MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME ONZIÈME
LES FORAGES PROFONDS DU BASSIN DE PARIS
La Nappe artésienne des Sables Verts
PAR
PAUL LEMOINE
PROFESSEUR DE GÉOLOGIE AU MUSEUM NATIONAL d’hISTOIRE NATURELLE
DIRECTEUR HONORAIRE DU MUSEUM
RENÉ HUMERY
INGÉNIEUR CIVIL DES MINES
RAPPORTEUR AU COMITE SUPERIEUR D’AMÉNAGEMENT DE LA REGION PARISIENNE
ROBERT SOYER
ASSISTANT AU LABORATOIRE DE GEOLOGIE
DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geofl'roy-Sainl-llilaire (V')
1939
Prix : 200 fr.
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
mêmes conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tirages à part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le
commerce.
Les travaux destinés aux Mémoires du Muséum national
d’Histoire naturelle doivent être remis à M. le Dr R. Jeannel,
45 bis, rue de Bufïon, Paris (5e), ou à tout autre professeur du
Muséum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à
une décision de l’Assemblée des Professeurs.
Le prix de l’abonnement, pour un volume, est de 200 francs.
Le montant des abonnements et les demandes de fascicules
doivent être adressés au Muséum national d' Histoire naturelle ,
Salle de Ventes, 36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5e), par
chèques bancaires, mandats poste ou virement au Compte
chèques postaux de l’Agent comptable du Muséum :
Paris 124-03.
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME ONZIÈME
LES FORAGES PROFONDS DU BASSIN DE PARIS
La Nappe artésienne des Sables Verts
PAR
PAUL LEMOINE
PROFESSEUR DE GEOLOGIE AU MUSEUM NATIONAL D HISTOIRE NATURELLE
DIRECTEUR HONORAIRE DU MUSEUM
RENÉ HUMERY
INGÉNIEUR CIVIL DES MINES
RAPPORTEUR AU COMITE SUPERIEUR DEMENAGEMENT DE LA REGION PARISIENNE
ROBERT SOYER
ASSISTANT AU LAUORATOIRE DE GEOLOGIE
DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V')
1939
INTRODUCTION
Il y aura bientôt un siècle que jaillissait le célèbre puits arté¬
sien de Grenelle, le doyen de la région parisienne.
Dû à la collaboration d’Arago, savant de génie, et de Mulot,
mécanicien habile et persévérant, le puits de Grenelle souleva
l’enthousiasme de la population parisienne et la curiosité des
hydrologues, des ingénieurs et des géologues.
Depuis cette époque, que de progrès dans l’art du sondeur !
Au matériel primitif de Grenelle, ont succédé les appareils à bat¬
tage rapide, mus par la vapeur, les installations de sondages à
la corde et, enfin, les appareils Rotary, capables d’atteindre en
trois mois une profondeur de plus de 800 mètres.
Plus que toute autre, la nappe albienne a suscité, depuis 100 ans,
un grand courant de recherches scientifiques. Les documents
recueillis grâce aux forages ont été interprétés, souvent dans des
sens divers, par de nombreux auteurs et, même, par des ama¬
teurs et des curieux,
Dans ces dernières années, surtout depuis que se sont intro¬
duites en France des méthodes américaines de forage, de nom¬
breux travaux du plus grand intérêt ont vu le jour, mais n’ayant
porté que sur un nombre restreint de forages, leurs conclusions
ne pouvaient avoir qu’une valeur relative. Aucun travail d’en¬
semble ne pouvait en effet être entrepris, car il était nécessaire
de centraliser, vérifier et coordonner tous les renseignements
et, aussi, d’étendre le champ des recherches au Bassin de Paris
tout entier : le Muséum National d’Histoire Naturelle avait les
moyens et l’autorité nécessaires pour cette immense enquête.
Aussi, depuis 1982, n’avons nous cessé de suivre et visiter les
chantiers de forages, de recueillir et vérifier les coupes, de pré-
VI
introduction
lever et examiner les échantillons, de solliciter et collationner
les renseignements techniques (analyses, débits, niveaux sta¬
tiques) pour les réunir et les organiser en une synthèse que
nous présentons aujourd'hui aux savants et aux techniciens.
Cette tâche nous a été d’autant plus facile que nous avons
rencontré presque partout un accueil parfait et une intelligence
complète de l’importance de cette enquête. Les entrepreneurs
de sondages nous ont ouvert largement leurs archives ; les
maîtres d’œuvres nous ont donné toute liberté d’accès aux chan¬
tiers. Tous ont consenti à nous remettre ensuite leurs résultats
hydrologiques sur les puits en service ; la plupart nous ont fait
don des échantillons, recueillis dans les forages ; leur collection
a été classée et conservée par la Section de Géologie de la
Région Parisienne du laboratoire de Géologie du Muséum (Fon¬
dation du Département de la Seine).
Nous exprimons à tous nos aimables collaborateurs notre bien
vive gratitude. Nous remercions tout d’abord M. H. Giraud,
directeur général des Travaux du Département de la Seine, M. Sen-
tenac, directeur du Service des Eaux et de l’Assainissement,
MM. Thuillier, administrateur délégué, et Destrais, ingénieur en
chef du Service des Eaux de la Société Lyonnaise des Eaux et de
l’Eclairage ; MM. Glasser, directeur général, Giraud, sous-direc-
teur, Pattier, Molinié et Chapès, ingénieurs de la Compagnie
Générale des Eaux. Une collaboration de plusieurs années avec
ces éminents ingénieurs nous a permis d’obtenir des résultats
féconds pour l’hydrologie profonde.
Nous adressons nos vifs remerciements à MM. Ortiz et Simard
de la Société Layne-France, M. Niedergang de la Société Nou¬
velle de Sondages Bonne-Espérance, à M. Ragot, de la Société
Forage et Matériel, à MM. Lefèvre de Quièvrechain ; E. Lippmann,
de Hulster et Faibie, Bachy, R. Brochot et à M. Urvoy de la Com¬
pagnie Trefor.
Nos remerciements iront également à notre excellent collègue
M. G. Lecointre, qui a bien voulu collaborer avec nous pour
publier les forages inédits de la région tourangelle, à M. E. Leroux,
chef du Service des Eaux de la région Nord, qui nous a remis
les documents et les échantillons du forage à Saint-Denis de la
INTRODUCTION
VII
Société Nationale des Chemins de Fer, à M. Tiraspolsky ingénieur
civil des Mines, à M. G. Dimitri, chef du Laboratoire spécial
d’analyses, à M. Guillerd, chef du Service de surveillance des
Eaux delà Ville de Paris, M. Bufquin, ingénieur en chef des Ponts
et Chaussées de Seine-et-Oise, chef du Service des Eaux du
domaine de Versailles.
Nous présentons l’expression de notre vive gratitude aux indus¬
triels et concessionnaires qui ont consenti à nous aider dans
notre tâche : la Compagnie française d’Eclairage et de Chauffage
par le gaz, M. Metzner, directeur du Clos du Postillon ;
MM. Richard Frères, la Direction de la Raffinerie Say, le Direc¬
teur de la Blanchisserie de Grenelle, la Direction de la Compa¬
gnie des Eaux de Maisons-Laffitte, M. Leduc de la Blanchisserie
de Pantin, M. Dantin, ingénieur en chef de la région ouest de
la Société Nationale des Chemins de Fer, ainsi qu’à la Direction
de la Manufacture française des Tapis et Couvertures de Beauvais.
Nous soulignons, pour les forages du département de la Marne,
l’aide précieuse de M. Viret, ingénieur du Service Vicinal, qui
nous a communiqué de nombreuses observations du plus haut
intérêt, recueillies en zone albienne dans la région voisine des
affleurements.
Fruit du travail d’une équipe — dont les efforts étaient coor¬
donnés par une ardeur commune et une amitié ancienne — et
malgré des divergences de détail dans certaines idées, cet ouvrage
n’a pu être édifié que grâce à la collaboration la plus parfaite
de tous ceux qu’intéressent à un titre quelconque, les puits pro¬
fonds et les nappes artésiennes. Aussi, nous sommes joyeux
aujourd’hui de présenter la synthèse de ces efforts collectifs en
souhaitant seulement qu’elle puisse rendre quelques services à
notre pays et à tous ceux qui ont bien voulu nous aider dans
notre tâche,
CHAPITRE I
LE BASSIN DE PARIS
Limites géographiques. — Limites géologiques. — Les auréoles périphériques. —
Le centre tertiaire. — Les bordures.
Limites géographiques
Le Bassin de Paris est une région naturelle limitée par le méridien O
Greenwich et le 5° de longitude est, et les parallèles de 47° et 50°4 de lati¬
tude nord.
L’altitude de cette province géographique est inférieure à 300 mètres,
à l’exception de quelques rares points qui ne dépassent pas 350 mètres.
L’altitude décroît constamment depuis les bordures sud-ouest et est.
Les limites géographiques sont presque toutes naturelles. A l’Ouest, le
Massif ancien des collines de Normandie et d’Anjou ; au Sud, les contreforts
du Massif Central, les monts du Bourbonnais et du Nivernais ; au Sud-Est,
le Morvan et le plateau de Langres ; à l’Est, les monts Faucilles, l’Argonne ;
au Nord-Est, les Ardennes. Au Nord, la limite du Bassin de Paris n’est pas
nette : les collines de l’Artois, peu élevées, ne sont qu’une limite arbitraire;
au Nord-Ouest, la Manche, de faible profondeur, limite la partie occidentale
du Bassin.
La région, ainsi définie, occupe une superficie d’environ 120.000 km2.
Limites géologiques.
Les limites géologiques du Bassin de Paris sont très précises. A l’Ouest,
les assises primaires du Massif Armoricain forment la bordure sur la ligne
Caen-Alençon-Le Mans-Angers. Au Sud-Est, le détroit du Poitou, dont les
couches jurassiques sont resserrées entre les granités des collines de la
Gâtine, et les gneiss et les micaschistes du Limousin. A l’Est et au Sud-Est,
le Massif Central et les monts du Morvan limitent une zone fracturée, de
tectonique tourmentée, qui contraste avec l’allure apparemment simple
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 1
2
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
duBassin de Paris. Al’Est, le détroit Morvano-Vosgien,le plateaude Langres
et son substratum bajocien, qui s’étend jusqu’à Chaumont, forment des
coupures bien nettes, se poursuivant par les monts Faucilles et l’Argonne
jusqu’au massif primaire de l’Ardenne et son prolongement : la barrière
souterraine des Flandres, où une série d’accidents importants amène très
près du sol les sédiments anthracolithiques, qui réapparaissent en surface
dans le Boulonnais. Au Nord-Ouest, par contre, il n’existe aucune limite
géologique et les couches du Bassin de Paris, passant sous la Manche, réap¬
paraissent dans le Sud de l’Angleterre, aux environs de Londres ; elles sont
limitées à l’Est et au Nord par les massifs paléozoïques et primaires des
Costwold Hills, du Hood et de Feldor.
L’ensemble des deux régions ainsi définies a été souvent appelé : le
Bassin Anglo-Parisien.
On peut donc caractériser le Bassin de Paris comme une région de sédi¬
mentation secondaire et tertiaire d’une grande épaisseur, d’une faible
altitude et limitée par des massifs anciens, surélevés, sauf au Nord, où la
limite devient souterraine, par suite de mouvements tectoniques puissants
et complexes.
Les auréoles périphériques.
Dans cette enceinte de terrains anciens, des sédiments se sont accumulés
et disposés en auréoles décroissantes d’altitude et convergeantes vers le
centre, par ordre inverse d’ancienneté. Le passage des couches anciennes
aux couches plus jeunes est souvent sensible dans le relief topographique :
il se manifeste par des ressauts et même des falaises, alternant avec des
zones déprimées, les « Marches » du Bassin de Paris. Il existe une relation
directe entre la dureté des couches et les accidents topographiques, car
leur modelé est une conséquence de l’érosion qui a été plus ou moins facile,
suivant la nature sédimentaire des roches.
Le centre tertiaire.
Le centre du Bassin de Paris est constitué par les sédiments tertiaires
de l’Ile-de-France, où la suite des dépôts nummulitiques alternativement
marins, lagunaires et lacustres, s’est terminée, dans le Nord et l’Est de la
région parisienne, par l’apport des Sables de Fontainebleau. Ces sables
ont été ensuite profondément entamés par l’érosion, si bien qu’il n’en subsiste
plus que des lambeaux abandonnés sur les buttes témoins.
Dans le Sud et l’Ouest du Bassin de Paris, les sédiments lagunaires et
lacustres du Néogène inférieur (Burdigalien) sont représentés par les assises
puissantes de l’Orléanais et du groupe de Sologne, relayés, à la limite du
Bassin de Paris et du Massif Armoricain, par les sables marins de la mer
LE BASSIN DE PARIS
3
des Faluns, qui ont. laissé des dépôts fossilifères dans la région tourangelle.
Quand on se dirige vers la périphérie est du bassin tertiaire, on atteint la
première auréole : la zone crétacée, où l’Ile-de-France apparaît en effet
comme une île dominant de toutes parts la craie, en formant un escarpe¬
ment puissant : la « Cuesta » de l’ Ile-de-France. La Cuesta, parfois entamée
par de profondes échancrures où s’engagent les cours d’eau, est nette à
Longueville, à Montereau, dans la région d’ÉpERNAY, à Clermont et
dans le Mantois.
Les bordures.
L’auréole crétacée se relève vers l’Est ; dans les mornes étendues de la
Champagne et de la Picardie, jusqu’aux environs de Joigny, Troyes,
Sainte-Menehould, Rethel. Parfois, des lambeaux de terrains tertiaires
recouvrent encore la craie sous forme de buttes isolées, telles que la mon¬
tagne de Reims, qui coupent la monotonie de ces vastes plaines où le sol
tendre s’est facilement érodé, en déterminant de grandes pénéplaines qui
contrastent avec l’allure vallonnée et l’aspect si varié du noyau tertiaire
du Bassin de Paris.
Le contact de l’auréole crayeuse du Crétacé supérieur, avec celle du Cré¬
tacé moyen et inférieur, marneux, argileux et sableux, détermine un second
escarpement où la craie, plus compacte, surplombe les terrains meubles
et facilement affouillables du Cénomanien inférieur, de l’Albien et des
étages sous-jacents, argilo-sableux. Ce fait est particulièrement net sur
la zone : Cosne, Saint-Florentin, Yendeuvre, Wassy, Saint-Dizier,
Clermont-en-Argonne.
L’apparition des calcaires jurassiques, beaucoup plus durs, et en parti¬
culier des calcaires portlandiens (Calcaires du Barrois), forme une nouvelle
marche au delà de la bande crétacée. Avec le Portlandien, on atteint la
zone d’altitude supérieure à 300 mètres, et l’on quitte bientôt le Bassin de
Paris.
Dans l’Ouest, les auréoles ne sont pas aussi nettes, car une grande partie
des sédiments arrivent à la limite des dépôts, et viennent finir en biseau,
sous des couches plus récentes. L’existence d’un certain nombre de failles
détermine aussi des contacts anormaux dans le tréfonds, de sorte que
l’auréole crétacée s’approche très souvent du socle archéo-primaire du
Massif Armoricain, dont elle n’est séparée que par une bande irrégulière
et souvent fort étroite, de dépôts jurassiques.
Dans le Nord, où le Crétacé est moins épais, certains termes de la base
ont complètement disparu et, sous un recouvrement de dépôts nummuli-
tiques, le passage souterrain du Jurassique au Carbonifère se fait, sur la
ligne : Saint-Omer, Béthune, Cambrai, Hirson, suivant le tracé
approximatif d’un accident géologique très important : la Faille du Midi,
bien connue des géologues et des mineurs du Nord.
4
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Mais, d’une manière générale, on retrouve, plus ou moins apparents,
de part et d’autre du Bassin de Paris, les étages géologiques des auréoles ;
leur puissance est variable, suivant le régime prédominant dans la zone
où ils sont déposés ; leur faciès est quelquefois différent de part et d’autre
du Bassin. Il n’en reste pas moins que pour le Crétacé, et notamment le
Crétacé supérieur, tous les termes qui le constituent sont visibles de toutes
parts autour de l’Ile-de-France et atteignent une grande puissance sous
celle-ci. Ils forment le support de l’Ile-de-France, bloc tertiaire surimposé
au pays crayeux, recouvrant la zone de sédimentation maximum des
assises du Bassin de Paris.
CHAPITRE II
STRATIGRAPHIE DU RASSIN DE PARIS
Le Crétacé supérieur.
Sous les sédiments tertiaires de l’Ile-de-France, qu’on laissera de côté
au cours de cette étude, repose la série crétacée.
On peut subdiviser le Crétacé en 3 groupes d’étages :
Le Crétacé inférieur comprenant : le Néocomien, le Barrémien, l’Aptien.
Le Crétacé moyen comprenant : l’Albien, le Cénomanien, le Yraconnien.
Le Crétacé supérieur comprenant : le Turonien et les étages groupés
autrefois sous le nom de Sénonien.
Le Sénonien. — Dans le Bassin de Paris, le Sénonien, dont le type a
été pris à Sens (faciès de la Craie blanche à silex), est subdivisé en 4 sous-
étages :
Le Maestrichtien, ou craie à Belemnitella mucronata, est représenté dans
le Bassin de Paris, à Meudon et aux environs de Longueville.
Le Campanien, ou Craie blanche de Champagne à Belemnitella quadrata.
Le Santonien, à Micraster cor anguinum..
Le Coniacien, à Micraster cor testudinarium.
Il est impossible de séparer actuellement ces étages dans les échantillons
recueillis dans les sondages. Toutefois, l’étude des Foraminifères, abon¬
dants à tous les niveaux de la Craie, permettra sans doute bientôt de
déterminer ces coupures. En Touraine, l’on rencontre des craies plus
détritiques, d’aspect plus grossier, les fossiles deviennent plus abon¬
dants ; la craie de Villedieu, qui remplace la craie blanche parisienne,
renferme des Huîtres, des Ammonites, des Oursins, quelques Budistes.
Par contre, les Belemnitelles (fossiles des provinces boréales) ont dis¬
paru.
Dans la Somme, le Sénonien renferme des niveaux de craie phosphatée
exploités dans de grandes carrières. Le phosphate de chaux s’y présente
en nodules, rassemblés dans des poches de décalcification.
Enfin, parfois, la craie sénonienne se charge de magnésie et s’enrichit
6
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
en silice : elle passe à l’état de craie dolomitique, dont les bancs extrême¬
ment durs ont été rencontrés dans de nombreux forages : le puits de Gre¬
nelle a rencontré six bancs de craie dolomitique qui ont été très difficiles
à franchir; dans le forage de Gassicourt (Dollfus, 1908-9) on a trouvé une
craie dolomitique parfois sableuse, mais le plus généralement jaunâtre,
cristalline et extrêmement dure.
Le Turonien. — L’étage turonien, dont le type a été pris en Touraine,
est situé sous les dépôts sénoniens ; il se présente dans la région parisienne
sous la forme de craie grise, compacte, marneuse, barrée parfois de bancs
durs, calcareux, notamment à la base. Les silex y sont moins abondants
que dans la craie sénonienne, mais par contre sont souvent d’un volume
énorme.
En Touraine, la base de la formation est sableuse ; elle est recouverte
par la craie marneuse à Inoceramus labiatus. On retrouve ce faciès seul dans
le reste du Bassin ; on peut l’observer aux environs de Rouen, dans l’Aube
et l’Yonne où il existe de beaux affleurements. L e Tuffeau de Touraine,
qui recouvre la craie marneuse, est une craie tendre, jaunâtre, grenue et
micacée, fossilifère; s’il est très développé sur les bords de la Loire, ne
s’est pas étendu bien loin vers le Nord.
A Rouen, à la côte Sainte-Catherine, où seule existe la craie marneuse,
le Turonien débute par un banc à Belemnitella plana, puis vient une zone
à Inoceramus labiatus, et, au sommet, un horizon à Holaster planus.
Le Crétacé moyen.
Le Cénomanien. — Le Cénomanien, dont le type a été pris au Mans,
où l’étage est très riche en fossiles, présente de haut en bas :
a) Les Marnes à Ostracées : Ostrea columba, O. flabellata, O. biauricu-
laris.
b) Les Sables du Perche : quartzeux, rougeâtres, plus grossiers et peu
fossilifères.
c) Les Sables du Maine à Acanthoceras rothomagense.
d ) Des sables glauconieux et des argiles à Schlonbachia varions, Orbito-
lina concava.
A Rouen, dans la coupe classique de la côte Sainte-Catherine, on obser¬
vait autrefois :
a) La Craie glauconieuse (Craie de Rouen), à Acanthoceras rothomagense,
T urrilites costatus, Scaphites æqualis.
b) Les couches calcaires, plus ou moins glauconieuses, à Acanthoceras
Mantelli.
c) La Gaize vraconnienne à Mortoniceras inflatum.
Dans l’Yonne et l’Aube, le Cénomanien débute par les Marnes de Brienne,
qui renferment Mortoniceras inflatum, surmontées par des craies blanches
STRATIGRAPHIE DU BASSIN DE PARIS
7
marneuses à Ammonites, Acanthoceras Mantelli, A. rothomagense, Schlonba-
chia varians.
Dans le Sud du Bassin, notamment dans le Cher, les Marnes à Ostracées
sont surmontées par une série puissante de sables gris verdâtre ou rou¬
geâtres : les Sables de Vierzon.
Dans la région parisienne, le Cénomanien est constitué au sommet par
des craies glauconieuses, dures, où s’intercalent des bancs calcaires glauco-
nieux, très compacts', des niveaux tendres, sableux, fins, et à la base des
marnes argileuses noires ou vertes, parfois micacées, à Mortoniceras infla-
tum (Vraconnien), dans lesquelles on a voulu voir un équivalent de la gaize
de l’Argonne.
L’Albien. — L’étage albien sera étudié en détail ici (chapitre III). Les
argiles du Gault forment le sommet de cet étage, les Sables verts situés
au-dessous recouvrent les sédiments de l’Aptien.
Le Crétacé inférieur.
Le Crétacé inférieur des bordures. — Dans le Bassin de Paris le
groupe du Crétacé inférieur comprend :
L’Aptien, incomplet, dont la base est seule présente.
Le Barrémien.
Le Néocomien.
Dans l’Ouest du Bassin, le Crétacé inférieur affleure dans le Pays de
Bray, où l’Aptien est représenté par des argiles peu épaisses, atteignant
2 mètres tout au plus, souvent marneuses, gris verdâtre, avec rognons
de grès ferrugineux et débris d ’Ostrea aquila, qui ont été observés dans le
Bois d’Argile (?) près de Versennes (Thomas, feuille de Beauvais).
Dans le Bray même, elles n’ont pas été observées (Lemoine, feuille de
Neufchâtel).
Le Barrémien comprend des argiles panachées, plastiques, blanc gri¬
sâtre, maculées de rose, rouge, violet, recouvrant des sables argileux et
des grès rougeâtres. Le Néocomien, dont l’épaisseur atteint 40 à 50 mètres,
comprend des sables blancs avec grès ferrugineux et des argiles réfractaires
étagées à plusieurs niveaux. Ces dépôts de faciès continental renfermant de
nombreuses empreintes de fougères : Lonchopteris Mantelli (= Weichselia
reticulata ) ; quelques couches fossilifères d’aspect très littoral s’intercalent
dans la couche de base. On y trouve en particulier : Panopoea neocomiensis,
Cardium subhillanum.
Au Cap de la Hève, le Crétacé inférieur est très peu développé ; l’Aptien
existe probablement seul ; c’est un banc de graviers à O. aquila reposant
sur le Kimeridgien et supportant les sédiments albiens eux-mêmes très
réduits.
La bordure orientale du Bassin de Paris montre toute une série de dépôts
8
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
qui appartiennent au Crétacé inférieur, et dont la position exacte a été
mise en relief par G. Corroy (1925).
Une révision complète due à G. Corroy (1925), basée sur des observations
de détail et une étude paléontologique approfondie des faunes recueillies,
a démontré qu’en réalité les trois étages et même leurs sous-étages sont
bien nets sur les bordures orientale et méridionale.
Aptien. — L’Aptien supérieur ou Gargasien est représenté par des
sables blanc-jaunâtres, rubanés de lignes brunes d’oxyde de fer et renfer¬
mant des lamelles de mica et des galets de quartz. Ce dépôt peu épais
atteint 5 mètres.
L’Aptien inférieur ou Bédoulien montre des argiles grasses, bleuâtres
ou grises ; à cristaux de gypse, fossilifères, où Parahoplites Deshayesi abon¬
dante est accompagnée d ’Oppelia nisoïdes ; il atteint 10 mètres. Au-des¬
sous vient une couche de calcaire marno-sableux gris jaunâtre renfermant
des oolithes ferrugineuses à Exogyra aquilina et T erebratulina astieriana
(épaisseur 0 m. 80).
Barrémien. — Le Barrémien supérieur montre parfois sous l’Aptien un
banc irrégulier : la couche rouge de Wassy, qui est une hématite impure, à
grains de limonite cimentée dans un calcaire oolithique ferrugineux. La
couche rouge recouvre un dépôt d’eau douce, à minerai de fer hydroxydé,
inclus dans un ciment argilo-siliceux. Ce minerai de fer est peu abondant
puisque son épaisseur varie de 0 m. 40 à 1 m. 60 ; sa teneur atteint 70 %
de Fe2Os. Il renferme des débris de végétaux et des fossiles lacustres.
Ces dépôts ferrugineux reposent sur des Sables et des Argiles blancs,
gris, jaunes, rouges et violets, bien nets dans le Berry, l’Yonne, l’Aube,
la Haute-Marne et la Meuse ; leur épaisseur moyenne est de 8 mètres.
L 'Argile marbrée de l’Est du Bassin de Paris repose sur des sables fins,
micacés, jaunes ou rougeâtres ; cet ensemble est l’équivalent des argiles
panachées du Pays de Bray.
Le Barrémien inférieur comprend, au sommet, des argiles, des calcaires,
des lumachelles à Ostrea Leymeriei, et des plaquettes et graviers ferrugi¬
neux. Les bancs calcaires renferment des Échinides caractéristiques de
ce niveau, en particulier : Miotoxaster Ricordeaui. La zone à M.Ricordeaui
atteint 12 mètres.
La base de l’étage, avec Astarte subformosa montre des argiles grises ou
gris jaunâtre, à cristaux de gypse, qui se chargent en Haute-Marne de
célestine (8 mètres environ).
Néocomien. — Le Néocomien est représenté par ses deux sous-étages:
l’ Hauterivien au sommet et le V alanginien à la base.
A l’Hauterivien appartiennent les Calcaires à Spatangues très fossili¬
fères, qui se montrent sous divers aspects : dans la Puisaye c’est un cal¬
caire réciforme; dans l’Yonne, les calcaires deviennent marneux et ren¬
ferment encore une huître portlandienne : Exogyra bruntrutana. Dans
l’Aube, le calcaire est bourré d’échinides : T oxaster complanatus .
STRATIGRAPHIE DU BASSIN DE PARIS
9
Au Yalanginien, qui est une période d’émersion, on ne connaît que des
dépôts continentaux, mais ceux-ci, sporadiques et peu développés, n’ont
pas dans l’Est du bassin de Paris l’importance qu’ils possèdent dans le
Pays de Bray. Ce sont des sables et des grès plus ou moins ferrugineux,
recouvrant des dépôts marneux de couleur sombre : V Argile grossière
(Leymerie) et la Marne argileuse sombre (Cornuel), où s’intercale parfois
un niveau ferrugineux à limonite et sidérose emballées dans des sables
(Fer géodique).
La base du Valanginien est constituée par un calcaire sub-saccharoïde
rempli de coralliaires et renfermant une échinide : Hyposalenia stellulata.
Dans .l’Yonne, ce calcaire fait place aux Marnes à Bryozoaires (G. Corroy,
1925).
Le Crétacé inférieur dans les sondages. — Le Crétacé inférieur a
été rencontré dans plusieurs forages profonds de la région parisienne. Dans
une note antérieure (P. Lemoine, R. Humery, R. Soyer, 1933), nous avons
donné la coupe des forages d’ORSAY et de Poissy, qui ont traversé l’Aptien
et se sont arrêtés dans le Barrémien. Depuis cette époque, quatre autres
puits ont dépassé l’Aptien et deux d’entre eux, ceux de la Brasserie Richard
frères à Ivry-sur-Seine et de la Compagnie Générale des Eaux à Pantin,
ont traversé complètement le Barrémien; le puits d’IvRY, après avoir
traversé l’Hauterivien, a rencontré le Wealdien sur 14 mètres (Lemoine,
Humery, Soyer, 1934 b). L’ouvrage s’est arrêté à quelques mètres du
Jurassique.
Ces étages présentent un faciès comparable dans tous les puits. L’Aptien
supérieur n’est pas représenté dans la région parisienne.
A l’Aptien inférieur, la zone à Parahoplites Deshayesi a le même faciès
argileux que dans l’Est du Bassin de Paris. Parahoplites Deshayesi a été
trouvé dans le carottage d’Ivry, associé à d’autres Ammonites : Saynella
raresulcata, Douvilleiceras sp. La zone à T erebratulina astieriana est sableuse
au sommet et argileuse à la base. On est ici sur le passage du faciès du
Pays de Bray, où l’Aptien argilo-sableux est bien développé à celui des
affleurements orientaux, à calcaires marno-sableux marins d’épaisseur très
faible.
A Ivry, l’Aptien a 41 mètres de puissance ; à la Butte-aux-Cailles,
42 m. 10 ; à Pantin, en région synclinale, son épaisseur atteint : 47 mètres.
D’autres forages ont pénétré dans l’Aptien, mais sans le traverser :
Pantin (Blanchisserie Leduc) sur 2 m. 95 : argile beige et grès calcaro-siliceux, fos¬
silifère.
Villeneuve-la-Garenne ....s. 5 m. 69 : argile gris noirâtre, compacte.
Epinay-sur-Seine . s. 33 m. 31 : argiles jaunes et noires s. 25 m. puis
argiles bleues et noires alternant avec
des sables verts et roux, parfois ligni-
teux et à débris d’huîtres.
La Plaine-Saint-Denis . s. 6 m. 10 : argiles brunes et beiges, fossilifères.
FACIÈS DU CRÉTACÉ INFÉRIEUR
DANS LA RÉGION PARISIENNE
Butte-aux-Cailles
Pantin
Argile jaune et grise, Argile noire et brune ... . 21 .28 Arg. jaune et grise . 10.30
bancs sableux . 9 . 72 Argile beige . 13.35 Arg. bariolée micacée..
Argiles grises compac- Arg. gris bleuâtre . 0.50
tes, fossilifères . 22.62 Arg. gris foncé, oolithes 0 . 70
32 m 34 Arg. gris bleuté, sableuse. 1.90
34 m.63 13 m.50
Sables verts glauco-
nieux, micacés
Sable gris et vert . 6.61 Sable verdâtre, oolithes .
9 . 76 Argile noire . 2.20 Sable blanc fin, compact
9 m .76 Sable blanc micacé . 3 . 56 Argile gris bleuâtre, gra-
12 m.37 viers .
Sable gris, fin, argileux.
11 m.28
Argile rouge et pana- Argile rouge et panachée,
chée . s . 0.88 bancs calcaires .
s. 0 m.88 Sable blanc, fin, gréseux.
Argile panachée .
Argile gris clair. . .
Argile rose marbrée., s. 0.30
8-90 s. 0 m.30
2.10
5.00
6.70
Argiles rouges, blanches
et grises . 10.83
Argiles bariolées . s. 6.15
s. 16 m.98
12 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Villemonble . s. 2 m. 20 : argiles brunes et grises, sableuses, fos¬
silifères, Parahoplites sp., Nucula, Solen.
Aulnay-sous-Bois . s. 4 m. 20 : argiles vertes compactes, légèrement
sableuses.
Achères . s. 1 m. 55 : argile noire compacte.
Le Barrémien est également bien représenté dans le sous-sol du centre
du Bassin. Les puits de Poissy, Ivry, la Butte-aux-Cailles, Pantin et
Orsay ont rencontré au sommet de l’étage les argiles rouges, roses et pana¬
chées, qui sont l’équivalent des argiles panachées de l’Yonne et de la Haute-
Marne, et de l’argile rose marbrée du Pays de Bray. A Botjgival, on a ob¬
servé des formations légèrement différentes : ce sont toujours des argiles,
mais de couleur plus foncée, sans panachage, et contenant des niveaux
sableux et des oolithes ferrugineuses.
La base montre des argiles grises et des passages de sable blanc, rappe¬
lant le faciès de la base du Barrémien de l’Aube.
Le Néocomien. — Sous la région parisienne, le Néocomien est franche¬
ment du type du Pays de Bray, c’est une suite de dépôts argilo-sableux
(Valanginien), qui surmontent le Wealdien continental à Lonchopteris Man-
telli. Rien ne rappelle les faciès marins à échinides de la bordure orientale.
Seuls quelques passages calcaro-gréseux très minces, à faune très littorale
(Cardiumsubliillanum), intercalés au milieu des Sables wealdiens, témoignent
d’un léger retour de la mer valanginienne, fait qui renforce encore l’ana¬
logie avec le Pays de Bray où l’un de nous (Paul Lemoine, 1912, Révision
de la feuillle de Neuchâtel) a signalé la présence de quelques bancs marins
à Cardium subhillanum et Panopæa neocomiensis intercalés dans les sédi¬
ments wealdiens de Forges-les-Eaux (S.-I.)
Le forage d’IvRY, qui n’a pas percé complètement le Wealdien, a ren¬
contré 40 mètres de sédiments néocomiens ; cet étage a donc sous Paris
une puissance au moins égale à celle qu’il présente dans le Bray, où il
atteint 40 à 50 mètres.
Le Jurassique supérieur.
Le Jurassique n’a jamais été atteint par sondage dans la région pari¬
sienne ; les forages profonds d’IvRY et de Pantin se sont sans doute arrêtés
à une faible distance du toit de celui-ci. Toutefois, son existence sous les
formations crétacées est certaine, car d’une part les auréoles kimeridgienne
et portlandienne sont bien continues à l’Est, au Sud-Est et au Sud, et
dans l’Ouest leur présence est attestée par plusieurs affleurements, par leur
apparition dans la boutonnière du Pays de Bray.
Enfin, plusieurs sondages du Bassin de Paris ont rencontré le Jurassique
supérieur, et c’est tantôt le Portlandien, tantôt le Kimeridgien, qui cons¬
titue le support du Crétacé.
STRATIGRAPHIE DU BASSIN DE PARIS
13
Le Portlandien.
Le Portlandien des bordures. — L’étage Portlandien ( sensu gallico)
a été subdivisé en France en deux sous-étages : une série marine, le Bono-
nien, forme la base ; et un groupe de formations continentales ou sau¬
mâtres, le Purbeckien, constitue le sommet de l’étage.
Dans le Bassin de Paris, le Bononien comprend surtout des formations
calcaires, mais quelquefois des assises sableuses se montrent au sommet.
C’est dans le Boulonnais, où l’étage est classique, qu’il faut chercher le
type français a faciès voisin des Portland Sands d’Angleterre 1. La coupe
la plus caractéristique est celle de la série des schistes et calcaires supé¬
rieurs de la falaise de Chatillon.
Le Portlandien manque sur la bordure nord-est du Bassin de Paris et
le Crétacé repose sur le Kimeridgien ou d’autres formations jurassiques. Cet
étage réapparaît dans la Meuse et prend une grande importance qu’il con¬
serve jusque dans l’Yonne et le Cher.
L’auréole portlandienne de l’Est du Bassin de Paris (Buvignier, de Loriol,
Royer, Tombeck et E. Salin) forme de grands plateaux calcaires dans la
région de Bar-le-Duc, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, et ces couches
forment l’assise puissante des calcaires du Barrois, qui atteint 180 mètres
près de Bar-le-Duc, où la largeur du Bononien est d’environ 30 kilomètres.
Le Portlandien comprend quatre zones qui sont de haut en bas :
4° Zone supérieure comprenant :
a) Le Calcaire gris verdâtre inférieur.
b) L'Oolithe vacuolaire.
c) Le Calcaire gris verdâtre supérieur.
3° Zone des Calcaires tubuleux.
2° Zone à Cyprina Brongniarti.
1° Zone à Gravesia portlandica.
Plus au Sud, dans l’Yonne, les deux divisions inférieures du Portlandien
existent seules :
b) Calcaire marneux compact à Pinna suprajurensis.
a) Calcaire compact à Gravesia portlandica.
En Normandie, le Portlandien arasé n’existe plus au Cap de la Hève.
Il en est de même au Sud de Rouen, où le Crétacé inférieur repose directe¬
ment sur le Kimeridgien, mais un peu plus au Nord, le Portlandien réap¬
paraît avec une certaine puissance dans le Pays de Bray.
Dans le Pays de Bray, les dépôts argileux du Kimeridgien supportent
des calcaires blancs lithographiques à Gravesia et Trigonia Edmundi.
Au-dessus viennent les marnes à Ostrea catalaunica, puis les grès calcaires
à Anomia loevigata ; enfin des calcaires et des marnes supportant un grès
1. Certains auteurs anglais rattachent actuellement les Portland Sands à l’étage Kimeridgien.
14
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
glauconieux fossilifère à Hemicidaris Hoffmanni, Echinobrissus Brodei,
Exogyra bruntrutana, et des argiles bleues à Ostrea expansa. Au-dessus de
ce Bononien vient une série de sables et grès ferrugineux à Trigonia
expansa, qui passent, sans transition, aux couches wealdiennes.
Le Portlandien dans les sondages. — Dans l’Ouest du Bassin de
Paris, plusieurs sondages ont traversé le Crétacé, et certains ont percé le
Portlandien. Au Sud du Pays de Bray, trois forages ont rencontré un Port¬
landien bien développé : ce sont les puits de Saint-Martin-du-Vivier,
Ferrières-en-Bray et Clères.
Le forage de Saint-Martin-du-Vivier (Douxami, 1909) a traversé
89 m. d’argiles à Ostrea, des grès durs, des argiles gris bleu, et enfin un
calcaire blanc continental.
A Ferrières-en-Bray (P. Pruvost, 1928), où le Portlandien affleure,
le sondage a traversé 55 m. de couches rapportées à cet étage : le Portlan¬
dien moyen sur 15 m. comprend des sables glauconieux à O. catalaunica
et Anomia lœvigata-, le Portlandien inférieur, épais de 40 m.,est constitué
par des marnes grises et des lumachelles.
Dans le forage de Clères (R. Marlière, 1931), le Portlandien, un peu plus
épais, atteint 82 m. 30 de puissance. Le Portlandien supérieur, argileux et
marneux au sommet, est à l’état de grès calcareux à la base (37 m. 30).
Le Portlandien inférieur, épais de 45 m., comprend des argiles bleues sur¬
montant des calcaires et des marnes sableuses à Exogyra oirgula, puis des
marnes grises, des lumachelles, des marnes sableuses et des grès à Exogyra
virgula.
Le forage d’ Amiens (E. Leroux et P. Pruvost, 1935) a montré l’absence
du Portlandien : les sédiments argilo-sableux du Crétacé inférieur (Aptien ?)
reposent directement sur le Kimeridgien.
Dans le forage exécuté à Péronne (Hermary, 1905), on a trouvé
18 m. 40 de grès calcareux à silex phtanites et à nombreux fossiles :
Échinides et Lamellibranches.
Les sondages du département de l’Eure n’ont pas atteint le Portlandien.
Enfin dans l’Est du Bassin de Paris, dans le département de la Marne,
à Gratreuil, en 1934, un forage a rencontré sous le Crétacé inférieur très
puissant des argiles compactes, parfois sableuses, à passages gréseux très
durs, des calcaires gris très compacts et très durs, entrecoupés de bancs
argileux qui sont peut-être l’équivalent des Calcaires du Barrois.
Dans les département de la Seine, de la Seine-et-Oise et du Loiret, aucun
forage n’a encore atteint le Jurassique supérieur.
Le Kimeridgien.
Le Kimeridgien des bordures. — Le type de l’étage, qui précède le
Portlandien, a été pris également en Angleterre, dans la puissante série
STRATIGRAPHIE DU BASSIN DE PARIS
15
argileuse qui traverse l’Angleterre depuis la Manche à Kimeridge jusqu’au
Yorkshire.
Le Kimeridgien comprend deux sous-étages : au sommet le Virgulien,
à la base le Ptérocérien.
Le Virgulien argileux comprend :
Les Argiles et Calcaires inférieurs de la falaise de Moulin-Hubert.
Les Schistes et Calcaires inférieurs de la falaise de Châtillon.
Dans le Boulonnais, l’étage est bien représenté, le Ptérocérien comprend :
Les Sables et Grès de Wirvignes.
Le Calcaire de Brequerecque.
Le Kiméridgien atteint 90 m. dans le Boulonnais.
Dans les Ardennes, le Kimeridgien existe dans le Sud-Est du départe¬
ment ; au Nord, il a été enlevé par érosion et le Crétacé repose sur le
Lusitanien.
Dans la Meuse, la hlaute-Marne (A. Durand, 1932), cet étage débute par
des marnes et des calcaires marneux à chaux hydraulique renfermant :
Pteroceras Oceani, Rasenia cymodoce. La partie supérieure marneuse con¬
tient : Aspidoceras orthoceras, A. lallierianum, puis viennent des calcaires
blancs, tantôt crayeux (Meuse), tantôt marneux (Haute-Marne), à Aspido¬
ceras caletanum, et le sommet est constitué par des calcaires marneux à
Aulacostephanus pseudomutabilis, qui, en Haute-Marne, renferment des
lumachelles à Exogyra virgula.
Le faciès devient plus argileux dans l’Aube, où le Kimeridgien débute
par des argiles bleues (Argiles de Fontaine) et des marnes à Harpagodes ;
le Ptérocérien supérieur montre des argiles et des lumachelles (lumachelles
d’ARRENTiÈREs) à Ammonites, surmontant des calcaires' compacts et des
marnes grises à Ostrea pulligera. Le Virgulien est composé par une alternance
de calcaires marneux, d’argiles et lumachelles, renfermant des Ammonites
caractéristiques : Asp. caletanum à la base, Aulacostephanus Eudoxus, A.
pseudomutabilis au sommet.
Dans l’Yonne, le Kimeridgien est parfaitement connu (Paul Lemoine
et C. Rouyer, 1902 et 1904. On observe au-dessous des calcaires com¬
pacts du Portlandien la succession suivante :
rr Argiles, marnes et lumachelles avec Reineckeia eudoxus, au sommet.
Ç. Id. avec Aspidoceras caletanum.
s. Calcaire marneux.
3. Argiles et lumachelles à Ex. virgula, avec Aspid. orthocera Asp.
Lallierianum.
y. Calcaire compact.
(3. Argiles bleues.
a . Calcaire perforé et calcaire rocailleux.
Le niveau a représente le Ptérocérien ou calcaire à Astartes. étudié
en détails par C. Rouyer (1897). Ces subdivisions se suivent au moins
jusqu’à la vallée de la Loire.
16
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
En Normandie le Kimeridgien, très important, montre une coupe clas¬
sique au cap de la Hève, où seule sa base (Ptérocerien) est représenté par
deux masses de calcaire marneux : le calcaire à Trigonies et le calcaire à
Harpagodes Oceani, séparées par des argiles à ossements de reptiles et de
poissons.
Ces bancs renferment en outre des Ammonites : Rasenia cymodoce,
H olcostephanus Berryeri, et de nombreux Lamellibranches.
Le Yirgulien existe sur la côte normande, entre Bléville et Octeville ;
il est argileux et renferme avec Exogyra virgula, Aspidoceras Lallierianum,
A. Contejeani, et, tout au sommet, les espèces habituelles de la zone à
Aulacostephanus.
Le Kimeridgien occupe le centre de la boutonnière du Bray, il est cons¬
titué par des argiles et des lumachelles à Exogyra virgula.
Le Kimeridgien dans les sondages. — De nombreux sondages ont
rencontré le Kimeridgien.
Aux environs de Rouen, le sondage de Saint-Martin-du-Vivier l’a suivi
sur 137 m. ; il comprend des grès, des argiles très épaisses, et quelques
bancs sableux ou calcaires. A Ferrières-en-Bray, il atteint 170 m. et
montre des argiles noires bitumineuses et des marnes à passages sableux,
renfermant Ex. virgula. Son épaisseur est un peu plus réduite à Clères,
(106 m. 15), où le faciès moins vaseux montre un développement plus
grand de la sédimentation calcaire.
Au Havre (Girardin, 1838), le Kimeridgien décapé comprenait 34 m. de
sédiments argileux et marneux recouvrant le Lusitanien.
Le vieux sondage de Sotteville-lès-Rouen a été poursuivi dans le
Kimeridgien, qui dépasserait 290 m. de puissance (Cléry, 1852-1 853). Plu¬
sieurs forages l’ont atteint, à Rouen. — Au Trait, le forage des Établisse¬
ments Worms a été terminé dans des argiles grises à plaquettes calcaires
qu’on peut rapporter sans hésitation au Kimeridgien, qui affleure d’ail¬
leurs à Villequier.
A Incarville, dans l’Eure (Bigot et Fortin, 1933), les marnes, calcaires
marneux et argiles à Exogyra virgula et Ex. bruntrutana, dont la base est
difficile à distinguer du Lusitanien, atteignent environ 195 m. Le Kime¬
ridgien a été trouvé dans le forage de Breteuil-sur-Iton (G. F. Dollfus,
1911; Martel, 1907).
Dans l’Eure-et-Loir, le forage de Mainvilliers montre 16 m. 50 de cal¬
caires marneux attribués au Kimeridgien par G. F. Dollfus (1914);
cet auteur les a retrouvés à Pontgouin (1929). Le Kimeridgien a égale¬
ment été touché à Courville (G. F. Dollfus, 1911).
Dans la Sarthe, le forage de Bonnétable a percé 130 m. environ de grès
à passages calcaires, d’argiles très épaisses et de calcaires durs, dont la
partie supérieure appartient peut-être au Portlandien, mais dont la plus
grande partie représente le Kimeridgien.
Dans la Somme, à Amiens, le forage des Établissements Cosserat a
STRATIGRAPHIE DU BASSIN DE PARIS
17
percé 39 m. 20 de marnes plus ou moins sableuses alternant avec des
grès et quelques bancs calcaires, fossilifères à E. virgula, Aspidoceras
Lallieri. On est ici près de la limite d’extension du Jurassique supérieur ; car
à Péronne, on ne trouve que 20 m. de couches se répartissant sur le Port-
landien et le Kimeridgien, et à Lucheux (Degousée, 1861), le Crétacé
inférieur repose sur des calcaires oolithiques appartenant au Jurassique
moyen.
Le Kimeridgien réapparaît dans la Meuse, à Bar-le-Duc, où un sondage
exécuté en 1914 (G. F. Dollfus, 1916), partant du Virgulien, a percé 42 m.
de marnes grises ou bleues argileuses, reposant sur le Lusitanien.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
CHAPITRE III
L’ÉTAGE ALBIEN DANS LE BASSIN DE PABIS
Les Sables verts. — L’Argile du Gault. — Subdivisions de l’Albien. — Stratigraphie
de l’Albien du Bassin de Paris. — Massif Ardennais. — Marne et Champagne. —
Aube et Haute-Marne. — Région de Saint-Florentin. — Yonne et Puisaye. —
Nièvre. — Sancerrois. — Limite d’extension de l’Albien dans l’ouest du Bassin de
Paris. — • L’Albien dans l'Eure-et-Loir. — Normandie. — Eure et vallée de la
Seine. — Pays de Caux. — Pays de Bray. — Boulonnais. — Flandre. — L’Albien
sous l’Ile-de-France. — Synclinal de la Seine. — Synclinal de l’Eure. — Extension
des dépôts albiens au delà des affleurements actuels.
L’étage Albien, type à Dienville, sur l’Aube, fut établi en 1842 par
A. d’Orbigny.
L’Albien, formation transgressive, s’est étendu beaucoup plus loin que
les couches du Crétacé inférieur, en débordant sur le Jurassique supérieur
et parfois même sur le Jurassique moyen.
L’Albien comprend généralement deux termes : au sommet V Argile du
Gault, à la base les Sables verts (les grès verts des anciens auteurs)
mais sur les bordures des changements de faciès surviennent et cette dis¬
position peut être parfois modifiée.
Les Sables verts.
Les Sables verts sont quartzeux, à grains subanguleux ou arrondis. On
y trouve des sphérules de glauconie en abondance ; le mica blanc n’y est
pas rare, il est associé à des minéraux lourds et des grains de feldspath
décomposés provenant du démantèlement des massifs anciens qui ont
fourni le matériel détritique. On y trouve aussi des oolithes ferrugineuses,
soit libres, soit à l’état de grès ferrugineux, des cristaux de marcasite
provenant le plus souvent d’une épigénie des fossiles et accessoirement des
cristaux de gypse, dont le radical acide provient de l’oxydation des pyrites.
Le plus souvent les sables sont argileux, leur grosseur est très variable;
parfois ils sont d’une extrême finesse, mais, dans certains gisements, les
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
19
grains atteignent la grosseur d’un pois et constituent de vrais lits de cail¬
lou tis. Généralement teintés en vert parla glauconie, leur couleur varie du
vert foncé au vert d’eau. Quand la glauconie manque ils deviennent blancs
ou gris, s’ils renferment des sels de fer oxydé.
Tant sur leurs affleurements que dans les carottes de sondages, les Sables
verts montrent des bandes alternées de couleur différente, que soulignent
parfois de minces feuillets argileux noirs.
L’Argile du Gault.
C’est une argile téguline noire ou grise, compacte, parfois feuilletée,
mais plus souvent sous forme d’une masse amorphe, bien homogène et très
imperméable. Surtout sur les bordures occidentale et méridionale, elle
renferme des niveaux sableux discontinus. Cette argile est généralement
très fossilifère. Dans certaines régions, elle renferme des nodules de phos¬
phate de chaux en rognons arrondis connus sous le nom de « coquins »,
autrefois exploités comme à Grandpré (Ardennes). Ces nodules phos¬
phatés sont abondants dans la Meuse et les Ardennes (Fuchs et de Launay,
1893) ; on les retrouve, mais en moins grand nombre, dans les petits gise¬
ments du Calvados, de la Seine- Inférieure et de la Côte-d’Or. Ils ne sont
pas rares dans les échantillons de sondage.
Dans l’Aube les nodules phosphatés sont généralement remplacés par
de gros nodules calcaires très fossilifères (Le Gaty, Mesnil-Saint-Père,
Montiérender).
Le Gault est surmonté, dans les Ardennes, par la gaize cénomanienne
à Mortoniceras inflatum, très fossilifère et qu’il est difficile de délimiter
exactement. Il en est de même dans l’Aube, où les marnes de Brienne, très
argileuses à la base, sont difficiles à distinguer du Gault. Dans les nom¬
breux sondages de la région parisienne, les deux formations sont parfois
peu différentes, et, sur quelques mètres, le passage du Yraconnien à
l’Albien est imprécis.
Subdivision de l’Albien.
Ch. Barrois (1874) a distingué dans l’Albien trois zones paléontologiques
qui sont, de bas en haut :
1° Zone à Mortoniceras inflatum.
2° Zone à Hoplites interruptus.
3° Zone à Douvilleiceras mamillatum.
L’étage albien est très fossilifère ; à côté des Céphalopodes (nombreuses
Ammonites, Nautilus, Bélemnites, Hamites), les Lamellibranches et les
Gastéropodes sont représentés par de nombreux genres. Les Crustacés ne
sont pas rares, ni les Annélides ; on connaît quelques Échinides et Encri-
20
P. LEMOINE, B. HUMERY. R. SOYER
nides dans l’Albien de l’Aube et de la Haute-Marne. Les Polypiers, peu
variés, sont représentés en quantité innombrable par T rochocyathus conulus
Les poissons sont assez nombreux ainsi que les végétaux (conifères).
L’Albien du Bassin de Paris comprend : à la base la zone à Hoplites tar-
defurcatus, au centre la zone à Hoplites dentatus, au sommet la zone à
Mortoniceras Hugardianum\\a. sous-zone à Mortoniceras inflatum doit être
rattachée au Vraconnien-Cénomanien avec lequel ses affinités sont plus
accentuées.
Stratigraphie de l’Albien du Bassin de Paris.
Massif Ardennais. L’Albien recouvre l’axe de l’Artois ; à Hardinghem
il repose directement sur le Jurassique, il en est de même dans la région
de Rethel où la base est représentée par 8 à 10 mètres de Sables verts à
Douvilleiceras mamillatum. Le Gault n’est pas représenté et l’Albien
supérieur est constitué par la Gaize de Rethel, formation très spéciale
commune à l’Albien et au Cénomanien où l’on trouve : à la base, Doua,
mamillatum, au centre Mortoniceras inflatum et au sommet Schloenba-
chia varians (espèce typique du Cénomanien).
D’Apremont à Grandpré, l’Albien repose successivement sur le Kime-
ridgien, puis sur le Portlandien. Il comprend :
Au sommet, quelques mètres d’argile noire, téguline, Hoplites interrup-
tus, H. dentatus., H. splendens, pyrites de fer et gypse.
A la base, les Sables verts, épais de 8 à 10 mètres, avec nodules de phos¬
phate de chaux disséminés, à Doua, mamillatum.
A Machéromesnil et à Saulces-Monclin, on rencontre une faune
abondante et variée à l’état de nodules phosphatés, dans les sables de la
base : Desmoceras Beudanti, Hoplites Archiacinus, Hoplites Michelianus,
Hoplites Puzosianus, Hoplites Raulinianus, Sonneratia Dutempleana, Dou-
villeiceras mamillatum.
lnoceramus concentricus, Ostrea arduennensis , etc.
Dans ces deux localités, les argiles du Gault (2 à 15 mètres d’épaisseur)
renferment : Hoplites lautus, Hoplites tuberculatus. Leur épaisseur augmente
vers le sud et atteint déjà 25 mètres aux environs de Sainte-Menehould.
Département de la Marne et bord de la Champagne.
A peu de distance des affleurements albiens plusieurs sondages nous
renseignent sur la constitution de cet étage en profondeur. Le Gault aug¬
mente beaucoup d’épaisseur. A Heiltz-le-Hutier et Domprémy, cette
formation, qui affleure, a été traversée respectivement sur 58 et 77 m. 50
avant d’arriver aux Sables verts aquifères. A Vavray-le-Petit, le Gault
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
21
mesure 82 m. 25; à Vavray-le-Grand, l’ensemble marneux et argileux du
Vraconnien et du Gault représente 163 m.25de couches. A Courdemanges,
on a trouvé 129 m. 93 d’argiles attribuées au Gault par Cornuel.
Les Sables verts sont bien moins épais : 20 mètres au plus. Ils sont de
teinte vert foncé, parfois noirâtres, légèrement argileux à la base et au
sommet, plus gris et plus fins au centre. Ils reposent tantôt sur le Jurassique
supérieur (Portlandien), comme à la Neuville-au-Pont, tantôt sur le
Crétacé inférieur (Barrémien-Néocomien), à Vienne-la-Ville, Grateuil ;
tantôt sur l’Aptien : Vavray-le-Grand, Saint- Jean-devant-Possesse,
etc...
Département de l’Aube et de la Haute-Marne.
L’Albien de la Haute-Marne est classique (Tombeck 1875).
Sur un lit aptien de sable blanc à Ostrea aquila repose une couche de
sable vert qui contient, à Narcy, des bois fossiles perforés par les Pholades,
et à Robert-Magnil, un lit de nodules phosphatés.
Le Gault recouvre les Sables Verts ; il est représenté par 20 à 30 mètres
d’argile très plastique où s’intercalent parfois des lits calcaires. Les fossiles
sont très abondants et comprennent les espèces de la zone à Hoplites tar-
defurcatus.
Cette argile est recouverte par un nouveau lit de sable de 1 à 2 mètres
d’épaisseur supportant une masse d’environ 15 mètres d’argile du Gault,
grise, plastique, exploitée autrefois à la Tuilerie de Montierender et ren¬
fermant une faune différente de la lre couche argileuse : Hoplites splendens,
H. auritus, Hamites rotundus, T urrilites catenatus. Parfois un conglomérat
ferrugineux contenant des fossiles remaniés de tous les niveaux albiens
s’intercale entre le sommet du Gault et les couches vraconniennes qui le
surmontent.
Dans l’Aube, l’Albien étudié par Leymerie (1841-42) atteint une très
grande épaisseur : environ 100 mètres. A la base les Sables verts ont une
épaisseur réduite à une dizaine de mètres, tandis que le Gault atteint
90 mètres. Mais la présence de Mortoniceras inflatum dans les couches
supérieures semble indiquer qu’une partie des argiles est située dans les
niveaux formant la transition entre l’Albien et le Vraconnien typiques
(couches de Larrivour et de la Goguette).
Les Sables verts sont bien visibles près de Montiéramey. Ils sont com¬
pacts, verts, très glauconieux. Leur sommet montre sur 4 mètres des sables
fins, maigres, et leur base comprend 5 mètres de sables argileux vert foncé,
reposant sur des argiles noires feuilletées. Le Gault, encore exploité dans
quelques tuileries de la région de Lusigny, est visible dans les localités
classiques de Mesnil-Saint-Père, Gérodot, le Gaty, Maurepaire, etc.
Dans le gisement célèbre du Gaty, où les argiles sont très fossilifères, un
niveau argileux gris jaunâtre, atteignant 3 m. de hauteur, altéré en surface,
22
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
renferme un banc de septaria calcaires bourrés de fossiles et de grandes
ammonites : Hoplites interruptus, Douv. mamillatum. Sous cette couche
viennent des argiles noirâtres à fossiles pyriteux, visibles sur 6 mètres
environ mais dont l’épaisseur dépasse 35 mètres (Barrois, 1875).
Cette disposition, encore visible dans les exploitations du Mesnil-Saint-
Père, rappelle la coupe du terrier de Courcelles, donnée par Leymerie :
Terre jaune avec un peu de gravier . 2 m.
Argile téguline grise . 7 m. à 8 m.
Cordon de rognons calcaires marneux à Ammonites
et Inocerames . Mémoire
Argile bleuâtre . sur 6 m.
Le Gault de l’Aube renferme une très belle faune.
Au Mesnil-Saint-Père, l’un de nous (R. Soyer) a observé dans les
couches argileuses grises à Ammonites un niveau bien constant à Échinides
Quelques épisodes gréseux
ont été signalés dans les
Sables verts, notamment à
Ervy et à Montiéramey.
Région
de Saint-Florentin.
Sur la rive gauche de la
Seine, surtout près du village de Saint-Florentin, l’Albien présente une
succession complètement différente (Cotteau, Ebray, Hebert, Barrois et
Lambert).
La série albienne débute par les Sables verts inférieurs reconnus sur 2
à 3 mètres, recouverts par Y Argile noire inférieure des Dr liions, d’environ
15 mètres d’épaisseur, renfermant Douvilleiceras mamillatum, espèce com¬
mune à la base de l’Albien. Puis viennent les Sables et Grès glauconieux
à nodules de chaux phosphatée et nombreux fossiles où aborde Desmoceras
Beudanti et qui atteignent 10 mètres. Au-dessus vient une nouvelle couche
argileuse : Y Argile noire supérieure des Drillons, à Hoplites interruptus,
épaisse de 8 mètres, qui supporte la puissante assise des Grès et Sables de
Frécambault, qui atteignent 30 mètres ; on y rencontre: Opis Hugardiana
d’Orb.. Inoceramus Salomonis d’Orb., Ostrea arduennensis. Ils sont recou¬
verts par une argile bleuâtre à Epiaster Ricordeanus, Hoplites interruptus,
Inoceramus concentricus, épaisse de 5 à 12 mètres. Au-dessus viennent les
marnes vraconniennes à Morloniceras inflatum recouvertes par la Craie.
La série de Saint-Florentin se modifie encore plus au Sud.
dont le test est complètement éciasé.
Terre végétale jaune argileuse
2 à 8m. Marne argileuse jaunâtre feuilletée
é Nucula pectinata septaria
Argile gris foncé à Ammonites etpélécypodes
Niveau à echinides
jâûr 3m. Argile noire à grandes Ammonites
COUPE DE LA TUILERIE OU MESNIL-ST-PERE
Fig. 1. — Coupe du Gault du Mesnil-Saint-Père.
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
23
Yonne et Puisaye.
Les Sables verts inférieurs de Saint-Florentin se poursuivent sur la
même épaisseur à travers la Puisaye jusqu’à la Loire. Ils sont surmontés
par des argiles peu fossilifères, environ 30 mètres, qui semblent constituées
par la réunion de deux couches d’argile noire des Drillons, les sables et
grès glauconieux observés aux Drillons n’étant peut-être qu’une lentille
très localisée.
Une puissante série sableuse : Les Sables de la Puisaye recouvrent les
argiles noires du Gault, ils atteignent leur maximum d’épaisseur vers
Saint-Sauveur-en-Puisaye : 100 à 150 mètres; à Seignelay ils n’ont que
50 mètres, et à Neuvy, dans la Nièvre, leur épaisseur se réduit à 40 mètres.
L’argile supérieure à Epiaster Ricordeanus ne semble pas s’étendre au
delà de Seignelay, car à Chassy elle est remplacée par un grès tendre
argilo-sableux, fossilifère, à Morloniceras inflatum, Pecten laminosus, Area
carinata, offrant beaucoup d’analogie avec la gaize de l’Argonne.
Nièvre.
La base de l’Albien comprend des sables glauconieux passant parfois
à des grès verts fossilifères avec : Hoplites interruptus, Dow. mamillatum ,
renfermant en outre une très belle faune de Lamellibranches et Gastropodes,
en particulier ùSaint-Satur et à Sancerre (Paul Combes, 1914). Au-des¬
sus, une masse d’argile noire ou gris bleuâtre de 30 mètres ( Argiles de
Myennes), a nodules ferrugineux, renferme de nombreux fossiles (de Loriol,
1882) et peut être considérée comme l’équivalent du Gault. Les Sables
de Puisaye, surmontant les Argiles de Myennes, sont très fins, et sans fossiles.
Leur sommet contient un conglomérat phosphaté très fossilifère : Mortoni-
ceras inflatum, Hoplites interruptus, H. splendens, H. auritus, Dow. mamil-
lare, faune très mélangée renfermant toutes les espèces caractéristiques de
l’Albien associées à des espèces vraconniennes.
Sancerrois.
La série albienne ressemble à celle de la Nièvre. Elle comprend à la base
les Sables verts inférieurs, surmontés par des argiles micacées (analogues
aux argiles de Myennes), épaisses de 30 mètres à Sancerre. Puis viennent
les sables ferrugineux (40 mètres). Des graviers et des argiles glauconieuses
à Mort, inflatum couronnent cette succession.
24
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Limite d’extension de l’Albien dans l’ouest du Bassin de Paris.
L’Albien diminue beaucoup de puissance dans l’ouest du département
du Cher, et après Bourges, il s’enfonce bientôt sous les sédiments du Cré¬
tacé supérieur. Les sondages de Chatres-sur-Cher et de Romorantin ont
retrouvé l’Argile noire du Gault.
Plus à l’Ouest, l’Albien disparaît rapidement-, il n’existe plus sous l’Indre-
et-Loire où, sur les nombreux forages dans les Sables du Perche, plusieurs
ont touché le substratum jurassique (Lecointre, 1933). Dans le Loir-et-Cher
la limite souterraine de l’Albien traverse le département en écharpe ; elle
passe entre Blois et Herbault, où un forage a rencontré le Jurassique
sous le Cénomanien, puis à l’ouest de Vendôme, où les deux puits qui ali¬
mentent une partie de la ville ont traversé des argiles micacées alternant
avec des grès certainement albiens. La lisière albienne ne s’étend pas
jusqu’à Saint-Calais, ni au Luart, elle passe entre Nogent-le-Rotrou et
Mortagne, épouse à peu près la limite des départements de l’Orne, de
l’Eure et du Calvados, s’infléchit à l’Ouest, vers Lisieux et aboutit au lit¬
toral de la Manche aux environs de Villerville.
L’Albien dans l’Eure-et-Loir.
Dans le sous-sol du département d’Eure-et-Loir l’Albien présente une
succession très irrégulière.
A Mainvilliers, près de Chartres, le forage communal (G. F. Dollfus
(1914, p. 136) a rencontré, sous un Cénomanien épais et quelques mètres
de marnes et argiles vraconniennes, 24 mètres de sables gris, fins, pyriteux,
à Ostrea arduennensis, surmontant des argiles noires et verdâtres, alterna¬
tivement compactes et sableuses, fossilifères, parfois micacées. Sauf un
passage de sables glauconifères de 2 m. 50, rien dans la base de cette série
albienne ne représente les Sables verts qui n’existent certainement pas ici
car l’ouvrage a été arrêté dans le Ivimeridgien, que l’on a suivi sur 16 m. 50.
Une disposition analogue a été observée dans les deux forages de Brou :
dans le puits de l’Hôtel-de-Ville, le sommet de l’Albien est constitué par
9 m. 80 de sables gris, fossilifères, surmontant 25 m. d’argile noire et grise
compacte avec cailloux de quartz. Mais à la base on a rencontré sur 5 m.
un sable glauconifère verdâtre ; dans le forage voisin de la Cochardière,
les sables supérieurs (7 m. 30 à Hoplites sarthasensis) recouvrent une
argile grise, plastique, à galets de quartz puissants de 25 m. 50. Le sable gris
de la base n’a été entamé que sur 1 mètre.
Un peu plus au Sud, à Chateaudun, les sables supérieurs omTdisparu,
les argiles noires qui représentent probablement le Gault atteignent 32 mètres
d’épaisseur ; les Sables verts sous-jacents ont été reconnus sur 23 mètres.
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
25
A Courville, à l’ouest de Mainvilliers, l’Albien, dont l’épaisseur se
réduit à 29 m. 30, est presque exclusivement argileux : la base seule montre
un lit de 2 m. 70 de sable graveleux reposant directement sur le Kimeridgien.
A Pontgouin, on retrouve un faciès analogue avec 31 m. 60 d’argile,
où s’intercalent des grès gris, et surmontant le Kimeridgien.
Normandie.
L’Albien n’est pas connu dans le département de l’Orne où la craie glau-
conieuse repose directement sur le Jurassique.
Dans le Calvados on connaît quelques lambeaux d’Albien. A Saint-
Martin-de-la-Lieue (A. Bigot, 1895) la coupe est la suivante :
Cénomanien . sur 1 m. 50
a) Argile grasse, gris foncé . 0 m. 25
b) Grès grossier brun, à galets, bois fossile . 0 m. 20
Hoplites interruptus, H. dentatus, Pecten orbicularis, etc.
c) Sable blanc micacé . 3 m. 25
A Glos la coupe est analogue.
A Villerville, A. Bigot (1907) a signalé la présence de Douvilleiceras
mamillatum dans les éboulis de la falaise, à l’est de la localité.
A Lisieux, dans les fondations de la Basilique Sainte-Thérèse (A. Bigot,
1933), on a rencontré, sur les sables de Glos, appartenant au Jurassique
moyen 6 m. d’argiles noires compactes avec concrétions phosphatées et
petits galets de quartz roulés, attribués au Gault, et surmontés par 2 m.
de glauconie vert foncé à galets de quartz.
A Trouville et Honfleur, l’Albien, très réduit, repose sur le Juras¬
sique moyen.
De l’autre côté de l’estuaire de la Seine, au Cap de la Hève, l’Aptien,
représenté par un banc de graviers à Exogyra aquila, supporte des argiles
sableuses et glauconieuses à nodules phosphatés renfermant : Hoplites
auritus, Morton, inflation et Inoceramus sulcatus, correspondant à un
Albien passant au Vraconnien et recouvert par des argiles micacées à
faune cénomanienne typique : Schloenbachia varions, Holaster suborbicularis.
Les couches albiennes ont une épaisseur très faible et l’on atteint ici leur
limite d’extension.
Département de l’Eure et vallée de la Seine.
B n’existe pour ainsi dire plus d’affleurement dans le département de
l’Eure où l’Albien s’enfonce rapidement dans la direction de l’Ile-de-France.
26
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
On relève seulement quelques traces de l’Albien, très près de l’estuaire
de la Seine. Le forage de Manneville-sur-Risle, près du confluent de la
Risle et de la Seine, a rencontré 10 m. d’argile noire micacée qu’on attribue
à la gaize et au Gault. Un peu plus au Sud, à Pont-Audemer, on a trouvé
sous les alluvions modernes 8 m. 80 de Sables verts albiens recouvrant
le Kimeridgien.
Dans l’ouest de l’Eure, le puits de la Trinité-de-Réville, situé cepen¬
dant à peu de distance de la limite actuelle de l’Albien, présente une série
bien normale avec 7 m. 55 de Gault et 26 m. 45 de Sables verts, ce qui
contraste avec les deux forages de Rreteuil-sur-Iton, où le Gault n’est
plus argileux, mais se présente sous forme de grès et de sable épais de 9 m.
recouvrant les Sables verts (10 m.) et reposant sur les argiles du Kime¬
ridgien. A Gauciel, près d’Évreux, le Gault présente 9 m. 50 d’argile noire
superposée aux Sables verts suivis sur 10 m. 40.
A Incarville, dans un compartiment effondré et bordé par trois failles,
le Gault aurait 9 m. 90 de puissance et les Sables verts 17 m. 80. Le puits
de Pont-de-l’Arche présente de nouveau une anomalie : la coupe géolo¬
gique ne mentionne pas de Gault ; les Sables verts y ont été reconnus sur
27 mètres.
Les forages des Andelys, Pressagny-l’Orgueilleux, le Neubourg
montrent la disposition habituelle des couches albiennes. A Vernon, le
Gault (13 m.) recouvre les Sables verts (plus de 20 m. d’épaisseur). Il
faut noter l’amincissement rapide du Gault dans cette région car à
Saint-Marcel, proche de Vernon, le Gault n’a plus que 9 m. 35, au-des¬
sus des sables à Desmoceras Beudanti, Hoplites auritus.
A Elbeuf, on ne retrouve plus de Gault, mais il existe sous le Vra-
connien, 9 m. de couches mixtes sablo-argileuses et aquifères ; ce faciès se
retrouve dans la région de Rouen : à Eauplet, Rois-Guillaume, Fon-
taine-sous-Préaux.
Au sud-est de Rouen le Gault se superpose aux Sables verts. A Petit-
Quevilly, à quelques kilomètres de Sotteville, on rencontre 16 m. 50
d’argile noire reposant sur les Sables verts, percés sur 17 m. 66. A Grand-
Quevilly, le Gault atteint 19 m. 40. Au Trait, localité plus proche des
affleurements, le Gault est réduit à 7 m. 85 et les Sables verts n’ont plus
que 6 m. 55, ils recouvrent le Crétacé inférieur.
Pays de Caux.
L’allure de l’Albien, en Pays de Caux, est bien connue depuis les travaux
de P. Lemoine (1914), G. F. Dollfus (1929), R. Fu-ron (1934). Le Gault atteint
15 à 25 m. d’épaisseur et les Sables verts sont de plus en plus dévelop¬
pés vers le Nord et le Nord-Est ;les deux grandes failles de Lillebonne et
de Villequier déterminent des compartiments très dissymétriques et
jouent un rôle hydrologique très important.
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
27
Pays de Bray.
Il existe au nord et au sud du Pays de Bray des affleurements de répar¬
tition et de stratigraphie très variables : alors qu’au sud ils affleurent sur
une grande largeur, sans solution de continuité, ils ont sur le flanc nord
une surface très réduite et leur continuité est interrompue par le jeu des
failles et des décrochements qui affectent l’anticlinal.
Sous la gaize vraconnienne repose le Gault, argileux, noir et plastique,
qui atteint 35 m. 50 d’épaisseur à Avesnes-en-Bray, surmontant 27 m.
de sables verts ou gris, parfois ferrugineux, à nodules, et comprenant des
intercalations d’argile. A cet endroit l’Albien repose sur les Sables barré-
miens.
Au Coudray-Saint-Germer (Abrard, 1936), les argiles noires du Gault,
épaisses de 33 m. 50, recouvrent des Sables verts importants dépassant
36 m. d’épaisseur. Plus au Sud, à Auteuil, l’épaisseur du Gault aug¬
mente jusqu’à atteindre 50 m. environ ; par contre les Sables verts n’ont
plus qu’une vingtaine de mètres. A Beauvais, le Gault, encore plus
puissant, atteindrait 62 m. 50 ; l’épaisseur des Sables verts est inconnue,
mais ils ont été suivis sur 7 m. 50.
Dans le Nord du Bray, même phénomène. Le Gault s’épaissit aux
dépens des Sables verts. Dans la région de Sommery, le faciès argileux
envahit même tout l’étage, les Sables verts albiens et barrémiens dispa¬
raissent, si bien que le Gault repose directement sur les argiles et sables
du Néocomien.
Région entre le Bassin de Paris et le Boulonnais.
L’Albien est extrêmement réduit àMERLiMONT (Gault 4 m. 70) à Paris-
Plage (Gault 12 m. ; Sables verts 12 m.), à Lucheux (Gault 2 m. 50;
Sables verts 10 m. à La Capelle (pas de Gault; Sables verts 12 m.)
Doullens (2 m. 50). — Il semble qu’une ligne allant à Merlimont à
Guise marque une zone où l’Albien est extrêmement réduit, une zone
anticlinale qui sépare nettement le Bassin de Paris du Boulonnais (Paul
Lemoine, 1910).
Boulonnais.
L’Albien réapparaît dans le Boulonnais aux environs de Saint-Omer
et Boulogne, selon la coupe suivante, sous le tourtia cénomanien :
a) Argiles bleues à Martoniceras inflatum, S. varicosa, Inoc. sulcatus,
Pecten Raulini, atteignant 10 m. d’épaisseur et représentant la gaize céno¬
manienne.
b) Argiles bleues tégulines à Hoplites interruptus, H. lautus, Inoceramus
concentricus, exact équivalent du Gault, qui ont : 25 m. à Wissant, et 10 m.
28
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
dans le sud du Boulonnais. La base renferme un lit de nodules phosphatés.
Dans le pays de Licques elles passent à des argiles grises à H. interruptus,
Nucula pectinata.
c) Sables verts glauconieux, assez grossiers, à stratification souvent
entrecroisée, parfois consolidée en grès calcareux (Wissant), riches en
nodules phosphatés à Doue, mamillatum, Desmoceras Beudanti. Ils ont 10 m.
de hauteur environ et reposent tantôt sur l’Aptien, tantôt sur le Wealdien.
A Wissant, les Sables verts reposent sur l’Aptien, qui se présente sous
forme de sables également verts et d’argiles glauconieuses à Ostren Leyme-
riei, Exogyra aquila, Trigonia aaliformis.
L’Albien recouvrait autrefois tout le plateau du Cap Gris-Nez, comme
l’attestent des lambeaux de Gault représentés par des bancs de silex et de
cailloux siliceux, plats, de couleur brune, disloqués, reposant à Fram-
zelle, au Cren-aux-Œufs, sur les sables portlandiens. Ces silex ren¬
ferment : Pecten laminosus, P. elongatus, Inoceramus concentricus, quelques
Foraminifères et des spiculés de Spongiaires (M. Parent, 1899).
Flandre.
Le Boulonnais et l’Ardenne communiquaient autrefois par la Flandre,
mais l’érosion a enlevé les dépôts albiens dont il ne reste plus que quelques
témoins isolés rencontrés dans les puits de certains charbonnages.
A l’ouest de Loos-en-Gohelle, un puits de mine a montré sous le
Tourtia cénomanien, des sables blancs quartzeux, épais de 0 m. 50 à 3 m.
et très fossilifères : Hoplites interruptus, Alectryonia milletiana, Exogyra
Rauliniana (M. Leriche, 1907).
Ch. Barrois (1913) a étudié les sondages faits entre Douai et Arras pour
délimiter l’extension nord du Bassin houiller. Dans plusieurs d’entre eux,
il a rencontré des couches albiennes. A Rœux, des argiles noires pyriteuses
avec lignites, de 3 m. d’épaisseur, subordonnées au Tourtia, correspondent
aux sables à lignites de Saint-Waast-lez-Bavai attribués à l’Albien par
Ladrière. A la briqueterie de Gavrelle, sous le Tourtia, 3 m. 75 d’argiles
grises sont l’équivalent probable du Gault.
Plus à l’Est, l’Albien disparaît en même temps que les terrains secon¬
daires, et communique avec l’Albien des Ardennes par le sud des départe¬
ments du Pas-de-Calais et du Nord.
L’Albien sous l’Ile-de-France.
L’Albien du centre du Bassin de Paris nous est devenu familier depuis
quelques années grâce aux nombreux sondages pratiqués dans les départe¬
ments de la Seine, de la Seine-et-Oise, l’Eure et l’Oise. Dans tous les son¬
dages le Gault a été rencontré, mais sur une épaisseur variant de 20 à
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
29
55 m. Certains auteurs ont indiqué des épaisseurs inférieures à 10 m. ; sans
doute parce qu’il est souvent difficile de séparer les argiles et marnes argi¬
leuses du Vraconnien (Zone à Morton, inflatum) du Gault proprement
dit. (Voir plus loin le tableau des épaisseurs.)
Sous le Gault, se succèdent des sables gréseux, des argiles noires ou grises,
des sables argileux, des argiles sableuses, parfois même des conglomérats
et des grès durs.
Sur vingt forages exécutés dans le département de la Seine, dix ont
traversé complètement les formations albiennes : Épinay-sur-Seine, Ivry-
sur-Seine, La Plaine-Saint-Denis, Pantin (trois puits), Paris (place
Hébert), Paris (la Butte-aux-Cailles), Villemomble, Villeneuve-la-
Garenne.
En Seine-et-Oise, sur vingt et un puits forés, six ont touché l’Aptien :
Achères, Aulnay-sous-Bois, Bougival, Orgerus, Orsay, Poissy.
Quelques autres puits ont pénétré profondément dans l’Albien mais se
sont arrêtés à quelques mètres au-dessus de la base de la formation. Dans
la Seine : à Charenton, Nanterre, Paris (Blomet), Paris (Baffinerie
Say). Dans la Seine-et-Oise : à Bonnières-sur-Seine, L’Isle-Adam, Noisy-
le-Grand, Versailles-Chèvreloup, Viry-Chatillon.
Les forages les plus orientaux de la région parisienne sont ceux d’AuL-
nay-sous-Bois, Villemomble, Noisy-le-Grand, pour le synclinal de la
Seine et de Viry-Chatillon pour le synclinal de l’Eure.
En Seine-et-Marne il n’existe aucun sondage profond ; le raccordement
de ces forages avec les affleurements albiens de la Marne et de l’Aube ne
peut donc être tenté qu’avec prudence.
Synclinal de la Seine.
Vers l’Est, sous le Gault, des sables parfois argileux atteignent 19 m. 83
à Aulnay, 42 m. 96 à Villemomble, 28 m. 52 à Noisy-le-Grand. Ils
recouvrent une série argileuse qui atteint respectivement : 12 m. 27,
21 m. 11 et 19 m. Cependant, le puits de Noisy-le-Grand n’a pas percé
entièrement cette argile dont l’épaisseur semble comparable à celle qu’elle
atteint à Villemomble.
Au-dessous, on retrouve une alternance de sables tantôt purs, tantôt
barrés de lits argileux reconnus sur : 37 m. 24 à Aulnay, 17 m. 40 à Ville¬
momble et reposant sur les argiles aptiennes.
A Pantin, la même disposition se retrouve dans les forages de la Compa¬
gnie Générale des Eaux et de la Blanchisserie Leduc :
Gle des Eaux
Sables verts et barres argileuses . 34 m. 31
Argile noire intercalaire . 14 m. 95
Sables verts, barres argileuses . 6 m. 50
Blanchisserie
34 m. 48
17 m. 20
15 m. 95
30
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Par contre, dans le forage profond de la Compagnie de l’Est, dont il
n’existe qu’une coupe très succincte, il n’y aurait pas d’argile intercalaire,
mais seulement 14 m. de sables argileux au-dessus de 44 m. de sables purs.
A Ivry, Charenton, Paris (Raffinerie Say), la disposition est analogue.
A Ivry, sous le Gault viennent 23 m. 13 de sables verts aquifères, puis
14 m. 14 d’argiles diverses et 35 m. 60 de sables verts plus ou moins argi¬
leux. Le détail des couches du puits de Charenton n’est pas connu,
mais le sondeur a mentionné sur la coupe géologique : « Sables, argiles
noires, sables sur 44 m. 39 ». A Paris (Raffinerie Say), sous 24 m. 10 de
sables viennent 14 m. 30 de sables très argileux qui semblent l’équivalent
latéral des argiles intercalcaires et qui recouvrent des sables verts, parfois
argileux, avec bancs de grès forés sur 24 mètres.
Dans la fosse de Saint-Denis, on observe la même disposition dans les
trois grands sondages de la Plaine-Saint-Denis, Villeneuve-la-Garenne
et Épinay, mais la base argileuse renferme parfois un conglomérat, des gra¬
viers quartzeux et des lignites (Épinay).
La Plaine- Villeneuve- Ëpinay-
Saint-Denis la-Garenne sur-Seine
Sables verts . 28 m. 33 31 m. 68 28 m. 63
Argile intercalaire . 13 m. 60 12 m. 63 23 m. 62
Sables . 16 m. 44 18 m. 56 10 m. 96
Argile de base . 1 m. 76 3 m. 96 2 m. 50
Le puits de I’Isle-Adam, isolé dans le nord du synclinal, donne une suc¬
cession différente ; les sables supérieurs se réduisent et le faciès argileux
prédomine dans la coupe qui présente de haut en bas :
a) Sables verts fins . 7 m. 15
b) Argile noire, graviers et conglomérat remaniés . ... 17 m. 05
c) Sables, graviers et cailloutis . 3 m. 80
d) Argile noire compacte . 14 m. 25
e) Sables verts . 10 m. 45
/) Argile de base . sur 7 m. 30
Cette disposition détermine trois zones aquifères que l’on retrouve à
Paris dans les sondages placés en position anticlinale de la Butte-aux-
Cailles et de la rue Blomet.
Coupe du forage de la Butte-aux-Cailles :
Sables gris et verts argileux . 13 m. 15 1er niveau aquifère.
Argile noire et pyrite. .. . . 2 m. 00
Sable vert, blanc, conglomérat et galets . 8 m. 61 2e niveau aquifère.
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
31
Argiles noires compactes à Hoplites den-
tatus, Area, Nucula . 11 m. 72
Sables verts et gris avec feuillets argi¬
leux . 24 m. 97 3e niveau aquifère.
Marne argileuse blanchâtre avec gros
graviers . 4 m. 26
A Nanterre, les sables supérieurs atteignent 13 m. 50 ; ils recouvrent
l’argile intercalaire, de 10 m. 50 de puissance, reposant sur 7 m. de sables
aquifères ; l’argile de base a été reconnue sur 11 m. A AcHÈRES,les sables
supérieurs ont 18 m. 89 ; mais leur base, très argileuse, semble être le pas¬
sage latéral des argiles médianes qui n’ont ici que 2 m. 40 d’épaisseur. Les
sables subordonnés atteignent 20 tn. 67 et l’argile de base a été percée sur
I m. 55.
Dans les forages de Maisons-Laffitte, qui n’ont pas percé profondé¬
ment les Sables verts, on a reconnu des alternances de Sables verts, de con¬
glomérats fossilifères à Hoplites dentatus, Cardium, Nucula, Turbo, d’ar¬
giles à lignites et à pyrites, attestant déjà un régime plus littoral.
Plus à l’Ouest, les forages de Poissy et de Bougival présentent des
coupes bien différentes. A Poissy les Sables verts bien développés
atteignent 66 m. d’épaisseur. Les sables culminants n’ont que 4 m. 96; les
argiles noires feuilletées, subordonnées, atteignent 20 m. 13 ; un 2e niveau
sableux, de 18 m. 91, recouvre de nouveau des argiles puissantes de
II m. 59 ; enfin la base de la série représente également 11 m. 59 de sables
alternant avec des niveaux argilo-sableux. Dans le puits de Bougival
l’étage, réduit à 35 m. 75, présente au sommet des sables d’aspect très
littoral, grossiers, avec silex, pyrites et lignites, avec bancs de grès roux
ferrugineux. Les argiles intercalaires n’ont plus que 7 m. 50 d’épaisseur.
Elles recouvrent une nouvelle série de grès ferrugineux, avec pyrites et fos¬
siles, de 5 m. 50 environ. La base de l’Albien est constituée par une alter¬
nance de grès et d’argile noire, pyriteux, épais de 7 m. environ. A Bon-
nières-sur-Seine la disposition est similaire, la base de l’Albien renferme
des conglomérats, des gros graviers et des pyrites.
Sur l’anticlinal de Beynes où a été foré le puits de Versailles-Chè-
vreloup, la coupe de l’Albien est la suivante :
Argiles du Gault . 26 m. 70
a) Sables verts, argile noire, graviers, grès
fossilifère ( Douvilleiceras mamillatum,
Hoplites dentatus) . 17 m. 80
b) Grès durs compacts, ferrugineux . 12 m. 00
c) Argile noire feuilletée, pyrites . 7 m. 00
d) Sables et grès ferrugineux . 2 m. 00
e) Argile noire feuilletée . 3 m. 50
/) Grès jaune compact . 1 m. 00
32
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Synclinal de l’Eure.
Dans le synclinal de l’Eure, très profond dans la fosse sud-parisienne,
trois forages montrent une succession de dépôts différant bien nettement
de celle du synclinal de la Seine.
A Viry-Chatillon, c’est un ensemble de Sables gris, verts et bruns
coupés de deux lits argileux minces de 1 m. 80 et 1 m. 20. A Orsay, les
Sables verts prédominent, ils sont argileux dans la partie moyenne de la
série, où deux barres argileuses s’intercalent également. Le banc supérieur
atteint 3 m. 25, le banc inférieur n’a que 0 m. 85. A Orgerus, où l’Albien
se réduit beaucoup, les sables supérieurs sont représentés par 11 m. 90 de
sable argileux, de sables verts et de bancs de grès; un lit d’argile brune,
de 0 m. 90, recouvre un petit banc de sable vert de 0 m. 40. L’Aptien existe
sous ce complexe.
En résumé, dans la région parisienne l’Albien comprend au sommet :
l’Argile du Gault, très constante et de grande épaisseur (jusqu’à 55 m.).
Les Sables verts sous-jacents sont séparés ici en deux séries par l’inter¬
calation d’une couche d’argile noire, très puissante à l’est de Paris et dans
la fosse profonde de Saint-Denis. Dans l’ouest et sur le flanc de l’axe de
Meudon, un deuxième banc argileux apparaît sous l’argile intercalaire, qui
détermine trois zones sableuses aquifères. Une argile de base avec galets se
montre dans la fosse de Saint-Denis. A l’Ouest de Paris apparaissent des
grès ferrugineux, des conglomérats pyriteux, qui augmentent d’épaisseur
en se rapprochant de l’axe de Beynes, et le faciès gréseux envahit presque
toute la série sur l’anticlinal même.
Dans l’anticlinal de I’Eure, le faciès sableux prédomine ; les argiles
d’épaisseur faible n’ont plus qu’un rôle stratigraphique secondaire. La pré¬
sence des genres : Douoilleiceras mamillatum, Hoplites auritus dans les
sables supérieurs, d’ Hoplites dentatus dans les argiles intercalaires permet
d’attribuer à la zone 2 de l’Albien les couches subordonnées au Gault dans
la région parisienne.
Extension des dépôts albiens au delà des affleurements actuels.
Les dépôts albiens ont un caractère transgressif bien net. Dans le nord-
est du Bassin, les Sables verts se sont déposés sur le Jurassique supérieur
et moyen sans interposition de crétacé inférieur.
Sur la bordure nord-ouest du Morvan, de nombreux grès isolés, proba¬
blement albiens, recouvrent les plateaux jurassiques aux environs de Cour-
son, Coulanges, Chatel-Censoir et Vézelay.
On a vu qu’en Normandie les dépôts albiens reposent en transgression
sur les sédiments lusitaniens du Calvados et que des lambeaux isolés
ALBIEN DU BASSIN DE PARIS
33
de sables et d’argiles à lignites recouvrent, dans le sous-sol de la Flandre,
les assises dévoniennes. L’Albien s’étendait autrefois beaucoup plus loin
que les affleurements actuels et dépassait les limites du Bassin parisien.
Dans les fosses prof ondes du Bassin de Paris, sous l’action delà subsidence,
cet étage peut atteindre une puissance supérieure à 100 mètres.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
3
CHAPITRE IV
LA SUBSIDENCE DANS LE BASSIN DE PABIS
Crétacé supérieur. — La subsidence cénomanienne. — Synclinal de la Seine. —
Synclinal de l’Eure. — Axe du Bray. — La subsidence au Gault. — L’épaisseur
des Sables verts. — La subsidence au Crétacé inférieur. — Contact des étages
au Crétacé inférieur. — Conclusions.
Les sédiments qui forment la couche externe de l’écorce terrestre ont été
déposés tantôt dans des fosses marines profondes, tantôt dans des zones
de faible profondeur où la mer pouvait céder facilement la place aux conti¬
nents sous l’action des mouvements épéirogéniques. On a donné aux pre¬
miers le nom de géosynclinaux, aux seconds celui d’aires continentales. Dans
les géosynclinaux la sédimentation s’est continuée pendant de longues
périodes sous des épaisseurs parfois considérables (États-Unis, Géosynclinal
alpin, Aurès).Surles aires continentales, au contraire, aux sédiments marins
se substituent des dépôts continentaux, lagunaires ou lacustres, constitués
sous une couche d’eau très faible. Le Bassin de Paris offre toutes les carac¬
téristiques d’une aire continentale ; les dépôts marins du Crétacé y atteignent
une épaisseur notable. Dans le Bassin parisien, le fond de la mer n’était sans
doute pas à plus de 100 m. au Crétacé supérieur, et ne dépassait certaine¬
ment pas 10 à 15 m. pendant la période nummulitique. L’existence de
lignites, de faunes littorales au Crétacé moyen et inférieur, indiquent un
faciès littoral. Comme l’Albien à lui seul dépasse 100 m. d’épaisseur, on est
obligé d’admettre que le fond de la mer s’enfonçait en même temps que se
déposaient de nouveaux sédiments. Ce phénomène a été étudié par M. P.
Pruvost (1930) qui lui a attribué un vieux nom français : la Subsidence.
P. Pruvost a démontré que la subsidence admise par tous les géologues
pour les géosynclinaux, intervenait aussi pour les aires continentales,
aussi bien dans les fonds lagunaires et lacustres que dans les fonds marins.
L’affaissement marque parfois des temps d’arrêt auxquels correspondent
des lacunes dans la sédimentation et des différences d’épaisseur se mani¬
festent dans le même dépôt; il existe des zones de maximum d’affaisse-
SUBSIDENCE DU BASSIN DE PARIS
35
ment qui constituent des aires critiques. Il en existe plusieurs exemples
dans le Bassin parisien.
Nous examinerons tout d’abord la valeur de la subsidence au Crétacé
supérieur.
Crétacé supérieur.
On a indiqué que celui-ci n’est pas au complet dans le Bassin de Paris ;
le Sénonien supérieur (Maestrichtien?) n’y est représenté que par ses couches
de base, et les équivalents de la série de Maestricht sont très douteux et
très incomplets. D’autre part, le sommet de la Craie a été érodé de sorte
que l’on ne part jamais du même niveau géologique. Enfin, le passage entre
le Sénonien inférieur et leTuronien n’est pas net et il existe souvent une
imprécision de 10 à 20 mètres sur l’épaisseur respective des deux étages.
A une faible distance à l’ouest de Paris, le Maestrichtien inférieur a disparu
et c’est le Campanien, lui-même érodé, que l’on rencontre dans les sondages.
L’étude ne peut donc porter que sur la région peu étendue où le Crétacé
supérieur est recouvert par le Nummulitique, c’est-à-dire sur la région
parisienne proprement dite et en bloquant en un seul groupe le Sénonien et
le Turonien. Les résultats obtenus ne représentent dans tous les cas qu’un
minimum.
Crétacé supérieur.
36 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nota : Pour l’épaisseur respective des étages : Sénonien et Turonien, voir tableau, p.
58 et suivantes.
Au Crétacé supérieur, c’est dans la fosse profonde de Saint-Denis que
l’on constate les plus grandes épaisseurs de craie ; le maximum a été ren¬
contré dans le forage de Pantin (Ourcq) où le Sénonien-Turonien atteint
529 m., suivi par celui de la Cle Gle des Eaux, dans la même localité, avec
503 m. 20; viennent ensuite les forages d’ÉpiNAY-suR-SEiNE (496 m. 63),
la Plaine-Saint-Denis (493 m. 63), Noisy-le-Grand (483 m.), Paris-
Hébert (476 m. 80), Pantin-Blanchisserie (475 m. 84), Villemomble
(470 m. 34), Aulnay-sous-Bois (469 m. 32), Villeneuve-la-Garenne
(464 m. 54).
Dans le synclinal de l’Eure et dans la fosse profonde de Juvisy, le forage
de Viry-Chatillon a rencontré 445 m. 10 de Crétacé supérieur. Viennent
ensuite les puits de I’Isle-Adam (430 m. 75), Paris-Passy (429 m. 91),
Maisons-Laffitte (418 m.), Nanterre (416 m. 80), Ivry-sur-Seine,
Brasserie Bichard (416 m. 12), Charenton (412 m.), Ivry, Clos du Postil¬
lon (407 m. 60), Paris-la Butte- aux-Cailles (405 m. 87), Paris-Say
(401m. 93), Andrésy (391 m. 35), Paris-Blomet (moins de 400m.), Paris-
Grenelle (388 m.), Achères (372 m. 20), Carrières-sous-Poissy (370m.),
Triel (364 m. 10), Vincennes (356 m. 61), Versailles-Chèvreloup
(350 m. 80), Orsay (348 m. 56), Poissy (348 m.), Aincourt (319 m. 30),
Orgerus (293 m. 40), Saint-André-de-l’Eure (151 m. 70).
En résumé il existe dans la région de Pantin une zone où la série du
Sénonien-Turonien dépasse 500 m. Les épaisseurs allant de 450 à 500 mètres
sont atteintes dans la fosse profonde de Saint-Denis. Les puits situés entre
le Synclinal de la Seine et l’axe de Meudon montrent un Crétacé puissant de
400 à 450 mètres dans Paris. En aval de la capitale, il n’y a guère que
300 à 400 mètres de Craie blanche et de Craie marneuse. Enfin on observe
des épaisseurs variables près des bords de l’Ile-de-France.
Le puits de I’Isle-Adam présente une épaisseur moyenne (base du
Turonien à 463 m. de profondeur).
Dans le Synclinal de l’Eure, les différences d’épaisseur sont sensibles vers
l’Ouest ; de 445 mètres à Viry-Chatillon, l’épaisseur du Sénonien-Turo¬
nien passe à 349 m. à Orsay et à 290 m. à Orgerus.
SUBSIDENCE DU BASSIN DE PARIS
37
La subsidence cénomanienne.
On dispose d’un plus grand nombre de renseignements pour l’étude du
Cénomanien. Toutefois, pour plus de facilité, on ne séparera pas leVracon-
nien ( Gaize et Marnes de Brienne ) de la Glauconie cénomanienne. Certains
forages présentant en effet une imprécision sur la zone de passage du Vra-
connien au Gault ne pourraient être utilisés.
Synclinal de la Seine. — Le maximum d’épaisseur du Cénomanien a
été constaté dans les forages de Noisy-le-Grand (80 m.) et Villemomble
(79 m. 15). La zone d’épaisseur comprise entre 70 et 80 m. est jalonnée par
les ouvrages d’AuLNAY-sous-Bois, Vincennes, Ivry-Richard, Ivry-Pos-
tillon, Maisons-Laffitte, Rosny-sur-Seine, I’Isle-Adam, Port-Villez.
On ne constate aucune régularité dans la répartition de ces grandes épais¬
seurs qui sont entourées d’épaisseurs plus faibles, sauf peut-être pour la
région d’AuLNAY, Villemomble, Noisy, Vincennes, Ivry.
Les épaisseurs de 60 à 70 m. ont été rencontrées à Paris-Hébert, Pantin-
Blanchisserie, Pantin-C. G. E., Butte-aux-Cailles, Villeneuve-la-
Garenne, Nanterre, Poissy.
A la zone de 50 à 60 m. d’épaisseur appartiennent les forages de :
Achères, Triel, le Pecq, Paris-Grenelle, Paris-Say, la Plaine-
Saint-Denis, Épinay-sur-Seine.
Les trois forages d’ANDRÉSY, Aincourt, Versailles-Chèvreloup pré¬
sentent une épaisseur de Cénomanien comprise entre 40 et 50 m.
Enfin, les puits de Bougival, Issy-les-Moulineaux, Bonnières-sur-
Seine, n’offrent qu’un Cénomanien réduit à 30-40 m.
Synclinal de l’Eure.
Dans cette zone le puits d’Orsay présente 61 m. de Cénomanien suivi par
Viry-Châtillon : 56 m. 30, et Orgerus : 45 m.
Axe du Bray et axe de Meudon.
Le puits de Beauvais a rencontré 60 m. de Cénomanien et le forage du
Coudray-Saint-Germer, 32 m. seulement.
Sur l’axe de Meudon, Versailles (Chèvreloup) l’épaisseur du Cénoma¬
nien n’atteint pas la moitié de la puissance que cet étage présente dans
les zones de subsidence à l’est et à l’ouest de Paris.
Il semble qu’au Cénomanien la zone des épaisseurs maximum diffère de
celle du Crétacé supérieur.
38
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
L’épaisseur du Gault.
Le Gault n’atteint pas son maximum d’épaisseur dans le fond de la
cuvette parisienne, mais seulement vers ses bords. On a vu (Chapitre III)
que les argiles noires recouvrant les Sables verts ont une très grande puis¬
sance dans la Marne et l’Aube. Plus près de la région parisienne, en bor¬
dure du Pays de Bray, le Gault atteint également une très grande
épaisseur: à Autheuil, plus de 54 m. d’argile noire (Abrard, 1937); au Cou-
dray-Saint-Germer, 33 m. 50; à Beauvais, la couche atteint 62 m. 50,
épaisseur supérieure à toutes celles que l’on observe dans la région pari¬
sienne (maximum 56 m. 93 à Pantin (Grande Blanchisserie). La fosse
de Saint-Denis montre encore de grandes épaisseurs de dépôts : Aulnay-
sous-Bois (53 m. 03), la Plaine Saint-Denis (47 m. 29), Vincennes :
(45 m. 97), Villemomble (41 m. 23), Épinay-sur-Seine (39 m. 89),
Pantin C. G. E. (38 m. 64).
En effet, à côté de ces épaisseurs assez fortes, on constate des puissances
très moyennes : Villeneuve-la-Garenne (34 m.), Noisy-le-Grand
(36 m. 23), ou même faibles : Paris-Hébert (22 m. 65).
Sur l’axe de Meudon les épaisseurs augmentent dès qu’on se rapproche
de Paris : Bougival (23 m. 25), Versailles-Chèvreloup (26 m. 70),
Issy-les-Moulineaux (27 m. 90).
La série des puits orientaux montre des hauteurs divergentes. Si, dans le
forage de Vincennes, le Gault a un grand développement (45 m. 97 d’ar¬
gile), les forages d’IvRY(Clos du Postillon) n’ont rencontré que 33 m. 60
et 34 m. 66 (Bichard frères) d’argile du Gault. A Charenton on ne
trouve plus que 26 m. 61 de Gault.
A Paris (Butte-aux-Cailles), sur le flanc de l’Anticlinal, le Gault
atteint 37 m. 20, mais son épaisseur se réduit à la Raffinerie Say
(29 m. 40), s’abaisse à 25 m. à Paris-Blomet, à 24 m. 91 à Grenelle,
remonte à 30 m. à Passy.
La puissance du Gault augmente un peu à l’ouest de Paris : Nanterre
(37 m. 50), Achères (36 m. 94), Andrésy (38 m.), le Pecq (40 m. 45),
Poissy (34 m. 16) ; ces puits environnent les points faibles de Maisons-
Laffitte (26 m. 50) et Triel (26 m. 75).
A Aincourt (la Bucaille), le Gault atteint encore 28 m. d’épaisseur,
mais en se rapprochant de la bordure occidentale, on voit le Gault se réduire
rapidement : à Bonnières, il n’a plus que 9 m. 80; à Pressagny-l’Orgueil-
leux, 13 m. 34; aux Andelys, 8 m. 30 ; à Vernon ; 5 m. 90, Saint-Marcel,
9 m. 35. Plus à l’ouest encore dans le département de l’Eure, le Gault n’at¬
teint plus que 8 m. 90 à Incarville, 9 m. 50 à Gauciel, 7 m. 55 à la Tri-
nité-de-Réville.
Dans le nord du Synclinal de la Seine, le forage de I’Isle-Adam montre
un Gault d’épaisseur moyenne (37 m.), intermédiaire entre les puissances
CARTE HYPSOMÉTRIQUE DU SOMMET DU CÉNOMANIEN
SUBSIDENCE DU BASSIN DE PARIS
39
atteintes d’une part dans la région parisienne, d’autre part dans l’Oise et
le Pays de Bray.
Enfin dans le Synclinal de l’Eure, les épaisseurs sont irrégulières : 24 m.40
à Viry-Chatillon, 43 m. 60 à Orsay, 6 m. 60 à Orgerus.
On peut constater que l’épaisseur du Gault a une répartition très diffé¬
rente de celle des étages postérieurs. La fosse de Saint-Denis n’a pas
encore les caractères de zone de grande sédimentation qu’elle offrira au
Crétacé supérieur et au Nummulitique. Çà et là, des points singuliers appa¬
raissent, tels que Vincennes, le Pecq, dans le Synclinal de la Seine, et
Orsay dans le Synclinal de l’Eure, où se dessinent des foyers locaux d’épais¬
seurs plus grandes. Cette répartition est suivie dans ses grandes lignes par
l’allure tectonique du tréfonds que nous indiquent les cotes du contact
Gault-Sables verts.
C’est toujours le Synclinal de Saint-Denis qui montre le maximum de
profondeur. Il atteint à Pantin-Ourcq à — 716 m. et à Aulnay-sous-
Bois ( — 715 m. 46) suivi par Villemomble ( — 695 m. 58), Épinay-sur-
Seine ( — 689 m. 69), Pantin (C. G. E.) ( — 687 m. 24), Pantin (Blanchis¬
serie) ( — 684 m. 21), Villeneuve-la-Garenne ( — 679 m. 90), Noisy-
le-Grand ( — 678 m. 83), la Plaine-Saint-Denis ( — 678 m.), Paris-
Hébert ( — 657 m. 20).
Une brusque remontée, déjà constatée pour les étages supérieurs, se pré¬
cise dans Paris où le puits de Passy indique le contact Gault-Sables
Verts à — 523 m. 75. A Ivry, celui-ci s’opère à — 506 m. et — 507 m. 23
dans les forages du Clos du Postillon et de la Brasserie Richard, et à
— 498 m. 51 à Charenton. A Vincennes, il s’abaisse légèrement
( — 533 m. 33). Les autres puits de Paris offrent des cotes comparables :
la Butte-aux-Cailles ( — 505 m. 20), Grenelle ( — 490 m. 58), Blo-
met ( — 480 m. 65). On observe encore la légère dépression de la Raffinerie
Say (—519 m. ).
Sur l’axe de Meudon, le relèvement est sensible : Versailles, Chèvre-
loup ( — 359 m. 70), Issy-les-Moulineaux ( — 450 m. 82).
Dans l’ouest du forage de Maisons-Laffitte est placée une fosse profonde
(contact Gault-Sables verts à — 562 m.), entourée de points plus élevés:
Achères ( — 511 m. 04), Andrésy ( — 486 m.), Poissy ( — 441 m. 16),
Bougival ( — 414 m.), Triel ( — 452 m. 75), le Pecq ( — 436 m. 75).
A Nanterre, contact à — 549 m., intermédiaire entre Maisons-Laf-
fite et Passy. A I’Isle-Adam, où l’on atteint la cote — 545 m. 50, on est
encore dans une zone synclinale bien prononcée.
Le passage de l’axe de Vigny remonte le contact à — 328 m. à Aincourt.
Dans le Synclinal de l’Eure, le contact s’opère profondément à Viry-
Chatillon — (624 m.). Le relèvement est normal à Orsay ( — 505 m. 65)
et à Orgerus ( — 310 m.).
Plus à l’Ouest, sur la lèvre nord de la faille de la Seine, le contact est à
— 115 m. 30 aux Andelys ; il remonte à — 19 m. 70 à Pressagny-l’Or-
40
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
gueilleux où existe un dôme très curieux signalé par R. Furon (1934) ;
à Vernon à — 15 m. 50 et à Saint-Marcel à — 9 m. 10.
A Bonnières, le contact s’opère à — 161 m. 22.
Dans le compartiment effondré d’iNCARviLLE, le jeu des failles abaisse
la cote de base du Gault à — 219, mais au Sud, à Gauciel, celle-ci se
relève à — 126.25. Enfin à la Trinité-de-Réville on l’observe à -f- 121.60.
On est ici à quelques kilomètres de la limite d’extension de l’Albien.
Sur la retombée nord de l’axe du Bray, à Beauvais, la jonction Gault-
Sables verts est à — 255 ; au Coudray-Saint-Germer, à -)- 25, et à
Autheuil, sur le bord du Bray, à -j- 56.
La cote de contact du Cénomanien et du Gault met en évidence l’impor¬
tance croissante des axes tectoniques en profondeur. Sur l’anticlinal de
Meudon et sur son flanc nord, la cote du contact varie entre — 300 et
— 500, alors que dans la fosse profonde de Saint-Denis, elle descend au
delà de — 625 et même de — 650.
Cette différence considérable d’altitude correspond, entre les points
extrêmes de la Butte-aux-Cailles et d’AuLNAY-sous-Bois distants de
18 km., à un pendage de 1,07 % et, pour le point le plus rapproché de Vil -
lemomble, éloigné de 13 km., à une inclinaison de 1,5 %, alors que la com¬
paraison avec l’inclinaison de la surface topographique du sommet de la
Craie nous donne les pendages suivants :
Butte-aux-Cailles-Aulnay-sous-Bois . 0,67 %
Butte-aux-Cailles-Villemomble . 0,80 %
Pour le contact Turonien-Cénomanien, les différences sont de même
ordre quoiqu’un peu plus faibles pour le contact Cénomanien-Gault ;
Pl. II. — CARTE HYPSOMÉTRIQUE DU SOMMET DU GAULT (ALBIEN)
SUBSIDENCE DU BASSIN DE PARIS
41
Butte-aux-Cailles-Aulnay-sous-Bois . 1,03 %
Butte-aux-Cailles-Villemomble . 1, 30%
L’examen des cotes du contact met en relief l’existence d’un point haut
du sommet du Gault dans la région de Passy où les deux formations se
rejoignent à la cote — 493 environ, en opposition avec le puits de Grenelle
( — 466) et la dépression considérable du nord de Paris où la descente se
fait rapidement au-dessous de — 600. De même, l’ombilic de la Raffinerie
Say ( — 485-490) s’oppose aux cotes voisines de Charenton ( — 473) et
Grenelle ( — 466). La première anomalie correspond très probablement
au parcours souterrain de l’axe de Vigny dont on perd la trace après
Achères dans le méandre de la Seine, mais qui manifeste nettement sa
présence en relevant les couches nummulitiques à travers Paris, à Passy
même.
Quant au second accident, il correspond à la dépression causée par la
virgation de l’axe de Meudon qui s’incline vers le Nord-Est sur le méridien
de la vallée de la Bièvre.
Le mouvement de descente extrêmement rapide vers la fosse profonde
de Saint-Denis ne fait pas apparaître, dans Paris et sa banlieue immédiate,
de profondeurs intermédiaires entre — 490 et — 627 observés respective¬
ment à la Raffinerie Say et à Pantin.
Aux deux points intermédiaires de I’Isle-Adam ( — 508) et de Maisons-
Laffitte ( — 537), correspond cependant un talus moins abrupt au Nord
et à l’Ouest.
Dans le Synclinal de l’Eure, la fosse profonde de Juvisy, avec la cote
— 600 à Viry-Chatillon, indique, par rapport au point haut de la Butte-
aux-Cailles, un pendage de 0,77 % pour le sommet du Gault, supérieur à
l’inclinaison moyenne de la surface de la Craie qui atteint 0,58 %. La remon¬
tée vers l’Ouest, du Synclinal de l’Eure, opère le contact Cénomanien-
Gault à — 462 à Orsay et à — 303 à Orgerus, ce qui correspond à une
pente de 0,92% entre Viry et Orsay, et de moins de 0,50 % entre ce
dernier point et Orgerus.
Épaisseurs au Crétacé inférieur. — Pour le Crétacé inférieur, l’étude ne
peut porter que sur quelques puits, et il n’est pas possible de comparer
entre eux plus de six forages ayant traversé l’Aptien. Ce nombre se réduit
à 3 pour les forages ayant atteint le Néocomien.
42
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Entre les forages de Passy et de la Place Hébert les couches présentent
une pente très rapide, soit 2,2 %. Mais s’agit-il vraiment d’une pente uni¬
forme, ou existe-t-il un accident : pli ou faille ? On ne peut que poser la
question car il n’existe aucun forage profond sur la rive droite de la Seine,
dans Paris.
L’épaisseur des Sables verts.
Les Sables verts albiens ont une épaisseur assez faible sur la bordure du
Bassin de Paris, à l’exception du Sud-Est où ils atteignent une certaine
importance, mais c’est sous la région parisienne qu’ils atteignent leur maxi¬
mum de puissance.
C’est au forage de Villemomble qu’on a constaté leur développement
maximum (81 m. 67). A Ivry-sur-Seine (Brasserie Richard frères), ils
ont 72 m. 87 ; ils dépassent certainement 72 m. à Paris-Blomet ; à la
Butte-aux-Cailles ils ont 70 m. 42 ; à Aulnay-sous-Bois (69 m. 34) ;
à Pantin (Blanchisserie Leduc) (67 m. 63). Viennent ensuite: Villeneuve-
la-Garenne (66 m. 83) ; Poissy (66 m. 18) ;Ëpinay-sur-Seine (65 m. 91);
Raffinerie Say (plus de 62 m. 40) ; Paris-Hébert (61 m. 40) ; la Plaine-
Saint-Denis (60 m. 13) ; I’Isle-Adam (plus de 60 m.) ; Pantin C. G. E.
(55 m. 76).
A Charenton, le forage des H. B. M. les a perforés sur 44 m. 39 ; à Nan¬
terre ils ont été reconnus sur 42 m., et à Pantin-Ourcq, ils dépassent
58 m.
A Achères, leur épaisseur est réduite à 41 m. 96 et à Bougival ils n’ont
plus que 34 m. 75.
Cependant, sur l’Anticlinal, de Meudon à Versailles-Chèvreloup, le
forage du Jardin de Jussieu, qui ne les a pas complètement traversés, les
a reconnus sur une hauteur de 43 m. 35.
Dans le Synclinal de l’Eure, le puits d’ÛRSAY a trouvé 57 m. 66 de Sables
verts et le puits d’ÛRGERus 16 m. 20.
Là se bornent nos connaissances sur les Sables verts albiens car la plupart
des puits n’ont fait que les atteindre sans les perforer assez profondément
pour donner d’utiles indications. Il est donc impossible d’interpréter en
une synthèse ces résultats trop peu précis. Un maximum de puissance
semble se manifester dans la fosse de Saint-Denis, et l’épaisseur des sables
albiens reste plus constante que celle du Gault sous Paris, ils dépassent 60m.
tant sur la rive droite (Place Hébert) que sur la rive gauche (Blomet, Butte-
aux-Cailles). Il faut s’éloigner vers l’Ouest pour constater un amincis¬
sement notable des Sables verts, car même sur l’Anticlinal de Meudon,
ils conservent une épaisseur assez forte (Chèvreloup).
Dans le Synclinal de l’Eure, le puits d’ÛRSAY montre près de 60 m. de
Sables albiens.
Pl. III. — CARTE HYPSOMÉTRIQUE DU SOMMET DES SABLES VERTS (ALBIEN)
SUBSIDENCE DU BASSIN DE PARIS
43
Altitudes. — Le maximum de profondeur s’observe toujours dans la fosse
II faut aller à FIsle-Adam pour trouver une cote de — 605 m. 50 ; le
contact Sables verts- Aptien se fait même un peu au delà; car si les argiles
aptiennes n’ont pas encore été rencontrées à cette cote, elles n’étaient cer¬
tainement pas bien loin.
Sür le flanc de l’Anticlinal de Me'udon, on rencontre les profondeurs
suivantes : Ivry-sur-Seine (Richard) ( — 580 m. 10) ; Paris-Say
( — 581 m. 39) ; Butte-aux-Cailles ( — 575 m. 62) ; Paris-Blomet
(—552 m. 65).
A l’ouest de Paris, le puits d’AcHÈRES montre le contact Albien- Aptien
à — 533 m., suivi par Poissy ( — 507 m. 34) ; Bougival ( — 448 m. 75) ;
Versailles ( — 403 m.).
Enfin dans le Synclinal de l’Eure, le puits d’OnsAY a rencontré le sommet
de l’Aptien à — 563 m. 31 et le puits d’ORGERus à — 326 m. 20.
Ces forages font apparaître entre la Butte-aux-Cailles et Aulnay-sous-
Bois une pente moyenne de 1,16 %, entre la Butte-aux-Cailles et le
puits Hébert, distants de 7 km., une pente de 2,03 % ; entre Hébert et
Aulnay, une pente de 0,60 %.
Il est impossible de comparer ces résultats avec ceux du Synclinal de
l’Eure, car d’une part le puits de Viry-Chatillon n’est pas descendu très
profondément dans les Sables verts, dont la cote de base n’est pas connue ;
et d’autre part, le puits d’OnsAY, trop éloigné, ne peut être rattaché à
aucun puits du Synclinal de la Seine.
L’inclinaison moyenne du sommet des Sables verts,
de la Butte-aux-Cailles à Aulnay-sous-Bois est: = %;de
la Butte-aux-Cailles à Villemomble: — — - — = 1,46 % de la Butte-
13 KX 10
119 m.
aux-Cailles à Viry-Chatillon: - — — - - = 0,70 %.
17 KxlO /0
On voit ainsi s’accentuer légèrement la valeur des pendages due à l’am¬
plification des axes dans le sous-sol profond.
Mais la répartition du pendage est loin d’être régulière. Si l’on suit par
exemple un itinéraire allant d’ Issy-les-Moulineaux à Aulnay-sous-Bois
44
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
par Blomet, Grenelle, Passy, Hébert et Pantin, et d’une longueur de
27 km. sous une pente moyenne de 1 %, on constate que les pentes des
diverses sections du parcours ont des valeurs très différentes.
-TOO
Fig. 2. — L’Albien dans la région parisienne. Coupes perpendiculaires aux axes tectoniques.
SUBSIDENCE DU BASSIN DE PARIS
45
La fosse de Saint-Denis semble donc s’individualiser dès le Crétacé infé¬
rieur et les épaisseurs de l’Aptien et du Barrémien par rapport à la puissance
de ces étages dans le forage d’ Ivry, présentent un coefficient de sédimentation 1
de 1,14 pour l’Aptien et 1,18 pour le Barrémien, en opposition avec les
Sables verts qui indiquent pour Pantin un coefficient de 0,76 %.
Les forages deBouGivAL etPoissy indiquent un régime un peu différent:
le faciès Pays de Bray est plus puissant qu’à l’est de Paris où l’on retrouve
pour l’Aptien et le Barrémien la disposition orientale. Le Néocomien-Weal-
dien n’a été reconnu qu’en trois endroits ; à Pantin et à Ivry, la dispo¬
sition du Néocomien supérieur est identique ; le Wealdien, connu à
Ivry, n’a pas été atteint à Pantin.
Contact des étages du Crétacé inférieur.
Le contact des étages subordonnés à l’Albien dans les rares puits où ils
ont été observés fait apparaître, entre la Butte-aux-Cailles et Pantin,
d’une part, Ivry-sur-Seine et Pantin ; d’autre part, une pente de 1,91%
et 1,78 % pour le sommet du Barrémien, et de 1,82 % pour le toit du Néoco¬
mien. De plus en plus s’intensifie la pente du toit des couches et la profon¬
deur de la fosse de Saint-Denis.
1. On désigne, sous le terme de coefficient de sédimentation , le coefficient moyen qu’il faut appli¬
quer aux épaisseurs des divers étages d’une série géologique continue, en position anticlinale,
pour obtenir l’épaisseur de cette même série dans les fosses synclinales voisines.
46
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Conclusions.
La fosse de Saint-Denis constitue une zone de subsidence très impor¬
tante, qui a joué à toutes les époques du Crétacé, les couches y sont plus
épaisses que sur l’axe de Meudon, qui était déjà individualisé au Crétacé
inférieur, mais la stabilité du fond augmentera jusqu’au Crétacé supérieur
et au Nummulitique. Quelques anomalies affectent la répartition des
dépôts, notamment à l’époque des Sables verts, où elle semble assez uniforme
dans la fosse et sur l’anticlinal. Pendant la période du Gault, la zone
d’épaisseur maximum s’est légèrement déplacée vers l’Ouest et le Nord ;
mais à partir du Cénomanien, la fosse de Saint-Denis reprend son caractère
de zone mobile qu’elle conservera pendant tout le Crétacé supérieur, et où
la Craie présente une épaisseur très grande. Les différences déjà importantes
pour le Turonien deviennent considérables au Sénonien, mais la surface topo¬
graphique de ce dernier, qui a subi une érosion et un nivellement intenses,
ne laisse plus apparaître qu’un pendage minimum (0,67 %) qui double au
Crétacé moyen (1,03 %) et triple au Crétacé inférieur (1,78 %).Une anomalie
probablement d’ordre tectonique existe dans Paris même, entre les puits
de Passy et de la Raffinerie Say, au Sud, et Hébert au Nord. La déni¬
vellation, pour tous les étages, atteint et dépasse même parfois 125 mètres ;
elle détermine un pendage très fort des couches, dépassant 2 %, anormal
pour le Bassin de Paris.
CHAPITRE Y
TECTONIQUE DU BASSIN DE PARIS
Plissement hercynien. — Plis posthumes. — Plissement pyrénéo-alpin. — Inversions
de relief. — Axes du Bassin de Paris. — Plis de l’ouest du Bassin de Paris. —
Plis de l’est du Bassin de Paris. — Les Failles. — Failles de direction armo¬
ricaine. — Failles méridiennes. — Failles de direction varisque. — Failles ortho¬
gonales. — Age des plissements et des failles du Bassin de Paris.
Les assises jurassiques, crétacées et tertiaires qui ont rempli la grande
fosse de sédimentation du Bassin parisien ne sont pas horizontales ; elles
sont plissées par plusieurs axes tectoniques qui, à diverses reprises, ont joué
sous l’effet des poussées orogéniques tangentielles.
Le Bassin de Paris est entouré d’une bordure de terrains primaires à peu
près continue, constituée par les sédiments marins du Cambrien, du Silu¬
rien, du Dévonien, par les dépôts littoraux et lacustres du Westphalien,
enfin par les couches de l’Anthracolithique (Stéphanien-Permien) d’origine
continentale. Les couches primaires sont plissées énergiquement ; à plu¬
sieurs époques des roches éruptives y sont injectées ; elles sont métamor¬
phiques en profondeur, parfois des lambeaux de ce métamorphique ont été
remontés à la surface par des mouvements tectoniques ultérieurs.
Plissement hercynien.
Le plus important des plissements de bordure s’est produit pendant la
période carbonifère. Toutes les couches antérieures ont été fortement
ridées et déformées, et une haute ehaîne montagneuse a surgi : la Chaîne
hercynienne, dont les chaînons parallèles sont alignés en direction N. -O.,
S.-E., dans l’ouest de la France, désignée sous le nom de direction armori¬
caine. Dans l’est du Bassin de Paris, c’est la direction inverse S.-O.-N.-E.
ou direction varisque, qu’ont suivie les traînées primaires.
La ligne de rebroussement, où l’orientation change, est située à peu près
sur le méridien de Paris ; c’est la Schaarung du Bassin parisien.
48
P. LEMOINE, R. HUMEEY, R. SOYER
Plis posthumes.
Les plis hercyniens de bordure ont certainement joué un rôle aussi impor¬
tant dans le tréfonds du Bassin, mais nous n’en possédons pas la preuve en
l’absence de sondages profonds dans le substratum primaire, au centre de
celui-ci. On constate cependant que les couches postérieures ont une direc¬
tion analogue et se superposent aux plissements d’âge secondaire et ter¬
tiaire. Ces mouvements sont désignés sous le nom de plis posthumes.
Plissement Pyrénéo-Alpin.
Une forte poussée orogénique s’est produite dans le Bassin de Paris, au
cours de la période nummulitique ; elle détermina une série de petits plis¬
sements affectant la couverture tertiaire de l’Ile-de-France, sans qu’on
puisse avoir la preuve qu’ils aient produit un effet important sur la craie
sous-jacente : ce sont les plis de couverture.
Inversions de relief.
Les plis hercyniens et posthumes ne coïncident pas d’une façon parfaite
dans le sens vertical, parfois même un pli anticlinal se superpose à un syn¬
clinal, ou vice versa. A. Bigot (1904) a montré que des anticlinaux secon¬
daires se superposant à des synclinaux primaires et vice versa, dans le Massif
de Montabard (département de l’Orne), notamment. Le Pays de Bray, cet
accident si spécial du Bassin de Paris, est un synclinal secondaire super¬
posé à un anticlinal primaire (Pruvost, 1928). Enfin dans la région parisienne,
la juxtaposition d’un anticlinal tertiaire à un synclinal crétacé a été démon¬
trée par l’un de nous (Paul Lemoine, 1929) entre Meaux et Villers-Cot-
terets. L’inversion de relief , qui paraît assez fréquente, a même été érigée
au rang de loi générale par le géologue anglais Lamplugh.
Axes du Bassin de Paris.
L’étude des accidents tectoniques du Bassin de Paris a fait l’objet de
nombreux travaux, d’Hébert (1872), Albert de Lapparent (1879), G. F. Doll-
fus (1890). Ce dernier, se basant sur les cotes d’altitude de la Craie dans le
Bassin de Paris, a établi une carte en courbes de niveau de la surface du
Crétacé ; il détermina ainsi les zones de surélévation et d’abaissement,
correspondant aux anticlinaux et aux synclinaux. Cependant, il faut obser¬
ver : 1° que les repères hypsométriques utilisés ne constituent pas une sur-
TECTONIQUE DU BASSIN DE PARIS
49
face tectonique, car la Craie est fortement érodée dans tout le Bassin ; si
bien que sa surface correspond à des niveaux géologiques très différents.
Encore actuellement il nous est impossible de distinguer dans le détail les
horizons du Sénonien et du Turonien ; 2° que dans beaucoup de cas, Dollfus
a substitué à la surface de la Craie des surfaces d’étages supérieurs, suppo¬
sant ainsi, ce qui est inexact, que les sédiments tertiaires avaient partout
la même épaisseur. C’est donc en réalité une surface topographique que
montrent les cartes hypsométriques du sommet de la Craie. Dans l’ensemble,
toutefois, les dénivellations très importantes que l’on y constate constituent
d’assez bons indices sur l’allure des plis profonds du Bassin de Paris. Si
dans l’ouest de celui-ci nous possédons de très nombreux renseignements
sur le contact du Crétacé et du Tertiaire il n’en est pas de même dans l’est,
où dans de grandes régions, aucun forage n’a atteint le Crétacé, ce qui rend
très difficile de préciser la direction des axes.
Il apparaît toutefois comme certain qu’en profondeur les axes tectoniques
sont beaucoup plus marqués qu’au sommet du Crétacé ; fait mis en évi¬
dence pour le Gault par l’un de nous (Paul Lemoine, 1909).
G. F. Dollfus a été amené à croire à l’existence de plus d’axes qu’il n’en
existe dans la réalité. Grâce aux renseignements que nous possédons main¬
tenant, infiniment plus nombreux qu’en 1890, et qui infirment un certain
nombre de plis indiqués par Dollfus, notre notion de l’allure tectonique du
Bassin de Paris s’est précisée. A la théorie de plis continus se substitue celle
de dômes et de fosses, réunis par des alignements et des seuils.
Plis de l’ouest du Bassin de Paris.
Les grands plis bien individualisés dans l’ouest du Bassin et apparaissant
avec netteté dès le littoral de la Manche sont :
U Anticlinal du Ponthieu qui passe à Fort-Mahon, Acheux, le Catelet
la Capelle ;
Les Synclinaux du groupe de la Somme, empruntées par la vallée de la
Somme, par Saint-Valéry-sur-Somme, Amiens, Chaulnes, Guiscard,
Wailly, et en relais avec les fosses de la région de Soissons ;
U Anticlinal de Gamaches par Ault, Maignelay, Compïègne ;
Le Synclinal du Thérain qui s’amorce à Dieppe, gagne la vallée du Thé-
rain et passe à Beauvais, Chantilly ;
U Anticlinal du Bray, l’un des plus importants du Bassin de Paris, se
montre au sud de Dieppe, passe à Neufchatel, Noailles ; et on le suit
jusqu’à Dammartin-en-Goële. Il est accompagné d’une grande faille sur la
partie de son trajet située entre Noailles et Orry-la-Ville ;
Le Synclinal de la Seine qui naît également à peu de distance de Dieppe,
passe par Gisors, Pontoise, Saint-Denis, Villemomble.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
4
50
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
L' Anticlinal de Beynes ou Axe de Meudon, venant du nord de Rouen,
passe à Vernon, Sèvres, Ivry, Joinville-le-Pont, Champigny ;
Le Synclinal de l'Eure, part de Saint-Pierre-en-Port, passe par Cau-
debec, Louviers, Neauphles, et vient s’ennoyer dans une grande fosse
de la Craie située entre Sceaux et Étampes.
L'Axe du Roumois par Fécamp, Anfreville-la-Campagne, Houdan,
Rambouillet.
Au sud de ces accidents importants, G. F. Dollfus en a distingué beau¬
coup d’autres dont l’existence est très discutable :
Synclinal de la Risle.
Axe d' Aulnay-sur-Iton, qui se confond avec l'Axe du Roumois.
Synclinal de Nonancourt.
Axe de Senonches.
Synclinal de Sainte- Gauburge.
Anticlinal du Merlerault.
Synclinal de la Loire.
Axe de Fontaine-Raoult.
Synclinal de Ménars.
Plis de l’est du Rassin de Paris.
Dans l’est le tracé des axes est beaucoup moins net, et il n’est pas possible
actuellement de prolonger, comme l’avait fait Dollfus, les plis orientaux
jusqu’aux limites des affleurements albiens.
La carte structurale inédite de la Craie dans l’Ile-de-France établie par
l’un de nous (Paul Lemoine) d’après un grand nombre de cotes (environ
325) est frappante à cet égard. A partir du méridien de Paris, tous les axes
s’ennoient dans les fosses orientées suivant le méridien sans qu’on puisse
retrouver leur prolongement oriental. Au nord-est de Paris, il en est de
même; une série de fosses passant par Meaux, la Ferté-sous- Jouarre,
Chateau-Thierry, va rejoindre la région d’aflleurement du Crétacé vers
Reims. Du sud de cette région jusqu’à la fosse d’ÉTAMPES, on constate
une bande régulière de craie descendant régulièrement de l’altitude -j— 150
jusqu’à la cote — 100. Les grandes pénéplaines de la Brie et de la
Champagne masquent la topographie souterraine.
G. Corroy (1925) a cherché le raccordement des plis occidentaux avec
les plis hercyniens de Lorraine et proposé la continuité suivante :
Le Syticlinal de la Somme rejoindrait le Synclinal de Longwy par Ville-
sur-Tourbe, Vienne-le-Chateau, Montfaucon, Morrey, Longwy.
L’Axe de Gamaches serait relayé à partir de la Neuville-au-Pont par
le Synclinal de Neuville- au- P ont qui, passant par Neuvilly, le nord de
Chauny, Sézannes, va s’ennoyer au nord de Spincourt dans le Bassin
de Briey.
TECTONIQUE DU BASSIN DE PARIS
51
Le Synclinal du Thérain rejoindrait, sous la Champagne, l’Axe de Metz,
qui passe à Revigny, Yavincourt, Saint-Mihiel.
L’ Anticlinal du Bray ne serait autre que l’important Anticlinal de Pont-
à-Mousson.
Le Synclinal de la Seine passerait à la Ferté-Gaucher, Esternay,
Mailly, et se prolongerait jusqu’à Saint-Dizier.
h’ Anticlinal de Beynes en axe de Meudon réapparaîtrait près de Mort-
cerf, puis au nord de Villiers-Saint-Georges il disparaîtrait sous la
Champagne, où il serait visible à Saint-Remy-en-Bouzemont.
Le Synclinal de l’Eure, suivant Corroy, se bifurquerait près de Montlhéry
en deux branches dont l’une se dirigerait vers Toul et l’autre vers Sens.
Il semble que ces raccordements ne soient pas absolument exacts ; le
rebroussement vers le Nord-Est, que M. Corroy a imprimé aux axes, déjà
plus marqué que pour les directions proposées par G. F. Dollfus, soit encore
insuffisant ; il faut accentuer encore le mouvement de remontée des axes
qui prendraient plus franchement la direction varisque.
Pour Y Anticlinal de Beynes, par exemple, dont on cherchait autrefois le
prolongement sous la Brie, par Saint-Maur puis sous la Champagne, par
Villenauxe, le mouvement de virgation s’accentue dès le sud immédiat
de Paris. A Ivry, l’axe franchit la Seine, puis la Marne à Joinville-le-
Pont ; il remonte vers le N.-E. et il disparaît très nettement à Champigny,
sous le plateau de Chennevières, à l’aplomb du ruisseau de la Lande.
On connaît en outre dans l’est du Bassin un certain nombre d’axes tec¬
toniques discontinus et interrompus par des failles importantes. En plus
de ceux qui ont été signalés par Corroy, plusieurs accidents dans leS.-E. du
Bassin ont été étudiés par Paul Lemoine, Laurent, Rouyer.
Lemoine et Rouyer (1904) ont indiqué un axe bien orienté en direction
varisque entre Brienon et Isle-Aumont, dans la région située au nord de
Saint-Florentin : Y Anticlinal d’Avrolles, accompagné d’une faille ; un
autre axe : Y Anticlinal des Riceys, parallèle au premier et également faillé,
débute aux Riceys, passe à Bligny et se termine entre Saint-Usage et
Bar-sur-Aube (Pietresson de Saint-Aubin, 1937). Entre ces deux axes se
trouve le Synclinal de Chaource.
Un synclinal rattaché au Synclinal de l’Eure aurait été suivi par Mlle A.
Hure entre Montlhéry et Vandeurs, par Fontainebleau, Moret et Sens.
A Vandeurs il est interrompu par une faille dans le Forêt de Rageuse.
Les Failles.
Les différentes assises secondaires du Bassin parisien sont coupées par
un certain nombre de failles qui, comme les axes tectoniques, prennent une
direction tantôt armoricaine, tantôt varisque; parfois elles coupent les plis
52
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
orthogonalement ; d’autres failles, suivant la direction du méridien, sont
parallèles à l’axe de la Schaarung.
Failles de direction armoricaine.
1° Faille du Bray. — L’importante Faille duBray n’est pas située exacte¬
ment sur l’Anticlinal, mais un peu au Nord. Elle détermine un comparti¬
ment effondré au Nord dans le Synclinal du Thérain ; son rejet atteint
50 m. vers Gouvieux.
Depuis les environs de Beauvais, elle se dirige en direction de Meaux,
reste visible jusqu’à hauteur d’ERMENONviLLE.
2° Faille de la Seine. — La grande Faille de la Seine épouse le tracé de
Y Anticlinal de Beynes ou axe de Meudon. Bien visible à partir de Yerville,
au nord de Rouen, elle traverse Pavilly et Sotteville-lès-Rouen, puis
elle passe sur la rive droite de la Seine à la Mivoie. Après avoir recoupé
les méandres dufleuvedans la région de Pont-de-l’ Arche et des Andelys,
elle réapparaît sur la rive gauche, au sud de Vernon, traverse Blaru,
Villiers-la-Ville, Soindres, Boinville, franchit la Mauldre entre
Maule et Herbeville et disparaît dans la région de Crespières et de
Davron. La faille de la Seine détermine au Nord un compartiment affaissé.
D’une manière générale elle fait buter le Lutétien contre le Crétacé supé¬
rieur, jusqu’à Vernon. Cette faille n’intéresse plus ensuite que la Craie ;
mais dans la région rouennaise, c’est le Cénomanien qu’elle met en contact
avec le Kimeridgien, à la faveur du pli transversal qui passe à Rouen
même et qui a fait comparer cette région à un Pays de Bray en miniature.
3° Faille de Lillebonne et du Roumois. — Une faille est connue depuis
longtemps dans la région de Lillebonne. Apparaissant dès le littoral de la
Manche à Fécamp, elle passe au nord de Goderville, à Bolbec, à Lille¬
bonne, et se prolonge sur la rive gauche de la Seine jusqu’à Routot.
Son rejet dépasse 100 mètres ; le compartiment abaissé est situé à l’Ouest
(Dollfus, 1929).
Le prolongement de cette faille a été étudié par R. Furon (1934).
Le versant oriental de Y Anticlinal du Roumois est faillé, mais en sens con¬
traire, c’est-à-dire que l’abaissement se fait vers l’Est. Cet accident, très
important, passe à Amfreville, Saint-Didier-des-Bois, au sud de Pacy-
sur-Eure, Anet, et vient rejoindre la faille de la Seine, au sud de Rosny,
aux environs de Ménerville.
La faille du Roumois détermine au Nord un compartiment effondré de
forme triangulaire limité au Nord par la faille de la Seine et à l’Ouest par
une faille orthogonale : la Faille de Villequier. Le rejet, qui atteint 100 mètres
entre Rouen et Elbeuf, diminue progressivement en se rapprochant de la
jonction des deux failles (Furon, 1934).
4° Faille de Chartres. — Cette faille, qui affecte Y Axe de Senonches, débute
TECTONIQUE DU BASSIN DE PARIS
53
à Senonches, passe au sud de Chartres et disparaît entre Auneau et
Voves où elle s’ennoie sous la couverture aquitanienne. Elle est bien visible
à Fontaine-le-Guyon.
5° Faille de Fontaine-Raoul. — L’Axe de Fontaine- Raoul est faillé sur
une faible distance ; à Fontaine-Raoul même, il détermine un comparti¬
ment abaissé au Nord. Le rejet atteint 50 mètres.
Failles méridiennes.
Il existe sur l’axe de la Schaarung du Bassin de Paris une suite de failles,
tantôt en relais, tantôt parallèles, toutes à grande dénivellation. La plus
importante est la Faille nord-sud de Sancerre. Bien nette à partir de Cérilly,
à l’ouest de Bourbon-l’ Archambault, elle passe ùSancoins, aux environs
de la Guerche et de Sancergues, et à Sancerre, elle est relayée par une
série de failles en décrochement : Failles de Châtillon, de Briare, d’Arrabloy,
de N ogent-sur-V ernisson, de Montargis, qui, au nord de la Loire, font
apparaître la Craie sénonienne au milieu des couches du groupe de Beauce-
Orléanais.La Faille de Sancerre réapparaît à Chateau-Landon en direc¬
tion de Nemours, pour disparaître dans le tréfonds sous la couverture stam-
pienne.
A l’est de la Faille de Sancerre, il faut encore citer la Faille d’Oisy à
l’ouest de Clamecy ; la Faille de Quenne qui passe à l’est d’ Auxerre et
dont C. Rouyer (1935) a signalé le prolongement aux environs de Saint-
Florentin ; la grande Faille du Morvan, qui épouse le bord du Massif,
est très nette entre Bourbon-Lancy et Avallon.
Dans la région de Tonnerre, C. Rouyer a montré la présence de nouvelles
failles. La zone d’affleurement des Sables verts est jalonnée par de nombreux
petits accidents.
Failles de direction varisque.
Il n’existe pas de failles varisques très importantes, sauf toutefois la
Faille de Y Anticlinal des Riceys, au sud de Bar-sur- Aube, et une série de
failles en relais qui affectent les affleurements de l’Hauterivien et du Barré-
mien aux environs de Vendeuvre (Rouyer, 1935).
Failles orthogonales.
1° Faille de Villequier. — Cet accident, qui réunit la Faille de Lille -
bonne et celle de la Seine, passe à Villequier et Caudebec-en-Caux.
Elle délimite au Nord le compartiment effondré où coule la Seine, entre
Pont-de l’Arche et Villequier.
54
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
2° Faille de la Basse- Normandie. — Dans le Perche, une série de failles
parallèles, orientées sensiblement Est-Ouest, coupent transversalement les
plis armoricains. Ce sont : la Faille du Merlerault, la Faille de Moulins-la-
Marche, la Faille de Mortagne et la Faille d’Alençon.
Une grande faille orthogonale part de Nogent-le-Rotrou en direction
de la Flèche, et passe par Montfort-sur-Huisne en recoupant tous les
plis au sud de l’axe du Merlerault.
En Touraine, les Failles de Vendôme et de Châteaurenault, de direction
subméridienne, décalent profondément les assises crétacées.
3° Double Faille de la Marne. — Sur la bordure orientale du Bassin de
Paris, la double Faille de la Marne a été étudiée en détail par MM. R. Abrard
et G. Corroy (1927) ; elle traverse toute la feuille de Wassy en direction
N. N. -O. -S. S.-E., sur une longueur de plus de 50 kilomètres. Elle débute
à l’est de Sermaize-les-Bains, arrive à Joinville, se rebrousse légèrement
et se termine à Flammericourt. Elle fait buter le Crétacé moyen et le
Crétacé inférieur, tantôt l’Albien inférieur, tantôt l’Aptien, contre le Port-
landien supérieur. Souvent masquées, ces failles ne déterminent pas de
rupture de pentes mais,- plus généralement, surélèvent la lèvre orientale
jurassique, qui surplombe d’environ 40 m. les Sables verts albiens. Entre
les deux failles parallèles, un mouvement de balancement, affectant toutes
les couches, surélève alternativement le Crétacé et le Jurassique qui, par¬
fois, sont eux-mêmes coupés par une 3e faille axiale, qui les fait rejouer
dans le compartiment central, notamment à la Tuilerie, située au sud de
Baudonvillers.
Age des plissements et des failles du Bassin de Paris.
Ces plissements ont été progressifs ; déjà bien individualisés au début
du Nummulitique, ils ont dû jouer encore à la période sannoisienne, proba-
lement même au début du Néogène dont les dépôts occidentaux du Bassin
de Paris sont intéressés par les plis et les failles.
En profondeur, les assises crétacées sont affectées beaucoup plus forte¬
ment qu’en surface, où à diverses époques les régressions marines ont
favorisé le jeu des agents d’érosion, atténuant ainsi le modelé structural
déterminé par les agents tectoniques. Aussi est-ce dans le sous-sol profond
du Bassin qu’il faudra aller chercher, lorsque les renseignements obtenus
seront plus nombreux, l’explication complète des phénomènes tectoniques
qui ont affecté les assises supérieures du Bassin de Paris.
CHAPITRE VI
LES SONDAGES AUX SABLES VERTS
Épaisseurs des étages. — Répartition géographique. — Cotes du sommet des
étages.
Jusqu’en 1825, les F ontenier s- sondeurs de I’Artois avaient surtout
exercé leur art dans le Nord de la France, mais sous l’intelligente impulsion
d’Héricart de Thury, qui fut l’animateur du procédé, plusieurs d’entre eux
vinrent s’établir dans la région parisienne.
Les premiers puits aux Sables verts Albiens lurent foncés en 1832, à
Elbeuf, par Mulot, le célèbre sondeur du puits artésien de Grenelle. Six
forages au moins furent établis dans cette localité (Viollet, 1840). Leur
succès incita plusieurs municipalités et particuliers du département
d’iNDRE-ET-LoiRE à entreprendre des puits artésiens pour approvisionner
la population et certaines industries. En 1840, il existait à Tours 10 puits
artésiens captant les eaux du Cénomanien, dont 6 exécutés par la ville
et 4 par des industriels. Tous ces puits furent forés par Degousée,
concurrent de Mulot. En dehors de la ville ; 9 autres forages furent exé¬
cutés par ces deux foreurs, notamment à Saint-Cyr, Cangé, La Ville-
aux-Dames, Esvres, Rochecotte.
Le succès retentissant du puits artésien de Grenelle consacra définiti¬
vement l’importance industrielle de l’art du sondage et, depuis cette
époque, un très grand nombre de puits furent forés dans tout le Bassin de
Paris.
Dans Paris même un programme établi vers 1850 prévoyait six forages
semblables à celui de l’Abattoir de Grenelle pour donner de l’eau pure
aux Parisiens : à la Barrière du Roule, Place de l’Europe, à I’Hôpital
Lariboisière, Place de la Nation, dans le Square Saint- Jacques et
dans le Jardin des Plantes.
On exécuta bien six forages mais, coïncidence curieuse, sur aucun des
emplacements prévus. La plupart d’entre eux, d’ailleurs, donnèrent lieu
à des mécomptes graves ; longueur interminable des travaux (la Butte-aux-
Cailles) ; accident interdisant tout service (Place Hébert), si bien qu’au-
56
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
cun forage ne fut plus exécuté dans la capitale entre 1904 (Butte-aux-
Cailles) et 1928 (Piscine de la rue Blomet).
Vers 1928, s’introduisirent en France les méthodes américaines de cap¬
tage des nappes aquifères et l’emploi du matériel Rotary pour le forage de
grands puits artésiens qui donnèrent une impulsion nouvelle au captage des
eaux souterraines profondes, spécialement dans les départements de la
Seine et de la Seine-et-Oise. On chercha à perfectionner les adduc¬
tions d’eau par un forage aux Sahles Albiens ou même au Crétacé
inférieur (Versailles, puits de Bougival). Les grandes Sociétés conces¬
sionnaires, et en premier lieu la Compagnie Générale des Eaux et la
Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage, édifièrent dans la
région parisienne des usines pour le captage des eaux souterraines, des
«points d’eau », dont la capacité de production dépasse 400.000 m 3 par
24 heures. Plusieurs établissements industriels importants : blanchisseries,
brasseries, raffineries, profitèrent aussi des qualités exceptionnelles des
eaux artésiennes profondes des forages. Il en fut de même des réseaux de
chemins de fer ; l’État, le Nord, l’Est possèdent leurs puits artésiens pro¬
fonds.
Selon notre recensement, il existe dans le Bassin de Paris 288 forages
ou sondages ayant atteint ou dépassé, soit les Sables verts albiens (à l’excep¬
tion de l’ouest du Bassin où ils n’existent plus) soit les Sables cénomaniens
de la Touraine et 1’ Anjou. Ils se répartissent ainsi dans 22 départements :
Pour chacun de ces puits, forages ou sondages, on trouvera en annexe
la coupe géologique détaillée ainsi que tous les renseignements hydrolo¬
giques recueillis, et la bibliographie relative à chacun d’eux.
Épaisseur des étages.
Une première série de tableaux condense les épaisseurs des étages géo¬
logiques traversés par les puits. Bien entendu, ces épaisseurs n’ont pas une
valeur rigoureuse ; il reste encore bien des incertitudes sur le passage
d’une formation à une autre, beaucoup d’interprétations ont été basées, soit
SONDAGES AUX SABLES VERTS
57
par les auteurs, soit par nous-même, sur les indications des cahiers de
sondages tenus avec soin, mais pas toujours avec la rigueur scientifique
souhaitable. Il est probable que l’on devra modifier plus tard l’attribution
de certains niveaux à tel ou tel étage, au fur et à mesure que l’on exécutera
de nouveaux sondages ou même lorsque de nouveaux critériums seront à la
disposition des géologues. Les épaisseurs portées dans ces tableaux, et dont
certaines s’écartent déjà notablement des coupes publiées jusqu’ici, n’ont
donc qu’une valeur très approximative. Par exemple, une incertitude de
quelques mètres règne encore dans le passage du Sénonien au Turonien et
du Yraconnien au Gault.
58
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
AISNE
ARDENNES
CHER
INDRE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
59
AISNE
AUBE
EURE-ET-LOIR
60
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
EURE
LOIRET
MAINE-ET-LOIRE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
61
EURE
MARNE
62
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
INDRE-ET-LOIRE
1. Il existe à Tours douze puits profonds, dont les coupes sont à peu près similaires ; nous ne donnons
ici que le détail des plus intéressants d’entre eux.
SONDAGES AUX SABLES VERTS
63
HAUTE-MARNE
SARTHE
64
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
LOIR-ET-CHER
SEINE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
65
LOIR-ET-CHER
SEINE
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 5
66
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
OISE
SEINE -ET- OISE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
67
OISE
SEINE-ET - OISE
68
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE I. — • Puits ne dépassant
SONDAGES AUX SABLES VERTS
69
pas le Bathonien. SEINE-INFÉRIEURE
Bat h o
nien
146.50
108.00
9750.
70
P. LEMOINE, R. HTJMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
II. — Puits dépassant le Bathonien.
SOMME
YONNE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
71
MEUSE
SOMME
YONNE
72
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Cote du sommet des étages.
Les réserves formulées pour l’épaisseur des étages se reportent tout natu¬
rellement sur les cotes des étages. Telles qu’elles apparaissent dans les
tableaux ci-après, elles permettent cependant d’obtenir une idée assez
précise de l’allure tectonique du sous-sol du Bassin parisien, et les modi¬
fications ultérieures ne changeront pas sensiblement l’aspect du tréfond,
en particulier pour les Sables verts de l’Albien, dont le contact avec le
.Gault et l’Aptien est particulièrement net.
INDRE-ET-LOIRE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
73
HAUTE -MARNE
MEUSE
74
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
AISNE
EURE
ARDENNES
SONDAGES AUX SABLES VERTS
75
AISNE
EURE
ORNE
76
P. I.EMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
EURE-ET-LOIR
OISE
CHER
SONDAGES AUX SABLES VERTS
77
EURE-ET-LOIRE
OISE
INDRE
78
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
LOIR-ET-CHER
MARNE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
79
LOIR-ET-CHER
MARNE
80
P. LEMOINE, R. HUMEHY, R. SOYER
SEINE
SOMME
SONDAGES AUX SABLES VERTS
81
SEINE
SOMME
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 6
82
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
AUBE
SEINE-ET -OISE
YONNE
SONDAGES AUX SABLES VEKTS
83
AUBE
SEINE-ET-OISE
YONNE
84
P. I.EMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE I. — Puits n’atteignant
SONDAGES AUX SABLES VERTS
85
pas l’Oxfordien. SEINE- INFÉRIEURE
86
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE II. — Puits dépassant
MAINE-ET-LOIRE
SARTIIE
SONDAGES AUX SABLES VERTS
87
l’Oxfordien. SEINE -INFÉRIEURE
LOIRET
CHAPITRE YII
RAPPEL ET CRITIQUE
DES PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
Avertissement. — Principes de l’hydrostatique. — Principes de l’hydrodyn a-
mique : a) cas où le passage de l’eau ne subit aucune résistance ; règle de Torri-
celli;casoù le vase d’alimentation est à niveau variable; b) cas où l’eau traverse
une masse de sable : expériences de Darcy, formule de Dupuit. Définition de la
vitesse de l’eau. — Charge hydrostatique, perte de charge, charge utile. — Réso¬
lution de trois problèmes élémentaires. — Application de l'hydrodynamique aux
puits artésiens : a) conséquences de la forme de l’équation du débit, simplification
de l’équation générale ; b) vérification de la loi du débit ; c) calcul du niveau
hydrostatique.
Avertissement.
Dans les chapitres qui vont suivre, on a tenté d’appliquer à cet objet
naturel mal connu, qu’est la nappe aquifère des Sables verts, les ressources
des mathématiques.
Ce n’est pas sans appréhension.
Si les calculs présentés — au demeurant assez simples — n’efïraient pas
le mathématicien, leur objet inquiète le géologue.
Nous sommes cependant parfaitement avertis des périls trop souvent
méconnus de l’entreprise. Par une pente facilement explicable de l’esprit,
le mathématicien est en effet tenté d’attribuer à ses calculs exacts une vertu
qu’ils n’ont pas : rendre vraies des suppositions hasardeuses. Or, les hypo¬
thèses dans les sciences physiques ne reposent souvent que sur la nécessité
de plier l’observation des lois naturelles au niveau de nos ressources mathé¬
matiques ; car, malgré un appareil imposant de formules, le physicien se
trouve mal à l’aise, dès que les équations dépassent le second degré et quand
le nombre des variables atteint deux ou trois.
Parfois même, l’enchevêtrement des calculs exacts et des hypothèses
simplificatrices est tel que tout le monde s’y perd : Henri Poincaré a depuis
longtemps exercé son ironie avertie sur certains résultats, que les mathé¬
maticiens croient faits d’observation, et dont les physiciens s’imaginent
qu’ils ont été démontrés par l’analyse.
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
89
Beaucoup de malentendus seraient évités si, au début de toute synthèse,
l’on prenait le soin de relire les mémoires originaux, souvent plus clairs et
mieux écrits que leurs commentaires et leurs démarquages... et de trier
soigneusement faits et hypothèses, afin d’appliquer à l’ensemble la critique
cartésienne.
C’est ce qu’on a tenté de faire ici pour cette science, la géologie, dont
l’objet est plus complexe encore que celui de la physique, et où l’observa¬
teur, pygmée devant la nature géante, déplore à chaque pas l’infirmité de
ses moyens et l’indigence de ses observations.
Plus précisément, n’est-il pas trop audacieux de soumettre à un calcul
raisonnable la nappe aquifère des Sables verts, en l’absence de sondages
sur d’immenses domaines, alors qu’on la sait ondulée par des plissements,
cisaillée par des failles, feuilletée par des passes argileuses, le tout sans cette
régularité linéaire, qu’exigent les calculs ? Comment oser appliquer la for¬
mule de Darcy, sans bien connaître le coefficient de perméabilité moyen et,
encore moins, sa variation avec la porosité et la pression ?
Il ne faut pas se priver cependant de ce merveilleux instrument de l’esprit
qu’est l’analyse mathématique : elle rend le service d’obliger à clarifier les
idées, à préciser le langage et à disséquer les causes embrouillées des phéno¬
mènes. Elle met aussi parfois quelque malice à présenter en pleine lumière
des fautes d’observation ou de raisonnement... Et c’est peut-être le plus
éminent service qu’elle rend devant cet adversaire, la Nature, qui se moque
des hommes et se joue, a dit Laplace, des difficultés analytiques.
Principes d’hydrostatique.
L’hydrostatique a pour objet l’équilibre de l’eau immobile.
Quand les vases, ouverts et remplis d’un même liquide, communiquent
entre eux, la surface libre du liquide s’établit pour chacun dans un même
plan horizontal.
C’est l’expérience classique des vases communicants.
Le résultat est indépendant :
de la forme des vases (fig. 3), pourvu qu’aucun ne soit de dimension
capillaire(c’est-à-dire inférieur à quelques centimètres) au niveau libre du
liquide,
de la forme et de la dimension du tuyau de communication (il peut même
être capillaire),
des frottements qui s’opposent dans les vases et les tubes de communi¬
cation au mouvement du liquide et qui proviennent d’une part de la vis¬
cosité du liquide et, d’autre part, des obstacles entre lesquels il s’écoule.
L’égalité de niveau n’est atteinte, que lorsque le liquide est devenu
immobile. Il importe donc de bien distinguer la période de remplissage
90
P. LEMOINE, R. HTJMERY, R. SOYER
(quand le liquide est en mouvement) de la période d’équilibre (quand le
liquide est immobile).
Par exemple (fig. 4), l’on fait communiquer un tube vertical vide avec
un réservoir (suffisamment grand pour être considéré comme infini ou
maintenu artificiellement à niveau constant) par un tube rempli de sable
et muni d’un robinet. Si on ouvre brusquement le robinet, l’eau montera
dans le tube et, au bout d’un temps plus ou moins grand, atteindra le
niveau du réservoir. La présence du sable aura pour effet de retarder l'équi¬
libre, mais non pas de l'empêcher pour si peu que ce soit.
Fig. 3. — Pourvu qu’au niveau de l’eau, les tubes ne soient pas capillaires,
l’eau atteindra toujours le niveau hydrostatique.
Mise en charge des vases communicants.
Bien que le mouvement de l’eau soit étudié en détail plus loin, il n’est
pas sans intérêt d’examiner dès maintenant la loi de la montée de l’eau dans
la conduite en fonction du temps. Examinons le cas d’un récipient commu¬
niquant avec un tube par le moyen d’une résistance sableuse (fig. 4).
Si la résistance totale du sable et de la conduite est forte, la surface de
l’eau dans le tube se rapproche du niveau statique avec une vitesse décrois¬
sante et l’atteindra asymptotiquement : c’est ce qu’on appelle un amortis¬
sement apériodique.
Mais la résistance peut au contraire être faible : par exemple à la mise en
service du puits artésien, où l’eau ne rencontre presque aucune résistance
dans le tubage vide. Le niveau supérieur de l’eau dépasse alors le niveau
hydrostatique, puis s’abaisse en dessous, remonte à nouveau et exécute une
série d’oscillations d’amplitude décroissante. Ce phénomène n’intéresse
pas seulement l’ensemble sable et eau, mais parfois aussi, dans les conduites
métalliques, le métal lui-même qui se dilate et se rétrécit par oscillations
périodiques, selon le mécanisme du phénomène du coup de bélier, étudié
expérimentalement par la Société des Hauts Fourneaux et Fonderies de
Pont-à-Mousson, dans sa station d’essais hydrauliques de Marbache. (Ren¬
seignements inédits.)
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
91
Ce phénomène a paru jouer un rôle dans les premiers temps de service
du puits artésien de Grenelle.
Mais, dans tous les cas, la position définitive d' équilibre se confond exacte¬
ment avec le niveau hydrostatique.
Hydrodynamique.
L’hydrodynamique a pour objet l’étude de l’eau en mouvement.
On considérera d’abord le cas où l’eau ne subit aucune résistance, et
ensuite celui où elle traverse une masse de sable lui opposant une résistance
relativement considérable.
Fig. 4. — Le niveau hydrostatique s’établit finalement,
quelles que soient les résistances.
a) Cas où le passage de Veau ne subit aucune résistance : règle de Torricelli.
Ce cas est régi par la règle de T orricelli, obtenue expérimentalement par
lui, mais démontrée rationnellement par Bernouilli, grâce à certaines hypo¬
thèses sur la nature de l’eau (l’eau incompressible et les filets d’eau paral¬
lèles) et en application du théorème des forces vives.
Il convient de souligner ici les conditions nécessaires et suffisantes qui
en limitent l’application.
Quand l’eau s’écoule d’un récipient par un orifice :
s’il est très étroit par rapport aux dimensions de la surface libre du
liquide, s’il est pratiqué en mince paroi,
si les frottements sont négligeables aussi bien à l’intérieur du récipient
(contre les parois), dans l’orifice, et à l’extérieur (résistance de l’air),
si enfin la pression extérieure est la même à l’orifice qu’à la surface libre
du liquide, _
les molécules liquides prennent une vitesse égale à y/2 gH où g est l’inten¬
sité de la pesanteur (g = 9 m,81 à Paris) et H est la « charge », c’est-à-dire
la distance verticale entre l’orifice et la surface libre du liquide.
92
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Si l’orifice présentait une section s, le débit Q par unité de temps devrait
être
Q =
Mais l’expérience démontre qu’il n’en est jamais ainsi, car la veine liquide
se rétrécit d’abord en forme de cône jusqu’à une petite distance de l’orifice,
et c’est seulement alors qu’elle devient cylindrique : le rétrécissement est
d’environ 20 % du diamètre.
Cette contraction est causée d’une part par la tension superficielle du
liquide (donc quand la veine est de faible diamètre), mais surtout par le
mouvement de l’eau qui se précipite le long des parois vers l’axe de la veine
liquide. Cette contraction est donc beaucoup plus faible, quand les filets
d’eau sont parallèles, par exemple à la sortie d’un tuyau assez long. La
contraction dépendrait aussi de la hauteur de charge, mais sans doute
cette action a-t-elle la même origine que la précédente.
Dans les calculs d’hydraulique appliquée, on tient compte de la contrac¬
tion, en multipliant la surface s par un coefficient m inférieur à l’unité. On
donne souvent à m la valeur 0,62, quand l’orifice est circulaire et assez
petit et quand la charge est inférieure à 7 mètres. Mais il est probable que
la forme des parois intérieures est prépondérante.
Dans tous les calculs qui suivront, on n’aura en général nul besoin de
préciser la valeur m, qui souvent s’élimine naturellement, surtout dans les
calculs de pression ; mais quand il n’en sera pas ainsi, on devra supposer
sa valeur constante sans pouvoir tenir compte — en l’absence d’expériences
à l’échelle des puits artésiens — de l’influence de la hauteur de charge H.
Cette seule simplification — qui peut avoir à l’échelle de la nature des consé¬
quences graves — ôte toute précision aux calculs de débit, bien que, dans le
tubage des puits artésiens, les filets d’eau soient tous verticaux, donc paral¬
lèles.
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
93
Ces réserves faites, on peut appliquer la règle de Torricelli à des vases
communicants de formes diverses.
La figure 5 se borne à reproduire le dispositif de l’expérience classique
de Torricelli : on trouvera dans tous les manuels de physique la démonstra¬
tion du fait que le jet est parabolique, l’énoncé de plusieurs de ses propriétés
et la description des expériences qui les vérifient.
La figure 6 a pour but d’attirer l’attention sur deux faits :
A A
Fig. 6. — Quand il n’y a pas frottement, les débits sont indépendants.
1° les tubes A sont en communication avec le réservoir supposé à niveau
constant. S’il n’y a aucune résistance dans le tuyau de communication
(c’est-à-dire en fait, si leur section est assez grande) dans les tubes A, qui
jouent ainsi le rôle de manomètres, le niveau du liquide atteindra le niveau
hydrostatique (supposé constant) du vase d’alimentation ;
2° ce niveau dans les tubes A ne sera nullement influencé par l’ouverture
ou la fermeture des orifices d’écoulement si nombreux soient-ils. En fait, cette
invariabilité indiquera précisément que les résistances du système sont
nulles. Par suite, le débit de chacun des orifices n’est pas influencé par l’ouver¬
ture de plusieurs autres, si nombreux soient-ils.
Un autre cas intéressant est celui du jet d’eau. Si le tube est interrompu
au-dessous du niveau du liquide dans le réservoir, l’eau s’élance comme
pour l’atteindre, et l’atteindrait effectivement, si l’ajutage et l’air n’exer¬
çaient aucune résistance, et si les gouttes de pluie retombantes ne s’oppo-
94
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
saient au jet ascendant. On se rapprocherait de ces conditions théoriques
en opérant dans le vide avec un jet incliné, qui prendrait alors la forme d’une
parabole, d’une part tangente à l’ajutage et, d’autre part, tangente en son
sommet au niveau du liquide dans le réservoir.
Cette expérience est donnée dans les manuels (fig. 7) comme l’expli¬
cation parfaite du mécanisme des puits artésiens : mais elle diffère des
conditions de la nature, surtout par la présence d’une résistance sableuse,
qui modifie du tout au tout l’allure du phénomène, comme on le verra plus
loin. Notamment, si les résistances étaient nulles ou négligeables, l’ouverture
de nouveaux puits artésiens, en nombre quelconque, ne saurait modifier en
quoi que ce soit le débit des puits précédemment ouverts. On ne pourrait
expliquer la baisse générale que par un abaissement du plan hydrostatique,
c’est-à-dire par une diminuation de la « charge ».
Fig. 8. — Débits selon la charge dans lin vase à niveau variable.
Pour être complet, il faut examiner en détail ce cas, et démontrer pour¬
quoi il ne peut expliquer la baisse de débit constaté dans les puits artésiens
au fur et à mesure du forage de nouveaux puits.
a) Cas où le vase d'alimentation est à niveau variable.
Si le vaisseau d’alimentation n’est pas infini ou n’est pas maintenu à
niveau constant, le niveau de l’eau baissera et la charge H diminuera à
chaque instant. Par suite, le débit Q diminuera également et s’annulera
même, quand le niveau de l’eau atteindra l’orifice.
Il est possible de prévoir l’allure du phénomène, moyennant un calcul
différentiel élémentaire, qui montre que le débit décroît proportionnelle¬
ment au temps écoulé et que la charge décroît paraboliquement avec le
temps, ainsi qu’on le voit sur le graphique (fig. 8).
La courbe du débit d’après la charge n’est pas moins parlante : le débit
décroît d’abord presque proportionnellement à la charge, mais 2 fois plus
vite qu’elle (propriété de la tangente à la parabole).
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
95
Ce cas s’apparenterait — aux pertes deehargeprès — au cas des puits
artésiens, si la nappe aquifère n’était pas approvisionnée ou l’était insuffi¬
samment. Son niveau libre s’abaisserait alors sensiblement.
Il est facile de démontrer que la théorie précédente ne s’applique par
à la nappe albienne des puits artésiens de la région parisienne. En effet, les
études géologiques démontrent que la nappe aquifère ne se vide pas pas
des orifices d’écoulement naturels, dans la Manche par exemple. Seuls les
puits artésiens contribuent à la vider.
Ni vêtu
Délit I
O mc/Atç. ▼
p/*/l À ydrost itiÿue
perte de clarye *J
Fig. 9. — Schéma des mesures de Darcy.
Or, les affleurements ont une surface de 900 millions de mètres carrés.
Chaque mètre d’approfondissement, pour une porosité minima de 20 %,
contient donc au moins 180 millions de mètres cubes d’eau. Or, les puits
artésiens de la région parisienne ont débité depuis 100 ans environ 2 mil¬
liards de mètres cubes. En admettant qu’aucune quantité d’eau n’ait péné¬
tré dans la nappe, elle se serait abaissée d’une hauteur très faible :
2.000 millions de mq. : 180 millions de mq. par mètre de profondeur
= environ 11 mètres.
Une porosité de 25 % abaisserait cette hauteur à 8 m. 80.
Donc, même si la nappe n’avait pas été approvisionnée depuis 100 ans,
son niveau hydrostatique serait resté sensiblement constant. Ainsi la théorie
précédente, qui peut intéresser d’autres nappes, ne saurait concerner la
nappe albienne du bassin parisien.
b) Cas où Veau traverse une masse de sable.
Formule de Dupuit. Expériences de Darcy.
Toutes les théories qui vont suivre ont pour base le mémoire de Dupuit
à l’Académie des Sciences (1857) et les expériences de Darcy.
Darcy opérait (fig. 9) au moyen d’un tuyau cylindrique vertical de
3 m. 50 de hauteur et de 0 m. 35 de diamètre, rempli d’un sable d’une poro-
9G
P. I.EMOÎNE, R. IIUMERY, R. SOYER
sité de 38 % (c’est-à-dire que 100 cmc. de ce sable absorbaient 38 cmc.
d’eau). La figure schématise les résultats trouvés par Darcy : si deux
manomètres mesurent les pressions en haut et en bas du cylindre de
sable, on constate que, dès qu’il y a circulation d’eau à travers le sable,
la pression en bas devient inférieure à la pression en haut et que la
différence ou « perte de charge » est :
proportionnelle à la vitesse de l’eau,
proportionnelle à l’épaisseur du sable traversé.
Donc, pour un volume de sable géométriquement déterminé, la perte
de charge J est proportionnelle au débit Q :
J = jQ
expression dans laquelle j est le coefficient de perte de charge.
Ces expériences ont été reproduites un grand nombre de fois : certains
les ont tenues pour exactes ; d’autres ont fait des réserves. Mais on obser¬
vera que les expériences de Darcy confirment, dans un cas particulier, un
fait très général : la résistance due au frottement d’un corps sur un autre
est proportionnelle à la vitesse, à condition que cette vitesse soit faible.
Ceci légitime l’application des résultats de Darcy à des vitesses horizontales,
alors qu’ils ont été établis pour des vitesses verticales.
De fait, on peut remarquer que la formule de Darcy donne des résultats
analytiques concordant avec les expériences, à condition de ne pas intro¬
duire, par besoin de simplification analytique, des conditions supplémen¬
taires.
Il convient de ne jamais oublier que la formule de Darcy n’est valable
que pour de faibles vitesses. En conséquence nous admettrons donc avec
Dupuit :
1° qu’il n’y a jamais besoin de tenir compte dans les calculs des forces
vives ;
2° que les pressions se transmettent dans la verticale selon la loi hydros¬
tatique.
Enfin, Dupuit a admis — notamment dans les intégrations — que les
angles sont suffisamment petits pour qu’on puisse assimiler les sinus aux
tangentes et égaler les cosinus à l’unité.
M. Léon Pochet ( 1905) qui a poussé fort loin l’étude analytique des nappes,
constate à juste raison que, « par suite d’une compensation entre les erreurs
en sens contraire, ces hypothèses, qui ont l’avantage de simplifier consi¬
dérablement la théorie, n’en altèrent pas sensiblement l’exactitude ».
Néanmoins, quand manifestement les filets d’eau ne sont ni rectilignes,
ni parallèles, il convient de tenir compte de la différence de longueur de
leur parcours. C’est ainsi que M. Vibert, ingénieur en chef de la Ville de
Paris (1938 a et b), a rectifié le calcul des puits à air libre où, pour simpli¬
fier l’analyse, on avait admis que l’eau circulait par tranches verticales, au
mépris des constatations les plus immédiates.
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
97
Mais cette dernière objection laisse légitime d’appliquer la formule de
Darcy à la théorie des puits artésiens, où précisément les vitesses sont très
faibles, et où les filets d’eau sont sensiblement horizontaux, dès que l’on
s’éloigne d’une centaine de mètres des puits.
Définition de la vitesse de Veau : Si étonnant que cela puisse paraître, il
est nécessaire de définir ce qu’on entend par vitesse de Veau à travers une
masse sableuse, car l’imprécision des termes a amené un certain nombre de
malentendus, sinon d’erreurs de calculs !
Il vaut mieux appeler vitesse massive de Veau, ou plus simplement vitesse
de l’eau, le quotient du débit par la surface de sable traversée. Cette vitesse
se mesure naturellement en mètres cubes par mètre carré et par seconde,
expression qui est de la dimension d’une vitesse linéaire.
Cette définition semble évidente. Elle est cependant nécessaire, car cer¬
tains auteurs ont voulu, pour une précision illusoire, considérer la vitesse
instantanée de l’eau entre chaque grain de sable. Bien entendu, cette vitesse
intergranulaire est variable, à chaque instant et d’une façon aussi irrégu¬
lière que le sont les interstices entre les grains de sable.
Cette vitesse inter granulaire moyenne est plus grande que la vitesse
massive définie plus haut ; si en effet la porosité du sable est de 20 %, c’est
qu’il ne reste entre les grains que 20 % de vide, par où l’eau passe, si bien
que la vitesse intergranulaire moyenne de l’eau est 5 fois plus grande que sa
vitesse massive.
On a même été beaucoup plus loin, sans s’expliquer suffisamment. Au
lieu de définir une vitesse intergranulaire moyenne (qui n’a d’autre défaut
que d’introduire, souvent sans raison, ce coefficient mal connu qu’est la
porosité), on a essayé de calculer la vitesse intergranulaire maxima, en éva¬
luant la surface des plus petits interstices entre les grains. Ce calcul n’a pu
être effectué que moyennant un certain nombre d’hypothèses géométriques
simples... Si nous supposons par exemple, que les grains de sable ont une
forme rigoureusement sphérique, qu’ils ont tous le même diamètre, qu’ils
sont empilés comme des piles de boulets, de façon que leurs centres soient
aux sommets d’un réseau tétraédrique, la porosité sera de 26 % et le mini¬
mum de passage pour l’eau sera de 9,5 %.
Les centres sont-ils aux sommets d’un réseau cubique, la porosité sera
de 47,5 %, le minimum de passage de 21,2 %. On a même construit une
formule tenant compte de cet « angle d’empilage ».
Il suffit d’énoncer ces hypothèses pour en faire éclater la puérilité : les
grains ne sont ni sphériques, ni de calibre égal : les petits se logent entre les
gros et la structure de l’édifice dépend de leurs formes, de leur courbe de
tamisage et de la pression que l’ensemble a subie. Tous les calculs précédents
sont sans base et leur illusoire rigueur n’a d’autre résultat que d’introduire
des notions parasites et d’une précision trompeuse.
Ils peuvent tout au plus servir à indiquer l’ordre de grandeur de la poro¬
sité (26 %) et de sa limite supérieure (47,5 %).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
7
98
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Une analyse fine du phénomène pourrait être tentée afin de déterminer
en détail les facteurs primaires de la perte de charge : mais on ne connaît
encore qu’imparfaitement les lois qui la régissent dans un tuyau de fonte
cylindrique. Nous sommes donc bien loin de savoir comment agit le frot¬
tement de l’eau contre la surface d’un grain de sable de nature variable
(quartzeux, calcaire, etc.), de surface inconnue (lisse, rugueuse, etc.), de
forme variable et a fortiori, nous ignorons comment se comporte l’eau
dans les canaux intersticiels de ces grains de sable.
Les coefficients globaux que l’on doit rechercher pour la perte de charge
tiennent compte forfaitairement de tous ces facteurs, et ils doivent suffire
pour le moment.
A
Fig. 10. — Définition de la charge hydrostatique, de la perte de charge et de la charge utile.
Charge hydrostatique. Perte de charge. Charge utile. — La seule applica¬
tion de la formule de Darcy va guider dans une foule de phénomènes hydro¬
géologiques, pourvu que les vitesses soient faibles.
Soit un vase à niveau constant (fig. 10) communiquant avec un tube A
à grande section, par un tuyau rempli de sable, donc opposant une résis¬
tance au passage de l’eau. On suppose que la vanne n’offre aucune résis¬
tance au passage de l’eau (ou, ce qui revient au même, que cette résistance
soit proportionnelle à la vitesse) et qu’il en est de même du tube vertical
d’évacuation.
Si on ouvre la vanne, on constate dans le tube A, faisant office de mano¬
mètre, que le niveau de l’eau descend quand le débit Q augmente.
Dans le tube A, la règle de T orricelli s'applique, mais en prenant pour
pression la charge utile h, c’est-à-dire la charge hydrostatique H diminuée de
la perte de charge J.
On peut donc écrire h
1. On ne tiendra pas compte du coefficient de contraction : il suffira de définir s comme
étant la section de la veine contractée.
99
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
Q = sv/2~gïT = sy/ 2g (H- J)
mais, comme selon Darcy,
J = jQ
le débit prend une forme beaucoup plus compliquée, où le débit figure dans
les deux termes :
Q = s \/2g (H-jQ)
Cette équation est du second degré en Q ; mais, heureusement, elle se
simplifie souvent.
Pour le moment, on peut déjà, grâce à la formule de Darcy, résoudre,
sans calculs, un certain nombre de problèmes usuels.
Résolution de trois problèmes élémentaires.
Problème 1. — Quelle doit être la charge hydrostatique H ( c’est-à-dire de
combien faut-il descendre V ajutage) pour doubler le débit Q d'un orifice?
On raisonne ainsi, sans formules (fig. 11).
plan, bycfroj/aâtÿi/m
Fig. 11. — Comment doubler le débit en augmentant la charge hydrostatique,
la section de l'orifice restant constante.
Puisque le débit a doublé, la perte de charge a doublé, elle est passée de
J à 2 J.
Mais, pour obtenir un débit 2 Q au lieu de Q, il faut quadrupler la charge
utile h, qui deviendra 4 h.
On a donc le tableau et les figures suivantes :
100
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
On trouverait facilement que pour obtenir un débit nQ avec un même
orifice, il faut une charge hydrostatique.
Hn = nJ + n2h
Problème 2. — Quelle doit être la charge hydrostatique pour doubler le
débit en ouvrant un 2e orifice identique au premier ?
On sait que le débit (donc la vitesse de l’eau) ayant doublé, la perte de
charge a doublé, elle est passée de J à 2 J.
Chacun des robinets identiques (fig. 12) devra conserver la charge
utile h.
Fig. 12. — Comment doubler le débit en augmentant la charge,
la section de l’orificc étant double.
La charge hydrostatique passera donc de
H = J + h à H1 = 2 J + h
On trouve de même, que pour obtenir un débit nQ avec n orifices, il faut
une charge hydrostatique
H (“> = nJ + h
Problème 3. — Sur une conduite sableuse sont branchés, régulièrement
espacés, 10 tubes verticaux munis chacun d'un orifice identique. A quelle dis¬
tance du plan hydrostatique doivent-ils êtreouverts pour donner le même débit?
Le raisonnement est un peu plus compliqué de forme, mais très simple
de principe, si l’on veut bien se reporter à la figure 13.
Puisque les orifices ont tous le même débit, ils sont tous situés à la même
distance h (charge utile) au-dessous de leur point de charge.
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
101
Soit J la perte de charge du 1er orifice ; elle correspond à une longueur 1
de sable et un débit 10 Q.
La perte de charge du 2e orifice sera la somme de :
pour la lre section 1 : la perte de charge J ;
pour la 2e section 1 : la perte de charge 0,9 J (puisque le débit n’y vaut
que les 9/10 de la première section).
Au total : 1,9 J.
Mf.c n: n: n: n: n: a: n: n: rt n:
Fig. 13. — Augmentation de la perte de charge.
Et ainsi de suite, le calcul étant effectué sur la figure elle-même. On trou¬
verait que le nme orifice doit fonctionner sous la charge hydrostatique :
21 — nJ
h + n — -2 -
Ce problème montre grosso modo comment les puits artésiens « s’impres¬
sionnent » les uns les autres et comment agissent les pertes de charge.
Application de l’hydrodynamique aux puits artésiens.
a) Conséquences de la forme de l'équation du débit. Simplification dans le
cas des puits artésiens.
102
P. LEMOINE, K. HUMERY, R. SOYER
Grâce à l’équation qui régit le mouvement de l’eau à travers une masse
de sable1 :
Q = s V 2g (H - j Q)
on peut étudier d’une façon générale comment varie le débit, quand on
fait varier d’une part, la section de l’orifice et, d’autrejpart, la hauteur de
charge. On se bornera à donner l’allure de la courbe du débit
d’une part (fig. 14) à section constante, quand varie la charge, et
d’autre part (fig. 15) à charge constante, quand varie la section d’écoule¬
ment.
L’équation étant générale, s’applique aux puits artésiens et même avec
une simplification considérable, due à la forte résistance du sable.
L’équation s’abaisse en effet au premier degré : le débit devient propor¬
tionnel à la charge et reste quasi indépendant de la section.
3‘ H
de ce débit maximum.
On démontre en effet que, dans ses limites d’application, l’expression de
Q peut se développer en série alternée sous la forme
1. H a été défini, p. 91-93, fig. 5-6.
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
103
Q =
H
j
H
j2gs2
+ ...)
Si donc l’on se limite au premier terme Q = H : j, on ne commet qu’une
erreur relative inférieure à l’expression H : 2j2 gs2 qui, dans le cas des puits
artésiens, est toujours négligeable, même pour un puits artésien unique.
Par exemple, au puits artésien de Grenelle, les mesures de Mary et
Lefort avaient donné pour une charge H égale à 54 m. environ, un débit
de 4,15 litres par seconde (ou 0,00415 mc/sec.). Comme le tubage avait à
son pied un diamètre de 13 cm. (soit une section s = 133 cmq = 0,0133
mq), on a, pour g = 9,81 m /sec. sec.).
H
54
J Q CnV' 0,00415
= 13.000 secondes par mq. 1.
L’erreur commise en ne prenant que le premier terme est donc inférieur à
1 H 1 54
2 j2 gs2 “ 2 ' 13.0002 x 9,81 X 0.01332
= environ 9,2. 10-5
Le terme correctif est toujours inférieur aux erreurs de mesure. En
d’autres termes, l’hyperbole représentative du débit à charge se réduit, dans
les limites de la pratique, à son asymptote horizontale (fig. 16).
y
300
50
O .
o 30 eo jo to so
tenhmèb'es de diamètre
Fig. 16. — Variation du débit avec la section
dans le cas où j = 13.000 (En pointillé, les diamètres
où le phénomène se compliquerait par la capillarité).
On peut donc, dans le cas des puits artésiens des Sables verts de la région
parisienne, se contenter de la formule
H
j
dans laquelle j est le coefficient de perte de charge.
Cette formule démontre que le débit est théoriquement :
1. J s’exprime en secondes par mètre carré, si H est exprimé en mètres d’eau et Q en
mètres cubes par seconde.
104
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
1° indépendant de la section ;
2° proportionnel à la charge.
Si l’on fait abstraction de la perte de charge dans le tubage, on peut dire
que deux puits artésiens, forés à très petite distance, ne débitent pas plus d'eau
qu’un seul x.
On saisit ici le mécanisme de la façon dont deux puits artésiens voisins
« s’impressionnent ». On verra plus loin des exemples du même phénomène
pour des puits plus ou moins éloignés. Il importe seulement pour le moment
de savoir qu’il est absolument inutile de forer des puits tout proches les uns
des autres, le débit de tout nouveau puits étant presque entièrement
emprunté à ses voisins.
Mais le fait n’est pas particulier aux puits artésiens : les formules sont
générales, et il est intéressant de remarquer que V indépendance du débit et
de la section et la proportionnalité du débit à la charge sont deux faits généraux
pour toute masse d’eau se déplaçant dans une couche de sable dès que les frotte¬
ments deviennent importants.
Contrairement à ce qu’ont écrit la plupart des auteurs, cette indépendance
ne dépend nullement, pour les puits artésiens, de la forme analytique de
l’expression de j, mais seulement de sa valeur numérique ou, plus exacte¬
ment, du fait que la valeur numérique du terme correctif est négligeable.
Or, dans le cas du puits de Grenelle, la valeur numérique de j (13.000
secondes par mètre carré) est connue, grâce à Mary et Lefort (1844), par une
mesure directe, indépendamment de toute hypothèse.
On verra plus loin pourquoi on a cru longtemps que le débit croissait
comme le logarithme de la section du tubage, ce qui est inexact.
Influence de la perte de charge par frottement de l’eau contre les parois du
tubage.
Il est facile de vérifier que cette influence est toujours assez faible. Dans
le cas de conduites métalliques d’un diamètre compris entre 1 centimètre
et 1 mètre, on peut calculer la perte de charge par la formule de Flamant,
dont le graphique ci-joint (fig. 17) donnera l’application pour les valeurs
usuelles.
Le calcul de la répercussion sur le débit de la perte de charge dû au frot¬
tement sur les parois du tubage est facile ; dans la formule Q = H : j il suffit
de diminuer H de la perte de charge calculée par la formule de Flamant.
Mais cette influence est minime, et même négligeable.
Par exemple, en prenant les données physiques du puits artésien de
Grenelle (H = 54 m. ; Q = 4,15 1/sec.), on trouve pour un tubage de
500 m. de haut.
1. Bien entendu, en pratique on ne fore un second puits tout près du premier que si son orifice
inférieur s’est arrêté malencontreusement sur un banc peu perméable ou a été obstrué par de
éboulements.
PRINCIPES DE l’hYDRAUI.IQUE
105
En tenant compte de tous les facteurs connus, peut-on dire que le débit
est indépendant du diamètre du tubage ? Non.
On sait cependant que, dans les conditions de cette étude, la section a
une influence négligeable sur le débit quand j est considérable ; de même le
frottement de l’eau contre les parois.
Fig. 17. — Perte de charge dans un tubage selon le diamètre et le débit
(Formule de Flamant).
On verra toutefois plus loin que la poche vide ou quasi vide, que laisse le
sable évacué dès le jaillissement, croît sans doute avec le diamètre et que le
débit doit croître lui-même. Mais on n’a sur ce sujet aucune donnée précise.
Dans les forages modernes, on tâche de diminuer les frottements de l’eau
contre le tubage, en constituant ce dernier par des sections vissées, très
lisses, en acier spécial (Armco, Escaut et Meuse). Le diamètre optimum
choisi par les sondeurs est d’environ 30 cm. (12 pouces).
b) V érification de la loi du débit.
Les mesures effectuées sur les puits artésiens ont démontré l’exactitude
de la loi Q = H : j exprimant que le débit varie linéairement comme la
charge ? Expériences de Mary et Lefort sur le puits artésien de Grenelle.
La figure 18 donne les résultats bruts des mesures, sans tenir compte
106
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
pour le moment de la correction minime due à la perte de charge par frotte¬
ment de l’eau contre le tubage.
Ces mesures ont une importance considérable (qui est étudiée en détail
au cours de la monographie du puits artésien de Grenelle). On peut même
dire que ce sont les seules, qui constituent une vérification valable de la
théorie. Le puits artésien de Grenelle était en effet à cette époque le seul
exutoire de la nappe des Sables verts, puisque les études géologiques
montrent qu’elle ne saurait se déverser dans la Manche, comme on en a
émis l’hypothèse. Le point de charge du puits était donc à cette époque sur
le plan hydrostatique lui-même, circonstance qui ne s’est plus reproduite
depuis et qui permet d’en fixer la cote à environ -f- 126 dans la région de
Paris.
Débit e/r pences
( 2.00
Fig. 18. — Proportionnalité du débit et de la charge,
d’après les mesures de Mary et Lefort, sur le puits artésien de Grenelle.
(Trait plein : observations. Trait interrompu : droite moyenne.)
Quant aux mesures faites sur d’autres puits artésiens, elles ne permet¬
traient pas de calculer le niveau hydrostatique, mais seulement le point de
charge, c’est-à-dire la cote au-dessus de laquelle le puits artésien ne jaillit
plus. Ce point de charge d’un puits est d’autant plus éloigné du plan hydros¬
tatique qu’il est plus impressionné par les puits voisins foncés sur la même
nappe et on verra dans quelle mesure.
Mais ces dernières mesures ont aussi un grand intérêt théorique : elles
démontrent que le débit d’un puits, foncé parmi d’autres sur une même
nappe, suit une loi linéaire, si bien que le point de charge joue pour chacun,
à partir du second puits, le rôle du point hydrostatique du premier. Ce fait
— vérifié par exemple avec précision en 1934 au forage de Bucy-le-Long —
démontre que dans l’étude d’un puits artésien déterminé, situé dans un
champ de puits artésiens, on peut en première approximation négliger la
force vive de l’eau, due à la vitesse que lui confère le débit de ses voisins ;
ces vitesses sont d’ailleurs très faibles, mais il était indispensable de vérifier
qu’elles étaient suffisamment faibles, pour ne pas altérer le caractère linéaire
de la loi du débit.
PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
107
c) Calcul du niveau hydrostatique par mesure de débit à divers niveaux.
Si la nappe artésienne ne débite que par un seul puits artésien, deux
mesures de débit effectuées à deux cotes différentes de déversement et à
peu de temps de distance, permettent de déterminer le niveau hydrosta¬
tique et de mesurer la constante j. C’est ce que nous avons fait plus haut.
Si au contraire, il y a plus d’un puits artésien aménagé sur la nappe —
et c’est le cas actuel de la nappe parisienne des Sables verts — les deux
mesures de débit d’un puits artésien donnent la cote de son point de charge.
Dans les deux cas, si Q est le débité la cote Z1; et Q2 le débit à la cote Z2,
la cote du point de charge est :
CHAPITRE VIII
PIÉZOMÉTRIË DES PUITS ARTÉSIENS
Utililité des études de piézomélrie. — Définition de la surface piézométrique. —
Surface piézométrique d’un puits artésien unique : hypothèses de calcul ; équa¬
tion de la méridienne piézométrique ; ses propriétés. — Étude de la poche ; stades
de formation de la poche; cas des puits anciens; cas des puits modernes à mas¬
sif filtrant. — Forme des surfaces d’égale vitesse. — Valeur à attribuer au rayon
moyen de la poche dans les formules. — Variation du débit et de la courbe piézo¬
métrique pendant la formation de la poche. — Surface piézométrique de deux puits :
faits; explication du phénomène; notion de « poiut de charge » ; variation des
points de charge ; influence mutuelle de deux puits suivant la distance ; influence
mutuelle de deux puits à des hauteurs de déversement différentes, comment un
puits peut en tarir un autre. — Surface piézométrique de trois puits. — influences
mutuelles dans un champ de puits artésiens : limitation du nombre des puits. —
Indépendance possible des synclinaux et de certains forages.
Utilité des études de piézométrie.
La piézométrie est l’étude des pressions. Elle offre le plus grand intérêt
dans le cas des puits artésiens ; car si le débit est difficile à prévoir, la pression
peut presque toujours être déterminée avec une exactitude suffisante.
En effet, le débit d’un puits artésien dépend essentiellement de la perméa¬
bilité des couches aux abords du pied du tubage, et par suite de la structure
locale des terrains traversés. Pour une même pression, deux puits peuvent
donner des débits entièrement différents, si le tubage de l’un n’a rencontré
que du sable, tandis que le tubage de l’autre s’arrête dans une lentille d’ar¬
gile ou de sables argileux.
Au contraire, la pression initiale est indépendante des circuits de l’eau,
de leur forme, de leur résistance. Elle s’abaissera, quand le puits artésien
coulera par suite de la création de la perte de charge due à la vitesse de
l’eau, mais cette perte de charge ne sera jamais qu’une fraction de la pres¬
sion hydrostatique. La pression dépend donc beaucoup moins que le
débit des conditions locales imprévisibles, et ce c’est qui rend les études
piézométriques si utiles et si fécondes.
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTÉSIENS
109
Définition de la surface piézométrique.
Soit sur une conduite sous pression constante, remplie de sable et de
forme quelconque — par exemple un vase dans un laboratoire (fig. 19) ou
une couche de sable aquifère (fig. 20) — sur laquelle est ménagé un orifice
d’évacuation. Si en des points quelconques de la couche sableuse, on
implantait des manomètres (sans débit), le niveau de chacun se fixerait à
un point plus bas que le plan hydrostatique. L’ensemble de ces niveaux
définit la surface piézométrique.
/
rn /n /n
Si on bouchait l’orifice d’écoulement, les manomètres monteraient jusqu’au
plan hydrostatique, qui constitue donc une surface piézométrique particu¬
lière.
Dans le cas où la conduite est constituée (fig. 19) par un cylindre de
section constante, empli d’un sable à perméabilité constante, la surface
piézométrique se réduit à une droite inclinée. Dans ce cas, on peut donc
parler de « perte de charge par unité de longueur ».
Mais dans le cas d’une couche sableuse — s’étendant dans deux dimen¬
sions autour du puits (fig. 20) — la surface piézométrique est beaucoup
plus compliquée. Elle n’a nullement la forme d’un plan, et l’on ne peut en
aucun cas parler de perte de charge par unité de longueur. La question se
complique encore, quand la couche débite par deux, trois ou un nombre
quelconque de puits artésiens : il est alors nécessaire d’étudier la question
dans le détail.
Surface piézométrique d’un puits artésien unique.
Les auteurs ont, par une intégration facile, déterminé la forme de la
surface piézométrique d’un puits artésien unique, dans des conditions théo¬
riques précises.
Supposons :
110
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
que la couche aquifère ait sensiblement la forme d’un cylindre aplati de
révolution autour de l’axe du tubage et que son épaisseur soit constante ;
que la « poche » déterminée par l’évacuation initiale du sable ait, elle
aussi, la forme d’un cylindre, ayant pour hauteur l’épaisseur de la couche ;
que la perméabilité du sable soit constante dans l’espace (et par suite
indépendante de la pression, qui est plus grande au centre qu’aux affleure¬
ments) et dans le temps (et, par suite, qu’il ne se forme ni canaux, ni bar¬
rages).
Les surfaces d’égale vitesse de l’eau sont alors sensiblement des cylindres ;
les filets d’eau sont horizontaux, dirigés vers l’axe du tubage, et sensible¬
ment de même longueur. De plus, les vitesses de l’eau sont toujours extrê¬
mement faibles.
Dans ces conditions, les simplifications admises par Dupuit (confusion
du sinus et de la tangente, transmission des pressions selon la verticale)
sont beaucoup plus valables que dans les calculs analogues, relatifs aux
puits ordinaires.
Il est facile de calculer l’équation de la surface piézométrique ; étant de
révolution, il suffit de calculer sa courbe méridienne.
Prenons (fig. 21) :
pour l’axe des x, une droite sur le plan hydrostatique ;
pour l’axe des z, l’axe du tubage, les valeurs positives étant dirigées vers
le bas.
PlÉZOMETRIE DES PUITS ARTÉSIENS
111
Soient H, la distance du sommet du tubage au plan hydrostatique.
R, le rayon de l’affleurement,
r, le rayon de la poche,
e, l’épaisseur de la couche.
Si Q est le débit du puits artésien, la vitesse de l’eau à une distance x est
Q : 2- xe. Donc, par application de la formule de Dupuit,
dz
>-Q
2 x ex
dx
où À est un coefficient constant, mesurant la perméabilité du sable.
Fig. 22. — Courbe méridienne de la surface piézométrique représentée à 3 échelles différentes.
Puits au début : r z: 0 m. 15
Puits formé : r zr 5 m. 00
112
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
XQ
D où z = - — — Log x + C
En appliquant aux limites, l’on a
H = - Log r + C et O = — -=-^-
A TZ C A 7w 6
En éliminant la constante C et l’expression —
surface vient sous la forme :
Log R + C
XQ
tj - , l’équation de la
Z-e
Z = H
L„g
Log
R
En éliminant la constante entre les deux dernières équations, on trouve
la valeur de j
H X R
J Q
2, e L°gV
Propriétés de la méridienne piézométrique. — Cette méridienne a pour
propriété de se rapprocher très rapidement de l’axe du tubage. Aussi, pour
en comprendre plus exactement la forme, l’avons-nous figurée à trois
échelles différentes (fig. 22).
pour R = 150.000 m,
avec r = 0m. 15 (en pointillé) et r = 5 m. (en traits pleins).
On peut également la représenter en graduant l’axe des abscisses suivant
*
t*—- ro ,
Fig. 23. — Représentation logarithmique de la méridienne
de la surface piézométrique d’un puits. (R zz: 175 km. : r — 5 m.)
une échelle [logarithmique. La méridienne se réduit alors à une droite
(fig. 23) et ainsi l’on observera mieux que la perte de charge est la même,
par exemple:
entre 10 m. et 100 m.
entre 10 km. et 100 km.
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTÉSIENS
113
Ainsi, ce sont les parties de la couche sableuse les plus proches du puits
artésien qui provoquent les pertes de charge les plus importantes, ce qui
est naturel, puisque la perte de charge croît avec la vitesse de l’eau, laquelle
croît elle-même en se rapprochant du puits.
C’est ce qui explique à la fois l’intérêt qu’il y a à réduire la perte de charge
aux abords du puits, par des dispositifs décrits plus loin, et l’intensité
avec laquelle agit le colmatage par éboulement.
Rappelons qu’il existe une grande différence entre les surfaces piézomé-
triques d’un puits ordinaire (c’est-à-dire sans pression) et d’un puits arté¬
sien (c’est à-dire sous pression).
Fig. 24. — Surface piézométrique d’un puits ordinaire.
Dans le puits ordinaire (fig. 24), la surface piézométrique se confond
avec la surface libre de l’eau : le débit du puits déprime la surface de l’eau
au-dessous du niveau hydrostatique et assèche par conséquent une zone
de sable autour du puits, constituant le cône de déflexion.
Au contraire, dans un puits artésien, pompé ou non (fig. 25), la surface
piézométrique est purement théorique : elle ne se matérialiserait que si
l’on plongeait jusqu’à la nappe des tubes témoins verticaux, sans débit
(comme le serait le tube t) : le débit du puits artésien ne provoque aucune
partie sèche dans la couche de sable. Il n’y a donc pas de cône de déflexion
matériellement réalisé.
D’autres propriétés intéressantes se déduisent de la forme même de
l’équation.
1° La surface piézométrique est indépendante du débit.
2° Elle est indépendante du coefficient de perméabilité de la couche aquifère.
Cependant, on ne doit pas oublier que l’on a supposé cette perméabilité
constante dans l’espace et4dans le temps. Toutefois, comme la valeur
moyenne de ce coefficient s’élimine, on peut raisonnablement supposer que
ses variations ont peu d’influence sur la forme de la courbe. En tout cas,
elles doivent être beaucoup plus minimes que celles qui sont dues à des
conditions locales imprévisibles, dont les unes diminuent le coefficient de
perméabilité (comme l’existence de passes argileuses) et les autres peuvent
contribuer à l’augmenter (comme la formation de canaux).
Ces canaux sont d’ailleurs peu probables en raison de la faible vitesse de
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 8
114
P. LEMOINE, R. HIJMERY, R. SOYER
l’eau, qui ne permet guère le déplacement des grains de sable et de la forte
pression du sable qui boucherait les vides, s’ils se formaient.
3° Elle est indépendante de V épaisseur de la couche.
Cependant on a supposé que cette épaisseur était constante. Une analyse
facile démontre que pour une couche « en ménisque » (dont l’épaisseur plus
grande au centre que sur les bords, varierait linéairement) la forme de la
courbe se conserverait sensiblement.
On verrait de même que la courbe ne varie pas si la couche cylindrique
se réduisait à un secteur limité par deux plans verticaux, passant par l’axe
du forage, et varie peu si le puits n’est pas exactement au centre de l’affleu¬
rement circulaire et même si celui-ci n’est pas exactement circulaire.
Ces propriétés dérivent du fait que les parties lointaines de la couche
sableuse agissent peu sur la surface piézométrique.
Il nous reste à examiner comment la méridienne piézométrique varie
avec la forme et la dimension de la « poche ».
Étude de la poche.
La poche vide, qui se forme à la base des puits artésiens, paraît avoir, à
première vue, une grande importance puisque l’équation de la méridienne
comprend le logarithme du rayon de la poche, supposée cylindrique et de
même hauteur que la couche. Qu’advient-il quand cette hypothèse simpli¬
ficatrice du calcul n’est pas vérifiée ?
Stades de formation de la poche.
Quand le sondage a atteint la couche aquifère, l’eau sort tumultueuse¬
ment par le tubage. La vitesse, correspondant à une section circulaire de
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTESIENS
115
30 cm. et à un débit de 6.000mc/j, est d’environ un mètre par seconde, vitesse
supérieure à celle qui est nécessaire pour entraîner les grains de sable. Le
sable éliminé aux abords du tubage laisse un vide qui prend des formes
diverses selon le mécanisme suivant (fig. 26, a à g.).
1er Stade (fig. a) : Les grains de sable au voisinage du puits sont entraînés
par la vitesse de l’eau et laissent d’abord un vide à peu près sphérique.
2e Stade (fig. b) : L’hémisphère supérieur qui, non seulement n’est pas
soutenu, mais encore subit l’entraînement de l’eau, s’effondre, et le sable
éboulé est entraîné à l’extérieur. Cet éboulement se propage de proche en
proche le long du tubage jusqu’au moment où le sommet du cône ainsi
formé rencontre une roche plus solide.
Fig. 26. — Développement et remplissage par éboulement de la poche.
3e Stade : L’éboulement continue alors latéralement : la poche prend la
forme d’un cylindre (fig. c), puis d’un tronc de cône (fig. 26 d), dont le som¬
met est en bas.
Ce cône s’élargit jusqu’à ce que ses parois aient atteint (fig. 26 e)
l’angle d’ éboulement naturel, lequel est d’ailleurs plus faible sous l’influence
d’un courant d’eau centripète, qu’en milieu sec.
1 16
P. LEMOINE, R. HIJMERY, R. SOYER
Le tronc de cône est donc fermé à sa partie supérieure par le toit consti¬
tué par la roche imperméable. Si cette roche — argile, calcaire, etc. — est
suffisamment solide pour la portée, la poche se maintient intacte pendant
un temps indéfini, et le puits rend les services demandés sans défaillance.
Des passées de roche solide (fig. 26 /) peuvent d’ailleurs contribuer à rendre
l’édifice plus ou moins stable.
4e Stade (fig. g) : Mais si, au contraire, le pied du tubage est trop bas, la
résistance de la roche solide peut devenir trop faible pour sa portée ; le
toit se rompt, en formant une cloche de fontis, qui affecte grossièrement la
forme d’un paraboloïde de révolution.
%
Fig. 27. — Augmentation du débit avrec le rayon moyen de la poche.
Les éboulis remplissent alors le tronc de cône. Composés de blocs plus ou
moins gros, plus ou moins délébiles, ils peuvent soit constituer un filtre
naturel, soit au contraire colmater peu à peu l’orifice du puits.
Ce colmatage par éboulement agissant sur les abords immédiats du tubage
— donc au point où la vitesse est maxima — augmente la perte de charge,
dans les plus mauvaises conditions. Selon les circonstances de l’éboulement,
la poussée de l’eau peut débiter les blocs et rétablir en partie le passage
de l’eau, ou, au contraire, coincer les argiles contre le puits, et ainsi, réduire
le débit de plus en plus.
Ce processus général est légèrement différent, selon qu’il s’agit de forages
exécutés par les méthodes anciennes ou les méthodes modernes, qui vont
être décrites avec plus de détails.
Cas des puits anciens. — Tous les puits exécutés jusqu’en 1927, avant
l’introduction en France des méthodes américaines, étaient à « tubage télé¬
scopique » : pénétrant plus ou moins profondément dans la partie supé¬
rieure des Sables albiens, le tubage avait la base lanternée sur une hauteur
plus ou moins grande et son fond restait ouvert. Dès que le forage avait
percé le toit de la couche albienne, l’eau jaillissait avec violence, sortait
trouble, toute chargée de particules argileuses et sableuses, et entraînait
parfois de gros fragments de pyrites, d’argiles, etc... De certains puits sont
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTÉSIENS
117
sortis d’énormes quantités de sables et d’argile. Pendant cette première
phase, le débit de l’ouvrage oscillait sans cesse et sans régularité.
Après cette période d’agitation, le débit se stabilisait et l’eau sortait
claire. De temps à autre, toutefois, le débit s’abaissait et l’eau redevenait
trouble à cause des éboulements décrits plus haut. C’est ce qui a été observé
à Grenelle, à Passy (Belgrand, 1861), à Blomet, etc...
Enfin, le débit du puits s’abaisse lentement et régulièrement : comme
l’on supposait que cette diminuation était due à l’ensablement du pied du
tubage, on le curait, et cette opération améliorait le débit, mais pour peu de
temps. La venue d’eau diminuait bientôt et enfin cessait.
Cas des puits modernes à massif filtrant. — Depuis 1929, la plupart des
grands forages du Bassin de Paris ont été exécutés par les procédés améri¬
cains, aumoyen d’appareils Rotary (Entreprises Layne-France, R. Brochot)
avec injection d’eau lourde (embouage). Les tubages sont vissés et pourvus
de crépines doubles, entre lesquelles on insère des graviers convenablement
calibrés. Les forages traversent toute la couche sableuse de façon que le
pied du tubage obturé par un bouchon de bois, de métal ou de ciment,
repose sur une assise imperméable. En outre, on coule parfois des massifs
extérieurs de graviers au moyen d’un distributeur spécial, de façon à empê¬
cher que les sables ne soient entraînés par l’eau artésienne. Ainsi, la zone
captante est plus grande et le débit s’accroît sensiblement.
C’est alors qu’on « développe » le puits par un pompage sous un débit
supérieur au débit normal, afin de créer une charge plus grande, capable
d’entraîner les particules fines et de diminuer ainsi la perte de charge aux
abords du puits et constituer un filtre naturel. Au bout d’un temps assez
long (parfois de plusieurs semaines), l’eau sort parfaitement claire, ne con¬
tenant plus que quelques milligrammes de limon par mètre cube.
Par contre, les massifs de graviers et les crépines diminuent sensiblement
le débit. Ainsi, dans le forage artésien jaillissant de Montrichard, qui a
atteint les Sables cénomaniens en position très synclinale, le débit horaire
est passé de 150 m3 avant la mise en place des crépines, à 120m3 après la
descente des filtres et des graviers, soit une perte de débit de 20 %.
Dans le forage de Viry-Chatillon, le débit qui dépassait 18.000 m3
par 24 heures, se réduisait après gravillonnage à 11.000 m3, soit une perte
de près de 40 %.
Forme et dimensions de la poche. — On voit maintenant non seulement
quel est le rôle éminent de la poche, mais encore la difficulté de se faire une
idée de sa forme.
Dès l’abord, on peut faire justice de cette erreur, qui consistait à prendre
pour r la valeur du rayon du tubage lui-même, et qui suppose — contraire¬
ment à l’évidence — que le tubage est crépiné du haut en bas de l’épaisseur
totale de la couche aquifère et que le sable se maintient en place, malgré
le courant d’eau, contre ses parois. Or il est n’en est rien ; on a vu que la
poche affecte les formes les plus variées, selon les hasards de la coupe des
118
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
terrains et des éboulements. Dans le cas le plus simple, elle se présente
comme un tronc de cône, plus ou moins obstrué par des argiles provenant
d’une cloche de fontis, laquelle affecte vaguement la forme d’un parabo-
loïde.
Parfois son volume avant éboulements est connu : c’est celui du sable
rejeté, par exemple 500 m3 environ au sondage de Viry-Chatillon, ce qui
correspond :
à un cylindre de 40 m. de haut et de 2 m. de rayon,
ou à un cylindre de 10 m. de haut et de 4 m. de rayon,
ou à un cône (à talus de 1/2) de 10 m. de rayon et de 5 de hauteur (rayon
moyen des cercles horizontaux : 5 m. 60).
ou à une sphère de 5 m. de rayon (rayon moyen des cercles horizontaux :
4 m.).
Forme des surfaces d’égale vitesse. — Si l’on connaît mal la forme de la
poche, on ne peut faire que des hypothèses sur la forme des surfaces d’égale
vitesse, depuis la poche jusqu’aux affleurements.
Voici les seules données raisonnables, que l’on possède à ce sujet.
1° Les filets d’eau arrivent à la poche, à peu près perpendiculairement à
ses parois et la poche constitue elle-même une surface d’égale vitesse.
2° A une certaine distance de la poche, les filets d’eau sont parallèles à
un même plan, sensiblement horizontal, et dirigés vers l’axe du sondage
(quand il est unique). Dans ce cas, les surfaces d’égale vitesse sont des
cylindres à directrices verticales ; on peut supposer, avec moins de proba¬
bilité cependant, que les bases de ces cylindres sont homothétiques aux
affleurements.
3° A l’affleurement où la couche est presque horizontale, la surface de
départ peut être considérée comme un cylindre vertical, dont la directrice
est le contact d’aval et la hauteur la puissance de la couche.
4° Enfin, les surfaces d’égale vitesse varient de façon continue de la
poche à l’affleurement.
Dans le domaine de ces données, toutes les hypothèses de calcul sont
permises et notamment la loi de variation de la forme de la surface (linéaire,
hyperbolique, etc.).
Sans entrer dans l’exposé détaillé de ces calculs fastidieux et dont la
base est forcément arbitraire, on peut dire que l’on retrouve toujours, à
peu de choses près, la forme de la courbe piézométrique.
Critique des calculs précédents. — On pourrait objecter que, connaissant
aussi mal la valeur de r que celle de R, il est impossible de tracer la méri¬
dienne piézométrique.
Il convient donc d’examiner l’influence des variations de r et de R sur
la forme de cette courbe.
Si on prend pour r des valeurs comprises entre 2 m. 50 et 5 m. et pour R
, R
des valeurs comprises entre 150.000 et 175.000 mètres, la valeur de log —
PIÉZ0MÉTR1E DES PUITS ARTÉSIENS
119
sera comprise entre 4.477 et 4,845, soit un écart de 4% sur la valeur
moyenne h
Voici, de plus, un tableau qui fait connaître l’influence d’une variation de
r et de R sur la charge à diverses distances usuelles.
Comme la charge ne dépasse pas 75 m. l’erreur du fait de l’imprécision
de R et r ne dépasse pas 1 mètre à 10 kilomètres ; elle est donc inférieure
à toutes les autres causes d’erreur.
Comparution de 4 droites représentant ta méridienne
p ïé z. o m ét rïÿu e , pour* t • 2 Ou S /n êtres et 7? » 7*50 X/n. et 7 7 S X/ri .
%
On constate directement le fait sur les graphiques logarithmiques (fig.
28), où sont figurées les 4 droites représentant 4 hypothèses extrêmes (r =
2 à 5 m. ; R = 150.000 à 175.000 m.).
1. On se souviendra qu’un nombre compris entre 10.000 et 100.000 a son logarithme décimal
compris entre 4 et 5 : une variation de 1 à 10 dans le nombre n’affecte ici le logarithme que dans
la proportion de 1 à 1,2.
120
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Au surplus, des études de détail plus précises, qui sortent du cadre de
cette monographie générale, permettent de déterminer expérimentalement
les valeurs de R et de r à introduire dans la formule, et d’effectuer ensuite
les vérifications nécessaires.
Ainsi, par le fait de particularités heureuses (l’élimination du coefficient
de perméabilité, la forme fonction logarithmique de la fonction), les impréci¬
sions de tous ordres n’empêchent pas d’utiliser les propriétés caractéris¬
tiques de la surface piézométrique.
Mais cette critique était nécessaire pour mesurer le degré de confiance à
accorder aux calculs et pour diriger les recherches futures.
Variation du débit et de la courbe piézométrique pendant la formation de la
poche. — On a vu que
H . r R
Q = — où j = K Log —
Au début du jaillissement, r est bien égal au rayon du tubage. Quand la
poche se forme et s’élargit, le rayon r croît, si bien que le débit Q croît (fig.
27), phénomène observé parfois dans les premières heures du jaillisse-
.ment et quelquefois beaucoup plus tard, en même temps que la venue de
sable au jour.
Par exemple, à Bucy-le-Long, le débit qui était de 430 cm /h en 1934 est
passé à 450 mc/h en juin 1935.
De même, la méridienne piézométrique se modifie, en s’abaissant forte¬
ment aux abords du puits pour rejoindre les affleurements. Ces 2 courbes
(r = 2 m. et r = 5 m.) sont figurées sur le graphique de la figure 28. Nous
donnons également le graphique du débit en fonction du rayon moyen de
la poche.
On se rappellera que dans ces équations, le rayon moyen de la poche
r ne saurait être pris pour le diamètre du sondage, comme on l’a cru trop
souvent. Mais on est' fondé à croire, en l’absence même de toute mesure, que
le volume de la poche croît avec le diamètre du tubage, ce qui expliquerait
que les tubages de gros diamètre donnent tout de même des débits supé¬
rieurs aux petits tubages.
Surface piézométrique de deux puits.
a) Faits. — Quand plusieurs puits artésiens sont forés sur la même nappe
ils agissent l’un sur l’autre.
Le fait a été observé sur le puits artésien de Grenelle. Aussitôt après
le fonçage de Passy, le second puits artésien de la Région Parisienne :
«Le débit observé au puits de Grenelle, écrivait en J. -B. Dumas, 1861,
est resté, comme précédemment, de 900 me. par 24 heures jusqu’au
25 septembre 1861 à midi. Mais, le même jour, à minuit, il était tombé à
806 me. ; puis, le 26, à 6 heures du soir, à 773 me. »
La diminuation du débit était manifestement due au puits de Passy, qui
commença à jaillir le 24 septembre.
PlÉZOMETRIE DES PUITS ARTÉSIENS
121
Le même phénomène se produisit au puits delà Raffinerie Say, dont le
débit presque constant pendant 35 ans (1869-1903) faiblit dès le jaillisse¬
ment du puits de la Butte-aux-Cailles, en 1904. Les exemples sont innom¬
brables : Noisy-le-Grand réagit sur Aulnay-sous-Bois ; Villemomble
sur Noisy-le-Grand ; le débit du 2e puits de la raffinerie Say diminue
quand, par pompage, on abaisse le niveau du puits de la Butte-aux-
Cailles, etc.
Il y a donc une relation de cause à effet (avec un retardement de quelques
heures) entre la diminution des débits (donc la baisse du point de charge)
d’un puits et l’ouverture d’un puits voisin.
Cette simultanéité, l’importance du phénomène excluent l’hypothèse de
l’abaissement du niveau hydrostatique par diminution du niveau de l’eau
aux affleurements, hypothèse dont on a démontré directement l’impossibi¬
lité dans le chapitre précédent.
b) Explication du phénomène. — L’explication du phénomène est
simple en principe, bien que compliquée dans le détail : on en trouvera le
schéma dans le problème 3 du chapitre précédent (p. 100).
Tout nouveau puits débitant de l’eau augmente en effet le volume d’eau
circulant dans la nappe par unité de temps, donc sa vitesse, et, conformé¬
ment à la loi de Darcy, la perte de charge de l’ensemble. Comme le débit
est proportionnel à la charge, chacun des puits anciens débite moins.
On peut examiner de plus près le phénomène sur un ensemble de deux
puits.
Soit (fig. 29 a, b, c) une couche de sable aquifère presque horizontale,
sous une pression figurée par son plan hydrostatique qui est horizontal et
passe par le niveau de l’eau aux affleurements. Si on implantait trois mano¬
mètres m1; m2, m3, sur la couche, leurs niveaux atteindraient le plan
hydrostatique.
Un premier puits foré P3 (fig. 29 b) débite à la surface du sol par exemple.
Immédiatement (et quel que soit le débit), la surface piézométrique se
détacherait du plan hydrostatique et le niveau s’abaisserait dans les mano¬
mètres proches m, et m2 : la baisse de niveau est d’autant plus grande
que le manomètre est plus proche ; elle serait presque insensible dans le
manomètre m3, supposé très éloigné.
Entre les manomètres m3 et m2 un second puits P2, foré (fig. 29 c), iden¬
tique au premier, aura même section de tubage, même profondeur, même
cote de déversement. Aussitôt le débit du premier puits diminuerait; le
débit du second s’égaliserait avec lui : chacun débiterait donc moins que
le premier à sa première phase, mais (à moins que les deux puits ne soient
côte à côte) l’ensemble des deux puits débiteraient plus que ne débitait le
premier.
Les deux manomètres proches mx, et m2 marqueraient une nouvelle dimi¬
nution de pression, tandis que le manomètre lointain m3 ne s’abaisserait
que d’une hauteur insensible.
122
P. LEMOINE, U. HUMERY, R. SOYER
La nouvelle surface [piézométrique serait partout au-dessous de la pre¬
mière.
c) Point de charge. — On appellera point de charge d’un puits artésien,
le point où s’arrête l’eau dans le tubage quand on l’élève suffisamment haut,
pour tarir le débit.
Fig. 29. — Variation de la surface piézométrique avec le fonçage de 1 ou 2 puits.
Si le puits artésien était seul, ce point de charge serait situé sur le plan
hydrostatique.
Mais si, sur la même nappe, sont implantés plusieurs puits artésiens, les
points de charge seraient plus bas que le plan hydrostatique.
Les considérations précédentes permettent de fixer la cote de chaque
point de charge.
Le point de charge d'un puits artésien se trouve sur la surface piézométrique
de l’ensemble des autres puits artésiens : cette proposition n’est d’ailleurs
PlÉZOMETRIE DES PUITS ARTÉSIENS
123
autre que la définition, mise sous une autre forme, de la surface piézomé-
trique, puisque le puits artésien, ne débitant plus, fonctionne comme un
tube manométrique.
Contrairement à une erreur fréquemment commise, l’ensemble des points
de charge des puits artésiens d’une nappe n’est nullement une propriété de
la nappe : la position du point de charge d’un puits artésien donné n’est
caractéristique, ni de ce puits artésien, ni de la nappe. En effet, cette posi¬
tion varie d’après la distance et le niveau de déversement des autres puits
artésiens. Le point de charge d’un puits monte, quand un autre puits est
bouché ou se colmate ; il s’abaisse, si l’on met en service un nouveau puits
artésien.
Il convient donc de ne pas confondre point de charge et niveau hydrosta¬
tique : le niveau hydrostatique est une propriété de la nappe. Il ne serait
atteint par l’eau d’un puits artésien que sous la condition que la nappe fût
immobile, c’est-à-dire sans aucun déversement (ni naturel, ni artificiel),
même pas par le puits considéré, qui ne débitant pas, fonctionnerait comme
un manomètre. Dans ces conditions, l’ensemble des niveaux hydrostatiques
se trouverait sur un plan horizontal, le plan hydrostatique.
Mais si la nappe débite, Y ensemble des points de charge de tous ses puits
artésiens ne constitue pas une surface continue, puisqu’ils sont en nombre
fini. De plus, chaque point de charge n’est défini qu’en fonction des autres.
Ce serait une erreur que d’essayer de définir plus ou moins nettement une
surface qui passerait par les points de charge de tous les puits : sans défini¬
tion physique, cette surface ne saurait jouer, comme on le verra dans le
cas pourtant simple de trois puits simultanés, ni le rôle du plan hydrosta¬
tique initial, ni le rôle de la surface piézométrique.
Mais si relatif qu’il soit, le point de charge a une utilité pratique, car,
comme dit plus haut, il joue — en première approximation — le rôle du
niveau hydrostatique initial (d’où la confusion habituelle), puisque à cette
cote le puits artésien ne débite plus, et que, plus bas, son débit est à peu près
proportionnel à la distance du déversement au point de charge. Mais cette
proportionnalité ne serait rigoureuse que si la vitesse de l’eau était nulle.
Il y a donc intérêt à déterminer la cote du point de charge, non seulement
au cours des essais initiaux, mais aussi toutes les fois qu’un puits artésien
nouveau est foncé dans le voisinage ou que le débit subit une fluctuation
anormale. L’opération est d’ailleurs facile. Ou bien, on mesurera directe¬
ment la pression, en bouchant l’orifice du puits par un tube coiffant, muni
soit d’un tube vertical suffisamment haut, soit d’un manomètre. Ou bien,
on calculera la èote du point de charge par deux essais de débit, comme on
l’a vu à la fin du chapitre précédent (p. 105-106).
Variation des points de charge. — Bien entendu, le point de charge d’un
puits donné n’occupe pas une position fixe avec le temps. Il remonterait si
certains puits étaient bouchés artificiellement ou se colmataient naturelle¬
ment, mais de façon hermétique. Même un puits, qui n’a plus qu’un débit
124
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
insignifiant, continue à jouer son rôle d’abaisseur de pression, car débit et
pression sont choses entièrement distinctes.
En général, les points de charge s’abaissent constamment, car de nou¬
veaux puits sont constamment foncés, alors que les puits abandonnés ne
sont malheureusement jamais bouchés avec le soin désirable.
Il serait même nécessaire que, par obligation légale, tout puits abandonné
soit cimenté depuis le bas jusqu’à l’orifice, pour éviter les communications
entre les niveaux d’eau différents.
Le tableau suivant indique l’abaissement qu’ont subi, depuis un siècle,
les points de charge des puits artésiens de la région parisienne. Il montre
les ravages exercés par l’exploitation inconsidérée d’une richesse aussi pré¬
cieuse qu’est l’eau artésienne de la nappe albienne. (P. Lemoine, R. Hu-
mery, R. Soyer, 1934 a.)
Influence mutuelle de deux puits selon la distance. — Une analyse générale
de la question (R. Humery, 1939) permet de calculer, dans les limites des
hypothèses admises, les influences mutuelles d’un nombre quelconque de
puits artésiens.
La fig. 30 donne l’image de la section médiane de la surface piézomé-
trique de deux puits artésiens distants de 2, 4, 10, 20 km., mais se déver¬
sant tous deux au même niveau L
1. On rappelle que les courbes figurées sont calculées selon des hypothèses arbitrairement
simples, bien que voisines de la réalité.
PlÉZOMETRIE DES PUITS ARTESIENS
125
On remarquera qu’au milieu de deux puits distants de 2 km. la charge
utile n’atteint pas le tiers de la charge hydrostatique. La surface piézomé-
trique se rapproche de la figure d’un plan et en même temps s’élève quand
les deux puits s’éloignent. Mais à 20 km. la charge utile dépasse encore à
peine la moitié de la charge initiale.
Si donc, on fonçait un puits artésien au milieu des deux premiers, on n’at¬
teindrait le point de charge qu’à un niveau bien inférieur au niveau
hydrostatique.
Influence mutuelle de deux puits se déversant à des hauteurs différentes. — -
Soit (fig. 31) un premier puits artésien en P1; dont l’orifice fixe est à
80 mètres au-dessous du plan hydrostatique et figurons sa méridienne pié-
zométrique.
On suppose qu’on fore un 2e puits Px à une distance de 6kilomètres, dont
126
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
on pourrait abaisser à volonté (par fonçage ou par pompage) le plan d’eau
depuis le niveau hydrostatique jusqu’à une profondeur quelconque.
Soit H le point où l’axe de son tubage rencontre le plan hydrostatique ;
0 le point où il rencontre la méridienne piézométrique du puits Pj ; A, B, C,
des points situés à des distances de 50, 80 et 110 m. au-dessous du plan
hydrostatique.
Entre H et O, le Puits P2, situé au-dessus delà surface piézométrique du
puits P1; ne débite pas.
Fig. 31. — Variation de la surface piézométrique de deux puits
se déversant à des hauteurs différentes.
Au-dessous de O, le puits P2 débite ; et, tout au moins pour de petites
dénivellations, et si Pj n’est pas trop près du puits (de façon que la vitesse
de l’eau due à Pi soit faible), le point O jouera le rôle de point de charge.
En A, la section médiane de la surface piézométrique des deux puits se
dessine au-dessous de la méridienne piézométrique du puits Px. Cette
courbe se déforme et devient symétrique quand l’orifice de P2 est en B au
même niveau que l’orifice de Pi-
Puis à la position C, la déformation continue encore, toutes les courbes
se présentent régulièrement les unes au-dessus des autres.
Quant aux points de charge des deux puits, ils varient en sens inverse. Il
pourrait même arriver que si le niveau d’eau du puits P2 descendait assez
bas, le puits P2 s’asséchât complètement. Alors la méridienne piézométrique
de P2 passerait par la tête du puits Pj.
Si donc, on figure ces deux méridiennes (fig. 32) :
1° la méridienne du puits Px (fixe) qui coupe l’axe P2 en Ch ;
2° la méridienne d’un point 02, située sur l’axe du puits P2, telle qu’elle
passe par le point P2. La marche des deux puits se résume par le schéma sui¬
vant.
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTÉSIENS
127
Si l’orifice de P2 est :
au-dessus de Oj . Pj coule P2 est tari
entre Oi et 02 . P! et P2 coulent
au-dessous de Oa . Pj est tari P2 coule
Dans la figure 32 sont tracés les graphiques du débit de chacun des deux
puits selon la profondeur de déversement du second.
Débita de a pvita
Fig. 32. — Débit et épuisement de deux puits voisins.
Cette analyse aide à comprendre ce qui se passe quand on fonce un nou¬
veau puits artésien à une certaine distance d’un ancien puits, mais à une
cote différente.
Trois cas peuvent se produire :
1er Cas : La surface piézométrique du puits N° 1 passe au-dessous de l'orifice
du puits N° 2 (fig. 33).
Ce dernier ne jaillira pas ; il faudra pomper et l’on retombe sur le cas
suivant.
2e Cas: Les surfaces piézométriques de chacun des puits passent au-dessous
de l'orifice de l'autre (fig. 34). — Les deux puits débiteront simultanément,
mais le débit du puits N° 1 sera d’autant plus gravement atteint que l’ori¬
fice du puits N° 2 sera plus loin de sa surface piézométrique.
3e Cas : La surface piézométrique du puits N° 2 passe au-dessous de l’orifice
du puits N° 1 (fig. 35). — Ce dernier sera tari ; il faudra abaisser par pom¬
page son niveau d’écoulement de façon à retomber dans le cas précédent.
On peut établir diverses propriétés des surfaces piézométriques de deux
puitsdérivant de ce que les équations sont de la forme P-|-).Q=0 (P=0 et
128
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Q = 0 étant les équations des surfaces piézomètriques propres à chacun des
puits). Il existe aussi des relations simples entre les points de charge de
deux puits : par exemple, la ligne qui les joint passe par un point fixe. On
n’insistera pas suÉ ces propriétés dérivées de l’équation générale de la sur¬
face piézométrique, qui sortent du cadre de cette étude.
Fig. 33. — Le puits n° 2 ne jaillit pas, puisque son orifice
est au-dessus de la surface piézométrique du puits n° 1.
Surface piézométrique de trois puits.
La surface piézométrique detrois puits est déjà très compliquée : on se bor¬
nera à donner l’image de la section de cette surface par le plan des puits
supposés, en ligne droite, mais à des profondeurs différentes (fig. 36). En
Fig. 34. — Le puits n° 2, pompé, voit son niveau d’eau descendre au-dessous
delà surface piézométrique au n° 1. Tous deux débitent.
pointillé, la courbe piézométrique des deux premiers puits : on voit que le
fonçage d’un 3e puits modifie un peu la surface piézométrique des deux
premiers même à grande distance. Dans cet exemple, le 2e puits, plus élevé,
ne bénéficie plus que d’environ moitié de la charge hydrostatique qu’il
aurait eu s’il était seul.
PIÉZOMÉTRIF, DES PUITS ARTÉSIENS
129
Ce schéma attire l’attention sur plusieurs faits intéressants :
1° Le puits au déversement le plus bas — donc à plus fort débit — est le
moins impressionné. C’est là un fait général observé depuis longtemps.
Fig. 35. — Le puits n° 2 établit sa surface piézométrique
au-dessous de l’orifice du puits n° 1, qui tarit.
2° Les droites que l’on pourrait mener entre les points de charge de deux
puits n’ont aucune relation avec la surface piézométrique : on ne saurait
donc parler ici de « perte de charge par kilomètre », comme pour les con¬
duites d’eau.
m A/j AW /W. AM
Fig. 36. — Coupe médiane de la surface piézométrique de trois puits artésiens en ligne droite,
et dont les orifices sont à des profondeurs différentes.
Influences mutuelles dans un champ de puits artésiens.
On examina maintenant l’influence mutuelle d’un nombre quelconque
de puits artésiens puisant sur la même nappe. Les nombres inscrits sur les
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 9
130
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
schémas, bien que voisins de la réalité, ne valent que comme ordre de gran¬
deur, car ils supposent tous que les puits sont théoriquement identiques
(niveau de déversement, section, crépinage, conditions géologiques locales,
etc.) et placés dans des conditions identiques les uns par rapport aux autres
(réseau à maille de 10 km.) et par rapport aux affleurements. Mais, ils n’en
constituent pas moins une illustration frappante de l’interdépendance des
puits et un guide pour une politique raisonnable dans l’utilisation des eaux
artésiennes.
< _ 10 . ►
O - O
0/f a/t
Petit total: 7. Si
au lieu de 2
Pim. :
_ _ lû dm. _ »
O - O - O
4M aSi 4M
Petit total i l.if
du fltv dm J
PO». : Ji%
Fig. 37. — Trois et quatre puits en triangle.
Voici comment interpréter les figures.
Un puits existe, son débit étant pris pour unité. Un 2e puits (fig. 37),
identique, foncé à 10 km., ne débitera plus que 0,79 et diminuera, par symé¬
trie, le débit du premier à la même valeur. Au total, on aura un débit de
1,58, au lieu des 2 escomptés, soit une diminution de 21%.
Peii it total : 7. 9 g 30e tnt total ■■ <?. 74
au fieu de J au lieu da 4
Pim. :34% Pim. : 46%
Fig. 38. — Quatre, cinq et neuf puits en réseau carré.
Si on fonce un 3e puits, au milieu des deux premiers, les débits devien¬
dront respectivement 0,64 ; 0,58 et 0,64. Au total 1,96 au lieu de 3 : dimi¬
nution 38 %.
Si le 3e puits est foncé en triangle équilatéral (fig. 38) sur les deux pre¬
miers, le débit total sera de 1,98, diminution : 34%.
Un 4e puits, au milieu des trois premiers portera le débit de 1,98 à 2,14
seulement.
PlÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTÉSIENS
131
Sitôt que le nombre des puits artésiens augmente, les diminutions s’ac¬
centuent par exemple dans le cas de réseau à maille carré (fig. 39).
Six puits (fig. 40) placés aux sommets d’un hexagone régulier de 10 km.
de côté, donc entourant facilement les limites de Paris, ne donneront pas
un débit égal à 6, mais seulement 2,82, soit un déficit de 53 %. Un 7e puits
foncé (fig. 40) au milieu des six premiers, ce 7e puits fera passer le débit
total de 2,82 à 2,91.
On peut dire que le 7e puits aura prélevé 0,24 sur ses voisins et n’aura
amené au jour que 0,09 par lui-même, c’est-à-dire 0,09 : 2,82 ou 3,2 0 /0.
2>im. : S2 %
Fig. 39. — Quatre, cinq et neuf puits en réseau carré.
Ainsi, on saisit sur le vif le conflit entre l’intérêt particulier et l’intérêt
général. Le propriétaire du 7e puits jouira bien d’un débit de 0,33 : il pourra
juger si ce débit est en rapport avec ses propres dépenses de fonçage (amor¬
tissement et exploitation). Mais il n’en aura pas moins fait baisser le débit
de ses voisins et, finalement, prélevé 0,24, soit près des 3/4 sur leurs exploi¬
tations, troublant ainsi leurs prévisions les mieux établies.
Et que dire si le 7e puits, étant placé plus bas, asséchait un certain nombre
de ses voisins ?
N’y a-t-il pas là non pas seulement un abus de la propriété privée, mais
un véritable accaparement d’un bien commun, puisque l’eau artésienne ne
132
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
provient pas seulement du tréfonds de chaque propriété, mais du tréfonds
de tous les terrains superficiels du bassin d’alimentation.
Démontrés par de trop nombreux exemples, ces cas théoriques sont
l’image de la réalité. On ne peut donc justifier le fonçage de nouveaux puits
70 *
jo [ceo ale 6
J)c/n. : S 3 %
0.4?
3u 7 c eo ae 7
J)im. : 7)3 %
0.4}
^ _ faArm- J( -//>** >
O - O - O
0.23 0.23 0.23
O - O - O - O
0.23 a// O,/? 0.23
O - O - O - O - O
0.23 O,// O./S O,// 0.23
O - O - O - O
0.23 O./p O./? 0.23
O - O - O
0,25 0. 23 0.25
3>ebc[ [otj? : 4, OS
jo ?/'eo cte 7 y
J>cm. ,76°/Q
Fig. 40. — Cas de six et sept puits en hexagone et réseau de dix-neul puits en quinconce.
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTESIENS
133
dans une région, qui en est déjà pourvue, que pour satisfaire des besoins
généraux.
Parfois, en effet, un nouveau puits n’apportera guère d’eau nouvelle, mais
évitera des transports onéreux par tuyaux. Il n en est pas moins vrai qu’un
maillage serré de puits artésiens (lig. 40) provoquerait une véritable catas¬
trophe.
Il faut en conclure en nous félicitant que, grâce, à notre cri d’alarme, des
mesures de contrôle aient été prises par les Pouvoirs Publics (Décret-loi du
8 août 1935) pour éviter de gaspiller un bien collectif, analogue par tant
d’aspects à ce bien, considéré comme national par le Code Napoléon, qu’est
la fortune minière.
Indépendance possible des synclinaux et de certains forages.
On a observé que les points de charge des synclinaux étaient à des niveaux
très différents, selon les synclinaux. On trouve pour la période de 1932 à
1935 les moyennes suivantes :
Synclinal de la Somme . -f- 116 m.
— de la Seine . + 50 m.
— de l’Eure . -j- 70 m.
Mais on ne peut encore décider si ces différences dont dues au régime
naturel de l’eau dans chacun des synclinaux ou aux pertes de charges dues
à une plus ou moins grande abondance relative des forages.
S’il y a indépendance des synclinaux, elle s’expliquerait par le3 barrières,
qu’oppose la grésilication dans les lignes d’inflexion séparant les synclinaux
des anticlinaux, lignes qui ont subi une plus forte pression au moment du
plissement.
De même les forages d’AuLNAY-sous-Bois (qui jaillit au dessus de -f- 45)
et de Noisy-le-Grand (dont le point de charge était à -f- 43 m. en janvier
1938) paraissent donner un débit plus élevé que ne le ferait pressentir la
théorie.
Il est prématuré de donner une opinion précise sur ces problèmes, qui
demanderont encore des recherches et des observations pour être résolus
avec certitude.
CHAPITRE IX
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
Le puits artésien de Grenelle, doyen des grands forages de la région
parisienne, aura bientôt un siècle d’existence. A l’aurore de l’industrie
naissante des grands captages d’eau souterraine, il a eu, entre autres avan¬
tages, le mérite de poser tous les problèmes relatifs aux puits artésiens, et
d’en résoudre plusieurs. A cette œuvre resteront attachés les noms des
grands savants et ingénieurs de l’époque, Arago, Mulot, Darcy, Belgrand,
Mary et Lefort.
Sous la vigoureuse impulsion du vicomte Héricart de Thury, inspecteur
général des Mines, inspecteur du Service des Carrières du département de
la Seine, l’art du sondage, cantonné jusqu’alors dans le Nord et l’Ouest de
la France, apparut dans la région parisienne. Un ingénieur mécanicien,
Mulot, s’établit à ÉpiNAY,et fora avec succès plusieurs puits dans la région,
notamment à Épinay, dans le parc de la marquise de Grollier, où deux
forages rencontrèrent les nappes sparnaciennes ; à Villiers-la-Garenne
et à Suresnes en 1827, chez le baron de Rothschild. Ce forage de Suresnes
fut arrêté à 200 mètres dans la craie sénonienne : Héricart de Thury (1829)
croyait qu’il ne restait plus qu’une vingtaine de mètres à forer pour tra¬
verser complètement la craie et atteindre l’argile du Gault, recouvrant les
sables aquifères.
Le projet d’Arago. — Arago, alors maire de Paris, jouissait d’un grand
prestige. Dans une étude géologique audacieuse, il avait prévu le passage
des Sables verts albiens sous Paris, évalué leur profondeur et par suite la
hauteur du forage. Bien que la stratigraphie et la tectonique du bassin de
Paris fussent embryonnaires à cette époque, il ne se trompa que de quelques
mètres, résultat qui, malgré nos connaissances actuelles, nous remplit
encore d’admiration et d’étonnement.
Adjudication du forage. — Entre temps le succès des puits artésiens
forés par Mulot à Elbeuf, dans les Sables verts où des eaux artésiennes
abondaient, confirmait les théories d’Arago et d’ Héricart de Thury, dont
il avait l’entière adhésion.
Aussi en 1833, l’Administration de la Ville de Paris enfin convaincue
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
135
fit voter une somme de 18.000 francs pour le forage de deux puits devant
atteindre l’argile plastique ; mais Emmery, directeur du Service muni¬
cipal, craignit alors l’abaissement du niveau statique des nappes sparna-
ciennes sous Paris, en raison de la disparition du Sparnacien à l’ouest de
la capitale, et exprima des doutes sur la possibilité du jaillissement. Un
puits fut néanmoins foré au carrefour de Reuilly. Les doutes d’Emmery
étaient fondés : l’eau ne jaillit pas, mais se tint à quelques mètres de l’ori¬
fice du sondage. Le Conseil municipal vota alors un crédit de 260.000 francs
pour exécuter un sondage de 400 mètres, qui fut mis en adjudication. Un
soumissionnaire courageux se présenta seul : Mulot, l’œuvre lui fut confiée.
Fig. 41. — Machinerie du puits artésien de Grenelle.
On songeait au début à placer le sondage à la Madeleine, mais l’on crai¬
gnit d’encombrer l’un des quartiers les plus animés de Paris, et l’on choisit
la cour de l’abattoir de Grenelle, emplacement retiré, dont l’altitude est
voisine de celle de la Madeleine. Mulot se mit immédiatement à la tâche,
et les travaux de forage commencèrent le 24 décembre 1833.
Installation de forage. — Le matériel de sondage employé par
Mulot se composait surtout d’une chèvre à quatre pieds, haute d’environ
18 mètres, entourée de parois en planches ; l’appareil moteur comprenait
deux treuils munis de deux roues de carriers aux échelons desquelles s’ap¬
pliquèrent 6 à 12 hommes, jusqu’à la profondeur de 510 mètres (fig. 41).
On remplaça ensuite ce système primitif par un cabestan à manège mû par
7 chevaux (Lippmann, 1903). Le treuil et le cabestan étaient abrités sous
un hangar attenant au pylône. Le procédé était le battage à la détente. On
utilisait des tiges de fer pleines d’une longueur de 8 mètres, vissées ou gou¬
pillées, suivant le cas, auxquelles on adaptait, selon la nature du terrain
à traverser, des trépans, des tarières ouvertes ou des soupapes à boulets.
L’un des treuils servait aux manœuvres et l’autre au battage. On conçoit
qu’avec un matériel aussi rudimentaire les outils se soient rompus souvent,
136
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
et on ne peut qu’admirer l’habileté et la persévérance de Mulot, qui réussit
à atteindre ainsi une profondeur de 548 mètres, considérable pour l’époque.
Exécution du forage. — Les travaux furent entourés d’un certain
mystère ; quelques comptes rendus laconiques d’Arago à ses collègues de
l’Académie des Sciences, dont les titres seuls furent consignés aux procès-
verbaux de l’Institut, et quelques communications d’inspiration officielle
aux comptes rendus de l’Académie et de la Société Géologique de France
(voir Bibliographie du Puits de Grenelle) sont à peu près les seuls documents
connus sur les travaux du puits.
Cet état d’esprit nous est révélé dans une note de Walferdin (1841):
« M. Mulot..., après avoir surmonté des difficultés dont il n’eût peut-être
pas été prudent de faire connaître l’importance pendant le cours des tra¬
vaux, etc. »
On craignait, en effet, en donnant trop de détails sur les difficultés de
cette entreprise, de décourager une opinion publique, qui se passionnait
déjà, et de compromettre l’industrie du sondage, qui se développait dans
toute la France après le grand succès des puits forés à Tours par Mulot,
et par son concurrent Degousée.
En décembre 1835, le puits était arrivé à la profondeur de 250 mètres
sans accident ni difficultés notables dans la traversée des terrains supé¬
rieurs (Nummulitique et Craie sénonienne) sauf la rencontre de six couches
de craie dolomitique d’un mètre d’épaisseur chacune, entre 157 et 190 m.,
qui furent assez dures à percer. Le 15 mai 1836, on était à 300 mètres ;
le 1er mai 1837, à 400 mètres, et, quelques jours après à 410 mètres ; pro¬
fondeur où l’on resta jusqu’en juillet 1838, car les travaux furent arrêtés
pendant de longs mois par la chute d’une cuillère et d’un bout de tige de
80 cm. au fond du trou de sonde, où elles s’étaient brisées et qu’il fallut
remonter par morceaux au moyen d’un taraud. On dut ensuite nettoyer,
puis aléser le trou de sonde.
Les travaux reprirent peu après, et en septembre 1839, on était arrivé
à 492 m. 50 à la base du Cénomanien (Mulot, 1839). L’entrepreneur avait
alors toute confiance dans la réussite de son entreprise et dans la puissance
de son installation, et il se disait en mesure de dépasser la profondeur de
600 mètres si cela était nécessaire. L’argile du Gault était atteinte à 502 m.
en août 1839 (Cornuel, 1839). Le 18 novembre 1839, le fond se trouvait à
508 m. et l’on avait pénétré de 6 m. dans l’Argile du Gault. On arrêta alors
les travaux de forage, car les argiles devenaient fluentes, et le trou de sonde,
non tubé au-dessous de 400 mètres, risquait d’être comblé par les éboule-
ments. On alésa puis on tuba jusqu’au Gault (Walferdin, 1839 a et b), mais
le bris d’un alésoir à lames, qui séjourna plusieurs mois au fond du trou,
préoccupa sérieusement Mulot, qui voyait la réussite de ses efforts compro¬
mise à quelques mètres du but. Il dut creuser une chambre autour de l’outil
pour le dégager, put enfin l’extraire, et continuer l’approfondissement ;
mais, au début de février, alors qu’il était sur le point d’atteindre les Sables
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
137
verts, une cuillère se détachait de son train de tiges. Mulot décida de con¬
tinuer le forage en passant à côté d’elle, et il parvint à loger latéralement
l’instrument gênant, dans les couches argileuses.
Le forage atteint bientôt les Sables verts à la cote — - 506, puis la nappe
artésienne ; le 26 février 1841, à 14 h. 30, l’eau jaillit impétueusement, inon¬
dant les hommes et le chantier.
Le succès de l’entreprise était complet. La nouvelle s’en répandit aussi¬
tôt parmi les Parisiens qui, en foule, vinrent admirer ce spectacle nouveau
d’une véritable rivière jaillissant du sol à la température de 27°6. Mulot
connut une grande popularité et reçut la récompense officielle de ses
efforts patients et intelligents. Ses dépenses ayant dépassé le montant de
l’adjudication, la ville lui remboursa le déficit, soit 40.000 francs, et lui
accorda une rente annuelle de 3.000 francs. Son fils, qui l’avait secondé
dans ses travaux, reçut une indemnité importante ; enfin le roi Louis-
Philippe nommait Mulot membre de la Légion d’honneur.
Tubage du puits de Grenelle. — Le puits fut tubé au diamètre de
0,400 au fur et à mesure de l’avancement jusqu’aux Argiles du Gault.
Après le jaillissement, on descendit une colonne de captage en cuivre de
0 m. 170 de diamètre en bas et de 0 m. 235 en haut, déterminant un espace
annulaire que l’eau elle-même remplit peu à peu de sable.
Température a degré géothermique. — La question de l’accroisse¬
ment de la température à l’intérieur du globe intéressait fort les physiciens
et les géologues de l’époque. Ces derniers étaient séparés en deux camps,
les Plutoniens et les Neptuniens, et la lutte battait son plein. Arago et
Walferdin profitèrent de l’occasion exceptionnelle qui s’offrait, pour mesu¬
rer avec précision dans le puits de Grenelle la température des couches à
diverses profondeurs.
Walferdin avait fait des mesures analogues dans le puits foré par Sel-
ligue, à I’École Militaire, et qui avait atteint, en 1836, 173 m. de pro¬
fondeur. Il les répéta, soit seul, soit avec Arago, dans le nouveau puits de
la Ville de Paris, à Grenelle.
A 250 m. de profondeur, on descendit un thermomètre à maxima ; il
marquait 20°C (Arago, 1835). Compte tenu de la température constante
du sol dans les caves de l’Observatoire, 10°6, l’accroissement de 9°4 corres¬
pondait à une valeur de 26 m. 60 pour le degré géothermique. A 300 m.,
la température était de 22°2, correspondant à un degré géothermique de
26 m. (Arago, 1836). Quand la profondeur de 400 m. fut atteinte, Arago et
Walferdin firent séparément des mesures.
Arago (1837) Température : 23°5 Degré géothermique : 31 m. 50
Walferdin (1837) — 23°75 — 30 m. 87
Arago et Walferdin firent descendre six thermomètres à déversement à la
profondeur de 481 mètres. Ils constatèrent une température maximum de
27°05 (Arago et Walferdin, 1839; Walferdin, 1841).
138
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le 18 août 1840, ces deux auteurs profitèrent d’un accident au forage
pour faire séjourner pendant 7 h. 30', à 505 m. de profondeur, un groupe
de six thermomètres à maxima. Ils indiquèrent tous 26°43, ce qui corres¬
pondait à une valeur de 31 m. 9 (si l’on déduit 10°6, température admise
jusqu’alors) ou de 32 m. 30 (si l’on admet une température de 11°7 cons¬
tatée à cette époque dans plusieurs souterrains de la ville) (Arago et Wal-
ferdin, 1840).
Ils furent surpris de constater que la température avait décru et émirent
plusieurs hypothèses : refroidissement par les eaux supérieures descendant
le long des parois, influence de l’outil séjournant au fond, etc.
Enfin l’eau jaillit du puits à la température de 27°6 (Walferdin, 1841) —
Huet (1888) indiquait 27°4 — légèrement inférieure à celle de 30°
qu’avait prévue Arago (1835), et qui correspondait à un degré géothermique
de 33 m. 20 (Paul Lemoine et R. Nassans, 1929).
Coupe géologique du puits de Grenelle. — La coupe géologique
du puits, dressée au fur et à mesure de la remontée des échantillons, fut
établie par Mulot lui-même, qui communiqua un premier relevé des
couches jusqu’à 492 m. 50 de profondeur (Mulot, 1839). La coupe complète,
faisant connaître la nature et la puissance des couches traversées, fut pré¬
sentée en 1842 à l’Académie des Sciences. Une gravure en fut établie par
Bizet (1842) sur les données de Mulot (fig. 42) puis reproduite par Dau-
brée (1888).
L’accident du puits de Grenelle. — Le 6 juillet 1841, le jaillisse¬
ment de l’eau cessa brusquement et son niveau s’abaissa dans le puits
à 25 mètres de l’orifice ; mais le jaillissement revint quelques heures après.
Arago (1841) rendit compte de cette anomalie à l’Académie des Sciences
dans la séance qui suivit cet événement, mais le liquide étant revenu en
aussi grande abondance, l’Académie se contenta d’enregistrer le fait
et n’insista pas davantage.
Grâce à une reconnaissance de l’état du forage, on s’aperçut que le tube
inférieur de 0 m. 235 était écrasé entre 100 et 200 mètres de profondeur.
On ne put tenir longtemps secret cet accident, et l’Académie reçut de nom¬
breuses lettres et des communications d’auteurs pour expliquer le mauvais
état du tubage ou y remédier.
Blondeau de Carolles ( 1841) prétendait que l’observation lui avait fait
constater que des nœuds et des ventres se produisent dans une colonne
d’eau en mouvement. Aux ventres correspondent des dépressions sur l’ac¬
tion de la pression atmosphérique. Il suggérait de retuber avec une colonne
plus forte.
A. de Caligny (1841 b) réfuta cette hypothèse : pour lui, des nœuds et
des ventres ne pouvaient se produire dans une conduite contenant une
eau douée d’un mouvement uniforme, ce qui était le cas du puits de Gre¬
nelle. Il attribuait l’accident aux coups de bélier et invoquait l’action des
forces de succion intérieures, indépendante de tout phénomène d’ajutage :
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
139
il croyait qu’une succession de petits coups ne sont pas suffisants pour
produire une déformation aussi considérable et il émit l’opinion que les
oscillations de la colonne liquide produisent, à certains égards, les effets
d’une pompe aspirante, ce qui pouvait aplatir les parois.
Arago fit remarquer que l’auteur n’avait peut-être pas tenu un compte
Fig. 42. — Coupe géologique du puits de Grenelle
(d’après Daubrée, 1888).
140
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
suffisant de la violence des chocs produits par des variations brusques dans
le régime des eaux par suite des travaux de tubage.
Combes (1842) écrivit qu’il avait vu les tubes de cuivre extraits par
Mulot entre 100 et 200 mètres de profondeur ; il fit observer que le forage a
rencontré dans la partie supérieure de la craie des eaux ascendantes, dont le
niveau se tient à 10 mètres au-dessous du sol. L’eau des Sables verts avait
cessé de jaillir et s’était abaissée jusqu’à 25 mètres au-dessous de la surface.
Les sables avaient obstrué en partie l’espace annulaire entre le tube et le ter¬
rain, mais les eaux de la craie pénétraient aussi dans cet espace, et produi¬
saient en se retirant une dépression qui, grâce à la surpression extérieure,
provoquait l’écrasement du tubage. Quant à la cause du retrait des eaux, il la
voyait dans un éboulement survenu dans les couches albiennes d’amont ; les
eaux, au lieu de jaillir, se seraient retirées dans la partie aval de la nappe.
A. de Caligny (1842) se ralliait aux explications de Combes.
Mais à ce moment, la presse s’était emparée de la question ; les détrac¬
teurs du puits de Grenelle se mirent à effrayer les Parisiens et dénonçaient
les dangers du puits. Pour certains, la craie pesant de tout son poids sur les
sables albiens, on risquait en les vidant de leur eau de les voir se déprimer,
en entraînant le sol de Paris aux abîmes ; d’autres craignaient de voir la
Seine s’infiltrer dans quelque fissure et disparaître dans ce gouffre. Enfin,
si la prudence commandait de fermer le puits de Grenelle, comment s’y
prendre pour interrompre un torrent aussi impérieux ?
Excédés, Arago et les membres de l’Académie ne publiaient plus aucune
communication sur cette question, et se contentèrent de les mentionner
dans les procès-verbaux.
Les lettres de Hallary (1842) et Korislki (1842) eurent ce sort, qui s’ag¬
grava, pour celle d’Audrand (1842), d’une appréciation sévère d’ Arago, qui
déclara que les circonstances relatées par cet auteur sont inexactes, et ses
informations mauvaises. Arago jugea du reste qu’une mise au point était
nécessaire, et le 7 février 1842, dans une communication remarquable, il
annonça à l’Académie qu’une commission avait été nommée par le préfet
de la Seine pour examiner les précautions à prendre dans le tubage défini¬
tif du puits de Grenelle. Il fit justice des craintes absurdes que l’on faisait
partager au public ; enfin, reprenant à son compte l’explication de Combes
il admit que la surpression extérieure avait déterminé l’écrasement du
tube de cuivre incapable de résister à une pression supérieure à dix atmo¬
sphères, comme l’établissaient des essais à la presse hydraulique. Il an¬
nonça qu’on se proposait de substituer à ce tubage trop faible des tuyaux
en tôle de fer capables de résister à des pressions de 70 atmosphères.
Réparation du tubage. — La Commission, nommée par le préfet de la
Seine, était composée de MM. Élie de Beaumont, Brongniart, Poncelet,
membres de l’Institut ; MM. Gales, Lanquetin, Sanson-Davilliers, Arago,
membres du Conseil municipal ; MM. Mary et Lefort, ingénieurs de la ville,
et M. Tremisot, chef de bureau.
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
141
Elle décida de placer un tubage en fer forgé de 5 mm. d’épaisseur et de
0 m. 140 de diamètre. MM. Mary, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées,
et Lefort, ingénieur du même Service, tous deux membres de la Commission,
furent chargés de surveiller le travail.
L’eau du puits de Grenelle. — Arago avait mesuré avec grand soin
la température du puits de Grenelle pendant son exécution, soit seul, soit
avec Walferdin ; or, il avait estimé que l’eau jaillirait à la température de
30°, nombre un peu trop fort, mais qui avait mis en évidence l’une des qua¬
lités principales de l’eau artésienne. Avec sa perspicacité coutumière, Arago
avait prévu un emploi très spécial de l’eau attendue : le chauffage des
serres, des piscines, des hôpitaux ; première application du chauffage cen¬
tral à courant d’eau chaude — et même du chauffage urbain — (Arago, 1835).
Mais le débit trop faible et la température de l’eau (26°5) ne permit pas de
réaliser ce projet.
Le même projet fut repris par Ricord (1841), qui, dans une communi¬
cation à l’Académie des Sciences, indiqua comment aménager les canaux
chargés de conduire au loin les eaux du puits, pour perdre le minimum de
chaleur. Mais cette proposition n’eut pas de suite, et l’eau de Grenelle ne
fut jamais utilisée comme source de chaleur.
Les matières en suspension dans l’eau préoccupaient aussi plusieurs
personnes : l’on suggéra aux entrepreneurs de surélever l’orifice du forage,
afin de diminuer la vitesse d’écoulement et l’entraînement des matières
étrangères (Galy et Cazalat, 1842).
Arago fit remarquer que le fait est bien connu, mais qu’il convenait de
préférer une méthode qui conduit au même résultat, sans affecter le débit :
on suréleva donc l’orifice au moyen d’un tube de 33 m. 10 de hauteur, dont
la base comportait une tubulaire et une vanne de décharge. Cette installa¬
tion, toutefois, n’arrêta pas complètement les matières solides qui. périodi¬
quement, troublaient la limpidité du liquide.
M. Lefort, ingénieur chargé de la surveillance du forage, mit au point
et fit exécuter un appareil curieux, imaginé par son chef de service, M. Mary,
afin d’éliminer complètement les sables dans le réseau de distribution.
L’eau, à la sortie du tube ascensionnel, était reçue dans une cuvette concen¬
trique à ce tube et équilibrée par des contrepoids ; l’eau était projetée ensuite
dans un bassin portant une soupape de distribution, une bonde de fond et
une bonde de superficie. Quand les sables arrivaient, l’excès de poids faisait
descendre la cuvette et décrocher la soupape. L’eau s’élevait dans le bassin
et se rendait à la décharge par la bonde de superficie. Quand l’eau était
normale, elle se rendait par la bonde de fond dans les canalisations jusqu’au
bassin de l’Estrapade, près du Panthéon, d’où on la distribuait aux usa¬
gers.
Afin d’obtenir une mise en charge suffisante et pour consolider la colonne
ascensionnelle qui, nous l’avons vu, s’élevait à 33 m. 10 au-dessus du sol,
on décida de l’enfermer dans une construction solide. Celle-ci fut édifiée
142
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
sur la place de Breteuil, à quelque distance du forage, dont l’eau lui par¬
venait par une canalisation. La colonne en fonte, de forme hexagonale, était
placée sur un socle en pierre de taille, haut de 42 m. 85, elle avait 3 m. 55
de diamètre à la base et 2 m. 70 au sommet. Un escalier d’une largeur de
75 cm. et comptant 150 marches, permettait l’accès de la plate-forme supé¬
rieure, supportant une lanterne en coupole. Cet escalier était soutenu exté¬
rieurement par six montants. Quatre vasques étaient étagées à l’intérieur
de la colonne, dont le poids atteignait 100 tonnes. L’eau, ainsi mise en charge
à l’altitude + 77, se rendait par siphon au réservoir du Panthéon.
Ce monument, d’un art très discuté, disparut en octobre 1903 ; on le
remplaça par le monument de Pasteur.
En 1906 enfin on édifia un petit monument sur l’orifice du puits, qui était
resté découvert jusqu’alors, pour indiquer le point exact du forage, à
l’angle des rues Valentin-Haüy et Bouchut. Il porte sur ses faces des médail¬
lons aux effigies de Georges Mulot, Rosa Bonheur, Valentin Haüy et le
Dr Bouchut.
Débit. — Dans les 24 heures qui suivirent le jaillissement et malgré la
grande masse de sable entraînée, le puits de Grenelle débita 4 millions de
litres (Arago, 1841 a), soit 4.000 m3 par 24 heures, régime qu’il conserva
pendant quelque temps. Mais, après l’accident survenu au tubage, le débit
commença à décroître. Le puits entraînait toujours des matières en sus¬
pension qu’on ne réussit à éliminer que bien plus tard.
Quand la turbidité de l’eau augmentait, le débit diminuait. C’est ainsi
que le 19 août 1843, l’eau qui était limpide devint subitement sale, lors¬
qu’on la laissa s’écouler sur le sol au lieu de passer par le tube coiffant
l’orifice ; à 10 heures, le débit avait presque cessé, le lendemain il croissait
légèrement jusqu’à près de 10 pouces fontainiers par 24 heures, soit 200 m3
(le pouce fontainier équivalait à 20 m)3. Le 21, l’eau sortait limpide.
On réparait alors le tube surélevant le forage qui débouchait dans une
vasque. Le 16 septembre 1843, les travaux terminés, on fit monter l’eau
jusqu’à la cuvette supérieure On obtint un débit de 55 pouces (1.100 m3).
Le 16 novembre, l’eau se troubla de nouveau, mais ne tarda pas à recouvrer
sa limpidité, qu’elle perdit de nouveau dans la nuit du 23 au 24 décembre,
où l’on constata qu’elle charriait des matières argileuses en grande abon¬
dance. Mais le 23 décembre au soir, l’eau était claire.
Peu de temps après nouvelle diminution sensible du débit. Le 23 janvier,
on ne recueillit que 27 pouces d’eau dans la cuvette (540 m3) ; le 25 janvier,
480 m3 (Lefort, 1844 b).
M. Lefort proposa, dans un rapport en date du 1er février 1844, à la
Commission du puits artésien de Grenelle d’ouvrir le robinet placé au bas
de la colonne ascensionnelle pour augmenter la pression, donc la vitesse
dans le tube, et chasser ainsi les matières accumulées à la base du forage et
qui l’obstruaient.
La proposition de Lefort fut acceptée le 11 février 1844 ; on commença
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
143
le lendemain à ouvrir progressivement le robinet inférieur qui, le 20, était
ouvert en grand. Au cours de cette période le débit avait varié : 23 à 28
pouces fontainiers, soit 460 à 560 m3 par 24 heures, d’une eau presque cons¬
tamment limpide; la couleur ne s’était altérée qu’un seul jour et seulement
pendant une heure. On constata dans la colonne une sui te d’oscillations d’une
amplitude de 5 mètres, qu’on attribua aux engorgements temporaires de
l’orifice inférieur d’écoulement.
Le 21 février, à 6 heures du matin, le robinet-vanne étant ouvert en plein,
l’eau arriva très noire et abondante. On obtint ce même jour, à 16 heures, le
maximum de débit : 90 à 92 pouces, soit 1.800 à 1.840 m3. L’eau se cla¬
rifia au cours de la nuit suivante, mais se troubla à nouveau le 24 à 14 h. 30.
On déduisit de cette alternance de trouble et de limpidité que la partie
inférieure du tubage s’était considérablement obstruée : les matières éva¬
cuées du 21 au 22 février atteignaient un volume de 17 m3 008 ; dans lequel
se trouvaient des nodules argileux sous forme de galets allongés. On
pensa que l’obstruction avait pu se produire entre le tube initial de
0 m. 170 de diamètre, et le tube supérieur de la colonne ascensionnelle de
0 m. 140.
Le 25 février, l’eau étant parfaitement claire et le débit ayant atteint
son maximum, la Commission estima que le fond du puits était désobstrué
et que l’on pouvait sans crainte faire remonter progressivement l’eau arté¬
sienne jusqu’à la cuvette supérieure, située à 33 m. 10 au-dessus du sol. On
ferma le robinet inférieur les 26, 27 et 28 février 1844. Le 28 à 17 heures, on
constatait 53 pouces 35 d’eau déversée dans la cuvette (1.077 m3). Le débit
varia entre 53 et 56 pouces (1.060 à 1.160 m3). Par la suite le débit était
régularisé et l’eau parfaitement limpide, sauf quelques remontées acci¬
dentelles de sable de pyrite et d’argile.
Donc, après un nettoyage par élévation du déversement donc par réduction
de vitesse, l’eau se clarifia grâce à un véritable filtre formé par un amas
de nodules de pyrites à la base du tubage. Trop denses, elles n’étaient pas
entraînées par les eaux ascendantes et opposaient un obstacle intermittent
au sable fin et à l’argile enlevés par les filets d’eau attirés vers la base du
forage (Arago, 1842 a; Lefort, 1844 b). Toutefois, ce filtre naturel se dési-
quilibrait parfois, laissant échapper des particules fines jusqu’à ce qu’un
nouvel écran de filtration se soit produit.
Il est curieux de constater que 80 ans avant l’emploi des filtres, des cré¬
pines et des massifs de graviers, on avait bénéficié à la base du tubage du
puits de Grenelle d’un massif protecteur qui clarifiait de façon intermitt-
tente l’eau du forage.
Le débit du puits de Grenelle varia peu jusqu’en 1861, 990 à 1.000 m3 par
24 heures. Le 24 septembre 1861, le puits de Passy fut mis en service. Le
débit du puits de Grenelle fut influencé 24 heures après et il ne cessa de
décroître ensuite (Daubrée, 1887, T. II, p. 146-147) :
144
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
le 25 septembre 1861 - — à midi —
25 » » — à minuit —
26 » »
27 » »
1er octobre »
12 » »
débit
»
»
»
»
»
907 m3/j.
806 —
778 —
720 —
634 —
605 —
En 1862, le débit était remonté à 680 m3 par 24 heures, mais ne cessa
ensuite de décroître.
Il fut encore influencé par le percement du puits de la place Hébert, et
en septembre 1887, deux mois après le percement de ce dernier, il était
tombé à 250 m3. Il augmenta un peu cependant, et de 1898 à 1903, il four¬
nit encore 410 m3 par 24 heures. Le jaillissement cessa vers 1910 ; on renonça
à installer une pompe et l’ancêtre des grands forages de la région pari¬
sienne se repose actuellement sous son mausolée de la rue Valentin-Haüy,
après avoir joué un rôle de premier ordre dans l’hydrogéologie profonde
du bassin de Paris.
Analyse de l’eau du puits. — L’eau prélevée immédiatement après le
jaillissement fut analysée sommairement par Pelouze. Celui-ci démontra
que l’eau du forage était beaucoup plus pure que l’eau de la Seine (Arago,
1841 a) ; mais, comme elle renfermait des matières en suspension : sable,
argile, pyrite, on attendit quelques semaines pour confier une analyse plus
complète au grand chimiste Payen, qui en communiqua les résultats à
l’Académie des Sciences (Payen, 1841).
Analyse de Veau du puits de Grenelle.
Millig. par litre
Carbonate de chaux . 68
Carbonate de magnésie . 14,2
Bicarbonate de potasse . 29,6
Sulfate de potasse . 12
Chlorure de potassium . 10,9
Silice . 5,7
Substance jaune . 0,2
Matières organiques azotées . 2,4
Total . 143,0
L’analyse ne décela pas de sulfate de chaux.
L’auteur avait recherché les gaz dissous ; il trouva 1 1. 80 de gaz par 100
litres d’eau, dont 0 1. 15 de CO2 et 1 1. 65 d’air où « l’Oxygène et l’Azote sont
comme 22 à 78 ». Ultérieurement, la teneur en gaz dissous s’abaissa légère¬
ment.
La substance jaune observée s’est retrouvée dans quatre analyses succes¬
sives : elle était soluble dans l’eau, l’alcool anhydre ou étendu, et l’éther.
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
145
Il s’agit probablement d’une dissolution de succinite, sorte d’ambre fossile,
dont les fragments assez volumineux ont été trouvés depuis, dans les Sables
verts albiens de divers forages.
On décida, vers la fin de 1856, d’analyser les eaux de Grenelle chaque
semaine jusqu’à l’achèvement du puits de Passy (Belgrand, 1861) ; ce projet
n’eut aucune suite, mais Belgrand fit chaque semaine un essai hydrotimé-
trique. De ces observations, poursuivies pendant dix années, il conclut que
les eaux fluviales infiltrées aux affleurements des Sables verts Albiens
arrivent sous Paris en deux mois. Nous savons maintenant que la méthode
était trop imprécise pour donner des résultats (voir p. 212-213). D’ail¬
leurs la vitesse réelle est bien inférieure.
L’eau du puits de Grenelle a été analysée continuellement depuis cette
date. On trouvera une analyse récente dans les renseignements annexés à
la coupe géologique du puits de Grenelle.
Le niveau hydrostatique du puits de Grenelle. — - La cote du niveau
hydrostatique du puits de Grenelle a une importance capitale dans l’étude
de la nappe aquifère des Sables Albiens. En effet, elle mesure le niveau sta¬
tique de la nappe elle-même, à un moment où seul débitait le puits de Gre¬
nelle (si on excepte les puits d’ELBEUF) et où par conséquent ce niveau
n’était diminué par aucune perte de charge, en admettant que la nappe était
entièrement isolée dans ses épontes imperméables d’argile.
Malheureusement, aucune mesure directe de la pression à l’état statique
n’a été faite directement. Il eût fallu coiffer la tête du tubage d’une vanne
arrêtant entièrement le débit et munie d’un manomètre, ce que n’osa faire
la Commission de surveillance qui craignait — d’ailleurs à tort — les consé¬
quences d’un arrêt, même momentané du puits.
On se borna donc — ce qui est déjà fort intéressant — à mesurer le débit
par des ajutages disposés à des hauteurs croissantes. Or, la loi de Darcy,
appliquée aux puits artésiens, indique que le débit doit décroître avec l’alti¬
tude de déversement selon une loi linéaire (Voir chapitre VII). On peut donc
soit calculer, soit mesurer graphiquement l’altitude où ce débit serait nul
dès que l’on possède deux mesures de débit et deux cotes bien déterminées.
Nous ne nous arrêterons pas sur les nombres donnés par Belgrand (1861)
dans sa note sur le puits de Passy ; soient -f- 128 pour le puits de Grenelle
et 109 pour le puits de Passy. Ces nombres ont été fort discutés, notamment
par Meynard (1937).
Voici un tableau qui résume les observations de Mary et Lefort (in Michal
1863), dans ses 2e et 3e colonnes (altitudes et débits en pouces fontainiers
de 20 me3 à laminute). Nous y avons joint les pertes de charge, calculées
parla formule de Flamant (5e colonne), ce qui permet, par addition avec les
nombres de la 2e colonne, d’inscrire dans la 6e colonne les niveaux d’eau
rectifiés.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
10
146 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Observations de Mary et de Lefort L
Toutes les observations sont des mesures directes à la cuve, mais elles
ne sont pas toutes d’égale valeur : seules les observations N° 1 et N° 10 ont
été faites pendant les périodes de calme ; pour les huit autres, on a profité
de temps relativement courts, pendant des réparations ou de nouvelles
installations.
Telles qu’elles sont dans l’ensemble, les observations vérifient bien la loi
de décroissance linéaire du débit avec l’altitude et permettent de déclarer
valable le calcul du niveau hydrostatique à cette époque.
L’importance considérable que l’on doit accorder à ce calcul, nous a incité
à le faire selon quatre modes différents ; d’une part en tenant compte des
dix observations, selon la méthodes des moindres carrés, et d’autre part, en
ne tenant compte que des meilleures observations, Nos 1 et 10. Ce double
calcul a été fait en négligeant ou en ne négligeant pas la perte de charge. On
obtient ainsi les quatre résultats suivants :
Cette divergence dans les résultats de quatre calculs fondés sur les mêmes
1. Michal adopte la cote -f- 37.90 pour le sol de l’abattoir, alors que divers auteurs ont indi¬
qué la cote -|- 36.50 (Gérards, 1909). La lre cote est sans doute non celle du sol, mais celle du
robinet à la base de la colonne.
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
147
observations, est un exemple des difficultés entraînées par le défaut d’obser¬
vation directe, et nous incite à nous défier des calculs même les plus simples
(et surtout des extrapolations) quand ils s’appliquent à des objets naturels.
Ainsi, en supposant même que la mesure N° 1 soit parfaite, un écart de
1 mètre dans la mesure N° 10 entacherait le calcul du niveau hydrostatique
de 2 m. 50 : Or, l’observation N° 6 s’écarte de plus de 1 mètre de la droite
interpolatrice N° 1-N° 10.
Nous sommes donc conduits à adopter finalement pour le niveau hydros¬
tatique du puits artésien de Grenelle une cote arrondie qu’il est raisonnable
de fixer à 1 26 mètres.
Les TREMBLEMENTS DE TERRE ET LES PERTURBATIONS DU PUITS DE GrE-
nelle. — Le 5 juillet 1841 le jaillissement s’arrêtait et le sommet du tubage
s’écrasait ; or, on signale, sans d’ailleurs lier les phénomènes, que la terre
avait tremblé à Paris, dans la nuit du 4 au 5 juillet. La secousse avait été
ressentie rue des Mathurins-Saint- Jacques, rue de Seine, place Royale et
rue de Tournon ; le phénomène était dirigé S.E-N.O. et une secousse verti¬
cale avait même été remarquée (Arago, 1841 b).
Cette coïncidence avait attiré l’attention de Lefort et lorsqu’en 1844
l’eau du forage se troubla, il signala à l’Académie que le 22 décembre,
vers 16 heures, une secousse de tremblement de terre avait été ressentie
assez fortement dans certains quartiers de Grenelle, à Saint-Malo et à
Paramé. L’auteur n’en tirait cependant aucune conclusion précise et se
bornait à un simple rapprochement.
Rappelons aussi qu’une secousse sismique a été ressentie en Italie et en
France, à Maçon, au moment même ou se produisit l’accident du tubage du
puits de la Chapelle, en novembre 1887.
Peut-être y a-t-il là autre chose que de simples coïncidences.
Diamètre optimum des forages. — En 1852, sous la pression des argiles
inférieures, une portion du tubage de 0 m. 140 s’était aplatie, on descendit
un second tube de 0 m. 10 de diamètre seulement ; le débit du puits ne varia
pas, aussi en conclut-on que le débit n’était pas proportionnel au diamètre
(Daubrée, 1887), contrairement à l’opinion de certains. L’expérience a
montré depuis qu’il existe un diamètre au delà duquel on n’obtient guère
de débit supplémentaire.
Limitation du nombre des puits artésiens. — Dès l’année 1861 Bel-
grand a comparé les niveaux de Grenelle et de Passy et étudié comment
s’influençaient les débits. Il conclut qu’il ne fallait pas trop multiplier les
puits, si l’on voulait leur conserver les avantages de l’artésianisme. Il était
en complet accord avec des entrepreneurs de sondages qualifiés qui pen¬
saient qu’on ne pourrait exécuter plus de six puits profonds dans Paris
(Degousée et Laurent, 1861). L’avenir devait justifier pleinement ces
appréhensions; sur sept puits foncés dans Paris, deux seulement jaillissent
encore : ceux de la Raffinerie Say et de la rue Blomet, mais le débit de ce
dernier est à peu près négligeable.
CHAPITRE X
LES AFFLEUREMENTS DES SABLES VERTS
Bordure orientale. — Pays de Bray. — Localités sur Sables verts. — Altitude des
Sables verts. — Les Rivières. — Étangs et Ruisseaux. — Les Forêts.
Les Sables verts affleurent à l’est du Bassin de Paris, sous forme d’une
bande longue et étroite, encaissée entre deux couches imperméables : au
toit les Argiles du Gault, au mur les Argiles du Crétacé inférieur. Le tout
forme une sorte d’arc de cercle presque continu, d’un rayon d’environ
180 km. autour de Paris, dont la longueur atteint 430 km. entre Hirson et
Bourges et qui traverse I’Ardenne, I’Argonne, le Barrois, la Cham¬
pagne humide, la Puis aye, le Sancerrois, le Berry. La largeur de
l’affleurement excède rarement 8 km. ; elle est en moyenne de 800 mètres.
Les affleurements de Sables verts se montrent sur la carte géologique
d’ensemble sous forme de contours très tourmentés ; bien souvent ils
régnent au pied de collines recouvertes de Gault et de Yraconnien et forment
ainsi des buttes isolées en arrière de l’affleurement réel masqué sur les cartes
par la superposition immédiate des argiles du Gault, par des placages de
limon, et, dans les grandes vallées, par les terrasses alluviales de sables,
graviers et limon argilo-sableux.
Bordure orientale.
La surface totale de cet affleurement est de 944 km.2, elle se répartit
ainsi sur la carte géologique au 80.000e :
Feuille N° Surface en hectares
Rocroi . 14 8.256
Rethel . 23 5.408
Mézières . 24 / 3.360
Verdun . 35 8.096
Bar-le-Duc . 51 9.712
Wassy . 68 6.960
LES AFFLEUREMENTS DES SABLES VERTS
149
Troyes . 82 1.712
Chaumont . 83 6.720
Auxerre . 96 21.968
Tonnerre . 97 9.520
Gien . 109 2.880
Clamecy . 110 3.312
Valençay . 121 5.744
Bourges . * . 122 720
Total . 94.368
soit 943 km2 68.
Bordure occidentale.
Les Sables verts n’affleurent pas sur la bordure occidentale ; on connaît
seulement quelques lambeaux-témoins, isolés1, dans la région de Lisieux
(chap. III, p. 25).
Pays de Bray.
Dans le Pays de Bray, c’est sur le flanc sud de l’Anticlinal que les Sables
verts albiens sont bien développés. Sur le flanc nord l’affleurement se
réduit à une bande très mince, discontinue et, parfois même, masquée par
des sédiments plus récents.
Les affleurements du Bray occupent une surface de 6.288 hectares. Les
affleurements des Sables Albiens couvrent donc dans l’ensemble du Bassin
de Paris, une surface de 100.656 hectares, soit un peu plus de 1.006 kilo¬
mètres carrés.
Localités situées sur les Sables verts.
Il existe relativement peu de villages dans les régions où les Sables verts
sont bien développés, car le sol y est pauvre, presque impropre à la culture.
Parmi les localités principales il faut citer : Hirson, Aubenton, Sermaize-
les-Bains, Saint-Dizier, Saint-Florentin, Saint-Amand-en-Puisaye,
Seignelay, Sancerre, Graçay.
Altitude des Sables verts.
Les Sables Albiens sont situés à une altitude moyenne de 160 à 200 mètres.
Dans certaines régions cependant ils peuvent s’élever jusqu’à 300 mètres
et, inversement, s’abaisser dans quelques autres à 110 mètres.
1. Dangeard (1939 a et b) en cite de nouveaux à La Chapelle Bayvel (Calvados) et près de
Cordebugle ( Note ajoutée pendant l'impression ).
150
P. LEMOINE, B. Hl’MERY, R. SOYER
Altitude des affleurements.
Hirson . + 204, -J- 215, + 227, -f- 240
Aubenton . + 210
Rumigny . + 236, -f- 253
Novion-Porcien . Souvent vers -f 130
Tourteron . Contact Jurassique-Sables verts à -)- 134
Grandpré . Contact Gault-Sables verts à -(- 180
Montfaucon d’Argonne . Massif isolé de Sables verts à + 300
Fléville . Contact Jurassique-Sables verts à -f- 175
Varenne-en-Argonne . Contact par faille du Gault et des
Sables verts . à -f- 200
Clermont-en-Argonne. Contact Jurassique-Sables verts (à l’Est) à -f- 225
— Contact Gault-Sables verts (à l’Ouest) à -f- 177
Triaucourt . Base des Sables verts à -f- 200
Vaubecourt . Sommet des Sables verts à + 240
Villers-aux-Vents . ..... Contact du Gault et des Sables verts
Revigny .
Sermaize-les-Bains
Cheminon .
Saint-Dizier .
Eclaron .
Montier-en-Der .
Robert-Magny .
Soulaines .
Montiéramey. . . .
Fresnoy .
Chaource .
Saint-Florentin .
Seignelay. . .
Charbuy . .
PoURRAIN .
Toucy .
Saint-Sauveur-en-Puisaye
Saint-Amand-en-Puisaye. .
CoSNE .
Mennetou-Salon. .......
Gracay .
Saint-Christophe . .
(A l’O.) à + 160
(A l’Est) à + 190
. Sommet à -j- 152
. Sommet à -)- 230
. Sommet à -j- 180
(Au Sud) à + 140
(Au Nord) et -(- 160
. +130
. +135
. +172
Entre 136 et + 180
. + 160
. +160
(A l’Ouest) + 140
. . De 110 à + 145
Sommet à + 120
. +196
. +220
de + 210 à + 260
. . . Base à + 242
Sommet à + 190
Sommet à + 142
. +260
. +135
. +135
LES AFFLEUREMENTS DES SABLES VERTS
151
Les rivières.
Les affleurements albiens sont traversés
par toutes les grandes rivières du Bassin de
Paris sauf par Y Oise, qui prend sa source près
d’ÂUBIGNY :
Y Aisne, suit les affleurements entre Attigny
et Vouziers ;
YOrnain, les traverse entre Revigny-sur-
Ornain et Mussey ;
la Marne, passe à Saint-Dizier et coule sur
les sables entre Revtgny et Sermaize ;
YAube, entre Jessains et Brienne-le-
Chateau ;
la Seine, entre Saint-Parrès, les Vaudes
et Bar-sur-Seine et, un peu plus au Nord,
son petit affluent la Barse coupe l’affleure¬
ment entre Vendeuvre et Lusigny;
Y Armance, affluent de Y Armançon, entre
Ervy et Chaource ;
Y Armançon, entre Brienon et Flogny ;
le Serein, entre Seignelay et Ligny-le-
Chatel ;
YYonne, entre Chemilly et Auxerre ;
YOuanne, entre Toucy et Ouanne ;
la Loire, entre la Celle-sur-Loire et
Cosne;
le Cher coule dans la zone de dépression du
Crétacé, située entre Bourges et l’îlot albien
de Saint-Christophe, où les horizons albiens
s’enfoncent assez profondément sous les
Marnes à Ostracées.
Étangs et ruisseaux.
Un très grand nombre de ruisseaux prennent
leur source dans les Sables verts et le Crétacé
inférieur ; il existe également de nombreux
étangs et des mares, non seulement sur les
argiles du Gault, mais sur les Sables verts
eux-mêmes. C’est notamment le cas à Vaube-
court (feuille de Bar-le-Duc, n° 51).
• 5 ! ? ?
1 * ! ? I
5?
3P
S
Altitude des Sable * Verts Albiens sur afTU
152
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Les étangs de la Blanche-Terre à Sauvage-M agny, et de Montier-en-Der
(lieu dit : Les Sables) sont situés dans les Sables verts et leur fond est cons¬
titué par l’Aptien. Il faut citer également Y étang de Say au nord de Voil-
eecomte ( forêt du Der), Y étang du Chenil entre Champaubert-aux-Bois
et Allichamps, Y étang de Gélenaud, Yétang Gobert, dans le bois des Trois
Fontaines.
Dans la forêt de Soulaines (feuille de Chaumont, n° 83) : Yétang de la
Chaise, Yétang du bois de Beaulieu. Les nombreux étangs de la région de
Troyes : étangs de la Maye, de l’Oison, du Rossignol, les étangs d’Aumonl
sont établis sur les Sables verts.
En Puisaye, souvent les eaux stagnent à la surface des Sables de Puisaye ;
les étangs peu nombreux, mais grands, recouvrent 400 hectares (G. Goujon,
1911). Le réservoir du Bourdon, h lui seul, mesure 308 hectares, le réservoir
de Moutiers n’en a que 35.
Les forêts.
Toutes les régions où le substratum est constitué par le Gault, les Sables
verts et le Crétacé inférieur, possèdent d’immenses forêts. Les essences
d’arbres à feuillage caduc y réussissent à merveille, surtout le bouleau, le
peuplier, le tremble et parfois le chêne et le hêtre. Le pin sylvestre ne s’accli¬
mate que dans quelques régions.
Dans I’Ardenne, les Sables verts albiens occupent la lisière des forêts de
Signy et de Saint-Martin, et supportent les bois d’ApREMONT et de Huil-
leux. La forêt de V Argonne, une région de grand affleurement sableux se
prolonge vers Je Sud par la forêt des Trois Fontaines, la forêt du Der et la
forêt de Soulaines. Près de Troyes, l’immense forêt du Grand Orient, avec
ses nombreux étangs, est plantée sur les Sables verts. Il en est de même au
sud de Troyes, dans la forêt d' Aumont, puis celle de Chaource.
Dans les régions d’AuxERRE et de Clamecy, à l’exception de la forêt de
Pontigny (feuille de Tonnerre, n° 97), il n’existe pas de grandes forêts sur
Sables albiens, mais seulement de nombreux bois en Puisaye.
Au sud de Bourges, les bois de Menetou et d’HENRicHEMONT sont à la
lisière des Sables verts.
Les caractères de la bordure orientale se retrouvent dans le Pays de Bray
où les Sables verts rendent aussi le sol humide et boisé, à drainage super¬
ficiel important. Les grandes localités ne s’y sont pas établies, mais seule¬
ment à quelque distance, soit sur le Crétacé supérieur et le Cénomanien,
soit dans le noyau jurassique du Pays de Bray.
CHAPITRE XI
LES APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
Pluviosité sur les affleurements albiens. — Infiltrations possibles. — Volume de
la nappe albienne. — Ruissellement sur l'amont. — Infiltration des eaux de
rivières. — Les siphonages souterrains. — Les Sables verts dans le fond de la
Manche. — Les pertes dansla mer et les entrées d’eau de mer. — Les mouvements
récents du fond de la Manche.
Les études de Rutot, Martel, Van den Rroeck, Dienert, ont démontré
que les nappes aquifères sont alimentées surtout par les eaux pluviales.
Celles-ci représentent la plus grande partie des eaux infdtrées, outre une
certaine quantité d’eaux provenant des rivières ou ruisseaux, d’eaux de
ruissellement coulant de l’amont sur une zone de faible pente (moins de
5 %), enfin de condensations occultes dues aux phénomènes hydroscopiques.
Pluviosité sur les affleurements albiens.
Belgramd (1873) a publié ses observations de plusieurs années sur la
pluviosité dans les régions du Bassin de Paris. Ces observations ont porté
sur un grand nombre de stations, dont onze sont précisément situées sur
les Sables verts mêmes ou à très faible distance.
Hauteur moyenne annuelle de pluie :
Hirson . 0 m. 768
Bar-le-Duc . 0 m. 861
Sainte-Menehould . 0 m. 639
Joinville . 0 m. 865
Forêt des Trois-Fontaines . 0 m. 824
Vitry-le-François . 0 m. 664
La Nf.uville-au-Pont . 0 m. 684
Vendeuvre . 0 m. 800
154
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Montiers, près Saint-Sauveur . Om. 651
Toucy . Om. 760
Auxerre . 0 m. 682
Aucune statistique d’ensemble n’ayant été publiée depuis cette date (la
monographie de G. Goujon (1911) n’intéressant que la Puisaye), nous
avons recueilli à l 'Office National Météorologique (O. N. M.) les observa¬
tions de pluviosité sur les Sables verts, pendant la période de 1921 à 1933.
Ces observations portent sur six stations, équipées de pluviomètres
modernes relevés régulièrement.
Hauteur de pluie annuelle, en millimètres 1 :
L’examen de la pluviosité mensuelle pendant la période correspon¬
dante montre la répartition suivante :
En comparant les hauteurs de pluie observées par les auteurs, on voit
tout d’abord apparaître une légère différence entre la période 1851-1900 et
la période 1921-1934. La pluviosité s’est accrue au sud de l’Ardenne, et a
décru dans l’Ardenne même.
Ces différences peuvent certes s’expliquer par des erreurs d’observation
1. Les exposants représentent les dixièmes de millimètres.
APPORTS DE I.A NAPPE ALBIENNE
155
dues à la défectuosité des anciens pluviomètres, et à la discontinuité des
mesures.
Mais par contre, les nombres de la période 1921-1934 se rapprochent
sensiblement de ceux de Belgrand, soit aux mêmes points, soit à des points
très proches.
Dans l’ensemble, la pluviosité a donc très peu varié depuis près d’un
siècle dans toute la zone d’affleurement des Sables verts.
Ne prenant que l’eau des pluies d’hiver, nous obtenons les volumes sui¬
vants :
Le volume d’eau, qui tombe sur les 943.680.000 m3 d’affleurement, est
donc d’environ 431.000.000 m3 par an.
Infiltration de l’eau. — Les eaux pluviales pénètrent-elles dans le
sous-sol et rejoignent-elles les nappes souterraines ? Cette question, si
controversée, est maintenant éclaircie par les expériences aussi ingénieuses
que concluantes de M. F. Dienert, qui a installé ses « pluviomètres souter¬
rains », dans diverses formations géologiques de la région parisienne, et
156
P. LEMOINE, R. HUMF.RY, R. SOYER
notamment dans les Sables de Fontainebleau et les dépôts alluvionnaires
(Dienert, 1931-1934).
Ainsi, on a estimé la quantité d’eau infiltrée dans les zones sableuses à
20 à 25 % de la hauteur d’eau pluviale tombée sur des affleurements non
arides : régions boisées ou prairies. L’abbé Paramelle (1856) admettait un
coefficient de 25 %, coefficient confirmé par Imbeaux, mais que Risler
réduisait à 20 %.
Dans ses expériences, menées en février-mars 1933 dans la région pari¬
sienne, F. Dienert (1934) a recueilli 60 % d’eau de pluie. Il estime que la
quantité d’eau qu’un sol peut absorber est très difficile à évaluer. Mais,
d’autre part, Imbeaux estime que 72 % de la pluie tombée annuellement
est arrêtée par la végétation, évaporée par le sol ou fixée par les végétaux ;
il ne s’infiltrerait donc, dans la ligne boisée des affleurements albiens,
que 28 % de la pluie tombée.
D’autre part, il y a déjà bien longtemps, Belgrand signalait la faible
perméabilité des affleurements albiens. En se basant sur divers caractères
(débouché des ponts, disposition des cours d’eau, allure de leurs crues),
cet auteur classait catégoriquement parmi les terrains imperméables le
Greensand et le Néocomien du Bassin de la Seine, Puisaye, Champagne
humide et Pays de Bray (1872-73, p. 76). Il soulignait également que les
eaux, stagnant à leur surface, rendait le climat humide et malsain dans les
territoires albiens de la Puisaye et de la vaste bande de Sables verts qui
s’étend d’ Auxerre aux Ardennes (1853) et que la zone albienne comprise
entre Vitry-le-François et Joinville présentait seule — avec les envi¬
rons de Langres — la seule région du Bassin de la Seine où existassent
des eaux torrentielles.
En Puisaye, les Sables albiens, reposant sur l’Argile de Myennes, sont
souvent barrés par des feuillets argileux qui retardent la circulation des
eaux, mais les Sables verts situés entre ces argiles et les argiles barré-
miennes ( Couches à Plicatules ) sont imprégnés d’eau dans toute leur masse
(G. Goujon, 1911). De nombreux puits s’y alimentent, notamment à
Saint-Sauveur.
L’un de nous (R. Soyer) a pu contrôler la faible perméabilité des Sables
verts de la région de Troyes, dans les sablières du Bois de Saint-Martin,
situées à 1 km. au nord de Montiéramey, sur la route de Mesnil-Saint-
Père. Les Sables y forment un talus de trois mètres au-dessus de la route ;
à leur sommet, quelques poches d’argile noire appartenant à la base du
Gault, sont emballées dans les Sables argileux, verts, très compacts qui
recouvrent des grès verts sableux très tassés, avec des filets noirâtres, argi¬
leux, irréguliers, et des passées de sable blanc tendre. Au-dessous, reposent
sur plusieurs mètres, les Sables verts fins, moins compacts, à nodules
gréseux.
A fin août 1937 — c’est-à-dire à la suite d’une période très sèche de plus
de cinq semaines — une petite fouille de 2 mètres de profondeur, pratiquée
APPORTS DE LA NAPPE ALB1ENNE
157
à la base du talus, et en retrait, laissait voir une collection d’eau profonde
de 30 à 40 cm. ; les parois de la fouille étaient mouillées sur une hauteur
à peu près égale au-dessus du plan d’eau ; c’était l’indice d’une évaporation
rapide. Dans une grande sablière située à 100 mètres de la route, en retrait
de la première, les Sables verts étaient entassés sur toute leur hauteur
(environ 9 mètres). Un suintement mouillait les parois de la sablière, dans
des sables argileux situés sur les sables fins à 6 mètres du sol et à 4 mètres
environ du fond de la fouille précédente. Les eaux, dégouttant des parois,
se déposaient dans des fosses peu profondes pratiquées dans le fond d’argile
noire de la carrière. Leur débit, pour une surface de percolation de 1.200 m2,
comprise dans un périmètre de 150 mètres env., n’atteignait pas 500 litres.
Leur vitesse massive était donc d’environ :
0,500 mc/h : 1.200 mq = 0,5 mm. par heure
c’est-à-dire 12 mm. par jour ou 4 m. 38 par an1 Cette observation est la
seule mesure directe connue sur les Sables verts.
Mais on a une idée de leur faible perméabilité par deux forages récents
exécutés précisément dans la région des affleurements.
Fig. 45. — Coupe entre les affleurements et Thennelières.
Le forage de la commune de Lusigny-sur-Barse a rencontré les Sables
verts à 66 mètres de profondeur (ait. + 59) et les a traversés sur une hau¬
teur de 15 mètres. L’eau se tenait à 40 cm. de l’orifice, soit à l’altitude
-f- 124 m. environ. Par pompage, un abaissement de 73 m. était nécessaire
1. Il s’agit de la «vitesse massive ». La vitesse intergranulaire est — pour une porosité de
20°/o — cinq fois plus grande.
158
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
pour provoquer un débit insignifiant de 250 litres à l’heure. Ensuite, si l’eau
revenait bien à son niveau primitif de + 124 m., c’était avec une extrême
lenteur, prouvant à la fois, qu’elle est sous pression, mais que le terrain
est peu perméable.
Il en fut de même à Thennelières, où un ouvrage analogue n’a obtenu
qu’un débit à peu près nul ; l’eau a dû être recherchée dans le Jurassique.
Ces forages, de Lusigny et de Thennelières, situés respectivement à 6 km.
et 12 km. des affleurements delà région de Montiéramey, sont fort intéres¬
sants, car ils montrent que la nappe, si elle n’a qu’un débit extrêmement
faible, est cependant sous pression et présente son point de charge à 65 m.
du sommet des Sables.
Apport de la pluie a la nappe albienne. — On est maintenant en
mesure de contrôler si la pluie est suffisante pour alimenter la nappe al¬
bienne, à son régime actuel de débit.
Le calcul direct (chapitre X) montrera que les puits actuels débitent
environ 125.000 m3 d’eau par jour, soit 45.625.000 de m3 par an.
Comme le volume total des pluies d’hiver et de 431.000.000 de m3, il
suffit, pour réapprovisionner la nappe, qu’il ne s’en infiltre qu’un dixième :
431.000.000
45.625,000 ’ /o
Or, les auteurs cités plus haut admettent que l’infiltration peut atteindre
20 à 30 %.
D’autre part, la vitesse de pénétration de l’eau est suffisante.
En effet, pour pénétrer dans le sol, l’eau débitée par les puits doit avoir
une vitesse massive moyenne égale à :
45.625.000 m3/an
943.680.000 m3
= 5 centimètres par an L
Cette vitesse nécessaire est très inférieure à celle que l’on connaît pour
tous les cas analogues, et même, très inférieure aux 4 mètres par an,
observés directement au Bois Saint-Martin.
Par conséquent, malgré des facteurs défavorables, les affleurements de
Sables verts sont très suffisamment perméables et les pluies d’hiver très
suffisamment abondantes pour alimenter les puits artésiens actuels. On
verra plus loin (chapitres XII et XIII), les causes de la défaillance de la
nappe et de son affaiblissement.
Volume de la nappe albienne.
On ne peut guère calculer sans grosse erreur le volume total occupé
par les Sables verts albiens ; en raison du grand nombre des données
1. Soit, pour une porosité de 20 %, une vitesse intergranulaire de 25 cm. par an.
APPORTS DE LA NAPPE ALBIENNE
159
d’inconnues. Si en effet, l’épaisseur des Sables varie beaucoup sur les affleu¬
rements, les écarts sont encore plus grands dans les sondages du centre du
Bassin. D’autre part dans des régions entières (le département de la Seine-
et-Marne, le Hurepoix et la Beauce) démunies de forages, nous ignorons
non seulement la coupe de l’Albien, mais aussi ses limites orientale et sep¬
tentrionale, le contact des Sables verts et des Sables du Perche, la réparti¬
tion des barres argileuses dans les Sables verts. Autant d’inconnues dans
un problème qui, d’ailleurs, présente peu d’intérêt ; car sa solution ne
permettrait pas de calculer le volume d’eau que la couche sableuse
retient, car la porosité des Sables est aussi capricieuse selon la verticale
que selon l’horizontale.
Tout ce qu’on peut dire, c’est que le volume de l’eau est de l’ordre de
plusieurs dizaines de milliards de mètres cubes.
Autres facteurs d'alimentation de la nappe. — En dehors de la pluie,
appoint principal des nappes aquifères, il faut examiner d’autres sources
non négligeables :
le ruissellement sur les couches d’amont ;
l'infiltration des eaux de rivières ;
les siphonages souterrains, naturels ou artificiels (forages captant plu¬
sieurs nappes) ;
les sorties ou entrées d’eau de mer.
Les ruissellements de l’amont.
De Hirson à Bar-le-Duc, la couche des Sables verts repose en transgres¬
sion sur le Jurassique moyen et supérieur. Le Crétacé inférieur apparaît
ensuite et forme le support constant des Sables jusqu’à la disparition de
la nappe dans le Cher.
Les Calcaires jurassiques (Calcaire du Barrois, Calcaires et marnes à Exo-
gyra virgula, Calcaire du Séquanien) sont très fissurés ; par de grandes cre¬
vasses, l’eau descend en abondance dans le sous-sol profond. Dans ces condi¬
tions un siphonage est possible, à quelque distance des affleurements, car
la mise en charge permet la remontée des eaux dans la nappe, qui n’est pas
isolée dans cette région par un écran argileux. Toutefois, si des fissures tra¬
versent les Calcaires jurassiques jusqu’aux Sables, une partie de ceux-ci s’est
écoulée certainement dans les cavités aquifères, en créant une perte de charge
qui retarde et régularise la pénétration des eaux dans la nappe albienne.
Mais à partir de l’endroit où réapparaissent les sédiments argileux du
Crétacé inférieur, ce siphonage est arrêté par les argiles aptiennes et barré-
miennes, très épaisses et pratiquement imperméables. 11 ne s’y infiltre que
des quantités d’eau très faibles : quelques horizons sableux intercalés n’y
permettent que très petits débits.
Une étude récente (Robaux, 1935) éclaire définitivement le cas du
160
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
département de l’Aube. Les Calcaires portlandiens, très étendus dans la
région des Bars, reçoivent des précipitations annuelles importantes qu’ils
absorbent pour la plus grande part, par leurs larges fissures. Au contact
du Crétacé inférieur, apparaissent de nombreuses sources vauclusiennes
dont certaines de grand débit, telle la source de la Barse à Vendeuvre,
qui, en période sèche, fournit 1 m3 par seconde.
Par contre, dans les sables et argiles panachés du Barrémien n’appa¬
raissent que des sources très faibles : 2 litres par seconde à Attancourt
(Haute-Marne).
Quant aux sables valanginiens, qui reposent sur le calcaire à spatangues,
ils ne renferment aucune nappe aquifère, fait confirmé par le forage récent
de Thennelières qui n’a rien rencontré dans le Crétacé inférieur, si bien
qu’on a dû descendre jusque dans le Portlandien pour obtenir un petit
débit. De même, le forage de Grateuil (Marne) a percé plus de 70 mètres
de Crétacé inférieur sans un seul niveau aquifère et n’a rencontré un très
faible débit que dans le Jurassique supérieur.
Parfois cependant, en Haute-Marne, le calcaire à spatangues et l’hori¬
zon irrégulier du minerai de fer, qui règne sporadiquement au contact du
Néocomien et du Portlandien, apportent de petits ruisseaux d’eau (C. Man-
telet, 1936).
Le ruissellement sur les affleurements infra-crétacés ne peut profiter à
la nappe albienne. L’ensemble Albien-Crétacé inférieur forme, comme on
l’a vu, une falaise dominant le plateau et sur toute la lisière du Crétacé
inférieur et du Portlandien, parfois même sur le Crétacé inférieur, se
sont établis des cours d’eaux importants, qui drainent les ruisseaux
venant des Sables verts et des formations inférieures.
Souvent, ces rivières longent la lisière crétacée sur une longue distance
avant de la traverser à la faveur d’une interruption de la falaise.
Sur la feuille géologique de Rethel :
Le Gland (affluent de l’Oise), Hirson et Watigny.
Le Thon (affluent de l’Oise), qui longe le contact de l’Oolithe bathonienne
et des Sables verts et qui reçoit, sur sa rive gauche, de nombreux ruis¬
seaux, drainant les Sables.
Sur la feuille géologique de Mézières :
Le ruisseau de Migny (affluent de l’Aisne), coulant en direction Nord-
Sud, dont le lit marque la lisière du Calcaire à Astartes et qui reçoit le
drainage de l’Albien.
De Grandpré à Vaubecourt, les affleurements sont suivis par :
L'Aire, qui coule sur le Calcaire du Barrois et draine activement le Cré¬
tacé sur sa rive gauche.
La Saulx, qui longe la lisière crétacée de Sermaize à Beurey et draine
le Crétacé inférieur et moyen.
L'Aube, qui draine les affleurements dans la région de Dienville et
coule en contrebas des Sables verts.
APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
161
La Voire traverse et entame profondément les affleurements entre Som-
mecour et Montier-en-Der, elle reçoit sur sa rive gauche le ruisseau de
Ceffondet coulant à la base des Sables, et la Laine, où se déversent les
exutoires des étangs de Sauvage-Magny reposant sur les Sables verts.
Dans la région de Troyes, la forêt du Grand Orient, plantée sur les Sables
albiens, est drainée par de multiples ruisseaux coulant au Nord vers V Aube,
au Sud vers la Barse, dont le lit sépare les Sables verts du Barrémien.
La Seine traverse l’Albien entre Villemoyenne et Chappes ; elle reçoit
de nombreux ruisseaux, qui viennent des Sables verts, élevés au-dessus du
fond de la vallée.
L’ Armance délimite la forêt de Chaource ; elle découpe les Sables et
reçoit les ruisseaux, qui s’échappent des étangs reposant sur les Sables
verts, entre Metz-Robert et Davrey ; puis elle jalonne l’affleurement
entre Ervy et Saint-Florentin. L’Albien forme sa rive droite, le Néoco¬
mien sa rive gauche.
Le massif albien de la forêt de Pontigny est limité, au Nord par l’Ar-
mançon, au Sud par le Serain ; la zone albienne se continue vers l’Ouest
jusqu’à Seignelay ou le Serain forme la bordure nord ; elle est bordée
à l’Ouest par l’ Yonne, coulant successivement sur les calcaires du Barrois,
le Calcaire à Spatangues, les argiles barrémiennes.
Le grand massif de Charbuy est drainé de toutes parts :
Au Sud-Est par le Rû de Beaulche, au Nord-Est par l’Yonne, au Nord-
Ouest par le Rouillon, qui coule au contact du Cénomanien, et au Sud-
Ouest, par le Tholon.
Dans la région de Toucy débute, avec ruisselets innombrables, mares et
étangs, le régime de la Puisaye qui se continue à Saint-Sauveur-en-
Puisaye, Saint-Amand-en-Puisaye.
Au sud-ouest de la Puisaye, de Subligny à Vailly, les Sables verts
sont entamés par des ruisseaux à nombreux méandres ; le flanc ouest
du massif sableux est découpé par la Sauldre dont les méandres serpentent
aussi bien sur les Sables verts que sur le Gault et le Barrémien.
GRAÇAY
I tjtt - r
COUPE A GRAÇAY
Fig. 46. — Coupe à Graç:iy.
Dans la région de Bourges, peu de cours d’eau intéressent les Sables
verts, dont le talus est situé bien au-dessus du fond des vallées ; les rivières
coulent sur le Néocomien et le Barrémien.
Enfin, au sud-ouest de Vierzon, l’Albien est traversé par le Fouzon
à Dun-i.e-PoËlier, entre Saint-Christophe et Aujoin ; la rivière pré¬
sente un cours rectiligne à la cote 121.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 11
IEMOINE, R. HXJMERY, R. SOYER
APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
163
A Graçay et Nohant-en-Graçay, situés plus en amont sur le Fouzon,
l’Albien est élevé au-dessus de la vallée et la rivière coule sur le Kime-
ridgien et le Portlandien.
L’étendue considérable et la disposition complexe de ce réseau hydro¬
graphique rendent donc bien précaire, sinon nul, l’appoint d’eau, mais
par contre, d’immenses volumes d’eau sont drainés de la nappe, par les
innombrables sources, qui régnent au contact des Sables verts et des sédi¬
ments inférieurs imperméables.
♦153
- 1 - 1 | , _ * 1*8
1 ' 1 -!—*• ~l jÿ1 T 1 ~ i " 1 ~i ,~1~\ -««S _
"I I I I |J- I I I i l I I l N
1 1 1 i 1 f 1 I rrnH' i n rVVT —
COUPE A N0UANT-m-OHȂAv
Fig. 48. — Coupe à Nohant-en-Graçay.
L’infiltration des eaux de rivières.
L’approvisionnement des nappes aquifères par les pertes de fond des
rivières est une idée ancienne, qui se justifie dans le cas des cours d’eau
circulant dans les calcaires fissurés, où de vastes diaclases laissent pénétrer
en masse les eaux superficielles. On connaît les exemples classiques des
pertes de la Loire et du Doubs. Mais dans le cas des nappes artésiennes
enfermées dans les sables compacts, tels que les Sables albiens, on a depuis
longtemps abandonné cette hypothèse que soutenait encore au siècle der¬
nier Viollet (1840). Cet auteur attribuait aux pertes de la Creuse les eaux
de la nappe des Sables cénomaniens, où venaient d’être pratiqués plusieurs
forages artésiens, à Tours et aux environs, et que l’on croyait alors être la
nappe albienne.
On ne peut songer à des infiltrations massives dans des régions sableuses,
que si le fond du fleuve n’est pas colmaté ; c’est-à-dire si la vitesse de son
cours n’arrête pas les matières en suspension que contiennent les eaux de
ruissellement et d’orage. On soupçonnera que le fleuve subit une perte de
fond, quand on observera que son lit alluvial est plus étendu à l’amont
qu’à l’aval de la perte. Enfin, le jaugeage des débits à l’amont et à l’aval
de la zone supposée perméable précisera l’hypothèse. Malheureusement, les
jaugeages des rivières en zone albiennes ont rares. L’Armançon, qui tra¬
verse la zone albienne entre Tonnerre et Saint-Florentin, a été jaugée en
1870 en période de basses eaux :
On a trouvé :
à Tonnerre .
à Saint-Florentin
0,827 me. par seconde
1,504 —
J64 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Pour la Marne :
mc/sec.
à Chaumont . 0,170
à Saint-Dizier (Sables verts) . 2,632
à Vitry-le-François (sur Cénomanien) .. 4,000 (en période d’étiage)
à La Chaussée (sur Turonien) . 7,222
Pour la Loire, dont les jaugeages en zone albienne n’ont pas été publiés,
les séries d’observations n’ont porté que sur la partie navigable du fleuve
entre Gien et la mer (Bresse, 1897). En amont de Gien, quelques jaugeages
partiels, à Cosne et au Bec d’Allier, ne sont d’aucune utilité. Par contre,
on sait parfaitement comment sont constituées les alluvions.
Dienert (1928) a montré que le fond de la Loire, entre Cosnè et Léré,
c’est-à-dire en région albienne, est probablement colmaté. Sous les allu¬
vions anciennes du fleuve, le « Jars », composé de sables, graviers, cailloux,
galets, une couche plus ou moins épaisse d’argile jaune détritique consti¬
tue la base peu perméable des eaux de la nappe des alluvions.
En basses eaux, et notamment sur les craies cénomaniennes peu fissurées,
une nappe des coteaux peut s’introduire en aval de Cosne. Dienert (1928,
p. 25) admet que le Cénomanien peut débiter 5 à 6 litres par seconde au
kilomètre carré ; mais l’argile de Myennes est pratiquement imperméable.
Quant aux sables et grès ferrugineux subordonnés aux argiles albiennes
généralement aquifères, ils pourraient fournir également un certain débit,
à l’endroit de la traversée du Val de Loire entre Sancerre et Cosne.
Ce sont donc les Sables qui alimenteraient les alluvions.
Cette observation est à rapprocher de celle d’un sondage d’étude exécuté
en bordure de la Marne, à Saint-Dizier, en 1919.
J . Argile verdâtre alluvionnaire . 0 m. 50 eau à 0 m. 10
2. Graviers . 3 m. 06
3. Sable fin très argileux, vert foncé . 0 m. 20 eau à 0 m. 20
4. Argile noire sableuse . 9 m. 60 eau à 0 m. 30
5. Lits de graviers siliceux noirs . 0 m. 25 eau à 0 m. 10
6. Argile bleue et filets gréseux . 2 m. 35
Il règne à la base des alluvions une petite zone de sables argileux (n° 3),
qui résulte de la percolation des eaux troubles à travers le filtre d’alluvions
et se sédimente sur le fond d’argile sableuse. Le niveau de l’eau s’est abaissé
à 20 cm., puis à 30 cm. de profondeur. Enfin, lorsqu’on atteint le lit de
graviers aquifères (n° 5), le niveau se rétablit à 0 m. 10 du sol. La mise
en charge est donc égale dans les alluvions et dans les nappes sous-jacentes.
Dans ce cas, les eaux des deux nappes ne peuvent communiquer puisqu’il
s’interpose un écran argileux important ; mais, un peu en amont, lorsque
cet écran disparaît et que les graviers siliceux aquifères reposent directe-
APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
165
ment sous les sables fins du fond alluvial, il y aura mise en charge, les deux
nappes s’équilibreront sans apport ni absorption.
Tournier (1935) cite cependant, d’après Imbeaux, un exemple d’alimen¬
tation de la nappe albienne par les eaux des alluvions de la Seine, vers le
confluent du Robec. Le fleuve recoupe l’affleurement albien : le Gault
décapé met les Sables verts à nu sous les alluvions et, d’après cet auteur,
des rentrées d’eau seraient possibles ; l’Albien s’enfonce vers le Nord où le
forage de Fontaine-sous-Préaux, cité par Tournier (1395), a rencontré un
Albien incomplet entre — 37.10 et — 56.10. Cet exemple n’est nullement
probant, car dans ce forage publié par G. F. Dollfus (1900 b), on « n’a cons¬
taté aucun mouvement hydrologique », et cet auteur ajoute que « la coupe
est probablement incomplète ». Il en est de même dans le forage voisin de
Mont-Renard, où l’Albien est bien net : sous la gaize puissante de 10 m., le
Gault montre 15 m. d’argile sableuse grise, puis 13 m. de sables quartzeux
(Sables verts)-, puis des argiles et sables fossilifères du Crétacé inférieur,
enfin les argiles et grès bleuâtres du Kimeridgien.
Or ce forage n’a fourni qu’une quantité d’eau insignifiante. Le « Puits
aux Anglais », foré aux abords de Bois-Guillaume, fut un échec complet :
profond de 247 mètres, l’ouvrage avait traversé l’Albien sableux entre
— 21.47 et — 60.48, et avait été poussé jusqu’au Jurassique. Le puits
contenait une colonne d’eau importante, mais qui, une fois vidée, ne se
renouvela pas. Dollfus ajoute (p. 252) : « Le puits n’était qu’une citerne. »
Ainsi, dans toute la région située au nord de Rouen, ou l’Albien est en
position synclinale, les Sables verts sont peu aquifères ou même ne le sont
pas, et les alluvions ne jouent aucun rôle dans l’approvisionnement de la
nappe.
Enfin toutes les rivières de quelque importance : la Marne, la Seine,
l’Yonne, la Loire, etc..., ont un lit alluvial très étendu dans la traversée
des affleurements, où leur cours actuel méandre beaucoup. On soulignera
cependant une exception, celle du Fouzon, dont le cours rectiligne tra¬
verse un faible bassin alluvial dans la traversée des Sables verts ; peut-
être, dans ce cas très particulier, le lit de la rivière communique-t-il
avec les Sables albiens encaissants.
L’apport par siphonage souterrain.
Divers auteurs ont pensé que la nappe albienne s’approvisionnait large¬
ment à d’autres nappes, venant pour la plupart des terrains jurassiques et
y pénétrant soit latéralement, soit verticalement.
Ce phénomène n’est possible que là où les Sables albiens sont directe¬
ment en contact avec des sédiments secondaires, sans interposition de
Crétacé inférieur, qui est argileux et rigoureusement imperméable. Ces con¬
ditions ne sont réalisées que dans les Ardennes, le Barrois et l’Argonne ; là
166
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
seulement un siphonage est possible sous forme de sources vauclusiennes.
Sur le reste du pourtour, les affleurements aptiens et barrémiens argileux
sont connus jusqu’aux environs de Bourges, et leur épaisseur suffit pour
empêcher toute communication verticale entre le Jurassique et l’Albien.
On est allé jusqu’à penser que la nappe albienne communiquait avec les
terrains secondaires de Lorraine ; on a accusé les exhaures des mines de
fer de diminuer l’apport de ces terrains à la nappe. Il faut le dire tout net :
ces hypothèses sont fantaisistes et témoignent d’une méconnaissance
complète de la stratigraphie et de la tectonique. Aucun argument ne vient
les étayer ; les communications à longue distance par de grandes failles,
d’ailleurs hypothétiques, sont invraisemblables. De plus, à partir des
affleurements de l’Argonne et en direction du centre du bassin parisien,
tous les puits, qui ont dépassé les Sables verts, ont toujours rencontré un
soubassement argileux imperméable constitué par l’Aptien, jusqu’aux
environs de Rouen, pour les synclinaux de la Seine, de l’Eure, de la
Somme ; puis, plus au Sud, jusqu’à la remontée des Sables du Perche.
Enfin, dans la région de Tours et de Rouen, où le Crétacé inférieur manque
localement, le substratum kimeridgien argileux est imperméable et c’est à
grande profondeur qu’on trouve des venues d’eau ascendantes. (Voir la
carte du substratum des Sables verts.)
Les communications souterraines de l’Albien dans l’ouest du Bassin de
Paris sont mal connues, mais l’examen des coupes de forages et l’étude des
débits montre que cette liaison souterraine, loin d’amener de l’eau au Bas¬
sin, lui en fait perdre, et c’est ce que démontrent les débits insignifiants
des puits des départements de l’Eure et de l’Eure-et-Loir en bordure du
Jurassique. Sauf le cas très particulier de la partie de l’affleurement entre
I’Ardenne et I’Argonne, les rentrées souterraines sont milles.
D’ailleurs, le Crétacé inférieur se retrouve sous l’Albien à peu de distance
des affleurements, ce qui limite beaucoup la zone de percolation souter-
. raine dans les Sables verts.
C’est ainsi qu’au nord d’HiRSON, à la Capelle, les Sables verts sont
transgressifs sur le Dévonien ; mais, à quelques kilomètres au Sud, à Etre au-
pont, ils reposent sur un écran d’argile aptienne ou barrémienne, recou¬
vrant elle-même les sables aachéniens (néocomiens) étalés sur le Jurassique,
le Bathonien probablement. A Grateuil, à Vienne-la-Ville (Marne),
les forages ont découvert un Crétacé inférieur épais ; par contre, à Sainte-
Menehould, les deux forages aux Sables verts ont rencontré le Jurassique
directement sous les sables. Plus au Sud, à Noyers-le-Val (Meuse), dans
le groupe des puits de la Marne situés à l’est de Vitry-le-François
(Marne), tous les forages ayant dépassé les Sables verts ont trouvé les
argiles aptiennes et barrémiennes, qui régnent sans discontinuité jusqu’au
sud de l’auréole albienne.
Dans le centre du Bassin, les percolations sont encore plus improbables.
Pour la région parisienne notamment, il est certain que l’épaisseur du Cré-
APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
167
tacé inférieur dépasse 100 mètres (Lemoine, Humery, Soyer, 1933 et 1934).
Dans le Synclinal de la Somme, les forages profonds de Bucy-le-Long et
d’ Amiens (Leroux et Pruvost, 1935) ont rencontré le Crétacé inférieur :
argileux à Bucy-le-Long, il est argilo-sableux à Amiens. Sans grande
épaisseur (6 mètres), il est assez imperméable pour isoler la nappe albienne
des eaux artésiennes, captées au sommet du Kimeridgien. Il en est de même
à Péronne, où des argiles noires, d’âge imprécis, séparent les Sables verts
du Jurassique supérieur, et aussi à Abbeville. Plus au Nord, dans la région
de Merlimont-Paris-Plage, les Sables verts sont transgressifs sur les
schistes dévoniens ( gédinniens ) imperméables. Enfin dans l’Ouest, les forages
de l’Eure, qui n’ont pas trouvé de Crétacé inférieur sous les Sables verts
(Breteuil-sur-Iton), ont rencontré le Kimeridgien argileux, de faciès
comparable au Kimeridgien de l’Eure-et-Loir, dont le rôle est nul, pour
alimenter ou appauvrir la nappe albienne.
Les pertes a la mer.
Les eaux de la nappe albienne s’écoulent-elles par les affleurements lit¬
toraux ou sous-marins ? Gaudin (1861) admettait que l’eau albienne se
déversait sans arrêt « à l’affleurement inférieur de la couche aquifère du
côté de la mer », cette hypothèse a été reprise avec vigueur par Tournier
(1935 Nappes aquifères, p. 100) qui propose sérieusement comme remède
à cette situation déplorable de cimenter les sables du littoral, afin de
réduire les pertes de charge !
Pour d’autres auteurs au contraire (Leroux et Pruvost 1935), les eaux
de mer pourraient envahir les nappes artésiennes, et spécialement, la
nappe des Sables verts.
Les Sables verts sur le littoral.
L’Albien n’affleure que sur une faible partie du littoral de la Manche.
Il est très réduit au Havre, où la coupe classique du Cap de la LIève
montre des argiles sableuses, renfermant une faune mixte albienne et vra-
connienne, sur quelques mètres d’épaisseur. A Octeville, le sommet des
argiles du Gault est atteint vers la cote + 49.00. Les assises plongent
ensuite vers le Nord et l’Albien disparaît sous le niveau de la mer à Saint-
Jouin, au sud du cap d’ Antifer.
Une série de sondages sur le littoral montre la persistance de l’Albien
en profondeur jusqu’aux affleurements qui réapparaissent dans le Bou¬
lonnais. A Saint-Pierre-en-Port (Hôtel des Grandes Dalles), le Gault est
situé entre — 115,75 et — 143,90. Les Sables verts ont été percés sur 8 m. 80
(fond à — 152,70). Le forage de Dieppe-Puys a rencontré le Gault à une
168
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
profondeur plus grande, entre — 163,30 et — 189,50 et les Sables verts
ont été reconnus jusqu’à — 201,50.
Dans le forage d’Eu-LE Tréport, où les couches ont suivi l’action de
l’anticlinal de Gamaches, le Gault est entre — 96,00 et — 122,00, mais
l’épaisseur des Sables n’est pas connue. Une nouvelle fosse synclinale se
manifeste à Merlimont et Paris-Plage, où les Sables verts sont situés
respectivement entre — 222,80 et — 287,50 et entre — 209 et — 221. Les
couches remontent ensuite et réapparaissent au sol, au sud de Boulogne-
sur-Mer, sous l’action puissante de l’axe du Boulonnais.
Les Sables verts dans le fond de la Manche.
On connaît parfaitement l’allure de l’affleurement albien à travers le
détroit du Pas-de-Calais. Les nombreux sondages entrepris dans le détroit,
en 1890, au cours des études du tunnel sous-marin, ont montré qu’une
bande albienne affleurait sur le fond de la Manche, laissait le Crétacé supé¬
rieur au Nord, et reposait sur un talus wealdien et jurassique au Sud
(Potier et de Lapparent, 1890 ; Benaud, 1891).
Cette bande part du Cap Blanc-Nez. Les Sables verts fossilifères dans la
station classique de Wissant, s’enfoncent dans la Manche et réapparaissent
à Folkestone, après un parcours sensiblement rectiligne. Dans la Manche
proprement dite, sur le prolongement du bassin de Paris les nombreux
sondages de L. Dangeard 1928 à bord du Pourquoi-Pas précisent l’allure
de l’affleurement sous-marin, en prolongement du Synclinal de la Seine.
Aucun échantillon de Gault ou de Sables verts n’a été rencontré. Mais les
prises de sédiments néocomiens et cénomaniens montrent que le Cré¬
tacé inférieur s’étend entre I’Ile de Wight et le Cap d’Antifer ; et
le Cénomanien se prolonge jusqu’à la lisière de la Manche occidentale
vers l’isobathe de — 60 (Dangeard, 1928). On peut donc admettre que
l’Albien traverse la Manche entre I’Ile de Wight (où le Gault est clas¬
sique) et le Cap d’Antifer ; il est recouvert en partie par les sédiments
cénomaniens et affleurerait entre les isobathes de — 30 et — 60, dans une
zone située suivant le méridien de Cherbourg, et placée dans le prolon¬
gement de la fosse centrale. Par contre, on ne sait pas où retrouver
l’affleurement nord qui correspondrait au Synclinal de la- Somme.
Or les forages, situés sur le littoral, sont jaillissants. Bien que mesurés
à des époques différentes, et par conséquent n’appartenant pas à la même
surface piézométrique, la position de leurs points de charge est significative,
puisqu’ils sont tous au-dessus du niveau de la mer :
Saint-Pterre-en-Port . -f- 25 environ
Dieppe . 13,60
Eu. Le Tréport . -f- 30,00
APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
169
Si la nappe se déversait dans la Manche, la surface piézométrique se
raccorderait d’une part aux affleurements du Barrois, et d’autre part à la
surface de la mer. Mais la forme de cette surface serait à coup sûr très
compliquée ; elle serait modifiée au centre par la présence des puits arté¬
siens et, sur les bords de la Manche, par la position et la forme de la source
sous-marine : ponctuelle (une seule source sur un point peu étendu), à une
dimension (une ligne de sources) ou à deux dimensions (une surface de
déversement). L’état actuel de nos connaissances ne permet pas de confir¬
mer par l’étude des points de charge connus les données de la stratigraphie.
Les entrées d’eau de mer.
Cependant, on peut, d’une façon plausible, s’inquiéter, au contraire, des
entrées possibles d'eau de mer dans la couche aquifère albienne. Si en effet
les puits du littoral étaient établis ou pompés de telle sorte que la surface
piézométrique s’abaissât au-dessous du niveau de la mer, des rentrées d’eau
salée pourraient se produire à travers les sédiments anciens ou modernes.
Tel est le sens des observations générales de Maynard (1932) et, spéciales
à la nappe albienne, de Leroux et Pruvost (1935) : sur la minéralisation des
eaux artésiennes, recueillies dans les puits du littoral et du Synclinal de la
Somme. Leroux et Pruvost ont constaté que les eaux du puits artésien des
Usines Cosserat, à Amiens, titraient au cours de la traversée des Sables verts
48 degrés hydrotimétriques, explicables par un résidu de sulfate de soude
de 6 gr. 866 par litre ; et une forte proportion de chlorure de sodium. Or,
comme ces auteurs le font justement observer, aucun dôme de sel n’existe
dans la région d’Amiens ; les couches albiennes : Gault et Sables verts,
ainsi que les couches sous-jacentes (Crétacé inférieur, Jurassique supérieur),
ne renferment aucun dépôt de gypse capable d’expliquer cette forte miné¬
ralisation, que l’on retrouve aussi dans les puits d’Eu, le Crotoy et de
Bucy-le-Long. Dans ce dernier forage, par exemple, la minéralisation est
due au sulfate de soude (0 gr. 159 par litre), au carbonate de soude (0 gr. 322)
et aux chlorures dans une proportion plus faible (0 gr. 042).
Ainsi se précise le danger de salure que font courir à la pureté de l’eau
albienne les pompages intensifs des forages voisins de la mer. Une étude
complète de la question devrait être faite, pour permettre de délimiter
rationnellement les zones dangereuses et les profondeurs maxima de pom¬
page.
Les mouvements récents du fond de la Manche.
Il convient d’attirer l’attention sur un point particulier que les auteurs
n’ont jamais souligné : la jeunesse du Détroit de la Manche.
Les très nombreux dragages exécutés au voisinage de la côte, soit en vue
170
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
d’observations scientifiques, soit pour les besoins de la pêche et notamment
du chalutage, nous révèlent l'affaissement récent du lit des fleuves : il
dépasse 35 mètres pour le lit rocheux de la Seine, 25 mètres pour la Somme
et les fleuves côtierg secondaires : Canche, Authie, etc... Des gisements tour¬
beux, des stations préhistoriques submergées, des stations renfermant des
ossements d ’ Elephas primigenius, reconnus au voisinage des côtes, attestent
un affaissement très récent, vers la fin du Paléolithique. Dangeard (op. cit.,
p. 182-183) conclut que « l’abaissement du niveau de base a dépassé une
soixantaine de mètres ; le fond de la Manche est encombré de dépôts super¬
ficiels attribuables au Quaternaire : silex éclatés et patinés, cordons de galets
submergés ».
Le fait qu’il existe en Angleterre des formes méditerranéennes au Qua¬
ternaire ancien : Elephas antiquus, El. meridionalis, du Silicien ; Elephas
meridionalis, El. microdon et Mastodon arvernensis du Calabrien, démontre
l’existence d’un pont très important entre la côte franco-belge et la côte
anglaise.
Si donc au Quaternaire, le fond de la Manche était 60 mètres plus haut,
les affleurements de la nappe albienne, aujourd’hui submergés, s’étendaient
à l’air libre. Ce fait explique pourquoi la nappe est si faiblement minérali¬
sée : par cet exutoire, elle s’est vidée de ses eaux-mères naturellement salées
pour se remplir, comme les analyses des eaux le démontreront plus loin,
d’une eau exclusivement continentale au début du Quaternaire. A cette
époque, de grandes pluies emplissaient le lit de fleuves immenses dont le
lit majeur, ainsique le révèlent les terrasses anciennes, atteignait une lar¬
geur extraordinaire et recouvrait des superficies énormes dont seuls les
grands fleuves tropicaux actuels peuvent donner une idée. (Dubois, 1924-
1931, Le Danois, 1939.)
Conclusions. — La nappe albienne reçoit annuellement des précipita¬
tions atmosphériques suffisantes pour alimenter les puits artésiens
actuels. L’appoint des cours d’eau est nul. Le ruissellement sur l’amont des
affleurements n’atteint pas la nappe, sauf sur la section comprise entre l’Ar-
denne et l’Argonne, où des siphonages peuvent se produire dans les cal¬
caires jurassiques recouverts par les Sahles verts transgressifs, entre l’affleu¬
rement des Sables verts et la bordure souterraine du Crétacé inférieur.
L’affleurement sous-marin ne semble pas être un déversoir de la nappe :
au contraire, les puits pratiqués près du littoral peuvent constituer un dan¬
ger en attirant l’eau de la mer dans la nappe aquifère d’eau douce.
CHAPITRE XII
LES SORTIES D’EAU DE LA NAPPE ALBIENNE
Les sources. — Les pertes sur les affleurements. — Les pertes sous-marines. —
Les pertes par le toit. — Rôle des failles. — Vidange de la nappe par les
forages. — Statistique des forages et sondages. — Débit des puits artésiens. —
Déperditions occultes.
La nappe des Sables verts perd de façon continue une quantité d’eau
considérable par des exutoires naturels et artificiels qui tendent à diminuer
la mise en charge et la réserve de la nappe.
Des écoulements naturels sont possibles par les sources ; les affleurements
souterrains, les contacts avec d’autres couches perméables et absorbantes ;
enfin des écoulements artificiels s’effectuent d’une façon continue par les
forages, les sondages, les pompages d’exhaure des travaux souterrains.
Les sources.
On a vu qu’un nombre considérable de sources naissent dans les Sables
verts et on en a tenu compte dans le calcul de l’apport théorique des eaux
pluviales.
Les pertes sur les affleurements.
Les pertes sur les affleurements ne sont pas possibles dans l’est et le sud
de la bordure albienne. Le sous-sol imperméable ne permet pas la communi¬
cation des eaux albiennes avec les couches sous-jacentes qui, dans certains
cas, renferment des nappes artésiennes dont la force ascensionnelle est
supérieure à celle de la nappe des Sables albiens (Ivry-sur-Seine, Pan¬
tin, Amiens, etc...), mais, en ce qui concerne les lisières souterraines de
l’Ouest et du Nord, sur lesquelles on ne possède qu’un nombre de rensei¬
gnements insuffisants, on ne peut affirmer que la nappe reçoit ou perd de
l’eau par ce contact.
Sur la bordure sud-ouest les Sables verts finissent en( biseau sous le
172
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Gault transgressif, bientôt recouverts par les Sables cénomaniens renfer¬
mant une nappe abondante. Toutefois, des communications entre ces deux
systèmes aquifères ne sont pas impossibles ; elles jouent certainement très
peu, car les données des analyses montrent des différences dans leur compo¬
sition respective.
Sur la bordure ouest, la nappe albienne est très affaiblie : les puits de
l’Eure-et-Loir et de l’Eure ne donnent que de faibles débits, et l’amincisse¬
ment considérable des couches sableuses pincées entre le Gault et les argiles
kimeridgiennes, reconnu dans les puits de la bordure, indique une ferme¬
ture des écoulements ; mais il n’existe pas une quantité suffisante de forages
pour qu’on puisse affirmer qu’il en est de même sur toute la lisière, et des
pertes peuvent localement exister.
La bordure nord est un peu mieux connue. L’Albien du Boulonnais
n’appartient plus au Bassin de Paris, mais présente un régime spécial ;
celui du Bassin du Nord n’entre pas dans le cadre de cette étude.
L’extension de l’Albien du type du Bassin de Paris semble limitée au
flanc sud de l’axe du Boulonnais.
On suit la limite par Gouy en Artois (au sud d’Arras), où le tourtia
(Cénomanien) repose directement sur les schistes primaires. A Monchy-
le-Preux, l’Albien et le Crétacé inférieur n’ont ensemble que 4 m. 60
d’épaisseur ; ils sont très peu aquifères et reposent sur le grès dévonien. A
Cambrai, l’Albien argilo-sableux atteint 7 m. 50, il recouvre les schistes
dévoniens. Près de cette ville un forage exécuté en 1868, à Boursies, a ren¬
contré le Gault à 20 m. 27 de profondeur, et les Sables verts aquifères à
21 m. 76. Le niveau statique se tenait à 3 m. 65 du sol et on a pu pomper un
débit horaire de 30 m3. A Ors, Solesmes, l’Albien paraît manquer, la
limite passerait un peu plus au Sud, vers le Cateau et Wassigny.
A Fourmies, vers les affleurements de l’Ardenne, on a trouvé une nappe
assez importante dans les Sables albiens, entre 30 et 40 mètres de profon¬
deur, ainsi qu’à Glageon où la nappe est située à 30 mètres de la surface.
On sait que sous les Ardennes, l’Albien diminue fortement d’épaisseur
et disparaît contre un axe primaire où il est pincé entre les schistes
imperméables et les « dièves » cénomaniennes marneuses et compactes, ce
qui réduit considérablement les causes de déperdition des eaux.
Les pertes sous-marines.
Cette question a été examinée précédemment (voir page 167).
Les pertes par le toit.
On a envisagé la percolation des eaux albiennes par le sommet des Sables
verts aux endroits où le Gault peut manquer. Or l’étude de l’ensemble des
SORTIES D’EAU DE LA NAPPE ALBIENNE
173
sondages du Bassin parisien montre que partout ce toit argileux existe,
sauf, naturellement, dans les régions situées en affleurement où un décapage
dû à l’érosion fluviatile s’est manifesté. Mais dans l’intérieur du Bassin,
c’est-à-dire sur la quasi-totalité de celui-ci, il n’y a pas de lacune de sédi¬
mentation des argiles du Gault dont l’épaisseur varie de 20 à 70 mètres.
On a également prétendu que les argiles du Gault n’étaient pas absolu¬
ment imperméables et qu’elles permettaient le passage d’une certaine quan¬
tité d’eau. Théoriquement le raisonnement est juste, car aucun sédiment
argileux n’est rigoureusement imperméable, mais pratiquement le phéno¬
mène ne joue aucun rôle, car les quantités d’eau qui traversent les argiles
sont infiniment petites, et ce n’est qu’à une échelle de temps géologique
qu’il peut avoir quelque importance.
Les argiles du Gault sont extraordinairement compactes et, sur les affleu¬
rements, on peut constater combien leur imperméabilité est grande, dans
le fond du bassin parisien, où ces argiles supportent parfois 600 mètres de
sédiments compacts, calcaires et crayeux, ce qui augmente encore leur
étanchéité. Tous les sondeurs, d’ailleurs, savent avec quelle rapidité ces
argiles se décompriment dès qu’on les transperce, et la difficulté qu’elles
présentent pour l’arrachage des tubes qui les ont traversées.
Les argiles du Gault constituent bien un toit parfaitement imperméable
et les pertes d’eau sont absolument nulles par la couverture albienne des
Sables verts.
Rôle des failles.
On a également envisagé le rôle des failles qui, mettant en contact des
sédiments différents, produiraient des lacunes par où des quantités impor¬
tantes d’eau souterraine se répandraient dans les couches encaissantes. Les
observations tectoniques montrent que toutes les grandes failles du Bassin
de Paris sont colmatées. S’il en était autrement on devrait observer des
lignes de sources sur les lignes d’affleurement de ces failles, on observerait
des venues anormales dans les forages voisins, qui fourniraient des eaux ne
correspondant pas, au point de vue physique et chimique, aux eaux con¬
tenues dans la formation correspondante. Or, il n’en est rien et l’étude de
sondages de la région de Rouen, où la grande faille de la Seine joue un rôle
important, indique qu’aucune déperdition d’eau albienne n’est occasionnée
par la faille. Le Bray, anticlinal faillé qui constitue un accident considérable
pour la tectonique du Bassin parisien, fournit les mêmes conclusions.
D’ailleurs, comme le fait judicieusement observer Maynard (1937 a), les
grandes failles sont parallèles aux axes du Bassin ; elles ne constituent pas
de barrières géologiques entravant l’écoulement des eaux vers le fond des
fosses. Ce sont des failles d’effondrement, qui ont eu pour effet de pincer for¬
tement les couches anticlinales ; elles ne sont pas situées sur l’axe lui-même,
mais toujours à quelque distance au Nord. La faille de Beauvais est située
174
P. LEMOINE, R. HIJMERY, R. SOYER
au nord del ' axe du Bray et la faille de la Seine au nord de l 'axe de Beynes. Il
en est de même de la faille de Chartres placée, non pas sur Y axe de Senonches,
mais à quelques kilomètres au nord de celui-ci, et de la faille du Roumois,
prolongement de la faille de Lillehonne, qui est parallèle à V anticlinal du
Roumois.
On peut remarquer que cette dernière, qui délimite au Sud-Est un com¬
partiment effondré, placé entre trois failles : au Nord la faille de Villequier,
au Nord-Est la faille de la Seine et la faille du Roumois, joue un rôle spécial
au point de vue hydrologique : les forages du compartiment surélevé :
Gauciel, Pont-Audemer, ne fournissent que des débits insignifiants en
raison de la nature des Sables verts ; par contre, les puits du compartiment
effondré : Incarville, Elbeuf, Pont-de-l’Arche, Petit Quevilly,
Grand Quevilly, ont donné ou donnent actuellement des débits élevés.
Les failles déterminent des compartiments profonds où les eaux sont à une
haute pression, ce qui atteste l’inexistence des communications avec les
couches différentes mises en contact par le jeu de la tectonique.
Vidange de la nappe par les sondages.
Le facteur capital d’épuisement des eaux de la nappe albienne réside
dans le grand nombre d’ouvertures artificielles qui y sont pratiquées depuis
plus de cent ans : forages pour captages d’eau souterraine et sondages
d’étude.
La longue enquête à laquelle nous avons procédé pendant sept années et
que l’un de nous (Paul Lemoine) a même commencée en 1907, a permis
de recueillir une documentation portant sur 288 puits, forages, sondages
divers, exécutés dans les limites du Bassin de Paris, c’est-à-dire dans les
nappes du Cénomanien, de l’Albien et du Crétacé inférieur. Il existe pro¬
bablement encore quelques ouvrages, qui ne sont pas parvenus à notre
connaissance, mais nous pensons toutefois que le pourcentage de puits
inconnus est faible et que cette lacune sera entièrement comblée dans
quelques années.
Statistiques des forages et sondages.
288 ouvrages ont été exécutés dans le Bassin de Paris ; ils se répartissent
dans 22 départements. Seul le département de Seine-et-Marne ne comporte
aucun puits profond, les eaux du Nummulitique et de la Craie sénonienne
renfermant des eaux en quantité suffisante pour approvisionner communes
et particuliers.
Il faut éliminer 18 sondages de recherche dont certains sont très anciens :
Saint-Nicolas d’Aliermont, Sotteville-lès-Rouen, le Havre ; sur
270 forages pour captage d’eau, 41 ont dû être abandonnés pour des causes
SORTIES D EAU DE LA NAPPE ALBIENNE
175
diverses : stérilité des nappes, ensablements, éboulements, accidents, au
tubage, etc... Parmi les 229 puits restants, 99 intéressent le Cénomanien, la
Craie glauconieuse, les Sables du Perche, les Sables de Vierzon, etc... 14
forages captent dans le Crétacé inférieur, 11 dans le Jurassique, et 109
forages atteignent la nappe des Sables verts (voir tableau page 175). Sur
ces 109 ouvrages, 4 sont mixtes et captent en même temps que les eaux de
l’Albien, celles du Crétacé inférieur ou celles du Jurassique.
1. Il existe une différence fondamentale entre les sondages et les forages. Les premiers des¬
tinés à l’exploration géologique d’un sous-sol inconnu ou imprécis, fournissent une série d’échan¬
tillons de terrains aussi complète que possible. Les seconds se bornent à ménager dans le sol
une cavité reliant deux ou plusieurs niveaux, et à favoriser le passage de corps solides, liquides
ou gazeux ; la nature des terrains n’a dans ce cas qu’une importance secondaire.
176
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le Synclinal de la Seine est de beaucoup le plus intéressé par l’art du son¬
dage puisque la Seine possède 18 forages en service, la Seine-et-Oise 19,
la Seine- Inférieure 19. L’Eure suit avec 13 forages, le Synclinal de la
Somme présente un faible débit artésien avec 7 puits : 1 dans le départe¬
ment de l’Aisne ; 6 dans le département de la Somme.
C’est pratiquement dans la portion centrale du Bassin que le problème
de la nappe albienne se pose et, plus spécialement, dans la région parisienne
où 37 forages à haut débit fonctionnent actuellement.
La plupart des forages encore en service sont postérieurs à 1910. Les puits
antérieurs à cette époque ont cessé de fonctionner et ont dû être approfon¬
dis ou remplacés par de nouveaux ouvrages. Il existe cependant en Seine-
Inférieure quelques forages antérieurs à 1900, qui fournissent encore un
débit notable.
Débit des puits artésiens.
La quantité d’eau fournie journellement par les forages du Bassin de
Paris est difficilement estimable, car aucun organisme officiel ne centralise
les données relatives à ces ouvrages. Nous avons tenté, au cours de nos
enquêtes, d’établir le bilan de la nappe; mais, si nous avons pu obtenir des
renseignements assez complets pour la région parisienne immédiate, nous
n’avons recueilli, pour les autres départements que des informations fort
incomplètes. Toutefois, il résulte de ces dernières qu’en dehors de la Seine
et de la Seine-et-Oise, la nappe albienne ne fournit qu’une quantité réduite
d’eau souterraine par pompage ou par jaillissement naturel, de sorte que le
cube d’eau extrait journellement des Sables verts peut être estimé avec une
approximation satisfaisante.
SORTIES D EAU DE LA NAPPE ALBIENNE
177
Incarville (sondage) . 1931 5.000 ? J.
Vernon (Jacquet) . 1902 4.800 ? J.
Vernon (État) . 1900 1.032 288 J.
Vernon (Steiner) . 1897 120 0 J.
Vernon (Steiner) . 1922 108 108 J.
Vernon (Steiner) . 1932 96 96 J.
Vernon (Saint-Marcel) . 1936 432 432 P.
EURE-ET-LOIR :
Bonneval . 1937 720 P.
Brou . 1931 360 P.
La Cochardière . 1913 ? ? J.
Courville . 1909 360 ?
Mainvilliers . 1912 300 environ 300 P.
LOIR-ET-CHER ;
Romorantin . 1896 45 0
Vendôme . 1890 600 200 J.
Vendôme . 1929 367 360 J.
LOIRET :
Châtillon-sur-Loire . 1934 480 ? P.
Montcresson . 1925 600 600
Sully-sur-Loire . 1890 192 0
MAINE :
Dompremy . 1932 480 480 P.
Heiltz-le-Hutier . 1932 480 480 P.
Outines . ? 26.4 ? P.
Saint- Jean-devant-Possesse . 1932 100 100 P.
Sainte-Menehould (Cavalerie) . 1885 83 20 P.
Vavra y-le-Grand . 1935 113 113 P.
Vavray-le-Petit . 1932 528 528 P.
OISE :
Autheuil . 1936 240 240 P.
Beauvais . 1929 288 288 P.
Coudra y-Saint-Germer . 1934 89 89 P.
SEINE :
Charenton . 1934 3.360 J. . 3.000 J.
Épinay-sur-Seine . 1935 7.000 J. 2.400 J.
Issy-les-Moulineaux . 1925 9.600 J. 8.400 (1933) J.
Ivry-Postillon . 1928 7.200 J. 960 (1934) J.
Nanterre . 1933 5.500 P. 4.000 P.
La Plaine-Saint-Denis . 1936 5.720 P. 5.720 P.
Pantin-Leduc . 1935 3.600 P. 1.800(1938) P.
Pantin-Ourcq . 1936 3.600 P. 3.600 P.
Pantin-C.G.E . 1936 4. 900. P. 4.900 P.
Paris-Grenelle . 1841 3.200 0
Paris-Passy . 1861 20.000 J. 0 J.
Paris-Hébert . 1891 2.100 J. 0
Paris-Hébert (2e puits) . 1937 2.500 P. 2.500 P.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 12
178
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
123.680 à 127.830
soit : 125.000 à 130.000 m3 par 24 heures.
Cette quantité est bien peu importante et la comparaison avec le débit
de certaines nappes françaises montre la précarité de la nappe albienne.
C’est ainsi qu’à lui seul l’étage sparnacien fournit un débit supérieur dans
les forages de la région parisienne immédiate, et que la craie sénonienne
débite, dans la seule station d’eaux souterraines du Pecq et de Croissy,
environ 150 . 000 m3 par 24 heures, au moyen d’une série de forages profonds
de 60 à 150 mètres.
En 1910, il n’existait que 9 puits dans la région parisienne, le forage
du bois de Vincennes ayant été comblé vers 1902. On possède des renseigne¬
ments assez précis sur le débit des plus importants d’entre eux :
Grenelle .
Passy .
Hébert .
Buttes-aux-Cailles .
Raffinerie Say .
Maisons-Laffitte .
Carrières, Gassicourt, Rosny
0
5 . 000 m3 par 24 heures
0 —
2.500
5.000 —
12.000 —
1.000 —
25 . 000 m3 par 24 heures
En octobre 1933, après la mise en service du puits d’AuLNAY-sous-Bois,
la nappe était exploitée par 18 forages :
Issy-les-Moulineaux . 8.000
IvRY-PoSTILLON . 1.040
Nanterre . 5.000
Paris-Raffinerie Say . 2.000
Paris-Blomet . 980
Achères . 3.000 env.
Aincourt . Mém.
Andresy . 3.500
Bonnières . 2.000
Bougival . 4.500 env.
Maisons-Laffitte . 3.000
180
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Orsay . 4.400
Le Pecq . 5.500
Passy . 4.700
Port-Villez . 700
Triel . 5.000
Versailles-Chèvreloup . Mém.
Viry-Chatillon . 8.950
Aulnay . 6.400
68.670 m3 par 24 h.
Pour l’ensemble de la nappe albienne les chiffres sont beaucoup moins
exacts, étant donné le manque de renseignements précis sur la marche des
débits dans le temps, notamment pour le terme moyen, c’est-à-dire l’année
1933, peu de jaugeages étant parvenus à notre connaissance à cette époque.
1910
1933
1937-1938 Débit total de la nappe . 130 . 000 m3
Déperditions occultes. — Il ne faut pas perdre de vue qu’une déperdition
occulte se produit dans un certain nombre de forages accidentés ou affaiblis :
Carrières-sous-Poissy, qui perd ses eaux dans la Craie et les Alluvions ;
Maisons-Laffitte (1909), dont le tubage crevé perd les eaux dans le Spar-
nacien ; Hébert qui a pendant longtemps déversé une partie de son débit
dans le Nummulitique, etc.
La mise en communication des eaux albiennes avec les eaux des nappes
inférieures ne paraît pas avoir de conséquences néfastes pour la nappe des
Sables verts. Les nappes aptienne, barrémienne et néocomienne ont en effet
une pression supérieure à la nappe albienne ; elles remontent le point de
charge et le débit de l’ensemble des nappes captées. On a pu observer le
fait dans deux forages de la région parisienne.
C’est tout d’abord le cas du puits de BouGivAL,qui a atteint la nappe
albienne en novembre 1930, le débit atteignait alors 5 . 000 m3 par 24 heures
par jaillissement au sol. L’approfondissement du forage s’est effectué
SORTIES d’eau DE LA NAPPE ALBIENNE
181
ensuite et la nappe barrémienne ne fut atteinte qu’un an plus tard, à fin
octobre 1931. Le débit s’éleva alors à 9.500 m3. Il y avait eu addition des
débits et non absorption, comme on eût pu le craindre, de la nappe de débit
supérieur par la nappe plus faible.
Un second exemple a été donné par le forage de la Cie Générale des Eaux
à Pantin. D’après la méthode de captage employée, les deux nappes infra-
crétacées étant décolmatées en premier lieu, il y eut un jaillissement de
10 m3 et les eaux s’élevèrent à quelques mètres au-dessus du sol, situé à
l’altitude -(- 49,00. Après décolmatage de la nappe albienne, le jaillissement
cessa et le point de charge s’établit à la cote -f- 32,00. Les caracté¬
ristiques chimiques de l’eau obtenue par mélange des deux nappes indique
une minéralisation un peu plus élevée que celle de la nappe albienne. Il y
a donc débit simultané des deux nappes quand on pompe dans le forage,
mais la nappe inférieure, de débit plus faible, est retenue sous pression par
la nappe albienne, plus importante comme débit, mais dont le point de
charge est moins élevé.
Là encore, il s’établit un équilibre entre les deux nappes artésiennes au
profit du débit total du puits, quand celui-ci est appelé à fonctionner. Il n’y
a donc pas de déperdition des eaux albiennes par les forages, d’ailleurs peu
nombreux, captant simultanément plusieurs niveaux aquifères sous pres¬
sion. Mais il n’en est pas de même pour les forages mis accidentellement en
communication avec des fissures ou des horizons sableux, aquifères ou non,
situés beaucoup plus près de la surface du sol ; il peut se produire, dans ce
cas, un vidage important contribuant, pour une part plus ou moins grande,
à l’épuisement des nappes profondes et, plus particulièrement, de la nappe
des Sables verts.
CHAPITRE XIII
TEMPÉRATURE DES EAUX ARTÉSIENNES
Le degré géothermique. — Influence des erreurs sur sa valeur. — Les tempéra¬
tures observées. — L'abaissement de la température en fonction du temps.
Le degré géothermique.
La température des eaux artésiennes dépend surtout de la profondeur
à laquelle on les rencontre.
On sait, en effet, que la température des couches du sous-sol augmente
avec leur profondeur, en moyenne d’un degré centigrade tous les trente
mètres environ.
I. — La température moyenne du sol est assez difficile à mesurer avec
précision ; elle résulte de longues moyennes météorologiques ; on peut y
substituer, soit la température constante de souterrains profonds, soit la
température de l’eau des puits ordinaires. On trouve à cet égard les rensei¬
gnements suivants :
Arago (1835) a montré qu’à Paris les souterrains de Y Observatoire, à
28 m. au-dessous du sol, dans le calcaire grossier, ont une température
de 11°70, sans variations, et que la température du sol est de 11°6.
Becquerel (1876) a trouvé des nombres très voisins au cours de longues
observations dans un forage du Muséum.
Arago a observé 11° dans un puits sans eau, à 15 m.60, rue Mouffetard.
On peut admettre que dans la région parisienne, la température du sol
est d’environ 11°.
IL — La température des eaux profondes est mesurée au moyen de
thermomètres. Walferdin (1836 à 1838) a essayé de diminuer les causes
d’erreur possibles. Mais il ne semble pas que l’on puisse obtenir une
approximation supérieure au 1/10 de degré et, dans la plupart des cas où
l’on ne prend pas de précautions spéciales, l’approximation d’un degré.
III. — Pour rendre comparables les observations faites sur les eaux arté¬
siennes, captées forcément à des profondeurs variables, suivant la position
TEMPÉRATURE DES EAUX ARTÉSIENNES
183
synclinale ou anticlinale, il est nécessaire (P. Lemoine et R. Nassans,
1929), de calculer pour chaque puits le degré géothermique donné par la
formule.
P = profondeur du puits.
T = température de l’eau profonde.
T ' = température moyenne du sol.
ou plus simplement, pour la région parisienne :
P
- T — 11°
IV. — La profondeur des puits peut être considérée comme connue avec
certitude ; il subsiste cependant deux causes d’erreurs :
1° La non-verticalité du sondage. L’erreur de ce chef ne paraît pas pou¬
voir être supérieure à 0 m. 10 pour 100 m.,soit 1 pour 1000, erreur très
minime.
2° Les erreurs sur les mesures de longueur, l’allongement des cordes,
la dilatation des tiges ; elles sont beaucoup plus faibles encore.
On peut donc compter sur une approximation supérieure à 1 ou 2 %0,
c’est-à-dire 1 m. sur 500 m.
Influence des erreurs sur la valeur du degré géothermique.
Il est facile par le calcul de se rendre compte de l’importance des erreurs
admissibles sur le degré géothermique. On trouve 1 m. 10 à 1 m. 20. Ainsi
dans les conditions réalisées dans le Bassin de Paris, l’erreur sur le degré
géothermique peut être de 1 à 2 m.
Il ne faut donc pas tenir compte des variations de l’ordre du mètre dans
la valeur du degré géothermique. Par contre, les variations supérieures
doivent attirer l’attention.
Or ces variations paraissent considérables : si le puits de Grenelle a
un degré géothermique normal (33 mètres), d’autres en ont un beaucoup
plus faible (Pressagny l’Orgueilleux, 11 m. 60) ou beaucoup plus élevé
(Pantin C. G. E., 45 m. 69).
Ces différences dépassent trop les erreurs d’expérience pour ne pas avoir
une cause géologique.
La profondeur paraît connue avec une grande certitude mais, en pratique,
et dans beaucoup de cas, on hésite pour adopter un nombre. Est-ce le fond
du puits, est-ce au contraire le sommet de la nappe aquifère ? Celle-ci est
184
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
quelquefois très importante, au moins en apparence, car plusieurs puits ont
capté les diverses sous-nappes, séparées par des lentilles argileuses.
Les TEMPÉRATURES OBSERVÉES.
On peut essayer de grouper les puits en trois catégories, suivant la valeur
de leur degré géothermique :
Plus de 35 m. : Pantin C. G. E., Villemomble, Épinay, Villeneuve-la-
Garenne, Ivry-Richard, Viry-Chatillon, Butte-aux-Cailles, Nan¬
terre, La Bucaille et Saint-André de I’Eure.
Entre 31 et 35 m. : Aulnay-sous-Bois, Noisy-le-Grand, Hébert,
Poissy, Blomet et Bucy-le-Long.
Moins de 31 m. : Orsay, Issy-les-Moulineaux, Triel, Bonnières,
Press agny-l’Orgueilleux.
TEMPÉRATURE DES EAUX ARTESIENNES 185
Températures théoriques et températures observées.
Profondeur Temp. Température
Prof. Totale de la nappe théor. observée
Pantin C. G. E.., . 875 m. 68 850 m. 00 37°36 29°7
Villemomble . 849 m. 75 847 m. 75 35°47 31“5 puis 31°4
Aulnay-sops-Bois . 838 m. 50 829 m. 30 36° 35°5 puis 33°5
Pantin (Leduc) . 808 m. 79 35°26 28°6
Épinay . 819 m. 00 784 m 00 35“57 33°
Villeneuve-la-Garenne . 782 m. 12 776 m. 43 34°46 28°5
Noisy-i.e-Grand . 764 m. 06 744 m. 75 33°92 33°85 puis 31°
Ivry (Richard) . 744 m. 21 715 m. 50 33“32 32°
Viry-Chatillon . 688 m. 90 685 m. 20 31°66 28°
Butte-aux-Cailles . 677 m. 67 634 m. 69 31°33 29°1
Hébert . 667 m. 00 31°01 30°
Orsay . 655 m. 75 622 m. 81 30°65 31°4
Nanterre . 616 m. 00 605 m. 00 29°48 27°
Vincennes . 597 m. 00 28°91 27°
Passy . 586 m. 00 28°57 28“
PoisdY . 580 in. 48 527 m. 34 27°
Raffinerie Say . 580 m. 00 28°40 28°
Maisons-Laffitte . 576 m. 00 28°28 28°5
Ivry-Port . 560 m. 15 27°80 28°
La Bucaille . 548 m. 06 27°44 24°
Grenei.le . 548 m. 00 27°44 27“5
Andresy . 542 m. 00 27°26 27°
Blomet . 534 m. 00 27°2 28°
Issy-les-Moulineaux . 497 m. 60 25°92 28°
Triei . 486 m. 20 25°58 27“
Bonnières . 220 m. 00 17°60 19“2
Pressagny-l’Orgueillf.ux ..... 70 m. 00 13°10 17“
Saint-André-de-l’Eure . 253 m. 00 18°59 17“75
Bucy-le-Long . 630 m. 30 628 m. 50 29°90 30“4
Ainsi les causes de ces variations du degré géothermique sont très énig¬
matiques.
L’étude détaillée du degré géothermique faite dans la craie, à l’occasion
du premier forage de la Butte-aux-Cailles, a montré des anomalies difficile¬
ment explicables. On a pensé qu’elles étaient dues à des différences dans la
conductibilité de la craie, mais cette hypothèse est invraisemblable, en
raison de la grande homogénéité de cette masse calcaire. Il serait plus plau-
186
P. LEMOINE, R. HUMERY, H. SOYER
sible d’admettre que l’on a affaire à des eaux d’origine différente, ayant
chacune une température propre.
Les eaux captives, et même celles qui circulent dans les diaclases de la
craie, peuvent être considérées comme assez bien isolées calorifiquement.
Cela est particulièrement vrai pour les eaux albiennes, qui circulent d’une
façon très indépendante entre deux couches d’argile, jouant pour ainsi
dire un rôle calorifuge d’autant plus effectif que ces couches sont situées à
peu près à la même profondeur, et sont sans doute à des températures qui
ne diffèrent que de quelques degrés de celle des eaux albiennes.
On peut alors se demander si le degré géothermique, c’est-à-dire l’aug¬
mentation de la température par mètre de profondeur, est le seul facteur en
cause.
Il se peut que l’eau des Sables verts, accumulée, surtout dans certaines
zones, y acquière une certaine température, et qu’appelée en d’autres
régions par les puits artésiens elle y prenne une température qui est fonction,
à la fois de sa température d’origine et de la température que lui imposerait
le degré géothermique.
A cet effet, il convient de calculer pour chaque puits la température
qu’imposerait un degré géothermique moyen (33 m.), et de la comparer à
la température constatée.
On prendrait donc comme normale la température du puits de Grenelle
(27°5). (V. tableau p. 185.)
En comparant les températures théoriques et les températures observées,
on constate que la plupart des divergences ramènent la température cons¬
tatée aux environs de 28°, que l’on peut considérer comme la température
d’ensemble de la nappe.
Ainsi à Pantin, l’eau n’est qu’à 28°6 et 29°7, alors qu’elle devrait être
théoriquement entre 35° et 37°.
Par contre, à Pressagny, elle est à 17°, alors qu’elle ne devrait qu’à
13°10 ; elle est à Bonnières de 19°, au lieu de 17°60.
D’une façon générale, tout se passerait comme si on avait une masse
d’eau à une température voisine de 28°, mais réchauffée ou refroidie dans
une certaine mesure pour des causes locales.
L’abaissement de la température en fonction du temps.
Cette explication n’est pas suffisante. Il faut faire intervenir le facteur
« temps ».
Ainsi à Orsay, où l’eau devrait théoriquement être à 30°65, elle est
anormalement chaude à 31°4; pour Orsay on peut invoquer ici le cas
d’un synclinal différent de celui de la Seine, où les conditions ne sont
pas exactement les mêmes.
Pour Noisy-le-Grand l’eau devrait être théoriquement à 33°92 ; elle
TEMPÉRATURE DES EAUX ARTÉSIENNES
187
est en réalité à 33°85, puis
elle a baissé à 31°8. L’abais¬
sement de température attri¬
buable au refroidissement
pendant la remontée des
eaux est probablement dû
à une cause plus générale.
Dans la fosse profonde de
Saint-Denis on a pris
d’abord des eaux mises en
équilibre avec le degré géo¬
thermique, puis on a puisé
des eaux d’origine plus loin¬
taine, venant de régions de
profondeur et de tempéra¬
ture variables.
Le même phénomène a
été observé à Aulnay-sous-
Bois où la température ini¬
tiale était de 35°5, et où des
mesures faites en février
1937 ne révèlent plus que
33°5 ; ainsi qu’à Épinay-
sur-Seine où la tempéra¬
ture de l’eau s’est abaissée
de 33° en 1935 à 28°5 en
mars 1937.
Ainsi tout se passe comme
si l’ensemble des eaux al-
biennes était aux environs
de 28° et se refroidissait ou
se réchauffait suivant les cir¬
constances locales.
Mais la méthode statis¬
tique donne une explication
plus satisfaisante du phéno¬
mène. On constate en effet
une augmentation continue
du degré géothermique dans
la région parisienne de 1841
à 1937 ; sauf quelques rares
exceptions dues à des
circonstances locales, la
décroissance de la tempéra-
i
1
Fig. 49. — Augmentation du degré géothermique en fonction du temps.
188
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
ture des eaux de l’Albien s’accentue régulièrement comme on peut le cons¬
tater dans le tableau suivant :
Augmentation de la valeur du degré géothermique de 1841 à 1937.
Paris-Grenelle .
Paris-Passy .
Paris-Say .
Paris-Hébert .
Vincennes .
Paris -Butte- aux-Cailles .
Maisons-Laffitte .
Issy-les-Moulineaux .
IvRY-PoSTILLON .
Blomet .
Triel .
Bonnières .
PoiSSY .
La Bucaille .
Nanterre .
Aulnay-sous-Bois .
Andrésy .
Noisy-le-Grand .
Paris-Butte-aux-C AILLES .
Villeneuve-la-Garenne .
VlLLEMOMBLE .
Épinay .
Pantin-Blanchisserie Leduc. . .
Pantin C. G. E .
Une telle régularité comporte immédiatement une conséquence pratique ;
l’abaissement constaté de la température dans les forages d’AuLNAY, de
Noisy-le-Grand et d’-ÉpiNAY, est à rapprocher de celle de l’abaisse¬
ment des points de charge des puits depuis le jaillissement du puits de
Grenelle.
CHAPITRE XIV
CARACTÈRES PHYSIQUES
DES SARLES ALBIENS ET INFRA-CRÉTACÉS
GRANULOMÉTRIE
Porosité. — Granulométrie. — Calibrage des sables. — Courbes granulométriques.
— Le grain critique.
Porosité des Sables verts.
Les premières recherches sur la porosité des Sables verts ont été faites
par Maynard (1937 a, p. 5) ; des échantillons provenant du forage de
Pantin, de la Compagnie générale des Eaux, présenteraient une porosité
de 24,2 à 25,2 %.
Nous avons repris cette étude sur des carottes extraites de plusieurs
puits et, portant, sur divers niveaux géologiques, tant dans l’Albien que
dans les niveaux inférieurs.
La nature du sable étant extrêmement variable, il n’y a aucun intérêt
à en évaluer la porosité avec une précision supérieure à 1 %. Or, la densité
de la matière des grains est elle-même connue avec une approximation
de 1 /2 %. En effet, entre un sable purement quartzeux (d = 2,653) et un
sable contenant 10 % d’argile (d = 2,653 X 0,9 + 2,600 X 0,1 = 2,648),
la différence 0,005 correspond à une erreur relative de 0,2 %. La propor¬
tion de glauconie (d = 2,2 à 2,3) est toujours insuffisante pour modifier
sensiblement ces nombres.
Il suffit donc pour avoir la porosité à 1 % près, de mesurer la densité
apparente à 0,8 % près, c’est-à-dire à environ 1 % près et d’appliquer la
formule :
Densité apparente
porosité =1 - ttttp -
2,65
On évite ainsi la mesure directe de la porosité, mesure fort délicate si
l’on veut s’astreindre à ne pas modifier la structure de dépôt des sables.
190 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Il conviendrait d’ailleurs d’utiliser un liquide qui ne soit pas absorbé par
l’argile : l’eau fait en effet gonfler les carottes argileuses, et les mesures
en sont faussées d’autant.
Il importe aussi de noter que la densité apparente doit être mesurés
sur des carottes intactes ; elle représente alors vraiment la densité de la
roche en place, si on néglige la compression qui, en effet, n’agit pas sensible¬
ment sur le volume, comme on peut le vérifier en comparant le diamètre
de la carotte au diamètre de l’outil carottier.
Il faut écarter toute mesure faite sur du sable remanié, car la compres¬
sion du sable dans une éprouvette ne saurait lui faire recouvrer sa struc¬
ture de dépôt.
Le résultat des mesures de porosité est consigné dans un tableau, qui
montre le caractère extrêmement variable de la porosité :
Albien . de 3 % à 35 % Moyenne (3 éch.) : 21,5 %
Aptien . de 20 % à 31 % Moyenne (3 éch.) : 27,7 %
Barrémien. ... de 23 % à 26 % Moyenne (3 éch.) : 23,7 %
Granulométrie des Sables verts.
La composition granulométrique des Sables verts n’a jamais fait l’objet
de publications, à l’exception de la note succincte de Maynard.
Nous avons donc entrepris ces recherches sur les Sables aquifères dont
nous avions déjà mesuré la densité apparente.
Les recherches granulométriques, qui se sont étendues depuis plusieurs
années, non seulement aux recherches scientifiques pures, mais aussi à
plusieurs branches de la technique industrielle, ont une grande impor¬
tance en hydrogéologie. La notion essentielle du grain critique, notamment,
s’applique immédiatement aux captages en zones sableuses.
Grain critique.
C’est à Von Terzaghi (1922), que l’on doit la notion du grain critique.
Dans un cylindre de verre muni de deux tubulures, l’une pour l’arrivée
de l’eau, l’autre pour son départ, l’on comprime fortement le sable à étu¬
dier. On fait passer un courant d’eau de vitesse connue. L’eau traverse
les sables et entraîne les particules fines (argile colloïdale, limon, etc.) qui
se déposent ensuite dans un vase.
Le niveau du sable ne varie d’abord pas. On augmente la vitesse : des
particules plus grosses sont entraînées, mais l’équilibre persiste.
Mais si l’on continue à augmenter encore la vitesse de l’eau, il arrive
un moment où la structure de l’édifice sableux se modifie brusquement :
GRANULOMÉTRIE
191
une grande partie du sable est entraîné, et sa dimension est prise pour défi¬
nition du « grain critique ». La vitesse correspondante est donc celle qu’il
ne faut pas dépasser sous peine de rompre l’architecture granulaire de la
couche aquifère.
Au delà, le sable entraîné bouche les crépines et les filtres et la cavité
formée peut provoquer des accidents de toute nature.
Si l’on constitue des filtres par du gravier calibré, les interstices doivent
être inférieurs au diamètre du grain critique.
Cette précaution rend inofîensifs les afflux brusques d’eau qui restent
sans effet sensible sur la masse sableuse ; on atténue ainsi le danger d’ensa¬
blement des forages.
Calibrage des Sables.
Les seuls renseignements connus sur le calibrage des Sables albiens et
infra-crétacés ont été publiés par P. Deleau (1930), qui a étudié les sédiments
néocomiens et albiens du Boulonnais. Pour les Sables verts, ses recherches
ont porté sur des échantillons provenant de Wissant (Boulonnais) et de
Grandpré (Ardennes), dont les grains mesurent de 0 mm. 25 à 0 mm. 80
de diamètre et dépassent rarement 1 à 2 millimètres.
Les recherches sur les Sables albiens de la région parisienne donnent des
résultats un peu différents.
Nos essais personnels ont été faits à l’aide du tamis vibratoire Rex, appar¬
tenant au Laboratoire de Géologie du Muséum.
Cet appareil tamise électriquement les sables par vibration d’une série
de 10 tamis, n° 20 au n° 200, dont la perforation correspond aux entrefils
(vides entre les fils) suivants :
Numéros . 20 40 60 80 100
Millimètres . 0,910 0,390 0,250 0,177 0,150
Numéros . 120 140 150 180 200
Millimètres . 0,125 0,103 0,100 0,080 0,075
L’examen des refus de chacun des tamis amène à les répartir en quatre
fractions :
1° Gros éléments : retenus sur les tamis n08 20 et 40, donc d’un diamètre
supérieur à 0 mm. 390.
Ces gros éléments comprennent des quartz subanguleux blancs ou jau¬
nâtres avec quelques feldspath, des particules pyriteuses, des fragments
de lignite ; plus rarement, des débris de grès remaniés et des oolithes fer¬
rugineuses.
2° Éléments moyens : retenus sur les tamis nos 60 à 140, donc d’un dia¬
mètre compris entre 0 mm. 390 et 0 mm. 103.
192
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce sont des quartz gris, blancs ou verts, arrondis, du mica, de la glauconie.
3° Éléments fins : retenus sur les tamis n08 140 à 200, donc d’un diamètre
compris entre 0 mm. 103 et 0 mm. 075.
Ce sont surtout des quartz gris ou blanc. Quelques paillettes de mica
traversent encore le tamis 180 ; la glauconie, finement divisée, traverse
aussi le tamis n° 150.
4° Éléments très fins : passant à travers le tamis n° 200, donc d’un dia¬
mètre inférieur à 0 mm. 075.
Cette fraction ne comprend que des argiles, grises ou noires. *
L’échantillon n° 8, provenant d’Orsay (de 598 à 592 m.), qui présentait
une proportion très grande d’éléments fins, a fait l’objet d’un tamisage
plus poussé.
Proportion arrêtée par chacun des tamis.
N08 des tamis . 220 270 300 350
Entrefils en mm . 0,050
% . 9 28 96 97
On peut conclure de cet essai que les grains argileux ont un diamètre
d’environ un vingtième de millimètre.
Courbes granulométriques.
L’un de nous (Humery, 1933) a montré que l’on peut représenter la
composition d’un mélange de poussières par trois notations :
a) Notation anglaise. — On note pour chaque tamis la proportion de ce
qu’il laisse passer par rapport à ce qu’il a reçu du tamis précédent.
Cette convention ne se traduit pas d’une façon immédiate par une courbe
continue.
b) Notation différentielle. — On suppose les tamis superposés, le plus
gros au-dessus, on met 100 grammes de poussières dans le tamis supérieur
et l’on note la quantité recueillie par chaque tamis.
Cette convention très expressive a l’inconvénient de donner des nombres
différents selon les numéros des tamis employés. Elle ne permet pas l’inter¬
polation, ni l’extrapolation.
c) Notation française. — On note, par rapport au total, la proportion
de ce qui est arrêté (refusé) par chaque tamis.
Les résultats écrits dans cette notation se traduisent directement par
une courbe, facile à interpoler et extrapoler, qui est indépendante des
numéros des tamis employés.
C’est cette notation que nous emploierons exclusivement.
Les résultats peuvent être consignés par une courbe, représentant en
B-
S
Puits
Profondeur
D
G
H
Albif.n.
1. Pantin (Blanchisserie) .
2. Pantin (Blanchisserie) .
3. Pantin (Blanchisserie) .
4. Pantin (Blanchisserie .
5. Pantin (Blanchisserie) .
6. VlLI.EMOMBLE .
7. VlLLEMOMBLE .
8. Orsay .
9. Orsay .
10. Orsay .
11. Pantin (C.G.E) .
12. La Plaine-Saint-Denis . . .
13. La Plaine Saint-Denis....
Moyennes .
Aptien.
14. Orsay .
15. Pantin (C.G.E.) .
16. Ivry (Brasserie) .
Moyennes .
Barrémien.
17. Pantin (C.G.E.) .
18. Ivry .
19. Ivry (Brasserie) .
Moyennes,
GRANULOMETRIE
194
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
abscisse le diamètre des grains, et en ordonnée (à échelle cartésienne ou
logarithmique) le « refus », c’est-à-dire la proportion arrêtée par le tamis
correspondant, s'il était seul.
Pour chaque sable, il est commode de mesurer sur la courbe, ce que l’un
de nous (Humery, 1933, p. 59) a appelé l 'entrefil probable, c’est-à-dire
l’écartement du tamis, tel que 50 % des grains passent et 50 % des grains
sont refusés.
Cet entrefil probable est loin d’être suffisant pour définir à lui seul un
sable donné, mais il caractérise sa finesse avec une précision suffisante dans
la pratique.
Nous avons consigné dans un tableau les résultats détaillés des mesures
(densité gravimétrique, porosité, granulométrie, entrefils probables) qu’on
retrouve sur les courbes de la figure 51, où, pour plus de clarté, ne sont
figurées qu’un certain nombre de courbes.
Pour l’Albien (en traits pleins), deux échantillons gros (nos 6 et 24), un
échantillon moyen (n° 3), deux échantillons fins (n° 9 et n° 12).
Pour l’Aptien (en traits interrompus), un échantillon (n° 16) et un échan¬
tillon fin (n° 15).
Pour le Barrémien (en points), un échantillon moyen (n° 18).
On remarquera à la fois la régularité des courbes et leur variété ; mais
elles s’apparentent à toutes les courbes analogues obtenues pour les sables
des environs de Paris.
La figure 50 représente les courbes granulométriques moyennes des
Sables albiens, aptiens et barrémiens. Pour l’Albien seul, où nous disposons
d’un nombre suffisant de mesures, on a figuré des courbes limites englobant
les courbes connues.
En général, les Sables albiens sont plus gros que les Sables aptiens et
ceux-ci plus gros que ceux du Barrémien, mais les Sables de l’Aptien com¬
prennent une proportion plus importante de particules très fines, c’est-à-
dire argileuses.
Existe-t-il une relation entre la porosité et la grosseur du sable (c’est-à-
dire son entrefil probable) ? Si les grains étaient tous semblables, ces deux
variables seraient indépendantes, d’après cette considération géométrique
évidente (grâce à l’homothétie), mais souvent méconnue, qu’un tas de
billes présente une proportion de vides indépendante de leur diamètre.
Mais la porosité est, en fait, fonction de l’architecture du sable et de la pro¬
portion entre la fraction moyenne et la fraction argileuse très fine ; elle
varie enfin, non seulement avec l’allure de la courbe granulométrique,
mais aussi avec la façon dont s’est formé le dépôt et les pressions succes¬
sives (statiques ou orogéniques) qu’il a subies : toutes ces actions ont con¬
tribué à faire pénétrer les petits grains dans les intervalles des gros et à
modifier ainsi la porosité.
Si l’on examine les choses d’une manière plus précise, on constate que,
dans la série d’échantillons étudiés, la fraction de gros quartz est très
GRANULOMÉTRIE
195
variable : (3 à 50 %) ne semble pas jouer un rôle hydrogéologique prépon¬
dérant, elle ne constitue qu’un support. On note une forte proportion de
gros éléments dans des sables peu poreux : nos 8 et 10 par exemple, où ils
représentent 37 et 34,3 % de la masse.
La fraction de quartz moyens joue un rôle considérable, car elle forme
la partie principale de la masse sableuse ; elle attei nt 93,4 0 /0 dans un échan¬
tillon venant de Pantin-C. G. E. (n° 11) dont la porosité calculée atteint
35 %. Les échantillons de porosité faible comportent généralement une
proportion moins grande de grains de la fraction moyenne.
La fraction d’éléments fins est toujours peu importante. Elle varie entre
2,6 et 8,1 %. Toutefois, un échantillon de porosité faible (n° 12) en conte¬
nait 12%. Elle ne présente aucune particularité, et le graphique montre
un parallélisme bien régulier dans la partie des courbes relatives à cette
fraction.
Par contre, il est évident que la fraction argileuse a un caractère empê-
196
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
chant. La teneur en particules traversant le tamis de 200 s’accroît en pro
portion inverse de la porosité.
Tableau du grain critique.
Dans ce tableau, on a condensé les indications données par les opéra¬
tions de calibrage.
0,i5 0^0,1 0.15 a! 0t5 03 m 0.5 0.6 07 0.8 0.1 I 1} mllinilrti
£chflle /oyari/hmiçi/e
Fig. 51. — Courbes granulométriques moyennes des sables albiens,
aptiens et barrémiens, et courbes limites des sables albiens.
Les échantillons sont classés par ordre de porosité décroissante. Chaque
fraction est indiquée par son pourcentage et, dans la fraction moyenne, on
a indiqué au moyen d’un « X » le ou les grains qui représentent les parties
dominantes, celles qu’il ne faut pas entraîner afin de ne pas colmater le
gîte aquifère.
Le maximum semble se reporter entre les tamis nos 80 et 100 correspon¬
dant à des sables ayant 0 mm. 15 à 0 mm. 177 de diamètre.
En résumé, les Sables albiens, hétéromorphes, comportent quatre frac¬
tions s’étendant du grain n° 20 au grain n° 200 pour la partie sableuse,
et allant au delà du grain n° 350 pour le résidu argileux.
La fraction moyenne joue un rôle prépondérant au point de vue hydro¬
géologique ; les grains dominants dans celle-ci se répartissent dans les
nos 80 et 100 (0 mm. 15 à 0 mm. 177). La fraction fine, peu importante,
peut être entraînée sans inconvénient au cours du développement des
puits. La fraction argileuse a un rôle empêchant très net. Il est préférable
de ne pas entraîner les plus fins numéros de la fraction moyenne (grain
140), dont la proportion peut être quelquefois assez forte.
Enfin, il ne faut pas perdre de vue que les Sables albiens constituent
GRANULOMETRIE
197
une masse hétérogène, et que les indications des carottages n’ont de valeur
que pour l’emplacement où ils ont été faits ; elles sont particulières à celui-
ci et on ne peut les extrapoler. Mais ces indications présentent toutefois
une importance primordiale pour la confection du système captant : cré¬
pine, filtres et massifs de graviers.
Tableau indiquant les grain» dominants dans les Sables verts albiens.
CHAPITRE XV
CHIMIE DES SÉDIMENTS
ET DES EAUX ALBIENNES
Composition chimique des Sables verts. — Composition chimique des argiles
albiennes. — Caractères généraux des eaux albiennes et infra-crétacées. — Sali¬
nité : Chlorure de sodium. — Sels de soude et de potasse. — Sels de chaux et de
magnésie. — Sulfate de chaux. — Bactériologie des eaux albiennes.
Composition des Sables verts.
Les Sables verts n’ont pas fait l’objet de recherches physiques et chi¬
miques systématiques. La composition chimique des Sables verts a été
étudiée par Péroux (1910), sur des échantillons provenant du forage de
Maisons-Laffitte :
« Densité apparente : 1,52. Densité réelle : 2,32 L Porté au rouge faible
après dessiccation, il devient jaune rouge et perd 1,73 % de son poids.
Traité par HCl, il abandonne 1,01 % de matières solubles où le fer entre
pour 33,6 %. Le Sable vert lavé laisse de la silice transparente, incolore,
rose et jaune, en petits grains arrondis ( 0 m. 0003 à 4), de mica, de petites
masses amorphes blanches et jaunes. L’eau de lévigation donne des sels
de fer au minimum, très lentement se forme un dépôt très terne, de consis¬
tance argileuse, composé de grains verts de glauconie, noirs, très petits,
et d’oxyde de fer magnétique. Ce dépôt lavé donne encore une solution
louche qui, évaporée à siccité, laisse un extrait vert qui devient rapidement
rouge, soluble dans S04H2 étendu (oxyde et bicarbonate ferreux). Le dépôt
resté sur le filtre n’est qu’en partie attaqué par l’eau régale (silicates). »
Les Sables verts renferment encore, en petite quantité, de l’ambre (succi-
nite), des nodules phosphatés dont la teneur en acide phosphorique peut
atteindre 23 %, des pyrites, des lignites pyriteuses.
Le carbonate de chaux n’existe qu’à l’état de traces dans les sables pro¬
prement dits ; fait vérifié par Maynard (1937) et par nous-mêmes sur de
1. Ce qui correspond à une porosité de 35 °/0.
CHIMIE DE l’aLBIEN
199
nombreuses carottes de sondages effectués dans des régions très diverses.
Il en existe cependant une faible proportion dans les nodules phosphatés,
ainsi que de Y argile, de la glauconie, des matières organiques.
Composition des argiles albiennes.
Les argiles albiennes ont été étudiées par Laville (1906), Lavezard (1906)
et Thiébaut (192), dont les recherches ont porté surtout sur les argiles de
Myennes et de Saint-Amand-en-Puisaye.
Composition de l’argile de Myennes, d’après Thiébaut : Composition globale.
Calcite . 8,25
Phyllite . 23,00
Halloysite . 4,20
Mica blanc . 15,40
Ilmenite, rutile . 1,70
Orthose . 4,60
Quartz et Zircon . 42,85
100,00
Après élimination des carbonates, l’analyse indique la composition chi¬
mique suivante :
Analyse de l’argile de Myennes (Thiébaut).
SiO2 . 45,94
A1203 . 21,07
FeO . 17,61
MnO . 0
CaO . 0
MgO . 3,71
K20 . 5,27
Na20 . 0,75
Perte au feu, matières organiques, TiO2, ZrO2. 5,65
100,00
Analyses des argiles albiennes de la région de Cosne (Lavezard).
Myennes
Prasle Cosne Château
de Barrés
SiO2 . . 61,53 65,11 56,39
TiO2 . 1,30 1,05
A1203 . 21,98 22,45 16,69
200
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Fe203 . 3,92 3,50 16,72
CaO . 0,92 0,71 0,25
MgO . 0,66 0,74 0,22
K20 . 2,29 2,55 0,64
Na20 . 0,70 0,70 0,41
H20 (perte au rouge) . 6,70 4,24 7,83
100,00 100,00 100,00
Pour la région de Saint- Amand-en-Puisaye une analyse a été effectuée
par Lavezard sur l’argile sableuse des Grimards, comprenant 17,29 % de
sable gris violacé, fin, micacé et 82,71 % d’argile :
SiO2 . 61,18 %
TiO2 . 1,19
A1203 . 25,81
Fe203 . 1,22
CaO . 0,46
MgO . 0,40
K20 . 2,20
Na20 . 0,45
H20 (perte au rouge) . 7,09
100,00
La fraction argileuse des Sables de la Puisaye du Chesneau, qui se
présentent sous forme de sables en rognons caillouteux mêlés d’argile et
renfermant 81,48 % de gros sable jaune quartzeux, à été étudiée par
Lavezard qui lui attribue la composition suivante :
SiO2 . 74,28
TiO2 . 1,38
A1203 . 12,64
Fe203 . 2,94
CaO . 0,64
MgO . 0,74
K20 . 2,40
Na20 . 1,63
H20 (perte au rouge) . 3,35
100,00
Les argiles albiennes de Puisaye sont donc composées presque exclusi¬
vement de silicate d’alumine et d’oxyde de fer. Accessoirement elles ren¬
ferment tout d’abord de la potasse (provenant de la décomposition des
feldspaths), de la magnésie, de l’oxyde de titane, un peu de chaux, et par¬
fois de la soude.
CHIMIE DE l’aLBIEN
201
La silice et l’alumine des silicates varient un peu suivant la proportion
des silicates : phyllite et halloysite.
Ces argiles ont été beaucoup exploitées autrefois pour la fabrication des
poteries ménagères et d’ornement ; il ne subsiste plus aujourd’hui que
quelques carrières.
Dans la région de Troyes, les argiles du Gault sont exploitées à ciel
ouvert par les briqueteries et les tuileries, mais le nombre des glaisières
diminue chaque année.
Caractères généraux des eaux albiennes et infra-crétacées.
Les eaux artésiennes du Crétacé moyen (Sablés verts) et du Crétacé
inférieur sont tièdes, faiblement minéralisées, légèrement basiques (pH :
7,1 à 7,9). Elles dégagent à leur arrivée au jour une odeur d’hvdrogène
sulfuré qui disparaît assez rapidement. Leur faible teneur en sels dissous
(degré hydrotimétrique total : 6 à 16 d.) les rend légèrement agressives ;
leur mélange avec des eaux plus douces les rend plus propres à la con¬
sommation.
Les eaux souterraines peuvent se minéraliser de plusieurs manières :
1° Par dissolution des roches, qui constituent la couche magasin.
2° Par mélange naturel avec d’autres eaux déjà minéralisées et notam¬
ment les eaux marines.
3° Par adjonction artificielle ou accidentelle de sels envoyés dans la
nappe (puits absorbants, travaux de captage, injection, etc...).
Les couches sableuses, qui renferment les eaux et les argiles qui les
retiennent sous pression, présentent une composition chimique très simple
où le silicate d’alumine et le fer entrent pour la quasi-totalité. Mais on
rencontre parfois parmi les sables des espèces minéralogiques plus ou moins
accidentelles : mica, phosphates, feldspath, etc... auxquels l’eau emprun¬
tera K, Na, Mg, Ca, Li, Ba, — P03H, etc., mais en faible proportion surtout
dans la région parisienne. Dans les eaux du synclinal de la Somme et du
littoral, cette proportion est plus élevée : Leroux (1935) et Maynard
(1937 a) pensent qu’il y a migration des sels dans une « zone de diffusion »
située à l’aval du synclinal, entre Amiens et la mer, et qui correspond à la
zone d’échangesde bases de J. Delecourt (1938).
Salinité : Chlorure de sodium.
Le chlorure de sodium pourrait provenir des eaux marines empri¬
sonnées dans la couche albienne immédiatement après son dépôt, mais le
lavage des sables est chose faite depuis longtemps, et la teneur en NaCl
202
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
est infime. Il est regrettable que nous n’ayons pas toujours la teneur en
NaCl dans les analyses, et que ce sel ne soit pas dosé systématiquement.
Voici d’après les renseignements connus, la teneur en NaCl dans les
forages du Bassin de Paris.
Synclinal de la Seine :
Mgr. /litre
IvRY-Postillon . 10,6
PANTiN-Blanchisserie Leduc . 17,2
La Plaine-Saint-Denis . 23
Maisons-Laffitte . 12,9
Bougival . 12,4
Triel . 9,2
Le Pecq . 10,8
Andrésy . 11,8
Poissy . 12
Bonnières-sur-Seine . 23,6
Vernon . 138
Elbeuf . 30
Caudebec-lès-Elbeuf . 44
Synclinal de V Eure :
Orsay . 9,4
Synclinal de la Somme :
Bucy-le-Long . 42
Amiens . 2.691
Péronne . 2.500
Longueval . 3.000
Pour le synclinal de la Seine, il semble donc exister deux maxima, l’un
peu élevé dans la fosse Saint-Denis-Pantin, l’autre beaucoup plus fort
dans la région de Vernon où l’eau atteint une teneur de 138 mg. par litre.
On peut attribuer ce fait à la proximité de la mer ; les Sables verts af¬
fleurent en effet en aval dans la région de Pont-de-l’Arche, point extrême
où se fait sentir l’influence des marées. Les sels marins peuvent se diffuser
dans cette zone ; car, plus en aval, à l’endroit où les Sables verts s’enfoncent
de nouveau vers Elbeuf et Caudebec-lès-Elbeuf, la teneur en NaCl
dissous, quoique plus élevée que dans la région parisienne, s’abaisse à 30
et 44 mg. par litre.
Ainsi, dans le synclinal de la Seine, les analyses viennent compléter les
renseignements donnés par la stratigraphie et la tectonique, à savoir qu’il
ne se produit aucune rentrée d’eau marine dans la nappe. Tout au plus
peut-on croire possible un contact avec les eaux faiblement saumâtres de
la Basse-Seine.
CHIMIE DE l’aLBIEN
203
Pour les eaux du synclinal de l'Eure, où l’on n’a qu’une seule donnée,
celle du puits d’ORSAY (9,4 mg./litre de NaCl) ; on ne peut rien conclure.
Autres sels de soude.
Quelques forages ont donné des teneurs variées en sels de soude; mais en
l’absence de recherches systématiques on ne peut tirer aucune conclusion,
et on les indiquera seulement à titre documentaire :
Potasse.
Les sels de potassium ont été mentionnés dans un petit nombre d’ana¬
lyses :
Villemomble . K 13,5 mg/litre
Vendôme . K 17 mg/litre
Beauvais K20 . (K = 5.7mg.) 8 mg/litre
Pont-de-l’Arche KOH . (K = 101.7 ing.) 146 mg/litre
Il est intéressant de constater une teneur assez élevée en potasse dans
l’eau du forage de Pont-de-l’Arche, placé dans les mêmes conditions que
les forages de Vernon ; car comme la soude, elle provient sans doute de la
diffusion saline et des échanges de bases qui s’opèrent dans l’affleurement
sous-fluvial des sables albiens, vers la Basse-Seine.
Sels de chaux et de magnésie.
La teneur en chaux et en magnésie est généralement faible, mais sou¬
mise à de telles variations qu’elle a souvent attiré l’attention.
Les dosages les plus nombreux ont été obtenus grâce à l’hydrotimètre.
Le degré hydrotimétrique, mesuré par la quantité de savon neutralisée par
les sels de chaux et de magnésie contenus dans l’eau, n’a aucune valeur
scientifique, ce procédé empirique a été très employé par les auteurs anciens,
204
P. LEMOINE, E. HUMERY, R. SOYER
et en particulier par Belgrand, on est bien obligé d’en tenir compte, tout
au moins à titre de comparaison.
Au surplus, le degré hydrotimétrique fournit des renseignements qui
sont assez utiles dans la pratique.
Ainsi, l’eau commence à former des incrustations calcaires quand le degré
à l’hydrotimètre dépasse 18° environ (0 gr. 185 par litre).
Les eaux du Crétacé inférieur ( Vallée de la Marne) varient entre 10° et
23°, tandis que celles des puits artésiens de la région de Paris demeurent
assez constantes autour d’une moyenne de 12° (v. tableau, p. 204-205).
Mais, dès qu’on essaye de dégager de ces données des conclusions scien¬
tifiques, on se heurte à de sérieuses difficultés.
Ainsi, pour le puits de Grenelle, Belgrand donne 4°, d’après une ana¬
lyse de Boutron et Henri (1856) et, à la même page, indique, d’après les
essais à l’hydrotimètre, un minimum de 8°25 et un maximum de 9°25.
Plus tard il a trouvé des écarts encore plus grands.
D’autre part, lorsque l’on compare le degré hydrotimétrique avec le titre
alcalimétrique, c’est-à-dire avec la teneur en C03Ca, on constate des écarts
beaucoup plus forts encore, ce qui s’explique en partie par le fait que le
degré hydrotimétrique résulte à la fois de la teneur en sels de chaux (car¬
bonate et sulfate) et en sels de magnésie.
Enfin, les mesures de degré hydrotimétrique faites sur une même eau,
mais à des époques différentes, donnent des résultats tout à fait divergents.
Ainsi pour le puits artésien de Grenelle :
Date d’analyse
1855 .
1857-1860 .
Actuellement .
Degré hydrométrique
8°25 à 9°25
9°18 à 12°15
12°9
Ces variations sont-elles réelles, ou sont-elles dues à des fautes d’expé¬
rience ? La question ne paraît pas avoir jamais été posée.
Quoi qu’il en soit, Belgrand, qui avait grande confiance dans l’hydroti¬
mètre, a multiplié les mesures personnelles, notamment entre 1857 et 1860
sur l’eau du puits de Grenelle, et donné une courbe du degré hydrotimé¬
trique, qui varie entre 9°18 et 12°15. (voir fig. 52, p. 212).
Le degré hydrotimétrique et l’alcalimétrie des eaux albiennes sont très
variables dans le Bassin de Paris :
CHIMIE DE l’aLBIEN
205
Belgrand a en outre comparé la courbe des degrés hydrotimétriques avec
les courbes de la hauteur des cours d’eau, laquelle correspond approxima¬
tivement aux variations pluviométriques et, par conséquent, aux varia¬
tions dans les infiltrations.
Cet auteur a cru reconnaître que les maxima et minima de la courbe hy¬
drotimétrique étaient en retard de deux mois environ sur ceux de la courbe
des hauteurs des cours d’eau. (Voir chapitre XVI, p. 212.)
Actuellement, cette hypothèse paraît inadmissible et, si les coïnci¬
dences notées par Belgrand sont exactes, on doit penser que le décalage
est, non pas de deux mois, mais de « n » années 2 mois. Quant aux coïnci¬
dences avec des années plus ou moins pluvieuses, elles se seraient produites
par hasard.
Variations suivant les puits.
I. — Malgré l’imperfection de la méthode hydrotimétrique on peut
essayer de classer les puits d’après leur degré hydrotimétrique, qui varie,
pour la région parisienne, entre 7°4 et 16°.
Il semble qu’approximativement, le degré soit faible dans la région de
Saint-Denis, moyen dans la zone de Paris, plus élevé en aval (le maximum
de 16° est atteint par le puits de Poissy).
206
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
II. — Si l’on veut tenir compte de l’alcalimétrie (teneur évaluée en
C03Ca), on se heurte à d’autres difficultés. En effet, les résultats ne sont
nullement comparables, dans le département de la Seine et dans les autres
départements où la teneur est calculée tantôt en C03Ca tantôt en CaO.
D’autre part, on ignore toujours si l’on a dosé la magnésie avec la chaux,
ou séparément. Il faudrait refaire toutes ces analyses par le même procédé,
sinon dans le même laboratoire.
Ces réserves faites, si l’on classe les puits par teneur en C03Ca, on trouve
la répartition suivante :
Bougival . 138
Andrésy . 132
Maisons-Laffitte . 130
Ivry-Port . 125
Pantin (Blanchisserie Leduc). 132
Poissy . 125
Triel . 120
Le Pecq . 119
Orsay . 108
Viry-Chatillon . 58
Il faut ajouter :
Bucy-le-Long . 305
Amiens . 520
Vendôme . 111
Caudebec-lès-Elbeuf . 292
Ainsi, dans le synclinal de la Seine, la teneur en carbonate de chaux la
plus élevée est celle de l’eau du forage de Bougival, qui fournit des eaux
mixtes albiennes et infra-crétacées. Elle varie entre 132 et 119 mmg./litre
dans les forages albiens de la région parisienne, et s’élève à 292 dans les
puits de la Basse-Seine.
Dans le synclinal de l’Eure, le titre alcalimétrique est plus faible ; il
s’abaisse à 58 mmg./litre à Viry-Chatillon. Pour ceux du synclinal de
la Somme, leur salinité considérable les rend comparables à de véritables
eaux minérales.
Ces différences d’alcalinité viennent confirmer ce qu’avait appris l’étude
des débits : l’origine de l’eau est différente dans les divers synclinaux, et
on sera certainement amené à étudier au point de vue chimique les eaux
des zones d’affleurements pour expliquer ces divergences.
Teneur en magnésie.
Pour la teneur en magnésie, on possède une première série de rensei¬
gnements dus à Leroux (1935), qui a publié les chiffres suivants :
CHIMIE DE l’aLBIEN
207
Voici, en outre, un tableau des teneurs en magnésie relatives à diverses
eaux artésiennes :
En mg /litre
Paris (Butte-aux-Cailles) . 24,4
Nanterre . 12,3
Ivry (Richard Frères) . 3,2
Villeneuve-la-Garenne . 13,0
Pantin (Blanchisserie Leduc) . . 14
La Plaine-Saint-Denis . 16
Pantin (C. G. E.) . 15,3
Épinay-sur-Seine . 15,8
Orsay . 13,8
Viry-Chatillon . 10,5
Aulnay-sous-Bois . . . 10,3
Noisy-le-Grand . 12,9
Btjcy-le-Long . 10,8
Romorantin . 14,4
Vendôme . 24,5
Elbeuf . 30
Pont-de-l’Arche . 51
Ainsi la teneur en magnésie serait presque nulle à I’Isle-Adam, minime
à Eu (0,59), qui est tout près de la mer, de même qu’à Bucy-le-Long
(0,61), qui cependant donne une eau très minéralisée, et fait curieux à
Blomet (0,75).
Par contre, la magnésie abonde au Crotoy et à Amiens dans le synclinal
de la Somme, que Leroux pense en relation directe ou indirecte avec la mer.
On peut comparer ces millivalences en magnésium avec les millivalences
en chlore, leur parallélisme amène à croire que, dans les puits voisins de la
mer (Le Crotoy, Amiens et même Eu), le magnésium se trouve à l’état de
chlorure.
Mais comme d’autre part la magnésie est dans les roches beaucoup plus
rare que la chaux, on doit comme pour les sels de soude poser le problème
de leur origine.
Peut-être la mer, pour les puits voisins de la Manche, mais cette origine
est bien difficile à admettre pour les puits de l’intérieur, tels que Blomet.
y aurait-il donc des accidents magnésiens dans les Sables verts ? Cette
hypothèse n’est pas théoriquement à rejeter, mais elle n’a jamais été véri¬
fiée.
208
P. LEMOINE, R. HUMF.RY, R. SOYER
Il est bien plus probable que la magnésie, dont la teneur moyenne est
de 10 à 16 mmg /litre dans l’eau albienne des fosses profondes de la région
parisienne, provient de la décomposition de la glauconie si abondante dans
toute la masse des sables albiens. La glauconie offre une teneur en MgO très
variable, mais qui peut atteindre 5% ; elle se décompose en présence d’eaux
agressives, dans certaines conditions (L. W. Collet, 1907), et la potasse
l’abandonne la première ; elle est suivie par le carbonate de chaux et les
oxydes de fer. Or, les grains sableux sont souvent recouverts d’un enduit
rougeâtre d’oxvde de fer, provenant très probablement de la dissolution
de la glauconie. On connaît d’ailleurs quelques gisements de fer oxydé
formé aux dépens de la glauconie, par exemple le gite infra-crétacé de
Grandpré dans les Ardennes (Cayeux, 1906).
On constate par contre une faible teneur en magnésie ; 3,20 mmg /litre,
dans l’eau du puits d’IvRY-suR-SEiNE (Brasserie Richard Frères), qui capte
les eaux infra-crétacées. Ce fait s’explique parce que les sables du Crétacé
inférieur sont beaucoup moins glauconieux que ceux de l’Albien.
Enfin les nodules des sables albiens (à Amiens notamment) peuvent être
considérés comme causes indirectes de la production de magnésie.
En effet, les recherches de Cayeux ont montré que le phosphate des
roches sédimentaires n’est pas dû seulement à des restes de poissons et de
reptiles, peu producteurs de phosphates, mais qu’il est probablement dû à
des bactéries. En lumière infra-rouge, les phosphates décèlent ainsi des
quantités de bactéries en forme de sphérules, dont le diamètre varie de 1/2
(/. à 1 1 /2 ;j. (Cayeux, 1936 a).
Sulfate de chaux.
Quoique moins soluble que les sels de soude et de potasse, le sulfate de
chaux existe normalement dans les eaux souterraines à dose sensible :
Alluvions . 300 à 800 mg/litre
Sparnacien . 100 à 300 mg/litre
Craie . 100 à 150 mg/litre
Pour les eaux albiennes et infra-crétacées la teneur est beaucoup plus
faible :
Dans le synclinal de la Seine le minimum est de 13 mg/litre (Achères),
et le maximum de 68 mg/litre (Vernon-Steiner).
Dans le synclinal de l’Eure, la teneur est moyenne à Orsay avec 27,2
mg/litre.
Dans les autres synclinaux, la teneur est un peu plus forte : 37,9 mg/litre
à Bucy-le-Long, 56 mg/litre à Valençay.
Il n’existe pas de sulfate de chaux dans les Sables verts albiens et les
argiles encaissantes ou intercalaires ; l’air est nécessaire pour que s’oxydent
CHIMIE DE l’aLBIEN
209
les fossiles pyriteux souvent recouverts d’une croûte gypseuse, lorsqu’ils
ont séjourné pendant quelque temps à la surface des argiles. D’où provient
le sulfate de chaux ? Est-il un résidu de l’eau marine originaire ? Est-il
amené par des eaux infiltrées dans la zone perméable en contact avec le
Jurassique et le Primaire, d’après l’hypothèse de J. Delecourt (1938) ?
Existe-t-il des accidents gypseux, ou provient-il simplement des nodules
phosphatés si abondants dans quelques régions ? Il est impossible de se
prononcer entre ces diverses hypothèses. Mais on ne retiendra que la
teneur très faible des eaux en sulfate de chaux; ce sel n’intervient presque
pas dans la minéralisation de l’eau.
Bactériologie des eaux albiennes.
L’une des qualités principales des eaux albiennes profondes est leur
grande pureté bactériologique qui rend inutile toute épuration.
Une première indication est constante dans toutes les analyses :1a faible
demande en oxygène, nécessaire pour la réduction des matières organiques.
Elle dépasse rarement 0 mmg. 750, pour la région parisienne immédiate,
mais peut s’élever toutefois, dans quelques forages du Bassin de Paris,
situés à des profondeurs moins considérables, jusqu’à 1 mmg. 1 (Le Cou-
dray-Saint-Germer) et 2 mmg. 250 (Chatillon-sur-Indre). L’ammo¬
niaque n’existe pour ainsi dire jamais, ou à l’état de traces faibles.
L’examen bactériologique ne décèle que 25 à 60 germes microbiens par
litre au début de la mise en service des forages, mais elle tombe ensuite à un
chiffre moins élevé. Par ce nombre réduit de germes, les eaux des Sables
verts et du Crétacé inférieur se classent, soit dans les eaux très pures, soit
dans les eaux excessivement pures.
D’ailleurs les organismes microbiens se répartissent de la façon suivante :
Moisissures : Absence totale ou présence rare d’espèces banales : Levure
blanche, Levure rosée, Pénicillium glaucum.
Germes pathogènes : Absence dans toutes les analyses qui nous sont par¬
venues. En particulier, la recherche obligatoire du Bacterium Coli donne
toujours des résultats négatifs.
Germes liquéfiant la gélatine (suspects) ; toujours absents. Une seule
exception est relevée dans le tableau des analyses, où un forage a montré la
présence accidentelle du Bacillus fluorescens liquefaciens, germe vivant
dans les eaux croupies.
Germes banaux : Ils constituent, avec les moisissures, la totalité des espèces
microbiennes vivant dans les eaux. Les plus couramment observés sont
Micrococcus luteus, M. candicans, M. aquatilis, M. versicolor, Bacillus sub-
tilis.
Cette flore est inofîensive, et l’on peut considérer les eaux artésiennes
profondes comme bactériologiquement parfaites.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
14
210
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Contamination des eaux albiennes.
Les eaux albiennes peuvent-elles être contaminées, soit par la volonté
des hommes (malveillance, hostilités intérieures ou extérieures), soit par
accident (négligence, accident au matériel, chutes d’huile ou de chiffons
graisseux) ?
Il semble que la contamination en grand soit tout à fait impossible. Les
sables constituent un filtre si ténu et si compact que les germes ne pour¬
raient proliférer et que la nappe s’épurerait d’elle-même dans un délai très
court.
Dans les puits artésiens qui jaillissent encore, le résultat serait le même.
L’eau se renouvelle si vite dans le forage que, seule une tranche d’eau très
faible pourrait se polluer. La pression des eaux sortant des couches, jointe
à la présence des filtres, empêchera les germes de pénétrer plus avant dans
la nappe.
Pour les puits pompés il en serait peut-être différemment surtout après
un repos prolongé. La flore bactérienne trouverait là un milieu favorable
à une prolifération rapide : obscurité, température très propice : 27 à 32°.
Contre ce danger prévu depuis longtemps, toutes précautions ont été
prises ; lorsqu’un puits pompé est resté en repos pendant un certain temps
la première eau pompée est rejetée à l’égout, en quantité très supérieure à
celle qui pourrait être contaminée. La région parisienne, largement tribu¬
taire de l’eau artésienne, peut être complètement rassurée sur sa qualité.
La pureté des eaux albiennes et infra-crétacées et leur basicité (pLI =
7, 1 à 7, 9) les rend spécialement intéressantes dans l’industrie de la bras¬
serie. En effet les levures se développent plus rapidement dans les eaux
alcalines que dans les eaux acides. La levure de bière trouve un milieu
très favorable dans les eaux des nappes profondes ; les produits sont de
qualité supérieure, la fabrication est plus facile et le rendement meilleur.
CHAPITRE XVI
AGE ET DURÉE DU VOYAGE DE L’EAU
1. Deux erreurs a ne pas commettre.
Il n’est pas superflu, dès le début, d’énoncer deux vérités, qui sans doute
paraîtront trop simples. Pourtant la lecture de quelques travaux récents
rend cette précaution nécessaire :
1° Quand un réservoir est plein, il est impossible d’y ajouter une goutte
d’eau, et par suite l’eau y est immobile.
2° La vitesse de l’eau n’est pas une constante (comme la vitesse de la
lumière), mais elle varie avec les circonstances de son cheminement.
Si donc, la nappe des Sables verts n’a aucun exutoire, ni naturel, ni
artificiel, l’eau qu’elle contient est immobile et elle date de l’époque où
l’eau de pluie l’a remplie.
Quels pourraient être ces exutoires ?
D’abord la Manche. Depuis longtemps, on s’est demandé si la nappe des
Sables verts ne sourdait pas dans la Manche.
Grâce à de nombreux sondages, nos études stratigraphiques ne laissent
pas de doute à ce sujet. Non seulement la couche aquifère ne se déverse
pas dans la Manche, mais on peut, au contraire, craindre que par osmose,
ou plutôt par dépression, la salure de l’eau de la mer ne gagne l’eau douce
des Sables verts, car il a été reconnu d’une façon constante que les eaux,
même jaillissantes des puits voisins de la Manche, présentaient une teneur
non négligeable en chlorures (à Eu, 1 gramme de sel marin par litre), beau¬
coup plus forte qu’au centre du bassin.
Si malgré tout, il existait un exutoire de la nappe des Sables verts dans
la Manche, aucun calcul ne serait possible, car l’on ignorerait la forme de
la source (quasi ponctuelle linéaire ou superficielle, unique ou multiple),
ses dimensions et sa position, et encore, connaîtrait-on ces données, il
semble fort difficile que pour le calcul l’on puisse utiliser des renseigne¬
ments aussi complexes.
Mais, on a toute raison de croire que les seuls exutoires sont les puits
212
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
artésiens, pratiqués depuis cent ans : le puits artésien de Grenelle, rnis
en service en 1840, avait un débit de 900 mètres cubes par jour. Un
recensement récent — puits par puits — permet d’évaluer à 125.000m3
par jour le débit total actuel des puits artésiens de la région parisienne 1.
Donc, avant le creusement du puits de Grenelle, l’eau était sans vitesse et,
par suite, datait de l’époque géologique du remplissage de la nappe par la
pluie, si bien que l’eau, qui a été débitée par le puits de Grenelle, peut donc
à juste titre être qualifiée d’eau fossile.
D’autre part, il est évident que la vitesse de l’eau n’est pas plus cons¬
tante, quand elle traverse du sable que lorsqu’elle s’écoule à l’air libre. S’il
en était autrement, les études de l’hydraulique seraient merveilleusement
simplifiées...
2. Études de Belgrand.
Au cours de la séance du 28 mai 1861, de la Société Météorologique de
France (1861), p. 124, Belgrand a comparé le degré hydrotimétrique de
l’eau du puits artésien de Passy avec le niveau des rivières, qui coupent
l’affleurement des Sables verts, par exemple de la Barse à Troyes.
Le résultat de ses mesures est reproduit sur le graphique de la figure 1.
Fig. 52. — Variations du degré hydrotimétrique (Mesures de Belgrand (1857-1860).
1. Ce nombre est à rapprocher des estimations de M. Pattier, ingénieur à la C,e Ga|e des Eaux,
qui a trouvé que le débit moyen des puits forés récemment par sa Compagnie, était de 3.360 m3
par jour. Le débit trouvé ci-dessus correspond donc à 37 puits moyens, ce qui est de l’ordre des
grandeurs admissibles.
AGE ET DURÉE DU VOYAGE DE l’eAU
213
Belgrand, croyant avoir reconnu que les deux mesures variaient simul¬
tanément, moyennant un décalage de deux mois, concluait : « Les eaux
d’infiltration parcourent donc en deux mois environ l’espace compris
entre les points d’affleurement de la craie inférieure et Paris ».
La méthode de Belgrand appelle les plus expresses réserves :
1° Belgrand donne le degré hydrotimétrique à 1/100 près. Or, malgré le
soin que l’on peut prendre (Belgrand, très consciencieux, a effectué lui-
même ses essais pendant quatre ans), il est reconnu qu’on ne peut guère
actuellement attendre une précision supérieure à un degré, et ceci au prix
de précautions minutieuses, dont on n’avait pas idée au temps de Belgrand.
2° D’autre part, aurait-on des déterminations rigoureuses (par une ana¬
lyse chimique exacte, ou une mesure du pH),la méthode ne saurait donner
de résultats. Si l’eau des rivières s’engouffrait aux affleurements, elle se
mélangerait avec la masse d’eau, le « stock » d’eau, que renferme la couche
aquifère, laquelle est supérieure à cent milliards de mètres cubes. Il est
bien évident qu’une infiltration de 120.000 m3 par mois (débit à cette
époque des puits de Grenelle et de Passy), soit un millionième, ne sau¬
rait affecter la salinité de la masse totale de l’eau.
3° En admettant qu’un décalage de 2 mois ait été réellement constaté,
on ne saurait discerner (le phénomène des crues étant à période annuelle),
si le décalage est 2 mois ou 14 mois ou 26 mois.
Enfin 4° ce décalage de 2 mois a été obtenu par un examen superficiel,
sans recourir à une vérification mathématique de la coordination. Si l’on
refait les calculs, on s’aperçoit que la meilleure coordination est obtenue
par des décalages de 3, 8, 13 et 24 mois.
On ne peut donc absolument rien retenir des travaux de Belgrand ;
sinon l’exemple d’une probité exemplaire dans l’observation, mais mal
utilisée par le désir de résultats trop rapides.
3. Hypothèses du calcul.
On examinera d’abord les hypothèses qui sont indispensables puisqu’on
ne connaît encore que très imparfaitement la géométrie de la couche aqui¬
fère ; et on rappellera que ces calculs n’ont d’autre objet que de fixer
des ordres de grandeur.
A la couche réelle des Sables verts albiens, on substituera une couche fic¬
tive présentant les caractères géométriques suivants :
Forme : une surface conique évidée très aplatie (hauteur 700 à 800 mètres
pour un rayon de 175.000 mètres, soit une pente de 5 pour mille environ).
Épaisseur utile : 40 mètres au centre, 15 mètres aux affleurements.
Porosité (rapport du vide au plein) : 20 °/0.
Longueur des affleurements (de Vervins à Bourges) : 400.000 mètres.
Distance moyenne du puits aux affleurements (moyenne des rayons
214
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
vecteurs tracés depuis Paris jusqu’au milieu des affleurements) D =
175.000 mètres.
On supposera en outre, le sable uniforme, donc opposant la même résis¬
tance au passage de l’eau aux affleurements et dans le centre du bassin.
Ces hypothèses, si elles sont plus simples que la réalité, ne sont cepen¬
dant pas de nature à infirmer les résultats du calcul. Comme il s’agit d’une
surface considérable, lambeau découpé par les caprices de l’érosion dans
une couche beaucoup plus étendue au moment de son dépôt, on peut ad¬
mettre facilement que les accidents de structure sont, en gros, partout les
mêmes : passes argileuses et passes grésifiées notamment.
De même, les épaisseurs utiles admises sont bien les moyennes des épais¬
seurs mesurées au centre (40 mètres) et aux bords de la cuvette (15 mètres).
Beaucoup plus aventureuse est l’hypothèse que l’eau s’écoule d’une
façon uniforme à partir des affleurements. On peut objecter en effet que
les affleurements dans leur partie centrale sont plus étendus en surface et,
par conséquent, qu’ils reçoivent plus d’eau de pluie qu’à la limite nord à
Vierzon et à la limite sud à Bourges, et que cette hétérogénéité dans l’ali¬
mentation provoque une grande variété dans les parcours des filets d’eau.
D’autre part, la couche sableuse est loin d’être régulière : elle est frisée par
une série de synclinaux et d’anticlinaux dont les séparations constituent des
lignes d’inflexion qui ont subi de ce fait une plus grande compression : il
a pu être constaté directement, que les couches de sable sont souvent trans¬
formées en grès le long des lignes d’inflexion, si bien qu’il est probable que
ces lignes gréseuses opposent une résistance plus grande au passage de
l’eau. S’il en était ainsi, cette « indépendance des synclinaux » aurait pour
conséquence l’indépendance des bassins d’alimentation, par suite, chacun
d’entre eux serait rétréci d’autant.
Il serait facile d’effectuer pour chacun de ces cas d’hypothèse, des cal¬
culs, au demeurant assez simples. Mais il nous paraît vain de les exposer
en détail, car ils aboutissent tous à des ordres de grandeur analogues et
ne sauraient modifier les conclusions.
4. Volume de la couche fictive et de l’eau qu’elle contient.
Il est aisé de calculer le volume utile de la couche de sable. En l’assimi¬
lant à un prismatoïde, son volume est égal à :
1
- (40 m. -f 15 m. X 2 )x 175.000 m. X 400.000 m.
= 812 milliards de mètres cubes de sable.
Pour une porosité de 20 %, elle recèlerait donc environ 162 milliards de
mètres cubes d’eau.
AGE ET DURÉE DU VOYAGE DE l’eAU
215
5. Durée du voyage de l’eau.
La durée du voyage de l’eau, depuis les affleurements jusqu’au puits, est
facile à évaluer, tout au moins en ordre de grandeur, sans qu’il soit besoin
de connaître dans le détail les variations de la vitesse le long du parcours.
Connaissant le volume de l’eau et sa vitesse d’écoulement à l’orifice, une
simple division donne la durée nécessaire à son évacuation.
Cette durée de voyage est inversement proportionnelle au débit.
Comme il a été observé plus haut, l’eau restait immobile dans sa couche
de sable, avant le percement du puits artésien de Grenelle.
Dès le premier puits foré, chaque molécule d’eau jaillissant en aval est
remplacée par la molécule d’eau voisine située en amont et, ainsi de proche
en proche, en vertu de la loi de continuité deBernouilli, jusqu’aux affleure¬
ments.
Si le puits de Grenelle était resté seul indéfiniment, il aurait amené au
jour toute l’eau primitive de la couche aquifère en un temps égal au quo¬
tient du volume d’eau par le débit, soit :
162.000.000.000 m3 : 900 m3/j.
= 180 millions de jours ou environ 500.000 ans.
Le débit actuel, 125.000 m3/j, étant environ 140 fois celui du puits de
Grenelle seul, réduit la durée du voyage de l’eau dans la même proportion.
Ce débit renouvellerait la réserve d’eau en 3.500 ans environ.
Ces résultats peuvent être consignés dans le tableau suivant :
6. Vitesse df. l’eau aux divers points de son parcours.
S’il est relativement facile d’évaluer grosso modo la durée totale du
voyage de l’eau depuis les affleurements jusqu’aux puits artésiens, et par
suite sa vitesse moyenne, il est presque impossible de calculer sa vitesse
instantanée en chaque point.
Mais si pour la commodité du calcul, on suppose que les filets d’eau se
dirigent en ligne droite depuis chaque point de l’affleurement jusqu’à un
216
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
point moyen situé à Paris, le calcul redevient facile : les surfaces d’égale
vitesse sont des secteurs cylindriques, et la vitesse instantanée de chaque
molécule d’eau est inversement proportionnelle à sa distance de l’exutoire
Dans ce cas, un calcul intégral facile permet de relier la vitesse en chaque
point à la vitesse moyenne calculée plus haut.
Mais le parcours de l’eau, sûrement plus complexe, est inconnu. Si on
peut admettre qu’au sortir des affleurements, l’eau suit un chemin radial,
on est également sûrs qu’à un certain point de leur parcours, les filets
d’eau s’incurvent et parviennent au tubage de chacun des puits et sous
tous les azimuths.
Le temps du voyage de l’eau dépend donc non seulement du nombre des
puits, mais de leurs débits et de leurs positions respectives. Les surfaces
traversées au voisinage des puits sont beaucoup plus grandes que le sec¬
teur de cylindre défini plus haut ; la vitesse de l’eau est donc plus faible et
le temps total du parcours plus long.
On peut cependant étudier avec plus de détail la vitesse de l’eau dans le
tubage, au bas du tubage, à quelques mètres du tubage et enfin aux affleu¬
rements.
Vitesse d’ ascension de l’eau.
Belgrand (1861) a calculé que la vitesse de l’eau dans le puits de Passy
(diamètre de 0 m. 70) ne dépassait pas 0 m. 50 par seconde.
La vitesse est plus grande dans les puits modernes au diamètre de 0 m. 305.
Pour le puits d’AuLNAY-sous-Bois, le débit de 250 m3 à l’heure, à fin 1933,
correspond à une vitesse de remontée d’environ 1 mètre par seconde, soit
environ 3.600 mètres à l’heure.
Vitesse de l’eau à la base du tubage.
On peut prendre encore l’exemple du forage d’AuLNAY-sous-Bois. Dans
cet ouvrage, profond de 827 mètres, les Sables albiensont 69 m. 34 d’épais¬
seur, mais la présence de bancs argileux et de couches gréseuses stériles
réduit la zone captante à 60 mètres. La crépine extérieure d’un diamètre
de 0 m. 305 est munie de perforations verticales, sur environ 1/5 de sa sur¬
face. Le débit de 250 m3 à l’heure correspond à une vitesse, à la crépine de
1 mm. par seconde. Dans la traversée des fentes et du massif de gravillons,
placé entre la crépine extérieure à fentes et la crépine intérieure à per-
siennes, la vitesse est au moins cinq fois supérieure, elle atteint donc envi¬
ron 5 mm. à la seconde.
Vitesse de l’eau à quelques mètres du tubage.
On peut examiner deux cas extrêmes :
a) Le tubage n’a pas de crépine ; l’eau afflue par son orifice circulaire
de base : les surfaces d’égale vitesse sont des sphères et des zones sphériques.
AGE ET DURÉE DU VOYAGE DE l’eAU
217
b) Le tubage est crépine sur toute la hauteur de la couche aquifère : les
surfaces d’égale vitesse sont des cylindres.
Un calcul simple démontre que les deux hypothèses n’apportent que
des différences insignifiantes, et qu’il suffit d’adopter la seconde hypothèse,
analytiquement plus simple.
Dans cette supposition, les surfaces d’égale vitesse sont des cylindres
ayant pour hauteur l’épaisseur de la couche aquifère (soit 40 mètres) ; la
vitesse des molécules d’eau varie en raison inverse de leur distance à l’axe
des tubages. On trouve ainsi (pour une couche de 40 m. à la porosité de
20 % et pour un débit de 6.000 m3/j.) les résultats suivants :
Distance . 1 m. 10 m. 100 m. 1.000 m.
Vitesse intergranulaire de
l’eau, par jour . 120 m. 12 m. 1 m. 20 0 m. 12
Durée du parcours . 12 minutes 20 heures 83 jours 23 ans
On voit l’extrême lenteur du cheminement de l’eau. A quelques mètres
du tubage, l’eau artésienne ne chemine pas plus vite que dans les filtres
à sable pour l’épuration industrielle de l’eau. A quelques dizaines de mètres,
la vitesse devient beaucoup plus faible.
V itesse aux affleurements.
Il n’est pas possible de calculer exactement la vitesse de l’eau au milieu
de son parcours, puisque, comme nous l’avons dit, on ignore la forme des
surfaces d’égale vitesse. Mais aux affleurements, le calcul présente plus de
certitude.
Ce calcul est important. En effet, pour que l’eau de pluie puisse alimen¬
ter les forages d’une façon continue, encore faut-il qu’elle puisse pénétrer
par les affleurements. C’est ici que peuvent servir les mesures de pénétra¬
tion de l’eau faites par plusieurs auteurs, et notamment par F. Dienert.
(1931-1934).
Les évaluations données d’autre part démontrent que sur les 94.368 hec¬
tares d’affleurement horizontal des Sables verts tombe une hauteur de pluie
d’hiver de 458 mm., soit au total 431.000 m3 d’eau. Comme les puits arté¬
siens débitent 125.000 m3/j. (soit 45.625.000 m3/an), on voit qu’il suffit
pour réapprovisionner la nappe qu’il ne s’infiltre qu’un dixième des pluies
d’hiver, car
431 . 000 . 000 : 45 . 625 . 000 = 9,5 » f0
Or, le pluviomètre souterrain de Dienert a toujours donné des péné¬
trations beaucoup plus grandes.
D’autre part, la vitesse de cette pénétration est elle-même suffisante.
Pour alimenter les puits, l’eau infiltrée doit avoir (pour une porosité de
20%) une vitesse intergranulaire égale à :
218
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
45 . 625 . 000 m3/an
943 . 680 . 000 mq X 0,20
= environ 25 cm. par an
Cette vitesse nécessaire est très inférieure à celle que l’on connaît dans
les cas analogues : 0 m. 40 par jour mesurés dans les Sables de Fontaine¬
bleau par Maynard (1937 o), par exemple ; ou 0 m. 12 par jour observés
dans les Sables verts eux-mêmes à leur affleurement de Montiéramey,
par l’un de nous (Soyer).
7. Conclusion.
Quelle que soit la part obligatoire des hypothèses dans ces calculs, ils
ont l’avantage de fixer sur l’ordre de grandeur d’un phénomène fort impor¬
tant : la vitesse de l’eau dans les Sables verts de la couche albienne.
Qu’on augmente ou diminue l’imperméabilité des couches, ou leur épais¬
seur, qu’on rétrécisse la surface des bassins d’alimentation, on diminuera
ou on augmentera les durées dans des rapports de 1 à 4, par exemple, mais
dans tous les cas les vitesses resteront extrêmement faibles (de quelques
millimètres à quelques mètres par an) et les durées de voyage incroyable¬
ment longues (de quelques milliers à quelques centaines de milliers d’an¬
nées), incomparablement plus longues que la durée de la vie humaine et
des projets actuels des hommes.
Cette considération exclut donc l’idée séduisante d’intervenir par des
moyens humains dans le débit de la nappe, autrement qu’en interdisant
d’y puiser sans discernement.
On s’est souvent posé en effet le problème de la réalimentation de la
nappe artésienne. Sans discuter tous les facteurs du problème, l’étude pré¬
sente donne immédiatement une réponse négative sans intérêt dans l’état
actuel de la civilisation.
Si, en effet, l’on perçait un puits absorbant à une centaine de kilomètres
de Paris et que ce puits mis en charge suffisante, pût débiter dans la nappe
une quantité d’eau appréciable, cette eau arriverait bien un jour à la capi¬
tale : mais dans un temps qui ne saurait être inférieur à plusieurs milliers
d’années.
CONCLUSIONS GÉNÉRALES
La nappe albienne des Sables verts, connue dans le sous-sol de 22 dépar¬
tements du Bassin de Paris, est retenue captive dans un complexe de sables
et d’argiles, encaissés au toit par les couches bien continues de l’Argile du
Gault, au mur par une série argileuse infra-crétacée qui occupe à peu près
toute la superficie de la couverture albienne. Cependant, aux affleurements,
les Sables albiens transgressifs peuvent reposer, comme dans les Ardennes,
sur le substratum jurassique. Les Sables verts sont connus en affleurement
sur la lisière orientale du Bassin de Paris, où ils forment entre Hirson et
Bourges un arc de cercle de 430 km. de longueur ; ils recouvrent une super¬
ficie de 943 km2. Dans le Pays de Bray,les affleurements des Sables albiens
recouvrent 63 km2.
Les Sables albiens donnent des sols boisés, où les cours d’eau sont nom¬
breux ; leur faible perméabilité a déterminé l’existence de nombreux étangs ;
on y rencontre peu de localités importantes en raison du climat humide
et de la pauvreté du sol peu propice à la culture.
L’extension des Sables albiens vers l’Ouest et le Sud-Ouest est imprécise.
En Basse-Normandie l’Albien disparaît en biseau sous le Cénomanien, et
en Touraine les Sables cénomaniens remplacent les Sables verts au point
de vue hydrologique. Ceux-ci diminuent considérablement d’épaisseur
dans l’Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher.
Le centre du Bassin parisien est maintenant bien connu jusqu’au Cré¬
tacé inférieur. L’Albien, en particulier, a été atteint ou traversé par de
nombreux puits. Pour l’ensemble du bassin on a pu recueillir les coupes
de 288 forages ou sondages, dont 109 aux Sables verts, situés pour la plu¬
part dans les départements limitrophes de la vallée de la Seine.
Apports a la nappe.
Les apports à la nappe sont constitués uniquement par les eaux de pluie ;
l’apport, des cours d’eau et du ruissellement est pratiquement nul. Il ne
semble pas que l’eau marine rentre actuellement dans la nappe albienne,
mais de nouveaux puits, abaissant trop bas le point de charge, peuvent
220
P. LEMOINE, R. HUMEHY, R. SOYER
devenir un danger. Les siphonages souterrains peuvent s’exercer dans les
zones où l’Albien est transgressif sur le Jurassique, mais cet apport est
limité par la faible perméabilité des grès verts.
Sorties de la nappe.
Les sorties d’eau sont importantes ; de nombreuses sources naissent
dans les Sables verts et rejettent les eaux pluviales dans le réseau hydro¬
graphique très près de leur zone d’infiltration. Les pertes sous-marines ne
s’effectuent plus à notre époque ; les déperditions d’eau par le toit argi¬
leux des Sables verts sont nulles. Les failles colmatées ne montrent aucune
ligne de sources permettant de déceler des communications entre l’Albien
et les autres étages. Par contre, les failles déterminent des compartiments
très indépendants où la nappe albienne offre une mise en pression impor¬
tante (Incarville).
Les sorties d’eau sont surtout dues aux forages artésiens ; leur débit
actuel, calculé au sol, ne dépasse pas 125.000 m3 par 24 heures. Toutefois,
certains ouvrages anciens, avariés, peuvent perdre une partie de leur débit
dans les terrains plus récents s’ils sont fissurés ou perméables. Les forages
mixtes, captant deux ou plusieurs nappes, ne provoquent pas de déperdi¬
tion des eaux par absorption d’une nappe par une autre ; dans ce cas les
débits s’ajoutent lorsque les puits sont jaillissants et le point de charge se
relève dans les puits pompés.
Température des eaux artésiennes.
Les eaux souterraines ont une température élevée, en relation directe
avec la profondeur. On admet qu’elle augmente de 1° tous les 30 mètres
environ. Les eaux albiennes sont tièdes : 27 à 35° suivant la profondeur
où elles sont situées. Toutefois des anomalies ont été constatées : tantôt
le degré géothermique est plus faible que la moyenne (Pressagny-l’Orgueil-
leux), tantôt il est plus fort (Nanterre) ; dans certains endroits on peut
attribuer parfois ces exceptions aux conditions tectoniques locales, mais,
dans la plupart des cas, cette cause ne peut être invoquée. Des prises de
température, effectuées dans quelques forages de la région parisienne, à
diverses reprises, ont montré que la température de l’eau du puits s’abaisse,
donc que le degré géothermique augmente, quand le débit diminue.
Le degré géothermique, qui était de 33 m. 20 en 1841 pour le puits de
Grenelle, est passé à 45 m. 45, en 1936, dans le forage de la Compagnie géné¬
rale des Eaux à Pantin. La température des eaux s’abaisse donc dans l’Al¬
bien, en fonction du temps.
Les eaux qui arrivent au sol naturellement, grâce à leur force ascension-
CONCLUSIONS GÉNÉRALES
221
nelle naturelle, ou artificiellement par pompage, n’ont pas eu le temps de
s’élever à la température correspondant à la profondeur où elles circulent.
C’est l’un des signes de la « fatigue » de la nappe albienne.
Niveau statique.
Parallèlement à l’accroissement du degré géothermique, on constate
un abaissement considérable du point de charge, qui de -f- 126 en 1841,
est tombé à -)- 32,00 en 1936, dans le Synclinal de la Seine.
On peut concevoir l’individualité hydrogéologique des grands syncli¬
naux dont les points de charge s’établissent à des cotes très différentes. Le
maximum d’abaissement se produit dans les fosses profondes, très ponc¬
tionnées, où la perte de charge atteint son maximum, et l’on doit, pour
maintenir les débits, opérer des pompages intensifs, en abaissant toujours
davantage le niveau d’aspiration des engins d’exhaure.
La perte de charge.
La perte de charge est un facteur important dans la baisse des points
de charge des puits artésiens de la nappe albienne, mais d’autres causes
interviennent, les unes relatives au gîte (porosité des sables, lentilles argi¬
leuses, passées solides, colmatage par entraînement des parties argileuses,
etc.), les autres d’ordre technique (procédés de forage, méthodes de cap¬
tage, massifs captants naturels ou artificiels, crépines, etc.).
La circulation de l’eau dans les sables ne s’opère qu’avec une extrême
lenteur, et bien que les sorties d’eau annuelles par les puits artésiens soient
inférieures en volume aux rentrées théoriques, le débit décroît de plus en
plus, et l’ouverture de tout nouveau puits influence d’une façon sensible
l’ensemble des ouvrages précédents. De plus la théorie courante des puits
artésiens semble insuffisante pour expliquer les anomalies constatées dans
le régime de certains puits.
Caractères physiques des sables.
Les Sables verts sont siliceux ; le quartz constitue une grande partie de
la masse et on trouve, en proportion variable, de la glauconie, de l’oxyde
de fer magnétique, de l’argile, du mica et quelques rares feldspaths. Acces¬
soirement on rencontre des nodules phosphatés. Pratiquement le carbo¬
nate de chaux n’existe pas.
Les Sables albiens ont une porosité plutôt faible (moyenne de 20% envi¬
ron) ; une finesse moyenne (entrefil probable moyen de 0 mm. 20) ; hété-
222
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
romorphes, ils comportent généralement une fraction dominante qui se
répartit dans les grains dont le diamètre varie de 0 mm. 150 à 0 mm. 177
et qui peut dépasser 78 °/0 de la masse. Cette fraction joue un rôle impor¬
tant au point de vue hydrogéologique ; la fraction la plus fine, toujours
faible proportion (moins de 15 °/0) peut être entraînée sans inconvénient.
Quant à la partie argileuse, qui peut atteindre 20 % de la masse, elle joue
un rôle empêchant, très net ; elle est toujours importante dans les échan¬
tillons de faible porosité.
La composition chimique des Sables verts conditionne celle des eaux
albiennes, faiblement minéralisées et légèrement basiques, dont le degré
hydrotimétrique est compris entre 6 et 16 d. On y rencontre en proportion
variable mais toujours faible, du chlorure de sodium, du carbonate de
soude, des sels de potassium. Le titre alcalimétrique est toujours faible,
sauf dans certaines eaux provenant de forages établis sur le littoral ou dans
le synclinal de la Somme où l’on peut invoquer une diffusion des sels marins.
La chaux, la magnésie sont peu abondantes dans les forages exécutés à
l’intérieur du Bassin de Paris. La teneur en sulfate de chaux est toujours
faible. Au point de vue bactériologique, l’Albien donne des eaux parfai¬
tement pures.
On aura remarqué que n’ont pas été traitées certaines questions sur
lesquelles divers hydrologues se sont étendus. On n’a pas tenté d’évaluer
avec précision le cubage total de la nappe, car cette opération ne con¬
duirait probablement à aucun résultat acceptable. Malgré le nombre
important de forages connus, leur répartition n’est pas assez satisfai¬
sante pour qu’on puisse tenter un rattachement direct entre la région
bien connue de Paris et les affleurements les plus proches (ceux de
l’Aube), car il existe un hiatus de 150 km. sans forages où l’on ignore le
comportement de l’Albien. De même, les limites nord et ouest sont encore
trop imprécises et l’on ne peut estimer avec exactitude la valeur spéciale
de la zone albienne.
D’ailleurs, même si cette notion était connue d’une manière satisfaisante,
elle ne conduirait à aucun résultat positif, car la granulométrie des Sables
verts est encore peu étudiée. Les coefficients publiés sont trop peu nom¬
breux pour une formation géologique aussi étendue que l’Albien.
Dans l’ensemble la nappe albienne ne constitue pas véritablement un
système aquifère particulièrement remarquable, car son débit actuel, estimé
à 125.000 m3 par 24 heures, ce qui est probablement un peu au delà de la
vérité, correspond à un débit quotidien de 2 m3 par km2, vraiment faible
pour une nappe théoriquement réalimentée ; et il apparaît dès maintenant
qu’aucune infiltration importante ne se produit à l’amont de la nappe
albienne.
La question de la réalimentation de la nappe a été soulevée par l’un de
nous (Paul Lemoine, 1937) qui croit cette opération possible à l’époque
actuelle. On ne peut infirmer cette conception à laquelle toutefois ses col-
CONCLUSIONS GÉNÉRALES
223
laborateurs (R. Humery et R. Soyer) ne se sont pas ralliés. Il est d’ailleurs
curieux de souligner à ce sujet que les partisans de la perte de charge envi¬
sagée comme seul facteur de l’abaissement du débit général de la nappe,
sont des adversaires résolus de la réalimentation de celle-ci.
En réalité, dans les conditions actuelles, les Sables albienssont pratique¬
ment imperméables ; les eaux qui parviennent à s’infiltrer actuellement
suffisent à peine à assurer le mouillage des sables qui constituent les affleure¬
ments. On puise dans une nappe qui s’est remplie à une échelle de temps
géologique et on la vide à une échelle de temps humaine. Le temps néces¬
saire pour qu’un puits de type artésien passe au type pompé ne dépasse
guère 20 années, ce qui n’est qu’un moment très court de la vie du globe,
alors qu’il faut à la goutte d’eau, qui traverse les grès verts, un temps con¬
sidérable pour atteindre les fosses profondes du Rassin de Paris, se miné-
raliser et s’élever à la température correspondant au degré géothermique
moyen du Bassin parisien.
Une autre question se pose. Si de nos jours l’approvisionnement de la
nappe n’est plus possible, à quel moment a pu s’opérer le remplissage de
la nappe albienne ? On a répondu partiellement à cette question (chapitre
XI) ; il est certain que l’on n’a plus affaire aux eaux marines originales
de l’Albien, qui se sont vidées, au Quaternaire ancien, à la période pré¬
cédant l’abaissement de la Manche, dont l’amplitude négative a atteint de
30 à 60 mètres.
La disposition des affleurements albiens montre, au delà des affleure¬
ments actuels, un certain nombre de lambeaux isolés, d’outliers, séparés
des premiers par des vallées profondes, et nous rappellerons à ce sujet qu’un
système hydrographique important jalonne les affleurements avant de les
traverser. Quel était le régime de ce système au quaternaire ? Il est en
partie connu d’après les travaux de Denizot (1917-1919-1921-1929) qui,
dans une série d’études, a indiqué que la pénéplaine supérieure du bassin
de Paris s’élevait vers l’altitude moyenne de 200 m. et montait jusqu’à
300 m. en Puisaye. Les fleuves avaient alors un régime différent et leurs
alluvions s’étageaient successivement à 70, 50, 25, 15 et 10 mètres au-dessus
de l’étiage actuel. Dans la plus grande partie de la zone des Sables verts,
une élévation de 25 mètres du plan d’eau des rivières suffisait pour recou¬
vrir, immédiatement après le stade de décapage intermédiaire entre le
niveau des plateaux de 50 mètres et celui de haute terrasse de 25 mètres,
la totalité des affleurements de Sables verts. Au Chelléen (terrasse de 15
mètres), une grande partie de ceux-ci étaient encore sous les eaux. A cette
période, la nappe aquifère recouvrant les Sables albiens était suffisam¬
ment importante, en quantité et en pression, pour imprégner complète¬
ment les affleurements qui étaient beaucoup plus développés qu actuellement.
On est donc parfaitement en droit d’appliquer le terme d’eau fossile à une
eau infiltrée entre la fin du Pliocène et la période monastirienne.
Quand paraîtront ces lignes, la nappe albienne aura disparu, en temps
224
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
que nappe artésienne. Cent années à peine auront suffi pour faire de cette
collection d’eau souterraine, que l’on croyait inépuisable, une nappe sim¬
plement ascendante, soumise à la règle des eaux pompées. Faut-il le regret¬
ter ? Certainement pas, car elle a fourni depuis la première ponction d’EL-
betjf, un débit qui a rémunéré largement les dépenses engagées pour son
exploitation, malgré les mécomptes survenus dans plusieurs ouvrages.
Mais son exemple doit servir pour les autres nappes aquifères et pour les
eaux souterraines des formations non sableuses. Les discussions qu’elle a
suscitées ne resteront pas stériles, les problèmes qu’elle a soulevés ne demeu¬
reront pas sans solution. Son exemple a montré à tous les hommes inté¬
ressés, à un titre quelconque, aux questions d’hydrologie souterraine, que
l’étude des nappes profondes, est devenue une nécessité de plus en plus
pressante et, nous serons heureux si nous avons pu apporter notre con¬
tribution à cette œuvre nationale.
LISTE ALPHABÉTIQUE
DES COUPES DE FORAGES
CLASSÉES PAR DÉPARTEMENTS
Mémoires du Muséum, nouvelle série.
T. XI.
15
AISNE
Bergues -sur - Sambre .
Forage exécuté en 1898, par Portet, à la Laiterie de Bergues.
Cote du sol : + 160.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Avant-puits.
15 m. (+ 160 à + 145)
1 15.00 + 145.00 15.00 Puits maçonné : 1 .20.
Turonien et Cénomanien ( pro parte).
34 m. 45 ( + 145 à + 110.55)
2 49.45 + 110.55 34.45 Marne verdâtre argileuse très sèche avec
pyrites.
Cénomanien.
sur 35 m. 05 (+ 110.55 à + 75.50)
et noirs.
Le niveau statique s’est établi à 12 m. 70 de l’orifice (ait. : -f- 147.30).
En pompage, avec une dénivellation de 20 m. (niveau dynamique à
+ 127.30) on obtenait un débit horaire de 4 m3 500.
AISNE
229
Aptien.
sur 1 m. 80 (— 584,70 à — 586.30)
26 630.30 — 586.30 s.1.60 Argile noire bleuâtre.
Ce forage a fourni au sol (ait. : -)- 44) le débit horaire de 430 m3, soit
10.300 m3 par 24 heures Le débit a même atteint 450 m3 /heure vers le
15 juin 1935.
Des essais de débit effectués à des hauteurs différentes au-dessus du
sol, par la Société Layne-France, ont donné les résultats suivants :
Le niveau statique a pu être calculé d’après ces observations. Il s’établit
à la cote + 116.20.
La température de l’eau est : 30°4.
Fig. 53. — Graphique des essais de débit du forage de Bucy-le-Long.
(Communiqué par la Société Française de Forages Layne-France) .
230
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Analyse de l’eau du puits artésien de Bucy-le-Long
FAITE PAR M. DlMITRI.
Analyse chimique :
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes par litre d’eau :
/ . „ , t Solution acide . 0.875
Évaluation de la ^ n 0X^Sene ^ Solution alcaline . 0.875
matière organique j 2° En C204H2 \ Solution acide . 6.895
' + 2 H20 j Solution alcaline . 6.895
Azote ammoniacal . traces
Azote organique . 0
Nitrites . 0
Nitrates, en N03H . 0
Acide phosphorique, en P04H2 . 0
Acide sulfurique, en SO3 . 133.7
Chlorure de sodium, en NaCl . . . , . 42.0
Chlore correspondant (Cl) . 25.5
Analyse minérale :
Résidu à 110° . 624.0
Résidu après calcination . 562.0
Perte au rouge . 62.0
Silice, en SiO2 . 36.0
Chaux, en CaO . 15.6
Magnésie, en MgO . 10.8
Acide sulfurique, en SO3 . 133.7
Acide nitrique, en N03H . 0
Chlore, en Cl . 25.5
Fer, en Fe203 . 0.2
Composition probable :
Silice en SiO2 . 36.0
Sulfate de chaux en S04Ca . 37.9
Carbonate de chaux, en C03Ca . 0
Sulfate de magnésie, en S03Mg0 . 32.4
Chlorure de sodium, en NaCl . 42.0
Nitrate de chaux, en (N03)2Ca . 0
Sulfate de soude, en S04Na2 . 159.3
Carbonate de soude, en C03Na2 . 322.2
Fer, en Fe2Os . 0.2
AISNE
231
Hydrotimétrie et Alcalimétrie :
Degré hydrotimétrique total . 4.5 d
Alcalimétrie . 304.0
Concentration en ions-hydrogène, pH . 8.2
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 18 germes par cm3. La numération
est effectuée 20 jours après l’ensemencement.
Spécification. — Levure blanche ; Micrococcus luteus ; Bacillus mesen-
tericus ruber.
Recherches spéciales sur 110 cm3: Bacilles putrides et Coli, négatives.
Conclusion. — Eau reconnue comme minérale, sulfatée et carbonatée,
sodique faible, ne répondant pas à une eau d’alimentation courante.
Très pure au point de vue bactériologique.
Bibliographie. — Société des Sucreries et Distilleries du Soissonnais
(1934) ; Leroux et Pruvost (1935) ; N... (1935).
Estreux.
Forage exécuté par Bregi.
Cote du sol : + 140 environ.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions.
12 m. (+ 140 à + 128)
Carbonifère.
sur 200 m. (+ 40 à — 160)
10 300.00 — 160.00 200.00 Pierre bleue de Tournai.
Voir : Dollfus (1890) ; Hermary (1904) ; Paul Lemoine (1910).
232
P. LEMOINE, R. HUMER Y, R. SOYER
Étréaupont.
Forage exécuté en 1931 par la Société Auxiliaire des Distributions d’Eau,
pour le compte de la commune.
Cote du sol : -f- 223.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Limons et Argile a Silex.
7 m. ( + 223 à + 216)
Albien.
12 m. 50 ( + 143.50 à + 131)
12 92.00 + 131.00 12.50 Marne bleue avec calcaire gris, pyrites,
sables verts, cailloux noirs, calcaire blanc,
parcelles de bois, etc.
Aptien-Barrémien.
5 m. 30 (+ 131.00 à + 125.70)
13 97.30 + 125.70 5.30 Marne grise bleuâtre.
Néocomien (Aachénien).
15 m. 70 (+ 125.70 à + 110)
14 113.00 + 110.00 15.70 Sables verts argileux, pyriteux.
Jurassique (Bathonien ?).
sur 29 m. (+ 110 à + 81)
15 142.00 + 81.00 29.00 Calcaire blanc tendre avec grains de sables
verts.
AISNE
233
Le niveau statique s’est établi à 82 m. de profondeur (ait. : 141).
En pompage, avec une dénivellation d’environ 6 mètres (niveau de pom¬
page à -f- 135) on obtenait un débit horaire de 6 m3, soit 144 m3 par
24 heures.
Analyse chimique d’eau,
faite par l’Institut Pasteur. Lille.
Date d’arrivée : 24-12-31. — Échantillon n° 4049.
Provenance : Etréaupont (Aisne).
Forage communal, hameau entre deux bois.
Limpidité au repos . limpide
Réaction . légèrement alcaline
Odeur . nulle
Degré hydrotimétrique total . 38‘*
— — permanent . 19d5
en grammes par litre
Résidu sec à 110° ....'. . 0.578
Titre alcalimétrique (en C03Ca) . 0.235
Chlore des chlorures (en Cl) . 0.162
Acide sulfurique des sulfates en S04H2) . 0.038
Acide nitrique des nitrates . . 0 . 030
Acide nitreux des nitrites . néant
Chaux (en CaO) . 0.216
Magnésie (en MgO) . 0.012
Ammoniaque (en NH3) . néant
Matières organiques (en O) .
Dosage en solution acide . 0.0006
Dosage en solution alcaline . 0.0007
Interprétation des résultats de l’analyse : Eau plus minéralisée que celle
des autres forages mais néanmoins propre aux usages domestiques.
Lille, le 6 janvier 1932.
Le Directeur de l’ Institut Pasteur,
Signé : Marmier.
Analyse bactériologique d’eau
faite par l’Institut Pasteur. Lille.
Date d’arrivée : 24-12-1931. — N° d’ordre : 4050.
Provenance : Étréaupont (Aisne).
Forage, hameau entre deux bois.
Nombre de germes aérobies par c. c . 18
(Comptés par la méthode des plaques de gélatine nutritive
après 10 jours.)
234
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nombre de microbes liquéfiant la gélatine, par c. c . 4
Bacterium coli, par litre . néant
Sarcines . »
Bacillus fluorescens liquefaciens . »
Conclusion : Eau propre aux usages domestiques.
Lille, le 6 janvier 1932.
Le Directeur de l' Institut Pasteur,
Signé : Marmier.
Nota. — Nous exprimons nos vifs remerciements à M. le Maire d’Etréau-
pont, qui a bien voulu nous communiquer la documentation relative à ce
forage.
Guise.
Sondage exécuté pour le compte de M. Godin, en 1878.
Cote du sol : + 90.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sénonien.
37 m. (+ 90 à + 53)
1 0.00 + 90.00 37.00 Craie.
Turonien.
55 m. (+ 53 à — 2)
2 37.00 + 53.00 2.00 Marne bleue.
3 39.00 -f 51 . 00 3 . 00 Marne crayeuse.
4 42.00 + 48.00 50.00 Marnes bleues.
CÉNOMANIEN.
23 m. (— 2 à — 25)
5 92.00 — 2.00 17.00 Marnes plus blanches.
6 109.00 — 19.00 6.00 Sables verts. Pecten asper.
Albien.
15 m. (— 25 à — 40)
7 115.00 — 25.00 9.00 Marnes compactes à débris de coquilles.
8 124.00 — 34.00 6.00 Sables mouvants.
Crétacé inférieur.
36 m. (— 40 à — 76)
9 130.00 — 40.00 17.00 Grès verts, bleus et gris.
10 147.00 — 57.00 19.00 Argile avec rognons durcis et coquillages.
Oxfordien.
8 m. (— 76 à — 84)
11 166.00 — 76.00 8.00 Argile presque noire à Gryphea dilatata.
AISNE
235
Voir : Gosselet (1879 a); (1879 b) (feuille de Cambrai 1905) ; Dollfus
(1904 a) ; Hermary (1905) ; Paul Lemoine (1910).
La Capelle.
Sondage exécuté en 1877 pour le compte de M. Godin, industriel.
Cote du sol : -f- 220 environ.
Quaternaire et Nummuiitique.
14 m. (+ 220 à + 206)
236
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
de chaux à la base.
Néocomien.
2 m. (+ 131 à + 129)
9 89.00 + 131 12.00 Sable vert avec nodules roulés PO4 Ca.
10 91.00 + 129 2.00 Argile bleue.
Dévonien.
17 m. (+ 129 à + 112).
11 108.00 + 112 17.00 Schistes noirs.
Voir : J. Gosselet (1877, 78) (1882) ; Hermary (1904) ; Paul Lemoine
(1910).
Laon.
Forage exécuté vers 1830 à La Neuville-sous-Laon, au Dépôt de mend'-
Cote du sol : -f- 75 environ.
Thanétien.
sur 14 m. 40 (+ 75 à + 61.60)
Sables quartzeux percés sur 48 pieds.
Craie blanche.
sur 223 m. 80 (+ 61 .60 à — 162.20)
Le forage a été poussé à 304 m. de profondeur (ait. : — 229) sans sortir
de la craie.
Voir : d’Archiac (1833, p. 254 ; 1843, p. 317).
Oisy.
Forage exécuté en 1887-1889 par Portet, à la Sucrerie d’Oisy.
Cote du sol : -f- 147 environ.
Alluvions.
13 m. 00 (+ 147 à -f 134)
1 7.00 + 140.00 7.00 Puits maçonné.
2 8.40 + 138.60 1.40 Sable, gravier et cailloux.
AISNE
237
à Actinocamax plenus).
Le niveau statique s’est établi à 5 m. de l’orifice (ait. : -f- 142).
Pontruet.
Forage exécuté en 1892, par E. Lippmann et Cle, pour le compte de
M. Camus-Vieville.
Cote du sol : 75.
Alluvions et Sénonien.
sur 20.85 (+ 75 à + 54.15)
1 20.85 + 54.15 20.85 Avant-puits dans les alluvions et la craie
blanche.
Turonien.
sur 90 m. 62 (+ 54.15 à — 36.47)
238
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi à 1 m. 60 de l’orifice (ait. : -f- 73.40 env.).
Vailly-sur-Aisne.
Sondage de recherche effectué en 1904 par la Société Anonyme des
Anciens Établissements de Hulster, Faibie et C,e.
Sol à -f- 50.
Sparnacien.
18 m. (+ 50 à + 32)
AISNE
239
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
sur 10 m. 50 (— 341 à — 351 .50)
13 401.50 — 351.50 10.50 Calcaire et marnes vertes.
Aucun renseignement d’ordre hydrologique.
ARDENNES
Rethel.
Forage exécuté vers 1850.
sol : + 83.
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Crétacé supérieur.
Cénomanien et Gault.
Sables verts et Crétacé inférieur.
Voir : Meugy (1857) ; Imbeaux (1903), p. 89.
Ce forage n’a pas donné d’eau.
AUBE
Lusigny-sur-Barse.
Forage exécuté en 1937-38 par l’Entreprise P. Bachy : « Sondages,
Injections, Forages », pour le compte de la commune.
L’ouvrage est situé à l’extrémité ouest de la commune.
Cote du sol : -f- 125 environ.
Alluvions.
3 m. (+ 125 à + 122)
Le forage n’a rencontré qu’un très faible débit dans les sables verts
albiens. Le niveau statique de l’eau se tient à Om. 90 du sol (ait. : + 124.10).
En pompage, avec une dénivellation de 69 m. 60 (niveau de pompage à
-f- 54,50), on obtient un débit horaire de 0 m3 250.
Les travaux de forage continuent en vue de rencontrer des eaux dans
les couches plus profondes.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
16
242
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Montgueux.
Forage exécuté en 1936-1938 par les Fils de Lefèvre Frères, pour le
compte de la commune. Le forage est implanté au N. -O. de l’église.
Cote du sol : -f- 248.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
SÉNONIEN.
100 m. (+ 248 à + 148)
Turonien et Cénomanien.
190 m. (+ 148 à — 42)
Cénomanien (Marnes de Brienne).
110 m. (— 42 à — 152)
Albien (Gault)
45 m. (— 152 à — 197)
Albien (Sables verts),
sur 10 m. env. ( — 197 à — 207)
Les travaux, momentanément interrompus, doivent être poursuivis.
Thennelières.
Forage exécuté en 1937 par R. Brochot et Cle, pour le compte des
communes de Rumignv et Thennelières.
Cote du sol : + 128.
Cénomanien.
sur 90 m. (+ 128 à -f- 38)
AUBE
243
Couche Profondeur Cote
N° (Mètres) (Mètres)
Épaisseur
(Mètres)
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
8
9
Barrêmien.
16 m. (— 95 à — 111)
225 .00 — 97.00 2.00 Argiles bariolées.
239.00 — 111.00 14.00 Argiles rouges et grès calcaires roses à Ostra-
codes.
Néocomien.
41 m. (— 111 à — 152)
PORTLANDIEN.
sur 20 m. (— 152 à — 172)
16 300.00 — 172.00 20.00 Calcaire dur.
Le forage n’a rencontré qu’un débit insignifiant dans les Sables verts
albiens. A la fin des travaux, le niveau statique s’est établi à 5 m. au-
dessus du sol (ait. : -j- 133) pour un débit faiblement jaillissant de 0 m3 400
à l’heure. En pompage, avec une dénivellation de 40 m., on a obtenu le
débit horaire de 4 m3 500, et avec une dénivellation de 60 m., celui de
7 m3 200.
Troyes.
Forage exécuté en 1830-1831 dans la teinturerie de M. Abit, manufac¬
turier.
Cote du sol : 109.
Alluvions.
4 m. (+ 109 à + 105)
244
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Marne gris plus clair.
Marne grise et débris de coquilles.
Marne gris clair.
Marne gris foncé.
Des éboulements fréquents s’étant produits dans le Vraconnien, le puits
a été abandonné avant la rencontre des sables aquifères.
Température, mesurée à la profondeur de 120 m. : 15°54 (Walferdin).
On a exécuté un autre forage à Troyes, au Marché au Blé, sur lequel
on ne possède que les renseignements suivants :
Profond de 142 m., il a traversé 10 m. d’alluvions anciennes, puis 25 m.
environ de craie turonienne ; il est entré ensuite dans les marnes argileuses
cénomaniennes et albiennes, où il a été arrêté.
On a rencontré des eaux abondantes et très ascendantes dans la craie.
Consulter : Leymerie (1830-31 ; 1833 ; 1840; 1846) ; Delaporte (1834.
35) ; Walferdin (1837-38; 1839-40); d’Archiac (1847, p. 75; 1851, IV, p.
274) ; Paul Lemoine (1910).
CHER
Aubigny-sur-Nère.
Forage exécuté en 1932-1933, pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 195.
Le niveau statique s’est établi à la cote + 178.60, soit à 16 m. 40 de l’ori¬
fice du forage. La nappe cénomanienne, très puissante, a fourni un débit
horaire de 100 m3, avec une dénivellation de 3 m. 60 en pompage. L’eau
est excellente au point de vue chimique et bactériologique.
Voir : R. Abrard (1933).
246
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Henrichemont.
Forage exécuté en 1933-1934 par E. Lippmann pour le compte de la
commune.
Le niveau statique se tient à 30 m. de l’orifice (cote -f- 250). Au débit
de 13 m3 à l’heure, le niveau dynamique s’établit à 45 m. de profondeur
(cote + 235).
Vierzon.
Forage exécuté en 1930, par E. Lippmann, à l’usine Merlin.
Cote du sol : -f- 170 environ.
Argile a silex.
sur 18 m. 45 (+ 170 à + 151.55)
CHER
247
Niveau statique à 55 m. 25 de profondeur (ait. : -j- 114.75).
Au débit horaire de 20 m3, le niveau dynamique s’établit à 3 m. 25 en
contrebas (cote -f- 111-50).
Nota. — Cette coupe nous a été aimablement communiquée par M. G.
Lecointre.
EURE
Les Andelys.
Forage exécuté en 1912 chez M. Woodroffe, par Portet et Bernard.
Cote du sol : + 12 environ.
EURE
249
Voir : G. F. Dollfus (1911).
Breteuil -sur - Iton.
Forage exécuté en 1906 par E. Lippmann pour la commune.
Cote du sol : -f- 172.35.
Terre végétale et Argile a silex.
28 m. 85 (+ 172.35 à + 143.50)
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
250
Osirea virgula ; Anomia abondantes.
Le niveau statique atteignait la cote i63.35.
Le débit, très limité, ne dépassait pas 5 m3 5 à l’heure ; au delà de ce
débit, l’eau devenait louche. La dénivellation en pompage, de 15 m. 70,
ramenait le niveau dynamique à la cote + 147.65.
Voir : E. A. Martel (1907) ; G. F. Dollfus (1910-11) ; R. Furon (1934).
Breteuil-sur-Iton.
Forage au château de Bémécourt, exécuté par Saint- Just-Dru.
Cote du sol : -f- 135 environ.
Niveau statique à 24 m. 70 de l’orifice du puits (+ 110.30).
Voir : Delesse et de Lapparent (1878) ; G. F. Dollfus (1910-1911).
Gauciel.
Forage exécuté par Boutain et Cle au château de Gauciel, pour le compte
de M. Cochin.
Cote du sol : -f- 140.
Argile a silex et Sénonien supérieur.
78 m. ( + 140 à + 62)
1 78.00 + 62.00 78.00 Limon, argile à silex, craie blanche à silex.
Sénonien moyen.
31 m. 77 (+ 62 à + 30.23)
+ 30.23 31 . 77 Craie blanche, traçante, à silex blonds.
2 109.77
EURE
251
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sénonien inférieur.
54 m. 23 (+ 30.23 à — 24.00)
3 164.00 — 24.00 54.23 Craie blanche dure, calcaire à silex noirs.
Inocéramus.
Turonien.
55 m. 35 (— 24 à — 79.35)
sile, coquilles.
Le niveau statique s’est stabilisé à 90 m. de l’orifice du forage (cote -(- 50).
Voir : G. F. Dollfus (1909-1910) ; R. Furon (1934).
252
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Gisors.
Forage par Mulot chez M. Davillers, exécuté en 1840-1841.
Cote du sol : + 51.
rium.
Turonien.
109 ra. (— 129 à — 238)
Cénomanien.
sur 2 m. ( — 238 à — 240)
6 291.00 — 240.00 2.00 Craie ligniteuse et glauconieuse.
Ce forage recueille les eaux de la craie sénonienne, qui sont à la tempé¬
rature de 15°. Le titre hydrotimétrique est de 23'*.
Voir : A. Passy (1874) ; Hébert (1871-72-75) ; G. F. Dollfus (1890) ;
Paul Lemoine (1910).
Incarville.
Sondage pour recherche de pétrole, effectué en 1930-1931 par la Com¬
pagnie Tréfor, chez M. le Comte de Boisgelin.
Cote du sol : -f- 18.
Terre végétale et Alluvions.
9 m. (+ 18 à + 9)
1 2.00 + 16.00 2.00 Terre végétale.
2 9.00 + 9.00 7.00 Sables et graviers.
SÉNONIEN.
112 m. (+ 9. à —103)
3 121.00 — 103.00 112.00 Calcaire blanc crayeux avec nodules de silex.
EURE
253
liolina geometrica.
254
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Astartien (Sables de Glos).
13 m. 10 (— 475 à — 488.10)
30 506.10 — 488.10 13.10 Grès blanc à grain fin, calcareux, fragments
de lignites.
Rauracien.
53 m. 90 (— 488.10 à — 542)
31 560.00 — 542.00 53.90 Calcaires grisâtres marneux oolithiques à
Astarte socialis.
OxFOROIEN.
154 m. (— 542 à — 696)
32 714.00 — 696.00 154.00 Calcaires marneux, marnes et argiles grises
très fossilifères : Cardioceras vertébrale ;
Quenstedticeras ; Cosmoceras Duncani ; Oo-
lithicia Mariani ; Perna mytiloïdes ; Alec-
tryonia gregaria ; Lyogryphea dilatata ;
Zeilleria buculenta ; Tereb. Galliennei ;
Eryma Villersi.
Caluovien.
59 m. (— 696 à — 755)
33 773.00 — 755.00 59.00 Calcaires marneux, marnes et argiles à :
Rynchonella spathica ; Zeilleria umbone ;
Belemnopsis latosulcatus ; Cosmoceras Ja-
son ; Brachytrema Wrighti ; Posidonomya
alpina.
Bathonien supérieur.
71 m. (— 755 à — 826)
Bathonien inférieur.
51 m. (— 826 à — 877)
36 895.00 — 877.00 51.00 Calcaires marneux, marnes et argiles grises /
Oppelia fusca ; Posidonomya alpina :
Rynchonella varians.
Bajocien ( pro parte).
sur 9 m. ( — 877 à — 886)
37 904.00 — 886.00 9.00 Calcaire blanc grisâtre à grain spathique,
sans fossiles.
EURE
255
Le sondage d’ Incarville a été commencé au trépan, au diamètre de 243 mm.
jusqu’à 290 m. 30 de profondeur, puis en 211 mm. juqu’à 300 mètres, par
le même procédé. Le carottage continu a été exécuté à partir de cette pro¬
fondeur.
Nous n’avons pas pu examiner les échantillons prélevés avant le carot¬
tage continu ; c’est donc avec certaines réserves que nous donnons l’in¬
terprétation des couches jusqu’à la profondeur de 300 m. et leurs réparti¬
tions dans les divers étages du Crétacé.
Plusieurs niveaux aquifères ont été rencontrés par le sondage. Une
première nappe jaillissante a été traversée vers 180 m. de profondeur (dans
le Cénomanien ?). Son débit a atteint 5.000 m3 par 24 heures. Une nappe
très puissante fut ensuite touchée entre 473 et 493 m. de profondeur, le
28 juillet 1931, au contact du Séquanien et de l’Astartien (Sables de Glos) ;
son débit était d’environ 4.300 m3 /jour, et la pression hydrostatique supé¬
rieure à 3 kg., correspondait à un artésianisme de plus de 30 mètres au
dessus de l’orifice.
Température de la 2e nappe : 29°5.
Température des 2 nappes mélangées : 28° 5.
Nous devons à l’obligeance de notre confrère, M. Bigot, les renseignements
suivants sur deux prélèvements d’eau effectués par M. Fortin, notre col¬
lègue de Rouen. Leur analyse sommaire a été faite par M. Loisel, chimiste
à Saint- Aubin-les-Elbeuf.
1er prélèvement, à la profondeur de 432 m.
Résultats en mmg . par litre.
Carbonate de chaux . 780
Carbonate de magnésie . 15
Argile, alumine, silice . 183
Fer . 9
Soufre . 4
Perte au rouge . 9
2e prélèvement, entre 475 et 500 m.
Alumine . 550
Oxyde de fer . 50
Sulfate de chaux . 490
Chlorure de sodium . 810
Non dosé . 70
Consulter : Bigot et Fortin (1933) (1936) ; R. Furon (1934).
Manneville-sur-Risle.
Forage exécuté en 1926 par les Fils de Lefèvre Frères, pour le compte
de M. Limare.
Cote du sol : + 96.50.
Le plan d’eau, qui se tient à 71 m. 40 de l’orifice, descend de 22 m. 10
en cours de pompage au débit de 1 m3 /heure.
Voir : Leroy (1929).
Le Neubourg.
Forage exécuté en 1895 par la Société Arrausond (Brochot et Cle) pour
le compte de la commune.
Cote du sol : -f- 118.50.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N’ (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile a silex et Sénonien.
5 110.14
6 115.18
7 129.22
Cénomanien.
61 m. (+ 50.28 à — 10.72)
+ 8.36
+ 3.32
— 10.72
41 . 92 Craie glauconieuse sableuse à la base.
5.04 Sables verts.
14.04 Craie glauconieuse.
8 142.07
9 146.34
10 177.53
Albien.
s. 48 m. 31 (— 10.72 à — 59.03)
— 23.57
— 27.84
— 59.03
12.85 Argile et sables du Gault.
4.27 Sables verts (niveau aquifère).
31.19 Argiles et sables.
A l’origine, le niveau statique de la nappe albienne se tenait à 29 m. 80
(ait. : -f- 88.70) ; le forage fournissait un débit régulier de 18 m3/ heure.
En 1937, cet ouvrage fournissait encore 200 m3 par jour, en pompant
EURE
257
d’une façon intermittente pendant 10 heures. En raison de l’ensablement,
le niveau statique s’est abaissé à 38 m. (ait. -f- 80.50) et la dénivella¬
tion correspondant au débit horaire de 20 ms dépasse 50 m.
Un nouveau forage est en cours d’exécution dans cette localité.
Pont-Audemer.
Puits creusé dans la localité.
Cote du sol : + 10 environ.
Kiméridgien.
sur 35 m. (— 0.30 à — 35.30)
8 45.30 • — - 35.30 35.00 Argile bleue très compacte avec pyrites, et
mélangée de veines de sable.
Ce puits n’a pas fourni d’eau.
Voir : Passy (1874, p. 191 et 194).
Pont -de -l 'Arche .
Forage exécuté vers 1902 par Dumont et Gondin pour le compte de la
commune. L’ouvrage est situé au bord de la Seine.
Cote du sol : + 10.
Alluvions quaternaires.
7 m. 50 (+ 10 à + 2.50)
1 7.50 + 2.50 7.50 T. V. Alluvions.
SÉNONIEN.
5 m. (+ 2.50 à — 2.50)
2 12.50 — 2.50 5.00 Craie jaune ferme.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
17
258
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Protondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien.
96 m. 50 (— 2.50 à — 99)
3 109.00 — 99.00 96.50 Craie grise à silex noirs.
CÉNOMANIEN.
48 m. (— 99 à — 147)
4 157.00 — 147.00 48.00 Craie piquetée de vert et craie argileuse.
Vraconnien.
12 m. (— 147 à — 159)
5 169.00 — 159.00 12.00 Gaize, argile grise siliceuse.
Albien.
s. 27 m. (— 159 à — 185).
6 189.50 — 179.50 20.50 Sables glauconifères, argile grise plastique,
sable gris.
7 195.00 — 185.00 6.50 Sables blancs fins.
Ce forage jaillissant débitait au sol 90 m3 à l’heure. A 6 m. 50 au-des¬
sus du sol, le débit était encore de 40 m3. Le niveau statique a pu être
estimé ainsi comme s’établissant à la cote -f- 25.
L’eau obtenue est très minéralisée : 6 grammes de sels par litre.
Ca O . 158 m/mg. par litre
Mg 0 . 51 —
K OH . 146 — —
Na OH . 61 —
Voir : G. F. Dollfus (1905 a) ; Paul Lemoine (1910).
Pressagny-l’Orgueilleux.
Forage exécuté en 1868 au château de la Madeleine, sur la haute berge
de la Seine, par Léon Dru.
Cote du sol : + 33.
CÉNOMANIEN.
sur 39 m. 36 (+ 33 à — 6.36)
EURE
259
Niveau statique à 4 m. 35 de l’orifice (ait. : + 28.65).
En pompage et au débit de 11,5 m3 à l’heure, le niveau dynamique
s’établit à la cote + 21.34.
Température de l’eau : 17°.
Voir : de Chancourtois (1878) ; Dollfus (1905 a) ; Paul Lemoine (1910).
Saint - André -de -l’Eure .
Forage exécuté vers 1835 pour le compte de la commune, par Mulot.
Cote du sol : + 143.
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
260
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Craie blanche (Sénonien).
Craie marneuse (Turonien).
Craie marneuse glauconieuse (Cénomanien’
Glauconie puis sables verts (Albien ?).
Ce forage n’a pas fourni d’eau ; il a dû être abandonné par suite d’ensa¬
blement.
Température : 17°95.
Voir : Walferdin (1838 a) ; d’Archiac (1846 ; 1847 ; 1851) ; Passy (1874) ;
Dollfus (1890) ; Paul Lemoine (1910) ; R. Furon (1934).
La Trinité-de-Reville.
Forage absorbant exécuté en 1913 pour le compte de Mme West, indus¬
triel, par Boutain.
Cote du sol : -p 200.
Turonien.
29 m. 50 (+ 200 à + 170.50)
EURE
261
Le niveau statique des eaux jaillissantes rencontrées au sommet du
Cénomanien se tenait à 50 centimètres environ au-dessus du sol. Les sables
albiens n’auraient pas fourni d’eau, cependant l’absorption n’a pu être
obtenue qu’en surélevant le tubage de 4 m. 50.
Voir : G. F. Dollfus (1914) ; Paul Lemoine (1930) ; R. Furon (1934).
Vernon.
Forage exécuté en 1896-97 par Édouard Lippmann et CIe, chez M. Vic¬
tor Steiner.
Cote du sol : -j- 18.
Alluvions modernes et Argile a Silex.
s. 8.20 (+ 18.00 à + 9.80)
1 8.20 -f- 9.80 8.20 Avant-puits.
CÉNOMANIEN.
11.28 ( + 9.80 à — 1.38)
2 16.00 + 2.00 7.80 Silex.
3 17.42 -f- 0.58 1.42 Sable gris très argileux.
4 19.38 — 1.38 1.96 Sable argileux avec plaquettes calcaires.
Vraconnien et Albien (Gault).
12 m. 34 (— 1.38 à — 13.72)
5 31.72 — 13.72 12.34 Argile bleue compacte.
Albien (Sables verts).
13 m. 68 (— 13.72 à — 27.40)
45.40 — 27.40
13.68 Sable.
262
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage artésien jaillissant déversait l’eau à 4 m. au-dessus du sol
(altitude -f- 22.). Son débit était de 84 litres/minute, soit 5 m3 à l’heure.
Nota. — Dans cet ouvrage, on n’a pas distingué les marnes du Vracon-
nien des argiles du Gault ; la similitude des teintes a dû déterminer le
foreur à les grouper sous la désignation d’argile bleue compacte.
Vernon.
Forage exécuté par Édouard Lippmann et Cle, en 1899-1900, pour
le compte de la Compagnie des Chemins de Fer de l’État, à la gare de
Vernon.
Cote du sol : + 15.02.
EURE
263
Le diamètre du tubage était à l’origine de 0 m. 310 dans les sables,
mais des poussées sableuses s’étant produites, on a dû placer successi¬
vement deux tubages de diamètre inférieur : 0 m. 260 et 0 m. 210. Afin
de diminuer les causes d’ensablement, ce dernier tubage a été surélevé
jusqu’à la cote -j- 23.95, c’est-à-dire à 8 m. 93 au-dessus du sol.
Une première nappe aquifère fut touchée à 60 m. 50 ; son débit était à
l’origine d’environ 32 m3/heure ; il atteint 35 m3 à la profondeur de 74 m.,
le déversement par artésianisme, se faisant à 3 m. 50 au-dessus du sol.
A la profondeur de 79 m. 50, la rencontre d’une nouvelle nappe produisit
un jaillissement abondant : 72 m3 à l’heure à 8 m. 40 au-dessus du sol,
entraînant un flot de sable évalué à 450 m3.
Des jaugeages ont été effectués depuis l’achèvement du forage en 1900.
Le déversement s’opère à la cote + 23.
Décembre 1900,
Août 1902
Octobre 1903. .
Août 1906 .
Juillet 1907. . .
Février 1916 . .
Été 1936 .
43 m3 à l’heure
37,5 —
33 —
25
22,2 —
14 —
10 à 12 —
Voir : G. F. Dollfus (1905 a) ; Paul Lemoine (1910).
Nota. — L’interprétation donnée ici diffère notablement de celle que
Dollfus avait donnée dans son travail précité. Nous avons pu obtenir la
coupe détaillée de ce forage ainsi que les documents hydrogéologiques
qui s’y rapportent, grâce à la grande obligeance de M. Dantin, Ingénieur
en Chef des Ponts et Chaussées, chef du Service hydrologique des Chemins
de Fer de l’État.
Vernon I.
Forage exécuté chez MM. Jacquet Frères, par Dumont et Gondin, vers
1902.
Cote du sol : -f- 22.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc..).
Quaternaire.
10.00 (+ 22.00 à + 12.00)
1 10.00 + 12.00 10.00 Sables et graviers.
CÉNOMANIEN.
43 m. (+ 12.00 à — 31.00)
2 53 00 — 31.00 43.00 Marne blanchâtre et Craie glauconieuse.
264
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Vraconnien.
10 m. (—31. 00 à— 41.00)
3 63.00 — 41.00 10.00 Argile siliceuse fissurée.
Albien.
s. 42 m. 50 (— 41 . 00 à — 83 . 50)
4 104.00 — 82.00 41.00 Grès glauconifère, argile noire, sable ligni-
teux et pyrites.
5 105.50 — 83.50 1.50 Sable blanc fin.
Ce forage est le plus proche de la faille de la Seine.
Niveau statique : -f- 42 environ.
Débit au sol : 200 m3 à l’heure.
Diamètre du tubage dans la nappe aquifère : 0 m. 250.
Voir : G. F. Dollfus (1905 a).
Dans cette note, l’auteur attribue à l’Aptien les sables blancs de la base
de la coupe, sans motiver sa détermination. Les sables albiens reposant
toujours, dans la vallée de la Basse Seine, sur des couches argileuses, qui
n’ont pas été atteintes dans le forage Jacquet Frères, nous plaçons ces
sables blancs dans l’Albien.
Vernon II.
Forage exécuté en 1921-1922 par la maison Port et aux Établissements
Steiner Père et Fils, fabrique de couleurs d’aniline.
Cote du sol : 18.
Alluvions quaternaires.
2 m. 70 ( + 18.00 à + 15.30)
EURE
265
Diamètre du tubage dans la nappe aquifère : 0 m. 190.
Le sable vert très fin de la base a occasionné de très grosses difficultés
d’exécution du captage, de même que dans les autres forages de Vernon.
Débit horaire par jaillissement : 4 m3 500.
Analyse de l’eau du forage des Établissements Steiner 1, effectuée en
janvier 1934 par le Laboratoire du Dr Guerbet, de Rouen.
Degré hydrotimétrique total . 16 d.
Degré hydrotimétrique permanent . 7 d.
Extrait sec à 180° . 530 mg. par litre
Chaux totale, en CaO . 74 —
Sulfates, en S04Ca . 68
Chlorures, en Na Cl . 138
Nitrates . 2
Nitrites . absence
Ammoniaque . absence
Matières organiques en O du KMnO4 .... 2,4
Fer . 4
PH . 7,6
Recherche du Bacterium Coli . absence
Vernon III.
Forage exécuté en 1932 aux Établissements
Lippmann.
Cote du sol : + 18.
Steiner, par Eugène
Remblais, Alluvions, Argile a Silex.
16 m. 85 (+ 18 à + 1.15)
1 6.30 + 11.70 6.30 Fouille.
2 16.85 + 1.15 10.55 Alluvions et Silex.
1. Cette analyse nous a été aimablement communiquée par la direction des Établissements
Steiner.
CÉNOMANIEN.
s. 4.55 (+ 1.15 à — 3.40)
3 18.85 — 0.85 2.00 Argile verte et plaquette de calcaire tendre.
4 21.40 — 3.40 2.55 Argile grise sableuse et plaquettes de cal¬
caire.
Vraconnien.
6 m. 60 (— 3.40 à — 10.00)
Albien (Sables verts),
s. 12 m. 91 ( — 15.45 à — 28.36)
12 46.36 — 28.36 12.91 Sables verts aquifères.
Débit horaire : 4 m3 au sol par jaillissement.
Vernon - Saint -Marcel .
Forage exécuté en 1936 par la Société Forages et Matériel.
Cote du sol : + 14.40.
Alluvions.
6 m. 50 (+ 14.40 à + 7.90)
EURE
267
Le débit horaire au sol est de 10 m3.
En pompage, au débit de 18 m3 à l’heure, le plan d’eau s’abaisse à 5 m. 50
de l’orifice (+ 8.90).
Le diamètre du tubage dans la couche aquifère est de 0 m. 450.
L’eau est d’excellente qualité, mais était légèrement chargée de sable
avant que le régime du forage se soit bien établi.
Villettes.
Forage exécuté en 1927, par la Société Auxiliaire des Distributions
d’eau, pour le compte de la commune.
Cote du sol : -f- 152.
Argile a silex.
36 m. 50 (+ 152 à + 115.50)
CÉNOMANIEN.
sur 6 m. 00 (+ 42.00 à + 36.00)
8 112.00 40.00 2.00 Craie sableuse avec grès.
9 116.00 + 36.00 4.00 Craie glauconieuse avec quelques silex.
Débit horaire : 3 m3.
Voir : G. F. Dollfus (1929a).
EURE-ET-LOIR
Beaumont - des - Autels .
Forage exécuté en 1913 au château du baron de Layre.
Cote du sol : -f- 272.
Un premier niveau aquifère a été rencontré à 20 m. de profondeur et
une seconde venue d’eau s’est manifestée à 103 m. 40. Aucun renseigne¬
ment sur le débit.
Voir : G. F. Dollfus (1913-1914).
Bonneval.
Forage exécuté en 1934-35 par la CleTréfor pour le compte de la ville.
Cote du sol : -f- 128.50.
Éboulis, Argile a silex et Turonien.
63 m. 15 (de + 128.50 à + 65.35)
1 21.65 + 106.85 21.65 Avant-puits dans les éboulis, ailuvions,
argile à silex et la craie.
2 24.65 + 103.85 3.00 Craie à silex.
EURE-ET-LOIR
269
Le forage était muni d’un tubage télescopique, aux diamètres successifs
de 0,400, 0.350 et 0.300 mm. Il comportait une crépine de 0 m. 300 de
diamètre extérieur, munie d’un massif intérieur de graviers de 6 à 10 mm
de diamètre.
270
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Le forage était artésien mais sans débit : le niveau statique s’est établi
à 0 m. 50 de l’orifice (ait. : -f 129). En pompage, au débit de 10/12 m3 heure,
le niveau s’abaissait à 102 m. de profondeur (ait. : 26.50). Le forage
ne tarda pas à s’ensabler, malgré la présence du massif filtrant ; l’eau
devenait trouble après 5 minutes de pompage, boueuse après 10 minutes,
enfin la pompe se désamorçait après 1/4 d’heure d’épuisement.
La municipalité a décidé, en 1936, de confier la réfection du puits à une
société de forages. Les travaux sont en cours.
Voir G. F. Dollfus (1904 d).
Brou.
Forage exécuté en 1913 à l’hôtel de ville sous la direction de M. Baudin,
maire de la localité.
Cote du sol : + 161.
EURE-ET-LOIR
271
Ce forage fournissait une eau abondante; environ 15 m3 à l’heure, par
pompage, l’eau n’est pas jaillissante, et le niveau statique s’établissait à
6 m. de l’orifice (ait. : -f- 155).
Degré hydroti métrique total : 16'1 5.
Voir : G. F. Dollfus (1913-1914) ; Paul Lemoine (1930).
Brou.
Forage exécuté au hameau de la Cochardière, à 3 km. au N.-E. de la
ville, en 1913.
Cote du sol : + 172 environ.
Terre végétale et Argile a silex.
20 m. (+ 172 à + 152)
Vraconnien.
3 m. (+ 23.50 à -f 20.50)
11 151.50 + 20.50 3.00 Argile vert foncé, noirâtre.
Albien.
sur 33 m. 80 (+ 20 . 50 à — 13 . 30)
12 158.80 13.20 7.30 Sable verdâtre avec grès et pyrites (1mm.
sarthasensis, Bayle) .
272
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le débit devait être néanmoins important au moment de la mise en ser¬
vice du forage.
Voir : G. F. Dollfus (1914) ; Paul Lemoine (1930).
Chartres.
Forage exécuté par Mulot en 1830.
Cote du sol : + 122.
Cet ouvrage a rencontré le sommet de la craie glauconieuse à 253 m. de
profondeur ( — 131).
Voir : G. F. Dollfus (1890).
Châteaudun.
Forage exécuté en 1897 pour la ville de Châteaudun par Boutain, au
lieu-dit : les Grands Moulins.
Cote du sol : -j- 140.
Crétacé supérieur et Cénomanien ( pro parte).
149 m. ( + 140 à — 9)
dures.
EURE-ET-LOIR
273
Ce forage était jaillissant, mais il cessa de fonctionner vers 1905.
Voir : Janet (1897-1898) ; G. F. Dollfus (1911, p. 16).
Courville.
Forage exécuté en 1908-1909 pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 175.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 18
274
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile a silex.
17 m. (+ 175 à + 158)
1 17.00 +158 17 Limon et argile à silex.
Turonien.
43 m. 54 (+ 158 à + 114.46)
2 60.54 -j- 114.46 43.54 Craie blanche et grisâtre avec silex.
Cénomanien.
120 m. 96 {+ 114.46 à — 6.50)
Ce forage artésien et jaillissant débitait environ 15 m3 à l’heure lors de
sa mise en service.
Voir : G. F. Dollfus (1909-1911).
EURE-ET-LOIR
275
Illiers.
Forage exécuté en 1912 à la Féculerie.
Cote du sol : + 155.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile a silex.
23 m. 20 (+ 155.00 à + 131.80)
1 17.50 + 137.50 17.50 Limon et argile à silex.
2 18.40 + 136.60 0.90 Gros silex grisâtres.
3 23.20 + 131.80 4.80 Lits de silex se réduisant en sable.
Turonien.
28 m. 20 (+ 131 .80 à + 103.60)
4 49.40 + 105.60 26.20 Craie marneuse avec silex.
5 51.40 + 103.60 2.00 Craie grise.
CÉNOMANIEN.
sur 1 m. 00 (+ 103.60 à + 102.60)
6 52.40 + 102.60 1.00 Sable gris aquifère.
Le niveau statique s’est établi à 1 m. 60 du sol (ait. : -j- 153.40). Débit
abondant.
Voir : G. F. Dollfus (1914).
Mainvilliers.
Forage exécuté en 1912 pour le compte de la commune.
Cote du sol : -f- 157.
Limon et Argile a silex.
27 m. 00 (+ 157.00 à + 130.00)
1 27.00 + 130.00 27.00 Limon et argile à silex.
Sénonien.
96 m. 50 (+ 130.00 à + 33.50)
Turonien.
74 m. 50 (+ 33 . 50 à — 41 . 00)
8 147.00 + 10.00 23.50 Craie grise marneuse.
Niveau statique à 24 m. de profondeur (ait. : + 133).
Analyse sommaire.
Résultats en mgr. par litre.
Matières organiques . 0,6
Azote ammoniacal . 0
EURE-ET-LOIR
277
Azote organique . 0
Nitrites . 0
Nitrates . 60,5
Chlore des chlorures, en Na Cl . 24
Acide sulfurique, en SO3 . traces
Degré hydrotimétrique total . 20 1
Germes par c. c . 200
Bactéries liquéfiantes . 0
— pathogènes . 0
Eau de bonne qualité.
Voir : G. F. Dollfus (1914) ; Paul Lemoine (1930).
Pontgouin.
Forage exécuté par la Maison Lippmann au château d’Aligre, moulin de
Boizard (Vallée d’Eure).
Cote du sol : -f- 188.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Éboulis et Ali.uvions.
4 m. 70 (+ 188.00 à + 183.30)
1 2.00 + 186.00 2.00 Fouille.
2 3.05 + 184.95 1.05 Argile verdâtre.
3 4.70 + 183.30 1.65 Alluvions siliceuses.
CÉNOMANIEN INFÉRIEUR.
42 m. 21 (+ 183.30 à + 141.09)
Albien.
31 m. 59 (+ 141 .09 à + 109.50)
8 78.50 + 109.50 31.59 Argile noire avec plaquettes de grès gris.
Kiméridgien.
12 m. 42 (+ 109.50 à + 97.08)
9 90.92 + 97.08 12.42 Marnes et calcaire dur gris.
Niveau statique à 0 m. 50 du sol (+ 187.50).
Voir : G. F. Dollfus (1929 a).
INDRE
Rédigé en collaboration avec M. G. Lecointre
Châtillon - sur - Indre.
Forage exécuté en 1926 par l’entreprise R. Brochot pour le compte de
de la commune.
Cote du sol : -f- 90.
INDRE
279
Ce forage, artésien jaillissant, débitait au sol 6 m3 à l’heure. En pom¬
page, au moyen d’un émulseur, le forage fournit 25 m3.
Température de l’eau : 17°.
Analyse chimique et bactériologique exécutée par M. Dimitri.
Laboratoire du Ministère de l’Hygiène
de l’Assistance et de la Prévoyance République Française
sociales
52, Boulevard Montparnasse Commune de Chatillon-sur-Indre
Analyse N° 6.689 Paris, le 16 mai 1928.
Prélèvements reçus le 21 avril 1928.
PUITS FORÉ
Résultats des analyses des eaux destinées à V alimentation publique.
Analyse chimique.
(Tous les résultats sont exprimés en milligrammes et par litre d’eau.)
Évaluation
de la matière
organique
1° En oxygène
2° En acide oxalique
C204H2, 2 H20
Oxygène dissous
\ Solution acide . . .
I Solution alcaline . .
\ Solution acide. .. .
I Solution alcaline. .
\ 1° En poids .
( 2° En volume . . .
2.250
2.250
17.730
17.730
»
Azote ammoniacal . 0
Azote organique . 0
Nitrites . 0
Nitrates, en Az03H . 8.6
Acide phosphorique . 0
280
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Acide sulfurique, en SO3 . 9.6
Chlorure de sodium, en NaCl . 26.0
Chlore correspondant, en Cl . 16.1
Analyse minérale.
Résidu à 110 degrés . »
Résidu par calcination . »
Perte au rouge . »
Silice, en SiÔ2 . »
Chaux, en CaO . »
Magnésie, en MgO . »
Acide sulfurique, en SO 3 . 9.6
Acide nitrique, en Az03H . 8.6
Chlore, en Cl . 16.1
Composition probable.
Silice, en SiO2 . »
Sulfate de chaux en SO*Ca . 16.3
Carbonate de chaux i OAQ A
Carbonate de magnésie !
Chlorure de sodium, en NaCl . 26.0
Nitrate de chaux, en (Az03)2Ca . 11.1
Hydrotimétrie et Alcalimétrie.
Degré hydrotimétrique total . 31ll.O
— permanent . »
Alcalimétrie, en C03Ca . 308.0
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 1 germe par centimètre cube ; la
numération est effectuée 12 jours après l’ensemencement.
Spécification. — Micrococcus aquatilis.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacillus coli, effectuées sur 110 centimètres cubes,
ont donné des résultats négatifs.
Conclusions. — Eau de bonne qualité.
Le chef du laboratoire ,
Signé : Dimitri.
Voir : Duplan (1931) ; G. Lecointre (1933, p. 6).
INDRE
281
Mézières -en - Brenne .
Forage exécuté en 1894 par Bécot, au château de Notz-Marafin, pour
le compte de M. Cave.
Cote du sol : + 134.
Turonien.
1 m. (+ 134 à + 133)
CÉNOMANIEN.
75 m. (+ 133 à + 48)
Jurassique.
sur 63 m. (+ 48 à — 15)
Le forage a rencontré des nappes ascendantes dans les couches de base
du Cénomanien ; leur niveau statique s’est établi à 34 m. 15 de l’orifice
(ait. : + 99.85). En pompage, avec une dénivellation de 7 m. 85 (niveau
de pompage à + 92) le forage a fourni un débit de 7 m3 200 par 24 heures.
Voir : G. Lecointre (1933).
Yalençay.
Forage exécuté en 1908 au château de Langé, par Portet et Bernard.
Cote du sol : + 109.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Cénomanien (Sables de Vierzon).
49 m. 10 ( + 109 à + 59.90)
282 P. LEMOINE. R. HUMEHY, R. SOYER
Le niveau statique de la nappe s
(ait. : + 107.72).
Voir : G. Lecointre (1933).
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Marne brune compacte.
Sable argileux gris, très compact.
Marne brune compacte.
Marne sableuse brune, compacte.
est stabilisé à 1 m. 28 de profondeur
Valençay.
Forage exécuté en 1933 par les Fils de Lefèvre Frères, au château de
Valençay.
Cote du sol. : + 97.
Alluvions quaternaires.
6 m. 20 (+ 97 à + 90.80)
Le niveau statique s’est établi à 5 m. du sol (ait,. : -f- 92).
En pompage, au débit horaire de 12 ms, le niveau dynamique s’établit
à 8 m. 70 du sol.
INDRE
283
Nous donnons ci-dessous les résultats d’analyse de l’eau de ce forage,
qui nous ont été obligeamment communiqués, ainsi que la coupe géolo¬
gique de l’ouvrage, par M. le régisseur de la Terre de Yalençay.
Analyse du 7 juillet 1933.
Tous les résultats sont exprimés en miligrammes par litre :
Ammoniaque . néant
H2S . néant
Phosphates . néant
Chaux (en C03Ca) . 350
Nitrites . néant
Sulfates (en(S04Ca) . 56
Chlorures (en Na Cl) . 35
Nitrates (en N03K) . 1.5
Matières organiques, en O du KMnO4 . 2
Alcalinité . 380
Réaction au tournesol . alcaline
Degré hydrotimétrique total . 4011.
— permanent . 9d.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 7).
INDRE-ET-LOIRE
Rédigé en collaboration avec M. G. Lecointre
Balesmes.
Forage exécuté à la Barbotinière, par Boutain.
Cote du sol : 70.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Hoche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Avant-puits.
sur 18 m. (+ 70 à 4- 52)
Turonien.
sur 40 m. (+ 52 à + 12)
INDRE-ET-LOIRE
285
Le niveau statique s’est établi à 18 m. 70 en-dessous du sol (ait. : -|- 51.30).
Voir G. Lecointre (1933).
Barrou.
Sondage d’étude dans une berge affaissée de la Creuse.
Cote du sol : + 52.
Alluvions.
3 m. 80 (+ 52 à + 48.20)
286
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce sondage n’a pas fourni d’eau jaillissante, mais un forage voisin, établi
à quelques mètres, a rencontré un niveau aquifère jaillissant vers 15 m. 50
de profondeur.
Voir : Chevalier et Chariot (1858) ; G. Lecointre (1933).
Bourgueil I.
Forage exécuté par Hégu au château de Pavée.
Cote du sol : + 45.
Alluvions anciennfs.
sur 8 m. (+ 45 à + 37)
Niveau statique inconnu.
Voir : G. Lecointre (1933).
Bourgueil II.
Forage exécuté par la Société Anonyme des Anciens Établissements de
Hulster-Faibie, pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 34.
INDRE-ET-LOIRE
287
Afin d’éviter l’ensablement, une crépine à fil enroulé a été posée dans les
sables entre 22 et 28 m. de profondeur.
Bourgueil III.
Forage exécuté en 1929 à la Laiterie des Fermiers Réunis, au hameau
de Port-Boulet, par A. Deschamps.
Cote du sol : -f- 31.
Alluvions modernes.
2 m. (+ 31 à + 29)
Eau jaillissante. Au sol le débit atteint 13 m3 à l’heure.
Le niveau statique a été calculé à la cote + 37.
Voir : G. Lecointre (1933).
288
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Bournan.
Forage exécuté en 1935 par Hinterschin et Alix.
Cote du sol : + 110.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N” (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien.
sur 63 m. 70 ( + 110 à + 46.30)
Le niveau statique s’est établi à 49 m. 30 de profondeur (ait. : + 60.70).
La Celle -Saint -Avant.
Forage exécuté en 1936 par R. Brochot, pour le compte de la commune.
Cote du sol : -f- 63 environ.
Turonien.
s. 22 m. (+ 63 à + 41)
INDRE-ET-LOIRE
289
Le niveau statique s’est établi à
environ.
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable grossier à O. conica.
Grès calcaire dur.
8 m. de l’orifice, soit à la cote 55
Charentilly.
Forage exécuté en 1898 au château de Poillé, par l’entreprise R. Brochot.
Cote du sol : 105.
Argile a silex et Crétacé supérieur.
s. HO m. 35 (+ 105 à — 5.35)
290 P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Hoche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Craie blanchâtre siliceuse ; peu de fossiles.
Craie tuffeau jaunâtre, tendre, sableuse et
rognons de calcaire.
Même craie plus ferme avec gros rognons et
plaquettes 15 cm. épr, fossilifères.
Calcaire siliceux un peu jaunâtre, très dur.
Craie tuffeau peu sableuse avec rognons et
plaquettes de calcaire très dur de 5 à 6 cm.
d’épaisseur.
Craie tuffeau grisâtre sableuse, avec pla¬
quettes peu siliceuses, très ferme.
Craie tuffeau grise, ferme, peu fossilifère,
avec silex et rognons de calcaire siliceux
très durs.
Craie tuffeau un peu jaunâtre, tendre, sa¬
bleuse, avec rognons de calcaire grisâtre
très peu fossilifère.
Calcaire gris foncé dur.
Craie tuffeau grisâtre fossilifère, très dure,
avec quelques rognons de silex.
Craie glauconieuse grisâtre, très dure et fos¬
silifère, avec rognons de calcaire siliceux
excessivement dur.
Craie glauconieuse et fossilifère grisâtre, très
dure, avec plaquettes micacées excessive¬
ment dures.
Calcaire grisâtre peu siliceux et fossilifère,
excessivement dur.
Craie grisâtre très sableuse, ferme, avec ro¬
gnons de calcaire gris siliceux très dur.
Calcaire gris siliceux très dur.
Craie grise très sableuse avec rognons de si¬
lex et de calcaire siliceux.
Craie grise très sableuse, siliceuse et fossili¬
fère, très ferme.
Craie grise très sableuse, ferme, avec rognons
de calcaire dur et silex noirs.
Plaquette de silex noir excess. dur.
Craie grise très ferme avec rognons et pla¬
quettes de silex noir de 8 à 10 cm. très
rapprochées les unes des autres.
Craie grise à silex peu sableuse, très ferme et
très fossilifère, avec rognons de calcaire
gris foncé siliceux très dur.
Calcaire gris foncé très dur.
Craie grise à silex très dure et très fossilifère.
Craie grise à silex dur avec gros rognons de
calcaire gris peu siliceux très dur.
Craie grise siliceuse très dure avec rognons
de calcaire siliceux.
Craie grise siliceuse ferme avec plaquettes
très dures de calcaire siliceux.
INDRE-ET-LOIRE
291
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Craie grise à silex avec plaquettes très dures
de calcaire siliceux un peu fossilifère.
Calcaire siliceux excessivement dur
Craie grise à silex, très ferme, avec gros ro¬
gnons et plaquettes de calcaire siliceux
très dur.
Plaquette de silex noir.
Craie grise siliceuse très, ferme, avec gros ro¬
gnons de silex noir.
Plaquette de silex noir.
Craie grise siliceuse tendre alternée avec des
plaquettes de silex noir de 5 à 6 cm.
Craie grise très dure avec silex en grande
quantité et gros rognons de calcaire sili¬
ceux excessivement dur.
Craie grise un peu siliceuse, très dure, avec
très peu de silex et gros rognons de cal¬
caire siliceux excessivement dur.
Craie grise un peu sableuse siliceuse, avec si¬
lex et gros rognons de calcaire siliceux.
Craie grise un peu sableuse, avec silex et gros
rognons de calcaire siliceux, alternée avec
des plaquettes de silex, 15 à 20 cm. épr.
Craie grise siliceuse ferme.
Craie grise siliceuse fossilifère dure avec silex
et rognons de calcaire siliceux très dur.
Craie grise siliceuse dure alternée avec des
plaquettes de silex de 10 à 12 cm. épr.
Craie grise peu siliceuse, dure, avec gros ro¬
gnons de calcaire gris très dur.
Craie grise très dure, siliceuse.
Craie grise à silex peu siliceux avec gros ro¬
gnons de calcaire gris très dur, légèrement
micacé.
Craie grise renfermant quelques pyrites avec
silex et gros rognons de craie grise très dure.
Craie grise argileuse et rognons calcaires.
Craie grise argileuse avec rognons et pla¬
quettes de silex de 12 à 15 cm.
Craie grise blanchâtre, tendre, avec rognons
de calcaire gris et plaquettes de silex 8 à
10 cm. épr.
Silex noirs en plaquettes de 8 à 10 cm., al¬
ternés avec des veines de craie grise blan¬
châtre, tendre, par épaisseurs de 4 à 5 cm.
Craie grise blanchâtre, ferme, avec gros ro¬
gnons et plaquettes de silex noirs patinés
de 15 à 20 cm.
Craie grisâtre dure avec gros rognons de cal¬
caire très dur.
Craie grise blanchâtre, très dure, avec gros
rognons de craie dure et quelques silex.
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
292
INDRE-ET-LOIRE
293
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
fossilifères de 15 à 20 cm. alternées avec
des veines d’argile de 10 à 12 cm., très sa¬
bleuses, micacées, très fermes.
Argile jaune verdâtre, veines grises mica¬
cées très dures, avec gros rognons et pla¬
quettes de grès gris, pyrites et petits ro¬
gnons de grès jaunâtre et de quartz roulés
formant un conglomérat très dur à percer.
Argile verdâtre peu sableuse, micacée, avec
rognons de grès vert et veines marneuses
blanchâtres, très dure à percer.
Sable assez gros gris verdâtre, très peu argi¬
leux, agglutiné, très dur à percer.
Sable fin gris verdâtre un peu quartzeux,
argileux, très dur à percer.
Argile verte sableuse micacée avec rognons de
grès très dur à percer et veines crayeuses.
Sable gris verdâtre argileux quartzeux mi¬
cacé agglutiné, très dur à percer.
Argile gris verdâtre très ferme, veines de
sable gris quartzeux agglutinés, durs à
percer.
Sables gris verdâtre très argileux, un peu
quartzeux, agglutinés et durs à percer.
Argile verte très peu sableuse avec marne
blanche alternée avec des plaquettes de
grès vert très dur à percer.
Sable gris quartzeux assez gros roulés, agglu¬
tinés avec argile verte, très dur à percer.
Argile verdâtre un peu sableuse très ferme
avec rognons de grès verdâtre.
Sable jaune fin verdâtre très peu argileux,
un peu micacé, quartzeux.
Argile verdâtre peu sableuse avec plaquettes
de sable dur, fin, quartzeux.
Sable jaune verdâtre très fin, argileux, dur à
percer.
Argile verdâtre, veines crayeuses, sableuses,
un peu micacée avec veines de sable agglu¬
tinées, très dur à percer.
Sable jaune verdâtre très argileux, agglutiné,
avec rognons de grès très dur.
Grès verdâtre en plaquettes alternées avec
des veines de sable jaune verdâtre très
argileux.
Sable verdâtre très fin, très argileux, avec
rognons de grès.
Argile verdâtre sableuse, tendre, avec veines
crayeuses.
Argile verdâtre sableuse, crayeuse, un peu
micacée, avec rognons et plaquettes de
grès vert de 10 à 15 cm.
294
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile verte très sableuse.
Grès gris verdâtre très dur.
Argile verte très sableuse avec gros rognons
grès gris verdâtre.
Grès gris verdâtre en plaquettes de 20 à
25 cm. coupées par des veines d’argile
sableuse, crayeuse, gris verdâtre.
Grès gris verdâtre, très dur à percer.
Sable fin un peu quartzeux.
Grès gris verdâtre très dur à percer.
Grès gris verdâtre en plaquette, coupé par
des veines d’argile sableuse dure.
Argile gris verdâtre sableuse, avec gros ro¬
gnons de grès, moyenne dureté.
Grès gris verdâtre dur en plaquettes de 25
à 30 cm. séparées par des lits d’argile sa¬
bleuse de 7 à 8 cm.
Argile verdâtre très sableuse, très ferme.
Grès gris verdâtre dur en plaquettes de 20 à
25 cm. séparées par des lits d’argile, 4 à
5 cm.
Sables quartzeux agglutinés avec argile
grise sableuse et veines crayeuses, très
durs à percer.
Grès très dur à percer.
Argile grise sableuse, veines crayeuses, blan¬
châtres et rognons de grès très dur à percer.
Grès très dur à percer en plaquettes de 25
à 30 cm., séparées par des lits d’argile
crayeuse de 6 à 7 cm.
Argile sableuse crayeuse avec grains de
quartz roulés.
Grès très dur à percer.
Argile sableuse crayeuse avec grains de
quartz roulés.
Grès très dur à percer en plaquettes de 25
à 30 cm. séparées par des lits d’argile
crayeuse de 2 à 3 cm.
Marne argileuse grise blanchâtre, veines ver¬
dâtres avec grains de quartz et rognons de
grès, très dure à percer.
Grès très dur à percer.
Argile gris foncé très peu sableuse, un peu
micacée et fossilifère, avec gros rognons
de grès.
Grès très dur à percer.
Argile gris foncé très peu sableuse avec gros
rognons et plaquettes de grès.
Grès très dur à percer.
Argile gris foncé très peu sableuse, avec grains
de quartz alternés avec des plaquettes de
grès très dur.
INDRE-ET-LOIRE
295
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Grès très dur à percer.
Marne argileuse gris verdâtre, veines blanches
avec rognons de grès et sable agglutinés
avec grains de quartz blanc et verdâtre.
Grès très dur à percer.
Argile verte très sableuse, tendre.
Grès vert de moyenne dureté.
Argile verte, veines crayeuses, très ferme,
avec rognons de grès.
Grès vert de moyenne dureté.
Argile verte très sableuse, tendre.
Grès vert moyenne dureté.
Argile verte très sableuse, tendre.
Grès vert moyenne dureté.
Argile grise très sableuse.
Sable gris argileux.
Grès vert moyenne dureté.
Argile verdâtre sableuse, tendre.
Grès vert moyenne dureté.
Marne gris foncé dure, veines de sable vert ar¬
gileux et rognons de grès, très dur à percer.
Grès très dur à percer.
Argile verte sableuse et rognons de grès.
Sable vert argileux, quartzeux, avec rognons.
Grès très dur à percer.
Argile verte sableuse et petits rognons de
grès.
Grès très dur à percer.
Marne verte sableuse très ferme et rognons
de grès.
Grès très dur à percer.
Marne verte sableuse très ferme et rognons
de grès.
Grès très dur à percer.
Marne verte argileuse avec rognons de grès.
Grès très dur à percer.
Argile noirâtre très sableuse avec plaquettes
de grès.
Argile noirâtre un peu micacée, peu sableuse,
avec pyrites à grains de quartz roulés,
coupée par des petites plaquettes de grès
très ferme.
Argile noirâtre sableuse, pyriteuse, très
ferme.
Argile noirâtre micacée avec grains de
quartz roulés.
Sable grossier argileux, agglutiné, très dur
à percer, avec grains de quartz roulés et
plaquettes de grès très dur à percer.
Argile noirâtre avec veines de sable vert
micacé fin, gros grains de quartz et frag¬
ment de grès très dur à percer.
296
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Grès en plaquettes très dures alternant
avec des sables quartzeux agglutinés,
argileux, durs à percer.
Argile noirâtre très ferme, veines de sable
vert fin micacé alternant avec des pla¬
quettes de grès calcaire très dur.
Argile noirâtre avec veines de. sable vert
micacé, fin.
Argile noirâtre avec veines de sable gris
quartzeux, micacé, fin, et petites pla¬
quettes de grès.
Sable gris quartzeux, très argileux, avec
fragments de grès.
Grès très dur à percer.
Sable gris foncé très argileux.
Argile gris foncé, micacée, sableuse.
Sable gris foncé, quartzeux, argileux, avec
petits rognons de minces plaquettes de
grès et quelques pyrites.
Sable gris foncé argileux et très pyriteux.
Sable gris quartzeux, fin.
Sable gris argileux, serré, dur à percer.
Sable gris noir argileux.
Grès excessivement dur à percer.
Marne grise sableuse et plaquettes de grès.
Grès très dur.
Sables gris très fins et très argileux.
Grès très dur.
Sable gris très fin, argileux.
Grès moyenne dureté.
Sable gris très fin, argileux.
Grès moyenne dureté.
Sable gris très fin, argileux.
Grès très dur.
Sable gris très fin, argileux, veines de sable
vert très fin, micacé, avec plaquettes de
grès de 3 à 4 cm., très dures.
Sable vert très fin, micacé, avec veines de
sable gris très fin, argileux, rognons et pla¬
quettes de grès très dures.
Grès très dur.
Argile grise très sableuse avec pyrite.
Sables très durs, fins, siliceux, micacés gris.
Argile gris foncé, sableuse, micacée, très
ferme, veines de sable vert très fin.
Sable fin gris foncé, très argileux, un peu
micacé, renfermant quelques pyrites.
Grès très dur.
Sable brun fin, un peu quartzeux, très argi¬
leux avec quelques pyrites.
Sable gris verdâtre très fin, très argileux,
micacé, alternant avec des argiles gris
INDRE-ET-LOIRE
297
alternés avec des argiles gris foncé, mi¬
cacées, avec gros grains de quartz, graviers
roulés et petits rognons de grès.
Le niveau statique s’est maintenu à la cote -f- 98, soit à 7 m. du sol.
Voir : G. Lecointre (1933).
Château -la-Vallière.
Forage exécuté au viaduc de la Fare, pour le compte du Service des
Ponts et Chaussées, par Édouard Lippmann et Cle.
Cote du sol : -f- 67.
1
2
Terre végétale et Alluvions.
s. 3 m. 60 (+ 67 à + 63.40)
0.30 -f- 66.70 0.30 Terre végétale.
3.60 -|- 63.40 3.30 Argile jaunâtre sableuse.
Turonien.
s. 23 m. 40 (+ 63.40 à + 40)
Calcaire dur.
Marnes et plaquettes.
Marne grisâtre compacte.
Argile noire et débris végétaux.
298
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique a été observé à la profondeur de 1 m. 90.
Voir : G. Lecointre (1933).
Châteaurenault I.
Forage exécuté en 1902 par Portet et Bernard, chez MM. Rousselot et
Cle, fabricants de colle forte.
Cote du sol : -)- 87.
Alluvions, remblais et Sénonien.
14 m. 72 (+ 87 à + 72.28)
INDRE-ET-LOIRE
299
Ce forage était artésien et jaillissant sans débit.
En pompage, avec une dénivellation de 6 m. 25 (niveau dynamique à
-f- 80.75), on obtenait un débit horaire de 4 m3 200.
Voir : G. Lecointre (1933),
Châteaurenault IL
Forage exécuté par R. Brochot et Cle, pour le compte de la tannerie
J. Tenneson.
Cote du sol : -j- 87.
Alluvions modernes.
6 m. 90 (+ 87 à + 80.10)
de calcédoine.
300
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
7 15.60 + 71.40 3.90 Calcaire spalhique avec débris d’Echinides
et Terebratulina echinulata d’Orb.
Turonien.
avec des bancs marneux ou des bancs de
grès grossier à débris A'Exogyra conica
Sow et Exogyra columba minor.
Le niveau statique paraît s’être tenu à 0 m. 50 de l’orifice du forage.
Voir : G. Lecointre (1930 ; 1933).
Châteaurenault III.
Forage exécuté en 1918, par Portet, aux Établissements Enault et Cle,
tannerie.
Cote du sol : + 89.
INDRE-ET-LOIRE
301
Le niveau statique s’est établi à 0 m. 45 du sol (ait. : + 88.55). Après un
nettoyage effectué en 1926, ce forage débitait 20 m3 à l’heure par pompage.
Voir : G. Lecointre (1933).
Chinon.
Forage exécuté en 1839 par Mulot.
Cote du sol : -f- 35 environ.
302
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Remblais et Alluvions.
8 m. 77 (+35 à + 26.23)
Les eaux jaillissantes, proviennent de la base des sables cénomaniens.
Voir : G. Lecointre (1933).
INDRE-ET-LOIRE
303
Dolus.
Forage exécuté en 1900-1903, au château de Beaurepaire, par Portet et
Bernard.
Cote du sol : -f- 93.
304
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
INDRE-ET -LOIRE
305
Nature de la couche
(Roche, analyse échantillons, étage, etc...)
Argile brune compacte très ferme et petites
plaquettes de calcaire gris foncé.
Calcaire gris dur alternant à de petites
veines noires dures et quelques traces de
coquillages.
Marne grise compacte ferme.
Marne blanche tendre.
Le niveau statique s’est établi à 12 m. de profondeur (ait. : + 81).
Voir : G. Lecointre (1933).
Esvres.
Forage exécuté au Moulin de Vaux par Degousée.
Cote du sol : -f- 61.
Alluvions.
sur 3 m. 66 ( + 61 à + 57.34)
1 3.66 + 57.34 3.66 Gravier.
Argile a silex et Sênonièn.
sur 52 m. 34 (+ 57.34 à + 5)
Mémoires du Muséum, nouvelle série.
Marne bleue.
Marne jaune.
Marne calcaire blanche.
Marne jaune.
Rognons de silex.
Marne jaune.
Calcaire siliceux.
Marne jaune.
Calcaire siliceux.
Marne jaune ; calcaire siliceux.
Marne jaune.
Calcaire siliceux.
Marne jaune.
Marne calcaire blanche.
Calcaire siliceux.
Argile jaune.
Calcaire siliceux.
Argile jaune.
Rognons de silex.
Argile jaune.
Marne blanche.
Calcaire siliceux.
Marne bleue.
Argile bleue, grasse, avec rognons siliceux.
Argile jaune avec plaques et rognons.
T. XI. 20
306
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
TuRONIEN.
115 m. 66 (+ 5 à — 110.66)
D’après Degousée et Laurent (1861, t. I, p. 368) aucun niveau aquifère
n’aurait été rencontré. G. Lecointre, par contre, indique une nappe jail¬
lissante s’élevant à 1 m. au-dessus de l’orifice (1933, p. 12).
Voir : D’Archiac (1846-1851) ; Degousée et Laurent (1861) ; Paul
Lemoine (1910) ; G. Lecointre (1933).
Ferrière -Larçon .
Forage exécuté vers 1837 par Degousée.
Cote du sol : -+ 104.
Alluvio.ns.
9 m. 33 (-1- 104 à + 94.67)
1 2.00 + 102.00 2.00 Terre végétale.
INDRE-ET-LOIRE
307
Jurassique.
s. 9 m. 58 (— 38.33 à — 47.91)
23 151.91 — 47.91 9.58 Couches supérieures du Jurassique.
Les eaux n’ont pas jailli au sol, dont l’altitude était trop grande pour
l’artésianisme de la nappe.
Voir : d’Archiae (1846) ; Degousée et Laurent (1861) ; Paul Lemoine
(1910 a) ; G. Lecointre (1933).
La Guerche-sur-Creuse.
Forage exécuté chez M. le comte de Croÿ.
Cote du sol : -j- 58.
Alluvions.
10 m. (+ 58 à + 48)
1 2.00 -f- 56.00 2.00 Terre végétale.
308
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Eau jaillissante.
Voir : G. Lecointre (1933).
La Haye -Descartes.
Forage exécuté en 1877 dans la propriété de MM. Lépine et Cle (Pape¬
terie), par Ed. Lippmann et Cie.
Cote du sol : + 49.
Turonien.
sur 52 m. 85 (+ 49 à — 3.85)
1 5.25 + 43.75 5.25 Avant-puits.
2 8.50 + 40.50 3.25 Craie grisâtre.
INDRE-ET-LOIRE
309
l’heure. L’eau servait à l’alimentation d’un lavoir public dans la cité
ouvrière de la papeterie.
Voir : G. Lecointre (1933, forage de Balesmes, p. 7).
310
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Huismes.
Forage exécuté en 1929-1930, au château de Lavillaumer, par les Fils
de Lefèvre Frères.
Cote du sol : -f- 97.
Ce forage a donné un résultat négatif, l’emplacement étant situé dans
une zone de relèvement des couches cénomaniennes.
Voir : G. Lecointre (1933).
L ’lsle - Bouchard .
Forage exécuté en 1894, à la Ferme des Rameaux, par l’entreprise Bécot.
Cote du sol : -f- 90.
1 26.23 + 63.77 26.23 Puits maçonné.
Turonien.
sur 31 m. 84 (+ 63.77 à + 31.93)
2 30.38 + 59.62 4.15 Banc de calcaire grossier blanc.
INDRE-ET-LOIRE
311
Le niveau de l’eau s’est maintenu à 25 m. de l’orifice (ait. : -|- 65).
Voir : G. Lecointre (1933).
Louestault.
Forage exécuté en 1914, au chalet de la Vieille-Vigne, pour le compte
du baron de Boucheporn, par Portet et Bernard.
Cote du sol : 146.
Avant-puits (Argile à silex et Crétacé supérieur).
27 m. 30 ( + 146 à -\- 118.70)
1 15.00 -J- 131.00 15.00 Puits maçonné : 1.00.
2 27.30 -f 118.70 12.30 Fouille.
312
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
INDRE-ET-LOIRE
313
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile noire légèrement sableuse et glauco-
nieuse.
Argile grise légèrement sableuse.
Craie très ferme.
Marne et plaquettes de calcaire.
Calcaire très dur.
Marne et plaquettes de calcaire.
Calcaire très dur.
Marne et plaquettes de calcaire.
Marne très grenue maigre et plaquettes de
calcaire.
Calcaire.
Marne grenue et plaquettes de calcaire.
Le niveau statique s’est établi à 68 m. de l’orifice (ait. : +78). Aucun
autre renseignement d’ordre hydrogéologique.
Deux autres forages ont été effectués à Louestault : l’un par Dru-
Arrault, à Fontenailles, est parti de la cote + 130 et a été arrêté à
57 m. de profondeur, dans le Cénomanien ; le second, exécuté par Bro-
chot à la Vieille- Vigne, a rencontré la craie de Villedieu et a été ter¬
miné à la profondeur de 88 mètres (ait. : + 58).
Voir : G. Lecointre (1931-1932, p. 15).
Monts.
Forage exécuté à la Poudrerie Nationale du Ripault.
Cote du sol : + 55.
Alluvions.
sur 1 m. 10 (+ 55 à + 53.90)
INDRE-ET-LOIRE
315
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien moyen (Craie micacée),
sur 46 m. 70 ( — 4 à — 50.70)
Turonien inférieur (Craie marneuse),
sur 22 m. 10 (— 50.70 à — 72.80)
316
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Marne grise glauconieuse avec veines vertes.
Marne verte très glauconieuse argilo-sa-
bleuse, nombreux fossiles broyés.
Marne glauconieuse argileuse fossilifère.
Grès gris vert glauconieux fossilifère.
Marne glauconieuse ; grès verdâtre fossilifère
Grès gris vert glauconieux fossilifère.
Marne argileuse sableuse très verte, micacée.
Marne argileuse sableuse très verte, micacée.
Marnes vertes grisâtres.
Marne gris verdâtre micacée.
Marne verte grasse, pyrites.
Marne verte plus pâle.
Marne verte grasse avec pyrites.
Marnes vertes glauconieuses avec fossiles.
Grès verts glauconieux avec petits fossiles.
Marne verte argilo-sableuse.
Grès vert glauconieux très dur.
Marnes vertes sableuses, veines blanches.
Grès vert, plaquette.
Marne verte sableuse.
Grès vert glauconieux très dur.
Marne verte très sableuse, coquilles, pyrites
gréseuses.
Grès vert glauconieux très dur.
Marne verte très sableuse.
Grès à gros éléments, sable jaunâtre.
Sables verts aquifères.
Plaquette de grès.
Marne gris noirâtre avec grès ; coquilles.
Plaquette de grès.
Sables marneux verts.
Grès vert et rose.
Sables marneux verts.
Grès vert et rose.
Sable marneux vert.
Grès vert et rose.
Sables jaunes verdâtres, fins et marneux.
Grès vert rose coquillier.
Marne blanche.
L’eau était jaillissante.
Voir : G. Lecointre (1933).
Nouzilly.
Forage exécuté en 1901 au château de l’Orfrazière, par R. Brochot,
pour le compte de M. le baron de Wendel.
Cote du sol : + 146.
INDRE-ET-LOIRE
317
bleuses, lit de silex.
Tuuonien.
sur 60 m. 90 (+ 128.30 à + 67.40)
318
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
INDRE-ET-LOIRE
319
Le niveau statique s’est maintenu vers 22 m. de profondeur (ait. : -f- 124).
Voir : G. Lecointre (1933).
Orbigny.
Forage exécuté à la Laiterie d’Orbigny par la Société Anonyme du Puits
Artésien de Vincennes.
Cote du sol : + 112.
320
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Aucun renseignement d’ordre hydrologique.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 18).
Orbigny.
Forage exécuté au château de Mousseau par Ed. Lippmann et Cle.
Cote du sol : + 140.
Avant-puits.
1 27 m. 70 (+ 140 à + 112.30)
Turonien.
sur 50 m. (+ 112.30 à + 62.30)
Le niveau statique s’est établi à 24 m. de l’orihce (ait. : + 116).
Voir : G. Lecointre (1933, p. 18).
Orbigny.
Forage en cours, commencé en 1937, par la Société Rodio, pour le
compte de la commune.
Cote du sol : + 110 environ.
INDRE-ET-LOIRE
321
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien.
96 m. 50 (+ 110 à + 13.50)
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
322
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Marne verte très sableuse.
Passage de grès dur.
Sable vert très fin un peu argileux.
Marne sableuse collante, passages durs.
Marne grise compacte, dure, très collante.
Passage très dur.
Marne très sableuse gris bleu.
Les travaux ont été momentanément suspendus au début de l’année 1938.
Perrusson.
Forage exécuté en 1896, au château de La Cloutière, par Bécot.
Cote du sol : + 88.
Crétacé supérieur.
sur 57 m. 80 (de -|- 88 à -f- 30.20)
INDRE-ET-LOIRE
323
Nature de !a couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
plaquettes calcaire glauconieux légèrement
micacé.
Sable calcaire gris et noir très glauconieux
avec petites plaquettes calcaires glau¬
conieux.
Sable marneux gris verdâtre, très chargé de
glauconie, avec sulfure de fer et petites
plaquettes de calcaire gris.
Sable verdâtre un peu gras.
Roche très dure de grès glauconieux gris
verdâtre coquillé (Ostrea).
Sable gris verdâtre glauconieux, un peu
gras, coquillier.
Argile noire sableuse et glauconieuse.
Argile noire micacée avec rognons glau¬
conieux calcarifères.
Plaquette de grès glauconieux gris ver¬
dâtre, très dur à percer.
Sable glauconieux gris verdâtre.
Plaquette grès glauconieux assez tendre.
Sable vert glauconieux coquillier.
Sable gras gris verdâtre glauconieux très
micacé (lamelles de mica très grandes).
Le niveau statique s’est établi à 15 m. 90 de l’orifice (ait. : 72.10).
En pompage, au débit horaire de 3 m3 300, le niveau dynamique se stâ-
bilise à la cote + 44.40, soit une dénivellation de 27 m. 70.
Voir : G. Lecointre (1933).
Rillé .
Forage exécuté à la Ferme de la Briche, par l’entreprise R. Brochot, en
1863.
Cote du sol : -f- 72.
Avant-puits, marnes cat.caires, argiles lacustres.
sur 20 m. 50 (+ 72 à + 51.50)
Terre rapportée au sol.
Craie siliceuse très dure.
Argile verte très grasse.
Craie dure.
Craie siliceuse.
Argile verte avec plaquettes dures.
Craie siliceuse très dure.
Alternances de marne argileuse verte et
blanchâtre.
Sénonien.
sur 6 m. (-f- 51.50 k + 45.50)
9 21.21 + 50.79 0.71 Craie blanche sableuse dure.
324
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique se maintenait à 2 m, de l’orifice (ait. + 70).
Voir : G. Lecointre (1933).
INDRE-ET-LOIRE
325
Rillé.
Forage exécuté au château delà Briche, en 1872-1873, par Édouard Lip-
pmann et CIe.
Cote du sol : + 72.
Le niveau statique s’est tenu à 2 m. de l’orifice (ait. : 70).
Voir : G. Lecointre (1933).
Saint - Aubin -le -Dépeint.
Forage exécuté en 1907 chez M. Guéret, par Portet et Bernard.
Cote du sol : + 92.
1 10.50 + 81.50 10.50 Avanl-puits.
CÉNOMANIEN.
sur 35 m. (-f 81.50 à + 46.50)
Le niveau statique s’est établi à 18 m. de profondeur (cote + 74). En
pompage, au débit horaire de 2 m3, le plan d’eau s’abaisse à 27 m. 50 de
l’orifice (cote + 64.50).
Voir : G. Lecointre (1933).
Saint -Avertin.
Forage exécuté en 1836 au château de Cangé, par Mulot.
Cote du sol : + 48.
INDRE-ET-LOIRE
327
CÉNOMANIEN.
sur 67 m. 89 (— 13.41 à — 81.30)
Cet ouvrage a rencontré deux nappes jaillissantes, à 66 m. et 128 m. de
profondeur.
Température de l’eau : 17°2.
Voir : J. -B. Viollet (1840 a) ; d’Archiac (1846-1847) ; Paul Lemoine
(1910) ; G. Lecointre (1933).
Saint-Cyr-sur-Loire.
Forage au château de Palluau, par Paulin Arrault.
Cote du sol : + 70.
Quaternaire.
s. 9.74 (+ 70 à + 60.26)
1
9.74 + 60.26
9.74 Remblais, sables et graviers.
328
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Ce puits était jaillissant à l’origine, mais, par suite de la multiplication
des forages à Tours, il a été très influencé, et le niveau statique s’est abaissé
à 10 m. de l’orifice (ait. : -f- 60). Il n’était plus utilisé au début de 1937.
Voir : d’Archiac (1846) ; P. Arrault (1890) ; G. Lecointre (1933).
Saint-Patrice.
Forage exécuté en 1836 au château de Rochecotte, par Degousée, pour
le compte de la duchesse de Dino.
Cote du sol : -f- 38.
Quaternaire.
5 m. (+ 38 à + 33)
1 5.00 + 33.00 5.00 Remblais, terre végétale, alluvions.
Tuhonien.
55 m. (+ 33 à — 22)
2 60.00 — 22.00 55.00 Craie grise.
CÉNOMANIEN.
s. 69 m. ( — 22 à — 91)
INDRE-ET-LOIRE
329
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Grès vert.
Argiles vertes pures et sableuses.
Argiles et grès vert.
Sables, grès et argiles verts, 2e nappe jail¬
lissante.
La seconde nappe jaillissante, seule utilisée, débitait 40 m3 à l’heure au
sol.
Voir : Degousée et Laurent (1861, I, p. 339, pl. XL et XLVIII);
G. Lecointre (1933).
Saint -Pierre -des -Corps.
Forage exécuté par Mulot, en face du château de Cangé, pour le comte
de Richemont.
Cote du sol : + 48.
Alluvions.
4 m. 22 ( + 48 à + 43.78)
L’eau était jaillissante.
Voir : d’Archiac (1846, p. 57) ; G. Lecointre (1933, p. 22).
330
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Saint-Pierre-des -Corps.
Forage exécuté par Ed. Lippmann et. C,e, pour le compte de la
Société de Saint-Gobain.
Cote du sol : -j- 49.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions.
sur 12 m. 77 (+ 49 à + 36.23)
INDRE-ET-LOIRE
331
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Grès siliceux très dur.
Sable.
Grès siliceux très dur.
Argile sableuse.
Argile sableuse dure.
Argile noire dure.
Argile dure.
Grès dur.
Argile un peu sableuse.
Sable vert et bloc de grès.
Grès vert très dur.
Sable jaune grossier et coquillages.
Niveau statique à 2 m. au-dessus du sol (ait. : + 51).
Voir : G. Lecointre (1933).
Saint-Pierre-des-Corps.
Forage exécuté dans les Ateliers de construction du P. -O. -Midi.
Cote du sol : + 46.50.
Alluvions.
sur 4 m. 12 (de + 46.50 à + 42.38)
332
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Ce forage est artésien jaillissant.
A 1 m. au-dessus du sol, le débit horaire atteint 60 m3.
Deux nappes principales ont été rencontrées dans le Cénomanien : la
première, située vers 112 m. 50, ne donnait qu’un léger filet au sol, la
seconde, extrêmement abondante, était à la profondeur de 143 m. 40.
Savonnières .
Forage exécuté au château des Touches, en 1860, par Mulot et Dru.
Cote du sol : -f- 50.
INDRE-ET-LOIRE
333
334
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
calcaires.
Ce forage jaillissait à 3 m. au-dessus du sol (+ 53).
Le débit atteignait 800 litres à la minute, soit 48 m3 à l’heure.
Voir : P. Arrrault (1890) ; G. Lecointre (1933).
Tours.
Il existe douze puits artésiens jaillissants dans la ville de Tours. Dix
d’entre eux ont été forés avant 1837.
Le plus profond de tous est le puits Champoiseau, dont la coupe a
été publiée par Viollet (1840).
Puits Champoiseau.
Exécuté par Degousée, dans l’ancien couvent des Capucines, pour le
compte de M. Champoiseau, industriel.
Cote du sol : -f- 51.
Quaternaire.
8 m. 50 (+ 51 à + 42.50)
336
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N* (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Jurassique.
sur 15 m. ( — 146.66 à — 161.66)
56 212.66 — 161.66 15.00 Marne dure blanche et grise.
Ce forage a rencontré six nappes aquifères.
A la profondeur de 99 m. 83, une première nappe non ascendante ; une
seconde nappe, à 127.32, artésienne jaillissante, a donné au sol 10, puis
88 et enfin 188 1. par minute.
A la profondeur de 129.32, le débit au sol s’élevait à 1.000 litres.
Une quatrième nappe, rencontrée à 129.66, élevait le débit à 1.100 litres
et une cinquième, à 135 m., augmentait le débit qui atteignait 1.400 litres
au sol.
Le débit s’étant ensuite affaissé, à la suite du fonçage de nouveaux
puits aux environs, la remise en état du forage Champoiseau fut confiée à
Mulot, qui termina ce travail en 1839, avec un succès complet. Le captage
des nappes donnait à ce moment au sol : 3.480 litres par minute, soit
209 m3-heure.
G. Lecointre a condensé en un tableau les caractéristiques principales
des puits de Tours, nous le reproduisons ci-dessous, en y ajoutant quelques
indications puisées dans l’ouvrage de Viollet.
Puits de la ville de Tours.
D’après Viollet, le plus élevé des niveaux statiques observés pour les
forages artésiens de Tours atteignait 27 m. 20 au-dessus de l’étiage de la
Loire (ait. : -f- 74 environ).
INDRE-ET-LOIRE
337
La température de l’eau du puits de l’ancienne caserne de cavalerie, pro¬
fond de 147 m., était de : 17°5.
Nous donnons ci-dessous l’analyse sommaire de l’eau du forage de la
Brasserie Tessier ; cette analyse a été faite en 1835 par M. Delaunay, de
Tours.
Résultats en milligrammes par litre
Carbonate de chaux . . . 0. 180
Chlorure de sodium . 0.093
Oxyde de fer . 0.026
Silice . 0.013
Sulfate de soude . 0.009
Alumine . 0.004
Magnésie. . . . traces faibles
Voir : Héricart de Thury (1833 ; 1834) ; Underwood (1834) ; J. -B.
Viollet (1840 a ; 1840 b) ; d’Archiac (1846; 1851) ; Degousée et Laurent
(1861) ; Paul Lemoine (1910 ; 1930 b) ; G. Lecointre (1833).
Tours.
Forage exécuté en 1898, par R. Brochot, dans l’usine de l’avenue de
Grammont, pour les Tramways électriques de Tours.
Cote du sol : -f- 48.09.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien.
338
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
ties agglutinées coquillées, petites huîtres.
A la profondeur de 119 m., les eaux ascendantes ont jailli au sol.
A 134 m., le débit au sol était de : 6 m3 660 ; il augmenta progressi¬
vement, atteignant 24 m3 300 à 149 m., puis 28 m3 à 149 m. 50.
A la fin des travaux, on obtenait par pompage, avec une dénivellation
de 0 m. 50 (ait. : -f- 47.59), le débit horaire de 122 m3.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 24).
Tours.
Forage exécuté en 1933, à l’Aérodrome de Saint-Symphorien, par la
Société Anonyme des Anciens Établissements de Hulster et Faibie.
Cote du sol : + 102.
INDRE-ET-LOIRE
339
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions.
8 m. 00 (+ 102 à + 94)
CÉNOMANIEN.
s. 45 m. (-|- 12 à — 33)
Le niveau statique s’est établi à 30 m. de l’orifice (ait. : + 72).
Débit horaire : 16 m3.
En vue d’éviter l’ensablement, on a muni ce puits d’une crépine type
Johnson de 215 mm.
Villaines I.
Forage exécuté au camp du Ruchard, dit forage Est.
Cote du sol : 116.
Argile a silèx et Sénonien.
s. 35 m. 20 (+ 116 à + 80.80)
Argile jaune.
Sable et silex.
Argile grise.
Silex et craie.
Argile jaune.
Craie blanche tendre, argileuse.
Craie blanchâtre.
Craie jaunâtre.
340
P. LEMOINE, R. HXJMERY, R. SOYER
Couche Protondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien supérieur (Tufïeau jaune).
15 m. 40 (+ 80.80 à + 65.40)
Le niveau statique s’est établi à 31 m. de profondeur (ait. : + 85).
Voir : G. Lecointre (1933).
Villaines II.
Deuxième forage
par R. Brochot.
du camp du Ruchard, dit de l’Ouest, exécuté en 1933,
Cote du sol : + 116.
Argile a silex Sénonien.
s. 45 m. 80 ( + 116 à + 70.20)
INDRE-ET-LOIRE
341
Nous ignorons les résultats hydrogéologiques de cet ouvrage.
Villandry.
Cote du sol : + 48 environ.
Terre végétale et éboulis.
7 m. (+ 48 à + 41)
342
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Forage jaillissant. Aucun renseignement sur le débit.
Voir : Chevallier et Chariot (1858) ; G. Lecointre (1933).
INDRE-ET-LOIRE
343
La Ville-aux-Dames.
Forage exécuté chez M. Lecomte, au Moulin-Carré, par Degousée.
Cote du sol : 52.
5e nappe jaillissante.
Les eaux jaillissantes s’élèvent à 4 m. au-dessus du sol, puis se déversent
en actionnant un moulin. Le niveau hydrostatique est très élevé et n’a
pas pu être mesuré.
Le débit à l’orifice était de 240 m3 à l’heure.
Température de l’eau : 11°50.
Voir : J. -B. Viollet (1840 a) ; Degousée et Laurent (1861, I, p. 337, pl.
XL et XLVIII) ; G. Lecointre (1933).
Yzeures I.
Forage exécuté en 1894 dans la villa Raoul (Harembure), par E. Lipp-
mann et Cle.
Cote du sol : -f- 71.
Avant-puits.
29 m. 50 (+ 71 à + 41.50)
Turonien.
6 m. 53 (+ 41.50 à + 34.97)
2 36.03 4- 34.97 6.53 Calcaire tendre.
344
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi à 11 m. 80 du sol, soit à la cote -f- 59.20
Voir : G. Lecointre (1933).
Yzeures II.
Forage exécuté en 1894, chez M. Châtelain, par E. Lippmann et Cle
Cote du sol : — (- 73 .
Turonien.
s. 25 m. 40 (+ 73 à + 47.60)
CÉNOMANIEN.
63 m. 96 (+ 47.60 à — 16.36)
10 26.90 + 46.10 1.50 Argile verte compacte et plaquettes.
INDRE-ET-LOIRE
345
Le niveau statique, après diverses oscillations, s’est stabilisé à 5 m. 70
de l’orifice du forage (ait. : -(- 67.30).
Le débit, peu important, n’était que de 600 litres à l’heure.
Voir : G. Lecointre (1933).
Yzeures III.
Forage de Gaudru, à la limite d’Yzeures et de Tournon.
Cote du sol : -f- 71.
Alluvjons.
7 m. 85 (+ 71 à + 63.15)
1 2.00 + 69.00 2.00 Terre végétale.
2 2.50 -f 68.50 0.50 Sable argileux.
346
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
La nappe jaillissante a été atteinte à 35 m. 10 de profondeur (ait.
4- 35.90) ; elle débitait 12 m3 à l’heure.
Voir : Chevalier et Chariot (1958) ; G. Lecointre (1933).
LOIR-ET-CHER
Rédigé en collaboration avec M. G. Lecointre.
Châtres-sur-Cher.
Forage exécuté en 1928 à la Laiterie des Fermiers Réunis.
Cote du sol : -+ 93.
Ce forage était jaillissant ; le niveau statique a été observé à la cote
97.50, soit 4 m. 50 au-dessus du sol. Le débit était de 10 m3 à l’heure.
Température de l’eau : 11°5.
Voir : G. F. Dollfus (1929 a).
Cormenon.
Forage exécuté par la Société Auxiliaire des Distributions d’Eau à la
Tannerie L. Vadé, au Guetlet.
Cote du sol : -+ 104.
Alluvions.
sur 3 m. ( + 104 à + 101)
1 3.00 + 101.00 3.00 Terre végétale et alluvions.
348
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Eau jaillissante. Débit horaire : 10 m3.
Voir : Faupin (1909), p. 314.
Épuisay.
Forage exécuté en 1907 par la Société Auxiliaire des Distributions d’Eau
pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 164.
Argile a silex.
sur 26 m. (+ 164 à + 138)
LOIR-ET-CHER
349
Le niveau statique s’est maintenu à 34 m. 75 de l’orifice (ait. : -+ 129.25).
Voir : Faupin (1909) ; G. Lecointre (1933).
y
Herbault.
Forage exécuté en 1904-1905 pour le compte de la commune.
Cote du sol : -+ 138.
1
Puits maçonné.
27 m. 30 ( + 138 à + 110.70)
Sables miocènes (?) et Argile a silex.
6 m. 07 (+ 110.70 à + 104.63)
2 29.60 + 108.40 2.30 Sable rouge grossier et gros gravier.
3 33.37 + 104.63 3.77 Argile jaune ou jaune rougeâtre.
Turonien.
80.10 (+ 104.63 à + 24.53)
4 57.37 + 80.63 24.00 Marnes jaunes.
350
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Jurassique.
s. 146 m. ( — - 16 à — 162)
13 300.00 — 162.00 146.00 Calcaires et argiles, Ostrea virgula, au som¬
met.
Aucune nappe artésienne n’a été rencontrée.
Le plan d’eau se tient à 22 m. de l’orifice (ait. : -j- 116).
Voir : Faupin (1909) ; Lecointre (1933).
Mondoubleau.
Forage exécuté en 1900 par Portet, chez M. G. Rigault, tanneur.
Cote du sol : + 104.
Alluvions.
sur 2 m. 89 (+ 104 à + 101.11)
clair.
LOIR-ET-CHER
351
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable argileux gris verdâtre.
Sable et rognons de grès gris.
Roche de grès gris très dure.
Sable gris peu argileux.
Roche de grès gris dur.
Sable gris peu argileux.
Grès gris très dur.
Sable gris peu argileux.
Plaquettes de grès gris.
Sable gris argileux (compact).
Roche de grès gris.
Sable argileux compact et rognons de grès
Sable argileux gris compact.
Roche de grès gris.
Sable argileux gris et rognons de grès.
Grès gris partie plus jaunâtre, d’aspect vi
trifié.
Sable jaune argileux veiné gris.
Roche de grès jaune excessivement dure.
Sable jaune maigre.
Rognons de grès.
Roche dure.
Sable jaune maigre. Fin du forage.
Le niveau statique s’est établi à l’orifice du forage.
Montrichard .
Forage exécuté en 1935 pour le compte de la commune, par la Société
Nouvelle de Sondages « Bonne Espérance ».
Cote du sol : 60.
Turonien.
s. 61 m. (+ 60 à — 1)
Terre végétale et remblais.
Calcaire tendre et passages de sable grossier.
Calcaire grossier blanc jaunâtre.
Marne sableuse avec graviers et passage cal¬
caire.
Calcaire gris tendre très sableux.
Calcaire tendre et passages de calcaire dur
et silex noirs.
Calcaire sableux.
Calcaire gris, rognons de silex noirs.
Calcaire plus tendre et passages de silex.
Calcaire argileux et sableux.
Argile sableuse à silex.
Calcaire avec argile sableuse à silex.
352
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
pyriteux, débris de fossiles.
Ce forage exécuté au diamètre de 0 m. 350, est muni d’un massif de gra¬
viers dans la zone aquifère, située entre 105 m. et 130 m. de profondeur.
La nappe est jaillissante, et le niveau statique, observé avant la mise en
place des crépines, s’élevait à 15 m. au-dessus du sol (ait. : -f- 75 environ).
Le débit atteignait 150 m3 à l’heure ; après l’installation du massif de
graviers, il s’est abaissé à 120 m3, et s’est stabilisé.
LOIR-ET-CHER
353
La perte de charge occasionnée par le dispositif du fond correspond donc
au 1/5 du débit.
Voir : L. Descroix (1936).
Naveil.
Forage exécuté en 1871, par E. Lippmann et Cle, au lieu dit : Picolet,
dénommé également : Puits de Villaria.
Cote du sol : + 93.
354
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage était jaillissant. Son débit horaire était à l’origine de 15 m3 ;
vers 1890, le débit tomba à 200 litres à l’heure.
Une tentative de remise en état fut faite, mais sans succès. Actuellement
ce puits ne débite plus que quelques litres à l’heure.
Température de l’eau : 19°.
Le niveau statique dépassait la cote -f- 95.
Voir : Paul Lemoine (1930 a) : G. Lecointre (1933).
Romorantin.
Forage exécuté en 1895-1896.
Cote du sol : + 100.
Terre végétale et Sahles de Sologne.
s. 11 m. 50 (+ 100 à + 88.50)
Calcaires de Beauce.
20 m. (+ 88.50 à + 68.50)
Argile a silex et Craie sénonienne.
51 m. 80 (+ 68.50 à + 16.70)
Craie marneuse turonienne.
62 m. 70 (+ 16.70 à — 46)
Cénomanien (Marnes à Ostracées).
104 m. 42 (— 46 à — 150.42)
Cénomanien (Sables de la Puisaye).
4 m. (— 150.42 à — 154.42)
Albien (Sables et Argiles alternants),
sur 32 m. 18 (— 154.42 à — 186.60)
Le forage était artésien et jaillissant. Le niveau statique n’a pas été
calculé ; au sol (ait. : + 100) le débit a atteint 45 m3 par 24 heures.
L’eau provient de trois nappes : une nappe dans les sables de Puisaye
vers 250 m. de profondeur, et deux nappes inférieures, dans les Sables
verts, situées respectivement à 280 et 283 m.
Analyse des eaux du puits artésien de Romorantin.
Effectuée au Laboratoire du Comité consultatif d'hygiène de France.
Résultats en milligrammes
par litre
Ammoniaque et sels ammoniacaux . . traces
Azote organique . 0.0
LOIR-ET-CHER
355
Nitrites . 0.0
Acide phosphorique . 0.0
Acide sulfurique . 15.7
Chlorure de sodium . 25.6
Cl correspondant . 15.5
Analyse minérale.
Résidu à 110° . 250.00
Résidu après calcination . 237.00
Perte au rouge . 13.00
Silice . 12.00
Chaux . 36.90
Magnésie . 14.40
Acide sulfurique . 15.70
Chlorure de sodium . 25.60
Composition probable.
Silice . 12.00
Sulfate de calcium . 26.60
Carbonate de calcium . 46.40
Carbonate de magnésie . 30.20
Chlorure de sodium . 25.60
Carbonate de sodium . 103.70
Degré hydrométrique total . 10 *.
— — permanent. . . . 4'1.
Voir : Gauchery et de Grossouvre (1896) ; G. F. Dollfus (1900 a) ; Faupin
(1909) ; Paul Lemoine (1910) ; G. Lecointre (1933).
Saint-Jean-Froidmentel.
Forage exécuté en 1921, par la Société Auxiliaire des Distributions d’Eau
à la Verrerie de Rougemont, pour le compte de la Société Industrielle de
Verrerie.
Cote du sol : + 135.
356 P. LEMOINE, R. IIUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est maintenu à 17 m. de l’orifice (ait. + 118).
Theillay - le - Pailleux .
Forage exécuté en 1928, par A. Deschamps, chez M. Valadon, à Let-
teveaux.
Cote du sol : + 130 environ.
Argile a silex et Turonien.
s. 40.07 (+ 130 à + 89.93)
Le niveau statique s’est établi à 2 in. de l’orifice (ait. : + 128 environ).
LOIR-ET-CHER
357
Vendôme.
Forage exécuté en 1888-1890, à la Basse-Chape, par H. Bécot, pour le
compte de la Société des Eaux de Vendôme.
Cote du sol : -f- 81.
Le forage a produit des eaux jaillissantes à partir de 143 m. de profon¬
deur ; à ce niveau on obtenait 10 litres à la minute. A 176 m. 27 le jaillisse¬
ment atteignait 63 litres à la minute : 3 m3 780 à l’heure.
Par l’appoint des eaux de la base, le débit est monté à 25 m3 à l’heure.
Le niveau statique s’élevait à 6 m. du sol (ait. : -f- 87).
358
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Analyse de l’eau du puits foré de la Basse-Chape.
Résultats en mmg.
par litre
Degré hydrotimétrique total . 19J
— — permanent . . 7d
Extrait à 180° . 370.00
Alcalinité totale en C03Ca . 230.00
Na Cl . 40.95
NH3 . 0.20
Chaux . 107.12
Magnésie . 25.27
S04Ca . 46.72
Phosphates . 0.00
Matières organiques . 0.35
Voir : Faupin (1909) ; Paul Lemoine (1930 a) ; G. Lecointre (1933).
Vendôme.
Forage exécuté en 1928-1929, par la Société Française de Forages Layne
France, pour le compte de la Société Lyonnaise des Eaux.
Cote du sol : -j- 82.50.
Turonien.
56 m. 29 (+ 21.90 à — 34.39)
10
65.36 + 17.14
4.76 Calcaire, grès et silex.
LOIR-ET-CHER
359
L’ouvrage, exécuté au diamètre de 0 m. 305, comporte à la base une
crépine système Layne et un massif filtrant de graviers.
Ce forage était jaillissant et débitait, à 1 m. au-dessus du sol, 15 m3 300
à l’heure.
360
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Direction
de l’Hygiène, du Travail
et de la Prévoyance Sociale.
Service de surveillance
des Eaux d’alimentation
M. Dienert,
Chef de Service.
Résultats des analyses effectuées pour
le compte de M. le Directeur de la Société
Lyonnaise des Eaux et de l’Eclairage
3, rue de Messine, Paris.
Échantillons-Analyses prélevés le 17 mai 1933.
Eau du puits artésien de Vendôme (usine a gaz)
Examen physique.
Turbidité (en gouttes de mastic) . 20
PH . 7.1
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes par litre.
Recherches générales :
Matière t En oxygène emprunté au per- j Solution a]caline. . 0.25
. } -i i uuiui/iun aicannc . <
organique ( manganate de potasse . j
Oxygène dissous (en poids) . »
Azote organique . »
Résistivité électrique . 1.430
Résidu à 110° . »
Résidu après calcination . »
Perte au rouge . »
Degré hydrotimétrique total . 15°6
— — permanent . »
Recherches spéciales :
Anions.
Alcalinité en (CaO) . 111
Nitrites, en azote nitreux . »
Nitrates, en azote nitrique . »
Chlore des chlorures (en Cl) . 95
Acide sulfurique (en SO3) . 48.1
Acide phosphorique . »
Silice (en SiO2) . 11
Cathions.
Azote ammoniacal . 0.5
Chaux (en CaO) . 64
Magnésie (en MgO) . 24.5
Sodium . 101
LOIR-ET-CHER
361
Potassium . 17
Sels alcalins (en sulfates) . »
Fer (en Fer) . 0.1
Alumine (en A1203 4 5) . »
Analyse bactériologique.
Numération totale des espèces :
Nombre de germes l Colonies non liquéfiantes 0
renfermés par ce. ( Colonies liquéfiantes ... 0
Bactérium Coli communis par litre . 0
Micrococcus entéritis (Entérocoque) . 0
Bacillus perfringens . . . 0
Germes producteurs d’hydrogène sulfuré . 0
Bactéries putrides . 0
Conclusions. — Eau d’une grande pureté bactériologique, dont la miné¬
ralisation se distingue par la présence d’une petite quantité de sels alcalins
(bicarbonate et chlorures).
Paris, le 9 juin 1933.
Le Chef du service de surveillance
des eaux d’alimentation de Paris.
Signé : Dienert.
Voir : Paul Lemoine (1930 a).
Villiers-sur-Loir I.
Forage exécuté en 1887-1888 par Bécot, pour le compte de M. Noël.
Cote du sol : -f- 93.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N“ (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions quaternaires.
6 m. (+ 93 à + 87)
1 6.00 + 87.00 6.00 Alluvions sableuses et graveleuses.
Argile a silex et Sénonien.
s. 4 m. (+ 87 à + 83)
2 10.00 -f- 83.00 4.00 Argile à silex et calcaires.
Turonien.
64 m. 60 (+ 83 à + 18.40)
3 22.69 + 70.31 12.69 Marne et calcaire.
4 22.71 -f- 70.29 0.02 Plaquette silex dur.
5 24.60 + 68.40 1.89 Craie grise très tendre.
362 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Cénomanien.
sur 65 m. 55 (+ 18.40 à — 47.15)
74.80 + 18.20 0.20 Grès vert assez dur.
53
LOIR-ET-CHER
363
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Grès gris assez dur.
Sable gris.
Grès gris très dur.
Partie tendre.
Grès très dur.
Partie tendre.
Grès très dur.
Grès gris assez dur.
Sable gris très tendre ( nappe non jaillis¬
sante) .
Plaquette de grès gris très dur verdâtre.
Sable verdâtre argileux tendre.
Plaquette de grès gris tendre.
Sable grisâtre.
Plaquette de sable dur.
Sable gris tendre.
Plaquette de grès gris tendre.
Sable gris assez tendre.
Plaquette grès assez dur.
Sable gris tendre.
Plaquette grès très dur.
Sable gris tendre.
Plaquette sable dur.
Sable gris tendre.
Plaquette grès gris dur.
Sable gris verdâtre.
Plaquette sable gris verdâtre aggloméré.
Sable gris verdâtre tendre.
Plaquette sable dur.
Sable gris verdâtre tendre.
Sable gris verdâtre très dur.
Sable gris verdâtre tendre.
Sable gris verdâtre dur.
Sable gris verdâtre tendre.
Plaquette de sable très dur.
Grès très dur.
Grès gris très dur.
Grès gris un peu dur.
Sable gris verdâtre tendre.
Grès gris tendre.
Grès gris très dur.
Argile noirâtre, verdâtre, petite veine
sableuse, micacée, très compacte.
Argile noire compacte.
Grès très dur.
Argile noire, petite veine sableuse micacée,
très ferme, contenant quelques petits
morceaux d’oxyde de fer.
Grès gris assez dur.
Argile noire micacée assez tendre.
Grès gris dur.
Argile noire assez tendre.
364
P. LEMOINE, R. HUMEEY, R. SOYER
Deux nappes principales ont été rencontrées : 1° de 134 m. 21 à 137 m. 26 ;
2° de 138 m. 45 à 140 m. 15. Elles jaillissaient à 3 m. au-dessus du sol
(cote + 96), au débit horaire de 48 m3.
Cet ouvrage fonctionne toujours ; il débite actuellement 19 m3 à l’heure.
Le diamètre de la colonne de captage est de 0 m. 125.
M. le maire de Villiers a eu l’amabilité de nous communiquer les rensei¬
gnements complémentaires suivants :
Température de l’eau . 16°33
Chlorures . 32 mmg. par litre
Ammoniaque . traces
Nitrites . 0
Bacterium Coli . absence
Degré hydrotimétrique total . 23d
— — permanent . . 7 à 81*
Voir : Faupin (1909) ; Paul Lemoine (1930 a) ; G. Lecointre (1933).
LOIR-ET-CHER
365
Villiers-sur-Loir II.
Forage exécuté en 1870, par Ed. Lippmann et Cle, chez la comtesse de
Waresquiel, au château de la Vallée.
Cote du sol : -f- 110.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc.. )
Argile a silex, Sénonien et Turonien.
sur 91 m. 80 (+ 110 à + 18.20)
Le niveau statique s’est maintenu à 22 m. de l’orifice (ait. : -f- 88).
Voir : G. Lecointre (1933, p. 31).
Villiers-sur-Loir III.
Forage, dit du Groupe Scolaire, exécuté par Ed. Lippmann et Cle.
Cote du sol : -f- 98.
LOIRET
Châtillon-sur-Loire.
Forage exécuté en 1934, par Eugène Lippmann, pour le compte des
Établissements Poylecot.
Cote du sol : -j- 135.
Nous n’avons pas examiné les échantillons des terrains traversés par
cet ouvrage et donnons son interprétation sous réserve.
Le niveau statique s’est établi à 14 m. du sol (ait. : -f- 121).
368
P. LEMOINE, H. HUMER Y, R. SOYER
Montcresson.
Forage exécuté en 1925, par Lefèvre Frères, au château de Salleneuve,
pour le compte de M. Nersessian.
Cote du sol : + 140.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N” (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Miocène.
s. 2 m. (+ 140 à + 138)
1 2.00 + 138.00 2.00 Sables de Sologne, granitiques, argileux.
Spahnacien.
1 m. 50 (+ 138 à + 136.50)
2 3.50 + 136.50 1.50 Sables siliceux gris avec galets de Nemours.
Argile a silex.
13 m. 50 ( + 136.50 à + 123)
3 17.00 + 123.00 13.50 Argile brunâtre à silex confus.
Sénonien.
63 m. (+ 123 à + 60)
4 31.00 + 109.00 14.00 Craie dure, jaunâtre, calcaire, silex noirs,
silex avec Micraster cor tesludinarium.
5 80.00 + 60.00 49 . 00 Craie blanche tendre à silex noirs.
Turonien.
142 m. (+ 60 à — 82)
6 140.00 00.00 60.00 Craie blanche avec peu de silex.
7 222.00 — - 82.00 82.00 Craie blanche sans silex à Micraster brevis.
Cénomanien.
119 m. (— 82 à — 201)
LOIRET
369
Le forage a donné des eaux jaillissantes, à 1 m. au-dessus du sol.
Le débit horaire était de 20 à 25 m3.
La nappe jaillissante a été rencontrée vers 345 m. de profondeur ;elle a
occasionné un très fort entraînement de sables et d’argiles, lors du jaillis¬
sement initial. Les fossiles suivants ont été rencontrés dans les déblais
provenant de 342 à 354 m. de profondeur :
Phylloceras Velledœ Michelin.
Trochus nervinensis de Loriol.
Turriteüa V ibrayana d’Orbigny.
Solarium cirroides d’Orbigny.
Ostrea arduennensis d’Orbigny.
— canaliculata Sowerby.
Area fibrosa Sowerby.
— Beaumonti d’Orbigny.
Trigonia arcuata Ebray.
Température de l’eau : 23°.
Le diamètre du tubage est très faible : 220 mm., du sol à la profondeur
de 342 m., puis une colonne perdue de 145 mm., dans le gîte aquifère, de
342 à 354 m.
Voir : G. F. Dollfus (1929 a, p. 33.)
Sully-sur-Loire.
Forage exécuté par Paulin Arrault au château de Sully-sur-Loire.
Cote du sol : + 118.60.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc.. )
Alluvions quaternaires.
9 m. 60 (+ 118.60 à + 109)
1 9.60 + 109.00 9.60 Sables et graviers.
Helvétien (Sables et Argiles de Sologne)
s. 20 m. 65 (+ 109 à + 88.35)
+ 105.80 3.20 Sable blanc quartzeux.
+ 88.35 17.45 Argile panachée et rognons calcaires.
Aquitanien (Molasse du Gâtinais.)
20 m. 90 (+ 88.35 à + 67.45)
+ 67.45 20.90 Marne grise et rognons calcaires.
Argile a silex.
31 m. 13 (+ 67.45 à + 36.32)
+ 62.42 5.03 Argile bleue à silex.
Muséum, nouvelle série. — T. XI. 24
2 12.80
3 30.25
4 51.15
5 56.18
Mémoires du
370
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
6 59.74 + 58.86 3.56 Silex.
7 82.28 + 36.32 22 . 54 Argile rouge à silex.
Sénonien.
68 m. 07 (+ 36.32 à — 31.75)
8 84.94 + 33.66 2.66 Marne jaune.
9 150.35 — 31.75 65.41 Craie blanche à silex noirs.
Turonien.
39 m. 52 (— 31.75 à — 71.27)
Le niveau statique a été calculé à 17 m. au-dessus de l’orifice (ait. :
+ 135.60).
Le débit au sol était de 8 m3 3 à l’heure.
Voir : P. Arrault (1890, pl. XXXII) ; G. F. Dollfus (1890, p. 13) ; (1910,
p. 9) ; Paul Lemoine (1910 a, p. 382) ; G. Denizot (1927, p. 257-59).
MAINE-ET-LOIRE
Rédigé en collaboration avec M. G. Lecointre.
Allonnes.
Forage exécuté en 1924 à la Laiterie de la Marchanderie, par E. Lipp-
mann.
Cote du sol : + 27.
372
P. LEMOINE, R. HÜMEHY, R. SOYER
L’eau était jaillissante à partir de la profondeur de 11 m. 50.
En pompage, au débit horaire de 4 m3, le niveau dynamique s’établis¬
sait à 60 m. de profondeur (ait. : — 33).
Voir : G. Lecointre (1933, p. 32.)
B eaufort - en - Vallée .
Forage exécuté en 1836 par Degousée, pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 25.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions.
5 m. (+ 25 à + 20)
Le niveau statique se serait établi à la cote -f- 24.
Voir : Degousée et Laurent (1861, pl. XLVIII, p. 367) ;d’Archiac (1846 ;
1851) ; Paul Lemoine (1910 a, p. 371) ; G. Lecointre (1933, p. 32).
Brion.
Forage exécuté à
Chartiez et Fils.
la Laiterie Coopérative de La Pichonnière, par
Cote du sol : -f 39.
MAINE-ET-LOIRE
373
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions anciennes.
sur 3 m. (+ 39 à + 36)
1 3.00 + 36.00 3.00 Sables alluviaux.
*
Turonien.
sur 5 m. (+ 36 à + 31)
2 8.00 + 31.00 5.00 Marne blanche (tuffeau ?).
CÉNOMANIEN.
sur 32 m. (+31 à — 1)
3 ) Argiles à coquilles.
4 > 40.00 — 1.00 32.00 Marnes.
5 ' Sables verts avec quelques lignites.
Eau jaillissante.
Au débit horaire de 30 à 40 m3, le niveau dynamique s’établit à 3 m. de
l’orifice (ait. : + 36).
Voir : G. Lecointre (1933, p. 33).
Fontevrault.
Forage exécuté en 1936 à la Colonie pénitentiaire de Saint-Hilaire, par
la S.A.D.E.
Cote du sol : + 115.
Tertiaire.
sur 7 m. (+ 115 à + 108)
1 2.00 + 113.00 2.00 Argile sableuse brune humifère.
2 5.50 + 109.50 3.50 Grès dur à pavés blanc grisâtre.
3 7.00 + 108.00 1.50 Grès jaunâtre siliceux.
Sénonien.
20 m. (+ 108 à + 88)
4 12.50 + 102.50 5.50 Grès tendre jaunâtre.
5 25.50 + 89.50 13.00 Sable quartzeux pur.
6 27.00 + 88.00 1.50 Silex.
Turonien.
43 m. (+ 88 à + 45)
7 43.50 + 71.50 16.50 Tuffeau jaunâtre.
8 70.00 + 45.00 26.50 Tuffeau blanc, quelques silex noirs.
Le niveau statique s’est établi à 73 m. de l’orifice (ait. : -J- 42.)
En pompage, avec une dénivellation de 10 m., on obtient un débit
horaire de 20 m3.
Montsoreau.
Sondage exécuté en rivière par Hégu, d’Angers, pour le compte du Ser¬
vice des Ponts et Chaussées.
Cote du fond de la Loire : -f- 23.
Alluvions.
sur 3 m. (+ 23 à + 20)
1 1.50 + 21.50 1.50 Sables de Loire.
2 3.00 + 20.00 1.50 Graviers.
Turonien.
sur 4 m. (+ 20 à + 16)
3 7.00 + 16.00 4.00 Marne blanche.
CÉNOMANIEN.
sur 29 m. (+ 16 à — 13)
4 16.00 + 7.00 9.00 Argile noire.
5 20.00 + 3.00 4.00 Glauconie fossilifère.
6 36.00 — 13.00 16.00 Argile plus ou moins sableuse.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 33).
Saumur.
Forage exécuté en 1831, par Allot, puis Degousée, pour le compte de la
ville, sur la place Saint-Pierre.
Cote du sol : -f- 39.
MAINE-ET-LOIRE
375
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions.
4 ra. 50 (+ 39 à + 34.50)
1 4.50 + 34.50 4.50 Sables et graviers.
Turonien.
s. 62 m. (+ 34.50 à — 27.50)
2 66.50 — 27.50 62.00 Craie grise, marneuse et micacée.
Cénomanien.
28 m. 50 (— 27.50 à — 56)
3 95.00 — 56.00 28.50 Sable vert, argiles, craie glauconieuse.
Jurassique.
s. 41 m. ( — 56 à — 97)
4 136.00 — 97.00 41.00 Marnes calcaires et calcaires marneux.
Le niveau statique s’est maintenu à 1 m. 50 de l’orifice.
Voir : d’Archiac (1851, p. 374) ; Degousée et Laurent (1861, p. 367,
pl. XL VI II) ; Paul Lemoine (1910, p. 382); G. Lecointre (1933, p. 33).
MARNE
Bassu.
Forage exécuté à 100 m. au nord du village, destiné à l’alimentation
communale.
Cote du sol : + 180.
Diamètre de la colonne de captage : 0 m. 250.
En 1936, le niveau statique s’établissait à 37 m. 50 de l’orifice (ait. :
+ 142.50).
Le débit horaire moyen est de 2 m3 500.
Les eaux ascendantes, provenant des bancs durs qui surmontent les
marnes à Ostracées, sont d’excellente qualité.
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 638).
Bassuet.
Forage effectué à 200 m. à l’ouest du village.
Cote du sol : + 136.
Turonien.
s. 16 m. (+136 à + 120)
1 16.00 + 120.00 16.00 Craie turonienne.
2 mémoire mémoire mémoire Banc dur.
MARNE
377
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Cénomanien.
sur 18 m. (+120 4 + 102)
3 34.00 + 102.00 18.00 Argile crayeuse à Ostracées.
Aucun renseignement hydrologique sur les résultats de ce forage.
Voir J. Laurent et P. Lemoine (1912, p. 639).
Châlons-sur-Marne.
Forage exécuté pour le compte de la ville.
Cote du sol : 90.
Profondeur du forage : 137 m.
L’ouvrage capte les eaux incluses dans les calcaires marneux du Turo-
nien.
Niveau statique à 7 m. de l’orifice (ait. + 83).
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 639).
Courdemanges.
Forage exécuté vers 1835.
Cote du sol : -f- 100 environ.
Cet ouvrage a traversé 129 m. 93 d’argile que Cornuel attribuait au
Gault.
Voir : Cornuel (1839) ; J. Laurent et P. Lemoine (1912, p. 637).
Couvrot.
Forage exécuté en 1911-1912 dans l’usine des Ciments Français de Bou¬
logne-sur-Mer.
Cote du sol : -+ 97.50.
Turonien-Cénomanien.
133 m. (+ 97.50 à — 35.50)
1 133.00 — 35.50 133.00 Marnes argileuses.
Albien (Gault).
72 m. 50 (— 35.50 à — 108)
2 200.00 — 102.00 67.00 Argile noire très compacte.
3 205.50 — 108.00 5.50 Argile vert jaune.
378
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Sables verts),
sur 5 m. ( — 108 à — 113)
4 207.35 — 109.85 1.85 Sables verts.
5 210.50 — 113.00 3.15 Sables du Gault.
L’eau jaillissait à 2 m. au-dessus du sol (ait. : -f- 99.50).
Voir : J. Laurent et P. Lemoine (1912, p. 636).
Dompremy.
Forage exécuté en 1932 par la Compagnie Tréfor, pour le compte de la
commune, sur le plateau surplombant le village.
Cote du sol : -f- 120.
Alluvions anciennes.
2 m. 50 (+ 120 à + 117.50)
1 2.50 117.50 2.50 Terre végétale et alluvions sablo-graveleuses
Albien (Gault).
sur 77 m. 50 (+ 117.50 à -f 40)
2 80.00 40.00 77.50 Argiles noires foncées.
Albien (Sables verts),
sur 20 m. (-f- 40 à -f- 20)
3 100.00 20.00 20.00 Sables verts foncés.
Diamètre de la colonne ascensionnelle : 0 m. 350.
Le forage a rencontré des eaux jaillissantes dans les sables albiens.
Le niveau statique s’établit à 2 m. 50 au-dessus de l’orifice (ait. : -f- 122.50)
et le débit horaire est de 20 m3 au sol.
Grateuil.
Forage exécuté en 1934, par la Société Nouvelle de Sondages « Bonne
Espérance », pour le compte des Ponts et Chaussées de la Marne.
Cote du sol : + 108.
Turonien.
sur 39 m. 70 (+ 108 à + 68.30)
MARNE
379
L’ouvrage n’a recueilli que des suintements insignifiants.
Heiltz -le -Hutier .
Forage exécuté en 1931-1932, par la Compagnie Tréfor, sur le plateau
de Thiéblemont, pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 126.
AlLUVIONS QUATERNAIRES.
2 m. (+ 126 à + 124)
1 2.00 -j- 124.00 2.00 Terre végétale, alluvions sablo-graveleuses.
Albien (Gault).
sur 58 m. (+ 124 à + 66)
60.00 -j- 66.00 58.00 Argiles noires compactes.
2
380
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi à 4 m. 50 du sol (ait. : -f- 121.50).
Débit horaire : 20 m3, avec une dénivellation de 7 m.
Température de l’eau : 10°.
Mourmelon -le - Grand .
Forage exécuté de 1911 à 1914, par Portet et Bernard, au camp de Mour¬
melon, pour le compte du Génie Militaire.
Cote du sol : + H0.
SÉNONIEN.
205 m. 43 (+ 110 à — 95.43)
CÉNOMANIEN.
58 m. 65 (— 181.15 à — 239.80)
22 292.63 — 182.63 1.48 Craie gris foncé argileuse et pyriteuse, com¬
pacte.
MARNE
381
Le forage n’a pas atteint les sables verts albiens, la guerre ayant fait
suspendre les travaux, qui n’ont pas été repris après la cessation des hos¬
tilités.
La Neuville-au-Pont.
Forage exécuté par les Anciens Établissements de Hulster, Faibie et Cie,
pour le compte de la commune.
Cote du sol : 165.50.
Cénomanien.
70 m. (+ 165.50 à + 95.50)
1 30.00 -f- 135.50 30.00 Craies diverses.
2 70.00 + 95.50 40.00 Marnes grises ealcareuses (Gaize).
Albien.
61 m. (+ 95.50 à + 34.50)
3 130.00 + 35.50 60.00 Argiles du Gault.
4 131.00 + 34.50 1.00 Sables verts.
Crétacé inférieur.
3 m. (+ 34.50 à + 31.50)
5 133.00 + 32.50 2.00 Calcaire.
6 134.00 + 31.50 1.00 Graviers.
Portlandien-Kimeridgien.
87 m. 50 (+ 31.50 à — 56)
382
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Calcaire blanc un peu marneux.
Marne grise.
Marne gris noir tendre.
Marne gris noir dure.
Marne grise.
Les Sables verts albiens, dont l’épaisseur était réduite à 1 m., n’ont pas
fourni d’eau. Il semble que le Jurassique ait été stérile également.
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 637).
Outines.
Forage exécuté pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 121.
Les Sables verts albiens, aquifères, ont été rencontrés à 104 m. de pro¬
fondeur (ait. : 17).
Le forage donne au sol : 1.100 litres à l’heure ; à 1 m. au-dessus du sol,
le débit n’est plus que de 360 litres. Le niveau statique semble donc s’éta¬
blir vers la cote -f- 122.50.
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 638).
Pargny-sur-Saulx.
Un forage, sur lequel il ne nous a pas été possible d’obtenir des rensei¬
gnements, a atteint les Sables verts albiens à la cote -p 124.
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 638).
Reims.
Forage exécuté en 1861, rue Saint-Pierre-les-Dames, dans une usine.
Cote du sol : -f- 90.
Sénonien.
s. 227 m. (+ 90 à— 137)
MARNE
383
Aucun renseignement hydrologique sur cet ouvrage.
Voir : Cotteau (1880, p. 509) ; J. Laurent et Paul Lemoine (1912,
p. 639-640).
Saint - Jean -devant- Possesse.
Forage exécuté en 1932, par la S. A. D. E., pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 130 environ.
CÉNOMANIEN.
sur 116 m. (+ 130 à + 14)
Albien (Gault).
58 m. (+ 14 à — 44)
5 174.00 — 44.00 58.00 Argile noire.
384
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres)
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Sables verts).
13 m. (— 44 à — 57)
6 187.00 — 57.00 13.00 Sables verts.
Aptien (?)
sur 3 m. ( — 57 à — 60)
7 190.00 — 60.00 3.00 Argile verdâtre assez plastique.
Le niveau statique s’est établi à 8 m. de l’orifice (ait. + 122).
En pompage, on obtient un débit horaire de 4 m3 150, mais avec une
très forte dénivellation (80 m. environ).
Sainte-Menehould I.
Forage exécuté en 1885, pour le compte du Génie militaire, dans le
Quartier de Cavalerie.
Cote du sol : -f- 165.21.
Profondeur du forage : 104 m. 21.
Nappe captée : Sables verts albieus.
Niveau statique : à l’origine, à 15 m. 70 du sol (ait. : -f- 149.51) ; en
1905, à 20 m. 85 (ait. + 144.36).
Débit : 83 m3 par jour.
Voir : E. A. Martel (1905, p. 1024) ; J. Laurent et Paul Lemoine (1912,
p. 637).
Sainte-Menehould IL
Forage exécuté en 1907, par Ed. Lippmann et Cle, pour le compte de la
Ville.
Cote du sol : -f- 139.
Cénomanien.
sur 31 m. 59 (+ 139 à + 107.41)
MARNE
385
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Gault).
38 m. 70 (+ 107.41 à + 68.71)
10 70.29 + 68.71 38.70 Argile noire compacte.
Albien (Sables verts).
2 m. 32 (+ 68.71 à + 66.39)
11 72.16 + 66.84 1.87 Sables verts argileux.
12 72.61 + 66.39 0.45 Nodules de phosphate de chaux.
Jurassique.
• 4 m. 39 (+ 66.39 à + 62)
13 77.00 + 62.00 4.39 Calcaire gris.
Le niveau statique s’est établi à 0 m. 40 de l’orifice (ait. : + 138.60).
Voir : E. A. Martel (1905, p. 1024).
Vavray - le - Grand .
Forage exécuté en 1935, par la S. A. D. E., pour le compte de la commune.
Cote du sol : 150.
Turonien.
sur 35 m. 50 (-|- 150 à + 114.50)
1 35.50 4~ 114.50 35.50 Craie marneuse fissurée.
CÉNOMANIEN ET AlBIEN (Gault).
163 m. 25 (+ 114.50 à — 48.75)
2 89.00 + 61.00 53 . 50 Gaize grise compacte.
3 198.75 — 48.75 109.75 Argile plus ou moins dure.
Albien (Sables verts).
15 m. 50 (— 48.75 à — 64.25)
4 207.00 — 57.00 8.25 Sables verts légèrement argileux.
5 210.00 — 60.00 3.00 Sables verts gros et purs.
6 214.25 — 64.25 4.25 Sables verts fins légèrement argileux.
Aptien.
sur 1 m. ( — 64.25 à — 65.25)
7 215.25 — - 65.25 1.00 Argile grise compacte.
Le niveau statique s’est établi à 15 m. 50 de l’orifice (ait. : -f- 134.50).
En pompage, sous une dénivellation de 16 m., on obtient un débit
horaire de 4 m3 700.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
25
386
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Vavray-le-Petit.
Forage exécuté en 1932, par la S. A. D. E., pour le compte de la com
mune.
Cote du sol : + 130.
Couche Profondeur Cote
N» (Mètres) (Mètres)
Épaisseur Nature de la couche
(Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
1
2
CÉNOMANIEN.
sur 72 m. 75 (+ 130 à + 57.25)
55.00 + 75.00 55.00 Gaize plastique.
72.75 -f- 57.25 17.75 Gaize granuleuse.
3 155.00
Albien (Gault).
82 m. 25 (+ 57.25 à — 25)
25.00 82.25 Argile noire.
4 158.00
5 162.00
6 171.00
Albien (Sables verts),
sur 16 m. ( — 25 à — 41)
28.00 3.00 Sables noirs.
32.00 4.00 Sable vert argileux.
41.00 9.00 Sable vert.
Le niveau statique s’est établi à 3 m. du sol (ait. : + 127).
En pompage, sous une dénivellation de 33 mètres, on atteint le débit
horaire de 22 m3.
Yienne-la-Ville.
Forage exécuté en 1902, par Ed. Lippmann et Cle, pour le compte de
M. Géraudel.
Cote du sol : + 136.
Forage existant.
13 m. 65 ( + 136 à + 122.35)
MARNE
387
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
INFÉRIEUR.
47 à + 41.30)
Calcaire gris très dur.
Marne grise, blanche, jaune.
Calcaire gris dur.
Marne grise avec plaquettes dures.
Calcaire gris.
Le niveau statique s’est établi à 9 m. 90 de l’orifice (ait. : + 126.10).
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 637).
Vitry-le - François .
Forage exécuté vers 1835.
D’après Cornuel, les argiles du Gault atteindraient une épaisseur de
123 m. 75 à cet endroit.
Voir : Cornuel (1839) ; J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 637).
HAUTE -MARNE
Montier-en-Der.
Forage exécuté en 1919, par E. Lippmann, au château de Puelle-
montier.
Cote du sol : -j- 130.
Couche Profondeur
N° (Mètres)
Cote Épaisseur
(Mètres) (Mètres)
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Gault) ?
sur 53 m. 75 ( + 130 à + 76.25)
1 6.00 -f- 124.00 6.00 Ancien forage.
2 18.00 +112.00 12.00 Argile bleuâtre.
3 53.75 + 76.25 35.75 Argile grise, verdâtre, schisteuse.
Le niveau d’eau s’est maintenu à 5 m. de profondeur.
Saint-Dizier.
Forage exécuté par la Société Anonyme des Anciens Établissements de
Hulster, Faibie et Cîe, pour le compte de la brasserie Fort-Carré.
Cote du sol : -f- 135.
Aptien inférieur (Bedoulien).
s. 11m. 50 (+ 135 à + 123.50)
1 11.50 + 123.50 11.50 Argile grise très grasse.
Barrémien-Néocomien.
21 m. (+ 123.50 à + 102.50)
2 32.50 + 102.50 21.00 Grès dur avec alternances de marnes.
PoRTLANDIEN.
s. 7 m. 50 (+ 102.50 à + 95)
3 34.00 + 101.50 1.50 Calcaire très dur.
4 35.00 + 100.00 1.00 Marne.
5 40.00 + 95.00 5.00 Grès très dur.
Aucun renseignement sur les niveaux d’eaux rencontrés.
MEUSE
Noyers-le-Val.
Forage exécuté en 1908, par E. Lippmann, pour le compte de MM. De-
soutter et Faure, à la Maison du Val.
Cote du sol : + 145.
Voir : J. Laurent et Paul Lemoine (1912, p. 638) (Sondage de Nettan
court).
OISE
Auteuil.
Forage exécuté en 1935-1936, par les Fils de Lefèvre Frères, pour le
compte de la commune.
Cote du sol : + 140.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Limons et éboulis.
3 m. 50 ( + 140 à + 136.50)
1 3.50 + 136.50 3.50 Argile.
CÉNOMANIEN.
sur 26 m. 25 (+ 136.50 à + 110.25)
Le niveau statique se tient à 48 m. de l’orifice (ait. : + 92).
En pompage, avec une dénivellation de 4 m. 80, on obtient un débit
horaire de 10 m3.
Cet ouvrage, exécuté au diamètre de 0 m. 350, comporte à la base une
crépine de 0 m. 200, et un massif de gravier.
L’eau obtenue est très claire, sans aucune trace de sable.
392
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Degré hydrométrique total : 17d.
— — permanent : 10'1.
Voir : R. Abrard (1937 a).
Beauvais.
Forage exécuté en 1928-1929 dans les ateliers de la Manufacture Fran¬
çaise de Tapis et Couvertures.
Cote du sol : -f- 70 environ.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Quaternaire.
8 m. 50 (+ 70 à + 61.50)
1 1.00 + 69.00 1.00 Remblais.
2 4.00 + 66.00 3.00 Tourbe argileuse.
3 8.50 + 61.50 4.50 Cailloux et graviers.
Sénonien.
sur 84 m. (+ 61.50 à — 22.50)
4 21.00 + 49.00 12.50 Craie tendre friable.
5 52.50 + 17.50 31.50 Craie fendillée.
6 92.50 — 22.50 40.00 Craie ferme.
Turonien.
110 m. (— 22.50 à — 132.50)
7 202.50 — 132.50 110.00 Craie marneuse.
CÉNOMANIEN.
60 m. (— 132.50 à — 192.50)
8 260.50 — 190.50 58.00 Craie verdâtre.
9 262.50 — 192.50 2.00 Gaize.
Albien (Gault.)
62 m. 50 (— 192.50 à — 255)
10 282.50 — 212.50 20.00 Gault ferme.
11 325.00 — 255.00 42.50 Gault ébouleux.
Albien (Sables verts),
sur 5 m. 50 ( — 255 à — 260.50)
12 330.50 — 260.50 5.50 Sables verts argileux.
13 mémoire mémoire Sables verts aquifères.
Ce forage, artésien jaillissant, débitait au sol 12 m3 à l’heure environ.
Le niveau statique était approximativement à 15 m. au-dessous de l’ori¬
fice (ait. : -j- 85).
L’ouvrage ne comportant pas de dispositif spécial de captage, de nom-
OISE
393
breux afflux de sable se produisirent à diverses reprises, réduisant consi
dérablement le débit.
Le diamètre du tubage dans la zone aquifère est : 0 m. 160.
Le pompage s’exécute au moyen d’un émulseur.
Température de l’eau, observée à l’orifice : 15°.
Analyse de l’eau artésienne du forage de la M. F. T. C.
PRÉFECTURE DE POLICE
LABORATOIRE DE TOXICOLOGIE
Composition du résidu fixe :
SiO2 .
APO3 .
Fe203 .
CaO .
MgO .
K20 .
Na20 .
SO3 .
Cl .
NH3 .
N205 .
P205 .
CO . . .
dosé sous forme de :
0.009 SiO2
0.002 APO3
0.001 Fe203
0.012 CaO
0.005 P207Mg2
0.008 Chloroplatinate
0.070 S04Na2
0.017 S04Ba
0.014-0.023 NaCl-titrimétrie
traces Nessler
néant Sulfophéniqué
néant Phosphomolybdate
0.051 —
Eau très peu calcaire et séléniteuse, contenant de l’argile en suspension.
Résistivité (en ohms) : 3.350.
PH : 7.52.
Nous prions le Conseil d’ Administration de la Manufacture Française de
Tapis et Couvertures de Beauvais, qui a bien voulu nous communiquer
tous les renseignements hydrogéologiques relatifs à son forage, d’agréer
nos bien vifs remerciements.
Voir : Leroux et Pruvost (1935) ; R. Abrard (1937 a).
394
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
La Chapelle-aux-Pots I.
Forage exécuté en 1897-1900 par Portet, chez M. Gosset-Lanquetin,
fabricant de carreaux, aux Fontainettes-Saint-Aubin.
Cote du sol : -j- 95 environ.
OISE
395
Nature de la co .che
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Roche calcaire brunâtre noirâtre très dur.
Marne jaune verdâtre.
Plaquette de calcaire gris jaunâtre un peu
siliceux très dur.
Sable noir micacé un peu gras.
Argile brune compacte (terre à poterie) un
peu sableuse.
Argile brune très compacte, terre à poterie
franche.
Sable gris très dur et rognons calcaires
chlorité.
Sable gris très dur mélangé de rognons cal¬
caire chlorité.
Sable gris noir micacé très fin un peu gras.
Argile brune sableuse.
Plaquette de calcaire tendre grisâtre.
Argile brune très compacte.
Roche de calcaire gréseux très dure.
Sable noir argileux.
Argile brune veinée sable blanc, très com¬
pacte.
Sable gris noir.
Argile brune veinée sable blanc compacte.
Sable blanc pur.
Argile brune veinée sable blanc et noir.
Argile brune plastique avec pyrites.
Argile brune veinée sable blanc et pyrite
avec plaquettes de roche noire et grise
5 à 6 cm.
Sable blanc très argileux fin.
Sable gris argileux très dur gros.
Sable blanc quartzeux maigre gros.
Pyrites et lignites.
Sable argileux vert.
Le niveau statique s’est établi à 5 m. 50 de l’orifice (ait. : + 89.50).
En pompage, avec une dénivellation de 6 m. 90 (niveau dynamique à
-f- 82.60), on obtient un débit horaire de 5 m3.
La Chapelle-aux-Pots II.
Forage exécuté par E. Lippmann à la Fromagerie de l’Étoile.
Cote du sol : -f- 100.
Néocomien (Wealdien).
sur 25 m. 91 (+ 100 à + 74.09).
1 3.70 96.30 3.70 Fouille.
2 5.00 95.00 1.30 Argile sableuse et marne.
396 P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi au sol.
La Chapelle-aux-Pots III.
Forage exécuté en 1921, par Vincent et CIe, à la Compagnie des Grès
de Fontainettes, aux Fontainettes-Saint-Aubin.
Cote du sol : -f- 125 environ.
OISE
397
Aucun renseignement hydrologique sur ce forage.
Le Coudray-Saint-Germer.
Forage exécuté en 1934 pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 228.
SÉNONIEN.
sur 70 m. 50 (+ 228 à + 157.50)
1 70.50 + 157.50 70.50 Craie grise à Micraster cor-testudinarium.
Turonien.
67 m. (+ 157.50 à -f 90.50)
+ 90.50 67.00 Craie marneuse.
2 137.50
398
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
32 m. (+ 90.50 à + 58.50)
Le niveau statique s’est établi à 125 m. de profondeur (ait. : -f- 103).
En pompage, on obtient un débit horaire de 3 m3 700.
Analyse chimique.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre.
Résidu sec à 110° . 281
Alcalimétrie (en C03Ca) . 52
Chlore des chlorures (en Na Cl) . 33
Acide sulfurique des sulfates (en SO3) . 30
Acide nitrique des nitrates (en N03H) . 30
Acide nitreux des nitrites (en N02H) . 0
Acide phosphorique (en P04H3) . traces non dosables
Acide sulfhydrique (en H2S) . 0
Chaux (en CaO) . traces
Magnésie (en MgO) . traces
Ammoniaque (en NH3) . 0
Perte au rouge . 114
Matières organiques (en O) solution acide . 1.1
— — — solution alcaline . 0.5
Fer (en Fe203) . 19
Degré hydrotimétrique total . 19'1 5
— — permanent. . 14'1 5
Analyse bactériologique.
Nombre de germes aérobies par cc . 64
Germes liquéfiants . 0
— pathogènes . 0
OISE
399
Bacterium Coli par litre . 0
Moisissures . 0
Eau d’excellente qualité.
Voir : R. Abrard (1935).
Gouvieux.
Forage entrepris en 1908 chez M. Arnaud, de l’Ariège, par Gondin et Cle.
Cote du sol : + 40.
400
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Craie blanche, banc de silex.
Craie blanche, silex.
Banc de silex, craie.
Craie grise, gros silex.
Banc de silex.
Craie grise, silex.
Banc de silex noirs.
Craie grise, silex.
Craie grise.
Craie grise, peu de silex.
Banc de silex.
Craie grise, peu de silex.
Craie grise, silex.
Craie grise, beaucoup de silex.
Craie grise très argileuse.
Craie grise compacte.
Craie grise très argileuse.
Craie grise très compacte.
Craie grise argileuse.
Craie grise.
Craie grise argileuse.
Craie grise très argileuse.
Craie grise.
Craie grise compacte.
Craie grise argileuse.
Craie grise.
Craie grise, banc de grès.
Cénomanien.
sur 8 m. 25 ( — 430.75 à — 439)
53 477.75 — 437.75 7.00 Craie grise très compacte, points noirs,
traces de grès.
54 478.75 — 438.75 1.00 Craie verte points noirs.
La traversée de la gaize a occasionné des difficultés si grandes que l’ou
vrage a du être abandonné.
Voir : G. F. Dollfus (1909, p. 8) ; Paul Lemoine (1930 a, p. 444).
Noyon.
Forage aux Sables verts albiens, qui aurait rencontré la nappe aquifère
à la cote — 500.
Voir : E. Maynard (1937, fig. 2).
C’est par erreur que ce forage a été introduit dans la littérature, M. E.
Meynard nous ayant déclaré lui-même que cet ouvrage a été figuré par
suite d’une inadvertance de son dessinateur.
OISE
401
Saint-Aubin-en-Bray I.
Forage exécuté en 1894, par Portet, chez MM. Gaulier et Fils, industriels.
Cote du sol : -f- 100.
Le niveau statique s’est maintenu à 14 m. de l’orifice (ait. : -f- 86).
Voir : G. F. Dollfus (1913-1914, p. 10) ; P. Lemoine (1930 a, p. 456).
Saint-Aubin-en-Bray IL
Sondage exécuté en 1901, par Portet, pour le compte de la Société
Minière du Bray.
Cote du sol : -f- 100.49.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
26
caires, grisâtres, pyriteuse et ligniteuse.
OISE
403
PORTLANDIEN.
sur 29 m. 84 (— 11.51 à — 41.35)
404 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
letée et sableuse.
mémoire Fin du forage : argile brune noirâtre, sableuse,
et petits morceaux de calcaire grisâtre.
L’eau s’est maintenue à 4 m. 60 de l’orifice dans la traversée des sables
barrémiens.
Le sondage, exécuté pour une recherche de minerai de fer, n’a fourni
aucun renseignement hydrologique.
ORNE
Glos -la-Ferrière .
Forage très ancien.
Cote du sol : + 140 environ.
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Grès vert (Crétacé moyen et inférieur).
Oolithe jurassique.
Voir : d’Archiac (1846, p. 91) ; Paul Lemoine (1910, p. 375).
Notre-Dame -d ’Asprès .
Un forage, profond de 100 m. environ, a traversé successivement :
Argile à silex ; Turonien ; Craie glauconieuse ; Sables peut-être albiens,
Un niveau aquifère a été rencontré au sommet du Cénomanien.
Voir : M. Onfray (1936).
Une note détaillée sur cet ouvrage est annoncée par l’auteur.
SARTHE
Rédigé en collaboration avec M. G. Lecointre.
Aubigné.
Forage, exécuté en 1928, par R. Brochot et Cle, pour les Papeteries de
Varennes
Cote du sol : -f- 42.
Terbe végétale et Alluvions.
sur 7 m. 60 (+ 42 à + 34.40)
SARTHE
407
Le niveau statique s’est maintenu à 2 m. du sol (ait. : -f- 40).
En pompage, on obtient un débit horaire de 10 m3.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 34).
Bessé -sur- Braye.
Forage exécuté en 1903, par Portet et Bernard, chez M. Munier, fabri¬
cant de papier.
Cote du sol : -f- 85.
408
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable vert argileux.
Sable et banc de grès noduleux.
Sable vert argileux et rognons de grès.
Sable vert foncé.
Sable vert noirâtre et rognons de grès.
Sable vert noirâtre argileux.
Marne jaunâtre sableuse et rognons de grès.
Sable gris (2e nappe jaillissante).
Banc de grès dur.
Sable jaunâtre très fin et très aquifère.
Banc de grès.
Sable jaunâtre grossier.
Sable vert argileux.
Argile noire sableuse et ligniteuse.
Sable vert quartzeux.
Argile noirâtre ligniteuse et sableuse.
Argile rougeâtre un peu sableuse.
Sable vert très fin.
Aucun renseignement hydrologique sur ce forage, qui semble avoir donné
un fort débit par jaillissement.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 34).
Bonnétable.
Forage exécuté de novembre 1932 à mai 1933, par la Société Nouvelle
de Sondages «Bonne Espérance», pour le compte de la commune, dans la
réserve des pompes de la ville.
Cote du sol : -j- 107.
CÉNOMANIEN.
sur 99 m. 10 (+ 107. à + 7.90)
SARTHE
409
Le niveau aquifère a été rencontré dans les marnes et calcaires sableux
de la base du forage.
Le niveau statique s’est établi à 15 m. de l’orifice (ait. : -)- 92).
En pompage, avec une dénivellation de 20 m. (niveau dynamique à
+ 72), on obtient un débit horaire de 34 m3.
Le forage est muni d’un tubage vissé de 0 m. 350 de diamètre. La cimen¬
tation extérieure, réalisée sur une hauteur d’environ 180 m., isole les eaux
supérieures.
Voir : Dr Paul Delaunay (1934, p. 729).
Château -du -Loir I.
Forage exécuté en 1907, par R. Brochot, chez M. Joly, rue Pasteur.
Cote du sol : + 51.
Terre végétale et Alluvions.
sur 7 m. 30 (+ 51 à + 43.70)
1 0.55 + 50.45 0.55 Terre végétale.
410
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce puits était artésien jaillissant.
Le débit au sol, qui était de 40 litres /minute à la profondeur de 61 in..
SARTHE
411
est monté progressivement à 160 litres /minute (9 m3 600 à l’heure) à la
fin des travaux.
Voir : G. Leeointre (1933, p. 35).
Château -du -Loir II.
Forage exécuté en 1931, par Doutain et Cle, dans l’usine de M. Mail¬
lard.
Cote du sol : -f 56.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Terre végétale et Alluvions.
sur 0 m. 65 (de + 56 à + 55.35)
Ce forage est artésien, jaillissant.
Le niveau statique n’a pas été observé, mais le tubage, surélevé de 4 m. 62
au-dessus de l’orifice (ait. : 60.62) débitait 90 m3 à l’heure.
Le puits a été acquis par la Ville en 1931.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 35).
Coudrecieux.
Forage exécuté en 1912, par Portet et Bernard, au château de la Pierre,
pour le compte de M. le marquis de Pontoï.
Cote du sol : + 175.
Cénomanien (Sables du Perche),
sur 48 m. 80 (+ 175 à + 126.20)
SARTHE
413
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable noir argileux et graviers.
Marne noirâtre sableuse.
Marnes argileuses verdâtres et bancs de
calcaire de 0 m. 20.
Marnes noirâtres sableuses et bancs de
calcaire dur.
Marne noirâtre compacte et bancs de cal¬
caire dur.
Marne verdâtre.
Sable verdâtre avec 2 bancs de calcaire dur.
Sable argileux blanc verdâtre.
Calcaire.
Sable argileux vert.
Calcaire très dur (peut-être jurassique).
Le niveau statique s’est établi à 60 m. 35 du sol (ait. : -f- 114.65).
En pompage, avec une dénivellation de 7 m. 85 (ait. : 106.80), on
obtenait un débit horaire de 9 m3.
La Ferté- Bernard.
Forage exécuté en 1935, par la Société Nouvelle de Sondages « Bonne
Espérance », pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 86 environ.
Terre végétale et Alluvions.
sur 8 m. (-}- 86 à + 78)
414 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le diamètre de la colonne de captage est de : 400 mm. Celle-ci est per
forée dans la zone aquifère, entre 162 et 178 m. de profondeur.
Le niveau statique de la venue aquifère s’établit à 7 m. 50 du sol (ait.
+ 78.50).
SARTHE
415
En pompage, avec une dénivellation de 27 m. 50 (niveau dynamique à
-f- 51), on obtient le débit horaire de 30 m3.
La Flèche.
Forage exécuté en 1887, par Bécot, chez M. Gaudineau, fabricant de
papier.
Cote du sol : -f- 35 env.
Le niveau statique s’est établi à 2 m. 20 de l’orifice (ait. : -j- 32.80).
416
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le Luart.
(Au Sud de la Ferté-Bernard).
Forage très ancien.
Cote du sol : + 125 environ.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
TuRONIEN-CÉNOMANIEN.
42 m. ( + 125 à + 83)
1 42.00 + 83.00 42.00 Sables et marnes.
Lusitanien.
54 m. (+ 83 à + 29)
2 96.00 + 29.00 54.00 Calcaires jurassiques.
OxFOBDIEN.
(pour mémoire. Tête à + 29)
3 mémoire mémoire mémoire Marnes et calcaires sableux.
Aucun renseignement hydrologique sur cet ouvrage.
Voir : d’Archiac (1846, p. 86 ; 1851, p. 366 ; 1856, p. 219) ; Paul
Lemoine (1910, p. 376).
Le Mans.
Forage exécuté de 1831 à 1834, par Degousée, sur la place des Jacobins.
Cote du sol : -f- 60 env.
Remblais et Alluvions.
sur 8 m. 33 (+ 60 à + 51 .67)
1 6.66 + 53.34 6.66 Remblais.
2 8.00 + 52.00 1.34 Galets de quartz.
3 8.33 + 51.67 0.33 Galets de quartz empâtés dans de l’argile
jaune.
CÉNOMANIEN.
sur 74 m. 33 (+ 51.67 à — 22.66)
SA.RTHE
417
à Rynchonella varians, et de marnes
bleues.
Ce forage n’a pas fourni d’eau jaillissante, contrairement à ce qu’on
escomptait. Le niveau statique s’établit à 11 m. en contrebas (ait. :
49) (renseignement communiqué par M. le Dr P. Delaunay).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
27
418
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Voir : d’Archiac (1846, p. 80) ; Guillier (1869, p. 310) : Paul Lemoine
(1910, p. 376).
Saint - Antoine -de - Rochefort .
(Près de La Ferté-Bernard.)
Forage exécuté en 1913.
Cote du sol : -(- 90 environ.
Couche Profondeur Cote Épaisseur
N* (Mètres) (Mètres) (Mètres)
Nature de la couche
(floche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
sur 133 m. (+ 90 à — 43)
Kimeridgien.
27 m. (— 43 à — 70)
5 160.00 — 70.00 27.00 Alternance de marnes argileuses et de cal¬
caires jaunâtres, venue d’eau importante
à 152 m. de profondeur.
Lusitanien.
sur 18 m. 60 (— 70 à — 88.60)
6 178.60 — 88.60 18.60 Calcaire oolithique corallien avec débris
d’encrines, compact, mais très fissuré,
avec venue d’eau abondante et suffisante.
Ce forage, artésien jaillissant, débitait 30 m3 à l’heure, à 8 m. 10 au-dessus
de l’orifice (ait. : -j- 98.10).
Température de l’eau : 17°.
Analyse de l’eau du forage de Saint-Antoine-de-Rochefort
EFFECTUÉE PAR M. MaRCHADIER.
Résultats exprimés en
milligrammes par litre.
Matières organiques dissoutes (en KMnO4) . 2.875
Ammoniaque . traces
Nitrites . 0
Nitrates . 0
Phosphates . 0
Chlorures (en NaCl) . 16
SARTHE
419
Sulfates (en SCPCa) . 74
Chaux (en CaO) . 210
Magnésie (en MgO) . 18
Résidu à 100° . 396 -
Matières volatiles au rouge . 192
Matières fixes . 204
Degré hydrotimétrique total : 19d.
La coupe géologique du forage a été dressée par D. P. Oehlert,
Voir : Dr Paul Delaunay (1932, p. 518).
Poncé.
Forage exécuté en 1892, par Ed. Lippmann et Cle, à la papeterie
Chauvin.
Cote du sol : -f- 58.
420 P- LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s!est maintenu à 0 m. 70 au-dessus de l’orifice (ait. :
-j- 58.70), mais le forage est jaillissant sans débit.
Diamètre de la colonne de captage dans la zone aquifère : 0 m. 260.
Analyse de l’eau du forage de Poncé
EXÉCUTÉE PAR LE LABORATOIRE AGRICOLE DE BlOIS.
Résultats exprimés en
milligrammes par litre
Résidu fixe . 408
Carbonate de chaux . 100
Acide sulfurique . 37
Chaux totale . 56
Chlore des chlorures . 66
Matières organiques (en acide oxalique) . 34
Ammoniaque . néant
Hydrogène sulfuré . néant
Matières en suspension : peu nombreuses, dépôt terreux, algues.
Couleur légèrement laiteuse.
Saveur normale.
Degré hydrotimétrique : 24.811.
Examen microscopique : normal.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 35).
Saint -Calais.
Forage exécuté en 1934 par la Société Nouvelle de Sondages « Bonne
Espérance », pour le compte de la Ville.
Cote du sol : -j- 120 environ.
Alluvions-Éboulis.
7 m. f+ 120 à + 113)
1 7.00 + 113.00 7.00 Sable grossier terreux plus ou moins rema¬
nié.
Turonien.
sur 7 m. (+ 113 à + 106)
+ 112.00 1.00 Craie gréseuse micacée fossilifère.
2
8.00
SARTHE
421
Les eaux artésiennes jaillissaient au sol au débit horaire de 10 m3.
En pompage, avec une dénivellation de 2 m. 92 (niveau dynamique à
+ 117.08), on obtenait 25 m3 à l’heure.
Vaas.
Forage exécuté en 1922 par R. Brochot, pour le Génie Militaire du
Mans, au Dépôt de Munitions.
Cote du sol : + 50.
Alluvions.
sur 5 m. 70 ( + 50 à + 44.30)
1 5.70 + 44.30 5.70 Alluvions.
CÉNOMANIEN.
sur 33 m. 87 (+ 44.30 à + 10.43)
422
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage est artésien, jaillissant.
Le niveau statique n’a pas été observé, et le débit horaire au sol est de
1 m3 150.
Voir : G. Lecointre (1933, p. 35).
SEINE
Charenton.
Forage exécuté en 1934, par R. Brochot et Cle, dans le groupe
d’ Habitations à bon marché, près du pont d’Ivry.
Cote du sol : -j- 37.
Le forage est muni d’un tubage vissé de 0 m. 300 de diamètre ; équipé
d’une crépine à graviers de 0 m. 185 de diamètre intérieur, et de 45 m. de
longueur.
L’ouvrage était jaillissant au sol, et débitait 140 m3 à l’heure, soit
3.360 m3 par 24 heures. On capte tous les niveaux aquifères de l’Albien.
Lors du décolmatage, le dégagement de sable a été très faible : 4 ou 5 m3 tout
au plus.
Le niveau statique n’a pas été calculé.
Épinay-sur-Seine.
Forage exécuté en 1934-1935 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Compagnie Générale des Eaux, dans l’usine
de pompage du boulevard Foch.
Cote du sol : + 28.53.
424
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
sages argileux.
SEINE
425
426
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
427
sages sableux.
Le puits est équipé d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre intérieur
jusqu’à 716 m. de profondeur. Une crépine Layne, de 0 m. 305 de diamètre
extérieur et 0 m. 200 de diamètre intérieur, est raccordée au tubage par
428
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
un distributeur de graviers. La crépine capte deux zones aquifères situées,
la première entre 718 et 747 mètres de profondeur, la seconde entre 780
et 785 m.
Le forage était jaillissant ; le niveau statique s’est établi à la cote 37.53,
soit : 9 m. au-dessus de l’orifice. Au sol, le débit horaire par artésianisme
est de 70 à 80 m3. En pompage, avec une dénivellation de 16 m. (ait. :
-j- 12.80) on obtient 293 m3 à l’heure, soit 7.000 m3 par 24 heures.
Analyse de l’eau du puits artésien d’Épinay-sur-Seine
EN DATE DU 30 AVRIL 1935.
1) Propriétés physiques.
Turbidité en gouttes de mastic . 23
Température . . . . 33°
Résistivité électrique en ohms . . 3750
pli . 7.9
2) Éléments chimiques.
Résultats exprimés en
milligrammes par litre.
Alcalinité en CaO . . . 73
Cl. des chlorures . 13
Matière organique, en O . 0.15
Azote ammoniacal . 0
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Sulfates, en SO3 . 14.4
Silice, en SiO 2 . . . 10.5
Fer et Alumine, en F203 + A1203 . 0.75
Chaux, en CaO . 26
Magnésie, en MgO . 15.8
Sels alcalins, en K-f Na . »
3) Analyse bactériologique.
Bacterium Coli . 0
B. enteritis . 0
Germes producteurs d’H2S . r. . . . . 0
B. perfringens . 0
Colonies totales . 18
Colonies liquéfiantes . 0
SEINE
429
Issy-les-Moulineaux.
Forage exécuté en 1925, par R. Brochot et Cle, pour le compte de
la blanchisserie de Grenelle, 14, rue Rouget-de-l’Isle.
Cote du sol : -)- 32.58.
430
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Albien (Gault).
27 m. 90 (— 422.92 à — 450.82)
29 483.40 — 450.82 27.90 Argile noirâtre feuilletée, avec veines sa¬
bleuses.
Albien (Sables verts),
sur 14 m. 20 (— 450.82 à — 465.02)
30 497,60 — 465.02 14.20 Sables fins argileux, aquifères, eau jaillissante.
Le débit initial était, en 1925, de 400 m3 à l’heure, soit 9.600 m3 par
24 heures, au sol de l’usine. En 1933, il avait légèrement diminué, mais le
forage débitait encore 350 m3 à l’heure (8.400 m3 par 24 heures), par arté-
sianisme.
Le niveau statique n’a pas été calculé.
Température de l’eau : 28°.
Degré hydrotimétrique total : 10'1.
Ivry - sur - Seine (Postillon) .
Forage exécuté en 1928, par R. Brochot et Cle, pour la Société Anonyme
des Vins du Postillon.
Cote du sol : + 30.
Remblais.
5 m. (+ 30 à + 25)
1 5.00 + 25.00 5.00 Remblai rougeâtre.
10.50 + 19.50
Quaternaire.
5 m. 50 (+ 25 à + 19.50)
5 . 50 Alluvions.
Sparnacien.
sur 9 m. (+ 19.50 à + 10.50)
3 19.50 + 10.50 9.00 Argile panachée.
Montien.
5 m. 10 (+ 10.50 à + 5.40)
4 24.60 + 5.40 5.10 Calcaires, marnes de Meudon.
Sénonien.
285 m. 40 (+ 5.40 à — 280)
5
32.50
2.50
7.90 Craie à silex noirs.
SEINE
431
En 1936, le forage a été nettoyé et approfondi ; il a atteint la base des
Sables verts vers 600 m. de profondeur ( — 570 environ).
Ce forage, dont le diamètre initial est : 0 m. 660 au sol, capte les eaux
albiennes par un tube cylindrique de 0 m. 180, arrivant sur le toit des
entrepôts à l’altitude + 50 environ ; le niveau statique était donc supérieur
à + 75, car on obtenait, en 1934, 40 m3 par jaillissement, sur le toit, et
au sol : 80 m3 à l’heure.
Lors de l’achèvement des travaux, en 1928, le débit horaire atteignait
300 m3, soit 7.200 m3 par 24 heures.
Analyse de l’eau du forage d’Ivry-sur-Seine
EXÉCUTÉE EN MAI 1933 PAR LE LABORATOIRE MUNICIPAL DE CHIMIE.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre.
un peu opalescente, inodore
. 13d.
Examen organoleptique. . . .
Degré hydrotimétrique total,
432
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Matières organiques, en 0 . 0.2
Alcalinité en C03Ca . 125
Sulfates . petite quantité
NH3 . 0
Nitrites . 0
Nitrates . 0
Phosphates . 0
Résidu sec à 180° . 160
Bacille Coli dans 25 cm3 . absence
Conclusion. — Eau potable, peu calcaire, présentant les caractères des
eaux des nappes profondes de la région parisienne.
Ivry-sur-Seine (Richard).
Forage exécuté en 1934, par la Société Française de Forages Layne-
France à la brasserie Richard Frères, 68, route stratégique.
Cote du sol : + 64.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Remblais, Terre végétale.
3.50 (+ 64 à + 60.50)
1 3.50 + 60.50 3.50 Terre végétale.
Lutétien.
21.57 (+ 60.50 à + 38.93)
2 25.07 + 38.93 21.57 Calcaire.
Sparnacien.
24.73 (+ 38.93 à + 14.20)
SEINE
433
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
28
434
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
435
436
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
437
argileux, un peu glauconieux au sommet,
avec débris de Cardiidés, empreintes végé¬
tales, débris de calcaires, rognons de grès
grisâtre, fin et dur.
Le forage comporte un tubage en acier spécial, vissé, de 0 m. 305 de
diamètre ; une crépine Layne capte 3 nappes :
1° dans le Barrémien, entre 685 et 693 m. et entre 701 et 704 m. de
profondeur ;
2° dans le Néocomien, entre 712 et 715 m. de profondeur.
Un massif de graviers assure la limpidité de l’eau.
Les nappes albiennes n’ont pas été captées.
Le niveau statique s’est établi à 12 m. 50 au-dessus du sol (ait. : + 76.50).
Au sol (ait. : -f- 64), le débit horaire atteignait 190 m3, soit 4.560 m3 par
24 heures.
En pompage, avec une dénivellation de 9 m. 25 (niveau de pompage à
-f- 51.50), on obtenait 309 m3 à l’heure, soit 7.400 m3 environ par 24 heures.
Température de l’eau : 32°.
Analyse de l’eau du Puits artésien
de la Brasserie Richard Frères, a Ivry.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Degré hydrotimétrique total : 12d6.
Degré hydrotimétrique permanent : 4d2.
Matières organiques, en O du KMnO4. . .
0.8
438
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ammoniaque . 0
Nitrites . 0
Acide carbonique libre . 18.9
Carbonate de chaux . 43.2
Chaux . 43.6
Magnésie . 3.2
Sesquioxyde de fer . traces
Chlorures, en NaCl . IV
Sulfates . 20
Nitrates . traces faibles
Conclusion. — Eau de bonne qualité.
Paris, le 4 octobre 1934.
Voir : Paul Lemoine, R. Humery et R. Soyer (1934 b) ; R. Soyer (1937 a).
Nanterre.
Forage exécuté en 1932-1933, par la Société Française de Forages Layne-
France, à l’usine de Nanterre, pour le compte de la Société Lyonnaise des
Eaux et de l’Éclairage.
Cote du sol : + 25.
SEINE
439
dures.
440
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage est muni d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre inté¬
rieur. Une crépine Layne de même diamètre extérieur capte trois nappes
situées :
1° entre 558 et 570.83 de profondeur ;
2° entre 577.12 et 583.40 ;
3° entre 602.04 et 605.07.
Un distributeur de graviers placé vers 511 m. assure le fonctionnement
du massif de graviers.
Ce forage était artésien jaillissant ; le niveau statique a été observé à
13 m. 35 du sol (ait. : + 38.35). Cette cote, très basse pour l’époque où
le forage a été exécuté, est due aux conditions géologiques peu favorables
des sables verts à cet emplacement, car ils sont argileux et coupés de
nombreuses barres argileuses.
Le débit original atteignait 230 m3 à l’heure, soit 5.500 m3 par 24 heures.
Direction de l’Hygiène
du Travail et
de la Prévoyance Sociale.
Service de surveillance
des eaux d’alimentation.
Résultats du prélèvement fait le 22 juin 1933
AU PUITS ARTÉSIEN DE NaNTERRE.
Milligrammes par litre
Alcalinité en chaux . 68
Chlore des chlorures . 9
Azote ammoniacal . traces
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Silice . 14
Oxyde de fer et d’alumine . 1
Chaux . 42.2
Magnésie . 12.3
Anhydride sulfurique . 0.9
Matières organiques . 0.1
Résistivité électrique en ohms . 4.120
Degré hydrotimétrique total . 10°5
B. Coli . 0
Micrococcus enteritis . 0
SEINE
441
B. putrides . 0
B. perfringens . 0
Germes producteurs d’hydrogène sulfuré . 0
Colonies totales dans un cm3 . 7
Germes liquéfiant la gélatine . 0
Voir : L. Descroix (1934).
La Plaine Saint-Denis.
Forage exécuté en 1936, par la Société Française de Forages Layne-
France, au Pont du Landy, pour le compte de la Compagnie des Chemins
de Fer du Nord.
Cote du sol : -j- 35 environ.
442
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Cénomanien-Vraconnien.
53 ra. 58 (— 577.13 à — 630.71)
SEINE
443
444
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage, muni d’une colonne ascensionnelle en acier spécial de 305 mm.
de diamètre, capte les eaux de l’Albien au moyen d’une crépine Layne à
persiennes de 203 mm. de diamètre ; un massif de gravier assure le fonc¬
tionnement régulier du captage.
Le niveau statique s’est élevé jusqu’à l’orifice du tubage (ait. : -j- 35.80,
le 31 janvier 1936, jour du décolmatage des couches aquifères. Le forage
a même jailli pendant quelques heures, mais les jours suivants, le plan
d’eau s’est abaissé à un niveau variable, situé entre 1 m. 10 et 2 m. 50
de l’orifice.
Aux essais de débit, effectués les 19, 20 et 21 février 1936, le niveau sta¬
tique étant situé à 1 m. 80, on a constaté les niveaux suivants, en cours
de pompage :
Au régime de 150 m3 à l’heure . 30 m. 25
— 182.5 — 35 m. 80
— 239 — 45 m. 50
Température de l’eau : 28°5 à 29°.
Analyse effectuée au moment des essais.
Degré hydrotimétrique total . 9d5
— - — permanent . ld
Indice de Kohlrauch : 4,850.
Résidu sulfaté : 260 mmg. au litre.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Bicarbonate de chaux, en C03Ca . 140
Chlorures en NaCl . 23
Sulfates en S04Ca . 27
Nitrates en N03K . néant.
Nitrites en N203 . néant
Chaux, en CaO . 39
Magnésie, en MgO . 16
Soude, en Na20 . 43
Ammoniaque, en NH3 . . . 0
Fer, en Fe203 . traces
Silice en SiO2 . 20
Pantin-Leduc.
Forage exécuté en 1935, par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Grande Blanchisserie de Pantin (Bl. Leduc),
rue du Général-Compans.
Cote du sol : -f- 54.
SEINE
445
446
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
feuillets argileux à la base.
SEINE
447
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sables verts et blancs assez fins, très micacés,
glauconieux, feuillets argileux.
Argile noire feuilletée micacée et filets
sableux.
Sable vert et argile noire feuilletée, alter¬
nants.
Argile noirâtre feuilletée et filets sableux.
Sable gris fin avec passages argileux.
Sable assez fin jaunâtre, glauconieux.
Sable blanc jaunâtre et verdâtre assez fin.
quelques graviers.
Sable jaune assez fin.
Sable blanc très fin.
Sable vert très glauconieux, grossier, com¬
pact, gréseux.
Sable vert très glauconieux, plus fin.
Sable blanc verdâtre assez fin.
Sable vert glauconieux.
Argile noire feuilletée.
Grès vert compact.
Sable vert et argile noire feuilletée, alter¬
nants.
Argile noire feuilletée.
Sable vert compact fin légèrement argileux.
Sable vert et jaune plus grossier et nodules
gréseux.
Grès jaunâtre dur compact quartzeux.
Sable grisâtre irrégulier mais assez fin légè¬
rement argileux.
Sable blanc très fin compact.
Sable blanc fin et filets argileux noirs.
Argile sableuse compacte.
Argile noire feuilletée très compacte.
Sable vert assez fin, compact, micacé et
quelques feuillets argileux noirs.
Argile noire feuilletée sableuse.
Sable vert fin compact et feuillets argileux.
Sable gris assez gros avec feuillets argileux
et nodules de grès.
Sable gris verdâtre fin, compact.
Argile noire feuilletée sableuse, très micacée,
quelques pyrites.
Sable verdâtre à filets blancs fins, micacés,
avec quelques feuillets argileux.
Sable brun argileux.
Sable vert compact, grossier, quartzeux,
micacé.
Sable brun verdâtre et passages argileux.
Argile brune micacée compacte.
Sable vert foncé très glauconieux, fin, ar¬
gileux.
Sable vert clair glauconieux fin, micacé.
448
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
sure conchoïdale, fossilifère : Ostrea, Ano-
mya, Nucula, Terebratules, nombreux
débris de poissons, lignites, plages de glau¬
conie et mica disséminé
Le forage est équipé d’un tubage en acier spécial vissé, de 0 m. 305 de
diamètre, et muni d’une crépine Layne de 0 m. 200 de diamètre intérieur,
captant les eaux albiennes à deux niveaux : 1° entre 738 et 770 m. de
profondeur et 2° entre 790 et 803 m. Un massif de graviers assure le captage.
Le niveau statique s’est établi à 11 m. de profondeur (ait. : + 43).
En pompage, avec une dénivellation de 18 m., le niveau dynamique étant
à la cote + 25, on obtient un débit horaire de 150 m3, soit 3.600 m3 par
24 heures.
Grande Blanchisserie,
rue du Général-Compans, Forage aux Sables verts albiens
Pantin. Prélèvements remis le 21 janvier 1938.
Analyse n° 2068.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes par litre d’eau.
Analyse chimique.
y, , . . / 1° En oxygène
Evaluation de t
la matière \ on u- -j v
) 2° En acide oxalique
organique ( C204H2 + 2H20
Azote ammoniacal
Azote organique
Nitrites
Nitrates, en Az 03H
Acide phosphorique
Acide sulfurique en SO3
Chlorure de sodium, en NaCl
Chlore correspondant, en Cl..
1 Solution acide . 0.750
( Solution alcaline .... 0.625
( Solution acide . 5.910
( Solution alcaline .... 4 . 925
traces très faibles
0
0
0
0
10.9
17.2
10.4
SEINE
449
Analyse minérale.
Résidu à 110° . 177.5
Résidu après calcination . 165.0
Perte au rouge . 12.5
Silice, en SiO2 . 9.5
Chaux, en CaO . 34.1
Magnésie, en MgO . 14.0
Acide sulfurique, en SO3 . 10.9
Acide nitrique, en Az03H . 0
Chlore, en Cl . 10.4
Fer, en Fe203 . 0.8
Composition probable.
Silice, en SiO2 . 9.5
Sulfate de chaux, en S04Ca . 18.5
Carbonate de chaux, en C03Ca . 47.3
Carbonate de magnésie, en C03Mg . 29.8
Chlorure de sodium, en NaCl . 17.2
Nitrate de chaux, en (Az03)2Ca . 0
Fer, en Fe203 . 0.8
Carbonate de soude, en COsNa2 . 51.9
Hydrotimétrie et Alcalimétrie.
Degré hydrotimétrique total . 14d
Alcalimétrie, en C03Ca . 132.0
Concentration en ions hydrogène, pH . 7.4
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 34 germes par centimètre cube. La
numération est effectuée 12 jours après les ensemencements.
Spécification. — Micrococcus citreus ; Bacillus albus.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacterium Coli, effectuées sur 110 centimètres
cubes, ont donné des résultats négatifs.
Conclusions. — Eau de bonne qualité.
Le Directeur du Laboratoire spécial
d’études et d’analyse des eaux.
Signé : Dimitri.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
29
450
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Pantin. — Est.
Forage exécuté en 1935-1936, par R. Brochot et Cte, pour le compte
des chemins de Fer de l’Est, au Pont de la Folie, au droit du point km.
6.865.
Cote du sol : + 53.
Sables de Beauchamp.
9 m. 50 (+ 35.50 à + 26)
7 27.00 + 26.00 9.50 Sable vert argileux à 50 °/0.
Lutétien.
31 m. (+ 26 à — 5)
SEINE
451
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN SUPÉRIEUR.
27 ra. (— 611 à — 638)
15 691.00 — 638.00 27.00 Craie et bancs de calcaire.
Vraconnien et Albien (Gault).
78 m. (— 638 à — 716)
16 769.00 — 716.00 78.00 Marnes argileuses et traces de sable.
Albien (Sables verts),
sur 58 m. ( — 716 à — 774)
17 783.00 — 730.00 14.00 Sables aquifères légèrement argileux.
18 827.00 — 774.00 44.00 Sables aquifères.
Le forage est muni d’un tubage vissé en acier spécial, de 0 m. 300 de
diamètre intérieur. Il comporte une crépine perforée dans la zone albienne
aquifère.
Le niveau statique s’est établi à 13 m. 60 de l’orifice (ait. -f- 39.40).
En pompage, avec une dénivellation de 16 m. 40 (niveau de pompage à
-f- 23), on obtient un débit horaire de 150 m3, soit 3.600 m3 par 24 heures.
Matériel et Traction. N° 3130
Service des réceptions.
LABORATOIRE
Désignation : Forage de l’Entretien de l’Ourcq.
Analyse d’eau d’alimentation domestique.
Résultats de l’analyse exprimés
en grammes par litre
Liquéfiants par cent, cube . 0
Moisissures . 0
Bactéries . 60
Bacilles de contamination par litre . 0
Coli-bacilles par litre . 0
Résidu sec à 180° par litre . 0.184
Matières volatiles au rouge . 0 . 064
Matières organiques, en 0 . 0.0005
Acide sulfurique, en SO3 . traces.
Chlore . 0.015
Acide nitrique . 0 . 002
Acide nitreux . 0
452
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ammoniaque . . . 0
Degré hydrotimétrique total . 6d
Odeur . nulle
Saveur . agréable
Limpidité . parfaite
Dépôt . nul
Observations et conclusions. — Eau potable, très douce, très peu bac¬
térienne.
Paris, le 13 octobre 1936. Le Chimiste
Signé : Potier.
Nota. — Tous les documents relatifs au forage profond de Pantin-Ourcq
nous ont été aimablement remis par la Compagnie des Chemins de Fer
de l’Est.
Pantin. — C. G. E.
Forage exécuté en 1936, par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Compagnie Générale des Eaux, route des
Petits-Ponts, à côté de la gare de Pantin.
Cote du sol : -f- 49.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Terre végétale.
1 m. 50 (+ 49 à + 47.50)
1 1.50 + 47.50 1.50 Terre végétale.
Bartonien supérieur (Ludien).
sur 12 m. 50 (+ 47.50 à + 35)
2 14.00 + 35.00 12.50 Marne blanche et verte, caillasses siliceuses,
magnésites.
Bartonien inférieur (Calcaire de Saint-Ouen).
9 m. 80 (+ 35 à + 25.20)
3 23.80 + 25.20 9.80 Marne crème, calcaire marneux et travertin.
Bartonien inférieur (Sables de Beauchamp).
8 m. 90 (+ 25.20 à + 16.30)
4 32.70 + 16.30 8.90 Sable bleuâtre argileux, grès cristallin.
Lutétien.
33 m. 30 (+ 16.30 à — 17)
5 42.68 + 6.32 9.98 Calcite cristallisée, marnes blanches, cail¬
lasses jaunes et grises.
SEINE
453
quelques quartz.
454
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
455
456 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le forage est équipé d’un tubage vissé en acier spécial de 0 m. 305 de
diamètre intérieur jusqu’à la profondeur de 730 m. Une crépine extérieure
perforée prolonge le tubage, et une crépine Layne, à persiennes de 0 m. 203
de diamètre, assure le captage. Trois nappes aquifères sont captées :
1° dans l’Albien, entre 736 et 769 m., et entre 785 et 792 m. de pro¬
fondeur ;
2° dans l’Aptien, entre 836 et 839 m. 50 ;
3° dans le Barrémien, entre 847 et 850 m.
Le niveau statique s’est établi à 17 m. du sol (ait. : +32). En pompage,
avec une dénivellation de 23 m., le niveau de pompage s’établissant à la
cote + 9, on obtient un débit horaire de 207 m3/ heure, soit 5.000 m3 environ
par 24 heures.
Pendant les travaux de mise en production du forage, après décolmatage
des niveaux aquifères aptien et barrémien, les sables albiens restant col¬
matés, on a obtenu une venue jaillissante d’environ 10 m3/heure, au sol.
Après décolmatage complet, ce jaillissement a cessé.
Analyse de l’eau du forage
de la Compagnie Générale des Eaux a Pantin.
Prélèvements effectués le 16 novembre 1937.
1° Analyse chimique.
Température : 29°7.
Résistivité, en ohms .
PH. . . .
Matières organiques, en O .
Degré hydrotimétrique total. . .
Alcalinité en CaO .
Nitrites .
Nitrates .
Chlore des chlorures, en Cl .
Acide sulfurique, en SO3 .
Silice, en SiO2 .
Azote ammoniacal . . .
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
3.265
7.7
0.15
... 11
... 91
. . . traces
. . . traces
9.5
8.1
... 16
0.2
SEINE
457
Chaux, en CaO . 396
Magnésie, en MgO . 15.3
Na . 25.9
K . 14.3
Fer, en Fe203 . 1.4
Alumine, en A1203 . 0.4
2° Analyse bactériologique.
( non liquéfiants
Nombre de germes par ce. j liquéfiants
Bacterium Coli communis par litre .
B. putrides .
M. enteritis .
B. perfringens .
Germes producteurs d’H2S .
3
0
0
0
0
0
0
Paris -Grenelle.
Forage exécuté de décembre 1833 à février 1841, par Mulot, à l’angle
de la rue Yalentin-Haüy et de la rue Bouchut, pour le compte de la Ville
de Paris.
Cote du sol : 36.50.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions anciennes.
5 m. (+ 36.50 à + 31.50)
Post-Crétacé.
11 m. (— 7.50 à — 18.50)
8 55.00 — 18.50 11.00 Argile, calcaire avec nodules.
458
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sénonien.
265 m. (— 18.50 à — 283.50)
9 137.00 — 100.50 82.00 Craie blanche avec silex pyromaques.
10 320.00 — 283.50 183.00 Craie blanche et bancs de silex.
Turonien.
123 m. (— 283.50 à — 406.50)
11 443.00 — 406.50 123.00 Craie grise compacte sans silex.
Cénomanien-Vraconnien.
59 m. 17 (— 406.50 à — 465.67)
Analyse de l’eau du puits artésien de Grenelle
EFFECTUÉE LE 3 OCTOBRE 1934.
a) Propriétés physiques
Turbidité en gouttes de mastic .
Température .
Résistivité électrique, en ohms .
PH .
b) Éléments chimiques.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Alcalinité en CaO . 70
Chlore des chlorures . 8
84
25°7
4.290
7.4
SEINE
459
Matières organiques en oxygène . 0.3
Azote ammoniacal . 0
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Sulfates, en SO3 . 8.5
Silice, en SiO1 2 . . . 11
Fer et Alumine, en Fe2Os -f- A1203 . 2
Chaux, en CaO . 36.7
Magnésie, en MgO . . 12.4
Sels alcalins, en K + Na . 69.3
c) Analyse bactériologique.
Bacterium Coli . 0
Bacillus enteritis . 0
Germes producteurs d’H2S . 0
Bacillus perfringens . 0
Numération : Colonies totales . . . 0
— Colonies liquéfiantes . 0
Voir : Arago (1835, 1836, 1837, 1839, 1841 a, 18416, 1842 a, 1842 6,
1856) ; Walferdin (1837, 1839 a, 1839 6, 1841) ; Arago et Walferdin (1839,
1840) ; Élie de Beaumont (1838) ; Cornuel (1839) ; Mulot (1839) ; Anonyme
(1841) ; Blondeau de Carolles (1841) ; A. de Caligny(1841 a, 1841 6, 1842) ;
Paven (1841) ; Ricord (1841) ; Andraud (1842) ; Combes (1842) ; Galy et
Cazalat (1842) ; Hallary (1842) ; Korilski (1842) ; Lefort (1844 a, 1844 6) ;
Belgrand (1861 a, 1861 6) ; Degousée et Laurent (1861); F. Leclerc (1862) ;
Michal (1863) ; Daubrée (1887, 1888 a, 1888 6) ; Huet, 1888 ; Thomas (1888) ;
Arrault (1890) ; E. Lippmann (1903) ; E. Gérards (1908) ; E. Maynard
(1937).
Voir aussi : chapitre IX, pp. 134-147.
Paris-Passy.
Forage exécuté d’août 1855, à septembre 1861, par Kind, dans le square
Lamartine, pour le compte de la Ville de Paris.
Cote du sol : + 53.15.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Lutétien.
26 m. (+ 53.15 à + 27.15)
1 4.00 + 49.15 4.00 Marne et sables.
2 18.00 35.15 14.00 Calcaire coquillier.
460
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
461
Le forage, exécuté au diamètre de 1 m. 70 jusqu’au sommet de la craie
(ait. : — 4.85), a été continué jusqu’aux Sables albiens en 1 m. 10 de dia¬
mètre. Le tubage du puits occasionna de nombreuses vicissitudes dans
les terrains tertiaires. A l’achèvement des travaux, le forage était équipé
jusqu’à la craie, d’un tubage de 1 m. 10 de diamètre intérieur, et prolongé
d’un tubage en tôle rivée de 0 m. 70 jusqu’à la nappe albienne.
Le jour du jaillissement, qui eut lieu le 24 septembre 1861, à 12 heures,
le forage débita environ 20.000 m3. Le débit tomba à 16.500 m3 36 heures
après, puis à 15.000 m3 par 24 heures en 1866 ; il fut réglé à 6.192 m3 à
l’altitude -f- 77.15 ; il conserva ce débit jusqu’en 1889, date à laquelle il
s’affaissa à 5.000 m3 environ. En 1905, le forage débitait environ 5.520 m3
par 24 heures. Le puits ne jaillit plus depuis plusieurs années.
Le niveau statique a été calculé à la cote : + 92.
Analyse chimique de l’eau du puits artésien de Passy,
PAR MM. PoGGIALE ET LaMBERT.
Prélèvement effectué le 22 février 1862.
Température de l’eau prise au sommet du tube : 27°.
Gaz pour 1.000 cc.
d’eau.
Acide carbonique libre ou provenant des bicarbonates . 7 cc. 00
Azote . 17 cc. 10
24 cc. 10
Principes fixes pour
1.000 grammes d’eau
Carbonate de chaux . 0.064
Carbonate de magnésie . 0.024
Carbonate de potasse . . . 0.012
Carbonate de protoxyde de fer . 0.001
Sulfate de soude . 0.015
Chlorure de sodium . 0.009
Acide silicique . 0.010
Alumine . 0.001
Acide suif hydrique et sulfure alcalin . 0.0006
Matières organiques, iodure alcalin, manganèse et perte. 0.0044
Total . 0.1410
Analyse de l’eau du puits artésien de Passy
effectuée en 1932 par le Service de Surveillance des eaux de
la Ville de Paris.
Température
a) Propriétés physiques.
20°2
462
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Résistivité électrique . 4.223 ohms
PH . 7.9
b) Éléments chimiques.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Alcalinité, en CaO . 69
Chlore des chlorures . 8
Matières organiques, en 0 . 0.3
Azote ammoniacal . traces
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Sulfates en SO3 . 8.5
Silice en SiO2 . 9.8
Fer et Alumine en Fe203 + A1203 . 3.5
Chaux, en CaO . 40
Magnésie, en MgO . 11.6
c) Analyse bactériologique.
Numération des germes : par c.c. :
Colonies totales . 22
Colonies liquéfiantes . 3
Bacterium Coli . 0
B. enteritis . 20
Germes producteurs de H2S . 0
B. perfringens . 0
Voir : Alphand (1856) ; E. de Beaumont (1886) ; Meugy (1857) ; Belgrand
(1861 a, 1861 b) ; Dumas (1861) ; Gaudin (1861); F. Leclerc (1862) ; Pog-
giale et Lambert (1862) ; Michal (1863) ; Daubrée (1887, 1888 b) ; Huet
(1888) ; Thomas (1888) ; Ed. Lippmann (1903) ; Gérards (1908).
Paris-Place Hébert.
Forage exécuté de 1863 à 1891, par Laurent et Degousée, puis Mauget-
Lippmann et Cle, dans le square de la place Hébert, pour le compte de la
Ville de Paris.
Cote du sol : + 48.00.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Ludien (Marnes infra-gypseuses).
6 m. (+ 48 à + 42)
1
6.00
+
42.00
6.00 Marne et calcaire.
464
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
465
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Cénomanien-Vraconnien.
68 m. 75 (— 565 . 80 à — 634 . 55)
23 655.00 — 607.00 41.20 Craie chloritée.
24 682.55 — 634.55 27.55 Grès calcarifère.
Albien (Gault).
22 m. 65 (— 634 . 55 à — 657 . 20)
25 705.20 — 657.20 22.65 Argile noirâtre.
Albien (Sables verts),
sur 13 m. 20 (— 657 . 20 à — 670 . 40)
26 718.40 — 670.40 13.20 Sables verts.
Le forage a été commencé au fond d’un puits maçonné de 2 m. de diamètre
intérieur et de 34 m. 50 de profondeur, comportant un tubage intérieur de
1 m. 80 de diamètre. Puis un tube de lm. 37 de diamètre intérieur va jusqu’à
139 m. 15, dans la tête de la craie. Après la pose d’un nouveau tubage de
1 m. 26, qui fut accidenté et dut être retiré, on descendit enfin un tube de
captage en tôle d’acier rivé et assemblé à bayonnette, de 1 m. 075 de dia¬
mètre intérieur. Au cours de la descente de ces éléments, qui se faisait par
tronçons de 90 m. environ, une rupture se produisit et la base de la colonne
s’affaissa ; les tubes se rompirent et se replièrent sur eux-mêmes, sur une
longueur de 90 mètres. A la suite de cet accident, qui survint le 7 no¬
vembre 1887, on posa une nouvelle colonne de 1 m. 075 au-dessus du tubage
accidenté, et on opéra une cimentation jusqu’au sommet de la craie. Malgré
tous les efforts ultérieurs, on ne put obtenir un débit satisfaisant, et les
travaux furent arrêtés en septembre 1891.
Le puits de la place Hébert débitait 2.100 m3 par 24 heures aussitôt après
le percement des argiles du Gault ; il tomba à 1.000 m3 quelque temps
après. En 1891, il ne fournissait plus que 300 m3 par 24 heures. Il a
cessé de jaillir depuis de longues années.
Température de l’eau : 30°.
Voir : Daubrée (1887-1888 6) ; Huet (1888) ; St. Meunier (1888); Tho¬
mas (1888) ; Ed. Lippmann (1903) ; E. Gérards (1908).
En 1933, une entreprise de sondage : la Société Parisienne d’Urbanisme
et de Construction (S. P. U. C.) entreprit de remettre en état le forage de
la place Hébert, de l’approfondir et de capter, si nécessaire, des nappes plus
profondes. Munie d’un appareil Rotary très puissant, elle travailla pendant
de longs mois, sans parvenir à percer l’amoncellement de tôles qui obstrue
le fond de l’ouvrage ; une déviation fut tentée ; elle n’eut pas de succès
et rencontra de nouveau les éléments du tubage. La S. P. U. C. ayant cédé
son matériel et son contrat à la Société Robur, celle-ci décida d’abandonner
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 30
466
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
l’ancien forage, qui fut comblé, et d’exécuter un nouveau puits, à 30 m.
environ du premier.
Celui-ci fut poussé jusqu’à la profondeur de 772 m. 20, à la base des
Sables verts. La coupe géologique de cet ouvrage ne nous est pas connue
dans son ensemble ; les terrains supérieurs à l’Albien présentent d’ailleurs
moins d’intérêt, en raison de l’existence du 1er puits où ils ont été bien pré¬
cisés. Nous devons à l’obligeance de M. Tiraspolsky, ingénieur civil des
Mines, la coupe partielle des Sables verts albiens.
Cote du sol : + 50.50.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Base dü Gaclt à — 656.75.
Albien (Sables verts).
61 m. 85 (— 656.75 à — 718.60)
Par suite de circonstances étrangères à la question du forage, la Société
Robur disparut et le développement de la nappe artésienne fut confié à
la Société Française de Forages Layne-France.
SEINE
467
Paris-Raffinerie Say.
Premier forage.
Forage exécuté en 1869, par Mulot et Brochot, à la Raffinerie Say, bou¬
levard de la Gare.
Cote du sol : + 46.15.
468
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le forage comprenait : un avant-puits maçonné de 4 m. 60 de diamètre
et de 25 m. de profondeur, un tubage rivé et manchonné de 0 m. 456 de
diamètre intérieur descendu jusqu’au sommet des Sables verts, à 564 m.
de profondeur, un tube de captage de 0 m. 212 descend jusqu’à la base du
trou de sondage.
Au sol, le forage débitait, au moment de sa mise,en service: 480 m3 /heure,
soit 11.520 m3 par 24 heures. L’eau arrivait dans un réservoir situé à
9 m. 15 au-dessus du sol, soit à la cote -j- 55.30. A cette altitude, le puits
débitait 264 m3 à l’heure.
Le niveau statique n’a pas été observé, il devait s’établir vers : + 67.
Le débit ne tarda pas à baisser ; il se réduisit successivement à 300, puis
à 200 m3 à l’heure. Il était devenu insuffisant pour les besoins de la Raffinerie
vers 1930, époque où la Société Say décida de faire exécuter un 2e forage.
SEINE
469
Température de l’eau : 28°.
Degré hydrotimétrique total : 9“.
En 1870 l’eau de ce forage a été utilisée, pendant le siège de Paris, pour
l’approvisionnement en eau d’une partie de la capitale.
Voir : Daubrée (1887); P. Arrault (1890); L. Dru (1898); Gérards (1908)
Paris-Raffinerie Say.
Deuxième Forage.
Forage exécuté en 1932-1933 par la Société Nouvelle de Sondages Bonne-
Espérance, à 50 m. environ de l’ancien forage aux Sables verts.
Cote du sol : 40.61.
470
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
SEINE
471
Le forage, exécuté au diamètre de 0 m. 323 jusqu’aux argiles du Gault,
pénètre dans les Sables verts par un tube de captage lanterné de 0 m. 220.
Le puits, jaillissant, donnait au sol (ait. : -f- 40.61) un débit horaire de
200 m3, soit 4.800 m3 par 24 heures.
Le niveau statique a été observé à la cote -j- 55 environ.
Température de l’eau : 28° (prise dans le déversoir).
472
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Analyse de l’eau artésienne du nouveau puits de la Raffinerie Say.
Prélèvements effectués les 23-24 décembre 1933.
Degré hydrotimétrique total . 10^5
— — permanent . 7'1
CO2 des bicarbonates . . 16.5
pH naturel . 7.6
pH après ébullition . 8.35
Résistivité électrique, en ohms à T = 20° . 1 . 140
Indice de réfraction — — . 1- 133
Odeur . . . nulle
Limpidité . lég* opalescente
Résultats exprimés
en miligrammes par litre
Résidu sec à 100° . 185
— — 200° . 182
Résidu au rouge . 149
Silice totale, en SiO 2 . 19
Oxydes de fer et d’alumine, en Fe203 -b A1203 . 3
Silice insoluble . 7
Silice colloïdale . 12
Chlore des chlorures, en Cl . 10
S04H2 . 16
MgO . . . 13
CaO . 39
Matières organiques . 8
NaCl . 17
S04Ca . 22
COsCa . 55
C03Mg . 27
C03Na2 . 31
Paris, le 4 janvier 1934.
Nota. — Nous exprimons nos vifs remerciements à la Direction de la
Société des Raffineries et Sucreries Say, et en particulier à MM. Robert et
Cazanave, qui ont bien voulu nous communiquer les renseignements relatifs
au second puits de leurs établissements.
SEINE
473
Paris - Butte -aux - Cailles .
Forage exécuté place Paul-Verlaine, par Saint- Just-Dru, Léon Dru, puis
Arrault et Brochot, du 14 juillet 1863 au 17 mars 1904, pour le compte de
la Ville de Paris, destiné à alimenter la piscine de la Butte-aux-Cailles.
Cote du sol : + 62.
474
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le forage comportait :
Un avant-puits de 2 m. de diamètre jusqu’à la cote 30.50, puis un tubage
télescopique de 1 m. 50, 0 m. 90 et 0 m. 60 de diamètre. Un tube de
0 m. 50 descendait jusqu’à 569 m. 58 ; le forage était tubé jusqu’au fond
au diamiètre de 0 m. 40.
A la cote -f- 75 le puits donnait par jaillissement un débit horaire de
104 m3, soit 2.500 m3 par 24 heures.
Le niveau statique a été calculé à la cote -f- 89.
Température de l’eau : 28° (au début du jaillissement). !
Le débit du forage ayant considérablement diminué et des ensablements
s’étant produits, on tenta de nettoyer le tubage : tous les travaux exécutés
SEINE
475
étant restés infructueux, l’Administration décida, en 1933, de faire appro¬
fondir le forage.
Analyse de l’eau du forage de la Butte- aux-Cailles
(moyennes de 1931)
a) Propriétés physiques.
Turbidité en gouttes de mastic . 75
Température . 27°2
Résistivité électrique en ohms . 4.343
b) Éléments chimiques.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Alcalinité en CaO . 65
Chlore des chlorures . 10
Matières organiques en oxygène . 0.1
Azote ammoniacal . lég. traces
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Sulfates, en SO3 . 8.2
Silice, en SiO2 . 17
Fer et Alumine, en Fe203 + A1203 . 3
Chaux, en CaO . 40
Magnésie, en MgO . 11.9
Sels alcalins, en K + Na . 24
c) Analyse bactériologique.
Bacterium Coli . 0
Bacillus enteritis . 0
Germes producteurs d’H2S . 0
Bacillus perfringens . 0
Numération : colonies totales . 24
— : colonies liquéfiantes . 0
Voir : Fournier (1904) ; Geslain (1905) ; Gérards (1908).
Approfondissement
du Forage de la Butte-aux-Cailles.
Exécuté en 1934 par la Société Française de Forages Layne-France.
Sol à + 59.07.
Différence entre les deux cotes de départ : 2 m. 73.
Ancien forage de 582 m. 41 de profondeur.
476
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
argileux.
SEINE
477
d’huîtres de petite taille.
Barrémien.
sur 0 m. 88 (— 617.72 à — 618.60)
52 677.67 — 618.60 0.88 Argile rouge panachée.
478
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le forage a été tubé, jusqu’à la profondeur de 577 m., au moyen d’un
tube en acier spécial vissé de 0 m. 305 de diamètre.
Une crépine Layne de 0 m. 202 est posée entre 551 m. 60 et 639 m. de
profondeur ; sa partie perforée capte les eaux de deux zones aquifères :
1° entre 577 m. 76 et 591 m. 52 ;
2° entre 604 m. 84 et 633 m. 69 de profondeur.
Un massif extérieur en graviers assure le bon fonctionnement du captage.
Le forage de la Butte-aux-Cailles, approfondi et retubé, n’était plus
jaillissant. Le niveau statique s’est établi à 9 m. 00 du sol (ait. : + 50.07).
En pompage, avec une dénivellation de 14 m. 50 (niveau de pompage à
-f 35.57), on a obtenu le débit horaire de 209 m3, soit 5.000 m3 par 24 heures.
Direction de l’Hygiène,
du Travail
et de la Prévoyance sociale
Paris, le 4 juillet 1934.
Résultats des analyses effectuées.
Échantillons analysés prélevés le 5 juin 1934.
Puits artésien de la Butte-aux-Cailles.
Examen Physique.
Température . 29°1
Turbidité (en gouttes de mastic) . 35
PH . 7.6
Analyse chimique.
Recherches générales.
en milligrammes par litre
Matières organiques (solution alcaline) . 0.15
Résistivité électrique (en ohms) . 3.920
Recherches spéciales.
Alcalinité (en CaO) . 74
Nitrites en azote nitreux . 0
Nitrates, en azote nitrique . 0
Chlore des chlorures en Cl . 0
Acide sulfurique en SO3 . 10.2
Silice en SiO2 . 14.5
Ammoniaque . 0.15
Chaux en CaO . 46.9
Magnésie en MgO . 24.4
Sels alcalins en sulfates . 34
Fer en Fe203 . ( „ ,
Alumine en A1203 . [
Le Chef du Service de Surveillance
des Eaux d’ alimentation.
Signé : Dienert.
SEINE
479
Analyse bactériologique.
Prélèvement du 3 juillet 1935.
Bacterium Coli .
B. enteritis .
Germes producteurs d’H2S
B. perfringens .
Numération
colonies totales, sur 100 cc
colonies liquéfiantes .
0
0
0
0
0
0
Paris. Rue Blomet.
Forage exécuté en 1928-1929, par Brochot et Cle, pour le compte de la
Ville de Paris, à la Piscine Blomet.
Cote du sol + 37.35.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Quaternaire
7 m. 85 (+ 37.35 à + 29.50)
1 2.40 + 34.95 2.40 Remblai.
2 7.85 + 29.50 5.45 Sables et graviers.
Lutétien.
sur 11 m. 60 (+ 29.50 à + 17.90)
3 19.45 + 17.90 11.60 Calcaire grossier.
Sparnacien.
sur 23 m. 35 (+ 17.90 à — 5.45)
4 34.90 + 2.45 15.45 Sables de l’argile plastique.
5 42.80 — 5.45 7.90 Argile plastique.
Montien et Craie altérée.
16 m. 70 (— 5.45 à — 22.15)
6 59.50 — 22.15 16.70 Marnes de Meudon et craie altère.
Sénonien-Turonien-Cénomanien.
ensemble 433 m. 50 (— 22.15 à — 455.65)
7 136.20 — 98.85 76.70 Craie blanche avec silex noirs.
8 194.10 — 156.75 57.90 Craie magnésienne et silex noirs.
9 493.00 — 455.65 298.90 Craie et silex.
Albien (Gault).
25 m. (— 455.65 à — 480.65)
518.00 — 480.65 25.00 Argiles du Gault.
10
480
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) tMètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Sables verts),
sur 72 m. (— 480.65 à — 552.65)
11 590.00 — 552.65 72.00 Sables verts.
Le forage a été conduit au diamètre de 0 m. 420 jusqu’à la profondeur
de 503 m., puis au diamètre de 0 m. 240 jusqu’au fonds du puits.
Trois nappes ont été rencontrées :
1° à 534 m. de profondeur (ait. : — 496.65) ;
2° à 554 m. (ait. : — 546.65) ;
3° à 574m. (ait. : — 536.65).
Des barres argileuses séparaient les sables aquifères.
L’ouvrage était jaillissant, il débitait en 1931 : 170 m3/heure, soit
4.000 m3 par 24 heures.
La base du tubage ne comportant pas de crépine, de forts dégagements
de sable se sont produits, et le gisement aquifère s’appauvrit rapidement.
En 1935, le puits ne fournissait plus que 18 m3 à l’heure, soit 432 m3 par
24 heures.
Des essais de nettoyage furent entrepris, mais sans grande amélioration
pour le débit.
Le niveau statique n’a pas été calculé.
Analyse de l’eau du puits artésien de Paris-Blomet
au 11 avril 1934.
1° Propriétés physiques.
Turbidité en gouttes de mastic . 25
Température . 27°6
Résistivité électrique (en ohms) . 4.315
pH . 7.2
2° Éléments chimiques.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Alcalinité, en CaO . 67
Chlore des Chlorures . 9
Matières organiques, en 0 . 0.05
Azote ammoniacal . 0
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Sulfates, en SO3 . 8.2
Fer et Alumine, en Fe203 + A1203 . 0.9
Chaux, en CaO . 40
Magnésie, en MgO .
Sels alcalins, en K + Na
Silice, -en SiO2 .
SEINE
13.3
60.2
12.7
481
3° Analyse bactériologique.
Bacterium Coli . 0
B. enteritis . 0
Germes producteurs de H2S . 0
B. perfringens . 0
Numération : colonies totales . 0
— colonies liquéfiantes . 0
Voir : Paul Lemoine (1930 a).
Villemomble.
Forage exécuté en 1934, par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Ville de Paris. L’ouvrage est située en bor¬
dure de l’aqueduc de la Dhuis, route de Paris, à l’ouest du cimetière de
Villemomble.
Cote du sol : + 70.50.
blanches et jaunes.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 31
482
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE
483
484 P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Sables verts).
81 m. 67 (— 695 . 58 à — 777 . 05)
Étude détaillée du carottage dans les Sables verts,
Sable noirâtre argileux, compact, glauco
nieux.
Sable verdâtre légèrement argileux, gros
galets de silex anguleux, feuillets argi¬
leux à la base, quelques lignites.
Sable blanc jaunâtre, fin, compact, glau-
conieux à la base.
Sable vert, fin, argileux.
Argile verdâtre et blanchâtre, à filets sa¬
bleux.
Sable vert et blanc grisâtre, compact, fin,
passées légèrement argileuses.
Sable blanc fin, quartzeux, compact, pyrites.
Marnes argileuses, blanchâtres et filets de
sable vert.
Sable blanc fin, très compact.
Sable vert, fin, argileux.
Sable blanc, verdâtre, assez fin, micacé.
Sable vert, argileux, très glauconieux.
Sable blanc, quelques cailloutis, passages
glauconieux.
Sable gris, fin, compact, quartzeux.
Sable gris, compact, micacé, légèrement
argileux.
Argile noirâtre feuilletée, micacée à plages
sableuses.
Sable blanc très fin, pur, quartzeux, glau¬
conieux vers 783 m.
Grès grisâtre quartzeux, alternant avec
argiles noires micacées.
Sable gris clair, feuillets argileux et grès
marneux beige.
Argile noire feuilletée.
Sable blanc jaunâtre, fin, quartzeux.
Grès blanc verdâtre, glauconieux.
Sable blanc jaunâtre grossier, quelques
cailloutis.
Sable très argileux vert foncé, glauconieux,
micacé.
Sable blanc jaunâtre assez grossier, cail¬
loutis gréseux.
Sable blanc jaunâtre assez fin, quartzeux.
Argile noire feuilletée.
Sable blanc très fin, quartzeux, micacé.
Sable gris compact, assez fin, bancs argi¬
leux, débris de grès jaunâtres, fossiles
indéterminables.
SEINE
485
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable fin quartzeux, blanc jaunâtre, micacé,
glauconieux.
Marne blanchâtre, puis vert noirâtre, feuil¬
letée et filets de sable fin verdâtre,
quelques quartz anguleux.
Sable blanc quartzeux et micacé, très fin,
gréseux vers la base, avec passages d’ar¬
gile noire feuilletée.
Sable blanc quartzeux fin, très compact,
glauconieux à la base.
Sable blanc fin, compact, glauconieux.
Argile noire feuilletée micacée.
Sable blanc fin, quartzeux.
Sable vert fin, micacé, argileux, glauconieux.
Sable blanc fin, compact, gréseux.
Sables verts.
Sable vert argileux, très compact, glau¬
conieux.
Sable blanc quartzeux, compact, alternant
vers la base avec filets de sable vert glau¬
conieux, quelques lignites, débris d’Am-
monite à 789.66.
Argile noirâtre feuilletée, sableuse, micacée.
Argile noire feuilletée.
Sable blanc grisâtre, fin, quartzeux, glau¬
conieux.
Argile noire, schisteuse, lustrée.
Sable gris, fin, gréseux, plages argileuses.
Sable blanc grisâtre, fin, glauconieux, com¬
pact.
Argile noire feuilletée.
Sable blanc grisâtre, fin, avec feuillets
argileux.
Argile noire feuilletée, micacée.
Sable blanc grisâtre, fin, quartzeux, glau¬
conieux.
Sable blanc grisâtre, fin, micacé, quelques
graviers, placages argileux noirâtres,
gris jaunâtre à la base.
Sable vert, grossier, glauconieux, légè¬
rement argileux.
Argile noire feuilletée, fossilifère, micacée.
Sable vert grossier, glauconieux.
Sable vert, glauconieux, compact, très
argileux, nodules calcaires et ferrugineux.
Sable blanc grisâtre, fin, quartzeux, com¬
pact, avec feuillets d’argile noire, légè¬
rement micacée.
Argile noire feuilletée, micacée, compacte,
un peu sableuse.
Sable gris, fin, compact, feuillets argileux
noirs, gris jaune tendre.
486
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
à 849.65 : Ammonite (Parahoplites).
Le forage comprend : un avant-puits de 0 m. 470 de diamètre et de
53 m. de profondeur, isolant toutes les eaux jusqu’au sommet du calcaire
grossier; un tubage de 0 m. 305 de diamètre partant de cette profondeur
et descendant à 753 m. dans les argiles du Gault.
Les eaux albiennes sont captées au moyen d’une crépine Layne de
51 m. 70 de longueur, et de 0 m. 200 de diamètre, perforée entre 766 et
804 m. et entre 831 et 844 m. Un massif de graviers complète ce dispositif
de captage.
En raison de l’altitude élevée de l’orifice, le forage n’a pas jailli ; le
niveau statique s’est établi à 16 m. de l’orifice (ait. : -f- 54.50).
Au débit horaire de 244 m3, soit 5.856 m3 par 24 heures, le niveau de
pompage se tient à + 43.50, correspondant à une dénivellation de 11 m.
SEINE
487
Direction de l’Hygiène,
du Travail et de la
Prévoyance sociale. Résultats des analyses effectuées.
Service de surveillance Échantillons analysés prélevés le 1er juin 1934.
des eaux d’alimentation.
Résultats des analyses effectuées
AU PUITS ARTÉSIEN DE VlLLEMOMBLE.
Échantillons analysés prélevés le 1er juin 1934.
Examen physique.
Température . 31°5
Turbidité (en gouttes de mastic) . 35
pH . 7.3
Analyse chimique.
Recherches générales.
En milligrammes par litre
Matières organiques (solution alcaline) . 0.10
Résistivité électrique (en ohms) . 3.740
Recherches spéciales.
Alcalinité en CaO . 76
Nitrites, en azote nitreux . 0
Nitrates, en azote nitrique . 0
Chlore des chlorures en Cl . 11
Acide sulfurique en SO3 . 10.7
Silice en SiO2 . 14.6
Ammoniaque . traces
Chaux en CaO . 37.4
Magnésie en MgO . 12.5
Sodium . 23
Potassium . 13.5
Sels alcalins en sulfates . 10.3
Fer en Fe203 . 1-6
Alumine en A1203 . 0.3
Paris, le 4 juillet 1934.
Le Chef du Service de Surveillance
des Eaux d' alimentation.
Signé : Dienert.
Voir : A. Guillerd (1935).
488
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
V illeneuve -la-Garenne.
Forage exécuté en 1934 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage.
Cote du sol : + 29.70.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Remblais et Alluvions modernes.
5 m. (+ 29.70 à + 24.70)
1 5.00 + 24.70 5.00 Terre végétale, remblais, alluvions modernes.
Alluvions anciennes.
11 m. (+ 24.70 à + 13.70)
2 16.00 + 13.70 11.00 Sable et graviers.
Bartonien (Calcaire de St-Ouen).
sur 12 m. 10 (+ 13.70 à + 1.60)
3 25.10 + 4.60 9.10 Graviers et couches gréseuses.
4 28.10 + 1.60 3.00 Calcaire bleu dur.
Bartonien (Sables de Beauchamp).
11 m. 65 (+ 1.60 à — 10.05)
5 39.75 — 10.05 11.65 Argiles sableuses et niveaux calcaires.
Lutétien.
31 m. 11 (— 10.05 à — 41.16)
6 55.95 — 26.25 16.20 Marnes et calcaires.
7 70.86 — 41.16 14.91 Calcaires durs.
Sparnacien.
58 m. 47 (— 41,16 à — 99.63)
8 80.91 — 51.21 10.05 Argiles noires et sables argileux.
9 100.56 — 70.86 19.65 Sables gris fins et niveaux argileux.
10 106.89 — 77.19 6.33 Argile noire.
11 114.72 — 85.02 7.83 Sable gris.
12 119.47 — 89.77 4.75 Argile noire.
13 129.33 — 99.63 9.86 Argiles bariolées.
Sénonien.
360 m. 26 (— 99.63 à — 459.89)
14 489.59 — 459.89 360.26 Craie blanche à silex.
SEINE
489
Albien (Gault),
34 m. (— 645.90 à — 679.90)
20 709.60 — 679.90 34.00 Argiles noires compactes.
Albien (Sables verts).
66 m. 83 (— 679.90 à — 746.73)
Le forage est tubé en acier spécial, au diamètre de 0 m. 305 jusqu’à
707 m. de profondeur. Une crépine Layne, de 0 m. 202 de diamètre intérieur,
est raccordée au tubage par l’intermédiaire d’un distributeur de graviers.
Elle capte les eaux albiennes entre 711 et 738 m., et entre 752 et 772 m. de
profondeur.
Ce forage, jaillissant, débitait au sol 190 m3 à l’heure, soit 4.560 m3 par
24 heures.
En pompant, sous une dénivellation de 9 m. 25 (niveau de pompage à
-J- 20.45), on obtenait un débit horaire de 309 m3.
Le niveau statique a été calculé à la cote : + 42.20.
490
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
S. L. E. E. BULLETIN D’ANALYSE
Laboratoire du Service des Eaux Échantillon d’eau phélevé le 29 mars
27, Avenue de la Liberté 1935 au puits artésien
Le Pecq de Yilleneuve-la-Garenne.
Nature de l’eau : Eau de forage artésien.
A. Examen et Analyse physiques.
Température de l’eau (lors du prélèvement). . . 28°5
Température de l’air extérieur . 9°5
Aspect . clair
Coloration . nulle
Saveur . . nulle
Turbidité (en gouttes de mastic à 1/1.000). ... 45
Résistivité électrique (en ohms) . 3.850
Réaction (pH) . 7.4
B. Analyse chimique.
Degré hydrotimétrique total . 9J
Degré hydrotimétrique permanent . 2d5
Résultats exprimés
en milligrammes par litre.
Alcalinité (en CaO) . 72
Matières organiques (en O) . 0.05
Chlore des chlorures . 10
Azote nitrique (en N) . 0
Azote nitreux (en N) . 0
Azote ammoniacal (en N) . 0.9
Sulfates (en SO3) . 9
Chaux (en CaO) . 36
Magnésie (en MgO) . 13
Silice (en SiO2) . 11
Fer (en Fe203) . 1.50 = 1.05 Fe
Alumine (en A1203) . —
C. Analyse bactériologique,
Numération totale des germes, par ce : 12 germes (après 5 jours d’incu¬
bation).
Recherche du Bacterium Coli . absence
— de l’entérocoque . absence
— du B. perfringens . absence
— des germes producteurs d’H2S . . . absence
Conclusions. — Eau de très bonne qualité, bactériologiquement pure.
Le Pecq, le 6 avril 1935.
SEINE
491
Vincennes.
Forage exécuté en 1900, par Dumont-Gondin et Cle, pour l’Exposition
de 1900, à 200 m. environ au sud du Lac Daumesnil.
Cote du sol : + 50.
PUITS ARTÉSIEN DEVINCENNES
Altitude 50"*
Fig. 55. — Coupe du puits artésien de Vincennes.
SEINE
493
Le trou de sonde était tubé jusqu’à 442 m. de profondeur, puis se pour¬
suivait jusqu’aux Sables verts au diamètre de 0 m. 130.
L’ouvrage débitait au sol 2.000 m3 par 24 heures. Le niveau statique
n’a pas été calculé.
Le forage ne tarda pas à s’ensabler, puis à s’obturer par suite d’éboule-
ments dans la gaize et le gault, c’est-à-dire dans la portion non tubée ; il
«tait hors de service au bout de quelques mois. Il fut recomblé ultérieure¬
ment et son emplacement n’est plus indiqué sur le terrain.
Température de l’eau : 27°.
Voir G. Caye (1900) ; Ed. Lippmann (1903) ; G. F. Dollfus (1905 a);
Paul Lemoine (1910 a) ; École spéciale des Travaux Publics (1916) ;
R. Soyer (1932).
SEINE-ET -OISE
Achères.
Forage exécuté en 1932, à la gare d’ Achères, par la Société Française
de Forages Layne-France, pour le compte de la Compagnie des Chemins
de Fer de l’État.
Cote du sol : 42.
SEINE-ET-OISE
495
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Cénomanien-Vraconnien.
59 m. 90 (— 414.20 à — 474.10)
Aptien.
sur 1 m. 55 ( — 553 à — 554.55)
36 596.55 — 554.55 1.55 Argile noire compacte.
Ce forage n’a jamais été jaillissant. Par suite de la nature argileuse du
gisement et de la perte de charge consécutive, le niveau piézométrique s’est
établi à la cote 37 environ, soit à 5 m. de l’orifice.
Le captage s’effectue au moyen d’une crépine Layne de 0 m. 250, placée
entre 558 m. 34 et 575 m. de profondeur.
En pompage, avec une dénivellation de 16 m., on obtenait le débit
horaire de 160 m3, soit 3.840 m3 par 24 heures.
En mai 1937, le niveau piézométrique s’était abaissé à 13 m. 65 de
l’orifice, soit à la cote -|- 28.35. La pompe ayant été renforcée, a assuré un
débit constant, depuis cette époque, de 135 à 150 m3 à l’heure.
Chemins de Fer de l’État.
Voies, Bâtiments et
Construction des Lignes Nouvelles.
Résultat des analyses de l’eau
DU PUITS FORÉ A AcHÈRES, EFFECTUÉES
LE 18 MARS 1933 ET LE 9 JUIN 1934.
Degré hydrotimétrique total . 10d
— • — permanent . 5d
496 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Résidu sec à 180°, en mmgr. par litre . 172
Chlore, en Cl . 10
Sulfates, en S04Ca . 13
Calcium, en Ca . 28
Magnésium, en Mg . 6
Carbonates, en CO3 . 75
Nitrates . traces
Alcalins, fer, alumine . 40
Nitrites . »
Phosphates . »
Ammoniaque . _ . »
Hydrogène sulfuré . »
Analyse bactériologique.
Nombre de germes vivants au cm3 . . . . . >10
Bacillus Coli sur 10 cm3 . néant
Germes liquéfiants . néant
Conclusion. — Eau excessivement pure à tous points de vue.
Aincourt.
Forage effectué au sanatorium de la Bucaille par la Société Anonyme de
Anciens Établissements de Hulster, Faibie et Cle, en 1932.
Cote du sol : -f- 200.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Limon des Plateaux.
5 m. 60 (+ 200 à + 194.40)
1 5.60 + 194.40 5.60 Argile.
Stampien.
25 m. 90 (+ 194.40 à + 168.50)
2 31.50 + 168.50 25.90 Sables de Fontainebleau.
Sannoisien.
8 m. 50 (+ 168.50 à + 160)
3 34.60 + 165.40 3.10 Argile plastique.
4 40.00 + 160.00 5.40 Argile grisâtre.
Bartonien supérieur (Ludien).
20 m. (+ 160 â + 140)
5 60.00 + 140.00 20.00 Marnes bleuâtres.
SEINE-ET-OISE
497
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Bartonien inférieur.
22 m. (+ 140 à + 118)
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
32
498
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage, qui devait capter des eaux dans la craie, n’y a rencontré
aucun réseau aquifère. On a décidé de le conduire aux Sables verts albiens.
Diamètre dans la couche captée : 0 m. 200.
Tubage télescopique muni à la base d’une crépine Johnson de 7 pouces
(17 cm. 5).
Le niveau se tient à 150 m. de l’orifice (ait. : + 50).
Aux essais de débit, le forage a fourni 25 m3 /heure (600 m3 par 24 heures).
La dénivellation en pompage n’a pu être calculée, ces essais ayant été
effectués avec un appareil à émulsion.
Voir: Paul Lemoine (1937 c, ch. 1.).
Andrésy.
Forage exécuté en 1932-1933 par les Fils de Lefèvre Frères, pour le
compte de la ville d’Andrésy.
Cote du sol : + 28.
Remblais.
1 m. 50 (+ 28 à + 26.50)
1 1.50 + 26.50 1.50 Remblai.
Alluvions modernes.
7 m. 50 (+ 2.50 à + 19)
Sparnacien.
sur 18 m. (+ 9 à — 9)
8
19.25 + 8.75
0 . 25 Argile brune.
SEINE-ET-OISE
499
Albien (Gault).
38 m. (— 448 à — 486)
500
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage était jaillissant ; le niveau piézométrique de la nappe n’a pas
été calculé.
Le débit moyen du puits était en 1935 : de 156 m3 à l’heure, soit
3.750 m3 par 24 heures environ.
Laboratoire du Conseil supérieur Résultats des analyses des eaux
d’hygiène publique de France destinées a l’alimentation publique.
Boulevard Montparnasse, 52. Forage a 545 mètres de profondeur.
Prélèvements effectués le 5 septembre 1933.
Température de l’air . 18°2
Température de l’eau. » . 27°
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes et par litre d’eau
0.750
0.750
5.910
5.910
Azote ammoniacal . traces faibles
Azote organique . 0
Nitrites . 0
Nitrates, en Az03H . 0
Acide phosphorique . 0
Acide sulfurique en SO3 . 12.3
Chlorure de sodium, en NaCl . 11.8
Chlore correspondant, en Cl . 7.1
Analyse minérale.
Résidu à 110 degrés . 166.0
Résidu après calcination . 133.5
Perte au rouge . ' . 32.5
Silice, en SiO2 . 14.6
Chaux, en CaO . »
Magnésie, en MgO . »
Acide sulfurique, en SO3 . 12.3
Évaluation
de la matière
organique
1° En oxygène
2° En acide oxalique
C204H2 + 2H20
^ Solution acide . . .
\ Solution alcaline.
Solution acide . . .
Solution alcaline .
SEINE-ET-OXSE
501
Acide nitrique, en Az03H . 0
Chlore, en Cl . 7.1
Fer soluble, en Fe203 . 0.8
Fer insoluble, en Fe203 . 3.0
Composition probable.
Silice, en SiO2 .
Sulfate de chaux, en S04Ca .
Carbonate de chaux )
n , , , , . en CLFCa .
Carbonate de magnésie )
Chlorure de sodium, en NaCl .
Nitrate de chaux, en (AzO3)2 Ca .
Fer soluble .
Fer insoluble .
Hydrotimétrie et Alcalimétrie.
Degré hydrotimétrique total .
— — permanent .
Alcalimétrie, en C03Ca .
Concentration en ions hydrogène, pH. . . .
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 6 germes par centimètre cube. La
numération est effectuée 18 jours après les ensemencements.
Spécification. — Bacillus albus.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacillus Coli, effectuées sur 110 cm3, ont donné des
résultats négatifs.
Conclusions. — Eau de très bonne qualité.
Le Chef du Laboratoire,
G. Dimitri.
13d
»
132.0
7.5
14.6
21.0
132.0
11.8
0
0.8
3.0
Aulnay - so us - Bois .
Forage exécuté du 15 juin 1933 au 9 octobre 1933 par la Société Fran¬
çaise de Forages Layne-France, pour le compte de la Compagnie Générale
des Eaux, à l’usine de la rue Blanche, en bordure du ruisseau du Sausset.
Cote du sol : + 44.50.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Terre végétale et Marnes infragypseuses.
sur 7 m. 30 (+ 44.50 à + 37.20)
0.60 Terre végétale.
1
0.60 + 43.90
502
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-ET-OISE
503
504
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-ET-OISE
505
506
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile grise.
Sable blanc fin, compact.
Argile grise feuilletée.
Sable blanc fin, compact.
Sable grisâtre.
Marne argileuse grisâtre.
Sable fin grisâtre, légèrement glauconieux.
Sable fin grisâtre, glauconieux, micacé.
Sable glauconieux, fin, compact, argileux,
micacé.
Marne argileuse blanche.
Sable très fin blanc grisâtre.
Argile gris noirâtre feuilletée.
Sable blanc fin, micacé.
Argile bleuâtre compacte, micacée, filets
de marne blanche et sable grossier.
Argile gris bleuté, compacte.
Sable gris fin micacé glauconieux.
Marne argileuse grise, puis brune avec filets
sableux.
Sable gris fin.
Marne grisâtre puis blanchâtre, argileuse.
Gravier fin quartzeux.
Sable fin blanc grisâtre et filets argileux
noirâtres.
Marne argileuse verdâtre.
Sable fin verdâtre, compact, argileux.
Marnes compactes bariolées.
Sable verdâtre glauconieux, micacé, grave¬
leux au sommet, plus fin à la base.
Marne calcaire grisâtre feuilletée.
Sable grossier quartzeux.
Sable blanc grisâtre fin, compact, argileux,
micacé.
Sable grossier quartzeux.
Marne argileuse vert noirâtre, micacée.
Argile grise et sable fin, micacé, alternants.
Sable grossier quartzeux.
Sable grisâtre, grossier, quartzeux.
Marne blanc grisâtre.
Sable verdâtre glauconieux.
Argile feuilletée noirâtre.
Sable verdâtre.
Argile noire feuilletée.
Argile noire sableuse.
Sables fins compacts, glauconieux, micacés.
Sable gris argileux.
Sable grossier compact, passages d'argile
noirâtre.
Sable fin argileux, très glauconieux.
Marne argileuse verte.
Sable gris verdâtre et argile grise.
SEINE-ET-OISE
507
Le forage était jaillissant ; le niveau statique a été calculé à la cote
+ 63.89. Au sol (ait. : -f- 44.50) le puits débitait 268 m3 à l’heure, soit
6.400 m3 par 24 heures. Ce haut débit ne tarda guère à s’abaisser, et en
juin 1934, l’ouvrage ne débitait plus que 177 m3 à l’heure par artésianisme.
Le forage est muni d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre extérieur,
jusqu’à la profondeur de 770 m. Un distributeur de graviers et une crépine
Layne à persiennes de 0 m. 203 de diamètre et de 61 m. de long sont dis¬
posés dans la partie aquifère. Le tampon de base du tubage est à la pro¬
fondeur de 832 m. 30.
Température de l’eau : 35°5.
Analyse des eaux du forage d’Aulnay faite le 9 octobre 1933.
Limpidité (en gouttes de mastic) . 8
PH . 7.2
Résistivité électrique en ohms . 3.260
Alcalinité en chaux . 81 mmgr. %
Chlore des chlorures . 19
Azote ammoniacal . traces
508 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Azote nitreux . 0
Azote nitrique . 0
Silice . 15.8
Oxyde de fer . 0.4
Alumine . 0.4
Acide sulfurique . 12.6
Chaux . 28.2
Magnésie . 10.3
Degré hydrotimétrique . 7.4
Matières organiques . 0.05
B. Coli . . . 0
Micrococcus enteritis . 0
B. putrides . 0
B. perfringens . 0
Germes producteurs d’hydrogène sulfuré . 0
Colonies totales dans 1 cm3 . 3
Germes liquéfiant la gélatine . 0
Voir : P. C., Le Génie Civil (1933) ; R. Humery et R. Soyer (1934).
Bonnièr es - sur - Seine .
Forage exécuté en 1930-1931 pour le compte de la commune.
Cote du sol : +- 25.78.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
TV et Alluvions modernes.
1 m. 40 ( + 25.78 à + 24.38)
1 1.40 + 24.38 1.40 Sable argileux.
Alluvions anciennes.
7 m. 40 (+ 24.38 à + 16.98)
2 8.80 + 16.98 7.40 Sable et graviers.
Crétacé supérieur
(Sénonien-Turonien).
sur 137 m. 50 (+ 16.98 à — 120.52)
3 146.30 — 120.52 137.50 Craie.
CÉNOMANIEN.
30 m. 90 (—120.52 à — 151.42)
4 155.00 — 129.22 8.70 Sable crayeux.
5 170.00 — 144.22 15.00 Craie.
6 177.20 — 151.42 7.20 Sable crayeux.
SEINE-ET-OISE
509
artésien = 130 m3/H.
Ce forage était jaillissant, mais le niveau statique est inconnu. Il débitait,
au sol : 2.468 m3 par 24 heures, le 22 octobre 1934. En juin 1931, au moment
où la sonde rencontrait le 3e niveau aquifère, le débit atteignait 2.794m3;
il s’élevait à 3.240 m3 (135 m3 à l’heure) le 3 avril 1931, puis s’abaissait à
2.290 m3 le 28 avril 1932.
Température de l’eau : 19°2.
Résultat
DES ANALYSES DES EAUX DESTINÉES A l’ ALIMENTATION PUBLIQUE.
Prélèvement effectué le 8 avril 1931.
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes et par litre d’eau.
/
Évaluation de la “ Oxygène
matière organique ) 2° en Acide Oxalique
' C204H2 + 2H20
( Solution acide
\ Solution alcaline
( Solution acide
( Solution alcaline
0.625
0.625
4.925
4.925
Azote ammoniacal . traces
Azote organique . 0
Nitrites . 0
Nitrates en Az03H . 0
Acide phosphorique . 0
Acide sulfurique en SO3 . 14.2
Chlorure de sodium en NaCl . 23.6
Chlore correspondant en Cl . 14.3
510
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Analyse minérale.
Résidu à 110 degrés . »
Résidu après calcination . »
Perte au rouge . »
Silice en SiO2 . »
Chaux en CaO . »
Magnésie en MgO . »
Acide sulfurique en SO3 . 14.2
Acide nitrique en Az03H . 0
Chlore en Cl . 14.3
Composition probable.
Silice en SiO2 . »
Sulfate de chaux en S04Ca . 24.1
Carbonate de chaux I . -n „
ru i , • , en C03Ca . 158.0
Carbonate de magnésie '
Chlorure de sodium en NaCl . 23.6
Nitrite de chaux en (Az03)2Ca . 0
Hydrotimétrie et alcalimétrie.
Détermination du pH . 7.8
Degré hydrotimétrique total . 13d0
Alcalimétrie en C03Ca . 158 . 0
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 2 germes par centimètre cube. La
numération est effectuée 20 jours après les ensemencements.
Spécification. — Bacillus brunneus. Les recherches spéciales des germes
d’origine suspecte, notamment des bactéries putrides et du Bacillus Coli,
effectuées sur 110 cm3, ont donné des résultats négatifs.
Conclusion. — Eau de très bonne qualité.
Le Chef de Laboratoire.
Signé : Illisible.
Nota. — Tous les renseignements concernant ce forage nous ont été aima¬
blement communiqués par M. le Maire de Bonnières-sur-Seine.
Bougival.
Forage effectué en 1930-1932 à la Machine de Marly, par les Fils de
Lefèvre Frères, pour le Service des Beaux-Arts ; les eaux artésiennes captées
sont destinées à l’alimentation de la Ville de Versailles.
Cote du sol : + 27.25.
SEINE-ET-OISE
511
512
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
seine-et-oise
513
ferrugineuses.
Le forage a été conduit au diamètre de 0 m. 240 jusqu’à la base de l’Ap¬
tien. Cette colonne de captage est perforée dans la traversée des Sables
verts, entre 439 m. et 451 m. de profondeur. Une colonne perdue de 0 m.190
de diamètre, et également perforée, capte la seconde nappe.
Le forage de Bougival est le premier puits profond qui ait rencontré des
«aux artésiennes jaillissantes en dessous des Sables verts albiens. C’est
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 33
514
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
également le premier puits ayant capté simultanément les deux nappes.
Son exécution a été particulièrement remarquable.
Les travaux de forage ont atteint, le 18 novembre 1930, à la profondeur
de 451 m., la base de la première nappe albienne. Le débit atteignait alors
5.000 m3 par 24 heures. Le fonçage fut poursuivi malgré le jaillissement,
mais la base des Sables verts ne semble pas avoir été captée. Le 24 octobre
1931, on atteignait à la profondeur de 508 m. 50, la lre nappe barrémienne,
et le débit s’élevait presque aussitôt à 9.500 m3 par 24 heures. On décida
alors d’arrêter les travaux, la quantité d’eau obtenue étant suffisante.
Depuis cette époque, le débit a baissé sensiblement.
Les niveaux statiques des deux nappes n’ont pas été calculés.
Laboratoire du Conseil Ministère de la Santé publique.
SUPÉRIEUR d’hygiène PUBLIQUE
de France
Boulevard Montparnasse, 52.
Analyse : n° 8.865.
Résultats des analyses des eaux
DESTINÉES A l’aLIMENTATION PUBLIQUE.
Puits artésien dans la cour de la Machine de Marly, à Bougival.
Prélèvements effectués le 11 mars 1932.
A rtalyse chim ique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes et par litre d’eau.
\ Solution acide 0.625
\ Solution alcaline 0.625
\ Solution acide 4.925
\ Solution alcaline 4.925
Azote ammoniacal . . . traces
Azote organique . »
Nitrites . traces faibles
Nitrates, en Az03H . 0
Acide phosphorique . 0
Acide sulfurique, en SO3 . 9.2
Chlorure de sodium, en NaCl . 12.4
Chlore correspondant, en Cl . 7.5
Analyse minérale.
Résidu à 110 degrés . »
Résidu après calcination . »
Perte au rouge . »
Évaluation de la
matière organique
1° en oxygène
2° en acide oxalique
C204H2 + 2H20
SEINE-ET-OISE
515
Silice, en SiO2 .
Chaux, en CaO .
Magnésie, en MgO .
Acide sulfurique, en SO3.
Acide nitrique, en Az03H
Chlore, en Cl .
»
»
»
9.2
0
7.5
Composition probable.
Silice, en SiO2 . »
Sulfate de chaux, en S04Ca . 15.5
Carbonate de chaux ) „„„„ . OQ A
Carbonate de magnésie )
Chlorure de sodium, en NaCl . 12.4
Nitrate de chaux, en (Az03)2Ca . 0
Hydrotimétrie et alcalimétrie.
Degré hydrotimétrique total . 15d5
— — permanent . »
Alcalimétrie en C03Ca . 138.0
Concentration en ions hydrogène, pH . 7.9
Examen bactériologique.
N umération. — Cette eau renferme 1-2 moisissures /germes par centimètre
cube.
La numération est effectuée 30 jours après les ensemencements.
Spécification. — Mucor mucedo. Bacillus subtilis.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacillus Coli, effectuées sur 110 cm3 ont donné
des résultats négatifs.
Conclusions. — Eau de très bonne qualité.
Le Chef du Laboratoire.
Signé : Dimitri.
On remarquera que le pH de l’eau de ce forage mélange d’eau de l’Albien
et d’eau du Barrémien est nettement plus basique que celui des eaux pro¬
venant exclusivement des nappes albiennes ; de même le degré hydroti¬
métrique est un peu plus élevé que celui des eaux albiennes.
Carrières -sous - Poissy .
Forage exécuté en 1904 par M. Eugène Lippmann, pour le compte de la
commune.
Cote du sol : + 33.
516
P. LEMOINE. R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur
N» (Mètres)
Cote . Épaisseur
(Mètres) (Mètres)
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Quaternaire.
12 m. (+ 33 à + 21)
1 12.00 + 21.00 12.00 Terre végétale et alluvions,
Sparnacien.
sur 28 m. (+ 21 à — 7)
2 40.00 — 7.00 28.00 Argile plastique, lignites, sables.
Sénonien.
290 m. (— 7 à — 297)
3 330.00 — 297.00 290.00 Craie blanche tendre à silex blonds.
Turonien.
80 m. (— 297 à — 377)
4 410.00 — 377.00 80.00 Craie marneuse grise, silex noirs disséminés.
CÉNOMANIEN.
35 m. (— 377 à — 412)
5 445.00 — 412.00 35.00 Craie verte irrégulière, sables, silex, marne
glauconieuse.
Vraconnien.
20 m. (—412 à — 432)
6 465.00 — 432.00 20.00 Gaize, argile ébouleuse à Pecten orbicularis.
Albien.
sur 36 m. ( — 432 à — 468)
7 501.00 — 468.00 36.00 Sables glauconifères, argile noire, nodules,
lignites, pyrites.
Ce forage était jaillissant (niveau statique non observé), mais le tubage
ayant été déplacé après la mise en production, une déchirure s’est produite
et les eaux s’écoulèrent depuis dans la Craie, le Sparnacien et les Alluvions.
Voir : G. F. Dollfus (1904 (fe) ; 1904 (c) ; 1905 a) ; Paul Lemoine (1910 a).
Gassicourt.
Forage exécuté en 1907-1909 par Lippmann et Cle, à la papeterie
Braunstein Frères.
Cote du sol : + 13.
SEINE-ET-OISE
517
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sénonien.
sur 63 m. 80 (+ 13 à — 50 . 80)
1 63.80 — 50.80 63.80 Craie dolomitique.
Turonien.
68 m. 50 (— 50.80 à — 119.30)
2 132.30 — 119.30 68.50 Marne blanche et grise, silex noirs.
CÉNOMANIEN.
66 m. 60 (— 119.30 à — ,185 . 90)
3 198.90 — 185.90 66.60 Craie grise et glauconieuse.
Vraconnien.
23 m. 60 (— 1 85 . 90 à — 209 . 50)
4 222.50 — 209.50 23.60 Marne grise très ébouleuse, gaize.
Albien.
sur 1 m. 20 (— 209.50 à — 210.70)
5 223-. 70 — 210.70 1.20 Sables et argiles.
Eau jaillissante.
Voir : G. F. Dollfus (1909) ; Paul Lemoine (1910 a).
L’Isle-Adam.
Forage exécuté en 1933 par les Fils de Lefèvre Frères, pour le compte
de la Cie Française d’Êclairage et de Chauffage par le Gaz, à l’usine à gaz de
risle-Àdam.
Cote du sol : + 24.50.
Alluvions modernes.
9 m. 50 (+ 24.50 à + 15)
1 6.50 + 18.00 6.50 Limons argileux.
2 8.00 + 16.50 1.50 Argile sableuse à Unios encroûtés.
3 9.50 + 15.00 1.50 Sable gris très fin à gands Unios encroûtés.
Alluvions anciennes.
1 m. 75 (+ 15 à + 13.25)
4 11.25 + 13.25 1.75 Sables et graviers.
Sparnacien.
14 m. 25 (+ 13.25 à — 1)
5 13.00 + 11.50 1.75 Argile sableuse très fossilifère.
518
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-ET-OISE
519
520
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le forage est jaillissant, le niveau piézométrique des nappes n’a pas été
calculé.
En 1933, le puits fournissait 100 m3 à l’heure environ; en juin 1938, il
débitait encore 68 m3 par jaillissement.
Nous ne possédons aucun renseignement relatif à l’analyse et à la tempé¬
rature.
Maisons -Laffitte I.
Forage exécuté d’août 1907 à avril 1909 par Lefèvre Frères, pour
le compte de la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte.
Cote du sol : + 26.
Avant-puits.
40 m. (+ 26 à — 14)
1 40.00 — 14.00 40.00 Ancien puits foré dans les Alluvions et le
Lutétien.
Sparnacien.
sur 22 m. ( — 14 à — 36)
Montien.
1 m. 87 (— 36 à — 37.87)
5 63.87 — 37.87 1.87 Calcaire pisolithique.
SEINE-ET-OISE
521
590 à 600 m3H.
Le niveau statique n’a pas été calculé, mais le jet montait à 0 m. 73 au-
dessus de l’orifice.
Ce puits a été tubé au diamètre de 0 m. 550.
Le débit a atteint 14.000 m3 ; il s’est maintenu pendant de nombreuses
522
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
années aux environs de 10.000 m3 pour décroître rapidement vers 1927-1928'
En 1930, il n’était plus que de 5.000 m3 par 24 heures. Cette baisse consi¬
dérable de débit est due en partie à la corrosion du tubage, qui est perforé
en plusieurs endroits et qui perd ses eaux, au sommet du Crétacé en parti¬
culier.
Température de l’eau : -J- 26°5.
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés
en milligrammes par litre
Extrait sec à 180° . 164.4
NH3 . 0.76
SiO2 . 12.5
A1203 . 2.2
Fe203 . 2.28
CaO . 36.15
MgO . 11.64
KO . 6.30
NaO . 22.22
SO3 . 7.76
CO2 combiné . 41.17
Az205 . 0.53
HCl . 8.03
Chlorures exprimés en NaCl . 12.87
151.54
Matières organiques ( en milieu acide . 0.8
en O du KMnO4 } en milieu alcalin . 0.7
Degré hydrotimétrique total . 10d
— — permanent . 6d
Alcalinité en CaOCO2 . 130 mmg.
Oxygène dissous . 3 mmg.
Gaz pour 1.000 cm3 : O . 2 cm3 5
CO2 . 7 cm3
N et Argon . 18 cm3
Radioactivité sur 101 en milligrammes par minute.
(électroscope de MM. Chéneveau et Laborde). 0 mg. 0377
Bactériologie : 5 à 17 colonies
(28 jours après ensemencement).
Conclusion. — Eau légèrement alcaline, d’une rare pureté.
Voir : G. F. Dollfus (1909) ; E. Peroux (1910 a) (1910 h) (1910 c) (1910 d) ;
Paul Lemoine (1910 a) (1930 a); E. A. Martel et P. Lemoine (1910); P. Abrard
(1937).
SEINE-ET-OISE
523
Maisons -Laffitte II.
Forage exécuté en 1932-1934 par les Fils de Lefèvre Frères, pour le
compte de la Cle des Eaux de Maisons-Lafïite.
Cote du sol : + 25 environ.
524
P. LEMOINE, R. HUMERY. R. SOYER
SEINE-ET-OISE
525
Turbo, etc....
Nous n’avons aucun renseignement complémentaire sur ce forage ; nous
savons toutefois qu’il était jaillissant en 1934, mais son débit par artésia-
nisme ne dépassait pas 100 m3 à l’heure.
Noisy -le -Grand.
Forage exécuté en 1933-1934 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Compagnie Générale des Eaux. L’ouvrage est
situé sur la rive gauche de la Marne, à proximité du pont et en face de
l’usine de pompage de Neuilly-sur-Marne.
Cote du sol : -)- 37.40.
Terre végétale et Alluvions modernes.
2 m. 50 (+ 37.40 à + 34.90)
1 1.00 -f- 36.40 1.00 Terre végétale.
2 2.50 -)- 34.90 1.50 Limons jaunes argileux à Cyclas, Pisidium,
Limnea, Bythinia.
Alluvions anciennes.
8 m. 50 (+ 34.90 à + 26.40)
3 11.00 + 26.40 8.50 Sables et graviers.
526
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE* ET” OISE
527
528
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
sable vert.
Le forage n’a pas traversé les Sables verts ; on l’a arrêté dans les argiles
noires intercalaires. Le puits était jaillissant. Il débitait au sol (ait. :
-f- 37.40) 7.500 m3 par 24 heures, au moment de sa mise en production
(2 février 1934). L’orifice ayant été remonté à la cote + 39.20, le débit
s’est abaissé à 6.000 m3, pour se stabiliser ensuite au régime de 215 m3 à
l’heure, soit 5.160 m3 par 24 heures. Le débit du forage de Noisy-le- Grand
a été fortement influencé par les pompages effectués dans le puits voisin de
Yillemomble.
Le puits est muni d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre, de 718 m. de
long ; un distributeur de graviers surmonte la crépine Layne à persiennes
de 31 m. de longueur et de 0 m. 203 de diamètre. Le tampon de base repose
à 764 m. de profondeur.
Température de l’eau : 33°.
Cle Générale des Eaux.
Analyses du puits de Noisy-le-Grand.
Analyse chimique.
Résultats en mrag. par litre.
Turbidité (en gouttes de mastic) . 23
Alcalinité en chaux . 75
Chlore des Chlorures . 12
Azote ammoniacal . traces
SEINE-ET-OISE
529
Azote nitreux . . 0
Azote nitrique . 0
Silice . 15.5
Anhydride sulfurique . 14.4
Chaux . 44
Magnésie . 12.9
Degré hydrotimétrique . 10.3
Fer . 0.5
PH . 7.1
Résistivité élect. en ohms-cm2 . 3.610
Matières organiques . 0.05
Analyse bactériologique par 100 c/c.
B. Coli . 0
Micrococcus enteritis . 0
B. putrides . 0
B. perfringens . 0
Germes producteurs d’H2S . 0
Colonies totales dans 1 cm3 . 4
Germes liquéfiant la gélatine . 0
Chef du Service de Surveillance
des Eaux de la Ville de Paris,
Signé : M. Dienert.
Voir : J. Molinié (1934); R. Humery et R. Soyer (1934); Paul Lemoine,
R. Humery et R. Soyer (1934 a) ; G. Dupont (1934) ; L. et J. Morellet (1938).
Orgerus.
Forage exécuté en 1935 par la Société Nouvelle de Sondages « Bonne-
Espérance », pour le compte de la Ville de Paris, à l’extrémité est du siphon
de l’Aqueduc de l’Avre.
Cote du sol : + 120.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
34
SEINE-ET-OISE
531
teuse.
532
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
avec passages de sable fin.
Le niveau statique s’est établi à 64 mètres de l’orifice (ait. : + 56.)
Par suite de la réduction notable d’épaisseur des sables verts, et de la
nature de ceux-ci, on n’a pu obtenir un débit supérieur à 18 m3 à l’heure,
sous une dénivellation de 35 m., le niveau de pompage s’abaissant à la cote
+ 21.
Le forage n’a pas été utilisé pour l’alimentation de l’aqueduc de l’Avre,
et la nappe des sables verts a été abandonnée.
Orsay.
Forage exécuté en 1931 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le Compte de la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage.
Cote du sol -)- 59.50.
Remblais et Éboulis.
16 m. 78 (+ 59.50 à + 42.72)
1 6.71 + 52.79 6.71 Remblais, terre végétale, éboulis.
2 16.78 -f 42.72 10.07 Argile sablonneuse (éboulis).
SEINE-ET-OISE
533
534
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-ET-OISE
535
536
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage n’a capté que les nappes albiennes ; il jaillissait et le niveau
statique a été observé à la cote -(- 69.80. Le débit horaire était à l’origine :
235 m3, soit un débit de 5.600 m3 par 24 heures. Ultérieurement, le débit
s’est abaissé sensiblement.
Deux nappes ont été captées : le première entre — 505.65 et — 513 ;
la seconde entre — 531 et — 533.
Le puits est muni d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre, arrêté à la
profondeur de 565 m. ; un distributeur de graviers et une crépine de 0 m. 305
de diamètre extérieur, avec grandes perforations en regard des nappes,
équipe la partie captante du forage.
SEINE-ET-OISE
537
Laboratoire
du Conseil Supérieur
d’Hygiène Publique de France Résultats des analyses des eaux
Boulevard Montparnasse, 52 destinées a l’alimentation publique.
Analyse n° 8747
Forage à 660 m. de profondeur à Orsay (Seine-et-Oise),
situé à la promenade du lac.
Prélèvements effectués le 9 février 1932.
Temp. de l’air 6°. Temp. de l’eau 31°4.
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes par litre d’eau.
Évaluation de la
matière organique
Azote ammoniacal . traces faibles
Azote organique . 0
Nitrites . 0
Nitrates, en Az03H . 0
Acide phosphorique . 0
Acide sulfurique, en SO3 . 16.0
Chlorure de sodium, en NaCl . 9.4
Chlore correspondant, en Cl . 5.7
Analyse minérale.
Résidu à 110 degrés . 149.0
Résidu après calcination . 125.0
Perte au rouge . . . 24.0
Silice, en SiO2 . 11.0
Chaux, en CaO . 42.5
Magnésie, en MgO . 13.8
Acide sulfurique, en SO3 . 16.0
Acide nitrique, en Az03H . . . 0
Chlore, en Cl . 5.7
Fer et alumine, en Fe203 -|- Al2 O3 . 0.6
Composition probable.
Silice, en SiO2 . 11.0
Sulfate de chaux, en S04Ca . 27.2
538
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Carbonate de chaux, en C03Ca . 55.9
Carbonate de magnésie, en C03Mg . 29.0
Chlorure de sodium, en NaCl . 9.4
Nitrate de chaux, en (AzO3)2 Ca . 0
Fer et alumine, en Fe203 -(- A1203 . 0.6
Hydrotimétrie et alcalimétrie.
Degré hydrotimétrique total . J 2‘*0
— — permanent . »
Alcalimétrie, en C03Ca . 108.0
Concentration en ions hydrogène, pH . 7.6
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 0 germe par centimètre cube. La
numération est effectuée 20 jours après les ensemencements.
Spécification. — Eau stérile.
Conclusions. — Eau d’excellente qualité.
Le Chef du Laboratoire.
Signé G. Dimitri.
Voir : P. Lemoine ; R. Humery ; R. Soyer (1933).
Le Pecq.
Forage exécuté par les Fils de Lefèvre Frères, en 1930-1931, à l’usine
des eaux, pour le compte de la ville de Saint-Germain-en-Laye.
Cote du sol : + 26.
SEINE-ET-OISE
539
roulés.
540 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage était jaillissant, mais le niveau piézométrique de la nappe n’a
pas été calculé.
Le jour du jaillissement, le 3 novembre 1931, l’eau jaillissait au débit de
1 m3 heure. Le lendemain à 7 heures, le débit atteignait 1 m3 500. Le
5 novembre, le débit atteignait 165 m3 /heure dans la matinée, puis 250m3,
enfin 330 m3 à 15 heures. Quelques jours après, le forage donnait régu¬
lièrement 7.400 m3 d’eau par 24 heures. En janvier 1934, le débit était
tombé à 5.400 m3.
Pendant les travaux de forage, on a constaté une venue aquifère ascen¬
dante, provenant de la base du Sénonien, vers 230 m. de profondeur. Cette
venue paraissait abondante, et son niveau statique a été observé à 10 m.
du sol (+ 16 environ).
Laboratoire du Conseil
SUPÉRIEUR d’HyGIÈNË PUBLIQUE
52, Boulevard Montparnasse
Analyse n° 8.762
Résultats des analyses des eaux destinées
a l’alimentation publique.
Forage : profondeur 471 m.,
DANS LA COUR DE l’uSINE ÉLÉVATOIRE,
quai Voltaire.
Prélèvements Effectués le 16 février 1932.
Température de l’air . 4°
Température de l’eau . 24°6
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes et par litre d’eau.
Évaluation
de la matière
organique
1° En oxygène.
2° En acide oxalique.
C2q4H2 + 2H20
Oxygène dissous
Azote ammoniacal
Azote organique. .
Nitrites .
^ Solution acide . 0.750
l Solution alcaline . 0.750
^ Solution acide . 5.910
( Solution alcaline . 5.910
^ 1° En poids .
/ 2° En volume .
traces faibles
0
0
SEINE -ET* OISE
541
Nitrates, en AzOsH . 0
Acide phosphorique . 0
Acide sulfurique, en SO3 . 9.2
Clorure de sodium, en NaCl . 10.8
Chlore correspondant, en Cl . 6.50
Résidu à 110 degrés . »
Résidu après calcination . »
Perte au rouge . »
Silice, en SiO 2 . »
Chaux, en CaO . »
Magnésie, en MgO . »
Acide sulfurique, en SO3 . 9.2
Acide nitrique, en Az03H . 0
Chlore, en Cl . 6.5
Composition probable.
Silice, en SiO2 . »
Sulfate de chaux, en S04Ca . 15.7
Carbonate de chaux ) . .0 n
„ , , , . > en CU^Ca . 118.0
Carbonate de magnésie (
Chlorure de sodium, en NaCl . 10.8
Nitrate de chaux, en (Az03)2Ca . 0
Iiydrotimétrie et alcalimétrie.
Degré hydrométrique total . 13°5
— — permanent . »
Alcalimétrie, en C03Ca . 118.0
Concentration en ions hydrogène, pH . 7
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme trois germes par centimètre cube.
La numération est effectuée 25 jours après les ensemencements.
Spécification. — Pénicillium glaucum ; Levure blanche ; Levure rose.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacillus Coli, effectuées sur 110 cm3, ont donné
des résultats négatifs.
Conclusions. — Eau d’excellente qualité.
Le Chef du Laboratoire,
Signé : Dimitri.
Nota. — L’analyse de l’eau du forage du Pecq nous a été aimablement
communiquée par M. le maire de Saint-Germain-en-Laye.
542
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Poissy.
Forage, exécuté en 1931 par la Société Française de Forages Layne-
France pour le compte de la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage.
Cote du sol : + 20.
SEINE-ET-OISE
543
544 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage, équipé d’un tubage vissé de 0 m. 305, est muni d’une crépine
à persiennes de 12 pouces (0 m. 305). Il capte deux nappes albiennes.
Un premier captage s’effectue entre 462 et 503 m. de profondeur ; le second
est situé entre 516 et 525 m.
Le puits était jaillissant. Le niveau statique a été calculé à + 65.
Le débit original était de 333 m3 /heure (8.000 m3 par 24 heures). En
juillet 1934, il n’était plus que de 4.600 m3. L’influence de la mise en service
du forage d’Andrésy a été très sensible et permanent, alors que celle des
forages d’Aulnay et de Noisy-le-Grand n’a été que temporaire.
Laboratoire
du Conseil supérieur
d’Hygiène publique de France
Analyse n° 8189
Résultat des analyses des eaux
DESTINÉES A L’ALIMENTATION PUBLIQUE.
Puits artésien de Poissy pour l’alimentation
DES COMMUNES DU SYNDICAT DE FeUCHEROLLE S,
A 530 M. DE PROFONDEUR.
Prélèvements effectués le 9 avril 1931.
Température de l’air . 20°2
Température de l’eau . 26°6
Analyse chimique.
Tous les résultats sont exprimés en milligrammes et par litre d’eau.
Évaluation
de la matière
organique
1° En oxygène.
2° En acide oxalique.
C204H2 + 2H20
Oxygène dissous
Solution acide. . .
Solution alcaline,
Solution acide. . .
Solution alcaline.
1° En poids .
2° En volume . . ,
0.750
0.750
5.910
5.910
»
»
Azote ammoniacal . traces fortes
Azote organique . 0
SEINE-ET-OISE
545
Nitrites . 0
Nitrates, en Az03H . 0
Acide phosphorique . 0
Acide sulfurique, en SO3 . 8.9
Chlorure de sodium, en NaCl . 12.0
Chlore correspondant, en Cl . 7.2
Analyse minérale.
Résidu à 110 degrés . 0
Résidu après calcination . 0
Perte au rouge . 0
Silice, en SiO2 . »
Chaux, en CaO . »
Magnésie, en MgO . »
Acide sulfurique, en SO3 . 8.9
Acide nitrique, en Az03H . 0
Chlore, en Cl . 7.2
Composition probable.
Silice, en SiO2 . »
Sulfate de chaux, en S04Ca . 15.1
Carbonate de chaux j en G()3Ca . 126.0
Carbonate de magnésie )
Chlorure de sodium, en NaCl . 12.0
Nitrate de chaux, en (AzO3) 2 Ca . 0
Hydrotimétrie et alcalimétrie.
Détermination du pH . 7.6
Degré hydrotimétrique total . 16fl
— — permanent . »
Alcalimétrie, en C03Ca . 126.0
Examen bactériologique.
Numération. — Cette eau renferme 4 germes par centimètre cube.
La numération est effectuée 9 jours après les ensemencements.
Spécification. — Levure blanche ; Micrococcus candicans.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacillus Coli, effectuées sur 110 cm3, ont donné des
résultats négatifs.
Conclusion. — Eau de très bonne qualité.
Le Chef du Laboratoire,
Signé : Dimitri.
Voir : P. Lemoine, R. Humery, R. Soyer (1933).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
35
546
P. LEMOINE, R. HUMERV, R. SOYER
Port-Villez.
Forage exécuté en 1916 par R. Brochot et Cle, pour la colonie belge
et l’hôpital de Jeufosse.
Le forage est situé en bordure de la route nationale 14, à 6 km. au sud
de Vernon.
Cote du sol : -f- 18.
Le puits a rejeté une quantité importante de sables, de débris ligniteux,
pyriteux, et des cailloutis.
Le forage jaillissait et débitait au sol 65 ms à l’heure, soit 1.560 m3 par
24 heures.
L’eau était légèrement ferrugineuse.
Voir : G. F. Dollfus (1926, p. 21) ; R. Furon (1934).
SEINE-ET-OISE
547
Rosny -sur -Seine .
Forage exécuté par Boutain chez M. Lebaudy.
Cote du sol : + 16.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Quaternaire.
9 m. (+ 16 à + 7)
1 9.00 + 7.00 9.00 Terre végétale et alluvions.
Sénonien.
sur 52 m. ( + 7 à — 45)
2 61.00 — 45.00 52.00 Craie dure calcaire.
Turonien.
74 m. (— 45 à — 119)
3 135.00 — 119.00 74.00 Craie grise marneuse.
Cénomanien.
53 m. (— 119 à — 172)
4 188.00 — 172.00 53.00 Craie glauconieuse.
Vraconnien.
18 m. (— 172 à — 190)
5 206.00 — 190.00 18.00 Argile siliceuse éboulante.
Albien.
sur 15 m. ( — 190 à — 205)
6 221.00 — 190.00 15.00 Argile tégulines, sables verdâtres, argile à
lignites, sables, graviers.
Aucun renseignement hydrologique sur cet ouvrage.
Voir : G. F. Dollfus (1905 a, 1905 b, 1905 c) ; Paul Lemoine (1910 a).
Triel.
Forage exécuté en 1929-1930 par les Fils de Lefèvre Frères, pour le
compte de la commune.
Cote du sol : + 24.
Remblais.
3 m. (+ 24 à + 21)
1 3.00 + 21.00 3.00 Remblais.
548
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N* (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc.,.)
Alluvions anciennes.
9 m. (+ 21 à + 12)
2 6.50 + 17.50 3.50 Sable.
3 12.00 + 12.00 5.50 Graviers et silex.
Sparnacien.
16 m. 60 (+ 12 à — 4.60)
4 18.50 + 5.50 6.50 Argile noire.
5 21.30 + 2.70 2.80 Argile bariolée.
6 28.60 — 4.60 7.30 Argile jaunâtre.
Montien.
0 m. 90 (— 4.60 à — 5.50)
7 29.50 — 5.50 0.90 Calcaire gris blanc.
Crétacé supérieur.
(Sénonien-Turonien).
364 m. 10 (— 5.50 à — 369.60)
8 34.00 — 10.00 4.50 Craie.
9 54.00 — 30.00 20.00 Craie blanche avec silex noirs.
10 73.50 — 49.50 19.50 Craie blanche grasse.
11 mémoire mémoire mémoire Passage de marne bigarrée grasse.
12 393.60 — 369.60 320.10 Craie et silex.
Cénomanien-Vraconnien.
56 m. 40 (— 369.60 à — 426)
13 440.00 — 416.00 46.40 Marne gris noir argileuse.
14 450.00 — 426.00 10.00 Marne argileuse gris noir avec pyrites et
fossiles.
Albien (Gault).
26 m. 75 (— 426 à — 452.75)
15 476.75 — 452.75 26.75 Argile noire.
Albien (Sables verts),
sur 9 m. 45 (— 452.75 à — 462.20)
16 478.00 — 454.00 1.25 Sables verts.
17 486.20 — 462.20 8.20 Sables gris blancs pyriteux.
Ce forage, jaillissant, débitait au sol environ 16.000 m3 par 24 heures ;
l’orifice ayant été relevé, au moyen d’un tube coiffant, le débit est tombé
à 7.000 m3. En décembre 1936, il n’était plus que de 3.100 m3 ; et en mai
1938, le débit s’est abaissé à 2.800 m3.
SEINE-ET-OISE
549
Analyse
DE l’eau DU PUITS ARTÉSIEN DE LA VILLE DE TrIEL,
14 mai 1930.
Analyse chimique.
Milligrammes par litre
/ En oxygène : solution acide .
Matières _ solution alcaline .
organiques < gn acide oxalique : solution acide. . . .
exprimées ( _ solution alcaline .
Azote ammoniacal .
Azote organique . . .
Nitrites .
N itrates en Az03H .
Acide phosphorique .
Acide sulfurique en SO3 . . .
Chlorure de sodium NaCl .
Chlore correspondant Cl .
0.500
0.500
3.940
3.940
0
0
0
0
0
8.9
9.2
5.5
Hydrotime'trie et alcalimétrie.
Degré hydrométrique total . 13J
Alcalimétrie en C03Ca . 120
Température extérieure . 8°5
Température de l’eau . 27°
Analyse minérale.
Résidu à 110° . »
Résidu après calcination . »
Perte au rouge . »
Silice . »
Chaux . . »
Magnésie . »
Acide sulfurique en SO3 . 8.9
Acide nitrique en Az03H . 0
Chlore en Cl . 5.5
Composition probable.
Silice . »
Sulfate de chaux en S04Ca . 15.1
Carbonate de chaux ) .OA
n , . , , . en C03Ca . 120
Carbonate de magnésie )
Chlorure de sodium en NaCl . 9.2
Nitrate de chaux en (AzOs)2Ca . 0
550
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Examen bactériologique.
Cette eau renferme 26 germes par cm3. Numération effectuée 15 jours
après les ensemencements.
Spécification. — Micrococcus versicolor, bacillus albus, bacillus fluores-
cens-liquefaciens.
Les recherches spéciales des germes d’origine suspecte, notamment des
bactéries putrides et du Bacillus Coli, effectuées sur 110 cm3, ont donné des
résultats négatifs.
Conclusion. — Eau de très bonne qualité.
Le Chef du Laboratoire
du Conseil supérieur d’ Hygiène de France,
Signé : Dimitri.
Nota. — L’analyse de l’eau du puits artésien de Triel nous a été aima¬
blement communiquée par M. le maire de Triel.
Versailles.
Forage exécuté en 1927-1928 dans le parc de Jussieu (domaine de Chè-
vreloup), par les Fils de Lefèvre Frères, pour le compte du Muséum Natio¬
nal d’Histoire Naturelle.
Cote du sol : + 115.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Éboulis et Remblais.
10.50 (+ 115 à + 104.50)
1 10.50 + 104.50 10.50 Marne vert clair argileuse.
Lutétien.
28.10 (+ 104.50 à -f 76.40)
SEINE-ET-OISE
551
552
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
feuilletée.
SEINE "ET" OISE
553
quartzeux et glauconieux.
En raison de l’altitude de la cote de départ, le forage ne pouvait être
jaillissant ; le niveau statique s’est établi à 56 m. 20 du sol (ait. : -f- 58.80).
En pompage, avec une dénivellation de 6 m. 80 (niveau dynamique à
-j- 52), on obtenait un débit horaire de 26 m3, soit 660 m3 par 24 heures.
Ce forage n’a rencontré qu’une seule zone aquifère, correspondant au
premier niveau des forages artésiens de la vallée de la Seine. Vu la faible
dénivellation en pompage, on pourrait améliorer le débit.
La base de l’Albien est argilo-gréseuse, ainsi qu’il est courant en région
anticlinale. La coupe présente des affinités avec celle de Bougival : même
abondance de grandes pyrites et de nodules ferrugineux carbonatés dans
la zone inférieure de l’Albien. Les grès sont également bien développés à
Bougival (voir p. 510) ; mais toutefois ils n’ont pas autant d’importance
qu’à Chèvreloup. Le fond de l’Albien n’a pas été atteint.
Le diamètre du tubage dans la zone aquifère est assez faible : 0 m. 220.
Viry-Châtillon.
Forage exécuté en 1931 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage.
Cote du sol : -f- 24.
Remblais et Alluvions modernes.
8 m. 50 (+ 24 à + 15.50)
1 3.05 + 20.95 3.05 Terre végétale, remblais, alluvions.
2 8.50 + 15.50 5.45 Argile grise.
554
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-ET-OISE
555
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
Le forage est muni d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre. Une cré¬
pine à persiennes de 0 m. 200 de diamètre extérieur, est placée dans la zone
aquifère située entre 651 et 672 m. de profondeur. Le dispositif est com¬
plété par un massif de gravier.
Le puits est jaillissant. Le débit a atteint 18.000 m3 par jour, mais on
l’a réglé ultérieurement à 417 m3 /heure, soit 10.000 m3 par 24 heures. Le
niveau statique n’a pu être calculé avec précision, en raison de la violence
du jaillissement, mais il était toutefois supérieur à la cote -)- 78.
Température de l’eau : 28°.
Degré hydrotimétrique total : 12 à 13'1.
556
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Direction de l’Hygiène, Résultats de l’analyse du prélèvement
du Travail et de la fait le 8 mars 1932 au puits artésien de Viry.
Prévoyance sociale.
Milligrammes par litre.
Alcalinité en chaux . 58
Chlore des chlorures . 7
Azote nitrique . . . 0
Azote nitreux . 0
Azote ammoniacal . 0
Anhydride sulfurique . 8.3
Silice . 10
Chaux . 45
Magnésie . 10.5
Matières organiques . 0.10
Résistivité électrique en ohms . 4.970
Bacterium Coli . 0
Micrococcus enteritis . 0
B. putrides . . 0
B. perfringens . 0
Germes producteurs d’hydrogène sulfuré . 0
Colonies totales dans 1 cm3 . 1
Pour le Chef de Service de Surveillance
des Eaux d’ alimentation.
Le Chef adjoint,
Signé : Illisible.
SEINE-INFÉRIEURE
Amfreville-la-Mivoie I.
Forage exécuté par Degousée et Laurent, à Lescure, pour lé compte de
la commune.
Cote du sol : + 8.50.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Remblais.
9 m. 50 (+ 8.50 à — 1)
1 9.50 — 1.00 9.50 Remblais, éboulis, craie glauconieuse.
Albien.
23 m. 50 (— 1 à — 24.50)
2 33.00 — 24.50 23.50 Argile grise, sables verts.
Aptien.
28 m. 50 ( — 24 . 50 à — 53)
3 61.50 — 53.00 28.50 Sables blancs et gris, argile grise.
Jurassique.
sur 45 m. 50 ( — 53 à — 98.50)
4 107.00 — 98.50 45.50 Argile grise kimeridgienne.
Ce forage, muni d’un tubage télescopique, était d’un très petit diamètre
à la base : 0 m. 06.
Le niveau statique a été calculé à la cote + 16.75.
Débit faible.
Voir : G. F. Dollfus (1905 a); Paul Lemoine (1910 a).
Amfreville-la-Mivoie II.
Forage exécuté par P. Arrault, au lieu dit « Lescure », pour le compte de
la distillerie d’alcool.
Cote du sol : + 19 environ.
558
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Aucun renseignement d’ordre hydrogéologique.
Voir : R. Fortin (1901).
Arques -la- Bataille.
Forage exécuté en 1901 par Merlod, au château de Calmont, pour le
compte de M. Dufresne.
Cote du sol : -j- 96.
Ce forage n’a pu atteindre les sables verts et a été abandonné.
Nota. — Dans cette localité, un puits partant de la cote + 8, profond
de 33 m. 80, trouve dans le Turonien un débit de 60 m3, avec une déni¬
vellation de 1 m. 20.
Voir : G. F. Dollfus (1924).
Avesnes -en - Bray .
Forage exécuté par la Société Anonyme des Anciens Établissements de
Hulster-Faibie et Cle, à la Laiterie Carrian.
Cote du sol : + 157.
SEINE-INFÉRIEURE
559
560
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Aucun renseignement d’ordre hydrogéologique.
Voir : G. F. Dollfus (1914).
Bois - Guillaume .
Forage exécuté vers 1890 par Degousée et Laurent, pour le compte
d’une société anglaise. Ce forage a été dénommé : le puits aux Anglais.
Cote du sol : + 159.86.
SEINE-INFÉRIEURE
561
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien.
39 m. 01 (— 21.47 à — 60.48)
13 197.95 — 38.09 16.62 Grès gris un peu argileux.
14 220.34 — 60.48 22.39 Sable glauconieux vert pyriteux.
Jurassique.
sur 26 m. 78 (— 60.48 à— 87.26)
15 237.03 — 77.17 16.69 Argile grisâtre sableuse.
16 247.12 — 87.26 10.09 Argile avec plaquettes dures.
L’eau qui se tenait à la profondeur de 78 m. a complètement disparu
par pompage. Ce puits n’était qu’une citerne. L’Albien est sec.
Voir : G. F. Dollfus (1900 b).
Caudebec - lès - Elbeuf .
Forage exécuté en 1909 pour le compte de la commune.
Cote du sol : + 10.
Quaternaire.
10 m. 22 (+ 10 à — 0.22)
1 10.22 — 0.22 10.22 Sables graveleux.
Turonien.
sur 81 m. 68 (— 0.22 à — 81.90)
2 91.90 — 81.90 81.68 Craie blanche avec un peu de silex.
Cénomanien.
43 m. 15 ( — 81 .90 à — 125.05)
3 135.05 — 125.05 43.15 Craie grise, glauconieuse à la base.
Albien (?).
5 m. (— 125.05 à — 130.05)
4 140.05 — 130.05 5.00 Sables glauconieux.
Le débit par jaillissement atteignait en janvier 1937 : 500 m3 par
24 heures.
L’eau est pompée dans un réservoir alimenté directement par le forage.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
36
562
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Analyse de l’eau du puits de Caudebec-lès-Elbeuf,
EXÉCUTÉE LE 21 DÉCEMBRE 1936
par le Laboratoire d’Hygiène de la Seine-Inférieure.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Limpidité .
Odeur .
Température de l’air .
Température de l’eau. . . . .
Résistivité .
Alcalinité totale en C03Ca .
Chlorures en NaCl .
Matières organiques .
Ammoniaque .
Nitrites .
Nitrates en N03H .
Sulfates en SO3 . i .
Degré hydrotimétrique total .
— — permanent .
Germes aérobies, au ce., comptés au 10e jour .
Moisissures .
Bactéries putrides .
Coli .
limpide
sans odeur
0°4
13o
1 . 854 ohms
292
44
1
présence
0
0
15.8
19d
15rt75
stérile
7
0
0
Eau d’une remarquable pureté.
Signé : Dr Rousseau.
Voir : G. F. Dollfus (1909, p. 8) ; Paul Lemoine (1910 a).
Nota. — Nous adressons nos vifs remerciements à M. le maire de Caude¬
bec-lès-Elbeuf, qui a bien voulu nous communiquer les renseignements
concernant le débit et l’analyse de l’eau de ce forage.
Clères.
Sondage de recherches exécuté en 1929 par la Société Nouvelle de Son¬
dages « Bonne Espérance », pour le compte de la Société Civile des Mines
de la Basse-Seine, à Louviers (Eure).
Cote du sol : -f- 90.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions et Limons.
20 m. 80 (+ 90 à + 69.20)
1 3.50 -f 86.50 3.50 Argile sableuse à silex noirâtres.
SEINE-INFÉRIEURE
563
blanc et roux.
PoRTLANDIEN SUPERIEUR.
37 m. 30 (— 124.70 à — 162)
564
P. LEMOINE, R. HTJMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
565
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
566
irréguliers, avec Cidaris florigemma,
Hemicidaris crenularis, Plicatula horrida,
Hemicidaris intermedius, Exogyra ncma.
Le sondage a été effectué au trépan jusqu’à 223 m. de profondeur, à
la couronne dentée ensuite.
On a rencontré un niveau aquifère artésien et jaillissant vers 147 m. de
profondeur, dans les sables glauconieux appartenant au niveau de la gaize
cénomanienne. Le niveau statique s’établissait à 1 m. environ au-dessus
de l’orifice (ait. : + 91). Par jaillissement, le débit horaire était de 345 litres,
soit 8 m3 280 par 24 heures.
A la profondeur de 350 m. (ait. — 260 m.), on a constaté une perte
partielle de l’eau d’injection, dans les calcaires fissurés du Kimeridgien
moyen, ce qui semble correspondre à un niveau aquifère dans cette zone.
Voir : R. Marlière (1931).
Dieppedale.
Forage effectué dans la propriété Davey.
Cote du sol : -f- 7.
Remblais et éboulis.
8 m. (+ 7 à — 1)
1 8.00 — 1.00 8.00 Remblais et éboulis.
Sénonien.
sur 6 m. ( — là — 7)
2 14.00 — 7.00 6.00 Craie jaune et dure.
Turonien.
85 m. (— 7 à — 92)
3 99.00 — 92.00 85.00 Craie blanche et grise.
CÉNOMANIEN.
41 m. (— 92 à — 133)
4 140.00 — 133.00 41.00
Craie verdâtre.
SEINE-INFÉRIEURE
567
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien.
sur 36 m. (— 133 à — 169)
5 165.00 — 158.00 25.00 Sables et argiles grises.
6 176.00 — 169.00 11.00 Sables gris et blancs.
Cette interprétation diffère de celle qu’a donnée G. F. Dollfus (voir
infra). Cet auteur plaçait les 11 m. de sables gris et blancs de la base du
forage dans l’Aptien ; cette attribution ne peut plus être maintenue, depuis
l’exécution des forages de Petit-Quevilly. Grand-Quevilly, Le Trait, etc.,
qui montrent un Crétacé inférieur argilo-sableux, mais où l’argile domine ;
par contre les sables albiens blancs et gris ont été rencontrés dans tous ces
puits. Il est également probable que les 25 m. de sables et argiles grises,
qui reposent sur les sables blancs, comportent une certaine partie d’éléments
sableux cénomaniens, comme dans les forages voisins.
Diamètre du tubage dans la zone aquifère : 0 m. 060.
Ce forage était artésien jaillissant ; le niveau statique s’établissait à
15 m. environ au-dessus du sol (ait. : + 22).
Voir : G. F. Dollfus (1905 a) ; Paul Lemoine (1910 b).
Doudeville.
Cote du sol : -f- 138.
1 80
2 121
3 142
4 149
167
179
+ 58
+ 17
— 4
— 11
— 29
— 41
SÉNONIEN.
80 m. (+ 138 à -f 58)
80 Craie blanche.
Turonien.
41 m. (+ 58 à + 17)
41 Craies diverses.
Cénomanien.
28 m. (+ 17 à — 11)
21 Craie grise et plaquettes calcaires.
7 Craie verte glauconieuse.
Albien.
30 m. (— 11 à — 41)
18
12
5
6
Argiles vertes sableuses.
Argile micacée.
568
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi à 38 m. 50 de l’orifice (ait. : -j- 99.50).
Voir : Paul Lemoine (1914), (1930 a).
Commune de Blosseville-Bonsecours.
Eauplet (Hameau de).
Forage exécuté en 1894 par P. Arrault, pour le compte d’une amidon-
nerie.
Cote du sol : + 10 environ.
Avants-puits.
8 m. 78 (+ 10 à + 1.22)
SEINE-INFÉRIEURE
569
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable argileux noirâtre.
Argile vert foncé, très sableuse.
Argile vert foncé, micacée, très sableuse.
Argile noirâtre, feuilletée, veines de sable.
Argile vert foncé, micacée, sableuse.
Argile noire, sableuse, compacte.
Sable argileux, vert foncé, graviers de quartz
roulé, rognons de calcaire gris, tendre.
INFÉRIEUR
25.35 à — 26.05)
Glaise blanchâtre, compacte, pure.
Glaise grise, compacte, avec petits galets de
craie tendre.
Glaise blanchâtre, compacte, pure.
Ce forage, productif, mais sur lequel nous n’avons pas de renseignements
hydrogéologiques, a fourni une eau très ferrugineuse.
Voir : R. Fortin (1901).
Elbeuf I.
Forage exécuté en 1834, par Mulot, chez M. Prieur.
Cote du sol : -f- 10 environ.
Terre végétale et Alluvions.
12 m. 98 (+ 10 à — 2.98)
570
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Ce forage était artésien et jaillissant ; le niveau statique a été estimé à
-f- 42.50. Son débit original était de 500 m3 par 24 heures.
En 1873, ce puits débitait 56 litres à la minute, soit 40 m3 par 24 heures ;
en janvier 1937, il ne débitait plus que 9 litres à la minute par jaillissement.
La température de l’eau est : 15°5.
Analyse de l’eau du puits artésien de la ville d’Elbeuf.
(Novembre 1935.)
Résultats exprimés
en grammes par litre
Résidu à 180° . 0.374
Chaux totale . 0.029
Magnésie . 0.030
Degré hydrotimétrique total . 16'1
— — permanent . 4d
Chlorure de sodium . 0.005
Sulfates . traces
Matières organiques . 0
Nitrites . . 0
SEINE-INFÉRIEURE
571
Ammoniaque . 0.001
Alcalinité . 0 . 260
Oxygène dissous . 0.005
Colibacille . 0
Nitrates . 0
Conclusion. — Eau excellente.
Caractères particuliers : Présence de la magnésie. Pauvreté relative en
oxygène dissous (on trouve souvent 0 gr. 008 à 0 gr. 010 d’oxygène par
litre.)
Voir : Héricart de Thury (1829) ; Girardin (1838, p. 113) ; d’Archiac
(1846, p. 98, 1851, p. 25) ; Harlé (1862, p. 699) ; Lennier (1873) ; Dollfus
(1890, p. 21-26, 1905 a, p. 310) ; Paul Lemoine (1910 a).
Nota. — Nous adressons nos vifs remerciements à M. le député-maire
d’Elbeuf qui a bien voulu nous communiquer les renseignements concer¬
nant le débit et l’analyse de l’eau du forage d’Elbeuf.
Elbeuf II.
Un puits foré vers 1834 par Mulot, chez M. Join-Lambert, a été égale¬
ment descendu à la profondeur de 149 m. 30. Sa coupe géologique est
identique à celle du forage exécuté chez M. Prieur. Le débit au sol (ait. :
-j- 10 environ) était un peu plus faible : 300 m2 3 par 24 heures. Le niveau
statique a été calculé également à l’altitude -j- 42.50.
Température de l’eau : 16°.
Voir : Héricart de Thury (1829) ; Girardin (1838, p. 113-114) ; Cottet
(1847, p. 174-176).
Eu I.
Forage exécuté vers 1885 au château, par P. Arrault.
Cote du sol : + 7.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Quaternaire.
10 m. 89 (+ 7 à — 3.89)
1 10.89 — - 3.89 10.89 Alluvions de la vallée de Bresle.
Turonien.
sur 59m. 57 (—3.89 5 — 63.46)
2 19.50 — 12.50 8.61 Craie blanche à Rynchonella Cuvieri.
3 31.40 — - 24.40 11.90 Craie blanche dure avec silex.
572
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
base (eau jaillissante).
Le forage était artésien jaillissant ; le niveau statique s’est établi à
15 m. du sol (ait. : + 22).
Le débit au sol était de 31 m3 à l’heure, soit 750 m3 par 24 heures.
Voir : Paulin Arrault (1890) ; Jukes Browne (1900) ; Gosselet (1905 a);.
Paul Lemoine (1910 b).
SEINE-INFÉRIEURE
573
Eu II.
Forage exécuté en 1893-1894 par de Hulster, pour le compte du
Service des Eaux d’Eu, le Tréport, Mers (M. Coignet, concessionnaire).
L’ouvrage a été implanté près de la gare d’Eu.
Cote du sol : -j- 10 environ.
Crétacé supérieur et moyen.
106 m. (+ 10 à — 96)
Ce puits est équipé d’un tubage rivé et manchonné de 0 m. 300 de dia¬
mètre dans la zone aquifère.
La nappe albienne était artésienne jaillissante ; le niveau statique s’éta¬
blissait à 20 m. environ au-dessus du sol (ait. : -J- 30).
Le débit initial atteignait 4.000 m3 par 24 heures ; en 1897, il était
tombé à 1.400 m3, à la suite d’un ensablement ; après un nettoyage effec¬
tué en 1900, le débit s’est légèrement relevé : 1.600 m3 par 24sheures.
En janvier 1937, il débitait encore 55 m3 à l’heure, soit 1.300 m3 par
24 heures, par jaillissement naturel. Au moyen d’un émulseur descendu à
39 m. de profondeur, on obtient un débit de 105 m3 heure, soit : 2.500 m3
par 24 heures.
Température de l’eau : 12°.
Analyse de l’eau du forage d’Eu
EFFECTUÉE PAR LE LABORATOIRE DE ROUEN.
Service de la Préfecture.
1° Analyse minéralogique.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Eau limpide . sans odeur
574
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Résistivité . 425 ohms
Alcalinité en C03Ca . 268
Chlorures en NaCl . 1 .110.5
Ammoniaque . 0
Nitrites . 0
Nitrates en N03H . 1.25
Sulfates en SO3 . 65
Degré hydrotimétrique total . . . 811
— — permanent . 6d25
2° Analyse bactériologique.
80 germes non liquéfiants.
Pas de Coli.
Nota. — Nous remercions vivement M. le maire de la ville d’Eu, qui a
bien voulu nous communiquer les renseignements concernant le débit et
l’analyse de l’eau de ce forage.
Ferrières - en - Bray .
Sondage exécuté d’août 1924 à août 1927 par la Société Nouvelle de
Sondages « Bonne Espérance », pour le compte de l’Office National des
Combustibles liquides. L’ouvrage a été implanté sur la bordure nord de
la route nationale n° 30, de Gournay à Marseille, au nord de la cote 149.
Cote du sol : + 140.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
PoRTLANDlEN MOYEN.
sur 15 m(+140à + 125)
1 15.00 + 125.00 15.00 Sables glauconieux à Ostrea catalaunica.
Anomia lœvigata.
PoRTLANDlEN INFÉRIEUR.
40 m. (+ 125 à + 85)
2 55.00 + 85.00 40.00 Marnes grises et lumachelles.
Kimeridgien.
170 m. (+ 85 à — 85)
3 225.00 — 85.00 170.00 Argiles noires, bitumineuses, avec Physo-
doceras longispinum et Ex. virgula.
Marnes à E. virgula, passages sableux.
SEINE-INFÉRIEURE
575
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Séquanien.
55 m. ( — 85 à — 140)
4 280.00 — 140.00 55.00 Marnes grises, puis calcaire marneux,
Astarte commuais, Trigonia Sauvagti, Tr.
Bronni ; Mytilus perplicatus.
Rauracien.
153 m. 60 (— 140 à — 293.60)
5 341.00 — 201.00 61.00 Arg. brunes et marnes à Ostr. subdeltoidea.
6 433.60 — 293.60 92.60 Épisode corallien = cale, marneux, ooli-
thiques pisolithiques. Cidaris coronala,
Hemicidaris crenularis.
Oxfordien-Cai.lovien.
166 m. 40 (— 293.60 à — 460)
7 562.00 — 422.00 128.40 Marnes grises et calcaires marneux. Gry-
phea dilatata. Marnes sableuses. Quens-
tedticeras Henrici et Belemnites hastatus
et limonite.
8 600.00 — 460.00 38.00 Marnes gris verdâtre à Rynchonelles.
Bathonien.
146 m. 50 (— 460 à — 606.50)
lithes blanches à Ludwigia cf. opalina.
576
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Toarcien.
50 m. 30 (— 687.70 à — 738)
ten paradoxus, Dactylioceras semicœlatum.
Domérien.
46 m. (— 738 à — 784)
neux à Aegoceras capricornu, Aeg. cen-
taurus, Belem. paxillosus.
Pliensbachien.
38 m. (— 784 à — 822)
24 962.00 — 822.00 38.00 Marnes grises, sableuses et micacées, avec
Belemnites, Spiriferina tumida, Zeilleria
numismalis, Belem. acutus.
Lotharingien.
45 m. (— 822 à — 867)
25 988.00 — 848.00 26.00 Marnes grises finement sableuses et cal¬
caires marneux impurs avec Aegoceras,
cf. biferum, Rhynch variabilis, Zeilleria
cor., Spireferina sp.
26 1007.00 — 867.00 19.00 Marnes très sableuses et calcaires impurs
avec Spirifer Walcotti, Sp. tumida. Pec-
ten dissiformis, Rh. variabilis, Aegoceras,
cf. planicosta, à la base grès calcareux à
végétaux.
Hettangien.
121 m. (—867 à — 988)
27 1128.00 — 988.00 121.00 Calcaires oolithiques, puis calcaires com¬
pacts et cristallins, avec des lits marneux,
ostracodes, débris végétaux, écaille de
Lepidotus, Modiola cf. liasina ; Lima cf.
ameena. Quelques lits de marnes rouges
et vertes intercalés vers la base.
SEINE-INFÉRIEURE
577
Épaisseur Nature de la couche
(Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Permo-Trias.
22 m. (—988 à — 1010)
22 . 00 Marnes lie de vin, graveleuses, à noyaux
calcaires, panachés de vert, sans fossiles.
Terrains anciens.
sur 22 m. 70 (— 1010 à — 1032.70)
29 1172.70 — 1032.70 s. 22.70 Micaschistes gris verdâtre très plissés, ordi¬
nairement verticaux.
Commencé au diamètre de 16 pouces 1/2 (0 m. 413), le sondage a été
terminé au diamètre de 1 pouce 7/8 (0 m. 046). Il a été exécuté à la cou¬
ronne de diamant sur la plus grande partie de son parcours.
Plusieurs niveaux aquifères ont été rencontrés ; le plus important semble
se tenir dans le Bathonien inférieur ; le niveau statique semble s’être établi
à + 112.40.
Voir : G. Pruvost (1928 a, 1928 b, 1928 c, 1930) ; Paul Lemoine (1930 a) ;
R. Marlière (1931).
Couche Profondeur Cote
N° (Mètres) (Mètres)
28 1150.00 — 1010.00
Fontaine - sous - Préaux .
Forage effectué dans la localité avant 1900.
Cote du sol : + 70.40.
Turonien.
77 m. 40 (+ 70.40 à — 7)
Cénomanien.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 37
578
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Aucun mouvement hydrologique n’a été constaté dans ce forage.
Voir : G. F. Dollfus (1900 b) ; R. Fortin (1901).
Nota. — Dans sa Note géologique sur les eaux de Rouen (1900 b),
G. F. Dollfus signale que la coupe de ce puits est probablement incom¬
plète. Le détail qu’il en donne est d’ailleurs erroné, et les couches 4 et 5,
placées dans leTuronien inférieur, appartiennent certainement au Cénoma¬
nien. La division des étages devient la suivante :
Turonien : 47 m. 40 (+ 70.40 à + 23)
Cénomanien: 59 m. 40 (+ 23 à — 36.40)
Albien : sur 1 9 m. 70 ( — 36.40 à — 56.10)
Grand- Quevilly .
Forage exécuté en 1919-1920, par Vincent et Cle, pour le compte de la
Société des Chantiers de Normandie.
Cote du sol : + 10.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Alluvions modernes.
10 m. (+ 10 à 0)
SEINE-INFÉRIEURE
579
Ce forage est muni d’un tubage télescopique, au diamètre final de 0 m. 161 .
Le niveau statique s’est établi à 3 m. de l’orifice (ait. : 7).
Avec une dénivellation peu importante, le débit horaire atteignait
26m3, soit 624 m3 par 24 heures.
Gruchet-la-Valasse.
Forage exécuté chez M. Forthomme, industriel.
Cote du sol : -j- 29.
Avant-puits et Sénonien.
16 m. 87 (+ 29 à + 12.13)
580
P. LEMOINE, R. HÜMERY, R. SOYER
Aucun renseignement hydrogéologique complémentaire.
Voir : G. F. Dollfus (1929 b) ; Paul Lemoine (1930 a).
Grugny.
Forage exécuté vers 1913 à l’Asile départemental.
Cote du sol : + 116.
1 98 + 18 98 Craie marneuse (Turonien).
2 138 — 22 40 Craie glauconieuse (Cénomanien).
Aucun renseignement complémentaire sur cet ouvrage.
Voir : Paul Lemoine (1914 ; 1930 a).
Le Havre I.
Forage exécuté en 1792 à la Citadelle par Louis Ségard, sondeur à Lillers,
pour le compte du gouvernement.
Cote du sol : -f- 5 environ.
Terre végétale, Remblais et Alluvions.
25 m. (+ 5 à — 20)
1 5.00 0.00 5.00 Terre végétale, sables et graviers d’at¬
terrissement.
2 25.00 — 20.00 20.00 Sable bleu alternant avec des couches de
marnes et d’argile.
Kimeridgien.
sur 55 m. ( — 20 à — 75).
3 80.00 — 75.00 55.00 Terre argileuse, marne dure, pierre argilo-
calcaire, coquillière, coupée de veines
d’argile grise et bleue.
SEINE-INFÉRIEURE
581
On a rencontré dans le Kimeridgien des eaux très ascendantes, qui se
sont maintenues à 7 m. 60 du sol (niveau statique à — 2. 60). Le débit
semble avoir été important.
Voir : Héricart de Thury (1829, p. 217).
Le Havre II.
Forage exécuté en 1830 par Flachat, à l’angle de la rue Bernardin-de
Saint-Pierre et de l’ancien théâtre, pour le compte de la Ville.
Cote du sol : -f- 5 environ.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Remblais et Quaternaire.
18 m. 36 (+ 5 à — 13.36)
OXFORDIEN.
101 m. 26 (— 83.44 à — 184.70)
Zone à Cardioceras cordatum : 30m. 70.
Zone à Quenstedticeras Mariae :17 m. 24.
Zone à Cardioceras Lamberti : 53 m. 32.
20 89.14 — 84.14
0.70 Calcaire dur.
582 P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Ce forage a fourni très peu d’eau, au contact du Kimeridgien et du
Rauracien ; le niveau statique s’est maintenu à 4 m. 67 du sol (ait. : -f- 0.33).
Voir : A. Passy (1832) ; J. Girardin (1838) ; d’Archiac (1834-1856) ;
Dufrenoy et Élie de Beaumont (1848) ; Lennier (1873) ; G. Bigot (1904) ;
Paul Lemoine (1910 b).
Le Havre III.
Sondage exécuté rue Louis-Philippe, en 1887, par Paillette et Docher.
Cote du sol : -f- 4 environ.
Remblais et Alluvions.
20 m. (+ 4 à — 16)
1 20.00 — 16.00 20.00 Remblais, sables argileux, tourbes et gra¬
viers (alluvions marines).
Kimeiudgien.
sur 57 m. ( — 1 6 à — 69)
2 62.00 — 58.00 42.00 Sol d’alluvions, argile kimeridgienne.
3 63.00 — 59.00 1.00 Argile et calcaire marneux radioles d'He-
micidaris, Ostrea virgula.
4 73.00 — 69.00 10.00 Argile et marne grise contenant des oolithes
calcaires, radioles d'Hemicidaris, Oslrea
SEINE-INFÉRIEURE
583
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, échantillons, analyse, étage, etc...)
virgula, type des calcaires coquilliers de la
Hève, Serpula, espèce enroulée portant
quatre carènes saillantes (adhérente à un
fragment de coquille bivalve).
Lusitanien.
32 m. (— 69 à — 105)
5 77.00 — 73.00 4.00
6 82.00 — 78.00 5.00
7 88.00 — 84.00 6.00
8 93.00 — 89.00 5.00
9 95.00 — 91.00 2.00
10 97.00 — 93.00 2.00
11 98.00 — 94.00 1.00
Marne grise oolithique, Serpula heliciformis,
Goldf. Ostrea bruntrutana, Serpula heli¬
ciformis (Goldf.) Lelhea bruntrutana
(Tournouer et Etallon, p. 445, pl. LX,
fig. 25).
Marne grise oolithique, Serpula heliciformis,
Golfd. Ostrea bruntrutana radioles d ’Hemi-
cidaris, fragment de tige de Millecrinus
Beaumontianus (d’Orb.).
Marne grise et calcaires, partie d’un tour
de spire (moule intérieur) de Trochus ; la
surface de ce fossile est couverte de cris¬
taux microscopiques de fer sulfuré et de
chaux carbonatés. Valves d’ Ostrea, frag¬
ments de test de Pecten. Serpula heli¬
ciformis Goldf.
Marne argilo-calcaire grise avec fer sulfuré
cristallisé, radioles d’Hemicidaris ; Penta-
crinites ; Ostrea sp. ? Belemnites pistilli-
formis.
Marne grise, Belemnites pistilliformis ; Ostrea
sp. ? Pecten sp ? Serpula ; Leda sp. ?
Cardita, Serpula ; radioles d’Hemici¬
daris.
Marne oolithique, Ostrea.
Marne et calcaire gris ; quelques oolithes
ferrugineuses, Ammonites sp. ? Jeune
exemplaire en fer sulfuré. Ostrea, Ceri-
thium millepunctatum, radioles d’Hemi¬
cidaris, Rhynchonella sp. ? Serpula, Pec¬
ten sp. ?
Calcaire marneux gris blanchâtre avec frag¬
ment de grande Ostrea sp. ?
Marne grise et (calcaire de même couleur,
Cerithium millepunctatum (Desh.) Soc.
Linn., 1842, tome VIT, pl. III, fig. 24, 25,
26, 27 et 28. Exogyra reniformis Goldf.
Pecten subfibrosus (d’Orb)., Leda sp. ?
Ostrea nana (d’Orb.), Serpula helicifor¬
mis , Turitella unicarinata (Desh.). Soc.
Linnéenne, 1842, tome VII, Millecri¬
nus Beaumontianus, Nucula sp. moules
internes en fer sulfuré ; Leda sp. ? moule
interne en fer sulfuré.
584
P. LEMOINE, K. HUMERY, R. SOYER
millepunctatum, Ostrea nana, Pecten sub-
fibrosus, Millecrinus Beaumontianus,
fragments d’ Ammonites Backeriae ?
Oxfordien.
136 m. (— 105 à 241)
pistilliformis, Pecten subfibrosus, Penta-
crinus sp. ? Nucula P Area ?
SEINE-INFÉRIEURE
585
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Marne argileuse, Cerithium millepuncta¬
tum, Turritella unicarinata.
Ammonites Lamberti, Cerithium millepunc-
tatum, Turritella unicarinata, Nucula sp. ?
Ammonites Sutherlandiae (Marsh.), Am¬
monites lunula (Zieten).
Marne argileuse grise, Cerithium millepunc-
tatum, Pecten subfibrosus.
Serpula sp. ? Cerithium millepunctatum,
Turritella unicarinata, Pecten subfibrosus,
Avicula sp. ? fragments, Trigonia clavel-
lata (Park.).
Argile marneuse un peu oolithique, Ceri¬
thium millepunctatum.
Argile marneuse, Cerithium, fragments
d’huîtres.
Argile marneuse, Ammonites Lamberti,
Cerithium millepunctatum, Turritella uni¬
carinata, Pecten subfibrosus.
Ammonites Lamberti, Amm. Duncani, Amm.
sp. ? Cerithium millepunctatum, Avicula
sp. ?
Argile grise, Belemnites pistilliformis Am¬
monites sp. ? Cerithium millepunctatum,
Pecten subfibrosus, Nucula sp. ? Ostrea
nana.
Argile marneuse grise, Belemnites pistilli¬
formis, Ammonites Lamberti, Cerithium
millepunctatum, Turritella unicarinata,
Astarte sp. ? fragment, Serpula ?
Argile, Ammonites fragments, Cerithium
millepunctatum, Turritella unicarinata,
Pecten subfibrosus, Ostrea nana.
Argile, Belemnites pistilliformis, Ammo¬
nites Lamberti, Cerithium millepuncta¬
tum, Ostrea nana, Astarte sp. ?
Belemnites pistilliformis, Ammonites lunula
(Zieten), Ammonites Duncani, Rostella-
ria sp. ? Cerithium millepunctatum, Turbo
Meriani, Gold. Pecten subfibrosus, Avicula
sp. ?
Belemnites pistilliformis, Pecten subfibro¬
sus, Trigonia clavellata, Astarte sp. ?
Belemnites pistilliformis, Ammonites sp. ?
(petite jeune), Amm. Lamberti • Cerithium
millepunctatum, Turritella unicarinata,
Ostrea dilatata.
Cerithium millepunctatum.
Argile marneuse grise, Belemnites pistilli¬
formis, Pecten subfibrosus, nombreux
fragments.
Argile grise, Belemnites pistilliformis.
586
P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
587
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
tule ressemblant, à Terebralula coarctata
jeune, nombreux débris de bryozoaires.
Sables ; mélange d’Oxf.ordien et de Batho-
nien.
Sables ; mélange d’Oxfordien et de Batho-
nien.
Graviers et fragments de calcaires marneux
avec fragments de fossiles oxfordiens.
Cet échantillon est tombé des parois du
sondage au fond du puits.
Sables, mélange d’Oxfordien et de Batho-
nien, fragment de coquille, peut-être de
Terebratula coarctata.
Graviers et sables oxfordiens, retombés
dans le fond du puits
Graviers et sables avec fragments de Pecten
subfibrosus, très probablement retombés
des zones supérieures.
Sables grossiers, graviers, débris de fossiles
indéterminables.
Sables, mélange d’Oxfordien et de Batho-
nien.
Sables grossiers et graviers de couleur grise
sans fossiles.
Graviers de couleur bleuâtre, fragments
d’une grosse Rhynchonelle (cette Rhyn-
chonelle paraît être callovienne ou batho-
nienne).
Sables grossiers, nombreux fossiles indé¬
terminables.
Sables grossiers, Terebratula sp. ? jeune.
Sables et graviers.
Sable grossier avec fragments et coquilles.
Marne grise durcie sans fossiles.
Sables grossiers avec fragments de coquilles
et tiges de polypiers, Bathonien.
Sables grossiers avec fragments de Belern *
nites pistilliformis. Ces fragments retom¬
bés de plus haut.
Sables et graviers bleus et gris.
Sables et graviers, débris de coquilles.
Sables et graviers, débris de Rynchonella
sp. ?
Sables et graviers, débris de coquilles bi¬
valves.
Sables et graviers, Terebratula flabellum.
Sables et graviers avec fragments de co¬
quilles bivalves.
Sables et graviers.
Graviers bleuâtres ou gris avec une petite
térébratule voisine de la Terebratula
hemispherica.
588
P. LEMOINE, K. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
589
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Calcaire marneux gris, Nucula, moules inté¬
rieurs en fer sulfuré.
124 392.00 — 388.00 2.00 Argile roussâtre sans fossiles.
Lias.
4 m. 50 ( — 388 à — 392 . 50)
125 393.00 - — 389.00 1.00 Sable quartzeux blanc et rose.
126 394.00 — 390.00 1.00 Sables grossiers et graviers de quartz rose
ou rougeâtre, graviers de quartz hyalin.
127 395.00 — 391.00 1.00 Sable quartzeux et graviers roses et blancs,
fragments d’une roche micacée verdâtre.
Argile sableuse jaunâtre et rougeâtre.
128 396.00 — 392.00 1.00 Sable jaunâtre quartzeux et Pentacrinites,
venant très probablement de plus haut.
129 396.50 — 392.50 0.50 Graviers, Serpula,Rhynchonella sp. ? la même
que plus haut, Oxfordien très probable¬
ment retombé, Nucula sp. ? avec stries
suivant les lignes d’accroissement.
Silurien (?).
sur 0 m. 50 (— 392 . 50 à — 393)
130 397.00 — 393.00 0.50 Roche quartzeuse, micacée, grisâtre.
Aucun renseignement d’ordre hydrogéologique n’a été obtenu par ce
sondage, le trou n’ayant pas été tubé et les eaux ayant envahi l’ouvrage
dès le début.
Voir : G. Lennier (1873) ; G. F. Dollfus (1905 a, p. 310) ; Paul Lemoine
(1910 a).
La Mailleraye-sur-Seine.
Forage exécuté en 1919-1920 par Vincent et Cle, pour le compte de
la Société immobilière « La Mailleraye ».
Cote du sol : -j- 6.
Alluvions modernes.
11m. 15 (+ 5.60à — 5.15)
quilles.
Alluvions anciennes.
10 m. 15 (— 5.15 à — 15.30)
6 12.90 : — 6.90 1.75 Sable à nodules crayeux et silex.
590
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
591
Diamètre final du tubage : 0 m. 355.
Aucun renseignement hydrogéologique.
Malaunay.
Forage exécuté par P. Arrault.
Cote du sol : + 55.
1
2
3
4
6.00
128.10
166.60
177.60
+ 49.00 6.00
— 73.10 122.10
— 111.60 38.50
— 122.00 s. 10.40
Alluvions.
Turonien. Cénomanien.
Argiles du Gault.
Sables verts.
Voir : Paul Lemoine (1910 a).
592
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Mirville.
Forage exécuté vers 1928 pour le compte des Chemins de Fer de l’État,
à la prise d’eau du viaduc.
Cote du sol : + 84.
SEINE-INFÉRIEURE
593
Aucun renseignement d’ordre hydrogéologique.
Voir : G. F. Dollfus (1929 b) ; Paul Lemoine (1930 a).
Montivilliers.
Sondage pour étude de terrains, exécuté sur le cours Sainte-Croix.
Cote du sol : + 12.69.
Alluvions.
6 m. (+ 12.69 à + 6.69)
Aucun renseignement hydrogéologique.
Voir : R. Fortin (1901) ; Paul Lemoine (1910 b).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
38
594 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Mont -Renard.
Forage exécuté au Mont-Renard, près de Fontaine-sous-Préaux, par une
maison étrangère de forages, disparue vers 1900.
Cote du sol : -f- 63.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Turonien inférieur.
sur 28 m. ( + 63 à + 35)
1 28.00 + 35.00 28.00 Craie blanche sans silex; à Inoceramus
labiatiis.
CÉNOMANIEN.
42 m. (+35 à — 7)
2 50.00 + 13.00 22.00 Craie avec silex.
3 59.00 + 4.00 9.00 Craie glauconieuse.
4 70.00 — 7.00 11.00 Marne noire argileuse.
Albien et Crétacé inférieur.
30 m. (— 7 à — 37)
5 100.00 — 37.00 30.00 Argiles et sables.
Jurassique.
sur 6 m. ( — 37 à — 43)
6 106.00 — 43.00 6.00 Argile bleuâtre.
Le niveau statique s’est maintenu à 18 m. du sol (ait. : -f- 45.). Aucun
renseignement sur le débit.
Voir : Harlé (1862-1863) ; G. F. Dollfus (1900 b).
Neuville -lès -Dieppe .
Forage exécuté vers 1900 aux Puys.
Cote du sol : + 10 environ.
Avant-puits.
2 m. 75 (+ 10 à + 7.25)
1 2.75 + 7.25 2.75 Puits excavé.
Sénonien.
59 m. 25 (+ 7.25 à — 52)
2 62.00 — 52.00 59.25 Craie blanche.
SEINE-INFÉRIEURE
595
Ce forage était artésien jaillissant ; le niveau statique s’établissait à
3 m. 60 du sol (ait. : + 13.60).
Aucun renseignement sur le débit fourni par cet ouvrage.
Voir : Jukes Browne (1900) ; J. Gosselet (1905) ; Paul Lemoine (1910 b) ;
G. F. Dollfus (1924).
Nointot.
Forage exécuté à la Sucrerie ; près de la station.
Cote du sol : + 129.
Nümmulitique.
40 m. 29 (+ 129 à + 88.71)
40.29 + 88.71 40.29 Avant-puits, limons, sables tertiaires.
1
596
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
33 m. 42 (+88.71 à + 55.29)
Deux puits semblables ont été exécutés dans la sucrerie de Nointot, mais
tous deux sont inutilisables par suite d’éboulements et d’ensablements.
Voir : G. F. Dollfus (1929 b) ; Paul Lemoine (1930 à).
Octeville-sur-Mer.
Forage exécuté par la Société des Bennes Automatiques (Benoto) du
Havre, pour le compte de M. Egloff.
Cote du sol : + 85 environ.
Terre végétale et Argile a silex.
7 m. (+ 85 à + 78)
CÉNOMANIEN.
sur 31 m. 30 (+ 78 à + 48.70)
6 13.00 + 72.00 6.00 Argile grasse avec nombreux silex.
SEINE-INFÉRIEURE
597
Albien (Gault).
sommet à + 48.70
14 mémoire mémoire mémoire Glaise (atteinte sans traverser).
On a rencontré une nappe ascendante à la profondeur de 31 m. (ait. :
-f- 54) dans les grès cénomaniens. Le débit de 5 m3 à l’heure a été obtenu
aisément.
Pavilly.
Forage exécuté vers 1906 par Portet et Bernard, et approfondi vers 1912.
Cote du sol : + 60.
Remblais et Alluvions.
8 m. 15 (+ 60 à + 51.85)
coquillages, coupée par des plaquettes
d’argile sableuse et grains quartzeux.
Aucun renseignement d’ordre hydrogéologique.
Voir : Paul Lemoine (1914 ; 1930 a).
Petit -Quevilly I.
Forage exécuté en 1929 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la Société Française de Tubize.
Cote du sol : -f- 6.
Quaternaire.
13 m. 30 (+ 6 à — 7.30)
SEINE-INFÉRIEURE
599
Ce forage est muni d’un tubage vissé de 0 m. 330 de diamètre implanté
dans l’argile du Gault, à 142 m. de profondeur. Une crépine Layne de 8"
(0 m. 200) et un massif de gravier captent les eaux des Sables verts albiens.
La nappe était jaillissante.
Aucun renseignement sur le débit obtenu.
Petit- Quevilly II.
Forage exécuté vers 1860 dans la fabrique de produits chimiques Malétra,
près du rond-point de la route de Caen.
Cote du sol : + 11.15
Remblais et alluvions.
7 m. 10 (+11.15 à +4.05)
1 7.10 — 4.05 7.10 Terrain argileux avec galets.
Sénonien-Tuhonien.
101 m. 90 (+ 4.05 à — 97.85)
2
109.00
97.85 101.90 Craie blanche sans silex.
600
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
23 m. 04 (— 97.85 à — 120.89)
3 128.05 — 116.90 19.05 Craie avec silex et roches dures.
4 132.04 — 120.89 3.99 Glauconie crayeuse.
Vraconnien et Albien (Gault).
16 m. 51 (— 120.89 à — 137.40)
5 148.55 — 137.40 16.51 Argile brune ou marne.
Albien (Sables verts).
17 m. 66 (—137.40 à — 155.06)
6 166.21 — 155.06 17.66 Sables verts.
Ce forage a obtenu des eaux jaillissantes dans les Sables verts ; l’eau mon¬
tait dans des réservoirs situés à 7 m. au-dessus du sol (ait. : -f- 18 environ).
Voir : Harlé (1862).
Raffetot.
Forage exécuté vers 1913.
Cote du sol : -f- 137.75
Limon des plateaux.
sur 10 m.(+ 137.75 à + 127.75)
1 10.00 -f- 127.75 10 Limon des plateaux.
Sénonien.
sur 37 m. (+ 127.75 à + 97.75)
2 30.00 + 107.75 20 Argile à silex.
3 47.00 + 97.75 17 Craie blanche à silex.
Turonien.
42 m. 75 (+ 97.75 à + 48)
4 89.75 + 48.00 42.75 Craie grise à silex.
Cénomanien.
sur 1 m. 50 (+ 48 à + 46.50)
5 91.25 + 46.50 1.50 Plaquettes calcaires très dures.
6 mémoire Craie pointillée.
Le débit horaire atteignait 8 m3.
Voir : Paul Lemoine (1914 ; 1930 a).
SEINE-INFÉRIEURE
601
Rouen - Monnaie .
Forage exécuté à l’Hôtel de la Monnaie, vers 1830.
Cote du sol : -f- 10 environ.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Remblais et Alluvions.
4 m. 97 (+ 10 à + 5.03)
Aucun renseignement d’ordre hydrologique.
Voir : A. Passy (1832, p. 47 et 286).
Rouen-Percière.
Forage exécuté en 1887, rue Percière.
Cote du sol : + 10 environ.
Remblais et Quaternaire.
13 m. 15 (+ 10 à — 3.15)
Albien.
sur 14 m. ( — 3.15 à — 17.15)
6 18.15 — 8.15 5.00 Sable gris, micacé et lits de pyrites de fer.
602 P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Aptien.
sur 2 m. 50 (— 17.15 à — 19.65)
10 29.65 — 19.65 2.50 Argile sableuse, gris noirâtre, avec nodules
d’argile pure de couleur bleuâtre.
Vers 29 m., le forage a rencontré une nappe suffisamment abondante.
Voir : R. Fortin (1887).
Rouen - Martainv ille .
Forage exécuté vers 1830 chez M. A. Lecerf, rue Martain ville.
Cote du sol : + 10 environ.
Quaternaire.
10 m. (+ 10 à 0)
603
SEINE-INFÉRIEURE
Ce forage a rencontré plusieurs niveaux d’eau ascendants, notamment
à la base du Cénomanien (sables d’Eauplet) et dans les sables verts albiens ;
une venue artésienne jaillissante s’est produite quand on a atteint, dans
le Kimeridgien, la base des sables gris fins compris entre 59 m. 80 et
61 m. 70 de profondeur.
Le niveau statique s’est, établi à 2 pieds au-dessus du sol (ait. : + 10.60).
L’eau obtenue était plus pure que les eaux habituelles de Rouen. Elle
contenait 2 g. 5 de matières étrangères par litre (Analyse de M. Dubuc).
Voir : A. Passy (1832).
Rouen- Saint -Sever I.
Un forage a été exécuté en 1832 par Flachat jeune pour le compte de la
ville de Rouen. L’ouvrage a été poussé jusqu’à la profondeur de 59 m. 25,
où l’on rencontra une venue d’eau jaillissant à 6 m. au-dessus du sol, soit
à la cote -j- 16 environ. Le débit atteignait 98 litres à la minutes, soit
141 m3 par 24 heures.
Les échantillons ont été examinés par A. Passy et la coupe publiée par
Girardin, mais les désignations de couches trop succinctes et peu vraisem¬
blables ne permettent pas de donner une interprétation plausible des
terrains traversés par ce puits, qui a été conduit dans le Jurassique
supérieur, d’où proviennent les eaux.
604
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le débit baissa considérablement ; il était presque nul en novembre 1836
et cessa complètement quelques mois plus tard.
Température de l’eau : 15°1.
L’eau contenait 2 g. 70 de sels par litre ; principalement du chlorure de
sodium et du sulfate de chaux, accessoirement des chlorures de calcium,
de magnésium et de potassium.
Voir : Girardin (1839).
Rouen- Saint -Sever II.
Forage exécuté en 1892-1893 par Paulin Arrault, dans le périmètre de
l’usine de MM. Roy Frères.
Cote du sol : -j- 9.
SEINE-INFÉRIEURE
605
606 P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Sable et calcaire gréseux, agglutiné.
Argile grisâtre, noirâtre, sableuse.
Sable et calcaire gris dur, fissuré.
Sable Verdâtre, noirâtre, argileux.
Sable et calcaire gris, gréseux.
Grès gris, calcaire et quartz.
Sable gris, gréseux, argileux.
Sable gréseux, quartzeux, verdâtre.
Sable gris verdâtre, quartzeux, à gros grains
par bancs durs et tendres.
Sable gris, gréseux, fin, argileux.
Forage artésien et jaillissant. Le niveau statique s’est élevé de 8 m. au-
dessus du sol (ait. : + 17).
Le débit horaire était de 0 m3 750, soit 17 m3 par 24 heures.
Voir : R. Fortin (1901) ; G. F. Dollfus (1905 a) ; Paul Lemoine (1910 b).
Nota. — Les deux premiers auteurs ont donné des interprétations diffé¬
rentes de la coupe du forage. Nous avons admis, dans leurs grandes lignes,
les subdvisions de R. Fortin qui sont les plus vraisemblables.
Saint- André-sur-Cailly.
Forage exécuté au château de M. Motte.
Cote du sol : -f- 150.
1 60
2 85
3 130
4 152
5 162
6 167
7 180
SÉNONIEN.
sur 60 m. (+ 150 à + 90)
+ 90 60 Craie blanche.
Turonien.
70 m. (+ 90 à + 20)
+ 65 25 Craie grise marneuse compacte.
-f- 20 45 Craie grise (avec calcaire).
CÉNOMANIEN.
32 m. (+ 20 à — 12)
— 2 22 Craie argileuse avec plaquettes calcaires.
— 12 10 Craie verte.
Albien.
sur 18 m. ( — 12 à — 30)
— 17 5 Sables et grès verts.
— 30 13 Argile sableuse avec grès et parties sa¬
bleuses.
Aucun renseignement hydrogéologique.
Voir : Paul Lemoine (1914 ; 1930 a).
SEINE-INFÉRIEURE
607
Saint-Martin-du-Vivier.
Sondage de recherche effectué du 19 décembre 1906 au 1er août 1908 par
Hermary, pour le compte de la Société des Charbonnages de Normandie.
Cote du sol : + 58.
608
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
O. virgula.
Kiméridgien.
137.25 (— 299 à — 436.25)
SEINE-INFÉRIEURE
609
Ce sondage a rencontré, à 480 m. de profondeur, une venue d’eau thermo-
minérale jaillissante dans les sables kimeridgiens (n° 43). Cette eau, for¬
tement salée, contenait 13 g. de sels par litre, comprenant surtout des
chlorures : sodium et potassium.
A partir de cette profondeur, la vitesse de forage fut très ralentie par la
présence et la pression des eaux.
Voir : H. Douxami (1909) ; Paul Lemoine (1910 b) ; P. Pruvost (1928 c)
(1930) ; R. Marlière (1931).
Saint - Nicolas - d ’ Aliermont .
Puits de mine foncé de 1795 à 1805, entre les communes de Saint-Nicolas
d’Aliermont, Dampierre et Meulers, à 15 km. à l’est de Dieppe, par Cas-
tiau, de Liège, pour le compte d’un syndicat minier.
Cote du sol : -j- 50 environ.
Terre végétale et Argile a silex.
1 m. 62 (+ 50 à + 48.38)
1 1.62 -(- 48.38 1.62 Terre végétale et argile.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
39
610
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
611
Le puits de recherche de Saint-Nicolas d’Aliermont, dont on trouvera
l’historique détaillé dans les notes de Vitalis (1808) et de G. Nègre (1911),
comprenait une série d’ouvrages superposés :
1° un grand puits de 218 m. 25 ;
2° un puits inférieur de 25 m. 987 ;
3° un second puits de 29 m. 235 ;
4° un troisième de 37 m. 359 ;
5° un sondage de 22 m. 360.
Le puits a recoupé 7 niveaux aquifères :
1er niveau, à 25 m. 90, au contact du Turonien et du Cénomanien. Les
eaux, abondantes et ascendantes, remontaient jusqu’à l’ouverture du puits.
2e niveau, vers 99 m. 50, à la base des craies cénomaniennes, niveau
important, remontant jusqu’à la surface.
3e niveau, à 116 m. 50, probablement dans des horizons sableux inter¬
calés dans les marnes argileuses du Vraconnien.
4e niveau, à 203 m., dans des sables intercalés entre les argiles et grès du
Barrémien-Néocomien. Cette nappe, fort puissante, s’élevait au-dessus de
l’orifice du puits.
5e niveau, à 250 m., dans le Kimeridgien. Venue aquifère importante
et très ascendante.
612
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
6e niveau, vers 318 m., une venue ascendante remonta en 48 heures à
160 m. de l’orifice du puits.
7e niveau, à 333 m. 19, venue extrêmement puissante, qui noya tous les
travaux en 36 heures, ce qui détermina l’abandon des recherches. L’eau
était salée.
Fig, 56. — Coupe des recherches à Saint-Nicolas d’Aliermont
d’après Vitalis (1808).
Il existe une bibliographie importante sur cet ouvrage : on consultera
notamment :
Vitalis (1808, p. 105) ; Héricart de Thury (1829, p. 219-222) ; A. Passy
(1832, p. 341-343) ; d’Archiac (1851, IV, p. 274 ; 1856, VI, p. 173-174) ;
Degousée et Laurent (1861, t. 2, p. 483-484) ; G. Lennier (1873, p. 35) ;
SEINE-INFÉRIEURE
613
Rolland Banès (1873, p. 23) ; Paul Lemoine (1910 a, p. 381) ; G. Nègre
(1911, p. 25) ; G. F. Dollfus (1924).
Saint-Pierre-en-Port.
Forage exécuté vers 1910, à l’Hôtel des Grandes Dalles, par Dumont-
Gondin et Cle, jusqu’à la profondeur de 119 m. 81, puis par Arrault et
Brochot.
Cote du sol : + 20.
614
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Banc de calcaire.
Calcaire moyen.
Calcaire dur.
Calcaire très dur siliceux.
Craie dure avec silex.
Craie dure avec rognons.
Marne blanche avec plaquettes de calcaire
moyen.
Marnes blanches avec plaquettes calcaires
et silex.
Marnes blanches avec plaquettes calcaires
plus dures.
Silex très compact et marne blanche très
dure.
CÉNOMANIEN.
nieux, grisâtre, sableux.
Albien (Gault).
28 m. 15 (—115.75 à — 143.90)
615
SEINE-INFÉRIEURE
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile brunâtre, compacte, sableuse.
Sable verdâtre, assez fin, quelques frag¬
ments de grès.
Argile brunâtre, sableuse.
Sable verdâtre fin.
Argile brunâtre un peu sableuse. Sable ver¬
dâtre un peu argileux et quelques petits
agglomérats.
Sable, quartzeux et glauconieux. Niveau
jaillissant.
Le débit de ce forage artésien jaillissant a augmenté dès la profondeur
de 167.40, où le cube horaire était de 0 m3 700, pour atteindre 117 m3 par
24 heures à la profondeur de 172 m. 70.
Voir : Paul Lemoine (1910 b ; 1930 a).
Senarpont.
Buteux (1843) cite un forage exécuté dans cette localité. Il est parti
de l’altitude : — (- 80 ; la glauconie cénomanienne a été traversée entre
21 m. 90 et 65 m. ; le sommet du Gault. serait donc ici à -f- 15 environ.
Voir également : P. Lemoine (1910 a).
Sotteville -lès -Rouen .
Sondage pour recherche de houille, exécuté de 1849 à 1852, rue des
Marettes, par Degousée et Laurent, pour le compte d’une société départe¬
mentale.
Cote du sol : -f- 10 environ.
Alluvions.
sur 11 m. 87 (+ 10 à — 1.87)
616
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
617
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Bancs égaux d’argile et calcaire bleuâtre.
Sable argileux, calcaire compact bleuâtre.
Argile sableuse bleuâtre et grès fin.
Calcaire bleuâtre compact.
Argile bleuâtre.
Argile sableuse et calcaire bleuâtre com¬
pacte.
Argile et calcaire compact bleuâtre.
Argile sableuse bleuâtre avec grès tendre et
calcaire bleuâtre.
Calcaire compact avec Spath.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact avec Spath.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact avec Spath.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact avec Spath.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact avec Spath.
Argile.
Calcaire.
Argile.
Argile et calcaire.
Argile sableuse bleue et grès gris.
Calcaire avec Spath.
Argile bleuâtre très légèrement sableuse.
Calcaire avec Spath.
Argile bleuâtre très légèrement sableuse.
Grès bleuâtre.
Argile bleuâtre très légèrement sableuse.
Grès bleuâtre.
Argile bleuâtre compacte.
Grès bleuâtre.
Argile et calcaire bleuâtre compact.
Grès bleuâtre avec plaquettes de calcaire.
Argile bleuâtre compacte.
Argile et grès bleuâtre avec plaquettes cal¬
caires.
Argile bleuâtre compacte.
Grès bleuâtre avec plaquettes de calcaire.
Argile bleuâtre.
Argile et calcaire bleuâtre avec morceaux
coquilliers.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact coquillier.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact coquillier.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact coquillier.
Argile bleuâtre.
Calcaire compact coquillier.
Argile bleuâtre.
618
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Calcaire compact coquillier.
Argile bleuâtre.
Argile et grès bleuâtre.
Argile bleuâtre pure et grès avec calcaire
coquillier.
Argile bleuâtre peu happante et calcaire
bleuâtre plus ou moins coquillier.
Argile bleuâtre peu happante et calcaire
bleuâtre plus ou moins coquillier.
Argile et calcaire bleuâtre.
Argile bleuâtre.
Argile bleuâtre et calcaire coquillier.
Argile peu happante.
Grès avec plaquettes de coquilles calcaires.
Argile bleuâtre.
Grès avec plaquettes de coquilles calcaires.
Argile bleuâtre.
Grès avec plaquettes de coquilles calcaires.
Argile compacte bleuâtre.
Grès compact.
Argile compacte bleuâtre.
Grès compact.
Argile compacte bleuâtre.
Grès compact.
Argile compacte bleuâtre.
Grès compact.
Argile compacte.
Grès compact.
Argile compacte.
Grès compact.
Argile compacte.
Grès compact.
Argile compacte.
Calcaire et sable calcaire.
Argile compacte.
Calcaire et sable calcaire.
Argile compacte.
Calcaire et sable calcaire.
Argile compacte.
Grès et calcaire bleuâtre.
Argile bleuâtre.
Grès et calcaire bleuâtre.
Argile bleuâtre.
Grès et calcaire bleuâtre.
Argile bleuâtre.
Grès et calcaire bleuâtre.
Argile bleuâtre légèrement sableuse.
Grès et sables de débris calcaires.
Argile bleuâtre légèrement sableuse.
Grès et sables.
Argile sableuse bleuâtre avec grès et sables
de débris calcaires.
SEINE-INFERIEURE
619
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Argile blanchâtre avec sable coquillier et
plaques calcaires.
Sable siliceux coquillier et plaques calcaires
Sable siliceux coquillier et plaques calcaires.
Argile jaunâtre.
Calcaire coquillier.
Argile jaunâtre.
Calcaire coquillier.
Argile jaunâtre.
Calcaire jaunâtre.
Argile jaunâtre.
Calcaire jaunâtre.
Argile jaunâtre.
Calcaire jaunâtre.
Calcaire jaunâtre.
Argile plastique noire jaunâtre.
Calcaire tendre.
Argile plastique noire jaunâtre.
Argile pure noire jaune avec plaques de
coquilles.
Calcaire coquillier lumachelle.
Argile jaunâtre.
Calcaire coquillier lumachelle.
Argile jaunâtre.
Calcaire coquillier lumachelle.
Argile jaunâtre.
Calcaire coquillier lumachelle.
Grès vert.
Grès vert, sable et calcaire blanchâtre.
Nappe jaillissante.
Sable.
Argile sableuse.
Grès vert.
Argile sableuse.
Grès vert.
Argile sableuse.
Argile bleue peu happante.
Argile et grès vert.
Argile bleue peu happante.
Argile et grès vert.
Argile bleue peu happante.
Argile et grès vert.
Argile bleue peu happante.
Argile et grès vert.
Grès blanchâtre très friable.
Argile bleuâtre peu happante.
Grès vert légèrement micacé.
Grès vert légèrement micacé.
Sable à grains moyens, avec débris de silex
et de coquilles.
Grès vert friable.
620 P. LEMOINE, B. HUMERY, R. SOYER
D’après Degousée et Laurent, ce sondage a été terminé dans les grès
blanchâtres à la profondeur de 320 m. 37.
Deux niveaux aquifères ont été rencontrés dans le Kimeridgien : l’un
à 282 m. 50, l’autre à 283 m. 29 de profondeur. Les eaux étaient jaillis¬
santes ; le débit atteignait 129 litres par minute, soit : 126 m3 par 24 heures.
Température de l’eau : 24° 29.
L’eau était salée.
Analyse de l’eau du sondage de Sotteville-lès-Rouén,
par MM. Morin, Boutan et Lecerf.
Résultats exprimés
en gramme par litre d’eau
Acide carbonique se dégageant par l’ébullition . 0.108
Hydrogène sulfuré : quantité très faible non déterminable.
Sels anhydres.
Carbonate de chaux . . .
Carbonate de magnésie.
Carbonate de fer .
Sulfate de chaux .
Sulfate de magnésie. . .
Nitrate de chaux .
Chlorure de sodium. . . .
Chlorure de magnésium
Chlorure de calcium. ..
Iodure alcalin .
Bromure .
Silice 1 .
Alumine ( .
Oxyde de manganèse . .
Sulfate de soude J . . .
Sel de potasse !...
0.136
0.038
0.023
1.816
0.290
0.021
12.047
0.628
0.035
0.006
0.010
0.102
traces très faibles
traces
SEINE-INFÉRIEURE
621
Sel d’ammoniaque . traces
Matières organiques . quantité indéterminée
Poids total des sels anhydres . 15 . 152
Voir : Cléry (1852-1853) ; Degousée et Laurent (1861, t. I, p. 227 ;
t. II, p. 484). L. Rolland-Banès (1873) ; R. Fortin (1901) ; Dollfus (1905) ;
Paul Lemoine (1930).
Thiergeville.
Forage effectué au lieu dit « Recussot », à la maison de garde du marquis
de Pomereu.
Cote du sol : -(- 80.
622
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi à 25 ra. de l’orifice (ait. : -f- 55).
Débit horaire : 12 m3 050, soit 290 m3 par 24 heures.
Voir : Paul Lemoine (1914 ; 1930 a).
Thiétreville.
Forage exécuté à la distillerie.
Cote du sol : + 122.
SEINE-INFÉRIEURE
623
entre 50 et 60 m. de profondeur (ait. : -f- 72 à + 62).
Vers 110 m. de profondeur, on a pu obtenir un débit horaire de
5 à 6 m3.
Voir : Paul Lemoine (1914 ; 1930 a).
Le Trait.
Forage exécuté par Eug. Lippmann, pour le compte de MM. Worms et
Cle, Armateurs.
Cote du sol : + 22.
Alluvions et Argile a silex.
21 m. 20 (+ 22 à + 0.80)
1 21.20 + 0.80 21.20 Avant-puits (Quaternaire Arg. à silex et
têtes de craie).
Sénonien.
sur 56 m. 60 (+ 0.80 à — 55.80)
624
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
SEINE-INFÉRIEURE
625
Le niveau statique s’est établi à 20 m. 80 de profondeur (ait. : -f- 1.20).
Il n’y avait pas d’eau dans les Sables verts albiens ; le niveau de l’eau,
qui s’était maintenu au cours des travaux à la profondeur de 22 mètres,
s’est relevé de 1 m. 20 quand on a atteint, à 185 m. de profondeur, des
sables verts probablement aptiens.
Triquerville.
Forage exécuté en 1901-1902 par P. Àrraulc et Cle, dans un herbage
situé au centre du village, pour le compte de M. le marquis de Triquer¬
ville.
Cote du sol : + 104.
argileux.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 40
626
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le forage a rencontré des eaux ascendantes dans le Cénomanien, vers
15 m. de profondeur. Le niveau statique s’est établi vers 3 m. de profon¬
deur (ait. : + 101).
L’ouvrage fonctionne normalement et, en 1938, ce puits servait à l’ali¬
mentation en eau potable de la commune et des environs ; le marquis de
Triquerville ayant fait don de son puits à ses concitoyens.
Voir : A. Lefebvre (1938).
Nota. — Nous remercions vivement M. Lefebvre, qui a bien voulu nous
communiquer quelques renseignements inédits concernant la forage de
Triqueville.
Yvetot.
Forage exécuté en 1913 à la laiterie Motte, près de la gare.
Cote du sol : -f- 148.
1 15.00 + 133
60.00 + 88
3 75.00 + 73
4 121.00 + 27
Argile a silex.
15 m. (+ 148 à + 133)
15.00 Argile à silex.
Sénonien.
45 m. ( + 133 à + 88)
45.00 Craie blanche à silex.
Turonien.
61 m. (+ 88 à + 27)
15.00 Craie noduleuse sans silex.
46 . 00 Craie marneuse.
SEINE -INFÉRIEURE
627
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
39 m. (+ 27 à — 12)
5 139.00 + 9 18.00 Craie glauconieuse.
6 157.00 — 9 18.00 Calcaire fissuré.
7 160.00 — 12 3.00 Glauconie sableuse.
Albien (Gault).
15 m. (— 12 à — 27)
8 175.00 — 27 15.00 Argile du Gault.
Albien (Sables verts),
sur 15 m. ( — 27 à — 42)
9 190.00 — 42 15.00 Sables verts.
Le niveau statique s’est établi à 40 m. de l’orifice du puits (Alt. : -f-
108.00).
Voir : P. Lemoine (1914 ; 1930 a).
SOMME
Amiens.
Forage exécuté de 1929 à 1934 par Meurisse, dans les usines Cosserat
et G1® au faubourg Saint-Roch, en bordure de la vallée de la Selle.
Cote du sol : + 22.75.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Quaternaire.
5 m. env. (+ 22.75 à + 17.75)
1 5.00 + 17.75 5.00 Limon sableux jaune, fragments de craie,
gros silex (= argile à silex) ?
Sénonien.
sur 11 m. (+ 17.75 à + 6.75)
blonds.
SOMME
629
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Craie marneuse, grise, sans silex, tendre,
alternant avec des bancs durs, parfois
noduleux.
Marne grise plus ou moins foncée.
Craie grisâtre très dure, aspect de meule.
INFÉRIEUR
.05 à — 122.25)
Marnes grises, bleuâtres et vertes, pyri-
teuses, de plus en plus grasses vers la
base (nombreux fragments d ’ Inocerames
et Rhynch. Cuvieri entre 105 et 115).
CÉNOMANIEN.
30 m. 75 (— 122.25 à — 153)
avec argiles gris cendré, nombreux débris
d’huîtres à la base entre 210 et 211 m.
Kimeridgien.
39 m. 20 (— 188.25 à — 227.45)
23 211.30 — 188.55 0.30 Banc de calcaire gris, coquillier, très dur.
630
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Nature de la couche
(Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Marnes légèrement sableuses, noirâtres, avec
calcaires marno-sableux, noduleux, nom¬
breuses Exogyra i’irgula, de grande
taille, souvent en lumachelles (214.80 et
215.10), septaria.
Alternances de marnes sableuses et de bancs
de grès calcareux, glauconieux, durs
rognonneux, à surface couverte d’Ex.
i’irgula renfermant des fossiles : Aspi-
cloceras Lallieri, Pygurus jurensis, Phola-
dornya multicostata, Trigonia Rigauxi
(serpule, baguettes d’oursins, Pectens,
Pernes, débris végétaux lignitifîés).
Marnes sableuses gris noirâtre (avec un banc
de 0 m. 40 de calcaire marneux dur à
222 m. 40).
Sables purs rarement argileux (avec 5 bancs
de grès calcareux alternant, épais de
0 m. 10 à 0 m. 20).
SÉQUANIEN.
66 m. 80 ( —227.45 à — 294.25)
Calcaire marneux, blanc grisâtre, parfois
très dur.
Marnes jaunes et grises compactes.
Calcaire dur, compact, blanc jaunâtre, à
grain fin.
Marnes gris foncé avec petites huîtres et
traces de lignites.
Calcaire très dur, compact, blanc jaunâtre.
Sables et grès calcareux en plaquettes,
alternant avec marnes feuilletées, sa¬
bleuses, gris foncé, petites huîtres, Rhyn-
chonelles, Zeilleria humeralis, serpules,
lignite.
Marnes pures, gris noirâtre ou blanchâtre,
avec passages ocreux.
Grès calcareux, gris bleu, très dur, micacé,
en deux bancs de 1 m., encadrant 5 m. de
marne pure, gris brunâtre.
Marne grise ou ocre foncé.
Marne ocreuse, calcaires compacts nodu¬
leux, deux lits sableux avec grains de
limonite, lumachelles à huîtres, débris
végétaux, pyrites.
Argile sableuse, ocre, empâtant des grains
et des nodules de limonite, des grains de
quartz et passant en bas à un grès dur
grossier, graveleux, à débris végétaux,
lignites et poudingue à galets plats (base
du Séquanien = Grès de Brunembert).
SOMME
631
632
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
cée, assez dure à traverser, sans fossiles ;
quelques passages sableux ; à 431 m.
quelques articles de tiges de Pentacrines.
Callovien.
40 m. 50 (—419.25 à — 459.75)
55 478.00 — .455.25 36.00 Marnes gris foncé, micacées, fines, pures,
parfois pyriteuses, avec Gryphaeadilatata,
Zeilleria umbonella, Cosmoceras sp. et
Rhynchonelles (surtout entre 467 et
473 m.) ; à 457 m. petit banc de calcaire
avec huîtres et pantacrines.
56 482.50 — 459.75 4.50 Marnes sableuses grises, pyriteuses, lits
d’oolithes calcaires et marnes ocre, avec
lits de limonite oolithique : Pholadomya
acuticosta, Cosmoceras cf. Jason, Gryphaea
dilatata, débris ligniteux. La marne passe
à la base, à un sable gris très fin argileux.
Bathonien.
88 m. 10 (— 459 . 75 à — 547 . 85)
60 570.60 —547.85 21.60
Calcaire oolithique et pisolithique, pyriteux,
oolithes souvent libres dans un ciment
marneux (= Cornbrash).
Marnes grises ou blanchâtres et bancs durs
de calcaires marneux, gris clair, subli-
tograpbique à 501 m., Rhynchonella ele-
gantula (= Bradford clay). A la base
(501-503 m.), nombreux débris de lignites.
Calcaire oolithique gris bleu, à fines oolithes
miliaires, souvent pulvérulent, coquillier,
aquifère.
Le calcaire est pisolithique à 504 m. ; il
admet, à 515 m. et 520 m., des bancs de
calcaire dur sublithographique avec sty-
lolithes : à 532 m., c’est un calcaire à
grosses oolithes bleues dans un ciment
calcaire blanc ( = Grande oolitbe) ; à
536 m., dépôt de soufre pulvérulent.
Marnes grises, finement sableuses et mica¬
cées, semées de débris végétaux ligniteux,
ostracodes (= Fullers-earth?)
Terrains primaires.
(traversés sur 24 m. ) ( — 547.85 à — 571 .37)
— 571 .97 24.12 Schistes bariolés, rouge lie de vin et verts,
durs, séricitiques, avec grès durs de même
61 594.72
SOMME
633
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N « (Mètres) (Mètres) (Mètres) • (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
teinte et petits bancs de quartzite gris
vert, filons de quartz, fortement plissés,
noyaux calcaires ( cornstones ) (= Dévo¬
nien inférieur, faciès Gédinnien).
On a-rencontré 6 niveaux aquifères, dont cinq artésiens jaillissants.
1° dans les craies sénonienne et turonienne (entre 5 et 30 m. de profondeur) ;
2° dans les sables albiens (entre 180 et 205 in.) ;
3° au sommet du Kimeridgien (de 211 à 219 m.) ;
4° à la base du Kimeridgien (à 243 m. 50) ;
5° dans le Rauracien (à 343 m. 20) ;
6° dans le Bathonien (de 503 à 530 m.).
Dans l’Albien, le forage a fourni un débit horaire de 10 m3, soit 240 m3
par 24 heures. Par pompage, on a obtenu 25 m3 à l’heure en abaissant le
plan d’eau à 55 m. du sol (ait. : — 32 . 25).
Le niveau statique de la nappe a été calculé à la cote -|- 55 environ.
Température de l’eau : 17°5
Analyse de l’eau des sables albiens.
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
Degré hydrotimétrique. . . 48d
Résidu sulfaté . 6 . 866 . 65
Chlorures (en NaCl) . 2.691
Carbonates (en C03Ca) . 520
Sulfates (en S04Ca) . 2.795.48
Nitrates (en N03K) . néant
Nitrites (en N203) . néant
Chaux (en CaO) . 97.7
Magnésie (en MgO) . 83.8
Soude (en Na20) . 2.784.73
Ammoniaque (en NH3) . néant
Silice (en SiO2) . non dosée
Voir : E. Leroux et P. Pruvost (1935).
Ancennes (Bouttencourt).
Forage exécuté en 1860 par Beurrier, sur la rive gauche de la Bresle,
dans les jardins d’un moulin à foulons de MM. Randoing et Cle.
Cote du sol : -f- 50 environ.
634
P. LEMOINE, R. HUMERY. R. SOYER
Trois niveaux aquifères ont été rencontrés :
1° dans les alluvions anciennes ; le niveau statique s’établissait à 1 m. 84
au-dessus du sol (ait. : + 48.16) ;
2° dans la craie cénomanienne, vers 13 m. 01 de profondeur ; niveau
statique à 3 m. 60 du sol (ait. : -f- 46.40) ;
3° dans les sables verts albiens, vers 54 m. de profondeur ; cette nappe,
jaillissante, fournissait au sol : 500 litres par minute, soit 720 m3 par
24 heures. Le niveau statique s’établissait à l’altitude : -f- 53.50.
Voir : de Commines de Marcilly (1862 b) ; de Mercey (1878-79) ; Gosselet
(1905 a) ; Paul Lemoine (1910 a).
Blangy.
Forage exécuté en 1846 par V. Beurrier.
Cote du sol : + 50.
SOMME
635
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
sur 3 m. (+ 50à + 47)
Albien (Gault).
41 m. (+ 47 à + 6)
Albien (Sables verts)
à + 6 (profondeur 44 m.)
Les Sables verts renfermaient une nappe jaillissante.
Voir : de Commines de Marsilly (1862 b) ; Buteux (1849) ; de Mercey
(1878-79) ; Gosselet (1905 a) ; Dollfus (1890, p. 39) ; Paul Lemoine (1910 b).
Bouquemaison ,
Un sondage pour recherche de houille, exécuté en 1859-1860, a été poussé
à la profondeur de 330 m. Il a traversé 300 m. de craies sénonienne, turo-
nienne et cénomanienne, puis 30 m. d’argiles appartenant sans doute au
Gault. Les Sables verts albiens n’ont pas été atteints.
Voir : de Commines de Marcilly (1862 a).
Camon.
Cote du sol : -f- 30 environ.
Sénonien-Turonien.
129 m. (de + 30 à — 99)
1 0.40 + 29.60 0.40 Terre végétale.
2 129.00 — 99.00 128.60 Craie.
CÉNOMANIEN.
31 m. (— 99 à — 130)
3 160.00 — 130.00 31.00 Argiles marneuses.
Albien (Gault).
34 m. (— 130 à — 164)
4 194.00 — 164.00 34.00 Argiles.
Albien (Sables verts),
sur 10 m. ( — 164 à — 174)
5 204.00 — -174.00 s. 10.00 Sables verts.
Les sables albiens renfermaient une nappe ascendante, mais toutefois
636
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
l’eau n’a pas jailli, par suite de l’envahissement du tubage par les sables
refoulés par la nappe. .
Voir : de Commines de Marsilly (1862 b) ; Gosselet (1905 a) ; Paul
Lemoine (1910 a).
Cour celles - sous - Moyencourt .
Forage exécuté par Fabius Leclerc, dans le parc du comte de Gomer.
Cote du sol : 130.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N" (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
SÉNONIEN.
sur 147 m. 90 (de + 130 à — 17.90)
Turonien.
116 m. (de — 17. 90 à — 133.90)
7 263.90 — 133.90 116.00 Calcaire marneux gris sans consistance.
CÉNOMANIEN.
sur 38 m. 80 (de — 133.90 à — 172.70.
8 302.70 — 172.70 38.80 Différents amas de calcaire noirâtre argi¬
leux, très coquilleux, devenant très sableux
à la partie inférieure.
Aucun renseignement d’ordre hydrogéologique.
Voir : de Commines de Marcilly (1862 a) ; de Mercey (1878-79); Paul
Lemoine (1910 a).
Eaucourt.
Cote du sol : -j- 10 environ.
Turonien-Cénomanien.
160 m. ( + 10 à — 150)
1 150.00 — 140.00 150.00 Craie.
2 160.00 — 150.00 10.00 Craie chloritée.
Albien (Gault).
sur 5 m. ( — 150 à — 155)
3 165.00 — 155.00 5.00 Argiles du Gaull.
SOMME
637
A la profondeur de 165 m. on a rencontré une nappe jaillissante, proba¬
blement au contact du Gault et des Sables verts.
Voir : de Commines de Marcilly (1862 a) ; Gosselet (1905 a) ; Paul
Lemoine (1910 a).
Gamaches.
Forage exécuté par Mulot, en 1852, pour le compte de M. Renouard, à la
Brasserie de Gamaches.
Cote du sol : + 38.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Terre végétale et Alluvions.
13 m. 34 (+ 38 à + 24.66)
638
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Gault).
22 m. 95 (— 66.79 à — 89.74)
29 126.94 — 88.74 22.15 Argile noire avec coquillages verts.
30 127.74 — 89.74 0.80 Argile sableuse noire.
Albien (Sables verts),
sur 3 m. 07 (—89.74 à — 92.81)
31 130.44 — 92.44 2.70 Sable.
32 130.81 — 92.81 0.37 Roche de grès vert.
Eau jaillissante.
Le niveau statique s’est établi à 5 m. 50 au-dessus du sol (ait. : -f- 43.50).
L’eau obtenue était de bonne qualité et considérée comme non salée.
Voir : De Commines de Marcilly (1862 a) ; N. de Mercey (1878-79) ;
J. Gosselet (1905 a) ; Paul Lemoine (1910 a).
Lucheux.
Forage exécuté par Degousée vers 1840, pour le compte de la Société des
Charbonnages de Bouquemaison.
Cote du sol : 81 environ.
Terre végétale, Tertiaire et Argile a silex.
8 m. (+ 81 à + 73)
SÉNONIEN.
sur 8 m. 33 ( + 73 à -f- 64.67)
7 16.33 -(- 64.67 8.33 Craie blanche, sableuse à la partie supé¬
rieure.
Turonien et Cénomanien.
85 m. 50 (+ 64.67 à — 20.83)
8 48.00 + 33.00 31.67 Alternance de calcaires compacts et d’ar¬
giles diverses, silex.
9 101.83 — 20.83 53.83 Marnes argileuses et calcaires marneux.
Albien.
13 m. 15 (—20.83 à — 33.98)
10 104.33 — 23.33 2.50 Marne argileuse grise.
SOMME
639
Ce forage était jaillissant, mais le niveau statique n’a pas été calculé.
Voir : Degousée (1849) ; d’Archiac (1846, IV, p. 121 ; 1851, p. 195) ;
Degousée et Laurent (1861) ; de Commines de Marcilly (1862 b) ; Gosselet
(1905 a) ; Paul Lemoine (1910 a).
Marcheville.
Forage exécuté vers 1904 par Bregi pour l’exploitation de phosphate
de chaux Doncieux et Cle.
Cote du sol : 81.
SÉNONIEN.
145 m. (+ 81 à — 64)
CÉNOMANIEN.
24 m. (— 141 à — 165)
10 246.00 — 165.00
24 . 00 Dièves.
640
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Albien (Gault).
18 m. (— 165 à — 183)
Aptien.
sur 9 m. ( — 194 à — 203)
15 284.00 — 203.00 9.00 Argile jaune, puis bleue.
Aucun renseignement hydrogéologique.
Voir : J. Gosselet (1905 a ) ; Paul Lemoine (1910 a).
Péronne.
Sondage pour recherche de houille exécuté par Hermary, en 1904
1905, à la ferme Lemire.
Cote du sol : -f 50.
Quaternaire.
9 m. 80 (+ 50 à + 40.20)
dureté variable : Dièves.
SOMME
641
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
41
642
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
MENNIENS).
Une nappe très abondante a été rencontrée à la profondeur de 225 m. 50
(ait. : — 175.50) dans les Sables verts albiens. Au sol, le débit atteignait
20 à 30 m3 à l’heure, soit 720 m3 par 24 heures. La salinité était assez
élevée, cette eau contenait 2 g. 5 de sels par litre.
Voir Hermary et J. Gosselet, in Gosselet (1905 b) ; J. Gosselet (1906) ;
Paul Lemoine (1910 a) ; E. Leroux et P. Pruvost (1935).
Saigneville.
Sondage pour recherche de houille, exécuté en 1904-1906 par de Hulster.
Cote du sol : + 10.
Quaternaire.
18 m. 45 (+ 10 à — 8.45)
Turonien.
45 m. 40 (— 57.80 à — 103.20)
12 86.75 — 76.75 18.95 Craie sans silex petites taches verdâtres.
Eau jaillissante.
SOMME
643
Le sondage a rencontré une nappe jaillissante à la profondeur de 192 m.
(ait. : — 182.) dans les Sables verts albiens ; cette nappe, très puissante, a
causé un ensablement complet du trou de sonde, et la fermeture des eaux,
en vue de l’approfondissement ultérieur du sondage, a été longue et
pénible.
Voir : J. Gosselet (1905 a ; 1906) ; Paul Lemoine (1910 a) ; E. Leroux et
P. Pruvost (1935).
Saint -Blimont.
Sondage exécuté en 1871-1872 par Lippmann et Cle, à la Râperie de
Saint-Blimont.
Cote du sol : -p 60.
Alluvions et Argile a silex.
3 m. (+ 60 à + 57)
Turonien.
84 m. 92 (— 63.08 à — 148)
SOMME
645
Le niveau statique de la nappe rencontrée entre 271 et 301 m. de pro¬
fondeur s’est établi à 14 m. 70 de l’orifice (ait. : + 45.30).
L’eau obtenue étant inutilisable à cause de sa salinité trop élevée (5 gr.
par litre), le forage a été abandonné et le trou de sonde comblé.
Voir : N. de Mercey (1878-79) ; Paul Lemoine (1910 a).
Templeux-la-Fosse.
Forage exécuté vers 1903 par Dumont-Gondin et Cie, près d’une exploi¬
tation de phosphates de la Société Fresnes et Cle.
Cote du sol : -f- 147.
1
2
3
4
Terre végétale et Argile a silex.
9 m. ( + 147 à + 138)
3.00 + 144.00 3.00 Terre végétale.
9.00 + 138.00 6.00 Argile.
SÉNONIEN.
sur 87 m. (de + 138 à + 51)
19.00 + 128.00 10.00 Craie blanche à silex.
27.00 + 120.00 8.00 Craie jaunâtre, gros silex.
646
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
CÉNOMANIEN.
30 m. (— 46 à — 76)
Aucune indication d’ordre hydrogéologique.
Voir : G. F. Dollfus (1904 a) ; Paul Lemoine (1910 a).
YONNE
Brannay.
Forage exécuté de 1905 à 1913 par Boutin et Varin, au château de
Plénoche, pour le compte de M. Alcide Delmont.
Cote du sol : + 194.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N» (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Tertiaire.
17 m. (+ 194 à + 177)
1 17.00 + 177.00 17.00 Argile plastique.
Sénonien.
259 m. (+ 177 à — 82)
2 276.00 — 82.00 259.00 Craie à silex.
Turonien.
209 m. (— 82 à — 291)
3 485.00 — 291.00 209.00 Craie grise.
Cénomanien-Vraconnien.
86 m. (— 291 à — 377)
4 571.00 — 377.00 86.00 Craie dure, argile et argile grise sableuse.
Albien (Gault).
44 m. (—377. à — 421)
5 615.00 — 421.00 44.00 Argiles noires.
Albien (Sables verts) à — 421 . 00.
Le niveau statique s’est établi à 19 m. du sol (ait. : -j- 175.).
On obtiendrait un débit horaire de 10 m3 soit 240 m3 en 24 heures, avec
une très forte dénivellation (plus de 200 mètres ?).
D’après Thomas le sommet des Sables verts aurait été trouvé à 630 m.
648
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
de profondeur ; d’après un ouvrier du pays, le forage n’aurait que 615 m.
et aurait rencontré ceux-ci, le forage ayant été arrêté à leur sommet.
Analyse chimique et bactériologique du 5 avril 1928.
Résistivité électrique .
Carbonate de chaux (en CO®Ca)
Chlore (en Cl) .
Azote nitrique en (N) .
Ammoniaque .
Acide sulfurique (enSO3) .
Bacterium Coli (sur 100 cc.) . .
Colonies par cc .
Germes liquéfiants .
Résultats exprimés
en milligrammes par litre
2.080 ohms
211.0 (soit CaO 118mg)
15.7
10.5
0
10 environ
0
8.630
35
Voir : H. Thomas (1907) ; Paul Lemoine (1910 a) ; G. F. Dollfus (1929 a).
Nota. — Nous exprimons nos vifs remerciements à M. Malherbe, ingé¬
nieur du Service de surveillance des eaux de la Ville de Paris, qui a bien
voulu nous communiquer d’intéressants renseignements sur ce forage.
Chichery - la - Ville .
Forage exécuté en 1935-1936 par la Société Française de Forages Layne-
France, pour le compte de la commune.
Cote du sol : -f- 127.
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
Cénomanien (Marnes de Brienne).
12 m. 50 (+ 127 à + 114.50)
1 12.50 4- 114.50 12.50 Marnes bleues.
Cénomanien ou Albien (suivant les auteurs).
(Sables de Puisaye).
63 m. 16 (+ 114.50 à + 51.34)
YONNE
649
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
10 75.66 + 51.34 12.66 Marne grise avec alternances de filets de
graviers aquifères.
Albien (?)
16 m. 54 (+ 51.34 à + 34.80)
11 92.20 + 34.80 16.54 Argile noire très dure.
Néocomien (?)
sommet à + 34.80
12 mémoire mémoire mémoire Calcaire.
Le niveau statique de la nappe s’est établi à 34 m. 50 de l’orifice (ait. :
-f- 92.50). En pompage, avec un niveau dynamique à 54 m. (ait. : -j- 73)
correspondant à une dénivellation de 19 m. 50, on obtient un débit horaire
de 15 m3, soit : 360 m3 par 24 heures.
Ce forage est équipé d’un tubage vissé de 0 m. 305 de diamètre et d’une
colonne intérieure de captage de 0 m. 203, crépinée entre 65 m. et 74 m. 75
de profondeur. Un massif de gravier complète cet équipement.
Voir : R. Abrard (1937 a-1938).
Saint-Fargeau.
Forage exécuté en 1833 par Degousée, pour le compte du marquis de
Boisgelin, au château de Saint-Fargeau.
Cote du sol : -f 245.
Turonien.
22 m. 30 (+ 245 à + 222.70)
1 22.30 -f- 222.70 22.30 Puits maçonné dans Turonien.
Cénomanien.
67 m. 80 (+ 222.70 à + 154.90)
Vases marneuses.
Marnes blanches.
Marnes jaunes.
Silex très durs.
Marnes.
Marnes avec silex.
Marnes compactes avec silex.
Marnes.
Marnes blanches avec silex.
Calcaire.
Calcaire alternant avec des marnes.
Argiles vertes.
Marnes argileuses vertes.
650
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Le niveau statique s’est établi à 15 m. 80 du sol (ait. : -f- 229.20).
Aucune indication sur le débit obtenu.
Voir : V. Raulin (1858) ; d’Archiac (1846, p. 16, 1851, IV, p. 273) ;
Degousée et Laurent (1861, II, p. 488) ; Paul Lemoine (1910 a); G. Goujon
(1911) ; Paul Lemoine, R. Humery, R. Soyer (1933).
Saint - S au veur -en-Puisaye.
Forage exécuté en 1932 parles Fils de Lefèvre Frères, pour le compte de
la commune, au N.-E. de la localité, à gauche de la route d’Ouanne.
Cote du sol : + 292.
Terre végétale.
1 m. (+ 292 à + 291)
1.00 Terre végétale.
1
1.00 -f 291.00
YONNE
651
Couche Profondeur Cote Épaisseur Nature de la couche
N° (Mètres) (Mètres) (Mètres) (Roche, analyse, échantillons, étage, etc...)
CÉNOMANIEN.
sur 13 m. (+ 291 à + 278)
2 14.00 + 278.00 13.00 Sables de Puisaye.
Albien (Gault).
33 m. (+ 278 à + 245)
3 47.00 + 245.00 33.00 Argile noire (argile de Myennes).
Albien (Sables verts).
24 m. 50 (+ 245 à + 220.50)
4 47.05 + 244.95 0.05 Sable ferrugineux.
5 48.50 + 243.50 1.45 Sable gris fin.
6 50.00 242.00 1.50 Sable gris plus gros.
7 51.00 -|- 241.00 1.00 Sable vert argileux.
8 56.00 + 236.00 5.00 Marne noire verdâtre.
9 59.00 + 233.00 3.00 Marne jaune friable.
10 61.00 + 231.00 2.00 Marne gris jaune un peu
sableuse.
11 64.00 -f- 228.00 3.00 Sable gris vert marneux
12 71.50 + 220. SO 7.50 Sable blanc gréseux.
Hautebivien.
sur 10 m. 50 (+ 220.50 à + 215)
Le niveau statique de la nappe albienne s’est établi à 38 m. de l’orifice
(ait. : -j- 254). Par pompage, on a obtenu aux essais de débit : 10 m3 à
l’heure, soit 240 m3 par 24 heures, mais le tubage s’ensabla rapidement et
l’ouvrage a dû être abandonné, par suite de l’effondrement des argiles.
Voir : R. Abrard (1935).
Toucy.
Forage exécuté vers 1905 par Boutain, chez M. Schmidt, Brasseur, au
faubourg du Pont-Capureau, dans le fond de la vallée et à 100 m. environ
de la rive gauche de l’Ouanne.
Cote du sol : + 189.
Terre végétale.
0 m. 90 (+ 189 à + 188.10)
1 0.90 + 188.10 0.90 Terre végétale.
Sables et grès
ferrugineux.
652
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
épars.
Barrémien.
6 m. 55 ( + 135.65 à + 129.10)
Le captage s’effectuait au moyen d’une colonne de 0 m. 248 de diamètre
extérieur.
L’eau était jaillissante et le débit au sol atteignait 1.200 litres à l’heure,
soit 29 m3 par 24 heures. L’eau était très ferrugineuse.
Par suite d’ensablement, ce forage ne fonctionne plus depuis longtemps
Voir : Abbé Parat (1908) ; Paul Lemoine (1910 a) ; G. Goujon (1911).
ANNEXE
LÉGISLATION RELATIVE AUX PUITS ARTÉSIENS
DÉCRET SUR LA PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES
Rapport au Président de la République Française.
Monsieur le Président,
Paris, le 8 août 1935.
Cette question, imparfaitement réglée par les articles 552 et 641 du code
civil qui font dépendre, par droit d’accession, l’usage des eaux souterraines
de la propriété du sol, est longtemps restée à l’état théorique. Mais des cir¬
constances récentes, à savoir les nouveaux développements de la technique
et l’augmentation considérable qui en a été la conséquence, du nombre des
forages à grande profondeur établis sans aucune règle, ont fait apparaître
la nécessité d’une réglementation analogue à celle qui existe pour les eaux
superficielles et, depuis plus d’un siècle, pour les mines. Il s’agit d’empêcher,
principalement dans la région parisienne, où la question se pose d’une
manière plus pressante qu’ailleurs, un véritable gaspillage, à la fois quanti¬
tatif, par l’épuisement des nappes souterraines profondes, et qualitatif,
par l’utilisation peu satisfaisante de ces eaux et qui risque, à très bref délai,
de compromettre gravement la conservation d’une richesse des plus pré¬
cieuses, qu’il importe de sauvegarder.
A la suite d’un vœu émis par le comité supérieur d’aménagement et
d’organisation de la région parisienne, et d’autres études aboutissant aux
mêmes conclusions, le gouvernement de M. Doumergue a saisi la Chambre
des députés d’un projet de loi tendant à réglementer, dans les départements
de la Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, les forages d’une pro¬
fondeur supérieure à 80 mètres, avec ce double correctif que les droits
acquis antérieurement à la législation nouvelle seraient entièrement res¬
pectés et que rien ne serait changé, au-dessus de la profondeur considérée,
654
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
au régime actuel de liberté qui, pratiquement, donne entièrement satis¬
faction aux besoins des exploitations agricoles.
Dans sa séance du 22 mars 1935, la commission de l’administration géné¬
rale, départementale et communale de la Chambre des députés a adopté
un rapport présenté par M. Maurice Foulon, député, qui conclut à substituer
au texte du Gouvernement un texte tendant au même résultat, mais conçu
d’une manière assez différente. Ce texte étend à tout le territoire national
les dispositions d’abord envisagées seulement pour trois départements de
la région parisienne et classe toutes les eaux souterraines dans le domaine
public national.
Le Gouvernement, bien que disposé en principe à se rallier à ce nouveau
texte, estime cependant que celui-ci, notamment en ce qui concerne le clas¬
sement de toutes les eaux souterraines dans le domaine public de l’État,
soulève des questions très délicates qui doivent faire l’objet d’un examen
approfondi, et pour lesquelles une décision du Parlement est nécessaire.
Mais il semble que, pour parer au plus pressé, ce qui est devenu indispen¬
sable, il conviendrait de reprendre le texte présenté en 1934, instituant une
réglementation qui pourrait constituer une première étape vers une solution
plus radicale, telle que celle envisagée par la commission d’administration
générale.
Le projet de 1934 serait d’ailleurs, pour tenir compte de la très intéres¬
sante suggestion de cette commission, complété par un article permettant
d’étendre à toutes les parties du territoire national la réglementation envi¬
sagée pour les départements de la région parisienne.
Le projet de loi dont il s’agit, ayant pour but de mettre fin au gaspillage
de ressources naturelles qui ne sont pas inépuisables, se rattache de façon
certaine aux mesures générales qui tendent, par la réalisation d’économies,
à assurer la défense du franc.
Dans ces conditions, nous croyons devoir proposer à M. le Président de
la République de transformer en décret-loi le texte ci-joint.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’hommage de notre
profond respect.
Le président du conseil,
ministre des affaires étrangères,
Pierre Laval.
Le garde des sceaux, ministre de la justice,
Léon Bérard.
Le ministre de l'intérieur,
Joseph Paganon.
Le ministre des travaux publics,
Laurent-Eynac.
Le Président de la République française,
Sur le rapport du président du conseil, ministre des affaires étrangères,
des ministres de l’intérieur et des travaux publics,
ANNEXE, LÉGISLATION RELATIVE AUX PUITS ARTÉSIENS
655
Yu la loi du 8 juin 1935 autorisant le Gouvernement à prendre par décret
toutes dispositions ayant force de loi pour défendre le franc ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :
Art. 1er. — En raison de l’intérêt public qui s’attache à la conservation
et à l’utilisation rationnelle des ressources en eaux souterraines, aucun puits
ou sondage de plus de 80 mètres de profondeur ne pourra être entrepris,
dans les départements de la Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne,
sans autorisation préalable.
Art. 2. — Cette autorisation est accordée par le préfet après enquête et
sur l’avis des ingénieurs des mines. L’arrêté préfectoral détermine notam¬
ment les caractéristiques du forage, les conditions d’exécution des travaux
et éventuellement le débit maximum à utiliser et les conditions d’exploi¬
tation des ouvrages.
Art. 3. — Si la décision préfectorale donne lieu à réclamation, il est
statué, après consultation du conseil général des mines, par décret en con¬
seil d’État rendu sur la proposition du ministre de l’intérieur et du ministre
des travaux publics, sans préjudice du recours contentieux en cas d’excès
de pouvoir.
Art. 4. — Les ouvrages, légalement établis, qui existaient antérieurement
à la promulgation de la présente loi, sont maintenus de plein droit dans leur
consistance actuelle, sous réserve, si leur profondeur dépasse 80 mètres,
d’une déclaration de leurs caractéristiques, déclaration qui devra être
faite par les soins des propriétaires dans les six mois qui suivront la publi¬
cation du règlement d’administration publique prévu par la présente loi.
Art. 5. — Tous nouveaux travaux de captage des ouvrages soumis à la
déclaration prévue par le précédent article, ainsi que tous travaux de trans¬
formation, en vue notamment d’augmenter la quantité d’eau débitée, sont
subordonnés à l’autorisation prévue par l’article premier.
Art. 6. — L’exécution sans autorisation, ou contrairement aux pres¬
criptions de l’arrêté d’autorisation, des travaux mentionnés aux articles
premier et 5 de la présente loi, est punie d’une amende de 500 fr. à 5.000 fr.
Les travaux ainsi entrepris pourront, en outre, être interdits par un arrêté
du préfet, sans préjudice des mesures qui pourront être ordonnées par le
préfet si la conservation des eaux est menacée.
Art. 7. — Les autres infractions aux dispositions de la présente loi et du
règlement d’administration publique prévu à l’article 10 ci-dessous seront
punies d’une amende de 16 à 500 fr.
Art. 8. — Les infractions sont constatées, concurremment, par les offi¬
ciers de police judiciaire, les ingénieurs des mines et les agents sous leurs
ordres ayant droit de verbaliser.
Art. 9. — L’article 463 du code pénal est applicable aux condamnations
prononcées.
656
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Art. 10. — Un règlement d’administration publique rendu sur la propo¬
sition du ministre des travaux publics et du ministre de l’intérieur déter¬
minera les conditions d’application du présent décret.
Art. 11. — Les dispositions du présent décret pourront être étendues aux
autres départements français par des décrets rendus sur la proposition du
ministre des travaux publics et du ministre de l’intérieur, qui fixeront dans
chaque cas la profondeur au delà de laquelle aucun sondage ni forage ne
pourra être entrepris sans autorisation.
Art. 12. — Le présent décret sera soumis à la ratification des Chambres,
conformément à la loi du 8 juin 1935.
Art. 13. — Le président du conseil, ministre des affaires étrangères, les
ministres de l’intérieur et des travaux publics sont chargés, chacun en ce
qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal
officiel de la République française.
Fait à Paris, le 8 août 1935.
Albert Lebrun.
Par le Président de la République :
Le président du conseil,
ministre des affaires étrangères ,
Pierre Laval.
Le garde des sceaux, ministre de la justice,
Léon Bérard.
Le ministre de l’intérieur,
Joseph Paganon.
Le ministre des travaux publics,
Laurent-Eynac.
PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES
Rapport au Président de la République Française.
Monsieur le Président,
Paris, le 4 mai 1937.
Le décret du 8 août 1935 sur la protection des eaux souterraines dans les
départements de la Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, prescrit,
en son article 1er, qu’aucun puits ou sondage de plus de 80 mètres ne pourra
être entrepris dans ces trois départements sans autorisation préalable. Aux
termes des articles 10 et 11, un règlement d’administration publique doit
intervenir pour déterminer les conditions d’application du décret et les
dispositions en pourront être étendues aux autres départements français
fouace de Nors y-le-Cjramd
Clichés Ci0 Gle des Eaux,
2. Tubage du forage de Noisy-le-Grand
Clichés Soc. Lyon, des Eaux.
Jaillissement
de Noisy-le-Grand
2. Vasque du puits artésien de Poissy
Clichés de Ilulster, Faibie et Cie.
2. Montage
DE LA CRÉPINE JOHNSON.
3. Forage d’Aulnay-sous-Bois.
Cl. Soc. Lyon, des Eaux.
1. Matériel Rotary
a Yillenf.uve-la-Garenne.
Cl. de llulster Faibïe el O.
Crépine
A ML ENROULÉ.
Cl. Cle Gén. des Eaux.
3. Jaillissement
du Forage d’Aulnay-sous-Bois.
XI
Pl
Jaillissement du deuxième forage de la Raffinerie Say.
ANNEXE. LÉGISLATION RELATIVE AUX PUITS ARTÉSIENS
657
par des décrets qui fixeront dans chaque cas la profondeur au delà de
laquelle aucun sondage ni forage ne pourra être entrepris sans autorisation.
Nous avons l’honneur de vous soumettre le texte de ce règlement d’ad-
d’administration publique, en vous priant, s’il ne soulève pas l’objection
de votre part, de bien vouloir le revêtir de votre signature.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre respectueux
dévouement.
Le ministre de l’économie nationale,
Charles Spinasse.
Le ministre de l'intérieur,
Marx Dormoy.
Le ministre de l'agriculture,
Georges Bonnet.
Le ministre des travaux publics >
Albert Bedouce.
Le Président de la République française,
Sur le rapport du ministre de l’économie nationale, du ministre de l’in¬
térieur, du ministre des travaux publics, et du ministre de l’agriculture,
Vu la réglementation des eaux minérales, notamment la loi du 14 juillet
1856 et le décret du 8 septembre 1856, modifié par les décrets des 11 avril
1886, 2 décembre 1908 et 30 avril 1930 ;
Vu le décret du 14 janvier 1909 réglementant l’exploitation des mines ;
Vu le décret du 12 juin 1928 portant règlement pour l’exploitation des
mines de sodium et de potassium ;
Vu le décret-loi du 30 octobre 1935 relatif au curage des cours d’eau et
notamment son article 4 concernant la dérivation des eaux, même souter¬
raines, en vue de l’alimentation des communes en eau potable ;
Vu le décret-loi du 30 octobre 1935 sur la protection des eaux potables et
les établissements ostréicoles ;
Vu le décret-loi du 8 août 1935 sur la protection des eaux souterraines
et notamment les articles 1er, 10 et 11 ainsi conçus :
« Art. 1er. — En raison del’intérêt public qui s’attache à la conservation
et à l’utilisation rationnelle des ressources en eaux souterraines, aucun
puits ou sondage de plus de 80 mètres de profondeur ne pourra être entre¬
pris dans les départements de la Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-
Marne, sans autorisation préalable.
« Art. 10. — Un règlement d’administration publique rendu sur la pro¬
position du ministre des travaux publics et du ministre de l’intérieur déter¬
minera les conditions d’application du présent décret.
« Art. 11. — Les dispositions du présent décret pourront être étendues
aux autres départements français par des décrets rendus sur la proposition
du ministre des travaux publics et du ministre de l’intérieur, qui fixeront
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI. 42
658
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
dans chaque cas la profondeur au delà de laquelle aucun sondage ni forage
ne pourra être entrepris sans autorisation » ;
Vu l’avis du ministre de la santé publique, en date du 18 novembre 1936 ;
Le conseil d’État entendu,
Décrète
Titre Premier.
Présentation des demandes.
Art. 1er. — Toute demande d’autorisation pour l’exécution d’un puits
ou sondage, présentée en application du décret-loi du 8 août 1935 sur la
protection des eaux souterraines, est adressée en deux exemplaires, dont
un sur timbre, au préfet du département dans lequel l’ouvrage doit être
exécuté.
Art. 2. — La demande fournit les indications suivantes :
1° Les nom, prénoms, qualité, nationalité et domicile du demandeur,
ou si la demande émane d’une société ou d’une association, les indications
correspondantes : nature, siège, nationalité, objet, nom, prénoms, qualité
du ou des représentants habilités auprès de l’administration ;
2° L’emplacement de l’ouvrage projeté ;
3° Sa profondeur présumée ;
4° Sa destination.
A la demande est joint un extrait d’une carte officielle à une échelle qui
ne pourra être inférieure au 1 /80.000, sur lequel est reporté l’emplacement
de l’ouvrage.
Cette production ne fait pas obstacle à ce que, au cours de l’instruction,
l’ingénieur en chef des mines exige la production d’un plan à grande échelle
où seront reportés les exploitations, industries et immeubles situés dans un
périmètre qu’il précisera.
Art. 3. — Si le puits ou sondage n’a pas pour objet le captage d’eaux sou¬
terraines, la demande donne tous renseignements utiles sur les dispositions
prévues pour l’exécution de cet ouvrage, notamment en ce qui concerne
la conservation des eaux souterraines.
S’il s’agit d’un puits ou d’un sondage destiné au captage d’eaux souter¬
raines, la demande indique en outre :
a) Le niveau aquifère dans lequel doit s’effectuer le captage, en précisant
l’horizon géologique où il se trouve ;
b) Le débit instantané maximum envisagé et le volume d’eau journalier
maximum que l’on se propose d’extraire ;
c) L’utilisation de cette eau.
Elle est accompagnée d’un mémoire annexe relatif aux dispositions envi¬
sagées par le pétitionnaire pour l’exécution de l’ouvrage et l’exploitation
des eaux souterraines, et comportant les précisions d’ordre technique qui
seront déterminées par un arrêté du ministre des travaux publics.
ANNEXE. LÉGISLATION RELATIVE AUX PUITS ARTÉSIENS
659
Titre II.
Instruction des demandes.
Art. 4. — Le préfet transmet les deux exemplaires de la demande et de
ses annexes à l’ingénieur en chef des mines, qui les fait rectifier ou compléter
s’il y a lieu et peut exiger, le cas échéant, la production des exemplaires
supplémentaires utiles à l’instruction.
Art. 5. — Si le forage n’a pas pour objet le captage d’eaux souterraines,
l’ingénieur en chef des mines retourne, avec ses propositions, un exem¬
plaire de la demande et de ses annexes au préfet, qui statue par arrêté.
Cet arrêté est notifié au pétitionnaire.
Art. 6. — S’il s’agit d’un puits ou d’un sondage pour le captage d’eaux
souterraines, l’ingénieur en chef des mines retourne au préfet un exem¬
plaire de la demande et de ses annexes, avec ses propositions pour la mise
à l’enquête.
Un arrêté préfectoral ordonne l’enquête et en fixe la date d’ouverture.
Un avis au public est affiché à la mairie de la commune où le travail doit
être exécuté et dans les mairies des communes limitrophes. Il est, en outre,
inséré dans un journal local par les soins du préfet. Il est justifié de l’ac¬
complissement de ces formalités par des certificats des maires et par la
production d’un exemplaire du journal où l’avis a été publié.
L’enquête ne peut être ouverte qu’à l’expiration d’un délai de huit jours
à dater de l’accomplissement des formalités prévues au paragraphe pré¬
cédent. Elle a une durée de dix jours.
Pendant la durée de l’enquête, la demande et ses annexes restent dépo¬
sées à la mairie de la commune où le travail doit être exécuté.
Un registre destiné à recevoir les observations est ouvert à la mairie de
cette commune.
A l’expiration de l’enquête, le maire clôt et arrête le registre. Il l’adresse
avec son avis et l’ensemble du dossier au préfet qui le transmet à l’ingénieur
en chef des mines.
Sur le territoire de la ville de Paris, l’affichage aura lieu à la mairie de
l’arrondissement où le travail doit être exécuté et dans les mairies des
arrondissements ou communes limitrophes. Le dossier d’enquête sera
déposé à la mairie de l’arrondissement.
Art. 7. — L’ingénieur en chef des mines, après avoir pris l’avis des ser¬
vices administratifs intéressés, retourne l’original de la demande et des
pièces annexes au préfet avec ses propositions sur la suite à donner à cette
demande, et, le cas échéant, sur les conditions à prévoir dans l’arrêté d’au¬
torisation.
Art. 8. — Le préfet statue par un arrêté, qui est notifié au pétitionnaire.
En cas d’autorisation, l’arrêté préfectoral fixe les conditions techniques
imposées pour assurer la protection des eaux souterraines, au cours tant
660
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
de l’exécution que de l’exploitation de l’ouvrage. Il précise notamment
le débit maximum instantané et le volume d’eau journalier maximum
dont l’extraction est autorisée et arrête les mesures à prendre pour éviter
les intercommunications entre niveaux aquifères. Il détermine, s’il y a
lieu, les caractéristiques de l’ouvrage et des installations d’exhaure ainsi
que les conditions de l’exploitation et éventuellement la destination à
donner aux eaux non utilisées. Il édicte l’obligation pour le bénéficiaire
de se conformer aux instructions qui lui seront données en temps utile par
l’ingénieur en chef des mines, en vue de l’obturation du puits ou sondage,
dans le cas d’abandon des travaux, d’arrêt d’exploitation ou d’incidents
faisant apparaître des risques d’intercommunication entre niveaux aqui¬
fères différents ou de pollution des eaux souterraines.
Titre III.
Surveillance et récolement des travaux.
Art. 9. — Après l’achèvement des travaux, si le puits ou le sondage n’a
pas pour objet le captage d’eaux souterraines, l’intéressé adresse à l’ingé¬
nieur en chef des mines, en deux exemplaires, une coupe géologique de
l’ouvrage convenablement établie, indiquant la cote exacte de l’orifice,
la profondeur et l’épaisseur des terrains de diverses natures et des horizons
géologiques rencontrés, la profondeur des niveaux aquifères, ainsi qu’une
note faisant connaître les mesures qu’il compte prendre pour obturer le
puits ou le sondage, rendre impossibles les intercommunications entre
niveaux aquifères et éviter toute pollution des eaux souterraines. L’ingé¬
nieur en chef des mines indique les mesures complémentaires qu’il juge
nécessaires.
Art. 10. — S’il s’agit d’un puits ou d’un sondage destiné au captage
d’eaux souterraines, le bénéficiaire de l’autorisation doit, à la fin des tra¬
vaux, établir et adresser à l’ingénieur en chef des mines une note dans
laquelle il relèvera toute les constatations faites au cours des travaux et
les résultats obtenus. Il y fera ressortir notamment : la situation exacte et
la profondeur de l’ouvrage, les caractéristiques du tubage, les conditions
d’isolement des eaux superficielles, la position du joint de captage, les
caractéristiques du dispositif de captage, les mesures de débit et de niveau
de l’eau effectuées sous le contrôle du service des mines, le détail de l’uti¬
lisation prévue pour le débit total.
A cette note, il joindra :
1° En double exemplaire, une coupe géologique convenablement éta¬
blie indiquant la cote exacte de l’orifice, la profondeur et l’épaisseur des
terrains de diverses natures ainsi que des horizons géologiques rencontrés,
la profondeur des niveaux aquifères :
ANNEXE. LÉGISLATION RELATIVE AUX PUITS ARTÉSIENS
661
2° S’il a été fait une analyse des eaux, une copie certifiée conforme du
bulletin d’analyse.
L’ingénieur en chef des mines rend compte au préfet des constatations
faites.
Art. 11. — Lorsque les bénéficiaires d’autorisation estimeront néces¬
saire, soit en cours d’exécution, soit en cours d’exploitation, de modifier
les conditions techniques prévues dans l’arrêté d’autorisation, ils devront
adresser une demande de dérogation au préfet, par lettre recommandée.
Si les dérogations qu’ils sollicitent ne comportent pas de modifications
essentielles des dispositions prévues et n’ont pas pour effet de porter le
débit au delà du maximum autorisé, elles peuvent être accordées sans nou¬
velle enquête par le préfet.
Dans le cas contraire, il est statué après accomplissement des formalités
prévues par le décret-loi du 8 août 1935 et par le présent décret.
Titre IV.
Déclaration des ouvrages existants.
Art. 12. — La déclaration des puits et sondages existants, qui, en vertu
de l’article 4 du décret-loi du 8 août 1935, doit être faite dans un délai de
six mois à compter de la publication du présent règlement, est adressée
au préfet par les exploitants de ces puits ou sondages. Elle est établie en
deux exemplaires. Elle comporte, sauf empêchement dont il serait justifié,
les indications suivantes :
1° Les noms prénoms, qualité, nationalité et domicile du propriétaire
ou, s’il s’agit d’une association ou d’une société, les indications correspon¬
dantes énumérées à l’article 2 ;
2° La date de mise en service de l’ouvrage ;
3° L’emplacement précis de chaque ouvrage avec la cote exacte de
l’orifice ;
4° Sa profondeur ;
5° Le ou les niveaux aquifères exploités ;
6° Toutes autres précisions techniques dont la nature sera spécifiée par
un arrêté du ministre des travaux publics.
1° Un plan de situation de l’ouvrage ;
2° Une coupe géologique en deux exemplaires donnant la profondeur
des terrains de diverses natures et des horizons géologiques rencontrés.
Le préfet transmet les deux exemplaires de la déclaration et les pièces
annexées à l’ingénieur en chef des mines pour vérification dans les con¬
ditions prévues à l’article 15. L’ingénieur en chef des mines retourne un
exemplaire de la déclaration au préfet, qui accuse réception à l’exploi¬
tant.
662
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Titre V.
Dispositions générales.
Art. 13. — Les frais d’enquête sont à la charge des demandeurs.
Il en est de même des frais de surveillance des travaux qui seront déter¬
minés et réglés dans les conditions prévues par l’article 2 du décret du
10 mai 1854 et par le décret du 3 mai 1928.
Art. 14. — Les exploitants de puits et sondages pour le captage d’eaux
souterraines doivent conserver trace à leur date de toutes les mesures de
débit, de température et analyse auxquelles il sera procédé, ainsi que des
incidents d’exploitation survenus et des changements constatés dans le
régime des eaux.
La mesure des débits dans les conditions normales d’exploitation devra
être faite une fois par an au minimum.
Art. 15. — Les autorités prévues par l’article 8 du décret-loi du 8 août
1935 ont accès en tout temps aux chantiers de forage et aux ouvrages en
exploitation.
Toutes facilités leur sont données pour recueillir et vérifier les rensei¬
gnements énumérés à l’article 10.
Us ont qualité pour vérifier les déclarations imposées par l’article 10.
Ils peuvent se faire communiquer les documents visés à l’article précé¬
dent.
Art. 16. — Si des travaux sont exécutés sans autorisation, ou si le pro¬
priétaire d’un puits ou d’un sondage autorisé néglige de se conformer aux
mesures qui lui seront prescrites en application du présent règlement et
si la conservation des eaux souterraines s’en trouve compromise, le préfet,
sur la proposition de l’ingénieur en chef des mines, met par arrêté les
intéressés en demeure de prendre dans un délai déterminé les mesures
nécessaires pour la conservation des eaux souterraines, sans préjudice
des sanctions judiciaires prévues par les articles 6 et 7 du décret-loi du
8 août 1935.
Passé ce délai, l’exécution d’office des travaux nécessaires est ordonnée
par le préfet aux frais des intéressés.
Art. 17. — Les dispositions qui précèdent ne dispensent pas de l’obser¬
vation des formalités et règles prévues :
1° Par la législation spéciale des eaux minérales ;
2° Par la législation concernant l’alimentation en eau potable d’une
commune ou d’un syndicat de communes quand celle-ci doit être assurée
par la dérivation d’eaux souterraines.
Art. 18. — Les décrets qui interviendront pour étendre à d’autres dépar¬
tements les dispositions du décret du 8 août 1935, applicables aux dépar¬
tements de la Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, seront contre¬
signés par le ministre de l’agriculture.
ANNEXE. LÉGISLATION RELATIVE AUX PUITS ARTESIENS
663
Art. 19. — Le ministre de l’économie nationale, le ministre de l’inté¬
rieur, le ministre des travaux publics et le ministre de l’agriculture sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret,
qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 4 mai 1937.
Albert Lebrun.
Par le Président de la République :
Le ministre de l’ économie nationale,
Charles Spinasse.
Le ministre de l’ intérieur ,
Marx Dormoy.
Le ministre des travaux publics,
Albert Bedouce.
Le ministre de l’agriculture,
Georges Monnet.
BIBLIOGRAPHIE
ABRÉVIATIONS
A
Abrahd (R.) et Corroy (C). 1926-27. Étude de la double faille de la Marne
et des régions voisines. B. S. Carte G. F., n° 165, t. XXX, p. 479 à
502.
Abrard (R). 1933. Forages de Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) et Aubi-
gny-sur-Nère (Cher). B. M. H. N. (2), t. V, n° 7, p. 90.
— 1935. Un forage aux Sables verts au Coudray-Saint-Germer (Oise).
B. M. H. N. (2), t. VII, n° 3, p. 219.
— 1937. a) Contribution à l’étude hydrogéologique du Bassin de Paris.
Ann. des Mines, mai-juin, p. 437-609, supplément janvier 1938, p. 1-35.
— 1937. b) La variation d’épaisseur des argiles du Gault dans le Pays de
Bray. C. R. S., S. G. F., fasc. 4-5, 1-3, p. 53.
— 1937. c) Sur l’extension des sables barrémiens et hauteriviens du Pays
de Bray. B. M. H. N. (2), t. IX, n° 3, mai, p. 227.
BIBLIOGRAPHIE
665
Alphand. 1856. Sur le forage artésien pratiqué à Passy par Kind. —
Observation de Élie de Beaumont. C. R. Ac. Sc., t. XLII, p. 332.
Andraud. 1842. Lettre à l’Académie des Sciences sur les causes de l’écra¬
sement du tube intérieur du puits de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIV,
p. 171.
Anonyme. 1841. Lettre à l’Académie des Sciences sur un moyen destiné
à remédier à la déformation du tube intérieur du puits foré de l’abattoir
de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIII, p. 1035.
Arago. 1835. Température de la terre croissante avec la profondeur (Puits
de Grenelle). C. R. Ac. Sc., t. I, p. 501.
— 1836. Sur le puits qu’on fore à l’abattoir de Grenelle et qui est déjà
parvenu à la profondeur de 250 m. C. R. Ac. Sc., t. I, p. 502.
— 1836-37. Observations de température au fond du puits qu’on fore à
l’abattoir de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. II, 1836, p. 501, et t. IV, 1837,
p. 783.
— 1839. Renseignements sur l’état des travaux au puits foré de l’abattoir
de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. VIII, p. 980.
— et Walferdin. 1839. État des travaux du puits foré de l’abattoir de
Grenelle. Température au fond à 281 m. de profondeur. C. R. Ac. Sc.,
t. IX, p. 218.
— 1840. Mesure de la température au fond du puits de l’abattoir de Gre¬
nelle à 505 m. de profondeur. C. R. Ac. Sc., t. XI, p. 707.
Arago. 1841. a) Sur les résultats du forage artésien exécuté à l’abattoir
de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XII, p. 401.
— 1841. b) Sur une interruption passagère qui s’est manifestée dans le
jaillissement du puits foré à l’abattoir de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIII,
p. 79.
— 1842. a) Communication relative au puits foré de Grenelle. C. R. Ac.
Sc., t. XIV, p. 247.
— 1842. b) Sur le tubage du puits foré de l’abattoir de Grenelle. C. R. Ac.
Sc., t. XV, p. 649.
— 1856. Œuvres complètes de François Arago, Paris. Gide et Baudry,
Leipzig, Weigel.
Archiac (d’). 1843. Description géologique du département de l’Aisne.
Mém. Soc. Géol. de France, t. V, 2e partie, p. 209 à 239.
— 1834-1857. Histoire des progrès de la géologie de 1834 à 1857. Paris,
1847, t. IV, 1851 ; t. VI, 1857.
— 1856. Étude sur la formation crétacée des versants Sud-Ouest, Nord
et Nord-Ouest du Plateau Central de la France. Mém. Soc. Géol. France
(2), 11, n° 1.
Arrault (Paulin). 1890. Outils et procédés de sondages, 1 vol., 56 p.,
35 pl. Paris.
666
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
B
Barrois (Ch.). 1874. Sur le Gault et sur les couches entre lesquelles il est
compris dans le Bassin de Paris, du Pas-de-Calais à la Bourgogne. Ann.
Soc. Géol. du Nord, t. II.
— 1878. Le Gault dans le Bassin de Paris. B. S. G. F. (3),t. III. p. 707-714.
— 1913. Note sur quelques sondages profonds exécutés entre Douai et
Arras par la Compagnie de Châtillon-Commentry. Ann. Soc. Géol. du
Nord, t. XLII, 15 janv., p. 2 à 20, 1 planche.
Bassompiere (P.). 1938. Voir Dangeard, 1938.
Beaumont (Élie de). 1838. Note sur l’état actuel du puits artésien que l’on
fore à l’abattoir de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. VII, p. 135.
Becquerel (Antoine-César) et Edmond Becquerel. 1876. Observations
de température faites au Muséum pendant l’année météorologique 1875,
avec des thermomètres électriques placés à des profondeurs variant de
1 à 36 m. sous le sol, et résumé de dix années d’observations. C. R. Ac.
Sc., t. LXXXII, p. 587-591.
Belgrand (E.). 1853. De l’influence des forêts sur l’écoulement des eaux
fluviales. Ann. Soc. Météorologique de France, t. I, p. 81, 12 août.
— 1854. De la simultanéité des pluies. Ann. Soc. Météorologique de
France, t. II, p. 140.
— 1856. Observations du service hydrométrique du bassin de la Seine du
1er mai 1854 au 30 avril 1855. Études sur les sources du bassin de la Seine.
Ann. Soc. Météorologique de France, t. IV, p. 17, 8-1-1856.
— 1861. a) Note sur le puits de Passy. Ann. Soc. Météorologique de
France, t. IX, p. 124.
— 1861. b) Notice sur le puits de Passy. Ann. Soc. Météorologique de
France, t. IX, p. 185.
— 1869. Histoire générale de Paris. La Seine. I. Le Bassin parisien aux âges
antéhistoriques. 3 vol. in-4° (y compris une annexe par J. R. Bourgui-
gnat), xv + 289 59 p., 13 + 3 + 79 pl. Paris, Imprimerie impériale.
— 1872-1873. La Seine. Études hydrologiques. 1 vol. texte : xi + 622 p.,
1 atlas, 73 pl. Paris, Dunod.
— 1873. Les sources du Bassin de la Seine. C. R. Ac. Sc., t. LXXVI.
Bertrand (M.). 1892. Continuité du phénomène de plissement dans le
Bassin de Paris. R. S. G. F. (3), t. XX, p. 118-165, planche V.
Bigot (A). 1895. Le Gault à Saint-Martin-de-la-Lieue. Bull. Soc. Linn. de
Normandie, 4e série, t. IX, p. 72.
— 1904. Le Massif ancien de la Basse Normandie et sa bordure. In : Réunion
extraordinaire de la Société Géologique de France à Caen, Fiers et
Cherbourg. B. S. G. F., (4), t. IV, p. 861-953.
— 1905. Graviers à Ostrea aquila au-dessous du Cénomanien, à Bonneville-
la-Louvet (Calvados).
BIBLIOGRAPHIE
667
Bigot (A.). Bull. Soc. Linn. de Normandie, 5e série, t. IX, p. x.
— 1907. Douvilleiceras Mamillare à Villerville. Bull. Soc. Linn. de Nor¬
mandie, 6e série, t. I, p. 25.
— 1933. Notes géologiques sur les environs de Lisieux. Bull. Soc. Linn.
de Normandie, 8e série, t. VI, p. 9-23.
Bigot (A.) et Fortin (R.). 1933. Le sondage d’Incarville près de Louviers
(Eure). C. R. Ac. Sc., t. 197, 2e semestre, p. 1078-1081.
Bigot (A.). 1933. Notes géologiques sur les environs de Lisieux. Bull. Soc.
Linn. de Normandie (8), t. VI, p. 9.
— 1936. Eaux profondes fortement minéralisées. Bull. Soc. Linn. de
Normandie, 8e série, vol. 9, p. 15.
Bigot (A.) et Fortin (E.). 1936. Le sondage d’Incarville près de Louviers
(Eure). C. R. Ac. Sc., t. 202, lre série, p. 264.
Bizet. 1842. Coupe du puits foré de Grenelle, où se trouvent indiquées la
nature et la puissance des diverses couches traversées. C. R. Ac. Sc.,
t. XV, p. 807.
Blondeau de Carolles. 1841. Note sur la cause de l’aplatissement du
tube introduit dans le trou de sonde pratiqué à l’abattoir de Grenelle.
C. R. Ac. Sc., t. XIII, p. 1032.
Boutiot. 1851-52. Études sur le forage projeté d’un puits artésien à Troyes
(Aube). B. S. G. F., t. IX, p. 218.
Bresse. 1897. Étude sur la statistique des jaugeages effectués dans les
principaux bassins français. Ann. Ponts et Chaussées, 7e série, 7e année,
8e trim., mém. n° 29, p. 1 à 90.
Buvignier. 1852. Statistique géologique, minéralogique, minéralurgique
et paléontologique du département de la Meuse. 1 vol. in-8°, 1 atlas
in-f°, 32 pl.
G
Caligny (A. de). 1841. a) Sur les causes qui ont pu contribuer à la défor¬
mation du tube intérieur du puits foré de l’abattoir de Grenelle. Obser¬
vations de M. Arago. C. R. Ac. Sc., t. XIII, p. 872 et p. 933.
— 1841. b) Note sur les causes de l’écrasement du tube intérieur du puits
foré de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIII, 1841, p. 1156, et t. XIV, 1842,
p. 171.
Caye (G.). 1900. Le Puits artésien du Bois de Vincennes. La Nature,
15 décembre.
Cayeux (L.). 1906. Genèse d’un minerai de fer par décomposition de la
glauconie. C. R. Ac. Sc., t. 142, p. 895-897.
— 1936. a) Phosphates sédimentaires et bactéries. C. R. S. S. G. F.,
p. 261.
— 1936. b) Existence de nombreuses bactéries dans les phosphates sédi¬
mentaires de tout âge. Conséquences. C. R. Ac. Sc., t. 203, p. 11 98-2000.
668
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Chancourtois (de). 1878. Compte rendu de l’excursion de Vernon. B. S.
G. F. (3), t. VI, p. 697.
Charlot (Chevalier et). Voir Chevalier.
Chevalier (Abbé) et Charlot. 1858. Études sur la Touraine, 1 vol. in-8°,
Tours, Guillaud-Veyer, éd.
C. (P.). 1933. Le puits artésien de 831 m. de profondeur d’Aulnay-sous-
Bois (Seine-et-Oise). Le Génie Civil, 7 octobre 1933.
Clément-Mullet (J. -J.). 1847. Rapport sur une notice de M. Cottet.
Sur les eaux souterraines du département de l’Aube, etc... Mém. Soc.
(V Agric., Sc. et Belles-Lettres du Dép. de l’Aube, n05 3-4, 2e série, p. 133-
177.
— 1851-52. Observations à une note de M. Boutiot. B. S. G. F. (2), t. IX,
p. 220.
— 1852-53. Nouvelles observations sur un travail de M. Boutiot au sujet
du forage d’un puits artésien à Troyes (Aube). B. S. G. F. (3), t. X,
p. 14.
Cléry. 1852-53. Recherches de la houille dans le département de la Seine-
Infre. Coupe du puits artésien fait à Sotteville. Précis analytique des
Trav. de V Ac. des Sc., Belles-Lettres et Arts de Rouen, p. 209-216.
Collet (L. W.). 1907. Les Dépôts Marins. 1 vol. Encyclopédie Scientifique,
325 p., 32 fig. G. Doin, éd. Paris.
Combes. 1842. Sur les causes de l’écrasement du tube intérieur du puits
de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIV, p. 67.
Combes (Paul). 1914. Le gisement fossilifère albien de La Mivoie* près de
Saint-Satur (Cher). C. R. S. S. G. F., n° 17, 21 déc., p. 183-184.
Commines de Marcilly (de). 1862. Étude de la nature des eaux du
bassin hydrologique d’Amiens ; moyens propres à doter la ville d’Amiens
de la quantité d’eau dont elle a besoin. Bull. Soc. Ind. d’Amiens, vol. 1.
a) Bull. n° 1, p. 71 à 88 ; b) Bull. n° 3, p. 122 à 139.
Cornuel. 1839. Formations situées immédiatement au-dessous de la
Craie, considérées par rapport aux forages artésiens. C. R. Ac. Sc.,
t. IX, p. 277-278.
— 1856. Liste des fossiles du terrain crétacé inférieur de la Haute-Marne.
B. S. G. F. (3), t. XIV, n° 5.
Corroy (G.). 1925. Le Néocomien de la bordure orientale du Bassin de
Paris. Thèse, Paris.
— voir Abrard et
Cotteau. 1880. Exposition d’Histoire Naturelle à Reims. A. F. A. S.,
9e session. Congrès de Reims, p. 503-510.
Cottet. 1847. Notice sur les eaux souterraines du département de l’Aube.
Mém. Soc. Agric. Sciences, Arts, Belles-Lettres du Dép. de l’Aube, nos 3
et 4, 2e série, p. 178-194.
BIBLIOGRAPHIE
669
D
Dangeard (Louis), 1928. Observations de géologie sous-marine et
d’océanographie relatives à la Manche. Ann. Institut océanographique,
t. VI, Fasc. 1, 1 vol. 295 p., 27 fig.,pl. I-VIII. Cartes I-XVIII.
— et Bassompiere. 1938. Excursion géologique aux environs de Lisieux.
Sables albiens, failles, extension du Turonien. Bull. Soc. Linn. de Nor¬
mandie, 9e série, t. I, p. 20-22, Caen 6-2-1938.
— 1938. Sondages à La Chapelle-Bayvel (Carte géologique de Lisieux).
Bull. Soc. Linn. de Normandie, 9e série, t. I, p. 23-24, Caen, 6-2-1938.
Daubrée (A). 1887. Les eaux souterraines, 3 vol. Paris, Dunod, édit.
— 1888. a) Observation à la note de M. Huet. C. B. Ac. Sc., t. 107, p. 152
— 1888. b) Les régions invisibles du globe et des espaces célestes. Paris,
Félix Alcan, édit.
Degousée. 1841. Sur des sondages exécutés dans diverses régions. C.R.Ac.
Sc., t. XII, p. 437.
— 1849. Guide du sondeur. Paris.
— et Laurent (Ch.). 1861. Guide du sondeur, 2e édition, 2 vol. + 1 atlas,
Paris, Garnier frères, édit.
Delaporte. 1834-35. Analyse des roches provenant du puits foré de
Troyes. Mém. Soc. Agric.du Dép. deV Aube, 35, t. XIII-XIV, p. 39.
Delaunay (Dr Paul). 1932-34. Le sol Sarthois. Fasc. 3, 1932 ; fasc. 4,
1934.
Delecourt (J.). 1936. Les eaux artésiennes salines du Bassin de Paris,
de la basse et de la moyenne Belgique. Bull. Sté Belge de Géologie,
t. XLVI, p. 229.
Deleau (P.). 1930. Étude morphologique de sables du Crétacé inférieur
et moyen. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. LV, p. 189 à 201, 2 planches.
Delesse et de Lapparent. 1878. Revue géologique, t. VI.
Denizot (G.). 1917. Sur les dépôts superficiels de la vallée de l’Aisne dans
la région de Sainte-Menehould. CB. S. S. G. F., 5 novembre 1917, p. 173-
174.
— 1919. Observations sur la Marne et l’Aisne, C. R. S. S. G. F., p. 133-134.
— 1921. Sur la pénéplaine supérieure du Bassin de Paris et sur les apla¬
nissements primordiaux de la périphérie. C. R. Ac. Sc., t. 173, 21,
p. 988-990.
— 1927. Les formations continentales de la région orléanaise. 1 vol. 582 p.
12 pl. Thèse. Vendôme.
— 1927. Sur les dépôts superficiels de la vallée de l’Aisne dans la région de
Sainte-Menehould. C.-R. S. G. F., p. 173-174.
— 1930. Les changements de niveaux du territoire français à l’époque qua¬
ternaire. Revue Scientifique, 12/10/1929, 26/4/1930, 10/5/1930.
Descroix (L.). 1934. La réorganisation de l’alimentation en eau des com-
670
P. LEMOINE, R. HDMEBY, R. SOYER
munes de la presqu’île de Gennevilliers. La Technique sanitaire et muni¬
cipale, n° 7, p. 150.
Descroix (L.). 1936. Le puits artésien de Montrichard (Loir-et-Cher),
L'Eau, n° 8, p. 94.
Diénert (F.). 1927-28. Étude hydrogéologique des eaux circulant à
travers les alluvions (Vallée de la Loire). B. S. Carte G. F., n° 168,
t. XXXI, p. 165 à 199.
— 1931-34. Étude sur l’origine des eaux souterraines. Ann. des Serv. lechn.
d’Hygiène de la Ville de Paris. 4 mémoires : 1931-1932-1933-1934.
Dollfus (G. F.). 1890-91. Recherches sur les ondulations des couches
tertiaires dans le Bassin de Paris. B. S. Carte. G. F., t. II, n° 14.
— 1900. a) Contribution à la géologie de Romorantin. B. S. G. F. (3),
XXVIII, p. 93.
— 1900. b) Note géologique sur les eaux de Rouen. Brochure in-4°,
p. 240-256.
— 1904. a) Un sondage à Templeux-la-Fosse (Somme). Ann. Soc. Géol.
du Nord, t. XXXIII, p. 3-8.
— 1904. b) Un sondage à Carrières-sous-Poissy (Seine-et-Oise). B. S.
G. F., t. IV, 4, p. 377.
— 1904. c) Carotte extraite d’un forage profond en cours d’exécution à
Carrières-sous-Poissy. C. R. S. S. G. F., p. 91.
— 1904. d) L’eau en Beauce. B. S. Carte. G. F., t. XVI, n° 107 (1904-1905).
— 1905. a) Les puits artésiens de la Basse-Seine. La Nature, 14 et 28
octobre 1905, p. 306 et 361.
— 1905. b) Divers échantillons provenant d’un forage en cours d’exécu¬
tion à Rosny-sur-Seine. C. R. S. S. G. F., p. 25.
— 1905. c ) Le sondage de Rosny-sur-Seine. B. S. G. F., t. V, p. 77.
— 1908-9. Révision de la feuille de Fontainebleau au 1/80.000. B. S.
Carte G. F., n° 122, t. XIX, p. 7-24.
— 1909. Feuille de Fontainebleau au 1/80.000. Feuille de Bourges au
1/320.000. B. S. Carte G. F., n° 126, t. XX, p. 12-37.
— 1910. Feuille de Châteaudun au 1/80.000. Feuille de Bourges au
1/320.000. B. S. Carte G. F., n° 126, t. XXI, p. 8-30.
1913. Feuille de Châteaudun au 1/80.000. Hydrologie du Bassin de Paris.
B. S. Carte G. F., n° 136, t. XXIII, 1913 (mai 1914).
— 1923 a. Les puits artésiens dans l’approvisionnement des villes et des
villages. Technique sanitaire et municipale, Paris, n° 4, p. 81, et C. R. S.
S. G. F., 25 juin 1923, n° 13, p. 126.
— 1923 b. Considérations géologiques sur l’emploi des forages dans l’ap¬
provisionnement en eau potable. C. R. 56e Congrès Soc. Savantes, Paris,
Sciences, p. 215.
— 1923-1924. Révision des feuilles au 1/80.000 de la Seine- Inférieure.
Contribution à la géologie des environs de Dieppe. B. S. Carte G. F.,
n° 155, t. XXVIII, p. 129.
BIBLIOGRAPHIE
671
Dolfus (G.-F.). 1925. Notes hydrologiques et géologiques sur les envi¬
rons de Paris. B. S. Carte G. F., n° 162, t. XXX, p. 21.
— 1929. a) Notes géologiques et hydrologiques sur le hassin de la Seine
et de la Loire. B. S. Carte G. F., n° 176, t. XXXIII, p. 17.
— 1929. b) La faille de Bolbec-Lillebonne (Seine- Inférieure). B. S. G. F.
(4), t. XXIX, n08 3-5 (3 mai), p. 235-244.
Douxami (H.). 1909. Sondage de Saint-Martin-du-Vivier. Ann. Soc. Géol.
du Nord, t. XXVIII, p. 10 à 23.
Dru (L.). 1898. Notice sur les appareils et outils de sondage exposés à
l’Exposition Universelle, 38 p., 23 pl., Paris.
Dubois (G.). 1924. Recherches sur les terrains quaternaires du Nord de la
France. Mém. Soc. Géol. du Nord, t. 8, n° 1, 355 p., 4 pl., 2 tableaux.
— 1931. Un tableau de l’Europe flandrienne. Livre jubilaire Centenaire
S. G. F., p. 265-277.
Dufrénoy et Élie de Beaumont. 1848. Explication de la carte géolo¬
gique de la France.
Dumas 1861. Notes sur le puits foré de Passy. C. R. Ac. Sc., t. LUI, p. 571.
Duplan. 1931. Les aspects naturels et les sols de l’Indre. 1 vol. in-8°.
Paris, Mellotée, édit.
Dupont (Georges). 1934. Le forage du puits artésien de Noisy-le-Grand.
La Technique Moderne, 26e année, n° 10, p. 354.
Dupuit. 1857. Mémoire sur le mouvement de l’eau à travers les terrains
perméables. C. R. Ac. Sc., t. VI, p. 92-96.
Dutheil (Louis), Sellier (L. et). Voir Sellier.
Durand (André), 1932. L’étage kimeridgien dans la Meuse et la Haute-
Marne. B. S. G. F. (2), t. II, n»8 3-4, p. 293-335.
E
Ebray. 1858-59. Renseignements sur les grès ferrugineux de la Puisaye.
B. S. G. F. (2), XVI, 886-888.
École Spéciale des Travaux Publics. 1916. Pratique des Travaux, 3e
partie. Procédés généraux de construction (coupe détaillée du puits
artésien de Vincennes), 16e éd., p. 30.
F
Faupin (E.). 1909. Essai sur la Géologie du Loir-et-Cher. Bull. Soc. Hist.
Nat. du Loir-et-Cher. N° 11 (in-8°), 368 p.
Fortin (R.). 1887. Sondage pour le percement d’un puits, rue Percière, à
Rouen. Bull. Soc. Amis des Sciences Nat. de Rouen. 23e année, 2e sem.,
p. 282, 1 pl.
672
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Fortin (R.). 1901. Notes de géologie normande. Sur des sondages exécutés
à Rouen, aux environs ou dans la région normande. Bull. Soc. Amis
Sciences Nat. de Rouen. 4e s., 37e année, p. 146-182.
Fortin (R.), Bigot (A.). Voir Bigot.
Fournier (L.). 1904. Le puits artésien de la Butte aux Cailles. La Nature,
1er sem., p. 65.
Fuchs et de Launay. 1893. Traité des gîtes minéraux et métallifères.
2 vol., Paris, Baudry, édit.
Furon (R.). 1934. Observations sur le Crétacé et le Tertiaire à l’ouest
d’Évreux (Eure). B. S. G. F. (5), t. IV, n° 67, p. 493.
G
Galy et Cazalat. 1842. Rappellent que dans une lettre en date du 29 no¬
vembre 1841, ils avaient indiqué comme moyen de diminuer la propor¬
tion des matières solides rejetées avec l’eau du puits de Grenelle, la
prolongation du tuyau à une certaine hauteur au-dessus du sol.
Remarques de M. Arago à ce sujet. C. R. Ac. Sc., t. XV, p. 689.
Gauchery et de Grossouvre. 1896. Puits foré à Romorantin. B. S. G. F.
(3), t. XXIV, p. 877.
Gaudin. 1861. Moyen expéditif pour accroître le débit du puits de Passy.
C. R. Ac. Sc., t. LIII, p. 762.
Gérards (E.). 1908. Paris souterrain. 1 vol., 667 p., 19 pl., Paris, Garnier
fres, éd.
Geslain (M.), 1905. Butte-aux-Cailles well, Paris. Water, t. VII, p. 273.
Girardin. 1838. Premier mémoire sur les puits artésiens forés dans le
département de la Seine- Inférieure. C. R. Ac. Royale des Sciences,
B elles- Lettres et Arts de Normandie, Rouen, p. 93, 117.
Girardin et Person. 1838. Mesure de la température au fond d’un puits
artésien à Rouen. C. R. Ac. Sc., t. VI, p. 506.
Gosselet (J.). 1877-78. Sondage à La Capelle (Aisne). Ann. Soc. Géol.
du Nord, t. V, p. 3-4.
— 1878-79. Sondage fait à Guise, à 27 m. au-dessus du niveau de la
vallée de l’Oise. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. VI, p. 104-106.
— 1878-79. Sur le sondage de Guise. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. VI, p.
211-213.
— et Cayeux (L.). 1892. Légende de la feuille de Cambrai de la carte géo¬
logique de la France au 1/80.000, 2e édition.
Gosselet (J.). 1882. Description géologique du canton de La Capelle.
Ann. Soc. Géol. du Nord. t. IX, p. 212-238.
— 1905. a) Les sondages du littoral de l’Artois et delà Picardie. Ann. Soc.
Géol. du Nord, t. XXXIV, p. 75.
BIBLIOGRAPHIE
673
Gosselet (J.) et Hermary. 1905. Coupe du sondage de Péronne. Ann. Soc.
Géol. du Nord, t. XXIV, p. 349-350.
— 1905. b) Observations sur le sondage de Péronne. Ann. Soc. Géol. du
Nord, t. XXXIV, p. 350.
— 1906. Résultats de deux sondages profonds en Picardie. C. R. Ac. Sc.,
t. 143, 2e sem., p. 201-203.
Goujon (G.). 1911. La Puisaye. Essai de définition d’une région naturelle
du Bassin de Paris. Revue de Géographie Annuelle, t. V, fasc. 1, p. 1 à 148.
Guillerd (A.). 1935. Le forage albien de Villemomble. Ann. Serv. techn.
d' Hygiène de la Ville de Paris, p. 5.
Guillier. 1869-70. Sur le sondage exécuté au Mans sur la place des Jaco¬
bins. Bull. Soc. Sciences et Arts de la Sarthe, 2e série, t. XI, p. 310.
H
LIallary. 1842. Sur les causes de l’écrasement du tube intérieur du puits
de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIV, p. 346.
Harlé. 1862. Note sur les dislocations auxquelles est due la configuration
de la vallée de la Seine aux environs de Rouen. B. S. G. F. (2), t. XIX, p.
690.
— 1863. Deuxième note sur la vallée de la Seine dans le département de
la Seine- Inférieure. B. S. G. F. (2), t. XX, p. 114.
Hébert. 1871-1875. Ondulations de la craie dans le Bassin de Paris. 2e
partie, B. S. G. F. (2), XXIX, 1871-72, p. 583; 3* partie, B. S. G. F.
(3), III, 1875, p. 512.
Héricart de Thury. 1829. Considérations géologiques et physiques sur
la cause du jaillissement des puits forés en fontaines artificielles. 1 vol.
Paris, 339 pages.
— 1834. Puits artésien foré à Tours. C. R. Ac. Sc., 3/2, p. 447.
— 1833-34. Sur les puits forés à Tours. B. S. G. F. (1), t. IV, p. 399.
— 1834. Sur les puits forés à Tours. C. R. Ac. Sc., 1er juin.
Hermary (J.). 1904. La houille en Picardie. Le raccordement des bassins
houillers de l’Angleterre avec ceux de la Westphalie. Ann. Soc. Géol. du
Nord, XXXIII, p. 89-101, pl. 5.
— 1905. Voir J. Gosselet et
Houllevigue (L.). 1935. L’eau artésienne du Bassin de Paris n’est pas
inépuisable. La Science et la Vie, n° 220, p. 276.
Huet. 1888. Sur le puits artésien de la Chapelle à Paris. Observations de
Daubrée. C. R. Ac. Sc., t. CVII, p. 150.
Humery (R.). 1933. Lutte contre les fumées et poussières et gaz toxiques.
Paris, Dunod. éditeur.
Humery (R.). Voir Lemoine (P.).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. XI.
43
674
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Humery (R.), et Soyer (R.). 1934. Les puits artésiens de la région pari¬
sienne. L’Eau, 27e année, n08 4, 5, 9.
— et Soyer (R.). 1935. Les puits artésiens de la région parisienne. Leur
intérêt au point de vue de l’hygiène. Nécessité de protéger la nappe sou¬
terraine. Le Mouvement Sanitaire, p. 500.
— et Soyer (R.). 1936. Les puits artésiens de la région parisienne.
Quelques records récents. L’Eau, n° 11, p. 129.
Humery (R.). 1939. Surface piézométrique d’une nappe d’eau aquifère
alimentant un nombre quelconque de puits artésiens. C. R. Ac. Sc., t.
CCVIII, n° 3, pp. 213-5.
I
Imbeaux (Dr Ed.). 1931. Annuaire des distributions d’eau. lre édition;
1909, 2e édition, Dunod, édit.
J
Jacob (Ch.). 1907. Études paléontologiques et stratigraphiques sur la
partie moyenne des terrains crétacés dans les Alpes françaises et les
régions voisines. Thèse Fac. des Sciences, Paris, 315 p., 14 lig., 6 pl., Gre¬
noble.
Janet (L.). 1897-98. Feuilles de Beaugency et de Châteaudun (Géologie des
environs de Châteaudun). B. S. Carte G. F., t. IX, n° 58, p. 9.
Jukes-Browne (A.). 1900. Note on a boring through the Chalk and Gault
near Dieppe. Geol. Magazine, t. 25, p. 25.
K
Korilski. 1842. Lettres relatives aux causes de l’écrasement du tube
intérieur du puits de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XIV, p. 284,337, 456, 533.
L
Lambert (Poggiale et). Voir Poggiale.
Lapparent (A. de). 1875. Potier et A. de... Rapport sur l’exploration
géologique sous-marine du Pas-de-Calais (Campagne de 1875). 16 p.,
3 pl.
Lapparent (Delesse et de). Voir Delesse.
— 1879. Le Pays de Bray. Mém. Soc. Géol. France, Paris, 178 p., 4 pl.
Launay (de). Voir Fuchs et
BIBLIOGRAPHIE
675
Larue (P.). 1923. Observations sur la zone d’absorption des sables verts.
Bull. Soc. Sciences de V Yonne, p. 66.
Laurent. 1852. Sur le forage de puits artésiens à Troyes (Aube). B. S G. F.,
t. IX, p. 265.
Laurent (J.) et Lemoine (P.). 1912. Les lignes tectoniques de la Cham¬
pagne. B. S. G. F., 4e série, t. XII, p. 631-642.
Laurent (Ch.) (Degousée et). Voir Degousée.
Lavezard (E.). 1906. Contribution à l’étude des argiles de France. Mém.
Soc. d’Encour. pour V Ind. Nat., p. 113-192.
Laville (M.). 1906. Étude géologique sur les gisements des argiles de
France. Mémoires Soc. d’Encour. pour V Ind. Nat., p. 1 à 13.
Leclerc (Fabius). Note historique sur le forage des puits artésiens. Bull.
Soc. Sciences Nat. d’Amiens, t. I, bull. n° 5, 1er sept., p. 329.
Lecointre (G.). 1930. Un forage à Châteaurenault (Indre-et-Loire). B. S.
Carte G. F., n° 177, t. XXXIV, p. 151-153.
— 1932-33. La topographie souterraine de la région tourangelle et les
forages. B. S. Carte G. F., n° 185, t. XXXV.
Le Danois (Ed.). 1939. L’Atlantique. Histoire et vie d’un Océan. 1 vol.,
290 p., 16 pl. Albin-Michel, éd.
Lefebvre (A.). 1938. Forage effectué en 1901-1902 dans la commune de
Triquerville (arrondissement du Havre). Bull, mensuel Soc. Géol. de
Normandie, 68e année, n° 4, p. 32.
Lefort. 1844. a) Coïncidence entre les tremblements de terre ressentis en
Bretagne et dans la Haute Normandie et l’altération momentanée de la
limpidité des eaux du puits de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. XVIII, p. 49.
— 1844. b) Sur la variation des eaux fournies par le puits artésien de Gre¬
nelle. C. R. Ac. Sc., t. XVIII, p. 388.
Lemarchand (G.). 1934. Rapport au nom de la 6e commission du Conseil
municipal de Paris :
1° sur le développement à donner à la production et à l’utilisation de
l’eau artésienne;
2° sur la nécessité d’établir à bref délai une législation réservant aux
collectivités locales et départementales le droit de forer des puits artésiens ;
3° sur l’opportunité de forer, à titre d’expérience, un puits dont la pro¬
fondeur pourrait atteindre de 1.800 à 3.000 m. Rapport n° 94, Paris,
Imprimerie Municipale.
Lemoine (Paul) et Rouyer (C.). 1902. Note préliminaire sur l’étage kime-
ridgien entre la vallée de l’Aube et celle de la Loire. B. S. G. F. (4), t. II,
p. 104-111.
- — 1904 a). L’étage kimeridgien entre l’Aube et la Loire. Bull. Soc. Sc.
Yonne, 2e sem. 1903, 87 p., index, 10 fig. (cartes et coupes).
— et Rouyer (C.). 1906. Sur l’allure des plis et des failles dans la Basse
Bourgogne. B. S. G. F. (4), t. IV, p. 561-568; 1 carte en couleurs
(pl. XV).
676
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Lemoine (Paul). 1909. a) Sur les plissements souterrains du Gault dans le
Bassin de Paris. C. R. Ac. Sc., t. 149, p. 1019-1021.
— 1909. b) Sur la valeur du rétrécissement produit par les plis du Bas¬
sin de Paris. C. R. Ac. Sc., t. 149, p. 1161-1164.
— 1910. a) Résultats géologiques des sondages profonds du Bassin de
Paris. Bull, de la Soc. de V Industrie Minérale, p. 367-465.
— 1910. b) Sur les résultats d’un sondage profond à l’Hôtel des Grandes
Dalles (Seine-Inférieure). B. M. H. N., n° 4, p. 225-320.
— 1910. c) et Martel (E.-A.). Voir Martel.
— 1911. Géologie du Bassin de Paris. 1 vol., 408 p., 9 cartes, Paris, Her¬
mann et fils édit.
— 1912. et Laurent (J.). Voir Laurent (J.).
— 1914. La géologie profonde du Pays de Caux. A. F. A. S., Congrès du
Havre, p. 391-398.
— et Nassans (René). 1929. La température des eaux profondes de la
région parisienne. B. M. H. N. (2), t. I, n° 4, p. 264-280.
— 1929. La géologie souterraine de la région entre Meaux et Villers-Cotte-
rets. B. S. G. F. (4), t. XXIX, p. 435-460.
— 1930. a) Liste complémentaire des sondages profonds du Bassin de Paris.
B. M. H. N (2), t. II, n° 4, p. 433-464.
— 1930. b) Considérations sur la structure d’ensemble du Bassin de Paris.
Volume du Centenaire de la Soc. Géol. de France, p. 462-478, 2 cartes.
— Humery (R.) et Soyer (R.). 1933. Sur la présence du Crétacé inférieur
sous la région parisienne. B. M. H. N. (2), t. V, n° 6, p. 501-504.
— Humery (R.) et Soyer (R.). 1934. a) Sur l’appauvrissement de la
nappe des Sables verts de la région parisienne. C. R. Ac. Sc, t. 198, p.
1870.
— 1934. b) La découverte du Wealdien sous la région parisienne. C. R. Ac.
Sc., t. 199, n° 26, p. 1633.
— 1934. c) Discours présidentiel à la Société de Médecine publique. Le
M ouvement sanitaire, vol. XI, 11e ann., n° 118, p. 77.
— 1935. Un projet de forage très profond dans la région parisienne. L’Eau,
n° 6, p. 77-84.
— 1937. à) Les puits artésiens de la région parisienne. Sciences. Revue de
l'A. F. A. S., 65e année, n° 10, p. 93.
— 1937. b) La Température des eaux souterraines. Sciences. Revue de VA.
F. A. S., 65e année, p. 257-260.
— 1937. c) L’Ile-de-France. Étude géologique et morphologique. Mém.
du Muséum, Hist. natur. Nouv. Sér., t. V. Introduction : toponymie,
1937, p. 1 à 266 ; chap. I : le Vexin, 1937, p. 267 à 354 ; chap. II : Pays
au nord de l’Oise, 1938, p. 355 à 442. — Mém. du Muséum, t. VII,
Chap. III : Valois et Multien, 1939, p. 1 à 173.
Lennier (G.). 1873. Études sur la recherche de la houille en Normandie.
Bull. Soc. Géol. de Normandie, t. I, p. 31.
BIBLIOGRAPHIE
677
Lennier (G.). 1873. Étude sur un sondage fait au Havre, rue Louis-
Philippe, par MM. Paillette et Docher, en 1887. Bull. Soc. Géol. de
N ormandie, t. XIV, Le Havre, p. 42-50.
Leriche (M.). 1899. Le forage d’Ors. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. XXVIII,
p. 161.
— 1907. Sur la présence de l’Albien au puits n° 5 de la Cie des Mines de
Béthune. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. XXXVI, p. 125.
Leroux (E.) et Pruvost (P.). 1935. Résultats géologiques d’un sondage
profond à Amiens. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. LX, p. 70.
Leroy. 1929. Le puits tubulaire de Manneville-sur-Risle et les terrains sédi-
mentaires traversés par le forage. A. F. A. S., 54e session, Le Havre, p.
402.
Leymerie. 1830. Sur le puits foré de Troyes, Mémoire de la Soc. d’ Agri¬
culture du départ, de V Aube.
— 1833. Notice géologique sur Troyes. 1 pl., 14 pages.
— 1841-42. Mémoire sur le terrain crétacé du département de l’Aube. Ann.
Soc. Géol. de France, t. IV ; 1841, 74 p., 2 pl. ; t. V, 1842, 34 p. 2 pl.
— (A) 1846. Statistique géologique et minéralogique du département de
l’Aube. Troyes, 1 mém.
Lippmann (Ed.), 1903. Petit traité de sondages, 2e édition. Bibliothèque
des actualités industrielles, n° 36, 141 p. 5 pl., Paris.
Loriol (P. de), Royer et Tombeck. 1872. Description géologique et
paléontologique des étages jurassiques supérieurs de la Haute-Marne.
Mém. Soc. Linn. de N ormandie, t. XVI.
Loriol (de). 1882. Étude sur la faune du Gault de Cosne. Mém. de la Soc.
paléont. suisse, vol. IX.
M
Mantelet (C.). 1935. La recherche et le captage des eaux souterraines en
Haute-Marne, conférence faite le 3 janvier 1936. 1 plaquette, 40 p., éd.
de la Fédération agricole de la Ftaute-Marne, à Malroy (Haute-Marne).
Marlière (René). 1931. Coupe géologique d’un sondage profond à Clères
(Seine- Inférieure). Ann. Soc. Géol. du Nord, t. LV, p. 62.
Martel (E.-A.). 1905. A propos de la loi sur la santé publique. A. F. A. S.,
Congrès de Cherbourg, p. 1011-1025.
— 1907. Les eaux souterraines de la Craie. A. F. A. S., Reims, p. 1649.
— et Lemoine (P.). 1910. Le puits artésien de Maisons-Laffitte et la limi¬
tation des débits artésiens. La Nature, n° 1918, p. 194.
Martel (E.-A.). 1921. Nouveau traité des eaux souterraines. 1 vol. 838 p.,
Paris, Doin, édit.
Martin (J.). 1875. Nodules phosphatés du Gault de la Côte-d’Or. B. S.
G. F. (3), t. III, p. 273-277.
Maynard (E.). 1937. a) Le Bassin géologique de Paris. Étude hydrologique
678
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
de la nappe artésienne des Sables verts de l’étage albien. Le Génie Civil,
13 mars, 12 p.
— 1937. b) Le Bassin hydrogéologique de la Seine. Le cours d’eau souter¬
rain de l’Yonne et de la Seine, entre l’amont d’Auxerre et Pont de l’Arche,
en aval de Paris. Le Génie Civil, 11 décembre 1937, 11 pages.
Mercey (N. de). 1878. Sur un sondage exécuté à Saint -Blimont (Somme).
Bull. Soc. Linn. du Nord de la France, t. IV, 1878-1879, p. 325 à 335.
Meugy. 1857. Sur les couches traversées dans le forage du puits artésien de
Passy. C. R. Ac. Sc., t. XLIV, p. 878.
Meunier (Stan.). 1888. Note préliminaire sur le puits artésien de la place
Hébert à Paris (La Chapelle), Bull. Soc. belge de Géologie, t. II, p. 107,
25-4-1888.
Michal. 1863. Sur la loi de la variation des débits des puits artésiens à
diverses hauteurs. C. B. Ac. Sc., t. LVI, p. 78.
Molinié (J.). 1934. Le puits artésien de la Compagnie Générale des Eaux
à Noisy-le-Grand, Travaux, août 1934, n° 20, p. 320-322.
Morellet (J. et L.). 1938. Sur deux roches lutétiennes à sporanges de Bor-
nétellées (Algues siphonées verticillées). B. M. H. N., 2e s., t. X, n°5,
p. 530.
Mulot. 1834-36. Coupe géologique d’un puits artésien fait à Elbeuf chez
M. Jouin Lambert. B. S. G. F., vol. VI, p. 368 et p. 66 du texte.
— 1839. Note sur le puits foré dit artésien fait aux abattoirs de Grenelle
pour le compte de la Ville de Paris. B. S. G. F. (1), t. X, p. 431.
N
N. 1935. Résultats géologiques d’un sondage profond à Amiens. Bull. Soc.
Linn. Nord de la France. Amiens, n° 428, p. 38, 1 coupe au 23.000e.
Nassans (René). Voir Lemoine (P.) et
Nègre (G.). 1911. La houille sous le pays de Bray. 1 vol. in-8°, Bruxelles,
143 p., 7 pi.
Niedergang (A.). 1936. L’eau par les sondages. La Technique sanitaire et
municipale, février, p. 27.
O
Onfray (M.). 1936. Un forage sous les plateaux du Perche. Bull. Soc. Linn.
Normandie, 8e s., vol. IX, p. 79.
P
Paramelle (Abhé). 1856. L’art de découvrir les sources, 1 vol., 428 p.,
lre édition.
BIBLIOGRAPHIE
679
Parat (Abbé). Forage d’un puits de 72 mètres dans P Infra crétacé de Toucy.
Bull. Soc. Sciences hist. et natur. de l’Yonne, 14 juin 1908, p. xxxvi-
XXXVIII.
Parent (M.). 1899. Lambeaux crétacés sur le plateau du Gris-Nez. Mém.
Soc. Géol. du Nord, t. XXVIII, p. 161-166.
Passy (A.). 1832. Description géologique du département de la Seine-
Inférieure. 1 vol., 371 p., Rouen, N. Périaux, imp. Atlas de 20 pl. -f- 1
carte.
— 1874. Description géologique du dép. de l’Eure. 1 vol. 290 p. Évreux,
Hérissey et Fils, édit.
Payen. 1841. Analyse de l’eau du puits foré de l’abattoir de Grenelle. C. R.
Ac. Sc., t. XII, p. 577.
Péroux (E.). 1910. a) Le puits artésien de Maisons-Laffitte. B. S. G. F. (4),
X, p. 18-26.
— 1910. b) Sur le forage du puits artésien de Maisons-Laffitte. C. R. Ac.
Sc., t. 150, 3 janv. 1910, p. 59.
— 1910. c) Sur la minéralisation et l’analyse chimique de l’eau du puits
artésien de Maisons-Laffitte. C. R. Ac. Sc., t. 150, 10 janvier 1910, p. 143.
Piétresson de Saint-Aubin (J.). 1937. Le pli-faille des Riceys et la faille
de Champignol. C. R. S. S. G. F., fasc. 1-2, 18 janvier 1937, p. 17-18.
Pochet (L.). 1905. Études sur les sources. 1 vol., 522 p., 1vol. de planches.
Service technique de V hydraulique agricole. Ministère de l’Agriculture.
Poggiale et Lambert. 1862. Analyse de l’eau du puits artésien de Passy.
C. R. Ac. Sc., t. LIV, p. 1062.
Potier et A. de Lapparent. 1875. Voir A. de Lapparent.
Préaudeau (A. de). 1889. Manuel hydrologique du Bassin de la Seine.
Ministère des Travaux Publics. Mémoire du Service hydrométrique du
Bassin de la Seine. Paris, Imprimerie Nationale, 120 p., 7 planches.
Pruvost (P.). 1928. a) Coupe géologique du sondage de Ferrières-en-Bray.
C. R. Ac. Sc., CLXXXVI, 23 janvier 1928, p. 248.
— 1928. b) Des résultats acquis par le sondage de Ferrières-en-Bray. C.
R. Ac. Sc., CLXXXVI, 9 février 1928, p. 386.
— 1928. c) Le sondage de Ferrières-en-Bray. Ann. Off. National des
Combustibles liquides, 3e année, 3e livraison, p. 429-437.
— 1930. Sédimentation et Subsidence. Livre Jubilaire Centenaire Société
Géologique de France, p. 545 à 564.
— et Leroux (E.), Voir Leroux (E.).
R
Raulin (V.). 1858. (Sous la direction et avec la collaboration de Leymê-
rié). Statistique géologique du département de l’Yonne, Paris, Auxerre.
Ricord. 1841. Sur les moyens de transporter au loin l’eau du puits foré
680
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
de Grenelle en lui conservant sa température. C. R. Ac. Sc., t. XII, p.
515.
Robaux (A.). 1935. Sur une ligne de sources d’un type spécial à la limite
du Portlandien et du Crétacé du S. E. du Bassin de Paris. VIIe Congrès
International des Mines de la Métallurgie et de la Géologie appliquée,
Paris, octobre 1935, t. II, p. 683-690.
Rolland-Banès (L.). 1873. Notice sur la recherche de la houille dans le
département de la Seine- Inférieure. Bull. Soc. Géol. de Normandie, t. I,
p. 23.
Rouyer (C.). 1897. Observations sur le calcaire dit à Astartes. Bull.
Soc. Sc. de l’Yonne, t. L, p. 49-78.
— 1902, 1904 a, 1904 b. Voir Lemoine (P.) et
— 1935. Accidents tectoniques aux environs de Saint-Florentin (Yonne).
B. S. G. F. (5), t. V, p. 1, 2, 3, p. 19.
— 1937. Le Pays d’Othe, tectonique d’ensemble, craie turonienne, cail-
loutis à silex. B. S. G. F. (5), t. VII, p. 35 à 51.
Royer. 1872. Voir P. de Loriol, Royer et Tombeck.
S
Salin (Édouard). 1935. Monographie des calcaires du Barrois. B. S. G. F.
(5), t. V, n°s 1, 2, 3, p. 117-166.
Sellier (Louis) et Duteil (Louis). 1933. Proposition tendant à instaurer,
pour la région parisienne, une grande politique de l’eau artésienne potable
et thermale. Conseil Municipal de Paris, n° 101, Imprimerie Municipale.
Slichter (Ch.-L.). 1897-98. Theoretical investigations on the motion of
ground-water. MemMJ . S. Geol. Survey, p4 2, p. 301-378.
Société des Sucreries et Distilleries du Soissonnais. 1934. Le Puits artésien
de Bucy-le-Long (Aisne). 1 plaquette, 5 p., 1 pl. Édition de la Sté des
S. et D. du Soissonnais.
Soyer (R.). 1932. Étude des possibilités d’alimentation en eau par les
nappes souterraines du Zoo de Vincennes. B. M. H. N., 2e s., t. IV, n° 8,
p. 1054-1061.
— et Humery (R.). 1934, 1935. Voir Humery,
— Lemoine (Paul) et Humery (R.). 1934 a, 1934 b, 1935. Voir Lemoine.
Soyer (R.). 1937. a) Constitution géologique du sous-sol parisien. Le
Monde souterrain. L'Activité au sous-sol. Édition Ch. Massin, Paris, in-4°,
160 pages, p. 63 à 71.
T
Terzaghi (Karl von). 1922. Der Grundbruch an Stauwerken und seine
Verhütüng. Die Wasserkra/t.
BIBLIOGRAPHIE
681
Terzaghi (Karl von). 1925. Erdbaumechanik auf bodenphysikalischer
Grundlage. 1 vol. 400 p., Leipzig.
Thiébault (J. L.). 1925. Contribution à l’étude des sédiments argilo-cal-
caires du Bassin de Paris. 1 vol., 171 p., Nancy. Soc. d’impressions typo¬
graphiques.
Thomas (H.). 1888. Les nouveaux puits artésiens de Paris. Rev. Scientifique,
n° 8, t. 41, 28 févr. 1888, p. 241.
— 1907. Carte géologique détaillée de la France. Légende feuille de Sens,
n° 81, 2e édition.
— 1908. Les assises de craie dans la Forêt d’Othe. Bull. Soc. Sc. Yonne,
1907, paru 1908, p. 205-208.
Tombeck. 1872. Voir P. de Loriol, Royer, et
— 1875. Note sur la présence du Gault à Montiérender (Haute-Marne).
B. S. G. F. (3), t. III, p. 49-50.
Tournier (R.). 1935. Nappes aquifères. 1 vol. 250 p., 2 cartes, Arrault, édit.,
Tours.
U
Underwood. 1934. Sur un puits artésien foré à Tours, B. S. G. F. (1), t.
IV, p. 217.
V
Verdavainne (P.). 1934. a) Historique du régime des eaux de la région
parisienne à travers les âges. 1 plaq. 10 p., Paris.
— 1934. b) Paris, la plus grande ville d’eaux thermales du monde, lplaq.
20 p., Paris.
Vibert (A.). 1937 a). Hydrogéologie et Hydrodynamique des nappes
albiennes du Bassin de Paris. Le Génie Civil, t. CXI, n° 11, 11 sept.
1937, p. 224.
— 1937. b) Le comportement des nappes profondes du bassin parisien.
La Technique sanitaire et municipale, 33e année, n° 3, mars 1937, p. 45-
49.
— 1938. Le mouvement de l’eau dans le sol. Formule rationnelle donnant
le débit des ouvrages de captages. Le Génie Civil, nos 1 et 21, 2 juillet
et 19 novembre.
— 1939 à). Nouvelles formules pour le calcul du débit des nappes. C. R.
Ac. Sc., t. 208, n° 6, p. 454-456, 6 février.
— 1939 b). Le mouvement de l’eau dans le sol. Nouvelles formules pour le
calcul du débit des nappes. Le Génie Civil, n° 10, 11 mars 1939.
Viollet (J. -B.). 1840. Théorie des puits artésiens, précédée d’un rapport
de M. Héricart de Thury à la Société d’Émulation. 1 vol. in-8°, 238 p.,
7 pl.j Paris.
682
P. LEMOINE. R. HUMERY, R. SOYER
Viollet (J. -B.). 1840. Sur le régime des puits artésiens de Tours. C. R.
Ac. Sc., t. X, p. 935.
Vitalis. 1808. Précis historique des travaux du puits de Meulers. Précis
Analytique Ac. des Sciences de Rouen.
W. X. Y. Z.
Walferdin. 1837. Température du puits foré de Grenelle à une profon¬
deur de 400 m. Observations faites en commun avec MM. Arago et
Dulong. C. R. Ac. Sc., t. IY, p. 783 et p. 977.
Walferdin (Arago et). Voir Arago.
Walferdin. 1837-38. Sur un puits foré à Saint-André (département de
l’Eure). Température à Saint-André. B. S. G. F. (1), t. IX, p. 254.
— 1839 a) Renseignements sur le puits foré de Grenelle. B. S. G. F. (1),
t. IX, p. 26.
— 1938. b) Sur les hauteurs de la Craie dans les points où elle se termine
et où elle reçoit par infiltration les eaux qui vont former la nappe liquide
qu’elle recouvre. Observations entreprises dans le but de faire prévoir
la hauteur à laquelle pourra s’élever l’eau dans le puits foré de l’abattoir
de Grenelle. C. R. Ac. Sc., t. IX, p. 606.
— 1839. c) Température du puits artésien foré à Troyes. B. S. G. F. (1),
t. XI, 2 déc. 1839, p. 29.i
— • 1841. Jaillissement de l’eau dans le puits foré de Grenelle. Observations
de Passy. B. S. G. F. (1), t. XII, p. 166.
Liste des cartes consultées.
1° Carte géologique de la France au 1/1.000.000, 3e édition, 1933.
2° Carte géologique de la France au 1/320.000.
Feuille n° 8, Lille, 1897 ; feuille n° 9, Mézières, 1896 ; feuille n° 13,
Paris, 1937 ; feuille n° 14, Metz, 1933 ; feuille n° 18, Bourges, 1930.
3° Carte géologique détaillée au 1/80.000.
Feuille n° 3, Boulogne, 3e édit., 1928 ; feuille n° 4, Saint-Omer, 2e édit.,
1913 ; feuille n° 6, Montreuil, 2e édit., 1904 ; feuille n° 7, Arras, 2e édit.,
1909 ; feuille n° 8, Douai, lre édit., 1876 ; feuille n° 13, Cambrai,
lre édit., 1890 ; feuille n° 14, Rocroy, lre édit., 1884 ; feuille n° 23,
Rethel, lre édit., 1880 ; feuille n° 35, Verdun, 2e édit., 1934 ; feuille
n° 51, Bar-le-Duc, lre édit., 1883 ; feuille n° 68, Wassy, 2e édit., 1930 ;
feuille n° 82, Troyes, lre édit., 1881 ; feuille n° 83, Chaumont, lre édit.,
1891 ; feuille n° 96, Auxerre, lre édit., 1884 ; feuille n° 97, Tonnerre ;
BIBLIOGRAPHIE
683
feuille n° 109, Gien, lre édit., 1875 ; feuille n° 110, Clamecy, lre édit.,
1886 ; feuille n° 121, Valençay, lre édit., 1890 ; feuille n° 122, Bourges,
lre édit., 1876 ; feuille n° 20, Neufchâtel, 2e édit., 1912 ; feuille n° 31,
Rouen, 3e édit., 1930 ; feuille n° 32, Beauvais, 2e édit., 1891.
Fig. 56. — La nappe des Sables verts albiens
emplacements sur les cartes au 1/320.000 et au 1/80.000.
LISTE ALPHABETIQUE DES LOCALITES CITÉES1
A
Abbeville, Somme, 167.
Achères, Seine-et-Oise, 12, 29, 31,
35 à 43, 66, 67, 82, 83, 124, 178,
179, 208, 494.
Acheux, Somme, 49.
Aincourt, S.-et-O., 35 à 40, 66, 67,
82, 83, 178, 179, 184, 185, 188,
496.
Alençon, Orne, 1.
Allichamps, Hte-Marne, 152.
Allonnes, M.-et-L., 60, 86, 371.
Amfbeville, Eure, 52.
Amfreville-la-Campagne, Eure,
50.
Amfreville-la-Mivoie, S.-I., 52.
— Commune, 68, 69, 84, 85,
557.
— • Distillerie, 68, 69, 84, 85, 557.
Amiens, Somme, 14, 16, 49, 70, 71,
80, 81, 166, 167, 169, 171, 185,
201, 202, 205 à 208, 628.
Ancennes, Somme, 70, 71, 80, 633.
Andelys (Les), Eure, 26, 38, 39, 52,
60,61,74 75,248.
Andrésy, S.-et-O., 35, 36, 38 à 40,
44, 66, 67, 82, 83, 178, 179, 184,
185, 188, 202, 205, 206, 498.
Anet, E.-et-L., 52.
Angers, M.-et-L., 1.
Anjouin, Indre, 161.
Apremont, Ard., 20, 152.
Arques-la-Bataille, S.-I., 68-69
84, 85, 558.
Arras, P.-de-C., 28.
Attancourt, Hte-M., 160.
Attigny, Ard., 151.
Aubenton, Ard., 149, 150.
Aubigné, Sarthe, 63, 86, 406.
Aubigny, Ard., 151.
Aubigny-sur-Nère, Cher, 58-76,
176, 245.
Aulnay-sous-Bois, S.-et-O., 12, 29,
35 à 45, 66, 67, 82, 83, 121, 124,
133, 178 à 180, 184, 185, 187, 188,
204, 207, 216, 501.
Ault, Somme, 49.
Auneau, E.-et-L., 53.
Atjtheuil, Oise, 27, 38, 40, 66, 67,
76, 77, 177, 391.
Auxerre, Yonne, 53, 149, 151, 152,
154, 155, 156.
Avallon, Yonne, 53.
Avesnes-en-Bray, S.-I., 27, 68, 69,
84, 85, 558.
Avord, Cher, 154.
B
Balesmf.s, I.-et-L., 62, 72, 284.
Bar-sur-Aube, Aube, 13, 51.
Bar-le-Duc, Meuse, 13, 17, 148,
153 à 155, 159.
Bab-sur-Seine, Aube, 13, 151.
Barrou, I.-et-L., 62, 72, 285.
Bassu, Marne, 61, 78, 79, 376.
Bassuet, Marne, 61, 78, 79, 376.
Baudonvilliers, Meuse, 54.
Beaufort-en-V allée, M.-et-L.,
60, 86, 372.
Beaumont-des-Autf.ls, E.-et-L. ,
59, 76, 77, 268.
Beauvais, Oise, 27, 37, 38, 40, 49,
52, 66, 67, 76, 77, 177, 392.
1. Les pages en caractères italiques sont celles oti il est parlé avec détail du forage de la
localité.
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITÉS CITÉES
685
Bergues-sur-Sambre, Aisne, 58 ,
59, 74, 75, 227.
Bessf,-sur-Braye, Sarthe, 63-86,
407.
Béthune, P.-de-C., 3.
Beurey, Aube 160.
Beynes, S.-et-O., 31.
Blangy, Somme, 70, 80, 634.
Blaru, S.-et-O., 52.
Bléville, S.-I., 16.
Bligny, Aübe, 51.
Blois, L.-et-C., 24.
Blosseville-B onse cours, S.-I.,
568.
Boinville, S.-et-O., 52.
Bois-Guillaume, S.-I., p. 26, 68,
69, 84, 85, 164, 560.
Bolbec, S.-I., p. 52.
Bonnétable, Sarthe, p. 16, 63, 86,
408.
Bonneval, E.-et-L., p. 59, 76, 77,
177, 268.
Bonnières-sur-Seine, S.-et-O., p.
29, 31, 37, 38, 40, 66, 67, 82, 83,
178, 179, 184-185, 186, 188, 202,
203, 205, 508.
Bougival, S.-et-O., 10, 12, 29, 31,
37 à 45, 56, 66, 67, 82, 83, 178
à 180, 202, 205, 206, 510.
Boulogne-sur-Mer, P.-de-C., 27,
168.
Bouquemaison, Somme, 70, 80,
635.
Bourbon-Lancy, S.-et-L., 53.
Bo urb on-l’ Archambault, Ail., 53.
Bourges, Cher, 24, 148, 149, 151,
152, 161, 166, 213, 219.
Bourgueil-Communal, I.-et-L.,
62, 72, 286.
— Pavée, 62, 76, 286.
— Port-Boulet, 62, 72.
— Laiterie, 287.
Bournan, I.-et-L., 62, 72, 288.
Boursies, Nord, 172.
Bouttencourt, Somme, voir An-
CENNES.
Brannay, Yonne, 70, 71, 82, 83,
647.
Breteuil-sur-Iton, Eure, 16, 26,
60, 61, 74, 75, 167, 176, 249.
— Château de Bémécourt, 250.
Brienne-le-Chateau, Marne, 151.
Brienon, Yonne, 51, 151.
Brion, M.-et-L., 60, 86, 372.
Brou, Hôtel de Ville, E.-et-L., 24,
59, 76, 77, 177, 270.
Brou-La Cochardiêre, E.-et-L.,
24, 59, 76, 77, 177, 271.
Bucy-le-Long, Aisne, 58, 59, 74,
75, 120, 124, 167, 169, 176, 184,
185, 202, 204, 206 à 208, 228.
G
Caen, Calv., 1.
Cambrai, Nord, 3, 172.
Camon, Somme, 70, 71, 80, 635.
Cangé, I.-et.L., 55.
Carrières-sous-Poissy, S.-et-O.,
35, 36, 66, 67, 82, 83, 178 à 180,
515.
Carrières-sur-Seine, S.-et.O., 44.
Capelle (La), Aisne, p. 27, 49, 58,
59, 74, 75, 166, 235.
Cateau (Le), Nord, 172.
Catelet (Le), Aisne, 49.
Caudebec-en-Caux S.-I., 53.
Caudebec-lès-Elbeuf, S.-I., 50,
68, 69, 84, 85, 178, 202, 206, 561.
Celle-Saint-Avant (La), I.-et-L.,
62, 72, 288.
Celle-sur-Loire (La), Nièvre, 151.
Cérilly, Allier, 53.
Chalons-sur-Marne, Marne, 61,
78, 79, 377.
Champaubert-aux-Bois, Hte-M.,
152.
Champignol, Aube, 154, 155.
Champigny, Seine 50, 51.
Chantilly, Oise, 49.
Chaource, Aube, 150, 151.
Chapelle-aux-Pots, Oise, l’Étoile,
66, 67, 76, 77, 395.
— Fontainettes, 66, 67, 76, 77,
394.
— Lanquetin, 66, 67, 76, 77,
396.
Chapelle-Bayvel (La), Eure, 149.
Chappes, Aube, 161,
Charbuy, Yonne, 150, 161.
Charentilly, I.-et-L., 62, 72, 289.
Charenton, Seine, 29, 30, 35, 36,
38 à 42, 44, 64, 65, 80, 81, 177,
423.
Chartres, E.-et-L., 53, 59, 76, 77,
272.
Chassy, Yonne, 23.
686
P. LEMOINE, H. HUMERY, R. SOYER
Chateau-du-Loir, Sarthe, 63, 86,
409.
— Maillard, 63, 86, 411.
Chateaudun, E.-et-L., 24, 59, 76,
77, 272.
Chateau-Landon, S.-et-M., 53.
Chateau-la-Vallière (I.-et-L.),
62, 72, 297.
Chateaurenault, I.-et-L.,
— Enault, 62, 72, 300.
— Rousselot, 62, 72, 298.
— Tennesson, 62, 72, 299.
Chateau-Thierry, Aisne, 50.
Chatel-Censoir, Yonne, 32.
Chatillon, P.-de-C., 13.
Chatillon-sur-Indre, Indre, 58,
77, 209, 278.
Châtillon-sur-Loire, Loiret, 60,
87, 177, 367.
Ciiatres-sur-Cher, Cher, 24, 58,
76, 176, 347.
Chaulnes, Somme, 49.
Chaumont, Hte-Marne, 2, 149, 164.
Chauny, Aisne, 50.
Chaussée (La), Marne, 164.
Chemilly, Yonne, 151.
Ciieminon, Marne, 150.
Chennevières, S.-et-O., 51.
Cherbourg, Manche, 168.
Chesneau (Le), Cher, 200.
Chichery-la-Yille, Yonne, 70, 71,
82, 83, 648.
Chinon, I.-et-L., 62, 72, 301.
Clamecy, Nièvre, 53, 149, 152.
Clères, S.-L, 14, 16, 68, 69, 84, 85,
562.
Clermont, Oise, 3.
Clermont-en-Argonne, Meuse, 3,
150.
Compïègne, Oise, 49.
Cordebugle, Calv., 149.
Cormenon, L.-et-C., 64, 65, 78, 79,
347.
Cosne, Nièvre, 3, 150, 151, 164,
199.
Coudra y-Saint-Germer (Le), Oise,
27, 38, 40, 66, 76, 77, 177, 209,
397.
Coudre ci eux, Sarthe, 63, 86, 412.
Courcelles, Aube, 22.
Courcelles-sous-Moyencourt,70,
80, 636.
Courdemanges, Marne, 21, 61, 78,
79, 377.
Courson, Yonne, 32.
Courville, E.-et-L., 16, 25, 59, 76,
77 177 273
Couvrot, Marne, 61, 78, 79, 377.
Cren-aux-Œufs (Le), P.-de-C., 28.
Crespières, S.-et-O., 52.
Croissy, S.-et-O., 179.
Crotoy (Le), Somme, 169, 206,
207.
D
Dammartin-en-Goële, S.-et-O., 49.
Davrey, Aube, 161.
Davron, S.-et-O., 52.
Dieppe, S.-I., 49, 168.
— Puys., 167.
Dieppedalle, S.-I., 68, 69, 84, 85,
566.
Dienville, Aube, 18, 160.
Dolus, I.-et-L., 62, 72, 303.
Domprémy, Marne, 20, 61, 78, 79,
177, 378.
Douai, P.-de-C., 28.
Doudeville, S.-I., 68, 69, 84, 85,
567.
Doullens, Somme, 27.
Dun-le-Poëlier, Indre, 161.
E
Eaucourt, Somme, 70, 80, 636.
Eauplet, S.- 1. , 26 ,68,69, 84, 85, 568.
Ëclaron, Hte-M., 150.
Elbeuf, S.-I., 26, 52, 55, 68, 69, 84,
85, 134, 145, 174, 178, 202, 207,
224, 569, 571.
Épernay, Marne, 3.
Épinay-sur-Seine, Seine, 9, 29, 30,
35 à 40, 42 à 44, 64, 65, 80, 81,
124, 134, 177, 184, 185, 187, 188,
207, 423.
Épuisay, L.-et-C., 64, 65, 78, 79,
348.
Ermenonville, Oise, 52.
Ervy, Aube, 22, 151, 161.
Esternay, Marne, 51.
Estreux, Aisne, 58, 59, 74, 75,
231.
Esvres, I.-et-L., 55, 62, 72, 305.
Étampes, S.-et-O., 50.
Étréaupont, Aisne, 58, 59, 74, 75,
166, 232.
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITÉS CITÉES
687
Eu, S.-I., 169, 207, 211.
— Château, 68, 69, 84, 85, 178,
571.
— Puits intercommunal, 68, 69,
84, 85, 168, 178, 573.
F
Fécamp, S.-I., 50, 52.
Ferrière-Larçon, I.-et-L., 62, 72,
306.
Ferrière-en-Bray,S.-I., 14,16, 68,
69, 70, 84, 85, 86, 574.
Ferté-Bernard, (La), Sarthe, 63,
86, 413.
Ferté-Gaucher (La), S.-et-M., 51.
Ferté-sous-Jouarre (La), S.-et-
M., 50.
Flammerécourt, Hte-M., 54.
Flèche (La), Sarthe, 54, 63, 86, 415.
Fléville, Ard., 150.
Flogny, Yonne, 151.
Folkestone, Angl., 168.
Fontainebleau, S.-et-M., 51.
Font ain e-la-Guyon, E.-et-L., 53.
Fontaine Raoul, L.-et-C., 53.
Fontaine-sous-Préaux, S.-I., 26,
68, 84, 85, 164, 577.
Fontevrault, M.-et-L., 60, 86, 373.
Forges-les-Eaux, S.-I., 12.
Fort-Mahon, Somme, 49.
Foubmies, Nord, 172.
Framzelle, P.-de-C., 28.
Fresnoy, Aube, 150.
G
Gamaches, Somme, 70, 71, 80, 168,
637.
Gassicourt, S.-et-O., 6, 66, 67, 82,
83, 178, 179, 516.
Gaty (Le), Aube, 19, 21.
Gauciel, Eure, 26, 38, 40, 60, 61,
74, 75, 174, 250.
Gavrelle, P.-de-C., 28.
Gérodot, Aube, 21.
Gien, Loiret, 149, 164.
Gisors, Eure, 49, 60, 61, 74, 75,
252.
Glageon, Nord, 172.
Clos-la-Ferrière, 71, 75, 405.
Goderville, S.-I., 52.
Gouvieux, Oise, 52, 66, 67, 76, 77,
399.
Gouy-en-Artois, P.-de-C., 172.
Graçay, Cher, 149, 150, 161, 163.
Grandpré, Ard., 19, 20, 150, 160,
191, 201.
Grand-Quevilly, S.-I., 26, 68, 84,
85, 174, 178, 578.
Grateuil (Marne), 14, 21, 61, 78,
79, 160, 166, 378.
Grimards (Les), Nièvre, 200.
Gruchet-la-Valasse, S.-I., 68, 84,
85, 579.
Grugny, S.-I., 68, 84, 85, 580.
Guerche (La), Cher, 53.
Guerche-sur-Creuse (La), I.-et-
L., 62, 72, 307.
Guiscard, Somme, 49.
Guise, Aisne, 27, 58, 59, 74, 75,
234.
H
Huilleux, Ard., 152.
Hardinghem, P.-de-C., 20.
Havre (Le), S.-I., 16, 167, 174.
— Citadelle, 68, 69, 84, 85, 580.
— Louis-Philippe, 68 à 70, 84,
85, 86, 582.
— Théâtre, 68, 69, 84, 85, 86,
581.
Haye-Descartes, I.-et-L., 62, 72,
308.
Heiltz-le-Hutier, Marne, 20, 61,
78, 79, 177, 379.
Herbault, L.-et-C., 24, 64, 65, 78,
79, 349.
Herbeville, S.-et-O., 52.
Henrichemont, Cher, 58, 76, 152,
246.
Hirson, Aisne, 3, 148 à 150, 155, 159,
160, 166, 219.
Honfleur, Calv., 25.
Houdan, S.-et-O., 50.
Huismes, I.-et-L., 62, 72, 310.
I
Illiers, E.-et-L., 59, 76, 77, 275.
Incarville, Eure 16, 26, 38, 40,
60, 61, 74, 75, 174, 177, 220, 252.
Isle-Adam (L’), S.-et-O., 29, 30,
36 à 44, 66, 67, 82, 83, 178, 207,
517.
688
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Isle-Aumont, Aube, 51.
Isle-Bouchard (L’), I.-et-L., 62,
72, 310.
Issy-les-Moulineaux, Seine, 38 à
40, 43 à 45, 64, 65, 80, 81, 177,
179, 184, 185, 188, 204, 429.
Ivry-sur-Seine, Seine, 29, 30, 44,
50, 51.
— Clos-du-Postillon, 35 à 40, 64,
65, 80, 81, 177, 179, 184, 185, 188,
202, 205, 206, 430.
— Richard, 9, 10, 12, 35 à 43,
45, 64, 65, 80, 81, 171, 184, 185,
193, 207, 208, 432.
J
Jessains, Aube, 151.
Jeufosse, S.-et-O., voir Port-Vil-
lez.
Joigny, Yonne, 3.
Joinville-le-Pont, Seine, 50, 51,
54, 153, 156.
Juvisy, S.-et-O., 41.
K
Kimeridge, Angl., 15.
L
Langres, Hte-M., 156.
Laon, Aisne, 236.
Léré, Cher, 164.
Licques, P.-de-C., 28.
Ligny-le-Chatel, Yonne, 151.
Lillebonne, S.-I., 26, 52, 53.
Lisieux, Calv., 24, 25, 149.
Londres, Angl., 2.
Longueval, Somme, 202.
Longueville, S.-et-M., 3, 5.
Lcng'wy, M.-et-M., 50.
Loos-en-Gohelle, P.-de-C., 28.
Louestault, I.-et-L., 62, 72, 311.
Louviers, Eure, 50.
Luart (Le), Sarthe, 24, 63, 86, 416.
Lucheux, Somme, 17, 27, 70, 71,
80, 81, 638.
Lusigny-sur-Barse, Aube, 21, 59,
83, 151, 157, 158, 176, 241.
M
Machéromesnil, Ard., 20.
Mâccn, S.-et-L., 147.
Maignelay, Oise, 49.
Mailleraye-sur-Seine (La), S.-I.,
68, 69, 84, 85, 589.
Mailly, Aisne, 51.
Mainvilliers, E.-et-L., 16, 24, 25,
59, 76, 77, 177, 205, 275.
Maisons-Laffitte, S.-et-O., 31, 36
à 41, 188, 202.
— (1907), 66, 67, 82, 83, 178 à
180, 184, 185, 198, 204, 206, 520.
— (1932), 66, 67, 82, 83, 178,
179, 523.
Malaunay, S.-I., 68, 84, 85, 591.
Marcheville, Somme, 70, 71, 80,
81, 638.
Manneville-sur-Risle, Eure, 26,
60, 61, 74, 75, 176, 255.
Mans (Le), Sarthe, 1, 6, 63, 86, 416.
Maule, S.-et-O., 52.
Maurepaire, Aube, 21.
Meaux, S.-et-M., 48, 50, 52.
Ménerville, S.-et-O., 52.
Menetou-Salon, Cher, 150.
Mennetou, Cher, 152.
Merlimont, Somme, 27, 167, 168.
Mers, Somme, voir Eu (intercom¬
munal).
Mesnil-Saint-Père, Aube, 19, 21,
22, 156.
Metz-Robert, Aube, 161.
Meudon, S.-et-O., 5, 37.
Mézières, Ard., 148, 154, 155.
Mézières-en-Brenne, Indre, 58,
77, 281.
Mirville, S.-I., 68, 84, 85, 592.
Monchy-le-Preux, Somme, 172.
Mondoubleau, L.-et-C., 64, 65,
78, 79, 350.
Montagne de Reims, Marne, 3.
Montcpesson, Loiret, 60, 87, 177,
368.
Montereau, S.-et-M., 3.
Montfaucon d’Argonne, Meuse,
50, 150.
Montfort-sur-Huisne, M.-et-L.,
54.
Montgueux, Aube, 59, 83, 176,
242.
Montieramey, Aube, 21, 22, 150,
156, 157, 158, 216.
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITES CITÉES
689
Montiérendeb, Hte-M., 19, 21,
63, 73, 150, 152, 161, 388.
Montiebs, Yonne, 154.
Montivilliers, S.-I., 68, 69, 84, 85,
593.
Montlhéry, S.-et-O., 51.
Mont-Renard, S.-I., 68, 69, 84,
65, 164, 594.
Montrichard, L.-et-C., 64, 65, 78,
79, 117, 351.
Monts, I.-et-L., 62, 72, 313.
Montsoreau, M.-et-L., 60, 86, 374.
Moret, S.-et-M., 51.
Morey, M.-et-M., 50.
Mortagne, Orne, 24.
Mortcerf, S.-et-M., 51.
Mourmelon-le-Gband, Marne, 61,
78, 79, 380.
Mussey, Meuse, 151.
Myennes, Nièvre, 199.
N
Nabcy, Hte-M., 21.
Nantebre, Seine, 29, 31, 35 à 40,
42, 44, 64, 65, 80, 81, 124, 177,
179, 184, 185, 188, 205, 207, 220,
438.
Naveil, L.-et-C., 64, 65, 78, 79, 353.
Neauphles, S.-et-O., 50.
Nemours, S.-et-M., 53.
Nettancourt, Meuse, 390.
Neubourg (Le), Eure, 26, 60, 61,
74, 75, 176, 256.
Neufchatel, S.-I., 49.
Neuville-au-Pont (La), Marne, 21,
50, 61, 78, 79, 153, 381.
Neuville-lès-Dieppe, S.-I., 68, 84,
85, 594.
Neuville-sous-Laon (Lai, Aisne,
58, 59, 74, 75, 236.
Neuvii.ly, Meuse, 50.
Neuvy, Nièvre, 23.
Noailles, Oise, 49.
Nogent-le-Rotrou, E.-et-L., 24,
54.
Nohant-en-Graçay, Cher, 163.
Nointot, S.-I., 86, 84, 85, 595.
Noisy-le-Grand, S.-et-O., 29, 36 à
40, 66, 67, 82, 83, 121, 124, 133,
178, 184 à 186, 188, 205, 207, 525.
Notre-Dame d’Asprès, Orne, 405.
Nouzilly, Ard., 62, 72, 316.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T.
Novion-Porcien, Ard., 150.
Noyers-le-Val, Meuse, 71, 73, 166,
389.
Noyon, Oise, 400.
O
Octeville, S.-I., 16, 68, 84, 85, 167,
596.
Oisy , Aisne, 58, 59, 74, 75, 236.
Orbigny, I.-et-L., 320.
— Communal, 62, 72.
— Laiterie, 62, 72, 319.
— Mousseau, 62, 72, 320.
Orgerus, S.-et-O., 29, 32, 36, 37,
39, 41 à 44, 66, 67, 82, 83, 124,
178, 529.
Orry-la-Ville, Oise, 49.
Ors, Nord, 172.
Orsay, S.-et-O., 11, 12, 29, 32, 36,
37, 39 à 45, 66, 67, 82 , 83, 124,
178, 180, 184 à 186, 192, 193, 202,
203, 205 à 208, 532.
Ouanne, Yonne, 151.
Outines, Marne, 61, 78, 79, 177,
382.
P
Pacy-sur-Eure, Eure, 52.
Pantin, Seine, 29, 41, 44, 202.
— G. G. E., 9, 11, 12, 29, 35 à
43, 45, 64, 65, 80, 81, 124, 171,
177, 181, 183 à 186, 189, 193,
195, 203, 205, 207, 220, 452.
— Est, 30, 35, 36, 39, 42, 64, 65,
80, 81, 124, 177, 203, 205, 450.
— Leduc, 9, 29, 35 à 43, 64, 65,
80, 81, 124, 177, 184, 185, 188,
193, 202, 205 à 207, 444.
Paramé, I.-et-V., 147.
Pargny-sur-Saulx, Marne, 61, 78,
79, 382.
Paris, Seine, 12, 39, 41 à 43, 45,
50, 51, 55, 205, 213, 214, 216, 222.
— ■ Barrière du Roule, 55.
— Blomet, 29, 30, 35 36, 38,
39, 42 à 45, 56, 64, 65, 80, 81,
117, 147, 178, 179, 184, 185, 188,
207, 479.
— Butte-aux-Cailles. 9, 11, 12,
29, 30, 35 à 45, 55, 56, 64, 65,
80, 81, 121, 124, 178, 179, 184,
185, 188, 207, 473, 475.
XI. 44
690
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Paris École Militaire, 137.
- — • Place de l’Europe, 55.
— Grenelle, 6, 35, 36 à 41, 44,
45, 55, 64, 65, 80, 81, 91, 103 à
106, 117, 120, 124, 134 à 147, 177,
179, 183, 185, 186, 188, 204, 205,
212, 213, 215, 220, 457.
— Hébert, 29, 35 à 40, 42 à 46,
55, 64, 65, 80, 81, 147, 177, 180,
184, 185, 188, 205, 462.
— Jardin des Plantes, 55,
— Hôpital Lariboisière, 55.
— Rue des Mathurins-Saint-
Jacques, 147.
— Rue Moufîetard, 182.
— Muséum, 182.
— Place de la Nation, 55.
— 1 L’Observatoire, 137, 182.
— Passy, 35, 36 38 5 42,44,45,
64. 65, 80, 81, 117, 124, 143, 145,
147, 177, 179, 180, 184, 195, 188,
205, 212, 213, 459.
— Carrefour de Reuilly, 135.
— Place Royale, 147.
— Square Saint-Jacques, 55.
— Raffinerie Say, 29, 30, 35 à
43, 46, 124, 188.
— Raffinerie Say 1, 1869, 64, 65.
80, 81, 121, 147, 178, 179, 184,
185, 205, 467.
— Raffinerie Say II, 1932 ,64, 65,
80, 81, 121, 178, 179, 185, 469.
— Rue de Seine, 147.
— Rue de Tournon, 147.
Paris-Plage, P.-de-C., 27, 167, 168.
Pavilly,? S.-L, 52, 68, 69, 84, 85,
597.
Pecq (Le), S.-et-O., 37 à 40, 66, 67,
82, 83, 178 à 180, 202, 205, 206,
538.
Péronne, Somme, 14, 17, 70, 71,
80, 81, 167, 202, 640.
Perrusson, I.-et-L., 62, 72, 322.
Petit-Quevilly, S.-I., 26, 174.
— Malétra, 68, 84, 85, 599.
- — Tubize, 68, 69, 84, 85, 598.
Plaine Saint-Denis (La), Seine,
9, 30, 35 à 40, 42 à 44, 64, 65,
80, 81, 124, 177, 193, 202, 205,
207, 441.
Poissy, S.-et-O., 10, 12 29, 31, 36
à 45, 66, 67, 82, 83, 124, 178, 184,
185, 188, 202, 205, 206, 542.
Poncé, Sarthe, 63, 86, 419.
Pont-Audemer, Eure, 26, 60, 61,
74, 75, 174, 257.
Pont de l’Arche, 26, 52, 53, 60,
61, 74, 75, 174, 176, 202, 203, 207.
Pontgouin, 16, 59, 76, 77, 277.
Pontigny, Yonne, 161.
Pontoise, S.-et-O., 49, 58, 59, 74,
75.
Pontruet, Aisne, 237.
Port-Villez, S.-et-O., 37, 66, 67,
82, 83, 178, 180, 546.
Pourrain, Yonne, 150.
Prasle, Nièvre, 199.
Pressagny-l’ Orgueilleux, Eure,
26, 38, 39, 60, 61, 74, 75, 176,
183 à 186, 220, 258.
R
Raffetot, S.-I., 68, 84, 85, 600.
Rambouillet, S.-et-O., 50.
Reims, Marne, 50, 61, 78 79 382.
Rethel, Ard., 3, 20, 58, 74, 148,
240.
Revigny-sur-Ornain, Meuse, 51,
150, 151.
Riceys (Les), Aube, 51.
Rillé, I.-et-L., La Brèche, 1863,62,
63 323
— La Brèche, 1873, 62, 73, 325.
Robert-Magny, Hte-M., 21, 150.
Rochecotte, 55 (voir St- Patrice).
Rocroi, Ard., 148.
Rocquencourt, S.-et-O., voir Ver-
sailles-Chèvreloup.
Rœux, P.-de-C., 28.
Romorantin, L.-et-C., 24, 64, 65,
78, 79, 177, 203, 207, 354.
Rosny-sur-Seine, S.-et-O., 37, 52,
66, 67, 82, 83, 178, 179, 547.
Rouen, S.-I., 6, 13, 16, 26, 50, 52,
166, 173.
— - Monnaie, 68, 84, 85, 601.
— Martainville, 68, 69, 84, 85,
602.
— ■ Percière, 68, 69, 84, 85, 601.
— Saint-Sever, 1° 603.
— Saint-Sever, 2° 68, 69, 84,
85, 604.
Routot, S.-I,, 52.
Rumigny, Aube, 150, 242.
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITÉS CITÉES
691
S
Saigneville, Somme, 70, 71, 80,
81, 642.
Saint-Amand-en-Puisaye, Cher,
149, 150, 161, 199, 200.
Saint-André-de-l’Eure, Eure, 36,
60, 61, 74, 75, 184, 185, 259.
Saint-André-sur-Cailly, S.-I., 68,
69, 84, 85, 606.
Saint - Antoine - de - Rochefort,
Sarthe, 63, 86, 418.
Saint-Aubin-en-Bray, Oise. Gau-
lier, 66, 67, 76, 77, 401.
— Société Minière, 66, 67 76,
77, 401.
80, 81, 644.
Saint-Calats, Sarthe, 24,6.3, 86, 420.
Saint-Christophe, Cher, 150, 151,
161.
Saint-Cyr, S.-et-O., 55.
Saint-Cyr-sur-Loire, I.-et-L., 62,
73, 327.
Saint-Df.nis, Seine, 30, 32, 37, 39,
42, 45, 49, 205.
Saint-Didier-des-Bois, Eure, 52.
Saint-Dizier, Hte-M., 3, 51, 63, 73,
149, 150, 151, 164, 388.
Saint-Fargeau, Yonne, 70, 71, 82,
83, 649.
Saint-Florentin, Yonne, 3, 22, 23,
51, 53, 149, 150, 161, 163.
Saint - Jean - devant - Possesse,
Marne, 21, 61, 68, 79, 177, 383.
Saint- Jean-Froidmentel, L.-et-
C., 64, 65, 78, 79, 355.
Saint-Jouin, S.-I., 167.
Saint-Malo, I.-et-V., 147.
Saint - Martin-de-la-Lieue, Calv.,
25.
Saint-Mabtin-du-Vivier, S.-I., 14,
16, 68 à 70, 84 à 86.
Saint-Martin, Ard., 152.
Saint-Maur, Seine, 51.
Sainte-Menehould, Marne, 3, 20,
61, 78, 79, 153, 166, 384.
— Cavalerie, 61, 78, 79, 177,
384.
Saint-Mihiel, Meuse, 51.
Saint-Nicolas-d’Aliermont, S.-I.,
68 à 70, 84, 85, 174, 609.
Saint Omer, P.-de-C., 3, 27.
Saint-Parrês-les-Vaudes, Aube,
151.
Saint-Patrice, I.-et-L., 62, 73, 328.
Saint-Pierre-des-Corps, I.-et-L.,
Cangé, 62, 73, 329.
— P. O., 62, 73, 331.
— Saint-Gobain, 62, 73, 330.
Saint-Pierre-en-Port, S.-I., 50,
68, 69, 84, 85. 167, 168, 178, 613.
Saint-Rémy-en-Bguzemont, Mar¬
ne, 61.
Saint-Satur, Cher, 23, 154.
Saint-Sauveur- en-Puisa y e,
Yonne, 23, 70, 71, 82, 83, 150, 161,
650.
Saint-Usage, Aube, 51.
Saint-Valéry-sur-Somme, Somme,
49.
Saint-Waast-les-Bavai, P.-de-C.,
28.
Sancerre, Cher, 23, 53, 149, 164.
Sancergues, Cher, 53.
Sancoins, Cher, 53.
Saulces-Monclin, Ard., 20.
Saumur, M.-et-L., 60, 86, 374.
Sauvage-Magny, Hte-M., 152, 161.
Savonnières, I.-et-L., 62, 73, 332.
Sceaux, Seine, 50.
Seignelay, Yonne, 23, 149 à 151,
161.
Sénarpont, S.-I., 68, 84, 85, 615.
Senonches, E.-et-L., 53.
Sens, Yonne, 5, 51.
Sermaize-les-Bains, Marne, 54.
149, 151, 160.
Sèvres, S.-et-O., 50.
Sézanne, Marne, 50.
Signy, Ard., 152.
Soindres, S.-et-O., 52.
Soissons, Aisne, 49.
Solesmes, Nord, 172.
Sommecour, Hte-M., 161.
Sommery, S.-I., 27.
Sotteville-lês-Rouen, S.-I., 16,
26, 52, 68, 69, 84, 85, 174, 615.
Soulaines, Aube, 150.
Spincourt, Meuse, 50.
Subligny, Yonne, 161.
Sully-sur-Loire, Loiret, 60, 87,
177, 369.
Suresnes, Seine, 134.
692
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
T
Templeux-la-Fosse, Somme, 70,
71, 80. 645.
Theillay-le-Pailleux, L.-et-C.,
64, 65, 78, 79, 356.
Thennelières, Aube, 59, 83, 157,
158, 160, 176, 242.
Thiergeville, S.-I., 68, 84, 85, 178,
621.
Thietreville, S.-I., 68, 84, 85, 178,
622.
Tonnerre, Yonne, 53, 149, 163.
Toucy, Yonne, 70, 71, 82, 83, 150,
151, 154, 161, 651.
Toul, M.-et-M., 51.
Tours, I.-et-L., 55.
— Anciens Abattoirs, 336.
— Brasserie Saint-Éloi, 336.
— Brasserie Tessier, 336.
— Caserne de Guise, 336.
— Champoiseau, 62, 73, 334.
— Charlemagne, 336.
— Grammont, 62, 73, 337.
— Hospice Général, 336.
— Lesourd, 336.
— Marescot, 336.
— La Riche, 336.
— - Saint-Gatien, 336.
— Saint-Symphorien, 63, 73,
338.
— Tramways, 336.
Tourteron, Ard., 150.
Trait (Le), S.-I., 16, 26, 68, 69, 84,
85, 623.
Triaucourt, Meuse, 150.
Trf.port (Le), S.-I. ; voir Eu.
Triel, S.-et-O., 36 à 40, 66, 67, 82,
83, 178, 180, 184, 185, 188, 202,
205, 206, 547.
Tbinité-de-Réville, Eure, 26, 38,
40, 60, 61, 74, 75, 260.
Triquerville S.-I., 68, 69, 84, 85,
625.
Trouville, Calv., 25.
Troyes, Aube, 3, 59, 83, 149, 152,
161, 201, 212, 243.
— Marché au blé, 244.
Tuilerie (La), Meuse (Baudonvil-
liers), 54.
V
Vaas, Sarthe 63, 86, 421.
Vailly, Cher 161.
Vailly-sur-Aisne, Aisne, 49, 58,
59, 74, 75, 238.
Valençay, Indre, 149, 208, 282.
— Château de Valençay, 58, 77.
— - Langé, 58, 77.
Varennes-en-Argonne, Meuse,
150.
Vaubecourt, Meuse, 150, 151, 160.
Vaudes (Les), Aube, 151.
Vaudeurs, Yonne, 51.
Vavincourt, Meuse, 51.
Vavray-le-Grand, Marne, 21, 61,
78, 79, 177, 385.
Vavray-le-Petit, Marne, 20, 61,
78, 79, 177, 386.
Vendeuvre, Aube, 3, 53, 151, 155,
160.
Vendôme, L.-et-C., 24, 203, 205 à
207.
— Basse Chape, 64, 65, 78,
79, 177, 357.
— S. L. E. E., 64, 65, 78, 79,
177, 358.
Verdun, Meuse, 148.
Vernon, Eure, 26, 38, 40, 50, 52,
202, 203.
— Chemin de Fer, 60, 61, 74,
75, 177, 262.
— Jacquet, 177, 263.
— Saint-Marcel, 26, 38, 40, 60,
61, 74, 75, 177, 266.
— Steiner, 1897, 177, 261.
— Steiner, 1922, 177, 264.
— Steiner, 1931, 60, 61, 74, 75.
— Steiner, 1932, 60, 61, 74, 75,
177, 208, 265.
Versailles, S.-et-O., 43, 56, 124.
— Chèvreloup, 29, 31, 36 à 40,
42, 66, 67, 82, 83, 178, 180, 550.
Versennes, Oise, 7.
Vervins, Aisne, 213.
Vézelay, Yonne, 32.
Vienne-i, a-Ville, Marne, 21, 61,
78, 79, 166, 386.
Vienne-le-Chateau, Marne, 50.
Vierzon, Cher, 58, 76, 161, 246.
Vigny, S.-et-O., 39.
Villaines, I.-et-L.
— Est, 63, 73,339.
— Ouest, 67, 73, 340.
Villandry, I.-et-L., 63, 73, 341.
Ville-aux-Dames (La), I.-et-L., 55,
63, 73, 343.
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITÉS CITÉES
693
Vili.e-sur-Tourbe, Marne, 50.
Villemomble, Seine, 12, 29, 35 à
43, 49, 64, 65, 80, 81, 121, 124,
178, 184, 185, 188, 193, 203, 481.
VlLLEMOYENNE, Aube, 161.
Villenauxe, Aube, 51.
Villeneuve-la-Garenne, Seine, 9,
29, 30, 35 à 40, 42 à 44, 64, 65,
80, 81, 124, 134, 178, 184, 185,
188, 204, 207, 488.
VlLLEQUIER, S.-I., 16, 26, 53.
Villers-Cotterets, Aisne, 48.
Villerville, Calv., 24, 25.
Villettes, Eure, 36, 60, 61, 74, 75.
267.
Villers-aux-Vents, Meuse, 150.
VlLLIERS-LA-VlLLE, S.-et-O., 52.
Villiers-Saint-Georges, S.-et-M.,
51.
Villiers-sur-Loir, L.-et-C., 204.
— Noël, 64, 65, 78, 79, 361.
— Scolaire, 64, 65, 78, 79, 365.
— Vallée, 64, 65, 78, 79, 365.
Vincennes, Seine, 35 à 40, 64, 65,
80, 81, 178, 179, 184, 185, 185, 188,
491.
Viry-Chatillon, S.-et-O., 29, 32,
36, 37, 39 à 41, 43, 44, 66, 67,
82, 83, 117, 118, 124, 178, 180,
184, 185, 206, 207, 553.
Vitry-le-François, Marne, 61, 78,
79, 153, 156, 164, 166, 387.
Voillecomte, Hte-M., 152.
Vouziers, Ard., 151.
Voves, E.-et-L., 53.
W
Wassigny, Aisne, 172.
Wassy, Hte-M., 3, 148.
Watigny, Aisne, 160.
Wight (Ile de), Angl., 168.
Wissant, P.-de-C., 27, 28, 168, 191.
Y
Yerville, S.-I., 52.
Yvetot, S.-I., 68, 69, 84, 85, 626.
Yzeures, I.-et-L.
— Châtelain, 63, 73, 344.
— Gaudru, 63, 73, 345.
— Harembure, 63, 76, 343.
LISTE DES FIGURES ET PLANCHES
Pages.
Fig. 1. Coupe du Gault du Mesnil-Saint-Père . 22
PI. I. Carte hypsométrique du sommet du Cénomanien . 38—39
PI. II. Carte hypsométrique du sommet du Gault (Albien) . 40-41
PI. III. Carte hypsométrique du sommet des Sables verts (Albien) . 42-43
Fig. 2 . L’Albien dans la région parisienne. Coupes perpendiculaires aux axes
tectoniques . 44
Fig. 3. Pourvu qu’au nù eau de Veau, les tubes ne soient pas capillaires, l’eau
atteindra toujours le niveau hydrostatique . 90
Fig. 4 . Le niveau hydrostatique s’établit finalement, quelles que soient les résis¬
tances . 91
Fig. 5. Vase de Torricelli . 92
Fig. 6 . Quand il n’y a pas de frottement, les débits sont indépendants . 93
Fig. 7 . Théorie des puits artésiens . 93
Fig. 8 . Débit selon la charge dans un vase à niveau variable . 94
Fig. 9. Schéma des mesures de Darcy . 95
Fig. 10. Définition de la charge hydrostatique, de la perte de charge et de la
charge utile . 98
Fig. 11 . Comment doubler le débit en augmentant la charge hydrostatique, la sec¬
tion de l’orifice restant constante . 99
Fig. 12 . Comment doubler le débit en augmentant la charge, la section de l’orifice
étant double . 100
Fig. 13. Augmentation de la perte de charge . 101
Fig. 14. Variation du débit avec la charge, la section étant constante . 102
Fig. 15 . Variation du débit avec la section, la charge étant constante, en prenant
pour unité d’ordonnée : le débit maximum, unité d’abscisse, la section
So qui donne la moitié de ce débit maximum . 102
Fig. 16. Variation du débit avec la section dans le cas où j = 13.000 (En poin¬
tillé, les diamètres où le phénomène se compliquerait par la capilla¬
rité) . 103
Fig. 17. Perte de charge dans un tube selon le diamètre et le débit (Formule de
Flamant) . 105
Fig. 18 . Proportionnalité du débit et de la charge, d’après les mesures de Mary et
Lefort, sur le puits artésien de Grenelle . 106
Fig. 19. Définition de la surface piézométrique au laboratoire . 109
Fig. 20. Définition de la surface piézométrique de la nappe artésienne . 110
Fig. 21. Calcul de la méridienne piézométrique . 110
Fig. 22 . Courbe méridienne de la surface piézométrique représentée à 3 échelles
différentes . 111
Fig. 23 . Représentation logarithmique de la méridienne de la surface piézomé¬
trique d’un puits . 112
LISTE DES FIGURES ET PLANCHES 695
Fig. 24. Surface piézométrique d’un puits ordinaire . 113
Fig. 25. Surface piézométrique d’un puits artésien . • . 114
Fig. 26. Développement et remplissage par éboulement de la poche . 115
Fig. 27. Augmentation du débit avec le rayon moyen de la poche . 117
Fig. 28 . Comparaison de 4 droites représentant la méridienne piézométrique .... 119
Fig. 29. Variation de la surface piézométrique avec le fonçage de 1 ou 2 puits . . . 122
Fig. 30. Variation de la surface piézométrique de deux puits selon la distance .. . 125
Fig. 31 . Variation de la surface piézométrique de deux puits se déversant à des
hauteurs différentes . 126
Fig. 32. Débit et épuisement de deux puits voisins . 127
Fig. 33 . Le puits n° 2 ne jaillit pas, puisque son orifice est au-dessus de la surface
piézométrique du puits n° 1 . 128
Fig. 34. Le puits n° 2, pompé, voit son niveau d’eau descendre au-dessous de la
surface piézométrique du n° 1. Tous deux débitent . 128
Fig. 35. Le puits n° 2 établit sa surface piézométrique au-dessous de l’orifice du
n° 1, qui tarit . 129
Fig. 36. Coupe médiane de la surface piézométrique de trois puits artésiens en
ligne droite, et dont les orifices sont à des profondeurs différentes .... 129
Fig. 37. Trois et quatre puits en triangle . 130
Fig. 38 . Trois et quatre puits en réseau triangulaire . 130
Fig. 39 . Quatre, cinq et neuf puits en réseau carré . 131
Fig. 40 . Cas de six et sept puits en hexagone et réseau de dix-neuf puits en quin¬
conce . 133
Fig. 41. Machinerie du puits artésien de Grenelle . 135
Fig. 42 . Coupe géologique du puits de Grenelle (d’après Daubrée, 1888) . 139
Fig. 43. Altitude des Sables verts albiens sur les affleurements . 151
Fig. 44. Coupe à Montiéramey . 157
Fig. 45. Coupe entre les affleurements et Tiiennelières . 157
Fig. 46. Coupe à Graçay . 161
Fig. 47. La nappe tourangelle (d’après J.-B. Viollet) . 162
Fig. 48. Coupe à Nohant-en-GraÇay . 163
Fig. 49. Augmentation du degré géothermique en fonction du temps . 187
Fig. 50. Courbe granulométrique des sables albiens et infra-crétacés . 195
Fig. 51 . Courbes granulom étriqués moyennes des sables albiens, aptiens et barré-
miens et courbes limites des sables albiens . 196
F’ig. 52. Variations du degré hydrotimétrique (Mesures de Belgrand, 1857-1860). 212
Fig. 53. Graphique des essais de débit du forage de Bucy-le-Long . 229
Fig. 54 . Puits de Passy. Lanterne et réservoir supérieur . 463
Fig. 55. Coupe du puits artésien de Vincennes . 492
Fig. 56. Coupe des recherches à Saint-Nicolas d’Aliermont . 612
PI. IV. 1. Installation du forage de Grenelle . j 656-657
2 . Installation de forage à Villeneuve-la-Garenne . )
PI. V. 1 . Pose de la crépine au forage de Noisy-le-Grand . )
2. Tubage du forage de Noisy-le-Grand . ^
PL VI. 1. Station de pompage de Poissy . )
2. Vasque du puits artésien de Poissy . [ 656-657
3. Jaillissement du forage de Noisy-le-Grand . J
PI. VII. 1. Essais de pompage à Bourgueil (Indre-et-Loire) . . 1 656-657
2. Forage de Lusigny-sur-Barse . )
PI. VIII. 1 . Formation du massif de graviers extérieur . j
2. Montage de la Crépine Johnson . \ 656-657
3. Forage d’Aulnay-sous-Bois . '
PI. IX. 1. Matériel Rotary à Villeneuve-la-Garenne . 1 656-657
2 . Crépine à fil enroulé. . . )
PM Ph
696
P. LEMOINE, R. HUMF.RY, R. SOYER
3 . Jaillissement du forage d’Aulnay-sous-Bois . 656-657
. X. Colonne monumentale du puits artésien de Passy . . 656-657
l. XI. Jaillissement du deuxième forage de la Raffinerie Say . . 656-657
Hors texte : Carte à l’échelle du 1.000.000e : Les Forages profonds du Bassin de
Paris. Extension des étages. Nappe albienne. Nature du substratum.
TABLE DES MATIERES
PREMIÈRE PARTIE
Introduction
p. v-vii
Chapitre I.
LE BASSIN DE PARIS
Limites géographiques, p. 1. — Limites géologiques, p. 1. — Les auréoles périphériques,
p. 2. — Le Centre tertiaire, p. 2. — Les Bordures, p. 3.
Chapitre IL
STRATIGRAPHIE DU BASSIN DE PARIS
Le Crétacé inférieur, p. 5. — Le Crétacé moyen, p. 6. — Le Crétacé inférieur, p. 7. —
Aptien, p. 8. — Barrémien, p. 8. — Néocomien, p. 8. — Le Crétacé inférieur dans
les sondages, p. 9. — Le Jurassique inférieur, p. 12. — Le Portlandien, p. 13. — Le
Kimeridgien, p. 14.
Chapitre III.
L’ÉTAGE ALBIEN DANS LE BASSIN DE PARIS
Les Sables verts, p. 18. — L’Argile du Gault, p. 19. — Subdivision de l’Albien, p. 19. —
Stratigraphie de l’Albien du Bassin de Paris, p. 20. — Département de la Marne et
bord de la Champagne, p. 20. — Département de l’Aube et de la Haute-Marne, p. 21.
— Région de Saint-Florentin, p. 22. — Yonne et Puisaye, p. 23. — Nièvre, p. 23. —
Sancerrois, p. 23. — Limite d’extension de l’Albien dans l’Ouest du Bassin de Paris,
p. 24. — L’Albien dans l’Eure-et Loire, p. 24. — Normandie, p. 25. — Département
de l’Eure et vallée de la Seine., p. 25. — Pays de Caux, p. 26. — Pays de Bray, p. 27.
— Région entre le Bassin de Paris et le Boulonnais, p. 27. — Boulonnais, p. 27. —
Flandre, p. 28. — L’Albien sous l’Ile-de-France, p. 28. — Synclinal de la Seine, p. 29.
— Synclinal de l’Eure, p. 32. — Extension des dépôts albiens au delà des affleure¬
ments actuels, p. 32.
Chapitre IV.
LA SUBSIDENCE DANS LE BASSIN DE PARIS
Crétacé supérieur, p. 35. — La subsidence cénomanienne, p. 37. — Synclinal de l’Eure,
p. 37. — Axe du Bray et axe de Meudon, p. 37. — - L’épaisseur du Gault, p. 38. —
698
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
L’épaisseur des Sables verts, p. 42.— Contact des étages du Crétacé inférieur, p. 45;
— Conclusion, p. 46.
Planche I. Carte de la surface du Cénomanien.
Planche II. Carte du sommet du Gault..
Planche III. Carte du sommet des Sables verts.
Chapitre V.
TECTONIQUE DU BASSIN DE PARIS
Plissement hercynien, p. 47. — Plis posthumes, p. 48. — Plissement pyrénéo-alpin,
p. 48. — Inversions de relief, p. 48. — Axes du Bassin de Paris, p. 48. — Plis de
l’Ouest du Bassin de Paris, p. 49. — Plis de l’Est du Bassin de Paris, p. 50. — Les
Failles, p. 51. — Failles de direction armoricaine, p. 52. — Failles méridiennes, p. 53.
— Failles de direction varisque, p. 53. — Failles orthogonales,, p. 53. — Age des
plissements et des failles du Bassin de Paris, p. 54.
Chapitre VI. <
LES SONDAGES AUX SABLES VERTS
Epaisseurs des étages, p. 56. — Répartition géographique, p. 58. - Cotes du sommet
des étages, p. 72.
Chapitre VII.
RAPPEL ET CRITIQUE DES PRINCIPES DE L’HYDRAULIQUE
Avertissement, p. 88. — Principes d’hydrostatique, p. 89. — Principes d’hydrodyna¬
mique, p. 91. — Résolution de trois problèmes élémentaires, p. 99. — Applications
de l’hydrodynamique aux puits artésiens, p. 101.
Chapitre VIII.
PIÉZOMÉTRIE DES PUITS ARTÉSIENS
Utilité des études de piézométrie, p. 108. — Définition de la surface piézométrique,
p. 109. — Surface piézométrique d’un puits artésien unique, p. 109. — Etude de la
poche, p. 114. — Surface piézométrique de trois puits, p. 128. — Influences mutuelles
dans un champ de puits artésiens, p. 129. — Indépendance possible des synclinaux
et de certaius forages, p. 133.
Chapitre IX.
LE PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
Le projet d’Arago, p. 134. — Adjudication du forage, p. 134. — Installation du forage
p. 135. — Exécution du forage, p. 136. — Tubage du puits de Grenelle, p. 137. —
Température et degré géothermique, p. 137. — L’accident du puits de Grenelle,
p. 138. — L’eau du puits de Grenelle, p. 141. — Déhit, p. 142. — Analyse de l’eau
du puits, p. 144. — Le niveau hydrostatique du puits de Grenelle, p. 145. — Les
tremblements de terre et les perturbations du puits de Grenelle, p. 147. — Diamètre
optimum des forages, p. 147. — Limitation du nombre des puits artésiens, p. 147.
ERRATA
P. 93, figure 7 (légende), lire : Théorie classique des puits artésiens.
P. 97, 1. 9 avant la fin, « l’angle d’empilage » au lieu de « cet angle ».
P. 102, légende de la fig. 15, au lieu de le débit maximum — unité...
lire le débit maximum, et pour unité d’abscisse...
P. 107, 1. 9, lire si Qx est le débit au lieu de si Q est le débit.
P. 112, 1. 6, lire z au lieu de Z.
P. 116, la figure 27 doit être à la page 120.
P. 120, 1. 6, supprimer le premier mot fonction.
P. 128 et 129, les figures 34 et 35 sont à intervertir, mais non les
légendes.
P. 130, légende de la fig. 37, lire deux et trois puits en ligne droite.
P. 130, légende de la fig. 38, lire trois et quatre puits en triangle.
P. 137, 1. 21, lire Température et degré géothermique.
P. 190, 1. 14, lire : 13 éch. et non 3 éch.
P. 194, 1. 1 et 2, mettre la phrase entre parenthèses après le mot :
abscisse.
P. 216, 1. 9, lire des puits sous et non des puits et sous.
TABLE DES MATIERES
699
Chapitre X.
LES AFFLEUREMENTS DES SABLES VERTS
Bordure orientale, p. 148. — Bordure occidentale, p. 149. — Pays de Bray, p. 149. —
Localités situées sur les Sables verts, p. 149. — Altitude des Sables verts, p. 149. —
Les rivières, p. 151. — Étangs et ruisseaux, p. 151. — Les forêts, p. 152.
Chapitre XI.
LES APPORTS A LA NAPPE ALBIENNE
Pluviosité sur les affleurements albiens, p. 153. — Volume de la nappe albienne, p. 158.
— Les ruissellements de l’amont, p. 159. — L’infiltration des eaux de rivières, p. 163.
— L’apport par siphonage souterrain, p. 165. — Les pertes à la mer, p. 167. — Les
Sables verts sur le littoral, p. 167. — Les Sables verts dans le fond de la Manche,
p. 168. — Les entrées d’eau de mer, p. 169. — Les mouvements récents du fond de
la Manche, p. 169.
Chapitre XII.
LES SORTIES D’EAU DE LA NAPPE ALBIENNE
Les sources, p. 171. — Les pertes sur les affleurements, p. 171. — Les pertes sous-ma¬
rines, p. 172. — Les pertes par le toit, p. 172. — Rôle des failles, p. 173. — Vidange
de la nappe par les sondages, p. 174. — Statistiques des forages et sondages, p. 174.
— Débit des puits artésiens, p. 176.
Chapitre XIII.
TEMPÉRATURE DES EAUX ARTÉSIENNES
Le degré géothermique, p. 182. — Influence des erreurs sur la valeur du degré géother¬
mique, p. 183. — Les températures observées, p. 184. — L’abaissement de la tempé¬
rature en fonction du temps, p. 186.
Chapitre XIV.
CARACTÈRES PHYSIQUES DES SABLES ALBIENS ET INFRA-CRÉTACÉS :
GRANULOMÉTRIE
Porosité des Sables verts, p. 189. — Granulométrie des Sables verts, p. 190. — Grain
critique, p. 190. — Calibrage des sables, p. 191. — Courbes granulométriques, p. 192.
— Tableau du grain critique, p. 196.
Chapitre XV.
CHIMIE DES SÉDIMENTS ET DES EAUX ALBIENNES
Composition chimique des Sables verts, p. 198. — Composition des Argiles albiennes,
p. 199. — Caractères généraux des eaux albiennes et infra-crétacées, p. 201. — Sali¬
nité : Chlorure de sodium, p. 201. — Autres sels de soude, p. 203. — Potasse, p. 203.
— Sels de Chaux et de Magnésie, p. 203. — Variations suivant les puits, p. 205. —
Teneur en magnésie, p. 206. — Sulfate de chaux, p. 208. — Bactériologie des eaux
albiennes, p. 209. — Contamination des eaux albiennes, p. 210.
700
P. LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
Chapitre XVI.
AGE ET DURÉE DU VOYAGE DE L’EAU
Deux erreurs à ne pas commettre, p. 211. — Études de Belgrand, p. 212. — Hypo¬
thèses de calcul, p. 213. — Volume de la couche fictive et de l’eau qu’elle contient,
p. 214. — Durée du voyage de l’eau, p. 215. — Vitesse de l’eau aux divers points
de son parcours, p. 215. — Conclusion, p. 218.
CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Apports à la nappe, p. 219. — Sorties de la nappe, p. 200. — Température des eaux
cartésiennes, p. 220. — Niveau statique, p. 221. — La perte de charge, p. 221. — Cara-
tères physique des sables, p. 221.
DEUXIÈME PARTIE
LISTE ALPHABÉTIQUE DES COUPES DE FORAGE CLASSÉS
PAR DÉPARTEMENTS
Pages
Aisne . 227
Ardennes . 240
Aube . 241
Cher . 245
Eure . 248
Eure-et-Loir . 268
Indre . 278
Indre-et-Loire . 285
Loir-et-Cher . . . 347
Loiret . 367
Maine-et-Loire . 371
Pages
Marne . . 376
Haute-Marne . 388
Meuse . 389
Oise . 391
Orne . 405
Sarthe . 406
Seine . 423
Seine-et-Oise . 494
Seine-Inférieure . 557
Somme . 628
Yonne . 647
Analyse des eaux de l’Albien, classées par départements .
Planches IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI .
Annexe. — Texte du décret-loi du 8 août 1935 réglementant les forages
dans les départements de la Seine, de la Seine-et-Marne et de la Seine-et-Oise .... 653
Décret portant réglementation d’administration publique pour l’appli¬
cation du décret-loi du 8 août 1935 sur la protection des eaux souterraines. . 656
Bibliographie . 664
Table alphabétique des localités citées . 684
Table des figures et planches . . . 694
Table des matières . 697
Hors texte. — Carte des forages profonds du Bassin de Paris au 1.000.000e.
Extension des Étages. Nappe albienne. Nature du substratum.
MACON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS. MCMXXXIX
LES FORAGES PROFONDS DU BASSIN DE PARIS
Extension des Etages — Nappe Albienne — Nature du Substratum
SOUTHAMPTON
: El UNKERQUE
o ClnchesO
BRICÜTON
/isriMcs
AT SJ 41/
•ORTSMOUm
POUhkt.MQUTII
EASTBOUHNT
ST- CIMER
tlazebrouck
BOULOGNE
TOURNAI
BETHUNE
MONTREUIL
VALENCIENNE
DOUAI
I Marcheville
ARRAS
Bouqucmaison
JL Lu ch eux
CA MB F, Al
A B B E VILLE Oou//c(i$
A. Saigneville
St-Blimont
Bergues
> Gamachcs^L \S OMM.
DIE T PE X a mi f
Neu.ille-s-Diajpe^r Blan9j'^ Ancennes 1 E
-X"" * A. ASL/Vicolas- *■ Cl- Aà-
Argues KA.“ç/7Uiennont A ‘
^ST-Pierre-en -Port ' Sénarpont 'K
S iE I NE 'I\N E EE >. Courcelles-s-M
AotA Doudeville '^NeuL-hâtel
hietreville „ - ..•■ .
bruqny '■■■■ . . .
"RaPPetot 'Vetot ^
. A ^ PavillyJ^CIères , .'K
■TWn,nl.nf. 'AApt. ^ SPAndré-s-Cailly l
Cl. ■J^^0"iaine's~f’r^^ADtAyesnes-en-Bray
JL.St-Martin-duVivie&'X la'Chanelle-aux-Pots n
ciA nAÏÏ'i . rr'-Fi . FerïirfS A onape le aux rots q
'ifAR.JUEN • . . VVA-Éi ub/n-A beauva,s
ftpt^ 4^Amérev'/7/e(Apt.) Le Coudra ÿ -en-Brav
J ^ Sottc\nJle(C\.) -SL-Germer .
^ N. : C Pont de l 'Arche
p A - LES ANDELYS
ourg J^Pressagnÿ l'iOrgi
5t'MarCe/ '^^ernonè
PfU,7/e,...AA' •' "X
o rjn i erçsy^OT
/ E: 1/ e : ; UX Rosny-SrSe/ne^ r \[
S^Andre de l'Eure Gassicourt Ca i
'eux
PERONNE
▲ Cl.
;Aptik
Pontrueu t
st\queNtjn
Etrèaupont \;îx
Apt. Guise
ME Z JERES*.
JSudan
MQNTDID 1ER
•••MontrnéiM
/ÜUZIBHS
-X 'a
Auteuil
BAYE U X
REIMS
Gisons
Grafcreu/Ix
FERDI/iy-
vieux
CAEN
LISIEUX
Mourmelon-le-G. A La NeuyilleauPontJ^.^1
\ „ ' J.A
"-'^'St.e-Menehoul cf
Gau ciel
La Trinité de Réville
EPERNA
CHALON S-SUR-MARNE \ >
A Noyers-le-lfèK
— . ... „ SFJéan deVossessè ÂN
R N E 6 'ic. • ap
A X^ray/k-P!
Ba5SU%^rajJg^
*!2%p o mp remypi,
Heiltzde-H^/^y3-^
V Aulnaj-s-Bois
N A-Apt.
’/a.ne
Ap^V/7/e m omble
X^ Noisy-le-Grand
^yincennns u
Ctigrcritun
MEAUX
~~~ -&£s°,;
Breteuil 'xÿ.
'J3 AF ~LE~DUC
ARGENTAN
COMMERCE
VITRY - A
LE FRANÇOIS ^
Cqurdemangei
Morts m
\ÇïïarR
Outinei
Wurtanne
PROVINS
MELUN
Xlençqn_
NUGENTSSEINE
Ltampes t’
CourviUe ▲ -^CHARTRES
X y xE/ " ^ s ;
E U jR E - ET p E04jR
,A,";L'X Beaumont-les-Autelsj^llliers 1
NEUFClIATEAU f
AU B E
TROYES
MAYENNE
MAMERS
Thenneliere:
ueux
La Perte Bernard
Bonnètable ▲
i J.’ ST-Antoine de Br
Pithiviori
Bonneval
CHAUMONT
Bar-s-5eine
Le Luart'
▲ CHATEAUDUN
Mondoublèau < .. . !
. .1 l*’
Él - •■> \ 1
A Cormenon /"ÿ-. I
^ ST-Jean Froidementel
vAEp uisav/ j^x. \
LE MANS
MONTARGIS
Coudrecieux Jl.
LANGEES
S^Calais
Montcresson
Ctu'l i/i'un
Besse -s-Bray^j^ Naveil
Poncé ± y .Au
A FLECHE Ch‘?udu Loir ■ YiiUers
v- Aubigné ^ J-A
Sp-Aubih-le-D . Herbault
...•Ka<rs A; Poueataglt _ ^ BLOiSV
^ A. : x /
CheT-la Valliére ▲ A. CHateaurenault
J Charentilly Nouzilly y - '
^Rillé ^ St-Cyr-sur -Luire E O I R
J- _ _ ^ a la Ville aux Dames
TOURS -Ai*
, „ •• Savonniéres jtv ii - ^'erre Bss ^°PPS a Montrichard
Allonnes Bo'urqueil ^^-ÆyThndry ST-Avertin \
* ' ksx^celN.RRE
thiismes ^Monts Ls'/r,;s Orbigny
^'^Villaines . n , A.
Sul/y-sur-Io/re
VENDOME
[AUXERRE
Châtillon-sur-Loire
avallon
Beaufort-en Vallée
Aubighy-s.
Romorantin
.DIJON
Theillay
Henrichemont
SAUMUR
Vierzon
Montsoreau
Pontevrault
! .. CHINON
''x 'Plie Bouchard ^ ^Perrusson
La Celle-SL Avant A A Balesmes \ . .-
LOuclc,n v'-;' La Haye-DestarLésA. A . jL.Jj'hâtillaïXur-lhdre
\ vy Ferrières-l'Arçori \ tS»^
' " 'La GuerchX-C.ARc'»t"T . JL,
/ Barrou /
A Mézieres-en-Brenne
— xL U AT EAU HOUX
LEGENDE
i urnan
Çff*SUCïriN0N
BOURGES
Affleurement des Sables Verts
Cl IATELLE R AU LT
, ST-AMAND
-MÜNTROND
'■ -.ÀL Yzéuri
Subsbratum aptien
Albien sur Crétacé Inferieur
icomien
Kimeridgien
Jurassique
'POITIERS
MOULIN
LA CHATRE
DEUX SEVRES"
EU N F ENA'
MONTMORILLON
M ONTLUÇON
'Scvr-i
NLûrLcùxse.
CHARENTE
INFEE
Z Ei iA£7
M.M. LEMOINE- HUM ERY - SOYER
ERRATA
Au /ieu rfe Pontruest (Marne)
— Monvilliers (Seine-Inférieure)
/ire Pontruet.
— Montivilliers.
Au lieu de La Kailleraye (Seine-Inférieure)
— S1 Quevilly —
/ire La Mailleraye.
— P1 Quevilly.
Au lieu de Amtreville (Seine-Inférieure) /ire Amfreville.
— Maunevillle-sur-Risle (Eure) — Manneville-sur-Risle.
Au /ieu de Chovreloup (Seine-et-Oise) /ire
— S1 Cyr-sur-Luire (Indre-et-Loire) —
Ghèvreloup.
S1 Cyr-sur-Loire.
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris.
Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (commencées en 1802
comme Annales du Muséum national d’Histoire naturelle). (Un vol. par
an, 250 fr.)
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (commencé en 1895).
(Un vol. par an, 70 fr.)
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle série. (Sans
périodicité fixe ; abonnement pour un volume, 200 fr.)
Publications du Muséum National d’Histoire naturelle, sans périodicité
fixe, paraît depuis 1933.
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de
culture ; paraît depuis 1822 ; échange.)
Notulæ Systematicæ. Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Phanéro-
gamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume, 60 fr.
Revue française d’ Entomologie. Directeur M. le Dr R. Jeannel, labora*
toire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement annuel France,
50 fr., Étranger, 60 fr.
Revue de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale. Directeur M. A.
Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale ; paraît depuis 1921 ;
abonnement pour la France, 130 fr., étranger 145 et 160.
Revue Algologique. Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1924 ; abonnement France, 150 fr., Étranger,
200 fr.
Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur M. P. Allorge, laboratoire
de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement France, 60 fr.
Étranger, 80 fr.
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique ).
Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1928 ; abonnement France, 60 fr., Étranger,
80 et 100 fr.
Mammalia. Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammi¬
fères et Oiseaux ; paraît depuis 1936 ; abonnement France, 50 fr. ;
Étranger, 55 fr.
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle
à Dinard. Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard ;
suite du même Bulletin à Saint-Servan ; paraît depuis 1928 ; prix variable
par fascicule.
Bulletin du Musée de l’Homme. Directeur M. P. Rivet, Place du Troca-
déro ; paraît depuis 1931 ; n’est envoyé qu’aux membres de l’Associa¬
tion des Amis du Musée de l’homme.
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de
Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange.)
Travaux du Laboratoire d’ Entomologie. (Laboratoire d’Entomologic ;
paraît depuis 1934 ; échange.)
La Terre et la Vie, publiée en collaboration par la Société des Amis du
Muséum et la Société nationale d’Acclimatation. Rédaction, 57, rue
Cuvier, Paris, 5e ; abonnement : France 30 fr., étranger de 40 à 45).
MEMOIRES DU MUSEUM
Tome I. — R. Jeannel. Monographie des Catopidae, 438 p., janv. 1936.. 200 fr.
Tome II. — Mission scientifique de l’Omo, II (Zoologie), 320 p., 9 pl., avril
1935 . 200 »
Tome III. — E.-L. Bouvier. Étude des Saturnioïdes normaux. Fam. des
Saturniidés, 354 p., 10 pl., déc. 1936 . 200 »
Tome IV. — Mission scientifique del’Omo, III (Zoologie), 347 p., juill. 1936. 200 »
Tome V. — Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France. Introduction et lre partie :
Topologie, 264 p., 1 carte, août 1937, 40 fr. — Fasc. 2. 2e partie. Chap.
I : Le Vexin français, p. 265-354, oct. 1937, 15 fr. — Fasc. 3. P.
Lemoine. L’Ile-de-France. 2e partie. Chap. II: Pays au nord-ouest de l’Oise,
p. 355-442, janv. 1938, 20 fr . 75 »
Tome VI. — Fasc. 1. A. Brunel. Contribution à l’étude du métabolisme de
l’azote purique chez les Champignons, 186 p., déc. 1936 . 65 »
Fasc. 2. C. Attems. Die von Dr C. Dawidoff in franzôsisch Indochina gesam-
melten Myriopoden, p. 187-354, janv. 1938 . 120 »
Fasc. 3. G. Stiasny. Die von Dr C. Dawydofï in franzôsisch Indochina gesam-
melten Gorgonarien, p. 355-368, févr. 1938 . 15 »
Tome VII. — Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France, 2e partie, chap. III,
Valois et Multien, 176 p . 30 »
Tome VIII. — Mission scientifique de l’Omo, IV (Zoologie), 416 p., févr. 1938. 200 «
Tome IX. — Mission scientifique de l’Omo, V (Zoologie), 370 p., juillet 1939. 200 »
Tome X. — Fasc. 1. L. Leroux. Contribution à l’étude de l’aldéhyde formique,
p. 68, janv. 1938 . 40 »
Fasc. 2. V. Redikortzev. Les Pseudoscorpions de l’Indochine française re¬
cueillis par M. C. Dawydofï, p. 69-115, juillet 1938 . 25 »
Fasc. 3. M. Friant. Morphologie, développement et évolution du cerveau
des Ongulés artiodactyles sélénodontes, p. 114-188 (avec 5 planches) , mars
1939 . 50 »
Fasc. 4. Cécile Sosa-Bourdouii. Hérédité des caractères biochimiques chez
les végétaux, p. 189-236 ; 1 planche, mars 1939 . 35 »
Fasc. 5. H. Perrier de la Bathie. — Les Orchidées de la région malgache,
g, 237-298, mars 1939 . 30 «
Fasc. 6. P. de Beauchamp. Planaires terrestres de l’Indochine française récol¬
tées par C. Dawydofï (à V impression) .
Tome XI. — Paul Lemoine, René Humery et Robert Soyer. Les forages pro¬
fonds du Bassin de Paris. La nappe artésienne des Sables verts, juillet 1939. 200 »
Tome XII. Fasc. 1. Pierre Marie. Contribution à l’étude des Foraminifères
du Crétacé du Bassin de Paris (à l’impression) .
Fasc. 2. Berland et Millot. Araignées de l’A. O. F. — I. Salticides (en prépa¬
ration) .
En préparation : Furon. La géologie du Plateau iranien (pour paraître en
1940).