MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série {B, B otanique_(
TOME X
TEXTE
André RACOVITZA
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE ET BIOLOGIQUE
DES CHAMPIGNONS BRYOPIIILES
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-H ilaire (V e )
O < 1969 i
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série B, Botanique
TOME X
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geofîroy-Saint-Hilaire (V*)
1959
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule unique
Page»
A. Racovitza, Étude systématique et biologique des champignons
bryophiles. 1-288
Ascomycètes angiocarpes. 7-160
Deutéromycètcs bryophiles. 161-288
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série B, Botanique. Tome X, fascicule unique
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE ET BIOLOGIQUE
DES CHAMPIGNONS BRYOPHILES
PAR
André RACOVITZA
TABLE DES MATIÈRES
Page*
Avant-propos. 3
Préface. 5
Ascomycètes angiocarpes . 7
Première partie. — Ascohyméniales. Pyrénomycètcs superficiels
(Hypocréacées et Sphaeriacées). 7
Deuxième partie. — Ascoloculaires (Pseudosphériales et Hémi-
sphériales). 111
Deutéromycèles bryophile.s . 161
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
3
AVANT-PROPOS
Voici vingt ans bientôt que ce manuscrit de mon élève M. André
Racovitza, aujourd'hui Directeur du Laboratoire de Protection des Plantes
de l’Institut de Recherches Alimentaires, à Bucarest, devait constituer sa
Thèse de doctorat ès sciences. Les feuilles ont, immuablement, attendu dans
un tiroir le moment favorable à la soutenance et à l’impression. Rentré en
Roumanie alors que la tempête grondait sur l’Europe, André Racovitza
n’a pu jusqu’ici, malgré son profond désir, revenir à Paris pour espérer
recevoir de la Sorbonne le diplôme qui eût sans nul doute consacré ses
efforts dont ce mémoire livre le détail.
Triste conséquence, sur le domaine de la Science, des altérations que la
vie politique et internationale peut entraîner, dans un siècle qui prétend être
celui du progrès de l’esprit et des plus sûres relations entre les savants des
divers pays.
Je me suis donc décidé, en 1958, à publier dans les Mémoires du Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris ce texte qui, achevé en 1939, est
resté aujourd’hui exactement dans l’état où il était alors. Reprendre son
manuscrit, tenir compte de la bibliographie qui, depuis vingt ans, a pu sur
certain point de détail en modifier les termes, ç’eut été là une tâche lourde,
dont le résultat eût risqué de n’être point en rapport avec l'effort d’investi¬
gation. Nous y avons renoncé.
C’est ainsi donc que nous publions ici le texte initial, illustré des
planches telles qu’elles furent dessinées par l’auteur, il y a vingt ans.
M. André Racovitza pouvait difficilement, étant donné la distance qui
sépare Paris de Bucarest, en assurer lui-même les corrections d'épreuves.
Cette tâche délicate, mes collaboratrices, M me Jacqueline Nicot, Assistante
au Laboratoire de Cryptogamie, et Jeanne Pellier, l’ont remplie avec
dévouement, et nous leur en exprimons, M. A. Racovitza et moi-même,
notre sincère gratitude. Celle-ci s’étend à M. le Professeur Eugène Séguy,
qui, responsable de la publication des Mémoires du Muséum, a bien voulu
apporter ses soins, très attentifs — comme de coutume —, à la préparation
de l’édition du Mémoire d’un Collaborateur qui fut l’un de mes plus studieux
élèves et, pour tous au Laboratoire de Cryptogamie, l’un de nos meilleurs
camarades.
Roger Heim,
Membre de l’Institut
Directeur du Muséum National
d’Histoire Naturelle.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
concernant les champignons bryophiles qui ne sont
pas mentionnés dans le texte
1. — Amann (J.). — Notice sur une mycose du sporange des Mousses (Rev.
Bryologique, 1889).
2. — Getmanov (I A). Biology of Sphagnum. (Proc. Ail. Russ. Congr.
Botanists Leningrad. 140-141, 1928).
3. — Neofitova (V. K.). — Gribnaia flora vcrhavoi neosusennoii zaleji
torfa ï ee roli v protesse lorfoobrazovania. (Vestnis Leningrad
Universiteta, 10, 45-59, 1953). Ref. jurn. 5, 10862, 1955 (en russe).
Sont mentionnés divers champignons sur Sphaignes, à savoir :
Morlierella lurficola , Pénicillium sp. pi., Trichoderma lignorum,
Tr. koningi, Rhorolorula sp. et les espèces nouvelles suivantes :
Mucor lurfosus, M. chibinensis, Sordaria sphagni, Cephalnsporium
pulchrum, Sporolrichum verlicillatum, S. pulrefaciens, Aspergillus
lurfosus, Pénicillium sclerogenum, P. versicolor, Phomn sphagnicola,
Selenophoma sphagnophilum.
4. — Neofitova (V. K.). — Novie vidi gribov iz sfagnovogo torfniaca.
(Botan. Materiali, Sporovîh rastenii. Botan. In-ta A. N. S. S. S. R
10, 159-162, 1955). Ref. jurn. 20. 54393, 1955.
L’auteur décrit quatre espèces isolées sur des Sphaignes, à savoir :
Mucor turfosus, M. Chibinensis, Selenophoma sphagnophilum,
Sporolrichum verlicillalum.
5. — Nicot-Toulouse (J.). — Sur une Muscinée parasitée des environs
de Bellême (Orne). (Rev. de Mycologie, XII, 126-134, fig. 1-3, 1947).
Monochaelia muscicola sur Cephalozia bicuspidata.
In. Et rectifications à propos des Peslalozzia et genres voisins. (Rev.
de Mycol., XIII, 57-58, 1948).
6. — Pariuat (H.) et Moreau (Cl.).— Un champignon Ascomycète bryophile
Lizonia emperigonia f. Baldinii sur Oligolrichurn algerum. (Rev.
bryol. el lichénol. 23, 1-2, 215, 1954). Ref. jurn. 9. 34817, 1956.
Lizonia emperigonia f. Baldinii est mentionnée sur Oligolrichurn
algerum et Polytrichum commune.
7. — Wolf (Frederick, A.). — An urulcscribed fungus on moss capsules
(.Bryologisl , 57, 3, 188-9, 1954). Ref. jurn. 23, 66085, 1955.
L’auteur décrit une espèce nouvelle Sphaerulina muscorum sur
Mnium carolineanum And.
8. — Zerova. — Novit vid griba Caloneclria muscicola Zerova sp. nov. na
mhu Plagiolhecium pulchellum (Hedw.) Br. eur. (Bolanicinii jurnal
12, 3, 106-107). Ref. jurn. 13. 53175, 1956.
L’auteur décrit une espèce nouvelle de Caloneclria sur Plagiolhecium
pulchellum qui est voisine du Caloneclria duplicella (Nyl.) Karst.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
5
PRÉFACE
Les Champignons bryophiles, c’est-à-dire ceux qui vivent en relation
directe avec les Bryophytes, ont été décrits jusqu’à ce jour isolément et n’ont
pas fait l’objet d’une étude monographique comparable à celle de
Keissler (1), pour les Champignons lichénicoles. Comme les Lichens, les
Bryophytes constituent un substratum particulier qui méritait d’être étudié
à ce point de vue, car un grand nombre de champignons sont spécifiquement
bryophiles et présentent un grand intérêt systématique, morphologique et
surtout biologique. Pour ces motifs, en 1935, M. le Professeur Roger Heim,
directeur actuel du Laboratoire de Cryptogamie du Muséum d’IIistoire
Naturelle de Paris, nous recommanda d’entreprendre l’étude de ces champi¬
gnons.
Après avoir récolté et étudié un matériel important, nous avons rédigé
le présent travail, en indiquant non seulement les espèces trouvées par nous,
mais aussi celles qui ont été décrites dans le monde entier. Le but que nous
nous sommes proposé est de faire un ouvrage de détermination pour faciliter
l'identification des champignons bryophiles, et de donner, autant qu'il
nous a été possible, des observations d’ordre systématique, morphologique
et biologique pour chaque espèce.
Ce travail présente incontestablement des lacunes, dues à ce que nous
n’avons pas pu consulter les publications originales de certains auteurs,
et dues aussi à l’impossibilité de trouver les exsiccata des espèces dont la
diagnose est insullisanle ou dont le nom générique ne correspond plus à la
nomenclature actuelle. Pourtant, afin de présenter un travail aussi complet
que possible et de donner le plus d’indications sur ces champignons, nous
mentionnons toute la bibliographie des espèces déjà décrites, en indiquant
par un astérisque les travaux ou les exsiccata que nous n’avons pas pu
consulter.
La majorité des champignons que nous avons récoltés en France pro¬
viennent des régions suivantes :
Région parisienne : bois de Meudon et de Fausses Reposes, forêts de
Montmorency, de Marly, de Carnclle, de Coye et Orry-la-Ville, de Saint-
Germain, de Rambouillet et de Fontainebleau.
Hautes-Alpes : environs de Briançon, vallée de la Guisane, de la Clarée
et de la Durance.
(1) Keissler K., Die Klechtenparasilen, in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze, VIII
( 1930 ).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
Alpes-Maritimes : environs de Saint-Martin-Vésubie, de la Bolène, de
Sospel, de l’Escarène, de Menton, de Nice ; vallée du Boréon, de la Madone-
des-Fenêtres, de la Vésubie.
Gard: environs de Nîmes et vallée du Gardon.
Hérault: environs de Montpellier, de Ganges, de Saint-Guilhem-le-
Désert, d’Aniane, de Muriel, de Gigniac ; vallée de l’Hérault.
Il nous est particulièrement agréable d’adresser l’expression de notre
vive reconnaissance à toutes les personnes qui nous ont encouragé et nous
ont aidé à accomplir ce travail et plus particulièrement :
à M. le Professeur D r Roger Heim, Membre de l’Institut, directeur du
Laboratoire de Cryptogamie du Muséum National d’Histoirc Naturelle de
Paris, qui nous a indiqué le sujet de nos recherches, nous a prodigué ses
précieux conseils, nous a recommandé des régions très favorables pour la
récolte d’un grand nombre d’espèces bryophiles et a facilité la publication
de cet ouvrage. Nous avons contracté envers lui une dette de reconnaissance
dont nous ne saurions nous acquitter ;
au très regretté Professeur D r P. Allorge, feu directeur du Laboratoire
de Cryptogamie du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, pour son aimable
accueil et pour la permission qu’il nous a donnée de disposer largement de
la bibliothèque et de l’Herbier de ce Laboratoire ;
à M. le Professeur D r Tr. Sâvulescu, directeur de la Section de Phyto-
pathologie de l’Institut de Recherches Agronomiques de Roumanie, pour
m’avoir laissé travailler dans cette Section, la majeure partie du temps,
à l’étude des Champignons bryophiles, pour ses précieux conseils et la révision
qu’il a bien voulu faire d’une partie de ce travail ;
à M. le Professeur D r R. Combes, de la Sorbonne, Membre de l’Institut,
pour son aimable accueil et pour la permission de travailler dans le Labora¬
toire de Botanique de Fontainebleau, pendant les vacances de Pâques 1937 ;
â notre collègue et ami, M. D r Tr. Stefureac, de l’Institut Botanique
de Bucarest (Roumanie), qui a bien voulu contrôler et déterminer la majorité
des Bryophytes ;
à notre excellent collègue et ami, M. C. Zahariadi, de la Section de
Phytopathologie de l’Institut de Recherches Agronomiques de Roumanie,
pour ses conseils et ses judicieuses critiques.
Enfin nous adressons â la direction de l’École Nationale d’Agriculture
de Montpellier, ainsi qu’à M. le Directeur du Laboratoire de Botanique de
cette école, nos vifs remerciements et notre sincère reconnaissance pour
l’accueil bienveillant et pour la permission d’utiliser largement des labora¬
toires pendant l’hiver 1937-1938.
André Racovitza.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
7
ASCOMYCETES ANGIO CARPES
PREMIÈRE PARTIE
ASCOHYMËNIALES
PYRÉNOMYCETES SUPERFICIELS
(Hypocréacées et Sphaeriacées)
TABLE DES MATIÈRES
Introduction.
1. Techniques et méthodes de recherches. 8
2. Terminologie. II
3. Sur la nomenclature des Micromycctes. 12
4. Les groupes systématiques des Champignons bryophiles. 13
Partie systématique.
Ordre des Pyrénomycètes. 17
Partie générale.
1. Rapports biologiques entre les Pyrénomycètes bryophiles
superficiels et leurs plantes-hôtes. 86
2. Relations des Pyrénomycètes bryophiles superficiels avec les
phases d’alternance de génération des Bryophytes. 89
3. Distribution géographique des Pyrénomycètes bryophiles
superficiels. 89
4. Pyrénomycètes se trouvant accidentellement sur Bryophytes. 90
Diagnoses des espèces nouvelles. 91
Liste alphabétique des plantes-hôtes des Pyrénomycètes bryophiles
superficiels. 99
Index alphabétique des familles, genres, espèces, variétés et synonymes
des Pyrénomycètes bryophiles superficiels. 107
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
INTRODUCTION
1. Techniques et méthodes de recherches
Pour conserver les Champignons bryophiles, nous avons abandonné dès
le début de nos recherches la pratique des exsiccata pour les motifs suivants :
1. Ces espèces, généralement microscopiques, sont très difliciles à voir
à l’état sec ;
2. Les espèces superficielles sc détachent très facilement de la plante-
hôte et se perdent à cause de leurs faibles dimensions ;
3. Les espèces immergées sont très dillicilement visibles dans le substra¬
tum. D’ailleurs, pour la grande majorité de ces espèces, il est indispensable
de disséquer chaque fructification pour les identifier ;
4. Les Bryophytes sont des plantes assez fragiles, qui se brisent facile¬
ment au cours des manipulations des enveloppes, ce qui provoque la perte
d’un matériel précieux.
Pour remédier à tous ces inconvénients, nous avons cherché un liquide
conservateur approprié. Dans ce but, nous avons d’abord utilisé le lacto-
phénol d’Ainann :
Acide lactique. 1 partie
Acide phonique neige. 1 partie
Glycérine. 2 parties
Eau distillée. I partie
qui possède les propriétés suivantes :
1. Il ne durcit pas les Champignons et les Bryophytes ;
2. Il conserve l’état naturel des tissus, sans les contracter ;
3. II n’altère pas les membranes, permettant de faire les réactions
microchimiques désirées ;
4. 11 permet des bonnes inclusions à la parafiine et la confection de
coupes très fines ;
5. Il présente le grand avantage d’éclaircir les tissus.
Grâce à cette dernière propriété, le lactophénol permet de voir plus
aisément les champignons immergés dans le substratum (particulièrement
ceux qui se trouvent dans les sporogones morts des Mousses). Par cette
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
méthode de conservation, nous avons découvert un grand nombre d’espèces
dont nous ne soupçonnions pas la présence, malgré un examen minutieux
des hôtes.
Plus tard, nous avons abandonné l’emploi du lactophénol d’Amann,
à cause de l’acide phénique qui colore le matériel en brun-rougeâtre. Pour
remédier à cet inconvénient, nous avons adopté un liquide lactoglycériné
de composition identique au lactophénol d’Amann, mais sans acide phénique.
Pour l’étude et le montage des préparations temporaires, nous avons
utilisé ce liquide lactoglycériné qui, grâce à sa propriété éclaircissante, rend
de grands services et permet d’observer les filaments mycéliens colorés
à travers les tissus. Pour la coloration des mycéliums hyalins ou subhyalins,
le bleu lactique ou le bleu lactoglycériné, nous a donné d’excellents résultats.
Pour la coloration rapide des mycéliums, il sullit de chauffer le fragment
ou la coupe dans une goutte de colorant jusqu’à ébullition. Quand il s’agit
d’observer des organes très délicats et petits, comme par exemple des suçoirs,
une coloration à froid pendant plusieurs jours est préférable.
Pour la confection des coupes, nous avons eu recours uniquement à la
méthode d’inclusion à la paraffine, car celle à la moelle de sureau, même
avec un microtome à main, ne donne pas de bons résultats ; en effet, il est
presque impossible, dans ces conditions, d’obtenir de bonnes coupes, dans
des plantes aussi délicates et petites que les Bryophytes et leurs champignons
microscopiques.
Pour l'étude des suçoirs ou autres détails invisibles par transparence,
à cause du protoplasme de la cellule-hôte qui se colore fortement, nous avons
utilisé la méthode suivante :
Les coupes collées à la gélatine (technique Masson), sont colorées au
bleu lactique, pour identifier celles qui présentent un intérêt ; après les
avoir choisies et marquées sur le dos de la lame, on les plonge dans un cristal-
lisoir rempli d’eau, en ayant soin de les retourner, afin que la lamelle se
détache d’elle-même sans abîmer les coupes. Après avoir éliminé les coupes
inutiles, on blanchit celles que l’on conserve, dans une solution diluée d’hypo-
chlorite de sodium. Ce blanchiment peut se faire à froid ou à chaud, jusqu’à
ce que le protoplasme soit dissout. En général les coupes se détachent, car
le bain d’hypochlorite solubilise la gélatine. Celles-ci sont ensuite trans¬
portées avec une aiguille de verre ou un pinceau, dans un verre de montre
contenant de l’acide acétique à 10 %, pour éliminer l’hypochlorite de
sodium. Avant de poser la lamelle, il est utile de mettre deux fines baguettes
en verre pour la soutenir, car son poids pourrait écraser les coupes rendues
très fragiles par l’hypochlorite de sodium. Nous avons obtenu de très bons
résultats en colorant ces coupes avec du Soudan III, du rouge de ruthénium
et du bleu lactique.
Pour monter les fragments de Bryophytes envahis par des champignons,
nous avons utilisé la méthode suivante :
Le cauloïde ou le thalle est d’abord mis dans le liquide lactoglycériné
(ou du lactophénol fraîchement préparé) pendant 2-6 jours, pour que les
tissus soient bien gonflés et bien éclaircis. Ensuite on transporte l'objet dans
quelques gouttes de glycérine gélatinéc, sur une lame posée sur une plaque
Mémoirer r>u Muséum. — Botanique, t. X. 2
Source : MNHN, Paris
10
ANDRÉ RACOVITZA
chauffante. Avant de mettre la lamelle, on a soin de placer sur les deux
côtés de la préparation deux petites baguettes de verre d’une épaisseur
égale à celle de l’objet, pour que la lamelle n’écrase pas celui-ci et pour
obtenir un parallélisme convenable entre la lame et la lamelle. Après refroi¬
dissement, les bords de la lamelle sont lutés avec du lut de R. du Noyer
(lanoline anhydre 20 grammes et colophane pure 80 grammes).
Les champignons bryophiles étant généralement rares, nous conseillons
de ne pas faire de préparations durables dans le lactophcnol, le bleu lactique
ou le liquide lactoglycériné, car après un certain temps (environ 4 à 6 mois)
ces préparations ne sont plus utilisables à cause de l’apparition d’un voile
formé de fines gouttelettes huileuses, dues probablement à la lanoline du lut
qui est dissoute par ces liquides. Il est préférable de monter les champignons
dans de la gélatine glycérinée ou dans du baume de Canada.
Afin d’éviter la perte d’un matériel précieux, nous nous permettons
de donner ici quelques conseils pratiques pour l’étude de ces champignons,
dont on ne trouve très souvent qu’un petit nombre de spécimens. Nous
recommandons de mettre les Bryophytes attaques par les champignons
dans le liquide lactoglycériné, jusqu’à ce que les tissus de la plante-hôte
soient bien éclaircis. Par cette méthode, on peut très facilement mesurer
et dessiner par transparence les fructifications immergées dans les tissus.
C’est après avoir fait toutes les mensurations et noté, ou mieux, dessiné, les
parties essentielles du champignon qu’on le met dans une goutte de gélatine
glycérinée et qu’on l’écrase avec précaution entre lame et lamelle, pour
étudier les détails anatomiques. 11 est indispensable de réserver quelques
fructifications pour faire dus coupes longitudinales, en employant exclusive¬
ment la méthode à la paraffine.
Pour les espèces parasites, en particulier, il ne faut pas omettre d’étudier
le mycélium qui présente souvent des particularités biologiques et morpho¬
logiques des plus intéressantes.
Finalement, le matériel qui reste après la détermination est étiqueté
et conservé dans le liquide lactoglycériné dans de petits tubes bouchés avec
un tampon d’ouate. Ces tubes sont ensuite gardés dans des bocaux au fond
desquels on met un peu d’ouate, pour les préserver des chocs.
Tous les dessins qui figurent dans le travail, ont été faits à la chambre
claire de C. Zeiss. Les microphotographies ont été réalisées avec des prépara¬
tions colorées au glychémalun acide de Mayer ou au bleu lactique, en utilisant
l’appareil Nachet et les plaques Lumière reproduction ou Sensima ortho¬
chrome Gevaert ; dernièrement nous avons utilisé l’appareil Leica et le
film Isopan FF, qui nous a donné de très bons résultats.
Les mensurations ont été obtenues avec un micromètre oculaire sur
l’objet monté dans du bleu lactique ou du bleu lactoglycériné, tant pour le
matériel frais que pour celui d’herbier.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
11
2. Terminologie
Nous devons donner ici quelques explications préliminaires sur la termi¬
nologie que nous utiliserons, dorénavant, en ce qui concerne la morphologie
des Bryophytes et les Champignons qui vivent avec ces plantes.
1. — On utilise couramment les termes de lige et de feuille pour désigner
certaines parties de l'appareil végétatif des Hépatiques acrogynes, des
Mousses et des Sphaigncs. Tout le monde sait que l’appareil végétatif de
ces plantes est un llialle, qu’il représente le gamétophyte et est un bion
haploïde. A première vue, il présente incontestablement certaines analogies
morphologiques avec les tiges et les feuilles des Phanérogames, mais il n’est
pas du tout homologue à ces organes, car ceux-ci appartiennent au sporo-
phyte qui est un bion diploïde. Par conséquent, l’utilisation de ces deux
termes, quoique entrée dans le langage courant des bryologues, est tout à fait
impropre. Pour cette raison, nous utiliserons avec Gatin (1) le terme de
cauloïde qui désigne « la partie du thalle d’une plante cryptogame, ayant
l’aspect extérieur et la position d’une tige », et celui de phglloïde pour la
« portion du thalle d’une plante cryptogame, ayant l’aspect et la position
d’une feuille ».
2. — Les Champignons qui vivent en relation avec les Bryophytes sont
communément nommés « muscicoles ». Ce terme nous semble imprécis et
peut provoquer certaines confusions, car une espèce de champignon qui vit
sur des Hépatiques ou sur des Sphaigncs ne peut pas être nommée « musci-
cole ». Aussi nous adopterons dorénavant la terminologie suivante : les
espèces bryophiles sont celles qui vivent sur les Bryophytes en général,
tandis que celles muscicoles, hépalicoles et sphagnicoles se trouvent respective¬
ment sur les Mousses, les Hépatiques et les Sphaignes.
3. — Le mycélium de certaines espèces hémi-endoparasites des Hépa¬
tiques se localise dans les assises absorbantes des thalles et des cauloïdes.
Une localisation analogue de certains mycéliums appartenant à des champi¬
gnons très divers au point de vue systématique (Phycomycètes,
Deutéromycètes, Mycclia sterilia) est connue depuis longtemps dans d’autres
Cryptogames et dans un grand nombre de Phanérogames, sous le nom de
« mycorhizes ». Suivant la judicieuse observation de Goebel (2) le terme
« d’espèces mycorhiziques » ne peut pas s’appliquer à celles qui vivent dans
les rhizoïdes des Bryophytes. Par analogie, nous pourrions dans ce cas,
utiliser le terme « d’espèces mycorhizoïdiques ». Mais comme les mycéliums
ne restent pas localisés exclusivement dans les rhizoïdes, et passent générale¬
ment dans la région ventrale et rhizoïdale des thalles et des cauloïdes, nous
proposons le terme « d’espèces mycolhalliques » (pÛKr|S = champignon ;
OctÀXôs = rameau). Nous verrons plus loin que ce groupe ainsi désigné est
caractérisé non seulement par la localisation du mycélium, mais aussi par
ses rapports biologiques particuliers.
(1) Gatin C. L., Dictionnaire de Botanique (Paris) (1984).
(2) Goebel K., Organographie der Püanzen, Jena 3* éd. Il, 793 (1930).
Source : MNHN, Paris
12
ANDRÉ RACOVITZA
3. Sur la nomenclature des Micromycèles
Avant de passer à la partie systématique, il est indispensable de souligner
que les champignons bryophilcs ne se développent pas exclusivement sur
les Bryophytes. En effet, si la spécificité semble être un caractère particulier
des espèces parasites, il n’en est pas de même pour les saprophytes, dont
la plupart doivent être considérées comme des champignons qui se
développent sur des subslratums très divers. Cette conception de l’espèce
fongique saprophyte est assez récente. Les anciens auteurs attribuaient une
très grande importance à la plante hospitalière et créaient leurs espèces de
champignons suivant ces dernières ; en outre, la description de leurs espèces
était des plus sommaire.
A cause de cette ancienne conception de l’espèce fongique, du manque
de précision dans les diagnoses et de l’absence de dessins, à l’heure acLuelle,
on est très souvent forcé de suivre cette routine défectueuse. En effet, pour
identifier un champignon qui n'a pas encore été trouvé sur une plante, il
faudrait faire la révision du genre en entier et des genres voisins, en revoyant
le matériel original de toutes les espèces décrites, afin de trouver les caractères
intrinsèques des espèces et de faire la synonymie appropriée. Cette tâche est
assez facile pour les petits genres, mais elle devient presque impossible pour
les grands genres qui comptent des dizaines ou des centaines d'espèces.
Aussi on tombe dans un cercle vicieux : plus le genre est grand, plus il est
difficile d’identifier les espèces ; il résulte que l’on est forcé de créer des
nouvelles espèces suivant la plante hospitalière, d’où une augmentation
sans cesse croissante de leur nombre.
En ce qui concerne les champignons bryophilcs saprophytes, nous
avons essayé, autant que possible, d’identifier nos spécimens, tenant surtout
compte des caractères intrinsèques des espèces décrites.
Les Champignons cités sur les Bryophytes par Saccardo, Oudemans,
Winter, Lindau, Seymour, etc., ne sont pas tous bryophilcs, c’est-à-dire
que bon nombre d’entre eux n’ont probablement aucune relation biolo¬
gique avec ces plantes. On peut en effet trouver des champignons qui
vivent entre les Bryophytes, ou d’autres qui se développent même sur les
cauloïdcs et les phylloïdes, sans contracter une étroite relation biologique
avec ceux-ci. C’est probablement le cas de la plupart des Macromycèles, et
de certaines espèces dont le stroma ou le subiculum s’étend et entoure les
Bryophytes qui croissent dans leur voisinage. 11 serait nécessaire d’étudier
minutieusement ces espèces afin de préciser leur rapport avec le substratum.
En attendant, nous en donnerons simplement la liste à la fin de chaque famille
sous le nom de « Species bryophilae incertae ».
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
13
4. Les groupes systématiques des Champignons bryophiles
Les champignons bryophiles sont assez nombreux et on en trouve dans
presque toutes les classes, c’est-à-dire dans les Archimycèles, les Phycomycèles,
les Ascomycètes, les Basidiomycèles, les Deulêromycèles et les Mycelia sleritia.
Malheureusement, il y a peu d’indications précises sur leur relation avec ces
plantes, surtout en ce qui concerne les Macromycèles. Cependant, d’après
le nombre des espèces déjà décrites et celles que nous avons nouvellement
trouvées, et en mettant sous réserve la plupart des Macromycètes, il semble
que les Ascomycètes soient les plus nombreux, viennent ensuite par ordre
décroissant les Deulêromycèles, les Phycomycèles, les Basidiomycèles, les
Mycelia sterilia et finalement les Archimycèles représentés par quelques
espèces seulement.
Nous commencerons par l’étude des Ascomycètes, laissant pour plus
tard les autres classes de champignons.
La sous-classe des Prolascomycèles, qui comprend les formes les plus
primitives, caractérisées par des asques formés directement sur le mycé¬
lium, sans fructification bien définie, ne compte pas encore de représentants
trouvés sur les Bryophytes ; par contre, les Euascomycèles, comprenant des
formes plus évoluées, et caractérisées par des asques formés dans une
fructification définie, sont assez fréquents sur ces plantes et présentent un
grand intérêt à notre point de vue.
Avec Miller (1), Gâumann (2), Nannfiîldt (3) et Greis (4), nous
divisons les Euascomycètes en trois groupes.
1. Plectascales. — Asques disposés irrégulièrement dans un stroma
plus ou moins homogène ; hyménium indistinct.
Ce groupe comprend plusieurs familles dont seules les Aspergillacées
présentent quelques espèces bryophiles ; leurs formes conidiennes seront
décrites parmi les Deulêromycèles.
2. Ascoloculaires. — Asques avec ou sans pseudoparaphyses, isolés
ou groupés dans une loge à l’intérieur d’un stroma uni ou pluriloculaire ;
hyménium atypique.
Le développement et la morphologie des fructifications de ce groupe
sont caractéristiques. L’ascogone prend naissance à l’intérieur d’un stroma
parenchymateux, tant chez les fructifications simples (pseudopérithèces)
que chez les composées (stromas pseudopérithécigères). Pendant le
développement de la fructification, le tissu parenchymateux se résorbe
partiellement, les hyphes ascogènes et les asques se substituent à lui, donnant
ainsi naissance à une loge ascigère. Les files de cellules parenchymateuses
qui séparent les asques forment les pseudoparaphyses. Par conséquent, la
(1) Miller J. H. in Mycologia XX, 187-212, pl. XXI-XXII (1928).
(2) Gaumann, E., Verglcichende Morphologie der Pilzc, Jena (1926).
(3) Nannfeldt J. A. in Nova Acta Regiae Soc. Scient. Upsaliensis Ser. IV, vol. VIII,
n° 2 (1932).
(4) Greis H. in Engler-Prantl, Die nat. Pflaïuenfamilien Bd. 5 a I (1943).
Source : MNHN, Paris
14
ANDRÉ RACOVITZA
paroi qui entoure le pseudopérithèce n’est pas différente histologiquement
et ontogénétiqucment du tissu slromatique primitif.
Les pseudopérithèces s’ouvrent généralement par un pare d’origine
lysigéne qui est dépourvu de périphyses.
Le sommet des asques ne se colore pas avec la solution iodo-iodurée.
Les asques ont généralement la membrane épaissie et composée de deux
strates, l’une externe rigide, l'autre interne très élastique et hygroscopiquc.
La dissémination des ascospores a lieu par rupture de la strate externe, ce
qui met l’interne en liberté. Cette dernière acquiert parfois des dimensions
doubles de celles de l’asque primitif et éclate en projetant les ascospores.
Les spores sont très fréquemment colorées et muriformes.
Les formes conidiennes des Ascoloculaircs sont très souvent
phaeophragmiosporées ou dictyosporées.
Ce groupe comprend un grand nombre d’espèces bryophilcs appartenant
aux ordres des Pseudosphaeriales et des Ilemisphaeriales. Leur étude très
importante à notre point de vue fera l’objet d’un ouvrage spécial qui paraîtra
prochainement.
3. Les Ascohyméniales. — Asques avec ou sans paraphyses ; hyménium
typique.
Le développement et la morphologie des fructifications de ce groupe
se caractérisent comme suit :
Chez les fructifications simples (périthèces), l’ascogone se forme générale¬
ment directement sur le mycélium. Pendant ou après la naissance des hyphes
ascogènes, mais avant la formation des asques, il se différencie, à partir des
cellules basales ou voisines de l’ascogone, une paroi périthéciale propre.
Chez les fructifications composées (slromas pèriihécigères), l’ascogone
se forme à l’intérieur d’un stroma. Pendant la différenciation des hyphes
ascogcnes, il se forme autour d’elles une paroi périthéciale propre, bien
différente du tissu stromatique.
Dans cette jeune fructification (périthèce ou stroma périthécigère)
prennent naissance à partir des éléments végétatifs, un grand nombre de
paraphyses parallèles, entre lesquelles s’allongent les jeunes asques.
Par conséquent, à l’encontre des Ascoloculaires, il n’existe pas au début
un centre parenchymateux qui forme une paroi générale, par résorption
partielle. La paroi des Ascohyméniales est histologiquement et ontogéné-
tiquement différente du stroma périthécigère.
Les périthèces s’ouvrent généralement par une osliole préformée, garnie
de nombreuses périphyses.
Les asques ont une membrane généralement mince ou parfois épaissie
seulement au sommet. Celui-ci peut être marginé ou immarginé, et se colore
habituellement en bleu avec une solution iodo-iodurée. La déhiscence; des
asques a lieu par l’intermédiaire d’un opercule apical ou plus ou moins
latéral, d’une fente ou d’un foramen.
Les ascospores sont généralement hyalines ou faiblement colorées,
continues ou septées transversalement ; rarement de couleur foncée et
muriformes.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
15
Ce groupe est de même très important à notre point de vue, car il
comprend un grand nombre de champignons bryophilcs, dont beaucoup
sont parasites. Il se divise en trois ordres :
1. Les Discomycèles, dont les fructifications (apothécics) disciformes,
cupuliformes ou claviformes, s’ouvrent largement ou forment dès le début
un hyménium superficiel.
Ordre très riche en espèces bryophilcs et qui fera l’objet d’une étude
spéciale.
2. Les Pyrénomycèles sensu stricto, dont les fructifications (périthèces
ou stromas périthécigères) globuleuses, claviformes, disciformes ou résu-
pinées sont cléistocarpes ou ostiolées.
Cet ordre important, auquel nous avons ajouté les espèces bryophiles
superficielles atypiques ascoloculaires, fait l’objet du présent travail.
3. Les Tuberales, dont les fructifications (apothécics) tubcrculiformes
sont généralement hypogées.
Il ne semble pas présenter un intérêt à notre point de vue.
En résumé, nous indiquons dans le schéma suivant, la position systéma¬
tique des Pyrénomycèles.
Ascomycètes
Pleclascales Ascoloculaires Ascohyméniales
Hemisphaeriales Pseudosphaeriales Pyrénomycètes Tuberales Discomycèles
l _ J
Formes superficielles atypiques.
Source : MNHN, Paris
16
ANDRÉ RACOVTTZA
Clef analytique des ordres
I. Fructifications (périthèces) généralement superficielles, ayant un
hyménium typique, formé d’asqucs avec
ou sans paraphyscs. 1 ■ Pyrénomycètes s. str.
II. Fructifications superficielles ou généralement immergées, ayant un
hyménium atypique, formé d’asques avec ou sans pseudoparaphyses,
à l’intérieur d’une loge.
1. Fructifications (pseudopérithcccs) plus ou moins globuleuses.
2. Pseudosphaeriales
2. Fructifications (thyriothèccs) dimidiées, scutiformes ou disciformes.
3. Hemisphaeriales
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
17
PARTIE SYSTÉMATIQUE
Ordre des PYRÉNOMYCÈTES Fries pro parte
Fructifications (périthèces ou stromas périthécigères) globuleuses
claviformcs, disciformes ou résupinées, superficielles ou immergées, simples
(formées d’un seul périthèce) ou composées (formées de plusieurs périthèces
immergés ou reliés par un stroma fondamental), cléistocarpcs ou générale¬
ment ostiolées, de couleur vive ou foncée, de consistance charnue, coriace
ou carbonacée, de structure plectenchymateuse ou pseudo-parenchyma¬
teuse ; asques généralement pourvus de paraphyses, formant ensemble un
hyménium typique ; ascospores de forme variée, continues ou septées, hyalines
ou colorées ; mycélium superficiel, inter ou intracellulaire, septé, hyalin ou
coloré, sans ou avec hyphopodies et soies.
D’après l’ancienne nomenclature, les Pyrénomycèles comprenaient les
sous-ordres suivants : les Péris poriales, les Hypocreales, les Dolhideales et les
Sphaeriales. Actuellement cette classification, quoique encore utilisée est
artificielle, car chaque sous-ordre, sauf les Dolhideales , comprend des formes
ascoloculaircs et asoohyméniales, c’est-à-dire des formes phylogénétiques
très différentes. A ce point de vue, les Perisporiales constituent un groupe
très hétérogène qui n’a plus sa raison d’être. En effet, la majorité des espèces
ascoloculaircs de ce sous-ordre doivent être classées parmi les Pseudo-
sphaeriales, et les ascohyménialcs parmi les Sphaeriales.
Les Hypocreales comprennent de même certaines espèces ascoloculaires,
quoique la plupart soient ascohyméniales. En se basant sur ce caractère
important, on a tendance actuellement à diviser cet ancien sous-ordre, en
plusieurs sous-ordres différents.
Les Dolhideales font partie du type ascoloculairc et à cause de cela
ont été complètement séparés des Pyrénomycèles sensu slriclo.
Les Sphaeriales comprennent un grand nombre de formes ascoloculaires
dont la plupart ont été classées dans les Pseudosphaeriales, tandis que les
formes ascohyméniales ont été séparées en plusieurs sous-ordres.
En tenant compte de la classification naturelle moderne, les Pyrénomy¬
cèles sensu slriclo comprennent, d’après Nannfeldt (1) et Gheis (2), les
(1) Nannfeldt J. A. in Nova Acta Regiae Soc. Upsaliensis Ser. IV. Vol. VIII,
n® 2 (1932).
(2) Greis H. in Engler-Prantl, Die nat. Pdanzenfamilien Bd. 5a 1 (1943).
Source : MNHN, Paris
18
ANDRÉ KACOVITZ/
sous-ordres suivants : les Sphaeriales, les Diaporlhales, les Valsales, les
Coronophorales et peut-être les Clavicipilales.
Les Sphaeriales seules présentent un grand intérêt à notre point de vue,
tandis que les quatre autres sous-ordres semblent n’avoir aucun rapport
biologique direct avec les Bryophytes.
Faisons remarquer que la distinction des formes simples de Sphaeriales
de celles des Pseudosphaeriales en particulier, est parfois assez diflicile et
c’est actuellement une importante source d’erreurs de détermination et de
classification. En effet, cette nouvelle classification reposant sur les affinités
phylogénétiques des champignons, provoque un remaniement presque
complet de la nomenclature des Microascomycèles, ainsi que des difficultés
taxonomiques considérables. Pour éviter les confusions possibles, il faudrait
d’abord préciser la nature ascoloculaire ou ascohyméniale de chaque espèce-
type de tous les genres, pour ne pas classer le même genre tantôt dans un
groupe, tantôt dans un autre. Malheureusement, c’cst un travail de longue
haleine, et chaque mycologue n’a pas actuellement à sa disposition l’espèce-
type du genre pour préciser la position systématique de celui-ci ; aussi de
telles erreurs de classification sont actuellement inévitables. En plus de ces
difficultés, le nouveau système de classification n’est pas encore admis
intégralement par tous les auteurs, à cause des multiples interprétations
qui ont été données pour caractériser les Ascoloculaires et les Ascohyméniales,
fait qui a provoqué une grande confusion dans la systématique des Micro-
ascomycètcs.
Pour ces raisons, plusieurs auteurs préfèrent ne pas séparer certaines
formes ascoloculaires atypiques des Ascohyméniales. En effet, quand il
s’agit de faire la flore mycologique d’un substratum particulier ou celle
d’une région quelconque, et qu’il faut classer les espèces suivant leurs
affinités morpho-anatomiques, on est obligé de ne plus tenir strictement
compte de leurs liens phylogénétiques. Ainsi Keissler (1) qui s’est occupé
des champignons lichénicoles, dit notamment : « In der nachfolgcnden
systematischcn Darstellung habe ich vorsichtschalbcr nur jene Gattungen
hier unlergebrachl , bei denen es ziemlich fcstslcht, dass sie latsàchlich zu den
Pseudosphaeriales gehôren. Aile jene Généra, bei denen die Sache weniger
klar und sicher ist, habe ich — allerdings nur vorlaufig, die ich betonen
muss — bei den Sphaeriales bclassen. » De même, Kirschstein (2) qui a
étudié une partie de la microflore mycologique de la Province du
Brandenburg, déclare : « Mit systematischen Fragen haben sich in esrter
Linie v. Hôhnel, Sydow und Theissen bcschaftigt. Es wurden ganz neue
Gruppen geschaffen und Umstcllungcn in weitem Masse vorgenommen, die
in vielen Fâllen eine betràchtliche Umwfilzung des bisherigen Systems
bedeuten. Dem kann ich mich nicht in allen Stücken anschliessen. Wo
Mangel im alten System sich finden, müssen sie beseitigt werden. Doch für
die SchalTung eines neuen Systems scheint mir die Zeit noch nicht gekommen,
und die neuen Aulïassungen sind noch lange nicht klar und eindeutig genug. »
(1) Keisslf.r K. in Rabenh., Kr. FI. Deutschl. VIII, 305 (1930).
(2) Kirschstein W. in Kr. Fl. Mark Brandenburg, VII, 306 (1938).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
19
En ce qui concerne les espèces bryophiles, nous avons essayé de distin¬
guer autant que possible, les formes ascoloculaires et les ascohyméniales, en
tenant compte non seulement des travaux de v. Hôhnel, de Theissen et
Sydow, de Petrak, etc., mais aussi des résultats que nous avons obtenus
par l’étude du matériel récolté.
A cause des difficultés de classification el de l'incertitude que nous avons
actuellement sur la position systématique d’un assez grand nombre d’espèces,
qui, quoique paraissant du type ascoloculaire, n’a pas encore été bien étudié à
ce point de vue, nous avons été obligé de réunir — provisoirement — toutes les
espèces superficielles dans les Ascohyméniales.
Parmi les Sphaerialcs, deux familles seulement nous intéressent dans
ce travail : les Hypocriaeées sensu stricto et les Sphaeriacées.
Clef analytique des familles
I. Périthèces de couleur vive, blanche, jaune, orangée, rouge, bleue, violette,
rarement brune ( Acrospermum) . 1. Hypocreacées
II. Périthèces de couleur foncée. 2. Sphaeriacées
1. Famille des Hypocréacées De Notaris pro parte
Périthèces sphériques, piriformes ou cylindriques, superficiels, isolés
sur le substratum ou agglomérés sur une base stromatique commune, de
couleur vive, blanche, jaune, orangée, rouge, bleue, violette, rarement brun
pâle, mais jamais noire dans le jeune âge, glabres, verruqueux ou velus,
plus ou moins longuement ostiolés ; à paroi membraneuse ou submembra¬
neuse, jamais carbonacée ; asques cylindriques ou elaviformes, ayant
4-8 spores, pourvus généralement de paraphyses ; ascospores ovales, fusi-
formes-allongées ou filiformes, continues ou septées, hyalines ou colorées.
Clef analytique des genres
I. Ascospores unicellulaires, elliptiques. 1. Pseudonectria
II. Ascospores bicellulaires, elliptiques. 2. Nectria
III. Ascospores pluricellulaires, elliptiques ou allongées, non filiformes :
1. Périthèces blancs, jaunes ou rouges. 3. Calonectria
2. Périthèces bleus ou violets. 4. Gibberella
IV. Ascospores uni- ou pluricellulaires, filiformes :
1. Ascospores ne se dissociant pas en cellules. 5. Acrospermum
2. Ascospores se dissociant en cellules isolées. 6 . Microstelium
1. Genre PSEUDONECTRIA Seaver
in Mycologia I, 48 (1909)
Syn : Neclriella Sacc., Michelia I, 51 (1879) (non Nitschke apud Fuckel).
Périthèces sphériques ou ovoïdes, superficiels, glabres, finement verru¬
queux ou velus, de couleur vive, à paroi molle-membraneuse ; asques cylin-
Source : MNHN, Paris
20
ANDRÉ RACOVITZA
driqucs, octosporés ; ascospores elliptiques ou subelliptiques, simples,
hyalines. , ..
Genre représenté par quatre especes hepaticoles parasites.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores ne dépassant pas 10 p de longueur.
1. Ascospores fusiformes. I. P. Metzgeriae
2. Ascospores ellipLiques . 2. P. Casaresi
II. Ascospores dépassant 20 p de longueur.
1. Périthèces de 120-150 p de diamètre, longuement velus.
3. P. Lophocoleae
2. Périthèces de 300-500 p de diamètre, courlement velus.
4. P. Crozalsiana
1. Pseudonectria Metzgeriae Ann et v. Hôhnel in Ann. Mycol. XVII, 117
(1919) ; Adë in Hcdwigia LXIV, 302 (1923) ; Trotter in Sacc.,
Syll. Fung. XXIV, 641 (1926).
Périthèces globuleux, jusqu’à 270 x 240 p, superficiels, généralement
isolés, mats, d’un rouge-ocracé-jaune, à sommet disciformc, disque de
110 p de diam., velus ; paroi de 12 p d’épaisseur, formée de plusieurs rangées
de cellules polygonales, comprimées, de 7-12 p, à membrane mince et d’un
jaune pâle ; ostiole circulaire, avec de nombreuses périphyses ; poils de
20-26 x 3-4 p, plus ou moins nombreux, continus, à membrane mince,
hyalins, obtus, raides ; asques cylindriques ou cylindriques-claviformes, de
40-70x3-4 p, courtement ou longuement pédicellés, à membrane mince-
membraneuse, octosporés, sans ou avec de rares paraphyses, très délicates,
contenant des gouttelettes d’huile et des corpuscules d’un rouge-jaune, de
3-4 p de diam., souvent à filaments asciformcs ; ascospores fusiformes, de
5x1,3-1,5 p, pointues aux deux extrémités, unicellulaires, droites, uni-ou
bisériées’ présentant dans la partie médiane 2 ou rarement 3 corpuscules
fusiformes, de 1,5 p de longueur, se colorant en bleu sale avec l’iode ; mycé¬
lium de 2-4 p de diam., hyalin, droit, ramifié.
Ilab. Sur thalles de Melzegeria furcala (L. Lindb.) et cauloïdes de lladula
complanala (L.) Dum., entre îlrückenau et Mitgenfeld (Rhôn; Allemagne,)
décembre 1916 (A. Ade).
Espèce parasite, qui provoque la mort des thalles des Hépatiques.
Elle est très voisine du Pseudoneclna Casaresi (Gz. Frag.) A. Rac., dont elle
diffère principalement par ses ascospores fusiformes, pointues aux deux
extrémités.
Ade (1. c.) mentionne qu’elle a été indiquée par Rkhm (in litt.) sous
le nom inédit de Neclriella epibrya.
2. Pseudonectria Casaresi (Gz. Fragoso) A. Rac. n. comb. Syn. : Neclriella
Casaresi Gz. Fragoso in Mem. Real Soc. Espan. Hist. Nat. XI, 3,
109 (1919) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV, 641 (1926).
Périthèces sphériques, ayant jusqu’à 300 p de diam., épars ou peu
agglomérés, sans stroma, orangés à l’intérieur, à paroi subcéracée-membra-
Source : MNHN; Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
21
neuse, indistinctement pseudoparenchymateuse, d’un rouge-orangé ; ostiole
régulièrement ouverte; asques cylindriques, ayant jusqu’à 50x5-6 p, à
sommet arrondi et à pédicelle court et gros, fascicules, nombreux, octosporés,
sans paraphyses ; ascosporcs elliptiques, ayant jusqu’à 6 X 1,7 p, à extrémités
arrondies et épaissies, d’un orangé pâle ou subhyalines, biguttulées, guttules
premièrement subhyalines, ensuite facilement colorablcs (Bleu C*B) ;
mycélium filiforme, ramifié, hyalin, entourant la base des périthèces.
Hab. Sur phylloïdes vivants de Frullania dilalala (L.) Dum., près
Villagarcia de Arosa (Ponlevedra ; Espagne) (Dr. A. Casarks).
Les caractères génériques de cette espèce correspondant parfaitement
au nouveau genre créé par Seavkr, nous croyons justifié de faire cette
nouvelle combinaison.
P. Casaresi (Gz. Frag.) A. Rac. est très voisin du P. Melzgeriae Ade et
v. Hohnel, mais en diffère par la forme nettement elliptique des ascosporcs.
3. Pseudonectria Lophocoleae (Massai.) A. Rac. n. comb. Syn. : Neclriella
Lophocolene Massalongo in Mem. dell’Acc. delle Sc. Med. e Nat. di
Ferrara, 5 Magg. 5 lig. 5-8 (1895*) ; Sacc., Syll. Fung. XIII, 681
(1898) ; XIV, 023 (1899) ; Oi demans, Enuin. Syst. Fung. I, 257
(1919).
Périthèces ovoïdes, de 120-150 p de diarn., superficiels, isolés ou sub¬
agglomérés, suborangés, à surface hispidc-sétacée, à paroi membraneuse ;
ostiole apicale, distinctement ouverte; poils égalant la moitié de la longueur
des périthèces, de 8-10 p de diam., continus, simples, à paroi épaisse ; asques
cylindriques-ciaviformes, de 70-110x16-22 p, à base assez longuement
pédicellée, octosporés ; paraphyses filiformes, plus longues que les asques,
de 1-1,5 p de diam., parfois ramifiées, nombreuses ; ascosporcs elliptiques,
de 22-30 x 10-11 p, arrondies aux extrémités, gultulées, hyalines ; subiculum
abondant, pâle, filamenteux.
Hab. Sur phylloïdes vivants de Lophocolea cuspidala (Nees) Limpr..
dans les Monts Apennins, près de Massa Carrara (Italie) (C. Rossetti).
Les caractères génériques de cette espèce correspondent parfaitement
à ceux du genre Pseudonectria Seaver.
Elle est voisine du P. Crozalsiana (Grf.let) A. Rac., dont elle diffère
surtout par scs périthèces et ses ascosporcs sensiblement plus petites.
4. Pseudonectria Crozalsiana (Grelet) A. Rac. in Bull. Sec. Scient. Acad.
Roumaine, XXIX, 61-72, lig. 7-13, pl. 1, lig. 2 (1946). Syn.:
Neolliella Crozalsiana Grelet in Bull. Soc. Mye. France, XLI,
83-86 (1925) ; Corner in Ann. of Botany XLIII, 491-505 (1929).
Périthèces ovoïdes ou piriformes, de 300-500 x 250-100 p, superficiels,
isolés (Pl. I, fig. 1), d'un jaune pâle ou d’un rouge-orangé, à surface couverte
de nombreux poils (fig. 113) ; paroi plectenchymateuse, de 30-85 p d’épaisseur,
formée de cellules irrégulières, de 6-12 p de diam. ; ostiole apicale non proémi¬
nente ou subpapilliforme, peu ouverte ; poils cylindriques ou effilés vers le
sommet, de 100-150 (300) p de longueur sur 10-16 p à la base et 5-7 p au
sommet, raides ou flexueux, simples, à cloisons éparses, à membrane très
Source : MNHN, Paris
22
ANDRÉ RAC0V1TZA
épaissie, hyalins ; asques cylindriques ou fusiformes, de 130-140 x 23-26,5 p
(de 170-200 x 27-30 p d’après Corner), assez longuement pédicellés, octo-
sporés à membrane mince, s’ouvranl par un opercule oblique ; paraphyses
filiformes, plus longues que les asques, de 2-3 p de diam. au milieu, ramifiées,
septées, remplies de carotène (fig. 2) ; ascospores elliptiques ou clliptiques-
allongées, de 28-39x11-14 p (de 27-35x10-15 p d’après l’Abbé Grelet ;
de 35-46x14-15,5 p. d’après Corner), unicellulaires, lisses, hyalines, à
exospore d’abord épaissie aux deux extrémités, ensuite d’épaisseur uniforme,
généralement 3-guttulécs, guttules d’un jaune-orangé pâle, la médiane plus
grande (fig. 3) ; mycélium de 5-8 p. de diam., superficiel, hyalin, septé, à
membrane très épaisse ; appressoriums terminaux latéraux ou intercalaires
de forme variée, donnant naissance à des suçoirs intracellulaires, hyalins,
de forme variée.
Uab. Sur phylloïdes et cauloïdes vivants de Plagiochila asplenioides
(L.) Dum., récolté à Notre-Damc-dcs-Anges, près Pignan (dép. Var ; France)
(de Crozals) ; à Hampden Leaf Wood, près Wcndover, Bucks (Angleterre),
avril-juin 1925-1928 (Corner) ; à Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Mari¬
times ; France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Sur thalles vivants de Pellia Fabbroniana Raddi /. furcigera (Hook.)
Mass., à Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes ; France), août 1937
(A. Racovitza).
Sur thalles vivants de Pellia Fabbroniana Raddi, près des bords de
l’Hérault, à Sainb-Guilhcm-lc-Désert (dép. Hérault ; France), novembre
1937-mars 1938 (A. Racovitza).
Les relations biologiques du mycélium avec la plante-hôte ayant été
minutieusement étudiées par Corner (1. c.) chez Plagiochila asplenioides
(L.) Dum., et par nous-même (1. c.) chez Pellia Fabbroniana Raddi et
P. Fabbroniana /. furcigera (Hook.) Mass., nous ne ferons qu’indiquer ici
les caractères les plus importants de l’appareil végétatif. Ainsi, il faut distin¬
guer deux types d’appressoriums et de suçoirs, très différents l’un de l'autre,
suivant que ce champignon vit sur les cauloïdes de Plagiochila ou les thalles
de Pellia.
1. Le type Plagiochila se caractérise par des appressoriums générale¬
ment latéraux ou assez rarement terminaux, ovoïdes-cuspidés et courbés en
forme de crochet de 18-35 X10-13 p. ; par des suçoirs composés d’une expan¬
sion vésiculiforme qui se termine par une ou deux ramifications filiformes,
entortillées (fig. 4).
2. Le type Pellia se caractérise par des appressoriums intercalaires
de 10,5x13,5-21,5 p, latéraux ou terminaux, droits, dépourvus de mucron ;
par des suçoirs composés d’une dilatation en forme d’ampoule d’environ
9 p de diam., à la surface de laquelle naissent, sur une zone assez restreinte,
des ramifications multilobées (fig. 5-7).
Quoique le nombre des cellules parasitées soit réduit, ce champignon
est assez nuisible pour les plantes-hôtes, finissant parfois par les faire dépérir
(par exemple Pellia Fabbroniana Raddi).
Faisons remarquer que ni Corner, ni nous-même n’avons pu faire
développer ce champignon «in vitro». Cependant Gavaudan (1) déclare :
(1) Oavaupan p. in T.e n<>tnni9tc XXII, 242 (1930).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRVOPHILES
23
< Nous avons cultivé, sans succès, l’endophyte signalé par Corner dans
Plagiochila asplenioides, espérant l’identifier avec le parasite précédemment
reconnu par cet auteur, mais nos efforts restèrent stériles car il nous fut
impossible, en l’absence de fructifications, de déterminer à quel champignon
nous avions affaire. Toutefois, aussi bien pour Marchanlia polymorpha que
pour Plagiochila asplenioides, nous avons pu isoler le parasite en culture
pure (milieu de Lütz). »
D’après la bibliographie qu’il indique, il doit certainement s’agir du
Pseudoneclria Crozalsiana (Grelet) A. Rac., quoique la phrase de
Gavaudan semble assez confuse.
2. Genre NECTRIA Fries
Summa Veg. Scand. 387 [in pari) (1849)
Périthèces sphériques, ovoïdes ou coniques, entièrement superficiels,
isolés ou parfois groupés, de couleur blanche, jaune, orangée, rouge-sang
ou rouge-pourpre, variant un peu avec l’âge et l’habitat ; sans stroma ou
subiculum commun, mais avec tout au plus un subiculum restreint et
individuel ; paroi formée de grandes cellules, ou à structure cellulaire
indistincte ; à surface glabre, pruineuse, furfuracée ou couverte parfois de
poils flexucux ou raides plus ou moins caduques ; ostiole papilliforme, non
proéminente ou indistincte : asques cylindriques ou elaviformes, générale¬
ment octosporés, avec ou sans paraphyscs ; ascosporcs elliptiques ou fusi¬
formes, bicellulaires, étranglées ou non étranglées à la cloison transversale,
hyalines.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores de 20-28 p de longueur. 1. N. muscivora
II. Ascospores de 8-11 p de longueur.
1. Périthèces rouges. 2. N. muscicola.
2. Périthèces orangés. 3. N. sphagnicola.
1. Nectria muscivora (B. et Br.), Cooke, Ilandb. of Brit. Fungi I, 786 (1871);
Tulasne, Sel. Fung. Carp. III, 95 (1865) ;v. Hôhnel in Ann. Mycol.
XVII, 118 (1919) et in Berichte deutsch. Bot. Gesel. XXXVII, 110
(1919) ; Adë in Hedwigia LXIV, 303 (1923).
Syn.: Sphaeria muscivora B. et Br. in Ann. Mag. nat. History, ser. II,
VII, n°608, 188 (mars 1851)* ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. 1,269(1919).
Sphaeria bryophila Roberge in Ann. scienc. nat. Bot. sér. 3, XVI, 307
(mai 1851)*.
Dialoneclria muscivora Berk. in Grcvillea XV, 8 (1887)*.
Nectria bryophila (Rob. et Desm.), Sacc., Michelia I, 2% (1879)*,
Syll. Fung. II, 503 (1883) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 283, 284, 285.
297 (1919).
Caloneclria muscivora (B. et Br.), Sacc., Michelia I, 315 (1879)*, Syll.
Fung. II, 549 (1883) et XIII, 615, 743 (1898) ; Oudemans, Enum. Syst.
Fung. I, 255, 269 (1919) ; Seymour, Host Index of Fungi of North America
21 (1929).
Source : MNHN, Paris
24
ANDRÉ RACOVITZA
Exsiccala : Desmazières, Plantes cryptogames du Nord de la France
1, n° 2058 (1850) et II, n° 1758 (sub. Sphaeria bryophila Rob. apud Desm.)*.
Pcrithèces sphériques ou piriformes, de 150-270 p de diam. (de 200 p
de diam. d’après Rorergf. ; de 300-360 x 240-280 p d’après v. Hohnel),
superficiels, isolés ou groupés, d'un jaune-citron ou d’un jaune-orangé,
glabrescents ou velus (fig. 114 et 115) ; paroi molle-charnue, pseudo-paren¬
chymateuse, d’environ 24-28 p. d’épaisseur, formée vers l’extérieur de
3-4 rangées de grandes cellules polygonales à membrane mince et hyaline,
et vers l’intérieur de 2-3 rangées concentriques de cellules aplaties ; ostiole
non proéminente ou papilliforme, à ouverture circulaire d’environ 8 p. de
diam., avec de nombreuses périphyses ; poils de 44-76 x 4-9 p,, à sommet
pointu ou arrondi, dressés, plus ou moins flcxucux, isolés ou généralement
fasciculés (par 3-5), septés, non étranglés aux cloisons vers le sommet,
mais très étranglés dans la partie moyenne et basale, composés de cellules
de 12-16 p de longueur (fig. 9) ; asques fusiformes ou subcylindriques, de
72-76x12-14 p (de 75-100 p de longueur d’après Roberce ; de 80-100 x
12-14 p d'après v. Hohnel), à membrane mince et non épaissie au sommet,
sessiles, octosporés, sans paraphyses (fig. 10) ; ascosporcs fusiformes, ellip-
t iques-allongécs ou parfois piriformes, de 24-36 X 7-8 p (de 20-25 p de longueur
d’après Roberce; de 20-28 x 7-8,5 p d'après v. Hohnel), bicellulaires,
bisériées et occupant tout l’asque, hyalines ou subhyafines, non étranglées
à la cloison médiane, à cellules souvent inégales, généralement avec deux
guttules dans chaque cellule ; mycélium de 2-5 p de diam., septé, très ramifié,
hyalin, superficiel ou intracellulaire, formant de nombreux filaments perfo¬
rants généralement entourés de manchons papilliformes cellulosiques.
llab. Sur cauloïdes et phylloïdes plus ou moins dépérissants de différentes
Hépatiques : Jungermannia sp., dans les Carolines australes (Océanie).
Meizgcria conjugala Lindb., croissant parmi les cauloïdes de Neckera
Resseri (Lobarz.) Jur. et d’ Eurhynchium sp., sur un rocher humide derrière
le château Huniadi, à Iluncdoara (dép. Hunedoara, Roumanie), 10 novembre
1944 (A. Racovitza).
Sur différentes Mousses : Barbula rigida (Schreb.) Schultz., Barbula
unguiculala (Huds.) Hedw. (sub Barbula uiiguiciilala (Dill.) Hedw.), Bryum
caespiticium (L.) Plerygoneurum pusillum (Hedw.) Rroth., Syntrichia ruralis
(L.) Brid., en France, et en Angleterre à King’s ClilTc.
Barbula unguiculala (Huds.) Hedw., Grimmia pulvinala (L.) Smith et
Torlula muralis (L.) llcdw. (sub. Barbula muralis). sur différents murs, à Ober-
bach, Zollberg, Gemünden près Wrrnfeld, à Adelsberg, Burgsinn, sur les murs
du château Wolfsinünster et à Hofslcttcn(Allemagne), assez commun pendant
les hivers humides, depuis le mois de décembre jusqu’en février (A. Ade).
La première indicalion sur la vie de ce champignon bryophile semble
être due à Cooke (1. c.) qui déclare « Mycélium forming white lanose patches,
2 in or more in diameter, and rapidly destroying the inoss on which it grows ».
De même Ade (1. c.) mentionne que « Die befallenen Moose werden braun
und sterben ab, » sans ajouter d’autres détails sur le rapport du mycélium
avec les Bryophytes.
Grâce aux spécimens que nous avons trouvé sur les thalles de Melzgeria
conjugala Lindb., nous avons pu étudier minutieusement le rapport du
mycélium avec cette nouvelle plante-hôte.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
25
Le mycélium est très abondant à la face inférieure du thalle, ayant un
aspect arachniformc. Il est très ramifié et forme de très nombreux filaments
perforants, de 1 p. de diamètre, qui traversent les membranes cellulaires,
généralement près des cloisons latérales. Ces filaments perforants traversent
habituellement une papille le plus souvent de forme conique, de 6-14x3-6 p.
Ces papilles ont une base étalée sur la face interne des cellules et présentent
les réactions cellulosiques de la membrane cellulaire, ce qui prouve qu’elles
se forment par gélification de celle-ci, sous l’influence des enzymes secrétées
par le filament perforant (fig. 11 a et b).
Les rhizoïdes ne sont pas épargnés par le mycélium, dont les filaments
perforants traversent la paroi, qui donne naissance à des papilles plus ou
moins longues (fig. 12 a et b). Parfois, il ne sc forme pas de papilles et dans ce
cas il semble que les filaments perforants restent localisés dans la membrane,
sans former de mycélium intrarhizoïdal. Notons que les rhizoïdes sont
moins attaqués que les autres cellules du thalle.
En général, les filaments perforants traversent les papilles et donnent
naissance à un mycélium intracellulaire simple qui ne se pelotonne pas
(fig. 11 a).
La base plus ou moins dépérissante des thalles âgés n’est pas attaquée
par le mycélium qui reste, de même, localisé à une distance d’environ 0,5 à
1 millimètre des points végétatifs. Par conséquent, seule la partie moyenne
des thalles âgés est envahie par ce parasite (fig. 8).
Comme nous l’avons mentionné plus haut, A lelzgeria conjugata Lindb.
était associé avec deux Mousses, Neckera Besseri (Louarz.) et Eurhynchium
sp., sur lesquels le mycélium s’était abondamment étendu et avait même
formé un grand nombre de périthèces. Ayant à leur surface un mycélium
aussi abondant, on devait s’attendre à ce que ces Mousses soient également
attaquées. Pourtant, après coloration au bleu laclolhymolé, nous avons
constaté que le mycélium ne pénètre et ne forme pas de suçoirs dans les
cellules de ces deux plantes. Il résulte que, dans ce cas particulier, le champi¬
gnon parasite uniquement les thalles de Alelzgeria conjugala Lindb. Il serait
intéressant de savoir si le mycélium attaque vraiment toutes les Dryophytes
indiquées par les auteurs, et si ce parasitisme se manifeste d'une manière
analogue chez toutes les plantes-hôtes.
En ce qui concerne la nomenclature de cette espèce, nous voulons
signaler que ce n'est pas v. Hôhnel qui créa le nom de Neclria muscivora
comme il le prétend (1. c.). Le nom spécifique « muscivora », créé par
Berkeley et Broome en mars 1851, est antérieur à celui de «bryophila»
créé par Roberge en mai 1851. Tulasne, en 1865, indique que ces deux
espèces sont identiques (comme l’avait d’ailleurs mentionné Desmazières
dans son herbier), mais sans préciser le nom qui a la priorité, car alors, il
n’existait pas de règles de nomenclature.
Le premier auteur qui utilise le binôme de Neclria muscivora B. et Br.,
est Cooke, en 1871, et c’est à lui que revient incontestablement le mérite
d’avoir nommé correctement ce champignon.
Ellis et Everhart (North American Pyrenomycetes 95, 1892) syno-
nymisent ce champignon avec Neclria muscivora Berk. (in Rav. Fung. Car.
I, 57) en formulant toutefois certaines réserves. Cette synonymie nous semble
Mémoires nu Muséum. — Botanique, t. X. 3
Source : MNHN, Paris
26
ANDRÉ RACOVITZA
peu probable, car le champignon de Berkeley et Broome est une espèce
nettement bryophile, tandis que cette dernière espèce vit sur l’écorce des
arbres. Pourtant il serait utile de revoir le matériel de Berkeley pour
résoudre ce problème.
2 Nectria muscicola Sacc. in Ann. Myeol. XI, 416 (1913) ; Trotter in
Sacc., Syll. Fung. XXIV, 663 (1926).
Périthèces sphériques, de 150-220 p de diam., charnus, épiphylles, super¬
ficiels, rouges, sans papille, blancs-Lomcnteux avec aréole circulaire plane et
glabre ; ostiole ronde, de 45-55 p de diam., avec des périphyses de 18-20 X
2-3 p ; à texture formée de petites cellules pseudo-parenchymateuses peu
distinctes; poils cylindriqucs-claviformes, de 40-50 x 2,5-3,5 p, continus,
hyalins ; asques cylindriques ou cylindriques-claviformcs, de 70 x5, 5-6,5 p,
octosporés, modérément amincis vers la base, sans ou avec paraphyscs peu
distinctes; ascospores elliptiques-oblongues, de 8,5-9 x4,5-5 p, arrondies
aux deux extrémités, subtilement uniseptées, non étranglées ou étranglées
à la cloison transversale, hyalines, unisériées ou bisériées au sommet de
l’asque.
Hab. Dans les phylloïdcs dépérissants de Mousses (Barbula sp.) à
Mcscia, près Tripoli (Afrique du Nord), mars.
Ce champignon muscicolc est probablement parasite.
Comparant la diagnose de cette espèce avec celle du A', sphagnicola
Kirschst., qui est d’ailleurs tout aussi incomplète, on constate que ces
deux champignons sont très voisins, sinon identiques. En eltet, la couleur des
périthèces (orangée chez A', sphagnicola Kirschst.), et des ascospores (vert-
jaune pâle chez N. sphagnicola Kirschst.), constitue la seule différence
notable, car les dimensions et les autres caractères morphologiques, indiqués
par les auteurs, sont tout à fait comparables. Faisons remarquer que la
couleur est un caractère très variable, notamment chez les champignons qui
contiennent du carotène. Ainsi, on peut très souvent constater qu’une
espèce orangée devient avec l’âge, ou après avoir subi une certaine dessica¬
tion, d’une couleur plus ou moins rouge. De même, les ascospores peu colorées,
comme celles du A', sphagnicola Kirschst., sont d’abord hyalines. Par
conséquent, nous pourrions supposer avec juste raison, que Saccardo a vu,
soit des périthèces âgés et vidés d’ascospores mures, soit des périthèces
incomplètement développés et plus ou moins desséchés. Pourtant, seul un
examen minutieux du matériel original de Saccardo et de Kirschstein
pourrait mettre fin à notre incertitude quant à l’identité de ces deux espèces.
3. Nectria sphagnicola Kirschstein in Verh. Bot. Ver. Brandenburg XLVII
59 (1906)*; Sacc. et Trotter, Syll. Fung. XXII, 470 (1913).
Périthèces sphériques, ensuite s’alTaissant en forme de disque profond,
généralement isolés, orangés, naissant sur un feutrage mycélien blanc et
radié ; paroi jaune par transparence ; asques cylindriques, de 50-70x6-7 p.,
à sommet arrondi, brièvement pédicellés, octosporés ; paraphyses filiformes ;
ascospores elliptiques, de 8-11x6-7 p, bicellulaires, non étranglées à la
cloison transversale, d’un vert-jaune pâle, unisériées ou parfois irrégulière-
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES 27
ment, disposées au sommet des asqucs ; mycélium de 3 p de diam., en forme
de ténia et subspiralé à la base des périthèces.
Hab. Sur Sphaignes, dans les serres du jardin botanique de Berlin
(Allemagne) (P. Magnus).
Espèce très voisine du Neclria muscicola Sacc. (voir la diagnose et les
observations concernant ce champignon).
3. Genre CALONECTRIA De Notaris
Comm. Critt. Ital. II, 477 (1867).
Périthèces sphériques ou ovoïdes, superficiels, rouges ou jaunes, isolés
ou souvent agglomérés, à base souvent entourée de mycélium radié, ayant
chez certaines espèces l’apparence d’un stroma, mais sans stroma véritable ;
asques cylindriques-allongés, octosporés, avec paraphyses ; ascospores
allongées, pluricellulaires, hyalines.
Genre représenté par trois espèces hépaticoles, probablement toutes
parasites, et une muscicole, C. décora (Wallr.) Sacc., connue seulement sous
sa forme conidienne, Fusarium cilialum Link, qui sera décrite parmi les
Deutéromycètes.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores indistinctement septées. 1. C. Brongniartii
II. Ascospores distinctement septées.
1. Ascospores de 9-10 p de diamètre. 2. C. duplicella
2. Ascospores de 3 p de diamètre. 3. C. Frullaniae
1. Calonectria Brongniartii (Crouan) Sacc., Michelia I, 314 (1879)* ; Syll.
Fung. II, 549 (1883) et XIII, 506 (1898); Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 254 (1919).
Syn. : Xeclria Rrongniarlii Crouan, Fl. Finistère 37 (1867)*.
Périthèces sphériques, de 200 p de diam., d’un jaune-orangé, mous à
texture lilamenteuse-réticuléc, naissant sur un mycélium blanc aranéeux ;
asques fusiformes, octosporés ; ascospores subcylindriques, avec 4 guttules,
hyalines.
Hab. Sur phylloïdes de Frullania dilalala (L.) Dum., sur troncs d’Ilex,
Finistère (France).
Saccardo a classé ce champignon dans le sous-genre Mesoneclria qui se
caractérise par des ascospores oblongues-fusiformes, pluriguttulées et
indistinctement septées.
Il est regrettable que cette intéressante espèce n’ait pas été retrouvée
ou redécrite avec plus de détails, car la diagnose de Crouan est trop courte.
2. Calonectria duplicella (Nyl.) Karsten, Myc. Fenn. II, 218 (1873)* ; Sacc.,
Michelia I, 310 (1879)*, Syll. Fung. II, 541 (1883) et XIII, 615
(1898) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 255 (1919).
Syn. : Sphaeria duplicella Nylander, Obs. Pez. Fenn. 5, 89 (1861)*.
Périthèces subsphériques, d’environ 200 p de diam. à l’état sec ou de
300 p de diam. à l’état humide, assez lâches, glabres, blanchâtres ou d’un
Source : MNHN, Paris
28
ANDRÉ RAC0V1TZA
blanc-carné, à sommel s’affaissant à l’état sec ; asques de 90 x 16-18 p, ayant
2-4 ascospores ; paraphyses grêles, à sommet subégal ou légèrement épaissi ;
ascospores fusiformcs-allongées, de 35-50 x 9-10 pt, pluriseptées, à 3-7 ou
généralement 5 cloisons, souvent régulières ou inéquidistantes, hyalines.
Uab. Sur gazons de Jungermannia, à Ponoi, en Laponie septentrionale
(N. I. Fellman).
3. Calonectria Frullaniae A. Rac. n. sp.
Périthèccs globuleux, de 170-190 p. de diam., superficiels, localisés à
l’intérieur du périanthe (fig. 13), d’abord blancs, ensuite orangés, entourés
d’une zone blanche d’environ 35-50 p d’épaisseur ; couverts de nombreux
filaments mycéliens hyalins ; paroi pleclenchymateuse, d’environ 24 p
d’épaisseur, formée de plusieurs rangées concentriques de filaments (fig. 116) ;
ostiole non proéminente, petite, à ouverture circulaire, tapissée de
nombreuses périphyses ; asques subcylindriques, de 56-68x8-10 p, droits
ou arqués, octosporés, à paroi mince, à sommet arrondi et non épaissi, à base
plus ou moins pédiccllée (fig. 16) ; paraphyses filiformes, plus longues que
les asques, de 1 p d’épaisseur, septées et ramifiées ; ascospores cylindriques-
allongées, de 42-54 x 3 p, droites ou arquées, hyalines, à sommet arrondi,
ayant jusqu’à 7 cloisons transversales, non étranglées aux cloisons, occupant
presque toute la longueur de l’asque (fig. 16) ; mycélium hyalin, superficiel,
de 2-3 p de diam., inter- et intracellulaires ; appressoriums latéraux, uni-
cellulaires, circulaires, d’environ 4 p de diam.
Hab. Parasite des jeunes sporogoncs, à l’intérieur des périanthes de
Frullania dilalala (L.) Dlm. croissant sur les troncs de chênes dans la forêt
située près Bàdule?ti (dcp. Dâmbovita, Roumanie), 16 août 1944
(A. Racovitza).
C'est un parasite très nuisible pour l’Hépatique, car il attaque et détruit
presque exclusivement les jeunes sporophytes. Les périthèccs sont localisés
entre l’épigone et le périanthe où il s’en forme généralement plusieurs (de
2 à 5) (fig. 13). Cette localisation semble spécifique pour ce champignon.
11 est intéressant de suivre l’endroit où se forme l’ostiole. Celle-ci prend
toujours naissance à la face intérieure du périanthe et s’ouvre vers l’extérieur.
Les membranes des cellules du périanthe commencent à brunir et se dissocient
ensuite, probablement tant à cause de la lamelle pectique dissoute par le
mycélium que par suite du développement et de la pression exercée par
l’ostiole. Finalement, l’ouverture de celle-ci apparaît à l’extérieur, entourée
par les cellules dissociées du périanthe, plus ou moins circulaires et de couleur
brun-foncé (fig. 14).
Le mycélium n’existe presque pas à la surface externe du périanthe,
par contre il est très abondant entre l’épigone et celui-ci, où il forme un
feutre blanc assez dense qui tapisse ces deux organes. Parfois il a un aspect
arachniforme. A la face interne du périanthe, ce mycélium superficiel forme
un grand nombre d’appressoriums unicellulaires et arrondis, d’environ 4 p,
de diam., qui forment des filaments perforants, de 0,5 p. de diam. Ceux-ci
pénètrent d’abord au milieu des épaississements des cloisons latérales, pro¬
bablement dans la lamelle pectique. La brunification débute par cette lamelle
et progresse de cellule en cellule, toujours par l’intermédiaire de celle-ci
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
29
(fig. 15) ; ensuite il se forme un mycélium intercellulaire qui pénètre plus tard
à l’intérieur des cellules ; finalement ces cellules sont complètement remplies
par le parasite, dont les filaments ont 3 à 5 p de diam.
Le mycélium ne reste pas seulement localisé entre l’épigone et le
périanthe, mais il pénètre, par un mécanisme semblable, entre l’épigone et le
jeune sporophyte. Ici, il donne naissance à un tissu plectenchymaleux
dense, d'épaisseur variable. Par places, les cellules de l’épigone brunissent et
se dissocient, donnant naissance à un orifice par lequel le tissu plectcnchy-
mateux communique directement avec le mycélium qui se trouve entre
l’épigone et le périanthe. Ces orifices, de forme circulaire, peuvent avoir
120 p. de diam. (fig. 117 et 119).
L’envahissement du mycélium parasite ne s’arrête pas ici. Il pénètre
à l’intérieur du jeune sporophyte, entre les cellules-mères des spores (les
archespores) qui finissent par disparaître complètement en laissant à leur
place un plectenchyme formé par le parasite. Il est intéressant de souligner
que l’épiderme du sporophyte reste intact (fig. 120).
Naturellement, les sporophylcs attaqués par ce champignon restent
enfermés dans le périanthe, tandis que ceux qui sont indemnes se développent
normalement. Sur une meme tige, certains sporophytes peuvent être
infectés, d’autres restent sains.
Il est facile de reconnaître les jeunes sporophytes infectés, quand la
plante est éclaircie par du lactophénol ou le liquide lactoglycériné. Les
sporophytes infectés apparaissent transparents, tandis que ceux qui sont
indemnes sont noirs à cause des spores.
Cette espèce diffère du Caloncclria Brongniarlii (Crouan) Sacc., qui lui
aussi se développe sur Frullania dilalala (L.) Dum., tant par sa localisation
particulière, que par ses ascospores nettement pluriseptées ; chez C. Bron¬
gniarlii (Crouan) Sacc. les ascospores semblent être, d’après la diagnose
incomplète de Crouan, unicellulaircs et munies de 4 guttules.
4. Genre GIBBERELLA Sacc.
Michelia I, 43 ( in note) (1879)
Périthèces sphériques, superficiels, isolés ou agglomérés, de consistance
molle, de couleur foncée, par transparence bleue ou violette ; ostiole papilli-
forme ; asques cylindriques, octosporés, sans ou avec des paraphyses rudi¬
mentaires ; ascospores elliptiques ou fusiformes, pluricellulaires, hyalines
ou subhyalines (d’un jaune pâle).
La seule espèce muscicole connue, Gibberella Trichoslomi Rolland,
est à revoir, car son auteur déclare que les périthèces sont « noirs », sans
mentionner sa couleur vue par transparence.
Gibberella Trichostomi Rolland in Bull. Soc. Myc. France. VII, 211,
PI. XIV, fig. 3 (1891) ; Sacc., Syll. Fung. XI, 363 (1895) et XIII,
1249 (1898) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 304 (1919).
Périthèces sphériques de 250 p de diam., épars, noirs, munis d’une
ostiole papilliforme ; asques cylindriques-claviformes de 110-140 x20-25 p,
brièvement pédicellés ; paraphyses filiformes, peu distinctes ; ascospores
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
fusiformes de 35x10 p, triseptécs, étranglées aux cloisons transversales,
souvent 4-guttulées, subbiscries, hyalines (fig. 17).
Ilab. Sur phylloïdes de Torlella nitida (Lindb.) Broth. (sub. Trichosto-
mum nitidum), sur le littoral de l’ile Sainte-Marguerite (France), mars 1891.
5. Genre ACROSPERMUM Tode
Fungi Mecklenb. I, 8 (1790)
Périthèces cylindriques ou claviformes, dressés, superficiels, générale¬
ment isolés ou parfois groupés, courtement pédicellés, de couleur blanc-
crème, brune ou noire ; ostiole apicale et circulaire ; asques subcylindriqucs-
allongés, généralement octosporés ; paraphyses filiformes, abondantes ou
parfois indistinctes ; ascospores filiformes unicellulaires ou pluricellulaires,
hyalines.
La position systématique de ce genre, qui a été classé dans un grand
nombre de familles et d’ordres très différents, n’est pas encore bien définie.
Ainsi, Saccardo (1) le place dans la famille des Ilysleriacées; Rehm (2),
Lindau (3), Schroeter (4), et Migula (5) le classent dans la famille des
Acrospermacées ; Ellis et Everhardt (6), Cléments, Shear (7) et
Riddle (8) le transfèrent dans la famille des Hypocréacées ; v. Hôhnel (9)
déclare premièrement qu’il a beaucoup d’aftinitc avec la famille des Sorda-
riacèes, tandis que plus tard (10) il le rapproche des genres Barya, Cyano-
derma, etc., qui sont des Hypocréacées ; Arnaud (11) rattache ce genre aux
Discomycètes, dans la famille des Caliciacèes. Finalement, M Ile Br andriff ( 12)
propose de le classer, soit dans la famille des Coryneliacées, soit dans les
Pseudosphaeriales.
Tenant compte de la structure des périthèces, analogue à celle des
Hypocréacées, et des difficultés actuelles de classer ce genre, nous le mainte¬
nons provisoirement dans cette dernière famille.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores septécs. 1- A. Adeanum
II. Ascospores unicellulaires. 2. A. Puiggarii
1. Acrospermum Adeanum v. Hohnel in Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wien.
Math.-nat. Klass. I, 559, n° 1162 (1919) et in Berichte deutsch.
Bot. Gesel. XXXVII, 112 (1919) ; Ade in Hedwigia LXIV, 305
(!) Saccardo, Syll. Fung. II, 807 (1883).
(2) Rehm in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze VIII, 52-53 (1806).
(3) Lindau in Engler-Pranll, Die natur. POanzenfamilien, I, 267 el 277 (1897).
(4) Schroeter Kr. Fl. Schlcsien II, 174, 186 (1908).
(5) Migula Kr. Fl. Deutschl. III, Pilze, 3, 2769, 797 (1913).
(6) Ellis et Everhardt, Norlh. American Pyr. 58, 67 (1892).
(7) Cléments et Shear, The Généra of Fungi 81 (1931).
(8) Riddle in Mycologia XII, 175-181 (1920).
(9) v. Hohnel in Ann. Mycol. XV, 379 (1917).
(10) Id., in Sitzungsber. d. Ak. d. Wiss. etc. 26 Juni (1919).
Il) Arnaud in Ann. des Épiphyties XVI, 240, 253 (1930).
(12) Brandriff in Mycologia XXVIII, 228-235 (1936).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
31
(1923) ; Racovitza A. in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum. XXIX,
59-61 (1946).
Syn. : Acrospermuin Sâvulescui A. Rac. in Bull. Sec. Scient. Acad.
Roum. XXIII, 401-407, fig. A-B, pl. I-II (1941) et XXVIII (1945).
Périthèces premièrement sphériques, ensuite cylindriques ou clavi-
formes, de 530-820x177-315 p (de 500-800 x 200-280 p d’après v. Hôhnel;
de 1000-1500x200-250 p d’après Ade), présentant chez les claviformes, un
épaississement circulaire généralement dans le tiers supérieur (fig. 122, 123) ;
droits ou arqués vers la base, courtement pédicellés, dressés, isolés ou groupés
(fig. 118), blanc-crème, brun pâle, gris ou brunâtres, céracés-membraneux
à l’état humide, coriaces à l’état sec, à surface furfuracée ou finement tomen-
teuse ; paroi plectenchymatcusc, de 20-30 p d’épaisseur (de 32-36 p d'après
v. Hôhnel), formée d’une couche interne, de 12-16 p d’épaisseur, composée
de 3-7 rangées de filaments longitudinaux (fig. 121), septés et hyalins,
et d’une couche externe, de 8-14 p d’épaisseur, composée de plusieurs rangées
de filaments transversaux et obliques, à membrane épaisse et brune ; ostiole
non proéminente, circulaire et â marge finement fimbriée ; asques cylindriques
ou claviformes-allongés, de 295-424x10,5 p (de 470-520x11-12 p d’après
v. Hôhnel), à base longuement atténuée en un pédicelle, à sommet arrondi
et très épaissi, ne bleuissant pas avec la solution iodo-iodurée ; dépourvus
de glycogène, octosporés (généralement avec 6 ascospores d’après v. Hôhnel)
(fig. 18) ; paraphyses filiformes, dépassant les asques, de 1,5 p de diamètre,
peu ramifiées, visiblement septées, hyalines et très abondantes, à sommet
cylindrique, claviforme, renflé sous l’extrémité ou irrégulièrement lobé ;
ascospores filiformes, de 190-245 x 2 p (de 330-350 x 2-3 p d’après Ade),
pluriseptées, parallèles, subhyalines ou hyalines, composées de cellules de
9,5-14,5 p de longueur (de 3-5 p d’après Ade) ; mycélium de 1,5-2,5 p de
diam. (de 2-4 p d’après v. Hôhnel), septé, à paroi relativement épaisse
(de 0,8-1 p) ramifié, arachniforme, hyalin, superficiel et intracellulaire,
formant un petit subiculum à la base des périthèces.
Hab. Sur différentes Mousses plcurocarpes vivantes : Amblyslegium
varium (Hedw.) Lindb., entre Mitgenfeld et Brückenau, dans le Rhôngebirge
(Unterfranken) ; Plerigynandrum filiforme (Timm.) Hedw., dans la même
localité que la précédente ainsi que près Oberstaufen et Lofer (Allemagne),
novembre-janvier (A. Ade); Amblyslegium serpens Br. our., Brachylhecium
velulinum Br. eur., llypnum cuprcssiforme, Leskea neroosa (Schwgr.) Myr.,
L. polycarpa Ehrh., Leucodon sciuroides Schmpr., Plalygyrium repens (Brid.)
Br. eur. et Pylaisia polyanlha (Schreber) Br. eur., forêt de Bâduleçti (dép.
Dâmbovita, Roumanie), juillet-août 1944 (A. Racovitza) ; Brachylhecium
glareosum (Bruch.) Br. eur., B. velulinum var. praelongum Br. eur. et B.
velulinum var. inlricalum (Iledw.) Br. eur., dans la forêt « Fâget » près de la
ville de Cluj (dép. Cluj), août 1940.
C’est un parasite qui semble spécifique pour les Mousses plcurocarpes
corticoles. Les coussinets attaqués présentent des taches généralement
circulaires où l’on peut distinguer plusieurs zones concentriques caractéris¬
tiques. Les cauloïdes encore verts qui se trouvent sur les marges sont
envahis par le mycélium aérien du parasite, formant une zone blanchâtre
tomenteuse. Ensuite, il y a une zone plus ou moins large, où les cauloïdes
Source : MNHN, Paris
32
ANDRÉ RACOVITZA
morts ont une couleur jaune-paille et où le mycélium aérien est macrosco¬
piquement moins apparent. Par place, il y a quelques jeunes périthèces. La
troisième zone se caractérise par un grand nombre de périthèces, parfois si
abondants qu’ils forment une plage de couleur blanc-crème ou gris-brunâtre,
très distincte. Une partie des cauloïdcs commencent à être envahis par
différentes algues. Enfin, le centre est occupé par des cauloïdes plus ou
moins décomposés, envahis par un grand nombre d’algues, et où il n’y a plus
de périthèces.
Le mycélium chemine à la surface des cauloïdcs et des phylloïdes,
émettant par place des filaments perforants nés, soit directement à partir
des filaments mycéliens, soit à partir de courtes ramifications latérales à
membrane plus mince (fig. 19). Une fois à l’intérieur de la cellule, celui-ci
donne naissance à un mycélium intracellulaire, de diamètre variable, septé
et à membrane mince, qui s’étend de cellule à cellule par l’intermédiaire de
filaments perforants.
Espèce très voisine d 'Acrospermum Puiggarii Speg. dont elle diffère
par la couleur plus pâle des périthèces et les ascosporcs pluriseptées.
2. Acrosperm um Puiggarii Speo. in Bol. Acad. Ciencias Cordoba XXIII, 121
(1919) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV, 1130(1928).
Périthèces claviformes, de 1000-1500x250-300 |a, noirs, lisses, opaques,
épars ou subagglomérés, à sommet arrondi-obtus, à base atténuée en un
pédicellc court, translucide pâle ; de consistance cornée ; asques linéaires,
de 400 X 10 |A, pourvus de paraphyses très longues ; ascospores filiformes, de
350 x 1 u, ténues, continues, presque aussi longues que les asques, hyalines.
Hab. Sur Mousses corticoles, près Apiaphy, Brésil (Amérique du Sud).
Espèce différant d’Acrospermum Adeanum v. Hôhnel par la couleur
noire des périthèces et les ascospores unicellulaires.
6. Genre MICROSTELIUM Pat.
in Bull. Soc. Mycol. France, XV, 208, pl. IX, fig. 1 (1899)
Périthèces cylindracés, obtus au sommet, stipités, épars, charnus-
coriaces, à trame filamenteuse colorée, recouverte d’une assise de cellules
cylindriques renflées disposées en palissade ; asques linéaires accompagnés
de paraphyses ; ascospores filiformes, bientôt divisées en petits fragments
qui deviennent libres ; mycélium superficiel, membraneux.
D’après Patouiu.ard ce genre, bien caractérisé par son revêtement
spécial, est voisin des Barga Fuckl. et des Acrospermum Tode. Lindau (1)
le place dans la famille des Acrospermaceae. Sa ccardo et Sydow (2) le
classent dans la famille des Hysteriaceae, tandis que v. Hôhnel (3) déclare
qu’en aucun cas ce champignon ne fait partie de cette dernière famille.
m Lindau in Engler-Prantl, Die natur. Pfanzenfamilien I, Nachtrâgenl, 535 (1900).
(2) Saccabdo et Sydow, Syll. Fung. XVI, 672 (1902).
a V HAhnel Fr. in Ann. Mycol. XVI, 153 (1918).
(3) V. HOh:
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES 33
1. Microstelium hyalinum Patouillard in Bull. Soc. Myc. France. XV, 208,
PI. IX, fig. 1 (1899).
Périthèces cylindriques dressés, hauls de 1 mm., arrondis obtus au
sommet, percés d’un pore (?), épars, coriaces, violacés-brunâtres, portés
sur un stipe court, hyalin et de même épaisseur (fig. 21 et 22) ; formés d’une
trame d’hyphes serrées, très allongées, parallèles, brunâtres, grêles, dont
l’extrémité, recourbée vers l’extérieur, se renfle en une portion incolore,
cylindrique, à parois épaisses formant un revêtement général au champignon
(fig. 22) ; asques cylindriques, larges de 8-10 n, très longs, nombreux, accom¬
pagnés de paraphyscs filiformes ; ascospores de la longueur des asques,
entièrement divisées en fragments de 6-8 p de longueur ; mycélium blanc,
superficiel, composé de filaments grêles, rameux, contextés en une membrane
mince.
Ilab. Sur les écorces, incrustant les algues et les Mousses, Guadeloupe
(Antilles) (R. P. Duss).
Suivant la judicieuse observation de Patouillard, ce champignon a
beaucoup d’allinités avec le genre Acrospermum Tode. En effet, si nous
nous rapportons à sa diagnose, peut-être trop courte et incomplète, et à
ses dessins, nous pourrions supposer que ce champignon est identique à
Acrospermum Adeanum v. Hôhnei. car la forme, la couleur et le revêtement
« spécial » des périthèces, la longueur des asques, les ascospores filiformes
et septées, le mycélium blanc qui forme une sorte de subiculum à la base
des fructifications, sont autant de caractères morphologiques qui se retrouvent
chez cette dernière espèce. L’habitat est semblable, car il ressort de la
phrase de Patouillard que Microslelium hyalinum Pat. incruste les algues
et les mousses corticoles, quoique dans son dessin, un peu trop schématisé,
les périthèces semblent être posés directement sur l’écorce. Ce fait ne diminue
en rien la possibilité d’un habitat muscicole du champignon, car ses fructi¬
fications peuvent se développer à même l’écorce, mais à partir du mycélium
qui vit sur les Mousses. L’unique caractère différentiel indiqué par
Patouillard se trouve dans la dissociation des ascospores en articles
libres, fait que nous n’avons pas constaté chez Acrospermum Adeanum
v. Hôhnel.
Species incerlae sedis
1. Nectriella erythrostigma (Mont.) Sacc., Syll. Fung. IX, 942 (1891), XIII,
506 (1898).
Syn. : Peziza erylhrosligma Montagne in Ann. scienc. nat. Bot. XVIII,
n° 47,246 (1842)* et Sylloge PI. Crypt. 186, n° 628 (1856)*.
Neclria erylhrosligma (Mont.) Tulasne, Sel. Fung. Carp. III, 196 (1865).
Orbilia erylhrosligma (Mont.) Sacc., Syll. Fung. VIII, 632 (1889) ;
Boudier, Ilist. et Class. Discom. d’Eur. 103 (1907) (comme «Species incertae
sedis ») ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 254 (1919).
Périthèces ovoïdes, petits, sessiles, agglomérés, rouges, subvilleux ;
asques obovalcs-claviformes, de 95x13-16 p, octosporés ; paraphyscs fili¬
formes ; ascospores oblongues-allongées, de 30-40x8-9 p, droites ou sub-
Source : MNHN, Paris
34
ANDRÉ RACOVITZA
inégales, bisériées, guttulécs, à extrémités obtuses, avec un cil filiforme, de
6-7 (A de longueur, apical, droit, rigide.
Hab. Sur Frullania dilalala (L.) Dum. près du village à Chennevières-
sur-Marne (Seine-ct-Oise).
D’après Tulasne, cette espèce a des ascospores ciliées, caractère qui
ne se retrouve chez aucune des espèces de Nedriella Saccardo, ni de Neclriella
Nitschke (apud Fuckel). Parmi les Hypocreacées, le genre Eleulheromyces
Fuckel est le seul qui a des ascospores ciliées, mais il se caractérise entr’-
autres, par des périthèces longuement ostiolés et un habitat fongicole,
caractères bien différents du champignon de Montagne. Nous sommes
obligé de mentionner ce champignon comme ayant une position systéma¬
tique incertaine, car sans avoir consulté le matériel de Montagne ou
sans l’avoir retrouvé, il nous est impossible de préciser ce point.
Species bryophilae incerlae
1. Nectria laeticolor Br. et C., sur troncs entre les Hépatiques (Sacc., Syll.
Fung. II, 485, 1883 ; Seymour, Host Index of the Fungi of North
America 21 (1929).
2. Nectria (Lepidonectria) rugulosa Pat., sur écorce parmi les Jungermannes
(Patouillard in Bull. Soc. Myc. France IV, 115, 1888; Sacc.,
Syll. Fung. IX, 960, 1891 et XIII, 615, 1898).
3. Byssonectria obducens Karst-, sur Mousses (Iàarsten, Symb. Myc. VU,
6,1879 ; Sacc., Syll. Fung, II, 456,1883 et XIII, 743,1898; Lindau
in Engler-Prantl, Die natur. Pfianzenfamilicn, I, 1, 349, fig. 235 D,
1897 ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. 1,269, 1919).
Espèce découverte en Finlande qui ne semble pas avoir été retrouvée
depuis Karsten. Signalons que d’après le dessin originel de Lindau (1. c.),
les périthèces sont plus ou moins squamuleux, caractère qui est contraire
à la diagnose de Karsten où il est mentionné que ceux-ci sont « glabres ».
4. Hypocrea citrina (Pcrs.) Tul., sur terre, feuilles pourries, écorce,
Mousses, etc. (Sacc., Syll. Fung. II, 528, 1883 ; Winter in Rabenh.,
Kr. Fl. Deutschl. Pilze II, 141, 1887; Schroeter, Kr. Fl. Schlesien
II, 2, 271, 1908; Migula. Kr. Fl. Deutschl. III Pilze, 3, 2, 750,
1913 ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 269, 1919).
5. Hypocrea delicatula Tul., sur bois, feuilles mortes et Mousses (Tulasne,
Sel. Fung. Carp. III, 3. pl. IV, fig. 7, 1865 ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 269, 1919).
6. Hypocrea tenerrima Eli. et Ev., sur Mousses, détritus, etc. (Ellis et
Everhart in Proceed. Acad. N. S. Philad. 442, 1893 ; Sacc., Syll.
Fung. XI, 362, 1895 et XIII, 743, 1898; Seymour, Host Index 0 f
the Fungi of North America 22 (1929).
7. Hypomyces Cesati (Mont.) Tul., entre les Mousses, sur résidus, parasitant
quelques Polypores. (Sacc., Syll. Fung. II, 472, 1883 ; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 269, 1919).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
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8. Hypomyces rosellus (Alb. et Schw.) Tul., sur Basidiomycètes, Mousses,
feuilles pourries, etc. (Winter in Rabenh., Kr. Fl. Dcutschl.
Pilze II, 132, 1887 ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 269, 1919).
2. Famille des Sphaeriacées Fries pro parle
Périthèces globuleux ou piriformes, glabres ou velus, isolés ou groupés,
superficiels, sans stroma ; paroi de couleur foncée, brune ou noire ; coriace
ou carbonacée ; asqucs généralement octosporés, avec ou sans paraphyses ;
ascospores de forme et de couleur variées, continues ou septées ; mycélium
avec ou sans hyphopodies et soies.
Nous avons réuni dans cette famille presque toutes les espèces bryophiles
superficielles à périthèces de couleur foncée, sans stroma typique. D’après
les liens phylogéniques entre les genres, elle est certainement hétérogène,
car elle comprend non seulement des Ascohyméniales typiques ( Lasiosphaeria
Ces. et De Not., Leptomeliolav. H'ôhn.) mais aussi des genres se rapprochant
nettement des Ascoloculaires (Berlia De Notaris, Coleroa (Fr.) Rabenh.,
Pleosphaeria Speg., Teichospora Fuck., Trichohleria Sacc., Zignoëlla Sacc.).
Comme la position systématique de ces derniers n’est pas encore bien connue,
nous étions obligés — et ceci d’une façon provisoire — de ne pas les séparer
des autres genres à périthèces superficiels.
Clef analytique des genres
I. Ascospores biccllulaires.
1. Ascospores hyalines ou subhyalines.
a. Périthèces velus. 1- Coleroa
b. Périthèces glabres.
m. A surface lisse. 2. Melanopsamma
n. A surface verruqueuse. 3. Bertia
2. Ascospores colorées.
a. Périthèces velus. 4. Protoventuria
b. Périthèces glabres. 5. Lizonia
II. Ascospores pluricellulaires (septées transversalement).
1. Périthèces glabres. 6. Zignoëlla
2. Périthèces velus.
a. Paroi carbonacée.
m. Mycélium sans stigmopodies. 7. Lasiosphaeria
n. Mycélium avec stigmopodies et soies.. .. 8. Leptomeliola
b. Paroi membraneuse.
m. Ascospores ne se dissociant pas. 9. Acanthostigma
n. Ascospores se dissociant. 10. Trichohleria
III. Ascospores muriformes.
1. Périthèces velus. IL Pleosphaeria
2. Périthèces glabres. 12. Teichospora
Source : MNHN, Paris
36
ANDRÉ RACOVITZA
1. Genre COLEROA (Fr.) Rabcnhorst
Herb. Mycol. n° 1456 (1850) ; Winter in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl.
Pilze II, 198 (1887) ; Fries, comme sous-genre (1849).
Périthèces sphériques, superficiels, biophylles, généralement isolés,
ostiolés, velus, à paroi membraneuse ou rarement subcarbonacée ; asques
ovales, oblongs ou piriformes, octosporcs, avec ou sans paraphyses ; asco-
spores’elliptiques ou ovales, bicellulaircs, hyalines ou subhyalines, à cloison
transversale les divisant généralement en deux cellules inégales.
Dans une étude comparative des genres SpUoslicla Syd., Coleroa Rabh.
et Sligmalea Fr., Petrak (1) constate leur relation phylogénétique étroite,
déclarant « Aile diese Gattungen haben einen typisch dothidealen Nukleus
mit mehr oder weniger zahlreichen, faserigen Paraphysoiden », c’est-à-dire
qu’ils sont du type ascoloculaire.
Les Coleroa bryophiles sont plus nombreux et plus communs sur les
Hépatiques acrogynes et sur les Mousses que sur les Sphaignes. Ainsi, sur les
Hépatiques on connaît 3 espèces et 2 variétés (C. bryophila (Fuck.) Winter,
C. Bubâki Gz. Frag., C. Casaresi Bub. et Gz. Frag., C. Casaresi var. Frulla-
niae Gz. Frag. et C. Casaresi var. Plagiochilae Gz. Frag.), sur les Mousses
4 espèces (C. bryophila (Fuck.) Winter, C. Casaresi Bub. et Gz. Frag.,
C. Dicrani A. Rac. et C. inlerlamellaris A. Rac.) et une seule sur les Sphaignes
(C. lurlosorum (Moût.) Bub.).
Notons que C. bryophila (Fuck.) Winter et C. Casaresi Bub. et Gz.
Frag. sont des espèces assez communes qui vivent autant sur les Hépatiques
que sur les Mousses ; les autres espèces semblent être plus spécialisées sur tel
ou tel groupe de Bryophytes.
Ces champignons se développent de préférence sur les Bryophytes
qui croissent dans les endroits moyennement humides, comme les pentes
exposées au Nord des vallées profondes, étroites et boisées. Par contre,
dans les endroits trop humides ou trop secs et ensoleillés, ils sont moins
fréquents. . .
L’altitude ne semble avoir aucune influence sur la répartition géogra¬
phique de ces espèces, celles-ci étant étroitement liées aux plantes-hôtes
dont bon nombre croissent autant dans la plaine que dans la haute montagne.
Les Coleroa bryophiles sont des espèces épiphylles. A premier abord,
leur parasitisme semble se rapprocher du saprophytisme, car, en général
les plantes-hôtes ne paraissent pas trop incommodées par leur présence.
En effet, nous avons très souvent trouvé des gazons d'Haplozia crenulala
(Smith) Dum. dont chaque cauloïde était envahi par un grand nombre de
périthèces de Coleroa bryophila (Fuck.) Winter ; ces gazons étaient cepen¬
dant de couleur normale et fructifiaient tout aussi bien que les pieds indemnes.
Pourtant, il faut admettre que dans certaines conditions, probablement
défavorables pour les Bryophytes, les Coleroa affaiblissent celles-ci, détermi¬
nant leur dépérissement prématuré. Ainsi, plus d’une fois, nous avons trouvé
(1) Petrak F. in Ann. Mycol. XXII, n“ 359, 109-116 (1924).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
37
à Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes, France) des gazons de
Plagiochila asplenioides (L.) Dum. envahis par Coleroa Casaresi var. Plagio-
chilae Gz. Frag. qui étaient plus ou moins étiolés et dépérissants, alors que
non loin de ces stations, la même Hépatique, quoique tout aussi infectée,
ne présentait pas le moindre symptôme de languissement. Il se pourrait
bien que l’influence néfaste de ces parasites ne se manifeste qu’après plusieurs
années consécutives de parasitisme.
Il est difficile de suivre le mycélium des Coleroa bryophiles à la surface
des phylloïdes parce qu’il est très fin et difficilement colorable au bleu coton
lactophénolé, même après un séjour assez prolongé dans ce colorant. Parfois,
on peut pourtant remarquer qu’il pénètre à l’intérieur des cellules phylloï-
dales où il se pelotonne généralement, lin tout cas, nous n’avons jamais
constaté la formation de suçoirs.
Les périthèces se forment dès l’automne (vers le mois de septembre)
et mûrissent au printemps, après la fonte des neiges.
Clef analytique des espèces
I. Périthèces dépassant 100 |z de diamètre.
1. Ascospores à cellule antérieure plus large et à cellule postérieure
atténuée. 1. C. Bubaki
2. Ascopores à cellules égales ou subégales.
а. Ascospores jusqu’à 12 p de longueur. 4. C. Casaresi var. Frullaniae
б. Ascospores jusqu’à 18 [z de longueur. 2. C. bryophila
II. Périthèces ne dépassant pas 100 p. de diamètre.
1. Sans parapliyses évidentes.
a. Poils ne dépassant pas 50 |z de longueur.
m. Poils épars, dressés. 3. C. Casaresi
n. Poils localisés autour de l’ostiole, horizontaux ou recourbés vers
le substratum. 5. C. Casaresi var. Plagiochilae
b. Poils de 55-70 p. de longueur. 6. C. turîosorum
2. Avec paraphyses distinctes.
a. Périthèces à paroi membraneuse. 7. C. interlamellaris
b. Périthèces à paroi subcarbonacée. 8. C. Dicrani
1. Coleroa Bubaki Gz. Fhagoso in Bol. Real Soc. Espan. Hist. Nat. XVI,
367 (1916)" ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV, 398 (1926).
Périthèces sphériques-déprimés, de 75-175 jz de diam., isolés, ou groupés
par 2-5, épiphylles, superficiels, bruns, à paroi membraneuse ou pseudo¬
parenchymateuse, couverts de poils, de 25-30 x 3-3,5 |z (à la base), flexueux,
arrondis, septés, nombreux ; ostiole à petite ouverture ; asques elliptiques-
allongés, de 36-40x14-15,5 [z, à sommet arrondi et épaissi, brièvement
pédicellés, octosporés, sans paraphyses ; ascospores ovales-oblongues, de
12-15x5-5,5 jz, premièrement continues, ensuite bicellulaires, non étranglées
à la cloison transversale, subhyalines, à cellule antérieure plus large et à
cellule postérieure atténuée, uniguttulée ou à contenu granuleux.
Source : MNHN, Paris
38
ANDRÉ RACOVITZA
Ilab. Sur phylloïdes vivants ou languissants de Marsupella emarginala
(Ehrh.) Dum., près Santiago (Espagne) (Dr. A. Casares).
2 Coleroa bryophila (Fuck.) Winter in Rabenli., Kr. Fl. Dcutschl. Pilze II,
201 (1887) ; v. Hohnel et Weese in Ann. Mycol. VIII, 465 (1910) ;
Migula, Kr. Fl. Dcutschl. III, Pilze 3, 1, 140 (1913) ; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 253, 254, 256, 295 (1919) ; Racovitza in
Bull. Sec. Scient. Acad. Roum. XXIV, 510 (1942) ; Chai.aud in
Rev. de Mycol. (N. S.), VIII, 26-32, fig. 1-8 (1943).
Syn.: Stigmalea (Coleroa) bryophila Fuckel, Symb. Myc. 2 e Sup. 19
Venluria bryophila (Fuck.) Sacc., Michelia II, 315 (1882) ; Syll. Fung. I,
595 (1882) et XIII, 408, 615, 906 (1898); Oudemans, Enum. Syst. Fung. I,
286 (1919).
Neclria punclum Boudier in Bull. Soc. Mot. France 96, pl. II, fig. 9
(1881) et Icônes Mycologicae 343, pi. 581 (1905-1910); bACC., Syll. Fung. II,
506 (1883) ; v. Hohnel et Weese in Ann. Mycol. VIII, 467 (1910) ; Weese
in Centralbl. f. Bakt. Parasit. u. Infekt. XLII, 612 (1915) ; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 255 (1919).
? Coleroa Aliculariae Gz. Fragoso in Bol. Real. Soc. Espan. Hist.
Nat. XVI, 368 (1916)* ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV, 398 (1926).
Coleroa hepalicola Racovitza in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum. XXIII,
251 (1941).
Exsiccala: Roumeguère, Fungi gallici exsiccati n° 1293 (sub Venluria
bryophila Sacc.)* ; Thümen, Mycotheca universalis n<> 1843 (sub. Venluria
bryophila Sacc.)* ; Fuckcl, Fungi rhenani exsiccati n° 2519 (sub. Stigmalea
(Coleroa) bryophila Fuck.)*.
Périthèces sphériques, de 100-150 p de diam., superficiels, isolés, bruns,
plus ou moins aplatis à la base, à paroi membraneuse et pseudoparenchy-
fnateuse ; couverts dans leur partie supérieure de poils, de 20-30 x 2 p. (de
30— 40 x 2 [z d’après Chalaud), continus ou rarement bicellulaires, dressés,
raides, droits ou faiblement arqués, bruns, à sommet arrondi (fig. 125) ;
ostiole non proéminente, à couverture circulaire d’environ 18 jz de diamètre
(de 20-25 |z de diam. d’après Chalaud) ; asques claviformes, de 40-66 x 13,5-
18 iz, plus ou moins épaissis au sommet, brièvement stipités, octosporés ;
paraphyses souvent indistinctes ; ascospores elliptiques-oblongues, de 15-18 x
6,5-7,5 (Z- bicellulaires, non étranglées ou peu nettement étranglées à la
cloison médiane, bigultulées, bisériées ou subtrisériées, hyalines ou subhya¬
lines ; mycélium superficiel et intracellulaire, septé, ramifié, subhyalin ou
d’un brun très pâle.
Ilab. Sur cauloïdes et phylloïdes vivants ou dépérissants de ditïérentes
Hépatiques : Jungermannia sp.
Alicularia scalaris (Schrad.) Corda, dans la montagne de Guadarrama,
au lieudit « la Cebollera » (Espagne) (Beltran).
Alicularia scalaris (Schrad.) Corda et Ilaplozia crenulaia (Smith) Dum.,
endroits humides dans la région parisienne (France), automne et printemps
1936-37 (A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES 39
Haplozia Breidleri K. M. et Lohozia sp. à Rovinari (dép. Gorj,
Roumanie), octobre 1938 (A. Racovitza).
Eucalyx hyalinus (Lyell) Breidler (sub Pleclocolea hyalina (Lyell)
Mitten), sur les pentes humides du mont « Clâbucet » {dép. Arge§, Roumanie),
juin 1941 (A. Racovitza).
Scapania undulala Dum. et Haplozia crenulala (Smith) Dum., dans la
forêt de Paimpont, à Val-sans-Rctour (Bretagne, France), avril (G. Chalaud).
Sur différentes Mousses : Diphyscium sp., Diphyscium sessile (Schm.)
Lindb. (sub. Diphyscium foliosum (L.) Mohr.), Pogonalum nanum (Dill.)
P. Beauv., Polylricliurn sp.
Espèce commune se développant plus souvent sur les Hépatiques
acrogynes que sur les Mousses. Elle a été trouvée en France, en Allemagne et
en Roumanie.
Signalons le fait intéressant que Fuckel et dernièrement Chalaud
(1. c.) ont trouvé dans les jeunes périthèces des « spermaties cylindriques,
de 6-7 [A de longueur, 1,8-2 p de largeur, contenant deux gouttelettes lipi¬
diques terminales ». Comme le fait remarquer ce dernier auteur, ces « sper¬
maties » semblent rares. En effet, malgré l’abondant matériel que nous avons
étudié, nous n’en avons jamais observés.
La description du Coleroa Aliculariae Gz. Fragoso étant identique
à celle du C. bryophila (Fuck.) Winter nous avons cru pouvoir synony-
miser ces deux champignons. Cependant, n’ayant pas examiné le matériel
de Gz. Fragoso, nous avons mis un point d’interrogation à cette synonymie,
car il pourrait exister des différences spécifiques entre ces deux champignons
qui n’ont pas été mises en évidence par l’auteur.
Voici d’après Trotter (1. c.) la diagnose du C. Aliculariae Gz. Fragoso :
« Peritheciis epiphyllis, plerumque 1-2 superficialibus, globulosis, usque
ad 125 p diam., contextu pscudoparenchymatico, membranaceo, fuli-
ginea, setulis laxe vestitis, setis fuscis usque 38x3, continuis v. 1-septatis,
attenuatis, rectis v. leniter flexuosis, raro curvulis ; ascis obpiriformibus
usque 45 x 14, aparaphvsatis, subsessilibus, parietibus crassiusculis, apice
rotundatis ; sporidiis irregulariter distichis, ovoideo-oblongis, subhyalinis,
12-15x6-7, ad medium uniseptatis, non constrictis, loculis 1-2 crasse guttu-
latis. ». Coleroae bryophilae (Fuck) proxima.
3. Coleroa Casaresi Bubâk et Gz. Fragoso in lledwigia, LVII, 3 (1915) ;
Gz. Fragoso in Bol. Real Soc. Espan. Hist. Nat. XV, 340 (1915)*,
Intr. al est. de la 11. de micr. de Cat. 87*, in Mem. Real Soc. Espan.
Hist. Nat. XI, 3, 107 (1919)*, in Bol. Real Soc. Espan. Hist. Nat.
XXVI, 368, fig. 2 (1926) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV,
399 (1926).
Périthèces sphériques, de 75-100 p de diam., superficiels, épiphylles,
isolés ou groupés par 2-3, noirs, à base aplatie, à paroi membraneuse et
pseudoparenchymateuse d’un brun-noir ; couverts de poils peu nombreux,
de 20-40x3 p, droits ou arqués, peu atténués au sommet, continus ou
bicellulaires, épars ou parfois serrés, denses (fig. 23) ; ostiole apicale, circulaire
et ouverte ; asques ovales-oblongs, de 20-28 x 7-9 p, à sommet arrondi et
Source : MNHN, Paris
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ANDRÉ RACOVITZA
épaissi, brièvement stipités, oetosporés, sans paraphyse ; ascospores
oblongues, de 7-9 (10) X 3-3,5 p, bicellulaires, 3-4 sériées, hyalines, à extrémité
atlénuée-arrondie, à cellule antérieure parfois plus large que la postérieure.
Liai. Sur phylloïdes de différentes Hépatiques acrogyncs : Scapania
nemorosa Dum., à Castro-Loureiro, Pontevedra (Espagne).
Scapania nemorosa var. propaguli/era près Castro-Loureiro, Valle de
Oro et Coruna, août 1915 (Dr. A. Casares), près Ramalossa, Pontevedra
(Prof. Brescansa).
Scapania gracilis (Lindb.) Kaal., près Pontevedra (D r A. Casares).
Scapania compacta (Roth.) Dum., Lophozia Floerkei (W. et M.) Schiffn
(Espagne).
Lophozia Halcheri (Evans) Stephani et Leploscgphus anomalus (Hooker)
Lindb., près des bords du lac Laramon, à Névache (dép. Hautes-Alpes •
France), juillet 1937 (A. Racovitza).
Sur phylloïdes verts de Mnium undulalum (L.) Weis. lieu humide dans
la forêt, située près Baduleçti (dép. Dâmbovita, Roumanie), 26 juillet 1944
(A. Racovitza).
Sur phylloïdes et cauloïdes morts de Sphagnum sp. groupe aculifolia
près des bords du lac Laramon, près Névache (dép. Hautes-Alpes, France)'
juillet 1937 (A. Racovitza). ’ ’
Les spécimens que nous avons trouvés sur les phylloïdes de Mnium
undulalum (L.) Weis. avaient les dimensions suivantes : périthèccs : 40-80 u.
de diam. ; ouverture de l’ostiole : 8 p de diamètre ; poils : 16-32x4 p; asques •
23-26 x 8 p; ascospores : 8-10x3-3,5 p. Malgré les petites différences de
mensuration, qui existent entre nos spécimens et ceux de Bubâk et Gz
Fragoso, nous les avons rapportés à cette espèce.
Les périthèces étaient localisés sur les bords des phylloïdes du Mnium
et plus rarement disséminés à la face supérieure et inferieure de ceux-ci.
Cette espèce se distingue facilement du C. Casaresi var. Plagiochilae
Gz. Frag. par ses poils dressés et épars sur presque toute la surface des
périthèces.
4. Coleroa Casaresi var. Frullaniae Gz. Fragoso in Mem. Real Soc. Esoaii
Hist. Nat. XI, 3, 108, fig. 1 (1919)* ; Trotter in Sacc Svll
Fung. XXIV, 399 (1926). ’’ y '
Périthèces sphériques, ayant jusqu’à 120 p de diam., subsuperfîciels
noirs, à base enfoncée dans le substratum, à paroi membraneuse et pseudo-
parenchymateuse (fig. 24) ; ostiole régulièrement ouverte ; couverts de poils
ayant jusqu’à 28 p de longueur, droits ou arqués, continus ou uniseptés •
asques ovales-oblongs, de 28x9 p, subsessiles ; ascospores bicellulaires à'
cloison presque médiane, à extrémités atténuées-arrondies, irrégulièrement
2-3 sériées, à guttules plus ou moins grosses.
Hab. Sur phylloïdes vivants de Frullania Tamarisci (L.) Dum a
P ontevedra (Espagne) (D r A. Casares). 1
D’après les observations de Gz. Fragoso, cette espèce est nuisible à
l’Hépatique.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
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5. Coleroa Casaresi var. Plagiochilae Gz. Fragoso in Mcm. Real Soc.
Espan. Hist. Nal. XI, 3, 108 (1919)* ; Trotter in Sacc., Syll.
Fung. XXIV, 399 (1926).
Périthèces sphériques ou sphériques-aplatis, de 60-95 p de diam.,
isolés ou groupés par 2-5, épiphylles ou hypophylles, superficiels, d'un noir-
brun, à paroi membraneuse et pseudoparenchyrnateuse ; osliole circulaire
et ouverte, entourée de poils peu nombreux, ayant jusqu’à 45x3,5-4 p,
d’un brun-noir, droits ou arqués, atténués, continus ou rarement bicellulaires,
orientés horizontalement ou recourbés vers le substratum (fig. 26) ; asques
ovales-oblongs, de 20-25 x 7-10 p, rarement jusqu’à 28x10 p, brièvement
pédicellés, octosporés, sans paraphyse ; ascospores elliptiques-oblongues,
de 10-11,5x3-3,5 p, bicellulaires, arrondies aux deux extrémités, bisériées
ou agglomérées, rarement avec une guttulc dans chaque cellule.
ïlab. Sur phylloïdes vivants de Plagiochila asplenioides (L.) Dum.,
dans la forêt de « Saleur » (Allemagne) (C. Keck) ; dans les endroits humides
près Saint-Martin-Vésubic (dép. Alpes-Maritimes, France), septembre 1937
et dans la forêt située près Badule§ti (dép. Dàmbovija : Roumanie), 6 août
1944 (A. Racovitza).
Cette variété est bien caractérisée par ses poils peu nombreux, localisés
autour de l'ostiole et orientés horizontalement ou même recourbés vers le
substratum.
Les périthèces sont disséminés sur toute la surface des phylloïdes ou
sont parfois localisés sur les marges (fig. 25).
6. Coleroa turfosorum (Moût.) Bubâk in Hedwigia, LVII, 3 (1915).
Syn. : Venturia lurfosorum Mouton in Bull. Soc. R. Bot. Belge XXV,
149 (1886)* ; Sacc., Syll. Fung. I-IV, 410 (1886), IX, 694 (1891), XII, 840
(1897) et XIII, 1188 (1898) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. 1,302 (1919).
Périthèces subovoïdes, de 80-100 p de diam., superficiels, épars, à paroi
membraneuse et fuligineuse ; ostiole petite, obtuse, plus foncée ; poils de
55-70 x 3,5 p, généralement arqués, unicellulaires, épars, à base épaissie ;
asques obpiriformes, de 22 p de diam., brièvement stipités, octosporés ;
ascospores ovales, de 12-14x6-7 p, bicellulaires, étranglées à la cloison
transversale, hyalines.
llab. Sur Sphagnum sp. mort et desséché, à Tilff (Belgique).
Se distingue du C. bryophila (Fuck.) Winter et du C. Bubâki Gz. Frag.,
surtout par ses périthèces plus petits, ses poils plus grands et moins nombreux.
7. Coleroa interlamellaris A. Rac. n. sp.
Périthèces ovoïdes-comprimés, de 32-55 p de diam., superficiels, situés
entre les lamelles des phylloïdes (fig. 27 et 28), isolés, d’un brun plus ou moins
foncé dans la partie supérieure et plus ou moins subhyalins vers la base,
couverts de quelques poils dans leur région périostiolaire ; paroi membra¬
neuse et pseudo-parenchymateuse, formée au sommet des périthèces de
1-2 rangées de petites cellules à membrane brun foncé et vers leur base
d’une rangée de cellules à membrane subhyaline ; ostiole non proéminente,
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 4
Source : MNHN, Paris
42
ANDRÉ RACOVITZA
à ouverture circulaire, de 5-6 p de diam. ; poils de 16-20 x2-3 p, umcellulaires,
droits ou généralement arqués, orientés horizontalement, à sommet plus ou
moins aigu à membrane épaisse et d’un brun foncé ; asques elliptiques, de
16-20x4-6 ll, peu nombreux, octosporés ; paraphyses filiformes, de 1 p de
diam peu nombreuses ; ascospores ovales-elliptiques, de 6x2 p, bicellulaires,
bisériées subhyalines ou hyalines, non étranglées à la cloison transversale,
à cellule antérieure plus grande ; mycélium de 2-3 p de diam., superficiel,
septé, subhyalin.
Hab. Entre les lamelles des phylloïdcs de Polyinchttin allenuatum Menz.,
dans la forêt «Chizit», près Hunedoara (dép. Hunedoara, Roumanie),
10 novembre 1944 (A. Racovitza).
Espèce se distinguant des autres Coleroa bryophiles par les dimensions
des périthèccs, des asques et des ascospores qui sont plus petites, ainsi que
par la localisation spéciale des périthèces. Par ce dernier caractère cette
espèce ressemble au Metanopsamma inlerlamellarts A. Rac., mais elle en diffère
par la présence des poils et par les dimensions sensiblement plus réduites
des ascospores.
8. Coleroa Dicrani A. Rac. n. sp.
Périthèces sphériques, de 50-90 p de diam., superficiels, noirs, isolés ou
très rarement groupés par 2-3 (fig. 124), couverts dans leur partie supé¬
rieure de poils ; paroi subcarbonacée et pseudoparonchymatcuse, de 8-13 p
d’épaisseur, formée de 3-5 rangées de petites cellules polygonales à membrane
noire et épaissie vers l’extérieur (fig. 132) ; ostiole non proéminente,
à ouverture circulaire; poils de 18-34x2,5-4 p, continus ou bicellulaires,
généralement droits, raides, nombreux, d’un brun fonce, à sommet pointu ;
asques ovales, de 20-27 x 9,5-10,5 p, dilatés à la base, plus ou moins pointus
et épaissis au sommet, octosporés ; paraphyses filiformes, plus longues q Ue
les asques, de 1-1,5 p de diam., ramifiées et un peu dilatées au sommet,
nombreuses (fig. 29) ; ascospores elliptiques, de 7,5x2,5 p, bicellulaires, non
étranglées à la cloison transversale, bisériées ou irrégulièrement agglomérées,
hyalines à cellules égales ; mycélium de 2-2,5 p de diam., superficiel, septé,
d’un brun pâle, abondant à la base des périthèces.
Hab. Sur phylloïdcs vivants ou languissants de Dicranum scoparium
(L.) Hedw., lieu humide et boisé, près Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-
Maritimes ; France), septembre 1937, et à Bâdule§t,i (dép. Dâmbovija,
Roumanie), juillet 1944 (A. Racovitza).
Espèce sc distinguant des autres Coleroa bryophiles, surtout par l a
paroi subcarbonacée des périthèces.
2. Genre MELANOPSAMMA Niessl
in Vcrhandl. Naturf. Ver. Brünn, XIV, 200 (1876)
(nomen solum) ; Sacc., Michclia 1,347(1878).
Périthèces plus ou moins sphériques, superficiels, isolés ou groupés
noirs, carbonacés-coriaces, glabres ; asques ovales ou elliptiques, octosporés’
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOP1IILES
43
avec paraphyses ; ascospores elliptiques ou presque fusiformes, bicellulaires,
hyalines ou d’un brun pâle.
La seule espèce muscicole connue, Melanopsamma interlamellaris
A. Rac., a des périthèces enfoncés entre les lamelles des phylloïdes du Pogona-
lum urnigerum P. B. ; malgré cette localisation, ils sont superficiels par
rapport au substratum.
Melanopsamma interlamellaris A. Rac. n. sp.
Périthèces ovoïdes-comprimés, de 20-50x16-21 p, superficiels, situés
entre les lamelles des phylloïdes (fig. 30 et 126), isolés, bruns, glabres,
membraneux ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 5 p d'cpaisseur, formée
de 1-2 rangées de petites cellules polygonales ; ostiole non proéminente, à
ouverture circulaire, de 7-10 p de diam. ; asques ovales ou elliptiques, de
19-23 X 6,5-11 p, sessiles, à sommet arrondi et très épaissi, à base généralement
élargie, avec 6 ou 8 ascospores (fig. 31) ; paraphyses filiformes, fugaces ;
ascospores elliptiques, de 8,5-9,5 X 2,5-3 p, bicellulaires, non étranglées à la
cloison transversale, hyalines, agglomérées, souvent à cellules inégales ;
mycélium de 5 p de diam., peu abondant, superficiel, brun, septé.
Ilab. Entre les lamelles des phylloïdes vivants ou dépérissants de
Pogonalum urnigerum P. Beauv., endroit sec, près du chemin de la Madone-
des-Fenêtres, à Saint-Marlin-Vésubic (dépt.. Alpes-Maritimes ; France),
octobre 1937 (A. Racovitza).
Les périthèces de cette espèce ont une localisation analogue à ceux du
Coleroa interlamellaris A. Rac. Ils sont généralement situés entre les lamelles,
vers l’extrémité des phylloïdes, ne laissant apparaître à la surface de celles-ci
que l’ostiolc ou la partie supérieure de leur sommet. Cette localisation spéciale
des périthèces est peut-être favorisée par un degré d’humidité plus élevé
entre les lamelles qu’à la surface des phylloïdes, car il faut noter que Pogona¬
lum urnigerum P. B., sur lequel nous avons trouvé cette espèce, poussait
dans un endroit sec.
Le mycélium rampe à la surface des lamelles, suivant généralement
les parois latérales des cellules, mais n’y pénètre pas, ni directement, ni par
l’intermédiaire de suçoirs. Nous ne pouvons pas actuellement préciser si le
champignon parasite ou non cette Mousse.
3. Genre BERTIA de Notaris
in Giorn. Bot. ital. I, 335 (1846)
Périthèces sphériques ou ellipsoïdes, isolés ou groupés, superficiels ou à
base un peu enfoncée dans le substratum, noirs, carbonacés, à surface
rugueuse ou ridée ; asques elliptiques ou subcylindriques, octosporés ;
paraphyses filiformes et abondantes ; ascospores elliptiques ou oblongues,
bicellulaires, hyalines.
Genre représenté par une espèce muscicole parasite dont les périthèces
semblent du type ascoloculaire à cause de la structure stromatique de la
paroi périthéciale et de l'ostiole atypique, sans périphysc.
Source : MNHN, Paris
44
ANDRÉ RACOVITZA
Bertia axillaris A. Rac. n. sp.
Périthèces ovoïdes, de 150-500x125-160 p, superficiels, généralement
isolés parfois groupés par deux, noirs, carbonacés, à surface rugueuse ou
verruqueuse ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 26 p d’épaisseur, formée
de 4-5 rangées de grandes cellules plus ou moins polygonales à membrane
très épaissie vers l’extérieur ; ostiole subpapilliforme, à ouverture circulaire ;
asques subcylindriques, de 102-162x21-24 p, subsessiles, arrondis et épaissis
au sommet, arqués ou droits, octosporés (fig. 33) ; paraphyses filiformes,
aussi longues que les asques, de 3 p de diam., simples ou ramifiées vers le
sommet; ascospores elliptiques, de 29-37x8-9,5 p, bicellulaires, non
étranglées à la cloison transversale, droites ou arquées, bisériées, hyalines,
parfois à cellules inégales, avec deux guttules dans chaque cellule ; mycélium
de 4-6,5 p de diam., septé, intracellulaire, d’abord hyalin, ensuite d’un brun
plus où moins foncé, formant dans les cauioïdes un tissu plectenchymateux.
Hab. Au sommet des cauioïdes et à l’aisselle des phylloïdcs de Barbula
gracilis (Schleich.) Schwgr., lieu humide et ensoleillé, sur les berges d’un
ruisseau, près Montpellier (dép. Hérault; France), novembre 1937
(A. Racovitza). .
Les périthèces de cet intéressant champignon sont generalement
localisés, isolément ou rarement par deux, au sommet des cauioïdes et de ses
ramifications (fig. 32, 33, 127, 128), ou parfois à l’aisselle des phylloïdes
dans la partie supérieure de la plante. Dans le premier cas, ils se substituent
complètement au point végétatif qui est entièrement détruit par le mycélium
et remplacé par un ou rarement deux périthèces. Les cauioïdes, ainsi dépour¬
vus de leur point végétatif, meurent rapidement. Rappelons que les deux
espèces muscicoles de Lizonia [L. emperigoma (Auerws.) Ces. et de Not. et
L emperiqonia f. Baldinii (Pir.) Moesz.) attaquent d une manière analogue
l'extrémité des cauioïdes de différentes especes de Polylnchum.
Le mycélium forme, à la base des périthèces, un tissu plectenchymateux
d’un brun plus ou moins foncé où les cellules du cauloïde sont tellement
attaquées qu’elles sont tout à fait méconnaissables. Ce tissu plectenchyma¬
teux se prolonge sur une distance variable, à l’intérieur et vers la base du
cauloïde Parfois, quand plusieurs périthèces se trouvent échelonnés le long
d’un cauloïde, le tissu plectenchymateux des différents périthèces s’anasto¬
mose, formant à l’intérieur de la plante, un cordon continu brun foncé ou noir.
Le mycélium ne forme pas de suçoirs. Les extrémités des filaments
mycéliens qui se développent vers la base des cauioïdes et loin des périthèces
se dilatent en forme d’ampoules piriformes plus ou moins étranglées, de
14,5-18,5 u de diamètre sur 17-24 p. de longueur (fig. 130, 131). La présence
de' ces dilatations, analogues ù celles qui se produisent chez les mycéliums
cultivés sur des milieux artificiels pauvres en substances nutritives o u
incompatibles avec leur développement, pourrait de même s’expliquer p ar
des conditions défectueuses de nutrition à l’intérieur du cauloïde. En effet,
le mycélium se développant d’abord dans le point végétatif, méristème riche
en substances nutritives, puis s’allongeant vers la base du cauloïde, natu¬
rellement plus pauvre en matières de réserves et en outre plus ou moins
dépérissant, ne trouve plus suffisamment de nourriture pour son développe-
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
45
ment normal. La carence nutritive pourrait provoquer ces dilatements
caractéristiques.
4. Genre PROTOVENTURIA Berl. et Sacc.
in Atti Soc. Vcneto-Trcntina X, 174 (1886)
Péritlièces sphériques ou ovoïdes, superficiels, noirs, isolés, carbonacés,
couverts de nombreux poils raides, tortueux, longs, septés ; ostiole circulaire,
large ; asques oblongs ou elliptiques, à base brièvement atténuée ou pédicellée,
octosporés, sans ou avec paraphyses fugaces ; ascospores elliptiques ou
oblongues, bicellulaires, fuligineuses ou brunes.
Les auteurs n’ont pas encore déterminé si ce genre fait partie du type
ascoloculaire ou ascohyménial. Nous même, à cause du petit nombre de
périthèces récoltés, n’avons pu résoudre le problème pour cette espèce que
nous maintiendrons chez les Sphaeriacées jusqu’à une nouvelle classification.
Protoventuria echinospora A. Rac. n. sp.
Périthèces subsphériques ou ovoïdes, de 100-230 x 80-215 p, superficiels,
isolés, noirs, carbonacés, d’abord couverts d’hyphes longues, flexueuses,
brunes ou subhyalines (fig. 34), ensuite subglabres ou parfois glabres dans
leur partie supérieure ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’environ 13 p
d’épaisseur, formée de 3-5 rangées de petites cellules à membrane épaissie
et d’un brun foncé ; ostiole non proéminente à ouverture circulaire ; asques
elliptiques-allongées, de 86-110x16-19 p, arrondis et peu épaissis au
sommet, atténués vers la base, droits, octosporés ; paraphyses filiformes,
dépassant les asques, de 1,5 p de diam., se colorant difficilement au bleu
lactique; ascospores elliptiques, de 23,5-27 x 8-9,5 p, bicellulaires, non
étranglées à la cloison médiane, arrondies aux deux extrémités, droites,
brun pâle, irrégulièrement biscriécs, à épispore finement échinulée (fig. 35) ;
mycélium de 2,5 p de diam., superficiel, septé, brun ou subhyalin.
Hab. Sur cauloïdes et phylloïdes morts de Clenidium moltuscum Mitt. ?,
sur un rocher humide, près Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes,
France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Ce champignon est surtout remarquable par l’ornementation des
ascospores, caractère qui ne se retrouve pas chez les autres espèces de Prolo-
venluria décrites jusqu’à ce jour.
N'ayant trouvé qu’un petit nombre de périthèces, nous n’avons pas
pu suivre et étudier minutieusement la relation du mycélium avec la plante-
hôte. En tout cas, d’après nos observations, il ne semble pas pénétrer ou
former des suçoirs dans les cellules des cauloïdes et des phylloïdes de cette
Mousse.
5. Genre LIZONIA Cesati et de Notaris
Sferiacei italici 72 (1863)
Périthèces ovoïdes ou piriformes, superficiels, généralement agglomérés,
coriaces-membraneux, noirs, glabres ; asques claviformes ou cylindriques,
Source : MNHN, Paris
ANDKÉ RACOVITZA
à 8 ou 16 ascosporcs, avec ou sans paraphyses ; ascospores allongées-fusi-
formes, bicellulaires, d’abord hyalines, ensuite d’un brun pâle ; mycélium
superficiel, brun, donnant naissance à des cordons mycéliens en forme de
rhizomorphes, à des appressoriums et à des suçoirs.
La position systématique de ce genre a été très controversée et n’est
pas encore bien définie. Ainsi Cesati et de Notaris (1) le rangent dans la
famille des Cucurbitariacées, tandis que Winter (2) le mentionne comme un
supplément de celle-ci.
Saccardo (3), Lindau (4), Traverso (5), Schroeter (6) et Migula (7)
le classent dans la famille des Sphaeriacèes.
Elus et Everhart (8) le classent parmi les Sphaerelloldées.
En 1911, v. Hôhnel (9) inclue ce genre dans la famille des Capnodiacées,
parce qu’il n’a pas constaté une ostiole préformée. Pourtant en 1913(10), il
revient sur cette classification, déclarant que ce genre n’est pas une Capno-
diacée typique. Theissen et Sydow (11) et plus tard Trotter (12) le classent
comme genre douteux dans cette dernière famille.
Finalement, Kirschstein (13) créa une nouvelle famille, les Niessliacées,
dans laquelle il place aussi le genre Lizonia Ces. et de Not. Rappelons que
cette famille a été sévèrement critiquée par Petrak (14) qui constate que les
genres qu’elle comprend appartiennent à des groupes très différents, c’est-à-
dire des Sphaeriales et des Dolhidéales, d’où il résulte qu’elle est très
hétérogène et purement théorique.
Par conséquent, la position de ce genre n’étant pas encore bien précisé
d’après les nouveaux principes de systématique, nous le maintiendrons
provisoirement dans la famille des Sphaeriacèes.
Les deux champignons muscicoles du genre, Lizonia emperigonia
(Aucrsw.) Ces. et de Not. et L. emperigonia f. Baldinii (Pir.) Moesz, vivent
en parasite entre les phylloïdes supérieurs et le périgone des cauloïdes de
différentes espèces de Polylrichum. Ils sont assez communs dans les endroits
plus ou moins humides et ombragés, situés généralement sur le versant nord
des régions subalpines et alpines.
Clef analytique des espèces
L. emperigonia
L. emperigonia f. Baldinii
I. Asques octosporés.
IL Asques 16-sporés.
(4) Linoau in Engler-Prantl., Die nat. Pflanzenfamilien I, 402 (1897).
(0) Traverso, Fl. ital. crypt. Pars 1, 679 (1907).
(6) Sciiroeter, Kr. Fl. Schlesien II, 295 (1908).
(7) Migula, Kr. Fl. Dcutschl. Pilze III, 3, 1, 174 (1913).
(8) Elus et Everhart, North American, Pyrcnomycetes 301 (1892).
(9) V. IIohnel in Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wien, Math.-nat. Klass. CXX, I
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPIIILES
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1. Lizonia emperigonia (Auehsw.) Cesati et de Notaris, Sferiacei italici
72, lab. LXXVII (1863) et in Hedwigia IV, 23 (1865) ; Fuckel,
Symb. Myc. 118 (1869)* ; Karstem, Myc. Fenn. II, 185 (1873)* ;
Sacc., Syll. Fung. I, 574 (1882) et XIII, 906 (1898) ; Winter in
Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze II, 332 (1887) ; Lindau in Englcr-
Prantl, Die Nat. Pflanzenfamilicn I, abt. 1, 402, fig. 258 E (1897) ;
Schroeter, Kr. Fl. Schlesien II, 295 (1908) ; v. Hôhnel in
Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wien, Malh.-nat. Klass. CXX, I,
n° 692, 40 (1911), in Ann. Mycol. IX, 173 (1911) et in üster. Bot.
Zeilsclir. LXIII, 379 (1913) ; Migula, Kr. Fl. Deutschl. Pilze III,
3, 1, 174 (1913) ; Traverso, Fl. ital. crypt. Pars I, 680, fig. 109, 1-5
(1913) ; Lind in Rostrup, Danish Fungi, 192 (1913) ; Theissen et
Sydow in Ann. Mycol. XV, 473-482 (1917) ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 2%, 297 (1919) ; Tobisch in Oster. Bot. Zeitschr.
I.XXVII, 2, 100 (1928) ; Kihschstein in Kr. Fl. Mark Brandenb.
VII, 2, 289 (1938) et in Ann. Mycol. XXXVII, 90-91 (1939).
Syn. : Sphaeria emperigonia Auersw. in Klotsch-Rabh., Herb. mycol.
Edit. I, n° 850*.
Cucurbilaria emperigonia Cesatj etDE Notaris, Schéma Sfer. 41 (1863)*.
Exsiccala: Fuckel, Fungi rhenani exsic. n° 891 (sub. Sphaeria)*.
Baglietto, Bicchi, etc., Herbario crittogamico italiano, fasc. IX-X
(1863) (in Hedwigia II, 95-98, 1863).
Rabenhorst, Fungi europaei exsic., n° 737 (sub. Lizonia)'.
Rabenhorst in KIotzsch. herb. etc., n° 850 (sub. Sphaeria)".
Vestergren, Microm. rar. sel. praecipue scandinavici n° 920 (sub.
Lizonia)*.
Périthèccs ovoïdes ou piriformes, de 250-300 p de diam., superficiels,
généralement groupes, noirs, glabres, membraneux-coriaccs ou subcarbo-
nacés (fig. 130) ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 17-19 p d’épaisseur,
formée de 5-7 rangées concentriques de cellules polygonales, à membrane
brun foncé ; ostiolc généralement papilliforme ou non proéminente, asques
claviformes ou cylindriqucs-claviformes, de 135x18 p (de 130-140x16-20 p,
d’apres Traverso), brièvement pédicellés, octosporés ; paraphyses un peu
plus longues que les asques, de 2 p de diam., simples, septées, assez abon¬
dantes, fugaces; ascospores elliptiques-fusiformes, de 30-46x10-15 p (de
35-45 X 10-15 p, d’après Traverso), uniseptées, étranglées ou peu étranglées
à la cloison transversale, bisériées, d’abord hyalines, ensuite d’un brun
pâle, généralement à cellules inégales ; mycélium de 3-8 p de diam., brun,
septé, ramifié, très abondant à la base des périthèces, donnant naissance à
des cordons en forme de rhizomorphes, à des appressoriums, à des suçoirs
et à un mycélium intracellulaire.
Hab. Parasite entre les phylloïdes supérieurs et les jeunes périgones
des cauloïdes de différentes espèces de Polylrichum, en France, en Allemagne,
en Scandinavie, au Danemark, en Finlande.
Sur Polylrichum commune L. à Rodding Sa près Viborg (Finlande) ;
à Karlowitz près Breslau (Silésie) ; à Abruzzi, al Gran Sasso d’Italia (Italie)
(Bagnis, in herb. Saccardo).
Source : MNHN, Paris
48
ANDRÉ RACOVITZA
Sur Polylrichum juniperinum IIedw. à Rosegg et Schlatten (Carinthie).
Sur Polylrichum piliferum Schkeber.
Sur Polylrichum allenualum Menz., dans une forêt de sapins à Câmpul
lui Neag, juillet-octobre 1943 et dans la forêt de Chizit à Hunedoara (dép.
Hunedoara ; Roumanie), novembre 1944 (A. Racovitza).
Ce champignon semble être moins commun que L. emperigonia
f. Baldinii (Pir.) Moesz. Parfois il se trouve mélangé avec celte forme dans
les coussinets de Polylrichum atlenualum Menz.
Les auteurs déclarent que les périthèces se développent entre les
phylloïdes du périgone des Polylrichum, comme ceux du L. emperigonia
f. Baldinii (Pir.) Moesz. Pourtant, nous avons constaté sur les cauloïdes du
Polylrichum allenualum Menz. qu’il y a une différence très nette en ce qui
concerne la localisation de ces deux champignons. En effet, les périthèces
du L. emperigonia (Aucrsw.) Ces. et de Not. sont localisés, soit entre les
phylloïdes supérieurs des cauloïdes O (fig. 36), soit entre les jeunes phylloïdes
du périgone, tandis que ceux du L. emperigonia f. Baldinii (Pir.) Moesz
sont toujours localisés entre les phylloïdes du périgone bien développés
(fig- 37).
Les périthèces du L. emperigonia (Auersw.) Ces. et de Not. sont très
souvent isolés ou groupés par 2-4 à la surface de la base des phylloïdes
supérieurs des cauloïdes $ et sont par ce fait très visibles ; par contre ceux
de la forme Baldinii (Pir.) Moesz sont plus ou moins enfoncés entre les
phylloïdes du périgone, généralement très nombreux et serrés les uns contre
les autres.
Au point de vue biologique, c’est un parasite très nuisible, qui détruit
le point végétatif des cauloïdes. Son mycélium forme de larges rubans
semblables à des rhizomorphes qui pénètrent entre les phylloïdes et même
dans le cauloïde jusqu’à une distance de 1 centimètre du sommet. Plus tard,
l’extrémité du cauloïde attaqué prend une couleur plus ou moins brun
foncé et finit par tomber. Bien que le cauloïde soit alors dépourvu de son
point végétatif, il reste vert et semble végéter encore pendant un certain
temps. Les cauloïdes bifurqués du Polylrichum allenualum Menz. peuvent
avoir une ou les deux ramifications attaquées.
Le mycélium superficiel forme en outre à la surface des phylloïdes un
grand nombre d’appressoriums généralement dilatés qui donnent naissance
à des suçoirs et à un mycélium intracellulaires. Celui-ci pénètre de cellule
en cellule et s'étend assez loin de l’appressorium qui lui a donné naissance.
2. Lizonia emperigonia f. Baldinii (Pir.) Moesz in Bot. Kôzlemények XVII,
65-66, fig. 4 A-F (29-30) (1918).
Sun: Pseudolizonia Baldinii Pirotta in Nuovo Giorn. Bot. ital. 315
(1889)* et in Rev. Mycol. XI, 226* ; Sacc., Syll. Fung. IX, 682(1891) et
XIII, 906 (1898); Lindau in Engler-Prantl, Die nat. Pflanz.enfamilien I,
1 402 (1897) ; Traverso, Fl. ital. crypt. Pars I, 681, fig. 110, 1-4 (1913);
Theissen et Sydow in Ann. Mycol. XV,473, 482 (1917) ; Oudemans, Enum.
Svst. Fung. I, 296 (1919) ; Martens in Bull. Soc. Myc. France, L1I, 382
(1936) ; Kirschstein in Kr. Fl. Marck Brandenb. VII, 2, 289 (1938).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPIULES
49
Exsiccata: Sydow, Mycotheca Marchica n° 2937 (sub. Lizonia emperi-
gonia)' (rev. Kirschstcin, I. c.).
Périthèccs ovoïdes ou piriformes, de 235-270 x 145-215 p. (de 200-270 x
150-270 p d’après Moesz ; de 250-300 p de diam. d’après Kirschstein),
superficiels, noirs, glabres, rarement isolés, souvent confluents, subcar-
bonacés (fig. 131) ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 10-18 p d’épais¬
seur, formée de 3-7 rangées concentriques de cellules polygonales à membrane
brune ; ostiole généralement papilliforme ; asques cylindriques ou sub¬
cylindriques, de 127-150x15-20 p d’après Moesz (de 100-140x15-22 p
d’après Kirschstein), à sommet peu épaissi, sessiles ou brièvement pédi-
cellés, généralement 16-sporés, rarement 12-8-7-6 et 3-sporés ; paraphyses
filiformes, plus longues que les asques, de 3 p de diam., septées, simples,
hyalines, abondantes; ascospores fusiformes, de 23-38 x 8,5-10,5 p (de
25-30 x 9-11 p d’après Moesz, de 23-28x7-9 p d’après Kirschstein),
bicellulaires ou très rarement tricellulaires, généralement étranglées à la
cloison transversale, droites ou arquées, d’un brun pâle, bisériées, à cellule
antérieure plus grande que la postérieure ; mycélium de 3-6 p de diam.,
superficiel ou intracellulaire, brun, septé, ramifié, donnant naissance à des
cordons en forme de rhizomorphes, à des appressoriums, à des suçoirs et à
un mycélium intracellulaire (fig. 39 à 41).
Hab. Parasite entre les phylloïdes du périgone de Polytrichum commune
L., à Allumiere, près Rome (Italie) (T. A. Baldini) ; à Marienspring, près
Cladow (Sydow); à Pozsony (Schienweg ; Hongrie), janvier 1916 (Baumf.er).
Sur Polylrichum allenualum Menz., dans la forêt « Valea lui Vulpe »,
près Rovinari (dép. Gorj ; Roumanie), octobre 1938 (A. Racovitza).
En ce qui concerne la position systématique de ce champignon, nous
avons adopté le point de vue de Moesz (1. c.) qui nous semble justifié. La
création du genre Pseudolizonia Pirotta, dont l’espèce type est représentée
par ce champignon et qui se distingue génériquement du Lizonia Ces. et
de Not. par ses asques 16-sporés, ne paraît pas sullisamment fondée. En effet,
comme le fait observer Moesz, un grand nombre de genres de Discomycètes,
de Valsacées, de Pteosporacées, etc. comprennent des espèces dont les asques
ont un nombre variable d’ascospores ; ce caractère ne peut donc pas être
retenu comme générique. Pour cette raison, Moesz propose de considérer
ce champignon comme une (orme du Lizonia emperigonia (Auersw.) Ces. et
de Not. Faisons remarquer qu’il diffère de cette dernière espèce par ses
périthèces et ses ascospores plus petits, par le nombre généralement double
d’ascospores dans les asques, ainsi que par sa localisation nettement différente
sur les cauloïdes du Polylrichum allenualum Menz. Tous ces caractères
différentiels pourraient justifier la création, non pas d’une forme , mais d’une
espèce nouvelle (Lizonia Baldinii). Comme nous croyons qu’il est inutile
de compliquer la taxonomie, nous adoptons la nomenclature de Moesz.
Le nombre des ascospores n’est pas toujours de 16, mais varie de 12
à 8-7-6 et même 3. Quand il y a de 8 à 3 ascospores dans un asque, elles sont
généralement plus grandes et de forme très variable ; certaines sont même
monstrueuses (fig. 38). L’étude cytologique des asques pourrait donner
l’explication de la genèse des ascospores anormales et la variation de leur
nombre. Notons que Traverso (1. c.) considère cette espèce comme une
Source : MNHN, Paris
50
ANDRÉ RACOVITZA
forme tératologique (lu L. emperigonia (Auersw.) Ces. et de Not., ayant des
asques 16 -ascosporés, tandis que Cléments et Shear (1) considèrent le
genre Pseudolizonia Pir. comme incertain.
Le mycélium de cet intéressant champignon forme à la base des péri-
thèces de larges cordons en forme de rhizomorphes qui pénètrent
profondément à l’intérieur des cauloïdes, détruisant complètement les
cellules de la plante-hôte. Ce processus de digestion des membranes cellulaires
est probablement dû à une enzyme hydrolysante secrétée par le mycélium.
Il est facile de suivre le mycélium situé à la base des phylloïdes du
périgone, qui sont formés en cet endroit d’une seule couche de grandes
cellules peu colorées. Le mycélium superficiel rampe à la surface des cellules,
s’anastomose fréquemment, se ramifie et forme par places des appressoriums
dilatés et pédieellcs qui donnent naissance à des suçoirs et au mycélium
intracellulaire (fig. 39). Ce dernier est de forme très irrégulière et d’un brun
pâle. Les suçoirs et le mycélium intracellulaire prennent parfois naissance
directement à partir d’une cellule quelconque du mycélium superficiel.
En faisant des coupes longitudinales dans l’extrémité d’un cauloïde
de Polylrichttm atlenualum Mknz attaqué, on remarque que le mycélium
se développe vers le centre et la base de celui-ci, sur une longueur atteignant
parfois 4-5 millimètres. La base des phylloïdes du périgone interne reste
attachée par de larges cordons mycéliens.
Par des coupes transversales et longitudinales dans les phylloïdes du
périgone, on constate que le mycélium intracellulaire pénètre par la base de
ceux-ci et se développe de cellule en cellule vers le sommet dans son paren¬
chyme. Les lamelles sont également attaquées par le mycélium qui y pénètre
par leur cellule basale et sont finalement remplacées par des rubans mycéliens
(fig. 40 et 41). Notons que ce processus de digestion est très actif seulement
à la base des phylloïdes du périgone et à l’intérieur des cauloïdes.
6. Genre ZIGNOÊLLA Saccardo
Syll. Fung. II, 214 (1883)
Périthèces sphériques ou ovoïdes, superficiels ou à base un peu enfoncée
dans le substratum, isolés ou agglomérés, noirs, glabres, carhonacés ; ostiole
papilliforme ; asques claviformes ou cylindriques, octospores ; paraphyses
grêles ; ascospores elliptiques, ovales ou fusiformes, droites ou arquées,
pluriseptées, généralement guttulées, hyalines.
Petrak (2) constate que ce genre, voisin des Melasphaeria Sacc. et des
Leplosphaeria Ces. et de Not., est du type ascoloculaire et peut être classé
avec ccs derniers dans la famille des Pleosporuceae, mais ce point de vue n’est
pas adopté par tous les auteurs.
1. Zignoëlla casaresiana (Gz. Frag.) A. Rac. n. comb.
Sun. : Melasphaeria casaresiana Gz. Fragoso in Bol. Real Soc. Espafi.
Ilist. Nat. XXVI, 367-368, fig. 1 (1926).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
51
Périthèces piriformes ou ovoïdes, de 190-240x110-130 p. (jusqu’à
360 x 200 p. d’après Gz. Fragoso), noirs, superficiels (fig. 42 et 44), isolés,
subcarbonacés, à surface finement rugueuse, à base immergée dans les
phylloïdes (fig. 133) ; paroi pseudo-parenchymateuse, composée d’une
rangée de grandes cellules polygonales, à membrane noire ou d’un brun
foncé, très épaissie et bombée vers l’extérieur, et d’une ou deux rangées
de petites cellules vers l’intérieur ; ostiole papilliforme, à ouverture circulaire
(souvent dentée d’après Gz. Fragoso) ; asques obovales, de 67-94x24-27 p.
(ovales-oblongues de 90-115x20-27 p. d’après Gz. Fragoso), arrondis et
peu épaissis au sommet, à base brièvement atténuée en un court pédicelle,
octosporés (fig. 43 et 44) ; paraphyses filiformes, généralement plus longues
que les asques, de 1,5 |x de diarn., cylindriques ou dilatées au sommet, simples
ou ramifiées, septées, nombreuses ; ascospores fusiformes, de 48,5-50x9,5 p.
(subfusiformes-allongées, de 45-52 x 8-9,5 p, d’après Gz. Fragoso), triseptées,
étranglées ou non étranglées à la cloison médiane, droites ou arquées, hyalines,
bi- ou trisériées.
Ilab. Sur phylloïdes de Barbula fallax Hedw. dans le lieu nommé
« Monelos », près Coru fia (Rspagne), juin 1926. Espèce dédiée à l’illustre
bryologue D r A. Casares-Gill, qui l’a decouverte.
Sur phylloïdes morts de Barbula sp., lieu sec près Montpellier (dép.
Hérault, France), novembre 1937 (A. Racovitza).
En ce qui concerne la position systématique de cette espèce, l’auteur
déclare : « Ultimamente me ha enviado ejeinplares de Barbula fallax Hedw.,
abundamente parasitados por un Esfcriaceo hialofragmio, cuya determi-
nacion generica puede ofreccr algunas dudas, pues sus peritecas, casi
totalmente superficiales, hacen pensar en el genero Zignoëlla. Pero este
genero esta constituido por especies en su mayoria lignicolas y saprofitas,
10 que me inclina a llevar dicho hongo al genero Mdasphaeria de peritecas,
muchas veces tambien casi superficiales, y alcunas de ellas parasitas ».
Contrairement à l’opinion de Gz. Fragoso, nous croyons que cc champi¬
gnon appartient au genre Zignoëlla Sacc. et non au genre Melasphaeria Sacc.
En elïet, l’habitat lignicole et la vie saprophyte des espèces de Zignoëlla
sont des caractères bien insignifiants à côté des caractères génériques intrin¬
sèques du genre qui seuls doivent être pris en considération. Le genre
Melasphaeria se caractérise par des périthèces immergés dans le substratum
et par une paroi membraneuse, caractères importants qui n’existent pas chez
cette espèce. Quant à son parasitisme sur les tiges de Barbula fallax Hedw.,
11 ne semble pas avoir été étudié, ni démontré par l’auteur.
Nous avons découvert ce champignon sur des coussinets de Barbula
sp. qui présentaient des zones circulaires brunes, où les cauloïdcs morts
étaient envahis par un grand nombre de petits périthèces noirs. Nous ne
pouvons pas actuellement préciser si c’est le champignon qui a provoqué la
mort des cauloïdes de Barbula sp.
Le mycélium est peu abondant à la base des périthèces ainsi qu’à la
surface des phylloïdes, sur lesquels il rampe mais sans y pénétrer directement
ou par l’intermédiaire de suçoirs.
Source : MNHN, Paris
52
ANDRÉ RACOVITZA
7. Genre LASIOSPHAERIA Cesati et de Notaris
Sferiacei italici 55 (1863)
Périthèces sphériques, ovoïdes ou piriformcs, superficiels, bruns ou
noirs, carbonacés, velus, naissant parfois sur un subiculum ; poils rigides
ou flèxueux, bruns ou hyalins, épars ou nombreux ; asques cylindriques ou
claviformes, octosporés, avec paraphyses ; ascospores ovales, cylindriques
ou vermiformcs, mutiques ou avec de petits appendices apicaux, hyalines
ou colorées, d’abord continues, ensuite généralement pluriseptées.
Genre actuellement représenté par 4 espèces bryophilcs, qui vivent, en
parasites ou en saprophytes sur les Mousses ou les Hépatiques, dans les
endroits secs ou humides.
Toutes ces espèces ont été découvertes en Europe, dont 3 en France
(L. Enealyptae A. Rac., L. Sphagni G. Delacroix, L. Sphagnorum (Crouan)
Sacc.), et une en Italie (L. muscicola de Not.). Deux d’entre elles (L. Sphagni
G. Delacroix et L. muscicola de Not.) ont été retrouvées en Amérique.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores ne dépassant pas 12 p de longueur . 1. L. Enealyptae
II. Ascospores dépassant 30 p de longueur.
1. Ascospores de 10-15 p de largeur. 2. L. Sphagni
2. Ascospores de 6-7 p de largeur.
a. Ascospores de 36-40 p de longueur. 3. L. muscicola
b. Ascospores de 30-35 p de longueur. 4. L. Sphagnorum
1. Lasiosphaeria Enealyptae A. Rac. n. sp.
Périthèces piriformes, de 125-175 x 95-135 p, superficiels, isolés, noirs
ou d’un brun noir, couverts de poils dans leur partie supérieure (fig. 45) ;
paroi carbonacéc, pseudo-parenchymateuse, de 10 p d’épaisseur, formée de
2-3 rangées de cellules polygonales à membrane d’un brun foncé, très
épaissie (fig. 134) ; ostiole papilliforme, à ouverture circulaire, présentant
de nombreuses périphyses ; poils de 18-38x3 p, droits, raides, septés, plus
ou moins pointus au sommet, bruns, assez rares ; asques cylindriques
ou subeylindriques, de 43-46x13,5 p, atténués à la base, arrondis et peu
épaissis au sommet, droits ou peu arqués, octosporés (fig. 46) ; paraphyses
filiformes, plus longues que les asques, de 0,5 p de diam., simples, souvent
enroulées en forme de tire-bouchon au sommet, peu nombreuses ; ascospores
elliptiques, de 10-11,5x4-4,5 p, triseptées, non étranglées aux cloisons
transversales, droites, d’un jaune-brun, bisériées ; mycélium superficiel,
brun, peu abondant.
Hab. Sur phylloïdes morts ou dépérissants d’ Encalypla alpina Sm.,
endroit sec près du lac des Béraudes, environs de Névache (dép. Hautes-
Alpes ; France), juillet 1937 (A. Racovitza).
Les périthèces de cette espèce se trouvaient disséminés en grand nombre
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
53
à la surface d’un coussinet d ’Encalypla alpina Sm., apparaissant comme de
petites sphères noires.
Nous n’avons pas pu observer si le mycélium forme des suçoirs ou s’il
pénètre à l’intérieur des phylloïdes, parce qu’il est difficilement colorable
et rampe entre les papilles des cellules qui sont grandes et serrées.
2. Lasiosphaeria Sphagni G. Delacroix in Bull. Soc. Myc. France VI, 182
(1890), Fl. Mycol., Saône-et-Loire, pl. II, fig. 1’, in Rev. Mycol. XV,
114 (1893)* ; Sacc., Syll. Fung. IX, 853 (1891), XIII, 1188 (1898)
et XIX, 1056 (1910) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 302 (1919),
Notes and brief articles, in Mycologia, XXXI, 731 (1939).
Exsiccala: Roumeguère : Fungi gallici exsiccati n° 6253*.
Périthèces sphériques, de 240 p de diam., superficiels, noirs, ayant au
début une ostiole de 35 p de diam., s’ouvrant ensuite largement ; asques
cylindriques, de 135x15 p, octosporés ; paraphyses grêles, rameuses, pluri-
guttulées et hyalines; ascospores oblongues-ovalcs, de 35-50x10-15 p, à
extrémités arrondies ou parfois à extrémité inférieure faiblement atténuée,
d’abord unicellulaires, plus tard triseptées et légèrement étranglées aux
cloisons, d’un brun-olivacé, à contenu granuleux ; mycélium de 2,5 p de
diam., septé, tortueux, brun.
Ilab. Dans les phylloïdes de Sphagnum sp., près de la source d’Icaune
(dép. Saône-et-Loire ; France), juillet, et à Duchesnay, Québec, Canada,
août 1938.
3. Lasiosphaeria muscicola de Notaris, S. M. in Sacc., Syll. Fung. II, 196
(1883), XIII, 203 (1898) et XIX, 1055 (1910) ; Berlese, Icônes
Fungorum I, 113, pl. CXVI, fig. 2 (1894) ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 284 (1919) ; Mycologia XXVII, 326 (1935) et XXXI,
731 (1939).
Syn. : Leplospora muscicola de Not. in Schroeter, Kr. Fl. Schlesien, II,
304 (1908) ; Migui-a, Kr. Fl. Dcutschl. III, Pilze 3, 2, 152 (1913).
Exsiccala: Noteworthy Collections, in Coll. Cornell*.
Périthèces sphériques ou piriformes, de 500-600 p de diam., isolés, noirs,
carbonacés, couverts sur toute la surface de poils fuligineux et fragiles
(fig. 47) ; ostiole en forme de mamelon obtus, atténué ; asques claviformes,
de 100x13 p, octosporés; ascospores cylindriques, de 36-38x6 p (de 38-
40x6-7 p, d’après Berlese), arrondies aux extrémités, droites, d’abord
unicellulaires, ensuite triseptées, d’un fuligineux pâle, diaphanes (fig. 48) ;
mycélium fuligineux, flexueux, ramifié par place, fragile, septé, rampant
en forme de réseau à la surface des phylloïdes et des cauloïdes.
Hab. Sur phylloïdes et cauloïdes de Mousses mortes ( Brachylhecium
sp.) dans les Alpes Zebru (Italie septentrionale) (Anzi).
Sphagnum squarrosum Pers., Ilirschberg : Eulcngrund dans Riesenge-
birge (Allemagne) (H. Schulze) ; à Duchesnay (Québec, Amérique), août
1938.
D’après la description du mycélium donné par Saccardo « filamentoso,
Source : MNHN, Paris
£4 ANDRÉ RACOVITZA
dematiaceo super folia et caules reticulatum repentes, filamentis flexuosis,
vaee ramos’i* fragilibus, articulatis fuligineis », on est tenté de croire que ce
champignon n’est pas un Lasiosphaeria Ces. et de Not., mais un Leplomeliola
v IIûhnel. Notons que Leplomeliola muscorum A. Rac., vit de même sur
les phylloïdes et les cauloïdcs de Brachylhecium (dans notre cas Br. Mildea-
num Schmpr.) et présente des ascospores de forme analogue mais nettement
plus grandes (28-48 (52) X 8-10 (14) p).
11 serait nécessaire de revoir le materiel de df. Notaris, ainsi que les
exemplaires de la « Noteworlliy Collections », aiin de résoudre cette question.
Notons enfin que Berlese (I. c.) déclare «Si inter genuinas Lasio-
sphaerias adscribenda sit, mihi valde dubium, nam alios non vidi », tandis
que v. Hôhnei. (1) croit que c’est un Acanlhosligma de Not.
4 Lasiosphaeria Sphagnorum (Crouan) Sacc., Syll. Fung. II, 201 (1883),
XIII, 1188 (1898) ; Mouton in Bull. Soc. R. Bot. Belgique XXV,
157 (1886) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 302 et 303 (1919).
Sun.: Sphaeria Sphagnorum Crouan, Fl. Finistère 24 (1867)*.
Périthèces ovoïdes, de 300 p de diam. (de 500 p d'après Crouan), isolés,
superficiels, noirs, velus ; ostiole obtuse ; couverts de poils de 70-150 x 7 p,
dressés et septés ; asques fusiformes, de 120x15 p, à sommet tronqué,
pédicellés, octosporés ; paraphyses filiformes, allongées ; ascospores cylin¬
driques de 30-35x6 p, arrondies aux extrémités, arquées, d’abord
granuleuses, ensuite d’un brun pâle, agglomérées dans la partie supérieure
de l’asquc.
Ilab. Sur phylloïdes morts de Sphagnum aenlifolium Ehrh., à Gouesnou
(Finistère ; France).
Sphaanum sp-, Sphagnum subsecundum Nees., encore vivants, dans une
sapinière humide à Gomzé (Belgique), novembre (Mouton).
Mouton a rapporté « avec doute » les spécimens qu il a trouvés à l’espèce
de Crouan la diagnose de cet auteur ne permettant pas une détermination
exacte En’ elïet, voici cette diagnose, d’après Saccardo : « Peritheciis
conicis, nigris, % mill. diam., villosis; ascis fusoiceis, octosporis ; sporidiis
elongatis, hinc aciculatis, granulosis ». A cause de cetLe diagnose insulfisante,
nous maintiendrons celle plus complète de Mouton dont le champignon
est probablement identique à celui trouvé par Crouan.
8. Genre LEPTOMELIOLA v. Hôhnei
Fragmente zur Mykologie n° 1160 (1919), emend. A. Rac.
Périthèces sphériques ou piriformes, superficiels, noirs, velus, coriaces-
carbonacés ou carbonacés, ostiolés ; asques elaviformes ou subcylindriques,
persistants, octosporés; paraphyses filiformes ou toruliformes, très abon¬
dantes ; ascospores fusiformes, pluricellulaires, ou à cellules apicales subhyali-
(1) V. HOhnf.l Fr. in Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wicn, Math.-nat. Klass. CXXUl,
n® 844, 57 (1914).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
55
nés colorées ; mycélium abondant, superficiel, coloré, avec des hyphopodies
{stigmopodies) et parfois des soies.
Forme imparfaite du type Arthrobolryum Sacc. et Ophiotrichum Fr.
Forme ascosporéc
v. Hohnel (1) caractérise le genre Lepiomeliola comme suit : «Mit
oder ohne Borsten. Mit Hyphopodien. Schlauchc, mit fester nicht
vergânglicher Mcinbran, keulig, achtsporig. Sporcn 4 -bis 6-zellig, spindelig,
mit kleineren, fast hyalinen Endzellcn. Paraphyscs schr zahlreich, deutlich
spitzendig. Manchmal Arlhrobolryum Sacc. als Nebenfrucht ». L’espèce-type
est Meliola hyalospora Lév. Comme autres espèces appartenant à ce genre
il indique, L. quercina (Pat.) v. Hôhn., L. javensis v. Hohn. et L. anomala
(Tr. et Early) v. Hühn.
Stevf.ns (2), dans une étude sur les Méliolinèes (3) fait une révision
de ce groupe et considère que le genre Lepiomeliola v. IIohn. présente des
caractères très nets et différents des genres voisins Meliola Fr. et Meliolina
Syd. par ses asques persistants et oclosporés, ainsi que par ses ascospores
et les hyphopodies du mycélium. Pourtant il fait observer que certaines
Méliolinèes sont parasitées par des Pyrénomycètes ayant des asques octo-
sporés, dont les périthèccs ont été assez souvent confondus avec celui du
champignon-hôte. Il suppose que c’est peut-être le cas du Meliola cymbi-
sperma Mont, qui serait d’ailleurs probablement identique au M.hyalospora
Lév. (I. c. 293, n® 12 et 294, n° 19).
Une confusion analogue n’est certainement pas possible, au moins dans
le cas des cinq espèces de Lepiomeliola bryophiles que nous avons trouvées.
En effet, il est facile de constater que le mycélium qui rampe à la surface
des phylloïdes et des cauloïdes des Bryophytes est identique à celui qui
donne naissance aux périthèccs, et qu’il n’y a pas de mycélium étranger
pouvant provoquer une confusion.
En 1920, Beeli (4) créa un nouveau genre, Meliolinopsis, qui se distingue
du genre Meliola Fr. par scs asques persistants, cylindriques, généralement
oclosporés et présentant habituellement des paraphyses. Les deux espèces-
type indiquées par l'auteur sont : Meliola oclospora Cooke et Al. megalospora
Speg. Beeli indique parmi les autres espèces de Meliolinopsis : M. anomala
(Tr. et Early) Beeli, M. hyalospora (Lév.) Beeli et M. quercina (Pat.) Beeli.
Remarquons que ces trois espèces sont d'après v. Hohnel des Lepiomeliola.
(1) V. Hûhnel Fr., Frag. z. Mykologie n« 1160 et 1161, 555-559 (1919).
(2) Stevens F. L. in Ann. Mycol. XXV, 5/6 (1927) et XXVI 3/4 (1928).
(3) La série des Méliolinèes Arnaud (in Ann. École d'Agric. Nat., Montpellier,
XVI, 226, 1918) est caractérisée par cet auteur comme suit : « Dothidéacées dissociées
stolonifères, c’est-à-dire à loges libres, formées sur un mycélium commun aérien ramifié,
mycélium pourvu de stigmopodies qui produisent des suçoirs. Tous les types connus ont
des stigmopodies bicellulaires et sont phrngmosporés ». Elle comprend le genre Meliola
Fries et Amazonia Theiss.
Plus tard, F. L. Stevens <1. c.) dans sa monographie sur ce groupe de champignons
y fait rentrer, à part ces deux genres, les suivants : Aclinodolhis Sydow H. et P. ; Meliolina
S v dow H. et P. ; Irenopsis Stevens ; Irenina Stevens et comme genres incertains :
Lepiomeliola HOhnel. Meliolinospis Bef.li.
(4) Beeli in Bull. Jard. Bot. État Bruxelles, VII, 101-102 (1920).
Source : MNHN, Paris
66
ANDRÉ RACOVITZA
En tenant compte de la morphologie des espèces de Meliolinopsis
indiauée par Beeli, ce genre apparaît comme très hétérogène. Suivant
Stevens un certain nombre d’entre elles doivent en être exclues en commen¬
çant par les espèces types, M. ociospora Cooke et M. megalospora Speg.,
parce que ces deux champignons ne présentent pas d’hyphopodies sur leur
mycélium et se rapprochent ainsi du genre Meliolina Sydow. C’est pourquoi,
Stevens nomme ces deux espèces Meliolina ociospora (Cooke) v. Hôhn.
et Meliolina megalospora (Speg.) Stevens.
C’est la raison pour laquelle Cléments et Shear (1) synonymisent le
genre de Beeli avec le Meliolina Sydow.
11 résulte de tous ces travaux que le genre Leplomehola v. Hôhn. est
très voisin du genre Meliolina Sydow (= Meliolinopsis Beeli), mais en diffère
principalement par la présence des hyphopodics (stigmopodics) sur son
mycélium.
Forme imparfaite
Pour le genre Leplomeliola, v. Hôhnel indique comme forme imparfaite
le genre Arlhrobolryum Sacc. de la famille des Slilbacées phragmosporées
et en donne la description chez Leplomeliola javensis v. Hühn.
En 1944 nous avons trouvé, chez Leplomeliola Hypnorum A. Rac.,
une autre forme contienne qui se rapporte au genre Ophiolrichum Fr. de la
famille des Demaliacées-phragmosporces
La même année, nous avons publie une note (2) sur un champignon
imparfait de la famille des Tuberculanacées-Dematiacées-amerosporées,
Epiccocum Plagiochilae A. Rac. qui vit sur une Hépatique, Plagiochila
asplenioides (L.) Dum. Ce champignon a un mycélium superficiel, gros,
septé et coloré qui forme un grand nombre d’appendices stigmopodiiformes,
produisant des suçoirs filamenteux, ramifiés et hyalins, caractères qui
rappellent tout à fait ceux des champignons « asténnoïdes » stolomfères et en
particulier des Leplomeliola bryophiles. Parmi ceux-ci, l’espèce qui se
rapproche le plus d ’Epicoccurn Plagiochilae A. Rac. par ses caractères
végétatifs (le mycélium, les stigmopodies et les suçoirs) est certainement
Leplomeliola Scapaniae A. Rac. Pourtant, nous ne voulons pas avancer
qa’Epicoccum Plagiochilae A. Rac. est la forme imparfaite de cette dernière
espèce car pour cela, il serait nécessaire de constater la naissance de ses
périthcces à partir du mycélium d 'Epicoccum. Nous voulons simplement
attirer l’attention sur la convergence des caractères morphologiques de
l’appareil végétatif de ces deux champignons et la possibilité d’un rapproche¬
ment entre eux.
Rappelons encore qu’Epicoccum aslennum, découvert par
Patouillard (3) sur Yucca elephanlipedes, à San Francisco de Guadelupe,
en Amérique Centrale, présente un mycélium stolonifère caractéristique
des champignons « astérinoïdes » et qu’en outre il vit dans une région
à climat « astérinéen » typique. Ne pourrait-il pas être la forme conidienne
d’une Meliolinée? De même, Ophiolrichum Acalyphae Thum. qui parasite
m CLEMENTS et Siif.au, The Généra of Fungi 251 (1031).
2 Racovitza in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum. XXVII, 34-37, 3 11g. 1 pl. (1944).
$ R^om^ARU in Bull. Soc. Myc. France XXVIII, 143 (1912).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
57
les feuilles d'Acalypha levigala (Euphorbiaceae), trouvé par Thümen (1)
dans l’île Saint-Domingue (Haïti), n’est-il pas la forme imparfaite d’Ama-
zonia Acalyphae (Rehm) Theisskn, découvert sur les feuilles d'Acalypha
slipulacea, dans l’ile Luzon, aux Philippines? Ces rapprochements hypothé¬
tiques nous semblent logiques, mais seule l’observation pourra résoudre
cette question systématique et biologique importante.
Mycélium el origine des périlhèces
Nous n’insisterons pas sur les différentes interprétations que firent
les mycologues plus anciens en ce qui concerne certaines petites ramifications
latérales du mycélium des champignons « astérinoïdes » stolonifères, connues
sous le nom « d’hyphopodies » et « de soies ». Rappelons seulement que
certains auteurs accordaient une fonction sexuelle à ces appendices mycé¬
liens, les comparant soit à des organes cj (anthéridies), soit à des organes Ç
(ascogones). Gaillard a classé les hyphopodies en « hyphopodies mucronées »
qui ressemblent à de courtes soies et en « hyphopodies capitées (stigmo-
podies) » qui sont de courtes ramifications latérales uni- ou pluri-cellulaires
avec un point plus clair. Pour lui (2) : « les hyphopodies capitées sont des
périthèces non développés et les hyphopodies mucronées sont des rameaux
mycéliens arrêtés dans leur développement ».
La signification de ces ramifications mycéliennes a été dernièrement
bien définie par G. Arnaud (3). D’après lui, les soies et les hyphopodies
mucronées sont voisines par leurs caractères morphologiques et n’ont rien
de particulier, tandis que les hyphopodies capitées ou stigmopodies sont
des rameaux différents qui ont un rôle bien déterminé. Leur cellule apicale,
appelée « stigmocyste », est située soit directement sur le mycélium, soit
au sommet d’un pédicelle uni- ou pluri-cellulaire. Elle a un point plus clair
représentant la base du filament perforant qui donne naissance à un suçoir.
A cause de la forme parfois effilée du stigmocyste, la dénomination
« d’hyphopodie capilée » n’est pas correcte, aussi Arnaud a adopté le nom
de sligmopodie qui correspond, non seulement à n’importe quelle forme du
stigmocyste, mais indique en outre la présence d’un « stigme » (= point)
qui n’existe pas chez les hyphopodies mucronées. Cette terminologie nous
paraissant juste, nous l’utiliserons dorénavant dans ce travail.
Le rôle des stigmopodies a été très controversé. Comme nous l’avons
mentionné plus haut, elles ont été comparées aux organes Ç parce que chez
certaines espèces (par exemple : Meliola Andirae Earle et un grand nombre
de Microthyriacées stolonifères : Lembosia Melaslomalum Mont. var.
Maublanchii, Dimerosporium Azarae (Lév.) Arnaud, etc.) elles peuvent
produire des fructifications en passant par une phase microthyrioïde. D'après
Arnaud, la prolifération des stigmocystes est accidentelle car « les stigmo¬
podies sont des rameaux du mycélium externe destinés i» assurer la pénétra¬
tion dans l'hôLe et non des organes femelles ».
(1) Thümen in Rev. Mycol. 10 (1879).
(2) Gaillard in Bull. Soc. Myc. France VII, 99-101 (1891).
(3) Arnaud, G. in Ann. École Nat. d'agric. Nat. Montpellier NS. XVI (1918).
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 5
Source : MNHN, Paris
58
ANDRÉ RACOVITZA
Malgré les nombreuses observations des anciens auteurs, mais particulière¬
ment de celles plus catégoriques d’A rnaud, en ce qui concerne le rapport des
stigmopodies avec les suçoirs, Gaumann (1) déclare : « Sie erinnern schwach
an die Appressorien der Erysiphaceen und stehen vielleicht, wie diese, in
Beziehung zu den Hanstorien, doch ist dies noch nicht nSlier untersucht
worden ». ,
Le même doute est également formulé par Greis (2) qui, s inspirant
probablement du travail de Gaumann, déclare : «Sie weisen Ahnlichkeiten
mit manchen Appressorien auf ; ob sie solche sind, ist fraglich, zumal sich
manche Stigmocysten zu Perithecien umwandeln... ».
Après avoir examiné le mycélium des cmq espèces de Leplomeliola
bryophilcs, nous confirmons le point de vue d’ Arnaud : le rôle principal
dévolu aux stigmopodies est de produire des suçoirs intracellulaires. Dans
notre cas particulier, faisons remarquer que nous n’avons jamais constaté
une prolifération des stigmopodies donnant naissance à un périthèce,
comme chez certaines espèces étudiées par Arnaud et d’autres auteurs.
Contrairement même à leurs observations, nous avons pu observer que la
naissance des périthèces chez deux espèces de Leplomeliola bryophiles,
L. Hypnorum A. IUc. et L. muscorum A. Rac., a toujours lieu à partir
d’organes sexuels très différents des stigmopodies.
Chez la première, les périthèces débutent par une courte ramification
latérale du mycélium (un ascogone) qui s’enroule en forme de spirale plus
ou moins compliquée ; il est difficile de constater ultérieurement par quel
processus sexuel ce filament donne naissance à un périthèce.
Chez la seconde, il se forme deux rameaux rapprochés sur le même
filament mycélien. L’un, plus court et plus ou moins arqué, pourrait
représenter une anthéridie ; l’autre, plus long, s’enroulant autour du
premier, pourrait être un ascogone. Il semble, par conséquent que dans
ce cas, les périthèces ont à leur origine une hétérogamétangie.
Distribution géographique et écologique des Meliolinées
el en particulier des Leplomeliola
Les Meliolinées sont des Champignons épiphytes qui se développent
généralement dans les régions très pluvieuses ou dans les stations à état
hygrométrique de l’air ambiant élevé, car ils sont très sensibles à l a
dessiccation. A cause de ce facteur hygrométrique capital pour leur
développement, les Meliolinées sont très répandues dans les régions inter¬
tropicales tandis que, dans la zone tempérée, leur distribution est conditionnée
principalement par la présence de chaînes montagneuses où les pluies sont
plus fréquentes et plus abondantes.
En Europe, ce groupe de champignons est représenté par un nombre
(1) Gaumann, Vergleichendc Morphologie der Pilze 205 (1920).
(2) Greis in Engler-Prantl, Die natur. Pflanzenfamilien, Bd. 5a
1 31 (1943).
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPHILES
59
insignifiant d’espèces (11) (1) en comparaison de celui des régions inter¬
tropicales où il y en a plusieurs centaines. Elles se rapportent aux genres
Irene Theiss. et Sydow, Meliola Fr. et Leptomeliola v. Hohn. Le genre
Leplomeliola v. Hohn. qui nous intéresse particulièrement dans ce travail,
comprend jusqu’à ce jour un petit nombre d’espèces dont quelques-unes
vivent sur les Phanérogames dans les régions exotiques, tandis que 5 sont
parasites sur les Bryophytes, en Europe.
Les espèces bryophiles de Leplomeliola se développent généralement
dans les endroits très humides et ombragés, comme dans les vallées alpines
encaissées, mais parfois aussi on peut les rencontrer dans des régions plus
sèches comme à Bâduleçti (dép. DâmboviÇa ; Roumanie), qui se trouve situé
sur le plateau boisé subcarpathique, à une distance d’environ 80 kilomètres
des Carpathes. Pourtant, si cette région est plus sèche, les microstations où
se développent ces espèces (L. Hypnorum A. Rac. et L. muscorum A. Rac.)
favorisent la viabilité de l’appareil végétatif de ces épiphytes, par l’air
confiné et saturé d’humidité qui se trouve entre les cauloïdes des Mousses.
La même observation a été faite par Neger (2) pour Meliola nidulans
(Schw.) Cooke qui attaque Vaccinium vitis-idea L. et dont les tiges étaient
entourées de Sphagnum sp. et d ’Hypnum sp. qui maintenaient une humidité
constante.
Les espèces bryophiles présentent un grand intérêt au point de vue
biologique, surtout L. Scapaniae A. Rac. et L. Mnii A. Rac. à cause de leur
mycélium qui possède les caractères des filaments mycéliens endophytes.
Position systématique
v. Hohnel ne discute pas la position systématique du genre Leplome¬
liola tandis que Stevens (l. c.) le considère comme genre incertain et le place
avec le genre Meliolinopsis Beeli parmi les autres Meliolinées. Cléments
et Shear (3) le placent près des autres genres de Meliolinées, dans la famille
des Perisporiacées. Cette classification ne nous semble pas exacte, car en tenant
compte du développement des périthèces qui naissent sur le mycélium à
partir d’organes sexuels différenciés ainsi que de la présence d’une ostiolée
préformée, généralement proéminente et garnie de nombreuses périphyses,
nous pouvons conclure que ce genre s’éloigne beaucoup des Périsporiales
et se rapproche considérablement des Sphaeriales , en particulier de la famille
(1) Étant donné le grand intérêt que présentent ces espèces pour la flore européenne,
nous les énumérons ici :
1. Irene caloslroma (Desm.), HOhn. sur Rubus fruticosus L. — France ;
2. Meliola jasminicola P. Henn. sur Jasminum sp. — Allemagne ;
3. Meliola monlagnei Pat. sur Salacia undulata. — France ;
4. Meliola ilalica (Sacc.) Stevens sur Cladium mariscus (L.) R. Br. — Italie ;
5. Meliola Niessleana Winter sur Rhododendron Chamaecistus (L.) Rchb. —
Autriche ; sur Vaccinium. — Angleterre ;
6. Meliola nidulans (Schw.) Cooke sur Vaccinium vitis-idaea L. — Bavière, Tyrol,
Suède ; sur Vaccinium Myrlillus L. — France (Vosges, Pyrénées Centrales), Bavière.
(2) Neger in Ann. Mycol. I, 513 (1903).
(3) Cléments et Shear, The Généra of Fungi 55 (1931).
Source : MNHN, Paris
60
ANDRÉ RACOVITZA
fies Sphaeriacèes. En somme, nous pouvons dire que les Leplomeliola sont des
Lasiosphaeria aslérinoïdes stolonifères.
Finalement, taisons remarquer que par leurs caractères genenques
/ Scapaniae A. Rac. et L. Mnii A. Mac. correspondent parfaitement à la
diagnose du genre Leplomeliola de v. Hohnei., car leurs ascospores ont
les cellules apicales subliyalincs, tandis que les trois autres especes,
L Hypnorum A. Rac., L. Prilidii A. Rac. et L. muscorum A. Rac., ont des
ascospores uniformément colorées. A part cette diiïérence de coloration des
ascospores, tous les autres caractères génériques sont identiques chez ces
5 espèces et correspondent bien au genre Leplomeliola v. Hohn. Ne pouvant
pas séparer ces trois dernières especes dans un genre différent uniquement à
cause de la coloration des cellules ascosporales apicales, il nous a semblé
justifié de compléter la diagnose du genre Leplomeliola v. Hohn.
Clef analylique des espèces
I. Cellules ascosporales apicales généralement subhyalines.
1. Suçoirs filamenteux et hyalins. 1. L. Scapaniae
2. Suçoirs llabelliformes et colorés. 2. L. Mnii
11. Cellules ascosporales concolores.
1. Cellule ascoporale postérieure genouillée au niveau
de la cloison. 3. L. Hypnorum
2. Cellules ascosporales droites.
a. Suçoirs simples et hyalins... 4. L. muscorum
b. Suçoirs flabelliformes et colorés. 5. L. Ptilidii
Avant de décrire ces cinq espèces, nous voulons attirer l’attention sur
un champignon que nous avons mentionné (1) sous le nom de « mycélium »
qui parasite les cauloïdes et les phylloïdes d 'Encalyx hyalinus (Lyell.)
Rreidler (sub. Pleclocolea hyalina (Lyell.) Mitten). Tous les caractères
morphologiques des jeunes périthèees, mais surtout ceux du mycélium
indiquent qu’il s’agit certainement d'un Leplomeliola v. Hohn. voisin du
L. Mnii A. Rac. et du L. Plilidii A. Rac. à cause des suçoirs flabelliformes
colorés.
1. Leptomeliola Scapaniae A. Rac. n. sp.
Périthèees d’abord sphériques, ensuite ovoïdes ou piriformes, de 440-
600 x 330-500 p, superficiels, isolés, noirs, carbonacés, à surface rugueuse,
couverte de poils dans sa partie supérieure et d’hyphes mycéliennes brunes
dans sa partie moyenne et basale (fig- 49 et 135) ; paroi pseudo-parenchy¬
mateuse, de 28-42 p d’épaisseur, formée vers l’extérieur de 3-4 rangées
de grandes cellules polygonales, à membrane d’un brun foncé et, vers
l’intérieur, de 3-4 rangées concentriques de cellules aplaties à membrane
brune ou subhyaline; ostiole subpapilliforme ; poils de 115-215x5-5,5 p
(l) Racovitza, A., in Bull. Sec. Scienl. Acad. Boum. XXIV, 510-512, fig. 4, pi. n_ lv
(1942).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
61
raides, plus ou moins dressés, simples, d’un brun foncé, pluriseptés,
nombreux, arrondis au sommet ; asques subfusiformes, d’environ 180 x 25,5 p.,
peu épaissis au sommet, sessiles, assez nombreux, octosporés ; paraphyses
toruliformes, plus longues que les asques, de 1,5-5,6 p de diam., ramifiées,
pluriseptées, très nombreuses (fig. 136) ; ascospores fusiformes, do 34-62,5 X
10-14 p, pluriseptées (avec 3-6, généralement 5 cloisons transversales),
non étranglées aux cloisons, d’un brun-verdâtre, droites ou légèrement
arquées, à cellules apicales pointues ou submucronées et subhyalines (fig. 50) ;
mycélium de 3-7 p de diam., superficiel, arachniforme, intra-cellulaire et
intrarhizoïdal, brun foncé ; stigmopodies cylindriques ou claviformes d’envi¬
ron 15x4 p ; suçoirs filamenteux, pelotonnés, hyalins ou subhyalins.
Hab. Sur cauloïdes et phylloïdcs vivants de Scapania nemorosa (L.)
Dum., sur une grosse pierre émergeant d’un ruisseau, près Câmpul lui Neag
(dép. Huncdoara ; Roumanie), juillet 1943. (A. Racovitza).
Le mycélium arachniforme de cette intéressante espèce est formé de
gros filaments, peu adhérents à la surface des phylloïdes, à trajet plus ou
moins rectiligne, qui édifient rarement des stigmopodies. Par contre ses
ramifications adhérant aux phylloïdes ont un trajet sinueux (car elles suivent
les parois latérales des cellules) et forment vers leurs extrémités un grand
nombre de stigmopodies alternes (fig. 53). La disposition terminale des
stigmopodies est très caractéristique chez cette espèce.
Les stigmopodies sont généralement unicellulaires, cylindriques ou
claviformes, avec un petit orifice vers le centre qui représente la base du
filament perforant. Celui-ci traverse la membrane de la cellule-hôte et y
pénètre directement. Il forme un suçoir filamenteux ramifié, plus ou moins
pelotonné et hyalin. Parfois, avant de pénétrer dans la cellule, le filament
perforant chemine sur une portion plus ou moins longue de la paroi latérale
de celle-ci. Après un certain temps, le suçoir se transforme en un filament
mycélien subhyalin ou d’un brun foncé qui remplit parfois complètement
la cavité cellulaire. Ensuite, ce mycélium intracellulaire émet des filaments
perforants à travers les membranes latérales des cellules voisines et forme
de nouveaux suçoirs dans celles-ci. Dans certains cas assez rares, il donne
naissance aussi à un mycélium superficiel, sur la face opposée du phylloïde
(fig. 54). Assez rarement, nous avons observé des cellules envahies par trois
suçoirs formés par trois stigmopodies rapprochées sur le même mycélium
(fig. 55).
Il est intéressant de suivre le trajet du mycélium dans la région ventrale
et rhizoïdale de l’Hépatique. Dans cette région, le mycélium est assez abon¬
dant et enlace les rhizoïdes. Certains sont envahis par le mycélium qui se
ramifie en formant des pelotons plus ou moins denses dans leur partie basale.
Assez souvent, le mycélium intrarhizoïdal forme aussi des stigmopodies qui
donnent naissance à un filament perforant ; celui-ci traverse la membrane
du rhizoïde et forme un mycélium externe (fig. 139).
Le mycélium qui se trouve dans la partie basale du rhizoïde envahit
les 2-? premières rangées de cellules ventrales du cauloïde (fig. 138). Il reste
localisé dans cette région et arrive seulement à quelques millimètres du
point végétatif du cauloïde sans toutefois atteindre ou pénétrer dans cet
endroit méristématique. La couleur du mycélium intrarhizoïdal et intra-
Source : MNHN, Paris
62
ANDRÉ RAC0V1TZA
cellulaire est d’un brun foncé comme celle des filaments externes, tandis que
le mycélium qui a récemment envahi les cellules-hôtes est subhyalin.
Dans une coupe longitudinale faite à travers un cauloïde envahi par
ce champignon, les membranes de la plupart des cellules remplies de mycélium
ou de celles qui leur sont contiguës présentent un grand nombre de papilles
de 1,5-2,5 u de hauteur, très analogues à celles provoquées par le mycélium
du Teichospora jungcrmannicola (Massai.) Sacc. etSYDOW. Étant donné que,
dans les rhizoïdes de cette Hépatique, nous avons trouvé le mycélium hyalin
d’un champignon qui cohabite avec Leplorncliola Scapaniae A. Rac. nous ne
pourrions affirmer si ces papilles sont ducs à ce dernier ou bien au
champignon stérile. Pour élucider ce problème, il faudrait infecter expéri¬
mentalement des cultures pures de Scapania nemorosa (L.) Dum. par
Leplomeliola Scapaniae A. Rac.
Au point de vue biologique, ce champignon est particulièrement
intéressant, car malgré les caractères parasitaires accentués de son mycélium
superficiel, les cauloïdes de Scapania nemorosa (L.) Dum. restent bien verts
et leur aspect ne trahit aucunement la présence d’un champignon parasite ;
la nocivité du parasite se manifeste-t-elle après un temps assez long?
Pour la première fois, nous avons un exemple de Pyrénomycète hépati-
cole qui possède un mycélium superficiel à caractère nettement parasite,
et un mycélium intrarhizoïdal et intracellulaire présentant les caractères
des filaments mycéliens mycothalliques.
La germination des ascospores sur les phylloïdes de la plante-hôte a lieu
très facilement. Les filaments germinatifs ont 2,5 p. de diamètre, sont
subhyalins et prennent toujours naissance à partir des cellules subhyalines
apicales. Le jeune mycélium est ramifié et chemine à la surface des phyl¬
loïdes en suivant, parfois, les parois latérales des cellules.
Les cellules sporales des ascospores germées sur les phylloïdes du
Scapania nemorosa (L.) Dum. présentent à l’intérieur un ou plusieurs
filaments mycéliens longitudinaux de différents diamètres et d’un brun-
verdâtre qui sont soudés aux cloisons transversales (fig. 51 et 137). Vus
obliquement, on observe facilement qu’à l’endroit où s'insèrent ces filaments
intracellulaires sur la cloison transversale, il y a un petit orifice par lequel le
protoplasme du filament communique avec celui de la cellule ascosporale.
Sur les 30 ascospores germées que nous avons examinées sur les
phylloïdes de cette Hépatique, deux seulement ne présentaient pas de fila¬
ments intracellulaires, tandis que les 28 autres en avaient au moins un par
série de deux cellules ascosporales.
Quelle est la nature de ces filaments à l’intérieur des cellules ascosporales ?
Ces filaments appartiennent-ils à un champignon parasite ou sont-ils formés
par l’ascospore elle-même? Voici des questions qui se posent et auxquelles
il est difficile de donner actuellement une réponse précise. Pourtant, d’après
nos observations, nous croyons que ces filaments ne sont pas étrangers à
l’ascospore. Il faut remarquer que les cellules médianes ne germent p as ,
même quand elles n’ont pas de filaments. Ce fait pourrait nous faire supposer
que les cellules médianes sont généralement stériles et que, seules, les apicales
ou subapicales sont fertiles. Dans ce cas, on pourrait admettre que l es
filaments sont formés par les cellules apicales ou subapicales. Il serait
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BKYOPTIILES
63
naturellement indispensable de suivre minutieusement la germination des
ascospores sur diiTérents milieux artificiels afin de préciser l’origine de ces
filaments intrasporaux et la faculté germinative des cellules ascosporales.
2. Leptomeliola Mnii A. Rac. n. sp.
Périthèces plus ou moins sphériques, jusqu’à 650 p de diam. ou piri-
formes, de 460x360 p, superficiels, noirs, isolés, carbonacés, couverts de
poils dans leurs parties supérieure et moyenne, d’hyphes mycéliennes dans
leur partie basale ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’environ 42 p
d’épaisseur, formée vers l’extérieur de 5-7 rangées de grandes cellules poly¬
gonales, à membrane épaissie et d’un brun foncé, vers l’intérieur de 4-5 ran¬
gées concentriques de cellules aplaties à membrane mince (fig. 140) ; ostiole
plus ou moins papilliforme, garnie de nombreuses périphyses ; poils de
32-195x5,5-7 p continus ou septés, d’un brun foncé, raides, droits ou
arqués, très nombreux; asques? ; paraphyses filiformes et abondantes;
ascospores fusiformes, de 64-80x5-10 p, généralement arquées, pluriseptécs
(avec 3-7 cloisons transversales), non étranglées aux cloisons, brunes, à
cellules apicales généralement subhyalines ou d’un brun pâle (fig. 56) ;
mycélium de 3-5 p de diam. superficiel, arachniforme, d'un brun foncé,
septé, ramifié; stigmopodies plus ou moins cylindriques, de 8-20x4-5,7 p,
unicellulaires, ou rarement bicellulaires, nombreuses ; suçoirs, d’abord
lenticulaires, de 5,5-13 p de diam., ensuite flabelliformcs et plus ou moins
volumineux, d’un brun assez foncé, intracellulaires.
Hab. Entre les rhizoïdes et à la base des cauloldes dépérissants de
Mnium punclalum Hedw., sur un vieux tronc de sapin abattu, près Câmpul
lui Neag (dép. Hunedoara ; Roumanie), juillet-10 novembre 1943
(A. Racovitza).
Les périthèces de ce champignon sont généralement localisés entre
les rhizoïdes de la Mousse ou plus rarement à l’aisselle ou sur les premiers
phylloïdes basaux.
Le mycélium qui rampe à la surface du cauloïde et des phylloïdes
adhère à la surface de l’épiderme et forme un assez grand nombre de
stigmopodies et de suçoirs flabelliformes intracellulaires, localisés soit au
milieu de la cellule parasitée (fig. 59), soit contre la membrane latérale
(fig. 61).
Le mycélium superficiel enroulé autour des rhizoïdes forme, par place,
des stigmopodies plus ou moins cylindriques qui donnent naissance à un
filament perforant d’environ 1 p de diamètre. Celui-ci pénètre à l’intérieur
des rhizoïdes soit en traversant directement la membrane rhizoïdale (fig. 57
et 58), soit en traversant en plus une papille conique, d’un brun-rougeâtre
foncé, ayant jusqu’à 14 p de longueur. Cette papille résulte probablement
d’une gélification de la membrane rhizoïdale sous l’influence des enzymes
sécrétées par le filament perforant. Une fois à l’intérieur du rhizoïde, le
filament perforant forme tantôt un suçoir, tantôt un mycélium.
Les suçoirs sont d’abord lenticulaires puis digités ou flabelliformes et
étroitement accolés contre la membrane rhizoïdale. Il est intéressant de
signaler qu’ils se forment toujours à l’intérieur des gros rhizoïdes et non dans
leurs ramifications plus fines.
Source : MNHN, Paris
64
ANDRÉ RACOVITZA
Le mycélium intrarhizoïdal sc ramifie et chemine dans les rhizoïdes
en passant de cellule en cellule. Par place, il forme de petits stromas plus
ou moins elliptiques qui obstruent complètement les cellules rluzoïdales.
Ensuite le mycélium s’étend vers la base de la tige, y pénétré et se localise
dans la zone centrale où il dessine un cordon de couleur foncée (fig. 141 et
142) (visible par transparence surtout dans les cauloïdcs préalablement
éclaircis dans le liquide lacloglycériné), formé de longs filaments pluriseptés
semblables à ceux du mycélium externe. En face de chaque phylloïde,
ce cordon mycélien se ramifie et pénètre à l’intérieur de la nervure (fig. 144).
Dans le cauloïde il donne naissance à de courtes ramifications latérales qui
passent de cellule en cellule jusqu’au voisinage immédiat du parenchyme
périphérique (fig. 145). Ces petites ramifications sont généralement bicellu-
laires (de 20-28,5 p de longueur) parfois unicellulaircs ou 3-5 cellulaires.
Dans ce dernier cas elles sont évidemment plus longues. Les filaments
bicellulaires sont habituellement divisés en deux cellules inégales. La plus
grande forme un filament perforant qui donne naissance à une nouvelle
petite ramification dans la cellule voisine. La formation de ces petites
ramifications latérales se répète de cellule en cellule jusqu’au voisinage
immédiat du parenchyme périphérique. Dès lors, au heu de ramifications,
naissent des suçoirs flabclliformes pénétrant exclusivement à l’intérieur de
la première rangée de cellules du parenchyme (lîg. 143 et 146). Ainsi le
mycélium est strictement localisé dans la zone centrale tandis que les suçoirs
ne se trouvent que dans la première rangée de cellules du parenchyme
périphérique.
En face de chaque phylloïde, le cordon mycehen qui se trouve dans la
zone centrale se ramifie et pénètre à l’intérieur de celui-ci jusqu’au sommet
de la nervure. Ce cordon mycélien émet ensuite des suçoirs flabelliformes
(fig. 60), ou des filaments perforants qui pénètrent de cellule en cellule
à l'intérieur du limbe. Souvent le mycélium donne naissance à de courtes
ramifications aériennes à la surface des phylloïdes (fig. 62). Ce retour du
mycélium intracellulaire à la vie aérienne pourrait être provoqué par une
humidité excessive du milieu ambiant qui favorise le développement rapide
du mycélium vers l’extérieur.
La nature parasitaire de ce champignon est par conséquent incontestable.
Son mycélium forme non seulement un grand nombre de suçoirs volumineux
à l’intérieur des rhizoïdes, des cellules des phylloïdes et des cauloïdcs, mais
il pénètre aussi directement à l’intérieur des organes absorbants de la plante
en les obstruant en partie, ainsi qu’à l’intérieur de la zone centrale du
cauloïde, jusque dans la nervure des phylloïdes. La zone centrale et la nervure
des phylloïdes sont complètement envahies par ce gros mycélium qui forme
un cordon mycélien compact.
3. Leptomeliola Hypnorum A. Rac. n. sp.
Périthèces piriformes, de 420-650 x 320-400 p, superficiels, isolés, noirs,
carbonacés, couverts de poils dans leur partie supérieure (fig. 63) ; paroi
pseudo-parenchymateuse, de 45-50 p d’épaisseur, formée, vers l’extérieur,
de 9-10 rangées de cellules polygonales, à membrane épaissie et brune, et
vers l’intérieur, de 2-3 rangées concentriques de cellules aplaties et hyalines
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
65
(fig. 147) ; ostiolc papilliforme à ouverture circulaire, garnie de nombreuses
périphyscs ; poils de 50-170x6-7 p, plus ou moins arrondis au sommet,
droits ou un peu courbés, raides, septés, bruns et nombreux ; asques sub¬
cylindriques ou claviformcs-allongés, de 128-150x13,5-20 p, arrondis et
peu épaissis au sommet, brièvement atténués à la base, octosporés (fig. 64) ;
paraphyses toruliformcs, plus longues que les asques, de 2,5-3 (8) p de
largeur, septées, nombreuses ; ascospores généralement subfusiformes, de
38-62 (72) X 5,5-6 (12) p, gcnouillées au niveau de la cloison postérieure
(fig. 65), généralement triseptées ou rarement 5-scptécs, non étranglées aux
cloisons transversales, brunes et plus ou moins bisériées ; mycélium super¬
ficiel, de 2,5-5,5 p de diam., brun, septé, ramifié ; soies de 24-36 p de longueur,
dressées ou ascendantes, à extrémité généralement bi-ou trifurquée ;
stigmopodies cylindriques ou subclaviformes, de 8-12,5x4,5-6 p., unicellu-
laires, droites ou arquées, alternes, nombreuses ; suçoirs intracellulaires,
simples, à membrane mince, subhyaline ou brune pâle, remplissant finale¬
ment toute la cavité de la cellule parasitée.
Forme imparfaite du type Ophiotrichum Fr. (fig. 73 et 309).
Gazons fructifères épars, diffus, noirs, pulvérulents, atteignant jusqu’à
5 millimètres de longueur; conidiophores de 12-14x4 p, dressés, raides,
généralement droits ou rarement plus ou moins courbés, simples ou parfois
un peu ramifiés, septés, d’un brun foncé, à sommet plus pâle ou subhyalin ;
conidies subsphériques ou ovoïdes, de 12-19x9-12 p, acro-pleurogènes, peu
nombreuses, généralement bicellulaires, plus rarement uni- ou tricellulaires,
brun foncé, à cellule apicale plus grande.
Hab. Sur cauloïdcs et phylloïdes dépérissants d ’Hypnum cupressiforme
L., sur un rocher humide dans la vallée du Boréon (à environ 1050 mètres
d’altitude), près Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes ; France),
octobre 1937 ; dans la forêt de BSdule§ti (endroit plus ou moins sec à environ
260 mètres d’altitude) (dép. Dûmbovifa ; Roumanie), 22 mai-10 août 1944
(A. Racovitza).
En 1937 nous avons trouvé seulement quelques spécimens tandis qu’en
1944 la récolte abondante nous a permis de faire une étude plus minutieuse,
tant en ce qui concerne le mycélium que les périthèces.
Le mycélium est très abondant à la surface des phylloïdes et des cauloïdes
d’aspect arachniforme. Il est formé de gros filaments, de 5-5,5 p de
diamètre, d’un brun foncé, à trajet généralement rectiligne, n’adhérant pas
à la surface des phylloïdes ; les filaments donnent naissance à des ramifica¬
tions latérales plus minces, de 2,5-4 p de diamètre, d’un brun pâle, à trajet
plus ou moins sinueux, adhérant plus ou moins à la surface des phylloïdes
et des cauloïdes, et ce sont les ramifications qui forment par place des soies,
de 24 à 36 p de longueur, dressées, ascendantes, à sommet généralement bi-
ou trifurqué (fig. 70), et un grand nombre de stigmopodies unicellulaires,
allongées, droites ou courbées, généralement irrégulièrement disséminées le
long du mycélium. Ces dernières ont vers le milieu un petit orifice qui repré¬
sente la base du filament perforant. Après avoir traversé la membrane
cellulaire, celui-ci se développe à l’intérieur de la cellule et forme un suçoir
à membrane très mince, d’abord subhyaline, ensuite d’un brun pâle. Le
suçoir finit par occuper toute la cavité cellulaire, sans passer dans la cellule
Source : MNHN, Paris
66
ANDRÉ RACOVITZA
voisine (fig. 68 a et b). Hors ce mode habituel d'infection, nous avons observé
les procédés suivants de pénétration :
1 Au lieu de donner naissance à un suçoir, le filament perforant traverse
parfois de part en part la cellule et forme un mycélium superficiel sur la face
opposée des phylloïdes (fig. 68 d et e) ,
2. Deux filaments perforants naissent à partir d’une stigmopodie et
pénètrent chacun dans une cellule où ils forment des suçoirs. Parfois un des
filaments perforants donne naissance à un suçoir tandis que l’autre traverse
la cellule comme dans le cas cité plus haut (fig. 68 d) ;
3. Les filaments perforants naissent à partir d’une cellule quelconque
du mycélium non difîércnciée en stigmopodie, ou à partir de la cellule basale
de la stigmopodie (fig. 68 c) ;
4. Les stigmopodies forment à leur sommet une cellule à contour
irrégulier qui donne à son tour naissance à un filament perforant. Celui-ci
forme un suçoir dans une cellule contiguë à celle parasitée par le suçoir de
la stigmopodie (fig. 69).
Après fixation dans le picroformol de Bouin et coloration à l’héma-
toxyline ferrique de Heidenhain et au vert lumière, nous avons constaté
que le mycélium est composé de cellules uninuclées. Le nucléole des noyaux
est très volumineux.
Le noyau des cellules des phylloïdes d 'Hypnum cupressiforme L., qui
est relativement très petit, semble être dissous par le suçoir et disparaît
sans présenter la moindre hypertrophie.
Origine des périlhèces
En examinant attentivement le mycélium qui rampe à la surface des
phylloïdes, on peut découvrir les premiers états de développement des
périthèces.’ L’archicarpe est représenté par un ascogone en forme de courte
ramification unicellulaire, effilée, spiralée et de couleur un peu plus pâle
(fig 71 a). Cet ascogone s’enroule de plus en plus, semble se ramifier (fig. 71 b)
et finit par donner naissance à un peloton dont il est difficile de suivre indi¬
viduellement les ramifications plus ou moins entortillées (fig. 71 c). A partir
de la base de cette jeune fructification, de bonne heure, d’autres ramifica¬
tions partent en forme de soies plus ou moins ascendantes, septées, de couleur
plus pâle que le mycélium, qui présentent finalement vers leur sommet de
courtes branches stérigmatiformes subhyalines (fig. 71 c et 72). Parfois, if
se forme à leur sommet un prolongement conidiforme, mais nous ne pouvons
pas préciser si ces soies sont des conidiophores ou non.
Actuellement, il nous est impossible d’affirmer si cet ascogone
se développe par automixie, par apomixie ou si la fécondation a lieu par
l’intermédiaire d’un pseudotrichogyne. Les périthèces du Leplomelio[ a
Hypnorum A. Rac. pourraient se développer par un processus analogue à
celui décrit par Oltmann (1) chez Chaelomium Kunzeanum Zopf. L’ascogone
(1) Oltmann in Bol. Zeitung XLV, 193 (1887).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
67
de cette espèce est une courte ramification spiralée qui se divise en plusieurs
cellules, sans le concours d’une anthéridie.
Un ascogone analogue à celui de notre champignon se trouve aussi chez
Podospora anserina (Rabh.) Winter (Page) (1) ou Sordaria fimicola Rob.
(Greis) (2) quoique nous n’avons pas observé de trichogyne ou de pseudo-
trichogyne comme chez cette dernière espèce.
En tout cas, si nous n’ayons pas pu préciser le processus de fécondation,
nous pouvons affirmer que les périthèces naissent à partir d'une courle rami¬
fication du mycélium , bien différente des sligmopodies.
Les ascospores normales sont subfusiformes, genouillées au niveau de
la cloison postérieure, de sorte que la cellule apicale forme avec les autres
un angle plus ou moins obtus (fig. 65).
Voici la courbe de variation de la longueur de 150 ascospores normales :
38 40 4 2 44 46 48 50 52 5 1 56 58 60 62 fz
1 2 2 7 10 32 20 27 15 13 8 3 1
dont M = 50,68 |x, o — 4,30 et in = ± 0,34 [x.
Dans le matériel que nous avons récolté, tant en France qu’en Roumanie,
nous avons remarqué que parmi les ascospores normales il y en avait qui
présentaient des formes très irrégulières (fig. 66).
Ainsi, certaines ascospores sont tout à fait droites ou faiblement arquées
vers le milieu ; d’autres sont courtes ou très longues et dans ce dernier cas
elles ont 5 cloisons et 72 |x de longueur ; d’autres ont une ou deux cellules
plus ou moins dilatées (atteignant 12 (x de largeur) ou présentent une sorte
d’appendice en forme de bourgeon concolore (qui ne peut pourtant pas être
considéré comme un filament germinatif) ; d’autres enfin sont courtes, larges
et étranglées aux cloisons transversales.
Les ascospores germent assez facilement, même h l’intérieur des péri-
thèces. La germination débute généralement (dans les conditions naturelles)
par les cellules apicales ou rarement par les médianes (fig. 67).
Dans le matériel de Bâduleçti (Roumanie), nous avons constaté plusieurs
cas d’anastomose entre les cellules apicales de deux ascospores, mais nous
ne pouvons pas actuellement attribuer une signification quelconque à ce
phénomène (fig. 67).
La forme imparfaite a été découverte à Bâduleçti, le 1 er août 1944,
dans les mêmes coussinets d ’Hypnum cupressiforme L. où nous avions
trouvé de jeunes périthèces le 22 mai 1944. Cette forme conidienne précède,
accompagne ou suit la forme parfaite (ascosporée), mais les conidiophores se
forment en plus grand nombre près des vieux périthèces, apparaissant sous
forme d’une tache pulvérulente plus ou moins noire, localisée autour des
cauloïdes de la plante-hôte. Ces taches atteignent jusqu’à 5 millimètres de
longueur.
D’après les caractères morphologiques des conidiophores et des conidies,
(J) Page in Report Brit. Assoc. 359 (1925) d'après Gwynne Vaughan et Barnes,
The structure and development of the Pungi, 259 (1937).
(2) Greis H. in Bot. Archiv XXXVIII, 113-151, pl. I-1V (1936).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
r . He forme conidienne correspond exactement au genre Ophiolrichum,
créépar Fries (1) pour Ophiolrichum Phlomidis Fr. En 1879, Thümen (2)
décrivit une autre espèce, Ophiolrichum Acalyphae Thüm. qui vit sur les
fouilles d ’Acalypha levigata (Euphorbiaceae) dans l’île Saint-Domingue
(Haïti) En 1886, Saccardo (3) place ce genre dans les «Généra dubia vel
excludenda » avec la mention suivante : «an rudimentum Mcliolae? » mais
c’est seulement en 1892 (4), qu’il indique la diagnose du genre Ophiolrichum
Fr. et de l’espèce de Thümen, classant ce champignon dans la famille des
Demaliacées-phragmosporées et faisant l’observation suivante : « Habitus
Meliolae cuius forte st. conidicum sist.it». Ainsi, 1 aspect particulier du
mvcélium à'Ophiolrichum Phlomidis Fr. et d’O. Acalyphae Thüm. a fait
supposer dès le début, qu’il existe une relation entre ces champignons et les
Meliolinèes. Grâce à notre heureuse récolte, nous prouvons définitivement
le rapport de cette forme imparfaite avec ce groupe de champignons
épiphytes. Notons enfin que O. Acalyphae. Thüm. est spécifiquement différent
de la forme conidienne du Leplomeliola Hypnorum A. Rac., nous n’avons pas
pu voir la diagnose originale d’O. Phlomidis Fr.
4. Leptomeliola muscorum A. Rac. n. sp.
Pcrilhèces piriformes, de 255-440 x 200-340 p, superficiels, isolés, noirs,
carbonacés, couverts de poils dans leur partie supérieure et de longs filaments
mycéliens dans l’inférieure ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’environ
32 p d’épaisseur, formée vers l’extérieur de 2-3 rangées de grandes cellules
polygonales, à membrane épaissie et de couleur foncée, et vers l’intérieur
de 2-3 rangées concentriques de cellules aplaties, subhyalines ou hyalines
(fig. 148) ; ostiole papilliforme, garnie de nombreuses penphyses ; poils
de 50-255 x4-6 p, dressés, raides, pluriseptés, d’un brun foncé, à sommet
plus ou moins arrondi et à base souvent dilatée, très abondants dans l a
région périostiolaire ; asques cylindriques-allongés, de 120-145x16-20 p.,
à sommet arrondi et épaissi, droits ou arques, octospores ; paraphyses
toruliformes plus longues que les asques, de 2-8 p de diam., septées, rami¬
fiées ; ascospores généralement fusiformes ou elliptiques-allongées, de 28-48
(52)x8-10 (14) p, bi- ou tricellulaires, rarement unicellulaires, droites, à
cellules généralement égales, bisériées, brunes (fig. 74) ; mycélium superficiel,
de 3-5 p de diam., septé, brun, arachniforme, ramifié ; stigmopodies cylin¬
driques ou à sommet, plus ou moins aigu, de 10-20x5-6 p, généralement
alternes, unicellulaires ; suçoirs simples ou bifurqués, hyalins ou subhyalins,
ne remplissant pas la cavité cellulaire.
Hab. Sur cauloïdes et phylloïdes verts de Brachythecium Mildeanum
Schmpr., entre les cauloïdes de Calharinea undulala (L.) Web. et Mohr.,
dans une vallée déboisée près Bâduleçti (dép. Dâmbovita ; Roumanie)’
30 juillet 1944 (A. Racovitza).
(Il Fbif-s, Summa Veg. Scand. 503 (1849).
2 Thümen in Rev. Mycol. 10 (1879).
3) Saccardo, Syll. Fung. IV, 761 (1886).
(4) Saccardo, Syll- Fung. X, 617 (1892).
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CHAMPICNONS BRYnPHII.ES
69
Cette espèce présente beaucoup d’affinités avec Leplomeliola Hypnorum
A. Rac., par l’aspecL arachniforme du mycélium, la disposition des périthèces
sur la plante-hôte, la forme et la disposition des stigmopodies mais en diffère
spécifiquement surtout par ses ascosporcs droites et sensiblement plus petites.
Les stigmopodies ont un petit orifice de 1,5 p. de diamètre, généralement
central, qui représente la base du filament perforant. Contrairement aux
suçoirs du Leptomeliola Hypnorum A. Rac., ceux-ci sont habituellement
hyalins ou subhyalins, relativement courts et ne remplissent jamais toute
la cavité cellulaire (fig. 75).
Sur un phylloïde de Brachylhccium Mildeanum Schmpr., nous avons
observé un phénomène particulièrement intéressant. Dans un endroit où
le mycélium a été lésé, il s’est formé une cicatrisation en forme d’anse, de
14x10 (A, de couleur plus pâle que le mycélium (fig. 149). On pourrait
expliquer la formation de cette anse en admettant que la membrane de la
cellule lésée a été seulement fissurée. Grâce à la continuité du protoplasme
qui n’a pas été endommagé, celui-ci a pu former une nouvelle paroi. A cause
d’un déplacement latéral des deux extrémités du mycélium, il s’est formé
une anse en forme d’S.
La cicatrisation et la néoformation d’éléments cassés, à partir des
extrémités du mycélium ou des conidiophores, est un phénomène assez
fréquent chez un grand nombre de Micromycètes et en particulier chez les
Demaliacées ; mais une cicatrisation semblable à celle que nous avons décrite
paraît assez rare.
En examinant attentivement le mycélium qui rampe à la surface des
phylloïdes du Brachylhecium .Mildeanum Schmpr., nous avons pu suivre le
mode de formation des périthèces de ce champignon. Sur le trajet du
mycélium, il se différencie deux courtes ramifications latérales très
rapprochées (fig. 76). L’une d’elle est un peu plus longue et forme d’abord
un crochet. L’autre, plus petite, lui est intimement accolée. Plus tard, la
première ramification s’enroule sur elle-même en entourant l’extrémité de la
petite ramification et en formant finalement un très petit peloton, où il est
difficile de suivre le trajet de chaque filament, (fig. 77). 11 semble pourtant
qu’il y ait de nombreuses anastomoses entre ces filaments spiralés. Ce petit
peloton, d’abord sphérique, augmente de volume et à l’état adulte devient
finalement piriforme.
Par conséquent, l’archicarpe des périthèces est représenté par deux
petites ramifications issues du même filament mycélien. Ces deux rami¬
fications sont vraisemblablement des organes sexuels dont le plus court
pourrait représenter une anthéridie et l’autre, spiralé, un ascogone. Il nous
semble pourtant assez curieux que ces deux ramifications naissent à partir
de la même cellule du mycélium.
Notons enfin que les cauloïdes de Calhavinaea undulala (L.) Web. eL
Mohr. qui poussaient entre ceux de Brachylliecium Mildeanum Schmpr.,
étaient de même envahis par le champignon et présentaient quelques péri¬
thèces ; le mycélium était pourtant moins abondant et moins adhérant sur
cette plante. Ses stigmopodies, disposées alternativement ou sur le même
côté du mycélium, étaient localisées normalement, c’est-à-dire exclusivement
en face des cloisons latérales des cellules des phylloïdes. Malgré tous nos
Source : MNHN, Paris
70 ANDRÉ RACOVITZA
efforts nous n’avons pas pu constater la présence de suçoirs à l’intérieur
des cellules de cette Mousse. Il semble par conséquent que le champignon
ne soit pas alors parasite, son mycélium ne faisant que s’étendre du Brachy -
thecium Mildeanum Schmpr. sur les cauloïdes du Calharinaea undulala
(L ) Web et Mohr. La localisation des stigmopodies n’est pas moins inté¬
ressante car elle semble démontrer que leur disposition normale en face des
cloisons'latérales des cellules des plantes sur lesquelles le mycélium rampe,
pourrait être déterminée par un chimiotropisme.
5. Leptomeliola Ptilidii A. Rac. n. sp.
Périthcces d’abord sphériques, ensuite subsphériques ou piriformes,
de 360-540 x 275-425 p, superficiels, noirs, carbonacés, isolés ou groupés par
2 ou 3 à surface externe rugueuse, couverte de poils dans sa partie supérieure
et d’hyphes mycéliennes dans sa partie moyenne et basale ; paroi pseudo¬
parenchymateuse, de 28-37 p d’épaisseur, formée vers l’extérieur de
G-8 rangées de grandes cellules polygonales et, vers l’intérieur, de quelques
rangées°concentriques de cellules aplaties (fig. 150) ; ostioie plus ou moins
papilliforme, garnie de nombreuses périphyses ; poils de 20-130 x 4,5-5’5 p,
tmtinus ou septés, d'un brun tonné, raides, droits ou arqués assez
nombreux; asques subfusiformes, de 130-165x17-20 p, subpédicellés,
à sommet atténué et à membrane d’abord très épaissie, ensuite très mince
et difficilement visible, octosporés (fig. 78) ; paraphyses cylindriques, aussi
longues que les asques, de 2-3 p de diam., simples ou ramifiées, septées,
hyalines, nombreuses ; ascospores fusiformes, de 40-60 x 5,5-10 p, continues
ou généralement bicellulaires (rarement tncellulaires) (fig. 79), droites ou
très peu arquées, d’un brun-verdâtre, guttulées, bisériées, à cellules ascospo-
rales inégales surtout chez les bicellulaires, aiguës aux extrémités ; mycélium
de 4-5,5 p de diam., superficiel, arachniforme, d'un brun foncé, septé, très
ramifié • stigmopodies plus ou moins cylindriques, nombreuses, umcellulaires
de 14-17x5 5 p bicellulaires de 22-28 p de longueur, ou à plusieurs cellules
basales • sucoire flabclliformes, intracellulaires, de forme variée, plus o u
moins ovales ou cylindriques allongés, de couleur subhyalme ou généralement
d’un brun plus ou moins foncé (fig. 81 et 82).
Hab Sur cauloïdes et phylloïdes vivants ou dépérissants de Ptilidiu m
pulcherrimum (Weber) Hampe, sur troncs de sapins abattus, lieu très
humide et ombragé, à Câmpul lui Neag (dép. Hunedoara ; Roumanie),
juillet 1943 (A. Racovitza).
L’action nuisible de ce champignon est très visible, non seulement
à cause de l’aspect souiïreteux des plantes, mais aussi par la présence d’un
abondant mycélium qui forme un grand nombre de suçoirs dans les cellules
des phylloïdes de l’Hépatique.
Ce mycélium entoure les phylloïdes comme une toile d araignée, en
zigzaguant et en s’enroulant autour de leurs franges. Il suit généralement
les parois latérales des cellules, s’anastomose fréquemment et donne naissance
à un grand nombre de stigmopodies. Celles-ci forment un filament perforant
presque toujours localisé sur les bords des parois latérales des cellules para¬
sitées. La base du filament perforant se trouve soit au centre des stigmopodies,
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
71
soit sur les bords et au sommet de celles-ci. Il traverse la membrane cellulaire
et se répand à l’intérieur de la cellule-hôte, généralement sous forme d’un
disque plus ou moins lenticulaire, de 15-20 p de diamètre. Sur les marges
de celui-ci, il se forme des ramifications en éventail qui donnent plus tard
au suçoir l’aspect flabelliforme. Parfois, ce disque s’allonge en forme de
ruban plus ou moins long et large, sans donner naissance à des ramifications
marginales. Les suçoirs sont parfois très volumineux, pouvant atteindre
la moitié ou les trois quarts de la cavité cellulaire, mais ils restent toujours
localisés à l'intérieur de la cellule où ils se sont formés.
Les ascospores germent facilement à la surface des phylloïdes du Plili-
dium pulcherrimum (Weber) Hampe, généralement par les cellules apicales.
Le filament germinatif est subhyalin ou brun pâle (fig. 80).
Dans les coussinets de Plilidum pulcherrimum (Weber) Hampe,
attaqués par ce champignon, nous avons trouvé quelques cauloïdcs de
Nowelia curvifolia (Dicks.) Mitten sur lesquels le mycélium était peu abon¬
dant. Parfois il traverse de part en part quelques rares cellules de phylloïdes,
mais ne forme pas de suçoirs. Malgré le petit nombre de cauloïdes examinés,
nous supposons que Leptomeliola Plilidii ne parasite pas cette Hépatique.
9. Genre ACANTHOSTIGMA de Notaris
Sferiacei italici, 85 (1863)
Périthèces sphériques ou ovoïdes, superficiels, bruns ou noirs, à paroi
fragile et membraneuse, couverts de poils plus ou moins longs ; ostiole non
proéminente ou papilliforme, distincte, à ouverture circulaire ; asques
obclaviformes, claviformes ou elliptiques, octosporés, avec ou généralement
sans paraphyses ; ascospores elliptiques ou fusiformes-allongées, pluri-
septées, hyalines, subhyalines (rarement colorées).
Genre intermédiaire entre les Coleroa et les Lasiosphaeria dont nous
connaissons actuellement 5 espèces bryophiles, parmi lesquelles 3 hépaticoles
(A. hepalicola A. Rac., A. Melzgeriae A. Rac. et A. Scapaniae A. Rac.),
et 2 hépatico-muscicoles [A. bryophila A. Rac. et A. muscicola A. Rac.).
Ce sont des espèces épiphylles qui se développent, en général, dans les
stations humides où croissent également les Coleroa bryophiles.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores 3-8 septées.
1. Ascospores de 15-25 p de longueur. 1. A. Metzgeriae
2. Ascospores de 26-30 p de longueur. 2. A. Scapaniae
II. Ascospores 3-septées.
1. Ascospores de 3-4,5 p de largeur. 3. A. hepaticola
2. Ascospores de 6-8 p de largeur.
a. Ascospores colorées. 4. A. bryophila
b. Ascospores hyalines. 5. A. muscicola
Source : MNHN, Paris
72
ANDRÉ RACOVITZA
1. Acanthostigma Metzgeriae A. FUc. n. sp.
périthèces sphériques ou subsphériques, de 65-100 p. de diam., super-
firiels isolés bruns ou d'un brun foncé, couverts de poils dans leur partie
In né rie u rc ; 'paroi membraneuse et pseudo-parenchymateuse, formée de
rangées de cellules polygonales à membrane brune et mince (fig. 83) ;
ostiolc non proéminente, à ouverture circulaire d environ 15 p. de diamètre ;
oils de 27-70x2 5-3 p, pointus au sommet et plus ou moins dilatés à la
w raides unicellulaires, droits ou arqués, bruns ou d’un brun-tuligineux ;
asaues olaviformes-allongés, de 47-52 x 9,5-11 u. brièvement atténués à l a
base arrondi, et peu épaissi, au sommet, droits ou légèrement arqués,
octo porés, sans paraphyscs (flg. 84) ; oscosporcs tus,(ormes de 15 5-25 x
4-4 s , pluriseptées (de 3-7, ou rarement 8 cloisons), non étranglées aux
cloisons' transversales, généralement un peu arquees ou demies, hyalines
ou suhhyalinea verdâtres ; mycélium superficiel, subhyalm, assi s abondant,
Hab Sur thalles dépérissants de Melzgerin pube scens (Schrank.) Raddi,
endroit humide, sous des arbustes, pris Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-
Maritimes ; France), septembre 1937 (A. Racovm*)
Les périlhèces de cette espèce, dissémines à la lace supérieure et inté¬
rieure des thalles vert pâle de l’Hépatique, ont un aspect analogue à ceux
des Cote™ bryophiles avec lesquels ils peuvent facilement être conlondus,
sous une loupe. , „
Le mycélium rampe à la surface du thalle et ne semble pas pénétrer
ou former des suçoirs à l’intérieur des cellules de l'Hépatique. Nous no
pouvons pas préciser actuellement si c’est un champignon parasite ou
saprophyte.
2. Acanthostigma Scapaniae A. Rac. n. sp.
Périlhèces pirilormes de 140x105 p en moyenne superficiels, isolés,
noirs couverts de poils dans leur partie supérieure (lig 85) ; paroi ueenebr».
neusè-subcarbonacée, pseudo-parenchymateuse, ormec de 3-4 rangées de
cellules polygonales à membrane épaissie; ostiole tronquée-comque, 5
ouverture circulaire ; poils de 27-70 x 5,5 p, arrondis au sommet, droits,
raides généralement unicellulaires ou rarement septés ; asques elliptiques,
de 67-80 x 20-27 n, arrondis et très épaissis au sommet, brièvement atténués
à la base, octo.porés, sans paraphyses (f.g, 86) ; a.eospores elliptiques, de
26 5-30x6-8 n, pluriseptccs (de 3-7 cloisons), non étranglées aux cloisons
transversales, droites ou faiblement arquees, hyalines ou finalement sub¬
hyalines, irrégulièrement disposées dans l’asque; mycélium de 2-3 5 p. <j e
diam., septé, ramifié, d’un brun-olive pâle, superficiel, intra et mtercellulai re
Hab Sur phylloïdes vivants de Scapania aequiluba (Schwgr.) Dum.
endroit ombragé sur la montagne «La Colm.aneprès^ Saint-Marti n :
Vésubie (dép. Alpes-Maritimes, France), septembre 1937 (A. FUcovitza.)
Les périthèces de ce champignon se forment habituellement à la f ace
s.inéricure des phylloïdes situés au sommet des cauloïdes. Son mycéliu m
est assez abondant 5 la base des périthèces et rampe sur les phylloïd es
émettant par place, des filaments perforants qui donnent naissance au
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
73
mycélium intra el intercellulairc. A l’intérieur des cellules, le mycélium se
ramifie et généralement se pelotonne.
Cette espèce est donc un parasite qui détruit un certain nombre de
cellules des phylloïdes.
3. Acanthostigma hepaticola A. Rac. n. sp.
Périthèces sphériques ou subsphériques, de 55-80 p de diam., à base
aplanie, superficiels, isolés, bruns, couverts de poils dans leur partie supé¬
rieure ; paroi membraneuse et pseudo-parenchymateuse, formée de
2-4 rangées de petites cellules polygonales à membrane brune et mince ;
ostiole non proéminente, à ouverture circulaire d’environ 16 p de diam. ;
poils de 14-27x2-3 p, plus ou moins pointus au sommet, raides, unicellu-
laires, droits, bruns foncés, peu nombreux ; asques elliptiqucs-allongées, de
34x8 p, octosporés, sans paraphyses; ascospores fusiformes ou claviformes-
allongécs, de 13-21x3-4,5 p, triseptées. non étranglées aux cloisons trans¬
versales, droites ou faiblement arquées, subhyalines ou d’un brun pâle
(fig. 87) ; mycélium d’environ 3 p de diam., septé, ramifié, brun pâle, super¬
ficiel et intracellulaire.
Hab. Sur thalles dépérissants de Melzgeria furcata (L.) Lindb., endroit
assez humide dans la forêt située près Bàdulegti (dép. Dàmbovifa ;
Roumanie), 12 août 1944 (A. Racovitza).
Le mycélium de cette espèce est peu abondant à la surface des thalles
de Melzgeria furcala (L.) Lindb. Certaines courtes ramifications donnent
naissance à des filaments perforants qui traversent les membranes cellulaires
du thalle. A l’intérieur des cellules, il forme un mycélium septé, ramifié,
brun pâle, de diamètre variable (fig. 88). Ce mycélium intracellulaire se
pelotonne généralement et se propage, de cellule en cellule, par l’intermé¬
diaire de fins tractus.
Cette espèce est probablement parasite, mais nous ne pouvons pas
affirmer si c'est elle qui a provoqué le dépérissement des thalles.
4. Acanthostigma bryophila A. Rac. n. sp.
Périthèces sphériques ou ovoïdes, de 40-90 p. de diam., superficiels,
isolés, d’un brun-jaunâtre, couverts de poils dans leur partie supérieure
(fig. 89) ; paroi membraneuse et pseudo-parenchymateuse, formée de
1-3 rangées de cellules polygonales, à membrane brune ; ostiole non proémi¬
nente, à ouverture circulaire d’environ 11 p. de diam.; poils cylindriques, de
10-30x3 p, raides, septés, dressés, droits, plus ou moins arrondis au sommet,
d’un brun-jaunâtre ; asques subcylindriques, de 40-54x13,5 p, brièvement
pédicellés, arrondis et non épaissis au sommet, octosporés (fig. 90) ; para¬
physes filiformes, plus longues que les asques, de 1,5 p de diam., septées,
simples ou ramifiées au sommet ; ascospores subelliptiques, de 15,5-19
(22) x 6-8 p, triseptées, généralement droites ou très peu arquées, d’un brun-
verdâtre, plus ou moins arrondies aux extrémités, bisériées, étranglées à la
cloison médiane, celle-ci divisant l’ascospore en deux parties inégales,
l’antérieure plus grande que la postérieure (fig. 90) ; mycélium superficiel,
septé, brun, assez abondant.
Mêmoihes du Muséum. — Botanique, t. X. e
Source : MNHN, Paris
74
ANDRÉ RACOVITZA
llob. Sur thalles vivants de Metzgeria pubescens (Schrank) Raddi et sur
phylloïdes dépérissants à'Hylocomium splendens (Hedw.) Br. eur., li eu
humide sous des arbustes, près Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes,
France), septembre 1937 (A. Racovitza).
On peut facilement confondre, sous la loupe, ce petit champignon avec
les espèces de Coleroa bryophilcs ou avec Acanlhosligma Melzgeriae A. R ac .
Le mycélium rampe à la surface du thalle et ne semble pas pénétrer
ou former des suçoirs dans les cellules.
5. Acanthostigma muscicola A. Bac. n. sp.
Périthèces piriformes, de 90-200 x 55-145 p., superficiels, isolés ou groupés
par 2 ou 3 d’un brun plus ou moins foncé, couverts de poils dans leur partie
supérieure’ (fig. 91 et 92) ; paroi membraneusc-subcarbonacée, pseudo-
parenchymateuse, d’environ 18 p. d’épaisseur, formée, vers l’extérieur,
d’une rangée de grandes cellules à membrane épaissie et brune, et vers
l’intérieur, de 3-4 rangées concentriques de cellules aplaties et subhyalines
(fie 151) • ostiole subpapilliforme ou papilliforme, à ouverture circulaire,
de 17-25,5 p. de diam., garnie de nombreuses périphyses ; poils de 30-85 x
4-6 p. dressés, raides, pluriseptés, d’un brun foncé, à sommet plus ou moins
arrondi, à membrane épaissie ; asques elliptiques, de 45-90 x 12-18 p, arrondis
et très épaissis au sommet, brièvement pédiccllés, octosporés, sans paraphyses
(fig 93) • ascospores elliptiques ou claviformes, de 12-28 xG-8 p, triseptées,
non étranglées aux cloisons transversales, plus ou moins bisériées, hyalines
(fig 93) • mycélium de 2-4,5 p de diam., septé, ramifié, d’un brun-olive pâle,
superficiel et intracellulaire, très abondant (fig. 94).
Hab. Sur les périgones vivants de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. ;
sur phvlloïdes plus ou moins dépérissants d’/l nomodon attenuatus (Schreb.ï
Hüben Chrysohypnum Sommerfellii (Myr.) Roth, et Leskea polycarpa Ehrh.'.
endroits plus ou moins humides dans la forêt située près Bâdule§ti (dép.
Dâmbovita, Roumanie), juillet-août 1944 (A. Racovitza).
Sur les phylloïdes et à la base des pédicelles dépérissants de Barbula
culindrica (Tayl.) Schmpr., sur des rochers humides, près Névache (dép.
Hautes-Alpes ; France), 25 juin 1937 (A. Racovitza).
Sur les phylloïdes dépérissants d 'Amblystegium subtile Br. eur. et do
Leskea nervosa (Schwgr.) Myrin, à la base d’un tronc d’arbre dans la forêt
de Snagov (dép. Ilfov ; Roumanie), 28 avril 194G (A. Racovitza).
Sur Plagiochila asplenioides (L.) Dum., les périthèces sont généralement
localisés à la surface et entre les phylloïdes du périgone des cauloïdes <?.
Cette localisation s’explique facilement si l’on étudie le rapport du mycélium
avec la plante-hôte. En effet, celui-ci rampe à la surface des phylloïdes du
périgone et forme, par places, des filaments perforants qui traversent l a
membrane cellulaire. A l’intérieur de la cellule, ils donnent naissance à un
mycélium de grosseur variable, d’un brun-olive pâle, qui se pelotonne en la
remplissant parfois complètement. Ce mycélium intracellulaire envahit
souvent les cellules voisines par l’intermédiaire de fins tractus. Le nombre
des cellules ainsi parasitées est assez considérable. Pourtant le mycélium
ne reste pas localisé seulement sur les phylloïdes du périgone, mais il s’étend
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
75
jusqu’aux anthéridies. Ici, il se ramifie abondamment, recouvre leur surface
et donne naissance à un grand nombre de filaments perforants qui traversent
facilement les membranes cellulaires de la paroi des anthéridies, formée d’une
seule rangée de cellules.
Le mycélium envahit les cellules-mères des anthérozoïdes, et finalement
les anthéridies prennent une couleur brune plus ou moins foncée, suivant
l’abondance du mycélium qui les remplit.
Par conséquent, ce champignon attaque non seulement les cellules des
phylloïdes, mais aussi les anthéridies, se révélant comme un parasite très
nuisible pour l’Hépatique.
Parfois, au lieu de se former à la surface libre des phylloïdes du périgone,
les périthèces prennent naissance entre ceux-ci. Dans ce cas, l’ostiole traverse
le phylloïdc. L’orifice ostiolaire est alors entouré d’une couronne de poils
tandis que la partie supérieure des périthèces reste glabre.
Sur les Mousses, les périthèces sont localisés soit à la base des sporogones,
soit sur les phylloïdes.
Malgré la grande différence qui existe entre la localisation spéciale de ce
champignon sur Plagiochila asplenioides (L.) Dum. et celle indéterminée
sur les Mousses, nous n’avons pas constaté de différences appréciables
quant à la morphologie et aux dimensions des périthèces. Pour ces raisons,
il nous semble juste de ne pas considérer la localisation comme un caractère
spécifique.
10. Genre TRICHOHLERIA Saccardo
in Ann. Mÿcol. VI, 559 (1908), emend. A. Rac.
Périthèces globuleux-coniques, superficiels, velus, noirs, membraneux-
mous, ostiolés ; asques allongés, octosporés, avec paraphyses ; ascospores
oblongues ou fusiformes, colorées, d’abord triseptées, ensuite se dissociant
en cellules ascosporales bicellulaires ou unicellulaires.
Ce genre a été créé par Saccardo (1. c.) pour T. quadrigellensis Flag.
et Sacc., découvert par Fi.ageoi.kt sur les branches décortiquées et pourries
de hêtre, à Rigny-sur-Arrous (France). Il se caractérise principalement par
sa structure membraneuse-molle, analogue à celle des Hypocréacées, ainsi
que par la dissociation de ses ascospores en deux cellules ascosporales
bicellulaires.
Cléments et Shear (1) le synonymisent avec le genre Lasiosphaeria
Clem. qui a été créé par Cléments (2) pour les espèces de Lasiosphaeria
Ces. et de Not. à ascospores colorées, réservant, dans ce dernier genre,
seulement les espèces à ascospores hyalines. Faisons remarquer que cette
terminologie n’est généralement pas suivie et que la majorité des auteurs
continue à considérer les espèces à ascospores hyalines et colorées comme des
Lasiosphaeria Ces. et de Not.
Notre espèce muscicole, T. epibrya A. Rac., a une morphologie bien
différente de celle des Lasiosphaeria Ces. et de Not. qui sont des Ascohymé-
(1) CLEMENTS et Shear, The Généra of Fungi, 273 (1931).
(2j Cléments, The Generu ol Fungi, 35, 173 (1909*).
Source : MNHN, Paris
r.^ ANDRÉ RACOVITZA
tvDiques. En effet, cette espèce se rapproche du type ascoloculaire
" “ sa paroi périthéciale à structure stromatiquc et par son ostiole atypique
sans nériphyses. Si l’espèce type du genre Tnchohkna&KCC., T. quadri-
aellensis Flag. et Sacc., a une morphologie analogue à celle de notre espèce,
il résulte que ce genre est incontestablement dînèrent des Lastosphaeria Ces.
et de Not. et par conséquent doit être maintenu.
1. Trichohleria epibrya A. Rac. n. sp.
Périthèces globuleux de 100-170 p. de diam., superficiels, isolés, couverts
dans leur partie supérieure de poils et à la base de nombreux filaments
mycéliens (fig. 95) ; paroi molle-membraneuse, pseudo-parenchymateuse,
dans la moitié inférieure brun plus ou moins pâle, de 8 p. d’épaisseur et
formée de grandes cellules ; dans la partie supérieure d’un brun foncé, de
16 a de diam. et formée de 3-4 rangées de petites cellules (fig. 152) ;
ostiole apicale, non proéminente, à ouverture circulaire d’environ 20 p. de
diam. formée’ de cellules concentriques de couleur plus foncée ; poils de
28-52x3-4 p, pl us ou moins llcxueux, dressés, à sommet arrondi ou un peu
dilaté à membrane finement ponctuée au sommet (fig. 96), septés, d’un brun-
roussâtre à la base et d’un brun-rouge pâle vers le sommet ; asques cylin-
driques-allongés, de 60-72x8 p, à sommet arrondi et un peu épaissi, à base
plus ou moins sessile, octosporés (fig. 96) ; paraphyses filiformes, aussi
longues que les asques et de 1-2 p de diam., très peu abondantes ; ascospores
elliptiques de 10-13x3-4 p, droites ou arquées, tnseptées, étranglées aux
cloisons à complète maturité, d’un brun-olive, umsénees, occupant toute
la longueur de l’asque, cellules apicales souvent plus grandes que les médianes,
ascospores se dissociant finalement en quatre cellules isolées (fig. 96) ;
mycélium de 2 p de diam., septé, d’un brun clair près des périthèces et
hyalin plus loin.
Hab Sur cauloïdes et phylloïdes de Plalygyrium repens (Schreb.) Br.
eur. et de Brachylhecium sp. à la base de troncs d’arbres, dans la forêt de
Bâdulesti (dép. Dâmbovita; Roumanie), 16 août 1944 (A. Racovitza).
Ce champignon se développe en saprophyte au milieu des taches pro¬
voquées par Acrospermum Adeanum v. Hôhn. sur les coussinets de Pl aly .
aurium repens (Schreb.) Br. eur. et de Brachylhecium sp. L endroit où Se
propage son mycélium prend une couleur brun-rougeâtre, très différente
de celle due à Acrospermum Adeanum v. Hôhn.
Les asques et les paraphyses se gélifient assez rapidement et forment un
mucilage qui enrobe les cellules ascosporales dissociées. Ce mucilage sort par
l’ostiole sous forme d’une petite sphère d’un brun-noir.
Notre champignon se rapporte incontestablement au genre Trichohleria
Sacc d’après l’aspect des périthèces et la dissociation des ascospores. Faisons
pourtant remarquer que, tandis que les ascospores du T. quadriyellensis
Flag et Sacc. se dissocient partiellement, celles du T. epibrya A. Rac. Se
dissocient complètement. En tout cas, ce caractère de dissociation plus o u
moins avancée ne peut être que spécifique et non générique ; c’est pourquoi
nous avons complété la diagnose du genre Trichohleria Sacc.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPIIILES
77
11. Genre PLEOSPHAERIA Spegazzini
in Anal. soc. Gienlif. Argenl.inia, XII, 181 (1881)
Périthèces sphériques ou ovoïdes, superficiels, cpars ou groupés, coriaces
ou carbonacés, couverts de poils ou de filaments ; asques cylindriques ou
claviformes, octosporés, avec ou sans paraphyses ; ascospores elliptiques ou
oblongues, muriformes, brunes, jaunes ou fuligineuses.
D’après Petrak (1), ce genre est probablement du type ascoloculaire
comme le précédent et devrait être classé dans la famille des Pleosporacées.
Il est représenté par deux espèces hépalicolcs parasites ou mycothal-
liques qui vivent sur les Hépatiques acrogynes dans les lieux humides ou
très humides des régions à relief mouvementé.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores avec 5-7 cloisons transversales. 1. PL Lophoziae
II. Ascospores aveu8-11 cloisons transversales. 2. PI. Haploziae
1. Pleosphaeria Lophoziae A. Rac. in Rev. de Mycol. (N. S.) II, 125-129,
fig. 1-4 (1937).
Périthèces sphériques ou ovoïdes, de 120-285x193-307 p, superficiels,
épars, noirs, couverts d’hyphes mycéliennes (fig. 97) ; paroi subcarbonacée
et pseudo-parenchymateuse, de 20-24 p. d’épaisseur, formée de 5-7 rangées
de cellules plus ou moins aplaties, à membrane brune et épaissie vers l'exté¬
rieur (fig. 153); ostiolc non proéminente, à ouverture circulaire ; asques
cylindriques ou subclaviformes, de 173 x 25 p en moyenne, ordinairement
très épaissis au sommet et brièvement pédicellés, octosporés, sans paraphyses
(fig. 98); ascospores elliptiques, de 23-44,5x11,5-13,5 p, a extrémités
arrondies, parfois avec une extrémité stelliforme, possédant trois proémi¬
nences ; avec 5-7 cloisons transversales et 1-2 cloisons longitudinales, non
étranglées aux cloisons, brunes, bisériées (fig. 98) ; mycélium de 1,5 p de
diam., brun, septé, superficiel et intracellulaire.
Forme imparfaite du type Claslerosporium Schw. Conidies (fig. 99),
cylindriques ou claviformes, de 31-94x8,5 p, pluriseptées (généralement
avec 5-8 cloisons transversales), droites, faiblement arquées ou rarement
falciformes, isolées, d’un brun-verdâtre, dressées ou plus ou moins penchées
sur le mycélium.
Hab. Sur cauloïdcs et phylloïdes de : Lophozia gracilis (Schleich.)
Stephani, forêt de Fontainebleau (France), 1931 (R. Gatjme).
Cephalozia leucanlha Spruce, sur bois pourri dans la vallée « Sami-
nathal », à environ 1000 mètres d’altitude (Tyrol, Vorarlberg), juin
(C. Loitlesberger) ; distribué dans Kryplogamae exsiccalae n° 1280.
(1) Pethak F. in Ann. Mycol. XX, n» 200,55 (1922).
Source : MNHN, Paris
78
ANDRÉ RACOVITZA
c.,r cauloïdes et phylloïdcs de l’association d’IIépatiques suivantes :
abattu^près CâmpLl lui Neag (dép. Huncdoara; Roumanie), juillet 1943
(A. Racovitza). ,
Le mvcélium de cette intéressante espece rampe a la surface des
phalloïdes et pénètre dans leurs cellules par l'intermediaire de filaments
perforants Une lois à l'intérieur de celles-ci, il (orme généralement des
pelotons plus ou moins denses qui les remplissent parfois complètement
flB Sur\e côté ventral et rhizoïdal des cauloïdes, le mycélium est plus
abondant II rampe et s'enroule souvent en forme de spirale autour des
rhizoïdes II pénétre généralement par leur sommet, les longe, se ramifie et
s'anastomose souvent par un petit rameau télémorplnquc ; finalement il
envahit les cellules ventrales du cauloidc ou il se pelotonne Ce mycélium
intracellulaire reste généralement localisé à une certaine distance du point
végétatif du cauloïde comme le font les champignons mycotholliques
,n| 1551 Pourtant, ee champignon est un parasite nuisible pour les Hépa-
tioues Son action néfaste se manifeste différemment suivant la plante-hôte
et peut-être aussi, suivant les conditions externes qui influencent la résistance
plus ou moins grande de celle-ci. ,
Sur Lophozia gracitù (Schleich.) Stepham, il est généralement localisé
vers la base des cauloïdes qui est plu. ou moins dépérissante, tandis que leur
sommet est d'un beau vert. Les propagulcs sont pourtant attaques par le
mycélium superficiel, diminuant ainsi la possibilité de dissémination de
° L’action nuisible de ee champignon se manifeste encore plus nettement
sur l'association d'Hépatiqucs que nous avons trouvée à Câmpul loi Neag
(Roumanie). A la surlace des gazons, il y avait de grandes taches rougeâtre,,
iusau’à 3 centimètres de diamètre, où les cauloïdes des Hépatiques étaient
ulus ou moins dépérissants. Quelques cauloïdes de Calypogi.a ,u„ica (Arn.
et Pcrss 1 K Mi3u.EE, quoique très attaques par le mycélium, avalent des
sporogones bien développés. D’après nos observations il semble que le sporo-
phvto est beaucoup plus résistant à l'infection que le gamétophyte.
La forme conidienne de ee champignon est très abondante sur l'associa¬
tion d’Hépatiqucs de Câmpul lui Neag. Moins frequente, nous l'avons
trouvée sur Cephaloiia leucanlha Sfhuce récolte par I.oitlesbeegee.
Les conidies apparaissent en même temps que la forme ascosporée et
se développent parfois en assez grand nombre à labase des pénthèces. D ans
ce cas il est facile de constater que c'est le meme mycélium qui donne
naissance à ces deux sortes de fructifications.
Les cloisons transversales de certaines conidies, vues obliquement
présentent parfois à leur centre un petit orifice circulaire (lig 99). Chez
d'autres assez rares d'ailleurs, il se forme à partir d une cellule conidiale
un filament mycélien qui traverse la cellule voisine^ Dans ce cas, la cellul,
conidiale traversée est plus pâle et ne germe probablement pas. Un tait
analogue a déjà été signalé chez les ascospores de LeplomtUoIa Scapaniae
A. Rac.
Source : MNHN, Paris
CHAMI’IC.NONS HRYOI’UILES
79
2. Pleosphaeria Haploziae A. Mac. n. sp.
Périlhèces ovoïdes ou pirilonnes, de 220-270x145-205 p, épiphylles,
isolés, noirs, preinièremenl. couverts d’hyphes flexueuses, longues et d’un
brun-verdâtre, ensuite plus ou moins glabrescents (fig. 100) ; paroi
carbonacée, pseudo-parenchymateuse, de 40 p d’épaisseur, formée vers
l’extérieur de 2-3 rangées de cellules à membrane d’un brun foncé et vers
l’intérieur de 10-15 rangées de cellules â membrane hyaline ou subhyaline
(fig. 156) ; ostiole papilliforme, à ouverture circulaire ; asques oblongs,
de 135-143x40-43 p, sessiles, arrondis et non épaissis au sommet, peu
nombreux, octosporés, sans paraphyses (fig. 101) ; ascospores elliptiques, de
42-47x17-19 p, avec 8-11 cloisons transversales et jusqu’à trois cloisons
longitudinales, non étranglées aux cloisons transversales, droites, d’un vert-
grisâtre (fig. 101), biscriées ; mycélium de 1,5 p de diam., seplé, superficiel
ou intracellulaire, d’un brun-verdâtre.
Hab. Sur phylloïdes vivants d’Haplozia riparia (Tayl.) Dum., à la base
d’une cascade, dans un endroit très calcaire, près de la vallée du Gardon
(dép. Gard; France), décembre 1937 (A. Racovitza).
Les périthèces sont généralement localisés sur les phylloïdes, vers le
sommet vivant des cauloïdes, la base étant plus ou moins dépérissante et
imprégnée d’un important dépôt de calcaire.
Le mycélium rampe à la surface des phylloïdes mais il est plus abondant
dans la région rhizoïdale qui se colore en brun plus ou moins foncé, à cause
du grand nombre de filaments mycéliens. Il forme de nombreuses spirales
autour des rhizoïdes et pénètre à l’intérieur de ceux-ci, soit par leur sommet,
soit latéralement (fig. 102 et 103). Dans le premier cas, le filament perforant
traverse directement la membrane rhizoïdale et donne naissance au mycélium
intrarhizoïdal : par contre, dans le second cas, il se forme généralement
autour du filament perforant un manchon plus ou moins long qui résulte
probablement d’une gélification de la membrane rhizoïdale sous l'influence
des enzymes secrétées par le champignon. Ce manchon est finalement
traversé par le filament perforant qui forme un mycélium intrarhizoïdale.
Parfois, à l’endroit où le mycélium émet un filament perforant, il se forme
une petite invagination dans la membrane rhizoïdale. Dans ce cas il ne se
forme pas de manchon (fig. 103).
Le mycélium intrarhizoïdal chemine vers la cellule basale du rhizoïde
où il constitue un peloton plus ou moins dense. Par l’intermédiaire de fins
tractus, il pénètre plus loin, et se localise dans les cellules ventrales du
cauloïde, où, de nouveau, il forme des pelotons mycéliens. Assez souvent,
il édifie aussi des suçoirs arbusculiformes. Notons que le mycélium externe
peut, quoique assez rarement, former directement des suçoirs arbusculi¬
formes dans les cellules du cauloïde (fig. 104).
Les suçoirs arbusculiformes ont environ 15-22 p. de diamètre et
remplissent parfois complètement la cellule-hôte. Leurs branches simples,
non ramifiées dichotomiquement, très fines et courbées, s’entrelacent les
unes avec les autres en formant un organe plus ou moins sphérique.
Il faut remarquer que le mycélium reste localisé à une distance d’environ
1 millimètre du point végétatif qui reste toujours indemne.
Source : MNHN, Paris
80
ANDRÉ RACOVITZA
Considérant le mode de pénétration du mycélium à l’intérieur des
rhizoïdes sa localisation à une petite distance du point végétatif, ainsi
que dans les cellules ventrales, nous pouvons classer cette espèce parmi les
champignons mycothalliques.
12. Genre TEICHOSPORA Fuckel
Symb. Myc. 100 (1869)
Périthèces sphériques ou ovoïdes, superficiels ou à base enfoncée dans
le substratum, noirs, glabres, isolés ou groupés, à paroi coriace ou carbonacée
et pseudo-parenchymateuse ; ostiole papilliforme ou non proéminente ;
asques cylindriques ou claviformes, octosporés, sans ou avec paraphyses
grêles ; ascospores elliptiques ou oblongues, muriformes, brunes ou fuli¬
gineuses. Petrak (1), ce genre est vraisemblablement du type ascolo-
culaire ; aussi devrait-il être classé dans la famille des Pleosporacêes.
Il est représenté par une espèce hépaticole mycot.halliquc, T. jungerman-
nicola (Massai.) Sacc. etSvDOW., très commune sur les Hépatiques acrogynes
qui croissent dans les endroits humides des régions montagneuses.
1 Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow, Syll. Fung.
XIII, 615 (1898), XIV, 606 (1890) ; Oudemans, Enum. Syst.
Fune I 257 (1919) ; Racovitza in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum.
XXIII, 253 (1941) et XXIV, 509-510 (1942)*.
Syn.: Slrickeria jungermannicola Massalongo^ in Mem. dell’Acad.
delle Sc. Med. et Nat. di Ferrara 5, pl. III, fig- 1 (1895)*.
Pleosligma jungermannicola (Massai.) Kirschstein in Ann. Mycol.
XXXVII, 91 (1939).
Périthèces sphériques ou ovoïdes, de 90-215 p de diam., glabres, super¬
ficiels, isolés ou rarement groupés et confluents par deux ; paroi subcarbonacée
et pseudo-parenchymateuse, formée de 6-8 rangées de cellules polygonales
à membrane épaissie vers l’extérieur (fig. 157) ; ostiole papilliforme ou
non proéminente, s’ouvrant tardivement ; asques oblongs ou elliptiques,
de 83-105 X27-30 p (de 45-65X 16-18 p d'après Saccardo et Sydow), arrondis
et très épaissis au sommet, subpédicellés, octosporés (fig. 107) ; paraphyses
grêles se liquéfiant et disparaissant très tôt; ascospores elliptiques ou
elliptiques-allongées, de 18-31x6-11 p, avec 7 cloisons transversales et
1 ou 2 cloisons longitudinales, non étranglées aux cloisons, droites ou peu
arquées fuligineuses ou d’un brun-verdâtre (fig. 107), irrégulièrement dis¬
posées dans l’asque ; mycélium de 2,5-3 p de diam., septé, ramifié, subhyalin
ou d’un brun-olive, superficiel et intracellulaire.
Hab Sur cauloïdcs et phylloïdes de différentes Hépatiques acrogynes :
Lophozia Floerkei (W. et M.) Schiff. var. collaris (sub. Jungermannia Floerkei
W et M var. collaris), à Vallc Peccia, près Lugano (Italie) (L. Mari).
(1) Petrak F. in Ann. Mycol. XX, n° 200,55 (1922).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPI1IT.ES
81
Lophozia barbala (Schmid.) Dum., Scapania nemorosn l)uin., S. acqui-
loba (Schwgr.) I)um., PlagiochUn asplenioides (L.) Dum., endroits humides
près Saint-Marlin-Vésuhie (dép. Alpes-Maritimes; France), août-septembre
1937 (A. Racovitza).
Plagiochila asplenioides (L.) Dum., près Saint-Martin-de-Londre
(dép. Hérault; France), novembre 1937 (A. Racovitza).
Plagiochila asplenioides (L.) Dum. var. typica Nees et Lophocolea helero-
phylla (Schrad.) Dum., endroits humides, forêt de «Valca lui Vulpe », près
Rovinari (dép. Gorj, Roumanie), octobre 1938 (A. Racovitza).
Plagiochila asplenioides (L.) Dum. var. major Nees, endroit humide
sur les pentes du mont « Clabucct » (dép. Arge§, Roumanie), juin 1941
(A. Racovitza).
Lophocolea minor Nees, endroit humide, forêt située près Bâdule§ti
(dép. Dambovi^a; Roumanie), 2 juillet 1944 (A. Racovitza).
Les périthèccs sont localisés sur les cauloïdes des Hépatiques de deux
manières différentes :
1. Sur Lophozia barbala (Schmid.) Dum., Lophocolea helerophylla
(Schrad.) Dum., Plagiochila asplenioides (L.) Dum. et ses variétés, les
périthèces sont localisés à l’aisselle de chaque phylloïde consécutif (fig. 105).
Les plus jeunes peuvent se trouver, soit seulement vers le sommet du cauloïde
et alors le développement du champignon suit la croissance de la plante-
hôte, soit indifféremment vers la base et le sommet du cauloïde ; dans ce
dernier cas, les périthèces plus âgés sont situés au milieu et l’on pourrait
supposer que l’infection du cauloïde a eu lieu en cet endroit.
En examinant la face ventrale d’un cauloïde de Plagiochila asplenioides
(L.) Dum., on remarque que le mycélium forme un cordon étroit, composé
de plusieurs filaments, qui se bifurque alternativement au niveau de chaque
phylloïde. Les ramifications latérales du cordon contournent la base de
chaque phylloïde et se localisent à l’aisselle de ceux-ci ; elles forment là
un périthèce.
2. Sur Lophocolea minor Nees, Scapania nemorosa Dum. et S. aequiloba
(Schwgr.) Dum., les périthèces sont disséminés irrégulièrement le long des
phylloïdes et se forment même à la surface des cauloïdes (fig. 106).
Dans les deux cas, le mycélium est plus abondant dans la région
rhizoïdale des cauloïdes que sur les phylloïdes où il pénètre parfois dans
quelques cellules à vitalité probablement amoindrie. L’étude de la pénétra¬
tion et de la localisation du mycélium dans cette région est particulièrement
intéressante. Elle est plus facile à suivre sur des pousses de Plagiochila
asplenioides (L.) Dum., par suite de leur transparence. Ainsi on constate que
le mycélium envahit un grand nombre de rhizoïdes excepté ceux qui sont
à 1-2 millimètres du point végétatif. Il est facile, même sans coloration
préalable, de suivre la pénétration du mycélium par le sommet ou les côtés
des rhizoïdes ; elle peut se faire d’après les deux modalités suivantes :
1. Le filament perforant traverse directement la membrane cellulaire
et se répand en un mycélium intrarhizoïdal. Ce cas est très fréquemment
réalisé au sommet des rhizoïdes, même digités dont la membrane est plus
épaisse (fig. 108 a et b) ;
Source : MNHN, Paris
82
ANDRÉ RACOVITZA
2 Le filament perforant ne traverse pas directement la membrane
cr,hilaire car elle se gélifie sous l’action d’enzymes sécrétées par le parasite
et orme ’mt, papille qui s'allonge au fur et à mesure que celui-ci se développe.
Pourtant cette papille est finalement traversée et le filament perforant
donne naissance au mvcélium intrarhizoMal. Ce cas est généralement réalisé
quand la pénétration a lieu latéralement le long des rhizoïdes (0g 109 a
ett 'par une coloration prolongée, dans du bleu lactique, on distingue
nettement le marnent perforant qui traverse la membrane et sa papille.
Une fois à l’intérieur du rhizoïde, le mycélium s’oriente généralement
vers la base de celui-ci, mais parfois aussi vers son sommet. Nous avons
observé un rhizoïde à sommet digité qui présentait cinq points de pénétra¬
tion du mycélium (fig. 110). Trois filaments intrarhizoïdaux étaient orientés
vers sa base un vers son sommet et un autre, ramifie, dans les deux directions.
Ensuite le mycélium se développe le long du rhizoïde, jusque dans sa cellule
basale et envahit finalement les cellules ventrales du cauloïde. Généralement
plusieurs filaments mycéliens pénètrent par le sommet du rhizoïde, s’allongent
le long de celui-ci, ordinairement sans se ramifier, et forment un peloton
plus ou moins dense dans sa cellule basale. Très souvent, ces filaments
intrarhizoïdaux s’anastomosent par un petit rameau telemorphique en forme
de H Par des coupes transversales dans les rhizoïdes, on constate que l e
mycélium intrarhizoïdal est toujours accolé contre la face interne de ceux-ci.
Une fois arrivé dans la base du rhizoïde, le mycélium pénètre dans les
cellules voisines. Chez Lophozia bariola (Schmid ) Dam, et Plagiochila
asolenioides (L ) Dum., le mycélium est localisé dans les première et deuxième
couches de cellules ventrales, tandis que chez Scapama nemorosa Dum. et
S. aequiloba (Schwgr.) Dum. il se trouve jusque dans les cellules centrales
du cauloïde. _ „ _
Chez Plaqiochila usplenioides (L.) Dum., bcapama nemorosa Dum., et
S aequiloba (Schwgr.) Dum., le mycélium intracellulaire forme, dans l es
cellules voisines de celle qui est infectée, de petits filaments perforants, dont
l’extrémité reste recouverte par de petites papilles. Chez Lophozia barbota
(Schmid.) Dum., la forme des papilles est simple ou digitée (fig. 111). Dans
ce dernier cas, leur hauteur est plus grande, pouvant atteindre 3-4,5 (A. Les
papilles digitées présentent habituellement quatre lobes, à 1 intérieur desquels
on ne peut pas distinguer les ramifications du filament perforant, celui-ci
apparaissant non ramifié, comme dans les papilles simples.
Notons que nous n’avons pas observé la formation de suçoirs à l’extré-
mité de ces papilles, ni la naissance d'un nouveau mycéhum intracellulaire.
Nous pouvons en conclure que les cellules de 1 Hépatique luttent contre le
parasite en empêchant le mycélium de pénétrer Isolement à travers le s
membranes Cette résistance est particulièrement nette près du ménstème
du noint végétatif qui reste toujours indemne. Les cellules lînalement
envahies par le mycélium ont été probablement affaiblies par le grand nomhre
de filaments perforants situés dans la membrane, ainsi que par les cnzy mes
lexiques sécrétées par le parasite. Pourtant, il faut remarquer que le nombre
des cellules parasitées est assez réduit ; aussi, les Hépatiques restent vivantes
et fructifient normalement.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
En tenant compte de ce parasitisme presque inofïensif qui se rattache au
saprophytisme, et de la localisation spéciale du mycélium qui « respecte »
le point végétatif du cauloîde, ce champignon peut être considéré comme
une espèce mycothallique typique.
Germination des ascospores
On peut trouver, dans certains périthèces, des ascospores stériles ou
fertiles. Les premières se caractérisent par une membrane plus ou moins
recroquevillée. Les ascospores fertiles germent facilement après 48 heures,
à la température de 18 degrés centigrade, sur le milieu liquide de Sabouraud.
Les subhyalines, c’est-à-dire celles qui ne sont pas morphologiquement
mûres, germent aussi assez facilement. La germination commence toujours
par les cellules sporales apicales (fig. 107).
Généra el species incertae sedis
1. Lizoniella Hypnorum (Perd, et Winge) Sacc. et Trotter, Syll. Fung.
XXII, 167 (1913).
Syn.: Lizonia Ilypnorum Perd, et Winge in Bot. Tidsskr. XXVIII,
254, fig. 3 (1907)* ; Lind in Ilostrup, Danish Fungi, 193 (1913).
Périthèces globuleux, de 50-60 p de diam., épiphylles, noirs, subastomes
ou à sommet tronqué-conique ; asques variables, rliomboïdales-sacciformes
ou largement claviformes, de 37-44x 12-18p, tétra- ou oclosporés; ascospores
ovales-elliptiques, de 11-16x5-6,5 p, bicellulaires, hyalines, à cellules inégales,
la supérieure plus grande ; mycélium de 2,5-4 p de diam. naissant à la base
des périthèces et rampant à la surface des feuilles.
Hab. Sur phylloïdcs vivants d 'Hypnam cupressiforme L., près Borry,
Jutland (Danemark).
Le genre Lizoniella (P. Henn.) Sacc. et D. Sacc. est d’après v. Hohnel (1)
synonyme du genre Ploivrighlia Sacc., tandis que, pour Cléments et
Shear (2), il est synonyme du genre Kulhernia Karst. qui est classé par
Theissen et Sydow (3) parmi les Doihideacées incertaines.
Comme nous n’avons pas eu la possibilité d’étudier des spécimens de
Lizoniella Hypnorum (Ferd. et Winge) Sacc. et Trotter pour préciser le genre
auquel il appartient d’après la nomenclature actuelle, nous l’avons maintenu
provisoirement sous le nom donné par ces derniers auteurs, et nous le classons
parmi les Sphaeriales, car il résulte dé sa diagnose qu’il n’est probablement
pas une Dolhideacée.
(1) v. Hôhnel Fr. in Silzungsber. Akad. Wiss. in Wien, Math.-liai. Klass. CXX,
418, n° 692(1911).
(2) CLEMENTS et Siif.ar, The Généra of Fiiugi, 295 (1931).
(3) Theissen et Sydow in Ann. Mycol. XIII, 183 (1915).
Source : MNHN, Paris
84
ANDRÉ RACOVITZA
o Lizoniella Sphagni (Cooke) Sacc. et D. Sacc., Syll. Fung. XVII, 661
(1905).
Sun : Lizonia Sphagni Cooke in (Jrevillea XVIII, 86 (1883)* ; Sacc.
Svll. Fung. IX, 682 (1891) et XIII, 1188 (1898) ; Ei.lis et Füverhart, The
North American Pyrenomycetes, 302 (1892) ; Oudkmans, Enum. Syst.
Fung. I, 302(1919) ; Seymour, Host Index of the Fungi of North America, 21
(1929). ' ...
Périthèces subsphériques, épars, noirs, proéminents, ensuite superficiels,
à ostiole mamelonnée ; asques claviformes ; ascospores cylindriques, de
40-50x8 (a, un peu arquées h l’une ou aux deux extrémités, biccllulaires
(ensuite probablement triseptées), hyalines.
Uab. Dans les phylloïdes morts de Sphagnum sp., à Maine (Amérique
du Nord). ......... .
Comme l'espèce précédente, nous n avons pas eu la possibilité de voir des
spécimens de cette espèce et pour les mêmes raisons nous la maintenons ici.
3 Rosellinia Tulasnei (Crouan) Sacc., Syll. Fung. I, 276 (1882), XIII,
506, 1340 (1898) et XV, 324 (1901) ; Oudemans, Enum. Syst.
Fung. I, 254 et 305 (1919).
Sun.: Sphaeria Tulasnei Crouan, Fl. Finistère, 24 (1867)**.
Julella Tulasnei (Crouan) Berl. etVoGL. in Sacc., Syll. Fung. Add. I-1V,
178 (1886), IX, 899 (1891) et XIII, 1340 (1898).
Périthèces obtus-piriformes, de 500 p. de diam., noirs, granuleux, à
structure réticulée ; asques fusiformes, arrondis aux extrémités, bisporés ;
ascospores subfusiformes, granuleuses, fuligineuses.
Hab. Parasite sur Zygodon viridissimus (Dicks.) R. Br. et Frullania
dilalala (L.) Dum., Finistère (France).
Il serait nécessaire de revoir le matériel de Crouan afin de compléter
la diagnose de ce champignon. Notons qu'il n’est pas spécifiquement hépa-
ticole car d'après Crouan (1. c.) et Zopf (1) il croit aussi sur des lichens
(, Cladonia sp., Cenomyce). Keissler (2) le cite parmi les especes parasites
des Lichens et souligne qu’il est remarquable par ses asques bisporés. En
effet la formation des ascospores pourrait être analogue à celle décrite par
Komarnitzky (1) chez Verpa bohemica (Krombh.) Schroeter (Syn. :
Morchella bispora Sorok.).
4 Sphaeria inops Ditrich in Archiv für Naturkunde Liv-, Est- und
Kurlands etc., 2 ser., 512 et in Bot. Zeitung, 232 (1862) •
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 297 (1919).
Périthèces isolés, petits, immergés ou un peu érumpants.
Hab. Sur phylloïdes secs, mais surtout sur pédicelles et capsules de
sporogones de Polylrichum juniperinum Willd.
m Zopf in Hedwigia XXXV, 324 (1896).
(2) Keissler in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. VIII, 335 (1930).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
85
Cette diagnose, de beaucoup trop sommaire pour caractériser un champi¬
gnon, est inutilisable. 11 faudrait revoir le materiel de Ditrich pour compléter
la description. Oudemans (1. c.) place cette espèce parmi les Sphaeriacées,
mais d’après la diagnose il peut tout aussi bien être question d’une Phomacée
dont beaucoup d’espèces ont été classées au début dans l’ancien genre
Sphaeria.
Species bryophilae incerlae
1. Myriococcum praecox Fr., sur détritus végétaux et sur Mousses
(Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 269, 1919). Espèce à position
systématique incertaine qui n’a pas été précisée jusqu’à ce jour.
2. Rosellinia andurnensis Ces. et de Not., sur troncs variés moussus (Sacc.,
Syll. Fung. I, 253, 1882; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 269,
1919).
3. Rosellinia (Coniochaeta) geophila B. B. S., sur terre sableuse entre les
Mousses (Sacc. in Ann. Mycol. III, 508, 1905, Syll. Fung. XXII,
106-107, 1913). Cet auteur déclare « Spccies praedistincta, forte e
radiculis Barbulae sp. oriens. » Il se pourrait, en effet que ce champi¬
gnon vive en relation avec cette Mousse, mais malheureusement
Saccardo n’a pas étudié cette importante question biologique.
Famille des XylariacéeB Tul.
Species bryophilae incerlae
1. Xylaria hipotrichoides (Sow.) Sacc., sur un grand nombre de détritus
végétaux, sur Mousses , Hypnum, Sphagnum (Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 269, 289, 302, 1919).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
PARTIE GÉNÉRALE
1 Rapport* biologiques entre les Pyrénomyeèles bryophiles superficiels
^ et leurs plantes-hôtes
Au point de vue biologique, les champignons bryophiles peuvent se
classer en deux grandes catégories, en saprophytes et parasites. Malgré l a
mai» «IM qui «W* «*• «M.dOKMtogw», .1 e.l p»l., S très
difficile, même en examinant <in matériel ta,s, de préciser s. telle ou telle
espèce il saprophyte ou parasite. A cause de ces diilicul es, nous n envisage-
roïs nue les espèces dont le mode de vie a pu être bien détermine.
' Les Pvrénomycètes bryophiles superficiels saprophytes semblent assez
neu nombreux et présentent un intérêt assez réduit en ce qui concerne leurs
rannorts avec les Bryophytcs. Ce sont généralement des especes muscicoles
IProtovenluria echinospora A. Bac., Trichohleria epibrya A. Rac,), q u (
croissent sur les cauloldes et les phylloîdes tues par des causes étrangères
a ccsÆ*Stos^p’arasilos sont par contre beaucoup plus nombreuses et
présentent un grand intérêt biologique. Elles peuvent être considérées »
deux points de vue : I) d'après leur localisation sur la plante-hôte et II)
d’après leurs rapports biologiques avec celle-ci.
I D’après leur localisation, on peut distinguer : 1° des espèces ecio-
narasites dont les fructifications et le mycélium sont superficiels, l eur
existence étant assurée par des suçoirs intracellulaires (Pseudonectria
Crozalsiana (Grelet) A. Rac., Leplomehola Ilypnorurn A. Rac., L muscorum
A Rac et L Plilidii A. Rac.), et 2° des espèces liemi-endoparasiles dont les
fructifications et une parti, du mycélium sont .uperfie.els tandis qu'un
nombre nlus ou moins grand d'hypiics mycéliennes pénétrent et se localisent
dans les cellules de la plante-hôte. La majorité de ccs especes ne terme
nas de suçoirs (ffalriu museta™ (B. et Br.) Cooke Acnspcmum Adeanan,
v HBhnel Caloneclria Fndlamae A. Rac.. les Colsroo bryophiles, Berlin
axillaris A. Rac., AcanlhbMgma Scapaniae A. Rac., A musc,coin A. Rac.,
les Plcosphaeria et Tcichotpora jungermanmcola (Massa ) Sacc. et Sydow),
tandis oue deux forment des suçoirs en plus du mycélium intracellulaire
TûpVeliola Scapaniae A. Rae. et L. Mail A Rac.).
Parmi les hémi-endoparasites, il faut distinguer certaines espèces
nommée, mycothalliques, dont le mycélium intracellulaire est remarquable
par sa localisation dan. les rhizoides et les premières assises de cellules
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
87
ventrales des thalles et des cauloïdcs des Hépatiques. Parmi les espèces
mycothalliques typiques, nous mentionnons Pleosphaeria Haploziae A. Rac.
et Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow.
Bien entendu, on peut trouver tous les états intermédiaires entre les
espèces mycothalliques typiques et les autres espèces hémi-endoparasites
qui ne présentent aucune localisation et aucun rapport biologique semblables.
Ainsi, le mycélium de certaines espèces ( Leplomeliola Scapaniae A. Rac. et
Pleosphaeria Lophoziac A. Rac.) présente une localisation analogue à celui
des espèces mycothalliques vraies, mais il s’en éloigne au point de vue
biologique car il se comporte en parasite.
II. D’après leurs rapports biologiques avec les Bryophytes, les espèces
parasites peuvent être tantôt inolïensivcs, tantôt très nuisibles. Entre ces
extrêmes on trouve naturellement tous les degrés intermédiaires.
1. Les espèces inoiïcnsives, c’est-à-dire celles dont le rapport avec la
plante-hôte rappelle l'ilotisme, sont représentées pur les espèces myco¬
thalliques typiques ( Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow
et Pleosphaeria Ilaploziae A. Rac.). Leur mycélium se localise, comme nous
l’avons déjà mentionné, dans les rhizoïdes et la région rhizoïdale des thalles
et des cauloïdcs, restant à une petite distance du point végétatif de la plante.
Une partie du mycélium chemine à la surface des cauloïdcs et des phylloïdes
et forme de nombreux périthèccs superficiels. Les Hépatiques envahies par
ces champignons ne semblent pas incommodées par la présence de ces
endophytes. Elles sont tout aussi vertes et fructifient tout aussi normalement,
que les plantes indemnes.
Les espèces mycothalliques sont-elles toujours inoiïcnsives'? Voici un
problème qui n’a pas encore été discuté par les auteurs pour le groupe de
champignons qui nous préoccupe.
Actuellement, les auteurs font une distinction nette entre les endophytes
des Hépatiques à phylloïdes et ceux des Hépatiques à thalle. Ainsi, en ce qui
concerne les champignons des Hépatiques à phylloïdes, leur nature parasi¬
taire est généralement admise par tous les auteurs car, d’après eux, il n’y a
pas de « mycorhizes endotrophes » véritables, puisqu’il n'y a pas d’arbuscules,
de sporangiolcs et de vésicules, comme dans les Hépatiques à thalle.
Pour les champignons généralement stériles des Hépatiques à thalle,
qui certainement sont des espèces mycothalliques, la question du parasitisme
et de la symbiose a été très débattue et n’a pas encore reçu une solution
définitive.
En comparant la localisation et la biologie des espèces mycothalliques
que l’on trouve dans les Hépatiques à phylloïdes et celles des Hépatiques
à thalle, nous constatons entre elles, contrairement à l’opinion des auteurs,
une certaine analogie. En efiet, dans les deux cas :
1) Le mycélium pénètre à l’intérieur des rhizoïdes et se localise dans les
assises absorbantes ou sous-jacentes de la plante-hôte.
2) Ce mycélium se pelotonne à l’intérieur des cellules où il forme des
suçoirs, représentés par des arbuscules ou des tractus intramembraneux.
Seules les sporangioles et les vésicules n'ont pas encore été observées chez
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
les deux espèces mycothalliqucs de Pyrénomycètes bryophiles superficiels
que l’on connaît sur les Hépatiques à phylloïdes.
3Î Les Hépatiques envahies présentent un développement normal et
ne semblent pas être incommodées par la présence de l’endophyte.
Par conséquent, nous croyons qu’il ne faut pas faire une différence
nette entre les endophytes des Hépatiques à thalle et ceux des Hépatiques
à phylloïdes en se basant uniquement sur la présence ou l’absence des
sporangioies et des vésicules des endophytes
Il est difficile de se prononcer sur la nature parasitaire ou symbiotique
des rapports entre ces plantes ; c’est d’ailleurs l'opinion de Nicolas (1) qui
déclare - « La notion de symbiose ne se précisera que le jour où, avec des
cultures pures du champignon, l’on pourra infecter des thalles d'Hépatiques
et observer, à la suite de cette inoculation experimentale les caractères
invoqués par les défenseurs de l’idée de symbiose ; jusque-là, et peut-être
pendant longtemps encore, cette idée, si elle paraît logique, doit rester dans
le domaine de l'hypothèse ».
2 parmi les espèces parasites plus ou moins tolérées par les Bryophytes,
il faut citer les Coleroa, Lasiosphacria Encalyplae A. Rac., Acanlhostigma
Scapaniae A. Rac. Ces champignons ne semblent pas nuisibles pour l es
plantes-hôtes si celles-ci se trouvent dans de bonnes conditions de végétation ;
dans ce cas leur développement est normal et elles fructifient tout aussi bien
que les plantes indemnes. Pourtant, les champignons peuvent, dans certains
cas que nous n'avons pas encore pu préciser, être très nuisibles en provoquant
leur dépérissement plus ou moins rapide. C’est ainsi que Coleroa Casaresi
var Plaqiochilae Gz. Frag. tue parfois Plagiochila asplemoides (L.) Dum. ;
Coleroa Casaresi var. Frullaniae Gz. Frag., provoque le dépérissement du
Frullania lamarisci (L.) Dum.
Faisons remarquer que le meme champignon semble être plus ou moins
nuisible non seulement suivant l’état physiologique des plantes attaquées,
mais aussi suivant l’espèce-hôte. Ainsi, l’action néfaste de Pseudoneclria
Croz.lsianà (Grelet) A. Bac. semble être moins prononcée sur Plagiochila
asDlenioides (L.) Dum. que sur Pelha Fabbrmiana Raddi ; les cauloides de
Lophozia gracilis (Schleich.) Stephani attaqués par le mycélium de P(eo-
tphaeria Lophozia e A. Rac. semblent ne pas soullnr autant que ceux dp
Btepharostoma Irichophgllum (L.) Dum., Calypogimsumca (Am. et Perss.)
K Muller et Czphalozia leucanlha Spruce. Pour cette raison, il est difficile
d'affirmer, pour certains champignons parasites s ils sont toujours inolTensifa
ou nuisibles.
3 Parmi les champignons qui sont plus ou moins nuisibles, citons Lept 0 ~
meliola Hupnorum A. Rac., Leplomehola muscorum A. Rac. et Leptomeliola
Scapaniae A Rac., tandis que parmi les especes nettement très nuisibles
mentionnons Nectria musaoora (B. et Br.) Cooke, Acrospermum Adeanum
v Hôhn Leplomeliola Plilidü A. Rac., Pleosphaena Lophouae A. R ac .
Rappelons que, parmi ces espèces, le mycélium du Leplomeliola
Scapaniae A. Rac. et du Pleosphaeria Loplioziae A. Rac. se localise non seul e _
(1) Nicolas G., Manual of Bryology, 12G (1932).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
ment dans les cellules des phylloïdes et des cauloïdes, mais aussi dans les
rhizoïdes et la région rhizoïdale, comme dans les espèces mycothalliques.
Malgré cette localisation analogue, nous ne pouvons pas considérer ces deux
espèces comme mycothalliques typiques, parce que le mycélium pénètre
dans les autres organes de la plante et parce que son action est parfois
nettement nuisible.
A cause de leur localisation dans les organes de croissance ou de repro¬
duction, certains champignons sont très nuisibles. Ainsi, Berlia axillaris
A. Rac., Lizonia emperigonia (Aucrsw.) Ces. et de Not., L. emperigonia
f. Baldinii (Pir.) Moesz attaquent les points végétatifs des cauloïdes de
quelques Mousses. Acanlhosligmn rnuscicola A. Rac. attaque les anthéridies
des cauloïdes <J de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. ; enfin, Caloneclria
Frullaniae A. Rac. attaque les jeunes sporophytes de Frullania dilatala
(L.) Dum.
Signalons enfin que de tels champignons ne provoquent pas de
déformations ou d'hyperthrophies d’organes comme certains champignons
parasites des Lichens ou des Phanérogames.
2. Belalions des Pyrénomycètes bryophiles superficiels avec les phases
d’allernance de générations des Bryophyles
Presque tous les Pyrénomycètes bryophiles superficiels saprophytes et
parasites se développent sur le gamétophyte, tandis que le sporophyte est
très rarement attaqué. Ainsi, pour une cinquantaine d’espèces connues qui
se forment sur le gamétophyte, on en trouve deux seulement qui attaquent
le sporophyte : Acanthosligma rnuscicola A. Rac., se développant parfois sur
les pédicelles morts de Chrysohypnum Sommerfellii (Myr.) Roth, et de
Barbula cylindrica (Tayl.) Schwgr., et Caloneclria Frullaniae A. Rac., qui
semble être un parasite spécifique des jeunes sporophytes de Frullania
dilalala (L.) Dum.
3. Distribulion géographique des Pyrénomycètes bryophiles superficiels
Les Pyrénomycètes bryophiles superficiels n’ont pas encore été récoltés
dans des stations suffisamment, nombreuses et variées pour permettre de
nous faire une idée sur leur distribution géographique. D’ailleurs, il est à
prévoir que ces champignons ont probablement la même distribution
géographique que les Bryophytes-hôtcs, mais peut-être que les recherches
ultérieures montreront que certains d’entre eux sont, non seulement liés à la
distribution des plantes-hôtes, mais aussi à certaines conditions écologiques
comme le climat, l’altitude, etc.
La majorité des especes ont été découvertes en Europe, dans les différents
pays suivants, classés d’après le nombre de champignons décrits dans chacun
d’eux : France et Roumanie (22), Allemagne (9), Espagne (6), Italie (4),
Angleterre, Belgique et Danemark (2), Autriche, Hongrie, Suède, Finlande
et Laponie (1). Si la majorité des espèces connues ont été découvertes en
Europe, cela est dû uniquement au plus grand nombre de recherches effectuées
sur ce continent.
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 7
Source : MNHN, Paris
90
ANDRÉ RACOVITZA
Dans les régions extra-européennes, le nombre des espèces connues est
7 réparties dans les continents et les pays suivants : Afrique du Nord,
Tunisie près de Tripoli { Nedria muscicola Sacc.) ; Amérique du Nord, Québec
(Lasiosphaeria Sphagni G. Delacr., L. muscicola de Not.), Maine (Lizoniella
Suhaani (Cookc) Sacc. et D. Sacc.), Guadeloupe ( Microslehum hyalinum
Pat ) ’ Amérique du Sud, Brésil (Acrospermum Puiggan Spcg.) ; Océanie,
Iles des Carolines (Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke).
Signalons que certaines espèces semblent très répandues car, decouvertes
en Europe, elles ont été retrouvées en Amérique du Nord ( Lasiosphaeria
Sphagni G. Delacr. et L. muscicola de Not.) et en Océanie, îles des Carolines
(Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke).
Des recherches faites dans les régions équatoriales, tropicales, ou même
sous-antarctiques et sous-arctiques pourront certainement contribuer à
augmenter considérablement le nombre des espèces bryophiles et à mieux
connaître la biologie de ces intéressants champignons.
4. Pyrénomycètes se trouvant accidenlellemenl sur Bryophyles
Les champignons qui fructifient sur les Bryophyt.es ne sont pas toujours
en relation biologique directe avec ces plantes. Ainsi, nous avons trouvé près
d’un sentier, dans la vallée de la Madone-des-Fcnêtres, près Saint-Martin-
Vésubie (dép. Alpes-Maritimes ; France), en août 1937. un grand nombre
de cauloïdcs de Polylrichum juniperinum var. alpinum Br. cur. dont la surface
des phylloïdes était envahie par un grand nombre de pénthèces d’un brun-
rougeâtre {fig. 112). En étudiant de plus près ces cauloïdes, nous avons
constaté qu’ils étaient envahis par des Algues parasitées pur une Hypocréacée,
Nedria indigens Rehm, que nous avions cru être tout d abord un champignon
muscicole 11 est pourtant intéressant de signaler que les périthèces de ce
champignon sont localisés exclusivement à la face supérieure des phylloïdes
verts ou morts de la Mousse. Cette localisation s’explique par le degré
d’humidité plus élevé qui persiste plus longtemps entre les lamelles et les
marges rabattues des phylloïdes et où les Algues trouvent des conditions
meilleures de croissance (fig. 158).
Parfois, on peut trouver des pentheces adhérant fortement aux
phylloïdes ou aux sporogones de Mousses sans que le champignon ait l a
moindre relation avec ces plantes. Ainsi, nous avons trouve, dans les Gorges
du Gardon (dép. Gard; France), un grand nombre de pénthèces de Phyll ac ^
tinia corylea (Pers.) Karst., fixés sur les phylloïdes et les sporogones de
Synlrichia inermis (Brid.) Bruch.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
91
DIAGNOSES DES ESPÈCES NOUVELLES
Calonectria Frullaniae A. Rac. n. sp.
Peritheciis globosis, 170-190 p diam., superficialibus, sitis in interiore
perianthii, primo albis, dein aurantiacis, zona alba circa 35-50 p crassa
circumdata, fdamentis inyceliis liyalinis, numerosis vestitis ; pariete plecten-
chymatico, circa 24 p crasso, pluribus sericbus concentricis fdamentis
formato ; ostiolo non promincnte, minuto, circulari pertuso, periphysibus
numerosis praedito ; ascis subcylindraceis, 56-68x8-10 p, rectis vel arcuatis,
octosporis, tunica tenua, apice rotundatis et non incrassatis, basi plus
minusve pedicellatis ; paraphysibus fdiformibus, ascos superantibus, 1 p
crassis, septatis et ramosis ; ascosporiis cylindracco-elongatis, 42-54 x 3 p,
rectis vel arcuatis, hyalinis, apice rotundatis, usque transverse 7-septatis,
non constrictis, ascorum fere longitudine ; mycelio hyalino, superficiali,
2-3 p crasso, inter et intraccHulari ; appressoriis lateralibus, unicellularibus,
circularibus, circa 4 p diam.
Hab. Parasiticum ad sporogonia juniora Frullaniae dilalalae (L.) Dum.,
ad truncos Quercus, in silva propc « Bàdule§ti » (distr. Dàmbovifa, Romania),
16 VIII 1944 (A. Racovitza).
Coleroa interlamellaris A. Rac. n. sp.
Peritheciis ovoideo-compressis, 32-55 p diam., superficialibus, sitis inter
lamellas phylloïdorum, solitariis, apice obscuriore, basin versus plus minusve
subhyalinis, sursum setis paucis vestitis ; pariete membranaceo, pseudo-
parenchymatico, apice cellulis minutis, fuscis, 1-2 scriatis, basin versus
cellulis subhyalinis, 1-seriatis formato ; ostiolo non prominente, orbiculari
pertuso, 5-6 p diam. ; pilis 16-20x 2-3 p, unicellularibus, rectis vel generaliter
arcuatis, horizontalibus, apice plus minusve aculis, membrana incrassata et
obscure-brunnea ; ascis ellipsoideis, 16-20x4-6 p, paucis, octosporis ;
paraphysibus filiformihus, 1 p diam., paucis ; ascosporiis ovato-ellipsoideis,
6x2 p, bicellularibus, distichis, subhyalinis vel hyalinis, non constrictis,
loculo superiore crassiore ; mycelio 2-3 p diam., superficiali, septato, subhya-
lino.
Hab. Inter lamellas phylloïdorum Polylrichi allenuali Menz., in silva
«Chizit», propc <■ Hunedoara » (distr. Hunedoara, Romania), 10 XI, 1944
(A. Racovitza).
Source : MI'JHN, Paris
92
ANDRÉ RACOVITZA
Coleroa Dicrani A. Rac. n. sp.
Peritheciis globosis, 50-90 g. diam., superficialibus, nigris, solitariis vel
rarissime congregatis (2-3), in parte superior. p.lis vcst.t» ; panel» sub-
carbonacco, pseudo-parcnchymatico, « cellulls polyedncs, mmutis, 3-5
“riatis membrana externa nigra et incraasata formata ; ostiolo non promi-
nente orbiculari pertuso ; pilis 18-54x2,5-4 p, continuas vel bicellulanbus,
upneràliter redis, rigidis, nomerosis, obscure-brunneis, apice acutis ; ascis
ovatis 20 27x9 5-10 5u basi dilatata, apice plusminusve acutis et mcrassatis,
octosporis ; paraphysibus filiformibus, ascos supcrantibus, 1-1,5 (i diam.,
ramosis apice paulum dilatatis, nomerosis ; ascosporus ellipso.deis, 7,5 X
25 u bicellularibus, non constridis, dislichis vel agglomeratis, hyalinis,
loculis aequalibus ; mycelio 2-2,5 p diam-, superliciali, scptato, brunneo-
pallido, basin versus peritheciorum abundente.
Ilab Ad phylloïdea vivavel languida Dicrani scopari (L.) Hedw., locia
humidis et silvestribus, propc . Saint-Martin-Vésubic . (distr Alpes-Mari-
times ; Gallia), IX, 1937 ; prope «B5dule§ti » (distr. Dambovifa, Romama),
VII, 1944 (A. Racovitza).
Melanopsamma interlamellaris A. Rac. n. sp.
Peritheciis ovoideo-comprcssis, 20-50x16-21 p., superficialibus, sitis
inter lamellas phylloïdorum, solitariis, brunneis, g abris membranaceis ;
constextu pseudo-parenohymatico, 5 p crasso, e cellul.s polyedr.cis minutis,
1-2 seriatis formate ; ostiolo non prominente, orbiculari pertuso, 7-10 p.
diam. ; ascis ovatis vel ellipsoideis, 19-23x6^-11 «, sessd.bus, apice rotun-
datis et valde incrassatis, basi généralité, dilatatis, b vel para¬
physibus lilitormibus, iugacibus ; ascosporus.ellipsoïde» ,8 5-9x2,5-3 y.,
bicellularibus non constrictis, hyalinis, agglomeratis, oellulis plerumque
inaequalibus j mycelio 5 g. diam., laxo, superliciali, hrunneo, scptato.
Ilab Inter lamellas phylloïdorum vivas vel languidas Pogonati urnigeri
P Rfmjv locis sicis, ad viam « Madone-des-Fenêtres », prope « Saint-Martin-
Vésidîie » '(distr. Alpes-Maritimes, Gallia), X 1937 (A. Racov.tza).
Bertia axillaris A. Rac. n. sp.
Peritheciis ovoideis, 150-500x125-160 p, superficialibus, generaliter
solitariis, quandoque gregariis (2), nigris, carbonaceis, rugosis vel verrucosis ;
nariete pseudo-parenchymatico, 26 g. crasso, e cellulis plus mmusve polyedri-
cis magnis, 4-5 seriatis, membrana externa valde incrassata formato; ostiolo
subpapfllato, orbiculari pertuso, ascis subcylindrace.s, 102-162 x 21-24 ^
subsessilibus, arcuatis vel rectis, apice rotundatis et mcrassatis, octosporis -
naranhvsibus filiformibus, 3 p. diam., ascos superantibus, simplicibus vel
ad apicem ramosis; ascosporiis ellipsoideis, 29-37 x 8-9,5 p, bicellularibus,
non constrictis, rectis vel arcuatis, distichis, hyalinis quandoque loculis
inaeaualibus, biguttulatis ; mycelio 4-6,5 p. diam., scptato intracellulari,
primo hyalino, dein plus minusve obscurc-brunneo, contextu plectenchy-
matico in cauloïdorum formato.
Source : MNHNParis
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
93
Hab. Ad apicem cauloïdorum et ad basim phylloïdorum Barbulae
gracilae (Schleich.) Schwgr., locis humidis et in sole sitis in margine rivuli,
prope « Montpellier » (distr. Hérault, Gallia), IX, 1937 (A. Hacovitza).
Protoventuria echinospora A. Rac. n. sp.
Peritheciis subsphaericis vel ovoïdeis, 100-230 x 80-215 p, superficia-
libus, solitariis, nigris carbonaceis, primo hyphis longis, flexuosis, brunneis
vel subhyalinis vestitis, dcin in parte superiore subglabris vel quandoque
glabris ; pariete pseudo-parenchymatico, circa 13 p crasso, e cellulis minutis,
3-5 seriatis, membrana incrassata et brunnea formato ; ostiolo non promi-
nente, orbiculari pertuso ; ascis ellipsoideo-clongatis, 86-110x16-19 p,
rectis, apice rotundatis et paulum incrassatis, basin versus attenuatis,
octosporis ; paraphysibus filiformibus, ascos superantibus, 1,5 p diam.,
difficile colorantibus (bleu lactique) ; ascosporiis ellipsoideis, 23,5-27 x 8-9,5 p,
bicellularibus, medio non constrictis, extremis rotundatis, rectis, pallido-
brunneis, irregulariter distichis, episporio minute echinulato ; mycelio
2,5 p diam., superficiali, septato, brunneo vel subhyalino.
Hab. Ad cauloïdea et phylloïdea emortua Clenidii mollusci Mitt.?
ad petram humidam, prope « Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-
Maritimes, Gallia), IX, 1937 (A. Racovitza).
Lasiosphaeria Encalyptae A. Rac. n. sp.
Peritheciis piriformibus, 125-175 x 95-135 p, superficialibus, solitariis,
nigris vel brunneo-nigris, in parte superiore pilis vestitis ; pariete carbonaceo,
pseudo-parenchymatico, 10 p crasso, e cellulis polyedricis, 2-3 seriatis,
membrana brunnea et valde incrassata formato ; ostiolo papillato, orbiculari
pertuso, periphysibus numerosis praedito ; pilis 18-38x3 p, rectis, rigidis,
septatis, apice plus minusvc acutis, brunneis, paucis ; ascis cylindraceis vel
subcylindraceis, 43-46x13,5 p, rectis vel paulum arcuatis, octosporis, apice
rotundatis et paulum incrassatis, basin versus attenuatis ; paraphysibus
filiformibus, ascos superantibus, 0, 5 p diam., simplicibus, paucis, apice
quandoque spiraliter contortis ; ascosporiis ellipsoideis, 10-11,5x4-4,5 p
triseptatis, non constrictis, rectis, luteo-brunneis, distichis ; mycelio super¬
ficiali, brunneo, laxo.
Hab. Ad phylloïdea emortua vel languida Encalgplae alpinae Sm.,
locis siccis, prope lacus « Béraudes », ad « Né vache » (distr. Hautes-Alpes,
Gallia), VII, 1937 (A. Racovitza).
Leptomeliola Scapaniae A. Rac. n. sp.
Peritheciis primo sphacricis, dein ovoideis vel piriformibus, 440-660 x
330-500 p, superficialibus, solitariis, nigris, carbonaceis, rugosis, piliferis
in parte superiore, hyphis mycelicis brunneis in parte medie et inferiore
vestitis ; pariete pseudo-parenchymatico, 28-42 p crasso, externa e cellulis
polyedricis, magnis, 3-4 seriatis, membrana obscure-brunnea, interna e
cellulis polyedricis, compressis, conccntricis, 3-4 seriatis, membrana brunnea
vel subhyalina formato ; ostiolo subpapillato ; pilis 115-215x5-5,5 p, rigidis,
plus minusve erectis, simplicibus, obscurc-brunneis, pluriseptatis, numerosis,
Source : MNHN, Paris
„„ice rotundatis ; .sois subIuso.de», r.m. mxS.fi p, scss.l.bu , sat
numéros» octosporis. apice paulum mcras.ali» ; paraphy», .us toruh-
Wmibus ascos suporanlibus, 1,5-5,11 p diam, ramosis, plunsepUth,
ronTosisrim» ; ascosporiis MM, 34-02,5x10-14 p, pluriseptatrs (3-6,
gencraiiler 5), non construis, brannoo-viridulis, réel.» vcl Icv.tcr arcu.tis,
gel» extremis acutis vel submucrouat» et snbbyal.ma ; myoelio 3-7 p.
diam superliciali, araelmoidco, mtrarhir.oidall et mtraccllulan, obscure-
brunneo ; stigmopodiis cylindraccis vcl clavaUs, nrca 15x4 p ; haustoriis
filamcntosis, glomeratis, hyalinis vcl subhyalims.
Hab Ad cauloïdea et, phylloïdea viva Scapaintie. nemorosac (L.) Dl m .,
ad petram magnam in rivuli, prope « Càmpul lui Neag » (distr. Huncdoara,
Remania), VII, 1943 (A. Racovitza).
Leptomeliola Mnii A. Rac. n. sp.
Peritheciis plus minus sphaericis, usque 650 jx diam., vcl piriformibus,
460 x 360 tx, superficialibus, nigris, solitariis, earbonaoeis, pilifcris in parte
superlorc et medie, hyphis myeelicis in parte mler.ore vest.t» ; pariete
oseudo-parcnchymatico, circa 42 p crasso, extern» c cellulis polyedncis,
' « 5-7 seriatis, membrana crassa et obscure brunnea, interna e cellulis
compre'ssis, concentricis, 4-5 seriatis, membrana tenu, lormato ; ostiolo
plus minusvc papillato, periphysibus numéros,sj.raed.to , pil.s 32-190x5,5-7
u continuis vel septatis, obseure-brunneis, ngidls, reetis vol areuat», nume-
“osissimis; a.eis?; parapl.ysibus iilitormibus, eop.osiss.m.s ; ascosporiis
fnsoideis, 61-80x5-10 p, general,ter areuat,s, plue,septal,s (3-7 septal,s),
non constrielis, brunneis, loculis extremis general,ter subhyalm,s vel pallide
brunneis; mycelio 3-5 p diam-, superliciali, oraclinoidcu, obseure-brunneo,
septato, ramoso; stigmopodua plus minusve cylindrace,s, 8-20x4-5,7 p,
uniceUuiaribus vel raro bicellularibus, numéros» ; haustorus primo lenticu-
laribus, 5,5-13 p diam-, dein Habcllilormibus, plus minusvc magms, sat obsou-
rebrunneis, intracellularibus.
Hab Inter rhizoïdorum et ad basim cauloïdorum languidis Mnii
ounclali Hedw., ad truncis abietis emortuis prope « Câmpul lui Neag »
(distr. Hunedoara, Romania), VII, 10-IX-1943 (A. Racovitza).
Leptomeliola Hypnorum A. Rac. n. sp.
Peritheciis piriformibus, 420-650 x 320-400 p, superficialibus, solitariis,
nigris, carbonaceis, pilileris in parte superiore ; par,etc pseudo-parenchy-
matico 45-50 p crasso, externa e cellulis polyedncs, 9-10 sénat», membrana
incrassàta et brunnea, interna c cellulis compressis, hyalin», concentricis,
2.3 seriatis formate; ostiolo papillato, orbiculon pertuso, penphysib ua
numéros» praedito ; pilis 50-170 x 6-7 p, rcctis vel paulum arcu.tis, rigidU,
sentatis brunneis, numéros», apice plus minusve rotundatis , asc» subcylin-
draceis vel cl.vato-elong.tis, 128-150x13,5-20 p, apice rotundatis et paulum
incrassatis basin versus atténuai», octosporis ; paraphysibus torulilormibus,
ascos supèrantibus. 2,5-3 (8) p diam septal,s, numéros» ; ascosporiis
generaliter subfusoidcis, 38-62(72) X 5,o-6 (12) [x, geniculatis ad sept a
posteriore, gencraliter tri vel raro 5-septatis, non constnctis, brunneis, pl Us
Source : MNHN I, Paris
CHAMPIGNONS HKYOPHII.ES
95
minusve distichis ; mycolio 2,5-5,5 p, superficiali, brunneo, septato-ramoso ;
setis mycelicis 24-36 p longis, «rectis vel ascendentibus, gcneraliter bi- vel
trifurcatis ; sl.igmopodiis ry lirai niçois vel subclnvatis, 8-12,5x4,5-6 p,
unicellularibus, réélis vel arcuatis, allernis, numerosis ; baustoriis intra-
cellularibus, simplicibus, membrana tenua, subhyalina vel pallidc brunnea.
Forma imperfecla Ophiotrichum.
Caespitulis sparsis, elTusis, nigris, pulverulentis, usque ad 5 mm.
long. ; conidiophoris 12-142x4 p, crectis, rigidis, generaliter rcctis vel raro
plus minusve arcuatis, simplicibus vc-l quandoque ramosis, septatis, obscure-
brunneis ; apicc dilutioribus vel subhyalinis ; conidiis subsphacricis vel
ovoideis, 12-19x9-12 p, acro-plcurogenis, paucis, generaliter bicellularibus,
raro uni- vel tricellularibus, obscure-brunneis, loculis superiore latiore.
Ilab. Ad cauloïdcs et phylloïdca languida Hypni cuprcssiformi L.,
ad petram humidam in « Vallée du Boréon » (circa 1050 m. ait.), prope
« Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-Maritimes, Gallia), X, 1937 ; in silva
prope « BSduIeçti » (dist r. Dâmbovija, Romania), 22 V—10 VIII, 1940
(A. Racovitza).
Leptomeliola muscorum A. Rac. n. sp.
Peritheciis piriformibus, 255-440 x 200-340 p, superficialibus, solitariis,
nigris, carbonaceis, piliferis in parte superiore, hyphis mycelicis longis, in
parte inferiore vestitis ; pariete pseudo-parenchyniatico, circa 32 p crasso,
externa e cellulis polyedricis, magnis, 2-3 seriatis, membrana incrassata et
brunnea, interna e cellulis compressés, concentricis, 2-3 seriatis, subhyalinis
vel hyalinis formato ; ostiolo papillato, periphysibus numerosis praedito ;
pilis 50-255 x 4-6 p, crectis, rigidis, pluriseptatis, obscure-brunneis, numerosis,
apice plus minusve rotundatis ; basi subinde dilatatae ; ascis cylindraceis-
elongatis, 120-145 x 16-20 p, rectis vel arcuatis, apice rotundatis et incras-
satis, octosporis ; paraphysibus toruliformibus, ascos superantibus, 2-8 p
diam., septatis, ramosis ; ascosporiis generaliter fusoideis vel ellipsoideo-
elongatis, 28-48 (52)x8-10 (14) p, bi- vel tricellularibus, raro unicellularibus,
rectis, distichis, brunneis, loculis generaliter acqualibus ; mycelio superficiali,
3-5 p diam., septato, brunneo, arachnoideo, ramoso ; stigmopodiis cylindra-
ceis vel apice plus minusve acutis, 10-20 x 5-6 p, generaliter alternis, unicellu¬
laribus ; haustoriis simplicibus vel bifurcatis, hyalinis vel subhyalinis, minutis.
Hab. Ad cauloïdea et phylloïdea virida Brachylhecii Mildeani Schmpr.,
sitis inter cauloïdea Calharineae undulalae (L.) Web. et Mohr., prope
«B5dule§ti» (distr. Dâmbovi^a, Romania), 30 VII, 1944 (A. Racovitza).
Leptomeliola Ptilidii A. Rac. n. sp.
Peritheciis primo sphacricis, dein subsphaericis vel piriformibus,
360-540x275-425 p, superficialibus, nigris, carbonaceis, solitariis vel
congregatis (2-3), rugosis, piliferis in parte superiore, hyphis mycelicis in
parte medie et inferiore vestitis ; pariete pseudo-parenchymatico, 28-37 p
crasso, externa e cellulis polyedricis, magnis, 6-8 seriatis, interna e cellulis
concentricis, compressis formato ; ostiolo plus minusve papillato, periphysibus
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RAC0V1TZA
Tjraedito ; pilin 20-130x4,5-5,5 p, continu» vel septal», obscure-
hrunneis rigidis, rectis vel arcuatis, sot MÉ ; »scis subfusoideis, 130-
105x17 20 u. subpedicellatis, opicc atténuai», membrana primo valde
rrassata de’in valde tenua, octospori» ; parapliysibus cybndraceis, ascoa
aeouantibùs, 2-3 p diam.. simplicibus vel rami.sis, septal», hyalin» numéro
a„tibus 2-3 p diam-, simplicibus vel ramosis, septaüs, hyalm.s,
numéros» • ascosporiis lusoideis, 40-00 x 5,5-10 p, continuis vel generaliter
bicellularibus (raro triccllularibus), redis vel paulum arcuatis, brunneo-
v ridulis eullulatis, distichis, loculis subinde acquabbus, extremis acutis ;
mvcclio'4-5 p diam,, superiiciali, arachnoidco, obscure-brunneo, septato,
valde ramoso ■ stigmopodiis plus minusve cylindraceis, numéros», umcellu-
laribus 14-17x55 p. bicellularibus, 22-28 p long», vel pluncellularibuo ;
haustoriis flabelliformibus, intracellularibus, plus minusve ovoideis vel
cylindraceo-clongatis, subhyalinis vel généralités plus minusve obscure-
brunneis.
Hab Ad cauloïdea et phylloïdea viva vel languida Phlidu pulcherrimi
(Weber^ Hampe, ad truncis abietis emortuis, locis valde humidis et ombrosis,
prope« Càmpui lui Neag » (distr. Hunedoara, Homania), VII, 1943
(A. Racovitza).
Acanthostigma Metzgeriae A. Rac. n. sp.
Peritheciis sphacricis vel subsphaericis, 65-100 p. diam., superficialibus,
solitariis brunneis vel obscure-brunneis, piliferis in parte superiore ; pariete
membranaceo, pseudo-parenchymatico, c cellulis polyednc.s, 3-4 seriatis,
membrana brunnea et tenua formato ; ostiolo non prominente, orbiculari
oertuso circa 15 p diam. ; pilis 27-70 X 2,5-3 p, apice acutis, basi plus minusve
dilatatis rigidis, unicellularibus, redis vel arcuatis, brunneis vel brunneo-
fuligineis ; ascis clavato-elongatis, 47-52x9,5-11 p, redis vel lev.ter arcuatis,
octosporis, apice rotundatis et paulum incrassatis basin versus breviter
attenuatis, aparaphysatis ; ascosporiis fusoideis, 15,o-2ox4-4,o p, pluri-
septatis (3-7 raro 8), non constrictis, generaliter paulum arcuatis vel rectis,
hyalinis vel subhyàlino-viridulis ; mycelio superficiali, subhyalino, sat
abundente.
Hab. In thallo languido Metzgeriae pubescenlae (Schrank) Raddi,
locis humidis et umbrosis, prope « Saint-Martin-Vésubie >. (distr. Alpes-
Maritimes, Galba), IX, 1937 (A. Racovitza).
Acanthostigma Scapaniae A. Rac. n. sp.
Peritheciis piriformibus, circa 140x105 p, superficialibus, solitariis,
nieris piliferis in parte superiore; pariete membranaceo-subcarbonaceo,
nseudo-parenchymatico. e cellulis polyedncis, 3-4 senatis, membrana
incrassata formato ; ostiolo truncato-comco, orbiculari pertuso ; pilis 27-70 x
cit u redis, rigidis, generaliter unicellularibus, vel raro septatis, api ce
rotundatis; ascis ellipsoideis, 67-80x20-27 p, apice rotundatis et valde
incrassatis basin versus breviter attenuatis, octosporis, aparaphysatis •
ascosnoriis ellipsoideis, 26,5-30x6-8 p, pluriscptatis (3-7), non constrictis,
rectis vel paulum arcuatis, hyalinis vel subhyalinis, sitis irregulariter i n
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES 97
ascis ; mycelio 2-3,5 p diam., scptato, ramoso, pallide brunneo-olivaceo,
superficiali, intra et intercellulari.
Hab. Ad phylloïdcn viva Scapaniae aequilobae (Schwgr.) Dum., locis
umbrosis, montis « La Colmianc » prope « Saint-Martin-Vésubie » (distr.
Alpes-Maritimes, Gallia) ; IX, 1947 (A. Racovitza).
Acanthostigma hepaticola A. Rac. n. sp.
Peritheciis sphaericis vel subsphaericis, 55-80 p diam., basi applanatis,
superficialibus, solitariis, brunncis, piliferis in parte superiore ; pariete
membranaceo, pseudo-parenchymatico, e cellulis polyedricis minutis,
2-4 seriatis, membrana brunnea et tenua formato ; ostiolo non prominente,
orbiculari pertuso, circa 16 p diam. ; pilis 14-27x2-3 p, apice plus minusve
acutis, rigidis, continuis, rectis, obscure-brunneis, liaud numerosis ; ascis
ellipsoideo-elongatis, 34 x 8 p, octosporis, aparaphysatis ; ascosporiis
fusoideis vel clavato-elongatis, 13-21x3-4,5 p, triseptatis, non constrictis,
rectis vel leviter arcuatis, subhyalinis vel pallide brunneis ; mycelio circa
3 p diam., septato, ramoso, pallide brunneo, superficiali, intracellulari.
Hab. In thallo languido Melzgeriae furcalae (L.) Lindb., locis sat
humidis, in silva prope « Bâdulc§ti » (distr. Dâmbovifa, Romania), 12-VIII-
1944 (A. Racovitza).
Acanthostigma bryophila A. Rac. n. sp.
Peritheciis sphaericis vel ovoideis, 40-90 p diam., superficialibus,
solitariis, brunneo-luteis, piliferis in parte superiore ; pariete membranaceo,
pseudo-paremchymatico, e cellulis polyedricis, 1-3 seriatis, membrana
brunnea formato ; ostiolo non prominente, orbiculari pertuso, circa 11 p
diam.; pilis cylindraceis, 10-30x3 p, rigidis, septatis, erectis, rectis, apice
plus minusve rotundatis, brunneo-luteis; ascissubcylindraceis, 40-54 x 13,5 p,
breviter pedicellatis, apice rotundatis et haud incrassatis, octosporis ;
paraphysibus filiformibus, ascos superantibus, 1,5 p diam., septatis, simpli-
cibus, vel apice ramosis ; ascosporiis subellipsoidcis, 15,5-19 (22) X 6-8 p,
triseptatis, generaliter rectis vel leviter arcuatis, brunneo-viridulis, extremis
plus minusve rotundatis, distichis, constrictis, loculis anteriore latiore ;
mycelio superficiali, septato, brunneo, sat abundentc.
Ilab. In thallo vivo Melzgeriae pubescerxlae (Schrank) Raddi, et ad
phylloïdea languida Hylocomii splendenli (Hedw.) Br. eur., locis humidis
et umbrosis, prope « Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-Maritimes, Gallia),
IX, 1937 (A. Racovitza).
Acanthostigma muscicola A. Rac. n. sp.
Peritheciis piriformibus, 90-200 x 55-145 p, superficialibus, solitariis
vel congregatis (2-3), plus minus obscure-brunneis, piliferis in parte superiore ;
pariete membruiiaceo-subcarbonaceo, pseudo-parenchymatico, circa 18 p
crasso, externo e cellulis magnis, 1-scriatis, membrana incrassata et brunnea,
interna e cellulis compressis, concentricis, 3-4 seriatis, subhyalinis formato ;
ostiolo subpapillato vel papillato, orbiculari pertuso, 17-25,5 p diam.,
periphysibus numerosis praedito ; pilis 30-85 x 4-6 p, erectis, rigidis, pluri-
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
. 1. nbscure-brunneis, apice plu» minusve rotundatis, membrana
ascL cllipsoideis, 45-90x12-18 p, api™ rotundatis cl valde
incrassatis, brcviter pcdicellatis, octosporis, uparaphysatis ; ascosporus,
èïipsoid.isvcl clavatis, 12-28x6-8p, tr,septal,s ,non constnctisp us minusve
dialichia, hyalinia, mycelio 2-4,5 p diam septal.., rnmoso, pall.d,' brunneo-
oUvaceo, siperficiali * intraccllul.n, valde abondent».
Hab Parasitum ad phylloïdea perigomam et antheridis Plagiochil ae
asplenioidae (L.) Dum. ; ad phylloïdea et seta plu. minusve lauguida doomo-
dom' altermati (Schreb-) Hüben, Cl.rysohypm Sommerai,. (Myr.) Rolh. et
Tnkme mlycarpac F.hrh., locis plus minusve humidis, m sdva prope
Sulesü . (diste. DJmbovif, Remania), VIl-VHI, 1944 (A. Racov.tza).
Trichohleria epibrya A. Rac. n. sp.
Peritheciis globosis, 100-170 p diam., superficialibus, solitariis, piliferis
in parte suporiore, hyphis myeelicis in parte mlenore vestltis ; pariete
membranaceo-mollia, pseudo-parenchymalico, basin versus plus minusve
nallide brunneo, 8 p erasso, e cellulis magms ; apice brumieo, 16 p crasso,
ï cellulis minutis. 3-4 seriatis formate ; ostiolu non prommente, orbiculari
nertuso circa 20 p diam., e cellulis concentricl», brunneis format» ; pil is
28 52 x 3-4 p plus minusve llexuosis, hirsutis, apice rolundatis vel paulurn
dilatatis, membrane minute echinulata ; septal,s, bas, brunneo-rnfo, apice
nallide brunneo-rubro ; aseis cylmdracco-elongatis 00-72x8 p, a p 10 e
rotundatis et paulum incrassatis, plus minusve sessil.bus, octosporis ; para-
physibus filiformibus, ascos aequantibus, 1-2 p diam., raro ascosporns
ellinsoideis lOx 13x3-4, rectis vel arcuatis, tnseptatis, constnctis, brunneo-
olivaceis monostichto, cellulis extremis latiore loculis mox secedentibus ;
mycelio 2 p diam., septato, pallide brunneo vel hyalmo.
Hab. Ad eauloîdea et phylloïdea PU»"' repçniis (Sehreb.) Br. eur.,
ad basim truncorum, in silva prope „BSdule s li. (distr. Dambovija,
Romania). 16-VIII-1944 (A. Racovitza).
Pleosphaeria Haploziae A. Rac. n. sp.
Peritheciis ovoideis vel piriformibus, 220-270 x 145-205 p., epiphyllig^
solitariis, aigris, primo hyphis llexuosis longis, brunneo-vmdulis vestitia,
dein Plus minusve glabrescentibus ; pariete carbonacco, pseudo-parenchy ma .
üeo 40 U crasso, externa e cellulis 2-3 seriatis, membrana obscure-brunneo,
interna e cellulis 10-15 seriatis, membrana hyahn. vel subhyalma format» ;
ostiolo papillata, orbiculari pertuso, ascis oblongis, 135-143 x 40-43
sessilibus apice rotundatis et non incrassatis, haud numerosis, octosporis,
aparaphysatis ; aseosporiis ellipsoidcis, 42-47x17-19 P, transverse 8-11
septatis, longitudine usque 3 septal,s, non constnctis rectis v.ride-grieeis,
distichis ; mycelio 1,5 p diam., septato, superficiall vel intracellulan, brunneo-
viridulis. ...
Hnh Ad Dhviloïdca viva Haploziae npariae (layl.) Dum., locis humidis
et calcaîeis, prope .Vallée du Gardon, (distr. Gard, Gallia), XII-193,
(A. Racovitza). _
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHII.ES
LISTE ALPHABÉTIQUE DES PLANTES HOTES
DES PYRÉNOMYCÈTES BRYOPHILES SUPERFICIELS
CLASSIS HKPATICAE
Species variae.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophita (Fuck.) Winter, c. et ph. (1).
Alicularia scalaris (Schrad.) Corda.
Fam. Sphaeriaceae
Colera bryophila (Fuck.) Winter, ph.
Blepharostoma trichophyllum (L.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac., c. et ph.
Calypogeia suecica (Arn. et Perss.) Müller.
Fam. Sphaeriaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac., c. et ph.
Cephalozia leucantha Spruck.
Fam. Sphaeriaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac., c. et ph.
Eucalyx hyalinus (Lyell) Breidler.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, c. et ph.
Frullania dilatata (L.) Dum.
Fam. Hypocreaceae
Caloneclria Brongniartii (Crouan) Sacc., ph.
Caloneclria Frullaniae A. Rac., p.
Neclriella erylhrostigma (Mont.) Sacc., ph.
Pseudonectria Casaresi {Gz. Frag.) A. Rac., ph.
Fam. Sphaeriaceae
Rosellinia Tulasnei (Crouan) Sacc., ph.
Frullania Tamarisci (L.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi var. Frullaniae Gz. Frag., ph.
Haplozia Breidleri K. M.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, ph.
(1) Abréviations : ph. «= phyliolde ; p. = périanthe ; c. = caulolde ; sp. = sporogone ;
tb. — thalle.
Source : MNHN, Paris
100
ANDRÉ RACOVÏTZA
Haplozia crenulata (Smith) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, c. et ph.
Haplozia riparia (Tayl.) Uum.
Fam. Sphaeriaccae
Pleosphaeria Haploziae A. Rac., ph.
Jungermannia sp.
Fam. Hypocreaceae
Caloneclria duplicella (Nyl.) Karst., ph.
Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke, c. et ph.
Fam. Sphaeriaccae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, c. et ph.
Leptoscyphus anomalus (Hook.) Mitt.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Lophocolea cuspidata (Nees) Limpr.
Fam. Hypocreaceae
Pseudoneclria Lophocoleae (Massai.) A. Rac., ph.
Lophocolea heterophylla (Schrad.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow, c. et ph.
Lophocolea minor Nees.
Fam. Sphaeriaceae
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow, c. et ph.
Lophozia sp.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, ph.
Lophozia barbata (Schmidel) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow., c. et ph.
Lophozia Floerkei (W. et M.) Schiff.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Lophozia Floerkei var. collaris (auct.).
Fam. Sphaeriaceae
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow., c. et ph
Lophozia gracilis (Schleich.) Stephani.
Fam. Sphaeriaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac., c. et ph.
Lophozia Hatcheri (Evans) Stephani.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
101
Maisupella emarginata (Ehrh.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Bubaki Gz. Frac;., ph.
Metzgeria conjugata Lindb.
Fam. Hypocreaceae
Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke, th.
Metzgeria furcata (L.) Lindb.
Fam. Hypocreaceae
Pseudonectria Melzgeriue Ade et v. Hohn., th.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma hepalicola A. Rac.., th.
Metzgeria pubescens (Schrank) Raddi.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma bryophila A. Rac., th.
Acanlhosligma Melzgeriae A. Rac., th.
Pellia Fabbroniana Raddi.
Fam. Hypocreaceae
Pseudonectria Crozalsiana (Grelet) A. Rac., th.
Pellia Fabbroniana f. furcigera (Hook.) Mass.
Fam. Hypocreaceae
Pseudonectria Crozalsiana (Grelet) A. Rac., th.
Plagiochila asplenioides (L.) Dum. var. typica.
Fam. Hypocreaceae
Pseudonectria Crozalsiana (Grelet) A. Rac., c. et ph.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma muscicola A. Rac., ph. et p.
Coleroa Casaresi var. Plagiochilae Gz. Frag., ph.
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow., c. et ph.
Plagiochila asplenioides var. major Nees.
Fam. Sphaeriaceae
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow., c. et ph.
Ptilidium pulcherrimum (Weber) Hampe.
Fam. Sphaeriaceae
Leplomeliola Plilidii A. Rac., ph.
Radula complanata (L.) Dum.
Fam. Hypocreaceae
Pseudonectria Melzgeriae Ade et v. Hôhn., c. et ph.
Scapania aequiloba (Schwgr.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma Scapaniae A. Rac., ph.
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow., c. et ph.
Source : MNHN, Paris
102
ANDRÉ RACOVITZA
Scapania compacta (Roth.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Scapania gracilis (Lindb.) Kaal.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Frag., ph.
Scapania nemorosa Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag. ph.
Leplomeliola Scapaniae A. Rac., c. et ph.
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow., c. et ph
Scapania nemorosa var. propaguliîera.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Scapania undulata (L.) Dum.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, ph. et p.
CLASSIS MUSCI
Species variae.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Puiggarii Speg., c.
Microslelium hyalinum Pat., c.
Neclria musciuora (B. et Br.) Cooke, c. et ph.
Amblystegium serpens (L.) Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hôhn., c. et ph.
Amblystegium subtile Br. eur.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma muscicola A. Rac., ph. et sp.
Amblystegium varium (Hedw.) Lindb.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hôhn., c. et ph.
Anomodon attenuatus (Schreb.) Hüben.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma muscicola A. Rac., c. et sp.
Barbula sp.
Fam. Hypocreaceae
Neclria muscicola Sacc., ph.
Fam. Sphaeriaceae
Zignoella casaresiana (Gz. Frag.) A. Rac., ph.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHII.ES
103
B&rbula cylindrica (Tayl.) Schmpr.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma muscicola A. Rac., ph.
Barbula fallax Hedw.
Fam. Sphaeriaceae
Zignoella casaresiana (Gz. Frag.) A. Rac., ph.
Barbula gracilis (Schlcich.) Schwgr.
Fam. Sphaeriaceae
Berlia axillaris A. Rac., c.
Barbula rigida (Schreb.) Schultz.
Fam. Hypocreaccae
Nectria muscivora (B. et Br.) Cooke, c.
Barbula unguiculata (Huds.) Hedw.
Fam. Hypocreaceae
Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke, ph.
Brachythecium sp.
Fam. Sphaeriaceae
Lasiosphaeria muscicola de Not., c.
Trichohleria epibrya A. Rac., c. et ph.
Brachythecium glareosum (üruch.) Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanuin v. Hohn., c. et pli.
Brachythecium mildeauum Schmpr.
Fam. Sphaeriaceae
Leplomeliola muscorum A. Rac., ph.
Brachythecium velutinum (L.) Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Brachythecium velutinum var. intricatum (Hedw.) Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Brachythecium velutinum var. praelongum Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Bryum caespiticium L.
Fam. Hypocreaceae
Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke, ph.
Chrysohypnum 8ommerîeltii (Myr.) Roth.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma muscicola A. Rac., ph.
Source : MNHN, Paris
104
ANDRÉ RACOVITZA
? Ctenidium molluscum Mitt.
Fam. Sphaeriaceae
Prolovenluria echinospora A. Rac., c. et ph.
Dicranum scoparium (L.) Hedw.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Dicrani A. Rac., ph.
Diphyscium sp.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, ph.
Diphyscium sessile (Schmidel) Lindb.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, ph.
Encalypta ciliata Sm.
Fam. Sphaeriaceae
Lasiosphaeria Encalyplae A. Rac., ph.
Grimmia pulvinata (L.) Sm.
Fam. Hypocreaceae
A 'eclria muscivora (B. et Br.) Cooke, ph.
Hylocomium splendens (Hedw.) Br. eur.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma bryophila A. Rac., ph.
Hypnum cupressiîorme L.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hôhn., c. et ph.
Fam. Sphaeriaceae
Leplomeliola Hypnorum A. Rac., c. et ph.
? Lizoniella Hypnorum (Ferd. et Winge) Sacc. et Trotter, ph.
Leskea nervosa (Schwgr.) Myrin.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhostigma muscicola A. Rac., ph. et sp.
Leskea polycarpa Ehrh.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Fam. Sphaeriaceae
Acanlhosligma muscicola A. Rac., ph.
Leucodon Bciuroides (L.) Schwgr.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. H'ôhn., c. et ph.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
105
Mniwm punctatum Hedw.
Fam. Sphaeriaceae
Leplomeliola Mnii A. Rac., c. et pli.
Mriium undulatum (L.) Weis.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Platygyrium repens (Brid.) Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Fam. Sphaeriaceae
Trichohleria epibrya A. Rac., ph.
Pogonatum umigerum (L.) P. Beauv.
Fam. Sphaeriaceae
Melanopsamma inlerlamellaris A. Rac., ph.
Polytrichum sp.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa bryophila (Fuck.) Winter, ph.
Polytrichum attenuatum Menz.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa inlerlamellaris A. Rac., ph.
Lizonia emperigonia (Auersw.) Ces. et de Not., ph.
Lizonia emperigonia f. Baldinii (Pir.) Moesz., p.
Polytrichum commune L.
Fam. Sphaeriaceae
Lizonia emperigonia (Auersw.) Ces. et de Not., p.
Lizonia emperigonia f. Baldinii (Pir.) Moesz., p.
Polytrichum juniperinum Willd.
Fam. Sphaeriaceae
Lizonia emperigonia (Auersw.) Ces. et de Not., ph.
? Sphaeria inops Ditrich., ph. sp.
Polytrichum piliîerum Schreb.
Fam. Sphaeriaceae
Lizonia emperigonia (Auersw.) Ces. et de Not., ph.
Pterygynandrum filiforme (Timm.) Hedw.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Pterygoneurum pusillum (Hedw.) Broth.
Fam. Hypocreaceae
Neclria musciuora (B. et Br.) Cooke, ph.
Pylaisia polyantha (Schreb.) Br. eur.
Fam. Hypocreaceae
Acrospermum Adeanum v. Hohn., c. et ph.
Mfixoïnsa du MuafcUM. — Botanique, t. X. 8
Source : MNHN, Paris
106
ANDRÉ RACOVITZA
Sphagnum sp.
Fam. Hypocrcaceae
Neclria sphagnicola Kirschst., ph.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa lurfosorum (Moût.) Bub., ph.
Lasiosphaeria Sphagni G. Delacr., ph.
Lasiosphaeria Sphagnorum (Crouan) Sacc., ph.
? Lizoniella Sphagni (Cooke) Sacc. et D. Sacc., ph.
Sphagnum sp. groupe acutifolia.
Fam. Sphaeriaceae
Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag., ph.
Sphagnum acutifolium Bhrh.
Fam. Sphaeriaceae
Lasiosphaeria Sphagnorum (Crouan) Sacc., ph.
Sphagnum squarrosum Perss.
Fam. Sphaeriaceae
Lasiosphaeria muscicola de Not., ph.
Sphagnum subsecundum Nees.
Fam. Sphaeriaceae
Lasiosphaeria Sphagnorum (Crouan) Sacc., ph.
Syntrichia ruralis (L.) Brid.
Fam. Hypocreaceae
Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke, ph.
Tortella nitida (Lindb.) Broth.
Fam. Hypocreaceae
Gibberella Trichoslomi Roi.i.and, ph.
Tortula muralis (L.) Hedw.
Fam. Hypocreaceae
Neclria muscivora (B. et Br.) Cooke, c.
Zygodon viridissimus (Dicks.) R. Brown.
Fam. Sphaeriaceae
? Rosselinia Tulasnei (Crouan) Sacc., ph.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
107
INDEX ALPHABÉTIQUE
des familles, genres, espèces, variétés et synonymes
des Pyrénomycètes bryophiles superficiels
{Les noms de familles sont en égyptiennes, ceux des genres adoptés
en égyptiennes, ceux des genres rejetés en italiques, ceux des espèces et
variétés en romain, les synonymes et les espèces bryophiles douteuses sont
en italique).
Acanthostigma. 71
Acrospermum. 30
Adeanum (Acrospermum). 30
Aliculariae (Coleroa). 38
andurnensis (Rosellinia). 35
axillaris (Bertia). 44,92
Baldinii (Lizonia emperigonia f.). 48
Baldinii (Pseudolizonia). 48
Bertia. 43
Brongniartii (Calonectria). 27
Brongniarlii (Nectria). 27
bryophila (Acanthostigma). 73,97
bryophila (Coleroa). 38
bryophila (Nectria). 23
bryophila (Sphaeria). 23
bryophila (Stigmatea (Coleroa)). 38
bryophila (Venturia). 38
Bubéki (Coleroa). 37
Byssonectria. 34
Calonectria. 27
Casaresi (Coleroa). 39
Casaresi (Nectriella). 20
Casaresi (Pseudonectria). 20
Casaresiana (Metasphaeria). 50
Casaresiana (Zignoella). 50
Cesali (Hypomyces). 34
eilrina (Hypocrea). 34
Coleroa. 36
Crozalsiana (Neottiella). 21
Crozalsiana (Pseudonectria). 21
Source : MNHN, Paris
108
ANDRÉ RACOVITZA
décora (Calonectria).
delicalula (Hypocrea).
Dicrani (Coleroa).
duplicella (Calonectria).
duplicella (Sphaeria).
echinospora (Protoventuria).
emperigonia (Cucurbitaria).
emperigonia (Lizonia).
emperigonia (Sphaeria).
epibrya (Trichohleria).
erythrostigma (Nectriella).
Gibberella. S
Haploziae (Pleosphaeria).
hepaticola (Acanthostigma).
Hypnorum (l-.eptomcliola).
. o4
iunqermannicola (Pleostigma).
Lophoziae (Pleosphaeria).
Source : MI'JHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
109
Melanopsamma
Metzgeriae (Acanthostigma).
Metzgeriae (Pseudonectria).
Microstelium.
Mnii (Leptomeliola).
muscicola (Acanthostigma).
muscicola (Lasiosphaeria)..
muscicola (Leptospora).
muscicola (Nectria).
muscivora (Caloncctria)....
muscivora (Dialoncctria)....
muscivora (Nectria).
muscivora (Sphaeria).
muscorum (Leptomeliola)..
Myriococcum.
Nectria.
Nectriella.
42
72.96
20
32
63.94
74.97
. 53
. 53
. 26
. 23
23
23
. 23
68.95
85
. 23
19
obducens (Byssonectria).
Plagiochilae (Coleroa Casaresi var.
Pleosphaeria.
Pleostigma.
praecox (Myriococcum).
Protoventuria.
Pseudolizonia.
Pseudonectria.
Ptilidii (Leptomeliola).
Puiggarii (Acrospermum).
punclum (Nectria).
Bosellinia.
rosellus (Hypomyces).
rugulosa (Nectria (Lepidonectria)).
Sàvulescui (Acrospermum).
Scapaniae (Acanthostigma).
Scapaniae (Leptomeliola).
Sphaeria.
Sphaeriacées.
Sphagni (Lasiosphaeria).
Sphagni (Lizonia).
Sphagni (Lizoniella).
sphagnicola (Nectria).
Sphagnorum (Lasiosphaeria).
Sphagnorum (Sphaeria).
Teichospora.
tenerrima (Hypocrea).
Trichohleria.
34
41
77
80
85
45
48
19
70.95
32
38
84
. 35
34
31
72.96
60,93
84
35
53
84
84
26
54
54
80
34
75
Source : MNHN, Paris
110
ANDRÉ RACOVITZA
Trichostomi (Gibberella).
Tulasnei (Julella).
Tulasnei (Rosellinia).
Tulasnei (Sphaeria).
turfosorum (Coleroa)....
lurfosorum (Venturia)....
Xylaria.
Zignoella.
29
84
84
84
41
41
85
50
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS HRYOPHILES
111
ASCOMYCETES ANGIOCARPES
DEUXIÈME PARTIE
ASCOLOCULAIRES
(Pseudosphaerialcs et Hemisphaeriales)
TABLE DES MATIÈRES.
Partie systématique.
1. Ordre des Pseudosphacriales.
2. Ordre des Hemisphaeriales..
113
138
Partie générale.
1. Rapports biologiques entre les Ascoloculaires bryophiles et
leurs plantes-hôtes. 14?
2. Relations des Ascoloculaires avec les phases d’alternance de
génération des Bryophytes. 148
3. Distribution géographique des Ascoloculaires bryophiles. 148
Diagnoses des espèces nouvelles. 149
Liste alphabétique des plantes-hôtes des Pseudosphaeriales et des
Hemisphaeriales bryophiles. 154
Index alphabétique des ordres, familles, genres, espèces, variétés et
synonymes des Ascolocu laires bryophiles. 159
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
113
PARTIE SYSTÉMATIQUE
1. Ordre des PSEUDOSPHAERIALES Theiss. et Sydow
Fructifications (pseudo-périthèces ou ascostromas) sphériques, ovoïdes,
lenticulaires, allongées ou étalées, généralement immergées, parfois super¬
ficielles, uni ou pluriloculaires, glabres ou velues, de consistance généralement
coriace ou carbonacée, de couleur foncée, s’ouvrant par un pore plus ou moins
distinct ; asques claviformes ou plus ou moins cylindriques, fasciculés ou
non fasciculés à la base, naissant dans un ou plusieurs locules séparés par
un tissu paraphysoïde (pseudo-paraphyscs) ; ascospores de formes et de
couleur variées ; mycélium hyalin ou plus ou moins coloré, généralement
intra ou intercellulaire, parfois superficiel.
Clef analytique des familles
I. Asques fasciculés à la base, sans ou avec pseudo-paraphyses fugaces.
1. Sphaerellacées
II. Asques non fasciculés à la base, avec pseudo-paraphyses persistantes.
2. Pseudosphaeriacée»
1. Famille des SPHAERELLACÉES
Pseudo-périthèces généralement sphériques ou ovoïdes, petits, immergés
ou à partie supérieure érumpante, membraneux ou coriaces, uniloculaires,
s’ouvrant par un pore non proéminent ou papilliforme, à ouverture circu¬
laire ; asques claviformes ou plus ou moins cylindriques, fasciculés à la base,
sans ou avec pseudo-paraphyses fugaces ; ascospores diverses.
Clef analytique des genres
I. Ascospores bicellulaires.
1. Hyalines ou subhyalines. 1. Sphaerella
2. Colorées. 2. Phaeosphaerella
II. Ascospores pluricellulaires, hyalines. 3. Sphaerulina
Source : MNHN, Paris
114
ANDRÉ RACOVITZA
1. Genre SPHAERELLA Cesati et de notaris (1)
Sferiacci ital. 62 (1863)
Pseudo-périthéces sphériques ou ovoïdes, petits, sous-épidermiques ou
,1“ , immergés laissant apparaître a la surtace un pore papilli-
5o°rme - paroi solérotioîde, plus ou moins carbonacée, de couleur brune ou
lorme, p rv ij n driaues ou claviformes, à sommet généralement épaissi,
SÆC »ton* * rosette sur un hyménium petit et plus où
mo“s pulviné ; sans pseudo-porspliysc. ; asco.pores elliptiques, b,cellulaires,
hyalines ou subhyalines.
La structure des pseudo-périthèces et la tonne de 1 hyménium des
espèces muscicolcs sont très variables et ne correspondent pas toujours
J, ' , el nu'ii , été caractérisé par beaucoup d auteurs et dernièrement
' JL,,, (01 Ainsi, S. muscicola A. Fac. sc rapproche bien du type p aP
L p^roi selcrotioïde, tonnée de grandes cellules polygonales à membrane
très épaissie vers l’extérieur, ainsi que par 1 hymen,™, pulviné et plu, ou
moins hémisphérique, formant de. asques tasc,culte à la base Un type asset
datèrent se trouve cher S. Br#„ Fasooso et S. Bryu var. di.cofor A. FUe.
oui se caractérisent par des pseudo-pentbeees à para, mince, formée de
ne rites cellules à membrane également mince, par un bymemum large et
des asques non fascicule, à I» base. Ce type se rapproche beaucoup du genre
Didmelta Sacc., mais en diffère genenquement par 1 absence des pseudo-
paraphyses. Malgré ce caractère, comme le fait remarqua Pstmk (3), ces
deux genres sont en étroite relation à cause de, nombreuses formes de
transition. muscicoles 5ont probablement toutes saprophyte, et vivent
sur les sporogones morts. Ce soot des champignons assez communs qui se
développent généralement dan, les endroits humide, de, régions accidentées.
Clef analytique des espèces (4)
I. Aseosporea de 17-24 p de longueur.
II. Ascospores de 9-12 p de longueur.
1 Pore peu ouvert.
O. Paroi uniformément colorée en brun noir
b. Paroi d’un brun noir autour du pore et
la partie médiane et basale.
2. Pore largement ouvert.
1 . 8. muscicola
.. 2 -,. 8 - fi ryü
esque subhyaline dans
3. 8. Bryii var. discol 0r
. 4. S. Tortulae
m Étant un homonyme du genre Sphaerella Sommerfeldt (18241, qui est lui-mê m *
(1) Etanl ““ no ' arte . du genre Chlamydomonas Ehrenberg : Volvocacées d
un des é p ar C eiui de Mycosphaerella Johanson (1884) ; selon les Règles Inte£
genre a été * ta ilqu£. Jena 1935. art. 61, ce dernier devrait être mafn,
nationalee de , conserV é le nom de Cesati et De Notaris qui figure dans la lu*,
tenu. Nous d , adoptée par le Congrès de 1935 et parue dans les Règles p.
« 473
jjj lpZ"el (m Bell. A»4- 5c. C.C.vle, 1804) . été
Source : MNHN, Paris
CHAMPtCNONS URYOPHILES
115
1 . Sphaerella muscicola A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces ovoïdes, de 95-165 p de diain., immergés ou parfois
semi-érumpants, isolés ou groupés (fig. 159), de consistance carbonacée,
d’un brun foncé ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 13-18,5 p d’épaisseur,
formée de 3-5 rangées de grandes cellules plus ou moins polygonales, à
membrane d’un brun foncé et épaissie vers l’extérieur (fig. 210) ; pore
papilliforme, dépassant un peu le substratum, à ouverture circulaire, de
26-37 p de diam., formé de cellules plus petites, à membrane de couleur
plus foncée ; asques obovales-allongés, de 50-70 x 16-21 p, arrondis et épaissis
au sommet, sessiles, peu nombreux, octosporés, sans pseudo-paraphyses
(fig. 160) ; ascospores elliptiques-ovales, de 17-20 (24)xG-8 p, bicellulaires,
non étranglées à la cloison transversale, à cellules généralement inégales
(l’antérieure plus grande et plus arrondie que la postérieure), droites, agglo¬
mérées à la base de l’asque ou plus ou moins distinctement bisériées, hyalines
ou d’un verdâtre pâle ; mycélium de 3-7 p de diam., brun, septé, intracellu¬
laire.
Hab. Dans les capsules et les pédicelles des sporogones morts de diffé¬
rentes Mousses : Barlramia ilhyphylla Brid., Bryiim caespilicium L., B.
pendulum Schpr., Drepanocladus Sendlneri (Schpr.) Warnst. ? Torlula
muralis (L.) Hedw. var. aestiua Brid., dans les endroits généralement
humides, entre 1300-2500 mètres d’altitude, environs de Névache (dép.
Hautes-Alpes, France), mai-juin 1937 (A. Racovitza).
Espèce très commune qui forme généralement des pseudo-périthèces
groupés le long des pédicelles des Mousses. Se distingue facilement des autres
espèces muscicoles par ses ascospores beaucoup plus grandes.
2. Sphaerella Bryii G. Fracoso in Trab. Mus. Nac. Cienc. Nat. Madrid
Ser. Bot. n. X, 78 (1916)* ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV,
879 (1928).
Pseudo-périthèces sphériques ou ovoïdes, de 50-100 p de diam.,
immergés, ensuite érumpants, épars ou groupés, nombreux, d’un brun noir,
subcarbonacés (fig. 161) ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’environ 5 p
d’épaisseur, formée de 2-3 rangées de cellules polygonales (fig. 211) ; pore
non proéminent, à ouverture plus ou moins circulaire, de 10-13 p de diam. ;
asques ovales-claviformes, de 17-26x9,5-14 p (de 30-35x12-17 p d’après
Fracoso), atténués, arrondis et épaissis au sommet, sessiles ou subsessiles,
octosporés, sans pseudo-paraphyses (fig. 162) ; ascospores ovales-oblongues,
de 10-12x3,5-4 p, bicellulaires, cloisonnées et non étranglées au milieu,
arrondies aux extrémités, subbisériées ou agglomérées à la base de l’asque,
à cellule antérieure plus grande, la postérieure atténuée.
Hab. Dans les capsules de sporogones morts de Bryum capillare var.
mtridionalis Schpr., près Pedroso de la Sierra, Séville (Espagne).
sur des sporogones morts de diverses mousses sous sa forme conidlenne Cladotporium
herbarum (Pers.) Link. La description et la bibliographie de ce champignon seront données
parmi les Deutéromycétes bryophiles (Voy. p. 232).
Source : MNHN, Paris
116
ANORÉ RACOV1TZA
PohUa lungîcolic Undb.?, sur les rochers humides près Névache (dép.
HaUt TorfùlilBDwl P*» Snint-Marlin-Véaubie (dép. Alpes-
Maritimes, France), octobre 1937 (A. Rauovitia).
3. Spbaerella Bryii m. Fraüoso var. discolor A. Bac. n. var.
Pseudo-périthèces à structure pseudo-parenchymateuse d’un brun plus
ou moins loncé dans la région du pore, et indistinctement pseudo-parenchy¬
mateuse, presque subhyaline, dans la partie médiane et basale (f.g. 163
Hob Dans les sporogoncs morts de différentes Mousses . Dicranum
icopurium (L.) Hum- Chryohypnum Sommer/eKiï (Myr.) Roth., Lestera
polucarpa Eh»h„ P.jlama polyanllm (Schreb ) Br. eur Thmd.um ncogmtum
fHedw ) LlNDB., dans les environs boises de Badule§ti (dcp. Dambovifa,
Roumanie) mai-juin 1944 (A. Racovitza).
Syntrichia laevipila (Brid.) Schultz. (1), sur troncs d arbres près Tafire,
îles des Canaries (A. C. Cooke). , . , ,,
Pulaisia polyantha (Schreb.) Br. eur.. dans la lorèt de BSneasa (dép.
Ilfov, Roumanie), 15 avril 1946 (A. Racovitza).
La couleur plus ou moins foncée de la paroi des pscudo-pentheces est
un caractère intrinsèque du champignon n'étant pas en relation avec la
position plus ou moins immergée des fructifications. En effet, si la partie
supérieur brune est un peu plus étendue cher les pseudo-pentheces semi-
érumpants ou presque superficiels que chez ceux complètement immergés,
elle reste pourtant localisée autour du pore.
1 Suhaerella Torlulae BubIk et Gr. Fhaooso in Hedwigia LXVII, 5
(1915) in Bol. Real- Soc. Espan. Hist. Nat. 340 (1915), ibidem
XXII, 284 (1922) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXIV, 880
(1928)’.
Pseudo-périthèces globuleux, de 60-100 p de diam., épars, immergés,
à moitié supérieure érumpante, à pore apical d abord ermé, ensuite large¬
ment ouvert, à sommet de structure grossièrement parenchymateuse,
très épaissi, d’un brun noir ; asques ovo.des-obclavilormes, de 30-3o X 10 p,
atténués et arrondis ver, le sommet brièvement ped,celle, octospore, sans
pseudo-paraphyses ; ascospores oblongues, de 9-11 X 3-3,5 p, bicellularres,
non étranglées à la cloison médiane, agglomérées oo tnsenees, hyalines, à
cellule antérieure plus large.
Hab Dans les sporogones morts de Torlula puluinala Limpr., p r è g
Vilallva de los Barros (Espagae), avril 1914 (D-A. Casares, ■>“ 64).
Dans les pédicelles de Dicranum scopanum (L.) Hsaw., à Valence
(ESP 8raîo*/r purpureus (L.) Bnio., à Arenas de San Pedro (Espagne).
(1) Nous avons trouvé ce
laevipila (Brid.) De Not.), paru
champignon dans l'exsiccata de cett* mousse (sub Torlula
dans Krypt. exsiccatae ed. a. Mus. Hist. Nat. Vindobon.
n° 2681.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHII.ES
117
Species incerlae
Mycosphaerella Hepaticarum (Pal.) Phtiiak in Ann. Mycol. XXXII, 378,
n» 795 (1934).
Syn. : Sligrnalea Ilepaticarum Patouillard in Bull. Soc. Myc. France
XXI, 121 (1905) ; Saccardo et Trotter, Syll. Fung. XXII, 149 (1913).
Pseudo-périthèces sphériques ou sphériqucs-ovoïdes, parfois presque
irréguliers (de 300-350 p, de diam. d’après Patouillard), épars, tantôt
lâches, tantôt assez serrés, généralement isolés, formant rarement plusieurs
petits groupes agglomérés, immergés-érumpants, parfois à moitié proémi¬
nents ; en général avec un porc plan, papilliforme, parfois très proéminent
puis conique-tronqué, percé d’un orifice arrondi ou étroitement elliptique,
se terminant assez longuement, de 8-12 p de diam. ; paroi de 6-8 p d’épaisseur,
formée généralement de 1-2 couches de cellules irrégulières ou arrondies,
lâches ou très serrées, à paroi un peu épaissie, souvent d’un jaune brun pâle
dans la partie immergée et toujours de couleur foncée ou souvent d’un brun
noir opaque dans la partie érumpaiiLe, cellules de 4-6 p de diam., souvent
indistinctes; asques claviformcs, de 25-30 x 8-10 p (de 80x15 p d’après
Patouillard), tronqués-arrondis au sommet, peu ou généralement distincte¬
ment élargis à la base, presque sessiles ou réunis en un gros pédicelle en forme
de bouton, à paroi ferme et épaisse, octosporés, peu nombreux ; pseudo-
paraphyses indistinctement filamenteuses, très mucilagineuses, peu
abondantes (très ramifiées et abondantes d’après Patouillard) ;
ascospores claviformes-allongées, de 7-10x2,5-3 p (de 18-22x7-8 p
d'après Patouillard), plus ou moins bisériées, un peu ou à peine amincies
dans la partie supérieure et très fortement amincies Hans la partie inférieure,
arrondies aux deux extrémités, droites, rarement un peu arquées, septées
environ dans le milieu, peu ou ù peine étranglées, hyalines, à contenu
indistinct ou imperceptiblement granuleux.
Hab. Dans les thalles dépérissants de Lunularia sp., Algérie (Afrique
du Nord).
La position systématique de ce champignon ne semble pas encore bien
précisée pour les motifs suivants : 1° Patouillard (l. c.) déclare que les
ascospores sont a incolores », alors que le genre Sligrnalea Fr. se caractérise
entre autres par des ascospores colorées ; 2° Petrak (1. c.) a trouvé dans les
thalles de Lunularia sp. (provenant de la collection de Patouillard), un
seul pseudo-périthècc incomplètement mûr qui avait des asques et des
ascospores de beaucoup plus petites que celles indiquées par l’auteur. Malgré
ces différences de mensurations qui varient du simple au double, il considère
que le pseudo-périthèce étudié par lui est une des fructifications du champi¬
gnon décrit par Patouillard sous le nom de Sligrnalea Hepalicarum Pat.,
et conclut que ce champignon est un Mycosphaerella typique.
Faisons remarquer que la présence des pseudo-paraphyses « abondantes »
d’après Patouillard, et « spârlich, undeutlich faserig, stark verchleimend »
d'après Petrak, démontre, contrairement à la conclusion de ce dernier
auteur, que ce champignon n’est certainement pas un Mycosphaerella
Johanson, mais plutôt un Didymella Sacc.
Source : MNHN, Paris
118
ANDRÉ RACOVITZA
Dans les thalles de cette Hépatique, Patouillabd décrivit, en outre,
deux formes imparfaites qui coexistent avec son Shjmoien HepaUcarum
Pat L'une a des pycnides dont la description suit :
'.Pyenides éparses, noires, opaques, en forme de gourde ventrue (75-
190 n) étirée» en un col allongé (60 x 30 p), termine lu,-même par une
couronne de soies incolores (60-120 x 3 p) ; sporop bores incolores simples,
îâü Usant toute la cavité interne ; stylospores hyalines ovoïdes, 4-5x3 p,
„ . fm c s gouttelettes, excessivement nombreuses, agglutinées
par un mucus et sortant ou dehors entre les soies, sous l'aspect de petites
masses cylindriques de longueur variable (30 à 90 p) ..
Cette forme a été nommée, par Saccahdo et Trotter (1), Pgrenochaela
HeP ' L'autre tome "a de” spermogonies, dont nous donnons la diagnose :
.Spermogonies globuleuses, petites (60 p), noires, percées d'un pore
apical ; spermaties incolores, cylindriques, doit., ou courbées (3x1 p) »,
Cette dernière forme est certainement un Phama Fr.
Patouillarb mentionne que .les pentlieces et les spermogonies» se
trouvent « sur toute la surlace du support, les pycnides plus particulièrement
& la maree des frondes ». , ..
Il considère, comme Saccardo et Trotter, que les pycnides et les
spermogonies sont les états imparfaits du SI, gmalea Hep al,coram Pat. Ce
raooroctiement nous semble injustifié pour les deux motifs suivants : lo Cea
champignon, n'ont plus été retrouvés et ainsi on ne peut pas constater si
réellement ils cohabitent toujours sur le Lanulama sp„ dans des régions
différentes et éloignées les unes de. autres ; 2» Aucune culture n a été faite
pour démontrer expérimentalement que ces trois formes appartiennent
au même champignon. Par conséquent, .1 est préférable de considérer ces
toiT fructifications comme autant de champignons distincts.
2. Genre PHAEOSPHAERELLA Karsten
Med. Soc. Fauna et Flora Fennica XVI, 28 (1880)
Pseudo-périthèces sphériques, immergés ou finalement plus ou mob»
érumpants, isolés ou groupés, glabre, j porc non proéminent ou subpapffii-
forme ; a.^oc, oclospores, sans pseudo-p.raphyses ; oseospores elhpt lques
ou obl'ongucs, bicellulaires, colorées.
Ce genre a été classé par la majorité des auteurs dans la famille des
Sphaerellucêes, à part v. Hürnrl (2) qui, apres avoir étudié espèce type
(Snhaeria macula™ Fries), déclare . der Pdz ganz ander. als bphaerell a
gebaut und eine winzige pseudo-sphaenaceae ist ».
Il est représenté par deux espèces hepaticoles assez rares que nous
n’avons pas pu voir.
81 zMSJr&r s. “SS.,,
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BKYOPHILES
119
1. Phaeosphaerella Ricciae Stephens in Trans. Brit. Mycol. Soc. XXIII,
63-64 (1939); Grinivasan, K. S. in Trans. Brit. Mycol. Soc. XXIII,
55-62, 1 pl., 14 fig. (1939).
2. Phaeosphaerella Marchantiae (Starb.) P. Henn. in Verhandl. Bot. Ver.
Prov. Brandenb. XLVI, 120-121 (1904)* ; Sacc., Syll. Fung.
XVII, 675 (1905) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 258 (1919) ;
Kirschstein in Kr. Fl. Mark Brandenb. Plize, VII, 421, fig. 10
(1 a et 1 b) (1939).
Syn. : Didymosphaeria Marclianiiae Starb., Bot. Notiser 218 (1898)*
Sacc., Syll. Fung. XVI, 502 (1902) ; Svnow in Ann. Mycol. III, 232 (1905) ;
Strasser in Verh. der K. K. zool.-bot. Ges. in Wien 600-621 (1905) ;
Eichler in Warschau, YVeltall, XXIV, 348 (?)* ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 258 (1919).
Exsiccata: Mycotheca germanica, fasc. VII, n° 320*.
Pseudo-périthèces sphériques ou subconiques, de 75-100 p. de diam.,
agglomérés, noirs, premièrement immergés, ensuite érumpants, à base seule
enfoncée ; de consistance membraneuse-coriace, à texture globuleuse prisma¬
tique ou pseudo-parenchymateuse dense, formée de petites cellules
polygonales prismatiques sphériques ; pore papilliforme ; asques distincte¬
ment cylindriques ou cylindriques-claviformes, de 35-50x8-12 p. (de 70-80x
9-10 [i d’après Hennings, de 35-45x7-8 p, d’après Kirschstein, de 40-45 x
8 [A d’après Strasser), à sommet arrondi, sessilcs, octosporés (fig. 164), sans
pseudo-paraphyses ; ascosporcs fusiformes-ovales, de 12-15x3,5-6 p, bicellu-
laires, étranglées ou non étranglées à la cloison transversale, généralement
bisériées ou parfois unisériées, jaunâtres (d’un brun olive d’après
Kirschstein), à cellules inégales, l’antérieure rhomboïdale, la postérieure
étroite, arquée, droite ou cylindrique (fig. 164).
Hab. Dans les pédicelles, les ramifications des anthéridies et les thalles
de Marchanlia polymorpha L., à Ledinge (Suède) ; sur les thalles morts de
cette Hépatique, sur une charbonnière â Sonntagbergcr (N.-O.) ; entre
Naucn et Brieselang, près Berlin (K. Osterwald) ; à Tongruben, Steinitzee,
près Strausberg (Kirschstein).
Diedicke (1) mentionne que Phylloslicla Marchantiae Sacc. vit en
association avec cette espèce. Il serait intéressant de préciser si ce champignon
en est la forme imparfaite.
3. Genre SPHAERTJLINA Sacc.
Michclia I, 399 (1878)
Pseudo-périthèces sphériques ou plus ou moins lenticulaires, d’abord
immergés, ensuite plus ou moins érumpants, petits, bruns ou noirs, mem¬
braneux ; pore subpapilliforme, à ouverture circulaire ; asques claviformes
ou oblongs, fasciculés à la base, octosporés, sans pseudo-paraphyses ; asco-
spores cylindriques ou oblongues-allongées, pluriseptées.
(1) Dikdickf. in Kr. Fl. Mark Brandenb. Pilze IX, 68 (1912).
Source : MNHN, Paris
120
ANDRÉ RACOVITZA
a ,la nouvelle révision de KiBscHSTEIr. (1) il faut considérer
s Jïï. myriadeu DC. comme l'espèce type du genre qu,, dans cc cas se
caractérise par des ascospores scolécosporecs. Il résulte que le genre Oph, o-
vnhaerella Speg. en est un synonyme. ... -, . .
P D’après cet auteur, les espèces 5 ascospores hyalophragmiées doivent
se classer dans le genre Saccolhecium Fbies dont l’espèce type est Sphaeria
■ j a j,' R _ Sphaeria inlermixla B. et Br.
saeprn ce tte nouvelle classification devrait s'appliquer à plus
d’une soixantaine d'espèces déjà connues de Sphaerulina Paco., il nous
semble inutile de compliquer la synonymie pour maintenir seulement
trois espèces (S. murindeu (DC.) Sacc., S. Rhemmna Jaap S. margtnala
(Niessli Kibsckst.) dans le genre Sphaemlma Sacc. sensu Kirschstein,
espèces qui sont d’ailleurs des Ophiosphaerella Speg.
Clef analytique des espèces
1. s. muacicola
2. S. bryophila
1. Ascospores de 10-12x1,5-2 p..
II. Ascospores de 15,5-18x3-4 p.
1. Sphaerulina muacicola Patouillabd, Enum Champ. Tunisie 13 pl. r>
fig 6 (1892)* ; Saccasdo et bYDOW, Syll. Fung. XIII, 744 (1898)
et XIV, 581 (1899).
Pseudo-périthèces sphériques, de 100 p de diam., épars, sous-épider-
mioues bruns, de consistance membraneuse-comee, non carbonate ; pore
déchirant l'épiderme ; asques de 35-40 x 7-8 p, subsessiles à sommet arrondi,
sans pseudo-paraphyses; ascospores lusilormcs, de 10-12X l,4-2p, aigues aux
sommets, triseptées, non étranglée, aux cloisons transversales, droites ou
arquées, bisériées, hyalines.
flnb. Dans les pédicelles de Mousses en Tunisie (Atnque du Nord).
Espèce assez rare qui n'a pas été retrouvée.
2. Sphaerulina bryophila A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces sphérique, ou ellipsoïdes, de 50-80 p de diam.,
immergés, isolés ou parfois groupés et confinent, d un brun pâle membra¬
neux (fig 165) I paroi pseudo-parenchymateuse, d environ 5 p d'epa,s, eur
îormée de 1-2 rangées de grandes cellules polygonales à membrane fortement
énaissie et brune vers l'extérieur (fig, ICO) ; pore non proéminent ou subpapim.
forme noir à ouverture circulaire, de 2,5-4 p de diam. ; asques obovale, ou
subellipsoïdes de 26-39x11-14 p, à sommet arrondi et fortement épaissi,
à base arrondie, se.siles, droits ou un peu arqués, peu nombreux oetosporés,
sans pseudo-paraphyses (fig. 167) i ascospores lus,formes, de 15,5-18x3-4 p,
triseptées ou rarement 4-5-septées, non étranglées aux cloisons transversales,
droites o» un p.» arquées, hyalines b, ou Inscrite ; mycélium d'enviroÈ
2,5 p de diam., subbyalin, intracellulaire, peu abondant.
(1) Kibschstein in Kr. Fl. Mark Brandenb., PlUe VII, 424, 445 (1938).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
121
Hab. Dans les sporogones morts de Dicranum scoparium (L.) Hedw.
et de Torlella lorluosa (L.) Limpr., endroits humides sous les bois, à Saint-
Martin-Vésubic (dép. Alpes-Maritimes, France), août 1937 (A. Racovitza).
Très fréquent dans les endroits humides et ombragés des Alpes-Mari¬
times. Les pseudo-périthèces sont presque exclusivement localisés au sommet
des sporogones qui deviennent parfois noirs à cause du grand nombre de
fructifications.
Se distingue du Sphaerulina muscicola Pat. par ses asques moins larges
et ses ascospores plus grandes.
2. Famille des PSEUDOSPHAERIACÉES v. Hohnel
Pseudo-périthèces sphériques, ovoïdes, piriformes ou allongés, immergés,
plus ou moins érumpants ou superficiels, uniloculaires, de consistance coriace
ou carbonacée ; paroi pseudo-parenchymateuse, sclérotioïde ; asques clavi-
formes ou allongés, non fasciculés, naissant sur un hyménium large, avec
des pseudo-paraphyses persistantes ; ascospores très variées.
Clef analytique des genres
I. Ascospores unicellulaires, hyalines. 1. Physalospora
II. Ascospores bicellulaires.
1. Hyalines. 2. Arcangelia
2. Colorées. 3. Didymosphaeria
III. Ascospores multicellulaires, non filiformes, colorées. 4. Leptosphaeria
IV. Ascospores muriformes.
1. Pseudo-périthèces glabres.
a. Ascospores non comprimées. 5. Pleospora
b. Ascospores comprimées latéralement. 6. Clathrospora
2. Pseudo-périthèces velus. 7. Pyrenophora
V. Ascospores filamenteuses, pseudo-périthèces superficiels. 8. Leptosporella
1. Genre PHYSALOSPORA Niessl
in Verhandl. nat. Ver. Brunn, XIV, 10 (1876)
Pseudo-périthèces globuleux, immergés, membraneux ou coriace-
membraneux, noirs ; pore généralement papilliforme et exsert ; asques
cylindriques-claviformes, ù paroi épaissie, octosporés, avec pseudo-para¬
physes persistantes ; ascospores ovoïdes ou oblongues, unicellulaires,
hyalines ou subhyalines.
1. Physalospora Ceratodontis P. Henn. et E. Nyman in Monsunia I, 167
(1899)* ; Sacc., Syll. Fung. XVI, 463 (1902).
Pseudo-périthèces hémisphériques ou subglobuleux, de 40-60 p de diam.,
immergés, ensuite érumpants, membraneux, épars, d’un noir brunâtre,
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 9
Source : MNHN, Paris
122
ANDRÉ UACOVITZA
! obtus ou subpapilleux ; asques claviformcs, de 28-35 x 8-9 p.,
» S °Ze t arrondi octospoJcs; pseudo-paruphyso, filiformes, de 0,5 p. de
di,T,hy«Un"°rascospores ovoïdk de P, hy.lilm. ou subiaunâtres,
bhfc S5. Dans les capsules et les pédlcdles de CVroMon purpnreu, (L.)
BB1D., sommet de la montagne . Pangerango de de Java (11. Nv»m).
Species incerlac
1 Physalospora Hepaticarum (Crouan) Sscc., Syll. Fung. 1, d48 (1882) et
XIII C83 (1898) ; Oudemans, hnum. Syst. Fung. I, 25/ (1919).
Sun ■ Sphaeria Hepaticarum Crouan, Fl. Finistère, 25 (1857).
Pseudo-périthèces hémisphériques, de 800 p de diam., noirs, immergés
sous l'épiderme; asques clavilurmes, octospnrés ; ascospores oblongues,
4-guttuIé(!S. .
Ilab Dans les thalles de l.unulana sp„ Finistère (France)
Il serait nécessaire d’étudier minutieusement le matériel de Chouan,
pour compléter la diagnose de ce champignon qui est insuilisante.
2. Genre ARCANGELIA Saci'.
in Bull. Soe. Myc. France V, 115, pl. XIV, tig. 1 (1890)
Pseudo-périthèces subsphériques, membraneux, immergés avec do
longues hyphes noires, ramiiiées et répandues dans le thalle des tticcia ■
pore papilliforme, circulaire et ouvert ; asques cylindriques, octo.porés ;
pseudo-paraphyscs distincte» et ram,liées ; ascospores b,cellulaires, hyalines.
'■ %c caractérise principalement par de. grosse» ram,beat,uns mycel.ennes
qui naissent à la base des pseudo-périthèces et cheminent dans le parenchyme
** ‘ïïest représenté, t ce jour, que par une espèce liépoticole.
I Areangelia Hepaticarum Saco. in Bull. Soc. Myc. France, V, 115, pl. XIV,
lia 1 (1800) Syll. Fung. IX, 590 (1891) et XIII, 1033 (1898) •
Lindau in Ungler-Pranll, Die notürlicli. Pllanzciilnin. 1, Abt. I
130, Ilg. 267 E-G (1897) ; Oudemans, Eiiuin. Sy.l Fung, I, ^
(1919) Travebso, Fl. ital. crypt. Pars I, 5,9, iig, 108, l-a (1913) -
Theissen et Sydow in Ann. Mycol. XVI, 27 et 31 (1918) ; Moesz
in Magyar Bol . Lapok, XXI, 0 (1922) ; M. Dupas in Bull. Soc. Bot
France, LXX1V, 107-112 (1927).
Pseudo-périthèces sphériqucs-ohtus ou coniques, rie 150-200 p do diam.,
(•nais ou groupés approximativcmenL par 2 ou 4, épiphylles, immergés
.S'itc érumpants, de consistance coriace et noire dans la partie supérieure,
plus paie et entourée d'hyphes longue», ramifiées, septées, tuligi n o uses .
et écartées dan» l'inférieure (fig. 158) ; pore brièvement pap,11,forme, obl U8
a ouverture large, J marge finement dent,culée ; asques cylindrique., ^
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS IÎRYOPHILES
123
120x12-15 (i, à sommet arrondi, brièvement stipités, fasciculés, octosporés ;
pseudo-paraphyses filiformes, simplement bifurquées ; asrospores ovales-
oblongues, de 20-22 x 8-10 p, bicellulaires, étranglées à la cloison transversale,
unisériées ou bisériées au sommet, de l’asque, hyalines, à cellule supérieure
plus courte et arrondie.
Hab. Dans les thalles vivants de Riccia Michelii Raddi (sub. Riccia
tumida Lind.), à Poggio S. Romolo, près Florence (Italie) (E. Levier, comm.
U. Martelli).
Sur Ricciocarpus nalans (L.) Corda (sub. Riccia nalans L.), flottant en
grand nombre sur l’eau, à Pomaz (Hongrie) (A. Degen).
Parasitant les thalles de Riccia Crozalsii Lkv., près Montpellier (dép.
Hérault ; France) (M. Degas).
Cette intéressante espèce parasite, incomplètement connue au point
de vue biologique, semble assez rare.
Moesz (1. c.) rapporte à cette espèce les spécimens qu'il a étudiés sur
Ricciocarpus nalans (L.) Corda, mais avec certaines réserves, à cause des
pseudo-périthèces qui étaient incomplètement mûrs.
3. Genre DIDYMOSPHAERIA Fuckel
Symb. mycol. 140 (1869) ; entend. Sacc., Syll. Fung. I, 701 (1882)
Pseudo-périthèces sphériques ou ovoïdes, immergés, isolés ou groupés,
noirs, de consistance coriacc-mcmbraneuse : pore subpapilliforme et circu¬
laire ; asques subcylindriques ou claviformcs, 4-8-sporés ; pseudo-paraphyses
filiformes et nombreuses ; ascospores ovales ou oblongues, bicellulaires,
brunes.
Clef analytique des variétés
I. Pseudo-périthèces atteignant 140 p de diamètre.. 1. D. Tetraplodontis
II. Pseudo-périthèces atteignant 250 p de diamètre.. 2. D. Tetraplodontis
var. Funariae
1. Didymosphaeria Tetraplodontis Lebedjeva in Not. syst. Inst. Host. Bot.
Petropol., III, 88-91 (1924).
Syn. : Phyllosticla Telraplodonlis Lebedjeva (1. c.).
Pseudo-périthèces sphériques ou ovoïdes, de 67-130 p de diam. (de
70-140 p d’après Lebedjeva), d’un brun plus ou moins foncé, immergés,
généralement groupés, confluents ou isolés (fig. 169), coriaces, membraneux ;
paroi pseudo-parenchymateuse, de 10-13,5 p d’épaisseur, formée de
2-4 rangées de cellules polygonales à membrane épaissie et brune (fig. 213
et 214) ; pore non proéminent ou subpapilliforme, à ouverture circulaire
d’environ 25 p de diam., formé de petites cellules à membrane noire ;
hyménium large; asques cylindriques, de 47-53 x 8 p (de 35-50 x 7-8 p
d’après Lebedjeva), arrondis à la base et épaissis au sommet, octosporés
(fig. 170) ; pseudo-paraphyses filiformes, plus longues que les asques, de
1,3 p de diam., simples, septées, nombreuses ; ascospores fusiformes, de
Source : MNHN, Paris
^ ANDRÉ RACOVITZA
i4i**v35-& (jl (de 12-15x4-5 p. d’après Lebedjeva), étranglées géné-
i * la cloison transversale, droites ou arquees, biscnees, d un brun
SSiÏÆ i épisporc lie, à cellule»inégales (l'antérieure dilatée
vers le milieu et pointue au sommet ; la postérieure conique ou cylindrique
èt arrondie) ; mycélium de 2-4,5 p de d.aim, septé, brun, intracellulaire ou
intercellulaire. . . _,
Hnb Dans les sporogones morts de 7 elraphdon bryoïdes (Zoeg.)
1 , Ja dans un grand nombre de localités de l'II. 11. S. S. : Couvera. OloneU
^ î Sovici] ' Iles Novuia Zemlia (I. V. Falibin) ; toundra des Samoiedes
\ " Timansk (G I. Tankiliev) ; Laponie (Rrothkrus).
d Bryum caespUidam I... à Saint-Morlin-Vé.ubie (dép. Alpes-Mariti meSt
France), 27 août 1937 (A. rUcovm.A).
Forme imparlaile : Phyllosticta Tetraplodontis I.ebed. (1. c.).
Taches brunes, devenant jaune clair couleur do' paille ; pyenides
sphérique, ou ellipsoïdes, de 35-120 y. ou rarement de 00-125 p. de diam.,
immergées brunes, à paroi formée de grandes cellules brunes, parfois pl U8
formées ve'rs le pore ; pore souvent un peu proéminent, petit, il ouverture
Sale' pycnSporos cylindriques, d. Mx 1,5-2 p, arrondie, aux extré¬
mités, droites ou peu arquées, hyalines.
Hnh Dans les sporogones vivants ou dépérissants de reiraplodon
bruoides iZocK ) Lindb dans les régions suivantes de l’U. R. S. S. : R eg .
Turuhan, Gouvcrn. Enisci (N, I. Cusnetzov 1914) ; toundra des Samoyèdfs
de Timansk (G. I Tanfilif.v, 1892) ; îles Novaia Zemlia (I. V. Palibin,
1901); Péninsule Cola (R. Pôle, 24-V-1909) ; Carche, dans la Reg Onega
(SimmÎng 1863) ; Laponie (Bhothebus, 1885) ; C.ouvern. Emseï (Abnell,
1876) ; Finlande (Dl-sf.n, 2-VII-1899). ... .
Le champignon que nous avons trouve dans les sporogones de Br, Jum
caesoilicium L. correspond parfaitement à la description du D,iymosphaeri a
Telraolodontis Lebed. Les pseudo-péntheccs sont disséminés non seulement
dans toute la capsule mais aussi dans le pédicclle comme chez Telraplodon
bryoïdes (Zoeg.) Lindb. Ils se forment généralement entre 1 ep.derme et f 0
sac sporifère de la capsule, mois parfois ils prennent naissance ù l'mtéri eUr
de ce dernier, parmi les bryospores.
Forme imparfaite
L'abondant matériel que lui ont procuré différents collectionneurs, ainsi
nue le riche herbier bryologique de l'institut de Cryptogamie de l'U. R. S . S .
ont permis à Lebedjeva de constater une forme imparfaite qui coexiste
oresouc constamment avec Didymotphaeria 7 elmplndonUt Lebed. dans l es
sporogones de Telraplodon bryoïdes (Zoeg.) J-1NDB
V Cet auteur a pu suivre le développement de cette forme imparfaite qu’il
a nommée Phyltosüda Telraplodoalis Lebed. al qui .U-aque le, aporogo ne ,
vivants de la Mousse. Il dit, à ce sujet ; . Sou» L influence du développement
du champignon, les tissus de la Mousse prennent une couleur brune, ensuite
rüse décolorent progressive,nent, deviennent pales, de la couleur des chau mes
et meurent finalement.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOP1IILES
125
« Les capsules se maintiennent peu de temps sur les pédicelles des
sporogones, ensuite elles se détachent et tombent. »
Sur les sporogones plus ou moins desséchés apparaissent les pseudo-
périthèces du Didymosphaeria Teiraplodonlis Lebed.
«En ce qui concerne la cohabitation de ces deux formes, Phyllosticia
Teiraplodonlis et Didymosphaeria Teiraplodonlis sur les capsules et les
pédicelles de la Mousse Teiraplodon bryoides, elle indique la possibilité de
l’existence d’un lien génétique entre les deux champignons dont le premier
représenterait le stade conidien du second.
«Une preuve partielle de cette possibilité est donnée par le fait que, très
probablement, la cohabitation de ces deux champignons sur la Mousse
Teiraplodon bryoides Lindb., n’est pas fortuite, car elle se trouve dans des
régions septentrionales aussi éloignées entre elles que le sont d’une part
la Carélie d’Onéga et la Laponie, et d’autre part la « Novaia Zcmlia » et la
toundra des Samoyèdcs de Timansk. »
Lebedjeva considère que le champignon imparfait qu’elle a étudié
est identique au Phoma Aluscorum Rostr. et au Phoma Splachni Rostr.
à cause de la plante-hôte et des caractères spécifiques qui sont semblables.
La plante-hôte étant la même pour les champignons de Rostrup et les siens,
elle propose d'appeler cette forme imparfaite, Ph. Teiraplodonlis Lebed.
nom. nov. d’après le nom générique de la mousse. Faisons remarquer que
ce point de vue est contraire aux règles internationales de nomenclature
botanique, car le nom spécifique Muscorum est le plus ancien.
Cette synonymie ne nous semble pas justifiée car, au cours de nos
recherches, nous avons trouvé sur la même plante-hôte un grand nombre
de formes imparfaites appartenant à des genres ou à des espèces différentes.
En outre, les champignons de Rostrup sont certainement différents
(voir les Deutéromycètcs bryophiles).
Une synonymie douteuse semblable a été faite par Moesz (1) en 1932
qui, trouvant les pyenides d’un champignon dans les sporogones vivants de
Ceralodon purpureus (L.) Brid., fit une nouvelle combinaison : Asleromella
Muscorum (Rostr.) Moesz (syn. : Phoma Muscorum Rostr., Phoma Splachni
Rostr. et Phoma muscicola A. L. Smith). D’après cet auteur, ce champignon
cohabite avec une forme ascosporée trouvée incomplètement développée,
peut-être un Mycosphaerellal
2. Didymosphaeria Tetraplodontis var. Funariae A. Rac., n. var.
Syn. : Phoma Funariae A. Rac. in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum.
XXIII, 250-251, fig. 1 (1940).
Diffère du type par ses pseudo-périthèces plus grands, de 90-250 p de
diam. et parfois superficiels (fig. 172 et 173).
Hab. Dans les sporogones morts de Funaria hygromelrica (L-) Sibth.,
lieux plus ou moins humides de la forêt de Montmorency (dép. Seine-et-
Oise, France), octobre 1936 et à Comânda (dép. Gorj, Roumanie), août 1942
(A. Racovitza).
(1) Moesz in l'oliu Cryptoguiuicii, I, 110H (11)32;.
Source : MNHN, Paris
126
ANDRÉ RACOVITZA
Forme imparfaite: Phoma Fimariae A. Rac. (1. ,
Pvcnides de 76-230 p de diam., de structure identique 6 celle des pseudo-
nérithèces, sporophorcs indistincts; pyenospores cylindrique, de 3,5-5x
1-L5 [Ai uniceliulaires, hyalines, avec une guttulc à chaque extrémité ou sans
gattuMfe^ ks sporogoneB murt s de F,maria /.yjremelrrà (Lu.) S.bth.,
à Montmorency (dép. Seine-et-Oise, >«4^^ Rovmm 1
à Comànda (dép. Corj, Roumanie), août 1342 (A. lUcov T Z»)
Cette variété se caractérise par des rructilicotions (pseudo-pentheces
et nvenides) plus grondes et des pyenospores sensiblement plus courtes.
les nseudo-périthéces lormcnt des groupes plus ou moins denses,
généralement localisé, à la base de la capsule ou dans la région du péristome
fig H est intéressant de signaler que les ascospores ne sont pas toujours
normalement développées. Ainsi, certains pscudo-pcr.thcccs ont toutes les
âsccesDorcs normales, d'autres ont des asques à ascospores normales et des
asques à ascospores recroquevillées ; parfois même, certains pseudo-péri-
thèces n'ont que des ascospores recroquevillées.
En ce qui concerne leur faculté germinative, les ascospores peuvent se
classer en trois catégories .
1 En ascospores normales, dont chaque cellule germe
2 En ascospores semi-normales, dont seule la cellule anterieure germe.
£ En ascospores anormales qui ne germent pas ; leur épisporc est très
recroquevillée et très fine.
Sur milieu liquide de Sobouraud, la germination des ascospores a lieu
après 15 heures à la température de 18"-20" C Elle ne commence jamais
oar le sommet de la cellule antérieure car. à cet endroit, épispore est pl us
épaisse Le filament germinatif prend naissance près de la cloison transversale
ou latéralement. Par contre, la cellule postérieure germe res souvent p ar
son extrémité qui est mince et arrondie. Assez souvent il peut se former
plusieurs filaments germinatifs à partir d'une cellule. Le mycélium cominence
4 se cloisonner après 17 heures ; après 24 heures, il est ramilié, hyalm et
a 3 u. de diamètre. , , . . ,
A Rovinari (dép. Gorj, Roumanie), nous avons trouvé, sur les sporogones
morts de Funaria hyyrometrica (L.) Siuth une forme imparfaite que nous
avons nommée Phoma Faaariar A. lue. Examinant plus lard le matériel
récolté en France dans la forêt de Montmorency, nous avons remarqué dan,
les capsules de cette plante-hôte la présence de deux champignons q ui
réDondaient l'un 4 la description du Didymorphaena Ttlmplodonlu var.
Fnnariae A. Rac„ l'autre à celle du Phoma f'iinor,™ A Rac. La structure
de la paroi drs pscudo-périlhèccs et des pycmdcs, leurs formes, leurs di,„ en _
siens ainsi que le mycélium qui leur donne naissance, ne laissent aucun
douté sur Irur identité. D'ailleurs, la découverte de ces deux formes qui
cohabitent dans les capsules de cette Mousse a Confonds (dép. Gorj,
Roumanie) confirme de nouveau notre point de vue, ainsi que la supposition
d LEBEDJF.VA en ce qui concerne les formes parfaite et imparfaite du
Dïdymosphaeria Ttlraplodoaiie vivant, sur Trlraplodon brymdes (Zoeg.)
LlNDB.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS HRYOPHILES
127
4. Genre LEPTOSPHAERIA Cesali et de Notaris
Sferiacei italici 60 (1863)
Pseudo-périthèces sphériques, ovoïdes ou piriformes, immergés, glabres,
noire ou bruns, coriaces ou subcarbonacés, à structure pseudo-parenchy-
mateusc ; porc subpapilliformc ; asques cylindriques ou claviformes, 4-8-
sporés, avec pscudo-paraphyscs ; ascospores fusiformes ou oblongues,
pluriseptées, colorées.
C’est un des genres les plus riches en espèces et certains auteurs ont
essayé de le scinder on plusieurs genres distincts. Ainsi, v. Hohnel (1)
distingue les trois types suivants :
1. Un type dolhideacé, comprenant le genre Leplosphaeria Ces. et de Not.
2. Un lype pseudo-sphaeriacé, se rapportant au genre Scleropleella
v. Hohn.
3. Un type sphaeriacè, représenté par le genre Nodulosphaeria Rabenh.
Malgré ces dilTérences morphologiques, l’auteur reconnaît que l’on peut
trouver de nombreuses formes de transition entre ces trois types.
Theissen et Sydow (2) constatent que le genre Scleropleella v. Hohn.
est identique au genre Leplosphaeria Ces. et de Not.
Petrak (3) combat énergiquement la distinction préconisée par
v. Hohnel à cause des nombreuses formes intermédiaires qui rendent
impossible la délimitation de ces trois types.
Malgré les nombreuses observations de Petrak sur ce sujet,
Kirschstein (4), se basant sur l’absence des pseudo-paraphyses du Sphaerella
Ileufleri Niessl (Syn. : Leplosphaeria Heufleri (Niessl) Sacc.) sépare cette
espèce des Leplosphaeria Ces. et de Not. et crée un nouveau genre, Myco-
lodea, qui se caractérise comme suit : « Pcrithccia tecta, membranacea,
globosa vel applanata, poro pertuso, Asci aparaphysati, octospori. Sporidia
oblongata, multiscpLala, colorata ».
D’après lui, ce genre fait partie de la famille des Sphaerellacées. En
1938 et 1939, il augmente le nombre des espèces de Mycolodea.
En 1940, Petrak (5) constate que ce genre est non seulement artificiel
mais identique aux genres Scleropleella v. Hohn. et Leplosphaeria Ces. et
de Not.
Nous connaissons actuellement quatre espèces de Leplosphaeria musci-
coles dont trois vivent en saprophytes dans les sporogones et une dans les
phylloïdcs des Mousses. Ce sont des champignons qui se développent géné¬
ralement dans les endroits secs, sauf L. Cinclidoli A. Rac. qui croît dans les
phylloïdes du Cinclidolus fontinaloides (Hedw.) P. Beauv. immergé dans
(1 ) V. HOhnel in Berichtc deutsch. bot. Gesel. XXXVI, 135-140 (1918) ; in Ann.
Mycol. XVI, 157-160 (1918) et XVII, 130 (1919).
(2) Theissen et Sydow in Ann. Mvcol. XVI, 20 (1918).
(3) Pethak in Ann. Mycol. XXI, éo (1923).
(4) Kirschstein in Ann. Mycol. XXXIV, 201 (1936); Kr. Fl. Mark Branden.
Pilze, VII, 430 (1938) ; in Ann. Mycol. XXXVII, 133 (1939).
(5) Petrak in Ann. Mycol. XXXVIII, 185-186 (1940).
Source : MNHN, Paris
128
ANDRÉ RACOVITZA
Clef analytique des espèces
I. Ascosporcs 3-scptées.
1 Ascospores de 2,5-4 (X de largeur. „ .
a. Asques de 16-19 [x de d.am. '■ L - HeuHen
b. Asques de 6-9 [i de largeur. .
m Espèce saprophyle, muscicole. I- L. bryophila
n. Espece parasite, hépaticolc. d. L. Porellae
2. Ascospores de 6-8 p. de largeur. 4. L. polytrichina
IL Ascospores 3-7 septées. L - CmcUdoti
i Lentosobaeria HeuQeri (Niessl) Sacc., Syll. Fung. II, 83 (1883), XIII,
906 (1898); Winter in Rabenli., Kr. Fl. Deutschl. Pilze(II, 441
(1887) Berlese, Icon. Fung. I. pi- XL, lig- 7 (1894), Magnus,
Pilze v. Tirol 111, 470 (1905) ; M.gula, Kr. Fl. DeuUchl. III Pil ze ,
3 1, 390 (1913), Oudkmans, Enum. Syst. Fung. I, 296 (1919).
• Sohaerella Heufleri Niessl, Beitr. z. Kenntn. d. Pilze in Verh.
Nat. Ver- Brünn, X, 1871, crsch. 167, pl. III, 0*. 1» a (!872)" et tn llcrwigia,
XU ' MuMm NeulUri (Niessl) Kibscht. in Ann. Mycol. XXXIV, 201,
(1936 K k" Fl M»rk Bi'andenh. W», VU, «1, %■ XII 1 a, b (1938) ;
Ann. Mycol. XXXVIII, 185-186 (1940).
Pscudo-périthèces subsphériques, de 50-100 p de. durai., groupés, d'un
brun noir d’abord immergés, ensuite plus ou moins erumpants ou presque
superficiels, déprimés, de consistance membraneuse ; pore pop,11,terme ; asques
ôbïomn-ovilcs ou sacellilormes, de 32-42x16-19 p, «essiles, octo.pores, 4
sommet largement arrondi (lig. 171), sans pscudo-par.pl, yses ; ascospores
ôbTongues-cfaviformcs, de 14-16x3-4 p droites ou arquées tnseptées,
d’un brun verdâtre pâle, subbisér.ées, a sommet largement arrondi.
Hat Dans les sporogones secs de Polylridmm alUnualum Mens. ( su b
P formosum Hedw.), à Eislocher près d’Eppan Tyroi
■ Faisons remarquer que, dans la diagnose du Sylloge Fungorum (1.
2. Leptosnhaerm bryop» |*co, ‘^OSSe^Syil.Fung
II 82 (1883), XIII, 583, 1244 (1898) ; Berlese, Icon. Fung. I, 52
Pl’. XXXVIII, fig. 7 (1894) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. j )
284 (1919) ; Seymour, Hosl Index of the Fungi of North America,
22 (1929).’
Syn.: Mycolodea brtjophila (Sacc.) Kirschstein, in Kr. Fl. Mark Bran-
denb pseudo-périthèces ovoïdes ou piriformes, de 75-135 x 80-170 p. (de 50-
, n „ de diam d’après Saccahdo), immergés ou rarement erumpants, bruns,
isolés ou groupés, de consistance coriacc-membrancuse a base arrondie et
plus ou moins aplatie (fig- 174) ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’environ
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
129
5 p d’épaisseur, formée de 2-3 rangées de cellules polygonales à membrane
peu épaissie et brune (fig. 216) ; pore papilliforme, à ouverture circulaire,
de 25-30 p de diam., formé de petites cellules polygonales à membrane
d’un brun noir; asques subcylindriques, de 46-53x6,5-8 p (de 45x9 p
d’après Saccardo ; de 40-45x8-10 p d'après Kirschstein), brièvement
atténués à la base, arrondis et non épaissis au sommet, fascicules, octosporés
(fig. 175) ; pseudo-parapbyscs filiformes, plus longues que les asques, de
1,5-2 p de diam., simples, septées, parfois dilatées au sommet; ascospores
fusiformes, de 13,5-18x2,5-4 p (de 14-15x3-3,5 p d’après Saccardo;
de 14-16x3-3,5 p d’après Kirschstein), triseptées, étranglées ou non
étranglées aux cloisons transversales, droites ou arquées, d’un brun jaunâtre
(verdâtres d’après Saccardo), bisériées (fig. 176); mycélium brun ou
subhyalin septé, peu abondant, intracellulaire.
Hab. Dans les pédicelles de Torlclla torluosa (L.) Limpr. (sub Torlula
tortuosa), Alpes à Cadorc (Rcllunc, Italie septentrionale) (V. Venzo).
Hypnum Nullallii Wills.
Dans les pédicelles et les capsules mortes de Timmia meyapolilana
Hedw., Barbula cylindrica (Tayl.) Schpr., Iiarlramia ilhyphylla Brid., dans
différents endroits secs ou humides des environs de Névache (dép. Hautes-
Alpes, France), juin 1937 (A. Racovitza).
Dans les pédicelles morts de Torlula muralis var. incana Br. eur., sur
un rocher sec à Sassenage (dép. Isère, France), juin 1937 (A. Racovitza).
Ni Saccardo (1. c.), ni Kirschstein (1. c. 1938) n’indiquent dans la
diagnose de ce champignon si les asques sont pourvus ou non de pseudo-
paraphyses. Pourtant, ce dernier auteur déclare qu’elles n’existent pas
dans toutes les autres espèces de Mycolodea. Nous faisons cette remarque
parce que, contrairement à ce qu’il semble résulter de la description de ces
deux auteurs, nous avons trouvé des pseudo-paraphyses dans tous les spéci¬
mens récoltés sur différentes plantes-hôtes. Malgré cette différence, nous
avons rattaché nos spécimens au Leplosphaeria bryophila Sacc. à cause de
l’identité des autres caractères morphologiques et biométriques. En outre,
faisons remarquer que nos spécimens ont été récoltés dans des régions
alpines, comme ceux de Saccardo, fait qui renforce notre point de vue.
Sur milieu liquide de Sabouraud, les ascospores germent après 6 heures,
par les cellules apicales ; rarement par les médianes. Après 24 heures, toutes
les cellules ont germé formant un mycélium d’abord hyalin, ensuite subhyalin,
septé et ramifié (fig. 176).
3. Lept08phaeria Porellae Thirumalachar in Transact. Brit. Myc. Soc.,
XXXI, 9-11, fig. 6-8 (1947).
Pseudo-périthèces sphériques, petits, d'abord immergés, puis érum-
pants, noirs, ostiolés ; ostiole papilliforme et proéminente ; asques
cylindriques, de 57-66 x 6,5-7,5 p, octosporés ; pseudo-paraphyses filiformes,
simples, nombreuses ; ascospores fusiformes, de 15-20 x2,5-3,5 p, arrondies
aux extrémité: - , triseptées, peu ou non étranglées aux cloisons, d’un jaune
pâle, uni- ou bisériées, lisses ; mycélium d’un brun pâle, densément septé,
ramifié, intracellulaire.
Source : MNHN, Paris
130
ANPRK IUCOVIT7.A
Unh Dans les phylloïdcs et le» amphignstres dépérissants de Porella
\ Nandi Hills, état de Mysore (Inde), 10.11.1944 fM. J. Thiromalachar).
P " L’auteur considère ce chamignon comme un parasite qui provoque le
dessèchement des phylloïde. et des amplugastrcs du Porella. Parmi I es
Dseudo-péri thèses, il a découvert des pycindcs, répondant è la descr.pt, on
du genre Phoma. et pense que c'est la tonne impart,.,In du Leptosphaeria.
Malheureusement l'auteur no donne aucune description des pycmdes, „i
aucun detail sur la relation du mycélium qui donne naissance à ces deux
sortes de Iructillcalions. Aussi il nous semble hasardeux de considérer ces
deux champignon, comme des formes rndlagcnéUqucs.
Cette espèce semble très voisine du Lcplnsphaenu bryophila Sacc.,
dont elle s’en distinguerait par sa nature parasitaire et son habitat hépaticole.
4. Leptosphaeria polytrichina A. IUc. n. sp.
Pscudo-périthèces sphériques, de 110-115 p. de diam., d’un brun noirâtre,
Généralement groupés ou parfois isolés, de consistance coriace ou subcarbo-
nacée immergés, glabres (fig. 177) ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 13-
26 u d’épaisseur, formée de 4-8 rangées de cellules polygonales a membrane
d’un brun foncé et très épaissie vers l'extérieur (fig. 217) ; pore non proémi¬
nent à ouverture circulaire, d’environ 30|j. de diam. ; asques subcylmdriqu eS)
de 54-59 X 13,5-16 u., brièvement atténues a la base, arrondis et non épaissis
au sommet, droit» ou un peu arques, nctosporés ; pseudo-paraphyses
filiformes, plus longues que les asques et de 2p de diom simple, septées,
assez nombreuse, {fig. 173); ascosporcs elliptiques de 19-20,5x0-8 p,
triseotées étranglées ou non étranglées aux cloisons transversales, pl us ou
moins arrondies aux deux extrémités, droites ou généralement arquées, d'un
jaune plus ou moins foncé, bisérrées ; mycélium brun, assez rare, intra-
cellulaire.
liai Dans les sporogones morts «le Pohjlnchum itnupcrinum v ar .
alpinum Br. eur„ dans une prairie ensoleillée, près Névacho (dcp. Hautes-
Alpes, France), juillet 1937 (E. Racovitza). .
Se caractérise par des pscudo-pcntheccs a paroi très épaisse, formée de
grandes cellules polygonales dont les 2-3 premières rangées ont une mem¬
brane très épaissie et noire, lormont une sorte d ccorce, ainsi que par des
pseudo-paraphyses très nombreuses, longues, simples eL parallèles. Les
caractères précédents rapprochent ce champignon du genre Scleropfeef/„
v. Hôhn.
5. Leptosphaeria Cinclidoti A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces ovoïdes, do 75-150 p de diam,, d'abord immergés
ensuite érumpants ou même superficiels, d un brun noir, isoles, coriace-
membraneux, glabres (fig. 179) ; paro, pseudo-parenchymatcnse, de 8-16 p,
d'épaisseur, formée de 3-4 rangée, de cellules polygonales u membrane d'uj
brun foncé, très épaissie vers l'extérieur (fig. 218) , pore aubpapillifom,,
à ouverture circulaire, d'environ 25 g de diam. ; asques subçylmdriques, dé
no 70X 16 u, brièvement atténués à la base, arrondis et régulièrement épaissis
vers le sommet, octosporés ; pscudo-parapl.yscs lil.lormes, aussr longues q ue
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
131
les asques, de 1,5 p de diam., simples ou ramifiées vers le sommet, septées,
très nombreuses (fig. 180) ; nsrosporcs elliptiques, de 16,5-31,5 X 8-9,5 p, avec
2 ou généralement 5 cloisons transversales, étranglées seulement à la cloison
médiane, droites ou arquées, arrondies aux deux extrémités, d’abord d’un
jaune pâle, ensuite fuligineuses, bi- ou trisériées, à partie antérieure généra¬
lement plus grande ; mycélium peu abondant, hyalin, intracellulaire.
Hab. Dans les phylloïdcs morts de Cinclidolus fonlinaloides (Hedw.)
P. Beauv., sur des rochers plus ou moins immergés dans l’eau, près d’une
source à Saint-Guilhem-lc-Désert (dép. Hérault, France), novembre 1937
(A. Racovitza).
Le mycélium forme à l’intérieur de certaines cellules des phylloïdes de
jeunes pseudo-périthèccs qui, en se développant, émergent à la surface
supérieure ou inférieure de ceux-ci. Parfois, les pseudo-périthèces semblent
traverser le phylloïde de part en part,, à cause de leur développement sur les
deux faces de ce dernier. En raison de leur origine immergée, il faut considérer
ces pseudo-périthèces comme enfoncés dans le substratum et non pas comme
des fructifications superficielles.
La paroi épaisse des pseudo-périthèces, formée de cellules polygonales
à membrane très épaissie vers l’extérieur, de couleur noire ainsi que les
pseudo-paraphyses très abondantes et simples, sont autant de caractères
qui rappellent la structure du genre Scleropleella v. Hohn.
5. Genre PLEOSPORA Rabenhorst
Herb. mycol. ed. II, 347 (1857)
Pseudo-périthèces sphériques, épars ou subagglomérés, immergés ou
érumpants, uniloculaires, glabres, membraneux ou subcarbonacés, à paroi
sclérotioïde et pseudo-parenchymateuse ; pore souvent papilliforme ; asques
claviformes 4-8 sporés, avec pseudo-paraphyses ; ascospores obovales,
oblongues ou fusiformes, muriformes, jaunes, fuligineuses ou brunes, rare¬
ment hyalines.
Genre représenté par une espèce hépaticole et 3 muscicoles qui vivent
généralement dans les sporogones morts, dans les endroits plutôt secs et
ensoleillés.
Clef analytique des espèces (1)
I. Ascospores avec 9-12 cloisons transversales. 1. P. bryophila
II. Ascospores avec tout au plus 8 cloisons transversales.
1. Ascospores d’un fuligineux plus ou moins foncé.
a. Ascospores atteignant 28 p de longueur. 2. P. hepaticola
b. Ascospores dépassant 30 p de longueur. 3. P. muscicola
2. Ascospores jaunes couleur de miel. 4. P. Pottiae
(1) Pleospora herbarum (l’ers.) Rabrnh. est connu sur divers sporogones morts de
Mousses sous ses formes conidicnnes Allcrnaria lenuis Nces et Macrosporium commune
Rabenh. qui seront mentionnées parmi les Deutéromycètes.
Source : MNHN, Paris
132
ANllRÉ BACOVITZA
1 Pleospora bryophila A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces ellipsoïde., de 340-120 x 243-300 P, d'abord immergés,
ensuite 6 plus ou moins crumpants, isoles, noirs de eons.sUnee carbonacee
X 1811 • paroi pseudo-parenel.ymal.euse, de 21.-32 p d épaisseur, iormee
'de .1-7 rangées de cellules polygonales i, membrane brune et cpa.ssie vers
l’extérieur {fie. 219); pore papiUiforme ; asque» subcylmdr.ques ou clavi-
formes de 150-190 x 27-31 p, assez longuement pcdicclles, arrondis et
noTépaissis au sommet, irrégulièrement arqués, octosporés ; pseudo-para-
nbvses filiformes, plus longues que le. asqi.es, de dp de diam., septee. simples,
à sommet un peu dilate (f,g. 182) ; aseosporos subrll,plaque, de 34,5-44 x
12 5-16 P muriformes. avec 9-12 cloisons transversales et 2-3 cloisons longi¬
tudinales! divisées généralement en quatre segments égaux par 3 e oisons
transversales plus épaisses, un peu étranglées au milieu généralement
arouées plus ou moins biscriées, à épispore rmement ponctuée d un brun
jaune, entourées dans le jeune âge d'un mucilage hyalin ; mycélium assez
abondant, brun.
Ilab. Dans les sporogoncs morts de Torltdamurahs (L.) Hedw var aes-
Uva Brid., lieu sec et ensoleillé sur la Sague No.re à 2.500 métrés d alUtude,
près Névachc (dép. Hautes-Alpes, France), juin 1939 (A. Racovitza)
Se caractérise principalement par la grandeur des pseudo-pentheces
dont le diamètre dépasse de beaucoup celui des péd.celles cl par ses ascos-
pores caractéristiques.
2 Pleospora hepaticola W. Watson in Trans. Brit Myc. &K.IV pt II,
295 (1913-1914)* ; Trotter in Sacc. Syll. Fung. XXIV, 1025
(1928).
Pseudo-périthèccs sphériques, de 500 p de diam nuirs sublis.es, à pa¬
ume courte ; asques claviformes. distinctement pédicelles octosporés ;
a cospores elliptiques, de 20-28 X 8-9 p, muriformes, avec 5-7 cloisons trans¬
versales non étranglées au milieu, avec une extrémité mgue, premièrement
hyalines' ensuite Iuligineuses ; mucilage devenant rougeâtre avec l'iode.
Hab. Dans les phylloldcs de Lophocolea htlercphylla (Schrad.) Don,,
à Dittisham, Devon (Angleterre).
Diltère du P musriWo Cke. et Mass, par ses ascoapores plus pàl es
plus pointues, un peu plus petites et non étranglées au milieu.
q plenanoia muacicola Cooke et Mass, in Grevillea XVII, 76 (1889)’ .
3. Pleoapora m [X m (1891) cl X III, 212 (1898) ; Oudemans
Enum. Syst. Fung. I, 285 (1919) ; Seymour, Host Index of thil
Fungi of North America 21 (1926).
Pseudo-périthéces sphériques, à base aplatie, brièvement papilleux,noirs,
subluisants, glabres ; asques claviformes, brièvement pédicelles, octosporés -
ascospores elliptiques, de 30-35 X 12-15 p, arrondie, aux deux extrémités
étranglées au milieu, 5-7 cloisonnées, muriformes, d un fuligineux foncé
Hab Dans Bryum pendulum Sr.hpr., Dumbcll Bay, 82» Nord (Fielder)
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
133
4. Pleospora Pottiae Moiîsz in Bolanikai Kôzlcmények XXII, 42, fig. 3 A-D
(1924-1925) ; Uonos, A. in The Bryologist XXIX, 2 (1926) ; Moesz
in A magyar biologiai kutatôintézct munkai XIII, 177 (1941).
Pseudo-périthèces subglobulcux, de 163-200 p, épars, immergés, mem¬
braneux, noirs, à texture pseudo-parencliymateuse petite (fig. 183) ; pore
papilliforme, perforant l’épiderme ; asques cylindriques-clavi formes, de
110 x 23-26 (i brièvement stipités, 6-8 sporés, avec pseudo-paraphyses arti¬
culées ; ascoporcs oblongues-ovo'ides, de 33-36x16-18 p, bisériécs, à partie
antérieure plus large, à 7 cloisons transversales et 1-3 cloisons longitudinales,
jaunes couleur de miel, non étranglées au milieu.
Ilab. Dans les capsules et les pédicelles vivants de Pollia Heimii (Hedw.)
Br. eur., près Mosonszentandrâs (Hongrie), 29 juin 1924 (A. Boros).
6. Genre CLATHROSPORA Rabenhorst
in Hedwigia I, 116 (1857)
Pseudo-périthèces sphériques, généralement isolés, immergés ou fina¬
lement plus ou moins érumpants, glabres, de consistance généralement
carbonacée ; pore non proéminent ou papilliforme ; asques claviformes ou
oblongs, octosporés, avec pseudo-paraphyses ; ascospores elliptiques ou
oblongues, comprimées latéralement, muriformes, jaunes ou fuligineuses.
Petit genre dont nous connaissons une espèce muscicolc qui vit dans
les sporogones morts de Polylrichum, dans les endroits secs et ensoleillés.
1 . Clathrospora muscicola A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces sphériques, de 290 p de diam., ou ellipsoïdes, de
480 x 360 p, d’un brun noir, immergés, isolés, oarbonacés (fig. 184) ; paroi
pseudo-parenchymateuse, de 18-32 p d'épaisseur, formée de 6-8 rangées de
cellules polygonales brunes, à membrane épaissie vers l’extérieur (fig. 220) ;
pore papilliforme et circulaire; asques..?; pseudo-paraphyses filiformes,
septées, un peu dilatées au sommet ; ascospores elliptiques-comprimées
(fig. 185, 180), de 50-65x20-24x6,5-8 p, muriformes, avec 12-14 cloisons
transversales et 2-5 cloisons longitudinales non étranglées aux cloisons,
droites, jaunes, à épispore finement ponctuée (fig. 185).
Hab. Dans les sporogones morts de Polylrichum juniperinum var. alpinttm
Br. eur., sur terre dans un lieu sec près des Chalets de Laval, environs de
Névache (dép. Hautes-Alpes, France), juillet 1937 (A. Racovitza).
Les ascospores germent facilement sur le milieu liquide de Sabouraud.
Le filament germinatif prend naissance à partir de plusieurs cellules contiguës,
tandis que les autres cellules sporales semblent rester stériles. Le mycélium
est d’abord subhyalin, cloisonné, il se ramifie après 48 heures (fig. 187).
Source : MNHN, Paris
134
ANDRÉ RACOVITZA
7. PYRENOPHORA Frics
Summa V«g. Scand. 397 (1849)
Pseudo-périthèces sphériques, noirs, immergés ou rinalement érum-
nants de consistance carbonacée, velus dans leur partie supérieure ; paroi
srléro'tioïdc et pseudo-parenchymateuse ; asqucs allonges, octospores, avec
Dseudo-paraphyses ; asoospores ovalcs-oblongues, munformes, colorées.
1 Oon r 0 représenté par 5 espèces muscicolcs assez communes dans l es
sooroKones mortes de différentes Mousses et une espèce, hépaticole incomplè¬
tement décrite ; ces champignons semblent être plus fréquents dans les
régions alpines que dans la plaine.
Clef analytique des espèces
I. Ascospores présentant une rangée 4» cellules saillantes
dans le tiers supérieur.
11 Ascospores ne présentant pas ce caractère.
’ i Ascospores avec plusieurs cloisons longitudinales.
' a Ascospores de 20-33 p de longueur .
b. Ascospores de 12-20 p de longueur .
2. Ascospores avec une cloison longitudinale.
1. P. Bartramiae
2 . P. muscorum
3. P. Syntrichiae
4. P. bryophila
1. Pyrenophora Bartramiae A. FUcc. n. sp.
p S cudo-périthèces ovoïdes, de MH) X 130 P de diam. en moyenne, immer-
nés d'un brun noir, isolés, de consistance carbonacéc velus dans leur partie
supérieure ■ paroi pseudo-parenchymateuse, de 26-32 p d épaisseur, formée
de 5-6 rangées de grande, cellules polygonales à membrane brune et épai ssc
vers l'extérieur (f.g, 221) I pore uou proéminent et circulaire ; poils l„ ng
raides septés, d'un brun foncé; asques subcylindriques, de 80x18 p en
moyenne brièvement atténués à la base, arrondis et épaissis au sommet,
octosporés; pséudo-parophyses cylindriques, plus longue, que les asques,
de 25 U dé diam., septées ; ascospores elliptiques, de 30,5-36x11-13,5 p,
muriformes avec 7-8 cloisons transversales et 1-2 cloisons longitudinales,
droites on peu nettement arquées, d’un jaune brun, bisériees, à troisième
rangée de cellules antérieures plus grandes et saillantes il épisporc lisse
(fig 30) i mycélium de 4 p de diam., brun, septé, intracellulaire.
Hab Dans les capsules mortes de Barlmmia dhyphylla Bmd., sur 1„
terre dans un endroit sec, près du Col des Rochiltos, i environ 2.000 mètres
d'alt', non loin de Névache (dép. Hautes-Alpes, brance), juillet 19 37
* A ' ’rvtteéspèce se caractérise par la troisième rangée de cellules antérieures
ascosporales plus grandes et saillantes ; ce caractère se retrouve cher d'autres
espèces comme P. sdigtra (Niessl) 8m, P■ Foexiam Cïlotti, mai» elle
s’en distingue spécifiquement.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BKYOPHILES
135
2. Pyrenophora muscorum A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces sphériques, de 100-120 p. de diam., ou ovoïdes, de
120-265 X 105-230 p, immergés ou érumpants, parfois superficiels, d'un brun
noir, isolés, subcarbonacés, velus dans leur partie supérieure ; paroi pseudo-
parenchymateuse, de 13-15 [x d’épaisseur, formée de 2-4 rangées de grandes
cellules polygonales à membrane brune et épaissie vers l’extérieur (fig. 222
à 224) ; pore non proéminent ou sub-papilliforme, circulaire ; poils de 40-
130x4-6,5 (x, raides, septés, bruns, peu nombreux ; asques subelliptiques,
de 92-124 x 22-24 p., brièvement atténués à la base, arrondis et peu épaissis
au sommet, octosporés ; pseudo-paraphyses filiformes, un peu plus longues
que les asques, de 2 p. de diam., simples, septées (fig. 191) ; ascospores ellip¬
tiques, de 12-33,5x11-16 p, muriformes, avec 7-8 cloisons transversales et
1-4 cloisons longitudinales, droites ou peu arquées, brunes ou d’un brun
jaunâtre, bisériées, étranglées au milieu et souvent divisées en deux parties
inégales, à épispore lisse ; mycélium brun, septé, intracellulaire.
Hab. Dans les sporogones morts de Drepanocladus Sendineri (Sclipr.)
Warnst., Dicranurn elongatum Schleich. (?), Synlrichia ruralis (L.) Brid.
et Torlula muralis var. aesliva Brid., dans les environs de Névache (déj*.
Hautes-Alpes, France), mai-juin 1937 (A. Racovitza).
Par leur localisation superficielle, certains pseudo-périthèces devraient
être identifiés comme des Pleosphaeria Speg., pourtant leur morphologie
étant identique à celle des immergés il est impossible de les en séparer. On
voit, ainsi, que la position relative des fructifications n’a pas toujours une
valeur d’ordre générique.
3. Pyrenophora Syntrichiae A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces ovoïdes, de 65-95 x 55-68 (x, ou plus ou moins
ellipsoïdes, de 130x80 p, immergés, isolés, de consistance subcarbonacée,
velus dans leur partie supérieure (fig. 189), paroi pseudo-parenchymateuse,
d’environ 5 p. d’épaisseur, formée d’une rangée de cellules polygonales à
membrane très épaissie et brune vers 1’exl.érieur, et de 1-2 rangées de cellules
à membrane subhyaline vers l’intérieur (fig. 225) ; pore non proéminent
et circulaire; poils d’environ 40x4 [x, raides, droits, septés, jaunâtres, à
sommet plus ou moins arrondi, peu nombreux, facilement caduques ;
asques... ? ; pseudo-paraphyses filiformes ; ascospores elliptiques, de 12,5-
19x6-8,5 (i, muriformes, avec 5-6 cloisons transversales, dont certaines
plus épaissies, et 1-3 cloisons longitudinales, étranglées au milieu, plus ou
moins arrondies aux deux extrémités, à épispore lisse, d’un brun jaunâtre
(fig. 190) ; mycélium brun, septé, intracellulaire.
Hab. Dans les sporogones morts de Synlrichia subulala (L.) Web. et
Mohr., sur la terre près d’un torrent, à Saint-Martin-Vésnbie (dép. Alpes-
Maritimes, France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Se caractérise par ses pseudo-périthèces, ses poils et ses ascospores plus
petites que chez les autres espèces bryophiles.
4. Pyrenophora bryophila A. Rac. n. sp.
Pseudo-pcrithèces sphériques, de 196-278 p. de diam., ou ovoïdes, de
115-246 x 98-196 p., immergés, érumpants ou superficiels, isolés, d’un brun
Source : MNHN, Paris
136
ANDRÉ RACOVITZA
• insistance subcarbonacéc, velus dans leur partie supérieure (fig.
ÎMl'oaroi pseudo-parenchymateuse, d'environ 13 p. d'épaisseur, formée d'une
!™e ? e de grandes cellules polygonales J membrane très épaissie, d un brun
^ ^ l'extérieur et de 2-3 rangées concentriques de petites cellules vers
n ? i y. V - t (\ir • nore non proéminent, s’ouvrant tardivement; poils
V RO 295x4-8 u plus ou moins ficxueux ou droits, pluriseptés, à paroi
éoaissîe 'i. sommet pointu, nombreux; asques cylindriques, de 78-105x
IVS-Ig’u brièvement pédicellés, arrondis et peu épaissis au sommet,
oSosporés; pseudo-paraphyses moins longues que !•«»«, de 1,5-2 p.
de à sommai clavitorme, seplecs, simples(fig. 193) , ascospores
dc 15 5-22x8-9,5 p, muriformes, avec 6-8 cloisons transversales
ÜV une cloison longitudinale, étranglée, au milieu, droites, bisériés, brunes,
à nartie antérieure plus grande, et plus ou moins pointue ; à ep,spore lisse ;
mycélium brun, intracellulaire, peu abondant.
Hab Dans les sporogones morts de Bryum cop.Uare L. et de Dtcranum
etonyalum ScHLE.cH. (7) dans un endroit humide, près Névaehe (dep. Hautes-
Alpes, France) ; mai-juillet 1967 (A. Racovitza)
Espèce assez commune, se caractérisant par ses ascospores ayant une
seule cloison longitudinale.
Species dubiae
1 Pvrenochora sphagnoeceticola (Crouan) Sacc., Syll. Fung. II, 288 (1883),
1. Pyien “ 8g7) el xm 6 ,5 (1898) ; Oudbmans, Enum. Syst.
Fung. 1,259 (1919).
Syn ■ Sphaeria iphagnoecelicola Crouan, Fl. Finistère, 27 (1867)-.
Ericcala: Roumecuère, Fungi Gallici exsiccati n" 4458 (sub Sphaeria
sphoqnoecelicola Chouan).
Pscudo-périthèces sphériques, de 1000 p de dium., noirs velus ; pore
distinct ; asques clavilormcs, épaissis, octosporés; pscudo-paraphy ses
filiformes ; ascospores elliptiques-oblongues, grandes, muriformes, avec
6-7 cloisons, jaunes.
Hab. Dans Odonloschisma sphagni (Dicks.) Pum. et .lungermannia sp.,
^'^UseraU, utile de revoir le matériel de Crouan afin de compléter cette
diagnose car il est difficile de déterminer ce champignon en tenant compte
de sa description qui ne donne aucune dimension des asques, des ascospores,
et ne mentionne pas la localisation des pscudo-pcr.Lheces sur la plante-hôte.
8 . Genre LEPTOSPORELLA Penz. et Sacc.
in Malpighia XI, 406 (1897)
Pseudo-pêrithèces sphériques, superficiels carbonaeés, noirs, glabres
„ore papilliforme ; asques allongés, octosporés, aveo pscudo-p,raphy MS
ascospores cylindriqucs-vermicaluires, continues ou septées, hyalines.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
137
1. Leptosporella Leucodontis A. Rac. n. sp.
Pseudo-périthèces sphériques, de 360-400 |L de diam., ou ovoïdes, de
630-480x540-420 |x, superficiels, noirs, isolés, carbonacés, à surface rugueuse
et glabre dans la partie supérieure (fig. 195); paroi externe pseudo-parenchy¬
mateuse, très développée dans la partie basale, atteignant à cet endroit
110 jusqu’à 200 p d'épaisseur, formée de grandes cellules polygonales à
membrane d’un brun foncé ; paroi interne, de 9-30 p d’épaisseur, composée
de 5-7 rangées concentriques de cellules aplaties, à membrane subhyaline
ou hyaline (fig. 227 et 228) ; pore apical, papilliforme, à ouverture circulaire
et garni de nombreuses périphyses ; hyménium très développé et large ;
asques subelliptiqucs, de 48-67x9,5-11 p, brièvement pédiccllés, arrondis et
non épaissis au sommet, arqués, octosporés (fig. 196) ; pseudoparaphyses peu
abondantes et plus ou moins fugaces ; ascosporcs cylindriques-allongées, de
31,5-37,5x2,5-3 p, unicellulaires, hyalines, droites ou irrégulièrement
arquées, arrondies aux extrémités, plus ou moins fasciculées (fig. 19J) mycé¬
lium d’un brun pâle, superficiel, peu abondant.
Hab. Sur phylloïdes morts (?) de Leucodon sciuroides (L.) Schwgr.,
récolté à Marviel (dép. Hérault, France), février 1894 (E. Maudon). Échan¬
tillon de l’Herbier bryologique de l’École Nationale d’Agriculture de
Montpellier.
Ce champignon a un mycélium très peu abondant à la base des pseudo-
périthèces et nous n’avons pas pu préciser sa relation avec la plante-hôte.
Généra incerlae
Genre PUNCTILLUM Pelrak et Sydow
in Ann. Mycol. XXII, 364 (1924)
Pseudo-périthèces petits, épars ou groupés, à base enfoncée dans le
substratum, ensuite exserts ou souvent presque superficiels, un peu déprimés,
glabres ; paroi mince, molle-membraneuse, un peu cassante, pseudo-paren¬
chymateuse, formée de petites cellules, de couleur pâle à la base et d'un
brun noir presque opaque dans la partie supérieure ; s’ouvrant plus tard
par un pore arrondi ; asques obclaviformes ou ovnlcs-allongés, fermes, à
membrane assez mince, sessiles, octosporés ; pseudo-paraphyscs filamen¬
teuses, assez abondantes ; ascosporcs claviformes ou ovalcs-allongées,
généralement droites, petites, avec une cloison médiane ou localisée un peu
au-dessous du milieu, d’un jaune brun pâle.
Ce champignon a été trouvé en Nouvelle Zélande par Colenso et a été
décrit par Cooki; comme suit : « Pcritheciis minutis, demum semiemersis,
atris, subglobosis, poro pertusis ; ascis piriformibus, octosporis ; sporidiis
ellipticis, hyalino-fuscis, continuis, 5-3 |z » (d’après Saccardo, Syll. Fung.
IX, 588, 1891).
Étudiant à nouveau le matériel d’herbier de Colenso, Petrak et Sydow
trouvent que ce champignon a en réalité des ascosporcs bicellulaires et les
caractères particuliers d’un nouveau genre qu’ils nommèrent Punclillum.
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 10
Source : MNHN, Paris
ANDKÉ
VIT7.A
TVaorès Cléments et Shear (1) ce dernier esl
llZ.phaeria FOCK. En effet, il ne ressort aucune dillêrenoo générique de
fe comparaison des diagnoses de ces deux genres. Maigre cela, comme nous
u'svo™» pas vu le champignon et qu'il serait ainsi hasardeux de taire la
neuve le combinaison : Didgmo.phaer.a lin,,ni,cnn,m (COPKK , bmome qui
d°aillenrs n'a pas été transcrit par Cléments et bHExa (I. e.), nous main¬
tiendrons provisoirement ce genre parmi les . Ornera incertae ..
1 Punctillum Hepaticarum (Cooke) Petbxk et Sydow in Ann. Mycol..
XXII, 363-3G4 (1924).
Sun • Laesladia Hepalicarum Cooke in Grevillea, XIX, 3 (1891)* ;
Sacc., Syîl. Fung. IX, 588 (1891) et XIII, 560 (1898).
Exsiccata: Colenso, Herbarium Kew. (sub. Laesladia Hepalicarum
Cooke)*.
Pseudo-périthèces subglobuleux, de 90-110 p. ,1c diam., isolés ou groupés
sans former de taches, d'abord à base plus ou moins enfoncer, ensuite
fortement érumpants et souvent plus ou moins supcrliciels, avec une dépres¬
sion faiblement arrondie ; glabres et lisses; paroi de consistance molle,
Iraiile subhyaline ou d'un jaune brun pâle ou de couleur brun olive p ar
transparence à la hase et sur les côtés, d'un brun noir opaque dans la partie
supérieure ; sommet composé de cellules de 4-6,5 p de diam., fortement
comprimées et formant une texture radier convergente; .ouvrant pro .
bablement par un pore arrondi ; asques obclavitormes ou ovales-allongéa,
95 33 X 7-8 ou 10-13 u, scssiles, à paroi mince, octosporés , pseudo-paraphyses
filamenteuses, assez abondante. ; a.cospores clavilormes-allongée. ou
ovale-allongées, de 6-10x3-4 p, droites, biccllulaires, biscnées ou irrégu¬
lièrement agglomérées, à sommet anterieur brièvement arrondi et le
postérieur plus ou moins arrondi, à cloison transversale médiane ou localisée
™ peu au-dessous du milieu, non étranglées à cette cloison, de couleur
brui olive pâle par transparence, avec une guttule dans chaque cellule.
Ilab. Parasite (?) dans les phylloldes d'Hépatique de la Nouvelle
Zélande (Colenso).
2. Ordre des HEMISPHAERIALES Theiss.
Fructifications (pycnothèces, thyriothèces on catothèces) clypéolaires
ou dimidiées, superficielles, .ous-cuticulaircs ou à base enfonce» dans fa
«substratum par l’intermédiaire d'un hypostroma ; avec ou sans disque basal •
hyménium étalé-circulaire ; mycélium indistinct ou superficiel, formé de
filaments isolés, droits et septés, ou de lilamont. réunis en forme de ruban
OU de membrane radiale.
(1) CLEMENTS et SHBAB, The Généra of Eungi, 268 (1*11 ).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS RKYOPI1ILES 139
Clef analytique des familles
I. Thyriothèces superficiels à structure radiale. 1. Microthyriacées
II. Thyriothèces superficiels sans structure radiale ou
seulement sur les bords. 2. Hemisphaeriacées
Famille des MICROTHYRIACÉES Sacc.
Thyriothèces clypéolaires, circulaires, superficiels, naissant sous le
mycélium à partir d’une hyphc génératrice ou parfois d’une hyphopodie ;
disque tecteur formé d’une ou plusieurs couches cellulaires, s’ouvrant au
sommet par un pore irrégulièrement circulaire, par une déchirure radiale
ou par autolyse ; sans ou avec disque basal mince et unistratifié ; hypo-
thécium plan ou concave, hyalin, mince ; asques brièvement claviformes
jusqu’à sacciformes, rarement cylindriques, sans foramen, parallèles ou
convergents, avec ou sans pseudo-paraphyses ; sans ou avec hypothécium
typique ; hyménium polyasque simple ou composé, rarement plusieurs
hyméniums monoasques ; sans ou avec mycélium superficiel, septé, brun,
membraneux, formant souvent des hyphopodies.
Les fructifications, nommées par Theissen « thyriothèces », se forment
soit à partir d’une cellule mycélienne ou « hyphe génératrice » (Genera-
torhyphe), soit parfois à partir d’une hyphopodie. La cellule destinée à se
transformer en un thyriothèce augmente de volume et par prolifération
dans toutes les directions, mais surtout radiale, forme un disque au-dessous
du filament mycélien qui est soulevé et reste visible plus ou moins longtemps
à la surface de la fructification. A cause de la prolifération régulière de
l’hyphe génératrice, la paroi des thyriothèces présente une structure
nettement radiale, ce qui caractérise en partie cette famille. L’endroit où
était primitivement l’hyphe génératrice, qui est localisée généralement au
centre du disque tecteur, se transforme en un pore ou faux-ostiole par
résorbtion lysigène des cellules environnantes. A l’intérieur des thyriothèces,
il s’individualise un hyménium et un hypothécium habituellement peu
développé qui repose soit directement sur le substratum, soit sur un disque
basal plus ou moins bien distinct.
F.n tenant compte du développement particulier des thyriothèces qui
a lieu à la face inférieure du filament mycélien porteur de l’hyphe génératrice,
on considère que ces fructifications sont retournées (« inverses »), c’est-à-dire
que la base et le sommet de la fructification adulte sont en réalité respective¬
ment le sommet et la base primitive.
Clef analytique des genres
I. Thyriothèces circulaires.
1. Ascosporcs hiccllulaircs. 1. Trichothyrium
2. Ascospores pluricellulaires. 2. Phragmothyrium
II. Thyriothèces linéaires. 3. Aulographella
Source : MNHN, Paris
140
ANDRÉ RACOV1TZA
1 . Genre TRICHOTHYRIUM Spcg.
Bol. Acad. Cordoba XI, bl*0 (1889)
Thvriothèces clypéolaires, dimidiés, superficiels, généralement isolés
™ prounés de couleur brune eu noire, à marge régulièrement circulaire ;
dis,me lecteur à structure régulièrement radiale, généralement umstratifré,
mince présentant un pore central ; disque basal mince, à structure distincte¬
ment 'radiale • hyménium généralement peu développe; asques obclavi-
lormcs ou saccilormcs, à sommet très épaissi, octosporés ; sans ou avec
seudo paraphyses plus ou moins distinctes ; ascospores elliptiques on
lusiformes, bicellulaires, hyalines ; mycélium abondant, membraneux et
COl ° r il serait utile de taire la révision de toutes les espèces classées dans ce
genre car il comprend des espèces très différentes en ce qui concerne la
morphologie des fructifications. En efl.t, d apres Theissen (1), le genre
Trichollttirmm Speg., qui fait partie de la lamille des TnchMynactes Theiss.,
se caractérise principalement par des fructifications dinaidiées-radiales et
retournées : l'hyménium est localisé sur la face interne du disque lecteur
d'où il résulte que les asques fascicules apparaissent suspendus à partir du
pore central. Cette sorte de Iructificolion a été décrite par v Hohxel (2)
chez un autre genre de la famille des Tncholhynactes, Loranlhomyces
v Hohn. (notamment chez L. sordidulus (Lév.) v. lion» et L epimyees
(B R. S.) v. HdüN.), sous le nom de . Kathothecium », pour la distinguer des
thyr D’aorès'THEisSEN (1. c. 484, 1917), les fructifications de la famille des
Tricholhuriacées naissent comme «kugelige Anschwcllungen alcrogen an
aufrechten Myzelzweigen (Stielhyphen), gelangen durch 0bcrneigen letzterer
mit der anfSnglichen Oberseitc aoi die Untcrlagc, wornuf die Stielhyphe an
nunmehrigen Scheitel abbricht. » , T ■ i a ■ ,
D'après nos observations, les fructifications du TncUhyrium alpestre
ISacc I Theiss sont en réalité de véritables fhynotheces et non pas des
catothèces, car l'hyménium prend naissance sur le disque basal d'où il résulte
que le sommet épaissi des asques est oriente vers le pore central du d,squ 0
tecteur. Afin de contrôler si réellement cette disposition de 1 hyménium est
_ i: __„iic dmi Mttp psnèce ou non, nous avons fait des coupes (par
exceptionnelle chez cette espece ou non, nous av
inclusion dans la parallinc) dans les fructificatii
inclusion
Trichothyrium
ons d’une autre
dabiasam (B. et H.) Theiss. (= Tr. timbrialum Speo.) qùj
vit sur le mycélium de Meliola sp. sur Phylolaeca (provenant de la collection
d'échange de .United States Department of Agriculture Bureau ot Pf ant
Industry Pathological Collections (Coll. F. C. Standlcy 37263)) Chez cette
espèce typique de TriMhyri.m, vivant sur mycélium de Melwla, noua
trouvons la même disposition pour ainsi dire normale de 1 hyménium et des
asoues Cette observation concorde, d'ailleurs, parla,tement avec celle de
G. Arnaud (3) qui a figuré correctement ce champignon.
(1) Theissen F.
(2) V. —
’hfiçsen F in Ann. Mycol. XV, 484-488 (1917).
' h a h n Et- Fr in Berichte ileutsch. Bot. Oesel. XXXV, 411-416 (1917).
,'nNAi'D, in Annales de l'École nat. d’Agric. de MontpelUer (N. S.),
“ fi* A-J (1918).
pl. XXVI, flg. A-J (1918).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
141
En outre, les catothèccs ne semblent pas constituer des fructifications
caractéristiques pour un groupe (comme par exemple les Tricholhyriacces),
car on a signalé des dispositions analogues de l’hyménium chez les périthèces
de Sordaria, quand ceux-ci se développent sous le substratum. Dans ce cas,
la valeur systématique des catothèccs serait très problématique (Greis) (1).
D’après Greis (1. c.) les Tricholhyriacèes «possèdent en opposition des
Microlhyriaceae une base fructifère bien développée». Remarquons que ce
caractère n’est pas propre à cette famille, car d’après Theissen, les Micro-
Ihyriacées peuvent avoir également un disque basal. D’après ce dernier
auteur, la seule grande différence qui sépare ces deux familles consisterait
dans la disposition basale ou apicale de l’hyménium et ensuite dans le
développement des fructifications.
Par conséquent, si la localisation apicale de l’hyménium se confirme
pour les espèces telles que Tricholhyriurn orbiculare Syd. et Tr. serralum
Speg., il résulte que ce genre, tel qu’il est actuellement conçu, comprend des
espèces à morphologie très différente et qu’il est indispensable de faire une
sérieuse révision de toutes les espèces.
En tenant compte de la diagnose de la famille des Microlhyriacées et
des Tricholhyriacèes , au sens de Theissen, nous maintiendrons le Tricho-
thyrium alpestre (Sacc.) Theiss. qui nous intéresse particulièrement ici et le
Tr. dubiosum (B. et R.) Theiss. dans la première famille.
1. Trichothyrium alpestre (Sacc.) Theissen.
Syn. : Microlhyrium alpeslre Sacc., Michelia II, 160 (1882).
Thyriothèces premièrement disciformcs, ensuite lenticulaires, de 80-
135 (A de diam., sur 27-34 p de hauteur, isolés ou parfois confluents, super¬
ficiels, d’un brun foncé ou noirâtres, à bord entier ou plus ou moins sinueux
(fig. 197) ; disque tecteur et basal mince, fragile, composé de cellules très
aplaties, de 2,5-4 p de longueur, présentant une structure radiale et se colorant
en gris fuligineux avec KOH ; pore peu proéminent, à ouverture circu¬
laire, de 13,5-16 p de diam., premièrement fermé par un opercule caduc,
formé d’une lame très mince d’un brun pâle, à structure cellulaire (fig. 198) ;
zone périporale formée de 2-3 rangées de cellules concentriques à membrane
épaissie et formant de petites excroissances hémisphériques vers l’extérieur,
brunes, d’environ 2,5 p de hauteur ; hyménium reposant sur la strate basale,
d’abord formé de colonnes palissadiques, composées de 3-6 cellules ; asques
cylindriques ou obovales-allongés, de 28-34,5+8 p, arrondis et épaissis
au sommet, droits ou rarement courbés, sessiles, à sommet convergent
vers le pore, octosporés, sans pseudo-paraphyses (fig. 199) ; ascospores sub¬
fusiformes, de 8,5-11,5x2,5-3 p, bicellulaires, non étranglées à la cloison
transversale, droites ou arquées, hyalines, irrégulièrement bisériées, à cellules
souvent inégales ; mycélium de 1,5 p de diam., septé, superficiel, d’un brun
pâle ou hyalin, ne formant pas de suçoirs.
Hab. Sur les sporogones morts des Mousses suivantes :
Barlramia ilhyphtjlla Brid., Dicranum scoparium Nedw., Drepanocladus
(1) Greis, H., in Engler-Prantl, Die nat. Pilanzenfamilien Bd. 5 a I, 256 (1943).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ HACOV1T7D
■ „ , Nedw ) Warnst., Polylnchum jimiperinum var. alpinam Br. eur.
TZ'rcUaXL (Br. eur) jS»., »*««. '«* <* ««*»• «
ï S lhrUps à^unc altitude d'envirou 16(10 métrés, dans le» environs de
Névaehé fe Haute-Alpes, France), mai-octobre 1937 (A Racov.tsa).
ré champignon est asses Iréquent dans les Alpes, spécialement dans le
n 'nnconnars 4 partir d’une altitude de 1.600 mètres, tandis que dans les
Alo^s-Maritémes,^notamment dan. les environs de SainLMartin-Vésubie,
de Sospel et de Nice, nous ne l’avons pas trouve.
Dans la vallée de la Clarée (Hautes-Alpes), on peut trouver ce champi-
.... à partir du mois de, mai jusqu'en octobre, mais au printemps les
thvriothèces sont très jeunes et les asques ne sont pas encore (ormes ; 4 pa rt i r
d’octobre, les asques et les ascospores sont bien développes.
Le mycélium s’étale sur les pédicelles ou les capsules, à une petit*
distance des thvriothèces. Sa coloration, d’un brun pale, diminue au fur et
à mesure qu’il s’éloigne des [nidifications. L’extrémité de ce mycélium est
très difficilement colorable au bleu lactoglyceriné.
En coupe longitudinale, les jeunes thynotheces présentent, à 1 intérieur,
d, nombreuses file» parallèles de cellules cubiques et hyalines qui forment
d S cotnnd entre le disque lecteur et le disque basal (f,g. 929) Quand
la fructification a acquis un certain diamètre, .1 se forme, contre le disque
basal des cellules irrégulières, très colorable. et de dimension, inférieures
aux cubiques et qui constituent la première ébauché de I hyménium. Il 58
forme ensuite des asques par un processus que nous n avons pas pu préciser
4 cause de la ténuité de ces éléments. Les asques sont d abord ovoïdes et
ensuite obovales-allongés, à sommet fortement épaissi et plus ou moins
éonvergent vers le porc central du disque tccteur. Très souvent, il se forme
au centre de l’hyménium d immédiatement sou. le pore, un tissu para-
nhysoïde en forme de colonne qui se gélifie plus ou morns. Avant la complète
. maturité des asques, on peut voir, sur le bord interne des thyriothèoe»,
quelques files parallèles de cellules cubiques qui n ont pas encore participé
à la formation de ceux-ci (fig-230). .
Par conséquent chez cette espece, 1 hyménium prend naissance contra
le disque basal des fructifications et non pas contre le disque tecteur comme
chez T richothyrium orbicutare Syd.
2. Genre PHEAGMOTHYBIDM v. Hiihnel
in Sitzungsber Akad. Wiss. in Wien, Math, nat, Klass. CXXI, 347 (1912)
Thvriothèces clypèolaires, dimidiés, bruns, superficiels, à disque tecteur
et basal mince et radial; pore central, circulaire ; asques cylindriques ou
oblongs-claviformes, octosporés, sans ou avec pseudo-paraphyses générale¬
ment peu nombreuses ; ascospores allongées ou fusiformes, plunseptéee,
hyalines ; sans ou avec mycélium très peu développe.
’ Tel qu’il a été conçu par v. 11 ohnel, ce genre est un Mtcnlhyri um
Desm à ascospores ploriseptées. Parmi les espèces classées dans Prapn,,,.
Ihuriiim v. llbRN.. il y en a avec pseudo-paraphyses (Pk. SetmidUana
(Rosir.) v. ’Hohn. ; PIi ergii'p/im dit (Rohm) v. IIohn., etc.) et d'autres
Source : MNHN, Paris
ClIAMriCNONS uhyopiiii.es
143
sans pseudo-paraphyses ( Ph. corruscans (Rehm) Theiss. ; Ph. Scheferi (P. H.)
v. Hohn. ; Ph. fimbrialum v. lIoiiN., etc.). Par conséquent la présence ou
l’absence des pseudo-paraphyses ne peut constituer, dans ce cas, un caractère
générique comme il ressort de la clef analytique de Cléments et Shear (1).
Probablement certaines espèces qui ont été décrites comme n’ayant pas de
pseudo-paraphyses en possèdent en réalité, mais celles-ci étant très peu
nombreuses ont échappé à l'observation. Ainsi, Ph. celraricola (Nyl.)
Keissler a été décrit comme en étant dépourvu ; même Keissler (2) déclare
dans sa diagnose « paraphysen fchlcn (oder selten einzeln entwickelt?) ».
En réalité ces pseudo-paraphyses sont peu nombreuses (2-4), très fines, peu
colorables et probablement fugaces.
1. Phragmothyrium cetraricola (Nyl.) Keissler in Rabenh. Kr. Fl. Dcutschl.
VIII, Die Flechtenparasiten, 273 (1930).
Syn. : Verrucaria celraricola Nylandei» in Norrl. Ber. Toru. Lappm.
323 (1873)*.
Sphaeria cetraricola Nylandek in Grevillea 111, 68 (1874)*, et Rev.
monogr. in Acta Soc. Fauna Flora Fenn. II, 171 (1885)*.
Psilosphaeria celraricola Cooke in Grevillea VII, 85 (1877)* (d’après
Oudemans), Enum. Syst. Fung. 1, 194 (1919).
Melasphaeria celraricola (Nyl.) Sacc., Syll. Fung. II, 184 (1883).
Sphaerulina cetraricola (Nyl.) Karsten, Rev. Monogr. 171 (1885)* ;
Sacc., Syll. Fung. Aditt. ad vol. I-IV, 160 (1880) ; et IX, 849 (1891) ;
Vouaux in Bull. Soc. Mycol. France, XXIX, 34 (1913) ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 194 (1919).
Micropellopsis celraricola Wainio in Acta Soc. Fauna Flora, Fenn.
XLIX, 218, 262 (1921) ; Cléments et Shear, The Généra of Fungi, 98 et
302 (1931).
Thyriothèces premièrement disciformes, ensuite lenticulaires, de 70-90 p
de diam., sur 30-45 p de hauteur, bruns ou d’un brun noir, isolés ou parfois
groupés, superficiels, à bord circulaire ou plus ou moins sinueux, présentant
parfois des échancrures assez profondes (fig. 200-201) ; disque tecteur et
basal mince, fragile, à structure radiale, composés de cellules de 3-4 p de
diam., se colorant en gris violet plus ou moins foncé avec KOH ; pore
plus ou moins proéminent, à marge circulaire ou lacérée, à ouverture de
8-11 p de diam., se différenciant rapidement avant la zone périporale formée
de plusieurs rangées de cellules polygonales, à membrane très épaissie et
d’un brun noir ; asques sublosangiques, de 25-28 x 9,5-11 p, arrondis et peu
épaissis au sommet, sessiles, droits, plus ou moins perpendiculaires à la
surface du disque basal, peu nombreux, octosporés (fig. 202) ; hypothécium
peu développé ; pseudo-paraphyses filiformes, aussi longues que les asques, de
0.4-1 p de diam., simples et très peu nombreuses ; ascospores elliptiques,
de 15-16x3,5-4,5 p, droites ou un peu arquées, triseptées, non étranglées
aux cloisons transversales, hyalines, avec une grosse guttule au milieu de
(1) CLEMENTS rt Siikah, The O.ncra of Funffi. 98 '1931).
(2) Keisslem in IWibcnh. Kr. Fl. Dcutschl. VIII, 273 (1930).
Source : MNHN, Paris
, , , ANDRÉ RACOV1TZA
144
chaque cellule ; mycélium de 2 p de diam., d'un brun pâle ou hyalin, septé,
peu abondant- cauMdcs et phylloïdes vert» de 1 «pteia ImrWa (Schmidel)
n,,„ dans une lente d'un rucher, près bainl-Marlin-Vcsubie (dep. Alpes-
Maritimes, France), octobre 1937 (A. Hacovitza).
f-e n est pas une espèce spécdiqucmcnl hepaticolc car elle a été
découverte en Finlande par Nvlandrb, sur Ce frorm „lani,ca (L.) Ach,
(Lichen), et en Angleterre par CnoMDiE. . ...
^ Son mycélium est non seulement peu abondant a la buse des thyrio-
thères mais il est en outre dillicilement colorablc au bleu lactique. Pour
cette raison, les thyriolhèces ont l'apparence d'être dépourvus de mycélium.
Nous n’avons pas pu voir si le mycélium pénètre directement dans les cellules
de ( Hépatique ou s'il forme des suçoirs.
3. Genre AÜLOGRAPHELLA V. Hül.ncl
in Ann, Mycol. XV, .1(17 (1917)
Thyriothèces linéaires, dimidiés. superficiels, à disque lecteur de struc¬
ture distinctement radiale, s'ouvrant au sommet par une lente ; hypothécium
hyalin ; asques clavilormes, oetosporés, sans pseudo-paraphyses ; ascospores
bicelluiaires, hyalines ; mycélium indistinct,
1, Aulographella muscicola A. Rac. n. sp.
Thyriothèces linéaires, de 238-425 x 68-85 p, diversement ramifiés,
en forme d'X ou d’Y, scutilonnes, superficiels, isoles (fig. 203) ; disque lecteur
d'un hrun noir au sommet et d'un brun plus clair vers le bord, formé de
cellules polygonales, de 3-8X2-4 p, disposées en files régulières très visibles
surtout sur le bord et les extrémités (fig. 204) ; bord forme de cellules généra¬
lement émarginées ou courtement bifurquées au sommet ; disque basal
indistinct' pore hystériforme, longitudinal; asques subsphenques ou
brièvement elliptiques, de 13-18 X10-12 g, à sommet très épaissi, à base
sessile et arrondie, oetosporés, sans pseudo-paraphyses (lig. 20o) ; ascospores
elliptiques ou clavilormes, de 9-10x3,5-4 p, bicelluiaires non étranglées
à la cloison médiane, agglomérées, hyalines ou légèrement subhyalines, à
cellule antérieure souvent plus volumineuse ; mycélium indistinct.
Hab Sur pédicclles de sporogones morts de Dicranum eeoparium (L.)
IlEDW dans le licudit . Valca lui Vulpe près Rovinari (dép. Gorj,
Roumanie), 10 juillet 1944 (A. Racovitza).
2. Famille des HEMISPHAER1ACÉES Theiss.
Fructifications (thyriothèces) clypéolaircs, superficielles ; disque tecteur
intcrrompu-réticulé, granuleux-pseudo-parenchymatcux ou méandriq ue -
nlrctenchymateux, à structure non radiale, s ouvrant à la maturité par un
pore circulaire apical ou par déchirement régulier; hypothécium peu
Source : MNHN I, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHIL.ES
145
développé, filamenteux, hyalin ; sans ou avec épithécium peu distinct ;
asques avec ou sans pseudo-paraphyses ; un ou plusieurs hyméniums mono-
asques ou polyasques ; sans ou avec mycélium superficiel, ramifié en forme
de réseau, brun, sans hyphopodies.
Species incerlae sedis
1. Stigmates Velenovskyi Bubàk in Ann. Mycol. IV, 109 fig. (1906) ;
Saccardo et Trotter, Syll. Fung. XXII, 149 (1913).
« Périthèces » globulcux-lentiformes, de 60-90 p de diam., superficiels,
d’un brun noir, isolés ou groupés, à paroi épaisse, pseudo-parenchymateuse
(fig. 194) ; ostiole centrale, à ouverture d’environ 20 p de diam. ; asques
ovales, de 22-35x15-17,5 p, arrondis et épaissis au sommet, brièvement
pédicellés, octosporés ; ascosporcs oblongues, de 11-15,5x4,5-5,5 p, arrondies
aux extrémités, biccllulaires, étranglées à la cloison transversale, hyalines,
agglomérées, à cellules inégales et guttulées, l’antérieure souvent un peu
plus large ; mycélium ramifié, d’un brun noir, généralement adhérant
fortement aux phylloïdes, noueux, à cellules courtes.
Hab. Sur phylloïdes d’Ilygrohypnum ochraceum (Turner) Loeske, à
Weisswassergrund, Rcissangebirge, Bohême (à environ 1.100 mètres d'alt.),
septembre 1900 (Velf.novsky).
D’après sa description, ce champignon ne semble pas se rapporter au
genre Sligmalea Fr., à cause de ses fructifications superficielles et de ses
ascospores hyalines. La diagnose trop courte et incomplète, ainsi que
l’impossibilité d’examiner le matériel de Bubâk, nous ont déterminé à le
classer comme une espèce à position systématique incertaine.
Par ailleurs, nous avons étudié un champignon très analogue, qui vit
sur les phylloïdes des Bryophytes suivantes :
Grimmia alpicola Sw., récolté sur le mont «Inàu» (dép. Bistri^a-Nàsâud,
Roumanie), août 1937 (Tr. Stefureac).
Hypnum cupressiforme L., sur un rocher humide près Saint-Martin-
Vésubie (dép. Alpes-Maritimes, France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Orlholrichum speciosum NEEset Diplophyllum laxifolium (Wahl.) Dum.,
à « Poiana Ifcani » sur le mont « Giumalâu », à environ 1.000-1.600 mètres
d’altitude (dép. Câmpulung, Roumanie), 18-20 août 1946 (Tr. Stefureac).
Voici la description de ce champignon :
Thyriothèces hémisphériques ou subsphériques, de 50-100 p, de diam.,
sur 45-58 p de hauteur, dimidiés, superficiels, noirs, très nombreux, isolés
ou parfois groupés, à bord abrupt ou étalé à la surface du substratum, à
surface granuleuse (fig. 206) ; disque tccteur de 5-10,5 p d’épaisseur, vu de
face confusément méandrique-plectenchymatcux, composé de 2-4 rangées
de cellules à membrane brune ou noire, très épaissie vers l’extérieur, s’ouvrant
au sommet par un pore non proéminent, à ouverture circulaire d’environ
16 p de diam., situé au sommet ou latéralement ; sans disque basal (fig. 207) ;
hypothécium mince ; asques sacciformes ou elliptiques, de 30-56,5 x 13,5-
27 p, brièvement pédicellés, à sommet plus ou moins arrondi et très épaissi,
Source : MNHN, Paris
ANDKÉ RACOVITZA
146
, moins oerpcndiculaircs sur l'hyménium, oclosporés (fig. 208) ; tissu
P ' nJnM* «boudant, formé de moments ramilles et 1res fins ; ascospores
paraphy ) ( iax45 .q p biccllulaires, étranglées h la cloison trans¬
versale à' cellules souvent inégales, droites ou peu nettement arquées,
sublwalines ou brun pèle ; mycélium arachmlorme de 2-4 p de diam.,
brun! sèpté, superficiel, abondant, lormant souvent des plaques anasto-
m0S COT P p«anU™c U aractéres de ces deux champignons, ainsi que la fig uro
de BcbXk et les nôtres, on est presque convaincu qu il s agit de la même
esnèee Pourtant, nous ne pouvons pas les identifier avec certitude à cause
de la diagnose incomplète de l'auteur et par suite de que ques dillerences
portant sur la structure de la paru, des fructifications, et la couleur des
ascospores. cmcciac la position systématique de notre champignon,
i oart la coloration des ascospores subhyalines ou brun pale, les caractères
des fructifications et du mycélium concordent bien avec ceux du genre
oiemmnellia Thcissen, de la famille des Hemuphaenacees.
Sl A P causede l’identité possible entre notre champignon et Sligmalea
TT i -V Bub., il nous semble hasardeux de créer une nouvelle espèce de
sZiiooelL II nous semble également prélérable de ne pas créer le nouveau
binôme SlomhpellU Veknopsbji car ces deux champignons pourraient
êlre diilérents. Pour ces motifs, nous préférons rapporter provisoirement
notre champignon au SUgmalea Veknovsky, B»b tout en donnant sa
deseriotion afin d'éviter des contusions possibles. Tenant compte de l a
position systématique de notre champignon, nous citons St.gmatea
Velenovskyi Bub. dans la lamillc des fUmsphaenactes
les ascospores de notre champignon germent très facilement sur le,
phylloides A'Hypnum cupmsiforme L. (fig- 209) en donnant un mycélium
K ramifié et anastomosé en lorme de plaques caractéristiques. Très
souvent les ramifications présentent des étranglement, aux cloisons transver-
i,„ donnant un aspect noueux. Plus tard le mycélium s étend à l a
surface des phylloides sous forme de toile d’araignée {fig. 206). Il adhère
fortement aux phylloides mais il ne [orme pas de suçoirs et ne pénétré p as
à ‘'“ifêsUntémssant'de signaler que le pore des thyriothèce, est toujours
orienté vers le zénith, quelle que soit leur positron sur les phylloides. A cause
de cette position, les thyriothéccs horizontaux ont un pore aprcal, tandis que
les verticaux ou obliques ont un pore situe latéralement ou meme presque
basal Cette remarquable orientation du porc est-elle déterminée par | a
lumière, c'est-à-dire par l'eilet d'un phototropisme ou d un hél,otropi sme?
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPHILES
147
PARTIE GÉNÉRALE
1. Rapport a biologiques entre les Ascoloculaires bnjophiles
el leurs planle.s-hôles.
Comme nous l’avons déjà mentionné dans une note (1) précédente,
les Ascoloculaires bryophiles sont, en grande partie, des espèces saprophytes,
donc au point de vue biologique ils ne présentent pas un intérêt aussi grand
que les Pyrénomycèles s. str. bryophiles.
La majorité des espèces saprophytes ont leurs fructifications intra-
inatriciellcs ; la plupart sont des Pseudosphaeriales ( Sphaerella sp. pl.,
Sphaerulina sp. pl., Physalospora sp. pl., Didymosphaeria Telraplodonlis
var. Funariae A. Rac., Leplosphaeria sp. pl., Pleosphaeria sp. pl., Clalhrospora
muscicola A. Rac., Pyrenophora sp. pl.), tandis qu’un petit nombre ont leurs
fructifications extramatricielles une Pseudosphaeriale { Leplosporella
Leucodonlis A. Rac.) et trois Hemispliaerialcs (Tricholhyrium alpestre (Sacc.)
Theiss., Aulographella muscicola A. Rac. et Sligmalea Velenovskyi Bub.).
Parmi les espèces qui se développent sur les organes vivants des Bryo-
phytes, citons en premier lieu Phragmolhyrium celraricola (Nyl.) Keissl.
(Hemisphaeriales) qui a des fructifications extramatricielles. Ce champignon
ne semble pas parasiter l’Hépatique hospitalière [Lophozia barbala (Schmidel)
Dum.) ; son mycélium très réduit chemine à la surface des cellules sans y
pénétrer. Notons qu’au moment de notre récolte, P Hépatique était tout
aussi verte que les exemplaires indemnes.
Comme espèces parasites à fructifications intramatricielles (Pseudo¬
sphaeriales) citons :
Pleospora Polliae Moesz qui se développe dans les capsules et les
pédicelles vivants de Pollia Heimii (Hcdw.) Br. eur. Malheureusement,
l’auteur ne donne aucun détail sur la biologie de cette espèce.
Didymosphaeria T elraplodonlis Lebed., sous sa forme imparfaite
Phylloslicla Telraplodonlis Lebed., parasite les jeunes sporophytes de
Telraplodon bryoides (Zoeg.) Lindb. Suivant les observations de l’auteur les
sporophytes se brunifient, puis se décolorent et meurent ; finalement les
capsules tombent à terre.
Arcangelia Hepalicarum Sacc. parasite les thalles de divers Riccia.
Malheureusement, nous n'avons aucun détail sur le rapport du mycélium
(1) Racovitza, A. in C. II. AwhI. Sciences CCXXIII, 117-2-11T I (1946).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVIT/.A
avec les cellules hospitalières, ni sur l’influence du champignon sur la végéta¬
tion des Hépatiques. . . .
Fn somme nous connaissons actuellement trois especes d Ascoloculaires
bryophiles parasites dont la biologie est encore peu connue.
2. Relations des Ascoloculaires avec les phases d’allernance
de générations des Brtjophyles.
A ce point de vue nous constatons que la plupart des espèces vivent dans
les sporophytes (23) tandis qu’environ la moitié (10) se développent dans les
gamétophytes.
3. Distribution géographique des Ascoloculaires bryophiles.
La majorité des Ascoloculaires bryophiles ont été découvertes en Europe,
notamment en France (21 espèce.), ensuite par ordre décroissant viennent
les pave suivant. : Roumanie (4), Espagne (3 . Angleterre Italie Hongr.e ( 2 ),
Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Suède, U. R. S. S. (européen et
asiatique) (1). „ _
Dans les îles des Canaries nous avons mentionne Sphaerella Bryu Va r.
discolor A. Rac. ... ».
En Afrique septentrionale ont été découverts Mycosphaerella Hepati -
carum (Pat.) Petràk (Algérie) et Sphaeruhna muscicola Pat. (Tunisie).
A Java, Cooke et Massee ont décrit Physalospora muscicola.
De Nouvelle Zélande, Cooke décrivit Punclillum Ilepaticarum (Cooke)
PE ™Filalemcnt, en Amérique septentrionale, à 80 degrés Nord, Cooke et
Massee découvrirent Pleospora muscicola.
Certaines espèces ont été retrouvées dans divers pays. Ainsi : Sphaerella
Bruii Gz Frag. (France et Espagne), Sphaerella Bryn var. discolor A. Ra. c .
(Roumanie et lies des Canaries), Arcangelia Hepalicarum Sacc (France,
Italie et Hongrie?), Didymosphaeria Tetraptodonhs Lebed. (France et
URSS) Didymosphaeria Telraplodnnlis var. Funanae A. Rac. (France
et Roumanie), Leplo.pUaeria bryophila Sacc. (France et Italie) et P haeosphae-
relia Marchande (Starb.) P. H™». (Allemagne et Suède).
Source : MNHN , Paris
CHAMPIGNONS BRYOPIHLES
149
DIAGNOSE DES ESPÈCES NOUVELLES
Sphaerella muscicola A. Rac. n. sp.
Pseudoperilheciis ovoideis, 95-165 p diam., immersis vel nonunquam
semierumpentibus, solitariis vol gregariis, carbonaceis, obscure-bruneis ;
pariete pseudoparenchymatico, 13-18,5 p crasso, e ccllulis magnis plusve
minusve polycdricis, 3-5 seriatis, membrana externa brunnea et incrassata
efformato ; poro papillato, paulo prominente, orbiculari aperto, 26-37 p
diam., e cellulis lenior cum moinbrana brunior efformato ; ascis obovoideo-
elongatis, 50-70x16-21 p, apice rolundatis et incrassatis, sessilibus, paucis,
octosporis ; pseudoparaphysibus nullis ; ascosporiis ellipsoideo-ovatis, 17-20
(24) x 6-8 p, bicellularibus, non constrictis, cellulis inaequalibus (ccllula
superiore crassiore et rotundata, ccllula [inferiore angustiore), rectis, basin
versus conglobatis vel plus minusve distichis, hyalinis vel pallide viridulis ;
mycelio 3-7 p diam., brunnco, sepLuto, intracellulari.
Hab. In capsulis et selis sporogoniis emorluis : Barlramiae ilhypliyllae
Brid., Bryi caespilicii L., B. penduli Schpr., Drepanocladi Sendlneri (Schpr.
Warnst. ? Tortulae murali (L.) Hedw. var. ueslivae Brid. in locis generaliter
humidis, inter 1300-2500 mètres ait., prope « Névache » (distr. Hautes-
Alpes, Galliae), V-VI 1937 (A. Racovitza).
Sphaerella Bryii Gz. Frag. var. discolor A. Rac. n. var.
A typo differt praecipue pseudoperitheciis sursum (prope pori) contextu
pseudoparenchymatico plus minusve obscure-brunnco, deorsum indistincte
pseudoparenchymatico, prope subpellucido.
Hab. In sporogoniis emortuis : Dicrani scoparii (L.) Hedw., Chrysohypni
Sommerfellii (Myr.) Roth., Lcskeae polycarpae Ehrh., Pylaisiae polyanlhae
(Schreb.) Br. eur., Thuidii recognili (Iledw.) Lindh., in silvas circum
«Bâdule§ti» (distr. Dâmbovija, Romaniae), VI-VI-1944 (A. Racovitza) -
Synlrichiae laevipilae (Brid.) Schultz., in truncis prope « Tafire »,
insulae Canariae (A. C. Cooke).
Pylaisiae polyanlhae (Schreb.) Br. eur., in silvas « Büneasa » (distr.
Ilfov, Romaniae), 15-IV-1944 (A. Racovitza).
Sphaerulina bryophila A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis sphacricis vel ellipsoideis, 50-80 p diam., immersis,
solitariis vel saepe gregariis et confluentibus, pallide-brunneis, membranaceis;
pariete pseudoparenchymatico, circitcr 5 p crasso, e cellulis magnis
polycdricis, 1-2 seriatis, membrana externa valde incrassata et brunnea
efformato ; poro non prominente vel subpapillato, nigro, orbiculari aperto,
2,5-4 p diam.; ascis obovatis vel subellipsoideis, 26-39x11-14 p, apice
rotundatis et valde incrassatis, basi rotundatis, sessilibus, rectis vel leniter
arcuatis, paucis, octosporis ; pseudoparaphysibus nullis ; ascosporiis
fusoideis, 15,5-18x3-4 p, triseptatis vel raro 4-5-seplatis, non constrictis,
Source : MNHN, Paris
AND K K RACOVITZA
/cl trislichis ; mycelio circa 2,5 (a
150
rectis vcl paulum arcuatis, l.valinis, bi-
Bubhyalinu, intracellulari, pauci.
* ù ,h Tn sDoroKoniis emortuis Dicrani scoparii (L.) Hrnw. et Torlullae
, , VC n locis humidis sub silvas, « Saint-Martin-Vésubie »
!dÏÏ“ A.pe»-M3me»? Galliae), VII.-1937 (A. Racovitza).
Didymaspbaeria Tetrapldontis Lum». *»r. Fpnariae A. Rac. n. var.
A typo difïert praccipuc pseudoperitheciis majoribus, 90-250 p. diam.
et quandoque superficialibus.
Hnh In sDoroKoniis emortuis Funanae. hygromelncae (L.) Sibth., prope
Montmorency . (£tr. Scinc-ct-Oise, G.lU.c), X-1936 ; prope . Roviuari ,
'et .Comânda* (distr. Gorj, Romamae), VIII-1942 (A. Racovitza).
Leptosphaeria polytrichina A. Rac. n. sp.
PscudoDerithcriis spliaoricis, 110-113 p diain., brunco-atris, generaliter
,,,.i auandotiuc solitariis, coriace» yel subcarbonaceis, immersis,
glabris ; par etc psrudoparcnchymatico 13-26 p crasso, r cclluhs polyedricis,
4 8seriàtis membrane cxtcma obscure-brunnea et va de mcrassata eltormato ;
poro non 'prominer,te, orbiculari aperto cire,ter 30 P d.am, ; asc,s sub-
oimdrarei. 54-59 X 13,5-16 P, ad bas.m breviter atténuai», ap,ce rotundatis
et non incrassatis, rertia vel paulum arcuatis, octospons ; pseudoparapbysibus
filiformibus ascos superantibus et 2 p diam., supplie,bus, septatis, sat
numéros» ■' ascosporiis ellipsoïde», 19-20,5x0-8 p tr,septal,s constrictis
Xon constrictis, utrinque plus minusve ro undatis, redis vel generaliter
Ircuatis, plus minusve obscure-luteis, d,St,ch,s ; myeel.o bruneo, sat
pauci, intracellulari. . . .
Hah ln sDorogoniis emortuis Polytnchi /umpenm var. alpim Br. eur.,
locis^n sol Serto g prope « Névache.. (distr. Hautes-Alpes, Galliae), Vlll
1937 (A. Racovitza).
Leptosphaeria Cinclidoti A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis ovoideis, 75-150 p. diam., primum immersis, demum
erumpentibus vel quidem superiieialibu., brunneo-atr», sol,tari,s, eorlaceo-
membranaceis, glabris ; pariete pseudoparenehymal.co 8-16 p crasso,
” edlulis polyedricis, 3-4 seriatis, mcmbr.na extern» obscure-brunnea et
valde incras.ata dlormato ; poro subpap.llato orb.culan aperto c,roite r
« u diam • ascis cylindraceis, 00-70x16 p, ad basun brev.ter atténuât»,
Si“e rotundatis et regularitor incrassatis odospor» ; pseudop.raphysibus
fiHforimbus, ascos aequantibus, 1,5 p, d,am. s,mpl,c,bus vel ad apicem
ramosis septatis, valde, numéros!» 1 aseosporus .11, pso.de, s, 26,5-31,5 x8 _
9 ?p 2 vel generaliter 5-scptatis, ad septum medium tantum constrictis,
utrinque rotundatis, primo pallide lute,s. de.n lubgme.s b,- vel tristich»,
narü superiore generaliter era.siorc ; myecl.o paue,, byalmo, intracellulari,
V Hab Ad pbylloïdos emortuos Cinclidoli /onlmu/oidu (Hcdw.) P. Bea uv .
in rupibus plus minusve immersis, prope lontis, . Samt-Guilhem-lel
Séslrti (distr. Hérault, Galliae), XI-1937 (A, Racovitza).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS 11RYOPIIII.es
151
Pleospora bryophila A. Mac. ii. sp.
Pseudoperitheciis ellipsoideis, 340-420 x 240-360 p, primum immersis,
demum plus minusve erumpentibus, solitariis, nigris, carbonaceis ; pariete
pscudoparcnchymatico, 26-32 p crasso, c cellulis polyedricis, 4-7 seriatis,
membrana externa brunnea et incrassata efîormato ; poro papillato ; ascis
subcylindraceis vel clavatis, 150-100 x 27-31 p, sat longe stipitatis, apice
rotundatis el non incrassatis, irregulariter arcuatis, octosporis ; pseudo-
paraphysibus filiformibus, ascos superantibus, 3 p diamseptatis, simplicibus,
apice paulum dilalati ; ascosporiis subcllipsoideis, 34,5-44x12,5-17 p,
muriformibus, transverse 9-12-septatis, longitudinaliter 2-3-septatis, genera-
liter 4-segmentis acqualis transversc 3-septatis crassioribus divisis, ad
septum medium parum constrictis, caeteris non constrictis, generaliter
arcuatis, plus minusve distichis, episporio subtiliter punctato, brunneo-
flavis, primo slralo mucoso hyalin» obvolutis.
Ilab. In sporogoniis cmortuis Torlulae murali (L.) Hedw., in locis siccis
et in sole aperto ad « Saguc-Noire », 2.500 mètres ait., propc « Névache »
(distr. Hautes-Alpes, Galliae), VI-1937 (A. Racovitza).
Clathrospora muscicola A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis sphaericis, 290 p diam., vel ellipsoideis, 480 x 360 p,
brunneo-atris, immersis, solitariis, carbonaceis ; pariete pscudoparenchv-
matico, 18-32 p crasso, e cellulis polyedricis, brunneis 6-8 seriatis, membrana
externa incrassata ciïormato ; poro papillato et orbiculari aperto ; ascis...? ;
pseudoparaphysibus flliformibus, septatis, apice paulum dilatati ; ascosporiis
ellipsoideis, comprcssis, 50-65 x 20-24 x 6,5-8 p, muriformibus, transverse
12-14-septatis, longitudinaliter 2-5-scpt.atis, non constrictis, rectis, luteis,
episporio subtiliter punctato.
Ilab. In sporogoniis cmortuis Polylrichi juniperini var. alpini Br. eur..
ad terram in locis siccis, propc « Chalets de Laval », circum « Névache »
(distr. Hautes-Alpes, Galliae), VI1-1937 (A. Racovitza).
Pyrenophora Bartramiae A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis ovoïdeis, circa 160 x 150 p diam., immersis, brunneo-
atris, solitariis, carbonaceis, superne selulis ornatis ; pariete pseudoparen-
chymatico, 26-32 p crasso, e cellulis magnis polyedricis, 5-6 seriatis,
membrana externa brunnea et incrassata efformato ; poro non prominente
et orbiculari aperto ; setis longis, rigidis, septatis, obscure-brunneis ; ascis
subcylindraceis, circiter 80x18 p, ad basim breviter attenuatis, apice
rotundatis et incrassatis, octosporis ; pseudoparaphysibus cylindraceis,
ascos superantibus, 2,5 p diam., septatis ; ascosporiis ellipsoideis, 30,5-
36x11-13,5 p, muriformibus, transverse 7-8-septatis, longitudinaliter
1-2-septatis, rectis vel leniter arcuatis, flavo-brunneis, distichis, seriem tertio
cellularum superiore crassiorc et prominente, levibus ; mycclio 4 p diam.,
brunneo, septato, intraccllulari.
Hab. In capsulis emortuis ISartmmiue illujphtjllue Brio., ad terram in locis
Source : MNHN, Paris
152
ANDRÉ RACOV1TZA
nroDe «Col de Rochilles », circa 2.000 mètres ait., prope « Névache »
“Sr. H.Slcs-Alpcs, Galliac), VII-1S37 (A. lUcov,™).
Pyrenophora muscorum A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis sphaericis, 100-120 p. diam., vel ovoideis, 120-265 x
105 230 u immersis vel erumpentibus, quandoque superficialibus, brunneo-
atris solitarns subcarbonaceis, superne setis vestitis ; panete pseudoparen-
rhvmatico 13-15 P crasso, e cellulis magms polycdncis, 2-4 seriatis,
membrana externa brunnea et incrassata elTormato ; poro non prominente
vM subDaoillato, orbiculari aperto ; setis 40-130x4-6,5 p., rigidis, septatis,
brunneis paucis ; ascis subcllipsoideis, 92-124 x 22-24 p., ad basim breviter
attenuat'is apice rotundatis et paulum incrassatis, octospons ; pseudo-
naraohvsibus filiformibus, paulum ascos superantibus, 2 p. diam., simpheibus,
sentatis - ascosporiis ellipsoidois, 12-33,5x11-16 p, munfornubus, transverse
7 8-septatis longitudinaliter 1-4-septatis, rectis vel paulum arcuatis, brunneis
vel brunneo-ttavidulis, dislichis, medio constrictis et saepe duobus partibus
inaequalibus divisis, levibus ; mycelio brunneo, septato, intracellulari.
Hab In sporogoniis emortuis Drepnnocladi Seiullneri (Schpr.) Warnst.,
Dicrani elongali Schleich. (?), Synlrichiae rural i (L ) Brid et Torlu( ae
murali, var. aesliuae Brid., circum « Nevache » (dislr. Hautes-Alpes, Galhae),
V-VÏ-1937 (A. Racovitza).
Pyrenophora Syntrichiae A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis ovoideis, 65-95 X 55-68 p, vel plus minusve
elliosoidcis 130 x 80 p, immersis, solitarns, subcarbonaceis, superne se ti a
vestitis ' paricte pseudoparenchymotico, circitcr 5 p crasso, extern» e cellulis
DOlvcdricis 1 seriatis, membrana valdc incrassata et brunnea elTormato ;
interne e cellulis 1-2 seriatis, membrana subhyalina ellormato ; poro non
orominente et orbiculari aperto ; setis circiler 10 X 4 p, rigidis, rectis, septatis,
Savidulis apice plus minusve rulun.latis, paucis, tarde secedentibus ;
ascis...? ' pseudoparaphysibus lililormibus ; ascusporus ellipsoidois, 12, 5 _
19x6-85 p murilormibus, transverse 5-6-scptatis, quaedam crasaiore
longitudinaliter 1-3-septatis, medio constrictis, ulrinque plus minusve
rotundatis, levibus, brunneo-luteolis ; myeebu brunneo, septato, intracellulari.
Hab In sporogoniis emortuis Sijnlrkhiae mkulatai (L.) Web. et Mohb.
ad terram prope rivuli, prope Sainl-Mortin-Vésubic (dislr. Alpcs-Mariü meSi
Galliae), IX-1937 (A. Racovitza).
Pyrenophora bryophila A. Rac. n, sp.
Pseudoperitheciis sphaericis, 196-278 p diam. vel ovoideis, 115-246*
98 196 p immersis. erumpentibus vel supcrliciahbus, solitarns, brunneo-
stris subcarbonaceis, superne setis vestitis ; panete pseudoparenebymatico
eirciter 13 perasso, extrrnocellulis polyedrieis, magms 1 seriatis, membrana
valde incrassata, brunneo-atra elTormato ; interne e cellulis minutis, concen-
Iricis 2-3 seriatis ellormato ; poro non prominente, scro aperto ; setis 80-
290x4-8 p, plu» minusve llexuosis et rectis, plunseptatls, panete cras 80 ,
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPIIILES
153
apice acutis, numerosis ; ascis oylindraceis, 78-105x13,5-16 p, breviter
pi'diccllatis, apice rotundatis et paulum incrassatis, octosporis ; pseudo-
paraphysibus ascos minoribus, 1,5-2 p diam., apice claviformi, septatis,
simplicibus ; ascosporiis cllipsoideis, 15,5-22x8-9,5 p, muriformibus, trans¬
verse 6-8-septatis, longitudinaliter 1-septatis, medio constrictis, rectis,
distichis, brunneis, parti superiore erassiore et plus minusve acuti, levibus ;
mycelio bruneo, intracellulari, pauci.
Hab. In sporogoniis emortuis Bryi capillari L. et Dicrani elongaii
Schleich. (?), in locis humidis, prope « Névache » (distr. Hautes-Alpes,
Galliae), V-VII-1937 (A. Racovitza).
Leptosporella Leucodontis A. Rac. n. sp.
Pseudoperitheciis sphaericis, 360-400 p diam., vel ovoideis, 630-480 X
420 p, superficialibus, nigris, solitariis, carbonaceis, superne rugosis et
glabris ; pariete externo pseudoparenchymatico, ad basim valde incrassalo,
110-200 p crasso, e cellulis magnis polyedricis, membrana brunnea efformato ;
pariete interne 9-30 crasso, e cellulis applanalis, 5-7 seriatis, concentricis,
membrana subhyalina vel hyalina efformato ; poro papillato, orbiculari
aperto, periphysibus numerosis praeditis ; hymenio valde evoluto et largo ;
ascis subellipsoideis, 48-67 x 9,5-11 p, breviter pedicellatis, apice rotundatis
et non incrassatis, arcualis, octosporis ; pseudoparaphysibus paucis et
plus minusve fugacibus ; ascosporiis cylindraceo-elongatis, 31,5-37,5 X
2,5-3 p, unicellularibus, hyalinis, rectis vel irregulariter arcuatis, utrinque
rotundatis, plus minusve fasciculalis ; mycelio pallide-brunneo, superficiali,
pauci.
Hab. Ad phylloïdos emortuos Leucodonli sciuroidi (L.) Schwgr.,
prope « Marviel » (distr. Hérault, Galliae), 11-1894 (E. Maudon).
Aulographella muscicola A. Rac. n. sp.
Thyriotheciis linearibus, 238-425 x 68-85 p, diverse ramosis, in forma
X vel Y, scutiformibus, superficialibus, solitariis ; scutellum brunneo-atro,
marginem versus pallide brunneo, e cellulis polyedricis, 3-8 x 2-4 p, reticulatis
dispositis ; margine e cellulis ad apicem gcneraliter emarginato vel breviter
bifurcato composito ; ad basim membrana indistincta ; rima longitudinali
dehiscentibus ; ascis subsphaericis vel breviter ellipsoideis, 13-18x10-12 p,
apice valde incrassato, ad basim sessilibus et rotundatis, octosporis ; pseudo¬
paraphysibus nullis ; ascosporiis cllipsoideis vel clavatis, 9-10x3,5-4 p,
bicellularibus, non constrictis, conglobalis, hyalinis vel leniter subhyalinis,
cellula superiore saepe erassiore ; mycelio indistincto.
Hab. Ad setas sporogonos emortuos Dicrani scoparii (L.) Hedw.,
in loco dicto « Valea lui Vulpe », prope « Rovinari » (distr., Gorj, Romaniac),
10-VII-1944 (A. Racovitza).
Mémoires du Muséum. — Botanique, l. X.
11
Source : MNHN, Paris
154
ANDRÉ RACOVITZA
LISTE ALPHABÉTIQUE DES PLANTES-HÔTES
DES PSEUDOSPHAERIALES
ET DES HEMISPHAERIALES BRYOPHILES
CLASSIS HEPATICAE
Species variae.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Punclillum Ilepalicarum (Cooke) Petr. et Syd., ph. (1)
Diplophyllum Taxifolium (Wahl.) Dum.
Fam. Hemisphaeriaceae
? Stigmatea Velenovskyi But»., ph. et c.
Jungermannia sp.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pyrenophora sphagnoecelicola (Crouan) Sacc.
Lophocolea heterophylla (Schrad.) Dum.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pleospora hepaticola W. Watson., ph.
Lophozia barbata (Schmidel) Dum.
Fam. Microthyriaceae
Phragmothyrium cetraricola (Nyl.) Keissl., c. et ph.
Lunularia sp.
Fam. Sphaerellaceae
? Mycosphaerella Ilepalicarum (Pat.) Petr., th.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Physalospora Ilepalicarum (Crouan) Sacc., th.
Marchantia polymorpha L.
Fam. Sphaerellaceae
Phaeospharella Marchanliae P. Henn., th.
Odontoschisma sphagni (Dicks.) Dum.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pyrenophora sphagnoecelicola (Crouan) Sacc.
Riccia himalayensis St.
Fam. Sphaerellaceae
Phaeosphaerella ricciae Stephens
(1) Abréviations : ph. = phyllolde ; c. = cauloldc; th. = thalle; gp.
8 Poroph yte
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
155
Riccia Ccrozalsii Levier.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Arcangelia Hepaticarum Sacc., th.
Riccia Michelii Raddi.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Arcangelia Hepalicarum Sacc., th.
Ricciocarpus natans (L.) Corda.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Arcangelia Hepalicarum Sacc., th.
CLASSIS MUSCI
Species variae.
Fam. Sphaerellacea
Sphaerulina muscicola Pat., 9p.
Barbula cylindrica (Tayl.) Schpr.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leptoephaeria bryophila Sacc., sp.
Batramia ithyphylla Brid.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella muscicola A. Rac., sp.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leptosphaeria bryophila Sacc., sp.
Pyrenophora Bartramiae A. Rac., sp.
Fam. Microthyriaceae
Tricholhyrium alpestre (Sacc.) Theiss., sp.
Bryum caespiticium L.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella muscicola A. Rac., sp.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Didymosphaeria Telraplodontis Lebed., sp.
Bryum capillare L.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pyrenophora bryophila A. Rac., sp.
Bryum capillare var. meridionalis Schpr.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii Frag., sp.
Bryum pendulum Schpr.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella muscicola A. Rac., sp.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pleospora muscicola Cooke et Mass., sp.
Source : MNHN, Paris
156
ANDRÉ RACOVITZA
Ceratodon purpureus (L.) Brid.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Torlulae Bub. et Frag., sp.
Fam. Pscudo-sphaeriaceae
Physalospora Ceralodonlis P. Henn., sp.
Chrysobypnum Sommerieltii (Myr.) Roth.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii var. discolor A. Rac., sp.
Cinclidotus iontinaloides (Hedw.) P. Beauv.
Fam. Pseudosphaeriaccae
Leplosphaeria Cinclidoli A. Rac., ph.
Dicranum elongatum Schleich.?
Fam. Pseudosphaeriaccae
Pyrenophora bryophila A. Rac., sp.
Pyrenophora muscorum A. Rac., sp.
Dicranum scoparium (L.) Hedw.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Tortulae Bub. et Frag., sp.
Sphaerella Bryii var. discolor A. Rac., sp.
Sphaerulina bryophila A. Rac., sp.
Fam. Microthyriaceae
Aulographella muscicola A. Rac., sp.
Trichothyrium alpestre (Sacc.) Theiss., sp.
Drepanocladus Sendtneri (Schpr.) Warnst.?
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella muscicola A. Rac., sp.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pyrenophora muscorum A. Rac., sp.
Drepanocladus uncinatus (Hedw.) Warnst.
Fam. Microthyriaceae
Trichothyrium alpestre (Sacc.) Theiss., sp.
Funaria hygrometrica (L.) Sibth.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Didymosphaeria Telraplodontis Lebed., sp.
Grimmia alpicola Sw.
Fam. Hemisphaeriaceae
? Sligmalea Velenovskyi Bub., ph.
Hygrohypnum ochraceum (Turner) Loeske.
Fam. Hemisphaeriaceae
Sligmalea Velenovskyi Bub., ph.
Hypnum cupressilorme L.
Fam. Hemisphaeriaceae
? Sligmalea Velenovskyi Bub., ph.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPH1LKS
157
Hypnum Nuttallii (Wils.) 13r. eur.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leplosphaeria bryophila Sacc., sp.
Leskea polycarpa Ehrh.
Fam. Sphacrellaceae
Sphaerella Bryii var. discolor A. Rac., sp.
Leucodon sciuroides (L.) Schwgr.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leplosporella Leucodonlis A. Rac., ph.
Orthotrichum speeiosum Ne es.
Fam. Hemisphaeriaceae
? Stigmalea Velenovskyi Bub., ph.
Pohlia longicolis Lindb. ?
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii Frag., sp.
Polytrichnm attenuatum Menz.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leplosphaeria Heufleri (Nicssl) Sacc., sp.
Polytrichum juniperinum var. alpinom Br. eur.
Fain. Pseudosphaeriaceae
Clalhrospora muscicola A. Rac., sp.
Leplosphaeria Polylrichina A. Rac., sp.
Fam. Microthyriaceae
Tricholhyrium alpestre (Sacc.) Theiss., sp.
Pottia Heimii (Hedw.) Br. eur.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pleospora Potliae Moesz., sp.
Pylaisia polyantha (Schreb.) Br. eur.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii var. discolor A. Rac., sp.
Syntrichia alpina (Br. eur.) Jur.
Fam. Microthyriaceae
Tricholhyrium alpestre (Sacc.) Theiss., sp.
Syntrichia laevipila (Brid.) Schultz.
Fam,. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii var. discolor A. Rac., sp.
Syntrichia ruralis (L.) Brid.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pyrenophora muscorum A. Rac., sp.
Syntrichia subulata (L.) W. et M.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Pyrenophora Synlrichiae A. Rac., sp.
Source : MNHN, Paris
158
ANDRÉ RACOV1TZA
Tetraplodon bryoides (Zoeg.) Lindb.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Didymosphaeria Telraplodonlis Lebed., sp.
Thuidium recognitum (Hedw.) Linob.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii var. discolor A. Rac., sp.
Timmia megapolitana Hedw.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leplosphaeria bryophila Sacc., sp.
Tortella tortuosa (L.) Limpr.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leplosphaeria bryophila Sacc., sp.
Sphaerulina bryophila A. Rac., sp.
Tortula muralis (L.) Hedw.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Bryii Frac., sp.
Tortula muralis var. aestiva Brid.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella muscicola A. Rac., sp.
Fam. Pseudo-sphaeriaceae
Pleospora bryophila A. Rac., sp.
Pyrenophora muscorum A. Rac., sp.
Tortula muralis var. incana Br. eur.
Fam. Pseudosphaeriaceae
Leplosphaeria bryophila Sacc., sp.
Tortula pulvinata Limpr.
Fam. Sphaerellaceae
Sphaerella Torlulae Bub. et Frag., 6p.
CHAMPIGNONS HRVOPIIILES
159
INDEX ALPHABÉTIQUE
des ordres, familles, genres, espèces, variétés et synonymes
des Ascolocalaires bryophiles
alpestre (Microthyrium).
alpestre (Trichothyrium).
Arcangelia.
Aulographella.
Bartramiae (Pyrenophora).
bryophila (Leptosphaeria).
bryophila (Mycotodca).
bryophila (Plcospora).
bryophila (Pyrenophora).
bryophila (Sphaerulina).
Bryii (Sphaerella).
Ceratodontis (Physalospora).
cetraricola (Metasphaeria).
celraricola (Micropeltopsis).
cetraricola (Phragmothyrium).
celraricola (Psilosphacria).
celraricola (Sphaeria).
celraricola (Sphaerulina).
cetraricola (Verrucaria).
Cinclidoti (Leptosphaeria).
Clathrospora.
Didymosphaeria.
discolor (Sphaerella Bryii var.).
Funariae (Didymosphaeria Tetraplodontis var.
Funariae (Phoma).
Hemisphaeriacées.
Hemisphaeriales.
Hepaticarum (Arcangelia).
Hepalicarum (Laestadia).
Hepaticarum (Mycosphaerella).
Hepaticarum (Physalospora).
Hepaticarum (Punctillum).
Hepaticarum (Sphaeria).
Hepalicarum (Stigmatea).
hepaticola (Pleospora).
Heufleri (Leptosphaeria).
Heufleri (Mycotodea).
Heufleri (Sphaerella).
141
141
122
144
134, 151
. . 128
.. 128
132.151
135.152
120,149
.. 115
.. 121
.. 143
.. 143
.. 143
.. 143
.. 143
.. 143
.. 143
130,150
.. 133
... 123
116,149
1%, 150
. . 126
144
138
122
138
117
122
)38
122
117
132
128
128
128
Source : MNHN, Paris
160
Laestadia.
Leptosphaeria.
Leptosporella.
Leucodontis (Leptosporella)....
Marchanliae (Didymosphaeria)..
Marchantiac (Phaeosphaerella)..
Metasphaeria.
Micropeltopsis.
Microthyriacées.
muscicola (Aulographella).
muscicola (Clathrospora).
muscicola (Pleospora).
muscicola (Sphaerella).
muscicola (Sphaerulina).
muscorum (Pyrenophora).
Microthyrium (alpestre).
Mycosphaerella.
Mycotodea.
Phaeosphaerella.
Phoma.
Phragmothyrium.
Phyllosticta.
Physalospora.
Pleospora.
polytrichina (Leptosphaeria) .. .
Porellae (Leptosphaeria).
pottiae (Pleospora).
Pseudosphaeriacées.
Pseudosphaeriales.
Psilosphaeria.
Punctillum.
Pyrenophora.
Ricciae (Phaeosphaerella).
Sphaerella.
Sphaerellacées.
Sphaeria.
Sphaerulina.
sphagnoeceticola (Pyrenophora)..
sphagnoecelicola (Sphaeria).
Stigmatea.
Syntrichiae (Pyrenophora).
Tetraplodontis (Didymosphaeria)
Telraplodonlis (Phyllosticta).
Tortulac (Sphaerella).
Trichothyrium.
Velenovskyi (Stigmatea)
Verrucaria.
• • 138
127
• 136
137,153
• 119
• 119
143
• 143
• • 139
144,153
133.151
• 132
115,149
■ 120
135.152
141
117
• 128
118
• 126
142
124
• 121
• 131
130,150
129
133
• 121
■ 113
•• 143
137
•• 134
119
•• 114
:• 113
122,143
■■ 119
•• 136
136
:• H7
13o ,152
123
•• 124
• 116
•• 140
•• 145
• • 143
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES 161
DEUTEROMYCETES BRYOPHILES
TABLE DES MATIÈRES
Page»
Introduction . 162
Partie systématique.
1. Ordre des Phomales. 163
2. Ordre des Melanconiales. 202
3. Ordre des Mondiales. 205
4. Ordre des Mycelia sterilia. 247
Partie générale.
1. Rapports biologiques entre les Deutéromycètes bryophiles et
leurs plantes-hôtes. 255
2. Relations des Deutéromycètes avec les phases d'alternance de
générations des Bryophytes. 256
3. Distribution géographique des Deutéromycètes bryophiles. . . 256
Diagnoses des espèces nouvelles. 259
Liste alphabétique des plantes-hôtes des Deutéromycètes bryophiles. 265
Index alphabétique des Ordres, Familles, Genres, Espèces, Variétés et
synonymes des Deutéromycètes bryophiles. 281
Source : MNHN, Paris
162
ANDRÉ RACOV1TZA
INTRODUCTION
Au cours de nos recherches sur les champignons qui vivent en relation
avec les Brvophvtes, nous avons récolté un nombre important de Deutéro-
mvcètes nouveaux ou qui n'ont pas encore été cités sur ces plantes-hôte».
3 \r. n faciliter la détermination de ces champignons et de donner le
oins d’indications sur chacun d’eux, nous avons réuni dans ce travail toutes
les espèces déjà connues sur les Bryophytes ainsi que celles que nous y avons
trouvées ^ ^ trava jl est identique à celui que nous avons adopté pour
les Ascomycètes angiocarpes bryophiles, donnant des clefs analytiques
suivies de la diagnose de chaque subdivision jusqu à 1 espece ou la variété.
En outre nous avons indique pour ce. dernières toute la bibliographie q ue
nous connaissions ainsi que diverses observations d ordre systématique,
morphologique et biologique.
Au point de vue systématique, nous avons adopte a classification
exposée par CmmmTS et Sheab, dans leur Généra o/ Fungt (1931).
Source : MNHN, Paris
l’ICNONS HKYOI’IIILKS
163
PARTIE SYSTÉMATIQUE
DEUTÉROMYCÈTES Saccardo
Fructifications (pycnides) plus ou moins globuleuses jusqu’à dimidiées,
avec ou sans ostiole, ou (pseudo-pycnides) hystériformes, disciformes,
cupulées, s’ouvrant plus ou moins largement, ou (acervules) en forme de
stroma d’abord sous-épidermique, puis érumpant, s’ouvrant largement,
ou conidiophores disposés e,n faisceaux compacts (synnemas), en tubercules
sporifères (sporodochium) ou solitaires de forme et de couleur diverses.
Espèces se reproduisant exclusivement par cellules végétatives (pyenospores
ou conidies) ou restant stériles.
Clef analytique, des Ordres
I. Espèces fertiles, sc reproduisant par pyenospores ou par conidies :
1. Pyenospores naissant dans une fructification
(pyenide) plus ou moins globuleuse jusqu'à
dimidiée, avec ou sans ostiole, ou (pseudo-
pyenide) hystériforme, disciforme ou cupulée,
s’ouvrant plus ou moins largement. 1. Phomales
2. Conidies naissant dans une fructification (acer-
vule) en forme de stroma disciforme, d’abord
sous-épidermique, puis érumpant et largement
ouvert. 2. Melanconiales
3. Conidies naissant sur des conidiophores plus ou
moins développés, superficiels, solitaires ou
disposés en synnemas ou en sporodochiums.... 3. Mo ndial es
II. Espèces stériles, pyenospores et conidies inconnues.. 4. Mycelia sterilia
I. Ordre des PHOMALES Clem. et Shear
Fructifications (pycnides) globuleuses, coniques ou allongées, générale¬
ment ostiolées ; dimidiées ou plus ou moins distinctement radiées, avec
ou sans pore (pseudo-pycnides), hystériformes, disciformes ou cupulées,
s’ouvrant par une fente, des lobes ou circulaircment ; isolées ou groupées,
Source : MNHN, Paris
164
ANDIIK KAC.OVITZA
aver un subiculum ou un stroma fondamental défini ou indéfini, valsoïde
ou dothideoïde ; immergées, érumpantes ou superficielles, membraneuses
jusqu’à carbonacécs, de la consistance de la cire ou charnues, noires ou de
couleur vive ; pyenospores naissant sur des sporophores simples ou ramifiés,
ou directement à partir des cellules de la paroi interne de la pyenide ; rare¬
ment endogènes ; pyenospores diverses.
Faisons remarquer que toutes les espèces connues jusqu’à ce jour ont
des fructifications simples et uniloculaires, sauf Cylospnra Polylrichii A. R AC .
qui a des fructifications stromatiques, pluriloculaires. Rappelons à la même
occasion qu’aucun Pyrénomycète s. str. bryophile connu ne présente des
fructifications de ce dernier type.
Clef analytique des familles
I. Fructifications (pyenides) globuleuses, coniques ou allongées, ostiolées
ou cléistocarpes :
1. Pyenides brunes ou noires, membraneuses ou
carbonacées. 1. Phomacées
2. Pyenides de couleur vive ou hyaline, charnues,
gélatineuses ou de la consistance de la cire— 2. Zythiacées
II. Fructifications (pyenides) dimidiées ou plus ou
moins radiées, rarement hystériformes. 3. Leptostromacées
III. Fructifications (pseudo-pyenides) hystériformes,
disciformes ou cupulées, s’ouvrant par une
fente, des lobes ou circulairement. 4. Discellacéea
1. Famille des PHOMACÉES Clem. et Shear
Pyenides globuleuses, coniques ou lenticulaires, membraneuses, car¬
bonacées ou subcoriaces, immergées, érumpantes ou superficielles, ostiolées
ou fermées, isolées ou avec un subiculum ou un stroma diversement loculé
typiquement de couleur foncée ; pyenospores diverses, naissant sur des
sporophores simples ou ramifiés ou à partir de la paroi interne des pyenides
Clef analytique des genres
I. Pyenospores unicellulaires, hyalines, cylindriques ou allantoïdes
1 .
1. Pyenides isolées, non stromatiques.
a. Pyenides glabres.
m. Pyenides maculicoles.
n. Pyenides non maculicoles.
x. A paroi non ou peu épaissie au sommet.
y. A paroi très épaissie au sommet-
b. Pyenides velues.
m. Sporophores indistincts. 4. Chaetopyrena
n. Sporophores évidents. 5 . Pyrenochaeta
Phyllostiota
2. Phoma
3. Phomopais
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES 165
2. Pycnides stromatiques, pluriloculées. 6. Cytospora
II. Pycnospores unicellulaires, subhyalines, sphériques. 7. Mycogala
III. Pycnospores unicellulaires, généralement très colo¬
rées, sphériques ou elliptiques. 8. Coniothyrium
IV. Pycnospores bicellulaires, hyalines.
1. Pycnides maculicoles, membraneuses. 9. Ascochyta
2. Pycnides non maculicoles, carbonacées. 10. Diplodina
V. Pycnospores bicellulaires, colorées. 11. Diplodia
VI. Pycnospores pluricellulaires, colorées.
1. Ostiole papilliforme ou subpapilliforme.
a. Pycnides glabres. 12. Hendersonia
b. Pycnides velues. 13. Wojnowicia
2. Ostiole tubuliforme, dépassant longuement le
substratum. 14. Ceratopycnis
1. Genre PHYLLOSTICTA Pers.
in Fr., Symb. myc. II, 257 (1921-22)
Taches évidentes, pycnides globuleuses, lenticulaires, hémisphériques
ou subconiques, glabres, immergées ou plus ou moins érumpantes ; brunes
ou noires ; paroi pseudo-parenchymateuse, mince ; ostiole non proéminente,
distincte ; sporophores simples, courts ou indistincts ; pycnospores ovales,
oblongues ou cylindriques, unicellulaires, hyalines, isolées.
Très voisin du genre Phoma Fr. dont il se distingue par l’habitat géné¬
ralement foliicole, par la présence des taches bien délimitées sur le substratum
et par la paroi mince des pycnides. Ce sont des champignons holoparasites,
contrairement aux Phoma Fr., qui sont des saprophytes ou des parasites
facultatifs.
Malgré ces caractères distinctifs, il est parfois très difficile de faire une
distinction nette entre ces deux genres. Ainsi, Phyllosticta bryophila A. Rac.
vit tantôt en parasite sur les phylloïdes de Torlula muralis (L.) Hedw., où
il forme des taches caractéristiques bien délimitées, tantôt en saprophyte
sur les sporogones secs de cette plante-hôte et il ne forme pas de taches.
Dans ce dernier cas, les pycnides ont les caractères des espèces bryophiles
décrites comme des Phoma Fr.
D’autre part, il est difficile de séparer ces deux genres uniquement en
se basant sur l’épaisseur de la paroi des pycnides, comme le propose
Grove (1), parce que l’on trouve tous les états intermédiaires entre une paroi
mince et une paroi épaisse.
(1) Grove, W. B., British Stem- and Leat-Fungi I, Sphaeropsldales 1-2 (1935).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOV 1 TZA
166
Clej analytique des espèces
I. Pycnospores jusqu’à 22 p de longueur.
1. Parasites sur gamétophytes.
a. Pycnospores jusqu’à 5 p de largeur. 1, p, Casaresi'
b. Pycnospores jusqu’à 7-7,5 p de largeur. 2. P. Casaresii f. Barbula*
2. Parasite sur sporophytes. 3. P. Trichostomi
II. Pycnospores jusqu’à 6 p de longueur.
1. Espèces hépaticoles.
a. Pycnides superficielles. 4. P. Corain'
b. Pycnides immergées. 5. P. Marchantia^
2. Espèces muscicoles.
a. Parasite sur gamétophytes. 6. P. brvnnti-i
b. Parasite sur sporophytes.
7. Didymosphaeria Telraplodonlis forme imparfaite P. Tetrapiodo tia
1. Phyllosticta Casaresii Gz. Fragoso in Bol. Real. Soc. Espan Hist N
XVI, 369, fig. 1 (1916) et in Rev. R. Acad. Ciencias Ex. Fis N ’
Madrid, XVIII, 373 (1918) ; Trotter in Sacc., Syll. Func. XXV
57 (1931); Unamuno, Enum. Esferops. Pen. Ibér. 17 (1933) A ' V ’
Pycnides sphériques, de 140-250 p de diam., superficielles, brièvem
papillées, à structure cellulaire-membrancuse ; pore peu ouvert i'pycnos en ^
fusiformes ou ovoïdes-allongées, de 14-22x3,5-5 p, arrondies aux extrém>ü eS
souvent équilatérales, hyalines, très nombreuses, agglomérées, sortant H
pore en cirres filamenteux, blanchâtres. 11,1
Hab. Dans les phylloïdes de Pleuridium subulatum (Hedw.) R AB
Gymnostomum calcareum Br. germ., et Bryum sp., à Madrid (EsDa NM ’’
(A. Casares). P 8ne )
2. Phyllosticta Casaresii f. Barbulae Gz. Fragoso in Rev. R. Acad r;«
Ex. Fis. Nat. Madrid, 2 (1917) ; Trotter in Sacc. Svll
XXV, 57 (1931); Unamuno, Enum. Esferops. Pen. Ibér. 17 (19^
Syn. : Phylloslicla Casaresii f. Weberue Gz. Fragoso in Bol. Real o
Espan. Hist. Nat. XXII, 284 (1922) ; Unamuno, Enum Esferon* n° C '
Ibér. 18 (1933). PS - Pe n.
Diffère du type par ses pycnides jusqu’à 300 p de diam. et
pycnospores de 21-22x7-7,5 p, souvent biguttulées ou granuleuses-gûttula SeS
Hab. Dans les phylloïdes de Barbula uinealis Brid. et de VF*/. U ^ es '
à Madrid (Espagne), II, 1919 (A. Casares). erQ S P-,
Nous ne voyons pas pourquoi Gz. Fragoso a séparé le champignon
vit sur Barbula uinealis Brid. de celui sur Webera sp. car les diagnose ° ^ Ul
pratiquement identiques. Nous avons cru justifié de les placer en synoify SOli ^
3. Phyllosticta Trichostomi (Scavcr et Waterston) A. Rac. n. comb
Syn.: Macrophoma Trichostomi Seaver et Waterston in m v
XXXVIII, 195-190, fig. 7 (1946). y co ‘ogi„
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
167
Taches évidentes, bien délimitées par une zone plus foncée ;
pycnides globuleuses, de 150 p de diam., pourvues d’une petite ostiole
circulaire, de 20 p de diam., entourée d’une marge noire, définie ; pycnos-
pores cylindriques ou claviformes, de 18x4 ou de 7x2 p., généralement
droites, hyalines.
Hab. Parasite dans les capsules de la Mousse endémique Trichoslomum
bermudianum Mitt., à Paget East (Iles des Bermudes), 10 février 1922
(H. H. Wetzel 35119 (C. U.)).
Suivant les indications des auteurs, ce champignon attaque les jeunes
sporophytes et spécialement les capsules. On voit, d’après la photographie
d’un exemplaire, que la partie supérieure d’une jeune capsule, sauf la coiffe,
a une couleur plus foncée que la partie inférieure et le pédicelle. Les deux
pycnides que l’on distingue se sont développées dans l’aire de cette tache
qui est délimitée par une zone plus foncée. Cette tache est certainement
provoquée par le champignon. Faisons remarquer que les auteurs n’en font
aucune mention, quoiqu’elle présente une certaine importance pour identifier
le genre de ce champignon. Si avec Allescher, Diedicke, Cléments et
Shear nous considérons que le genre Pkyllosticla Pers. se caractérise, entre
autres, par la présence de taches bien délimitées qui dénotent sa nature
parasitaire, et que le genre Phoma Pers. (inclusivement le genre Macrophoma
(Sacc.) Berl. et Vogl.) ne forme pas de telles taches, nous pouvons conclure
que ce champignon doit être identifié comme un Phyllosiicla Pers.
Phyllosiicla Casaresii Gz. Fragoso qui en est très voisin, tant au point
de vue morphologique que bioinélrique, vit semble-t-il exclusivement sur
le gamétophyte, mode de vie qui l’éloigne biologiquement ; Phyllosiicla
Telraplodonlis Lebed. est par contre différent au point de vue morpho¬
logique, mais analogue biologiquement. Comparant ces deux espèces
(P. Casaresi Gz. Frag. et P. Telraplodonlis Lebed.) à celle de Seaver et
Waterston, il nous semble impossible de les séparer dans des genres diffé¬
rents, aussi nous croyons préférable de nommer cette dernière espèce Phyl-
loslicla Trichostomi (Seaver et Waterston) A. Rac.
11 est regrettable que les auteurs, qui ont eu, semble-t-il, beaucoup de
matériel, n’aient pas donné une description plus détaillée de la paroi des
pycnides, du développement du champignon et du rapport des hyphes avec
les cellules des jeunes capsules.
4. Phyllosticta Corsiniae Gz. Fragoso in Bol. Real. Soc. Espaft. Hist. Nat.
XVI, 370 (1916) et ibidem , XXV, 100-107 (1925)* ; Trotter in
Sacc., Syll. Fung. XXV, 57 (1931); Unamuno, Énum. Esferops.
Pen. Ibér. 20 (1933) ; Maire, R. et Wehner, R. G. in Mem. Soc.
Sciences Nat. Maroc XLV, 31 déc. 119 (1937).
Taches vagues ; pycnides sphériques ou sphériques-oblongues, ayant
jusqu’à 125 p de diam., épiphylles, peu nombreuses, éparses, superficielles,
membraneuses, noires, brièvement papillées ; ostiole peu ouverte, entourée
d’une aréole brune; pyenospores cylindriques-oblongues, de 4-5x 1,7-2 p,
droites ou arquées, arrondies aux extrémités, sans guttules, hyalines, sortant
en longs cirres filamenteux.
Source : MNHN, Paris
168
ANDRÉ RACOVITZA
u h Dans les thalles languissants de Corxinia marchanhoides Ra.ddi,
. W A À ri^naenel (Prof. A. Cadai.lf.ro) et à Larachc (Maroc).
à ^IWmuno ü c ) déclare « Voisin, quoique différent du Phyllosticla
Marchanliae Sacc., lequel a des pycnides plus petites et des pycnospores plus
tl ’° i 'Zm m S connSson 5 cette espèce que par sa diagnose, mais il nous
nie une les différences attribuées par Unamuno ne sont pas d une grande
■sortance et ne peuvent justifier la distinction de ces deux champignons.
Zêffït nous avons trouvé chez P. Ma,chant™ Sacc. de. pycnides de 30 4
", J diamètre c'est-à-dire des dimensions qui comprennent celles des
enfiles du champignon de Gz. Fbacoso ; quant aux dimensions des
ovenospores, elles sont pratiquement identique. ; les guttules ne peuvent
servir de caractère spécifique, puisque les pycnospores de P. Marchanliae
Sacc en sont tantôt pourvues, tantôt dépourvues.
La seule différence assez importante qui ressort de la diagnose, se
trouve dans la position superficielle des pycnides. Notons que ce caractère
éloigne ce champignon du genre Phyllochda Pers. et le rapproche plutôt du
genre Aposphaeria Berk.
5 Phyllosticta Marchanliae Sacc., Hicheli. 1,144 (1879), Syll. Fung. 111,61
(1884) XIII, 707 (1898) ; Cvboni et Mancini, Synopsis Mycologiae
Venetàe 310 (1886)" ; Allescher in Rabenh, Kr. Fl. Deutschl.
Pilze VI, 167 (1901) i Dieoicke, Kr. Fl. Mark Brandenb. IX, 6S
(10121 • Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 258 (1919) ; Migula,
Kr Fl Deutschl. III, Pilze 4, 1, 231 (1921) ; Grove in Journ,
Bot 16 (1922)' ; Unamuno, Enum. Eslerops. Peu. Ibér. 36 (1933) -
Grove, British Stem-and Lcal-Fungi, 1, Sphaeropsidalea 57 (1935).
Taches irrégulières, éparses i lu surface supérieure des thalles, hlan-
■hâtres dans la zone desséchée, entourées d'une zone brun foncé, pycnides
lentimilaires on piriformes, de 30-100 (150) p de d.am., immergeas, éparses,
brunes à sommet proéminent plus fonce, s ouvrant par une ostiole circulaire,
de 6-12 u de diam. ; paroi pseudo-parenchymateuse, d environ 6 „ d'ép,».
seur formée de une ou deux rangées de cellules polygonales brunes ;
porophores indistinct. ; pycnospores oblongues-cylindnques, de 4-6 X 1-1,5 p,
droites ou peu arquées, arrondies aux extrémités, souvent biguttulées,
hyalines (fig. 231 et 324).
Hab Dans les thalles des Hépatiques suivonLcs :
Marchanlia sp„ à Scrnaglia (Halle du Nord) (Tnaviso)
Marchantia polymorphe L„ priis de la gare Rontgental au Nord de
Berlin (Allemagne), octobre 1904 (P. Henn.ngs) ; à Névache (dép. Hautes-
Aines France), 11 juillet 1937 (A. Hacovitza.
P Conocephalum sp„ à Brccon (Angleterre) septembre-mal.
Beboulia hemuphacica (L.) Radm, à Montpellier (dép. Hérault, France),
novembre 1937 (A. Hacovitza).
Dans les archégoniophores dépérissants de :
Marchanlia polymorphe L„ à Kilwinmng Ayrshire (Angleterre) (Boyp).
Corsinia marchanlioide, Rapdi, à Madrid (Espagne) (A. Casares).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
D’après Grove (1. c.) les pyenospores se rapprochent plutôt de celles des
Phylloslicla Pers., tandis que la structure des pyenides rappelle celle des
Phoma Fr.
Il est peut-être intéressant de signaler que cette espèce coexiste parfois,
dans les thalles de Marchanlia polymorpha L., avec Phaeosphaerella
Marchanliae P. Henn. Est-elle la forme imparfaite de cette dernière?
6 . Phyllosticta bryophila A. Rac. n. sp.
Taches blanchâtres, bordées d’une zone brune plus ou moins foncée ;
pyenides sphériques ou ovoïdes, de 40-100 x 30-80 [x, isolées, immergées
ou érumpantes-superficielles, membraneuses, brun foncé ; paroi pseudo¬
parenchymateuse, d’environ 6 p. d’épaisseur, formée de 1-2 rangées de cellules
polygonales à membrane brune, épaissie vers l’extérieur ; osliole non proémi¬
nente et circulaire ; sporophores indistincts ; pyenospores cylindriques-
allongées, de 4,5-6 x 1,5-2 ja, unicellulaires, droites, hyalines, sans guttules ;
mycélium de 2-3 p, de diain., hyalin, septé, ramifié, intracellulaire.
Hab. Dans les phylloïdcs verts et les sporogones secs de Torlula muralis
(L.) Hedw., sur un mur abrité près du Laboratoire de Cryptogamie du
Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris (France) février 1936
(A. Racovitza).
L’attaque de ce champignon se manifeste sur les phylloïdes verts qui
sont toujours envahis par leur sommet, sous forme d’une tache de décolora¬
tion blanchâtre qui progresse vers la base. Cette tache s’étend plus rapidement
sur les bords du phylloïde que près de la nervure. Il se forme, entre la partie
décolorée, morte, et la partie verte, encore vivante, une zone de couleur
brune qui est plus évidente après dissolution de la chlorophylle dans l’alcool
(fig. 325 et 326).
Le mycélium est peu abondant à la surface des phylloïdes ; par contre
il forme des filaments nombreux à l’intérieur des cellules. Dans la zone brune
de délimitation des taches, le mycélium est moins abondant que dans la
partie décolorée ; au-delà de cette zone il n’existe pas de filaments mycéliens,
ni de suçoirs.
Les pyenides sont tantôt superficielles, tantôt immergées dans les
cellules des phylloïdes. Dans ce dernier cas, elles ont un volume plus grand
que la cellule, aussi elles émergent sur la face supérieure et inférieure du
phylloïde. Elles sont souvent localisées dans le bourrelet formé par la marge
des phylloïdes (fig. 232).
Les sporogones secs, envahis par ce champignon, ne présentent pas
de taches de décoloration. Les pyenides sont localisées dans les capsules,
mais la plupart à la base des pédiccllcs. Elles sont immergées ou érumpantes-
superficielles et n’ont, dans ce dernier cas, qu'une partie de leur base
enfoncée dans le substratum. Il faut noter que la paroi des pyenides
immergées est généralement formée de cellules à membrane externe peu
épaissie ; par contre, les pyenides érumpantes-superficielles ont les cellules
de la paroi externe fortement épaissies (fig. 233 et 234).
Germination des pyenospores. Sur milieu liquide de Sabouraud les
pyenospores se gonflent après 15 heures, à la température de 18°-20° C.
Mémoires du Huiéuh. — Botanique, t. X. 12
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
170
. I de cerner elles doublent ou triplent leur volume. Après 16 heures.
Avant de ger er par un tube qui s’allonge beaucoup avant de
lormeTunê première 8 cloison P Après 48 heures, le jeune mycélium est très
cloisonné et ramilié. . ......
Pneilinn Miasmatique. Par ses caractères morphologiques et biométriques,
i fêînèoe sc rapproche sensiblement des PhyUoMa Corsmwe Gr. Fhag.,
P MurcLnlme Sacc. et P. Tdraplod.nlk Lebed Les deux premières espèce,
fn diffèrent par leur habitat nettement hepaticolc En ce qui concerne
P Telraplodonlis Lebed., nous croyons justil.é de le séparer de notre espèce
feau e des différences biologiques suivante, : d apres Lebedjeva, P. Tetrp-
i ÀZi;< Lebed attaque uniquement les jeunes sporophytes vivants;
d'an," nos observations, P. bryophila A. Mac. attaque seulement les gamé-
Innhvtes vivant, tandis que le. sporophylcs vivants restent toujours
indemnes. Le champignon iructilie aussi sur les sporophytes mais exclusive-
sur ceux déià secs, de l'année passée. Nous avons lait une différence
™ “ entre P Trictalomi (Scavcr et Watcrston) A. Rac. qui attaque les
sporophytes et P. Cornwi Gr. Frag. ainsi que sa forme Boriiuloe Gr. Fhag.
qU1 Comme" 1 ‘nous^vonfîgnalé i propos dn genre PMloslielo Pe„ s .,
P bryophila A. Rac. peut être identifie comme un Phylloslida Pebs. », „„ le
considère seulement sur le gamétophyle ou comme ou Ph ... Fn. si on
l'étudie uniquement sur le sporophyte ; donc, la distinction de ce, deux
genres est parfois bien difficile.
7 Didymosphaeria Tetraplodontis Lebedjeva, forme imparfaite Phyllo,u c l a
Telraplodonlis Lebeojeva ib Not. syst. Inst. Host. Bot. Petropol.
III, 88-91 (1924).
Taches brunes puis devenant d'un jaune clair couleur de paille ;
pyenides sphériques ou ellipsoïdes, de 35-126 p ou rarement de 100-125 p,
SI immergées, brune, ; à paroi lormée do grandes cellules brunes,
parfois |dus loncées vers l’ostiole, souvent ü„ peu proéminente, petite,
à ouverture circulaire ; pyrnosporcs cylindriques de o-7x 1,5-2 p, arrondies
aux extrémités, droites ou un peu arquées, hyalines.
Hal Dans le, sporogones vivante ou dépérissants de Telraplodon
fZoec I LlNDB-, dans les régions suivantes de 1 U. R. S. S. : ft e g.
Turuk.n Gouvern. Enisei (N. 1. Gimcmov 1914) ; toundra des Samoiedfs
de Timansk (G. I. Tanf.liev, 1892); lies Novaia Zemlia (I. V. Palibin
1901) ; Péninsule Cola (B. Pot.e, 24 V-1909); Carélie, dans la Reg. Onega
SlMMWC. 1863) ; Laponie (B«o™k»u j_188D) ; Gouvern. En, se, (Am, bu ..
1876) et en Finlande (Dusen, 2, VU, 1899).
L’altaque de ce parasite sc manifesta sur les jeunes sporophytes, formant
é leur surface des taches brunes qui se décolorent ensuite et deviennent
iaune paille. Les capsules finissent par se dessécher et tombent.
1 Lebeojeva a synonymisé son champignon avec Phoma Mmcorum
.t P Splachni Rostb., è cause de, dimensions des pyenospore, et de
te niante hospitalière qui sont identiques. Comme nous le verrons au sujet
de ces deux dernières espèces, cette synonymie nous semble Injustifiée ;
aussi avons nous séparé oes champignons.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
171
Species incerlae $edis
1 . Phyllosticta (Phoma) ? sp.
Gavaudan in Compt. ltend. Acad. Sc. Paris, CLXXXVII, 995-997
(1928) et in Le Botaniste XXII, 233 et suivante (1930).
L’auteur a trouve un champignon parasite qui provoque le noircissement
et le dépérissement des organes sexuels mâles et des thalles de Marchanlia
polymorpha L., dans les jardins du Muséum National d’Histoire Naturelle
de Paris.
Il a pu isoler et cultiver ce champignon qui forme sur la plante-hôte
des pyenides remplies de pyenospores. Malheureusement, l’auteur ne
donne aucune description des pyenides et ne détermine ni le genre, ni l’espèce
de ce parasite. Est-il identique au Phyllosticta Marchanliae Sacc. ?
2. Genre PHOMA Fr.
emend. Desm., Not. Crypt.. XIII, 6 (1846)
Pyenides plus ou moins globuleuses, immergées, membraneuses ou
carbonacées, glabres, noires, brunes ou rarement brun très pâle, isolées ou
groupées, avec une ostiole plus ou moins papilliforme, à ouverture circulaire ;
spomphores filiformes, simples, généralement très courts ou indistincts ;
pyenospores cylindriques, fusiformes ou ovales, jusqu’à 15 p. de longueur,
unicellulaircs, hyalines, isolées, avec ou sans guttules.
Genre très voisin du Phylloslicla Pers. dont la distinction est parfois
difficile à faire. Pour Allescher (1) et Diedicke (2) les Phylloslicla Pers.
vivent uniquement sur les feuilles tandis que les Phoma Fr. se développent
sur les autres parties des plantes. Pour Grove (3), la distinction biologique
est meilleure, ainsi les Phylloslicla Pers. sont généralement des holoparasites ;
ils provoquent la formation de taches sur les parties vivantes et la paroi
des pyenides est mince, translucide ; par contre, les Phoma sensu Grove
sont des saprophytes ou des parasites facultatifs, ils ne forment pas de
taches et. la paroi des pyenides est généralement épaisse et opaque.
En ce qui concerne les espèces bryophiles décrites parmi les Phoma Fr.,
presque toutes ont une paroi mince et rarement opaque, mais au point de
vue biologique elles sont des saprophytes.
Clef analytique des espèces
I. Pyenides jusqu’à 40 p de diam. l.P. Plagiochilae
II. Pyenides plus grandes.
1. Pyenospores jusqu’à 3 p de longueur. 2. P. Orthotrichi
(1) Allesciif.b in Rahenh. Kr. FI. Deutschl. Pilze VJ, 169 (1901).
(2) Diedicke, Kr. Fl. Mark Brandeuh. IX, 110 (1912).
(3) Grove, BrilUh Stem- and l.cuf-Fungi, I, Sphaeropsidales 58 (1935).
Source : MNHN, Paris
172
ANDRÉ RACOVITZA
3. P. Muscorum
4. P. Splachni
fi. P. Tortellae
7. P. bryophila
8. P. Polytrichi
2 Pycnospores jusqu’à 6-8 p de longueur.
a Pycnidcs noires (éclaircies par le lactophenol).
b. Pycnides brunes ou subhyalmcs (IdemJ.
m. Pycnides entièrement brunes.
x. Paroi des pycnidcs jusqu'à 0 p. dépaiss.
u. Paroi des pycnides jusqu’à lüu d épais».
5. Didymosphaeria Telraplodonhs forme imparfaite P. Funanae
n. Pycnidcs d’un brun très pâle ou presque
subhyalincs sauf l’ostiole qui est parfois
de couleur plus foncée.
x. Pycnospores jusqu’à 4,5 p. de longueur..
y. Pycnospores jusqu’à 8-9 p. de longueur.
a. Pycnospores cylindriques......-
b. Pycnospores fusiformcs-cylindnques.
1. Phoma Plagiochilae A. Rac. n. sp.
Pycnides ovoïdes ou piriformes, de 25-40 p de diam immergées isolées
ou parfois confluentes, membraneuses brunes avec «stade plus foncée;
naroi pseudo-parenchymateuse, de 6 p d'épaisseur, formée de 1-3 rangées
de cellules polygonales, d’environ 3 p de diam., à membrane brune ; ost.ole
conigue à ouverture cireulaire, de (i p de d,am ; sporophorcs md.stincts ;
conique, ... dc 4.4 5 x 1.1,5 n,, umcellulaires, droites, hyalines •
Er d’environ 5,5 g de diam , brun, septé, abondant, intercellulairé
ou superficiel (fig. 2.35 et 327).
Hnh Dans les phylloïdes morts de Plagiochila asptemoides (L.) Dum.,
lerrft dans un lfeu humide, près du Col Saint-Martin, à Saint-Martin!
Vésubic^dé^ 8 Alpes-Maritimes, /rance), septembre 1937 (A IUcov.tza).
Assez commun sur les phylloïdes morU de la base des cauloides de
Plaqiochila asplenioides (L.) Du». Le mycélium superficiel longe génerale-
men le. paroi» latérales des cellules de, phylloïdes les filaments mter-
cellulaires forment des pycnides qu, écartent les cellules ou font sailhe à
l’intérieur de l’une d’elles, ou apparaissent enfin à la surlace inférieure ou
supérieure du phylloïde.
2 Phoma Ortbotricbi A. L. Smith et J. Rxmsbotto» in Trans. Brit. M yc.
Soc. IV, 2, 326 (1914) ; Thotteu i n Sacc., Syll. tung. XXV, 106
(1931). ’
Pycnidcs sphériques ou ellipsoïdes, de 70-250 x 70-90 p, immergées,
isolées brunes à sommet plus foncé, membraneuses ; paroi pseudo-paren-
chvma’tcuse, de 6 p d’épaisseur, formée ver, i exteneur dune rangée de
cellules polygonales, de 4,5-9 p de diam à membrane brune et vers l’i„ té _
rieur de 1-2 rangées de cellules 5 membrane subhyal,ne ou hyaline ; ostiole
subpapilliforme, noire, i ouverture circulaire, d environ 10 p de diam. ;
sporophorcs indistincts; pycnospores cylindriques, de 2-3 X 1-1,5 p, uni .
cellulaires, droites, hyalines, sans guttules ; mycélium peu abondant.
Source : MNHN I, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
173
Hab. Dans les capsules à'Orlholrichum sp., Beilk, Ayrahire (Angleterre)
(D. A. Boyd).
Timmia auslriaca Hedw., endroit très humide et ombragé, dans le
lieudit « Les Sources » h Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes,
France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Se caractérise par des pycnosporcs très petites. Grove (1) synonymise
cette espèce avec Phoma muscicola A. L. Smith qui a des pyenospores plus
grandes, de 5x2 p, et déclare « P. Ortholrichi is said lo be distinguished by
its smaller spores (3x1 p), on capsules of Orlholrichum, Ayrshire (Boyd) ;
but the pyenidia are also smaller and therefore perhaps younger. It is not
uncommon to find the very young state of a Phoma with smaller spores than
the mature state. » Cette observation est juste dans beaucoup de cas, mais
dans celui-ci, sans avoir étudie la paroi des pyenides, il nous semble osé de
synonymiser ces champignons.
Nous avons rattaché nos spécimens sur Timmia auslriaca Hedw. à
cette espèce à cause des pyenospores très petites qui correspondent aux
dimensions données par Smith et Ramsbotton, et de la structure de la paroi
des pyenides qui est bien différente de celle des autres espèces bryophiles.
La diagnose sommaire du Phoma Ortholrichi Smith et Ramsb. est la
suivante :
« Pyenides globuleuses, de 50-150 p de diam., éparses, recouvertes par
l’épiderme, ensuite érumpantes, noir-brunâtre, avec ostiole ouverte ;
pyenospores oblongues, de 3 X 1 p, droites, très petites, hyalines. »
3. Phoma Muscorum E. RosTnup in Bot. Tidsskrift XXV, 318 (1903) ;
Sacc., Syll. Fung. XVIII, 263 (1906) ; Oudemans, Enum. Syst.
Fung. I, 304 (1919) ; Lebedjeva in Not. syst. Inst. Host. Bot.
Petropol III, 88-91 (1924) ; Moksz in Folia Cryptogamica I, 1108
(1932).
Pyenides sphériques ou ellipsoïdes, de 70-180 x 60-135 p, immergées,
isolées, noires, subcarbonacécs (fig. 236) ; paroi pseudo-parenchymateuse,
de 15-18 p d’épaisseur, formée de 3-4 rangées de cellules polygonales, de
9-15 p de diam., à membrane brun foncé (fig. 328 et 329) ; ostiole subpapilli-
forme, à ouverture circulaire, d’environ 18 p de diam. ; sporophores
indistincts; pyenospores cylindriques, de 4,5-6X 1,5-3 p, unicellulaires,
droites, hyalines, guttulées ; mycélium de 3-6 p de diam., septé, brun,
intracellulaire, peu abondant.
Hab. Dans les pédicelles et les capsules des Mousses suivantes :
Telraplodon bryoides (Zocg.) Lindb., Danemark.
Bryum capillare L., sur terre, endroit plus ou moins sec, près Névache
(dép. Hautes-Alpes, France), mai 1937 (A. Racovitza).
Synlrichia subulala (L.) Web. et Mohr, en droit très sec,dans le lieudit
« Les Sources » à Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes, France),
septembre 1937 (A. Racovitza).
(I) Grove, British Slem- and Leaf-Fungi, 1, Sphaeropsidales, 121 (1935).
Source : MNHN, Paris
174
ANDRÉ RACOVITZA
TVaorès Rostrup (1. c.), « champignon a la diagnose suivante :
Pvcnides globulcuscs-déprimces, très petites, largement agrégées,
noires lisses, membraneuses, à texture parenchymateuse; pyenospores
oblongues, de 5-6xl,2 (i. ■*
n relte description soit très sommaire, nous avons rattache nos
ccué e'pte, à «me *. KTMll*» également noire, et des
"‘TiEpEpakment du Plmna Splaclmi Hosm par la couleur de sea
iwrnides Ce dernier a des pyenides brunes.
Pï Rappelons que tm» ('■ •*.) “ «J**»"*' “* *«*
avec son PWimlW» Telraphdonli, I.EBED et que Mousz (1. c.) a lad. de
même pour son Asleromella Mmcmm (Rostr. Moesz Nous ne pouvons pas
suivre «lie synonymie qui ne repose pas sur 1 étude du materiel ongmal ni
sur la comparaison des digèrent.» espèces.
, .h... Kniacimi E Rostbuf, Norske Ascom. 30 (1904) (Vidensk. Skrilt) ;
4. Phomsi Sp F XVIII, 263 (1906) ; Oudemans, Enum. Syst.
Funn’ I 304 (1919) ; Lebepjeva in Not. syst. Host. Bot. Petropol
III 88-91 (1924) 1 Moesz in Folia Cryptogamica I, 1108 (1932).
Pvcnides sphériques ou ellipsoïdes, de 30-190 g. de diam., immergées,
isolées b unes, membraneuses (fig. 237) ; paro, pseudo-parenchymateuse,
isolées, nr , Iormée „„ deux rangées de cellules polygonales,
h! 4 b 9 1 de diam., à membrane brun. (lig. 330) ; ost.ole papillitorme, brun
? 4 f 4 ouverture circulaire, d'environ 16 p de diam. ; sporophores indis-
Es pyenospores cylindriques, de 3-6x15-2 p. unicellulaires, droites,
hylbn'es généralement sans guttules ; mycel.um de 4-8 p de d,am„ brun
pâle, septé, peu abondant.
Hat, Dans les sporogoncs de digérentes Mousses et Hépat.ques :
Telraplodon bryoides (Zoeg.) Lindb. (sub. Sploehnum mnio.de s (L. fris)
1 etrapioaon uryui -, ;
Br eur.), à Atnebroen (Norvège) (F. Kiaeb). , .
Pohlio longicolis (Sw.) Lindb. sur rochers humides, près Nevache (dép.
Hautes-Alpes, France), 15 juin 1937 (A. Racovitza),
! rh ia subulda (L.) Web. et Mobb, endroit très sec, dons le lieudit
1 es sEesV à St-Martin-Vésubie (dép, Alpes-Maritimes, France),
^septembre 1937, et près du lac Pasürea (dép. Illov, Roumanie), juillet 1944
(A ' Si* 1 » sp. à Saint-Martin-Vcsubie (dép. Alpes-Maritimes, France),
oc octobre 1937 (A. Racovitza).
Cinclidolus fonlinaloidc (Hedw.) P. Beau» ..sur les rochers mouillés,
près du Pont du Diable, a Saint-Guilhcm-le-Desert (dep. Hérault, France),
19 novembre 1937 (A. Racovitza).
Syntrichia in,mi, (Bridcl) Bruch, sur arbre dans les Gorges du
Gardon (dép. Gord, France), 30 novembre 1937 (A. Racovitza).
Frullania dilalata (L.) Du»., sur ronc, d arbres dans la f orêt
de Rddulesti (dep. Dàmbovila, Roumanie), 16 «mil 1914 (A Racovitza)
US pycnlles se prouvent dans le périanthe ou dans les capsules. >
Source : MNHN, Paris.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
175
Nous rattachons nos spécimens au Photna Splachni Rostr. à cause de
leurs pycnides brunes et des pyenospores analogues. La diagnose insuffisante
donnée par Rosthup est la suivante :
« Pycnides très petites, membraneuses-déprimées, brunes, à texture
parenchymateuse ; pyenospores oblongues, de 4-6 x 2 p. »
Cette espèce est voisine du Phoma Muscorum Rostr., mais en diffère
par la couleur brune de ses pycnides ainsi que par la structure de leur paroi.
5. Didymosphaeria Tetraplodontis Lebedjeva var. Funariae A. Rac. forme
imparfaite Phoma Funariae A. Rac. in Dull. Sec. Orient. Acad.
Roum. XXIII, 250-251, fig. 1 (1940).
Pycnides sphériques ou ovoïdes, de 75-230 p de diam., immergées ou
parfois superficielles, isolées ou habituellement groupées, brunes ; paroi
pseudo-parenchymateuse, de 10-13,5 p d’épaisseur, formée de 2-4 rangées de
cellules polygonales, à membrane épaissie et brune vers l’extérieur (fig. 331) ;
ostiole non proéminente ou subpapilliformc, à ouverture circulaire, de
25-27 p de diam., formée de petites cellules à membrane noire ; sporophores
indistincts; pyenospores cylindriques, de 3,5-5X 1-1,5 p, unicellulaires,
hyalines, avec une guttulc à chaque extrémité ou sans guttules ; mycélium
de 2,5-3 p de diam., brun, septé, superficiel ou généralement intracellulaire.
Hab. Dans les sporogones morts de Funaria lujgrometrica (L.) Sibth.,
à Montmorency (dép. Scine-et-Oise, France), octobre 1936 ; à Rovinari et
à Comânda (dép. Gorj, Roumanie), août 1942 (A. Racovitza).
Les pycnides de ce champignon semblent se former exclusivement sur
ou dans les capsules de la plante-hôte ; nous n’en avons jamais trouvé dans
les pédiccllcs.
Ceci montre qu’il ne faut pas accorder une trop grande importance au
caractère immergé ou superficiel des pycnides pour séparer les genres.
6 . Phoma Tortellae A. Rac. n. sp.
Pycnides sphériques ou subsphériques, de 90-145 p de diam., immergées,
isolées ou groupées, membraneuses, brun très pâle ou presque subhyalines,
sauf le sommet brun noir (fig. 238) ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’épais¬
seur irrégulière, de 15-30 p, formée de plusieurs (5-13) rangées de cellules
polygonales, irrégulières, à membrane hyaline (fig. 332) ; ostiole papilliforme,
à ouverture circulaire, de 9-18 p de diam., formée de plusieurs rangées de
cellules à membrane épaissie et d’un brun noir ; sporophores très petits ;
pyenospores cylindriques ou elliptiques, de 3,5-4,5 X 1-1,5 p, unicellulaires,
droites, hyalines, sans guttules ; mycélium peu abondant, hyalin.
Hab. Dans les capsules mortes de Torlcllu lorluosa (L.) Limpr., endroit
humide, près du Col Saint-Martin (dép. Alpes-Maritimes, France),
16 septembre 1937 (A. Racovitza).
L’aspect général des pycnides rappelle celui du Phoma bryophila
A. Rac. ; cependant, cette espèce en diffère par la structure particulière de la
paroi des pycnides et par ses pyenospores plus petites.
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RAROVITZA
7 . Phoma bryophila A. IIac. n. sp.
Pvcnides sphériques ou piriformes, de 90-180 p. de diam., immergées,
■ niées ou arouoées, w > i —», b"*« W« P“ 1 ' «* subliyalines,
saut le sommet brun noir ; paroi pseudo-parcnchymnlcusc, de 9-12 p d’épais¬
seur tormée vers l’extérieur d’une rangée de cellules polygonales de 6-9 p
Ae diam aplaties, 4 membrane subliyaline, et vers 1 intérieur de 2-3 rangées
de celluhis irrégulières, hyalines (Og. 333 et 334) ; ostiole subpapilliforme,
noire à ouverture circulaire, de 12-20 p de diam, ; sporophores indistincts ;
nvcnosporcs cylindriques, de 4-8 X 1,5-2 p. uniecllulaires, droites, hyalines,
sans guttules (fig. 239) ; mycélium de 2-7 p do diam., septé, hyalin, très
abondant.
Hab Dans les sporogones morts d ’Orlhotrichum affine Schrad. et
A’n striatum (L.) Schwgr., sur troncs d’arbres dans la forêt de Bëdulesti
fdép Dâmbovita, Roumanie), 10 juin 1944 (A. Racov.tza).
Diffère des autres espèces bryophiles par la paroi des pycmdes qui est
subhyaline et d’une structure particulière.
Chez Orlhotrichum affine Schrad., les pycmdes se développent parfois
en files régulières, entre les stries longitudinales des capsules.
8 . Phoma Polytrichi A. Rac. n. sp.
Pvcnides globuleuses, de 85-160 p. de diam., immergées, isolées ou
narfois confluentes, membraneuses, d’un brun très pâle, à sommet plus foncé ;
oaroi plcctenchymateusc, de 6 p d’épaisseur, formée de filaments, de 3-4,5 y.
de diam entrelacés, subhyalins (fig. 335) ; ostiole non proéminente, à ouver¬
ture circulaire, de 12-20 p. de diam., formée de cellules polygonales, de
2 4 5 u. de diam., à membrane brun pâle ; sporophores indistincts ; pyeno-
rpores cylindriques-fusiformes, de 6-9 X 1,5-2 |A, un,cellulaires, droites ou
rarement un peu arquées, sans guttules, hyalines (fig. 240) ; mycélium peu
abondant.
Hab. Dans les capsules mortes de Polytrichum piliferum Schreb., li eu
sec, près du Monastère Lainici (dép. Gorj, Roumanie), 5 août 1944
(A. Racovitza). ...
Se caractérise par la structure plectenchymatem
pyenides.
Species minus nolae oel incertae
de la paroi des
1. Phoma muscicola A. L. Smith in Trans. Brit Myc. Soc. III 221 (1910) ;
Saccardo et Trotter, Syll. Fung. XXII, 896 (1913) ; Grove,
British Stem- and Leaf-Fungi, I, Sphacropsidalcs 121 (1935).
Pyenides petites, de 120-150 p. de diam., s’ouvrant par un petit pore ;
pyenospores oblongues-elliptiqucs, de 5x2 p., hyalines.
Hab Dans les capsules des Mousses : Bryum calophyllum R. r r
B. Warneum Bland., llypnum sp., Lancashire, dunes de sables à Freshfield,
Lancs. (Angleterre), janvier.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
177
En 1940 (1), nous avons trouvé une espèce de Phoma dans les capsules
mortes de Polylrichum altenuatum Menz. (sub. P. formosum Iledw.), dont la
description des pycnidcs est la suivante :
« Pycnides sphériques ou elliptiques, de 70 p de diam., ou de 110 x 120 p,
immergées ou très souvent superficielles, isolées, brun-noirâtre ; ostiole
papilliforme, circulaire ; pycnospores elliptiques, de 4,7x2 p, unicellulaires,
hyalines, avec deux guttules à chaque extrémité. »
Les dimensions des pycnides et des pycnospores correspondant à celles
indiquées par Smith, pour Phoma muscicola Smith, nous avions identifié
nos spécimens avec cette espèce. Malheureusement, nous n’avons plus
retrouvé notre matériel qui a dû être égaré pendant la guerre ; aussi nous ne
pouvons plus étudier la structure de la paroi des pycnides pour préciser la
position systématique de notre champignon.
2. Phoma Lunulariicola Ramsbotton in Auret in Trans. Brit. Myc. Soc.
XV, 163-176, 8 fig. (1930).
Pycnides piriformes, de 112-165 x 75-112 p, ou ellipsoïdes, de 350 x 30-
60 p., brunes ou noires ; ostiole large, de 22,5 p ; pycnospores ovales, de 5,4 x
1,6 p.
Hab. Isolé des thalles vivants de Lunularia cruciala (L.) Dum., dans le
parc Milner à Johannesburg (Afrique du Sud).
Auret (1. c.) a étudié un champignon endophyte qui vit dans la région
absorbante des thalles de Lunularia cruciala (L.) Dum. Le mycélium endo¬
phyte se présente sous forme de filaments septés, à contenu granuleux, qui
forment des vésicules, des arbusculcs et des sporangioles ; il ne fructifie pas
dans les tissus de l’Hépalique. Isolé, il forme des pycnidcs du type Phoma.
L’auteur n'a malheureusement pas réussi la culture pure de l’Hépatique,
et donc la réinoculation de la plante hospitalière avec le champignon isolé.
A cause de cet insuccès, on peut formuler des doutes en ce qui concerne
l’identité de l’endophyte avec le Phoma isolé.
Auret considère ce champignon comme un parasite atténué qui ne
modifie pas l’aspect des thalles infestés.
3. Phoma Tortnlae Gz. Fragoso in Brotcria, Sér. Bot. XXI, 120 (1924) ;
Unamuno, Enum. Esferops. Pen. Ibér., 98 (1933).
Pycnides subconiques-aplanies, circulaires ou oblongues, petites,
superficielles, noires, souvent éparses, à paroi pseudo-parenchymateuse,
brune ; ostiole ouverte ; pycnospores oblongues, ovales-oblongues ou
elliptiques de 3-4,5 X 1-1,5 p, hyalines, très nombreuses, très rarement
guttulées ou granuleuses.
Hab. Dans les pédicelles des sporogones morts de Synlrichia pulvinala
Jur. (sub. Torlula pulvinala Limpr.), dans le lieu nommé «Pucrta de Hierro »,
Madrid (Espagne), mai 1924 (A. Casares).
(I) Racovitza, A. in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum. XXIII, 249 (1940).
Source : MNHN, Paris
178
ANDRÉ RACOV1TZA
Nous avons mis ce champignon parmi les especes incertaines a cause de
diagnose trop sommaire dans laquelle ,1 n y a pas mention des tailles des
„i aucun détail sur la structure de la paroi de ces dermeres ; en
outre 'a position superficielle des pycmdes rapproche ce champignon du
genre’ Aposphaeria Berk.
n Phoma sp R.dler in Ann. of Bot. XXXVI, 193-208, 8 fig. (1922) ;
4 Fh0 ‘wrm XXXVII, 183-487. 3 f,g. (1923).
Pvcnides globuleuses, de 80-120 p de diam., lisses, plus ou moins
immergées, avec ostiole ; pyenospore» cylindriques, de 5-0x2 p, unicellu-
laires, hyalines.
Hab. Dans les sporophytes (capsules), la coiffe et 1 involucre des thalles
dC P L’âutTu\ P ÏoLl L rvé C da R ns A |es rhizoïdes et les thalles de Pellia epiphylla
(L.) Corda un mycélium qui présente les caractères des endophytes. L’isole¬
ment de ce mycélium n’a pas réussi. .,
Dans certains sporophytes attaques, l'auteur a trouve les pycmdes d’un
Phoma qui a pu être isolé, mais sans succès de réinoculat.on sur des thalles
indemnes. fendophyte se comporte dans le gamétophyte comme
une espèce mycoth'allique (« mycorhirique .) qui parfois nuirait au développe,
ment de l'hôte, en tuant certaines cellules. Le Phoma serait par contre un
véritable parasite qui cause la mort des sporogones.
Faisons remarquer qu’il n’y a aucune preuve que le mycélium localisé
dans le gamétophyte est identique à celui du Phoma qui vit chez le sporo-
Pl ' yt li est regrettable que la description du Phoma soit incomplète et que le
champignon n'ait pas été nommé.
5. Phoma sp., Riolisi. in Trans. Brit. Myc. Soc. IX, 82-92, 6 fig. (1923).
Sans description.
Hab Isolé des thalles vivants de Lunularia cruciulu (L.) Dum., à Leigh
Woods (Somerset) et Bristol Muséum (Angleterre). .
Étudiant le mycélium endophyte, localisé dans les assises absorbantes
des thalles de Lunularia cruciala (L.) Dum., l’auteur a isolé une espèce de
Phoma. Il n’indique aucun détail sur la morphologie et les dimensions des
nvenides et des pyenospores.
P La confrontation de ce Phoma sp. avec des cultures pures de Lunularia
n’a donné aucune intention. Par conséquent, il n est pas prouvé que le
mycélium de l’endophyte appartienne au Phoma isolé.
6. Phoma? sp., Patou.llabd in Bull. Sue. Mym France XXI, 121 (1905) ;
Saccardo et Trottf.r, Syll- Fung. XXII, 149 (1913).
Pycnides globuleuses,
pyenospores cylindriques,
de 60 p de diam., noires, percées d’un pore apical •
de 3 x 1 p, droites ou courbées, hyalines. ’
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHtI.ES
179
Ilab. Localisé plus particulièrement, h la marge des thalles dépérissants
de Lunularia sp., Algérie (Afrique du Nord).
Ce champignon cohabite avec Mycoaphaerella Hepaticarum (Pat.)
Petrak et Pyrenochaela Hepaticarum Sacc. et Trotter. Rappelons que
Patouillard, Saccardo et Trotter (1. c.) considèrent que ce champignon
est une des formes imparfaites du Mycosphaerella Hepaticarum (Pat.)
Petrak, allirmation qui nous semble hasardeuse parce qu’elle ne se base ni
sur des observations biologiques, ni sur des expériences.
3. Genre PHOMOPSIS Saccardo
in Ann. Mycol. III. 110 (1905)
Pycnides lentiformes, coniques, pustuliformes ou plus ou moins sphé¬
riques, immergées, noires, s’ouvrant par une ostiole de formes diverses, à
cavité interne généralement divisée en loges par la proéminence des tissus
latéraux ou par celle de la base ; paroi pseudo-parenchymateuse, plus
épaissie et plus foncée dans la partie supérieure, moins développée et plus
pâle dans l’inférieure ; sporophores filiformes ou subulés, généralement
aussi longs que les pyenospores ; pyenospores allongées, ovales ou générale¬
ment fusiformes, parfois filiformes, typiquement biguttulécs.
1. Phomopsis muscorum A. Racovitza in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum.
XXIII, 249-250 (1940).
Pycnides fusiformes ou clliptiques-allongées, de 225-480x65-130 p
scutiformes, subsuperficielles, isolées, de couleur brune ou noire (fig. 241) ;
paroi pseudo-parenchymateuse, d’environ 15 p d’épaisseur dans la partie
supérieure et formée de plusieurs rangées de cellules polygonales à membrane
brun foncé ; paroi basale généralement plane, peu développée, formée de
1-2 rangées de cellules à membrane subhyaline ; sporophores coniques,
d’environ 6 p de longueur sur 2 p à la base, unicellulaires, simples ; pyeno¬
spores fusiformes, de 5,5-8 x 2-3 p, unicellulaires, droites, hyalines, avec
1-2 grosses guttules (fig. 242).
Hab. Dans les pédicelles morts des Mousses suivantes :
Amblystegium pachyrhizon Lindb., lieu sec, forêt de «Valea lui Vulpe»,
à Rovinari (dép. Gorj, Roumanie), octobre 1938 (A. Racovitza).
Timmia auslriaca Hedw., lieu très humide, près Saint-Martin-Vésubie
(dép. Alpes-Maritimes, France), septembre 1937 (A. Racovitza).
4. Genre CHAETOPYRENA Pass.
Erb. Critt. Ital. II, n° 1088 (1881)
Pycnides globuleuses, immergées, isolées, noires, ostiolées, à sommet
orné de soies et à paroi pseudo-parenchymateuse ; sporophores indistincts ;
pyenospores cylindriques, unicellulaires, hyalines.
Source : MNHN, Paris
180
ANDRÉ RACOV1TZA
__ HoiWne-Hplicis Sàvülescu et Hulea in Mem. Sec. Scient.
>■ “‘““E'‘S“rîïï!u XV, Mcm. 17, 450 (54) (1940), emend.
A. Rac.
T.rhes nulle» : uycnides sphériques ou piriformcs, de 180-260 „ de diam.,
v. noirâtre» isolées ou parfois groupées, immergées, ensuite plus
oé moins érumpantes, membraneuses (6g. 243) ; paroi pscudo-parenchyma-
® u "* ï. 7Hit d'épaisseur, formée de 2-4 rangées de cellules polygonales
à'membrane brune et épaissie vers l'extérieur (fig. 339) ; ostiole papilliforme,
de 36-52 u de diam-, à ouverture circulaire ,1 environ 16 p de diam entourée
de soies raides, plus ou moins pointues au sommet et dilatées à la base,
ÏSxMÙ pluriseptées, brunes ; sporophores indistincts ; pyenospores
cylindriques, de 11-15,5 (20) X2-3.5 p, arrondies aux extrémités, unicellu-
laires, droites, sans guttules, hyalines, très nombreuses (6g. 244).
Hab Dans les sporogones morts de Cinclidotus fonlinaloides (Hedw.)
P Dfauv sur un rocher très humide d'une source, près du Pont du Diable,
environs de Saint-Guilhem-le-Désert (dép. Hérault, France), novembre
1937 (A. Racovitza). , , . „ , „ T
Ce champignon a été découvert sur les feuilles de Hcdera Hel,x L. sur
lesquelles, d'après les auteurs de l'espèce, il formerait des taehes caracté-
ristiques décrites ainsi :
.Maculis arescentibus, amphigems, irregularibus, 1-1,5 cm. diamelro,
margine crassiori brunnea cinctis cl plerumque area rula crcumdatls. ,
Ce champignon serait par conséquent un parasite maculicole.
La morphologie et les dimensions des pycmdcs de nos spécimens, qui
vivent en saprophyte sur les sporogones secs, étant identiques à celles du
ruï.™ Hederae-Htlicis Savül. et Hulea, nous avons étudié de plus
orhi cette espèce distribuée dans Ilerbamtm Myœlogicum Romimi'cum,
1 XXV n» 1225, a6n de voir si il y a des différences biologiques entre ces
deux champignons. . .
A la suite de cette étude, nous avons constate que la majorité des
taches examinées sur les feuilles de lierre sont provoquées par un champignon
maculicole, CMMHOmm hcdericola I.aub. Sur les tissus déjà morts, situés
Lis le périmètre de ces taches, nous avons trouvé plusieurs champignons
saprophytes tel que : Discosia Arlocceas (Todc) F» Coniodiprium of waetum
Bon " Cladosporium sp. pl„ Macro'pomm sp. et beaucoup plus rarement
Chaelopyrena Hederae-Hclicis Savul. et Hulea II faut noter que cette
dernière espèce se développe dans les parties les plus décomposées qui sont
envahies par les Cladospocium et le Mocrospor.,™.
Nous basant sur l'étude du matériel original ainsi que sur notre matériel
sur Cinclidotus fonlinaloidcs (Hedw.) P. Bhauv., nous pouvons conclure,
contrairement à l'opinion des auteurs de 1 espece, que ce champignon est
un saprophyte et ne provoque pas la formation de taches particulières sur
le substratum. D'ailleurs, les taches telle, que les décrivirent les auteurs
rorrespondent à celles provoquées par Cotlelolrichum hedericoia Laub.
C'est pourquoi nous simplifions la diagnose de ce champignon, omettant la
description des taches.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
181
5. Genre PYRENOCHAETA de Notaris
Micr. ital. De. V, 15 (1845)
Pycnides globuleuses-coniques, immergées-érumpantes, membraneuses
ou subcarbonacées, noires,. pseudo-parenchymateuses, à ostiole ouverte,
entourée de soies ; sporophores filiformes et ramifiés ; pyenospores ovoïdes,
oblongues ou cylindriques, uniccllulaircs, hyalines.
1 . PyTenochaeta Hepaticarum Saccaudo cl. Trotter, Syll. Fung. XXII,
149 et 934 (1913) ; Patouillard in Bull. Soc. Myc. France, XXI,
121 (1905).
Pycnides en forme de gourde ventrue, de 75-120 p, éparses, noires,
opaques, étirées en un col allongé, de 60x30 p, terminé lui-même par une
couronne de soies incolores de 60-120 x 3 p, ; sporophores incolores, simples,
tapissant toute la cavité interne ; pyenospores ovoïdes, de 4-5x3 p, hyalines,
contenant deux fines gouttelettes, excessivement nombreuses, agglutinées
par un mucus et sortant au dehors, entre les soies, sous l’aspect de petites
masses cylindriques de longueur variable, de 30 à 90 p.
Hab. Dans les thalles dépérissant de Lunularia sp., Algérie (Afrique du
Nord).
D’après Patouiu.ard, les pycnides se développent surtout sur les bords
des thalles. 11 considère, avec Saccardo et Trotter, que les pycnides de ce
champignon représentent une des formes imparfaites du Xlycosphaerella
Hepalicarum (Pat.) Petrak (syn. Sligmatea Hepalicarum Pat.) Rappelons
que Patouiu.ard a décrit un autre champignon imparfait, appartenant
probablement au genre Phoma Fr., qui coexiste dans les thalles de Lunularia
sp. avec Mycosphaerr.il a Hepalicarum (Pat.) Petrak et Pyrenochaela Hepali¬
carum Sacc. et Trotter.
Signalons que, d’après la description de Patouillard, les sporophores
de ce champignon sont « simples », caractère qui ne cadre pas avec celui du
genre Pyrenochaela de Not., mais plutôt avec les Pycnis Brefeld (voir
Cléments et Shear, The Généra of Fungi 177, 1931).
6 . Genre CYT0SP0RA Ehrenberg
Sylvae Berol. 28 (1818)
Stromas coniques ou en forme de verrue, immergés ou érumpants, de
couleur foncée, généralement pluriloculaires, tantôt complètement fermés
et disposés en forme de labyrinthe irrégulier, tantôt et généralement à loges
ouvertes, disposées radialement autour d’une chambre ou d’une colonne
centrale plus ou moins développée ; sporophores diversement développés ;
pyenospores généralement allantoïdes, unicellulaires, hyalines, petites,
sortant par le pore en forme de cirre .
Source : MNHN, Paris
182
ANDRÉ RACOVJTZA
1 Cytospora Polytricbi A. Rac. n. sp.
Tache* Milles ; stroma, globuleux, .le 230-450 p. de diam., immergés,
• m. narfois confluents, divisés à l'inléneur on plusieurs loges irrégulières,
?° «rtië supérieure fuligineuse, la médiane et 1 intérieure plus pâle ; paroi
VrMchvmatcuse d’épaisseur variable et indélime, [or,née de filaments
SSSfibil, brun fuligineux dans lu partie supérieure, et
en “ e r la partie inférieure ; pore non proéminent, à ouverture
ïï b éiîment drclirï de 64-M» P de diam. ; sporophores d’environ 20 p.
5 é ”ltnraeur minces, tourchus ou vcrticillés, i extrémité très ciblée, tapissant
régulièrement les loges; pyenospores allantoïdes, de 4,5 7x 1-1,5 p, „ ni _
in.lair™ arquées acrogèncs, isolées, liyalmes, très nombreuses, sans
guttibs (fig 245) ; mycélium dé 1,5-4 p de diam., septé, hyalin, intracellu¬
laire abondant autour des pycmdes.
Hab Dans une capsule et le pédioclle d'un jeune spurogone vivant de
Polylrichum allen,mima Mens,, à Comanda (dep. l.orj, Roumanie), août
1942 (A. Racovitza). . . . ..
Nous avons trouvé un seul sporogonc jeune et vivant attaque par ce
champignon. Le. stromas, au nombre dbne vingtaine, étaient répandus
dans la capsulé, sauf deux qui se trouvaient dans la partie supérieure du
pédicel éiium est particulièrement abondant dans les jeunes tissus du
sac sporifère qui est, en partie, méconnaissable. Nous n'avons pas remarqué
la '°™ofom q^Sua première espèce connue de champignon bryophile
à fructifications stroinatiques plunloculaires.
7. Genre MYCOGALA Rost.
Cooke, Myxom. «4 (I87;>)
Pvrnides presque superficielles, de consistance subcarbonacée, fragiles,
d'abord fermées, s'ouvrant irrégulièrement, a noyau de couleur pâle, sans ou
avec sporophores ; pyenospores sphériques, un,ce lulaires, d un jaunâtre pâle.
il position systématique de, ce genre semb r inccrtaimL Saccardo (1) ,
A,, rucher (2) et Diedicke (3) le maintiennent parmi les Deuteromycètes
Tandis que CLEMENTS et Shear (4) le classent parmi les Ascomycètes, dans
là famille des Eurotiacèes.
1 Mycogala muscicola Jaae in Diedicke, Kr. F 1 Mark Brandenb. Pille
IX 210 (1912); Migula, Kr. Fl. Deutschl. 111, Pilze 4, 1 1245
(1921) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXV, 174-175 (1931).
(J) Saccardo,
(2) Allescher
(3) Diedicke, I
(4) CLEMENTS t
II. Fung. III. 185 (1884;.
Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilw VI, 419 (1901).
Fl Mark Urnn.lenb. Pilze IX. 209 (1912).
Shear, The Généra et Fungi, 247 (1931).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
183
Pycnides petites, d’un éclat métallique, non endurcies carbonacées,
attachées par un mycélium de 3-4,5 p de diam., simple, lisse, d’un jaune brun,
en haut presque hyalin, septé ; pyenospores sphériques, de 7-8 p de diam.,
d'un jaune pâle ou subhyalincs, lisses ou avec de grosses verrues éparses.
Hab. Sur les cauloïdes morts A'Enlodon Schrcberi (Willd.) Moenkem.
(sub. Hypnum Schreberi), près Triglitz (Allemagne), décembre 1909
(O. Jaap).
8. Genre CONIOTHYRIUM Corda
Icon. IV, 38 (1840) ; emend. Saccardo, Michelia II, 7 (1880)
Pycnides sphériques ou piriformes, immergées ou finalement plus ou
moins érumpantes, brunes ou noires, généralement isolées, à paroi pseudo-
parenchymateuse, formée de quelques rangées de cellules brunes vers
l’extérieur, et subhyalines ou hyalines vers l'intérieur ; ostiole papilliforme,
sessile ou dépassant très peu le substratum ; généralement sans ou avec de
très courts sporophores ; pyenospores sphériques ou ellipsoïdes, petites,
unicellulaires, brunes ou subhyalines, isolées.
Clef analytique, des espèces
I. Pyenospores sphériques, de 8-10 p de diam. 1. C. muscicolum
II. Pyenospores ellipsoïdes, de 3,5-7 x 3-4,5 p. 2. C. muscorum
1. Coniothyrium muscicolum Ell. in Journ. of Mycol. 276 (1893)* ; Sacc..
Syll. Fung. XI, 515 (1895) et XII1, 906 (1898) ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 295 (1919) ; Seymour, Host of the Index Fungi of
North America 21 (1929).
Pycnides lenticulaires, de 75-90 p de diam., immergées, noires ; pyeno¬
spores sphériques, de 8-10 p de diam., d’un jaune brun.
Hab. Dans les capsules de Polylrichum sp., à Carlin, Virginie (Amérique
du Nord) et de ? Poyonalum nanum (W. et R.) P. Beauv.
Faisons remarquer que Saccardo (1. c.) et Seymour (I. c.) indiquent
comme plante-hôte pour ce champignon une espèce indéterminée de Poly¬
lrichum, tandis que Oudemans (1. c.) indique Poyonalum nanum (W. et
R.) P. Beauv. ; citant, dans la bibliographie, Ellis et Saccardo. Nous
croyons que dans Y Enumeralio Syslemalica Fungorum d’OuDEMANS il y a
une erreur, d’autant plus qu’immédiatement. après Pogonalum nanum
(W. et R.) P. Beauv. vient Polylrichum sp.
2. Coniothyrium muscorum A. Rac. n. sp.
Pycnides sphériques ou ovoïdes, de 30-140 p de diam., isolées, immergées,
brunes, membraneuses (fig. 246) ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 4-8 p
d’épaisseur, formée de 2-3 rangées de grandes cellules polygonales à membrane
brune et plus ou moins épaissie vers l’extérieur ; ostiole papilliforme, brun
foncé, à ouverture circulaire, de 3-8 p diam. ; sporophores indistincts ;
Source : MNHN, Paris
lg4 ANDRÉ RACOVITZA
„„„ «HinAoïdes de 3,5-7 x3-4,5 u, uniccllulaires, brunes, sans
guttulS'rig. 247)^; mycélium de 2,5-5 p de diam. septé, intracellulaire, brun,
PGU n!| l!| [l„ le, thalles morts de Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi, dans
une excavation d'un rocher près La Cause de la Selle (dép. Hérault, France),
novembre 1937 (A. Racovitza).
Dans les sporogoncs morts des Mousses suivantes :
Pa.oimlui» oloi*a (Hedw.) P- Beauv près d'un canal sur la pente de
I « Pain „ (dép Alpes-Maritimes, France), octobre 1937 (A. Racovitza).
“ L Snnlrichia subuiala (L.) Web. et Moun., près du Col Saint-Martin (dép.
Alpes-Maritimes, France), octobre 1937 (A. Racovitza).
P SmlTidüa inermis (Brid.) Bruch., sur troncs d arbres dans la vallee du
Gardon (dép. Gard, France), novembre 1937 (A. Racovitza)
Orlholrichum drialum (L.) ScMWAEOn., sur un arbre, a Ftovinan (dép.
Gori Roumanie), juillet 1944 (A. Racovitza).
Espèce assez commune qui ddlerc du L. mutacolum Eté. par ses
pyenospores ellipsoïdes et plus petites.
9. Genre ASCOCHYTA Libert
Exsicc. p. p., emend. Saccardo, Michelia I, 161 (1879)
Pvenides lenticulaires ou globuleuses, immergées, de couleur foncée,
membraneuses, généralement loliicoles et macul.eoles, à paro, mince;
osliole centrale, généralement entouree de cellules plus (oncees ; pyenospores
ovoïdes ou oblongues, bicellulaires, hyalines ou finalement très faiblement
teintées. de s ><lteimi a diffère du genre DiplodinoWcsT. par la
nrésence de taches sur le substratum. Cependant Grove (1) accorde une
Sus grande importance i> la nature de la paru, de, pyenides q„, est mince
S translucide, contrairement aux Diptodma West, qui ont une paro, épaisse
.ï nnaoue La séparation des deux genre, se basant sur ce dernier caractère
est parfois difficile car on trouve tous les états intermédiaires.
1 Ascochyta Maichantiae Sacc. et Speo., Michelia 1, 167 (1879) ; Sacc.,
i. nscuc r p HIi 407 (1884); Allescher m Rabenh., Kr. Fl
Deutschl. Pilze, VI, 652 (1901) ; Ücdfmans Enum. Syst. Fung. 1,
258 (1919).
Taches indistinctes ; pyenides punctiformes, lenticulaires, de 90-100 u
de diam souvent disposées en groupes, érumpantes, à paroi distinctement
oscudo-pàrcnchymateuse, olivâtre fuligineux; pyenospores allongées, de
13-15x3-4 U, bicellulaires, étranglées à la cloison transversale, souvent avec
une cellule moins large, biguttulées, hyalines.
Hat. Dans les thalles de Marchanlia ,p. près Conegliano (Italie du Nord)
(SPEGAZZINl).
(D Gnova, British Sleai- and Le.f-Fungi 1, Sphaeropsldales, 2943195 (19351.
Source : MNHN I, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
185
2. Ascochyta muscorum Gz. Fhauoso in Herb. ; Unamuno, Enum. Esferops.
Pen. Ibér. 192 (1933).
Hab. Sur les pédiccllcs vivants ou languissants de Torlula Vahliana
(Schultz.) de Not., à Arroyo de Valparaison (Jaén) (Espagne) (F. Alonso).
10. Genre DIPLODINA West.
5 Not. 19 (1857)
Pycnides globuleuses, noires, glabres, immergées ou érumpantes,
ostiolées ; paroi pseudo-parenchymateuse, épaisse, formée vers l'extérieur
d’une ou plusieurs rangées de cellules brunes et vers l’intérieur de quelques
rangées de cellules hyalines ; sporopliorcs filiformes, simples ou parfois
indistincts ; pycnospores clliptiques-oblongucs, uniseptées, hyalines.
Clef analytique des espèces
I. Pycnides superficielles. l.D. muscorum
II. Pycnides immergées.
1. Paroi des pycnides formée vers l’extérieur de plusieurs
rangées concentriques de cellules brunes, et vers
l’intérieur de quelques rangées concentriques de
cellules hyalines. 2. D. Rauii
2. Paroi des pycnides formée vers l’extérieur d’une
rangée de grandes cellules brunes, et vers l’intérieur
de 2-3 rangées concentriques de cellules plus petites. 3. D. bryophila
1. Diplodina muscorum Gz. Fragoso in Bol. Real Soc. Espan. Hist. Nat.
XXII, 283, fig. 3 (1922) ; Unamuno, Enum. Esferops. Pen. Ibér.
202 (1933).
Pycnides globuleuscs-coniqucs, de 70-95 p de diam., éparses, superfi¬
cielles, nombreuses, déprimées, noirâtres, distinctement pseudo-parenchy¬
mateuses, d’abord presque fermées, ensuite à ostiole s’ouvrant irrégulière¬
ment, entourée d’une zone plus foncée ; pycnospores oblongues-cylindriques
ou presque fusiformes de 7,5-12x2,5-3,5 p, bicellulaires, subhyalines, très
nombreuses, sortant par l’ostiole en forme de cirre verdâtre (fig. 248).
Hab. Dans les pédieelles des capsules vivantes ou mortes de Torlula
Vahliana (Schultz.) de Not., près du lieu nommé «Arroyo de Valparaiso »
(Jaén) (Espagne) (F. Ai.onso).
D’après la figure et la diagnose de l’auteur, les pycnides de cette espèce
sont superficielles, caractère qui semble l’éloigner du genre Diplodina West.
2. Diplodina Rauii (Ellis) A. Rac. n. comb.
Syn.: Ilendersonia Rauii Ellis in Bull. Torr. Bot. Club. 123 (1882).
Slagonospora Rauii (Ellis) Sacc., Syll. Fung. III, 456 (1884) et XIII,
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 13
Source : MNHN, Paris
j gg ANDRÉ RACOVITZA
m ,,8891 ■ Oudem.xs, Iinuin. Syst. Fung. I 297 (1919) ; Sëymouu, Host
9°® {I th’c Fungi ot North America 21 (1929).
Diphdma polÿlrichina A. Hac. m Bull. Sec. Se,eut. Acad. Roum.
yvill 250(1940).
Pyenides sphérique» ou elliptique», de 245-295 X 140-190 p, immergées,
isolées ou souvent groupées, brunes, carbonacec. (fig- 249) ; paroi pseudo-
" enchymateuse, de (9) 18-24 p d'épaisseur formée vers exteceur de
M rangées concentriques de grandes cellules polygonales de 6-12,. de diam.,
; Lu» Krnti foncé et vers l’intérieur de 2-3 rangées concentriques de
cellules plus petites à membrane hyaline (fig. 336) ; ostiole non proéminente,
f ouverture circulaire-, sporophores filiformes, <J» 9-11 p de ongueur ;
pyenospores elliptiques-allongées, de 7,.,-13x2-2,0 p, umseptees, non
étranglées à la cloison médiane, hyalines, généralement avec une guttule
centrale dans chaque cellule (fig. 250) ; mycélium intracellulaire, brun,
peu abondant.
Hab Dans les sporogoncs morts de Potylnchum atlenualum Menz.
(sub Polylrichum /amosu m H.»».), prés Bclhlehem (Amérique du Nord)
KJ..., - Hans un lieu humide de la loret de .Valéa lui Vulpe., à Rovinori
dèp Gori, Roumanie), octobre 1938 (A. Racovitia).
1 P * A l’endroit où se forme l’ostiole des pyenides, les membranes des cellules
de la plante hospitalière deviennent brunes. Le mycélium est peu abondant
Pi «/localisé Près de l’ostiole qui, en somme, semble etre le seul point
d attache des pycmdes ; celles-ci sont en ellct libres à 1 intérieur du pédicolle
oui est fistuleux Près de l'ostiole, la paroi des pyenides n est pas bien
délimitée car certaines cellules du pédicolle sont englobées dans le pseudo-
oarenchyme formé par le champignon. .
1 M 0 u, avons rapporté notre champignon u celui de Elus parce que la
longueur des sporophores, les dimensions des pyenospores et la plante
hospitalière sont identiques. La seule dilterence résidé dans les pyenospores
. biguttulées et subhyalines ., mai» ees deux caractère, ne nous semblent pas
empêcher le rapprochement que nous faisons En effet, une pyenospore
biguttulée peut devenir plu. fadement b,cellulaire que pluricellulaire ;
en outre aucune espèce d'Hendewrua bryophiles ne se rapproche de ce
champignon par les dimensions des pyenospores.
Voici d'après Saccakoo (1. c.), la diagnose de ce champignon : , Pustuli-
formis; sporulis oblongo-cllipticis, 2-nucleatis, subhyalmis, 9-11x3,5,
basidiis aequilongis sulîultis ».
3. Diplodina bryophila A. Rac. n. sp.
Pyenides sphériques ou généralement ellipsoïdes, de 90-240 (840) x
70-140 „ immergées, isolées, brunes ou brun noirâtre, subearbonacées
Ifig 251) ' paroi pseudo-parenchymatcuse, brune, de 12-15 p d’épaisseur
ornée vers l'extérieur d'une rangée de grandes ce Iule, polygonales, de
m,0 5 n de diam., sur 6-9 p de hauteur, et vers 1 intérieur de 2-3 rangées
concentriques de petite, cellule, très aplaties, d environ 3 p de hauteur,
l membrane brune (fig. 252) ; ostiole papil .forme, à ouverture circulaire,
d'environ 24 p de diam. ; sporophores indistincts; pyenospores elliptique,.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
187
allongées, de 9-15x2-4 p, uniseptécs, non étranglées à la cloison médiane,
hyalines, droites, généralement avec une guttulc au milieu de chaque cellule
(fig. 253) ; mycélium de 3-6 p de diam., brun, septé, intracellulaire, peu
abondant.
tiab. Dans les sporogones morts des Mousses suivantes :
Dicranum scoparium (L.) IIedw., près du torrent de Cristol, à Névache
(dép. Hautes-Alpes, France), mai 1937 (A. Racovitza).
Tortula muralis var. aesliva Bridel, sur le sommet de la Sagus Noire,
près Névache (dép. Hautes-Alpes, France), mai-juin 1937 (A. Racovitza).
Grimmia pulvinala (L.) Sm., sur des rochers secs, près Saint-Martin-
Vésubie (dcp. Alpes-Maritimes, France), 28 août 1937 (A. Racovitza).
Synlrichia alpina (Br. cur.) Jur., endroit très sec et ensoleillé à Névache
(dép. Hautes-Alpes, France), 28 mai 1937 (A. Racovitza).
Nous avons trouvé une très grande pyenide ellipsoïde, de 840 p de
longueur, qui avaiL trois ostioles disposées en file.
11. Genre DIPLODIA Fries
Summa Veg. Scand. 416 (1849)
Pycnidcs globuleuses, noires, glabres, immergées, ensuite plus ou moins
érumpantes, osLiolécs ; paroi pseudo-parenchymateuse, d’un brun noir
vers l’extérieur, pseudo-parenchymateuse ou fibreuse et hyaline vers l’inté¬
rieur ; sporophores cylindriques ou filiformes, hyalins, généralement distincts
(fig. 337) ; pyenospores elliptiques-allongées, bicellulaires, colorées.
Clef analytique des espèces
I. Pyenospores dépassant 15 p. de longueur. 1. D. Drepanocladi
II. Pyenospores jusqu’à 9 p. de longueur. 2. D. muscicola
1. Diplodia Drepanocladi A. Rac. n. sp.
Pycnidcs plus ou moins globuleuses, d’environ 140-270 p de diam.
immergées, isolées, brun foncé, carbonacées ; paroi pseudo-parenchyma¬
teuse, brune, de 15-24 p d’épaisseur, formée vers l’extérieur d’une rangée
de grandes cellules polygonales, de 9-15 p de hauteur, et vers l’intérieur
d’une ou deux rangées concentriques de cellules aplaties, d’environ 3 p de
hauteur ; ostiole subpapilliforme, à ouverture circulaire ; sporophores
indistincts; pyenospores elliptiques-allongées, de 15-19,5x4,5-6 p, uni¬
septécs, non étranglées à la cloison médiane, jaunâtres, droites, généralement
avec une ou deux guttules dans chaque cellule, à épispore finement verru-
queuse (fig. 254) ; mycélium peu abondant.
Hab. Dans les sporogones morts de Drepanocladus Sendlneri (Schpr.)
Warnst. ? près d'un ruisseau à Névache (dép. Hautes-Alpes, France),
31 mai 1937 (A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
2. Diplodia muscicola A. FUc. n. sp.
Pvcnides plus ou moins globuleuses, de 90 p de diam., ou de 200 x 165 u,
immergées isolées, brunes, submembraneuses ; paroi indistinctement pseudo-
narenchymateuse, de 9-12 9 d’épai.aeur, tonnée vers l'extérieur d'une
rangée de cellules aplaties, à membrane brune, et vers 1 inteneur de
2 3 rangées concentriques de cellules filamenteuses, hyalines (fig. 338) ; ostiole
-uboapilliforme, brun foncé, à ouverture circulaire ; sporophores indistincts ;
nvenospores elliptiques, ovales ou subfusiformes, de 6-9 x 3,5^1 p, umseptées,
non étranglées à la cloison médiane, brun jaunâtre, droites ou faiblement
arquées, à épispore lisse (fig. 255) ; mycélium brun, très peu abondant.
Ilab Dans les sporogones morts de Grimmia pulvinala (L.) Sm., sur
rochers secs, près Saint-Martin-Vésubic (dép. Alpes-Maritimes, France),
28 août 1937 (A. Racovitza). ........
D’après Alleschicr (1) cette espece devrait etre classée parmi les
Microdiplodia Ai.lf.sc.h. à cause des pyenospores ne dépassant pas 15 p de
longueur • tandis que Diedicke (2) accorde une plus grande importance
à la structure de la paroi des pyenides pour séparer les Microdiplodia
Allesch. des Diplodia Fr. .
Comme d’une part, nous n’avons pas trouve de différences importantes
en ce qui concerne la structure de la paroi des pyenides, et d’autre part,
que la grandeur des pyenospores ne peut pas servir de caractère distinctif
pour séparer des genres, nous classons ce champignon parmi les Diplodia
Fr. D’ailleurs Cléments et Shear (3) synonymisent ces deux genres.
12. Genre HENDERSON1A Bcrk
Suppl. 208, XI, fig- 9 ; entend. Saco.ardo, Syll. Fung. III, 418 (1884)
Pyenides globuleuses ou déprimées, immergees-érumpantes ou sub¬
superficielles noires, membraneuses ou subcarbonacées, glabres, ostiolées ;
pyenospores’oblongues ou fusiformes, colorées, avec 2 ou plusieurs cloisons
transversales.
Clef analytique des espèces
I. Pyenospores triseptées.
1. Jusqu’à 16 p de longueur.
2. Jusqu’à 24 p de longueur.
a. Paroi des pyenides de 10-13 pd épaisseur...
b. Paroi des pyenides de 5 p d’épaisseur.
II. Pyenospores ayant jusqu’à 11 cloisons.
1. Pyenospores de 4,5-6 p de largeur. .
2. Pyenospores de 2,5-3 p de largeur..
1. H. muscorum
2. H. bryophila
3. H. muscicola
4. H. Rebouliae
5. H. Maii
l \) Alleschf.r in Rabenli., Kr. Fl. Deutschl. Pilzc VII, 78 (1903).
9 Diedicke Kr. Fl. Mark Brandenb. Pilz.e IX. 590 (1914).
(3) CLEMENTS et Sheah, The Gênera of Fungi, 360 (1931).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
1. Hendersonia muscorum A. Rac. a. sp.
Pycnides sphériques ou ovoïdes, de 80-160 p de diam., isolées,
immergées, membraneuses, brun noirâtre (fig. 256) ; paroi pseudo-parenchy¬
mateuse, de 5-6 (x d’épaisseur, formée de 2-3 rangées de cellules polygonales
à membrane brune et plus ou moins épaissie ; ostiole papilliforme ou sub-
papilliforme, noirâtre, à ouverture circulaire ; sporophorcs indistincts ;
pyenospores elliptiques, de 11-15,5x4,5 p, triseptées (rarement bi- ou
uniseptées), non étranglées aux cloisons transversales, droites ou arquées,
brunes (fig. 257) ; mycélium brun ou subhyalin, intracellulaire, peu abondant.
Hab. Dans les sporogones morts des Mousses suivantes :
Bryum caespiticium L., sur les bords d’un ruisseau à Névache (dép.
Hautes-Alpes, France), 31 mai 1937 (A. Racovitza).
Aloina ericilolia (Neck.) Kindb., sur la terre entre des rochers près
de la route de Venanson (dép. Alpes-Maritimes, France), septembre 1937
(A. Racovitza).
Synlrichia subulala (L.) Weber et Mohr, près du col Saint-Martin
(dép. Alpes-Maritimes, France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Grimmia pulvinata (L.) Sm., sur un rocher sec, près Grabels (dép.
Hérault, France), novembre 1937 (A. Racovitza).
2. Hendersonia bryophila A. Rac. n. sp.
Pycnides sphériques, de 115-180 p de diam., immergées, isolées, opaques,
noires, subcarbonacées (fig. 258) ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 10-13 p
d’épaisseur, formée vers l’extérieur de 2-3 rangées de cellules polygonales
à membrane épaissie et brune, et vers l'intérieur de 2-3 rangées concentriques
de cellules filamenteuses, hyalines (fig. 341) ; ostiole papilliîorme, à ouverture
d’environ 2,5 p de diam. ; sporophores indistincts ; pyenospores cylindriques,
de 14,5-24x2-3 p, triseptées, non étranglées aux cloisons transversales,
droites ou rarement un peu arquées, brun pâle ou jaunâtres (fig. 259) ;
mycélium intra-cellulaire, subhyalin, peu abondant.
Ilab. Dans les sporogones morts des Mousses suivantes : Camplolhecium
Philippeanum (Spruce) Kindb., sur des rochers près Névache (dép. Hautes-
Alpes, France), juin 1937 (A. Racovitza).
Pogonalum aloides (Hcdw.) P. Beauv., près d’un petit canal sur la
pente de La Palu,près Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes, France),
octobre 1937 (A. Racovitza).
Voisin d 'Hendersonia muscicola A. Rac. par la forme et les dimensions
des pyenospores, mais en diffère surtout par ses pycnides sensiblement
plus grandes, leur couleur plus foncée et leur paroi plus épaisse.
3. Hendersonia muscicola A. Rac. n. sp.
Pycnides plus ou moins sphériques, de 60-90 p de diam., isolées,
sous-épidermiques, membraneuses, brunes (fig. 260) ; paroi pseudo-paren-
chymatcusc, de 5 p, d’épaisseur, formée de 2-3 rangées de cellules polygonales
à membrane brune et peu épaissie (fig. 340) ; ostiole papilliforme, à ouverture
Source : MNHN, Paris
ig0 ANDRÉ RACOVITZA
• loi™- de 25 li. de diam. ; sporophores indistincts ; pyenospores cylin-
circulaire ^ 22 5x3-3 5 (a, triseptées, non étranglées aux cloisons
transversales droites ou souvent un peu arquées, jaunâtres ; mycélium de
4 u de diam. brun pâle, intracellulaire, assez abondant.
Hab Dans les sporogoncs morts des Mousses suivantes :
Bryum caespilicium L., sur les bords d’un ruisseau près Névache
,j._ Hautes-Alpes, France), mai-juin 1J37 (A. H\co\ itza).
P Weisia sp dans une prairie ensoleillée au sommet de la Sague Noire
(2.560 mètres d’alt.), près Névache (dép. Hautes-Alpes, 1< rance), juin 1937
(A ' ^Poaonaïnm aloide* (Hcdw.) P. Bkaüv., près d’un petit canal sur la pente
de La Palu, près Saint-Martin-Vésubie (dcp. Alpes-Maritimes, France),
° Ct ° Voisin^d’Hendmoma^ryop/ii/a A. Ha.:., mais en diiïère par la structure
de la paroi des pyenides.
A. Hendersonia Eebouliae A. Hac. a- *P
Pvcnides sphériques ou ovoïdes, de 40-2*20 11 de diam., isolées,
immergées brun foncé, membraneuses ; paroi pseudo-parenchymateuse,
de 8 10 5 U d'cpaisscur, formée de 3-4 rangées de cellules polygonales
à membrane épaissie et brune vers l’extérieur ; ostiole papillitorme ou
subpapilliforme, noirâtre, » ouverture circulaire dt |.8 p de diam. ; sporo-
phomi peu distincts ; pyenospores cylindriques, elav,formes ou aubtusHorn.es,
dp 17 39 x 45-0 P- pluriseptées (5-11. généralement 7 cloisons) non
étranglées aux cloisons transversales, droites ou arquées, brune, (iig,
262) - mycélium intracellulaire, septe, hyalin ou subhyalm.
’llnh Dans la partie supérieure des thalles morts de Rebmilia Itemitphat-
rica (L.) Baddi, sur un rocher, prés Montpellier (dép. Hérault, France),
novembre 1937 (A. Racovitza). , ,
Dans les sporogoncs secs de Grmmia pnlomulo (1..) SjM„ sur un rocher
sec, près Crlbel (dép. Hérault, France), novembre 1937 (A. Racovtza).
5. Hendersonia Mmi A. Mac. n. sp.
Pvcnides sphériques, de 100-135 p de diam., isolées, immergées, jaune
brun membraneuses (Iig. 263) ; paroi indistinctement pseudo-parenchyma¬
teuse de 4-5 5 p d'épaisseur, tonnée dé 1-3 rangées de cellules concentriques
très allongées ; ostiole généralement popillilorme, brun foncé, à ouvert ura
circulaire, d’environ 4 p de diam.; sporophores indistincts; pyenospores
rvlindriqùes, de 22-33 x 2,5-3 p, arrondies aux extrémités, droites ou un peu
arquées pluriseptées (3-7 cloisons), non étranglées aux cloisons transversales,
jaune pâle ou brun pâle (fig. 264) ; myeélmm de 2,5 p de diam. septé, brun
pâle, peu abondant.
Hab Dans les sporogoncs morts des Mousses suivantes :
Mnium marginalum (Dioks.) P. Beauv près de la sablière de la vallée
H, u Madone des Fenêtres, près Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-
Maritimes, Franco), octobre 1937 (A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
191
Pogonalum aloides (Hedw.) P. Beauv., sur les bords d’un petit canal
sur la pente de La Palu (dép. Alpes-Maritimes, France), octobre 1937
(A. Racovitza).
13. Genre WOJNOWICIA Saccardo
Syll. Fung. X, 328 (1892)
Pycnides globuleuses, immergées, isolées, membraneuses-subcarbo-
nacées, brunes ou noires, couvertes d’hyphes brunes ; pyenospores oblongues
ou fusiformes, seplées, colorées.
1. Wojnowicia bryophila A. Rac. n. sp.
Pycnides sphériques ou ovoïdes, de 95-220 p de diam., isolées,
immergées, brunes, membraneuses, couvertes d’hyphes flexueuses, de 1-2 p
de diam., septées, subhyalines (fig. 265) ; paroi plectenchymateuse, d’environ
5 p d’épaisseur, formée de plusieurs rangées d’hyphes brun pâle, entrelacées ;
ostiole petit et peu distinct (fig. 342) ; sporophores cylindriques, de 8-15 X
1,5 p, uniccllulaires, droits ou arqués, hyalins, restant souvent fixés aux
pyenospores; pyenospores elliptiques, de 12,5-19x6-8 p, à extrémité
submucronée, droites ou arquées, triseptées, étranglées aux cloisons
transversales, à cellules médianes grandes, à membrane épaisse et brune ;
à cellules apicales petites, à membrane mince, hyaline ou subhyaline
(fig. 266) ; mycélium de 1-2 p de diam., intracellulaire et intercellulaire,
hyalin ou subhyalin, septé, abondant.
Hab. Dans les capsules mortes de Pogonalum aloides (Hedw.) P.Beauv.,
près d’un petit canal sur la pente de La Palu, près Saint-Martin-Vésubie
(dép. Alpes-Maritimes, France), octobre 1937 (A. Racovitza).
Espèce remarquable par la structure particulière de la paroi des
pycnides et par la forme des pyenospores.
14. Genre CERATOPYCNIS v. Hôhnel
in Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wien. Math.-nat. Klass. I, 124,38 (1915)
Pycnides globuleuses, immergées, finalement superficielles, membra¬
neuses jusqu’à coriaces, pseudo-parenchymateuses ; ostiole allongée ou
allongée-conique, dépassant longuement le substratum ; sporophores courts
ou allongés, simples ; pyenospores allongées, brunes, pluriseptées, isolées,
acrogènes.
Les deux espèces muscicoles que nous avons trouvé diffèrent du genre
par leurs sporophores indistincts. Quoique ce caractère soit utilisé pour
séparer certains genres de Phomacèes nous n’avons pas cru utile de créer un
nouveau genre, voisin des Ceralopycnis v. Hôhn., en différant uniquement
par ce caractère.
Clef analytique des espèces
1. Paroi des pycnides de 8-10 p d’épaisseur. 1. C. muscorum
II. Paroi des pycnides de 13-18 p d'épaisseur. 2. C. bryophila
Source : MNHN, Paris
AN [Ht K BACOV1TZA
192
j Ceratopycnia muscorum A. Rac. n. sp.
Pvcnides elliptiques, de 215-240x80-18(1 0, isolées, immergées, brun
foncé membraneuses (fig. 267) ; paroi pseudo-parenchymateuse, de 8-10 p
S— formée vers l'extérieur de cellules polygonales plus ou moins
a , P S et vers l'intérieur de 2-3 rangées de cellules filamenteuses, hyalines
X 343) ' ostiole tubuleuse, de 65 x 50 p, droile ou couchée, brune, dépassant
1 substratum à ouverture circulaire d environ 13 p, de diam. ;
sporophores indistincts ; pyenospores cylindriques-tusitormes de 14-20,5 X
a» , triseDtées droites ou généralement arquées, non étranglées aux
cloisons 1 transversales, brun pâle (fig. 208) ; mycélium intracellulaire, peu
abondant.
Hab. Dans les sporogones morts des Mousses suivantes :
Brtium capillarc L., entre des pierres plus ou moins humides, près
Ncvache (dép. Hautes-Alpes, France) mai 1937 (A. Racovitza).
Tortula muralis var. aesliua Bridel, sur la Sague Noire (2.560 mètres
d’alt.) (dép. Hautes-Alpes, France), juin 1937 (A. Racovitza).
Diffère du C. bryophila par la paroi des pyenides moins épaissie, et par
ses pyenospores plus petites.
2. Ceratopycnis bryophila A. Rac. n. sp.
Pvcnides elliptiques ou subsphériques, de 215-328x140-246 p, isolées,
immergées, noires, subcarbonacées (fig. 269 et 344) ; paroi pseudo-parenchy-
‘ * de 13-18 p d’épaisseur, formée de 4-7 rangées de grandes cellules
polygonales à membrane épaissie et brune ; ostiole tubuleuse de 50-100 x
90 65 p droite ou couchée, noire, dépassant longuement et s étalant sur le
substratum à ouverture circulaire d’environ 5 p de diam. ; sporophores
ÏÏÏSinc U tT; pyenospores cylindriques ou fusiformes de 15-24,5x3 *
triseptées non étranglées aux cloisons transversales, droites ou arquées,
brunes (fig. 270) ; mycélium intracellulaire, peu abondant.
Hab. Dans les sporogones morts des Mousses suivantes :
Polulrichum juniperinum var. alpinum Br. eur., dans une prairie sèche,
près des chalets de Laval (dép. Hautes-Alpes, France), mai 1937
(A. Racovitza). ,. D ,
Sunlrichia alpina (Br. eur.) Jur., «km (A. Racovitza).
Sunlrichia ruralis (L.) Brid., idem (A. Racovitza).
Voisin du précédent, mais en diilère par la pare, des pycmdes pl us
épaisse, composée d'un plus grand nombre de cellules, et par ses pyenospores
pll “ S”pycnospoM» germent facilement sur milieu de Sabouraud, après
6 heures On peut constater que, sur les quatre cellules seulement deux
ueuvent germer, les deux autres restent stériles, bien qu il n y ait aucune
différence morphologique entre elles Les deux cellules fertiles peuvent
fîre voisines ou séparées par une cellule stérile ; il faut noter que, générale¬
ment au moins une des deux cellules fertiles est apicale.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
193
2. Famille des ZYTHIACEÉS Clem. et Shear
Pycnides globuleuses, rarement coniques ou lenticulaires, charnues,
rarement de la consistance de la cire ou gélatineuses, immergées, érumpantes
ou superficielles, ostiolécs ou cléistocarpes, isolées ou avec un subiculum ou
un stroma fondamental, typiquement de couleur vive ; sporophores simples
ou ramifiés, pyenospores diverses.
Clef analytique des genres
I. Pyenospores unicellulaires, cylindriques. 1. Zythia
II. Pyenospores filiformes. 2. Heimiella
1. Genre ZYTHIA Fr.
Sum. Veg. Scand., 407, 1849
1. Zythia muscicola v. Hohnel in Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wien. Math.-
nat. Klass. CXV, I, 675 (1906) ; Saccardo et Trotter, Syll.
Fung. XXII, 1141 (1913); Migui.a, Kr. Fl. Deutschl. III, Pilze,
4, 1, 473 (1921).
Pycnides sphériques, de 80-200 p de diam., éparses, réunies par 2 ou
plusieurs, confluentes, généralement immergées, entourées d’hyphes minces,
hyalines ou d’un violet très pâle, à paroi membraneuse et mince, d’un violet
foncé sale ; ostiole papilliforme, distincte, glabre, noire, proéminente sur
l'épiderme, de 10-12 p de diam. ; pyenospores généralement en forme de
bâtonnets courts, de 4-5 X 1,5 p, hyalines, sortant en cirre hyalin.
Hab. Dans les capsules sèches d'Orlhotrichum fasligialum Bruch., près
Allentsteig (Autriche inf.), juillet 1905 (Prof. Dr. V. Schiffner).
2. Genre HEIMIELLA A. Rac. n. gen.
Pycnides globuleuses, parfois substipitées, immergées, érumpantes
ou superficielles, isolées ou groupées, glabres, gélatineuses, grisâtres ; paroi
plectenchymateuse, épaisse, formée d’hyphes hyalines entrelacées,
anastomosées et imprégnées de mucilage ; ostiole circulaire, non proémi¬
nente ; sporophores filiformes, ramifiés, septés ; pyenospores filiformes,
pointues aux deux extrémités, hyalines, acro-pleurogènes.
Dédié au savant mycologue, le Professeur Roger Heim, Membre de
l’Institut.
1. Heimiella Dicrani A. Rac. n. sp.
Pycnides sphériques ou piriformes, de 160-530x130-190 p, immergées,
érumpantes ou superficielles, parfois substipitées, isolées ou groupées par
Source : MNHN, Paris
lî(4 ANDBK RACOVITZA
, 3 rlabres gélatineuses, grisâtre», les superficielles 4 base noirâtre ; paroi
Dlectenchymateusi’, atteignant 30 U d'épaisseur, imprégnée de mucilage.
Formée d'Iiyphcs hyalines, de 1,5 P de diam., entrelacées, anastomosées,
V „TL mi tl libre un peu dilatée; ostiole circulaire, non proéminente;
sporopbores filiformes, «minés, septés, pyenospores mitonnes, de 19-24 X 1 p,
noiolucs aux extrémités, bieellulaires, llexueuses, hyalines, oero-pleuro-
Fcncs à contenu granuleux, très nombreuses ; mycélium superficiel brun,
seoté ramifié de 3-4.5 U de diam., l’intracellulaire hyalin, de 1,5 p de
diam.' {fig- 271 à 273, 345 et 346).
Hab. Dans ou sur les sporopliylcs morts de
Hedw., lieu très humide, à Sainl-M.
France), septembre 1937 ; dans la furet
Roumanie), 9 août 1944 (A. fUcovm.
sporopliytes morts u« Dicranum scoparium (L.)
à Saint-Martin-Vésubic (dép. Alpes-Maritimes,
France), septembre 1937 ; dans la forêt de nüdulejti (dép. Dàmbovija,
3. Famille des LEPTOSTROMACÊES Sacc.
Pvcnides diinidiées ou plus ou munis rauiees, «
nacées! noires, érumpantes ou superficielles, clé,st,.carpe. ou
circulaire ou irrégulier ; sponiplmres et pycnnspim-s diverses.
moins radiées, membraneuses ou carbo-
•léistocarpes ou avec un pore
Clef analytique des genres
I. Pyenosporesunicellulaires. '• Leptothyrium
H py cno s P ores pluricellulaires, ciliées. 2 Discosia
1 Genre LEPTOTHYRIUM Kze et Selon,
âlykol. Hcft II, 79 (1823) ; emtnd. Saccardo, Michclia II, 14 (1882).
Pvcnides dimidices, scutilormes, membraneuses-carbonacées, noires
sans pore ou s'ouvrant diversement, se détachant ensuite sur les bords,
i structure généralement radiale-pseudo-parenchymateuse, formant parfois
comme un épiderme noir, faux et modifié ; pyenospores ovales-allongées ou
fusiformes, unicellulaires, hyalines.
I Lentotbyrium museonun A. Rac. in llull. Sec. Scient. Acad. Ftoum.
XXIII, 575, Og. 2 (1941).
Pvcnides scutilormes, de 40-400 P de diam. sur 30-40 p de hauteur,
isolées ou groupées, parfois confluentes, non caduques, premièrement
sous-cuticulaires, ensuite érumpantes (fig. 277), de couleur noire ou brun
fonré à marge entière ou irrégulièrement sinuec , paroi supérieure radiale-
pseud'o-parenchymateuse, mince, présentant 3-10 roues concentriques
de cellules i membrane tantôt épaisse, tantôt mince (fig 278) ; paroi basale
simnle on formée de 3-4 rangées de cellunes polygonales 4 membrane épaissie
et brune ' généralement avec une ou plusieurs colonnes reliant la base 4 la
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
195
paroi supérieure ; colonnes formées de cellules allongées à membrane mince,
subhyaline, présentant, par place des épaississements sphériques et noirs
(fig. 279) ; pore non proéminent, central, à ouverture radiale ; sporophores
coniques, de 3,8 X 1,5 p, unicellulaircs et hyalins ; pyenospores subfusiformes,
de 5,5-6,5 X 1,5-2,5 p, unicellulaircs, droites, aerogènes et hyalines ; mycélium
peu abondant.
Hab. Sous la cuticule des sporogones secs de Polylrichum allenualum
Menz., P. piliferum Schreb. et Dicranum scoparium (L.) Hedw., lieu humide
dans la forêt de « Vales lui Vulpe », A Rovinari (dép. Gorj, Roumanie),
10 juillet-octobre 1938-1946 (A. Racovitza).
Les pyenides semblent se développer exclusivement sur les pédicelles
des sporogones morts. Elles sont parfois très abondantes à leur base, tandis
que, vers leur sommet, elles sont plus rares et dispersées.
2. Genre DISCOSIA Lib.
Pyenides lenticulaires, discif ormes, scutiformes, sous-cuticulaires,
souvent presque lisses, noires, isolées ; lame supérieure très mince, sans
structure cellulaire, se déchirant généralement au milieu en un pore
circulaire ; paroi basale pseudo-parenchymateuse, formée de plusieurs
rangées de cellules; sporophores courts et simples; pyenospores cylindriques-
allongées, courbes, pluriseptées, hyalines ou subhyalines, pourvues d’un cil
à chaque extrémité.
1. Discosia Artocreas (Tode) Fn., Summa Veg. Scand. 423 (1849).
Syn.: Sphaeria Arlocreas Tode, Fungi Mecklenburg. sel. II, 77 (1791).
Pyenides lenticulaires, scutiformes, à contour plus ou moins circulaire
ou elliptique-allongé, de 165-240x115-155 p ou de 130-550 x 40-70 p, sur
20-30 p de hauteur, brun noirâtre, isolées, sous-cuticulaires, à marge plus ou
moins régulière ; lame supérieure brun foncé ou noire, de 1 p d’épaisseur,
sans structure cellulaire, se déchirant irrégulièrement par places sous forme
d’une ou plusieurs ouvertures plus ou moins circulaires, jusqu’à 25 p de diam. ;
paroi basale pseudo-parenchymateuse, de 7-11 p d’épaisseur, formée de
1-4 rangées de cellules à membrane brun foncé ; sporophores courts, simples ;
pyenospores cylindriques-allongées, de 15-17x2-3 p, arrondies aux
extrémités, triseptées, non étranglées aux cloisons transversales, droites ou
généralement arquées, disposées en palissade, hyalines ou subhyalines,
pourvues d’un cil flexueux, de 7-10x0,5 p, inséré sous le sommet de chaque
cellule apicale ; mycélium de 2-3 p de diam., brun, septé, sous-cuticulaire
et intracellulaire (fig. 274 à 276 et 347).
Hab. Sous la cuticule des sporogones secs des Mousses suivantes :
Synlrichia subulala (L.) Web. et Mohr., près de la route « Des Sources»,
lieu sec et ensoleillé, à Saint-Martin-Vésubie (dép. Alpes-Maritimes,
France), septembre 1937 (A. Racovitza).
Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv., lieu très humide sur le Mont
Source : MNHN, Paris
[96 anore raciivitza
La Palu, prés Saint-Martin-Vésubie (dép. Mpcs-Maritimcs, France), octobre
1937 pûàwîtom”iW«™m Son*»., Heu »',• dans la lorèt .Vole, lu, Vulpe
a HovSri (d“p «lorj, Ifimmanic), août 1916 (A. Racov.tza).
* R ,L„ècc assez commune «or dittérentos liantes l.crbacccs cl les [cuilles
mortes d’arbres. Jusqu’à ru jour, elle ne s.lie pas a»o,r été mentionnée
8Ur, Les r pvcnScs"s’ouvrelit généralement par un seul porc, saul celles qui
.ont très allongées, qui en sont pourvues do 2-3 et celles qui se développent
sur les capsules de hf«ha ulmdes (Hrdw.) P. Bf.auv. Sur ce dernier
substratum, nous avons compté jusqu a 1, porcs chez une pycn.dc très
développée Ce grand nombre de pores est probablement du aux papilles
des capsules qui sont très proéminentes chez, celle plante hospitalière.
On remarque en cltet que la distribution et la distance des pores sont
identiques à celles des papilles.
Dans des coupes transversales des pycmdes, on remarque souvent de
petites colonnes de cellules allongées qui «c drossent ,1e la paroi basale
jusqu’à la lame supérieure, comme celles décrites chez Leplolhynum. muscorum
A. Rac.
4. Famille des D1SCELLACÉES Clem. et Shear
Pseudo-pycnides souvent globuleuses au début, devenant ensuite
rlisriformes cupulilormes, scuütormcs ou Irystériformes, glabres ou plus ou
moins velues, immergées, érumpantes ou superficielles, membraneuses,
carbonacécs, charnue, ou gélatineuses, de couleur foncée ou vive ; sporo-
Ph ° r Cette P lamme P °comprend la sous-famille des D ,scellée, Clem. et Sheah
nui représente l'ancienne famille des ExeipulacUi Sacc., et la sous-famille
des PaleUiities Sacc., où sont réunis tous les genres de l’ancienne famille des
Mer/r,aidées Sacc. qui ont dos pseudo-pycmdes,
Jusqdà ce jour, seule la sous-lamillc des DUcMi t s comprend des espèces
bryophiles.
1. Sous-famille des Discellées Clem. et Shear
Pseudo-pycnides de couleur foncée, membraneuses ou carbonacées, rare¬
ment charnues.
Clef analytique des genres
I. Pycnospores uniccllulaires, pourvues d un cil aux
deux extrémités. *■ ^ >inemaa Poriam
II. Pycnospores multicellulaires.
1. Pycnospores pourvues d’un long cil apical. 2. Heteropatella
2. Pycnospores mutiques.
a. Pycnides à paroi pseudo-parenchymateuse. .. 3. Siropatella
b. Pycnides à paroi sans structure cellulaire bien
définie. 4 - Leptochlamys
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS RRYOPHILES
197
1. Genre DINEMASPORIUM Lév.
in Ann. Sc. Nat. III, 5, 274 (1846)
Pseudo-pycnides cupuliforraes, superficielles, noires, entourées de longs
poils simples, rigides et bruns ; sporophores cylindriques, petits, simples
ou rarement ramifies ; pycnospores oblongues ou fusiformes, uniccllulaires,
hyalines, pourvues d’un cil aux deux extrémités ; mycélium peu abondant.
1. Dinemasporium graminum Lév. var. strigulosum Karst. in Hedwigia.
XXII, 21 (1884) ; A. Racovitza in Bull. Sec. Scient. Acad. Roum,
XXIII, 574-575, fig. 2 (1941).
Pseudo-pycnides plus ou moins circulaires, de 67-164 p de diam.,
éparses, superficielles, entourées de longs poils, de 70-300x6-10 p, bruns,
septés, rigides et simples; sporophores cylindriques-allongés de 19x2 p,
simples ou rarement ramifiés ; pycnospores fusiformes, de 7,5-13,5 x 2-3 p,
unicellulaircs, hyalines, acrogènes, pourvues aux deux extrémités d’un cil,
de 6-8 (A de longueur (fig. 280).
Hab. Sur phylloïdes morts de Polijlrichum altenualum Menz., forêt de
« Valea lui Vulpe » près Rovinari (dép. Gorj, Roumanie), août 1940.
(A. Racovitza).
Les pseudopycnides se développent généralement sur les lamelles des
phylloïdes et plus rarement sur la face inférieure de ceux-ci. Le mycélium
est peu développé, même à la base des pseudopycnides. Il est tantôt super¬
ficiel, tantôt sous-cuticulairc, mais il ne pénètre pas à l’intérieur des cellules.
Cette espèce n’est pas spécifiquement muscicole car elle se développe
généralement sur diverses Graminées.
2. Genre HETEROPATELLA Fuckel
Symb. Myc. Nachtr. Il, 54 (1869)
Pseudo-pycnides d’abord globuleuses, ensuite irrégulièrement déhiscentes
et largement ouvertes, sessiles, superficielles, coriaces, glabres, de couleur
foncée ; sporophores simples ou ramifiés; pycnospores fusiformes, pédicellées,
acro- ou pleurogènes, hyalines, pourvues d’un cil apical.
1. Heteropatella umbilicata (Pers.) Jaap in Fungi sel. exsicc.
Syn.: Peziza umbilicata Persoon.
Pseudo-pycnides subsphériques ou ellipsoïdes, de 80-400 p de diam. ;
érumpantes ou superficielles, sessiles ou subsessiles, isolées ou rarement
groupées, glabres, brun foncé ou noires, coriaces, s’ouvrant ensuite large¬
ment ; paroi externe pseudo-parenchymateuse, d’environ 13 p, d’épaisseur,
formée de 2-3 rangées de grandes cellules polygonales, à membrane épaisse
et brune ; paroi interne plecterichymateusc très développée, formée de
filaments hyalins, de 1,5 p de diam., ramifiés, anastomosés, lâches et impré-
Source : MNHN, Paris
198
ANDRÉ RACOVITZA
- j» „ ahondant mucilage hyalin ; sporophores cylindriques, simples ou
Ciffés pluS“a,r” -, pyenospores fusiformes, de 1M-I* t») Xi»*» *
Oralement biscpLce». non étranglées aux cloisons transversales, arquees,
genéralcme F d>(in d , >picali flcxucux, égalant la longueur des pyenos-
hyalines, po M diam., hyalin ou subhyalm, septé, intra-cellulaire
et siip'erflciel (fig. 282, 283 et 318).
s„ r le cul des capsules mortes de üicranum dongatum Schleich.
et les snorogones morts de Borlromi» ilh.jphgllajlmv heu plus ou moins
humide près Névaehe (dép. llantes-Mpes, Franee), ,un,-juillet 1937
(V "usqhàprtsent ce champignon n’a été trouvé que sur diverses Phanéro-
8 “ ra ?l est intéressant de noter la singulière localisation des pseudo-pyenides
1 ,xi Aaa /•nnsnlcs mortes de Dicranum elomjaUim Schleich.; à ccl endroit,
onn’en trouve toujours qu’une seule (fig. 281). Sur les sporogones secs de
Rartramia ithuphylla Brid. elles sont parfois groupées par deux et locahsées
tantôt sur les pédicelles, tantôt sur les capsules.
tantôt su i ^ Rabourau d les pyenospores se gonflent et germent après
10 heures à ta température de la chambre, tfuelqucs-u.ics ne se gonflent pas,
W •.T,, ce cas réest l'extrémité de leur cil qui se dilate et s allonge en un
: 1 , germination commence généralement par la cellule médiane,
germe la èêhule apicale et finalement la basale. Après 24 heures,
“,‘,S les cellules ont germé et forment des cellules lovuritormes.
3 Genre SIROPATELLA v. Ilolincl
in Ann. Mycol. 1, 401 (1903)
Pseudo-ovcnides globuleuses, érumpantes-superricielles, pseudo-paren-
chvmateuse. charnues-coriar.es, noires, d’abord formées ensuite irrégulière¬
ment déhiscentes et largement ouvertes ; sporophores très serrés, simples,
Sorts ; pyenospores cylindriques-allongees, arrogenes, hyalines, umseptées,
caténulées.
1. siropatella Catharineae A. lUc. sp. nov.
Pseudo-pyenides globuleuse» ou hémisphérique» de 240-510 g dé diam.,
r d’un brun noir éruropanles-superficieUes, d abord formées, ensuite
l'ouvrant irrégulièrement et largement; paroi pseudo-parenchymateuse, de
20-45 u d’épaisseur dan. ta partie supe = er = , b *1^»"».-
Pseudo-pyenides globulo
isolées
it irrégulièrement et iarg.m.r... ; , p***»—de
20 45 U d'épaisseur dan. la partie supérieure, formée de r.cllu es plus ou moins
L de 8-12 u de diam., à membrane épaissie et, d un brun foncé ;
dans la paL intérieure, de 18-20 g d’épaisseur, .. moins foncée.
dans lapa fertdc ; noyau incarnat pâle; sporophores
m , rme. Sèités hvahns, courts ; pyenospores cylindriques, de 12-24x2 „
-ogies, hyalines, ..hapelets plus ou moi £
ramifiés (fig. 284, 285 et 349).
„ nh sur les capsules et dans la partie supérieure des pédicelles de
Ha6.su h. . ^ ->-'-i(L.) Web. et. Mohr., lieu sec dans la
mai 1944 (A. Racovitza).
Hat), sur îes cup.™-- — : , .
„ „„nnpg sers de Calhannea undulala(U) ..
forêt de Bâdulcçti (dép. Dâmhovita, Roumanie), 22 n
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
199
4. Genre LEPTOCHLAMYS Diedicke
in Ann. Mycol. XIX, 299 (1921) emend. A. Racovitza
Pseudo-pycnides sphériques, ovoïdes ou elliptiques, immergées, érum-
pantes ou superficielles, brunes ou noires, isolées ou groupées, membraneuses,
s’ouvrant largement par la rupture irrégulière de la partie supérieure de la
paroi ; paroi pleclcnchyinateusc, formée de filaments entourés d'un mucilage
hyalin vers l’intérieur, et brun plus ou moins foncé vers l’extérieur ; surface
formée de filaments se gélifiant rapidement, donnant naissance à une croûte
de couleur foncée, sans structure cellulaire bien définie ; sporophores ramifiés ;
pycnospores filiformes-cylindriques, bi- ou rarement Lrirellulaires, hyalines,
caténulécs.
Grâce à l’abondant matériel que nous avons étudié sur beaucoup de
plantes hôtes, nous avons pu compléter la diagnose de ce genre. En effet,
nous avons constaté que : 1° les pseudo-pycnides sont tantôt superficielles,
comme l’avait indiqué Diedicke, tantôt érurnpantes ou même immergées ;
2° les sporophores sont ramifiés ; 3° les pycnospores sont caténulées et bi-
ou tricellulaires, non pas unicellulaires comme le déclarait Diedicke.
Au point de vue systématique, nous classons ce genre dans la famille
des Discellacées, sous-familles des Discdlées, à cause de ses fructifications de
couleur foncée qui s’ouvrent largement, et irrégulièrement. Notons que
Cléments et Shear (1) classent ce genre dans la famille des Phomacées, ce
qui est une erreur.
1. Leptochlamys thecicola (B. et Br.) A. Rac. in Bull. Sec. Scient. Acad.
Roum. XXX, lig. 1-2, pl. I (1947).
Syn. : Sphaeropsis ihecicola B. et Br. in Ann. Nat. Hist. 2 sér. V, 376,
Nr. 424 (1850)*.
Seploria thecicola B. et Br., Outlincs Brit. Fung., 320 (1860)* ; in Intell.
Observer 9, fig. 1 (1863)* ; Cooke, Handb. Brit. Fungi II, 446 (1871) et in
Grevillea XIV, 104 (1886)* ; Sacc., Syll. Fung. III, 577 (1884) et XIII,
906 (1898) ; Allesciier in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze VI, 833 (1901) ;
Lind in Rostrup, Danish Fungi 449 (1913) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I,
296, 297 (1919) ; Seymour, Host Index of tlie Fungi of North America 21
(1929) ; Grove, British Stem- and Leaf-fungi I, Sphacropsidales, 431 (1935).
Seploria Ihecicola B. et Br. var. scapicola Karst., Symb. Myc. Fenn.
XXIII, 11 (1888)* et in Act. Soc. pro Fauna et Flora Fenn. VI, n° 2, 26
(1890) ; Sacc., Syll. Fung. X, 387 (1892) et XIII, 906 (1898) ; Allescher in
Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze VI, 834 (1901) ; Jaap O. in Ann. Mycol.
XII, 435 (1914) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 297 (1919).
Leplochlamys scapicola (Karst.) Diedicke in Ann. Mycol. XIX, 298-299
(1921).
? Seploria CiyBrffyi Moesz in Folia Cryptogamica I, 1107, fig. 1-5
(1932).
(1) Clbments et Shear, The Généra ot Fungi, 186 (1931).
Source : MNHN, Paris
200
ANDRÉ RACOVITZA
Seploria ihecicola B. et Br. var. congesla Grove, Brit. Stem- and Leaf-
ou ' ni ,p” îdes ’ de 85_215 k <*•
Jtome gées, érumpantes ou superficielles, isolées ou groupées membra-
d ,L„u™ m. couleur bran plus ou moins lonec, s ouvrant largement
Mr’des lobci irréguliers, à surlare plus ou moins rugueuse, formée de flla-
ments sc gélifiant rapidement, donnant naissance a une croûte de couleur
foncée sans structure cellulaire bien delta»; paru, plcetenchymateuse, de
d'épaisseur formée de plusieurs rangers de r.laments entrelaces, de
; de diam., imprégnés d'un mucilage hyalin vers 1 intérieur, et brun
, l'extérieur • sporophorcs ramifiés, courts, scples, à base un peu dilatée ;
pycnospores filiformcs-cylindriques de ld-3l,5x 1-1,5 p, biccllula.res ou
rarement tric.llul.ilM, non étranglées aux cloisons transversales, dro.tes,
hyalines ou subhyalincs (d'un jaune 1res pale), a extrémités obtuses, calé-
nulées ; mycélium de 2-3 p. de diam., hyalin, intracellulaire, peu abondant
(fig. 287 à 289, 350 et 351).
Hab Sur ou dans les sporogones secs des Mousses suivantes :
Pnlutrichum pitiferum Schreb., à Aberdeen (Angleterre) (sub. Sphaeropsis
,, et Seploria Ihecicola B. et Br.) ; sur le Mont Clàbucet
SC ».--)' 5 août 1042 (A. B.cov.ma)
f 'p„Mrichum commune L„ J. Silkeborg (Danemark) (20-6-83
r I ToHSNSon) (sub. Seploria Ihecicola B, et Br.) ; West Kilbridge et
Kilwinning, Ayrlüre (Angleterre), aoùl-octobre (Boyd) (sub. Seploria
,heClC pôl^richum )uniperinum Wili.d., près Mustiala (Finlande) (Kt».rs,|
(sub Seploria Ihecicola var. ecapmola Karst.) ; Amérique du Nord (d'après
Seymour (sub. Seploria Ihecicola B. et Br.),sur le Mont Clàbucet (dep. Argeg,
Roumanie) juin 1941 (A. Racovitza).
Polulrichum gracile Menz., sur les bords du lac Cristol, près Névache
(dép. Hautes-Alpes, France), 22 juin 1937 (A. Racovitza).
' Polulrichum olienuolum Meus., sur le Mont Clàbucet (dep. Arges,
Roumanie) juin 1941 (A. Racovitza).
Polulrichum sp„ prés Oberhot (Thunnge) juillet 1906 (O. Jaap) (sub.
Seploria Ihecicola var. seapicola Karst.) ; et Muskau (Allemagne centrale),
1921 (H Sydow) (idem).
Ceralodon sp., dans le Haut-Tatra, juillet 1931 (I. Gyorffy) (sub.
Seploria Gyôrfjyi Moesz).
Rhacomilrium heleroslichum Brid. f. incana, dans le Haut-Tatra, juillet
1931 (I Gyorffy) (sub. Seploria Gi/or/fyi Moesz).
Grimmia eialior Bruor., sur un rocher sec près des chalets de
Foncouvertcs, environ de Névache (dép. Hautes-Alpes, France), 15 juillet
1937 (A. Racovitza). ...
Grimmia Doniana Sm.th, sur le Mont lnàu, 4 environ 2.000
ait (dép. Câmpulung, Itoumamr), 22 août 1937 (Tr. Stefureac).
' 'Anlilrichia curlipemlulo (Hedw.) Brid., sur un rocher humide du col de
Cristol, environ de Nêvachr (dép. Hautes-Alpes, France), 6 juillet 1937
(A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
201
Ayant étudié un grand nombre d’exemplaires sur diverses Mousses :
Polylrichum piliferum Sclireb., P. juniperinum Willd., P. gracile Menz.,
P. atlenuatum Menz., Grimmia Doniana Smith, Gr. elalior Bruch., Anlilrichia
curlipendula (llcdw.) Brid., nous avons pu constater que les fructifications
de ce champignon sont tantôt superficielles, tantôt immergées ou érumpantes.
Ainsi, chez Polylrichum piliferum Schreb., Anlilrichia curlipendula (Hedw.)
Brid., Grimmia Doniana Smith et Gr. elalior Bruch. elles sont immergées-
érumpantes ; chez Polylrichum juniperinum Willd. et P. allenualum Menz.
elles sont tantôt superficielles, tantôt immergées ; chez Polylrichum gracile
Menz. elles sont superficielles. En général, on constate que les pseudo-
pycnides qui croissent sur les pédicellcs sont superficielles, tandis que celles
qui se développent sur les capsules sont immcrgées-érumpantes.
Comme nous l’avons déjà signalé au cours du présent travail, la position
des fructifications par rapport au substratum ne peut pas être toujours
considérée comme un caractère générique. D’ailleurs, dans ce cas aussi, la
structure de la paroi, la morphologie et les dimensions des pseudo-pycnides
superficielles étant identiques à celles des pseudo-pycnides érumpantes et
immergées, ne permettent pas d’attribuer ces dillérentes fructifications à des
espèces diverses.
Faisons remarquer que notre observation concernant la position des
pseudo-pycnides ressort aussi des diagnoses. Ainsi, Seploria thecicola B. et
Br., d’après Cooke, Saccardo et Allescher (ces deux derniers auteurs
reproduisent intégralement la description de Cooke), a des pseudo-pycnides
superficielles, tandis que d’après Grove elles sont immergées.
D’une part, étant donné que nous pouvons rapporter nos spécimens
trouvés sur les diverses plantes hospitalières, tantôt au Seploria lhecicola
B. et Br., tantôt au Seploria lhecicola var. scapicola Karst., et d’autre part,
que les diagnoses d’ailleurs incomplètes de ces deux champignons sont
pratiquement identiques, nous croyons justifié de les synonymiser et de
créer la nouvelle combinaison Leplochlamys lhecicola, utilisant le nom d’espèce
donné par Berkeley et Broome qui est le plus ancien.
Examinant des exemplaires sur Ilhacomilriurn heleroslichum Brid. f.
incana et un Ceralodon sp., récoltés par J. Gyorffy, Moesz (1. c.) créa une
nouvelle espèce, Seploria Gyorffyi Moesz, dont la diagnose est la suivante :
« Pycnidiis sparsis vel solitariis, atris, globosis vel leniter depressis, immersis,
primo epidermidc tcctis, demuin erumpentibus, papillatis, dein late, usque
63 (x apertis, 75-190 p diam., tenui membranaceis, contextu fuligineo,
parenchymatico ; conidiis bacillaribus, rectis, hyalinis, continuis, minute
guttulatis vel uniseptatis, ad septum non constrictis, 20-29 X 1,5 p ; conidio-
phoris fusiformibus, hyalinis, 10x2-2,5 p».
L’auteur déclare ensuite « Der Pilze kônnte nur mit Leplochlamys
scapicola (Karst.) Died. vcrglichen werden. Die Fruchtgehâuse dieses Pilzes
sind aber nach Berkeley-Broome, Karsten und Diedicke vôllig ober-
flâchlich. Die àusserste Schicht der dünnen Wand des Fruchtgehâuses ist
nach Diedicke vôllig strukturlos. Dcmgegcnüber besteht die Wand der
Seploria Gyorffyi aus rauchbraunen, 25 p breiten Zellen. Die innere Schicht
besteht aus kurzen, hyalinen, 2,5 p breiten hyphen, welche in den engen,
spindelfôrmigen, etwa 10 p langen Konidientragern enden. Die Wand des
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 14
Source : MNHN, Paris
202 ANOHF- «ACOVITM
Fmchtgeh&uses ist 5-12 p. dick. Die stübchcnfôrmigcn Konidien sind oft
. Mitt» septiert, abor nicht eingcschnurt. .
“ la différence que fait MoEsr., concernant la position des fructifications
, rannort au substratum n'a aucune importance, dons ce cas, comme
P levons siirnalè plu» haut. Seule, la structure de la paroi des fructiflca-
üons du Seploria Uyir/lyi Mocss semble, à première vue, différente de celle
H ° genre Uplcchlamy, Dicd. Faisons pourtant remarquer que, d apres nos
observations, la paroi des pseudo-pyemdcs présente au début une structure
niectenchymateuse, ensuite sa face externe se gélifiant n a plus une structure
cellulaire bien définie. Or, d’après le dessin n" 4 de 1 auteur, la paroi ressemble
réelle d'un Leplochlamys Dicd. avant d’etre complètement geliliee. A part
lia les fructifications semblent s'ouvrir très largement (voir les dessins
ob 2 et 3 ' l’ouverture a jusqu’à 63 p. de diam. pour des fructifications de
76 à 190 à de diam. (!)), la forme et les dimensions des sporophores et des
nvenospores (ces dernières eaténulécs comme il ressort du dessin n° 5) nous
font croire que ce champignon est identique a celui décrit par Berkeley
et ,, a fl , unc nouvelle variété, congesla, pour le champignon
trouvé nar Boyd à Kilhride, sur Polylrichum commune, à cause de ses pseudo-
pvenides agglomérées en petits groupes Comme, nous avons trouvé, dans
notre matériel tous les états intermediaires entre les pseudo-pyenides
isolées et éparses, et celles plus ou moins densément groupées, nous ne
croyons pas
utile de distinguer une variété semblable. Pour cette raison nous
la faisons tomber en synonymie.
Germination des pyenospores
Sur milieu liquide de Sabouraud, en chambre humide de v. Tieghem,
les nvenospores germent facilement après 24 heures. La germination a lieu
nar leurs extrémité» ou près de la cloison médiane. La pyenospore ^augmente
oas beaucoup de volume pendant la germination. Apres 48 heures, 1,
mycélium se cloisonne et »c ramifie abondamment de telle sorte que l'on ne
peut plus distinguer le corps de la pyenospore qui lui a donné naissance.
2. Ordre des MELANCONIALES Berkeley
Fructifications (accrvules) en forme de stromas généralement disci-
formes, sous-épidermiques de couleur foncée ou vive mous, coriaces ou
J.'ti’ux glabres ou velus ensuite érumpants et largement ouverts-
conidiophores indistincts, simples ou ramifiés ; conidies diverses.
1. Famille des MELANCONIACÈES Berkeley
Se caractérise comme l’ordre.
Clef analytique des genres
I. Conidies oblongues ou fusiformes, colorées, pluri¬
cellulaires. . Cor yneum
U. Conidies filiformes. 2 - CylmdrogpKtaa
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
203
1. Genre CORYNEUM Nces
Syst. d. Pilzc 34 (1817)
Acervules disciformes ou pulvinées, sous-épidermiques-érumpantes, noi¬
res, compactes ; conidiophorcs bacilliformes, de longueur variable ; conidies
oblongues ou fusiformes, 2 ou plurisoptées, colorées, ne formant pas de cirres.
1. Coryneum dubium Speg., Fungi Argentini II, 26 (1880-1882); Sacc.
Syll. Fung. III, 781 (1884) et XIII, 706 (1898).
Acervules coniques-héniisphériqucs, de 70-80 p de diam., éparses,
épiphyllcs, érumpantes, d’un noir fuligineux ; conidies fusiformes-allongées,
de 40-45x5-7 p, triseptées, étranglées aux cloisons transversales, d’un
olive pâle, à cellule supérieure allongée-aiguë, inférieure se prolongeant en un
pédicclle, de 20-25 x 1-1,5 p.
Hab. Sur les thalles morts de Marchantia sp., près S.-José-de-Flores
(Espagne).
2. Genre CYLINDROSPORIUM Unger
Exanth. 166 (1833) ; emend. Saccardo, Michelia II, 12 (1883)
Acervules sous-épidermiques, blanches ou pâles, disciformes ou subdif¬
fuses ; conidies filiformes, généralement continues, assez souvent flexueuses,
hyalines.
Clef analytique des espèces
I. Conidies de 15-18 p de longueur. 1. C. Casaresi
II. Conidies de 36-54 p de longueur. 2. C. Oreoweisiae
1. Cylindrosporium Casaresi Gz. Fragoso in Bol. Heal Soc. Espan. Hist.
Nat. XVIII, 375 (1918) et in Trabajos del Museo Nacional de
Ciencias Nat. scr. Bot. n° 23 (1927)* ; Trotter in Saccardo,
Syll. Fung. XXV, 625 (1931).
Acervules couvertes par l’épiderme, fermées, ensuite érumpantes,
largement ouvertes, d’un fauve pâle, circulaires ou oblongues, ayant jusqu’à
175 p; conidiophores bien fusiformes, de 5-6x2,5-3 p, à sommet atténué,
presque hyalins; conidies cylindriques, de 15-18x1,5-1,6 p, bicellulaires,
obtuses aux extrémités, droites ou légèrement arquées, hyalines, nombreuses.
Hab. Dans les capsules de Grimmia pulvinala (L.) Sm., près Hoyo del
Manzanares, Madrid (Espagne), mai 1918 (Cogolludo).
2. Cylindrosporium Oreoweisiae Gz. Fragoso in Bol. Real. Soc. Espan.
Ilist. Nat. XXII, 282-283, fig. 2 (1922) et in Trabajos del Museo
Nacional de Ciencias Nat. ser. Bot. n° 23 (1927)*.
Acervules rudimentaires, immergées, naissant à partir d’un mycélium
fuligineux ; conidiophores courts, lageniformes, dilatés, à plasma parfois
Source : MNHN, Paris
204
ANDRÉ RACOVITZA
j- • a pn doux ou uniscpté ; conidies filiformes, de 36-54 x 2,2-3 p, atténuées
aLTeXéti continu', ou 1-2 septée,, hynlines, nombreuse, (f,g. 286).
H ah Dans les pédicelles de sporogoncs à’Oreoiveisia Brunlonii (Sm.)
Rr pur 'ores Robledo de Chavela, Madrid (Espagne) (A . Casares-Gil).
Se rapproche du genre Cercosporella Sacc., mais en diiïere principale¬
ment par ses conidiophores qui forment une strate fructifère assez étendue.
Species incerlae
^ Vermicularia thecicola Schw., Synops. fung. Amer. bor. n° 1842 ; Sacc.,
Sv n p’ ung . III, 235 (1884) et XIII, 405 (1898) ; Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 285 (1919) ; Seymour, Host Index of the Fungi of
North America 21 (1929).
Acervules petites, difformes, parfois confluentes longitudinalement,
à sommet concave, subluisantes, immergées, très noires ; soies assez longues,
très noires, ensuite denses, mais de longueur inégale, les plus longues diver¬
gentes.
Hah. Très rare sur les vieilles capsules de Dicranum Scoparium (L.)
Hedw., à Salem (Amérique du Nord). .
Champignon incomplètement caractérisé et dilhcile a déterminer d’après
cette diagnose qui ne donne aucune mensuration et ne fait aucune mention
des c °" ld ^ obre 1937) nous a vons trouvé 5 Saint-Martin-Vésubie (dép.
Alocs-Maritimes, France), un champignon sur les sporogones morts de
Mnium marginalum (Dicks) F. Beauv. qui semble appartenir au genre
Vermicularia Fr. Nous ne pouvons pas l’identilicr avec certitude, à cause
des acervules trop mûres, dépourvues de comdics. Sa description est la
suivante :
Acervules elliptiques ou fusiformes, de 20-415x10-270 p, immergées,
ensuite érumpantes, noires, rouvertes de nombreuses soies ; stroma basal
pseudo-parenchymateux, formé de cellules plus ou moins globuleuses, de
3 6 U de diam., à membrane brun fonce ; soies aciculaires, de 50-230 x 3-6 p,
pointues au sommet, dressées, noires, pluricellulaires, plus ou moins diver¬
gentes éparses à la surface du stroma basal, ù membrane épaisse ; conidio-
nhores cylindriques, d’environ 9x4 p, disposés en palissade, d’un brun clair,
unicellulaires ; conidies? (fig-290 et 3;>2).
Comme notre champignon semble se rapprocher du Vermicularia
lhecicola Schw., nous l’avons provisoirement rapporté à cette espèce.
2 Pestalozzia sp., Seymour, Host Index of the Fungi of North America, 22
(1929).
Hab. Sur Mousses.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS HRYOPHII.ES
205
3. Ordre des MONILIALES Clem. et Shear
Fructifications (conidiophorcs) en forme de filaments isolés plus ou
moins développés et différenciés sur le mycélium, ou (synnemas) disposés
en forme de faisceaux compacts, ou (sporodochium) de tubercules sporifères,
de couleurs diverses, typiquement superficiels, glabres ou velus, donnant
naissance à des conidies de formes et de couleurs diverses.
Clef analytique des familles
I. Conidiophorcs isolés ou fasciculés seulement à la
1. Conidiophores et conidies hyalines ou de couleur
vive.
2. Conidiophores et conidies de couleur foncée
jusqu’à noir.
II. Conidiophores disposés en forme de faisceaux
compacts (synnemas).
III. Conidiophores disposés en forme de tubercules
sporifères (sporodochium).
base.
1. Moniliacées
2. Dematiacées
3. Stilbacées
4. Tuberculariacées
1. Famille des MONILIACÉES Clem. et Shear
Conidiophores indistincts ou plus ou moins longs, simples ou diversement
ramifiés, continus ou septes, hyalins ou de couleur vive, donnant naissance
à des conidies de diverses formes, hyalines ou de couleur vive ; mycélium
plus ou moins développe, concolore, lisse ou cotonneux, rarement fasciculé.
Clef analytique des genres
I. Conidies unicellulaires.
1. Conidiophores indistincts ou peu différents du mycélium (Micro-
némées).
a. Conidies solitaires. 1- Coccospora
b. Conidies caténulées.
* Conidies ovales ou ovales-allongées. 2- Monilia
** Conidies cylindriques ou allongées. 3. Cylindrium
2. Conidiophores bien développés, différents du mycélium (Macro-
nèmèes).
a. Conidies capitées-agrégées ou caténulées.
* Conidies capitées-agrégées.
m. Capitules mucilagineux.
o. Conidiophores simples. 4. Hyalopus
oo. Conidiophores ramifiés.
x. Conidiophores plusieurs fois vcrticillés.... 5. Acrostalagmus
y. Conidiophores ramifiés seulement au
sommet. 6. Harziella
Source : MNHN, Paris
206
ANDRÉ RACOVITZA
n. Capitules non mucilagineux.
** Conidies caténulées.
m. Sommet du conidiophore dilaté ou renflé.
n. Sommet du conidiophore pénicillé.
b. Conidies solitaires.
*. Conidiophores non verticillés.
m. Extrémités conidifères du conidiophore
dilatées ou renflées.
n. Extrémités conidifères du conidiophore
subégales.
o. Conidiophores simples.
oo. Conidiophores ramifiés.
1. Conidiophores décumbants.
2. Conidiophores dressés.
**. Conidiophores verticillés.
m. Conidiophores courts et ramifiés h la base
de filaments stériles longs et simples.
n. Conidiophores d'une seule sorte.
o. Conidies caténulées.
oo. Conidies solitaires.
II. Conidies bicellulaires.
1. Conidiophores simples.
a. Conidies apicales généralement agglomé¬
rées ; espèces saprophytes.
b. Conidies apicales solitaires ; espèces para¬
sites.
2. Conidiophores ramifiés.
a. Conidies caténulées.
*. Conidies cylindriques-allongées.
**. Conidies elliptiques.
b. Conidies non caténulées.
o. Conidiophores régulièrement verticillés... .
oo. Conidiophores irrégulièrement ramifiés.
III. Conidies pluricellulaires (non muriformes).
1. Conidies solitaires.
2. Conidies caténulées.
7 . Tnchoderma
8 . Aspergillua
9. Pénicillium
10. Physospora
11. Acremonium
12. Sporotrichum
ld. Botrytis
14 . Pachybasium
15. Spicaria
16. Verticillium
17 Trichothecium
18. Didymaria
19. Hormiactia
Didymocladium
21. Dipiocladi
22. Diplospori
um
um
Dactyiiuxa
1. Genre COCCOSPORA Wallr.
in Fl. Crypt. Germ. II, 176 (1833)
Gazons fructifères assez compacts ; conidiophores très courts n
ramifiés, septés ; conidies sphériques, assez grandes, acrogènes, uni-'c U
laires, à épispore épaisse et hyaline, à contenu d’un jaune-orangé. u ~
Clef analytique des espèces
I. Conidies sphériques, de 30-55 p de diam. 1. (j. muaco
II. Conidies de diverses formes, de 12-25X10-19 p. 2. C. Urediaoïde*
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
207
1. Coccospora muscorum Karsten, Fragm. Fenn. XIX, 6 (1884); Sacc.,
Syll. Fung. X, 512 (1892).
Syn.: Prolomyces Muscorum Karsten, Fragm. Fenn. XI, 4 (1883), in
Hedwigia XX11I, 40 (1884) ; Sacc., Syll. Fung. VII, 321 (1888) et XIII,
583, 744 (1898) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. 1, 273 (1919).
Coccomyces muscorum Karsten, Fragm. Fenn. XlX in Hedwigia
XXIII, 88 (1884).
Gazons fructifères superficiels, arrondis ou de forme variée, confluents,
ferrugineux, de 0,5-1 mm. de diam. ; conidies sphériques, de 30-55 p. de diam.,
jaunes, lisses, entourées par petits groupes dans un mucilage.
Hab. Sur Hypnum sp. à demi mort, sur le mont Observatori, Abo
(Finlande).
2. Coccospora uredinoides (P. Hcnn.) v. Hôhnel in Ann. Mycol. IX, 174
(1911).
Syn.: Allescheriella uredinoides P. Henn. in Hedwigia 244 (1897);
Saccardo et Trotter, Syll. Fung. XIV, 1075 (1899) et XIII, 742 (1898) ;
v. Hohnel in Sitzungsber. Akad. k. Wiss. in Wien. Math. nat. Klass. CXX,
I, 404-405 (1911) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 281 (1919).
Gazons fructifères pulvinés, arrondis ou confluents, largement diffus,
couleur cannelle ou d’un ocracé vif, subveloutés ; conidiophores peu ramifiés,
septés, parfois dilatés, hyalins, subjaunâtres, jusqu’à 20 p de diam., à rami¬
fications de 4-6 p. de diam. ; conidies subglobulcuses, ovoïdes, piriformes ou
oblongues, de 12-25 X 10-19 p., orangé brunâtre, guttulées, lisses.
Hab. Sur les Mousses corticoles, près Blumenau, dans la province
St. Catharina (Brésil, Amérique du Sud) (Moller).
2. Genre MONILIA Persoon
Syn. method. fung. 693 (1797) ; emend. Saccardo, Miclielia II, 17 (1880)
Conidiophores ascendants ou plus ou moins dressés, avec des ramifica¬
tions dichotomiques, indéfinies ou irrégulières, lâches ou nombreuses,
formant à leur sommet, ou sur des petites dents situées près du sommet
des chapelets simples ou ramifiés de conidies ovales ou allongées-ovales,
très rarement sphériques, unicellulaires, hyalines ou subhyalines, souvent
enchaînées par des isthmes ; mycélium rampant, septé, souvent endogène,
formant à l’extérieur des gazons plus ou moins réguliers, souvent confluents.
1. Monilia aurea Gmelin in Linn., Syst. Nat. II, 1487 (1791) ; Sacc., Syll.
Fung. IV, 33 (1886) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze,
VIII, 56 (1907) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 280 (1919) ;
Migula, Kr. Fl. Deutschl. III, Pilze 4, 2, 25-26 (1934).
Gazons fructifères pustuliformes, d’un brun jaune ; conidiophores
ascendants, peu ramifiés, septés, de 7-8 p. de diam. ; stérigmates courts
Source : MNHN, Paris
208
ANDRÉ RACOVITZA
naissant sur ou au-dessous du sommet des ramifications et formant de
courts chapelets de conidies limoniformes, de 18-2L x 10-12 p, jaunes, avec
ou sans guttulcs.
Hab. Sur Mousses pourries, en Allemagne, en Italie, en Belgique, etc
Croît aussi sur divers détritus végétaux.
3. Genre CYLINDRIUM lîonord.
Hand. allgcm. Mykol. 34 (1851)
Gazons fructifères plans, subpulvérulents, blancs ou de couleur pâle •
conidiophores distincts, souvent très courts ; conidies cylindriques-allongées’
typiquement à extrémités arrondies, acrogènes, unicellulaires, hyalines où
de couleur pâle.
Cylindrium heteronemum Saco.., Michelin I, 81 (1877).
Gazons fructifères diffus, floconneux, blancs ; conidiophores filiform
de 15-40x4 p, dressés, simples ou ramifiés à la base, généralement unicell ^
laires ; conidies cylindriques ou fusiformes, de 16-44x4-6 p, unicellulai
caténulées, hyalines, acrogènes, à extrémités tronquées ou plus ou m • S ’
atténuées (fig. 291). ° lns
llab. Sur Anomndon oiliculosus Hook et Tayl. et Ilypnum cupressifor
L., morts, à la base d’un arbre dans la forêt de Bâdulesti (dép. Dâmbovii”*
Roumanie), 28 juillet 1944 (A. Racovitza). * a >
Se développe aussi sur troncs d’arbres et diverses plantes.
Par ses conidies fusiformes, cette espèce sc rapproche du genre Fusid'
I.iNir Um
4. Genre HYALOPUS Corda
Icon. Fung. If, 16 (1838)
Conidiophores dressés, généralement continus, hyalins, à som
simple et dilaté portant un capitule de conidies mucilagineuses • con'/l'
oblongues, non caténulées, unicellulaires, hyalines ou peu colorées, 'entouré* 58
d’une membrane se gélifiant. es
1. Hyalopus muscorum Corda, Icon. Fung. II, 16 (1838) • Sacc a
Fung. IV, 02 (1886) et XIII, 706 (1898); Lindau’ in RaKo/w
Kr. Fl. Deutscld. Pilzc, VIII, 102 (1907); Oudemahs Pn
Syst. Fung. I, 258 (1919) ; Migula, Kr. Fl. DeutschI IIl’ Pii "î’
2, 37 (1934). ’ uze 4 -
Syn. : Stilbum muscorum Corda, Icon. Fung. 1, 20 fig. 269 (1837\
Anleit Tab. B fig. 19 (1-2) ; Habenhohst, Deutschlands Kr. Fl. 122 (1844\
Gazons fructifères indéterminés, très minces et petits ; conidionh
dressés, blancs, subulés ; capitules globuleux, blancs ; conidies o °j rCS
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
209
hyalines, avec un sillon longitudinal et une guttule centrale ; mycélium
filamenteux, septé, ramifié.
Hab. Sur les thalles pourris de Marchanlia sp., près Berlin (Allemagne),
janvier.
5. Genre ACROSTALAGMUS Corda
Icon. Fung. II, 15 (1838)
Conidiophores dressés, septés, incolores ou parfois colorés en rouge
brique, vert olivâtre ou brunâtres, à ramifications régulièrement verticillées,
portant à chaque extrémité un petit capitule globuleux et mucilagineux,
formé de conidies généralement elliptiques, unicellulaires, hyalines, agglo¬
mérées dans un mucilage se dissolvant rapidement dans l’eau.
1. Acrostalagmua albus Preuss in Linnaca XXIV, 126 (1851) ; Migula,
Kr. Fl. Dcutschl. III, Pilze, 4, 2, 118 (1934).
Gazons fructifères diffus, petits, sublaincux, blancs ; conidiophores
de 200-220 X 1,7-2 p, ascendants ou rampants, ramifiés dans la partie supé¬
rieure ; ramifications continues, verticillées par 3 ou 6, rarement isolées, un
peu arquées, à sommet atténué, donnant naissance à des capitules terminaux
sphériques, de 9-10 p de diam., caduques ; conidies allongées-clliptiques, de
2,3-3,5x 1-1,5 p, hyalines; mycélium rampant, continu ou peu septé, peu
ramifié.
Hab. Sur Mousses, en Allemagne.
Croît aussi sur diverses plantes mortes et détritus végétaux.
6. Genre HARZIELLA Cost. et Matruch.
in Bull. Soc. Myc. France XV, 104 (1899)
Conidiophores dressés, septés, simples, formant au sommet et sur sa
partie subterminale un grand nombre de phialides lageniformes ; conidies
ovales, unicellulaires, hyalines, naissant l’une après l’autre au sommet des
phialides et assemblées par un mucilage en un capitule sphérique.
Genre très voisin d ’Acroslalagmus Corda, mais en diffère par l’irrégularité
de l’insertion des phialides, le nombre restreint des ramifications (quand
elles existent), ainsi que par l’agglomération des conidies en une grosse masse
au sommet du conidiophore.
Rappelons que certains auteurs (Cléments et Shear (1)) le place en
synonymie.
1. Harziella eïîusa v. Hohnkl in Sitzungsber. Akad. Wiss. in Wien Math.-
nat. Klass. CXVI, I, 149 (1907) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl.
Deutschl. Pilze IX, 750 (1910) ; Saccardo et Trotter, Syll.
(1) Cléments et Shear, The Généra of Fungi 386 (1931).
Source : MNHN, Paris
210
ANDRÉ RACOVITZA
Fung. XXII, 1301 (1913) ; Migui.a, Kr. Fl. Deutschl. III, Pilze 4,
2, 119 (1934).
Gazons fructifères de 40-50 (J. de hauteur, largement diffus, s’amin-
rissant graduellement vers la marge, blanchâtres avec une nuance rougeâtre ;
conidiophores de 40-50x3-2 p, à membrane mince, continus ou peu septés,
généralement avec M ramification» latérale» o,,|„,»ecs ou vert,allée», aiguës,
de 20-30 X1 5-2 u. ; extrémités du comdiopliore et tics ramifications latérales
formant l’une après l’autre, un grand nombre de conidics isolées, générale¬
ment sphériques de 1,5-3 p de diam., hyalines ou roses en masse, assemblées
en un capitule sphérique devenant irrégulier, de 4-100 p. de grosseur, de
couleur rougeâtre ; mycélium grC-le.
lîab. Sur Mousses , près Pressbaum à Wicncrwald, sur « grossen Wiener-
berge » (Autriche), 1906 (v. Hounel).
Croît aussi sur du bois, de l'écorce, etc.
7. Genre TRICHODERMA Persoon
Di«n fung. 12 (1797), emend. Harz in Bull. Soc. Imp. Nat.
P ' Moscou XLIV, 1, 116 (1871)
Conidiophores ascendants, typiquement 2-3 fois ramifiés et divariqués ;
rameaux terminaux à sommet acuminé formant un capitule conidifère ;
conidies globuleuses ou rarement ovoïdes, unicellulaires, petites, de couleur
vive ou hyaline ; mycélium rampant, formant des gazons fructifères plans,
compacts et agrégés.
Trichodenna laeve Persoon, Obs. myc. I, 12 (1796) ; Synopsis meth.
fung. 233 (1801) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. 1, 281 (1919).
Hab. Sur Mousses.
Species non delerminata
Trichodenna sp. Elus in Journ. of Linn. Soc. XXXIII, 102, PI. (1897).
Nomen nudum.
Hab Parasite des thalles de Pellia epiphylta (L.) Lindb. cultivé dans le
jardin botanique de l’Université de Cambridge (Angleterre), mai.
L’auteur ne donne aucune description de ce champignon et déclare
« In the absence of phase other than conidial an exact identification is hardly
possible • but the fungus seems closcly allied to, if not indeed identical with
Trichodenna, the conidial stage of a llypocrea... ».
8. Genre ASPERGILLUS Michel!
Nov. Plant, généra 212 (1729), emend. Corda, Ieon. Fung. 11, 18 (1838).
Conidiophores dressés, plus ou moins longs, continus ou septés, générale¬
ment simples, à sommet globuleux ou renflé en une sphere entièrement on
partiellement recouverte de etérigmate» rad.é», plu» - —- •
moins denses •
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRY0PH1LES
211
stérigmates simples, claviformes, cylindriques ou lagéniformes, d’ordre
primaire ou secondaire, terminés par un chapelet de conidies sphériques,
ovoïdes ou ellipsoïdes, hyalines ou subhyalines, rarement colorées ; mycélium
diffus, rampant, ramifié, septé, hyalin ou parfois brunâtre.
1. Aspergillus candidus (Pers.) Link in Mag. Ges. Naturf. Freunde Berlin
III, 16 (1809) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 289 (1919).
Syn. : Monilia candida Pers., Tant. Disp. Fung. 40 (1797).
Gazons fructifères d’un blanc de neige, devenant plus tard jaunâtres ;
conidiophores de deux sortes : les uns grands, de 1-2 millimètres de hauteur,
sur 7-10 p. de grosseur, à pédicellc raide, à paroi mince, à sommet globuleux,
d’environ 36 p de diam. ; tète sporifère de 100-160 p de diam. ; stérigmates
de 35 p de longueur ; les autres conidiophores petits, ayant seulement 500 p
de longueur, à sommet claviforme ou globuleux ; stérigmates de 12 p de
longueur, simples ou ramifies, sveltes ; tête sporifère d’environ 30 p de diam. ;
conidies (des deux sortes de conidiophores) ellipsoïdes, rarement sphériques,
de 2,5-4 p de diam., très finement ponctuées, jaunes.
Hab. Sur les phylloïdes à’Hypnum sp.
Très répandu sur diverses plantes et détritus végétaux.
Species minus nolae
1. Aspergillus muscivora v. IIôhnel in Strasser Sechst. Nachtr. Pilzfi.
Sonntagsb. in Vcrh. zool.-bot. Gessells. Wien LXV, 214 (1915) ;
Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXV, 658 (1931).
Nomen nudum.
Hab. Sur Mousses mortes, à Aschbach (Autriche) (P. Lampert).
9. Genre PENICILLIUM Link
in Mag. Ges. Naturf. Freunde Berlin III, 16 (1809)
Conidiophores dressés, septés, d’abord simples, puis à sommet inégale¬
ment verticillé ou pénicillé ; rameaux dressés, ascendants, plus ou moins
parallèles, formant des rameaux secondaires et tertiaires ; conidies globu¬
leuses, acrogènes, caténulées, lisses ou aspérulées, hyalines ou souvent de
couleur vive ; mycélium rampant, septé, hyalin.
Pénicillium insectivorum (Sopp) Sacc., Trotter in Sacc., Syll. Fung.
XXV, 673 (1931).
Syn. : Acaulium insectivorum Sopp, Monogr. Penicill. Norw. 60, t. IV
et VIII, fig. 66-69 (1912).
Gazons fructifères d’un jaune brun clair jusqu’à rouge ocre-brun suivant
le substratum, à l’état sec subfarineux, noduleux, subvelus ou formant
souvent des synnemas ; mycélium gros ; conidiophores irréguliers, tantôt
Source : MNHN, Paris
212
ANDRÉ RACOVITZA
longs, tantôt presque indistincts ; stérigmates très courts, très souvent
sessiles ; conidics subovalcs, de 10-11 x9 p, anguleuses, à èpispore rugueuse
ou presque échinulée ; périthèces inconnus.
Hab. Sur Mousses, en Norvège.
Croît aussi sur des larves.
10. Genre PHYSOSPORA Fries
Summa Veg. Scand. 495 (1846)
Conidiophores irrégulièrement ramifiés, généralement recourbés et
réfléchis, septés, présentant par places des rameaux à extrémité plus ou
moins dilatée, elaviforme, couverte de stérigmates persistants et de conidies
ellipsoïdes ou subsphériques, unicellulaires, hyalines ou de couleur vive.
Physospora albida v. Hohnel in Ann. Mycol. I, 527 (1903); Sacc. Svll
Fung. XVIII, 522 (1906) ; Lindau in Habenh., Kr. Fl. Deutschl
Pilze, VIII, 232 (1907) ; Oudemans, Knum. Syst. Fung. I 281
(1919) ; Migula, Kr. Fl. Deutschl. III, Pilze 4, 2, 70, pl CXIT
fig. 2 (1934).
Gazons fructifères difîus, laineux veloutés, blancs ; conidiophores
simples ou par places ramifiés à la base, jusqu’à 220 p de longueur ; partie
conidifère des rameaux simplement dcnlieuléc, ou dilatée en forme de
vésicule ovoïde-oblongue, de 12x9 p, dcnticulée et formant par places des
chapelets de conidies ellipsoïdes, de 12-14x8-10 p, hyalines, à épisp ore
mince, à base souvent brièvement apiculée ; mycélium rampant, diversement
ramifié, de 6-10p de diam., septé (fig. 292).
Hab. Sur Mousses vivantes, dans la forêt près llekawinkel (Autriche)
juin. ’
Croît aussi sur troncs pourris A’Abies peclinala Gain, et DC.
11. Genre ACREMONIUM Link
in Mag. Ges. Naturf. Freundc Berlin III, 15 (1809)
Conidiophores simples, rarement bifurques, naissant latéralement su
un mycélium rampant et peu septé ; conidics elliptiques ou fusiforme
unicellulaires, acrogènes, hyalines ou faiblement colorées. ’
Acremonium altematum Link in Mag. Ges. Naturf. Freunde Berlin Iit
15(1809); Ficinus, Fl. Gegend um Dresden 11,273
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 258 (1919). • >
Gazons fructifères difîus, arachniformcs, blancs ; conidiophores naiss
sur le mycélium sous forme de ramifications courtes, simples et droif nt
de 40-50 p de longueur ; conidies isolées, premièrement sphériques de
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPHILES
213
6-7 p de diam., entourées d’un mucilage, ensuite allongées-elliptiques, de
6-10 x2-3 p, parfois un peu arquées, sans mucilage, hyalines (fig. 293).
Hab. Sur les thalles de Melzgeria pubescens (Schrank) Raddi (sub.
Jungermannia pubescens Schrank).
Se développe aussi sur diverses plantes pourries.
12. Genre SPOROTRICHUM Link
in Mag. Ges. Naturf. Freundc Berlin III, 12 (1809)
emend. Saccardo, Michelia II, 16 (1880)
Conidiophores décombants, souvent peu différents du mycélium, rami¬
fiés, septés, hyalins ou pâles ; conidies ovoïdes ou subglobuleuses, unicellu-
laires, solitaires, hyalines ou subhyalines, acro-pleurogènes.
Clef analytique des espèces
I. Conidies globuleuses. 1. S. fallax
II. Conidies ellipsoïdes. 2. S. croceum
1. Sporotrichum fallax Libert, Crypt. Ard. exsicc. n° 187 (1832)* ; Sacc.,
Syll. Fung. X, 032 (1892) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl.
Pilze, VIII, 201 (1907) ; Migula, Kr. Fl. Deutschl. III, Pilze 4, 2,
57 (1934).
Mycélium diffus, fibrilleux, formé d’hyphes ramifiées, très densement
entrelacées, septées, blanches ; conidies globuleuses, de 1,5 p de diam.,
très nombreuses, d’abord jaune d’or, ensuite sulfurées et finalement blanches.
Hab. Sur Mousses, dans la forêt de hêtres des Ardennes (Libert).
Croît aussi sur diverses plantes mortes.
2. Sporotrichum croceum (Kunzic et Schmidt) ; Migula, Kr. Fl. Deutschl.
III. Pilze 4, 2, 07 (1934).
Syn. : Spicaria croceum Kunze et Schmidt, Mykologische Hefte I, 81
(1817)* ; RAnENHORST, Deutschlands Kr. Fl. 80 (1844)* ; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 281 (1919).
Gazons fructifères très délicats, arachniformes, diffus, d’un jaune
soufré, mais dillicilcmcnt reconnaissables ; conidiophores naissant sur le
mycélium comme des rameaux courts, simples ou ramifiés, dressés, jaunâtres ;
conidies elliptiques, d’environ 1,5x0,5 p; mycélium rampant, d’environ
1 p de diam., indistinctement septé, à membrane jaunâtre.
Ilab. Sur Mousses, en Allemagne.
Croît aussi sur diverses plantes.
Species incerlae vel minus nolae
1. Sporotrichum hypnophilum Pers., Myc. eur. I, 78 (1822)* ; Link, Spec.
pl. I, 12 (1824)* ; Fragoso, Estud. sist. Hifales. Fl. Espan. 75
(1927).
Source : MNHN, Paris
214
ANDRÉ RACOVITZA
D’après Fragoso (1. c.) cette espèce serait identique au Bolrylis bryophila
(Pers.) Sacc.
2. Sporotrichum muscorum Pers., Myc. cur. I, 80 (1822)* ; Link Sdpc
pl. I, 14 (1824)* ; Chevalier, Fl. Paris, 50 (1826)* ; Oudemans
E num. Syst. Fung. I, 281 (1919); Fragoso, Estud. sist. Hifnlȉ
Fl. Espafi. 75 (1927). ies
Hab. Sur Mousses.
Comme pour l’espèce antérieure, Fragoso (1. c.) suppose qu’elle est
identique au Bolrylis bryophilu (Pers.) Sacc.
3. Sporotrichum olivaceum (Link) Fries, Syst.. Myc. III, 417 (1832)* •
Lindau in Rabenli., Kr. Fl. Deutschl. Pilze VIII, 204 (19071 •
Oudkmans, Enum. Syst Fung. I, 281 (1919). ' *
Syn.: Bolrylis olivaceum Link in Mag. Ges. Naturf. Freunde Rwi;
III, 14 (1809). Un
Gazons fructifères diffus, olivacés ; conidiophores dressés, très cou •
peu ramifiés, olivacés ; conidics sphériques, petites, olivacées. ’
Hab. Sur Mousses, en Allemagne.
Croît aussi sur bois, pierres, etc.
13. Genre BOTRYTIS Micheli
Nov. Gen. 212 (1729) ; emend. Link, Spec. pl. I, 53 (1824)
Gazons fructifères plus ou moins diffus ; conidiophores dressés sim 1
ou plus ou moins ramifiés ; ramifications à sommet tantôt aigu ou rarenf CS
obtus, tantôt renflé verruculeux ou tantôt digité ou en forme de crôt-
conidies globuleuses, elliptiques ou oblongues, acrogcnes ou acro-pleuroeèn 6 ’
isolées, unicellulaires, hyalines ou plus ou moins faiblement colorées • m ’
lium rampant, septé, ramifié, hyalin, grisâtre ou brunâtre. ’ ^ Cé '
Clef analytique des espèces
I. Conidies elliptiques.
1. Conidies jusqu'à 4 p. de longueur..
2. Conidies jusqu’à 14 y. de longueur.
II. Conidies sphériques.
L B. Bryii
2. Sclerolinia Fuckeliana
forme comdienne B. cm e[e °
1. Gazons fructifères d’un blanc de neige. 3. B. Sphaim
2. Gazons fructifères d’un jaune blanc. 4. g bryoph^l
1. Botrytis Bryii G. Fragoso, Estud. sist. Hifales Fl. Espafi 74-76 r,~ 1.
(1927). > "s- 11-12
Gazons fructifères lâches, arachniformes, blancs, décombants ramTz
conidiophores dressés, courts, à sommet atténué ou acuminé - ™ *• j- S ’
> oonidieg
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHII.ES
215
elliptiques ou courtement cylindriques, de 2,5-4 X 1,7-2,2 p, glomérulées,
acrogènes, hyalines ; mycélium de 2,5-5 p de diam., septé (fig. 294 et 295).
Hab. Sur phylloïdes de Bryum sp., à Madrid (Espagne), mai 1921
(A. Casares).
Fragoso (1. c.) attire l’attention sur cette espèce, ainsi que sur bon
nombre de Bolrytis Micheli, qui peuvent donner lieu à certaines confusions
quand on les examine h l’état sec, parce que les glomérulcs de conidies
tombent et le champignon ressemble alors à un Sporotrichum Link.
2. Selerotinia Fuckeliana de Bary, forme conidiennc Bolrytis cinerea Pers.,
Tent. Disp. Fung. 46, Tab. III, fig. 10 (1797).
Conidiophores cylindriques, de 300-540 x 13-24 p, dressés, isolés ou un peu
fasciculés, à membrane épaissie et brune à la base, s’amincissant et devenant
graduellement subhyaline au sommet ; extrémité courtement ramifiée en
forme de racème ; rameaux à sommet plus ou moins renflé ; conidies ellip¬
tiques, de 11-14x6 p, unieellulaircs, isolées, hyalines, naissant sur de courts
stérigmates situés sur le sommet dilaté des rameaux ; sclérotes elliptiques, de
1020-1390 x 300-360 p, immergés, isolés, coriaces, brun foncé, à paroi externe
formée d’une ou deux rangées de cellules polygonales, à membrane très
épaissie et brune ; tissu central plus ou moins plectenchymateux et hyalin.
Hab. Dans les sporogones morts de Polylrichum juniperinum var.
alpinum Br. eur., lieu sec, près des chalets de Laval, à Névache (dép. Hautes-
Alpes, France), juillet 1937 (A. Racovitza).
Nous avons trouvé deux sclérotes dans la partie supérieure des pédi-
celles. Les conidiophores naissent seulement là ou la surface des sclérotes
arrive au niveau de l'épiderme «lu pédicelle (fig. 296).
3. Botrytis Sphagnorum Cooke in Rav. Amer. Fungi n° 572* et in Grevillea
(1878)* ; Sacc., Syll. Fung. IV, 118 (1886) et XIII, 1188 (1898) ;
Seymour, Host Index of the Fungi of North America 21 (1929).
Gazons fructifères d’un blanc de neige, laineux, cespiteux ; conidio¬
phores courts, à sommet 2-3 ramifié et à rameaux fastigiés, courts, conidies
subglobuleuses, de 3 p de diam., peu nombreuses, hyalines ; mycélium allongé,
entrelacé, fourchu, lâchement septé.
Hab. Sur Sphagnum sp., en Caroline (Amérique du Nord).
4. Botrytis bryophila (Pers.) Sacc., Mise. myc. I n° 2270 ; Syll. Fung. IV,
122 (1886) et XIII, 583 (1898) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I,
280, 289-290 (1919).
Syn.: Sporolrichum bryophilum Persoon, Myc. Eur. I, 78 (1822)* ;
Link, Spec. pl. I, 6 et 12 (1824)* ; Chevalier, Fl. Paris, I, 47 (1826)* ;
Duby, Fl. Gallica descripl. 922 (1828-1830)*.
Gazons fructifères diffus, d’un jaune blanc, assez denses ; conidiophores
fasciculés, élevés, septés, jaunâtres, de 20 p de diam., diversement ramifiés
au sommet, rameaux aspérulés, portant des glomérules de stérigmates
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOV1TZA
hlonm inégaux ; conidics sphériques, de 3,5-1 11 de diam. lisses, hyalines,
naissant au sommet des sténgmates.
Hab. Sur les cauloîdes et les phylloîdcs i'Hypmm sp„ à Rouen et sur
M °“iyLri™FRAOOSO (1) cette espèce semble identique au Sporotrichum
hypmpUlum Pehs. et au Sporrtrichum mu.con,m Pehs.
Species minus nolae
1 ttntrvtis densa Ditmak in Sturm., Deutschl. Fl. Pilze I, 105, pl. LII
118171- Pemoon, Mycol. eur. I, 30 (1822)* ; Waeiuoth, Fl,
CrvDt ’oerm. 291 (1833)* ; Link, llondbuch. 469 (1833)* -,
Rabenhorst, Dcutschlands Kr. Fl. 98 (1844)* ; Sacc., Syll,
Fune IV 118 (1880) cl XIII, 742 (1898) ; Bommer et Rousseau
in Bull Soc. Bot. Belgique XXVI, 233 (1887)* ; Lindau in Rabenh.,
Kr Fi Deutschl. Pilze VIII, 273 (1907) ; Oudemans, Enum.
Syst Fung. I, 280, 291 (1919); Migula, Kr. Fl. Deutschl. III,
Pilze 4,2,92 (1934).
Sun ■ Sporolrichum densum Fries, Syst. Myc. III, 19 (1832) .
Trichosporium densum Fries, Summa Veg. Scand. 493 (1846)*.
Gazons fructifères circulaires, entièrement blancs formés d’hyphes
1res fines • conidiophores dressés, seplés, très ramifies, à ramifications en
forme de verge ; conidics ovoïdes, assez grosses, hyalines.
Hab Sur Mousses pourries, près Roslock (Allemagne) (Ditmar), e t
sur Ilypnum pallescens var. reptile (Midi.) Uusnot (sub. Hypnum replUt
M,CH Espècc incomplètement caractérisée. Croît aussi sur bois.
9 Botrytis Micheneri B. et C., North Am Fungi n» 675 ; Sacc., Syll. Fung.
IV, 134 (1886) et XIII, 743 (1898).
Gazons fructifères d'un blanc de neige, très petits ; conidiophores à
sommet ramifié en rameaux courts ; conidics sphenques, très petites.
Hab. Sur les Mousses, en Pensylvanie (Amérique du Nord) (Michener).
14. Genre PACHYBASIUM Sacc.
in Rev. mycol. VU, ICO (1885)
Conidiophores courts, dressés, ramifiés, à ramifications verticillées,
alternes ou opposées, formant à leur sommet des phialidcs lagéniformes
courtes; conidies sphériques ou allongées un.ccllula.res hyalines ou de
couleur vive; conidiophores naissant à la base de longs filaments dressés,
simples et septés ; mycélium rampant, septe, ramifie.
(1) Gz. Fhacoso, Eslud. sisl. Hifalea FL EspaR. 75 (1927).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
217
1. Pachybasium Tilletii (Dcsm.) Oudf.mans in N’cderl. Kruidk. Arch.
2 ser. IV, (1886)* ; Sacc., Syll. Fung. X, 544 (1892) et XIII,
583 (1898) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl. Dcutschl. Pilze VIII,
312 (1907) ; Smith in Trans. Brit. Myc. Soc. III, 220-225 (1910)* ;
Oudf.mans, Knurn. Syst. Fung. I, 281, 290 (1919) ; Grove in
Ann. Mycol. XXXIV, 106-107, fig. 1 (1936).
Syn. : Bolrylis Tillelii Desmazières in Ann. Sc. Nat. 2 ser. X, 308
(1858)* ; Berkeley et Broomk in Ann. Sc. Nat. 2 ser. VII, 101 (1851)* ;
Cooke, Handb. Brit. Fungi II, 591 (1871) et in Grevillea XVI, 61 (1887) ;
Sacc., Syll. Fung. IV, 128 (1892) et XIII, 743 (1898).
Gazons fructifères brun foncé ; conidiophores dressés, scptés par place,
lisses, hyalins, à ramifications 3-4 fois verticillées, ou parfois opposées ou
alternes, terminées par des phialides lagéniformcs, de 7 p de diam., à
sommet atténué et recourbé, donnant naissance à une conidie globuleuse,
de 3,5-4,5 p de diam., acrogène ; conidiophores naissant à la base de longs
filaments stériles, scptés, brun pâle, composés de cellules jusqu’à 70 x 20 p,
à membrane rugueuse (fig. 297).
Hab. Sur Mousses, en Lettonie (W. T. Iîliott), et divers pays d’Europe.
Sur Hypnum sp., près Harlem (Pays-Bas) (IIeinsius).
Croît aussi sur divers détritus végétaux.
15. Genre SPICARIA Hartig
in Nieuve Verhandl. der certc Kl. Koningl. Ned. Inst. Amsterdam. XII,
226 (1846)
Conidiophores dressés, scptés, ramifiés-verticillés vers le sommet ;
rameaux primaires souvent terminés par des rameaux secondaires verticillés,
à sommet acuminé ; conidies ovoïdes ou oblongues, unicellulaircs, acrogènes,
caténulées, hyalines ou subhyalines ; mycélium rampant, cespiteux, septé,
ramifié, hyalin ou grisâtre.
Clef analytique des variétés
I. Conidies de 5 p de longueur. I. S. elegans
II. Conidies de 9 p de longueur. 2. S. elegans v. muscorum
1. Spicaria elegans (Corda) Harz, Ilyphomycct. 51 (1871)* ; Grove in
Journ. of Botany 165 (1885)* ; Grevillea XIV, 133 (1886)* ;
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 281 (1919).
Syn.: Pénicillium elegans Corda, Icon. Fung. II, 18, pl. XI, fig. 74
(1838)*.
Gazons fructifères subdiiïus, blancs, veloutés ; conidiophores dressés,
septés, formant vers le sommet plusieurs rameaux courts, verticillés, donnant
à leur tour naissance à 3-4 rameaux secondaires, verticillés et acuminés ;
conidies ovoïdes-fusiformes, de 4-5 X 3,5-4 p, longuement caténulées.
Hab. Sur Mousses.
Croît aussi sur des plantes et des champignons plus ou moins pourris.
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 15
Source : MNHN, Paris
218
ANDRÉ RACOVITZA
2. Spicaria elegans (Corda) Harz var. muscorum Gkove in Journ. of Botanv
140 (1885)* ; New or not. Fungi 11, 11, t. 25G lig. 8 (1885)* ; Sacc
Syll. Fung. IV, 166 (1886) et XIII, 744 (1898) ; Oudemans, Enum’
Syst. Fung. I, 281 (1919).
Conidiophores de 150-250 x 4-5 pt ; conidies un peu plus grandes de
9x3 (A, à sommet subaigu.
Hab. Sur Mousses lignicoles, à Sutton (Angleterre).
16. Genre VERTICILLIUM Nees
Syst. d. Pilze 57 (1817)
Conidiophores dressés, scplés, vcrticillés, hyalins ou de couleur pâi e -
rameaux primaires inférieurs vcrticillés, formant des rameaux secondaires
verticillés à sommet acuminé et conidifère ; rameaux supérieurs opposés ou
solitaires ; conidies globuleuses-ovoïdes, unicellulaires, isolées ou agglomé¬
rées par 2-3, rarement en forme de capitule, acrogènes, caduques, hyalines
ou de couleur vive.
Species minus notae
1. Verticillium globuliîorme Bonorden in Abhandl. Geb. d. Mykol T
94, Tab. I, fig. 8 (1864) ; Ljndau in Habenh., Kr. Fl. DeuKrhi’
Pilze, VIII, 318 (1907). cm -
Conidiophores dressés, parfois isolés, souvent ramifiés en trois verticilles •
rameaux presque dressés, droits, à sommets toujours trivcrticillés ; conidies
sphériques, acrogènes, hyalines; mycélium rampant, blanc.
liai. Sur Mousses, en Westphalie (Prusse, Allemagne) (Bonorden)
Croît aussi sur divers détritus végétaux.
17. Genre TRICHOTHECIUM Link
Spec. pl. I, 28 (1824)
Conidiophores dressés, non ramifiés, peu ou non septés, terminés
une ou par plusieurs conidies agglomérées en capitule ; conidies obloniju F
ou piriformes, arrondies au sommet et atténuées à la base, bicellulair CS
hyalines ou peu colorées ; mycélium ccspiteux, septé, ramifié. es ’
1. Trichothecium bryophilum Kavina in Sitzungsber. Bôhm. Geseli
Wiss. in Prag. Math.-naturw. Kl. IV, 1-2 (1917) 1918 • Trot S ‘
in Sacc., Syll. Fung. XXV, 713 (1931). ’ ° Tter
Hab. Parasite sur diverses Bryophytcs comme : Pogonalurn alo'H
(Hedw.) P. Beauv., Mnium sp. et Conoceplialum sp., en Bohême (Moldantâl T
Voisin de Trichothecium subiulescens (Pcck.) Sacc. le ' -
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
219
18. Genre DIDYMARIA Corda
Icon. Fung. VI, 8 (1854)
Parasites ; conidiophores sortant généralement par les stomates, simples,
généralement continus ; conidics oblongues ou claviformes, acrogènes,
bicellulaires, hyalines ; mycélium endogène.
1. Didymaria muscigena Spegazzini, Fungi Puigg. Pugillus n° 456 (1889) ;
Sacc., Syll. Fung. X, 551 (1892) et XIII, 1025 (1898).
Gazons fructifères blancs, cotonneux ; conidiophores allongés, de 100-
250x10 p, assez gros, peu ramifiés, peu septés, densement entrelacés, à
sommet obtus, monosporc ; conidics cylindriques ou subclaviformes, de
40-60x7-10 p, bicellulaires, non étranglées à la cloison médiane, hyalines,
à contenu nébuleux.
Hab. Sur les capsules languissanles de Iihynchoslegium sp., à l’ombre,
près Apiahy (Brésil, Amérique du Sud).
19. Genre HORMIACTIS Preuss
Fung. Hoyersw. 128 (1851)
Conidiophores dressés, septés, ramifiés, hyalins, terminés par des
chapelets divergents de conidies, insérés soit à leur sommet ou à ceux des
ramifications latérales, soit près des cloisons transversales ; conidies allongées,
bicellulaires, isolées, caténulécs, hyalines ou faiblement colorées ; mycélium
rampant.
1. Hormiactis ? hepaticola Spegazzini in Bol. Ac. Nac. Cicnc. Cordoba,
XXIII, 172 (1919) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXV, 712
(1931).
Glomérules de 500-750 p de diam., gris, subcotonneux ; conidiophores
cylindriques, de 100-250x10 p, septés, hyalins, lisses, alternativement et
irrégulièrement ramifiés dans la partie supérieure ; conidies elliptiques-
allongées ou allongées-subovales, de 25x7 p, acro-pleurogènes, éparses,
non caténulées (?), arrondies aux extrémités, finement 1-2-3-septées, non
étranglées aux cloisons transversales, hyalines.
Hab. Sur phylloïdes vivants d 'Hépatiques corticolcs dans la forêt près
Apiahy (Brésil, Amérique du Sud) (J. Puiggari).
20. Genre DIDYMOCLADIUM Sacc.,
Syll. Fung. IV, 186 (1886)
Conidiophores dressés, formant à leur sommet des rameaux primaires
et secondaires verticillés ; conidies elliptiques, bicellulaires, hyalines, caté¬
nulées.
Source : MNHN, Paris
220
ANDRÉ RACOVITZA
_Maflinm ternatum (Bonord.) Sacc., Syll. Fung. IV, 187 (1886)
1. Didymoc (iy9B) ; Lindau in Habenh., Kr. H. Deutschl. Pilze
VIH 390, fig. (1907) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 280
(1919).
• Cladothrichum ternalum Bonorden, Handbuch allgcm. Mykol. 78,
r,«. 84 (1851) i Fuckel, Symb. myc. 3o0 (1809).
ExsUc. : Fuckel, Fungi rhcn. n° 1524.
Gaïoni fructifère» laineux, blancs ; comdiupl.orcs dressés, peu septés,
•Pic • rameaux courts, presque opposes ou de 3 en 3 fois, verticillés,
S™es à sommet renflé ; eonidics el]ipti,,ues, de 12-16x8-9 g, bicellu-
iai“ ensuite étranglées è la cloison transversale, formant un chapelet
assez long hyalines (fig. 298).
iiaf» Sur Mo usses vivantes, près Oestrich en Rhénanie (Fuckel).
21. Genre DIPLOCLADIUM Bonorden
Handb. allgern. Mykol. 98 (1851)
Conidiophorcs dressés, ramiiiés, i, rameaux primaires et secondaires ver-
ticillés ou opposes, à sommet atténue ; eu,ml,os ovale, ou oblongues acro-
gènes! isolées ou groupées par 2-4, b,cellulaires, hyalines ou un peu colorées.
Clef analytique des espèces
1 Conidies de 20-25 p de longueur. 1. D. macrosporium
II. Conidies de 12-13 g de longueur. 2. D. teneUum
, ntotocUfflum macrosporium (Link) Masses Brit Fungl Fl ni, 335
(1883)* ; Ferbaris, Fl, ital- crypt. I, Hyphales 751 (1910).
Syn. : Bolrytis macmpnm Link in Mag. (les. Natnrf. Freunde Berlin
nI ’ oJJyül macrosporn Fuies, Syst. Mye. III, 414 (1832)* ; Oepemms,
Enum Syst Fung. I, 280 (1919).
Gazons’fructifères arachniformcs, lâches, composés d'hyphes d’abord
blanches ensuite rose pâle; conidiophores à ramifications subverticillées
au sommet; conidies allongécs-elliptiques, de 20-2,) x 8-10 jx, apiculées à la
base, bicellulaires, hyalines, groupées par 2-3 à l extrémité des ramifications.
Ilab. Sur Mousses, en Italie. . ..
La majorité des auteurs déclarent que cette espece vit sur 1 ccorce et
les feuilles de chêne, etc. entre les Mousses tandis que Ferraris (1. c .)
mentionne qu'elle se développe aussi sur ces dermercs.
2 Diplocladium tenellum (Fr.) Massek, Hrit. Fungi Fl. III, 335 (1893) ;
Livu a u in Babenh-, Br. H. Deutscld. Pdze VIII, 37g (1907,,
Oudemans, Enum. Syst. Fung. 1, 280 (1919) ; Micuea, Kr . FL
Deutschl- 111, Fdr-o 4, 2, 136 (1934).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS HRYOPHILES
221
Syn. : Daclylium lenellurn Fries, Syst. Myc. III, 413 (1832).
Macrosporium lenellurn (Fr.) Sacc., Syll. Fung. IV, 191 (1886) et XIII,
744 (1898).
Gazons fructifères blancs ou rouge pâle, à hyphes agrégées ; conidio-
phores dressés, courts, grêles, à rameaux courts, verticillés, conidics obovales,
de 12-13x6 (A, bicellulaircs, acrogènes, groupées par 3-4 au sommet des
rameaux, hyalines.
Hab. Sur Mousses, en Allemagne, Angleterre, etc.
Croît aussi sur les tiges des Phanérogames.
22. Genre DIPLOSPORIUM üonorden
Handb. allgem. Mykol. 99, fïg. 108 (1851)
Conidiophorcs irrégulièrement ramifiés, septés, hyalins ; conidies
ovales ou oblongues, bicellulaires, acrogènes, hyalines ; mycélium rampant,
septé.
1. Diplosporium album Bonorden, Handb. allgem. Mykol. 99, fig. 108
(1851)* ; Karsten, Symb. Myc. XXIX, 109 (1890)* ; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 290 (1919).
Gazons fructifères lâches, veloutés, blancs, épars ou confluents ; conidio-
phores ascendants, septés, plusieurs fois bifurqués irrégulièrement, hyalins,
de 3-3,5 (A de grosseur ; conidies oblongues, de 19-28x8-12 ja, bicellulaires,
étranglées à la cloison transversale, à contenu granuleux, hyalines (fig. 299).
Hab. Sur Ilypnum sp.
Croît aussi sur diverses plantes.
23. Genre DACTYLIUM Nees
Syst. Pilz. 58 (1817)
Conidiophores dressés, hyalins ou d’un rose pâle, septés, A verticilles
simples ou composés ; conidies oblongues, isolées, acrogènes, hyalines, avec
deux ou plusieurs cloisons transversales ; mycélium rampant, ramifié, septé,
hyalin.
Clef analytique des espèces
I. Conidiophores plusieurs fois verticillés. 1. Hypomyces rosellus
forme conidienne D. dendroides
II. Conidiophorcs une seule fois verticillés. 2. D. tenerum
1. Hypomyces rosellus (Alb. et Schw.) Tul. forme conidienne Daclylium
dendroides (Bull.) Fries, Syst. Myc. III, 414 (1832) ; Sacc., Syll.
Fung. IV, 189 (1886) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl. Deutschl.
Pilze VIII, 417-418, fig. (1907) ; Migula, Kr. Fl. Deutschl. III,
Pilze 4, 2, 148-149, pl. CXV1I, fig. 9 (1934).
Source : MNHN, Paris
222
ANDRÉ RACOVIT7.A
o I1B • Mucor dendroides Bulliard, Champ. Franc, t. 504, fig. 9 (1793).
Gazons fructifères veloutés, d'un blanc rosé, diffus; conidiophores
•s seotés à ramifications subopposées ou verticillees, generalement
dresses, p ^ vcrticillécs au sommet en stérigmates atténués; conidies
encore 9fi_32x 10-13 y., acrogènes, apieulées à la base, finalement
triseptées, un peu étranglôes^aux cloisons transversales, hyalines (fig. 300).
Hab. Sur Mousses.
Croît, aussi sur des Hyménomycetes et diverses plantes
C’est Plowright (1) qui a découvert que Daclyhum dendroides (Bull.)
Fr. est la forme conidienne d 'Hypomyces rosellus (Alb. et Schw.) Tul.
9 Tïftetvlium tenerum (Bonord.) Sacc., Syll. Kong. IV, 190 (1886) ; Lindau
2. WH»» jV, L Fl . Dcutsclil. PU» VIII, 41V (1*7) ; Oudemans,
Enum Syst. Fung. I, 280 (1919) ; Migula, Kr. Fl. Deutschl. III,
Pilze 4, 2, 149 (1934).
Syn.: Helminlhosphora lenera Bonorden, llandb. allgem. Mykol. 93,
f,g " ^Gazons 1 fructifères petits, blancs, cotonneux ; conidiophores dressés,
septés, à sommet portant des rameaux verticillés-ternés, simples, atténués ;
conidies allongécs-ovoïdales, pointues à la base, tr.septees, hyalines ; mycé¬
lium rampant, continu, radiciforme.
Ilab. Sur Mousses (encore vivantes?).
Croît aussi sur du bois, de l’écorce, etc.
Cette espèce est incomplètement décrite et dillicile a idcntiiier sans avoir
les dimensions des conidiophores et des conidies.
24. Genre 8EPTOCYLINDRIUM Bonorden
Handb. allgem. Mykol. 25 (1851)
Conidiophores très courts ou identique» aux conidies ; conidies cylin¬
driques 2 ou pluriseptées, longuement caténulées, hyalines ou de couleur
vive ; mycélium généralement endogène.
Rpntncvlindrium muscorum Sacc., Michelia II, 552 (1882)* ; Fungi ital.
Septocylmtoum ^ ^ ( , 881) . > Syl l, Fung, IV, 225 (1886) et XIII, 744
(1898) ; Lindau in ltabenli., Kr. Fl. Deutschl. Pilze VIII, 403
1907) ' Ferraris, Fl. ital. crypt. I, Hyphales 764 (1910) •
OudemÀns, Enum. Syst. Fung. I, 281 (1919). ' ’
Gazons fructifères diffus, blancs, subpulvérulents ; conidiophores indis¬
tincts ou très courts (?) ; conidies cylindriques de 12-18x3 p, arrondies aux
extrémités, d’abord continues et pluriguttulées, ensuite souvent 3-septées,
hyalines. .......
Hab. Sur Mousses mortes humides, dans le jardin botanique de Padoue
(Italie septentrionale), printemps.
(1) Plowright in GreviUea XI, 43, Tab. 149 d (1882)-.
Source : MNHN, Paris
• CHAMPIGNONS BRYOPHILES
223
Généra inccrlae sedis oel dubiae
1. Genre SPORADOSPORA Reinsch.
Contrib. ad Algol, et Fungol. 95 (1875)
Conidiophores très courts, latéraux ; conidies ovoïdes et brièvement
acuminées, unicellulairos ; mycélium irrégulièrement ramifié, contourné,
flexueux, s’anastomosant souvent.
Genre incertain dont la description ne figure ni dans le Sylloge Fungorum
de Saccardo ni dans le Généra of Fungi de Cléments et Shear.
8poradospora Jungermanniae Reinsch, Contrib. ad Algol, et Fungol. 95
(1875) ; Costantin, Les Mucédinées simples 157, fig. 143 (1888) ;
Sacc., Syll. Fung. XX, 861 (1911) ; A. Racovitza in Bull. Sec.
Scient. Acad. Roum. XXX.
Conidiophores courts ; conidies ovoïdes et brièvement acuminées, de
23,4x14,2 g,, unicellulaires, hyalines (fig. 301).
Hab. Sur les phylloïdes de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. (sub.
Jungermanniae asplenioides (L.), dans le Jura (France).
Dans nos « Notes mycologiqucs » n° 7 (1947) (1. c.), nous avons comparé
les conidies de ce champignon aux appressoriums du Pseudoneclria Croial-
siana (Grelet) A. Rac. qui vit sur les phylloïdes de la même plante hospita¬
lière. Le rapprochement que nous faisions, quoique très vraisemblable,
doit être confirmé par l’examen du matériel original de Reinsch.
2. Genre SCINIATOSPORI1JM Reinsch
Contrib. ad Algol, et Fungol. 95 (1875)
Conidiophores terminés par une grosse conidie cloisonnée dans toutes
les directions et formant un massif cellulaire ; mycélium filamenteux, septé,
parfois dressé mais stérile, de grosseur égale.
Comme le genre précédent, celui-ci ne figure ni dans le « Sylloge Fungo¬
rum » de Saccardo ni dans « The Généra of Fungi » de Cléments et Shear.
1. Sciniatosporium Hypnoram Costantin, Les Mucédinées simples 83,
fig. 47 (1888) ; Reinsch, Contrib. ad Algol, et Fungol. 95 (1875).
Hab. Sur les phylloïdes d ’Hypnum sp. (fig. 302).
Species excludendae
1. Oidium opuntiaeîorme Cesati in Klotzsch. Herb. Mycol. n° 1672, in
Botanische Zcitung 302 (1852), in Flora 398 (1852) ; Lindau in
Rabenh., Kr. Fl. Dcutschl. Pilze, VIII, 88 (1907) ; Ferraris,
Fl. ital. crypt. I, Hyphales 607 (1910).
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ HACOVIT/.A
224
Exsiec. : Klotach. Hcrb. Mycol. n" 1672.
Filaments ramifiés, formant des articles obovales, opunlioidcs ; conidies
très petites, olivâtres.
Hab Progressant du sommet vers la base des jeunes eaulofdes pourvus
de ohvllofdes de Jungermanam sp„ en Suisse italienne à Biella (Piémont)
et dans le Canton Tieino (Lomb.) (Crsati).
D'après Tulasne ces conidies sont probablement des propagules tandis
que Likdau (1. c.) déclare ne pas avoir trouvé de champignon dans les
échantillons d'herbier.
Species non delerminalae
i rpDhalosporium sp. Behgamaschi in Al U Ist. Bot. «Giovanni Briosi »
1. Cephaloapon Ua , llniv . P , ïia m, 185-221, H «g. (1932),
Hab Endophvte des thalles vivants de Coiwcephalum conicum (L.)
Wiggrs. (sub F e galet la conica Corda), près Padouc (Italie), 1931-1932.
Species bryopliilae incerlae
1 Rotrvtis rliinotricboides Sacc. et Eli-, parasite des Slemonilis vieux sur
SpZmum (Sacc., Syll. Fung. X, 539, IKK et Xlll, 1188, 1898;
Oudfmans , 1 F,n.m- Sysl. Fung. 1, 303, 1919; Sevaioub, Host
Index ol the Fungi of North America 21 (1029).
o rhromosporium palleseens Cookm et Massue, mire les Montres (Sacc.
2. Cnromosponu ,^P tx ^ ^ R x „, ^ l88B) .
3 Hvnoderma laetum Kabst., sur écorce moussue qu'il recouvre (Sacc.,
S “ fui, g. X, 530, 1892 et XIII, 743, 1989).
4 Rhinotrichum decipiens Cooke, dans l'écorce moussue (Sacc., Syll. Fung.
IV 93 188(1 et Xlll, 744, 1898 ; Ouüemans, Enum. Syst. Fung. I,
281, 1919).
2. Famille des DEMATIACÉES Fries
Conidiopliores indistincts ou plus ou moins longs, simples ou diversement
ramifiés continus ou septés, typiquement de couleur foncée, donnant nais¬
sance à des conidies de diverses (ormes, de couleur typiquement foncée ou
narlois subhyaline ; mycélium plus ou moins développé, do couleur générale¬
ment foncée, donnant parfois naissance à des soies ou dos liyphopodies
(stigmopodies).
Clef analytique des yenres
I.
Conidies uniccl hilaires.
1. Conidiophores indistincts ou peu dilîércnts du mycélium (Micro-
némées).
a. Conidies capilées..
b. Conidies solitaires.
1. Echinobotryum
2 Coniosporium
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS IHIYOI’HII.ES
225
2. Conidiophores bien développés, différents du mycélium (Macro-
nèmêes).
a. Conidics colorées.
* Conidics distinctement caténulées. 3. Dematium
** Conidics solitaires ou en chapelets très
fragiles.
! Conidics capilécs. 4. Periconia
! ! Conidics non capitées.
m. Conidics muriquées. 5. Zygodesmus
n. Conidies lisses ou seulement aspéru-
lées. 6. Trichosporium
b. Conidies hyalines ou subhyalines. 7. Helicotrichum
II. Conidics ovoïdes ou cylindriques, avec une ou plusieurs cloisons
transversales.
1. Conidiophores indistincts ou peu dilTéronts du mycélium (Micro-
némées) . 8. Clasterosporium
2. Conidiophores bien développés, différents du mycélium (Macro-
nèmèes).
a. Mycélium pourvu de stigmopodies (hypho-
podies). 9. Ophiotrichum
b. Mycélium dépourvu de stigmopodies. 10. Cladosporium
III. Conidies filiformes, pluricellulaires, plus ou moins colorées. II. Casaresia
IV. Conidies muriformes.
1. Conidiophores indistincts ou très courts (Micronémées).
a. Conidics pourvues de 3-4 appendices apicaux. 12. Tetraploa
b. Conidies mutiques.
* Conidies agrégées. 13. Stigmella
'* Conidies solitaires. 14. Sporodesmium
2. Conidiophores bien développés, différents du mycélium (Macro-
némées ).
a. Conidies caténulées. 15- Altemaria
b. Conidies solitaires. 10. Macrosporium
1. Genre ECH3NOBOTRYUM Corda
in Stukm Dculsch. Crypl. Fl. Pilze III, 51 (1833)
Mycélium filiforme, simple ou brièvement ramifié, peu développé,
donnant naissance à des conidics ovoïdes ou limoniformes, lisses ou aspé-
rulées, d’un jaune brunâtre, formant de petits capitules plus ou moins épars.
1. Echinobotryum laeve Sacc., Michclia I, 82 (1877) ; Lindau in Rabenh.,
Kr. Fl. Deutschl. Pilze VIII, 010 (1907) ; Ferraris, Fl. ital. crypt.
I Fungi Ilyphales 235 (1910); Oudemans, Ënum. Syst. Fung. I,
281 (1919).
Source : MNHN, Paris
226
ANUKK lîACOVIT'/.A
fructifères diffus, lâchement agglomérés, noirs ; conodiophores
!.. nu très courteraent ramifiés, peu septcs, hyalins ; corudies ovoïdes
“ uhtusiformes de 12x0-7 p, atl.énuécs-subapiculéos su sommet, sub-
?“ nuées à la base lisses, fuligineuses, à sommet plus polo, J pédicclLe très
court et hyalin, formant des ifroupes rapitès au sommet des ramification,
des conidiophorcs.
Hab Sur les Mousses , près Padouc (Italie) (Rizzozero).
Croît aussi sur des plantes plus ou moins pourries. Massee le considère
comme un état jeune d ’Echinobolryum alrunx Corda.
2. Genre CONIOSPORIUM T.ink
in Mag. Ges. Naturf. Freunde Rerli» III, 8 (1809)
Conidiophores très courts, hyalins, peu visibles ou indistincts ; conidies
snhérioues ovoïdes ou lenticulaires, colorées, unicellulaircs très nombreuses ;
mycélium disparaissant tôt ou visible seulement chez quelques espèces.
1 Coniosporium Polytrichi Pkck, Annual lhport Regents University
1- New-York, 43 th, 29 (1880-1883)*; Sacc., Syll. Fung. X, 572
(1892) et XIII, 906 (1898) ; Oudf.mans, Knum. Syst. Fung. I,
297 (1919) > Seymour, llost Index of the Fungi of North America,
21 (1929).
Acervules petites, de 75-100 p. de diam., densément serrées, superficielles,
noires • conidies sphériques, de 16-20 p. de diam., granuleuses, noires.
Iiab. Sur les capsules de Pohjlrichum junipennum Willd., à Sevey
(Amérique du Nord).
3. Genre DEMAHUM Pcrs.
Disp. meth. 41 (1797) p. p.
Conidiophorcs dressés, simples ou peu ramifiés, septés, de couleur
foncée à rameaux latéraux terminés par des conidies sphériques ou ovoïdes,
unicellulaires, caténulées, colorées ; mycélium rampant, lâche.
1 Dematium muscicola Gz. Frac.oso in Roi. Real. Soc Kspan. Hist. Nat.
XXII, 281-282, fi g. 1 (1922) et hstud. sist. Hifales Fl. Espafi.
357-358, fig. 81 (1927).
Conidiophores dressés, simples ou peu ramifiés, septés, à sommet obtus
se terminant en un chapelet de conidies ; les subap.calcs sphériques, de
10 12 u de diam., lisses, d’un fuligineux pâle ; les apicales plus grandes,
atteignant 18 u d. de .mfieur ; mycé „
atteignant l» p ue u.-...-, ^
lium rampant, lâche, long, ramifié, brun (fig. 303).
Hab. Sur les phylloïdes de Cephaloziella Turneri (Hookcr
près Lugo (Espagne), août 1913 (A. Casarf.s).
K. Muller,
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BKYOIMIILES
227
Species incerlae el minus nolae
1. Dematium aureum Rebent. in Kicks., Louv. 247 (1835)*; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 281 (1919) ; Gz. Fragoso in Bol. Real Soc.
Espafl. Hist. Nat. XXII, 282 (1922).
Nomen nudum.
Hab. Sur Mousses.
2. Dematium incrustans Chevalier, Fl. Paris I, 78 (1826)* ; Oudemans,
Enum. Syst. Fung. I, 283 (1919) ; Gz. Fragoso in Bol. Real Soc.
Espafi. Hist. Nat. XXII, 282 (1922).
Nomen nudum.
Hab. Sur Anomodon viticulosus (L.) Hooke et Tayl.
3. Dematium muscorum Schi.eicher in Link, Spec. pl. I, 133 (1824);
Rabenhohst, Dcutschlands Kr. Fl. I, 63 (1844) ; Magnus, Pilze
v. Tirol 553 (1905) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl. Dcutschl. Pilze
VIII, 692 (1907) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 281 (1919) ;
Gz. Fragoso, Estud. sist. Hifales Fl. Espan. 174 (1927) ; Seymour,
Host Index of thc Fungi of North America 21 (1929).
S y n. : Demalinm arachnoidmrum Clemente Rojas? in Flora baética
ined. ap. Coi.mf.iro in Enum. Crip. Espan. Part. 1, 49 (1867) ; Dei. Amo,
Fl. crypt. Pcn. lbér. 556 (1870) ; Colmeiro, Enum. Rev. pl. Pen. V, 756
(1889).
Exsicc. : Rabenh. in Klolzsch Herb. myc. I, n° 884 (1832).
Mycélium dilTus, gros, lâche, enchevêtré, brun.
Hab. Sur Mousses, à Schallberg près Kitzbühel (Unger), en Allemagne
(Nees, Link) ; en Suisse (Schleicher), dans la Sierra Nevada (Espagne)
(Clemente).
Sur Barlramia sp., en Amérique du Nord (d’après Seymour).
4. Dematium muscorum Rabenh. in Srhcdula ad Roum. Fgi. Dali. n°2000 ;
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 285 (1919) ; Gz. Fragoso in
Bol. Real Soc. Espan. Hist. Nat. XXII, 282 (1922).
Exsicc. : Roumeguère, Fungi gallici exsiccati n° 2000.
Nomen nudum ?
Hab. Sur Dicranum scopariurn (L.) Hcdw.
4. Genre PERICONIA Todc
Fungi Mockl. Sel. 11, 2 (1791)
Conidiophorcs simples, dressés, septés, de couleur foncée, â extrémité
généralement cylindrique et obtuse, donnant parfois naissance à quelques
rameaux très courts au sommet desquels se forment des conidies groupées
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
/'anitulp apical sphérique ; conidies sphériques, acrogènes, bourgeonnant
? n nps sur les autres, mais se détachant facilement, sans former de véritables
chapelets, de' couleur foncée, à épispore lisse ou verruqueuse ; mycélium
foncé, peu abondant.
Clef analytique îles espèces
I. Conidies de 10-18 p de. dian
II. Conidies de 6-8,5 p de dian
. P. pyenospora
2. P. nigriceps
1 Periconia pyenospora Fhesf.nius, Beitr. /.. Mykologic 20, pl. IV, fig. 1-9
(1850).
Conidiophores cylindriques, de 315-470 x ia-10 p, à sommet arrondi
ou un peu dilaté, à base un peu bulbiforme, 3-4 septés, dressés, rigides,
simules d’un brun foncé, isolés ou fascicules fi la base ; capitule plus ou
moins sphérique ; conidies sphériques, de 10-18 p de diam. à ép,spore d'abord
lisse ensuite échinuléc, de couleur brun fonce, attachées par l ou 3 en forme
de chapelet très fragile (fig. 304 et 305). Mycélium intracellulaire, brun,
septé, peu abondant.
Hab Sur les capsules mortes de Cathnnne.a undulnla var. minor Web. et
Mohr., dans la forêt d’Isle-Adam, près Paris (dép. Seine, France), septembre
1936 (À. Racovitza). ,
Sur une capsule d’un sporogonc d Hygrnhypnum sp. sur un rocher humide
à Saint-Martin-Vésubic (dép. Alpes-Marilimes, France), septembre 1937
CroîTgénéralement sur différentes plantes mortes et détritus végétaux.
Piîck.) Sacc., Syll. Fung. IV, 274 (1886) ;
n Bull. Sec. Sc. Acad. Boum. XXIII, 249 (1941).
Syn.: Sporocybe nigriceps l’i-XK, Annual Report Urgents University,
New-York 34 th, 49 (1884).
Conodiophores cylindriques, de 480-57;>x9,.>-12,.> p, dressés, simples,
isolés septés (3-4 cloisons), d'un brun foncé, à base plus ou moins dilatée,
présentant à leur sommet des rameaux cylindriques, courts, simples ou
ramifiés, parallèles au conidiophore, formant avec les conidies un capitule
sphérique de 37-66 p de diam. ; conidies sphériques, de 6-8,5 p de diam.,
d’abord lisses, ensuite ponctuées, brunes, cateiiulees (lig. 306). Mycélium
rampant, brun, septé, peu abondant.
Hab. Sur pédicelles et sporogoncs morts de Lunulana cruciala (L.)
Dum., dans un lieu assez humide près Montpellier (dép. Hérault, France),
novembre 1937 (A. Racovitza). .
Sur des sporogones morts de Hrachylheciu,n velulmum (L.) Br. eur.,
dans un lieu sec. de la forêt « FundALura » à Surr.ne§li (dép. Vaslui, Roumanie),
octobre 1938 (A. Racovitza).
Croît aussi sur différentes Cypéracécs et autres végétaux.
Au point de vue systématique il se rapproche beaucoup du genre
Ceohalolrichum Berk. par les courtes ramifications au sommet des conidio¬
phores et par les chapelets de conidies plus ou moins longs et assez persistants.
2. Periconia nigriceps
Racovitza, A.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
229
5. Genre ZYGODESMUS Corda
Icon. Fung. I, 11 (1837)
Mycélium rampant., peu ramifié et confluent, de couleur foncée ou pâle,
imparfaitement scpté ou présentant par places des anses d’anastomoses
unilatérales ; Conidiophorcs dressés, courts, terminés par 1-4 conidies fixées
par des stérigmalcs ; conidies sphériques ou ovoïdes, échinulées ou muriquées,
rarement lisses, généralement de couleur foncée ou rarement hyalines.
La présence d’anse, d’anastomoses sur les filaments mycéliens de certaines
espèces les fait considérer comme des formes imparfaites de Basidiomycètes
et spécialement des Uypochnus Fr.
1. Zygodesmus membranaceus lii.i.. et I£v. in Journ. of Mycol. 54 (1888) ;
Fkuuaris, Fl. itul. erypt. I, Fungi Ilyphalcs 874 (1910) ; Sacc.,
in Ann. Mycol. X, 321 (1912) ; Saccardo et Trotter, Syll. Fung.
XXII, 1359 (1913).
Membrane subrosé-isabellc, veloutée ; mycélium filiforme, de 4 p, de
diam., s’anastomosant parfois horizontalement, hyalin Isabelle, présentant
par place des anses d’anastomoses, à sommet insensiblement atténué en
massue, jusqu’à 5 p de diam. sous forme de conidiophorcs muriqués ; conidies
globuleuses ou subglobuleuses, de 2,5 p de diam., rarement de 3x3,5 p,
lisses, subhyalincs.
Ilab. Sur Mousses mortes dans le jardin botanique de Padouc (Italie)
(P. A. Saccardo).
Croît aussi sur un grand nombre de détritus végétaux.
D’après Saccardo cette espèce serait la forme conidienne d ’llypochnus
diffusus Sacc.
Ü. Genre TRICHOSPORIUM Fries
Summa Veg. Scand. 492 (1849)
Conidiophorcs ramifiés, courbés ou légèrement relevés ; conidies
sphériques ou ovoïdes, lisses ou aspérulées, acro-pleurogènes, noires ou
rarement subhyalincs ; mycélium rampant, peu ramifié, brunâtre ou peu
coloré.
1. Triehosporium Curtisii Mass, in Journ. Myc. XIV, 185, fig. 3 (1889) ;
Sacc., Syll. Fung. X, 583 (1892) et XIII, 744 (1898).
Syn. : Flelicularia alro-rufa B. et C., Cuba Fungi n° 523; Sacc., Syll.
Fung. VII, 419 (1888).
Relicularia venosa B. et C., Cuba Fungi n° 524 ; Sacc., Syll. Fung.
VII, 419 (1888).
Gazons fructifères largement étendus, compacts, d’un noir pourpre,
en dessous brunâtres ; conidiophorcs pâles, septés, ramifiés, anastomosés,
Source : MNHN, Paris
230
ANDRÉ RACOVITZA
réunis; conidies largement elliptiques, de 5X3,5-4 p, lisses, d’un brun
D ourpr'e très nombreuses.
Hab Sur Mousses, dans les Iles des Carolines, de Cuba et de Ceylan.
Croît aussi sur l’écorce des arbres et sur bois.
7. Genre HELICOTRICHUM Nees
in Acta Nat. Cur. IX, 246(1818) ; emend. Saccardo, Michelia II, 26 (1880).
Soies dressées, simples, noires, septccs, à sommet circiné ; conidiophores
très courts subhyalins, naissant â la base des soies ; conidies cylindriques,
droites ou arquées, unicellulaires, hyalines, acrogenes.
1. Helicotrichum obscurum (Corda) Sacc., Michelia II, 126 (1880).
Syn.: Helicosporium obscurum Corda in Sturm Dcutschl. Fl. Pilze III,
Tab. 29 (1831). , , ... T .. . .
Gazons fructifères assez denses et un peu dilTus, olivace brun ; soies
dressées de 90-100x3,5-4,5 p, simples, à base un peu plus large, très septée,
noire à sommet plus mince, peu septé, circiné, verruqueux, de couleur plus
pâle ’ conidiophores cylindriques, très courts, subhyalins, naissant à la,
base des soies ; conidies cylindriques, de 15 X 1 p, arrondies aux extrémités
faiblement arquées, hyalines (fig. 307).
Hab A la base des phylloïdes supérieures des cauloïdes dépérissants de
Polulrichum atlenualum Menz. attaqués par Lizonia emperigonia (Auersw.)
DE mot., forêt de «Chizit» près Huncdoara (dép. Hunedoara, Roumanie),
novembre 1944 (A. Racovitza). .
Espèce saprophyte qui se développe sur un grand nombre de plantes.
Il semble qu’on la signale pour la première fois sur Bryophytes.
8. Genre CLASTEROSPORIUM Schweinitz
sivnnns funeor in Amer. bor. media n° 2998 (1834) ; emend. Saccardo,
bynops. g Michelia II, 22 (1880)
Conidiophores très courts, continus ou septés, colorés, à sommet mono¬
spore ; conidies fusiformes-allongécs ou cylindriques-allongées, droites ou
arquées, ou ovoïdes-oblongues, colorées.
1 Pleosphaeria Lophoziae A. Rac. (forme conidienne du type Clasterosporium
Schw.) Étud. syst. et binl. Champ, bryophiles, Ascom, angiocarpes
1, fig. 99 (1958).
Mycélium de 1,5 p de diam., brun, septé, superficiel et intracellulaire ;
le superficiel donnant naissance à des conidies cylindriques ou claviformes,
de 31-94 x 8 5 p, pluriseptées (généralement avec 5-8 cloisons transversales),
droites faiblement arquées ou rarement falciformes, isolées, d’un brun
verdâtre, dressées, ou plus ou moins penchées sur le mycélium (fig. 308).
Source : MNHN, Paris
l’ICNONS IIRYOI’UII.ES
231
Hab. Sur cauloïdes et phylloïdes dépérissants des Hépatiques suivantes :
Cephalozia leucanlha Spruce, sur bois pourri dans la vallée « Saminathal »,
à environ 100 mètres d’altitude (Tyrol, Vorarlberg), juin (C. Loitlesberger);
distribué dans Kryplogamae exsiceatae n° 280.
Blepharosloma Irichophyllum (L.) 1)um. Cephalozia leucanlha Spruce et
Calypogeia suecica (Am. et Perss.) K. Müller, sur un vieux tronc de sapin
abattu, près Câmpul lui Neag (dép. Ilunedoara, Hou manie), juillet 1943
(A. Racovitza).
9. Genre OPHIOTRICHUM Fries
Summa Vcg. Scand. 503 (1849)
Conidiophorcs dressés, septés, isolés ; conidies ovoïdes-oblongues,
2-plurisept.écs, colorées, pleurogènes ; mycélium gros, superficiel, pourvu de
stigmopodies (hyphopodies).
1. Leptomeliola Hypnorum A. Hac. (forme conidiennc du type Ophiolrichum
Fr.), ÉLud. syst. et biol. Champ, bryophiles, Ascom, angiocarpes I.
fig. 73 (1958).
Gazons fructifères cpars, diffus, noirs, pulvérulents, atteignant jusqu’à
5 millimètres de longueur; eonidiopliores de 12-142x4 p, dressés, raides,
généralement droits ou rarement plus ou moins courbés, simples ou parfois
un peu ramifiés, septés, d’un brun foncé, à sommet plus pâle ou subhyalin ;
conidies subsphériques ou ovoïdes, de 12-19x9-12 p,, acro-pleurogènes, peu
nombreuses, généralement bicellulaires, plus rarement uni ou tricellulaires,
brun foncé, à cellule apicale plus grande (fig. 309). Mycélium superficiel,
de 2,5-5,5 p de diam., brun, septé, ramifié ; soies de 24-36 p, de longueur,
dressées ou ascendantes, à extrémité généralement bi- ou trifurquées ;
stigmopodies cylindriques ou subclaviforines, de 8-12 x4,5-6 p,, unicellulaires,
droites ou arquées, alternes, nombreuses ; suçoirs intracellulaires, simples,
à membrane mince, subhyaline ou brun pâle, remplissant finalement toute
la cavité de la cellule parasitée.
Hab. Sur caulQïdes et phylloïdes dépérissants d’IIypnum cupressiforme
L., dans la forêt de Bâduleçti, endroit plus ou moins sec à environ 260 mètres
d’altitude (dép. Dâmbovita, Roumanie), 1 er août 1944 (A. Racovitza).
10. Genre CLADOSPORIUM Link
in Mag. Ges. Naturf. Freunde Berlin VII, 37 (1816)
Conidiophores filiformes, fasciculés, dressés ou subdécombants, simples
ou ramifiés, septés, colorés ; conidies d’abord globuleuses, unicellulaires,
ensuite ovoïdes jusqu’à cylindriques, 1-3 septées, colorées, caténulées, acro-
pleurogènes.
Clef analytique des espèces
I. Conidies de 10-12 p. de largeur. 1. C. epibryum
II. Conidies de 6-7 p de largeur. 2. Sphaerella Tulasnei
forme conidienne C. herbarum
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
232
a «nriurn enibryum Cookf. et Masses, in Grcvillca XVII, 76 (1889)* ;
1. Cladosporn™w n» x m (18W) et XIII, 171, 424. 543, 743, 957 et
1276 (1898) ; Britton, li. G. in The Bryologisl XIV, 103 (1911)* ;
ûWmans Enum, Syst. Fung. I, 281 (1919) ; Seymour, Host
f„d”x cl tl.c Fungi of North America 21-22 (1929).
Gazons fructifères très petits, noirs ; conidiopl.ores simples, courts,
„ C „„|S S olivacés plus pâles au sommet ; comdics elliptiques de
STlbïl^rlSux extrémités, bicellulaire», étranglées à la cloison
transversale, Su» brun pâle ou Iryalines.
7/ h el loc • Sur les sporogones de dilïérentes Mousses telles que :
Barlramia nomi/ormis (L.) Hedw., CamplaUrrcmm um Sulliv Enca-
7 , \niui„rnrna Schwer., (irimmia Dnmana Smith., brimmia ovala (Sw.)
w!-her et Moh/ Plijchomilrium Oardneri Lesq., U Iota phytlanlha Brid., en
Amérique du Nord (Canada et Bolivie) (H. G. B,„ton).
<1 Cnhnerella Tulasnei Jancz. (1) lorme conidienne Cladosporium herbarum
2 ' 8p (Pers 1 I INK in Mag. Ges. Naturf. Frcunde Berlin VII, 37 (1816) ;
GvôriîY I- The Bryologist XIV, 41-42, pl. VI (1911)* ; i„ Bot.
Kôzlemények XIX, 7-1G, pl. 1 (1920-1921), i/« The Bryologist
XXV, 18 (1922) et ibidem XXVI, 38-39, lig. 1-8 (1923).
Sun.: Demalium herbarum Fers., Tent. Disp. Meth. Fungor. 75 (1797).
Gazons fructifères petits, confluents, olivacés, veloutés ; conidiophores
, fi o 270x5-7 u dressés ou ascendants, simples ou plus rarement ramifiés
sommet isolés ou fasciculés, pluriseptés ; cumdies de formes et dimensions
variées d’abord ovoïdes ou oblongues, ensuite oblongues-elliptiques,
claviformes'ou cylindriques, de 12-28x0-7 p (Ica plus petites de 4,5-6x
o o ^ a] d’un brun pâle ou olivacees, finement ponctuées ou lisses, umcellu-
lâires ou jusqu’à triseptées, plus ou moins longuement caténulées, acro-
pleurogènes.
llab Sur les capsules mortes de 1 Hépatique . Radula complanata
(L.) Dum., près Bàdule§Li (dép. Dâmboviia, Roumanie), juillet 1944
(A. Racovitza).
Sur les sporogones morts des Mousses suivantes :
Anlilrichia curlipendula (Hedw.) Brid. près Névache (dép. Hautes-
Alpes, France), juillet 1937 (A. RécovmA)
Barlramia ithyphylla Brid., près Nevache (dep. Hautes-Alpes, France),
juin 1937 (A. Racovitza).
Brachylhecium aeluliimm (L.) Br. eur., près BSduleçti (dép. Dâmbovija,
Roumanie), mai 1944 (A. Racovitza)
r. mm arqtnleum L., près Lcutscliau, sur le sommet du mont « Burg.,
21 mars 1912 et en juin 1914 ; près Budapest, il Pùlvülgy, 25 avril 1920, à
m L.. cultures pure la»» par Bu™" «" "****»,“, ®>4, W30) ont
démontré que SphamM Tulo.nci Jancz, eut la larme a.co.poréc du Uadr.ponum écréunim
(Pers.) 1-ink.
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPHILES
233
Aquincum, 29 avril 1920 ; vers le Danube sur le mont « Gellért », 13 mai 1920 ;
près du pont « Fcrenc Jozsef » sur le Danube, 13 mai 1920 (Hongrie)
(I. Gyôrffy).
Bryum caespilicium L., près Névache (dép. Hautes-Alpes, France),
juillet 1937 et près U5dule§ti (dép. Dùmbovija, Roumanie) mai 1944
(A. Racovitza).
Bryum pallescens Schliîich., près de la villa « Lersch » sur les berges d’un
petit ruisseau au pied des Hauts Tatra, 3 août 1920 (1. Gyorffy).
Bryum pendulum Schpr., près Ncvache (dép. Hautes-Alpes, France),
juin 1937 (A. Racovitza).
Bryum lorquenscens li r. cur., sur le mont « Cetatea » près Deva (dép.
Hunedoara, Roumanie), juin 1918 (I. Gyorffy).
Buxbaumia viridis Rnm., près du chemin « Ivanka » dans les Hauts
Tatra, 1910 (I. Gyorffy).
Camplolhecium Philippennum (Spruce) Lindb., près Névache (dép.
Hautes-Alpes, France), juin 1937 (A. Racovitza).
Calharinea undulala (L.) Wiîb. et Mohr., dans la forêt d’Islc-Adam (dép.
Seine-et-Oise, France), 1937 ; près Rüdulcÿli (dép. Dàmbovija, Roumanie),
mai 1944 (A. Racovitza) ; ;'i Malrahftza et sur le mont « Kékes » (comit.
Heves, Hongrie), 21-24 avril 1947 (com. I. Gyorffy).
Chrysohypnum Somnierfellii (Myr.) Roth., près B5dule§ti (dép.
Dâmbovija, Roumanie), mai 1944 (A. Racovitza).
Dicranella subulala (Iledw.) Schpr., dans les monts « Gilâu », sur la
route du mont « Munlclc Mare», à 1.000 mètres d’altitude, près Dobrin
(dép. Cluj, Roumanie), 17 octobre 1910 (1. Gyorffy).
Gyrouieixia lenuis (Schrad.) Schpr., à Gorbôbach, près Cluj (dép. Cluj,
Roumanie) (I. Gyorffy).
Mnium cuspidnlutn (I,.) Lkyssf.r, près B3dule§ti (dép. Dâmbovifa,
Roumanie), mai 1944 (A. Racovitza).
Orlholrichum affine Schrad., ibidem.
Orlholrichum striatum (L.) Schwgr., ibidem.
Physcomilrium piriforme (L.) Brid., à Calvaser (dép. Tarnava Mare,
Roumanie), juin 1944 (Tr. Stf.furiîac).
Pohlia cruda Lindb., près Névache (dép. Hautes-Alpes, France), juillet
1937 (A. Racovitza).
Polylrichum piliferum ScHRiiii., près Rovinari (dép. Gorj, Roumanie),
juillet 1945 (A. Racovitza).
Polylrichum xlriclum Banks, près Salzburg (Autriche), mai-juin 1946
(com. I. Gyorffy).
Poltia truncalula (L.) Lindb., près Bàdulegti (dép. Dâmbovija,
Roumanie), mai 1944 (A. Racovitza).
Seligera paludoxa (L.) Hagkn, dans la vallée de la rivière « Bürkkos
patak », près Szenl-Endre, à Düinürkapu, Budapest (Hongrie) (I. Gyorffy).
Sphagnum recurvatum var. ambhjphyllum (Pass.) Warnst., à « Rovina
cea micâ », « Ncgrusul Finciului », près Cülétele (dép. Cluj, Roumanie),
août 1946 (E. Pop).
Timmia megapolilana IIedw., près Névache (dép. Hautes-Alpes,
France), juin 1937 (A. Racovitza).
Tortella inclinala (Hedw.) Limpr., ibidem.
Mémoires du Muséum, — Botanique, t. X.
16
Source : MNHN, Paris
234
ANDRÉ RACOVITZA
Torlula eremilala Warnst., à Aquincum, près Budapest (Hongrie),
29 “vvwif ririduta^iï Hedw., près B5dule s ti (dép. Dâmbovita,
Roumanie), mai 1944 (A. Hacovitsa).
p Ace très commune et ubiquistc qui se développe de prélérence sur
i « causales mortes et notamment autour du pèristome. Le polymorphisme
des conidiophores est remarquable. En cflet, on peut constater que leur
acuecl change suivant certaines plantes hospitahçres au point que l'on
urinerait distinguer plusieurs especes. Cependant. 1 examen d un abondant
Srièl rtSkdes lormes intermédiaire, entre celles-ci.
11. Genre CASARESIA Gz. Fragoso
in Bol. Real. Soc. Espan. Hist. Nat. XX, 112, lig. 1-3 (1920)
Conidiophores indistincts, courts ou verticillés, peu différenciés des
ronidies • conidies pleurogcncs, naissant sur les conidiophores en forme de
• ou de verticillés, formant comme des ramifications plunseptées,
°à sommet pointu, atténué ou recourbé, de couleur plus ou moins loncée;
mycélium ramifié, superficiel, filiforme, septé, lâche, il un fuligineux châtain
<r ' 8 ' DédS ai'distingué biologiste A. Casahes et très voisin du genre Cern-
losporium Schw.
1 Casaresia sphagnorum Gz. Fragoso in Bol. Real Soc. Espan. Hist.
Nat XX, 112-114, fig. 1-3(1920) et Eslud. sist. Hifalcs Fl. Espaft.
289, fig. 69 (1927) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXV, 810
(1931).
Conidiophores courts, peu ramifiés ou verticillés, 2-5 fois divisés, mais
à ramifications opposées, peu différentes des conidies ; conidies formant des
verticillés ou des étoiles à trois branches comme les conidiophores, ramifica¬
tions ou véritables conidies généralement fusiformes, ayant jusqu’à 200-
500x15-30 il souvent à sommet aigu-recourbé ou étranglé et atténué-
cvlindracé obtus ou subtoruleux, toujours avec G-30 cloisons, à articles
réffuliers dont quelques-uns guttulés, d’un fuligineux châtain plus ou moins
clair ; mycélium superficiel, ramifié, septé, ayant jusqu a 10 p de diam.,
jaunâtre ou fuligineux châtain.
Hab Sur les phylloïdes de Spliagniim squarrosum Crome, se trouvant
dans la vallée de Arân (Espagne) (A. Casahes).
12. Genre TETRAPLOA Rerk. et Broome
Ann. Mag. of Nat. Hist. V, 469, pl. XI, fig. 16 (1850)
Conidiophores généralement indistincts, conidies ovoïdes-oblongues
muriformes, fuligineuses, surmontées de plusieurs appendices cloisonnés ;
mycélium peu apparent.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPIHLES
235
1. Tetraploa muscicola G/.. Fragoso in Bul. Real Soc. Espan. Hist. Nat.
XVI, 370, fig. 2 (1916), in Rev. R. Ac. Ciencias Ex. Fis. Nat.
Madrid XV, 48 (1917) cl in Estud. sist. Hifales Fl. Espan. 263-264
(1927) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung. XXV, 842 (1931).
Conidiopliores indistincts ; conidies irrégulièrement ovoïdes, ayant
jusqu’à 30x18 g, murifornies (avec 1-3 cloisons horizontales et verticales),
fuligineuses ou olivacécs, surmontées de 2-3-4 appendices, de 40-50x5-6 g,
divergents, pluriseptés ; mycélium étendu, difTus, rare, mais largement
ramifié, olivacé foncé.
Hab. Sur les thalles vivants d’Aneura mullifida (L.) Dum., près Castro-
Loureiro, Pontevedra (Espagne) (A. Casares).
Sur phylloïdcs vivants de Lophozia quinquedentala (Huds.) Cogn.,
près Ortigosa, Logrono (Espagne) (A. Casares).
Très voisin du Telraploa arislata Berk. et Broome qui vit en saprophyte
sur diverses graminées pourries. Pour Gz. Fragoso, la vie parasitaire du
Telraploa muscicola Gz. Frac, serait un caractère spécifique, et des plus
marqués, entre ccs deux espèces.
13. Genre STIGMELLA Lév.
Fungi in Demidoff, Voyage dans la Russie etc. 111 (1842)
Conidiophores très courts, souvent indistincts ; conidies globulcuses-
ovoïdes, muriformes, brunes, agrégées ; mycélium peu développé, ramifié,
souvent indistinct.
1. Stigmella Corsiniae Gz. Fragoso in Bol. Real Soc. Espan. Hist. Nat.
XXV, 107 (1925) ; Maire et Wehner in Archives Se. Protect.
Français, Mem. Soc. Sc. Nat. Maroc XLV, 137 (1937).
Gazons fructifères punctiformes, noirs ; conidiophores indistincts ou
nuis ; conidies ovoïdes, oblongues ou subellipsoïdes, rarement sphériques,
de 15-28x8-11 g, lisses, 1res nombreuses, avec 2-3 cloisons horizontales et
à cellules moyennes souvent pourvues d’une cloison longitudinale ; mycélium
rampant, peu ramifié, septe, jaunâtre ou subhyalin.
Hab. Sur les thalles de Corsinia marchanlioides Radui, près Larache
(Maroc, Afrique du Nord), juillet 1923 (Prof. A. Cabai.lero).
Species minus nolae
1. Stigmella marchantioides Gz. Fragoso in Bol. Real Espan. Hist. Nat.
XXV, 104 (1925).
Nomcn nudurn ?
Hab. Sur thalles de Corsinia marchanlioides Raddi, près Larache (Maroc,
Afrique du Nord), juillet 1923 (Prof. A. Cabali.ero).
Fragoso (1. c.) ne dit pas où il a décrit ce champignon. Ne s’agit-il
pas tout simplement d'une erreur de l’auteur qui, au lieu d’écrire S. Corsiniae
Gz. Frag. sp. nov., a écrit S. marchanlioides Gz. Frag. sp. nov. ?
Source : MNHN, Paris
236
ANDRÉ RACOVITZA
14. Genre SPORODESMIUM Link
Spec. Plant. Fungi II, 120 (1809)
Pnnodiophores très courts, monospores ; «onidies ovoïdes-oblongues,
souvent grandes, subsessiles ou brièvement pédicellécs, munformes, colorées ;
mycélium généralement peu abondant.
1 Snorodesmium Syntrichiae A. lUc. in Revue de Mycologie (N. S.), XI,
85-88, fig. 1-4 (1946).
Gazons fructifères diiïus, noirs, punctiformes, superficiels, amphigènes,
rliunnsés le long de la nervure des pliylloïdes ; conidiopliorcs cyhndriques,
d 20 60x4 r >-6 U droits ou un peu arqués, dresses, simples, généralement
Liés ou parfois groupés par deux, continus ou peu cloisonnés, bruns, à
sommet dilaté ; conidies irrégulièrement globuleuses-sarcimforines, de 27-54 p
de diam subapicalcs, d’un brun noir, munformes, fortement étranglées
aux cloisons à épispore lisse ; cellules comdiales liemispbenques, de 9-18 p
de diam. 'cellule conidiale basale généralement mserée obliquement au
sommet du conidiophore ; mycélium abondant, forme de filaments d’environ
4 5 p de diam., bruns ou subhyalins, septés, ramifiés et intracellulaires
(fig. 312, 314 et 315).
Hab Sur les pliylloïdes vivants ou languissants de Synlnchia inermis
/o r |d l Bruch sur troncs d’arbres, lieu humide dans la vallée du Gardon,
S» Gard, France), décembre HB7 (A Racovitza).
I e développement du mycélium dans les caulonles semble avoir lieu
de la base vers le sommet, lin elle!,, certains rliir.ndes .le la région rhiîoïdale
supérieure sont envahis par le mycélium pénétre i, 1 mlonmir du paren-
chvme central du cauloidc. Ici, les filaments sc multiplient et forment un
cordon mycélien qui, vers le point végétatil, augmente progressivement de
diamètre et devient de couleur de pins en plus foncée Les cellules de la
partie supérieure du cauloidc, inclusivement celles du point végétatif,
deviennent finalement méconnaissables, a cause de la destruction de leur
membrane par le mycélium, et sont remplacées par un pseudo-parenchyme
brun foncé formé par le parasite.
Le cordon mycélien du parenchyme central du cauloide attaqué envoie
des filaments qui pénètrent dans chaque nervure jusqu'au voisinage de leur
sommet Les cellules de la nervure suul biimlut remplies de niamcnts qui
émettent à leur tour des ramifications dans les 2-4 premières rangées de
cellules du limbe. La pénétration des lilaments, de cellule en cellule, a lieu
par l'intermédiaire de Bas tractus d'environ 1,5 p. de diam.
Les conidiophores sc forment généralement a partir du mycélium qui
se trouve dans les cellules du limbe, le long de la nervure (fig. 313). 11 sem ble
nue le mycélium ne s’étende pas jusqu à la marge du limbe, d’où cette
remarquable localisation des fructifications du parasite.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
237
15. Genre ALTERNARIA Nces
Syst. Pilzc II, 72 (1817)
Conidiophorcs dressés, fasciculés, simples ou peu ramifiés, courts ;
conidies claviformcs-lagéniformos, subatténuées et plus pâles au sommet,
enflées vers la base, aerogènes, inuriformes, d’un brun noir, d’abord caté-
nulées, ensuite isolées.
1. Pleospora infectoria Fuck. forme conidienne Aliernaria tenuis Nees,
Syst. Pilze II, 72, fig. 68 (1817) (1).
Gazons fructifères d'un olive fuligineux ; eonidiophores courts, de
26-40x4-6 (x, simples, généralement isolés ou groupés par deux, dressés,
d’un brun olive, avec 1-3 cloisons transversales ; conidies lageniformes,
de 20-44 (56) X 8-12 p, allongées au sommet, muriformes (3-7 cloisons
transversales et 1-2 cloisons longitudinales), plus ou moins étranglées aux
cloisons transversales, aerogènes, d'abord caténulées, ensuite isolées, d’un
brun olive pâle (fig. 316).
Ilab. Sur une capsule dépérissante d’Orlholrichum affine Schrad., en
association avec Clado&porium herbarum (Pers.) Link, sur un tronc de chêne
dans la forêt de 115dule§li (dép. DâmboviÇa, Roumanie), juillet 1944
(A. Racovitza).
16. Genre MACROSPORIÜM Fries
Syst. Mycol. III, 373 (1832)
Conidiophorcs subfasciculés, dressés ou ascendants, souvent simples,
parfois ramifiés, colorés ; conidies oblongucs ou claviformes, muriformes,
solitaires, aerogènes, colorées ; mycélium rampant, septé, très souvent de
couleur foncée, ramifié.
Clef analytique des espèces
I. Conidies jusqu'à 35 p de longueur. 1. Pleospora herbarum
forme conidienne M. commune
II. Conidies jusqu’à 60 p de longueur. 2. M. Polytrichi
1. Pleospora herbarum (Fr.) Rauknh. forme conidienne Macrosporium
commune Rabkniiorst, mss. in Fungi eur. n° 1360 (1870) s.
diag.* ; Lindau in Raiuînh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze, IX, 225,
fig. (1910).
Gazons fructifères densement serrés, nombreux, bruns jusqu’à brun
noir ; conidiophorcs de 80-90 x 4-7 p, formant des touffes fasciculées, dressés,
généralement simples, septés, non étranglés aux cloisons transversales,
(1) Behlf.se (Icônes funtçorum II, 1850-1899) a découvert que la forme conidienne
de Pleospora infecloria Fuck, est Aliernaria tenuis Nees.
Source : MNHN, Paris
2gg ANDRÉ RACOVIT7.A
- ■ conidies de formes très diverses, obovales, allongées ou claviformes,
.M?nnte8 à la base, de 18-35x8-14 p, muriformes (avec 3-5 cloisons trans-
S. et quelques cloi.rcrc. longitudinale.), ,1 un vert, nl.vc ou d un bru»
olive, avec de fines granulations superficielles (fig. 317).
Ilab. Sur Lunularia, en Allemagne (Lindau).
Très répandu sur un grand nombre de. plantes.
9 MacrosDorium Polytrichi Peck, Annual Report Rcgenta University
” New-York, 43 th. 31 (1880-1883)* ; Sacc., Syll. Fung. X, 677
(1892) et XIII, 906 (1898); Oudkmans, Hnum. Syst. Fung. I,
297 (1919) ; Seymour, Host Index of tlie Fungi of North America 21
(1929).
Gazons fructifères continus, olivâtres; conidiopliorcs de 75-100x5 p
dressés sentes, subnoueux, colorés; conidies elliptiques, ohlongues ou
claviformes, de 20-60x7,5-15 p, colorées, muriformes (avec 2-9 cloisons
transversales et avec ou sans cloisons longitudinales).
Hab. Sur les capsules de Poltjlrichum juniperinum Willd., à Sevey
(Amérique du Nord).
Généra incerlae sedis vel dubia
1. Genre ERYSIBE Reinsch
Contrib. ad Algol, et Fungol. 96 (1875).
Filaments pluricellulaires, ramifiés à la surface du support et produisant
par place de très grosses conidies sphériques ou arrondies, colorées, lisses
ou hérissées de nombreuses pointes. ,
Reinsch (l. c.) a décrit deux especes, h. Andreacearum Reinsch et
E Chroolepidis Reinsch, qui ne semblent pas avoir été retrouvées depuis.
Ce genre n’est mentionné ni par Saccarpo dans son Syll. Fungorum ni par
CLEMENTS et SHEAR, dan. ■The Gercera ol Fung.-.
Rappelons qu’il a un homonyme, Ertjsibe Wnllr. qui est synonyme
d 'Uredo Pers. (1795) (ürédinée).
1 Ervsibe Andreacearum Reinsch, Contrib. ad Algol, et Fungol. 96 (1875) ;
Costantin, Les Mucédinées simples 21, 164 (1888).
Hab. Sur Andreaea pelrophila Khrh. et Andreaea alpina Smith.
3. Famille des STILBACÉES Fries
Fructifications (synnemas) stipitées, de couleur blanche à noire,
à sommet plus ou moins capité ou cylindrique, simple ou ramifié, fertile ;
conidiophores et conidies diverses.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
239
1. Genre ANTROMYCOPSIS Pat. et Trab.
in Bull. Soc. Myc. France 215, pl. XIII, fig. 5 (1897)
Synnemas capités, stipitcs, durs, bruns ; capitule hémisphérique,
compact, formé de filaments simples ou fourchus, septés, se désarticulant
en conidies ovoïdes ou oblongues, unicellulaires, brunes.
1. Antromycopsis minuta Sacc. in Ann. Mycol. III, 111 (1905), Syll. Fung.
XVIII, 052 (1906) ; Lindau in Rabf.nh., Kr. Fl. Deutschl. Pilze,
IX, 374-375 (1910) ; Ferraris, Fl. ital. crypt. I, Fungi, Ilyphales
186, fig. 49 (1910).
Synnemas daviformes-capités, agglomérés, bruns, velus ; capitule
globuleux-obconique, sublobé, de 0,5-0,7 millimètres de diam. ; pédicelle
cylindrique, de 1-1,2x0,2-0,3 millimètres, subrugueux ; hyphes du capitule
ramifiées divergentes, septées et étranglées aux cloisons, avec des articles
allongés, de 12-15x3-5 p, d’un jaune brun, se désarticulant au sommet en
conidies caténulées, typiquement limoniformes, apiculces aux extrémités,
unicellulaires, de 10-11x4-5,5 p (rarement bicellulaires, de 18x6 p), d’un
jaune brun pâle, généralement avec une guttule (fig. 318).
Hab. Sur Mousses, près Varallo Sesia (Italie septentrionale) (G. Gola).
Espèce non spécifiquement muscicole, croissant aussi sur l’écorce des
arbres.
Species bryophilae incerlae
1. Isaria muscigena Cooke et Mull., sur troncs entre Amblyslegium serpens
(L.) Br. eur. (sub. Hypnum serpens) et Mousses (in Grevillea XVI,
81 ; Sacc., Syll. Fung. X, 690, 1892 ; Oudemans, Enum. Syst.
Fung. I, 281, 282, 1919).
2. Tilachlidium tomentosum (Schrad.) Lindau, sur Mousses (Oudemans,
Enum. Sysl. Fung. I, 281, 1919). Ce champignon vit surtout sur
les Myxomycètes plus ou moins pourris.
4. Famille des TUBERCULAR1ACÉES Ehrenb.
Fructifications (sporodochiums) globuleuses, pulvinées, discoïdes ou
verruciformes, sessiles, érumpantes ou superficielles, plus ou moins compactes,
subgélatineuses, charnues ou comme de la cire, hyalines ou de couleur
vive jusqu’à noire ; conidiophores généralement longs et ramifiés, parfois
courts et simples ou rarement indistincts, ne se formant généralement pas
à partir d’un stroma basal cellulaire ; conidies diverses.
Clef analytique des sous-familles
I. Sporodochiums et conidies blanches ou de couleur vive.
1. Tuberculariacées-mucédinées
II. Sporodochiums et conidies de couleur fuligineuse ou foncée.
2. Tuberculariacées-dématiées
Source : MNHN, Paris
240
ANDRÉ
KACOVirZA
, Sous -{amille des Tuberculariacées-mucédinées Sacc.
Sporodochiums et conidies blanches ou de couleur vive.
Clef analytique des genres
I. Sporodochiums glabres.
1. Conidies unicellulaircs.
a. Conidies à épispore très épaisse.
b. Conidies à épispore mince.
2. Conidies pluricellulaires.
II. Sporodochiums velus.
1- Phylloedia
2 . Dlosporium
3. Fusarium
4. Periola
1. Genre PHYLLOEDIA Fries
Summa Veg. Scand. 482 (1849)
Snorodochiums superficiels, de forme indéterminée, se cassant souvent
en morceaux irréguliers ; conidies globuleuses, de couleur vive, à épispore
très épaisse, «.toEfe. *m ■««**» “" ,ur P hc ' durcissant.
1 Phylloedia punicea (Lib.) Sacc., Syll. l'un g . IV, «il (1886) et XIII,
' ^ 744 (1898)- nu Wii.iif.maN et Durand, Prodrome Fl. Belge II,
oen (1898) ‘ Oudemans, Catalogue Champ. Pays-Bas, 528 (1905) ;
LINDAU in Rabenh-, Kr Fl. 1X - «8 (1910) ;
Oudemans, Enum. Syst. hung. I, 282 (1919).
Sun • lllosporium puniceum Lin eut, Plant ae Crypt. Arduenna collegit,
III n° 282 (1834) ; Westendohp, Les crypt. classées d’après leurs stations
““‘"MÙÏÏrportm'pS™ Co.mA, le™. F»»,. III. 2, T«b. I, «g. 4 (1839)
Rabenhorst, Deulschlands Kr.FMHWJO* 1 <Iui>em»ns r n Ncd. Kruidk
; isolés
Rabenhorst, ueuuMu *,.*. — ••••• - - • d. Kruidk.
Arch. IV, 350 et in Arch. Neerl. VIII. - 87
Sporodochiums sphériques, superhciels, presque isoles, rouges, assez
fermes avec une couche mucilagineuse granuleuse d un rouge cinabre;
conidies sphériques, de 40-50 p de diam., d’un jaune verdâtre, à épispore
blanche, à contenu alvéolé.
Hab. Sur Mousses, dans les Ardennes (Lidert), en Belgique, en Hollande
et en Bohême (Corda), pendant l’hiver.
2. Genre ILLOSPORIUM Mart.
Fl. Crypt. Erlang. 325 (1817)
Sporodochiums vcrruciformes, pulvincs ou presque difTus, fugaces,
hlancs ou de couleur vive, de consistance presque gélatincuse-céracée ;
conidiophores filamenteux, entrelacés, hyalins ; conidies sphériques, ellip.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
241
soldes, droites ou arquées, souvent inéquilatérales, hyalines ou subhyalines,
formant des glomérules enrobés de mucilage.
Clef analytique des espèces
I. Sporodochiums de 1-2 mm. de diam. I. I. croceum
II. Sporodochiums de 200-250 (x de diam. 2. I. muscorum
1. Illosporium croceum Wkstknd. m Bull. Ac. Roy. Belg. 2 ser. XI, 652
(1861)* ; Sacc., Syll. Fung. IV, 658 (1886) et XIII, 743 (1898) ;
de Wildiîman cl Durand, Prodrome Fl. Belge II, 360 (1898) ;
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 282 (1919).
Sporodochiums globuleux ou ovoïdes, de 1-2 millimètres de diam.,
agglomérés, safranés ; conidies irrégulières, polymorphes, translucides, à
contenu granuleux.
Hab. Sur Mousses pourries, près Mons (Belgique) (M. C. Dumont).
2. Illosporium muscorum K. Rostrui- in Botan. Tidsskr. XX, 158 (1896) ;
Sacc., Syll. Fung. XIII, 743 (1898) et XIV, 1117 (1899);
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 282, 290, 303 (1919).
Sporodochiums hémisphériques, de 200-250 p. de diam., agglomérés,
jaune paille ; conidies ellipsoïdes ou ovoïdes, de 5-6 jx de longueur, irrégu¬
lières, souvent anguleuses.
Ilab. Sur Mousses , Sphagnum sp. et llypnum sp., dans l’archipel
Féroé.
3. Genre FUSARIUM Link
Berl. Mag. 111, 10 (1809)
Sporodochiums éruinpnnts ou superficiels, charnus, pulvinés ou flocon¬
neux, compacts ou dilïus, lâches ou soyeux, blancs, de couleur vive ou
rarement foncée ; eonidiophores serrés, souvent ramifiés dichotomiquement ;
conidies fusiformes ou falciformes, courbes ou cylindriques, acrogèncs,
aiguës ou rarement obtuses, uni- ou pluriscptées, très rarement ovoïdes ou
suboblongues, unicellulaires.
Clef analytique des espèces
I. Conidies uniseptées. 1. F. Kühnii
II. Conidies pluriseptées.
1. Extrémité de la cellule basale des conidies non
différenciée en pédicellc. 2. Caloneclria décora
forme conidienne F. ciliatum
2. Extrémité de la cellule basale des conidies
différenciée en pédicellc.
3. F. avenaceum
242
ANDRÉ
1 . Fusarium Kühnii (Fuck.) Sacc., Syll. Fung. IV, 714 (1886) et XIII
743 (1898) ; Lindaii in Rabknh., Kr. Fl. Dcutschl. Pilze IX 536
(1910) ; Oudemans, F'num. Syst. Fung. I, 281 (1919) ; Migula
Kr. Fl. Dcutschl. III, Pilze, 4, 2, 513 (1934); Wollenweber et
Reinking, Die Fusarien 43, fig. 10, 3 (1935).
Syn.: Fusisporium Kühnii Fijckel, Synih. myc. 371 (1869).
Sporodochiums superficiels, épars ou densément serrés, allongés, irré¬
guliers, cornés, jaunâtres, aréolés, très petits, formés par un mycélium blanc
arachniforme, délicat, ramifié, scptc ; conidies lunulées, de 7-12x 1 , 5-3 5
bicellulaires (fig. 319). ’ ’
Ilab. Sur Mousses, en Europe.
Sc développe aussi sur Lichens et diverses Phanérogames.
2. Calonectria décora (Wallr.) Saccahdo, forme conidienne Fusarium
ciliatum Link (d’après Woli.knwebf.r et Reinking, Die Fusarion
38, fig. 9,2 (1935).
Syn. : Fusisporium jilispornm Cookk in (irevillea VIII, 8.
Fusarium filisporum (Cooke) Saccahdo, Syll. Fung. IV, 708 (1886) et
XIII, 777 (1898) ; Oudemans, liimm. Syst. Fung. I, 294 (1919). ;
Conidiophores simples ou ramifiés, se développant dans le mycélium
aérien ou sur des amas plectcnchymateux dilatés, sphériques, concrescents
portés par des épaisissements au sommet des stromas pédiccllés en faisceaux
serres ; chlamydospores inexistantes ; conidies subulées, petites, allongées
grêles, droites ou arquées, en masse im amat ou d’un rouge-orangé, pâlissant
plus tard, devenant par dessèchement plus foncées, d’un rouge-brique la
plupart 5- (3-7-) rarement plus (jusqu'à 10-) ou moins septées, les 5-septées
de 50-90x1,9-2,5-3 p.
Hab. Sur Orlholrichum sp., à Eastbourne (Angleterre) (Muller).
Se développe aussi sur un grand nombre de plantes supérieures.
3. Fusarium avenaceum (Fr.) Sacc., Syll. Fung. IV, 713 (1880) •
Wollenweber et Reinking, Die Fusarien 53-55, fig. 12, 2 (1935)’
Syn.: Fusisporum incarcérons Bkrk. in The Intell. Obs. 11 f,„ ■
(1863) ; Cooke, Handb. of Prit. Fungi 622 (1871). *'
Fusarium incarcérons (Berk.) Sacc., Syll. Fung. IV, 713 (1886) et XlïT
777 (1898) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. L, 294 (1919).
Hab. Sur Mousses et dans le pensionne ou les capsules à'Orlholrichum
sp. en Angleterre.
Se développe aussi sur un grand nombre de plantes.
Species incertae sedis
1 Fusarium ochraceum Mont., Syll. Crypt. n° 1097 ; Sacc., Svll
IV, 722 (1886) et XIII, 743 (1898). J * un «-
Diffus ou en forme de capitule, ochracés ; conidiophores très courts
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
243
noueux-genouillés, rayonnant de tous côtés ; conidics ovoïdes ou ellipsoïdes,
remplies de guttulcs difTluentcs.
Hab. Dans les Mousses, îles Juan Fernandez (Pacifique) (Bertero).
Se développe aussi sur écorce.
D’après Wollenweber et Reinking (1) ce n’est pas un Fusarium
Link.
Species non delerminala
1. Fusarium sp. Beauverik in Compt. Rend. Acad. Sc. Paris, CXXXIV
(1902) ; Behgamasciii in Atti Ist. Bot. « Giovanni Briosi » e Lab.
Crittogam. liai. R. Univ. Pavia III, 185-221, Il lig. (1932).
Hab. Endophyte dans les thalles vivants de Conocephalum conicum
(L.) Wiggrs (sub. Fegalella conica Corda).
4. Genre PERIOLA Fries
Syst. Myc. II, 266 (1823)
Sporodochiums subglobuleux, superficiels, durs à l’intérieur, cellulaires,
charnus ou gélatineux-charnus, entourés de poils persistants ; conidiophores
simples, courts ou allongés ; conidies subsphériques ou ovoïdes, unicellu-
laires, hyalines, formant des chapelets périphériques entre les poils.
1. Periola hirsuta (Schum.) Fries, Syst. Myc. II, 266 (1823) ; Lindau in
Rabenii., Kr. Fl. Deutschl. Pilze IX, 498, fig. 1-3 (497) (1910) ;
Fehraris in Fl. ital. crypt. I. Fungi, Hyphales 58, fig. 13 (1-5)
(1910).
Syn.: Sclerolium hirsntum Schumacher, Enum. Plant. Saell. II, 187
(1803).
Exsicc. : D. Saccardo, Myooth. Ital. n° 597.
Sporodochiums subsphériques, de 500-700 p de diam., épars, velus,
blancs à l’extérieur, fermes et d’un brun pâle à l’intérieur; hyphes centrales
irrégulières, entrelacées, ramifiées, de 6-10 p de diam. ; hyphes périphériques
hyalines, filiformes, subramifiées, de 3 p de diam., souvent granuleuses ;
conidies globuleuscs-cubiqucs, hyalines, caténulées (fig. 320).
IJab. Sur les phylloïdes de Sphagnum sp., en Italie, à Veneto (D.
Saccardo), Toscane (Baccarini et Mattir.) et sur Mousses diverses, à
Veneto, Lazio, Padouc (D. Saccardo).
Croît aussi sur les rhizomorplics subcorticoles ainsi que sur diverses
espèces pourries de Polypores.
Species bryophilae incerlae
1. Tubercularia nigricans (Bull.) Link, sur Mousses (Oudemans, Enum.
Syst. Fung. I, 282, 1919).
(1) Wollenweber et Beinking, Die Fusarien, 330 (1935).
Source : MNHN, Paris
244
ANDRÉ RACOV1TZA
2. Sous-famille des Tuberculariacées-dématiées Sacc.
Sporodochiums et conidies de couleur fuligineuse ou foncée.
Clef analytique des genres
I Sporodochiums glabre». h Epicoccum
H. Sporodochiums velus. 2. Myrothecium
1. Genre EPICOCCUM l.ink
Sporodochiums globuleux ou convexes, souvent maculicoles, générale¬
ment formés d'un stroma basal cellulaire plus ..ms hémisphérique ;
conidiophores cour!», continus ou se,,tés, colores ; conduis sphériques ou
ellipsoïdes, uniccllulaires ou cloisonnées, isolées, a.rogencs, noires, sessiles
OU plus ou moins longuement pcdiccllces, a episporc lisse, verruqueuse ou
aréolée, à pédicclle hyalin on rarement colore.
Clef analytique des espèces
I Mycélium superficiel, gros, brun loneé, pourvu d'appendices stigmopo-
diiforme.. >' E ' F! «''«lulae
II. Mycélium généralement intra on inlrreollulairc., mince, de couleur plus
pâle, sans appendices stigiiiopoiliifornies.
1. Espèces maculicoles. 2 - E * Purpnrascens
2. Espèces non maculicoles.
a. Saprophyte. J J f c abrum
b. Parasite. 4 torquens
1 Epicoccum Plagiochilae A. Rac. in Bull. Sec. Sc. Acad. Roum. XXVII,
34-37, fig. 1-3, pi- 1, fiR- ( 1944 )-
Sporodochiums ellipsoïdes ou globuleux de 30-80 p. de diam., sur
5-16 il de hauteur, superficiels, cpars, d un brun noir (fig._ 321 et 353) ;
conidiophores très courts, bruns ; conidies sphériques, de o7,5-65,5 p. de
diam., ou ovoïdes, de 65,5 x 49-57,5 p. (sans ped.celle), uniccllulaires, d’un
brun foncé, acrogènes, grossièrement verruqueuses, ped.cellees (fig. 322) ;
verrues plus grosses au sommet des conidies, de 1,.» p. de hauteur, à contour
généralement polygonal ; pédicclle générale,nent hémisphérique, de 2,5-5 p.
de longueur, brun ou d'un brun pale ; mycélium superficiel arachniîorme,
de 25 u de diam., d’un brun fonce, se.pte, ramifie, adhérant fortement au
substratum, formant un grand nombre d'appendices stigmopodiiformes
cylindriques ou claviformes-allongés, de 6,5-1.15 x2,bp, droits ou arqués,
donnant naissance à des suçoirs filiformes, de 1,3-2p de diam., intracellulaires,
ramifiés et hyalins (fig. 323, 354 à 358).
Ilab Sur les phylloïdes vivants de l'layiochilu usplemoides (L.) Dum.
var major Nées, dans un endroit humide sur les pentes du mont « Glôbucet »
(dép. Argeç, Roumanie), juin 1944 (A. Racovitza).
Source : MNHNParis
CHAMPICNONS BRYOPH1LES
245
Espèce parasite très intéressante au point de vue morphologique et
systématique.
Son mycélium, très différent de celui de la plupart des autres Epicoccum
Link, est remarquable par sa localisation à la surface du substratum, par
sa couleur très foncée et son gros calibre, ainsi que par les appendices stig-
mopodiiformes et les suçoirs auxquels il donne; naissance.
Il longe et contourne très régulièrement les parois latérales des cellules
phylloïdales. Quand il s’écarte de celles-ci et qu’il passe au-dessus d’une
cellule, son diamètre est plus petit et il forme de nombreuses sinuosités
jusqu’à ce qu’il arrive de nouveau à la paroi latérale opposée. Il s’entrecroise
souvent et s’anastomose parfois.
Les appendices sfigmopodiiformes sont localisés presque exclusivement
près des parois latérales des cellules phylloïdales. Sur leur face ventrale,
il y a un petit orifice qui représente la base du filament perforant ; celui-ci
pénètre à l’intérieur des cellules, soit directement en traversant la membrane
supérieure, soit indirectement en se développant d'abord entre les membranes
latérales qu’il traverse ensuite, pour pénétrer dans la cellule. Dans ce cas,
il ne se forme pas de manchon autour du filament perforant.
Les suçoirs sont d'abord filiformes, dichotomiqucincnt ramifiés et
enroulés en forme de peloton. Plus tard, ils se vésiculisent en forme
d’ampoules sphériques, jusqu’à 4 p de diamètre. Ce stade présente probable¬
ment la fin d’activité du suçoir car, ultérieurement, il est dillicile de distinguer
ses ramifications.
Le mycélium pénètre rarement directement dans les cellules où il se
pelotonne.
Au point de vue systématique, ce champignon et Epicoccum aslerinum
Pat. qui a un mycélium analogue, présentent un grand intérêt. En effet,
leur appareil végétatif rappelle celui des champignons « astérinoïdes », et
particulièrement celui du groupe des Méliolinées. 11 se pourrait bien que les
découvertes ultérieures démontrent qu’il y a des liens métagénétiques entre
ces champignons et ce groupe de formes ascosporées.
2. Epicoccum purpurascens Khiiknr., Sylv. myc. Berol. 12 (1818) ; Lindau
in IUm:Nii., Kr. Fl. DeuLschl. Pilze IX, 821 (1910).
Sporodochiums sphériques, de 120-150 p. de diam., d’un brun rouillé,
agglomérés en colonie oblonguc, de 2-3 millimètres de longueur, sur des
taches allongées et pourpres ; conidics subsphériques, de 16-23 p de diam.,
réticulées, distinctement verruqueuses-aréolées, d’abord jaunâtres, ensuite
brunes, à base atténuée en un pédicelle hyalin.
Hab. Sur le péristome des capsules de Polylrichum commune L., près
Waren, Mecklenburg (Allemagne) (Hohn).
Très commun sur diverses plantes et particulièrement sur Graminées.
3. Epicoccum scabrum Couda, Icon. Fung. NI, 32, fig. 82 (1839).
Taches indistinctes ; sporodochiums subglobuleux, de 70-240 p de diam.
agrégés, charnus, à stroma entièrement brun ; conidies sphériques ou ovoïdes,
Source : MNHN, Paris
246
ANDRÉ RACOVITZA
de 12-22 (A de diatn., brunes, rugueuses, non réticulées, avec un pédicelle
court, hyalin ou subhyalin.
Hab Sur les sporogones secs des Mousses suivantes :
B rachulhecium velulinum (L.) Br. eur., Calharinea undulala (L.) Web.
. Mohr Orlholrichum striatum (L.) Srhwgr., Orlholnchum sp.; sur les
e hvlloïdes morts d’Hypnum eupremiforme L., dans la foret de Bàduleçti
fi Damb'vna, Roumanie), mai-juillet 1944 (A Racovitza).
Sur les capsules sèches de Polylnchum pihferum Schreb., près du
,ii PO i uinici (déo. Gorj, Houtnanie), août 1944 (A. Racovitza).
Mona ur ^ or0 g onus morts <le Physcomilrium ,,informe (L.) Brid., à
Calvaser (dép. Tôrnava-Marc, Roumanie), 15 juillet 1944 (Tr. Stefureac).
a Fnicoccum torquens Massef. in Torreya, VI, 46-50, fig. 1-5 (1906)* ;
4. Epicoccum m ^ XX1 , l490 (19 13) ; Seymour, Host Index of
the Fungi of North America 21 (1929).
Sporodochiums
confluents, de 350 p
se formant à partir
conidics sphériques,
souvent circulaires, convexes, isolés ou presque
de diam., brunâtres; conidiophores peu ramifiés, septés,
des cellules périphériques d'un hypostroma compact;
de 15-20 p de diam., scssiles, unicellulaires, brunes
finement verruqueuses.
Hab. Parasite sur les capsules de Weisia viridula (L.) Hedw.,
à Thomaville (Géorgie, Amérique du Sud).
Les sporophytes attaqués par ce champignon se tordent de différentes
manières.
2. Genre MYROTHECIUM Tode
Fungi Mecklenb. I, 25 (1790)
Sporodochiums scutiformes ou disriformes, noirs, à marge ciliée ; cils
netits et hyalins; conidiophores filiformes ou bacilliformes, simples ou
ramifiés, fasciculés ; conidies ovales ou cylindriques, petites, olivâtres.
1. Myrothecium Frago»oaimm S»cc i ,. Atti clMcm délia H Acc. di Sc.
I ett ed Arti in Padova XXXIII, 162 (1J17) , Gz. Pragoso in
Bol Real. Soc. Espan. Hist. Nat. XVI1, 397 (1917)* et Estud.
sist Hifales Fl. Espafi. 326 (1927) ; Trotter in Sacc., Syll. Fung.
XXV, 988 (1931).
Sporodochiums disciformcs, d’environ 300 p de diam., bryophiles, super¬
ficiels noirâtres, subcéracés, glabres, à marge plus pâle; conidiophores
aciculaires, de 14-16X 1,8-2 p, fasciculés, unis â la base, subhyalins ; conidies
cvlindriques, de 7-8 X 1,8-2 p, souvent un peu arquées, olivâtres, arrondies
et pourvues d’une très petite guttulc aux extrémités.
Hab. Sur les thalles vivants de Tesselina pyramidala Dum., près Collado
Mediano, Madrid (Espagne) (C. Bolivar).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
247
Sur phylloïdes de Grimmia
(A. Casares).
Voisin du Myrothecium roridum
sp. cultivée, à Madrid (Espagne)
'Iode.
4. Ordre des MYCELIA STERILIA
Mycéliums épars, cotonneux bu formant des sclérotes ou des stromas de
diverses formes et couleurs, toujours stériles.
Clef analytique des genres
I. Des sclérotes.
1. Sclérotes plus ou moins globuleux.
a. Sclérotes pourvus de fibrilles radiciformes 1- Rhizoctonia
b. Sclérotes sans fibrilles radiciformes. 2. Sclerotium
2. Sclérotes elavariiformes. 3. Anthina
II. Sclérotes indistincts.
1. Mycélium superficiel, hérissé.
a. Mycélium agrégé-fasciculé. 4. Ozonium
b. Mycélium crustiforme. 5- Himantia
2. Mycélium endophyte. 6. Mycélium endophyte
1. Genre RHIZOCTONIA DG.
Fl. Franc. VI, 110 (1815)
Sclérotes cylindriques ou rubanés, isolés, ramifiés et anastomosés,
charnus jusqu'à cartilagineux, de couleur pâle ou foncée, à écorce mince,
inséparable, pourvue de fines fibrilles radiciformes.
Species incerlae sedis
1. Rhizoctonia muscorum Fries, Symb. Myc. II, 266 (1823)*, Klenchus
fung. Il, 46 (1828)* ; Ficinus, Fl. Gegend um Dcsdcn II, 312
(1823)* ; Rabknhorst, Deutschlands Kr. Fl. 245 (1844)* ; Westen-
dorp, Crypt. class. d’après leurs stations nat. 21 (1854)* ; Lind
in Rostrup, Danish Fungi 551 (1913) ; Duggar in Ann. Mo. Bot.
Gard. Il, 403-458, fig. 1-9 (1915)* ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I,
282, 286 (1919) ; Seymour, Ilost Index of Lhe Fungi of North
America 22 (1929).
Syn.: Bryochysium muscorum Link, Handb. zur Erkennung etc. III,
341 (1833).
Sclerolium bryophilum Wallroth, Fl. Crypt. Gcrm. 144 (1833).
Hab. Sur Iledwigia albicans (Web.) Lindb. (sub Uedwigia ciliata (Dill.)
Hedw.) et sur Mousses diverses à Gilleleje (Danemark).
Source : MNHN, Paris
248
ANDRÉ RACOVITZA
Suivant la révision des champignons inclus dans ce genre, Duggar (le)
déclare que Ft. muscorum Fries n’est probablement pas un Rhizoclonia DC
2. Genre SCLEROTIUM Todc
Fungi Mecklenb. 1, 2 (1790)
Sclérotes de formes très diverses : sphériques, allongés, bombés ou
aplatis, souvent rubanés ; isolés ou confluents, généralement glabres rare¬
ment insérés sur un subiculuin, sans fibrilles radiciforines, de couleur foncée
ou vive, de consistance charnue, cartilagineuse ou cornée, à écorce mince
et inséparable, subrugueuse à l’état sec. ' '
Clef analytique des espèces
I. Sclérotes rouge pourpre. 1. S. Hypnorum
II. Sclérotes incarnats. 2. S. hypnophilw,
III. Sclérotes jaune d'or. 3, s . Muscorum
IV. Sclérotes jaune orangé. 4. S. Prostii
V. Sclérotes jaune pâle.
1. Sclérotes sublisses. 5. S. vulgatum vnr. bryophüum
2. Sclérotes entourés de nombreuses
h > * >h -. 0. s. sphagni
1. Sclerotium Hypnorum Schum., Knum. PI. Saell. 11, 185 (1803) • Fr, Ic .
Symb. Myc. II, 253 (1823) ; Saccakuo et Sydow, Syll. Fun'g Xiv’
1154 (1899) ; Lindau in IUuenii., Kr. Fl. Dcutschl. Pü ze IX
(1910) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 282, 290 (1919). ’ ° 4
Sclérotes subsphériques, tubéreux, charnus, mous, d’un rouge pou
et de couleur plus pâle à l’intérieur, recouverts de très petites ponctuât^
élevées, subfarineuscs. 1Qns
llab. Attaché aux llypnum sp., dans une forêt humide de
(Danemark), septembre-octobre. P ina
2. Sclerotiumhypnophilum Sauter in Flora XXVIII, 134 (1845) • Sacp»
et Sydow, Syll. Fung. XIV, 1154 (1899); Lindau in Rabfn»°
Kr. Fl. Dcutschl. Pilze IX, 054 (1910) ; Oudemans, Enum c:
Fung. 1,290(1919). num - Syst.
Syn. : Sclerotium Hypnorum IUhknuoiist, Deutschlands Kr Fi n
242 (1844) non Schum. '
Sclérotes subglobuleux-aplatis, de la grosseur des semences de
sessiles, plans à la base, cornés, durs, entièrement incarnats. " V °^’
llab. Sur llypnum sp. près Moosbach (Autriche) (Sauter).
3.
Sclerotium Muscorum Persoon, Synops. meth. fung. 120
Ehrenberg, Sylvae mycol. berolinensis 15 (1818)* ; Fries
( 1801 )*;
> Symb.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
249
Myc. II, 252 (1823)* ; Schlechtendahl, Fl. berolinensis II, 216
(1824)* ; Chevalier, Fl. Paris 370 (1826)* ; Duby, Synopsis PI. in
Fl. Gall. descript. 873 (1828-1830)* ; Wallroth, Fl. Crypt. Germ.
143 (1833)* ; Link, Handb. zur Érkcnnung etc. III, 343 (1833)* ;
Rabenhoiist, Dculschlands Kr. Fl. 241 (1844)* ; Berkeley in
Hook, Tlic English Flora V, 233* ; Berkeley, Outlines Brit.
Fung. 410 (1860)* ; Fuckel, Symb. myc. 405 (1869)* ; Gommer
et Rousseau, Fl. myc. Bruxelles 294 (1885)* ; Willdeman et
Durand, Prodrome Fl. Belge II, 373 (1898) ; Saccahdo et Sydow,
Syll. Fung. XIV, 1154 (1899) ; Bresadola in Ann. Mycol. I, 131
(1903) ; Oudemans, Catalogue Champ. Pays-Bas 536 (1905)* ;
Lindau in Rabenii., Kr. Fl. Dcutschl. Piize IX, 654 (1910) ;
Oudemans, Enuin. Syst. Fung. I, 282 (1919) ; Bisby, Fungi
Manitoba a. Saskatshewan 126 (1938).
Syn. : Sclerolium sublerraneum Tooe, Fungi Mecklcnb. sel. I, 3 (1790)* ;
Greville, Flora Edinburg 461 (1824)*, Scottish crypt. Fl. II, tab. 101
(1823-1828).
Sclerolium sublerraneum var. muscorum Tode, Fungi Mecklenb. I, 3,
tab. I, fig. 5 a (1790).
Mémoires Muséum Ilist. Nat. Paris II, 403.
Exsiccala: HAnENiionsT : Klotzsch. herb. myc. n°833‘; Fuckel, Fungi
rhen. cxsicc. n° 1486* ; Roumeguêre, Fungi Gallici exsicc. n° 998 et 1900.
Sclérotcs difformes, lobés, glabres, tubéreux, d’un jaune d’or à l’exté¬
rieur et à l’intérieur.
Hab. Sur rhizoïdes de Mousses, en Europe et en Amérique du Nord,
pendant presque toute l’année.
Croit aussi sur du bois, mais plus rarement.
4. Sclerorotium Prostii Duby, Synopsis Fl. in Fl. Gall. descript. II, 873
(1828-1830) ; Saccardo et Sydow, Syll. Fung. XIV, 1154 (1899) ;
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 290 (1919).
Scléroles libres, dressés, oblongs, de 2 millimètres de hauteur, difformes,
substipités, comprimés, villeux-radiculés à la base, d’un jaune orange à
l’extérieur, concolores ou presque clairs à l’intérieur.
Hab. Dans l'axe des phylloïdes d ’llypnum sp. réunis, près Mende
(France) (Prost).
5. Sclerotium vulgatum Fries var. bryophilum Fries, Elenchus fung. II,
40 (1828)* ; Saccardo et Sydow, Syll. Fung. XIV, 1143 (1899).
Sclérotcs globuleux, d’une jaune paille blanc, concolores à l’intérieur,
sublisses.
Hab. Sur pousses velues de Dicranum undulatum IIedw. (sub. Dicra-
num polysetum Sw.), à Petropolc, en automne (Weinmann).
Nous n’avons pas vu des exemplaires de cette espèce, mais d’après la
diagnose, très incomplète d’ailleurs, elle semble voisine du Sclerotium
sphagni (Therry) Moesz.
Mémoires
Muséum. — Botanique, t. X.
ANDRÉ RACOVITZA
250
a Relerotium sphagni (Therry) Moesz in Bot. Kôzlemények XXII, 51
(26)-(27) (1924-1925).
c„_ . Sclerolium muscorum var. sphagni Therry in Roumeguère,
Fungi Gallici exsicc. N° 998 (1880)*.
Exsiccala : Kryptogamac exsiccatae n° 210 (sub. Endogone pisiformis
Link Sclérotcs sphériques, de 290-450 p de diam., ou ellipsoïdes, jusqu’à
540x360 p isolés ou groupés, entièrement d’un jaune soufré pâle, super¬
ficiels durs facilement séparables du support ; noyaux plectenchymateux,
homogènes,'formés d’hyphes de 4,5-13 p de diam., très serrées et entrelacées,
à membrane très épaisse de 1,5-4,5 p ; mycélium de 1,5-3 p de diam., ramifié,
septé, contourné, abondant (fig. 359).
llab. Sur Sphagnum sp., dans le jardin botanique de l’Université de
Budapest (Hongrie), janvier (Prof. S. Màüocsy-Dietz).
Species minus nolae
Sclerotium aurantiacum Lasch in Klotzsch, Herb. myc. n° 1234, Bot.
Zeitung 293 (1849) ; Saccardo et Sydow, Syll. Fung. XIV, 1173,
(1899) ; Lindau in Rabenh., Kr. Fl. Dcutschl. Pilze IX, 683
(1910) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 291 (1919).
Nomen nudum.
Hab. Sur Enlodon Schreberi (Willd.) Moenkem. (sub Hypnum Schreberi
Willd.), près Diesen (Allemagne).
2. Sclerotium sp. Wallboth Fl Crypt. Gc™_ 143 sub u» 1437) (1833) ;
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 256 (1919).
Hab. Sur Diplophyllum albicans (L.) Dum. (sub. Jungermannia albi-
cans L.).
Species bryophilae incerlae
1 Sclerotium atratum Desv. in Journ. Bot. Il, 313 (1809) ; Fries, Symb.
Mvc H, 251 (1823) ; Saccardo et Sydow, Syll. Fung. XIV
1154 (1899) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 282 (1919).
Sclérotes grands, de 25 X 12 millimètres, difformes, rugueux, tubéreux,
noirs.
Hab. Entre les Mousses sur rochers, près Poitiers (dép. de la Vienne,
France).
3. Genre ANTHINA Fries
Symb. myc. III, 281 (1832)
Clavules verticales, allongées, pédiccllées, dilatées au sommet, formées
de longs filaments fascicules, libres seulement au sommet.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
251
1. Anthina ? muscigena Spegazzini, Fungi Argentini II, n° 364 (1880-
1882) ; Saccardo et Sydow, Syll. Fung. XIV, 1186 (1899) ;
Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 282 (1919).
Clavules dressées, cylindriques ou filiformes, de 3-5x0,2-0,3 millimètres,
blanches, parfois de couleur foncée vers le sommet ; d’abord un peu compac¬
tes, lisses, ensuite fibrilleuses-cotonneuses, un peu squarreuses ; par places
éparses, à rameaux adhérant fortement par leur base au support ; hyphes
peu septées et ramifiées, hyalines, de 4-6 p de diam., spores inconnues.
Hab. Très commun sur les Mousses vivantes sur les vieilles souches,
à Apiahy (Brésil).
4. Genre OZONIUM Link
in Mag. Ges. Naturf. Freunde Berlin III, 21 (1809)
Cordons décombants, rampants, diffus, ramifiés, d’abord agrégés-
fasciculés, puis se détachant facilement et restant sous forme pénicillée.
1. Ozonium aureum Duby, Synopsis PI. in Fl. Gall. descript. 934 (1828-
1830)* ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 282 (1919).
Hab. Sur Mousses.
2. Ozonium Muscorum Roum. et Pat. in Rev. Mycol. V, 29 et 90, (tab.
XXXV I, fig. 1 (1883) ; Saccardo et Trotter, Syll. Fung. XXII,
1503 (1913) ; Oudemans, Enum. Syst. Fung. I, 292 (1919).
Hyphes réunies en fascicules d’un jaune ferrugineux, filiformes, de
2 p de diam., peu fourchues et ramifiées, à cloisons éloignées, par places à
renflements plus ou moins entrelacés, à contenu granuleux.
Hab. Rampant sur les cauloïdes de Leucobryum glaucum (L.) Schpr.
à Fontainebleau et à Ouillan (France).
Les spécimens de Ouillan étaient associés au Cantarellus muscigenus
(Bull.) Fr. dont ils semblent être une forme métagénétique.
5. Genre HIMANTIA Persoon
Myc. eur. I, 88 (1822)
Mycélium rampant, abaissé, ténu, à fibrilles très ramifiées, divergentes,
toutes séparées, les plus petites s’unissant par place sous forme de membrane.
1. Himantia grisea Fries, Obs. myc. 211 (179) ; Oudemans, Enum. Syst.
Fung. I, 287 (1919).
Hab. Sur Hylocomium Splendens (Hcdw.) Br. eur.
6. Mycéliums endophytes.
Gottsche, C. M. in Verhandl. der Kaiserl. Lepol. Car. Akad. Naturfor-
scher, Breslau u. Bonn, XII, 267 (1843) ; Schleiden, M. J. Grundzüge der
Wissenschaftlichen Botanik, Leipzig (1842-1843) ; Schacht, H., Physiolo-
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
■ d. RDtanik Die Pllanzenzelle. Berlin, 138 (1852) ; Schacht, in Berichte
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Akad de, Wiaaenaehalte» zï Berlin, 377 (1854) ; Gorgées, C. M. in Bot.
7.;»n nf r (suonl.) (1858) ; Leitgeb, H., Lntcrsuchungen uber die Lebermoose
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Lxxi 61 (1921); Nicolas, G. in Compt. Rend. Acad. Scienc. Paris
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Magrou L «n Ann. Scienc. nat. Bot. Ser. VII, 725-280, 15 fig. (1925) ;
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(19^26) et in Bull Soc. Bot. France LXXII, 29-33 (1925) ; Dombray,
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de Nancy (thèse), Paris 163-166 (1926) ; Nicolas, G. in Rev. gén. de Bota-
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Esta Leningrad 140-141 (1928) ; Mzuaou, (L « Proc. First. Intern
Consress Soil Sci. III, 72-91 (1928) ; Gavaudan, P. m Le, Botamst* XXII
nA n„ ft Pl (19801 : Nicolas, G., Manual of Bryologv (19311
îeress Soil Sci. 111, ri-'à i , vavauue», » . ... uuuaiusce aaii
j 294 *24 fig 6 Pl (1930); Nicolas, G., Manual of Bryology (1931)
Bergamaschi, M. in Atti Ist. Bot. « Giovanni Briosi » e Lab. Crittog. Ital
R Univ. Pavia III, 185-221, Il fig- (1932); Chalaud, G. in Ann. Bryol.
V 1-16 (1932) ; Eftimiu, P. in Compt. Rend. Acad. Scienc. Paris, 957
(1933) • Jaszewski, A., Eléments de la mycologie, Œuvre posthume rédigée,
nar N ’ Naoumoff, Moscou (1933); Chaudhuiu. H. in Ann. Bryol. VIII,
47 56 6 fig (1935); Muller in Rabenli., Kr. FL VI, 1, 124-128 (1939);
Chaudhur, et Quraishi in Proc. IndiaR Acad ScLSecL Bot. XIII, 255-
260, 1 PL (1941) ; Muller tn Hedwigia LXXXI, 9o (1942).
Sous cette dénomination, nous avons réuni tous les mycéliums parais-
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
253
sant stériles qui vivent en relation avec les Bryophytes, quoiqu’ils fassent
partie de groupes systématiques très divers.
La morphologie, la position systématique et la biologie de ces mycéliums
dépassant le cadre de ce travail, nous nous sommes limité à en donner une
bibliographie chronologique aussi complète que possible. Pour le même motif,
nous ne donnerons pas la liste des plantes qui hébergent ces mycéliums.
Les mycéliums dont le genre a pu être identifié figurent dans la partie
systématique de ce travail aux genres respectifs.
Mycelia sterilia se trouvant accidentellement sur Bryophytes
Nous avons trouvé sur les cauloïdes et les phylloïdes plus ou moins
décomposés d ’Homalolhecium sericeum B. Fr., dans la forêt de Fontainebleau,
en 1936, et sur ceux de Fissidens cristalus Wilson, dans un lieu sec près la
Bolène (dép. Alpes-Maritimes, France), en septembre 1937, un grand nombre
de petits sclérotes sphériques et noirs.
L’examen au microscope de ces Mousses nous révéla que ces sclérotes
étaient en relation avec des cénobiums d’Algucs uniccllulaires qui recou¬
vraient ces plantes. Voici la description de ce Sclerotium sp. :
Sclérotes sphériques, de 70-180 p de diam., glabres, lisses, superficiels,
isolés, très nombreux, d’abord brun pâle, puis noirs, entièrement pseudo-
parenchymateux, formés de cellules polygonales, de 6-12 p, de diam., à mem¬
brane brun foncé, contenant des guttules lipidiques ; mycélium indistinct.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
255
PARTIE GÉNÉRALE
1. Rapports biologiques entre les Deulèromycètes bryophiles
et leurs plantes hôtes
D'après leurs rapports biologiques avec les plantes hôtes, les Deuté-
moinycètes bryophiles se classent en espèces saprophytes et en espèces
parasites.
Les espèces saprophytes sont les plus nombreuses ; sur 128 espèces
connues jusqu’à ce jour, environ 104 sont saprophytes. Au point de vue
statistique, nous pouvons dresser la liste numérique des espèces comme suit :
Phomacées. 29
Zythiacées. 2
Leptostromacées 2
Discellacées. 4
37
Melanconiales 4
i Moniliacées. 30
Dematiacécs.... 16
Stilbacees. 1
Tuberculariacées 8
Ü5
Mycelia stcrilia 8
On constate que les Mondiales sont plus nombreux que les Phomales,
tandis que les Mycelia sterilia et les Melanconiales ne comptent que quelques
espèces seulement. Il faut de même noter que les familles les mieux repré-
séntées sont celles des Moniliacées, des Phomacées et des Dematiacées.
Le nombre des espèces parasites classées d’après leurs familles est le
suivant :
Phomales Phomacées. 11
, Moniliacées. 5
Mondiales Dematiacées .. 4
" Tuberculariacées 3
12
Mycelia sterilia. 1
Phomales
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RACOVITZA
,400
Les espèces parasites les plus remarquables sont celles qui présentent
vcélium astérinéen pourvu de stigmopodies et de suçoirs (Leplomeliolct
*Hypnorum A. Rac. forme conidienne Ophiolrichum et Epicoccum Plagio-
C/U/C Très nuisibles pour les plantes hospitalières sont Pleosphaeria Lophoziae
forme conidienne Claslerosporium et Sporodesmium Synlrichiae A. Rac.
. mvc élium de cette dernière espèce pénétre dans la plante par les rhizoïdes,
se développe dans le cauloïde et fructifie à l’extérieur, le long des nervures des
phylloïdes dépérissants ou morts.
1 Non moins nuisibles sont les especes du genre Phyllosticla Pers. qui
forment des taches de décoloration caractéristiques sur les phylloïdes, les
thalles ou les sporophytes.
Culospora Polylrichi A. Rac. parasite les sporophytes sans former de
taches apparentes et délimitées comme les espèces précédentes.
La seule espèce parasite de Deutéromycètcs bryophiles connue jusqu’à
ce jour qui provoque la déformation de l’organe attaqué (le sporophyte)
est Epicoccum lorquens Massee.
2. Relations des Deuléromycèles avec les phases d’alternance
de générations des Bryophyles
Ce groupe de champignons est plus commun sur le gamétophyte (77
espèces) que sur le sporophyte (51 espèces). Si nous tenons compte de leurs
rapports biologiques nous constatons 59 espèces saprophytes et 18 espèces
parasites sur le gamétophyte ; 45 espèces saprophytes et seulement 6 espèces
parasites sur le sponophyte. On voit que le gamétophyte est beaucoup plus
attaqué par les espèces parasites que le sporophyte.
3. Distribution géographique des Deuléromycèles bryophiles
Dans ce qui suit, nous considérons uniquement les espèces qui semblent
spécifiquement bryophiles, car les saprophytes des Mondiales, pour la plupart
vivent aussi sur d’autres substratums ; elles sont généralement ubiquistes.
En ce qui concerne les espèces qui nous intéressent à ce point de vue,
nous connaissons actuellement trop peu de stations pour dresser la carte de
distribution géographique. Seules, les deux espèces qui ont été trouvées dans
des régions nombreuses et très éloignées sont : la forme Phyllosticla du
Didymosphaeria Tetraplodonlis Lebed. (U. R. S. S., dans les régions sui¬
vantes : Reg. Turukan, toundra des Samoyèdes de Timansk, îles Novaia
Zemlia Péninsule Cola, Carélie, Laponie, Gouvern. Enisei et en Finlande)
et Leplochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac. (Angleterre, France, Allemagne,
Danemark, Hongrie, Finlande, Roumanie et Amérique du Nord).
D’autres espèces, quoique indiquées dans un nombre plus restreint de
localités, semblent avoir une aire très étendue à cause des stations très loin¬
taines où elles ont été trouvées. Ainsi, Diplodina Rauii (Ellis) A. Ra.c.
(Amérique du Nord-Roumanie) ; Phoma Splachm E. Rostr. (Norvège-
France-Roumanie) ; la forme Phoma du Didymosphaeria Tetraplodonlis
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
257
var. Funariae A. Rac. (France-Roumanie) ; Phomopsis muscorum A. Rac.
(France-Roumanie) ; Coniolhyrium muscorum A. Rac. (France-Roumanie)
et Heimiella Dicrani A. Rac. (France-Roumanie).
Suivant le nombre des espèces trouvées dans divers pays nous pouvons
dresser la liste suivante :
Phomales.
Europe: France (26), Roumanie (14), Espagne (7), Angleterre (4),
Allemagne (3), Italie, Danemark (2), Autriche, Hongrie, Norvège, Finlande,
U. R. S. S. (1).
Iles des Bermudes (1).
Afrique: Algérie (1).
Amérique du Nord (3).
Melanconiales.
Europe: Espagne (3), Angleterre (1).
Amérique du Nord (1).
Moniliales.
Europe: Allemagne (17), Roumanie (9), Espagne (7), Italie (6), France
(5), Angleterre, Autriche (3), Rclgique, Tchécoslovaquie, Pays-Bas,
Scandinavie (2), Suisse, Hongrie, Finlande, Lettonie (1).
Amérique du Nord (8).
Amérique du Sud (3).
Cuba et Ceylan (1).
Mycelia sterilia.
Europe: France, Danemark, (2) Autriche, Hongrie (1).
Amérique du Sud: Brésil (1).
Par conséquent, les pays où l'on connaît le plus d’espèces de Dcutéro-
mycètes bryophiles sont : la France (33), la Roumanie (23), l’Allemagne (20)
et l’Espagne (17).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
259
DIAGNOSES DES ESPÈCES NOUVELLES
Phyllosticta bryophila A. Rac. n. sp.
Maculis albidis plus minusve obscure brunneo-marginatis ; pycnidiis
sphacricis vel ovoïdeis, 40-100 x 30-80 p, solitariis, immersis vel erumpenti-
superficialibus, mcmbranaceis, obscure brunneis ; pariete pseudo-parenchy-
matico, circiter 6 p crasso, e ccllulis polyedricis, 1-2 seriatis, inembrana
brunnea, externa incrassata elïormato ; ostiolo non prominente et orbiculari
aperto ; sporophoriis indistinctis ; pycnosporiis cylindraceo-elongatis, 4,5-6 X
1,5-2 [A, unicellularibus, rectis, hyalinis, eguttulatis ; mycelio 2-3 p diam.,
hyalino, septato, ramoso, intracellulari.
Hab. In phylloïdis vivis et sporogoniis siccis Torlulae murali (L.)
Hedw., ad murum.
Phoma Plagiochilae A. IUc. n. sp.
Pycnidiis ovoïdeis vel piriformibus, 25-40 p diam., immersis, solitariis
vel quandoque confluentibus, membranaceis, brunneis cum ostiolo brunnior ;
pariete pseudo-parenchymatico, 6 p crasso, e cellulis polyedricis, circiter 3 p
diam., 1-3 seriatis, membrana brunca elïormato ; ostiolo conico, orbiculari
aperto, 6 p diam. ; sporophoriis indistinctis ; pycnosporiis cylindraceis,
4-4,5 X 1-1,5 p, unicellularibus, rectis, hyalinis ; mycelio circiter 5,5 p diam.,
brunneo, septato, abundo, intracellulari vel superfîciali.
Hab. In phylloïdis emortuis Plagiochilae asplenioidae (L.) Dum., ad
terram in locis humidis, prope « Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-
Maritimes, Galliae), IX-1937 (A. Racovitza).
Phoma Tortellae A. Rac. n. sp.
Pycnidiis sphaericis vel subsphaericis, 90-145 p diam., immersis,
solitariis vel gregariis, membranaceis, pallidissimis brunneis vel prope
subhyalinis sed apice brunneo-atro ; pariete pseudo-parenchymatico, irregu-
lariter crasso, 15-30 p, e cellulis polyedricis, irregulariis, 5-13 seriatis»
membrana hyalina elïormato ; ostiolo papillato, orbiculari aperto, 9-18 p
diam., e cellulis pluriscriatis, membrana incrassata et brunneo-atro efformato ;
sporophoriis minutissimis ; pycnosporiis cylindraceis vel ellipsoideis, 3,5-
4,5X1-1,5 p, unicellularibus, rectis, hyalinis, eguttulatis; mycelio pauci,
hyalino.
Hab. In sporogoniis emortuis Torlellae iorluosae (L.) Limpr., in locis
humidis, prope « Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-Maritimes, Galliae),
16-IX-1937 (A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
260
ANDRÉ RACOVIT2
phoma bryophila A. Rac. n. sp.
Pvcnidiis sphaericis vel piriformibus, 90-180 p, diam., immersis, solitariis
Vfl eregariis membranaceis, pallidissimis brunneis vcl propre subhyalinis
\>d apide b’runnco-atro ; parictc pseudo-parenchymatico, 9-12 p crasso,
pxterna e cellulis polyedricis, 6-9 p diam., 1 seriatis, applanat.s, membrana
subhvalina, interne e cellulis irrcgulariis, 2-3 senat.s, membrana hyalina
eilormato ; ostiolo subpapillato, nigro, orbiculan aperto 12-20 p. diam. ;
sDorophoriis indistinctis ; pycnosporiis cylindraceis, 4-8 X 1,5-2 p., unicellu-
laribus, rectis, hyalinis, eguttulatis ; mycelio 2-7 p diam., septato, hyalino,
valde abundo.
Hdb In sporogoniis emortuis Orlholrichi affini Selirad. et O. slriati
(L ) Schwgr., in truncis arboris silvae « Büdulcçli » (distr. Dâmbovi^a,
Romaniae), IO-VI-1944 (A. Racovitza).
Phoma Polytrichi A. Rac. n. sp.
Pycnidiis globosis, 85-160 p diam., immersis, solitariis vcl quandoque
confluentibus, membranaceis, pallidissimis brunneis, apice obscurior ; pariete
nlectenchymatico, 6 p crasso, e filamentis 3-4,5 p diam. interstictis, sub-
hvalinis efformato ; ostiolo non prominentc, orbiculan, aperto, 12-20 p
diam • e cellulis polyedricis, 2-4,5 p diam., membrana pallide brunnea
efTorm’ato ; sporophoriis indistinctis ; pycnosporiis cylindraceo-fusoideis,
g_g y i ,5-2* p, unicellularibus, rcctis vel raro paulum arcuatis, eguttulatis,
hyalinis ; mycelio pauci.
Ilab ln capsulis emortuis Polytrichi pilifen Schreb., in locis siccis,
prope « MânSstirea Lainici » (distr. Gorj, Romaniae), 5-VIII-1944
(A. Racovitza).
Cytospora Polytrichi A. Rac. n. sp.
Maculis nullis, stromatibus globosis, 230-450 p diam., immersis, sparsis
vel quandoque confluentibus, indeterininatis, intus irregulariter et imperfecte
paucilocellatis, apice fuligineis, basin versus pallidiorihus, contextu plecten-
chvmatico • poro unico, rotundato, non cmergente, 54-100 p diam. aperto ;
sporophoriis circiter 20 p longis, tenuibus, furcatis vel verticillatis, apicem
versus subulatis ; pycnosporiis allantotdcis, 4,5-7 X 1-1,5 p, unicellularibus,
arcuatis, acrogenis, solitariis, hyalinis, numerosissimis, eguttulatis ; hyphis
1,5-4 p diam., septatis, hyalinis, intracellularibus.
Hab In sporogonis vivis Polytrichi attenuati Mcnz., prope « Gomânda »
(distr. Gorj, Romaniae), VIII-1942 (A. Racovitza).
Coniothyrium muscorom A. Rac. n. sp.
Pycnidiis sphaericis vel ovoïdeis, 30-140 p diam., solitariis, immersis,
bruneis, membranaceis ; pariete pseudo-parenchymatico, 4-8 p crasso,
e cellulis polyedricis magnis, 2-3 seriatis, membrana brunnea ad externam
plus minusvc incrassata efformato ; ostiolo papillato, obscure brunneo,
orbiculari aperto, 3-8 p diam. ; sporophoriis indistinctis ; pycnosporiis
Source : MNHN, Paris
CH AM PICNONS BRYOPHILES 261
ellipsoideis, 3,5-7 X 3-4,5 p, unicellularibus, brunneis, eguttulaLis ; mycelio
2,5-5 (A diam., septato, intracellulari, brunneo, pauci.
Hab. In thallo emortuo Rebouliae hemisphaericae (L.) Raddi, in
excavationem rupis, prope « La Cause de la Selle » (distr. Hérault, Galliae),
XI-1937 (A. Racovitza).
In sporogoniis ernortuis Pogonali aloidi (Hedw.) P. Beauv. et Synlrichiae
subulalae (L.) Web. et Mohr., prope « Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-
Maritimes, Galliae), X-1937 (A. Racovitza).
Syntrichiae inermi (Brid.) Bruch., in truncis arboris, « Vallée du Gardon »
(distr. Gard, Galliae), XI-1937 (A. Racovitza).
Orlholrichi slriali (L.) Schwgr., in arbore, prope « Rovinari » (distr.
Gorj, Romaniac), VI1-1944 (A. Racovitza).
Diplodina bryophila A. Rac. n. sp.
Pycnidiis sphaericis vel generalitcr ellipsoideis, 90-240 (840) x 70-140 p,
immersis, solitariis, brunneis vel brunneo-atris, subcarbonaceis ; pariete
pseudo-parcnchymatico, bruneo, 12-15 p crasso, externo e cellulis polycdricis
magnis, 6-10,5 p diam., 6-9 p altis, 1 seriatis, interne c cellulis minutis,
concentricis, applanatis, 2-3 seriatis, circiter 3 p altis, membrana brunnea
elïormato ; ostiolo papillato, orbiculari aperto, circiter 24 p diam. ; sporo-
phoriis indistinctis ; pyenosporiis ellipsoideo-clongatis, 9-15x2-4 p, medio
uniseptatis, non conslrictis, hyalinis, rectis, generalitcr guttulatis ; mycelio
3-6 p diam., brunneo, septato, intracellulari, pauci.
Hab. In sporogoniis ernortuis Dicrani scoparii (L.) lledw., Torlulae
murali var. aeslivac Brid., Synlrichiae alpinae (Br. eur.) Jur., prope
« Névachc » (distr. Hautes-Alpes, Galliae), V-V11I-1937 (A. Racovitza).
Grimmiae puluinalae (L.) Sm., in rupc sicci, prope « Saint-Martin-
Vésubie » (distr. Alpes-Maritimes, Galliae), 28-VIII-1937 (A. Racovitza).
Diplodia Drepanocladi A. Rac. n. sp.
Pycnidiis plus ininusve globosis, circiter 140-270 p diam., immersis,
solitariis, obscure brunneis, carbonaceis ; pariete pseudo-parenchymatico,
brunneo, 15-24 p crasso, externo e cellulis magnis, polyedricis, 1 seriatis,
9-15 p altis, interne e cellulis applanatis, 1-2 seriatis, concentricis, circiter
3 p altis efformato ; ostiolo subpapillato, orbiculari aperto ; sporophoriis
indistinctis; pyenosporiis ellipsoideo-clongatis, 15-19,5x4,5-6 p, bicellula-
ribus, ad septum medium non constrietis, tlavidulis, rectis, generaliter
1-2 guttulatis, minute verrucosis ; mycelio pauci.
Hab. In sporogoniis ernortuis Drepanocladi Sendlneri (Schpr.) Warnst.?
prope rivuli, prope « Névache » (distr. 11 au tes-Alpes, Galliae), 31-V-1937
(A. Racovitza).
Diplodia muscicola A. lUc. n. sp.
Pycnidiis plus minusve globosis, 90 p diam. vel 200x165 p, immersis,
solitariis, brunneis, submembranaceis ; pariete indistincte pseudo-parenchy¬
matico, 9-12 p crasso, externo e cellulis applanatis, 1 seriatis, membrana
brunnea, interne e cellulis filamentosis, 2-3 seriatis, concentricis, hyalinis
Source : MNHN, Paris
262
ANDRÉ RACOVITZA
« • ostiolo subpapillalo, obscure brunneo, orbiculari aperto ; sporo-
efformato , pycnosporiis cllipsoideis, ovoïdeis vcl subfusoideis,
P h Q T,V 4 „ bicellularibu-s ad septum medium non constrictis, brunneo-
flaviduîis, rectis vel paulum arcuatis, levibus; myceho brunneo, paucissimo.
3V Jtah In sporoeoniis emortuis Grimmiae pulvinalae (L.) Sm., in rupibus
• ;w ' nrope « Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-Maritimes, Galliae),
S-VIII-1937 (A. Racovitza).
Hendersonia muscorum A. Hac. n. sp.
Pvcnidiis sphaericis vel ovoïdeis, 80-160 p diam., solitariis, immersis,
membranaceis, brunnco-atris ; pariete pseudo-parenchymat.co, 5-6 p. crasso,
«T cellulis polycdricis, 2-3 seriatis, membrana brunnea et plus m.nusve
ini-rassata cfîormato ; ostiolo papillato vel subpapillato, mgro, orbiculari
.S Lotphoriis indistinct!.; pycnosporiis cllipsoideis, 11-15,5x4,5 p,
i ' métis(raro 2 vel 1 septatis), non eonslrictis, redis vel arcuatis, brunneis ;
mycelio brunneo vcl subhyalino, intracellulari, pauci.
tld, in sDoroftoniis emortuis lirpt caeupilicti L., prope rivull, prope
« Névachè » (distr. Haute,-Alpes, Galliae), 31-V-HB7 (A. Racov.tza).
Alolnnr ericiloliae (Neck.) Kindb., ad terrain mtor rupes, prope
.Venons”". (distr. Alpes-Marilimes, Galliae), 1X-1937 (A. Racov.tza).
V Sunlrichiae subutatae (L.) Web. et Molir, prope . Saint-Martin-Vésubie .
Idistr Alpes-Maritimes, Galliae), IX-1937 (A. Hacovitza),
Grimmiae aalmnata € (L.) Sm., in rupe sicci, prope . Grobels » (distr.
Hérault, Galliae), XI-1937 (A. Racovitza).
Hendersonia bryopbila A. FUc. n. sp.
Pvcnidiis sphaericis, 115-1S0 p diain., immersis, solitariis, opacis nigris,
subcarbonaceis ; pariete pscudo-purenchymatico, 10-13 p crasso, externo
. cellulis oolvedricis, 2-3 seriatis, membrana incrassata et brunnea, interne e
cellulis filamentosis, 2-3 seriatis, concentriez ellormato ; ostiolo papillato,
orbiculari aperto, .irriter 25 p diam. ; sporopliorns indistlnctis ; pycnosporiis
rvlindraceis 14,5-24 X2-3 p 3 septatis, non constrictis, redis vel rare paulum
arcuatis, pallide brunneis vcl ilavidulis ; myceho intracellulari, subhyalino,
P,UC (/u6 In sporogoniis emortuis Camplolhecii Philippeani (Spruce) Kindb.,
in rupibus siccibus, prope . Névacbe . [distr. Hautes-Alpes, Galliae), VI-
PoaonaU°doidi \ Hedw.) P- Beauv., prupe .Saint-Martin-Vésubie »
(distr. Alpes-Maritimes, Galliae), X-1937 (A. Racovitza).
Hendersonia muscicola A. Rac. n. sp.
Pvcnidiis plus minusvr sphaericis, 00-90 p diam., solitariis, sub-
eoidermicis membranaceis, brunneis ; pariete pseudo-parenchymatico, 5 p
crasso c cellulis polycdricis, 2-3 seriatis, membrana brunnea et parum
ïnerassat* chormato ; ostiolo papillato, orbiculari aperto, 25 p sporophoriis
cylindraceis 16-22,5x3-3,5 p, triseptatis, non ronstnctis, rectis vel saepe
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
paulum arcuatis, flavidulis ; mycelio 4 p diam., pallide brunneo, intracellulari,
sat abundo.
Hab. In sporogoniis emortuis Bryi caespilicii L. et Weissiae sp., prope
«Névache» (distr. Hautes-Alpes, Galliae), V-VI-1937 (A. Racovitza).
Pogonali aloidi (Hedw.) P. Bcauv., prope « Saint-Martin-Vésubie »
(distr. Alpes-Maritimes, Galliae), X-1937 (A. Racovitza).
Hendersonia Rebonliae A. Rac. n. sp.
Pycnidiis sphaericis vel ovoïdeis, 40-220 p diam., solitariis, immersis,
obscure brunneis, mcmbranaceis ; pariete pscudo-parenchymatico, 8-10,5 p
crasso, e cellulis polyedricis, 3-4 seriatis, membrana externa incrassata et
brunnea efformato ; poro papillato vel subpapillato, nigro, orbiculari aperto,
5-8 p diam. ; sporoplioriis parum distinctis ; pycnosporiis cylindraceis,
clavatis vel subfusoideis, 17-39x4,5-6 p pluriseptatis (5-11, generaliter
7 septatis), non constrictis, reclis vel arcuatis, brunneis ; mycelio intracellulari,
septato, hyalino vel subhyalino.
Hab. In parte supcri thallorum emortuorum Rebonliae hemisphaericae
(L.) Raddi, in rupe, prope «Montpellier» (distr. Hérault, Galliae), XI-
1937 (A. Racovitza).
Hendersonia Mnii A. Rac. n. sp.
Pycnidiis sphaericis, 100-135 p diam., solitariis, immersis, flavobrunneis,
membranaceis ; pariete indistincte pseudo-parenchymatico, 4-5,5 p crasso,
e cellulis valde elongatis, conccntricis, 1-3 seriatis efïormato ; ostiolo
generaliter papillato, obscure brunneo, orbiculari aperto, circiter 4 p diam. ;
sporophoriis indistinctis ; pycnosporiis cylindraceis, 22-33 X 2,5-3 p, untrinque
rotundatis, redis vel paulum arcuatis, 3-7 septatis, non constrictis, pallide
luteis vel pallide brunneis; mycelio2p diam., septato, pallide brunneo, pauci.
Hab. In sporogoniis emortuis Mnii marginali (Dicks.) P. Beauv. et
Pogonali aloidi (Hedw.) P. Bcauv., prope «Saint-Martin-Vésubie» (distr.
Alpes-Maritimes, Galliae), X, 1937 (A. Racovitza).
Wojnowicia bryophila A. Rac. n. sp.
Pycnidiis sphaericis vel ovoïdeis, 95-220 p diam., solitariis, immersis,
brunneis, membranaceis, hyphis flexuosis, 1-2 p diam. septatis, subhyalinis
obvolutis ; pariete plectenchymatico, circiter 5 p crasso, e hyphis pluri-
seriatis, interstictis, pallide brunneis efformato ; ostiolo minuto et parum
distincte; sporophoriis cylindraceis, 8-15x1,5 p, uniccllularibus, rectis vel
arcuatis, hyalinis, saepe pycnosporiis restans fixis ; pycnosporiis ellipsoideis,
12,5-19x6-8 p, ad apiccin submucronatis, reclis vel arcuatis, triseptatis,
constrictis, cellulis mediis magnis, membrana incrassata et brunnea, cellulis
extremiis minutis, membrana tenuis, hyalinis vel subhyalinis ; mycelio
1-2 p diam., intracellulari vel intcrcellulari, hvalino vel subhyalino, septato,
abundo.
Hab. In capsulis emortuis Pogonali aloidi (Hedw.) P. Beauv.,
prope a Saint-Martin-Vésubie » (distr. Alpes-Maritimes, Galliae), X-1937
(A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
264
ANDRÉ RACOVITZA
Ceratopycnis muscorum A. FUc. n. s P .
Pvrnidüs ellipsoideis, 215-240 x 80-180 p, solitariis, immersis, obscure
Krnnneis membranaceis ; paricte pseudo-parenchymatico, 8-10 p crasso,
, " ’e cellulis polyedricis plus minusvc applanatis, interne e cellulis
m«mentosis 2-3 seriatis, hyalinis elTormato ; ostiojo tubuloso, 65 x 50 p,
ïn vel adpresso, brunnco, valde prominente, orbiculan aperto, circiter
fo , L ciiorophoriis indistinctis ; pyenosporiis cylindracco-fucoideis, 14-20,5 x
23 P triseptatis, rectis vcl generaliter areuatis, non constnctis, pallide
brunneis ; mycelio intraccllulari, pauci.
Hnh In sDoroeoniis emortuis Bryi capillan L., et 1 orlulae murali var.
aeslivae Bridei; prope « Névaclie » (distr. Hautes-Alpes, Galliae), V-VI-1937
(A. Racovitza).
Ceratopycnis bryophüa A. Rac. n. sp.
Pvcnidiis ellipsoideis vcl subsphaericis, 215-328x140-246 p, solitariis,
immersis nigris, subcarbonaceis ; paricte pseudo-parenchymatico, 13-18 p
rrasso e' cellulis polyedricis mognis, 4-7 seriatis, membrana incrassata et
brunnèa eiïormato ; ostiolo papillato, 50-100 x 30-65 p, rectis vel adpresso,
nisro valde prominente, orbiculan aperto, circiter 5 p diam. ; sporophoriis
indistinctis ; pyenosporiis cylindraceis vcl fusoideis, 15-24,5x3 y., triseptatis,
non constrictis, rectis vel areuatis, brunneis ; inycclio intracellulari, pauci.
Hab In sporogoniis emortuis Polylrichi juniperini var. alpini Br. eur.,
S.mlrirhiae alpinae (Br. cur.) Jur. et S. rurali (L.) Brid., in locis siccis prope
fchâlets^eLaval » (distr. Hautes-Alpes, Galliae), V, 1937 (A. Racovitza)
SiropateUa Cathaiineae A. Rac. n. sp.
Pseudo-pycnidiis globosis vel hemisphaericis, 240-250 p. diam., solitariis,
obscure brunneis, erumpcnti-superlicialibus, primum clausis demura irregu-
lariter dehiscentibus et late apertts ; panete pseudo-parenchymatico,
suoerne 20-45 p crasso, e cellulis plus ininusve rotundatis, 8-12 p diam.,
membrana incrassata et obscure brunnea, interne 18-20 p crasso, pallidiore
eiïormato ■ nucleo pallide incarnato ; sporophoriis fihformibus, septatis,
hvalinis brevibus ; pyenosporiis cylindraceis, 12-24x2 p, bicellularibus,
acrogenis, hyalinis, plus minusvc ramosis, catcnatis.
Hab In capsulis et setis sporogonorum emortuorum Caiharineae
unrliilalae (L ) Web. et Mohr., in locis siccis silvae a Bàduleçti » (distr.
Dâmbovita, Romaniae), 22-V-1944 (A. Racovitza).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
265
LISTE ALPHABÉTIQUE DES PLANTES-HOTES
DES DEUTÉEOMYCETES BRYOPHILES
CLASSIS HEPATICAE
Species variae
Fam. Moniliaceae
Hormiaclis ? hepalicola Speg., ph. (1)
Aneura multilida (L.) Dum.
Fam. Dematiaceae
Telraploa muscicola Gz. Frag., th.
Blepharostoma trichophyllum (L.) Dum.
Fam. Dematiaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac. forme conidienne Claslerosporium, ph.
Calypogeia suecica (Am. et. Perss.) K. Müller.
Fam. Dematiaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac. forme conidienne Claslerosporium, ph.
Cephalozia lencantha Spruce.
Fam. Dematiaceae
Pleosphaeria Lophoziae A. Rac. forme conidienne Claslerosporium, ph.
Cephaloziella Tumeri (Hook.) K. Müller.
Fam. Dematiaceae
Demalium muscicola Gz. Frag., ph.
Conocephalum eonicum (L.) Wiggrs.
Fam. Phomaceae
Phylloslicta Marchanliae Sacc., th.
Fam. Moniliaceae
Trichothecium bryophilum Kavina, th.
Cephalosporium sp., th.
Fam. Tuberculariaceae
Fusarium sp., th.
Corsinia marchantioides Raddi.
Fam. Phomaceae
Phylloslicla Corsinia Gz. Frag., th.
Phylloslicta Marchanliae Sacc.
(1) Abréviations : ph. = phylloïde ; c. = caulolde ; th. = thalle; rhiz. >= rhizolde ;
pér. = périanthe ; arch. = archégoniophore ; sp. = aporophyte.
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 18
Source : MNHN, Paris
266
ANDRÉ RACOVITZA
Fam. Dematiaceae
Sligrnella Corsiniae Gz. Frag.
Stigmella marchanlioides Gz. Frag.
Diplophyllum albicans (L.) Dum.
Fam. Mycelia sterilia
Sclerolium sp. Wàllr.
Frullania dilatata (L.) Dum.
Fam. Phomaceae
Phoma Splachni E. Rostr., pér.
Lophozia quinquedentata (Huds.) Cogn.
Fam. Demaliaceae
Telraploa muscicola Gz. Frag., ph.
Lunularia sp.
Fam. Phomaceae
Phomal sp. Pat., th.
Pyrenochaeta Hepalicarum Sacc. et Trotter, th.
Fam. Dematiaceae
Pleospora herbarum (Fr.) Rabenh. forme conidienne Macrosporium
commune Rabenh.
Lunularia cruciata (L.) Dum.
Fam. Phomaceae
Phoma sp. Ridler (1923), th.
Phoma Lunulariicota Ramsb., th.
Fam. Dematiaceae
Periconia nigriceps (Peck.) Sacc., sp.
Marchantia sp.
Fam. Phomaceae
Ascochyta Marchanliae Sacc. et Spf.g., th.
Phyllosticta Marchanliae Sacc., th.
Fam. Melanconiaceae
Coryneum dubium Speg., th.
Fam. Moniliaceae
Hyalopus muscorum Corda, th.
Marchantia polymorpha L.
Fam. Phomaceae
Phylloslicta (Phoma) ? sp. Gavaudan, th.
Phyllosticta Marchanliae Sacc., th. et arch.
Metzgeria pubescens (Schrank) Raddi.
Fam. Moniliaceae
Acremonium alternalum Link., th.
Pellia epiphylla (L.) Lindb.
Fam. Phomaceae
Phoma sp. Ridler, sp. et pér.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
267
Fam. Moniliaceac
Trichoderma sp. Elus., th.
Plagiochila asplenioides (L.) Dum.
Fam. Phomaceae
Phoma Plagiochilae A. Rac., ph.
Fam. Moniliaceae
Sporadospora jungcrmanniae Reinsc.h., pli.
Plagiochila asplenioides var. major Nees.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum Plagiochilae A. Rac., ph.
Radula complanata (L.) Dum.
Fam. Dcmatiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi.
Fam. Phomaceae
Coniolhyrium muscorum A. Rac., th.
Hendersonia Bebouliae A. Rac., th.
Phyllosiicla Marchartliae Sacc., th.
TesBellinia pyr antidata Dum.
Fam. Tuberculariaceae
Myrothecium Fragosoanum Sacc., th.
CL ASSIS MUSC1
Pestalozzia sp.
Species variae
Fam. Melanconiaceae
Fam. Moniliaceae
Acroslalagmus albus Preuss
Aspergillus muscivora v. Hôhn.
Botrylis bryophila (Pers.) Sacc.
Bolrylis densa Ditm.
Bolrylis Micheneri B. et C.
Coccospora uredinoides (P. Henn.) v. Hôhn.
Daclylium lenerum (Bonord.) Sacc.
Didymocladium lernalum (Bonord.) Sacc.
Diplocladium macrosporium (Link.) Massee
Diplocladium lenellum (Fr.) Massee
Harziella effusa v. Hôhn.
Hypomyces rosellus (Alb. et Schw.) Tul., forme conidienne Daclylium
dendroides (Bull.) Fr.
Monilia aurea Gmelin
Source : MNHN, Paris
268
ANDRÉ RACOVITZA
Pachybasium Tilletii (Desm.) Oui).
Pénicillium inseclivorum (Sopp) Sacc.
Physospora albida v. Hühn.
Seplocylindrium muscoruni Sacc.
Spicaria elegaits (Corda) Harz
Spicaria elegans var. muscoruni Grovk
Sporoirichum croceum Kunze et Schmidt
Sporotrichum fallax Libert
Sporoirichum muscorum Pers.
Sporoirichum olivaccum (Link) Pers.
Trichoderma laeve Pers.
Verlicillium globuliforme Bonord
Fam. Dematiaceae
Cladosporium epibryum Cooke et Massee
Demalium aureum Hebent.
Dematium muscorum Schi.eicher
Echinobolryum laeve. Sacc.
Trichosporium Curtisii Massee
Zygodesmus membranaceus Ell. et Ev.
Fam. Stilbaceae
Antromycopsis minuta Sacc.
Fam. Tubcrculariaceae
Fusarium avenaceum (Fr.) Sacc.
Fusarium Kuhnii (Fuck.) Sacc.
Fusarium ochraceum Mont.
Illosporium croceum West.
Illosporium muscorum E. Rostr.
Periola hirsula (Schum.) Fr.
Phylloedia punicea (Lib.) Sacc.
Fam. Mycelia sterilia
Anlhinal muscigena Speg.
Ozonium aureum Duby
Rhizoclonia albicans Fr.
Sclerotium Muscorum Pers., rhiz.
Aloina ericilolia (Neck.) Kindb.
Fam. Phomaceae
Hendersonia muscorum A. Rac., sp.
Amblystegium pachyrhizon Lindb.
Fam. Phomaceae
Phomopsis muscorum A. Rac., sp.
Andreaea alpina Smith
Fam. Dematiaceae
Erysibe Andreacearum Reinsch
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Andreaea petrophylla Ehrh.
Fam. Dematiaceae
Erysibe Andreacearum Heinsch
Anomodon viticulosus IIooke et Tayl.
Fam. Dematiaceae
Cylindrium heteronemum Sacc., ph.
Dematium incrustons Chev.
Antitrichia curtipendula (Hedw.) Brid.
Fam. Disccllaceae
Leplochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulusnei Jancz., forme conidienne Cladosporum herbarum
(Pers.) Link, sp.
Barbula vinealis Brid.
Fam. Phomaccae
Phylloslicla Casaresii var. Barbulae Gz. Frag., ph.
Bartramia sp.
Fam. Dematiaceae
Dematium muscorum Schleicher
Bartramia ithyphylla Brid.
Fam. Discellaceae
Heleropalella umbilicala (Pers.) Jaap, sp.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Bartramia pomiformis (L.) Hedw.
Fam. Dematiaceae
Cladosporium epibryum Cooke et Massee
Brachytheciom velutinum (L.) Br. cur.
Fam. Dematiaceae
Periconia nigriceps (Peck.) Sacc., sp.
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum scabrum Corda, sp.
Bryum sp.
Fam. Phomaccae
Phylloslicla Casaresii Gz. Frag., ph.
Fam. Moniliaceae
Bolrylis Bryi Gz. Fhag., pli.
Bryum argenteum L.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Mémoires du Muséum. — Botanique, t. X. 18—1
Source : MNHN, Paris
270
ANDRÉ RACOVITZA
Bryum caespiticium L.
Fam. Phomaceae
Hendersonia muscicola A. Rac., sp.
Hendersonia muscorum A. Rac., sp.
Fam. Dematiaccae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidicnnc Cladosporium herbarum
(Pers.) Lin k, sp.
Bryum calophyllum R. Br.
Fam. Phomaceae
Phoma muscicola A. L. Smith, sp.
Bryum capillare L.
Fam. Phomaceae
Ceralopycnis muscorum A. Rac., sp.
Phoma muscorum E. Rostr., sp.
Bryum pallescens Schleich.
Fam. Dematiaceac
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Bryum pendulum Schpr.
Fam. Dcmaliaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Bryum torquenu Br. eur.
Fam. Dcmaliaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Bryum warneum Bland.
Fam. Phomaceae
Phoma muscicola A. L. Smith., sp.
Buxbaumia vin dis Brid.
Fam. Dcmaliaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Camptothecium megaptilum Sulliv.
Fam. Dcmaliaceae
Cladosporium epibryum Cooke et Massee
Camptothecium philippeanum (Spruce) Kindb.
Fam. Phomaceae
Hendersonia bryophila A. Rac., sp.
Fam. Demaliaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herba
(Pers.) Link, sp. rum
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPIHL.ES
271
Catharinea undulata (L.) Web. et Mohr.
Fam. Discellaceae
Siropalella Calharineae, A. Rac., sp.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum scabrum Corda, sp.
Fam. Dematiaccac
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Catharinea undulata var. minor Web. et Mohr.
Fam. Dematiaceae
Periconia pycnospora Fres., sp.
Ceratodon sp.
Fam. Discellaceae
Leplochlamys lhecicola (B. et Br. A. Rac.), sp. »
Chrysohypnum sommerfeltii (Myr.) Roth.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz, forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Cinclidotus îontinaloides (Hedw.) P. Beauv.
Fam. Phomaccae
Chaelopyrena llederae-llelicis SÂvul. et Hulea emend. A. Rac., sp.
Phoma Splachni E. Rostr., sp.
Dicranella subulata (Hedw.) Schpr.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Dicranum elongatum Schleich.
Fam. Discellaceae
Heteropalella umbilicala (Pers.) Jaap, sp.
Dicranum scoparium (L.) Hedw.
Fam. Phomaceae
Diplodina bryophila A. Rac., sp.
Fam. Leptostromaceae
Leplolhyrium muscorum A. Rac., sp.
Fam. Zythiaceae
Heimiella Dicrani A. Rac., sp.
Fam. Melanconiaceae
Vermicularia lhecicola Schw., sp.
Fam. Dematiaceae
Demalium muscorum Rabenh.
Dicranum undulatum Hedw.
Fam. Mycelia sterilia
Scleroliurn vulgalum var. bryophilum Fr.
Source : MNHN, Paris
272
ANDRÉ RACOVITZA
Drepanocladus Sendtneri (Schpr.) Warnst.
Fan», l’homaceae
Diplodia Drepanocladi A. Rac., sp.
Encalypta rhabdocarpa Schwgr.
Fam. Dematiaceac
Cladosporium epibryum Cooke et Massi:f.
Entodon Schreberi (Willd.) Moenkem.
Fam. Phoinaceae
Mycogala muscicola Jaap., c.
Fam. Mycelia sterilia
Sclerotium auranliacum I,asch
Funaria Hygrometrica (L.) Sibth.
Fam. Phomaceac
Didymosphaeria Tetraptodonlis var. b'ttnarine, forme imparfaite Phoma
Funariue A. Rac., sp.
Grimmia sp.
Fam. Tuberculariaceae
Myrolhecium Fragosoanum Sacc., ph.
Grimmia doniana Smitii
Fam. Discellaceae
Leptochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Fam. Dematiaceac
Cladosporium epibryum Cooke et Massee
Grimmia elatior Uhuch.
Fam. Discellaceae
Leptochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Grimmia ovata (Sw.) Wfher et Mohr.
Fam. Dematiaceae
Cladosporium epibryum Cooke et Massee
Grimmia polvinata (L.) Sm.
Fam. Phoinaceae
Diplodia muscicola A. Rac., sp.
Diplodina bryophila A. Rac., sp.
Hendersonia muscorum A. Rac., sp.
Hendersonia Rebouliae A. Rac., sp.
Fam. Melanconiaceae
Cylindrosporium Casaresii Gz. Frac., sp.
Gymnostomum calcareum Br. germ.
Fam. Phomaceae
Phylloslicla Casaresii Gz. Frag., ph.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BKYOPHILES
273
Gyroweisia tenuis (Schrad.) Schpr.
Fam. Dematiaccae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidicnne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link
Hedwigia albicans (Web.) Lindb.
Fam. Mycelia sterilia
Rhizoclonia muscorum Fr.
Hygrohypnum sp.
Fam. Dematiaceae
Periconia pycnospora Fres., sp.
Hylocominm splendens (Hedw.) Br. eur.
Fam. Mycelia sterilia
Himanlia grisea Fr.
Hypnum sp.
Fam. Phomaceae
Phoma muscicola A. L. Smith
Fam. Moniliaccae
Aspergillus candidus (Pers.) Link, ph.
Bolrylis bryophila (Pers.) Sacc., c. et ph.
Coccospora muscorum Karst.
Coccospora muscorum Karst.
Diplosporium album Bonord.
Pachybasium Tilletii (Desm.) Oud.
Sciniatospuriurn llypnorum Cost., ph.
Fam. Tuberculariaceae
Illosporium muscorum E. Rostr.
Fam. Mycelia sterilia
Sclerolium hypnophilum Sauter
Sclerolium llypnorum Schum.
Sclerolium Proslii Duny
Hypnum cupressiforme L
Fam. Moniliaceae
Cylindrium heleroneum Sacc., ph.
Fam. Dematiaceae
Leplomeliola llypnorum A. Rac., forme conidienne Ophiolrichum, c. et ph.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum scabrum Corda, ph.
Hypnum pallescens var. reptile (Milch.) Husnot.
Fam. Moniliaceae
Bolrylis densa Ditm.
Leucobryum glaucum (L.) Schpr.
Fam. Mycelia sterilia
Ozonium Muscorum Roum. et Pat., c.
Source : MNHN, Paris
274
ANDRÉ RACOVITZA
Mnium sp.
Fam. Moniliaceae
Tricholhecium bryophilum Kavina
Mnium cuspidatum (L.) Leysser
F am. Demaliaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidiennc Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Mnium marginatum (Dicks.) P. Beauv.
Fam. Phomaceae
Hendersonia Mnii A. Rac., sp.
IVermicularia lhecicola Schw., sp.
Oreoweisia Bruntonii (Sm.) Br. eur.
Fam. Melanconiaceac
Cylindrosporium Oreoweisiae Gz. Frac., sp.
Orthotrichum sp.
Fam. Phomaceae
Phoma Ortholrichi Smith et Ramsb., sp.
Phoma Splachni E. Rostr., sp.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum scabrum Corda, sp.
Fusarium avenaceum (Fr.) Sacc., sp.
Caloneclria décora (Wallr.) Sacc., forme conidienne Fusarium ciliatum Link
Orthotrichum affine Schrad.
Fam. Phomaceae
Phoma bryophila A. Rac., sp.
Fam. Dcmatiaceae
Pleospora infecloria Fock., forme conidienne Aller naria lenuis Nees S n
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbàru
(Pers.) Link, sp. m
Orthotrichum fastigiatum Bruch.
Fam. Zythiaccac
Zylhia muscicola v. IIôhn.
Orthotrichum striatum (L.) Schwgr.
Fam. Phomaceae
Coniolhyrium muscorum A. Rac., sp.
Phoma bryophila A. Rac., sp.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herba
(Pers.) Link, sp. rmu
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum scabrum Corda
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
275
Physcomitrium piriforme (L.) Brid.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum scabrum Corda
Pleuridium subulatum (Hedw.) Rabenh.
Fam. Phomaceae
Phyllosiicla Casaresii Gz. Frag., ph.
Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv.
Fam. Phomaceae
Coniolhyrium muscorum A. Rac., sp.
Hendersonia Mnii A. Rac., sp.
Hendersonia muscicola A. Rac., sp.
Wojnowicia bryophila A. Rac., sp.
Fam. Leptostromaceae
Discosia Arlocreas (Tode) Fr., sp.
Fam. Moniliaceae
Tricholhecium bryophilum Kavina
? Pogonatum nanum (W. et R.) P. Beauv.
Fam. Phomaceae
Coniolhyrium muscicolum Ell.
Pohlia crnda Lindr.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Pohlia longicoliB (Sw.) Lindb.
Fam. Phomaceae
Phoma Splachni E. Rostr., sp.
Fam. Dematiaceae
Cladosporium
Polytrichum sp.
Fam. Phomaceae
Coniolhyrium muscicolum Ell., sp.
Fam. Discellaceae
Leplochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Polytrichum attenuatum Menz.
Fam. Phomaceae
Cylospora Polylrichi A. Rac., sp.
Diplodia Rauii (Ell.) A. Rac., sp.
? Phoma muscicola A. L. Smith
Fam. Leptostromaceae
Leplolhyrium muscorum A. Rac., sp.
Source : MNHN, Paris
276
ANDRÉ RACOVITZA
Fam. Discellaceae
Dinemasporium graminum var. strigulosum Karst., ph.
Leplochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Kac., sp.
Fam. Dcmatiaceae
Helicolrichum obscurum (Corda) Sacc., pli.
Polytrichum commune L.
Fam. Discellaceae
Leplochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum purpurascens Ehrenb., sp.
Polytrichum gracile Menz.
Fam. Discellaceae
Leplochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Polytrichum Juniperinum Willu.
Fam. Discellaceae
Leptochlamys lhecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Fam. Dematiaceae
Coniosporiurn Polylrichi Peck, sp.
Macrosporium Polylrichi Peck
Polytrichum juniperinum var. alpinum Br. eur.
Fam. Phomaceac
Ceralopycnis bryophila A. Rac., sp.
Fam. Moniliaceae
Sclerotinia Fuckeliana de Bary, forme conidicnne Bolrylis cinerea Pers sp
Polytrichum pililerum Schreb.
Fam. Phomaceae
Phoma Polylrichi A. Rac., sp.
Fam. Leptostromaceae
Discosia Arlocreas (Tode) Fr., sp.
Leplolhyrium muscorum A. Rac., sp.
Fam. Discellaceae
Leplochlamys lhecicola (R. et Br.) A. Rac., sp.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herb
(Pers.) Link, sp. arum
Polytrichum strictum Banks.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herb
(Pers.) Link, sp. arum
Pottia tmncatula (L.) Lindb.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herb
(Pers.) Link, sp. arum
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS RRYOPHII.ES
277
Ptychomitrium Gardneri Lesq.
Fam. Domatiaceae
Cladosporium epybrium Cooke et Masse
Rhacomitrium heterostichum Brio. f. incana.
Fam. Discellaceac
Leplochlamys thecicola (B. et Br.) A. Rac., sp.
Rhynchostegium sp.
Fam. Moniliaceae
Didymaria muscigena Speg., sp.
Seligera paludosa (L.) Hagen.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidiennc ('Aadosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Sphagnum sp.
Fam. Moniliaceae
Bolrylis Sphagnorum Cooke
Fam. Tuberculariaceae
Illosporium muscorum E. Rostr.
Periola hirsuta (Schum.) Fr., ph.
Fam. Mycelia sterilia
Sclerolium sphagni (Thcrry) Moesz, c. et ph.
Sphagnum recurvum var. amblyphyllum (Pass.) Warnst.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidiennc Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Sphagnum squarrosum Pers.
Fam. Dematiaceae
Casaresia Sphagnorum Gz. Frag., sp.
Syntrichia alpina (Br. eur.) Jur.
Fam. Phomaceae
Ceralopycnis bryophila A. Rac., sp.
Diplodina bryophila A. Rac., sp.
Syntrichia inermis (Brid.) Bruch.
Fam. Phomaceae
Coniothyrium muscorum A. Rac., sp.
Phoma Splachni E. Rostr., sp.
Fam. Dematiaceae
Sporodesmium Synlrichiae A. Rac., c. et ph.
Syntrichia pulvinata Jur.
Fam. Phomaceae
Phoma lorlulae Gz. Frag.
Source : MNHN, Paris
278
ANDRÉ RACOVITZA
Syntrichia ruralis (L.) Brid.
Fam. Phomaceac
Ceratopycnis bryophila A. Rac., sp.
Syntrichia subulata (L.) Web. et Mohr
F am. Phomaceac
Coniolhyrium muscorum A. Rac., sp.
Hendersonia muscorum A. Rac., sp.
Phoma Muscorum E. Rostr., sp.
Phoma Splachni E. Rostr., sp.
Fam. Leptostromaceae
Discosia Arlocreas (Tode) Fr., sp.
Tetraplodon bryoides (Zoeg.) Lindb.
Fam. Phomaceae
Didymosphaeria Telraplodonlis Lebed., forme imparfaite Phyllosticla
Tetraplodontis Lebed., sp.
Phoma Muscorum E. Rostr., sp.
Phoma Splachni E. Rostr., sp.
Timmia austriaca Hedw.
Fam. Phomaceae
Phoma Orlholrichi Smith et Ramsb., sp.
Phomopsis muscorum A. Rac., sp.
Timmia megapolitana Hedw.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbaru
(Pers.) Link, sp. " l
Tortella inclinata (Hedw.) Limpr.
Fam. IJematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbaru
(Pers.) Link, sp. m
Tortella tortuosa (L.) Limpr.
Fam. Phomaceae
Phoma Tortellae A. Rac., sp.
Tortola crenulata Warnst.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbar
(Pers.) Link, sp. um
Tortula muralis (L.) Hedw.
Fam. Phomaceae
Phylloslicla bryophila A. Rac., ph.
Tortula muralis var. aestiva Brid.
Fam. Phomaceae
Ceratopycnis muscorum A. Rac., sp.
Diplodina bryophila A. Rac., sp.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
279
Tortula Vahliana (Schultz.) de Not.
Fam. Phomaceae
Ascochyla muscorum Gz. Frag., sp.
Diplodina muscorum Gz. Frag., sp.
Trichostomum bermudianum Mitt.
Fam. Phomaceae
Phyllosiicla Trichoslomi (L. et W.) A. Rac., sp.
Ulota phyllantha Brid.
Fam. Dematiaccac
Cladosporium epibryum Cooke et Masser
Webera sp.
Fam. Phomaceae
Phyllosiicla Casaresii f. Barbulae Gz. Frag., ph.
Weisia sp.
Fam. Phomaceae
Hertdersonia muscicola A. Rac., sp.
Weissia viridula (L.) IIedw.
Fam. Dematiaceae
Sphaerella Tulasnei Jancz., forme conidienne Cladosporium herbarum
(Pers.) Link, sp.
Fam. Tuberculariaceae
Epicoccum lorquens Massee, sp.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
281
INDEX ALPHABÉTIQUE
des ordres, familles, genres, espèces, variétés et synonymes
des Deutéromycètes bryophiles
Acaulium.
Acremonium.
Acrostalagmus.
albida (Physospora).
album (Diplosporium).
albus (Acrostalagmus). .. .
AUescheriella.
Altemaria.
alternatum (Acremonium).
Andreacearum (Erysibe)..
Anthina.
Antromycopsis.
araclmoideum (Dematium).
Artocreas (Discosis).
Arlocreas (Sphaeria).
Ascochyta.
Aspergülns.
atratum (Sclerotium).
atro-rufa (Reticularia).
aurantiacum (Sclerotium).
aurea (Monilia).
aureum (Dematium).
aureum (Ozonium).
avenaceum (Fusarium)...
211
212
209
212
221
209
207
237
212
238
250
239
227
195
184
210
250
229
250
207
227
251
242
Barbulae (Phyllosticta Casaresi f.).
Botrytis.
Bryii (Botrytis).
Bryochisium.
bryophila (Botrytis).
bryophila (Ceratopycnis).
bryophila (Diplodina).
bryophila (Hendersonia).
bryophila (Phoma).
bryophila (Phyllosticta).
bryophila (Wojnowicia).
bryophilum (Sclerotium).
... 166
214,224
... 214
... 247
... 215
... 192
186,261
189.262
176,260
169,259
194.263
... 249
Source : MNHN, Paris
282
ANDRÉ RACOVITZA
bryophilum (Sclcrotium vulgatum var.). 249
bryophilum (Sporotrichum). 215
bryophilum (Trichothecium). 218
Calonectria. .
candida (Monilia).
candidus (Aspergillus)..
Casaresii (Cylindrosporium).
Casaresii (Phyllosticta).
Casaresia.
Catharineae (Siropatclla).
Cephalosporium.
Ceratopycnis.
Chaetopyrena.
Chromosporium.
ciliatum (Calonectria décora forme conidienne Fusarium).
cinerea (Sclerotinia Fuckeliana forme conidienne Botrytis).
Cladosporium.
Cladotriehum.
Clasterosporium.
Coccomyces.
Coccospora.
commune (Pleospora herbarum forme conidienne Macrosporium)
congesla (Septoria thecicola var.).
Coniosporium.
Coniothyrium.
Corsiniae (Phyllosticta).
Corsiniae (Stigmella).
Coryneum.
croceum (Illosporium).
croceum (Spicaria).
croceum (Sporotrichum).
Curtisii (Trichosporium).
Cylindrium.
Cylindrosporium.
Cytospora.
242
• ■ 211
.. 211
■ 203
■ - 166
• ■ 234
198.264
• ■ 224
191.264
• • 179
• • 224
- 242
• • 215
• ■ 231
• • 220
•. 230
• • 207
• • 206
• • 237
■•. 199
■. 226
183,260
• • 167
• • 235
• • 203
• • 241
213
• 213
••• 229
••• 208
181,260
Dactylium.
decipiens (Rhinotrichum).
décora (Calonectria).
Demaliacèes .
Dematium.
dendroides (Hypomyccs rosellus forme conidienne Dactylium)
dendroides (Mucor).
densa (Botrytis).
densum (Sporotrichum).
densum (Trichosporium).
Deutéromycètes.
Dicrani (Heimiella).
221
224
242
224
226
222
222
216
216
216
163
193
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Didymaria.
Didymocladium.
Diaemasporium.
Diplocladium.
Diplodia.
Diplodina..
Diplosporium.
Discellacées.
Discellées.
Discosia.
Drepanocladi (Diplodia).
dubium (Coryneum).
Echinobotryum.
elïusa (Harziella).
elegans (Pénicillium).
elegans (Spicaria).
epibryum (Cladosporium).
Epicoccum.
Erysibe.
fallax (Sporotrichum).
filisporum (Fusarium).
filisporum (Fusisporium).
Fragosoanum (Myriolheciuin).
Fuckeliana (Sclerolinia).
Funariae (Didymasphaeria Tetraplodontis var.).
Funariae (Didymosphacria Tetraplodontis var. Funariae,
imparfaite Phoma).
Fusarium.
Fusisporium.
globuliforrne (Verticillium).
grisea (Himantia).
Gyôrffyi (Septoria).
Harziella.
Hcdcrac-Helicis (Chaelopyrena).
Heimiella.
Helicosporium.
Helieotrichum.
Helminthosphora.
Hendersonia.
Hepaticarum (Pyrenochaeta).
hepaticola (Hormiactis?).
herbarum (Sphaerella Tulasnci forme conidienne Cladosporium)
herbarum (Dematium).
herbarum (Pleospora).
heteronemum (Cylindrium).
Heteropatella.
. 219
. 219
. 197
220
. 187,261
. 18. r >, 261
. 221
. 196
. 196
. 196
187,261
. 203
. 225
. 209
. 217
. 217
. 232
. 244
. 238
. 213
. 242
. 242
. 246
. 215
. 175
..... 175
. 241,242
. 242
. 218
. 251
. 199
. 209
. 180
. 193
. 230
. 230
. 222
188,262
. 181
. 219
. 232
. 232
. 237
. 208
. 197
Source : MNHN, Paris
284
ANDKK HACOVITZA
Hinmntia.
hirsuta (Periola).
hirsulum (Sclerotium).
Hormiactis.
Hyalopus.
hypnophilum (Sclerotium).
hypnophilum (Sporotrichuin)..
Ilypnorum (Lcptomcliola).
Hypnorum (Sciniatosporium)..
Hypnorum (Sclerotium).
Hypoderma.
Hypomyces.
Illoaporium.
incarcérons (Fusarium).
incarcérons (Fusisporium).
incrustans (Demaliuin).
infectoria (Pleospora).
Isaria.
inseclivorum (Acaulium).
insectivorum (Pénicillium)....
Jungermanniae (Sporadospora).
Kühnii (Fusarium).
Kiihnii (Fusisporium).
laelum (Hypoderma).
laeve (Échinobolryum).
laeve (Trichoderina).
Leptochlamys.
Leptomeliola.
Leptostromacées.
Leptothyrium.
Lophoziae (Pleosphaeria).
Lunulariicola (Phoma).
macrospora (Botrytis).
macrospora (Dactylium).
Macrosporium.
macrosporium (Diplocladium).
Marchantiae (Ascochyta).
Marchantiae (Phyllosticta).
marchantioides (Stigmella).
Melanconiacées.
Melanconiales.
membranaceus (Zygodesmus)...
Micheneri (Botrytis).
minuta (Antromycopsis).
Mnii (Hendersonia).
Monilia.
• • 251
• 243
- 243
219
208
■ • 248
213
231
223
• • 248
224
221
240
• 242
• 242
- 227
237
239
211
211
223
• 242
• 242
224
• 225
210
199
231
194
• • 194
230
177
- 220
220
■ 237
• 220
184
168
• 235
•• 202
202,257
• • 229
• • 216
• • 239
190,263
• • 207
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
285
Moniliacées.
Moniliales.
Mucor.
muscicola (Dematium).
muscicola (Diplodia).
muscicola (Hendersonia).
muscicola (Mycogala).
muscicola (Phoma).
muscicola (Tetraplos).
muscicola (Zythia).
muscicolum (Coniothyrium).
muscigena (Anthina?).
muscigena (Didymaria).
muscigena (Isaria).
muscivora (Aspergillus).
muscorum (Ascochyta).
muscorum (Bryochysium).
muscorum (Ceratopycnis).
muscorum (Coccomyces).
muscorum (Coccospora).
muscorum (Coniothyrium).
muscorum (Dematium Rabenh.).
muscorum (Dematium Schleich.).
muscorum (Diplodina).
muscorum (Hendersonia).
muscorum (Hyalopus).
muscorum (lllosporium).
muscorum (Leptothyrium).
muscorum (Ozonium).
muscorum (Phoma).
muscorum (Phomopsis).
muscorum (Protomyces).
muscorum (Rhizoctonia).
muscorum (Sclerotium).
muscorum (Sclerotium subterraneum var.
muscorum (Septocylindrium).
muscorum (Spicaria elegans var.).
muscorum (Sporotrichum).
muscorum (Stilbum).
Mycelia sterilia.
Mycéliums endophytes.
Mycogala.
Myrothecium.
Myxosporium.
.. 205
205,257
. .. 222
... 226
188,261
189,262
... 182
... 176
... 235
... 193
... 183
... 251
... 219
... 239
... 211
... 185
... 247
192,264
... 207
... 207
183,260
... 227
... 227
... 185
189,262
... 208
... 241
... 194
... 251
... 173
... 179
... 207
.. . 247
... 248
... 249
... 222
... 218
... 214
... 208
247,257
.... 251
.... 182
.... 246
.... 240
nigricans (Tubercularia).
nigriceps (Periconia)....
nigriceps (Sporocybe)...
243
228
228
Source : MNHN, Paris
ANDRÉ RAC0VIT7.A
obscurum (Helicosporum). 230
obscurum (Hclicotrichum). 230
ochraccum (Fusarium). 242
Oidium. 223
olivaceum (Botrytis). 214
olivaceum (Sporotrichum). 214
Ophiotrichum. 231
opuntiacforme (Oidium). 223
Orcowcisiac (Cylindrosporium). 203
Orthotrichi (Phoma). 1^2
Ozonium. 251
Pachybasium
pallescens (Chromosporium).
Pénicillium.
Periconia.
Periola.
Pestalozzia.
Phoma
Phomacées.
Phomales.
Phomopsis.
Phylloedia.
Phyllosticta.
Physospora.
Plagiochilae (Epicoccum)..
Plagiochilae (Phoma).
Pleosphaeria.
Pleospora.
Polytrichi (Cytospora).
Polytrichi (Coniosporium)..
Polytrichi (Macrosporium).
Polytrichi (Phoma).
polytrichina (Diplodina)....
Prostii (Sclerotium).
Protomyces.
punicea (Phylloedia).
puniceum (Illosporium)...
puniceum (Myxosporum)...
purpurascens (Epicoccum).
pycnospora (Periconia)....
Pyrenochaeta.
• • 216
• • 224
211,217
• ■ • 227
• - 243
-•■ 204
171.259
• ■ 164
163,257
• 179
• - 240
165.259
• • 212
•■• 244
172.259
••• 230
••• 237
182.260
••• 226
■•• 238
176,260
249
207
240
240
240
245
228
181
Rauii (Diplodina).
Rauii (Hendersonia).
Rauii (Stagonospora)....
Rebouliae (Hendersonia).
Reticularia.
rhinolrichoides (Botrytis).
•• 185
• - 185
• • 185
190,263
• 229
•• 224
Source : MNHN, Paris
CHAMPICNONS BRYOPHILES 287
Rhinotrichum. 224
Rhizoctonia. 247
rosellus (Hypomyces). 221
scabrum (Epicoccum). 245
scapicola (Leptochlamys). 199
scapicola (Septoria thecicola var.). 199
Sciniatosporium. 223
Sclerotinia. 215
Sclerotium. 243,248
Septocylindrium. 222
Siropatella. 198,264
Sphaerella. 232
Sphaeria.
Sphagni (Sclerotium). 250
Sphagni (Sclerotium muscorum var.). 250
sphagnorum (Botrytis). 215
sphagnorum (Casaresia). 234
Bpicaria. 217
Splachni (Phoma). 174
Sporadospora. 223
Sporocybe. 228
Sporodesmium. 236
Sporotrichum. 213,216
Stigmella. 235
Stilbacées. 238
Stilbum. 208
strigulosum (Dineinasporium graminum var.). 197
sublerraneum (Sclerotium). 249
Syntrichiae (Sporodesmium). 236
tenellum (Dactylium). 221
tenellum (Diplocladium). 220
tenellum (Macrosporium). 221
lenera (Helminthosphora). 222
tenerum (Dactylium). 222
tenuis (Pleospora infectoria forme conidienne Alternaria). 237
lernaium (Cladotrichum). 220
ternatum (Didymocladium). 220
Tetraploa. 234
Tetraplodontis (Didymosphaeria). 170
Telraplodonlis (Didymosphaeria Tetraplodontis forme imparfaite
Phyllosticta). 170
thecicola (Leptochlamys). 199
thecicola (Septoria). 199
thecicola (Sphaeropsis). 199
thecicola (Vermicularia). 204
Tilachlidium. 239
Tilletii (Botrytis). 217
Source : MNHN, Paris
288
ANDRÉ RACOVITZA
Tilletii (Pachybasium).
lomentosum (Tilachlidium).
Tortellae (Phoma).
Tortulae (Phoma).
irr
_rr
*rr
"in
oio
n „.
in?
" 0 “
Weberae (Phyllosticta Gasaresi f.).
OJQ
-
Zythiacées.
103
Imprimerie A. Bontempi, Limoges.
Dépôt légal — l.r trimestre
\t 1 b
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série B, Botanique
TOME X
PLANCHES
André RACOVITZA
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE ET BIOLOGIQUE
DES CHAMPIGNONS BRYOPHILES
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V®)
1959
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
ç ^0 c l-
MËMOIRES
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série B, Botanique
TOME X
PLANCHES
André RACOVITZA
, ÉTUDE SYSTÉMATIQUE ET BIOLOGIQUE
DES CHAMPIGNONS BRYOPIIILES
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue GeofTroy-Saint-Hilaire (V«)
1959
Source : MNHN, Paris
ERKATA
Fig. 18, 24, 44, 74, lire ascoapore.
Fig. 194, lire Sliymatea
Fig. 200, lire Keissl.
Fig. 220, lire Clalhrosporti
Fig. 281, lire Fers.
André RAC0V1TZA
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 1. - Pseudonectria Crozalsiana (Grelot) A. Rac. - Poils de la face externe
des périthèces (x 500).
Fig. 2. - Asques et paraphyscs (x 500).
Fig. 3. - Ascospores mûres et germées (x 1000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 4. - Appressoriums et suçoir sur Plagiochila aeplenioides (L.) Dum.
(X 1000).
Fie. 5. - Apprcssorium latéral et suçoir sur Pellia Fabbroniana Raddi,
(x 1000).
Fig. 6. - Appressorium intercalaire et suçoir sur Pellia Fabbroniana Raddi,
(x 1000).
Fig. 7. - Apprcssorium terminal et suçoir sur Pellia Fabbroniana Raddi,
vus en coupe (x 1000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. Il
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 8. - Thalle âgé de Metzgeria conjugata Lindb. attaqué par Nectria musci-
vora (B. et Br.) Cookc. (x 8).
Fig. 9. - Poils du sommet des périthèccs de Nectria muscivora (B. et Br.)
Cooke (x 1000).
Fig. 10. - Asques (x 834) et ascospores (x 1250).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. III
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. il. - Aspect des filaments perforants vus de face (a) et en coupe optique (b)
dans les cellules du thalle de Melzgeria conjugata Lindb. (x 1667).
Fig. 12. - Aspect des filaments perforants vus do face (a) et en coupe optique (b)
dans les rhizoïdes de Melzgeria conjugata Lindb. (x 1667).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. IV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
rB.Bl, fU ,
Source : MNHN, Paris
Fig. 13. • Périanthe de Frullania dilatala (L.) Dum., avec 5 périthèces de
Caloneclria Frullaniæ A. Rac., vus par transparence (x 334).
Fig. 14. - Ostiole vu de fane, pour montrer l'aspect des cellules dissociées
du périanthe (x 154).
Fig. 15. - Mycélium formant un appressorium qui donne naissance à un fila¬
ment perforant. Celui-ci pénètre dans la lamelle peetique des cellules
du périanthe qui se brunific (x 1067j.
Fig. 16. - Asques (x 1000) et ascosporcs (x 1607).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. V
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 17. - a) Cauloïdc de Tortella nitida (Lindli.) Broth. envahi par plusieurs
périthèces de Gibberella Trichoslomi Roll. (gr. nat.), b) Périthècc
(x 10), c) Asques et paraphyses (x 290), d) ascospore (x 880)
(d’après l’auteur).
Fig. 18. - Acrospermum Adeanum v. Hulin, a) Asques et paraphyses (x 334)
b) sommet d’un asque mûr pendant l'expulsion de trois ascopores
(x 1334).
Fig. 19. - Mycélium superficiel donnant naissance à des filaments perforants
et au mycélium intracellulaire (x 1334).
Fig. 20. - Aspect du Al icrostelium hyalinum Pat. sur un fragment d’écorce
(gr. nat.) (d’après Patouillard).
Source : MNHN, Paris
O O
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. VI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 21. ■ Microstelium hyalinum Pat. Trois périthèces dont un fourchu (x 8).
Fig. 22. - Cellules de la paroi externe du périthècc.
Fig. 23. - Périthècc de Coleroa Casaresi Bub. et Gz. Frag. (d’après Gz. Fragoso)
(X 400).
Fig. 24. - Périthècc de Coleroa Casaresi f. t'rullaniœ Gz. Frag. sur phylloïde de
Frullania tamariaci (L.) Duin. ; asque et ascopores (d’après l’auteur)
(x 150).
Fig. 25. * Cauloïde de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. envahi par Coleroa
Casaresi var. PlagiochiUe Gz. Frag. (x 10).
Fig. 26. - Périthèce de Coleroa Casaresi var. PlagiochiUe Gz. Frag. (x 417).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. VII
22
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 27. - Aspect d’un périt h de Coleroa inlerlamellarU A. Rac. entre les
lamelles d’un pliylluïdc de Polylrirhum attenuatum Menz. (x 417).
Fig. 28. - Coupe dans un périthèce de Coleroa interlamellaris A. Rac. (x 1667).
Fig. 21). ■ Coleroa Dicrani A. Rue. Asques et paraphyscs (x 1667).
Fig. 30. - Phylloïde de Pogonatum urnigerum 1*. Beauv., envahi par Melanop-
samrna inlerlamelltiris A. Rac. ( x 13).
Fig. 31. - Asque {x 1667).
Fig. 32. - Sommet d’un eauloïde de Barbiüa gracilis (Schleich.) Schwgr. avec un
pcrithèce de Berlia axillaris A. Rac. (x 21).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. VIII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 33. - liertia axillaris A. Rac. Asques et paraphyses (x 500) ; ascospores
(x 1000).
Fig. 34. - Pcrithècc de Protovenluria echinospora A. Rac. (x 50).
Fig. 35. - Asque et paraphyses (x 1000); ascospores (x 2000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 36. - Sommet d’un cauloïde $ de Polytrichum attenuatum Menz. attaqué
par f.izonia emperigonia (Auersw.) Ces. et De Not. (x 10).
Fig. 37. - Sommet d’un cauloïde 9 de Polytrichum attenuatum Menz. attaqué
par Lizonia emperigonia f. Ifuldinii (Pir.) Moesz. (x 10).
Fig. 38. - Asques avec 3, 6 ou 8 ascospores ; observer le polymorphisme de ces
dernières (x 667).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. X
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 39. • Lizonia emperigonia (. Baldinii (Pir.) Moesz. Aspect du mycélium
externe et interne. Remarquer l’appressorium pédicellé et dilate qui
forme un filament perforant (x 1334).
Fig. 40. - Coupe transversale dans la base d’un phylloïdc du périgone de Poly-
trichum attenuatum Menz. attaqué par le mycélium de Lizonia
emperigonia f. Baldinii (Pir.) Moesz. Observer comment les cellules
basales des lamelles sont complètement remplacées par des rubans
mycéliens (x 667).
Fig. 41. - Coupe dans le même phylloïde, mais à un niveau supérieur. Observer
la pénétration du mycélium dans les cellules basales des lamelles
(x 667).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XI
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
■
Source : MNHN, Paris
Fig. 42. - Sommet d’un cauloïdo de Barbula sp. avec deux périthèces de
Zignoëlla casaresiana ((iz. Frag.) A. Rac. (x 25).
Fig. 43. - Asquc, paraphyscs (x 500) et aseospores (x 1000).
Fig. 44. - Périthccc de Zignoëlla casaresiana (Gz. Frag.) A. Rac. sur un phyl-
loïde de Barbula fallax Hcdw., asque et ascopores (d’après l’auteur).
Fig. 45. - Périthèce de Lasiosphæria Encalyplæ A. Rac. (x 185).
Fig. 46. - Asque, paraphyscs et aseospores (x 2000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XII
A. Birry, photolc.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 47. • Périthèces de Lasioaphæria muscicola De Not. (x 450).
Fig. 48. - Ascospores ( x 800) (d’aprcs Berlesc).
Fig. 49. - Cauloïde de Scapania nemorosa (L.) Dum. envahi par Leptomeliola
Scapaniæ A. Rac. (x 17).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XIII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 50. - Leptomeliola Scapaniæ A. Rac. Ascosporos (x 1000).
Fig. 51. - Ascospores germécs et présentant des filaments
(x 1000).
Fig. 52. - Suçoir formé à partir d’une cellule non différenciée
(x 1000).
r\
intracellulaires
en stigmopodie
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XIV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 53. • Leptomeliola Scapaniæ A. Rac. Extrémité d’un filament mycélien
formant de nombreuses stigmopodies et des suçoirs (x 1000).
Fig. 54. - Mycélium superficiel donnant naissance à un peloton intracellulaire
qui forme un suçoir dans la cellule voisine et un mycélium externe
sur le côté opposé du phylloïde ( x 1000).
Fig. 55. - Cellule foliaire attaquée par trois suçoirs (x 1000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU .MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
t: '
Source : MNHN, Paris
Fig. 56. - Leplomeliola Mnii A. Rac. Ascospores ( x 834).
Fig. 57. - Suçoir vu de face dans un rhizoïde (x 834).
Fig. 58. - Suçoir vu de profil dans un rhizoïde (x 834).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XVI
58
A. Barry, pho'osc.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 59. - Leptomeliola Mnii A. Rac. Mycélium superficiel, stigmopodie et
suçoir sur phylloïde de Mnium punctatum Hedw. (x 834).
Fig. 60. - Suçoir formé dans une cellule de phylloïde, à partir du mycélium qui
est localisé dans la nervure (x 834).
Fig. 61. - Mycélium superficiel, stigmopodie et suçoir dans une cellule de
phylloïde (x 834).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XVII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 62. - Leptomeliolu Mnii A. Rac. Extrémité d’une nervure de phylloïde
envahie par le mycélium. Observer la formation de 5 ramifications à
la surface du phylloïde (x 417).
Fig. 63. - Fragment d’un cauloïde A'Uypnum cupressijorme L. envahi par
Leptomeliolu Ilypnorum A. Rae. (x 50).
Fig. 64. - Asques et paraphyses ( x 500).
Fig. 65. - Ascospores normales (x 834).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XVIII
A. Barry, photosc.
A. Raeovitia
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
fc -• ’v-ÿ
Source : MNHN, Paris
Fig. 66. - Leplomeliola Hypnorum A. Rac. Ascosporcs anormales (x 834).
Fig. 67. - Ascospores anastomosées et germées (x 834).
Fig. 68. - Différents aspects de stigmopodies et de Buçoirs ; a) suçoir jeune,
b) suçoir remplissant complètement la cavité cellulaire, c) filament
perforant naissant à partir de la cellule basale de la stigmopodie,
d) stigmopodie donnant naissance à un suçoir et à un mycélium
externe sur la face opposée du phylloïde, e) idem, (x 834).
d) et e) sur la planche XX.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XIX
A. Barry, photoic.
A. Racoviua
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
vi'nis >3
Source : MNHN, Paris
Fig. G9. - Leplomeliola Hypnorum A. Rac. Stigmopodies anormales (x 834).
Fig. 70. - Mycélium superficiel avec des soies (x 834).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XX
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 71. - I.eptomeliola lltjpnorum A. Rac. Premières phases du développe¬
ment des périlhèees : il) aseogone, b) premier développement de
l’aseogone, c) phase un peu plus avaneée. Remarquer les deux ramifi¬
cations basales (x 834).
Fig. 72. - Jeune périthècc avec plusieurs ramifications basales formant des
appendices stérigmatiformes (x 334).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 73. - Leptomeliola Hypnorum A. Hat:. Forme imparfaite Ophiotrichum,
conidiophores (x 007) et conidics (x 1334).
Fig. 74. - Leptomeliola muscorum A. Rac. Ascoporcs normales (a), et anor¬
males (b) (x 834).
Fig. 75. - Mycélium superficiel de Leptomeliola muscorum A. Rac., formant
deux Btigmopodies et deux suçoirs, sur Brachythecium Mildeanum
Suhnipr. (x 1000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 76. - Leptomeliola muscorum A. Rac. Archicarpe et premiers états de déve¬
loppement des pcrithèces ( x 1000).
Fig. 77. - Jeune périthèee (x 1000).
Fig. 78. - Leptomeliola Ptilidii A. Rac, Asques et paraphyses (x 534).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXIII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 79. - Leptomeliola Plilidii A. Rac. Ascospores (x 1000).
Fig. 80. - Ascospores grrméos (x 1000).
Fig. 81. - Aspects du mycélium superficiel, des stiginopodies et des suçoirs de
leptomeliola Plilidii A. Rac. sur un phylloïdc de Ptilidium pulcher-
rimum (Weber) Hampe (x 067).
Fig. 82. - Suçoir localisé dans une cellule d’une frange de phylloïde (x 667).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXIV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 83. - Coupe dans un périthècc d'A canlhosligma Metzgeriæ A. Rac. (x 400).
Fig. 84. - Asque et ascospores (x 1600).
Fig. 85. - Périthècc d ’Acanlhostigma Scapaniæ A. Rac. (x 185).
Fig. 86. - Asque (x 1000) et ascospores (x 2000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Fig. 87. - Acanthostigma hepaticola A. Rac. Ascospores (x 2000).
Fig. 88. - Aspect du mycélium <1’ Acanthostigma hepaticola A. Rac. sur le
thalle de Melzgeria jurcata (L.) Lindb. (x 1250).
Fig. 89. - Périthccc d’ Acanthostigma bryophila A. Rac. sur le thalle de Metz-
geria pubescens (Hedw.) Br. eur. (x 500).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXVI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 90.- Acanthosligma bryophila A. Rac. Asque et paraphyses (x 1000) et
ascosporcs (x 2000).
Fig. 91. - Cauloïde de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. attaque par Acan-
thostigma muscicola A. Rac. Remarquer la localisation des périthèces
sur les phylloïdes du périgone (x 10).
Fig. 92. - Perithècc d 'Acanthosligma muscicola A. Rac. sur un pédicelle de
Chrysohypnum Sommerfeltii (Myr.) Roth, (x 196).
Fig. 93. - Asque (x 1000) et ascospores (x 2000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXVII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 94. - Aspect du mycélium superficiel et intracellulaire d’ Acanthostigma
muscicola A. Rac. sur un phylloïde de Plagiochila asplenioides (L.)
Dum. {x 1667).
Fig. 95. - Périthècc de Trichohleria epibrya A. Rac. (x 178).
Fig. 96. - Asques et paraphyses (x 1250), ascospores ( x 1667) et sommet d’un
poil de périthèce (x 834).
Fig. 97. - Cauloïde de Lophozia gracili » (Schleich.) Stephani, attaqué par Pleos-
phæria Lophoziæ A. Rac. (x 50).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXVIII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 98. - Pleosphœria lAtphoziæ A. Rac. Asquc (x 500) et ascosporcs (x 1000).
Fig, 99. - Cunidics (x 834).
Fig. 100. - ('auloïde d 'Haplozia riparia (Tayl.) Dum. attaqué par Pleosphæria
Ilaploziæ A. Hue. (X 21).
Fig. 101. - Asque (x 500) et ascospore (x 1000).
-JJ
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXIX
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 102. - Pleosphæria Haploziæ A. Rac. Pénétration du mycélium par le som¬
met d’un rhizoïde (x 1334).
Fig. 103. - Pénétration du mycélium avec formation d’une invagination dans la
membrane rhizoïdale (x 1334).
Fig. 104. - Suçoir arhuseuliforme formé par le mycélium dans une cellule du
cauloïdc (x 1334).
Fig. 105. - Cauloïdc de I.ophozia barbota (Sehmid.) Dum. envahi par Teichospora
jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow. Remarquer la disposition
régulière des périthèccs à l’aisselle de chaque phylloïde consécutif
(x 17).
Fig. 106. - Cauloïde de Scapania nemorosa Dum. envahi par Teichospora junger¬
mannicola (Massai.) Sac»;, et Sydow. Remarquer la disposition irré¬
gulière des périthèces (x 17).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXX
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 107. - Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow. Asque (x 1000)
et ascospores dont deux germées sur milieu de Sabouraud après 48 h.
(x 2000).
Fig. 108. - Pénétration du mycélium de Teichospora jungermannicola (Massai.)
Sacc. et Sydow. par le sommet d’un rhizoïde simple (a) et digité (b)
de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. (x 1667).
Source : MNHN, Paris
Mémoires du muséum.
pi. XXXI
Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 109. - Pénétration du mycélium de Teichospora jungermannicola (Massai.)
Sacc. et Sydow par les côtés d'un rhizoïde de Plagiochila asplenioides
(L.) Dum. (x 1667).
Fig. 110. - Rhizoïde à sommet ramifié de Plagiochila asplenioides (L.) Dum.
envahi par le mycélium de Teichospora jungermannicola (Massai.)
Sacc. et Sydow. Remarquer les cinq points de pénétration et
l’orientation du mycélium (x 134).
Fig. 111. - Coupe longitudinale dans un cauloïde de Lophozia barbota (Schmid.)
Dum. pour montrer les papilles digitées formées par le mycélium de
Teichospora jungermannicola (Massai.) Sacc. et Sydow dans les cellules
voisines de la base d’un rhizoïde envahi ( x 1667).
Fig. 112. - Phylloïdc de Polytrichum juniperinum var. alpinum Br. eur. envahi
par des Algues et Xeclria indigens Rehm (x 13).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXXII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 113. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Pseudonectria Crozalsiana
(Grelot) A. Rac. sur thalle de Pellia Fablroniana Raddi (x 110).
Fig. 114. - Coupe longitudinale dans un jeune périthèce de Nectria muscivora
(B. et Br.) Cookc sur thalle de Metzgeria conjugata Lindb. ( x 225).
Fig. 115. - Coupe oblique dans un pcrithèce adulte de Nectria muscivora (B. et
Br.) Cooke (x 225).
Fig. 11G. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Calonectria Frullaniæ A. Rac.
(x 150).
Source : MNHN, Paris.
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. T ome X.
PI. XXX11I
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Source : MNHN, Paris
Fig. 117. - Coupe dans un jeune sporophyte de Frullania dilatata (L.) Dum.
attaque par Calonectria Frullanioe A. Rac. Observer l’épigone tra¬
versé par le tissu plectenehymateux (x 220).
Fig. 118. - Groupe de pcrithcces d’Aerospermum Adeanum v. Hohn. sur une
petite touffe de Drachythecium velutinum var. prælungum Br. eur. et
Dr. velutinum var. intricatum (Hedw.) Br. eur. (x 60).
Fig. 119. - Coupe dans un jeune sporophyte de Frullania dilatata L. Dum.
attaqué par Calonectria Frullanix A. Rac. Observer le plectenchyme
entre le sporophyte et l’épigone ; les archespores sont encore indemnes
de mycélium ( x 150).
Fig. 120. - Idem, mais sporophyte complètement envahi par le parasite. L’épi¬
derme du sporophyte persiste, tandis que les archespores sont
méconnaissables (x 150).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXXIV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 12t. - Structure de la paroi des périthèces d ' Acrospermum Adeanum v. Hôhn.
vue de face ( X 325).
Fig. 122. - Coupes longitudinales dans deux périthèces à.' Acrospermum Adeanum
v. Ilohn. (x 100).
Fig. 123. - Coupe transversale dans un périthècc d’Acrospermum Adeanum
v. Hdhn. ( x 100).
Fig. 124. - Extrémité d’un phylloïdc de Dicranum scoparium (L.) Hedw. avec
un groupe de périthèces de Coleroa Dicrani A. Rac. (x 100).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXXV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fi". 125. - Coupe dai
(x 550).
périlhcce de Coleroa bryophila (Fuck.) Winter
Fig. 126. - Coupe dons un phylloïde de Pogonalum urnigerum P. Beauv. et
deux périthèces de Melanopsamma interlamellaris A. Rac. (x 300).
Fig. 127-128. - Coupe longitudinale dans un cauloïde de Barbula gracilis
Sehwgr. et un périthèee de liertia axillaris A. Rac. Observer le tissu
plcctenchymateux du parasite qui se substitue aux cellules de la
Mousse. Dans la fig. 128, le périthèee est vide (x 150).
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Te
X.
PI. XXXVI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 129. - Coupe longitudinale dans un cauloïde de Rarbula gracilis Schwgr.
Observer l’extrémité du mycélium renflé en forme d’ampoule (x 250).
Fig. 130. - Coupe longitudinale dans un groupe de périthèces de Lizonia empe-
rigonia (Auersw.) Ces. et De Not. (x 70).
Fig. 131. - Coupe longitudinale dans un groupe de périthèces de Lizonia emperi-
gonia f. Baldinii (Pir.) Moesz (x 70).
Fig. 132. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Coleroa Dicrani A. Rac.
(x 500).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXXVII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
fci'ssi
Source : MNHN, Paris
Fig. 133. - Coupe longitudinale dans un phylloïde de Barbula sp. et pcrithèce
de Zignoëlla Barbidæ A. Rac. Observer la base du périthèce immergée
dans les cellules ( x 225).
Fig. 134. - Coupe, longitudinale dans un péritlicce de Lasiosphæria Encalyptæ
A. Rac. (x 415).
Fig. 135. - Coupe longitudinale dans un périlhèuc de I^eplonieliola Scapaniæ
A. Rac. (x 110).
Fig. 136. - l’araphyses et ascospores de Leptomeliola Scapaniæ A. Rae. (x 325).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XXXVI11
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 137. ■
Fig. 138.
Ascospores de LeplomelioUi ScapanUe A. Rac. Observer la germination
qui a lieu par les cellules apicales et les filaments intracellulaires
(x 500).
Coupe longitudinale dans la région rhizoïdale d’un cauloïde de
Scapania nemorosa (L.) Dum. attaqué parle mycélium de Leptomeliola
Scapaniæ A. Rac. Observer la localisation de celui-ci (x 600).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. To
Source : MNHN, Paris
Fig. 139. - Rhizoïde de Scapania nemorosa (L.) Dum. envahi par le mycélium de
Leptomeliola Scapania! A. Rac. Observer les deux filaments externes
formés par le mycélium intrarhizoïdal ( x 500).
Fig. 140. - Coupe longitudinale dans un jeune périthèce de Leptomeliola Mnii
A. Rac. ( x 140).
Fig. 141. - Coupe longitudinale dans un cauloïdc de Mnium punctatum Hedw.
attaqué par le mycélium de Leptomeliola Mnii A. Rac. Observer la
localisation du parasite dans la zone centrale (x 90).
Fig. 142. - Coupe transversale. Idem, {x 300).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XL
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 143. - Coupe transversale dans un cauloïdc de Mnium punctatum Hedw.
attaque par Leptomeliola Mnii A. Rac. Observer le suçoir flabelli-
forme formé dans une cellule du parenchyme périphérique (x 700).
Fig. 144. - Coupe transversale dans une nervure de phylloïdc de Mnium punc¬
tatum Hedw. attaqué par Leptomeliola Mnii A. Rac. Observer le centre
de la nervure complètement envahi par le mycélium ( x 500).
Fig. 145. - Coupe longitudinale dans un cauloïde de Mnium punctatum Hedw.
attaqué par Leptomeliola Mnii A. Rac. Observer les courtes rami¬
fications uni- bi et pluricellulaires qui se forment dans les cellules
de la zone centrale (x 600).
t t -
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 146. - Coupe longitudinale dans un cauloïde de Mnium punctatum Iledw.
attaqué par Leptomeliola Mnii A. Rac. Observer les suçoirs flabel-
liformes formés dans le parenchyme périphérique (x 1000).
Fig. 147. - Coupe longitudinale dans un pcrithèce de Leptomeliola Hypnorum
A. Rac. (x 170).
Fig 148. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Leptomeliola muscorum
A. Rac. (x 140).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XLII
146
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 149. - Aspect de l’anse de cicatrisation du mycélium de Leptomeliola mua-
corum A. Rac. (x 1400).
Fig. 150. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Leptomeliola Ptilidii
A. Rac. (x 125).
Fig. 151. - Coupe longitudinale dans un périthèce d’Acanthostigma muscicola
A. Rac. (x 300).
Fig. 152. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Trichohleria epibrya A. Rac.
(x 440).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XL11I
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 153. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Pleosphæria Lophoziæ
A. Rac. (x 160).
Fig. 154. - Coupe dans un phylloïde de Lophozia gracilis (Schleich.) Stephani atta¬
qué par Pleosphæria Lophoziæ A. Rac. Observer le peloton mycélien
intracellulaire (x 1000).
Fig. 155. - Coupe longitudinale dans un cauloïde de Calypogeia suecica (Arn.
et Perss.) Müller, attaque par Pleosphæria Lophoziæ A. Rac. Observer
la localisation du mycélium dans la région rhizoïdalc ( x 80).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XL1V
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 156. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Pleoaphæria Haplozix
A. Rac. (x 285).
Fig. 157. - Coupe longitudinale dans un périthèce de Teichospora / ungermanni-
cola (Massai.) Sacc. et Sydow (x 310).
Fig. 158. - Coupe transversale dans un phylloïde de Polytrichum juniperinum
var. alpinum Br. eur. et longitudinale dans des périthèces de Nectria
indigens Rehm. (x 140).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XLV
158
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Source : MNHN, Paris
Fig. 159. - Portion d’un pédicelle de Bryum cæspiticium L. avec plusieurs pseudo-
périthèces de Sphærella muscicola A. Rac.
Fig. 160. - Asque (x 1200) et aseospores (x 1600).
Fig. 161. - Portion d’un pédicelle de Tortula muralis (L.) Hedw. avec plusieurs
pseudopérithèccs de Sphærella Bryii Gz. Frag. (x 85).
Fig. 162. - Asque et aseospores ( x 2400).
Fig. 163. - Portion d’un pcdicelle de Thuidium recognitum (Hedw.) Lindb.,
avec des pseudopérithèces de Sphærella Bryii var. discolor A. Rac.
(x 75).
Fig. 164. - Asques et aseospores de Phæosphaerella Marchantiæ (Starb.) P. Henn.
(d’après Kirschstein).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XLVI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig, 165. - Portion d'un pédicelle de Dicranum scoparium (L.) Hedw., envahi
par des pseudopérithèces de Sphærulina bryophila A. Rac.
Fig. 166. - Coupe longitudinale dans un pseudopérithèce de Sphærulina bryo¬
phila A. Rac.
Fig. 167. - Asques ( x 2000) et ascosporcs ( x 3000).
Fig. 168. - Arcangelia Hepaticarum Sacc. (d’après l’auteur).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XLVII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 169. - Capsule de Bryum cæspiticium L. avec plusieurs pseudopérithèces
de Didymosphæria Tetraplodontis Lebed. ( X 21).
Fig. 170. - Asqucs ( x 1500) et aseosporcs ( x 2750).
Fig. 171. • Asque et aseosporcs de Leptosphæria Heu/leri (Niessl) Sacc. (d’après
Kirschs tein).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XLVIII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 172. - Capsule de Funaria hygrometrica (L.) Sibth. avec plusieurs pseudo-
pcrithèces de Didymosphæ.ria Tetraplodontis var. Funariæ A. Rac.
Fig. 173. - Capsule de Funaria hygrometrica (L.) Sibth. avec plusieurs pycnides
de Didymosphæria Tetraplodontis var. Funariæ A. Rac. et pycnos-
pores.
Fig. 174. - Portion d’un pédieclle de Barbula cylindrica (Tayl.) Schpr., avec
deux pseudopérithèces de Leptosphæria bryophila Sacc. (x 50).
Fig. 175. - Asque et ascospores (x 2000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. XLIX
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 176. - Germination dos ascospores de Leptosphseria bryophila Sacc. sur
milieu liquide de Sabouraud, a) après G heures, b) apres 24 heures
(X 2000).
Fig. 177. - Portion d'un pcdieellc de Polytrichum juniperinum var. alpinum
Br. eur., avec plusieurs pseudopcrithèees de Leplosphærûi polytri-
china A. Rae. (x 50).
Fig. 178. - Asque ( x 1500) et ascospores ( x 2000).
Fig. 179. - Phylloïde «le Cinclidutus fontinaloides (Hedw.) P. Boauv. avec deux
pseudopcrithèees de Leplosphseria Cinclidoti A. Rac.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. L
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 180.- Asque ( x 1200) et ascospores (x 1600) de Leptosphæria Cinclidoti
A. Rac.
Fig. 181. - Portion d’un pédicelle de Tortula mural is var. xstioa Brid. avec un
pseudopérithèce de Pleospora bryophila A. Rae. (x 60).
Fig. 182. - Asque (x 600) et ascospores (x 800).
Fig. 183. - A. Sporogonc de Pollia Heimii (Hcdw.) Br. eur. avec plusieurs pseudo-
périthèces de Pleospora Pottiæ Moesz. B. coupe dans un pseudopéri¬
thèce. C. Asques. 1). Aseospore (d’après l’auteur).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM; Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 184. - Portion d’un pédicelle de Polytrichum juniperinum var. alpinum Br.
eur., avec un psoudopcrithèce de Clathrospora muscicola A. Rac. ( x 50)
Fig. 185-180. - Ascospore vue de face ; ascospore en coupe longitudinale et trans¬
versale.
Fig. 187. - a) Ascospore germant et b) mycélium après 48 heures.
Fig. 188. - Ascospores de Pyrenophora Parlramiæ A. Rac. n. sp. (x 2000).
Fig. 189. - Portion d’un pédicclle de Syntrichia subulala (L.) Web. et Mohr. avec
un pseudopérithèce de Pyrenophora Synlrichiæ A. Rac. ( x 60).
Fig. 190. - Ascospores (x 2000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LU
A. Bar-y, pholosc.
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Source : MNHN, Paris
Fig. 191.
Fig. 192.
Fig. 193.
Fig. 194.
Asque (x 530) et ascospores (x 1600) de Pyrenophora rnuscorum
A. Rac.
Portion d’un pédicelle de liryum capillare L., avec plusieurs pseudo-
pcrithèces de Pyrenophora hryophila A. Rac. (x 50).
Asque (x 1250) et ascospores (x 2000).
Stigmate Velenovskyi Bubak (d’après l’auteur).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LUI
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
f^r
Source : MNHN, Paris
Fig. 195. - Pseudopérithèce de Leptasporella Leucodontis A. Rac. sur un cauloïdc
de Leucodon sciuroides ( !.. ) Schwgr.
Fig. 196. - Asque et ascospores ( x 2000).
Fig. 197. - Thyriothcce de Trichotliyrium alpestre (Sacc.) Teiss. vu de face.
Fig. 198. - Coupe transversale dans un pore de thyriothèec, pour montrer les
excroissances de la zone pcriporalc et l’opercule (x 1000).
Fig. 199. - Asques ( x 2000) et ascospores ( x 4000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 200. • Groupe de thyriothèces de Phragmothyrium cetraricola (Nyl.) Kcissel.
à différents états de développement sur un phylloïde de Lophozia
barbota (Schmidcl) Dura.
Fig. 201. - Coupe longitudinale dans un thyriothèce.
Fig. 202. - Asqucs ( x 2000) et ascosporcs ( x 4000).
Fig. 203. - Portion d’un pédicelle de Dicranum scoparium (L.) Hedw. avec deux
thyriothèces d ’Aulographella muscicola A. Rac. (x 92).
Fig. 204. - Aspect du disque tecteur d ’Aulographella muscicola A. Rac. (x 420).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LV
A. Barry, photoK.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 205. - Asqucs et ascospores (x 1667) d ’Aulographella muscicola A. Rac.
Fig. 206. - Thyriothèces sur phylloïde d ’Hypnum cupressiforme L. (x 62).
Fig. 207. - Coupe dans un thyriothèce adulte ( x 625).
Fig. 208. - Asque et ascospores (x 2000).
Fig. 209. - Ascospore germant sur un phylloïde d ’Hypnum cupressiforme L.
(X 1000).
* Fig. 206. - Thyriothèces de Stigmatea Velenovskyi sur phylloïde d'Hypnum
cupressiforme L. (x 62).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LVI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 210. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Sphærella muscicola
A. Rac., dans un pédicelle de Bryum pendulum Schpr. (x 275).
Fig. 211. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Sphærella Bryii Frag.,
dans un pédicelle de Tortula muralis (L.) Hedw. (x 640).
Fig. 212. - Coupc longitudinale d’un pseudopérithèce de Sphærella Bryii var. dis-
color A. Rac., dans un pédicelle de Thuidium recognitum (Hedw.)
Lindb. (x 545).
Fig. 213. - Coupe transversale d’une capsule de Bryum cæspiticium L. et plu¬
sieurs pseudopérithèees de Uidymosphæria Tetraplodontis Lebed.
(x 35).
Fig. 214. - Coupe longitudinale d'un pseudopérithèce de Uidymosphæria Tetra¬
plodontis Lebed., dans une capsule de Bryum cæspiticium L. (x 170).
Fig. 215. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce et d'une pyenide de
Uidymosphæria Tetraplodontis var. Funariæ A. Rac., dans une cap¬
sule de Funaria hygrometrica (L.) Sibth. ( X 105).
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 216. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Leptosphæria bryo-
phila Sacc., dans un pédicelle de Timmia megapolitana Hedw. (x 355).
Fig. 217. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Leptosphæria polylri-
china A. Rac., dans un pédicelle de Polytrichum juniperinum var.
alpinum Br. eur. (x 312).
Fig. 218. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Leptosphæria Cincli-
doli A. Rac., dans un phylloïde de Cinclidotus jonlinaloides (Hedw.)
P. Rcauv. (x 312).
Fig. 219. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Pleospora bryophila
A. Rac. (x 130).
Fig. 220. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Clalhospora muscicola
A. Rac., dans un pédicelle de Polytrichum juniperinum var. alpinum
Br. eur. (x 140).
Fig. 221. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Pyrenophora Barlra-
miæ A. Rac., dans une capsule de Bartramia ithyphyüa Brid. (x 250).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LV1I1
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 222. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Pyrenophora muscomm
A. Hac., dans un pédicelle de Tortula muralis var. æstiva (Brid.)
P. Beauv. (x 220).
Fig. 223. - Coupc longitudinale d’un pseudopérithèce de Pyrenophora muscorum
A. Rac., dans un pédicelle de Syntrichia ruralis (L.) Brid. (x 250).
Fig. 224. - Idem. Observer le pseudopérithèce presque superficiel (x 133).
Fig. 225. - Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Pyrenophora Syntrichiæ
A. Rac., dans un pédicelle de Syntrichia subulatu (L.) Web. et Morh.
(x 285).
Fig. 226. • Coupe longitudinale d’un pseudopérithèce de Pyrenophora bryophila
A. Rac., dans une capsule de Lticranum elongatum Schleich. (x 250).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. L1X
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 227.
Fig. 228. -
Fig. 229.
Fig. 230.
Coupc longitudinale d’un pscudopérithccc de Leptvsporella Leuco-
dontis A. Roc., coloré au glyehcmalum acide de Mayer (x 90).
Idem, non coloré {x 90).
Coupe transversale d’un thyriothèce de Trichothyrium alpestre (Sace.)
Theiss. sur un pédicelle de Uicranum scoparium Hedw. Remarquer
les cellules cubiques en palissade et l’origine basale de l’hyménium
(x 650).
Idem. Remarquer l’orientation des asques vers le pore et les vestiges
de cellules cubiques sur les marges (x 650).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. T ome X.
PI. LX
230
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 231. - Portion d’un thalle de Marchantia polymorpka L., avec plusieurs
pycnides de Phyllosticta Marchantiæ Sacc.
Fig. 232. - Phyllosticta bryophila A. Rac. Coupe dans une pycnidc enfoncée
dans une cellule d’un phyllo'ide ( x 500).
Fig. 233. - Idem. Coupe dans une pycnide érumpante-superficielle (le pédicelle
est coupé transversalement) (x 500).
Fig. 234. - Idem. Coupe dans une pycnide immergée (le pédicelle est coupé longi¬
tudinalement) (x 500).
Fig. 235. - Pycnides de Phoma Plagiochilæ A. Rac. sur phylloïde de Plagiochila
asplenioides (L.) Dum, vues par-dessus.
Fig. 236. - Pycnides de Phoma muscorum E. Rostrup dans un pédicelle de
Dryum capillare L.
Fig. 237. - Pycnides de Phoma Splachni E. Rostrup dans un pédicelle de Syn-
trichia inermis (Brid.) Bruch.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 238. - Pycnides de Phoma Tortellæ A. Rac. dans un pédicelle de Tortella
tortuosa (L.) Limpr.
Fig. 239. - Pycnospores de Phoma bryophila A. Rac.
Fig. 240. - Pycnospores de Phoma Polytrichi A. Rac.
Fig. 241. - Pycnides de Phomopsis muscorum A. Rac. sur pédicelle d'Amblys-
tegium pachyrhizon Lindb.
Fig. 242. - Sporophorcs et pycnospores.
Fig. 243. • Partie inférieure d’une capsule de Cinclidotus fontinaloid.es (Hedw.)
P. Beauv., avec plusieurs pycnides de Chaetopyrena Hederæ-Uelicis
Savul. et Hulca, cm. A. Rac.
Fig. 244. • Pycnospores.
Fig. 245. - Sporophores et pycnospores de Cytospora Polytrichi A. Rac.
Fig. 246. • Pédicelle de sporogone de Syntrichia subulata (L.) Web. et Mohr
avec deux pycnides de Coniothyrium muscorum A. Rac.
Fig. 247. - Pycnospores.
Source : MNHN, Paris
J %>
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
pédicelle de
Fig. 248. - Deux pycnides de Diplodina muscorum Gz. Frag. sur un
Tortula Vahliana (Schultz) De Not. (d’après l’auteur).
Fig. 249. - Pycnides de Diplodina Rauii (Ellis) A. Rac. dans un pédicelle de
Polytrickum attenuatum Menz.
Fig. 250. - Pycnospores.
Fig. 251. - Portion d’un pcdicelle de Dicranum scoparium (L.) Hcdw. avec une
très grande pycnide. de Diplodina bryophila.
Fig. 252. - Coupe transversale dans une pycnide.
Fig. 253. - Pycnospores.
Fig. 254. - Pycnospores de Diplodia Drepanocladi A. Rae.
Fig. 255. - Pycnospores de Diplodia muscicola A. Rac.
Fig. 256. - Pédicelle de Syntrichia subulata (L.) Web. et Mohr, avec une
pycnide de Hendersonia muscorum A. Rac.
Fig. 257. - Pycnospores.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXIII
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Source : MNHN, Paris
Fig. 258.
Fig. 259.
Fig. 260.
Fig. 261.
Fig. 262.
Fig. 263.
Fig. 264.
Fig. 265.
Fig. 266.
Fig. 267.
Fig. 268.
Portion d’un pcdicelle de Camptothecium Philippeanum (Spruce)
Kindb. avec deux pycnides de Hendersonia bryophila A. Rac.
Pycnosporcs.
Partie inférieure d’une capsule de Pogonatum aloides (Hedw.)
P. Beauv., avec deux pycnides de Hendersonia muscicola A. Rac.
Pycnosporcs de Hendersonia Hebouliæ A. Rac. n. sp.
Courbe de variation de la longueur de 250 pycnosporcs.
Portion d’un pédicclle de Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv.
avec deux pycnides de Hendersonia Mnii A. Rac. n. sp.
Pycnospores.
Portion d’une capsule de Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv.,
avec une pyenide de Wojnowicia bryophila A. Rac.
Pycnospores.
Portion d’un pédicelle de Bryum cap illare avec une pyenide de
Ceratopycnis muscorum A. Rac. n. sp.
Pycnospores
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXIV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 269. - Pycnide de Ceralopycnis bryophila A. Rac. n. sp. dans un pédicelle
de Synlrichia ruralis (L.) Brid.
Fig. 270. - Germination des pycnospores après 6 heures (a) et après 24 heures (b).
Fig. 271. - Pycnide superficielle de Heimiella Dicrani A. Rac. n. sp. sur un
pédicelle de Uicranum scoparium (L.) Hedw.
Fig. 272. - Paroi de la pycnide près de l’ostiole.
Fig. 273. - Sporophores et pycnospores.
Fig. 274. - Pycnides de Discosia Artocreas (Tode) Fr. sur un pédicelle de Syntri-
chia subulata (L.) Web. et Mohr.
Fig. 275. - Pycnide de Discosia Artocreas (Tode) Fr. sur une capsule de Pogonatum
aloides (Hedw.) P. Beauv.
Fig. 276. - Sporophores et pycnospores.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXV
Fig. 277. - Pycnides de Leptothyrium muscorum A. Rac. sur un pédicelle de
Polytrichum alleniutlum Menz. (x 25).
Fig. 278. - Portion de la paroi supérieure d’une pycnide de Leptothyrium atle-
nuatum A. Rac. montrant la structure pseudoparenchymateuse et la
zonation concentrique ( x 325).
Fig. 279. - Coupe transversale dans une pycnide et pyenospores (x 1500).
Fig. 280. • Dinemasporium graminum Lév. var. strigulosum Karst. Paroi d’une
pseudopyenide (x 750), sporophorcs e‘. pyenospores (x 1250).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXV1
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
0 0 0 0
Fig. 281.
Fig. 282.
Fig. 283.
Fig. 284.
Fig. 285.
Fig. 286.
Pseudopycnide de Heteropalella umbilicata (Pars.) Jaap sur le col
d’une capsule de Dicranum elongatum Schleich.
Sporophorcs et pyenospores.
Germination des pyenospores a) après 12 heures, b) après 24 heures"
Pseudopycnide de Siropatella Calharineæ A. Rac. localisée à la base
d’une capsule de Catharinea undulata (L.) Web. et Mohr.
Pyenospores.
Cylindrosporium Oreoweisiæ Gz. Frag. sur pédicelle d'Oreoweisia
Bruntonii (Sm.) Br. eur. (d’après l’auteur).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
P). LXV11
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Source : MNHN, Paris
Fig. 287. - Pseudopycnides superficielles de Leplochlamys thecicola (B. et Rr.'i A.
Rae. sur pédieellc de Polytrichum attenuatum Menz.
Fig. 288. - Sporophores et pyenospores,
Fig. 289. - Germination des pyenospores a) après 24 heures, b) après 48 heures
Fig. 290. - Aeervule. de i’ Vermicularia thecicola Schw. sur un pédicelle de Mnium
marginatum (Dieks.) P. Beauv.
Fig. 291. - Sommet d’un phylloïde d ’Hypnum cupressiforme L. envahi par Cylin-
drium heteronemum Sacc.
Fig. 292. - Physospora albida v. Hohn. (d’après Migula 1. r..).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXVII1
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 293. - Acremonium alternatum Link. Conodiophores et conidies (d’après
Ferraris).
Fig. 294. - liotrytis liryii G. Frag sur phylloïde de liryum sp.
Fig. 295. - id. après la chute des conidies (d’après Fragoso)
Fig. 296. - Pcdicclle de Pulytrichum juniperinum var. alpinum Br. présentant
un sclérote et des conidiophores de liotrytis cinerea Pers.
Fig. 297. - Pachybasium Tilletii (Desm.) Oud. (d’après Berkeley).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LX1X
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 298. - Didymocladium lernatum (Bonord.) Sacc.
Fig. 299. - Conidiophore et oonidies de Diplosporium album Bonord. (d’après
Migula).
Fig. 300. - Conidiophore et eonidies de la forme conidicnne Dactijlium dendroides
(Bull.) Fr. d’ Hypomyces rosellus (Ail», et Sehw.) Bonord. (d’après
Migula).
Fig. 301. - Sporudospora Jungerrnanniae Reinsch sur phylloïde de Plagiochila
asplenioides (L.) Dum.
Fig. 302. - Sciniatosporium Hypnorum Cost. a) mycélium, b) filaments dressés,
c) eonidie, d) tissu du phylloïde d'Ifypnum sp. (d’après Reinsch).
Fig. 303. - Dematium muscicola Gz. Frag. sur Cephaloziella Turneri (Hooker)
K. Müller (d’après Gz. Fragoso).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. I.XX
Source : MNHN, Paris
Fig. 304-305. - Conidiophorc ( x 265) et conidies germant de Periconia pyenos-
pora Fres.
Fig. 300. - Extrémité d’un conidiophore de Periconia nigriceps (Peck) Sacc.
et conidies.
Fig. 307. - Helicotrichum obscurum (Corda) Sacc.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXXI
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN, Paris
Fig. 308. - Mycélium et conidies (x 830) de Pleosphæria Lophoziæ A. Rac., f.
conid Clasterusporium.
Fig. 309. - Conidiophores (x 670) et conidies (x 1330) de Leplomeliola Hypnorum
A. Rac., f. cotiid Ophiolrichum.
Fig. 310-311. - Conidies et conidiophores de Casaresia sphagnorum Gz. Frag.
sur Sphagnum squarrosum Corme (d’après l’auteur).
Source : MNHN, Paris
alT~ï::
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXXII
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Fig. 312. - Phylloïde de Syntrichia inermis (Brid.) Bruch. présentant le long de la
nervure des fructifications de Sporodesmium Synlriehiæ A. Rac.
(x 20).
Fig. 313. - Coupe transversale dans un phylloïde pour montrer la nervure envahie
par le mycélium et la formation des conidiophorcs ( x 500).
Fig. 314. - Naissance des conidics au sommet des conidiophorcs (x 1000).
Fig. 315. - Trois conidies mûres (x 1000).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B.
X.
PI. LXXI1I
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Source : MNHN. Paris
Fig. 316. - Conidiophores et conidies de Alternaria tenuis Nees.
Fig. 317. - Conidiophores et conidies (d’après Migula) de Macrosporium commune
Rabcnh.
Fig. 318. - Antromycopsis minuta Sace. 1 à 3) Synnemas, 4) Conidiophore,
5) Conidies (d’après Ferraris).
Fig. 319. - Conidies (d’apres Wollenweber et Reinking) de Fusarium Kühnii
(Fuck.) Sacc.
Fig. 320. - Periola hirsutu (Sehuin.) Fr., 1) sur phylloïdes de Spkagnum sp.,
2) Coupe dans un sporodochium,3) structure du sporodochium,4) coni¬
diophores, G) conidies caténulées (d’après Ferraris).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 321.
Fig. 322.
Fig. 323.
Coupe transversale dans un sporodochium d ’Epicoccum PlagiochiUe
A. Rac. (x 700).
Conidies, dont les unes germent (x 1500).
Aspect du mycélium rampant à la surface d’un phylloïde ; appendice
stigmopodiiformc donnant naissance à un suçoir intracellulaire (x 350)
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
Fig. 324. - Coupe longitudinale de deux pycnides de Phyllosticla Marchanliæ Sacc.
dans un thalle de Reboulia hemisphœrica (L.) Raddi (x 315).
Fig. 325. • Phylloïde de Tortula muralis (L.) Hedw. attaqué par Phyllosticta
bryophila A. Rae. (x 20).
Fig. 326. - Idem, mais à chlorophylle dissoute dans l’alcool pour montrer la
zone brune formée entre la partie saine et celle parasitée ( x 45).
Fig. 327. - Coupe longitudinale de deux pycnides de Phoma Plagiochilæ A. Rac.
dans un phylloïde de Plagiochila asplenioides (L.) Dum. (x 70).
Fig. 328. - Paroi d'une pycnide de Phoma muscorum E. Rostr. dans un pcdi-
celle de Syntrichia subulata (L.) Web. et Mohr (x 365).
Fig. 329. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Phoma muscorum E. Rostr.
dans un pédicellc de Bryum capillare L. (x 380).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXXVI
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
Source : MNHN, Paris
Fig. 330. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Phoma Splachni E. Rostr.
dans une capsule d’ Orthotrichum sp. (x 380).
Fig. 331. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Didymosphæria Tetraplodonlis
var. Funariæ A. Rac. dans une capsule de Funaria hygrometrica (L.)
Sibth. (x 310).
Fig. 332. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Phoma Tortellæ A. Rac. dans
un pédicclle de Tortella tortuosa (L.) Limpr. (x 250).
Fig. 333. - Coupe longitudinale de plusieurs pyenides de Phoma hryophila
A. Rac. et une capsule d’Orthotrichum affine Schrad., pour montrer
la localisation des pyenides à l’endroit où les cellules épidermiques
sont plus petites et à membrane plus mince (x 62).
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PL LXXVII
Source : MNHN, Paris
Fig. 334. - Coupe longitudinale d’une pyenide de Phoma bryophila A. Rac. dans
une capsule d ’Orthotrichum striatum (L.) Schwgr. (x 310).
Fig. 335. - Coupe longitudinale d’une pyenide de Phoma Polytrichi A. Rac.
dans une capsule de Polytrichum piliferum Schrcli. ( x 345).
Fig. 336. - Coupe longitudinale d’une pyenide de Diptodina Rauii (Eli.) A. Rac.
dans un pédicclle de Polytrichum attenuatum Menz. (x 305).
Fig. 337. - Coupe longitudinale d’une pyenide de Diplodia Drepanocladi A. Rac.
dans un pédicelle de Drepanocladus Sendlneri (Sehpr.) VVarnst.
(x 280).
Fig. 338. - Coupe longitudinale d’une pyenide de Diplodia muscicola A. Rac.
dans un pédicclle de Grimmia pulvinata (L.) Sm. (x 312).
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PI. LXXVIII
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
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Fig. 339. - Coups longitudinale d’une pycnide de Chætopyrena Hederæ-llelicis
Savul. et Hulca emend. A. Rac. dans une capsule de Cinclidotus
fontinaloides (Hcdw.) P. Beauv. Remarquer une jeune pycnide née
dans une plus âgée (x 245).
Fig. 340. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Hendersoniu muscicola A. Rac.
dans une capsule de Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv. (x 370).
Fig. 341. - Coupe longitudinale d’une pycnide d' Hendersonia bnjophila A. Rac.
dans un pédicclle de Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv. (x 370).
Fig. 342. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Wojnowicia bnjophila A, Rac.
dans une capsule de Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv. (x 260).
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome X.
PI. LXX1X
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
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Fig. 343. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Ceratopycnis muscorum
A. Rac. dans un pédicelle de Bryum capiüare L. (y 305).
Fig. 344. - Coupe longitudinale d’une pycnide de Ceratopycnis bryophila A. Rac.
dans un pédicelle de Syntrichia alpina (Br. cur.) Jur. Le sommet de
l’ostiolc a été cassé (x 305).
Fig. 345. - Coupe longitudinale d’une pycnide semi-érumpante d ’lleimiella
Dicrani A. Rac. dans un pcdiccllc de Dicranum scoparium (L.) Hcdw.
(x 305).
Fig. 346. - Idem,, mais pycnide immergée ( x 305).
Fig. 347. - Coupe longitudinale d’une pycnide. de üiscosia Artocreas (Tode) Fr.
Remarquer la cuticule qui recouvre la lame supérieure (x 1000).
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PI. LXXX
CHAMPIGNONS BRYOPH1LES
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Fig. 348. - Coupe longitudinale d’une pseudopycnide d 'Heteropatella umbilicata
(Pers.) Japp sur un pédicelle de Dicranum elongalum Schlcich. {x 250).
Fig. 349. - Coupe longitudinale d’une pseudopycnide de Sirupalella Catharinese
A. Rac. sur une capsule de Cathurinea undulala (L.) Web. et Mohr
(x 170).
Fig. 350. - Coupe longitudinale d’une pseudopycnide immergée de feptochlamys
thecicola (B. et Br.) A. Rac. dans une capsule de Grimmia élatior
Bruch. (x 280).
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PI. LXXXI
Fig. 351. - Coupe longitudinale d’une pseudopycnide superficielle de Leptochlamys
thecicola(B. et Br.) A. Rac. sur un pédicelle de Polytrichum gracile
Mens, (x 280).
Fig. 352. - Coupe longitudinale d’un acervule de Vermicularia thecicola Schw.
dans un pédicelle de Mnium niarginatum (Dicks.) P. Beauv. (x 305).
Fig. 353. - Phylloïdc de Plagiochila asplenioid.es var. major Nées avec deux
jeunes sporodochiums d ’Epicoccum Plagiochilæ A. Rac. (x 160).
Fig. 354. - Idem. Remarquer, à droite, l’aspect des appendices stigmopodiiformes
et à gauche, une cellule envahie par le mycélium (x 160).
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PI. LXXXli
351
352
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
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Fig. 355. - Suçoirs d ’Epicoccum Plagiochilœ A. Rac. colorés au bleu lai
et vus à la lumière monochromatique de sodium (x 650).
Fig. 356. - lclem.
Fig. 357. - Vésiculisation d’un suçoir ( x 650).
Fig. 358. • Suçoir âgé en voie de désorganisation ( x 650).
:tothymo!é
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Te
X.
PI. LXXXI1I
V-TUR,
\Ï/
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
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Fig. 359.
Fig. 360.
Fig. 361.
Coupe médiane d’un sclérote de Sclerotium sphagni (Thcrry) Mocsz
(x 300).
Cauloïde de Fissidens cristatus Wilson envahi par des Algues et Scle¬
rotium sp. ( x 14).
Coupe médiane d’un sclérote de Sclerotium sp. Remarquer le speudo-
parenchyme homogène et brun foncé interne (x 277).
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PI. LXXXIV
CHAMPIGNONS BRYOPHILES
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