958
(E. Keiser). — Tananarive, 1921 (R. Decary). — Lac de Mantasoa, VII/IX-1987 (P. &
H. Schüle). — Ambatolampy, XI-1963 (J. Duflos). — Fianarantsoa, VII-1969 (Y.
Gomy). — Massif de l’Andringitra, zone sommitale, pic Bory, 2 600 m, XII-1970
(mission CNRS, RCP 225). — $.-0. d’Ambalavao, 7 km au N.-E. d’Ankaramena, V-
1991 (L. Bartolozzi). — Massif de l’Isalo, canyon des Singes, V-1991 (L. Bartolozzi). —
Betroka, VIII-1948 (4. Robinson). — Bekily, 1932 (4. Seyrig), 111-1948 (P. Clément).
MADAGASCAR OUEST : Ankarafantsika, IX-1989 (L. Bartolozzi). — Maevatanana,
1901 (J. Decorse). — 122 km au N. de Miandrivazo, Ankavandra, proche du fleuve
Manambolo, VIL-1949 (R. Paulian). — Ankazoabo, VI1-1957 (A. Robinson).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, IL Al
103 106
LM
04
A]
102 107 108
Fig. 102 à 109, Paederidus coerulescens (Erichson). — 102, édéage. — 103, labre. — 104
et 105, sternite et tergite du pygidium mâle. — 106, sternite du segment génital mâle. — 107 et
108, sternite et tergite du pygidium femelle. — 109, sternite du segment génital femelle.
Amm
MADAGASCAR Sup : Tsihombe, Ampanihy, VII-1969 (Y. Gomy). — 10/15 km au N.
d’Amboasary Sud, réserve privée de Berenty, 1969 (H. Franz), X-1970 (P. Hammond).
— Bassin du Mandrare, 1900 (Ch. Alluaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Elle est inconnue. Vit probablement comme les autres Paederidus au
bord des eaux. P. Hammond a capturé plusieurs exemplaires sur les rives du
Mandrare, sur la vase ainsi que sur des excréments de Zébu sur sable humide, à
Berenty.
2. Paederidus funereus n. sp. (fig. 101, 110 à 116)
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Est, massif du Marojejy, région de
Sambava, R.N. XIL, Beondroka, 1 200 m, VI-1960 (P. Soga) (MNHN).
Description. — Long. 5,5 à 6 mm. Ailé. Noir en entier avec parfois la tête bleu
foncé ainsi que les élytres, le pronotum avec parfois un reflet métallique bronzé mêlé de
Source : MNHN, Paris
42 J.-CL. LECOQ
111 112
113
110
114 116 4355
Fig. 110 à 116, Paederidus funereus n. sp. — 110, édéage. — 111 et 112, sternite et
tergite du pygidium du mâle. — 113, sternite du segment génital mâle. — 114 et 115, sternite et
tergite du pygidium femelle. — 116, sternite du segment génital femelle.
pourpre ou de violet ; l'abdomen constamment noir. Le deuxième article des palpes
maxillaires souvent un peu éclairci vers la base. Antennes assez longues, dépassant
nettement le niveau de l'épaule.
Tête faiblement transverse ; les yeux un peu saillants (moins saillants que chez
P. coerulescens) plus courts ou au plus aussi longs que les tempes ; celles-ci fuyantes.
Dépressions susantennaires bien visibles, plus ou moins ridulées, à ponctuation plus
serrée, celle-ci forte, éparse, peu abondante, presqu’inexistante en avant du front,
moins dense au centre du disque.
Pronotum nettement plus long que large (R = 1,15 en moyenne), un peu plus
étroit que la tête au niveau des yeux et bien plus étroit que les élytres ; ses bords
latéraux à convexité peu accentuée, en courbe régulière. La ponctuation éparse,
superficielle, encore moins dense que celle de la tête, laissant une bande médiane
imponctuée. Pubescence sombre et dressée. Tégument lisse et brillant. Ecusson à
réticulation transverse.
Elytres rectangulaires, plus longs que larges pris ensemble (R = 1,20), les épaules
bien marquées, près de moitié plus larges que le pronotum (R = 1,45). Ponctuation
assez forte, dense et profonde. Pubescence assez longue avec des reflets dorés.
Abdomen à ponctuation assez dense, bien moins forte que celle des élytres. Les
points plus gros à la base des premiers tergites. Tégument finement réticulé
transversalement. Pubescence fine, plus longue que celle des élytres.
Mâle. — Bord postérieur du tergite du pygidium en triangle très émoussé.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 43
Edéage : fig. 110. Pas d’ornementation visible (épines, écailles) sur le sac interne.
Seule une fine et longue pièce peu sclérifiée est visible par transparence. Lobe médian à
bords subparallèles.
Cette espèce se sépare de P. coerulescens (Erichson), avec laquelle on pourrait la
confondre, par ses yeux bien moins saillants et plus petits, ses tempes fuyantes, la
couleur du pronotum et sa ponctuation moins abondante, sa ponctuation élytrale forte
bien nette et non rugueuse, son aspect non soyeux.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Haut Sambirano, 1 000 m,
X-1949 (R. Paulian). — Massif du Tsaratanana, 1 000 / 1 600 m, X-1949 (R. Paulian).
MADAGASCAR EST : Massif du Marojejy, Réserve naturelle intégrale n° 12,
Beondroka, 1 200 m, VI-1960 (P. Soga) (holotype et paratypes, MNHN). — 50 km à
l'O. d’Andapa, Anjanaharibe Sud, 1 600 m, 11-1961 (P. Soga). — “Marojezy Park”,
X-1987 (P. & H. Schüle).
Répartition géographique. — Madagascar, où l'espèce paraît être localisée aux
régions montagneuses du Tsaratanana et du Marojejy.
Biologie. — Elle est inconnue.
3. Paederidus perrieri (Fauvel) (fig. 99, 117 à 123)
Paederus perrieri Fauvel, 1898 : 180.
Paederus perrieri Fauv. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederidus perrieri (Fauvel) ; FAGEL, 1958 : 457.
Type. — LECTOTYPE : 1 O , Madagascar Est, forêt de Moramanga (Sikora) (ex
coll. Fauvel, IRSNB). Présente désignation.
Description. — Longueur 8-9 mm. Fauvel, dans sa description, compare l’espèce
à P. ruficollis (F.) dont elle a le facies et le même système de coloration. Ailé,
reconnaissable à son thorax rouge, tête et élytres bleus, abdomen noir ; pattes et
antennes noires.
Tête plus large d’un dixième environ au niveau des yeux que longue de la base du
labre au cou. Yeux saillants aussi longs que les tempes ; celles-ci fuyantes, non
anguleuses, en faible courbe convexe jusqu’au sillon collaire. Ponctuation irrégulière,
assez dense, peu profonde, moins dense au centre du disque. Tégument lisse. Antennes
longues, dépassant le niveau des épaules.
Pronotum d’environ un cinquième plus long que large, sa plus grande largeur au
niveau du tiers antérieur ; presqu'aussi large en cet endroit que la tête au niveau des
yeux. Visiblement plus large à la base qu’au sommet. Ponctuation fine, peu abondante
et superficielle. Pubescence courte et dressée. Ecusson noir à réticulation transverse
bien marquée.
Elytres nettement plus larges et plus longs que le pronotum, les épaules bien
marquées, les bords latéraux subparallèles. Ponctuation dense, bien apparente.
Pubescence fine, apparente, subdressée, gris clair.
Abdomen à ponctuation fine et pas très dense sur un tégument à peine visiblement
et superficiellement réticulé transversalement. Pubescence assez longue, claire,
subdressée.
Edéage : fig. 117.
Source : MNHN, Paris
44 J.-CL. LECOQ
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Rive Ouest du lac Alaotra,
Amparafaravola, 1921 (R. Decary). — Forêt de Moramanga (F. Sikora). — Chaînes
Anosyennes, 500 m, VI-1971 (4. Peyrieras). — N. de Fort-Dauphin, vallée d’Ambolo,
1900 (Ch. Alluaud).
MADAGASCAR CENTRE : Tsaratanana, 1930 (R. P. Heydel). — Mahatsinjo, VI-1958
(E. Keiser). — Tananarive, X1-1947 (P. Clément). — Massif de l’Ankaratra, 1 700 m
(R. Paulian). — 18 km à l'O. d'Antsirabe, lac Tritriva, IX-1949 (J. Doucet). — Région
118
us .
117 122 123
Fig. 117 à 123, Paederidus perrieri Fauvel. — 117, édéage. — 118, labre. — 119 et 120,
sternite et tergite du pygidium mâle. — 121, sternite du segment génital mâle. — 122 et 123,
sternite et tergite du pygidium femelle.
Am
au N. d’Ambositra, Tsarasaotra, 1895 (Lt Scalabre). — S.-0. d’Ambalavao, 7 km au
N.-E. d’Ankaramena, V-1991 (L. Bartolozzi). — Massif de l’Isalo, VIII-1948 (R.
Paulian), canyon des Singes, V-1991 (L. Bartolozzi). — Bekily, 1-1933 (A. Seyrig),
VIII-1948 (P. Clément).
MADAGASCAR OUEST : Majunga, VI-1958 (F. Keiser). — De Majunga à
Suberbieville [Maevatanana] (H. Perrier de la Bâthie). — Morafenobe, forêt
Mahajeby, V-1952 (R. Paulian). — [ex Province d’] Ankavandra, 1-1898 (J. Huré).
MADAGASCAR SUD : Bassin du Mandrare, 1900 (Ch. Alluaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Inconnue. Fréquente probablement le bord des eaux.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 45
4. Paederidus chalybaeus (Erichson) (fig. 97, 124 à 132, 136, 137)
Paederus chalybaeus Erichson, 1840 : 664.
Paederus chalybaeus Er. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Paederus klugü Laporte de Castelnau, 1840 : 183.
Paederus klugi Lap.-Cast. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Type. — P. chalybaeus Erichson. Holotype : 1 © , Madagascar (Goudot)
(MNHÜ).
127 128
(27 | 132
130 131
ae 126
Fig. 124 à 132, Paederidus chalybaeus (Erichson). — 124 et 125, mandibules et labre. —
126, antenne. — 127 et 128, tergite et sternite du pygidium du mâle. — 129, sternite du segment
génital mâle. — 130 et 131, tergite et sternite du pygidium femelle. — 132, sternite du segment
génital femelle.
Description. — Longueur 8 à 8,5 mm. Ailé. Tête, pronotum et élytres bleus à
bleu noir ; abdomen noir ainsi que les pattes et les antennes.
Tête environ aussi longue que large, les tempes rapidement convergentes en
arrière. Les yeux convexes et saillants, de la longueur des tempes. Ponctuation de force
moyenne, plus éparse sur le disque, plus dense au bord des yeux et dans la dépression
sus-antennaire. Antennes fines et longues, dépassant un peu le niveau des épaules ; tous
les articles beaucoup plus longs que larges, le troisième deux fois plus long que le
précédent. Palpes maxillaires noirs, le deuxième article éclairci à la base.
Source : MNHN, Paris
46 J.-CL. LECOQ
Pronotum plus long que large de près d’un cinquième. Aussi large que la tête. Sa
plus grande largeur bien en avant du milieu. Les côtés bien convexes, la base bien
moins large, si bien que la convexité est plus nettement marquée en son endroit le plus
large. Ponctuation plus fine et plus éparse que celle de la tête, laissant une bande
médiane imponctuée. Tégument lisse et brillant. Scutellum noir à réticulation
transverse bien apparente.
Elytres bien plus longs et plus larges que le pronotum, les épaules bien marquées,
les côtés subparallèles. La ponctuation fine et dense, la pubescence couchée, cendrée.
Abdomen à côtés parallèles, à ponctuation très fine, assez dense, la pubescence
blond cendré bien apparente, plus dense aux bords latéraux des tergites.
Edéage : fig. 136. Renflé à la base, en forme de triangle isocèle allongé. Les
paramères, nettement plus longs que le lobe médian, se terminent à l’apex par un
renflement en forme de bourgeon avec une dent bien nette du côté dorsal. Par
transparence, on observe une forte dent située vers le milieu du lobe médian ainsi
qu’une fine et longue pièce plus sclérifiée. Le sac interne est couvert de fortes épines.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR EsT : Maroantsetra, VIII-1938
(J. Vadon) : Ambodivoangy, XI-1949 (J. Vadon). — Lac Alaotra, VII-1904
(4. Voeltzkow). — Pays Antsianaka, 2e semestre 1893 (Perrot frères). — Réserve
naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Ambatovositra, Ampangalambolosy, I/IX-
1957 (P. Soga). — Moramanga, route d’Anosibe, 1957 (J. Gruvel) ; forêt au N.
d’Anosibe, [1951 (R. Paulian) ; Sandrangato. — Environs d’Anjiro, X-1970 (P.
Hammond).
MADAGASCAR, sans autre précision (J. Goudot) [probablement la côte Est au N. de
Tamatave].
Répartition géographique. — Madagascar, où l’espèce semble occuper une
bande orientale allant de la région de Maroantsetra à celle d’Anosibe.
5. Paederidus pseudochalybaeus n. sp. (fig. 98, 133 à 135)
Type. — Holotype : 1 OS, Madagascar Sambirano, Mont [massif du]
Tsaratanana, forêt à Mousses, 1 500 m, X-1949 (R. Paulian) (MNHN).
Description. — Cette espèce est très proche de la précédente. Elle en a la
coloration, bien que certains exemplaires soient presque noirs. Elle est dans l’ensemble
plus petite et plus étroite. Les yeux sont un peu moins convexes et moins saillants.
Le pronotum est plus étroit, la convexité accentuée des bords latéraux chez
P. chalybaeus (Erichson) est ici à peine prononcée, en courbe régulière.
Les élytres sont moins amples, à ponctuation un peu plus forte mais nettement
moins dense.
L'édéage (fig. 133 à 135) présente quelques différences avec celui de chalybaeus.
Il est proportionnellement plus petit, moins renflé vers la base, les paramères sont un
peu plus épais dans la région apicale et se terminent par un faible épaississement à
l’apex, en bouton, alors que celui-ci est muni d’une dent aiguë chez chalybaeus.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana,
forêt à Mousses, 1 500 m, X-1949 (R. Paulian) (holotype et 6 paratypes, MNEN). — N.
de Mangindrano, zone de protection de la Réserve naturelle intégrale n° 4, du
Tsaratanana, ruisseau Maevarano, 1 700 m, IX-1971 (P. Soga).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 47
Carte 2. Localités de capture de Paederidus chalybaeus (Erichson) (1), Paederidus
pseudochalybaeus n. sp. (2) et Paederidus funereus n. sp. (3).
Source : MNHN, Paris
48 1.-CL. LECOQ
134
DD bi) PES Re rm
Amm
137
135
133 136
Fig. 133 135, Paederidus pseudochalybaeus n. sp. — 183, édéage, face ventrale. — 134,
extrémité du même, face dorsale. — 135, paramère, vu de profil.
Fig, 136 et 137, Paederidus chalybaeus (Erichson). — 186, édéage. — 137, paramère, vu
de profil.
Répartition géographique. — Madagascar. L'espèce semble être limitée au
massif du Tsaratanana.
Biologie. — Inconnue. P. Soga a récolté ses exemplaires sous pierres et bane de
sable le long du ruisseau Maevarano (note de P. Soga).
5. Genre Madecapaederus Fagel (fig. 142 à 144)
Madecapaederus Fagel, 1958 : 103 (espèce type du genre : Paederus metallicus Fauvel, 1905, seule
espèce citée, décrite de Madagascar).
Description. — Espèces aptères, de taille moyenne à petite, de teinte sombre
(testacée pour une espèce), noire, vert noir, verte, bleu noir, souvent brillante. Le
tégument de l’avant-corps lisse ou réticulé, de l’abdomen à réticulation généralement
très fine ; pubescence foncière presqu’inexistante (sauf chez deux espèces où elle est
cependant éparse) ; de longues soies dressées sur tout le corps, plus abondantes sur les
derniers tergites.
Tête transverse (parfois plus chez le mâle que chez la femelle pour quelques
espèces) ; les yeux assez grands et généralement peu saillants ; sutures gulaires obliques
(fig. 144) bien écartées vers l’avant, convergentes en arrière ; menton avec une
élévation longitudinale médiane plus ou moins nette, en forme de bourrelet ou de
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 49
carène (absente chez quatre espèces) ; troisième article des palpes maxillaires épais en
triangle allongé ; labre transverse à bord antérieur irrégulier avec une encoche médiane
nette ; mandibules fortes, acérées, symétriques, sans encoche basilaire au bord interne,
avec molaire bidentée à mi-longueur. Antennes généralement fines, les articles
nettement plus longs que larges (sauf pour trois petites espèces d’aspect particulier
pour lesquelles l’article 10 est à peine plus long que large). Pubescence antennaire
abondante, comportant entre autres de longues soies raides et dressées, plus ou moins
perpendiculaires aux articles et formant couronne.
Pronotum épais et convexe, rebordé dans sa région antéro-latérale et postérieure
(done sans rebord latéral entier). Prosternum à bord postérieur non anguleux,
simplement onduleux ; prolongement prosternal important, caréné ; la paroi interne
des cavités procoxales presqu’entièremnt sclérifiée ; ce qui semble être le résultat d’un
développement important des péritrèmes prothoraciques, si bien que l’orifice livrant
passage aux hanches est réduit (fig. 142). Mésosternum avec une dépression médiane
parfois profonde, non ponctuée (absente chez trois espèces) ; prolongement mésosternal
très net, caréné.
Elytres très courts, non ou à peine trapézoïdaux, souvent transverses ou pas plus
longs que larges, à bordure postérieure en arc de cercle.
Abdomen épais, subcylindrique ; pleurites généralement invisibles, sauf au
niveau du premier tergite découvert ; premier sternite à carène tranchante bien nette
entre les hanches postérieures.
Pattes grêles sauf les antérieures dont les fémurs notamment sont renflés. Tarses
antérieurs larges.
Mâle. — Sixième sternite avec une profonde échancrure médiane ; le bord
postérieur du cinquième sternite parfois faiblement concave.
Edéage avec la partie terminale du lobe médian modifiée, comportant
généralement deux pièces chitinisés de formes variées, l’une dorsale, l’autre ventrale,
parfois articulées et basculant alors au cours de l’évagination du sac interne pour
laisser le passage aux pièces copulatrices qui sont elles-mêmes chitinisées et saillent
partiellement au repos ; la partie distale avec parfois quelques soies courtes et fines.
Paramères libres, non soudés au lobe médian, symétriques ou non, portant de longues
soies dans leur partie distale : soit une touffe anté-apicale, soit en nombre très réduit (2
ou 3) à l’apex même, soit nombreuses tout au long du tiers ou du quart apical. A la base
des paramères se trouvent deux petites pièces sclérifiées ainsi qu’une pièce impaire au
milieu de l’orifice proximal.
Les espèces de ce genre sont caractéristiques de la faune malgache. Jarrige (notes
personnelles) estimait comme Fagel (1954 : 905) qu’elles étaient apparentées aux
Pseudopaederus Bernhauer de l’Inde, dont la structure du prosternum est semblable.
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar.
Biologie. — Elle est inconnue. Les rares indications de capture données par les
collecteurs permettent seulement de penser que les Madecapaederus recherchent les
forêts humides de montagne. Les adultes se trouvent particulièrement dans les
manchons de Mousses épiphytes et non à terre comme les espèces paléarctiques ; ceci
expliquerait certaines récoltes abondantes au battage. Ce biotope est déjà connu pour
des espèces arboricoles africaines mais aussi pour certains Paederus malgaches : P.
impressipennis Fauvel et P. tsaratananus Jarrige notamment.
L’aptérisme poussé contribue à l'isolement géographique des espèces et il est
remarquable de noter qu’une grande majorité de celles-ci a été récoltée au-dessus de
Source : MNHN, Paris
50
J.-CL. LECOQ
Passy Eee
Carte 3. Répartition du genre Madecapaederus à Madagascar.
Source
: MNAN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 51
ÉY €
139 140 143 144
142
Fig. 138 à 140, genre Paederidus. — 138, saillie prosternale. — 139, mandibule. — 140,
gula.
Fig. 141, genre Paederus, saillie prosternale.
Fig. 142 à 144, genre Madecapaederus. — 142, prosternum et saillie prosternale. — 143,
mandibule. — 144, gula.
1 000 m d’altitude (carte n° VII). Certaines parmi les plus petites se rencontrent dans
les zones sommitales vers 2 400-2 600 m dans l’Ankaratra et l’Andringitra (M.
michaelae Lecoq et M. dilutus Jarrige).
Il est aussi remarquable de noter l’absence quasi systématique de représentants
de ce genre dans les collections, et il a fallu attendre les récoltes de R. Paulian puis
celles de la RGP 225 consacrée à l’étude des écosystèmes montagnards de la région
malgache pour découvrir l'existence de ces curieux Paederinae aptères. L’isolement
dans lequel se trouvent ces espèces ne peut que s’accentuer avec la progression de la
déforestation dans l’île avant d’aboutir à leur disparition. Humbert (1955), après
Perrier de la Bâthie (1921), déplorait la destruction de la flore autochtone par la
pratique des “tavy”, consistant en un abattage suivi de mise à feu et ceci depuis les
temps les plus anciens. La couverture forestière actuelle est de plus en plus réduite et
les cartes publiées par A. Jolly (1987 : [164]) permettent de visualiser la régression
progressive de la forêt.
Il est aussi remarquable de noter le caractère “explosif” de ce genre dont le
nombre d’espèces (24) et aussi la diversité de développement des édéages constituent
une illustration du phénomène des clades proposé par Paulian (1961) et ce par
opposition au nombre d’espèces restreint et à la grande uniformité des édéages des
genres Paederus et Paederidus qui, dans la Grande Ile, ne sont respectivement
représentés que par six et cinq espèces. Il est hautement probable que de nouvelles
Source : MNHN, Paris
52 J.-CL. LECOQ
espèces de Madecapaederus restent à découvrir dans des secteurs élevés et peu
accessibles de l’île. Par contre, les genres Paederus et Paederidus me semblent avoir
livré la presque totalité des espèces.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPECES
1. Dixième article antennaire court, à peine plus long qu’épais ; premier
article des métatarses un peu plus long que le suivant ; petites espèces
ne dépassant pas 5 mm de long 43 2
_— Dixième article antennaire nettement plus long qu’épais ; premie
article des métatarses beaucoup plus long que le suivant ; espèces plus
grandes ô à 4
2. Roux testacé en entier, plus petit : 3,6 mm .
— Corps noir ; élytres et abdomen ponctués
3. Plus grand : 5 mm, pattes en majeure partie rembrunies, tarses
testacés … Be 21. M. griveaudi n. sp.
— Plus petit, pattes entièrement testacées 20. M. michaelae n. sp.
4. Abdomen plus ou moins noir ou métallique en entier . 6
Derniers segments abdominaux au moins partiellement jaunes ou d’un
rouge orangé Ë
5. Plus grand : 8,5-9 mm. Propygidium noir en entier. Articles anten-
naires 9-11 testacés .. 11. M. coiffaiti Lecoq
— Plus petit : 7-7,5 mm. Propygidium au moins partiellement rougeâtre.
Articles antennaires 9-11 assombris …. … 12. M. xanthurus n. sp.
6. Réticulation abdominale formée de mailles isodiamétrales ou en
quadrillage serré _ mu %
_— Réticulation abdominale superficielle formée de longues mailles ou
ridules transversales AE 8
7. Tégument abdominal couvert d’un fin réseau de mailles isodiamétrales.
5. M. fageli Jarrige
erré lui conférant un
— Tégument abdomin:
al couvert d’un quadrillag
aspect mat 9. M. opaciventris n. sp.
8. Tête et pronotum superficiellement et nettement microréticulés . c)
— Tégument céphalique et thoracique non réticulé …..…. 12
9. Avant-dernier article des palpes maxillaires assombri …. #
24. M. forficularius (Fauvel)
—— Avant-dernier article des palpes maxillaires testacé clair 10
10. Yeux au moins aussi longs que les tempes ; espèces plus petites (4,5-
5 mm). Les deux espèces suivantes ne peuvent se séparer avec certitude
que par examen de l’édéage de
— Yeux plus courts que les tempes, espèce plus grande (6-7 mm) .
22. M. apterus (Fauvel)
11
11. Une pièce copulatrice chitinisée, recourbée en crochet à son extrémité,
fait saillie au sommet du lobe médian de l’édéage (fig. 244). Fémurs
généralement sombres en entier, mais parfois seulement à l’apex .…....
… 18. M. perinetensis n. sp.
Source : MNHN, Paris
16.
17.
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il 53
Edéage sans pièce recourbée dépassant du lobe médian (fig. 239).
Pattes testacées en entier, parfois un peu enfumées au sommet des
fémurs . 17. M. rufipes (Fauvel)
Tibias testacé clair … 13
Tibias assombris, brunâtres ou noirs 16
Fémurs entièrement brun noirâtre .4. M. descarpentriesi Jarrige
Fémurs en majeure partie testacés 14
Genoux enfumés ; angle huméral peu prononcé, très obtus .. 23. M. vadoni n. sp.
Pattes entièrement testacées, angle huméral plus accusé : L
Plus grand : 7 à 7,5 mm ; élytres proportionnellement plus longs ;
pubescence élytrale et abdominale plus abondante …… 10. M. sogai n. sp.
Plus petit : 4,7 à 5 mm ; élytres proportionnellement plus courts ;
ponctuation et pubescence élytrales et abdominales beaucoup plus
rares 13. M. dilutipes (Fauvel).
Avant-dernier article des palpes maxillaires testacé clair ou ferrugineux 17
Avant-dernier article des palpes maxillaires brun sombre ou noir 20
Elytres plus courts et plus transverses : pris ensemble de 2,5 à 3 fois
plus larges que longs mesurés sur la suture ; espèces plus petites :
environ 6 mm 18
Elytres proportionnellement plus longs, moins transverses, pas plus d
deux fois aussi larges que longs ; espèces plus grandes : de 7 à 7,5 mm 19
Articles antennaires 6-11 plus ou moins nettement assombris ;
antennes plus longues, les avant-derniers articles plus allongés …....
15. M. anosyanus n. sp.
plus ou moins assombris, le 11 éclairci ;
.…. 14. M. nigrolucens n. sp.
Articles antennaires 6-10
antennes moins longues .
Angle huméral des élytres plus accusé ; articles antennaires moins
allongés, les intermédiaires moins de deux fois aussi longs que larges …
nue 1. M. metallicus (Fauvel)
; antennes plus longues et plus fines, les
articles plus allongés, les intermédiaires près de deux fois aussi longs
QUE JAMBES 5 ereserne rennes eue 2. M. pseudometallicus n. sp.
Elytres très transverses, pris ensemble de 2,5 à 3 fois plus larges que
longs mesurés sur la suture, plus petit (6 mm) .. 16. M. jarrigei n. sp.
Elytres moins transverses, pas plus de deux fois (2,2 chez une espèce :
M. cyanescens Jarrige) plus larges que longs mesurés sur la suture 21
Angle huméral peu accusé, bord latéral des élytres un peu convexe ….
ë 7. M. dolosus Jarrige
_ 22
Angle huméral
Pronotum moins globuleux, plus allongé, les bords latéraux moins
convexes, d'environ un quart à un cinquième plus long que large ; la
tête moins transverse ; espèce d’aspect plus grêle . M. marojejyensis n. sp.
Pronotum très convexe, environ un dixième plus long que large, à bords
latéraux plus convexes, la tête plus transverse... 23
co
Source : MNHN, Paris
54 J.-CL. LECOQ
. 6. M. pauliani Jarrige
23. Avant-corps brillant à reflets verts dominants
3. M. cyanescens Jarrige
— Avant-corps brillant à reflets bleus dominants
1. Madecapaederus metallicus (Fauvel) (fig. 145 à 150)
Paederus metallicus Fauvel, 1905 : 151.
Madecapaederus metallicus (Fauvel), FAGEL, 1958 : 103.
Madecapaederus metallicus (Fauvel) ; SCHEERPELTZ, 1961 : 236.
Type. — LECTOTYPE : 1 G , Madagascar Est, forêt Tanala, 1901 (Ch. Alluaud)
(ex coll. Fauvel, IRSNB). Présente désignation.
Description. — Long. 7-7,5 mm (les dimensions données par Fauvel dans la
description originale : 8-10,5 mm correspondent à des individus en position étirée).
Aptère. Tête et thorax d’un vert métallique sombre, brillant et profond comme une
laque ; élytres bleu foncé, abdomen noir. Palpes, articles antennaires 1 à 6 ainsi que le
1L et les tarses d’un roux testacé ; articles antennaires 7-10 enfumés ; pattes brun
sombre sauf les tarses.
Tête plus large que longue au niveau des yeux (R = 1,15) ; ceux-ci à peine
saillants, pas très grands, nettement moins longs que les tempes. Tégument lisse et
brillant. Ponctuation rare et fine. Pubescence limitée à quelques rares soies sur le
disque, pas très longues, et à quelques autres bien plus longues le long des tempes ainsi
qu’une rangée de quatre ou six alignées entre les antennes. Celles-ci relativement
courtes, les articles intermédiaires moins de deux fois aussi longs que larges.
Pronotum plus long que large d’un dixième environ, à peine plus large que la
tête ; les bords latéraux en courbe régulière, la plus grande largeur un peu en avant du
milieu. Rebord latéral antérieur très fin et très court. Ponctuation limitée à deux séries
discales de quelques petits points peu visibles. Tégument lisse et brillant.
Elytres très courts, près de trois fois moins longs que le pronotum (mesurés sur la
suture) et un cinquième moins large. Les bords latéraux parallèles, les épaules
marquées ; la surface sans irrégularité prononcée, subhémicylindrique ; pas de
pubescence foncière mais de rares soies dressées, fortes et longues, au nombre d’une
douzaine par élytre.
Abdomen à fine striation transverse et portant de longues soies dressées analogues
à celles des élytres.
Mâle. — Sternite du pygidium avec une profonde entaille à bords parallèles, à
fond arrondi. Le tergite correspondant en ogive à pointe émoussée.
Edéage : fig. 147. Le lobe médian porte quelques soies claires sur la face ventrale
un peu avant l'articulation de la grande pièce sclérifiée terminale.
Femelle. — Le bord libre du sternite du pygidium présente une très nette avancée
médiane en forme de languette à base large (fig. 146) ; le tergite correspondant comme
celui du mâle.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Esr : Forêt Tanala, 1901 (Ch. Aluaud).
MADAGASCAR CENTRE : S. d’Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt
d’Amboasary, 1 650 m, 1-1961 (P. Griveaud). — Province de Fianarantsoa, 30 km au
S. d’Ambositra, Ambalamanakana, 1-1958 (F. Keiser) (d’après Scheerpeltz, L. c. ; je
n’ai pas vu l'unique mâle cité).
Répartition géographique. — Espèce endémique de Madagascar.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 55
146 147 150
Fig. 145 à 150, Madecapaederus metallicus (Fauvel). — 145, avant-corps. — 146,
sternite du pygidium femelle. — 147, édéage. — 148 et 149, extrémité des paramères. — 150,
spermathèque.
148 149
Note. — La série originale de Fauvel comporte quatre exemplaires (3 O et
1 © provenant de la forêt Tanala. L'examen des genitalia des trois mâles m’a permis de
m’apercevoir qu’il y avait en réalité trois espèces confondues : Madecapaederus
metallicus (Fauvel) (1 SO et 1 ©), Madecapaederus descarpentriesi Jarrige (1 G) et
une espèce nouvelle décrite ci-dessous que je propose de nommer Madecapaederus
pseudometallicus n. sp.
2. Madecapaederus pseudometallicus n. sp. (fig. 151 à 154)
Paederus metallicus Fauvel, 1905 : 151, ex parte.
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Est, forêt Tanala, Ambohimitombo, I-
1895 (C. I. Forsyth Major) (IRSNB).
Description. — Aptère. Ressemble beaucoup à M. metallicus (Fauvel). S’en
sépare par la coloration de l’avant-corps à reflets vert métallique, par l’angle huméral
des élytres qui est moins accentué, par la longueur de ceux-ci, proportionnellement un
peu plus grands par rapport au pronotum, et par les antennes plus longues aux articles
nettement plus allongés.
L'édéage (fig. 151) est lui aussi manifestement différent, l’un des paramères est
Source : MNHN, Paris
56 J.-CL. LECOQ
nettement sinueux et la face dorsale du lobe médian vu de profil est en courbe plus
régulière que chez metallicus.
Femelle inconnue.
152
154
©
151 153
Fig. 151 à 154, Madecapaederus pseudometallicus n. sp. — 151, édéage. — 152,
extrémité de l’édéage vue de profil. — 153 et 154, paramères, vus de profil.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que par l’holotype.
Répartition géographique. — Madagascar.
3. Madecapaederus cyanescens Jarrige (fig. 155 à 158)
Madecapaederus cyanescens Jarrige, 1978 : 259.
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Centre, massif de l’Andringitra Est,
Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-XI1-1970/15-1-1971 (mission CNRS, RCP
225) (MNHN).
Description. — Long. 7,5 mm. Aptère. Avant-corps et élytres d’un bleu acier
sombre, abdomen noir ; antennes testacées, les articles 6-10 progressivement
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, I 57
rembrunis, mais le 11 toujours testacé ; palpes maxillaires testacés à troisième article
noir ; pattes brun noir, les tarses testacé enfumé.
Tête transverse d’environ un tiers plus large que longue, sa plus grande largeur
au niveau des yeux ; ceux-ci plus courts que les tempes (6 X 8), celles-ci régulièrement
convexes. Tégument lisse ; disque avec quelques points sétigères épars, rares et fins ; les
soies longues, surtout les temporales. Troisième article antennaire de deux tiers plus
long que le deuxième qui est lui-même un peu plus court que le quatrième ; les suivants
subégaux en longueur et graduellement plus épais ; le 10 environ une fois et demie aussi
long qu’épais. ï
Fig. 155 à 158, Madecapaederus cyanescens Jarrige. — 155, avant-corps. — 156, sternite
du pygidium femelle. — 157, édéage en vue ventrale. — 158, le même vu de profil, au moment
du basculement des pièces copulatrices avant l’évagination du sac interne.
Pronotum fortement convexe, oblong, sa plus grande largeur vers le tiers
antérieur, aussi large que la tête. Les bords latéraux nettement convexes, les angles
postérieurs très arrondis mais appréciables ; le disque lisse avec quelques rares points
pilifères épars. :
Elytres très courts, un peu moins de trois fois moins longs que le pronotum
(mesurés sur la suture) et un peu plus étroits que lui, les épaules nettement marquées.
Bords latéraux légèrement divergents en arrière ; bordure postérieure en arc concave
prononcé. Surface peu régulière avec quelques longues soies noires au nombre d’une
douzaine environ par élytre.
Abdomen cylindrique, parallèle. Microsculpture formée d’un réseau transversal
de longues strioles serrées. Ponctuation très rare et fine, sétigère.
Source : MNHN, Paris
58 J.-CL. LECOQ
Mâle. — Sternite du pygidium avec une longue échanerure à bords parallèles ; le
tergite correspondant en ogive très arrondie.
Edéage : fig. 157, 158.
Femelle. — Sternite du pygidium prolongé par une languette médiane (fig. 156).
Spermathèque analogue à celle de M. metallicus (Fauvel).
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Massif de l’Andringitra Est,
Anjavidilava, 1 850-1 950 m [recte 1 975-2 070 m], FDHM2, XI1-1970-1-1971 ; E. de la
rivière Antsifotra, Marositry, 2 000 m, FDHM et HFAM, XI1-1970. — Massif de
l’Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000/2 100 m, HFAM1, XI/XII-1970 ; Pie
Bory, zone sommitale, 2 600 m, FBM, XI1-1970 m (tous mission CNRS, RCP 225).
Répartition géographique. — Madagascar, espèce semblant être propre au
massif de l’Andringitra.
4. Madecapaederus descarpentriesi Jarrige (fig. 159 à 166)
Madecapaederus descarpentriesi Jarrige, 1978 : 261.
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar Centre, Andringitra Est, forêt Vakoana,
1 500/1 600 m, FDHMA, 15/25-1-1971 (mission CNRS, RCP 225) (MNEN).
Description. — Long. 6 à 7 mm. Aptère. Plus petit et moins large que M.
cyanescens Jarrige. Avant-corps vert bleuâtre à reflet pourpre (ce reflet est facilement
observable en lumière diffuse obtenue par exemple à travers un papier calque), élytres
vert olive métallique, abdomen noir. Mandibules brunâtres, antennes et palpes
maxillaires testacés, fémurs brun noir ; tibias antérieurs et médians testacés, les
postérieurs enfumés dans leur moitié basale ; tarses testacés.
Tête transverse, environ d’un quart plus large que longue (de la base du labre au
cou). Yeux aussi longs ou presqu’aussi longs que les tempes (6 X 6 à 6 X 7), celles-ci
régulièrement convexes jusqu’au cou. Tégument lisse. Ponctuation et pubescence
comme chez cyanescens de même que les antennes.
Pronotum fortement convexe, oblong, au moins aussi large que la tête (un peu
plus chez l’holotype) ; bords latéraux convexes, les angles postérieurs très arrondis.
Surface lisse avec quelques points pilifères épars, les soies raides et dressées.
Elytres très courts, environ deux fois et demie plus courts que le pronotum et un
peu moins larges que lui. Les épaules marquées mais arrondies, moins anguleuses que
chez cyanescens. Le bord postérieur en are concave. La surface moins tourmentée que
chez cyanescens, moins brillante que l’avant-corps avec quelques longues soies noires
dressées au nombre d’une douzaine environ par élytre.
Abdomen comme chez l'espèce précédente.
Mâle. — Pygidium comme chez cyanescens.
Edéage : fig. 160. Très proche de celui de l'espèce précédente, s’en distingue
cependant par sa longueur proportionnellement plus petite, un paramère non recourbé
à l’apex et par la plaque dorsale moins large enveloppant moins une plaque ventrale,
elle-même plus large.
Femelle. — Bord libre du sternite du pygidium prolongé dans sa partie médiane
mais sans présenter l'aspect d’une languette comme chez l'espèce précédente (fig. 165).
Distribution dans l’île. — Madagascar Centre : Massif de l’Andringitra Est,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 59
162
Fig. 159-166, Madecapaederus descarpentriesi Jarrige. — 159, avant-corps. — 160,
édéage. — 161 et 162, extrémité des paramères vus de profil. — 163, labre. — 164 et 165,
tergite et sternite du pygidium femelle. — 166, segment génital femelle.
forêt Vakoana, 1 500/1 600 m, FDHMA, 1-1971 ; Ambalamarovandana, 1 500 m,
FDHMA, 1-1971 (tous mission CNRS, RCP 225).
Répartition géographique. — Madagascar, espèce semblant être propre au
massif de l’Andringitra.
5. Madecapaederus fageli Jarrige (fig. 167 à 170)
Madecapaederus fageli Jarrige, 1978 : 260.
Type. — Holotype : 1 SG, Madagascar Centre, Andringitra Est, Anjavidilava,
1 850/1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/15-1-1971 (mission CNRS, RCP 225) (MNHN).
Description. — Long. 8-9 mm. Aptère. Grande espèce avec l’avant-corps et les
élytres bleu acier, l'abdomen noir, les pleurites de l’urite génital roux à la base,
rembrunis à l’extrémité ; antennes testacées, les articles 8-10 rembrunis, palpes
maxillaires testacés, mandibules brunes ; pattes noir brunâtre, tarses d’un testacé
sombre.
Tête transverse, plus transverse chez le mâle (R = 1,20 à 1,30) que chez la femelle
(R = 1,05 à 1,10) ; yeux plus petits que chez les espèces précédentes, nettement plus
Source : MNHN, Paris
60 1.-CL. LECOQ
courts que les tempes, de 7 X 10 pour les mâles à 7 x 12 pour les femelles. Tempes assez
fuyantes. Tégument lisse ; ponctuation quasi nulle, pubescence formée de quelques
longues soies dressées comme chez les espèces précédentes. Antennes longues, les
articles plus allongés que chez les deux espèces précédentes, le troisième article deux
fois aussi long que le précédent, le quatrième un peu plus long que le deuxième, les 5-7
subégaux, les suivants graduellement un peu plus courts mais s’élargissant peu, le
pénultième deux fois aussi long qu’épais, le dernier presque moitié plus long que le
précédent.
170
Fig. 167 à 170, Madecapaederus fageli Jarrige. — 167, édéage en vue ventrale. — 168,
avant-corps. — 169, sternite et tergite du pygidium du mâle. — 170, antenne.
Pronotum convexe, oblong (R = 1,15 à 1,20), un peu plus large que la tête, sa plus
grande largeur vers le tiers antérieur ; les bords latéraux convexes, les angles
postérieurs obtus, très arrondis.
Elytres très courts, environ trois fois plus courts que le pronotum (mesurés sur la
suture) et moins larges ; les épaules bien marquées, le calus huméral particulièrement
saillant, les bords latéraux parallèles, la bordure postérieure en arc concave, la surface
très irrégulière, comme une étoffe froissée, les soies comme chez les espèces
précédentes.
Tergites abdominaux à microsculpture formée d’un réseau de mailles
presqu'’isodiamétrales mais alignées transversalement (ce caractère est différent de
celui des espèces précédentes).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, IT 61
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium profonde, atteignant environ les
deux tiers du segment (fig. 169), le tergite tronqué arrondi à son bord postérieur.
Edéage : fig. 167. La lame ventrale étroitement appliquée contre la lame dorsale ;
toutes deux fortement chitinisées, de coloration brun noir. Les deux touffes de soies
ventrales longues et bien apparentes.
Femelle. — Sternite du pygidium terminé comme chez M. descarpentriesi
Jarrige. Le tergite correspondant comme chez le mâle.
Cette grande espèce est facilement reconnaissable à la longueur de ses articles
antennaires, à la microsculpture de ses tergites et naturellement à son édéage.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Massif de l’Andringitra Est,
forêt Imaitso (1) (Anjavidilava), 2 030 m, 1-1958 (P. Griveaud) ; Anjavidilava, 1 850 /
1950 m, FDHM2, XI1-1970/1-1971 (mission CNRS, RCP 225). — Massif de
l’Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000/2 100 m, HFAM1, XI/XI1-1970
(ibidem). — Massif de l’Andringitra Sud, Andrianony, cirque de Manjarivolo, 1 650 m,
FDHMI, X/X1-1970 (ibidem).
Répartition géographique. — Madagascar, espèce semblant être propre au
massif de l’Andringitra.
6. Madecapaederus pauliani Jarrige (fig. 171 à 177)
Madecapaederus pauliani Jarrige, 1970 : 32, fig. 2.
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar Sambirano, Mont [massif du] Tsara-
tanana, forêt à Mousses, 1 800 m, X-1949 (R. Paulian) (MNHN).
Description. — Long. 6,5 à 8 mm. Aptère. Couleur variant du vert olive au bleu
acier. Abdomen noir. Antennes testacées, les articles 8-10 plus ou moins enfumés, pièces
buccales noïrâtres, moitié apicale des mandibules roussâtre ; pattes brunâtres, tarses
testacés.
Tête orbiculaire transverse, plus large que longue d’un quart environ. Yeux peu
saillants, plus courts que les tempes (6 X 8) qui sont régulièrement convexes. Tégument
lisse avec des soies dressées comme chez les espèces précédentes. Troisième article
antennaire presque moitié plus long que le deuxième qui est subégal au quatrième, les
4-9 subégaux entre eux, s’épaississent faiblement et régulièrement, le 10 un peu plus
court, le 11 ovalaire moitié plus long que le précédent.
Pronotum oblong (R = 1,10 à 1,15) un peu plus large que la tête, sa plus grande
largeur vers le tiers avant, les angles tout à fait indistincts ; tégument lisse et brillant
avec quelques fins points épars (il n°y a pas de “gros points” comme l'écrit Jarrige dans
la description originale). Pubescence rare, fine et dressée.
Elytres plus étroits que le pronotum, courts, environ deux fois et demie plus
courts que le pronotum, les bords latéraux s’élargissant un peu vers l’arrière, les
épaules bien marquées ; le bord apical en are concave ; la surface peu régulière mais
moins tourmentée que chez M. fageli Jarrige, portant de longues soies éparses comme
chez les espèces précédentes.
(1) P. Viette (1972 : 148) a indiqué, dans un tableau, les différences existant entre le
libellé des mêmes stations visitées en janvier 1958 par MM. R. Paulian et P. Criveaud et
travaillées par les membres de la RCP n° 225 en novembre, décembre 1970 et janvier 1971.
Source : MNHN, Paris
62 J.-CL. LECOQ
Abdomen cylindrique, parallèle, peu atténué en arrière ; les tergites couverts
d’une striolation très fine et superficielle, transversale. Quelques soies courtes, fines et
couchées et d’autres longues, dressées et éparses.
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium aussi profonde que la moitié du
segment ; le tergite correspondant terminé en pointe triangulaire (fig. 176).
Edéage : fig. 171. Paramères de longueur très inégale, le plus long terminé en
pointe mousse, l’autre tronqué avec une courte dent apicale ; les plaques ventrale et
dorsale à peu près de même taille, laissant apparaître entre elles l’extrémité d’une
longue pièce copulatrice terminée en crochet pointu et qui occupe toute la longueur du
lobe médian. Pas de soies visibles sur la face ventrale du lobe médian.
177
2
Aliens 72 178
Fig. 171 à 177, Madecapaederus pauliani Jarrige. — 171, édéage. — 172, antenne. —
173, avant-corps. — 174, labre. — 115, sternite du pygidium femelle. — 176, tergite du
pygidium mâle. — 177, spermathèque.
Fig. 178, Madecapaederus dolosus Jarrige, édéage.
Femelle. — Bord libre du sternite du pygidium avec une avancée médiane large et
arrondie, moins prononcée et bien plus large que chez l’espèce précédente. Le tergite
correspondant comme chez le mâle.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Région du Tsaratanana,
N.-0. de Mangindrano, Analabana, 1 640 m, IV-1964 (P. Soga). — Massif du Tsara-
tanana, 1913 (H. Perrier de la Bâthie). — Massif du Tsaratanana (versant Ouest), 1
400 m, I1-1951 (R. Paulian) ; forêt à Mousses, 1 800 m, X-1949 (R. Paulian). — Massif
du Tsaratanana (versant Sud), matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 1 900 m
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, I 63
[2 050 m], début XI1-1964 (P. Soga), 2 050 m, X1-1966 (P. Soga) ; Andohanambatoafo,
2 030 m, XI1-1966 (P. Soga) ; Andohananalila, 1 850 m, début 111-1967 (P. Soga). —E.
de Mangindrano, réserve spéciale de l’Ambohimirahavavy, Ambinanitelo Bemafo, 1
850 m et 2 100 m, VINI-1971 (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar. L'espèce semble seulement occuper
le massif du Tsaratanana et les régions alentour.
7. Madecapaederus dolosus Jarrige (fig. 178)
Madecapaederus dolosus Jarrige, 1970 : 33, fig. 3.
Type. — Holotype : 1 S , Madagascar Sambirano, Mont [massif du] Tsara-
tanana, forêt à Mousses, 1 800 m, X-1949 (R. Paulian) (MNHN).
Description. — Extérieurement cette espèce est indiscernable de la précédente.
Elle en est cependant spécifiquement distincte par les caractères de l’édéage (fig. 178) :
les paramères sont de même longueur et sensiblement symétriques ; l'extrémité visible
de la pièce copulatrice est en forme de crochet plus fin et plus recourbé que chez M.
pauliani Jarrige ; la plaque ventrale est plus étroite et plus effilée vers l’apex.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana
(versant Ouest), forêt à Mousses, 1 400-1 800 m, 11-1951 (R. Paulian) ; ibidem, 1 800 m,
X-1949 (R. Paulian).
Répartition géographique. — Madagascar, massif du Tsaratanana.
8. Madecapaederus marojejyensis n. sp. (fig. 179 à 184)
Type. — Holotype : 1 O , Madagascar Est, massif du Marojejy, réserve naturelle
intégrale XII, 1 300 m, 7-1-1973 (A. Peyrieras) (MNHN).
Description. — Long. 6,5 à 7.2 mm. Aptère. Avant-corps bleu vert, les élytres
avec une teinte bleue plus prononcée. Abdomen noir brillant, pattes noires, tarses
testacés. Antennes testacées, les articles 8-10 plus ou moins enfumés. Pièces buccales
brunâtres.
Tête suborbiculaire, transverse (R = 1,15 holotype mâle) moins fortement chez la
femelle (R = 1,05 environ). Yeux peu saillants, pas très grands, nettement plus courts
que les tempes (6 X 8) ; celles-ci fuyantes jusqu’au cou ; tégument lisse et brillant avec
quelques longues soies. Pas de ponctuation en dehors du point d’insertion de soies.
Articles antennaires tous bien plus longs que larges ; le troisième moitié plus long que le
deuxième, les 4-10 subégaux, s’épaississant progressivement et faiblement ; le 11
ovalaire, moitié plus long que le précédent.
Pronotum plus long que large (R = 1,20 environ), aussi large que la tête en son
point le plus large situé un peu en avant du milieu, les bords latéraux faiblement
convexes, les angles arrondis, indistincts. Tégument lisse et brillant avec quelques rares
soies.
Elytres un peu plus étroit que le pronotum, mais nettement plus courts (R = 0,4
mesuré sur la suture), les épaules marquées, les bords latéraux rectilignes, sub-
parallèles, la bordure apicale en courbe concave. Surface presque régulière, convexe,
moins tourmentée que chez l’espèce suivante, la pliure latérale à peine indiquée. Soies
longues et dressées, éparses.
Source : MNHN, Paris
64 J.-CL. LECOQ
Abdomen cylindrique, parallèle, brillant ; tégument finement et superficiellement
couvert de longues rides transversales serrées formant un réseau très étiré. Pubescence
formée de longues soies dorées éparses.
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium égale à environ 0,4 fois la longueur
du sternite ; le tergite correspondant terminé en pointe et à peine plus long (fig. 182).
Edéage : fig. 179. Très voisin de celui de M. opaciventris n. sp. (ci-après).
Lu
ÿ
181
82
83
179 à 57184 | 180
Fig. 179 à 184, Madecapaederus marojejyensis n. sp. — 119, édéage. — 180, avant-
corps. — 181 et 182, sternite et tergite du pygidium du mâle. — 183 et 184, sternite et tergite du
pygidium femelle.
Femelle. — Tergite du pygidium terminé comme chez le mâle mais en pointe
émoussée et moins prononcée (fig. 184) ; le sternite avec un bord apical convexe dans sa
partie centrale (comme chez M. opaciventris n. sp.)
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Esr : Massif du Marojejy, réserve
naturelle intégrale n° 12, 1 300 m, XI1-1972 et I1-1973 (4. Peyrieras). — Marojejy
Ouest, 1 600 m, XI-1959 (P. Soga) (8 paratypes, MNHN).
Répartition géographique. — Madagascar. Endémique probable du massif du
Marojejy.
9. Madecapaederus opaciventris n. sp. (fig. 185 à 190)
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Est, massif du Marojejy, matsabory [du
sommet], 2 030 m, 11/14-XI1-1958 (P. Griveaud) (MNHN).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, Il 65
Description. — Long. 7,5 à 8 mm. Extérieurement très semblable au précédent
par sa forme, s’en distingue surtout par la sculpture de l’abdomen. Aptère. Avant-
corps et élytres bleu vert, ces derniers un peu plus bleus, abdomen noir mat, pattes
noires, tarses testacé brunâtre ; articles antennaires 5-10 brun noir, les quatre premiers
et le 11 testacés plus ou moins clairs. Pièces buccales brun noir.
DT
189 | |
190
185 187
Fig. 185-190, Madecapaederus opaciventris n. sp. — 185, édéage. — 186, avant-corps.
— 187, antenne. — 188, pygidium du mâle. — 189 et 190, tergite et sternite du pygidium
femelle.
Tête transverse (R = 1,15, holotype mâle), plus faiblement chez la femelle (R =
1,05 environ). Les yeux sont faiblement saillants, presque moitié plus courts que les
tempes ; celles-ci un peu fuyantes. Tégument lisse avec quelques longues soies dressées ;
ponctuation inexistante. Articles antennaires tous nettement plus longs que larges, le
troisième presque moitié plus long que le deuxième, les 4-10 subégaux entre eux, le 11
moitié plus long que le précédent.
Pronotum oblong (R = 1,15 à 1,25), à peine plus large que la tête, les bords
latéraux faiblement convexes, moins convexes que chez M. pauliani Jarrige, les angles
indistincts. Tégument lisse, brillant, avec quelques rares points pilifères sur le disque,
les soies longues et dressées.
Elytres un peu plus étroits et environ deux fois et demie moins longs (sur la
Source : MNHN, Paris
66 J.-CL. LECOQ
suture) que le pronotum, les épaules bien marquées, les bords latéraux parallèles ;
surface irrégulière, chaque élytre présente vers son bord latéral un pli longitudinal
n’atteignant pas le bord postérieur et délimitant une large fossette avec le bord externe.
Bordure postérieure en arc concave. Tégument peu brillant avec quelques longues soies
dressées.
Abdomen cylindrique, parallèle, couvert d’une réticulation en fin quadrillage à
l'aspect caractéristique, lui conférant un aspect mat à reflets ardoisés. Soies longues et
dressées plus nombreuses sur les derniers segments.
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium relativement peu profonde (par
comparaison avec les espèces précédentes), égale à environ 0,4 fois la longueur du
sternite (fig. 188), le tergite correspondant plus long, terminé en ogive.
Edéage : fig. 185. La plaque ventrale bien développée, élargie puis recourbée en
crochet à son extrémité, la plaque dorsale étroite et un peu moins longue ; la parti
visible de la pièce copulatrice principale, fine et longue, un peu défléchie à l'extrémité.
Paramères de longueur inégale.
Femelle. — Tergite du pygidium terminé en ogive, le sternite correspondant
présentant à son bord postérieur une faible avance arrondie (fig. 189, 190).
Cette espèce est immédiatement reconnaissable à la structure très particulière du
tégument abdominal.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Massif du Marojejy, réserve
naturelle intégrale n° 12, Ambodifiakarana, 1 600 m, XI1-1958 (P. Griveaud) ;
matsabory du sommet, 2 030 m, XI1-1958 (P. Griveaud), 2 050 m, X1-1972 (4.
Peyrieras) (4 paratypes © ; MNHN).
Répartition géographique. — Madagascar. Espèce actuellement connue
uniquement du massif du Marojejy.
10. Madecapaederus sogai n. sp. (fig. 191 à 197)
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar Est, région de Sambava, réserve naturelle
intégrale XIT, Marojejy Ouest, 1 140 m, X-1959 (P. Soga) (MNHN).
Description. — Long. 7-7,5 mm. Aptère. Avant-corps brillant, noir à reflets
bleus ou verts, élytres noirs, moins brillants ; abdomen noir ; appendices testacés
orangé clair ; articles antennaires 6-10 parfois à peine enfumés, mandibules rousses.
Tête suborbiculaire, plus transverse chez le mâle (R = 1,20) que chez la femelle
(R = 1,10). Yeux peu saillants, bien plus courts que les tempes (6 x 8), celles-ci
convexes, légèrement fuyantes ; la fossette située à la base du bourrelet sus-antennaire
plus profonde que chez les espèces précédentes ; disque lisse avec quelques points
pilifères épars. Troisième article antennaire un peu moins de moitié plus long que le
deuxième, le 10 un peu plus long que le précédent, le 11 moitié plus long que le 10.
Pronotum oblong (R = 1,15) à peu près aussi large que la tête ; les bords latéraux
modérément convexes, leur plus grande largeur un peu en avant du milieu ; les angles
indistinets ; tégument imponctué avec quelques soies dressées éparses.
Elytres (mesurés sur la suture) près de deux fois et demie plus courts que le
pronotum, un peu plus étroits que celui-ci dans sa plus grande largeur. Angles
huméraux atténués ; surface convexe bien moins tourmentée que chez les espèces
précédentes, peu luisante, le tégument comme finement martelé par endroits, hérissé de
quelques longues et fortes soies dressées, au nombre d’une douzaine environ par élytre.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, I 67
Abdomen cylindrique, parallèle ; la microsculpture constituée de fines strioles
transverses superficielles. Pubescence formée de quelques fines soies couchées et
d’autres longues et fortes, dressées, plus abondantes sur les derniers segments.
196
195 193 197
Fig. 191 à 197, Madecapaederus sogai n. sp. — 191, avant-corps. — 192, édéage. — 193,
antenne. — 194 et 195, sternite et tergite du pygidium femelle. — 196 et 197, sternite et tergite
du pygidium du mâle.
Mâle. — Encoche du sternite du pygidium un peu moins profonde que la moitié
du sternite. Tergite en ogive très émoussée (fig. 196, 197).
Edéage : fig. 192.
Femelle. — Bord libre du sternite du pygidium avec une avancée médiane
arrondie (fig. 194, 195). Tergite correspondant tronqué arrondi.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Massif du Marojejy, réserve
naturelle intégrale n° 12, Marojejy Ouest, 1 140 m, LX/X-1959 (P. Soga) ; Marojejy Est,
Andasy Il [camp 2], 1 300 m, IV-1961 (P. Soga) (27 paratypes des deux sexes, MNHN).
Répartition géographique. — Madagascar. Espèce actuellement connue que du
massif du Marojejy.
Source : MNHN, Paris
68 J.-CL. LECOQ
11. Madecapaederus coiffaiti Lecoq (fig. 198 à 206)
Madecapaederus coiffaiti Lecoq, 1990 : 75, fig. 1 à 11.
Type. — Holotype : 1 OS, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord,
haute Ranomandry, 1 900 m, 17/26-X1-1971 (mission CNRS, RCP 225) () (MNEN).
Description. — Long. 10 mm. Aptère. Avant-corps à reflets vert sombre
profonds, élytres à reflets bleus très foncés, abdomen noir avec le pygidium orangé.
Avant-dernier article des palpes maxillaires assombri. Antennes testacé orangé avec les
articles 6-8 enfumés. Pattes noires à tarses jaune orangé.
Tête large, transverse, plus chez le mâle (R = 1,2) que chez la femelle (R = 1,1).
Tempes subparallèles au départ des yeux puis régulièrement convexes jusqu’au cou,
bien plus longues que les yeux (R = 1,4), ceux-ci faiblement saillants. Surface discale
lisse et brillante, la ponctuation inexistante en dehors de la pubescence qui est réduite à
quelques soies plus nombreuses dans la région postoculaire. Antennes longues, tous les
articles bien plus longs que larges.
ne 201
(A
198 199 200 203
Fig. 198 à 205, Madecapaederus coiffaiti Lecog. — 198 et 199, édéage en vues ventrale et
latérale. — 200, antenne. — 201, labre. — 202 et 203, sternite et tergite du pygidium du mâle.
904, sternite du pygidium femelle. — 205, segment génital femelle.
(1) 11 semble qu'il y ait là une mauvaise rédaction de l'étiquette indiquant le lieu de
capture des exemplaires ? Si, effectivement, les chercheurs de la RCP 225 ont effectué des
récoltes à 1 900 m (zone sommitale) dans le massif Nord des chaînes Anosyennes en X1-1971
(Paulian et al. 1973 : 39), la vallée de la Ranomandry (rivière), au N.-E., est située à cet endroit
à une altitude beaucoup plus basse : vers 1 000 m et en dessous (voir cartes L : 100 000, feuilles
N-60, Marovitsika, et OP-60, Manantenina). La vallée de la haute Ranomandry se trouve plus
au N./N.-O. de la zone sommitale visitée (bidem). — P. Viette.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 69
Fig. 206, Madecapaederus coiffaiti Lecoq, habitus.
Pronotum oblong à peine plus large que la tête et plus convexe, bien plus large en
avant qu’à la base. Tégument lisse et brillant avec quelques rares et longues soies ;
ponctuation nulle.
Elytres moitié moins longs que le pronotum (mesurés sur la suture) et moins
larges que celui-ci. Bordure apicale concave. Surface irrégulière, bosselée. Une
douzaine environ de fortes soies dressées par élytre. Tégument moins brillant que celui
du pronotum, ni réticulé ni ponctué.
Segments abdominaux couverts d’une striolation superficielle transverse
extrêmement fine ; quelques longues soies dressées plus abondantes sur les derniers
segments et quelques soies couchées très espacées bien plus courtes et plus fines.
Source : MNHN, Paris
70 J.-CL. LECOQ
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium plus longue que la moitié du
segment.
Edéage : fig. 198, 199. Paramères inégaux portant à l’apex une touffe de quelques
longues soies.
Femelle. — Bord postérieur du sternite du pygidium prolongé en languette (fig.
204).
Distribution dans l’île. — L’espèce n’est connue que de la localité de l’holotype
(avec 20 paratypes, MNEN).
Répartition géographique. — Endémique de Madagascar.
Observation. — Cette espèce a été récoltée dans la zone sommitale du massif, qui
ne dépasse pas 2 000 m d'altitude et à formations végétales variées.
12. Madecapaederus xanthurus n. sp. (fig. 207 à 212)
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Est, chaînes Anosyennes, massif Nord,
haute Ranomandry, 1 900 m, 17/26-X1-1971 (mission CNRS, RCP 225) (MNEN).
Description. — Long. 6-7,5 mm selon l’étirement des segments abdominaux.
Avant-corps bleu noir, les élytres bleu nuit, abdomen noir sauf le pygidium jaune
orangé et le propygidium jaune rougeâtre. Pattes noires, tarses testacé enfumé.
Antennes testacées, les articles 9-11 enfumés. Avant-dernier article des palpes
maxillaires rembruni. Mandibules brunes.
Tête plus large que longue (R = 1,10 à 1,20). Yeux à peine saillants, un peu moins
longs que les tempes (ils sont nettement moins longs chez l’espèce précédente) celles-ci
convexes jusqu’au cou. Disque un peu convexe, imponctué avec quelques soies
dressées. Tégument lisse et brillant. Antennes avec les articles moins allongés que chez
l'espèce précédente ; le 3 seulement moitié plus long que le 2.
Pronotum fortement oblong (R = 1,20 à 1,25), plus étroit que la tête, plus allongé
que chez M. coiffaiti Lecoq, les bords latéraux bien moins convexes, leur plus grande
largeur bien en avant du milieu, les angles postérieurs très arrondis. Tégument lisse
avec quelques longues soies, ponctuation inexistante.
Ecusson avec deux petites cavités bien nettes et symétriques ; leur bord antérieur
tombant verticalement et formant donc un angle droit avec la surface discale. Elytres
courts environ deux fois plus courts que le pronotum (mesurés sur la suture) et
transverses (R = 1,6 pris ensemble). La surface très irrégulière, cabossée, sans
microseulpture nette, portant quelques fortes soies dressées. Ponctuation inexistante.
Abdomen s’élargissant vers l’arrière ; la microsculpture formée de strioles
extrêmement fines et serrées, transverses. Les soies plus abondantes que chez coiffaiti
avec une pubescence de fond clairsemée mais cependant bien visible alors qu’elle est
presqu’inexistante chez coiffaiti.
Mâle. — Echancrure du pygidium bien moins profonde que la moitié du segment.
Edéage : fig. 209. Les paramères de forme analogue mais de longueur inégale,
portant des soies implantées perpendiculairement dans la région antéapicale.
Femelle. — Sternite du pygidium avec une large avancée arrondie à son bord
libre, le tergite correspondant en courbe convexe (fig. 211, 212).
Cette espèce semble cohabiter avec la précédente, qui est d’aspect voisin ; mais
elle s’en sépare par sa taille plus faible, ses articles antennaires moins longs, son
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 71
211
210 1212
Fig. 207 à 212, Madecapaederus xanthurus n. sp. — 207, avant-corps. — 208, labre. —
209, édéage. — 210, antenne. — 211 et 212, tergite et sternite du pygidium femelle.
pronotum étroit et plus allongé, ses élytres à surface irrégulière, le propygidium plus ou
moins orangé, la pubescence abdominale plus abondante, les trois derniers articles
antennaires enfumés et un édéage différent.
Distribution dans l’île. — L'espèce n’est connue que de la localité de l’holotype
(avec 12 paratypes, MNEN).
Répartition géographique. — Madagascar, où l’espèce n’est actuellement
connue que des chaînes Anosyennes.
13. Madecapaederus dilutipes (Fauvel) (fig. 213 à 220)
Paederus dilutipes Fauvel, 1905 : 152.
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Sud, bassin du Mandrare, 1900 (Ch.
Alluaud) (IRSNB).
Description. — Long. 5,2 mm. Aptère. Noir brillant ; pattes, palpes et antennes
testacé jaune orangé à l'exception des articles 8-10 enfumés, les 6-7 à peine assombris ;
mandibules rousses. Menton non caréné.
Tête orbiculaire, plus large que longue. Tempes régulièrement convexes, bien
plus longues que les yeux. Tégument lisse. Disque et région postoculaire avec quelques
longues soies dressées. Troisième article antennaire relativement court, seulement d’un
cinquième plus long que le deuxième.
Pronotum convexe, plus long que large (R = 1,15), aussi large que la tête ; sa plus
Source : MNHN, Paris
72 J.-CL. LECOQ
grande largeur en avant du milieu. Tégument lisse et brillant, ponctuation inexistante,
avec quelques très rares longues soies.
ÆEcusson avec quatre fossettes alignées près de sa ligne de base, les deux médianes
bien plus apparentes, à bord bien net. Elytres courts, moins larges et d’un tiers moins
longs que le pronotum, à peine deux fois plus larges que longs sur la suture. Surface
ère, presqu’alutacée. Les soies élytrales peu nombreuses, au nombre de
VO
VW
216 218
Fig, 213 à 220, Madecapaederus dilutipes (Fauvel). — 213, avant-corps. — 214, labre.
__ 215, édéage. — 216, antenne. — 217 et 218, tergite et sternite du pygidium femelle. — 219 et
220, tergite et sternite du pygidium mâle.
Abdomen s’élargissant vers l’arrière. Le tégument couvert d’une striolation
transverse très fine et très superficielle. Pas de pubescence foncière, seules quelques
rares et longues soïes sur les tergites, plus nombreuses sur les derniers segments.
Mâle. — Bord libre du tergite du pygidium en angle obtus très ouvert.
Edéage : fig. 215. Paramères de même longueur et symétriques. Les soies
nombreuses, allant jusqu’à l’apex.
Femelle. — Sternite du pygidium prolongé en une courte languette médiane, le
tergite à bord libre arrondi (fig. 217, 218).
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Massif de l’Andohahelo, 1 800 m,
11954 (R. Paulian). — Forêts au N. de Fort-Dauphin, 1900 (Ch. Aluaud).
MADAGASCAR SUD : Bassin du Mandrare, 1900 (Ch. Alluaud). — Environs de
Tuléar, 1969 (H. Franz).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, IT 73
14. Madecapaederus nigrolucens n. sp. (fig. 221 à 227)
Type. — Holotype : 1 G, Madagascar Est, chaînes Anosyennes massif Nord,
haute Ranomandry, 1 900 m, 17/26-X1-1971 (mission CNRS, RCP 225) (MNHN).
Description. — Long. 6 mm. Aptère. Noir, les élytres avec un reflet bleu profond
plus ou moins prononcé, les pattes noires avec les tarses testacés, le sommet des tibias
faiblement éclairci ; antennes testacées, les articles 7-10 plus ou moins assombris, le 11
éclairci ; pièces buccales testacé clair ; mandibules ferrugineuses à l’extrémité ; menton
non caréné ; mésonotum plan, réticulé.
224 226
25525 227
Fig. 221 à 227, Madecapaederus nigrolucens, n. sp. — 221, avant-corps. — 222, édéage.
— 223, antenne; — 224 et 225, tergite et sternite du pygidium du mâle. — 226 et 227, tergite et
sternite du pygidium femelle.
Tête nettement transverse, d’un cinquième plus large que longue (de la base du
labre au cou). Tempes en courbe régulière, moitié plus longues que les yeux, ceux-ci
faiblement saillants. Le front avec une dépression à la base de chaque tubercule
antennaires. Surface lisse et luisante, avec quelques rares points sétigères sur le disque,
les soies longues et dressées.
Pronotum plus long que large (R = 1,10) aussi large que la tête en son point le plus
large, un peu en avant du milieu ; les bords antérieurs et postérieurs subdroits, les
bords latéraux raisonnablement convexes ; les angles postérieurs fortement arrondis
mais distincts, les antérieurs totalement effacés. Surface discale fortement convexe, lisse
avec quelques points sétigères formant deux séries subalignées de quatre à cinq points
chacune.
Ecusson lisse avec deux grosses fossettes à bord franc et fond réticulé. Elytres
particulièrement courts, fortement transverses, de deux et demie à trois fois plus larges
que longs pris ensemble ; faiblement divergents vers l’arrière, aussi larges à ce niveau
que le pronotum, les épaules atténuées, le bord postérieur en courbe concave. Surface
Source : MNHN, Paris
T4 J.-CL. LECOQ
lisse, très convexe, subcylindrique, avec quelques points sétigères au nombre d’une
demi-douzaine environ par élytre ; les soies très longues et dressées.
Abdomen subeylindrique, progressivement élargi vers l'arrière, portant quelques
longues soies plus nombreuses sur les derniers segments. Tégument couvert d’une
microsculpture formée de longues et fines rides transversales serrées formant un réseau
à mailles très allongées.
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium plus long que la moitié de celui-ci.
Edéage : fig. 222. Les paramères sont symétriques et de même longueur. Ils
portent sur leur face interne, et dans le tiers distal, de longues soies perpendiculaires
à leur support. La lame dorsale, triangulaire, est faiblement recourbée au sommet
visible de profil), plusieurs pièces internes bien sclérifiées, de forme allongée, font
saillie au sommet du lobe médian. Celui-ci porte avant son bord apical quelques très
fines soies couchées.
= = 231 232
Fig. 228 à 232, Madecapaederus anosyanus n. sp. — 228, avant-corps. — 229, édéage.
— 230 et 231, sternite et tergite du pygidium du mâle. — 232, antenne.
di
Femelle. — Le sternite du pygidium est acuminé et le tergite correspondant
tronqué arrondi (fig. 226, 227). Ce caractère est très net et permet de différencier
aisément les femelles de cette espèce d’avec les deux suivantes.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : chaînes Anosyennes : une longue
série (paratypes) récoltée avec l’holotype.
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 75
15. Madecapaederus anosyanus n. sp. (fig. 228 à 232)
Type. — Holotype : 1 G, Madagascar Est, Chaînes Anosyennes, massif Nord,
haute Ranomandry, 1 900 m, 17/26-X1-1971 (mission CNRS, RCP 225) (MNHN).
Description. — Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente ; elle en a la
taille et le système de coloration. Elle s’en distingue cependant par ses antennes : celles-
ci sont particulièrement longues et les avant-dernier articles sont d’au moins deux tiers
à trois quarts plus longs qu’épais (seulement moins de moitié aussi longs qu’épais chez
M. nigrolucens n. sp.). La coloration des antennes est différente : les six premiers
articles sont testacés et les suivants assombris jusqu’au 11 inclus alors que celui-ci est
testacé chez nigrolucens.
La détermination des mâles est aisée grâce à l’édéage nettement différencié (fig.
229) : les paramères sont égaux et garnis de soies sur un bon tiers apical ; la lame
dorsale, triangulaire, s’épaissit à son sommet et s’arrondit ; les pièces internes sont
moins nombreuses et différentes.
Pour les femelles, le sternite du pygidium est tronqué arrondi avec une très faible
médiane peu nette.
avai
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Chaînes Anosyennes : une petite
série de 12 exemplaires (paratypes) récoltés avec l’holotype (MNHN).
Répartition géographique. — Madagascar.
16. Madecapaederus jarrigei n. sp. (fig. 233 à 237)
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar Est, plateau Andohahelo, 1 800 m, 1-1954
(R. Paulian) (MNHN).
Description. — Cette espèce est très semblable aux deux précédentes. Elle s’en
distingue extérieurement par deux caractères bien nets : l’avant-dernier article des
palpes maxillaires est noir ou brun noir alors qu’il est testacé chez M. nigrolucens n. sp.
et M. anosyanus n. sp. Quant aux antennes, elles sont testacé clair ou ferrugineuses en
entier et ne présentent pas de brunissement ou noircissement des articles 7 à 10 ou 11.
L'édéage est aussi bien individualisé (fig. 234). Les paramères sont égaux et garnis
sur la face interne de leur quart apical de longues soies raides. La lame dorsale,
triangulaire est fine à son sommet et recourbée vers la face ventrale.
L’échancrure du sternite du pygidium du mâle est plus profonde que la moitié du
sternite.
Les femelles sont aisément identifiables par la forme très particulière du sternite
du pygidium qui se termine par une pointe médiane triangulaire encadrée à la base de
deux courts lobes arrondis (fig. 236).
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST: Andohahelo, 10 exemplaires
récoltés avec l’holotype (paratypes) et 3 autres en IV/V-1972 (4. Peyrieras) (MNHN).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
76 J.-CL. LECOQ
f 236
237
Fig. 233 à 237, Madecapaederus jarrigei n. sp. — 233, avant-corps. — 234, édéage. —
235, antenne. — 236 et 237, sternite et tergite du pygidium femelle.
233
235
17. Madecapaederus rufipes (Fauvel) (fig. 238 à 243)
Paederus apterus var. rufipes Fauvel, 1898 : 180.
Paederus apterus var. rufipes Fauv. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Type. — LECTOTYPE : 1 ©, Madagascar Centre, Tananarive (sans autre
précision) (ex coll. Fauvel, [RSNB). Présente désignation.
Description. — Long. 6 mm. Aptère. Brun à brun noir. Pattes, antennes et
palpes testacé jaune orangé, les fémurs postérieurs parfois légèrement enfumés avant
lapex ; les mandibules rousses.
Tête plus large que longue (R = 1,15 à 1,20), les yeux relativement grands, au
moins aussi longs que les tempes, celles-ci régulièrement convexes jusqu’au cou. Le
front biimpressionné entre les antennes avec quatre longues soies subalignées. La
surface très finement et superficiellement réticulée avec quelques longues soies dressées
plus nombreuses dans la région postoculaire. Troisième article antennaire moitié plus
long que le précédent ; les suivants subégaux entre eux, les 8-10 plus épais, le 11 un peu
moins de deux fois plus long que le précédent.
Pronotum plus long que large (R = 1,15), un peu plus étroit que la tête, la surface
très convexe, les bords latéraux moins convexes que chez M. apterus (Fauvel), plus
large vers l’avant, les angles indistincts ; le tégument très finement et superficiellement
microréticulé comme la tête ; la ponctuation réduite aux quelques points d'insertion des
soies, celles-ci longues et dressées.
Elytres très courts, environ deux fois et demie plus courts que le pronotum et plus
étroits que celui-ci ; les côtés subparallèles, un peu divergents vers l'arrière. La surface
plus ou moins régulière, la microsculpture irrégulière présentant des zones comme
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II ST
finement martelées et laissant, par endroit, des espaces lisses et brillants. Les soies au
nombre de dix à douze par élytre, longues et fortes, dressées.
Segments abdominaux à très fine et très superficielle microsculpture en stries
transversales avec de longues soies dressées plus nombreuses sur les derniers segments.
Mâle. — Echancrure du sternite du pygidium s’avançant jusqu’au milieu du
sternite ; le tergite correspondant terminé en triangle à base large, le sommet faiblement
émoussé (fig. 240, 241).
Edéage : fig. 239. Les paramères sont très minces, inégaux en longueur, terminés
chacun par quelques longues soïes dans l’axe du paramère.
Femelle. — Le sternite du pygidium est terminé par une courte languette arrondie
et le tergite correspondant par une sinuosité médiane plus ou moins accentuée.
241 243 246
Fig. 238 à 243, Madecapaederus rufipes (Fauvel). — 238, avant-corps. — 239, édéage. —
240 et 241, sternite et tergite du pygidium du mâle. — 242 et 243, sternite et tergite du pygidium
femelle.
Fig. 244 à 246, Madecapaederus perinetensis n. sp. — 244, édéage,. — 245 et 246,
sternite et tergite du pygidium femelle.
Cette espèce avait d’abord été considérée par Fauvel comme une variété de son
Paederus apterus. Je considère qu’il s’agit d’une espèce distincte bien que l’édéage
d’apterus ne soit pas connu. La taille nettement plus faible et la longueur relative de
l'œil, au moins égale à celle des tempes, suffisent extérieurement à séparer ces taxa.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Forêt de Moramanga (F. Sikora).
— Fort-Dauphin.
Source : MNHN, Paris
78 J.-CL. LECOQ
MADAGASCAR CENTRE : La Mandraka, IV-1950 (ex coll. Levasseur), 1-1964
(J. Duflos), X-1970 (4. Descarpentries & À. Villiers). — Tananarive.
Répartition géographique. — Madagascar.
18. Madecapaederus perinetensis n. sp. (fig. 244 à 246)
Type. — Holotype : 1 S , Madagascar Est, Périnet (J. Vadon) (MNHN).
Description. — Cette espèce est extérieurement très semblable à la précédente et
ne s’en sépare de façon certaine que par examen de l’édéage.
Chez M. rufipes (Fauvel), les pattes sont rousses avec parfois un faible
assombrissement du sommet des fémurs postérieurs. Chez M. perinetensis n. sp., les
fémurs sont généralement rembrunis en entier et la base des tibias un peu enfumée.
Cependant, certains exemplaires présentent un éclaircissement plus ou moins prononcé
de la couleur des fémurs. Ce caractère constituant apparemment la seule différence
externe, il devient délicat de nommer des femelles.
Par contre, les édéages, quoique très voisins, présentent une différence très nette
et constante (fig. 239, 244). Chez perinetensis une pièce sclérifiée bien apparente fait
saillie au sommet du lobe médian et prend la forme d’un crochet fortement recourbé
dirigé vers la face dorsale. Cette pièce n’existe pas chez rufipes. De même, l’extrémité
de la lame dorsale n’a pas la même forme chez les deux espèces.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR Esr : Route de Moramanga à
Ambatondrazaka, forêt à l’E. de Marovoay, 920 m, IX-1957 (P. Griveaud). — Périnet
(J. Vadon, P. Clément), X1-1946 (J. Millot), IX-1951 (R. Benoist), IV-1958 (J.
Lepointe), IX-1989 (L. Bartolozzi). — Environs de Périnet, 1969 (H. Franz). Holotype
et 14 paratypes.
MADAGASCAR : sans autre précision (4. Grandidier).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Elle est inconnue. Seul, J. Millot précise avoir fait ses captures “au
parapluie”. Il s’agit là encore probablement d’une espèce arboricole vivant dans les
manchons de Mousses épiphytes.
Remarque. — L’actuelle impossibilité d’attribuer les femelles à l’une ou l’autre
espèce quand la couleur des pattes ne le permet pas, laisse un certain nombre de celles-
ci indéterminées :
MADAGASCAR EST : ca. 48 km au S.-E. d’Ambatondrazaka, Andranomandevy
(Didy), 1 039 m, IX-1956 (P. Griveaud).
MADAGASCAR CENTRE : La Mandraka, IV-1950 (R. Paulian). — Tananarive.
19. Madecapaederus dilutus Jarrige (fig. 247 à 251)
Madecapaederus dilutus Jarrige, 1978 : 261, fig. 17.
Type. — Holotype : 1 O , Madagascar Centre, Andringitra Centre, zone sommi-
tale, cirque Boby, 2 500 m, 12/13-I-1958 (R. Paulian) (MNHN).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 19)
247 248 250
Fig. 247 à 251, Madecapaederus dilutus Jarrige. — 247, habitus. — 248, édéage. — 249,
labre. — 250, antenne. — 251, articles antennaires 8 à 11.
Description. — Long. 3,5-4 mm. Aptère. Roux testacé en entier, les deux
premiers articles antennaires testacés, les suivants un peu rembrunis ainsi que l’avant-
dernier article des palpes maxillaires. Premier article des métatarses de peu plus long
que le suivant.
Tête nettement transverse (de la base du labre au cou), plus fortement chez le
mâle (R = 1,40 à 1,45) que chez la femelle (R = 1,25 à 1,30). Yeux saillants, nettement
plus courts que les tempes ; celles-ci très convexes, se raccordant avec le cou selon un
angle subdroit. Bord antérieur du labre en forme de V très ouvert, les angles externes
obtusément saillants. Disque très obsolètement réticulé, variable d’un exemplaire à
l’autre, parfois tout à fait lisse. Quelques soies un peu plus nombreuses dans la région
postoculaire. Articles antennaires 2 et 3 subégaux, les suivants un peu plus courts, les
4-9 subégaux en longueur, le 10 subcarré à peine plus long qu'épais, le onzième
mucroné.
Pronotum oblong, un peu plus chez la femelle que chez le mâle ; plus large en
avant qu’en arrière, un peu plus étroit que la tête. Disque lisse avec un fin sillon
médian, très court, peu perceptible. Quelques soies latérales dressées.
Elytres très transverses et très courts, presqu’aussi larges que le pronotum en son
point le plus large et à peine égaux au tiers de la longueur du même ; les épaules peu
marquées, le bord postérieur à peine concave, l’angle apical interne effacé, si bien que
cette bordure est en forme d’accolade. Disque avec quelques soies dressées.
Abdomen dilaté vers l’arrière, son maximum de largeur au niveau des troisième
et quatrième segments. Le tégument très finement et superficiellement réticulé en
travers avec quelques soies dressées éparses, plus longues sur les côtés.
Source : MNHN, Paris
80 J.-CL. LECOQ
Mâle. — Encoche médiane du sternite du pygidium moins profonde que la moitié
de sa longueur, le tergite tronqué arrondi.
Edéage : fig. 248. Les paramères sensiblement de même longueur, avec quelques
longues soies dans leur partie apicale.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Massif de l’Andringitra
Centre, plateau Soaindrana, 2 090 m, 1-1958 (R. Paulian) ; zone sommitale, cirque
Boby, 2 500 m, 1-1958 (R. Paulian), BFAM et HFAM, X1-1970 (mission CNRS, RCP
225).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Seules sont connues les conditions de capture. Cette remarquable
petite espèce orophile a été récoltée, notamment au battage et au fauchage, dans des
tourbières à petits Philippia et à Helichrysum à fleurs blanches.
20. Madecapaederus michaelae n. sp. (fig. 260)
Type. — Holotype : 1 S , Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, litière sous
Philippia, 2 400 m, 3-VI-1974 (D. Llinarès) (MNEN).
Description. — Long. 4 mm. Aptère. Ressemble à un petit M. griveaudi n. sp. à
pattes testacées. Noir à brun noir. Les pattes testacé clair ainsi que les palpes et les
quatre premiers articles antennaires ; les suivants rembrunis, le dernier un peu
éclairei. Mandibules roussâtres.
Tête plus large que longue (de la base du labre au cou) d’un dixième environ.
Yeux à peine saillants, assez petits, nettement plus courts que les tempes (R = 0,70). Le
disque avec quelques points et quelques soies sans ordre apparent. Articles antennaires
2 et 3 subégaux ; les 5-10 subégaux entre eux mais progressivement plus épais, les 9-10 à
peine plus longs qu’épais, le 11 presque deux fois plus long que le précédent, mucroné à
l’apex. Menton avec une très fine carène.
Pronotum oblong (R = 1,15) aussi large que la tête, convexe, les angles antérieurs
totalement inexistants, les postérieurs appréciables quoiqu’arrondis, la base
subrectiligne. Le disque avec quelques points sans ordre apparent à l'exception de deux
séries subalignées de trois à quatre points chacune de même force que ceux de la tête.
Mésonotum à peu près plan, réticulé avec quelques gros points enfoncés.
Elytres nettement transverses, au moins moitié plus larges que longs pris
ensemble et à peine un peu plus longs sur la suture que la moitié du pronotum ; élargis
en arrière, aussi larges à l’apex que le pronotum. Epaules effacées. Le bord postérieur
concave. Surface convexe, très nettement ponctuée ; les points assez enfoncés
uniformément répartis, de densité moyenne, au moins aussi gros que les plus gros
points du pronotum et de la surface céphalique et plus profonds. Quelques fortes soies
dressées, mais cependant moins longues que chez les espèces voisines. Tégument non
réticulé mais pas franchement lisse.
Abdomen visiblement élargi dans sa région moyenne. Le tégument couvert d’une
fine réticulation transverse et surtout très nettement ponctué ; les points plus petits que
ceux des élytres mais bien apparents, sétigères, les soies bien visibles, couchées,
écartées, fines et assez longues. Quelques rares soies dressées, plus abondantes sur les
derniers segments.
Mâle. — L’entaille à bords parallèles du sternite aussi longue que la moitié de
celui-ci et un peu plus large proportionnellement que chez la plupart des autres
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, IL 81
espèces. Le tergite correspondant est tronqué arrondi à son bord postérieur.
Edéage : fig. 260. Les paramères portent des soies dressées dans leur quart
apical.
Cette petite espèce est remarquable par sa ponctuation élytrale et abdominale,
ainsi que par la pubescence des segments abdominaux. Je dédie cette espèce à mon
épouse.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Massif de l’Ankaratra, 1969
(H. Franz), 2 200 m, X-1971, 2 400 m, III-1972, 2 400 m, I et IX-1973 (tous
À. Peyrieras), 2 400 m, VI-1974 (D. Llinarès) (paratypes au MNHN, sauf un dans la
collection Franz).
Répartition géographique. — Madagascar, sans doute un endémique du massif
de l’Ankaratra ?
ë .
ee 258
253
257 259
Les) 260
254
Fig. 252-254, Madecapaederus apterus (Fauvel). — 252, avant-corps. — 253 et 254,
sternite et tergite du pygidium. as
Fig. 255 à 257, Madecapaederus griveaudi n. sp. — 255, avant-corps. — 256, édéage. —
257, antenne. Le
Fig. 258 et 259, Madecapaederus vadoni n. sp., avant-corps et sternite du pygidium
femelle.
Fig. 260, Madecapaederus michaelae n. sp., édéage.
Biologie. — Inconnue. Les exemplaires examinés ont été récoltés entre 2 200 et
2 400 m d’altitude, dans la litière de Philippia, soit à vue (sous une pierre), soit au
Berlese ou par lavage de terre.
Source : MNHN, Paris
82 J.-CL. LECOQ
21. Madecapaederus griveaudi n. sp. (fig. 255 à 257)
Type. — Holotype : 10, Madagascar Centre, Sud-Est d’Ambatolampy, Est de
Belanitra, Andranotobaka, 1 410 m, 11-1957 (P. Griveaud) (MNHN).
Description. — Long. 4,5 à 5 mm. Aptère. Noir, les pattes brun de poix, avec les
tarses testacés ; antennes sombres avec les articles 1-3 et 11 testacés ; palpes maxillaires
brun sombre, mandibules roussâtres.
Tête un peu plus large que longue ; yeux à peine saillants, bien plus courts que les
tempes (R = 0,70), celles-ci très convexes. Tégument lisse avec quelques gros points
discaux et d’autres plus petits. Articles antennaires 2-3 subégaux, le 10 presqu'aussi
long qu’épais, le 11 mueroné à l’apex, presque deux fois aussi long que le précédent.
Pronotum plus long que large d’un dixième environ, aussi large que la tête ; la
surface convexe, les bords latéraux faiblement arrondis. Surface lisse et brillante, avec
deux séries discales de quatre à cinq points plus gros et quelques autres plus petits
disposés sans ordre mais laissant la partie centrale du disque imponctuée. La
dépression mésonotale est peu profonde mais très fortement ponctuée et les points sont
très enfoncés.
Elytres transverses, de moitié plus larges que longs pris ensemble, presqu’aussi
larges que le pronotum, s’élargissant vers l’arrière. Le tégument visiblement ponctué,
les points bien enfoncés, pas très gros, uniformément répartis.
Abdomen s’élargissant dans sa partie moyenne. Le tégument transversalement
réticulé et nettement ponctué ; les points moins gros que ceux des élytres mais aussi
denses, donnant naissance à une pubescence couchée, écartée, fine, bien visible.
Comme chez M. michaelae n. sp., les soies dressées des derniers segments abdominaux
sont peu abondantes et pas très longues, contrairement à ce qui se passe dans la
majorité des espèces du genre.
Mâle. — Encoche médiane du sternite du pygidium large, aussi profonde que la
moitié du sternite.
Edéage : fig. 256. Les soies sensorielles des paramères occupent environ le quart
apical de ceux-ci.
Cette espèce, très voisine de la précédente, s’en distingue par sa taille plus
grande, ses pattes sombres et son édéage légèrement différent.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : On ne connaît que la station
où l’holotype a été capturé.
Répartition géographique. — Madagascar.
22. Madecapaederus apterus (Fauvel) (fig. 252 à 254)
Paederus apterus Fauvel, 1898 : 180.
Paederus apterus Fauv. ; ALLUAUD, 1900 : 83.
Type. — LECTOTYPE : 1 © , Madagascar Est, forêt de Moramanga (F. Sikora)
(ex coll. Fauvel, IRSNB). Présente désignation.
Description. — Longueur : 7,5-8 mm, mais les segments abdominaux sont en
extension. Aptère. Noir. L’avant-corps mat par suite d’une fine réticulation
superficielle isodiamétrale. Fémurs brun noirâtre, base des tibias enfumée, antennes et
palpes roux testacé, mandibules roussâtres. Pattes longues.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES STAPHYLINIDAE PAEDERINAE, II 83
Tête subcirculaire, un peu plus large que longue. Les yeux plus courts que les
tempes, non saillants. Le disque un peu convexe, avec quelques rares longues soies ;
ponctuation quasi inexistante. Troisième article antennaire d’un tiers plus long que le
deuxième, les 4-10 subégaux entre eux.
Pronotum oblong, aussi large que la tête, fort convexe, les angles inappréciables ;
les soies éparses, fines et longues, leur point d’insertion peu visible sur le tégument.
Elytres courts, deux fois et demie plus courts que le pronotum, et bien moins
larges que celui-ci ; les bords latéraux subparallèles. Tégument brillant, non
parfaitement lisse, portant de longues soies dressées au nombre de sept à huit environ.
Abdomen cylindrique, non dilaté en arrière, brillant, couvert d’une très fine et
très superficielle striolation transverse. Les soies longues et dressées plus abondantes
vers les derniers segments et mêlées de quelques soies plus fines, plus courtes et
couchées.
Mâle. — Inconnu.
Femelle. — Sternite du pygidium à bord libre arrondi.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Forêt de Moramanga (F. Sikora).
L'espèce n’est connue que par 3 exemplaires Q (IRSNB).
Répartition géographique. — Madagascar.
23. Madecapaederus vadoni n. sp. (fig. 258, 259)
Type. — Holotype : 1 © , Madagascar Est, Maroantsetra, Ambodivoangy, X-
1953 (J. Vadon) (MNEN).
Description. — Ce taxon ressemble extérieurement beaucoup à M. sogai n. sp.,
je ne donnerai donc que les caractères qui séparent ces deux espèces dans le tableau
comparatif ci-dessous :
Madecapaederus vadoni n. sp. Madecapaederus sogai n. sp.
— Longueur : 6 à 6,5 mm. — Longueur : 7 à 7,5 mm.
— Genoux nettement enfumés. — Pattes entièrement testacé
orangé.
— Angle huméral des élytres très — Angle huméral des élytres plus
effacé. accentué.
— Bord libre du sternite du — Bord libre du sternite du
pygidium de la femelle en ogive. pygidium femelle avec un court
prolongement arrondi.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Maroantsetra, Ambodivoangy.
L'espèce n’est connue que par deux exemplaires femelles de même origine (holotype et
paratype).
Répartition géographique. — Madagascar.
24. Madecapaederus forficularius (Fauvel)
Paederus forficularius Fauvel, 1905 : 152.
Type. — Holotype : 1 Q , Madagascar Est, forêt Tanala, 1901 (Ch. Alluaud)
(IRSNB).
Source : MNHN, Paris
84 J.-CL. LECOQ
Description. — Cette espèce a été décrite par Fauvel sur une femelle unique et
immature. Les collections du MNHN renferment un deuxième exemplaire également
femelle, portant la même étiquette de provenance avec le même numéro de référence
(80) ainsi que la même étiquette de détermination de la main de l’auteur. Ce second
exemplaire est lui aussi immature.
Long. : 6-6,5 mm (Fauvel estime que l'abdomen est rétracté d’au moins 2 mm, ce
qui est manifestement exagéré). Brun, les pattes plus claires, les tarses testacés.
Antennes testacées, les articles 8-11 enfumés. Palpes maxillaires bruns ; partie apicale
des mandibules rousse.
Tête plus large que longue (22 X 19) de la base du labre au cou. Yeux peu
saillants, plus courts que les tempes (6 X 8) qui sont normalement convexes. Surface
discale micro-réticulée (visible à fort grandissement) avec quelques longues et fortes
soies éparses et dressées. Articles antennaires notablement allongés : ce caractère est
très net : le 3 moitié plus long que le 4, les 4-10 subégaux entre eux, le 11 moitié plus
long que le précédent.
Pronotum convexe, oblong (27 X 22) aussi large que la tête ; les bords latéraux
modérément convexes, le tégument très finement microréticulé en mailles
isodiamétrales (visibles à fort grandissement) et portant de longues soies dressées.
Elytres courts, moins de moitié moins longs que le pronotum ; visiblement élargis
en arrière. La surface microsculptée et portant des soies éparses particulièrement
longues et fortes.
Segments abdominaux couverts d’une fine striolation transverse et serrée.
Pubescence longue et fine, plus abondante sur les derniers segments.
Mâle inconnu.
Femelle. — Sternite du pygidium terminé en ogive large. Le tergite
correspondant à bord libre arrondi.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EsT. L'espèce n’est connue que par
l’holotype femelle et une autre femelle de provenance identique. Il est étonnant que
d’autres exemplaires n’aient pas été repris.
Répartition géographique. — Madagascar.
Les trois dernières espèces (n” 22, 23, 24) ne sont connues que par des femelles,
c’est pourquoi je les ai placées à la fin de l’étude du genre, ne pouvant pas leur trouver
une position correcte en fonction de la structure de l'édéage.
Source : MNHN, Paris
ADDENFUM {D
Je tiens à remercier le D' L. Bartolozzi qui a bien voulu me confier l'étude des
récoltes récentes de Paederinae malgaches effectuées avec son collègue, le D'S. Taiti,
au cours de deux missions (novembre 1989 et mai 1991) organisées par le "Centro di
Studio per la Faunistica ed Ecologia Tropicali del C.N.R. di Firenze" en collaboration
avec le Parc zoologique et botanique de Tananarive-Tsimbazaza, le Ministère malgache
de la Recherche scientifique et le Ministère malgache de la Production animale et des
Eaux et Forêts. Ils étaient accompagnés de deux récolteurs malgaches : C. Raharimina
etE. Randrianasolo.
Les espèces de Paederini récoltées au cours de ces missions sont les suivantes (les
autres tribus sont en cours d'étude) :
+ _ Paederidus perrieri (Fauvel) : 19 ex., parc de l'Isalo, canyon des Singes et 7
km au Nord-Est d'Ankaramena, V.1991.
+ Paederidus coerulescens (Erichson) : 25 ex., mêmes localités, V.1991 et
Ankarafantsika, XI.1989.
+ Paederus fastuosus Klug : 1 ex., 17 km à l'Est de Sakaraha, forêt du Zombitsy,
V.1991.
e Paederus madagascariensis Erichson : 1 ex., réserve de Beza Mahafaly,
V.1991.
+ Paederus fuscipes goudoti Castelnau : 1 ex., réserve de Berenty, V.1991.
e Paederus impressipennis Fauvel : 4 ex., parc de la Montagne d'Ambre,
XI.1989.
° Madecapaederus dilutipes (Fauvel) : 1 ex., réserve naturelle intégrale de
l'Andohahelo, 300 m, V.1991.
° Madecapaederus perinetensis Lecoq : 5 ex., Périnet, XI.1989.
+ Madecapaederus sp. : 1 ex., parc de Ranomafana, V.1991.
85
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
be,
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume sont précédés d’un asté-
risque (*). Les synonymes sont en italique.
africanus, 10.
* anosyanus, 79.
apterus, 82.
bernieri, 39.
chalybaeus, 45.
coerulescens, 39.
coiffaiti, 68.
colettae, 18.
comorensis, 35.
cyanescens, 56.
descarpentriesi, 58.
dilutipes, 71.
dilutus, 78.
dolosus, 63.
edwardsi, 21.
fageli, 59.
* fastuosus clementi, 32.
fastuosus fastuosus, 29.
forficularius, 83.
* funereus, 41.
fuscipes goudoti, 16.
* griveaudi, 82.
impressipennis, 36.
insolitus, 11.
insularis, 23.
* jarrigei, 75.
klugü, 45.
madagascariensis, 26.
Madecapaederus, 48.
* marojejyensis, 63.
* michaelae, 80.
* nigrolucens, 73.
* opaciventris, 64.
Paederidus, 38.
* pseudochalybaeus, 46.
* pseudometallicus. 55.
tsaratananus, 32.
* xanthurus, 70.
* pauliani (Madecapaederus), 61.
* pauliani (Serrolabis), 8.
* perinetensis, 78.
91
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la «Faune de Madagascar »
au Dr R.-P. DECHAMBRE, 45, rue Buffon, 75005 Paris.
En vente à la :
e SARL. René THomas
28, rue des Fossés Saint Bernard, F - 75005 Paris
© Librairie Philippe DEVISME
Maison de Buffon
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, F - 75005 Paris
© Librairie SCIENCES Nar
2, rue André-Mellenne, Venette, F - 60200 Compiègne
Date de publication : 5 février 1993
à Prix
FASCICULES PUBLIÉS TTC.
I.— Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fraser, 1956 … 150F
Il.— Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae, par R. Paulian,
1956 (n'est plus vendu qu'avec la collection disponible)
III. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Viette, 1956
IV.— Coléoptères Cerambycidae Laminae, par S. Breunin
V.— Mantodea, par R. Paulian, 1957
VIL.— Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957
VIL.— Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958
VIIL.— Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959
IX.— Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959
X.— Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959
XI.— Insectes, Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeina et Onthophagini,
par R. Paulian ; Helictopleurina, par E. Lebis, 1960 .
XIL.— Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. Lawrence, 1960 .
XIIL.— Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par R. Paulian,
1961 (Prix Foulon de l'Académie des Sciences) ….
XIV.— Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. Griveaud, 1961 .
XV.— Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962 …
XVI.— Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962 .
VIL.— Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P.Griveaud, 1964 (Pr
Constant de la Société entomologique de France) … Res
XVIIL.— Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. Crosnier,
1965 …
XIX.— Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Philipp, 1965.
XX (1).— Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. Viet-
te, 1965 (Prix Foulon de l'Académie des Sciences)
(2).— Id. Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, 1967 .
XXL. — Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966 .
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Grjcbine, 1966
(Prix Passet de la Société entomologique de France)
XXIIL.— Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967
XXIV.— Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Whalley, 1967
XXV.— Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. Slater, 1967 … 100 F
Source : MNHN, Paris
FASCICULES PUBLIÉS (suite)
XXVI.— Insectes. Orthoptères, Acridoïdea (Pyrgomorphidae et Acrididae), par
V. M. Dirsh et M. Descamps, 1968 … 200 F
XXVIIL.— Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par 'aulian et P. Viette, 1968 150 F
XXVIIL.— Insectes. Hémiptères Reduviidae (1" partie), par A. Villiers, 1968 150 F
XXIX.— Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. Kiriakoff, 1969 . 200 F
XXX.— Insectes. Dermaptères, par A. Brindle, 1969 100 F
XXXI.— Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par C. Dufay, 1970 …… 200 F
XXXIL.— Arachnides. Araignées Archacidae, par R. Legendre, 1970 : 100 F
XXXIIL.— Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par E
goo, 1971 .
XXXIV.— Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de Lajonquière
XXXV.— Oiseaux, par Ph. Millon, J.-J. Petter et G. Randrianasolo, 1973 (n'est
plus vendu qu'avec la collection disponible) É
Le fascicule de planches, seul, encore disponible
36.— Mammifères. Carnivores, par R. Albignac, 1973 :
37.— Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basilewsky, 1973 250 F
38.— Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. Emerit,
1974 … 250 F
39.— Insectes. Lépidoptères Agaristidae, par S.G. Kiriakoff et P. Viette, 1974 200 F
40.— Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninae, par R.-
M. Quentin et A. Villiers, 1975 … ;
41.— Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae : II. Biologie par A. Peyrie-
ras. — IL. Supplément à la systématique, par P. Basilewsky, 1976 …. 250 F
42.— Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroidea, par A. Fain, 1976 . 150 F
43 (1).— Insectes. Lépidoptères Lymantriüdae (1" partie), par P. Griveaud,
1971 250 F
43 (2).— — Id. (2° partie), 1977 250 F
44. Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J.-J. Petter, R.
Albignac et Y. Rumpler, 1977 (Prix Foulon de l'Académie des
Sciences) 500 F
45.— Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blanc, 1977 . 250 F
46.— Crustacés. Décapodes Aristeïdae (Benthesicyminae, Aristeinæe, Sole-
nicerinae), par A. Crosnier, 1978
47.— Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, Genre Brookesia et complément
pour le genre Chamaeleo, par E.-R. Brygoo, 1978 250 F
48.— Echinodermes. Ophiures, par G. Cherbonnier et A. Guille, 197
(stock détruit par l'éditeur)
49.— Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par
50.— Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Cerato-
canthidae, par R. Paulian et J.-P. Lumaret, 1979
51.— Insectes. Coléoptères Staphylinides Oxytelidae Osoriinae, par H. C
fait, 1979 (stock détruit par l'éditeur) . …—
52.— Insectes. Coléoptères Cerambycidae Disteniinae, par A. Villiers,
1980 .
53.— Insectes. Lépidoptères Limacodidae, par P. Viette, 1980
54.— Insectes. Coléoptères Colydidae et Cerylonidae, par R. Dajoz, 1980
(stock détruit par l'éditeur) . % Le a
55.— Insectes. Coléoptères Curculionidae Cycloterini, par R. Richard,
1981 (Prix M. et Th. Pic de la Société entomologique de France) … 100 F
56.— Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. Paulian, 1981 50 F
57.— Insectes. Coléoptères Cetoniidae Euchroeina : 1. Systématique, par R.
Paulian et A. Descarpentries — II. Biologie et formes larvaires, par J.-
P. Lumaret et A. Peyrieras, 1982 . RTE CS 300 F
58.— Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Dussart, 1982 200 F
59 (1).— Crustacés. Amphipodes Gammariens (l" partie), par M. Ledoyer,
1982 (stock détruit par l'éditeur)
Source : MNHN, Paris
FAsCICULES PUBLIÉS (suite)
59 (2).— — Id. (2° partie), 1986 350 F
60.— Insectes. Lépidoptères Epiplemidae, par J. Boudinot, 1982 100 F
.— Insectes. Lépidoptères Sesiidae, par P. Viette, 1982 … 150 F
62.— Insectes. Coléoptères Curculionidae Stigmatrachelini, par R. Richard,
1983 . 250 F
63.— Insectes. Lépidopt nae, par J. Bourgogne,
het pidop P vogne, 60e
64.— Insectes. atyninae, par P. Basilewsky, 1985 500 F
É G n . par R.-P. Dechambre, 1986 (Prix Pas-
set de la Société entomologique de France) . 350 F
66.— Insectes. Coléoptères Cureulionidae Brachyderini, Genre Dinosius,
par M. Ferragu, 1986 ….. . 200F
67.— Insectes. Coléoptères Staphylinidae Paederinae, I. Pinophilini, par J.
CL. Lecoq, 1986 … à . 300F
— Insectes. Diptères Culi ; par A. Grjebine, 1986 450 F
Insectes. Coléoptères Aulonocnemidae, par Y. Cambefort, 1987 250 F
.— Echinodermes. Holothurides par G. Cherbonnier, 1988 … 300 F
71.— Insectes. Coléoptères Staphylinidae Euaesthetinae, par J. Orousset,
1988 (Prix M. et Th. Pic de la Société entomologique de France) …. 350 F
72.— Insectes. Lépidoptères Crambidae Scoparinae, par P. Leraut, 1989 . 150 F
73 (1).— Insectes. Coléoptères Melolonthidae (1" partie), par M. Lacroix, 1989 300 F
T4.— Insectes. Coléoptères Aphodidae, par P. Bordat, R. Paulian & R. Pit
tino, 1990 .
75 (1).— Amphibiens (1= partie), par R.M.A. Blommers-Schlésser et Ch. P.
350F
Blanc, 1991 450 F
76.— Insectes. Coléoptères Nosodendridae, par S. Endrëôdy-Younga, 1991. 100 F
77.— Insectes. Coléoptères Ptinidae, par X. Bellés, 1991 250 F
78.— Insectes. Hétéroptères Tingidae, par P. Duarte Rodriguez, 1992 200 F
79:
Insect - Coléoptères Staphylinidae Paederinae, IL. Paederini, par L
CL Lecoq, 1993 . 200 F
Suppl. 1.—Liste récapitulative des nee Hétérocères de Madagascar, par
P. Viette, 1990 . - 300 F
Suppl. 2.—Principales localités où des Insectes ont été recueillis à Madagascar.
par P. Viette, 1991 …. …. 200F
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MUSEUM)
PARIS
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Imprimerie Némont s.a. Dépôt légal 1" trimestre 1993
Rue de l'Europe, 10200 Bar-sur-Aube N° 1244
Source : MNHN, Paris