FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Haut Commissariat de Madagascar
VII
4 INSECTES :
HEMIPTERES ENICOCEPHALIDÆ
par
ANDRÉ VILLIERS
Sous-Directeur de labofatoire, Muséum National d'Histoire Naturelle:
PUBLICATIONS
be :
L'INSTITUT. DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE —TSIMBAZAZA
1958
Source -
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à
un groupe zoologique. L'ordre de publication est indépendant
de l'ordre systématique général
EN VENTE
à l'Institut de Recherche Scientifique de Madagascar
B. P. 434, Tananarive
MNHN: Pa
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4
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Haut Commissariat de Madagascar
VII
INSECTES
HEMIPTERES ENICOCEPHALIDÆ
par
ANDRÉ VILLIERS
Sous-Directeur de laboratoire, Muséum National d'Histoire Naturelle
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE — TSIMBAZAZA
1958
MUSEUM
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Source : MNHN, Paris
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IPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ
AVANT-PROPOS
La famille des Enicocephalidæ constitue parmi les Hémip-
tères Hétéroptères un ensemble très particulier, ainsi qu'on
le verra plus loin par la description de leur. caractères.
Ce sont des Insectes pour la plupart extrêmement petits et
fragiles et, pour ces raisons, rarement récoltés par les Entomo-
logistes. On les capture le plus souvent par la méthode des
tamisages ou, certaines espèces, à la lumière. Ces diverses
difficultés expliquent que les Enicocephalidæ sont encore mal
connus et que chaque étude entraîne la description d’un assez
grand nombre de formes nouvelles.
La collection de l’Institut Scientifique de Madagascar ne
comprenait qu’un nombre d’environ quatre-vingts exemplaires.
C’est dire que la présente faune ne saurait à aucun titre
prétendre à être définitive. Ce n’est qu'une simple mise au
point, provisoire, dont le principal intérêt, espérons-nous, sera
d'attirer l'attention des Entomologistes œuvrant à Madagascar
sur ce groupe d’Insectes particulièrement curieux et trop
négligé.
Les Enicocephalidæ ont fait assez récemment l'objet d’une
magistrale révision, à l’échelle mondiale, de R. JEANNEL à
laquelle nous empruntons av le bienveillant accord de
lAuteur, une bonne part de notre introduction morphologique.
Il nous a semblé en effet utile de mettre à la portée des natu-
ralistes résidant à Madagascar, et qui ne sont pas forcément
des spécialistes ayant accès aux bibliothèques techniques, ce
que lon sait de la structure curieuse des Enicocephalidæ et
de souligner ainsi tout l'intérêt que présente leur recherche.
M. le professeur JEANNEL a, par ailleurs, bien voulu nous
autoriser à reproduire quelques-uns de ses excellents dessins;
nous sommes heureux de lui exprimer ici notre vive recon-
naissance pour son aide.
Dans sa monographie, R. JEANNEL cite quatre espèces de
Madagascar réparties en trois genres. Une espèce supplémen-
laire à été décrite par nous-mêmes en 1952. Le catalogue des
formes connues jusqu’à ce jour s'établit donc ainsi
Cocles contemplator Bereroru;
Systelloderes milloti Vu: 8;
Stenopirates (Euchelichir) hymenæus BERGROTH;
Stenopirates (Euchelichir) longipes JEANNEL;
Embolorrhinus laticollis BererorH.
Source : MNHN, Paris
6 ANDRÉ VILLIERS
À ces cinq espèces nous ajoutons quinze espèces nouvelles,
trois d’entre elles appartenant à des genres malgaches
reconnus, une autre appartenant à un genre déjà connu,
Henschiella Horvara dont on ignorait la présence à Madagascar,
les onze dernières nécessitant la création de six nouveaux
genres.
On trouvera à la fin de ce fascicule (p. 75) une liste des loca-
jités citées accompagnée d’une carte.
Muséum d'Histoire Naturelle,
Paris, décembre 1957,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈ. ENICOCEPHALIDÆ 7.
INTRODUCTION
MORPHOLOGIE EXTERNE
LA TÊTE
La tête des Enicocephalidæ est toujours divisée en deux lobes,
un antérieur, un postérieur, par une forte constriction postoculaire
qui se retrouve d’ailleurs chez certains Reduviidæ (Phonolibinæ,
Tegeinæ). Elle est plus ou moins allongée selon les genres et
l'épistome, étroit, fait parfois saillie en une sorte de corne médiane
horizontale (genre Embolorrhinus JEANNEL, p. 62). Le labre, ou
proépistome, est subiriangulaire. A la base du rostre, dans l'angle
formé par l’épistome et les saillies antennaires, se trouvent des
lames mandibulaires et maxillaires bien développées (fig. 1 et 2).
Fig 1 et 2. — Rostre d'un Enicocephalidæ du genre Didymocephalus
CR. JeanxeL del). — Fig. 1, vu de face. — Fig. 2, vu de profil. —
ers, épistome; la. labre; Imd., lame mandibulaire; mx. lame maxillaire:
m, mentum; plg., palpigère 1; plb., palpe labial; g., gula; lant., lobe
antennaire; md. + mx. stylet formé par les mandibules et les maxilles.
Les yeux sont toujours présents. Généralement globuleux et
Saillants, pubescents, ïls sont parfois très petits (genre
Source : MNHN, Paris
8 ANDRÉ VILLIERS
Phthirocoris ENDERLEIN, Nymphocoris WOODWARD, Ænictocoris
Woopwarp) pour devenir énormes dans certains genres, occupant
alors toute la face dorsale de la tête (Cocles BERGROTH, p. 59)
où s'étendant à la face ventrale où ils sont contigus (genre Ænicto:
pechys BrEbpiN). Les ocelles sont portés sur le lobe postérieur
de la tête et sont situés pius ou moins dorsalement; il ne font
défaut que dans certains genres aptères (Phthirocoris ENDERLEIN,
Nymphocoris WooDwWaARD).
Le rostre des Enicocephalidæ est d'un type très primitif. Il est
généralement étendu en avant, plus rarement replié sous la tête.
On distingue très nettement les diverses pièces qui le composent
(voir fig. 1).
Les antennes sont composées de quatre articles; chaque articu-
lation comportant un petit sclérite intercalé entre deux articles
successifs (fig. 3). L'article I est toujours court et épais, ne
dépassant jamais en avant le niveau du sommet de l’épistome.
Article IT assez robuste, plus ou moins épaissi vers le sommet.
Fig. 3. — Antenne d’un Enicocephalidæ du genre Euchelichir.
Article JIT toujours plus mince que le IT, de longueur variable.
Article IV fusiforme, plus où moins épais. Tous les articles
antennaires sont couverts d’une fine pubescence et, en plus,
hérissés de longues soies dressées.
LE THORAX
Le ,pronotum est le plus souvent constitué de trois lobes
successifs : lobe antérieur ou collaire, lobe moyen et lobe postérieur.
Un genre néo-zélandais, Nymphocoris WoobWakp, ne présente
que deux lobes et chez les autres Ænictopechinæ, comme d’ailleurs
chez les Enicocephalinæ Phthirocorini, le pronotum ne pr sente pas
de sillons transverses séparant les lobes. Dans les formes normales
les lobes du pronotum sont de proportions variales selon les genres
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 9
et parfois aussi les sexes. D'une façon générale le lobe antérieur
est le plus court et le moins large, en forme de bourrelet; le lobe
moyen est grand, arrondi latéralement, divisé longitudinalement
par un sillon médian (sauf chez Nesenicocephalus USINGER): le
lobe postérieur est le plus large, de longueur variable, avec sa base
échancrée ou non devant l’écusson. Comme l'a fait remarquer
JEANNEL, ce lobe postérieur, qui fait défaut chez les larves aux
premiers âges, n'est en somme qu’une expansion du lobe moyen
dont le développement est en corrélation avec celui, plus ou moins
grand, des ailes.
Les épimères prothoraciques sont repliés en dessous et forment
en arrière des hanches antérieures deux languettes qui laissent les
cavités coxales largement ouvertes en arrière Gig. 4 dans la
Fig. 4 ct 5. — ocephalidæ vus
Fig. 4, genre Sysfelloderes. —
par la face sternale (R. JEANNEL del). —
ï genre Henschiella.
plupart des genres. Toutefois, ces proépimères sont plus développés
chez les Henschiella et peuvent même. se rejoindre sur la ligne
médiane de sorte que l'on peut dire alors que les cavités coxales
sont fermées (fig. 5). Prosternum sans sillon stridulatoire.
Source : MNHN, Paris
10 ANDRÉ VILLIERS
Le scutellum est plus ou moins grand, semi-ovalaire, sa partie
apparente, entre la base des ailes, étant triangulaire ou semi-
ovalaire avec un court processus apical arrondi ou élargi à l'apex.
Mésosternum et métasternum larges, les hanches intermédiaires
distantes, les hanches postérieures plus rapprochées (fig. 4 et 5).
LES AILES
La nervation alaire des Enicocephalidæ est d’une extrême
importance pour la compréhension des coupures génériques
mais n'a été utilisée qu'assez tardivement (UsiNGER 1932, 1945;
JEANNEL 1941).
Aile antérieure :
aile antérieure, ou par extension des termes employés pour
les autres Hémiptères, hémiélytre ou élytre, est remarquable, parmi
celles de la plupart des Hémiptères Hétéroptères par l'absence de
corie épaissie et distincte de la membrane. Le clavus est représenté
par une lobation du bord anal, bien marqué par un pli qui, très
net en avant, s’efface et disparaît avant d'atteindre le bord anal
de l'aile.
La nervation est assez simple et rappelle celle des Paléohé-
miptères du Permien (JEANNEL 1941). Elle montre (fig. 6) une
sous-costale, une radiale qui rejoint la sous-costale, une médiane
et une cubitale, issues d’un tronc commun, et deux anales fusion-
nant sur le clavus et rejoignant la subcosta en bordant l’apex de
l'aile. A la jonction de la subcosta et de la radiale, se forme un
épaississement plus ou moins prononcé, le stigma. Il existe toujours
des transverses cubito-anale et radio-médiane et, dans certains
cas, une transverse médio-cubitale qui ferme alors une petite
cellule médiane antérieure. Cette transverse médio-cubitale fait
défaut dans les genres les plus primitifs (Systelloderes, Ænicto-
pechys, etc.) tandis que sa présence, et par conséquent celle de la
cellule médiane antérieure, caractérise les genres plus évolués.
En arrière de la cellule médiane antérieure, l’espace compris
entre la médiane et la cubitale est appelé cellule médiane posté-
rieure; celle-ci est dite «ouverte» lorsqu'elle s’étend jusqu’à l’apex
et elle est dite «fermée» lorsque une seconde transverse médio-
cubitale vient l’interrompre avant l’apex.
Les termes définis ci-dessus sont ceux employés par JEANNEL et
ce sont eux qui seront utilisés plus loin dans la partie systématique.
Il convient toutefois de préciser que divers auteurs et notamment
Source : MNHN, Paris
HÉMIP
ÈRES ENICOCEPHALIDÆ 11
UsiNGeR emploient une autre terminologie : pour eux la radiale de
JEANNEL est «radiale - médiane» et la transverse radio-médiane
est «cubito médiane», la cellule médiane antérieure est «cellule
basale», la cellule médiane postérieure est ecellule discale», la
cellule apicale externe est «cellule stigmale».
Comme JEANNEL l’a noté, les transverses n'existent pas sur
l'ébauche alaire des nymphes et, de même, elles disparaissent chez
les Enicocephalidæ à ailes réduites.
1
Fig. 6 et 7. — Schémas de la nervation alaire des ailes des Enicocephalidæ. —
Fig. 6, aile antérieure. — Fig. 7, aile postérieure (d’après R. JEAN)
Nervures : SC. sous- ostale; R., radiale; M. médiane; C., cubital, ., anales;
RM., transverse radio-médiane; MC., transverse médio-cubitale; CA., trans-
verse cubito-anale; S£, stigma.
Cellules : 1, cellule médiane antérieure; 2, cellule médiane pos
3 cellules anales.
En pointillé la seconde transverse médio-cubitale dont la présence fait dire
que la cellule médiane postérieure est «fermée» et l'absence qu’elle
est «ouverte».
ieure:
Aile postérieure :
La nervation de l'aile postérieure est très constante (fig. 7)
el présente à la base un tronc costo-radial, un tronc médio-eubital
et un tronc anal, vers le milieu de l'aile, la médiane et la cubitale
Source : MNHN, Paris
12 ANDRÉ VILLIERS
erse, la radio-médiane,
se séparent. Il n'existe qu’une seule trar
qui est généralement longue et sinueuse.
LES PATTES
Chez les Enicocephalidæ la structure des pattes est très caracté-
ristique. Pattes antérieures ravisseuses. Fémurs antérieurs renflés,
épais, parfois extrêmement larges (genre Lomagostus nov. p. 26,
genre Ænictopechys ENDERLEIN). Tibia antérieur participant avec
un tarse à la formation d’une «pince». Ce tibia, étroit à la base, est
fortement élargi à l’apex où il est muni d’un peigne de soies spinu-
leuses disposées sur une crête transverse et, le plus souvent, d’une
saillie portant de robustes épines et, parfois, des expansions chiti-
neuses de formes diverses (figures 6, 32, 59, etc.). Tarse antérieur
Fig. 8 à 12. — Sommes des libias et tarses des Enicocephalidæ (R. JEANN
del). — Fig 8, pince droite d’un Didymocephalus. — Fig. 9, tarse
intermédiaire droit du même. — Fig. 10, larse postérieur droit du
même. — Fig. 11, tarse intermédiaire droit d’une larve d'Embolorrhinus
laticollis Bercnorm. — Fig. 12, tarse postérieur droit de la même larve.
généralement unisegmenté, parfois bisegmenté (Haoristolus Woop-
WarD, Ænictocoris Woopwanp), généralement armé à l’apex de
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 13
deux ongles inégaux ou d’un seul ongle Œnicocephalus Wesrwoon,
Chinella UsiNGer, Trarza ViLuiErs).
Cette pince des Enicocephatidæ diffère considérablement des
divers lypes de pattes préhensiles que présentent plusieurs groupes
d'Hémiptères Hétéroptères : Emesinæ, Phymatidæ, Nepidæ, etc.
chez lesquels elle est formée par le rabatlement du tibia sur le
fémur; comme le fait remarquer JEANNEL : «celle des Enicocepha-
lidæ est une véritable «main», le tarse se repliant, comme un doigt,
sur le carpe constitué par la dilatation de l’ongle apical et interne
du protibia». «Lorsque le tarse est fléchi, rabattu contre la saillie
du tibia, les ongles viennent s’insérer entre les épines de cette saillie
comme une main qui se ferme, main dont la face palmaire, hérissée
d'épines, paraît apte à saisir solidement un appendice, antenne ou
même simple poil d’insecte.»
Pattes intermédiaires toujours les plus courtes et les plus grêles.
Tarse intermédiaire formé de deu articles, le premier petit, s’éten-
dant surtout en dessous, sous la base du second. Deus ième article
cylindrique, armé de deux ongles.
Pattes postérieures allongées. Fémur plus ou moins large,
toujours comprimé. Tibia aplati, souvent arqué. Tarse postérieur
formé de deux articles, le premier très petit, le second allongé et
armé de deux ongles.
A tous les stades larvaires les pattes intermédiaires et postérieures
ont un tarse formé d’un seul article.
L’ABDOMEN
Chez les Enicocephalidæ l'abdomen compte, en principe, neuf
Sternites visibles dont le premier n’est représenté que par deux
sclérites sur lesquels s’appuient les hanches postérieures. Ces deux
sclérites sont le plus souvent très réduits mais forment, dans le
genre aptère Phihirocoris, une paire de larges plaques arrondies.
Les téguments abdominaux sont peu chitinisés, mous, et se
distendent considérablement, tant chez les larves que chez les
adultes, lors de la replétion, lorsque linsecte est gorgé. Toutefois,
Chaque segment porte de petits sclérites colorés, de forme variable,
au nombre de deux, de chaque côté de la face dorsale, et un à la face
ventrale, entourant les stigmates.
Connexivum marqué, à l’état de jeûne, par un simple repli du
légument. Pas trace de connexivum chez les genres aptères Phthiro-
Coris, Nymphocoris et Ænictocoris. Toutefois le connexivum, qui
fait défaut chez Phthirocoris antar cticus ENDERLEIN, est représenté
Source : MNHN, Paris
14 ANDRÉ VILLIERS
sur les figures accompagnant la description de Phthirocoris magnus
Woopwarp (Nouvelle-Zélande).
L'abdomen se termine chez le mâle par un pygophore représen-
tant l’urite IX qui renferme le bloc anal et l’armure génitale. Chez
les femelles, la structure du complexe génito-anal présente des types
différents dans chacune des deux sous-familles.
Le pygophore du mâle :
Le pygophore des Enicocephalidæ est de taille variable : très petit
chez les espèces macroptères (Henschiella, Pseudohenschiella, Comp-
soderes, Systelloderes), moyen chez la plupart des autres formes,
il devient énorme chez les Phthirocoris aptères (fig. 25). Générale-
ment globuleux, le pygophore présente une ouverture apicale
sant à découvert l'anus et une large surface mem-
subarrondie lais
braneuse; son bord libre est uni mais présente, du côté ventral, une
apophyse de forme variable. En outre chez les Ænictopechinæ le
pygophore est muni d'une paire de valves génitales (fig. 17 et 18,
27 à 29) qui font défaut chez les autres Enicocephalidæ.
L'apophyse ventrale du pygophore montre divers types. Chez les
Ænictopechinæ elle est parfois absente (Maoristolus WOODWARD,
Gamostolus BERG) ou représentée par une forte tige mobile dilatée
à l’apex en un plateau carré (fig. 17). Chez tous les Enicocephalinæ
(sauf Phthirocoris) c’est une lame hyaline, subearrée (Compsoderes
JEANNEL, Pseudohenschiella nov.) ou un cadre rigide et percé d’un
orifice par lequel se fait la dévagination du pénis (fig. 13-14);
JEANNEL (1942) a donné à ce cadre le nom de «guide». Celui-ci est
en forme de V ou d’U renversés, dont les branches sont soudées au
bord ventral du pygophore (Systelloderini) ou en forme de raquette
(Enicocephalini). Chez Phthirocoris l'apophyse est en forme de tige
effilée unique (P. antarcticus) ou d’une masse membraneuse
quadrangulaire avec une solide armature sclérifiée (P. magnus
WoopWaRD).
A la surface génitale du pygophore se voient, surtout chez les
Enicocephalini, trois selérites séparés par des plis creux (fig. 1.
C'est une chitinisation intersegmentaire appelée «pseudosternite»
par JEANNEL.
Le pénis est situé en ävant du lobe médian du pseudosternite.
Il est presque toujours membraneux (fig. 16), parfois avec des
plaques basales soudées formant une bande transverse sclérifiée
(Gamostolus BERG).
L'aire anale, séparée de l'aire génitale par le pseudosternite, est
membraneuse et supporte un <proctigère» au sommet duquel
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 15
débouche l'anus. Le proctigère est membraneux mais porte parfois
des sclérifications, vestiges des urites X et XI, Chez les Ænictope-
ïg. 13 à 18. — Armure génitale mâle des Enicocephalidæ (R. JBANNEL del.)
Fig. 13, genre Embolorrhinus, sommet de l'abdomen vu par la face
ventrale. — Fig. 14, idem, pygophore vu par l'apex et montrant le éguide»,
le pseudosternite et le proctigère portant l'anus. — Fig. 15, coupe
schématique du pygophore pour montrer le fonctionnement du guide. —
Fig. 16, pénis et à on des voies génitales mâles. — Fig. 17, genre
Ænictopechys, extrémité abdominale du mâle yu par la face dorsale, —
F 18, idem, vue de profil. — 4, anus; g, guide; p, pénis;
ps, pseudosternite,
chinæ la face dorsale du proctigère est munie d’un large sclérite
(valve anale de JEANNE ticulée et mobile (fig. 17 et 27).
Source : MNHN, Paris
16 ANDRÉ VILLIERS
Segments génitaux de la femelle :
Le complexe génito-anal est très différent chez les Ænictopechinæ
et les Enicocephalinæ. Chez les premiers l’urite VIT est normalement
développé, de même que le tergite VIII mais le sternite VIT a disparu
et la face ventrale montre deux larges lames pubescentes (latéroter-
gites VIII?) Recouvrant deux lames à peu près triangulaires
(gonocoxites VIII) entre lesquelles se trouvent deux paires de gona-
pophyses symétriques représentant l'urite IX, et qui sont de forme
variable selon les genres. Il s’agit là d’un ovipositeur rudimentaire
très particulier (fig. 33, p. 28).
Chez les icocephalinæ au contraire, Purite VII et l’urite IX
sont entier
Fig. 19 et 20. — Armure génitale femelle d’un Embolorrhinus (R. JEANNEL). —
Fig. 19, derniers segments ventraux; @, anneau anal. — Fig. 20, anneau
anal grossi avec le proctigère exserti el montrant ses trois sclérites.
L'orifice génital s'ouvre transversalement au bord posté ieur du
sternite VIII, dans la membrane intersegmentaire.
Quant à l’urite IX il est percé d’un petit trou rond, apical où
ventral qui est le logement de l'anus et est hermétiquement clos
par une sorte de bouchon pubescent. Lorsque le proctigère fait
saillie au dehors on y distingue l'anus, entouré de trois petits
sclérites représentant sans doute l’urite X (fig. 19 et 20).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEBHALID.
BIOLOGIE
On connaît encore fort peu de choses de la biologie des Enicoce-
phalidæ et il nous a paru utile de résumer ici les connaissances,
fragmentaires, que l’on possède.
8 ñ
PREMIERS ÉTATS
L'œuf est ovalaire, symétrique, incolore et transparent, avec un
chorion très mince, d’une dizaine de d'épaisseur. Sa surface
est lisse, finement chagrinée, où présente, dans certains genr
(Didymocephalus), de petites protubérances hémisphériqu,
D'après CARAYON (1950) le chorion se montre formé d’une substance
homogène et l’on n’y distingue ni exochorion, ni endochorion, ni de
micropyles. Le vitellus est jaune orangé. Les dimensions des œufs
sont, bien entendu, variables selon les espèces, 0,8 X 0,6 mm chez
Didymocephalus cureulio KarsGn, 0,5 X 0,35 mm chez Hoplitocoris
camerunensis JEANNEL.
Toujours d’après CARAYON, à qui l’on doit l’ensemble de nos con-
naissances actuelles sur la ponte des Enicocephalidæ, les œufs ne
peuvent se développer que dans une atmosphère très humide. À une
température de 22-23° le développement embryonnaire dure un peu
plus d’un mois. Pendant cette période l'œuf augmente de volume
de 30 à 40 % el sa couleur passe au jaune grisâtre, Lorsque vient
le moment de l’éclosion, l'œuf s’allonge sous l’action de dilatations
rythmiques du corps de l'embryon, puis le chorion se rompt suivant
une fente longitudinale qui S'agrandit pour permettre la sortie
de la larve.
Les larves sont plus où moins pigmentées selon les espèces, géné-
ralement jaunâtres. On reconnait quatre stades larvaires avant
l'adulte; le dernier, généralement appelé enymphe» par les Hémip-
téristes, ne diffère guère de l’avant-dernier.
D'après JEANNEL (1942) qui a pu suivre, en entier, le développe-
ment d'une espèce africaine, les quatre stades larvaires présentent
un rostre semblable à celui de ladulte, des antennes courtes et
épaisses, formées de quatre articles comme chez l'adulte, mais dont
l'article TIT est, presque toujours, plus court que le IT. Pas d’ocelles.
Tarses d’un article.
Au premier stade (fig. 21), le pronotum ne comporte que deux
lobes, l’antérieur et le moyen tandis que le lobe postérieur manque.
Le lobe moyen est arrondi, déprimé sur la ligne médiane, dépourvu
de circonvolutions. Les deux paires d'ailes sont déjà indiquées par
de petites saillies latérales des pièces tergales. L’abdomen, largement
dilaté, est formé de neuf segments dont le premier est représenté
par un pelil tergile et le dernier porte, dans les deux sexes, un trou
terminal identique à celui des femelles des Enicocephalinæ
(voir p. 16).
Source : MNHN, Paris
18 ANDRÉ VILLIERS
Au deuxième âge la larve ne diffère du type précédent que par
le développement des bourgeons alaires (fig. 22).
s d’un Didymocephalus dimorphus
nier stade. — Fig. 22, deuxième
. 2%, quatrième stade,
Au troisième âge (fig. 23), les ailes s’allongent encore et viennent
au contact l’une de l’autre sur la ligne médiane. En corollaire le 1obe
postérieur du pronotum commence à se distinguer comme un bour-
relet du bord postérieur du lobe moyen. Le dernier segment
abdominal reste sans modifications.
Au quatrième âge (fig. 24), la larve atteint la taille de l'imago et
diffère de la forme précédente par l'allongement des ptérothèques
où on distingue l’ébauche des nervures de laile de l'adulte. Dans
ce stade encore, aucune modification du dernier segment abdominal.
La dernière mue amène enfin l'apparition de l'adulte avec tous
ses caractères au complet : ocelles, lobe postérieur du pronotum,
ailes, article basal des tarses, appareil génital.
Bien entendu les larves différent d’un groupe à l’autre. On
trouvera p. 66 les descriptions des diverses formes larvaires
d'espèces malgaches.
Jrannez (1942) a longuement insisté sur le fait que, chez les Eni-
cocephalidæ, on rencontre deux types différents d'espèces à ailes
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 19
réduites : chez les unes, les ailes sont en régression Landis que chez
les autres elles font totalement défaut.
Dans certains genres, notamment chez les Didymocephalus. des
individus d’une même espèce peuvent présenter plusieurs degré
de développement alaire avec tout un ensemble de caractères corr é=
latifs : plus l'aile est petite, plus le lobe postérieur du pronotum
est réduit, plus la lêle est massive, plus les antennes sont courtes
et épaisses (VILLIERS, 1953).
Tous ce: ne sont pas sans rappeler ceux des larves et
on peut dire avec JEANNEL «que le développement du thorax de
l'individu brachyptère est en retard sur celui de l'individu
macroptère, qu'il a par conséquent conservé des caractère s
lar
Les espèces microptères des genres Ænictocoris WoopwarD et
Nymphocoris WoobwarD ressemblent tout à fait à des larves et,
chez le dernier genre cité, les ocelles font même défaut.
Enfin, il existe une e:
rocoris antarctic
forme, Phthi-
L fait remarquer que
Fig. 25 et 26. — Un Enicocephalidæ aptère, Phthirocoris antarcticus ENDERLEN
CR. Jeax del). — Fig. 25, mâle. — Fig. 26, femelle,
l'aptérisme semble être en corrélation avec une considérable hyper-
lrophie des organes génitaux mâles qui sont d'un volume relatif de
Source
: MNHN, Paris
20 ANDRÉ VILLIERS
plus de dix fois aus
même brachyptères.
grand que chez les autres Enicocephalidæ,
DIMORPHISME SEXUEL ET GLANDES ODORANTES
Les mâles et les femelles des Enicocephalidæ sont peu distincts
par leur aspect général, mais présentent néanmoins un certain
nombre de caractères sexuels secondaires.
C'est ainsi que les femelles brachyptères et microptères semblent
plus fréquentes que les mâles. Pour CARAYON (1950) ceci découle du
fait que le développement des ébauches alaires subit un arrêt plus
précoce chez les temelles que chez les mâles. Pour une raison du
même ordre, les mâles présentent souvent des téguments abdo-
minaux plus sclérifiés que les femelles.
Chez les Systelloderes ct les Hoplitocoris l'abdomen des mâles
présente de larges soies dressées qui font défaut chez les femelles,
tandis que chez les Embolorrhinus chaque segment abdominal des
mâles porte, sur les côlés, une touffe de longues soies dirigées vers
Parrièr
Chez beaucoup d’Enicocephalidæ, sinon chez tous, l'abdomen des
femelles est dépourvu de sternite I visible tandis que, chez les mâles,
ce sternite est représenté par un ou deux petits sclérites. Ceci est
probablement en rapport avec la présence, chez les mâles, d'une
glande odorante métathoracique. Cette glande, propre aux mâles,
existe aussi bien chez les Ænictopechinæ que chez les Enicocepha-
linæ. Elle débouche à l'extérieur par un petit orifice situé sur un
processus impair et médian du bord postérieur du métasternum.
De ce point, elle s'étire vers l'arrière et décrit dans l'abdomen de
nombreuses ciconvolutions, car sa longueur peut être de 3 à 4 fois
plus grande que celle du corps.
Chez les larves existe une glande dorsale unique qui s'ouvre en
avant et au milieu du quatrième lergite abdominal. Cette glande
persiste, à l’état fonctionnel, chez les imagos des deux sexes
(CARAYON, 1948, 1950).
On ne sait quelle est l'utilité de ces glandes, bien que lon ait
supposé qu’elles jouent un rôle dans la recherche des sexes. Seul
BLANCHARD, décrivant en 1852 le Systelloderes moschatus, a signalé
que cet insecte répandait une forte odeur de musc.
COMPORTEMENT
Les Enicocephalidæ se rencontrent dans les milieux extrêmement
divers, mais présentant tous le caractère commun d’être très
humides : amas de feuilles où débris végétaux (Didymocephalus
curculio Karscn et autres, Hoplitocoris kenyensis JEANNEL, Systel-
loderes divers), sous des écorces ou des trones abattus (Systelloderes
harroyi ViLuiers, S. moschatus BLANCHARD, $. inusitatus DRAKE,
Didymocephalus fungicola Kink., Usingeriella boganensis WYG0b)),
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES
ICOCEPHALIDÆ
le bois décomposé ou le terreau (Hen: chiella alluaudi JEANNEL,
Didymocephalus bakeri BErGRorH), voire même, et parfois en
grande abondance, dans la couche superficielle du sol, parmi les
radicelles des plantes (Didymocephalus cureulio Karscn),-sous les
pierres (Gamostolus subantarcticus B: ROTH, Phihirocoris antarc-
licus ENDERLEIN) ou même sous des houses de “aches (Euchelichir
hymenæus BERGROTH). J'ai pris moi-même Embolorrhinus corni-
frons BERGROTH el SCHOUTEDEN en battant le feuillage des arbustes,
au Cameroun, en saison des pluies. Beaucoup d'espèces ailées
viennent, parfois en abondance, autour des lumières (Embolor-
rhinus, Trarza).
Dans les zones sèches les Enicocephalidæ restent localisés dans
les biotopes humides : bords de puits (Trarza, en Mauritanie), bords
des rivières où des marigots. D'après J. CARAYON (1951), dès que le
degré hygrométrique vient à baisser, ils s’enfoncent dans le subs-
tratum, s’y frayant un chemin à l’aide de leurs pattes antérieures.
IME ALIMENTAIRE
Les Enicocephalidæ sont prédateurs, mais leurs proies
ne sont pas connues. On sait seulement qu'Hoplitoco
ViL (= H. camerunensis DELAMARE DE EVILLE nec
ANNEL) el des larves de Systelloderes américains se nourrissent
de Zoraptères du genre Zorotypus. En captivité, Systelloderes
moschalus BLANCHARD a été nourri de mouches de Hesse (Mayetiola
destructor Say) et J. Caravox (1951) a élevé des Didymocephalus
curculio en leur fournissant comme proies des Hémiptères (schno-
demus sabuleti, Cimex lectularius) des larves de Bruches et des
larves de Diptères Chironomides. Ce même auteur a constaté des cas
de cannibalisme et signale que, comme chez la plupart des Hémip-
lères prédateurs, la piqûre des Enicocephalidæ «est rapidement
suivie de paralysie de la proie, puis les organes internes de celle-ci
sont Iysés plus ou moins complètement par la salive injectée, et le
liquide qui en résulte est aspiré.»
habituelles
pauliani
ACCOUPLEMENT ET PONTE
Divers auteurs ont signalé avoir observé des vols de Systelloderes
lournoyant en grand nombre dans des sortes de «chœurs de danses
ünalogues à ceux observés chez les Diplères Nématocères. Nous
avons nous-mêmes capturé dans ces conditions, à Fernando-Poo, de
nombreux Systelloderes burgeoni Viens (Virtiers 1955). Ces vols
Source
: MNHN, Paris
22 ANDRÉ
LLIERS
ont été considérés comme des «vols nuptiaux» mais ceci deman-
derait à être confirmé.
Caravon (1950) à signalé des couples de Didymocephalus cur
eulio, le mâle fixé sur le dos de la femelle, mais n’a pu vérifier sil
s'agissait effectivement de copulation. D’après cet auteur les œufs
seraient déposés, de façon dispersée, sur le substratum,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALID: 23
SYSTÉMATIQUE
CARAGTÈRES GÉNÉRAUX DE LA FAMILI
Hémiptères Hétéroptères terrestres, prédateurs. Tête générale-
ment divisée en deux lobes par une constriction transverse, Ocelles
généralement présents, portés par les lobes postérieurs de la tête.
Antennes et rostre de quatre articles. Pronotum trapézoïdal, sa plus
grande largeur à la base, le plus souvent divisé en trois lobes par
deux constrictions transverses, l’antérieure parfois peu apparente,
la postérieure parfois peu apparente ou absente. Prosternum sans
sillon stridulatoire. Ailes antérieures membraneuses, sans corium
différencié. Divers genres présentant des formes macroptères, bra-
chyptères ou microptères, d’autres genres aptères. Pattes antérieures
ravisseuses, plus ou moins dilatées. Tibias antérieurs dilatés à
l'apex, tuberculés à leur angle apical interne, armés d'épines et
portant à leur bord apical un peigne d’épines serrées. Tarses anté-
rieurs formés d’un ou deux articles, dans ce dernier cas le segment
basal très court, Tarses antérieurs armés d’un ou deux ongles.
Tarses intermédiaires et postérieurs formés de deux articles,
l'article basal très court, et armé de deux ongles.
Mâle : Pygophore avec ou sans gonopodes mobiles et valve anale,
avec où sans eguide» à son bord ventral.
Femelle : Orifice génital entre les sternites VIII et IX et orifice
anal circulaire, ou sternites VIII et IX modifiés en un ovipositeur
rudimentaire.
POSITION SYSTÉMATIQUE
Longtemps considérés comme voisins des Reduviidæ et, comme
tels, rangés dans la superfamille des Reduvioidea, les Enicocepha-
lidæ ont, en fait, des caractères si particuliers qu'on les range
aujourd’hui dans une superfamille les Enicocephaloidea qui n’est
pas sans présenter certaines affinités avec les Cryptostemmatidæ
d’une part, les Hétéroptères Cryptocérates d'autre part.
CLASSIFIC
TION
La classification, à l’intérieur de la famille, a été établie par
USINGER (1932) et JEANNEL (1942). Les Enicocephalidæ ont été
divisés en deux sous-familles et plusieurs tribus,
Source : MNHN,
Paris
115
ANDRÉ VILLIERS
TABLEAU D
sou
AMILI
Pronotum déprimé, large, sans sillons transverses séparant les
lobes ou avec seulement un sillon antérieur peu marqué.
Pygophore du mâle avee une paire de gonopodes mobiles et une
valve anale très développée (fig. 27, p. 25).
_ ; Subfam. Ænictopechinæ, p. 25.
- Pronotum divisé en trois lobes par deux sillons transverses bien
marqués, interrompant latéralement le contour du pronotum.
Pygophore du mâle sans gonopodes mobiles ni valve anale
.... Subfam. Enicocephalinæ, p. 29.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÉ
OCEPHALIDÆ 25
Subfam. ÆNICTOPECHINÆ USsINGER
Ænictopechinæ UsiNGer, 1932, Pan-Pacifie Ent, VII, p. 149;
1945, Ann. Ent. Soc. Am. XXXVIII, p. 322: — 1946, loc.
XI 170. — Woopwarn, 1956, Trans. Roy. Soc. New
Ænictopechitæ JEAN
CX, p. 295.
IL, 1941 [1942], Ann. Soc. Ent.
rance,
Hétéroptères à pronolum court et large, sans lobations latérales,
et disque avec un sillon transverse antérieur peu apparent latérale-
ment et effacé au milieu et un sillon longitudinal médian super-
ficiel, souvent élargi en arrière. Tête à partie postoculaire courte et
massive séparée du lobe postérieur par un sillon transverse, celui-ci
profil. — Fig. 29, vue ventrale.
parfois peu accusé (Æniclopechys). Yeux plus ou moins gros,
s'étendant chez Ænictopechys jusqu'à la face inférieure de la tête.
Ocelles généralement présents, absents dans le genre aptère néo-
zélandais Nymphocoris WooDWARD.
Nervation alaire des espèces macroptères variable, comprenant à
l'aile antérieure soit une cellule médiane antérieure et une cellule
médiane postérieure fermée (Maoristolus Woopwarp, Gamostolus
BenGrorH, Megenicocephalus USiNGER), soit une cellule médiane
Située très en arrière (Lomagostus nov.), soit une nervation rudi-
mentaire, sans transverses médio-cubitales (Ænictopechys). D'autres
Source : MNHN, Paris
26 ANDRÉ VILLIERS
genres comprennent des espèces à ailes vestigielles (Nymphocoris
WoopwarD et Æniclocoris WOODWARD).
Pattes antérieures généralement courtes et épaisses, les tibias
fortement armés à l’apex. Tarses antérieurs généralement uniseg-
mentés, bisegmentés chez Maoristolus WoobwWarD et Ænictocoris
Woopwarp), portant deux ongles à l’apex.
Mâle : Pygophore avec des valves génitales plus ou moins grandes,
ventrale mobile
une grande valve anale et parfois une apoph
(fig. 17 et 18, 27 à 29).
Femelle : Complexe génito-anal avec un ovipositeur rudimentai
auquel participent les urites VIIT et IX et un bloc anal tubulaire
(fig. 33).
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : La sous-famille comprend 7 genres :
Ænictopechys BREDDIN (Java, Sumatra), Gamostolus BERGROTH
(Archipel du cap Horn), Maoristolus WoopwarD (Nouvelle-
Zélande), Nymphocoris WOODWARD (Nouvelle-Zélande), Ænictocoris
Woopwanp (Nouvelle-Zélande), Lomagostus nov. (Madagascar) et
Mégenicocephalus UsiNGEr (Malaisie).
L est remarquable que ce dernier genre soit le géant des Enicoce-
phalidæ connus (16 mm), alors que tous les autres Ænictopechinæ
sont parmi les plus petits Insectes de la famille.
Dans sa révision, Ji L avait cru pouvoir, d'après la plus que
sommaire description de BERGROïH, inclure le genre malgache
Cocles parmi les Ænictopechinæ. Comme on le verra plus loin (p. 59)
Cocles est un Enicocephalinæ de la tribu des Enicocephalini.
Il est vraisemblable que d’autres genres appartenant à cette
sous-famille seront encore découverts à Madagascar d’où un seul
est actuellement connu
Genre Lomagostus nov.
TYPE : Lomagostus jeanneli n. Sp. (Madagascar).
Allongé mais relativement robuste, avec une pubescence fine et
éparse. Tête, abdomen et paltes luisants, thorax et élytres mats.
Tête massive, environ une fois el demie aussi longue que large
ieur fortement transverse, légère-
au niveau des yeux. Lobe posté
ment arrondi latéralement, déprimé entre les ocelles qui sont peti
dorsaux et légèrement surélevés. Lobe antérieur séparé du posté
rieur par une profonde dépression transverse. Yeux réniformes,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 27
latéraux, saillants, non contigus à la face ventr:
le de la tête. Rostre
court et robuste. Premier article des antennes court et épais;
article IT épaissi à l'apex; article III grêle et plus long que le II:
article IV légèrement renflé,
Pronotum transverse, déprimé, à marge collaire étroite séparée
du disque par une légère dépression. Bord collaire légèrement
échancré. Côtés arrondis. Angles huméraux bien marqués et étroite-
ment explanés. Base sinuée. Disque avec une dépression médiane
obsolète délimitant vaguement deux lobes latéraux. Scutellum équi-
latéral, arrondi au sommet.
Aïles antérieures longues, à bord costal marqué d’une sorte
d'étroite «cassure» vers le milieu. Articulations basales bien visibles.
Nervation incomplète : pas de transverse médio-cubitale et par
conséquent pas de cellule médiane antérieure. Cellule médiane
postérieure fermée, en forme de losange.
Fémurs antérieurs énormes, renflés. Tibias antérieurs courts,
épais, carénés, leur apex bilobé, la troncature garnie d'épines et
d'expansions sclérifiées de formes diverses. Tarse antérieur avec
deux ongles inégaux. Pattes intermédiaires petites et grêles. Fémurs
postérieurs larges, déprimés. Tibias postérieurs aplatis et courhés.
Mâle : Pygophore aussi long que large, évasé en arrière, présen-
tant une large aire dorsale membraneuse et portant deux longues
valves génitales pubescentes, lobées en dessous, fortement concaves,
assez longue ct
élargie à l'apex. Valve anale tubulaire, longue, pubescente à l'apex
(fig. 27 à 29).
Bord ventral du pygophore avec une apophy
Femelle : Urite VII normal. Tergite VII semi-oyalaire. Face
ventrale avec deux lames pubescentes semi-ovalaires (latéroter-
gites VIII ?) recouvrant partiellement deux lames subtriangulaires
(gonocoxites VIII) et deux paires de gonapophyses (IX), comprenant
deux lames assez étroites, sclérifiées à leur bord externe et munies
d'une forte épine à l'apex et deux baguettes étroites. Procligère
lubulaire, court, selérifié (fig. 33).
LaRvE : Voir p. 66 et fig. 92
OBservarions : Ce genre très particulier est proche de Gamostolu
BERGROrH et Ænictopechys Brepnix. Du second, il diff par se
Yeux plus petits et non contigus à la face ventrale de la tête, ses
ocelles plus petits, dorsaux, éloignés des yeux, la forme des tibias
antérieurs et la nervation alaire. Enfin Lomagostus. diffère. de
Gamostolus par la forme de la tête et du pronotum et par la nerva-
lion alaire.
Source : MNHN, Paris
28 ANDRE VILLIERS
RIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, une seule espèce :
Lomagostus jeanneli n. sp.
3.
Long. 3 mm, — Fig. 27 à
Tête brune avec l’apex testacé. Rostre testacé. Antennes lestacées
avec le premier article brunâtre. Pronotum et élytres bruns, ces
derniers avec les nervures noirâtres, le pli séparant le clavus de
la corie et un petit point à l'emplacement de la cassure latérale,
blancs. Pattes testacées.
Lomagostus jeanneli n. sp, femelle. — Fig. 30, type provenant
forêt nord d'Anosib 31, tête vue de profil. — Fig. 32
patte antérieure droite. — Fig. apex de l'abdomen, vue ventral
Lobe postérieur de la tête deux fois aussi large que long. Fémur
antérieur une fois et demie aussi long que large. Tibia antérieur
deux fois auss
i long que lar
g!
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICC
ÆEPHALIDÆ 29
MADAGASCAR CENTRE Esr : Moramanga, forêt nord d’Anosibe
(R. Paulian, janvier 1951, LR.S.M.). Type au Muséum National
d'Histoire Naturelle de Paris. — Italaviana, 730 im., 6 km N.-O. de
Fanovana (P. Griveaud, 5 juin 19 L.). Paratype à l’Institut
Scientifique de Madagascar.
Subfam ENICOCEPHA LIN.
Æ USiNGER
Henicocephalinæ UsiNGEr, 1932, Pan. Pacific Ent, VIII, p. 149.
- Enicocephalinæ USINGER, 1939, Proc. Haw. Ent. Soc., X (2),
p.267. — Woopwarp, 1956, Trans. Roy. Soc. New Zeal., 84, p. 407.
Henicocephalitæ JEANNEL, 1941 [1949
p. 300.
Ann. Soc. Ent. Fr. CX,
Hétéroptères à pronotum trapézoïdal, divisé en trois lobes bien
marqués latéralement et dorsalement. Tête divisée en deux lobes
par une constriction transverse très peu apparente chez Phthirocor
subantarcticus, la partie postoculaire variable, le plus souvent
globuleuse ou allongée. Yeux plus ou moins gros, ovalaires et laté-
raux chez la plupart des espèces, très réduits chez Phthirocoris,
énormes et occupant presque toute la surface supérieure de la tête
chez Cocl Ocelles présents dans tous les genres, sauf chez
Phthirocoris
Nervation alaire variable, l'espace compris entre les nervures
médiane el cubitale entier ou divisé en deux ou trois cellules par
une où deux transverses. Certaines espèces présentent des formes
bra ères et microptères; un genre est totalement aptère
Phthirocor
Mâle : Pygophore dépourvu de gonopodes et de valves anales,
muni à son bord ventral soit d'un guide, soit d’une apophyse
médiane longue et pointue, soit d’une apophyse médiane oblongue
et partiellement membraneuse.
Femelle : La fente génitale est située entre les sternites VIII et IX
et le proctigère est logé dans un orifice arrondi de l'urite IX.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Les Enicocephalinæ sont presque
universellement répartis, sauf dans les régions polaires, et sont
naturellement plus nombreux dans la zone intertropicale. Ils sont
di en trois tribus. L'une d’entre elles, qui ne comprend que
le seul genre Phthirocoris ENDERLEIN, est propre à lArchipel des
Z
Source : MNHN, Paris
30 ANDRÉ VILLIERS
Grozet et à la Nouvelle-Zélande. Les deux autres tribus sont repré-
sentées à Madagascar
ABLEAU DES TRIBUS
1. Article III des antennes aussi long ou plus long que le IL. Guide
du pygophore en forme de V ou d'U renversé, où remplacé par
une lame hyaline subearrée...... Tribu Systelloderini,p. 30.
9. Article III des antennes plus court que le II. Guide du pygophore
plus où moins en forme de raquette», porté par une basale
ROLE EL NE ...... Tribu Enicocephalini, p. 45.
Tribu Systelloderini JEANNEL
Systelloderini JEANNEL, 1941 [1942], Ann. Soc
p. 301. — Woopwarp, 1916, Trans. Roy. Soc. New Zeal.,
Cette tribu groupe des Insectes de stature grêle.
Tête allongée à lobe postérieur le plus souvent bien accusé. Rostre
court el épais, non replié, laissant voir très nettement ses éléments
constitutifs. Antennes relativement fines, à article III aussi long ou
plus long que le I; article IV f'usiforme, épais.
Pronotum à lobes très distincts, le moyen déprimé et parcouru par
un sillon longitudinal médian. Ailes généralement bien développées,
présentant les divers types de nervation : cellule médiane antérieure
petite (Henschiella Horvarn, Trarza ViLriers, Desystellores nov.
Mateucoris nov.) ou cette cellule médiane grande et déportée vers
l'arrière (Usingeriella WYGobz1x Pseudohenschiella nov.), où
pas de cellule médiane, la nervure médiane simple (Systelloderes
BLANCHARD) où la nervure médiane bifurquée et munie d’une
branche accessoire (Compsoderes JEANNEL).
Pattes antérieures plus ou moins longues, le tarse antérieur avec
deux ongles où un ongle unique (Trarza VILLIERS).
Male : Pygophore plus où moins développé, son bord ventral avec
un guide en V ou en U renversé ou avec une grande lame hyaline
subcarrée (Compsoderes JEANXEL, Pseudohenschiella nov.). Procti-
gère membraneux où sclérifié.
Femelle : Fente génitale entre les sternites VIIT et IX, ouverture
anale petite et arrondie.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 31
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
La tribu comprend 8 genres :
Systelloderes BLANCHARD (Amér
due du Nord et du Sud, Afrique
tropicale, Madagascar, Nouvelle-Zélande), Compsoderes JEANNEL
(Fernando-Poo), ngeriella WYGopzINKkY (Australie), Pseudohen-
schiella nov. (Madagascar), Des: s nov. (Madagascar), Mateu-
coris nov. (Madagascar), Tra RS (Mauritanie) et Hens-
chiella HorvarH (Iles Philippines, Afrique tropicale, Australie et
Herzégovine). Il convient de remarquer l'abondance relative des
Systelloderini à Madagascar
TABLEAU DES GENRES MALGAC
12 s antérieures avec une cellule médiane
— Ailes antérieures sans cellule médiane
ARTE S DOS AR DR nee Gen. Systelloderes BLANGH., p. 31
2. Cellule médiane des ailes antérieures petite et située avant le
milieu de laile....
Cellule médiane de:
milieu de l'aile.
SR EE one UE 3.
eures grande et située après le
Gen. Pseudohenschiella nov. p. 41
3. Lobe postérieur de la tête gr! sverse. Antennes insérées
près des yeux HR mA,
— Lobe postérieur de la mince et allongé. Antennes
insérées loin des yeux. ......... Gen. Desysteilores nov., p. 34
4. Lobe postérieur de la tête très court et très fortement transverse.
Scutellum très large. ......... Gen. Henschiella HORv., p. 39
— Lobe postérieur de la tête globuleux. Seutellum étroit
PL g Gen. Mateucoris nov., p. 36
Genre Systelloderes BLANCHARD
Systelloderes BLANCHARD, 1852, in Gay, Hist. Fis. Pol. Chile, Zool.,
VIL p. 224, pl. I, fig. 14. — JEaxxez, 1941 [1942], Ann. Soc. Ent.
Fr COX, P. 301, 302. — UsiNGEr, 1945, Ann. Ent. Soc. Am.
XVI, p. 324, 339. — Virziers, 1952, Mém. Inst. Scient. Madag.
(Série E), I, fase. 1, p- 102.
Systelloderus UsiNGer, 1932, Pan-Pacif. Ent, VI, p. 150.
Hymenodectes Unrer, 1892, Trans. Maryl. Ac. Sci., p. 180.
Tyve : Systelloderes moschatus BLANCHARD (Chili).
Source : MNHN, Paris
32 ANDRÉ VILLIERS
Stature allongée, grêle; petite taille (2-3 mm); tout le corps et
s de poils plus ou moins longs et
les nervures élytrales hér
clairsemés.
Fête allongée, la constriction séparant les deux lobes bien
marquée. Yeux petits, latéraux, ne s'étendant pas sur la face
dorsale de la tête. Lobe antérieur de la tête étroit et allongé, lobe
postérieur variable, aussi long ou plus long que large. Antennes
6es très en avant de l'œil, plus où moins longues, leur troisiè
cle un peu plus long que le second. Rostre assez court, les
premiers articles relativement grands.
Systelloderes BLaNcmann: — Fig. 34, S. milloti Vi
5, idem, tête vue de profil. s. 36, idem,
antérieurs droits. -— Fig. 37, S. african EL, pygophore
du mâle.
Pronotum divisé en trois lobes par deux fortes constrictions lrans-
verses. Lobe antérieur petit, en bourrelet. Lobe moyen le plus long,
trapézoïdal, déprimé, avec un sillon longitudinal médian n'altei-
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈE
33
gnant pas en arrière la deuxième constriction transverse: pas de
circonvolutions discales, Lobe postérieur le plus large, explané, sa
base profondément échancrée devant l’écusson.
Ailes antérieurs grandes, dépassant largement l'abdomen. Tronc
commun cubito médian très allongé, s'étendant au moins jusqu'au
milieu de l'aile. Pas de transverse médio-cubitale et par conséquent
de cellule médiane antérieure. Cellule médiane postérieure ouverte.
Fémurs antérieurs les plus épais. Tibias antérieurs dilatés, plus
ou moins longs. Tarses antérieurs avec deux ongles inégaux.
Mûle : Extrémité de l'abdomen avec de très longues soïes. Pygo-
phore petit chez certaines espèces américaines, volumineux chez
les espèces africaines (1), muni de deux grandes soies de chaque
côté. Guide en forme de V renversé ou semi- Pseudo-
culaire
sternite sclérifié. Proctigère membraneux (fig. 37).
Femelle : Dernier segment abdominal normal de la sous-famille.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Amérique, Afrique intertropicale
Nouvelle-Zélande, Madagas
connue :
car où une seule espèce est jusqu'ici
Systelloderes Milloti ViLLiErs, 1952, Mém. Inst. Scient. Madag.
(série E), I, fase. 1, p. 101, fig. 1 et 2,
Long. 3 mm. — Fig. 34 à 36
g.
Brun clair, mat; face ventrale et pattes testacées. Tout le corps
couvert d’une pubescence claire assez dense et courte. Ailes en-
fumées.
Lobe postérieur de la tête un peu plus large que long, sa plus
grande largeur en arrière du milieu. Yeux bien moins longs, vus
de dessus, que la distance qui les sépare de la base de l'antenne.
Troisième article des antennes de peu plus long que le deuxième.
Lobe moyen du pronotum avec, de chaque côté, une assez grosse
fosselte arrondie. Lobe postérieur du pronotum uni, sans carène.
Fémurs antérieurs faiblement renflés. Tibias antérieurs quatre
fois el demie aussi longs que larges.
MADAGASCAR CENTRE : Ankaratra, Tsiafajavona, 2.000 mètres
(I. Millot, novembre 1945).
(1) L'espèce malgache, S. Milloti Virriens, west connue que par une unique
femelle.
3
Source : MNHN, Paris
34 ANDRÉ VILLIERS
Genre Desystellores nov.
"Pyee : Desystellores pauliani n. sp. (Madagascar).
Aspect général de Syslelloderes BLANCHARD, slalure grêle.
Tête étroite et allongée, le lobe antérieur cylindrique, le lobe
postérieur légèrement renilé latéralement, là constriction séparant
les deux lobes bien marquée.
Fig
38 à 41: — Desystellores® pauliani n. sp. — Fig. 38, n
ant-corps vu de profil. — Fig. 40, tibià et tarse
ig. 41, pygophore du mâle vu par l'ape
Yeux saillants, mais pelits et latéraux. Ocelles assez gros, forle-
ment surélev Epistome court, non saillant. Premier article des
antennes court et fusiforme; arliele II grêle, deux fois aussi long
que le I; article III de peu plus long que le If; arlicle IV fusiforme,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈR ENICOCEPHALIDÆ 35
èrement épaissi. Rostre assez court ct robuste, l'article II près
de trois fois aussi long que le I.
Pronotum peu convexe, divisé en trois lobes par des constrictions
marquées, le lobe antérieur court, légèrement
explané en avant, en bourrelet en arrière; lobe moyen le plus long,
divisé en deux par un sillon longitudinal médian élargi en fossette
en arrière, chaque partie latérale avec une fossette large et pro-
fonde; lobe postérieur ample, arrondi sur les côtés, légèrement
échaneré devant l'écusson. Seutellum relativement pelit, légèrement
échaneré de chaque côté avant l'ape
s amples, bien développées, les antérieures avec une trans-
médio-cubitale petite. Cellule médiane antérieure très petite
et étroite. Cellule médiane postérieure ouverte,
>attes longues et grêles, les intermédiaires petites ct très minces,
les fémurs postérieurs un-peu plus larges que les antérieurs. Tibias
antérieurs longs et grêles à angle apical interne armé d’épines mais
dépourvu de saillie. Protarse avec deux ongles inégaux (fig. 40).
Pygophore largement ouvert à l’apex, avec un guide semi-oyalaire
très développé. Pseudosternite fortement selérifié. Proctigère mem-
braneux (fig. 41).
vel
CS
Dis
RIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Madag:
scar, une seule espèce :
Desystellores pauliani n. sp.
Long. 5,5-6 mm. — Fig. 38 à 41.
Lobe antérieur de la tête brunâtre avec l'apex téstace; iobe
postérieur brun clair. Premier article. des antennes brunâtre, les
suivants lestacés. Rostre testacé. Pronotum brun clair, le. lobe
postérieur plus clair que les deux premiers. Elytres et pattes
lestacés
Partie renflée du lobe postérieur de la tête environ une fois ct
demie aussi long que large. Lobe postérieur du pronotum une fois
et demie aussi large que le lobe moyen.
Tibia antérieur sept fois aussi long que large à l'extrémité, mince
à la base puis fortement élargi à partir du milieu.
MabaGascar CENTRE-SUb : Andohahelo, 1800-1900 m. (R. Paulian,
janvier. 1954, LR.S.M.). Type au Muséum National d'Histoire
Nalurelle de Paris
Source : MNHN, Paris
36 ANDRÉ VILLIERS
Genre Mateucoris nov.
‘Lyre : Mateucoris hirsutus n. sp. (Madagascar).
Stature grêle, aspect général de Systelloderes BLANCHARD.
Tête courte, les deux lobes séparés par une profonde constrielion
transverse, Lobe antérieur environ une fois et demie aussi long €
le postérieur. Tubercules antennaires saillants jatéralement, situ
dans une position irès inférieure. Lobe postérieur de la glo-
buleux, transverse. Yeux petits, saillants, s'étendant sur la face
inférieure de la tête où ils soni subcontigus. Ocelles assez gros, non
surélevés, situés prè triction transverse. Rostre courbé
vers le bas, assez robuste. Antennes longues ; premier article épais,
court, ne dépassant pas où peu le sommet de la tête; article II assez
épais; auticle III grêle, un peu plus long que le I, article IV plus
court que le HI, fusiforme.
Pronotum très étroit en avant et très large en arrière, divisé
en trois lobes par de très profondes corstrictions transverses. Lobe
antérieur évasé en arrière, très court, en bourrelet. Lobe médian
court, une fois et demie aussi long que Fantérieur, fovéolé de
chaque côté et portant un sillon longitudinal médian n'atleignant
pas en arrière la seconde constriction. Lobe postérieur le plus long
de la con
et le plus large, ample, légèrement échaneré à la base devant
l'écusson. Scutellum relativement petit, subtriangulaire, prolongé à
Papex par un proc 1s mousse horizontal.
Ailes antérieures assez longues et étroites, présentant une petite
cellule médiane antérieure sinuée à son côté extérieur et une cellule
médiane postérieure grande et ouverte en arrière (fig. 42)
Pattes assez longues et grêles. Tibias antérieurs quatre fois et
demie aussi longs que larges à l’apex. Tarse ant
postérieurs aussi larges que les
eur avec deux
ongles inégaux (fig. 46). Fémurs
antérieurs mais fortement comprin
assez larges.
. Tibias postérieurs aplatis,
Mâle : Pygophore transverse, déprimé dorsalement, largement
ouvert en arrière. Guide incliné à 45°, en arceau. Pseudosternile
largement et fortement selérifié. Proctigère petit, selérifié
(fig. 44 et 45).
OBsERvarIONS : Ce genre présente le même aspect que celui de
Chinella UsiNGer d'Amérique Centrale et son type de nervation
alaire est identique. Toutefois, chez Chinella, le protarse ne porte
qu’un seul ongle et de toute façon la structure du pygophore range
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES
NICOCEPHALIDÆ 37
Mateucoris parmi les Systelloderini et non parmi les Enicocepha-
lini. H diffère de Systelloderes par la présence d’une cellule médiane
Fig. 42 à 4
— Genre Mateucoris nov. ig. 42, M. hirsutus n. sp. type
is. 43, idem, tête vue de profil, — Fig. 44, idem, pygophore vu
Fig. 45, idem, pygophore vu par la face ventrale. — Fig. 46,
idem, patte antérieure droite. + 47, M. rufus n. sp, avant-corps.
antérieure à l’élytre et de Desystellores par la brièveté de la lête e!
la structure du pronotum,
Source : MNHN, Paris
38 ANDRÉ VILLIERS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, deux espèces :
U DES ESPÉC
TABLE
1. Tête, pronotum et seutellum brun de poix, Distance entre la base
de l'antenne et l'œil légèrement plus grande que la longueur de
l'œil vu de dessus. . doses. OL hirsutus n. sp.
— "fête, pronotum et seutellum roux. Distance entre la base de
Vantenne et l'œil plus courte que la longueur de l'œil vu
de dessus. ... ne pes ses. 2 rufus n. sp.
1. Mateucoris hirsutus n. sp.
Tête, pronotum et écusson brun de poix. Premier el deuxième
articles des antennes brun clair; troisième et quatrième articles
testacés. Rostre brun clair. tres brun foncé avec toute la partie
latérale, comprise à l'extérieur de la nervure radiale, testacée.
Pattes testac
Lobe postérieur de la tèle transverse, s
située très en arrière du milieu, sa face dorsale légèrement déprimée
longitudinalement. Ocelles situés en avant el très latéraux. Yeux
moins longs, vus de dessus, que la distance qui les sépare de la base
de l'antenne. Côtés de la tête avec une longue pubescence hirsute el,
en plus, une louffe de longues soie ocelles et dirigée
vers l'avant, face ventrale avec de très longs poils.
Sillon longitudinal médian du lobe moyen du pronotum en
forme d'Y renversé. Lobe postérieur largement arrondi latérale-
ês:
a plus grande largeur
ituée sous les
ment; tout le pronotum avec une pubescence longue et hirsute.
Méle : Guide du pygophore légèrement tordu sur lui-même de
chaque côté, Pygophore pubescent, portant en outre de longues soies
latérales et, à son bord inférieur, deux louffes de longues soies con-
vergeant en dessous.
Mapagascar Esr : Ranomafana, Ifanadiana (LR.S.M). Type au
Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.
2. Maïeucoris rufus n. sp.
Long. 4,5 mm. —
Tête, pronotum, écusson et les deux premiers articles des
antennes roux, Elytres roux avec la partie latérale située à l'ex:
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈ PHALIDÆ
39
térieur de la nervure médiane testacée. Rostre roux clair. Apex des
antennes el pattes testacées.
Lobe postérieur de la tête transverse, arrondi latéralement, sa
plus grande largeur de peu en ar
convexe ave
re du milieu, sa face dorsale
un très léger sillon longitudinal médian. Ocelles
situés en avant, mais moins latéralement que éhez l'espèce pré-
cédente. Yeux de peu plus longs, vus de dessus, que la distance qui
les sépare de la base de l'antenne. Côtés de la tête avec une
pubescence courte et dense.
Sillon longitudinal médian du lobe moyen du pronotum se
terminant en arrière dans une fossette arrondie. Lobe postérieur
subangulé latéralement. Tout le pronotum avec une pubescence
assez courte et serrée.
MADAGASCAR CENTRE EsT : Moramanga, Sandrangato (I.R.S.M.).
Type au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.
Genre Henschiella Horväth
Henschiella Honviru, 1888, Rev. d'Ent., VIT, p. 169. — JEANNEL,
1941 [1942], Ann. Soc. Ent. Fr. CX, p. 302, 309. — Usinerr, 194
Ann. Ent. Soc. Am, XXXVIIL, p. 324, 325; — 1946, loc. cit, XXXIX
p. 170.
Ænictopechys JEANNEL, 1919, Voy. AIl. Jeann. Afr. Or., Hemipt.
IT, p. 142 (nec BREDDIN).
Ærorchestes BERGROTH, 1927, Trans. New Zeal. Inst., LVIL, p. 684
égovine).
: Henschiella pellucida HorvÂrH (Her
Allongé, déprimé, de très petite aille et de coloration brunâtre
x!
Pubescence longue mais peu dense.
Tête massive avec la constriction postoculaire bien marquée.
Lobe postérieur transverse, très large, avec les ocelles rejetés
latéralement. Yeux assez gros et saillants, grossièrement granulés
Tubercules antennaires latéraux, courts, situés tout contre les yeux
Rostre épais, robuste, court. Premier articie des antennes court et
épais; article I plus long que le I, assez épais; articles IT et IV
longs et grèles, le IV fusiforme.
Pronotum déprimé, ses trois lobes bien séparés; lobe antérieur
en bourrelet; lobe moyen le plus grand, divisé en deux par un sillon
longitudinal médian, dépourvu de fossettes ou de circonvolutions;
Source : MNHN, Paris
40 ANDRÉ VILLIERS
lobe postérieur très court et large, la base droite ou échancrée.
Ecusson grand, arrondi en arrière (fig. 48).
Fig. 48 à 51. — Genre Henschiella Honvar. — Fig. 48, A. madecassa n. sp
avant-corps du type. — Fig. 49, idem, tète vue de profil. D, idem,
aile antérieure droite. . 51, A. alluandi Jex s segments
Ailes antérieures longues, hyalines, à nervation fine et peu
visible. Trone commun médio-cubital court; une petite nervure
médio-cubitale fermant une petite cellule médiane antérieure;
cellule médiane postérieure largement ouverte (fig. 50).
Pattes courtes et épaisses. Fémurs antérieurs larges et aplatis.
bias antérieurs larges, fortement épineux à l’apex. Tarses anté-
rieurs avec deux ongles inégaux. Fémurs intermédiaires courts et
grêles. Tibias intermédiaires légèrement comprimés et élargis à
l'apex. Fémurs postérieurs comprimés, assez larges. Tibias posté
comprimés et fortement élargis à l’apex.
rieurs
Mâle : D’après JEAN
N
EL (1942) pygophore extrêmement petit et
difficile à examiner, très réduit et caché dans l’extrémité du
segment VIII; il laisse voir sur son bord ventral une saillie
triangulaire et hyaline qui correspond sans doute au guide (fig. 51).
Femelle : Derniers segments ventraux comme chez Systelloderes.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 4
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Le genre comportait jusqu'ici
quatre espèces : pellucida Horvirn (Herzégovine), ætheria
BERGROTH (Australie), Alluaudi JEANNEL (Kenya, Congo-Belge) et
capillaricornis BERGROTH (Philippines). Une seule espèce de
Madagascar :
Henschiella madecassa, n. sp
48 à 50.
Long. 2,2 mm. — Fig
Tête, pronotum et écusson brunâtre. Antennes, extrémité du
rostre et pattes testacées.
Lobe postérieur de la tête trois fois aussi large que long, arrondi
latéralement. Deuxième article des antennes une fois et demie
aussi long que le I; article III une fois et demie aussi long que le IT.
Base du pronotum droite, non échanerée. Seutellum très large,
arrondi et rebordé à l’apex, portant une petite aire basalé médiane
triangulaire et deux courtes carènes transverses obliques. Tibia
antérieur un peu plus de trois fois aussi long que large.
MADAGASCAR OÙ
1952, LRSM). T
de Paris.
ësT : Soalala, Namoroka (R. Paulian, septembre
‘pe au Muséum National d'Histoire Naturelle
Genre Pseudohenschiella nov.
Tyre : Pseudohenschiella usingeri n. sp. (Madagascar).
pect général de Henschiella Honvirn. Petit, grêle, déprimé, à
léguments mats et pilosité formée d’une pubescence courte assez
dense et de plus longues soies éparses.
Tête épaisse, divisée en deux lobes par une profonde constriction
postoculaire. Lobe postérieur transverse, finement sillonné longitu-
dinalement au milieu, portant des ocelles petits, légèrement pédon-
culés, situés dorsalement près de la constriction postoculaire. Yeux
réniformes, petits, latéraux, ne s'étendant pas à la face ventrale
de la tête, plus longs, vus de dessus, que la distance qui les sépare
de la base de l'antenne. Rostre épais, court, incliné en avant,
Antennes assez courtes, à articles I et II renflés, IT égal ou plus
long que le IT et grêle, IV fusiforme.
Pronotum trapézoïdal, étroit en avant, déprimé, ses trois lobes
bien séparés par de profondes constrictions transverses. Lobe
Source : MNHN, Paris
42 ANDRÉ VILLIERS
antérieur petit, arrondi sur les € , avec une étroite bordure
collaire explanée. Lobe moyen le plus long, arrondi latéralement,
portant un sillon longitudinal médian profond, s’élargissant en
fossette en arrière mais n’alteignant pas la seconde constriction
transverse. Lobe postérieur court, explané, arrondi latéralement,
échaneré à la base, Ecusson assez grand, semi-ovalaire, terminé par
un court processus horizontal.
Ailes antérieures (fig. 54 et 58) longues, hyalines, à nervation
bien distincte : tronc commun médio-cubital long; pas de petite
Dseudohenschiella usingeri
. 53, lête vue de profil. — Fig
x de l'abdomen, du mâle vu de profil.
ventrale.
cellule médiane antérieure mais une seule grande cellule médiane,
fermée en arrière, située au-delà du milieu,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 43
Pattes courtes. Fémurs antérieurs épais. Tibias antérieurs forte-
ment élargis à l’apex. Tarses antérieurs armés de deux ongles.
Pattes intermédiaires petites el grêles. Fémurs et tibias postérieurs
assez larges, déprimés.
Mâle : Pygophore annuiaire, petit, court, largement ouvert à
l'apex, portant de longues soies et une pubescence plus courte.
Bord ventral avec un guide rectangulaire, épaissi latéralement.
Pseudosternite légèrement sclérifié, paraissant annulaire, Proctigère
légèrement sclérifié à la base (fig. 55 et 56).
Femelle : Dernier segment ventral semi-ovalaire; percé d'un
orifice apical arrondi.
OBSERVATIONS : Par sa nervation alaire Pseudohenschiella diffère
considérablement de Henschiella HorvÂTH et se rapproche du
genre Nesenicocephalus UsINGER 1939 des îles Hawaï et des
Philippines. Il en diffère par son lobe moyen du pronotum longitu-
dinalement sillonné et par ses tibias antérieurs beaucoup plus épais.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, deux espèces :
TABLEAU DES ESPÈC
1. Tibias antérieurs trois fois aussi longs que larges l'ap
Fémurs antérieurs légèrement épaissis. .... 1. usingeri n. sp.
— Tibias antérieurs deux fo longs que larges. Fémurs
antérieurs fortement dilatés ++... 2.brevipes n. sp.
1. Pseudohenschieila usingeri n. sp.
Long. 2,75 mm. — Fig. 52 à 56.
Tête brune, le lobe antérieur sombre, le lobe postérieur plus
clair, le rostre roussâtre. Premier et deuxième articles des antennes
brun clair, les suivants testacés. Pronotum brun roux, pubescent
de clair. Elytres hyalins, brun clair. Pattes Leslacées
Lobe postérieur de la tête un peu moins de deux fois aussi large
que long, sa plus grande largeur à la base. Ocelles assez gros.
Constriction séparant les deux lobes de la tête située contre le bord
postérieur des yeux. Troisième article des antennes un peu plus
long que le second.
Lobe antérieur du pronotum assez grand. Lobe moyen deux fois
aussi large que long, portant une large, mais peu profonde,
Source : MNHN, Paris
44 ANDRÉ VILLIERS
fosselte de chaque côté. Lobe postérieur assez grand, profondément
échancré au milieu de la base, l’échancrure pas plus large que
le scutellum.
Ail antérieures (fig. 54) à tronc commun médio-cubital
s'étendant au-delà du milieu. Transverses cubilo-anale et radio-
médiane situées dans le prolongement l’une de l’autre. Cellule anale
médiane plus large que longue.
Pattes assez longues. Fémurs antérieurs légèrement épai
Tibias antérieurs environ trois fois aussi longs que larges à l’apex.
MapaGascar Nonp : Montagne d'Ambre, «à l’aisselle des feuilles
de Pandanus» (R. Paulian, décembre 1948, I.R.S.M.). Type mâle
au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.
ñ
IE
/
1
Fig. 57 et 58. — Pseudohenschiella brevipes n. sp. — Fig. 57, avant-corps 01
type. — Fig. 58, aile antérieure droite.
2. Pseudohenschiella brevipes n. sp.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente avec laquelle
elle a été récoltée. Elle en diffère néanmoins par de nombreux
caractères.
Long. 2,5 mm, — Fig. 57 et 58.
Tête, pronotum el écusson brun rouge clair. Rostre, antennes et
pattes testacés. Elytres brun clair.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES
ENICOCEPHALIDÆ 45
Lobe postérieur de la tête deux fois aussi large que long, régu-
lièrement arrondi latéralement. Constriction séparant les deux
lobes située en arrière des yeux. Ocelles petits. Troisième article
des antennes de même longueur que le second.
Lobe antérieur du pronotum ccurt. Lobe moyen moins de deux
fois aussi large que long, fossettes latérales à peine visibles,
son sillon longitudinal médian très profond. Lobe postérieur tr
court, à peine plus long, au milieu, que le lobe antérieur, profon-
dément échancré & la base, léchancrure s'étendant régulièrement
dun angle latéral à lautr
Elytres à tronc commun mi
o-cubital s'étendant à peu près
jusqu'au milieu. Transverses cubito-anale et radio-médiane très
décalées l’une I ÿ à l'autre. Cellule anale médiane plus
jongue que large
Pattes courtes. térieurs fortement dilatés. Tibias
aniérieurs deux fois aussi longs qe larges à l’apex.
MapaGascar NorD : Montagne d’Ambre, «à l'aisselle des feuilles
de Pandanus» (R. Paulian, décembre 1948, LR.S.M.). Type femelle
au Muséum National d'Histoire Naturelle de Par
s.
OBSERVATION
ci-dessus ne sau
Les caractères séparant les deux espèces décrites
xient, à aucun titre, être des caractères sexuels.
Tribu Enicocephalini Jeannet
Henicocephalini JEA
p- 301 ct 322.
NEL, 1941 [1942], Ann. Soc. Ent. Fr., CK,
Tête grande, divisée en deux lobes bien individualisés par une
constriction transverse très profonde. Rostre plus ou moins court,
généralement replié, ses éléments constitutifs bien visibles, déli-
milés par des sillons longitudinaux. Antennes fines, les deux
premiers articles épaissis, l’article IT toujours plus long que le IT,
l'article TV fusiforme, mais toujours assez mince. Yeux variables,
pubescents. Ocelles toujours présents.
Prothorax à lobes bien distincts, séparés par des sillons
transverses profonds. Le lobe moyen séparé en deux parties
symétriques par un sillon longitudinal médian dans la plupart
des genres, mais ce sillon peu apparent chez Trichopirates nov.
est totalement absent chez Nesenicocephalus USINGER. Base du
pronotum échancrée ou non.
Ailes à nervation complète, les antérieures présentant toujours
une cellule médiane antérieure et une cellule médiane postérieure
Source : MNHN,
Paris
46 ANDRÉ VILLIERS
fermée dans la plupart des genres mais ouverte chez Chinella
UsinGer et Trichopirales nov.; chez Nesenicocephalus USINGER, il
ny a qu'une grande cellule médiane fortement déportée- vers
arrière comme chez Pseudohenschiella.
Pattes antérieures plus où moins longues et robustes. Tarses
antérieurs toujours d'un seul article, armé de deux ongles dans
tous les genres sauf chez Enicocephalus et Chinella où ils n’ont
qu'un seul ongle.
Mâle : Pygophore loujours assez petit, subglobuleux, bien plus
étroit que l'abdomen. Pseudosternite généralement très chilinisé.
Guide en forme de raquette, à partie basale plus où moins étroite
et cadre ovale où rectangulaire.
Femelle : Dernier segment du type normal de la sous-famille.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : La tribu comprend actuellement
douze genres; ÆEnicocephalus WEesrwoon (Antilles), Chinella
UsixGer (Amérique Centrale), Nesenicocephalus USINGER @) iles
Hawaï et Philippines), Hymenocoris UuLen (Amériques), Steno-
pirates Wazkxer (Asie tempérée et tropicale), Euchelichir JEANNEL
(Madagascar), Didymocephalus JEANNEL (Afrique, Asie, Océanie),
Oncylocotis Srar (Afrique), Embolorrhinus JEANNEL (Afrique et
Madagascar), Trichopirates nov. (Madagascar), Proboscidopirates
nov. (Madagascar) et Cocles BERGROTH (Madagascar). Les cinq
se distingueront à l’aide du tableau suivant :
genres malgaches
TABLEAU DES GENRES MALGACHES
1. Cellule médiane postérieure de l'aile antérieure fermée... 2.
—_ Cellule médiane postérieure de l'aile antérieure ouverte
Gen. Trichopirates nov. p. 53
2. Lobe moyen du pronotum avec des circonvolutions et des tuber-
eules saillants............ Gen. Embolorrhinus JEAN. p. 62
__ Lobe moyen du pronotum sans circonvolntions ni tubercules
SAUTANÉS Eee
Yeux normaux n'empiélant pas sur la face supérieure de
latétei" Jar Te
__ Yeux énormes couvrant la face supérieure de la tête
nee RE ses... Gen. Cocles BERGR,, p. 59
que d’après la descriplion et
stelloderini.
(Le genre Nesenicocephalus nest placé ici
avec un certain doule, Il nest pas exclu qu'il s'agisse d'un Sy
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDA 47
4 Lobe antérieur de la tête
globuleux. Lobe posté
lindrique, lobe postérieur transverse
eur du pronotum beaucoup plus large
que le lobe moyen... Gen. Euchelichir JEANN., p. 47
Lobe antérieur de la têle atténué en avant, lobe postérieur
allongé ou très légèrement transverse. Lobe postérieur du pro-
notum étroit, à peine plus large que le lobe moyen. ......... :
CDS CD n ne Gen. Proboscidopirates nov. p. 55
Genre Euchelichir Jeannel
Stenopirales subgen. Euchelichir JEANX
Ent. France, CX, p. 327-334.
EL, 1941 [1942], Ann. Soc.
TYPE
Henicocephalus hymenæus BERGROTH (Madagascar).
Tête très allongée, avec une forte constriction postoculaire, le
lobe postérieur plus long que large ou transver Yeux petits,
saillants, hémisphériques, ne confluant pas à la face Ventrale-de la
tête. Rostre à le I court et ép
s, article IT très long, III en cône
SROÔTH: En haut, aile
eurs droits.
menæus BE
et tarse an
Fig
droit n bas, tib
allongé. Antenne à article I court et assez épais, IT long,
mince, un peu épaissi à l’apex, III de peu plus court que le II,
IV fusiforme, un peu plus court que le IL.
Source : MNHN, Paris
48 ANDRÉ VILLIERS
Prothorax nettement séparé en trois lobes par de profonds
sillons transverses. Lobe antérieur en bourrelet avec une marge
collaire explanée. Lobe moyen divisé en deux par un sillon
longitudinal médian, chaque lobe latéral uni, sans circonvolutions,
mais avec une fossette assez profonde. Lobe postérieur ample, bien
plus large que le lobe moyen, sa surface ponctuée et faiblement
convexe.
Ailes longues, dépassant l'abdomen, les antérieures présentant
deux cellules médianes fermées, l’antérieure très étroite, petite,
la transversale médio-cubitale très petite, la cellule médiane apicale
rès grande. Côte et nervure radiales épaissies et coriacées (fig. 59).
Pattes longues, les fémurs antérieurs assez épais, les inter-
médiaires les plus minces. Tibias antérieurs larges. Tarse antérieur
avec deux ongles grands et inégaux (fig. 59). Tarse postérieur
très long.
Mâle : Pygophore assez pelit, largement ouvert, avec un guide
court, un pseudosternite chitinisé et le proctigère sclérifié.
Femelle : Orifice anal normal de la tribu.
LaRvE : Voir p. 67 et fig. 93-95.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar. Ce genre est proche
de Stenopirates WALKER (s. sir.) propre à lIndo-Malaisie el auquel
it été rattaché par JFANNEL (1942) à titre de sous-genr
Toutefois les différences présentées entre les formes indo-malaises
et les formes malgaches sont telles, notamment en ce qui concerne
la structure de l’élytre, celle du pygophore et celle des patles
antérieures, que la séparation en deux genres distincts est
amplement justifiée.
il ava
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Lobe postérieur de la tête plus long fRe large ML +
Lobe postérieur de la tête transverse... 4. breviceps : n. sp.
2. Lobe postérieur de la tête, entre les deux constrictions, une fois
un quart aussi long que large. Pattes brun sombre avec les
genoux, les trochanters et l’apex des Libias jaunes
3. geniculatus JEANN.
- Lobe postérieur de la têle, entre les deux constriclions, presque
une fois et demie aussi long que large. Pattes concolores, rousses
OMHÉÉSLACE ESS et ee te . à
Source : MNHN, Paris
HÉMIP OCEPHALIDÆ 49
3. Ailes antérieurs brunes av
ment brune, l’'apex parfo
€ la côle jaunâtre. Tête uniformé-
jaunâtre. Stature grêle.
: £ Pre il hymenœus BERGR.
— Ailes antérieures brune et la base des élytres
jaunes. Tête brune avec l'extrémité tn jaune et le dèssus
du lobe postérieur rougeâtre. 2. longipes JEANN.
1. Euchelichir hymenæus BERGROïrH, 1905, Ann. Soc. Ent.
Belg, XLIX, p. 376 (Henicocephalus). — JeaNnez, 1941 [1942],
Ann. Soc. Ent. Fr, CX, p. 829, 334 (Stenopirates subgen. Euche-
— USINGER, 1945, Ann. Ent. Soc. Am. XXXVIII, p. 340
cephalus).
Long. 8-9 mm. — Fig, 59.
(:£ Ês
Tête et pronotum brun foncé, l'apex de la tête parfois jaunâtre.
Scape des antennes brun ou jaunâtre; articles IL et DT brun
article IV jaune, avec la base brune. Rostre aune, Particle IT
parfois brunâtre, Pronolum et scutellum brun foncé. Elytres bruns
avec la côte et l'extrême marge apicale jaunâtres.
les ongles, jaunes. Pub
Tête longue et étroite, le sillon postoculaire large, le lobe
postoculaire allongé, comprimé latéralement, globuleux en avant
et déprimé en arrière. Antennes assez longues et fines.
Lobe antérieur du pronotum en bourrelet, sans sillon longitudinal
médian. Lobe moyen avec, sur chaque face latérale, une fossette
assez petite et profonde. Lobe postérieur très ample, finement
ponctué, peu profondément échancré en courbe régulière. Ailes
longues et étroite Iule médiane antérieure très pelite, la
cellule médiane postérieure PAT deux fois aussi longue que
l'antérieure et six fois plus large (fig. 59). Pattes assez grèles:
libias antérieurs étroits à la base puis fortement dilatés après le
premier tiers, six fois aussi longs que larges.
; y compris
Mâle: Pygophore subsphérique aide relativement court:
pseudosternite bien chilinisé.
MADaGascaR CENTRE : Tananarive, sous bouse de vache, en
mai (A. Robinson, 1947, LR.S.M.); Tananarive-Tsimbazaza, sous
pierres, en avril (A. Robinson, 1947, LR.S.M.): Ankaratra, Manja-
katompo, en décembre (R. Benoist, 1950, LR.S.M.).
MADAGASGAR
1926, Mus. Paris).
SuD-Esr : Ivohibe, 1.500 m. (R. Decary,
Source : MNHN, Paris
50 ANDRÉ VILLIERS
Mapacascar Esr : Mont Ambohipanja, Sambava (R. Catala,
1934, Mus. Paris). — Maroantsetra, Ambohitsitondroina, en
novembre (I.R.S.M.).
uchelichir longipes JEANNEL, 1941 [1942], Ann. Soc. Ent.
p. 329-335, fig. 38 (Stenopirales subgen. Euchelichir).
Fr. C
Long. 10-11 mm. — Fig. 60 à 63.
Très proche du précédent, mais extrémité de la tête el scape des
antennes toujours jaunâtres, dessus du lobe postérieur rougeâtre,
60 à 63. — Euchelichir longipes
ant-corps. — Fig. 61, tête vue de profil.
NÉE Ne onere.
del). — Fig. 60, mâle,
. 62, pince droite. —
F
côté de l'élytre plus largement jaune, cette coloration s'étendant
sur la base de l’élytre.
Même structure que le précédent mais le lobe postérieur de la
tête un peu plus long, le lobe antérieur plus grêle et ridé en travers;
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈR
S ENICOCEPHALIDÆ 51
lobe postérieur du pronotum plus fortement ponctué et plus pro-
fondément échancré. Cellule médiane antérieure de l'aile antérieure
un peu plus large, quatre fois moins large seulement que la cellule
médiane postérieure. Tibias antérieurs progressivement élargis,
plus longs, sept fois plus longs que larges.
Mâle : Pygophore arrondi, le guide très court, le pseudosternite
bien chitinisé (fig. 63).
MapaGascar : localité précise ? (coll. Sicard, Mus. Paris).
MapaGascar Norn : Montagne d'Ambre, en décembre CR. Paulian,
1948, L.R.S.M.).
3. Euchelichir geniculatus JEAN
CX, p. 334, 355.
; 1941 [1942], Ann. Soc. Ent.
Long. 9-11 mm. — Fig. 64 et 65.
Fig. 64 à 67. — Genre
avant-corps. — F
E. brevic.
droits,
Euchelichir JEANNEL. — Fig. 6
idem, tibia et tarse ant
n. sp, avant-corps. — Fig. 67, idem, tibia et tarse antérieurs
Même coloration que le précédent sauf en ce qui concerne les
Pattes qui sont brun sombre avec les trochanters, les genoux,
l'apex des tibias antérieurs et les tarses jaunes et les antennes
qui sont brunes avec la moitié postérieure du troisième article et
le quatrième en entier jaunes.
Source : MNHN, Paris
52 ANDRÉ VILLIERS
Même structure que le précédent, mais le lobe postérieur de Ia
tèle plus court et les fémurs antérieurs plus courts el plus larges,
quatre fois el demie aussi longs que larges. Cellule médiane
antérieure de l'aile antérieure très étroite, six fois moins large que
la postérieure.
LaRve : Voir p. 67 el fig.
MapaGascar CENTRE Est : Tananarive (Sikora, Mus. Paris);
Périnet (LR.S.M.); Nosivola (A. Robinson, LR.S.M.); Lakalo, en
novembre (L. Molet, 1952, L.R.S.M.); forêt au nord d’Anosibe, en
janvier (R. Paulian, 1951, LR.S.M.); Sandrangato (LR.S.M.); Andapa
(LR.S.M.).
MaApacascar CENTRE Sup-Esr : Ivohibe, 1.500 m. (R. Decary,
1926, Mus. Paris).
Mavacascar Est : Forêt Tanala (Ch. Alluaud, 1901, Mus. Paris);
Maroantsetra, Ambodivoangy (LR.S.M.), Ankovana (ILR.S.M), ré-
gion d’Antalaha, en décembre (Vadon, 1935, Mus. Paris).
MapaGascar SamBIRANO : Nosy-Be, forêt de Lokobe, Bemangoko,
en septembre (R. Paulian, 1947, LR.S.M.).
4. Euchelichir breviceps n. Sp.
Long. 6,5 mm. - Fig. 66 et 67.
Tête brun foncé avec le rostre et les antennes roux. Pronoltum
brun rouge. Seutellum et élytres bruns. Pattes entièrement rousses.
Pubescence assez courte et éparse.
Tête à lobe postérieur très court, légèrement transverse, arrondi
latéralement, sillonné longitudinalement au milieu. Lobe antérieur
étroit, sillonné en travers, déprimé entre les yeux et les antennes.
Pronotum court et large, le bourrelet du lobe antérieur sillonné
en long au milieu; lobe moyen luisant, lisse, son sillon médian très
profond, les fossettes latérales grandes et profondes, lobe postérieur
assez densément ponctué, très court, égal en longueur à la moitié
du lobe moyen, faiblement échancré en courbe à la base.
Ailes antérieur
S ssez courtes, à nervures densément el
brièvement pubescentes; la cellule médiane antérieure quatre fois
moins large que la postérieure qui est un peu moins de deux fois
aussi longue. Fémurs antérieurs assez fortement renflés. Tibias
antérieurs courts el larges, trois fois et demie seulement aussi
longs que larges.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 53
MADAGASCAR SAMBIRANO : Tsaratanàäna, 2.800 m., broussailles
des, en février (R. Paulian, 1951, LR.S.M.). Type : Une
femelle au Muséum de Paris.
Genre Trichopirates nov.
TyPE : Trichopirates robustus n. sp. (Madagascar).
Allongé, mais de stature robuste, tout le corps revêtu d’une
pubescence courte et dense donnant à l’Insecte un aspect tomenteux.
Têle massive, environ deux fois aussi longue que large. Lobe
postérieur transverse, globuleux, régulièrement et fortement arrondi
latéralement, avec un fin sillon longitudinal médian. Ocelles petits,
situés en avant et sur les côtés. Lobe antérieur séparé du postérieur
par une profonde constriction transverse. Yeux petits, ovalaires, ne
s'étendant pas à la face inférieure de la tête. Rostre courbé en
dessous, court et robuste. Antennes longues, à deuxième article
un peu plus long que le troisième; article IV fusiforme.
Pronotum déprimé dorsalement, de peu plus large que long,
trapézoïdal, divisé en lrois lobes par deux fortes constrictions
transverses. Lobe antérieur en bourrelet avec un étroit rebord
collaire, Lobe médian progressivement élargi, médiocrement arrondi
latéralement, portant un court sillon longitudinal médian superficiel
et peu visible. Lobe postérieur très ample, légèrement échancré en
courbe à la base (fig. 68).
Scutellum petit, triangulaire, prolongé par un court processus
arrondi et déprimé.
Ailes antérieures une fois el demie aussi longues que l’avant-
corps, à nervures larges et aplaties. Cellule médiane antérieure
présente, petite, courbée. Cellule médiane postérieure ouverte
(fig. 70).
Fémurs antérieurs assez épais. Tibias antérieurs assez longs,
avec le processus épineux et l'angle apical interne relativement
grand. Tarse antérieur avec deux ongles (fig. 71). Pattes intermé-
diaires petites, assez fortes. Fémurs postérieurs un peu moins
larges que les antérieurs, déprimés. Tibias postérieurs robustes,
déprimés.
Mâle : Inconnu.
Femelle : Dernier urile avec un pelit orifice arrondi, Anus
entouré de trois sclériles,
Lave : Voir p. 68 et fig. 96.
Source : MNHN, Paris
54 ANDRÉ VILLIERS
OgsERvArIONS : Genre très caractérisé parmi les Enicocephalini,
par la cellule médiane postérieure de l’élytre ouverte. Par ce même
caractère, il est voisin de Chinella USINGER, mais chez ce dernier
genre le tarse antérieur ne porte qu’un seul ongle.
Madagascar, une seule espèce
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Trichopirates robustus, n. sp.
Trichopirates robustus n. sp.
Long. 5 mm. — Fig. 68 à 71.
Tête brun foncé avec les antennes et le rostre jaunes. Pronotum,
éeusson et élytres brun roux. Pattes jaunes.
Fig. 68 richopirates robustus n. sp. — Fig. 68, avant-corps du
type. — Fig. 69, idem, vu de profil. — Fig. 70, aile antérieure gauche. —
Fig. 71, patte antérieure droite.
Lobe postérieur de la tête une fois et demie aussi large que
long. Distance séparant la base de l'antenne de l’œil environ deux
fois aussi grande que l’œil vu de dessus.
Pronotum progressivement élargi, son lobe moyen un peu plus
long que le postérieur. Tibia antérieur environ trois fois et demie
aussi long que large à lapex.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 55
MADAGASCAR CENTRE : Ankaratra, Manjakatompo (R. Paulian,
août 1949, L.R.S.M.). Type femelle unique au Muséum National
d'Histoire Naturelle de Paris.
Genre Proboscidopirates nov.
TyPE : Proboscidopirates griveaudi n. sp. (Madagascar).
Tête très allongée, le lobe antérieur environ trois fois aussi long
que le postérieur, progressivement rétréci vers l’avant, les tubercules
antennaires très latéraux, la base de l’antenne séparée de l'œil par
une distance égale à trois ou quatre fois la longueur de l'œil vu
de dessus. Constriction transverse séparant les deux lobes de la tête
située très en arrière de l'œil. Lobe postérieur transverse, arrondi.
Ocelles petits situés dans une position très latérale. Yeux petits,
ovalaires, ne s'étendant pas à la surface inférieure de la tête.
Premiers articles du rostre courts et épais, troisième article relati-
vement grêle. Antennes à article III un peu plus court que le Il.
Pronotum étroit, le lobe postérieur à peu près aussi large que le
pronotum est long. Constrictions tranverses séparant les trois lobes
assez profondes. Lobe antérieur court, en bourrelet, avec un rebord
collaire étroit el une dépression longitudinale médiane. Lobe moyen
le plus long, arrondi latéralement, portant un fort sillon longitu-
dinal médian et deux fossettes latérales. Lobe postériéur à peine
plus large que le lohe moyen. Scutellum petit, semi-ovalaire, avec
un court processus apical arrondi à l’apex.
Ailes antérieures courtes, un peu moins d’une fois et demie aussi
longues que la tête et le pronotum réunis, avec une courte trans-
verse médio-cubitale ménageant une petite cellule médiane anté-
rieure. Cellule médiane postérieure fermée (fig. 74 et 78).
Fémurs antérieurs épais. Tibias antérieurs fortement élargis à
lapex qui porte à son angle interne un processus saillant et épineux.
Tarses antérieurs avec deux ongles inégaux (fig. 75 et 79).
Mâle : Inconnu.
Femelle : Orifice génito-anal arrondi, normal.
Larves : Voir p. 69 et 70, fig. 97 et 98.
OBSERVATIONS : Ce genre est très caractérisé par la forme de la
tête; la nervation alaire le rapproche des genres ÆEuchelichir
JEANNEL, Enicocephalus Wesrwoon, Didymocephalus JEANNEL, etc.
Source : MNHN, Paris
56 ANDRÉ VILLIERS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, trois espèces
TABLE.
U ESP.
1. Lobe postérieur de la tête trè
formant un angle très marqué avec le cou. .....
— Lobe postérieur de la tête moins convexe, moin
lement, se
côlés
D
arrondi latéra-
côtés rejoignant le cou par une large courbe
attenuatus n. Sp.
convexe, arrondi,
2. Tête et pronotum fauves. Lobe postérieur de la tête fortement
MANSVEMSE, eee... . griveaudi
— 'rête et pronotum bruns. de la tête moins
RTa na verse RU. . robinsoni n. sp.
1. Proboscidopirates griveaudi n. sp.
Long. 4-5 mm. — Fig. 79 à 75.
Entièrement fauve clair, hérissé de longues soies blondes.
scidopirates griveaudi
. 73, tête vue de profil. -
ure droite.
Fig. 72, avant-corps du
74, aile antérieure gaueh
large que long.
tudinal médian du
Lobe postérieur de la tèle presque deux fois aus
ï illon long
'Z gros,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPI
COCEPHALIDÆ 57
pronotum étroit en avant et s'élargissant en une grande fosselte.
Base du pronotum presque droite, très légèrement échancrée devant
l'écusson. Cellule médiane postérieure de l'aile antérieure tre
longue, plus de cinq fois aussi longue que large, ses côtés parallèl
vers l'apex (fig. 74). Tibia antérieur un peu plus de trois fois aussi
long que large à l’apex (fig. 75).
MADAGASCAR Sub-E Fort-Dauphin, «à l’aisselle des feuilles de
Pandanus» sur la plage (R: Paulian, août 1948, LR.S.M.). Type
femelle unique au Muséum National d'Histoire Naturelle de Pari
2. Proboscidopirates robinsoni n. sp.
Long. 4,5 mm. — Fig. 76 à 79,
Tête brun foncé avec sa partie préantennaire, le rostre et les
antennes fauve clair. Pronotum et écusson brun foncé. Elytres brun
— Probos
ig. 77, Lè
19, patte anté
idopirates robinsoni n. sp. — Fig. 76
e vue de profil. — Fig. 78, aile ant
rieure droite.
type. — ieure droite, —
Fig.
clair, Pattes brun jaunâtre clair
soies blondes.
Tout le-corps hérissé de longues
Source : MNHN, Paris
58 ANDRÉ VILLIERS
Lobe postérieur de la tête une fois et demie aussi large que long.
Rostre plus mince que chez l'espèce précédente, Sillon longitudinal
médian du pronotum assez large et profond en avant, fortement
élargi en une fossette ovalaire en arrière. Base du pronotum
légèrement échancrée devant l'écusson. Cellule médiane postérieure
de l'aile antérieure courte, environ quatre fois aussi longue que
large, ses côtés convergeant légèrement vers l’ar ère (fig. 78). Tibia
antérieur quatre fois aussi long que large à l’apex (fig. 79).
MapaGascar CENTRE Sun-Esr : Andohahelo, 1.800 m. (R. Paulian,
LR.S.M). Type femelle au Muséum National d'Histoire Naturelle
de Paris.
MapaGascar CENTRE Esr : Périnet (LR.S.M.). Paratype femelle à
l'Institut Scientifique de Madagascar.
3. Proboscidopirates attenuatus n. sp.
Longueur : ? (arrière-corps mutilé). — Fig. 80.
Brun rouge luisant avec les pattes jaunes. Tout le corps avec une
pubescence blonde dressée.
Fig. 80. — Proboscidopirates allenuatus n. sp, avant-corps du type.
Lobe postérieur de la tête une fois et demie aussi large que long.
sa convexité fortement atténuée en arrière. Troisième article du
rostre assez épais. Sillon longitudinal médian du pronotum large
et profond, élargi en arrière. Base du pronotum droite, sans échan-
crure devant l'écusson. Tibia antérieur environ quatre fois aussi
long que large à l’apex.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÉ)
HALIDÆ 59
MADaGAscaR CENTRE Esr : Ampolomita, à l’est de Belanitra,
district d’Ambatolampy (P. Griveaud, 7 mai 1956, LRSM.). Type
femelle unique au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.
Genre Cocles Bergroth
Cocles BERGROTH, 1905, ap. BREDDIN, Mitt. nat. Mus. Hamburg,
XXII, p. 142 ANNEL, 1941 [1942]. Ann. Soc. Ent. Fr. C
p- 297, 300. — UsinGer, 1945, Ann. Ent. Soc. Am., XXXVUI, p. 325.
TyrE : Cocles contemplator BERGRoTH (Madagascar).
Face dorsale de la tête cachée par les yeux, qui sont énormes et
contigus sur la ligne médiane; partie préoculaire petite, étroite, avec
les tubercules antennaires fortement saillants latéralement. Epis-
tome court, non saillant. Yeux assez largement écartés en dessou:
Ocelles petits, rejetés latéralement, situés tout contre les yeu
Premier article des antennes court et fusiforme, article II grêle, lég:
rement épaissi à l’apex, deux fois et demie aussi long que le I:
article III grêle, deux fois aussi long que le I; a le IV mince, fusi-
forme, de peu plus court que le IH. Rostre plus ou moins grêle selon
les espèces, les articles I et IIT très courts, subégaux.
Pronotum peu convexe, à lobes bien délimités, l’antérieur court,
en bourrelet, le moyen divisé longitudinalement en deux par un
sillon élargi en fossette en arrière, chaque partie latérale avec une
fossette large et profonde. Lobe postérieur ample, arrondi latérale-
ment, très légèrement échancré à la base. Scutellum en triangle
large, déprimé, étroitement arrondi à l'apex.
Ailes amples, bien développées, les nervures médiane et cubitale
sinueuses, la transversale médio-cubitale très petite. Cellule médiane
antérieure très petite et étroite. Cellule médiane apicale près de deux
fois aussi longue que l’antérieure et cinq fois plus large (fig. 81).
Pattes longues et grêles, les intermédaires petites et très minces,
les fémurs postérieurs bien plus larges que les antérieurs. Tibias
antérieurs progressivement élargis. Tarses antérieurs avec deux
ongles inégaux.
âle : Pygophore assez grand, largenient ouvert à l’apex, le guide
développé, presque horizontal, en forme ce raquette (fig. 84).
Pseudosternite fortement sclérifié. Proctigère membraneux (fig. 83).
Larv
: Voir p. 70 et fig. 99.
Source : MNHN, Paris
60 ANDRÉ VILLIERS
: Dans sa Monographie, JEANNEL qui, du fait de
la guerre, n'avait pu obtenir communication du type de BERGROTH
et ne possédait pas d'espèce du genre, avait placé celui-ci, d'après
la plus que sommaire description de BERGROTH, dans la sous-
famille des Ænictopechinæ.
e Cocles T
1. — Fig. 81, C. mirabilis n.
idem, ps vu de profil —
py£ophor 6 lapex. — Fig. 84, idem, pygophore vu p
ventrale. — Fig. 85, C. contemplator BERGROTH.
est un Enicocephalinæ Enicoce-
, Stenopirates, ele.
En fait il n’en est rien et Coci
phalini très voisin d'Euchelichi
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 61
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Largeur de la tête, au niveau des tubercules antennaires, sensi-
blement égale à la distance séparant la base des antennes des
EUX AB D) PE ne +++... 1. contemplator BERGR.
— Largeur de la tête, au niveau des tubercules antennaires presque
deux fois plus grande que la distance séparant la base des
antennes des yeux (fig. 81)... . 2. mirabilis on. sp.
Cocles contemplator BERGROTH, 1905, ap. BREDDIN, Mitt. nat.
Mus. Hamburg, XXIL, p. 142.
Long. 3,5 mm. — EF
Tête brun foncé; antennes rousses; articles I et III des antennes
brun clair, l’article Il brun foncé. Pronotum brun foncé. Elytres
d'un brun assez clair avec des reflets irisés. Palles rousses.
Partie préoculaire de la tête assez allongée (voir tableau). Sillon
séparant les yeux au milieu à peine marqué, de sorte que la conve-
xité des deux yeux est presque continue en dessus. Troisième
article du rostre très grèle, cinq fois aussi long que l’article IT, neuf
fois aussi long que large, légèrement étranglé au niveau du tiers
basilaire.
MADAGASCAR CENTRE Es
r : Périnet (T.R.S.M.).
Cocles mirabilis n. sp.
Long. 4,5 mm. — Fig. 81 à 84.
Mème coloration que le précédent mais les pattes un peu plus
sombres.
Même structure mais la partie préoculaire de la tête plus courte
(voir tableau). Sillon séparant les yeux plus profond, la convexité
de chaque œil indépendante. Troisième article du rostre bien plus
court et plus épais, trois fois et demie aussi long que l’article I,
cinq fois aussi long que large, fortement étranglé vers la base.
MapaGascar Sup-Esr : Andohahelo, 1.800 mètres (R. Paulian.
LR.S.M.).
Source : MNHN, Paris
62 DRÉ VILLIERS
Genre Embolorrhinus Jeannel
Embolorrhinus JEANNEL, 1941 [1942], Ann. Soc. Ent. Fr., CIN,
p. 355. — Vicuiers, 1955, Mém. Soc. Roy. Ent. Belgique, XXVII,
p. 491-494.
Ceratotrachelus UsiNGEr, 1945, Ann. Ent. Soc. Am., XXXVII,
p. 325, 338; — 1946, loc. cil., XXXIX, p. 170.
Type : Henicocephalus tuberculatus BERGROTH (Afrique).
Espèce d’assez grande taille (7-9 mm), allongées, parallèles, géné-
ralement macroptères. Coloration ferrugineuse ou noirâtre, avec une
courte pubescence, les téguments mats et granuleux.
Tête à peu près aussi longue ou un peu plus longue que le pro-
notum, à lobe antérieur toujours volumineux, lobe postérieur
globuleux et renflé; épistome plus où moins prolongé en avant par
une saillie impaire. Yeux globuleux, assez petits, pubescents.
Antennes grêles chez les mâles, plus épaisses chez les femelles,
l’article I le plus court, II relativement peu allongé mais plus long
que les III et IV.
Prothorax déprimé, à lobes bien délimités; lobe antérieur étroit,
parfois tubereulé; lobe moyen avec un sillon médian en 7, des sillons
latéraux en Y et, de chaque côté, deux tubercules plus ou moins
saillants, parfois coniques; lobe postérieur ample, ses côtés subpa-
rallèles, les angles latéraux postérieurs arrondis, la base profondé-
ment échancrée au milieu.
Ailes antérieures généralement longues, translucides, les deux
nervures médiane et cubitale sinueuses, la transversale médio-
cubitale longue et très oblique; il résulte de ces caractères que la
cellule médiane est tordue en S; la seconde cellule médiane est
grande, mais irrégulière.
Pattes assez longues et grêles. Tibias antérieurs plus courts et
plus épais chez les femelles que chez les mâles. Tarses antérieurs
avec deux ongles presque égaux.
Mâle : Pygophore petit et transverse (fig. 88); pseudosternite bien
chitinisé, le guide ovalaire. Proctigère non sclérifié. Segments
abdominaux frangés de mèches de longs poils chez les mâles.
OBsERvATIONS : Dimorphisme sexuel très net, les mâles étant plus
grêles avec le pronotum plus étroit, le lobe postérieur de la tête
moins épais, les antennes plus fines que chez les femelles. Les sexes
identiques d’une même espèce peuvent également varier d’une façon
notable : ailes plus ou moins longues, lobe postérieur de la tête plus
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 63
ou moins épais; tubercules et pubescence plus ou moins longs,
articles II, III et IV des antennes plus ou moins longs, ete. Il est
à noter que plus les élytres sont longs, plus la tête est étroite, plus
la pubescence, les granulations et les tubercules sont fins, plus les
antennes sont grêles et allongées (Vizciers, 1955).
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Afrique (trois espèces) et Mada-
scar (trois espèces).
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Lobe antérieur du pronotum avec deux très petits tubercules
AFTONAIS MMA TR DES Te Er
— Lobe antérieur du pronotum avec deux grands tubercules
coniques divergents........... +eeeeei.e 8. incertus n. sp.
2. Echancrure de la base du pronotum s'étendant en avant au-delà
du milieu du lobe. :........... see... 1. laticollis BERGR.
— Echancrure de la base du pronotum n'atteignant pas le niveau
du milieu du lobe. ++... 2. angulicollis, n. sp.
1. Embolorrhinus laticollis BERGRoTH
BERGROTH, 1905, Ann. Soc. Ent. Belg., XLIX, p. 376 ( Henicoce-
Phalus). — JEANNEL, 1941 [1942], Ann. Soc. Ent. Fr, CX, p. 357.
— Usini 1945, Ann. Ent. Soc. Am., XXXVII, p. 340 (Enicoce-
phalus).
Long $ min. — Fig. 86 à 89.
Ferrugineux, parfois assez sombre, mat, Pubescence longue; bien
visible, erochue sur les côtés de la tête et du pronotum.
Tête épaisse, à peu près de même longueur que le pronotum, son
lobe postérieur transverse, fortement arrondi latéralement, à peu
près aussi long que la distance entre l’œil et la base des antennes;
sans angle basilaire marqué. Pas de tubercules céphaliques.
Pronotum très ample, le lobe antérieur avec deux très petits
tubercules arrondis masqués par la pubescence, le lobe moyen pro-
fondément sculpté avec quatre pelits tubereules arrondis; lobe
postérieur largement arrondi en avant, profondément et anguleu-
sement échancré à la base jusqu’au-delà du milieu.
Cellule médiane antérieure de l'élytre étranglée au milieu, aussi
longue que la postérieure. Elytres environ quatre fois aussi longs
Source : MNHN, Paris
64 ANDRÉ VILLIERS
que le pronotum. Pattes grêles chez les mâles dont les fémurs
antérieurs sont légèrement renflés.
89
86, E. lativollis
Fig. 86 à 91: — Genre Embolorrhinus JEAN
BenGnorit ig. 87, idem, tête vue de profil. — , idem, pygophore
vu par l’apex. — Fig. 89, idem, tibia et tarse ant droil
E. angulicollis n. sp, avant-corps. — Fig. £1, E. incertus n. sp, avant
ssement
Pygophore très petit avec le guide parallèle, sans rétrée
basal.
MapaGascar CENTRE Esr : Bezanozano (coll. Noualhier, Mus.
Paris).
Source : MNHN, Paris
RES ENICOC
EPHALI
65
2. Embolorrhinus angulicollis n. sp.
Long. 9 mm. — Fig. 90.
Noirâtre avec les pattes, les antennes et le rostre bruns. Pubes-
cence courte, squamuleuse.
Tête épaisse, un peu plus courte que le pronotum, son lobe
postérieur lransverse, à côtés presque droits et parallèles, avec un
angle basilaire bien marqué.
Pronotum plus étroit que chez l'espèce précédente, le lobe anté-
rieur avec deux tubercules petits mais bien distincts, non masqués
par la pubescence; lobe moyen profondément sculpté avec quatre
lubereules arrondis, assez gros, mais peu
subangulé en avant, :
saillants; lobe postérieur
s côtés convergents en arrière, la base large
ment et anguleusement échanerée, mais l'échancrure n’atteignant
pas le niveau du milieu du lobe.
Cellule médiane antérieure de l'élytre très longue et étroite, plus
longue que la postérieure. Elytres étroits, environ quatre fois et
demie aussi longs que le pronotum. Pattes assez épaisses, les fémurs
antérieurs renflés.
MapaGascar Esr : Province de Fénérive, région de Soanierana
(A. Mathiaux, 1905). Type : 9 au Muséum de Paris. Paratype : une
$ sans localité précise (E. Dorr, 1897, Mus. de Paris).
3. Embolorrhinus incertus n. sp.
LARVE. — Long. 7 mm.
Entièrement brun ferrugineux. Pubescence rare, peu distincte.
Tête courte, le lobe postérieur largement arrondi latéralement,
Sans angle basilaire marqué.
Lobe antérieur du pronotum avec deux forts tubercules coniques
divergents. Lobe moyen avec quatre tubercules coniques, grands et
saillants.
Les caractères ci-dessus, différant fortement de ceux des deux
autres espèces malgaches connues, n'ont paru justifier largement
la création de cette espèce sur une simple larve,
MapaGascar Ouest : Antsingy de Bekopaka, forêt, VII-1949
(R Paulian, LR.S.M.). Type au Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
66 ANDRÉ VILLIERS
DESCRIPTIONS DE TYPES LARVAIRES MALGACHES
Genre Lomagostus Villiers
Lomagostus (jeanneli VILLIERS ?)
Deuxième stade :
Long. 2,5 mm. — Fig. 92.
Fig. 92. — Lomagostus Jeanneli(?), larve du deuxième âge.
Tête, antennes, rostre, bord collaire du pronotum et pattes jaunes.
‘Thorax et abdomen brun rouge, le pronotum et les ptérothèques
plus sombres.
Tête massive, à lobe antérieur très convexe, son lobe postérieur
avec deux peliles cicatrices rouges marquant l'emplacement des
ocelles. Troisième article des antennes plus long que le second.
Pronotum ample à bord collaire légèrement déprimé, disque avec,
en avant, un court sillon médian, une dépression médiane transverse
ovalaire et deux petites fovéoles latérales; base droite. Abdomen
fortement étranglé à la base, convexe, ses quatrième et septième
Source : MNHN, Paris
HÉMIPIÈRES ENICOCEPHALIDÆ 67
segments les plus grands, les
basilaires.
segménts avec de petites dépressions
MADAGASCAR CENTRE Esr : Ampolomita, Est Belanitra, Ambato-
lampy (P. Griveaud, 8 mai 1956, L.R.S.M.).
Genre Euchelichir JE
NNEL
Euchelichir geniculatus JEANNEL
Premier stade :
Long. 3,5 mm. — Fig. 98.
Tête jaune pâle avec le lobe antérieur et les deux premiers articles
antennaires brun clair. Thorax brun clair, Abdomen brun foncé.
Pattes jaune pâle avec les fémurs, sauf à l’apex, brun clair.
Lobe postérieur de la tête renflé, un peu plus large que long, avec
sa suture médiane bien visible. Yeux petits. Pronotum avec le bord
collaire très marqué, le lobe moyen globuleux, fortement sillonné
longitudinalement au milieu. Mésonotum fortement déprimé en
courbe en avant, arrondi latéralement, sinué en arrière, sillonné
longitudinalement au milieu. Métanotum transverse, sinué en
arrière, sillonné au milieu.
MaDaGascar CENTRE EsT : Périnet (LR.S.M.).
Deuxième stade :
Long. 5 mm.-— Fig. 94.
Tête brune avec l’apex et le lobe postérieur jaunes. Thorax brun
foncé. Abdomen roux.
Lobe postérieur de la tête aussi long que large, sa suture
médiane à peine visible. Yeux assez gros. Lobe moyen du pronotum
globuleux, très convexe; sillonné longitudinalement au milieu.
Ebauches alaires bien marquées mais fortement écartées.
MaDaGascar CENTRE Esr : Sandrangato (L.R.S.M.).
Troisième stade :
Long. 7 mm. — Fig. 95.
Comme le précédent mais le lobe postérieur de la tête un peu plus
long ique large, portant de petites cicatrices à l'emplacement des
Source : MNHN, Paris
68 ANDRÉ VILLIERS
ocelles, ébauches alaires bien développées, conliguës sur la ligne
médiane.
20), — I
isième sta
MapaGascar Esr : Ankova, Maroantselra (LR.S.M.).
Genre Trichopirates VILLIERS
Trichopirates (robustus VILLIERS ?)
Troisième stade :
Long. 3 mm. — Fig. 96.
Jaune pâle, l'abdomen plus sombre; tout le corps avec une
pubescence fine, courte et dense.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPI IG
EPHALIDÆ 69
Tête très courte et massive, très convexe, son lobe postérieur
globuleux, sillonné longitudinalement au milieu, Yeux assez gros.
Pronotum ample, son lobe antérieur en bourrelet, le lobe moyen
fortement élargi, sillonné longitudinalement au milieu, le lobe
postérieur bien indiqué par un sillon courbe. Scutellum semi-
ovalaire. Plérothèques avec des stries longitudinales.
MADAGASCAR CENTRE
août 1949, T.R.S.M.).
Ankaratra, Manjakatompo (R. Paulian,
Genre Proboscidopirates ViLLiEns
Proboscidopirates (sp. ?, 1)
Deuxième stade :
Long. 3 mm, — Fig, 07.
Jaune pâle au jaune sale, tout le cor ps héri
blondes.
sé de longues soies
hopirales (robustus ?), larve au troisième stade. — Fig. 97,
idopirales sp. 1, larve au deuxième stade. — Fig. 98, Proboscido=
Dirates sp. 2, larve au deuxième stade,
Lobe antérieur de la tête très long, atténué en avant. Yeux effacés,
à peine visibles, représentés par une aire pigmentée en rouge. Lobe
postérieur de la tête séparé de l’antérieur par une forte constriction
Source : MNHN, Paris
70 ANDRÉ VILLIERS
transverse, globuleux, fortement sillonné longitudinalement au
milieu.
Lobe antérieur du pronotum en bourrelet. Lobe postérieur trans-
verse, globuleux, fortement convexe, sans trace du lobe postérieur,
fortement sillonné longitudinalement au milieu et portant, de
chaque côté, une fossette arrondie. Arrière-corps très étroit.
MapaGascar CENTRE Esr : Périnet (L.R.S.M.).
Proboscidopirates (sp. ?, 2)
Deuxième stade :
Long. 4 mm. — Fig. 98.
Jaune sale. Tout le corps avec une très courte pubescence blonde.
Même aspect général que l’espèce précédente, mais les yeux cernés
par un léger sillon, le lobe postérieur de la tête tronqué en arrière,
fortement sillonné longitudinalement, le deuxième article des
antennes beaucoup plus long et plus mince que le troisième.
MapaGascar CENTRE Sup-Esr : Andohahelo 1.800 mètres
(R. Paulian, LR.S.M.).
Ossenvarions : Cette larve appartient probablement à une espèce
inédite du genre Proboscidopirates, ou peut-être même à un genre
nouveau, si les caractères particuliers des antennes se retrouvent
chez les adultes.
Genre Cocles Bergroth
Cocles (contemplator BERGROTH ?)
Troisième stade
Long. 4 mm.
Roux jaunâtre, avec la tête et les pattes testacés.
Tête très grosse, pyriforme, sillonnée longitudinalement au
milieu, les téguments très minces à l'emplacement des yeux.
Lobe antérieur du pronotum en bourrelet, sillonné longitudinale-
ment au milieu. Lobe moyen transverse, convexe, arrondi laté-
ralement, sa plus grande largeur en arrière du milieu, fortement
sillonnée longitudinalement au milieu, la base avec un léger rebord
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES ENICOCEPHALIDÆ 71
représentant le lobe postérieur. Scutellum large, sillonné. Ptéro-
thèques allongées, pubescentes, contiguës sur la ligne médiane.
Abdomen élargi en arrière,
. — Cocles (contemplator ?), larve au troisième stade.
MapaGascar CENTRE Esr : Réserve naturelle III, Ambatovositra-
Andranomalaza (P. Soga, 11-1957, L.R.S.M.).
Genre Embolorrhinus Jeannel
Embolorrhinus incertus VILLIERS
Espèce décrite sur une larve au troisième stade (p. 65 et fig. 91).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ VILLIERS
N
À
Emboilorrhinus laticoilis BERGROTH.
Troisième stade :
Long. 7 mm. Fig. 11 et 19, p. 12.
Jaunâtre sale, hérissé de soies courtes et crochues.
Même aspect général que incertus mais lobe postérieur de la tête
plus fortement transverse, antennes plus épaisses, tubereules thora-
ciques moins saillants, Ptérothèques plus longues et contiguës sur
la ligne médiane.
MapaGascar CENTRE : Ankotofotsy (G. Grandidier, 22 mai 189
Muséum de Paris).
IBI8L. Du
Source : MNHN, Paris
OUVRAGES CONSULTÉS
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BERGROTH
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JEAN
JEAN
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70, 1 fig.
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2 fig.
Source : MNHN, Paris
74 ANDRÉ VILLIERS
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1883) (Enicocephalidæ, Hemiptera)» Rev. Brasil. Biol., 9 (3),
D. 353-358, 27 fig.
Source : MNHN, Paris
LISTE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS GÉOGRAPHIQUES CITÉS
Nora : Les numéros suivant les noms sont por sur la carte
(ig. 100).
A | M
Ambatolampy, 20;
Ambatovositra, 11;
Ambodivoangy, 8;
Ambohipanja (Mont), 4;
Ambohitsitondrona, 8;
Ambre (Montagne d’), 1;
Ampitameloka, 18; N
Ampolomita, 20; |
Andapa, 6;
Andohahelo, 25;
Andranomalaza, 11;
Ankaratra, 19;
Ankovana, 8;
Anosibe, 17; P
Antalaha, 7;
Antsingy, 21.
jakatompo, 19;
Moramanga, 18:
Maroantsetra, 83
Montagne d’Ambre, 1.
Namoroka, 13:
Nosivola, 113
Nosy-Be, 2,
Périnet, 15.
B |
|
Beko | à
es : Ranomafana, 22;
emangoko, 2; Réserve naturelle IT, 11.
Bezanozano, 15. |
F | s
k |
oyana, au Sambava, 5;
ve, 10; “ mbirano, 2;
Dauphin, 26. ndrangato, 17;
anierana, 9.
[l
Ilfanadiana, 22; | IT
Italaviana, 16;
Ivohibe, 28. Tanala 0
L
Lakato, 15; :
Lokobe, 2. Tuléar, 24.
Source : MNHN, Paris
36 ANDRÉ VILLIERS
te des localités cit ractères romains nent les
domaines : 1, domaine de l'Est; II, domaine du nbirano;
III, domaine du Nord; IV, domaine du Centre; V, domaine de l'Ouest;
VI, domaine du Sud.
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE
Seules figurent ici les dénominations concernant les
lidaæ.
Les noms des groupes supérieurs au genre sont en gras; les
genres el sous-genres en PE ; les synonymes en
ilaliques.
Les espèces et genres nouveaux sont précédés d’un *
Les noms concernant des formes n'appartenant pas à la faune
malgache sont entre crochets.
La pagination des figur
nicocepha-
S est indiquée en gras, celle des descrip-
tions d'espèces, de genres, ele, en ifaliques.
LÆNicroconis], 8, 12, 13, 18, 6 | Cocues, 8, 26, 29, 46, 59, 60, G1, 70.
Ænictopechinæ, 8, 14, | [ComPpsoDE , 14, 30, 31,
25, 26, 60. contemplator (Cocles), 5, 59, 60, 61,
70, 74.
[cornifrons (Embolorrhinus)}, 91.
Icureulio (Didymocephalus)], 17,
20, 21, 22,
rictopechilæ,
OP
[ætheria (Hens |
lafricanus (Systelloderes)], 32. D
{alluaudi (Henschiella)], 21, 40, 41.
icollis (Embolorrhinus), 63,
ESYSTELLORES, 30, 31, 34, 37.
LUTTE,
[dimorphus (Didymocephalus)], 48.
lantaretieus (Phthirocoris)], 13, 14,
18, 48, 21.
‘attenuatus (Proboscidopirates),
56, 58, 58. E
ENBOLORRINNUS, 7,
pl 46, 69, 63, 64 71.
Enicocephalidæ, 3, 5
1215014015. 517;
93, 96.
Enicocephalidoidæ, 23
Enicocephalinæ, 8, 14, 16, 17, 20,
24, 26, %9, 60.
Enicocephalini, 14, 26, 30, 37, 45,
54, 60.
cocenarus], 13, 46, 49, 55, 63.
æuicuun, 8, 46, #7, 49, 50, 51,
60, 67.
[bakeri (Didymocep
[boganensis (U Ta), |
© breviceps (Euchelichir), 48, 51,
* brevipes (Pseudohenschiella), 4
14, 44.
[burgeoni (S
balus)], 2
“e
telloderes)], 21.
[camerunensis (Hoplitocoris)], 17.
lcamerunensis (Hoplitocoris) |, 21.
[capillaricornis (Henschiella)], 41. F
Ceratotrachelus, 6
ICHINELLA], 13, 36, 46, 54. Hfungicola (Didymocephalus)], 20.
Source : MNHN, Paris
78
{Gamosrozus], 14, 25, 26, 2
geniculatus (Euchelichir),
51, 67, 68.
* griveaudi
55, 56, 56.
is, 51,
(Proboscidopirates),
H
[harroyi (Systelloder!
Henicocephalinæ,
Henicocephalir
Henicocephalitæ, 29.
cephalus], 49, 62, 63.
ræLLa, 6, 9, 14, 30, 31, 39, 40,
s)], 20.
A1, 43.
+ hirsutus (Mateucoris), 36, 87, 38.
[Horrrrocoris], 20.
hymenæus (Euchelichir), 5, 21, 47,
47, 49.
[Hymexocoms], 46.
Hymenodectes, 31.
tus (Embolorrhinus), 63, 64,
PH
Linusitatus (Systelloderes)], 20
J
* jeanneli (Lomagostus), 25, 26, 28,
28, 66, 66.
K
[kenyensis (Hoplitocoris)], 20.
L
laticollis (Embolorrhinus), 5, 42,
63, 64,
* LoMaAGos 25, 26, 27, 28, 66.
longipes Œuche ichir ), 5, 49, 50, 50.
M
madecassa (Henschiella), 40,
[magnus (Phthirocoris)], 14.
INaomisrozus1, 12, 14, 25, 26.
TEUCORIS, 30, 31, 30, 37, 87.
[MréexicocepaLus], 25, 2
milloti (Systelloderes), 5, 82, 33.
11.
mirabilis (Cocles), 60, 61.
[moschatus (Systelloderes)], 20, 21,
N
| IN azus], 9, 43, 45, 46.
ENvwnocoris], 8, 13, 18, 25, 26.
o
LOxeyLocoms], 46.
P
+ pauliani (Desystellores), 34, 84,
35.
[pauliani (Hoplitocoris)], 21.
[pellueida (Henschiella)], 39, 41.
[Phthirocorini], 8.
[PrraRocoris!, 8, 13, 14, 18, 29.
* ProgoscipopiraTes, 46, 47, 55,
69, 69, 70.
PSEUDOHENSC
M1, 42, 43, 4
IELLA, 14, 30, 31,
R
* robinsoni (Proboscidopirates),
56, 57, 57.
* robustus (Trichopirates), 54, 54,
68, 69. |
rufus (Mateucoris), 37, 38.
s
46, 47, 48, 49, 50,
NOPIRATES],
51, 60.
[subantarcticus (Gamostolus)], 21,
29.
SYSTELLODERES, 9, 10,
31, 82, 34, 36, 37.
Systelloderini, 30, 31, 37, 46.
Systelloderus, 31.
14, 20, 21, 30,
T
[Trarzal, 13, 21, 30, 31.
+ Tricmopinares, 45, 46, 53, 54, 68.
| [tuberculatus (Embolorrhinus)], 62.
U
* usingeri (Pseudohenschiella), ai,
42, 43.
LUSINGERIELLA], 30, 31.
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
AVANT-PROPOS, p. 5.
TRODUCTION, p. 7.
MORPHOLOGIE EXTERNE, D. 7.
T\
La tête (p. 7). — Le thorax (p. 8). — Les ailes (p. 10}
-— Les pattes (p. 12). —- L'abdomen (p. 13).
BIOLOGIE p.
Premiers états (p. 17). — Néotenie et hypersexualité
(p. 18). — Dimorphisme sexuel et glandes odorantes
(D. 20). — Comportement (p. 20). — Régime alimen-
taire (p. 21). — Accouplement et ponte (p. 21).
QUE, p.
Es 6
ATION, p. 2
Tableau des sous-familles, p.
Subfam. Ænictopechinæ, p. 25.
Genre Lomagostus nov. (p. 26).
Subfam Enicocephalinæ, p. 29.
ableau des tribus, p. 30.
bu Systelloderini, p. 50.
Tableau des genres malgaches (p. 31) — Genre Systelloderes
BLanen. (p. 31). — Genre Desystellores nov. (p. 34). — Genre
Mateucoris nov. (p. 36). — Genre Henschiellla Honv. (p. 39).
— Genre Pseudohenschiella nov. (p. 41).
Tribu Enicocephalini, p. 45.
Tableau des genres malgaches (p. 46). — Genre Euche-
lichir JEANN. (p. 47). — Genre Trichopirates nov. (p.
Genre Proboscidopirates nov. (p. 55). — Genre Coc
BerGR. (p. 59). — Genre Embolorrhinus JFANX. (p. 62).
ERIPTIONS DES TYPES LARVAIRES MALGACHES, p. 66.
Genre Lomatogostus ViLLiers (p. 67). — Genre Eucheli
NEL (p. 67). — Genre Trichopirates Vizuiers (p. 68). — Genre
Proboscidopirates Niziiers (p. 69). — Genre Cocles Ben
norx (p. 70).
OUVRAGES CONSULTÉS, p. 73.
LISTE DES NOMS GÉOGRAPHIQU 75.
Carte (p. 76).
IMPRIMERIE OFFICIELLE, — TANANARIVE
Dépôt légal : Septembre, 3° trim. 1958 [1612-581
Source : MNHN, Paris