Jean-Bernard Huchet
Insecta
Coleoptera
Chironidae
Insecta Coleoptera
Chironidae
Bibliothèque Centrale Muséum
QUE
ÉBUIBE INH, Paris
Jean-Bernard HUCHET
Insecta Coleoptera
Chironidae
IRD Éditions
Institut de recherche pour le développement
CIRAD
Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement
Publications scientifiques du MNHN
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
Collection Faune de Madagascar 90
Paris et Montpellier, 2003
BIBL. DU
MUSEUM
PARIS
*
Source : MNHN, Paris
Préparation éditoriale — fabrication
Nicole Pons (CIRAD)
Maquette — mise en page
Pierre Lopez (IRD)
Maquette de couverture
Michelle Saint-Léger (IRD)
Coordination
Élisabeth Lorne (IRD)
Dessins en noir et blanc (couverture, fig. 1 à 32 ; 34-35 et 44 à 65) : Jean-Bernard Huchet ;
fig. 33 : Jean-Pierre Lumaret.
Photos en noir et blanc au microscope électronique à balayage (fig. 36 à 43) : photos Paul E. Skelley
(Florida State Collection of Arthropods), déjà publiées dans :
Huchet J.-B. & Lumaret J.-P. : 2002. — The larva of Chiron senegalensis Hope & Westwood : 1845
and comments on relationships whith other Scarabaeoidea (Coleoptera: Chironidae). European
Journal of Entomology, 99 (3) : 363-372.
Photos de biotopes en couleurs (photos 1 à 4) : W. E. Steiner, Smithsonian National Museum of
Natural History, Washington.
Dessin de couverture : Chiron hovanus Fairmaire
La loi du 12° juillet 1992 (code de la propriété intellectuelle, première partie) n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et
3 de l'article L. 122-5, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non
destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans le but d'exemple ou
d'illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de
ses ayanis droit ou ayants cause, est illicite » [alinéa 12° de l'article L. 122-4)
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon passible des
peines prévues au titre Ill de la loi précitée.
© IRD Éditions, CIRAD, Publications scientifiques du MNHN, 2003
ISSN : 0428-0709
ISBN : IRD 2-7099-1516-2, CIRAD 2-87614-525-1, Muséum 2-85653-553-4
Source : MNHN, Paris
In memoriam
Pendant que nous mettions au point la maquette du présent ouvrage, nous avons
eu la tristesse d'apprendre le décès du Dr Césaire RABENORO, président de
l’Académie nationale des arts, des lettres et des sciences de Tananarive.
Il nous avait accordé l'appui de son Académie pour poursuivre la publication de
la Faune de Madagascar et il nous avait fait l'honneur d'accepter de faire
partie du comité éditorial. Le Dr RABENORO était un homme de grande valeur.
Il a joué un rôle important dans la naissance et la vie de la première République
malgache.
Nous prions l'Académie nationale des arts, des lettres et des sciences, ses collègues
et sa famille d'accepter l'expression de nos condoléances émues.
Source : MNHN, Paris
Adresse de l'auteur :
Jean-Bernard Huchet
3, rue Hugla, F - 33000 Bordeaux (France)
ibhuchet@club-internet.fr
FAUNE DE MADAGASCAR
NY BIBY ETO MADAGASIKARA
Comité éditorial
Membres honoraires
Roger-Paul Dechambre, Renaud Paulian (fondateur) et Pierre Viette.
Madagascar
Marcel Razanamparany (professeur, président de la section des sciences fondamentales de
l’Académie nationale des arts, des lettres et des sciences) ; Sylvère Rakotofiringa (directeur
d'appui à la recherche et à la pédagogie à l'université de Tananarive) ; Daniel
Rakotondravony (chercheur et professeur à la faculté des sciences de Tananarive) ; Olga
Ravoahangimalala Ramilijaona (chercheur et professeur à la faculté des sciences de
Tananarive) ; Émilienne Razafimahatratra (chercheur et professeur à la faculté des sciences
de Tananarive) ; Casimir Rafamantanantsoa (entomologiste au parc botanique et
zoologique de Tsimbazaza, Tananarive].
France
Cirad : Henri-Pierre Aberlenc et Gérard Delvare.
IRD : Jacques Brunhes, Jean-Marc Élouard et Didier Fontenille.
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris : Jean Legrand, Joël Minet
et Annemarie Ohler.
International
Steven M. Goodman (WWF) et David C. Lees (The Natural History Museum, Londres).
Responsables des éditions
Thomas Mourier (IRD), Benoît Girardot (Cirad), Philippe Bouchet (MNHN).
Les auteurs doivent adresser la correspondance éditoriale au rédacteur en chef :
Henri-Pierre Aberlenc, Cirad-amis, TA 40/L, Campus international de Baillarguet-Csiro,
34398 Montpellier Cedex 5, France
henri-pierre.aberlenc@cirad. fr
Tél. : +33 (0)4 67 59 31 23 Fax : +33 (0)4 67 59 31 01
www.mnhn.fr/publication
Pour l'achat des volumes de la Faune : voir la liste des revendeurs en page 89.
6 Jean-Bernard HUCHET ESS
Source : MNHN, Paris
Table des matières
9 Manifeste pour la Faune de Madagascar
13 Préface
16 Remerciements
17 Résumés
19 Introduction
20 Remarques taxonomiques et biogéographiques
21. Réflexions sur les origines du peuplement malgache
23 Origine des Chironidae
24 Matériel et méthodes
24 Matériel étudié
24 Observation des structures internes des genitalia
24 Étude des larves
25 Mans les aclohes
25 Abréviations morphométriques
25 Localités malgaches et cartographie
25 Sigles employés
TAXONOMIE
27 Famille des Chironidae
29 Morphelogie larvae
31 Parasites et phorétiques
32 Clé de détermination des genres et espèces malgaches
32 Key to malagasy genera and species
33 Genre Chiron
35 Chiron hovanus Fairmaire, 1901
37 Genre Theotimius
39 Sous-genre Amaecylius
Re nsecia Coleoptera Chironidae 7
Source : MNHN, Paris
39 Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian, 1976)
41 Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp
43 Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp. (english)
45 Theotimius (Amaecylius) macleayi n. sp.
47 Theotimius (Amaecylius) macleayi n. sp. (english)
48 Remarque
49,52 Photos de stations et de biotopes
50 Carte du relief de Madagascar
51 Carte des divisions phytogéographiques de Madagascar
53 Bibliographie
59 Carte de répartition mondiale des Chironidae
61 Carte de répartition de Chiron hovanus Fairmaire à Madagascar
63 Carte de répartition de Theotimius Huchet à Madagascar
65 Planches
87 Index alphabétique des taxa
89 Points de vente et volumes déjà parus
8 Potro KUCH rt
Source : MNHN, Paris
Manifeste
pour la Faune
de Madagascar
La Faune de Madagascar continue de paraître ! Après une période de transition de
quatre ans, ce volume 90 est la manifestation tangible du redémarrage de la collection :
un nouveau cycle commence.
Ecrivant ces lignes, j'ai sous les yeux l'ensemble des volumes de la collection, qui occupe
près d’un mètre vingt de rayonnage ! Mais la quantité ne serait rien sans la qualité du tra-
vail accompli et plusieurs volumes furent couronnés par l'Académie des sciences ou par la
Société entomologique de France. Du premier volume, paru en 1956, au quatre-vingt-neu-
ième, paru en 1999, je mesure quelle persévérance inlassable, quel courage et quel
enthousiasme ont animé auteurs et éditeurs pendant quarante-trois années pour mener à
bien une tâche aussi considérable ! Ce Grand CEuvre a été accompli par des chercheurs
bénévoles, par des spécialistes chevronnés qui sont aussi des hommes de foi, qui savent
avoir une vision, un grand projet.
La poursuite de la Faune de Madagascar repose sur notre volonté de relever un quadruple
défi. À ce qui nous est présenté comme des fatalités, mais que nous considérons comme
des démissions de l'esprit et des reculs de civilisation, nous opposons notre foi en certaines
valeurs et notre détermination d'agir pour les défendre :
— Volonté d'affirmer que Madagascar peut avoir encore un avenir, à l'heure où tout per-
met de craindre que cette île ne marche vers une catastrophe écologique irrémédiable,
désastreuse autant pour la civilisation malgache que pour une faune et une flore uniques
sur notre planète : un patrimoine humain et naturel qui concerne toute l'humanité.
— Volonté d'affirmer la valeur et l'avenir de la systématique en tant que discipline irrem-
placable, à la fois fondement et synthèse de toutes les sciences biologiques, ce qui n’est pas
contradictoire, alors que les crédits sont dangereusement insuffisants depuis des décennies,
que le renouvellement des générations de systématiciens n'est plus assuré et que certains
osent encore proclamer (avec un aplomb que seule leur ignorance du dossier peut excuser)
que la systématique serait une discipline achevée dans ses grandes lignes, non ou à peine
scientifique et dépassée ! Depuis le sommet de Rio, on a enfin pris conscience, à l'échelle
mondiale, de la valeur de la biodiversité et de son érosion dramatique, mais dans le même
temps on laisse végéter et disparaître peu à peu la seule discipline scientifique qui permette
de la connaître, alors que les espèces vivantes encore inconnues de la science sont plus
nombreuses que celles déjà décrites ! Une telle situation, dissimulée à l'opinion publique et
incomprise même par la plupart des chercheurs scientifiques extérieurs à notre discipline,
constitue l’une des grandes impostures intellectuelles et éthiques de notre temps.
— Volonté d'affirmer la valeur de la langue francaise, celle de Pascal, de Maupassant et
de Yourcenar, mais aussi celle de Pasteur, de Fabre, de Langevin, de Jeannel et de Joliot-
OA lnsecta Coleoptera Chironidae 9
Source : MNHN, Paris
Curie, volonté de croire en son avenir comme langue scientifique et comme langue inter-
nationale, volonté de défendre et d'illustrer la pluralité linguistique et culturelle à l'heure où
d'aucuns voudraient imposer le monopole absolu de l'anglais dans les sciences ~ en atten-
dant de l'imposer dans tous les autres domaines - et où nombre de chercheurs s'y résignent
comme si l'avenir était déjà écrit.
— Volonté de poursuivre une entreprise éditoriale par essence même non rentable, à
l'heure où un certain fanatisme idéologique prétend soumettre toutes les activités humaines
à la rentabilité financière, utopie meurtrière comme tous les projets totalitaires qui tentent
d'abolir les domaines de la réalité qui leur échappent. La Faune de Madagascar est desti-
née aux chercheurs, aux spécialistes, aux amateurs éclairés, aux gestionnaires des milieux
naturels et aux responsables malgaches, mais pas au grand public. Chaque volume est tiré
à quelques centaines d'exemplaires. Ce n'est pas, ce ne sera jamais un produit de consom-
mation de masse, ce qui n’enléve rien à sa valeur ni à son éminente utilité !
Renaud Paulian fonda la collection en 1956. Il en fut le créateur, l'éditeur, lun des auteurs,
plus encore : il en fut l'âme. Il fut très efficacement aidé — et même temporairement rem-
placé - par Pierre Viette : Renaud Paulian publia seul les 15 premiers volumes ; à partir de
1962, Pierre Viette édita seul les volumes 16 à 34 ; enfin, ils publièrent ensemble les volu-
mes suivants. Le travail indispensable de mise au point des manuscrits, en particulier la
vérification et la correction de la toponymie, représenta toujours une tâche considérable.
Roger-Paul Dechambre leur apporta sa collaboration.
Leur entreprise étant indépendante, il fallait trouver des sources de financement et ce ne fut
pas toujours facile ! Au fil des ans, ils purent obtenir des subventions du Gouvernement de
la première République malgache, du ministère de la Coopération, de l'IRSM [Institut de
recherche scientifique de Madagascar), du CNRS (Centre national de la recherche scienti-
fique), de l'Orstom (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer], devenu
ensuite IRD (Institut de recherche pour le développement}, du MNHN (Muséum national
d'Histoire naturelle, Paris), de l’Aupelf/Uref (Association des Universités partiellement ou
entièrement de langue française/Université des réseaux d expression française), de AIC
(Agence internationale de coopération culturelle et technique}, du Centre régional des
Lettres d'Aquitaine, de ‘Instituut voor Taxonomische Zoëlogie d'Amsterdam, du Laboratoire
de zoogéographie de l’université Montpellier Ill et du Cirad (Centre de coopération inter-
nationale en recherche agronomique pour le développement). Renaud Paulian et Pierre
Viette furent même obligés de publier certains fascicules à leurs propres frais !
Nous sommes redevable à Pierre Viette de nombreuses informations sur l'histoire de la col-
lection. Renaud Paulian et Pierre Viette nous font généreusement bénéficier de leur riche
expérience et nous tenons à les en remercier. Au seuil d’une nouvelle étape de la vie de la
collection, nous tenons à rendre affectueusement un respectueux hommage à ces deux
grands naturalistes, éminents connaisseurs de Madagascar et de son fabuleux patrimoine
naturel. À l’époque de l'Administration française comme après l'Indépendance, ils auront
été de grands serviteurs de Madagascar. Et s'ils ont consacré tant d'années de leur vie à
ce pays, c'est aussi parce qu’ils l’aiment profondément : on ne fait rien de valable ni de
durable sans associer le cœur et le mental !
Renaud Paulian souhaitant transmettre le flambeau, il me demanda en janvier 2000 s'il
était possible d'associer le Cirad (dont il est l’un des fondateurs), l'IRD (dont il est égale-
ment l'un des fondateurs) et le MNHN pour publier en commun les futurs volumes de la col-
lection. Cette proposition ayant reçu un accueil très favorable de la direction de chaque
institution, une convention fut finalement signée en mars 2001. En septembre 2001, le
10 oo 3
Source : MNHN, Paris
comité éditorial était officiellement mis en place et j'en devenais le rédacteur en chef. Au
cours de l’année 2002, l'équipe des auteurs des prochains volumes s'est étoffée, le comité
éditorial s'est enrichi de nouveaux membres venus d'horizons variés et s'est accomplie la
lente gestation de ce numéro 90, qui est aussi un prototype.
Un volume de la Faune de Madagascar est une synthèse des connaissances relatives à un
groupe zoologique, s'appuyant sur les acquis scientifiques les plus récents. Une telle mono-
graphie ne peut en aucune manière être définitive. Elle reflète simplement l'état actuel du
savoir et doit servir de point d'appui pour les recherches à venir : dans presque tous les
groupes, de nombreuses espèces restent à découvrir, la biologie de bien des formes décri-
tes est inconnue ou mal connue, les méthodes et les concepts de la zoologie évoluent...
Le niveau hiérarchique du taxon traité n'est pas préétabli : ce peut être un ordre, une famille,
un genre, etc. Le groupe traité est parfois pauvre en espèces, comme c'est le cas pour le pré-
sent volume, parfois au contraire il est riche de plusieurs centaines d'espèces : il ne saurait
exister de pagination standard pour un volume de la Faune de Madagascar !
Il va également de soi que l'ensemble du règne animal est concerné et pas seulement les
Insectes. Ce n'est pas parce que Renaud Paulian, Pierre Viette, Roger-Paul Dechambre et
moi-même sommes entomologistes que la plupart des volumes sont consacrés aux Insectes,
mais parce que ceux-ci représentent l'immense majorité des espèces animales !
La Faune de Madagascar poursuit aujourd'hui les mêmes objectifs fondamentaux qu'hier. Un
volume de la Faune de Madagascar doit permettre d'identifier toutes les espèces connues à
l'aide de clés. On doit y trouver des généralités substantielles, la classification, la bibliogra-
phie et pour chaque espèce la synonymie, une diagnose, des illustrations, la répartition géo-
graphique, la phénologie, les données disponibles sur l'écologie et la biologie, etc.
Le format est conservé et la numérotation des volumes poursuivie. La présentation est
modernisée, car nous la voulons plus attrayante : la couleur apparaît, la typographie est
rénovée. Certains volumes seront accompagnés d'un cédérom ou de tout autre support
numérique de l'information.
Rédiger un volume de la Faune de Madagascar est un travail considérable qui demande plu-
sieurs années, parfois même plusieurs décennies d'efforts à un auteur. Certains de ces spé-
cialistes compétents sont d'ailleurs des amateurs (au meilleur sens de ce mot), qui doivent
gagner leur vie dans un tout autre domaine ! Les zoologistes professionnels sont peu nom-
breux et débordés. Plus d'une vingtaine de volumes sont actuellement en projet ou en cours
de rédaction. Nous cherchons toujours de nouveaux auteurs et toutes les propositions sont les
bienvenues | Nous espérons que des chercheurs malgaches apporteront leur contribution.
Et même si nous pouvons désormais nous appuyer sur les services de publications respec-
tifs de nos trois instituts de tutelle, la contribution financière de toute autre institution ou de
tout mécène privé sera toujours la bienvenue ; son logo sera alors associé aux autres en
couverture. Les maigres recettes dues aux ventes ne couvrent pas les frais d'impression mais
contribuent à la publication des volumes suivants.
Si maintenir le caractère francophone de la collection nous tient à cœur, cest sans crispa-
tion ni sectarisme : les manuscrits en anglais trouveront leur place dans la Faune de
Madagascar, bien que nous ne cachions pas notre préférence pour le français ; le comité
éditorial peut d'ailleurs aider les auteurs sur le plan linguistique. Chaque volume compor-
tera un résumé en français, en anglais et en malgache. Les clés de détermination seront
bilingues francais-anglais.
Faune de Madagascar / 90 Be
ta Coleoptera Chironidoe 11
Source : MNHN, Paris
Certaines publications de la Faune de Madagascar sortaient de ce cadre strict. C'est le cas
des « Suppléments », dont nous souhaitons poursuivre la publication. Ce seront fonda-
mentalement des inventaires et des listes d'espèces avec la bibliographie correspondante,
outils de travail dont l'utilité est indéniable. Par ailleurs, il semble exister une « demande
sociale » pour un autre type d'ouvrage : des manuels illustrés de vulgarisation. Le grand
public et les amateurs ne disposent d'aucun aïlas présentant les principaux Insectes de
Madagascar ! Dans la mesure où nous trouverons des auteurs pour relever le défi, nous
envisageons de lancer une collection de vulgarisation « satellite » de la Faune de
Madagascar. On pourrait publier des volumes consacrés aux principales espèces de
Rhopalocères, aux « Papillons de nuit », aux Coléoptères, aux Orthoptéres, aux Insectes en
général, aux Arachnides, aux Crustacés, etc., avec un texte concis illustré par des planches
de photos en couleurs. En somme, l'équivalent malgache de ce que sont les merveilleux
« Atlas Boubée », « Delachaux et Niestlé », etc. pour les faunes française et européenne !
Puisse Madagascar échapper à la désertification annoncée ! Cela ne peut être que le fruit
des efforts conjugués de toute la nation malgache et de la communauté internationale. Il y
a urgence et l'indifférence serait une forme de crime par omission.
Et longue vie à la Faune de Madagascar !
Henri-Pierre ABERLENC
12 fonts CT SSS
Source : MNHN, Paris
Préface
Nous savons maintenant, après plus de deux siècles de travail méthodique sur le terrain,
que l'entomofaune malgache est marquée par une très forte biodiversité — s‘exercant au
niveau spécifique, à un moindre degré au niveau générique, exceptionnellement au niveau
familial — qui fait de cette ile continent lun des points chauds du globe.
Mais cette biodiversité — qui s'accompagne d'un très fort endémisme, accentué, sans doute,
par la diversité des milieux biologiques qu'offre un territoire montagneux et allongé du
nord au sud, territoire qui a connu d'importantes fluctuations climatiques au cours des
millénaires — se manifeste de façon extraordinairement inégale selon les familles et même
entre les genres d’une même famille.
Certes, notre connaissance de l'entomofaune malgache est encore très incomplète. C'est
ainsi que dans certains groupes (par exemple chez les Diptéres Cératopogonides), les
recherches récentes de l'équipe animée par Jean-Marc Elouard ont établi qu'à peine cinq
des cent quinze espèces inventoriées avaient été décrites à ce jour.
D'un point de vue plus général, nous ne connaissons sans doute qu'entre 10 et 50 % de
l'ensemble des espèces existant encore dans l'île. Mais cette relative ignorance ne saurait
masquer ni la réalité de la biodiversité, ni ses variations extrêmes.
Une biodiversité qui est, par ailleurs, dangereusement menacée par une déforestation
active, s'accélérant au fil des ans, malgré les efforts des autorités malgaches et la coopé-
ration active d'organisations non-gouvernementales, internationales, soucieuses de la pré-
servation de ce patrimoine national, qui est aussi une partie intégrale du patrimoine de
l'humanité.
La petite famille des Chironidae, objet du présent volume de la Faune, nous donne un
exemple de l’une de ces familles faiblement diversifiées à Madagascar, avec seulement
quatre espèces (dont deux décrites comme nouvelles ci-dessous), réparties entre deux gen-
res. Une faible diversification, qui contraste avec l'important développement que connaît la
famille en Afrique continentale, ce qui évoque un peu l'exemple des Trogides ou des
Scarabaeini, groupes relativement voisins, également bien représentés en Afrique et pour-
tant connus seulement par quelques espèces malgaches. Il faut noter que ces formes sont
en général localisées, comme le sont les Chironides, dans la partie semi-aride ou aride du
pays.
D'autres petites familles primitives de Scarabaeoidea, comme les Aulonocnemidae, les
Orphnidae ou les Ceratocanthidae, présentent au contraire une très forte biodiversité à
Madagascar, où elles sont plus développées dans la zone de la pluvisilva.
RENTE TEA] /nsecio Coleoptera Chironidae 13
Source : MNHN, Paris
On peut supposer que ce médiocre développement malgache des Chironides tient à une
arrivée relativement tardive du groupe dans l’île, se situant au plio-pléistocène. Il nous pose
le problème des migrations s'exerçant, au fil des temps géologiques, d'ouest en est à tra-
vers le canal de Mozambique.
De telles migrations ont forcément dé avoir lieu, de temps à autre, au fil des millénaires,
depuis la séparation de Madagascar et de l'Afrique continentale, mais les mécanismes mis
en œuvre dans ces migrations n'ont jamais été très clairement reconnus.
L'intérêt des Chironides ne se limite pas à ce problème biogéographique.
Négligée jusqu'à une époque très récente, la petite famille s’est vue, selon les spécialistes,
déplacée des Lucanides ou des Passalides aux Scarabaeoidea et ce n'est que l'étude géné-
rale, détaillée, de la morphologie des diverses espèces de la famille, par Jean-Bernard
Huchet, au cours des toutes dernières années, qui a permis d'en définir la position systé-
matique, d'y reconnaître plusieurs coupes génériques nouvelles en doublant, au moins, le
nombre des espèces reconnues et en étendant considérablement l'aire géographique occu-
pée par la famille en Afrique continentale.
Il a aussi montré combien l'attraction des adultes par la lumière pouvait expliquer le
transport à distance, par l'homme, de certaines espèces, retrouvées par exemple en Europe
méditerranéenne.
La biologie et les formes larvaires de la famille étaient, de même, restées inconnues jus-
qu'aux travaux récents du même auteur au Sénégal.
Aussi est-il réconfortant pour le fondateur, en 1956, de la collection de monographies
publiées sous le titre de Faune de Madagascar (qui, avec le concours essentiel et dévoué de
Pierre Viette, a assuré la parution, en 43 ans, de 89 volumes de la série), de voir, tout à la
fois, la publication de la Faune reprise par une association entre le Cirad (Centre de coopé-
ration internationale en recherche agronomique pour le développement), le MNHN
(Muséum national d'Histoire naturelle, Paris) et l'IRD (Institut de recherche pour le dévelop-
pement), assurant ainsi à l’entreprise une vie longue et prospère et de constater que le pre-
mier volume de cette nouvelle aventure répond à ce qui a toujours été le double objectif
essentiel de la série.
Celle-ci visait à réunir en un texte unique toute l'information disponible sur une famille de
la faune malgache (ou un groupe relevant d’un autre échelon taxonomique) et à mettre
ainsi à la disposition des chercheurs et des amateurs travaillant à Madagascar :
— un outil permettant l'identification précise des formes malgaches, tout en apportant une
information générale sur ces formes afin d'éviter un difficile et souvent décourageant tra-
vail de recherche bibliographique ;
— un document faisant connaître aux chercheurs extérieurs à l'île l'état d'avancement des
travaux sur la faune malgache, insistant sur sa richesse et son originalité et sur les dangers
auxquels elle était exposée.
Fort peu d'autres pays tropicaux disposent aujourd'hui d'un outil comparable.
Celui-ci rappelle aussi le rôle éminent et constant que la France a joué dans l'exploration
scientifique de la Grande Île : après la fondation de Fort-Dauphin et la publication du pre-
mier ouvrage scientifique concernant Madagascar par E. de Flacourt en 1658, puis l'affir-
mation par Commerson, en 1792, que Madagascar était la « Terre de Promission » des
naturalistes, une pléiade de noms français jalonnent l'histoire de cette exploration. Les récol-
tes de Goudot, mystérieusement disparu au cœur de Madagascar au début du XIXe siècle,
14 Jean-Bernard HUCHET DE DU en
Source : MNHN, Paris
venues enrichir les collections des Muséums de Paris et de Berlin, permirent à l'entomologiste
allemand Klug de publier une première synthèse sur les Coléoptères malgaches, puis les
explorateurs Alfred et Guillaume Grandidier co-éditèrent, au XIXe et au début du XXE siè-
cles, une monumentale Histoire physique, politique et naturelle de Madagascar et une
Bibliographie de Madagascar. Au milieu du XXE siècle, trois résidents, entomologistes ama-
teurs : René Catala, André Seyrig et Jean Vadon accumulérent un matériel d'une extrême
richesse, firent d’originales observations biologiques et publièrent d’intéressantes études sur
certains groupes d'insectes malgaches. Un quatuor de professeurs du Muséum national
d'Histoire naturelle (Roger Heim, Henri Humbert, René Jeannel et Jacques Millot) consacra
une partie importante de son activité à l'étude de la faune et de la flore malgaches. Le der-
nier fonda en 1946 et dirigea jusqu'en 1961 l'Institut de recherches scientifiques de
Madagascar, filiale locale de l'Orstom (Office de la recherche scientifique outre-mer] et pre-
mier organisme de recherche fondamentale polyvalent implanté dans l'île. Par la suite,
André Peyrieras et Pierre Viette, parmi bien d'autres, poursuivirent d'actives campagnes de
récoltes et étudiérent plus spécialement l’un les Scarites et les Cétoines, l'autre les
Lépidoptères.
Renaud PAULIAN
ÉTAIT EEE lnsecta Coleoptera Chironidae 15
Source : MNHN, Paris
Remerciements
Nous tenons à remercier tout particulièrement Renaud Paulian : il est à l'origine de cette
publication et nous avons bénéficié de ses précieux enseignements tout au long de notre
travail.
Nous remercions notre directeur de thèse, Jean-Pierre Lumaret, qui nous a fait bénéficier
de ses connaissances en matière de morphologie larvaire.
Nous remercions les membres du comité éditorial pour leurs précieuses contributions, en
particulier Marcel Razanamparany, Pierre Viette et Renaud Paulian, Annemarie Ohler,
Steven M. Goodman, Joel Minet, Jean Legrand, Didier Fontenille et Jean-Marc Elouard,
sans oublier Olga Ravoahangimalala Ramilijaona et Sylvére Rakotofiringa qui ont tradvit
le titre et le résumé en malgache.
Nous remercions pour leur obligeance les responsables des musées qui ont mis à notre dispo-
sition le matériel type ainsi que leurs collections : Yves Cambefort (MNHN), David G. Furth
(USNM), Malcom D. Kerley (BMNH) et Ivan Lobl (MHNG).
Nous remercions aussi les collègues qui nous ont aidé et soutenu :
Warren Steiner (USNM), pour la confiance qu'il nous a témoignée en nous permettant
d'étudier ses captures malgaches mais également pour les photos de biotopes figurant
dans ce volume ;
Paul E. Skelley (Florida State Collection of Arthropods), pour la réalisation des photos en
microscopie électronique à balayage ;
Alex Fain (IRSN, Bruxelles), pour l'identification des acariens ;
Darren J. Mann (Hope Entomological Collections, Oxford) pour avoir accepté de revoir les
traductions en langue anglaise ;
Henri-Pierre Aberlenc (Cirad, Montpellier), pour l'intérêt qu'il a porté à cette étude et pour
en avoir permis la réalisation.
Nous sommes enfin redevable à la Société entomologique de France (Legs Germaine
Cousin}, qui a généreusement contribué à soutenir nos recherches.
16 JeonBemard HUCHET SE
Source : MNHN, Paris
Résumés
Résumé
L'étude taxonomique des Coléoptères Chironidae de Madagascar est présentée et illustrée.
Un synopsis des principaux travaux sur la famille et des hypothèses sur l’origine historique
et biogéographique des espèces malgaches sont proposés. Concernant la faune de cette
île, la dernière révision en date (Paulian, 1976) faisait état de deux espèces : Chiron hovanus
Fairmaire, 1901 et Chiron mahafalensis Paulian, 1976. Une récente publication sur la
systématique interne de la famille (Huchet, 2000) nous a conduit à scinder le genre épo-
nyme Chiron Mac Leay, 1819 et proposer deux genres et un sous-genre nouveaux :
Amphiceratodon Huchet, 2000, Theotimius (Theotimius) Huchet, 2000 et Theotimius
(Amaecylius) Huchet, 2000. Nous rattachons Chiron mahafalensis Paulian, 1976 à ce der-
nier genre et sous-genre et décrivons deux nouvelles espèces endémiques : Theotimius
(Amaecylius) macleayi n. sp. et T. (A.) pauliani n. sp., respectivement de Majunga /
! Sile nom francais. Mahajangal et Andranomena. La larve du genre Chiron est décrite et illustrée. L'étude
es de eu" inédite des acariens parasites des Chironides malgaches conduit à reconnaître la présence
grgesche ace, dune seule et même forme phorétique : Sancassania chelone Oudemans, 1916
mentionnés. La Faune lAStigmata : Acaridae). Une clé illustrée et bilingue de détermination des sous-genres et des
de Madagascar étant espèces est présentée, ainsi que des cartes de répartition géographique de ces taxa.
publiée (en règle
générale) en français,
c'est logiquement
dans cote langue que
les noms des localités
son! mentionnés Abstract
lus, le : = = à jf
Pa ere” The taxonomical study of the Coleoptera Chironidae of Madagascar is presented and illus-
aa er pls trated. The main publications concerning this family are reviewed, as well as previously
dessiques : ancemes Presented hypotheses on the origin and biogeography of the Malagasy species. Paulian
cores pubcafons (1976) cited two species as occurring on the island: Chiron hovanus Fairmaire, 1901 and
échantlons dans Chiron mahafalensis Paulian, 1976. Recently Huchet (2000) reviewed the systematics of this
cheater, family which resulted in the splitting of the genus Chiron Mac Leay, 1819 and two new
c'est possible, les genera and a new subgenus were described: Amphiceratodon Huchet, 2000, Theotimius
hé sent _(Theotimius) Huchet, 2000 et T. (Amaecylius) Huchet, 2000. Chiron mahafalensis Paulian,
conformémen 1976 is placed in this last genus and subgenus. Two new endemic species are described:
cu Supplement 2» Theotimius (Amaecylius) macleayi sp. n. and T. (A) pauliani sp. n., respectively from
Majunga / Mahajanga and Andranomena. Larval morphology of the genus Chiron is des-
cribed and illustrated. Sancassania chelone Oudemans, 1916 (Astigmata : Acaridae)
appears to be the main phoretic mite found on Malagasy species. A bilingual identification
key to the genera and species of Malagasy Chironidae, as well as geographical distribu-
tion maps, are presented.
RE Cea) insect: Coleoptera Chironidae 174
Source : MNHN, Paris
Famintinana
Ny fandalinana sy ny fisokajiana ny Coléoptères Chironidae eto Madagasikara no aseho
miaraka amin‘ny sariny. Ny fandravonana ireo asa fikarohana mikasika io « famille » io
sy ny vinavinan-kevitra mikasika ny fihaviana ara-tantara sy ara-jeografia an‘ireo « espé-
ces » malagasy no voasana eto. Ny fandalinana farany nataon'i Paulian (1976) momba
ny biby eto amin’ny Nosy Malagasy, dia mampiseho karazany roa : Chiron hovanus
Fairmaire, 1901 sy Chiron mahafalensis Paulian, 1976. Ny lahatsoratra farany momba ny
fisokajiana an’io famille io (Huchet, 2000) no nitarika ny mpanoratra hizara ny « genre >
Chiron Mac Leay, 1819, ary manolotra « genres » rao sy « sous-genre > iray vaovao :
Amphiceratodon Huchet, 2000, Theotimius (Theotimius) Huchet, 2000 et Theotimius
(Amaecylius) Huchet 2000. Miaraka amin'ireo « genres » sy « sous-genre » farany ireo
Chiron mahafalensis Paulian, 1976, ary misy karazany vaovao roa izay tsy hita raha tsy
eto Madagasikara : Theotimius (Amaecylus) macleayi sp. n. sy T (A) pauliani sp. n. hita tao
Mahajanga sy Andranomena. Ny larva ny « genre » Chiron dia voatanisa miaraka ami-
nny sariny. Ny fikarohana izay mbola tsy nivoaka antsoratra mikasika ny hala kely
(Acariens) parazita ny « Chironides » Malagasy dia mampiseho ny maha iray karazana
ny « phorétique » : Sancassania chelone Oudemans, 1916 (Astigmata : Acaridae). Ny
fomba famantarana miaraka amin'ny sary amin’ny teny frantsay sy anglisy ny « sous-
genre » sy ny « espèces » ary ny sary tany manondro ny toerana ahitana azy ireo dia ao
anatin’ ity lahatsoratra ity.
(traduction par le Pr. Sylvére L. Rakotofiringa et Mme le Pr Olga Ravoahangimalala
Ramilijaona)
Mots-clés
Coleoptera, Scarabaeoidea, Chironidae, Chiron, Theotimius (Amaecylius), espèces nou-
velles, systématique, larve, imago, biologie, répartition, biogéographie, Madagascar.
Keywords
Coleoptera, Scarabaeoidea, Chironidae, Chiron, Theotimius (Amaecylius), new species,
gystematics, larval stage, imago, biology, distribution, biogeography, Madagascar.
18 jconBenad HUH SR
Source : MNHN, Paris
2 Nous avons montré
(Huchet, 2000, 2002)
que cette espèce
devait être rattachée
à un genre distinct,
endémique
de la région du Cap
dont elle constitue
l'espèce type
Amphiceratodon
capensis (Hope ef
Westwood, 1845)
Introduction
Cela fait tout juste un siècle que la présence de Coléoptéres Chironides est reconnue à
Madagascar. Cette découverte revient au botaniste géographe Henri Perrier de la Bathie
qui récolta le premier représentant malgache du genre dans les environs de Suberbieville
(= Maevatanana). Cette espèce, appartenant à une forme nouvelle endémique, sera décrite
par Fairmaire (1901) sous le nom de Chiron hovanus.
A cette date, le genre Chiron Mac Leay, 1819, ne compte qu'une dizaine d'espèces, décri-
tes le plus souvent isolément ; sa position systématique au sein des Scarabaeoidea demeure
encore des plus confuses. La conformation morphologique singulière des espèces regrou-
pées sous ce taxon est à l'origine de multiples polémiques et imbroglios taxonomiques.
Successivement, les anciens auteurs formuleront à l'égard de ce genre des opinions souvent
très divergentes (Huchet, 2000).
C'est sous le nom générique de Scarites que Fabricius (1798) décrit des Indes orientales la
première espèce en date pouvant être rattachée au genre Chiron : S. cylindrus.
Illiger (1801) puis Schônherr (1817) considèrent l'espèce de Fabricius comme appartenant
aux Passalidae (Passalus Fabricius, 1792). Fabricius (1801) révise sa position initiale et
transfère S. cylindrus dans le genre Sinodendron Hellwig, 1792 (Lucanidae Latreille,
1804). En raison de l'existence de Sinodendron cylindricum (Linné, 1758), Fabricius
renomme cette espèce Sinodendron digitatum. En 1819, Mac Leay, auteur du genre Chiron,
place ce dernier au voisinage des Platypodidae. Dalman (1824), pour qui le travail de Mac
Leay semble être passé inaperçu, crée pour ce taxon un nouveau genre de Lucanidae
(Diasomus), placé ultérieurement en synonymie par Dejean (1837). Ces diverses conceptions
seront sujettes à de nouveaux remaniements puisque Latreille (1825, 1829), sur la base d'une
étude morphologique des mandibules et du labre [fortement sclérifiés et dépassant le clypéus
en avant) conclut que Chiron est étroitement apparenté au genre Aegialia Latreille, 1807,
considéré à cette époque comme membre des Aphodiinae Leach, 1815. Cette dernière opi-
nion fera autorité et sera la plus largement suivie dans les décennies qui suivront.
L'année 1901 est une année déterminante dans la connaissance du genre puisque, outre
la description du premier Chiron malgache par Fairmaire, Péringuey publie la première
étude majeure sur ce groupe. Ce travail, incluant une diagnose générique très détaillée et
des informations inédites d'ordre biologique sur Chiron puncticollis Harold, 1862 (syno-
nyme plus récent de Ch. capensis? Hope et Westwood, 1845), le conduit à reconsidérer la
position systématique du genre. Il propose ainsi la création d’une sous-famille distincte des
Aphodiinae : les Chironinae. Dans cette même publication, il ajoute enfin une nouvelle
espèce à la sous-famille en décrivant Chiron gravis du Basutoland.
CTP TEA ct Coleoptera Chironidae 19
Source : MNHNNSÈ 1S
En 1936, Arrow publie la première révision du genre Chiron. Ce travail, où sont décrites
deux espèces nouvelles d'Afrique orientale (C. laevicollis et C. rhodesianus) demeure cepen-
dant critiquable à divers égards. En effet, cet auteur place en synonymie un nombre consi-
dérable d'espèces sans avoir consulté l'ensemble du matériel type disponible, et omet
C. patrizii décrit par Boucomont plus de dix années auparavant (1923). Ce hiatus, ajouté
à une simplification taxonomique souvent injustifiée, rend la clé dichotomique qu'il propose
partiellement inutilisable.
Après une première publication sur la composition et la distribution ouest-africaine du
genre (1954), Paulian (1976) décrit une nouvelle espèce malgache endémique (Chiron
mahafalensis) sur une collecte isolée d'A. Peyrieras dans le sud-ouest de l'île (plateau
Mahafaly, région d’Ankalirano). Il revoit à cette occasion le matériel type de Fairmaire et
propose une première clé dichotomique des espèces malgaches. En rattachant cette nou-
velle espèce au groupe des « grands » Chiron (notamment C. patrizii Boucomont d'Afrique
orientale et C. grandis Gory d'Afrique tropicale), par la forme des mandibules et du labre
et par la taille notamment, il est le premier à soupçonner l'existence probable de deux enti-
tés génériques distinctes. Paulian considère enfin que les espèces appartenant au genre
Chiron représentent à elles seules une famille bien différenciée : les Chironidae.
Depuis cette date, nous avons entrepris un travail d'ordre monographique sur cette famille.
Grâce à l'obligeance de nombreux musées, nous avons pu disposer d'un matériel consi-
dérable et de l'intégralité des types. Une étude morphologique détaillée de ce matériel nous
a conduit à décrire deux genres et un sous-genre nouveaux (Huchet, 2000) et d'en propo-
ser les révisions (Huchet, 2002 et 2003). Au niveau spécifique, l'avancée actuelle de nos
recherches nous laisse envisager que le nombre total d'espèces dépassera probablement
du double celles connues initialement (soit un peu moins d’une trentaine d'espèces). Des
investigations menées sur le terrain au Sénégal en 1996 nous ont permis de faire un cer-
fain nombre d'observations inédites sur la biologie et l'éthologie d'un représentant de la
famille : Chiron senegalensis Hope et Westwood, 1845. La larve de cette espèce, décou-
verte à cette occasion, a fait l'objet d’une publication récente, aucune larve de la famille
n'étant connue jusqu'alors (Huchet et Lumaret, 2002).
REMARQUES TAXONOMIQUES ET BIOGEOGRAPHIQUES
La faune chironienne malgache compte actuellement quatre espèces, toutes endémiques,
réparties en deux genres distincts : Chiron Mac Leay, 1819 et Theotimius Huchet, 2000. Les
espèces malgaches de ce dernier genre appartiennent au sous-genre Amaecylius Huchet,
2000, dans lequel figurent également cinq autres espèces localisées essentiellement en
Afrique orientale et une dernière récemment décrite d'Angola (Huchet, sous presse). Le genre
Chiron, auquel appartient l'espèce décrite par Fairmaire, montre une répartition beaucoup
plus vaste : l'Afrique subsaharienne [à l'exception des déserts et des régions de forêts dense),
le Pakistan, l'Inde (jusqu'à I'Assam), le Népal, le Bangladesh et le Sri Lanka. Pour l'heure,
aucun Chironidae n'a été signalé des Comores, des Seychelles ou des Mascareignes.
Il est aujourd'hui admis que les éléments composant la faune de Madagascar figurent
parmi les plus originaux et que son taux d’endémisme n'est égalé nulle part : de récentes
études montrent qu'approximativement 70 % des genres et 90 % des espèces zoologiques
20 Jean-Bernard HCH OS
Source : MNHN, Paris
recensés sont endémiques (Paulian, 1996). Dans l'état actuel des connaissances sur les
Chironidae malgaches, aucun endémisme de nature générique n'a été reconnu. De même,
les espèces dont il est question ici se montrent très peu différenciées de leur homologues
continentales. Elles semblent être toutes aussi rares à Madagascar qu'en Afrique. L'absence
de formes paléoendémiques à Madagascar nous conduit à suggérer que l'introduction de
cette famille dans cette région est probablement relativement récente. Leur stricte localisa-
tion dans les domaines de l'Ouest et du Sud de l'île viendrait corroborer cette première
hypothèse puisque, comme l'a souligné Paulian (1990 ; comm. pers., 2001), cette partie
de Madagascar comprend une forte proportion d'espèces d'affinités afrotropicales dont
l'introduction est datée du Pliocéne (ou Plio-Pléistocéne). Cette répartition répond sans
doute également à des exigences purement écologiques, puisque les Chironidae sont avant
tout des Insectes de milieux ouverts. À cette période géologique supposée sont associés un
certain nombre de Scarabaeoidea issus de la faune éthiopienne. Leur introduction dans la
Grande Île semble s'être effectuée à diverses occasions. Paulian (1990) rattache à cette
période l'arrivée de diverses espèces à affinités afrotropicales évidentes (Scarabaeus
radama Fairmaire, 1895, et les quelques Onthophagus Latreille, 1802, endémiques,
notamment). À l'encontre d'autres groupes comme les Dynastidae Mac Leay, 1819, les
Melolonthidae Mac Leay, 1819, les Cetoniidae Mac Leay, 1819 ou encore les Ochodaeidae
Mulsant et Rey, 1871, les Chironides malgaches n'ont pas fait l'objet d'une radiation évo-
lutive importante à Madagascar et, par là même, sont comparables à d'autres familles de
Scarabaeoidea (Passalidae Leach, 1815, Lucanidae Latreille, 1804, Trogidae Mac Leay,
1819, Glaresidae Semenov-Tian-Shanskii et Medvedev, 1932).
Il serait cependant probablement erroné de penser que leur introduction se soit produite en
une seule fois. Il nous semble plus plausible que le peuplement de Madagascar se soit éche-
lonné sur une plus ou moins longue période (par vagues successives, en lien direct avec les
fluctuations d'ordre géologique et / ou climatique]. Nous verrons également que les deux
genres de Chironides présents à Madagascar montrent des affinités morphologiques avec
des représentants de faunes géographiquement distinctes suggérant, pour le genre Chiron,
l'éventualité d'une introduction sensiblement plus ancienne.
RÉFLEXIONS SUR LES ORIGINES DU PEUPLEMENT MALGACHE
Bien qu'il soit sans doute prématuré de proposer d'ores et déjà un scénario biogéogra-
phique en l'absence d'une étude phylogénétique complète de la famille, nous pensons utile
de faire part de nos premières impressions et de nos hypothèses sur les origines possibles
des taxa présents dans cette région.
Les formes endémiques malgaches regroupées sous le sous-genre Amaecylius montrent
d'étroites affinités avec les espèces africaines. Elles se révèlent également très proches entre
elles et d’une étude systématique difficile. L'étude détaillée de la morphologie externe et
interne des espèces du sous-genre (Huchet, sous presse) suggère que le peuplement a dû
se faire à partir de deux origines distinctes, probablement à des époques sensiblement dif-
férentes et relativement récentes (Pliocène ou Plio-Pléistocène 2). L'hypothèse que l'espèce
la plus septentrionale, T. (A.) macleayi n. sp. (Majunga) soit un vicariant malgache de
l'espèce somalienne T. (A.) patrizii Boucomont n'est pas à écarter.
OE Ar) nsc Coleoptera Chironidae 21
Source : MNHN, Paris
T. (A.) mahafalensis Paulian et T. (A.) pauliani n. sp. présentent plusieurs caractères com-
muns (taille et proportions globales, conformation de la partie apicale du lobe médian.)
et l'hypothèse que ces deux espèces soient issues d'une origine commune nous semble pour
l'instant la plus vraisemblable. Cependant, l'origine géographique de l'hypothétique élé-
ment fondateur africain pose davantage de problèmes. Nous pensions initialement que
T. (A.) mahafalensis et T. (A.) pauliani s'étaient différenciés à partir d'une forme ancestrale
de l'espèce kényane T (A laevicollis Arrow (vicariance], de part et d'autre du canal de
Mozambique. Ces trois espèces se révèlent en effet morphologiquement très proches, suggé-
rant une étroite parenté. Le Muséum de Paris possède un spécimen de T. (A.) mahafalensis
(Paulian) (loc. : Ampandrandava } vu par Arrow et déterminé comme Chiron laevicollis
Arrow. L'étude des genitalia mâles ne soutient guère cette hypothèse initiale et, de façon
assez surprenante, les caractères tirés de la partie apicale du lobe médian semblent indi-
quer une parenté plus étroite avec l'espèce la plus méridionale du sous-genre : T. (A.) gravis
Péringuey, décrite du Lesotho.
Une éventuelle convergence nous semblant être exclue, l'importance phylogénétique que
revêt ce dernier caractère nous conduit à émettre des réserves sur notre première hypo-
thèse. En accord avec Jeannel (1955), nous sommes convaincu que les caractères sexuels,
parce que moins sensibles à la pression sélective du milieu, sont d'excellents marqueurs des
relations phylogenétiques. À cet égard, la découverte d'un spécimen mâle de l'espèce
zambienne T. (A.) rhodesianus Arrow pourrait s'avérer déterminante.
De manière assez contradictoire, l'unique Chiron malgache présente quant à lui de nettes
affinités orientales et se révèle morphologiquement très proche de l'espèce indienne Chiron
cylindrus (F). L'hypothèse que ces deux espèces soient issues d'une souche commune pré-
sente sur le bloc continental indo-malgache qui se serait différenciée lors de la séparation
des plaques au Crétacé supérieur (Barron, 1987a,b) nous semble peu vraisemblable. Du
fait de l'ancienneté et de la durée de cet événement, il est probable que cet isolement aurait
entraîné l'apparition de biotes plus ou moins fortement différenciés montrant des caractè-
res morphologiques plus marqués. Cette assertion est toutefois purement hypothétique,
puisque nous n'avons aucune information sur le taux de mutation de ces espèces. De même,
l'éventualité d'une convergence (ou réversion] de caractères n'est pas à écarter.
À l'encontre du continent africain où la famille s’est davantage diversifiée (3 genres et plus
de 20 espèces, toutes endémiques}, le genre Chiron, tant à Madagascar qu'en Inde, se
montre d'une extrême pauvreté spécifique. Cette constatation permet d'envisager que la
présence de ce taxon dans la région orientale et malgache ne serait sans doute pas origi-
nelle mais plutôt le résultat d’une arrivée secondaire.
Comme Arrow (1936) l'a suggéré, il y a tout lieu de penser que l’origine des Chironidae
soit africaine : … although first discovered in India, where seemingly it most abounds, as
represented by the very common species C. cylindrus, the genus must be regarded as an
African one, with a representative in Madagascar and with its predominant species distri-
buted throughout a large part of Africa and extending by way of the Nile Valley into
India. Cet auteur considére cependant & tort que la plus grande partie des espéces afri-
caines décrites à cette époque sont synonymes de Chiron cylindrus (F.). Nous avons montré
depuis (Huchet, 2000) que cette espèce avait une distribution strictement orientale.
L'établissement de connexions terrestres au Miocéne entre l'Afrique et l'Eurasie (à laquelle
l'Inde appartenait déjà) a permis de nombreux flux migratoires de mammifères entre ces
deux domaines (Cox, 2000) et il est logique de penser que de semblables échanges fau-
niques se sont produits au niveau des invertébrés. Au cours de cette même période géolo-
22 jeonBernad HUCHET SR
Source : MNHN, Paris
gique, alors que Madagascar était isolée du continent africain depuis déjà fort longtemps,
des introductions d'éléments africains via le canal de Mozambique (Rongeurs, Insectivores,
Lémuriens, Insectes...) sont attestées (Paulian, 1990). Dans de nombreux cas, ces taxons ont
bénéficié d’un intense courant de spéciation et donné naissance à des formes endémiques
souvent hautement différenciées (Scarabaeidae Helictopleurinae, Cetoniidae...). Les fortes
similitudes morphologiques existant entre Chiron hovanus Fairmaire et les formes orientales
permettraient de penser qu'elles sont peut-être issues d’une origine africaine commune, sinon
apparentée, qui se serait dispersée hors du continent africain au cours du Miocène puis spé-
cifiquement différenciée en Inde et à Madagascar. Ce scénario, purement hypothétique,
serait à même de justifier les fortes affinités subsistant entre ces formes aujourd'hui géogra-
phiquement éloignées. De même, à l'encontre des espèces du genre Theotimius, plus ou
moins étroitement localisées sur la côte occidentale, la distribution insulaire de Chiron hovanus
(carte 4) suggère une introduction relativement ancienne. Au sujet de la faune malgache,
Paulian (1952) avance des arguments qui viendraient corroborer cette hypothèse : « Les affi-
nités dominantes sont africaines, mais une partie du fond africain, archaïque, a conservé des
traits orientaux ou néotropicaux qui ont pu disparaître en Afrique même (...) »
ORIGINE DES CHIRONIDAE
Si, comme nous venons de le voir, il est possible de formuler certaines hypothèses (sujettes
à réfutation ultérieure] sur l'origine historique et biogéographique des Chironidae malga-
ches, l’histoire spatio-temporelle globale de la famille (que nous considérons comme mono-
phylétique) semble beaucoup plus difficile à retracer.
Le fait qu'aucune forme fossile de Chironidae ne soit actuellement connue ne permet pas
de fixer un âge absolu minimum. Comme nous l'avons précédemment signalé, la famille
est présente en Afrique subsaharienne (75 % des espèces), en Asie et à Madagascar. Son
absence dans la région néotropicale et australienne laisse présumer que ceux-ci sont pro-
bablement apparus au plus tôt au Mésozoïque (Albien : env. 100 Ma ; Rage, 1996), à partir
de l’époque où l'Afrique s'est retrouvée totalement isolée des autres éléments gondwaniens.
Cette constatation suggère fortement que les Chironidae appartiendraient à une lignée
d'origine africaine post-Jurassique (et non gondwanienne) qui serait apparue, puis se
serait différenciée, après l'isolement de ce continent.
Du point de vue morphologique, cette famille montre incontestablement une série de carac-
tères que l’on a coutume d'attribuer aux formes primitives de Scarabaeoidea : labre et
mandibules fortement sclérifiés, non recouverts par le clypéus, édéage de type trilobé
(D’Hotman et Scholtz, 1990), huit paires de stigmates fonctionnels, structure oculaire avec
les ommatidies de type eucône, conformation de la partie baso-articulaire de l'aile
(J. Browne, comm. pers., 2000). Cette opposition constatée entre la supposée apparition
tardive du groupe et « l’archaïsme morphologique » des formes chironiennes actuelles
demeure énigmatique.
À cet égard, l’utilisation combinée des résultats de l'analyse phylogénétique et des données
biogéographiques permettra sans doute d'apporter quelques éléments de réponse. Cette
analyse phylogénétique devra reposer aussi sur des études moléculaires.
Faune de Madagascar / 90 amt
cta Coleoptera Chironidae 23
Source : MNHN, Paris
À diverses occasions, Paulian (1956, 1990) a relevé le caractère profondément dyshar-
monique de la faune malgache où se juxtaposent l'absence inexpliquée de certains grou-
pes et la diversification exubérante de quelques autres. Il souligne également une autre
caractéristique singulière du peuplement insulaire malgache (1990 : 825) : « La composi-
tion des diverses familles ou groupes de genres de la faune malgache diffère toujours pro-
fondément de celle de ces mêmes unités de la faune d'Afrique continentale ». Un schéma
semblable se retrouve au sujet des Chironidae dont la représentation insulaire malgache se
montre radicalement différente de celle d'Afrique continentale. En Afrique, les espèces
appartenant au genre Theotimius sont nettement minoritaires et représentent 35 % des taxa.
La proportion s'élève à 75 % à Madagascar où ce genre a connu une diversification spé-
cifique notable (ces pourcentages sont calculés en faisant abstraction des espèces appar-
tenant au genre sud-africain Amphiceratodon Huchet, 2000)
MATERIEL ET METHODES
Matériel étudié
— Chiron hovanus Fairmaire : 92 spécimens
— Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian) : 6 spécimens
— Theotimius (Amaecylius) macleayi n. sp. : 1 spécimen
— Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp. : 4 spécimens
Nous avons étudié au total 104 spécimens (y compris l'ensemble du matériel type disponi-
ble), parmi lesquels nous avons découvert deux espèces inédites : Theotimius (Amaecylius)
macleayi n. sp. et T. (A.) pauliani n. sp., décrites ici.
Observation des structures internes des genitalia
Après dissection, les genitalia mâles ont fait l'objet d'un traitement à la potasse (solution à
5 %) afin de faciliter l'extraction du lobe médian et/ou des pièces copulatrices du sac
interne. Un procédé analogue a été utilisé pour les femelles, suivi d'une coloration au noir
chlorazol selon la méthode préconisée par Carayon (1969). Les pièces anatomiques issues
des dissections sont ensuite montées au DMHF. Le DMHF (diméthyl hydantoine formaldé-
hyde) est une résine synthétique hydrosoluble transparente et incolore à faible indice de
réfraction. De séchage rapide [elle polymérise en moins de 15 mn), elle permet d'inclure
les organes disséqués (genitalia, pièces buccales, etc.) dans une goutte sur une paillette de
Rhodoïd® piquée sous le spécimen (Bameul, 1990).
Étude des larves
Le matériel suivant a été étudié : 23 larves de 3° stade de Chiron senegalensis (Hope et
Westwood, 1845) collectées dans le sol au pourtour de mares temporaires au Sénégal
(août 1996) : Richard-Toll (16° 28’ N, 15° 35’ W) et Dagana (16° 28’ N, 15° 41’ W). Ce
matériel a été fixé in situ dans une solution de KAAD. Le KAAD de Peterson est préconisé
24 or TT
Source : MNHN, Paris
par Carne (1951) pour prévenir le noircissement post-mortem des larves. C'est une solu-
tion fixative composée de toluéne (8 %], d’éthanol à 95° (70 %), d'acide acétique glacial
(14 %) et de dioxane (8 %). Les larves sont placées vivantes dans ce mélange pendant au
moins trois heures, puis rincées à léthanol. On peut les conserver indéfiniment dans du
KAAD ou en éthanol à 70°
Les stigmates thoraciques ont fait l’objet d’un traitement à la potasse (5 %) et d’une colo-
ration au noir chlorazol ; la terminologie utilisée suit celles de Bôving et Craighead (1931),
Béving (1936), Ritcher (1966), Kim et Lumaret (1988), Verdü et Galante (1997). Les photo-
graphies au microscope électronique à balayage (Hitachi S-4000 FE-SEM) ont été réalisées
par Paul E. Skelley (Florida State Collection of Arthropods).
Morphologie des adultes
La terminologie employée est celle de Caveney (1986 et comm. pers., 2000) pour la struc-
ture oculaire et celle de Ritcher (1969a, b) pour les stigmates mésothoraciques, abdomi-
naux et l'intersegmentalium.
Abréviations morphométriques
DIT : distance inter-tuberculaire (distance inter-sommitale ou calculée à partir des milieux
des tubercules) ; LAE : plus grande largeur des élytres réunis ; LAL: largeur du labre ; LAP :
plus grande largeur du pronotum ; LAT : plus grande largeur de la tête ; LE : longueur des
élytres ; LP : longueur du pronotum (rebord membraneux antérieur exclu) ; LT : longueur
totale, mesurée du bord antérieur du clypéus jusqu'à l'apex élytral (labre, mandibules et
pygidium exclus] (fig. 14, 15).
Localités malgaches et cartographie
Nos recherches sur la localisation des espèces malgaches ont été largement facilitées par
l'ouvrage de Viette (1991).
La distribution géographique connue d'une espèce est représentée sur les cartes par un sym-
bole, qui est entouré d’un carré dans le cas de la station d'où est originaire l'holotype.
Sigles employés
BMNH : The Natural History Museum (ex British Museum, Natural History), Londres
MHNG : Musée d'histoire naturelle de la ville de Genève, Suisse
MNHN : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
USNM : National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, Washington, D. C.,
Etats-Unis
IRSN : Institut Royal des Sciences naturelles, Belgique
CETTE 9 secio Coleoptera Chironidae 25
Source : MNHN, Paris
IS © N © MM 1
Famille
des Chironidae
Chironidae Péringuey, 1901. Bien que le terme « Chironidae » ait été utilisé antérieurement
par Harold (1867 : 278) dans une clé dichotomique, il apparaît clairement que celui-ci a
été employé par commodité comme substantif pluriel se rapportant aux membres du genre
Chiron et pas comme nom du groupe famille. Nous considérons cette simple citation comme
nomen nudum et attribuons la « paternité » des Chironidae à Péringuey (1901), premier
auteur à avoir utilisé et justifié cette combinaison.
Catalogues
Dejean, 1836 : 163 - Gemminger et Harold, 1869 : 1071 - Schmidt, 1912 : 10-11 ;
1913 : 1 et 13-15.
Genre type
Chiron Mac Leay, 1819
Diagnose
Corps de taille petite à forte (5,5-30 mm), allongé, cylindrique ; dessus plus ou moins
brillant, glabre, à l'exception de soies céphaliques (macrochétes) dont la position est carac-
téristique des genres.
3 La conformation de
la massue antennaire Tête convexe, bi- ou trituberculée, avec parfois deux tubercules accessoires peu distincts sur
des Chironidk ne
appelle cele le vertex (Theotimius).
de certains Passalides 5 5 À D
(Avlacocyclinge Antennes de neuf articles, la massue de trois articles, densément tomenteuse 3 (fig. 5).
notamment). Ces deux : . à L
familes présentent un Yeux bien développés, de taille relativement petite, faiblement entamés par le canthus.
venta retconm™” Ommatidies de type eucône, à zone claire réduite. Cornée à facettes bien marquées
ee (Chiron) ou lisse (Theotimius), sans écran pigmentaire apparent.
(mésonotum
pédonculé). Labre non recouvert par le clypéus, saillant en avant, à bord antérieur denticulé (4-6 dents)
C'est probablement & 2 = peers be Feat é
Rae de (Fig. 1) ou simplement émarginé (fig. 2). Mandibules proéminentes, pyramidales, fortement
el sclérifiées, subégales ou plus ou moins fortement asymétriques. Maxilles avec lacinia et
a conduit certains ; eel inet fone illai é
auteurs (lliger, 1801; galea bien sclérifiées, distinctement séparées ; palpes maxillaires de quatre articles. Palpes
_ Schônher: 1817) abiaux de trois articles.
à placer l'espèce de
Eau 6 afrdul Pronotum fortement convexe, rebordé à la base et sur les côtés. Articulation prothorax-
Fabrics, 1792. mésothorax lâche, mésothorax pédonculé. Stigmates mésothoraciques oblongs, péritrème
glabre, ouverture subatriale apicale réduite. Intersegmentalium constitué d’un seul sclérite
médian (Theotimius) ou de 2 sclérites sétifères distincts (Chiron). Scutellum toujours visible,
linéaire ou en triangle allongé.
CAE sec Coleoptera Chironidae 27
Source : MNHN, Paris
Élyires oblongs, parallèles, glabres, nettement striés-ponctués (10 stries], laissant générale-
ment le pygidium à découvert, les stries 8-9 subégales, raccourcies en avant. Ailes mem-
braneuses bien développées, fonctionnelles, sans nervure médiane [M] récurrente ; nervure
M4 + Cu fortement raccourcie.
Cavités procoxales fermées en arrière par les épimères. Coxae antérieures en ovale trans-
verse, insérées au second tiers du prosternum, avec une saillie antécoxale triangulaire
longitudinale. Coxae médianes espacées, les postérieures contigués. Fémurs antérieurs
aplatis, sublenticulaires. Tibias antérieurs à 4 fortes dents externes (parfois avec quelques
petites dents basales supplémentaires) ; un fort éperon apical interne. Tibias intermé-
diaires et postérieurs trigones avec deux carènes transverses externes munies de soies spi-
niformes, deux éperons apicaux internes inégaux (médians) ou subégaux, disposés de
part et d'autre du métatarse (postérieurs). Tarses de 5 articles, à griffes simples, empo-
dium absent.
Abdomen convexe, à 6 sternites visibles. 8 paires de stigmates abdominaux fonctionnels,
les 7 premières paires laparostictes, la 8° paire placée sur le tergite (stigmate propygidial).
Genitalia
3 : édéage de type trilobé, paramères symétriques, lobe médian bien sclérifié ;
ostium (phallotréme) en position dorsale ; sac interne avec ou sans pièces copulatrices ;
segment génital (urite x) ) bien sclérifié, en forme de U ou de V à angle interne arrondi.
Q : spermathèque peu sclérifiée, droite ou réniforme, à ductus court (fig. 20, 21).
Dimorphisme sexuel
Variable selon les genres, principalement au niveau de l'abdomen (fig. 8-11), de la tête,
des mandibules et du mentum (fig. 12-13).
Systématique
La famille des Chironidae compte trois genres bien individualisés :
— Chiron Mac Leay, 1819, qui occupe la totalité de l'aire de répartition connue de la
famille ;
— Amphiceratodon Huchet, 2000 : endémique d'Afrique du Sud ;
— Theotimius Huchet, 2000, qui compte 2 sous-genres : Theotimius (Theotimius) et Theotimius
(Amaecylius) Huchet, 2000 : Afrique et Madagascar.
La taxonomie interne de chacun des genres se révèle d'un abord difficile car les espèces
ne différent entre elles que par des caractères externes souvent ténus. L'examen de
l'édéage, si utile dans bien des groupes, se révèle ici d'un intérêt médiocre. En revanche,
l'étude de la partie apicale du lobe médian (Theotimius) ou des pièces copulatrices du sac
interne (Chiron, Amphiceratodon) fait apparaître de nettes différences spécifiques.
Concernant les femelles (Theotimius), l'étude des styles permet également d'arriver à une
soem fiable. Ces organes (lobes médians, piéces copulatrices et styles) sont
illustrés.
Stridulation
Paulian (1954) a montré que ces Insectes étaient morphologiquement adaptés pour émet-
tre des signaux sonores : « Leur pouvoir de stridulation tient au frottement d'une série de
stries transverses portées par la face interne des hanches postérieures contre le bord de la
cavité coxale. » Des stries semblables se retrouvent au niveau des coxae médianes.
28 Jean-Bernard HUCHET OS
Source : MNHN, Paris
Biologie
Les données biologiques sur cette famille sont très fragmentaires et la quasi-totalité des spé-
cimens de collections ont été capturés à l'aide de pièges lumineux. Péringuey (1901) four-
nit quelques éléments biologiques sur le genre : The insects included in this genus are not
found in dung like most of the Aphodiinae, but in sandy places under stones or débris [sic 1],
generally near the banks of pools or vleis... En Mauritanie, Bruneau de Miré (comm. pers.,
1996) a pu observer simultanément Theotimius grandis et Chiron senegalensis au voisinage
de Nyayes (mares temporaires) sous des troncs pourrissant d’Acacia nilotica (L.), dans un
sol fortement détrempé. Nos observations sur le terrain au Sénégal et sur une partie du
matériel ramené vivant en France complètent ces informations pour Chiron senegalensis. Les
individus de cette espèce (adultes et larves) vivent enfouis dans le sol, à faible profondeur,
au pourtour de mares temporaires où ils forment de petites colonies. Les larves vivent dans
le même substrat que les adultes, mais dans de petites loges subovalaires à une profondeur
variant entre 3 et 5 cm. Steiner précise (comm. pers., 2000) à propos de la localité de cap-
ture de Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp. : ...The site is just inland from the coastal town
of Morondava, where giant baobab trees are the only large remnant of the dry forest there.
H is a low and flat region with powdery to sandy soil but also flooded shallow marshes. Most
of the area is cut-over thorny scrub (...) (photos 1-4).
Crowson (comm. pers., 1998), qui a examiné le contenu de l'intestin postérieur d'un spécimen
de Chiron sp., suggère que les espèces de ce genre ont un régime alimentaire comparable à
celui des Bledius Leach, 1819 (Coleoptera Staphylinidae) ou des Heterocerus Fabricius, 1792
(Coleoptera Heteroceridae) et se nourrissent d'algues filamenteuses terrestres
Géonémie
Les Insectes appartenant à cette famille se rencontrent dans des milieux ouverts jusque dans
des régions montagneuses (à faible et moyenne altitude).
Répartition (carte 3)
L'Afrique subsaharienne (a l'exception des déserts et des forêts denses), le Pakistan, l'Inde
(jusqu'à l’Assam}, le Népal, le Bangladesh, le Sri Lanka et Madagascar.
Les diverses citations concernant la présence de cette famille dans les îles du bassin méditer-
ranéen : Sicile (Gory in Guérin Méneville, 1829-1844 ; Silbermann, 1835 ; Ragusa, 1882-
1912 ; Porta, 1932) et Corse (Durand, 1969) correspondent vraisemblablement à des erreurs
d'étiquetage ou à des introductions accidentelles non suivies d'indigénation. La capture acci-
dentelle de Chironidae dans la chambre des machines d’un navire (Soudan, G.R.F Medani,
4. IX. 1927) montre que, fortement attirés par les lumières, ils se prêtent admirablement au
transport par l'homme. D'autres localités, relevées sur quelques spécimens isolés, mériteraient
confirmation : Asie mineure, Égypte, Algérie, Tunisie, Espagne, Malaisie et Java.
MORPHOLOGIE LARVAIRE
Comme à ce jour aucune larve de Chironidae malgache n'est connue, il nous a semblé utile
ce tile gress ce lallonve dalletpes ates ina(chven onecclere = (lense
Westwood, 1845) publiée récemment (Huchet et Lumaret, 2002).
Description
Longueur 7,5-10 mm. Larve de type mélolonthoide, assez fortement arquée en « C »
ouvert, sans gibbosité dorsale (fig. 36). Corps d’un blanc laiteux, la tête ivoire. Pubescence
RTL ENTIER] © nsecta Coleoptera Chironidae 29
Source : MNHN, Paris
très fine et éparse à l'exception de courtes soies spiniformes disposées en rangées trans-
verses sur la partie dorsale des segments abdominaux I-V (fig. 41).
Cranium (fig. 22, 37) lisse ou faiblement réticulé, transverse. Suture clypéofrontale droite ;
les deux sutures frontales convergentes, sinuées dans leur partie subterminale ; suture épi-
cranienne distincte, s'interrompant en avant au niveau de la jonction avec la suture fron-
tale. Stemmates absents.
Labre transverse, symétrique, subtriangulaire, à rebord antérieur trilobé. Clypéus transverse,
subquadrangulaire, limite entre les régions antérieure et postérieure du clypéus indistincte.
Epipharynx subtriangulaire (fig. 25), clithra présents ; haptomère fortement convexe, aire
somorielle distale avec un groupe de 6 macrosensilles ; aire pédiale subovale, portant
quelques microtriches aplatis orientés vers l'arrière ; dexiophobe et laeophobe subsymé-
triques, encadrés latéralement par une expansion médiane, peu sclerifiée, en forme de U.
Gymnopariae bien définies. Epitorma antérieure peu distincte ou absente ; un cône senso-
riel bien développé à orientation somitale postérieure avec ‘4-6 pores sensoriels ; dexio-
forma et laeotorma symétriques, peu sclérifiées, unies en position médiane. Mandibules
jaune orangé, leur tiers apical fortement rembruni, (fig. 26-31) fortement sclérifiées, sub-
pyramidales, asymétriques, sans organe stridulatoire. Maxilles (fig. 39) : lacinia et galea
assez peu sclérifiées, distinctement séparées ; lacinia plus large que la galea, l'angle
interne aigu, sans uncus ; cardo transverse ; aucun organe stridulatoire. Palpes maxillaires
quadrisegmentés. Labium avec un postmentum distinct, subtrapézoïdal ; prémentum avec
des parties distale et proximale distinctes. Palpes labiaux de deux articles. Hypopharynx
(fig. 32] fortement convexe, subtrapéz dal ; les deux oncyli relativement petits, situés en
arrière de la surface dorsale des glosses, fusionnés en un sclérite hypopharyngien en forme
de«J».
Antennes de quatre articles ; antennomères 1-3 bien développés ; antennomére distal
réduit (fig. 23, 24, 38), subconique, inséré latéro-dorsalement sur le troisième antennomère
et apparaissant comme un appendice de celui-ci.
Prothorax sans processus antérieur ni plaques sclérifiées.
Pattes (fig. 34, 35) bien développées, massives, quadrisegmentées, sans organe stridula-
toire. Trochanters et femurs subfusionnés. Paire prothoracique un peu plus longue que les
paires méso- et métathoraciques, montrant un tibia et un tarse distincts ; protarse allongé,
avec une forte griffe flanquée de deux fortes soies (fig. 40). Pattes méso- et métathora-
ciques plus courtes et trapues, les tibias et tarses fusionnés en tibiotarse, la griffe insérée
sur un renflement peu distinct (tarsungulus).
Stigmates à plaque criblée (fig. 33), la plaque respiratoire réniforme ; stigmates thora-
ciques orientés postérieurement, ceux des segments abdominaux à orientation ventrale.
Partie dorsale des segments abdominaux |-V divisée en préscutum, scutum et scutellum
(fig. 41), chacun portant une à deux rangées transverses de soies courtes (a l'exception du
scutellum du segment A5 avec seulement quelques longues soies éparses). Raster (fig. 42) avec
une septula étroite, séparant des tèges de 26-30 courtes épines ; campus occupant le tiers
antérieur du segment A 10 ; fente anale transverse, un peu courbe, entourée de trois lobes
charnus dont un lobe supérieur et deux lobes inférieurs tangents entre eux (fig. 43).
Considérations taxonomiques
La larve de Chironidae partage certains traits de caractères primitifs avec plusieurs familles
de Scarabaeoidea Laparosticti : corps cylindrique ; antennes quadrisegmentées ; lacinia et
30 JeonBemad HUCHET SE
Source : MNHN, Paris
galea séparées ; palpes maxillaires quadrisegmentés ; pates normalement développées,
quadrisegmentées, les griffes distinctes ; stigmates à plaque criblée. Cette combinaison
caractérise notamment les Ochodaeidae, Hybosoridae, Orphnidae, Aphodiidae,
Aegialiidae et Aulonocnemidae. Ces caractères indiquent que Chiron se rattache incontes-
tablement aux rameaux de base des Scarabaeoidea.
Cependant, ce genre montre une série de caractères originaux qui lui confère une position
isolée au sein de la superfamille : maxille à lacinia très large, sans uncus ; épipharynx en
triangle, sans épitorma ; tormae peu sclérifiées, unies en position médiane ; antennomére
distal (IV) partiellement fusionné antérolatéralement avec le pénultième segment ; absence
d'organe stridulatoire au niveau des maxilles, des mandibules et des pattes (cette combi-
naison ne se retrouve chez aucune autre larve connue de la superfamille) ; hypopharynx
avec deux oncyli peu développés, fusionnés en un sclérite hypopharyngien en forme de
« J » ; régression notable des paires méso- et métathoraciques. Une régression similaire,
localisée à la paire métathoracique, s’observe chez les Orphnidae (Paulian et Lumaret,
1982 ; Barbero et Palestrini, 1993).
L'importance taxonomique de ces caractères semble exclure toute proche parenté entre le
genre Chiron et les familles précitées et notamment avec le « complexe » Aphodiidae-
Aegjaliidae auquel on l'a longtemps rattaché. Ces deux familles — auxquelles se rattachent
également les Aulonocnemidae - montrent une structure épipharyngienne très homogène
(notamment un fort développement de l'épitorma antérieure) nettement distincte de celle
décrite ici. On peut noter quelques traits qui se retrouvent chez les Lucanidae [absence
d'aire stridulatoire maxillaire) ou encore la réduction des pattes médianes et postérieures
qui caractérisent certains groupes de Geotrupidae et qui trouve son paroxysme chez les
Passalidae. Dans cette famille, la paire métathoracique, réduite à l'état de moignon, a
perdu sa fonction locomotrice au profit d'un complexe organe stridulatoire.
L'étude larvaire suggère que les Chironidae se situent parmi les petites familles les plus pri-
mitives du complexe Scarabaeoidea. Ces données corroborent celles tirées de la morpho-
logie des adultes. Cependant, comme cela est fréquemment le cas avec d'autres petites
familles mono- ou paucigénériques (Aclopidae, Pachypodidae, Belohinidae), la position
systématique des Chironidae au sein de la superfamille demeure encore incertaine.
L'analyse phylogénétique des caractères larvaires et imaginaux permettra sans doute de
préciser les relations existant entre les Chironidae et les autres Scarabaeoidea.
PARASITES ET PHORÉTIQUES
Fain (comm. pers., 2001) a reconnu sur le matériel provenant de cette région une seule
espèce d'Acarien : Sancassania chelone Oudemans, 1916 (fig. 16).
Tableau |. - Tableau récapitulatif
des principaux hôtes de Sancassania chelone Oudemans, 1916.
Parasite Hôtes | Remarques
Astigmata |
Acaridae Chiron hovanus Deutonymphes
Latreille, 1802 : Theotimius (Amaecylius) mahafalensis | hétéromorphes
ee ae Theotimius (Amaecylius) pauliani (= hypopes). Phorésie.
Oudemans, 1916
CREME] insecia Coleoptera Chironidae 31
Source : MNHN, Paris
Clé de détermination des genres et espèces malgaches
1. Labre quadridenté antérieurement (fig. 1). Tête bituberculée (fig. 3). Angles anté-
rieurs de la tête et base des joues portant un ou plusieurs macrochétes. Genitalia of 1eme
avec des paramères relativement allongés, sac interne avec des pièces copulatrices totales (LT) données
caractéristiques. Taille4 faible (6-8 mm). Édéage : fig. 17, 45 ; pièces copulatrices : te
fig. 48. [Chiron Mac Leay] ....
5 C. hovanus Fairmaire que le cadre
Labre simplement échancré antérieurement (fig. 2). Tête trituberculéeS (fig. 4). de cae fine
restreint
Angles antérieurs de la tête et base des joues sans macrochètes. Genitalia d'avec Shore
des paramères relativement courts (fig. 18, 19], sac interne sans pièces copulatrices. en compte ici
Taille forte (12-17,5 mm) [Theotimius Huchet] 2 2 ee tubercules
2. Tubercules céphaliques coniques, à sommet aigu. Tête large, peu convexe. Labre For
transverse, à échancrure médiane large, peu profonde fig. 56). Pronotum oblong vs ov mons |
(VI = 1,10), ponctué sur la moitié antérieure, le reste du disque ès brillant Srvereir ceo dour
Mésosternum sans trace de sillon le long des coxae médianes. Suture entre les ster- tubercules latéraux
nites V et VI effacée au milieu du disque. Taille forte : 17,5 mm. Nord-ouest de Pare
Madagascar [mâle inconnu] …… T macleayi n. sp.
Tubercules céphaliques à sommet émoussé, les latéraux caréniformes. Tête convexe.
Labre plus ou moins fortement bilobé (fig. 55). Pronotum transverse ou faiblement
allongé. Mésosternum avec un sillon distinct le long des coxae médianes. Suture entre
les sternites V et VI généralement entière. Taille moyenne : 12-15 mm os... eee 9
3. Mentum avec une caréne longitudinale médiane, du milieu du disque au rebord
antérieur. Strie juxta-épipleurale (102 strie) interrompue avant le calus huméral.
Pronotum transverse dans les deux sexes (LP/LAP = 0,93), assez finement ponctué
aux angles antérieurs et le long du bord antérieur ; le reste du disque entièrement
lisse ou imperceptiblement ponctué. Lobe médian : fig. 57. © : pygidium arrondi
(fig. 54). Sud de Madagascar... T. mahafalensis (Paulian)
Mentum plan, sans caréne longitudinale médiane. Strie juxta-épipleurale (10¢ strie)
entière, contournant le calus huméral en avant. Pronotum transverse (LP/LAP =
0,94), finement ponctué aux angles antérieurs et le long du bord antérieur o ou
faiblement allongé (LP/LAP = 1,02), à ponctuation forte et dense en avant du milieu,
superficielle mais bien visible sur le reste du disque 9. Lobe médian : fig. 58. © :
pygidium ogival (fig. 53). Centre de Madagascar ... T. pauliani n. sp.
Key to malagasy genera and species
1. Labrum quadridentate anteriorly (fig. 1). Head bituberculate (fig. 3). Anterior angles
of head and bases of genae bearing one to several machrochaetae. Genitalia cf
with elongated parameres ; internal sac with distinctive copulatory sclerites. Size,
small (6-8 mm). Aedeagus: figs 17, 45 ; copulatory sclerites: fig. 48 [Chiron
Mac Leay]... ee . C. hovanus Fairmaire
— Labrum simple, emarginate medially (fig. 2). Head trituberculate (fig. 4). Anterior
angles of head and bases of genae without machrochaetae. Genitalia o with rela-
tively short parameres (figs 18, 19) ; internal sac without copulatory sclerites. Size
medium to large (12-17.5 mm) [Theotimius Huchet] … 2
32 JeonBemord HUCHET aa
Source : MNHN, Paris
2. Cephalic tubercles conical, pointed. Head wide, weakly convex. Labrum transverse, its
medial emargination broad and shallow (fig. 56). Pronotum oblong {L/| = 1, 10), dis-
tincily punctate in anterior half, remaining surface shining. Mesosternum without groo-
ves along the midcoxae. Suture between sternites V and VI indistinct in the middle.
Size large: 17.5 mm. Northwest Madagascar [male unknown]........ T macleayi n.
— Cephalic tubercles blunt, the lateral ones keel-shaped. Head convex. Labrum more
or less strongly bilobate (fig. 55). Pronotum transverse or weakly elongated.
Mesosternum with a distinct groove along each midcoxa. Suture between sternites V
and VI generally complete. Size medium: 12-15 mm...
FI
3. Mentum with a medio-longitudinal ridge from middle to anterior margin. Juxta-epi-
pleural stria (10h stria) interrupted before humeral callus. Pronotum transverse in
both sexes (LP/LAP = 0.93), its anterior margin and angles finely punctate, the rest
of the surface entirely smooth or imperceptibly punctate. Median lobe: fig. 57. 9:
pygidium rounded (fig. 54). Southern Madagascar ... ..T, mahafalensis (Paulian)
— Mentum flat, without a mediolongitudinal ridge. Juxta-epipleural stria complete
(10th stria), extended around humeral callus anteriorly, Pronotum transverse
(LP/LAP = 0.94), finely punctate on its anterior angles and along its anterior mar-
gin (d°) or weakly elongated (LP/LAP = 1.02), with a strong and dense punctuation
cephalad of middle, superficial but clearly distinct in the posterior half (2). Median
lobe: fig. 58. 2: pygidium ogival (fig. 53). Central Madagascar .... T pauliani n. sp.
Genre Chiron
Chiron Mac Leay, 1819 : 107 [espèce type du genre : Scarites cylindrus Fabricius, 1798,
décrit des Indes orientales, seule espèce citée] - Fairmaire, 1901 : 135 - Schmidt, 1913 :
113-15 ; 1912 : 10-11 - Arrow, 1936 : 150-153 - Paulian, 1976 : 236-239 - Huchet,
2000 : 3-7 14-18
Diagnose originale
Genre Chiron Mac Leay, 1819, Horae Entomologicae, 1 : 107.
« Antennae novem-articulatae, articulo basilari elongato, cylindrico, secundo globoso,
tertio conico, 4°, 5° et 6° brevissimis, reliquis tribus clavam ovatam formantibus. Labrum
transverso-quadratum, penitus exsertum. Mandibulae breves, vix exsertae, validae, arcua-
tae. Palpi maxillares graciles, menti versus apicem inserti, articulo ultimo subulato, tertio
subconico sed vix secundo longiore. Mentum semicirculare vel potius subtrigonum. Corpus
cylindricum, elytris abdomen haud obtegentibus. Caput transversum, ab thorace nullo inter-
vallo disjunctum, sed eâdem omnino latitudine. Scutellum minimum vix distinctum inter elytra
productum. Pedes sat breves, femoribus incrassatis, tibiis anticis dilatatis digitatis. »
Principaux caractéres diagnostiques du genre
Habitus : fig. 44. Corps allongé, étroit, cylindrique, noir, brun rouge ou orangé, fréquem-
ment avec les côtés du pronotum, des élytres et parfois le premier interstrie élytral plus
clairs. Taille faible à moyenne (5,5-10 mm) ; dessus glabre.
CTO) Insecta Coleoptera Ch
idae 33
Source : MNHN, Paris
Tête transverse, assez fortement convexe (fig. 3). Joues rebordées sur leur marge externe,
ne dépassant généralement pas ou peu les yeux ; un pore pilifère à leur base, portant un
ou deux longs macrochètes.
Yeux bien développés, faiblement entamés par le canthus.
Angles antérieurs du clypéus saillants, leur bord inférieur portant un macrochète. Suture cly-
péo-frontale carénée, bituberculée (souvent avec deux tubercules accessoires, peu distincts,
placés latéralement en retrait), délimitée en arrière par une forte impression transverse en
creux. Sutures clypéo-génales bien visibles. Labre quadridenté (fig. 1) ou sexdenté en avant.
Mandibules fortement sclérifiées, la mandibule gauche fréquemment hypertrophiée chez les
males. Mentum transverse (mêle) ou subquadrangulaire (femelle), rétréci en courbe vers l'avant
(fig. 12-13). Palpigères en lames subiriangulaires. Ligula peu visible, bifide.
Pronotum convexe, rebordé à la base et sur les côtés. Apophyse prosternale (= sternellum)
fortement bombée, subconique. Scutellum linéaire, l'aire scutellaire faiblement enfoncée
entre les interstries suturaux. Mésosternum fortement convexe, saillant, rebordé le long des
coxae intermédiaires. Métasternum convexe, une apophyse longitudinale médiane se pro-
longeant en avant entre les coxae intermédiaires ; aire métasternale subplane ou faible-
ment concave, avec un sillon longitudinal médian bien marqué ; ponctuation peu percep-
tible sur le disque et en arrière de celui-ci, double, forte, confluente et sétigère au niveau
des angles antérieurs.
Elytres allongés, parallèles, avec dix stries bien marquées, en étroits sillons ponctués, les
points n'entamant pas ou peu les interstries, lesquels sont faiblement convexes ou plans, à
ponctuation très fine et éparse, l'interstrie juxta-sutural fréquemment éclairci ou rembruni ;
les stries 1-10, 2-9, 3-6, 4-5 et 7-8 réunies par paires à l'apex, plus rarement avec les
stries 3-4 et 5-6 anastomosées apicalement (ces deux modèles peuvent parfois s'observer
simultanément au sein d’une méme population conspécifique). Macroptére.
Trochanters médians et postérieurs portant une soie unique sur leur marge postérieure.
Tibias antérieurs quadridentés au bord latéro-externe, parfois ornés d'un ou plusieurs petits
denticules supplémentaires à la base (fig. 6) ; éperon apical interne robuste ; tibias inter-
médiaires et postérieurs trigones.
Abdomen convexe. Sternites | à V avec une ou plusieurs rangées transversales de gros
points enfoncés sétigères. Sternite VI à ponctuation similaire, mais les points d'un plus
grand diamètre, son aire médiane plus ou moins lisse présentant en avant du milieu
quelques longues soies éparses dirigées vers l'avant. Pygidium fortement convexe, obtusé-
ment arrondi, présentant de nombreux pores ombiliqués sétigères d'un fort diamètre.
Genitalia
& : édéage à phallobase allongée, incurvée dorso-ventralement ; paramères symé-
triques (fig. 46), relativement allongés ou bien courts et tronqués à l'apex ; partie apicale
du lobe médian bien sclérifige, unguiforme (fig. 47], non visible entre les paraméres. Sac
interne bien développé, comprenant des pièces copulatrices caractéristiques dont notam-
ment deux expansions latérales en forme de crochets qui se redressent à angle droit lors
de l'éversion du sac interne (fig. 17, 48). Segment génital en V, à angle interne arrondi ;
la partie basale plus ou moins fortement étranglée en arrière des branches latérales, cel-
les-ci bien développées, en forme d'ailettes acuminées à l’apex.
Remarque : Comme nous l'avons précédemment indiqué (Huchet, 2000), il existe dans ce
genre une étroite corrélation entre les variations morphologiques de l'édéage et du labre.
34 JeonBemard HUCHET SE
Source : MNHN, Paris
On peut ainsi reconnaître chez Chiron deux groupes distincts : l’un à labre sexdenté avec
un édéage à paramères courts et tronqués à l’apex, l'autre dont le labre est quadridenté
avec un édéage à paramères longs et arrondis apicalement. Nous considérons ces entités
comme « groupes d'espèces », sans leur attribuer d'autre valeur taxonomique.
2 : valves génitales avec deux styles symétriques bien sclérifiés en S ou L aplati, à
chétotaxie microscopique éparse. Spermathéque (fig. 20) proportionnellement grande,
assez peu sclérifiée, à ductus relativement court, plus ou moins spiralé, évasé dans sa par-
fie proximale ; réceptacle séminal réniforme, très fortement incurvé ; glande de la sperma-
thèque de taille faible, arrondie, portant quelques filaments glandulaires et reliée au récep-
tacle séminal par un ductus assez court.
Dimorphisme sexuel
Co : pygidium fortement infléchi vers le dessous, le dernier sternite abdominal com-
primé et relevé en son milieu (fig. 10, 11). Mentum transverse (fig. 12) présentant généra-
lement une fossette basale prononcée. Mandibule gauche fréquemment hypertrophiée.
2 : pygidium régulièrement convexe, le dernier sternite abdominal très large, non
comprimé en son milieu (fig. 8, 9). Mentum faiblement transverse, subquadrangulaire (fig.
13), à fossette basale peu prononcée ou obsolète. Mandibules subégales.
Géonémie
C'est le genre le plus largement répandu : il occupe la totalité de l'aire de répartition
connue de la famille, à l'exception toutefois du sud de l'Afrique (région du Cap) où il est
remplacé par le genre Amphiceratodon Huchet, 2000 (Huchet, 2002). Il n'est représenté à
Madagascar que par une seule espace.
Chiron hovanus Fairmaire, 1901
(fig. 1, 3, 8-13, 44, 45-48)
Chiron hovanus Fairmaire, 1901 : 135 - Marie et Lesne, 1917 : 25 (catalogue) - Arrow,
1936 : 150 - Paulian, 1976 : 237 - Huchet, 2000 : 14.
Holotype
1 & collé sur paillette [long. (LT) : 7 mm, larg. : 2,2 mm] : « Madag., 2 [illisible 1] /
Chiron hovanus, Frm, Madag. [de la main de Fairmaire] / Coll. L. Fairmaire 1906,
Muséum Paris / Type / Chiron hovanus Fairmaire, Holotype, J. B. Huchet def, 2001 ».
[MNHN]. Localité de I’holotype : MADAGASCAR Ouest : Suberbieville [= Maevatanana].
Description
Corps cylindrique, brun rougedtre à noir, pourtour du pronotum, des élytres et l'interstrie
juxtasutural éclairci ; dessous orangé, pattes rousses ; taille faible (LT : 6-8 mm).
Tête transverse (fig. 3), moyennement convexe ; ponctuation céphalique double, compo-
sée de points microscopiques épars et de gros points enfoncés, inégalement répartis, deve-
nant plus rares sur le vertex. Joues faiblement arrondies ou subparalléles, entièrement
rebordées, dépassant à peine les yeux en avant, leur base portant un ou deux longs
macrochètes.
RENTE] 15-00 Coleoptera Chironidae 35
Source : MNHN, Paris
Clypéus un peu déclive en avant, à bord antérieur subrectiligne en son milieu ; les côtés
obliquement échancrés, denticulés, chacun des intervalles entre les denticules portant une
courte soie lancéolée ; angles antérieurs du clypéus munis d'un macrochète au bord infé-
rieur ; suture clypéo-frontale carénée, bituberculée, les deux tubercules bien distincts, assez
rapprochés, délimités en arrière par une forte impression transverse en creux (fréquemment
avec deux tubercules accessoires peu distincts placés latéralement en retrait) ; suture cly-
péo-génale bien distincte, formant un $ vers l'intérieur (fig. 3). Labre transverse, à bord
antérieur quadridenté (fig. 1). Mandibules fortement sclérifiées, à face dorsale concave ;
bord externe en courbe régulière, apex obtusément anguleux. Mentum transverse, les côtés
régulièrement arqués, la base subrectiligne ; le tegument couvert de points moyens sétigè-
res ; palpigères bien distincts, en lames subtriangulaires contigués
Pronotum fortement convexe, rebordé à la base et sur les côtés, marge antérieure sous
forme d'un fin ourlet orangé rougeditre translucide ; ponctuation identique à celle de la
tête, mais sensiblement plus éparse ; côtés du pronotum faiblement arqués, les angles anté-
rieurs obtusément anguleux, peu saillants en avant, angles postérieurs régulièrement
arrondis. Sternellum (apophyse prosternale) subtriangulaire, présentant une arête longitu-
dinale médiane distincte, base obtusément anguleuse, ciliée, angles postérieurs aigus ;
ponctuation discale irrégulière, constituée de points sétigères moyens relativement serrés ;
deux longues soies paramédianes situées un peu avant la base. Scutellum étroit, allongé,
orangé rougedtre, les côtés distinctement rembrunis ; partie antérieure du scutellum (visi-
ble au niveau du mésonotum) couverte de gros points sétigéres serrés. Mésosternum
convexe, luisant, rebordé le long des coxae médianes ; ponctuation forte et vermiculée en
avant et aux angles antérieurs, lisse sur une aire longitudinale médiane basale.
Métasternum convexe, lisse, à l'exception d'une aire triangulaire située sous les femurs
médians ; sillon métasternal bien marqué de la base à l'apex, distinctement fovéolé dans
les deux sexes.
Elytres brillants, proportionnellement courts. Les côtés subparallèles, faiblement étranglés
en arrière de la région humérale ; stries bien marquées, striées-ponctuées, les points n’en-
tamant pas ou peu les interstries ; ceux-ci faiblement convexes, à ponctuation microsco-
pique, éparse.
Tibias antérieurs quadridentés, fréquemment avec quelques denticules supplémentaires à la
base ; éperon apical massif, en courbe vers l'extérieur, atteignant en avant la base du qua-
trième article, Coxae médianes avec une rangée oblique de points sétigéres (soies courtes)
le long du bord interne ; coxae postérieures à ponctuation forte, vermiculée, le rebord pos-
térieur en arête aiguë.
Abdomen convexe. Les sternites IV avec chacun une rangée transversale de gros points
enfoncés sétigéres. Sternite VI à ponctuation similaire, mais avec les points d'un diamètre
supérieur ; aire médiane lisse présentant, le long du bord antérieur, quelques longues soies
éparses dirigées vers l'avant. Pygidium fortement convexe, obtusément arrondi ; de nomb-
reux pores ombiliqués sétigères d'un fort diamètre le long des côtés et en arrière du disque ;
l'aire médiane lisse, avec quelques points microscopiques épars ; partie supérieure [|'in-
secte étant vu de dessus) à ponctuation forte, dense, constituée de points moyens fovéolés
à fond rugueux.
Genitalia
d'_: édéage (fig. 45) ; paramères (fig. 46) ; partie apicale du lobe médian (fig. 47) ;
pièces copulatrices (fig. 48).
36 Jean-Bernard HUCHET MERE
Source : MNHN, Paris
Dimorphisme sexuel
Outre les caractères sexuels secondaires propres à ce genre, les mâles de cette espèce se
caractérisent par une réduction notable de la longueur des élytres [LE/LP (c*) = 1,75-1,82 ;
LE/LP (2) = 1,82-1,90].
Distribution dans l'île (carte 4)
Mapacascar OUEST : Suberbieville [= Maevatanana] (H. Perrier de la Bathie) (localité de
holotype) ; Miandrivazo (J. Herrmann), (déterminé comme Chiron hovanus Fairm. par M.
G. Olsoufieff), ex coll. Lebis-Vadon [MNHN, 2 ex.] ; S.-P. d’Antsalova, Antsingy, Réserve
naturelle intégrale n° 9 (A. Peyrieras), 1. 1975, [MNHN, 80 ex.]. MADAGASCAR SUD : S.-O.
de Tuléar, Betioky Sud (P Clément), ex coll. Pétrovitz [MHNG, 8 ex.].
Phénologie
Espéce capturée en janvier.
Remarque
Cette espèce est morphologiquement très proche de C. cylindrus (Fabricius) de la région
orientale. Elle s'en distingue principalement par ses élytres proportionnellement plus courts
(caractère accentué chez les mâles) et par la conformation des pièces copulatrices.
Genre Theotimius
Theotimius Huchet, 2000 : 21. [espèce type du genre : Chiron grandis Gory, 1830, dési-
gnée par l'auteur]
Diagnose
Habitus : fig. 63, 64, 65. Corps subcylindrique, allongé, de taille moyenne à forte (11-
30 mm), d'un noir luisant (rarement d'un brun rouge) ; dessus glabre.
Tête transverse, trituberculée (fig. 4) ; les deux tubercules antérieurs reliés en avant par une
forte caréne en U inversé, le tubercule médian en retrait.
Yeux bien développés, visibles de dessus, faiblement entamés par le canthus.
Clypéus largement échancré de chaque cété du milieu. Ponctuation céphalique dense,
rdpeuse ou granuleuse, plus fine et éparse sur le vertex. Labre transverse, simplement
échancré dans sa partie médiane, à pourtour densément cilié (fig. 2). Mandibules forte-
ment sclérifiées, subégales, à apex bidenté. Palpes maxillaires de quatre articles. Mentum
subquadrangulaire, le bord antérieur arrondi, retroussé en dedans ; disque du mentum
densément pubescent avec (s.-g. Theotimius) ou sans (s.-g. Amaecylius) sillon longitudinal
médian. Palpigères indistincts, fusionnés avec le bord antérieur du mentum. Palpes labiaux
de 3 articles.
Pronotum convexe, entièrement rebordé à la base et sur les côtés, ce rebord se prolongeant
sur la marge antérieure derrière les yeux ; bord antérieur constitué d’un fin ourlet mem-
braneux hyalin s'interrompant à la base interne des angles antérieurs ; ceux-ci projetés en
avant, visibles du dessus. Apophyse prosternale (sternellum) subconique, glabre, fortement
RTO EMA] 1152050 Coleoptera Chironidae
37
Source : MNHN, Paris
bombée, la base obtusément arrondie, rebordée latéralement, les côtés sinués en arrière
du milieu, puis largement échancrés du milieu au sommet. Scutellum en triangle allongé.
Mésosternum fortement convexe, saillant entre les coxae intermédiaires. Métasternum
sillonné longitudinalement, finement ponctué sur le disque et en arrière, à ponctuation forte
et granuleuse dans une aire triangulaire située au-dessous des coxae médianes, les gra
nules sétigères en avant; sillon métasternal généralement distinctement fovéolé (d') ou non
(9).
Elytres allongés, parallèles, avec 10 stries bien marquées pourvues de points transverses
entamant plus ou moins fortement les interstries, ceux-ci faiblement convexes à ponctuation
microscopique éparse ; les 8° et 9° stries élytrales raccourcies vers l'avant, subégales, n'at-
teignant pas le calus huméral ; les stries 1 et 10, 2 et 9, 3 et 4, 5 et 8, 6 et 7 réunies par
paires à lapex. Macroptère
Trochanters médians et postérieurs portant deux longues soies (Theotimius s. str.) ou une
seule (s.-g. Amaecylius) sur leur marge postérieure (fig. 49, 50). Tibias antérieurs quadri-
dentés au bord latéro-externe (fig. 7), la dent basale assez petite, rarement obsolète. Epe-
ron terminal allongé, faiblement incurvé à l'apex, dépassant à peine les deux premiers
articles protarsaux. Fémurs antérieurs sublenticulaires. Tibias médians avec une dent (s. g.
Amaecylius) ou deux dents (Theotimius s. st.) au bord apical latéro-externe (fig. 49, 50).
Abdomen à six segments visibles, à ponctuation simple et fine au milieu de la face ster-
nale ; côtés à granulation dense, l'aire granuleuse divisée en son milieu par une courte ran-
gée transverse de granules sétigéres (sternites | à V) ; suture entre les sternites | à V läche,
constituée d'un profond sillon frangé intérieurement de soies courtes (Ill ; Il-lll ; II-IV) où
glabre (IV-V), les sternites V et VI soudés, mais à suture généralement bien visible. Pygidium
non recouvert par les élyires, rebordé à la base ; sa partie supérieure avec un sillon longi-
tudinal distinct ; ponctuation confluente, granuleuse ; granules étroits et allongés avec, en
outre, quelques gros points enfoncés d'où partent de longues soies testacées dirigées vers
l'arrière.
Genitalia
©" : édéage robuste, convexe, la phallobase allongée (fig. 18) ; paramères courts,
symétriques ; partie apicale du lobe médian fortement sclérifiée, saillante entre les para-
mères (fig. 19, 57, 58). Sac interne bien développé, sans pièce copulatrice.
Segment génital en U, parfaitement sclérifié, à branches latérales larges.
Q : valves génitales avec deux plaques ovalaires et deux styles symétriques bien scléri-
figs. Spermathèque proportionnellement très petite, peu sclérifiée, à ductus court et droit ; le
réceptacle séminal allongé, faiblement sinué au milieu de la face dorsale ; glande de la sper-
mathéque allongée, portant de nombreux canalicules (fig. 21). Ovaires à 6 ovarioles chacun.
Dimorphisme sexuel
& : pygidium infléchi vers le dessous, le sternite VI fortement comprimé au milieu.
Tibias antérieurs de largeur normale.
2 : pygidium régulièrement convexe, le sternite VI large, non comprimé, faiblement
sinué à la base. Tibias antérieurs élargis.
États pré-imaginaux
Inconnus.
38 Jean-Bernard HUCHET ee ct
Source : MNHN, Paris
Géonémie
Afrique : région sahélo-soudanienne (Theotimius s. str.) ; Afrique orientale (de la Somalie
au Lesotho), Angola et Ouest de Madagascar (s. g. Amaecylius).
Sous-genre Amaecylius
Amaecylius Huchet, 2000 : 21. [espèce type du sous-genre : Chiron patrizii Boucomont,
1923, désignée par l'auteur]
Les Theotimius malgaches appartiennent au sous-genre Amaecylius. Celui-ci se distingue du
sous-genre nominal par un ensemble de caractères dont notamment :
— tibias médians à apex unidenté sur le rebord latéro-externe (fig. 50) ;
— trochanters médians et postérieurs ne présentant qu'une seule soie au rebord inférieur
(fig. 50) ;
— mentum sans sillon longitudinal médian ;
— taille généralement bien inférieure à celle de l'espèce nominative.
Ce sous-genre présente également une particularité ayant trait au dimorphisme sexuel :
d' : mentum avec le disque fovéolé dans sa partie antérieure.
@ : mentum plan.
La faune malgache compte trois espèces dont deux inédites, décrites ici.
Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian, 1976)
(fig. 2, 4, 50, 51, 54, 55, 57, 59, 63)
Chiron mahafalensis Paulian, 1976 : 238.
Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian) ; Huchet, 2000 : 21.
Holotype
1 & piquée sur épingle (long. (LT) : 12,3 mm, larg. : 4,3 mm) : « Plateau Mahafaly, rég.
d’Ankalirano, Beomby, (A. Peyrieras), 14. |. 1974 / Type / Chiron mahafalensis n. sp., R.
Paulian det. / Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian), J. B. Huchet det. 1999. »
[MNHN]. Localité de I’holotype : MADAGASCAR SUD : Plateau Mahafaly.
Description
(holotype 2), (habitus : fig. 63). - Corps cylindrique, noir luisant ; pattes, mandibules,
angles antérieurs de la tête, scutellum et interstries juxtasuturaux éclaircis, brun rougedire.
Téte transverse, fortement convexe (fig. 4, 51) ; toute la partie antérieure granulée, verru-
queuse, vermiculée vers l'arrière. Tubercules du vertex peu développés, difficilement percepti-
bles. Joues arrondies, entièrement rebordées, dépassant un peu les yeux en avant, distincte-
ment incisées à leur jonction avec le clypéus ; suture clypéo-génale finement carinulée.
Clypéus fortement déclive en avant ; bord antérieur subrectiligne en son milieu, un peu plus
large que le labre ; côtés largement mais peu profondément échancrés ; angles antérieurs
arrondis, un peu saillants ; tubercules clypéaux latéraux caréniformes, relevés obliquement
vers l'intérieur, reliés en avant par une carène en U large ; tubercule médian petit, subco-
ÉTREEEMMEN insect Coleoptera Chironidae 89)
Source : MNHN, Paris
nique, en léger retrait. Labre à peine plus large que long, bilobé, obtusément incisé en son
milieu (fig. 55) ; tegument rugueux, brun rougedtre. Mandibules fortes, acuminées à l'apex,
distinctement sinuées en avant du milieu ; arête externe très fine, distinctement relevée.
Mentum faiblement allongé (L/! = 1,13), rebord basal un peu concave, côtés subrectilignes,
bord antérieur obtusément anguleux ; disque relevé en son milieu, avec une forte carène lon-
gitudinale médiane du milieu au bord antérieur ; tegument finement microréticulé (x 40).
Pronotum assez transverse (LP/LAP = 0,93), la plus grande largeur en arrière du milieu ;
ponctuation pronotale assez fine, double et éparse, limitée aux angles antérieurs et à
l'avant ; tegument présentant en outre quelques « micro-craquelures » superficielles. Angles
antérieurs aigus, saillants ; les postérieurs obtusément arrondis. Un sillon longitudinal basal
très court et superficiel. Sternellum convexe, subconique, base rebordée uniquement sur les
côtés, tégument très brillant à ponctuation double, éparse. Mésosternum convexe, luisant,
rebordé le long des coxae médianes ; ponctuation forte, écailleuse en avant et au niveau
des angles antérieurs, s'estompant progressivement vers l'arrière sur le disque, lisse le long
des coxae médianes. Métasternum luisant, à ponctuation microscopique éparse ; aire
métasternale avec un sillon longitudinal bien marqué, distinctement fovéolé en arrière du
milieu.
Elyires cylindriques, brillants, faiblement sinués dans la région post-humérale. Stries ély-
trales bien marquées (striées-ponctuées), assez profondes, les points entamant assez forte-
ment les interstries ; ceux-ci subplans, à ponctuation microscopique éparse. Strie juxta-épi-
pleurale (10° strie) interrompue avant le calus huméral.
Tibias antérieurs à dent basale bien indiquée ; méso- et métatibias relativement larges et
trapus.
Abdomen convexe, face sternale à ponctuation microscopique éparse sur l'aire médiane,
granuleuse latéralement (sternites |-V), les granules allongés s'effaçant progressivement
vers l'arrière, sternite VI sans granulation apparente. Pygidium bombé (fig. 54) ; disque
pygidial lisse, à ponctuation fine et éparse.
Genitalia
© : partie apicale du lobe médian échancrée en avant, l'échancrure présentant une
petite dent médiane peu saillante, les angles antérieurs aigus (fig. 57).
Q : styles (fig. 59).
Rapports morphométriques
© : LP/LAP = 0,95-0,96 ; LE/LAE = 1,70-1,74 ; LAL/DIT = 1,09-1,14 ;
LAP/LAT = 1,34-1,40 ; LE/LP = 1,80 ; DIT/LAT = 0,32-0,34.
@ : LP/LAP = 0,92-0,97 ; LE/LAE = 1,71-1,76 ; LAL/DIT = 1,16-1,22 ;
LAP/LAT = 1,39-1,44 ; LE/LP = 1,80-1,84 ; DIT/LAT = 0,31-0,32.
Hl
Dimorphisme sexuel
Caractéres sexuels secondaires classiques. Par ailleurs, la téte et le pronotum sont sensi-
blement plus transverses chez les mâles.
Distribution dans l’île (carte 5)
MabAGAscar CENTRE (pentes occidentales) : Bekily (M. G. Olsoufieff), 1939-207 [BMNH, 2
ex.] ; Ampandrandava [45 km au N.-E. de Bekily] (A. Seyrig), ex. coll . Lebis-Vadon
40 JeonBernard HUCHE| SSS
Source : MNHN, Paris
[MNHN, 3 ex]. MapaGascar Sup : S.-P. d’Ampanihy, Plateau Mahafaly, région
d’Ankalirano, Beomby, 14. |. 1974 (A . Peyrieras, mission CNRS 225, 1974)6 [MNHN, 1
ex., holotype].
é 2 5
sen Phénologie
CNT ee D a & à a
etP Vite. Période d'apparition connue des imagos : janvier.
Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp.
(fig. 52, 53, 58, 60, 64)
Holotype
1 © piqué sur épingle (disséquée) (long. (LT) : 15 mm, larg. : 5 mm) : « Madagascar :
Province de Toliara [= Tuléar], Andranomena, 30 March 1990 / at black light, dry forest
near open marsh / W.E. Steiner, C. Kremen, V. Razafimahatratra collectors / holotype /
Theotimius (Amecylius) pauliani n. sp., holotype 9, J.-B. Huchet det. 1999 » [USNM].
Allotype
1 of: même localité [USNM].
Autres paratypes
2 @ 9 : même localité [USNM, 1 ex. ; MNHN, 1 ex.]. Localité de la série typique :
MaDAGASCAR OUEST : Andranomena.
Derivatio nominis
Cette espèce est dédiée à Renaud Paulian en très cordial hommage.
Description
Holotype © (habitus fig. 64). Corps cylindrique, assez étroit, noir luisant ; angles anté-
rieurs de la tête, joues, labre, scutellum et pattes d'un brun rougedtre.
Tête transverse, moyennement convexe, à ponctuation rugo-granuleuse forte et grossière ;
les granules inégaux, peu convexes, s'imbriquant plus ou moins en écailles. Tubercules du
vertex à peine indiqués, presque obsolètes. Joues arrondies, rebordées, peu saillantes
devant les yeux. Suture clypéo-génale bien marquée, caréniforme.
Clypéus peu déclive en avant ; bord antérieur visible de dessus, faiblement concave en son
milieu ; côtés largement mais peu profondément échancrés ; angles antérieurs obtus,
saillants vers l'avant ; tubercules clypéaux latéraux massifs, caréniformes, étirés oblique-
ment, reliés en avant par une caréne en U relativement étroit ; le tubercule médian petit,
subconique, en net retrait (fig. 52), flanqué en arrière de deux impressions en creux. Labre
transverse, à bord antérieur bilobé ; l’incisure médiane large et profonde, en V obtus
{o = 150°) ; le disque à ponctuation assez forte, rugueuse, présentant une courte carène
longitudinale antéro-médiane. Mandibules subégales, robustes, la face dorsale présentant
une carène médiane oblique à la base ; le bord externe épaissi, relevé, peu distinctement
sinué du milieu à l'apex. Mentum oblong (L/1= 1,15) ; côtés faiblement curvilignes ; base
subrectiligne ; bord antérieur obtusément anguleux ; disque faiblement convexe en son
milieu, sans trace de carène longitudinale médiane.
CREME — insecia Coleoptera Chironidae 41
Source : MNHN, Paris
Pronotum sensiblement isométrique (LP/LAP = 1,01), subcylindrique, luisant. Ponctuation dou-
ble et forte sur le tiers antérieur du pronotum, s’effaçant ensuite progressivement vers l'arrière ;
le reste du tégument lisse, présentant quelques points ombiliqués microscopiques épars sur
fond micro-craquelé ; un rudiment de sillon médian fovéolé à la base. Sternellum subconique,
très convexe ; tegument mat, ponctué assez finement et de façon éparse ; cdtes largement
échanerés du milieu à l'apex ; base indistinctement rebordée. Mésosternum convexe, entière-
ment mat, rebordé le long des coxae médianes uniquement au tiers inférieur ; une fovéole lon-
gitudinale médiane en arrière du milieu ; ponctuation discale forte, écailleuse en avant et au
milieu du disque, devenant rugo-granuleuse aux angles antérieurs ; le reste du tegument non
ponctué. Métasternum luisant, à ponctuation microscopique éparse ; disque un peu concave
en son milieu. Sillon longitudinal médian fin, non fovéolé, finement carinulé en arrière.
Élytres allongés (LE/LAE = 1,76), faiblement sinués en arrière du calus huméral, leur plus
grande largeur approximativement au milieu. Tégument mat, très finement microréticulé,
montrant çà et là quelques points microscopiques épars. Stries élytrales fines, mais bien
marquées, relativement profondes ; les points fins, entamant très faiblement les interstries ;
108 strie (strie juxta-épipleurale) entière, contournant le calus huméral en avant. Interstries
faiblement convexes.
Tibias antérieurs à dent basale externe peu marquée. Méso- et métatibias relativement gra-
cles (L/I : méd. = 2,4 ; post. = 2,6) ; éperon interne des tibias médians dépassant le milieu
du troisième article mésotarsal.
Abdomen semblable à celui de l'espèce précédente. Pygidium subconique (fig. 53), le
disque luisant à ponctuation fine, assez dense.
Genitalia
G : partie apicale du lobe médian du même type que chez T. (A.) mahafalensis, les
branches latérales cependant plus étroites et moins arquées, l'échancrure médiane plus
profonde, la dent médiane saillante (fig. 58).
Q : styles (fig. 60).
Rapports morphométriques
©: LP/LAP = 0,94 ; LE/LAE = 1,80 ; LAL/DIT = 1,13 ; LAP/LAT = 1,45 ; LE/LP =
1,80 ; DIT/LAT = 0,34.
@ : LP/LAP = 1,01-1,035 ; LE/LAE = 1,76-1,80 ; LAL/DIT = 1,27-1,38 ;
LAP/LAT = 1,41-1,43 ; LE/LP = 1,78-1,81 ; DIT/LAT = 0,27-0,29.
Dimorphisme sexuel
T. (A.) pauliani est isolé radicalement des autres espèces du sous-genre par l'ampleur de
ses caractères sexuels secondaires. Le dimorphisme s'exprime particulièrement dans la
conformation et le type de ponctuation pronotale {clé de détermination, p. 32), mais éga-
lement au niveau de la structure céphalique.
© : tête convexe, les angles antérieurs arrondis, les tubercules frontaux reliés en
avant par une caréne en U large ; le tubercule médian placé sensiblement sur le même plan
que les latéraux ; ponctuation moins dense, presque effacée.
9 : tête moyennement convexe, les angles antérieurs obtusément anguleux, les tuber-
cules frontaux reliés en avant par une carène en V à base obtusément arrondie ; le tuber-
42 JeonBerad HUCHET SE
Source : MNHN, Paris
cule médian placé en net retrait par rapport aux latéraux ; ponctuation rugo-granuleuse
forte et grossière.
Variations
Cette espèce varie considérablement par la taille : de 12 à 15 mm.
Distribution dans l'île
MADAGASCAR OUEST : route de Belo-sur-Tsiribihina, 20 km au N.-E. de Morondava,
Andranomena (photos 1-4).
Phénologie
Période d'apparition des imagos : mars (dans l'état actuel des connaissances).
Remarque
De façon assez surprenante, les femelles de cette espèce montrent plus de particularités dis-
tinctives que le mâle (un seul exemplaire connu). Celui-ci se révèle en outre morphologi-
quement très proche de T. (A.) mahafalensis. Cela nous a amené à désigner comme holo-
type un spécimen femelle. La conformation des styles © (fig. 60) nous paraît toutefois écarter
l'hypothèse d'un cas de peecilogynie.
Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp.
(fig. 52, 53, 58, 60, 64)
Description
Holotyee © (habitus fig. 64). Cylindrical, rather narrow, dorsall surface Block, shining}
anterior angles of the head, genae, labrum, scutellum and legs reddish-brown. (length:
15 mm; width: 5 mm).
Head transverse, trituberculate, moderately convex, punctuation strong and coarsely gra-
nulate. Genae rounded, margin thickened, weakly protruding laterally. Clypeo-genal suture
well marked, cariniform, extending to the internal upper margin of the eye.
Clypeus weakly declivitous forward, anterior margin faintly concave medially, lateral emar-
gination broad but not deep; outer angles obtuse, projecting forward; clypeal tubercles
strong, cariniform, oblique, joined narrowly anteriorly by a thin U shaped ridge; tubercles
with a distinct piliferous pore at base, median tubercle small, subconical, set distinctly back-
wards, with two slight pits behind. Vertex bearing two faintly marked, nearly obsolete
secondary tubercles. Labrum transverse, border darkened; anterior margin bilobed,
median emargination large and deep, forming an obtuse angle (a. = 150°); dorsal punc-
tuation strong and rugose; antero-median longitudinal ridge short. Mandibles subequal,
strong, dorsal side with an oblique median ridge at base; external margin thickened, wea
kly sinuate from middle to apex. Mentum oblong (length/width ratio = 1.15), anterior mar-
gin obtusely angular at middle, sides faintly curved, base straight; surface weakly convex
at middle, median longitudinal ridge absent.
Pronotum nearly isometric (length/width ratio = 1.01), subcylindrical, surface glossy; enti-
rely margined except median part of anterior border. Marginal border of anterior margin
consisting of a narrow membranous strip covering short line of yellowish setae. Dorsal sur-
Teas sec Coleoptera Chironidae 43
Source : MNHN, Paris
face with dual punctuation, dense punctures, coarse and fine on the anterior third, pro-
gressively disappearing towards the base, the remainder of the tegument smooth with scat-
fered microscopic ombilicated punctures; a slight groove at the middle of base. Anterior
angles acute, projecting forwards, their internal side setose, posterior angles obtusely roun-
ded. Sternellum subconical, strongly convex; surface dull, sparsely and finely punctuated,
lateral sides widely indented from the middle to apex, the base indistinctly marginated.
Mesosternum convex, entirely dull, only marginated along the posterior third part of meso-
coxae; a medio-longitudinal groove behind the middle. Punctuation antero-medially strong,
squamiform, the remainder of the tegument smooth. Scutellum triangular, narrow and elon-
gated. Metasternum glossy, slightly concave in the middle, with sparse microscopic punc-
tures; longitudinal groove narrow, not foveolate, finely carinated backwards.
Elyira oblong, (length/width ratio = 1.76), slightly sinuate behind humeral calli, widest
approximately at middle; dorsal surface matt, finely microreticulate, bearing a few sparse
microscopic punctures. Elytral striae fine but well marked, relatively deep. Punctures of elytral
striae small, faintly notching the sides of the weakly convex interstriae. The entire juxta-epipleu-
ral striae (10°), extending round the humeral callus. Juxta-sutural interstriae costate apically.
Outer margin of the fore tibia quadridentate, the basal tooth weakly marked; meso- and
metatibiae relatively slender (length/width ratio: meso- = 2.4; meta = 2.6); external spur
of mesotibia extending up to the middle of the third mesotarsal segment.
Pygidium subconical (fig. 53), with large foveolate setiferous punctures along the outer
margin, discal area glossy with fine and rather dense punctures.
Genitalia
G': apical part of median lobe similar to T (A.) mahafalensis (Paulian), however, the
lateral sides are narrower and less arched, with the median emargination deeper, and the
median tooth prominent (fig. 58).
9: styles (fig. 60).
Morphometric ratio
d': LP/LAP = 0.94 ; LE/LAE = 1.80 ; LAL/DIT = 1,13 ; LAP/LAT = 1.45 ; LE/LP =
1.80 ; DIT/LAT = 0.34.
o': LP/LAP = 1.01-1.035 ; LE/LAE = 1.76-1.80 ; LAL/DIT = 1.27-1.38 ; LAP/LAT
= 1.41-1.43 ; LE/LP = 1.78-1.81 ; DIT/LAT = 0.27-0.29.
&: head convex, the anterior angles rounded, frontal tubercles joined forwards by a
large U shape ridge; median tubercle located approximately at the same level as the late-
ral ones; punctuation of head less dense, nearly obsolete.
9: head moderately convex, the anterior angles obtuse, frontal tubercles linked for-
wards in a V shape ridge, obtusely rounded at base; median tubercle distinctly set back
from the lateral ones; punctuation of the head strong and coarse, roughly granulate.
Island distribution
Andranomena (loc. fyp.).
Phenology
March (in the actual state of knowledge).
44 JeonBerad HUCHET ME
Source : MNHN, Paris
Note
The female of this species exhibits more distinctive characteristics than those of the male
(only one male specimen known). The latter appears morphologically related to T (A.)
mahafalensis. For this reason, the female has been chosen as the holotype of this species.
We consider that the structure of the female styles (fig. 60) dismisses any poecilogyny hypo-
thesis.
Theotimius (Amaecylius) macleayi n. sp.
(fig. 56, 61, 65)
Holotype
1 © piquée sur épingle (disséquée) (long: (IT) : 17,5 mm ; larg, : 5,5 mm)
« Madagascar, Majunga / Muséum Paris / Holotype / Theotimius (Amecylius) macleayi n.
sp., Holotype ©, J.-B. Huchet det. 1999 » [MNHNI. Localité de I’holotype : MADAGASCAR
Ouest : Majunga
Observations
Ce spécimen présente les caractéristiques suivantes : le tibia postérieur gauche, ainsi que
les trois derniers articles méso- et métatarsaux, mutilés. Les pattes intermédiaires, initiale
ment détachées (collées au niveau du métasternum) ont été replacées et fixées en position
anatomique.
Derivatio nominis
Espèce dédiée à W.S. Mac Leay, descripteur du genre Chiron.
Description
Holotype 9, (habitus fig. 65). Corps allongé, subcylindrique, noir brillant ; pattes, antennes,
labre, mandibules et angles antérieurs de la tête éclaircis, rougedtres.
Tête transverse, assez peu convexe, à ponctuation rugo-granuleuse forte, inégale. Les
tubercules du vertex très aplatis, presque obsolètes. Joues grandes, faiblement concaves,
un peu courbes et rebordées latéralement, dépassant imperceptiblement en avant des yeux,
non sinuées à leur jonction avec le clypéus. Suture clypéo-génale finement carinulée.
Clypéus un peu déclive en avant ; bord antérieur rectiligne en son milieu, égal à la largeur
du labre ; côtés largement et profondément échancrés jusqu'aux angles antérieurs, ceux-ci
obtusément saillants en avant ; tubercules latéraux bien individualisés, à sommet aigu, un
peu obliques vers l'intérieur, prolongés en avant par une carène en U à crête tranchante ;
tubercule médian bien marqué, à sommet aigu, flanqué en arrière de deux impressions en
creux peu perceptibles. Labre très transverse (fig. 56), un peu bombé dorsalement ; bord
antérieur à échancrure large et profonde ; tegument assez fortement rugueux. Mandibules
fortes, distinctement concaves, sinuées du milieu à l’apex ; leur aréte externe très fine et
relevée. Mentum oblong (L/1 = 1,13), rebord basal concave, les côtés en courbe à peine
indiquée ; un très fin sillon longitudinal à la base devenant carinulé vers l'avant pour s'in-
terrompre un peu en avant du milieu.
Pronotum allongé (L/I = 1,10), brillant, les côtés subparallèles ; un court sillon fovéolé peu
perceptible au milieu de la base. Ponctuation double, limitée au tiers antérieur, les plus gros
Faune de Madagascar / 90 Re Coleoptera Chi
idae A5
Source : MNHN, Paris
points subovalaires, plus denses le long du rebord antérieur et aux angles antérieurs ; reste
du disque lisse et brillant avec quelques points microscopiques épars sur fond tégumentaire
un peu écailleux (x 32). Sternellum subconique, fortement convexe, non rebordé à la base ;
tégument brillant, non ponctué ; apophyse antérieure non surbaissée entre les coxae anté-
rieures : les côtés largement échancrés du milieu à lapex. Mésosternum convexe, non
rebordé le long des coxae médianes ; fossette médiane ovalaire ponctuée en arrière du
milieu ; ponctuation semblable à celle de l'espèce précédente, sur fond tégumentaire très
finement microréticulé (x 40). Aire métasternale lisse, brillante, à ponctuation microsco-
pique éparse, un peu déprimée en arrière latéralement ; le sillon longitudinal médian bien
marqué, devenant carinulé au niveau des coxae postérieures.
Elyires très allongés (LE/LAE = 1,87) ; stries élytrales fines, mais bien marquées ; points
n’entamant guère les interstries ; ceux-ci très faiblement convexes, brillants, à ponctuation
microscopique éparse ; strie juxta-épipleurale entière, contournant le calus huméral en
avant.
Tibias antérieurs larges, avec les quatre dents externes bien marquées ; femurs médians et
postérieurs subovalaires, brillants, à disque non ponctué.
Abdomen avec les sternites |-V fortement ponctués latéralement et formant des ridules lon-
gitudinales serrées, le milieu de la face sternale brillant, à ponctuation microscopique
éparse ; suture entre les sternites V et VI effacée au milieu du disque. Pygidium subconique ;
ponctuation discale semblable à celle de T (Amaecylius) pauliani.
Genitalia
Q : styles (fig. 61).
Rapports morphométriques
LP/LAP = 1,10 ; LE/LAE = 1,87 ; LAL/DIT = 1,40 ; LAP/LAT = 1,41 ; LE/LP = 1,74 ;
DIT/LAT = 0,30.
Dimorphisme sexuel
Inconnu.
Distribution dans l'île
MADAGASCAR OUEST : Majunga.
Phénologie
Inconnue.
Caractères diagnostiques
Cette espèce se distingue de T. (A.) pauliani par une taille plus forte, le pronotum et les ély-
tres proportionnellement plus allongés, un développement des mandibules plus important,
la conformation des tibias antérieurs et des tubercules céphaliques, le mésosternum non
rebordé le long des coxae médianes, enfin par la forme des styles.
Elle se distingue de T. (A.) mahafalensis par les caractères suivants : taille considérablement
plus grande, mentum inerme, labre plus transverse et non bilobé (fig. 56), disposition dif-
férente des tubercules céphaliques et forme des styles (fig. 61).
46 JeonBernad HUCHET VS
Source : MNHN, Paris
Theotimius (Amaecylius) macleayi n. sp.
(figs. 56, 61, 65)
Description
Elongated and subcylindrical, shining black; legs, antennae, labrum, mandibles and ante-
rior angles of head reddish (length: 17.5 mm; width: 5.5 mm).
Head transverse, slightly convex, punctuation strong and unequal, roughly granulate.
Genae large, faintly concave, slightly curved and margined, imperceptibly exceeding eye,
not sinuate at the junction with the clypeus. Clypeogenal suture finely carinate.
Clypeus weakly declivitous forwards, anterior margin straight at middle, width equal to
labrum. Sides widely and deeply indented up to the anterior angles, which are obtusely
produced forwards; lateral tubercles well defined, pointed at top, obliquely oriented
towards the middle, forwardly joined by a U shaped sharp ridge; median tubercle very dis-
tinct, conical, pointed at top, with two slight pits behind. Labrum strongly transverse (fig.
56), weakly domed dorsally, anterior margin widely and deeply emarginated, dorsal sur-
face rather strongly rugose. Mandibles strong, the dorsal surface distinctly concave, sinuate
from the middle to apex, the outer margin acute, turned-up. Mentum oblong (L/I = 1.13),
concave at base, the outer sides slightly curved, a very fine midline furrow at base, finely
carinate forwards and disappearing before the middle. Pronotum elongated (L/| = 1.10),
shining, lateral borders sub-parallel; a short vestigial furrow in the middle of the basis.
Dorsal surface with dual punctuation, restricted to the anterior third, the larger punctures
suboval, denser along the anterior margin and the anterior angles, the remainder of the
tegument nearly smooth, shining, with sparse microscopic punctures (x 32). Sternellum sub-
conical, strongly convex, not margined at base, surface shining, unpunctuated; anterior
apophyse not lowered between forecoxae, lateral sides widely indented from middle to
apex. Mesosternum convex, not margined along mesocoxae, bearing a punctate oval fur-
row behind the middle. Metasternal area smooth, shining with sparse microscopic punctu-
res, slightly flattened behind at the sides; the median longitudinal furrow well marked, cari-
nate between the posterior coxae.
Elytra very elongated (LE/LAE = 1.87), elytral striae fine but distinct, intervals of elytra
slightly convex, shining, not notched by elytral punctures, dorsal surface with sparse
microscopic punctures; juxta-epipleural stria complete, extending around the humeral
callus.
Protibiae large, the basal tooth not reduced; meso- and metafemora subovalar, shining,
their dorsal surface inpunctate.
Abdomen with sternites (I-V) strongly punctate laterally in the form of close longitudinal
wrinkles, the middle of the sternal area shining, with sparse microscopic punctuation; suture
between sternites V and VI indistinct in the middle. Pygidium subconical, punctuation simi-
lar to that of T. (Amaecylius) pauliani.
Genitalia
Q : styles (fig. 61)
Sexual dimorphism
Unknown.
RTE ME] insecta Coleoptera Chionidae 47
Source : MNHN, Paris
Island distribution
Majunga (loc. typ.)
Phenology
Unknown.
Diagnostic characters
This species differs from T. (A. pauliani by the following characters: larger size, the prono-
tum and elytra distinctly more elongated, the stronger mandibles, the shape of the protibiae
and cephalic tubercles, the mesosternum without groove along the median coxae; the
female genitalia are also different.
It differs from T (A.) mahafalensis by the following characters: larger size, mentum lacking
medio-longitudinal ridge, labrum distinctly more transverse and not bilobed (fig. 56), the
distribution of the cephalic tubercles and the shape of the female genitalia (fig. 61).
REMARQUE
Parmi le matériel étudié figure également un spécimen femelle (MNHN) présentant les étiquet-
tes suivantes : « Madagascar, 20, unique » ainsi qu'une étiquette manuscrite : « Chiron sp. 2,
Scarabaeidae ». Cet exemplaire présente certaines analogies avec T. (A.) pauliani et nous
pensions initialement le rattacher à cette dernière espèce. Par la conformation de ses styles
(fig. 62), ce spécimen ne correspond toutefois à aucune autre entité connue et il est possi-
ble quil s'agisse d'une espèce distincte. En raison de l'absence non seulement du méle,
mais encore d'une localité précise, nous préférons nous abstenir de la nommer (rapports
morphométriques : LP/LAP = 1,01 ; LE/LAE = 1,77 ; LAL/DIT = 1,27 ; LAP/LAT = 1,49 ;
LE/LP = 1,75 ; DIT/LAT = 0,31).
48 Jean-Bernard HUCHET ESS
Source : MNHN, Paris
Photo 1. Station d’Andranomena (N.-E. de Morondava : province de Tuléar) : localité type de Theotimius {Amaecrs
pauliani n. sp. Les euphorbes et buissons Spine bordant la piste constituent l'essentiel de la végétation locale.
(clic
és W. E. Steiner, mars 1990).
D
Photo 2. Station d’Andranomena (N.-E. de Morondava : province de Tuléar]. Préparatifs en vue du piègeage nocturne.
Au second plan : la grande toile blanche destinée au piège UV.
(clichés W. E. Steiner, mars 1990).
RTE TEE nsecia Coleoptera Chironidae 49
Source : MNHN, Paris
m
MADAGASCAR
LES PRINCIPALES CLASSES
D'ALTITUDE
MAJUNGA
TAMATAVE
Altitudes en mètres
= 300 m.
-600 m
rs - 00 m
=n - 1200 m.
SRE - 1 500 m.
Een) - 1800 m.
= a] - 2000 m.
D. 2 000 m.
Farafangana
Tropique du Capricorne
Fort-Dauphin repense
— 5
CIRAD-Amis Géotop
CR ee Projection Gauss Laborde
Carte 1. Carte du relief de Madagascar. (Service cartographique du Cirad).
50 tnd NES
Source : MNHN, Paris
MADAGASCAR
FORMATIONS VÉGÉTALES
(D'après Faramalala Miadana Harisoa, 1996)
MAJUNGA x
EST: 0-800 mètres
Forét dense humide semperviente
Formation secondaire (savoka)
Savane boisée
Savane
Mosaique forét-cultures plantations
T.: 800-7 800 metres
Forét dense humide sempervirente
Formation secondaire
| Savane
Mosaïque Yorét-savane" et Eucalyptus
IBIRANO : 0-800 mètres
Forét dense humide sempenirente
Formation secondaire
| Savane (boisée ou nom)
Mosaïque savane-culture-forét secondaire
ALTITUDES : + 1 800 mètres
For dense humide semperirento
ÉLIRE
|
Fourré à Philippa et savane d'altitude
OUEST : 800-1 800 mètres
Forêt sclrophyile basse dégradée
Savane
UEST : 0-800 mètres.
Forét danse sèche efomaton secondaire
Savane boisée
Savane
Farafangana Mangroves
SUD : 0-300 mètres
Foréidense sichea Dderea et Euphorbiaceae
Fourré dense sec
Formation secondal
Savane
Mosaïque “ourré-sol nu"
AUTRES
Marécages et izères
Paantations
100
CIRAD Amis Geotrop
48° Projection Gauss Laborde
Mananjary
__ Topique du Capricome _
Carte 2. Divisions phytogéographiques de Madagascar. (Service cartographique du Cirad.
RENTE] 15200 Coleoptera Chironidae 51
Source : MNHN, Paris
Photo 3. Station d’Andranomena
(NE. de Morondava : province de Tuléarl.
Marais inondés à proximité du lieu
de piégeage. En arrière plan :
quelques baobabs endémiques
à fruits comestibles
(Adansonia grandidieri Baillon, 1893),
ultimes vestiges de la forêt sèche primaire.
(clichés W. E. Steiner, mars 1990).
Photo 4. Station d'Andranomena
(NL. de Morondava : province de Tuléar].
Aperçu de la végétation locale :
bosquet d'Euphorbia sp.
faisant face au piège lumineux.
(clichés W. E. Steiner, mars 1990).
Lontwod HC DS
52
Source : MNHN, Paris
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1913. - Coleoptera Lamellicornia Scarabaeidae, Subf. Aegialiinae, Chironinae,
Dynamopinae, Hybosorinae, Idiostominae, Ochedaeinae, Orphninae. In : P. Wytsman (ed.),
Genera Insectorum, 150. Bruxelles, Verteneuil et Desmet, 87 p.
SCHÔNHERR C.J.
1817. - Synonymia Insectorum, oder Versuch einer Synonymiealler aller bisher bekannten
Insecten nach Fabricii Systema Eleutheratorum geordnet, mit Berichtigungen und
Anmerkungen wie auch Beschribungen never Arten und illuminirten Kupfern. Volume 1 (3),
Hispa - Molorchus, Skara, Lewerentz, xi + 506 p. (Appendix ad C. J. Schénherr Synonymia
Insectorum, tome 1, part 3, sistens descriptiones novarum specierum. Scaris, 266 p.)
56 JeonBemad HUCHET D
Source : MNHN, Paris
SILBERMANN G.
1835. - Enumération des entomologistes vivans (sic !), suivie de notes sur les collections
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Creuzat, 116 p.
VerDU J. R. et GALANTE E.
1997. - Aphodius brasiliensis Castelnau (Coleoptera: Aphodiidae). Larval morphology and
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1991. - Principales localités où des Insectes ont été recueillis à Madagascar. Coll. Faune de
Madagascar, Supplément 2, 88 p.
WEsrwoon J. O.
1834. - Descriptio generum nonnullorum novorum e familia Lucanidarum cum tabula synop-
tica familiae notulis illustrata. Annales des Sciences Naturelles 1 (Série 2), Zoologie : 112 -
122:
RTO AL) (secte Coleoptera Chironidae 57
Source : MNHN, Paris
Ke
F nie
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te
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4. Cvavaleiina
AHbätordrazaka/
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iv, À eFarafangana
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— Limites de provinces
— Limites de cantons
@ CHEFS-LIEUX DE PROVINCES
Préfectures
Sous-préfectures
Tropique du Capricorne
| 24°
0 100 200km
CIRAD-Amis/Géotrop
Projection Gauss Laborde
se
Carte 4. Répartition de Chiron hovanus Fairmaire à Madagascar. (Service cartographique du Cirad).
(La localité de l'holotype est entourée d'un carré).
TXT EME] (nsecto Coleoptera Chironidae
él
Source : MNHN, Paris
50°
ral
EX Sarnia |
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Port-Berge
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74 <Vavélenina
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NL @ CHEFS-LIEUX DE PROVINCES
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+ Sous-préfectures
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52 <ieripane
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Benentra ; ngaindrano
Body
À ameanity/ —Lamboadary / 0 100 200km
Ambovombe Le
{SpA i CIRAD-Amis/Géotrop
Projection Gauss Laborde
52°
SEU
A Theotimius (Amaecylius) macleayi n.sp.
* Theotimius (Amaecylius) pauliani n.sp.
I Theotimius (Amaecylius) mahafalensis n.sp.
Carte 5. Répartition à Madagascar de Theotimius Huchet. (Service cartographique du Cirad).
(La localité de l'holotype est entourée d'un carré).
REO TEE] Insecta: Coleoptera Chironidae 63
Source : MNHN, Paris
0,5 mm 0,5 mm
4
0,5 mm
-2 : labre, face supérieure. - 1 : Chiron hovanus Fairmaire. - 2 : Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian).
te, vue dorsale, - 3 : Chiron hovanus [iypel. - 4 : T. (A.) mahafalensis. [type]. - Fig. 5 : Chiron cylindrus (Fabricius), antenne.
:fibia antérieur droit, vue dorsale. - 6 : Chiron cylindrus - 7 : Theotimius (s. st) grandis (Gory). - Fig. 8-13 : Chiron hovanus.
8-9 : abdomen 9 et d', vue ventrale. - 10-11 : idem, vue de profil. — 12: mentum O' et 9.-13: id, ©
REE eke) Insecta Coleoptera Chironidae 65
Source : MNHN, Paris
Fig. 6:
0,5 mm
0,5 mm
18
0,1 mm
Ol mm
Fig. 14-15 : mesures morphométriques effectuées sur le sous-genre Amaecylius Huchet. — 14 : fête. ~ 15 : corps.
Fig. 16 : Sancassania chelone Oudemans : acarien phorétique des Chironidae malgaches. - Fig. 17 : Chiron sp. : partie distale
de l'édéage montrant le lobe médian et l'endophallus évaginés, vue de profil - Fig. 18-19 : Theotimius (Theotimius) grandis (Gory).
18 : édécpe vue latérale 19: paramerés; vue dos (a échec La pore apse scies du ake medion)
Fig. 20-21 : spermathèque. - 20 : Chiron cylindrus (Fabricius). - 21 : Theotimius (7.) grandis.
a : pièces copulatrices ; b : partie apicale sclérifiée du lobe médian ; d : ductus ; dgs : ductus de la glande de la spermathéque ;
€ : canalicules ; gs : glande de la spermathéque; rs : réceptacle séminal.
ROE eae) Insecta Coleoptera Chironidae 67
Source : MNHN, Paris
0,25 mm
0,1 mm
TI Na
D: FESS
TR
0,5 mm
Fig. 22-35 : Chiron senegalensis Hope & Westwood, larve de 3€ stade. - 22 : tête, vue dorsale. - 23 : antenne, segments apicaux,
mandibule gauche, vue dorsale. - 27 : idem, vue molaire.
vue dorsale. - 24 : idem, vue latéro-externe. ~ 25 : épipharynx. ~ 2
30 : idem, vue molaire. - 31 : idem, vue dorsale. - 32 : hypopharynx.
28 : idem, vue ventrale. - 29 : mandibule droite, vue ventrale. ~
33 : stigmate prothoracique. - 34 : patte prothoracique gauche, vue latéro-externe,
L 35 : patte mésothoracique gauche, vue latéro-externe.
ACP: acanthoparia ; ACR : acroparia ; € : clypéus ; CFS : suture ¢ péo-frontale ; cu : griffe ; cu : clithrum ; cx : coxa ; PH : dexiophobe ;
0X: dexiotorma ; E : épicrâne ; Es : suture épicrânienne ; F : front ; FE : fémur ; FS : suture frontale ; GL: glosses ; GP : gymnoparia ;
H : haptomère ; Hs icrosensilles ; Mss :
lérite hypopharyngien ; L : labre ; 1e : palpe labial ; 1H : laeophobe ; 1 : laeotorma ; M
ia ; TA : tarse ; TR : trochanter ; 1s : tarsungulus ;
macrosensilles ; PE: aire pédiale ; PPH : protophobe ; sc : cône sensoriel ; T:
TT: tibiotarsus ; USME : extension médiane en U.
TRE TEEN insect Coleoptera Chironidae
69
Source : MNHN, Paris
; 50mm
Fig. 36-39 : Chiron senegalensis Hope & Westwood, larve de 3° stade : photographies au MEB. — 36 : larve, vue latérale gauche.
37 : tête, vue latérale. — 38 : antenne gauche, partie apicale, vue latérale. — 39 : maxilles, vue dorsale.
car: cardo ; G : galéa ; LA : lacinia ; MP : palpe maxillaire ; UN : uncus.
ÉTAT TT EEE insecia Coleoptera Chironidae 71
Source : MNHN, Paris
Fig. 40-43 : Chiron senegalensis Hope & Westwood, larve de 3€ stade : photographies au MEB.- 40 : patte prothoracique, détail du tarse.
41 : abdomen, vue latéro-dorsale. - 42 : dernier segment abdominal, vue ventrale. - 43 : idem, vue caudale.
AT-9 : segments abdominaux ; ast : fente anale ; ¢ : campus ; CL: griffe ; DAL: lobe anal dorsal ; prs : préscutum ; s : septula ; sc : scutum
7 SCL: scutellum ; ta : tarse ; 1G : tèges ; VAL : lobe anal ventral.
RENTE EEE] insecia Coleoptera Chionidoe 73
Source : MNHN, Paris
Fig. 44 : Chiron hovanus Fairmaire, habitus (échelle : 5 mm).
Faune de Madagascar / 90
75
Source : MNHN, Paris
0,5 mm
Fig. 45-48 : Chiron hovanus Fairmaire, genitalia mâles. - 45 : édéage, vue latérale. - 46 : paramères, vue dorsale.
47 : partie apicale du lobe médian. - 48 : pièces copulatrices du sac interne.
CL TETE] nsecia Coleoptera Chironidae Tie
Source : MNHN, Paris
Tmm
0,5 mm
0,5 mm
58
Fig. 49-50 : fémur et tibia médian, vue ventrale, — 49 : Theotimius (Theotimius) grandis (Gory)
50 : (Amaecylius) mahafalensis (Paulian). - Fig. 51-52 : têtes, vue de profil [la flèche indique la position du tubercule médian).
51: T (A.) mahafalensis, type. ~ 52 : T. (.) pauliani n. sp., type. - Fig. 53-54 : pygidium et dernier segment abdominal, vue de
profil. - 53 : T. (A.) pauliani n. sp., holotype. - 54 : T. (A.) mahafalensis, holotype. - Fig. 55-56 : labre, face supérieure.
55: T (A.) mahafalensis. - 56 : T. (A.) macleayi n, sp. - Fig. 57-58 : lobe médian, partie apicale.
57 : I (A.) mahafalensis (Paulian). - 58 : T. (A.) pauliani n. sp. - Fig. 59-62 : style droit 9 . - 59: T. (A.) mahafalensis (Paulian).
60: T. (A) pauliani n. sp. - 61 : T. (A.) macleayi n, sp. - 62 : T.(A.) sp.
79
ETI ea) insecia Coleoptera Chironidae
Source : MNHN, Paris
Fig. 63 : Theotimius (Amaecylius) mahafalensis (Paulian) : habitus [holotypel [échelle : 5 mm).
Faune de Madagascar / 90
81
Source : MNHN, Paris
Fig. 64 : Theotimius (Amaecylius) pauliani n. sp. : habitus [paratype © ] (échelle : 5 mm).
es
Source : MNHN, Paris
Fig. 65 : Theotimius (Amaecylius) macleayi. n. sp. : habitus [holotype] (échelle : 5 mm].
Faune de Madagascar / 90
85
Source : MNHN, Paris
a
pt
7 ok
:
+
Index alphabétique
des taxa
Les chiffres en caractères gras désignent les pages où figure une illustration.
Acacia, 29
Acaridae, 17, 18, 31
Aclopidae, 31
Adansonia, 52
Aegialia, 19
Aegialiidae, 31
Amaecylius, 7, 8, 17, 18, 20, 21, 24, 28,
29, 31, 37, 38, 39, 41, 43, 45, 46, 47, 49,
63, 65, 67, 79, 81, 83, 85
Amphiceratodon, 17, 18, 19, 24, 28, 35,
55
Aphodiidae, 31, 57
Aphodiinae, 19, 29
Astigmata, 17, 18, 31
Aulacocyclinae, 27
Aulonocnemidae, 13, 31
Belohinidae, 31
Bledius, 29
capensis, 19
Ceratocanthidae, 13
Cetoniidae, 21, 23
chelone, 17, 18, 31, 67
Chiron, 4, 7,8, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23,
24, 27, 28, 29, 31, 32, 33, 35, 37, 39, 48,
53, 54, 55, 61, 65, 67, 69, 71, 73, 75, 77
Era 9 nsecta: Coleoptera Chironidae
Chironidae, 1, 3, 4, 13, 17, 18, 20, 21,
22, 23, 24, 27, 28, 29, 30, 31, 55, 56,
59, 67
Chironinae, 19, 54, 56
Coleoptera, 1, 3, 4, 17, 18, 29, 53, 54,
55, 56, 57
cylindricum, 19
cylindrus, 19, 22, 33, 37, 65, 67
Diasomus, 19
digitatum, 19
Dynastidae, 21
Euphorbia, 52
Geotrupidae, 31
Glaresidae, 21
grandidieri, 52
grandis, 20, 29, 37, 65, 67, 79
gravis, 19, 22
Helictopleurinae, 23
Heteroceridae, 29
Heterocerus, 29
hovanus, 4, 7, 8, 17, 18, 19, 23, 24, 31,
32, 35, 37, 61, 65, 75, 77
Hybosoridae, 31
laevicollis, 20, 22
87
Source : MNHN, Paris
Laparosticti, 30
Lucanidae, 19, 21, 31, 56
macleayi, 8, 17, 18, 21, 24, 32, 33, 45,
47, 63, 79, 85
mahafalensis, 8, 17, 18, 20, 22, 24, 31,
32, 33, 39, 43, 44, 45, 46, 48, 63, 65, 79,
81
Melolonthidae, 21
nilotica, 29
Ochodaeidae, 21, 31
Onthophagus, 21, 55
Orphnidae, 13, 31, 53, 56
Pachypodidae, 31
Passalidae, 19, 21, 31
Passalus, 19, 27
patrizii, 20, 21, 39
pauliani, 8, 17, 18, 22, 24, 29, 31, 32, 33,
41, 42, 43, 46, 47, 48, 49, 63, 79, 83
88
Platypodidae, 19
puneticollis, 19
radama, 21
thodesianus, 20, 22
Sancassania, 17, 18, 31, 67
Scarabaeidae, 23, 48, 55, 56
Scarabaeini, 13
Scarabaeoidea, 4, 13, 14, 18, 19, 21,
23"30"31, 53/04/6556:
Scarabaeus, 21
Scarites, 19, 33
senegalensis, 4, 20, 24, 29, 55, 69, 71,73
Sinodendron, 19
Staphylinidae, 29
Theotimius, 7, 8, 17, 18, 20, 23, 24, 27,
28, 29, 31, 32, 37, 38, 39, 41, 43, 45, 47,
49, 55, 63, 65, 67, 79, 81, 83, 85
Trogidae, 21
Jeon Berna HUCHET MS
Source : MNHN, Paris
Points de vente
Vous pouvez commander les ouvrages de cette collection auprès de votre libraire
ainsi que dans les librairies du Muséum, du Cirad et de l'IRD.
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diffusion@bondy.ird.fr
Déjà parus
I. = Insectes. Odonates Anisoptères, par le Dr EC. Fraser, 1956
Il. — Insectes. Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae, par R. Paulian, 1956
II. = Insectes. Lépidoptères Hesperiidae, par P. Viette, 1956
IV. = Insectes. Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Breuning, 1957
V. — Insectes. Mantodea, par R. Paulian, 1957
VI. = Insectes. Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957
Vil. — Insectes. Hémiptéres Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958
Vill. — Insectes. Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F Lawrence, 1959
X. - Poissons des eaux douces, par J. Arnoult, 1959
XI. - Insectes, Coléoptéres Scarabaeidae, Scarabaeina et Onthophagini, par R. Paulian ;
Helictopleurina, par E. Lebis, 1960
XIL. - Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F Lawrence, 1960
XIIl. - Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par R. Paulian, 1961
XIV. - Insectes. Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. Griveaud, 1961
XV. - Insectes. Aphaniptéres, par R. Lumaret, 1962
XVI. - Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962
XVII. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud, 1964
XVIII, — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. Crosnier, 1965
XIX, — Insectes. Coléoptéres Erotylidae, par H. Philipp, 1965
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part), par P. Viette, 1965
XX (2). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part) et Melicleptriinae,
par P. Viette, 1967
XXI. - Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966
XXII. — Insectes. Diptéres Culicidae Anophelinae, par A. Griebine, 1966
XXIIL. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967
XXIV. Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par PE.S. Whalley, 1967
XXV. - Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J.A. Slater, 1967
XXVI. = Insectes. Orthoptéres, Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acrididae),
par V.M. Dirsh et M. Descamps, 1968
CAE eee 5200 Coleoptera Chironidae 89
Source : MNHN, Paris
XXVII. - Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968
XXVIII, — Insectes. Hémiptères Reduviidae (12 partie), par A. Villiers, 1968
XXIX. — Insectes. Lépidoptéres Notodontidae, par S.G. Kiriakoff, 1969
XXX. - Insectes. Dermaptéres, par A. Brindle, 1969
XXXI. — Insectes. Lépidoptéres Noctuidae Plusiinae, par C. Dufay, 1970
XXXII. — Arachnides. Araignées Archaeidae, par R. Legendre, 1970
XXXIIL. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par E.-R. Brygoo, 1971
XXXIV. — Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de Lajonquière, 1972
XXXV. — Oiseaux, par Ph. Milon, J.-J. Petter et G. Randrianasolo, 1973 + fascicule des planches
36. - Mammifères. Carnivores, par R. Albignac, 1973
37. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basilewsky, 1973
38. - Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. Emerit, 1974
39. - Insectes. Lépidoptéres Agaristidae, par S.G. Kiriakoff et P. Viette, 1974
40. - Insectes. Coléoptéres Cerambycidae Parandrinae et Prioninae, par R.-M. Quentin
et A. Villiers, 1975
41. — Insectes. Coléoptéres Carabidae Scaritinae : Il. Biologie, par A. Peyrieras. - Ill
Supplément à la systématique, par P. Basilewsky, 1976
42. - Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroidea, par A. Fain, 1976
43 (I). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (12 partie), par P. Griveaud, 1977
43 (2). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (2° partie), par P. Griveaud 1977
44. - Mammifères. Lemuriens (Primates Prosimiens) par J.-J. Petter, R. Albignac
et Y. Rumpler, 1977 (n'est plus vendu)
45. — Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blanc, 1977
46. - Crustacés. Décapodes Aristeidae (Benthesicyminae, Aristeinae, Solenicerinae }
par A. Crosnier, 1978
47. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, genre Brookesia et complément pour le genre
Chamaeleo, par E.-R. Brygoo, 1978
48. -Echinodermes. Ophiures, par G. Cherbonnier et A. Guille, 1978
(stock détruit par l'éditeur)
49. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par A. Villiers, 1979
50. - Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Ceratocanthidae,
par R. Paulian et J.-P. Lumaret, 1979
51. - Insectes. Coléopières Staphylinides Oxytelidae Osorinae, par H. Coiffait, 1979
(stock détruit par l'éditeur)
52. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Disteniinae, par A. Villiers, 1980
— Insectes. Lépidoptéres Limacodidae, par P. Viette, 1980
54. — Insectes. Coléoptéres Colydiidae et Cerylonidae, par R. Dajoz, 1980
(stock détruit par l'éditeur)
55. - Insectes. Coléoptéres Curculionidae Cycloterini, par R. Richard, 1981
56. — Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. Paulian, 1981
57. — Insectes. Coléoptères Cetoniidae Euchroeina : |. Systématique, par R. Paulian
et A. Descarpentries - Il. Biologie et formes larvaires, par J.-P. Lumaret et A. Peyrieras,
1982
58. - Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B.H. Dussart, 1982
39 (I). ~ Crustacés. Amphipodes Gammariens (1ère partie), par M. Ledoyer, 1982
(stock détruit par l'éditeur)
59 (2). - Crustacés. Amphipodes Gammariens (22 partie), par M. Ledoyer, 1986
60. — Insectes. Lépidoptères Epiplemidae, par J. Boudinot, 1982
61. Insectes. Lépidoptères Sesiidae, par P. Viette, 1982
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Source : MNHN, Paris
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73 (1).
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75 (1).
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Faune de Madagascar / 90
. = Insectes. Coléoptères Curculionidae Stigmatrachelini, par R. Richard, 1983
. = Insectes. Lépidoptères Psychidae Oiketicinae, par J. Bourgogne, 1984
— Insectes. Coléoptéres Carabidae Platyninae, par P. Basilewsky, 1985
. — Insectes. Coléoptères Dynastidae, par R.-P. Dechambre, 1986
. = Insectes. Coléoptères Curculionidae Brachyderini, genre Dinosius,
par M. Ferragu, 1986
. = Insectes. Coléoptères Staphylinidae Paederinae, |. Pinophilini, par J.-Cl. Lecoq, 1986
. = Insectes. Diptéres Culicidae Culicinae Ficalbiini, par A. Griebine, 1986
. = Insectes. Coléoptéres Aulonocnemidae, par Y. Cambefort, 1987
.. - Echinodermes. Holothurides par G. Cherbonnier, 1988
. = Insectes. Coléoptères Staphylinidae Euaesthetinae, par J. Orousset, 1988
. = Insectes. Lépidoptéres Crambidae Scopariinae, par P. Leraut, 1989
= Insectes. Coléoptéres Melolonthidae (1ère partie), par M. Lacroix, 1989
= Insectes. Coléoptéres Melolonthidae (2° partie), par M. Lacroix 1993
. = Insectes. Coléopières Aphodiidae, par P. Bordat, R. Paulian et R. Pitino, 1990
= Amphibiens (1'° partie), par R.M.A. Blommers-Schlësser et Ch. P. Blanc, 1991
= Amphibiens (2° partie], par R.M.A. Blommers-Schlësser et Ch. P. Blanc, 1993
. — Insectes. Coléoptéres Nosodendridae, par S. Endrédy-Younga, 1991
. — Insectes. Coléoptères Ptinidae, par X. Bellés, 1991
. — Insectes. Hétéroptères Tingidae, par P. Duarte Rodriguez, 1992
. = Insectes. Coléoptères Staphylinidae Paederinae, Il. Paederini, par J.-Cl. Lecoq, 1993
). - Gastéropodes terrestres Prosobranches, par E. Fischer-Piette et al., 1993
. — Insectes. Lépidoptéres Pierophoridae, par C. Gibeaux, 1994
. = Insectes. Coléoptéres Cetoniidae, genre Pygora, par R. Paulian, 1994
— Gastéropodes terrestres Pulmonés, par E. Fischer-Piette et al., 1994
|. - Mammifères. Chiroptères, par R.L. Peterson et al., 1995
. = Insectes. Diptéres Culicidae Culicinae, genre Orthopodomyia,
par J. Brunhes et J.-P. Hervy, 1995
. — Insectes. Coléoptéres Staphylinidae Paederinae, genre Astenus,
par J.-C. Lecoq, 1996
. — Chelicerata. Scorpions, par W.R. Lourenço, 1996
= Insectes. Coléoptéres Hopliidae [1ère partiel, par M. Lacroix, 1997
= Insectes. Coléoptères Hopliidae (2° partie), par M. Lacroix, 1998
— Insectes. Coléoptères Staphylinidae Aleocharinae, par R. Pace, 1999
|. = Insecta Coleoptera Chironidae, par J.-B. Huchet, 2003
Suppléments
= Liste récapitulative des Lépidoptères Hétérocères de Madagascar, / A provisional
check-list of the Lepidoptera Heterocera of Madagascar, par / by P. Viette, 1990
. — Principales localités où des Insectes ont été recueillis à Madagascar, / Chief field
stations where insects were collected in Madagascar, par / by P. Viette, 1991
À paraître
= Insecta. Diptera Culicidae Uranotaenia, par H. da Cunha Ramos et J. Brunhes, 2003
Supplément
. — Catalogue annoté des Coléoptères Buprestidae de Madagascar et des ‘les voisines /
An Annotated Catalogue of the Buprestidae (Coleoptera) of Madagascar and adjacent
oceanic islands, par / by C. L. Bellamy, 2003
Insecta Coleoptera Chironidae MUSEUM 91
Source : MNHN, Paris
Achevé d'imprimer en février 2003
par Delta Color
à Nîmes (France)
Source : MNHN, Paris
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comme principaux centres d'intérêts la systématique,
‘la biologie, la phylogénie et la biogéographie. Ses