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ISBN 2-85653-101-6
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série B, Botanique
TOME XXVI
Entretiens du Muséum
DIPTÉROCARPACÉES
TAXONOMIE — PHYLOGÉNIE — ÉCOLOGIE
Paris 14-17 juin 1977
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1979
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
Annuaire du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1939).
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1802. In-4°, sans périodicité).
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895. Depuis 1979, divisé en 3 sections : A
(Zoologie, Biologie et Écologie animales), B (Botanique, Biologie et Écologie végétales, Phyto¬
chimie), C (Sciences de la Terre, Paléontologie, Géologie, Minéralogie). 4 livraisons par an.
Les grands Naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité).
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parties : A (Zoologie) ; B (Botanique) ; C (Sciences de la Terre) ; D (Sciences physico-chimiques).
Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4°, sans périodicité).
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série B, Botanique, Tome XXVI
ENTRETIENS DU MUSÉUM
DIPTÉROCARPACÉES
TAXONOMIE — PHYLOGÉNIE — ÉCOLOGIE
Paris 14-17 juin 1977
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
T.C. WHITMORE
R.C. KOEPPEN
T.S. SMITINAND
P.S. ASHTON
A.J. KOSTERMANS
A. MARIAUX
9 - CHEW-WEE-LEK
10 - CHAN
11 - Cl. DELAMARE-
DEBOUTTEVILLE
12 - D. TIRVENGADUM
13 - W. MEIJER
14 - J. MULLER
16 ■
17
M. JACOBS
N. PARAMESWARAN
18 - J.E. VIDAL
19 - K. JONG
20 - G. MAURY-LECHON
21 - A. KAUR (SINGH)
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
Préface. 5
Avant-Propos . 6
Liste des participants. 7
Communications :
Smitinand T. — Présent classification of Dipterocarpaceae from Thailand and Indochina. il
Vidal J. E. — Écologie et répartition géographique des Diptérocarpacées indochinoises. 14
Maguire B. — Note sur Pakaraimaea dipterocarpacaea. 19
Halle F. — Premières données architecturales sur les Dipterocarpaceae. 20
Muller J. — Pollen size in Dipterocarpaceae. 35
Jonc K. et Kaur A. — A cytotaxonomic view of Dipterocarpaceae with some commenta on polyploidy
and apomixis. 41
Meijer W. — Taxonomie studies in the genus Dipterocarpus. 50
Ourisson G. — Chimie-taxonomie des Diptérocarpacées. 57
Whitmore T. C. — Bark morphology and taxonomy of the Dipterocarpaceae. 68
Parameswaran N. et Gottwald H. — Problematic taxa in the Dipterocarpaceae. Their anatomy and
taxonomy . 69
Brazier J. D. — Classifying the Dipterocarpaceae : the wood technologist’s view. 76
Maury-Lechon G. — Conséquences taxonomiques de l’étude des caractères des fruits-germinations,
embryons et plantules de Diptérocarpacées. 81
Maury-Lechon G. et Ponge J. F. — Utilisation de l'analyse multifactorielle des correspondances pour
l’étude des caractères des fruits-germinations, embryons et plantules de Diptérocarpacées. 107
Ashton P. S. — The generic concept for recent révision with Dipterocarpoideae. 128
Maury-Lechon G. — Interprétation phylogénique des caractères des pollens, fruits-germinations et
plantules des Diptérocarpacées. 139
Ashton P. S. — Phylogenetic spéculations on Dipterocarpaceae. 145
Koeniguer J.-Cl. — Remarque sur les fossiles eurafricains de Diptérocarpacées. 150
Awasthi N. — Résumé de la communication non exposée. 151
Discussions :
Parameswaran N. — Relationships of the family Dipterocarpaceae. 155
Muller J. — Summary of fossil Dipterocarpaceae. 156
Jong K. — Morphological problems and ecological aspects. 157
Ashton P. S. — Final discussion. 159
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PRÉFACE
La tenue d’ « Entretiens » réguliers au Muséum venait tout juste d’être décidée quand d’autre
part prit corps, sur l’initiative de Madame Maury, l’idée d’organiser une réunion des spécialistes mon¬
diaux de la famille des Diptérocarpacées. Dès lors, et tout naturellement, le Muséum décida, sur ma
proposition, que l’un des deux « Entretiens », en 1977, serait une Table Ronde internationale consacrée
à cette famille végétale.
Le choix de celle-ci résultait du fait que ma collaboratrice, Madame Maury, Chargée de recher¬
che au C.N.R.S., mettait la dernière main à son gros œuvre de thèse, fruit de 10 années, dont plusieurs
passées dans le Sud-Est asiatique. Elle parvenait au stade d’une problématique précise et complexe
qui appelait un échange de vues entre les spécialistes du Monde. L’ « Entretien » sur les Diptérocarpa¬
cées, ouvert par le Directeur du Muséum, Monsieur Jean Dorst, dura quatre jours, et 16 spécialistes
étrangers y prirent part : le présent mémoire, qui en est le rapport, sera certainement une contribution
durable à la connaissance de la famille. Celle-ci occupe une place encore relativement primitive dans
l’évolution des Dicotylédones, une place assez bien établie au sein du grand ensemble des Dilléniidées,
dans une constellation souvent assez pauvre au cœur de l’Afrique tropicale, mais dense à Madagascar
où se rencontrent des familles et groupes importants endémiques.
La disjonction dilléniidienne en Afrique continentale a une signification scientifique que l’on
commence peut-être à déceler : elle marquerait un processus d’extinction là même où il n’est pas exclu
que les premières Angiospermes se seraient différenciées. Grande idée, encore bien conjecturale, mais
qu’il appartient à la science moderne de prendre au sérieux. Les Diptérocarpacées sont au centre du
débat, d’autant que la découverte, toute récente, d’une prétendue Diptérocarpacée en Guyane (Maguire,
1970) vient à point nommé en accroître encore l’intérêt.
Par ailleurs les Diptérocarpacées sont une famille d’importance majeure sur les plans écolo¬
gique et économique. Elles sont l’élément dominant des forêts du Sud-Est asiatique qu’elles marquent
profondément de leur cachet. Elles fournissent à elles seules le quart de la production mondiale de
bois dur. L’une des plus précieuses ressources de la planète, mais en voie d’extinction fulgurante devant
les assauts inconsidérés des hommes.
Je souhaite que l’événement représenté par 1’ « Entretien » sur les Diptérocarpacées ne reste
pas ponctuel et qu’il amorce le renforcement des liens entre tous les chercheurs de l’équipe mondiale,
montrant ainsi le chemin qui, aujourd’hui, devrait être celui de toute la recherche en Systématique
biologique. Chemin qui comporte la concertation internationale étroite et constante et qu’à l’occasion
des Congrès internationaux on devrait multiplier.
Jean-F. Leroy.
Source : MNHN, Paris
AVANT-PROPOS
Les Entretiens du Muséum sur les Diptérocarpacées qui se sont tenus au Muséum National
d’Histoire Naturelle à Paris du 14 au 17 juin 1977, visaient principalement à regrouper les spécialistes
de la famille pour faire le point sur les travaux actuels et coordonner la recherche future. Les problèmes
fondamentaux posés par les Diptérocarpacées — famille de plantes exclusivement arborescentes du
Sud-Est asiatique fournissant le quart de la production mondiale en bois dur — ont été exposés dans
16 communications, dont les principaux sujets concernaient : la taxonomie, l’anatomie, la caryologie,
la chimie, l’architecture, la palynologie, l’embryologie, les formes juvéniles, la systématique évolu¬
tive, et plus brièvement l’écologie et la conservation de la nature.
Un malheureux concours de circonstances nous a privés des paléobotanistes tant attendus
par tous les participants. A la dernière minute des démarches administratives trop lentes ont rendu
impossible la venue de Monsieur N. Awasthi de Lucknow (Inde), tandis que des activités d’enseigne¬
ment imprévues nous privaient de Monsieur E. Boureau. Monsieur J.-Cl. Koeniguer, qui n a pu
se libérer que le 16 juin au soir, a remis une courte note présente dans ce Mémoire. Les discussions
partielles correspondant à chacune des communications des 14 et 15 juin n’ont pu être incluses dans
cet ouvrage, mais les conclusions générales et les recommandations finales correspondant aux séances
du 16 juin y figurent.
Organisés par le Laboratoire de Phanérogamie (J.-F. Leroy, Directeur et M™ G. Maury-
Lechon, C.N.R.S.), ces Entretiens se sont déroulés sous la présidence d’honneur et le patronage de
Monsieur le Professeur J. Dorst de l’Institut, Directeur du Muséum. Nous le remercions très sincère¬
ment.
Géma Maury-Lechon.
Source : MNHN, Paris
LISTE DES PARTICIPANTS
'Ashton P. S. — Department of Botany, University of Aberdeen, St. Machar Drive, Aberdeen AB9 2UD,
Scotland.
Bf.lin M. — Laboratoire de Botanique Tropicale. Université de Paris VI, U.E.R. 59, 1, rue Guy de la Brosse,
75005 Paris, France.
Blanc M. P. — Laboratoire de Botanique Tropicale, Université de Paris VI, U.E.R. 59, 1, rue de la Guy Brosse,
75005 Paris, France.
’Brazier J. D. — Department of the Environment, Building Research Establishment, Princes Risborough,
Aylesbury, Buckinghamshire HP17 9PX, England.
Chan H. T. — School of Biological Sciences, Kuala-Lumpur, West Malaysia.
Chew Wf.e Lek. — International Union for Conservation of Nature and National Resources, Morges, Suisse.
'Halle F. -— Institut Botanique, 5, rue Auguste Broussonnet, 34000 Montpellier, France.
Jacobs M. Rijksherbarium, Schelpenkade 6, Leiden, Holland.
‘Jonc, K. — Department of Botany, University of Aberdeen, St. Machar Drive, Aberdeen AB9 2UD, Scotland.
*Kaur A. — School of Biological Sciences, University of Malaya, Kuala-Lumpur, West Malaysia.
Koeniguer J. C. — Laboratoire de Paléontologie, U.E.R. 59, Université de Paris VI, 12, rue Cuvier. 75005
Paris, France.
Koeppen R. C. — U.S. Forest Products Laboratory, Madison, U.S.A.
Kostermans A. J. — Herbarium Bogoriense, Bogor, Indonesia.
Leroy J. F. — Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire Naturelle, 16, rue Buffon, 75005
Paris, France.
Maguire B. — Director Emeritus, Senior Scientist, New York Botanical Garden, Bronx Park, New York
10458, U.S.A.
Mariaux A. — Centre Technique Forestier Tropical. 45 bis , Avenue de la Belle Gabrielle, 94130 Nogent-sur-
Marne, France.
'Maury-Lechon G. — (C.N.R.S.) Laboratoire de Phanérogamie et Laboratoire d’Écologie Générale, Muséum
National d’Histoire Naturelle, 4, Avenue du Petit Château, 91800 Brunoy, France.
'Meijer W. — Department of Botany, University of Kentucky, Lexington K.Y. 40506, U.S.A.
'Muller J. — Rijksherbarium, Schelpenkade 6, Leiden, Hollande.
'Ourisson G. — Institut de Chimie, 1, rue Biaise Pascal, 67008 Strasbourg, France.
'Parameswaiian N. — Institut für Holzbiologie, Leuschnerstrasse 91d, 205 Hambourg80, République Fédérale
Allemande.
'Ponge J. F. — Laboratoire d’Écologie Générale, Muséum National d’Histoire Naturelle, 4, Avenue du Petit
Château, 91800 Brunoy, France.
Pons D. — Laboratoire de Paléobotanique, Université de Paris VI, U.E.R. 59, 12, rue Cuvier, 75005 Paris,
France.
'Smitinand T. — The Forest Herbarium, Royal Forest Department, Bangkok 9, Thailand.
* Ont présenté une communication.
Source : MNHN, Paris
LISTE DES PARTICIPANTS
Vidal J. E. — Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire Naturelle, 16, rue de BufFon,
75005 Paris, France.
Whitmore T. C. — Department of Botany, University of Oxford, Commonwealth Forestry Institute, South
Parks Road, Oxford 0X1 3RB, England.
* Ont présenté une communication.
COMMUNICATIONS
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CLASSIFICATION THAILAND INDOCHINE
11
PRESENT CLASSIFICATION
OF DIPTEROCARPACEAE FROM THAILAND AND INDOCHINA
Tem SMITINAND *
Résumé. — L'étude, des Diptérocarpacées du Sud-Est asiatique, qui inclut la Thaïlande et l’Indochine,
était plus descriptive que taxonomique pendant la fin du 19 e siècle (1870-1899). Pourtant la première étude
taxonomique de la famille est attribuée à Heim (1892), que suit Sir Dietrich Brandis (1895).
L’étude taxonomique des Diptérocarpacées a été activement entreprise durant le 20 e siècle ainsi que
le montrent les travaux de F. Heim (1902), P. Guérin (1910), E. Gilc (1925), W. G. Craib (1925), C. E. C. Fi¬
scher (1927), F. W. Foxworthy (1932), C. F. Symington (1933-1943). Tardieu-Blot (1941-1943) et T. Smi-
tinant (1958-1972) ; elle n’est cependant pas satisfaisante puisque la conception des genres est taxonomi-
quement basée sur un petit nombre de caractéristiques superficielles. Une révision complète du genre Balano-
carpus a été faite par C. F. Symington (1938-1939) dont il résulte que seul Balanocarpus heimii est reconnu.
Depuis 1970 des études poussées sur la taxonomie des Diptérocarpacées ont été entreprises, se basant
à la fois sur des investigations génétiques et morphologiques. Les genres tels que Hopea, Shorea, Balanocarpus
et Pentacme ont été ainsi reconsidérés dans la révision de la famille de P. S. Ashton (Mss) pour Flora Male-
siana. Il en résulte la réduction justifiée du genre Pentacme qui devient synonyme de Shorea. Le genre Para-
shorea est étroitement relié à Shorea ; lorsqu’une étude complète sera entreprise, sa réduction sera inévitable.
Summary. The study on the family Dipterocarpaceae of South-East Asia, which includes Thailand
and Indochine, during the latter part of 19th century (1870-1899) was more descriptive than taxonomie ;
however the first taxonomie studv on the familv is credited to F. Heim (1892) followed bv Sir Dietrich Brandis
(1895).
Taxonomie study on the Dipterocarpaceae lias been actively undertaken during the 20th century as
shown by the work of F. Heim (1902), P. Guérin (1910), E. Gilg (1925), W. G. Craib (1925), C. E. C. Fi¬
scher (1927), F. W. Foxworthy (1932), C. F. Symincton (1933-1943), Tardieu-Blot (1941-1943) and T. Smi-
tinand (1958-1972) ; but it is still not yet satisfactory, as gencric conception are taxonomically based on few
superficial characteristics. A thorough révision of the genus Balanocarpus has been made by C. F. Syming¬
ton (1938-1939) of which resuit only Balanocarpus heimii is recognized.
Since 1970 onwards advaneed study on the taxonomv of the Dipterocarpaceae has been undertaken
based on both genetical and morphological investigations, of which généra such as Hopea, Shorea, Balanocar¬
pus, and Pentacme hâve been revised, when P. S. Ashton (Mss) made his contribution on the family for the
Flora Malesiana, resulting in the justified réduction of the genus Pentacme as the synonymy of Shorea. The
genus Parashorea is closelv related to Shorea ; if a thorough study has been undertaken, its réduction is inévi¬
table.
Introduction
During the 18th century the knowledge of Dipterocarpaceae was very sketchy, it happened that
in 1750 when Georg Eberhard Rumphius published the Herharium Amboinense, the family was inen-
tioned in passing. It was Carolus Linnaeus who in 1771 recognised the taxonomie status of the genus
Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
12
TEM SMIT1NAND
Vatica in the plant kingdoin in Manlissa Plantarum. The knowlegde of the family was much devel-
oped during the 19th century as shown by the work of Karl Frederich Gaertner, who in 1805 pub-
lished the classical De Fructibus el Seminis Plantarum, creating the family Diplerocarpaceae ; R.A.P.
and A.L.P. de Candolle in the course of 50 years (1824-74) of publishing thcir Prodomus, enumerated
ail members of the family so far known during that time. But the first attempt to studv the family
taxonomicallv was accredited to F. Heim, who in 1892 classified the family into 7 sériés comprising
28 généra. In 1895 Sir Dietrich Brandis recognised only 17 généra and arranged in 5 sériés or suh-
families. The first thorough descriptive work of the family in Indochina is credited to L. Pierre
(1889-1891), the French botanist working on Thai and Indochinese material.
Taxonomie studv on the Diplerocarpaceae has been actively undertaken during the 20th century
as shown by a number of régional floras and taxonomie contributions. F. IIeim (1920) was the first
botanist to enumerate the Thai diplerocarps, followcd by W. G. Craib (1925) and T. Smitinand (1958-
1972) ; whercas P. Guérin (1910) contributed to the Indochinese flora, which was later supplement.ed
by M me Tardiei-Blot (1943). During this period E. Gilg (1925) revised the Diplerocarpaceae of
the world, classifying it into 2 sub-families : Diplerocarpoideae with 5 sériés, and Monoloideac with
only one sérié, which concept has been followed by modem botanists.
ft should be mentioned in passing that taxonomie study in the Indian and Burmese diptero-
carps, carried ont by C. E. C. Fischer (1926-1927), is very much implemented to the flora of the Indo¬
chinese région. While in Malaysia the contributions of F. W. Foxwortiiy (1932) and C. F. Syming-
ton (1933-1943) bear much on the flora of Thailand ; specially the latter, whose révision of Balano-
carpus lead to a much more réduction and only Belanocarpus heiniii Bedd. is accepted. The generic
conception still leads to controversy as the généra were based on superficial characteristics.
Présent Classification of Dipterocarpaceae.
Since 1970 onwards much advanced study on the taxonomie aspect has been undertaken based
on both genetical and morphological investigations. When P. S. Ashton (Mss) made his contribution
to Flora Malesiana a total révision of the family has been achieved, of which resuit bears much to
the Thai and Indochinese flora. It is justified that the genus Penlacme should be redueed as synonymy
to Shorea ; the oblitération of Beddome’s Balanocarpus, resulting in the coining of new name, may
be not necessary, as the afïinitv of Balanocarpus and Hopea is very close indeed. If Balano¬
carpus is deserving to be conserved as a monotypic genus, it is better to emend the description ; this
will be more justified as the generic name is quite well-known to, and accepted by ail concerned. Many
Thai and Indochinese taxa hâve been changed due to either the previous descriptions based on frag-
mentarv collections or lack of communication, as follows :
Former taxa
Présent taxa
Diospyros addita Fletch.
Anisoptera oblonga Dyer
Brachypodandra chevalier! Gagnep
Cotylelobium lanceolatum Craib
Diplerocarpus macrocarpus Vesque
Diplerocarpus tonkinensis Tard.-BI.
Hopea minutiflora C. E. C. Fisch.
Parashorea kerrii Tard.-BI.
Anisoptera costata Korth.
Vatica lowii King emend. Sym.
Cotylelobium melanoxylon fHook. f.) Pierre
Vatica philastreana Pierre
Diplerocarpus retusus Bl.
Diplerocarpus retusus Bl.
Hopea sangal Korth.
Parashorea buchananii (C. E. C. Fisch.)
C. E. C. Fisch.
Parashorea laotien Tard.-BI.
Parashorea poilanei Tard.-BI.
Penlacme siamensis (Miq.) Kurz
Perisandra laotica Gagnep.
Shorea argentea C. E. C. Fisch.
Shorea attopoensis Pierre
Shorea thorelii Pierre
Parashorea stellala Kurz
Shorea siamensis Miq.
Vatica odorata (Griff.) Sym.
Shorea thorelii Pierre
Shorea roxburghii G. Don
Source : MNHN, Paris
CLASSIFICATION THAILAND INDOCHINE
Former taxa
Shorea longestipulata Tard.-Bl.
Shorea maritima Pierre
Shorea rogersiana Raizada & Smitin.
Shorea sericeiflora Craib & Hutcliins.
Vatica fleuryana Tard.-Bl.
Vatica patula Sym.
Vatica tonkinensis Tard-Bl.
Vatica wallichii Dyer
Présent taxa
Shorea henryana Pierre ex Laness.
Shorea hypochra Hance
Shorea laevis Ridl.
Shorea henryana Pierre ex Laness.
Vatica diospyroides Sym.
Vatica mangachapoi Blanco
Vatica odorata (Grill.) Sym.
Vatica pauci/lora (Korth.) Bl.
As Symington (1943, p. 97) observed, the aflinity of Parashorea and Shorea is so close that
Parashorea lias “ a much claim to lie included ” in Shorea. Since Pentacme has lieen reduced to
Shorea, following the same conception, Parashorea should better be treated as such. The reason
is that Parashorea seems to be distinguished from Shorea by the swollen connective of the anthers ;
this character is also occurred in other généra, i.e. Dryobalanops, Stemonoporus, and even some species
of Shorea, such as S. robusta Gaertn. f. Moreover the fruit characteristics of Parashorea are also very
variable ; that of P. stellata approaching Shorea siamensis and S. robusta ; P. buchananii C. E. C. Fis¬
her formely known as Shorea buchananii C. E. C. Fisher, has its fruit similar to that of Dryobalanops ;
whereas the Malayan P. densiflora Ridl. and P. globosa Sym. hâve undeveloped fruiting calyces, of
which character is common among Shorea. The leaf structure of Parashorea is merely that of Shorea ;
but more investigations on both morphological and genetical point-of-view are needed to substan-
tiate the réduction of Indo-chinese Parashore to Shorea.
REFERENCES
Ashton P. S., 1976. — Dipterocarpaceae in van Steenis’ Flora Malesiana I. (Mss.).
Brandis Sir Dietrich., 1895. — An énumération of the Dipterocarpaceae. J. Linn. Soc., 31 : 1-148, 3 plates.
London.
Craib W., 1925. — Florea Siamensis Enumeratio. 1 : 133-148. Bangkok.
Fischer C. E. C., 1926-1927. — Contributions to the Flora of Burma 1-111. Kew. Bull. Mise. Ins., 1926 : 446-
468 ; ibid., 1927 : 81-93 and 203-212. London.
Foxworthy F. W., 1932. — Dipterocarpaceae of the Malay Peninsula. Mal. For. Rec., 10. Kuala Lumpur.
Gilg E., 1925. — Dipterocarpaceae in Engler. Nat. Pflanzenf., 121 : 237-269.
Guérin P., 1910. — Diptérocarpacées in Lecomte, Flore Générale de l'Indo-Chine 1 : 353-393. Paris.
Heim F., 1892. — Recherches sur les Diptérocarpacées. Paris.
Heim 1910. — Dipterocarpaceae in Schmidt, Flora of Koh Chang. Bot. Tidsskr. 25 : 42-47. Copenhagen.
Parker R.N., 1927-1935. — Illustrations of Indian forest plants I-III. Ind. For. Rec. Bot. 13 (1) : 1-29 ;
ibid. 16 : 1-16 ; ibid. 20 : 35. Calcutta.
Parkinson C. E., 1932. —- A note on the Burmese species of the genus Dipterocarpus. Burm. For. Bull,, 27 :
1-35. Rangoon.
Parkinson C. E., 1935. — Illustration of Indian forest plants III-IV. Ind. For. Rec. Bot., 20 : 6-18; Ind. For.
Bot. (N. s.) I : 29-44. Delhi.
Pierre L., 1889-1891. — Flore forestière de la Cochinchine. 14-16 : tab. 212-259. Paris.
Smitinand T., 1958. — Identification keys to the Dipterocarpaceae of Thailand. Nat. Hisl. Bull. Siam. Soc.,
19 : 57-83. Bangkok.
Smitinand T., 1958. — The genus Dipterocarpus Gaertn. f. in Thailand. Thai For. Bull. (Bot.), 4. Bangkok.
Mimeogr.
Smitinand T., 1972. — A manual of Dipterocarps of South-East Asia Mainland. Mss.
Symington C. F., 1943. — Foresters’ Manual of Dipterocarps. Mal. For. Rec., 16. Kuala Lumpur.
Tardieu-Blot M rae , 1943. — Diptérocarpacées in Gagnepain, Supplémen! à la Flore Générale de l’Indo-Chine,
1 : 334-360. Paris.
Source : MNHN, Paris
14
I. E. VIDAL
ÉCOLOGIE ET RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
DES DIPTÉROCARPACÉES INDOCHINOISES
J. E. Vidal *
Résumé — La famille des Diptérocarpacées présente des espèces adaptées aux conditions de milieu
variées de la péninsule indochinoise. Ces conditions se traduisent essentiellement au niveau forestier par deux
principaux types de végétation : la forêt dense humide d: sempervirente et la forêt claire décidue. Le plus grand
nombre d’espèces se rencontre en forêt dense ; cinq seulement colonisent la forêt claire ; trois sont adaptées
aux conditions particulières des fourrés littoraux de la zone semi-aride du S.E. du Viêt-Nam. Une dizaine
d’espèces au plus peuvent exister au-dessus de 800 m.
La répartition géographique induit à considérer la Péninsule indochinoise (Birmanie, Thaïlande, Laos,
Cambodge, Viêt-Nam, N. de la Péninsule malaise) comme une unité phytogéographique originale où se mani¬
feste un certain endémisme.
Summary - The species of Dipterocarpaceae are adapted to a wide range of conditions and habitats
in the indochinese Peninsula. Two main types of végétation are distinguished : the humid dense forest (ever-
gree.ii or semi-evergreen) and the dry deciduous forest. The bulk of the species is found in the dense forest.
Five species only are established in the dry deciduous forest. Three are adapted to spécial conditions pre-
vailing in the littoral thickets of the semi-arid zone of Southeastern Vietnam. About ten species thrive above
800 m.
Ün the basis of the geographical distribution of species the Indochinese Peninsula (Burma, Thailand,
Laos, Cambodia, Vietnam, North of Malay Peninsula) appears as a distinct phytogeographical unit where
several species are endemic.
La péninsule indochinoise, par son extension en latitude, son relief et son substratum variés
est propice à des types de végétation divers et à des variations floristiques marquées qui se manifestent
particulièrement bien dans la famille des Diptérocarpacées.
On peut sommairement distinguer les forêts denses humides (sempervirentes ou semi-semper-
virentes) et les forêts claires, soit en régions basses, soit en altitude, les premières étant conditionnées
principalement par le climat, les secondes par le substratum (sol squelettique, latéritique ou gréseux).
Les espèces de Diptérocarpacées sont différentes dans chaque type de forêt.
Examinons quelques cas typiques choisis parmi les espèces de la flore du Cambodge, du Laos
et du Viêt-Nam. Le tableau 1 qui condense l’essentiel des données écologiques et chorologiques rela¬
tives à chaque espèce nous permet de réduire ici notre exposé à quelques considérations complémen¬
taires d’ordre biologique ou systématique.
Le genre Anisoptera ne se rencontre qu’en forêt dense humide sempervirente ou semi-semper-
virente de plaine. Il est représenté essentiellement par A. costata, grand arbre toujours vert de la strate
supérieure.
Le genre Dipterocarpus est représenté dans la flore indochinoise par environ 9 espèces dont
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
K ET RÉPARTITION INDOCHINE
15
3 à feuilles plus ou moins caduques en saison sèche ne se rencontrent pratiquement qu'en forêt claire
des régions basses : D. intricatus, D. obtusifolius et D. tuberculatus.
D. intricatus est une espèce arborescente pouvant atteindre 30 m de hauteur. Elle croît sur
des terrains sableux en peuplements presque purs, en forêt claire. On la trouve aussi à l’état dissé¬
miné en forêt dense mais elle ne s’y régénère pas, ce qui est un indice de la présence antérieure en ce
lieu d’une forêt claire. La défoliation se produit en décembre : les nouvelles feuilles et les fleurs appa¬
raissent en janvier.
D. obtusifolius, arbre de 15-20 m de hauteur, au tronc en général droit, peut constituer en régions
basses des peuplements purs sur sol sableux. A moyenne altitude, jusque vers 1000 m, on peut le ren¬
contrer en mélange avec des Pins à 2 feuilles (Pinus merkusii). Les feuilles sont incomplètement cadu¬
ques de sorte que l’arbre n’est jamais complètement dépouillé en saison sèche.
La troisième espèce de forêt claire, D. tuberculatus, se reconnaît aisément, surtout à l’état jeune,
à ses grandes feuilles qui rappellent celles du teck. L’arbre peut atteindre une vingtaine de mètres de
hauteur. Il constitue souvent l’essence dominante en terrains silico-argileux ou gréseux. La défolia¬
tion n’est pas complète en saison sèche.
Les autres espèces de Diptérocarpacées à feuillage toujours vert se rencontrent seulement en
forêt dense humide, dans des conditions écologiques semblables. Ce sont de grands arbres de la strate
supérieure atteignant une cinquantaine de mètres de hauteur, croissant sur sols assez profonds, dans
des conditions de pluviosité variant de 1 500 à 3 000 mm annuels.
D. alatus s’observe en peuplements groupés dans les endroits frais ou en bordure de cours d’eau
en régions basses.
D. baudii existe à l’état disséminé en compagnie de D. dyeri.
D. costatus se rencontre en terrains plus pauvres et plus secs que ceux convenant aux deux
espèces précédentes.
D. dyeri croît en peuplements groupés sur terrains silico-argileux. On reconnaît aisément cette
espèce à ses grandes feuilles munies d’un pétiole grêle.
Il est signalé au N. Viêt-Nam D. tonkinensis qui a été assimilé par Ashton (in Herb. P) à D. retu-
sus. Cette dernière espèce est, d’après Symington (1941), localisée dans la Péninsule et l’Archipel malais.
Sa présence au N. Viêt-Nam paraît donc, a priori, surprenante.
D. turbinatus est souvent associé à D. costatus à moyenne altitude.
Le genre Hopea est représenté en Indochine par 9 ou 10 espèces d’arbres de moyenne grandeur
(25-30 m) fréquentant le plus souvent les formations denses, d’altitude inférieure à 800 m (H. haina-
nensis, H. Iiongayensis, H. helferi, H. odorata, H. recopei, H. thorelii). H. ferrea, par contre, s’observe
assez fréquemment sur sol pauvre, rocheux en formations semi-denses.
H. odorata peuple de préférence les lieux humides et le voisinage des cours d’eaux.
H. pierrei présente une amplitude écologique assez étendue. On l’observe aussi bien en zone
littorale sur sols podzoliques (Cambodge) qu’en moyenne altitude jusque vers 900 m sur terre rouge
basaltique (Centre Viêt-Nam).
II en est de même de H. siamensis en ce qui concerne l’altitude.
H. cordata et H. reticulata sont de petits arbres (< 10 m) limités à la zone semi-aride du S.-E.
du Viêt-Nam, sur sol rocheux, dans les fourrés littoraux.
Le genre Parashorea distingué de Shorea principalement par le fruit à 5 ailes bien développées
est représenté en Indochine par 2 espèces de forêt dense humide dont la plus commune, P. stellata,
peut se rencontrer jusque vers 1 000 m d’altitude.
Le genre Shorea compte 9 espèces indochinoises dont 2 (5. obtusa, S. siamensis) se rencontrent
en forêt claire décidue et les autres en forêt dense sempervirente.
S. obtusa, arbre moyen à feuilles partiellement caduques, est commun en forêt claire sur sols
pauvres latéritiques ou gréseux jusque vers 1 000-1 200 m.
S. siamensis, arbre à feuilles caduques, plutôt rabougri, constitue l’essence dominante des
forêts claires pauvres sur sols rocheux ou latéritiques jusque vers 800 m.
S. falcata, comme Hopea cordata précédemment mentionné, est localisé dans les fourrés litto¬
raux sur sable de la zone semi-aride de S.-E. du Viêt-Nam.
Source : MNHN, Paris
16
J. lî. VIDAI,
Les autres espèces sont de grande taille (30-40 in) et se rencontrent en général en forêt dense
humide plus ou moins sempervirente (S. guiso, S. henryana, S. hypochra, S. roxburghii, S. thorelii).
S. guiso peut se rencontrer au-dessus de 800 m.
S. hypochra figure souvent dans la strate supérieure avec Dipterocarpus costatus et Anisoptera
costata, dans les forêts littorales du Cambodge ; on peut l’observer aussi au-dessus de 800 m.
L’aire de S. roxburghii s’étend de l’Inde à la Péninsule malaise. S’il s’agit bien de la même espèce
partout, il faut admettre que son amplitude écologique est grande ; on l’observe en effet en forêt dense
sempervirente, en forêt décidue, en forêt semi-dense à teck, sur des sols variés.
Le genre Vatica est représenté en Indochine par 6 espèces fréquentant généralement la forêt
dense mais susceptibles de se rencontrer dans des formations plus claires sur substratum rocheux
ce qui est le cas, en particulier, de V. cinerea.
De cet exposé condensé de nos connaissances actuelles sur l’écologie et la répartition géogra¬
phique des Diptérocarpacées indochinoises, on peut retenir les conclusions suivantes :
1) La Péninsule indochinoise comprenant la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Laos le
Viêt-Nam et le N. de la Péninsule malaise constitue une unité phytogéographique originale, la plu¬
part des espèces ayant leur aire limitée à cette péninsule. Un petit nombre seulement la débordent
soit à l’ouest (Inde), soit au sud et à l’est (Indonésie), soit au nord (Chine méridionale). On y observe
en outre, un certain endémisme local ( Hopea hainanensis, H. hongayensis, N. Viêt-Nam ; Hopea
cordata, H. reticulata, Shorea falcata, zone semi-aride du S.-E. du Viêt-Nam). (Voir tableau 1).
2) En général, les Diptérocarpacées sont des arbres de forêt dense humide sempervirente ou
semi-sempervirente. Cinq espèces cependant, Dipterocarpus intricatus, D. obtusifolius, D. tuberculatus
Shorea obtusa, S. siamensis colonisent la forêt claire décidue. Trois espèces endémiques, Hopea cordata
H. reticulata , Shorea falcata sont adaptées aux fourrés littoraux sur sable de la zone semi-aride du S.-E.
du Viêt-Nam.
Très peu d’espèces peuvent se rencontrer au-dessus de 800 m : Dipterocarpus costatus, D. oblu-
sifolius, D. lurbinalus, Hopea pierrei, H. siamensis, Parashorea stellata, Shorea guiso, S. hypochra
S. obtusa, S. siamensis.
3) La liste des noms et synonymes présentée ci-dessous montre la nécessité de révisions systé¬
matiques générales pour asseoir valablement des considérations écologiques et phytogéographiques.
Liste des noms des Diptérocarpacées indochinoises.
Cette liste a été établie à la suite de la révision du matériel indochinois faite récemment par
T. Smitinand et P. S. Ashton, spécialistes de la famille.
Les synonymes sont entre parenthèses.
Anisoptera costata Korth. (A. cochinchinensis P., A. glabra Kurz, A. oblonga Dyer, A. robusta P.).
Dipterocarpus alalus Roxb. ; D. baudii Korth. ( D. duperreanus P.) ; D. costalus Gaertn. f. (D. artocar-
pifolius P., D. insularis Hance) ; D. dyeri P. ; D. gracilis Bl. ; D. intricatus Dyer ; D. obtusifolius
Teysm. (D. punctulatus P.) ; D. retusus Bl. (D. tonkinensis Chev. ex Tard.) ; D. tuberculatus
Roxb. ; D. turbinatus Gaertn. f. (D. jourdainii P.).
Hopea cordata J. E. Vidal ; H. ferrea P. ; H. hainanensis Merr. & Chun ; //. helferi Dyer (H. dealbata
Hance) ; H. hongayensis Tard. ; H. odorata Roxb. ; H. pierrei Hance ; H. recopei P. ex Laness. •
H. reticulata Tard. ; H. siamensis Heim ; H. thorelii P.
Parashorea buchananii (Fisch.) Svm. (P. dussaudii Tard., P. kerrii Tard.) ; P. stellata Kurz (P. poilanei
Tard.).
Shorea falcata J. E. Vidal ; S. guiso (Blanco) Bl. (S. oulgaris P.) ; S. henryana P. [S. longestipulata
Tard.) ; S. hypochra Hance (5. cambodiana P., 5. maritima P.) ; 5. obtusa Wall. ; S. roxburghii D.
Source : MNHN, Paris
ÉCOLOGIE ET RÉPARTITION INDOCHINE
17
Tableau 1. — Écologie et répartition des Diptérocarpacées indochinoises.
Altitude Végétation
<800
>800 Fd
Fc
Fl
[ B T
C
L V
PM AM
Anisoptera
costata
+
Dipterocarpus
alatus
+
baudii
+
_ _
_
_
costatus
-+
_ _
_
? —
_
dyeri
+
— _
_
_
_
gracilis
+
— —
— —
intricatus
+
— _
obtusifolius
+
tuberculatus
+
turbinatus
- +
Hopea
cordata
+
ferrea
_
__
hainancnsis
+
helferi
_
+
_ _
hongayensis
+
_
odorata
+
pierrei
-+
_
recopei
+
_ _
reticulata
+
_
siamensis
- +
_
thorelii
+
Parashorea
buchananii
_
+
stellata
- +
— —
— —
Shorea
falcata
+
_
guiso
- +
_
_
_ _
henryana
+
_
_
_ _
hypochra
-+
obtusa
_
+
roxburghii
+
siamensis
+
thorelii
+
_ _
Vatica
cinerea
+
_ _
diospyroides
+
_
_
odorata
+
pauciflora
+
_
_
philastreana
+
_
_
_
stapiiana
+
I, Inde ; B, Birmanie ; T, Thaïlande ; C, Cambodge ; L, Laos ; V. Viêt-Nam ; PM, Péninsule malaise ; AM, Archipel
malais ; SC, Sud Chine ; Fd, forêt dense sempervirente ; Fc, forêt claire décidue ; Fl, fourrés littoraux.
Source : MNHN, Paris
J. F.. VIDAI.
IR
Don (S. attopoensis P., 6'. cochinchinensis P.. S. harmandii P.. S. lalura Koxb.i : S. siarnensis
Miq. ( Penlacme siamensis (Miq.) Kurz) ; S. thorelii P. ex l.aness. ( Para&horea laotien Tard.')
Valica cinerea King. : V. diospyroides Sym. (V\ fleuryana Tard.) ; V. odorala (GriflF.) Sym. (V. astro-
Iricha Hancc, V. dyeri King, V. faginea Dyer, V. harmandiana P., V. thorelii P., V. lonkinensis
Chev.) ; V. pauciflora Bl. ; V. philastreana P. ; V. stapfinna (King.) Sloot.
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Vidal J. E., 1976. — Étude phytoécologique autour du barrage de Nam Ngum (Laos). Bull. Soc. Bot. Fr.,
123 : 391-414, carte, fig., phot.
Source : MNHN, Paris
ÉCOLOGIE ET RÉPARTITION INDOCHINE
19
PAKARAIMAEA DIPTEROCARPACEA
(note ajoutée le 20.01.78)
Bassett Maguire *.
In the August 1977 issue of Taxon 1 the new genus and species Pakaraimaea dipterocarpacea was
proposed as a Western Hemisphere dipterocarp contained in the monotypic Pakaraimoideae.
The taxon in its multi-hierarchical rôle was assessed independantly by the contributing authors :
Maguire and Ashton on systematic, morphologie, géographie, écologie and phyletic considérations ;
de Zeeuw on those of bark, phloem and wood anatomy ; and Giannasi and Niklas on chemistry.
The published results reflect the respective independently achieved conclusions.
I hâve now seen the suite of three collections obtained by Drs. Dunsterville and Stbyer-
mark on Cerro Guaiquinima, Bolivar, Venezuela 2 . It may require désignation as a subspecific élé¬
ment of Pakaraimaea dipterocarpacea. A fourth collection of the species, which has lain as an indet
Tiliaceae undetected for a number of years in the National Herbarium, Caracas, is of intermediate
character. A considération of these collections will be published in fortheoming notes.
It may be remembered at the time of the Paris Table Ronde that I expressed my intention
of returning to the type locality of Pakaraimaea to obtain suitable material for cytological study and
seed investigation. Plans for this to the field are in progress. More extensive sériés of herbarium
specimens and wood samples would be sought for further study and wider distribution.
* Adresse : cf. Liste des participants.
1. Maguire (B.), Ashton (P. S.), de Zeeuw (C.). Giannasi (D. E.), and Niklas (K. J.), 1977. Pakaraimoideae, Diptero-
carpaceae of the western hemisphere. Taxon, 26 : 341-385.
2. See footnote, p. 343. Taxon, 26 : 341-385, 1977.
Source : MNHN, Paris
20
FRANÇIS HALLÉ
PREMIÈRES DONNÉES ARCHITECTURALES SUR LES DIPTEROCARPACEAE
Francis Hallé *.
Résumé — La famille des Dipterocarpaceae n’est pas homogène sur le plan de l’architecture : elle contient
plusieurs modèles bien différenciés. On note en particulier la coexistence de modèles rythmiques et arythmiques.
L’aptitude à la réitération est inégalement répartie : certaines Dipterocarpaceae sont de petits arbres
conformes à un modèle unique, à couronne ogivale, dépourvus de contreforts ; d’autres, largement majoritaires,
ont la forme habituelle chez les grandes dicotylédones forestières. Le lien structural et physiologique entre la
réitération aérienne et l'apparition des contreforts est particulièrement aisé à mettre en évidence chez les
Dipterocarpaceae.
Summary — Our knowledge of the architecture of the Dipterocarpaceae is limited to observations of
Asian species. From this, one can only tentatively conclude that the family is not particularly rich in the
number of the architectural models : only those of Rauh, Massart and Roux hâve been observed so far. The
distribution of these models varies. In Shorea and Dipterocarpus there are two models, but a single model
(Roux) in most généra.
Réitération is very important in the architecture of Dipterocarps. Only those species that sponta-
neously reiterate can develop into really large trees with fiat crowns and buttresses. The existence of these
buttresses and the “ shyness ” between reiterated crownlets points towards the concept of a tree as a colony.
More architectural data, particularly on non-asiatic généra, are needed to give a more complété under-
standing of the growth dynamics and ecology of this family.
Les travaux relatés ici ont été commencés en 1972, et poursuivis à l’occasion de diverses mis¬
sions dans le Sud-Est asiatique. Du fait des circonstances, ils doivent peu à l’observation dans le
milieu forestier naturel, et ils ont été effectués surtout dans les collections botaniques : Jardin Bota¬
nique de Lae (Nouvelle-Guinée), Jardin de Kebun Raya à Bogor (Indonésie), Arboretum des Dipte¬
rocarpaceae de l’Institut des Recherches Forestières à Haurbentes (Indonésie), Arboretum de l’Insti¬
tut des Recherches Forestières à Kepong (Selangor, Malaisie) ; certaines observations ont cependant
pu être confirmées dans des peuplements naturels.
Il s’agit donc de recherches préliminaires qui ne portent d’ailleurs que sur un nombre restreint
de genres (9, sur un total de 15 pour la famille), et les résultats présentés ici devront être, à tout le
moins, complétés. Ils fournissent néanmoins une base de discussion et un point de départ, dans un
groupe dont l’architecture végétative est particulièrement simple et majestueuse 1 .
Seront successivement présentés :
— Les modèles architecturaux chez les arbres jeunes.
— Les processus d’édification de la cime et des contreforts chez les arbres adultes.
I. — Les arbres jeunes. Les modèles architecturaux.
Le modèle architectural a été défini comme étant l’expression visible du programme génétique
qui préside, en dehors de tout traumatisme, au développement aérien et souterrain de la plante. Cette
* Adresse : cf. Liste des participants.
1. Je tiens à exprimer ma gratitude envers mes collègues Francis S. P. Ne, Tim C. Whitmore, Peter S. Ashton
et Tjahjono Samingan, pour les enrichissantes discussions que nous avons eues.
Source : MNHN, Paris
DONNÉES ARCHITECTURALES
21
définition a été discutée dans divers ouvrages (Halle et Oldeman, 1970 ; Oldeman, 1974 ; Hali.é,
Oldeman and Tomlinson, 1978) auxquels je prie le lecteur de se reporter pour une compréhension
satisfaisante du concept lui-même. La terminologie des modèles indiquée dans ces ouvrages sera
utilisée dans ce qui suit.
Il est peut-être utile de se rappeler que l’identification du modèle architectural n’est aisée que
sur des arbres jeunes, ne dépassant pas 5 à 10 mètres de hauteur, vigoureux, non traumatisés, et rela¬
tivement soustraits aux intempéries, grâce à l’écran que forment, au-dessus d’eux, les cimes protec¬
trices des arbres adultes. Dans ces conditions, il est fréquent que les jeunes Dipterocarpaceae offrent
des architectures d’une exceptionnelle clarté — et d’une beauté saisissante.
Jusqu’à présent, trois modèles architecturaux distincts ont été reconnus dans la famille, ce
nombre étant, bien entendu, susceptible d’augmenter à mesure que progresseront les investigations,
notamment parmi les espèces non asiatiques.
Parmi ces trois modèles, deux représentent une ramification rythmique de l’axe primaire :
modèle de Rauh, modèle de Massart ; le troisième s’en distingue par une ramification continue du
tronc; c’est le modèle de Roux, qui est quantitativement le plus important parmi les Dipterocarpaceae,.
Le modèle de Rauh.
Défini par l’orthotropie généralisée et l’équivalence de tous ses axes aériens, par sa croissance
et sa ramification rythmiques, par sa sexualité latérale qui n’interrompt pas la croissance des axes,
ce modèle, par ailleurs si fréquent dans la forêt tropicale humide, semble rare chez les Dipterocarpaceae.
La figure 1, relative à un Diplerocarpus observé au Jardin Botanique de Bogor, montre avec
une particulière netteté, la verticillation des branches sur le tronc ; on notera l’orientation verticale
de l’extrémité apicale de chaque branche : cette orientation traduit l’orthotrophie du modèle de Rauh,
même lorsque les parties âgées des branches sont affaissées ; l’arbre, juvénile, en dépit de ses dimen¬
sions déjà importantes, n’a pu être identifié, faute de fleurs.
Toutefois, on peut prévoir que la sexualité sera latérale sur les branches ; les inflorescences
sont, en effet, latérales dans le genre Dipterocarpus (Dr. W. Meijer, comm. pers., 15 juin 1977). L’iden¬
tification du modèle de Rauh paraît donc certaine.
La liste des espèces conformes à ce modèle est, pour l’instant, fort brève :
Origine Référence
Pulau Nusa Kambangan Bogor VIII.D.70.
(Côte sud de Java)
Bornéo Kepong FG5 n° 640
Péninsule Malaise, Bornéo Kepong K8
Kepong IJ4
Le modèle de Massart.
Comparable au précédent par sa croissance et sa ramification rythmiques, ce modèle s’en dis¬
tingue par l’existence d’une différenciation parmi les axes aériens qui le composent. L’équivalence
des axes dans une orthotropie généralisée, caractéristique du modèle de Rauh, cède la place à un
net contraste entre un tronc orthotrope et des branches plagiotropes ; au moins dans le jeune âge,
ces dernières forment des étages distincts, et de ce fait, les jeunes Dipterocarpaceae construites sur ce
modèle ressemblent à s’y méprendre à de jeunes Myristicaceae (figure 5).
La figure 4 a représente un jeune « Meranti Kepong », Shorea ovalis (Korth.) Bl., observé au
Jardin Botanique de Lae ; il s’agit de l’une des plus grandes et des plus grosses Dipterocarpaceae
t. Les noms vernaculaires sont pris dans Symington, 1974, et concernent la Malaisie péninsulaire.
Dipterocarpus sp.
Dipterocarpus
sarawakensis V.S1.
Cotyldobium
malayanum V. SI.
« Resak Bukit »’
Source : MNHN, Paris
22
FRANÇIS HALLÉ
malaises, « dépassant souvent 4 mètres de tour » (Symington, 1974). Jeune, cet arbre réalise clairement
le modèle de Massart, les branches plagiotropes présentant une phyllotaxie distique et une nette
disposition en pseudo-verticilles étagés.
Il est intéressant de comparer l’architecture de l’arbre avec celle de l’une de ses branches
(figure 4 b) : on retrouve en effet une disposition rythmique des axe III sur les axes II, comme si la
branche répétait, sur le mode plagiotrope, l’architecture de l’arbre lui-même.
Il est certainement prématuré de tenter une évaluation de l’importance quantitative du modèle
de Massart chez les Dipterocarpaceae ; il semble toutefois qu’il y soit mieux représenté que le modèle
de Rauh.
Le modèle de Massart a été, jusqu’à présent, décelé dans les espèces suivantes :
Shorea ovalis
(Korth.) Bl.
« Meranti Kepong >*
Dipterocarpus retusus Bl.
(= D. trinervis Bl.'
« Keruing Gunong »
Dipterocarpus cornulus Dyer.
« Keruing Gombang »
Dipterocarpus costulatus V.S1.
a keruing kipas »
Origine
Péninsule Malaise, Sumatra, Bornéo
Bali, Java, Péninsule Malaise
Péninsule Malaise, Bornéo
Péninsule Malaise, Sumatra, Bornéo
Hé/irence
Lae 572
Bogor VI.C. 288
Kepong I.J. 8 n° 529
Kepong G 7
Deux remarques s’imposent concernant ces plantes ; l’une au sujet de leur vitesse de croissance,
l’autre à propos de leur phyllotaxie.
— La figure 5 représente le même jeune individu de Dipterocarpus costulatus, dessiné à quatre
ans d’intervalle, en 1972, puis en 1976. L’étiquetage soigné de l’arboretum de Kepong fournit la date
du semis, donc l’âge de l’arbre. A six ans, ce jeune arbre présentait trois étages de branches plagio¬
tropes (1972) ; il en présente cinq à l’âge de dix ans (1976) : au moins, dans ce cas précis, le rythme
d’émission des étages est de un tous les deux ans. Il s’agit là d’une indication utile, qui devra être vérifiée.
— La phyllotaxie des branches plagiotropes varie d’une espèce à l’autre : j’ai observé des
feuilles disposées en spirales sur les branches de Dipterocarpus costulatus (fig. 5)), des feuilles distinctes
sur celles de D. retusus, D. cornutus et Shorea ovalis (fig. 4).
D’autre part, des indices existent d’une variation phyllotaxique sur les branches, en fonction
du stade de développement d’un même individu. Un jeune « Keruing Kipas » d’environ 15 mètres de
hauteur, observé à Kepong (Réf. : G 14) présente des branches basses à phyllotaxie distique, les feuilles
acquérant une disposition spiralée sur les branches des pseudo-verticilles plus récents.
Dans ce contexte, il est important de faire ici état d’une observation du Dr. P. S. Ashton
(comm. pers., 15 juin 1977), selon laquelle, chez beaucoup de Dipterocarpaceae, la phyllotaxie des
branches, distique sur le jeune, deviendrait spiralée chez l’adulte ; un redressement de la branche
accompagnerait cette transformation, la plante elle-même se conformant au modèle de Rauh.
Selon cette observation, une véritable « forme juvénile » existerait chez certaines Dipterocarpaceae.
Compte tenu de son importance biologique et phylogénétique, c’est là un domaine qui mérite beau¬
coup d’attention dans l’avenir.
Le modèle de Roux.
Une caractéristique essentielle des deux modèles précédents est la disposition rythmique du
fonctionnement apical du tronc.
Le modèle de Roux s’en distingue par l’absence de rythme : chaque feuille du tronc axille une
branche, la ramification est donc continue. Par ailleurs, les branches sont typiquement plagiotropes,
comme dans le modèle de Massart.
Source : MNHN, Paris
DONNÉES ARCHITECTURALES
23
Le modèle de Roux est une incontestable réussite parmi les Dicotylédones arborescentes ; sa
prééminence chez les Dipterocarpaceae a déjà été mentionnée.
La figure 2 montre l’architecture très simple d’un jeune Shorea slenoptera Burck., originaire
de Kalimantan (Bornéo) et observé, à l’époque de sa première floraison, dans les plantations forestières
de Haurbentes, à Java.
La figure 3 concerne le genre Dryobalanops ; 3 a est une plantule de « Kapur », D. aromatica
Gaertn. f., observée dans un peuplement naturel à Templer Park, Kuala-Lumpur ; 3 b est un jeune
D. lanceolata Burch., d’environ 15 mètres de haut, introduit de Bornéo au Jardin Botanique de Lae.
Outre les trois espèces qui précèdent, le modèle de Roux a été reconnu chez les espèces sui¬
vantes :
Origine
Rifirenee
Anisoplera laevis Ridl.
« Mersawa durian »
Péninsule Malaise, Bornéo
Bornéo
NG 1976
Balanocarpus heimii King.
« chengal »
Péninsule Malaise
NG 1976
Hopea brevipetiolaris (Thw.)
Asliton
(= Balanocarpus zeylanicus
Trimen)
Sri-Lanka
Bogor VII.C.3
Hopea dyeri Heim
« Merawan pâlit »
Péninsule Malaise, Bornéo
NG 1976
Hopea helferi (Dyer) Brandis
« Lintah bukit »
de la Birmanie à la Péninsule Malaise
Kepong FG 4 n° 639
Hopea odorata Roxb.
« Chengal pasir »
de la Birmanie à la Péninsule Malaise
O.R.S.T.O.M. Abidjan
Hopea subalata Sym.
« Merawan kanching »
Péninsule Malaise (Selangor)
NG 1976
Hopea (vightiana Wall.
Indes, Birmanie
Kepong K7 n° 141
Shorea foxworthyi Sym.
« Balau bukit »
Péninsule Malaise
Lae T 573
Shorea havilandii Brandis
Bornéo
Bogor VII.B.43
Shorea leprosula Miq.
« Meranti tembaga »
Péninsule Malaise, Sumatra,
Bornéo
NG 1976
Shorea mecislopteryx Ridl.
Bornéo
Kepong UI n° 599
F. Halle n» 2515
Shorea ochracea Sym.
Bornéo
Kepong Q2 n° 555
Shorea parvifolia Dyer
« Meranti sarang punai »
Péninsule Malaise, Sumatra,
Bornéo
NG 1976
Shorea pinanga Scheff.
Bornéo
Bogor VII. C.l
Kepong Tl n° 569
Haurbentes
Shorea platyclados
V.S1. ex Foxw.
« Meranti bukit »
Péninsule Malaise, Sumatra,
Bornéo
NG 1976
Kepong JK6
Shorea seminis (de Vriese)
V.S1.
Bornéo
Bogor VII.C.7
Shorea singkawang (Miq.) Burck.
« Meranti sengkawang merah >.
Péninsule Malaise, Sumatra,
Bornéo
NG 1976
Herbier
Source : MNHN, Paris
24
FRANCIS HALLÉ
Origine
Référence
Shorea stenoptera Burck.
Bornéo
Haurbentes
Shorea sumatrana
Péninsule Malaise, Sumatra
NG 1976
(V.S1. ex Foxw.) Sym.
Kepong IJ 6
« Sengkawang »
Shorea talura Roxb.
des Indes à la Péninsule Malaise
NG 1976
« Temak >■
Shorea venulosa Meijer
Bornéo
Kepong RI n° 55?
Upuna borneensis Sym.
Bornéo
Bogor VIII.D.69
Kepong A6 n° 11
1 ’atica odorata (GrifT.) Sym.
du Viêt-Nam à la Malaisie
Kepong K 10
L’importance du modèle de Roux chez les Dipterocarpaceae m’amène à formuler une série de
remarques concernant les espèces qui ont adopté ce modèle.
— Chez la majorité de ces espèces, j’ai noté que les branches présentaient une phyllotaxie dis¬
tique vraie, c’est-à-dire que la disposition des feuilles était d'emblée distique, à l’apex des branches.
Cependant, ces observations n’ont porté que sur des individus jeunes, et la remarque du Dr. Ashton,
citée ci-dessus, concernant un éventuel changement phyllotaxique avec l’âge, reste valable pour le
modèle de Roux : il faut maintenant contrôler si les branches restent plagiotropes, et si leur phyllo¬
taxie reste distique, sur les arbres âgés. Dans le cas contraire, un changement de modèle serait à envi¬
sager.
-— Parmi les nombreuses modalités d’expression du modèle de Roux, certaines méritent d’être
citées :
a) Le port érigé des branches plagiotropes jeunes et, au contraire, le port « pleureur » des branches
âgées chez quelques espèces, Shorea pinanga par exemple.
b) Le contraste entre les feuilles symétriques de l’axe orthotrope, et les feuilles à limbe dissymétrique
des branches plagiotropes ( Hopea odorata par exemple).
c) L’existence, sur les branches de quelques espèces des genres Balanocarpus et Hopea, d’une abscis¬
sion apicale périodique, au sens de Tison (1905) et de Garrison et Wetmore (1961), qui marque,
de façon spectaculaire, le rythme d’allongement de ces branches (F.S.P.NG, comm. pers., 1976).
d) 11 n’existe pas, chez ces espèces, de rythme de ramification au niveau du tronc, et ce dernier possède
donc une ramification continue. Par contre, les branches plagiotropes présentent, chez plusieurs
espèces de Shorea notamment, une croissance rythmique accompagnée d’un rythme de rami¬
fication spectaculaire.
La figure 6, consacrée à Shorea mecistopteryx Ridl., montre un jeune arbre d’une vingtaine
de mètres de hauteur (6 a), le plan de l’une de ses branches (6 b), ainsi que les « bourgeons » très ori¬
ginaux (6 c et 6 d), qui indiquent le caractère rythmique de la croissance et de la ramification de cette
branche. Les bourgeons de Shorea mecistopterix, et de beaucoup d’autres espèces du même genre,
sont remarquables par le fait que les écailles qui les composent sont séparées par des entre-nœuds
beaucoup plus longs qu’il n’est de règle chez les arbres des régions tempérées. Il est possible que des
bourgeons de ce type traduisent, non pas un arrêt, mais un ralentissement périodique de la croissance.
Leur étude dynamique reste à faire : elle apporterait de précieuses données relatives au problème de
la croissance rythmique endogène chez les végétaux ligneux.
— Enfin, mention doit être faite ici des observations et des résultats expérimentaux de NG
(1976).
Chez les Dipterocarpaceae conformes au modèle de Roux, cet auteur met en évidence le carac¬
tère anticipé, ou sylleptique (Tomlinson et Gill, 1973) des rameaux plagiotropes. Sur l’axe ortho-
trope, une même aisselle foliaire contient au moins deux méristèmes latéraux, dont l’un est à fonc¬
tionnement sylleptique — développement rapide sans inhibition initiale, long entre-nœud basal, pré-
Source : MNHN, Paris
DONNÉES ARCHITECTURALES
25
feuilles assimilatrices —, tandis que l’autre, s’entourant d’écailles protectrices, prend la forme d'un
bourgeon inhibé.
L’auteur montre que ces deux types de méristèmes latéraux ont, dans l’aisselle foliaire, une posi¬
tion relative qui varie d’une espèce à l’autre.
La figure 7 schématise différentes positions observées chez Shorea, Anisoptera et Hopea.
NG (1976) enquête sur les réactions des jeunes plants du « Meranti bukit », Shorea platyclados,
après un traumatisme lésant l’axe orthotrope ; cette essence, sujette aux attaques d’insectes, est uti¬
lisée pour la reforestation en Malaisie.
NG montre qu’en cas de décapitation de l’axe orthotrope, le bourgeon qui accompagne la
branche plagiotrope la plus proche de la blessure se développe pour édifier un axe proleptique (Tom-
linson & Gill, 1973) — inhibition initiale, développement lent, puis de plus en plus rapide, courts
entre-nœuds basaux, préfeuilles en écailles —. L’axe proleptique ainsi formé répète le modèle architec¬
tural et assure la régénération de la jeune plante. Ce résultat, conforme aux prévisions de la physio¬
logie végétale classique, semble être la première donnée expérimentale relative à l’architecture des
Dipterocarpaceae.
II. — L’édification de l'arbre adulte :
LA RÉITÉRATION, LA FORMATION DES CONTREFORTS ET I.A « TIMIDITÉ » DES COURONNES.
La mise en évidence des modèles architecturaux n’est aisée que sur de jeunes arbres poussant,
à l’abri des traumatismes, dans les conditions presque optimales du sous-bois. Par la suite, à mesure
que la jeune cime s’élève vers la voûte forestière, des mécanismes propres à l’adulte se mettent en place,
qui rendent délicate, dans bien des cas, l’identification du modèle.
L’édification de l’arbre adulte, chez les Dipterocarpaceae, peut se faire selon deux modalités
très différentes, selon que le phénomène de réitération n’intervient pas (1) ou qu’il intervient (2) :
1) Dans un premier groupe d’espèces, minoritaire, l’arbre reste toute sa vie conforme à un modèle
unique, sa croissance se confondant avec celle du modèle initial, ainsi que le montre la figure 8.
Plusieurs espèces appartenant aux genres Hopea et Vatica font partie de ce premier groupe.
Ce sont, pour la plupart, de petits arbres à couronnes régulières en forme d’ogives. Hopea acurninata
Ashton non Merr., de Brunei, est décrit par Ashton (1964) comme un arbre de dimensions moyennes,
remarquable par la forme régulière de sa couronne, et par ses branches à ramification horizontale qui
lui donnent « l’allure d’un conifère ».
Une caractéristique importante des arbres de ce premier groupe est de présenter un tronc
dépourvu de contreforts ; certains d’entre eux peuvent avoir des empattements arrondis à la base
du fût, ou des racines échasses (H. acurninata ), mais jamais, semble-t-il, des contreforts véritables.
Cette observation trouvera son sens par comparaison avec les espèces du deuxième groupe.
2) Chez la grande majorité des Dipterocarpaceae, la croissance en hauteur se fait par empliement
de modèles architecturaux adventifs (ou réitérations, Oldeman, 1974) ; ces réitérations sont d’autant
plus nombreuses que, la couronne se rapprochant de la voûte forestière, l’énergie incidente devient
plus abondante.
La figure 9 montre, très schématiquement, la mise en place de réitérations de plus en plus nom¬
breuses et de plus en plus petites, et la déformation corrélative de la couronne.
La réitération est une ramification dont la place, contrôlée par des facteurs écologiques, n'est
pas prévisible avec les seules données du modèle, et qui mène à une duplication de ce modèle à partir
de méristèmes qui n’étaient pas ceux de l’embryon. Cette définition, ainsi que l’étude descriptive et
causale de la réitération, est due à Oldeman (1974, 1978) ; le lecteur se reportera avec profit à ces
travaux, pour y appréhender un concept dont l’importance en écologie forestière apparaît essentielle.
Ici, j’insisterai seulement sur deux points : la dynamique de la formation des contreforts, et le
phénomène de « timidité des couronnes ». L’un et l’autre vont conduire à une conception « coloniaire »
du grand arbre forestier.
Source : MNHN, Paris
26
FRANÇIS HALLÉ
La formation des contreforts.
Contrairement aux espèces du premier groupe (figure 8), les Dipterocarpaceae disposant du pro¬
cessus de réitération présentent toutes des contreforts.
Le lien entre l'apparition de modèles réitérés dans la couronne de l’arbre et de contreforts 1
à la base du tronc a été établi par Oldeman (1974, 1978) ; en ce qui concerne les Dipterocarpaceae,
j’ai pu vérifier l'existence d’un tel lien chez Shorea stenoptera Burck. (figure 10). Il est maintenant
possible de présenter une hypothèse concernant la signification biologique et structurale des contre-
forts chez les arbres tropicaux.
Le modèle architectural, tel qu'il a été défini plus haut, comporte bien entendu un appareil
racinaire souterrain. La réitération, nouvelle copie du modèle architectural, doit, elle aussi, comporter
une partie souterraine ; dès lors, il est légitime de rechercher la localisation du système racinaire cor¬
respondant au modèle réitéré.
Veillon (1976) décrit pour la première fois, chez Araucaria rulei Muellcr, des pivots adventifs
qu’il considère comme des réitérations souterraines (figure 11 a) ; il avance l’hypothèse « d’une corré¬
lation entre l’apparition des réitérations aériennes et celle des réitérations souterraines. »
Cette corrélation pourrait se présenter de la façon suivante (figure 11) : en même temps que la
réitération se développe dans la couronne du jeune arbre, un pivot adventif se met en place sous l’une
des racines plagiotropes, à quelque distance du pivot principal (figure 11 c).
Par la suite, le trajet vasculaire complexe qui relie au tronc le pivot adventif tend à se simpli¬
fier par un comblement progressif de l’angle que forme le tronc avec la racine plagiotrope initiale
(figure 11 d). Ce comblement suppose une stimulation locale du cambium, elle-même liée à l’existence
d’un courant privilégié de sève brute le long de la racine horizontale, puis le long de la génératrice
correspondante du fût (Petch, 1930).
L’enrichissement de la réitération aérienne va de pair avec l’apparition d’un nombre de plus
en plus grand de pivots réitérés ; ces derniers jalonnent les racines plagiotropes initiales, à des distances
du tronc qui peuvent devenir fort longues, et qui déterminent l’ampleur définitive des contreforts
(figure 11 e). Chaque racine horizontale va soutenir un contrefort, et contribuer à l’alimentation hydrique
de l’arbre, par l’intermédiaire de cette « brosse » de pivots courts que connaissent tous ceux qui ont
vu de grands arbres tropicaux déracinés par le vent (figure 11 f).
Cette interprétation des contreforts en tant que prolongements de la partie racinaire des réité¬
rations qui constituent la cime, n’entre nullement en conflit avec leur conception en tant que supports
garantissant la stabilité de l’arbre ; cette dernière conception, ancienne et classique, a fait l’objet d’une
révision bibliographique par Schnell (1970), et a reçu l’appui d’une étude mécanique par Henwood
(1973) : il paraît assuré que les contreforts maintiennent la stabilité de l’arbre, le préservant de la chute
en cas de développement asymétrique de la couronne, et lui confèrent sa résistance au vent. La seule
difficulté rencontrée par Henwood, à savoir l’apparition de contreforts chez de jeunes arbres, encore
protégés du vent par le couvert forestier, trouve une solution satisfaisante dans le cadre de l’hypo¬
thèse présentée ici : la figure 9 montre que le processus de réitération commence bien avant que l’arbre
n’atteigne la voûte.
La timidité des couronnes.
Le phénomène de « timidité des couronnes » (crown-shyness) a été décrit pour la première fois
par Jacobs (1955) sur des Eucalyptus. Lorsque deux individus appartenant à des espèces « timides »
poussent côte à côte, leurs couronnes ne se touchent pas ; pour des raisons qui ne sont pas connues,
elles laissent entre elles un vide de quelques décimètres de largeur.
NG (1977) montre que beaucoup de Dipterocarpaceae sont « timides » ; ceci n’implique d’ailleurs
aucune restriction de leurs possibilités de croissance, certaines espèces timides pouvant figurer parmi
les géants de la forêt d'Asie.
1. Au moins chez les espèces « possédant héréditairement la tendance à former de telles structures » (Schnell,
1970). On sait que beaucoup d’arbres ne forment pas de contreforts, même si leur cime s'édifie par réitération : Mangi-
jera. Lophira, Baillonella, Chlorophora, etc...
Source : MNHN, Paris
DONNÉES ARCHITECTURALES
27
Cet auteur dégage le concept nouveau et intéressant de « timidité entre les éléments consti¬
tutifs d'une même couronne » : chez Shorea curtisii Dyer ex King et S. pauciflora King, la timidité
existe, non seulement entre les arbres de la même espèce, mais, au sein d’un même arbre, entre les
couronnes élémentaires qui constituent la cime.
J’ai pu faire la même observation sur Shorea stenoptera Burck., à Java, et vérifier que les cou¬
ronnes élémentaires (crownlets) de NG correspondaient aux réitérations de Oldeman (voir figure 10).
Cette timidité qui s’exprime aussi bien entre les réitérations d’une même cime qu’entre les arbres
d’une même espèce, plaide en faveur d’une conception « coloniaire » du grand arbre forestier. Une
Dicotylédone arborescente ayant atteint ses dimensions maximales, et épanouissant sa couronne au
niveau de la voûte forestière, peut être considérée comme une colonie végétale, dont l’individu élémen¬
taire est le modèle architectural, et dont la croissance est assurée par le processus de réitération.
RÉFÉRENCES
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Gakrison R. and Wetmobe T. H., 1961. — Studies in shoot-tip abortion : Syringa culgaris. Am. J. Bol..
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Halle F., Oldeman R. A. A. and Tomlinson P. B. (Sous-presse : Springer-Verlag, Heidelberg). Tropical
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Henwood K., 1973. — A structural Model of Forces in Buttressed Tropical rain-forest. Trees. Biotropica, •>.
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Jacobs M. R., 1955. — Growth habits of the Eucalyptus. Commonwealth of Australia Forestrv and Tituber
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Ng F. S. P.. 1976. — Responses to leader-shoot injury in Shorea platyclados. The Malaysian Foresler. 39. 2 :
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Oldeman R. A. A., 1974. — L'architecture de la forêt guvanaise. O.R.S.T.O.M., Éd., Paris. 204 p.
Oldeman R. A. A., (sous-presse). — Architecture and Energy Exchange of Dicotyledonous trees in the l’orest.
Fourth Cabot Symposium : Tropical trees as living Systems. Harvard Universitv.
Petch T., 1930. — Buttress roots. Ann. Roy. Bot. Gard. Pcradenyia. 23 : 277-285.
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516 p.
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l’L'niversité Malaya, Kuala-Lumpur, 244 p.
Tison A., 1905. — Remarques sur la chute des bourgeons terminaux chez certains arbres. Bull. Soc. I.inn.
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Veillon J. M., 1976. — Architecture végétative de quelques arbres de l'archipel néo-calédonien. Thèse d'ini-
oersilé, Montpellier.
Source : MNHN, Paris
Fie. 1. — Dipterocarpus sp., originaire de Pulau Nusa Kambangan, île de la côte sud de Java, et observé à Kebun Raya,
Bogor (Réf. : VII.D.70). On notera la verticillation des branches sur le tronc, et l'orientation verticale de l'extré¬
mité en croissance de chaque branche ; cette dernière traduit I'orthotropie généralisée du modèle de RAUH. Hau¬
teur : 23,5 mètres ; diamètre basal : 41 cm. Fig. 2. — Shorea slenoplcra Buick., originaire de Kalimantan (Bornéo)
et observé à l'arboretum des Dipterocarpaceae de l'Institut des Recherches forestières à Haurbentes (Java).
Jeune arbre de 7 mètres de haut, conforme au modèle de Roux ; la ressemblance avec la Rubiaceae pionnière
Anthocephalus chinensis est remarquable. Fig. 3. — Le modèle de Roux dans le genre Dryobalanops. a : plantule
de « Kapur », D. aromatica Gaertn. f., observé à Templer Park, près de Kuala Lumpur, Malaisie. Hauteur : 1 mètre
b : D. lanceolata Burck., originaire de Bornéo et observé au Jardin Botanique de Lae, Nouvelle-Guinée (Réf. :
576). Hauteur : 15 mètres. On notera l'apparition des première réitérations sur les branches basses.
Source : MNHN, Paris
DONNÉES AKCHiTKCTUUAI.KS
29
Fig. 4. — Shorea ovalis (Korth.) Bl., « Meranti Kepong », originaire de Malaisie et observé au Jardin Botanique de Lae,
Nouvelle-Guinée (Réf. 572). a : jeune arbre, de 7 mètres de hauteur, conforme au modèle de Massart. b : une
branche vue en plan, montrant la disposition rythmique des axes III ; la phyllotaxie est distique sur tous les axes
végétatifs d’ordre supérieur à 1. Fig. 5. — Le rythme de croissance chez Diplerocarpus costulatiu V.S1., « Keruing
Kipas ». a : un jeune plant de 2 mètres de hauteur, âgé de six ans et présentant trois étages plagiotropes. b : le
même à l'âge de six ans et présentant trois étages plagiotropes. b : le même à l'âge de dix ans, présentant cinq
étages, et haut de 5 mètres ; le rythme d’émissions des étages serait de un tous les deux ans. Observations faites
à l’Arboretum de l'Institut des Recherches forestières à Képong, Malaisie.
Source : MNHN, Paris
FRANÇIS HALI.fi
Kig. 6. - Shorea mecislopteryx Ridl., de Malaisie, observé à Képong. a : jeune arbre de 20 mètres de hauteur, conforme
au modèle de Roux, b : plan d'une branche basse, longue de 8 mètres et montrant la disposition rythmique des
axes III. c : le « bourgeon » apical de la branche : les écailles qui le composent sont séparées par des entrenceuds
beaucoup plus longs qu'il n'est de règle chez les arbres des régions tempérées, d : les traces laissées par les « bour¬
geons ». Références : Képong UI n® 599, lot 62/58 ; herbier F.H. n° 2515, Institut de Botanique de Montpellier.
Source : MNHN, Paris
DONNÉES ARCHITECTURALES
. —• Positions relatives des méristèmes à fonctionnement sylleptique et proleptique au sein d'une même aisselle
foliaire, chez les Dipterocarpaceae conformes au modèle de Roux, a : par rapport à la branche sylleptique (O),
les méristèmes proleptiques ont trois positions possibles ( + ) ; b : chez Anisoptera laevis, le méristème proleptique
est unique et situé au-dessus de la branche ; c : chez Shorea aumalrana, deux méristèmes proleptiques encadrent
la branche, l’un au-dessus, l’autre à côté ; d : le méristème proleptique, unique, est situé sur le côté de la branche,
et forme avec cette dernière un angle de 90°, chez Shorea platyclados ou Hopea brevipetiolaria. C’est la disposition
habituelle chez les Dipterocarpaceae du modèle de Roux, b-d d’après F. S. P. NV. (1976). Hopea brevipetiolaris
a été observé à Kebun-Raya, Rogor, Réf. VII. C.3.
Source : MNHN, Paris
32
FRANÇIS H ALLÉ
Fie. 8. — Schéma d'une Dipterocarpaccae dont la croissance no fait pas intervenir le processus de réitération. Exemple :
llopea aeuminala Ashton non Merr., de Brunei ; petit arbre à couronne ogivale, dépourvu de contreforts (Ashton,
19G4). Fie. 9. — Schéma d'une Dipterocarpaceae dont la croissance fait intervenir le processus de réitération
i'Oldbma.x, 1974). Exemple : Shorea palembanica Miq-, de Malaisie. Les arbres de ce type peuvent atteindre de
très grandes dimensions. Noter la présence de contreforts.
Source : MNHN, Paris
DONNÉES AKCH1TECTURAI
Fig. 10. — Shorea stenoplera Burck., en plantation monospécifique à Ilaurbentes, Java. On note le lien entre la réitéra¬
tion aérienne et le contrefort, la « timidité » entre les couronnes des arbres voisins, enfin, la « timidité » qui sépare,
au sein d'une même couronne, les différentes réitérations. D'après des croquis de terrain, 1976.
3
Source : MNHN, Paris
\
a : la réitération souterraine chez Araucaria rulei en Nouvelle-Calédonie ; on notera les quatre pivots adventifs.
Pris dans Veillon, 1976. b : système racinaire simple, d'un jeune arbre encore dépourvu de réitérations aériennes,
c : la réitération aérienne se met en place, un premier pivot adventif apparaît, d : les réitérations aériennes et
souterraines se renforcent conjointement ; le trajet vasculaire desservant le pivot réitéré se simplifie par comble¬
ment de l'angle que forme le tronc avec la racine plagiotrope initiale, e : l'amplitude des contreforts traduit l'am¬
plitude de la « brosse » des pivots réitérés f : la « brosse » de pivots est parfois clairement visible lorsqu'un grand
arbre est déraciné.
Source : MNHN, Paris
Fig. 12. — Shorea cf. stenoptera Burck. Sommet d’un jeune arbre présentant le modèle de Roux. Haurbentes, Java.
Comparer à la figure 2. Fie. 13. — Shorea mecistopteryx Ridl. Dissection des « bourgeons » apicaux. Kcpong,
Malaisie. Comparer à la fig. 6c.
Source : MNHN, Paris
p, c . 14, __ Dipterocarpus sp. La verticillation des branches dans le modèle de Rauh. Bogor,
représenté dans la figure 1.
Java. Le même arbre est
Source : MNHN, Paris
POLLEN SIZE IN DIPTEROCARPACEAE
Jan Muller *.
Résumé — Il apparaît que la taille des grains de pollen chez les Dipterocarpoideae est reliée à la taille
de la fleur. Probablement ceci est principalement causé par un apport nutritif plus abondant chez le bourgeon
en cours de développement. La croissance du pollen est rapide au début, puis elle décroît graduellement tandis
que les bourgeons continuent à augmenter de taille.
Summary — Pollen size in Dipterocarpoideae is shown to be related to flower size. This is probably
mainly caused by a more abundant nutrient supply to the developing bud. Pollen growth is rapid at first,
then graduallv decreases, while buds continue to increase in size.
Introduction.
In pollenmorphology the relations between exine structure and function are basic to an under-
standing of the significance of pollencharacters for taxonomy. Although both protoplasmatic content
and intine may provide characters of taxonomie importance, this note will concentrate on the exine
which is the outer, acetolysis résistant, protective envelope.
Basically the exine consists of ectexine and endexine and is provided with apertures. The
ectexine shows the largest amount of structural diversity. For Diplerocarpaceae the columellate-
reticulate structure found in many Angiosperms and the derived tilioid structure which occurs also
iu Acanlhaceae and Tiliaceae are of importance. Apertures are colpate in Dipterocarpoideae or tricol-
porate in Monotoideae and Pakaraimoideae and combine germinative and volume-accommodating (har-
momegathic) functions. Also exine structure outside the apertural régions can be interpreted as adapt-
ed to changes in curvature resulting from changes in humidity. For further details reference is made
to the paper by Maury, Muller and Lugardon (1975).
In this paper pollen size was also briefly discussed and it was stated that, within Dipterocar¬
poideae, a relation appeared to exist between pollen size and flower size. The purpose of the présent
communication is to analyze this relation more in detail.
Materials and methods.
Mature flower buds of the généra Dipterocarpus, Dryobalanops, Hopea, Shorea, Valeria and Vatica
were collected in the Herbarium and measured. Bud size was preferred to flower size since it could
be more easily measured and also because in mature buds anthers still retain ail their pollen grains,
while in flowers opened anthers mays hâve lost already a considérable amount of pollen. The anthers
were hydrated in a dilute solution of a wetting agent and acetolysed according to standard procedure.
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
36
JAN MUI.LEK
10 20
• Dipterocarpus
o Dryobalanops
□ Hopea
+ Shorea (red meranti)
x Shorea (selangan batu)
v Vatica
a Vateria
30 40 50 60 mm
bud length
Dipterocarpus caudiferus
Dipterocarpus graciiis
Source : MNHN, Paris
POLLEN SIZE
37
In each sample 10-25 pollen grains were measured. Furthermore, for Dipterocarpus caudiferus and
D. gracilis, for which especially abundant herbarium material was available, a sériés of buds from
the lirst acetolysis résistant stage of exine formation to maturity was investigated in a similar way.
This yielded data on rates of growth of the developing pollen grains.
The samples investigated are listed in the Appendix.
Results.
On fig. 1 for each mature bud sample investigated mean pollen size is plotted against bud
length. For Dipterocarpus caudiferus and D. gracilis averaged curves for the developmental stages
are drawn. The general distribution of points shows that the larger buds of the genus Dipterocarpus
produce significantly larger pollen grains than the smaller buds of the other généra. Also within
this genus this relation appears to exist.
Both Dryobalanops and Hopea and the red Meranti group of Shorea follow the general trend,
both between généra and within. Vatica and the Selangan Batu group of Shorea do not show this
trend, as within each genus bud size appears to vary much more than pollen size. However, more
observations are needed before this différence can be considered significant.
Regarding development, the curves for the two Dipterocarpus species indicate that, if bud
growth is taken as roughly proportionate to time, three periods can be distinguished. First, a period
with initial very rapid expansion from the fîrst acetolysis résistant stage which is comparable in dimen¬
sion with the mature pollen of small flowered généra such as Vatica and Shorea. This is followed
by a period in which pollen growth slows down, while in the last stage pollen growth virtually ceases,
while bud growth is still considérable.
Discussion.
Of the factors influencing pollen size in Angiosperms water relations and minerai nutrition
hâve been shown important. Chromosome numbers sometimes show a relation to pollen size in that
at the intraspecific level polyploids generally hâve larger pollen grains than their diploids. In Hopea
the diploid species H. odorata and H. wighteana hâve pollen with mean sizes of 27.0 pm and 34.2 pm
respectively, while the tetraploid H. autans has a mean size of 29.6 pm. In the diploid Shorea lepro-
sula, S. robusta and S. smithiana mean pollen sizes of respectively 27.5 pm, 26.7 pm and 37.3 pm were
found, while in the tetraploid S. ovalis pollen grains possess an average size of only 26.2 pm. No
corrélation with ploidy level thus is apparent. The différence in basic chromosome number between
Dipterocarpus and Vatica with X = 11 and Dryobalanops , Hopea and Shorea with X = 7 is not cor-
related with pollen size. These limited data do not suggest any influence of chromosome number
on pollen size.
A relation between flower size and pollen size has also been established in e.g. Fouquieriaceae
(Henrickson, 1967), Cactaceae (Leuenberger, 1976) and Polemoniaceae (Taylor & Levin, 1975).
In Dipterocarpaceae neither the sélective advantage of large pollen grains or large flowers is obvious.
but what is of great significanee is fruit size. Since flower size is correlated with fruit size and with
degree of branching of the inflorescence, the hypothesis may be advanced that in Dipterocarpoideae
pollen size is partly determined by the supply of nutrients in the inflorescence. In the weakly bran-
ched, thick-stalked inflorescences this supply per flower may well be larger than in the strongly bran-
ched thin-stalked inflorescences where both pollen, flower and fruit size is small because of a much
more limited supply. It should be noted, however, that in the case of Dipterocarpus increase in pol¬
len size is ceasing at a time when bud size is still increasing, indicating that the nutrient supply cannot
be the sole determining factor.
Source : MNHN, Paris
38
J AN MULLER
REFERENCES
Henrickson J., 1967. — Pollen morphology of the Fouquieriaceae. Aliso, 6 (3), : 137-160.
Leuenberger B. E., 1976. — Die Pollenmorphologie der Cactaceae und ihre Bedeutung für die Systematik.
Dûs. Botanicae, 31 : 1-321.
Maury G., Muller J. & Lugardon B., 1975. — Notes on the morphology and fine structure of the exine of
some pollen types in Dipterocarpaceae. Rev. Palaeob. Palynol., 19 : 241-289.
Taylor T. N. & Levin D. A., 1975. — Pollen morphology of Polemoniaceae in relation to systematics and
pollination Systems : scanning électron microscopy. Grana, 15 (1-3) : 91-112.
APPENDIX
List of samples investigated
Species
Collection
mean pollen bud size
Dipterocarpus
caudiferus
Kostermans 5274
Ortik BNB 4622
Wood SAN 16016
Kostermans 6707
eonformis
ssp. borneensis
costulatus
crinitus
gracilis
SAN 16545
Ashton BRUN 738
Ahmad Kep. FRI 99013
Wright S 23897
Kostermans 1018
Kostermans & Anta 1177
66,0 13
76,0 26
72,0 33
75,0 39
66,8 11
62,0 11
65,0 12
74,0 14
77,0 16
89,0 18
79,0 19
97,0 20
86,8 50
23,0 9
57,0 10
61,0 11
72.2 40
82.3 43
74,6 43
63.5 30
75.4 30
63.4 35
24.6 9
52,0 10
53,0 12
52,0 15
51,0 18
54,0 20
54,0 22
59,0 25
61,0 29
53,0 14
Source : MNHN, Paris
POLLEN SIZE
39
Sp« ir ,
Collection
mean pollen
_
58,0
62,0
64,0
69,0
67,4
humeratus
Edwardt 6657
94,3
Forbes 3019
95.9
lowii
Wood SAN 1519
78.1
76,8
nudus
Anderson S 15521
78,9
Jacobs 5548
80,5
oblongifolius
Bakar SAN 24959
94,2
rigidus
Sitam S 11057
82,2
Drvobalanops
aromatica
Kochummen Kep. FRI 72435
38,6
beccarii
bb. 29640
38,3
lanceolota
NBF 7082
40,6
oblongifolia
Ahmad Kep. FRI 99293
32,7
rappa
SAN 27991
43,2
Hopea
andersonii
ssp. andersonii
Anderson S 11096
24,5
bracteata
Haviland 2225
27,1
depressinerva
Anderson S 15439
26,1
griffithii
Jugah S 15782
25,3
kerangasensis
Ashton S 21299
29,6
mengarawan
Kep FRI 71976
29,9
nervosa
Kep. FRI 97736
29,9
nutans
Rashid S 10138
28,7
pachycarpa
Ashton S 21300
34,8
semicuneata
Ampuria SAN 36463
26,2
treubii
Abang Muas S 10134
27,3
vesquei
Brunig S 4424
29,8
wyatt-smithii
Wood SAN 15061
29.5
Shorea
acuta
Ashton BRUN 3076
32,8
albida
Zainal Kep. 30353
28,2
almon
Ahwing SAN 34487
32,8
amplexicaulis
Jacobs 5311
34,4
andulensis
Ashton BRUN 5435
26,0
argentifolia
Esah SAN 35709
29,6
beccariana
Ashton BRUN 3086
32,7
brunnescens
Asah s.n., Tree 87
23,1
bullata
Ladi BRUN 2003
28,1
coriacea
Anderson S 9484
30,5
curtisii
Ngadiman SF 34782
22,7
dasyphylla
Rosli S 14905
29,9
geniculata
Suhaili S 1929
21,6
guiso
Kadir A 3586
22,2
hemsleyana
Kep. FRI 98183
39,7
hypoleuca
Bakar SAN 36229
22,4
isoptera
Wood SAN 1514
22,3
kunstleri
Jacobs 5545
32,6
18
19
21
25
35
9
10
12
8
10
3
3
3
2
2
3
3
4
2
3
3
3
9
9
10
8
8
4
15
6
5
4
20
10
18
10
9
Source : MNHN, Paris
S o o !» o ë> ë>
40
JAN MULLER
Specics
Collecion
mean pollen
bud size
lunduensis
Anderson 15502
20,0
10
maxwelliana
Jacobs 5529
29,3
3
obscura
Wood SAN 15166
24,3
6
pinanga
Smythies 9473
35,5
20
scrobiculata
Meijer SAN 21711
23,8
6
V,.eriT b “
Puasa NBF 4477
20,2
7
d’Alleizette 708
22,5
10
Vatica
albiramis
Ahan Gibot 35857
19,7
15
coriacea
Jugah S 15798
21,8
18
Haviland 3168
19,6
5
havilandii
Meijer SAN 36684
18,4
5
oblongifolia
ssp. oblongifolia
Brunig S 8644
25,0
15
Source : MNHN, Paris
CYTOTAXONOMY
A CYTOTAXONOMIC VIEW OF THE DIPTEROCARPACEAE
WITH SOME COMMENTS ON POLYPLOIDY AND APOMIXIS
K. Jong * & A. Kaur *.
Résumé — Les nombres chromosomiques de 60 espèces de Diptérocarpcs de la sous-famille Sud-Est
asiatique des Diplerocarpoideae, sont désormais disponibles. Ils incluent de nouveaux comptages, non publiés,
pour 10 espèces parmi lesquelles 2 triploïdes nouveaux ont été découverts. Les implications évolutives de la
polyploïdie en relation avec le modèle de reproduction seront discutées. Cependant, la différenciation de la sous-
famille en 2 groupes principaux de genres plus ou moins étroitement reliés, sur les bases des 2 nombres chromo¬
somiques n = 11 et n = 7 reste inaltérée. Des améliorations dans les techniques utilisées laissent envisager
le développement des études caryologiques dans cette famille.
Summary — Chromosome counts for over 60 specics of Dipterocarps in the S.E. Asian subfamily Diple¬
rocarpoideae are now available. These include new unpublished counts for 10 species among which are discov-
ered two futher triploids. The evolutionary implications of polyploidy in relation to the pattern of repro¬
duction will be discussed. Howcver, the différentiation of the subfamily into two major groups of more or
less elosely related généra on the basis of the two basic numbers, x = 11 and x = 7 remains unaltered. 1m-
provements in the squash technique promise to widen the scope of karvotypic studies in this familv.
Introduction.
As part of a joint research project between the Universities of Aberdeen and Malaya, A. Kaur
has undertaken a cytoembryological study of Malaysian Dipterocarps (Singh, 1977). This follows a
cytotaxonomic survey of the subfamily Diplerocarpoideae originally begun in the Universitv of Malaya
bv Lethbridge and Jong in 1963, a survey which the latter is continuing in Aberdeen as and when
the uncertain supply of material allows.
To date, chromosome numbers in th e Diplerocarpoideae (including unpublished data) for a total
of approximately 60 species out of c. 470, about 13 %, hâve been determined. A complété list of
published chromosome numbers has been compiled by Jong (1978). About 15 % (29/189) of the
large genus Shorea is represented but only about 7 % (8/107) of Hopea, half of which are polyploid.
The subfamily can be subdivided into two major groups of généra on the basis of chromosome
number. This subdivision appears to be a fundamental one (Jong & Lethbridge, 1967 ; Jong.
1976) and is in accord with the taxonomie subdivision proposed by Ashton (1978) in his révision of
the family for Flora Malesiana :
(i) Fruit calyx lobes valvate, vessels solitary, resin canals scattered ; Vateria, Vateriopsis, Stemo-
noporus, Vatica, Colylelobium, Upuna, Anisoplera, Dipterocarpux. Basic number x = 11.
(ii) Fruit sepals expanded and imbricate at the incrassate-cupped base, vessels always grouped,
resin canals in tangential bands ; Dryobalanops, Parashorea, Hopea, Neobalanocarpus, Shorea.
Basic number x = 7.
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
42
K. JONG * A. KAUR
As the chromosome numbers of Cotylelobium, Upuna and Parashorea remain unknown, cyto-
logical support of the présent taxonomie assignation of these généra to the respective subgroups is
highly désirable.
Cytological information is still lacking for members of the other Iwo subfamilies : the Mono-
toideae of Africa and the recently recognized Pakaraimoideae of Guyana. Any ofler of viable seeds
and other cytologicallv useful material will be gratefully received (see Ashton summing-up, in this
publication).
Jong (1976) has recently highlighted areas of spécial interest in dipterocarp cytology and has
also drawn attention to the possible existence of agamospermv in sonie Malesian members of the
Diplerocarpoideae. Firmer evidence is now available which demonstrates that apomictic reproduc¬
tion does occur in certain émergent and understorev rain forest trees of the mature phase (Kaur et al.,
1978).
Shorea Roxb. ex Gaertn. f.
Pentacme çf* Doona.
The généra Pentacme and Doona hâve recently been reduced by Ashton (1972, 1978) to sections
Pentacmes and Doonae respectively in the genus Shorea.
The onlv previously available chromosome count for a member of the section Pentacmes is
that provided by Tixier (1953) for S. siamensis Miq. (as Pentacme siamensis (Miq.) D.C.). The
diploid number 2n = 12 implies a basie number of x = 6. S. siamensis is apparently a very variable
species and thus confirmation of its cytological status is important. Singh (1977) on the other hand,
recently recorded 2n = 14 for S. conlorta Vidal (P. contorta ) of the Philippines, which conforms to
the basic number x = 7 for the genus.
The chromosome number in two of the species of the former genus Doona (endemic to Sri Lanka)
S. trapezifolia (Thw.) Ashton and S. gardneri (Thw.) Ashton. is also 2n = 14, which is in accord with
taxonomie expectation (Jong & Taylor, in prep.b
Sect. Pachycarpae.
In the section Pachycarpae which is endemic to Bornéo and includes species well-known for
their oil-rich fruits, the illipe nuts, the somatic number in four of the species, viz. S. pinanga Scheff.,
S. splendida (de Vr.) Ashton, S. stenoptera Burck and S. macrophylla (de Vr.) Ashton, hâve been deter-
inined : ail hâve 2n = 14. A diploid number of 2n = 12 has been previously reported by Tixier
(1960) for S. pinanga (also as S. compressa Burck).
Of the 11 sections currently recognised in Shorea , chromosome counts for représentatives of
.Xeohopeae and Rubellae are not vet available.
-Y eobalanocarpus Ashton.
The exceptional cytotaxonomic interest of this monotypic genus has already been alluded to in
earlier papers. .V. heimii (King) Ashton (previously Balanocarpus heimii King) is diploid with 2n
= 14. But meiotic analyses from a single tree growing at Kepong Arboretum of the F.R.I. near
Kuala Lumpur, revealed the occurrence of varying degrees of failure of pairing at MI, resulting in
irregular disjunction of chromosomes. In addition there is also a marked tendency for the chromo¬
somes to associate in two’s at Mil and Anapahase II (Fig. 1) (Jong, 1976) ; the significance of this
type of secondary association is not yet clear.
When the meiotic data are taken together with the morphological peculiarities and taxonomie
dilficulties encountered in assaigning N. Heimii (which appears on the basis of floral, wood and Che¬
mical criteria somewhat intermediate between Hopea and Shorea with perhaps a doser affînity to
Hopea (Symington. 1943 : Bate-Smith & Whitmore, 1959)) its postulated hvbrid origin is not unrea-
sonable. This postulate, however, requires the support of further detailed morphological, evtolo-
Source : MNHN, Paris
CYTOTAXONOMY
43
gical, and embryological investigation. It is important to détermine whether the meiotie pattern
observed in the single tree is represented in other provenances, and whether agamospermous processes
are involved in the propagation of this species.
Dipterocarpus Gaertn. f.
The cytotaxonomic status of this genus is still somewhat uncertain for there are apparently
two basic numbers in this genus x = 10 (Tixier, 1953, 1960; Pancho, 1971) and x = 11 (Roy À
•Iha, 1965 ; and Jonc & Lethbridge, 1967 ; Singh, 1977). The possibilitv that Dipterocarpus is
possibly dibasic requires urgent confirmation.
II. — Karyotype.
Dipterocarp chromosomes as in most hardwood species are smail, varying in length in Shorea
and Hopea for example from 0,5 pm to 2.0 pm after a 2-hour pretreatment in saturated aqueous
a-bromonaphtalene. Gradation in size within a genome is graduai, although in certain cases e.g.
S. pauciflora King & S. acuminata Dyer 2 pairs of distinctly larger chromosomes can be readily
discerned (Singh, 1977). Variation in chromosome morphology within a genome is also slight. The
chromosomes are either metacentric or submetacentric : a pair of satellited chromosomes may or may
not be détectable.
The karyotype is thus of the symmetrical type, at least in species of Shorea, Hopea and Dryo-
balanops that hâve been analysed (Singh, 1977).
According to Roy & Jha (1965) who made a comparative karyotype studv of five species of
dipterocarps, the chromosomes of Dipterocarpus alatus Roxb. (2n = 22) are relativclv large measuring
2.2 to 4.7 pm in length : three of the chromosome pairs are said to possess secondary constrictions.
By contrast, the two species of Shorea they analysed (S. robusta Gaertn. f. and S. rorburghii G. Don
(as S. talura Roxb.) both 2n = 14) hâve the smallest chromosomes ranging from 1.4 to 2.8 pm long
within a genome : only a single pair of chromosomes bears a satellite. The chromosomes of Hopea
odorata Roxb. (2n = 14) and Vatica odorata (Grill.) Sym. (as V. grandiflora Dyer) 2n = 22 are more
or less intermediate in size between the two extremes. The duration of pretreatment in a-bromonaph-
thalene has not been specified by these authors and hence a direct comparison with our own results
bas not been attempted. Clearly size and morphological différences are discernible in dipterocarp
chromosomes but the taxonomie usefulness of such cvtological variations has yet to be assessed
from a wider représentation of the family.
On the basis of their investigation, Roy &: Jha (1965) inferred that the trend in karyotype
évolution in the Dipterocarpaceae involved a decrease in chromosome size and number, and that this
was in accord with taxonomie and anatomical data. Recent views on evolutionary trends within the
family (see Asthon, 1978, also in this Symposium ; Gottwald & Parameswaran, 1966) do not con-
tradict such an inference, but since chromosomes information for the Monoloideae and Pakaraimoideae
(and closely allied family Sarcolaenaceae — see Maguire et al., 1977) are still lacking. it is perhaps
prématuré to pursue this question further.
III. — Poi.ypi.oidy.
.Although the incidence of polyploidy is low (approx. 13 % of cytologically studied taxa), its
significance in evolutionary diversification within laxonomically heterogeneous généra such as Shorea
and Hopea may be greater than previously realised. Those are the two généra in the subfamily where
polyploid sériés (2n = 14, 21, 28) are encountered ; in instances where polyploidy is accompanied by
apomictic reproduction, the pattern of variation is expected to be more complex. With regard to
intraspecific polyploidy, only two examples are at présent known. namelv, H. odorata and Diptero¬
carpus tuberculatus Roxb. (see Jonc, 1976).
Source : MNHN, Paris
44
K. JONG * A. KAUR
Taule I. — Shorea ovalis subsp. sericea (2n = 28).
Chromosome Associations al Metaphase I in 27 clearly analysable pmc’s
No. of
Cells
I
II
III
IV
Higher
Assoc.
2n
2
8
3
28
2
2
11
1
28
1
5
1
5
28
1
2
5
4
28
1
4
6
1
1
lv
28
1
5
/,
1
3
28
1
4
fi
3
28
1
3
7
1
2
28
1
2
3
5
28
1
5
6
1
1?
21 + ?
1
4
3
28
1
2
3
28
1
1
5
3
2
28
1
2
8
2
1
28
1
10
2
28
1
4
3
3
2
27
1
1
4
1
4
28
1
5
3
2
1
1
e 27
1
4
5
2
2
28
1
/,
7
2
1
28
1
5
5
3
1
28
1
2
6
2
2
■ —
28
1
2
9
-
2
28
1
2
6
2
2
28
1
1
9
3
_
28
Total 27
71
160
35
60
3
Average
per pmc
2.6
5.9
1.3
2.2
Range
0-5
0-11
0-4
0-5
Table II. —
Defective Pollen
in Shorea ovalis subsp. sericea.
(Two samples of pollen
grains collected
on different occasions from the same tree).
% Defective
p. grains
Acetocarmine
Defective and 95 % Confidence
582
510
72 12.4 ± 2.68
_
515
488
27 5.2 ± 1-92
Source : MNHN, Paris
CYTOTAXONOMY
45
Shorea.
S. ovalis (Korth.) Bl. subsp. sericea (Dyer) Ashton (sect. Ovales) and Hopea nutans are the
only two tetraploids (2n = 4 X = 28) recorded so far. Chromosome counts from seedlings of several
different wild provenances of subsp. sericea in Peninsular Malaysia confirm the tetraploid status of
this common subspecies (Jonc & Lethbridge, 1967 ; Singh, 1977). Meiotic data however are avail-
able for only a single individual (Thrce 98) growing in the F.R.I. Arboretum, Kepong, Malaysia.
Cytologically this tree behaves as an autotetraploid ; in addition to bivalents, a high frequency of
quadrivalents, as well as trivalents and univalents is found in the pollen mother cells (Table I). These
configurations occur in varying combinations in different pmcs. The quadrivalents tend to adopt
a zigzag orientation at Metaphase I (see figs. 13 & 14 in Jong & Lethbridge, 1967). Chromosome
associations higher than quadrivalents hâve also been observed in a few pmcs and this may be indi¬
cative of the présence of structural hybridity.
The meiotic irrégularités observed most probably hâve an effect on pollen fertility but the data
presented in Table II, demand caution in their interprétation. It is to be noted that the two pollen
samples obtained on separate occasions (in the same Ilowering season) from the same tree differ sigm-
fîcantly (p < 0.05) in the proportion of defective pollen grains scored — 12.4 % and 5.2 %. For
comparison the frequency of unstained grains in a diploid sexual species such as S. leprosula Miq.
is c. 4.7 %. There may be several possible explanations for the variation observed in S. ovalis and one
possibility is suggested in a recent embryological study made on this taxon. It was observed that
although the majority of anthers within a flower had a high percentage of well stained pollen, occa-
sionally one or more or ail the pollen sacs in a single anther may contain only defective pollen grains,
ail of which were empty and shrunken (Fig. 2). The underlying cause of this pattern of pollen abor-
tion is uncertain and certainly well worth following up, but it gives a clear warning of the précaution
that must be taken in assessing the degree of pollen sterility in S. ocalis.
S. ooalis ssp. sericea is interesting in another respect, in the frequent production of more than
one seedling per seed on germination. The proportion of such multiple seedlings to single seedlings
varies from tree to tree as it does in S. macroptera Dyer and several other species. Direct embryolo¬
gical evidence is now available indicating that the multiple seedlings in S. ovalis are derived through
adventitious polyembryony. This example constitutes the first conclusive démonstration of apo-
mictic reproduction in the Dipterocarpaceae, and additional evidence (though much of it indirect)
suggests of a wider occurrence in the subfamily (see later).
S. resinosa Foxw. in the section Anthoshoreae, habitually forms a high proportion of multiple
seedlings. The somatic chromosome number determined from roottips of 5 seedlings (of Tree 53,
F.R.I., Kepong) is triploid, 2n = 3x = 21.
Another possible triploid, S. oblusa Wall, reported as having 2n = 20 bv Tixikr (1953) requires
confirmation (Jong, 1976).
Hopea Roxb.
Hopea nutans is the only tetraploid (2n = 4x = 28) in the genus so far discovered (Jong &
Lethbridge, 1967).
Seedlings of Hopea latifolia Sym. (misidentified at the time as H. beccariana Burck, Jong,
1976) from the Semengoh Forest Reserve, Sarawak, hâve 2n = 3x = 21. Some cells 2n = c. 20
were also encountered within individual root tips but these were treated for the time being as the
resuit of inadéquate spreading of the metaphase plates.
The two species H. latifolia and H. beccariana are closely related species and distinguished
only with difïiculty. It seems that the plant from which the seeds were collected at Semengoh Forest
Reserve, Sarawak, shares some features in common ; according to Ashton (pers. comm.) it has flowers
and leaves of H. beccariana but the smooth bark characteristic of H. latifolia. The question then
arises as to whether the provenance itself from which the triploid seeds were collected arose through
hybridization, and this problem notwithstanding, how it sets viable seeds ? Clearly a careful morpho-
logical and cyto-embryological study of both species is needed.
Source : MNHN, Paris
K. JONG & A. KAUR
46
Subsequcntly two othcr triploid or near triploid taxa in Hopea were discovered in our survey,
viz. H. subalala Sym. (2n = 3x = 21) (Fig. 3) and H. odorata (2n = 3x = 20 — 22) (Kaur et ai.,
1978). The chromosome, number of H. odorata , based on Vietnamese material, was first reported
by Tixier (1953) to be 2n = 20, and later Roy & Jha (1965) recorded a diploid number 2n = 14 for
a specimen growing in the Indian Botanic Garden in Calcutta. Our own counts of 2n = 20 — 22
based on seedlings from a tree at. the F.R.I. Arboretum, Kepong, are basically in accord with Tixier’s
(1953) observation and can be interpreted as triploid with 2n = 3x = 21 ± 1 pending further confir¬
mation, especially through meiotic analysis. The same tree also produces a high percentage of mul¬
tiple seedlings, confirming earlier observations by Maury (1970).
IV. — Polykmbryony and Polyploidy.
The seeds of a number of dipterocarps are known to produce more than one seedling on germi¬
nation. In certain species e.g. Shorea argentfoilia Sym. ex Wood and Dipterocarpus costulatus Sloot.
such multiple seedlings are encountered only rarely, while in others e.g. S. ovalis subsp. sericea and
Hopea odorata, they occur at a high frequency (Maury, 1968, 1970 ; Kaur et al., 1978). The most
notable example of ail is S. resinosa in which 98 % of seeds planted produced multiple seedlings,
confirming the earlier initial observations made by Foxworthy (1932) on this species. In one case
up to 18 seedlings developed from a single secd (Kaur et al., 1978).
A dipterocarp ovary usually contains 6 ovules, only one of which normally develops into a seed,
the rest of the ovules abort. In some cases, more than one ovule may develop resulting in the presence
of two or more embryos in a single fruit, while in others several embryos may be variously formed
within a single ovule. Without histological evidence, it is in most cases difficult to difîerentiate
between the two main categories of polyembryony, although such an attempt has been made by Maury
(1968, 1970). The genetical conséquences would be expected to differ according to the mode of origin
of the plural embryos, and hence the précisé pattern of embryogenesis requires to be determined in
in each case for more meaningful evolutionary déductions.
As stated earlier, Shorea ovalis subsp. sericea is a tetraploid taxon that habitually produces
a large number of twin seedlings (occasionally 3 or 4 seedlings in a single seed). Embryological studies,
details of which will be published elsewhere, clearly demonstrate the occurrence of supernumerary
embryos — on average 13 — within a single embryo-sac. These embryos, originating from nucellar
eelis at the micropylar end of the ovule, arc expected to be genetically identical to one another and to
the parent tree. The fact that germinating seeds produce predominantly twin and single seedlings
indicates that most of the pro-embryos fail to reach maturity. It is probable therefore that in mature
seeds which contain only a single embryo, it may also hâve been adventitiously derived.
In certain cultivated varieties of Citrus and Mangifera indica, a zygotic embryo is often présent
alongside the nucellar embryos but the former is usually outgrown by the latter. A similar situation
exists in Pachira oleaginea (Baker, 1960), and other examples are given in Maheshwari & Sachar
(1963).
It has been demonstrated experimentally that fruit formation in S. ovalis subsp. sericea requires
the stimulus of pollination (H. T. Ch an, pers. communication), that is, it is pseudogamous. Since
pollen tubes hâve been observed in a few of the embryological préparations, the possibility that a
zygotic embryo may sometimes be formed is not entirely discounted, nor is the likelihood of partici¬
pation by embryo-sac cells other than the egg in the formation of pro-embryos in addition to those
derived from the nucellus.
Other species of dipterocarp that produce multiple seedlings in varying frequency include
Shorea agami Ashton and S. macroptera as well as S. resinosa, Hopea subalala and H. odorata already
mentioned. Although it remains to be demonstrated that these are also apomictic, it might be inferred
on the basis of chromosome number (odd polyploidy) and on other tentative evidence, that it is pro-
bably so in at least S. resinosa, H. subalala and H. odorata — ail triploids or near triploids (see Kaur
et al., 1978), and H. latifolia might also be included here. The triploid condition in these may hâve
Source : MNHN, Paris
CYTOTAXONOMY
47
arisen in different ways, and in some probably through hybridization between diploid and tetraploid
congeners. Agamospermy might indeed provide a mechanism for overcoming chromosome sterility,
and/or the stabilization of a heterozygous combination favoured by natural sélection (Darlington,
1939; see also Grant, 1971, p. 290).
A close association between agamospermy, polyploidy and hybridity has been clearly démon-
strated in a wide range of largely temperate angiosperms (Gustafsson, 1946-1947 ; Stebbins, 1950).
Even though much of the available evidence is indirect, such a pattern may also occur in Shorea and
Hopea, with the exception of S. agami and S. macroptera both of which are diploid. The genus Citrus
however ofîers a classic example in which agamospermous types remain prcdominantly diploid (Steb¬
bins, 1950). S. agami seems to follow a pattern of embryogenesis similar to that of S. ovalis ssp.
sericea but embryological data available at présent are inadéquate for a delinite conclusion.
Among temperate plants, apomictic groups in such généra as Hieraceum, Potenlilla, Crépis,
Bubus (subg. Eubalus, sect. Moriferà) are troublesome for the taxonomist, largely because of the
multitude of biotypes or microspecies that resuit from agamospermous reproduction ; the periodic
occurrence of hybridization involving the facultative apomicts and related sexual species generale
additional variant forms which add to the complexity of the variation pattern (Gustafsson, 1946-
1947 ; Stebbins, 1950 ; Grant, 1971). As to what extent agamospermy has been a source of taxo¬
nomie difïiculty in the Dipterocarpoideae is uncertain. The great majority of species appears to be
morphologically well defined, and présents no problems, giving no morphological indication of frequent
hybridization (Ashton, 1978 and pers. comm.) but some of the classificatory problems at the supra-
specific level presented by Shorea and Hopea (see Ashton in this Symposium) may well in part be
attributable to the presence in each genus of species groups or agamie complexes in which sexual and
related agamospermous taxa exist side by side.
The démonstration that apomictic reproduction occurs in the Diplerocarpaceae adds a fresh
dimension to the evolutionary picture of the family, as well as a deeper insight into processes of diver¬
sification in the tropics. Agamospermy, whether facultative or obligate, could well in part be an
important contributory factor to the floristic diversity of lowland mixed dipterocarp rain forests of
S.E. Asia (Kaur et al., 1978 ; see also Ashton, 1978).
V. — Conclusion.
1. — Dipterocarp chromosomes are small as in most tropical trees ; the karyotype is symme-
trical, consisting of metacentric to submetacentric chromosomes, showing within a genome a graduai
gradation from the longest to the shortest.
2. — Unlike some other well investigated tropical woody angiosperm families e.g. the Melia-
ceae — in which a great diversity of chromosome numbers from 2n = 12 to c. 2n = 360 (Styles &
\ osa, 1971) occurs — there are only 2 dominant basic numbers in the Dipterocarpoideae, x = 11 and 7.
3. — The subdivision of the Dipterocarpoideae into two major chromosome groups based on
x — 11 and x = 7 accords with that of Ashton’s taxonomie treatment of the subfamily.
4. — The two basic chromosome numbers tend to remain constant not only within a single
genus, even in heterogeneous généra like Shorea and Hopea, but between groups of généra. It is
prématuré to say which of the two basic numbers are derived and which ancestral.
5. — There is a low frequency of polyploid sériés and intraspecific polyploids in the subfamily,
the majority of species studied being diploid.
6- — Although polyploidy is rare, it may hâve far-reaching taxonomie and evolutionary consé¬
quences, especially in cases where polyploidy is associated with agamospermy.
7. — Cytogenetical and embryological investigations are required to further elucidate taxo¬
nomie relationships and evolutionary problems in the Dipterocarpaceae. The breeding Systems of
closely allied species groups, especially those that include taxa which habitually form multiple seed-
üngs require more intensive study, where practicable this should be on a population basis.
Source : MNHN, Paris
K. JONC. A
L KAUR
48
Acknowledgemf.nts.
The willing coopération and kind assistance of the Forest Research Institule, Kepong, and in particular
Dr. Francis Ne are gratefully acknowledged.
We are also indebted to Mr. Paul Chai of the Forestry Department, Sarawak, and Dr. P. S. Ashton
for the supply of viable seeds ; for Dr. Ashton’s information on taxonomy and helpful advice ; to Dr. A. Letii-
bridge for her contribution of data incorporated in Tables I & II ; to the Royal Society, London and the
Carnegie Trust of Scotland for fmancial support which made possible our participation in the first Dipterocarp
Round Table, and to Mme. G. Mau a y for generous and warm liospitality during the Conférence ; to
Dis. V. E. Sands, E. Soepadmo, N. M. Pbitchard and C. C. Wilcock for helpful advice.
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Source : MNHN, Paris
1. —Neobalanocarpus kingii. Metaphase
II pmc showing sorae chromosomes asso-
ciàted in pairs. Note also the unequal
(8 + 6) number ol chromosomes in the
dyad. x 2,000.
2. — Shorea ovalis subsp. sericea. T. S.
anther, three of the pollen sacs contain
only delective pollen grains, the other
containing mostly full, well-stained pol¬
len grains, x 200.
3. — Hopea subalala. Somatic meta¬
phase, 2n = 3x = 21 from roottip
pretreated for 2 hrs. in a-bromonaph-
thalene and stained in ferrie chloride-
alcoholic haematoxylin. A group of 6
overlapping chromosomes in upper left
hand corner, x 2,000.
(Ail from trees growing in the Forest
Research Institute Arboretum, Kepong).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CYTOTAXONOMY
49
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Source : MNHN, Paris
50
WILLEM MEIJER
TAXONOMIC STUDIES IN THE GENUS DIPTEROCARPUS
Willem Meijer
Résumé — Le genre Uipterocarpits parait être tout indiqué pour une recherche multidisciplinaire future.
Le nombre total d’espèces, 75, est un nombre « utilisable ». Des études initiales ont été réalisées sur la morpho¬
logie d’ensemble, l’anatomie du bois et la cytologie de ce genre. C’est le genre le mieux connu, dans la famille
pour ce qui concerne la manifestation des hybrides naturels. Les espèces sont en général bien définies, encore
que certains complexes laissent perplexe et demandent des études plus détaillées spécialement au niveau des
localités relictes de Java, Bali et Sumbawa comparativement aux populations plus étendues de Sumatra et
Bornéo. Les nombres chromosomiques (n = 10 ou 11) comparés à ceux des genres de la tribu des Shorea (n = 6,
7) suggèrent que le genre, dans son ensemble, pourrait être un polyploïde archaïque. Des études cytologiques
plus détaillées sont nécessaires dans ce sens.
La chimie taxonomique entreprise par l’équipe de Ourisson suggérerait que la spéciation, dans ce
genre, aurait peut-être suivi des voies biochimiques différentes pour l’élaboration des terpènes. Les cas paral¬
lèles existant chez Pinus viennent à l’esprit. D’éventuelles recherches sur la chimie des terpènes pourraient
nous éclairer sur l’histoire phylogénique de ce genre. Des recherches complémentaires sur la morphologie du
pollen de ce genre sont aussi nécessaires. Des études de terrain révéleraient jusqu’à quel point l’hybridation
peut avoir joué un rôle dans la spéciation. D’autres informations sur la distribution détaillée des espèces pour¬
raient compléter le tableau évolutif dans le temps et dans l’espace. En particulier les régions de l’Ouest de
Bornéo et de vaste surfaces de Sumatra nécessitent une exploration rapide avant que de grandes étendues de
forêt à diptérocarpes ne soient anéanties par les coupes forestières et l’occupation des sols.
Nos études pourraient contribuer à définir de nouvelles surfaces pour les réserves de « Mail and Bio¬
sphère » et à impliquer des scientifiques locaux dans des recherches continues sur la taxonomie et la pollinisa¬
tion des arbres, à l’intérieur de ces réserves permanentes.
En ce qui concerne les études écologiques sur l’adaptation des espèces à leur environnement, nous nous
concentrerions sur les Parcs Nationaux existants et sur les Réserves Naturelles mais il faudrait aussi envisager
l’extension rationnelle de telles réserves afin de contribuer à la conservation permanente des ressources géné¬
tiques des plantes du Sud-Est asiatique.
Summary — The genus Dipterocarpus seems to be very suitable for further multidisciplinary taxonomie
research. The total number of species, 75, is a manageable number. Initial studies hâve been made on the gross
morphology, wood anatomy and cytology of the genus. It is the genus among dipterocarps best known for
the occurrence of natural hybrids. Species in this genus are in general well defined, though some perplexing
complexes necd a lot more detailed study — especially in relict localities in Java, Bali and Sumbawa compared
with larger populations in Sumatra and Bornéo. The chromosome number (n = 10 or 11) compared with that
of généra in the Shorea tribe (n = 6,7) suggests that the whole genus might be an archaic polyploid. More
detailed cytological studies are called for.
Chemical taxonomy as carried out by the Ourisson team would suggest that there is the possibility
that spéciation in the genus has followed different biochemical pathways in the manufacture of terpenes.
Parallel cases in Pinus corne to mind. Possibly further research on terpene chemistry might give us a ha ml le
on breaking open the phylogenetic history of the genus. More extensive research on pollen morphology in
the genus is also in order. Field studies should reveal to which extent hybridisation might hâve played a rôle
in spéciation. More detailed surveys of detailed distribution of species might add to the picture pf évolution
in time and space. Especially the western parts of Bornéo and extensive areas of Sumatra need speedily
exploration before great extents of dipterocarp forest are being wiped away by logging and land occupation.
* Adresse : et. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
GENUS DIPTKROCARPUS
Our studies might contribute to attempts to define new areas for Man and Biosphère reserves and to
get local scientists involved in continuons research on taxonomy and tree breeding studies in such permanent
reserves.
For ecological studies of adaptation of species to their environments we would concentrate on existing
National Parks and Nature Reserves but also make a case for a rational extension of such reserves in order to
contribute to permanent conservation of Southeast Asian plant genetic resources.
Dipterocarpus described as a genus by Gaertner in 1810 is probably the most spectacular, the
best defined and easiest to recognize genus in the family Dipterocarpaceae, quite worthy to be the
name giver to the whole family. Leaves tend to be large and thick coriaceous, often with folds along
the latéral nerves, stipules are relatively large leaving amplexicaul scars ; flowers are the largest in
the family, about 2.5-8 cm across, resin canals in the wood are dispersed like in Anisoplera and Valica.
Fruits are in general twowinged. They are most similar to those of Anisoplera but in the latter genus
the wings are more gradually narrowed at base and the three smaller wings are short narrow acumi-
nate, while the calyx tube is united with the nut (in Dipterocarpus more free).
The total number of described species is about 75.
Taxonomie evolutionary problems involved with this genus are the following :
a) It is extremely diiïïcult if not impossible to classify species in well defined natural groups.
Sections first proposed by Brandis (1895) based on the nature of the fruiting calyx tube appear to
be largely unnatural. Too many cases are known that species which share a great amount of charac-
ters are classified in different sections. Another problem is that the characters of the calyx tubes
can hâve ail kinds of graduai transitions. The many reticulate relationships between species make
the genus quite homogeneous.
b) On the basis of anatomical research combined with cytological details, the genus occupies
an intermediate position between the Vatica-Cytolelobium group of généra and the Shorea group (Gott-
wald and Parameswaran, 1966). Three anatomical characters (inside the Dipterocarp sub-family)
bind together the généra at the right of line AB in the diagram given below : solitary vessels, wood
fibers with bordered pits and dispersed resin canals. Within the vertical column of field II there
is a break however. As regards germination type Dipterocarpus with its hypogeous seedlings go
together with the Vahca-group while Dryobalanops goes with the Shorea group. This break is con¬
sistent with the chromosome numbers (n = 7 in Dryobalanops and the whole Shorea tribe and n = 11
(or 10 ?) in Dipterocarpus and the Valica group). (Jong and Lethbridge, 1967).
This shows clearly that Dipterocarpus is somewhere near the crossroads of the évolution of
the Dipterocarpoideae subfamily .
Gottwald and Parameswaran (1966) consider the Valica subgroup as the most primitive
and closest related with the Monotoideae subfamily. This would create the situation that the most
primitive généra hâve the highest chromosome number.
Detailed genome analysis would be needed to reveal how the 6-7 chromosomes of Hopea and
Shorea relate to 10-11 chromosomes of Dipterocarpus.
c) On the basis of Chemical analysis of the terpenes of the bark resins of a sériés of about 45 spe¬
cies of Dipterocarpus a classification can be made into Chemical groups (Bisset et al., 1968). However,
this does not completely parallel the sections based by Brandis (1895) on the configuration of the
calix tube. This means that the reticulate relationships of morphological characters within the
genus is in this case paralleled by Chemical characters. It is very interesting to note that there are
two groups of species with contrasting terpene assemblages :
Group IV (13 species) with the sesquiterpenes caryophyllene and humulene and group I (5 spe¬
cies) with the tri-cyclic sesquiterpenes gurjunene and calarene and alloaromadrene and a third group
(group II with 13 species) which assemble compound characteristics for both group IV and group I.
In case species of group II are hybrids of species belonging to group IV and I this could be explained.
A similar case occurs among the hybrids of Pinus conforta and Pinus banksiana (Mirow, 1956).
Source : MNHN, Paris
52
WILLEM MEUER
As a malter of fact some species of group IV like Dipterocarpus hasseltii, D. indicus, D. glan-
dulosus and D. gracilis could also on the basis of overall gross morphology be closely related.
From the work by Parker (1927, 1930), Meijer and Wood (1964), and from data collected
by Ashton (in litt. and 1977) and myself it appears that about 10 cases are known of hybrids between
species of Dipterocarpus, in some of these (D. costatus X obtusifolius, D. tuberculatus X D. kerrii) the
hybrids belong to different sections based on the calyx tubes. However, no cases are known yet of
natural hybrids between species belonging to different Chemical groups. Another 30 species hâve
still to be analyzed. According to Professor Ourisson (verbal communication) the Chemical work
could be extended and re-evaluated now with new chromatographie methods with smaller samples
and greater accuracy than ten years ago.
Progress in this field can be made now by a search for more natural hybrids, a more complété
Chemical survey of species and by producing artificial hybrids between species belonging to Chemical
groups IV and II, preferably species which are rather regularly flowering and co-existant in native
habitats or plantations.
The following would be good prospects :
Group IV
D. gracilis
D. gracilis
D. gracilis
D. oblongifolius
Group II
X D. grandiflorus
X D. acutangulus
X D. stellatus
X D. grandiflorus
It might however take 10-20 years before such hybrids would flower and fruit unless preco-
cious flowering can be induced like done by Kuchummen (1961).
Sepilok Forest Reserve in Sabah and the Kepong Arboretum in Malaya are both sites where
such hybridization experiments could be carried out.
For a study of the possible evolutionary trends in the genus Dipterocarpus we should of course
also consider ail the available data on the morphological character variation, the distribution of these
characters among the species, and the actual géographie distribution areas of species.
It would appear from existing monographie studies and floras that the following character
complexes hâve to be considered :
1. Size and shape of twigs.
2. Indumentum of young twigs, buds, leaf stalks and blades.
3. Shape, size and thickness of leaves and their plication.
4. Numbers of latéral nerves.
5. Vascular bundles in leaf stalks.
6. Size of stipules.
7. Nature and size of the inflorescence.
8. Size and color of flowering corolla.
9. Number of stamens.
10. Size and structure of pollen.
11. Ornamentation of the calyx tube in the ripe fruit.
This list of character complexes will hâve to be considered and weighted critically. Some
characters are definitely linked like size of twigs, stipules, leaves, number of vascular bundles and
numbers of latéral nerves, size of inflorescences and of the flowers, indumentum on various organs.
The numbers of stamens varies between 15 (D. crinita, palembanica and nudus), 25 (D. confertus,
D. tempehes pro-parte) to 36 (D. trinervis) but seems to be about 30 in the majority of cases (Van Sloo-
ten, 1927, 1960). This character might not hâve any great significance for the relationships between
species.
Source : MNHN, Paris
WILLEM MEIJER
53
A PRELIMINARY MODEL OF THF. EVOLUTION OF Dl PTEBOC A RPUS.
Pending a more stringent character analysis we can try to group species according to their ovcrall
morphological resernhlances and corne up with a preliminary taxonomie scheme of the gémis in which
both the Chemical groups and the sections based on calyx tube configurations are graphicaily displayed.
In this preliminary mode! of the genus it is assumed that some species of Chemical group IV
with smooth calyx tubes which as a group stretch to ail the géographie limits of the genus could lie
closest to the origin of the genus. The géographie center for this group would lie near S. India-Ceylon.
A second step in the évolution of this group could hâve been development of angular to winged calyx
tubes and inore hairy tomentum. Another biochemical pathway for terpene production, the tricyclic
sesquiterpenes of Chemical group I could hâve been taken by some species with tuberculate to winged
calyx tube, some also with hairy buds.
Conclusions.
A multidisciplinary approach is needed to elucidate the evolutionary historv of the genus
Dipteroc.arpm. More detailed cytological analysis is needed to show the relation to Shorea and explain
Table I. — The systematic position of généra in the Dipterocarpaceae according to anatomical
charaeters and chromosome numbers. After Gottwald and Parameswaran (1966) and Jonc
(1976).
Crosshatching : généra with solitary vesscls. Dots : généra with vesscls with bordered pits.
- . - . - dividing line between généra with resin canals in tangential bands and rosin canals diilusc.
-dividing line between subfamilies with or without resin canals.
The possible stepwise “ évolution ” from Mondes lo Vatica and Dipterocarpus is visible in this scheme. Vatica
has the most diverst fruit types.
Source : MNHN, Paris
54
WILLEM MEIJER
Table IL — Species of Dipterocarpus arrangée! in chemical groups, based on analysis of terpenes
(after Bisset et al., 1968, tableau 3). Simplified, Chemical names in French.
Species Name
a-Gur- Calarène Alloaro- Cypérène Caryo Humu- Copaène Far-
junène madendrène phyllènc lènc nésane
Group I
D. alatus
D. baudii
D. cornutus
D. dyeri
D. fagineus
D. humeratus
D. intricalus
D. turbinatus
D. sublamellatus
Group II
D. acutagulus
D. costatus
D. borneensis
D. chartaceus
D. geniculalus
D. grandiflorus
D. grandiflorus
D. hispidus
D. palembanicus
D. pseudofagineus
D. sarawakensis
D. stellatus
D. tuberculatus
D. verrucosus
Group III
D. obtusifolius
D. elongatus
Group 1V-VI
D. eurhynchus
D. concavus
D. confertus
D. costatus
D. geniculalus
D. glandulosus
D. gracilis
D. indicus
D. nudus
D. oblongifolius
D. rigidus
D. stellatus (s.sp. parvus)
D. retus us
D. caudiferus
D. zeylanicus
X X
X X
X
X X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
traces
X
traces
X X
X
X
X
X
X
X X
X X
traces X
X
traces X
X
X
X
X
traces
X
X
X
X
X
X
X
X
X
traces
X
X
X
X
X
X XX
XX XX
Source : MNHN, Paris
GENUS DIPTEROCARPUS
Table III. — Reticulate relationships in Dipterocarpus Chemical groups (Bisset et al.. 1968! and
tentative morphological arrangement of species.
IV-VI oblongifolius II
nudus
costatus
stellalus
•urhynchus
char la cens
borneensis
geniculatus
gracilis
eurhynchus
indicus
glandulosus
zeylanicus
verrucosus
hispidus
palembanicus
grandiflorus
tuberculatus acutangulus
pseudofagineus
III
I turbiruUus
obtusifolius
alatus
elongatus
baudii
fagineus
cornutus
dyeri
humeralus
sublameUatus
inlricatus
- Sphaerales section
the paradox of being morphologically less advanced while possessing a higher almost polyploid number
of chromosomes.
Further detailed work on terpene chemistry might show the occurrence of different biochemical
pathways and the points where in the évolution of the genus certain species groups could hâve bran-
ched off. Artificial hybrids and a further search for more natural hybrids might demonstrate the
significance of species hybridization in the évolution of this genus.
Source : MNHN, Paris
56
WILLEM MEIJER
The availability of living gene pools of species inside nature reserves, National Parks, and Arbo¬
reta will of course be essential for continuation of this international multidisciplinary research on this
genus, one of the most significant examples of giant tropical trees.
Acknowledgements.
The background for this paper was supplied by a study of ail available data on Dipterocarpus in the
library of the Missouri Botanical Garden in which graduate assistant Michael Grayum took part. He prepared
from these data and from unpublished data kindly supplied by Dr. P. S. Ashton (Aberdeen) distribution maps
of ail species recognized in modem monographie studies.
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Malaya, 1974 ; appendix by P. S. Ashton).
Source : MNHN, Paris
CH IM IE-TAXONOMIE
57
CHIMIE — TAXONOMIE DES DIPTÉROCARPACÉES
Guy Ourisson *.
Résumé — Les résultats obtenus il y a plusieurs années à Strasbourg, sur la composition des sccré*
tions de Diptérocarpacées, sont présentes pour illustrer, sur l'exemple de cette famille :
— le cas de métabolites à distribution familiale (ici, triterpènes dammaraniques, sesquiterpènes, absence
de monoterpènes) ;
— le cas de métabolites à distribution générique (p. ex., hydroxydammnrénone II chez Diptero-
carpus) :
— le cas de métabolites à distribution infra-générique (p. ex., sesquiterpènes dérivés de rhumulènc).
On cherchera à en tirer des indications sur les voies d’évolution biochimique possibles pour des processus
biosynthétiques, dans le cas de sécrétions.
Summary The results, obtained several years ago at Strasbourg, on the composition of Dipterocar-
paceae sécrétions, are here presented to illustrât?, on this familv :
— the case of familial distributing metabolits (here, dammaranic triterpens, sesquiterpens, absence of
monoterpens) ;
— the case of generic distributing metabolits (for example, hydroxydammarenon — II in Diptero-
carpus) ;
— the case of infra-generic distributing metabolits (for example, sesquiterpens deriving from humu-
len).
Indications on the possible ways of biochemical évolution are given for the biosynthetic proccsses, in
the case of sécrétions.
Le but du présent mémoire est modeste. Je chercherai à illustrer, par l’exemple de la famille
des Diptérocarpacées, quelques aspects généraux du champ d’application, et des limitations, des cri¬
tères chimio-taxonomiques. L’importance économique actuelle des Diptérocarpacées en tant que
fournisseurs majeurs de bois a été pour l’essentiel étrangère aux études chimiques ayant porté sur
cette famille : ces études ont en effet essentiellement été consacrées aux constituants polvterpéniques
des sécrétions de ces arbres (oléo-résines ou résines), constituant les gurjun et les dammars. Je conclue-
rai donc par quelques considérations sur les conséquences pratiques éventuelles des résultats chimio-
taxonomiques ; mais, pour conserver un équilibre raisonnable avec les aspects fondamentaux, j’essaie¬
rai également de justifier, sur le plan de la « recherche pure », le choix de sécrétions comme celles des
Diptérocarpacées pour des études chimio-taxonomiques.
Les résultats obtenus à Strasbourg et ailleurs permettent de montrer que :
— les Monotoïdées ne présentent apparemment pas d’affinités chimiques avec les Diptérocarpoï-
dées ;
• Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
58
GUY OUR1SSON
__ la sous-famille des Diptérocarpoïdées est homogène du point de vue de la présence de triterpènes 1
dammaraniques 2 et de sesquiterpènes \ et de l’absence de mono- et de diterpènes 1 ;
— des genres majeurs comme Dipterocarpus sont homogènes du point de vue de la présence d’un
triterpène particulier, le « diptérocarpol » ;
— dans ce même genre, les espèces forment divers groupements chimiques, différenciés par leur compo¬
sition en sesquiterpènes ;
— les cas anormaux connus ne conduisent pas à des contradictions, mais au conlraire peuvent indi¬
quer des voies de recherches utiles.
Niveau familial.
La famille des Diptérocarpacées comprend deux sous-familles : les Diptérocarpoïdées, du Sud-
Est Asiatique, et les Monotoïdées, africaines. Les secondes se différencient anatomiquement des pre¬
mières par l’absence de canaux à résine. Une seule étude chimique semble avoir été faite, sur une
seule des quelque trente espèces réparties dans les genres Monotes et Marquesia ; c’est l’étude, fort
limitée, que nous avont faite sur l’extrait du bois de Monotes kerslingii Gilg (Pesnelle, 1963). Aucun
sesquiterpène ni aucun tirterpène n’a pu être décelé.
Le contraste est total avec toutes les espèces de Diptérocarpoïdées, qui produisent parfois en
quantités énormes, des résines ou des oléo-résines contenant sesquiterpènes et triterpènes.
Du point de vue chimique, et en acceptant que le cas de Monotes kerslingii soit extrapolable,
aux autres Monotoïdées, cette sous-famille n’a donc aucune raison d’être maintenue au voisinage des
Diptérocarpoïdées ; l’absence de canaux sécréteurs pouvant accumuler des polyterpènes est un carac¬
tère différentiel renforcé par l’absence de tels polyterpènes, même dispersés dans le bois.
Les Diptérocarpoïdées, avec leurs résines à sesqui- et à triterpènes, ont un caractère global rela¬
tivement original : si quelques autres familles, comme les Composées et les Burséracées, ont également
des sécrétions à terpènes en C, 5 et C^, la plupart des familles sécrétrices sont plutôt caractérisées par
des mono-terpènes, ou par la combinaison mono - et diterpènes (Ci 0 et C 20 ) (Conifères, Labiées, etc.).
On peut d’ailleurs préciser davantage les choses, au niveau de la (sous)-famille des Diptéro¬
carpoïdées. Si l’on excepte le cas, sur lequel nous reviendrons, du genre Stemonoporus (Bandabana-
yake et al., 1977). toutes les sécrétions de Diptérocarpées examinées jusqu’ici contiennent des triter-
Dammarane
pênes dérivés du dammarane (1) : Shorea ou Hopea (Mills et Wehner, 1956 ; Bisset et al., 1971)
Doona (Diaz et al., 1966a), Dipterocarpus (Bisset et al., 1966), Anisoptera, Cotylelobium. Dri/obalanops
et Upuna (Bisset et al., 1967).
On peut donc considérer que la présence de dérivés de ce squelette est une caractéristique fami-
1. Triterpènes : C 30 , dérivés du squalèue par eyclisation/transpositions ; Diterpènes : C so , dérivés du géranyl-
géraniol par cyclisation/transpositions; Sesquiterpènes : C M , dérivés du farnésol par cyclisalions/transpositions : Monii-
lerpènes : C 10 , dérivés du géraniol par cyclisations/transpositions.
2. Dammarane : (1).
Source : MNHN, Paris
CHIMIE-TAXONOMIE
59
liale Plus précisément, ces triterpènes sont présents dans les résines. Dans un cas, le bois et l’écorce
ont été étudiés (Dipterocarpus kispidus ; Bandaranayake et al., 1975) ; les triterpènes dammaraniques
n y ont été isolés qu’en très petites quantités (1 000 ppm dans le bois, 20 ppm dans l’écorce). Cette
observation permet de réconcilier avec la généralisation précédente l’exception apparente des six
espèces étudiées du genre Stemonoporus (Bandaranayake et al., 1977), dont aucune ne contiendrait
de dérivé dammaranique : en effet, dans tous ces cas, le bois et l’écorce ont été examinés, mais pas
les sécrétions ; je considère que ce genre devrait être à nouveau examiné, et que l’on peut s’attendre
à y trouver des dérivés dammaraniques dans les résines, comme pour les autres Diptérocarpoïdées.
Au niveau familial, les sesquiterpènes ne permettent pas de tirer une conclusion aussi générale.
Cependant, dans tous les genres étudiés, au moins une partie des espèces contiennent le caryophyl-
lène (2) et le copaène (3), cependant que cinq autres sesquiterpènes se retrouvent dans au moins trois
genres différents : l’humulène (4), l’alloaromadendrène (5), l’a-gurjunène (6), le cypérène (7) et le
p-élémène (8). Le Tableau 1 résume ces résultats.
Tableau 1.
~
(Diaz et
al., 1966a,
1966b,
1967, 1971)
Bisset
et al.
1966
Genre
12)
(3)
(4)
(5)
(6) (7)
(8)
Anisoptera
_|_
+
+
4
Cotylèlobium
4
+
4
4
4 +
Doona
+
4
4
4
Dipterocarpus
+
-I-
-j-
4
+
4
Dryobalanops
-f-
-(-
+
4
+
Shorea
4
4
4
+ +
4
Upuna
4
4
4
+
1. Des dérivés du dammarane sont connus dans des sécrétions ou des extraits d'autres familles, niais de loin p
c la même régularité (p. ex. Panai, Imita, Betula, Alnus, etc.).
Source : MNHN, Paris
60
GUY OURISSON
D’autres sesquiterpènes se rencontrent dans un ou deux genres. Nous les mentionnerons plus loin.
Si ces 7 sesquiterpènes ne découlent que d’une très faible fraction des quelques 150 squelettes
sesquiterpéniques connus, ils ne forment cependant pas une famille homogène, et tous se retrouvent
en dehors des Diptérocarpacées.
Niveau générique.
Les résultats obtenus dans la famille des Diptérocarpacées illustrent deux types opposés de
résultats chimiques intéressants sur le plan taxonomique, au niveau du genre. On note en effet la
présence de certains constituants dans toutes les espèces d’un genre, parfois même d’un genre très
riche en espèces comme Dipterocarpus (donc de constituants génériques) — ou dans d’autres cas l’exis¬
tence de constituants sub-génériques, caractéristiques d’un groupe d’espèces mais absents d’autres
groupes d’espèces.
L’exemple le plus frappant de constituant générique est celui du diptérocarpol (9), qui a été
reconnu comme le constituant triterpénique majeur de la totalité des résines pour la cinquantaine
d’espèces étudiées dans le genre Dipterocarpus (Bisset et al., 1966 ; Bandaranayake et al., 1975) (sur
environ 80 espèces décrites).
OH
Diptérocarpol
Ce caractère générique est d’autant plus marqué que le diptérocarpol n’est un constituant
important d’aucune des résines d’autres genres que Dipterocarpus. P. ex., dans Dryobalanops aroma-
tica, le diptérocarpol, constituant le plus abondant de la fraction neutre de la résine, ne représente
que 0,2 % en poids de celle-ci (Cheung, 1968), alors que certaines résines de Dipterocarpus en contiennent
plus de 30 % 1 !
Niveau sub-générique.
Dans les grands genres Dipterocarpus et Shorea, un nombre suffisant d’espèces ont été étudiées
pour permettre des conclusions claires sur des groupements naturels d’espèces au sein du genre.
Dans le genre Dipterocarpus, homogène du point de vue des triterpènes, Diaz et al. (1966a)
ont distingué 6 groupes d’espèces d’après la composition en sesquiterpènes de leurs oléo-résines.
En fait, avec le recul du temps, on peut sans doute se contenter de distinguer 3 groupes nets :
Un premier groupe * (le groupe I de Diaz et al.), est caractérisé par la prédominance de l’ot-gurju-
nène (6), accompagné par trois isomères de structure très proche, l’allo-aromadendrène (5), le calarène
(10) et le y-gurjunène (11) (Palmade, 1959 ; Ehret et Ourisson, 1969). Cette famille de sesquiterpènes
est homogène en ce sens que ces 4 substances découlent d’un précurseur biogénétique commun (12).
t. Un problème lié à ces fortes teneurs me parait (ligne d’intérêt : comment de telles résines peuvent-elles sub¬
sister sous forme liquide dans les canaux sécréteurs, mais cristalliser ensuite largement. La technologie traditionnelle
de récolte du gurjun dans un « bénitier », permettant la décantation de l'huile et du « sable » (diptérocarpol cristallisé !l
en est une démonstration frappante.
2. D. alatus, baudii. eornutus, dyeri, jagineus, humeratut, intricalus, jourdainii, sublamellatus.
Source : MNHN, Paris
CH IM IE-TAXONOMIK
61
Un second groupe 1 (le groupe IV de Bisset el al.), contient lui-aussi des sesquiterpènes intimement
liés par leur biosynthèse et( d’ailleurs toujours retrouvés ensemble) : le caryophyllène (2) et l’humu-
lènc (4).
Les autres espèces étudiées comprennent des mélanges plus complexes et forment un troisième
groupe, dans lequel les subdivisions proposées par Bisset et al. (1966) peuvent correspondre à des
groupements taxonomiques sub-génériques.
La grande division sub-générique indiquée ci-dessus, et dont nous verrons l’importance pratique,
ne semble pas coïncider avec une division taxonomique proposée antérieurement sur des bases mor¬
phologiques.
Dans le genre Shorea (Bisset et al., 1971), c’est également par les sesquiterpènes qu’est possible
une division sub-générique, mais ici elle semble correspondre aux divisions admises sur des bases mor¬
phologiques : le sous-genre Antoshorea est en effet caractérisé, dans 10 espèces, par l’absence de sesqui¬
terpènes oxygénés tels que le spathulénol (13) présents dans les trois autres sous-genres Shorea, et
absents dans le reste de la famille *.
1. Dipterocarpus appendiculatus, concavus, conjerius, costatus, geniculatus, glandulosus, gracilis, hassellii, indicut,
nudus, oblongi/olius, pilosus, rigidus, stellatus, trinervis.
2. Outre la spathulénol, ont été isolés dans les Anthoshorea une série de nouveaux sesquiterpènes, les Kawan-
gènols, dont la structure n’a pu être établie avec certitude (Chavanel, 1972).
Source : MNHN, Paris
OUHISSON
H<
spathulénol
Niveau spécifique.
Comme dans toutes les études chimio-taxonomiques, aucun argument n’aurait la moindre
valeur si la variabilité était la règle au sein d’une espèce. Des causes multiples de variabilité de compo¬
sition des polyterpènes existent : variations saisonnières, existence de sous-espèces, de races chimiques
avec ou sans ségrégation géographique, de mutants aléatoires, etc.
Dans quelques cas, il a été possible de vérifier sur des sécrétions de Dipterocarpus ou de Shorea
de la même espèce, provenant de régions éloignées ou récoltés à des époques différentes, que les varia¬
tions de composition étaient faibles, ou insignifiantes.
Application pratique des résultats chimio-taxonomiques.
Aucune incidence pratique importante des résultats résumés ci-dessus n a encore été vraiment
obtenue. Il semble cependant utile de mentionner ici un exemple d’application pratique presque réussie
de ces données.
Les « baumes de gurjun » commerciaux sont des mélanges des fractions liquides des sécrétions
de Dipterocarpus d'une région déterminée. Ils comprennent tous les sesquiterpènes mentionnés ci-dessus
(et quelques autres), et sont par conséquent beaucoup trop complexes pour pouvoir servir à l’isolement
de l’un ou de l’autre de ces produits. Les baumes de gurjun ont donc une valeur commerciale très faible :
ce sont essentiellement des diluants, utilisés pour diminuer le prix d’essences plus chères.
Or, certains de ces constituants, comme le caryophyllène, ont au contraire une valeur mar¬
chande plus élevée, justifiée par leur utilisation comme matière première de parfumerie. Il est évident
que la récolte sélectionnée des baumes de gurjun d’espèces d’un même groupe (le premier groupe de
Dipterocarpus p. ex.) conduirait à un produit d’une valeur marchande et industrielle incomparable¬
ment plus noble que ce n’est le cas pour le mélange tout-venant. Une telle récolte sélectionnée avait
été organisée au Cambodge par une importante société grassoise. Elle a été interrompue par la guerre.
On peut espérer que la paix revenue dans le Sud-Est asiatique permettra une résurrection de ce projet.
On peut également mentionner un autre projet avorté : le diptérocarpol (9), présent en énormes
quantités dans tous les Dipterocarpus, et cristallisant spontanément des oléo-résines récoltées, pour-
Oh
O
Diptérocarpol
Source : MNHN, Paris
CHIMIE-TAXONOMIE
63
testosterone
rail être le triterpène le plus aisé à obtenir en grandes quantités, si une utilisation pouvait en être
trouvée. Or, sa structure est relativement proche de celle des stérols, et ceci a conduit à sa dégradation
en l’analogue (14) de la testostérone (15) (Crabbé et al, 1958). Malheureusement, cet analogue est
inactif, ce qui n’implique pas d’ailleurs que les analogues comparables d’autres hormones (progestérone,
hormones corticoïdes, etc.) soient eux-aussi inactifs.
Considérations générales.
Dans la famille des Diptérocarpacées, un très grand nombre de produits naturels complexes
ont été isolés. Outre ceux qui ont été envisagés ci-dessus il y aurait à en citer une vingtaine d’autres,
décrits dans les références mentionnées en fin d’article. Une énorme variabilité existe donc, ordon¬
née par les résultats chimio-taxonomiques mentionnés ci-dessus.
En fait, comme nous l’avons signalé plus haut à propos des sesquiterpènes de Dipterocarpus,
une régularité encore plus grande apparaît si l’on considère, non les structures individuelles mais les
processus biosynthétiques menant à ces structures.
Ainsi, le même processus biosynthétique conduit de l’époxyde de squalène (16) au dammarène-
diol (17), substance-mère de tous les dérivés du dammarane (1) présents, sous une forme ou sous une
autre, dans toutes les espèces de Diptérocarpoïdées.
La présence constante d’un squelette traduit donc la mise en jeu constante d’un processus
enzymatique commun ; la variabilité des structures traduit, elle, l’existence, dans tel ou tel taxon,
de systèmes enzymatiques supplémentaires, responsables des « fioritures moléculaires » observées.
L’accumulation des triterpènes traduit en outre la production abondante de leur précurseur,
l’époxyde de squalène (16), permettant ainsi sa transformation.
Source : MNHN, Paris
GUY OURISSON
C/i
Or, cette substance est présente (en traces ) dans toutes les cellules végétales : c'est le précurseur
universel des stérols, constituants essentiels des membranes.
L’accumulation du diptérocarpol dans Dipterocarpus peut donc être interprétée comme tradui¬
sant d’une part un emballement de la production normale de l’époxyde de squalène, et d’autre part
l’existence dans ce genre d’un système enzymatique spécifique assurant la cyclisation (16) -* (17)
(et non l’une des nombreuses autres cyclisations possibles), et la transformation (17) -> (9) (une oxyda¬
tion d’alcool en cétone).
On retrouve là un caractère commun à tous les produits secondaires à structure complexe pré¬
sents dans certains taxa et non dans les autres : ce sont les produits d’un métabolisme normal et cons¬
tant, mais trop actif, et suivi d’une série de modifications structurales mineures, sans signification
physiologique. Que l’une de ces séquences soit fixée génétiquement dans un taxon, et que les consé¬
quences écologiques en soient assez positives pour assurer le maintien du caractère, ne diminue en
rien la possibilité d’une variabilité : les Dipterocarpus seraient tout aussi viables s’ils ne contenaient
pas le diptérocarpol (9), mais, par exemple, son dérivé hydrogéné (18), qui a pratiquement les mêmes
propriétés, et pourrait être obtenu par une opération enzymatique existant dans tous les tissus végé¬
taux, au cours de la biosynthèse des stérols.
Diptérocarpol
De même, les sesquiterpènes découlent tous de modifications enzymatiques du farnésol (19) ;
les divers groupes de sesquiterpènes accumulés dans les résines de Diptérocarpoïdées traduisent donc
d'une part la diversité (limitée) des systèmes enzymatiques opérant sur le farnésol 1 dans cette famille,
et d’autre part l’emballement de la production de farnésol ; cette substance est elle aussi un constituant
(en traces) de toutes les cellules végétales puisque c’est le précurseur du squalène, des caroténoïdes,
du phytol, etc...
Il me semble important de noter que c’est au niveau des sécrétions que l’on trouve une varia¬
bilité dans les Diptérocarpacées. C’est qu’en effet, comme pour les constituants des latex des Euphor
1. Le plus simple dérivé du farnésol, le farnésane (20), a été isolé d’un Dipterocarpus (Diaz et al., 1966a).
Source : MNHN, Paris
CHIMIK-TAXONOMIR
65
liiacées (Anton, 1974), une modification structurale des constituants d’une oléorésine, conservant
en gros les caractéristiques physiques (comme la solubilité, la viscosité) ou chimiques (comme le dur¬
cissement de l’air, etc.), une telle modification structurale peut rester parfaitement compatible avec
le maintien de la fonction, quelle qu’elle soit, du système sécréteur. Il est probable qu’une telle fonc¬
tion est plus écologique que physiologique.
De la même façon, c’est au niveau des détails non physiologiques mais, au mieux, écologiques,
que peut apparaître la diversité morphologique qui est à la base des taxonomies classiques : les épines
des Euphorbiacées — la taille et la forme des feuilles ou des ailes des graines des Diptérocarpacées,
etc... — c est à ce niveau que se place la variabilité spécifique ou générique. Ceci est évident sur le
plan morphologique ; il n’est pas étonnant sans doute de le retrouver sur le plan chimique : une fiori¬
ture, qu’elle soit anatomique ou moléculaire !
RÉFÉRENCES
Les références indiquées ci-dessous comprennent, outre celles qui sont citées dans le texte précédent,
les travaux les plus importants sur les constituants chimiques des Diptérocarpacées, même lorsqu'ils n'ont
pas été étudiés dans une optique taxonomique.
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pènes ; revue sur la famille des Diptérocarpacées).
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Source : MNHN, Paris
GUY OURISSON
m
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Kapur ( Dryobalanops sp.), J. Japan Wood Res. Soc., 440.
NOTE AJOUTÉE LE 14.11.1977
Un mémoire récent l , consacré essentiellement à Pakaraimaea diplerocarpacea, comprend une
section de Phytochimie comparative où sont mentionnés des résultats obtenus sur les polyterpénoïdes
de cette espèce et de deux espèces de Monoles. Les résultats annoncés seraient très intéressants : les
auteurs concluent en effet à la présence dans ces trois espèces de diptérocarpol, et à l’analogie struc¬
turale des autres constituants avec ceux qui ont été décrits dans les Diptérocarpoïdées. Malheureuse-
sement, les conclusions des auteurs sont fondées sur des affirmations sans justification expérimentale
permettant de les accepter sur la base de cette publication. Il sera nécessaire d’attendre confirmation
ou infirmation de ces résultats avant de pouvoir en tenir compte.
Incidemment, cette section de Phytochimie permet d’illustrer un point important de pratique
éditoriale. En effet, il est évident qu’aucune revue de chimie ou de phytochimie n’aurait accepté de
publier des résultats aussi importants par leurs conséquences, mais aussi sommairement justifiés :
l’acceptabilité de résultats chimiques par ces revues exige le respect de critères plus stricts. Récipro¬
quement, il est à craindre que ces revues n’acceptent des conclusions d’ordre taxonomique mal fondées,
ne répondant pas aux critères minimaux de sérieux exigés par les systématiciens.
RÉPONSE DE D. E. GIANNASI * ET K. J. NIKLAS **
We too, were quite surprised to find triterpenoids and sesquiterpenoids in both species of
Monotes considering Ourisson’s footnote on the absence of such compounds in M. kerstingii. Indeed,
we wcrc hoping that these compounds would be absent (as are resin canals in both Monoles and Paka¬
raimaea). This would provide a good “ négative ” character to consolidate the position of Monotes
1. Maguire (B.), Ashton (P. S.), de Zeeuw (C.), Giannasi (D. E.) et Niklas (K. J.) (1977). Pakaraimoideae,
Dipterocarpaceae of the Western Hemisphere, Taxon, 26, 341-385.
* Caspary Botanist and Administrator, Harding Research Laboratory, New York Botanical Garden.
** Associate Curator, Adjunct Professor, CUNY, New-York Botanical Garden.
Source : MNHN, Paris
CH IMIE-TA XONOMIK
67
and Pakarainiaea as a separate family, rather than as a sub-family in thc Dipterocarpaceae, as was
done. However, initial positive Lieberman-Burchard tests on Pakaralmaea and Monotes done by
Dr. Giannasi, prompted further analysis by Dr. Niklas, who confirmed the presence of terpenoids
in Pakarainiaea in significant quantities, and Monotes in very low concentrations.
As to our spécifie terpenoid data, it is indeed preliminarv, and we clearly so stated (Maguire
et al., Taxon, 26/4 : 380, 1977). A little controvcrsy should stimulate serious students of the Dipte¬
rocarpaceae to study Monotes in more detail and, hopefully, Marquesia as well. We were preparing
duplicates of our spectral data for Prof. Ourisson ; however, it is a regrettable circumstance that Prof.
Ourisson’s letter to us requesting these data was sent the same day as his criticism's publication within
the volume. We feel that this situation can now only be resolved by a study of our original material
within an independent laboratory and we hâve given an address to M me G. Maury whereby wood
samples may be procured.
As to Prof. Ourisson’s not finding terpenoids in M. kerstingii, most researchers are probably
aware that there are a dozen or more specics of Monotes. A single sample hardly represents a compré¬
hensive survey of the genus, nor would we make a similar daim based on the two species we examined.
We think the criticism as to the adequacy of our chemotaxonomic sampling procedures and the néga¬
tive claim for M. kerstingii implied in Ouhisson’s footnote, ought to be a reciprocal State.
A rccent article by Bandaranayake et al. (Phytochemistry 14 : 2013, 1975) indicates that in
various spccies of Dipterocarpaceae, terpenoids found in the resins are also found in quantity in wood
and bark. This suggests that the presence of resins is not a requirement for the presence of terpe¬
noids in the Dipterocarpaceae. Their data also indicate that some compounds found in the bark and
wood (e.g. betulinic acid) are not found in the resins. We would expect alterations in past work
should bark and wood samples be re-examined.
Finally, it should be noted that in our article, the terpenoids in Monotes occur in very low
quantities. This quantitative différence may, in part, suggest why M. kerstingii would give a “ néga¬
tive ” resuit, depending on quantities of material extracted for analysis.
We suspect that the type of unequivocal satisfaction sought is probably best obtained from
a comprehensive survey of ail species (and tissues) of Monotes and Marquesia by another laboratory.
Source : MNHN, Paris
T. C. WHITMORE
BARK MORPHOLOGY AND TAXONOMY OF THE DIPTEROCARPACEAE
T. C. Whitmore *.
Résumé — L’écorce de 103 espèces et 7 genres de Dipterocarpacées de Malaisie a été examinée. Sept
Bark Types principaux se présentent. Ce sont des catégories générales qui comprennent plusieurs Bark Mani¬
festations légèrement différentes. L’écorce fournit l’information taxonomique qui supporte généralement l’étude
classique de Symington. Plusieurs des problèmes de taxonomie que Symington n’a pas résolus sont discutés
et quelques problèmes qui relèvent de la morphologie de l’écorce sont décrits. Les résultats de ces recherches
ont été publiés ailleurs (Whitmore 1962 a, b, 1963 b), ainsi qu’une extension montrant que des structures compa¬
rables existent dans l’écorce des Fagacées Britanniques (Whitmore, 1963a).
Summary — Bark of 103 species of 7 généra of Malaysian Dipterocarpaceae was examined. Seven
main Bark Types occur. These are general categories consisting of a number of slightly different Bark Mani¬
festations. Bark provides taxonomie information which in general supports the findings of Symington’s
classic study. Comment is made on some of the taxonomie problems Symington left unsolved, and a few
which are raised by bark morphology arc described. The results of these investigations hâve been published
elsewhere (Whitmore, 1962a, b, 1963b) and also an extension showing that the same bark structures occur in
British Fragaceae (Whitmore, 1963a).
REFERENCES
Whitmore T. C., 1962a. — Studies i
New Phytol., 61 : 191-207.
Whitmore T. C., 1962b. — Ibid.
208 : 20.
Whitmore T. C., 1963a. —- Ibid.
Whitmore T. C., 1963b. — Ibid.
321-71.
n systematic bark morphology. I. Bark morphology in Dipterocarpaceae.
11. General features of bark construction in Dipterocarpaceae. Loc. cit.
IV. The bark of beech, oak and sweet chestnut. New Phytol., 62 : 161-9.
III. Bark taxonomy in Dipterocarpaceae. Gdns.' Bull. Singapore, 19 :
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
ANATOMICALLY PROBLEMATIC TAXA
69
PROBLEMATIC TAXA IN THE DIPTEROCARPACEAE.
THEIR ANATOMY AND TAXONOMY
N. Parameswaran and H. Gottwald *.
Résumé — Quelques taxons de Dipterocarpaceae qui posent des problèmes de classification sont traités
sur le plan taxonomique et anatomique. La réduction de Balanocarpus brevipetiolaris à Hopea brevipetiolaris
n’est pas bien confirmée par l'anatomie du bois. Le nouveau transfert de Donna à Shorea est bien fondé du
point de vue anatomique à l’exception de D. congestiflora. Pentacme semble être un genre à part du point de
vue taxonomique et anatomique ; le genre Parashorea montre de telles affinités avec Shorea qu’il pourrait en
être un synonyme. Le grand groupe de Shorea pose des problèmes ; une classification exacte n’est pas possible,
la classification de Mf.ijf.r en sous-genres est largement confirmée par l’anatomie. La réduction de Stemono-
porus levasianus à Cotylelobium lewisianum est acceptée par l'anatomie du bois. Le rétablissement du genre
Vateriopsis pour Valeria seychellarum est pleinement en accord avec l'anatomie du bois. Upuna constitue un
genre propre d'après l'anatomie du bois et de l’écorce. Une courte revue des diverses inter-relations entre les
taxons, basée sur l’article de 1966, est donnée.
Summary — The paper discusses some of the problematical taxa in the Dipterocarpaceae with regard
to their taxonomy and anatomy. The réduction of Balanocarpus brevipetiolaris to Hopea brevipetiolaris is
not fully supported by wood anatomy. The new transfer of Doona to Shorea is wcll founded from the point
of view of anatomy, except for D. congestiflora. Whereas the genus Parashorea shows affinities to Shorea,
and would eventually become a synonym, Pentacme appears both taxonomically and anatomically a distinct
genus. The large group of Shorea poses problems, and an exact grouping is not possible ; the classification
into subgenera by Meijer can anatomically be supported to a large extent. The réduction of Stemonoporus
lewisianus to Cotylelobium lewisianum finds support in wood anatomy. The érection of Vateriopsis for Valeria
seychellarum is fully in agreement with wood anatomical evidence. Upuna constitutes a distinct genus both
wood and bark anatomically. A short summary of the diverse interrelationships between the taxa is given,
as conceived in 1966.
The family Dipterocarpaceae is characterized by wood anatomical features, establishing distinct
boundaries to otlier families, and by the often indistinct délimitations between the various généra
(Gottwald and Parameswaran 1966a). Thus several généra and species of this family pose pro¬
blems both taxonomically and anatomically. In the following, some of these taxa are discussed
with respect to their taxonomy as well as wood and bark anatomy.
I. PROBLEMATIC CASES
1. — Balanocarpus
In his taxonomie treatment Bole (1951) refers to the affinity between Balanocarpus erosa
Bedd. and B. heimii King and disagrces with Foxworthy (1946L who is inclined to reduce B. erosa
* Adresse : of. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
70
N. PARAMESWARAN AND H. GOTTWALD
to Hopea. Bole reduced B. utilis Bedd. to Hopea utilis (Bedd.) Bole. Ashton (1963, 1972) transfer-
red Balanocarpus brevipetiolaris Alston to Hopea brevipetiolaris (Thw.) Ashton. As regards the wood
anatomy of this taxon there appears to be a disparity in its placement in Hopea for the following :
the apotracheal parenchyma is présent as a terminal band and SiO z particles occur in ray cells, features
which are constantly missing in the genus Hopea. Also the resin canals are in total more sparsely
distributed than in Hopea. The silica particles hâve a very great taxonomie significance in the family
Diplerocarpaceae, because of their consistency of occurrence in taxa, delimitable from those where
they are absent. Thus the new position of B. brevipetiolaris appears worth a reconsideration. In
this connection it is interesting to mention that a former placement of this species in Shorea has been
done by Thwaites, although lack of fruit wings and stylopodium speaks against it (cf. Gottwald
and Parameswakan, 1966a).
The other still existent species B. heimii, with oblong anthers and short appendages, has been
considered by Ashton (1963) not to represent the original genus Balanocarpus (oval anthers, and
filiform appendages) sensu Bcddome. Balanocarpus heimii has a very characteristic wood anatomy :
the medium vessel diameter combined with storeyed rays (Fig. 1) and absence of Si0 2 contribute
to a spécial position of this taxon near to Hopea ferrea Lancss. (Fig. 2 ; Gottwald and Parameswa-
ran, 1966a). The révisions of van Slooten (1956) and Symington (1934, 1938) are of interest in
this connection. A further indication as to the similarity between B. heimii and Hopea is given by
Bate-Smith and Whitmore (1959) in the development of antho-cyanin compounds in leaves. Whit-
more (1962) suggested likewise an affinity between the two taxa based on bark morphology.
2. — Doona
Wood anatomy of the genus Doona, endemic to Sri Lanka, has brought forth a very homoge-
neous picture, except for D. congestiflora. The typical characters for Doona are large pores (125-
200 |im), paratrachéal parenchyma, diffuse apotracheal parenchyma with a semi-storeyed arrange¬
ment, oxalate crystals in chambered parenchyma, heterogenous rays, resin canals in tangential bands.
The heartwood shows a variation in colour from yellowish white to red. D. congestiflora constitutes
an exception on this scene and is characterized by wide-lumened fibres with thin walls (2-3 p.m), axial
parenchyma of the paratrachéal type without oxalate crystals, very low oven-dry weight. (0.4 g/cm 8
in contrast to the remainder 0.7 — 1.1 g/cm 3 ).
In a recent révision of this genus Ashton (1972) incorporâtes ail the species as new combinations
in the Section Doonae of the genus Shorea. In general, the wood anatomical characters speak for
partial aflinities to the subgenus Shorea in Shorea, to Hopea, Parashorea and Pentacme. These “ flo-
wing ” transitions to Hopea and Shorea are better underlined by the fact that these two généra are
the only taxa of Shoreae occurring in Sri Lanka. Parashorea and Pentacme are differentiated by the
wood ravs, fibre wall thickness and axial parenchyma distribution (cf. Gottwald and Parameswa-
ran, 1966a).
Floral morphologieal features like the form of the connective and stylopodium of Shorea species
resemble in many ways several taxa of Doona, in addition to the equal number of wings (5) in the
fruit. D. congestiflora, mentioned above as differing from the remaining species, shows both macro-
and microscopically a better relationship to Rubroshorea of Shorea and to the light woods of Hopea
than to the other Doona species. Brandis (1895), who was familiar with ail the species of Doona,
mentions the occurrence of hairs on the pedicel of flowers in D. congestiflora, in contrast to their absence
in the remaining species. Meijer (1972) and Ashton (1972) hâve placed this taxon in the genus
Shorea, perhaps with justification.
3. — Parashorea and Pentacme
The two very closely related généra Parashorea and Pentacme possess in their wood anatomy
very similar characteristic features like solitary and multiple vessels, both apotracheal and para-
Source : MNHN, Paris
ANATOMICALLY PROBLEMATIC TAXA
71
trachéal parenchyma, calcium oxalate crystals in rays, resin canals in tangential rows, whereby cer¬
tain déviations are présent in Pentacme suavis (apotracheal parenchyma, thickwalled fibres and smaller
intervascular pits).
Parasliorea.
This genus shows a very homogeneous picture in its wood anatomy except for P. optera and
srnythiesii and resembles to a great extent the généra Shorea and Pentacme. P. optera possesses thick¬
walled fibres (6 jxm) and a darker coloured heartwood. P. srnythiesii is characterizcd by horizontal
resin canals in rays (their occurrence in Richelia and in three species of Rubroshorea do not ncccssarily
imply an afïinity). In general this genus évincés afiinities to the subgcnera Shorea and Rubroshorea
of Shorea than to the other two subgenera.
Pentacme.
This genus, in spite of consisting only 3 species, is ali the sanie a heterogeneous group. P. suai’is
with its darker heartwood and rich parenchyma possesses afiinities to subgenus Shorea of Shorea and
to the heavier woods of Iiopea. P. contorta and P. mindanensis évincé in their lighter woods aflini-
ties to Parasliorea.
The wood anatomy would support in total a combination of lighter coloured Pentacme species
with the corresponding members of Parashorea as well as a combination of heavier woods of Para-
shorea, like P. optera and Pentacme, like P. suavis, with the subgenus Shorea of Shorea and Hopea.
As regards bark anatomy of these two closely related généra, it is to be emphasized that the
différences obscrved are very distinct, although the species analyzed for bark are rather still limited.
Thus Parashorea is characterized by sieve éléments with a thick état-nacré wall layer leading almost
to an occlusion of the lumen, by an extensive dilatation tissue produccd by phloem rays with the
large amounts of sclereids, numerous rhombic crystals of calcium oxalate, and thin-walled phellem
cells. In contrast, Pentacme possesses thin-walled sieve éléments with a poorly developed état-nacré
wall layer, a poorly developed dilatation tissue with sparsely occurring sclereids, druse crystals, and
phellem cells with a thickening of their inner tangential walls. Of particular interest in this genus
is the extensive presence of mucilage cells in the non-functioning phloem région (Fig. 3). Certainly
these différences in bark microscopy of the two généra hâve to be substantiated by further investigation
of more taxa, before a taxonomie verdict can be passed upon (cf. Parameswaran in préparation'.
4. — Shorea
The large genus Shorea has received much attention from systematists like Heim (1892), Bran¬
dis and Gii.g (1895). Symington’s attempt (1943) to classify the species into groups was taken up
by Meijer in 1963, who erected the subgenera Shorea, Anthoshorea, Richetia and Rubroshorea. Ashton
(1963) established in the same year nine sections, resulting partly by a further dissection of the so-
called Red Meranti group. The wood and bark anatomical studies of several species of Shorea showed
a good corrélation with the classification of Meijer, so that his grouping could be characterized by
more or less well-defined wood and bark anatomical features.
Richetia : horizontal resin canals in wood and bark rays, Si0 2 absent.
Anthoshorea : Si0 2 characteristically présent in panrechyma.
Shorea : thick-walled fibres with a brownishcolored heartwood, yellowish deposits in ray cells.
Rubroshorea : red-coloured heartwood, red deposits in ray cells ; resin canals in rays absent, Si0 2 absent.
There are however a few problem species even within this system.
Thus Shorea albida normally allocated to the subgenus Anthoshorea , évincés typical wood
anatomical features of Rubroshorea. Ashton (1963) has emphasized this too. Whitmore’s (1962)
Source : MNHN, Paris
72
N'. l’ARAMESWAHAN AND H. GOTTWALD
classification on the basis of bark morphology places this taxon in Anthoshorea. Similar results hâve
been obtained from wood and bark anatomy for the species, S. pinanga (syn. : S. compressa), S. balan-
geran, S. selanica, which are to be regrouped from Anthoshorea to Rubroshorea.
In Rubroshorea the species S. leprosula, S. aval a and S. teysmanniana constitute an exception
to the other species, which form a homogeneous subgenus ; they possess radial resin canals in rays,
which are in general found only in the subgenus Richctia, even though the other features allocate
them to Rubroshorea.
It has not been possible to find anatomical characters in wood and bark which would corres¬
pond to a further splitting of the Red Meranli group into 5 sections as conceived by Ashton (1963)
— Ooalis, Rubella, Mutica, Pachycarpa, Brachyptera. However, it should be mentioned that the
Section Pachycarpa Heim found a certain parallelism with wood anatomy (Gottwald und Parames-
waran, 1966a).
In this connection it is of interest to mention the somewhat out-of-place position of S. hems-
leyana and S. macranlha from the wood-anatomy point of view (continuation of vessel rims as protru¬
sions, large axial resin canals, brown colour of wood). These features find a support in Desch (1941),
who classified these two taxa separately into a subgroup in Red Merantis on account of their working
properties. Symington (1933) also mentions a similarity of these two taxa. A taxonomie révision
of the Rubroshorea in future should include these two species.
Subgenus Shorea : In the subgenus Shorea the species S. montigena possesses slightly differing
features to the remainder : light-red colour of heartwood, low density (0.51 g/cm 8 ), the thin walls
of fibres (3 pm) ; other taxa : 0.76 g/cm 3 and 7 pm. Van Slooten (1952) placed it in Eushorea on the
basis of stamen number.
The genus Shorea poses in general problems when it cornes to the identification of individual
species. This is not only supported by taxonomy, but also by wood and bark anatomy. This has
been explicitly shown for wood and bark of the so-called “ Philippine Red Mahogany ” timbers, compri-
sing of S. agsaboensis, S. negrosensis, S. polysperma and S. squamata (Zamuco et al., 1964, Parames-
waran and Zamuco, 1977). These species évincé in general only very fcw quantitative différences ;
the general construction of both bark and wood is rather remarkably without any qualitative varia¬
tion. S. polysperma can eventually be distinguished on the basis of radially extended and grouped
sclereids as well as due to the absence of a distinct dilatation tissue. Thus the bark and wood anatomy
confirms the notion that the species of Shorea are rather to be grouped into subgenera or sections
rather than to be identified and classified individually.
5. — Stemonoporus
The recent révision of Stemonoporus and Monoporandra from Sri Lanka by Ashton (1972)
distinguished only the former genus, characterized by distinct anthers, linear, tapering and endporous>
as well as by supra-axillary leaf buds.
Stemonoporus lewisianus Trim. ex Hook f. has been placed by him as a synonym in Colylelo-
bium lewisianum (Trim. ex Hook. f.) Ashton. This can be supported on the basis of solitary vessels,
presence of Si0 2 in rays, weakly developed apotracheal parenchyma as well paratrachéal parenchyma,
absence of crystals, well-developed pits on thick-walled fibres. A further support is obtained on the
basis of the number of primary resin canals (17) in this taxon, in contrast to over 30 in the other Ste¬
monoporus species we studied (Gottwald and Parameswaran, 1966a).
6. — Vateria and Vateriopsis
The Asiatic species of Vateria, V. copallifera, V. indica and V. macrocarpa are characterized
by vessels both solitary and in multiples, coalescent intervascular pitting, absence of silica, paratra¬
chéal parenchyma and thin fibre walls. In contrast to this the endemic species V. seychellarum from
Source : MNHN, Paris
ANATOMICALLY PROBLEMAT1C TAXA
73
the Mahé Island of the Seychelles group shows in its anatomy a wholly different group of features :
viz. entirely solitary vessels, absence of coalescent pitting on vessel walls, abundant apotracheal and
scanty paratrachéal parenchyma, thick-walled fibres. Dyer’s (1877, 1878) original species was raised
by Heim (1892a, b) to the rank of a gcnus Vateriopsis (on the basis of general anatomy), because it
possesses the following systeniatic features not shared by the Asiatic taxa : glabrous calyx, short
appendage of the anthers, glabrous ovary, small non-reflexed fruiting calyx, peculiar conformation
of the emhryo. Later authors like Brandis (1895) and Gilg (1925) hâve disregarded the validitv
of this new genus. On the basis of our présent knowledge of the anatomy and svstematics of the
family a reconsideration of the status of this taxon is warranted, which would perhaps reinstate Vote-
riopsis Heim as a separate entity (Gottwald and Parameswaran. 1966h).
7. — Vatica and Upuna
The genus Vatica with a large number of species is wood-anatomically characterized by medium-
large solitary and partial multiple pores (120-150 pm), diffuse resin canals, thick-walled fibres and
lack of Si0 2 . This obligatory grouping of features shows an affinity to the genus Upuna. This latter
genus possesses the following wood-anatomical characteristics : larger, solitary pores (160-200 pin'.
an extensively developed pitting of the bordered type on ail the vertical walls of fibres (Fig. V .
Compared with this the bark anatomy offers much more diagnostic features : Vatica species
are again characterized by an extensive dilatation tissue, developing from the ray parenchyma as
well as by the tangcntially extended sclereids, sparee rhombic crystals, and thickening of the inner
tangential walls of cork cells. Of spécial interest in this connection is the development of thin cellu-
losic septa in the sclerotic éléments of Vatica. On the other hand Upuna possesses no ray dilatation
and the sclereids are radially extended (Fig. 5). Further the cork cells are thin-walled ail around
and there is a pronounced occurrence of druses in the ray cells.
Thus the genus Upuna can also be very well separated from Vatica and Vateria due to the
bark microscopie characters, which are very diagnostic (Parameswaran and Gottwald in préparation).
II. — GENERAL REMARKS ON THE FAMILY
In the family Dipterocarpaceae very few wood characters are spécifie like :
— solitary and multiple vessels
— Si0 2 particles occurrence
— solitary resin canals
— resin canals in tangential rows
— fibres with distinct bordered pits.
The solitary vessel members is a constant feature in certain généra and tribes : Monotes, Mar-
quesia, Anisoptera, Dipterocarpus, Dryobalanops, Vatica (p.o.), Upuna, Cotylelobium, Stemonoporus,
V ateriopsis.
Grouped vessels occur in : Shorea, Vateria, Hopea, Parashorea. Pentacme, Balanocarpus.
Of particular diagnostic significance is the consistency in the occurrence of silica particles
in this family, although other families like Anacardiaceae, Burseraceae, Cacsalpiniaceae, Sapotaceae
etc. also possess silica in their woods. Further one can cstablish a combination of features like solitary
vessels, tracheidlike fibres, diffuse and solitary resin canals on the one hand and grouped vessels with
tangentially arranged resin canals on the other.
The parenchyma cells of the axial and radial Systems possess only a limited value in this context,
except for the différentiation of the two large subgroups Monotoideae with strictly uniseriate rays
and Dipterocarpoideae with both uni- and multiseriate rays.
Source : MNHN, Paris
74
N. P A RA M ES WA II AN AND H. GOTTWALD
III. — A FF INITIES BETWEEN TAXA
The diagram (Fig. 6) demonstrates the possibility of formation of three groups of taxa of diffe¬
rent levels and a fourth group, very weakly related to the others. The first group corresponds to the
Tribe Shoreae sensu Gilg. The construction shows only a weak bonding between the different subgenera
of Shorea but high afiinities of Pentacme and Parashorea to subgenus Shorea of Shorea as well as Doona
and B. heimii to Hopea and Shorea. The second field connects the Tribes Dryobalanopseae and Dipte-
rocarpeae with Cotylelobium. In the third field the Tribe Valiceae (Cotylelobium exempted) is con-
nected with the Tribe Valerieae. In spite of a close affinity between these groups, their connection is
still unclear. Upuna, Vateria seychellaruni and Vatica/Voleria are probably connected to each other
in a simple manner. This corresponds to the tendency showed already by Heim (1892) in his classi¬
fication. The field IV has in toto no direct connections to the other three fields. The recently des-
cribed new genus Pakaraimca , as belonging to a new subfamily Pakaraimoideae in the Dipterocarpa-
ceae (Maguire et al., 1977), would form a separate field V with loose structural relations only to the
Monotoideae within the family.
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Source : MNHN, Paris
1. — Tangential section of the wood of Balanocarpus heimii showing the storeyed arrangement of the multiseriate
rays. 70 X. — Fie. 2. — Tangential section of the wood of Hopea \trrea with storeyed arrangement of rays.
65 X. — Fie. 3. — Cross section of the bark of Pentacme conlorla. Darkly stained mucilage cells clearly visible ;
rays partly dilated. 180 X. — Fig. 4. — Cross section of the wood of Upuna borneensis evincing solitary vessels
with tyloses, thick-walled fibres and solitary resin canals (R). 20 X.
Source : MNHN, Paris
MONOTES
MARQUESIA
Feld IV
Fie. 5. — Cross section of the bark of Upuna borneensis exhibiting radially extended sclereids in the non-functional phloem.
70 X. — Fig. 6. — Diagram showing positions of taxa in relation to each other (after Gottwald and Para-
meswara.n, 1966a).
Source : MNHN, Paris
ANATOMICALLY PROBLEMATIC TAXA
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Source : MNHN, Paris
76
J. D. BRAZIF.R
CLASSIFYING THE DIPTEROCARPACEAE :
THE WOOD TECHNOLOGIST’S VIEW
J. D. Brazier *
Résumé — Le Lechnologiste du bois a un rôle important à jouer dans une révision de la classification
des Diptérocarpacées. Les caractères anatomiques sont utiles pour le regroupement des espèces ; les faits de
valeur diagnostique sont décrits et leur signification taxonomique considérée pour quelques-uns des genres
commercialement les plus importants. L’importance commerciale de la famille est soulignée (elle produit envi¬
ron le quart du bois dur mondial). Il faut aussi souligner que lorsque des changements de statut générique ou
de groupement d’espèces sont proposés, il convient de songer à leurs effets sur les classifications techniques
des bois.
Summary — The wood technologist has an important rôle in a review of the classification of the Dipte-
rocarpaceae. Anatomical features provide useful evidence for species grouping ; features of diagnostic value
are described and their taxonomie significance considered for some of the more important commercial généra.
The commercial importance of the family is emphasised — it is estimated to produce about one-quarter of the
world’s hardwood — and in proposing changes in the status of gênera or groups of species the consequential
effect on the techniea! classification of the timbers must be borne in mind.
In reviewing the contribution and indeed the concern of the wood technologist in work to
classify the Dipterocarpaceae, four aspects hâve been chosen for comment :
1. — the rôle of wood anatomy in taxonomie studies,
2. — a review of the anatomical features of diagnostic value, especially in the Dipterocarpaceae,
3. — what such features indicate concerning the classification of the family, and more especially,
selected généra in the family,
4. — how the current botanical classification conforms with that used commercially.
The contribution of anatomy of taxonomy is aptly described by Metcalfe and Chalk (1950)
as more likely to provide evidence concerning the inter-relationships of larger groups than in the inter¬
prétation of species and groups of lower rank. The secondary xylem is a “ conservative ” part of
the plant ; it is not exposed directlv to the éléments and its structure does not alter significantly as
other parts, such as the floral or leaf organs, undergo adaptive change. This is not to say that there
is no ecological adaptation, which there certainly is, and brief reference to this is made in due course.
However, this adaptation is within a fairly well defîned spectrum of variation and not by the develop¬
ment of new structural features.
Thus, it follows that il is not, as a rule, possible to détermine species from their secondary
wood — indeed, as a general statement, it can be said that the unit of anatomical classification is the
genus, though such a statement poses difficulties with the Dipterocarpaceae as will appear later. There
is, too, often a close affinity between généra in their wood anatomy so that though, in many instances,
thev can be told apart, there is commonlv a clear indication of family groupings. The wood anatomist
* Adresse : cf. Lisle des participants.
Source : MNHN, Paris
WOOD TECHNOLOGISTS VIKW
can often — and this is an ability he undoubtedly shares with specialists in other areas of plant study —
examine a sample of wood and be fairly confident as to its family without being able to classify it
further without careful comparative study. Such a judgment. is rarely made on the basis of a single
diagnostic feature, but most commonly on a combination of features which are unique to a botanical
group.
However, the experienced anatomist recognises that wood alone does not provide a basis for
plant classification though it can contribute very usefully to such a classification. Expérience shows
that where a classification cuts across groupings based on well-defined anatomical features, then the
likelihood is that it needs reappraisal.
The rôle of wood anatomy in indicating fines of evolutionary development was demonstrated
by Bailey and Tupper (1918) and their work applied by Frost (1930, 1931), Kribs (1935) and more
recently reviewed and extended by Metcalfe and Chalk (1950). However, again, the wood anatomist
recognises that though he may well be able to provide useful evidence, his is only a contribution to
the whole which must be reviewed in deriving fines of evolutionary development.
So if this is the scope, what is the contribution that the anatomist can make in studies of the
Dipterocarpaceae and what is the basis for that contribution ?
The Dipterocarpaceae is a family which, if Marquesia and Monoles are excluded, the experienced
anatomist recognises readily by its wood, whether he is looking at its gross or its microstructure.
There is a distinctive look to many dipterocarp timbers but most characteristically they hâve one
unusual structural feature — axial intercellular canals (or more popularly resin or damar canals)
which are présent in ail généra except Marquesia and Monotes. These canals are an unusual feature
in wood and, though they occur in a few other généra most notablv in a group within the Caesalpi-
niaceae, they can be regarded as a feature peculiar to the dipterocarps. They are a normal feature
of the Asian dipterocarp généra and it is important to distinguish between such canals which are of
normal occurrence and those which are a wound response. Traumatic canals are a common feature
of the wood of many families and généra, for example the Meliaeeae and Eucalyptus, groups in which
normal canals do not occur.
The axial intercellular canals in the Dipterocarpaceae occur singly or in tangential (circumfe-
rential) sériés and their distribution is of diagnostic significance. They occur singly, scattered among
the vessels, and are sometimes difïicult to distinguish from the vessels in généra such as Anisoptera
(Fig. 1), Cotylelobium, Vatica and Upuna. They occur in long tangential sériés and are then very
readily distinguished in such généra as Balanocarpus, Doona, Hopea, Parashorea, Pentacme (Fig. 2)
and Shorea. Finally, Dipterocarpus is of interest for it forms an intermediate stage between the two
types, with canals which, variable in size between species, are sometimes solitary but can also occur
in short tangential sériés (Fig. 3).
Resin canals can also occur horizontally in wood when they are associated with the rays.
Though not such an unusual feature as axial canals, it is still far from common and a valuable taxo¬
nomie and diagnostic feature. In the Dipterocarpaceae horizontal canals are confined to a single
group, the yellow meranti or section Richetia of Shorea (Fig. 4). So called horizontal canals occur
in 3 species of the red meranti group of Shorea, S. leprosula (Fig. 5), S. ouata and S. teysmanniana and
Parashorea smythesii. However, unlike the canals of schizogenous origin in the yellow merantis, in
these 4 species they are of traumatic origin and, though of interest for diagnostic purpose, they are
of little taxonomie significance.
Vessels when seen in cross section are variable in size between botanical groups but usually
fairly consistent within a group or show a continuous range of size. Without exception they hâve
simple perforations, but of more interest is the fact that in several généra, Anisoptera, Dipterocarpus
(Fig. 3), Dryobalanops, Cotylelobium and Upuna, they are almost exclusively solitary and, in the other
généra, the proportion of solitary vessels is usually light. Intervascular pitting is invariably vestured,
mostly large but small in some species of Hopea. The vessel to ray pitting is characteristically large,
often elongated (scalariform) and a striking development of tyloses is often an associated feature.
Parenchyma is typically paratrachéal, that is associated with the vessels, but apotracheal
parenchyma as isolated cells (Fig. 6), groups of cells or terminal fines, occurs in some généra. There
Source : MNHN, Paris
J. D. BRAZIEI
78
is a considérable variation in amounts of parenchyma, even within a species, so that amount as dis¬
tinct from distribution of parenchyma is of little taxonomie or diagnostic value. There seems little
doubt that the extent to which parenchyma is developed reflects conditions of growth ; this is shown
for two samples of Shorea albida (Figs 7 and 8).
Horizontal parenchyma is, in contrast, far more uniform in character. Except in the Mono-
loideae rays are typically high, often exceeding 1 mm, and wide, probably between 4- and 8-seriate.
They are heterocellular, with marginal rows of upright cells and with large cells often on the boundary
and sometimes within the ray, eg in Anisoptera (Fig. 9), Dipterocarpus , some Hopea spp, etc. Occa-
sionally they are storied and this can be useful diagnostics feature but is probably of little taxonomie
significance. Reference has already been made to the presence of normal intercellular canals in the
rays of the Richelia section of Shorea and traumatic canals in some species of Shorea and Parashorea.
The main fibrous tissue is composed of either fibre tracheids or libriform fibres. Vasicentric
tracheids are occasionally présent.
Cell inclusions are of spécial interest. These take two main forms, either crystals wich are
reputed to be of calcium oxalate or small aggregates of silica. Silica (Fig. 10), présent as a single
aggregate in a parenchyma cell, occurs consistently in ail species of certain généra, Anisoptera, Cotyle-
lobium, Dipterocarpus and üryobalanops, though in some species of Dryobalanops amounts are small.
Silica also occurs in one section only of Shorea, the Anthoshoreae. It is of considérable technical
significance as it affects the processing of the wood. The diagnostic and taxonomie significance of
silica inclusions is a matter of considérable interest and debate. In some instances, they appear to
be a species characteristic and généra can be cited (outside the Dipterocarpaceae) where they occur
in one species but not in another, e.g., Canarium, Entandrophragma and Guarea. More often there
is a common occurrence in ail species of a genus. This is particularly so in the Dipterocarpaceae and,
in these circumstances, it becomes a feature of some significance in a classification System.
Calcium oxalate crystals occur in parenchyma cells, sometimes in the rays, as in Parashorea,
the Richelia section of Shorea, and in Pentacme, and sometimes in the axial Parenchyma, though in
different forms. A parenchyma strand is derived from a fusiform initial which undergoes division
to produce two or more commonly four and sometimes more cells. These cells may contain a crystal,
as in Pentacme contorta. Sometimes the individual cell becomes sub-divided many times by septa
to give a long strand of small loculi each containing a crystal, a so-called chambered crystalliferous
strand. These occur in Parashorea (Fig. 11) and species of Shorea of the balau group. Exceptionally,
the formation of a crystal is associated with a change in shape of the parenchyma cell, which becomes
enlarged and almost barrel-like to form idioblast. These occur very occasionally in a number of
généra but among species of Shorea, they occur only in the red meranti group (Fig. 12).
These are the anatomical features of the wood of major interest but what do they tell us about
groupings in the family ?
Here the wood anatomist finds himself on far less certain ground, not because he cannot distin-
guish between groups of species, but rather because, while he can provide valuable evidence, this alone
is not suflicient to signify the taxonomie significance of these groups.
In looking at the anatomical classification we owe a great debt to Desch (1941) and to Syming-
ton (1942) and their collaboration, more than 40 years ago in Malaya, is cited as an example of the
technical advancement which can dérivé from scientific study. There is little doubt that the great
strides that the Malaysian timber industry has made dérivé very substantially from the early work
of Desch and Symington. Much similar collaborative work between the taxonomist and wood
technologist is needed if more effective use is to be made of the forest resource in many other parts
of the world.
The groups that the wood anatomist can recognise among the Asian dipterocarps are given
in Table 1, which is derived from Desch (1941), incorporâtes observations made by the author (1961)
and is in many ways similar to that given by Gottwald and Parameswaran (1966). The features
of major diagnostic value are indicated ; others which might hâve been added are omitted to keep
the table to a reasonable size. It omits, too, certain généra, such as Monoporanda and Stemonoporus
which hâve not been examined but hâve been discussed elsewhere (Gottwald and Parameswaran,
Source : MNHN, Paris
WOOD TKCHNOLOGISTS VIEW 79
1966). Though the table indicates that certain of the groups hâve the same combination of features,
each can be distinguished anatomically with a considérable degree of confidence.
There are a number of points for comment :
1. — There is commonly a uniformity within the anatomical groups and a close correspondance
between them and the généra as presently understood. However, there are exceptions, notably in
Shorea, where 4 distinctive anatomical types can be recognised, and again in Hopea, where there are
2 quite distinctive anatomical types, corresponding to botanical though not technical groupings.
Further, on anatomical grounds, Balanocarpus heimii might well be included in one of these groups.
2. — Though the woods of certain groups, such as Parashorea or the red meranti section of
Shorea are technically very variable, an aspect which is considered again later, anatomically the
species within each of these groups are remarkably uniform. Parashorea aptera may hâve a wood
which is physically very different from that of P. malaanonan, and Shorea kunstleri and S. inaequila-
teralis from those of Shorea parvifolia and S. macrophylla, nevertheless the species in each of these
examples are anatomically similar.
In contrast, the groups within Shorea differ not only technically but also anatomically. Indeed,
it could be argued that there is a far greater anatomical différence between the so-called white and
yellow merantis than between, for example, Pentacme contorla and some species of Shorea of the red
meranti group.
3. — There is, perhaps, in these anatomical data, a due to wider relationships for two of the
anatomical features, solitary vessels and fibre tracheids, occur in 6 généra. Both are features which
in evolutionary terms are considered to be less advanced and might be taken to indicate the phylo-
genetic development in the family. In the üipterocarpaceae, it is tempting to link with these features
the presence of solitary axial canals because, of the 6 généra, only Dryobalanops has canals in tan-
gential sériés, though, as already mentioned, Dipterocarpus provides a link between the two types.
However, there is the exception of Vateria with solitary canals but some paired vessels and libriform
fibres.
In conclusion, it is important to consider, if only briefly, one further aspect — the commercial
grouping of the dipterocarp timbers. This point is made because the enormous économie significance
of the family must be recognised and any botanical classification should, if at ail possible, Iead to
acceptable technical grouping.
The outstanding importance of the family as a source of timber is not always understood outside
south-east Asia but this is clearly indicated by the figures given in Table 2. Accepting that about
s / 4 of the timber eut in south-east Asia is of dipterocarp species, it follows that approximately */ 4 of
the world’s hardwood production is dipterocarp wood and there is little doubt that the Dipterocarpaceae
provides more commercial timber than any other Angiosperm (hardwood) family.
It is remarkable, too, that such a large number of species produces a comparatively small
number of important commercial timbers and the dipterocarps provide an example of the need for
a grouping of species for technical acceptance, which must become increasingly necessary if effective
use is to be made of the complex species mix of the tropical hardwood resource.
The current commercial timber classification is given in Table 1 by means of the timber liâmes,
though this is a sélection only as the timber name commonly differs according to the country of origin.
Those of outstanding importance are indicated in capitals.
Not ail the timber groups are of comparable économie significance ; indeed some are of little
more than local importance and though, on the whole, current commercial groupings often match
the anatomical groupings this is not always the case and perhaps it must be recognised that it will
not necessarily be possible.
Some généra, for example Anisoptera and Dryobalanops, hâve very uniform woods and even
in Dipterocarpus, with its 80 or more species, there is a remarkable consistency in wood character
such that their grouping for commercial purposes rarely présents a problem.
Nevertheless, there are anomalies, though at the moment for a number of reasons these are
Source : MNHN, Paris
80
.1. D. BRAZIER
not serious. Pentacme ineludes Iwo very distinct commercial types, P. suaois on the one harid and
P. contnrta and P. mindanensis on the other, though these Iwo groups are widely separated geogra-
phically. Parashorea provides an interesting situation with a spectrum of timber types, with P. optera
and P. malaanonan at the extremes and an intermedia te condition provided by such species as P. den¬
sifiera and P. lucide. Again, the distribution and availability of the species are such that there has
becn no problem in marketing sufïiciently uniform timber for commercial purposes. However, a
somewhat less satisfactory situation occurs with the red-wooded species of Shorea whcre commercial
grouping is cssentially on an arbitrary colour and weight basis which is uniikely to be reconciled with
a natural grouping. It is often a matter of judgment between a light red meranti and dark red meranti
and even more so between a dark red meranti and red balau or red selangan, with the latter group
including timbers which anatomically belong to the red meranti group and others which are true
balaus.
Clearly, this is a situation where necessary commercial distinctions do not conform to botanical
groupings and another undoubtedly occurs with species of Hopea. However, in general, these are
exceptions, though in future work it is important that the conséquence of any proposed change in
the status of a group of species should be considered in terms of its significance for the technical classi¬
fication of the timber.
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Table 2. — World and south-east Asian Hardwood production, 1974.
World
South-east Asia
Total round wood
1 393 X
10« m*
419
X 10 6 m»
Saw and veneer logs
232 X
10» m s
72
X
o
Source : FAO Yearbook of Forest Products 1974.
Source : MNHN, Paris
Fig. 1. — Solitary axial intercellular canal in Aniaoptera scaphula ( X 40). — Fig. 2. — Tangential line of axial canal* il.
Pentacme contorla ( x 40). — Fie. 3. — Short tangential lines of axial canal* and solitary vcssels in Diplerocarput
grandiflorus (x 40). — Fig. 4. — Radial canal* in Shorea jagutliana (x 100).
Source : MNHN, Paris
Fig. 5. — Traumatic radial canals in Shorea leprosula ( X 100). — Fig. 6. — Apotrachcal Parenchyma as isolated cells
in Parashorea malaanonan ( x 40). — Figs. 7 and 8. — Both Shorea albida, showing contrasta in amount of
parenchyma and fibre wall thickness associated with conditions of growth and âge of trees in different parts of
the Sarawak swamp forest (x 40).
Source : MNHN, Paris
Fig. 9. — Heterocellular raya in Anisoplera scaphula ( x 100). — Fig. 10. — Silica aggregatcs in the ray cells of Shorea
bracteolata ( X 100). — Fig. 11. — Axial crystalliferous strands in Parashorea malaanonan (x 100). — Fig. 12. —
Idioblasta containing crystals in Shorea leprosula (x 100).
Source : MNHN, Paris
Table 1 ANATOMICAL AND COMMERCIAL GROUPINGS OF THE DIPTEROCARPACEAE TIMBERS
Intercular canals
traeheids
Cr ystais
Technically
Commercial group names
Solitary
Tang-
gential
Radial
vessels
Sîlica
Chamb'd
cells
In
idioblasts
uniform
+
-
-
+
+
+
-
-
Yes—
MERSAWA, Krabak
+
-
-
+
+
+
-
-
ϫS--
-
-
+
+
-
-
-
Yes--'Tesak
+
-
-
+
+
-
-
Yes_ _ _ _ J
+
-
-
-
-
-
+
-
Yes —--
vellapine
+
(+)
-
+
+
+
(druses)
-
Yes--
KERUING, GURJUN, YANG, APITONG
-
+
-
+
+
+
-
(x)
Yes_
KAPUR
-
+
-
-
_
-
+
-
? Yes
1-
P. aptüAa)
+
1-WHITE SERAYA, BAGTIKAN
_
No_ 1-ingyin, rang, temak batu
_
+
_
_
.
_
_
N°— — — -j- —BALAU, SAL, selangan batu
red balau
-
t
-
-
-
-
-
No-|—DARK RED MERANTI/SERAYA, RED LAUAN
L-LIGHT RED MERANTI/SERAYA
-
+
-
"
-
+
-
"
Yes-WHITE MERANTI
-
+
+
'
-
*
-
-
+
-
-
-
-
-
-
No-
giam, heavy wood
merawan, selagan, medium-weight wood
+
NO - ) commercial and anatomical groups do
not correspond
+
Yes --CHENGAL (anatomically like Hop&a B)
~/ÛU&opWia
Co jtyle£o ùum
Upuna
(/a-tcca
l laAeMA
■pZpteAocaApuA
ÜK yobCLÙmopi
Qoono-
paA&àhon.eA
peji& xcme -
Shon-eA
Bal au
Red meranti
Vrtiite meranti
yeilow meranti
HopeA A (homo-
C eii ulars r *y s)
HopeA B (homo-
celi ulars rays)
g ojtayiocMpui
hzÂjrûÂ-
Source : MNHN, Paris
DES FRl'lTS AUX PLANT U LES
81
CONSÉQUENCES TAXONOMIQUES
DE L’ÉTUDE DES CARACTÈRES
DES FRUITS-GERMINATIONS,
EMBRYONS ET PLANTULES DES DIPTÉROCARPACÉES
Géma Maury-Lechon *.
Résumé. — Les caractères des fruits-germinations, embryons et plantules, séparent fortement les espèces
d’Afrique de celles d’Asie. Parmi ces dernières ils montrent l’existence de deux grands groupes (Imbriqués
et Valvaires) comprenant chacun 2 subdivisions (Imbriqués 1 = Hopea, Balanocarpus ; Imbriqués 11 Shorea,
Pentacme, Parashorea ; Valvaires I = Dryobalanops, Dipterocarpus, Anisoptera ; Valvaires II = Upuna, Colyle-
lobium, Vatica, Vateria, Stemonoporus). Ils confirment la présence des subdivisions infra-génériques actuelles
mais impliquent le remaniement des genres actuels Shorea, Valica, Vateria et Stemonoporus. Une nouvelle
classification est proposée dont l’importance ne réside pas dans les niveaux taxonomiques suggérés mais dans
la mise en évidence de groupes naturels à partir des caractères étudiés.
Summary — The characters of fruits-germinations, embryos and seedlings, strongly underline séparation
between african and asian species. In the later, they show two main groups ( Iinbricate and Val va te), each of them
including two subgroups (Imbricate I = Hopea, Balanocarpus ; Imbricate II = Shorea, Pentacme, Parashorea ;
Valvate I = Dryobalanops, Dipterocarpus, Anisoptera ; Valvate II = Upuna, Colylelobium, Valica, Vateria,
Stemonoporus). They confirm the présent infrageneric subdivisions, but also imply the réorganisation of
présent généra Shorea, Vatica, Vateria and Stemonoporus. A new classification is proposed whose important
points are not the suggested taxonomie levels, but the natural groups based on the characters hcre studied.
I. — Introduction.
Aucune monographie complète de la famille n’a été réalisée depuis celle de Heim (1892) et de
Brandis (1895), et les études partielles qui ont suivi, proposent des solutions différentes quant à la
délimitation et au découpage des genres, et quant aux rangs taxonomiques à adopter. Par ailleurs
ces travaux reposent sur des combinaisons de caractères d’arbres matures.
Pourtant dès 1893 Heim écrivait « ... la forme de l’embryon est assez variable, suivant les genres,
dans la famille des Diptérocarpacées, et cette forme, négligée à tort par les auteurs, peut fournir des
caractères génériques de la plus haute valeur ». Un peu plus tard, en 1920, Burkill ajoutait « ... upon
the botanists who live where Dipterocarps grow, now rests the duty of collecting sueh details regard-
ing them as the Herbarium botanists hâve not had in full measurc, and among the details, as Heim
has pointed out, are the structure of the embryo and the appearance of the seedling ».
C’est ainsi qu’à partir des caractères concernant le fruit et l’embryon mtlr, la germination et
les jeunes stades plantulaires, j’ai essayé de déterminer des groupes naturels et d’en comprendre les
affinités l .
Adresse : cf. Liste des participants.
1. Lorsque ce travail a été réalisé, l'espèce américaine n'était pas encore publiée et ses fruit mûr, embryon et plan-
tule encore inconnus.
Source : MNHN, Paris
EMBRYONS
couvrants
«.= cotylédon extérieur
p.- cotylédon placentaire
COTYLEDONS EPANOUIS
type Richetioides
entier-transverse entier-intermédiaire entier-allongé
(Ant-Ric)
émarginé-transverse
( Ant.)
type Shoreae
bilobé-transverse
(Sho)
type Muticae
(Ant-Mut) bilobé-allongé (Mut)
Ant-=type Anthoshoreae
Ric.=type Richetioides
Sho.=type Shoreae
Mut.«type Muticae
Sho-Ric ou Ant-Mut
types intermédiaires
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PLANTULES
83
II. — Caractères étudiés.
Les observations ont principalement porté sur :
1. — le fruit mûr :
a) le calice fructifère (estivation, épaississement et soudure des bases des sépales, réflexion et
accrescence des sépales) ;
b) le fruit proprement dit (tissus du péricarpe, formes en section méridienne et équatoriale,
dimensions) ;
c) la germination (mode d’ouverture du fruit avec ou sans éclatement, et mode de développe¬
ment des cotylédons avec ou sans croissance post-germinative des limbes).
2. — l'embryon mûr :
a) l’hypocotyle (implantation, inclinaison) ;
— l’hypocotyle est (fig. 1) infère, médian ou supère selon qu’il s’insère sur l’une ou l’autre
moitié de l’embryon ; lorsqu’il s’implante dans le quart supérieur il est dit apical et dans le quart
inférieur basal ;
— lorsque les limbes cotylédonaires sont pliés à la manière des pages d’un livre, on oriente
l’embryon en plaçant les bords libres des cotylédons vers la droite et l’axe de la pliure des cotylédons
vers la gauche. Ainsi l’hypocotyle présente une inclinaison dextre, sénestre ou verticale (fig. 2). Les
positions horizontale et recourbée apparaissent comme les aspects extrêmes des types dextre et sénestre
respectivement ;
b) les cotylédons vus sur une coupe méridienne de l’embryon (fig. 3) peuvent être empilés,
parallèles, superposés ou repliés. En coupe équatoriale (fig. 4) les limbes sont couvrants, encerclants,
juxtaposés, ou superposés (un seul cotylédon visible dans ce dernier cas).
3. — la plantule :
a) les formes cotylédonaires (fig. 5 à 8) sont de type entier-transverse (type ArUhoshoreae :
fig. 5) ou entier-allongé (type Richetioides : fig. 6), de type bilobé-transverse (type Shoreae : fig. 7)
ou bilobé-allongé type Muticae : fig. 8). Tous les cas intermédiaires existent entre les types entiers et
bilobés (schémas entre les figures 5 et 7, et entre 6 et 8), et entre les types transverses et allongés (sché¬
mas entre les figures 5 et 6 et entre 7 et 8) ;
b) la phytodermologie des feuilles du premier nœud épicotylé : les types stomatiques principaux
sont (fig. 9) : paracytique (cellules latérales parallèles au stomate), cyclocytique (cellules en cercle
autour du stomate), anomocytique (nombre et disposition quelconques des cellules entourant le sto¬
mate), ou anisocytique (3 cellules entourent le stomate, parfois 4). Tous les types intermédiaires existent.
Lorsque 2 cellules latérales sont parallèles au stomate, et 2 cellules polaires sont perpendiculaires au
stomate, le type est tétracytique. Il existe des formes intermédiaires ;
c) la structure vasculaire :
— du nœud cotylédonaire : elle se caractérise par un rapport dont le numérateur est le nombre
de lacunes (1, 3 ou plus de 3 : 4 à 9) et dont le dénominateur est le nombre de faisceaux ou de canaux
sécréteurs libérés par chaque lacune (fig. 10). Ce rapport concerne la nervation d’un seul cotylédon.
— des pétioles cotylédonaires (disposition et nombre de faisceaux et de canaux).
— de la racine (nombre de pôles de bois primaire).
Source : MNHN, Paris
TYPES STOMATIQUES
©
paracytique
para-cyclocytique cyclocytique
(tétracytique)
anomocytique
anomo-cyclocytique hémi-paracytique anisocytique
( tétracytique)
NOEUDS COTYLEDONAIRES
UNILACUNAIRES
/ Il
«J***
(1 \
A
{ Il
/ \
! / °'1
1 / 1
1/3
1/3
1 1
1/5
i t D
; i/x>3
Ibrèche irrégulière
TRILACUNAIRES
<f \
S2- i;
f
/ \
? ^
A
i {v-%
■ ^
3/3 DB
3/3
3/5
3/5
1
1 3/x > 3
MULTILACUNAIRES
•A
f >
&
¥
&
<b »o;.»
l
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PLANTULES
85
III. — Résultats.
Que 1 on procède par analyses séparées (fruits seuls, embryons seuls, morphologie de la plan-
tule seule, phytodcrmologie seule ou anatomie seule) ou que l’on regroupe l’ensemble des caractères
en une synthèse générale, des groupes naturels apparaissent dans la famille, tant aux niveaux supra-
génériques qu aux niveaux taxonomiques inférieurs. Les corrélations qui existent entre les divers
caractères de cette étude d’une part, et d’autre part, entre ces derniers et les résultats de travaux
sur les pollens (Maury, Muller et Lugardon, 1975), le bois secondaire (Gottwald et Parameswaran,
1964-66-68), les nombres chromosomiques (Jong et col., 1967-1978) et la chimiotaxonomie (Diaz et
col., 1966 ; Bisset et col., 1966-67-71 ; Ourisson, 1977 : dans cette réunion), soulignent la valeur des
caractères qui sont utilisés ici. Les tableaux qui suivent résument les résultats. Ces derniers reposent
sur 1 observation de 200 caractères concernant 200 espèces de fruits et 100 espèces de plantules (liste
des espèces dans : « Diptérocarpacées : du fruit à la plantule »).
1) Sous-familles actuelles.
TABLEAU 1
Viptejiozanpoidzaz
Mon.oto-ide.ae.
. *
- germination par éclatement
du fruit .
présente
absente
- croissance post-germinative*
intense (limbes cotylédons).
absente
présente
- embryon : 2 cotylédons
repliés vers apex fruit.
absents
présents
- canaux sécréteurs périmédul-
laires (embryon-plantule)...
présents
absents
Caractères corrélés
TABLEAU 2
Vipten.otaJvpoide.az
Monotoideaz
- pollens ...
tricolpés
tricolporés
- exine à .
3-2 strates
<t strates “
- bois secondaire
(arbre mature) :
canaux sécréteurs .
présents
v **
absents
2) Groupes naturels de niveau supra-générique net dans la sous-famille des Dipterocarpoideae.
L estivation des sépales dans le fruit mûr fait apparaître deux grands groupes que viennent
confirmer l’ensemble des caractères de l’embryon et de la plantule. Tandis que l’estivation du calice
* d'après mes observations sur les fruits immatures et la publication de Maguire et col. (août 1977) qui a succédé
a cette^réunion, les Pakaraimoideae auraient les mêmes caractères que les Monotoideae.
*’ Mêmes caractères chez les Pakaraimoideae (Maguire et col., août 1977).
Source : MNHN, Paris
86
GÉMA MAURY-LECHON
fructifère est soit imbriquée, soit valvaire, pour les caractères embryonnaires et juvéniles la distinc¬
tion des deux groupes repose sur l’expression la plus fréquente du caractère considéré (tab. 3).
Ces deux groupes, appelés ici « Imbriqués » et « Valvaires » se retrouvent par l’exine, les nombres
chromosomiques et le bois secondaire (tab. 3).
Chacun de ces 2 groupes se subdivise en deux ensembles : Imbriqués I et II (tab. 4) et Valvaires I
et II (tabl. 5).
3) Niveaux génériques et infra-génériques actuels et nouveaux groupements :
a) Sous-famille actuelle des Monotoideae.
Les deux genres Marquesia et Monotes se distinguent clairement (fig. 11, tab. 6).
LU 1
noeuds
o tylédonai
b) Sous-famille actuelle des Diplerocarpoideae.
Il est intéressant de remarquer le parallélisme qui existe entre les deux groupes des Imbriqués
et des Valvaires :
— les Imbriqués I ( Hopea , Balanocarpus) et les Valvaires I ( Dryobalanops , Dipterocarpus
Anisoptera ) correspondent à des ensembles homogènes, avec des genres bien définis, tandis que les
Source : MNHN, Paris
TABLEAU 3 : sous-famille actuelle des VÂ.ptznoza/ipoÂAza.Z
sépales du fruit mûr
imbriqués
valvaires
caractères corrélés :
2 strates
n = 11
- bois secondaire :
solitaires
expression la plus fréquente du
caractère
- fruit :
. section équatoriale...
circulaire à
symétrie d'ordre 3
. tissus péricarpe : type
rigide à souple
. bases sépales épaissies
. bases sépales/fruit...
libres .
plus ou moins soudées
- embryon mûr :
. cotylédons.
couvrants-empilés
ni couvrants ni empilés
. hypocotyle .
infère ou
médian-infère
non infère : apical
ou médian
- plantule :
entiers
6, 8, 10
. Racines :
pôles de xylème .
4
. noeud cotylédonaire...
uni à trilacunaire
tri à multi lacunaire
. Types stomatiques ....
(1ère feuille)
paracytiques ou...
para-cyclocytiques
ou anomo-cyclocy-
tiques
cyclocytiques ou ano-
mocytiques ou aniso-
cytiques
. stomates .
allongés, en creux
ronds, en relief
. nombre de cellules....
entourant le stomate
(% des cas)
: plus de 50 %..
5 : plus de 50 %
genres actuels
Shonza, Hopza
Banalocanpas
PznXacmz
PaAcu>h.onzti*
Ani6optzAa, giptznocanpuA
Vnyobalanopi', Vatica,
Upana, CotylzZotüum
Stmonoponiu* Va£.znÂja.
nouveaux groupes des
"Imbriqués"
"Valvaires"
♦ genres subvalvaires (PaA.a6hoA.ea : imbrication faible, VnyobaZanopà et
StmonopoAuA : parfois traces d'imbrication).
Source : MNHN, Paris
TABLEAU 4 : Imbriqués # série des Shoréées HEIM
= Feld I GOTTWALD et col.
- sépales fruit mûr :
. bases épaissies.
2 .
3-(5)-0
- embryon mûr :
. hypocotyle .
dextre .
dextre, séné stre,
vertical
infère
infère à supère
nouveaux groupes des
Imbriqués I
Imbriqués II
(groupe
(groupe par en-
homogène)
chaînement)
genres actuels
Hop&a.
Slnoti&a, Pentacme.,
BaZanocaApuA
VaA.aAlnoHQ.cL
commentaires
groupe voisin
groupe proche de
de série
série Shoréées
Hopéées HEIM
HEIM
( ) : quelques cas seulement
TABLEAU 5 : Valvaires
- fruit mûr
. péricarpe .
. section équatoriale..
. bases des sépales....
. sépales.
- embryon-plantule
. hypocotyle.
. cotylédons .
. type cotylédonaire...
. types stomatiques....
(1ère feuille)
rigide .
circulaire.
fortement soudées.,
non réfléchis .
dextre .
entiers .
hnthoAhoAoae. .
anomo-anisocytiques
souple
symétrie d'ordre 3
plus ou moins soudées
non réfléchis à
réfléchis
dextre, sénéstre,
vertical
entiers à émarginés
(+ bilobés)
AnthoAhoHza.z, Zidie-
£io-id&6, (Shonejne.)
cyclocytiques
nouveaux groupes
Valvaires I
Valvaires II
(groupe homogène)
(groupe par enchaî¬
nement )
genres actuels
\nUoptQAo.
VIpteAocaApuA
VnyobaZanopA
Upuna ? CotyloZobÀjm
VcuLLca., VcuteAsLa.,
StojnonopoHuA
commentaires
= Feld II GOTTWALD
et coll. (excepté
CotyZelob-ùm)
= Feld II GOTTWALD et
coll. (excepté Coty-
loJLobiujn)
* types stomatiques anomocytiques ; ( ) : quelques cas seulement
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PLANTUI.ES
89
TABLEAU 6 M OïlOtoldza.Z
indéhiscent
très dur et épais
sans hypocotyle
allongés
2 4 traces
unilacunaire
tétrarche
- péricarpe.
- plantule.
- cotylédons épanouis.
- noeud cotylédonaire.
- noeud 1ère feuille..
papyracé, mince..
hypocotylée.
transverses.
1—> 3 traces.
trilacunaire.
genres
MaAqueA-ùz
(M. exce£aa)
Monot&&
(M. k&atuiQ-LL)
TABLEAU 7
Imbriqués I
- fruit mûr : péricarpe....
mince .
- plantule : cotylédons....
. intermédiaires...
à transverses
.. allongés
. entiers à bilobés
.. bilobés
- noeud cotylédonaire.
. unilacunaire ....
.. trilacunaire
hévarrhe
- 1ère feuille : structure
sommet pétiole de type...
- poils lobés et capités de
. VfiyobaJbmoidoA ...
.. Shoota.
type VnyobaZ<moidu> .
, présents.
- parois cellulaires épi¬
dermiques .
droites à .
. curvilignes
(puzzle)
- types stomatiques.
. cyclocytiques ...
(tétracytiques)
. . para-
cyclocytiques
- croissance sympodiale....
. absente .
genres actuels
Hopea
BaZanoccuipu&
Source : MNHN, Paris
fruit mûr :
estivation.
sépales ailés...
imbriquée
3-0
sub-valvaire
5-0
hypocotyle.
(embryon)
cotylédons.
(types)
types stomati-
ques .
apical
Anthoi hoficae.
non paracytiques
non apical
Shon.eAe., Sho.-MiU. M uticac, (Rie.)
paracytiques ou para-cyclocytiques
non apical
(Sho.-Mut .), Muttcae.
hémi-paracytiques
para-cyclocytiques
sous-groupes
nouveaux
Imbriqués lia
Imbriqués Ilb
(2)
Imbriqués Ile
émarginé-
intermédiaire
sub-égaux
émarginé-
transverse
sub-égaux
bilobés-allongés
bilobés-allongés
transverse
très inégaux
transverses
type ShoKeM.
allongés
Mot. (Rtc.)
ou interin.
Mot. ou Sho.Mut.
ou interm.
Mat. ou Sho.-MiU.
types.
stomatiques
cyclocyti-
ques
anomo-cyclo.
anomo-cyclo.
paracytiques
paracytiques
para-cyclo.
hémi-para, et para-
cyclo .
stomates en.
creux
creux
relief
creux
relief
creux
creux
dextre
dextre
sénèstre
(dextre),sénés-
(dextre), (sénèstre)
recourbé
tre (vertical
(vertical)
tre (vertical)
vertical
noeud cotylé....
donaire
3/3
3/3 DB
1/1, 1/3,
3/3 DB, 3/3
3/3
(1/5,1/7)
1/1, 1/3
(1/1, 1/3), 3/3,
3/5, 5/5 à 7/11
3/3 DB, 3/3, 3/5
taxons
Voona Thw.
Pcntacmc
A. DC.
A ntho4hon.ua.
Heim
Shox&a.
Richatta
R ubtLOàho'ica Mej .
PcvuL6hoA.ea (2)
caractère
corrélé :
sesquiterpènes
oxygénés (1)
absents
présents
absents
cotylédons
’O
GO
Ȇ
J
Rie
Mut.
Mut.
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PLANTULliS
91
Imbriqués II ( Shorea , Pentacme et Parashorea) et les Valvaires II (Upuna, Cotylelobium, Vatica , Vateria,
Stemonoporus) constituent des groupes par enchaînement dans lesquels les caractères passent progres¬
sivement d un aspect à l’autre. C’est dans les deux genres Shorea (Imbriqués II) et Vatica (Valvaires II
que ce phénomène est le plus marqué, et il l’est encore plus chez Vatica que chez Shorea. Par les carac¬
tères des fruits, embryons et plantules ces deux genres nécessitent un remaniement au niveau géné¬
rique actuel. Les tableaux 7 à 13 traduisent ces remarques.
«) Groupe des Imbriqués (tab. 7 à 13).
Au niveau infra-générique (tab. 8) les caractères de cette étude justifient l’existence des 4 sub¬
divisions du genre Hopea mais insistent sur les affinités plus grandes qui relient les actuelles sous-sec¬
tions Dryobalanoides, Sphaerocarpae et Pierreae. La sous-section Hopeae plus isolée établit le passage
vers le genre Shorea.
Seule la nervation des feuilles plantulaires (égale à celle des feuilles d’adultes) plaide pour le
regroupement des 4 sous-sections actuelles en 2 sections.
TABLEAU 8 : genre Hopea
- noeud cotylédonaire
type cotylédonaire
1/1, (3/3)
knth.o4koKe.az
Ant. -Mut*
Ant.-Hic*
1/1
ShoKeae
1/2
Ant.-Mut*
1/1, (1/3,3/5)
Ant.-Sho*
sous-sections actuelles
Vkljo batanoidet
SphaeAo-
ccuipaz
PieKKexLz
Hopeae.
- nervation F 1
(et adulte)
dryobalanoîde
scalar
iforme
sections actuelles
VKyobatanoideA
Hopeae
- types stomatiques.
- 4 cellules voisines ....
(% des cas)
• ronds, en relief
• cyclocytiques
plus de 50 %
allongés, en
creux
para-cyclocy-
tiques
moins de 50 %
* ■ voir légende Tab. 9
Dans le groupe des Imbriqués II, les caractères étudiés conduisent à une réorganisation d'en¬
semble (tab. 9).
Légende Tableau 9 :
Sho. : type Shoreae ; Rie. : type Richetioides ; Mut. : type Muticae ; Ant. : type Anlhoshorear ■ DB : demi-brèche
médiane ; înterm. : intermédiaire ; O : cotylédons d'une même espèce ; * : cotylédons d'espèces différentes ; ( ) : quelques
cas ; (1) : Bisset et col., 1971 et Ourisson dans cette publication ; (2) : les caractères du calice et les sesquiterpènes oxygénés
reclament I isolement du groupe « Imbriqués Ile », mais, par les caractères de l'embryon et la plnntule, Parashorra est
étroitement relié aux Rubroshorea donc au groupe des « Imbriqués Ilb *.
Source : MNHN, Paris
GÉMA MAURY-LECHON
'.12
Des subdivisions apparaissent encore dans certains taxons tels que Anthoshorea (tab. 10 et
fig. 12), Richelia (tab. 11 et fig. 13). Rubroshorea (tab. 12 et fig. 14), et Parashorea (tab. 13 et fig. 14
colonne de droite).
TABLEAU 10 section AttthûéhoAexiZ HEIM
(fig. 12)
- cotylédons couvrants....
avec replis des limbes
. sans replis
- type cotylédonsire.
- stomates .
A yvth.o6hon.exLZ .
en relief, arrondis...
. Sh.osiexLe.-An£h.o.&liosLexLz
• en creux, longs
- types stomatiques
cyclocytiques normaux
et hémi-paracytiques....
- noeud cotylédonsire.
présents .
1/1, 1/3, 3/3 DB, 3/3.
. absents
. 1/1
nouvelles subdivisions
Antko&hoti&ae. 1
Antko&hotiexie. 2
espèces
Shonza taluA.a
S. btiact&oùtfa
S. nuino&a
S. QfiatÂA&Âma.
TABLEAU 11
(fig. 13)
sous-genre RLckzZùl SYMINGTON
- cotylédons de type...
Muticae. .
RLchoALoidu
nouveaux groupes
Rich&tia 1
RLckejtLa 2
- noeud cotylédonsire..
l/l.
1/3 .
1/3
- sommet pétiole F 1
de type.
VfujobatanoÀ.-
Shofi&a
ShoAe.a
du
nouveaux sous-groupes
RLchztba. la
Rich&tia 1b
...
espèces
S. cuApidata
tS. obovoid&a S. maxÂjna
S. fiagu&tiana
S. auina-
S. gj.bbo4a
Yiigfia
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PI.ANTUI.ES
©
Anthoshorea Heim
embryons
cotylédons
©
O
1/3 ' v 3/3d‘b'
O
^ %
j_£_
3/3
1 A
1/1
noeuds cotylédonaires
Anthoshorea
Anthoshorea 2
0
I
embryons
cotylédons
Richetia 1
noeuds
cotylédonaires
I 1
Richetia 2
Source : MNHN, Paris
©
©
Anthoshorea Meijer = Imbriqués Ilb
GROUPES DES IMBRIQUES Ilb et Ile
Imbriqués Ile
Source : MNHN, Paris
IMBRIQUES Ilb et Ile
TABLEAU 12
(fig. 14)
sous-genre RubAOAhoAea MEIJER
noeud cot.
a) 1/1, 1/3
b) 3/3, 3/5
3/3, 3/5
3/3, 3/5
3/5
3/3, 3/5, 5/5
1/5
5/5, 5/7, 6/6,
6/8, 7/7, 7/11
3/5 ou 5/7..
(type)
BAackypteAae et
Pancu, koAea
BfLac.kypteA.ae.
et PaAaihoAea
absents
PaAa&koAea
BAackypteAae
absents
BAac.hypteA.ae
cotylédons..
(plantule)
Muticae
ShoAeae-
Muticae
SkoAeae-
Muticae
ShoAeae-
Muticae
Muticae ou
Sho.-Mut.
SkoAeae-
Muticae
Muticae
allongés
transverses
intermé¬
diaires
transverses
allongés ou
transverses
transver-
ses
allongés
hypocotyle..
(embryon)
dextre ou
intermédiaire
sénèstre
sénèste ou
vertical
sénèstre
sénèstre
sénèstre
à inter¬
médiaire
vertical-central
cotylédons..
couvrants-
couvrants-
couvrants-
couvrants-
couvrants-
superpo-
juxtaposés-
(embryon)
empilés ou
parallèles
parallèles
empilés ou
parallèles
empilés
empilés
posés
parallèles
subdivisions
M uticae
A uAtcutatae
OvateA
R ubelZae
BAackypteAae
Smithianae
PachycaApae
a et b pourraient constituer 2 subdivisions (a : Curtiaiae pour Shorea curtisii, b : Parvi/oliae pour les autres espèces).
il est envisageable de créer 2 regroupements ( Mut ica et Pachycarpa ) dans l'ensemble Bubroshorea pour : a) Mutica : nœud 3/3, cotylédons couvrants, liypocolyle laléral-incliné
( Mulicae , Auriculatae, Ovales, Hubellae, Brachypterae, Smilhianae), b) Pachycarpa : nœud 5/5, cotylédons juxtaposés, hypocotyle central-verlical {Pachyearpae).
Source : MNHN, Paris
(ifîMA MAURY-LBCHON
TABLEAU 13 genre PaA.a&hoA.ZCL actuel
(fig. 14 colonne de droite)
( - embryon .
oblong .
nueiforme
- hypocotyle .
latéral-vertical...
latéral non vertical
- cotylédons .
parallèles-
juxtaposés
superposés
- noeud cotylédonaire
3/3 3/5 .
3/3 DB—^>3/3
- racine : pôles bois
6 .
8
sous-groupes nouveaux
PcL'ucôhoAza 1
PaAcu>hon.<La 1
espèces
P. mcLÙtanoncLn
P. tomznteMa
P. &mytliieA-LL
TABLEAU 14
genres :
Vsiyobalancp&
VÂ.pteAoc.aApiu
AnuopteAa.
- fruit dans le
calice ..
libre
libre
adné
ouverture du
fruit..
cotylédons...
(plantule)
totale : .
3 valves nettes
encerclants ...
partielle :
pore apical
encerclants
totale : sans
valves nettes
superposés
- hypocotyle.
- poils lobés.
- canaux sécréteurs :
dédoublement
radial .
- noeud cotylédo-
naire.
apical-horizontal
(dextre)
type Vnyobalanopà
apical-central.
(dextre)
absents .
médian-horizontal
(dextre)
type AruA optzAa
présent
présent
. absent
3/3, 4/4, 5/5,
6/6, 7/7
3/3, 4/4, 5/5,
5/6, 5/7
3/3, 3/5
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PLANTULES
97
P) Groupe des Valvaires (tab. 14 à 17).
Dans le groupe des Valvaires I les 3 genres sont parfaitement délimités. La liste de leurs
caractères montre les ressemblances qui existent entre Dnjobalanops et Dipterocarpus surtout, mais
aussi entre Dipterocarpus et Anisoptera et entre Dryobalanops et Anisoptera (tabl. 14 et fig. 15).
Malgré ses ressemblances avec Dipterocarpus, Anisoptera est proche des Sunapteae (calice-
fruit adnés, forme des cotylédons, etc...) et malgré l’estivation du calice et le nombre chromosomique
Dryobalanops (subvalvaire, n = 7 chr.) et Dipterocarpus (valvaire, n = 11 chr.) restent très proches
aussi. Si nous respectons la priorité qui, dans ce travail, a été donnée à la disposition des sépales fruc¬
tifères il faut néanmoins conserver les séries ou tribus de Heim et Gilg comme le montre le tableau 15.
11 serait cependant concevable de distinguer 3 séries (et non 2), une pour chacun de ces 3 groupes,
étant donné la complexité des relations de l’ensemble de leurs caractères.
Dans le groupe des Valvaires II les genres actuels Valica, Stemonoporus et Vateria se réorga¬
nisent aussi en fonction des caractères de cette étude (tab. 16 et 17, et fig. 16).
IV. — Conclusions.
Les groupes ou sous-groupes nouveaux ont été volontairement présentés sans niveau taxono¬
mique précis.
Parce que les termes Imbriqués, ou Valvaires, I, II, la, Ib, lia, Ilb, etc... sont trop abstraits,
des niveaux seront néanmoins proposés ici, mais j’insiste sur le fait que seule l'existence des groupes
importe et non pas le niveau taxonomique qui leur sera accordé.
D’après l’étude des caractères des fruits, embryons et plantules les différences sont grandes
entre Monotoideae et Dipterocarpoideae l . C’est pourquoi je proposerai, comme Gottwald et Para-
meswaran (1968) et comme Heim (1892), de distinguer 2 familles séparées d’une part les Monotaceae
(Afrique) et d autre part les Dipterocarpaceae (Asie). Leur regroupement dans un ordre des Diptéro-
carpales pourrait rappeler que parmi les Dicotylédones les Diptérocarpacées sont la famille la plus
proche des Monotacées. Dès lors la subdivision Imbriqués-Valvaires correspondrait au niveau sous-
familial, les divisions Imbriqués I-II et Valvaires I- II deviendraient des tribus et les sous-groupes Ia-
Ih et Ila-IIb des sous-tribus, etc... (Tab. 18).
D autres auteurs préféreront conserver la seule famille actuelle pour insister sur les ressem¬
blances qui, dans le groupe des Dicotylédones, rapprochent les espèces d’Afrique et d’Asie.
Quelle que soit la solution adoptée, il faut garder à un même niveau taxonomique les genres
ou sections actuels : Doonae, Anthoshoreae, Pentacme, Shoreae, Richetioides Heim (= Richetia Sym.),
Rubroshorea et Parashorea (cf. légende tabl. 9 : (2)) du groupe des Imbriqués (tahl. 9). Il en est de
même pour Cotylelobium, Sunapteae-Vaticae p.p. (cotylédons de type Anthoshoreae à 2 cornes : fig. 16),
Pachynocarpus-Vaticae p.p. (cotylédons n’ayant pas le type Anthoshorea à 2 cornes : fig. 16), Stemo¬
noporus 2 , Vateria p.p. et Vateria seychellarum (tab. 17), du groupe des Valvaires. Étant donné les
genres bien définis tels que Dryobalanops, Dipterocarpus, Anisoptera, Upuna et Cotylelobium, il semble
raisonnable de proposer aussi le rang générique pour ces subdivisions des tableaux 9-12 et 17. Le
groupe Rubroshorea et le groupe Vaticae p.p.-Pachynocarpus restent cependant plus complexes que
les autres ensembles de leurs groupes respectifs (Imbriqués ou Valvaires).
Les subdivisions actuelles de rang infra-générique (sections actuelles) ont été confirmées, dans
1 ensemble seule leur position hiérarchique a éventuellement été modifiée dans les remaniements pro¬
posés (ex. : dans les genres Shorea et Valica, tabl. 9-12 et 17).
Ces regroupements traduisent, d’une manière générale, les affinités des taxons. L'actuelle sec¬
tion Anthoshoreae (rang générique proposé ici) constitue une sorte de plaque tournante présentant des
1. Maury-Lechon G., dans cette publication : « Interprétation phylogénique des caractères des pollens, fruits
germinations, embryons et plantules des Diptérocarpacées ».
Maury-Lechon et Ponge, dans cette publication : t Étude des caractères des fruits, embryons et plantules
de Diptérocarpacées à l’aide de l’analyse des correspondances ».
2. Voir (4) et (5) dans l’égende Tab. 17.
Source : MNHN, Paris
GROUPE DES VALVAIRES I
e=p
embryon
cotylédons
3/3 t/ 1 "
9
L
Q
6/6 /J
»
9
'o
Dryobalanops
(o) (»)
3/3 'p 3/3 '•)
J _ L
<?'% '
5/5 > < 3/S / ^
_s_? c . V
Dipterocarpusl Anisoptera
noeuds
/ | cotylédonaires
TABLEAU 15
(fig. 15)
Valvaires 1
- fruit mûr :
. sépales soudés en ..
- plantule :
. cotylédons (fig. 15)
. très inégaux ....
subégaux
absent
. poils allongés en
présents
groupes des
Valvaires la
Valvaires Ib
genres actuels
Vtiyobalanop6
VipWiOCOApuA,
AntiopteAa
commentaires
= Dryobalanopsées
- Diptérocarpées
H. BN. (classif.
HEIM (conservées
HEIM et GILG)
par GILG)
Source : MNHN, .Paris
TABLEAU 16 nouveau groupe des Valvaires II
(fig. 16)
- fruit mûr :
. péricarpe
mince
mince
mince à charnu
charnu
charnu
. sépales ailés
2
2-5-0
0
0
0
. sépales parallèles
au pédoncule
absents
absents
absents à rarement
présents
présents
présents
- embryon-plantule :
. cotylédons
juxtaposés
encerclants
juxtaposés
encerclants ou
juxtaposés
superposés
. type cotylédonaire
Rtc.
Ant.
( Sho .) Rtc.
Ant.
Ant.-Rie.
. type stomatique
(1ère feuille)
anomocytique
cyclocytique
cyclocytique
cyclocytique
cyclocytique
. type épidermique
(1ère feuille)
l laticae
Sunapteae
Vatieae
Sunapteae
Vattcae
nouveaux sous-groupes
Ha
Ilb
Ile
Ild
Ile
taxons actuels
genres :
Upuna
CotyleJtobium
Stemonopoauà
Vateata
sections :
Sunapteae
Vaticae p.p.
PacJiynocaApuA
Vatican p.p.
Commentaires
non étudié
par HEIM
ni GILG
# Sunaptéées
HEIM
# Vaticées HEIM
# Stemonopo-
rées HEIM
# Vateriées
HEIM
Vattcae GILG
VateAÂae GILG
noeud cotylédonaire
GROUPE DES VALVAIRES II
<u
0
O
c os
O M
•O <
■0) Z
•H D
>1 U
■p <
0 tJ
0
CD
G3-
fcl"
Z
•O O
D
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i/> 1 \
O
c
Upuna
Cotylelobium
Sunaptae
Vaticae p.p.
O
© (!) 0
O
ô
0
(2)
en
(4J
(5)
Q
90 Q
O
o
A
(fi?
A t'v / l
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r '?
0-9
9 v>
5_t
•g!
5/3
fl
1/3 3/5 0 5/3
3/3
15)
6/6 0* p
'O <3®*
„/ N.
0' '0
\Q ' **•/ 5^ Vi
? t
«' ‘o
# i
J T
/
3/5
Pachynocarpu
(Vatica) 1
l/x>3 7/x >7
Vaticae p.p.
( Vatica )
6/6
Stemonoporus
Sphaerae
9/x>9
Stemonoporus
Ovoides
9/x> 9
Vateriopsis
9/x>9
Vateria
Source : MNHN, Paris
TABLEAU 17 :
Sho.'- 1
*7
V. agiinU
groupe des Valvaires II (fig. 16)
(Sfto.-Rtc{ 2> ! f Zic. (3)
l "T'"
ttatûj qe p.p.
r _r
|Sun.-ltett.'
r-'-T-"
j 3/x>3
l T‘ j
Pa.ckynocan.puA
apical- I
central I
r-
p/3, 5/3,
;;;e;
I 6/3, 3/3, |
I fc/3, 3/5 |
(V. aj ÇcncA) _ PachynocaApuA Vatif ae
Tabl. 17 (Valyaircs II). — Iran» : transverso ; inter. : intermédiaire ; Sho.-Hic. : intermédiaire entre les types Shorea ot llichetioidei ; Ant.-liie. : intermédiaire entre les types
Anlnothorca et Ihchelioidet ; Ju. t En.. Su. : cotylédons dans l'embryon juxtaposés (Ju.), encerclants (En.), ou superposés (Su.) ; Vali. : type Valirae, Sun. : type Sunnpleae ; Sun.-Vali
type intermédiaire entre Sunapteae et Vatican fl). (2). (3) : voir dessins ligure 16 ; (4) et (5) : les différences entre ces 2 types d'embryons sont plus grandes qu'entre Valeria irychrllarun,
et les autres Valeria, ne faudrait-il pas alors distinguer 2 genres dans Slemonoporut ?
Source : MNHN, Paris
TABLEAU 18 : Classifie
Familles
- Uonotaceae
- DipteAocaJi-
paceae
Oiptexocox-
poideoc
Gilg)
sous-familles
>u groupes équival
- Monotoideae -
Paka/uumoideae
Groupe des
"Imbriqués"
llopeac -
Shoxeae - - Anthoshoxinae
(= imbriqués II) (= Imbriqués lia)
Shoxinae —..
(= Imbriqués Ilb)
_-_
(1) noeuds cotylédonaires
- Paxtuho'Unae -
(= Imbriqués Ile)
Piptexocoxpae-— ~ VxyobaZanoinae
Oiptexo coApénae-■
- UpurUnae' -
- Sunaptinae. (
- V&tiiUmz (2) -
(= Valvaires Ile)
- Stemonopoxinae^ 2 ^-
(= Valvaires Ild)
- l 'atoUnae* 2 * -
(= Valvaires Ile)
UNILACUNAIRES
(?) noeuds cotylédc
MULTILACUNAIRES
Sectic
- PakaAtùmaea dUptexocaxpace.
- Hopea Roxb. -
-7 Batanocanpui heÂmiÀ.
Poona
- Pentacmz
- An*. -
(= section Ahthoshore
^ Heim)
- Sho.(- section Shorea
- Rte.
- Pxyobalanoidu (
- Sphaexocaxpae (
- Piexxae (
- Anthoihoxeae (= groupe Ant
Biactiolatai ( = groupe Ant
<= S ^
n Richet
. - Paxashoxea Kurz -
- Pxyobaùtnops Gaer
e Ashton)
- Rtc heXioidu (- groupe Richetioides
? sections
- HaxÀmae. (= groupe Richet ioides 2)
- Muticae Brandis
- AuxicutcUae Ashton
- OvaZex Sym. ex Ashton
- R ubeZZae Ashton
- BxachypWiat Heim
- SmKJuanae Ashton
Pachycaxpae Heim
t Axïl
- - CotyleZobium Pierr
1_- Sun. -
■ - Stejnonùpdàui ïhw. -
C - Sunapteac (Griff.)
- "Vaticoidzi" (= sec
- - VU. -r- "Vatican" (= sec
l_r Pachy
•jnocax.pi U ( Hook. t. ) Burck
Sphaexat (Stemonoporus ronds)
Ovo.idci (Stemonoporus ovoides)
Source : MNHN, Paris
Classification de : ASHTON
genre ShoAea
s. AnthoihoAeae -
s. Shoaeae s.s. ShoAe/te )—
s.s. BaAbatae )
s. Rtchetiotde6 -
s. Neohopea
s. Muticae s.s. Muticae
s.s. Au/U.cuZatae
s. Ovaleà
s. Rjxbeltae
s. EAachypteAae
s.s. BAachypteAae
s.s. Smttkianae
s. PachycaÆpae _
s. Voonae ---
genre Pentacme -
genre PaACU> hoAea
TABLEAU 19
MEIJER
genre ShoAea
-sous-genre AnthoéhûAea
-sous-genre ShoAea.
_sous-genre Rtchetia^
_ sous-genre RubA 06 ho*
(genre Voona)'
. genre Pe.nto.cjnQ.'
- genre PaAa6hoAea
MAURY (suggestions)
tribu des ShOAeae (= Imbriqués II)
- sous-tribu des AnthoihoAtnae
genre Antho6hoAea : 2 sections
.genre Voona
;enre Pe.ntO.cme.
sous-tribu des ShoAtnae
genre ShoAea
genre Rtchetta : 2 sections
genre Ru.bA. 06 ho/iea.
s. Muticae
s. Au/Uculatae
s. Ovaleà
s. Rubellae
s. BAachypteAae
s. Smttkianae
s. Pac.hycaA.pae
sous-tribu des PaAa6ho/itnae
genre PaAaàhoAea : 2 sections
Source : MNHN, Paris
104
GÉMA MAURY-LECHON
TABLEAU 20
niveaux
caractères hiérarchisés
. 18_
20
-19-20
.19
i!9)
.9-10 ...
12-13-14 .
l (17) ...
famille .
.[o-l_|_2-3 .
G. (P.)
E.
A.
Fr.
Cot.
_
* : niveaux correspondant à la classification proposée ici (Tab. 18).
Liste des caractères :
G. = biologie de la germination :
0 — ouverture du fruit par éclatement ;
I — croissance post-germinative des limbes.
(P.) = pollen : 2 — apertures ;
3 — structure de l’exine (publication Mauby et col!., 1975) ;
E. = embryon mûr : 4 — nombre de cotylédons repliés vers l’apex ;
5 — plis des cotylédons ;
6 — hypocotyle ;
A. — anatomie de la plantule :
7 — présence de canaux sécréteurs ;
8 — dédoublement des canaux (radial/tangentiel) ;
9 — structure de la racine ;
10 — structure du nœud cotylédonaire ;
Fr. = fruit mûr :
II — estivation du calice ;
12 — péricarpe (tissus et sillons) ;
13 — nombre de sépales épaissis à la base ;
14 — sépales réfléchis ;
15 — péricarpe (mince/épais) ;
16 — nombre d’ailes ;
Cot. = cotylédons dans la plantule :
17 — Iobés-libres/entiers-prisonniers ;
(17) —- majorité des cas ;
18 — transverses/allongés;
Ep = épidermes première feuille plantulaire :
19 — types stomatiques ;
(19) — majorité des cas ;
20 — trichome.
Source : MNHN, Paris
DES FRUITS AUX PLANTULES
105
affinités avec l’ensemble de la famille : vers Hopea, vers Shorea et Rubroshorea, vers Dipterocarpus et
Dryobalanops, vers Sunapteae et Cotylelobium et de là vers Vatica, Stemonoporus et Vateria. Les rela¬
tions avec le groupe des Valvaires II (tribu proposée des Vaticae) sont beaucoup plus faibles cepen¬
dant.
Le tableau 19 résume les correspondances entre les classifications de Ashton ( 1963-64-72! et
Mf.mer (1963-64) et le groupe des Imbriqués II tel qu’il est présenté ici (tab. 17).
Les faits les plus marquants de ce travail sont probablement les affinités qui apparaissent entre
les sections ou genres Anthoshorea, Doonae et Pentacme, et entre Cotylelobium, Sunapteae et une partie
de l’actuelle section Vaticae.
Tout aussi importantes sont les grandes différences qui existent entre Sunapteae-Vaticae p.p.
et les autres espèces de l’actuel genre Vatica, elles justifieraient l’éclatement du genre actuel.
Les caractères utilisés dans ce travail se hiérarchisent de la façon suivante : cf. tab. 20.
Il est important que des corrélations existent entre les caractères du pollen, du calice fructi¬
fère, de la plantule et qui plus est des nombres chromosomiques, de l’anatomie du bois secondaire
et des substances chimiques des troncs adultes car ces caractères sont fonctionnellement indépendants.
Des résultats comparables ont été également obtenus dans d’autres familles telles que, par exemple,
les Ombellifères (Cerveau-Larrival, 1962) ou les Renonculacées (Décamps. 1976).
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106
GÉMA MAURY-LECHON
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Ourisson G., 1977. — Chimie-Taxonomie des Diptérocarpacées (communication publiée dans ce mémoire).
Source : MNHN, Paris
ANALYSE MULTIFACTORIELLE
107
UTILISATION DE L’ANALYSE MULTIFACTORIELLE
DES CORRESPONDANCES POUR L’ÉTUDE DES CARACTÈRES
DES FRUITS-GERMINATIONS, EMBRYONS
ET PLANTULES DE DIPTÉROCARPACÉES
Géma Maury-Lechon * et Jean-François Ponge *.
Résumé - Le principe de cette méthode d’analyse multifactorielle est exposé, ainsi que les procédés
de codage et de transformation des données utilisées. Les graphiques réalisés à l'aide des résultats de l’analyse
sont décrits. L’exposé se termine par quelques considérations sur l’emploi de l’analyse multifactorielle dans
une étude phylogénique et l’importance des formes cotylédonaires.
Summary — The principle of this method of multifactorial analysis and the coding and converting
processes of the employed data, are reviewed. Diagrams resulting from this analysis are described. Sonic
considérations are given on the utilisation of the multifactorial analysis within a phylogenetic study, and on
the importance of cotyledonary shapes.
I. — Introduction.
L’analyse des correspondances (Lebart et Fenelon, 1973 ; Benzecri et collaborateurs, 1973•
est une méthode d’analyse multifactorielle maintenant largement utilisée en taxonomie numérique,
notamment pour l’étude de la morphologie végétale (Brunerye, Gorenflot et Roux, 1969 : Blaise.
Briane et Lebeaux, 1973 ; Decamps, 1976). L’étude des organes embryonnaires ou conservant des
caractéristiques embryonnaires (tels que les plantules) doit normalement conduire à une meilleure
différenciation des lignées puisque les phénomènes de convergence liés à la spécialisation écologique
sont moins marqués à ce niveau (Stebbins, 1974, p. 100). Si le systématicien est amené à choisir un
certain nombre de caractères qui lui paraissent plus discriminants ou, au contraire, permettent d'éta¬
blir les filiations, il reste à valider un tel choix par une analyse prenant en compte un nombre beau¬
coup plus élevé de caractères. C’est ce qui a été tenté dans le présent travail.
IL — Méthode utilisée : l’analyse des correspondances.
A. — Principe :
L’analyse des correspondances est un cas particulier d’analyse multifactorielle. Elle tend à
supplanter, notamment en France, l’analyse en composantes principales (principal comportent analysis)
qui était précédemment la plus connue et la plus utilisée (essentiellement pour des raisons de commo¬
dité d’interprétation des graphiques et de souplesse dans le choix des données). Primitivement destinée
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
108
GÉMA MAURY-LECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
FIG.2 3
Fig. 1. — Représentation géométrique d’une espèce décrite par trois caractères (le schéma ne tient pas compte des
échelles).
Fig. 2. — Recherche des axes principaux d’inertie d'un objet tridimensionnel simple et représentation dans le plan
Source : MNHN, Paris
ANALYSE -M
-.TII'ACTORIEI.I.E
109
à l’étude des tableaux de fréquences, notamment en linguistique, puis en écologie et en sociométrie.
elle a été étendue à toutes sortes de données de nature différente (notations, données de mesure ou
de présence-absence). L’exposé complet de cette méthode nécessitant des développements mathéma¬
tiques assez longs, seuls les principes généraux en seront exposés, les lecteurs plus curieux (et tant
soit peu au fait des statistiques et de l’informatique) sont donc renvoyés aux ouvrages précédemment
cités.
Comme toutes les méthodes d’analyse factorielle, l’analyse des correspondances traite des
tableaux de description à double entrée, représentés mathématiquement par des matrices de vecteurs
de description. Dans le cas présent, c’est un tableau croisant des espèces et les caractères qui est
utilisé. Si l’on veut représenter géométriquement l’ensemble de ces données, on peut construire le
nuage des espèces dans un espace possédant autant de dimensions qu’il y a eu de caractères pris en
compte. La figure 1 représente un exemple simplifié, puisqu’il s’agit d’une seule espèce décrite par
trois caractères.
Lorsque l’on étudie, comme ici, un nombre élevé de caractères, on voit que cette construction
défie l’imagination et est parfaitement ininterprétable. Or il existe entre ces variables (caractères)
bon nombre de corrélations, plus ou moins marquées, mais qui permettent de réduire à quelques grands
facteurs de variation l’ensemble des disparités entre les espèces. Pour cela, l’analyse recherche les
axes principaux d’inertie du nuage ainsi construit (avec une mesure de distance appropriée, comme
cela sera expliqué plus loin), de manière à mettre en évidence les principales directions d’allongement,
qui vont servir à représenter le nuage dans un nouveau système d’axes, en le déformant le moins pos¬
sible, c’est-à-dire en conservant la majeure partie de l’information initiale. Ces axes d’inertie, ortho¬
gonaux deux à deux et passant par le centre de gravité du nuage sont appelés axes factoriels. Le pre¬
mier de ces axes correspond à la direction générale d’allongement du nuage, le second forme avec le
précédent un plan correspondant au plan d’aplatissement du nuage, le troisième forme avec les deux
autres le sous-espace ajustant au mieux le nuage multidimensionnel de départ, etc...
On peut avoir une image de ces axes en observant un objet tridimensionnel simple, et en cher¬
chant la meilleure façon de le représenter dans un plan (fig. 2). Les axes 1, 2 et 3 sont les axes princi¬
paux d’inertie, minimisant le moment d’inertie de l’objet. L’axe 1 est l’axe d’allongement de la boîte,
le plan des axes 1 et 2 est le plan d’aplatissement, la projection de l’objet sur ce plan permet la meil¬
leure représentation possible. C’est un procédé bien connu en dessin industriel.
L’analyse factorielle n’effectue pas ces opérations sur le nuage des espèces ainsi construit. La
mesure de distances entre deux espèces, utilisée en analyse en composantes principales, est d 2 = 2 (1-r),
r étant le coefficient de corrélation de Bravais-Pearson. Cela revient à calculer la distance euclidienne
habituelle sur des données centrées et réduites. En analyse des correspondances, c’est la distance
du chi-carré généralisé qui est mesurée entre deux espèces, chacune étant considérée comme une
distribution de fréquences (rappelons que cette analyse a été conçue pour traiter des données de
fréquence, il s’agit ici d’une extension de la méthode). Le choix de cette mesure permet une grande
stabilité de l’analyse ; par exemple, si un organe a été l’objet de nombreuses mesures, et un autre
d’une seule, cela ne déséquilibrera pas l’analyse.
B. — Représentation graphique :
Les points représentant les espèces sont projetés sur les plans réfléchis par les axes factoriels 1,
2, 3, etc... (autant que l’on juge nécessaire pour extraire toute l’information utile des données). Dans
le cas présent, l’interprétation a porté jusqu’au troisième axe. L’espace de départ à n dimensions a
donc été ajusté à un sous-espace à trois dimensions. L’origine et la direction des axes sont figurées
au centre du graphique. L’origine correspond au centre de gravité du nuage des espèces et non à l’ori¬
gine des axes de départ (valeur 0 pour chaque caractère), donc à la valeur moyenne pour chaque carac¬
tère.
On peut représenter sur ces graphiques les points correspondant aux caractères. En effet, de
même que l’on a construit le nuage des espèces dans l’espace des caractères, on peut construire un
Source : MNHN, Paris
HOPEA
beccariana
^sépales imbriqués
SHOREA* \%
materialis(3) 3
\t
\
\
^:ba rycentre
SHOREA*
faguetiana(3)
t 9 l
I—►;
ORYOBALANOPS
aromatica (1)
FIG.4
• VATERIA
•DIPTEROCARPUS copallifera (0)
pseudo-fagineus(O)
Fig. 3. — Représentation géométrique d’un caractère décrivant trois espèces.
Fig. 4. — Représentation simultanée dans un plan factoriel de 5 espèces et 1 caractère ; le nom de chaque espèce est
suivi de la valeur prise par le paramètre décrivant ce caractère.
Source : MNHN, Paris
.YSK MUI.TIFACTORIKI.LK
111
nuage de points représentant les divers caractères dans l’espace des espèces. La figure 3 représente
un exemple de trois espèces avec un seul caractère.
L’analyse portant sur le nuage des caractères fournit de même un centre de gravité et des axes
factoriels. On démontre qu’il existe une relation simple entre les deux systèmes d’axes issus de l’une
et de l’autre analyse : si l’on reporte les caractères sur le graphique des espèces, chaque caractère se
trouve à une homothétie près (la même pour tous les points) au barycentre des espèces (si l’on affecte
chaque espèce d’une masse égale à la valeur du paramètre décrivant le caractère chez cette espèce).
La figure 4 montre le rapport entre espèces et caractères pour un exemple simple, avec i caractère
et 5 espèces. On voit que le caractère « sépales imbriqués » vient se placer au milieu des espèces chez
lesquelles l’imbrication des sépales est (en moyenne) la plus marquée. De même, à la même homo¬
thétie près, les espèces sont situées au barycentre des caractères. Espèces et caractères jouent donc
le même rôle vis-à-vis des axes factoriels et peuvent donc être représentés simultanément.
C. — Codage des données :
Trois types de données ont été utilisés :
— données de mesure. Par exemple, la longueur des stomates exprimée en microns.
— données de présence-absence. Il s’agit de quantifier la présence ou l’absence d'un caractère.
Par exemple, le caractère « sépales réfléchis » : le paramètre vaut 0 si le caractère est absent (sépales
appliqués), 1 si le caractère est présent (sépales réfléchis). Lorsqu’il se présente des intermédiaires,
par exemple pour le caractère « sépales imbriqués », le codage est assoupli, de manière à traduire la
progression dans la présence ou l’absence du caractère. Pour ce caractère, 4 états ont été distingués :
0 = sépale valvaire,
1 = sépale valvaire mais traces d’imbrication,
2 = sépales imbriqués mais imparfaitement,
3 = sépales imbriqués.
— données morphologiques complexes. Lorsque la forme d’un organe était trop complexe pour
être décrite par un seul paramètre, autant de paramètres ont été créés qu’il était nécessaire pour tra¬
duire le phénomène. Prenons l’exemple du développement des ailes sur les sépales des fruits. Il existe
des espèces dont les fruits ne possèdent pas d’ailes, d’autres qui en possèdent 2, d’autres qui en pos¬
sèdent 5. Mais, dans toutes ces catégories, il existe tous les intermédiaires entre l’absence complète
et le fort développement d’une aile, celui-ci pouvant d’ailleurs être inégal selon les sépales. Chaque
sépale a donc été indexé (du plus externe vers le plus interne) et le développement de l’aile a été quan¬
tifié (4 états : échelle de 0 à 3) pour chacun des sépales. Ceci se justifie car dans un même groupe d’es¬
pèces, ce sont toujours les mêmes sépales qui sont affectés par le développement d’une excroissance
en forme d’aile. 5 paramètres devraient donc décrire ce caractère complexe. En réalité, 3 d’entre-eux
seulement ont été retenus, car les sépales 1 et 2 d’une part, 4 et 5 d’autre part, sont identiques en ce
qui concerne le développement de l’aile.
Il est conseillé, lorsque l’on travaille sur de telles données, de dédoubler les variables. En effet,
sur les graphiques, un caractère se situe à proximité des espèces chez lesquelles le paramètre décrivant
ce caractère présente (en moyenne) la plus forte valeur. Or, dans ce cas, on ne sait pas où se trouvent
les espèces chez lesquelles sa valeur est la plus faible. Il faut donc créer un paramètre conjugué (C-x,
C étant une constante, x le paramètre initial) ayant une forte valeur lorsque le paramètre initial a
une faible valeur.
D. — Transformation des données :
Les divers caractères, tels qu’ils ont été codés, possèdent des variantes (dispersion autour de
la moyenne) très différentes, ce qui est dû uniquement au choix d’une échelle de mesure, donc sans
Source : MNHN, Paris
FIG. 5 Analyse totale (morphologie, phytodermologie, anatomie). POSITION des ESPECES et CARACTERES
Légende en fin d’article, après les références.
<«P fa
FI6-I Analyse totale (morphologie .phytodermologic .anatomie ).
Légende en fin d’article, aprèi les référence»
lyse partielle (morphotogie fruits, embryons, plantules
Légende
Fig. 8:
COTYLEDONS
AFRIQUE : 4
Source : MNHN, Paris
GÉMA MAURY-LECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
116
signification biologique. Or, la distance d’un caractère à l’origine des axes factoriels dépend de la
variance, ce qui entraîne une dispersion très grande des points sur le plan. Le même phénomène ne
se produit pas pour les espèces, car leur variance est toujours du même ordre de grandeur, les espèces
affines sont donc groupées sur le graphique alors que les caractères correspondants sont très dispersés,
pour remédier à cet inconvénient, il a été envisagé de ramener la variante des paramètres à une valeur
constante. Les données ont donc été, pour chaque paramètre, centrées et réduites (moyenne 10 et
variance 1). La distance des caractères à l’origine, dans un plan factoriel, dépend alors uniquement
de la saturation en l’un ou l’autre des deux facteurs correspondant à ce plan. Les graphiques sont
ainsi beaucoup plus lisibles, sans que le résultat de l’analyse soit changé en ce qui concerne les espèces.
III. — Résultats.
Dans le sous-espace formé par les trois premiers axes factoriels, on observe 4 groupes d’espèces,
les trois premiers se trouvant étalés dans le plan des axes 1 et 2, le quatrième étant éloigné des trois
autres le long de l’axe 3 et se projetant non loin de l’origine dans le plan des axes 1 et 2 (fig. 5 et 6).
La figure 7 représentant le nuage des caractères dans le plan des axes 1 et 2 montre l’exstence
de 4 grands axes d’étirement du nuage. Ces axes correspondent aux caractères les plus déterminants
et expliquent l’existence des 4 groupes d’espèces. Cette figure 7 ne concerne que les seuls caractères
morphologiques (analyse partielle). Les figures 5 et 6 portent sur les caractères morphologiques, phyto-
dermologiques et anatomiques (analyse totale).
A. — Groupe 1 :
Il comprend les genres Shorea, Hopea, Balanocarpus, Parashorea, Pentacme et Dryobalanops.
Bien que ce caractère ne figure pas dans l’analyse, c’est le nombre chromosomique (n = 7) qui distingue
ce groupe des autres (n = 11), à l’exception peut-être des genres Marquesia et Monotes pour lesquels
il n’est pas encore connu avec certitude. Le genre Dryobalanops est proche de l’origine des axes et se
trouve en partie dans le groupe 2 (espèce 29, 30, 31 : fig. 5 et 6).
Les deux genres les plus caractéristiques de ce groupe sont Hopea et surtout Shorea, avec les
espèces S. materialis (14), S. flava (13) et S. glauca (16) appartenant toutes trois à la section Shoreae.
Le genre Shorea se trouve d’ailleurs réparti tout au long de ce groupe, l’espèce la plus proche de l’ori¬
gine des axes (donc la moins différenciée) étant S. talura (18) (section Anthoshoreae), la plus éloignée
(donc la plus différenciée) étant S. materialis (section Shoreae).
Les caractères associés à ce groupe sont, en commençant par les plus éloignés de l’origine des
axes (donc les plus caractéristiques : fig. 5) :
— sépales imbriqués (A) : ce caractère est présent dans tous les genres de ce groupe, à l’exception
du genre Dryobalanops (cependant D. aromatica présente une trace d’imbrication parfois),
— téguments du péricarpe rigides (AA) : présents dans tous les genres de ce groupe ; présents aussi
dans le genre Marquesia, qui appartient au groupe 4,
— présence de chlorophylle dans les cotylédons après la germination (CQ),
— cotylédons libres (CC),
— embryon de type couvrant (BR) : présent dans toutes les espèces du groupe, sauf les genres Para¬
shorea (27), Dryobalanops (29-30-31) et Shorea macrophylla (26) : (cette dernière espèce est
d’ailleurs proche de l’origine des axes, donc peu différenciée dans le sens du groupe 1) ; présent
aussi chez Vatica maingayi du groupe 3 (en réalité intermédiaire entre couvrant et encerclant),
espèce qui est la plus proche de l’origine des axes dans le genre Vatica,
— implantation basale de l’hypocotyle (BE) dans l’embryon : ce caratère n’est pas constant, mais
c’est dans ce groupe que l’on trouve les implantations les plus basales,
— cellules voisines des stomates recloisonnées (56),
Source : MNHN, Paris
ANALYSE MULTIFACTORIELLE
117
— présence de chlorophylle dans les cotylédons avant la germination (CM),
Stomates enfoncés dans l’épiderme 5,
- sépales des fruits libres à base M,
— hypocotyle latéral (AZ),
—- présence de pigments rouges dans les cotylédons après la germination (CO),
— présence de poils capités à tète aplatie avec 4 cellules (trichome épiderme inférieur) (67),
—- bases des sépales des fruits épaissies (T),
— hypocotyle non vertical BD,
— cotylédons lobés (CI), etc...
Il faut noter que ces caractères définissent en moyenne le groupe, mais des exceptions peuvent
se présenter. La position d’une espèce dépend de l’ensemble des caractères qu’elle possède, de même
la position d’un caractère dépend de l’ensemble des espèces chez lesquelles il est présent.
Les caractères les plus déterminants, pour le groupe 1, sont ceux des fruits : (A), (AA), et de
la plantulc : (CQ), (CC), avec une légère prédominance pour l’estivation du calice (A), puis un niveau
égal pour les autres caractères. Vient ensuite l’embryon : (BR), (BE) et, après seulement, les épidermes
des plantules : (56), 5, (67) et les autres caractères des fruit, plantule et embryon.
B. — Groupe 2 :
Il s’agit du genre Dipterocarpus. Le genre Upuna (46) est en position intermédiaire entre ce groupe
et le groupe 3. L’espèce la plus éloignée de l’origine des axes est Dipterocarpus pseudo-fagineus (41),
la plus proche étant D. penangianus (40), mais le groupe est très homogène et l’on n’observe pas un
échelonnement des espèces comme dans le genre Shorea.
Ce groupe est défini en moyenne par les caractères suivants (fig. 5) :
— embryon de type encerclant (BS),
— présence de poils capités en massue (trichome épiderme inférieur (72) et supérieur (90)),
— radicule passant par un pore (CA),
— absence du type stomatique cyclo-tétracytique 48,
— présence des types stomatiques anomocytique -normal (44), anomo-staurocytique (45) et aniso-
tétracytique (55),
— absence du type stomatique cyclo-staurocytique (47),
— excroissances sur les bords des sépales des fruits (V), etc...
Pour ce groupe ce ne sont plus les caractères du fruit mais ceux de l’embryon : (BS), et de l’épi¬
derme de la plantule : (72), (90), 48, (44), (45), (55), (47), qui dominent. L’isolement du groupe 2 est
ici accentué par l’absence des caractères palynologiques que l’analyse mathématique n’a pu prendre
en compte (nombre d’espèces étudiées insuffisant). Dans l’analyse qualitative qui incorpore la totalité
des caractères étudiés le genre Dipterocarpus est bien moins isolé, bien qu’il apparaisse aussi comme
un groupe particulier.
C. — Groupe 3 :
Ce groupe (fig. 5) comprend les genres Vateria (52), Stemonoporus (54-55), Vatica (48-49-50),
Anisoptera (44-45) et Cotylelobium (53). Le genre le moins différencié est Anisoptera (très proche du
genre Dryobalanops, sans qu’il y ait de frontière nette avec le groupe 1). Il faut remarquer que Vatica
maingayi (47) est relativement proche de l’origine des axes, alors que V. papuana (49), V. wallichii
(50) et V. affinis (48) en sont éloignés : on a là le même phénomène que dans le genre Shorea, bien que
les espèces soient moins nombreuses. L’isolement de V. maingayi (section Sunapteae actuelle) est peut-
Source : MNHN, Paris
118
GÉMA MAURY-LECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
être accentué par le petit nombre d’espèces de Vatica disponibles pour cette analyse, mais ses carac¬
tères embryonnaires et plantulaires sont réellement différents de ceux des trois autres espèces étu¬
diées.
Les caractères distinguant ce groupe sont les suivants (fig. 5) :
— présence de sillons sur le fruit (AL),
— fruit possédant une symétrie d’ordre 3 (AO),
— présence de lignes d’ouverture sur le fruit (AG),
— sépales des fruits réfléchis (C),
— téguments du péricarpe souples Y,
— sépales n° 1 des fruits sans aile E,
— embryon de type juxtaposé (BU),
— F3 présente au 1 er nœud de la plantule (CV),
— entre-nœud F3-F4 non développé DE,
— F4 présente au 1 er nœud de la plantule (CX),
— entre-nœud F2-F3 non développé DC,
— nombre maximum de canaux dans la brèche principale du nœud cotylédonaire grand (DP),
— nombre total de canaux supérieur au nombre de brèches (nœud cotylédonaire) (DL),
— F5 présente au 1 er nœud de la plantule (CZ),
— entre-nœud F4-F5 non développé DC, etc...
Dans ce groupe les caractères du fruit dominent sur ceux de l’embryon et de la plantule.
D. — Groupe 4 :
Il s’agit des deux genres africains Marquesia (56) et Monotes (57) (les autres genres étudiés
étant asiatiques). Le genre Cotylelobium (53) et le genre Upuna (46) et, dans une moindre mesure,
Vatica maingayi (47 : section Sunapteae) sont les seuls taxons (tous du groupe 3) à présenter quelque
ressemblance avec les genres africains.
Les caractères suivants sont associés à ce groupe (fig. 6) :
— F2 absente au 1 er nœud de la plantule CU,
— graine protégée par ses téguments (BZ),
— ouverture du fruit sans éclatement AI,
— cotylédons extérieur (BO) et placentaire (BM) repliés dans l’embryon,
— entre-nœud F1-F2 développé (DA),
— embryon de type juxtaposé (BU),
— présence de poils capités à tète sphérique (trichome épiderme inférieur) (71),
— cotylédon placentaire atteignant la base de l’embryon (BG,
— fruit indéhiscent (AK) (uniquement dans le genre Monotes ),
— fruit présentant une symétrie d’ordre 4 (AQ) (uniquement dans le genre Monotes),
— fruit déhiscent (AJ) (uniquement dans le genre Marquesia), etc....
Ici les trois types de caractères de la plantule, de l’embryon et des fruits, sont presque aussi
déterminants mais il y a une légère prédominance des deux premiers.
IV. — Conclusions.
On peut se poser la question de l’utilité de l’analyse des correspondances pour aborder la phylo¬
génèse d’un groupe. Il faut remarquer tout d’abord qu’aucune analyse automatique ne fournit d’arbre
généalogique : dans tous les cas, on obtient une classification naturelle, groupant les espèces par affi-
Source : MNHN, Paris
ANALYSE MULTIFACTORIELLE
119
nité, selon leur degré de ressemblance. Mais, à la différence de la classification automatique (qui fournit
des dendrogrammes), 1 analyse factorielle procède par décomposition de la variance. Ainsi, un axe
peut séparer deux groupes d’espèces mais un autre axe montrera, par exemple, que certaines espèces
de ces deux groupes présentent des affinités avec un troisième. L'interprétation est donc plus souple
et rend mieux compte de la complexité des affinités. Le travail du systématicien consiste, ensuite,
à essayer de comprendre comment telle structure a pu dériver de telle autre structure (anatomie
comparée) et établir ainsi des filiations possibles. Lorsque des convergences se produisent dans des
lignées différentes, liées à une adaptation à un même mode de vie, l’analyse ne peut cependant pas
les distinguer des caractères faisant partie, par exemple, du stock ancestral commun à ces lignées.
Il est donc nécessaire de rester extrêmement prudent devant une classification naturelle mise en évi¬
dence par 1 analyse statistique, et ne pas y voir d’emblée un résumé de la phylogenèse. L’étude des
caractères embryonnaires permet cependant de contourner cet écueil (dans la mesure où les carac¬
tères de 1 embryon et de la plantulc sont effectivement parmi les caractères les plus stables : Stebbins,
1974, p. 100) et d’approcher la phylogenèse. Cette dernière est exposée plus loin dans cette publication
(Maury : Interprétation phylogénétique des caractères des pollens, fruits-germinations, embryons et
plantules des Diptérocarpacées).
Il est intéressant de remarquer encore que l 'aspect des cotylédons résume, à lui seul, l’essentiel
des résultats précédents : fig. 8. Si l’on prend en effet le diagramme des espèces, projetées, par exemple,
sur le plan des axes 1-3 (analyse partielle avec les seuls caractères morphologiques), et que l’on remplace
les points des espèces par la forme cotylédonaire de l’espèce considérée, on retrouve, non seulement
les groupements taxonomiques, mais encore leur degré de parenté. C’est ainsi que l’on visualise les
affinités des groupes 1 et 2-3 d’une part, et l’éloignement du groupe 4 d’autre part. Dans chacun de
ces groupes apparaissent aussi les subdivisions exposées dans la précédente communication et leurs
relations (Maury : Conséquences taxonomiques de l’étude des caractères des fruits-germinations,
embryons et plantules des Diptérocarpacées).
ANNEXE 1
(liste des espèces ayant participé à l’analyse)
1. — Hopea beccariana
2. — Hopea dryobalanoides
3. — Hopea griffithii
4. — Hopea mengarawan
5. — Hopea pediceüata
6. — Hopea minima
7. — Hopea tenuinervula
8. — Hopea nutans
9. — Hopea odorata
10. — Balanocarpus heirnii
11. — Shorea faguetiana
12. — Shorea maxima
13. — Shorea {lava
14. — Shorea materialis
15. — Shorea sumatrana
16. — Shorea glauca
17. — Shorea ladiana
18. — Shorea talura
19. — Shorea curtisii
20. — Shorea leprosula
21. — Shorea par vifolia
22. — Shorea macroptera
23. — Shorea ovalis ovalis
24. — Shorea oleosa
25. — Shorea pauciflora
26. — Shorea macrophylla
27. — Parashorea tomentella
28. — Pentacme siamensis
29. — Dryobalanops aromatica
30. — Dryobalanops lanceolata
31. — Dryobalanops oblongifolia
32. — Dipterocarpus appendiculatus
33. — Dipterocarpus baudii
34. — Dipterocarpus chartaceus
35. — Dipterocarpus crinitus
36. — Dipterocarpus costulatus
37. — Dipterocarpus exalatus
38. — Dipterocarpus grandiflorus
39. — Dipterocarpus intricatus
40. — Dipterocarpus penangianus
41. — Dipterocarpus pseudo-fagineus
42. — Dipterocarpus sublameüalus
Source : MNHN, Paris
120
GÉMA MAURY-LECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
43. — Diplerocarpus tuberculatus
44. — Anisoptera laevis
45. — Anisoptera megistocarpa
51. — Vatica stapfiana
52. — Vateria copallifera
53. — Cotylelobium burckii
46. — Upuna borneensis
47. — Vatica maingayi
48. — Vatica aflinis
56. — Marquesia excelsa
57. — Monotes kerstingii
54. — Stemonoporus acuminatus
55. — Stemonoporus reticulatus
49. — Vatica papuana
50. — Vatica wallichii
ANNEXE 2
(liste des caractères ayant participé à l’analyse).
Caractères du fruit :
(A)/A sépales imbriqués/valvaires.
(C)/C sépales réfléchis/appliqués.
(Ej/E aile développée/non développée sépales n° 1 et 2.
(G)/G aile développée/non développée sépales n° 3.
(I)/l aile développée/non développée sépales n° 4 et 5.
(M)/M sépales soudés/libres.
(P) /P bases des sépales développées/non développées par rapport au fruit.
(R) /R sépales soudés/non soudés au fruit.
(T)/T bases des sépales épaissies/non épaissies.
(V)/V présence/absence d’excroissances au bord des sépales.
(Y)/Y téguments du péricarpe rigides/souples à la base.
(AA)/AA téguments du péricarpe rigides/souples au sommet.
(AC)/AC téguments du péricarpe épais/minces à la base.
(AE)/AE tégument du péricarpe épais/minces au sommet.
(AG) /AG présence/absence de lignes d’ouverture.
(AI) /AI ouverture du fruit avec/sans éclatement.
(AJ) /AJ ouverture du fruit par déhiscence/ sans déhiscence.
(AK) /AK fruit ne s’ouvrant pas/s’ouvrant.
(AL) /AL présence/absence de sillons sur le fruit.
(AN) /AN présence/absence d’arrêtés sur le fruit.
(AO) /AO présence/absence d’une symétrie d’ordre 3.
(AQ) /AQ présence/absence d’une symétrie d’ordre 4.
(BZ)/BZ graine expulsée/non expulsée.
Caractères de l’embryon :
(AR) /AR embryon allongé/court.
(AT) /AT plus grande largeur au milieu/au tiers inférieur.
(AV) /AV embryon grand/petit.
(AX)/AX hypocotyle horizontal/non horizontal.
(AZ)/AZ hypocotyle à implantation latérale/médiane.
(BB) /BB hypocotyle à direction dextre/non dextre.
(BC) /BC hypocotyle à direction sénestre/non sénestre.
(BD) /BD hypocotyle à direction verticale/non verticale.
(BE) /BE hypocotyle à implantation basale/apicale.
(BG)/BG cotylédon placentaire atteignant/n’atteignant pas la base.
(BI) /BI cotylédon placentaire atteignant/n'atteignant pas l’apex.
(BK) /BK cotylédon extérieur atteignant/n’atteignant pas la base.
(BM) /BM cotylédon placentaire replié/non replié.
Source : MNHN, Paris
ANALYSE MULTIFACTORIELLE
121
(BO) /BO cotylédon extérieur replié/non replié.
(BP) /BP cotylédons charnus/non charnus.
(BR) /BR embryon de type couvrant/non couvrant.
(BS) /BS embryon de type encerclant/non encerclant.
(BT) /BT embryon de type superposé/non superposé.
(BU) /BU embryon de type juxtaposé/non juxtaposé.
(BV) /BV cotylédon extérieur plus développé/pas plus développé que le placentaire.
(BX)BX plan de séparation des cotylédons vertical/horizontal.
Caractères de i.a plantule (morphologie) :
(CA)/CA radicule passant/ ne passant pas par un pore germinatif.
(CC)/CC cotylédon libres/prisonniers.
(CE) /CE absence/présence d’un hypocotyle développé.
(CF) /CF présence/absence d’un rétrécissement au collet.
(CG) /CG cotylédons allongés/non allongés.
(CI)/CI cotylédons lobés/non lobés.
(CK)/CK cotylédons émarginés/non émarginés.
(CM)/CM présence/absence de chlorophylle dans les cotylédons avant la germination.
(CO)/CO présence/absence d’anthocyanes dans les cotylédons après la germination.
(CQ)/CQ présence/absence de chlorophylle dans les cotylédons après la germination.
(CS)/CS plantule Cliforme/non filiforme.
(CU) /CU présence/absence de F2 au 1 er nœud post-cotylédonaire.
(CV) /CV présence/absence de F3 au 1 er nœud post-cotylédonaire.
(CX)/CX présence/absence de F4 au 1 er nœud post-cotylédonaire.
(CZ)/CZ présence/absence de F5 au 1 er nœud post-cotylédonaire.
(DA)/DA entre-nœud F1-F2 développé/non développé.
(DC)/DC entre-nœud F2-F3 développé/non développé.
(DE)/DE entre-nœud F3-F4 développé/non développé.
(DG)/DG entre-nœud F4-F5 développé/non développé.
Caractères de la plantule (anatomie) :
(DH)/DH nombre maximum de brèches au nœud cotylédonaire élevé/faible.
(DJ)/DJ nombre minimum de brèches au nœud cotylédonaire élevé/faible.
(DL)/DL nombre de canaux supérieur/égal au nombre de brèches.
(DN)/DN nombre maximum de canaux de la brèche centrale élevé/faible.
(DP)/DP nombre minimum de canaux de la brèche centrale élevé/faible.
(DR)/DR dédoublement/ non dédoublement de la brèche médiane.
(DT)/DT brèche centrale plus grande/pas plus grande que les autres.
(DV)/DV nombre maximum de brèches au nœud Fl élevé/faible.
(DX)/DX nombre minimum de brèches au nœud Fl élevé/faible.
(DZ)/DZ nombre maximum de canaux dans la brèche centrale élevé/faible.
(EB)/EB nombre minimum de canaux dans la brèche centrale élevé/faible.
(ED)/ED dédoublement/non dédoublement de la brèche médiane.
(EF)/EF brèche principale plus grande/pas plus grande que les autres.
Caractères de la plantule (appareil stomatique) :
(1) /1 rapport longueur/largeur des cellules de garde grand/petit.
(2) /2 longueur des cellules de garde grande/petite.
(3) /3 largeur des cellules de garde grande/petite.
(5) /5 stomates au niveau de l’épiderme/enfoncés dans l’épiderme.
(6) /6 présence/absence d’épaississements en bandes autour des cellules de garde.
Source : MNHN, Paris
122
GÉMA MAURY-I.ECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
(7) /7 présence/absence d’épaississements en T autour des cellules de garde.
(8) /8 présence/absence d’épaississements circulaires autour des cellules de garde.
(9) /9 présence/absence d’épaississements autour des cellules voisines.
(13) /13 pourcentage de stomates à 3 cellules voisines élevé/faible.
(14) /14 pourcentage de stomates à 4 cellules voisines élevé/faible.
(15) /15 pourcentage de stomates à 5 cellules voisines élevé/faible.
(16) /16 pourcentage de stomates à 6 cellules voisines élevé/faible.
(17) /17 pourcentage de stomates à 7 cellules voisines élevé/faible.
(18) /18 pourcentage de stomates à 8 cellules voisines élevé/faible.
(23)/23 présence/abscnce de stries sur les cellules voisines.
(44) /44 présence/absence du type stomatique anomocytique normal (épiderme inférieur).
(45) /45 présence/absence du type stomatique anomo-staurocytique (épiderme inférieur).
(4f>)/46 présence/absence du type stomatique cyclocytique normal (épiderme inférieur).
(47) /47 présence/absence du type stomatique cyclo-staurocytique (épiderme inférieur).
(48) /48 présencc/absence du type stomatiques cyclo-tétracytique (épiderme inférieur).
(49) /49 présence/absence du type stomatique cyclo-paracytique (épiderme inférieur).
(50) /50 présencc/absence du type stomatique hémi-paracytique (épiderme inférieur).
|âl)/51 présence/absence du type stomatique paracytique normal (épiderme inférieur).
'o2)/52 présence/absence du type stomatique para-tétracytique (épiderme inférieur).
(53) /53 présence/absence du type stomatique anisocytiquc normal (épiderme inférieur).
(54) /54 présence/absence du type stomatique aniso-cyclocytique (épiderme inférieur).
(:>5)/55 présence/absence du type stomatique aniso-tétracytique (épiderme inférieur).
(56)/56 présence/absence de recloisonnements des cellules voisines.
Caractères de la plantule (trichome, épiderme inférieur) :
(57J/57 présence/absence de poils unicellulaires isolés simples.
(58)/58 présence/absence de poils unicellulaires isolés en doigt de gant.
(ô9}/59 présence/absence de poils unicellulaires isolés ampoulés.
(60)/60 présence/absence de poils unicellulaires isolés pédicellés.
<61)/61 présence/absence de poils unicellulaires et touffes simples.
1 62)/62 présence/absence de poils unicellulaires en touffes étoilés.
(63) /63 présence/absence de poils unicellulaires en toufTes à brin central.
(64) /64 présence/absence de poils pluricellulaires lobés.
(65) /65 présence/absence de poils pluricellulaires digités.
(66) /66 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie (2 cellules).
(67) /67 prcsence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie (4 cellules).
(68) /68 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie (6 cellules).
(69) /69 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie (8 cellules).
(70) /70 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie (plus de 8 cellules).
(71) /71 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête sphérique.
(72) /72 préscnce/absence de poils pluricellulaires capités à tête en massue.
(73) /73 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête en enclume.
(74) /74 présence/absence de poils pluricellulaires en corolle.
Caractères de la plantlxe (trichome, épiderme supérieur) :
(75)/75 préscnce/absence de poils unicellulaires isolés simples.
(78)/78 présence/absence de poils unicellulaires isolés pédicellés.
(82) /82 présence/abscnce de poils pluricellulaires lobés.
(83) /83 présence/absence de poils pluricellulaires digités.
(84) /84 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie
(85J/85 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie
(86) /86 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie
(87) /87 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie
(2 cellules).
(4 cellules).
(6 cellules).
(8 cellules).
Source : MNHN, Paris
ANALYSE MULTIFACTORIELLE
123
(88) /88 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête aplatie (plus de 8 cellules).
(89) /89 présence/absence de poils pluricellulaires capités à tête sphérique.
(90) /90 présence/absence de poils pluricellulaires capités en massue.
(92)/92 présence/absence de poils pluricellulaires en corolle.
RÉFÉRENCES
Benzecri J. P. et collaborateurs, 1973. — L'analyse des données, tome 2 : L’analyse des correspondances. Dunod,
Paris, 619 p.
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au traitement numérique de populations de Senecio helenitis (L.) Cuf. Rev. Gen. Bot., 76 : 217-256.
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Stebbins G. L., 1974. — Flowering Plants : évolution above species level.
Source : MNHN, Paris
124
GÉMA MAURY-I.ECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
Fig. 5 et G. — Position des espèces et des caractères : axes 1-2 (lig. 5) et axes 1-3 (fig. 6).
O-
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rfOpZl
©- Pasaskosta .
... 17- P. tomintitta
Os.yobaie.noi.it» ..
.. !- K. btecasiana
Ptntacmt .
t- H. dsyo baBanoidto
Osyobatanopi ...
3- H. gsiffitkii
30- 0. Banccotata
4- H. mtngasawan
31- 0. obtongifotia
S- H. ptiictBlaXa
□ - Oxptisocasput .
Spho.tsocos.pat .. .
.. t- H. miiUma
33- 0. baudii
Pitsstat .
.. 7- K. «««UntWa
34- 0. chastactu»
9- H. odosata
36- 0. costuBatui
3ato.no caspu.» ....
.. 10- 6. htimii
37- 0. cxalatiu
Shosta
36- 0. gsandiiBosu.»
Pichttioidt» ....
..il- S. iaguttsana
39- V. intsicatu.6
It- S- raxsma
40- 0. ptnangianu»
Shostat Shostat .
. 13- S. itaoa
41- 0. pitudo-iaginiut
14- S. matisiats»
42- V. iubBamtBBatu»
15- S. sumatsana
43- 0. tubcscuBatu»
Shostat Basbatat.
. 16- S. giauca
HB- hnisopttsa .
.. 44- A. Batoii
If- S. Badiane
45- A. mtgiitocaspa
intkothcsiat ....
. U- S. taBusa
S- dpuna .
dutizai .
. 19- S. e ustiiii
Vatica
10- S. iepsoiuia
□ SunapCtat .
.. 47- V. naingayi
11- S. pesoslotie
S- Vaticat .
.. 46- V. aiiini»
11- S. macsoptisa
49- V. papuana
Ovalt* .
t3- S. ovaBi»
50- V. uaitichii
Bsachyptzsai ....
14- S. oBtota
ffi- Pachynocaspu» ..
51- V. »tapf,iana
15- S. pauciiBosa
S- dattsia .
... 51- V. co paBBiitsa
fachycaspat .
. 16- S. macsophytta
W\- CoByBtBobiam . . .
30-S.teinonopo*uo .. .
54- S. acaminatu.»
55- S. scticuBatai
7^- Uasgutiia .
. 56- M. cxc iBsa
•fr- Mo nota .
57- U. ktSitingii
— Caractères :
0 fruits
□ anatomie (plantule)
A stomates
O embryons
■ aspect de la plantule
A trichomc
(3D germinations
— Caractères morphologiques des fruits, embryons, plantules : voir légende de fig. 7.
— Caractères anatomiques et phytodermologiques :
DH)/DH nombre maximum de brèches au nœud cotylédonaire élevé/faible
'DJ)/DJ nombre minimum de brèches au nœud cotylédonaire élevé/faible
(DL)/DL nombre de canaux supérieur/égal au nombre de brèches
(DN)/DN nombre maximum de canaux de la brèche centrale élevé/faible
(DP)/DP nombre minimum de canaux de la brèche centrale élevé/faible
<DR)/DR dédoublement /non dédoublement de la brèche médiane
Source : MNHN, Paris
ANALYSE M ULT1F ACTORIELLE
125
IDTJ/DT brèche centrale plus grande/pas plus grande que les autres
(DVJ/DV nombre maximum de brèches au nœud FI élevé/faible
l’DX)/DX nombre minimum de brèches au nœud FI élevé/faible
DZ)/DZ nombre maximum de canaux dans la brèche centrale élevé/faible
(EB)/EB nombre minimum de canaux dans la brèche centrale élevé/faible
(ED)/ED dédoublement/non dédoublement de la brèche médiane
(EF)/EF brèche principale plus grande/pas plus grande que les autres
Appareil stomatique :
(1) /1 rapport longueur/largeur des cellules de garde grand/petit 1
(2) /2 longueur des cellules de garde grande/petite
(3) /3 largeur des cellules de garde grande/petite
(5) /5 stomates au niveau de l’épiderme/enfoncés dans l'épiderme
(6) /6 présence/absence d'épaississements en bandes autour des cellules de garde
(7) /7 présence/absence d'épaississements eu T autour des cellules de garde
(8) /8 préscnce/absence d’épaississements circulaires autour des cellules de garde
(9) /9 présence/absence d'épaississements autour des cellules voisines
(13)/13 pourcentage de stomates à 3 cellules voisines élevé/faible
(14J/14 pourcentage de stomates à 4 cellules voisines élevé/faible
(15) /15 pourcentage de stomates à 5 cellules voisines élevé/faible
(16) /16 pourcentage de stomates à 6 cellules voisines élevé/faible
(17J/17 pourcentage de stomates à 7 cellules voisines élevé/faible
(18)/18 pourcentage de stomates à 8 cellules voisines élevé/faiblc
(23J/23 présence/absence de stries sur les cellules voisines
(44) /44 présence/absence du type stomatique anomocytique normal (épiderme inférieurj
(45) /45 présence/absence du type stomatique anomo-staurocytique (épiderme inférieur)
(46) /46 présence/absence du type stomatique cyclocytique normal (épiderme inférieur)
(47) /47 présence/absence du type stomatique cyclo-staurocytique (épiderme inférieur)
(48) /48 présence/absence du type stomatique cyclo-tétracytique (épiderme inférieur)
(49J/49 présence/abscnce du type stomatique cyclo-paracytique (épiderme inférieur)
(50J/50 présence/absence du type stomatique hémi-paracytique (épiderme inférieur)
(51J/51 présence/absence du type stomatique paracytique normal (épiderme inférieur)
(52)/52 présence/absence du type stomatique para-tétracytiquc (épiderme inférieur)
(53J/53 présence/absence du type stomatique anisocytique normal (épiderme inférieur)
(54) /54 présence/abscnce du type stomatique aniso-cyclocytique (épiderme inférieur)
(55) /55 présence/absence du type stomatique aniso-tétracytique (épiderme inférieur)
(56J/56 présence/absence de recloisonnements des cellules voisines
1. valeurs réelles utilisées dans l'analyse.
TniCHOME, ÉPIDERME INF K R
(57J/57 présence/absence de
(58)/58 présence/absence de
(59J/59 présence/absence de
(60J/60 présence/absence de
(61J/61 présence/absence de
(62) /62 présence/absence de
(63) /63 présence/absence de
(64J/64 présence/absence de
(65) /65 présence/absence de
(66) /66 présence/absence de
(67J/67 présence/absence de
(68)/68 présence/absence de
(69J/69 présence/abscnce de
(70) /70 présence/absence de
(71) /71 présence/absence de
(72) /72 présence/absence de
(73) /73 présence/absence de
(74) /74 présence/abscnce de
cellulaires isolés simples
cellulaires isolés en doigt de gant
cellulaires isolés ampoulés
cellulaires isolés pédicellés
cellulaires isolés en touffes
touffes étoilés
poils en touffes à brin central
poils lobés
poils digités
poils capités à tête aplatie (2 cellules)
poils capités à tête apaltie (4 cellules)
poils capités à tête aplatie (6 cellules)
poils capités à tête aplatie (8 cellules)
poils capités à tête aplatie (plus de 8 cellules)
poils capités à tête sphérique
poils capités en massue
poils capités en enclume
poils en corolle
Source : MNHN, Paris
126
GÉMA MAURY-LECHON ET JEAN-FRANÇOIS PONGE
Trichome, épiderme supérieur :
(75)/75 présence/absence de poils isolés simples
(78)/78 présence/absence de poils isolés pédicillés
(82) /82 présence/absence de poils lobés
(83) /83 présence/absence de poils digités
(84) /84 présence/absence de poils capités à tête aplatie (2 cellules)
(85) /85 prcsence/absence de poils capités à tête aplatie (4 cellules)
(86) /86 prcsence/absence de poils capités à tête aplatie (6 cellules)
(87) /87 présence/absence de poils capités à tête aplatie (8 cellules)
(88) /88 présence/absence de poils capités à tête aplatie (plus de 8 cellules)
(89) /89 présence/absence de poils capités à tête sphérique
(90j/90 préscnce/absence de poils capités en massue
(92)/92 présence/absencc de poils en corolle.
— les pointillés sur la figure 6 correspondent à certains groupes cités dans «Conséquences taxonomiques de l'étude
des caractères des fruits-germinations, embryons et plantules des Diptérocarpacées » dans cette publication.
Fie. 7. — Position des caractères axes 1-2 (analyses partielle : morphologie).
O sépales
% Péricarpe
O autres caractères
Embryons
▲ cotylédons (plis)
A hypocotyle
A autres caractères
Plantules
■ cotylédons (formes)
S aspect plantule
□ autres caractères
Caractères du fruit (morphologie) :
(A)/A sépales imbriqués/valvaires
(C)/C sépales réfléchis /appliqués
(E)/E aile développée/non développée sépales n° 1 et 2
(G)/G aile développée/non développée sépales n° 3
(I)/I aile développée/non développée sépales n° 4 et 5
(M)/M sépales soudés/libres
(P)/P bases des sépales développées/non développées par rapport au fruit
(R)/R sépales soudés/non soudés au fruit
(T)/T bases des sépales épaissies/non épaissies
(V)/V présence/absence d’excroissances au bord des sépales
(X) /X présence/absence de tubercules au nord des sépales
(Y) /Y téguments du péricarpe rigidcs/souplcs à la base
(AA)/AA téguments du péricarpe rigidcs/souples au sommet
(AC) /AC téguments du péricarpe épais/minces à la base
(AE)/AE téguments du péricarpe épais/minces au sommet
(AG)/AG présence/absence de lignes d'ouverture
(AIJ/AI ouverture du fruit avec/sans éclatement
(AJ)/AJ ouverture du fruit par déhiscence/sans déhiscence
(AKJ/AK fruit ne s’ouvrant pas/s'ouvrant
(ALJ/AL présence/absence de sillons sur le fruit
(AN) /AN présence/abscnce d'arêtes sur le fruit
(AO) /AO présence/absence d’une symétrie d’ordre 3
(AQ)/AQ présence/absence d'une symétrie d’ordre 4
(BZJ/BZ graine expulsée/non expulsée
Caractères de l’embryon (morphologie) :
(ARJ/AR embryon allongé/court
(AT)/AT plus grande largeur au milieu/au tiers inférieur
(AV)/AV embryon grand/petit
(AXJ/AX hypocotyle horizontal/non horizontal
Source : MNHN, Paris
ANALYSE MULTIFACTORIELLE
127
(AZ)/AZ hypocotyle à implantation latérale/médiane
(BB)/BB hypocotyle à direction dextrc/non dextre
(BCJ/BC hopocotyle à direction sénestre/non sénestrc
(BDJ/BD hypocotyle à direction vcrticale/non verticale
(BEJ/BE hypocotyle à implantation basale/apicale
(BGJ/BG cotylédon placentaire atteignant/n’atteignant pas la base
(BI)/BI cotylédon placentaire atteignant/n'atteignant pas l’apex
(BKJ/BK cotylédon extérieur atteignant/n’atteignant pas la base
(BM)/BM cotylédon placentaire replié/non replié
(BOJ/BO cotylédon extérieur replié/non replié
(BP)/BP cotylédons charnus/non charnus
(BR)/BR embryon de type couvrant/non couvrant
(BSJ/BS embryon de type encerclant/non encerclant
(BTJ/BT embryon de type superposé/non superposé
(BU)/BU embryon de type juxtaposé/non juxtaposé
(BVJ/BV cotylédon extérieur plus développé/pas plus développé que le placentaire
(BX)/BX plan de séparation des cotylédons vertical/horizontal
Caractère de la plantule (morphologie) :
(CA)CA radicule passant/ne passant pas par un pore germinatif
(CC)/CC cotylédons libres/prisonniers
(CE) /CE absence/présence d’un hypocotyle développé
(CF) /CF présence/absence d’un rétrécissement au collet
(CG) /CG cotylédons allongés/non allongés
(CI)CI/ cotylédons lobés/non lobés
(CK)/CK cotylédons émarginés/non émarginés
(CM)/CM présence/absence de chlorophylle dans les cotylédons avant la germination
(CO)/CO présencc/absence d'anthocyanes dans les cotylédons après la germination
(CQ)/CQ présence/absence de chlorophylle dans les cotylédons après la germination
(CS)/CS plantule filiforme/non filiforme
(CU) /CU présence/absence de F2 au 1 er nœud post-cotylédonaire
(CV) /CV présence/absence de F3 au 1 er nœud post-cotylédonaire
(CX)/CX présence/absence de F4 au 1 er nœud post-cotylédonaire
(CZ)/CZ présence/absence de F5 au 1 er nœud post-cotylédonaire
(DAJ/DA entre-nœud F1-F2 développé/non développé
(DC)/DC entre-nœud F2-F3 développé/non développé
(DEJ/DE entre-nœud F3-F4 développé/non développé
(DG)/DG entre-nœud F4-F5 développé/non développé.
Source : MNHN, Paris
128
S. ASHTON
THE GENERIC CONCEPT ADOPTED FOR RECENT REVISIONS
WITH DIPTEROCARPOIDEAE
P. S. Ashton *.
Résumé — L’histoire des définitions génériques et infra-génériques eliez les Diptérocarpacées est revue ;
les concepts actuels sont présentés. L’auteur considère que ceux-ci ne doivent pas seulement tenir compte de
tous les faits comparatifs provenant des espèces de Diptérocarpacées actuellement disponibles, mais qu’ils
doivent, dans l’intérêt de la stabilité nomenclaturale, tenir compte des classifications existantes aussi longtemps
que ceci est compatible avec le besoin de créer une méthodologie moderne, uniforme et conséquente.
Summary — The history of generic and infrageneric définition in Dipterocarpoideae is reviewed ; current
concepts are then presented. lt is argued that these must not only draw on ail comparative evidence from
dipterocarp species now available, but must, in the interests of nomenclatural stability, take account of the
existing classification as far as this is compatible with the need to create a consistent and uniforme modem
treatment.
Introduction
The présent centre of dipterocarpoid diversity, both at generic and species level, is overwhelm-
irigly in aseasonal western Malesia ; this is summarised in the inap in Gottwald and Parameswa-
ran (1966). The révision of Dipterocarpaceae for Flora Malesiana provided the apportunity for a
reassessment of the classification of the whole subfamily, a task long overdue. Southern India, Sri
Lanka (Ceylon) and the Seychelles is the only extramalesian région with endemic dipterocarpoid
généra ; the opportunity to treat the family for the Revised Flora of Ceylon thus provided the means
to complété this task.
Dipterocarp species, on first acquaintance in the herbarium, appear to difler little from one
another. Flowers and fruits are as a rule so similar among related species that they frequently do
not provide, by themselves, means of certain identification. Conversely, stérile material generally
bears the major morphological features, of leaf, stipule and twig, which serve as constant distinguishing
characters between species, but species in different sections, sometimes even généra, can be so similar
in végétative morphological characters that their différences, a subtle combination of features, cannot
be presented in a dichotomous key ; nor can the sections of the large genus Shorea, with a single excep¬
tion, be so discriminated. In the forest a wealth of further characters are available, of gross bark and
wood anatomy and colour, buttress form, branching System and habit. It is for this reason that
reliablc keys to ail taxonomie levels of Dipterocarpoideae can be constructed, even for the whole sub¬
family, once forest and herbarium characters are combined ; in only a few cases, usually between
vicarious species, are fertile characters then necessary for identification.
In addition, the critical studies of Desch (1936) and more recently Gottwald and Parames-
waran on xylem anatomy, Whitmore (1962) on bark morphology and anatomy, Jonc et al. (1967)
on cytology, and to a more limited extent Maury, Muller and Lugardon (1975) on pollen and
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
GENERIC CONCEPT
Ourisson’s coworkers (Bisset et al., 1966,1967 ; Diaz et al., 1966), on resin biochemistry hâve enhanced
the number of characters available for définition of taxa above species level. It is clear too that
Maury-Lechon’s current researches on embryo and seedling morphology and anatomy (mss 1975-
1976) will advance knowledge of these aspects to a level where they can provide yet a further aid to
classification, and it is unfortunate that this work was unavailable when recent révisions were in
progress.
Taxonomic criteria.
I aimed to satisfy four principal criteria for the définition of supraspecific taxa in current révi¬
sions :
1. Ail species within a taxon should share at least a pair of characters which are not causally
interrelated. In the past much confusion was created in what are now recognised as the généra Vatica
(see Ashton, 1963, 247), and Hopea and Shorea (table 1) where such species were placed in a separate
genus Balanocarpus, by overemphasis of the importance of short subequal fruit sepals as a discrimi-
natory character at this level. It is now clear that there is no other single indépendant character
with which short fruit sepals are correlated, either in these généra or in Dipterocarpus and Cotylelobium
in which the same variation exists.
2. These characters should be common to ail species in a taxon.
3. There should therefore be clear discontinuities of variation between taxa.
The latter two criteria identify those correlated characters which finally prove acceptable as
a base for the définition of species groups sufficiently immutable to be graced with a formai nomen¬
clature. It goes without saying that as many species as possible must be examined for the chosen
characters in order to confirm their constancy and hence the reality of the discontinuities on the one
hand, and in ordre to avoid species incertae sedis on the other ; the latter are particularly dangerous
where binomials are at risk. For this reason it is inévitable that characters readily available on her-
barium specimens are to be preferred, though forest and other characters already play an invaluable
supportive rôle. By defining supraspecific classification principally on characters of flower and fruit
it has been possible, for instance, to assign ail but three of the 183 species of Shorea unequivocally
to one of eleven sections, and, of these three, two can be placed on the basis of available knowledge of
their bark morphology.
4. The prime need of any taxonomic classification should be to achieve nomenclatural stability ;
in effect this means that a broad, well defined and consistent, stable species and genus concept is
essential. It also requires that respect must be paid to the history of the taxonomy of the family.
Though a consistency of levels for the discrimination of supraspecific characters must be aimed at,
this must be tempered by the realities of the nomenclature existing at the time which should not be
changed on a large scale for the sake of an academie exercice particularly when reasons are based on
spurious assumptions of phyletic affinities. This is especially apposite for the major hardwood timber
family of the Asian tropics.
Given these criteria, généra must be regarded as essentially artificial groupings, in the sense
that they are defined by breaks in the total range of variation that hâve arisen through extinctions
which, from the point of view of classification, are arbitrary. More of such discontinuities hâve
existed in the past owing to lack of knowledge of the full range of living species ; there has thus been
an overall décliné in the number of supraspecific taxa which may yet continue as a resuit of further
exploration. For the same reason the récognition of more groupings is always to be expected from
a comparative study of a particular group of characters, the fewer the number of species studied.
Generic and suprageneric taxa.
Heim (1892) recognised sériés in the subfamily, Brandis (1895) 5 tribes. Both classifications
shared a lack of consistent unrelated correlated characters for définition, though certain taxa, notably
Source : MNHN, Paris
130
S. ASHTON
Brandis’ tribes Shorea and Vaticae, distinguished groups which are still acceptable and clearly naturel.
Among the thirteen généra recognised by me in the subfamily certain stand out as particularly clearly
defined and homogeneous, notably Dipterocarpus Gaertn. f. and Dryobalanops Gaertn. f. A further,
Upuna Sym. is monotypic but also very distinctive ; while Anisoplera Korth., though also well defined,
is clearly subdivided into two subsections on the basis of floral and bark characters. The remaining
généra are loosely associated into two groupings : Vateriopsis Heim and Valeria L. are clearly and
constantly distinguishable on both wood anatomy and flower, embryo and leaf morphology, as are
Stemonoporus Thw., Cotylelobium Pierre and Vatica L. from thcm and from one another on the basis
of wood anatomy and flower morphology. Of the latter three, Vatica exhibits a remarkable diversity
of fruit forms ; I recognise, partially following tradition, two sections based principally on the cha-
racter of the fruit calyx, but remain sceptical whether the type section, with short subequal fruit
sepals, is a natural group. Cotylelobium, a small genus, contains both alate fruit with thin pericarp
and wingless fruit with thick pericarp precisely as found in Vatica, but possesses an unique leaf nervation.
The terminal bud, set in a dépréssion at the twig apex which is prolonged beyond the last leaf insertion
is unique to Stemonoporus. These five généra nervertheless show a similar habit, and are generally
small trees with no, or low and stout, buttresses and smooth, or in the larger species scalloped, hoop-
marked grey bark. In the second group, Parashorea stands out on account of its subequal and gene¬
rally long fruit sepals which are narrow and subvalvate at the base in fruit, and in its plicate leaf
venation as well as its flower, fruit, embryo and seedling morphology, and wood anatomy. The
remaining three généra are less distinct and will be discussed separately. From the overall pattern
of intergeneric variation I hâve concluded that only two major groups, which I propose should be
accepted as tribes can now be recognised ; their définition is presented in table 2 where the entire
supraspecific classification is also summariscd. It is noteworthy that the tribes (in généra examined
so far, see Jong, this journal) are distinguished by a constant différence in basic chromosome number,
and that Dryobalanops falls into tribe Shoreae on this basis.
Infrageneric classification within Shoreae.
The greatest classificatory problems in the subfamily occur within the large généra Hopea
and Shorea, and the monotypic Neobalanocarpus Ashton ; there are several reasons for this. First,
though it is generally the case that Hopeas are smaller trees, of the main canopy and understorey,
than the emergent Shoreas there are examples of both emergent Hopeas and main canopy Shoreas.
The single différence in the herbarium, in the number of aliform fruit sepals, is lost in those many
species in both généra in which the fruit sepals are short and subequal ; these are only assignable by
their flowers, and in some sections by their leaves, but such characters distinguish the sections within
the two major généra and are not constant for either genus as a whole. In the monotypic Shorea
section Isopterae the sepals are ail aliform and subequal. N eobalanocarpus kingii (King) Ashton,
with short subequal fruit sepals, has unique floral morphology which éliminâtes this suite of characters
as a means of placing it. Though the leaves, bark morphology, wood and branching patterns (Ng,
1976) associate this species most closely with Hopea sect. subsect. Hopeae the species has a greater
stature than any Hopea ; I conclude that there is no alternative but to maintain it as a separate genus.
The history and présent basis of infrageneric classification in Hopea and Shorea has been reviewed
by me earlier (Ashton, 1963). That of Hopea is summarised in table 3. Here the sections are even
less clearly defined than in Shorea both owing to the paucity of characters available for subdivision
and to several exceptions to the constancy of even these. The two sections are distinguished on leaf
characters, while within each the two subsections are principally distinguished by the shape of the
floral ovary ; The group of species H. nervosa King, H. sublanceolata Sym., H. aequalis Ashton, and
H. rudiformis Ashton (the “ nervosa group ” of Symington, 1943) hâve scalariform tertiary nerves
and unusually prominent secondaries compared to others in their section but their flowers and bark
associate them with the distinctive subsection Sphaerocarpae (Heim) Ashton in which the corolla
is always red and the bracts and stipules linear, rather prominent and unusually persistent. Conver-
Source : MNHN, Paris
GENERIC CONCEPT
131
sely, several species in both subsections of section Hopeae hâve reticulate tertiaries. Bark morpholo-
gical and anatomical characters are variable as are those of the buttresses, and not constantly cor-
related with primary sectional and subsectional characters as in Shorea. Thus Hopea sect. subsect.
Hopeae contains the scaly-barked Hopeae of Symington and Whitmore, but also some small smooth-
barked species ; most are narrowly buttressed, few stilt-rooted. Hopea centipeda Ashton is a medium-
sized species with flowers conforming with the type subsection but with bark and buttresses as in subsec¬
tion Pierreae (Heim) Ashton. Merabers of subsection Pierreae are generally monopodial, with smooth
bark and prominent stilt roots, but H. philippinensis Dyer is a medium-sized scaly barked tree resem-
bling H. helferi Dyer in appearance, and several of the smaller species are shallowly powdery flaky at
maturity. In section Dryobalanoides Miq., subsection Sphaerocarpae are uniformly small smooth-
barked and frequently stilt-rooted trees ; subsection Dryobalanoides contains both smooth and flaky-
barked species and the species within Withmore’s distinctive “ deep-fissured ” bark manifestation.
This bark, though differing markedly from others in tliis subsection and indeed the whole genus, occurs
in species that are very closely similar in other respects to others that are smooth-barked and, in the
case of H. coriacea Burck, in many individuals apparently fails to develop beyond a stage of patchy
surface cracks even when the tree is big. The ovary form which defines the subsections can be variable
too. Thus, the spindle-shaped stylopodium is constant and invariably associated with unequal-based
leaves in subsect. Pierreae, but several New Guinean Hopeas of the type subsection hâve the same
leaf characteristics and, unusual in the subsection notwithstanding its variability in these characters,
possess stout columnar styles that approach an intermediate condition between the two. In section
Dryobalanoides a short truncate ovary is characteristic of subsection Sphaerocarpae including the
“ nervosa group ”, but Iî. treubii Heim and H. griffithii Kurz of subsection Dryobalanoides share the
same character while H. myrtifolia Miq. and H. pedicellata (Brandis) Sym. hâve a similar but more
elongate truncate ovary. It is clear, then, that the divisions of Hopea could never form the basis for
a stable generic délimitation notwithstanding that Pierre (1892, t. 244) raised sect. Dryobalanoides
to generic rank.
The history of infrageneric classification in Shorea is summarised in table 4. Heim’s was the
first serious attempt. Four of the sections presently recognised bear his names though seed and
petiole anatomy and embryology, which constituted the principal definitory characters of his classi¬
fication, were inadequately studied at that time and led him to overclassify. Besides retaining Pen-
tacme and Doona (also Balanocarpus ) as separate généra he recognised nine sections within Shorea,
four of which never received a formai name and six of which were based on nine species altogether.
Nine further species he left unplaced. Nevertheless some characters he used hâve remained impor¬
tant in the définition of species groups of various ranks to the présent day. Brandis’ (1895) clas¬
sification was simpler, but less perceptive and in most respects equally unsuccessful. The type section
was well recognised as indeed it was by Heim, also sections Anthoshoreae Heim and Brachypterae
Heim though misclassified species were included in each. His two further sections were very unsatis-
factory : Muticae Brandis, though a section currently recognised bears this name, bore little resem-
blance to the latter and contained a heterogeneous group of species ; section Pinanga Brandis was
explicitly heterogeneous and divided into four sériés each containing species that are now allotted
to widely different sections. The reason for this failure was the absence of a consistent set of defini¬
tive characters.
It is to Symington (1943) that we owe the présent classification of Shorea as also Hopea, for
it was he who first recognised the importance, among Malayan species, of floral characters that closely
correlate with field characters of bark morphology and with woody anatomy in defining groups.
Desch (1936) had simultaneously described the wood anatomy of Malayan species, while Whitmore
has subsequently analysed the developmental morphology of dipterocarp bark and eonfirmed its
taxonomie significance. Symyngton never gave a formai nomenclature to his groups ; one reason
may hâve been that, though the Malayan yellow (Sect. Richetioides of the présent classification) and
white merantis (sect. Anthoshoreae) formed discrète groups each based on several indépendant charac¬
ters, including those of wood anatomy, which were common to ail species the Malayan balaus (sect.
Shoreae ) and red merantis (sects. Brachypterae, Muticae and Ovalis) contain several distinct groups
Source : MNHN, Paris
132
P. S. ASHTON
on the base of floral, and in the latter case bark, characters which are not reflected in différences in
wood anatomy.
So distinctive are the five major timber groups of Shorea that Gottwald and Parameswaran
were of the view that they merit generic status, and though they did not formally proceed with this
recommendation they recognised subgenus Rubroshorea Meijer as an entity which includes ail red
merantis. It will also not escape notice that some of the characters by which the groups within Shorea
are recognised are those which distinguish Cotylelobium, Valica, Stemonoporus, Vateria and Vateriopsis
as généra, and that there are yet further distinctions such as those of the bark which do not exist
between the latter. Nevertheless Gottwald and Parameswaran’s view is taxonomically untenable
for several reasons. In the first place, the merantis are only united by their lack of the characters
which hold the other groups together ; we do not know of a single character which is cominon to ail
red merantis yet absent in others, let alone the sériés of correlated characters required by our criteria.
There is therefore no internai unity by which the red merantis may be defined, and five discrète sections,
two with subsections, are recognised among them. These include sections Pachycarpae and Rubellae
which are unrepresented in Malaya. The bark morphology of selected species of ail but one ( Rubellae)
of these hâve been studied by Whitmore, and in every case the taxa were supported and further
characters provided. Similarly, the balaus contain monotypic sect. Neohopeae, endemic to Bornéo,
with the same gross back morphology as sect. Shoreae but with short stout buttresses in contrast with
the thin plank buttresses of the latter. A further problem is presented in Shorea, as in Hopea by the
existence of species with intermediate characters. Among these are the red balau group of timber
trees : species with dense red timber which include S. guiso (Blco) Bl. which on other characters is
unreservedly in sec. Shoreae, and S. kunstleri King, S. inaequilateralis Sym. and S. selanica Bl. which
are equally clearly otherwise in sect., subsect. Brachypterae. The distinction between sections Antho-
shoreae and the red merantis are obscured by S. albida Sym., which has the bark and same flower
characters of the former most flower characters of sect. Rubellae and red meranti timber ; also S. mon-
tigena Sloot. which is a member of a sériés which includes S. gratissima Dyer, S. polita Vidal and
possibly S. farimosa Fischer in sect. Anthoshoreae, yet which lacks the silica that distinguishes white
meranti timbers.
This lack of constancy within, and clear discontinuities between, many of the species groups
in Shorea provides the major différence from the situation that exists between Vatica and its allies.
It thus precludes the création of stable généra from them, and the nomenclatural conséquences of this
are unacceptable.
Sect. Richetioides stands alone as a homogeneous and clearly defined taxon, with distinctive
wood anatomy, within Shorea but to raise it to generic rank would create yet greater inconsistency
in generic concepts within tribe Shoreae. On the contrary, the single generic character of Shorea,
the possession of three aliform fruit sepals, is shared by Pentacme DC. and Doona Thw. and their réduc¬
tion to Shorea is therefore unavoidable. Doona is a homogeneous and well-defined entity charac-
terised not only by its flowers but by its unique cotylédons and germination, we hâve found that Doona
has the distinctive bark manifestation “ surface rotten ” of Whitmore and liminated inner bark, a
combination previously considered unique to sect. Anthoshoreae.
The relative similarities between the main supraspecific taxa of tribe Shoreae are summarised in
fig. 1. The indications of doser aflinities between Hopea and Neobalanocarpus with Shorea sects. Pentac-
mes, Neohopeae and Shoreae than between these sections and the rest of Shorea, and the individuality
of the red meranti sections Ovales and Mulicae, underlines the complexity of aflinities within this tribe.
The existing classification is proving reliable in that new species hâve been assigned to existing
taxa without difliculty ; these include also the Indochinese species and S. stipulons Thw. of Sri Lanka
whose flowers were unknown until recently. The anomalous positions to which Balanocarpus bre-
vipetiolaris Thw. (now Hopea brevipetiolaris (Thw.) Ashton, on characters other than xylem an indis-
putable number of the type subsection), Stemonoporus lewisianus Trim. (now Cotylelobium lewisianum
(Trim.) Ashton) and S. montigina were earlier referred by Gottwald and Parameswaran (1966,
482) should caution us against the use of single groups of interrelated characters for the définition
of supraspecific taxa.
Source : MNHN, Paris
GENERIC CONCEPT
133
For the future, we look forward to learningthe extent to which further, indépendant, characters
prove to be correlated, or even to define new groupings. The généra Vatica and Dipterocarpus appear
particularly promising in the latter respect.
REFERENCES
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Études chimio-taxonomiques dans la famille des Diptérocarpacées. II. Phytochem., 5, 865.
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des Diptérocarpacées. III. Phytochem., 6, 1395.
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carpacées. I. Phytochem., 5, 855.
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breeding and conservation. Academie Press. London, 1-10.
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of certain Malaysian généra. Notes R. Bot. Gard. Edinb., 27, 175.
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Maury-Lechon G., mss. 1975. — Fruits, Embryos and Seedlings in Dipterocarpaceae.
Maury-Lechon G., mss. 1976. — Anatomie des Embryons et Plantules.
Maury G., Muller J. & Lugardon B., 1975. — Notes on the morphology and fine structure of some pollen
types in Dipterocarpaceae. Rev. Palaeobot. and Palynol., 19, 241.
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Gard. Bull. Sing., 19, 321.
Source : MNHN, Paris
134
P. S. ASIITON
Table 1. Former généra in Hopza and ShoAza based on species with
short fruit sepals.
Présent taxon :
Past assignation of species with
sort fruit sepals
HopeA
s. VAyoboJLanoidzA Miq.
s.s. SphaeA.ocaA.paz (Heim) Ashton BalanocaApuA s. SphazAocaApaz Heim
s. Hopzaz
s.s. Hopeae
s.s. PÂZAfieAZ (Heim) Ashton
Shoaea
s. Shoazaz s.s. Shoazaz
s. RLchttioidzt) Heim
s. BAachypteAOZ Heim
s. Pach.ycaA.paz Heim
s. Muticaz
BaZanocaApuA s. PachynocaApoidzA Heim
PZ.ZAA.za King (.PZeAAZO CAApuA Ridl. ex Sym.)
I AopteAa Scheff. ex Burck
PZehztia Heim ; BaZanocaApuA coAiaczuA Brandis,
B. ZongZ^ZoAUA Foxw. ex Sym., B. matti^ZOAUA
(Burck) Sym., 8. maxZmuA King, B. pahangznAÂA
Foxw.
PaehyzhZmyA bzccaAÂanuA Dyer ex Brandis
PachychZamyA gyibzAtiana Ridl.
BaZanocaApuA hm&lzyanuA King, B. thÔAtzZtoni
King
Source : MNHN, Paris
Table 2 Classification in Dipterocarpoideae
JaWtLoptlt
VateAÂa
StemonopoAuà
(incl. MonopoAanda)
Cotylztobium
Vatica
s. VojtLcaz
s. Sunaptzaz
Upuna
+ « A
+ 00 a
+- 5-15 A
+ 15 A
15 B
15 B
oo A
Anl&opteAa
s. Arti&optoiaz + 15- co
s. Glabuaz + 15
V-LptZAOCCUipiU, + 15- oo
VAyobalanopé oo
Pojiath.cn.za 15
Hopza
s. VK.yobaJLanoid.zt> 10-15
+
s.s. SphaeA.ocaA.paz (1 sp) 10-15
s. Hopzaz 10- »
s.s. Pi.eAA.zaz 15
NzobolanocaAput> 15
B
B
A
A
A
A
ShoAea
s. Shoxzaz
s.s. Baobataz
s. Weo hopzaz
s. Pzntacmz
s. Hickztioidzi
s.s. PolyandAaz
Voonaz
A nXhoihoAeaz
Bnachyptznaz
Smüthianaz
PazhycaApaz
PubzJLlaz
Muticaz
A uAsieuZaiaz
OvaJLzt
oo B
oo B
15 B
15 A
(10-)15(-17) B
oo A
15 A
15- co B
15 B
oo B
15 B
15- co A-
(10-)15 B
(10-)15 B
oo b
Fruit sepals *
valvate at base ;
calyx-cup vasculation
not overlapping in
flower ; base of fruit
sepals no thicker than
elsewhere ;
resin canals scattered
Tribe Dipterocarpi
Fruit sepals **
imbricate at base ;
calyx-cup vasculation
overlapping in flower ;
base of sepals incrassate,
fibrous and tuberculate ;
resin canals in
tangential bands ;
Tribe
Shoreae
Source : MNHN, Paris
P. S. ASHTON
138
Fig.1 Schematic diagram of affinities within Brandis’ tribe Shoreae
Source : MNHN, Paris
INTERPRÉTATION PHYLOGÉNIQUE
139
INTERPRÉTATION PHYLOGÉNIQUE
DES CARACTÈRES DES POLLENS, FRUITS-GERMINATIONS,
EMBRYONS ET PLANTULES DES DIPTÉROCARPACÉES
Géma Maury-Lechon *.
Résumé - - Des tendances évolutives et des lignées se dégagent à partir d’observations ontogéniques et
de la morphologie comparative. Elles peuvent être reliées aux différents milieux des Diptérocarpacées. L’onto¬
genèse concerne des organes tels que le calice fructifère depuis la fleur jusqu’à la germination, ou tels que les
cotylédons (morphologie et anatomie) depuis l’embryon mûr jusqu’à la jeune plantule. La morphologie compa¬
rative porte sur la structure exinique et les apertures du grain de pollen, et sur les types stomatiques de la
première feuille plantulaire.
Summary — Ontogenetic observations and study of comparative morphology suggest evolutionary
trends which can be related to different natural environments where Dipterocarps grow. Ontogenesis concerns
the fruit-calyx from flower up to germination, and the cotylédons (morphology and anatomy) from mature
embryo up to the young seedling. Comparative morphology take to the exine structure and apertures of pollen
grain, and the stomatal types of the first seedling leave.
L’étude détaillée (Maury-Lechon, 1978) de plus de 200 caractères a mis en évidence trois
grands groupes de caractères particulièrement importants concernant les organes suivants :
1. — le pollen par ses types aperturaux et la structure de l’exine (Maury, Muller, Lugardon,
1975),
2. — le fruit par l’ontogenèse depuis la fleur jusqu’à la germination, avec deux points prédominants :
l’estivation du calice dans le fruit mûr et l’ouverture du fruit avec ou sans éclatement,
3. — la plantule par l’ontogenèse depuis l’embryon mûr jusqu’à la jeune plantule, en considérant
deux aspects : les cotylédons (leur croissance post-germinative, leurs formes et crassulescence
et leur anatomie depuis le nœud jusqu’au pétiole) et les épidermes foliaires (leurs types stoma¬
tiques et leur trichome).
Ces observations conduisent à une interprétation phylogénique qui serait en relation avec la
diversité écologique des milieux où se développent les Diptérocarpacées.
Divers aspects.
1. Pollens.
Chez les espèces africaines, les pollens possèdent 3 sillons et 3 endoapertures (fig. 1-21, tandis
que dans celles d’Asie, ils n’ont que 3 sillons (fig. 3-4).
Des ressemblances existent, en surface, entre pollens d’Afrique (fig. 5) et certains pollens asia-
* Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
140
GÉMA MAUHY-LECHON
tiques d'espèces à calice valvaire, dans le genre Vatica (fig. 7). L’exine est en effet lisse, et d’aspect
tilioïde. Cependant la strucure exinique est fondamentalement différente, puisque vue en coupe, elle
comprend 4 strates en Afrique (fig. 6 : tectum, columelles, sole, et endexine mince), tandis qu’en Asie,
l’exine des « Valvaires » ne possède que 2 strates (fig. 8 : 1 strate externe continue et ondulée dans
laquelle tectum et columelles ne sont plus individualisés, et une strate interne réduite à de minces
feuillets).
En Asie, deux types exiniques bien différents correspondent aux deux groupes des « Imbri¬
qués » et des « Valvaires ». Chez les « Imbriqués », la surface est ornementée (fig. 12) et la structure
comprend 3 strates : tectum, columelles et strate basale feuilletée (fig. 15 et 18) les profils des colu¬
melles sont en T. Chez les « Valvaires », les surfaces peu ornementées (fig. 10-11) ou lisses (fig. 9) corres¬
pondent à une structure à 2 strates (fig. 13 et 16) avec des profils en Y, V et U.
L’existence, chez Shorea leprosula (espèce à calice imbriqué), sur un même grain de pollen,
de columelles en T (fig. 14 : extrême gauche) et d’autres columelles en Y (fig. 14 et 17), laisse à penser
qu'un Asie, il pourrait y avoir eu passage de l’un à l’autre des 2 types exiniques à 3 ou à 2 strates. La
microscopie électronique à transmission (fig. 17) suggère que les columelles en Y pourraient peut-
être provenir, à la fois, de la réunion de columelles en T (épaisseur plus grande de ces columelles : fig 17,
par rapport aux columelles en T : fig. 18) et de l’invagination du tectum qui les surplombe (les orne¬
ments de surface descendent dans le creux du Y : fig. 17). Si ces hypothèses s’avéraient exactes il
pourrait y avoir eu passage du type à 3 strates des « Imbriqués » vers le type à 2 strates des « Val¬
vaires ». C’est là le fait évolutif principal pour le grain de pollen.
La découverte (Muller, 1975) de pollens fossiles qui dans les couches Miocène de Bornéo pos¬
sèdent le type « Imbriqué » de Shorea albida confirmerait cette hypothèse.
Au niveau des surfaces, la mise en série des ornementations (fig. 9 à 12) montre le passage
d’exines cannelées à ornements parallèles (fig. 12), vers des exines crotonoïdes à ornements triangulaires
(fig. 11) dans le groupe des « Imbriqués ». puis vers des exines presque lisses (fig. 10) et lisses (fig. 9)
dans le groupe des « Valvaires ».
2. Fruits.
L'examen des fruits conduit à des conclusions semblables.
En Afrique, le calice fructifère développe 5 ailes et le péricarpe peut porter 3 sillons (fig. 19 a -
b-c). Des aspects comparables existent en Asie dans le groupe des « Valvaires » : 5 ailes dans le genre
Dryobalanops (fig. 20a), péricarpe à 3 sillons dans la plupart des genres (fig. 20 d-g-h-i). Cependant
les péricarpes à sillons d’Afrique ont des tissus rigides, compacts dans la moitié interne et caverneux
dans la moitié externe (fig. 19d). An Asie, au contraire, les péricarpes rigides ne portent pas de sillons
seuls les péricarpes souples en possèdent et sur les coupes leur aspect est caverneux.
Parmi les espèces asiatiques l’estivation du calice fructifère dans le fruit mûr sépare deux groupes •
celles dont les sépales sont imbriqués (fig. 20 j-m-n) et celles dont les sépales sont valvaires (fig. 20 a-c-e)
L’ontogenèse depuis la fleur jusqu’au fruit mûr montre que les calices des très jeunes boutons
floraux sont tous imbriqués, même chez les espèces dont le calice devient valvaire sur le fruit mature
Ce passage ontogénique de l’estivation imbriquée à la disposition valvaire pourrait traduire la tendance
évolutive principale du fruit. Même si, phylétiquement, le sens devait être différent, ce qui importe
le plus c’est de constater que les deux dispositions des sépales correspondent à une seule origine. Il
convient cependant de noter que Heim (1892), Symington (1943) et Hutchinson (1969) ont déjà
émis l’hypothèse que le groupe actuel le plus proche de la souche de la famille se trouverait parmi les
espèces du groupe qui est ici qualifié de « Imbriqués ».
Bien que la majorité des fruits soit ailée, quelques espèces « Imbriquées » (fig. 20 m-n) et des
genres ou sections entiers de « Valvaires » (fig. 20 b-c, g-h-i) sont aptères.
Du groupe des « Imbriqués » vers celui des « Valvaires » il y a donc passage : de la disposition
imbriquée vers la disposition valvaire, des péricarpes rigides sans sillons vers des péricarpes souples
avec sillons, et des fruits ailés vers les fruits aptères de plus en plus nombreux.
Source : MNHN, Paris
INTERPRÉTATION PHYLOGÊNIQUE
141
3. Plantules.
a) Cotylédons.
Au niveau des plantules, les différences entre les espèces des deux continents sont accentuées.
En Afrique, les limbes cotylédonaires présentent une croissance post-germinative intense (fig. 21)
et ils sont foliacés. En Asie, ils sont charnus (non foliacés) et leur croissance est terminée dans la graine
(fig. 22) ; la germination ne provoque que leur déploiement.
L’aspect d’ensemble des plantules traduit de façon synthétique les différences évidentes qui
existent entre les espèces d’Afrique et celles d’Asie : petites et grêles, avec des cotylédons minces très
verts en Afrique, elles sont, au contraire, robustes et pourvues de cotylédons charnus, souvent de
teinte veineuse, en Asie (fig. 21-22 : voir échelle).
Dans les espèces asiatiques, l’estivation des calices fructifères s’avère corrélée avec les carac¬
tères des cotylédons. Principalement bilobés et libres dans le groupe des « Imbriqués », ils sont, par
contre, principalement entiers et emprisonnés dans le groupe des « Valvaires ».
En Afrique, l’ontogenèse montre le passage d'un petit cotylédon entier, subcirculaire (fig. 23a)
et enrobé d’albumen dans la graine, vers un grand cotylédon plantulaire, de forme transverse dans
le genre Marquesia (fig. 23b), et de forme allongée dans le genre Monoles (fig. 23c).
En Asie, la forme du cotylédon est la même dans la graine mûre et sur la plantule, mais les
différents aspects peuvent être mis en série. Certains cotylédons ont des formes intermédiaires (fig. 24a)
entre les types franchement bilobés (fig. 24 d-c) et les types franchement entiers (fig. 24 e-f), d’autres
ont des formes intermédiaires (fig. 24b) entre les formes clairement allongées (fig. 24 d-f) et les formes
clairement transverses (fig. 24 c-e).
Ces cotylédons intermédiaires suggèrent qu’en Asie formes bilobées et formes entières pourraient
dériver d’une souche commune, et que, dans chacun de ces types, il pourrait y avoir eu passage à des
formes soit transverses, soit allongées. Ici encore, le fait important n’est pas la direction dans laquelle
ces passages se sont produits, mais la constatation qu'une seule souche ait pu conduire aux différentes
formes asiatiques actuelles.
b) Épidermes.
Les stomates des premières feuilles plantulaires, comme les grains de pollen, font apparaître
quelques ressemblances de surface entre les Monotoideae (fig. 25) et certaines espèces asiatiques à
calice valvaire telles que Dipterocarpus exalatus par exemple (fig. 27). Cependant, les types stomatiques
correspondant à ces aspects de surface différent : anomocytiques seulement chez Monotes (fig. 26),
ils sont anisocytiques, et anomocytiques, chez Dipterocarpus (fig. 28).
Les épidermes foliaires permettent de retrouver les deux groupes d’espèces asiatiques basés
sur l’estivation des calices. Vus en surface, les stomates surtout allongés et en creux, et les cuticules
sans striation nette, correspondent au groupe des « Imbriqués » (fig. 30-31). Les stomates surtout
ronds et en relief et les cuticules nettement striées caractérisent le groupe des « Valvaires » (fig. 32-33).
Par ailleurs, les types stomatiques à forte tendance paracytique (fig. 35) n’existent que dans le groupe
des « Imbriqués », tandis que les types nettement cyclocytiques (fig. 36) ou anisocytiques (fig. 37)
ne se trouvent que dans le groupe des « Valvaires ».
Il faut d’ailleurs remarquer que dans ce groupe des « Valvaires » les types cyclocytiques corres¬
pondent aux genres Vatica, Vateria, Stemonoporus et Cotylelobium (groupe des « Valvaires II » ou
tribu proposée des Vaticae *) et les types aniso-anomocytiques aux genres Dryobalanops, Anisoptera
et Dipterocarpus (groupe des « Valvaires I » ou tribu proposée des Dipterocarpae 1 ).
La présence de types intermédiaires, que l’on peut qualifier de anomo-cyclo-paracytiques, chez
certaines espèces comme Shorea talura (fig. 34), permet d’envisager un passage possible de l’un à l’autre
de ces types. Ici encore, le point intéressant n’est pas le sens évolutif, mais la constatation que des
1. Maury-Lechon, dans cette publication : « Conséquences taxonomiques de l'étude des caractères des fruits-
germinations, embryons et plantules ».
Source : MNHN, Paris
142
GÉMA MAURY-LECHON
relations existent entre les types extrêmes très différents, grâce à l’épiderme intermédiaire de Shorea
lalura. D’autres épidermes portent des stomates intermédiaires entre les types paracytiques et cyclo-
cytiques d’une part, ou entre les types paracytiques et anisocytiques d’autre part. Seul celui de S. talura
relie la totalité des types asiatiques. A la limite, il permettrait peut-être même d’envisager un éven¬
tuel passage entre formes d’Asie et formes d’Afrique.
L’ontogenèse révèle que le fait important pour les épidermes c’est avant tout l 'existence de
2 types de cloisonnements, l’un droit avec des cloisons parallèles entre elles (fig. 39a), l’autre oblique
avec des cloisons obliques entre elles (fig. 39b). Le cloisonnement droit conduit aux types paracytiques
et le cloisonnement oblique donne des types anisocytiques et cyclocytiques.
c ) Anatomie.
La différence anatomique essentielle est l’absence systématique de canaux sécréteurs dans les
nœuds cotylédonaires des espèces d’Afrique (fig. 40-41-42), et leur présence, tout aussi systématique,
dans les nœuds des espèces d’Asie (fig. 43 à 49).
L’ontogenèse des structures depuis la base du nœud (fig. 44) jusqu’à la base du pétiole (fig. 46),
puis jusqu’à son sommet (fig. 47), montre toujours une multiplication, plus ou moins intense, des fais¬
ceaux vasculaires et des canaux sécréteurs. Aucune espèce n’a révélé de soudure des faisceaux ou des
canaux.
Si, par accélération des multiplications, les faisceaux se dédoublent avant leur détachement
du cylindre central, le nœud possède alors 5 lacunes au lieu de 3. Si, par une accélération encore plus
forte, la structure du sommet du pétiole se trouve réalisée dans le nœud, celui-ci possédera un nombre
encore plus grand de lacunes. Par des multiplications accélérées on passe donc des types structuraux
simples vers des types de plus en plus complexes. Ceci se produit : dans une même espèce d’une plan-
tule à l’autre, ou dans un même genre ou une même section d’une espèce à l’autre.
L’espèce Shorea talura (calice imbriqué) montre ainsi le passage du type unilacunaire 1/1 (fig. 48a)
au type unilacunaire 1/3 (fig. 48b).
Certaines plantules de Vatica wallichii possèdent, à la base du nœud le type 1/3, et au sommet
du même nœud le type 1/x > 3 (fig. 48c) obtenu par multiplication des faisceaux et des canaux.
D’autres plantules de Shorea talura ou de Shorea curtisii montrent le passage du type 1/3 au
type 3/3 (fig. 48d). Tous les intermédiaires existent entre le type 3/3 et les types plus complexes à 5
(fig. 48e), 6, 7 ou 8 (fig. 48f) et même 9 et 10 lacunes (fig. 48g).
L’ontogenèse de la nervation pétiolaire montre la même multiplication des faisceaux et des
canaux (fig. 49).
Dans le groupe des « Imbriqués » les structures sont simples à moyennement complexes. Dans
celui des « Valvaires » on retrouve les structures les plus complexes. La même tendance vers une comple¬
xité croissante existe dans les deux groupes.
Conclusions.
Étant donné les ressemblances apparentes et les différences réelles qui existent entre espèces
africaines et espèces asiatiques, on peut considérer que deux lignées ont évolué parallèlement, l’une
en Afrique (Monotoïdées), l’autre en Asie (Diptérocarpoïdées).
Dans la lignée asiatique, les formes intermédiaires et l’ontogenèse des organes semblent montrer
qu’une souche commune a très probablement donné les deux grandes sous-lignées des Imbriqués et
des Valvaires. Chacune d’elles se subdivise a son tour en 2 rameaux : rameau des Hopéées 1 et rameau des
Shoréées 1 pour les Imbriqués, rameau des Dipterocarpées 1 et rameau des Vaticées 1 pour les Valvaires.
La grande plasticité de certaines espèces actuelles comme Shorea talura, Shorea curtisii et Vatica
wallichii, permet de comprendre les mécanismes évolutifs. Chacune d’elles possède des types structu-
1. Maury-Lechon, dans cette publication « Conséquences taxonomiques de l’étude des caractères des fruits-
germination, embryons et plantules des Diptérocarpacées ».
Source : MNHN, Paris
INTERPRÉTATION PHYI.OGÊNIQUE
143
raux qui caractérisent différents genres ou sections de la famille. Cela prouve bien qu’un même stock
génétique peut conduire aux différents taxons asiatiques, par fixation de l’un ou l’autre des divers
aspects que peut présenter chaque- caractère.
Ce travail repose sur les caractères polliniques et juvéniles, c’est-à-dire sur les deux phases les
plus critiques de la vie du végétal : la pollinisation et la germination. A ces deux moments le deve¬
nir de l’espèce dépend en totalité de la survie, soit d’un petit prothalle isolé dans l’espace : le grain
de pollen, soit d’une petite colonne de tissus méristématiques : l’axe hypocotyle-radicule de la plan-
tule.
Cette survie est fonction des conditions écologiques du milieu (humidité en premier lieu) et
des possibilités adaptatives de la plante (c’est-à-dire de son stock génétique) en cas de changement
du milieu. Pollen et plantule peuvent donc exprimer les potentialités évolutives du végétal.
Les trois espèces qui précèdent se trouvent justement dans des milieux contraignants, soit
par le climat (Shorea lalura ), soit par l’altitude ( Shorea curtisii), soit par le sol instable et partiellement
salé (Vativa wallichii). Les structures traduiraient ainsi les conditions écologiques du milieu qui sont
le plus contraignantes.
D’après les données paléobotaniques, on peut penser qu’en Asie du Sud-Est des conditions
climatiques stables, chaudes et humides, se seraient maintenues depuis le tertiaire jusqu’à nos jours
(Muller, 1964, 1966, 1968, 1975) à l’exception de quelques brèves périodes pendant le quaternaire.
Pendant ces mêmes périodes une dessiccation générale transformait le climat africain.
Les fossiles montrent que des Diptérocarpacées bien différenciées, comprenant déjà la plupart
des genres actuels, existent au milieu du tertiaire. Il n’est donc pas surprenant que les pollens, fruits
et plantules actuels reflètent, par leurs structures, les grandes modifications climatologiques des temps
passés.
En Afrique, en effet, le climat desséchant correspond à des exines épaisses à 4 strates, qui pro¬
tègent bien la partie vivante du grain de pollen. Les sillons seuls permettraient les mouvements de
ce grain ; l’endo-aperture assure la sortie du tube germinatif.
En Asie, au contraire, le climat humide stable correspond à des exines minces, à 2 strates, qui
sont très flexibles sur toute leur surface, et qui permettraient des contractions rapides de l’exine
toute entière, évitant ainsi la déshydratation. Le sillon ne serait plus ici qu’une bande d’exine amincie
se déchirant au cours de la germination.
De la même manière, les fruits africains possèdent les péricarpes les plus hermétiques. Les
fruits des Monotes sont indéhiscents, leurs graines sont protégées par des téguments durs et leur pou¬
voir germinatif se conserve au moins pendant 8 ans (essai au laboratoire). Dans la nature, les graines
africaines de Diptérocarpacées ne germent que lorsque les conditions sont favorables.
En Asie, la germination se produit généralement dans les 8 jours qui suivent la chute du fruit.
Or, les téguments sont extrêmement mous, et le pouvoir germinatif ne dure que quelques jours. Il faut
donc que maturité des graines et période des pluies coïncident.
Les plantules africaines sont petites, leurs cotylédons très verts, et dépourvus de réserves.
Elles se caractérisent par une croissance rapide, avec formation de nombreuses feuilles en peu de temps.
Ceci implique un milieu découvert, très éclairé, assurant une photosynthèse immédiate dès la germi¬
nation. Ces plantules se trouvent en savane ou en forêt claire.
En Asie, les plantules sont grandes, robustes et leurs cotylédons crassulescents remplis de
réserves. Ces plantules poussent sous le couvert forestier, en milieu sombre. Grâce à leur réserves,
elles peuvent attendre, en vie latente, la chute d’un arbre qui, laissant passer la lumière, permettra
le démarrage effectif de la photosynthèse, donc le développement de la tige feuillée.
Les cotylédons asiatiques bilobés, du groupe des Imbriqués, écartent leurs lobes au moment
de la germination, provoquant ainsi l’éclatement et la dislocation du péricarpe puis la chute de ses
fragments. Ces plantules caractérisent surtout les sous-bois très humides.
Au contraire, les cotylédons entiers dépourvus de lobes, du groupe des Valvaires, restent souvent
dans le péricarpe, à l’abri de la déshydratation. Ces plantules peuvent ainsi s’implanter dans les milieux
plus secs et plus ouverts tels que crêtes rocheuses, marécages temporaires, lisières, chablis. Or les genres
les plus typiques du groupe des Valvaires : Stemonoporus, Vateria et Vatica, poussent aux Seychelles,
Source : MNHN, Paris
GÊMA MAURY-LECHON
144
en Inde et à Ceylan, dans la partie asiatique qui a subi un dessèchement relatif au cours du Tertiaire.
Les ressemblances entre Monotoideae et Dipterocarpoideae se situent donc au niveau des espèces
asiatiques qui ont subi des contraintes écologiques comparables (milieux plus ouverts, plus secs).
Étant donné que ces ressemblances de surface correspondent à des structures internes différentes,
il pourrait y avoir eu convergence et non filiation réelle (exposé détaillé des relations entre caractères
et milieu dans Maury-Lechon 1978 : sous-presse, p. 378-383, ainsi que p. 83-84, 105-106, 140-142,
223-234, 327-330).
Toutes ces observations donnent encore à penser que les forêts tropicales asiatiques, par la
constance de leur climat, auraient lentement permis une grande diversification, et la survie de toutes
ces expressions, tandis qu’en Afrique le dessèchement aurait provoqué une évolution rapide et orientée
vers les seules structures qui permettaient la survie en milieu exposé.
RÉFÉRENCES
Heim F., 1892. — Recherches sur les Diptérocarpacées. Thèse : 1-186 et planches.
Hutchinson J., 1959. — The families of flowering plants, 1, Dicotyledons. Oxford Univ. Press.
Hutchinson J., 1969. — Evolution and phylogeny of flowering plants. Academie Press. London and New York,
1-717.
Maury-Lechon G., 1977. — Dans cette publication — Conséquences taxonomiques de l’étude des caractères
des fruits-germination, embryons et plantules des Diptérocarpacées.
Maury-Lechon G., 1978. — (sous presse) — Diptérocarpacées : du fruit à la plantule. Thèse Doct. Etat Sc.
Toulouse, I, 1-432 ; II, 1-344.
Maury G., Muller J. et Lugardon B., 1975. — Notes on the morphology and fine structure of the exine
of some pollen types in Dipterocarpaceae. Rev. Paleobot. Palynol., 19 : 241-289.
Muller J., 1964. — A palynological contribution to the history of the mangrove végétation in Bornéo. Ancient
Pacific Floras. Univ. of Hawai Press, 33-42.
Muller J., 1966. — Montané pollen from the tertiary of N.W. Bornéo. Blumea, 14 (1) : 231-235.
Muller J., 1968. — Palynology of the Pedawan and Plateau Sandstone formations (Cretaceous-Eocene) in
Sarawak, Malaysia. Micropaleontology, 14 (1) : 1-37.
Muller J. & Anderson J. A. R., 1975. — Palynological study of a Holocene peat and a Miocene coal deposit
from N.W. Bornéo. Rev. Paleobot. Palynol, 19 : 291-351.
Symington C. F., 1943. — Forester’s Manual of Dipterocarps. Malay. For. Rec. N° 16 : 1-244, Kuala-Lumpur.
Source : MNHN, Paris
Fia. 1-2. — Grains de pollen tricolporés de Monotes kerslingii Gilg (1 : X 1 000, 2 : X 1 650).
Fie. 3-4. — Grains de pollen tricolpés de Anisoptera scaphula (Rox.) Pierre (3 : X 1 000) et de Dipterocarpus pseudo-
fagineus Foxw (4 : X 1 950).
Source : MNHN, Paris
Val,.ires --Imbriaues
VALVAIRES
péricarpe rigide-^souple
sillons absents-^presents
IMBRIQUES
péricarpe rigide
sillons absents
Fie. 19-20. — Fruits ; 19 : Mondes madagascariensis Humb., a : fruit entier, b-e : fruit sans calice, b : vue apicale
c : vue latérale, d : téguments du péricarpe caverneux dans la moitié externe et compacts dans la moitié interne'
2 loges ovariennes réduites avec des ovules avortés, loge centrale avec ovule bien développé, e : disposition val'
vaire, base du calice dont les ailes sont sectionnées ; 20 a-c : Dryobalanops, a : D. aromatica Gaertn. f., b-c : D oblon
gifolia Dyer, c : sépales valvaires, vue basale du fruit j 20 d-e : Cdylelobium malayanum V. Slooten, vues apicale (dl
et basale (e) du fruit (sépales valvaires) ; 20 f : Vatica maingayi Dyer; 20 g : Valica papuana, sépales réfléchis
lignifiés mais non accrescents ; 20 h : Stemonoporus oblongifolius Thw. sépales réfléchis, non accrescents • 20 ' •
Stemonoporus reticulalus Thw. ; 20 j-k : Shorea smithiana Symington, j : base imbriquée des sépales, k : fruit ailé •
20 1 : Hopea mengarawan Miquel, fruit ailé, sépales imbriqués ; 20 m-n : Hopea minima Symington, fruit aptère'
sépales imbriqués.
Source : MNHN, Paris
©AFRIQUE
<dæ>
croissance
post-germinative
du limbe
cotylédonaire
pas de
croissance
Fig. 21-22. — Germinations ; 21 : Monotes kerstingii, les cotylédons se déploient et doublent de surface ; 22 : Shorea
maxima (Ring) Symington, simple déploiement des limbes cotylédonaires, péricarpe et téguments de la graine
enlevés manuellement sur le premier stade (extrême gauche).
Source : MNHN, Paris
AFRIQUE: ontogenèse
U
LU
<
Ridley, d : S. macrophylla (De Vr.) Ashton, e : Dryobalanops
Fig. 25 à 28. — Épidermes plantulaires ; 25 : Monotes madagascariensis (x 2 000), rebords entourant les stomates;
26 : Marquesia excelsa | X 480) types stomatiques anomocytiques ; 27 : Diplerocarpus exalalus V. Slooten ( x 2 200),
rebords autour du stomate; 28 : D. appendiculatus Schelî. (x 480), types anisocytique (flèche) et anomocytique
(les autres stomates).
Source : MNHN, Paris
VALVAIRES IMBRIQUES
- Sériation des types stomatiques plantulaires (x-480) ; 34 : Shorea lalura Roxburg, type intermédiaire anomo-cyclo-paracy tique, 35 : S. maxima, type paracy-
3f, ; Valica stapfiarui (King), V. Slooten, type cyclocytique ; 37 : Dipterocarpus appendiculatus, type anisocytique(en haut) ; 38 : Marquesia excelsa (X 600), type
mmMH
Fie. 39. — Types de cloisonnements, a : droit ( Shorea glauca, par exemple), b : oblique ( Dipterocarpus costulatus, par
exemple).
AFRIQUE =
-canaux absents
-1 lacune avec. 2-*-4 traces
ou 1-^3
ASIE .
-canaux pre'sents
-1 lacune avec 1-»-2 traces
Fig. 40 à 43. — Structures nodales cotylédonaires ; 40-41 : Monotes kerstingii (x 60), 40 : 2 traces vasculaires (cotylé¬
don du bas) se dédoublent (cotylédons du haut), 41 : dédoublement terminé pour le cotylédon du haut. Le flèches
indiquent le sens des étapes. Les 2 cotylédons d'un même nœud ne se trouvent pas au même stade, celui du haut
est en avance sur celui du bas. Absence de canaux sécréteurs; 42 : Marquesia excelsa (x 60), 2 grandes traces
latérales et une petite au centre, absence de canaux; 43 : Vatica maingayi (x 30), une trace qui se dédouble et
1 canal sécréteur net par cotylédon.
Source : MNHN, Paris
ONTOGENESE = multiplication
1/3 — - — 1/X>3
(ONTOGENESE: multiplication des faisceaux et des canaux)
I
i
S.ÏÏ
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PHYLOGENIC SPECULATIONS
145
PHYLOGENETIC SPECULATIONS ON DIPTEROCARPACEAE
P. S. Ashton *.
Résumé — L’auteur présente une interprétation personnelle des alfinités des Diptérocarpacées, de leur
origine et de leur diversification ultérieure, basée sur la recherche taxonomique contemporaine.
Summary —- A personal interprétation is presented of the affinities of the Dipterocarpaceae, their origin
and subséquent diversification, based on contemporary taxonomie research.
An explanation.
The discovery of a plant of undoubted dipterocarp affinities in the savannas of Guyana (Ma-
quire & al., 1977), and the existence of a distinct subfamily in Africa with one species in Madagascar
where the most closely allied family, Sarcolaenaceae, is endemic, hâve combined with Br ancroft’s
(1933) apparently reliable fossil evidence of Dipterocarpus wood from the tertiary of Mt. Elgon in cast-
ing doubt on Merrill’s (1923) claim that the centre of dipterocarp origin is Sundaland ; this claim
was based on the assumption that the présent centre of genus and species diversity evolved in situ.
I hâve already discussed dipterocarp intra and interfamilial affinities, and postulated evolutionary
trends, elsewhere (Maquire and Ashton, l.c. ; Flora Malesiana in press). This article has nothing
new to contribute but serves to présent a further aspect of the family to the symposium.
The ground rules.
It goes without saying that we hâve no certain knowledge of the pattern of past évolution
within Dipterocarpaceae and their immédiate allies ; these spéculations for — this they must be as they
are unükely to be tested — are based on the following premises :
1. The characteristics which define a group must be regarded as primitive relative to that
group, but derived relative to larger groups to which it belongs.
2. Generalised characters are frequently primitive ; but they may be secondary reversions
and this can be suspected when they do not conform to the first premise.
3. Features which are presently functionless, and which can therefore only be interpreted as
having evolved in response to a condition of the plant which no longer exists, must be regarded as
primitive. This is a fundamental premise of the Durian Theory (Corner, 1949) which, as shall be seen,
finds support from dipterocarp phylogeny.
Intrinsically primitive familial characteristics (table 1, columns 1-3).
1. — Radial symmetry in the fruit calyx. The name of the type genus reflects the asymmetry
that characterises the fruit, a tendency universal among emergent généra in the relativelv windless
* Adresse : cf. Liste des participants.
10
Source : MNHN, Paris
146
P. S. ASHTON
régions of aquatorial Asia, but not found in the savanna généra of other continents where sepais are
accrescent and equal. A reducting in the number of aliforin fruit sepais is usually associated with a
slight twisting of their blades, and functions to effect an oblique transit to the ground. The shuttle-
cock fruit of Monotes and Marquesia (but also Dryobalanops where the heavy seed prevents it from
functioning efîectively) are better adapted to dispersai by the trade winds that sweep the savanna
at the end of the dry season. Aliform sepais hâve the disadvantage of increasing the likelihood of
getting tangled when a dense canopy exists below the crown, and many understorey species in ever-
green forests lack them. Short syrametrical sepais are universal in Vateriopsis, Vateria and Stemo-
noporus, the most frequent form in Vatica, and occur also in Cotylelobium lewisianum (Triin.) Ashton
of Sri Lanka. The (unequal) aliform sepaled species of Cotylelobium and Vatica are almost without
exception species of open canopied evergreen forests, especially of seasonal climates, heath forests,
high ridges and river banks, whereas the equal-sepaled species of Vatica occur in the full range of
habitats occupied by the genus. It seems probable that the equal-sepaled condition is primitive in
these généra, in Monotes and Marquesia, apparently in Pakaraimaea in which only young fruit are
known, and presumably in Dryobalanops and Parashorea. In Dipterocarpus and the other généra
in 4 Brandis’ Tribe Shoreae, by contrast, a few short-sepaled species, usually either riparian and with
water dispersed fruit (e.g. D. apterus Foxw., S. seminis (de Vr.) Sloot.) or small trees of the main canopy
or understorey of evergreen forest, occur in most sections and généra ; here it is the aliform sepaled
species which occupy the full range of habitats. Here the wingless fruit is not correlated with other,
independent characters as has been discussed in my previous paper, and is clearly derived. Neoba-
lanocarpus stands out as a single striking exception.
2. — The pericarp is longitudinally 3-grooved or angled, marking a suture line where the
wall is thinner and less fibrous, in Pakaraimaea, Vateriopsis, Vateria, Stemonoporus, C. lewisianum.
Most wingless Vatica and Upuna, though lacking anatomically distinct Unes the fruit of Marquesia,
Dryobalanops, Neobalanocarpus and most Hopea also split into three symmetrical valves at germi¬
nation. Germination has not been observed in Pakaraimaea ; in Marquesia (Maury-Lechon, 1978)
and Stemonoporus reliculatus Thw. (pers. obs.) the valve apices dehiscc and recurve independently,
but in other dipterocarps they are passively pushed apart by the expanding embryo. It may be
inferred then that the fruit was primitively déhiscent, and that the indéhiscent cryptocotylar condition
of Dipterocarpus, Shorea sect. Doona, S. robusta Roxb. ex Gaertn. and S. roxburghii D. Don is derived.
It is noteworthy that ail Asian Dry Deciduous (fire climax) forest species studied hâve been found to
be cryptocotylar, regardless of their aflinities.
3. — It is interesting to recall therefore that a fibrous heavily vascularised arillike structure
occurs in Marquesia, Vateriopsis, Vateria, Stemonoporus, Upuna and Dryobalanops, while Pakaraimaea
has an unusually heavily vascularised placenta. The same names recur once again and, though
this structure still awaits detailed study it provides évidence through the durian theory which adds
further to a consistent trend.
4. Dipterocarp stamens are centrifugal ; it is therefore not surprising that most of the taxa
possessing putative primitive characteristics also possess many stamens (Corner, 1946). Those with
more than 15 stamens are Pakaraimaea, Marquesia, Monotes, and among Dipterocarpoideae Vateriop-,
sis, Vateria, Upuna, Dryobalanops, some Anisoptera, most Dipterocarpus, Shorea sect. Shoreae, Ovales,
most Rubellae, many Anthoshoreae, one each in sects. Richetioides and Brachyplerac, and a very few
Hopea. With the exception of Upuna and the three single species in Shorea sects. Ovales, Riche¬
tioides and Brachypterae these taxa ail extend into, or prevail in, the seasonal tropics. It is likely
that the character is of adaptive significance in pollination biology.
Two anther shapes occur in Dipterocarpaceae. One is elongate, frequently with bright yellow
pollen and frequently with the cells extended into terminal awns (i.e. in Vateria, Vateriopsis, Shorea
sect. Penlacmes and to a lesser extent sect. Doonae and Neobalanocarpus). Such elongate yellow
anthers are also characteristic of Stemonoporus, Cotylelobium, Dipterocarpus, Dryobalanops, Para¬
shorea, Shorea sect. Rubellae, and S. polyandra which is the single polystaminate member of sect.
Richetioides. Dipterocarpus flowers are visited by Apis (T. Smitinand, pers. comm.), Stemonoporus
(pers. obs.) and Neobalanocarpus (Chan H. T. pers. comm.) by Trigona bees. In ail other taxa the
Source : MNHN, Paris
PHYLOGENIC SPECULATIONS
147
anthers are small, the cells globose or broadly ellipsoid and cream coioured ; thrips hâve been observed
as pollinators of some Hopea (pers. obs.) and Shorea (Chan H. T.) ainong this group the largest and
most elongate are in Anisoptera, Hopea plagata Vidal, Shorea sect. Shoreae Anthoshoreae, and Ovales,
which thus may be regarded as an intermediate condition. Here again there is a broad correspondance
of the elongate form with the apparently more primitive taxa, but it is probable that this character
is polyphyletic in origin, and it is noteworthy that the American and African subfamilies hâve anthers
of the second type.
ChaRACTEBS DEDUCED TO BE PRIMITIVE OWING TO THEIR PRESENCE IN RELATED FAMILIES.
I hâve earlier supported the view that Dipterocarpaceae belong with Malvales, within which
they most resemble Tiliaceae ; also, that Sarcolaenaceae are nevertheless the family with which they
hâve closest aflinity, and they must be included in Malvales too. The distinctively Malvalian charac-
teristics found in dipterocarps include the complex indumentum, floral vascular supply, the connec-
tival appendages, seed coat (Corner, 1966) and geniculate petiole with complex vascular anatomy
and dark staining cells and mucilage cells in the cortex. If this aflinity is accepted certain distinctive
familial traits must be regarded as derived :
1. The resin canals, which are often wrongly accepted as a family characteristic but are confined
to the Asian subfamily.
2. The imbricate calyx, which is developed to varying degrees. It appears to hâve two inde-
pendent significances : as a necessary corollary to the expansion of the fruit sepals into wings, and as
protection to the gynoecium. Both tendencies are particularly well developed in the emergent généra
(Hopea being an exception). The former is selected for late in development during fruit formation,
the latter early. The sepals of tribe Dipterocarpeae are apparently always valvate at their point
of insertion, the imbrication occurring through latéral expansion of the sepal lobe, whereas in tribe
Shoreae the calyx cup is folded at its margin below the sepal bases and the overlapping rows of vascular
bundles can be seen in transverse section. In the two emergent généra of tribe Dipterocarpeae that
extend into the seasonal tropics, where they flower and set fruit during the dry season, the gynoecium
is contained within an expanded calyx cup ( Dipterocarpus) or imbedded within the réceptacle (Ani¬
soptera). Among Shoreae the sepals of Parashorea are ail aliform, though unequal, and become valvate
as they expand ; in Dryobalanops they also become valvate in fruit but the developing nut is here
frequently sunken within a prominent calyx cup ; in the remaining three généra the incrassate, tuber-
culate and prominently persistently imbricata sepal bases almost completcly conceal the developing
nut except in Shorea sec. Doonae and many Hopea.
3. Viewed together, there is considérable consistency in the trend from primitive to derived
taxa summarised in table 1. A further character sharing the same trend, whose sinificance is not
understood, are the distinctive looped and anastamosing veins endings first recognised by Syming-
ton (1943) as a diagnostic generic character in Cotylelobium and Anisoptera ; they are found in other
apparently primitive généra too, including Pakaraimaea and Vateriopsis, with varying constancv.
In my opinion the facts presented can only indicate an evolutionary trend within the family.
More detailed interrelationships can be interpreted in varying ways, with one exception : It seems
probable (fig. 1 of my first paper) that the type sections of Shorea and Hopea are closest to the stock
from which Neobalanocarpus, ail the Hopeas, Shorea sect. Neohopeae and possibly sect. Penlacines
hâve originated, while the red merantis hâve culminated in the distinctive sects. Pachycarpae, Muli-
cae, and Ovales each derived separately through sect. Brachyplerae from stock shared by sect. Antho¬
shoreae. The latter retains certain primitive traits and at the same time links them with sect. Doonae
and, more distantly, the généra Parashorea and Dryobalanops.
These views broadly agréé with those of Gottwald and Parameswaran (1966) who recognised
that Monotoideae are a réservoir of primitive characteristics, while the généra that appear most primi¬
tive in Dipterocarpoideae are confined to tribe Dipterocarpeae and occur, or are endemic to, South India,
10 *
Source : MNHN, Paris
and primitive traits among V-LpteAOCJVipaceAe.
I
:epted as modified sepals,
PHYLOGENIC SPECULATIONS
149
Sri Lanka, or the Seychelles where the remarkable Vateriopsis seychellarum (Dyer) Heim, with its
huge wingless fruit, must certainly hâve existed since continental times. Pakaraimaea complétés
the picture for, with its probably déhiscent 4-5-celled ovary each cell of which contains up to 4 ovules,
and its generalised pollen grain which even lacks tilioid features, it combines the most generalised
array of characters in the family.
REFERENCES
Corner E. J. H., 1946. — Centrifugal stamens. J. Arn. Arb., 27, 423.
Corner E. J. H., 1949. — The durian theory or the origin of the modem tree. Ann. Bot., 13, 367.
Corner E. J. H., 1976. — The seeds of the Angiosperms. 2 vols. Cambridge.
Gottwald H. and Parameswaran N., 1966. — Das sekundare Xylem der Familie Dipterocarpaceae. Bot.
Jhrb., 85, 410.
Maguire B., Ashton P. S., Zeeuw. C. de, Gainnasi D. E. & Niklas K. J., 1977. — Pakaraimoideae, Diptero¬
carpaceae of the Western Hemisphere. Taxon, 26, 4, 341.
Merrill E. D., 1923. — Distribution of the Dipterocarpaceae. Philip. J. Sc., 23, 1.
Maury G., Muller J. & Lugardon B., 1975. — Notes on the morphoiogy and fine structure of some pollen
types in Dipterocarpaceae. Rev. Palaeobot. <$• Palynol., 19, 241.
Maury-Lechon G., 1978 sous presse. — Diptérocarpacées : du fruit à la plantule. Thèse Doc. État Sc. Nat.
Toulouse, vol. IA : 1-234, vol. IB : 235-432, vol. II (figures-diagrammes, tableaux) : 1-344.
Note de l’éditeur G. Maury-Lechon
Il est gênant de n’avoir pas les références se rapportant aux travaux originaux sur les caractères
utilisés dans cet article car, s’ils sont tirés des ouvrages de Maury et col. (1) et de Maury (2), l’inter¬
prétation qui en est donnée ici diffère fortement de celle des auteurs d’origine, et certains des caractères
cités n’ont jamais été observés par ces auteurs-là.
1. 1975, Rev. Palaeobot. et Palynol., 19, 241, pour les pollens.
2. Thèse de doctorat d’état Diptérocarpacées : du fruit à la plantule, remise en lecture à P.S. Ashton en
1975, 76 et 77.
Source : MNHN, Paris
150
JEAN CLAUDE KO EN IG U ER
REMARQUE SUR LES FOSSILES EURAFRICAINS
DE DIPTEROCARPACEAE *
Jean-Claude Koeniguer **.
Les travaux de synthèse consacrés aux bois et aux empreintes fossiles des Diptérocarpacées
(Éd. Bourcau et M. L. Tardieu-Blot, 1955, Éd. Boureau, 1957, R. N. Lakhanpal, 1974) ont montré
que bien des fossiles eurafricains sont d’une identification discutable ; les seuls qui paraissent être
des Diptérocarpacées seraient : quelques empreintes de fleurs dans l’Éocène supérieur et le Néogène
de l’Allemagne et de l’Europe centrale, et les bois du Néogène de l’Afrique orientale (Mont Elgon au
Kenya, H. Bancroft, 1943 ; Scec Guré en Somalie, A. Chiarugi, 1933 : Debré-Libanos dans le Shoa
en Ethiopie du Nord, J. Beauchamp et al., 1973).
Si les Diptérocarpacées actuelles sont des végétaux de milieux plutôt humides, on peut se
demander s’il en a toujours été ainsi. Les nombreux bois fossiles de Diptérocarpacées (connus dès le
Tertiaire moyen) sont souvent silicifiés, or il semblerait que certaines silicifications de bois, certes
souvent bien postérieures à l’époque où vivaient ces arbres, correspondent à des types climatiques
où alternaient des saisons, ou des périodes, humides et sèches. Ces végétaux vivaient donc sans doute
sous des climats relativement humides, mais, au moins pour un certain nombre d’entre eux, peut-être
aussi sous des climats qui devaient périodiquement évoluer vers des régimes sub-tropicaux à saisons
sèches marquées. En Afrique orientale (Éthiopie) par exemple, depuis 4 millions d’années, les régimes
climatiques ont été dans leur ensemble relativement peu humides ; or, il semblerait que certaines
périodes du Néogène de cette région, riches en bois fossiles, aient présenté des caractères climatiques
analogues.
* Communication non présentée.
** Adresse : cf. Liste des participants.
Source : MNHN, Paris
FOSSIL DIPTEROCARPACEAE
151
FOSSIL DIPTEROCARPACEAE *
N. Awasthi **.
Considering its size and présent distribution, the family Dipterocarpaceae perhaps occupies
the first place among ail the tropical angiosperms known to hâve existed in the geological past. The
paper gives a critical rcview of the fossil dipterocarps described so far from East Africa, India, Burma
and South-East Asia. Excepting a few leaf-impressions and other doubtful remains, the fossil Dipte¬
rocarpaceae is chiefly consisted of a large number of petrified woods. About 85 species hâve been
recognised, including some being reportcd in the présent paper for the first time, belonging to 6 fossil
généra, viz., Anisopleroxylon, Dipterocarpoxylon, Dryobalanoxylon, Hopenium, Shoreoxylon and Vati-
coxylon. The alïinities of most of these woods, especially those of India, hâve been discussed with
the modem ones.
Because of the occurrence of nearly two-thirds of the modem dipterocarp species as well as
abundance of their fossils in the Western Malayasian région, it is believed that the Dipterocarpaceae
originated in this région during early Tertiary times. From Western Malayasia it spread eastwards
to Philippines and New Guinea and Northwards to India through Burma. Before extending into
Africa the family rapidly spread ail over India and attained maximum distribution during Miocene-
Pliocene times. This view is supported bv the occurrence of more fossil dipterocarps in the Indian
Neogene beds.
* Résumé de communication non présentée fauteur absent).
** Birbal Sahni Institute of Paleobotany, Lucknow 226007, UP India.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DISCUSSIONS
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN,
DISCUSSIONS
155
RELATIONSHIPS OF THE FAMILY DIPTEROCARPACEAE
H. Parameswaran.
In a discussion of the relationships of lhe Family Diplerocarpaceae several famiiies hâve been
said to possess affinities to this singular family : Aclinidiaceae, Ancistrocladaceae. Bixaceae. Caryoca-
raceae, Cistaceae, Cochlospermaceae, Dilleniaceae , Flacourliaceae, Gutliferae, Hypericaceae, Marcgra-
viaceae, Ochnaceae, Quiinaceae, Sarcolaenaceae, Saurauiaceae, Sphaerosepalaceae. Strasburgeriaceae,
Theaceae.
The subfamily Dipterocarpoideae shows very little aflinities to these famiiies from the point of
view of anatomy. A partial parallelism is présent in the Gutliferae and Can/ocaraceae on thp basis
of tyloses, vestured pits and fibre tracheids. The presence of resin canals in Gutliferae. inentioned
as a criterion of relationship, is of little value, since they are mostly horizontal and not vertical :
such resin canals are in addition présent equally in Anacardiaceae, Apocynaceae and Euphorbiaceae.
Phytochemical studies would also seem not to support such a relationship to Gutliferae.
Vestal (1937) considered on the basis of morphological characters as well as on the seeondary
xylem that the Ochnaceae are allied to the Dipterocarpaceae. The parenchyma and vestured pits
mentioned by Vestal are not suflicient to warrant a close relationship, inasmuch as the parenchyma
distribution is a very inconsistent feature and the vestured pits alone would not be useful for this
purpose.
An alliance to Medusandraceae on the basis of vertical resin canals and petiole anatomy is
indicated but of little value when features of vessels and rays are taken into considération. Palyno-
logical, embryological and caryological studies on the different members of Dipterocarpoideae are
rather insufficient to use them for a wide comparison with other famiiies.
The subfamily Monotoideae possess in their ray type, vessel members and fibre pits as well as
in the Si0 2 -particles a distinct relationship to the African members of Guttiferales, Ochnales and
Pariétales as well as to the Ancistrocladaceae now placed in the Violâtes. Although the Tiliaceae
relationship of this subfamily has been discussed verv often (Bancroft, Gilg) from the point of view
of anatomy there is little to support such an affinity.
The new subfamily Pakaraimaeae from South America is said to possess affinities to Tiliaceae
and Sarcolaenaceae. Further studies must he forthcoming to clarifv their relationship lo the two
other subfamilies of Dipterocarpaceae as well as to the other famiiies.
Source : MNHN, Paris
156
DISCUSSIONS
SUMMARY OF FOSSIL DIPTEROCARPACEAE
J. Muller
In the absence of Dr. Awasthi and Professor Boureau, the chairman attempts to summarize
the fossil evidence on the evolutionary development of Dipterocarpaceae. This consists of wood,
leaves, fruits and pollen, fossil wood being the most important as shown by the magnificent monograph
of Schweitzer. Here two cases are of critical importance. The first is the fossil wood described by
Stopes as Woburnia porosa, allegedly from the Aptian of England and referred by her to Dipteroear-
paceae. This record is not accepted anv more, since the origin of the sample is uncertain.
The second is the East African record by Bancroft and this is in need of critical reassesment
in order to détermine the affinity within the family. The leaf record is already far less abundant.
Of spécial interest here is a record by Wolfe from the Eocene of Alaska but this again should be criti-
callv evaluated, since the presence of Dipterocarpaceae at such a high latitude is difïicult. to accept.
Fossil fruit and pollen records are scarce. In Bornéo pollen of the Dipterocarpus type is found
from the oligocène onwards.
As regards origin of the family two rival théories exist. The first is by Lakhanpal who proposed
that its origin was in SE. Asia, the second, by Aubréville and Ashton who think a Gondwana land
origin and a secondary centre of spéciation in SE. Asia more likely. The discovery of Pakaraimaea
in the Gondwana territory of South America testifies to the great âge of the family and appears to
support the second hypothesis.
Dr. Parameswaran further commented on the fossil wood record.
The place of Dipterocarpaceae in the Angiosperm svstem was discussed next.
Dr. Sastre eloquently advanced the thesis of ochnaceous affinities, the genus Lophira bridg-
ing the gap between the two families.
Dr. Halle remarked that, although there are similarities, the architecture is different.
Dr. Maury pointed out that the wings of the fruits of Lophira are different from Dipterocar¬
paceae.
Dr. Ashton mentioned that there are large différences in leaf structure also.
Inflorescence structure was further discussed by Drs. Hallé, Ashton and Leroy.
Source : MNHN, Paris
DISCUSSIONS
157
MORPHOLOGICAL PROBLEMS AND ECOLOGICAL ASPECTS
This session provided an opportunity for participants to identify certain areas of dipterocarp
biology that deserve future attention and also to inform the meeting of ecological or ecologically related
projects already accomplished or in active progress.
Some of the suggestions for future research and collaboration will be included in the final dis¬
cussion to be reported by Dr. P. S. Ashton and will therefore not be repeated here.
As it was not possible, while chairing the discussion, to take complété notes of ail the vicws
expressed, sincere apologies are offered for anv omissions that mav be présent in this report.
MORPHOLOGICAL PROBLEMS IN D1PTEROCARPS.
Future projects to include :
1) 1 he developmental morphology of hooprings, which are especially conspicuous in Valica and Shorea
(sect. Pachycarpae). (Dr. Kostermans) :
2) The distribution, nature and biological significance of domatia in the Dipterocarpaceae. (Dr. Ja¬
cobs) ;
3) The morphogenesis of dipterocarp gails and their variation between as well as within taxa. Atten¬
tion was also drawn to M me Ming Anthony’s work on this subject.
4) The study of floral morphogenesis in different généra. (Dr. Halle).
Some Ecological Aspects.
1) Mast flowering. To ascertain more preciselv the factors that trigger mass flowering in
dipterocarps.
Dr. Whitmore drew attention to the observations of Burgess & Medway in Malava which
implicated a prolonged dry spell as a stimulus to mass flowering.
It is necessary to examine more closely what aspect of the dry period is involved in induction,
hence more information is required of micro-climatic conditions of the forest in which the plants grow.
The importance of setting up a meteorological station within the forest has been stressed by several
participants.
Dr. Jong stressed the need in phenological studies to distinguish between floral initiation and
flower opening, for the triggering stimuli mav be of a different nature or intensity in the two processes.
Janzen’s hypothesis that gregarious fruiting may he an indirect conséquence of the poor nutrient
status of the soil and the presence of toxic secondarv compounds in the végétation in areas of low
productivity is worth testing. (Dr. Jacobs).
2) Dr. Smitinand made a plea for the continuation of work on pollination biology initiated
by the University of Aberdeen/University of Malava team in S.E. Asia.
Source : MNHN, Paris
158
DISCUSSIONS
3) Dr. Ashton sunimarised briefly ecological work he and his colleagues are currently under-
laking :
a) The study of speeies distribution in relation lo habitat.
b) The study of patterns of variation in forest structure using quantitative methods.
r.) The extraction of useful information from raw ecological data which has accumulated from his
work in Brunei and elsewhere in S.E. Asia, including Sarawak, Malaysia and Sri Lanka. (Inter-
ested colleagues are also welcome to make use of this data).
Exarnples of information that can be extracted include :
ii an analysis of relationship between groups of soil factors and the ecological distri¬
bution of dipterocarps :
iii rate of growth and mortality of individual speeies of dipterocarp.
d) Collaborative projects : dipterocarps are included in several of the 6 research proposais under a
5-vear joint Universitv of Aberdeen/Universitv of Malaya research programme.
This programme initiated in 1973, set out to investigate evolutionary processes in rain forest
trees through a study of the population structure, pollination biology (including biology of the vectors)
cvtology and embryology of selected speeies. Field observations and experiments were centred mainlv
at the Pasoh Forest Reserve, Negri Sembilan. near Kuala Lumpur. Brief reference was made to :
1) Mr. Chan Hung Tuck’s work on reproductive biology including studies on incompatibilitv
relationships between : certain speeies of Shorea
2) to Ms. Awtar Kaur’s cyto-embryological studies (see Jong & Kaur this Symposium) :
3) to Or. Gan Yik Yuen’s (now lecturer at the Universiti Pertanian, Malaysia) investigation
on population genetics and chemotaxonomy with spécial reference to Shorea leprosula and related
speeies, and S. ovalis :
4) to Mr. Appanah’s studies of pollinating agents, including thrips and Trigona.
e) Dr. Ashton stressed the urgent need to establish criteria for deciding the minimum area for the
long terni in situ conservation of représentative samples of lowland rain forest and emphasised
the significance of scientific studies in providing some of the guidelines.
f) For the future we need to learn how to :
propagate dipterocarps vegetatively and to develop methods for collecting live material
from the forest and transporting them back in a condition suitable for establishment in cultiva¬
tion ;
induce them to flower artificiallv.
Dr. Meijer emphasised the interrelationship between science, technology and conservation.
Other Suggestions include : autecological studies of taxonomically interesting and economically
important speeies : a continuation of cyto-embryological surveys, with spécial attention to taxono¬
mically problematical taxa ; compilation of a list of desired speeies for critical study.
Source : MNHN, Paris
DISCUSSIONS
159
FINAL DISCUSSION
P. S. Ashton.
To préparé for the future, the participants rounded the discussions off by attempting to identifv
those dipterocarp taxa, and those aspects of dipterocarp biology, which merit prioritv for future
research. Attention was then given to the development of practical means whereby collaboration
might be put to mutual advantage. Brief instructions on methods of collecting material in the field
were presented by the various specialists. The desirability and date of a second meeting were discussed,
and the meeting concluded with a statement of intent which received the acclaim of participants.
Critical taxa.
Pakaraimaea : No knowledge at présent of fruit, embryologv, breeding system. bark or archi¬
tecture.
Monotoideae : Cytology, bark and architecture in particular require study.
Dipterocarpoideae : There was general support for Dr. Meijer’s plan for further detailed studies
in Diplerocarpus which, it is understood, he is furthering in collaboration with Indonesian colleagues.
Dr. Smitinand made a plea for a more intensive study of Parashorea, M me Maury of Vatica..
Dr. Kostermans underlined the importance of further studies of the threatened but particularly
interesting endemic dipterocarp flora of Sri Lanka.
Dr. Ashton stressed that new information can only be of value in elucidating generic and
infrageneric classification when a majority of species can be investigated, and most particularly those
already known from other evidence to be of spécial taxonomie interest ; he compiled a list of the latter
for the large généra Hopea and Shorea :
Shorea acuminata
S. flammichii
S. myrionerva
albida
flaviflora
negrosensis
assamica
geniculata
pachyphylla
balangeran
hemsleyana
polyandra
bentongensis
henryana
pubistyla
bullata
hypochra
quadrinervis
collina
inaequilateris
robusta
contorta
isoptera
rubéfia
coriacea
lamellata
selanica
dealbata
macrantha
singkawan
elliptica
monticola
stipularis
farinosa
montigena
symingtonii
venulosa
Hopea aequalis
H. longirostra
H. scabra
billitonensis
nervosa
subalata
centipeda
novoguineensis
sublanceolala
Source : MNHN, Paris
DISCUSSIONS
160
cernua
coriacea
fluvialis
nutans
ondiformis
pachycarpa
papuana
treubii
ultima
wayttsmithii
glaucescens
kerangasensis
plagata
Dr. Meijer emphasised the need for collection and comparative study of related families.
Critical aspects among Dipterocarpoideae.
Dr. Hallé emphasised that the study of dipterocarp architecture is in its infancy, and that
it is not fully understood in any single species. Saplings, and trees at first flowering, require parti-
cular study.
Dr. Jong requested collection of cytological material from ail those species not yet studied,
and emphasised the inadéquate number of samples and provenances from those that hâve. He pointed
out that there is a relative dearth of cytological information from tribe Dipterocarpaee in general ; in
tribe Shoreae Shorea sect. Pentacmes is of particular interest.
Besides Valica, M me . Maury requested live seed in particular from Upuna and Shorea sect.
Anthoshoreae, for embryological study.
Dr. Whitmore adviscd that barks of Shorea ovalis and S. smithiana appeared to be distinctive,
but both required further study. The bark of Shorea sects. Isopterae and Rubellae hâve yet to be
examined (S. albida excepted).
There appears to be promise of further taxonomie information from scanning électron micro-
scopy, especially in the study of pollen. On the other hand gross pollen morphology and resin chemis-
try do not at présent appear to merit further dctailed study.
Future collaboration : Collection of material.
The most immédiate source of benefit will arise through acceptante of an obligation, by ail
collectors in the field, to fulfil the needs of ali collaborators within the constraints imposed by their
own working conditions and schedules. To facilitate this the foliowing methods of collection are
advocated :
1. — Herbarium vouchers. Whatever the nature of the material collected, it must always
be accompanied by as complété a herbarium voucher specimen as the tree allows at the time ; at least
une duplicate should be deposited in a major herbarium. The leafy twig, with flowers or fruit
wlien available, should be as large as can be confined to a herbarium sheet ; a collecting number should
be given, which should be common to both voucher and other material collected. The height, girth
and degree of maturity (when assessable) should be noted, as should the locality and a full description
of the habitat. The position from which the material being collected for research has been taken
from the tree should also be precisely recorded. Where seed or seedlings are being collected, an attempt
should be made to identify the parent, which should be collected as well (not as an alternative) ; in the
absence of a tree climber leaves may be shot down, or collected from the forest floor : the latter is
unreliable unless the collector is experienced.
2. — Live material. Dipterocarps are notoriously difficult to transport alive. Studies of
live plants are best done in the tropics, but if seeds are to be collected for growing outside their country
of origin, it is strongly recommended that they be germinated in situ before packing. The roots
should be disturbed as little as possible. Seeds or seedlings should be packed in slightly moist sphag-
num or cotton wool (waterlogging is fatal) among which charcoal should be added. They should
Source : MNHN, Paris
DISCUSSIONS
161
then be placed in sealed plastic bags within cxpanded polystyrène boxes. These should ideally be
labelled (as for eut Orchid flowers), with instructions that they should be kept in the pressurised cabin
of the aircraft though this is not essential if the box is well insulated.
Speed is essential. Phytosanitary certificates should be obtained, and prepared as far as pos¬
sible before the material is collected ; the parcel should be transmitted soon after collection by air
freight, or as hand luggage when the opportunity exists. If by the former, the flight number and
date of arrivai at a customs point should be discovered, and this information, with the waybill number,
should be telegrammed to the récipient who should then begin enquiries immediately.
The seeds or seedlings should be planted in plastic pots in a mixture of equal parts horticultural
peat, sand and seedling compost. Plants may grow large if the pots are placed in a bed of moist peat
into which the roots can penetrate ; for mitosis studies roots develop particularly well in a peaty soil.
It is vital to simulate the humidity as well as température, and as far as possible light régime
of the rain forest floor in a canopy gap, in the greenhouse.
3. — Embryological material. Live germinable seeds are desired.
4. — Cytological material. Live germinable seeds are desired, but also fixed material of
flowers and roots. For recommended methods contact K. Jong and A. Kaur.
5. — Bark. (See Whitmore, T. C. New Phytol. 61, 1962 : 207). It is essential to :
— measure the girth of the tree (see 1 above) ;
— describe the degree of exposure of the butt ;
— make a précisé and detailed description of the overall features of the bark surface and slash ;
— take two photographs, one at a distance and one close up, to show the surface manifesta¬
tion ;
— the samples must be taken between or above the buttresses ;
— for the study of bark morphology and gross anatomy samples should be c. 20 X 20 cm ;
for microscopie anatomy they should be at least 4x4 cm surface dimensions and preferably collected
from a mature tree (Parameswaran).
— Architecture. (See Hallé F. and Oldemans R. A. A. An essay on the architecture
and dynamics of growth of Tropical Trees. tr. B. C. Stone. Univ. Malava Press, 1975).
Search out saplings and trees at first flowering (see above) :
— make freehand drawings ;
— photographs;
— note phyllotaxis, mode of branching (paying particular attention to the mode of extension
of apical and latéral shoots), and position of inflorescences.
7. —- Pollen. Generous quantities of mature air-dry flower buds are desired.
8. — Chemistry. No spécifie instructions can be given. The method will varv with the
chemistry to be studied, and advice must be sought from the specialist.
Other means for enhancing future collaboration should include :
1. — A résolve to maintain free exchange of current information, espeeially with résident
scientists in the tropics.
2. — The formation of a working group, with a coordinator, along the lines of thaï alreadv
existing for Leguminosae : this would be responsible for :
Source : MNHN, Paris
162
DISCUSSIONS
— compilation of a list of ail workers, with addresses. active or interested in ail aspects of
dipterocarp research ;
— compilation and circulation of a periodic newssheet ;
— receipt and distribution of reprints of ail publications ;
— distribution of views regarding planned expéditions ; receipt of spécifie requests from spe-
cialists for transmission to expédition leaders before departure.
Drs. Jacobs and Muller agreed to act as coordinators on an intérim basis.
Sponsorship of collaboration.
After a general discussion of the problems of sponsoring a new initiative in dipterocarp training
and research in the Far East, Dr. Chew Wee-Lek, representing the International Union for the Conser¬
vation of Nature, made the following points :
I.U.C.N.’s principal concern is with the conservation of endangered species and ecosystems ;
with this in mind, I.U.C.N.’s contribution to a project would probably hâve to be considered as pri-
marily catalytic, and therefore concentrated on the initial 1-2 years ; it would wish, in particular, to
encourage ;
— identification of régions of high endemism or other spécial interest ;
— the collection of seed from a range of habitats and régions of selected species fox ex situ
conservation in orchards.
It is expected that the United Nations Environment Programme will finance consultaneies
for dipterocarp researchers résident in the Far East (plus a small number from elsewhere) for the
production of an integrated plan for future action. Dr. Ashton has been asked to be coordinator.
Future
MEETINGS.
There was general agreement that the round table should be regarded as the first of a sériés if
real progress is to be achieved. Dr. Meijer suggested that ecology and scientific aspects of conserva¬
tion of dipterocarps might form the theme of the next meeting ; further suggestions would be wel-
comed by the coordinatiors.
A time and venue for the next meeting is yet to be decided, but a likely one might be before
or after the 5th International Symposium on Tropical Ecology, which is at Kuala Lumpur between
12-17 March 1979. The Symposium theme will be Ecology and Development.
A STATEMENT OF INTENT.
We, the participants of the First Round Table Conférence on Dipterocarpaceae, held at Paris
on 14-18 June 1977, through our fellow-botanists in Sri Lanka, India, Thailand, Malaya, Sarawak
Sa bah, Brunei, Indonesia and the Philippines, request the governments of these countries to respect
the marvellous diversity and the great économie potential of the family of lowland tropical rain forest
trees called Dipterocarpaceae. On the light of our 3 days scientific deliberations we consider this
family of vital significance for the long-term future of forestry in the countries mentioned. Alarmed
by the great threat to this plant family by logging, we urge the governments of these countries to heed
the pleas of conservationists to protect the forests in which Dipterocarpaceae dominate, so that no
species of this family shall be extinct. We also ask to promote scientific research on the lowland
tropical rain forests in general, and the Dipterocarpaceae in particular, so that more knowledge about
these trees shall become available for a variety of purposes.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
IMPRIMERIE NATIONALE
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
** f
PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM
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Alexanor. Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, 45, rue de Bufïon, 75005 Paris.
Annales de Paléontologie (Vertébrés et Invertébrés). Laboratoire de Paléontologie, 8, rue de. Bufïon, 75005 Paris.
Annales de la Société Entomologique de France. Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée.
Annuaire des Arachnologisles mondiaux. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), 61, rue de Bufïon, 75005 Paris.
Annuaire des Myriapodologistes mondiaux. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes).
Bulletin du Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d'Oiseaux. C.R.B.P.O., 55, rue de Bufïon,
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Bulletin d’Êcologie. Laboratoire d’Écologie générale, 4, avenue du Petit Château, 91800 Brunoy.
Bulletin de Liaison des Musées d’IIisloire naturelle. Inspection générale des Musées d’Histoire naturelle de
Province, Service national de Muséologie, 57, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05.
Bulletin de la Société Entomologique de France. Laboratoire d’Eutomologie générale et appliquée.
Bulletin de la Société d’Ethnozoologie et d'Ethnobotanique. Laboratoire d’Ethnobotanique et d’Ethnozoologie,
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Cahiers des Naturalistes. Laboratoire de Zoologie (Vers), 43, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05.
Cahiers de Paléontologie. Laboratoire de Paléontologie.
Cybium. Laboratoire d’ichtyologie générale et appliquée, 43, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05.
Entomologiste (L’J. Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée.
Faune de l’Europe et du Bassin méditerranéen. Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée.
Faune de Madagascar. Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée.
Flore du Cambodge , du Laos et du Viêt-Nam. Laboratoire de Phanérogamie.
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Revue française , d’Entomologie. Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée.
Revue internationale Acarologia. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes).
Revue de Mycologie. Laboratoire de Cryptogamie.