Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
SCORPIONS
(Chelicerata, Scorpiones)
par
Wilson R. LOURENÇO
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
Faune de Madagascar
45, rue Buffon - 75005 Paris
1996
Source ; MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l’'IRSM)
Collection honorée du soutien
du Ministère de la Coopération
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris.
— M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur du CNRS, Paris. — M. le Directeur général de
lORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Paris ; J.-M. PÉRÈS, membre
de l’Institut, Marseille ; J. CARAYON, Paris; A. CHABAUD, Paris; M. RAKoro-
MARIA, Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président ; MM. Ch-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. DECHAMBRE, J. GUTIERREZ, L. MATILE, J.-J. PETTER,
G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER, P. VIETTE (secrétaire).
© FAUNE DE MADAGASCAR
Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés réservés pour tous pays.
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
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SCORPIONS
(Chelicerata, Scorpiones)
par
Wilson R. LOURENÇO
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
Faune de Madagascar
45, rue Buffon - 75005 Paris
1996
Source : MNHN, Paris
PRÉFACE
Le Docteur Wilson Lourenço, spécialiste bien connu des Scorpions, qui a
eu l’occasion de décrire plusieurs espèces nouvelles provenant de Madagascar,
a bien voulu accéder à la demande que je lui avais présentée, lors du Colloque
de septembre 1995, à Paris, sur la Biogéographie de Madagascar, et préparer
le volume de la Faune de Madagascar consacré à cet Ordre. Je lui en suis très
reconnaissant.
La tâche s’est révélée particulièrement difficile. L’une des difficultés,
connue dès le départ, tient à ce que la systématique des Scorpions, malgré les
grands progrès accomplis par des naturalistes contemporains comme Max
Vachon, est une systématique complexe, faisant appel à des caractères très sub-
tils, d’une part ; que nous sommes mal informés de la variabilité intraspéci-
fique, d’autre part.
Mais l’édition du volume correspondant à fait apparaître deux autres dif-
ficultés, l’une de caractère général, l’autre propre au matériel malgache
La première difficulté peut paraître purement formelle, mais elle semble
appelée à devenir importante dans l’avenir.
Le “Code International de Nomenclature Zoologique”, 3° édition, 1985,
dans un effort de clarification, précise (article 9, (11)) que le dépôt d’un docu-
ment (tel qu’une thèse) dans un certain nombre de bibliothèques universitaires
ou autres ne peut pas être considéré comme une publication. Certes, cette res-
triction ne concerne, au sens du Code, que les publications validant les des-
criptions de nouveaux taxa. Mais elle incite les chercheurs à négliger ces
sources d’information et pourrait sembler rendre contestable par ex. dans le
cas d’espèce, la référence que le Dr Lourenço fait, sans les reprendre, à des
données établies dans sa thèse.
Un exemple personnel récent m’a montré que le problème avait une bien
plus grande portée qu’il ne pouvait sembler au premier abord. Au cours des
quatre ou cinq dernières décennies, de nombreux chercheurs, opérant surtout
dans les pays dits en voie de développement, ont établi des “rapports” souvent
scientifiquement significatifs, tirés à quelques dizaines, voire quelques cen-
taines d'exemplaires, souvent sur un papier de qualité très médiocre et qui ne
se conservera pas très longtemps, déposés dans les archives d’organismes offi-
ciels ayant commandé ces études. Ces textes ne sont jamais relevés dans les
bibliographies officielles (Biological Abstracts ou Zoological Record par ex.) et
échappent par là à l’attention des autres chercheurs. Pourtant ces rapports,
même si, le plus souvent, ils ne méritent pas une publication in extenso, leur
ésententation ne répondant pas aux normes des revues scientifiques, appor-
tent de précieuses informations originales. Leur perte serait donc doublement
dommageable, et pour l’auteur responsable qui perd ainsi le bénéfice de son
travail, et pour la recherche en général, car ces rapports, archivés sans souci
d’une conservation durable et sans être a sibles aux autres chercheurs, sont
appelés à une rapide et définitive disparition.
11 semble urgent qu’une réflexion porte sur ce problème que les progrès
de l’informatique de réseau et de ses interconnexions devraient permettre de
résoudre au prix d’un léger effort mutuel de compréhension.
Source : MNHN, Paris
2 WiLsoN R. LOURENÇO
La seconde difficulté est, elle, plus spécifiquement malgache et a déjà été
soulevée, à plusieurs reprises, entre autres par P. Griveaud et par P. Viette.
Elle tient aux ambiguités propres à la toponymie malgache. Beaucoup de noms
de localités (noms de villages, de lieux-dits, de rivières ou de montagnes) font
référence à une particularité physique de l’endroit (roche blanche, gros rocher,
boue, sable, puce, vent, bœuf, gros tamarinier, etc.). Il en découle un nombre
très considérable d’homonymes. D’autre part, les villages se déplacent fré-
quemment (par exemple à la suite d’une épidémie, ou lorsque le sol épuisé
exige la recherche d’un nouvel espace boisé) en conservant le nom ancien ;
dans d’autres cas, et pour des raisons semblables, le village, resté en place,
change de nom. Pour compliquer les choses, la transcription phonétique des
noms de lieux, souvent non reportés sur les cartes, par des voyageurs ne
connaissant pas la langue malgache prête à erreurs et confusions, d’autant que
ces noms sont souvent très longs et que les locuteurs, comme les scribes, en é-
dent des parties. En outre, les collecteurs ne sont pas tous calligraphes et la
restitution des noms inscrits prête à erreurs.
Cette difficulté se trouve particulièrement accentuée dans le cas des Scor-
pions. Ces animaux, parce qu’ils sont connus du grand public et redoutés, sont
fréquemment récoltés par des collecteurs non professionnels qui notent leur
capture de façon assez désinvolte. Une partie non négligeable du matériel sur
lequel a dû travailler le Dr Lourenço entre dans cette catégorie.
Lorsque des spécimens sont ainsi pourvus d’une étiquette ne correspondant
à aucune localité connue, ou à une localité dont on ne peut préciser avec certi-
tude la position par suite d’homonymies, l'absence, fréquente, du nom du col-
lecteur ou de la date de récolte, ne permet pas, par un travail de bibliographie,
de reconstituer un itinéraire qui fournirait la localisation probable de la capture.
Ces noms n’ont alors pas été repris dans le texte, l’encombrant inutilement.
Il s’ensuit, dans le texte, un inévitable décalage entre le travail propre-
ment taxonomique et son exploitation écologique ou biogéographique, qui en
serait, pourtant, le but ultime. Le chercheur est aussi privé, en partie, d’in-
formations qui lui permettraient de définir avec plus de finesse les limites de
la distribution des espèces, alors que les divers Domaines et Régions écolo-
giques de Madagascar sont, eux, définis avec précision.
Il reste à espérer que les chercheurs sur place, dotés maintenant d’un outil
permettant l'identification précise des taxa connus, sauront, d’une part, complé-
ter les récoltes, en particulier des Microscorpions, afin de parvenir à un inven-
taire complet de la faune existante, d’autre part, établir avec précision les cartes
de distribution des diverses espèces et en donner une explication écologique satis-
faisante. Il est à regretter, en outre, que les imprécisions d’un trop grand nombre
de captures anciennes ne nous permettent pas de préciser les variations qui ont
affecté la répartition des espèces malgaches au cours des temps historiques.
Les éditeurs de la Faune remercient le Professeur Ch. P. Blanc, vieux
malgachisant, qui a bien voulu revoir les cartes de répartition des espèces et le
Dr R.-P. Dechambre qui a fourni, par de nombreuses photocopies, les docu-
ments indispensables à l'établissement d’un texte précis.
Renaud PAULIAN,
Les Hespérides Saint Christoly, Bordeaux
août 1996.
Source : MNHN, Paris
I - INTRODUCTION HISTORIQUE
Les contributions à la connaissance de la faune des Scorpions de
Madagascar ont débuté avec le travail de Gervais (1844) dans lequel il décrit
Scorpio madagascariensis, transféré depuis dans le genre Grosphus Simon.
Pocock (1889) décrit une deuxième espèce pour Madagascar, Buthus limbatus,
transférée par la suite dans le genre Grosphus ; cette même année Pocock
décrit également Buthus lobidens, mis en synonymie avec Grosphus madagas-
cariensis par Kraepelin en 1899. En 1890, Pocock décrit Rhoptrurus baroni,
transféré ensuite par lui-même en 1893 dans le genre Tityobuthus. À partir de
ce moment, plusieurs espèces sont ajoutées à la faune malgache avec les contri-
butions de Kraepelin (1894, 1896 et, surtout, celle de 1901), celles de Pocock
(1896) et Birula (1903). Kraepelin (1913) indique également pour Madagascar
Uroplectes fischeri nigrocarinatus, espèce néanmoins douteuse, n’ayant jamais
pu être réellement confirmée pour la faune malgache.
Ainsi, au début du siècle, la faune des Scorpions malgaches est composée
de 2 familles : celle des Scorpionidae (sous-famille des Ischnurinae) avec deux
genres : Opisthacanthus Peters et Heteroscorpion Birula, avec une espèce cha-
cune, et celle des Buthidae avec 6 genres : Grosphus Simon avec 7 espèces,
Odonturus Karsch (Tityobuthus) avec une espèce, Uroplectes Peters avec une
espèce et l’espèce cosmopolite Isometrus maculatus (Degeer). Au moment de la
publication de sa monographie sur les Scorpions de Madagascar, Fage (1929)
accepte ce même tableau et n’ajoute qu’une variété nouvelle pour Grosphus
limbatus (var. annulata). Roewer (1943) décrit une nouvelle espèce, Isometrus
madagassus, es souvent controversée par la suite, et Fage (1946) décrit
Babycurus gracilis, espèce cavernicole selon lui.
Dans la synthèse proposée par Millot (1949/1953), aucune contribution
nouvelle n’est apportée, et c’est seulement en 1969b que Vachon décrit une
nouvelle espèce, Grosphus griveaudi. La nouvelle synthèse proposée par
Legendre (1972) est récapitulative et le travail de Vachon (1979) apporte essen-
tiellement des clarifications sur le statut des genres Odonturus et Tityobuthus.
Entre 1979 et 1994, date à laquelle j'ai débuté l'étude de la faune des
Scorpions malgaches, aucune contribution à cette faune n’a été apportée.
Dans trois contributions préliminaires (Lourenço 1995, 1996a, 1996b)
trois genres nouveaux et six nouvelles espèces ont été ajoutés à la faune mal-
gache. A présent, mon objectif est de faire une synthèse, aussi globale que pos-
sible, sur cette faune, tout en sachant que très probablement le nombre des
taxa répertoriés ici est encore loin de la réalité. Fage (1929) et Millot
(1949/1953) ont largement sous-estimé l’importance de la faune malgache en
affirmant : « Comme les Scorpions sont des gros animaux faciles à voir et à
ramasser, on peut admettre que nous connaissons maintenant, à ce point de
vue, d’une part toute la population de l’île et d’autre part, l'abondance rela-
tive, la répartition des différentes espèces ». En réalité, la majorité des récentes
3
Source : MNHN, Paris
4 WizsoN R. LOURENÇO
découvertes appartiennent à des groupes de « microscorpions », de toute évi-
dence ignorés du temps de Fage et Millot. En réalité, comme cela semble être
le cas dans la majorité des groupes zoologiques, à chaque fois que de nouvelles
espèces sont découvertes et décrites, le nombre de petites espèces dans le
groupe augmente et la taille corporelle moyenne est réduite (Fenchel 1993,
Blackburn & Gaston 1994). De plus, la grande majorité des nouvelles espèces
qui sont encore à découvrir à Madagascar (et ailleurs), seront certainement ori-
ginaires de la faune du sol. Dans cette perspective, on peut admettre que la
faune des Scorpions malgaches pourra au moins voir son nombre multiplié par
deux ou trois.
II - MATÉRIEL ET MÉTHODES
Le matériel qui a servi à la présente étude est constitué par les collections
du Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris, du Field Museum of Natural
History de Chicago et en moindre quantité des exemplaires du Muséum
d'Histoire naturelle, Genève, et du Museo Regionale di Scienze, Turin. Les
exemplaires types ont pu être consultés dans leur totalité, y compris celui de
Grosphus madagascariensis (Gervais). La totalité des types est encore dispo-
nible et, dans leur grande majorité, ils sont au Muséum à Paris, ceci a gran-
dement facilité la tâche. J’ai décidé pour des raisons didactiques de ne pas
énumérer l’ensemble des spécimens consultés, évitant ainsi des listes fasti-
dieuses, peu en rapport avec le profil que je désire donner au présent travail.
Des données précises sont néanmoins apportées pour le matériel concernant les
nouveaux taxa décrits. Les collections du Muséum, à Paris, de loin les plus
importantes, sont cependant assez anciennes, et pour de nombreux échan-
tillons peu ou aucune information sur les stations de capture ne sont dispo-
nibles. Pour cette raison, j’ai décidé de prendre en ligne de compte dans l’ana-
lyse de la répartition géographique de chaque espèce uniquement les stations
estimées certaines. Ceci devra limiter pour le moment le degré de précision des
répartitions des espèces, et ce type de lacune ne pourra être corrigé qu’à l’aide
de nouvelles collectes réalisées avec la rigueur nécessaire. L'orthographe des
localités a été fondée sur la liste publiée par Viette (1991).
Pour les descriptions ou redescriptions, j’adopte ici les modèles déjà uti-
lisés pour d’autres études faunistiques, c’est-à-dire, des descriptions courtes,
aussi diagnostiques que possible et accompagnées d’une clé de détermination
pour chaque genre. Les clés proposées doivent être considérées comme fonc-
tionnelles uniquement dans le cadre de la faune malgache. Pour les espèc
déjà décrites, je donne uniquement les caractères fondamentaux à leur identi
fication. Les illustrations ont pour objectif de montrer les caractères essentiels
pour une détermination simplifiée des espèces. Tout en gardant la rigueur
scientifique nécessaire, j'essaie d’apporter des descriptions et des clés pouvant
être maniées par des non-spécialistes.
Je suis très reconnaissant aux personnes suivantes de m'avoir facilité
l'étude des collections de Scorpions de Madagascar conservées dans les
Institutions dont ils ont la charge : Dr Ph. Parrillo, Field Museum of Natural
History, Chicago ; Dr. B. Hauser, Muséum d'Histoire naturelle, Genève ; Dr
F. Andreone, Museo Regionale di Scienze Naturali, Turin. Mes remerciements
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 5
vont aussi tout particulièrement à Steven Goodman, pour la collecte de maté-
riel et d’informations écologiques utilisées dans le présent travail ; MM.
J. Rebière et M. Gaillard pour leur contribution à la réalisation de plusieurs
dessins illustrant le présent travail ; Mme J. Kovoor pour son aide à la réali-
sation des micro-photographies ; au Recteur R. Paulian, au Professeur Ch.
Blanc et au Dr P. Viette pour la lecture critique du manuscrit et au Dr Sabine
Jourdan pour la révision de plusieurs versions préliminaires.
ABRÉVIATIONS UTILISÉES
BMNH British Museum (Natural History) / The Natural History
Museum, Londres.
FMNH Field Museum of Natural History, Chicago.
MHNG Muséum d'Histoire naturelle de la Ville de Genève.
MNHN Muséum national d'Histoire naturelle, Paris.
MNKB_ Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität, Berlin.
MRSNT Museo Regionale di Scienze Naturali, Turin.
NMS Natur-Museum Senckenberg, Francfort sur le Main.
ZMUH Zoologisches Museum Universität, Hambourg.
RCP 225 Centre national de la Recherche scientifique / Recherche coopé-
rative sur programme n° 225.
S.-P. Sous-préfecture / Fivondronampokontany.
III - COMPOSITION ACTUELLE DES TAXA MALGACHES
ET DES ARCHIPELS AVOISINANTS
- Madagascar :
Famille des BUTHIDAE Simon, 1880
Sous-famille des BUTHINAE
Genre Grosphus Simon, 1880
Grosphus madagascariensis (Gervais, 1844)
Grosphus limbatus (Pocock, 1889)
Grosphus hirtus Kraepelin, 1901
Grosphus grandidieri Kraepelin, 1901
Grosphus flavopiceus Kraepelin, 1901
Grosphus bistriatus Kraepelin, 1901
Grosphus annulatus Fage, 1929
Grosphus feti n. sp.
Genre Isometrus Hemprich & Ehrenberg, 1828
Isometrus maculatus (Degeer, 1778) (= Isometrus madagassus Roewer,
1943, n. syn.)
Genre Neogrosphus Lourenço, 1995
Neogrosphus griveaudi (Vachon, 1969)
Neogrosphus blanci n. sp.
Source : MNHN, Paris
WiLsoN R. LOURENÇO
Genre Pseudouroplectes Lourenço, 1995
Pseudouroplectes betschi Lourenço, 1995
Genre Tityobuthus Pocock, 1893
Tityobuthus baroni (Pocock, 1890)
Tityobuthus gracilis (Fage, 1946)
Tityobuthus guillaumeti Lourenço, 1995
Tityobuthus pococki Lourenço, 1995
Tityobuthus lucileae Lourenço, 1996b
Tityobuthus copalensis Lourenço, 1996c
Tityobuthus petrae n. sp.
Tityobuthus parrilloi n. sp.
Tityobuthus judsoni n. sp.
Sous-famille des MICROCHARMINAE, nouvelle sous-famille
Genre Microcharmus Lourenço, 1995
Microcharmus cloudsleythompsoni Lourenço, 1995
Microcharmus hauseri Lourenço, 1996
Microcharmus sabineae n. sp.
Microcharmus jussarae n. sp.
Famille des HETEROSCORPIONIDAE Kraepelin, 1905, nouveau statut
Genre Heteroscorpion Birula, 1903
Heteroscorpion opisthacanthoides (Kraepelin, 1895)
Heteroscorpion goodmani n. sp.
Famille des ISCHNURIDAE Pocock, 1893
Genre Opisthacanthus Peters, 1861
Opisthacanthus madagascariensis Kraepelin, 1894
Opisthacanthus punctulatus Pocock, 1896
Genre Palaeocheloctonus n. gen.
Palaeocheloctonus pauliani n. sp.
- Comores et Mayotte :
Isometrus maculatus (Degeer, 1778)
- Ile Ronde (dépendance de l’île Maurice) :
Chiromachus ochropus (Koch, 1838)
- Maurice :
Isometrus maculatus (Degeer, 1778)
Chiromachus ochropus (Koch, 1838)
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS fi
- Réunion :
Isometrus maculatus (Degeer, 1778)
Liocheles australasiae (Fabricius, 1775)
- Seychelles :
Isometrus maculatus (Degeer, 1778)
Lychas braueri (Kraepelin, 1896)
Chiromachus ochropus (Koch, 1838)
IV - TAXONOMIE
CLÉ POUR LES FAMILLES ET LES GENRES
Scorpions avec absence de trichobothries sur la face ventrale du
tibia des pédipalpes …… 2
Scorpions avec présence de trichobothries sur la face ventrale du
tibia des pédipalpes … 6
Sternum de forme triangulaire : BUTHIDAE BUTHINAE 3
Sternum de forme subpentagonale ou pentagonale.
BUTHIDAE MICROCHARMI Microcharmus
Présence de 7 à 9 séries de granules sur les tranchants des doigts
mobiles des pédipalp. 4
Présence de 11 à 14 s
doigts mobiles des pédipalpes :; absence d’une épine sous-
. Grosphus
Présence d’une épine sous-aiguillonaire robuste . . Tityobuthus
Absence d’une épine sous-aiguillonaire ..…......... ss 5)
Peignes femelles avec la lame basilaire intermédiaire dilatée
.….….… Neogrosphus
aire non-dilatée
. Pseudouroplectes
Présence de trois paires d’yeux latéraux ; deux carènes ventrales
parallèles au metasoma : ISCHNURIDAE … qe
Présence de deux paires d’yeux latéraux ; une seule carène ven-
trale au metasoma ..…................…. HETEROSCORPIONIDAE : Heteroscorpion
Tranchant des doigts mobiles des pédipalpes avec les granules
disposés en deux séries longitudinales parallèles …. . Opisthacanthus
Tranchant des doigts mobiles des pédipalpes avec les granules
disposés en une seule série longitudinale, sans la présence de
BTANUIES )PIUREÉTOB en ne Palaeocheloctonus
Source : MNHN, Paris
8 WILSON R. LOURENÇO
ESPÈCES PRÉSENTES À MADAGASCAR
Famille des BUTHIDAE Simon, 1880
Sous-famille des BUTHINAE
Genre Grosphus Simon
Grosphus Simon, 1881 : 377 (espèce type du genre : Scorpio (Androctonus) madagasca-
riensis Gervais, 1844, désignée par l’auteur).
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne ou grande (pour des Buthidae),
de coloration allant du jaunâtre clair au noir. Yeux latéraux en nombre de
trois paires, avec présence d’une quatrième paire antérieure chez certaines
espèces. Tranchant des doigts mobiles avec des granulations disposées en séries
obliques en nombre de 11 à 14. Absence d’une épine sous-aiguillonaire chez les
adultes, laquelle est cependant présente chez les premiers stades immatures.
Peignes des femelles avec la lame basilaire intermédiaire dilatée chez toutes les
espèces, avec des formes parfois arrondies mais le plus souvent très allongées.
Répartition géographique.— Madagascar.
CLÉ POUR LES ESPÈCES DE Grosphus
1. Peignes composés de 21 dents au maximum.
— Peignes avec plus de 22 dents.
2. Coloration générale brun rougeâtre ; premier anneau du meta-
soma plus long que large ; lame intermédiaire basilaire du peigne
femelle ovale... 1. G. madagascarienis
— Coloration brun rougeâtre avec des taches plus claires ; premier
anneau du metasoma plus large que long ; lame basilaire inter-
médiaire du peigne femelle subquadrangulaire … .…. 3. G. hirtus
de 30 à 40 dents ;
4. G. grandidieri
, jamais
3. Coloration entièrement noire ; peignes avi
taille supérieure à 90 mm
— Coloration variant du brun rougeâtre au jaunâtr
entièrement noire .. 4
4. 5
— Mesosoma marqué d’une large bande médiane noire ou, de
chaque côté, d’une étroite bande longitudinale noire 7
5. Taille supérieure à 70 mm ; mesosoma brun rougeâtre ; lame
basilaire intermédiaire du peigne femelle deux fois plus longue
que large à sa base. ….... ... 5. G. flavopiceus
— Taille inférieure à 50 mm ; mesosoma jaunâtre ; lame basilaire
intermédiaire du peigne femelle trois fois plus longue que
large à la base = =
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 9
- 7. G. annulatus
- 8. G. feti
6. Ve anneau du metasoma et telson tachetés de noir
— Ve anneau du metasoma et telson noirs.
7. Mesosoma marqué d’une large bande médiane noirâtre ; lame
basilaire intermédiaire du peigne femelle trois fois plus longue
que large à la base, se recourbant jusqu’au niveau de la 4e dent
; 2. G. limbatus
— Mesosoma marqué de chaque côté d’une étroite bande longitudi-
nale noire ; lame basilaire intermédiaire du peigne femelle deux
fois plus longue que large à la base et ne se recourbant que
jusqu’au niveau de la première dent .… 6. G. bistriatus
1. Grosphus madagascariensis (Gervais) (fig. 1, 2, 3)
Grosphus madagascariensis ; SIMON, 1880 : 377.
Grosphus madagascariensis ; KRAEPBLIN, 1899 : 33.
Grosphus madagascariensis ; FAGK, 1929 : 642.
Type. — 1 , Madagascar, sans station précise (Goudot) (MNAN)
Scorpio (Androctonus) madagascariensis Gervais, 1844 : 213.
7
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne, environ 60 mm de longueur
totale. Coloration brunâtre ou d’un rougeâtre plus ou moins foncé.
Granulations moyennement marquées. Carènes globalement bien marqués
avec présence d’un granule spiniforme dans la région postérieure des carènes
dorsales des anneaux 1 à IV du metasoma. Tranchant des doigts mobiles avec
12 séries obliques de granulations. Peignes avec toujours un nombre de dents
inférieures à 20 : mâles 18-20 ; femelles 16-18. Lame basilaire intermédiaire
des peignes des femelles de forme arrondie-ovale.
Distribution dans l’île (1). — MADAGASCAR SAMBIRANO : Bas Sambirano,
2 km au N.-E. d’Ambanja, Le Gabes, 90 m (J. Milot). — Nosy Komba
(J. Millot). — Nosy Be, IX.1973 (4. Crosnier) ; N.-0. de la forêt de Lokobe.
IX.1947 (J. Millot).
() Paragraphes “Distribution dans l’île”. — Comme a bien voulu me le faire
savoir l'auteur (in litt. 9 juillet 1996), la collection des Scorpions de Madagascar du
MNEHN comporte beaucoup d’imprécisions et de lacunes. Le Dr W. R. Lourenço m'a
fait parvenir, pour chaque espèce, une liste des stations avec la graphie qu'il à pu
interpréter sur les étiquettes. Comme c’est très souvent le cas dans les travaux où l’on
peut lire les noms de localités malgaches, ces stations sont, malgré tout le soin apporté
par l'auteur, généralement mal orthographiées (cacographies). 1 faut avoir une longue
expérience de la géographie de la Grande Ile, des stations visitées par les naturalistes,
posséder une riche documentation et des cartes pour pouvoir rétablir la vérité. Cela
prend beaucoup de temps. Des éléments qui risquent fort de disparaître dans quelques
années. Alors, les Malgaches ne reconnaîtront plus le pays dans les textes publiés !
Dans certains cas, il m’a fallu l’aide et les connaissances de M. le R
Paulian (notamment pour les récoltes du regretté Professeur Millot) et de Ch. P. Blanc.
Il s’ensuit que plusieurs localités, dont nous n’avons pas pu deviner les noms corrects,
n’ont pas été citées. Ont, également, été éliminées, les indications trop vagues et impré-
cises comme : Nord-Est, Sud de l’île, ete. — P. Viette,
Source
: MNHN, Paris
10 WiLsoN R. LOURENÇO
MADAGascaR Esr : Massif du Marojezy, Réserve naturelle intégrale n° 12,
X.1967, XI.1973 (J. Betsch). — E. de Maroantsetra, Ambodivoangy, 1946
(J. Midob. — SP. de Maroantsetra, base de la presqu'île de Masoala,
Hiaraka (J.-M. Betsch). — ca. 48 km au S.-E. d’Ambatondrazaka, forêt de
Didy (où d’Andranomandevy) (J. Millon. — Au S. de Brickaville
[Vohibinany], Andevoranto, rivière Taroka, 1899 (4. Mathiau). — Au S.-O. de
Tamatave, Andevoranto et Beforona, 1905 (G. Bouet). — S.-P. de Marolambo,
Amboasary, Betampona, 1907 (J. Descarpentries). — 30 km à l'E. de
Moramanga, Perinet, V1.1975 (D. Kopp) ; région de Perinet, Sahamaloto, 1947
(J. Millot). — Entre Fianarantsoa et Mananjary, Kianjavato, 1970 (H. Gillot).
SP de Fort Carnot [Ikongo], forêt de Tsianivoho, [IX.1934 (R. Heim)].
— Près de Farafangana, Mandatsa, IX.1926. — Midongy du Sud, 1927
(R. Decarÿ). — 30/35 km au N.-0. de Fort-Dauphin, forêt d’Isaka, XII.1901
(Ch. Alluaud).
MApaGascaR CENTRE: Tananarive (E. Waterlot). — S.-P. de
Macvatanana, 19 km au S.-E. d’Andriba, Mahatsinjo, 1914 (J. Chatanay). —
Région de l’Isalo, XI.1967 (P. Monsarrat).
Mapacascar OuEsT : Route nationale 6, 40 km au N. de Port Bergé
Vaovao, VIIL.1973 (A. Peyrieras). — S.-P. de Marovoay, Réserve naturelle
intégrale n° 7, de l’Ankarafantsika, Bevazaha, VIIL.1947 (J. Millot). — Région
de l'Ambongo, bords de la rivière Kapiloza [20/25 km au S./S.-0. de Soalala],
1926 (G. Petit). — 108 km à l'E. de Morafenobe, Ambatomainty. —
Miandrivazo, XIL.1946 (J. Millot).
2. Grosphus limbatus (Pocock) (fig. 8, 13)
Buthus limbatus Pocock, 1889 : 346.
Grosphus limbatus ; KRAF 1891 : 72.
Grosphus limbatus ; KRAEPEUN, 1894 : 84.
Grosphus limbatus :; KRAI IN, 1899 : 33.
Grosphus limbatus : FAGE, 1929 : 653.
Syntypes. — 1 4,3 ©, Madagascar, sans station précise (Rev. R. Baron)
(BMNH).
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne, environ 55-60 mm de longueur
totale. Coloration générale jaunâtre, avec la partie antérieure de la plaque pro-
somienne marquée par une tache noire en forme de triangle inversé, allant des
yeux médians aux yeux latéraux. Présence d’une large tache brunâtre longitu-
dinale et médiane sur les tergites. Metasoma jaunâtre avec des taches ventrales
noirâtres. Ve anneau et vésicule plus foncés avec des taches brunes noirâtres
sur les faces latérales et ventrale. Granulations globalement bien marqués
Carènes bien marquées sur les anneaux du metasoma, un peu moins sur le
Vème. Tranchant des doigts mobiles avec 12 séries obliques de granulations.
Peignes avec 23 à 28 dents : mâles 25-28 ; femelles 23-27. Lame basilaire inter-
médiaire des peignes femelles très allongée, deux fois et demi plus longue que
la dent la plus interne.
Distribution dans lîle.— MADAGAsCAR CENTRE : 50/60 km au S.-E. de
Tananarive, région du lac-réservoir de Tsiazompaniry, TI. 1958 (R. Legendre) ;
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 11
Tananarive, 1916 (E. Waterlot). — Antsirabe, 1916 (E. Waterlot) ; 40 km au
S. d’Antsirabe, massif de l’Tbity, V.1964 (Ch. P. Blanc). — Massif de l’Itremo,
col de l’Itremo, 1.1973 (CNRS, RCP 225). — Ambalavao, 1.1939 (R. Decary).
3. Grosphus hirtus Kraepelin (fig. 4)
Grosphus hirtus Kraepelin, 1901 : 15.
Grosphus hirtus ; FAGE, 1929 : 645.
Type. — 1 ©, Madagascar Centre, [région de] Makarainga, 1898 (Dr
Escoffre) (MNHN).
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne, environ 60-65 mm de longueur
totale. Coloration brunâtre assez semblable à celle de G. madagascariensis,
avec cependant la présence de quelques taches claires, jaunâtre testacé.
Metasoma avec les anneaux plus épais et plus trapus que chez G. madagasca-
riensis. L’anneau I étant beaucoup plus large que long. Vésicule plus grande,
plus arrondie et plus lisse que chez G. madagascariensis. L'ensemble de la gra-
nulation est plus faible chez G. hirtus. Tranchant des doigts mobiles avec 12
séries obliques de granules. Peignes avec 15 à 21 dents. 17-21 chez les mâles et
15-21 chez les femelles. Lame basilaire intermédiaire des peignes femelles plus
larges que chez G. madagascariensis avec une forme plutôt quadrilatère.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST: ca. 48 km au S.-E.
d’Ambatondrazaka, forêt de Didy (ou d’Andranomandevy) (J. Millot). —
Entre l’embouchure du fleuve Mandrare et Fort-Dauphin, Andrahomana,
XI.1900 (Ch. Alluaud). — Fort-Dauphin, VI.1926 (R. Decary).
MADAGASCAR CENTRE : S.-P. de Miarinarivo, au N. d’Analavory, région de
Makarainga (pays Valalafotsy), 1898 (Dr Escoffre). — S.-0. du massif de
l’Isalo, L.1963 (P. Malzy).
MADAGASCAR OUEST : 108 km à l’E. de Morafenobe, Ambatomainty. —
S.-P. d’Antsalova, forêt de l’Antsingy, IX-1960 (Ch. Domergue). — 50 km au
N.-E. de Morondava, Beroboka Nord (F. Petter). — Morombe, X.1962
(£. Ranaivoson) ; 40 km à l’E. de Morombe, Bas Mangoky, station agricole de
Tanandava, X. 1962 (E. Ranaivoson).
MADAGASCAR SUD : Tulear, IV.1968. — Betioky Sud, VI.1948 (J. Millot) ;
VL.1962 (D. Wintrebert). — De Betioky Sud à Ankalirano [plateau Mahafaly],
11.1962 (P. Griveaud). — Ampanihy, 1932 (G. Petit). — 12/15 km au N.
d’Amboasary Sud, Behara, 1901 (Ch. Alluaud).
4. Grosphus grandidieri Kraepelin (fig. 7)
Grosphus grandidieri Kraepelin, 1901 : 13.
Grosphus grandidieri ; FAGE, 1929 : 657.
Syntypes. — 1 ®, 1 & (immature), Madagascar, 23.V.1898 (G. Gran-
didier) (MNEN)
Source : MNHN, Paris
12 WILSON R. LOURENÇO
Diagnose. — Scorpions de grande taille, environ 85-90 mm de longueur
totale. Coloration générale très sombre, allant du brunâtre foncé au noirâtre.
Pédipalpes et pattes brun rougeâtre, sauf les tarses qui sont jaunâtr
Granulation générale fortement marquée. Carènes du metasoma et des péi
palpes bien marquées. Tranchant des doigts mobiles avec 14 séries obliques de
granulations. Peignes avec 30 à 40 dents : 34-40 chez les mâles et 30-34 chez
les femelles. Lame basilaire intermédiaire des peignes femelles très longue et
très élargie à la base ; 3 fois plus longue que large, l’extrémité arrivant jusqu’à
la 8e et même la 9 dent des peignes.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR OUEST : ca. 80 km au N.E. de
Betioky Sud, Benenitra (dans la haute vallée du fleuve Onilahy).
MapaGascAR Sup: Au N.-E. de Tulear, Bas Fiherenana (fleuve)
(F. Geay) ; vallée du Fiherenana (G. Petit) ; plaine de Tulear, 2 km au S. de
la route de Tananarive, 11.1986 (Ch. Domergue); S.IS.-E. de Tulear,
Sarodrano, près de Saint Augustin, VIIL.1902 (G. Grandidier). — Falaise cal-
caire de la région d’Ampotaka, à 40/45 km au $. d’Ampanihy, 1932 (G. Petit).
5. Grosphus flavopiceus Kraepelin (fig. 6)
Grosphus flavopiceus Kraepelin. 1901 : 14.
Grosphus flavopiceus :; FAGE, 1929 : 647.
Syntypes. — 1 6,6 ?, Madagascar, Plateau Antsirana, 1897 (Ardouin) ;
2 ©, Diego-Suarez, 1896 (Ch. Alluaud) ; 1 ®, Tamatave, 1900 (Gruss)
(MNÉN).
Diagnose. — Scorpions de grande taille, environ 85-90 mm de longueur
totale. Coloration brun jaunâtre, allant parfois plutôt vers le brunâtre, parfois
plutôt vers le jaunâtre. Metasoma avec les premiers anneaux jaune clair et les
deux derniers ainsi que la vésicule d’un brun rougeâtre. Granulations et
carènes entre moyennement et bien marquées. Metasoma avec les anneaux
lisses et brillants. Tranchant des doigts mobiles avec 13 séries obliques de gra-
nulations. Peignes avec 25 à 32 dents : 27-32 chez les mâles et 25-29 chez les
femelles. Lame basilaire intermédiaire des peignes femelles avec une forme
conique, très large et d’une longueur dépassant les 3-4 premières dents des
peignes.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Diego-Suarez, 1896 (Ch.
Alluaud), 1910 ; Diego-Suarez, Ankorika, VII-1970 ; littoral de la baie de
Diego-Suarez, Ramena, XI.1970 (P. Niaussat) ; îlot dans la baie de Diego-
Suarez, XI1.1946 (J. Millot). — Plateau Antsirana, 1897 (Ardouin). — Env. 50
km au S.-E. de Diego-Suarez, forêt d’Analamerana (côté Nord-Ouest),
VIIL.1973 (A. Peyrieras). — N. de la S.-P. d’Ambilobe, massif de l’Ankarana,
1945 (J. Millot). — 20 km à l'E./N.-E. d’Ambilobe, Betsiaka, X1.1977 (Dr E.
Brygoo). — Ambilobe (E. Waterlot). — D’Ambanja à Ambilobe, X1.1966 (P.
Monsarrat).
MADAGASCAR EST : Tamatave, 1900 (Gruss).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 13
MADAGASCAR OUEST : Nosy Lava, en face d’Analalava (£. Waterlot). —
S.-P. d’Antsalova, forêt de l’Antsingy, 12 km au N. de Bekopaka (dans une
grotte), VIL.1970 (P. Griveaud).
6. Grosphus bistriatus Kraepelin (fig. 5)
Grosphus bistriatus Kraepelin, 1901 : 14.
Grosphus bistriatus ; AGE, 1929 : 651.
Grosphus bistriatus var. pellicauda Strand, 1908 : 485.
Type. — 1 9, Madagascar Sud, environs de Tulear, 1897 (Bastard)
(MNEN)
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne, environ 50-55 mm de longueur
totale. Coloration générale jaunâtre avec présence de deux bandes longitudi-
nales noirâtres sur les tergites. Metasoma jaunâtre avec l’anneau V et la vési-
cule rembrunis. Pédipalpes et pattes jaunâtres avec quelques petites taches
noires. Carènes et granulations moyennement marquées en comparaison avec
G. limbatus. Tranchant des doigts mobiles avec 11 séries obliques de granula-
tions. Peignes avec 24 à 32 dents : 28-32 chez les mâles et 24-27 chez les
femelles. Lame basilaire intermédiaire des peignes femelles avec la même forme
conique que chez G. flavopiceus, cependant plus courte et beaucoup plus
rétrécie à l’extrémité, dépassant à peine la première dent.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR OUEST : S.-P. de Marovoay,
Réserve naturelle intégrale n° 7, de l’Ankarafantsika, VIL.1995 (Mme L. Allorge).
MADAGASCAR SUD : Env. de Tulear, 1897 (E. J. Bastard).
7. Grosphus annulatus Fage (fig. 9)
Grosphus limbatus var. annulata Fage, 1929 : 655.
Ce taxon décrit par Fage (1929) comme une variété de G. limbatus, G.
limbatus var. annulata, est à présent élevé au rang d’espèce.
Syntypes. — 5 4,8 ©, Madagascar Sud, S./S.-E. de Tulear, Sarodrano,
11.VIIL.1901 (G. Grandidier) (MNHN)
Diagnose. — Caractéristiques générales assez semblables à celles de G.
limbatus, cependant avec les différences suivantes. Coloration générale jau-
nâtre testacé avec cependant le Vème anneau entouré d’une bande noirâtre et
la face dorsale de la vésicule tachetée d’un brun noir. Les bords latéraux des
tergites et les pattes sont également marqués de noir. Carènes et surtout la gra-
nulation plus faibles que chez G. limbatus. Tranchant des doigts mobiles avec
11 séries obliques de granulations. Peignes avec 24 à 34 dents : 32-34 chez les
mâles, 24-29 chez les femelles. Lame basilaire intermédiaire de même dimen-
sion que celle de G. limbatus, arrivant au niveau de la quatrième dent des
peignes ; son extrémité cependant est plus aiguë et non_arrondie comme chez
G. limbatus.
Source : MNHN, Paris
14 WILSON R. LOURENÇO
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Sup: S./S.-E. de Tulear,
Sarodrano, près de Saint Augustin, VIII-1901 (G. Grandidier). — $.-P. de
Betioky Sud, au N. du lac Tsimanampetsotsa, Beheloka, VIIL.1901 (G.
Grandidier). — 125 km à l'O. d’Ambovombe, Beloha (dans l’Androy).
8. Grosphus feti n. sp. (fig. 10, 12, 134)
Type. — Holotype : 1 & (juvénile) : Madagascar Sud, Prov. Tulear,
Tanjon” I Vohimena [Cap Sainte Marie], Réserve spéciale, X.1995 ($.
Gocdman) (FMNH).
Description. — Coloration générale globalement jaunâtre, avec la pré-
sence de nombreuses taches brunâtres sur le corps, pattes et pédipalpes. Le
tubercule oculaire et les yeux latéraux sont noirs. Deux taches longitudinales
brunâtres partent de l’arrière de la plaque prosomienne et continuent sur
tous les tergites. Une troisième tache très fine sur la carène axiale. Présence
de taches confluentes sur les bords latéraux des tergites. Ensemble de la face
ventrale et sternites jaunâtres. Metasoma : quatre premiers anneaux jau-
nâtres, avec des taches brunâtres sur les carènes ventrales. Vème et vésicule
noirâtres avec des zones latérales jaunâtres. Aiguillon à base jaunâtre et à
extrémité rougeâtre. Chélicères jaunâtres avec une trame noirâtre dans la
région antérieure.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur Jégè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par plus d’un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma discrètes ;
seule la carène axiale est bien perceptible sur les tergites I à VI du mesosoma.
VIIe avec 5 carènes. Plaque prosomienne et tergites du mesosoma avec une
granulation de moyenne à fine. Metasoma : tous les anneaux avec des carènes
bien marquées ; les dorsales avec un granule postérieur spiniforme ; anneaux
I et III avec 10 carènes ; IV avec 8 carènes ; anneau V avec 5 carènes.
Vésicule plutôt lisse, allongée avec une carène ventrale. Aiguillon très long,
sans épine ventrale. Sternites à stigmates linéaires aplatis et courts. Peignes
avec 30-30 dents. Eperon tibial très développé. Pédipalpes avec des carènes
moyennement marquées. Fémur avec 5 carènes : tibia à carènes peu définies,
et à face interne avec 4 granules spiniformes ; pince plutôt lisse. Tranchant
des doigts mobiles de la main avec 12 séries longitudinales de granules, dis-
posés en ligne droite légèrement oblique ; présence de granules accessoires
internes, plus gros. Chélicères avec la dentition caractéristique des Buthidae.
Trichobothriotaxie du type A-0, orthobothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Paratype : 1 à, avec les mêmes données que pour l’holotype : 30-30 dents
aux peignes.
‘Affinités. La nouvelle espèce est voisine de Grosphus limbatus et de Gr.
annulatus, cependant elle peut être distinguée de ces deux dernières par la
coloration noirâtre du Ve anneau du metasoma et de la vésicule. L'étude future
d’un exemplaire femelle devra compléter la diagnose avec la description de la
forme de la lame basilaire intermédiaire des peignes.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Dr Victor Fet,
de la Marshall University, West Virginia, U.S.A.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 15
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
Genre Isometrus Hemprich & Ehrenberg
Isometrus Hemprich & Ehrenberg, 1828 : 3 (espèce type du genre : Scorpio maculatus
Degeer, 1778).
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne avec environ 5 à 8 cm de lon-
gueur totale. Ensemble du corps aplati et très allongé. Trichobothries dorsales
du fémur avec la configuration du type B. Tranchant du doigt mobile avec des
granules disposés en 6/7 séries ; absence d’une granulation accessoire. Epine
sous-aiguillonnaire pouvant être aiguë comme chez Isometrus maculatus, où
très rhomboïdale comme chez des espèces du Sri-Lanka.
Isometrus maculatus (Degeer) (fig. 14, 15) (espèce introduite)
Scorpio maculatus Degeer, 1778 : 346.
Isometrus madagassus Roewer, 1943 : 217. N. syn. (fig. 16).
Isometrus madagassus Roewer ; FAGE, 1946 : 217 (note infr.).
Isometrus madagassus Roewer ; MILLOT, 1949 : 138.
Isometrus madagassus Roewer ; VACHON, 1969a : 417.
Tsometrus (Isometrus) madagassus Rœwer (sic) ; VACHON, 1972 : 177.
Types. — maculatus Degeer. Type(s) sans doute perdu(s). L'auteur
indique Surinam comme localité originale.
madagassus Roewer. Holotype : 1 4, Madagascar Centre, Tananarive
(NMS).
Diagnose. — Cette espèce est très facile à reconnaître par sa morphologie
générale très élancée, la présence de nombreuses taches brunâtres sur l’en-
mble du corps, pattes et pédipalpes, et par un dimorphisme sexuel assez
accentué. Dans le cadre de la faune malgache, le lecteur pourra facilement
identifier cette espèce à l’aide des figures présentées dans ce travail.
Note. — Isometrus madagassus a été décrit par Roewer en 1943 d’après
un spécimen unique. Déjà Fage (1946) et Millot (1949) émettent des réserves
sur la validité de cette espèce qui, selon eux, devrait plutôt correspondre à un
exemplaire atypique d’Isometrus maculatus. Vachon (1969a) apporte un com-
plément à la description d’I. madagassus, sans arriver pour autant à définir
pleinement son statut. Dans un article postérieur, Vachon (1972) semble néan-
moins accepter la validité de cette espèce. J'ai pu réexaminer le type de
Roewer, conservé au Natur-Museum Senckenberg à Francfort sur le Main,
sans pour autant pouvoir arriver à une conclusion définitive car l’exemplaire
est en très mauvais état de conservation. Lors d’une visite récente au Muséum
d'Histoire naturelle de Genève, j'ai pu retrouver dans les collections de cette
institution 3 Scorpions (2 d et L ©) déterminés par Roewer comme I. mada-
gassus et envoyés par la suite à Genève. Ce matériel a été examiné par Vachon
en 1954, qui confirme la détermination de Roewer. Ces trois exemplaires étant
en très bon état de conservation, il m’a été très facile de les identifier comme
Source : MNHN, Paris
16 WILSON R. LOURENÇO
des I. maculatus typiques, ce qui tranche définitivement le statut de I. mada-
gassus et son caractère de synonyme d’I. maculatus (nouvelle synonymie).
Distribution dans l’île. — À Madagascar, cette espèce introduite peut être
trouvée dans les zones côtières ou aux abords des villes étant transportée par
des agents anthropiques.
Répartition géographique. — I. maculatus est un Scorpion ubiquiste à
répartition pantropicale, qui se rencontre dans toutes les zones chaudes de la
planète. Cette espèce, qui doit avoir une origine probable dans la région indo-
malaise, a été transportée dès le début de la période des grandes navigations.
Cette aptitude à la dispersion, très rare chez les Scorpions, est ici associée,
chez IL. maculatus, à la caractéristique d’espèce extrêmement opportuniste.
Dans l'Océan Indien, elle est également présente aux Seychelles, à la Réunion
et à Maurice.
Genre Neogrosphus Lourenço
Neogrosphus Lourenço, 1995 : 100 (espèce type du genre : Grosphus griveaudi Vachon,
1969, décrit de Madagascar, seule espèce étudiée).
Diagnose. — Scorpions de taille petite et moyenne ; les mâles ont environ
la moitié de la taille des femelles (24 mm contre 45 mm pour les femelles). Le
nouveau genre se caractérise aussi par un nombre de séries de granulations au
tranchant des doigts mobiles des pinces des pédipalpes (8-9), bien inférieur à
ceux retrouvés sur les espèces de Grosphus (de 11 à 14). Puis, ainsi que le sou-
ligne Vachon (1969a), une caractéristique encore plus importante est la posses-
sion, sous la dent terminant le doigt mobile, de trois granules externes alors que
tous les autres Grosphus en ont quatre. Par ailleurs, la dent terminale est très
développée et pointue chez Neogrosphus. Enfin, la position de la trichobothrie
vb de la face ventrale de la main est particulièrement ventrale, caractéristique
déjà observée pour le genre Parabuthus (Vachon 1969a), tandis que la languette
tarsale est très réduite comparée à celle observée chez les espèces de Grosphus.
Répartition géographique. — Madagascar.
CLÉ POUR LES ESPÈCES DE NEOGROSPHUS
1. Corps et appendices recouverts de taches brunâtres ; peignes
avec 27 à 30 dents .......................................... 1. N. griveaudi
— Corps et appendices dépourvus de taches ; peignes ave 24 à 27
(HÉRS es . 2. N. blanci
1. Neogrosphus griveaudi (Vachon) (fig. 17, 18, 19, 20)
Grosphus griveaudi Vachon, 1969b : 476.
Neogrosphus griveaudi ; LOURENÇO, 1995 : 100.
Syntypes. — 5 ©, 1 d, Tanandava, Nord de Tulear (P. Griveaud) ; 1 %,
Evazy, Sud d'Ampanihy (L. Bigot) (MNHN).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 17
Diagnose. — Scorpions de taille petite ou moyenne. Coloration générale
jaunâtre avec de nombreuses taches brunâtres sur le corps, les pattes et les
pédipalpes. Présence d’une tache en forme de triangle inversé sur la partie
antérieure de la plaque prosomienne. Les anneaux du metasoma sont jaune
clair dans leur région postérieure et assombris d’une tache brunâtre en anneau
dans leur région antérieure. Granulations et carènes moyennement marquées.
Tranchant des doigts mobiles avec 9 séries obliques de granulations. Peignes
avec 27 à 30 dents : mâles 29-30 ; femelles 27-29. Lame intermédiaire basilaire
dilatée, mais d’une manière moins importante que chez les Grosphus. Chez
N. griveaudi, la forme observée est ovaloïde allongée.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR OUEST : S.-P. de Morombe, station
agricole de Tanandava, à l'E. du lac Ihotry, I1.1962 (P. Griveaud).
MADACASCAR SUD : ca. 35 km au S. d’Ampanihy, Evazy, IV.1965 (L. Bigot).
2. Neogrosphus blanci n. sp. (fig. 21 à 25, 133)
Type. — Holotype : 1 &, Madagascar, région du Centre (date et collec-
teur inconnus) (MNHN).
Description. — Coloration générale globalement jaunâtre. Le tubercule
oculaire et les yeux latéraux sont noirs. Ensemble de la face ventrale et ster-
nites jaunâtres. Metasoma : trois premiers anneaux jaunâtres ; les IVe et Ve
légèrement rougeâtres. Vésicule jaunâtre avec l’aiguillon rougeâtre.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur droit.
Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la plaque prosomienne ;
yeux médians de taille moyenne et séparés par plus qu’un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma très dis-
crètes ; seule une carène axiale est perceptible sur les tergites I à VI du meso-
soma. VIIe avec 5 carènes. Plaque prosomienne et tergites du mesosoma avec une
granulation plutôt fine. Metasoma : tous les anneaux avec des carènes moyenne-
ment marquées ; anneaux I et IT avec 10 carènes ; III et IV avec 8 carènes ;
anneau V avec des carènes très discrètes ; Ve anneau plutôt arrondi. Vésicule
lisse, allongée. Aiguillon long, moyennement incurvé ; absence d’épine ventrale.
Sternites à stigmates linéaires aplatis. Peignes avec 27-27 dents. Epéron tibial
très développé. Pédipalpes arrondis avec des carènes faiblement marqué
Fémur avec 5 carènes ; tibia à carènes peu définies ; face interne lisse ; pince
plutôt lisse. Tranchant des doigts mobiles de la main avec 8 séries longitudinales
de granules fins, disposés en ligne droite légèrement oblique. Chélicères avec la
dentition caractéristique des Buthidae. Trichobothriotaxie du type A-@, ortho-
bothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Aucun paratype.
La nouvelle espèce peut être distinguée de N. griveaudi par l'absence de
taches brunâtres sur le corps et sur les appendices ; des yeux médians de plus
petite taille et des carènes oculaires moins biens marquées ; une granulation du
prosoma et du mesosoma plus faiblement marquée ; un nombre de dents des
peignes moins important ; la position de la trichobothrie V2 de la main,
laquelle est située moins ventralement et plus vers la face interne que chez
N. griveaudi.
Source : MNHN, Paris
18 WILSON R. LOURENÇO
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Prof. Ch. P.
Blanc, de l’Université Montpellier 3.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
lholotype.
Genre Pseudouroplectes Lourenço
Pseudouroplectes Lourenço, 1995 : 96 (espèce type du genre : Pseudouroplectes betschi
Lourenço, 1995, décrit de Madagascar, seule espèce citée).
Diagnose. — Scorpions de petite taille ; longueur totale des adultes d’en-
viron 22-25 mm. Coloration générale jaunâtre avec quelques taches rougeâtres
esquissées sur le mesosoma ; Ve anneau du metasoma et telson d’un rougeâtre
plus clair. La morphologie générale rappelle celle du genre Uroplectes Peters,
1861. Granulation faiblement marquée. Carènes des pédipalpes discrètes ;
corps lisse avec une carène médiane ; anneaux du metasoma avec des carènes
bien marquées ; les dorsales avec un granule postérieur spiniforme. Anneaux
I et II avec 10 carènes ; III et IV à 8 carènes ; Ve avec 5 carènes ; les ven-
trales plus discrètes. Peignes sans fulcres ; absence d’une dent interne plus
développée. Deux éperons basitarsaux à la quatrième patte. Chélicères avec la
dentition caractéristique des Buthidae (Vachon 1963) ; les deux dents basales
sont très discrètes, difficiles à individualiser. Tranchant des doigts mobiles des
mains des pédipalpes avec 7 séries de granules. Trichobothriotaxie du type A
avec la disposition © pour les trichobothries de la face dorsale du fémur des
pédipalpes (Vachon 1973, 1975).
Répartition géographique. Madagascar.
Pseudouroplectes betschi Lourenço (fig. 26 à 29, 136)
Pseudouroplectes betschi Lourenço, 1995 : 97.
Type. — Holotype, 1 9, Madagascar Sud, S.-P. d’Ampanihy, Plateau
Mahafaly, km 10,800 au N. d’tampolo, 28-VII-1967 (J.-M. Betsch) (MNHN).
Description. — Coloration générale jaunâtre avec présence de taches rou-
geâtres longitudinales esquissées sur le mesosoma. Ve anneau du metasoma et
telson rougeâtre clair. La face ventrale du prosoma et du mesosoma d’un jau-
nâtre pâle. Le tubercule oculaire et les yeux latéraux sont noirs.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur
concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la plaque pro-
somienne ; yeux médians séparés par un diamètre oculaire.Trois paires d’yeux
latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma très discrètes ; seule une carène
médiane est bien perceptible sur le mesosoma. Plaque prosomienne et tergites
du mesosoma dépourvus de granulation, pratiquement lisses. Metasoma : tous
les anneaux avec des carènes bien marquées ; les dorsales avec un granule pos-
térieur spiniforme ; anneaux I et IL avec 10 carènes ; LIT et IV à 8 carènes ;
Ve anneau arrondi avec 5 carènes ; les ventrales sont plus discrètes que sur les
autres anneaux. Vésicule lisse fortement allongée. Aiguillon dépourvu d’épine
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 19
ventrale. Sternites à stigmates linéaires aplatis. Peignes avec 19-18 dents (para-
type avec 16-15) ; absence de fulcres et d’une dent interne plus développée.
Deux éperons basitarsaux à la quatrième patte. Pédipalpes lisses avec des
carènes pratiquement imperceptibles. Tranchant des doigts mobiles de la main
avec 7 séries longitudinales de granules fins, disposés en ligne droite légèrement
oblique.Chélicères avec la dentition caractéristique des Buthidae. Les deux
dents basales sont peu individualisées et semblent être fusionnées en une seule.
Trichobothriotaxie du type A-0, orthobothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
Genre Tityobuthus Pocock, 1893
Tityobuthus Pocock, 1893 : 312 (espèce type du genre : Rhoptrurus baroni Pocock, 1890,
décrit de Madagascar, désignée par l’auteur).
Diagnose. — Scorpions de petite taille, environ 20-30 mm de longueur
totale. Appendices en général fins. Vésicule mince avec un aiguillon long et peu
courbé ; présence d’une épine sous- onaire aiguë à développement
variable selon les espèces. Tranchant des doigts mobiles avec en général 8 séries
de granulation, presque droites. Eperon tibial, présent et bien développé dans
certaines espè ; réduit dans certaines espèces et finalement absent dans
d’autres, situation très particulière à ce genre, car ce caractère était jugé inva-
riable au niveau générique. Peignes avec 15 à 25 dents, avec présence où
absence de fulcres selons les espèces. Trichobothriotaxie du type A-@. La dua-
lité de certains caractères au sein de ce genre avait déjà amené Vachon (in litt.)
a réfléchir sur un possible découpage générique. J'hésite cependant devant une
telle décision, car je crois que le genre Tityobuthus ainsi que d’autres groupes
de Buthidae, à Madagascar et ailleurs, correspondent à des souches
archaïques, présentant ainsi une différenciation quelque peu indé
Répartition géographique. — Madagascar.
CLÉ POUR LES ESPÈCES DE TITYOBUTHUS
1. Absence de fulcres aux peignes
— Présence de fulcres aux peignes …
2. Lame intermédiaire basilaire du peigne mâle non dilatée …
. 3. T. guillaumeti
— Lame intermédiaire basilaire du peigne mâle dilatée (espèce
subfossile) … 6. T. copalensis
3. Epéron tibial absent 1. T. baroni
— Eperon tibial présent |
4. Chèlicères avec absence d’une trame noirâtre. 5
— Chélicères avec présence d’une trame noirâtre
Source : MNHN, Paris
20 WILSON R. LOURENÇO
5. Taille supérieure à 40 mm ; pinces des pédipalpes longues et
fines 2. T. gracilis
_— Taille inférieure à 30 mm ; pinces des pédipalpes courtes et
trapues .. 9. T. judsoni
6. Peignes avec un nombre de dents supérieur à 20 7h
— Peignes avec un nombre de dents inférieur à 20 . 8
7. Présence de très nombreuses taches sur le corps et les appendi-
ces ; pinces des pédipalpes courtes et trapues 5. T. lucileae
__ Présence de taches estompées sur le corps et les appendices ;
pinces des pédipalpes allongées et fines 4. T. pococki
8. Trame des chélicères disposée uniquement sur les bords
latéraux ; sternum, hanches et processus maxillaires d’un jaune
ocracé 7. T. petrae
— Trame des chélicères disposée sur le centre et le bord antérieur ;
sternum, hanches et processus maxillaires avec des taches
noirâtres 8. T. parrilloi
1. Tityobuthus baroni (Pocock) (fig. 34, 35, 44, 49, 57)
Rhoptrurus baroni Pocock, 1890 : 140.
Tityobuthus baroni ; POCOCK, 1893 : 312.
Odonturus baroni ; KRAEPELIN, 1899 : 34.
Odonturus baroni ; FAGE, 1929 : 675.
Tityobuthus baroni ; VACHON, 1979 : 219.
Syntypes. — 1 4,2 ®, Madagascar, sans station précise (Rev. R. Baron)
(BMNH).
Diagnose. — Scorpions de petite taille, environ 25-30 mm de longueur
totale. Coloration générale jaunâtre avec de nombreuses taches brunâtres sur
le corps et les appendices. Face ventrale peu pigmentée. Chélicères avec une
trame brunâtre située dans leur zone centrale. Peignes avec présence de
fulcres. Pattes avec un éperon tibial très réduit ou absent.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : 23 km au N.-E. de Diego-
Suarez, Orangea, grotte des Pintades, 1947 (J. Millot). — 5 km au large, à l'O.
du cap Saint Sébastien, Nosy Manonoka, VIIL.1947 (J. Millot).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe, IX.1947 (J. Millot).
MADAGASCAR EST : Env. 30 km au S.-E. d’Andapa, Réserve de l’Anjana-
haribe, S./S.-0. de Befingotra, 14°45’S/49930°E. — E. de Maroantsetra, forêt
d’Ambodivoangy (J. Millot). — Env. 15 km au S.-E. de Mananara Nord,
Seranambe, X.1963 (4. Peyrieras) ; Environ 18/20 km au S. de Mananara
Nord, Ivontaka, 1111958 (R. Legendre); S.-P. de Mananara Nord,
Manambato, X.1961 (R. Legendre) ; sur l'Anove, Ambohimanakana, IV.1955
(A. Robien) __ Forêt à l'E. de Vondrozo, 1926 (R. Decary) (station dou-
teuse).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 21
2. Tityobuthus gracilis (Fage) (fig. 39, 45)
Babycurus gracilis Fage, 1946 : 258.
Tityobuthus gracilis ; VACHON, 1979 : 220.
Type. — Holotype, 1 ®, Madagascar Nord, N. de la S.-P. d’Ambilobe,
Ankarana, grotte des Fanihys (J. Millot) (MNHN)
Diagnose. — Scorpion de taille moyenne, environ 40 mm de longueur
totale, taille qui isole cette espèce des autres du genre. Coloration générale jau-
nâtre paille uniforme. Peignes avec la présence de fuleres. Eperon tibial pré-
sent et bien développé.
Cette espèce a été décrite de la grotte des Fanihys dans le Nord-Ouest de
Madagascar, cependant elle ne présente pas véritablement de caractéristiques
propres aux véritables troglobies, à l’exception de l’absence de pigmentation.
Les yeux sont de taille normale, sans aucune réduction dans leur nombre : 2
médians et 3 paires d’yeux latéraux. Cette absence de véritable adaptation
cavernicole s’observe en règle générale chez les Scorpions appartenant à la
famille des Buthidae trouvés dans des grottes.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
3. Tityobuthus guillaumeti Lourenço (fig. 37, 46, 58, 60, 135)
Tityobuthus guillaumeti Lourenço, 1995 : 102.
Type. — Holotype, 1 d, Madagascar Est, Baie d’Antongil, S.-P. de
Maroantsetra, base de la presqu'île de Masoala, Hiaraka, 17-X1-1969 (J.-M.
Betsch) (MNHN).
Description. — Coloration générale uniformément jaunâtre. Faces ven-
trales du prosoma et mesosoma d’un jaunâtre pâle. Le tubercule oculaire et les
yeux latéraux sont noirs.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par 3/4 d’un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma pratique-
ment imperceptibles. Granulation du corps en général très faible ou inexis-
tante. Metasoma : tous les anneaux avec des carènes faiblement marquées ou
absentes. Carènes ventrales du Ve anneau denticulées. Vésicule lisse très allon-
gée. Aiguillon avec une épine ventrale bien développée. Sternites à stigmates
plutôt linéaires aplatis. Peignes très grands avec 15-14 dents, absence de
fulcres. Deux éperons basitarsaux à la quatrième patte. Pédipalpes très lisses.
Seules trois dents sont remarquées sur la face interne du tibia. Tranchant des
doigts mobiles de la main avec 7 séries longitudinales de granules très fins dis-
posés presque en ligne droite. Chélicères avec la dentition caractéristique des
Buthidae, cependant les deux dents basales sont très peu distinctes l’une de
l’autre et semblent quasiment fusionnées en une seule on 1963).
Trichobothriotaxie du type A-0, orthobothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Source : MNHN, Paris
22) WILSON R. LOURENÇO
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
4. Tityobuthus pococki Lourenço (fig. 36, 47, 48, 137)
Tityobuthus pococki Lourenço, 1995 : 103.
Type. — Holotype, 1 8, Madagascar Ouest, Réserve naturelle intégrale
n° 9, du Tsingy de Bemaraha, à l’Ouest de Bekopaka, VIL.1970 (P. Griveaud)
Description. — Coloration générale globalement jaunâtre, avec la présence
de quelques taches brunâtres sur la plaque prosomienne. Le tubercule oculaire
et les yeux latéraux sont noirs. Deux taches longitudinales brunâtres sur le
mesosoma, Ensemble de la face ventrale et sternites jaunâtres. Metasoma : trois
premiers anneaux jaunâtres ; IVe et Ve rougetres. Vésicule rougeâtre.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par moins d’un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma discrètes ;
seule une carène est bien perceptible sur les tergites I à VI du mesosoma. VIIe
avec 5 carènes. Plaque prosomienne et tergites du mesosoma avec une granula-
tion moyenne. Metasoma : tous les anneaux avec des carènes bien marquées ;
les dorsales avec un granule postérieur spiniforme ; anneaux I et II avec 10
carènes ; III avec 8 carènes ; anneaux IV et V avec des carènes très discrètes ;
les carènes ventrales sont absentes sur tous les anneaux ; Ve anneau très
arrondi. Vésicule lisse, allongée. Aiguillon très long avec une épine ventrale
aiguë. Sternites à stigmates linéaires aplatis. Peignes avec 22-23 dents. Epéron
tibial très développé, ce qui différencie cette espèce des autres du genre (Vachon
1979). Pédipalpes avec des carènes moyennement marquées. Fémur avec 5
carènes ; tibia à carènes peu définies, et à face interne avec des granules spini-
formes ; pince plutôt lisse. Tranchant des doigts mobiles de la main avec 8 séries
longitudinales de granules fins, disposés en ligne droite légèrement oblique ; pré-
sence de granules accessoires plus gros. Chélicères avec la dentition caractéris-
tique des Buthidae. Les deux dents basales sont peu individualisées.
Trichobothriotaxie du type A-0!, orthobothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
5. Tityobuthus lucileae Lourenço (fig. 38, 43, 50 à 56, 142, 143)
Nec : Tityobuthus lucileae ; Lourenco, 1996e : 444 ; nomen nudum.
Tityobuthus lucileae Lourenço, 1996b : 267.
Types. — Holotype, 1 : allotype, 1 ©, Madagascar Centre, Antsirabe,
pare de l'Est, 16.1X.1973 (Duval) (MRSNT).
Diagnose. — Scorpions de petite taille, environ 25-30 mm de longueur
totale. Coloration générale jaunâtre avec de nombreuses taches brunâtres sur
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 23
le corps, les pattes et les pédipalpes. Face ventrale jaunâtre avec des taches sur
les sternites IV et V. Chélicères jaunâtres avec une trame brunâtre située dans
les régions antérieure et latérales. Peignes avec la présence de fulcres. Pattes
avec un éperon tibial présent et normalement développé.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Arivonimamo. — Révion
de Tananarive, XI.1946 (J. Millot) ; Tananarive, environs de la ville, 1927
(R. Decary) ; Tananarive-Andohahelo, X.1969. — S.-P. de Manjakandriana,
station forestière d’Angavokely, Nandihizana [Carion], ca. 1400 m, XI.1946 (J.
Millot). — Antsirabe, parc de l'Est, IX.1973 (Duval).
MADAGASCAR OUEST : S. de Majunga (sans plus) (station douteuse).
MADAGASCAR OUEST et SUD : vallée du fleuve Fiherenana (sans plus).
6. Tityobuthus copalensis Lourenço (fig. 59, 61, 141)
Tityobuthus copalensis Lourenço, 1996c.
Type. — Holotype, 1 4, Madagascar Nord, Diego-Suarez (coll. privée in
ZMUH, sous-tutelle).
Description. — La coloration est globalement jaunâtre clair, surtout du
fait de l'inclusion du spécimen dans le copal. Aucune autre nuance de colora-
tion n’est observée. Pour ce qui est de la morphologie, l’exemplaire présente
une carapace faiblement granulée avec le bord antérieur à faible concavité.
Toutes les carènes et les sillons sont faiblement marqués. Tubercule oculaire
antérieur par rapport au centre de la plaque prosomienne ; yeux médians
séparés par plus d’un diamètre oculaire. Trois paires d’yeux latéraux.
Présence d’une carène axiale sur les tergites, faiblement marquée. VIIe tergite
avec 5 carènes. Metasoma : anneaux I et IL avec 10 carènes ; III et IV à 8
carènes ; anneau V avec 5 carènes. Vésicule allongée avec quelques carènes et
granulations moyennement marquées. L’aiguillon est long et recourbé ; épine
sous-aiguillonaire bien développée et aiguë. Face ventrale : sternites avec des
stigmates linéaires et courts ; VIIe avec 4 carènes. Opercule génital divisé en
deux plaques ovales. Sternum subpentagonal. Peignes avec 17-16 dents et
absence de fulcres ; lamelle intermédiaire basilaire légèrement dilatée, carac-
tère peu courant chez les exemplaires mâles. Chélicères avec la dentition carac-
téristique de la famille. Pédipalpes : fémur avec 5 ; tibia et pince avec
quelques carènes faiblement marquées ; face interne du tibia avec 4 granules
spiniformes ; toutes les faces faiblement granulées. Tranchant du doigt mobile
avec 8 ou 9 séries de granulations légèrement obliques. Trichobothriotaxie du
type A-&, probablement orthobothriotaxique, cependant toutes les trichobo-
thries ne sont pas observables.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
Source : MNHN, Paris
24 WizsoN R. LOURENÇO
7. Tityobuthus petrae n. sp. (fig. 40, 139, 140)
Type. — Holotype : 1 4 : Madagascar Ouest, Prov. Tuléar, forêt de
Vohibasia [30 km au NE. de Sakaraha], X.1995 (S. Goodman) (FMNH)
Description. — Coloration générale globalement jaunâtre, avec la pré-
sence de nombreuses taches brunâtres sur l’ensemble des régions du corps, des
pattes et des pédipalpes Le tubercule oculaire et les yeux latéraux sont noirs.
Deux taches longitudinales brunâtres sur le mesosoma. Ensemble de la face
ventrale jaunâtre. Peignes, opercule-génital, sternum, hanches et processus
maxillaires sans taches. Sternites avec des taches brunâtres plus intenses sur le
VIe et le VIe. Metasoma : trois premiers anneaux jaunâtres ; IVe et Ve rou-
geâtres. Vésicule d’un rouge jaunâtre. Chélicères jaunâtres avec une trame
brunâtre dans les zones latérales.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par environ un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma discrètes ;
seule une carène est bien perceptible sur les tergites I à VI du mesosoma. VIIe
avec 5 carènes. Plaque prosomienne et tergites du mesosoma avec une granu-
lation moyenne. Metasoma : tous les anneaux avec des carènes bien marquées ;
les dorsales avec un granule postérieur spiniforme ; anneaux [ à IV avec 10
carènes ; la latérale incomplète sur le IVe. Anneau V avec des carènes très dis-
crètes, très arrondi. Vésicule lisse, allongée. Aiguillon très long avec une épine
ventrale aiguë. Sternites à stigmates linéaires aplatis. Peignes avec 18-18 dents.
Eperon tibial très développé ; éperons tarsaux bien marqués. Pédipalpes avec
des carènes moyennement marquées. Fémur avec 5 carènes ; tibia à carènes
peu définies, et à face interne avec des granules spiniformes au nombre de
cinq ; pince plutôt lisse. Tranchant des doigts mobiles de la main avec 9 séries
longitudinales de granules fins, disposés en ligne droite légèrement oblique ;
présence de granules accessoires internes plus gros. Chélicères avec la dentition
caractéristique des Buthidae. Les deux dents basales sont d’une observation
difficile. Trichobothriotaxie du type A-&, orthobothriotaxique (Vachon 1973,
1975).
Allotype 9. Mêmes données que pour l’holotype mâle. Coloration sem-
blable à celle du mâle. Taille globale plus grande (voir tableau 1). Peignes plus
petits avec 18-18 dents aux peignes.
Paratypes. Mêmes données que pour l’holotype : 5 4 et 1 © avec 18-18,
19-18, 18-17, 19-18, 18-17 et 18-19 dents aux peignes. — Prov. Tulear, S.
d'Ambovombe, Tanjon’ 1 Vohimena [Cap Sainte Marie], Réserve spéciale
2 © avec 17-16, 17-17 dents aux peignes.
Observation : 2 paratypes sont au Muséum national d'Histoire naturelle,
Paris, et 1 paratype est au Muséum d'Histoire naturelle de la Ville de Genève.
Cette nouvelle espèce est quelque peu voisine de Tityobuthus lucileae,
mais elle se distingue par une disposition différente de la trame de pigmenta-
tion brunâtre des chélicères et par un nombre plus petit de dents des peignes.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au D' Petra
Sierwald, du Field Museum of Natural History, Chicago.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 25
Distribution dans l’île.
types.
Espèce connue uniquement des localités des
8. Tityobuthus parrilloi n. sp. (fig. 41)
Type. — Holotype : 1 4 : Madagascar Est, Prov. Fianarantsoa, 45 km
au Sud d’Ambalavao (East bank of lantara river, along Ambalamanenjana-
Ambatomboay trail, edge of Réserve naturelle intégrale n° 5, de l’Andringitra),
22° 13° 40°” S - 47° 00° 13°° E (720 m alt.), 19/20.XI.1993 (S. Goodman)
(EMNH).
Description. — Coloration générale globalement jaunâtre, avec la pré-
sence de nombreuses taches brunâtres sur le corps, les pattes et les pédipalpes.
Le tubercule oculaire et les yeux latéraux sont noirs. Deux taches longitudi-
nales brunâtres sur le mesosoma. Face ventrale avec les sternites à fond jau-
nâtre, avec des taches brunâtres. Des taches noires sont présentes sur le ster-
num et les processus maxillaires. Metasoma : tous les anneaux jaunâtres, avec
des taches brunâtres. Vésicule jaunâtre clair avec des taches brunâtres sur les
faces dorsale et latérales ; extrémité de l’aiguillon rougeâtre. Chélicères jau-
nâtres avec une trame brunâtre sur les zones centrale et interne.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur
légèrement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de
la plaque prosomienne ; yeux médians séparés par environ un diamètre ocu-
laire. Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma dis-
crètes ; seule une carène est bien perceptible sur les tergites I à VI du meso-
soma. VITe avec 5 carènes. Plaque prosomienne et tergites du mesosoma avec
une granulation plutôt fine. Metasoma : tous les anneaux avec des carènes
bien marquées ; anneaux I et II avec 10 carènes ; III avec 8 carènes ;
anneaux IV et V avec des carènes très discrètes ; VE anneau très arrondi.
Vésicule lisse, allongée. Aiguillon très long avec une épine ventrale aiguë.
Sternites à stigmates linéaires aplatis. Peignes avec 14-13 dents. Epéron tibial
peu développé. Pédipalpes avec des carènes moyennement marquées. Fémur
avec 5 carènes ; tibia à carènes peu définies, et à face interne avec trois gra-
nules spiniformes ; pince plutôt lisse. Tranchant des doigts mobiles de la
main avec 8 séries longitudinales de granules fins, disposés en ligne droite
légèrement oblique ; présence de granules essoires internes plus gros.
Chélicères avec la dentition caractéristique des Buthidae. Les deux dents
basales sont peu individualisées. Trichobothriotaxie du type A-@, ortho-
bothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Allotype : 1 ©, Madagascar Est, S.-P. de Fort Dauphin, 10 km au Nord-
Ouest d’Enakara Ambony, Réserve naturelle intégrale n° 11, de l’Andohahela,
24° 34° S - 46° 49° E (430 m alt., rainforest ; Winkler extraction of Sikled lit-
ter - Leaf mold, rotten wood), 24-X1-1992 (B. L. Fisher).
Cette nouvelle espèce se situe dans une position voisine de Tityobuthus
lucileae et de T. petrae. Elle peut être facilement distinguée de la première par
un nombre de dents des peignes nettement plus faible et de la deuxième par la
présence de taches noires sur la face ventrale, en particulier sur le sternum,
les hanches et les processus maxillaires.
Source : MNHN, Paris
26 WiLsoN R. LOURENÇO
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Dr Parrillo,
du Field Museum of Natural History, Chicago.
Distribution dans l’île. — Localités des types et Madagascar Ouest :
Réserve naturelle intégrale n° 7, de l’Ankarafantsika (localité très douteuse !).
9. Tityobuthus judsoni n. sp. (fig. 42, 138)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, route de Morondava à Belo
sur Tsiribihina, forêt de Marofandilia (forêt, sous bois mort), 8.XIL.1969 (J.-
M. Betsch) (MNHN).
Description. — Coloration générale uniformement jaunâtre, sauf pour le
Ve anneau du metasoma et la vésicule qui sont rougeâtre clair. Faces ventrales
du prosoma et du mesosoma d’un jaunâtre pâle. Le tubercule oculaire et les
yeux latéraux sont noirs.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par environ un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma pratique-
ment imperceptibles. Granulation du corps en général moyenne ou faible.
Metasoma : tous les anneaux avec des carènes bien marquées. Anneaux I à LIL
avec 10 carènes ; IVE avec 8 carènes ; Ve avec 5 carènes, arrondi. Vésicule lisse
très allongée. Aiguillon avec une épine ventrale bien développée, aiguë.
Sternites à stigmates plutôt linéaires aplatis et courts. Peignes assez grands
avec 18-19 dents ; présence de fuleres. Un éperon tibial et deux éperons basi-
tarsaux sont présents à la quatrième patte. Pédipalpes plutôt lisses, avec des
carènes peu marquées ; 4/5 dents sont présentes sur la face interne du tibia.
Tranchant des doigts mobiles de la main avec 8 séries longitudinales de gra-
nules très fins disposés presque en ligne droite, l’une derrière l’autre.
Chélicères avec la dentition caractéristique des Buthidae, cependant les deux
dents basales sont d’une observation difficile (Vachon 1963). Trichobothrio-
taxie du type A-@, orthobothriotaxique (Vachon 1973, 1975).
Cette nouvelle espèce est quelque peu associée par sa morphologie géné-
rale à Tityobuthus lucileae, cependant elles peuvent être distinguées par les
modèles de pigmentation présentés. T. lucileae est une espèce fortement tache-
tée tandis que la nouvelle espèce est pratiquement dépourvue de pigment. A
observer également l’absence de toute trame brunâtre sur les chélicères de
Tityobuthus judsoni.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Dr Mare
Judson, du Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), MNHN, Paris.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l'holotype.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 27
Sous-famille des MICROCHARMINAE nov.
Genre type de la sous-famille : Microcharmus Lourenço, 1995.
La décision de décrire cette nouvelle sous-famille est prise du fait de l’im-
possibilité de placer les éléments du genre Microcharmus dans un groupe sous-
familial déjà existant au sein de la famille des Buthidae. Même le genre
Charmus, pour lequel une sous-famille, celle des Charminae Birula, existe
déjà, présente bien des différences avec les Microcharmus. Ce dernier genre
correspondant en réalité a un groupe beaucoup plus archaïque.
Diagnose. Scorpions de très petite taille, entre 7 et 12 mm. Sternum
pentagonal ou sub-pentagonal. Peignes archaïques, avec un nombre de dents
réduit, entre 8 et 11 et absence de fulcres. Stigmates de forme entre ovale et
semi-linéaire. Nombre des yeux latéraux variable : 2 paires ou 3 paires.
Eperon tibial pouvant être présent et réduit ou absent. Tranchant des doigts
mobiles avec 6/7 séries de granules avec une disposition légèrement oblique,
mais faiblement structurées.
Genre Microcharmus Lourenço
Microcharmus Lourenço, 1995 : 98 (espèce type du genre : Microcharmus cloudsley-
thompsoni Lourenço, 1995, de Madagascar, seule espèce citée).
Diagnose. — Scorpion de petite taille : longueur totale des adultes d’en-
viron 10 mm. Coloration générale jaunâtre ; seuls les yeux sont de couleur
noire. La morphologie générale rappelle celle du genre Charmus Karsch, 1879,
et pour certains caractères, tels la forme des peignes et celle du sternum, le
nouveau genre paraît se rapprocher de Microtityus K. W., 1966. Cependant,
dans ce deuxième cas, il ne peut s’agir que d’une convergence. Granulation
générale peu marquée ; faible ou moyenne selon les régions du corps. Carènes
des pédipalpes et du corps très faiblement marquées ; celles des anneaux du
metasoma bien marquées sur les quatre premiers anneaux ; les dorsales avec
un granule distal spiniforme ; carènes ventrales peu marquées ; peignes très
petits, sans fulcres ; un éperon basitarsal à la quatrième patte. Chélicères avec
la dentition caractéristique des Buthidae (Vachon 1963) ; les deux dents basales
sont très petites, peu marquées et difficiles à distinguer. Tranchant des doigts
mobiles des mains des pédipalpes avec 6 (7) séries de granulations légèrement
obliques. Trichobothriotaxie du type A avec la disposition & pour les tricho-
bothries de la face dorsale du fémur des pédipalpes (Vachon 1973, 1975).
Le nouveau genre Microcharmus rappelle le genre Charmus connu uni-
quement de l’Inde et du Sri Lanka [Ceylan], par la morphologie de son ster-
num nettement subpentagonal et par la disposition © des trichobothries de la
face dorsale du fémur des pédipalpes. Le nouveau genre peut néanmoins être
distingué du genre Charmus, par l’absence de fulcres et un nombre très réduit
de dents aux peignes (10-10).
Répartition géographique.— Madagascar.
Source : MNHN, Paris
28 WiLsoN R. LOURENÇO
CLÉ POUR LES ESPÈCES DE MICROCHARMUS
1. Trois paires d’yeux latéraux
— Deux paires d’yeux latéraux .… 3. M. sabineae
2. Présence de nombreuses taches sur le corps et les appendices ;
stigmates semi-linéaires . 2. M. hauseri
_— Coloration blanchâtre ou avec des esquisses de taches très
estompées ; stigmates semi-ovales où ovales .
3
Nombre de dents des peignes allant de 9 à 12. 1. M. cloudsleythompsoni
_— Nombre de dents des peignes allant de 7 à 9 .… 4. M. jussarae
1. Microcharmus cloudsleythompsoni Lourenço
(fig. 30, 31, 32, 145, 146, 148)
Microcharmus cloudsleythompsoni Lourenço, 1995 : 99.
Type. — Holotype, 1 9, Madagascar Sambirano, 22 km au S.-0.
d’Ambanja, Djangoa, 1947 (J. Millot) (MNHN).
Description. — Coloration générale uniformément jaunâtre. Faces ven-
trales du prosoma et du mesosoma d’un jaunâtre pâle. Le tubercule oculaire
et les yeux latéraux sont noirs.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubereule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par environ un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma très faible-
ment marquées. Granulation de la plaque prosomienne et des tergites du meso-
soma de moyennement à faiblement marquée. Metasoma : carènes bien mar-
quées sur les 4 premiers anneaux ; les dorsales avec un petit granule distal
spiniforme ; les ventrales plus discrètement marquées ; Ve anneau arrondi avec
des carènes moins marquées que sur les quatre autres anneaux. Anneaux I et
II avec 10 carènes ; IT et IV à 8 carènes ; anneau V avec 5 carènes. Vésicule
lisse très allongée. Aiguillon dépourvu d’épine ventrale. Sternites à stigmates
mi-linéaires mi-ovales, aplatis. Peignes très petits avec un nombre de dents
particulièrement faible, 10-10, quasiment atypique chez un Buthidae, mais plu-
tôt caractéristique des quelques Microscorpions ; absence de fulcres. Sternum
subpentagonal, caractéristique de certains Buthidae tels Charmus et Micro-
tityus. Pédipalpes très lisses ; carènes très faiblement marquées. Tranchant des
doigts mobiles des mains des pédipalpes avec 6/7 séries de granulations légère-
ment obliques. Chélicères avec la dentition caractéristique des Buthidae ; les
deux dents basales sont néanmoins très petites, peu marquées et difficiles à dis-
tinguer et semblent être fusionnées en une seule (Vachon 1963).
Trichobothriotaxie du type A-0. orthobothriotaxique.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
Tholotype-
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 29
2. Microcharmus hauseri Lourenço (fig. 144)
Microcharmus hauseri Lourenço, 1996a : 319.
Type. — Holotype, 1 S, Madagascar Sambirano, Nosy Be, Réserve natu-
relle intégrale n° 6, forêt de Lokobe, 30.X1.1989 (B. Hauser) (MHNG).
Description. — Coloration jaunâtre, avec de très nombreuses taches bru-
nâtres sur le corps, les pattes et les pédipalpes. Mains des pinces et telson jau-
nâtres sans taches. Chélicères pigmentées d’une trame d’un brun foncé.
Sternum, hanches, processus maxillaires et sternites très tachetés ; peignes et
opercule génital d’un jaunâtre pâle.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par moins d’un diamètre oculaire.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma moyenne-
ment marquées. Granulation de la plaque prosomienne et des tergites du meso-
soma moyennement marquée. La région antérieure de la plaque prosomienne
avec une granulation plus importante. Metasoma : carènes bien marquées sur
les quatre premiers anneaux ; les dorsales avec un petit granule distal spini-
forme ; les ventrales plus discrètement marquées. Ve anneau arrondi avec des
carènes moins marquées que sur les quatre autres anneaux. Anneaux I et II
avec 10 carènes ; LIT et IV à 8 carènes ; anneau V avec 5 carènes. Vésicule lisse
très allongée avec de longues soies. Aiguillon court, dépourvu d’épine ventrale.
Sternites à stigmates ovalo-linéaires aplatis. Peignes petits avec 11-11 dents ;
absence de fuleres. Sternum sub-pentagonal. Pédipalpes faiblement granulés
avec des carènes moyennement marquées. Présence de granules spiniformes
sur la face interne du tibia. Tranchant des doigts mobiles des mains des pédi-
palpes avec 7-7 séries de granulations légèrement obliques. Chélicères avec la
dentition caractéristique des Buthidae ; les deux dents basales sont néanmoins
très petites, peu marquées et difficiles à distinguer (Vachon 1963).
Trichobothriotaxie du type A-0, orthobothriotaxique.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype (prélèvement dans le sol).
3. Microcharmus sabineae n. sp. (fig. 33, 147, 149 à 152)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, Massif du Marojezy, Réserve
naturelle intégrale n° 12, 600 m, 12.XIL.1972 (J.-M. Betsch) (MNHN).
Description. — Coloration générale jaune-rougeâtre.: Plaque prosomienne
et tergites jaunâtres avec les bords postérieurs rougeâtre clair. Metasoma : tous
les anneaux d’un jaune rougeâtre clair. Vésicule plus nettement jaunâtre.
Faces ventrales du prosoma et du mesosoma d’un jaunâtre clair. Le tubercule
oculaire et les yeux latéraux sont noirs.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par un peu plus d’un diamètre ocu-
laire. Deux paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma très
Source : MNHN, Paris
30 WILSON R. LOURENÇO
faiblement marquées. Seule une carène axiale est observée sur les tergites I à
VI ; VII avec 5 carènes. Granulation de la plaque prosomienne et des tergites
du mesosoma faiblement marquée. Metasoma : carènes bien marquées sur les 4
premiers anneaux ; les dorsales avec un petit granule distal spiniforme ; les ven-
trales plus discrètement marquées sur les anneaux I et IT ; Ve anneau arrondi
avec des carènes moins marquées que sur les quatre autres anneaux. Anneaux
I à IV avec 10 carènes ; anneau V avec 5 carènes.Vésicule lisse très allongée.
Aiguillon peu incurvé et dépourvu d’épine ventrale. Sternites à stigmates arron-
dis, ovaloïdes. Peignes très petits avec un nombre de dents particulièrement
faible, 8-8, quasiment atypique pour un Buthidae ; absence de fulcres. Opercule
génital formé de deux petites plaques ovales. Sternum pentagonal. Pédipalpes
très lisses ; carènes très faiblement marquées. Quatre carènes perceptibles au
fémur ; tibia arrondi avec une épine sur la région antérieure de la face interne.
Tranchant des doigts mobiles des mains des pédipalpes avec 6/7 séries de gra-
nulations légèrement obliques. Eperons tarsaux visibles ; éperon tibial absent ou
extrêmement réduit. Tarses pouvus de soies. Chélicères avec la dentition carac-
téristique des Buthidae ; les deux dents basales sont néanmoins très petites, peu
marquées et difficiles à distinguer et semblent être fusionnées en une seule
(Vachon 1963). Trichobothriotaxie du type A-@, orthobothriotaxique.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Dr Sabine
Jourdan, de Paris.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
4. Microcharmus jussarae n. sp. (fig. 33, 153, 154)
Type. — Holotype : 1 (pré-adulte), Madagascar Sambirano, Nosy Be,
Réserve naturelle intégrale n° 6, forêt de Lokobe (sous-écorce), IX.1947 (J.
Millot) (MNEN).
Description. — Coloration générale uniformement jaunâtre avec des
traces de taches sombres sur la plaque prosomienne et sur la région postérieure
des tergites. Faces ventrales du prosoma et du mesosoma d’un jaunâtre pâle.
Le tubercule oculaire et les yeux latéraux sont brunâtres.
Morphologie. Prosoma : plaque prosomienne avec le bord antérieur légè-
rement concave. Tubercule oculaire antérieur par rapport au centre de la
plaque prosomienne ; yeux médians séparés par un diamètre oculaire environ.
Trois paires d’yeux latéraux. Carènes du prosoma et du mesosoma très faible-
ment marquées ; seule la carène axiale est présente sur les tergites I à VI ; VITe
avec 5 carènes. Granulation de la plaque prosomienne et des tergites du meso-
soma faiblement marquée. Metasoma : carènes bien marquées sur les 3 pre-
miers anneaux ; (anneaux IV, V et vésicule détruits). Carènes dorsales avec un
petit granule distal spiniforme ; les ventrales plus discrètement marquées.
Anneaux I et IT avec 10 carènes ; IIT avec 8 carènes. Sternites à stigmates
ovales, très petits. Peignes très petits avec un nombre de dents particulière-
ment faible, 8-9, quasiment atypique pour un Buthidae ; absence de fulcres.
Sternum pentagonal. Pédipalpes très lisses ; carènes très faiblement marquées ;
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS al
présence d’une épine sur la région antérieure de la face interne du tibia.
Tranchant des doigts mobiles des mains des pédipalpes avec 6/7 séries de gra-
nulations légèrement obliques. Eperons tarsaux et tibial pas visibles, très
réduits ou absents ; tarses pourvus de soies. Chélicères avec la dentition carac-
téristique des Buthidae ; les deux dents basales sont néanmoins très petites,
peu marquées et difficiles à distinguer et semblent être fusionnées en une seule
(Vachon 1963). Trichobothriotaxie du type A-&, orthobothriotaxique.
Pas de paratypes.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage à Jussara
Lourenço, Paris.
Observation. Le spécimen décrit (subadulte), présente une longueur totale
d’environ 5-6 mm ; les adultes doivent présenter une taille totale d’environ 7-
8 mm. Cette espèce doit ainsi être considérée comme le plus petit Scorpion au
monde.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de
l’holotype.
Famille des HETEROSCORPIONIDAE Kraepelin, 1905, nouveau statut
Genre Heteroscorpion Birula
Heteroscorpion Birula, 1903 : 10 (espèce type du genre : Heteroscorpion madagascarense
Birula, 1903, de Madagascar, un synonyme de Hadogenes opisthacanthoides Kraepelin, 1896).
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne ou grande allant de 60 à 140
mm pour les femelles et de 90 à 180 mm pour le mâles. Tarses sans lobes
latéro-apicaux arrondis. Anneaux I à IV du metasoma presque carrés avec une
seule carène ventrale médiane. Deux paires d’yeux latéraux. Telson non
allongé dans les deux sexes. Tranchant des doigts mobiles avec une granulation
digitale disposée sur une surface assez large, sans séries nettement définies,
sauf à l'extrémité distale où deux séries sont ébauchées ; présence de quelques
granules accessoires plus gros. Trichobothriotaxie du type C ; néobothriotaxie
majorante sur le tibia et la pince. Glande à venin lisse.
Répartition géographique.— Madagascar.
CLÉ POUR LES ESPÈCES D’HETEROSCORPION
1. Coloration rougeâtre ; tibia avec 11 trichobothries ventrales et 19
externes … FE Le .…….… L. H. opisthacanthoides
— Coloration noirâtre ; tibia avec 8-9 trichobothries ventrales et
17 externes 2. H. goodmani
1. Heteroscorpion opisthacanthoides (Kraepelin)
(fig. 62 à 69, 71, 73, 75, 83, 118)
Hadogenes opisthacanthoides Kraepelin, 1896 : 136.
Hadogenes opisthacanthoides ; KRAEPELIN, 1899 : 146.
Source : MNHN, Paris
32 WILSON R. LOURENÇO
Heteroscorpion madagascarense ; BIRULA, 1903 : 10.
Heteroscorpion opisthacanthoides ; FAGE, 1929 : 682.
Heteroscorpion opisthacanthoides ; FAGE, 1946 : 260.
Syntypes. — 1 ©, 1 6 (immature), Madagascar Sambirano, Nosy Komba
(ZMUH).
Diagnose. — Scorpions de grande taille ; longueur totale allant de 12 à
14 em pour les femelles et de 14 à 18 em pour les mâles. Coloration générale
rougeâtre ; les pattes légèrement plus claires, d’un jaune rougeâtre. Sternites
jaune rougeâtre avec présence d’une zone plus claire dans leur région posté-
rieure à l’exception du VII ; présence d’un triangle blanchâtre sur le sternite
V des mâles. Peignes et opercule génital d’un jaune ochracé ; sternum, hanches
et processus maxillaires rougeâtres. Dimorphisme sexuel très accentué avec un
allongement très important des anneaux du metasoma mâle. Anneaux du meta-
soma presque carrés, avec une seule carène ventrale. Plaque prosomienne avec
une échancrure antérieure importante ; deux paires d’yeux latéraux. Trichobothrio-
taxie du type C, néobothriotaxie majorante. Glande à venin du type lisse.
Observation. Cette espèce est la plus grande en taille parmi l’ensemble des
Scorpions malgaches.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : S.-P. de Diego-Suarez, ca.
15 km au S. d’Anivorano Nord, forêt de Mahory, 1.1966 (J.-M. Betsch & J. J.
Petter). — Région d’Ambilobe (E. Waterlot).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be et Nosy Komba, 1945 (J. Millot). —
Nosy Be, IX.1973 (4. Crosnier). — Nosy Komba, V.1956 (4. Robinson) ;
V.1984 (A. Crosnier).
MapaGascar EST : Forêts au N. de Fort-Dauphin, col de Sakavalana,
1901 (Ch. Alluaud). Exemplaire vu par Kraepelin (lors de son séjour à Paris
en 1900), non examiné par Fage (1929) ; station certainement incorrecte.
2. Heteroscorpion goodmani n. sp. (fig. 70, 72, 74)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, Prov. Tulear, S.-P. de Fort-
Dauphin [bordure orientale de la Réserve naturelle intégrale n° 11, de
l’Andohahela, 1e parcelle], 1,8 km au Nord-Ouest d’Eminiminy [= Bevoay],
24° 37,6" S - 46° 45,9° E, 400/440 m alt., 19/28.X.1995 (S. Goodman) (FMNH).
Description. — Coloration. La couleur de base est noirâtre. Prosoma :
plaque prosomienne de couleur noirâtre avec des zones plus claires sur les
bords. Tubercule oculaire et zones des yeux latéraux légèrement plus foncées.
Mesosoma de même couleur que la plaque prosomienne, avec des zones rou-
geâtres au centre des tergites. Metasoma avec les cinq anneaux de couleur
rouge noirâtre ; toutes les carènes sont noirâtres. Vésicule rougeâtre foncé avec
des carènes et l'extrémité de l’aiguillon noirâtres. Sternites rougeâtres avec les
zones postérieures jaunâtres ; le VII bien plus foncé, noirâtre. Peignes et
opercule génital d’un jaune ochracé foncé ; sternum, hanches et processus
maxillaires jaune rougeâtre avec des taches noirâtres. Pattes noirâtres avec les
tarses jaune rougeâtre. Pédipalpes noirâtres avec des zones rougeâtres sur la
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 33
face ventrale ; doigts noircis. Chélicères jaune rougeâtre avec présence d’une
trame noire bien plus foncée.
Morphologie. Front de la plaque prosomienne très échancré. Tubercule ocu-
laire antérieur par rapport au centre de la plaque prosomienne ; yeux médians
petits et séparés par plus d’un diamètre oculaire. Deux yeux latéraux ; l’antérieur
deux fois plus gros que le postérieur. Sillon interoculaire très profond, s’allon-
geant jusqu’à l'arrière des yeux médians où il se divise en deux et entoure une
fossette triangulaire. Toute la plaque prosomienne est couverte de fines granula-
tions. Les sillons et la fossette triangulaire sont dépourvus de ponctuations.
Mesosoma : tergites couverts d’une fine granulation. Carène axiale absente.
Metasoma à anneaux presque carrés ; toutes les carènes sont très marquées ;
carènes dorsales spiniformes sur tous les anneaux. Cinquième anneau à face ven-
trale pourvue de trois carènes spiniformes bien marquées. Telson en forme de
poire avec la vésicule pourvue de gros granules sur toutes les faces ; aiguillon pro-
portionnellement très court avec présence de plusieurs soies à la base. Peignes
avec 13-13 dents. Sternites lisses, à stigmates linéaires. Opercule génital fait de
deux plaques semi-ovales. Pédipalpes : fémur à 4 carènes pourvues de quelques
granules plutôt gros ; tégument intercarénal très peu granulé, presque lisse. Tibia
et pince avec 6 carènes pas toujours complètes. Présence sur la face interne du
tibia d’un éperon important dans la région basale, avec deux granules à l’extré-
mité. Pince grande et aplatie ; toutes les faces pourvues de granulations plutôt
fines. Doigts lisses ; granulations du tranchant des doigts se disposant en une ligne
longitudinale épaisse qui se divise légèrement à l'extrémité ; granules accessoires
absents. Pattes : tarses avec 4 ou 5 épines plus importantes. Chélicères avec une
dentition voisine du modèle observé pour les Scorpionidae/Ischnuridae.
Trichobothriotaxie du type C, néobothriotaxie majorante. Glande à venin du type
simple. Valeurs morphométriques exprimées dans le tableau I.
Allotype : 1 ® avec les mêmes données que pour l’holotype. Différente du
mâle par les valeurs morphométriques (voir tableau I) ; présence d’une plaque
unique divisée par un sillon, recouvrant l’opercule génital et par 14-12 dents
aux peignes.
Paratypes : 15 mâles et 1 femelle avec les mêmes données que pour l’ho-
lotype. A l'exception de 2 paratypes conservés au MNHN, Paris, et d’un para-
type conservé au MHN, Genève, la totalité du matériel type est conservé au
FMNH, Chicago.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Dr Steven
Goodman du Field Museum of Natural History, Chicago.
Distribution dans l’île. — Espèce connue uniquement de la localité de la
rie originale.
Les deux espèces appartenant au genre Heteroscorpion peuvent être dis-
tinguées par les caractéristiques suivantes :
Coloration Longueur totale Trichobothriotaxie
H. opisthacanthoides Rougeâtre 120-180 mm Tibia avec 11 ven-
trales et 19 externes
H. goodmani Noirâtre 60 à 100 mm Tibia avec 8-9 ven-
trales et 17 externes
Source
: MNHN, Paris
34 WILSON R. LOURENÇO
Famille des ISCHNURIDAE Pocock, 1893
Genre Opisthacanthus Peters
Opisthacanthus Peters, 1861 : 511 (espèce type du genre : Ischnurus elatus Gervais,
1844)
Diagnose. — Scorpions de taille moyenne, avec une longueur totale d’en-
viron 6-10 cm. Les différentes régions du corps et des appendices peu sculptés,
plutôt lisses. Tranchant des doigts mobiles des pédipalpes avec une granulation
digitale uniforme, disposée en deux séries longitudinales, parfois fusionnées à
la base.
CLÉ POUR LES ESPÈCES D’OPISTHACANTHUS
1. Pinces presque carrées avec des carènes fortement marquées ;
régions du centre-ouest et nord-ouest O. madagascariensis
— Pinces plutôt arrondies avec de carènes moyennement mar-
quées ; région du sud 2
.2. O. punctulatus
1. Opisthacanthus madagascariensis Kraepelin
(fig. 76, 77, 19 à 82, 84 à 90, 92, 119, 155, 156)
Opisthacanthus madagascariensis Kraepelin, 1894 : 125.
Opisthacanthus madagascariensis ; KRAEPELIN, 1899 : 149.
Opisthacanthus madagascariensis ; KRAEPELIN, 1911 : 77.
Opisthacanthus madagascariensis ; FAGE, 1929 : 685.
Opisthacanthus madagascariensis ; LOURENÇO, 1985 : 111.
Opisthacanthus madagascariensis ; LOURENÇO, 1988 : 911.
Type. — Holotype, 1 ®, Madagascar Ouest, Majunga (ZMUH).
2. Opisthacanthus punctulatus Pocock (fig. 78, 157, 158)
Opisthacanthus punctulatus Pocock, 1896 : 315.
Opisthacanthus punctulatus ; KRAEPELIN, 18%
Opisthacanthus punctulatus ; KR N, 191
49.
7.
Type. — Holotype, 1 ©, “From South Central Madagascar (J. L. Last)”
(BMNH).
Lors de ma révision globale des genres appartenant à la famille des
Ischnuridae (Lourenço 1985), un certain nombre de décisions n’ont pu être
prises de manière définitive ; par ailleurs, d’autres décisions prises à ce
moment, sont à présent réévaluées. Ainsi, les deux espèces d’Opistha-
canthus décrites de Madagascar, Opisthacanthus madagascariensis Kraepelin,
1894 et Opisthacanthus punctulatus Pocock, 1896, ont été mises en synonymie
par Kraepelin (1899) et considérées depuis comme une population unique. Lors
de ma révision du genre Opisthacanthus (Lourenço 1985), j'ai adopté cette
position, cependant une étude plus approfondie du matériel de Madagascar
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 35
m’amène à revenir sur cette décision et à considérer les deux populations
comme distinctes.
Opisthacanthus madagascariensis Kraepelin, 1894, a été décrit d’après
une femelle de Majunga, Madagascar. Peu de temps après, une deuxième espèce,
Opisthacanthus punctulatus Pocock, 1896, est décrite également à partir d’une
femelle du centre méridional de Madagascar. Kraepelin (1899) prend la décision
de placer ©. punctulatus en synonymie d’O. madagascariensis. Cette décision
est maintenue dans les travaux qui suivent, traitant soit des espèces
d’Opisthacanthus, soit de la faune de Madagascar (Kraepelin 1911, Fage 1929,
Millot 1949, Lamoral & Reynders 1975). Lors de ma révision globale du genre
Opisthacanthus (Lourenço 1985), malgré l'observation d’une certaine variabilité
de la coloration et de l'importance des carènes chez les nombreux spécimens exa-
minés (cf. liste du matériel dans Lourenço 1988), j’ai pris la décision de suivre
la position de Kraepelin (1899). A présent, une nouvelle étude des
Opisthacanthus de Madagascar, et en particulier de la structure des hémisper-
matophores de plusieurs exemplaires mâles, me fait revenir sur ma décision pré-
cédente et accepter les deux espèces préalablement décrites comme valables.
Les deux espèces sont, sans doute, très voisines phylogénétiquement.
Cependant, elles peuvent être identifiées à l’aide du tableau des caractères dif-
férentiels ci-dessous.
CARACTÈRES SERVANT À DIFFÉRENCIER
LES DEUX ESPÈCES D’OPISTHACANTHUS MALGACHES.
O. madagascariensis O. punctulatus
COLORATION rembruni-noirâtre châtain-rougeâtre ;
jaunâtre-clair chez
les immatures
CARÈNES très marquées ; surtout moins marquées ;
les externes des pinces pinces des pédipalpes
des pédipalpes plutôt arrondies
HEMISPERMATOPHORES lamelle à carène latérale lamelle à carène
moyennement différenciée latérale très
similaire à celle différenciée (complexe)
d’Opisthacanthus
laevipes
Les caractères diagnostiques sont illustrés dans les figures 77, 78, 155 à
158.
Opisthacanthus madagascariensis
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : 50 km au S.-E. de Diego-
Suarez, forêt d’Analamerana (côté N.-0.), VIIL.1973 (A. Peyrieras).
MADAGASCAR OUEST : Maevatanana (E. Waterlot). — Majunga (holotype
8). — S.-E. de Majunga, rivière Mahavavy, X.1960 (Ch. Domergue). — S.-P.
Source
: MNHN, Paris
36 WILSON R. LOURENÇO
d’Antsalova, Réserve naturelle intégrale n° 7, au N. de Bekopaka, I1.1962 ;
Antsingy de Bekopaka, 1949 (J. Millot) ; Forêt de l’Antsingy, IX.1960 (Ch.
Domergue). — Au S. du fleuve Mangoky (M. Chulliat). — ca. 80 km au N.-
E. de Betioky Sud, Benenitra (dans la haute vallée du fleuve Onilahy).
Opisthacanthus punctulatus.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Bas Sambirano, 1946 (J. Millot).
MADAGASCAR EST : Baie d’Antongil (sans plus). — ca. 48 km au S.-E.
d’Ambatondrazaka, forêt de Didy (ou d’Andranomandevy) (J. Millot). —
Moramanga, 1930 (R. Decary). — 30 km à l'E. de Moramanga, Perinet, forêt
d’Analamazaotra, VIIL.1946 (J. Millot) ; X1.1946 (J. Millot) ; VIIL.1958 (P.
Pesson) ; X.1966. — S.-P. de Moramanga, route nationale 2, 29 km à l’E. de
Perinet, Beforona, 500 m, X.1973 (4. Peyrieras). — D'’lfanadiana à
Ambohimanga du Sud, VI.1971 (D. Llinares). — D'’Ifanadiana à Fort-Carnot
[Tkongo], V.1964 (Ch. P. Blanc).
MADAGASCAR CENTRE : Env. de Tananarive, X1.1946 (J. Millot). — Route
nationale 7, de Tananarive à Tulear, km 570 (au N.-E. d’Ihosy, entre Zazafotsy
et Ivandrika), I1.1962 (P. Griveaud).
MADAGASCAR OUEST : [Mahabo (J. T. Last) ?] (holotype ©) (1).
MADAGASCAR SUD : 25 km au N. de Tulear, Ifaty, IX.1963 (R. Legendre).
— Pays Mahafaly, 1900 (E. J. Bastard). — Ampanihy, 1932 (G. Petit) ;
VIIL.1948 (J. Millot) ; 1.1963 (M. Emerit). — 62 km au N.-0. d’Ambovombe,
Antanimora, 1926 (R. Decary). — Réserve naturelle intégrale n° 11, de
l’Andohahelo, parcelle 2, 24° 49° S - 46° 36° E.
Genre Palaeocheloctonus n. gen.
ec : Paleocheloctonus pauliani ; Lourenço, 1996e : 444 ; nomen nudum.
Espèce type du genre : Palaeocheloctonus pauliani n. sp., de Madagascar.
Diagnose. — Le nouveau genre Palaeocheloctonus, tel que son nom le
suggère, est associé avec le genre Cheloctonus Pocock, distribué dans la partie
méridionale de l’Afrique. Scorpion de taille moyenne, avec une longueur totale
d’environ 5-6 em. Les différentes régions du corps et des appendices très peu
sculptées, presque lisses. Tranchants des doigts mobiles des pédipalpes avec
une granulation digitale uniforme, disposée en une seule série longitudinale. Le
nouveau genre peut être distingué du genre Cheloctonus lequel présente une
sculpture beaucoup plus développée dans les différentes régions du corps avec
des carènes et une granulation importante, et les tranchants des doigts mobiles
(1) J. T. Last a été, au siècle dernier, l’un des rares naturalistes
re des col-
té située à
environ 45 km à l'Est de Morondava. Son matériel est au Muséum britannique, à
Londres. Il a publié, en 1886, un vocabulaire anglais-sakalava et, en 1895, des Notes
on Western Madagascar. — P. Viette.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 37
des pédipalpes avec une granulation digitale non uniforme, disposée en une
seule série longitudinale mais interrompue par des granules beaucoup plus
gros. À remarquer que la sculpture des granulations des doigts mobiles des
pédipalpes est un caractère diagnostique pour les genres appartenant à la
famille des Ischnuridae (Lourenço 1985).
Répartition géographique.— Madagascar.
Palaeocheloctonus pauliani n. sp. (fig. 95 à 104, 159, 161, 162)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Sud, S.-P. d’Ampanihy, Plateau
Mahafaly, près de Behahitso (avant Ankalirano) (00 m alt., zone à dolines ;
haut fourré arbustif à Euphorbes et Didiéréacées ; chasse à vue, sous bois mort
et pierres), 1-1966 (P. Griveaud) (MNEN).
Description. — Coloration. La couleur de base est jaunâtre-clair.
Prosoma : plaque prosomienne de couleur jaunâtre avec des zones plus
sombres, brunâtres. Tubercule oculaire et régions des yeux médians et latéraux
noirâtres. Mesosoma de même couleur que le prosoma, avec des zones plus
sombres, peu marquées, sur la partie postérieure de chaque tergite ; esquisse
d’une bande centrale longitudinale jaunâtre très clair. Metasoma avec les cinq
anneaux de couleur jaunâtre. Vésicule jaunâtre avec l’aiguillon rougeâtre.
Sternites jaunâtres. Peignes, opercule génital, sternum, hanches et processus
maxillaires jaunâtre-clair. Pattes jaunâtres. Pédipalpes jaunâtres avec la face
extérieure de la pince et les doigts rouge-noirâtre. Chélicères jaunâtres avec
quelques tâches brunâtres dans la région antérieure.
Morphologie. Front de la plaque prosomienne bien échancré. Tubercule
oculaire plus ou moins au centre de la plaque prosomienne ; yeux médians
séparés par moins d’un diamètre oculaire. Trois yeux latéraux. Sillon inter-
oculaire peu profond, se prolongeant jusqu’à l’arrière des yeux médians. Toute
la plaque prosomienne est liss ns granulations. Mesosoma : tergites lisses.
Carène axiale imperceptible. Metasoma à anneaux arrondis, sans carènes mar-
quées. Telson allongé ; aiguillon proportionnellement très court ; face dorsale
pourvue d’une légère dépression dans sa partie antérieure. Vésicule dépourvue
de carènes. Peignes petits avec 7-7 dents. Pédipalpes : fémurs à 5 carènes
pourvues d’une granulation importante ; tégument intercarénal presque lisse.
Tibia et pince avec très peu de granules et avec la présence de quatre carènes
complètes. Présence sur la face interne du tibia d’un grand éperon dans la
région basale, avec trois granules à l’extrémité. Pince aplatie ; face dorsale
pourvue de granulations faibles :; faces latérales avec des granulations
moyennes ; face ventrale brillante et réticulée. Doigts lisses ; tranchant des
doigts mobiles avec la granulation disposée en une seule série uniforme longi-
tudinale non interrompue par des granules plus gros ; présence de granules
accessoires latéraux. Tarses des pattes avec deux rangées d’épines parallèles.
Chélicères avec la dentition caractéristique de la famille des Ischnuridae.
Trichobothriotaxie du type C, orthobothriotaxique. Valeurs morphométriques
exprimées dans le tableau I.
Allotype 1 ?. Mêmes données que pour l’holotype. Coloration légèrement
plus rougeâtre. Morphologie presque identique à celle du mâle. Taille plus
Source : MNHN, Paris
38 WILSON R. LOURENÇO
grande ; peignes plus petits avec 7-7 dents. La distinction entre mâles et
femelles est possible, comme pour tous les Ischnuridae, par la morphologie de
la plaque qui renferme l’opercule génital : divisée en deux chez les mâles et
fusionnée chez la femelle.
Observation. Paratypes conservés également au Muséum d'Histoire natu-
relle de la Ville de Genève et au Zoologisches Museum, Universität Hamburg.
Etymologie. Le nom spécifique est attribué en hommage au Recteur
Renaud Paulian (Bordeaux), pour sa très importante contribution à la
connaissance de la zoologie et de la zoogéographie de Madagascar.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR OUEST : 20/25 km au N. de Belo
sur Tsiribihina, Andramasay, VIIT-1962.
MADAGASCAR SUD : Tulear, concession Wilmain, I1.1962 (M. Emerit) ; 20
km au S. de Tulear, pointe de Barn Hill, IX.1962 (R. Legendre). — Région de
Betioky Sud, plaine de Beomby, VIIL.1958 (P. Pesson) ; S.-P. de Betioky Sud,
Réserve naturelle intégrale n° 10, du lac Tsimanampetsotsa, V.1951 (R.
Paulian) ; Betioky Sud, 11.1962 (P. Griveaud). — S.-P. d’Ampanihy, plateau
Mabhafaly, XI1.1962 (J. Arnoult) ; près de Behahitso (env. d’Ankalirano),
1.1966 (P. Griveaud) ; S.-P. d’Ampanihy, 12 km au N. d’Itampolo, aven du
plateau Mahafaly, Andranomanoetse-Be, VIL.1967 (P. Griveaud, J.-M. Betsch,
J. Brunhes).
ARCHIPELS AVOISINANTS
Famille des BUTHIDAE
Genre Lychas Koch
Lychas Koch, 1845 : 2 (espèce type du genre : Lychas scutilus Koch, 1845, désignée par
Vachon, 1985).
Diagnose. — Impossible à l’heure actuelle car ce genre est très peu et mal
défini avec 5 sous-genres nominaux. Suite à des études plus approfondies, le
présent genre Lychas devra subir un éclatement avec la définition de plusieurs
genres différents à partir surtout des sous-genres actuels. Ceci ne rentre cepen-
dant pas dans la perspective du présent travail.
Lychas braueri (Kraepelin) (fig. 160)
Archisometrus braueri Kraepelin, 1896 : 123.
Archisometrus braueri ; KRAEPELIN, 1899 : 46.
Syntypes. — 2 ©, 7 immatures, Archipel des Seychelles, Ile Praslin, pas
d’autres données (MNKB).
Diagnose. — Scorpion de petite taille, environ 30 à 35 mm. Coloration
générale d’un jaune rougeâtre. Corps aplati, avec la présence de carènes et
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 39
d’une granulation moyennement marquées. Carènes dorsales et subdorsales du
metasoma terminées par un granule très spiniforme, caractéristique unique
chez cette espèce du genre Lychas et qui l’isole très facilement des autres
espèces du genre. Peignes avec 14 à 17 dents.
Observation. — Cette espèce endémique de l'île Praslin dans l’archipel
des Seychelles, est encore très peu caractérisée au plan de sa position phylo-
génétique. Davantage de matériel pourra autoriser des études plus approfon-
dies.
Répartition géographique.— Espèce uniquement connue jusqu’à ce jour
de l’île Praslin.
Famille des ISCHNURIDAE
Genre Chiromachus Pocock
Chiromachus ochropus Pocock, 1893 : 307 (espèce type du genre : Ischnurus ochropus
Koch, 1838, pas d’autres données)
Diagnose. — Tarses des pattes avec la face ventrale pourvue de très nom-
breuses soies, assez longues. Tranchant des doigts mobiles des pédipalpes avec
une granulation digitale disposée en deux séries longitudinales, parallèles,
fusionnées sur toute la surface du tiers basal, interrompues par quelques gra-
nules plus gros ; absence de granules accessoires. Trichobothriotaxie du type
C, orthobothriotaxique. Glande à venin semi-lobée.
Chiromachus ochropus (Koch, 1838)
(fig. 105, 107 à 109, 112 à 117, 120)
Ischnurus ochropus Koch, 1838 : 69.
Chiromachus ochropus ; POCOCk, 1893 : 320.
Ischnurus ochropus ; KRAEPELIN, 1894 : 130.
Ischnurus ochropus : KRAEPELIN, 1899 : 153.
Ischnurus ochropus ; KRAEPELIN, 1913 : 187.
Chiromachus ochropus ; LOURENÇO, 1985 : 405.
Type. — Pas de données. Aucun type n’a été désigné par Koch au
moment de la description et le matériel utilisé est vraisemblablement perdu.
Diagnose. — Scorpions de grande taille avec une longueur totale de 100
à 120 mm. Coloration générale rougeâtre avec quelques zones jaunâtres sur le
corps. Vésicule, sternites, et pattes jaunâtres ; peignes et opercule génital d’un
jaune ochracé ; pédipalpes rougeâtres avec quelques zones noirâtres. Front de
la plaque prosomienne très profondement échancré. Tubercule oculaire à peu
près au centre de la plaque prosomienne ; trois yeux latéraux. Granulations
globalement moyennes ; carènes en général peu marquées. Vésicule très lisse.
Peignes avec 8 à 11 dents. Pédipalpes très robustes, avec des pinces très
grandes et aplaties. Face interne du tibia avec un éperon dans la région basale,
avec trois gros granules spiniformes à l'extrémité. Tarses des pattes avec deux
rangées de longues soies. Pédipalpes, pattes et vésicule couverts de longues
Source
: MNHN, Paris
40 WILSON R. LOURENÇO
soies de couleur jaunâtre. Chélicères avec la dentition caractéristique des
Ischnuridae. Trichobothriotaxie du type C, orthobothriotaxique.
Répartition géographique.— Seychelles, Ile Maurice, Ile Ronde.
Genre Liocheles Sundevall
I, 1833 : 31 (espèce type du genre : Scorpio australasiae Fabricius,
1775, pas d’autres précisions).
Diagnose. — Tarses des pattes avec la face ventrale pourvue de soies peu
nombreuses, 8 à 10. Tranchant des doigts mobiles avec une granulation
disposée en deux séries longitudinales, parallèles, non fusionnées à la base,
interrompues par quelques granules un peu plus gros ; absence de granules
accessoires. Trichobothriotaxie du type C, orthobothriotaxique ou néobothrio-
taxique (tibia). Glande à venin lisse.
Liocheles australasiae (Fabricius) (fig. 106, 110, 111)
Scorpio australasiae Fabricius, 1775 99.
Scorpio (Liocheles) australasiae ; Sundevall : 31.
Liocheles australasiae ; Koch, 1977 : 160.
Observation : La liste complète des synonymies est donnée par Koch (1977).
Types). — “in Insulis Oceani pacifici Mus. Banks”. Un spécimen au
BMNH (Zimsen 1964 : 637).
Diagnose. — Scorpion de taille moyenne avec une longueur totale d’envi-
ron 50 à 60 mm. Coloration générale d’un jaune rougeâtre, avec la région ven-
trale et les pattes plus claires, jaunâtres. Carènes et granulations globalement
peu marquées. Certaine surfaces sont chagrinées. Plaque prosomienne avec
une échancrure frontale importante. Trois paires d’yeux latéraux. Metasoma
très fin et court par rapport au reste du corps. Telson petit, quelque peu
allongé, très lisse ; aiguillon court et peu incurvé. Peignes petits avec en
moyenne 6 dents chez les femelles et 8 dents chez les mâles. Pédipalpes moyen-
nement granulés avec des pinces robustes. Chélicères avec la dentition car.
téristique des Ischnuridae. Trichobothriotaxie du type C, orthobothriotaxique.
Répartition géographique.— Cette espèce est très largement répandue
dans les régions australienne, indo-malaise, et même dans les îles du Sud de
l'archipel du Japon. Dans la région d’étude concernant le présent travail, elle
a été capturée uniquement dans l’île de la Réunion (2 9, collectées à Saint
Louis, ni date, ni nom de récolteur) où elle doit constituer un cas d’introduc-
tion récente. Liocheles australasiae constitue le seul cas connu parmi des
Scorpions non-Buthidae d’une espèce à fort potentiel de dispersion à caracté-
ristiques opportunistes. La longue liste de citations et de synonymies (voir Koch
1977) atteste de son caractère d’espèce à populations abondantes.
Source : MNHN, Paris
“sHo9p sonde sep (wrur ue) suoneMSUoY — *[ AVITEVL
Grosphus feti Neogrosphus blanci Tityobuthus petrae Tityobuthus parrilloi
mâle mâle mâle femelle mâle femelle
Prosoma :
Longueur 27 24 32 1,6 22
Largeur antérieure 1,6 1,6 22 1,2 1,9
Largeur postérieure 2,5 2,5 3,2 1.8 2,6
Anneau caudal I :
Longueur 1.8 16 1,4 1,8 1,0 1,0
Largeur 1,8 1,2 1,2 1,7 1,0 1,5
Anneau caudal V :
Longueur 32 3,1 3,2 3,8 2,0 2,9
Largeur 1,8 1,1 1,2 1,6 0,8 1,2 a
Hauteur 17 1.1 1,2 14 0,7 1,1 8
VOLE «
Largeur 1,4 0,7 0,8 0.9 nT 0.8 4
Hauteur 1,4 0,7 0,8 1,0 0,6 0,9
Pédipalpe :
Fémur longueur 2,5 1,6 2,0 2,2 14 2,0
Fémur largeur 0.8 0,6 0,6 0,8 0,5 0,6
Tibia longueur 34 1,9 2,2 2,9 1,8 24
Tibia largeur 1,2 0,7 0,8 1,2 0,6 0,9
Pince longueur 54 2,8 3,1 44 2,8 4,0
Pince largeur 12 0,8 1,0 1,0 0,5 0,8
Pince hauteur 1,2 0,8 0,9 0,9 0,5 0,7
Doigt mobile :
Longueur 3,3 1,8 24 3,2 1,8 2,9
Source : MNHN, Paris
“(eums) J AVAIAVL
e
Tityobuthus judsoni Microcharmus sabineae Microcharmus jussarae “
mâle mâle mâle
Prosoma :
Longueur 2,6 1,45 0,85
Largeur antérieure 1,7 1,00 0,40
Largeur postérieure 2,4 1,65 0,90
Anneau caudal I :
Longueurl,4 0,80 0,40
Largeur 13 1,00 0,50 <
Anneau caudal V : =
Longueur 3,0 1,85 0,90 È
Largeur 1,2 0,85 040 =
Hauteur 1,1 0,80 0,40 =
Vésicule : 4
Largeur M 0,60 0,30 Ë
Hauteur 0,8 0,50 0.25 =
Pédipalpe :
Fémur longueur 18 1,25 0,70
Fémur largeur 0,8 0,40 0,25
Tibia longueur 2,6 1,75 0,90
Tibia largeur 1,1 0,65 0,30
Pince longueur 3,9 2,25 1,30
Pince largeur 1.0 0,40 0,25
Pince hauteur 0,9 0,35 0,20
Doigt mobile :
Longueur 2,4 1,45 0,90
BEC
RU,
Source : MNHN, Paris
‘(erms) 7 AVYTAVL
Heteroscorpion goodmani
Heteroscorpion opisthacanthoides
Palaeocheloctonus pauliani
mâle femelle mâle femelle mâle femelle
Prosoma :
Longueur 10.2 114 14,1 14.0 6,9 7,1
Largeur antérieure 62 7.0 8.6 8,9 4,9 5,5
Largeur postérieure 9,3 10, 14,2 14,1 7.6 8,7
Anneau caudal I :
Longueurl.4 10,0 54 15,6 7,0 2,6 2.8
Largeur 2,3 3,1 3,8 42 2.0 2,0
Anneau caudal V :
Longueur 17,2 10,2 23,3 12,3 52 4,9
Largeur 1,8 2,4 2,3 2,6 1,6 1.6
Hauteur 24 2,6 3,2 32 1.8 18
Vésieule :
Largeur 2,8 3.0 4.0 34 1,8 17
Hauteur 3.1 3,0 5,2 3,6 2,0 1,9
Pédipalpe :
Fémur longueur 10,9 10,7 12,4 12,1 6.9 6.5
Fémur largeur 34 3,6 4,5 48 3,1 3,3
Tibia longueur 10,3 10,7 13.8 13,2 7,8 7.6
Tibia largeur 45 4,1 63 6.6 4.0 4,1
Pince longueur 20,9 21,5 27,4 25,6 12,8 13,3
Pince largeur 6.0 7,5 9,5 9,0 4,6 55
Pince hauteur 5,0 523 72 6,9 3,2 3,2
Doigt mobile :
Longueur 11.8 11,9 15,2 142 62 6,6
SNOIdHO9S
Source : MNHN, Paris
44 WILSON R. LOURENÇO
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES SCORPIONS A MADAGASCAR
Les différentes stations citées pour chaque espèce malgache autorisent
uniquement une analyse préliminaire des tendances de répartition de chacune.
De plus, pour un bon nombre d’espèces, seuls les exemplaires types sont
connus et leur répartition est limitée, pour le moment, aux localités des types.
Cette situation n’est cependant pas en contradiction avec les modèles biogéo-
graphiques déjà étudiés et bien caractérisés pour d’autres régions du monde
(Lourenço 1994). En réalité, les Scorpions présentent le plus souvent d
répartitions très ponctuelles et bon nombre d'espèces, même après des étude
bien approfondies, affichent des répartitions très restreintes, parfois limitées à
une seule localité.
L'analyse des résultats affichés sur les différentes cartes de répartition
montre certaines tendances faunistiques. Ainsi, si les espèces des genres tels
Grosphus et Tityobuthus sont présentes sur l’ensemble de l’île, la répartition
individuelle de chaque espèce est beaucoup plus limitée, soit dans le nord, le
sud ou le centre. Grosphus madagascariensis par contre, semble présenter une
répartition plus étendue sur différentes régions de l’île. Il pourrait s’agir i
d’un cas de configuration d’une espèce opportuniste (ou généraliste), comme
cela est le cas chez une petite fraction des espèces de Scorpions.
Les régions nord et sud présentent de toute évidence des caractéristiques
faunistiques particulières, avec des éléments propres tels le genre
Microcharmus au nord et les genres Pseudouroplectes et Palaeocheloctonus au
sud. Cette situation pourrait être expliquée à la lumière des origines mêmes de
la faune malgache, comme cela sera développé dans le chapitre suivant. Des
tendances faunistiques propres aux régions arides à l’ouest et aux régions de
forêts humides à l’est sont aussi remarquées, comme par exemple la présence
du genre Heteroscorpion aussi bien dans des forêts des régions nord et sud.
Cependant, étant donné le grand degré de destruction des forêts malgaches,
des modèles précis de répartition de chaque genre et de chaque espèce sont très
difficiles à établir.
Les répartitions des différents genres et espèces sont illustrées dans les
cartes correspondant aux figures 124 à 131.
CONSIDÉRATIONS SUR LA PHYLOGENIE ET ORIGINES POSSIBLES DE LA FAUNE DES
SCORPIONS DE MADAGASCAR
Dans le cadre de la division biogéographique proposée par Udvardy
(1981), en trois échelles spatio-temporelles, toute explication des origines pos-
sibles de la faune de Scorpions de Madagascar doit nécessairement se situer
dans la première de ces échelles, c’est-à-dire l'échelle phylogénétique ou paléo-
biogéographique (Lourenço 1996 d, e).
L’échelle phylogénétique/paléobiogéographique tient compte du temps
évolutif global de l’ensemble des biotes et est limitée dans l’espace uniquement
par la taille de la terre (Udvardy 1981). A cette échelle seuls les facteurs h
toriques peuvent être considérés, dans la mesure où les conditions paléoécolo-
giques sont en général très peu connues. À cette échelle le processus évolutif de
la biogéographie est largement dépendant de la dérive des continents et de la
tectonique des plaques. En ce qui concerne Madagascar, les hypothèses sui-
vantes peuvent être proposées :
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 45
(1) les deux lignées scorpioniques majeures encore présentes dans l’île,
c’est-à-dire les Buthoïidea avec la famille des Buthidae et les Scorpionoidea
avec les familles des Ischnuridae et Heteroscorpionidae dérivent d’éléments
pulmonés (Neoscorpionina) qui ont eu leurs origines aussi bien en Laurasie
qu’en Gondwanie au moment de la Pangée ;
(2) les Protobuthidae étaient certainement la faune dominante à la
période de la Pangée et l’actuelle présence des Buthidae dans toutes les masses
continentales du monde est le résultat d’un processus vicariant, conséquence
de la fragmentation de la Laurasie et de la Gondwanie ;
(3) les Protoscorpionoïidea (Ischnuridae + Heteroscorpionidae) ont proba-
blement évolué dans la Gondwanie au moment de la Pangée et la présente dis-
tribution de certains éléments appartenant aux Scorpionoidea (Ischnuridae +
Heteroscorpionidae + Urodacidae) suggère nettement des lignées typiquement
gondwaniennes ;
(4) une analyse précise des éléments de la faune scorpionique malgache
révèle la présence de plusieurs lignées primitives avec parfois des liens phylo-
génétiques avec d’autres lignées également primitives et très discrètement
représentées dans d’autres continents (Amérique du Sud, Afrique, Inde et Sri
Lanka). La présence de ces lignées primitives à Madagascar et leurs modèles
biogéographiques attestent d’une très longue période d'isolement entre
Madagascar et d’autres masses terrestres, ceci depuis le début de la fragmen-
tation de la Gondwanie et de la dérive en cours des continents.
Une remarque à propos de la position de la famille des
Heteroscorpionidae mérite d’être faite. La création de la sous-famille des
Heteroscorpioninae par Kraepelin (1905) montre déjà la difficulté de classifi-
cation du genre Heteroscorpion. Dans mon travail cladistique sur l’ensemble
des Ischnuridae (Lourenço 1985), la position d’Heteroscorpion demeure impré-
cise (voir les deux possibilités de cladogrammes proposées alors : fig. 121, 122).
Dans la classification générale proposée par Stockwell (1989), la position du
genre Heteroscorpion continue de poser problème (cf. la fig. 123 correspondant
au cladrogramme proposé par Stockwell, « figure 259 »). Il est clair que le
genre Heteroscorpion se trouve dans une position intermédiaire entre les
Ischnuridae et les Urodacidae d’Australie (Stockwell 1989). Pour cette raison,
et dans la mesure où Stockwell (1989) a promu les Urodacinae au rang de
famille, je prends une décision semblable avec les Heteroscorpioninae, ceci afin
de situer davantage la position phylogénétique de ce groupe.
AFFINITÉS ACTUELLES DE LA FAUNE DES SCORPIONS MALGACHES
Les affinités africaines
Des affinités entre Madagascar et l'Afrique ont été acceptées depuis fort
longtemps par différents auteurs (Fage 1929, Millot 1949, Paulian 1961, Vachon
1979), et la composition faunistique actuelle indique clairement quelques affini-
tés africaines significatives. Quelques exemples peuvent être dégagés :
() Le genre Grosphus, un des groupes les mieux représentés à
Madagascar, et le genre Neogrosphus, lequel a probablement évolué à partir
de Grosphus, présentent des affinités avec les genres africains Odonturus et
Uroplectes. Tous ces genres présentent un dimorphisme sexuel remarquable au
niveau des peigne:
Source : MNHN, Paris
46 WILSON R. LOURENÇO
(2) Le genre Pseudouroplectes affiche également des affinités avec le genre
Uroplectes. Cependant, la morphologie du genre malgache suggère une lignée
plus primitive quand on la compare à celles de Grosphus ou Uroplectes. Ces
deux derniers genres ont certainement évolué plus tard que Pseudouroplectes.
(3) La phylogénie du genre Tityobuthus, probablement un des plus riches
en espèces à Madagascar, était jusqu’à récemment mal établie. La découverte
de plusieurs nouvelles espèces contribue de manière significative à la connais-
sance de la phylogénie de ce groupe. Ainsi des affinités sont établies entre
Tityobuthus et le genre gondwanien Ananteris, actuellement réparti en Afrique
occidentale et en Amérique néotropicale. Ces deux genres présentent plusieurs
caractères primitifs : petite taille, absence de fulcres dans les peignes, etc.
(4) Le genre Opisthacanthus correspondant à la lignée gondwanienne la
plus typique est à présent distribué à Madagascar, en Afrique méridionale et
occidentale, en Amérique néotropicale, avec une population dans la région
antillaise (Hispaniola) et une autre dans l’île de Cocos, Costa Rica (sur la côte
Pacifique). Le centre d’origine du genre Opisthacanthus est très probablement
l'Afrique méridionale.
(5) La découverte et la description du genre Palaeocheloctonus dans la
région Sud-Ouest de Madagascar, apporte clairement un nouvel élément dans
le cadre des affinités africaines. Le genre Palaeocheloctonus est étroitement
associé avec le genre africain Cheloctonus. Il correspond cependant à une
lignée plus primitive, qui a probablement survécu uniquement à Madagascar
après la séparation d’avec l’Afrique.
Affinités orientales
Avec la découverte du nouveau genre Microcharmus dans la région nord
de Madagascar une affinité claire et significative peut être finalement établie
avec un élément de la région indo-malaise, en l’occurence le genre Charmus
représenté uniquement par deux espèces, lune au Sri-Lanka et la deuxième en
Inde. Aussi bien Microcharmus que Charmus correspondant à des lignées pri-
mitives possèdent des caractéristiques indiquant qu’ils sont probablement à la
base de l’évolution des premiers Scorpions Buthidae contemporains. Le genre
Microcharmus présente cependant, dans son ensemble, davantage de caracté-
ristiques primitives que Charmus. Pour cette raison, j'ai été amené à propo-
ser une nouvelle sous-famille pour ce groupe. Les espèces du genre
Microcharmus sont de toute petite taille et comptent parmi les plus petits
Scorpions connus. Quatre espèces sont connues pour ce genre, chacune à par-
tir d’un unique exemplaire. Ces animaux très eryptiques appartiennent vrai-
semblablement à la faune du sol. Seule, la collecte de nouveaux exemplaires
pourra autoriser des études plus approfondies (à l’aide des techniques de
microscopie à balayage), permettant alors de situer précisément la position
phylogénétique des Microcharminae.
Les lacunes présentées par la faune des Scorpions malgache
Ainsi que l’a signalé Paulian (1952/1953), la faune de Madagascar ne doit
pas être analysée uniquement en relation avec sa remarquable originalité mais
aussi en relation avec les lacunes qu’elle présente. Même si deux des lignées
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 47
majeures présentes en Afrique et dans la région indo-malaise, les Buthidae et
les Ischnuridae, sont aussi présents à Madagascar, d’autres ne le sont pas.
Deux lacunes majeures peuvent être observées à Madagascar : (1) la famille des
Scorpionidae, présente en Afrique et dans la région indo-malaise, et (2) la
famille des Chaerilidae répartie dans la région indo-malaise.
Déjà Pocock (1894) attirait l'attention sur l'absence à Madagascar des
genres appartenant à la famille des Scorpionidae avec des espèces de grande
taille, tels Pandinus et Opisthophthalmus. Selon lui, ces absences étaient signi-
ficatives et suggéraient que les éléments de cette famille avaient migré vers le
Centre et le Sud de l'Afrique après la séparation entre l’Afrique et
Madagascar. En réalité, les Scorpionidae correspondent à une lignée plus
récente que celles des Buthidae ou des Ischnuridae. Ils ont probablement évo-
lué quelque part dans ce qui est actuellement le Nord de l'Afrique et par la
suite ils ont colonisé le Sud de l’Afrique et la région indo-malaise (via le Moyen
Orient).
En ce qui concerne la famille des Chaerilidae, Lamoral (1980) propose
une explication possible relative à leur modèle actuel de distribution. Selon
Lamoral, les protoéléments des Chacrilidae ont probablement évolué en
Laurasie, et l’actuelle restriction de ce groupe dans des régions faunistiques
orientales suggère qu'il serait un élément relictuel d’une faune laurasienne
orientale qui a pu se déplacer après la conjonction avec l’Inde. Cette argu-
mentation permet d’expliquer logiquement l’absence des Chacrilidae à
Madagascar.
DIVERSITÉ ET ENDÉMISME DE LA FAUNE DES SCORPIONS MALGACHES
À la suite des considérations biogéographiques il me semble utile de dres-
ser quelques commentaires sur la diversité et le taux d’endémicité de la faune
des Scorpions malgaches.
Quand elle est comparée à d’autres régions du monde bien étudiées et qui
présentent des superficies plus ou moins similaires à Madagascar, la faune mal-
gache apparaît comme relativement pauvre. Le nombre total d’espèces (29) est
nettement inférieur si on le compare par exemple avec la Basse Californie (61),
ou même avec des pays possédant une superficie inférieure à Madagascar
comme l’Equateur (36). Le nombre total de familles est faible (3), tandis que
le nombre total de genres (8) est déjà significatif quand comparé avec celui de
l’Equateur (8) ou même celui de la Basse Californie (11). En plus, il ne faut
pas oublier que les travaux d'inventaire sont nettement plus avancés dans ces
deux dernières régions, et on peut encore espérer la découverte à Madagascar
de nouveaux genres et de nouvelles espèces.
En ce qui concerne le taux d’endémicité, le tableau est totalement diffé-
rent. Madagascar apparaît comme la région du monde qui possède un des taux
les plus élevés (et même probablement le taux le plus élevé) d’espèces endé-
miques de Scorpions (Paulian 1952/1953). Les 29 espèces malgaches de
Scorpions sont toutes endémiques. Sept genres sur huit sont également endé-
miques (la seule exception étant le genre Opisthacanthus), ce qui correspond à
un taux de 87,5 % (voir tableau I et fig. 132).
Source : MNHN, Paris
48 WILSON R. LOURENÇO
Familles Genres Espèces | Esp. endém. | % endém.
Madagascar 3 8 29 29 100
Guyana 3 8 34 23 76,5
Imeri 2 6 14 13 93
Imataca 2 6 18 15 83,3
Equateur 4 8 36 24 66,7
Paraguay > 6 12 2 17
B. Californie 5 11 61 46 75,4
TABLEAU II. — Valeurs comparatives de la diversité et de l’endémisme observés
pour Madagascar et pour d’autres régions bien étudiées pour leur faune scorpionique.
CONCLUSIONS
Bien que la présente étude ne doive pas être considérée comme définitive,
certains traits de la faune des Scorpions malgaches peuvent êtres résumés :
1. La majorité des taxa trouvés à Madagascar correspond à des lignées
primitives ou archaïques qui ont disparu dans d’autres régions du monde.
2. Plusieurs genres semblent encore être pauvres en nombre d’espèces ;
cependant il est raisonnable d’espérer de futures découvertes de nouveaux
taxa, en particulier parmi les Microscorpions qui vivent dans le sol.
3. Le nombre total d’espèces connues indique encore une diversité globale
pouvant être considérée comme faible pour une région ayant la superficie de
Madagascar. De plus, il nous faut considérer que l'inventaire est loin d’être
définitif.
4. Le nombre total des familles est faible quand on le compare à celui
d’autres régions du monde, tandis que le nombre de genres peut être considéré
comme important.
5. La caractéristique la plus remarquable de la faune de Scorpions de
Madagascar est le très impressionant taux d’endémiques, aussi bien au niveau
des espèces que des genres. Cette caractéristique biogéographique appuie consi-
dérablement l’hypothèse d’un isolement très ancien entre Madagascar et les
autres masses terrestres.
Source : MNHN, Paris
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avec une nouvelle pagination, a été à nouveau publié en 1953 dans
les Mém. Soc. Biogéographie (N.S.) 1 : 127-145. Ce volume inti-
tulé “Contribution à l’étude du peuplement de Madagascar”
regroupe 29 separata de travaux de biogéographie parus dans les
différentes séries des Mém. Inst. scient. Madagascar.
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Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABETIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume sont précédés d’un
(*). Les synonymes sont en italique.
annulatus, 13.
australasiae, 40.
baroni, 20.
betschi, 18.
bistriatus, 13.
* blanci, 17.
braueri, 38.
BUTHIDAE, 8, 38.
BUTHINAE, 8.
Chiromachus, 39.
cloudsleythompsoni, 28.
copalensis, 23.
* feti, 14.
fischeri, 3.
flavopiceus, 12.
* goodmani, 32.
gracilis, 21.
grandidieri, 11.
griveaudi, 16.
Grosphus, 8.
guillaumeti, 21.
hauseri, 29.
Heteroscorpion, 31.
HETEROSCORPIONIDAE, 31.
hirtus, 11.
ISCHNURIDAE, 34, 39.
Isometrus, 15.
* judsoni, 26.
* jussarae, 30.
limbatus, 10.
Liocheles, 40.
lucileae, 22.
Lychas, 38.
maculatus, 15.
madagascarense, 32.
madagascariensis (Grosphus), 9.
madagascariensis (Opisthacanthus),
34.
madagassus, 15.
* MICROCHARMINAE, 27.
Microcharmus, 27.
Neogrosphus, 16.
nigrocarinatus, 3.
ochropus, 39.
opisthacanthoides, 31.
Opisthacanthus, 34.
* Palaeocheloctonus, 36.
* parrilloi, 25.
* pauliani, 37.
pellicauda, 13.
* petrae, 24.
pococki, 22.
Pseudouroplectes, 18.
punctulatus, 34.
* sabineae, 29.
Tityobuthus, 19.
Uroplectes, 3.
53
Source : MNHN, Paris
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SCORPIONS 55
Fig. 1 et 2, Grosphus madagascariensis, dessins originaux de Gervais (1844). —
1, le type, mâle. — 2, anneaux I et Il du metasoma avec le granule spiniforme
caractéristique.
Source : MNHN, Paris
56 WILSON R. LOURENÇO
6
Fig. 3 à 9, base du peigne femelle, avec la lame intermédiaire basilaire.
Grosphus madagascariensis. — 4, Grosphus hirtus. — 5, Grosphus bistriatus.
Grosphus flavopiceus. — 7, Grosphus grandidieri. — 8, Grosphus limbatus.
Grosphus annulatus.
Source
= 3
6:
9°
: MNHN, Paris
SCORPIONS 57
11 12
Fig. 10 à 12, pince de Grosphus feti (holotype mâle). — 10, face externe. — 11,
face interne. — 12, face ventrale.
Fig. 13, tranchant du doigt mobile de Grosphus limbatus (mâle).
Source : MNHN, Paris
58 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 14, Isometrus maculatus (mâle).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 59
Fig. 15, Isometrus maculatus (femelle).
Source : MNHN, Paris
60
Wizson R. LOURENÇO
Fig. 16, Jsometrus madagassus (holotype mâle ?).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 61
Fig. 17, Neogrosphus griveaudi (type femelle) (d’après Vachon, 1969).
Source : MNHN, Paris
62 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 18 à 20, Neogrosphus griveaudi. — 18, peigne mâle. — 19, peigne femelle.
— 20, tranchant du doigt mobile.
Fig. 21 à 25, Neogrosphus blanci (holotype mâle). — 21, pince, vue externe. —
22, pince, vue ventrale. — 23, tibia, vue dorsale. — 24, tibia, vue externe. — 25,
fémur, vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 63
Fig. 26 à 29, Pseudouroplectes betschi (holotype). — 26, Ve anneau du metasoma
et telson. — 27, fémur, vue dorsale. — 28, tarse, vue latérale. — 29, région sternale
. 30 à 32, Microcharmus cloudsleythompsoni (holotype). — 30, Ve anneau du
metasoma et telson. — 31, sternum, opercule génital et peignes. — 32, fémur, vue
dorsale.
Fig. 33, yeux latéraux de Microcharmus sabineae (2) et de Microcharmus
cloudsleÿthompsoni (3).
Source : MNHN, Paris
64
WILSON R. LOURENÇO
Fig. 34, Tityobuthus baroni (femelle) (d’après Vachon 1979).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 65
35 à 42, genre Tityobuthus, chélicères avec la pigmentation caractéristique.
T. baroni. — 36, T. pococki. — 37, T. guillaume: 8. T. lucileae. — 39,
T. gracilis. — 40, T. petrae. — 41, T. parrilloi. — 42, T. judsoni.
Source : MNHN, Paris
WILSON R. LOURENÇO
on
sont
S
nn
DODennnpone
S
B
oo
ES
Fig. 43 à 49, genre Tityobuthus. — 43, tranchant du doigt mobile de T. lucileae.
A7, 4e
— 44, 45, fémurs de T. baroni et T. gracilis. — 46, tarse de T. guillaumeti.
patte de T. pocochi ; noter les éperons. — 48 et 49, fémur et tibia, vue dorsale de.
T pococki et T. baroni.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 67
|
\
51
à
So
Fig. 50 à 55, trichobothriotaxie de Tityobuthus lucileae. — 50 à 52, pince, vues
externe, ventrale et interne. — 53 à 55, fémur et tibia, vues dorsale, externe et ven-
trale.
Source : MNHN, Paris
68 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 56 à 61, genre Tityobuthus. — 56 à 59, Ve anneau du metasoma et telson.
— 56, À lucileae. — 57, T. baroni. — 58, T. guillaumeti. — 59, T. copalensis. — 60
et 61, peignes. — 60, T. guillaumeti. — 61, T. copalensis.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 69
Fig. 62, Heteroscorpion opisthacanthoides (mâle).
Source : MNHN, Paris
70 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 63, Heteroscorpion opisthacanthoides (femelle).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS {Ar
Fig. 64 à 69, Heteroscorpion opisthacanthoides. — 64, tranchant du doigt
mobile. — 65, hémispermatophore, vues interne et externe. — 66, metasoma, vue ven-
trale. — 67 et 68, telson, mâle et femelle. — 69, chélicère.
Source : MNHN, Paris
72
WiLsON R. LOURENÇO
Fig. 70 à 75, genre Heteroscorpion. — T0 et 71, pinces, vue ventrale. — 71, H.
goodmani. — 72, H. opisthacanthoides. — 72 et 13; fémur et tibia, vue dorsale. —
72, H. goodmani. — 73, H. opisthacanthoides. — TA et 75, tibia, vue ventrale. — 74,
H. goodmani. — 75, H. opisthacanthoides.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 73
Fig. 76 à 78, genre Opisthacanthus. — 76, genitalia d’O. madagascariensis.
— 77 et 78, hémispermatophores d’O. madagascariensis et d’O. punctulatus.
Source : MNHN, Paris
74 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 79 à 82, Opisthacanthus madagascariensis. — 79, peignes, opercule génital,
sternum et hanches (2). — 80, Ve anneau du metasoma et telson. — 81, chélicère. —
82, tarse, vue ventrale.
Fig. 83, tarse d’Heteroscorpion opisthacanthoides.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 75
Fig. 84 à 90, trichobothriotaxie d’Opisthacanthus madagascariensis. — 84,
fémur, vue dorsale. — 85 à 87, pince, vues dorsalo-externe, externe et interne. — 88
à 90, tibia, vues dorsale, externe et ventrale.
Source : MNHN, Paris
76 WILSON R. LOURENÇO
93
e
Rd LES SR HER POSE
600000000800090000
o: 98° 00
2228900000 808 80009 8 9 0080 9%
60
00
°0
Fig. 91 à 93, tranchants des doigts mobiles. — 91, Cheloctonus jonesi. — 92,
Opisthacanthus madagascariensis. — 93, Palaeocheloctonus pauliani.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 77
Fig. 94, Cheloctonus crassimanus (mâle).
Source : MNHN, Paris
78 WILSON R. LOURENÇO
103
104
Fig. 95 à 104, Palaeocheloctonus pauliani, holotype mâle. — 95, plaque proso-
mienne. — 96, pince, vue dorsalo-externe. — 97, tibia, vue externe. — 98 et 99, fémur
et tibia, vues dorsale et ventrale. — 100, peigne droit. — 101 et 102, chélicère, vue
dorsale et ventrale. — 103, telson. — 104, quatrième patte.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 79
Fig. 105, Chiromachus ochropus (mâle).
Source : MNHN, Paris
80
WILSON R. LOURENÇO
Fig. 106, Liocheles australasiae (mâle).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 81
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ces
109
Fig. 107 à 109, Chiromachus ochropus. — 107, tranchant du doigt mobile. —
108, chélicère. — 109, tarse, vue latérale.
Fig. 110 et 111, Liocheles australasiae. — 110, tranchant du doigt mobile. —
111, tarse, vue ventrale.
Source : MNHN, Paris
82 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 112 à 117, Chiromachus ochropus. — 112 à 114, pince, vues dorsalo-
externe, interne et ventrale. — 115, fémur et tibia, vue dorsale. — 116 et 117, tibia,
vues ventrale et externe.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
84 WILSON R. LOURENÇO
r— HETEROSCORPION
122
HADOGENES
OPISTHACANTHUS
AVAINOIAHODSOU3LIH
1
Une
HETEROSCORPION
—— cHeLocToNus
OPISTHACANTHUS
CHIROMACHUS —{
LL cHecocronus
[— LOCHELES
121 D CHROMACHUS
IOMACHUS £
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Ê — LIOCHELES
1OMACHUS
Liocheles
lomachus
Chiromachus
Chiromachetes
Cheloctonus
Opisthacanthus
Hadogenes
Hemiscorpius
Habibiella
Heteroscorpion
æ
Fig. 121 à 123, cladogrammes des genres associés à la famille des Ischnuridae.
— 121, modèle proposé par Lourenço (1985). — 122, modèle avec la position des
Heteroscorpion dans une sous-famille séparée. — 123, modèle proposé par Stockwell
(1989). A noter la position du genre Heteroscorpion.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 85
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Fig. 124, répartition des espèces du genre Grosphus. — €, G. madagascariensis.
— %, G. grandidieri. — %, G. flavopiceus. — O, G. bistriatus. — À, GC. feti.
Source : MNHN, Paris
86
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WILSON R. LOURENÇO
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. hirtus. — %, G. annulatus.
Fig. 125, répartition des espèces du genre Grosphus (suite). — *, G. limbatus.
Source : MNHN, Paris
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SCORPIONS
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Fig. 126, répartition des espèces des genres Neogrosphus et Pseudouroplectes. —
e, Neogrosphus griveaudi. — *, Pseudouroplectes betschi.
PRIS,
Source : MNHN, Paris
87
88
WILSON R. LOURENÇO
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Fig. 127, répartition des espèces du genre Tityobuthus. — €, T. baroni. —
D, T. gracilis. — %, T. guillaumeti. — X, T. pocochi. — @, T. lucileae.
lensis. — À, T. petrae — ÿ+, T. parilloi. — &, T. judsoni.
0, T. copa-
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 89
Fig. 128, répartition des espèces du genre Microcharmus. — €, M. cloudsley-
thompsoni. — *, M. hauseri. — D, M. sabinae, — ©, M. jussarae.
Source : MNHN, Paris
90 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 129, répartition des espèces du genre Heteroscorpion. — ©, H. opisthacan-
toides. — *, H. goodmani.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 91
Fig. 130, répartition des espèces du genre Opisthacanthus. — ©, O. madagas-
cariensis. — *, O. punctulatus.
Source : MNHN, Paris
92
WiLsoN R. LOURENÇO
Fig. 131, répartition de Palaeocheloctonus pauliani.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 93
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© [2] œ D n + om N —
Fig. 132, graphique comparatif des valeurs en biodiversité et taux d’endémisme
entre Madagascar et six autres régions du monde bien étudiées pour leur faune de
Scorpions.
Source : MNHN, Paris
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+ JOEL
EURE 2)
1 LA CITAT TER Vteryarte
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SCORPIONS 95
Fig. 133, Neogrosphus blanci (holotype)
— Fig. 134, Grosphus feti (holotype).
, Tityobuthus guillaumeti (holotype). — Fig. 136, Pseudouroplectes betschi
— Fig.
(holotype).
Source : MNHN, Paris
96 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 137, Tityobuthus pococki (holotype). — Fig. 138, Tityobuthus judsoni (holo-
type). — Fig. 139 et 140, Tityobuthus petrae (holotype et allotype).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 97
Fig. 141, Tityobuthus copalensis (holotype).
Source : MNHN, Paris
98 WILSON R. LOURE
Tityobuthus lucileae (holotype et allotype). — Fig. 144,
à (holotype). — Fig. 145, Microcharmus cloudsleythompsoni
(holotype).
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 99
AT, prosoma et mesosoma
de M. ns de et W. bee —_148à1 on ventrale et peignes de
M. cloudsleythompsoni et M. sabineae 151, fémur et tibia, vue dorsale de À
neae. — 152, Ve anneau et telson de M. sabineae. — 153. pro
jussarae. — 154, sternum, opercule génital et peignes de M. jussarae.
Source : me ES
100 WILSON R. LOURENÇO
Fig. 155 et 156, Opisthacanthus madagascariensis (holotype femelle), vues dor-
sale et ventrale.
Source : MNHN, Paris
SCORPIONS 101
Fig. 157 et 158, Opisthacanthus punctulatus (holotype femelle), vues dorsale
et ventrale.
Source : MNHN, Paris
102 WILSON R. LOURENÇO
159, Palaeocheloctonus pauliani (holotype mâle). —
160, Lychas
yntype femelle). — 161 et 162, Palaeocheloctonus pauliani
mâle immature,
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Dr R.-P. DECHAMBRE, 45, rue Buffon, 75005 Paris.
En vente à la :
. e SARL. René THOMas
28, rue des Fossés Saint Bernard, F - 75005 Paris
e Librairie Philippe DEVISME
Maison de Buffon
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, F - 75005 Paris
© Librairie SCIENCES NAT
2, rue André-Mellenne, Venette, F - 60200 Compiègne
Date de publication : 12 décembre 1996
FASCICULES PUBLIÉ Ars
I.— Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fras 1956 150 F
IL — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acracidae, par R. Paulin,
1956 (n'est plus vendu qu'avec la collection disponible) 150 F
ï è iidae, par P. Viette, 1956 100 F
Coléoptères ycidae Lamiünae, par S. Breuning, 1 150 F
— Mantodea, par R. Paulian, 1957 100 F
s Anthicidae, par P. RLCbE 1957; 100 F
Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 100 F
es Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 150 F
ili le Dr R.-F. Lawrence 100 F
, par J. Arnoult, 1959 . 150 F
KI. — Insectes, Coléoptère:
par R. Pauli lelictopleurina, par E. Lebis, 1960 … 150 F
à y »s. Chilopodes, par le Dr R.-F. Lawrence, 1960 . 150 F
XIII, — Zoogéographie de Madagascar et des îles v
1961 (Pri ix Foulon de l'Académie des Sciences) 300 F
Eupterotidae et Att 150 F
, par le Dr Lumar 100 F
XVI. — Crustacés. Dé capodes Portunidae, pa 150 F
VIRE lasers Lépidopiéres DAMadRe par UP |Criyeaud
Constant de la Société entomologique de France) 150 F
XVIIL.— Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodida
1965 150 F
XIX.— In 100 F
XX (1).— Insecte
te, 1965 (Prix Foulon de l'Académie des be …) 50F
@).— Hd. Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, 1967 . 150 F
ixier-Durivault, 1966 .
. Diptères Culicidae Anophelinae, par
et de la Société entomologique de Fran
XXII. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967 .
XXIV.— Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Whalley, 1967
XXV.— Insectes. Hétéroptères Lygacidae Blissinae, par J. A. Slater, 1
Source : MNHN, Paris
FAScICULES PUBLIÉS (suite)
XXVI.— Insectes. Orthoptères, Acridoidea (Prrgomorphidae et Acrididae), par
V. M. Dirsh et M. Descamps, 1968. 0 F
XXVIL.— Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968 150 F
XXVIIL.— Insectes. Hémiptères Reduviüdae (1" partie), par A. Villiers, 1968 150 F
XXIX.— Insectes. s Notodontidae, par S. G. Kiriakoff, 1969 200 F
XXX.— Insectes. s, par A. Brindle, 1969 100 F
XXXI.— Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par C. Dufay, 1970 . 200 F
XXXIL.— Arachnides. Araignées Archaeidae, par R. Legendre, 1970 100 F
XXXIIL.— Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par
goo, 1971 . 250 F
XXXIV.— Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de Lajonquière, 1972 250 F
XXXV.— Oiseaux, par Ph. Millon, J.-J. Petter et G. Randrianasolo, 1973 (n'e
plus vendu qu'avec la collection disponible) 450 F
Le fascicule de planches, seul, encore disponible 250 F
.— Mammifères. Carnivores, par R. Albignac, 1973 250 F
— Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basilewsky, 1973 250 F
:— Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. Emerit,
25
200 F
250 F
p IL. Biologie par
ras. — Jr. Suppléme t à la systématique, par P. Basilewsk
A s Astigmata Listrophoroidea, par A. Fain, 1976 .
es Lymantriüdae (1 partie), par P. Griveau
43 (2).— — Id. (2 partie), 1977 …
44.— Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), p
Albignac et Y. Rumpler, 1977 (Prix Foulon de l'Académi
Sciences) (n'est plus vendu qu'avec la collection disponible) .
5.— Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blanc, 1977
- À. Crosnier, 1978
Sauriens Chamaeleonidae, Gen!
are Chamaeleo, par E.-R. Brygoo, 1978 … 250F
mes. Ophiures, par G. Cherbonnier et A. Guille, 1978
(stock détruit par l'éditeur) . CR
tes. Hémiptères Reduvidae (2° partie 250 F
s. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Cerato-
canthidae, par R. Paulian et J.-P. Lumaret, 1979 150 F
51.— Insectes. Coléoptères Staphylinides Oxytelidae Osortina
fait, 1979 (stock détruit par l'éditeur) En
52. tes. Coléoptères Gerambycidae
200 F
200 F
ères Colydiidae et
(stock e par l'éditeur) =
55.— Insectes. Coléoptères Curculionida
1981 (Prix M. et Th. Pic de la S: é entomologique de France) … 100 F
ectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. Paulian, 1981 50 F
Coléoptères Cetonïidae Euchroeina : L. Syst
Paulian et A. Descarpentries — IL. Biologie et formes larvai
P. Lumaret et A. Peyrieras, 1982 300 F
58.— Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Du 200 F
59 (1).— Crustacés. Amphipodes Gammariens (l" partie), par M. RAUER
1982 (stock détruit par l'éditeur) ….
Source : MNHN, Paris
FASCICULES PUBLIÉS (suite)
59 (2).—— Id. (2° partie), 1986 . 350 F
Lépidoptères Epiplemidae, par J. Boudinot, 1982 100 F
s Sesiidae, par P. Viette, 1982 150 F
res Cureulionidae Stigmatr: CR. Richard,
250 F
— Insectes. Coléoptère
5.— Insectes. Colé
set de la Soc
66.— Insectes.
sntomologique de no
oléoptères Cureulionidae Brachyde
par M. Ferragu, 1986 … 200 F
67.— Insecte ères Staphylinid
Lecoq, 1986 . .. 300 F
ctes. Diptè culicinae Ficalbiini, pe jebine, 1986 450 F
. Coléoptères Aulonoenemidae, par Y. Cambefort, 1987 250 F
ct Holothurides par G. Che ï 1988 . 300 F
es. Coléoptères Staphyli à i par J. Orousset,
omologique de France) …. 350 F
1988 (Prix M. et Th. Pie de la Société
»etes. Lépidoptères Crambidae Scope
73 (1). — Insectes. Coléoptères Melolonthidae (1" partie), par M. La
(Prix M. et Th. Pie de la Société entomologique de France)
73 (2).— — Id. partie), 1993 .
7
inae, par P. Leraut, 1989 . 150 F
oix, 1989
75 (1).— Amphibiens (1° par
Blanc, 1991
.— — Id. (2° par
éopt
éroptères Tingidee, j par P. Dua
dl
: Rodrigue
nae, IL. Paederini, par J.-
CL. Lecoq, 1993
80.— Gastéropodes terrestres Prosobr
1993
81.— Inse es Pterophoridae, par C. Gibeat .
2. __ Insectes. Coléoptères Cetoniidae, Genre Pygora, par R. Paulian, 1994 200 F
— Gastéropodes terrestres Pulmo: par Ÿ Ë. Fischer > et al, 1994 500 F
res, par Ÿ R. L. Peterson et al., 1995 …...... 300 F
85.— In iptères ae Culicinae, Genre Orthopodomy
J. Brunhes et J.-P. Hervy, 1995 200 F
es. Coléoptères Staphyli
Lecoq. 1996 150 F
87.— CGhelicerata. Scorpions, par W. R. Lou 200 F
300 F
Suppl. 2.—Principales localit
par P. Viette, 1991
Némont Dépôt légal 4° trimestre 1996
N° 1303
Imprimer
Rue de l'Europe, F-10200 Bar
Source : MNHN, Paris