MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME II
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO, II (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, rue Cuvier (V e )
Avril 1935
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commen¬
cées en 1802 comme Annales du Muséum national d’Histoire
naturelle). (Un vol. par an, 200 fr.).
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (com¬
mencé en 1895). (Un vol. par an, 5 o lr.).
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle
série. (Sans périodicité fixe; abonnement pour un volume :
i 5 o fr.).
Index Seminum in Ilortis Musaei parisiensis collectorum.
(Laboratoire de culture; paraît depuis 1822; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire
de Phanérogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume,
4o fr.).
Revue française d'Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel,
laboratoire d’Entomologie ; paraît depuis 19^4 ; abonnement
annuel France, 5 o fr.. Etranger, 60 fr.).
Revue de Botanique appliquée et d'Agriculture coloniale.
(Directeur : M. A. Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale;
paraît depuis 1921 ; abonnement pour la France, 100 fr.).
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami,
laboratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1924; abonnement
France, 5 ofr., Etranger, 100 fr.).
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge,
laboratoire de Cryptogamie; paraît depuis 1874; abonnement
France, 00 fr., Étranger, 100 fr.).
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie
exotique). (Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malen-
çon, laboratoire de Cryptogamie; paraît depuis 1928 ; abonne¬
ment France, 80 fr., Etranger, 100 fr.).
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national
d’Histoire naturelle a Dinar d. (Directeur M. A. Gruvel, labo¬
ratoire maritime de Dinard ; suite du même Bulletin à Saint-
Servan ; paraît depuis 1928; prix variable par fascicule).
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadéro. (Directeur
M. P. Rivet, Musée du Trocadéro; paraît depuis 1981 ; prix
du numéro : 5 fr.).
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale.
(Laboratoire de Physique végétale; paraît depuis 1927; échange).
Travaux du Laboratoire d’Entomologie. (Laboratoire d’Entomo¬
logie; paraît depuis ig 34 ; échange).
La Terre et la Vie , publiée en collaboration par la Société des
Amis du Muséum et la Société nationale d’Acclimatation.
Rédacteur en chef : M. G. Petit, 57, rue Cuvier, Paris 5 e ;
abonnement : 3 o fr.).
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME II
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO, II (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, rue Cuvier (V e )
Avril 1935
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 1
Pages.
C. Arambourg, P.-A. Chappuis et R. Jeannel. Itinéraire et liste des
stations (avec une carte, planche I). 1-22
Fascicule 2
R. Jeannel. Coleoptera. I, Carabidae : Trechinae et Perigoninae. 23-75
Fascicule 3
L. Burgeon. Coleoptera. II, Carabidae : Agonini (avec la planche II)_ 77-90
Fascicule 4
M- Banninger. Coleoptera. III, Carabidae : Scaritinae (avec la planche III). 91-99
Fascicule 5
R. Kleine. Coleoptera. IV, Lycidae et Brenthidae. 101-115
Fascicule 6
M. Beier. Arachnida. I, Pseudoscorpionidea. 117-129
Fascicule 7
J. Pellegrin. Pisces. 131-139
Fascicule 8
V. Brehm. Crustacea. I, Cladocera et Phyllopoda. 141-166
Fascicule 9
P. Rode. Mammalia (avec les planches IV à VII). 167-184
Fascicule 10
P. Remy. Myriapoda. I, Pauropoda. 185-191
VIII
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 11
Pages.
E. Fledtiaux. Coleoptera. V, Elateridae (avec la planche VIII). 193-218
Fascicule 12
H. Stempffer. Lepidoptera. I, Lycaenidae; sur les espèces éthiopiennes
du genre Syntarucus Butler (avec la planche IX). 219-240
Fascicule 13
J. Roux, Crustacea. II, Decapoda. 241-248
Fascicule 14
E. Marcus. Arachnida. II, Tardigrada. 249-254
Fascicule 15
F. Santschi. Hymenoptera. I, Formicidae. 255-277
Fascicule 16
A. Boucomont. Coleoptera. VI, Scarabaeidae : Scarabaeini. 279-290
Fascicule 17
M. Pic. Coleoptera. VII, Lampyridae, Cantharidae, Melyridae, Genece-
ridae et Helodidae. 291-302
Index alphabétique des espèces, genres et autres groupes cités
303-310
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 1
1 rr février 1935.
ITINÉRAIRE ET LISTE DES STATIONS
(avec une carte, planche I)
PAR
C. Arambourg, P.-A. Ghappüis et R. Jeannel
Organisée par C. Arambourg et R. Jeannel, la mission avait reçu l’appui
du Ministère de l’Education nationale, de l’Académie des Sciences, du
Muséum national d’Histoire naturelle, de l’Institut de Paléontologie humaine
et de quelques autres organismes. Son but principal était l’exploration
paléontologique de la basse vallée de l'Omo, en Ethiopie méridionale, où
R. nu Rourg de Bozas et E. Brumpt avaient, dès 1903 , signalé la présence
d’importants gisements de Vertébrés fossiles. Elle devait également effec¬
tuer l’étude zoologique des régions traversées et particulièrement celle des
hautes montagnes situées au nord de la Colonie du Kénya.
Le personnel scientifique de la mission comprenait :
C. Arambourg, professeur de Géologie à l’Institut national agronomique.
R. Jeannel, professeur d’Entomologie au Muséum national d’Histoire
naturelle.
P.-A. Chappuis, hydrobiologiste, sous-directeur de l’Institut de Spéologie
-de Cluj (Roumanie).
Partie de France en octobre 1932 , la mission se rend directement à
Nairobi, capitale de la Colonie du Kénya, où le Gouverneur général,
Sir Joseph Byrne, ainsi que toutes les autorités britanniques, lui réservent
Je plus favorable accueil et lui procurent toutes les facilités nécessaires à
l’accomplissement de sa tâche.
Après avoir achevé son organisation matérielle, l’expédition part de
Nairobi, à la fin de novembre, par camions automobiles. Elle traverse le
Rift Valley et séjourne quelques jours à Timboroa, au sommet du Mau
■escarpment ( 3.000 m.), puis elle gagne Kitale, sur le plateau du Uasin
Gishu, au pied du mont Elgon.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II.
1
2
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Kitale, terminus du chemin de fer, est le dernier centre de civilisation
dans le nord de la Colonie du Kénya, et va servir de camp de base à l’expé¬
dition.
Le 9 décembre 1932 , Àrambourg part en reconnaissance vers la fron¬
tière de l’Ethiopie méridionale, accompagnant M. Champion, provincial
commissioner du Turkana, dont l’aide amicale sera un des principaux facteurs
de réussite de l’expédition. Le même jour Jeannel et Chappuis commencent
l’exploration du mont Elgon. Au cours de leur ascension du versant oriental,
aidés par MM. Josselyn et Norman ainsi que par M. G. Fairbairn, officier
forestier, ils installent des camps successifs 1 dans la zone des cultures (campl,
2.300 m.), à la lisière inférieure de la forêt (camp II, 2.470 m.), dans la zone
des prairies alpines à Bruyères arborescentes (camp III, 3.500 m.), enfin
dans le cratère même, au milieu des Senecio géants (camp IY, 4.000 m.).
Arambourg, sa reconnaissance terminée, les rejoint au camp III, le 4 janvier,
et peut ainsi participer à l’exploration des sommets.
Le 18 janvier, de retour à Kitale, la mission se met en route au complet
pour la frontière éthiopienne. Se dirigeant vers le nord, elle descend les
escarpements du plateau du West-Suk, traverse les déserts du Turkana, à
l’ouest du lac Rodolphe, et atteint le poste militaire de Lokitang, dans les
monts Lubur.
Le West-Suk est une région montagneuse dont le sommet culminant, le
Sekerr, atteint 3.500 m. d’altitude. C’est une masse cristallophyllienne,
fortement plissée en direction N.-S. Au nord, les dernières digitations du
West-Suk s’abaissent brusquement (Nepau escarpment) sur la plaine du
Turkana, dont l’altitude est comprise entre 600 et 700 mètres. C’est une
vaste pénéplaine, à substratum cristallophyllien, recouverte en transgression
par une épaisse série détritique (sables, dunes) ; elle s’étend au nord sur
plus de 250 km, vers les régions basses du Soudan anglo-égyptien. Un certain
nombre de chaînons montagneux, grossièrement parallèles entre eux et de
direction N.-S., émergent de cette plaine, restes de centres éruptifs anciens.
Les principaux sont les monts Lubur, les monts Muruéris, les monts
Lokwanamur 2 . Tout ce pays est désertique; les points d’eau sont rares, la
végétation très clairsemée et steppique; c’est une brousse à acacias et
Euphorbiacées cactiformes.
Appuyée par M. Shakleton, district commisionner, par le captain Channer
et d’autres officiers des « Kings African Rifles », de Lokitang, la mission se
met en rapport avec le balanbaras Tibabou, administrateur éthiopien, dans
le petit poste britannique de Todonyang; puis elle s’installe à Nanoropus,
en Éthiopie, sur la plage nord du lac Rodolphe.
Remontant la vallée de l’Omo par sa rive droite, la mission rencontre le
1. Pour le détail de l’ascension de l’Elgon et les zones de végétation sur le versant,
oriental de la montagne, voir les cartons de la carte hors-texte.
2. C. Arambouro et R. Jeannel. La mission scientifique de l’Omo. (C. R. séances Acad .
Sciences, Paris, t. 196, p. 1902, 19 juin 1933).
LISTE DES STATIONS
3
30 janvier, à Bourillé, à 60 km. au nord du lac Rodolphe, les premiers affleu¬
rements d’une importante série sédimentaire fluvio-lacustre, contenant à
profusion des ossements de Vertébrés fossiles. Ce gisement se poursuit,
suivant une topographie compliquée et d’un parcours extrêmement difficile,
sur une cinquantaine de km. au moins dans le nord et une vingtaine de
km. à l’ouest de l’Omo. La mission séjourne au complet pendant tout le
mois de février, à Bourillé, pour explorer le gisement.
Le 23 février 1933, Jeannel et Chappuis laissent Akambourg continuer ses
recherches paléontologiques à Bourillé et partent avec un camion pour
Lokitang et Kitale. Uu l or au 19 mars, ils explorent le massif du Marakwet
et font l’ascension du Chérangani (3.500 m.), sur la lèvre occidentale du
Rift Valley, en face du mont Elgon. Ils retournent ensuite à l’Elgon et com¬
plètent leurs recherches zoologiques sur cette montagne par une exploration
des forêts du versant nord-est, dans la vallée du Suam.
Rappelés d’urgence par Arambourg, dont les voitures sont immobilisées
dans le Turkana, Chappuis et Jeannel le rejoignent à Lodwar, sur le Turk-
well, au sud-ouest du lac Rodolphe. Puis, laissant le géologue continuer ses
recherches dans le Turkana et évacuer vers Kitale son chargement de
fossiles, les zoologistes de la mission prennent les devants vers le sud,
passent à Kitale, à Timboroa, à Nakuru, à Naivasha et montent installer un
camp près de la maison forestière du Kinangop, à la lisière inférieure des
forêts du versant occidental de l’Aberdare (2.600 m.). De ce point, une
exploration est faite des forêts de bambous de l’Aberdare et, le 8 avril,
l’ascension du sommet du Kinangop (3.900 m.).
Les deux fractions de la mission font enfin leur jonction définitive à Nai¬
vasha, le 11 avril; après un séjour d’une semaine sur les bords du lac, la
mission regagne Nairobi et s’embarque le 25 avril à Mombasa, pour rentrer
en France.
LISTE DES STATIONS
KENYA COLONY
Région côtière
1. Mombasa (12 XI-32). — Ville située dans une île corallienne séparée
du continent par un bras de mer de un à deux km. de largeur (ait. :
niveau de la mer).
Récoltes autour de la ville et sur le bord de l’océan.
Pêches. — Puits dans la vieille ville, large, non recouvert et profond
d’environ 10 m. L’eau, très légèrement salée, est propre; très peu de
détritus au fond. Filet fin : Hydracariens.
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Pays Kikuyu
2 . Nairobi (15 à 23 XI-32). — Capitale de la colonie, située sur la rivière
« Nairobi » (en massaï : eau froide »), dans les grandes steppes
Ukambas (ait. : 1.660 m.).
Chasses en forêt, sur la route de Kyambu, dans la forêt de Nairobi :
parasol, fauchoir, tamisages sous un arbre mort; Cétonides sur les
plaies d’un arbuste à fleurs jaunes (Papilionacée). Une Haltise bleue ou
cuivreuse sur un Polygonum aquatique; certains pieds en sont couverts.
On trouve un individu cuivreux pour une centaine de bleus, mais les
individus cuivreux s’accouplent de préférence ensemble.
Pêches. — a. (22 XI-32) : ruisseau sur la route de Kyambu, à env.
15 km. de Nairobi; au filet fin : Copépodes, Cladocères, Ostracodes.
b. (22 XI-32) : marécage au même endroit, desséchant à la fin de la
saison sèche : Cladocères, Ostracodes, Hydracariens, Nématodes, Hiru-
dinés.
c. (23 XI-32) : marécage à 10 km. de Nairobi sur l’ancienne route du
Kikuyu; barrage d’un ruisseau assez profond, servant d’abreuvoir;
les bords sont entourés de roseaux et autres plantes aquatiques ; au filet
fin : Copépodes, Cladocères, Ostracodes, Hydracariens.
Rift Valley
3. Maji ya moto (17 X-32). — Au pied du Kikuyu escarpment, dans le Rift
Valley (ait. : 1.900 m.).
Chasses au filet dans la brousse à acacias au bord d’un ruisseau.
Pêches. — a. (17 XI-32) : filet fin dans le courant et dans l’eau tran¬
quille du ruisseau (T. 26°C.), à 500 m. environ de sa source : Copépodes,
Cladocères, Ostracodes, Mollusques.
b. (17 XI-32) : lavage de mousses flottantes dans la source (T. 29° C.) :
Copépodes, Ostracodes.
4. Escarpment (17 XI-32). — En haut du Kikuyu escarpment, sur la route
de Nairobi àNaivasha (ait. : 2.300 m.). Crête rocheuse dénudée, exposée
au vent qui souffle avec violence.
Abondantes récoltes sous les pierres (Carabiques, Staphylinides, Gryl-
lides, Blattides).
Athi plains
5. Machacos (20 XI-32). — En pays Ukamba, au sud-est de Nairobi (ait. :
1.600 m. env.).
Pêches. — a. (19-20 XI-32) : grande mare près de la ferme de M. B.
LISTE DES STATIONS
5
Percival; elle sert d’abreuvoir, eau claire : Copépodes, Cladocères,
Hydracariens.
b. (20 XI-32) : petit trou d’eau, près de la même ferme, à environ
500 m. de la mare précédente; eau trouble : Copépodes, Ostracodes.
6 . Athi river (20 XI-32). — Station du chemin de fer, près de Nairobi (ait. :
1.500 m. env.).
Pèches. — Barrage dans le lit de la rivière Athi, au-dessus de la
station du chemin de fer; les bords sont marécageux; au filet fin : Copé¬
podes, Cladocères, Ostracodes, Hydracariens, Mollusques, Bryozoaires,
Polypes.
Pays Kikuyu
7. Theka Fall (25 XI-32). — Le « Blue post hôtel » (ait. : 1.520 m.) se trouve
entre les chutes des deux rivières Theka et Tchania, qui se rejoignent,
à 50 km. env. au nord de Nairobi, sur la route de Fort-Hall. Les deux
rivières descendent de l’Aberdare et coulent vers la Tana.
Chasses au filet et au parasol dans la brousse, sur les crêtes dominant
les deux vallons boisés au dessus des cascades (Lépidoptères). Nombreux
insectes charriés par la Tchania et rassemblés sur une pierre moussue,
au pied de la cascade.
Pêches. — a. (25 XI-32) : au pied de la cascade de la Theka croît une
riche végétation, constamment arrosée par la poussière d’eau de la chute;
sur les feuilles détrempées : Copépodes, Ostracodes, Acariens, Tardi-
grades, Mollusques, Nématodes.
b. (25 XI-32) : au pied de la cascade de la Tchania, dans les mêmes
conditions : Copépodes, Hydracariens, Mollusques.
c. (25 XI-32) : dans les mousses mouillées, au pied de la cascade de
la Tchania : Copépodes, Ostracodes, Nématodes.
8 . Kijabé (28 XI-32). — Station du chemin de fer sur la pente du Kikuyu
escarpment, revers oriental du Rift Valley (ait. : 2.100 m.).
La forêt, autrefois splendide, est presque entièrement détruite dans le
vallon où furent faites les récoltes du voyage d’ALLUACD et Jeannel, en
1911. Récoltes dans la brousse et les cultures. Chasses au filet. Bupres-
tides sur un arbre mort. Tamisages de détritus végétaux sur les bords
d’une source chaude.
Pêches. -— Dans un ravin boisé, une source chaude (T. 30° C.) ruisselle
sur une paroi rocheuse et forme dans le thalweg une mare assez pro¬
fonde au pied de la falaise (Coléoptères, Hémiptères). Lavage des
mousses provenant de la paroi et du bois pourri du fond de la mare :
Copépodes, Mollusques, Nématodes.
6
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Mau escarpment
9. Eldoma Ravine (29 XI-32). — Station du chemin de fer, dans le Mau
escarpment, côté occidental du Rift Valley, au nord de Nakuru (ait. :
2.230 m.).
Brousse et cultures. Chasses à la lumière.
Pêche. — Entre Eldoma Ravine et Equator Station, dans un ravin
(ait. : 2.500 m.), une mare servant d’abreuvoir au bétail; eau trouble
(T. 14° C.) : Copépodes, Cladocères, Hydracariens.
10. Timboroa (1 XII-32). — Station du chemin de fer, au sommet du Mau
escarpment (ait. : 3.000 m.).
Campement dans une prairie, à la lisière d’une forêt; flore alpine :
Erica arborea, Scabieuses, Helychrysum, Chardons acaules (sur lesquels
se tient une petite Cétoine bleue). Nectariniens dans la forêt. Chasses au
filet, fauchoir, parasol, chasses à la lumière; larves de Cicindélides
(? Tetracha ) dans leurs terriers, à 3.000 m. — Récoltes autour du lac
de Narasha, formé par un éboulement qui a obstrué l’écoulement d’un
ruisseau ; sa superficie est de 2 à 3 hectares, sa profondeur faible ; les bords
sont garnis de roseaux, de nénuphars et d’autres végétaux aquatiques
réduisant considérablement l’étendue de l’eau libre. Le lac se déverse
vers le nord dans un marécage, où poussent des Orchidées et de hautes
Lobelia, et dont le pourtour est formé par une forêt de Bambous presque
impénétrable.
Chasses au fauchoir et au parasol dans la forêt entourant le déversoir
du lac ; ripicoles rares sur les plages découvertes et au pied des plantes
sur les bords du lac; Orthoptères et Lépidoptères (Argynnes, Lycènes,
Acraea ) dans la prairie environnante; Odonates abondants.
Pêches. — a. (30 XI-32 et 5 IV-33) : dans les eaux du lac : Copépodes,
Ostracodes, Cladocères, Hydracariens, Oligochètes, Nématodes.
b. (30 XI-32) : dans une source (limnokrène) à faible débit et profonde
de 0,50 cm. env. sur le bord du marécage boisé : Copépodes, Hydraca¬
riens, Tardigrades.
Plateau du Uasin Gishu
11 . Soy (3 XII-32). — Sur le plateau du Uasin Gishu, entre Eldoret et Kitale
(ait. : 1.800 m.).
Chasses au bord de la rivière Sergoït. Lépidoptères dans un champ
brûlé : un Nymphalide roux se rassemble en grand nombre dans les trous
creusés par les Phacochères. Dans les carrières, le long de la route, nom¬
breux Trox et C arabiques.
Pêches. — Coléoptères, Hémiptères, dans la rivière Sergoït.
LISTE DES STATIONS
7
12 . Kitale (4 à 10 XII-32). — Terminus du chemin de fer, à 20 km. environ
du pied du versant oriental du mont Elgon (ait. : 2.100 m.). Campement
en prairie, près de la ville.
Chasses dans un ravin boisé, le long d’un ruisseau. Lépidoptères
abondants aux abreuvoirs : Papilio nobilis, Char axes, etc. Chasses au
parasol et au fauchoir.
Récoltes dans la prairie, autour du camp (Hémiptères, Coléoptères,
Lagriides, Chrysomélides, Acridiens et Phasmides), une Mante mimé¬
tique sur les inflorescences blanchâtres d’une Labiée. Carabiques au pied
des arbres isolés dans la prairie. Un arbre à grandes feuilles est habité
par un grand Homoptère Cercopide jaune et noir : les larves se tiennent
groupées par cinquante ou cent, à un mètre de la terminaison des rameaux,
serrées les unes contre les autres, la tête tournée vers la base et pompant
le latex de l’arbre. Celui-ci suinte et arrose en pluie le sol sous l’arbre.
Les nymphes sont isolées sur les tiges et les feuilles dans de gros amas
spumeux; des mues vides sont accrochées aux branches et les imagos,
cachés sous les feuilles, s’envolent, mais ne sautent guère.
Pêches. — Le ruisseau, dans le ravin boisé, forme en deux endroits
des cascades hautes de 2 m.; dans la mousse au pied des cascades : Copé-
podes.
Dans les parties calmes du ruisseau : Coléoptères. Hémiptères.
Mont Elgon
13. Camp I de l’Elgon (11 à 15 XII-32). — Camp dans la zone des cultures,
près de la ferme Norman, auprès du ruisseau Koitobbos (ou Kobaiwa),
affluent de la Nzoia, tributaire du Victoria Nyanza (ait. : 2.210 m.). Tem¬
pérature moyenne de l’air : min. -|- 7°5; max. -f- 28° C.
Chasses dans la forêt le long du ruisseau : Lépidoptères ( Papilio nobilis
abondant), Cétonides ( Eudicella cupreosuturalis Bourg.); récoltes au
fauchoir et au parasol ; ripicoles sur les plages du ruisseau ; tamisages
des détritus du lit du ruisseau et des feuilles mortes près d’une source
(Carabiques, Staphylinides).
Pêches. — Dans le ruisseau : Coléoptères, Hémiptères. Au filet fin :
Hydracariens.
Grotte « Shimo Kapseta ». — Au lieu-dit « Kapseta », près de la
ferme D’Olier, au pied de l’Endebbes, vallée du ruisseau Koitobbos
(ait. : 2.350 m.).
Sur le trajet d’un petit ravin, une vaste zone d’effondrements laisse
au-dessus d’elle un vaste abri sous roche demi-circulaire, par places
profond et obscur. Une cascadelle tombant du haut de la falaise au
devant de l’abri est manifestement la cause de ces effondrements.
La roche est une brèche volcanique grisâtre englobant des fragments
d’arbres fossiles, avec de larges géodes pleines de cristaux d’aragonite.
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Elle repose sur un banc de cinérites bleuâtres, friables, de quelques
centimètres d’épaisseur, que les eaux souterraines ont délité, provo-
Fig. 1. — Grottes du versant oriental du mont Elgon. — 2. Shimo Kapseta. — 3. Shimo
na Kitu. — Un peu plus au sud, nombreuses grottes de la vallée de la Bjeiwan.
quant ainsi l’effondrement de la roche compacte sus-jacente. Devant
l’abri, la cascadelle tombe sur un rocher et y a édifié des stalagmites
en draperie ou même en colonnes, ce qui indique qu’aux phénomènes
LISTE DES STATIONS
9
d’érosion souterraine s’ajoute un processus de dissolution par les eaux
qui ont creusé la caverne.
Les salles complètement obscures du fond de la grotte sont à une
centaine de mètres de l’entrée. Elles sont sèches ; la faune est pauvre
(Aranéides, Isopodes, Chéiroptères). Mais au pied de la cascade, sous
une pierre, le tamissage de la terre et des détritus fournit en grande
abondance des animaux épigés.
14. Vallée du Rongaï (12 XII-32). — Le Rongaï coule au sud du rocher de
l’Endebbes qui le sépare du Koitobbos (ou Kobaiwa) (ait. : 2.300 à
2.400 m.).
Récoltes sous les pierres, (laves noires), dans les prairies, au-dessus
de la ferme Powell, sur la lisière inférieure de la forêt (Carabiques).
Chasse de Lépidoptères en forêt.
Grotte « Shimo na Kitu ». Située en forêt, près de la source du
Rongaï, à 2 h. de marche de la ferme Powell (ait. 2.500 m.).
Vers le fond d’un vallon profond qui limite au sud. l’Endcbbes, la
grotte s’ouvre sur la rive droite, face au nord, au pied d’une haute falaise
en pleine forêt. L’entrée, vaste, est barrée par un grand amas d’éboulis
sur lesquels croissent des arbustes et toute une flore obscuricole d’aspect
paléarctique [Plantago, Impatiens, Géranium, Parietaria, Fougères).
Un vaste vestibule horizontal, à sol poussiéreux, devient marécageux
vers le nord, car une cascade tombe le long de la falaise sur l’éboulis
barrant l’entrée et ruisselle dans l’intérieur de la caverne. La grotte
à environ 300 m. de longueur. C’est une vaste salle d’effondrement,
dont le sol très inégal est formé de rochers entassés. Des piliers de
roche en place maintiennent la voûte. Des restes d’habitation de Wande-
robos existent encore le long des parois du vestibule.
Aucunes concrétions. La roche est la même brèche grisâtre, ren¬
fermant des géodes et du bois fossile, que dans le Shimo Kapseta.
Le banc de cinérites bleuâtres, bien visible sur les parois, atteint un
mètre d’épaisseur en dessous de la roche compacte.
Toute la région profonde de la grotte est sèche; température de l’air :
14°C. Faune nulle. Quelques Aranéides et Isopodes sous les pierres
de la partie marécageuse du vestibule.
Pêches. — a. (12 XII-32) : lavage des mousses du haut de la cascade
tombant devant l’entrée de la grotte : Copépodes.
b. (12 XII-32) : lavage des mousses sur les éboulis, au pied de la cas¬
cade à l’entrée de la grotte : Copépodes, Hydracariens, Nématodes.
15. Camp. II de l’Elgon (17 à 30 XII-32). — Dans une maison de bois, à la
lisière inférieure de la forêt, auprès de la scierie « Elgon saw mill »,
chez M. Josselyn (ait. : 2.470 m.). Température moyenne de l’air :
min. + 10° C; max. -j- 21° C.
10
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Chasses dans la brousse à acacias en dessous du Camp II, aux envi¬
rons d’une source ; parasol, fauchoir, Carabiques abondants sous les
pierres.
Chasses à la lumière et sur les bois coupés de la scierie (Longi-
cornes).
Récoltes en forêt, dans le vallon du torrent Koitobbos, à proximité
de la scierie : Nectariniens abondants sur les Leonotis en fleurs; Lépi¬
doptères abondants aux abreuvoirs dans la forêt; Diptères et Hymé¬
noptères.
Tamisage très fructueux des débris végétaux des berges du torrent.
Un Scarites mort, vers 2.400 m.
Récoltes de Mammifères et de Reptiles (Serpents, Caméléons, Aga-
mes. Le « Rat géant » ( Cricetomys gambianus ) porte des Hemimerus.
Recherches dans les nids du Rat-taupe, en swahili « fuko » ( Tachyo-
ryctes splendens Rupp.). Ce Rongeur a des mœurs souterraines, comme
la Taupe. Il creuse de longues galeries, larges de 0,15 cm., qui se
déroulent dans les prairies et sont jalonnées par des taupinières. Le
long des galeries, qui sont à 0,20 à 0,30 cm. de profondeur, se trou¬
vent çà et là des chambres latérales, ordinairement abritées au pied
d’un arbuste, pleines d’herbes sèches, avec une latrine dans le fond.
Ces nids ont environ la grosseur de la tête. Mis en sacs et tamisés
minutieusement, ils se montrent peuplés d’une foule incroyablement
nombreuse de commensaux qui seront l’objet d’une étude spéciale.
Pêches. — a. (19 XII-32) : dans le ruisseau que croise le chemin
immédiatement avant d’arriver à la scierie ; lavage des mousses d’une
cascade : Copépodes, Hydracariens, Nématodes.
b. (19 XII-32) : petite source (limnokrène), au pied de la cascade indi¬
quée ci-dessus : Copépodes, Ostracodes.
c. (19 XII-32) : lavage des mousses, près de cette source : Copépodes,
Ostracodes, Hydracariens, Mollusques.
d. (17 XII-32) : pêche au filet fin dans le torrent Koitobbos, en forêt :
Hydracariens.
e. (17 XII-32) : lavage de la mousse qui croît sur les pierres du tor¬
rent, près d’une cascade : Copépodes, Ostracodes, Hydracariens. Néma¬
todes.
f. (28 XII-32) : source marécageuse en dessous du camp II, dans la
brousse à acacias : Copépodes, Ostracodes, Cladocères.
16. Forêt de l’Elgon (26 XII-32). — Grande forêt du versant oriental. Podo-
carpus, Euphorbes candélabes, sous-bois très dense; Bambous au-
dessus de 2.700 m. (ait. : 2.600 à 2.800 m.).
La faune est pauvre. Récoltes au filet, au fauchoir et au parasol ;
tamisage dans les bambous. Des Scarites, rares, sous les troncs d’ar¬
bres vers 2.800 m.
LISTE DES STATIONS
11
17. Vallée de la Koptawelil (20 XII-32). — Vallée située au nord de la
Kobaiwa, également afïïuente de la Nzoia et tributaire du Victoria
Nyanza. Récoltes dans la zone des cultures, en dessous de 1’ « Elgon
forest station » (ait. : 2.300 m.).
Ruisseau dans une forêt galerie : Lépidoptères aux abreuvoirs; tami¬
sages de débris végétaux sur les rives du ruisseau.
Pêches. — Coléoptères et Hémiptères dans le ruisseau. Pêche au filet
fin : Ilydracariens.
18. Camp III de l’Elgon (2 à 5 1-33). — Camp dans les prairies à Rruyères
arborescentes, à la lisière d’un bois (ait. : 3.500 m.). Température moyenne :
min. -)— 2 ° ; max. 18° C.
Le camp est sur une crête dominant la rive gauche (nord) du torrent
Koitobbos. Les prairies sont parsemées de fleurs (Immortelles, Char¬
dons, Liliacées, etc.); les bois, très humides, renferment une abondante
végétation de mousses et de lichens.
Dans les prairies, sèches et rases, nombreux Carabomorphus,Amian-
tus. Orthoptères, Lézards. Larves de Cicindèles dans leurs trous, à
3.600. m. Des Caméléons se tiennent dans les Bruyères arborescentes.
Le soir, chasses à la lumière (Lépidoptères, quelques grands Satur-
nides).
Au-dessous du camp, de petit ravins boisés et très humides, avec des
Senecio amblyophyllus Cotton, descendent vers le cours principal du
Koitobbos. Le tamisage de la terre dans des tranchées sous les troncs
de Senecio morts, donne une riche faune endogée ( Trechus, Orilo-
catops, Kenyacus, Collemboles, Thysanoures, Aranéides, Isopodes).
A une heure de marche en amont du camp III, au bord du torrent
Koitobbos (ait. 3.700 m.), grand peuplement de Senecio amblyophyllus
dans le ravin (nombreux Curculionides : Seneciobius, sur les Senecio et
les Lobelia). Tamisages de feuilles et de terreau au pied des rochers
exposés au nord (riche faune endogée).
Pêches. — a. (3 1-33) : lavage des mousses dans la source à côté de
laquelle le camp est installé (T. 9° C) : Copépodes, Ostracodes.
b. (5 1-33) : à cent mètres au-dessous du camp, dans le vallon du Koi¬
tobbos, source suintant dans la latérite; lavage de mousses : Copé¬
podes, Ostracodes, Hydracariens, Nématodes.
c. (4 1-33) : lavage des mousses dans le torrent Koitobbos, en amont
du camp III : Copépodes, Ostracodes, Hydracariens, Nématodes, Oli-
gochètcs.
d. (4 1-33) : pêche au filet fin dans le torrent : Hydracariens.
19. Prairies alpines de l’Elgon (6 1-33). — En haut de la zone des Senecio
elgonensis Fr. (ait. 3.900 - 4.000 m.).
Les prairies à Bruyères cessent vers 3.700 m. et la zone des prairies
12
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
à grand Senecio elgonensis Fr. commence à cette altitude. Vers 3.900 m.
les Senecio sont plus rares sur les pentes terminales plus abruptes,
où la prairie est nue, formée de touffes de Graminées, mêlées d’immor¬
telles et d 'Helychrysum, espacées entre les pierres. Sous les pierres de
ces pentes très insolées, la faune est particulière ( Trechus elgonicus
Jeann., Amara, Agonum ). Les inflorescences mortes des Lobelia
abritent dans leur cavité axiale une faunule de saprophages, larves
et imagos ( Oritocatops, Staphylinide Homalien, Cossonide). Pas de
Carabomorphus à cette altitude; ils ne paraissent guère dépasser
3.800 m.
Pèches. — a. (3 1-33) : lavage de mousses et pêche au filet fin dans
un ruisseau affluent de Koitobbos (ait. : 3.800 m.) : Copépodes.
b. (11 1-33) : lavage de mousses et pêche au filet fin dans le torrent
Koitobbos, à 3.850 mètres, dans la prairie à Senecio elgonensis (T. 10° C) :
Copépodes, Ostracodes, Hydracariens, Nématodes.
20 . Camp. IV dans le cratère de l’Elgon (7 à 10 1-33). — Au pied du versant
nord du pic Koitobbos, dans le cratère (ait. : 4.000 m.).
Température moyenne : min. -|- 1 ° C ; max. —|— 8 ° C ; pluie, brouillards,
neiges.
Le camp est installé sur le revers intérieur du cratère, au pied de
hautes falaises, au bord de la profonde dépression formant l’origine du
Suam. Cette rivière prend naissance dans le cratère, coupe son mur
septentrional par un profond canon et se déverse vers le nord-est, en
direction du Turkana et du lac Rodolphe.
Autour du camp, prairie d’Alchémilles ligneuses (moorland), avec
beaux peuplements de Senecio Gardneri Cott. et de Lobelia Telekii Sch.
Les Senecio, les Lobelia, les grands Chardons, nourrissent des Cur-
culionides en abondance. Au pied des falaises, dans la terre, et sous les
feuilles mortes des Lobelia acaules, nombreux T rechus, Agonum,
Curculionides, Staphylinides, Diptères, Collemboles, Aranéides, Mol¬
lusques. Oligochètes. Dans la cavité axiale des inflorescences mortes des
Lobelia, abondent les Oritocatops, Homaliens et Cossonides, à l’état de
larves et d’imagos. Très peu de Lépidoptères à la lumière.
De petits Rongeurs circulent sur des chemins qu’ils ont tracés entre les
plantes basses de la prairie.
Pêches. — a. (7 1-33) : petit lac de 20 sur 10 mètres de surface et
1 m. 50 de profondeur, dans une cuvette rocheuse de la partie sud du
cratère (ait. : 4.100 m.; T. 9° C) ; Copépodes, Cladocères, Nématodes,
Oligochètes, Hirudinés, Mollusques.
b. (7 1-33) : autre petit lac, un peu plus grand mais moins profond
quele précédent, aunord-ouest du pic Koitobbos (ait. : 4.000m. ; T. 9°C).
Beaucoup de plantes submergées. Au filet fin : Copépodes, Ostracodes,
Cladocères, Nématodes, Oligochètes, Hirudinés, Planaires, Mollusques.
LISTE DES STATIONS
13
c. (7 1-33) : autour du camp IV, dans l’eau retenue à l’aisselle des
feuilles des Lobelia : Cladocères, Acariens.
d. (7 1-33) : trou d’eau dans les sources du Suam, se déversant dans
les marécages du bas-fond du cratère (ait. : 4.000 m. ; T. 8° 5 C) : Copé-
podes, Cladocères, Ostracodes, Hydracariens.
e. (7 1-33) : lavage des mousses et pêche au filet fin au pied d’une
cascade, auprès du camp (ait. : 4.100 m.) : Copépodes, Ostracodes,
Hydracariens; Nématodes, Oligochètes, Turbellariés.
f. (8 1-33) : lavage des mousses et pêche au filet fin dans une cascade,
au nord-ouest du pic Koitobbos : Copépodes, Ostracodes, Hydracariens,
Acariens, Nématodes, Turbellariés.
g. (11 1-33) : lavage de mousses et filet fin dans un ruisseau au nord
du Camp IV (ait. : 4.000 m. ; T. 8° C) : Copépodes, Hydracariens, Tardi-
grades, Turbellariés, Mollusques.
h. (10 1-33) : « Maji ya moto », source chaude et sulfureuse sur le bord
du Suam, à l’origine de la gorge profonde par laquelle le torrent sort du
cratère (ait. : 3.600 m. ; T. 42° C). La source sourd d’une fente horizon¬
tale dans une paroi rocheuse et se perd dans le Suam après quelques
mètres. La paroi et les pierres sont recouvertes d’algues bleues. Dans la
source : Copépodes, Acariens.
i. (10 1-33) : autre source, au-dessus de la précédente, sortant d’un
cône d’éboulis (T. 16° C). Dans les mousses mouillées : Copépodes,
Hydracariens. Dans les racines des mousses : Copépodes, Ostracodes,
Nématodes.
k. (10 1-33) : lavage des mousses et filet fin dans le Suam, en amont
de Maji ya moto (T. 12° C) : Copépodes, Hydracariens, Nématodes, Oli¬
gochètes, Turbellariés.
l. (10 1-33) : eau dans un Senecio creux : Nématodes.
Déserts du Turkana
21 . West Suk (19 1-33). — Plateau du Turkana méridional, depuis le pied du
Kacheliba escarpment jusqu’au haut du Nepau escarpment (ait. moy. :
1.200 m.).
Brousse épineuse, en général sèche, les acacias sans feuilles. Récoltes
sous les pierres et à la lumière. Ténébrionides et Carabiques assez
abondants autour du rocher de Lokitanyalla.
Pèches. — Puits de Lokitanyalla, trous d’eau creusés dans les sables
du lit d’un torrent à sec : Hydracariens.
22 . Turkana sud (20 1-33). — Entre le Nepau escarpment et Kalodeke
(ait. de 800 à 1.000 m.). Pays désertique, très chaud, au sud-ouest du lac
Rodolphe. Sables et dunes abondantes. Brousse épineuse à Euphorbes
basses. Enormes termitières en cheminées d’usine.
14
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Récoltes à Lorogumo, sous les pierres : nombreux Ténébrionides
(Pimélies, Tentyriides, Erodius), Scorpions et Galéodes.
Chasses à la lumière à Kalodeke, dans le lit à sec d’un torrent boisé
d’acacias.
23. Monts Murueris (211-33). — Massif à l’ouest du lac Rodolphe, dans le
Turkana nord (ait. : 800 à 1.000 m.).
Roches volcaniques noires, désertiques, à végétation d’acacias bas
et plats, très clairsemée. Pierres nombreuses; hautes termitières.
Faune très pauvre sous les pierres. Le soir, à la lumière, très abon¬
dante récolte de Coléoptères, Lépidoptères, Orthoptères, Myrméléonides.
24. Lokitang (22 à 24 1-33). — Poste militaire sur les monts Lubur, au nord-
ouest du lac Rodolphe (ait. : 750 m.).
Chasses à la lumière (Lépidoptères, Longicornes). Récoltes dans un
ravin à sec, sur des acacias en fleurs (Cétonides, Hyménoptères, Dip¬
tères). Ripicoles (Carabiques, Staphylinides, Hétérocérides) très nom¬
breux sur les bords de flaques d’eau dans le lit du torrent.
Pêches. — a. (23 1-33) : filet fin dans les gours rocheux du torrent au
pied du poste militaire : Copépodes, Ostracodes, Cladocères, Hydraca-
riens, Oligochètes, Hirudinés.
b. (24 1-33) : lavage d’algues et de mousses dans une cascade en des¬
sous de la piscine des officiers : Cladocères, Ostracodes, Hydracariens,
Nématodes.
c. (24 1-33) : puits maçonné et couvert, fournissant l’eau potable aux
officiers du poste : Copépodes, Isopodes.
25. Bords du lac Rodolphe, au pied des monts Lubur (24 1-33). — Campe¬
ment sous de grands acacias (ait. : 570 m.).
Chasses à la lumière. Ténébrionides, Scorpions, Galéodes.
ÉTHIOPIE MÉRIDIONALE
Plaines de l’Omo
26. Nanoropus (25 à 31 1-33). — Poste frontière abyssin, sur la plage de l’ex¬
trémité nord du lac Rodolphe, à l’ouest de l’embouchure de l’Omo
(ait. : 565 m.). Température moyenne : min. -|- 26° C ; max. -f- 33° C.
Plage vaseuse, très plate; les eaux du lac, verdâtres et très chargées de
carbonate de soude, ne sont profondes que de quelques dizaines de cen¬
timètres sur des centaines de mètres de la rive. La plage est bordée par
des prairies, qu’une petite falaise de roches à tripoli séparent des im¬
menses étendues du « Sanderson gulf », à sec depuis quelques années.
LISTE DES STA TIONS
15
Le lac, très poissonneux (faune nilotique), est peuplé de nombreux
Crocodiles, qui dorment sur les îlots rocheux, et d’Hippopotames qui
broutent la prairie pendant la nuit. Innombrables oiseaux sur les rives
du lac (oies, canards, grues, hérons, flamants, pélicans et Rapaces).
Des villages Marillés, près de la plage, sont environnés de grands trou¬
peaux d’ânes et de zébus.
Dans la prairie, des Graphiptères et des Ténébrionides. Sous les
pierres et les débris végétaux de la plage, très nombreux Carabiques,
Staphylinides, Hétérocerides, Histérides. Cicindèles très abondants.
Chasses à la lumière : lorsque le vent souffle du nord-est, c’est-à-dire
venant des bouches de l’Omo, les insectes sont attirés par milliards.
Véritables nuages de Chironomides, de Corises, d 'Heterocerus, dans
lesquels se mêlent en quantités prodigieuses des Lépidoptères Hétéro-
cères, des Coléoptères (Carabiques, Staphylinides, Hydrophilides,
Anthicides, Curculionides, Malacodermes, Chrysomélides, etc.).
Pèches. — Filet fin à une centaine de mètres du rivage, dans le lac, en
eau profonde d’un mètre : Copépodes, Ostracodes. La quantité de co¬
quilles d’Ostracodes en suspension dans l’eau, est remarquable.
27. Delta de l’Omo (29 1-33). — Le delta, très étendu, est couvert de roseaux
et de papyrus. De grands espaces débroussaillés sont occupés par des
villages de Marillés et leurs cultures de millet; de grands feux y
sont entretenus en permanence et dégagent des nuages de fumée
(ait. : 565 m.).
Les bras de l’Omo coulent entre des berges à pic : eau trouble et calme.
Nombreux Hippopotames dans les papyrus. Dans un bras mort du fleuve,
pêche des Polyptères.
Chasses au filet (Lépidoptères, Odonates), au fauchoir. Ripicoles au
bord de l’Omo (Carabiques, Staphylinides).
Pêches. — Dans le cours de l’Omo (Coléoptères, Hémiptères). Filet
fin, dans les roseaux de la rive : Décapodes, Hydracariens.
28. Bourillé (1 à 20 11-33). — Camp sur la lisière de la forêt-galerie de
l’Omo, à 50 km. env. en amont du lac Rodolphe (ait. : 600 m. env.).
Le camp est établi près d’un coude du fleuve, sur sa rive droite, à
proximité des gisements de fossiles, à peu près sur la latitude des monts
Nakua. Climat très chaud; température moyenne : min. 4- 21° C. ;
max. + 38» C.
Récoltes dans les collines dénudées du gisement : faune très pauvre
(Scorpions, Galéodes, Ténébrionides).
Récoltes dans la brousse épineuse, Acacias fleuris et Euphorbes,
autour du camp : Lépidoptères, Piérides très nombreux; Graphi¬
ptères, Réduviides Rhaphidosoma.
Chasses dans la forêt-galerie, large de cent mètres environ, qui borde
16
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET J. JEANNEL
le fleuve : grands Varans, Agames, Singes Colobes et Hamadryas. Les
Glossines sont nombreuses dans la forêt. Lépidoptères, chasses au
fauchoir et au parasol.
La nuit, de grandes Anthia courent dans la forêt; elles projettent de
l’acide acétique lorsqu’on les saisit. Explorés à la lampe, la nuit, les
troncs des arbres sont couverts d’une fouille grouillante d’insectes :
Brenthides, Anthribides, Clérides. De grands Réduviides ( Platymeris,
Acanthaspis) errent au milieu d’eux. Tous ces Insectes se tiennent le
jour sous les écorces. La larve de Y Acanthaspis (sans doute A. Erlan-
geri Schout.) chasse les Fourmis dont elle accumule les dépouilles
agglutinées sur son dos; on trouve ainsi des pelotes de Fourmis, de
la grosseur d’un pois jusqu’à celle d’une petite noix, qui courent par
saccades, avec vélocité, sur le tronc des arbres.
Chasses à la lumière abondantes (Lépidoptères, Coléoptères).
L’Omo est très poissonneux ; il est habité par des Crocodiles, de
grandes Tortues et des Hippopotames. Sur les plages sableuses, nom¬
breux ripicoles [Chlaenius, Bembidiides, Staphylinides). Tamisages
de feuilles accumulées dans des creux des berges du fleuve.
Pèches. — Poissons, Coléoptères, Hémiptères. Sur une Tortue, des
Hirudinés.
KENYA GOLONY
Plateau du Uasin Gishu
29. Kitale (2 III-33). — Voir ci-dessus, station n° 12.
Chasses à la lumière très fructueuses. Les Acridiens abondent dans
les prairies. Nombreux Piérides.
Pêches. — Marécage sur la nouvelle route de Kitale à Kapenguria,
à 8 km. de Kitale. Au milieu des roseaux couvrant le marécage, dans
les canaux de drainage, riches en oxyde de fer : Copépodes, Cladocères,
Ostracodes, Hydracariens, Mollusques.
Massif du Marakwet
30. Marakwet (5 à 9 III-33). — Camp près de la borna de Marakwet, sur un
mamelon dénudé, entouré par la forêt (ait. : 2.500 m.). La forêt du
Marakwet couvre les pentes de l’escarpement occidental du Rift Valley,
au-dessus de la rivière Kério. La clairière où se trouve le camp est
environnée d’arbustes à grandes ombelles mauves, dont les plaies atti¬
rent des Cétonides et des Hétérocères. En dessous du camp, dans la
forêt, coule le torrent Arorr, qui descend vers la Kério, à travers de
hautes futaies dominées par de gigantesques Euphorbes candélabres.
LISTE DES STATIONS
17
Nombreux papillons dans la forêt, surtout aux abreuvoirs le long de
l’Arorr. Tamisages des feuilles mortes dans les endroits humides.
Chasses à la lumière.
Pêches. — a . (8 III-33) : lavage de mousses et filet fin dans la rivière
Arorr, en forêt : Copépodes, Ilydracariens, Nématodes.
b. (8 III-33) : lavage de mousses, près de la roue d’un moulin à maïs,
dans la rivière Arorr : Copépodes, Hydracariens.
c. (8 III-33) : filet fin dans un petit ruisseau marécageux dans la
forêt, au-dessus de Marakwet : Copépodes, Üstracodes, Hydracariens,
Tardigrades, Nématodes.
31. Campi Cherangani (10 à 18 III-33).— Camp dans les prairies alpines,
au-dessus de la forêt de Marakwet, au sud-est du Chip Cherangani
(ait. : 3.000 m.). Température moyenne : min. -|- 3°C.; max. + 24° C.
Le camp se trouve en haut d’un vallon herbeux, à la lisière d’un
bois. En bas du vallon, coule un ruisseau marécageux, sortant d’un
bois, où le bétail des Nandis se rassemble. Dans la prairie marécageuse,
de petits boqueteaux sont entourés de hautes inllorescences de Lobelia.
Chasses au filet et au fauchoir dans les prairies ; parasol à la lisière
des bois. Tamisages dans les endroits humides de la forêt, dans les
Bambous. Chasses à la lumière, en prairie et en forêt. Tamisage d’un
nid de Rat-taupe ( Tachyoryctes splendens Rupp.).
Pèches. — a. (12 III-33) : filet fin dans une source en prairie : Copé¬
podes.
b. (12 III-33) : lavage de mousses et filet fin dans le ruisseau maré¬
cageux, en dessous du camp, en prairie : Copépodes, Hydracariens.
c. (10 III-33) : lavage de mousses dans une cascade de la rivière
Moyben, dans la forêt dé bambous (ait. : 3.300 m. ; T. 10° C.) : Copé¬
podes, üstracodes, Hydracariens, Nématodes.
32. Sommet du Cherangani (15 III-33). — Point culminant du massif du
Marakwet; gneiss couverts de prairies sèches (ait. : 3.500 m.).
Végétation pauvre, pas de Senecio arborescents. Dans les prairies,
rases, les pierres abritent des Blattes et des Fourmis. Quelques cada¬
vres de Carabomorphus et d ' Amiantus. Lépidoptères près du sommet.
33. Sergoït (19 III-33). — Petit pointement de roches cristallophylliennes
sur le plateau du Uasin Gishu, au sud-ouest du Cherangani (ait. :
1.800 m. env.).
Récoltes sous les pierres au bord d’un ruisseau.
Pêches. — Coléoptères, Hémiptères, dans le ruisseau.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO.
T. II.
2
18
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
Mont Elgon
34. Suam fishing Hut (23 à 29 III-33). — Club de pêche, dans la forêt du
versant nord-est de l’Elgon, au bord du Suam, rivière coulant vers le
nord et atteignant le lac Rodolphe, sous le nom de Turkwell (ait. :
2.400 m.).
Les arbres de la grande forêt du Suam sont habités par un Ecureuil
volant ( Anomalurus Fraseri Wat.).
Lépidoptères très abondants ; les femelles des Papilio phorcas, Mac-
kinnoni, dardanus, sont nombreuses sur les arbres en fleurs. Chasses
au fauchoir et au parasol le long du Suam : Tamisages de détritus végé¬
taux.
Pêches. — Dans le Suam : Coléoptères, Hémiptères.
a. (27 111-33) : filet fin, dans le Suam : Copépodes, Hydracariens.
b. (24 IfI-33) : lavage des mousses poussant sur les pierres émergées
dans le Suam (T. 16° C) : Copépodes, Hydracariens, Nématodes.
c. (28 IIf-33) : lavage des mousses sur les rochers du lit du Suam, à
3 km. en amont de la maison du club (ait. : 2.500 m.) : Copépodes,
Hydracariens, Nématodes.
d. (28 III-33) : lavage des mousses d’une source de la rive gauche du
Suam, à 2 km. en amont de la maison du club (T. 13° C.) : Copépodes,
Ostracodes, Hydracariens.
e. (26 III-33) : petit affluent de la rive droite du Suam, auprès de la
maison du club (T. 13° C), filet fin : Copépodes, Hydracariens.
f. (26 III-33) : lavage des mousses de ce ruisseau : Copépodes, Ostra¬
codes, Hydracariens, Nématodes, Mollusques.
Déserts du Turkana
£5. Kacheliba (30 III-33). — Poste administratif, sur les bords du Suam, au
pied du Kacheliba escarpment (ait. : 1.300 m.).
Le poste est dominé par un piton rocheux et entouré de brousse
épineuse. Faune désertique.
Chasses à la lumière, au bord du Suam.
36. Nepau escarpment (31 III-33). — Dans le Turkana méridional (ait. :
1.000 m.).
Brousse épineuse; chasses à la lumière.
37. Lodwar (1 IV-33). — Poste militaire et oasis sur le Turkwell (le Suam),
au sud-ouest du lac Rodolphe, dans le Turkana.
Sables, avec brousse épineuse et cultures dans l’oasis, au pied de
hauteurs volcaniques dénudées. Climat désertique et très chaud.
Chasses à la lumière. Cicindèles dans l’oasis, autour des puits.
LISTE DES STATIONS
19
38. West Suk (1 IV-33). —Voir station n° 21 (ait. : 1.200 m.).
Chasses à la lumière, près d’une rivière à sec, dans la brousse
épineuse.
39. Kacheliba (2 IV-33). — Voir' station n° 35 (ait. : 1.300 m.).
Récolte abondante de ripicoles sur les rives du Suam (Carabiques,
Staphylinides).
Pèches. — Filet fin dans le Suam (T. 34° C.) : Copépodes.
Massif du Marakwet
40. Kapenguria (3 IV-33). — Chef-lieu de la province du Turkana, au pied
du versant nord du Cherangani (ait. : 2.300 m.).
Chasses à la lumière dans un bois d’acacias.
Mau escarpment
41. Timboroa (5 IV-33). — Voir station n° 10 (ait. : 3.000 m.).
Récoltes sur les bords du lac Narasha.
42. Mau escarpment (5 IV-33).— Clairière à l’embranchement de la route
de Londiani (ait. : 2.500 m.).
Chasses à la lumière.
Pêches. — En dessous de l’embranchement de la route de Londiani,
se trouve une source (limnokrène) qui alimente un petit marécage. Dans
la source : Copépodes, Ostracodes, Turbellariés.
Rift Valley
43. Campi ya moto (6 IV-33). — Dans le fond du Rift Valley, au nord de
Nakuru (ait. : 1.900 m. env.).
Brousse à acacias. Ripicoles et Coléoptères aquatiques le long du
ruisseau.
44. Lac d’EImenteita (6 IV-33). — Dans le Rift Valley (ait. 1.900 m.).
Ce lac est fréquenté par des bandes immenses de Flamants. Ses eaux
sont très cHargées de carbonate de soude. D’après Jenkins, l’alcalinité
est de 0,24 N. ; pH = 11,2.
Ripicoles au bord du lac.
Pêches. — Filet fin : Copépodes.
Chaîne de l’Aberdare
45. Maison forestière du Kinangop (7 à 11 IV-33). — A 25 milles de Nai-
vasha, à la lisière inférieure de la forêt du versant ouest de l’Aberdare
(ait. : 2.600 m.).
20
C. ARAMBOURG. P.-A. CHAPPUIS ET R. JEANNEL
A ses pieds s’étend la grande plaine herbeuse du « Kinangop pla¬
teau » (Naivasha plains), coupée par les rivières qui descendent de
l’Aberdare. L’une d’elle coule à proximité de la maison forestière, sor¬
tant de la forêt.
Chasses en forêt : nombreux Carabiques ( Scarites, Agonurn) sous les
amas d’herbes pourries sur les chemins débroussaillés. Tamisage de
détritus végétaux dans les ravins. Ripicoles au bord des ruisseaux.
Chasses à la lumière.
Récoltes dans les prairies du « Kinangop plateau ». La faune est très
pauvre; pas de Carabomorphus, alors que ce Carabique était abondant
au même endroit, en février 1912.
Pêches. — a. (11 IV-33) : dans un diverticule d’une rivière du Kinangop
plateau, près delà maison forestière, eau stagnante; filet fin ; Copé-
podes, Cladocères, Ostracodes, Hydracariens, Nématodes, Mollusques,
Polypes.
b. (8 IV-33) : dans une autre rivière coulant très lentement; filet fin
dans les plantes aquatiques : Copépodes, Ostracodes, Hydracariens,
Polypes.
c. (10 IV-33) : lavage de mousses et filet fin dans le ruisseau qui passe
au nord de la maison forestière, en forêt : Copépodes, Ostracodes, Hydra¬
cariens.
d. (11 IV-33) : lavage de mousses et filet fin dans le ruisseau qui passe
au sud de la maison forestière : Copépodes, Hydracariens.
e. (11 IV-33) : lavage de mousses sur les bords du petit canal qui ali¬
mente la maison forestière : Copépodes, Ostracodes, Hydracariens,
Nématodes, Oligochètes.
46. Forêt de bambous du Kinangop (9 IV-33). — Versant ouest de l’Aberdare,
le long de la route de Nyéré (ait. ; 2.900 à 3.000 m.).
Forêt très dense et humide; dans le fond des ravins, des amas de
feuilles mortes sur le sol argileux piétiné.
Récoltes sous les feuilles mortes ( Plocamotrechus, Kenyacus). Le long
du chemin, des Rubus sont couverts de Membracides.
47. Zone des Alchemilles du Kinangop (9 IV-33). — Au dessus de la forêt, la
crête de l’Aberdare est couverte d’Alchemilles ligneuses et de Cistes
(« moorland ») avec des boqueteaux de Bruyères arborescentes (ait. :
3.100 à 3.300 m.).
Récoltes sous les pierres.
48. Prairies alpines du Kinangop (9 IV-33). — Prairies de «tussocks », grosses
touffes de graminées très serrées, avec Senecio arborescents et Lobelia
(ait. ; 3.400 à 3.700 m.).
Quelques Bruyères en boules, basses. Grands Chardons et grandes
LISTE DES STATIONS
21
Ombellifères, celles-ci peuplées de Curculionides. Les prairies sont
dominées parles rochers du sommet du Kinangop (ait. : 3.900 m.), avec
de grands Senecio abrités le long des falaises.
Récoltes sous des amas de tussocks pourris ayant servi de litière de
campement [Plocamotréchus, Staphylinides, Lamellicornes).
Pêches. — Dans une petite source en prairie, en haut d'une pente
marécageuse (ait. : 3.500 m.). Le débit doit être variable. Lavage de
mousses et filet fin dans un trou d’eau rempli de limon noir : Copépodes,
Ostracodes, Hydracariens, Tardigrades, Nématodes.
Rift Valley
49. Naivasha (11 à 16 IV-33). — Campement au bord du lac, sur sa rive sud,
en face de l’ile, c’est-à-dire à 5 à 6 km. au sud de la ville (ait. : 1.900 m.).
Chasses à la lumière. Récoltes au fauchoir et au parasol dans la brousse
autour du lac et sur les plantes aquatiques (Papyrus, Polygonum ).
Pêches. — L’eau du lac de Naivasha est presque douce : alcalinité
0,0029 à 0,004 N ; pH = 8,5 à 9 (Beadle, 1933). Nombreuses pêches au
filet fin au bord du lac et dans la zone pélagique, entre le camp et l’île
« Crescent island » : Copépodes, Cladocères, Ostracodes, Hydracariens,
Nématodes, Oligochètes, Ilirudinés, Turbellariés, Mollusques.
Obs. — Dans la zone pélagique, on ne trouve que des Cyclopides et des
Cladocères ; les Diaptomides ne furent pris que tout près du bord, entre
les Ceratophyllum et les Potamogeton.
50. Crater lake (13 1V-33). — Petit lac dans un cratère, à l’ouest du grand lac
de Naivasha, dans le Rift Valley (ait. : 1.900 m. env.).
Le bord du cratère est une falaise de 40 à 50 m., couverte de végéta¬
tion arborescente.
Récoltes sous les pierres de la plage du lac, qui est très argileuse.
Pêches. — L’eau est très chargée en carbonates; alcalinité 0,084 N;
pH = 10,3; P 2 0 5 = 0,81 mg. par litre (Beadle, 1933). Pêche au filet fin :
Copépodes.
51. Forêt de bambous de Kijabé (15 IV-33). — En haut du Kikuyu escarpment,
au sud du Kinangop (ait. : 2.500 m.).
Récoltes sous les débris végétaux près d'une source.
52. Escarpment (17 IV-33). — Voir station n° 4 (ait. : 2.300 m.). Abondantes
récoltes sous les pierres.
Pays Kikuyu
53. Nairobi (19 IV-33). — Voir station n° 2 (ait. : 1.660 m.).
Pêches. — Marécage sur la route de Limoru, à 13 km. de Nairobi;
filet fin : Copépodes, Cladocères, Hydracariens, Oligochètes.
22
C. ARAMBOURG, P.-A. CHAPPU1S ET R. JEANNEL
APPENDICE
Matériel hydrobiologique recueilli par MM. Lovén et Granvik.
(Mission scientifique suédoise de 1920).
G. 1. Lac sur le bord extérieur de la caldera du mont Elgon. près du Lovéns
peak (ait. : 4.100 m.) (Granvik, 30 VI-20) : Copépodes, Cladocères,
Ostracodes, Hydracariens, Nématodes, Mollusques.
G. 2. Petit marécage à 10 km. d’Eldoret vers Soy, Uasin Gishu (Granvik,
27 Vl-20) : Cladocères, Ostracodes, Branchiopodes, Hirudinés, Mol¬
lusques.
G. 3. Petit lac à l'intérieur de la caldera du mont Elgon, long et large de
10 m., profond de 0,50 cm. (ait. : 3.750 m.) (Lovén, 30 VI-20). Plankton :
Copépodes, Ostracodes, Cladocères. Entre les algues et au fond : Copé¬
podes, Cladocères, Nématodes.
G. 4. Ruisseau du Rongaï, mont Elgon (ait. : 2.000 m.) (Granvik, 14 VII-20) :
Ostracodes, Mollusques.
G. 5. Petite mare dans les acacias, près de Lumbwa, Rift Valley (ait. :
2.100 m.) (Granvik, 6 VIII-20) : Copépodes, Cladocères, Ostracodes,
Amphipodes.
PI. XLIX
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MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 2
4" février 4935
COLEOPTERA
I. CARABIDAE : TRECHINAE ET PERI60NINAE
PAR LE
D r R. Jeannel
Les deux groupes de Carabiques étudiés dans ce travail fournissent d’im¬
portants renseignements sur la complexité d’origine de la faune alpine des
montagnes de l’Afrique orientale.
D’une part, c’est un fait tout nouveau que le groupe des Perigoninae,
largement représenté dans la faune tropicale et dont une espèce, Perigona
nigriceps, est bien connue comme cosmopolite, ait donné des formes microph-
thalmes et même totalement aveugles dans la faune endogée des régions éle¬
vées de l’Elgon.
D’autre part la Mission de l’Omo fait connaître 28 formes nouvelles de
Trechinae, s’ajoutant à quatre découvertes sur le Ruwenzori par la toute
récente expédition belge, et cet apport considérable permet de se faire
aujourd’hui une idée plus précise du mode de peuplement des régions alpines
des hautes montagnes équatoriales du continent africain.
Des lignées d’origine australe et d’autres d’origine paléarctique se sont ren¬
contrées dans l’Afrique orientale, à la faveur des climats humides et froids de
la fin du Tertiaire et du Quaternaire. Le réchauffement postglaciaire du
climat les a chassées des basses altitudes et les a obligées à s’élever dans les
montagnes. Les espèces se trouvent aujourd’hui isolées sur chacun des
massifs montagneux dont l’altitude atteint au moins 4.000 mètres, et peuplent
les forêts supérieures et la zone des prairies alpines. Sur ces massifs isolés,
véritables îlots de faune alpine perdus au milieu d’étendues tropicales, des
espèces nouvelles localisées se sont produites, comme dans les faunes insu¬
laires. Et les Trechus de l’Elgon donnent un exemple de ces phénomènes de
24
R. JEANNEL
variation insulaire intense et de formation rapide d’espèces nombreuses et
étroitement confinées, qui dépassera en amplitude ceux que montrent les
Trechus des îles Canaries et de Madère, peut-être même tous ceux qui ont
été observés chez d’autres groupes d’êtres vivants, comme dans les archipels
des Galapagos et des îles Hawaï. La faible portion de la zone alpine de
l’Elgon que nous avons explorée laisse en effet entrevoir que des centaines
d’espèces distinctes de Trechus doivent sans doute exister sur les 16 km. de
pourtour du cratère.
Les systèmes montagneux de l'Afrique orientale. — Pour se faire une idée
de l’histoire des lignées qui ont peuplé les régions alpines des hautes mon¬
tagnes de l’Afrique orientale, il est nécessaire de rappeler brièvement les
grandes lignes de la structure orographique de la région.
L’Afrique orientale, une des régions les plus fracturées du globe, est par¬
courue du nord au sud par deux grandes cassures principales : à l’ouest, c’est
la « fosse du Tanganyika », qui se prolonge vers le nord, renfermant la série
des lacs Kivu, Albert-Edouard et Albert; plus à l’est, au-delà du lac Victoria,
se trouve la grande fosse du « Rift Valley », commençant dans le sud au lac
Nyassa, coupant les territoires du Tanganyika et la colonie du Kénya jusqu’au
lac Rodolphe et continuée au-delà, à travers le massif abyssin, puis par la
mer Rouge, le golfe du Sinaï et le fossé de la mer Morte.
Les bords de ces grandes fosses, profondes de 500 à 1.000 m., sont formés
par les lèvres de grandes failles entre lesquelles des compartiments de l’écorce,
terrestre se sont effondrés, sans doute depuis la fin du Miocène. Ces bords, ou
« escarpments » constituent des chaînes parfois très élevées, et les fractures
se sont accompagnées d’éruptions de grands volcans.
Le long de la fosse du Tanganyika se trouvent les volcans du Kivu, dont
certains, comme ceux du Karissimbi (4.500 m.) sont encore en activité; plus
au nord, la haute chaîne du Ruwenzori est un grand horst (5.500 m. env.)
dominant le rebord oriental du fossé. Sous l’équateur, le Rift valley enferme
de petits lacs et des volcans entre les chaînes de ses « escarpments » : Mau
et Elgeyo escarpment (3.000 m.), Cherangani (3.426 m.) à l’ouest; Kikuyu et
Aberdare (mont Kinangop 3.907 m.) à l’est. De plus le fossé du Rift Valley
est flanqué par les grands volcans éteints : Kilimandjaro (6.010 m.) et Méru
(4.500 m. env.), Kénya (5.600 m.), Elgon (4.300 m.).
En somme les hautes montagnes de l’Afrique orientale se répartissent dans
deux systèmes (fig. 1), correspondant aux deux grands fossés tectoniques.
Nous connaissons actuellement bien mieux la faune alpine des hauts sommets
du « système oriental » (Rift. Valley) que celle du « système occidental »
(Tanganyika), car les montagnes du Kivu sont totalement inexplorées et la
chaîne du Ruwenzori, longue d’une centaine de kilomètres, doit réserver
encore bien des surprises. Mais on peut dès maintenant constater que les
Trechinae alpins de l’Afrique orientale montrent que les deux systèmes ont
reçu des peuplements différents.
Les lignées d’origine australe. — Il semble bien que, pendant les périodes
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
25
froides, les lignées d’origine australe se soient répandues du sud au nord, le
long des deux systèmes, isolés l’un de l’autre par le bassin du Victoria Nyanza.
Elles ont atteint le Ruwenzori dans le système occidental, et se retrouveront
Fig. I. — Les grandes fractures du Rift Valley dans l’Afrique orientale (d’après Gregory)
certainement au Kivu. Par contre, le long du Rift Valley, elles ont pu occuper
vers le nord le Kénya et le Kinangop, sans cependant pouvoir atteindre le
mont Elgon.
Ces lignées d’origine australe appartiennent à la tribu Trechodini, groupe
typiquement gondwanien. Il existe dans l’Afrique orientale plusieurs espè-
26
R. JEANNEL
ces de Trechodes, genre « indo-africano-australo-malgache ». Mais ces espè¬
ces, autochtones, de faune chaude, ne s’élèvent même pas jusqu’à la lisière
inférieure des forêts des montagnes. Les lignées australes, auxquelles il est
fait allusion ci-dessus, se rattachent à un groupe bien délimité de Trecho-
dini, celui des Plocamotrechus. Ce groupe occupe actuellement les îles
Crozet, tout le sud et l’est de l’Afrique, mais non Madagascar 1 ; il a pris
naissance au Secondaire sur un fragment africano-antarctique du continent
de Gondvvana et s’est étendu vers le nord sur l’Est africain, isolé de Mada¬
gascar, pendant le Tertiaire.
L’étude du genre Plocamotrechus, que l’on trouvera dans les pages sui¬
vantes, montre qu’il existe au Ruwenzori d’une part et au Kénya et Kinan-
gop, d’autre part, deux groupes de Plocamotrechus bien distincts. Les uns,
qui semblent devoir être autochtones, sont des espèces à microsculpture
très particulière, ceux du Ruwenzori à pattes robustes et tibias postérieurs
sillonnés, ceux du Kénya à pattes grêles et tibias postérieurs sans sillons.
Sans doute ces espèces devaient-elles habiter les deux systèmes montagneux,
occidental et oriental, et y être déjà différenciées avant la fin du Tertiaire;
elles ontdûêtre refoulées sur place vers les régions alpines, lors du réchauf¬
fement du climat.
Mais avec elles se trouvent aussi d’autres espèces plus directement alliées
à celles de l’Afrique australe et présentant la même microsculpture. R y
a tout lieu de croire qu’elles ont dû arriver tardivement dans l’Afrique
orientale. Elles ont colonisé les deux systèmes montagneux, car l’une d’elle,
P. ruwenzoricus , est aujourd’hui confinée dans la zone alpine du Ruwenzori,
tandis que les deux autres occupent le système oriental. 11 est remarquable
que celles-ci soient de tous les Plocamotrechus ceux qui se trouvent aujour¬
d’hui aux altitudes les plus basses : P. kilimanus, à 2.800 m. dans les forêts
du Kilimandjaro, P. unisetosus, à 2.600 m. dans celles du Kinangop. 11
existe, enfin, un Trechosia, autre genre de Trechinae austraux, qui a suivi
le P. unisetosus dans sa migration et se trouve avec lui à la lisière infé¬
rieure des forêts du Kinangop.
Les lignées paléarctiques. — A côté de ces lignées de Plocamotrechus
austraux, il se trouve sur certaines montagnes de l’Afrique orientale des
lignées d’origine paléarctique, appartenant au genre T rechus.
On sait que la tribu des Trechini dérive de souches angariennes dis¬
persées dans la région paléarctique après la fin du Secondaire. Elle s’est
répandue dans toute la région holarctique et la région orientale au cours du
Tertiaire. Elle a aussi reflué vers le sud, jusque dans l’Afrique équatoriale.
Ce fut pour moi une véritable surprise lorsque Ch. Alluaud fit connaître
le premier Trechus vrai de l’Afrique orientale : T. Sjôstedti, du mont Méru.
Depuis, j’avais eu à décrire un T. elgonicus découvert par M. Loven, de
la Mission Suédoise. Mais les deux espèces s’étaient montrées assez étroite-
1. R. Jeasnel. Monographie des Trechinae. (L’Abeille, XXXII, 1926, p. 476, carte).
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
27
ment apparentées à celles de l’Abyssinie : T. aethiopicus Ail. des environs
■d’Addis-Abeba (2.200 m.), T. bipartitus Rafïr. de l’Abuna Yusef (4.025 m.),
eux-mêmes rattachés aux lignées du nord de l’Afrique et paraissant par
suite originaires du massif ibéro-mauritanien. L’idée s’imposait donc qu’a¬
vant l’établissement du climat saharien, des Trechus ibéro-mauritaniens
aient pu atteindre le massif abyssin et de là gagner l’Afrique orientale à
la faveur du climat glaciaire.
Mais le problème se pose aujourd’hui d’une façon beaucoup moins sim¬
ple, depuis que nos découvertes sur le mont Elgon ont fait connaître des
Trechus en très grand nombre et de groupes très divers.
Lorsqu’on examine une carte de l’Afrique orientale, on s’explique que des
lignées de Trechus paléarctiques d’Abyssinie, aient pu atteindre le mont
Elgon. Entre le massif abyssin et l’Elgon, à l’ouest du lac Rodolphe s’étend
toute une série de montagnes désertiques, dont certaines, comme le Debasien,
dépassent 3.000 m. Il est donc vraisemblable qu’à l’époque glaciaire, une
zone continue de forêts ait pu établir un large passage praticable pour des
Trechus entre le massif abyssin et le système oriental des montagnes de
l’Afrique orientale. Les Trechus l’ont suivi assez loin vers le sud, puisque
le T. ijôstedti occupe le mont Méru, auprès du Kilimandjaro.
On s’explique aussi que les Trechus paléarctiques n’aient pas pu coloniser
le Ruwenzori, séparé du massif abyssin par les régions basses de l’Uganda
et du Soudan anglo-égyptien. Mais il est bien étonnant que ces Trechus,
venus du nord sur le système oriental jusqu’au Méru, aient pullulé sur
l’Elgon et soient inconnus du Kénya, du Kinangop, du Kilimandjaro.
Mes recherches personnelles sur le Kilimandjaro n’ont pas été suffisantes
pour me permettre d’affirmer qu’aucun Trechus n’habite cette montagne.
Mais j’ai la certitude qu’il n’en existe aucun sur le Kinangop, ni sur le
versant occidental du mont Kénya.
Il faut remarquer d’ailleurs que parmi les montagnes du système orien¬
tal, ce sont celles peuplées de Plocamotrechus qui n’ont pas de Tre¬
chus (Kilimandjaro, Kénya, Kinangop) et que par contre les montagnes
habitées par des Trechus (Elgon, Méru) n’ont pas de Plocamotrechus,
quelle que soit la latitude qu’elles occupent dans le système oriental.
Pourquoi ces différences entre ces diverses montagnes? On n’en voit
guère l’explication. Elles ne tiennent certainement pas à des causes clima¬
tiques, car la zone alpine du Kinangop ou celle du Kénya paraissent bien
présenter des conditions d’existence aussi favorables que sur l’Elgon, pour
permettre à des Trechus d’y exister.
Les Trechus de l’Elgon. — La population des Trechus de l’Elgon se pré¬
sente avec des caractères bien curieux. A partir de 3.500 m. d’altitude, le
long des ravins et dans tout le cratère peuplé de Senecio Gardneri, des
Trechus abondent dans les endroits humides, sous les pierres, dans la
terre au pied des rochers et sous les feuilles pourries des Lobelia acaules,
au point que ces Carabiques sont de beaucoup les insectes les plus nom-
28
R. JEANNEL
breux. Avec eux vivent des Staphylinides, des Curculionides, quelques Ago-
num ; mais dans chaque station plusieurs espèces de Trechus vivent mêlées.
Ces espèces sont étroitement localisées. D’un ravin à un autre, la faune
change et les espèces sont différentes. Des races bien distinctes occupent
des aires très limitées, se trouvant confinées au pied d’une falaise ou dans
un peuplement restreint de Lobelia.
Nous n’avons pu explorer qu’un très petit secteur du sommet de l’Elgon,
en haut des deux vallées orientales du torrent Koitobbos et du Suam. Ce
secteur ne représente pas même la dixième partie du pourtour du cratère
et nous y avons recueilli 22 formes distinctes, espèces ou sous-espèces
bien individualisées. Si le peuplement de l’Elgon par des Trechus pré¬
sente la même diversité et la même densité dans toute la zone alpine, on
peut estimer à 200 le nombre des espèces ou sous-espèces qui doivent exis¬
ter autour des 16 km. de circonférence du cratère de l’Elgon. Et ces 200 Tre¬
chus distincts occuperaient ainsi une aire géographique ne dépassant guère
une centaine de kilomètres carrés.
Il existe en Europe des montagnes, comme le Koralpe, les Bachergebirge,
dans les Alpes orientales, sur lesquelles une dizaine d’espèces de Trechus
cohabitent sur les mêmes sommets. Mais ce sont alors des espèces de lignées
diverses, qui se sont trouvées concentrées dans un même habitat par le jeu
des phénomènes de refoulement et d’attraction produits par les périodes
glaciaires sur des massifs de refuge. Sur l’Elgon, c’est toute autre chose.
La faune rappelle davantage celle des îles, comme Ténérife ou Madère, où
les Trechus assez nombreux appartiennent à une même lignée et se sont
diversifiés sur place. Comme ceux de Madère, les Trechus de l’Elgon mon¬
trent des types évolutifs extrêmes et on remarquera même de curieuses
convergences dans la forme générale d’un Trechus umbricola Woll. (de
Madère) et d’un T. oocLes de l’Elgon.
Les innombrables Trechus de l’Elgon ne relèvent que d’un petit nombre
de lignées ou groupes d’espèces. La grande quantité de formes différen¬
ciées est l’effet d’une pulvérisation de quelques espèces primitives dont les
colonies paraissent s’être isolées par vallon, par pied de falaise, par prai¬
ries indépendantes ou peuplements de Senecio et Lobelia plus ou moins
morcelés. Les différences spécifiques portent sur les organes copulateurs
mais surtout sur les caractères morphologiques externes. La plupart du
temps ces différences paraissent bien résulter de variations chez des colo¬
nies isolées. Ces colonies d’ailleurs ont tendance à devenir souterraines,
beaucoup plus à 3.500 m. dans les ravins que dans les régions détrempées
de l’intérieur du cratère. Aussi les caractères évolutifs, régression de l’œil,
dépigmentation, sont-ils plus prononcés aux altitudes basses, où sont même
apparues quelques espèces endogées de type « anophthalme » très caracté¬
risé.
Dans le cratère, à 4.000 m., il existe aussi des cas de variation sur place,
en l’absence de tout isolement géographique. Des espèces manifestement
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECH1NAE
29
de souche commune et présentant le même organe copulateur, mais bien
différentes par leurs caractères extérieurs, se trouvent souvent ensemble
au pied de la même Lobelia. En étudiant ces espèces, on a l’impression
que peut-être sont-elles l’effet de mutations héréditaires qui se seraient
maintenues côte à côte.
En somme la population des Trechus de l’Elgon, avec ses très nombreuses
espèces étroitement localisées, appartenant à un très petit nombre de lignées,
se présente comme un magnifique exemple de variation à outrance, d’affo¬
lement sous l’influence d’un isolement insulaire. L’étude des 22 espèces
et sous-espèces de Trechus, que l’on trouvera plus loin, laisse entrevoir
combien il serait intéressant de pouvoir explorer en totalité la zone alpine
de l’Elgon. Le temps nous a manqué pour le faire, alors que le but prin¬
cipal de notre mission était d’aller fouiller les gisements paléontologiques
de l’Omo. Mais qu’il serait utile de pouvoir reprendre l’exploration complète
de tout le pourtour du cratère ! On en rapporterait certainement un matériel
de choix pour une étude de la variation dans un groupe bien limité.
Ces Trechus, que nous avons recueillis sur le côté oriental du sommet de
l’Elgon, se rangent dans trois groupes d’espèces. Deux se rattachent aux
lignées ibéro-mauritaniennes : le groupe Chappuisi à celui du T. fulvus, le
groupe elgonicus au T. obtusus et par conséquent au groupe quadristriatus.
Quant au troisième, le groupe cryobius, c’est chez lui surtout que la variation
des espèces primitives s’est faite avec le plus d’intensité. Il se montrera à
coup sûr extrêmement nombreux. 11 est remarquable par une évolution ché-
totaxique anormale, qui a transporté sur le 5 e interstrie la soie discale unique
du 3 e . Son origine est encore difficile à préciser, mais il semble cependant
plutôt se rattacher aux lignées de l’Egéide, plus particulièrement du Caucase.
Il y aurait donc eu, au début du Tertiaire, une migration faisant passer
des lignées anciennes de l'Egéide vers l’Ethiopie, sans doute par l’Asie
mineure. Des survivants de ces lignées doivent exister sur les hautes mon¬
tagnes de l’Abyssinie. Mais la faune de ces montagnes est malheureusement
encore totalement inexplorée.
Comme on le voit, il reste à faire pour les entomologistes explorateurs. Les
hauts sommets de l’Abyssinie, dont plusieurs atteignent 5.000 m., beaucoup
4.000 m., réserveront de belles découvertes à ceux qui les visiteront, lorsque
les voyages seront devenus plus faciles dans ces contrées actuellement inac¬
cessibles. On peut d’ores et déjà s’attendre à y trouver des populations de
Trechus de montagne, grâce auxquels on comprendra davantage l’histoire
du peuplement de l’Afrique orientale par les lignées paléarctiques.
30
R.JEANNEL
Subf. TRECHINAE Bach
Trib. Perileptini Jeannel
Gen. PERILEPTUS Schaum
Perileptus (s. str.) Shakletoni, n. sp.
Types : Lokitang, st. 24 (Mus. Paris). Dédié à M. Shakleton, district com-
missioner de Lokitang, dont l’aide fut précieuse aux membres de la Mission.
Long. 3.5 mm., ce qui est considérable pour une espèce de ce genre (le
P. robustus Jeann., de l’Himalaya, a la même taille). Très déprimé. Ailé.
Rougeâtre brillant, la moitié apicale des
élytres brunâtre, les pattes pâles. Pubes¬
cence longue sur la tète et le pronotum,
plus courte mais dense et redressée sur
les élytres.
Tête grande, déprimée, les yeux très
gros, les tempes courtes et transverses, la
partie postérieure du front parsemée de
gros points enfoncés, le tégument très fine¬
ment alutacé entre les points. Antennes
robustes et longues, atteignant le tiers
basal des élytres.
Pronotum grand, presque aussi long que
large, déprimé. Côtés longuement sinués
en arrière, les angles postérieurs grands,
vifs et droits; base large, presque aussi
large que le bord antérieur, ses parties
latérales droites, non échancrées, perpen¬
diculaires à la ligne médiane. Ligne mé¬
diane finement canaliculée, la surface ba¬
sale rugueuse. Disque éparsément ponctué,
fortement alutacé entre les points, ce qui
Shakletoni, n. sp., de Lokitang (X 24). lui donne un aspect mat.
Élytres deux fois aussi longs que larges,
assez amples, les côtés parallèles, les épaules saillantes et le bord basal
perpendiculaire à la ligne médiane. La racine de la gouttière marginale
décrit une crosse régulièrement arrondie, recourbée sur l’origine de la 5 e
strie. La même disposition existe chez P. japonicus Bâtes et P. robustus
Jeann. Surface élytrale très aplanie, les stries bien visibles, marquées par
des lignes de gros points superficiels, mais effacées à la base et à l’apex.
Soies discales présentes mais petites, sur la 3 e strie.
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
3J
Organe copulateur mâle sans caractères particuliers.
Cette espèce, de taille exceptionnelle pour une espèce africaine, est en
réalité apparentée au P. robustus de l’Inde et au P. japonicus. Elle présente
comme eux un pronotum à base large, dont les parties latérales sont nette¬
ment transverses et rectilignes. A ce caractère s’ajoute la crosse basale de
la gouttière marginale, particulièrement développée chez P. Shakletoni
mais existant aussi chez les P. japonicus et P. robustus. Chez toutes les
autres espèces du genre, à l’exception du P. areolatus, la gouttière s’arrête
brusquement sur l'origine de la 5 e strie sans décrire de crosse complète. Ce
caractère vient donc s’ajouter à celui tiré de la forme de la base du pronotum
pour isoler le groupe japonicus des autres espèces orientales et africaines.
Il est donc intéressant de noter que le P. Shakletoni appartient au groupe
du P. japonicus, groupe jusqu’ici représenté seulement dans la région
orientale : P. robustus dans l’Himalaya, P. japonicus à Hong-Kong, Celèbes
et au Japon.
Kenya colony. Turkana septentrional : Lokitang, dans les monts Lubur,
au nord-ouest du lac Rodolphe. Nombreux exemplaires recueillis dans les
graviers du lit d’un torrent, ait. 700 m., st. 24 (23 1-1933).
Perileptus (s. str ) africanus, subsp. aethiopicus, nov.
Type : Nanoropus, st. 26 (Mus. Paris).
Long. 2,5 mm. Testacé rougeâtre brillant assez clair, les élytres brunâ¬
tres, les antennes brunâtres à base pâle, les pattes testacées.
Même coloration et forme générale que le P. africanus Jeann. typique, de
Tana river. Il s’en distingue cependant aisément par la forme des angles
postérieurs du pronotum. Ceux-ci sont plus grands, la sinuosité basale des
côtés du pronotum est plus longue, les parties latérales du bord basal sont
moins obliques.
Malgré cette différence qui fait davantage ressembler son pronotum à celui
des P. ceylanicus et P. indicus, le P. aethiopicus appartient certainement
à l’espèce africanus, d’ailleurs déjà représentée dans toute l’Afrique orien¬
tale et australe par des races diverses : Peringueyi Jeann. (Mon. Trechinae
IV, p. 62) dans l’Afrique australe, africanus Jeann. et Babaulti Jeann.
dans la Colonie du Kénya, Alluaudi Jeann. dans l’Uganda. La race nouvelle
étend l’aire de distribution de l’espèce jusqu’en Ethiopie et on sait d’autre
part que le P. hesperidum Jeann. des Iles du Cap Vert est étroitement
apparenté au P. africanus.
Mais P. africanus, si largement distribué en Afrique, appartient certaine¬
ment à la même lignée que les P. ceylanicus Nietn., P. pusillus Jeann., du
Tonkin et P. mêlas Jeann., des Iles Philippines. Comme le P. Shakletoni,
il peut donc être considéré comme un élément « oriental » de la faune
africaine.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, à l’extrémité nord du lac Rodolphe,
32
R. JEANNEL
sur la plage du lac, ait. 565 m., st. 26 (28 1-1933). Un exemplaire pris à la
lumière.
Trib. Trechodini Jeannel
Gen. TRECHODES Blackburn
Trechodes Babaulti Jeannel
T. Babaulti Jeannel, 1926, Mon. Trechinae, I, p. 497, fig. 269 et 276;
type : Tana river. — Mon. Trechinae, IV, p. 64.
KenyaColony: Province duTurkana : Kacheliba, West-Suk, ait. 1.300 m.,
st. 39 (2 IV-1933). Un exemplaire recueilli sur les bords du Suam, en amont
du pont de Kacheliba, au milieu de nombreux Bembidiides.
L’aire de distribution de l’espèce couvre une grande partie de l’Afrique
orientale, depuis Kacheliba, dans le bassin du lac Rodolphe, jusqu’au sud
du Mozambique (Lesne) et à Salisbury, dans le Sud-Rhodesia. Vers l’ouest
elle atteint le hautMellé, dans le Congo belge (Burgeon!).
Comme les autres Trechodes, T. Babaulti ne s'élève guère en altitude.
Il a été recueilli à 1.500 m. dans le pays Kikuyu et au pied du Ruwenzori.
Au Kilimandjaro, le T. kilimanus Jeann. ne dépasse pas la zone des
cultures; au mont Kénya, le T. kenyensis occupe les prairies inférieures :
Nyéré, 2.000 m. d’altitude. Aucun Trechodes n’a jamais été trouvé dans la
zone alpine des hautes montagnes, ni même dans la zone des forêts.
Gen. PL0CAM0TRECHUS Jeannel
Plocamotrechus Jeannel, 1926, Mon. Trechinae, L'Abeille, XXXII, p. 543;
type : P. pallipes Boh., = Bohemani Jeann. —- 1930, Mon. Trechinae,
L'Abeille, XXXIV, p. 65. — Alluaud, 1933, Bev. Zool. Bot. Afr., XXIV,
p. 61 (espèces du Ruwenzori).
Pendant le cours de l’impression de ma Monographie des Trechinae, une
circonstance heureuse m’avait permis d’examiner les types des Plocamo¬
trechus de l’Afrique australe décrits jadis par Peringuiey sous le nom de
Trechus et que je n’avais primitivement pu identifier qu’avec doute. J’ai
donc été conduit à reprendre, dans le « Supplément » de ma Monographie,
en 1930, la systématique des espèces australes et à en donner un nouveau
tableau.
Mais jusqu’à ce jour les seules espèces du genre connues des hautes mon¬
tagnes de l’Afrique orientale, étaient encore le P. kilimanus des forêts
supérieures du Kilimandjaro, le P. kenyensis de la zone alpine du Kénya
et le P. Alluaudi de la zone alpine du versant oriental du Ruwenzori. Les
récoltes de L. Burgeon sur le versant occidental du Ruwenzori au cours de
la récente Expédition belge, récoltes étudiées par Ch. Alluaud (1933) et
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
33
celles que la Mission de l’Omo a pu faire sur le mont Kinangop, dans la
chaîne de l’Aberdare, ajoutent huit espèces nouvelles aux trois déjà connues.
Il n’est pas étonnant que ces matériaux nouveaux viennent bouleverser
encore une fois la systématique du genre. Les trois espèces anciennement
connues de l’Afrique orientale présentaient un caractère commun : large
échancrure de la base du pronotum, qui m’avait servi à les distinguer de
l’ensemble des espèces australes. Ce caractère ne se retrouve pas chez les
espèces nouvelles du Ruwenzori et du Kinangop, et j’ai dû chercher autre
chose pour établir une classification naturelle des espèces.
L’organe copulateur des Plocamotrechus est d’un type très particulier et
donne de bons caractères différentiels pour séparer les espèces ; mais il ne
semble pas que des évolutions particulières de l’armature copulatrice du sac
interne, toujours compliquée et constituée par des pièces nombreuses,
permettent d’établir des séries phylétiques d’espèces de même souche. Par
contre la microsculpture des téguments externes donne d’utiles indications.
J’ai déjà signalé ' les différences de forme du réseau polygonal formé par
le contour des champs de chitine déposés par les cellules hypodermiques,
chez les Duvalius et autres Trechinae à téguments « alutacés ». La forme
de cette réticulation microscopique est variable, les polygones étant soit
aussi longs que larges, soit nettement étirés en travers. H. E. Andrewes 2 a
signalé des différences analogues chez les Tachys orientaux. On retrouve
ces deux types de microsculpture chez les Plocamotrechus et il semble bien
que ces deux types correspondent à des groupes phylogénétiquement
distincts.
Chez toutes les espèces de l’Afrique australe, sans aucune exception, la
microsculpture du pronotum et des élytres est formée de polygones très
étirés en travers. Parmi les espèces de l’Afrique orientale, il en est trois qui
présentent la même microsculpture : kilimanus, du Kilimandjaro, unisetosus
du Kinangop, ruwenzoricus du versant occidental du Ruwenzori. Ces trois
espèces sont certainement alliées et se rattachent à la lignée des espèces
australes. Cette parenté indique donc qu’elles sont venues du sud et se sont
répandues sur les deux systèmes montagneux, occidental (Ruwenzori) et
oriental (Kilimandjaro, Kinangop) à une époque récente.
Mais toutes les autres espèces des montagnes de l’Afrique orientale ont
une microsculpture bien différente, formée de gros éléments polygonaux
aussi longs que larges. Elles représentent d’autres lignées, sans doute plus
anciennes et originaires de l’Afrique orientale même. Ce qui prouve que ces
lignées doivent être autochtones, c’est surtout qu’elles diffèrent nettement
sur chacun des deux systèmes occidental et oriental. Sur le Kénya et le
Kinangop, deux massifs très voisins, les espèces ont des pattes grêles, de
1. R. Jeannel, 1925. Morphologie de l’élytre des Coléoptères Adéphages (Arch. Zool.
exp., 64, p. 17, fig. 8 et 11).
2. H. E. Andrewes, 1929. The Fauria of British India. Coleoptera, Caratidae, p. 16,
fig. 4 (Taylor and Francis, London, 1929).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II.
3
34
R. JEANNEL
type normal. Par contre, celles du Ruwenzori sont plus robustes, avec des
tibias très épais et les tibias postérieurs sillonnés sur leur facesupéro-interne.
Comme on le voit, la population des Plocamotrechus des hautes monta¬
gnes de l’Afrique orientale est complexe. Dans chacun des deux systèmes
orographiques, occidental et oriental, se trouve un groupe autochtone dont
les espèces sont actuellement reléguées dans la zone alpine des plus hauts
sommets. A ces groupes anciens se sont ajoutées des espèces d’origine
australe, d’immigration récente, qui ont peuplé les deux systèmes, mais ne se
sont pas élevées aussi haut sur les montagnes que les précédentes. Alors que
les espèces des groupes anciens sont devenues strictement alpines, les
dernières sont subalpines et ne dépassent pas la limite supérieure des forêts.
Tableau des Plocamotrechus de l’Afrique orientale
1. Microsculpture du pronotum et des élytres formée d’éléments
polygonaux très fins et nettement étirés en travers *. 2.
,— Microsculpture du pronotum et des élytres formée de gros
éléments arrondis, pas plus larges que longs, comme sur la
tête. Toujours deux soies discales. 4.
2. Base du pronotum rectiligne, ou même un peu saillante ; les
angles postérieurs obtus, non saillants en dehors. Allongé et
étroit, les élytres ovales, plus de deux fois aussi longs que
larges, les stries peu profondes, les interstries convexes; deux
soies discales. Long. 6 à 6,5 mm. (Ruwenzori occidental).
. ruwenzoricus Ail.
— Base du pronotum nettement échancrée, les angles postérieurs
droits et saillants en dehors. Élytres courts, moins de deux
fois aussi longs que larges ; les interstries plans. 3.
3. Convexe. Élytres régulièrement ovales, les épaules largement
arrondies. Deux soies discales sur la 3 e strie. Long. 5,7 à
8 mm., les mâles beaucoup plus grands que les femelles.
(Kilimandjaro, forêts supérieures). kilimanus Jeann.
— Déprimé. Élytres élargis dans la moitié postérieure, étroits aux
épaules qui sont très effacées. Une soie discale après le milieu
delà 3 e strie. Long. 5,5 mm. dans les deux sexes. (Kinangop,
forêts). unisetosus, n. sp.
4. Tibias grêles, les postérieurs sans sillon sur la face supéro-
interne. Stries des élytres fines et régulières, les inter stries
plans. (Kénya et Kinangop). 5.
— Tibias très épaissis à l’apex, les postérieurs avec un sillon
canaliculé sur la face supéro-interne 1 2 . Stries des élytres
fortes, les interstries convexes. (Ruwenzori). 8.
1. La microsculpture est de ce même type chez toutes les espèces connues de l’Afrique
australe.
2. Ces espèces du Ruwenzori s’écartent de tous les autres Plocamotrechus par la forme
de leurs tibias qui rappelle celle de l ’Amblyslogenium des îles Crozet.
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
35
5. Pronotum à côtés très arrondis en avant, sinués avant les
angles postérieurs qui sont aigus et saillants en dehors ; la
base rectiligne, Llytres convexes. Long. 6,5 à 7 mm. (Kinangop,
forêts de bambous). Chappuisi, n. sp.
— Pronotum à côtés peu arqués en avant, non sinués avant les
angles postérieurs qui sont obtus, non saillants. Elytres
déprimés. 6.
6. Pronotum petit, guère plus large que la tête, rétréci à la base
qui est largement échancrée. Elytres à épaules effacées, étroites,
leur plus grande largeur en arrière. Long. 5 à 5,5 mm. (Kénya,
alpin). kényensis Jeann.
— Pronotum ample, bien plus large que la tête, non rétréci à la
base qui est plus large que le bord antérieur, le pronotum sub¬
carré. Elytres ovales, à épaules largement arrondies et sail¬
lantes. 7.
7. Yeux saillants, les tempes transverses. Base du pronotum recti¬
ligne. Organe copulateur à pointe droite, non tordue. Long.
7 mm. (Kinangop, forêts supérieures). kinangopinus, n. sp.
— Yeux non saillants, les tempes obliques. Base du pronotum
largement échancrée. Organe copulateur plus court, à pointe
sinueuse. Long. 5 à 5,5 mm. (Kinangop, alpin). altipeta, n. sp.
8. Tibias antérieurs non sillonnés sur la face externe, tous les
tibias très épais, les tarses très courts. Grosse tête, à yeux
petits et tempes très renflées, bien plus longues que les yeux.
Antennes submoniliformes, très courtes, n’atteignant pas la
base du pronotum. Elytres parallèles, à épaules saillantes, les
stries très irrégulièresL Long. 8 à 9 mm. (Ruwenzori occi¬
dental, alpin). bucculentus Ail.
— Tibias antérieurs sillonnés sur la face externe. Yeux plus grands,
les tempes obliques, de peu plus longues que les yeux ou plus
courtes. 9.
9. Pronotum ample, à côtés très arrondis, sa base largement
échancrée. Elytres courts. Long. 6 mm. (Ruwenzori oriental,
alpin). Alluaudi Jeann.
— Pronotum à côtés peu arqués, sa base rectiligne. Elytres plus
allongés, deux fois aussi longs que larges. 10.
10. Tempes longues, obliques, plus longues que les yeux. Elytres
ordinairement avec trois soies discales sur la 3° strie. Long.
8 mm. (Ruwenzori occidental, alpin). robustus Ail.
— Tempes courtes et transverses, pas plus longues que les yeux.
Elytres avec deux soies discales sur la 3° strie. Plus allongé et
plus étroit, subcylindrique. Long. 5 à 5,5 mm. (Ruwenzori
occidental, alpin). Burgeoni Ail.
1. Très remarquable par son aspect général lourd et trapu, ses antennes très courtes
et ses pattes énormes.
36
R. JEANNEL
Plocamotrechus unisetosus, n. sp.
Type : forêt de bambous du Kinangop, st. 46 (Mus. Paris).
Long. 5,5 mm. Aptère. Déprimé; brun de poix, avec la marge du pro-
notum et des élytres rougeâtre, les pattes testacées, les antennes testa-
cées rougeâtres, à base plus pâle. Microsculpture fine, formée d’éléments
arrondis sur le crâne, mais étirés nettement en travers sur le pronotum et
les élytres.
Tête robuste, transverse, le disque déprimé avec des impressions trans¬
verses rugueuses entre les sillons frontaux ; ceux-ci réguliers, bien arrondis,
profonds. Yeux grands et saillants, deux fois aussi longs que les tempes qui
Fig. 3-5. —^Pronotum et base des élytres des trois Plocamotrechus de la forêt du Kinangop
(X 16). — Fig. 3. P. Chappuisi, n. sp. — Fig. 4. P. unisetosus, n. sp. — Fig. 5. P. kinan-
gopinus, n. sp.
sont obliques et planes. Antennes grêles, atteignant le tiers basal des
élytres, les articles apicaux subcylindriques, de trois à quatre fois aussi
longs que larges.
Pronotum un peu transverse, sa base un peu plus étroite que le bord anté¬
rieur ; côtés bien arrondis en avant, à peine sinués avant les angles posté¬
rieurs qui sont très petits, droits et vifs. Base nettement concave. Gouttière
marginale relativement large. Pas de fossettes basales, mais le disque légè¬
rement déprimé au-devant des parties latérales du sillon basal transverse.
Elytres courts et déprimés, étroits en avant, élargis dans la moitié posté¬
rieure, l’apex largement obtus. Epaules effacées, très arrondies, le bord
basal oblique. Gouttière marginale largement explanée ; striole juxta-scutel-
laire àpeine visible. Toutes les stries nettes, fines, linéaires, non ponctuées;
les interstries plans ; striole récurrente apicale régulièrement continue sur
la 5 e strie.
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
37
Pattes normales, les tibias et les tarses grêles. Tibias antérieurs sillonnés
sur leur face externe; tibias postérieurs subcylindriques, grêles, sans sillon
sur la face supéro-interne.
Les caractères chétotaxiques sont assez particuliers. Lignes orbitaires
parallèles. La soie prothoracique antérieure au quart antérieur du côté, plus
en avant que chez les autres espèces du Kinangop. Une seule soie discale,
insérée sur la 3 e strie, après le milieu de sa longueur.
Organe copulateur mâle (fig. 9) épais, fortement coudé dans son quart
Fig. 6 et 7. — Organes copulateurs mâles des Plocamolrechus du Kinangop (X 56). •—
Fig. 6. P. Chappuisi, n. sp. — Fig. 7. P. kinangopinus, n. sp.
basal. La partie apicale est fusiforme, droite; l’apex large et obtus, en forme
de cuilleron largement semi-circulaire. Le lobe droit en forme de large
lamelle enveloppante, avec sa partie apicale arrondie et crochue. Styles
courts et grêles, armés de quatre longues soies. Sac interne avec une longue
pièce ventrale arquée.
Cette espèce est voisine du P. kilimanus Jeann. et présente la même
microsculpture du tégument et la même forme générale. Elle est cependant
plus déprimée et ne montre pas le grand dimorphisme sexuel qui caracté¬
rise l’espèce du Kilimandjaro ; chez P. uniselosus, les mâles ne sont pas
plus grands que les femelles. D’autre part P. unisetosus est remarquable
par l’évolution de ses soies discales, réduites à une seule, comme d’ailleurs
chez les P. Bohemani Jeann. et P. tabulae Pér., de l’Afrique australe.
38
R. JEANNEL
Kenya Colony : mont Kinangop, dans la chaîne de l’Aberdare, région sub¬
alpine. Un exemplaire recueilli dans les débris végétaux d’un ravin à la
lisière inférieure de la forêt du versant occidental, près de la maison fores¬
tière du Kinangop, ait. 2.600 m., st. 45 (7 IV-1933). Deux exemplaires
trouvés dans la forêt de bambous, au-dessus de la maison forestière, sur la
route de Nyéré, ait. 2.900 m., st. 46 (9 IV-1933).
Plocamotrechus Chappuisi, n. sp.
Types : forêt de bambous du Kinangop, st. 46 (Mus. Paris).
Long. 6,5 à 7 mm. Aptère. Allongé et subparallèle. Noir de poix brillant,
avec la marge des élytres, les pattes et les antennes rougeâtres assez foncées.
Microsculpture fine, mais formée d’éléments polygonaux aussi longs que
larges sur le pronotum et les élytres.
Tête médiocre, allongée; les sillons frontaux anguleux, peu profonds.
Yeux grands et saillants, deux fois aussi longs que les tempes; celles-ci
obliques et peu convexes. Antennes grêles, atteignant environ le quart basal
des élytres, leurs articles apicaux subcylindriques et trois fois aussi longs
que larges.
Pronotum ample, assez convexe, peu rétréci à la base qui est aussi large
que le bord antérieur. Les côtés très arrondis dans les quatre cinquièmes de
leur longueur, nettement sinués en arrière ; les angles postérieurs grands,
droits et vifs, un peu saillants en dehors. Base rectiligne. La gouttière mar¬
ginale est fine et régulière ; pas de fossettes basales.
Elytres allongés et convexes, subparallèles, l’apex atténué. Epaules arron¬
dies mais saillantes ; la gouttière marginale large, commençant par une crosse
basale dont l’origine atteint la racine de la 4° strie. Striole juxta-scutellaire
très développée. Toutes les stries visibles, fines, régulières, non ponctuées;
les interstries plans. Strie récurrente apicale régulière, prolongée sans
inflexion par la 5° strie.
Pattes normales. Tibias antérieurs sillonnés; les postérieurs grêles et sans
sillon supéro-interne.
Chétotaxie normale : deux soies discales sur la 3" strie.
Organe copulateur (fig. 6) volumineux, fortement arqué dans sa partie
basale. Le pénis est très épais dans sa partie moyenne et s’atténue peu à peu
vers l'apex qui est long, droit et terminé par un renflement transverse dont
la silhouette de profil rappelle celle d’un sabot. Styles courts, avec quatre
longues soies recourbées. Sac interne avec trois petites pièces copulatrices
dans la partie basale et ventrale. Le lobe droit du pénis ne fait aucune saillie
au-dessus de l’orifice apical.
Espèce très isolée dans le genre, sans affinité directe avec le P. kenyensis
Jeann.
Kenya Colony : mont Kinangop, dans la chaîne de l’Aberdare, zone des
forêts supérieures. Plusieurs individus recueillis dans un endroit marécageux
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
39
de la forêt de bambous du versant occidental du Kinangop, au-dessus de la
maison forestière, sur la route de Nyéré, ait. 2.900 m., st. 46 (9 IY-1933).
Plocamotrechus kinangopinus, n. sp.
Type : forêt de bambous du mont Kinangop, st. 46 (Mus. Paris).
Long. 7 mm. Aptère. Allongé, subparallèle et peu convexe. Brun de poix
avec les antennes et les pattes rougeâtres. Microsculpture assez fine, formée
par un réseau polygonal dont les éléments sont aussi longs que larges, aussi
bien sur le pronotum et les élytres que sur la tête.
Tête petite, transverse, le vertex déprimé, les sillons frontaux anguleux et
Fig. 8 et 9. Organes copulateurs mâles des Plocamotrechus du Kinangop (X 56)- —
Fig. 8. P. allipela, n. sp., de la zone alpine. — Fig. 9. P. uniselosus, n. sp.
superficiels. Yeux peu saillants, une fois et demie aussi longs que les tempes;
celles-ci obliques et un peu convexes. Antennes ne dépassant guère le quart
basal des élytres, leurs articles apicaux ovalaires, deux fois et demie aussi
longs que larges.
Pronotum grand, subcarré, bien plus large que la tête, à peine plus large
que les élytres, sa base plus large que le bord antérieur. Côtés faiblement
arqués, non sinués dans la partie postérieure; les angles postérieurs presque
droits, vifs, non saillants en dehors; base rectiligne. Gouttière marginale
assez large ; pas de fossettes basales.
Elytres oblongs, peu convexes, à bord basal transverse, perpendiculaire à
la ligne médiane; les épaules saillantes et anguleuses, l’apex atténué. Goût-
40
R.JEANNEL
tière marginale assez large; la striole juxtascutellaire bien développée. Stries
toutes bien visibles, nettes, fines et linéaires, non ponctuées ; interstries plans.
Striole récurrente apicale nette et profonde, continuée sans déviation par la
5 e strie.
Pattes normales; les tibias antérieurs sillonnés.
Chétotaxie normale. Deux soies discales sur la 3“ strie.
Organe copulateur mâle (fig. 7) très grand et robuste, brusquement coudé
dans le cinquième basal. Partie apicale épaisse, fusiforme, droite, atténuée
en bec dont l’épaississement terminal présente de profil la silhouette d’une
sandale. L’apex est droit et long. Le lobe droit du pénis enveloppe la face
dorsale et forme un lobe apical légèrement arrondi. Styles très courts, armés
de quatre soies. Le sac interne porte une grosse pièce ventrale, robuste et
épaisse, un peu arquée.
Cette espèce est manifestement proche parente du P. kenyensis Jeann.
Mais son pronotum très ample et subcarré lui donne un aspect très particu¬
lier.
Kenya Colony : forêt de bambous et zone des Alchémilles du mont Kinan-
gop, dans la chaîne de l’Aberdare. Deux exemplaires, l’un recueilli dans la
forêt de bambous du versant occidental, au milieu des P. Chappuisi, ait.
2.900 m., st. 46 (9 1V-1933), l’autre trouvé sous une pierre dans la zone des
Alchémilles, ait. 3.000 m., st. 47 (9 IV-1933).
Cette espèce s’élève davantage en altitude que les deux précédentes et
paraît localisée à la lisière supérieure des forêts et dans le « moorland » for¬
mant la base des prairies alpines.
Plocamotrechus altipeta, n. sp.
Types : prairies alpines du Kinangop, st. 48 (Mus. Paris).
Long. 5 à 5,5 mm. Aptère. Même forme générale que celle du P. kinango-
pinus, mais plus petit et proportionnellement moins allongé; même colora¬
tion et microsculpture.
Tête petite, arrondie, les sillons frontaux anguleux et superficiels. Yeux
plus petits, non saillants, à peine plus longs que les tempes qui sont obliques
et convexes. Antennes plus courtes, n’atteignant pas le quart basal des élytres,
leurs articles apicaux ovales, deux fois aussi longs que larges.
Pronotum semblable à celui du P. kinangopinus, sauf que la base est
échancrée, concave. Elytres plus courts, à côtés plus arqués, le bord basal
aussi transverse et les épaules anguleuses et saillantes. Même striation. Pattes
semblables.
Mêmes caractères chétotaxiques que chez P. kinangopinus.
Organe copulateur mâle (fig. 8) plus court, présentant la même coudure de
la partie basale, le même renflement fusiforme de la partie apicale, mais
l’apex est tordu, comme s’il avait été écrasé par une pression dans le sens
longitudinal. Le sac interne porte une pièce analogue à celle du P. kinango-
COLEOPTERA, CARAB1DAE TRECHINAE
41
pinus, mais encore plus longue, plus épaisse et plus incurvée du côté dorsal.
Il n’est pas douteux que P. allipeta et P. kinangopinus soient dérivés
d’une souche commune, remplaçant sur le Kinangop le P. kenyensis du
mont Kénya. Tous deux pourraient à la rigueur être tenus pour deux races
de la même espèce, l’une de basse altitude ( kinangopinus ), l’autre isolée dans
les prairies à tussoks de la zone des Senecio géants ( altipeta ). Mais les diffé¬
rences des organes copulateurs sont assez prononcées pour qu’on puisse les
tenir pour deux espèces définitivement individualisées.
Kenya Colony : zone alpine du mont Kinangop, dans la chaîne de l’Aber-
dare. Plusieurs exemplaires recueillis sous des amas d’herbes arrachées et
pourries, dans la prairie de la zone des grands Senecio, sur le versant occi¬
dental du sommet du Kinangop, ait. 3.700 m., st. 48 (9 IV-1933).
Gen. TRECHOSIA Jeannel
Trechosia Jeannel, 1926, Mon. Trechinae, L'Abeille, XXXII, p. 544; type :
T. solutilis Pér. — 1930, L’Abeille, XXXIV, p. 73.
Ce genre, assez étroitement allié au genre Plocaniotrechus, mais bien
caractérisé par une conformation particulière de la 8 e strie des élytres, était
jusqu’à présent connu par quelques espèces de l’Afrique australe, dont j’ai
donné un tableau de détermination dans le supplément de ma Monographie
(L’Abeille, XXXIV, p. 74). Il est intéressant d’en trouver une espèce dans
l’Afrique orientale.
Cette espèce nouvelle ne s’écarte aucunement du type générique. Elle a été
découverte dans la région subalpine du Kinangop et sa présence dans la même
localité que le Plocaniotrechus unisetosus, ci-dessus décrit, semble bien
confirmer qu’elle est, comme ce dernier, du nombre des espèces australes
ayant atteint les régions montagneuses de l’Afrique orientale à une date rela¬
tivement récente.
Trechosia aberdarensis, n. sp.
Type : maison forestière du Kinangop, st. 45 (Mus. Paris).
Long. 4,5 mm. Aptère. Grêle et allongé, convexe. Brun de poix brillant,
les antennes rougeâtres, les pattes testacées rougeâtres. Microsculpture très
fine, formée d’éléments polygonaux très étirés en travers, comme chez tous
les Trechosia et les Plocaniotrechus austraux.
Tête petite, à front déprimé, les sillons frontaux écartés et réguliers. Yeux
très grands et très convexes, les tempes réduites et très obliques, le cou étroit.
Antennes grêles et longues, dépassant le tiers basal des élytres.
Pronotum assez grand, peu transverse, convexe. Côtés régulièrement
arrondis, non sinués en arrière, la base un peu saillante, les angles posté¬
rieurs obtus. Gouttière marginale étroite; la surface basale déprimée très
42
R.JEANNEL
courte et un peu rugueuse; fossettes basales tout près des angles postérieurs,
limitées par un petit pli oblique.
Élytres ovalaires, à disque déprimé, les épaules saillantes, l’apex très
atténué. Stries disposées de la même manière que chez T. solutilis Pér.
[L’Abeille, XXXII, p. 346, fig. 333).
Pattes robustes, les fémurs très renflés, les tibias antérieurs sillonnés.
Organe copulateur (fig. 11) de même forme générale que chez T. solutilis
(. L’Abeille, XXXII, fig. 336), mais plus allongé, avec le bec apical plus infléchi
du côté ventral. Les styles, larges, sont armés de 8 soies en éventail. La pièce
Fig. 10-12. — Trechosia aberdarensis, n. sp., du Kinangop. — Fig. 10. Mâle (X 16). —
Fig. 11. Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 12. Pièce copulatrice (X 56).
copulatrice (fig. 12) est large, triangulaire, évasée en gouttière dont la con¬
vexité est tournée du côté gauche. Cette pièce est bien différente de celle du
T. solutilis.
Malgré la différence de forme de la pièce copulatrice, T. aberdarensis
est certainement apparenté au T. solutilis Pér. Il présente la même forme
générale et surtout la même disposition des stries élytrales, très caracté¬
ristique. Mais il s’en distingue cependant par sa petite taille, ses élytres plus
longs, ses antennes beaucoup plus allongées. T. mashuna Pér. du Cap,
T. solutilis Pér., du Sud-Rhodesia et T. aberdarensis Jeann., de l’Afri¬
que orientale sont certainement trois espèces affines et dérivées d’une sou¬
che commune.
Kenya Colony : mont Kinangop, dans la chaîne de l’Aberdare. Un seul
exemplaire recueilli au bord d’un torrent, à la lisière inférieure de la forêt
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECH1NAE 43
■du versant occidental, tout près de la maison forestière, ait. 2.600 m., st.
45 (6 IY-1933).
Trib. Trechini Jeannel
Gen. TRECHUS Clairville
Les seuls T rechus jusqu’à ce jour connus de l’Afrique orientale étaient
trois espèces de l’Abyssinie, le T. elgonicus Jeann. du mont Elgon et le
T. Sjôstedti Ail. du mont Méru. La découverte d’une grande série d’espèces
nouvelles dans la zone alpine de l’Elgon m’oblige à donner ci-dessous un
nouveau tableau des groupes d’espèces représentés dans l’Afrique orientale.
Tableau des groupes d’espèces de l’Afrique orientale
1. Elytres avec au moins deux soies discales, la première sur la
3 e strie ou le 4" interstrie, la deuxième sur la 3 e strie. 2.
— ülytres avec une seule soie discale, l’antérieure. 5.
2. Pas de soie apicale sur l’extrémité du 3 0 interstrie ; la soie
externe, par contre, très développée et accolée à la carène api¬
cale. (Mont Méru). [Mon Trechinae, IV, p. 87, fîg. 11, 13, 14].
. Groupe Sjôstedti.
— Soie apicale présente sur l’extrémité du 3“ interstrie; la soie
externe réduite. 3.
3. Tibias antérieurs sans sillon externe. Espèces d’un noir bril¬
lant, à grands yeux plus longs que les tempes, les élytres
presque lisses, la striole juxtascutellaire absente ou obsolète.
(Mont Elgon). Groupe elgonicus.
— Tibias antérieurs sillonnés sur leur face externe. 4.
4. Stries des élytres fines, les interstries plans. Espèces de petite
taille, pigmentées. (Abyssinie : mont Abuna Yusef). [Mon. Tre¬
chinae, II, p. 193, fig. 592-594.]. Groupe bipartitus.
— Stries des élytres profondes; tous les interstries convexes, même
les plus externes. Espèces de très grande taille et totalement
dépigmentées. (Mont Elgon). Groupe Chappuisi.
5. Soie discale de l’élytre placée sur la 3 e strie. Elytres amples,
très convexes, à stries toutes bien tracées. (Abyssinie : Addis-
Abeba). [Mon. Trechinae , II, p. 196, fîg. 595-599], Groupe aethiopicus.
— Soie discale insérée sur le 5 e interstrie, les 5“, 4 e et souvent
aussi 3 e stries confluentes au niveau de la soie. (Mont Elgon).
. Groupe cryobius.
Groupe elgonicus.
Groupe localisé dans la zone alpine du mont Elgon.
Les caractères généraux des espèces semblent les rapprocher du groupe
44
R. JEANNEL
du T. quadristriatus, abondamment représenté sur les restes de la Tyrrhé-
nis et dans l’Afrique du Nord, et par conséquent élément important de la
faune ibéro-mauritanienne (Mon. Trechinae , II, p. 121, fîg. 498). L’organe
copulateur est du même type, avec deux pièces copulatrices bien dévelop¬
pées dans le sac interne, et on retrouve chez les espèces de l’Elgon, en
particulier chez T. elgonicus, des sillons frontaux très superficiels sur le
disque de la tête, la surface basale du pronotum lisse, les stries élytrales
effacées, les tibias antérieurs sans sillon.
Les espèces actuellement connues se distinguent de la façon suivante :
1. Pronotum nettement transverse, ample, bien plus large qu’un
seul élytre. Grande taille : long. 6 à 7 mm. elgonicus Jeann.
a. Côtés du pronotum peu arqués, faiblement sinués
avant les angles postérieurs qui sont obtus. Élytres
oblongs, étroits,à épaules très effacées. Long. 6 à
6,5 mm. (Cratère de l Elgon). . . subsp. lobeliarum, nov.
— Côtés du pronotum très arqués, profondément sinués
en arrière, avant les angles postérieurs qui sont droits.
Epaules saillantes. b.
b. Elytres oblongs, étroits, à côtés subparallèles. Long.
6 à 6,5 mm. (Prairies du Koitobbos)... subp. heous, nov.
— Elytres amples, très larges, élargis en arrière. Long.
7 mm. (Elgon, 4.000 m., versant N.-E.).
. subsp. elgonicus, s. str.
— Pronotum petit, non transverse, à peine plus large que long
et pas plus large qu’un seul élytre. Taille moindre. 2.
2. Tête médiocre, plus étroite que le pronotum. Côtés du prono¬
tum à peine sinués en arrière, les angles postérieurs obtus.
Élytres plus amples, plus convexes, la première soie discale
au niveau du 3 e fouet de la série ombiliquée. Noir de poix
brillant. Long. 5,8 mm. (Camp III de l’Elgon). amblus, n. sp.
— Tête grande, à yeux saillants, pas plus étroite que le pronotum.
Côtés du pronotum nettement sinués en arrière, les angles
postérieurs droits, üdylres oblongs, plus étroits et moins con¬
vexes, la première soie discale au niveau du 2 e fouet. Pro¬
notum toujours brunâtre, plus pâle que la tête. Long. 5,3 à
5,5 mm. (Camp III de l’Elgon). stenoderus. n. sp..
Trechus (s. str.) elgonicus Jeannel
T. elgonicus Jeannel, 1930, Mon. Trechinae, L’Abeille, XXXIV, p. 88,
fîg. 12, 15 et 16; type : mont Elgon (Exp. Suédoise, in Mus. Paris).
b. Subsp. heous, nov.; type : prairies alpines de l’Elgon, st. 19 (Mus.
Paris).
c. Subsp. lobeliarum, nov.; type : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 6 à 7 mm. Large et convexe. Aptère. Noir de poix lisse et bril¬
lant, le plus souvent avec le bord du pronotum et des élytres ainsi que la
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
45
suture rougeâtres. Antennes enfumées, les pattes rougeâtres très foncées.
Tête médiocre, arrondie, à sillons frontaux réguliers, non anguleux et
superficiels. Les yeux grands, peu saillants, un peu plus longs que les
tempes qui sont peu convexes. Antennes relativement courtes et très fines.
Pronotum très ample, transverse, à base rectiligne et plus large que le bord
antérieur. Côtés régulièrement arqués et sinués en arrière, plus fortement
chez la forme typique et la race heous que chez la race lobeliarum. Angles
postérieurs vifs, droits ou légèrement obtus selon que la sinuosité des
côtés est forte ou faible. Disque convexe, la surface basale faiblement dépri-
Eig. 13-14. — Tréchus elgonicus subsp. heous, nov., des prairies alpines de l’Elgon.—
Fig. 13. Sommet de l’organe copulateur (X 56). — Fig. 14. Base du sac interne étalée et
pièces copulatrices (X 100).
Fig. 15-16. — Trechus atnblus , n. sp. du camp III de l’Elgon. — Fig. 15. Organe copula¬
teur (x 56). —- Fig. 16. Pièces copulatrices (X 56).
mée, les fossettes basales superficielles et la gouttière marginale étroite ;
pas de sillon transverse en arc sur la surface basale.
Élytres amples, convexes, bien plus larges et surtout plus élargis en
arrière chez le type que chez les deux races nouvelles. Les épaules sont plus
ou moins saillantes, mais le bord basal de l’élytre est toujours perpendicu¬
laire à la ligne médiane. Gouttière marginale étroite et régulière; carène
apicale très réduite. Pas de striole juxtascutellaire. Stries très fines, super¬
ficielles, les stries externes effacées. La strie récurrente apicale interrom¬
pue avant d’atteindre la terminaison de la 5 e strie.
Pattes robustes, courtes, les tibias antérieurs épais, un peu arqués, gla¬
bres, sans trace de sillon sur la face externe.
Lignes orbitaires parallèles. Soie prothoracique antérieure vers le milieu
46
R. JEANNEL
du côté, la postérieure sur l’angle. Soie discale antérieure sur le 4 e inter-
strie, après le niveau du 3° fouet de la série ombiliquée; deuxième soie vers
le milieu de la 3 e strie. Soie apicale très rapprochée du bord apical de
l’élytre.
Organe copulateur mâle (fig. 13) très grand et allongé, fortement coudé.
Bulbe basal allongé, avec un grand aileron sagittal. Partie apicale épaissie,
puis effilée en pointe droite et terminée par un petit renflement allongé-
Styles assez courts, armés de 4 soies. Sac interne allongé, remplissant toute
la moitié apicale du pénis. Les parois sont opaques, tapissées par des
écailles fortement chitinisées (fig. 13 et 14) et très serrées, masquant la
pièce copulatrice qu’il n’est possible d’examiner qu’après ouverture du sac.
N’ayant pu étudier qu’un type unique en décrivant l’espèce, j’ai donné
une figuration inexacte de la pièce copulatrice, fort difficile à voir. Il existe
en réalité (fig. 14) deux pièces copulatrices, grêles, allongées et spatulées,
presque complètement hyalines, mais cependant bien rigides. La gauche,
la plus longue, s’insère à la base d’une phanère en forme de coquille, très
chitinisée et très colorée.
Cette pièce copulatrice est identique, à quelques petits détails près, chez
les trois races du T. elgonicus. Elle est d’une structure assez insolite. Mais
il est évident qu’elle résulte de la transformation d’une pièce double et
allongée de même type que celles des T. quadristriatus ou T. rufulus.
On connaît d’autres exemples d’évolution de la pièce copulatrice vers des
types très allongés et hyalins, dans la série des Trechinae. C’est le cas par
exemple des Duvalius Wingelmülleri Ganglb. et Anophthalmus Schaumi
Sch. (Mon. Trechinae , III, p. 592 et 798).
Kenya Colony : montElgon, région alpine. L’espèce paraît répandue dans
toute la zone alpine, au-dessus de 3.800 m. La race heous a été recueillie
dans la st. 19, c’est-à-dire dans les prairies découvertes en dessous du ver¬
sant oriental du Koitobbos. Elle y était abondante (6 1-1933) sous les pierres,
le long despentes très insolées et couverte d’immortelles, vers 3.900 m. d’alt.
La race lobeliarum par contre a été découverte dans le cratère de l’Elgon,
ait. 4.000 m., autour du camp IV, au pied du versant occidental du Koi¬
tobbos (10 1-1933). On la trouvait en abondance sous les touffes de Ldbelia
acaules, nombreuses dans la prairie d’Alchémilles avec les Senecio Gard-
neri.
Quant à la forme typique, plus voisine de la race heous par la forme
de son pronotum, mais bien différente par sa grande taille et l’ampleur de
ses élytres, elle n’est connue que par un seul exemplaire mâle étiqueté
« Elgon, 4.000 m., Lovén ». Cet exemplaire a certainement été recueilli
dans une autre localité du versant nord-est de l’Elgon.
Il est remarquable que trois races aussi distinctes de la même espèce vivent
à peu de distance les unes des autres dans les mêmes parages de la zone
alpine de l’Elgon, autour du Koitobbos, c’est-à-dire dans la partie orientale
du rebord du cratère. La race heous occupe les sources du torrent Koitobbos
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
47
(ou Kobaiwa), la race lobeliarum les sources du Suam, dans le cratère, la
race elgonicus peut être une station intermédiaire. Il faut donc s’attendre à
ce qu’il existe encore d’autres races nombreuses du T. elgonicus, ou même
des espèces du même groupe, sur tout le pourtour du cratère qui se développe
sur une vingtaine de kilomètres de circonférence.
Trechus (s. str.) amblus, n. sp.
Type : un mâle du camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 5,8 mm. Large et convexe. Aptère. Noir brillant, lisse, les antennes
enfumées, les pattes testacées rougeâtres. Aspect général du T. elgonicus.
Tête médiocre, arrondie, les sillons frontaux réguliers, non anguleux, plus
profonds que chez T. elgonicus. Yeux grands, non saillants, un peu plus
longs que les tempes, qui sont convexes. Antennes comme chez T. elgonicus.
Pronotum petit, non transverse, pas plus large qu'un seul élytre et à peu
près aussi long que large, sa base rétrécie, aussi large que le bord antérieur.
Côtés régulièrement arqués en avant, peu à peu rétrécis, longuement et fai¬
blement sinués dans la moitié basale; les angles postérieurs vifs et obtus, la
base rectiligne. Disque peu convexe, la surface basale faiblement déprimée,
les fossettes superficielles et larges, la gouttière marginale étroite et régu¬
lière ; pas de sillon en arc sur la base.
Elytres amples, mais ovales, les épaules arrondies, le bord basal perpen¬
diculaire à la ligne médiane. Gouttière marginale étroite et régulière, la
carène apicale réduite. Striole juxtascutellaire à peine indiquée. Stries fines
et effacées comme chez T. elgonicus.
Pattes robustes et courtes, les tibias antérieurs glabres et sans trace de
sillon externe.
Mêmes caractères chétotaxiques que chez T. elgonicus.
Organe copulateur (fig. 15) très grand et bien plus allongé que chez
T. elgonicus. La base est plus fortement coudée, le bulbe basal plus étroit,
avec un fort aileron sagittal. Partie apicale du pénis non épaissie, subcylin¬
drique, longue et légèrement coudée du côté ventral ; la pointe très longue,
robuste, peu effilée, terminée par un bourrelet un peu crochu du côté dorsal.
Styles courts, armés de 4 soies. Sac interne court, sans revêtement d’écailles
opaques. Les pièces copulatrices (fig. 16) sont très réduites et n’occupent
que la partie basale du sac. Elles sont normalement chitinisées et bien
visibles par transparence.
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Un seul exemplaire recueilli
dans des tamisages de terre au pied de rochers peuplés de grands Senecio
amblyophyllus, vers 3.700 m. sur les bords du torrent Koitobbos, st. 18
(5 1-1933).
48
R. JEANNEL
Trechus (s. str.) stenoderus, n. sp.
Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 5,5 mm. Assez grêle et peu convexe. Aptère. Brun de poix brillant
peu foncé, avec la tête noire, les antennes noirâtres à base testacée, les pièces
buccales et les pattes testacées. Aspect lisse, la microsculpture très fine.
Tête grande, presque aussi large que le pronotum, le cou long et épais, le
disque déprimé, les sillons frontaux peu arqués, assez distants, réguliers et
bien tracés; les yeux grands et très saillants, plus longs que les tempes qui
sont aplanies, obliques, peu convexes. Antennes fines et longues, atteignant
le milieu des élytres.
Pronotum petit, non transverse, à peine plus large qu’un seul élytre, ses
côtés bien arrondis en avant, longuement sinués en arrière, la base rectiligne
étroite, plus étroite que le bord antérieur, les angles postérieurs vifs et droits.
Disque peu convexe, la surface basale peu déprimée, marquée d’un sillon
transverse aboutissant dans des fossettes latérales assez profondes ; gouttière
marginale large.
Élytres étroits, oblongs, peu convexes, le bord basal oblique, les épaules
très effacées, l’apex obtus. Gouttière marginale assez large; striole juxta-
scutellaire très superficielle. Toutes les stries très effacées, le disque presque
lisse. Carène apicale à peine visible.
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
49
Pattes longues et grêles, les tibias antérieurs sans trace de sillon externe.
Lignes orbitaires parallèles. Soie prothoracique antérieure vers le tiers
antérieur du côté, la postérieure sur l’angle. Soie discale antérieure assez
rapprochée de la base, à peu près au niveau du 2 e fouet, sur le 4 e interstrie;
soie postérieure vers le milieu de la 3 e strie. Soie apicale plus éloignée du
bord apical que de la suture.
Organe copulateur (fig. 18) relativement petit et court. Le bulbe basal, peu
coudé, assez renflé, porte un petit aileron sagittal. Partie apicale du pénis
très épaissie, infléchie du côté ventral, atténuée en pointe épaisse, dont l’apex
forme un épais bourrelet oblique. Styles longs, armés de 4 soies. Sac interne
sans revêtement d’écailles opaques : les pièces copulatrices assez longues,
peu chitinisées et même hyalines dans leur partie apicale. La droite est plus
courte et biîurquée dans sa partie basale, la gauche en forme de longue lamelle
un peu ovalaire (fig. 19).
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Quelques exemplaires en creu¬
sant des tranchées dans le fond d’un petit vallon très humide, au pied de
grands Senecio amblyophyllus, vers 3.500 m. d’alt., st. 18 (3-4 1-1933). Cette
station se trouve dans le bassin du torrent Koitobbos, mais à altitude plus
basse que celle où a été découvert le T. amblus ci-dessus décrit.
Il est curieux que les trois espèces de même lignée s’échelonnent le long
du cours du Koitobbos dans sa zone alpine : T. elgonicus à 3.900 m., T. am¬
blus à 3.700 m., T. stenoderus à 3.500 m. et que les formes extérieures de
ces trois espèces se mettent nettement en série, l’espèce large, la plus rap¬
prochée du type ailé en haut, les espèces de plus en plus étroites et évoluées
dans le type aptère vers le bas.
Groupe Chappuisi
Groupe de la zone alpine du mont Elgon. Il est formé par deux espèces de
taille géante, qui paraissent devoir être rapprochées des espèces du groupe
fulvus, de l’Afrique du Nord. Elles sont certainement encore un élément
ibéro-mauritanien dans la faune alpine de l’Elgon. Comme les espèces du
groupe fulvus, celles de l’Elgon sont dépigmentées et oculées ; elles ont des
stries élytrales entières, nullement effacées latéralement, avec une strie récur¬
rente apicale continuée sans interruption par l’extrémité de la 5 e strie. D’autre
part les tibias antérieurs sont sillonnés, les caractères chétotaxiques sont les
mêmes (lignes orbitaires divergentes, premier pore discal près de la base)
et l’organe copulateur, volumineux, porte une pièce copulatrice double, de
même type.
1. Élytres longs, subparallèles, plus de deux fois aussi longs que
larges. Trois soies discales, rarement deux. Long. : 9 à
10 mm. (Cratère de l’Elgon). Chappuisi, n. sp.
— Élytres courts, ovales, moins de deux fois aussi longs que larges.
Deux soies discales. Long. : 7,5 à 8,5 mm. Arambourgi, n. sp.
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’OMO. — T. II. 4
50
R. JEANNEL
a. Côtés du pronotum non sinués avant les angles postérieurs;
ceux-ci seulement un peu saillants en dehors. Fossettes
basales du pronotum plus marquées, linéaires (Camp III
de l’Elgon). subsp. Arambourgi, s. str.
— Côtés du pronotum nettement sinués avant les angles posté¬
rieurs. Fossettes basales obsolètes (Cratère del’Elgon)...
. subsp. Fairbairni, nov.
Trechus (s. str.) Chappuisi, n. sp.
Types : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 9 à 10 mm. Aptère. Allongé, subparallèle et peu convexe. Entière¬
ment testacé rougeâtre brillant, les pattes testacées.
Tête assez grande, allongée, le cou épais, le disque déprimé. Sillons fron-
Fig. 20. — Trechus Chappuisi, n. sp. du cratère de l’Elgon (X 16). — Fig. 21. Trechus
Arambourgi, n. sp., forme typique du camp III de l’Elgon (X 16).
taux profonds, anguleux, rapprochés et approfondis sur le vertex. Yeux
grands, pigmentés, peu saillants, bien plus longs que les tempes; celles-ci
obliques et peu convexes. Antennes relativement courtes, ne dépassant pas le
quart basal des élytres.
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
51
Pronotum subcarré, un peu transverse, ample, sa base un peu plus large
que le bord antérieur. Côtés peu arqués, sinués immédiatement avant les
angles postérieurs qui sont vifs, aigus, saillants en dehors; base sensible¬
ment rectiligne. Disque convexe, uni, la gouttière marginale étroite, la sur¬
face basale courte, limitée par un sillon transverse arqué, net et lisse, en
avant duquel le disque est régulièrement convexe, sans fossettes basales.
Élylres très longs, subparallèles, aplanis, plus de deux fois aussi longs que
larges. Bord basal perpendiculaire à la ligne médiane, les épaules arrondies,
les côtés non arqués, l’apex obtus et peu déclive. Gouttière marginale étroite;
la striole juxtascutellaire nette, la carène apicale saillante mais courte. Toutes
les stries entières et profondes, finement ponctuées; les interstries convexes,
même les plus externes. Strie récurrente apicale continuée sans interruption
ni inflexion par l’extrémité de la 5° strie.
Pattes robustes et longues; tibias antérieurs fortement sillonnés.
Lignes orbitaires divergentes en avant. Première soie prothoracique après
le tiers antérieur du côté, la postérieure sur l’angle. Trois soies discales, la
première sur la 3° strie ou le 4 e interstrie, à peu près au niveau du 3 e fouet,
les deux autres sur la 3 e strie, l’une vers le milieu, l’autre vers le tiers apical.
Il arrive parfois que la deuxième soie discale, la médiane, fasse défaut. Soie
apicale sur la crosse apicale de la 2 e strie qui est courte, la soie se trouve à
égale distance de la suture et du bord apical.
Organe copulateur (fîg. 22) très grand, très volumineux. Le bulbe basal,
épais, est peu coudé et porte un aileron sagittal dont le bord dorsal forme
deux replis en « nid de pigeon » qui s’étalent sur la surface du bulbe. Partie
apicale du pénis très épaissie, puis atténuée en longue pointe robuste, un peu
infléchie du côté dorsal et terminée par un bourrelet dont le bord dorsal est
bilobé (fig. 22 et 23). Styles allongés, armés de 4 soies parallèles. Sac interne
hyalin, pourvu de pièces copulatrices volumineuses : la droite, très chitinisée,
se prolonge en un long stylet apparent dans l’orifice apical ; la gauche est
lamelleuse et plus courte (fig. 24).
Kenya Colony ; mont Elgon, zone alpine. Cette belle espèce, de beaucoup
la plus grande du genre, n’est pas rare au pied des Lobelia acaules, dans la
prairie du cratère de l’Elgon, au pied du Koitobbos, st. 20 (6 1-1933).
Trechus (s. str.) Arambourgi n. sp.
Forma typica. — Type : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Subsp. Fairbairni , nov. — Type : Cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Dédié à M. G. Fairbairn, officier forestier de l’Elgon, en témoignage de
gratitude pour l’aide indispensable qu’il nous a donnée.
Long. 7,5 à 8,5 mm. Aptère. Plus petit que le précédent, et surtout plus
ovale, avec les élytres plus courts. Même coloration.
Tête proportionnellement moins grande, mais de même forme.
Pronotum de même forme générale, un peu plus transverse. Chez la forme
52
R. JEANNEL
typique les côtés sont bien arrondis (fig. 20 et 21) les angles antérieurs
saillants, les angles postérieurs très petits, saillants en dehors. Chez la
race Fairbairni par contre, les côtés sont bien moins arqués, les angles
antérieurs sont réduits et les angles postérieurs, plus grands, sont précédés
par une sinuosité occupant environ le huitième de la longueur des côtés.
Disque du pronotum convexe, la surface basale comme chez T. Chappuisi,
mais avec des fossettes basales larges et superficielles chez Fairbairni, plus
profondes et linéaires chez Arambourgi typique.
Elytres courts et ovales, aplanis, moins de deux fois aussi longs que
(X 56).
Fig. 25-26. — Trechus Arambourgi, subsp. Fairbairni, nov., du cratère de l’Elgon. —
Fig. 25. Organe copulateur mâle (X 66). — Fig. 26. Pièces copulatrices (X 100).
larges ; les côtés bien arqués. Striation semblable à celle du T. Chappuisi.
Pattes semblables.
Mêmes caractères chétotaxiques, sauf qu’il n’existe que deux soies dis¬
cales, la deuxième vers le milieu de la 3° strie.
Organe copulateur (fig. 25) bien moins volumineux que celui du T. Chap¬
puisi. Le bulbe basal a la même forme et porte un aileron sagittal pourvu
de replis dorsaux, mais bien moins développés. La partie apicale du pénis
est bien moins épaissie, plus courte, non infléchie, et est dépourvue de
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
53
bourrelet terminal. Styles plus courts, armés de 4 soies parallèles. Sac
interne avec deux pièces copulatrices excessivement réduites (fîg. 26).
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine.
Un seul exemplaire de la forme typique, trouvé en tamisant la terre au
pied de rochers peuplés de Senecio amblyophyllus, sur le bord du torrent
Koitobbos, vers 3.700 m. d’alt., st. 18 (3 1-1933), c’est-à-dire au même endroit
que le T. amblus.
La race Fairbairni par contre est abondante, mêlée au T. Chappuisi et
au T. elgonicus lobeliarum, au pied des Lobelia acaules de la prairie d’Al-
chémilles du cratère, versant occidental du pic Koitobbos, st. 20 (6 1-1933).
Groupe cryobius
Ce groupe est certainement très nombreux et doit être constitué par une
multitude d’espèces dans la zone alpine de l’Elgon. Les quatorze formes
nouvelles dont la description va suivre ont été recueillies dans quelques
stations peu éloignées les unes des autres, sur un tout petit secteur du
sommet de la montagne, et il est bien évident qu’elles ne représentent qu’une
très minime partie des espèces existant à la périphérie du vaste cratère.
Le groupe cryobius est remarquable par plusieurs points. Il est très homo¬
gène et ses espèces présentent des caractères communs inconnus chez toutes
les autres lignées du genre Trechus au point qu’on serait tenté de l’ériger
au rang de sous-genre.
Les antennes, souvent très fines, ont leur dernier article bien plus long
que l’avant-dernier. Il en est de même, il est vrai, chez le T. bipartitus
d’Abyssinie et le T. Sjôstedli du mont Méru ; mais les deux derniers arti¬
cles des antennes sont égaux chez T. aethiopicus et les espèces des groupes
elgonicus et Chappuisi du mont Elgon.
De plus, les Trechus du groupe cryobius sont toujours d’aspect lisse, à
striation des élytres très effacée. La carène apicale est courte et peu
saillante. L’organe copulateur mâle, très petit et s’opposant en cela à celui
des espèces des autres groupes africains, renferme un sac interne à arma¬
ture réduite. La pièce copulatrice, en général simple, est courte et acuminée ;
elle disparaît souvent chez certaines espèces.
Mais ce sont surtout les caractères chétotaxiques qui sont très extraordi¬
naires chez les espèces du groupe cryobius. La série discale de l’élytre est
réduite à une seule soie, la basale, comme d’ailleurs chez le T. aethiopicus
de l’Abyssinie. Mais cette soie basale, chez les espèces de l’Elgon, a émigré
vers la région humérale et a atteint le 5° interstrie, déterminant à son
implantation une fusion des 3°, 4 e et 5 e stries.
Il existe d’autres Trechinae chez lesquels la soie discale est placée sur la
5 e strie; ce sont \es Paratrechus de l’Amérique centrale (Mon. Trechinae
III, p. 80 et fig. 1307 et 1312). Mais ici la soie appartient bien au 5 e inter-
strie-nervure et non au 3 e qui est dépourvu d’appareil sétal. Chez les Tre-
54
R. JEANNEL
chus de l’Elgon, il apparaît nettement qu’il s’agit de la soie du 3° interstrie-
nervure, émigrée vers l'épaule jusqu’au 5 8 à travers le 4 e interstrie. Les
déviations et anastomoses des stries au niveau de la soie témoignent de cette
migration, selon une tendance évolutive sur laquelle j’ai depuis longtemps
attiré l’attention ( , tendance qui pousse les soies etles fouets à se déplacer vers
les bords del’élytre. La soie discale antérieure des espèces du groupe cryo-
bius a subi cette évolution à un degré plus avancé que chez toutes les autres
lignées du genre Tréchus, dans lesquelles elle ne fait guère que franchir la
3 e strie pour s’installer dans le 4 e interstrie. Elle s’est fixée en position nou¬
velle sur le 5 e interstrie, dans la région humérale, et il est curieux de cons¬
tater que cette position « humérale » de la soie discale antérieure s’accom¬
pagne de la disparition des soies discales postérieures, aussi bien chez les
Trechus de l’Elgon que chez les Paratrechus mexicains.
L’évolution chélotaxique tend toujours vers une réduction du nombre des
soies et la spécialisation de certaines d’entre elles. Le T. Chappuisi,
ci-dessus décrit, avec ses trois soies discales, est archaïque par rapport au
T. Arambourgi et à tous les Trechus normalement pourvus de deux soies.
Les espèces du groupe cryobius, à une seule soie déplacée vers l’épaule,
sont à un stade de spécialisation évolutive beaucoup plus avancé que chez
les autres Trechus de type normal.
Un autre fait remarquable chez les espèces du groupe cryobius est que
certaines d’entre elles ont subi la même évolution générale que les Trechus
souterrains de l’Europe. A côté de formes macrophthalmes, il se trouve
des formes microphthalmes, dépigmentées, à membres allongés. Le T.
oligophthalmus est une espèce strictement endogée, très comparable aux
Trechus cavernicoles du groupe angusticollis, comme les T. Pieltaini,
T. Beusti et T. Escalerai des Pyrénées cantabriques.
Quant aux affinités du groupe cryobius elles sont plus difficiles à établir.
La striation de leurs élytres, fine et effacée, leur organe copulateur de petite
taille, à pièce copulatrice en général simple et réduite, ne paraissent guère
les rapprocher des lignées originaires des massifs ibéro-mauritaniens. L’en¬
semble de leurs caractères, les chétotaxiques mis à part, évoquent davantage
les Trechus du Caucase, surtout ceux du groupe caucasicus. Il se pourrait
que leur lignée dérive de souches venues des Egéides.
1. Larges et convexes, le pronotum ample, subcarré, transverse,
sa base plus large que le bord antérieur, ses angles postérieurs
très largement explanés. Yeux aussi longs ou plus longs que
les tempes. 2.
— Allongés et peu convexes, le pronotum plus ou moins cordi-
forme, rétréci à la base, ses angles postérieurs normaux. 4.
2. Élytres ovales, peu renflés, à épaules effacées. Pronotum très
transverse, à côtés peu arqués, non sinués en arrière, les angles
1. R. Jeannel, Morphologie de l’élytre des Coléoptères Adéphages. (Arch. Zool. exp., 64,
1925, p. 42). — Mon. des Trechinae, I ( L’Abeille, XXXII, 1926, p. 60).
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
55
antérieurs effacés. Soie discale après le niveau du 3 e fouet,
relativement loin de la base. Long. 4,5 à 5 mm. (Cratère de
l’Élgon). enoplus, n. sp.
— Élytrcs ovoïdes, très renflés, l’apex très déclive, les épaules
saillantes. Côtés du pronotum sinués dans leur moitié basale.
Soie discale plus rapprochée de la base, avant le niveau du
3° fouet. 3.
3. Pronotum nettement transverse, ses côtés plus arqués en avant,
ses angles antérieurs effacés. Coloration brunâtre. Long. 4,5
à 5 mm. (Cratère de l’Elgon). oodes, n. sp.
— Pronotum à peine transverse, ses côtés faiblement arqués en
avant, plus nettement sinués en arrière, les angles antérieurs
très saillants. Coloration testacée rougeâtre. Long. 4,5 mm.
(Cratère de l’Elgon). strongylus, n. sp.
4. Yeux grands, peu saillants, plus longs que les tempes. Angles
postérieurs du pronotum obtus et émoussés, la base toujours
saillante. 5.
— Yeux réduits, plus courts que les tempes. Angles postérieurs
du pronotum droits et vifs, la base ordinairement rectiligne.. . 7.
5. Pronotum plus long et moins transverse, ses côtés sinués
avant les angles postérieurs qui sont émoussés mais presque
droits. Élytres larges, presque orbiculaires, déprimés. Tète
allongée, les antennes grêles, atteignant presque le milieu des
élytres, leurs articles moyens quatre fois aussi longs que larges.
Long. 4 mm. (Camp III de l’Elgon). phaeocerus, n. sp.
— Pronolum court et transverse, ses côtés non sinués en arrière,
les angles postérieurs obtus. Elytres larges mais convexes.
Tête arrondie, courte; les antennes n’atteignent guère que le
quart basal des élytres, leurs articles moyens à peine trois fois
aussi longs que larges. 6.
6. Côtés du pronotum peu arqués. Angles huméraux des élytres
airondis (lig. 34). Organe copulateur plus petit, à pièce copu-
latrice allongée et aiguë (fîg. 35 et 36). Long. 3,5 à 3,8 mm.
(Camp III del’Elgon). amblygonus, n. sp.
— Côtés du pronotum plus arqués. Angles huméraux des élytres
plus saillants Organe copulateur plus grand, la pièce copula-
trice courte et carrée (fîg. 37 et 38). Long. 3,5 à 3,8 mm.
(Camp III del’Elgon). metrius, n. sp.
7. Soie discale de l’élytre très éloignée de la base, au niveau du
4° fouet de la série ombiliquée. Long. 4,2 mm. (Cratère de
l'Elgon). promeces, n. sp.
— Soie discale de l’élytre rapprochée de la base, au niveau du
3° fouet de la série ombiliquée. 8.
8. Angles postérieurs du pronotum grands; la partie basale,
subparallèle, des côtés représente plus du huitième de la lon¬
gueur du pronotum. 9.
56
R. JEANNEL
— Angles postérieurs du pronotum petits, la parlie basale sub¬
parallèle ne représente pas plus du dixième delà longueur... 11.
9. Stries des élytres très effacées, très superficielles, sans trace
de ponctuation. Élytres courts et larges, déprimés, à peine plus
d’une fois et demie aussi longs que larges. (Cratère de l’Elgon).
. cryobius, n. sp.
a. Pronotum ample, à côtés peu arqués, peu rétrécis la
base, les angles postérieurs droits, non saillants en
dehors. Long. 4,8 à 5 mm. subsp. cryobius, s. str.
— Pronotum petit, à côtés très arrondis en avant, très
sinués en arrière, les angles postérieurs aigus et très
saillants en dehors. Long. 4,5 mm. subsp. synoeces, nov.
— Stries internes des élytres plus profondes et nettement ponctuées. 10.
10. Élytres oblongs, déprimés, allongés, deux fois aussi longs que
larges, l’apex obtus. Côtés du pronotum peu rétrécis à la base,
les angles postérieurs droits, non saillants en dehors, lampros, n. sp.
a. Côtés du pronotum plus largement arrondis en avant ;
grande taille : 5 à 5,2 mm. (Cratère de l’Elgon).
. subsp. lampros, s. str.
— Côtés du pronotum moins largement arrondis; plus
petit : 4,2 à 4,5 mm. (Camp III de l’Elgon).
. subsp. leptus, nov.
— Élytres ovoïdes, larges et courts, convexes. Pronotum relati¬
vement plus petit, plus rétréci et plus profondément sinué à la
base, les angles postérieurs saillants en dehors. Long. 4,2 mm.
(Cratère de l’Elgon). compsus, n. sp.
11. Court et épais, le pronotum transverse, les élytres à peine une
fois et demie aussi longs que larges; stries très superficielles,
très indistinctement ponctuées. Antennes courtes et épaisses,
leurs articles moyens ovoïdes, à peine deux fois aussi longs
que larges. Long. 3 mm. nannus, n. sp.
a. Pronotum peu rétréci à la base ; celle-ci rectiligne, les
angles postérieurs non saillants en dehors. (Camp III
de l’Elgon). subsp. nannus, s. str.
— Pronotum à base plus rétrécie, un peu saillante; les
angles postérieurs nettement saillants en dehors. (Cra¬
tère de l’Elgon : Maji ya moto), subsp. suamensis, nov.
— Allongé, grêle; faciès des Anophthalmes. Pronotum aussi long
que large ; élytres oblongs, déprimés, leur plus grande largeur
en avant ; stries fortes et ponctuées, toutes visibles, les externes
plus superficielles. Antennes longues et grêles, leurs articles
moyens trois fois aussi longs que larges. Long. 4,2 à 5 mm.
(Camp III de l’Elgon). oligophthalmus, n. sp.
Trechus (s. str.) oodes, n. sp.
Types : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 4,5 à 5 mm. Aptère. Court, épais, très convexe, les élytres ovales
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
57
et atténués à l’apex. Brun rougeâtre brillant, avec la tête noirâtre, les an¬
tennes rougeâtres et les pattes testacées.
Tète petite, arrondie; les sillons frontaux superficiels, les yeux grands,
non saillants, plus longs que les tempes. Antennes fines, atteignant le
tiers basal des élytres, les articles moyens de trois à quatre fois aussi longs
que larges, subcylindriques.
Pronotum transverse, non cordiforme, la base plus large que le bord anté¬
rieur. Angles antérieurs très saillants, en larges lobes arrondis ; côtés peu
arqués en avant, longuement sinués en arrière ; base rectiligne dans l’en¬
semble, échancrée dans la région scutellaire ; angles postérieurs vifs,
droits, largement explanés, car la gouttière marginale, large, s’élargit
fortement en arrière. Disque très peu convexe, le sillon médian, les gout¬
tières latérales et surtout la base profondément déprimées. Un sillon trans¬
verse, arqué, s’étend sur toute la base; fossettes à peine indiquées.
Elytres ovales et courts, très amples et très convexes ; le bord basal trans¬
verse, les épaules saillantes, l’apex atténué et très déclive. Gouttière margi¬
nale très large. Striole juxtascutellaire très superficielle. Stries fines, super¬
ficielles, très effacées, sans ponctuation distincte.
Pattes relativement grêles ; tibias antérieurs droits et profondément
sillonnés sur leur face externe.
Lignes orbitaires divergentes en avant. Soie prothoracique antérieure vers
le milieu des côtés, la postérieure sur l’angle. Soie discale avant le niveau
du 3 e fouet. La soie apicale très développée, assez écartée du bord apical.
Organe copulateur mâle (fîg. 28) petit, grêle, très peu arqué. Le bulbe
basal peu renflé, non coudé. Partie apicale non infléchie, atténuée en pointe
épaisse et obtuse. Styles armés de 3 ou 4 soies. Sac interne inerme.
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Quelques exemplaires recueillis
en piochant la terre au pied des falaises formant la bordure intérieure du
cratère au nord du pic Koitobbos, ait. 4.100 m., st. 20 (8 1-1933).
Trechus (s. str.) strongylus, n. sp.
Type : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 4,5 mm. Aspect général du précédent, mais avec l’avant-corps plus
étroit. Coloration en entier testacée rougeâtre.
Tête encore plus petite, à tempes moins convexes; les antennes un peu
plus longues. Pronotum bien moins transverse, ses angles antérie rs sail¬
lants mais pl s étroits, plus anguleux ; côtés plus nettement sinués en
arrière.
Elytres de même forme ovale et très convexe. Le pronotum étant plus
étroit, les angles huméraux découverts font une saillie plus accusée. Même
striation des élytres. Pattes semblables. Caractères chétotaxiques identi¬
ques.
Organe copulateur mâle de même forme que chez T. oodes. Mais le sac
58
R. JEANNEL
interne porte une pièce copulatrice (fig. 33) triangulaire, bien chitinisée,
dont l’apex est effilé en pointe acérée et recourbée du côté dorsal.
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Un seul mâle recueilli dans le
cratère de l’Elgon, st. 20 (7 1-1933).
Obs. — Ce Trechus est certainement de la même lignée que le T. oodes.
Je n’ai pas noté exactement le lieu de sa capture; mais je pense qu’il a dû
être recueilli par P.-A. Chappuis au bord d’un petit lac qui se trouve sur les
Fig. 27-28. — Trechus oodes, n. sp., du cratère de l’Elgon. — Fig. 27. Mâle (X 16)- —
Fig. 28. Organe copulateur mâle, le sac interne evaginé (X 56).
Fig. 29-31. — Trechus enoplus, n. sp., du cratère de l’Elgon. — Fig. 29. Mâle (X 16). —
Fig. 30. Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 31. Pièce copulatrice iX 100).
Fig. 32-33. — Trechus slroxgylus, n. sp., du cratère de l’Elgon. — Fig. 32. Mâle (X 16).—
Fig. 33. Pièce copulatrice (X 100).
pentes intérieures du cratère, vers 4.100 m. d’altitude, au nord-ouest du pic
Koitobbos.
Trechus (s. str.) enoplus, s. str.
Types : cratère du mont Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 4,5 mm. Aptère. Plus allongé, moins large et moins convexe que
le T. oodes. Coloration plus foncée, brun de poix brillant avec la marge du
pronotum et des élytres pâle, les antennes noirâtres à base testacée, les
pattes testacées rougeâtres.
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
59
Tête petite et arrondie, semblable à celle du T. oodes. Pronotum trans-
■verse, sa base plus large que le bord antérieur, les angles antérieurs effacés
et arrondis, les côtés peu arqués, non sinués, rectilignes dans leur moitié
basale, les angles postérieurs vifs, droits, largement explanés. Disque peu
•convexe, la surface basale moins profondément déprimée que chez T. oodes.
Élytres larges mais oblongs, bien moins convexes que chez les deux
espèces précédentes, les côtés moins arrondis, les épaules moins saillantes
et surtout plus étroites, l’apex moins atténué et moins déclive. Même
striation.
Pattes grêles, les tibias antérieurs sillonnés.
Mêmes caractères chétotaxiques, sauf que la soie discale est plus éloignée
de la base, après le niveau du 3 e fouet.
Organe copulateur mâle (fig. 30) plus petit, plus grêle, un peu plus arqué.
Partie apicale du pénis plus courte, sa pointe légèrement infléchie du côté
dorsal. Styles armés de 4 soies. Sac interne pourvu d’une pièce copulatrice
plus grande que celle du T. strongylus et dont la pointe, plus longue, est
incurvée du côté ventral (fig. 31).
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Quelques exemplaires recueillis
au pied des touffes de Lobelia acaules, dans la prairie d’Alchémilles, autour
<lu camp IV, ait. 4.000 m., st. 20 (6 1-1933). Une femelle de Maji-ya-moto,
source chaude à 3.800 d’alt., dans les bas-fonds du cratère occupés par
l’origine de la vallée du Suam, st. 20 (8 1-1933).
Les deux T. oodes et T. enoplus voisinent dans la même station à quel¬
ques mètres de distance. Nous les avons recueillis dans deux habitats diffé¬
rents, le premier au pied des falaises, le second sous les Lobelia, mais ils
•doivent certainement se mêler dans ces deux habitats contigus.
Trechus (s. str.) amblygonus, n. sp.
Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 3,5 à 3,8 mm. Court et large, assez convexe. Brun de poix brillant,
la tête noire, les antennes rougeâtres avec la base testacée,les pattes testacées.
Tête assez grande, les sillons frontaux profonds et réguliers, les yeux
grands, saillants, plus longs que les tempes qui sont obliques et très peu
convexes. Antennes relativement épaisses, atteignant le quart basal des
élytres, les articles apicaux ovalaires, deux à trois fois aussi longs que larges.
Pronotum court et transverse, peu rétréci à la base, les côtés peu arqués,
non sinués en arrière avant les angles postérieurs qui sont obtus et émoussés ;
base saillante. Gouttière marginale étroite; la sur lace basale peu déprimée,
limitée par un sillon transverse régulier et lisse; fossettes basales à peine
indiquées.
Élytres en ovale assez régulier, amples et assez convexes, les épaules très
arrondies, l’apex obtus. Stries à peine discernables, très effacées, sans ponc¬
tuation.
60
R. JEANftEL
Pattes grêles, les tibias antérieurs sillonnés.
Lignes orbitaires divergentes. Soies prothoraciques normales. La soie dis¬
cale avant le niveau du 3 e fouet.
Organe copulateur mâle (fig. 35) petit, allongé, très peu arqué. Le bulbe
basal est gros mais non coudé ; la partie apicale du pénis, presque droite, se
termine en pointe épaisse et mousse. Styles larges, armés de 2 soies seule¬
ment. Sac interne hyalin, pourvu d’une pièce copulatrice lamelleuse, en gout¬
tière atténuée à l’apex (fig. 36).
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Nombreux exemplaires recueillis.
Fig. 34-36. Trechus amblygonus, n. sp., du camp III de l’Elgon. — Fig. 34. Mâle (X 16). —
Fig. 35. — Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 36. Pièce copulatrice (X 100).
Fig. 37-38. — Trechus melrius, n. sp., du camp III de l’Elgon. — Fig. 37. Organe copu¬
lateur mâle (X 56). — Fig. 38. Pièce copulatrice (X 100).
en creusant le sol humide d’un petit vallon boisé descendant vers le torrent
du Koitobbos, vers 3.500 m. d’alt., en dessous du camp III, st. 18 (3 1-1933).
Cette espèce ne paraît guère remonter sur les pentes de l’Elgon, puisqu’elle
est remplacée par la suivante à quelques centaines de mètres en amont, le
long du Koitobbos. Peut-être descend-elle vers l’aval à altitude plus basse
que celle où nous l’avons rencontrée.
Trechus (s. str.) metrius, n. sp.
Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 3,5 à 3,8 mm. Très voisin du précédent et très difficile même à dis¬
tinguer extérieurement. Les côtés du pronotum sont un peu plus arqués, les
angles postérieurs moins émoussés, les épaules des élytres sont plus larges,
moins effacées, les stries internes mieux visibles, avec des traces de ponctua¬
tion. Mais tous ces caractères, assez variables, sont assez difficiles à saisir.
Malgré cela le T. metrius n’est certainement pas une race locale du T. am~
COLEOPTERA. CARABIDAE TRECHINAE
61
blygonus. On est contraint de le considérer comme une bonne espèce, car les
caractères de son organe copulateur mâle sont très différents.
L’organe copulateur est nettement plus grand (fig. 37), le bulbe basal plus
renflé, la partie apicale longuement infléchie du côté ventral et même un peu
crochue à l’apex. Les styles ont 2 soies seulement, comme chez le T. ambly-
gonus. Mais la pièce copulatrice, très courte, est une petite lamelle carrée
placée de champ dans la base du sac interne (fig. 38).
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Quelques exemplaires pris en
tamisant la terre au pied de rochers peuplés de grands Senecio amblyophyl-
lus, sur les bords du torrent du Koitobbos, en amont du camp III, ait. 3.700 m.,
st. 18 (3 1-1933).
Trechus (s. str.) phaeocerus, n. sp.
Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 4 mm. Grêle et déprimé, l’avant-corps étroit, les élytres amples.
Brun de poix très brillant, la tête noire, le pronotum plus clair, la marge des
élytres roussâtre, les antennes brunâtres à base testacée, les pattes testacées
Fig. 39-41. — Trechus phaeocerus, n. sp., du camp III de l’Elgon. — Fig. 39. Mâle
(X 16). — Fig. 40. Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 41. Pièces copulatrices
(X 100).
Tête allongée, étroite, à sillons frontaux réguliers et nets, les yeux grands,
non saillants, plus longs que les tempes; celles-ci convexes. Antennes fines,
atteignant presque le milieu des élytres, les articles apicaux cylindriques,
quatre fois aussi longs que larges.
Pronotum peu transverse, à côtés peu arqués et légèrement sinués en
arrière, les angles postérieurs émoussés, obtus, un peu saillants en dehors;
62
R.JEANNEL
la base saillante. Gouttière marginale étroite, la surface basale peu déprimée,,
avec des fossettes peu profondes.
Élytres amples et déprimés, élargis après le milieu. Le bord basal oblique,,
les épaules très arrondies, l’apex obtus. Stries très superficielles et effacées,,
avec des traces de points très espacés.
Pattes relativement longues et grêles, les tibias antérieurs sillonnés.
Mêmes caractères chétotaxiques que chez T. amblygonus.
Organe copulateur (fîg. 40) relativement grand, mais grêle et peu arqué.
Le bulbe basal, très renflé, porte un aileron sagittal qui forme un double repli-
comme chez les espèces du groupe Chappuisi. Partie apicale du pénis droite,
atténuée en pointe. Styles grands, armés de 2 soies seulement. La pièce-
copulatrice (fîg. 41) est double, la gauche courte, la droite longue, en gout¬
tière et peu à peu effilée à l’apex.
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Trois exemplaires recueillis aux
environs du camp III, dans les tamisages de terre, ait. 3.500 m., st. 18(5 1-1933)„
Trechus (s. str.) promeces, n. sp.
Type : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 4,2 mm. Allongé et peu convexe. Aptère. Brun de poix uniforme, les
antennes rougeâtres, les pattes testacées rougeâtres.
Tête petite, arrondie, à sillons frontaux nets et réguliers, les yeux petits,
bien plus courts que les tempes qui sont renflées et un peu anguleuses.
Antennes atteignantle quart basal des élytres, leurs articles apicaux ovalaires,
trois fois aussi longs que larges.
Pronotum cordiforme, non transverse, déprimé. Angles antérieurs sail¬
lants; côiés longuement sinués dans la moitié postérieure, les angles posté¬
rieurs grands, vifs et droits; base rectiligne. Surface basale avec des fossettes
bien marquées; la gouttière marginale assez large.
Élytres allongés, peu convexes, les épaules arrondies, l’apex obtus. Gout¬
tière marginale large. Les stries superficielles, très effacées, sans trace de
ponctuation.
Pattes robustes et longues, les tibias antérieurs sillonnés.
La soie discale se trouve exceptionnellement écartée de la base de l’élytre,
au niveau du 4° fouet de la série ombiliquée.
Organe copulateur mâle (fîg. 46) très petit, grêle, fortement arqué. Le bulbe
basal à peine renflé, la partie apicale du pénis infléchie, non atténuée,
arrondie à l’apex. Styles grêles, armés de 2 soies seulement. Sac interne avec
une pièce copulatrice lamelleuse, mince, un peu allongée et arrondie à l’apex
(fig. 47).
Cette espèce, facile à reconnaître par la position de la soie discale, est cer¬
tainement proche parente du T. cryobius.
Kenya Colony : mont Elgon, région alpine. Un seul mâle recueilli dans les-
environs du camp IV, ait. 4.000 m., st. 20 (6 1-1933).
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
63
Trechus (s. str.) cryobius, n. sp.
Forma typica. — Types : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Subsp. synoeces , nov. — Types : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 4,5 à 5 mm. Aptère. Oblonget peu convexe, les élytres courts. Brun
rougeâtre, les antennes et les pattes testacées.
Tête grande, allongée, les sillons frontaux profonds et réguliers, les yeux
petits, peu saillants, bien plus courts que les tempes; celles-ci renflées,
Fig. 42-44. Trechus cryobius, n. sp., forme typique du cratère de l’Elgon. — Fig. 42. Mâle
(X 16). — Fig. 43. Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 44. Sac interne (X 100).
Fig. 45-47. Trechus promeces, n. sp., du cratère de l’Elgon. — Fig. 45. Mâle (X 16).—
Fig. 46. Organe copulateur mâle (X56). — Fig. 47. Sac interne (X 100).
Antennes robustes, atteignant le quart basal des élytres, les articles moyens
ovalaires, trois fois aussi longs que larges.
Pronotum ample, peu convexe, à peine plus large que long, ses côtés lon¬
guement sinués en arrière, les angles postérieurs grands, vifs, droits ou aigus,
plus ou moins saillants en dehors. Gouttière marginale très large; la surface
basale déprimée, avec de larges fossettes.
Élytres oblongs, larges, environ une fois et demie aussi longs que larges,
l’apex obtus, les épaules très arrondies, la gouttière marginale largement
explanée dans la région humérale. Stries très superficielles, effacées; les
stries internes sans trace de ponctuation.
Pattes robustes, les tibias antérieurs sillonnés.
64
R. JEANNEL
Chétotaxie normale; la soie discale avant le niveau du 3" fouet.
Organe copulateur très petit (lig. 43), peu arqué, le bulbe basal peu renflé,
la partie apicale du pénis non infléchie, épaisse, arrondie à l’apex. Styles
grêles, armés de 2 soies. Sac interne sans pièce copulatrice (fig. 44).
L’espèce est très variable. Les exemplaires typiques sont de grande taille
(4,8 à 5 mm.), larges et robustes, à pronotum ample. Les côtés du pronotum
sont très peu rétrécis en arrière, parallèles dans leur partie basale, immédia¬
tement avant les angles postérieurs qui sont droits, nullement saillants en
dehors.
La race synoeces par contre est de petite taille (4,5 mm.); son pronotum
est bien plus petit, avec les côtés plus arrondis en avant, plus profondément
sinués avant les angles postérieurs ; les bords de la partie basale du pronotum
divergent fortement en arrière et les angles postérieurs sont aigus et très
saillants en dehors. La forme du pronotum de ces exemplaires rappelle beau¬
coup celle du T. compsus (fig. 52) ; mais la striation des élytres est la même
que chez le T. cryobius et l’organe copulateur est identique.
Il n’existe aucun type intermédiaire entre les cryobius de grande taille et
les synoeces plus petits et à pronotum rétréci à la base. Mais il ne peut y
avoir là que deux races d’une même espèce, en raison de l’identité des carac¬
tères de l’organe copulateur.
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. La forme typique et la forme
synoeces, toutes deux représentées par une quinzaine d’exemplaires, ont été
recueillies aux environs du camp IV, dans le cratère de l’Elgon, ait. 4.000 m.,
st. 20 (7 à 10 1-1933). Il est possible que les deux formes aient été prises dans
des localités différentes quoique voisines, mais cela n’a pas été noté.
Trechus (s. str.) lampros, n. sp.
Forma typica. — Types : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Subsp. leptus, nov. — Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 4,2 à 5,6 mm. La forme typique est de grande taille (5 à 5,2 mm.) ; la
race leptus, toujours plus petite, est cependant très variable (de 4,2 à 4,8 mm.).
Oblong, allongé, peu convexe, les élytres longs, deux fois aussi longs que
larges. Brun rougeâtre, les antennes et les pattes testacées rougeâtres.
Tête volumineuse, surtout chez la forme typique; les sillons frontaux
profonds et réguliers, les yeux petits, un peu saillants, de peu plus courts
que les tempes; celles-ci peu convexes. Antennes longues et robustes, attei¬
gnant le tiers basal des élytres.
Pronotum cordiforme, un peu transverse, ses côtés fortement sinués en
arrière, la base rectiligne, les angles postérieurs grands, droits, non sail¬
lants en dehors. Disque du pronotum déprimé, les fossettes basales larges
et superficielles.
Élytres allongés, elliptiques, à bord basal oblique, épaules arrondies, apex
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
65
obtus, gouttière marginale large. Stries effacées en dehors, les internes
superficielles, mais avec des traces très nettes de ponctuation.
Pattes robustes, les tibias antérieurs sillonnés.
Soie discale avant le niveau du 3 e fouet de la série ombiliquée.
Organe copulateur mâle (fig. 49) très petit, grêle, fortement arqué dans
sa partie basale ; le bulbe basal peu renflé, la partie apicale du pénis épaissie,
les deux bords de l’orifice apical formant deux hautes crêtes arrondies ;
Fig. 48-51. — Trechus lampros, n. sp. — Fig. 48. Mâle, forme typique, du cratère de
l’Elgon (X 16). — Fig. 49. Organe copulateur mâle de la forme typique (X 56). — Fig. 50.
Pièce copulatrice (X 100). — Fig 51. Subsp. leplus, nov., du camp III de l’Elgon (X 16).
Fig. 52-54. — Trechus compsus, n. sp., du cratère de l’Elgon. — Fig. 52. Mâle (X 16). —
Fig. 53. Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 54. Pièce copulatrice (X 100).
l’apex obtus, arrondi. Styles larges, armés de 4 soies. Sac interne avec une
'p^èce copulatrice très petite, en forme de gouttière très effilée à l’apex (fig. 50).
L’organe copulateur, très caractéristique, est identique chez les deux sous-
espèces, qui diffèrent d’autre part beaucoup par leur aspect extérieur. La
race leptus est beaucoup plus petite, plus grêle; sa tête est moins volumi¬
neuse, avec des tempes moins convexes; les côtés du pronotum sont bien
moins largement arrondis. Mais les élytros ont la même forme allongée
que chez la forme typique et portent la même striation.
Kenya Colony : mont Elgon, région alpine. La forme typique vit dans le
eratère, au pied des falaises avoisinant le pic Koitobbos, st. 20 (6 1-1933). La
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 5,
66
R. JEANNEL
race leptus par contre été trouvée à altitude plus basse, à 3.500 m., dans la
terre des ravins humides aux environs du camp III, st. 18 (2 à 5 1-1933).
Trechus (s. str.) compsus, n. sp.
Types : cratère de l’Elgon, st. 20 (Mus. Paris).
Long. 4,2 mm. Aptère. Convexe, l’avant-corps étroit, les élytres larges et
ovoïdes. Brun de poix brillant clair, avec la marge des élytres roussâtres,
parfois en entier rougeâtre, les antennes et les pattes testacées.
Tête robuste, allongée, à sillons frontaux profonds, les yeux très petits,
saillants, les tempes deux fois aussi longues que les yeux et très convexes.
Antennes robustes, atteignant le tiers basal des élytres.
Pronotum petit, non transverse, bien rétréci à la base qui est nettement
plus étroite que le bord antérieur ; la sinuosité basale des côtés brusque et
profonde, les angles postérieurs aigus et saillants en dehors. Disque con¬
vexe, la surface basale déprimée, avec des fossettes larges et superficielles.
Elytres ovoïdes, très convexes ; le bord basal oblique, les épaules arron¬
dies, les côtés très arqués, l’apex atténué, la gouttière marginale large, sur¬
tout dans la région humérale. Striation comme chez le T. lampros, les
stries internes superficielles mais nettement ponctuées.
Pattes relativement grêles, les tibias antérieurs sillonnés.
Mêmes caractères chétotaxiques que chez T. lampros.
Organe copulateur mâle (fig. 53) de même type, très petit, mais peu arqué
dans sa partie basale. La partie apicale est épaisse, régulièrement élargie
jusqu’à l’orifice apical qui s’ouvre sur une troncature oblique de l’apex du
pénis, sans crêtes marginales comme celles du T. lampros. Styles larges,
armés de 3 soies. Pièce copulatrice analogue à celle du T. lampros mais bien
plus grande et recourbée du côté dorsal (fig. 54).
Cette espèce ressemble assez au T. cryobius synoeces, mais ses yeux
sont plus petits, son pronotum est encore plus rétréci à la base, ses élytres
sont plus convexes, de forme plus ovoïde, plus atténués en arrière.
Kenya Colon y : mont Elgon, région alpine. Quatre exemplaires recueillis
dans le cratère, aux environs du camp IV, ait. 4.000 m., st. 20 (10 1-1933).
Trechus (s. str.) nannus, n. sp.
Forma typica. — Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Subsp. suamensis, nov. — Types : Maji-ya-moto, source chaude au fond
du cratère, st. 20 (Mus. Paris].
Long. 3 mm. Allongé, convexe. Testacé brunâtre, les antennes et les
pattes testacées.
Tête médiocre, à sillons frontaux profonds et réguliers, les yeux très petits,
saillants, les tempes renflées et deux fois aussi longues que les yeux. Anten-
COLEOPTERA, CARABIDAE TRECHINAE
67
nés robustes, atteignant le quart basal des élytres, leurs articles moyens
ovalaires, deux fois aussi longs que larges.
Pronotum un peu plus large que long, ses côtés bien arrondis, sinués
immédiatement avant les angles postérieurs qui sont très petits, mais vifs.
Base sensiblement rectiligne. Disque convexe, uni, la surface basale dépri¬
mée, les fossettes basales très réduites, presque nulles. Gouttière margi¬
nale étroite.
Élytres courts, à peine une fois et demie aussi longs que larges, ovalaires,
à épaules très arrondies et sommet obtus. Gouttière marginale relativement
Fig. 55-58. — Trechus oligophlhalmus, n. sp., du camp III de l’EIgon. — Fig. 55. Mâle
(X 16). — Fig. 56. Organe copulateur mâle (X 56). — Fig. 57. Le même (X 100). —
Fig. 58. Pièce copulatrice (X 100).
Fig. 59-60. — Trechus nannus, n. sp. forme typique, du cratère de l’Elgon. — Fig. 59. Mâle
(X 16). — Fig. 60. Organe copulateur mâle (X 100).
large. Les stries obsolètes, à peine discernables, sans trace de ponctuation
apparente.
Pattes courtes et robustes, les tibias antérieurs sillonnés.
Soie discale insérée sur un pore assez gros, placé vers le niveau du 3 e fouet.
Organe copulateur mâle (fig. 60) très petit, peu chitinisé. Bulbe basal
peu renflé, non coudé. Partie apicale du pénis très épaissie, gibbeuse,
l’apex très épais. L’orifice apical est presque terminal, très évasé entre
deux rebords saillants et arrondis. Styles larges, armés de 3 soies. Sac
interne avec une pièce copulatrice en gouttière placée de champ, atténuée
à l’apex, à bords chitinisés et sommet paraissant bifide (fig. 60).
La race suamensis se distingue de la forme typique par son pronotum
68
R.JEANNEL
dont les côtés sont plus largement arrondis, sa base plus rétrécie, plus
étroite que le bord antérieur, ses angles postérieurs saillants en dehors.
Les élytres sont plus larges, à épaules plus saillantes. L’organe copulateur
est identique chez les deux races.
Kenya Colony : mont Elgon, région alpine. L’espèce paraît répandue sur
tout le versant oriental entre 3.500 et 3.900 m., sans atteintre les altitudes
plus élevées. Elle a été recueillie dans des stations assez éloignées les unes
des autres, la forme typique dans la vallée du torrent Koitobbos, la race
suamensis dans la vallée du Suam.
T. nannus typique était abondant dans la terre des ravins humides le long
du torrent Koitobbos, aux environs du camp III, ait. 3.500 m., st. 18 (2 à
5 1-1933); deux exemplaires ont été recueillis sous les pierres, en prairie
découverte, au pied des pentes orientales du pic du Koitobbos, avec le
T. elgonicus heous, ait. 3.900 m., st. 19 (6 1-1933).
Quant à la race suamensis, elle est connue par trois exemplaires pris
par P.-A. Chappuis à Maji-ya-moto, source chaude de la vallée du Suam, dans
le bas-fond du cratère, ait. 3.700 m., st. 20 (9 1-1933).
Trechus (s. str.). oligophthalmus, n. sp.
Types : camp III de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 4,2 à 5 mm. Espèce de faciès anophtbalme, entièrement dépig¬
mentée et testacée rougeâtre très brillante. Forme allongée et déprimée.
Tête médiocre, arrondie, à sillons frontaux profonds et réguliers. Les
yeux sont très petits mais pigmentés, nullement saillants, bien plus courts
que les tempes; celles-ci convexes. Antennes relativement peu longues et
robustes, atteignant le tiers basal des élytres, les articles moyens trois fois
aussi longs que larges. Elles sont donc moins longues que chez certaines
espèces pigmentées, comme T. stenoderus et T. oodes.
Pronotum grand, aussi long que large, à côtés très arrondis, la base à
peine plus étroite que le bord antérieur, les angles postérieurs très petits,
droits et vifs, précédés par une sinuosité des côtés très courte ; base sail¬
lante. La gouttière marginale fine, le disque régulièrement convexe, le sil¬
lon basal transverse uni, sans fossettes distinctes, la surface basale dépri¬
mée rugueuse en arrière du sillon.
Elytres allongés, ovales, très déprimés, deux fois aussi longs que larges.
Les épaules très arrondies, la plus grande largeur près des épaules, les
élytres peu à peu atténués jusqu’à l’apex. Gouttière marginale très large
et profonde, surtout dans la région humérale, son bord marginal tran¬
chant et relevé. Stries toutes bien visibles, les internes profondes et forte¬
ment ponctuées, avec les interstries convexes; les stries externes plus super¬
ficielles. Pattes longues et robustes, les tibias antérieurs sillonnés.
Soie discale assez écartée du bord basal, après le niveau du 3° fouet de
la série ombiliquée.
COLEOPTERA, CARABIDAE PERIGONINAE
69
Organe copulateur mâle (fig. 56 et 57) excessivement petit, peu chitinisé,
rappelant beaucoup celui du T. lampros. Le bulbe basal, allongé et peu
renflé, n’est pas coudé. La partie apicale du pénis est épaisse, obtuse, et
l’orifice apical bordé par deux crêtes lamelleuses arrondies comme chez le
T. lampros. Styles latéraux avec 2 soies seulement. Sac interne avec une
pièce copulatrice très petite et effilée (fig. 58).
L’aspect extérieur de cette espèce rappelle tout à fait celui des Trechus
microphthalmes des Pyrénées cantabriques, comme T. Beusti ou T. Esca-
lerai. Mais ses caractères chétotaxiques et surtout son organe copulateur
la rattachent étroitement au T. lampros. On a ici, une fois de plus, la preuve
du peu d’importance taxonomique qu’il faut attacher aux caractères de
forme générale chez les Trechinae en particulier et tous les Carabiques en
général. Autrefois, on n’aurait pas hésité à séparer T. oligophthalmus du
T. lampros dans un genre spécial. Leurs organes copulateurs prouvent
sans aucune hésitation possible que les deux espèces sont au contraire très
proches parentes.
Kenya Colony : mont Elgon, zone alpine. Assez abondant sous les gros¬
ses pierres et dans la terre des ravins humides et boisés de la haute vallée
du torrent Koitobbos, aux environs du camp III, ait. 3.500 m., st. 18 (2 à
5 1-1933).
L’espèce paraît n’exister qu’à cette altitude. Elle n’a pas été recueillie
un peu plus haut, le long du même torrent, à 3.700 m. Elle n’existe pas
davantage dans les localités explorées du cratère. Ce fait s’explique d’ail¬
leurs facilement : T. oligophthalmus est une espèce strictement endogée,
souterraine. Les conditions d’existence favorables au développement d’une
faune endogée n’existent qu’à une altitude relativement basse. Dans le
cratère, le sol est tellement détrempé que les fentes souterraines perpétuel¬
lement inondées ne constituent pas un habitat possible.
Subf. PERIGONINAE Bâtes
Le groupe des Perigoninae est très homogène et répandu presque dans
le monde entier. Sa position systématique est incertaine et j’ai déjà remar-
qué 1 que, malgré ses deux soies, susorbitaires, il paraissait devoir être plutôt
rapproché des Harpalinae que de n’importe quelle autre sous-famille des
Carabiques.
L’élytredes Perigoninae présente un caractère très remarquable que j’avais
alors signalé. Il existe sur la partie postérieure de l’élytre une sorte de
carène apicale oblique, en arrière de laquelle un sillon se prolonge plus ou
moins sur les parties latérales, occupant la place de la 8° strie. De plus,
dans toute la longueur de l’élytre, depuis la région humérale jusqu’à l’extré-
1. R. Jeannel. Morphologie de l’élytre des Coléoptères adéphages. (Arch. Zool. cxp., 66,
1925, p. 61.)
70
R.JEANNEL
mité apicale de la carène apicale, les 8 e et 9 e interstries sont pubescents,
tandis que le reste de l’élytre est glabre. Il est curieux de trouver chez
ces Carabiques une différence aussi nette dans la pubescence des champs pri¬
mitifs de l’aile, car la partie pubescente correspond au champ radial, la partie
glabre au champ cubital.
L’élytre porte des soies discales et apicales sur le 3° interstrie. La série
ombiliquée est formée de fouets nombreux répartis en deux groupes, l’humé-
ral de 5 à 6 fouets dont le dernier est écarté des précédents, l’apical d’un
nombre variable de fouets pouvant atteindre une dizaine.
Gen. PERIGONA Laporte de Castelnau
Ce genre renferme un assez grand nombre d’espèces, généralement de
petite taille, surtout distribuées dans les régions tropicales. Un certain nom¬
bre se rencontrent sur le pourtour de l’océan Indien. L’une d’elles, P. nigri-
ceps, est cosmopolite, souvent transportée par les navires avec les denrées
coloniales.
La seule espèce que nous ayons recueillie dans l’Afrique orientale est la
suivante.
Perigona nigriceps Dejean
Bembidium nigriceps Dejean, 1831, Spec. Col., Y, p. 45; type : Améri¬
que du Nord. — Perigona nigriceps Alluaud, 1916, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 59.
L’espèce n’est pas représentée dans les collections de la Mission de l’Omo,
mais elle a été prise par Ch. Alluaud et R. Jeannel dans les stations sui¬
vantes :
Ile de Zanzibar : Mangapwani. — Kenya Colony : plage de Gazi et bords
de la rivière Ramisi, au bord de l’océan, au sud de Mombasa; Voï, dans le
pays Taïta. — Tanganyika Territory : Kiboscho et Moshi, dans la zone des
cultures du Kilimandjaro. — Uganda (Alluaud).
P. nigriceps ne s’élève guère au-dessus de 1.000 m. et se trouve surtout sur
la côte de l’Afrique orientale. C’est peut-être lui qui a été décrit sous le nom
de P. zanzibarica Chaud, et ce nom doit sans doute s’ajouter à la liste déjà
longue de ses synonymes.
P. nigriceps est encore connu de Madagascar ( Nestra atriceps Coq.), des
îles Mascareignes (Alluaud, 1916, 1. c.), de l’Inde et du Tonkin.
Gen. PERIGONILLUS, nov
Type : P. endogaeus, n. sp.
Petite taille. Aptère et microphthalme, totalement dépigmenté. Glabre,
les élytres glabres, mais avec les 8° et 9 e interstries pubescents, comme chez
tous les Perigona.
COLEOPTERA, CARABIDAE PERIGONINAE
71
Tête arrondie, sans sillons frontaux; les yeux très petits, représentés par
une tache pigmentée arrondie sur les côtés de la tête. Tempes convexes, le
cou épais. Antennes relativement courtes, moniliformcs, leurs articles
apicaux à peine plus longs que larges. Mandibules sans soie sur la face
externe. Palpes maxillaires assez longs, à pubescence rare ; le dernier arti¬
cle est conique, un peu plus long que l’avant-dernier (fîg. 62). Palpes labiaux
à dernier article grêle, plus étroit que l’avant-dernier qui porte deux soies
internes. Labium libre, séparé du submentum par une suture bien visible,
(X 15). — Fig. 62. Pièces labiales et maxille gauche, face ventrale (X 60). — Fig 63.
Élytre droit (X 22). — Fig. 64. Organe copulateur mâle (X 80). — Fig. 65. Styles, face
ventrale (X 80).
sa dent médiane longue et arrondie. Languette avec deux soies, les paraglos-
ses larges et membraneux (fîg. 62).
Pronotum aussi long que large, rétréci à la base; ses côtés sinués en arrière,
la base saillante, les angles postérieurs très arrondis; la surface basale sans
dépression transverse ; pas de fossettes basales.
Élytres courts, ovalaires, peu convexes. Les épaules saillantes, l’apex lar¬
gement arrondi, les angles suturaux déhiscents. Pas trace de stries visibles,
mais un sillon apical très net occupe toute la moitié postérieure du 8° inter¬
strie, en dedans des fouets de la série ombiliquée.
72
R.JEANNEL
Pattes courtes et grêles, les tibias antérieurs sans sillon sur la face externe ;
tarses courts, les antérieurs non dilatés chez les mâles.
Les cavités coxales antérieures sont largement ouvertes en arrière, comme
chez les Trechinae (Monogr., L’Abeille , XXXII, p. 310, fig. 81).
Chétotaxie. — Deux soies susorbitaires ; deux soies prothoraciques de
chaque côté. Elytres avec des soies discales sur l’emplacement du 3 e inter¬
strie; une soie apicale sur la terminaison du 3 e interstrie.
Série ombiliquée formée de fouets nombreux, répartis en deux groupes.
Le groupe huméral de 6 fouets, dont le 2 e est très long, le 6 e écarté en
arrière du 5 e . Le groupe apical de 8 à 9 fouets, assez variables, mais réguliè¬
rement alignés le long du sillon apical (fig. 63).
Organe copulateur mâle (fig. 64 et 65) de même type que celui de Peri-
gona nigriceps. Le pénis est fermé dorsalement, tubuleux ; sa partie basale,
peu arquée, porte l’orifice basal tourné du côté ventral. Styles épais, très
chitinisés, sans soies ; le gauche est atténué, le droit élargi en palette.
Sac interne sans pièces copulatrices.
Ce genre nouveau se rattache sans aucun doute aux Perigoninae. A pre¬
mière vue, ses caractères évolutifs, qui sont ceux de toutes les espèces sou¬
terraines, paraissent le rapprocher des Trechini anophthalmes ou encore
des Scotodipnus ou des Anillus. Mais il est facile de constater qu’il ne
s’agit que de convergences et que les caractères du Perigonillus sont bien
les mêmes que ceux des Perigona.
L’absence de soie mandibulaire, la présence de deux soies susorbitaires,
la forme des palpes et des pièces labiales, la chétotaxie de l’élytre, la struc¬
ture de l’organe copulateur mâle, sont autant de caractères qui se retrou¬
vent identiques chez Perigona nigriceps Dej. De plus on constate chez
Perigonillus cette conformation très particulière des élytres qui n’existe à
ma connaissance que dans le groupe des Perigoninae : un long sillon api¬
cal sépare le champ radial, pubescent, du champ cubital, c’est-à-dire de
tout le disque de l’élytre, qui est glabre. J’avais déjà signalé ce curieux
caractère, de grande importance anatomique, en étudiant l’élytre des Cara-
biques. C’est lui sans doute, avec la chétotaxie, qui définit le mieux la sous-
famille des Perigoninae.
Perigonillus endogaeus, n. sp.
Types : zone des prairies à Bruyères de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 3,5 à 4 mm. (sa taille est donc plus grande que celle du P. nigri¬
ceps). Allongé, peu convexe. Testacé uniforme brillant; les téguments pres¬
que lisses, à peine alutacés, sans ponctuation.
Tête arrondie, convexe, à cou épais, les tempes nettement convexes et
un peu anguleuses. Les yeux variables, toujours très petits, plans, en
forme de tache arrondie pigmentée, mais dont les dimensions diffèrent du
du simple au double selon les individus. Antennes dépassant à peine la base
COLEOPTERA, CARABIDAE PERIGONINAE 73
du pronotum, épaisses, les articles apicaux arrondis, à peine plus longs
que larges.
Pronotum aussi long que large, ses côtés arrondis en avant, sinués dans
leur moitié postérieure, les angles antérieurs peu saillants, les postérieurs
arrondis, la gouttière marginale fine et étroite.
Élytres ovales, très peu convexes, les épaules saillantes, la gouttière
marginale étroite, les angles suturaux saillants, déhiscents, largement
arrondis. Le disque uni, lisse, sans stries. Pattes grêles mais courtes.
Deux soies discales sur l’élytre, très petites et difficiles à voir, mais pla¬
cées sur le 3 e interstrie.
Organe copulateur allongé, la partie apicale du pénis épaisse, droite,
terminée par un apex court et infléchi du côté ventral (fig. 64).
Kenya Colony : zone des prairies à Bruyères du versant oriental du mont
Elgon, vers 3.500 m. d’altitude, st. 18, 2 à 51-1933. Nombreux exemplaires
recueillis en piochant la terre dans les bas-fonds humides des ravins boisés,
au pied des Senecio amblyophyllus Cotton. L’espèce est endogée et vit en
compagnie du Trechus oligophthalmus Jeann. Une douzaine d’individus ont
été aussi trouvés dans le nid souterrain d’un Rat-Taupe ( Tachyoryctes
splendens ), aux environs du camp III, ait. 3.500 m., st. 18.
Gen. TYPHLONESTRA, nov.
Type : T. elgonensis, n. sp.
Genre voisin du précédent, se rattachant aussi à la sous-famille des Peri-
goninae, mais bien différent par certains caractères.
Même petite taille que celle de Perigonillus. Aptère et dépigmenté, les
yeux totalement atrophiés. Glabre ; les 8 e et 9“ interstries des élytres avec
une pubescence très réduite, représentée par un petit nombre de très petits
poils épars.
Tête allongée, subcylindrique, sans, cou distinct; les tempes très peu
convexes. Pas de sillons frontaux. Antennes longues et très grêles, les
articles apicaux très déliés, bien plus longs que larges. Pièces buccales
saillantes : les mandibules longues et fines, sans soie sur leur face externe.
Palpes maxillaires longs et grêles, pubescents (fig. 68) ; leur dernier article
fusiforme, très renflé à la base, effilé à l’apex, plus long et plus large que
l’avant-dernier. Palpes labiaux de même forme que les palpes maxillaires.
Les pièces labiales en apparence identiques à celles de Perigonillus * : le
labium est denté et la languette porte deux soies.
Pronotum allongé, étroit, très rétréci à la base, les angles antérieurs très
saillants, les postérieurs émoussés, la base saillante. Pas de dépression
basale ni de fossettes.
Elytres amples, ovales, à épaules saillantes et gouttière marginale large-
1. Faute de matériaux suffisants, je n’ai pas pu faire de préparation des pièces labiales.
74
R. JEANNEL
ment explanée. Le disque uni, sans trace de stries, le sillon apical peu déve¬
loppé.
Pattes grêles et longues ; les tibias antérieurs sans sillons, les tarses
grêles et longs.
Chetotaxie. — Deux soies susorbitaires ; deux soies prothoraciques en
position habituelle. L’élytre ne porte aucune soie discale ni apicale. La
série ombiliquée de même type que chez Perigonillus, mais formée d’un
moins grand nombre de fouets. Le groupe huméral ne comprend que
5 fouets, dont le 5 e est écarté du 4 e , le groupe apical de 8 fouets (fig. 69).
Organe copulateur mâle inconnu.
Au premier abord, on serait très embarassé pour assigner sa position
Fig. 66 - 69. — Typhloneslra elgonensis, n. g., n. sp., du camp III de l’EIgon. — Fig. 66.
Mâle (X 16). — Fig. 67. Tête de profil (X 22). — Fig. 68. Palpe maxillaire droit (X 60).
— Fig. 69. Élytre droit (X 22).
systématique à ce genre. L’aspect extérieur rappelle étonnamment celui des
Geotrechus pyrénéens ; mais la mandibule sans soie et le nombre des fouets
de la série ombiliquée prouvent sans hésitation qu’il ne peut pas être ques¬
tion d’un genre souterrain des Trechinae.
C’est surtout par comparaison avec le genre Perigonillus, ci-dessus décrit,
qu’on a la certitude que Typhloneslra se rattache aussi aux Perigoninae.
Le sillon apical de l’élytre est réduit, mais il existe; la pubescence du champ
radial se retrouve à l'état de vestiges; et la forme de la tête, la structure
du pronotum et surtout la disposition des fouets de la série ombiliquée sont
si semblables chez Typhlonestra et Perigonillus qu’il n’est pas possible
d’hésiter à rapprocher intimement ces deux genres et à les rattacher aux
Perigona.
Quoi qu’il en soit, Typhlonestra s’isole par des caractères très spéciaux :
COLEOPTERA, CARABIDAE PERIGONINAE
75
la forme de ses palpes, celle de ses antennes, l’absence totale de soies
discales et apicales, l’atrophie complète de ses yeux, le distinguent très
nettement de Perigonillus.
Typhlonestra elgonensis, n. sp.
Types : zone des prairies à Bruyères de l’Elgon, st. 18 (Mus. Paris).
Long. 3,5 mm. Allongé, grêle et peu convexe. Entièrement testacé bril¬
lant, les téguments presque lisses, à peine alutacés, sans ponctuation.
Tête allongée, étroite, convexe, sans trace de sillons frontaux. Pas d’yeux,
leur place à peine marquée par une très petite aréole blanchâtre. Tempes
longues et très peu convexes. Antennes très fines et longues, atteignant le
milieu des élytres, les articles apicaux déliés, trois à quatre fois aussi longs
que larges.
Pronotum nettement plus long que large, rétréci à la base; ses côtés peu
arqués en avant, un peu anguleux, longuement sinués en arrière ; les angles
antérieurs très saillants, les postérieurs très arrondis et effacés, la base très
saillante, se logeant dans une dépression de la racine des élytres. Gouttière
marginale large.
Elytres ovales, élargis en arrière, le disque peu convexe. Epaules arrondies
mais saillantes; la gouttière marginale très large, débutant par une crosse
basale très accusée. Disque lisse, sans stries. Pattes longues et grêles.
Kenya Colony : zone des prairies à Bruyères du mont Elgon, st. 18.
ait. 3.500 m., (3 1-1933). Deux exemplaires, dont l’un très immature, recueil¬
lis en piochant la terre des bas-fonds des ravins humides, au pied des
Senecio amblyophyllus Cott., dans les environs du camp III.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 3
I" février 4935
COLEOPTERA
II. CARABIDAE : AGONINI
(avec la planche)
PAR
L. Burgeon (Tervueren).
Je remercie vivement le D r Jeannel de m’avoir confié l’étude des Agonini
qu’il a récoltés avec le D r Chappuis, lors de leur récente expédition au
Kénya. Le matériel ramené est spécialement intéressant par le nombre
d’espèces de haute montagne; il comprend 214 spécimens en 21 espèces
dont 15 nouvelles ; j'en décris 12 ci-après. Il y a plusieurs formes nouvelles
se rapprochant A A go num Jeanneli Ail., d’un type spécial aux montagnes
d’Afrique orientale qui n’était connu que du Kilimandjaro, mais auquel
viennent s’ajouter deux belles espèces de l’Elgon, une autre des monts
Aberdare et une quatrième du Marakwet; j’ai décrit récemment des espèces
du même type du Ruwcnzori et des montagnes du Kivu.
Il n’a été décrit encore qu’un nombre restreint d 'Agonini d’Afrique orien¬
tale; on en trouvera la liste dans le Catalogue de Csiki. C’est à M. Alluaud
qu’on doit l’étude des espèces de montagne connues à ce jour.
Le total est de 43 espèces; en 1898 Kolbe n’en cite que 12 dans le
« Deutsch Ost-Afrika » (Col.); dans un récent travail j’ai énuméré 39 espèces
de la faune du Congo Belge.
Dans les récoltes de MM. Chappuis et Jeannel, il n’y a aucun Colpodes.
Ce genre compte de fort nombreuses espèces en Asie et Amérique tropi¬
cales, ainsi qu’à Madagascar, mais n’est représenté en Afrique que
par un nombre d’espèces très réduit dont il n’y a que deux décrites à ce
78
L. BURGEON
jour. M. Alluaud m’a communiqué un Colpodes du mont Kénya qu’il
rapporte à callidoides Chaud.
Gen. AGONUM Bonelli.
Groupe I
Le sous-genre Agonodromius Reitt. est représenté dans la série par une
forme de A. shoanum AIL, espèce décrite d’Abyssinie, voisine de Bohe-
manni Gyll. qui habite l’Europe et se retrouve en Sibérie et Amérique du
Nord, jusqu’au Guatémala. Une autre espèce du même groupe, A. quadri-
punctatum Deg., étend son habitat plus loin encore : Europe, une grande
partie de l’Asie, Philippines, Amérique du Nord. Le sous-genre compte
quelques autres espèces en Amérique du Nord, Sibérie et Japon. C’est
donc un groupe holarctique qui a pu pénétrer loin vers le sud sur divers
continents et jusqu’en Afrique équatoriale en passant par l’Abyssinie.
Agonum (Agonodromius) shoanum Alluaud.
Long. 7,5 à 9,5 mm.
Diffère d’un exemplaire typique, aimablement communiqué par M. Alluaud,
par la couleur un peu bronzée du dessus, le pronotum plus élargi sur les
côtés, cet élargissement situé moins en avant, la base moins rétrécie, les
élytres plus bombés sur le disque.
Kenya Colony : Nairobi, st. 2 (1.660 m.); Uasin Gishu : Soy, st. 11
(1.800 m.); Kikuyu escarpment, st. 4(2.300 m.);Mau escarpment :Timboroa,
st. 10 (3.000 m.). L’exemplaire de la dernière localité ne me semble pas
différer des autres, malgré la différence d’altitude.
Groupe II
Agonum (?) rufoaeneum Reiche
Deux spécimens récoltés à Nairobi me semblent se rapprocher de cette
espèce abyssine, dont je ne connais que la description.
Groupe III
Agonum kikuyu, n. sp.
Long. 6,5 à 7 mm.
Se rapproche de fuscicorne Guér., mais d’après la description donnée par
Chaudoir, fuscicorne, outre des détails de coloration, diffère par le pronotum
sinué en arrière et le troisième intervalle des élytres ne portant que deux
pores.
Ailé. Dessus noir luisant, les trois premiers articles des antennes testacés
COLEOPTERA, CARABIDAE AGONINI
79
ainsi que les pattes, celles-ci sans anneau foncé aux genoux, le reste des
antennes et les palpes noirâtres.
Tète assez petite, le cou à peine déprimé en dessus, les yeux moins sail¬
lants que chez shoanum, les antennes dépassant les épaules de quatre
articles, pileuses à partir du quatrième, arrivant à mi-longueur des élytres.
Pronotum un peu plus large à l’avant que chez shoanum, les angles anté¬
rieurs un peu avancés ; les côtés en courbe régulière, nullement sinués en
arrière, la largeur maxima située moins en avant que chez fuscicorne ; la
base à peine plus étroite que l’apex, les angles postérieurs très arrondis
comme chez les Europhilus ; les côtés faiblement explanés, plus en arrière;
les fossettes basilaires se continuant par une gouttière le long des bords et
par une dépression moins longue vers l’intérieur; le disque bombé, portant
de fines strioles transverses et un sillon médian terminé en V à l’avant ; les
deux pores normaux sont présents de chaque côté.
Élytres allongés comme chez shoanum, mais moins bombés ; les épaules
semblables; la troncature apicale oblique, faiblement sinuée; les stries
moins profondes, non ponctuées ; les intervalles plats avec une fine micro-
sculpture qui les rend un peu soyeux, les pores du troisième placés comme
chez shoanum, au nombre de trois; la série ombiliquée interrompue au
milieu.
En dessous, les bords du prothorax et les épipleures des élytres sont d’un
brun jaunâtre, les métépisternes longs.
Les tarses antérieurs du çjf non creusés en dessus, le premier article en
très long triangle, le second plus court, le troisième guère plus long que
large, le quatrième petit et étroit, échancré au bout; aux autres paires les
articles sont sillonnés de part et d’autre du milieu, sans être carénés longi¬
tudinalement; les articles 5 ont des soies en dessous.
Kenya Colony : une longue série du Kikuyu escarpment, st. 4 (2.300 m.)
et de Nairobi, st. 2 (1.660 m.).
Groupe IV
Le groupe d’espèces décrites ci-après, rappelant Jeanneli AIL, ne peut
se ranger dans aucun sous-genre européen ; ce sont des Platynus par le
pronotum dont les angles postérieurs sont cependant moins vifs; la tète
grosse par rapport au pronotum, le cou non déprimé en dessus les excluent
de Platynus s. str. et de Limodromus, tandis que les côtés du pronotum
assez largement étalés ne permettent pas de les faire rentrer dans le sous-
genre Anchomenus. Cette juxtaposition de caractères qui s’excluent chez les
espèces européennes permet de supposer qu’il s’agit d’éléments d’une faune
ancienne réfugiée dans les montagnes africaines. A basse altitude, on n’a
pas rencontré d 'Agonum de ce groupe.
80
L. BURGEON
Agonum Alluaudi, n. sp.
PL II, fig. 1. — Long. 9,5 mm.
Ressemble à Jeanneli Ail. du Kilimandjaro, en diffère par la coloration
métallique et la forme moins grêle. Contrairement à Jeanneli, les tarses ne
sont pas carénés en dessus.
Aptère. Dessus bronzé-verdâtre éclatant; le labre, les palpes, les trois
premiers articles des antennes ferrugineux, les pattes jaunâtres, le reste de
l’antenne rembruni.
Tête plus large que chez Jeanneli , moins longue ; il y a deux fossettes
mieux marquées à l’avant du front ; le labre est légèrement sinué à l’avant,
les mandibules plus falquées; les antennes atteignent la mi-longueur des
élytres, elles sont pileuses à partir du quatrième article. Pronotum de forme
semblable à celui de Jeanneli , les bords moins visiblement ferrugineux, les
angles antérieurs à peine avancés, l’apex étant moins sinué, la base moins
rétrécie, les côtés arrière des angles postérieurs arrondis vers l’avant (chez
Jeanneli la base est en ligne droite), le milieu de la base marqué de petits
traits longitudinaux ; sur le disque un profond sillon médian d’où se déta¬
chent de faibles strioles transverses et terminé à l’avant en un V mieux
marqué que chez Jeanneli.
Elytres de forme analogue, moins étroits aux épaules, plus élargis après
le milieu, les bords non ferrugineux; l’angle scutellaire du rebord basilaire
situé en arrière du niveau de l’angle huméral, ceci correspondant à l’obliquité
des parties latérales de la base du pronotum ; l’apex arrondi et la déhiscence
des deux élytres sont les mêmes que chez Jeanneli ; les stries un peu plus
fines, les trois pores de l’intervalle 3 placés de même.
Les articles des tarses, allongés comme chez les Megalonychus auct., ne
sont pas carénés en dessus; les articles 5 ont quelques soies en dessous.
Je dédie cette espèce à M. Alluaud, compagnon de M. Jbannel dans leurs
voyages antérieurs, à qui l’on doit nos connaissances actuelles dans le domaine
des Carabidae alticoles de l’Afrique orientale.
Kenya Colon y : Versant oriental du mont Elgon : Suam fishing Hut,
st. 34 (2.400 m.; III-33). Trois spécimens.
Agonum Alluaudi, subsp. ericarum, nov.
Quatre exemplaires récoltés au camp III, st. 18 (versant est de l’Elgon,
zones des bruyères, 3.500 m., XII-32) diffèrent par la coloration d’un bronzé
sombre mêlé de bleu, le pronotum et les élytres moins bombés, la base du
pronotum sans ponctuation, ses fossettes basilaires prolongées par une
dépression jusqu’à mi-longueur, les stries des élytres plus fines, les pores du
troisième intervalle moins nets, la troncature apicale moins sinuée.
COLEOPTERA, CARABIDAE AGONINI
81
Agonum cratericola, n. sp.
PL II, fig. 2. — Long. 11 à 12 mm.
Très voisin du précédent, plus grand et plus robuste, la coloration noire.
Aptère. D’un noir très luisant, les palpes, les antennes et les tarses bruns.
Tête plus grosse que chez Alluaudi, le labre droit devant, les fossettes à
l’avant du front peu marquées, les yeux plus enchâssés en arrière, les tempes
continuant leur courbure jusqu’au cou; un sillon transversal à l’arrière du
vertex, les antennes plus courtes, leur premier article fort épais.
Pronotum plus transversal, les angles antérieurs avancés en lobes, l’apex
en courbe concave; les côtés s’élargissant en courbe jusqu’au milieu, puis se
rétrécissant vers la base sans sinuosité rentrante ; les bords explanés noirs ou
faiblement ferrugineux par transparence, peu relevés; la base moins large
que l’apex, les angles postérieurs obtus et arrondis ; les fossettes basilaires
peu profondes; le dessus sans ponctuation ; le sillon médian terminé à l’avant
dans une dépression transverse.
Élytres comme chez Alluaudi ; les stries fines, composées de petits traits
parfois interrompus; trois pores à l’intervalle 3; deux pores à l’extrémité de
la strie 7 près de l’angle suturai comme chez Alluaudi ; troncature apicale
oblique, non sinuée.
Tarses comme chez le précédent.
Kenya Colony : une série provenant du cratère de l’Elgon, au pied du pic
Koitobbos, st. 20 (4.000 m., 1-33).
Agonum Chappuisi, n. sp.
PI. II, fig. 3. — Long. 7,5 mm.
Petite espèce se rapprochant de Jeanneli par la forme du pronotum ; mais
beaucoup plus trapue, avec les tarses d’un autre type.
Aptère. Noir assez luisant dessus, les appendices d’un jaune ferrugineux.
Tète très grosse, portant deux fossettes marquées à l’avant du front et un
fin sillon à l’arrière du vertex; les antennes pileuses à partir du quatrième
article, assez épaisses, dépassant les épaules de trois articles.
Pronotum cordiforme, transversal, la base aussi large que l’apex; les angles
antérieurs avancés en lobes, l’apex un peu sinué; les côtés s’élargissant nota¬
blement en arc avant le milieu, se rétrécissant ensuite, sinués en arrière et
tombant à angle droit sur la base, angles postérieurs légèrement arrondis,
non avancés par rapport à la base; les côtés explanés, un peu relevés en
arrière, non éclaircis comme couleur; les fossettes basilaires peu profondes,
continuées par une dépression sur les côtés; pas de ponctuation; le fin sillon
médian part d’une dépression basilaire et se termine par un triangle apical ;
le disque est bombé et porte de faibles strioles transverses.
Élytres en ellipse large et courte, peu rétrécie aux épaules qui sont arron-
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 6
82
L. BURGEON
dies; la troncature apicale est oblique, peu sinuée, l’angle suturai arrondi
forme un hiatus avec l’autre élytre; les stries fines, non ponctuées; les inter¬
valles plats, couverts de microsculpture, le troisième porte deux pores séti-
gères, le premier avant le milieu contre la strie 2, l’autre au 1/4 arrière contre
la même strie.
Les tarses antérieurs du (f ont les articles 2 et 3 en courts triangles ; aux
autres paires les trois premiers articles sont carénés en dessus, les articles 5
n’ont pas de soies en dessous.
Kenya Colony : une série provenant de l’Aberdare : zone des Alchémilles
du Kinangop, st. 47 (3.200 m., 9-IV 33).
Agonum marakwetianum, n. sp.
Long. 7,2 à 8,5 mm.
Voisin de Chappuisi, moins trapu, se rapprochant davantage par son
aspect de Jeanneli, mais les tarses comme chez le précédent. Aptère ; noir
de poix luisant, les appendices ferrugineux.
Tête moins grosse que chez Chappuisi, plus longue, le cou moins large,
muni également d’un sillon, les antennes semblables, plus épaisses et plus
courtes que chez Jeanneli.
Pronotum bien moins transversal que celui de Chappuisi, sa base plus
étroite que l’apex, moins élargi avant le milieu, les angles postérieurs plus
arrondis, un peu avancés par rapport à la base, dépression basilaire trans¬
versale moins profonde, le sillon médian indiqué jusqu’à la base.
Élytres plus longs, allant en s’élargissant jusqu’au delà du milieu, couverts
d’une microsculpture fort ténue qui les laisse plus luisants; stries fines;
intervalle 3 de même largeur que ses voisins, portant deux pores sétigères;
un gros point à la naissance commune des stries 1 et 2 comme chez Chap¬
puisi et voisins.
Les tarses sont comme chez le précédent.
Marakwetianum ressemble beaucoup à mon kivuense des montagnes à
l’ouest du lac Kivu, mais ce dernier possède des ailes (peut-être non fonc¬
tionnelles), a la tête plus grande relativement, le pronotum plus élargi en
avant et se rétrécissant davantage à la base, la partie aplatie des côtés plus
large, les stries des élytres plus marquées, l’intervalle 3 plus étroit que ses
deux voisins, les tarses non carénés en dessus.
Kenya Colony : quatre exemplaires du Marakwet : Campi Chérangani,
st. 31 (3.000 m., II1-33).
Groupe V
Les insectes ci-après se rapprochent des Europhilus, mais seul kenyense
Ail. a les antennes pileuses à partir du troisième article. Europhilus est
holarctique, mais compterait des espèces en Nouvelle-Zélande et au Queens¬
land; ce serait donc un groupe ancien.
COLEOPTERA, CARABIDAE AGONINI
83
Agonum kenyense Alluaud
Kenya Colony : un couple récolté près de la maison forestière du Kinangop,
st. 45 (2.600 m., 7 IV-33). Je ne vois pas de différence entre ces deux exem¬
plaires et des cotypes provenant du versant sud-ouest du mont Kénya (2.800 à
3.000 m.).
Agonum oribates Alluaud
PL II, fig. 4.
Kenya Colony : trois exemplaires de la forêt de bambous du Kinangop,
st. 46 (vers 3.000 m., 9 IV-33); une série de la maison forestière, st. 45
(2.600 m., 7 IV-33).
Espèce décrite du mont Kénya.
Agonum hyporobium, n. sp.
PL II, fig. 5. — Long. 7,5 à 8,5 mm.
Voisin d 'elgonense décrit ci-après, se rapprochant des Europhilus, mais
ayant le troisième article des antennes glabre. La coloration spéciale permet
de reconnaître l’insecte facilement.
Aptère. Dessus bronzé-verdâtre luisant, un liséré au pronotum, les bords
des élytres plus ou moins largement, leurs épipleures et les appendices jau¬
nâtres, les antennes rembrunies à partir du troisième article.
Tête de même forme que chez elgonense, les antennes allongées de même.
Pronotum plus large, ayant également la base plus étroite que l’apex, bordé
d’un bourrelet très étroit sur les côtés et à l’avant, les fossettes basilaires
plus courtes, pas de pore aux angles postérieurs.
Élytres plus amples, moins bombés, la troncature apicale semblable; les
tries fines, visiblement ponctuées à l’avant; les intervalles p iraiss ant plus
plats par suite de la profondeur moindre des stries, couverts d’une micro-
sculpture qui donne un aspect soyeux à l’élytre; le troisième intervalle, aussi
large que ses voisins, porte trois pores, le premier contre la strie 3, les autres
contre 2 mais pas d’une façon constante.
Les tarses du même type.
M. Alluaud m’a autorisé à décrire cette espèce et à lui conserver le nom
qu’il lui avait attribué dans sa collection.
Kenya Colony : mont Kénya (versant ouest, forêts moyennes, 2.800-
3.200 m., 1-12, Alluaud et Jeannel) ; maison forestière du Kinangop, monts
Aberdare, st. 45, (2.600 m., 7 IV-33).
Agonum elgonense, n. sp.
Pl. II, fig. 6. — Long. 7 à 7,5 mm.
Rappelle kenyense Ail. par son pronotum à'Europhilus, mais le troisième
article des antennes n’est pas pileux, la forme est plus élancée et la coloration
84
L. BURGEON
bien plus vive. Alluaudi et elgonense sont remarquablement colorés si on
les compare aux autres espèces africaines.
Aptère. Dessus très luisant, métallique : bronzé ou cuivreux ou vert, le plus
souvent bronzé verdâtre sur le pronotum et bronzé cuivreux sur les élytres,
les trois premiers articles des antennes et les pattes jaunâtres, les deux der¬
niers articles des palpes noirs, l’extrémité du dernier et le premier en entier
jaunes.
Tête avec les yeux plus étroite que le pronotum, antennes longues, dépas¬
sant les épaules de quatre articles.
Pronotum plus étroit que chez kenyense, plus cordiforme, la base plus
rétrécie, les fossettes basilaires moins profondes; le rebord latéral est le
même et il n’y a pa's non plus de pore sétigère aux angles postérieurs.
Élytres en ellipse plus étroite, très arrondis aux épaules; la troncature
apicale est plus oblique, très peu sinuée, les angles suturaux arrondis sépa¬
rément; les stries sont plus larges et plus profondes que chez kenyense , les
intervalles plans, couverts de microsculpture; l’intervalle 3, plus étroit que
2 et 4, porte trois pores, le premier vers l’avant contre la strie 3, le second
au milieu et le dernier en arrière, tous deux contre la strie 2.
Chez les çf le premier article des tarses antérieurs est en long rectangle,
le second notablement plus court, le troisième en court triangle, le quatrième
petit, triangulaire, entaillé au bout; aux autres paires ces articles sont sil¬
lonnés sur les côtés, les articles 5 ont des soies en dessous.
Kenya Colony : une série du versant oriental de l’Elgon : Suam fishing
Hut, st. 34 (2.400 m., 111-33) ; une 9 du Marakwet : Elgeyo escarpment, st. 30
(2.500 m.).
Groupe YI
Les deux espèces ci-après ressemblent à des formes congolaises, de posi¬
tion systématique incertaine.
Agonum sp.
Kenya Colony : Un spécimen, provenant de Suam fishing Hut, st. 34
(2.400m.), se rapproche plus ou moins de Vandervsti Burg. du Congo Belge.
Agonum brunneipenne, n. sp.
PI. II, fîg. 7. — Long. 9 à 11 mm.
Rappelle brunneonigrum Kolbe, du Bas Congo ; il en diffère par la tête plus
grosse, le pronotum à base plus rétrécie dont la partie explanée est bien moins
large, la troncature apicale des élytres moins oblique.
Dessus luisant, la tête et le pronotum d’un noir de poix, ce dernier bordé
de jaune, les élytres brunes éclaircies sur les bords, tous les appendices
jaunes.
COLEOPTERA, CARABIDAE AGONINI
85
Tête grosse, lisse, non rétrécie au niveau du cou, les yeux petits, très
saillants; les antennes atteignent le tiers antérieur des élytres, elles sont
pileuses à partir du quatrième article.
Pronotum cordiforme, très transversal, largement dilaté en arc vers le
milieu, puis très rétréci vers la base et faiblement sinué avant les angles pos¬
térieurs qui sont obtus et beaucoup moins vifs que chez brunneonigrum, les
angles antérieurs un peu avancés, les bords explanés et assez relevés en
arrière; le disque bombé, marqué d’un sillon longitudinal d’où partent des
traces de strioles transverses, le reste de la surface lisse ; deux pores piligères
de chaque côté.
Elytres dépassant assez largement le pronotum à la base, en rectangle
arrondi à l’extrémité, ayant près de deux fois la longueur du reste du corps,
étroits et allongés, aplanis sur le disque; troncature apicale oblique,
assez profondément sinuée, les angles suturaux arrondis séparément;
stries profondes et larges, non ponctuées; intervalles faiblement bombés,
lisses, le troisième avec trois pores, le premier au 1/4 avant, contre la strie 3,
les deux autres contre 2, au delà du milieu et au 1/5 arrière.
Les tarses antérieurs du çf ont les deux premiers articles en longs trian¬
gles, le troisième pas plus long que large, non sillonnés, le quatrième très
petit, entaillé au bout; aux autres paires les articles sont sillonnés tout à fait
sur les côtés, le milieu plat, les articles 5 n’ont pas de soies en dessous.
Kenya Colony : une série du versant est du mont Elgon : Suam fishing
Hut, st. 34 (2.490 m.) et camp I de l’Elgon, st. 13 (2.100 m.).
Groupe VII
D’après Alluaud c’estàtort qu’on rapporte au genre Megalonychus Chaud.,
créé pour une espèce de Madagascar, un groupe nombreux d’espèces afri¬
caines rattachées au genre malgache par Bohemann, ce contre quoi d’ailleurs
Chaudoir avait protesté d’abord pour finir par l’admettre. Dans les
espèces africaines l’onychium n’est pas plus long que chez les autres
Agonum ; ils ne présentent donc pas le caractère qui a fait nommer le genre.
D’ailleurs les autres détails de la diagnose originale ne s’appliquent guère
mieux.
Le groupe Megalonychus (auct. nec Chaud.) est très polymorphe mais ne
semble pas être distinct génériquement d 'Agonum ; répandu en Afrique et
aux Indes, il est vraisemblablement d’origine gondwanienne. On ne l’a pas
trouvé à très haute altitude.
Agonum uelense Burgeon.
Espèce récemment décrite d’après une $ récoltée à Yebo (mines de Moto,
Congo Belge nord-est).
Kenya Colony : un çf de Kitale, st. 12 (Uasin Gishu, 2.100 m., XII. 32)
est bien identique au spécimen du Musée du Congo.
86
L. BURGEON
Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont élargis et non carénés
en dessus.
Agonum Babaulti, n. sp.
PI. II, fig. 8. — Long. 12 mm.
Voisin de subvirescens Laf. ; s’en distingue par le pronotum non cor-
diforme, les élytres luisants, dont l’angle suturai est pointu, mais non
épineux. Dessus noir luisant, les élytres à reflet bleu d’acier, le pronotum
étroitement bordé de roux, les élytres pas du tout; palpes, premier article
des antennes et pattes d’un testacé rougeâtre.
La tête présente les deux impressions habituelles à l’avant du front et de
petits traits près des yeux; les antennes dépassent les épaules de quatre
articles.
Pronotum transversal, de même forme que chez megalocrates Ail., la
base aussi large que l’apex, les côtés en courbe régulière ayant le maximum
de largeur au milieu, les angles antérieurs un peu avancés en lobes, les pos¬
térieurs tout à fait effacés, les bords explanés fortement relevés en arrière,
tout le pourtour à ponctuation serrée, le disque lisse avec de faibles strioles
transverses ondulées partant du sillon médian et une petite dépression cen¬
trale de chaque côté.
Elytres plus étroits que chez megalocrates, carrés aux épaules qui sont
arrondies (insecte ailé), les côtés parallèles, la troncature apicale sinuée puis
ayant une partie perpendiculaire à l’axe du corps jusqu’à la suture qui est
un peu pointue, mais ni épineuse ni précédée d’une sinuosité, contrairement
à ce que Chaudoir signale chez subvirescens. Les stries sont ponctuées, les
intervalles bombés avec une microsculpture très fine qui les laissent luisants
dans les deux sexes; le troisième intervalle porte trois pores, le premier au
1/5 avant contre la strie 3, les autres contre la strie 2, le second au milieu et
le dernier au 1/5 arrière.
Les tarses antérieurs du çf ont les articles 1-3 en longs rectangles avec de
faibles sillons; aux autres paires ils sont carénés au milieu; les articles 5 ont
des soies en dessous.
A. acanthurus Gest., de coloration semblable, a le pronotum plus étroit
à base rétrécie; les intervalles des élytres sont plats, l’angle suturai
épineux.
Kenya Colony : Nairobi (1-23, Babault, Musée du Congo), Nairobi, st. 2
(1.660 m.).
Agonum (?) subvirescens Laferté
Kenya Colony : Kikuyu : Theka Fall, st. 7 (1.700 m., 25 XI-32).
COLEOPTERA, CARABIDAE AGONINI
87
Agonum sculptipenne, n. sp.
Long. 12 à 12,5 mm.
Espèce du groupe de rugosicolle G. et H., megalocrates Ail., umtalia¬
num Prg. Il se pourrait qu’il ne s’agisse que des races d’une même espèce.
Diffère de rugosicolle et umtalianum par la forme plus allongée et la
sculpture du pronotum moins dense.
La taille est inférieure à celle de megalocrates, le premier article des an-
tenues est seul rougeâtre, les pattes ordinairement jaunes avec les tibias et
tarses brunâtres.
Le pronotum est de même forme que chez megalocrates, mais avec les
angles postérieurs marqués; le disque est couvert de rides et de points
beaucoup moins serrés que chez rugosicolle et umtalianum, et ne lui don¬
nant pas l’aspect mat. Les élytres sont plus allongés que chez ces deux
espèces; ils sont très mats chez la Ç, mais un peu luisants, quoique cou¬
verts d’une microsculpture dense chez le çf qui a les intervalles bombés,
tandis qu’ils sont plats chez la $ ; il y a trois (parfois 4) pores sur l’inter¬
valle 3, le second régulièrement au milieu de la largeur de l’intervalle:
l’angle suturai est un peu pointu, non précédé d’une sinuosité. Métépisternes
longs d’insecte ailé. Contrairement à megalocrates, les articles des tarses
antérieurs du çf ne sont pas carénés en dessus.
Certains spécimens ont les pattes noirâtres ; d’autres, qui ne semblent pas
immatures, ont les élytres d’un brun rouge.
Kenya Colony : une série de l’Uasin Gishu : Kitale, st. 12 (2.100 m., XII-
32) ; des exemplaires de Nairobi (Babault) au Musée du Congo.
Agonum kinangopinum Alluaud
Kenya Colony : une série provenant de la maison forestière du Kinangop,
st. 45 (monts Aberdare, versant ouest, vers 2.600 m., 7 IV-33).
Quelques exemplaires ont les pattes jaunâtres, les élytres un peu plus lui¬
sants, mais ne diffèrent pas autrement des types, aimablement communiqués
par M. Alluaud.
Agonum kitaleanum, n. sp.
Long. 8 à 9,5 mm.
Espèce proche de sir a Ail. et swahilius Bâtes. Diffère des deux par
la taille moindre, la coloration métallique, les fémurs jaunes, do swahilius
par les côtés du pronotum non sinués avant les angles postérieurs,
les intervalles des élytres bombés et de sir a par le pronotum moins élargi
au milieu. Les espèces congolaises : subaeneum Kolbe, Huterauae Burg.
ont une coloration métallique plus franche et le pronotum plutôt cordiforme
qu’orbiculaire.
88
L. BURGEON
Dessus noir, luisant dans les deux sexes, avec un faible reflet métallique
violacé ou bleuté, les bords du pronotum étroitement roux, les palpes et le
premier article des antennes rougeâtres, les fémurs d’un jaune clair, les
tibias et les tarses rembrunis.
Tête comme chez sira, les antennes, assez courtes, ne dépassant les
épaules que de trois articles.
Pronotum de contour semblable, moins élargi au milieu, les angles pos¬
térieurs indiqués, non précédés d’une sinuosité, ponctuation du pourtour
plus grosse.
Élytres de forme plus parallèle, plans sur le disque; stries ponctuées, pro¬
fondes, les intervalles notablement plus convexes que chez sira, le troi¬
sième avec deux pores, l’un contre la strie 3 au 1/5 avant, l’autre au delà du
milieu contre la strie 2 ou au milieu de la largeur de l’intervalle; troncature
apicale oblique, peu sinuée, l’angle suturai non pointu, non déhiscent. Mété-
pisternes à peine plus longs que larges (espèce aptère), portant quelques
gros points.
Tarses faiblement carénés en dessus aux deux paires postérieures, les arti¬
cles 5 munis de soies en dessous.
Kenya Colony: une longue série del’Uasin Gishu : Kitale, st. 12 (2.100 m.,
XII-32); versant, est de l’Elgon : camp I, st. 13 (2.100 m., XII-32) ; Rift
valley : Campi ya moto, st. 43 (1.900 m., XI-32).
Un couple de Marakwet, st. 30 (2.500 mm , III-33) se rapproche de con-
goense Burg., mais a les élytres plus arrondis sur les côtés et les stries moins
visiblement ponctuées; sa coloration est comme chez kitaleanum , sauf les
pattes entièrement jaunâtres.
Gen. EULEPTUS Klug
Les Euleptus, d’après leur distribution géographique : Afrique, Madagas¬
car, Indes, paraissent d’origine gondwanienne. La mission de l’Omo n’en
a pas récolté à très haute altitude ; on peut croire que les Euleptus sont arrivés
en Afrique orientale après le début de la surrection des grands massifs
montagneux.
Euleptus Jeanneli, n. sp.
PL II, fig. 9. — Long. 9 à 9,5 mm.
Diffère de foveolatus Kolbe, dont j’ai les types sous les yeux grâce au
D r Kuntzen, par une taille un peu supérieure, la coloration d’un noir luisant
non soyeux, la forme du pronotum, etc.
Premier article des antennes et les deux suivants en partie, jaunâtres, le
reste rembruni; les mandibules, palpes et pattes jaunâtres, les fémurs rem¬
brunis à l’extrémité.
Tête assez courte, plus large que chez foveolatus, le cou peu marqué. Pro-
COLEOPTERA, CARAB1DAE AGONINI
89
notum notablement plus large, l’avant plus large que la tête avec les yeux,
les angles antérieurs plus écartés du cou; les côtés arrondis régulièrement
sans angulosité médiane (contrairement à caffer Boh.); la base plus étroite
que l’apex, mais moins rétrécie que chez foveolatus, le rebord explané un
peu plus large; le disque bombé, marqué d’un sillon longitudinal profond
et de faibles strioles transverses ; la microsculpture plus fine ne lui donne
pas l’aspect mat.
Les élytres, luisants malgré la microsculpture, sont plus longs, leurs
côtés parallèles; le rebord basilaire est en courbe concave moins profonde
que chez foveolatus et le raccord à l’épaule se fait sans l’angle vif que je vois
chez cette espèce; stries assez profondes, surtout en arrière, formées de petits
traits jointifs; intervalles presque plats, le troisième portant contre la strie 3
de trois à cinq gros pores.
Les tarses antérieurs du çf ont les trois premiers articles en larges trian¬
gles coupés obliquement au bout, le 4 très étroit, le 5 aussi long que 3 plus 4;
aux autres paires les articles 1 à 3 sont sillonnés de part et d’autre du milieu,
les articles 5 ont des soies en dessous.
Kenya Colony : 2 du Uasin Gishu : Soy, st. 11(1.800 m., 3. XII. 32).
Euleptus sp.
Kenya Colony : un exemplaire ç? du Kikuyu escarpment, st. 4(2.300 m.)
diffère des précédents par un luisant moindre du dessus, la coloration fai¬
blement bronzée, le pronotum couvert de nombreuses rides transverses, etc.
Trois exemplaires du Marakwet, st. 30 (2.500 m.) se rapprochent de la
forme du Kikuyu.
Il s’agit peut-être de différences locales.
Euleptus virens, n. sp.
Euleptus virens Chaudoir, in. litt.
Long. 9 mm.
Dessus vert métallique soyeux, les élytres presque noirs sur le disque;
antennes ayant les quatre premiers articles bruns, les suivants d’un blanc
jaunâtre; pattes jaunes, rembrunies aux genoux, les postérieures presque
entièrement rembrunies sauf la moitié basale des fémurs et le dessous des
tibias.
Tète longue, aussi longue que le pronotum, le cou très marqué.
Pronotum étroit, la base aussi large que l’apex ; les côtés régulièrement
arrondis, sans angle au milieu (contrairement à gracilis Péringuey), faible¬
ment sinués avant la base; le rebord explané très large en arrière, y for¬
mant un long triangle très relevé ; les angles postérieurs avancés par rap¬
port à la base, obtus, mais très vifs; le disque bombé, portant de nombreuses
90
L. BURGEON
strioles transverses et un fin sillon longitudinal marqué de bout en bout.
Ecusson en long triangle pointu, chagriné.
Élytres longs, de forme parallèle; le rebord basilaire parfaitement droit
d’une épaule à l’autre (il est en courbe concave chez les autres), épaules
largement arrondies ; angle suturai un peu pointu, troncature apicale peu
sinuée, très oblique; stries fines en avant, plus larges en arrière, formées
de petits traits jointifs, la première partant d’un gros point, non réunie à la
seconde à la base; intervalles bombés en arrière, de largeur égale, le troi¬
sième sans pores visibles.
Tarses antérieurs du ç? ayant les trois premiers articles en longs rectan¬
gles, le 4 très étroit; aux autres paires les articles 1 à 3 sont sillonnés de
chaque côté, 2 et 3 des intermédiaires ont un bourrelet de chaque côté avec
un creux profond médian.
Abyssinie : un ç? d’Harrar (ex Kristensen) dans la collection de
M. Alluaud. D’après la localité, il s’agit vraisemblablement de l’espèce signa¬
lée, mais non décrite, par Chaudoir et Gestro.
Un genre très caractéristique, Leptagonum, existe au Tauganyika Ter-
ritory, en Rhodésie, au Katanga, dans l’Uele et jusqu’en Guinée; il n’a pas
été signalé du Kénya, ni de l’Uganda et la Mission de l’Omo ne l’a pas
rencontré.
En résumé dans la série remarquable d 'Agonini capturés par la Mission
de l’Omo, Agonum [Agonodromius ) shoanum est le seul élément d’origine
holarctique presque certaine, avec A. ( Europhilus) kenyense, peut-être.
Les Megalonychus (auct.) et Euleptus sont des éléments indo-africains.
Quant aux formes de haute montagne, voisines de Jeanneli, rangées ici dans
le Groupe IY, ce sont des types probablement anciens, amalgamant les
caractères de divers sous-genres européens et ne pouvant être rapportés
avec exactitude à aucun d’eux, pas plus qu’ils ne ressemblent aux formes
africaines de la plaine.
EXPLICATION DE LA PLANCHE II
(.grossissement environ trois fois.)
Fig. 1. Agonum Alluaudi, n. sp., Suam flshinghut, mont Elgon, 2.400 m.
Fig. 2. — cratericola, n. sp., cratère du mont Elgon, 4.000 m.
Fig. 3. — Chappuisi, n. sp., xone des Alchemilles du Kinangop, 3.200m.
Fig. 4. — oribales Ail., maison forestière du Kinangop, 2.600 m.
Fig. 5. — hyporobium, n. sp., forêt de bambous du Kinangop, 2.900 m.
Fig. 6. — elgonense, n. sp., Suam fishing hut, mont Elgon, 2.400 m.
Fig. 7. — brunneipenne, n. sp., Suam fishing hut, mont Elgon, 2.400 m.
Fig. 8. — Babaulli, n. sp., Nairobi, 1.660 m.
Fig. 9. —- Euleptus Jeanneli, n. sp., Sov, Uasin Gishu, 1.800 m.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 4
/" février 4935.
COLEOPTERA
III. CARABIDAE SCARITINAE 1
(avec la planche III)
VON
M. Banninger (Giessen)
Mit grosser Freude folgte ich einer Aufforderung von Herrn Prof. Jeannel,
■die Subtribus Scantina der Omo-Ausbeute zu bearbeiten. Das Studium
musste um so interessanter sein, als ich eben eine Monographie dieser
Subtribus im Manuskript im wesentlichen beendigt hatte. Für die Durchar-
beitung und die Ûberlassung von Dubletten sei auch an dieser Stelle mein
verbindlichster Dank ausgesprochen.
Die Arten der Subtr. Scaritina sind durchwegs tropischen Ursprungs und
die wenigen Formen, die in Europa, Asien und Nordamerika weiter in die
gemâssigten Zonen vordringen, sind von jenen abzuleiten. Palàarktische
Anklange wic bei Trechus und den Verwandten von Carabus sind demnach
nicht zu erwarten.
Die Ausbeute umfasst 14 bcnannte oder zu benennende Formen, welche
systematisch und geographisch in zwei scharf getrennte Gruppen zerfallen.
Die erste enthalt jene Arten, die eine grosse Vcrbreitung auf dem afrikani-
schen Kontinent bezitzen oder um Lokalrassen solcher Arten. Die Formen
der Umgebung des Rudolf-Sees gehôren aile hierher.
Ganz anders verhâlt es sich mit den Formen der 2. Gruppe, welche im
Artenverzeichnis mit Scarites Jeanneli u. sp. beginnt. Sie sind fast ganz auf
die ostafrikanischen Hochgebirge (Kenya, Aberdare, Elgon, Marakwet) be-
{1) Mein 20 Beitrag zur Kenntnis der Carabinae.
92
M. BANN1NGER
schrânkt, scheinen aber merkwürdigerweise dem Kilimandjaro zu fehlen,
wo Ch. Alluaud nur S. perplexus in Menge in einer Hôhe von 14-1500 m.
fand (1917, p. 83). Dagegen kommen auch aul den niedrigeren Gebirgen des-
Tanganjika Territoriums vereinzelte Formen dieser Gruppe vor. Eine Art,
mamboianus Bâtes ( usambarensis Bânn.) ist von Mamboia und Usambara
bekannt und eben liegt mir ein einzelnes Stück von Nyange in den Uluguru-
Bergen vor (Muséum Cambridge, Mass., U, S. A.), das sich von montanus
vom Mt. Elgon durch grôssere, hinten viel steiler auf die Seiten des Kopîes
abfallende Genae, tiefe Querfurche hinter dem Vorderrand des Halsschildes,
zwischen den Hinterecken weiter nach hinten verlângerto Basis, besonders
hinten flachere Zwischenrâume der Decken, breiter abgesetzten Seitenrand
und die fehlende Punktgruppe auf dem 2. Sternit unterscheidet. Systema-
tisch ist die 2. Gruppe ziemlich in sich geschlossen durch extreme Verkür-
zung des Metasternums mit vorn dt starker Verbreiterung der Deckenepi-
pleuren (am wenigsten bei Jeanneli). Die Merkmale deuten auf Flügellosigkeit,
was sich bei Gebirgstieren so oft verfolgen lâsst. Das 2. Fühlerglied ist
langer als das dritte. Weder der 7. noch 8. Zwisclienraum ist vorn kielformig
erhôht (nur bei mamboianus am 7. meistens etwas angedeutet) ; der Seiten¬
rand bleibt dadurch stets vollkommen frei von oben sichtbar. Ich glaube,
dass die Gruppe von âhnlichen Formen ihren Ursprung genommen hat, wie
sie heute noch durch S. afrellus mit persimilis und in entfernterem Masse
edentatus m., rugiceps und nigrita vertreten werden, und die sich iiber das
mittlere bezw. südliche Ostafrika von Uganda bis Südafrika vorfinden. Eine
verwandte, nur noch mehr spezialisierte Form findet sich unter dem Namen
Pachyodontus languidus auf dem Tafefberg bei Kapstadt und nach der Lite-
ratur am Waterberg im ehemaligen Deutsch-Südwestafrika. Sie ist im
wesentlichen durch breit lappenfôrmig abgesetzte und vorgezogene Hals-
schildbasis von unserer 2. Gruppe verschieden. Eine gewisse habituelle
Àhnlichkeit besteht besonders mit montanus, von dem eine nahe ste-
hende Form auch in den Uluguru-Bergen vorkommt, wie eben erwâhnt
wurde. Bei einem anderen mit der 2 Gruppe verwandten Artenkomplex ist
die Spezialisierung in der Richtung einer stark rippenfôrmigen Bildung
des 7. oder 8. Zwischenraumes erfolgt (mamboicus Bâtes, chondressus
Bâtes). Ein sehr scliwacher Anfang dieser Tendenz ist bei mamboianus
wahrnehmbar. Die etwa 10 Arten haben eine êhnliche Verbreitung wie
afrellus-persimilis, reichen aber nach Westen bis Kamcrun.
Ailes in allem genommen besteht kein Grand, diese ausgesprochenen
Gebirgsformen unserer 2. Gruppe von anderen als tropisch ostafrikanischen
Vorîahren abzuleiten. Sie neigen jedenfalls zur Bildung von Lokalrassen.
So sind z. B. bei elgonensis nur wenige hundert Meter hôher gesammelte
Stücke nicht mehr ganz mit der Form der tieferen Lagen identisch. In andern
Fâllen scheint eine kleinere und eine grôssere, nur schwach durch Uber-
gânge verbundene Form vorzukommen, wobei die letztere durch starker
ausgeprâgte sekundâre Geschlechtsmerkmale des çf ausgezeichnet sein kann.
COLEOPTERA, CARABIDAE SCARITINAE 93
Es sei an aberdarensis Neavei erinnert; noch auiïallender ist die grosse
Form des Hutchinsi mit ihren verstârkt asymmetrischen Paragenae des çf
(vergl. 1929, p. 171). Von einer Benennung dieser Formen sehe ich ab, da
mir die Frage ihrer Bewertung noch vollkommen ungeklârt erscheint.
Die sehr spârlicbe Literatur tiber diese Hochgebirgs-Aearftes ist am Ende
aufgeführt.
Gen. SCARITES Fabricius
Scarites Jeanneli, n. sp.
Metasternum stark verkürzt, hinter den Mittelhüften wesentlich kürzer als
die Hinterhüften, die Metaepisternen etwa 1 3/4 Mal so lang als vorn breit,
wesentlich schmàler als die vorn verbreiterten Epipleuren. Mitteltibien nur
mit einem Zalin, oberhalb desselben mit einem Kamm grober Zâhnchen.
Hinterecken des Halsschlides ungezâhnt. Auffallend schmal und zylindrisch,
Clypeus mit Borstenpunkt jederseits und gewôhnlich einigen Lângsfâltchen.
Kopf bis auî einige îeine verworrene, lederartige Runzeln in der hintern
Hâlfte, welche seitlich bisweilen stârker ausgepràgt sind, fast glatt. Stirn-
furchen ziemlich scharf eingegraben. Genae etwas liôlier als die kleinen
flachen Augen, hinten verlaufen sie stumpfwinklig zu den Seiten des Kopfcs.
Das 2. Fühlerglied langer als das dritte. Seitenlappen des Kinns gerandet.
Paragenae aussen ungerandet, innen ausgerandet und gezâhnt, hinten nach
innen nicht kielfôrmig begrenzt. Halsschild so lang oder fast so lang als
breit, auffallend parallelseitig, sehr stark gewôlbt, die Seiten fein gerandet,
-ohne Marginal und Postangularseten, Hinterecken ungezâhnt; die Basis, ohne
ausgeschweift zu sein, verhâltnismâssig stark nach hinten verlàngert. Decken
stark gewôlbt, schmal, verhàlnismàssig kurz, die Seiten nicht oder kaum
gerundet, nach hinten sehr schwach erweitert. Streiîen sehr tief, Zwischen-
râume stark gewôlbt, hinten auf dem steilen Absturz rt erloschen, vor der
Spizejederseits mit 2 eingestochenen Punkten. Der 8. Zwischenraum ist nach
vorn sehr stark verkürzt und endigt schon am Ilinterrand der Metaepisternen.
Der 8. Streifen ist nicht ausgepràgt. Der Seitenrand ist in ganzer Aus-
delinung frei von oben sichtbar. Der sehr starke Schulterkiel endigt ineinem
krâftigcn Schulterzahn ; er ist von der Wôlbung der Decken durch eine breite,
sehr dicht granulierte Flâche getrennt, welche die Granulierung der Basis
mit der feineren des Seitenrandes verbindet; die letztere tritt nur sehr wenig
■auf den 8. Zwischenraum über. Metasternum mit mehreren groben Borsten-
punkten. Prosternalfortsatz am Absturz unbeborstet. Die Seiten des Abdo¬
mens ausgedelint fein und dicht lederartig gerunzelt. Das 2. Sternit innen
mit einer Gruppe von einigen Punkten. Ventralstrigae fehlen, doch sind sie
durch Glâttung stellenweise etwas angedeutet. Lange 15-16 1/2 mm.,
Breite 3 1/2-4 1/2 mm.
Vier Stück : Camp III de l’Elgon, Zone des Bruyères, Est, 3.500 m.
Auf den ersten Blick erinnert die sehr ausgezeichnete Art etwas (Hais-
94
M. BANNINGER
schildumriss !) an Scarites mordax Fairm. von Madagaskar. Bei diesem fehlt
jedoch die breite Absetzung des Schulterkieles, der Seitenrand ist vorn
verdeckt, die Metaepisternen sind nicht schmaler als die Epipleuren, die
Stirnfurchen sehr kurz und flach und die Hintertibien besitzen distal auf
der Oberseite einen Zahn.
Scarites Alluaudi, n. sp.
Die gleichen Gruppenmerkmale wie bei Jeanneli, aber Metasternum
noch stârker verkürzt und damit auch die Episternen etwas kürzer. Kopî
nicht ganz glatt, mit zerstreuten, flachen, unregelmâssigen, bisweilen
îast fehlenden Runzeln. Innerhalb der Augen, ungefâhr in der Lange der-
selben, mit einer geraden Lângsfalte. Stirnfurchen ziemlich scharf einge-
graben. Das 2. Fühlerglied langer als das dritte. Genae so hoch oder etwas
hôher als die schwach gewôlhten Augen ; hinten verlaufen sic allmahlig in
die Seiten des Kopfes. Kinn zh gerunzelt, Seitenlappen ungerandet. Para-
genae innen schrâg ausgerandet und an der Basis innen zh gezâhnt. Hals-
schild wesentlich breiter als lang, die Seiten sehr schwach gerundet, kaum
gegen die Yorderecken eingezogen, schmal gerandet, die Randung über
dem Mesothorakalstiel etwas dicker und breiter abgesetzt und die Basis
dementsprechend eine Kleinigkeit vorgezogen. Hinterecken ungezâhnt.
Postangular-und Marginalseten zt verânderlich. Decken stark gewôlbt,
verhâltnismâssig kurz, seitlich schwach gerundet, tief gestreift, Zwischen-
rüume màssig stark gewôlbt, unmittelbar vor der Spitze zh erloschen. Die
Streifen glatt, aber besonders seitlich oft etwas uneben, am 3. im hintern
Drittel mit (2-) 3 Borstenpunkten (ôfters zh auf den 3. Zwischenraum
gerückt). Der Seitenrand in ganzer Ausdehnung frei von oben sichtbar. Schul-
tern stark gezâhnt. Basis granuliert und mit einer Reihe grober Tuberkeln.
Der Seitenrand mit feiner, mâssig dichter Granulierung, welche mit der
Tuberkelreihe der Sériés umbilicata neben dem Schulterzahn vorbei in die
Skulptur der Basis verlâuft. Der nachvorn verschmâlerte und etwas verkürz-
te 8. Zwischenraum endigt ungefâhr in der Mitte der Metaepisternen; er ist
durch den deutlichen 8. Streifen von der Sériés umbilicata getrennt. Pros-
ternalfortsatz am Absturz und Metasternum unbeborstet. Abdomen in der
Mitte glânzend. Das 2. Sternit innen mit einer Gruppe von einigen Punk-
ten. Yentralstrigae fehlen. Lânge 18 1/2-27 mm., Breite 5 1/2-7 1/2 mm.
Elf Stück und zwar : 1 (f 6 $ Maison forestière du Kinangop, Mt Aber-
dare, versant ouest, 2.600 m. (Typen); 1 çf forêt des bambous du Kinan¬
gop, versant ouest, 2.900-3.100 m.; 2 $ Kinangop, versant ouest, zone des
alchemilles, 3.100-3.300 m.; 1 9 Kikuyu Escarpment, 2.300 m.
Dem kenyensis sehr âhnlich. Die Paragenae sind jedoch in beiden Ge-
schlechtern einfach. d. h. es fehlt dem çf die vor allem links ausserordent-
liche Verdickung und Vergrôsserung des Zahnes, welcher bei kenyensis
hornartig über die Seiten des Kinns nach innen ausgedehnt ist. Die schrâg
COLEOPTERA, CARABIDAE SCARITINAE
95
nach unten und hinten verlaufende breite Furche, welche die Genae nach
innen begrenzt, ist nicht oder kaum neben den Innenrand der Augen ver-
lângert, da sich dort eine bei kenyensis lehlende Làngsfalte befindet. Nach
einem vorliegenden çf Q des kenyensis aus der typischen Ausbeute sind
die Deckenstreifen bei diesem punktiert, feiner und die Zwischenrâume
flacher. Der Schulterkiel ist bei der neuen Art durch eine viel breitere gra-
nulierte Flâche von der Wôlbung der Decken getrennt, die Basis viel aus-
gedehnter und dichter granuliert, mit viel stârkerer Tuberkelreihe, der Sei-
tenrand vor aliéna vorn breiter abgesetzt und die Tuberkelreihe der Sériés
umbilicata sehr stark am Schulterzahn vorbei in die Basis verlângert. Der
Prosternalfortsatz hinten am Absturz unbeborstet.
Scarites elgonensis, n. sp.
Taf. III, Fig. 1-2. •— Gleiche Gruppenmerkmale wie bei Jeanneli, aber Ilin-
terecken bei der Prioritâtsform gezâhnt, Metasternum noch stàrker verkürzt
als bei Alluaudi und die Deckenepipleuren vorn ausserordentlich stark ver-
breitert. — Kopf glatt oder îast glatt, neben den Augen bisweilen etwas run-
zelig, oder über den Scheitel mit sehr îeinen Runzeln oder sehr feiner Punktu-
lierung. Mandibeln zh glatt; beim zh verlângert und der Zahn der rechten
seiner ganzen Lange nach mit llach gerundeter Ausrandung, in welche unge-
fâhr der konvexe und meistens welligeZahn der linken passt. Beim 9 sind die
Mandibeln im allgemeinen kürzer und der Zahn an beiden innen nur kurz
ausgerandet, jener der linken bisweilen zh geradlinig, ohne Ausrandung (in
der Mandibelbildung kommen vereinzelt ausgesprochene Annàherungen
der beiden Geschlechter vor). Genae so hocli oder eine Kleinigkeit hôher
als die Augen; ihre grôsste Hôhe liegt am oder unmittelbar hinter dem
Ilinterrand der Augen, worauf sie zh steil auf die Seiten des Kopfes abfallen.
Clypeus mit Borstenpunkt jederseits. Seitenlappen des Kinns ungerandet.
Stirnfurchen ziemlich scharf eingegraben. Das 2. Fühlerglied langer als
das dritte. Paragenae innen stark ausgerandet und gezâhnt, beim ç? hinten
nach innen, besonders links, durch einen nach hinten und schwach nach
aussen gerichteten, etwas gebogenen Kiel begrenzt. Beim 9 le hit dieser
innere Kiel; dafür ist die tiefe Querfurche der Kehle weiter nach aussen
verlângert und am Ende scharf und etwas nach vorn verlângert begrenzt
(ailes links ausgeprâgter als rechts). Halsschild sehr stark quer, ungefâhr
doppelt so breit als lang, die Seiten gleichmâssig schwach gerundet, Vorder-
ecken ziemlich weit vom Hais abstehend und abgerundet, Marginal-und
Postangularseta vorhanden, die Randung über dem Mesothorakalstiel viel
grôber als seitlich, Ilinterecken gezâhnt, in den hôheren Lagen (siehe unten)
jedoch meistens ungezâhnt. Decken oval, matt glânzend, nur schwach gewôlbt,
der Seitenrand in ganzer Ausdehnung vollkommen frei von oben sichtbar,
Streifen sehr fein, bisweilen fast erloschen, hinten jederseits mit (1-) 2 Bor-
M. BlNNINGER
«6
stenpunkten, Zwischearâume überall vollkommen flach, Schulterkiel stark,
aussen einen starken Zahn bildend. Basis schwach granuliert, über dem
Mesothorakalstiel jederseits mit einer kleinen Gruppe grober Tuberkeln-
Sériés umbilicata schmal, mit schwacher Granulierung, welche zh mit den
Tuberkeln am Schulterzahn vorbei zur Basis verlâult; sie ist der ganzen
Lange nach etwas vertieft und durch den 8. Streifen deutlich von 8. Zwi-
schenraum abgetrennt. Prosternalfortsatz am Absturz nicht beborstet. Meta-
sternum hinter den Mittelhüften wenig mehr als halb so lang als die Hin-
terhüften, ohne Borstenpunkte. Metaepisternen stark verkleinert, nur etwa
halb so breit wie die sehr stark verbreitcrten Epipleuren. Das 2. Sternit
innen ohne Punktgruppe. Lange 13 1/2-21 1/2 6mm. Breite 4 1/2-6 mm. ; die
normale Lange geht bis gegen 18 mm., von 18 mm. und danüber sind nur 5
Stücke vorhanden.
Es liegen vor : 74 Stück Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, Est,
3.500 m., 2 forêt de l’Elgon, versant Est, 2.700-2.800 m.
Wenige hundert Meter weiter oben « Prairies alpines, Est, 3900-4000 m'
wurden 24 Stück erbeutet, bei denen es neben allen Ubergàngen bis zum
vollstàndigen Verschwinden des Zahnes der Hinterecken des Halsschildes
kommt. Ausserdem ist die Basis vielleicht etwas weniger llach gerundet
und die Randung über dem Mesothorakalstiel etwas weniger verdickt.
Auch der Schulterkiel und sein Zahn neigen vielleicht zu etwas schwàchcrer
Ausbildung.
Scarites Hutchinsi Alluaud, subsp. marakwetensis, nov.
Taf. III, Fig. 3-4. — Die Decken sind meistens ziemlich fein gestreift, die
Zwischenrâume nicht oder nur schwach gewolbt; die Granulierung der Basis
ist auf den senkrechten Absturz beschrânkt, die Oberseite geht in starker glat-
ter Wolbung in diesen Absturz über, da sich vor dem Ubergang kein dicht gra-
nulierter, schwacher Querwulst mit groben Tuberkeln befindet. Die Granulie¬
rung des Seitenrandes tritt nur wenig auf den 8. Zwischenraum über; der
8. Zwischenraum fehlt ebenfalls. Die Genae sind schwacher als bei der Priori-
tâtsform; beim çf sind sie nach hinten nicht odernur schwach konisch erliôht
und ihr Ubergang auf die Seiten des Kopfes ist weniger steil, beim $ ailes
noch schwacher. Lange 13-21 mm.
Marakwet : 39 Stück Elgeyo Escarpment, 2.500 m. (Type) ; 10 Stück Campi
Cherangani 3.000 m.; 2 Stück Chip Cherangani 3.500 m. Auch vom Mt. Elgon,
Suam Fishing Hut, versant Est, 2.400 m. liegen 7 Stück vor. Die Form
scheint noch etwas weiter nach Süden vorzukommen, denn 2 çf von Rongai,
Eldoma Ravine, die ich vor einiger Zeit aus dem Impérial Institute of Ento-
mology, London, vor mir hatte, gehôren nach meinen Notizen ebenfalls
hierher.
Die Decken der Prioritàtsform sind tief gestreift, mit ziemlich stark
gewôlbten Zwischenràumen und die Basis ist dadurch sehr ausgezeichnet,
COLEOPTERA, CARABIDAE SCARITINAE
97
dass sich vor dem Beginn des Absturzes auf den Mesothorakalstiel ein
schwacher Querwulst befindet; er trâgt eine Reihe grober Tuberkeln und
seine sehr dichte Granulierung reicht etwas über ihn hinaus auf die Ober-
seite der Decken. Auch seitlich ist die Granulierung starker auf den 8. Zwi-
schenraum ausgedehnt. Die Genae sind beim Ç sehr stark konisch nach
hinten erhôht und am Ende viel hôher als die Augen, worauf sie sehr steil
auf die Seiten des Kopfes abfallen. Bei zwei sehr kràftigen çf der neuen
Rasse ist die Erhôhung zwar auch ziemlich stark, aber ihre Spitze viel starker
abgerundet. Bei beiden Formen fehlt die Punktgruppe innen auf dem 2.
Sternit.
ARTENVERZEICHNIS
Distichus picicornis Dej.
Nanoropus, lac Rodolphe, 565 m. (67 Stück) ; delta de l’Omo, lac Rodolphe,
570 m. (6). Durch den ganzen Kontinent vom Sénégal bis zum Indischen
Ozean verbreitet und auch aus Britisch Indien nachgewiesen.
Distichus bisquadripunctatus Klug
Nanoropus, lac Rodolphe, 565 m. (3); delta de l’Omo (1). Über ganz Ost-
afrika von Kairo bis Mossambique verbreitet.
Scarites nitidulus Klug
[tenuis Fairm., rhathymus Alluaud).
Bords du lac Rodolphe, monts Lubur, 560 m. (1). Es handelt sich um den
nôrdlichsten Fundort der nach Süden bis Katanga und den untern Sambesi
verbreiteten Art.
Scarites senegalensis Dej.
Subsp. senegalensis, s. str. — Delta de l’Omo, lac Rodolphe (7) ; Nanoropus,
lac Rodolphe, 565 m. (5). Vom Sénégal bis Ostafrika verbreitet.
Subsp. hypsipus Alluaud. — Kikuyu Escarpment, 2.300 m. (11). Bis jetzt
nur aus diesem Gcbiet bekannt geworden.
Subsp. pet plexus Dej. — Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. (1). Durch Auf-
treten von bilateral zwei eingestochenen Punkten hinten am 3. Streifen
schwacher Anklang an simogonus Chd. Vom Sénégal bis Ostafrika ver¬
breitet.
Subsp. linearis Boh. (superciliosus Klug). — Kacheliba, West Suk, Tur-
kana, 1.300 m. (3). Vom ehemaligen Deutsch Süd-Westafrika und ausserdem
von Mossambique bis ins Küstengebiet von Britisch Ostafrika bekannt.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 7
98
M. BANNINGER
Scarites Jeanneli, n. sp.
Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, 3.500 m. (4).
Scarites Alluaudi, n. sp.
Monts Aberdare; maison forestière du Kinangop, versant ouest, 2.600 m. (7);
forêt des bambous du Kinangop, versant ouest, 2.900-3.100 m. (1) ; Kinangop,
zone des alchemilles, versant ouest, 31-3.300 m. (2); Kikuyu, Escarpment,
2.300 m. (1).
(Ac. kenyensis Alluaud vom Mt. Kenya, in diese Gruppe gehôrend, wurde
nicht gefunden).
Scarites aberdarensis Alluaud
Monts Aberdare, versant ouest, maison forestière du Kinangop, 2.600 m. (54).
Die Zàhnung der Hinterecken des Halsschildes kann individuell ± ver-
schwinden, sodass die vom Kenya 1929 aufgestellte ssp. neavei m. wesentlich
von ihrem systematischen Wert einbvisst; sie unterscheidet sich nur noch
durch die bedeutendere Lange (bis 28 mm.) und die stàrkere>Differenzierung
der Genae und Paragenae. Nach den 54 Stücken schwankt die Lange der
Prioritâtsform von 19-25 mm.
Scarites montanus Bânninger
Mt. Elgon, versant est : Suam fishing hut, 2.400 m. (4) ; Elgon Saw mill,
camp II, 2.470 m. (1). Der Originalfundort « Northern Bugishu » liegt am
Nordhang des Elgon. Vergl. 1932, p. 202.
Scarites elgonensis, n. sp.
Mt. Elgon, versant est : camp III, zone des bruyères, 3.500 m. (74); forêt
de l’Elgon, 27-2.800 m. (2), Etwas abweichende Stücke mit Übergângen
wurden etwas weiter oben auf den « Prairies alpines, 3.900-4.000 m. » ge¬
funden (24).
Scarites Hutchinsi Alluaud)
Subsp. Hutchinsi, s. str. — Monts Aberdare, versant est, maison forestière
du Kinangop, 2.600 m. (13). Die 1929, p. 171, erwâhnte grosse Form war
nicht vertreten.
Subsp. marakwetensis , nov.—Marakwet: Elgeyo escarpment, 2.500m. (39);
Campi Cherangani (3.000 m.) (10); Chip Cherangani 3.500 m. (2). Mt. Elgon,
versant est, Suam (ishing hut, 2.400 m. (7).
COLEOPTERA, CARABIDAE SCARITINAE
99
LITERATURVERZEICHNIS
Alluaud (Ch.). Les Carabiques de la Faune alpine des hautes Montagnes de
l’Afrique orientale (Ann. Soc. Ent. France, 1917, p. 73).
Banninger (M.). Über die Scaritini des kontinentalen Afrika ( Entomolog.
Blàtter, 1929, Heft 2, 3, 4).
Ranninger (M.). Über Carabinae, Ergànzungen und Rerichtigungen (Deutsche
Ent. Zeitschr., 1931, erschienen 1932, Heft 4).
Ranninger (M.). Über Carabinae, Ergànzungen und Rerichtigungen (l. c.,
1933, Heft 1).
Bâtes (H. W.). Tropical African Coleoptera (Ent. Monthly Magazine, 1886,
p. 188 ).
ERKLÂRUNG DER TAFEL III
(Vergrôsserüng : ung. dreimal)
Fig. 1. Scarites elgonensis, n. sp., cf, camp III de l’EIgon, 3.500 m.
Fig. 2. — elgonensis, n. sp., Q, camp III de l’Elgon, 3.500 m.
Fig. 3. — Hutchinsi subsp. marakwetensis, n. sp., cf, Elgeyoescarpment,2.500 m.
Fig. 4. — Hutchinsi subsp. marakwetensis, n. sp., Q , Elgeyo escarpment, 2.500 m..
Fig. 5. — aberdarensis Ail., cf, maison forestière du Kinangop, 2.600 m.
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MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 5
15 février 1935
COLEOPTERA
IV. LYCIDAE ET BRENTHIDAE
VON
R. Kleine (Stettin).
LYCIDAE
Ueber die Biologie der Lycidae ist wenig bekannt. Yon den exotischen
Vertretern kennt man nur in einzelnen Fâllen Larven und Puppen. Die Lar-
ven, oit trilobitenartige, grosse Tiere, dürften von pflanzlichem Détritus
leben.
Lycidae sind über der ganzen Erde verbreitet. Da die Entwicklung nicht
an lebenden Pflanzen gebunden ist und die Ansprüche an Wârme nicht gross
zu sein scheinen, so trifft man Lycidae sowohl weit nach Süden und Norden
und vor allen Dingen in bedeutenden Hôhenlagen.
Auffallend ist die Tatsache, dass die meisten Arten keine grosse Verbrei-
tung haben. Gewiss gibt es auch einige, die auf einem grôsseren Areal
vorkommen, aber sie sind selten. Cosmopoliten gibt es nicht. dagegen sind
manche habituelle Typen weit verbreitet.
lnnerhalb gewisser Gebiete haben sich bestimmte Ausfàrbungscharaktere
entwickelt; das gilt auch für das explorierte Gebiet. Der in Aîrika dominie-
rende Fârbungstyp, der sich darin âussert dass die gelben Elytren in der
hinteren Hâlfte mehr oder weniger schwarzgefàrbt sind, tritt in Ostaîrika
stark in den Hintergrund. Nur ganz wenigo Arten sind auf den Elytren
schwarz gezeichnet; selten trifft man noch ein zweites Mal eine so streng
durchgeführte exclusive Ausfârbung wie in dem durchforschten Gebiet
am Omo.
102
R. KLEINE
Die Systematik der Lycidae ist schwierig. Die Abgrenzung der Gattungen
ist zuweilen unmôglich. Die Variation mancher Arten ist so ungeheuer,
dass es kaum môglich ist, sie sicher zu determinieren.
Trib. Lycini.
Gen. LYCUS Fabricius.
Lycus (Acantholycus) modestus Gahan.
Trans. Zool. Soc. Lond., XIX, 1909, p. 202, t. 6, f. 2-3.
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mont Elgon Vers. Est (Camp II), 2.470 m.
— Camp I de d’Elgon M’. Elgon Vers. Est 2.100 m. — Marakwet, Elgeyo
Escarpment 2.500 m.
7 c?cf, il 9 9 •
Die Art ist insofern’ intéressant, als sie einen guten Einblick in die Varia-
tionsmôglichkciten der Lycusarten gibt. Wâhrend manche sehr konstant
sind, sodass liber den Artumfang keinerlei Zweifel bestehcn, variieren
andere geradezu ungeheuer. Ich habe ein sehr grosses Material aus dem
Congo-Muséum gesehen und muss gestehen, dass ich latissimus L., elegans
Murr. und modestus Gahan für ein und dieselbe Art halte. Es besteht keine
Môglichkeit einer sicheren artlichen Trennung. Dazu kommt noch dass die
Penisbildung bei Lycus sehr einhcitlich ist, sodass auch dieses Merkmal
versagt. Wenn ich trotzdem die mir vorliegenden Tiere zu modestus bringe,
so geschieht das nur aus praktischen Gründen, da keine monographische
Bearbeitung des Verwandtschaftskreises vorliegt. Die ostafrikanischen
Formen sind zudem noch durch eine sehr weitgehende Reduktion der
schwarzen Farbenelemente ausgezeichnet. Die rudimentâren Farbenkom-
plexe lassen aber doch die Zeichnungsanlage deutlich erkennen, sodass
über die Stellung der Tiere kein Zweifel bestehen kann. Beachtlich ist die
Tatsache, dass die Farbenzeichnung auf dem Prothorax konstant ist. Die
Variation in der Elytrenform, die bei elegans recht gross ist, ist auch hier
festzustellen.
Lycus (Acantholycus) constrictus Fahraeus.
Bohem., Ins. Cafîr., I, 2, 1851, p. 434 (9)-
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt Elgon, vers. Est (Camp II), 2.470 m.
3 cfcf-
Die Art ist weit verbreitet, scheint aber im Osten starker zu sein als in
Westafrika. Die Variationsneigung ist gering.
Lycus (Hololycus) Rothschildi Bourgeois.
Bull. Mus. Paris, 1907, p. 246.
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt Elgon, vers. Est (Camp II), 2.470 m.
COLEOPTERA, LYCIDAE 103
— Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. — Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
9 cfcf, 8 $ 9-
Die Art ist vorherrschend ostafrikanisch, kommt aber auch im zentralen
Teil des Kontinents vor. Es handelt sicli um eine recht variable Art, die
durch die Penisform sicherzustellen ist. Die Dornen an der Schulter des çf
kônnen stark zurückgebildet sein. Die Prothoraxform ist recht einheitlich
und in der Ausfarbung fanden sich wenig DifTerenzen.
Lycus (Hololycus) subspinosus, n. sp.
Schwarz, Prothorax an den Seiten breit lehmgelb, die schwarze Mittel-
partie vom Vorder — bis zum Ilinterrand reichend, Elytren lehmgelb mit
mehr oder weniger deutlichem, niemals ganz fehlendem schwarzen Basal-
fleck. — Kopf mit breit eingesenkter Stirn.; Rüssel etwa doppelt so lang
als der Kopf. — Fühler Abbildnng 1 (çf), 2 (Ç), 3. Glied in beiden Ge-
Abb. 1-4. Lycus (Hololycus) subpinosus, n. sp. —Abb. 1. Fühler çf. — Abb. 2. Fühler Q .—
Abb. 3. Prothorax. — Abb. 4. Farbonverteilung.
schlechtern so lang wie das 4. und 5. zusammen. — Prothorax meist etwas
breiter als lang, zuweilen am Hinterrand nur so breit wie in der Mitte hoch
(Abbildung 3), Seitenrânder nur schwach nach oben gebogen, Punktierung
der Yertiefung des Seitenrandes âusserst zart, fast fehlend, sonst ohne
Skulptur, Behaarung kaum sichtbar. — Schildchen auffallend klein und
kurz, zungenfôrmig, am Hinterrand nicht eingebuchtet. Elytren des cf mit
oder ohne Scliulterdorn, 1. —- 3. Rippe krâftiger ausgebildet als die übrigen.
— Letztes Abdominalsegment kurz, kegelfôrmig, kürzer als die beiden vor-
hergehenden zusammen.
Lange : 14-19 mm. Breite (humérus) : 5-6 mm.
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt Elgon, vers. Est (Camp II), 2.470 m.
— Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. — Marakwet, Elgeyo Escarpment,
2.500 m.
3 $9-
104
R. KLEINE
Durch die Ausfarbung von allen anderen Arten dieser Untergattung
verschieden. Wie bei anderen Arten ist die Schulterbedornung des çf sehr
wechselnd und kann ganz fehlen. Die Sicherstellung der Art ist durch
Penisvergleich môglich. Sehr beachtenswert und diagnostisch wichtig ist
ferner die Ausbildung des 3. Fühlergliedes, das die Lange des 4. und 5.
zusammen hat. Eine gewisse Aehnlichkeit besteht mit Acantholycus mo-
deslus, sofern es sich um Formen mit starker Reduktion der Schwarzfâr-
bung handelt. Hier ist aber zu beachten, dass modes tus einne gaz andere
Flügelform hat und zu Acantholycus gehürt und dass ferner immer eine,
wenn auch schwache Schwarzfârbung am hinteren Teil vorhanden ist.
Ausserdem ist die Penisform beider Arten hinreichend verschieden, um die
Arten sicher zu trennen.
Lycus (Lopholycus) brevenotatus Pic.
Ark. Zool., XVII A, Nr. 5, 1925, p. 2, f. 1.
Kenya colony : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.
1 9-
Die Art ist aus Ruanda beschrieben, ich besitze sie von Kivu, sie ist also
doch wenigstens bis zum zentralen Afrika verbreitet. Die ôstlichen Tiere
unterscheiden sich von den anderer Herkünfte aber nicht.
Lycus (s. str.) stolidus, n. sp.
Schwarz, Prothorax lehmgelb mit schwarzem Mittelfleck, Elytren lehm-
gelb, Basalfleck am Schildchen schwarz, Abdomen mit gelben Seitenrân-
Abb. 5-7. Lycus (s. str.) stolidus, n. sp. — Abb. 5. Fühler çf. — Abb. 6. Prothorax. —
Abb. 7. Farbenverteilung.
dern. — Kopf mit abgeflachter Stirn, Fühlerbeulen stark entwickelt, Rüssel
von doppelter Kopflânge. — Fühler Abbildung 5, Prothorax breiter als hoch,
COLEOPTERA, LYCIDAE
105
Abbildung 6, Rânder, mit Ausnahme des Hinterrandes, breit aufgebogen;
Skulptur in der gelbgefàrbten Partie gross, robust, tief, in der schwarzen
Partie unskulptiert. — Schildchen zungenfôrmig, Hinterrand flach, schwach
nach innen gebuehtet. — 1. und 2. Rippe auf den Elytren stârker ausgepràgt
als die übrigen. — Letztes Abdominalsegment kurz, gedrungen, keilformig.
Lange : 12-13 mm. Breite (humérus) : 3.5-4.0 mm.
Kenya colony : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m. — Chip Cheran-
gani, Marakwet; 3.500 m.
2 6Ô-
Im Habitus an kleine Stücke von flammeatus Bourg, erinnernd, sonst
kann ich keine andere Art finden, mit der stolidus vergleichbar ware.
Lycus (s. str.) moloensis Pic (?)
Bull. Mus. Paris , 1925, Nr. 2, p. 184.
Kenya colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
Es liegt leider nur ein weibliches Tier vor. Nach der Beschreibung Pic’s
kann es sich um diese Art sehr wohl handeln, umsomehr als der Autor Ost-
Afrika als Patria angibt.
Weiter liegt mir noch ein 9 von Kenya : Elgon Saw mill, Mt. Elgon
Vers. Est (Camp II), 2.470 m. vor. Es istnicht môglich, die Artzugehôrigkeit
festzustellen.
Lycus (Haplolycus) serratulicornis, n. sp.
Von sehr schlankem Habitus. — Schwarz, Prothorax lehmgelb mit brei-
tem, schwachem Mittelfleck, der vom Vorder — zum Hinterrand reicht, Ely¬
tren lehmgelb. — Kopf mit tief und breit eingedrückter Stirn, Rüssel doppelt
Abb. 8-9. Lycus ( Haplolycus ) serratulicornis, n. sp. — Abb. 8. Fühler çf. — Abb. 9. Pro¬
thorax.
so lang als der Kopf. — Fühler Abbildung 8, Skulptur dicht, tief; Behaarung
kurz. — Prothorax am Hinterrand so breit wie in der Mitte hoch, Abbildung 9,
Seitenrander stark aufgebogen, Innenpunktierung des Aussenrandes eine
tiefe und grobe Furchenreihe bildend, Behaarung kurz. — Schildchen lang,
zungerilormig, Hinterrand eingekerbt. — Elytren mit gleichmâssig entwik-
106
R. KLEINE
kelten Rippen, Behaarung dicht und kurz. — Letztes Abdominalsegment
etwa so lang wie die beiden vorhergehenden zusammen, walzenfôrmig.
Lange : 16 mm. Breite (humérus) 4 mm. circa.
Kenya colony : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
1 Ô-
Die Art ist mit inapicalis Piczu vergleichen. Die Ausfârbung ist in beiden
Arten gleich. Der Prothorax ist bei serraticornis an den Seiten breiter und
durchgehend gelb gefârbt, die Gestalt ist gânzlich verschieden. Nach der
Diagnose sind die Fühler robust und, wenn die Zeichnung richtig ist, sind
sie aucli ohne jede Zàhnung, wâhrend die Glieder bei serratulicornis vom 4.
— 10. ganz auffâllig tiefe Zâhnung besitzen.
Trib. Cladophorini.
Gen. STADENDS C. O. Waterhouse.
Stadenus aethiops Kleine.
Stett. Eut. Zeit., XCIV, 1933, p. 4, f. 15-17.
Kenya colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
3 cfcf, 2 99-
Ich sah zahlreiche Belegstücke von Natal, Zululand und Nyassaland. Aus-
ser aethiops gehôren noch caffer Kln. und eine unbeschriebene Art hierher.
Diese Verwandtschaftsgruppe zeichnet sich durch die ganz aparté Farbenan-
ordnung aus, die nicht nur in der Gattung selbst, sondern auch unter den
ganzen aethiopischen Lyciden eine Sonderstellung einnimmt. Es handelt
sich bestimmt um einen, auf Südostafrika beschrànkten Typus, der im Gebiet
des Omo sich an der Nordgrenze befindet.
Gen. CAUTIRES C. O. Waterhouse.
Cautires ugandanus Kleine.
Arch. Nat., XCII, 1926, A. 12, p. 122, t. I, f. 9-12.
Kenya colony : Suam fishing hut, Mt. Elgon, vers, nord-est, 2.400 m.
icf,2 99-
Die Art ist ein ausgesprochener Bewohner Ost-Afrikas : aile Belegstücke
stammen von dort. Sie ist dadurch leicht und sicher charakterisiert, dass sie
durch die Ausfârbung der Elytren sich weit vom Gattungsmassiv entïernt.
Die Yariationsneigung ist gering.
Cautires Jeanneli, n. sp.
Tiefschwarz, auch die Hüften, Schenkel und das 11. Fühlerglied von glei-
cher Farbe, Prothorax schwarz, Seitenrânder breit gelb, Vorder- undHinter-
COLEOPTERA, LYCIDAE
107
rand schwarz, Elytren lehmgelb. — Kopf an der Stirn mittiefcm Eindruck,
der sich in einer scharfen Mittelrinne der Fühlerbeulen fortsetzt. — Lamellen
der mânnlichen Fübler vom 3. — 10. Glied etwa 1 </ a mal so lang wie das
Glied selbst, kurz behaart; weibliche Fühler tief gekerbt. —Prothorax Abbil-
dung 10, am Hinterrand etwas breiter als in der Mitte hoch, Areolen sehr
krâftig, nur die seitlicben rudimentàr und nicht mit der discoidalen verbunden,
Punktierung flach, gross. — Schildchen verkehrt-herzfôrmïg, am Hinterrand
eingebuchtet. — Elytren mit mittelstarken Rippen und gleicher Gitterung
von vorwiegend quadratisch bis rechteckiger, seltener undeutlich fünfeckiger
Form (Abbildung 11), Behaarung kurz, Pénis Abbildung 12 in schrâger
Aufsicht.
Lange : 9-10,5 mm. Breite (humérus) : 2 mm. circa.
7 d'd', i $•
Abb. 10. Prothorax.
74.
Abb. 11. Elytrengitterung.
Abb. 10-12. Caulires Jeanneli, n. sp.
— Ab. 12. Pénis.
Abb. 13-16. Xylobanus Chappuisi, n. sp. — Abb. 13. Prothorax. — Abb. 14 Elytrengitte
rung. —Abb. 15. Mittlere Fühlerglieder çf. — Abb. 16. Mittlere Fühlerglieder Q.
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt. Elgon, vers. Est (Camp II), 2.470 m.
— Vallée du Rongai, Mt. Elgon, vers. Est, 2.500 m. — Marakwet, Elgeyo
Escarpment, 2.500 m.
Die Variationsbreite ist nicht gross. In der Auslarbung zeigt sich grosse
Konstanz. Ein çf batte einen auffallend stark eingeschnürten Prothorax,
sodass die Môglichkeit einer eigenen Art vorlag; die Penisautopsie ergab aber
die Zugehôrigkeit zu Jeanneli.
Die neue Art ist mit discoidalis Kln. und maculithorax Kln. zu verglei-
clien. Die crstere Art unterscheidet sich von Jeanneli sehr leicht durch die
querrechteckige Anordnung der Elytrengitterung, durch die hellgeîàrbten
Hüften und die rudimentâren Areolen des Prothorax. Maculithorax ist eine
kleine, sclimale, zarte Art, deren Elytrengitterung ausgesprochen fünfeckig
und der Prothorax von anderer Gestalt und vor allen Dingen anderer Ausîàr-
bung ist.
108
R. KLEINE
Gen. PROCADTIRES Kleine.
Procautires montanus Kleine.
Stett. Ent. Zeit., 1933, XCIV, p. 9, f. 61-63.
Kenya colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
i 9 .
Das Belegstück ist wichtig für die Beurteilung der Variationsbreite dieser
seltenen Art. Es beweist, dass die Art berechtigt ist und das scheinbar nur
wenig Neigung zur Abânderung besteht. Aile Stücke die mir bisher vorlagen
stammen aus Ost-Aîrika und, wie der Name schon sagt, aus Hôhenlagen.
Gen. XYLOBANDS C. O. Waterhouse.
Xylobanus inapicalis Pic.
Bull. Soc. Zool. Fr., 1928, LIII, p. 50.
Kenya colony : Suam fishing hut, Mt. Elgon, vers, nord-est, 2.400 m.
1 Ç.
Ich sah zahlreiche Belegstücke vom Ruwenzori. Es ist gewiss kein Zufall,
dass die Fundorte in fast gleicher Hôhe (2.500 m.) liegen, wie der vorlie-
gende. Yariationen waren nicht festzustellen.
Xylobanus Chappuisi, n. sp.
cf. Tiefschwarz, glânzend, Elytren graugelb. — Stirn flach, Fiihlerbeulen
gross, flach, aber mit deutlicher Mittelfurche, Behaarung zart. — Prothorax
am Hinterrand so breit wie in der Mitte hoch, fast quadratisch. — Vorder-
rand nur schwach abgoflacht, Vorderecken stumpf gerundet, Seiten gerade,
Hinterecken schwach entwickelt, Hinterrand nach innen gebuchtet, Punk-
tierung gross, grob, flach. — Fühlerglieder 3-10 kurz gekâmmt, Lamellen
hôchstens so lang wie das Glied selbst, 11. erheblich langer als das 10,
Behaarung kurz. — Schildchen verkehrt-herzfôrmig, Hinterrand eingebuchtet.
— Elytren mit sehr krâftigen Rippen und gleichstarker Gitterung von lang-
rechteckiger bis quadratischer Form, Behaarung sehr gering.
9- 3-10. Fühlerglied kurz gezâhnt, fast quadratisch.
Lange : 6-7 mm. Breite (humérus) : 1,5 mm. circa.
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt. Elgon, vers, est (Camp II), 2.470 m.
1 d $ • .
In meiner Sammlung fand ich noch ein unbeschriebens Stiick das zu dieser
Art gehôrt, es trâgt den Fundort : Ruwenzori, Yall. Butagu. Es dürfte sich
um eine rein ost-afrikanische Art handeln.
Chappuisi ist mit kisibanus Pic und vicinus Pic, die beide in Uganda
gefunden worden sind, zu vergleichen. Die Unterschiede bestehen vor allem
COLEOPTERA, LYCIDAE
109
darin, dass kisibanus einen gelben Prothorax hat, der die übliche schwarze
Verdunklung in der Mitte besitzt. Auch vicinvs hat einen bunten Prothorax,
ausserdem ist das Organ langer als breit und die Elytrengitterung ist
btark quer. Die Unterschiede sind also gross genug,um die drei Arten siclier
und leicht zu trennen.
Trib. Platerodini.
Gen. PLANETEROS Gorham.
Ann. Mus. Civ. Stor. Nat. Genova, 1882, XVIII, p. 591.
Gorham hat meines Erachtens diese Gattung ziemlich überflüssigerweise
neben Plateros aulgestellt. Plateros, sens lat., ist ein so heterogenes Gebilde,
dass es ein grosses Verdienst wàre, hier einmal monographische Bearbei-
tung vorzunehmen. Da die afrikanischen Arten meist zu Planeteros gestellt
sind, mag es auch hier so geschehen.
Planeteros atricornis Pic.
Bull. Mus. Paris, 1925, Nr. 2, p. 186.
Kenya colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
499.
Ich habe bisher die Art nicht gosehen. .Pic’s Diagnose ist aber vôllig aus-
reichend die Art sicher zu stellen. Aile bisherigen Fundorte liegen in Ost-
Aîrika.
Planeteros flavoapicalis, n. sp.
Unterseite des Kôrpers, Beine und Kopf schwarz, Fühler schwarz, 11. Glied
gclb, Prothorax schwarz mit mehr oder weniger breiten, gelben Seitenrân-
dern, Schildchen schwarz, Elytren lehmgelb. — Kopf mit nur flachen Quer-
eindrack, Fühlerbeulen schwach entwickelt, Mittelfurche undeutlich, fast
fehlend. — 1-5. Fühlerglied Abbildurig 18, die folgenden von gleiclier Lange,
aber schmaler werdend, Behaarung kurz aber kraftig. — Prothorax Abbil-
dung 17, mit kraftig aufgebogenen Rândern und grober Randpunktierung,
Behaarung einzeln aber verhaltnismàssig lang. — Elytren lang behaart,
Rippen und Gitterung zwar flach, aber doch deutlich, Gitterungsform vier
— bis fi'infeckig.
Lange : 7,5 mm. Breite (humérus) : 1,3 mm. circa.
Kenya colony : Suam fîshing hut, Mt. Elgon, vers, nord-est, 2.400 m.
2 $$.
Es lag mir leider kein ç? vor um den Pénis festzulegen. Von den bekannten
Arten ist nur Collarti Pic zu vergleichèn. Der Unterschied liegt in der Aus-
fàrbung des 11. Fühlergliedes das bei Collarti schwarz ist, ferner in der
110
R. KLEINE
gânzlich anderen Gestalt des Prothorax. Wenn ein ç? zur Untersuchung-
vorliegt, wird die Trennung durch den Pénis leicht môglich sein.
Trib. Lygistopterini.
Gen. ADOCETA Bourgeois.
Adoceta ugandanus lvleine.
Stelt. Eut. Zeit., 1933, XCIV, p. 17, f. 130.
Kenya colony : Vallée du Rongai, Mt. Elgon, vers, est, 2.500 m.
1 cC
Bisher sah ich nur Belegstücke aus Uganda. Es handelt sich um eine rein
ost-afrikanische Art.
Adoceta atricollis Pic.
Bull. Mus. Paris, 1925, Nr. 2, p. 187.
Kenya colony : Kijabe, Kikuyu, 2.100 m.
2 99-
Die Belegstücke stammen vom gleichen Fundort wie die des Autors. Die
von Pic erwalmten stark entwickelten Hinterecken des Prothorax sind deut-
licli vorhanden (Abbildung 19).
Adoceta suturalis Pic.
Bull. Mus. Paris, 1925, Nr. 2, p. 186.
Kenya colony : Elgon Saw mi 11, Mt. Elgon, vers, est (Camp II), 2.470 m.
1 cf-
Ich muss das vorliegende Stiick für die Pic’scbe Art halten. Sie ist zwar
etwas kleiner als der Autor angibt, stimmt aber sonst mit der Diagnose gut
tiberein. Pic’s Belegstücke stammten von Kijabe, also aus der gleichen
Gegend.
Adoceta inapicalis Pic.
L’Ech., Nr. 433, 1928, hors texte p. 61 (sub Lygis top ter us).
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt. Elgon, vers, est (Camp II), 2.470 m.
— Vallée du Rongai, Mt. Elgon, Vers, est, 2.500 m. — Suam fishing but,
Mt. Elgon, vers, nord-est, 2.400 m.
io cfdS 4 9 9-
Ich kenne die Art von Uganda. Die Variationsbreite ist nur gering.
Die Schwarzfârbung kann aber so stark werden, dass auf dem Prothorax
nur die Seitenrânder scbmal rot bleiben und auf den Elytren sich die
schwarze Partie bis zur Spitze ausdehnt.
COLEOPTERA, LYCIDAE
111
Adoceta stabilis, n. sp.
Schwarz, glânzend, Prothorax wenigstens auf den Kanten der Hinter-
randsecken, zuweilen auch an den Seiten ganz schmal gelb, Vorderrands-
ecken aber immer schwarz, Elytren graugelb mit einer mehr oder weniger
grossem, schwarzen Suturalmakel, die etwa 1/3-1/5 der Elytrenlange aus-
macht — Stirn platt, schwach skulptiert und nur einzeln behaart. — Mitt-
lere Fühlerglieder des çf zylindrischwalzig, des $ robuster, stark abge-
plattet, 4. Glied bei beiden Geschlechtern etwas langer als die folgenden.
Prothorax des çf gegen den Hinterrand auiïallig verschmàlert, beim 9 mehr
quadratisch, aber mit deutlicher Neigung zur Verengerung gegen den Hin¬
terrand, Rânder krâftig entwickelt, Vertiefungen gut ausgebildet, Mittel-
furche in der basalen Hâlfte deutlich, Skulptur sehr gering. — Schildchen
I
77 . 78 . 79 . 20 . 27 .
Abb. 17-18. Planeteros flavoapicalis, n. sp. — Abb. 17. Prothorax. — Abb. 18. Fühlerglieder
1 bis 5.
Abb. 19. Prothorax von Adocela alricornis Pic.
Abb. 20-21. Adocela slabilis, n. sp. —- Abb. 20. Prothorax. — Abb. 21. Farbenverteilung
zungenfôrmig, einzeln, kurz behaart. — Elytren mit flachen, zuweilen ganz
undeutlichen Rippen, Skulptur verworren, Behaarung zart.
Lange : 6-8 mm. Breite (humérus) : 1-1,25 mm. circa.
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mt. Elgon, vers, est (camp. II), 2.470 m.
— Forêt de l’Elgon, vers, est, 2.700-2.800 m. — Kitale, Uasin Gishu,
2.100 m.
43 Ô9-
Diese kleine Art ist mit Turneri Pic zu vergleichen. Beide Arten stammen
aus Ost-Afrika. Die Unterschiede sind folgendc : Bei Turneri ist der Pro¬
thorax quadratisch oder hôher als breit, niemals mais nach hinten verengt,
die Oberflâche ist auffallend llach, fast schwach gewôlbt, die Mandibeln sind
gelb. Auf den Elytren ist keine Schwarzfârbung am Schildchen, ja dieses
selbst ist ôfter gelb. Von beiden Arten habe ich genügend Material gesehen,
um die Artberechtigung beider als gesichert anzusehen.
112
R. KLEINE
BRENTHIDAE
Die Brenthidae sind in ihrem eigentlichen Wesen Holz- und Forstkâfer. Sie
sind durch âusserst bizarre Formen, namentlich durch den gestreckten
Kôrperbau charakterisiert. Es lassen sich zwei Gruppen ziemlich scharf
trennen :
1. In beiden Geschlechtern ist die 'Rüsselbifdung gleich, es besteht also
kein Sexualdimorphismus.
2. Wâhrend beim mânnlichen Tier der Rüssel immer mehr oder weniger
stark entwickelt ist, ist er beim Weib fadenfôrmig und zum Bohren einge-
richtet.
Die Brenthiden ieben an Laubbâumen oder strauch-und krautartigen
Pflanzen, sofern Holzkôrper erzeugt wird. Von Coniferen sind Brenthiden
bisher nicht bekannt geworden. Biologisch lassen sicli drei scharf umrissene
Gruppen erkennen :
1. Die Lebensweise ist râuberisch. Es werden andere Holzkâfer, nament-
licli Platypodiden und Ipiden in ihren Brutanlagen angefallen und die Kafer
wie ihre Brut vernichtet. Unter Umstânden kônnen die Râuber aber selbst
zu Holzschâdlingen werden, indem sie die Tâtigkeit des Wirtstieres fort-
setzen. Die hierhergehôrigen Gattungen sind in Zentralafrika stark ver-
treten.
2. Die Entwicklung geht bei Ameisen vor sich. Das Gastverhâltnis ist
ein sehr verschiedenes : von echten Gâsten bis zu Râubern sind aile Ueber-
gangsstadien vorhanden. Diese Verwandtschaft ist in Zentralafrika stark
vertreten. Die Amcisenbewohner nelimen insofern eine abweichende Stel-
lung ein, als sie mit ihren Wirten bis in die Wüste wandern und daher
nicht absolut an Bâumen gebunden sind. Bei Termiten gibt es keine Bren¬
thiden.
3. Die Entwicklung geht im Cambium oder im Holzkôrper vor sich.
Manche Arten sind wahrscheinlich Pilzzüchter ( Ambrosia ). Hierher gehôren
die meisten Gattungen. In Zentralafrika ist auch diese Verwandtschaft stark
vertreten.
Brenthiden sind vorwiegend Bewohner der Tropen. Nach Norden strahlt
die Verbreitung bis zum 45°, nach Süden bis zum 40° aus. Die Tropen im
engeren Sinne sind die Heimat der ganzen Familie. Die Wârmebedürf-
tigkeit drückt sich auch darin aus, dass Hôhenlagen gemieden werden.
Abgesehen davon, dass Gebundenheit an den Laubwald besteht, istNeigung
zur Hôhenverbreitung auch absolut gering.
Das zentrale Afrika ist reich an Brenthiden. Soweit heute bekannt ist,
liegt ein Urzentrum in Westafrika an der Bucht von Guinea. Von hier aus
scheint eine grosse Wanderung nach Osten stattgeîunden zu haben. Die
Fauna Madagaskars und der benachbarten Inseln hat mit dem afrikanischen
Festland wenig gemein. Nach Westen, also nach Südamerika, sind bis auf
COLEOPTERA, LYCIDAE
113
die Ulocerini, die nur auf Madagaskar und in Südamerika vorkommen, nur
undeutliche, abgeleitete Formen erkennbar.
Von den im tropischen Afrika stark vertretenen Calodromini fand sich
merkwürdigerweise nicht ein Stück im Material. Ebenso fehlten die in der
Gattung Cerobates vertretenen Stereodermini vollstândig.
Trib. Amorphocephalini.
Aile in diese Tribus gehôrige Arten sind Ameisenbewohner.
Gen. SYMMORPHOCERUS Schônherr.
Symmorphocerus frontalis Olivier.
Ent., V, 1807, p. 434, t. 2, î. 14 $.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la riv. Omo, 600 m. 1 çf.
Die Art ist ein echter Ameisengast, sie ist nicht gerade selten, doch
liegen die meisten Fundorte mehr im Westen : hâufig in Befgischen Congo,
Kamerun, Sénégal. Nach dem vorliegenden Belegstück ist anzunehmen,
dasssich frontalis im ganzen tropischen Afrika in der West-Ost-Richtung
findet.
Gen. PERISYMMORPHOCERUS Kleine.
Arch. Nat., LXXXIII, 1917 (1919), A. 2, p. 13.
Perisymmorphocerus latirostris Power.
Ann. Soc. Ent. Fr., (5) VIII, 1878, p. 484 ( Cordus).
Kenya colony : monts Murueris, Turkana Nord, 800-1.000 m. — Env. de
Lokitanyalla, West-Suk, Turkana, 1.200 m. — Ethiopie méridionale :
Bourillé, bord de la riv. Omo, 600 m. — 3 (fcf.
Das Hauptveroreitungsgebiet dürfte Ostafrika sein, von dort sah ich sie
nicht selten. Sie kommt weiter in Britisch-Ostafrika, in Abessynien und
in Englischen Sudan vor. In Westafrika dürfte sie seltener sein. So sah ich
sie nicht in dem grossen Material des Congo Muséums. Mir lag nur ein
einzelnes Stück von Togo vor. Aulîallend ist die Ilôhenlage, in der die Art
gefunden wurde. Das erklârt sich aber aus der myrmekophilen Lebensweise,
denn die Wirtstiere brauchen nicht an holzbildende Pflanzen gebunden zu
sein. Die Verbreitung kann also über die Baumgrenze hinausgehen. Es
handelt sich um einen echten Ameisengast.
Perisymmorphocerus sulcifrons Kleine.
Arch. Nat., LXXXIII, 1917 (1919), A. 2, p. 16, f. 7.
Kenya colony : Lokitang, Turkana Nord, 750 m. 1. çf.
In Ostafrika sporadisch vorkommend. Es liegt mir auch ein Belegstück
vom Sénégal vor, die Verbreitung ist also eine recht grosse.
mission scientifique de l’omo. — T. II.
8
114
R. KLEINE
Gen. THORACANTHARDS Kleine.
Stett. Ent. Zeit., LXXXVII, 1926, p. 366.
Thoracantharus curiatus Kleine.
L. c. , p. 368, f. 13, 15.
Kenya colony : Lokitang, Turkana Nord, 750 m. (Am. Licht gefangen),
1 C?.
Es handelt sich um eine intéressante Art, die nur in Ostafrika und dem
ôrdlichen Transvaal vorzukommen scheint. Der Thoracantharus ist vahr-
scheinlich kein Gastbei den Ameisen, sondern ein ausgesprochener Râuber.
Die Fühler sind gedrungen, die Glieder stehen dicht aneinander, Schienen
und Schenkel sind blattartig erweitert. Exsudatporen sind noch auf dem
Prothorax vorhanden, es ist aber unsicher, sogar unwahrscheinlich, ob sie
noch aktiv sind.
Gen. AMORPHOCEPHALUS Schônherr.
Amorphocephalus hospes Kolbe.
Ent. Nachr., XI, 1885, p. 188.
Kenya colony : Lokitang, Turkana Nord, 750 m. 1 $.
Die gemeinste Art, von Somali bis zum Kapland vorkommend, fehlt, wie
es scheint, nur in Siidwestafrika. Das Belegstück ist am Licht gefangen
worden. Es ist eine auffallende, auch von anderen Reisenden festgestellte
Tatsache, dass Amorphocephalini hâufig am Licht gefangen werden. Das
ist ein Beweis, dass die Brenthiden von ihren Flügeln recht wohl Gebrauch
zu machen wissen.
Trib. Arrhenodini.
Gen. EUPSALIS Lacordaire.
Eupsalis vulsellata Gyllenhal.
Schônh. Gen. Cure., I, 1833, p. 325.
Kenya colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. — Eldoma Ravine, Mau
escarpment, 2.250 m. —2 Ç.
Die hàufigste Art dieser in Afrika artenstarken Gattung. Beachtenswert
ist die bedeutende Hôhenlage, die ich so hoch bisher noch nicht gesehen
habe. Insoîern ist auch dieser Fund von Bedeutung. Verbreitungsgebiet :
Südrand der Sahara bis zum Kap.
COLEOPTERA, LYCIDAE
115
Trib. Pseudoceocephalini.
Gen. PSEUDOCEOCEPHALUS Kl eine.
Arch. Nat., LXXXIY, 1918 (1920), A. 11, p. 15.
Pseudoceocephalus picipes Olivier.
Eut., V, 1807, p. 442, t. 2, f. 18.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la riv. Omo, 600 m., 91
und pp.
Der hâufigste Brenthide Aethiopiens, von Abessinien bis zum Kapland an
zahlreichen Laubbàumen und Candelabereuphorbien vorkommend. Die Ent-
wicklung geht in Cambium und im Holz vor sich. Es werden nur kranke
Pflanzen befallen. Die Kâfer sind hâufîgvon Milben, oft in grosser Anzahl,
besetzt.
Gen. RHINOPTERYX Lacordaire.
Rhinopteryx foveipennis J. Thomson.
Arch. Ent., II, 1858, p. 119.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la riv. Omo, 600 m., 1 9 .
Die Art fîndet sich im ganzen tropischen Afrika und den vorgelagerten
Inseln, geht aber nicht so weit nach Norden und Süden wie Ps. picipes.
Oft werden beide Arten in Gemeinschaft gefunden, meist gosellig und
wahllos in ihren Standpflanzen.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 6
45 février 4935.
ARACHNIDA
I. PSEDDOSCORPIONIDEA.
VON
Dr. Max Beier (Wien.).
Die mir von Prof. D r R. Jeannel zur Bearbeitung übertragene Ausbeute
der Mission Scientifique de l’Omo an Pseudoscorpionen ist verhâltnismâssig
individuen- und artenreich und schon deshalb von Interesse, weil sie uns die
erste Kenntnis dieser Tiergruppe aus dem bereisten Gebiete vermittelt. Sie
enthâlt 11 durchwegs neue Arten oder Subspecies, von welchen 4 der neuen
Gattung Nudochernes angehôren. Letztere ist systematisch und tiergeo-
graphisch insol'erne besonders intéressant, als sie gleichsam ein Binde-
glied zwischen den beiden rein palâarktischen Gattungen Pselaphochernes
und Allochernes darstellt. Es lâsst sicli also vermuten, dass diese beiden
Gattungen âthiopischer Ilerkunft sind und die Arten des Genus Nudo¬
chernes als Reste ihrer gemeinsamen Stammformen in den àthiopischen
Hochgebirgen aufgefasst werden konnen.
Verrucadithella Jeanneli n. sp.
Fig. 1. — Céphalothorax nahezu quadratisch, granuliert und schwach
lângsrunzelig skulpturiert, mit knopfïormigem Epistom; die Scheibe mit 30
Borsten : 8-6, 30; besonders die vorderen Augen gross und stark vorragend.
Tergite mit einer Borstenreihe : çf G-8-8-8-8-8 u. s. w., 9 8-10-12-10-12
u. s. w., oder 10-12-12-10-12-10 u. s. w. Palpenfemur deutlich granuliert.
Palpenhand verbreitert, die Verbreiterung dorsal von der Basis des festen
Fingers durch eine tiefe Querfurche abgegrenzt ; trotz der Verbreiterung
118
51. BEIER
besitzt die Hand parallèle Dorsal — und Ventralflâchen. Die Tastliaare ib
und isb nahe der Handbasis befindlich. Fester Finger mit 23, beweglicher
mit 20 spitzen, getrennt stehenden Zâhnen. Das Tasthaar st des beweglichen
Fingers in der Mitte zwischen sb und t stehend. Coxa I mit 3, Coxa II mit
4 einfachen, in einer Reibe stehenden Coxaldornen, die Coxen III und IV
an gleicher Stelle beim <jp mit je 3, beim Ç mit je 4 Borsten. Ein Inter-
coxaltuberkel fehlt. — Kôrper L. çf 1.2 mm. ; Ç 1.5 mm. ; Palpen : Fémur
L. 0.52 mm. B. O. 14 mm., Tibia L. 0.27 mm., B. 0.14 mm., lland L.
0 0 2 &5 0 $
0.34 mm., B. 0.18-0.19 mm., Finger L. 0.48 mm. ; $ Fémur L. 0.63 mm.,
B. 0.17 mm., Tibia L, 0.35 mm., B. 0.17 mm., Hand L. 0.42 mm., B.
0.24-0.25 mm., Finger L. 0.55 mm.
Typen : 1 çf, 3 $$, Mont Elgon, vallée de la Koptawelil, 2.300 m.,
(29X11-1932, Loc. 17).
Paratypen : 2 cj'cf, 4 $$, Camp II de l’Elgon, 2.470 m., 17 XII-32
(Loc. 15).
Von V. dilatimana (Redikorz.) vor allem durch die parallelseitige Palpen-
hand, ferner durch geringere Grosse, die Beborstung der Tergite, die
Bezahnung der Palpenfinger und die Stellung des Tasthaares st in der Mitte
zwischen sb und t unterschieden.
Tyrannochthohius brevimanus, n. sp.
Fig. 2. — Céphalothorax nach hinten ziemlich stark verengt, der Vorder-
rand in der Mitte vorgezogen und mit zungenfôrmigem Epistom, an dessen
Basis sich jederseits eine krâîtige Borste befindet; Scheibe mit 18 Borsten,
davon 4 am Hinterrand ; die vorderen Augen klein, kaum uni ihren Durch-
messervom Vorderrandeentfernt, diehinteren stark rudimentâr. Beborstung
der Tergite : 4-4-4-4-4-4-6-6. Schere 4.8 mal. so lang wie breit. Palpenfinger
gut doppelt so lang wie die Hand, der feste mit 18 grossen, spitzen Zâhnen,
ARACHNIDA, PSEUDOSCORPIONIDEA
119
zwischen denen sich in mittleren Teil des Fingers je ein kleines Zâhnchen
befindet; beweglicher Finger mit 12 grossen, ziemlich breiten Zâhnen, an
die sich basal 6-7 Hache Zahnrudimente anschliessen ; aucli am beweglichen
Finger stehen zwischen den grossen Zâhnen kleinere Zâhnchen. Coxen II
mit 6-7 breiten, in einer Reihe stehenden Coxaldornen. Ein Intercoxal-
Fig. 2. — Tyrannochlhonius brevimanus, n. sp.
tuberkel fehlt. — Kôrper L. (j 1 1 mm.; Palpen Fémur L. 0.37 mm.,
B. 0.08 mm., Tibia L. 0.18 mm. B. 0.08 mm. Hand L. 0.18 mm., B,
0.11 mm., Finger L. 0.37 mm.
Type : 1 çf, Camp II de l’Elgon, 2.470 ni., 17 XII-1932 (Loc. 15).
Yom nâclistverwandten T. Sokolovi (Redikorz.) vor allem durch die relativ
làngeren Palpenfinger, die gut doppelt so lang sind wie die Hand, ferner
durch die Bezahnung derselben und die Palpenmasse unterschieden.
Titanatemnus Chappuisi, n. sp.
Fig. 3. — Céphalothorax obne Querfurchen und ohne deutliche Skulptur,
der Hinterrand mit 12 Borsten ; Augenflecke vorhanden. Tergite durchwegs
nur unvollstândig geteilt, die 3 ersten und das letzte ungeteilt; 6-7 Margi-
nalborsten auf jedem Halbtergit. Flagellum mit 4 Borsten, die 4. mit 9 Seiten-
fiedern. Serrula mit 28 Lamellen. Galea des ç? lang, jedoch nur mit 6 sehr
kurzen Seitenâstchen. Palpen verhàltnismâssig schlank, aile Glieder
besonders an der Medialseite îein und ziemlich weitlâufig, aber sehr deut-
lich granuliert. Trochanterhôcker ziemlich flach, der dorsale wohl kegel-
fôrmig, aber ohne Fortsatz. Fémur 3.2 mal, Tibia 2.6 mal, Schere 2.9 mal
so lang wie breit. Hand auffallend schmal, an der Medialseite distal leicht
exkaviert. Das Tasthaar it des festen Palpenfingers in der Fingermitte
gelegen und von der Fingerspitze nur wenig weiter entl'ernt als die Entfer-
nung zwischen den Tasthaaren ist und isb betrâgt. Fémur des 4. Beinpaares
3 mal, Tibia 4.2 mal, Tarsus 4.5 mal so lang wie breit, das Tasthaar des
letzteren basal gelegen. — Kôrper L. çf 6 mm. ; Palpen : Fémur L. 1.42 mm.,
B. 0,45 mm., Tibia L. 1.39 mm., B. 0.55 mm., Hand L. 1.50 mm., B.
0.74 mm., Finger L. 0.95 mm.
120
M. BEI ER
Type : 1 <3*, Kitale, plateau du Uasin Gishu, 2.100 m., 4 XII-1932
(Loc. 12).
Mit T. kibwezianus Beieram nâchsten verwandt, von diesem jedoch durch
die Zahl der Serrulalamellen, die Form und relative Lange der Palpenglieder
und die Stellung des Tasthaares it, welches nurwenig weiter von der Fin-
gerspitze entfernt ist als die Entfernung der Tasthaare ist und isb vonein-
ander betrâgt — bei kibwezianus ist es mehr als doppelt so weit von der
Fingerspitze entfernt, — unterschieden.
Titanatemnus montanus, n. sp.
Fig. 4. —Céphalothorax glatt, in der Mitte der Scheibe mit einer leichten
Dépréssion, der Hinterrand mit 6-8 Borsten. Die 3 ersten und das letzte
Tergit des çf nicht, die übrigen unvollstàndig geteilt, beim $ die mittleren
Tergite zur Gânze geteilt; 4-5 Marginalborsten auf jedem Ifalbtergit. Fla-
gellum mit 4 Borsten, beim çf meist nur die letzte, beim 9 aile einseitig
gefiedert. Serrula mit 22-27 (bei den Typen in beiden Geschlechtern mit 27)
Lamellen. Galea des Ç lang, mit 5 Seitenâsten, die des çf kürzer und nur
mit kurzen Seitenzâhnchen. Palpen gedrungen, sàmtliche Glieder besonders
an der Medialseite deutlich granuliert. Trochanterhôcker ziemlich flach
kegelfôrmig, auch beim c? ohne Fortsatz. Fémur des 2.8 mal, des 9
2.7 mal, Tibia des c? 2.1 mal, des 9 2 - 2 mal, Schere des c? 2.5 mal,
ARACHNIDA, PSEUDOCORPIONIDEA
121
des 9 2.4 mal so lang wie breit. Hand verhâltnismàssig breit eifôrmig.,
Finger beim 9 wenig, beim çf deutlich langer als die Breite der Hand.
Fémur des 4. Beinpaares beim c? 2.9 mal, beim 9 3.2 mal, Tibia beim çf 3.8
mal, beim 9 4 mal, Tarsus beim (f 4.4 mal, beim 9 4.7 mal so lang wie
breit, das Tasthaar des letzteren basal gelegen. — Kôrper L. çf 3.7-4 mm.,
9 5-5.5 mm.; Palpen : çf Fémur L. 1.15 mm., B. 0.40 mm., Tibia L.
1.03 mm., B. 0.50 mm., Iland L. 1.16mm., B. 0.69 mm., Finger L. 0.80mm.,
9 Fémur L. 0.97 mm., B. 0.37 mm., Tibia L. 0.92 mm., B. 0.41 mm., Hand
L. 1.15 mm., B. 0.65 mm., Finger L. 0.69 mm.
Typen : 1 (f, 1 9 , sommet du Cherangani, Massif du Marakwet, 3.500 m.
15-III-1933, (Loc. 32).
Paratypen : 1 , 1 9, Nairobi, 1.660 m., 15-XI-32 Loc. 2, (çf mit 22,
9 mit 24 Serrulalamellen) ; 2 Q, Naivasha, 1.900 m., 12-IV-33, Loc. 49
(23 Serrulalamellen); 1 9> Maison Forestière du Kinangop, 2.600 m.,
9-IV-33, Loc. 45 (25 Serrulalamellen); 1 çf, Camp II de l’Elgon, 2.470 m.,
17-XII-32, Loc. 15 (25 Serrulalamellen) ; 1 9 1 Crater Lake, Rift Valley,
1.900 m., 13-IV-33, Loc. 50 (27 Serrulalamellen); 1 semiad. 9- Campi Che¬
rangani, Massif du Marakwet, 3.000 m., 10-III-33, Loc. 31 (26 Serrulala¬
mellen); 3 juvenes, Campi Cherangani, 3.000 m. 13-III-33, Loc. 31.
Diese ziemlich variable ^4rt stimmt in der Form der Palpenhand besonders
mit T. ugandanus m. überein, unterscheidet sich jedoch von letzterem
durch bedeutend geringere Grosse, geringere Zahl der Serrulalamellen, die
im weiblichen Geschlecht gefiederten basalen Flagellumborsten und das
Fehlen von Tuberkeln auf den Trochanterhôckern.
122
M. BEIER
Gen. NUDOCHERNES, nov.
Céphalothorax mit zwei tiefen und breiten, gleichartig ausgebildeten
Querlurchen, von welchen die basale dem Hinterrand nicht oder nur wenig
nâher steht als der vorderen ; Scheibe nur undeutlich granuliert. Flagellum
mit 3 Borsten, die 3. einseitig gefiedert. Tergite geteilt, sehr undeutlich
granuliert, mit einer Borstenreihe, das letzte ohne Tasthaare. Borsten des
Kôrpers und der Palpen sehr kurz und unaulîâllig, gezâhnt, aber nicht
gekeult. Palpen màssig krâîtig, wenig deutlich granuliert. Finger mit
krâftigen Nebenzàhnen ; médial besitzt jeder Finger nur einen Ncbenzahn.
Auch der îeste Finger mit kurzem Giftzahn. Das Tasthaar ist in gleicber
ldôhe mit est oder wenig basal von diesem, it nâher bei et als bei ist, st
nâher bei t als bei sb. Beine ziemlich schlank, der Tarsus des 4. Paares mit
einem Tasthaar proximal der Mitte oder wenigstens mit einer mehr oder
weniger verlângerten, gezâhnten pseudotaktilen Borste an gleicher Stelle.
Krallen einfach.
Genustypus : Nudochernes montanus, n. sp.
Die neue Gattung bildet gewissermassen ein Bindeglied zwischen den
beiden palâarktischen Généra Pselaphochernes und Allochernes, deren
âthiopische Herkunft sie somit wahrscheinlich macht. Sie unterchcidet sich
von Pselaphochernes durch die undeutliche Granulierung des Integumentes,
die kurzen Borsten, die gleichartig ausgebildeten Querïurchen des Céphalo¬
thorax, die Stellung des Tasthaares st am boweglichen Palpenfinger und
das hâufîg zu einer gezâhnten pseudotaktilen Borste reduzierte Tasthaar
am Tarsus des 4. Beinpaares. Von Allochernes, dem sie habituell und
systematisch wohl am nâchsten steht, ist sie ebenfalls durch die undeutliche
Granulation der Integumentes und die kurzen, nicht gekeulten Borsten des
Kôrpers sowie durch den Besitz eines Tasthaares oder wenigstens einer
pseudotaktilen Borste am Tarsus des 4. Beinpaares unterschieden.
Nudochernes nidicola, n. sp.
Fig. 5. — Céphalothorax deutlich lânger als breit, ohne Augenflecke, die
Scheibe dicht, aber sehr llach und daher ziemlich undeutlich granuliert, mit
2 sehr breiten Querfurchen, von diesen die basale etwas nâher dem Hinter¬
rand als der vorderen. Tergite einschliesslich des letzten schmal geteilt,
unregelmàssig und wenig deutlich granuliert, mit 5-6 kurzen, wenig auffâlli-
gen, am Ende gezâhnten Borsten auf jedem Halbtergit, das letzte ohne Tas¬
thaare. Flagellum mit 3 Borsten. Serrulamit 18 Lamellen. Galea beim mit
1 Seiten — und 2 Terminalàstchen, beim Q mit 4 Seitenâsten. Palpen
mâssig kràftig, dicht, aber flach und daher wenig deutlich granuliert, die
Borsten sehr kurz und dünn, gezâhnt. Fémur des cf 2.5 mal, des Q 2.4 mal,
Tibia in beiden Geschlechtern 2.3 mal, Schere 3-3.1 mal so lang wie breit.
Finger in beiden Geschlechtern so lang wie die Hand mit Stiel, médial
ARACHNIDA, PSEUDOSCORPIONIDEA
123
mit je 1, latéral mit je 3 ziemlich kràftigen Nebenzàhnen; fester Finger
mit 45-46 beweglicger ebenfalls mit 45-46. Marginalzâhnen ; Auch der
îeste Finger mit kurzem Giftzahn. Das Tasthaar ist etwas proximal
von est, it nàher bei et als bei ist stehend, st nâher bei t als bei sb befind-
lich. Beine mâssig schlank, Fémur des 4. Paares 3.7 mal, Tibia 4.6 mal,
Tarsus 5.2 mal so lang wie breit, letzterer mit einer kurzen, kaum ver-
langerten, gezâhnten pseudotaktilen Borste proximal der Mitte. — Eier-
pakete flach, je 18 Eier enthaltend, davon 12 am Rande, 6 zweireihig in der
Mitte angeordnet. — Kôrper L. çÿ 1.5-1.6 mm., 9 1-8-2.2 mm., Palpen : çf
Fémur L. 0.46 mm., B. 0.18 mm., Tibia L. 0.43 mm., B. 0.19 mm., Hand
L. 0.45 mm., B. 0.25 mm., Finger L. 0.44 mm., 9 Fémur L. 0.50 mm., B.
0.21 mm., Tibia L. 0.50 mm., B. 0.21 mm., Hand L. 0.49 mm. B. 0.29 mm.,
Finger L. 0.49.
Typen : 3 çfçf, 15 9 9 (viele mit Eierpaketen), Mont Elgon, Camp II de
l’Elgon, 2.470 m., 23-XII-1932, in einem Nest von Tachyoryctes splendens
(Nest 1), Loc. 15.
Paratypen : 9 tfcf, 7 9 9,1 juv., 24-XII-32 (Nest 2) ; 3 tfçf, 5 99,
30- XII-32 (Nest 3). 2 3 99, 31-XII-32 (Nest. 4); 5 cf(5*. 3 99-
31- XII-32 (Nest 5). Sâmtlich vom gleichen Fundort wie die Typen und
ebenfalls aus Nestern von Tachyoryctes splendens.
Die kleinste Art der Gattung.
124
M. BE1ER
Nudochernes montanus, n. sp.
Fig. 6. — Céphalothorax kaum langer als breit, wenig deutlich granuliert,
mit zwei breiten und tiefen Querfurchen, die basale kaum nâher dem Hinter-
randals der vorderen ; Hinterrand mit 12 Borsten, Augenfleckefehlen. Tergite
mit Ausnahme des letzten geteilt, sehr fein und undeutlich granuliert, mit
7-8 Marginalborsten auf jedem Halbtergit, das letzte ohne Tasthaare. Borsten
des Kôrpers und der Palpen sehr 'kurz und unauffâllig, am Ende gezahnt,.
nicht keulenfôrmig. Flagellum mit 3 Borsten, die 3. einseitig gefiedert. Ser-
rula des çf mit 18, die des 9 mit 17 Lamellen. Galeabeim $ ziemlich lang, mit
5Seitenâsten, von diesen der basale am lângsten,beim çfkürzer. Palpen mâssig
krâîtig, wenig deutlich granuliert. Fémur in beiden Geschlechtern 2.7 mal.
Tibia des çf 2.6mal, des 9 2.5 mal, Schere des cf 3.3 mal des 9 3.1 mal so lang
wie breit. Finger in beiden Geschlechtern so lang wie die Hand oline Stiel,
latéral mit je 4, médial mit je 1 Nebenzahn, der feste beim cf mit 44, beim 9
mit 45, der bewegliche beim çf mit 47, beim 9 mit 49 Marginalzâhnen ; auch
ARACHNIDA, PSEUDOSCORPIONIDEA
125
der feste Finger mit kurzem Giftzahn. Beine ziemlich schlank, Fémur des 4.
Paares 4-4.2 mal, Tibia 5.2 mal, Tarsus 5,8 mal so lang wie breit, letzterer
mit einer pseudotaktilen, am Ende gezàhnten Borste otwas proximal der
Mitte, die ungefahr so lang ist wie die Breite des Gliedes. — Eierpakete mit
20 Eiern, flach. — Kôrpor L. çf 2 mm., $ 2,5 mm.; Palpen : çf Fémur
L. 0.64 mm., B. 0.24 mm., TibiaL. 0.63 mm., B. 0.24 mm., Hand L. 0.60 mm..
B. 0.29 mm., Finger L. 0.50 mm.; $ Fémur L. 0.67 mm., B. 0.26 mm., Tibia
L. 0.67 mm., B 0.28 mm., Hand L. 0.63 mm., B. 0.33 mm., Finger
L. 0.55 mm.
Typen : 1 çf, 5 $ Q, Mont Elgon, Camp III de l’Elgon 3.500 m., 5.1.1933
(Loc. 18).
Paratypen : 4 (jpçf, 3 $ $, Camp III de l’Elgon, 3.500 m., 5. 1. 33, aus
einem Nest von Tachyoryctes splendens (Nest 7); 19 çfçf, 13 $ $, 2 juv.,
vom selben Fundort, 4. 1. 33 (Nest 8), Loc. 18.
Nudochernes lucifugus, n. sp.
Fig. 7. — Céphalothorax etwas langer als breit, massig deutlich granuliert,
mit 2 tiefen und breiten Querfurchen, die basale in der Mitte zwischen der
vorderen und dem Hinterrand, dieser mit 12 Borsten. Augenflecke fehlen.
Tergite mit Ausnahme des letzten geteilt, 7-8 Marginalborsten auf jedem Halb-
tergit, das letzte ohne Tasthaare. Borsten des Kôrpers und der Palpen sehr
kurz und undeutlich, [gezahnt, nicht gekeult. Flagellum mit 3 Borsten, die
126
M. BEIER
3. einseitig gefiedert. Serrula mit 19 Lamelen. Galea mit 5 Seitenàsten,
davon der basale am lângsten. Palpen deutlich, aber sehr flach granuliert.
Fémur 2.9 mal, Tibia 2.6 mal, Schere3.1mal so langwie breit. Finger deut¬
lich etwas kiirzer als die Hand ohne Stiel, latéral mit je 5, médial mit je 1 Ne-
benzahn, der feste mit 41, des bewegliche mit 44 Marginalzâbnen. Audi der
feste Finger mit kurzem Giftzahn. Fémur des 4. Beinpaares 4.7 mal, Tibia
5.8 mal, Tarsus 6 mal so lang wie breit, letzterer mit einem normalen,
spitzen Tasthaar proximal des Mitte, welches jedoch hôchstens doppelt so
lang ist wie die Breite des Gliedes. — Korper L. $ 2.5 mm., Palpen :
Fémur L. 0.82 mm., B. 0.28 mm. Tibia L. 0.78 mm., B. 0.30 mm., Hand
L. 0.75 mm., B. 0.39 mm., Finger L. 0.60 mm.
Typen : 2 $Ç, Mont Elgon, Camp I de l’Elgon, Grotte Shimo Kapseta,
2.500 m., 14. XII. 32. Loc. 13.
Von montanus vor allem durch schlankere Palpenglieder, relativ kürzere
Finger, die kürzer sind als die Hand ohne Stiel, schlankere Beine und den
Besitz eines normalen, spitzen Tasthaares am Tarsus des 4. Beinpaares
unterschieden. Mit montanus jedoch sehr nahe verwandt.
Nudochernes robustus, n. sp.
Fig. 8. — Céphalothorax kaum langer als breit, schwacli granuliert, mit 2
tiefen und breiten Querfurchen, die basale ungefâhrin der Mitte zwischen der
vorderen und dem Hinterrand, dieser mit 10 Marginalborsten. Augenflecke
îehlen. Tergite mit Ausnahme des ungeteilten letzten schmal geteilt, mit 8
Marginalborsten au! jedem llalbtergit. Borsten des Kôrpers und der Palpen
sehr kurz, nur gezâhnt. Flagellum mit 3 Borsten, die 3. einseitig geficdert.
Serrula mit 23 Lamellen. Galea wie bei montanus. Palpen mâssig krâftig,
flach, aber ziemlich deutlich granuliert. Femur2.7 mal, Tibia 2.5 mal, Schere
3 mal so lang wie breit. Finger etwas langer als die Hand ohne Stiel, der
feste mit 40, der bewegliche mit 45 Marginalzahnen ; médial besitzt jeder
Finger nur einen Nebenzahn, latéral der feste 4, der bewegliche 2 Neben-
zâhne. Auch der feste Finger mit kurzem Giftzahn. Fémur des 4. Bein-
paaros 4.2 mal, Tibia 5.4 mal. Tarsus 5.8 mal so lang wie breit, letzterer mit
einem spitzen Tasthaar, welches etwas langer ist als die Breite des Gliedes,
proximal der Mitte. — Korper L. 9 3 mm., Palpen : Fémur L. 0.80 mm.,
B. 0.30 mm., Tibia L. 0.81 mm., B. 0.32 mm., Hand L. 0.78 mm. B. 0.42 mm.,
Finger L. 0.68 mm.
Type : 1 9i Mont Elgon, Camp III de l’Elgon, 3.500 m., 5. 1. 1933,
Loc. 18.
Von den übrigen Arten der Gattung durch den robusteren Kôrperbau, die
hohe Zahl der Serrulalamellen und die ungleiche Zabi der Nebenzahne an
der Lateralseite der Palpenfinger unterschieden.
ARACHNIDA, PSEUDOSCORPIONIDEA
127
Allowithius crassus, n. sp.
Fig. 9. — Céphalothorax bedeutend langer als breit, dicht und deutlich
granuliert, mit 2 Querfurchen, von welchen die basale nâher dem Ilinterrand
liegt als der vorderen. Augen vorhanden. Tergite geteilt, granuliert mit 6-7
Marginalborsten aufjedem Halbtergit, das letzte mit Tasthaaren. Borsten am
Kôrper und an der Medialseite der Palpenglieder stumpf, leicht gekeult.
Flagellum mit 4 Borsten, die letzte schwach gefiedert. Serrula mit 17 La-
mellen. Calea distal mit einigen Seitenâstchen, die beim Weibcben langer
sind als beim Mânnchen. Palpen mâssig krâîtig, die einzelnen Glieder
verhàltnismâssig gedrungen. Fémur in beiden Geschlechtern 2.9 mal, Tibia
des çf 2.5 mal, des $ 2.3 mal, Schere des çf 3.1 mal, des Ç 2.9 mal so lang
wie breit. Finger bedeutend kürzer als die Hand ohne Stiel, der leste mit 24,
der bewegliche mit 28 Marginalzâhnen. Das Tasthaar il deutlich basal von
est und nurwenig distal von ist stehend. Fémur des 4. Beinpaares 2.8-2.9 mal,
Tibia 3.8-4 mal, Tarsus 4.2-4.5 mal so lang wie breit, das Tasthaar des
letzteren bedeutend distal der Gliedmitte gelegen. Sternite 4-8 des Mànn-
chens mit Borstenfeldern, diese au! jedem Halbtergit annâhernd dreieckig
128
M. BEIER
mit stumpfer seitlicher Spitze. — Kôrper L. çf 1.8-2.2 mm., 9 2.5-3.3 mm.;
Palpen : çf Fémur L. 0.67mm., B. 0.23 mm., Tibia L. 0.66 mm, B. 0.27 mm.,
Iiand L. 0.67 mm., B. 0.31 mm., Finger L. 0.42 mm.; 9 Fémur L. 0.63 mm.,
B. 0.22 mm., Tibia L. 0.62 mm., B. 0.27 mm., Hand L. 0.67 mm., B. 0.34 mm.,
Finger L. 0.42 mm.
Typen : 6 çfçf, 4 9 9> Camp II de l’Elgon, 2.470 m., 17. XII. 1932,
Loc. 15.
Yon den anderen Arten der Gattung durch die verhâltnismâssig gedrun-
genen Palpenglieder, die Stellung des Tasthaares it basal von est und das
Yorkommen von dreieckigen Borstenfeldern auf den Sterniten 4-8 des Mânn-
chens (sonst sind mehr rundliche Borstenfelder auf den Sterniten 4-9 oder
10 vorhanden) unterschiedcn.
Allowithius litoreus, n. sp.
Fig. 10. — Céphalothorax bedeutend langer als breit, dicht granuliert, mit
2 breiten Querfurchen, die basale dem Hinterrand nâher als dervorderen;
Fig. 10. — Allowithius liloreus, n. sp. — Fig. 11. — Allowithius somalicus major, n. sp.
Hinterrand mit 12 Borsten. Àugen sehr deutlich, mit gewôlbter Linse. Ter-
gite durch-wegs geteilt, mit 4-5 Marginalborsten auf jedem Halbtergit. Borsten
dos Kôrpers und der Palpen stumpf, leicht gekeult. Flagellum mit 4 Borsten.
ARACHNIDA, PSEÜDOSCORPIONIDEA
129
Serrula mit 15 Lamellen. Galea distal mit Seitenzàhnchen. Palpen mâssig
schlank, deutlich granuliert. Fémur 2.9 mal, Tibia 2.8 mal, Schere 3.3 mal
so lang wie breit. Finger verhàltnismâssig lang, nur wenig kürzer als die
Hand ohne Stiel, der feste mit 29, der bewegliche mit 31 Marginalzâhnen.
Das Tasthaar it in gleicher Hôhe mit est und deutlich distal von ist stehend.
Fémur des 4. Beinpaares 2.8 mal, Tibia 4.2 mal, Tarsus 4.8 mal so lang
wie breit, das Tasthaar des letzteren distal der Mitte gelegen. Sternite 4-8
des Mânnchens mit Borstenfeldern diese latéral zu schmalen Streifen verlân-
gert, — Kôrper L. çÿ 1.8 mm.; Palpen : Fémur L. 0.52 mm., B. 0.18 mm.,
Tibia L. 0.55 mm., B. 0.20 mm., Hand L. 0.50 mm., B. 0.24 mm. Finger
L. 0.40 mm.
Type : 1 ç?, Nanoropus, lac Rodolphe, 565 m., 25. 1.1933, Loc. 26.
An der charakteristischen Form der Borstenfelder an den Sterniten des
Mânnchens leicht kenntlich.
Allowithius somalicus major, nov. subsp.
Fig. 11. — Mit somalicus Beier forma typ. weitgehend übereinstimmend,
jedoch durch folgende Merkmale von ihm unterschieden : Serrula mit 18
Lamellen. Palpenfemur 3.2 mal, Tibia 2.7 mal, Schere 3.2 mal so lang wie
breit. Fester Finger mit 27, beweglicher mit 32 Marginalzâhnen. Fémur
des 4. Beinpaares 3 mal, Tibia 4.6 mal, Tarsus 4.9 mal so lang wie breit. —
Kôrperlânge 9 3 mm. ! Palpen : Fémur L. 0.63 mm., B. 0.20 mm., Tibia
L. 0.62 mm., B. 0.23 mm., Hand L. 0.66 mm., B. 0.29 mm., Finger L.
0.42 mm.
Type : 1 9i Kratersee, Rift Valley, 1.900 m., 13. IV. 1933, Loc. 50.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II,
9
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 7
/" mars 1935.
PISCES
PAR
le D r Jacques Pellegrin
La mission de l’Omo (1932-1933) a recueilli un certain nombre de Poissons
qui seront étudiés ici séparément.
La majeure partie, en effet, provient du lac Rodolphe même, du fleuve
Omo qui s'y jette et de son delta. Deux autres espèces, au contraire, ont été
récoltées dans des régions montagneuses à une altitude assez élevée, sur le
plateau Uasin Gishu et dans le massif du Marakwet.
Les spécimens de la région du Rodolphe sont au nombre de 150 environ
répartis en 7 familles, 13 genres et 15 espèces. Parmi celles-ci 9 ont une dis¬
tribution géographique des plus vastes comprenant, en général, pour le
moins le Nil et les grands fleuves de l’Afrique tropicale au-dessus de l’équa¬
teur, c’est-à-dire ce que j’ai désigné(') sous le nom de région mégapotamique
sus-équatoriale, parfois même le Congo ( région mégapotamique équato¬
riale), 3 sont connues du bassin du Nil le Labeo horie Heckel et le Barbus
Werneri Boulenger, assez largement répandus, YAndersonia leptura Blgr.
confinée dans le haut fleuve, les 4 dernières sont des espèces ou des variétés
spéciales : VEngraulicypris Slellae, curieux petit Cyprinidé décrit par Wor-
thington auquel on doit une récente étude des Poissons de la « Cambridge
Expédition » aux lacs de l’Est africain ( 1 2 ), 2 variétés endémiques de Characi-
nidés à vaste distribution géographique le Citharinus citharus var. interme¬
dia Worthington etl 'Alestes nurse var. nana nov., enfin un Cyprinodontidé
nouveau YHaplochilichthys Jeanneli n. sp.
(1) J. Pellegrin. — La distribution géographique des Poissons d’eau douce en Afrique
(C. R. Ac. Sc., t. 153 (2), 1911, p. 297).
(2) E. B. Worthington. — Scientific Results, of the Cambridge Expédition to the east
african Lakes 1930-31. — 1. Fishes other than Cichlidae ( Linn. Soc. Jour. Zool., XXXVIII,-
n° 258, 18 octobre 1932, p. 121).
132
J. PELLEGRÏ.N
En résumé la faune ichtyologique du Rodolphe et de l’Omo se compose,
d’une part, d’espèces banales de l’Afrique tropicale à habitat très étendu,
d’autre part de formes plus ou moins spécialisées par suite sans doute de
ségrégation et de conditions particulières d’existence amenant la formation
de variétés ou même d’espèces dérivées de types du Nil ou des autres grands
fleuves africains tropicaux.
Cette spécialisation a, d’ailleurs, été mise en lumière par Worthington
qui a signalé du Rodolphe ou de l’Omo les formes suivantes : Alesles nurse
Rüppell, Citharinus citharus intermedius Worthington, Barbus Bynni
rudolfianus Worth., Engraulicypris Stellæ Worth., Schilbe uranoscopus
Rüppell, Haplochilichthys rudolfianus Worth., Laies niloticus rudolfianus
Worth., L. niloticus longispinis Worth.
En réalité dans cette liste YAlestes nurse appartient à la variété décrite
plus loin sous le nom de nana et seul le Schilbe uranoscopus connu du
bassin du Nil et de l’Est africain, n’est pas une forme strictement localisée.
Dans les hautes régions montagneuses le nombre des échantillons récoltés
par la mission de l’Omo est beaucoup plus restreint que dans le Rodolphe,
puisqu’il ne s’élève qu’à 20. D’ailleurs, comme le fait remarquer le D 1 ' Jeannel
dans le massif du Mont Elgon, par exemple, on ne trouve de Poissons que
dans les torrents allant au Rodolphe, ceux du versant du Victoria en sont
dépourvus.
Les exemplaires de cette deuxième catégorie des plateaux montagneux
appartiennent tous dans la famille des Cyprinides au genre Barbus, le plus
richement représenté dans les eaux douces africaines, sauf à Madagascar, les
uns constituent une variété nouvelle étroitement apparentée à une espèce du
Kilimandjaro, le Barbus Percivali kitalensis n. var., les autres une espèce
le Barbus Arambourgi n. sp., présentant surtout des affinités avec une
forme de l’Afrique australe.
POISSONS DE L’OMO ET DU LAC RODOLPHE
POLYPTERIDAE
Polypterus senegalus Cuvier 1829.
2 exemplaires. Longueur 230 et 275 millimètres de longueur (nageoire
caudale comprise). Provenance : Delta de l’Omo (eau douce). Altitude 570 m.
2-11-33.
Le plus grand des deux spécimens avait dans la bouche un Alesles bare-
mose Joannis de 90 mm. avalé par la tête.
L’espèce signalée déjà dans le lac Rodolphe par G. A. Boulenger (’), a un
habitat très vaste comprenant le Nil blanc, le lac Albert, le lac Tchad, le
Sénégal, la Gambie et le Niger.
(1) Cat. Freshwater Fish. Africa, I, 1909, p. 15.
PISCKS
133
CHARACINIDAE
Hydrocyon Forskali Cuvier 1819.
1 exemplaire. Long. 140 et 65 mm. Delta de l’Omo, 2-II-33.
1 exemplaire jeune. Long. 45 mm. Omo, 15-11-33.
Ce Poisson, grand carnassier, qui atteint 1 m. de longueur a aussi une
vaste distribution : Nil, Tchad, Sénégal, Niger. Il a été déjà signalé dans le
lac Rodolphe par Boulenger.
Alestes baremose (Joannis 1835).
5 exemplaires. Long. 70 à 105 mm. Delta de l’Omo, 2-II-33.
1 exemplaire. Long. 80 mm. Omo, 15-11-33.
Fig. 1. — Alestes baremose Joannis.
L’habitat de cette espèce (fig. 1) est semblable à celui de l’espèce précé¬
dente.
Alestes nurse (Ruppell 1832), var. nana, nov.
21 exemplaires. Long. 32 à 56 mm. Nanoropus (lac Rodolphe). Altitude
565 m., 31-1-33.
Cette espèce (fig. 2) qu’on rencontre dans le Nil jusqu’au Victoria, dans le
Fig. 2. — Alestes nurse Ruppell, forme typique.
134
J. PELLEGRIN
Tchad, l’Afrique occidentale du Sénégal au Cameroun a déjà été signalée au
Rodolphe par G. A. Boulenger J 1 ) et Worthington) ( 2 ). Comme le remarque
ce dernier aussi bien pour ses spécimens que pour ceux recueillis par la
mission de l’Omo, il s’agit d’une race naine, à coloration uniformément
argentée sur les côtés, sans taches noires derrière l’opercule, ni à la fin du
pédicule caudal, comme dans les exemplaires typiques.
Les formules des individus vus par nous sont les suivantes : D.II 8; A. II-
12-14; P. I. 13; V. 18; Sq 5 ‘/ 2 |26-28[3 </a-
Alestes macrolepidotus (Cuvier et Valenciennes, 1849).
2 exemplaires. Long. 140 et 230 mm. Omo, 6-II-33.
Le Brycin aux grandes écailles, une des plus grosses espèces du genre
puisqu’elle atteint 460 mm. de longueur, habite le Nil, le Tchad, le Sénégal,
le Niger et même l’Ogôoué et le Congo. Elle a déjà été signalée de l’Omo par
G. A. Boulenger ( 3 ).
Citharinus citharus (Geoffroy 1809) var. intermedia Worthington 1932.
1 exemplaire. Long. 180 mm. Omo, 4 11-33.
La Citharine de Geoffroy habite le Nil, le Tchad, le Sénégal, la Gambie,
le Niger. La variété du Rodolphe décrite par Worthington ( 4 ) offrirait quelques
caractères la rapprochant de la Citharine large (C. latus Müller et Troschel,
1845) de distribution géographique analogue à celle de l’espèce précédente.
L’individu signalé ici est assurément beaucoup plus voisin du C. citharus que
du C. latus, ses nombres sont identiques, la base de l’adipeuse est nettement
plus courte que sa distance de la dorsale rayonnée, contrairement aux spéci¬
mens vus par Worthington; toutefois la tête est un peu plus large que chez
la Citharine de Geolfroy typique. Voici les caractéristiques du spécimen de
l’Omo :
Hauteur près de 2 fois, tête 3 fois 1/3 dans la longueur. Tête 2 fois aussi
longue que large. Profil supérieur concave. Museau proéminent faisant
1 fois Ci 1° diamètre de l’œil qui est contenu 4 fois i/ a dans la longueur de la
tête, espace interorbitaire 2 fois *j a . Base de l’adipeuse un peu plus courte que
sa distance de la dorsale rayonnée. 18 écailles entre la ligne latérale et la
ventrale.
D. IV 15; A. III 26; Sq. 24/80/23.
(1) Op. cil., I, 1909, p. 205.
(2) Op. cil., 1932, p. 123.
(3) Op. cil., I, 1909, p. 218.
(4) Op. cil., 1932, p. 123.
PISCES
135
CYPRINIDAE
Labeo horie Heckel 1846.
1 exemplaire. Long. 155 mm. Omo, 6-II-33.
6 exemplaires. Long. 57 à 98 mm. Delta de l’Omo, 2-II-33.
1 exemplaire. Long. 70 mm. Nanoropus (lac Rodolphe), 29-1-33.
Cette espèce nilotique est connue du Bas-ileuve, du Nil bleu, du Nil blanc
et du lac Albert. Elle est très voisine du L. niloticus Forskal, 1775. déjà
signalée dans l’Omo.
Barbus Werneri Boulenger 1905.
4 exemplaires. Long. 36 à 53 mm. Omo, 15-III-33.
2 exemplaires. Long. 30 et 31 mm. Delta de l’Omo, 29-11-33.
Cette jolie petite espèce, qui, d’après Boulenger, ne mesure que 40 mm.,
est connue du Bas-Nil au Bahr-el-Gebel, des lacs Rodolphe et Abaia et de la
rivière Rovuma. 11 existe sur les lianes une ligne argentée avec 3 ou 4 petits
points noirs plus ou moins nets.
Engraulicypris Stellæ Worthington 1932.
96 exemplaires. Long. 15 à 26 mm. Nanoropus, 29-1-33.
Cette curieuse petite espèce décrite par Worthington (') d’après de nom¬
breux spécimens de 10 à 25 mm. du lac Rodolphe, est déjà adulte à cette
taille minuscule. Elle est très voisine de VE. minutus Boulenger, 1906, du
lac Tanganyika de dimensions analogues et de VE. Bottegoi Yinciguerra,
1895, du lac Rodolphe, de l’Omo, du sud do l’Ethiopie et du Somaliland qui
atteint 73 mm. On sait que dans le Victoria existe une autre espèce, VE. ar-
genteus Pellegrin, 1904, dont les types recueillis par C. Alluaud mesurent
60 mm. et dans le Ny.issa une forme plus grande, VE. sardella Günther, 1868,
qui arrive à 100 mm.'
Chez toutes ces formes, sauf peut-être chez VE. minutus à œil plus petit,
les écailles sont en plus grand nombre. Les chiffres donnés par Worthington
pour l’écaillure chez VE. Stel/ae sont exacts : 4 ■ / 2 -5 </ 2 | 34-3712 ( / 2 mais sa
figure ne l’est pas car sur celle-ci on peut compter en ligne transversale
o ’/ 2 *
SILURIDAE
Synodontis schall (Bloch Schneider, 1801).
4 exemplaires. Long. 77, 250, 260 et 360 mm. Nanoropus 27 et 29, 1-33.
Le Schal arabi, très anciennement (connu, habite le bassin du Nil, les lacs
(1) Op. cil., 1932, p. 128, fig. 2.
136
J. PELLEGR1N
Rodolphe et Stéphanie, le Tchad et le Sénégal, c’est-à-dire la région méga-
potamique sus-équatoriale. Il esta noter que ce Poisson s’accommode dans le
Rodolphe d'une eau très carbonatée.
Andersonia leptura Boulenger, 1900.
2 exemplaires. Long. 23 et 28 mm. Delta de l’Omo, 29-1-33.
Cette curieuse petite espèce dont les types mesurent 50 mm. n’est connue
que du Haut-Nil et du Bahr-el-Gebel. Elle n’avait pas encore été signalée
dans le lac Rodolphe et c’est une des découvertes les plus remarquables de
la mission de l’Omo.
Malopterurus electricus (Gmelin 1789).
1 exemplaire. Long. 300 mm. Delta de l’Omo, 14-11-33.
Le Malaptérure électrique ou Trembleur mesure, d’après A. Baudon qui
l’a observé au Congo et dans le Gribingui, jusqu’à 1 m. 20. C’est un Poisson
commun en Afrique et dont la distribution géographique est des plus vastes.
Il habite, en effet, à l’est du Nil au Zambèze y compris le Tanganyika, mais
à l’exclusion du lac Victoria et de quelques rivières de l’Est africain et à
l’ouest du Sénégal au Congo. Il est abondant aussi dans le bassin du lac
Tchad.
CYPRIN0D0NTIDAE
Haplochilichthys Jeanneli, n. sp.
Fig. 3. — La hauteur du corps égale environ la longueur de la tête et est
contenue 3 à 3 fois f / 2 dans la longueur sans la caudale. La tête est aplatie en
dessus. Le museau égale la moitié du diamètre de l’œil. La bouche est dirigée
un peu en haut, la mâchoire inférieure est proéminente. L’œil est compris
Fig. 3. — Haplochilichlhys Jeanneli, n. sp.
2 fois Va à 3 fois dans la longueur de la tête, 2 fois ou presque dans l’espace
interorbitaire. Le préorbitaire ne fait que la moitié du diamètre de l’œil. On
compte 25 ou 26 écailles en ligne longitudinale, 16 à 18 autour du corps en
avant des ventrales. Il n’y a pas de pores latéraux. La dorsale débute
au-dessus du milieu de l’anale, 2 fois plus près de l’origine de la caudale que
du bout du museau et comprend 8, rarement 9 rayons, les plus longs faisant
les 2/3 de la longueur de la tête. L’anale est formée de 12 ou 13 rayons. La
PISCES
137
pectorale, insérée haut, mesure les 3/4 de la longueur de la tête, et arrive
presqu’à l’anale. La ventrale s’insère sous le milieu environ de la pectorale,
notablement plus près du bout du museau que de la base de la caudale.
Le pédicule caudal est un peu plus long que haut. La caudale est arrondie,
aussi longue que la tête.
La coloration est jaunâtre, chaque écaille bordée de noir avec une étroite
ligne latérale noire; les nageoires sont, grisâtres, la dorsale tirant sur le
noirâtre.
D. 8 (9) ; A. 12-13; P. 12; V. 6; L. long. 25-26.
N° 33-112. Coll. Mus. Delta de l’Omo : Mission de l’Omo, 29-1-33. 5 ex.
Long. 16 -|- 5 = 21 à 20 + 6 = 26 millimètres.
Cette petite espèce à laquelle je donne le nom du P r Jeannel paraît devoir
s’insérer entre H. Hutereaui Boulenger, 1913 de l’Ouellé, du Haut-Congo et
du Moero de formes plus ramassées et VH. Loati Boulenger, 1901 du Nil
blanc et du Bahr-el-Gebel. Elle est bien distincte de VH. rvdolfianus Wor-
thington 1932, du lac Rodolphe, de formes plus élancées et à écailles plus
nombreuses (L. long. 28-29) et de VH. kassenjiensis Ahl, 1924, du lac
Albert également à pédicule caudal plus long, à anale à 15 rayons.
SERRANIDAE
Lates niloticus (Linné 1762).
3 alevins. Long. 18 à 37 mm. Delta de l’Omo, 29-1-33.
Le Lates ou Keschr des Arabes est un grand Poisson carnassier qui
d’après Lhote dépasserait 2 mètres de longueur ; sa chair est excellente. Il
habite le Nil, le Tchad, le Sénégal, le Niger et le Congo. Worthington a
décrit) 1 ) 2 sous-espèces du lac Rodolphe : L. niloticus rudolfianus et L. nilo¬
ticus longispinis, la première beaucoup plus grande et fréquentant les eaux
superficielles, la seconde plus petite et se rencontrant en eaux profondes.
Il va de soi que les minuscules individus en livrée caractéristique de jeunes,
recueillis par la Mission de l’Omo sont trop petits pour pouvoir être
rapportés à l’une ou l’autre de ces formes.
CICHLIDAE
Tilapia nilotica (Linné 1757).
1 exemplaire. Long. 190 mm., Omo, 6-11-33.
Le Bolti ou Tilapie du Nil est une forme excessivement commune et
connue de la plus haute antiquité puisqu’elle figure souvent déjà sur les
monuments de l’ancienne Egypte. Sa distribution géographique est des plus
vastes ; elle comprend non seulement le Nil et les grands lacs de l’Afrique
(1) Op. cil., 1932, p. 133 et 134.
138
J. PELLEGRIN
orientale, mais encore le Tcliad, le Sénégal, le Niger et aussi la Syrie
(Galilée et Jourdain). M lle E. Trewavas dans l’importante monographie
qu’elle a consacrée aux Cichlidés de la Cambridge Expédition (') mentionne
des exemplaires de cette espèce des lacs Edward et George, du lac Baringo,
du lac Rodolphe et du lac cratère C de l’île centrale du lac Rodolphe.
D’accord avec elle, je considère que la forme du lac Rodolphe ne s’écarte pas
du type de l’espèce.
POISSONS DES RÉGIONS MONTAGNEUSES
DE L’AFRIQUE ORIENTALE
CYPRINIDAE.
Barbus Percivali Boulenger 1903, var. kitalensis, nov.
1 ex. Long. 50 + 12 — 62 mm., 13-31-XII.
16 ex. Long. 23 -f- 5 = 28 à 38 -f- 10 = 48 mm. Marécage près de Kitale.
Altitude 2.100 mètres. 3-III-33.
Les types mesurant 55 millimètres proviennent de la rivière Nairobi au
Kilimandjaro (altitude 6.500 pieds) ( 2 ). Les Poissons rapportés par la Mis¬
sion de l’Omo sont très analogues. Toutefois, s’il existe bien 3 taches noires
sur les flancs, il n’y en a pas à la base de la dorsale et le dessous du pédicule
caudal n’est pas noir. De plus les barbillons paraissent un peu plus longs,
l’antérieur faisant 1 fois 1/2 et le postérieur 1 fois 3/4 le diamètre de l’œil
sur le plus grand exemplaire dont voici les nombres.
D. III 7 ; A. III 5 ; P. I 16; V. I 8; Sq. 4 1/2 | 281 5 1/2.
Ces légères différences constituent tout au plus une variété à laquelle on
peut donner le nom de kitalensis.
Barbus Arambourgi, n. sp.
Fig. 4 . — La hauteur du corps égale ou dépasse un peu la longueur de la tête
et est contenue 3 fois 1/3 à 3 fois 3/4 dans la longueur sans la caudale. Le museau
est arrondi, aussi long que l’œil, qui est compris 3 fois 3/4 à 4 fois 1/2 dans
la longueur de la tête, 1 fois 1/3 à 1 fois 3/4 dans l’espace interorbitaire. La
bouche est petite, subterminale, à lèvres peu développées. Il existe 2 bar¬
billons de chaque côté, l’antérieur faisant 1 fois 1/3 à 1 fois 1/2, le postérieur
1 fois 3/4 à 2 fois le diamètre de l’œil. La ligne latérale est complète. Les
écailles à stries rayonnantes assez peu nombreuses, sont au nombre de 27
(1) E. Trewavas. Scientific Results of the Cambridge Expédition to the East African
Lakes, 1930-1-11. The Cichlid Fishes. (Linn. Soc. Journ. Zool., xxxvm, n°259, 26April 1933,
p. 313).
C?) Ann. Mag. Nat. Hist. (17), xi, 1903, p. 52, pl. V, fig. 1.
PISCES
139
ou 28 en ligne longitudinale
4 1/2
5 1/2
en ligne transversale, 3 ou 3 1/2 entre la
ligne latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. La dorsale, égale¬
ment distante du bord postérieur de l’œil et de la caudale, a bord supérieur
droit ou un peu concave, comprend 3 rayons simples, le dernier non ossifié,
ni denliculé faisant les 3/4 de la longueur de la tête et 7 rayons branchus.
L’anale, à bord droit, est formée de 3 rayons simples et 5 branchus et
n’atteint pas la caudale. La pectorale, arrondie, fait des 3/4 aux 4/5 de la
longueur de la tête et n’arrive pas à la ventrale ; celle-ci débute exactement
Fig. 4. — Barbus Arambourgi, n. sp.
au-dessous de l’origine delà dorsale. Le pédicule caudal est 1 lois 1/2 aussi
long que haut. La caudale est fourchue.
La coloration est brun olivâtre en dessus, jaune en dessous avec une ligne
longitudinale noirâtre étendue le long des flancs. Les nageoires sont gri¬
sâtres.
D. III 7 ; A. III 5 ; P. I. 15-17 ; Y. I 7 ; Sq.4 1/2 127-28 | 5 1/2.
N° 32-97-99. Coll. Mus. Près de Sergoit (Uasin Gishu) : Mission de l’Omo,
6-II1-33.
3 ex. Long. 50 -f- 15 = 65, 55 -f- 15 = 70, 62 -)- 16 — 78 mm.
Ce Barbeau que je dédie bien volontiers au professeur Arambourg paraît se
rapprocher du B. Burgi Boulenger 1911 (*) de la Colonie du Cap, à écailles
plus nombreuses en ligne longitudinale, à barbillon plus courts, à pédicule
caudal plus grêle. La provenance exacte des types décrits ici est un marécage
à environ 50 km. au nord-ouest de Sergoit, localité située à 1.800 mètres
d’altitude.
(1 Cat. Freshw. Fishes Africa, II, 1911, p. 147, flg. 124.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 8
15 mars 1935.
CRUSTACEA
I. CLADOCERA UND EÜPHYLLOPODA
VON
D r Y. Brehm.
CLADOCERA
Vor kurzera hatte ich Gelegenheit die Ergebnisse der Dntersuchungen über
die Cladoceren zu verôffentlichen, die mein verehrter Freund Dr P.-A. Chap-
puis auf einer gemeinsam mit Herrn Ch. Alluaud nach Westafrika unter-
nommenen Expédition erbeutet hatte (Vergl. Archiv. für Hydrobiologie,
Bd. XXVI. 1933). Neuerdings hat midi D 1 ' Chappuis zu besonderem Dank
dadurch verpflichtet, dass er mir das auf seiner neuerlichen Foschungsreise
gesammelte Material zur Bearbeitung überliess, das, wie im zoogeogra-
phischen und okologischen Teil dieser Arbeit noch nàher erôrtert werden
wird, im Gegensatz zu dem vorigen, uns weniger mit der tropischen Fauna
als mit der Gebirgsfauna des tropischen Teiles von Afrika bekannt macht.
Da ich im Bericht über die Cladoceren aus Westafrika bereits einen kurzen
Uberblick über unsere Kenntnisse der afrikanischen Cladocerenfauna verôf-
fentlicht habe kann ich hier auf die Wiedergabe eines solchen verzichten.
Doch môchte ich jene Arbeiten namhaft machen, die uns mit der Cladoce¬
renfauna des jetzt vorliegenden Untersuchungsgebietes — freilich mit Aus-
schluss des Hochgebirges — vertraut gemacht haben :
Daday (E.) : Die Süsswassermikrofauna Deutsch-Ost-Afrikas. ( Zoologica,
Iieft 59. 1910.)
142
V. BREHM
Delachaux (Th.) : Cladocères de la région du lac Victoria Nyanza. (Revue
Suisse de Zoologie, vol. 25, 1917.)
Ekman (Sven) : Cladoceren und... aus Agypten und dem Sudan. — Results
of the Swedish Zoological Exped. to Egypt and the White Nile.
(Upsala, 1903.).
Weltner (W.) : Ostafrikanische Kladoceren. (Mitteilungen aus dem Nalur-
historischen Muséum Hamburg, 1898.)
Weitere Literatur ist in diesen Arbeiten sowie in meiner Bearbeitung der
von Chappuis in Westafrika gesammelten Cladoceren zitiert.
Verzeichnis der Fundstellen und der an denselben
angetroffenen Cladoceren
Umgebung von Nairobi
Nairobi (1.600-1.700 m.).
2 a. (22 XI-32). Bach, bei Nairobi : Alona affinis, var. barbata, Pleu-
roxus Chappuisi, Chydorus piger.
2b. (22 XI-32). Sumpf in derNâhe diesesBâches : Moinodaphnia Macleayi,
Ceriodaphnia Rigaudi, Simocephalus exspinosus.
2c. (22 XI-32). Sumpf bei Nairobi, Strasse nach Kikuyu : Simocephalus
vetuloides, Euryalona orientalis.
Machacos (1.600 m.).
5a. (19 XI-32). Grosses Wasserloch bei der Farm B. Percival :
a b. (19X1-32). Kleines Wasserloch ebendort : Moina tonsurata, Macro-
thrix laticornis.
Athi river (1.00 m.).
6. (19 XI-32) Versumpfter Nebenarm : Simocephalus vetuloides, Eurya¬
lona orientalis, Pleuroxus aduncus.
Rift Valley.
Maji ya moto (1.900 m.).
3. (17 XI-32). Heisse Quelle, im Bâche (T. 26° C) : Iliocryptus sordidus
Naivasha (1.909 m.)
49. (12 IV-33). Lake Naivasha : Pseudosida bidentata, Ceriodaphnia
Rigaudi, Moina cf. dubia, Macrothrix triserialis, Macrothrix sp.,
Chydorus cf. eurynotus.
Chaîne de l’Aberdare.
Maison forestière dn Kinangop (2.600 m.).
45 a (11 IV-33). Stehendes Wasser in einem Bach : Ceriodaphnia reti-
culata, Simocephalus exspinosus, Graptoleberis testudinaria.
CRUSTACEA, CLADOCERA
143
Mau escarpment.
Timboroa (3.000 m.).
10a. (30 XI-32). Lake Na ras h a : Daphnia cf. barbata, Simocephalus
exspinosus, S. serrulatus.
41. (5 IV-35). Lake Narasha : Acroperus harpae, Chydorus cf. eurynotus.
Uasin Gishu.
Soy (1.800 m.).
G2. (27 VI1-29). Kleiner Sumpf im Acazienwald (leg. Granvik) : Simoce¬
phalus vetnla.
G5. (6 VIII-20). Kleines Wasser im Acazienwald bei Lumbwa (leg. Gran¬
vik) : Chydorus eurynotus.
Kitale 2.100 m.).
29. (5 III-33). Sumpf zwischen Kitale und Kapenguria : Alona affinis var.
barbata.
Mont Elgon.
Camp. II de l’Elgon.
ibf. (28 XII-32). Quelle auf dem Wege zur Sâgemühle (2.200 m.) :
Alona bukobensis.
Camp IV de l’Elgon cratère (4.000 m.).
20a. (7 1-33). Kleiner See, 4.100 m. liocli gelegen (T. 9° C) : Daphnia
Hodgsoni.
20 b. (7 1-33). Kleiner See bei etwa 4.000 m. (T° 9°C) : Daphnia Hodgsoni,
Alonella excisa, Alona affinis var. barbata.
20c. (7 1-33). Blattachselwasser von Lobelia bei 4.000 m. : Alona affinis
var. barbata, Alonella excisa.
20 d. (7 1-33). Wasserloch bei camp IV (T. 8° 5) : Alonella excisa, Alona
affinis var. barbata.
Gl. (30 VI-20). Kleiner Sec am Ivraterrand bei 4.000 m. (leg. Granvik) :
Alona affinis var. bai-bata, Chydorus cf. sphaericus.
G3. (30 VI-20). Kleiner See in der Elgon Caldera bei 3.750 m. (leg. Lovén) :
Alona affnis var. barbata, Chydorus cf. sphaericus.
Déserts du Turkana.
Lokitang (750 m.).
24a. (23 1-33). In Bach : Macrothrix laticornis, Alonella diaphana.
24 b. (26 11-33). In Algen des Wasserfalles : Alonella diaphana.
BESCHREIBUNG DER ARTEN
Pseudosida bideatata Herr.
Kenya colony : Lake Naivasha, 1.900 m., St. 49 (12 IV-33).
144
V. BREI1M
Daphnia Hodgsoni Sars
Kenya colony : Camp IV de l’Elgon. St. 20 : Kleiner See 4.000 m. hoch
gelegcn, T. 9°C (7 1-3.4). — St. 20 b : Kleiner See bei etwa 4.000 m., T. 9°C
(7 1-33).
Daphnia cf. barbata Weltner
Kenya colony : Timboroa. St. 10a : Lake Narasha, 3.000 m. (30 XI-32).
Zur Systematik der Gattung Daphnia. —- Fig. 1, 2. — Es ist eine
eigentümliche Erscheinung, dass gerade die Cladocerengattung, die zu
den hâufigsten gehôrt und die überdies seit langem das bevorzugte
Objekt für physiologische und vererbungstheoretische Untersuchungen
bildet, in systematiseher Hinsicht so wenig durchgearbeitet ist, dassjede
Bestimmung einer aussereuropâischen Daphnie auf Schwierigkeiten stôsst,
die oft dazu zwingen, von einer Artangabe abzusehen. Trotzdem die
Zahl der beschriebenen « Arten » sicher lângst Hundert überstiegen hat
und die Literatur über Daphnia kaum mehr zu überblicken ist, ist seit
der im Jahre 1896 erschienenen « Révision des Cladocères » [Ann. Sc.
Natur., série, VIII. T. II) von Richard meines Wissens kein V'ersuch
mehr gemachtworden, eine systematische Ubersichtder bekannten Daphnien
zu geben. Wohl aber sind in dieser oder jener Hinsicht neue Gesichts-
punkte in die Daphnidensystematik eingeführt worden, durch die die von
Richard versuchte Révision lângst revisionsbedüri'tig geworden ist. Dass
aber eine solche Neubearbeitung nicht erfolgte, liegt in den Schwierigkeiten
die einmal dadurch erwachsen, dass die Vnriabilitât der Gattung die
Artabgrenzung erschwert, dann aber auch darin, dass der Versuch, die
bisher beschriebenen Arten in ein System einzugliedern gewôhnlich daran
scheitert, dass in den Beschreibungcn oder Abbildungen Details fehlen, die
man zur Zeit der Beschreibung ruhig vernachlassigen zu kônnen glaubte,
die aber nach dem gegenwârtigen Stand der Dinge zur Beurteilung der
Form dringend erforderlich wâren. Aus diesem Grunde muss ich es mir
leider hier ebenfalls versagen, eine systematische Ubersicht der Daphnien
zu verôfl'entlichen. Um aber die vorliegenden Tiere nicht unberücksichtigt
lassen zu müssen, habe ich — wie schon früher in àhnliclien Fàllen —
versucht, wenigstens eine vorlâufige Ubersicht über die genauer be¬
schriebenen Arten der sogenannten m-Daphnien zu geben, die aber nur als
Notbehelf und ja nicht als endgiltig feststehend angesehen werden darf.
Richard hat die schon zu seiner Zeit sehr zahlreichen Arten und Varie-
tàten nach der Bewehrung der Endkralle und nach der Ausbildung des
Fornix in drei Gruppen geteilt, von denen seine « premier groupe » der
heutigen /nagna-Reihe entspricht, seine « deuxième groupe » der pulex
— Reihe und seine « troisième groupe » jenem Teil der pulex- Reihe, der
die pelagischen Formen umfasst. Ebenzudiesen gehôrt die von Richard
CRUSTACEA, CLADOCERA
145
noch als eigene Gattung gefasste « Hyalodaphnia ». Seither ist insbesondere
von der WoLTERECK’schen Schule erfolgreich an dem Ausbau der Daphni-
densystematik gearbeitet worden und es kommen da von Wolterecks
eigenen Arbeiten abgesehen vor allem zwei Untersuchungen in Betracht :
Gemeinsam mit Woltereck hat zunâchst M. Haack ermittelt, dass aile
Daplinien sicli in zwei Hauptgruppen trennen lassen, von denen die eine
dadurch gekennzeichnet ist, dass vom Kopî aus ein' Fortsatz zwischen die
beiden Schalenklappen eindringt. Dieses Verhalten ist typisch îür Daphnia
pulex und eine ganze Formenreihe, die phylogenetisch au! pulex ziïrück-
geführt werden kann und die durch die Formen pulex, longispina,
cucullata und cristata zu einer fortlaufenden Reihe verbunden erscheint.
Uber die Umformung dieser Typen beim Ubergang zur pelagischen Lebens-
weise hat Woltereck jüngst, gestützt auf umfangreiches Material, Miteil-
ungen gemacht und dabei gezeigt, dass pulex und longispina sich in
Amerika und Eurasien in verschiedener Weise verhalten haben. Die zweite
Hauptgruppe umfasst jene Formen, bei denen umgekehrt von den Schalen
aus ein Fortsatz in den Kopfschild eindringt, wie dies bei Daphnia magna
der Fall ist. Nach den beiden Leitformen pulex und magna werden diese
beiden phylogenetischen Reihen kurz als p-Daphnien und m-Daphnien
bezeichnet. Bei der Unterbringung derbekannten Daplinien in diesen beiden
Reihen bietet nur Daphnia Lumholtzi einige Schwierigkeiten, da bei ihr im
Grunde genommen weder vom Kopf aus ein Stachel zwischen die Schalen¬
klappen dringt noch das umgekehrte Verhalten vorliegt. Aus manchen
Merkmalen ware zu schliessen, dass Lumholtzi sich an die m-Daphnien
anschliesst, doch zeigt sie so viele Besonderheiten, dass sie ganz gut als
eigener dritter Typus gewertet werden kann.
Mit Rücksicht au! die Funktion der Helme und Fornixbildungen kommt
Wagler zu einer Aufstellung funktioneller Typen, die teilweise in ganz
natürlicher Weise sich mit den rein systematischen Kategorieen decken und
so zur Vertiefung der systematischen Gliederung beitragen. Erunterscheidet
in seiner Arbeit « Über die Schwebefortsatze der Daplinien » (Zool. Anz.
Bd. 74. 1927), zwei Gruppen die man als Kugeldaphnien und Scheiben-
daphnien bezeichnen kônnte. Bei ersteren kommt es, um das Schlingern zu
vermeiden, zu entsprechenden Fornixbildungen, wahrend bei den Scheibcn-
dapbnien die Helmflâche diese Funktion iibernimmt. Auch hier zeigt die Art
Lumholtzi eine Sonderstellung, weil bei ihr der Helm durch einen Kopf-
stachel ersetzt ist, da diese Art als Angehôrige der Kugeldaphnien Fornix-
flügel besitzt. Vergleicht man die von Wagler aufgestelltcn funktionellen
Typen mit der oben angeîührten rein morphologischen Gliederung, so zeigt
sich, dass die Kugeldaphnien — abgesehen von der als Outsider zu betrach-
tenden Art Lumholtzi — jenen Teil der m-Daphnien umlasst, der sich
um die Arten magna und Atkinsoni gruppiert, wahrend die zu carinata,
dolichocephala, psittacea gehôrigen Formen ebenso wie die ganze Reihe
der p-Daphnien dem Typus der Scheibendaphnien angehoren. Dabei ver-
M1SSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IL 10
146
V. BREI1M
wende ich den Ausdruck Scheibendaphnie in etwas weiterem Sinn als
Wagler selbst der damit nur die wirklich scheibenfôrmigen Formen des
cephalala- Typus meint. Ich glaube, man kann aber diese Bezeichnung au!
aile Flachkôrperdaphnien ausdebnen.
^-Zur Besprechung unserer Art interes-
f f siert uns hier nur die Gruppe der
/ yJ \ m-Daphnien und wir wollen versuchen,
/ 1 * au! Grund der vorliegenden Beschrei-
/ r’ bungen eine vorlâufige Gliederung in
/ \ Form eines Bestimmungschlüssels durch-
f/ J zuEühren. Leider müssen dabei manche
f [ Â Formen wegbleiben, da dieBeschreibung
[J derselben nichtausreicht, z. B. die gewiss
L/ / recht intéressante Daphnia fuscaGvRKEY,
I / die nach ihrem Autor mit Atkinsoni ver-
1 / wandt sein soll. Und noch etwas ist zu
beachten. Zur Trennung der Arten ver-
Jy -wenden wir vielfach die Bewehrung des
/x i Postabdomens und der Endkralle. Denn
// 1 wenn man die genauen Bilder — soweit
\ 1 solche davon überhaupt vorliegen, ich
v \ denke da vor allem an die Figuren Gau-
J thiers — vergleicht, so zeigen sich da
/ ganz erhebliche Unterscbiede. Es bleibt
—v aber nocb abzuwarten, ob diese Merkmale
aucb für getrennte Kolonien sicli als
Fig. 1. — Daphma Hodgsom Sars vom Constant erweisen werden. Das lâsst sich
Mt Elgon, Q. Habitusbild und Rostrum. , ...
heute noch mcht sagen. Mitniicksichtaut
die von Rammner über Daphnia pulex
gemachten Mitteilungen ist das keine so ausgemachte Tatsache und es wdrd
Aufgabe kommender Untersucbungen sein, bei Kolonien von Daphnien aus
geographisch und ôkologisch verschiedenen Gegenden die hier vorlaufig
angenommene Konstanz dieser Merkmale zu überprüfen. Man vergleiche
diesbezüglich : Rammner W. : Zur Yariabilitàt von Daphnia pulex. [Internat.
Revue der ges. Hydrobiologie, Bd. 29, 1933).
I. Die bestachelte Carina bildet eine seitliche Kopfplatte.
1. Diese Platte ist breit. Atkinsoni Baird und triquetra Sars.
2. Diese Platte ist schmal. coronata Sars.
3. Diese Platte ist so schmal, dass sie in Seitenansicht nicht
sichtbar ist, sondern erst k bei Dorsalansicht sichtbar
wird. barbata Weltner.
II. Die bestachelte oder unbestachelte Carina ist vorne nicht zu
einer Platte erweitert.
CRUSTACEA, CLADOCERA
147
1. Der Unterrand des Postabdomens ist tief eingebuchtet.
. magna Straus.
2. Der Unterrand des Postabdomens ist nur seicht einge¬
buchtet.
a. Die Analstacheln gehen proximal in flankenstândige
Stacheireihen über. Hodgsoni Sars.
b. Die Analstacheln verlaufen durchwegs randstândig.
. Thomsoni Sars.
3. Der Unterrand des Posi abdomens verlâuft geradlinig.
a. Am Rand des Postabdomens 8 bis lo Analstacheln,
proximal davon unregelmâssig zerstreute Staehelchen
an der Flanke. Die Endkralle der ganzen Lange nach
grob bestachelt. Chevreuxi Rich.
b. etwa 16 in Abstânden von einandcr stehende Anal¬
stacheln, die dann in etwa 6 proximale Flankenstachcln
übergehen. carinata King.
c. Etwa 20 sehr kurze Analstacheln. Flankenbewebrung
aus unregelmâssig zerstreuten Staehelchen gebildet.
Kopî aullallend breit . dolichocephala Sars.
Obwohl bei den vorliegenden Tliieren der Ilinterrand des Postabdomens
oit fast geradlinig verlâuft und obwohl der Kopf so genau den Umriss des
dolichocephala-Kopïes aufweist, dass man beim ersten Anblick diese
Form als dolichocephala ansehen môchte, glaube ich docli mit Rücksicht
auf die Bewehrung des Postabdomens unsere Art mit Hodgsoni vereinigen
zu müssen. Ich môchte aber dieser Bezeiclmung nicht eine zoogeographische
Bedeutung beilegen, sondern vielmehr zu erwâgen geben, ob nicht, wie
Gauthier vermutet Hodgsoni nur eine Standortsform der carinata darstellt,
so dass vielleicht die Frage, wie so die aus dem Kapgebiet beschriebene
Hodgsoni hier im Hochgebrige des âquatorialem Afrika wiederkehrt, vor
allem auf éventuelle Ubereinstimungen im Mileu wird Rücksicht nehmen
müssen.
148
V. BREHM
Ceriodaphnia Rigaudi Richard
Obwohl diese Art in mehreren Proben vorkam, zeigte sich kein einziges
Exemplar mit Stirnhorn.
Kenya colony : Nairobi, Sumpf in der Nàhe eines Bâches, bei Nairobi,
1.660 m., St. 2 b (22 XI-32). — Lake Naivasha, 1.900 m., St. 49 (12 IV-33).
Ceriodaphnia reticulata Jurine
Kenya colony : Maison forestière du Kinangop. Stehendes Wasser in
einem Bach des « Kinangop plateau », 2.200 m. Seehôhe, St. 45 a
(11 IV-33).
Moina tonsurata, n. sp.
Kenya colony : Machacos, kleines Wasserloch, St. 5 b (19 XI-32).
Fig. 3, 4, 5, 6. — In der Probe aus dem kleinen Wasserloch bei der Farm
Blaine Percival lagin mehreren Exemplaren — leider nichtauch in Ephip-
pialweibchen, aber erfreulicber Weise
auch in Mannchen — eine Moina vor, die
zu jener kleinen Gruppe gehôrt, die durch
einen behaarten Ilinterkoplausgezeichnet
sind. Auf Seite 681 meiner Bearbeitung
der Cladoceren der Deutschen Limnolo-
giscben Sundaexpedition habe icb darauf
hingewiesen, dass diese eigentiimliche
Gruppe keineswegs etwas genetisch
Zusammengehôriges darzuslellen brau-
che, da der charakteristische Haarbesatz
bei der einen der beiden hieher gehôrigen
Arten namlich bei Moina Belli mileube-
dingt zu sein scheint. da er nur den
Kolonieen zukommen soll, die in süssem
Wasser leben, wahrend im Salzwasser
die Tiere ganz kabl sein sollen. Aber als
bequemes Erkennungsmittel zum Aus-
scheiden aus der reichen Formenfülle
innerhalb der Gattung Moina ist die
Behaarung des Hinterhauptes selir ver-
wendbar. bis sei zugleich erwàhnt, dass merkwürdiger Weise aucli bei der
vorliegenden Art, also bei der dritten dieser merkwürdigen Gruppe nur die
dorsale Partie des Kopfes behaart ist, wahrend der Scheitel vollkommen kahl
ist, weshalb ich auch den Speciesnamen tonsurata gewàhlt habe.
Ein Vergleich mit den beiden Arten Banffyi und Belli, die ebenîalls einen
behaarten Hinterkopf besitzen, ergibt, dass unsere Art vôllig von diesen
CRUSTACEA, CLADOCERA
149
abweicht. Dem Vergleich lege ich die Beschreibung bzw. die Abbildungen
zugrunde, die mir von der Art Belli in Dadays Arbeit; Cladoceren und Ostra-
coden Süd und Südwestafrikas (V. Bd. II, Lief. von « Zool. und anthropol.
Ergebnisse einer Forschungsreise im westl und zentralen Alrika von L.
Schultze ». Jena 1913), vorliegen und von der Art Banffyi Daday in der
Abhandlung : Synopsis of the known Species of Britisli Freshwater Entomos-
V - v . — «f < A t 4 — *■ 1 4 t » H , !
Fig. 4. — Moina lomurata n. sp. Q. Antennula. Siunesborste und deren Insertionstselle
verdeckt.
traça. Part. I, von J. Scourfield f Quekett Microsc. Club, Ser. II, vol. VIII,
1903).
Im Schalenumriss zeigt unsere Art Übereinstimmung mit Belli, insolerne
Fig. 5. — Moina tonsurata n. sp. Q. Distaler Teil des Postabdomens.
(Bewimperung der Zâhne nicht eingezeichnet.) ,
die Schalen in eine dorsale Spitze auslaufen. Auch insoferne zeigt sicli eine
Übereinstimmung als die Haare langer und schütter gestellt sind, wâhrend
bei Banffyi ein dichter Bewuchs mit kurzen Ilaaren vorliegt. Die antennula
des Weibcliens hinwiederum zeigt grosse Ahnlichkeit mit der von Banffyi,
da sie eine schuppige Oberilacbe zeigt und eine dichte kurze Behaarung. Der
ventrale Schalenrand tragt aurt'allend grobe Stacheln die viel langer als die
von Banffyi sind und viel derber als die von Belli. lias Postabdomen unter-
scheidet sicli von dem derbeiden Vergleiclisarten vor allem durcit denBesitz
150
V. BREHM
eines deutlichen Nebenkammes, der aus etwa6, distalwârts grôsserwerdenden
Zahnen besteht. Die weiteren zwei Drittel der Endkralle sind bewimpert, das
distale Drittel ist glatt. Der Gabeizahn ist viel langer und schlanker als bei
den zwei anderen Arten und zeigt eine sehr kurze Nebenzinke. Ilinter dem
Gabeizahn folgen, bevor die Wimperzàhne folgen, zwei kleine Stacheln, die
ich auch bei der Abbildung von Belli angedeutet finde. Wâhrend aber bei
den Vergleichsarten nur 7 bzw. 8 kurze Wimperzàhne vorhanden sind, sind
es hier 10 bis 11 und überJies fallen diese durch ihre ungewôhnliche Lange
auf. Die antennulae des Mânnchens sind nach Dadays Beschreibung in ihrem
distalen Teil runzelig und tragen nach der Abbildung etwa 6 Endhaken, die
der genannte Autor im Text allerdings nicht erwàhnt. Bei unseren Tieren
fehlt die Runzelung des dist den Antennenteiles und das etwas verdickteEnde
tragt nur 4 Haken.
Moina dubia Richard
Kenya colony : Lake Naivasha, 1.900 m. St. 49 (12 IV-33).
Moinodaphnia Macleayi (King)
Kenya colony : Nairobi. Sumpf in der Nâhe eines Bâches bei Nairobi,
1.700 m., St. 2 b (22 XI-32).
Simocephalus vetuloides Sars
Kenya colony : Nairobi, Sumpf am Strasse nach Kikuyu, 1.800 m., St. 2 c
(23 XI-32). —Atlii river, versumpfter Nebenarm, St. 6 (19 XI-32). — Maison
forestière du Kinangop, St. 45 a (11 IV-33).
Simocephalus vetüla O. F. Müller, var.
Kenya colony : Soy, kleiner Sumpf im Acazienwald, 6 Meilen von Eldo-
ret, St. G2 (Granvik, 27 VII-20).
CRUSTACEA, CLADOCERA
151
Simocephalus exspinosus De Geer
Kenya colony : Nairobi, Sumpf in der Nâhe eines Bâches, 1.700 m., St. 2 b
(22 XI-32). — Eldoma ravine, Sumpf, St. 9, 2.500 m. Seehôhe, T. 14° C.
(29 XI-32). — Timboroa, Lake Narasha, St. 10, 3.000 m. Seehôhe (30 XI-
32). — Maison forestière du Kinangop, St. 45 a, 2.500 m. (11 IV-33).
Simocephalus serrulatus Koch
Kenya colony : Timboroa, Lake Narasha, St. 10, 3.000 m. (30 XI-32).
Über die Simocephalus- arten. — Die von Sars aufgestellten afrikanis-
chen Arten scheinen mir so problematisch, dass ich es vorgezogen habe,
die unserer exspinosa und serrulata entsprechenden Arten auch mit diesen
Namen zu bezeichnen. Obwohl ich auch an der Berechtigung der Trennung
des vetuloides von vetula starke Zweifel hege, habe ich die Bezeichnung
vetuloides verwendet, um die Schalenform zu kennzeichnen.
Iliocryptus sordidus Lievin
Kenya colony : Heisse Quelle, Maji ya moto, im Bâche, St. 3 a, 1.900 m.,
T. 26° C. (17 XI-32).
Macrothrix laticornis Jurine
Kenya colony : Machacos, kleines Wasserloch, St. 5 b, 1600 m. (19 XI-32).
— Lokitang, Turkana, im Bach, St. 24 a, 750 m. (23 1-33).
Macrothrix triserialis Brady
Kenya colony : Lake Naivasha, St. 49, 1.900 m. (12 IV-33).
Acroperus harpae Baird
Kenya colony : Timboroa, Lake Narasha, St. 41, 3.000 m. (5 IV-33).
Euryalona orientalis (Daday)
Kenya colony : Nairobi, Sumpf am Strasse nach Kikuyu, St. 2 c (23 XI-
32). — Athi river, versumpfter Nebenarm, St. 6 (19 XI-32).
Fig. 7. — Die in der Probe aus eiuem Nebenarm des Athi River stammenden
Exemplare einer Euryalona zwingen zu einer Discussion der systematis-
chen Verhâltnisse dieser Gattung. Dass unsere Form nicht zur Art tenui-
caudis gehôrt zeigt schon die Schalenform. Ich môchte aber schon hier
bemerken, dass diebisherfür tenuicaudis gebrachten Bilder vermuten lassen,
152
V. BREHM
dass unter diesem Namen ganz verschiedene Arten verzeichnet werden. Zur
Art fasciculata kann unsere Art nicht gehôren, da der Rand des Postabdo¬
mens die typische Zahnbewehrung trâgt. So handelt es sich nun um die
Entscheidung zwischen orientalis, occidentalis und Colletti, also zwischen
drei Formen, die vielfach für synonym gehalten worden sind und deren
Beschreibungen manchen Widerspruch enthalten.
Stingelin, der in seiner Arbeit über die Cladoceren von Hinterindien
orientalis und occidentalis für Formen einer Art hait, sagt darüber :
« Bei occidentalis ist die krài'tige Klaue des ersten Fusspaares des Weib-
chens nicht nur am distalen Ende, sondera auch in der Mitte mit einigen
seitlichen Zahnchen bewebrt,
wahrend bei den Formen von
Ceylon, Java und Siam nur
distale Zahnchen vorhanden
sind. » Nach dieser Darstcllung
ware unsere Art als occidentalis
zu bezeichnen, obwohl die
Abbildung, dieSARS von dieser
charakteristischen Klaue gibt
mitunserem Befund auch nicht
so weitgehend übereinstimmt,
wie man es für eine Identifizierung der Arten wünschen môchte. In dieser
Figur sowie in den Worten von Saks kommt etwas nicht zum Ausdruck,
was eher die Figur von E. fasciculata zeigt, die Daday in seiner Arbeit
über die Cladoceren Paraguays gibt. Die fragliche Klaue besteht nàmlichaus
einem stark chitinisierten, horngelben Hauptteil, dem die groben Auszack-
ungen der mittleren Partie angehôren und einem hyalinen Appendix am
Ende, der die distalen Zâhne tragt Mit der Art occidentalis identifîziert Sars
in seiner Arbeit über die Cladoceren des Kaplandes nun seine Earyalona
Colletti . Aber gegen diese Gleichstellung sprechen Abbildung und Beschrei-
bung, die Sars von seiner unter diesem Namen erwâhnten Euryalona- art
aus Südafrika gibt. Sars erwahnt da den Basaldorn der Endklaue und setzt
dann fort : « outer part of the claws quite smooth ». Und in der Tat zeigt
seine Figur keine Spur der Klauenbewehrung, die an die der Gattung
Alonopsis erinnert und die von Sars für seine südamerikanische Form
abgebildet wird und die auch an unseren Exemplaren sehr deutlich
entwickelt ist. Gewôhnlich ist das in der mittleren Partie des konkaven
Klauenrandes befindliche distale Endstachelchen des an diesem Rand
befindlichen Kammes dornartig entwickelt, docli fand ich es bei manchen
Exemplaren des vorliegenden Materiales nicht verstârkt.
Ich vermute, dass die bisher als Colletti zusammengeworfenen Formen
drei Arten reprasentieren, die nach dem folgenden Bestimmungsschlüssel zu
trennen wâren und dass unsere Art mit occidentalis identisch oder nâchstver-
wandt ist.
Fig. 7. — Euryalona orienlalisQ. Terminaler Teil
des 1. Fusses.
CRUSTACEA, CLADOCERA 153
1. Endklaue ohne AZowo/ms-artige Bewehrung. Colletti Sars.
2. Endklauo mit A/oreo/isis-artiger Bowehrung.
a. Klaue des ersten Thoraxbeines nur mit distaler Beweh-
rung . orientalis Daday.
b. Klaue des ersten Thoraxbeines mit distaler und medialer
Bowehrung. occidentalis Sars.
Dieser Bestimmungssclilüssel kann abcrnurals ein Provisorium betrachtet
werden, denn es ist nur zu leicht môglich, dass die Verarbeitung der Lite-
ratur zur Unterscheidung von Species führt, die de facto gar nicht existieren,
sondern nur durch unzulângliche Beschreibungen und Abbildungen vorge-
tâuscht werden. Dieser Meinung scheint hinsichtlich der Gattung Euryalona
auch Gauthier zu sein, wie ich erst nach Niederschrift dieser Zeilen
bemerkle.
In seiner Abhandlung « Mission Saharienne Augieras-Drâper 1927-1928 »,
Bulletin du Muséum, 2 e sér., t. II, 1930 beschreibt Gauthier unter dern
Namen Euryalona orientalis (Daday) aus der Sahara eine Euryalona, die
nach dem guten beigegebenen Bildermaterial ohne jeden Zweifel identisch
ist mit unserer Form. Zwar sagt Gauthier von seiner Form, sie wâre eine
Chydoride, « qui se laisse identifier sans difficulté à XEuryalona orientalis »,
aber im weiteren Yerlauf seiner Ausführungen macht auch er darauf auf-
merksam, dass man bei Benützung der vorliegenden Beschreibungen in eine
heillose Verwirrung gérât, denn das Figuremmaterial von Sars führt zu
Widersprüchen : « mais les figures qu’en donne Sars dans son récent tra¬
vail ne correspondent pas tout à fait à celles qu’il a publiées en 1901 de Xocci¬
dentalis ». Da Gauthier ebensowenig wie ich imstande war, die Orginal-
beschreibung von Colletti einzusehen, lâsst er die Nomenklaturfrage offen
und kommt zu dem Résultat : « Il est bien probable que Xorientalis et Xocci¬
dentalis devront être considérées comme synonymes et constituer une variété
de E Colletti, qui a la priorité. Mais n’ayant pas en mains la diagnose pri¬
mitive de cette dernière forme, il m’est impossible de me prononcer nette¬
ment. »
So wird es wohl am besten sein, sich dem Vorgang von Gauthier anzu-
schliessen und die vorliegende Form cbenfalls als orientalis zu bezeichnen.
Wie sich diese Form dann zu occidentalis und Colletti verhâlt wird erst nach
Vergleich mit Material aus Paraguay und vom Orginalstandort der südafri-
kanischen Colletti zu entscheiden sein und dann kann auch erst die Nomen¬
klaturfrage dieser an sich sicher nicht schwierigen Gattung gelôst werden.
Alona affînis, var. barbata, nov.
Fig. 8. — Wie im zoogeographischen Teil erwàhnt wird, habe ich midi
zur Aufstellung dieser Varietât vor allem mit Rücksicht auf den beachtens-
werten Fundort entschlossen und es bleibt von der Untersuchung weiterer
154
V. BREHftl
a/jînis. Kolonieen aus anderen Gegenden abhângig, ob die hier fiir aile Fâlle
aufgestellte Yarietât haltbar sein wird odernicht. Bei der Untersuchung der
Mount Elgon-exemplare fiel mir nâmlich auf, dass die antennulae im basalen
Drittel ein langes Borstenbiischel tragen wâhrend icb an einem einheimis-
chen Pràparat dort nur kurze Hârchen bemerkte und auch bei Stenroos für
diese Art kein solches Büschel abgebildet finde, wie es unsere. Figur8zeigt.
Kenya colony : Bach bei Nairobi, St. 2 a, 1.700 m. (22 XI-32). — Cratère
de l’Elgon, Kleiner See bei etwa 4.000 m., St. 20 b, T. 9° C. (7 1-33); Blatt-
achselwasser von Lobelia, bei 4.000 m., St. 20 c (7 1-33); Wasserloch bei
Camp IV, St. 20 d (7 1-33) ; Kleiner See am Kraterrand bei 4.000 m., St. G 1
(Granvik, 30 VI-20) ; Kleiner See, St. G 3 (Lovén, 30 VI-20).— Kitale, Sumpf
zwischen Kitale und Kapenguria, St. 29 (5 III-33).
Alona bukobensis Weltner
Kenya colony : Camp II de l’Elgon. Quelle auf dem Wcge zur Sâgemühle,
St. 15 f, 2.200 m. (28 XII-32).
Pleuroxus aduncus Jurine
Kenya colony : Athi river, versumpfter Nebenarm, St. 5 (19 XI-32).
Pleuroxus Chappuisi Brehm
Kenya colony : Bach bei Nairobi, St. 2 a, 1.700 m. (22 XI-32).
Graptoleberis testudinaria Fischer
Kenya colony : Maison forestière du Kinangop, St. 45 a, 2.500 m. (11 IV-
33).
Alonella excisa Fischer
Kenya colony : Eldoma ravine, Sumpf in dem Mau escarpment, St. 9,
2.500 m., T. 14° C. (29 XI-32). — Cratère de l’Elgon : Kleiner See bei etwa
4.000 m.. St. 20 b, T. 9° C. (7 1-33): Blattachselwasser von Lobelia bei
4.000 m., St. 20 c (7 1-33); Wasserloch bei Camp IV, St. 20 d (7 1-33).
CRUSTACEA, CLADOCERA
155
Alonella karua King
Kenya colony : Eldoma ravine, Sumpf in dem Mau escarpment, St. 9,
2.500 m., T. 14° G. (29 XI-32).
Alonella diaphana King
Kenya colony, Turkana : Lokitang : im Bach, St. 24 a (23 1-33); in Algen
des Wasserlalles, St. 24 b (26 1-33).
Chydorus piger G. O. Sars
Kenya colony : Nairobi, St. 2a, 1.700 m. (22 XI-32).
Fig. 9. — Diese gewôhnlich durch ihre Schalenstruktur gekennzeichnete
Art ist nach den bisher vorliegenden Angaben vorwiegend nordisch und
scheint eine Kaltwasserart zu sein, wofür auch der Umstand spricht, dass
der einzige Fundort in Mitteleuropa ausser dem weiter unten erwâhnten
Schweizer Fundort von Stingelin der durcli seine Kaltwasserfauna ausge-
zeichnete Achensee in Tirol ist. Aus dem tropischen Teil unserer Erde
liegen bisher zwei Angaben vor. von denen die eine, nâmlich die von Delà-
chaux aus Peru der Vermutung, dass Chydorus piger eine Kaltwasserform
sei, nicht widerspricht, denn der Fund von Delachaux stammt aus dem in
5149 m Seehôhe gelegenen Huaronsee in Peru. Anders liegt der Fall bei
dem Vorkommen, das Delachaux aus dem Gebiet des Victoria Nyanza
meldet, Hier handelt es sich um ein einzelnes eiertragendes Weibchen,
dass bei Bukoba erbeutet wurde, und das nach der Beschreibung unseres
Autors und nach den von ihm gegebenen Figuren tatsâchlich zu piger zu
gehôren scheint. Die gleiche Form. die Delachaux von Bukoba beschreibt
liegt mir nun aus einer in 1660 m Seehôhe gesammelten Probe von Nairobi
vor. Es erhebt sich nun die Frage, ob diese beiden tropischen Vorkomm-
nisse tatsâchlich mit dem wohl als Kaltwasserform anzusehenden piger
identisch sind. Bei meinen Exemplaren — leider lagen mir nur parthenoge-
netische Weibchen vor — vermisste ich die charakteristische Schalenstrei-
fung und dies deckt sich vielleicht mit der Angabe von Delachaux, der von
156
V. BREHM
seinem Weibchen sagt : « Les valves sont striées d’une façon peu dis¬
tincte... » Es scheint also gerade das Merkmal, das gewôhnlich als Ilaupt-
kennzeichen fur piger angegeben wird, bei diesen Tropenformen nicht gut
oder gar nicht ausgebildet zn sein. Weiters fâllt auf, dass das Exemplar
Delachaux, das doch ausgewachsen war, da es Eier trug, nur 260 jx lang
war, wahrend Lilljeborg fur die Art eine Lange von 440 bis 460 a angibt.
Allerdings ist zu bedenken, dass auch bei der gleichen Art immer die Kolo-
nien aus warmen Gegenden an Grosse erheblich hinter den Kaltwasserkolo-
nien zurückbleiben. Und ferner ist zu beachten, dass die mir vorliegenden
Tiere eine Lange von nahezu 400 ix aufweisen. Trotz dieses Grôssenunter-
schiedes stimmen die mir vorliegenden Tiere mitdem Exemplar vom Victoria
Nyanzasehr gutüberein. Delachaux sagtz. B.über die Bewehrung des ventra
len Schalenrandes : « ... soies pennées, dont la rangée se termine en arrière
brusquement par une dent... » Die Abbildung die er von dieser Bewehrung
gibt, stimmt sehr gut mit dem Verhalten meiner Exemplare überein. Auch
seine Beschreibung und Abbildung vom Postabdomen harmoniert sehr gut
mit unseren Exemplaren, nur dass in unserem Fall der kleine Nebenstachel
an der Basis der Endkralle verkümmert ist. Leider gibt Delachaux kein
Bild der Lippe, Stingelin, der (Neue Beitrâge zur Kenntnis der Cladoce-
renfauna der Schweiz. Revue Suisse de Zoologie. Tom. 14, 1906) diese Art
unter dem synonymen Namen Ch. harbatus Brady aus dem Neudorfer
Weilier im nôrdlichen Jura bekanntgegeben hat. bildet die Lippe ab und
sagt auf Seite 323 1. c. : « Der Lippenanhang ist sehr schmal zugespitzt und
besitzt am Vorderrande einen schwachen Einschnitt ».
Auch dièse Beschreibung deckt sich sehr gut mit dem Verhalten unserer
Art. Nur treten hier meistens drei Einkerbungen am Vorderrand auf.
Resumieren wir kurz das Gesagte, so ergibt sich, dass trotz der grossen
Unwahrscheinlichkeit, Chydorus piger im Tropengebiet anzutreffen, im
âquatorialen Afrika Formen auftreten, die in vielen Details — Postabdo¬
men, Lippenanhang, Schalenrandbewehrung — mit den nordischen Kolo-
nien so weit übereinstimmen, dass man versucht wâre, sie der Art piger
zuzuordnen. Da aber die biologischen Verhàltnisse dies so unnatürlich
erscheinen lassen, wâre zu erwâgen, ob man nicht schon mit Riicksicht auf
den teilweisen oder vôlligen Mangel der charakteristischen Schalenstruktur,
diese tropische Form von der nordischen Form als eigene Art trennen
sollte. Vielleicht gelingt es künftigen Untersuchern, besonders wenn sie
das Glück haben sollten Mannchen bzw. Ephippialweibchen dieser Tropen-
form zu erhalten — noch weitere morphologische Unterschiede ausfîndig zu
machen. Jedesfalls habe ich mit Riicksicht auf die hier mitgeteilten Erwâ-
gungenunsere Art nur mit Zweifel unter dem Namen piger gebucht.
CRUSTACEA, CLADOCERA
157
Chydorus cf. eurynotus Daday
Kenya colony : Soy, Kleiner Sumpf im Acazienwald zwischen Eldoret
und Soy, St. G2 (Granvik, 27 VII-20). — Lumbwa, Kleines Wasser im
Acazienwald, St. G5 (Granvik, 6 VI11-20). —
Timboroa, lake Narasha, St. 41,3.000m. (5IV-33).
— Lake Naivasha, St. 49, 1.900 m, (12 IV-33).
Fig. 10. 11 et 12. — In der Übersicht der
Chydoriden, die ich in der Bearbeitung der
Sunda-Cladoceren zu geben versucht habe,
trennte ich die mit einer breiten Lippe verse-
henen sph aericus-a rtigen Chydorusarten von
der eigentlicben sphaericus Gruppe, die Formen
mit spitzer Lippe umfasst, ab. Zu dieser eury¬
notus Gruppe zâhlen ausser eurynotus selbst,
denticulatus, dann der kürzlich von miraus
Westafrika beschriebene kallipygos sowie eine
Chydorusart, die mir im vorliegenden Material
in mehreren Proben vorlag, die in Hôhen von 2000 bis 3000 m gesammelt
wurden. Ich bin im Zweifel, ob ich diese Art mit einer der genannten iden-
tifîzieren soll oder als neue Form auffassen. Die Verânderlichkeit des Scha-
Fig. 10. — Chydorus aus der
eurynotus -Gruppe von Lake
Narasha (3.0C0 ni.) Schalen-
umriss.
Fig. 11. —■ Chydorus aus der eurynote-Gruppe von Lake Narasha (3.000 m.). Postab¬
domen. Lippe und antennula.
lenumrisses selbst bei Exemplaren vom selben Fang rat bezüglich der Auf-
stellung neuer Arten hier zur Vorsicht und darum sei diese Form, von der
mir nocli dazu das Mânnchen und das Ephippialweibchen fehlt, hier lediglich
als Mitglied der eurynotus-Gruppe verzeichnet und zu seiner Kennzeichnung
Folgendcs angeführt :
158
V. BREHM
Die 450 bis 500 p. grossen Tiere zeigten oft einen spitz vorspringenden
ventralen Schalenrand, der ihnen das Aussehen der Art ventricosus verlieh.
Doch fanden sich daneben ganz runde Typen und Ubergangsformen
Fig. 12. — Chydorus aus der eurynolus. Gruppe von Lumbwa (2.100 m). Kopf und Lippe.
zwischen beiden. Konstanter erwies sich der vorspringende hintere obéré
Schalenwinkel. Die Schalen sind gelbraun und fein granuliert. Die Form
der stumpfen Lippen ist etwas variabel und aus der beigegebenen Figur
ersichtlich. Das Postabdomen zeigt keine Flankenbewehrung. Der Anal-
hôcker ragt spitz vor,
Chydorus cf. sphaericus
Kenya colony : Cratère de l’Elgon : Kleiner See am Kraterrand bei
4.000 m., St. G1 (Granvik, 30 YI-20) ; Kleiner See, 3.700 m., St. G3 (Lovén,
30 Vl-20).
♦
ZOOGEOGRAPHISCHE UND 0K0L0GISCHE BEMERKUNGEN.
Fur den Zoogeographen haben bekanntlich die Cladoceren nur eine ganz
geringe Bedeutung und insoferne ist die Bearbeitung dieser Gruppe, wenn
sie von einer Expédition stammt, die in erster Linie zoogeographische
Ziele verfolgte, eine Aufgabe, mit deren Lôsung man bei den Unternehmern
der Expédition wenig Ehre einlegen kann. Trotzdem verdient die vorlie-
gende Ausbeute besondere Beachtung, weil uns hier eigentlich zum ersten
Male aus den Hochgebirgsregionen des Zentralen Afrika Material vorliegt.
Uber die Cladocerenfauna Afrikas ist man ja im Grossen und Ganzen dank
den Forscliungen von Sahs, Gauthier und Chappuis-Alluaud leidlich gut
orientiert. Die Fauna der Hochgebirge unter dem Aequator war eigentlich
die letzte grosse Lücke bei einer extensiven Untersuchung der afrikanischen
Cladocerenfauna. Es sei daher vorerst das Augenmerk auf jene Arten
gelenkt, die in diesem noch nicht durchforschten Lebensbezirk aufgelunden
wurden.
Wir sehen, dass die Fauna der bei etwa 4000 m Seehôhe gelegenen
Gewàsser ein ziemlich einfôrmiges Geprage hat, da es sich um vier meist
CRUSTACEA, CLADOCERA
159
immer wiederkehrende Arten handelt, nâmlich : Daphnia Iiodgsoni,
Alona affînis nov. var. barbata, Alonella excisa und Chydorus cf. sphae-
ricus. — Man sieht sofort, dass abgesehen von der Daphnie hier eine
aus fast oder ganz kosmopolitischen Formen, die auch bei uns in Europa
zu den gewôhnlichsten Elementen der Wasserfauna zàhlen, gebildete
Cladocerengesellschal't haust, deren Vorkommen hier kaum zoogeogra-
phisch, sondern ôkologisch bedingt ist. Es kônnte auffallen, dass die Alona
als neue Varietât eingeführt wird, die man als Endemismus zu deuten
sich versucht fühlen kônnte. Aber man wird doch erst abwarten müssen, ob
diese Varietât nicht weiter verbreitet ist und vielleicht bisher nur als solche
übersehen wurde, Auch mir wâre sie entgangen, wenn ich nicht mit
Rücksicht auf den aussergewôhnlichen Fundort, die Tiere einer genaueren
Untersuchung unterzogen hàtte, Was nun die Daphnie anbelangt, so scheint
hier der Fall vorzuliegen, dass eine für Afrika mehr oder minder typische
Form besonders hoch emporsteigt. Das Bild der afrikanischen Daphniden-
launa liegt noch keineswegs klar. Gauthier meldet aus dem mediterranen
Teil Afrikas : Unsere gewôhnlichen europâischen Formen longispina, pulex
und magna, dann die mehr mediterranen Arten Atkinsoni, Chevrcuxi und
carinata und endlich die vorher nur aus Südafrika gemeldete dolichoce-
phala.
Aus dem âquatorialen Afrika werden die Arten longispina, barbata und
magna aus dem Gebiet der grossen Seen angegeben und Gauthier meldet
aus der Sahara die Art carinata in einer Form, die der Thomsoni Sars
sehr nahe steht, bei welcher Gelegenheit der genannte Autor (iberhaupt
darauf aufmerksam maclit, dass die Sars’ ischen Arten dolichocephala,
Hodgsoni und Thomsoni wolil nur Formen der carinata sind. Aus Süd¬
afrika endlich macht Sars namhaft : tenuispina, die in den Formenkreis der
pulex gruppe gehôren dürfte ebenso wie propinqua. dann die Art magna
und endlich die oben genannten carinata Formen, zu denen noch die Art
coronata hinzukommt.
Vergleicht man die von Chappuis in Westafrika erbeuteten Cladoceren
mit der Ausbeute der jetzigen Expédition, so mag in positiver Ilinsicht das
Vorkommen von Acroperus beachtet werden, in negativer Hinsicht das
Fehlen von Leydigia, Gurneyella, Chydorus robustus und Ch. Herrmanni.
Acroperus galt vor kurzem noch als eine im Tropengebiet fehlende Form,
die zunâchst einmal von der Deutschen Limnologischen Sundaexpedition im
Tropengürtel gefunden wurde, allerdings in etwas hôherer Lage. Ilingegen
gelang es Chappuis in Westafrika diese Gattung in nur 600 m Seehôhe
aufzufînden. Zwischen beiden Gebieten klaffte eine grosse Lücke, die nun-
mehr durch das Vorkommen im Lake Narasha überbrückt ist. Bekanntlich
gibt es eine ganze ;Reihe von Organismen, die in Südasien un Westafrika
vorkommen, aber in Ostafrika fehlen. In meinem Bericht über die Clado¬
ceren von Westafrika âusserte ich mit aller Reserve die Ansicht, dass
vielleicht die zwei oben erwàhnten Chydorusarten robustus und Herrmanni
160
V. BREHM
dieser Kategorie angehôren kônnten. Doch war Yorsicht geboten, da mit
der Môglichkeit gerechnet werden musste, dass diese Arten trotz ihrer
leichten Erkennbarkeit verkannt worden wâren. Dass sie aber in dem jetzt
vorliegenden Material nicht angetroffen wurden, obwohl Chydorus in drei
Arten reichlich vertreten war, lâsst die Annalime, dass hier eine Verbrei-
tungslücke vorliegen kônnte, et was wahrscheinlicher werden. Doch sind
noch weitere Untersuchungen aus dem tiefer gelegenen Ostafrika abzu-
warten, ehe man Bestimmtes hierüber àussern kann. Das gleiche gdt für
die bis jetzt aus Südasien und Madagaskar sowie Westafrika bekannte Gur-
neyella. Dass diesmal keine Leydigien vorlagen, mag mit der Hôhenlage
der meisten Fundstellen zusammenhângen. Der Mangel an Bosminen steht
mit der Abnahme dieser Gattung nacb dem südlichen Afrika zu in Einklang.
Von den auf Seite 88 meiner Arbeit iiber die Cladoceren von Westafrika
angeführten nur von Westafrika bis dahin bekannt gewesenen Arten, fand
sich Pleuroxus Chappuisi hier wieder, ist also zum mindesten in Afrika
weit verbreitet. Es ist nicht unmôglich, dass er unter anderem Namen
schon aus ausserafrikanischen Gebieten erwahnt wurde.
Aus allen Darstellungen scheint hervorzugehen, dass das Gros der afrika-
nischen Daphnidenfauna von Formen der carinata Grappe gebildet wird.
Die im Mount Elgon Gebiet in bedeutender Hôhe vorhandene Daphnie
entspricht so ziemlich jener Form, die Saks als D. Hodgsoni aus Südafrika
beschrieben hat.
Okologisches. — Hiersei zunachst betont, dass, wie zu erwarten war, die
tropischen Typen, die von der Expédition erbeutct wurden und als solche
kâmen in Betracht Pseudosida bidentata, Ceriodaphnia Rigaudi, Moino-
daphnia Macleayi, Euryalo/ia orientalis, Alonella karua und diaphana
nicht ins Gebirge emporsteigen. Immerhin erreichen sie noch sehr hoch
gelegene Standorte, da Pseudosida und Ceriodaphnia Rigaudi noch bei
1.900 m. und Alona bukabensis sogar noch bei 2.200 m. angetroffen wurden.
Immerhin môgen die Temperaturverhâltnisse in den angegebenen Fâllen
gut mit den Ansprüchen der genannten Arten vereinbar sein. Recht übcrra-
schend sind aber hinsichtlich der Temperaturverhâltnisse zwei andere
Fàlle, in denen sozusagen Kaltwasserformen in warmen Gewâssern ange¬
troffen wurden. Der eineFall, namlich das Vorkommen des Chydorus piger,
der bei Nairobi gefunden wurde, fand schon im systematischen Teil dieser
Arbeit eine Discussion, die darauf abzielte dass unsere Art vielleicht gar
nicht mit piger identisch ist, sondera eine morphologisch zwar âhnliche,
aber doch nicht gleiche Art darstellt, die vielleicht in ihren Temperaturan-
sprüchen in starkem Kontrast zu piger steht. Aber wenn eine künftige,
genauere morphologische Analyse dieser piger âhnlichen Chydoriden dieser
Vermutung Unrecht gàbe, ware der Fall nicht beispiellos. Ich erinnere
daran, dass diese seltene Cladocere gernc in Gesellschaft einer anderen
sehr seltenen Art auftritt, namlich in Gesellschaft des Monospilus dispar,
worauf auch Stingelin in der im systematischen Teil zitierten Arbeit auf-
CRUSTACEA. CLADOCERA
161
merksam macht. Und gerade dieser vorwiegend nordische Monospilus ist
auchbereits zweimal im tropischen Afrika gefunden worden, worüber ich in
der Bearbeitung der Cladoceren der Westal'rika Expédition von AimuAUDund
Chappuis aufmerksam gemacht habe. Der zweite Fall betrifft das Vorkommen
des Iliocryptus sordidus in einer beissen Quelle. Da wir in Afrika hâufiger
die Warmwasserart Iliocryptus longiremis antreffen, wâre nur natürlicb
gewesen, diese in der Therme zu erwarten; statt derer zeigte sich aber
gerade die Art sordidus, die bei uns in Europa oft im Winter ihre optimalen
Lebensbedingungen fîndet.
Endlich sei auf die interessanten Faile aufmerksam gemacht, in denen
Cladoceren im Blattachselwasser der riesigen für das Untersuchungsgebiet
charaktcristischen Lobelien angetrolïen vvurden. Allerdings handelt es sich
um keine spezifîschen Arten, wie das vielfach bei anderen Tiergruppen in
diesen « hângcnden Aquarien » vorkommt, sondern um Elemente der Fauna
der unmittelbaren Umgebung, nàmlich um Alona affinis und Alonella
excisa.
Uber das Auftreten bisexueller Fortpflanzung habe ich bereits bei der
Bearbeitung der Cladoceren der Deutschen Limnologischen Sundaexpe-
dition hervorgehoben, dass bei der Bearbeitung tropischer Cladoceren sich
die hâufige obligatorische Parthenogenese stôrend bemerkbar macht. Sowie
nun das Auftreten der Mànnchen und Ephippialweibchen mit zunebmemder
geographischer Breite im allgemeinen zunimmt, kônnte man auch erwarten,
dass die Cladoceren in den Tropen mit zunehmemder Hôhenlage eine
Zunahme der bisexuellen Fortpflanzung aufwiesen. Dafür gibt nun unser
Material vorderhand nur teilweise genilgende Anhaltspunkte.
Ephippialweibchen sind mir nur in zwei Fàllen untergekommen, namlich
bei Daphnia Hodgsoni und bei Alona affinis. Beide Fàlle betrefïen bezcich-
nender Weise die aus etwa 4.000 m. Seehôhe stammenden Proben vom Mount
Elgon. Dass die gleichzeitig reichlich vorhandenen Chydorus kolonieen
parthenogenetisch waren und dass von den beiden Arten, welche in Ephip¬
pialweibchen vertreten waren keine Mànnchen gefunden wurden, kônnte
daran liegen, dass zur Zeit des Fanges noch nicht der Zeitpunkt intensiver
bisexueller Fortpflanzung erreicht war.
Mànnchen fand ich nur bei der Moina tonsurata aus dem kleinen Was-
serloch von Macliacos. Hier zeigten sich leider keine Ephippialweibchen,
vielleicht auch desbalb, weil der Hôhepunkt der Sexualperiode noch nicht
erreicht war. Hier dürfte die bisexuelle Fortpflanzung vermutlich mit der
Kleinheit des Wohngewâssers zusammenhàngen, denn wie ich auch frü-
her 1. c. auseinandersetzte, neigen die Seeformen der tropischen Moi-
nen zur obligaten Parthenogenese, wâhrend die Tümpelformen Metagenese
aufweisen.
Mit der Hôhenlage mag endlich das Verteilungsbild der Chydoriden ver-
biinden sein. Von Nairobi — also aus 1.660 m. Seehôhe — stammt die mit
piger vergleichbare Form. Die zweite Art, die beobachtet wurde, und als
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 11
162
V. BREHM
Glied der eurynotus. Grappe aufzufassen ist, bevôlkert Fundorte von 2.000 bis
3.000 m. Seehôhe und endlich in den hôchsten Lagen am Moünt Elgon
stossen wir auf den bekannten europàischen sphaericus. Typus.
EUPHYLL0P0DA
Yon Euphyllopoden wurden zwei Arten gesammelt, eine Conchostrake
und eine Anostrake von denon die erste eine neue Varietât, die zweite eine
neue Art reprâsentiert, woriiber im Folgenden nâher berichtet wird.
Streptocephalus Chappuisi, n. sp.
Kenya colony : Wasserlôcher bei der Farm Blaine Percival, Machacos
(19-IX-1932).
Das 12 mm. lange Weibchen hat glatte Segmente. Der Yorderkôrper ist
Fig. 13. — Streptocephalus Chap¬
puisi n. sp. — Antennula und
antenna des 9.
Fig. 14. — Streptocephalus Chappuisi
n. sp. — Vorderes Abdomen mit
Eiersack.
an Lange ungefahr dem Abdomen samt den cercis gleich. Die antennulae
sind etwas langer als die antennae und die Augenstiele etwas kürzer als die
antennae. welche blatt-
fôrmig und vorne am
Rande bewimpert sind.
Am Ende tragen diese
blattfôrmigen Organe ein
auïgesetztes Dôrnclien.
Der Eiersack ist sehr
kurz; er hat die Lange
der drei auf seine Inser-
tionsstelle folgenden
Fig. 15. — Streptocephalus Chappuisi n. sp. — I Bein ç?. Abdominalsegmente. Die
cerci tragen am Innen
— und am Aussenrand einen Saum langer Raare.
Bei dem 10 mm. langen Mànnchen ist die Stirne in ein in der Mitte ein-
CRUSTACEA, EUPHYLLOPODA
163
gekerbtes Blâttchcn ausgezogen, ein eigcntlicher Stirnanhang fehlt. Sowohl
dadurch als auch durch den Bau der antennae erinnert Str. Chappuisi sehr
an die von Daday aufgestellte Gruppe die er durch das Kennzeichen « frons
appendice carens » charakterisiert. Diese Gruppe umfasst die beiden Arten ,
Purcelli und papillatus von denen Purcelli unserer neuen Art weit nâher
steht als papillatus. Wie bei der Art Purcelli ist auch bei Chappuisi das
basale Glied der antenna cylindrisch, am oberen Rande mit Harchen ausge-
rüstet und an der distalen unteren Ecke mit einem appendix antenniformis
versehen, der etwa die Lange des Basalgliedes hat. Der Mittelteil der
antenna, der bei papillatus grob gezàhnt ist, ist hier nahezu glatt. Das
dritte Glied besteht wie bei Purcelli aus zwei ungleich langen Gabelasten,
die — wiedcrum im Gegensatz zu papillatus — bei Chappuisi und Purcelli
glatt sind. Wâhrend aber bei Purcelli an der Gabelungsstelle zwischen
den beiden Zinken ein kleiner fîngerfôrmiger Fortsatz sitzt, trâgt bei
Fig. 16. — Slreplocephalus Chappuisi n. sp. — Kôrperende mit einem cercus.
Chappuisi die kürzere Zinke im unteren Drittel eine Protuberanz, und die
làngere Zinke einen Doppelhôcker, der der Protuberanz der kürzeren Zinke
genau gegenüber steht.
Nicht nur im Bau der zweiten Antennen, sondern auch in der Bewehrung
der cerci ist unsere Art von den beiden Yergleichsarten soîort zu unter-
scheiden. Bei Purcelli ist der Innenrand mit langen Fiederborsten bewehrt,
der Aussenrand kurz bedornt, bei papillatus sind die distalen Teile des
Innen — und Aussenrandes mit eigentümlichen Dornen versehen, bei Chap¬
puisi aber ist in beiden Geschlechtern der Innen- und der Aussenrand mit
langen Fiederborsten ausgerüstet.
Da die beiden nâchststehenden Arten Purcelli und papillatus der Fauna
Südafrikas angehôren, dürîten wir in S. Chappuisi tiergeographisch ein
nach Norden vorstossendes Glied einer südafrikanischen Formengruppe
vor uns habcn. In diesem Zusammenhang ist es wolil beachtenswert, dass
die charakteristiche Form der Greifantenne nocli bei einer Art vorkommt,
die aber von Daday wegen ihres Stirnanhanges zur Gattung Streptocepha-
lopsis gestellt wurde namlich bei S. Rothschildi. Diese Art lebt in Abessi-
nien.
164
V. BREHM.
Caenestheriella Ehrenbergi, var. fimbriata, nov.
Kenya colon y : Zwischen Eldoret und Soy, 27-VII-1920 (Mat. Granvik).
Die Zuordnung dieser Art zur Specics Ehrenbergi erlolgte eigentlich vor
allem mit Rücksicht auf die eigenartige Bewehrung des Schalenrandes und
der Zuwachsstreifen der Schalen. Im übrigen ergaben sich aber nicht
wenige Unterschiede und es ist nicht ausgeschlossen, dass mit zunehmen-
der Kenntnis der systematischen Yerhâltnisse bei den Caenestheriiden die
vorliegende Form sich als selbstandige Art erweiscn kônnte. Bevor wir auf
die einzelnen Unterschiede eingehen,
bewehrung gedacht, die Anlass gab,
unsere Form vorerst zu Ehrenbergi
zu stellen.
Von der Scliale des Mânnchens sagt
Daday' : « zonae incrementi seniores
margine laevi, mediales margine
~ a /) r\ r\ t\ l\ b E\
^ n A, /I rv b n n A
'k,
r r n o n ^ fi P n 0 ^
_ 'V fi r\ r> r\ n fi
Fig. 17. — Caenestheriella Ehrenbergi
n. var. fimbriata. Ç. Zuwachsstreifen
im peripheren Schalenteil.
sei erst der eigentümlichen Schalen-
aculeis diversis, juniores denique aculeis rectis, se lis que marginalibus
armatae. » Bei unserer Form sind vom Rand weg gerechnet etwa
12 Zuwachsstreifen mit Fortsatzen versehen, die man nicht gut als Stacheln
bezeichnen kann, sondera die eher als fingerfôrmige Auswüchse charakte-
risiert werden kônnten. Ihre Lange geht weit über die Lange der Fortsiitze
hinaus, wie sic Daday fürdie Varietât dimorpha von C. Ehrenbergi abbildet.
Am Innenrand der Schale ist ein dichter feiner Haarsaum inseriert Die
Schalen des Wcibchens, die Daday iur die var. dimorpha von Ehrenbergi als
« laeves » bezeichnet, tragen bei unserer Form an Stelle der fmgerfôrmigen
Fortsatze kurzo Protuberanzen. Im übrigen besitzt die Schale die intervalla
pellucida ramosa und die areae rotundae, die Daday' in seincr Diagnose
der var. dimorpha erwahnt. Die Kopfform stimmt leidlich gut mit der der
Art Ehrenbergi überein.
Gehen wir nun daran die Unterschiede gegenüber der var dimorpha
CRUSTACEA, EUPHYLLOPODA
lb5
festzustellen, so fmden wir folgendes : Wâhrend Ehrenbergi und ihre Varié¬
té ten nur oine Schalenlânge von 4 bis 6 mm auïweisen,
ist unsere Form 9 mm lang, erreicht also etwa die
doppelte Grosse. Und nicht nur in der Grosse, sondern
wohl auch in der Form der Schale ist ein Unt erschied
gegeben. Ehrenbergi gehort nach der DADAYsehen
Gruppierung zu den cycladiformen Arten, weil die
Schalen beider Geschlechter einen hinteren, dorsalen
Fig. 19. — Caenestheriella Ehrenbergi n. var. Fig. 20. — Caeneslheriella
fimbriala. c f Sehalenrand von innen gesehen. Ehrenbergi n. var fim-
briata. cf. 1. Bein.
Winkel bilden. Bei den vorliegenden Tieren aber sind die Schalen telli-
Fig. 21. — Caeneslheriella Ehrenbergi n. var-fimbriala : Telson; als Nebenfîgur ein einzelner
Telsonstachel stârker vergrôssert.
166
V. BREHM
naeform, d. h. der Dorsalrand geht allmâhlich in den Hinterrand über.
Nur an einem Exemplar zeigte sich eine Winkelbildung, so dass man even-
tuell der Meinung sein kônnte, unsere Form gehôre zu den biformen Arten,
also jenen, bei denen der Unterschied zwischen der cycladiformen und der
tellinacformen Schale als Geschlechtsunterschied auftritt. Es scheint mir
aber, dass die DADAYsehe Einteilung nach der Schalenform in vielen Fâllen
zu Unsicberlieiten führt, weshalb ich auch ohne Rücksicht auf die Schalen¬
form unsere Tiere zur Art Ehrenbergi stellen zu dürîen glaube. Das Telson
tragt hier etwas rnehr Stacheln als Ehrenbergi und an der Endklaue
bemerken wir seitlich etwas proximal von der Mitte zwei Fiederdornen.
Der erste Fuss des Mânnchens zeigt bei der var fimbriata eine stàrkere
Bestachelung als sie für Ehrenbergi und deren Varietâten von Daday abge-
bildet wird. Eier, deren Schalenstruktur ein gutes Artmerkmal abzugeben
scheint, fand ich leider keine vor.
Was die tiergeographische Stellung der var fimbriata betriflt, so bietet
diese nichts aufïâlliges, da aile Yergleichsformen der afrikanischen Fauna
angehôren. Die Varietat dimorpha von Ehrenbergi , die ich der Sclialen-
bewehrung halber in erster Linie zum Vergleich heranzog, stammt aus
Chartum und die Art crinita, die auch âhnliche Schalenbewehrungsverhâlt-
nisse zeigt wurde aus dem Sudan und dem Massaigebiet beschrieben.
Würde man auf die Schalenbewehrung weniger Gewicht legen als auf die
Schalenform, so kàme wohl die Art donaciformis als Yergleichsart in
Betracht und auch diese ist afrikanisch.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 9.
45 avril 4935.
MAMMALIA
(avec les planches IV à VII)
PAR
P. Rode
(Muséum national d’Histoire naturelle).
Les Mammifères rapportés par la Mission scientifique de l’Omo com¬
prennent 147 pièces : peaux et crânes, crânes seuls, squelettes et spécimens
conservés en entier dans l’alcool.
Ces pièces appartiennent aux ordres suivants : Insectivores (4), Chirop¬
tères (25), Rongeurs (76), Carnivores (10), Ongulés (32). Elles ont été recueil¬
lies aux stations mentionnées dans le compte-rendu de l’itinéraire, et nous
indiquerons, à propos de chaque espèce, l’origine et la date de capture.
Ces indications nous permettront de voir que, si la collection ne pré¬
sente pas de spécimens nouveaux, elle est particulièrement abondante en
séries de spécimens d’une même région, et pour certaines espèces, en
localisations géographiques jusqu’à présent inconnues.
I. INSECTIVORES
Fam. Soricidae
Crocidura fumosa selina Dollman
(çf). 1934-727. — St. 18, camp III de l’Elgon, ait. 3.500 m.
Cette Musaraigne est une espèce des régions montagneuses de l’Uganda
et du mont Kénya. La sous-espèce selina a été établie par Dollman sur
les exemplaires de teinte plus foncée que fumosa (brun foncé presque noir)
P. RODE
J 68
et par la forme de la troisième unicuspide de la mâchoire supérieure qui
est plus grande que la deuxième.
Deux spécimens en très mauvais état n’ont pu être déterminés. Ils appar¬
tiennent probablement à la même espèce.
Dimensions : Longueur tête et corps : 70 mm.
Longueur de la queue : 56 mm.
Crâne. Longueur totale : 22 mm.
IL CHIROPTÈRES
Fam. Rhinolophidae
Rhinolophus eloquens Andersen
17 exemplaires, 1934-728. 732, 733, 734, et 735 (exemplaires en alcool). —
St. 15, camp II de l’Elgon, 1-33, ait. :
2.470 m. — Planche VII, fig. 5 et 6.
Cette espèce présente un très grand inté¬
rêt au point de vue biogéographique; elle
constitue entre les deux espèces : Rhino¬
lophus fumigatus, forme abyssinienne, et
Rhinolophus Hildebranti de l’Afrique orien¬
tale, une forme intermédiaire par la taille
et la distribution géographique. D’après
les spécimens qui ont été rapportés par la
Mission de l’Omo, elle apparaît comme
très abondante dans la région du mont
Elgon.
Dimensions : Longueur de l’avant-bras :
57 à 60 mm.
Longueur du crâne : 25 à
26 mm.
Les crânes étudiés présentent une absence
à peu près complète de la première prémo¬
laire supérieure et de la troisième prémolaire
inférieure.
Fig. 1. — Rangées dentaires
de Rhinolophus eloquens (1934-728).
A. — Rangée dentaire supérieure
droite (longueur totale réelle :
10"'“ 5).
B. — Rangée dentaire inférieure
gauche (ll mm ).
Rhinolophus kenyensis Hollister
2 exemplaires Q, 1934-729 et 730. — St. 14. Vallée du Rongai : grotte
Shimo na Kitu, 2.300 à 2.400 m.
Ces deux Rhinoloplies se rapprochent sensiblement de l’espèce sud-afri¬
caine : Rhinolophus augur.
MAMMALIA
169
Ils s’en distinguent par les caractères suivants :
La première prémolaire supérieure est extrêmement petite et rejetée sur
le côté externe de la mâchoire, à la base de la canine. — La deuxième
prémolaire est bien développée.
A la mâchoire inférieure pas de troisième prémolaire.
Dimensions : Longueur de l’avant-bras : 52 mm.
Longueur du crâne : 22 mm.
Fam. Vespertilionidae
Myotis emarginatus (E. Geoffroy)
1 exemplaire. Ç . 1934-731, — St. 15, camp de l’Elgon, 11 XII-32, 2.470 m.
Nous avons rapporté ce spécimen à l’espèce Myotis emarginatus, bien
qu’elle n’ait jamais encore été signalée dans cette région. Ce fait est d’ail¬
leurs très intéressant : si de nouveaux exemplaires de cette espèce, bien
identifiée, sont trouvés au même endroit, nous serons en droit d’admettre
que la répartition géographique de cette espèce, que l’on considérait autre¬
fois limitée à l’Europe centrale et méridionale, s’étend beaucoup plus au
sud en Afrique.
La seule différence que nous avons pu constater entre ce spécimen et
les M. emarginatus typiques, est une taille un peu plus forte et un ongle
du pouce plus développé, différence bien minime, à notre avis.
Le crâne présente toutes les caractéristiques dentaires de l’espèce.
Dimensions : Longueur de l’avant-bras : 51 mm.
Longueur du crâne : 17 mm. 5.
III. RONGEURS
Fam. Sciuridae
Sciurus rufobrachiatus Waterhouse
1933-2810 (squelette au laboratoire d’Anatomie comparée), et 1933-2811. —
St. 13, camp I de l’Elgon, 10 XIII-32, n° 1. — St. 14, vallée du Ron-
gai, 11 XII-32, n° 2.
Cette espèce intertropicale se rencontre dans toute l’Afrique occiden¬
tale. Malgré la localisation de capture, nous ne pensons pas que les exem¬
plaires rapportés par la mission puissent être identifiés avec la sous-
espèce S. r. nyansae (Neumann) dont les caractères, d’ailleurs, sont assez
peu précis.
170
P. RODE
Dimensions : Longueur tête et corps : 265 mm.
Longueur de la queue : 240-280 mm.
Longueur totale du crâne : 54 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 28 mm.
Sciurus multicolor Ruppel
1933-2808 et 2809 (squelettes au laboratoire d’Anatomie comparée).
St. 15, camp II de l’Elgon, 23-XII-32, n° 8 et 9.
Cette espèce, comme la précédente, est intertropicale.
Dimensions ; Longueur tête et corps : 330 mm.
Longueur de la queue : 225 mm.
Longueur du crâne : 45 mm.
Largeur zygomatique : 32 mm.
Fam. Anomaluridae
Anomalurus Fraseri Waterhouse
1933-2812. — St. 34, mont Elgon,
versant nord-est : Suam Fi-
shing Ilut, vallée du Suam,
2.400 m.
Planche IV, fîg. 1 et 2.
A. — Rangée dentaire supérieure droite (longueur
de la rangée des molaires : 14 m ").
B. — Rangée dentaire inférieure gauche (molai¬
res : 15 mm 5).
Nous n’avons qu’un seul exem¬
plaire de ce très intéressant Écu¬
reuil volant.
Nous avons rapporté ce spé¬
cimen à la forme S. Fraseri qui
est généralement considérée
comme la forme occidentale du
genre, tandis que A. orientalis
représente la forme orientale.
Mais les caractères de cette der¬
nière espèce sont si peu précis
que nous avons sans peine iden¬
tifié notre exemplaire avec l’es¬
pèce Fraseri, qui s’étendrait
dans la région de l’Afrique orien¬
tale. Son aire de dispersion
serait donc: Afrique occidentale,
Congo, Afrique orientale. On
peut la considérer comme inter¬
tropicale. Quant à l’Anomalure
décrit sous le nom d 'orientalis,
MAMMALIA
171
ce serait tout au plus une sous-espèce ou une variété locale. Il serait néces¬
saire d’avoir un grand nombre de spécimens pour élucider cette question.
Dimensions : Longueur tête et corps : 300 mm.
Longueur de la queue : 200 mm.
Longueur du crâne : 60 mm.
Largeur zygomatique : 40 mm.
Fam. Muridae
Cricetomys gambianus elgonis Thomas
1933-2804, 2805, 2806, 2807. (Les squelettes du n° 2804, 2805, et 2807,
sont au laboratoire d’Anatomie). — St. 15 (n° 4, 6, 12 et 15), camp II de
l'Elgon, 2.470 m., 21-XII-32.
Ce Rongeur de grande taille a une très large répartition géographique
qui s’étend à toute la zone intertropicale. Les exemplaires rapportés par
la Mission de l’Omo proviennent du Camp II de l’Elgon, à une altitude
de 2.470 m. Ils sont tous identiques.
Bien que les Cricetomys gambianus constituent une espèce à caractères
stables, nous avons cependant rapporté les quatre exemplaires soumis à
notre examen, à la forme « elgonis » décrite par Thomas. Chez ces quatre
spécimens, ainsi d’ailleurs que chez ceux qui ont été étudiés par Thomas,
la partie blanche terminale de la queue est plus étendue que la partie basale
sombre qui est de la même teinte que le corps.
La présence des Rats de Gambie à des altitudes élevées (2.470 m.) montre,
en tous les cas, la possibilité extraordinaire d’extension de ce grand Muridé,
intermédiaire entre les Rats proprement dits et les Cricétinés.
Dimensions : Longueur du corps : 420-450 mm.
Longueur de la queue : 310-340 mm.
Longueur de la partie blanche terminale : 200-230 mm.
Longueur du crâne : 75-80 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 33-35 mm.
Rattus Tullbergi peromyscus (Relier)
Espèce intertropicale, de coloration roux vif dans la région dorsale et
blanche,dans la région ventrale. La limite entre les deux teintes est très nette.
La queue est très longue, plus longue que le corps, comme chez de
nombreux Rattus.
Planche VI, fîg. 2 et 4.
Nous avons trouvé trois spécimens de cette espèce : l’un vient du camp II
de l’Elgon, 2.470 m., çf (1933-2776); les deux autres de Marakwet, 2.500 m..
<f et $ (1933-2778, 2777).
172
P. RODE
Fig. 3. — Rangées dentaires de Raltus
Tullbergi peromyscus (1933-2778).
A. — Rangée dentaire supérieure droite
(molaires : 6 mm 5).
B. — Rangée dentaire inférieure gauche
(molaires : 6 mm 5).
Dimensions :
Longueur du corps : 110-142 mm.
Longueur de la queue : 146-155 mm.
Longueur du crâne : 37-40 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygo¬
matique : 26-28 mm.
Fig. 4. — Rangées dentaires
de Lophuromys aquilus (1933-2783).
A. — Rangée dentaire supérieure droite
(molaires : 5 mm ).
B. — Rangée dentaire inférieure gauche
(molaires : 4 mm 5).
Lophuromys aquilus True
7 specimens (1933-2760 <à 2775 et 2779 à 2783). — St. 18, camp III de l’Elgon.,
3.500 m., 2 ÿ et 2 $ . — St. 20, camp IV de l’Elgon, 4.000 m., 5 çf et 2 9 -
— St. 30, Marakwet, 2.500 m., le?. — Planche VII, fig. 1 et 2.
Ce sont des Rongeurs de taille moyenne, intermédiaires entre les Rats et
les Souris. La queue est égale k la moitié environ de la longueur du corps.
Les incisives ont leur face externe lisse, sans sillon. Les molaires ont des
tubercules arrondis.
Parmi les spécimens rapportés par la mission, il est intéressant de noter
que la plupart ont une taille inférieure à ceux qui ont été décrits par True
MAMMALIA
173
•et Dollman, mais ils répondent parfaitement aux caractéristiques données
par ces auteurs.
Le pelage très foncé, de coloration brun-noir, est très finement pointillé
de jaune clair sur la face dorsale. Le ventre est jaunâtre.
Le spécimen de Marakwet est plus sombre que les autres. Les spécimens
du Camp IV de l’Elgon (4.000 m.) sont par contre les plus'clairs do tous.
11 s’agit là de différences minimes, quoique appréciables.
La distribution géographique de l’espèce s’étend à la zone intertropicale : on
la trouve abondammentdans l’Est-africain : Kenya, Tanganyika, Kilimandjaro.
Dimensions : Longueur du corps : 110-120 mm.
Longueur de la queue : 50-70 mm.
Longueur du crâne : 28-30 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 15-16 mm.
Otomys tropicalis elgonis Wroughton
11 exemplaires : 1933-2758 à
2768. — St. 18, camp III de
l’Elgon, 3.500 m. 3 çÿ et 2 Ç.
— St. 20, camp IV del’Elgon,
4.000 m.,3 $ et2 9- — St. 30,
Marakwet, 2.500 m., 1 ex.
Planche VI, fig. 1 et 3.
Les exemplaires d 'Otomys tro¬
picalis recueillis par la Mission
de l’Omo se rapportent à la
forme « elgonis » décrite par
Wroughton. La teinte générale
du corps est finement tachée de
noir et de fauve. Les poils sont
longs, de couleur ardoise sur la
plus grande partie de leur lon¬
gueur, avec l’extrémité noire ou
fauve. Le ventre est gris jaunâtre.
Ces Rongeurs se rencontrent
dans l’Afrique du Sud et dans
l'Est africain. Leur répartition
géographique s’étend du Natal à
l’Abyssinie. Suivant les régions,
on a distingué deux espèces : les
Otomys irroratus du sud et les
Otomys tropicalis de l’est. Un
certain nombre de sous-espèces
ont été décrites.
Fig. 5. — Rangées dentaires de Otomys tropicalis
elgonis (1933-2758).
A. —• Rangée dentaire supérieure droite
(molaires : 7""" 5).
B. — Rangée dentaire inférieure gauche
(molaires : 8 mm ).
174
P. RODE
Leur caractéristique essentielle réside dans 'la présence d’un sillon
profond à la fois aux incisives supérieures et aux incisives inférieures.
Les molaires présentent une série très régulière de plis d’émail transver¬
saux.
La queue est égale à peu près au tiers de la longueur du corps. Les
oreilles, larges, sont à peu près entièrement cachées dans la fourrure.
Nous n’avons remarqué aucune variation entre les différents exemplaires
qui proviennent pourtant de régions d’altitudes diverses.
Dimensions : Longueur du corps : 145-165 mm.
Longueur de la queue : 65-75 mm.
Longueur du crâne : 38-40 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 18-19 mm.
Rhabdomys pumilio diminutus Thomas
4 spécimens (1933-2784 à 2787). — St. 18, camp III de l’Elgon, 3.500 m.,
3 c? et 1 $. — Planche VII, fig. 3 et 4.
Rhabdomys pumilio est une espèce
Fig. 6. — Rangées dentaires de Rhabdomys
pumilio diminulus (1933-2786).
A. — Rangée dentaire supérieure droite
(molaires : 4 m “ 5).
B. — Rangée dentaire inférieure gauche
(molaires : 4”” 5).
de l’Afrique méridionale et orientale.
Elle est très facilement déterminable
par une série de bandes longitudi¬
nales noires sur la région médio-dor-
sale. Ces bandes tranchent nettement
sur le fond brun-grisâtre du pelage.
Le ventre est jaune, tirant sur le
roux. Sur la tête, la coloration est
d’un roux assez vif.
L’espèce présente de grandes va¬
riations de taille, et les spécimens de
l’Omo, relativement petits, répondent
à la description de la sous-espèce
« diminutus » par Thomas, mais avec
une légère différence : la queue est
proportionnellement plus grande que
chez la forme « diminutus » type.
Dimensions : Longueur du corps :
72-95 mm.
Longueur de la
queue : 60-70 mm.
Longueur du crâne :
26-27 mm.
Largeur au niveau de
l’arcade zygoma¬
tique : 15-16 mm.
MAMMALIA
175
Fam. Spalacidae
Tachyoryctes splendens Ruppel
6 spécimens (1933-2745 et 2747 à 2751). — St. 17, camp II de l’Elgon,
2.470 m. — St. 18, camp III de l’Elgon, 3.500 m. — St. 49, Rift Valley,
1900 m. — Planche V, fîg. 1 et 2.
Les Tachyoryctes ou « Rats-taupes
orientale qui creusent des galeries et
vivent sous terre. La Mission de l’Omo
nous a rapporté une série fort intéres¬
sante de ces curieux Rongeurs.
Les exemplaires de l’espèce « splen¬
dens » présentent entre eux des varia¬
tions de teinte considérables. On ne peut
pas dire que deux individus aient exac¬
tement la même coloration. Cette colo¬
ration varie entre la teinte « rouille » et
le gris ardoisé très foncé avec quelques
reflets rouges. La face ventrale est aussi
diversement colorée, mais dans les tons
gris ou noirs.
Les individus capturés dans les zones
élevées de l’Elgon, à 3.500m., ne se diffé¬
rencient en aucune façon, au point de vue
pelage, de ceux qui ont été pris à des
altitudes plus faibles. Il nous a paru seu¬
lement que les spécimens des hauts som¬
mets étaient de taille plus forte que les
autres.
Voici les mensurations séparées par
régions d’altitudes différentes.
Camp III (3.500 m.).
Longueur du corps : 200 mm.
Longueur delà queue : 45-50 mm.
Longueur du crâne : 42-46 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zy¬
gomatique : 31-32 mm.
Camp. II (2.470 m.).
Longueur du corps : 175-180 mm.
Longueur de la queue : 40 mm.
Longueur du crâne : 38-42 mm.
sont des Rongeurs de l’Afrique
de Tachyoryctes splendens (1933-2747).
A. — Rangée dentaire supérieure droite
(molaires : 9 mm ).
B.— Rangée dentaire inférieure gauche
(molaires : 9""").
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 29-31 mm.
P. RODE
J 76
Tachyoryctes naivashae Thomas
1 spécimen (1933-2746) çf. — St. 49, Rift valley : Naivasha, 1.900 m.
Nous avons assimilé cet exemplaire de petite taille à l’espèce : « nai¬
vashae » décrite par Thomas; cette forme est, en effet, nettement plus petite
que la précédente.
La coloration est sensiblement la même que celle de T. splendens. Le
spécimen que nous possédons est d’une belle teinte rouille à la face dorsale,
•et gris ardoisé à la face ventrale.
Dimensions: Longueur du corps : 132 mm.
Longueur de la queue : 40 mm.
Longueur du crâne : 37 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 27 mm.
Tachyoryctes Ruddi Thomas
•6 spécimens (1933-2752 à 2757). — St. 12, Ivitale, 2.100 m., 1 Ç. —St. 13,
camp I de l’Elgon, 2.210 m., çf jun. — St. 15, camp II de l’Elgon,
2.470 m., 2 spec. — St. 18, camp III de l’Elgon, 3.500, 1 spec.
Les individus appartenant à cette espèce sont de couleur très sombre,
quelques-uns même à peu près entièrement noirs, avec quelques poils roux
le long des flancs.
Cette espèce semble assez localisée au montElgon,où elle a été décrite par
Thomas.
Dimensions (prises sur l’exemplaire de Kitale, qui est le seul réellement
adulte) :
Longueur du corps : 170 mm.
Longueur de la queue : 55 mm.
Longueur du crâne : 42 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 28 mm.
Fam. Muscardinidae
Graphiurus murinus griseus Allen
1 spécimen (1933-2788). — St. 15, Camp II de l’Elgon, 3.500 m.
L’espèce Graphiurus murinus a une répartition géographique très étendue ;
elle se rencontre dans toute l’Afrique du Sud et dans la région transsaha¬
rienne, depuis le Sénégal jusqu’à l’Abyssinie. La sous-espèce griseus a été
•établie sur des exemplaires de l’Est-africain.
MAMMALIA
177
Dimensions : Longueur du corps : 82 mm.
Longueur de la queue : 70 mm.
Longueur du crâne : 25 mm. environ (la région occipitale est
brisée).
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 16 mm.
IV. CARNIVORES
Fam. Canidae
Thos mesomelas Schreber
4 specimens (1933-2791 4 2793).
Pas de localisation géographique précise,
vient des environs d’Addis-Abeba.
Cette espèce est fréquente dans l’Afrique
du Sud et dans l’Abyssinie. — Les spé¬
cimens qui nous ont été rapportés par la
Mission de l’Omo n’offrent aucune parti¬
cularité remarquable, sauf peut-être les
variations de largeur de la bande noire qui
occupe la ligne médiane du dos. Cette bande
noire est plus ou moins effilée vers la région
caudale.
Dimensions :
Longueur du corps : 662-800 mm.
Longueur de la queue : 300 mm.
environ.
Longueur du crâne : 145-164 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygo¬
matique : 80-85 mm.
Thos aureus Linné
2 spécimens (1933-2795 et 1934-736).
Cette espèce, originaire de l’Inde, est fré¬
quente en Abyssinie. Des deux spécimens
que nous possédons le second est le plus
intéressant (1934-736). Il est d’une taille
remarquable, bien qu’appartenant par tous
ses autres caractères à l’espèce Thos au¬
reus.
sauf pour le n° 1933-2793, qui
Fig. 8. — Rangées dentaires
de Thos aureus (1934-736).
A. — Rangée dentaire supérieure
droite (longueur totale : 88 mm ).
B. — Rangée dentaire inférieure
• gauche (89 mm ).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II.
12
178
P. RODE
Dimensions :
1933- 2795 :
Longueur du corps : 890 mm.
Longueur de la queue : 300 mm.
Longueur du crâne : 155 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 81 mm.
1934- 736.
Longueur du corps : 920 mm.
Longueur de la queue : 310 mm.
Longueur du crâne : 180 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 87 mm.
Otocyon virgatus Miller
1 spécimen (1933-2794).
Ce Canidé est encore une espèce originaire de l’Afrique du Sud qui
remonte jusqu’en Abyssinie. Notre exemplaire provient des environs d’Addis-
Abeba.
Dimensions : Longueur du corps : 600 mm.
Longueur de la queue : 360 mm.
Longueur du crâne : 120 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 60 mm.
Fam. Viverridae
Genetta Stuhlmanni Matschie
1 spécimen (1933-2796). — St. 15, camp II de l’Elgon, 2.470 m., XII-32.
Nous n’avons qu’un seul spécimen (peau sans crâne) de cette espèce qui
est localisée à l’est du mont Kénya.
Dimensions : Longueur du corps : 500 mm.
Longueur de la queue : 345 mm.
V. ONGULÉS
Fam. Procaviidae
Dendrohyrax arboreus (A. Smith)
1 spécimen (1933-2803) (squelette au laboratoire d’Anatomie). — St. 15,.
camp II de l’Elgon, 2.470 m.
Espèce de l’Afrique méridionale et orientale.
Dimensions : Longueur du corps : 510 mm.
Longueur du crâne : 96 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 52 mm.
MAMMALIA
179
Heterohyrax Brucei Gray
4 spécimens: 1933-2797, 2799, 2801, 2802. — St. 15, camp II de l’Egon,
2.470 m., 3 sp. — St. 18, camp III de l’Elgon, 3.500 m., 1 sp.
Ce Daman est localisé dans l’Afrique orientale. Malgré les nombreuses
sous-espèces qu’on a établies sur des différences de taille ou de pelage, nous
avons rapporté nos spécimens à l’espèce type.
Dimensions : Longueur du corps : 470-530 mm.
Longueur du crâne : 85-89 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 45-46 mm.
Procavia habessinica (Ehrenberg)
1 spécimen (1933-2398), d’Addis-Abeba.
Cotte espèce est également très localisée, et ne se rencontre qu’en Abys¬
sinie. L’exemplaire que nous avons étudié est un jeune, sans grand intérêt.
Dimensions : Longueur du corps: 420 mm.
Longueur du crâne : 85 mm.
Largeur au niveau de l’arcade zygomatique : 43 mm.
Fam. Bovidae
Quatre spécimens complets (peaux avec crâne) ont été inscrits dans les
collections du laboratoire de Mammalogie. Ce sont: Gazella Grand [ 1933-
2814), Damaliscus jimela (1933-2815, 2816), et Kobus defassa (1933-2817).
Les autres pièces rapportées par la Mission de l’Omo comprennent : des
crânes de gazelle de Grant, un crâne de Damalisque, un crâne de Zèbre, un
squelette entier d’Ane. Toutes ces pièces ostéologiques ont été conservées
par le laboratoire d’Anatomie comparée, ainsi d’ailleurs que de nombreux
squelettes complets de Damans, de Mangoustes et des Rongeurs divers.
Gazella Granti Brooke
1 spécimen (1933-2834).
La Gazelle de Grant est une espèce de l’Afrique orientale. Heller et
Thomas ont créé de nombreuses sous-espèces auxquelles il nous est difficile
de rapporter l’exemplaire qui est en notre possession. Ce spécimen présente
tous les caractères de l espèce type.
Dimensions : Longueur du corps : 1 m. 34.
Longueur de la queue : 0 m. 23.
Longueur du crâne : 0 m. 27.
Longueur d’une corne : 0 m. 53.
180
D. RODE
Damaliscus jimela (Matschie)
2 spécimens (1933-2815, 2816).
Cette belle Antilope, désignée sous le nom de « Topi », est commune en
Afrique orientale. Certains auteurs ont fait de la forme jimela une sous-
espèce de D. korrigum. Il semble cependant que ses caractères soient assez
particuliers pour en faire une espèce. D’ailleurs Damaliscus korrigum est
une espèce de l’Afrique occidentale et centrale, tandis que le D. jimela est
limité à l’Afrique orientale. Il est toutefois intéressant de noter cette parenté
assez étroite qui unit les Damalisques, dont la répartition géographique, vue
dans l’ensemble du groupe, s’étend à toute l’Afrique occidentale, centrale,
orientale et méridionale.
Dimensions :
Longueur du corps : 1 m. 90 1 m. 89.
Longueur de la queue : 0 m. 45 0 m. 30 (sans pinceau terminal).
Longueur du crâne : 0 m. 38 0 m. 38.
Longueur d’une corne : 0 m. 47 0 m. 39.
Kobus defassa Ruppel
1 spécimen (1933-2817).
Le groupe des Cobes suit approximativement, au point de vue de sa répar¬
tition géographique générale celle des Damalisques. De nombreuses espèces
ont été distinguées suivant les régions. Le Kobus defassa est limité à la
région orientale.
L’exemplaire de la Mission de l’Omo se rapproche du type décrit par
Ruppel, d’après des individus provenant du lac Tana.
Dimensions : Longueur du corps : 2 m. 16.
Longueur de la queue : 0 m. 42.
Longueur du crâne : 0 in. 40.
Longueur de. la corne : 0 m. 61.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Examinée dans son ensemble, cette collection, assez réduite quant au
nombre des espèces recueillies, présente néanmoins un très grand intérêt par
la diversité des espèces qui la composent et par les localisations très précises
qui ont été fournies à propos de chaque spécimen.
D’autre part la capture des Mammifères à des altitudes élevées de l’Est
africain apporte une contribution nouvelle et très importante sur la réparti¬
tion géographique de la faune de ces régions.
MAMMALIA
181
Il y a lieu de considérer tout d’abord que les hautes altitudes du mont
Elgon ne sont pas un obstacle à la faune mammalogique intertropicale des
régions moins élevées. C’est le cas par exemple du Cricetomys gambianus,
du Sciurus rufobrachiatus, de VAnomalurus Fraseri, du Rattus Tullbergi,
du Graphiurus murinus.
Entre les exemplaires de même espèce capturés, les uns dans les régions
basses et les autres à des altitudes élevées, il n’est pas possible de saisir
des différences d’ensemble intéressantes. Les Otomys tropicalis récoltés à
2.500 m. sont semblables à ceux qui ont été capturés à 4.000 m. Quant aux
Tachyoryctes, nous avons vu que l’altitude n’influe en rien sur leur colo¬
ration. La taille des exemplaires des hauts sommets nous paraît seulement
un peu plus forte que celle des spécimens des régions basses. Mais le nombre
relativement peu élevé des Rats-Taupes que nous avons pu étudier ne nous
permet pas de généraliser ce fait.
Chez les Lopliuromys, nous avons trouvé par contre que les spécimens
étaient de petite taille, comparativement à ceux qui ont été étudiés par de
nombreux auteurs : nous avons pu noter, enfin, que les spécimens recueillis
à 4.000 m. étaient plus clairs que ceux du camp de Marakwet, à 2.500 m.
On ne saurait donc, sans risquer d’émettre une opinion erronée, trouver
une relation quelconque, entre la taille, la coloration des individus et les
variations d’altitude.
Il peut y avoir des différences spécifiques à ce sujet, et peut-être aussi des
variations saisonnières, que seule la capture de grandes séries à des époques
différentes permettrait d’élucider.
Comment pouvons-nous concevoir le peuplement de ces régions de l’Est-
africain, et particulièrement du mont Elgon et de ses environs, par rapport
au reste de la faune mammalogique africaine ou extra-africaine?
Il faut d’abord mentionner la présence d’une faune intertropicale, avec
quelques formes localisées aux régions montagneuses, telles que : Crocidura
fumosa selina, Rhinolophus eloquens, Tachyoryctes Ruddi, puis des formes
qu’on trouve indistinctement dans toute la zone intertropicale : Sciurus
rufobrachiatus et Anomalurus Fraseri.
Mais la plupart des Mammifères de cette région présentent des rapports
étroits avec la faune sud-africaine.
C’est le cas du Rhinolophus kenyensis, très proche parent du Rhinolophus
augur de l’Afrique du Sud, puis du Rhabdomys pumilio diminutus, dérivé
du Rhabdomys pumilio , également de l’Afrique du Sud.
Il faut citer encore Thos mesomelas, Otocyon virgatus, Canidés communs
à l’Afrique méridionale et orientale, et le Daman Dendrohyrax arboreus.
Une troisième relation peut être, établie, entre la faune abyssinienne et la
faune asiatique, par la présence du Chacal : Thos aureus, commun aux
deux régions.
Enfin, la présence de la Chauve-souris que nous avons identifiée provisoi¬
rement Myotis emarginatus, permet, si elle est confirmée par de nouvelles
L82
P. RODE
découvertes, d’établir un lien très intéressant entre la faune de l’Est-afri-
cain et la faune paléarctique.
Cette vue générale, bien que rapide et naturellement fragmentaire, puis¬
qu’elle s’appuie sur un petit nombre d’exemplaires de quelques ordres de
Mammifères seulement, permet toutefois de constater que cette faune, limitée
au triangle géographique : lac Rodolphe, mont Elgon, mont Ivénya, offre
le plus grand intérêt, à la fois par sa situation, ses variations d’altitude, et
la diversité de son sol.
De nombreuses recherches ont été déjà effectuées sur les Mammifères de
cette partie de l’Afrique. Nous pensons qu’il n’était pas sans intérêt d’ap¬
porter aux renseignements déjà fournis par de nombreux auteurs, la
contribution de notre étude, d’après les spécimens rapportés par la
Mission scientifique française de l’Omo.
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LÉGENDE DES PLANCHES
Planche IV
Fig. 1 et 2. Tête osseuse de 1 ’Anomalurus Fraseri (1933-2812). Longueur totale :
60 mm.
Planche V
Fig. 1 et 2. Tête osseuse du Tachyoryctes splendens (1933-1747). Longueur totale :
45 mm.
Planche VI
Fig. 1 et 3. Tête osseuse de 1 ’Otomys tropicalis elgonis (1933-2758). Longueur
totale : 36 mm.
Fig. 2 et 4. Tête osseuse de Rattus Tullbergi peromyscus (1933-2778). Longueur
totale : 36 mm.
Planche VII
Fig. 1 et 2. Tête osseuse de Lophuromys aquilus (1933-2783). Longueur totale :
20 mm.
Fig. 3 et 4. Tête osseuse de Rhabdomys pumilio diminutus (1933-2786). Longueur
totale : 26 mm.
Fig. 5 et 6. Tête osseuse de Rhinolophus eloquens (1934-72). Longueur totale :
26 mm.
2
Lefèvre phot.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
PI. IV
MAMMALIA
2
Lefèvre phot.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
MAMMALIA
Lefèvre phot.
MAMMALIA
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
PI. VI
Lefèvre phot.
MAMMALIA
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO
PI. VII
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II, fascicule 10.
15 avril 1935.
MYRIAPODA
I. PAÜROPODA
PAR
Paul Remy
(Faculté des Sciences de Strasbourg).
Depuis 1866, date de leur découverte à Londres par Sir John Lubbock,
les Pauropodes ont été rencontrés en diverses régions du monde.
En Europe, ces petits Progonéates ont été signalés de la Grande-Bretagne
et de la Normandie au Caucase d’une part, de la Suède à la Catalogne et à
l’Italie d’autre part. J’en possède en outre de très nombreux spécimens
provenant des régions balkaniques : M. Mih. A. Ionesco, de Bucarest, m’en
a envoyé de Roumanie, et j’en ai recueilli dans l’ancien sandjak de Novi-
Pazar, en Macédoine grecque, en Thessalie et en Attique.
Le groupe a été trouvé en Asie (île Koh Chang [golfe de Siam], Annam
méridional, Japon), à Java, en Australie (Nouvelle-Galle du Sud), en
Amérique du Nord (Alaska, Etats-Unis, Mexique) et en Amérique du Sud
(Paraguay, Argentine, Chili).
On n’a pas encore mentionné sa présence en Afrique. Deux individus,
appartenant à une espèce nouvelle du genre Allopauropus, viennent d’étre
récoltés sur ce continent parla Mission scientifique del’Omo, dans le cratère
de l’Elgon (région du lac Victoria). Leur étude m’a été confiée par M. le
Professeur R. Jeannel, à qui je dédie respectueusement cette forme inédite,
dont la description est donnée ci-dessous.
Allopauropus Jeanneli, n. sp.
Matériaux. Un et une Ç adultes, longs respectivement de 1,15 mm.
et 1,17 mm. (antennes non comprises). Station n° 20: camp dans le cratère
de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos; dans la terre
186
P. REMY
à la base des escarpements rocheux, sous les Senecio morts et les Lobelia.
Altitude 4.000 m. Température moyenne : min. -|- 1° C; max. -f- 8° C.
Pluie et brouillard, neige, vent violent. 7 à 10 janvier 1933. — Le est
pris comme type.
Tète. Poils des 4 rangées tergales claviformes, présentant des cercles
transversaux saillants ; ceux de la l r6 rangée sensiblement équidistants ; à
la 2 e rangée, l’intervalle des 2 submédians supérieur au double de l’espace
qui sépare chacun d’eux du sublatéral correspondant; à la 3 e , les submé¬
dians, sensiblement égaux à leur intervalle, un peu plus courts que les
sublatéraux; à la 4 e , les submédians à peu près égaux à leur intervalle,
lequel est environ les J de l’espace qui sépare chacun de ces poils de l’inter-
O
médiaire correspondant.
Antennes (fig. I). Hampe environ 2
fois - plus longue que le rameau
O
Fig. 1. Allopauropus Jeanneli, n. sp. — A. çf adulte. Antenne droite, face sternale :
I, rameau tergal, portant à son extrémité distals le flagelle F 1 ; s, rameau sternal por¬
tant sur la face sternale le poil q et, sur la région distale, le globule g et les flagelles F 2 ,
F 3 -, sur l’article distal de la hampe, les poils p (tergal), p' (rostral), p" (sternal) et
r (caudal;; T, bord antérieur de la tête.— D. Q adulte. Antenne droite, face rostrale ;
même légende que pour A (X 900).
sternal s. Longueur relative des articles : I = 7; II = 4; III =6; IV = 8.
Les poils portés par ces articles sont légèrement claviformes, avec cercles
MYRIAPODA, PAUROPODA
187
viron les f de celle de l’article IV de la hampe.
ü 9
'transversaux saillants; à l’article IV, le poil tergal p plus long que cet
article, plus long aussi que le poil rostral p', lequel est un peu supérieur au
poil sternal p" ] l’extrémité distale de p n’atteint pas le globule.
Rameau tergal t dépassant un peu le rameau
sternal; sa longueur, qui atteint sensiblement
le triple de sa largeur maximum, esta peu près
1
le - de la longueur de son flagelle F' et en-
7
5
Rameau sternal environ 2 fois plus long que
sa largeur maximum (atteinte vers le milieu
de l’article) ; son bord rostral convexe, nota¬
blement plus court que le bord caudal, qui est
subrectiligne. Poil q porté par la face sternale
du rameau plus long que celui-ci. Flagelle
caudal F 3 supérieur au double du flagelle ros¬
irai F 2 , lequel est environ le double de la lon¬
gueur du rameau. Globule petit, son diamètre
équatorial étant sensiblement le quadruple de
la longueur de son pédoncule.
Tronc. Cuticule de la face tergale et des
pattes finement chagrinée (fig. II, 7). Poils
tergaux claviformes. Trichobothrios III égales
à la moitié de leur intervalle; leur axe (fig.
II, 1), pubescent, mince au voisinage du bulbe,
s’épaissit légèrement à mesure qu’on s’éloi¬
gne de celui-ci, puis son diamètre reste sensi¬
blement constant jusque vers le début du
1
distal, région à partir de laquelle il s’amin-
O
cit faiblement jusqu’à son extrémité. Longueur
relative des trichobothries III à V : III = 6, IV
= 7; V = 9.
Au tergite VI (fig. III, B), les 2 poils a’ qui
constituent la rangée transversale caudale
3
égaux aux — de l’espace qui les sépare 1 un
de l’autre, et à la moitié de celui qui sépare
chacun d’eux de la trichobothrie V correspon¬
dante; l’intervalle des 2 poils a égal à celui
des 2 submédians a' de la rangée rostrale et un peu plus grand que l’inter¬
valle qui sépare a 1 du sublatéral a 2 . Les pattes ambulatoires à coxa et tro¬
chanter pourvus chacun d’un poil formé d’un socle tronco-conique portant,
un peu latéralement, un rameau claviforme orné de cercles transversaux en
Fig. II. 1-7. AUopauropus Jeanneli,
n. sp. cT adulte. 1. Trichobo¬
thrie III. 2. Poil submédian de
la 2° rangée tergale de la tête. 3.
Poil submédian de la rangée ros¬
trale du tergite I. 4. Poil tro-
chantérien de 4 e patte locomo¬
trice. 5. Style (X 900). 6. Poil dis¬
tal de patte rudimentaire du 1"
segment du tronc. 7. Granula¬
tions du milieu du tergite IV
(X 1020). 8-10. AUopauropus
danicus Hansen $ adulte (Ba-
nyuls-s.-M.). 8. Poil proximal
d’un moignon du l“ r segment
thoracique.9. Poil distal du même
appendice. 10. Poil coxal d’une
patte locomotrice 111 (X 930).
188
P. REMY
relief (fig. II, 4); chacune des pattes rudimentaires du 1 er segment du tronc
porte 2 poils analogues (fig. II, 6), le distal étant sensiblement égal à la
distance qui le sépare du proximal et à la moitié de la longueur de celui-ci.
Chez Allopauropus dunicus Hansen, les poils de la base des pattes
(fig. II, 8-10) présentent 2 branches inégales, portées par un socle commun;
le petit rameau est très réduit, difficilement visible, sauf aux poils coxaux
et trochantériens des pattes ambulatoires IX, où il est presque aussi long
que l’autre ( f ). Peut-être existe-t-il un tel rameau supplémentaire, très court,
sur le ressaut présenté par la région basilaire des poils sternaux des pattes
Fin. III. Allopauropus Jeanneli, n. sp. çf adulte. A. Organe copulateur (le bord interne-
est à droite) (X 900). — B. Région caudale du tergite VI; en haut, embases des poils
de la rangée rostrale : a 1 , du submédian, a 2 du sublatéral ; en bas, les 2 poils a' de la.
rangée caudale et la région proximale des 5 e trichobothries T 5 (X 600).
d ’A. Jeanneli ; je ne suis pas parvenu à le distinguer sur mes exemplaires,
dont l’orientation des pattes était d’ailleurs défavorable.
Aux pattes locomotrices de la 9 e paire, la longueur du tarse (organe
1
apical non compris) est environ 1 fois - celle du tibia (longueurs mesurées
1
sur la ligne médio-tergale) ; le tarse porte, près de l’extrémité de son -
proximal, un poil tergal effilé, pubescent, et, près de l’extrémité distale,
(1) Observations faites sur une 9 adulte de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) et
un çf adulte de l’ardoisière Ste-Anne à Fumay (Ardennes); chez ces exemplaires, le
4
rameau antennaire tergal est les g de l’ensemble des 3 articles distaux de la hampe,
tandis que sur l’adulte çf du Danemark, examiné par Hansen (1902), le rameau tergal est
égal à ces 3 articles. Les caractères de ces 2 spécimens français correspondent par ailleurs
à ceux du çf danois.
J’ajoute, pour compléter la description de l’espèce, qu’à la 4‘ rangée de poils tergaux
céphaliques, les intermédiaires et les sublatéraux sont égaux entre eux, et dépassent un
peu le double des submédians, ceux-ci étant sensiblement égaux à leur intervalle (mesu-
rations faites sur un çf adulte de Banyuls-s.-Mer).
MYRIAPODA, PAUROPODA
189
Tin poil tergal claviforme, annelé. Près du milieu de la face tergale du tibia,
un poil effdé, pubescent.
Organes copulateurs (fig. III, A) subtrapézi-
formes, à extrémité distale largement arrondie.
Pygidium (fig. Y). Tergum. Bord postérieur
présentant un lobe médian arrondi, large, peu
saillant. Soies submédianes a 1 très courtes, ar¬
quées, fortement élargies distalement; les inter¬
médiaires a 3 et les latérales a 3 subcylindriques,
celles d’un même côté insérées très près l’une de
l’autre ; les intermédiaires un peu plus courtes
que la mi-longueur des latérales ; l’espace situé
entre les submédianes égal aux ^ de celui qui
sépare chacune de celles-ci de l’intermédiaire
correspondante. Styles en forme de raquette (fig. Flti . IV . Allopauropus Jeanneli,
II, 5 et fig. V, si, leur écartement étant supé- n. sp. Q adulte. A. Région
rieur à celui des soies submédianes. distale de la 9» patte loco-
. motrice droite, lace rostrale :
Sternum. Soies postérieures b' clavil'ormes, (a, tarse : H, tibia. — B. Ex-
un peu plus courtes que leur intervalle. Soies la- trémite distale de la 4» patte
té raies b 3 légèrement effilées, sensiblement égales ^““chfest diriïéeVere
aux intermédiaires du tergum, plus courtes que l’avant (X 675).
les postérieures b '. Soies antérieures b 3 subcylin¬
driques, courtes, leur écartement à peu près égal à celui des soies posté¬
rieures.
Plaque anale subtriangulaire, sensiblement aussi longue que large, fixée
par un sommet arrondi; les côtés latéraux légèrement convexes dans leur
partie proximale, légèrement concaves dans la partie distale ; le côté caudal
divisé par 2 échancrures en 3 lobes subtriangulaires (un médian et 2 laté¬
raux) ; au fond de chaque échancrure s’insère un appendice foliacé, plus
long que large.
Affinités. Par les caractères de sa plaque anale et la forme de ses
styles, Allopauropus Jeanneli est très éloigné des autres Allopauropus.
C’est à'A. armatus Hansen, de l’île Koh Chang (golfe de Siam) qu’il paraît
s’écarter le moins. Chez cette forme, en effet, la plaque anale, qui est
subtriangulaire, sensiblement aussi longue que large, présente du côté
caudal un lobe médian arrondi, flanqué de 4 branches divergentes : 2 externes,
rappelant les lobes latéraux de la plaque anale d’A. Jeanneli, mais beau¬
coup plus longs et plus grêles qu’eux, et 2 submédians ayant une position
analogue à celle des appendices foliacés de notre espèce, mais différant
sensiblement de ceux-ci par la forme (ce sont des baguettes très ténues,
et non des lames). Ajoutons que l’aspect des styles (en raquette chez
Jeanneli, ténus et effilés chez armatus ), de même que la taille des soies
submédianes du tergum pygidial (relativement beaucoup plus petites chez
190
P. REMY
l’espèce africaine que chez la siamoise), permettent de séparer immédiate¬
ment les deux formes l’une de l’autre.
Fin. V. Allopauropus Jeanneli, n. sp. c? adulte. Pygidium, face sternale. Sur le tergum i
a 1 , soies submédianes (vues par transparence) ; a 2 , soies intermédiaires; a 3 , soies laté¬
rales; s, styles. Sur le sternum : b 1 , soies postérieures; b' 2 , soies latérales; tP, soies
antérieures; p, plaque anale (X 900).
La découverte d’un Allopauropus en Afrique tropicale étend considérable¬
ment l’aire de distribution du genre, laquelle était déjà extrêmement vaste :
Europe, Amérique du Sud (Paraguay, Argentine), Asie (Siam), et aussi
Australie (*).
D’autres genres de Pauropodes sont très largement répandus : les Pau-
ropus ont été rencontrés en Europe, en Amérique du Nord, au Chili, en
Australie, en Indochine ; les Stylopauropus en Europe et Amérique du
Nord, les Eurypauropus en Europe, en Amérique du Nord, à Java.
Certaines espèces même ont une grande surface de répartition : Pauropus
(1) Pauropus Burroivesi Harrison, de Broken-Bay, Nouvelle-Galles du Sud (Harrison,
1914; Chamberlin, 1920) doit être classé, en effet, dans le genre Allopauropus : chez cette
forme, le rameau antennaire sternal « a son angle antéro-latéral tronqué obliquement,
portant le flagelle antérieur »; le bord antérieur de ce rameau est donc plus court que le
postérieur ; or, c’est précisément ce caractère qui a été choisi par Silvestri (1902) pour
séparer les Allopauropus des Pauropus, le bord antérieur et le bord postérieur de ce
même rameau étant subégaux chez ces derniers.
D’ailleurs, Harrison rapproche son espèce de Pauropus Morlensenii Hansen (1902), de
Koh Chang (Siam), qui a été placé quelques mois plus tard par Silvestri (1902) dans le
genre Allopauropus.
MYRIAPODA, PAUROPODA
91
furcifer Silvestri s’étend de l’Angleterre aux Pyrénées, à l’Italie et au Novi-
Pazar (Yougoslavie), et une forme très voisine, P. Dawydoffi Remy habite
le Sud-Annam ; Stylopauropus pedunculatus Lubbock est répandu de
l’Angleterre et du Danemark aux Pyrénées et à la Calabre; A llopauropus
danicus Hansen a une extension analogue.
La grande étendue de ces aires de distribution est due en partie à la
facilité avec laquelle les Pauropodes, êtres détriticoles de très petite taille,
et leurs œufs peuvent être transportés au loin par les eaux de ruisselle¬
ment, le vent, les animaux et l’Homme. Elle s’explique aussi, si l’on consi¬
dère que ce groupe synthétique, à affinités indécises, doit vivre depuis fort
longtemps, sans avoir subi de profondes modifications, dans la terre et les
détritus végétaux, milieu dont les caractères se maintiennent avec une
certaine constance dans l’espace et dans le temps (Remy, 1932).
On peut expliquer d’une façon analogue la vaste répartition de nombreux
autres Arthropodes fort anciens, peu spécialisés, qui mènent un genre de
vie semblable à celui des Pauropodes : Symphyles, Protoures, Collem—
boles, etc.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
1920. Chamberlin (R. V.). — The Myriopoda of the Australian région.
[Bull. Mus. comp. Zoôl. Harvard Coll., LXIY, p. 1-269).
1902. Hansen (H. J.). — On the généra and species of the order Pauro-
poda. ( Vidensk. Mcdd. nat. Foren. Kjôbenhavn f. Aaret 1901,
p. 323-424 (paru en 1902).
1914. Harrison (L.). — On some Pauropoda from New South Wales.
[Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, XXXIX, 615-634).
1932. Remy (P.). — Sur la faune détriticole des forêts. [C. R. Ac. Sc.,
XCCIV, p. 127-129).
1902. Silvestri (Ph.). — Ordo Pauropoda. Ac. Myr. et Scorp. hue. in.
Italia rep. (Portici, 85 p.).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 11.
45 avril 4935.
COLEOPTERA
V. ELATERIDAE
(avec la planche VIII)
PAR
E. Fleutiaux.
Les Élatérides des hautes montagnes de l’Afrique orientale et des contrées
avoisinantes ont fait l'objet d’études spéciales à maintes reprises. En 1908.
Schwarz a étudié les récoltes de la mission du D r Sjôstedt au Kilimandjaro
et au Méru (1905-1906). Mais il avait antérieurement déjà décrit un certain
nombre d’espèces nouvelles de l’Afrique orientale allemande, maintenant
dénommée Territoire du Tanganyika, notamment dans le Deutsche entomo-
logische Zeitschrift. Jusqu’alors, la faune de ces régions n’était connue que
par quelques descriptions isolées.
L’année suivante, Gahan a publié les résultats de la « Ruwenzori Expédi¬
tion » dans les Transactions of lhe zoological Society of London, XIX, 1909.
Les Élatérides provenant des chasses dans cette région, de Ch. Alluaud
(1903-1904 et 1908-1909) et de Ch. Alluaud et R. Jeannel (1911-1912), ont
été inventoriés par moi dans les publications de ces différents voyages, fas¬
cicule XIII des Coléoptères, paru en 1919.
J’ai aussi examiné en 1921, ceux du voyage dans l’Afrique orientale, de
G. Babault (1912-1913). Et en 1922, ceux rapportés d’Éthiopie et d’Afrique
orientale anglaise par M. de Rothschild (1904-1905); ces derniers, dans
l’ouvrage spécialement édité par les soins du Laboratoire d’Entomologie du
Muséum National d’Histoire Naturelle.
Les Insectes de la Mission de l’Omo (1932-1933) viennent ajouter un sérieux
appoint à nos connaissances de la riche faune de cette région de l’Afrique,
surtout par la précision des observations des conditions de chasse, relevées
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 13
194
E. FLEUTIAUX
par MM. P. A. Chappuis et le D r R. Jeannel. Je les remercie de m’en avoir
confié l’étude.
Faute d’indication plus exacte, j’ai répété ici la vieille et vague dénomina¬
tion « Zanguebar », aujourd’hui disparue des cartes modernes; elle désignait
une grande étendue se développant sur la côte orientale, depuis le 5° de
latitude N jusqu’au li° de latitude S, englobant par conséquent la partie
méridionale delà Somalie italienne, l’Afrique orientale anglaise et le Terri¬
toire du Tanganyika.
Tous les types des espèces nouvelles rapportées par la Mission, et décrites
dans ce mémoire, sont dans les collections du Muséum National d’Histoire
Naturelle de Paris.
Subfam. Agrypninae
Gen. AGRYPNUS Eschscholtz
Agrypnus luridus Fabricius
Elater luridus Fabricius, Sp. Ins., I, 1781, p. 265 ; Mant., I, 1787, p. 171. —
Olivier, Ent., II, 1790, n° 31, p. 19, t. 5, p. 17. — Fabricius, Ent. Syst., I, 2,
1792, p. 217; Syst. Eleut., II, 1801, p. 222. — Candèze, Mon. Élat., I, 1857,
pp. 23 et 37; Révis. Mon. Élat., 1874, pp. 2 et 7.
Éthiopie. — Plaines de l’Omo : Bourillé, st. 28, bords de la rivière,
600 mètres. — Kenya. Déserts du Turkana : Lokitang, st. 24, 750 mètres.
La forme typique est plus noirâtre ; la ponctuation du pronotum un peu
rugueuse en avant. Varie pour la taille de 19 à 32 mm.
Décrit du Coromandel (Hindoustan). Signalé d’Arabie, de Somalie, d’A¬
byssinie, de l’Uganda, du Territoire du Tanganyika.
Agrypnus proximus, n. sp.
PI. VIII, fîg. 5. — Long, çf 24; 9 30 mm. — Allongé ; brun ; pubescence
grise assez fournie, surtout sur la tète et les côtés du pronotum. Tête dépri¬
mée au milieu, densément ponctuée. Antennes courtes, testacées, serriformes
à partir du 4 e article ; 3“ un peu plus long que le 2 e . Pronotum légèrement
plus long que large, sinué sur les côtés, rétréci en avant, bombé sur le dos,
déprimé latéralement, avec un léger tubercule au milieu de la base ; ponctua¬
tion fine, serrée, égale, un peu plus légère seulement tout à fait en arrière,
angles postérieurs aigus, divergents, carénés le long du bord latéral jus¬
qu’au delà de la moitié. Élytres de la largeur du pronotum à la base, très
faiblement dilatés en arrière et notablementatténués vers l’extrémité ; stries
ponctuées à peine marquées, presque indistinctes au bout; interstries très
finement pointillés. Dessous également brun; même pubescence très serrée
COLEOPTERA, ELATERIDAE
195
sur les flancs ; ponctuation assez grosse sur le prosternum, très fine sur le
reste du corps. Pattes brunes.
Ethiopie. — cf. Plaine del’Omo: Bourillé, st. 28, bords de la rivière,
600 mètres. — 9- Bords du lac Rodolphe, au pied des monts Lubur, st. 25,
570 mètres.
Ressemble à A. luridus ; même forme, même couleur, légèrement plus
large. Côtés du pronotum plus largement déprimés ; ponctuation égale, beau¬
coup moins grosse en avant; tubercule du milieu de la base plus large,
moins saillant. Ecusson plus large et plus court. Stries des élytres moins
distinctes.
Agrypnus confusus, n. sp.
Long. : 22 à 27 mm. —Allongé ; brun noirâtre; pubescence grise abon¬
dante. Tête déprimée, densément ponctuée. Antennes brunes, courtes,
amincies vers le bout; 2 e et 3 e articles, petits, subégaux; les suivants plus
longs et dentés, le dernier appendiculé au sommet. Pronotum à peine plus long
que large, sinué sur les côtés, convexe, fortement déclive en arrière; ponc¬
tuation serrée, assez forte sur la moitié antérieure, plus fine en arrière;
présentant sur le dos deux petites espaces où elle est moins dense; angles
postérieurs assez grands, divergents, longuement carénés le long du bord.
Elytres relativement longs, subdilatés vers la moitié, atténués en arrière,
convexes, légèrement ponctués-striés ; interstries finement chagrinés. Des¬
sous de même couleur; pubescence moins longue. Pattes brunes; tarses
tapissés en dessous d’un duvet roux.
Kenya. Désert du Turkana : Lokitang, st. 24, 750 mètres.
Il se rapproche de A. luridus ; même forme, mais plus convexe; pubes¬
cence plus épaisse et plus longue. Ponctuation du pronotum notablement
moins grosse en avant et ne présentant pas le soupçon de ligne lisse au
milieu qu’on distingue dans luridus ; stries des élytres moins distinctes.
Agrypnus Bocandei Candèze
Agrypnus Bocandei Candèze, Mon. Elat., I, 1857, pp. 22 et 32. — A. pu-
bescens , var., Candèze, Révis. Mon. Elat., 1874, p. 5.
Éthiopie. Plaines de l’Omo : Bourillé, bords de la rivière, st. 28,
600 mètres; Nanoropus, bords du Rodolphe, st. 26, 565 mètres. Kenya. Déserts
du Turkana : monts Murueris, st. 23, 800à 1.000 mètres; Lokitang, st. 24,
750 mètres; bords du Lac Rodolphe, monts Lubur, st. 25.
Espèce décrite du Sénégal. Considérée ensuite par Candèze comme variété
de pubescens ; je pense qu’il faut la laisser séparée.
Je la possède du Sénégal (coll. Jekel), et le Muséum de Paris du Tchad,
d’Agadès, d’Abyssinie, de Somalie.
156
E. FLEUTIAUX
Gen. ELASMOSOMUS Schwarz
Elasmosomus Raffrayi Candèze
Dilobitarsus Raffrayi Candèze. C. R. Soc. Ent. Belgique, 1878, Élat.
nouv., II, p. 53. — Fleutiaux, Ann. soc.
Fig. i. — Elasmosomus Raffrayi
Candèze, de Bourillé, X env. II.
Ent. Belgique, 1902, p. 298.
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Bourillé,
bords de la rivière, st. 28, 600 mètres.
Fig. i. — Un exemplaire mesurant
10 mm., chez lequel les deux bandes ondu¬
lées de pubescence blanche traversant les
élytres au premier et au deuxième tiers,
sont bien apparentes, surtout la seconde.
L’espèce a été décrite de Zanzibar.
Nota. — J’ai autrefois réuni à tort E.
filiformis et ramusculus Candèze ( Dilobi¬
tarsus ) à E. Raffrayi; les deux premiers
sont synonymes et se rencontrent en Abys¬
sinie, au Togo, au Cameroun, au Congo ; le
sommet des élytres n’est pas ferrugineux,
comme dans E. Raffrayi , mais simplement
garni de pubescence blanche.
On trouve à Madagascar E. signifer
Candèze ( Dilobitarsus ), redécrit par Fair-
maire comme D. Perrieri; il ressemble
étonnamment à T. Raffrayi , sa taille est
variable, les antennes et les pattes, tantôt
testacées, passent au brun et même au
noir.
Une autre espèce, E. bacillus Candèze
(. Dilobitarsus ) d’abord connue d’Abyssinie,
a été prise ensuite dans le territoire du
Tanganyika (apicalis Schwarz 1 ) et aussi à
la baie de Delagoa.
Gen. HEMICLEÜS Candèze
Hemicleus Jeanneli, n. sp.
Fig. n. — Long. 6 mm. Oblong; noir, tête, angles antérieurs et postérieurs
du pronotum, écusson, base et sommet des élytres testacés; pubescence
(1) Chez le type de Schwarz (in Musée Berlin-Dahlem), les deux tubercules antérieurs
du pronotum sont plus saillants que chez le type de Candèze (in Musée de Bruxelles).
COLEOPTERA, ELATERIDAE
197
squamiforme courte. Tête plane, rétrécie
en avant, triangulairement impressionnée,
densément ponctuée. Antennes testacées,
dépassant la moitié du pronotum. Pro-
notum plus long que large, parallèle, peu
convexe, densément et assez fortement
ponctué; base largement échancrée dans
sa partie moyenne ; angles postérieurs non
divergents, aplatis. Elytres de même lar¬
geur que le pronotum, environ deux fois
aussi longs, légèrement arqués et atténués,
peu convexes; ponctués-striés; interstries
marqués d’une rangée de points à peu près
semblables à ceux des stries. Dessous et
pattes testacés.
Kenya. Déserts du Turkana : Pays West
Suk, Lokitanyalla, st. 21, 1.200 mètres.
Voisin de //. quacLricollis Fleutiaux;
pronotum proportionnellement plus long
et moins fortement ponctué ; bande testacée
transversale de la base des élytres plus
large et parallèle; stries non sillonnées,
marquées de points plus gros et plus
serrés, interstries avec une rangée
de points à peu près semblables à
ceux des stries.
Hemicleus Chappuisi, n. sp.
Fig. iii. — 5,2 mm. Allongé; brun
opaque, pâle sur la tête, le pourtour
du pronotum, la suture et les bords
externes des élytres; pubescence
squamiforme fine sur la tête et le
pronotum, plus courte sur les élytres.
Tête plane, rétrécie en avant, densé¬
ment ponctuée, avec une petite fos¬
sette au milieu et en arrière. Anten¬
nes testacées. Pronotum sensible¬
ment plus long que large, régulière¬
ment arqué sur les côtés, également
rétréci en avant et en arrière, dé¬
primé, densément ponctué; angles
198
E. FLEUTIAUX
postérieurs courts, incurvés. Élytres ovales, déprimés, très densément et
fortement ponctués sans ordre, vaguement striés en arrière. Dessous et
pattes testacé pâle.
Éthiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, bords du Rodolphe, st. 26,
565 mètres.
Forme générale de H. planas Fleutiaux; taille moindre, plus déprimé;
aspect opaque; pronotum plus long et régulièrement ovale.
Gen. MERISTHDS Candèze
Meristhus lepidotus Palisot de Beauvois
Elater lepidotus Palisot de Beauvois, Ins. Afr. Amér., 1805, p. 11, t. 7,
f. 7. — Meristhus lepidotus Candèze, Mon. Élat., I, 1857, pp. 162 et 163, t. 2,
f. 25.
Éthiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, bords du Rodolphe, st. 26,
565 mètres.
Décrit du Bénin. Signalé du Sénégal, de Nubie, d’Abyssinie, d’Éthiopie,
d’Afrique orientale anglaise, à 600 et à 1.050 mètres, du Territoire du
Tanganyika, du Mozambique.
Nota. — Le génotype, M. scobinula Candèze, d’abord connu de Chine et
du Mexique, a été depuis signalé du Japon, du Texas, du Guatémala, du
Vénézuéla, de Guyane, du Brésil, du Paraguay; enfin de Zanzibar, de
l’Afrique orientale anglaise et du Mozambique.
Gen. ADELOCERA Latreille 1829 (nec 1834)
Adelocera (s. str.) occidentalis Candèze
Lacon occidentalis Candèze, Mon. Élat., I, 1857, pp. 93 et 130; Révis.
Mon. Élat., 1874, pp. 44 et 56. — Lacon signatus Candèze, Mém. Soc. Roy. Sc.
Liège, 2, IX, 1881, Élat. nouv., p. 6.
Éthiopie. Plaines de l’Omo : Bourillé, bords de la rivière, st. 28, 600 mètres.
— Kenya. Déserts du Turkana : Lokitang, monts Lubur, st. 24, 750 mètres.
M. de Rothschild l’a pris au mont Loroghi.
D’abord connu du Sénégal, puis d’.Abyssinie, d’Afrique orientale anglaise,
du Mozambique et du Transvaal.
Adelocera (s. str.) cylindriformis, n. sp.
PL VIII, fig. 8. — Long. 7 à 7,5 mm. Oblong, subcylindrique; noirâtre,
opaque, une tache rousse peu apparente aux épaules; pubescence grise peu
serrée. Tête plate, légèrement impressionnée au milieu, ponctuée, yeux
cachés. Antennes courtes, testacées; 2 e et 3 e articles petits, égaux; les suivants
COLEOPTERA, ELATERIDAE
199
serriformes. Pronotum aussi long que large, arrondi sur les côtés, rétréci en
avant, moins en arrière, convexe sur le dos, fortement et densément ponctué;
angles postérieurs très courts, aigus. Élytres assez longs, subcylindriques,
arrondis au sommet, striés de points rapprochés et dans les intervalles d’une
rangée de points semblables mais un peu moins serrés. Dessous brun ;
squamules grises plus denses. Sillons tarsaux des propleures rapprochés de
la suture prosternale; ceux du métasternum atteignant l’angle postérieur
externe. Pattes brunes.
Kenya. Désert du Turkana : monts Lubur, Lokitang, st. 24, 750 mètres.
— Éthiopie. Plaines de l’Omo : Bourillé, bords de la rivière, st. 29,
600 mètres.
De même forme que A. occidentalis ; même aspect; plus grand; pronotum
plus globuleux.
Adelocera (Archontas) aberdarensis, n. sp.
Fig. iv. — Long. 4,5 à 5,5 mm. — Court, large; noir peu brillant,
parfois rougeâtre sur le pronotum et le pourtour des élytres; pubescence
squamiforme brune et peu serrée. Tête apla¬
tie, fortement ponctuée. Yeux cachés. Anten¬
nes testacées. Pronotum à peine aussi long
que large, droit sur les côtés, arrondi et ré¬
tréci en avant, peu convexe, déclive à la base,
sillonné au milieu en arrière; ponctuation
grosse, peu serrée; bords externes tran¬
chants ; angles postérieurs aplatis, non diver¬
gents, non carénés, arrondis à la pointe.
Écusson transversal. Élytres courts, seule¬
ment deux fois plus longs que le pronotum,
de la même largeur, peu convexes, arrondis
sur les côtés, rétrécis en arrière, striés de
gros points. Dessous noir ou brun. Propleu¬
res et métasternum sans sillons tarsaux.
Pattes testacées.
Kenya. Aberdare, versant ouest : maison
forestière du Kinangop, st. 45, 2.600 mètres;
massif du Marakwet: Elgeyo escarpment,
st. 30, 2.500 mètres; Kikuyu escarpment, st. 4, 2.300 mètres.
Voisin de A. Weisei Schwarz, notablement plus court et plus large;
pronotum sillonné au milieu en arrière; ponctuation plus grosse et moins
serrée ; stries des élytres fortement ponctuées ; interstries sans ponctua¬
tion.
Fig. iv. — Adelocera ( Archontas)
aberdarensis, n. sp., de la maison
forestière du Kinangop, X env. 10
200
E. FLEUTIAUX
Adelocera (Archontas) basalis, n. sp.
PI. VIII, fig. 7. — Long. 6,5 à 7,5 mm.—Court, large; noir peu brillant,
parfois rougeâtre aux angles postérieurs du pronotum, à la suture des élytres
et aux épaules ; pubescence squamiforme brune, mélangée de poils gris.
Tête plate, légèrement impressionnée au milieu, assez fortement ponctuée.
Yeux cachés. Antennes testacées;2 e article plus long que le 3 e . Pronotum
à peu près aussi long que large, droit sur les côtés, arrondi aux angles an¬
térieurs, peu convexe, sillonné au milieu en arrière; ponctuation assez forte
et assez serrée en avant, plus faible en arrière; bords latéraux tranchants;
angles postérieurs aplatis, non divergents, arrondis au sommet, Elytres
un peu plus de deux fois plus longs que le pronotum, subparallèles jus¬
que vers la moitié, arrondis et rétrécis au delà, marqués à la base d’un
faible bourrelet de chaque côté de l’écusson, fortement ponctués-striés;
interstries lisses. Dessous noir, sans sillons tarsaux. Pattes testacées.
Kenya. Aberdare, versant ouest : maison forestière du Kinangop, st. 45,
2.600 mètres. — Plateau du Uasin Gishu : Soy, st. 11, 1.800 mètres.
Plus grand que A. aberdarensis ; élytres sensiblement plus longs, rétré¬
cis seulement au delà de la moitié, marqués à la base d’un bourrelet
transversal près de l’écusson.
Subfam. Tetralobinae
Gen. TETRALOBUS Lepeletier et Serville
Tetralobus villosus Fleutiaux
Tetralobus villosus Fleutiaux, Bull. Soc. Ent. France, 1918, p. 168; Voyage
G. Babault Afr. orient, angl., 1921, p. 7, t. f., 4.
Kenya. Mont Elgon, versant est, zone des cultures, st. 13, 2.210 mètres.
Plateau du Uasin Gishu: Kitale, st. 12, 2.100 mètres.
Décrit du voyage de Babault, du Mont Elgon, 2.000 mètres. Je le pos¬
sède en outre de Elgon district (D r Bayer) et je l’ai vu de l’Ouganda, au
Musée de Berlin et Dahlem.
Subfam. Dicrepidiinae
Gen. PIEZOPHYLLUS Hope
Piezophyllus Spencei Hope
Piezophyllus Spencei Hope, Proc. zool. Soc., London, X, 1842, p. 76;
Ann. Mag. Nat. Hist., XI, 1843, p. 397. — Candèze, Mon. Élat., II,
1860, pp. 11 et 12.
COLEOPTERA, ELATERIDAE
201
Fig. v.
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Bourillé, près de la rivière, st. 28,
600 mètres.
Sénégal. Côte d’ivoire.
Ce genre, rare dans les collections,
a un second représentant au Congo :
P. benitensis Fleutiaux. On en trouve
deux à Madagascar : P. macrocerus
Castelnau ( sub Tetralobus), avec lequel
Candèze a créé le genre Coresus et P.
Lnvaudeni Fleutiaux. Un cinquième a
été décrit de Bornéo : P. borneensis
Fleutiaux.
Gen. 0L0PH0EUS Candèze
Observations sur les genres Olo-
phoeus et Psephus Candèze. — Ces
deux genres, décrits en môme temps
dans le 2 8 volume de la Monographie
des Elatérides, sont caractérisés de la
manière suivante :
1. Troisième article des antennes plus
petit que le quatrième.. Psephus.
— Troisième article égal au quatrième
et de môme forme.. Olophoeus.
Olophoeus Candèze a pour géno¬
type O gibbus Candèze. Pour Psephus
Candèze (non Kirby), devenu Propsepkus Hyslop, le génotype proposé,
P. beniniensis Candèze, est mal choisi. Il n’a pas les caractères imposés
par Candèze ; le 3 8 article des antennes est égal et semblable au 4 e , tout
à fait comme chez Olophoeus. Il faut donc désigner un autre génotype et
j’opte pour P. elimatus Candèze, une des plus communes espèces, dont
le 3 e article des antennes est subégal au 2°, de même forme globulaire
et beaucoup^ plus court que les suivants qui sont comprimés et légère¬
ment dentés.
A la vérité il est parfois difficile de saisir la limite dans la proportion
de longueur des 2°, 3° et 4 e articles entre eux. Dans le génotype de Olo-
phaeus [gibbus), cette proportion est très distincte et ne peut donner lieu
à aucun doute; le 2° est tout petit, globuleux; le 3 e beaucoup plus long,
égal au 4° et, comme lui, large et comprimé, tout à fait semblable.
Dans le génotype de Propsephus [elimatus), le 3° article est semblable
au 2° et légèrement plus long, mais tout à fait différent du 4 e , et pour
Fig. v. — Piezophyllus Spencei Hope,
de Bourillé, X env. 5.
202
E. FLEUTIAUX
la longueur et pour la forme. Dans ce genre on rencontre quelques varia¬
tions; granulipennis Candèze, par exemple, aies 2° et 3° articles absolu¬
ment semblables, tout petits, globuleux et égaux. Mais il arrive parfois
que chez certaines espèces, le 3° article est plus long que le 2' J , toujours
plus court que le 4 e ; c’est alors la forme différente de ce 3° article qui
intervient pour trancher la question.
Je passe sous silence la forme du front, dont Candèze s’est servi,
parce que là aussi, on parcourt toute la gamme depuis la convexité jus¬
qu’à la dépression et même l’impression ou la fossette.
On trouve dans les deux genres des formes qui ont beaucoup de res¬
semblance. Les espèces sont nombreuses, presque exclusivement afri¬
caines; on en compte environ 200.
Olophoeus antennalis Fleutiaux
Psephus antennalis Fleutiaux, Bull. Soc. Fnt. France, 1918, p. 138;
Voy. Alluaud et Jeannel, Col., XIII, 1929, p. 55.
Kenya. Mont Elgon, versant est, camp II, st. 15, 2.400 mètres.
Précédemment recueilli à Voï, près de Mombasa, à 600 mètres, par
Alluaud et Jeannel.
Olophoeus mutatus Fleutiaux
Psephus mutatus Fleutiaux, Voy. Alluaud
Fig. vi. — Olophoeus maculalus Schwarz, du Camp II
de l’Elgon, X env. 12.
et Jeannel, Col., XIII, 1919,
p. 47. — Psephus rubripennis
Schwarz, Schwed. Fxped.,
Elat., 1908, p. 59 (non Schwarz,
1898).
Kenya. Mont Elgon, versant
est, camp II, st. 15, 2.400 m.
— Massif du Marakwet, Ka-
penguria, st. 40, 2.300 mètres.
Kilimandjaro; Kibonoto
(Sjôstedt) ; Neu-Moschi, 800
mètres (Alluaud et Jeannel).—
Éthiopie (M. de Rothschild).
Olophoeus maculatus Schwarz
Psephus maculatus
Schwarz, Schwed. Exped.,
Elat., 1008, p. 62. — Fleu¬
tiaux, Voy. Alluaud et Jean¬
nel, Col., XIII, 1919, p. 53.
Fig. vi.
Kenya. Mont Elgon, versant
est, camp II, st. 15, 2.400 m.
I
COLEOPTERA, ELATERIDAE 203
Kilimandjaro, 2.000 à2.500 mètres (Sjôtedt). KikuyuEscarpment (Alluaud).
Monts Aberdare; Mont Kinangop, versant est, 2.000 à 2.400 mètres (Alluaud
-et Jeannel).
Olophoeus elgonensis, n. sp.
Fig. vii. — Long. 8 mm. Allongé; noir légèrement brillant, angles
[postérieurs dupronotum, suture et bord
externe des élytres ferrugineux; pubes¬
cence brune. Tête peu convexe, impres¬
sionnée transversalement en avant,
assez fortement ponctuée. Antennes
noires, filiformes, atteignant la moitié
du corps : 3° article presque égal au 4 e
et de même forme. Pronotum trapézoï¬
dal, aussi long que large à la base, peu
•convexe; ponctuation moins grosse que
sur la tête, légère et espacée; angles
postérieurs aigus, non divergents, fai¬
blement incurvés au sommet, carénés
le long du bord externe. Elytres de la
largeur du pronotum, légèrement ré¬
trécis en arrière, arrondis à l’extrémité,
peu convexes et superficiellement ponc-
tués-striés. Dessous noir. Pattes noires ;
tarses plus ou moins brunâtres.
Kenya. Mont Elgon, versant est,
camp II, st. 15, 2.400 mètres.
Aspect de O. maculatus ; plus grand;
élytres presque entièrement noirs, plus
légèrement striés, ferrugineux sur les
bords, alors qu’au contraire chez maculatus, ils sont jaunes au milieu et
noirs sur les bords.
Fig. vu. — Olophoeus elgonensis, n. sp.
du Camp II de l’Elgon, X env. 10.
0. Gerstaeckeri, n. sp. (Psephus pedestris Fleutiaux, Voy. Alluaud et
Jeannel, Col., XIII, 1919, p. 46, non Gerstaecker, 1871).
Long. 14,5 mm. — Etroit, subparallèle; brun, pubescence jaune. Tête
•convexe, très légèrement aplatie en avant, assez fortement et densément
ponctuée. Antennes testacées, filiformes, dépassant les angles postérieurs
dupronotum; 3 e article plus long que le 4 e et de même forme. Pronotum
plus long que large, faiblement rétréci on avant, convexe, très déprimé en
arrière, sillonné au milieu de la base; ponctuation ombiliquée serrée, plus
forte sur les côtés; angles postérieurs non divergents, carénés. Elytres longs,
parallèles, rétrécis seulement dans le dernier tiers, convexes, striés-ponc-
itués, rugueux à la base. Dessous brun. Pattes testacées.
204
E. FLEUTIAUX
Dar-es-Salam. Ma collection.
De même forme que O. nubilus Klug; ponctuation du pronotum moins
distinctement ombiliquée sur le dos; élytres rugueux seulement à la base-
et moins fortement.
Gen. PROPSEPHÜS Hyslop
Propsephus anoplischioides Fleutiaux
Psephus anoplischioides Fleutiaux, Bull. Soc. ent. France, 1918, p. 138;
Voy. Alluaud et Jeannel, Col., XIII, 1919, p. 53.
Kenya. Mont Elgon, versant est, zone des cultures, st. 13, 2.100 à
2.470 mètres.
Forêt de Nairobi, 1.700 mètres et mont Kénya, 2.400 mètres (Alluaud et
Jeannel).
Nota. — Ischiodontus pedestris Gerstaecker, dont le Musée de Berlin
a bien voulu me communiquer le type, est un véritable Propsephus, en-
raison des 2 e et 3 e articles des antennes petits, égaux et globuleux; sa.
place est dans le voisinage de P. seniculus Candèze.
Gen. EDPSEPHUS. nov.
Génotype : E. dilaticollis, n. sp.
Tête petite, front déprimé en avant, carène intoroculaire obtuse mais
entière. Antennes comprimées à partir du 3 e article; 2° petit, 3° presque
aussi long que le 4 e . Pronotum plat; bords latéraux limités jusque près du
bord antérieur; angles postérieurs grands, aplatis, prolongés en arrière,
aigus, longuement carénés près du bord externe. Elytres striés, plus
étroits que le pronotum, fortement et graduellement atténués de la base au
sommet. Prosternum étroit. Propleures grands. Sutures prosternales fines,
brièvement et légèrement ouvertes en avant. Hanches postérieures rétrécies
en dehors, fortement et obtusément dentées vers le tiers intérieur. Tarses à
2 e et 3 e articles lamellés.
Voisin des Propsephus Hyslop; très remarquable par la forme ample
et déprimée du pronotum, le développement des angles postérieurs, l’atté¬
nuation des élytres dès la base. Rappelle par son aspect les Heteroderes et
Pachyderes.
Eupsephus dilaticollis, n. sp. — Long. 14 mm. Elliptique; brun clair
brillant; pubescence jaune serrée, plus longue sur le pronotum. Tête dépri¬
mée au milieu, finement et densément ponctuée. Antennes brun roux, dépas¬
sant les angles postérieurs du pronotum, comprimées à partir du 3 e article.
Pronotum à peu près aussi long que large à la base, fortement rétréci en
avant, arrondi aux angles antérieurs, plat sur le dos, largement sillonné au
COLEOPTERA, ELATERIDAE
205
milieu, impressionné en arrière de chaque côté, finement ponctué, plus
densément en avant; bords latéraux limités en arrière jusqu’au tiers anté¬
rieur; angles postérieurs grands, fortement déprimés en dessus, prolongés
en arrière, aigus, carénés très près du bord externe aussi loin que la limite
latérale. Elytres un peu plus étroits que le pronotum, notablement atténués
dès la base, peu convexes, striés; interstries finement ponctués. Dessous
et pattes de la même couleur.
Kenya : rivière Kério dans le Rift Valley, au sud du lac Rodolphe (D r Bayer),
ma collection.
Eupsephusbisulcatus, n. sp. —Fig. vin. — Long. 13,5 mm. Elliptique; brun
roux brillant; pubescence jaune longue, plus dense
sur les côtés du pronotum, nulle sur la partie posté¬
rieure. Tête déprimée au milieu, finement et den¬
sément ponctuée. Antennes brun roux, n’atteignant
pas le sommet des angles postérieurs du pronotum,
comprimées, amincies vers le bout, 3 e article plus
long que le deuxième, plus court et plus étroit que
le 4°. Pronotum moins long que large à la base,
ample, arrondi en avant, plat sur le dos, légèrement
sillonné au milieu, plus fortement de chaque côté en
dedans du bord latéral et marqué de deux impres¬
sions ponctiformes en arrière; côtés notablement
relevés comme le bordage d’un bateau; ponctuation
nulle en arrière, fine et serrée en avant; limites
latérales abrégées avant le bord antérieur; angles
postérieurs très grands, très prolongés en arrière,
aigus, carénés longuement tout près de la limite Fl £- vnl - ~ Eupsephus bi-
latérale. Elytres notablement plus étroits que le pro- to ii- e du Tanganyika.
notum, très atténués dès la base, peu convexes,
striés; interstries ponctués. Dessous et pattes de même couleur. Pubescence
fine courte, sauf sur les flancs des propleures, en arrière, où elle est longue
comme en dessus.
Territoire du Tanganyika : Manow. Ma collection.
Forme plus large que chez E. dilciticollis ; pubescence plus longue, particu¬
lièrement dense sur les côtés du pronotum ; antennes moins longues,
amincies vers le bout; pronotum amplement développé latéralement, plus
arrondi sur les côtés, faiblement sillonné au milieu et fortement de chaque
côté, relevé sur les bords; élytres notablement plus étroits que le pronotum.
Subi. Monocrepidiinae
J’ai essayé [Bull. Soc. ent. France , 1927, p. 90) de préciser de quelle
façon il faut, selon moi, répartir certaines espèces qui ont été autrefois pro-
206
E. FLEUTIAUX
menées du genre Heteroderes dans le genre Aeolus et réciproquement..
Elles ont donné lieu à la création du genre Aeoloides } et depuis, du genre
Aeolodermci.
Les Heteroderes et les Aeoloderma se rangent parmi les Monocrepidinae,
à cause du 4 e article des tarses lamellé; tandis que les Aeoloides et les
Drasterius, dont le 4° article des tarses est normal, c’est-à-dire de même
forme que les précédents, mais seulement plus court, sont des Elaterinae.
Gen. AEOLODERMA Fleutiaux
Génotype : Elater crucifer Rossi.
Aeoloderma Chappuisi n. sp.
I
PI. VIII, fig. 4. — Long. : 4 mm. — Oblong et subovalaire ; jaune clair,
tête, une bande médiane sur le milieu du pronotum et la suture des
élytres près de l’écusson un peu obscures, une tache noirâtre oblique avant
l’extrémité des élytres ; pubescence pâle. Tête peu convexe, largement
arrondie en avant, finement ponctuée. Antennes jaune pâle. Pronotum plus
long que large, faiblement rétréci en avant, peu convexe; ponctuation
dense, uniforme, plus grosse que sur la tête ; angles postérieurs redressés,
aigus, non carénés. Élytres environ deux fois aussi longs que le pronotum,
arqués latéralement, peu convexes, fortement ponctués-striés ; interstries
convexes. Dessous jaune clair. Pattes très pâles.
Éthiopie. Plaines do l’Omo : Bourillé, au bord de lq rivière, st. 28,
600 mètres.
Jolie espèce de forme gracieuse, comme Ae. vicina Fleutiaux ; moins
étroit; ponctuation du pronotum un peu plus forte, plus nette, plus
uniforme, moins serrée; stries des élytres plus fortement ponctuées.
Aeoloderma numerosa, n. sp.
PL VIII, fig. 6. — Long. : 5 mm. à 5 mm. 1/4. — Oblong; jaune pâle,
opaque, tête noire, région scutellaire plus au moins noirâtre; parfois trois
bandes étroites figurant une ancre sur la région antérieure du pronotum
ou une seule bande au milieu ; parfois aussi la partie obscure de la région
scutellaire est franchement noire, plus étendue et prolongée en arrière de
chaque côté de la suture, et une petite tache est placée vers le bout des
élytres, de chaque côté de la suture ; pubescence jaune pâle. Tète peu
convexe, légèrement rétrécie en avant, finement et densément ponctuée.
Antennes testacé clair, subfiliformes : 2° et 3 e articles subégaux, chacun
un peu plus court que le 4°. Pronotum aussi long que large, légèrement
arqué sur les côtés, non rétréci en avant, à peine convexe ; ponctuation fine
et serrée sur le dos, plus forte et moins dense sur les côtés, presque effacée
en arrière ; angles postérieurs aigus, très légèrement divergents au
COLEOPTERA, ELATERIDAE
207
sommet, non carénés. Élytres parallèles, arrondis au sommet, peu con¬
vexes, fortement striés-ponctués ; interstries convexes. Dessous jaune pâle,
abdomen quelquefois noirâtre sur le pourtour. Pattes presque blanches.
Ethiopie : Plaines de l’Omo, Nanoropus, plage du lac Rodolphe, st. 26,
565 mètres. — Bourillé, bord de la rivière, st. 28, 570 mètres. — Kenya :
Déserts du Turkana, Lokitang, monts Lubur, st. 24, 750 mètres. Nom¬
breux individus.
Rappelle certaines formes indiennes, notamment le si variable Ae. brach-
mana Candèze.
Aeoloderma Arambourgi, n. sp.
Long. : 6 mm. — Allongé ; noir, pronotum rougeâtre avec un dessin noir
en avant en forme d’ancre. Tête peu convexe, arrondie en avant, finement
et densément ponctuée. Antennes testacées à la base, noires à partir du
4 e article. Pronotum aussi long que large, sinué latéralement, arrondi près
des angles antérieurs, assez convexe ; ponctuation nette, égale, assez serrée;
angles postérieurs courts, aigus, divergents, non carénés. Élytres subpa¬
rallèles, arrondis au sommet, convexes, striés-ponctués ; interstries plans.
Dessous de l’avant-corps jaune; arrière-corps noir; pubescence jaune.
Pattes testacées.
Kenya : Rift-Valley, Kikuyu Escarpment, st. 4, 2.000 mètres.
Plus étroit et plus convexe que Ae. numerosa ; pronotum sinué sur les
côtés et angles postérieurs divergents, ponctuation égale ; élytres entière¬
ment noirs, stries plus étroitement sillonnées.
Aeoloderma aethiopica, n. sp. — Long. : 5,7 mm. — Allongé; jaune, tête
noire, élytres avec une grande tache noire occupant la base et les quatre
premiers interstries jusqu’à la moitié, un peu dilatée en dehors à l'extré¬
mité, prolongée sur le premier interstrie pour rejoindre une grande tache
postérieure s’élargissant en biais jusqu’au bord externe, se terminant trans¬
versalement au troisième interstrie et continuée en arrière sur la suture
jusque près de l’angle apical ; pubescence jaune. Tête convexe, finement et
densément ponctuée. Antennes testacées à la base, noirâtres à partir du
4 e article. Pronotum aussi long que large, arqué sur les côtés, faiblement
rétréci en avant, peu convexe ; ponctuation plus forte que sur la tête, sensi¬
blement égale sur toute la surface, sauf à la base où elle est moins grosse ;
angles postérieurs aigus, non divergents, non carénés. Élytres faiblement
arqués latéralement, arrondis à l’extrémité, peu convexes, profondément
striés-ponctués; interstries plans. Prosternum et propleures jaunes, arrière-
corps noir. Pattes jaunes.
Éthiopie méridionale, Goro-Gomotou, août (M. de Rothschild, in Muséum,
Paris).
J’ai confondu précédemment cet insecte avec Ae. crux Candèze, d’Abys-
208
E. FLEUTIAUX
sinie. Depuis, j’ai pu voir le type de Candèze; la nouvelle espèce a le
pronotum plus court, notablement moins rétréci en avant, uniformément
et plus fortement ponctué, angles postérieurs non carénés. Dessous de
l’arrière-corps noir.
Aeoloderma somalina, n. sp. — Long. : 4,5 à 5,5 mm. — Oblong; jaune,
tête noire, une tache de même couleur, amincie en arrière, sur la suture des
élytres jusqu’au premier tiers et se continuant sur le premier interstrie
pour rejoindre une large tache médiane irrégulière avant l’extrémité; par¬
fois le pronotum est marqué d’une bande noire au milieu, n’atteignant pas
la base; pubescence jaune pâle. Tète convexe, finement et densément
ponctuée. Antennes jaunes à la base, obscures à partir du 4° article. Pro¬
notum aussi long que large, arqué sur les côtés, faiblement rétréci en
avant, peu convexe; ponctuation plus grosse et moins serrée, que sur la
tête ; angles postérieurs redressés, aigus, non divergents, non carénés.
Elytres aussi larges que le pronotum, parallèles, arrondis au sommet,
fortement ponctués-striés. Dessous jaune. Pattes pâles.
Somalie italienne : Belet-Amin, Giuba, avril (Patrizi). Ma collection et
Musée civique de Gênes.
Cette espèce m’est venue du Musée de Gênes sous le nom de Ae. cru-
cifer ; elle en est différente et s’en distingue par le pronotum plus court
et subgraduellement rétréci en avant, les antennes obscures à partir du
4 e article, la tache scutellaire des élytres ne s’écartant pas de la suture en
arrière, le dessous de l’arrière-corps de couleur claire. Plus court que
Ae. aegyptiaca Motschulsky ; ponctuation du pronotum simple et égale.
Gen. HETERODERES Latreille
Heteroderes Rothschildi Fleutiaux
Heteroderes Rothschildi Fleutiaux, Bull. Mus. Paris, 1928, p. 240; Voy.
M. de Rothschild en Éthiopie et Afr. orient, angl. 1922, p. 595.
Kenya. Déserts du Turkana : Pays West Suk, Kacheliba, st. 21,
1.300 mètres.
Décrit de l’Abyssinie.
Heteroderes flavonotatus Boheman
Oophorus flavonotatus Boheman, Ins. Cafïr., I, 2, 1851, p. 407. —
Heteroderes flavonotatus Candèze, Mon. Élat., Il, 1859, pp. 353 et 362
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, plage du Rodolphe, st. 26,
565 mètres.
Natal, Colonie du Cap, Mozambique. Afrique orientale anglaise, Congo
belge.
COLEOPTERA, ELATERIDAE
209
Subfam. Elaterinae
Gen. AE0L0IDES Schwarz
Aeoloides Jeanneli, n. sp.
PL VIII, fig. 1. — Long. : 10 à 12 mm. — Allongé; noir; pubescence
grise légère. Tête peu convexe, très légèrement aplatie en avant; ponctua¬
tion double serrée. Antennes testacées, fines; 3° article un peu plus long
que le 2° ; 4 e plus long que les deux précédents réunis. Pronotum plus long
que large, subparallèle, faiblement arrondi et rétréci en avant, peu convexe;
ponctuation double; angles postérieurs longs, aigus, à peine divergents,
bicarénés; carène interne courte, l’externe longue, n’atteignant pas le
sommet de l’angle. Élytres de la largeur du pronotum, très légèrement
arqués sur les côtés, conjointement arrondis à l’extrémité, ponctués-striés ;
interstries plans, très finement et densément pointillés. Dessous de même
couleur. Pattes testacées.
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, plage du lac Rodolphe, st. 26,
565 mètres.
Plus étroit que Ae. grisescens Germar ; pubescence moins apparente ;
pronotum et élytres plus longs ; ponctuation du pronotum mieux marquée.
Aeoloides spissus Candèze
Heteroderes spissus Candèze, Ann. Soc. ent. Belgique, 1889. Élat. nouv.,
IV, p. 29.
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, plage du lac Rodolphe, st. 26,
565 mètres. — Bourillé, bords de la rivière, st. 28, 600 mètres. — Kenya :
Massif du Marakwet, sommet du Chérangani, st. 32, 3.500 mètres. —
Déserts du Turkana, monts Muruéris, st. 23, 800 à 1.000 mètres. Nombreux
individus.
Abyssinie, Erythrée, Afrique orientale anglaise, Territoire du Tanganyika,
Mozambique, Natal.
Gen. DRASTERIDS Eschscholtz
Drasterius aethiopicus Candèze
Drasterius aethiopicus Candèze, Mém. Soc. Roy. Sc. Ac. Liège, 2, IX,
1881, Élat. nouv., III, p. 62.
Fig. ix. — Décrit d’Abyssinie. Le type est noir ; seules apparaissent sur
les élytres une étroite bande rouge sur le 3 e interstrie, à la base, et deux
petites taches de même couleur sur les côtés en arrière.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 14
210
E. FLEUTIAUX
D. varions Fleutiaux, Voy. Alluaud et Jeannel, Col., XIII, 1919, p. 66,
n’est qu’une des nombreuses variétés que pré¬
sente l’espèce.
Ethiopie. Plaine de l’Omo : Nanoropus, plage
du lac Rodolphe, st. 26, 565 mètres. — Bourillé,
bords de la rivière, st. 28. 600 mètres.
Mont Méru (Sjôstedt). — Ethiopie (M. de
Rothschild). —Rift valley (Alluaud). — Nairobi,
1.700 mètres; mont Kénya, zone inférieure;
vallée de la rivière Amboni, 1.800 mètres (Alluaud
et Jeannell.
Gcn. MEGAPENTHES Kiesenwetter
MegapenthesPatrizii.n. sp.— Long.7 à7,5 mm.
— Oblong, parallèle; jaune testacé; pubescence
jaune pâle, courte et peu serrée. Tête aplatie,
F *n' lx ;- B J l a ^ erius aellli °P icus prolongée en bec arrondi, déprimée en avant au-
14 . dessus du labre, carénee au milieu; ponctuation
ocellée, large, peu profonde et serrée. Yeux gros
et saillants. Antennes dépassant les angles postérieurs du pronotum, jaunes,
serriformes; 2 e article petit ; 3° presque aussi long que le suivant et de même
forme. Pronotum plus long que large, parallèle, arrondi au-dessus de la
tête, convexe, brusquement déclive à la base, ponctué comme la tête ; angles
postérieurs légèrement divergents, faiblement carénés près du bord externe.
Elytres parallèles et convexes, densément ponctués, subrugueux, nettement
striés. Dessous de même couleur. Hanches postérieures graduellement élar¬
gies en dedans. Pattes jaune pâle.
Somalie italienne : Bidi Scionde, Bas Giuba (Patrizi). Ma collection et Musée
de Gènes.
Appartient à un groupe différent du génotype ( ( ) par la longueur du 3 e
article des antennes; dans ce groupe entrent un certain nombre d’espèces
comme, par exemple, M. bilaesus, M. inconditus Candèze et quelques autres.
Megapenthes Ferrarii, n. sp. — Long. : 12 mm. Allongé; testacé rougeâtre;
pubescence jaune peu abondante. Tête déprimée au milieu, largement arron¬
die en avant; bord antérieur éloigné du labre; ponctuation grosse, ombi¬
liquée, serrée. Yeux gros et saillants. Antennes testacées, longues, dépas¬
sant la moitié du corps, serriformes à partir du 3° article ; 2® petit, globu¬
leux ; 3° presque aussi long que le suivant et de même forme. Pronotum
aussi long que large à la base, graduellement rétréci en avant, faiblement
arrondi au-dessus de la tête, convexe, brusquement déclive à la base ; ponc-
(1) Génotype : Elaler lugem Redtenbacher.
COLEOPTERA, ELATERIDAE
211
tuation grosse, ombiliquée, serrée; angles postérieurs déprimés, aigus, non
carénés. Elytres un peu plus larges que le pronotum, finement pointillés,
striés; interstries légèrement convexes. Dessous de même couleur. Hanches
postérieures faiblement et graduellement élargies en dedans. Pattes testacées
pâles.
Somalie, Giumbo (G. Ferrari). Ma collection et Musée de Gênes.
Beaucoup plus grand que M. Patrizii ; tête déprimée au milieu, non
carénée ; antennes longues; élytres non rugueux, stries moins nettes et moins
fortement ponctuées.
Subfam. Cardiophorinae
La faune de l’Afrique orientale est riche en insectes de ce groupe ; ils se
répartissent dans plusieurs genres ou sous-genres présentant le même aspect
extérieur.
1. Griffes simples. 2.
— Grilles dentées. Dicronychus.
2. Quatrième article des tarses normal. 3.
— Quatrième article des tarses dilaté en dessous. Cardiotarsus.
3. Pronotum non limité latéralement par une carène, mais en des¬
sous par une fine suture plus ou moins visible. Cardiophorus.
— Pronotum limité latéralement par une carène parfois abrégée
en avant. 4.
4. Carène latérale entière; angles postérieurs nettement carénés.
. Tropidiplus.
— Carène latérale effacée en avant. 5.
5. Forme allongée et convexe; angles postérieurs du pronotum
non carénés. Paracardiophorus.
— Forme généralement courte et peu convexe ; angles postérieurs
sur pronotum carénés. Craspedostethus.
Gen. CARDIOPHORUS Eschscholtz, 1829.
Cardiophorus excisus Schwarz
Cardiophorus excisus Schwarz, Deutsche ent. Zeitschr., 1900, p. 152. —
C. inquinalis Schwarz, Schwed. Zool. Exped., 1908, p. 64.
Kenya. Rift-Valley, Naivasha, st. 49, 1.900 mètres.
Kenya Colony, Tana River (G. Babault). Territoire du Tanganyika, Kili¬
mandjaro, 1.200 mètres (Sjôstedt), zone inférieure, 800 mètres (Alluaud et
Jeannel).
Très voisin de C. rnunitus Candèze; c’est à ce dernier que se rapporte un
exemplaire qui m’a été communiqué par le Musée de Stockholm sous le nom
de C. excisus Schwarz.
212
E. FLEUTIAUX
Cardiophorus obsoletus Gerstaecker
Cardiophorus obsoletus Gerstaecker, Arch.Nat., 1871, p. 54;Glied. Fauna
Sansibar, 1873, p. 149. — C. variatus Fleutiaux, Bull. Soc. ent. France,
1918, p. 141 ; Voy. Alluaud et Jeannel, Col., XIII, 1919, p. 94.
Kenya. Pays Kikuyu, chute de la rivière Thika, st. 7, 1.700 mètres.
Afrique orientale, diverses localités de 1.050 à 2.000 mètres (Alluaud et
Alluaud et Jeannel).
Cardiophorus Chappuisi, n. sp.
Cardiophorus sororius Fleutiaux, Yoy. Alluaud et Jeannel, Col., XIII,
1919, p. 81 ; Yoy. Babault, 1921, p. 15 (non Schwarz, 1903).
PL VIII, fig. 3. — Long. 10 à 12 mm. Allongé; brun plus ou moins pâle
sur la suture des élytros ; pubescence grise, courte, peu serrée. Tête petite,
aplatie, déprimée en avant; bord antérieur arrondi et rebordé; ponctuation
fine et serrée. Antennes grêles, testacé clair, dépassant les angles postérieurs
du pronotum. Pronolum plus long que large, régulièrement arrondi sur
les côtés, également rétréci en avant et postérieurement, convexe, finement
et densément ponctué; angles postérieurs courts, dirigés en arrière; sillons
basilaires bien marqués; limites latérales inférieures effacées en avant.
Élytres plus larges que le pronotum, faiblement arrondis sur les côtés, con¬
vexes, fortement striés-ponctués. Dessous de même couleur. Pattes testacées.
Kenya. Rift-Valley, Naivasha, st. 49, 1.900 mètres.
Afrique orientale: Bura, 1.050 mètres; Voï, 000 mètres ; Tavéta, 750 mètres
(Alluaud et Jeannel). Kédong Valley (Babault).
Plus grand que C. sororius Schwarz ; tête et pronotum plus étroits ; celui-
ci globuleux, plus rétréci en avant et en arrière ; élytres un peu évasés, stries
moins fortement ponctuées, interstries moins convexes.
Cardiophorus disjunctus, n. sp.
Cadiophorus Amari Fleutiaux, Voy. Alluaud et Jeannel, Col., XIII, 1919,
p. 91 (non Candèze, 1889).
PI. VIII, fig. 9. — Long. 6 à 7,5 mm. Allongé; noir ; pubescence grise peu
fournie. Tête peu convexe, arrondie et déprimée en avant, irrégulièrement
ponctuée. Antennes fines ne dépassant pas les angles postérieurs du prono¬
tum, testacées. Pronotum un peu plus long que large, régulièrement arrondi
latéralement, plus brusquement en avant, également rétréci en avant et en
arrière, convexe; ponctuation subégale et serrée ; angles postérieurs courts,
dirigés en arrière; sillons basilaires longs et bien marqués; limites infé¬
rieures bien distinctes jusque près du bord antérieur. Elytres longs, subpa¬
rallèles jusqu’au delà de la moitié, arrondis et rétrécis vers le bout, convexes,
fortement striés-ponctués. Dessous de môme couleur, pattes testacées.
COLEOPTEEA, ELATERIDAE 213
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, plage du Rodolphe, st. 26,
565 mètres.
Afrique orientale : Tavéta, 750 mètres (Alluaud et Jeannel).
Ressemble à C. intricatus Schwarz ; plus étroit ; antennes testacées ;
ponctuation du pronotum subégale, angles postérieurs brièvement carénés.
Cardiophorus Gerstaekeri, n. sp. — Cardiophorus obsoletus Fleutiaux,
Voy. Alluaud et Jeannel, Col. XIII, 1919, p. 83 (non Gerstacker, 1871).
Long. 7 mm. Allongé; noir, sommet des angles postérieurs du pronotum
et élytres brunâtres; pubescence grise. Tête presque plate, transversalement
arrondie en avant; ponctuation fine et serrée. Antennes testacé clair, dépas¬
sant la base du prothorax. Pronotum légèrement plus long que large, arqué
sur les côtés, plus étroit en avant qu’en arrière, convexe ; ponctuation égale,
nette et serrée; angles postérieurs courts et divergents, carénés ; sillons basi¬
laires courts, bien marqués ; limites latérales inférieures, bien apparentes en
arrière, effacées dans le tiers antérieur. Élytres plus larges que le pronotum,
parallèles en avant, arrondis et rétrécis au delà de la moitié, convexes, forte¬
ment striés-ponctués ; interstries convexes. Dessous brun obscur. Pattes
plus claires.
Territoire du Tanganyika : Kilimandjaro, zone des cultures, Kiléma,
1.440 mètres, mars (Alluaud et Jeannel).
Forme de C. usambaricus Fleutiaux; taille moindre; pronotum moins
arrondi sur les côtés, élytres bruns.
Cardiophorus commissus, n. sp. — Cardiophorus praernorsus Fleutiaux,
Voy. M. de Rothschild, Art., 1922, p. 596 (non Boheman, 1851).
Long. 8,5 mm. Oblong; testacé brunâtre; pubescence grise. Tête peu
convexe, finement et densément ponctuée. Antennes testacé clair, dépassant
la base du prothorax. Pronotum presque carré, très faiblement arqué sur les
côtés en avant, convexe; ponctuation nette et serrée; sillons basilaires bien
marqués; angles postérieurs à peine divergents, arrondis au sommet, carénés
latéralement; limites inférieures très légères, effacées en avant. Élytres
arqués sur les côtés, arrondis à l’extrémité, peu convexes, fortement striés-
ponctués ; interstries convexes. Dessous de même couleur. Pattes testacé
clair.
Lac Rodolphe (Rothschild).
Plus brun que C. praernorsus Boheman ; plus large, pronotum moins
dilaté en avant, élytres moins longs.
Cardiophorus ocularius, n. sp. — Cardiophorus depressus Fleutiaux, Voy.
M. de Rothschild, Art., 1922, p. 596 (non Candèze, 1878).
Long. 8,5 mm. Oblong; testacé brunâtre; pubescence grise. Tête étroite,
plate; ponctuation nette, assez forte; yeux gros et saillants. Antennes testacé
clair, dépassant la base du prothorax. Pronotum presque carré, arrondi
seulement aux angles antérieurs, peu convexe; ponctuation légère et peu
214
E. FLEUTJAUX
serrée; angles postérieurs non divergents, obtusément carénés en dehors;
sillons basilaires courts, bien marqués ; limites latérales inférieures visibles
seulement dans la moitié postérieure. Élytres plus larges que le pronotum,
arqués sur les côtés, arrondis à l’extrémité, peu convexes, fortement striés-
ponctués; interstries convexes. Dessous brun. Pattes testacé clair.
Colonie du Kénya : Voï (Rothschild).
Ressemble beaucoup à C. commissus ; ponctuation de la tête plus forte,
moins serrée, moins régulière; front moins large; yeux plus gros; pronotum
parallèle en arrière; carène des angles postérieurs obtuse; ponctuation plus
légère, moins serrée et moins régulière.
Cardiophorus subvariatus, n. sp. — Cardiophorus variatus Fleutiaux,
Voy. Babault, 1921, p. 15 (non Fleutiaux, 1918).
Long. 6,5 à 7,5 mm. Oblong; noir presque opaque, tache rousse aux
épaules, parfois prolongée jusqu’au sommet des élytres sans atteindre le
bord externe; pubescence grise. Tête faiblement convexe, largement arrondie
en avant; ponctuation double. Antennes noirâtres, ne dépassant pas la base
du prothorax. Pronotum à peine plus long que large, arrondi latéralement,
à peu près également rétréci en avant et en arrière, très convexe; ponc¬
tuation line et serrée avec des points plus gros espacés; angles postérieurs
courts; divergents, arrondis, carénés; sillons basilaires longs et nets;
limites latérales inférieures bien marquées presque jusqu’au bord antérieur.
Elytres parallèles jusqu’à la moitié, rétrécis au delà et arrondis à l’extrémité,
convexes, fortement striés-ponctués; interstries convexes. Dessous noir.
Pattes testacées.
Colonie du Kénya : Kédong Valley (Babault).
Diffère de C. obsoletus Gerstaecker par sa forme moins étroite, plus
convexe et moins parallèle, l’aspect moins brillant, la ponctuation du pro¬
notum line, plus nette et plus serrée.
Gen. PARACARDIOPHORUS Schwarz
Paracardiophorus elgonensis, n. sp.
Long. 4 mm. Allongé; tête et pronotum noir brillant, élytres bruns, un
peu enfumés sur le milieu et sur les bords externes; pubescence rare,
obscure sur le pronotum, jaune et plus apparente sur les élytres. Tête peu
convexe, arrondie et rebordée en avant; ponctuation formée de points de
grosseurs différentes, inégalement répartis. Antennes brunes, testacées à la
base, atteignant les angles postérieurs du pronotum. Pronotum aussi long
que large, régulièrement arrondi sur les côtés, également rétréci en avant
et en arrière, convexe, ponctué comme la tête; angles postérieurs redressés,
aigus; limites latérales carénées jusque près du bord antérieur. Élytres
COLEOPTERA, ELATERIDAE
215
légèrement évasés en arrière, convexes, striés-ponctués ; interstries très
légèrement rugueux. Dessous brun clair. Pattes testacé pâle.
Kenya. Mont Elgon, camp II, st. 15, 2.470 mètres.
Petite espèce remarquable par l’aspect brillant de la tête et du pronotum.
Gcn. CRASPEDOSTETHDS Schwarz
Craspedostethus dilutus Erichson
Cardiophorus dilutus Erichson, in Germar, Zeitschr. Ent., II, 1840,
p. 307. -— Candèze, Mon. Élat., III, 1860, pp. 118 et 187.
Kenya. Déserts du Turkana, Lokitang, st. 24, 750 mètres. Trois individus
de petite taille (3,5 à 4 mm.) pris à la lumière; la forme typique atteint
parfois 5,5 mm.
Décrit d’Egypte; se retrouve en Tunisie, Algérie, Nubie, Abyssinie, Ery¬
thrée, Somalie, Aden.
Peut-être faut-il voir là le C. ( Drasterius) permodicus Faldermann, 1835
(.Aeolus fulvescens Reitter), de Perse, Arménie, Mésopotamie.
Craspedostethus catulus Candèze
Cardiophorus catulus Candèze, Ann. Soc. ent. Belgique, 1889, Elat.
nouv., IV, p. 44.
Ethiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, plage du Rodolphe, st. 26,
565 mètres. —Bourillé, bords delà rivière, st. 28, 600 mètres. — Kenya.
Déserts du Turkana, Lokitang, st. 24, 750 mètres, à la lumière. — Turkana
sud, Lodwar, st. 37, 600 mètres; Turkana sud, sables, st. 22, 800 à
1.000 mètres.
Décrit d’Abyssinie.
Très variable pour la coloration. La forme typique est noire avec une
tache jaune aux épaules et une autre plus ou moins apparente au sommet
des élytres. Parfois l’insecte est jaune avec le milieu des élytres noir.
Craspedostethus jocosus Candèze
Cardiophorus jocosus Candèze, Mém. Soc. Roy. Sc. Liège. 2, IX, 1881,
Élat. nouv., III, p. 79.
Éthiopie. Plaines de l’Omo : Bourillé, bords de la rivière, st. 28,
600 mètres.
Abyssinie. Afrique orientale.
216
E. FLEUTIAUX
Craspedostethus angularis Candèze
Cardiophorus angularis Candèze, Mém. Soc. Roy. Sc. Liège, 2, XI, 1881,
Élat. nouv., III, p. 79.
F ‘g- x -
Kenya. Pays Kikuyu, Kijabé, st. 8, 2.100 mètres.
Décrit de Zanzibar. Territoire du Tanganyika et colonie de Kénya.
Fig. x. — Craspedostethus angularis Candèze, de Kijabé, X env. 12.
Gen. TROPIDIPLUS Fleutiaux
Tropidiplus tanensis Fleutiaux
Cardiophorus tanensis Fleutiaux, Bull. Soc. ent. France, 1918, p. 169 ;
Voy. Babault, 1921, p. 15.
Eihiopie. Plaines de l’Omo : Nanoropus, plage du Rodolphe, st. 26,
565 mètres.
Afrique orientale anglaise (Alluaud ; Babault).
Tropidiplus turkanus, n. sp.
Long. 6 mm. Oblong; brun, plus clair aux angles antérieurs du pronotum
et aux épaules; pubescence grise. Tête faiblement convexe, couverte de gros
points ombiliqués peu profonds. Antennes fines, testacé clair, n’atteignant
pas la base du prothorax. Pronotum aussi long que large, arqué sur les
COLEOPTEEA, ELATERIDAE
217
côtés, arrondi et rétréci en avant, presque droit en arrière, convexe; ponc¬
tuation écartée sur un fond alutacé; angles postérieurs courts, obtus, carénés;
sillons basilaires presque nuis. Elytres faiblement arrondis latéralement,
striés-ponctués ; interstries très légèrement rugueux. Dessous de même
couleur. Pattes testacé clair.
Ethiopie. Plaine de l’Omo : Bourillé, bords de la rivière, st. 28, 600 mètres.
— Kenya. Turkana sud, Lodwar, st. 37, 600 mètres.
Même forme que T. inconstans Fleutiaux, du Mozambique; ponctuation
de la tête plus grosse et moins serrée, celle du pronotum plus nette, peu
serrée, sur un fond alutacé ; interstries des élytres moins rugueux.
Tropidiplus rugatus, n. sp.
PL VIII, fig. 2. — Long. 5,7 mm. Oblong; noir opaque; pubescence grise
courte. Tête presque plate, largement arrondie en avant; ponctuation grosse,
serrée, rugueuse. Antennes testacé clair, fines, n’atteignant pas les angles
postérieurs du pronotum. Pronotum aussi long que large, arrondi sur les
côtés, un peu moins rétréci en arrière qu’en avant, globuleux, brusquement
déclive à la base, fortement ponctué et rugueux, granuleux sur le dos ; angles
postérieurs faiblement divergents, longuement carénés près du bord ex¬
terne; sillons basilaires distincts. Elytres plus larges que le pronotum, un
peu dilatés en arrière, convexes, fortement striés-ponctués ; interstries for¬
tement granuleux. Dessous de même couleur. Pattes testacé clair.
Un individu de forme plus épaisse, de couleur brun roux est probablement
la 9 .
Kenya. Turkana sud, sables, st. 22, 800 à 1.000 mètres.
Très différent de T. turkanus par sa rugosité granuleuse; pronotum plus
convexe; élytres plus larges que le pronotum.
EXPLICATION DE LA PLANCHE VIII
Fig. 1. — Aeoloides Jeanneli, n. sp., de Nanoropus, lac Rodolphe, X env. 3,5.
Fig. 2. — Tropidiplus rugatus, n. sp., du Turkana méridional, X env. 5.
Fig. 3. — Cardiopliorus Chappuisi, n. sp., de Naivasha, Rift Valley, X env. 3.
Fig. 4. — Aeoloderma Chappuisi, n. sp., de Bourillé, vallée de l’Omo, X env. 5.
Fig. 5. — Agrypnusproximus, n. sp., de Bourillé, vallée de l’Omo, X env. 2.
Fig. 6. — Aeoloderma numerosa, n. sp., deNanoropus, lacRodolphe, Xenv. 4,5.
Fig. 7. — Adelocera (Archontas ) basa/is, n. sp., de la maison forestière du Ki-
nangop (2.600 m.), X env. 5.
Fig. 8. — Adelocera cylindriformis, n. sp., de Lokitang, Turkana, Xenv. 4,5.
Fig. 9. — Cardiopliorus disfunctus, n. sp., de Nanoropus, lac Rodolphe, Xenv. 5.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 12.
45 avril 4935.
LEPIDOPTERE
I. LYCAENIDAE
Sur les espèces éthiopiennes du genre Syntarueus Butler.
(avec la planche IX)
PAR
H. Stempffer
M. le Professeur Jeannel a bien voulu me confier la détermination des
Lycaenidae capturés en Afrique orientale anglaise au cours de la Mission
scientifique de l’Omo. C’est ainsi que j’ai eu à examiner, entre autres,
une quarantaine d’exemplaires appartenant au genre Syntarueus Butler.
Si je m’en étais tenu aux indications des traités généraux, tels que l’ou¬
vrage du D r Seitz, je n’aurais pas hésité à déterminer le tout Synta-
rucus telicanus plinius Fabr. Mais l’étude de l’armure génitale çf me
montra que ces exemplaires du Kénya appartiennent à trois espèces dis¬
tinctes, parfaitement séparées par leur morphologie interne et qu’aucune
de ces trois espèces n’est le véritable plinius de Fabricius.
J’ai élargi alors le champ de mes recherches et j’ai pu rassembler et
disséquer environ 180 c? de Syntarueus africains, en utilisant ma collec¬
tion personnelle et surtout les spécimens qui m’ont été obligeamment
prêtés par le Muséum de Paris, le British Muséum, le Muséum de Ham¬
bourg, M. Warnecke de Kiel et M. Billière de Paris.
Je n’ai pas pu réunir de séries de toutes les régions de la faune éthiopienne;
•en particulier l’Afrique occidentale est très peu représentée dans mo n
matériel. Aussi les indications de répartition géographique que je donnerai
sont-elles tout à fait incomplètes. Je publie cependant le résultat de mes
recherches afin d'inciter mes collègues à réviser, au moyen de l’examen
de l’armure génitale çf la détermination de leurs Syntarueus africains.
220
H. STEMPFFER
J’insiste sur la nécessité de ce mode de vérification, car, après avoir com¬
paré maintes fois les exemplaires en question, j’avoue ne pas avoir trouvé de
caractères externes suffisamment précis et constants pour séparer avec
certitude toutes les espèces. Ceci explique du reste la confusion qui règne
dans la systématique de ce groupe. Au contraire, les différences dans la
morphologie des genitalia sont si nettes qu'on peut les constater avec
une simple loupe, même avant montage sous lamelle.
En outre, pour comparer utilement des teintes ou des dessins, il faut
disposer de spécimens frais et de capture assez récente. Or, très souvent,
les chasses de Lycènes exotiques nous parviennent en état médiocre et
les exemplaires de collections anciennes ont plus ou moins perdu de leur
éclat. La dissection de l’armure génitale permet une détermination exacte,
quel que soit l’état du spécimen envisagé.
Certain auteurs contestent la validité des espèces séparées seulement
par des détails de structure des genitalia. Pour cela, ils invoquent les faits
suivants :
1° Il existe, dans ces organes, une variabilité individuelle qui n’est pas
négligeable.
2 ° Chez quelques Lépidoptères à grande répartition géographique conti¬
nue, on peut constater dans l'armure génitale une variation parallèle à
celle du faciès externe et qui permet de diviser l’espèce en races géo¬
graphiques, en véritables sous-espèces. Ce dernier fait n’est d’ailleurs pas
surprenant et il est normal que la morphologie interne subisse, elle aussi,
dans une certaine mesure, l’influence du milieu. M. Le Cerf a, dans ses
travaux sur les différentes formes d 'Epinephele jurtina L. et tel/nessia
Zell. [Bull. Soc. ent. Fr., 1912, p. 225-231) et sa Révision des Aegeriidae
de Barbarie [Etudes Lép. comp., vol. XVII, 1920) traité de ces variations
raciales.
Il est évident que, pour être fixé sur la valeur taxonomique, en géné¬
ral, des caractères des genitalia, il faudrait avoir étudié ceux de tous les-
Lépidoptères.
Les recherches en ce sens sont poursuivies depuis trop peu d’années
(et malheureusement par un nombre trop restreint d’entomologistes) pour
que nous ayons cette connaissance d’ensemble.
Mais dans un cadre plus modeste, celui de la famille, je crois que nous
pouvons nous faire une opinion valable. Tous les auteurs qui ont traité des
genitalia des Lycénides et dont je ne citerai que quelques uns : MM. Rever-
din, Chapman, Bethune Baker, Riley, Hemming, accordent la plus grande
importance, au point de vue taxonomique, aux caractères de l’armure mâle.
Personnellement, j’ai étudié sous ce rapport environ 200 espèces de
Lycénides paléarctiques, néarctiques, éthiopiens et j’ai constaté que
1° Dans cette famille, la variation individuelle ne produit pas, à ma
connaissance, d’armures de formes intermédiaires qu’on puisse hésiter
à attribuer à une espèce déterminée.
I.EPIDOPTERA, LYCAENIDAE
221
2 ° Toujours chez les Lycènides, lu variation géographique (qui aboutit
parfois à la constitution de races bien caractérisées par leur faciès externe)
est extrêmement faible dans l’armure génitale cf, je dirai même rarement
appréciable. Je ne connais guère, comme exemple d’une telle variation, que
les différences moyennes, assez faibles d’ailleurs, qu’on peut relever entre
les formes européennes et asiatiques de Lycaenides ismenias Meigen; encore
n’est-il pas certain que ces formes asiatiques ne constituent pas des
espèces séparées comme le pense M. Hemming.
Par contre, j ai figuré (Ann. Soc. ent. Fr ., 1931, pl. 2. et 3, fîg. n. et t) les
genitalia d’exemplaires de Lycaena argus L., de provenances très différentes :
Suède, France, Carinthie, Turkestan, Asie Mineure, Espagne, genitalia
rigoureusement semblables alors que les spécimens appartiennent à des
races bien tranchées. Récemment j’ai disséqué des Syntarucus telicanus
Lang d’Europe, d’Afrique tropicale et équatoriale, des Cosmolyce baeticus
L., de France, du Sze-Tchouen, de Madagascar, sans pouvoir déceler àl’inté-
térieur de chacune de ces espèces la moindre différence raciale dans les
genitalia.
Je crois donc que, puisqu’il s’agit ici des Syntarucus, si dans la même
localité nous trouvons trois formes bien différentes d’armures génitales,
sans cas de transition, chacune d’elles constante en ses caractères essen¬
tiels, nous avons le droit de conclure qu’il s’agit bien de trois espèces
valides.
Mais je restreins expressément aux Lycaenidae la portée de mon opinion
sur la valeur systématique des caractères des genitalia.
Pour abréger le texte, j’emploierai les abréviations suivantes pour indi¬
quer le lieu de conservation des exemplaires et leur origine :
M. P. J. : Muséum de Paris : coll. de Joannis.
M. P. O. : Muséum de Paris : chasses de la Mission de l’Omo.
M. P. 13. : Muséum de Paris : chasses de M. Guy Babault.
M.P. D. : Muséum de Paris : chasses de M. Decary.
B.M. : British Muséum.
H. M. : Muséum de Hambourg.
W. : coll. Warnecke.
S. : coll. Stempffer.
Genre SYNTARUCUS Butler
Syntarucus Butler, Proc. zool. Soc. London, p. 929 (1900). — Langia
Tutt, Brit. Butts., I, p. 314-319 (1906). — Raywardia Tutt, Brit. Butts., II,
p. 484 (1908). — Cupido Schrank (pro parte), Aurivillius in Seitz, tome V,
p. 470 (1924).
Yeux revêtus de poils denses. Nervures costale et subcostale (11 et 12) des
antérieures proches, mais non soudées. Nervure 2 des postérieures pro¬
longée par une petite queue fine.
222
II. STEMPFFER
Le genre Syntarucus a été créé par Butler aux dépens du genre
Tarucus Moore (type : theophrastus Fabr.). Butler n’a indiqué comme
caractères génériques que la pilosité des yeux et la nervulation. Mais les
Syntarucus diffèrent bien plus profondément encore des Tarucus par
l’armure génitale çf. Celle des Tarucus (voir Bethune Baker : A Révision
of the genus Tarucus, Trans. ent. Soc. London, p. 269-296, pl. xiv-xx,
1917) comporte deux pièces particulières, les virgae excitatae et le tectorius
qui ne se retrouvent nullement chez les Syntarucus. Le pénis est en outre
totalement différent dans ces deux genres.
En réalité, les Syntarucus sont extrêmement proches du genre améri¬
cain Leptotes Scudder [Bull. Buff. Soc. nat. Sci., III. p. 124, 1876), type :
theonus Lucas.
Les Leptotes ont également les yeux poilus, leur nervulation est identique
à celle des Syntarucus, mais ils n’ont pas aux ailes postérieures de petite
queue prolongeant la nervure 2. Les dessins du dessous des ailes de Lep¬
totes theonus Lucas et L. marina Reak rappellent ceux de telicanus et
surtout les armures génitales de ces deux dernières espèces sont tout à fait
du type Syntarucus.
Leptotes et Syntarucus doivent appartenir à une souche très ancienne
puisque leur répartition embrasse les régions méditerranéenne, indo¬
australienne, éthiopienne, sonorienne et sud-américaine.
Syntarucus telicanus Lang
Planche IX, fîg. 1, exemplaire n° 920, Ile Principe (B. M.).
Papilio telicanus Lang, Verz. Sclimett. Augsburg, p. 47, n° 387 (1789).
Lycaena telicanus Ilbn, in Gerhard, Versuch einer Monogr. der europ.
Schmett. Thecla, Polyommatus, etc., pl. 11, fîg. 2a, b, c (1853).
Lycaena telicanus Lang (?), in Saalmüller, Lep. von Madagascar, p. 100
(1884).
Lycaena telicanus Lang (?), in Trimen, South AfricanButterflies,p. 69 (1887).
Lycaena telicanus Lang, in Rühl. Palaearkt, Grossschmett, p. 225 et 749
(1895).
Tarucus telicanus Lang, in Seitz, tome I, p. 293, pl. 77 h (1909).
Papilio pirithous L., Syst. Nat., XII, p. 790 (1767).
Papilio baeticus Esp., Europ. Schmett., Forts, I, p. 181 (1784).
Lycaena Hoffmannseggi Zeller, Stett. Ent. Ztg., p. 312 (1850).
Lycaena Hoffmannseggi Zeller, Gerhard, l. c., pl. 39, fig. 3 a, b (1853).
Lampides telicanus, ab. Bellieri Ragusa, Nat. Sicil., p. 37, pl. 3, fig. 2
(1882).
Lampides telicanus, ab. simplicior Yerity, Bull. Soc. ent. Ital., p. 273,
pl. I, fig. 14 (1910).
Tarucus telicanus, f. boeticoides Stauder, Entom. Anz.. Wien, Y, p. 68
(1925).
LEP1D0PTERA, LYCAENIDAE
223
Tarucus telicanus, f. immarginata Staud., I. c., p. 68 .
Tarucus telicanus, f. nigrita Staud, /. c., p. 68 .
Tarucus telicanus, f. pygmaea, Staud, /. c., p. 68 .
Il est inutile de décrire longuement ici les formes européennes de teli¬
canus, car elles sont bien connues. Le dessus du çf ne varie guère que par
l’épaisseur de la bordure marginale foncée (f. boeticoides Staud, f. immar¬
ginata Staud.) et la densité de la teinte bleue qui laisse parfois transpa¬
raître les dessins du dessous. Le dessus de la Ç est d’un brun enfumé plus
ou moins éclairci de blanc bleuâtre sur le disque des antérieures. Les
franges sont noires dans leur moitié proximale, blanches dans leur moitié
distale.
Mais le dessous offre une grande variété d’aspect en raison de l’exten¬
sion plus ou moins grande des dessins bruns. Ragusa a nommé ab. Bellieri
une forme sicilienne à dessous très foncé. Verity a donné le nom d’ab.
simplicior à des ex. analogues de Modène. Ribbe [Iris, 1909, p. 183) signale
que les telicanus andalous sont en majorité de la forme Bellieri Ragusa.
J’ai pu constater qu’en effet, les specimens de Juneda et Murcie montrent
des dessous très foncés, le blanc étant réduit à l’entourage des taches
brunes alors que presque tous les ex. de Provence, Tyrol, Croatie, Italie,
Portugal sont à dessous clair. Un telicanus de Syrie que j’ai sous les yeux
est semblable à ceux de Provence.
Telicanus est largement répandu dans toute l’Afrique tropicale, ainsi que
le montre la liste de localités ci-dessous, l’identité spécifique de tous les
C? ayant été vérifiée par le montage des genitalia en préparation micros¬
copique :
Haut-Sénégal et Niger : Kati (M. P. J.). -— Gambie (M. P. J.). — Sierra
Leone (S.). — Ile Principe (B. M. ) ( r ). — Cameroun : Bitje River (S.). — Nige¬
ria : Ado-Ekiti (S.), Anjetino (S.) ( 1 2 ). — Kivu : Kadjudju (M. P. B.). —
Ouganda : Entebbe (S.). — Afrique orientale anglaise : Nairobi (M. P. O.) (S.),
Timboroa (M. P. O.), Donyo Erok (S.), Ivitale (M. P. O.), montElgon versant
est, 2.100 mètres et2.470 m. (M. P. O.), —Nyassaland (B. M.) ( 3 ), Pondoland :
St-Johns (S.). — Madagascar : Maranandia (M. P. D.). — Seychelles (M.P. J.).
— Yemen : Sanaa (W.).
Les çf de ces différentes régions sont, en général, semblables comme
teinte et comme taille moyenne à ceux de Provence et d’Italie. Toutefois,
chez certains d’entre eux (ceux de l’île Principe par exemple), les dessins
du dessous sont d’un brun intense et les écailles métalliques vertes des
taches anales très brillantes. Aucun des spécimens que j’ai examinés
n’appartient à la forme Bellieri Ragusa. Je n’ai eu malheureusement à ma
disposition que peu de 9 africaines : 27 en tout contre plus de 100 <jjL Je
(1) Togo; Misahôhe (II.M.).
(2) Congo belge : Angou, district Ouelle (H. M.).
(3) Herreroland:Neudanim(H.M.). — Okahandja(H. M.).—Karibib (H. M.). —• Natal (H.M.).
224
H. STEMPFFER
dois dire que je ne puis séparer avec une entière certitude les 9 de teli-
canus des 9 des deux espèces que je décrirai plus loin : Jeanneli et
Babaulti, alors que pulcher Murr., socotranus Grant et rabefaner Mab.
restent aisés à déterminer. Peut-être, la comparaison de longues séries
permettrait-elle de dégager les caractères spécifiques des 9 de telicanus,
Jeanneli, Babaulti.
Dans tous les cas, les formes africaines 9 de ces trois dernières espèces
offrent souvent un caractère commun : en dessus des quatre ailes, des
éclaircies blanchâtres ou blanc bleuâtre entre la cellule et la rangée de
lunules antémarginales. Leur faciès externe se rapproche ainsi de celui de
la 9 de plinius Fabr. de l’Inde. De là vient l’erreur si généralement
répandue qui fait de plinius une espèce africaine, erreur dénoncée déjà
cependant par Frühstoufer (in Seitz,
tome IX, p. 893). En fait, je n’ai pas trouvé
un seul plinius véritable dans tous les c?
africains que j’ai disséqués et je crois
donc pouvoir confirmer que plinius Fabr.
est une espèce exclusivement indo-ma¬
laise.
Armure génitale çf. — La vue latérale
(fig. 1) permet de donner une idée de la
position naturelle des différents éléments
des genitalia, mais elle est assez confuse,
les pièces se recouvrant partiellement.
L’expérience m’a montré que, pour
l ig. 1. S. telicanus, exemplaire n° 560. observer avec netteté la forme des val-
Madagascar (S.). Vue latérale d’ensem- .
ble, les pièces étant dans leur position ves, des subunci, etc., il était de beau-
normale. coup préférable (quoique un peu plus
délicat comme montage) de sectionner la
cingula environ à la suture tergite-sternite, de séparer les organes et d’éta¬
ler de face tegumen, cingula et valves. Mais tout mode de préparation a ses
inconvénients. C’est ainsi qu’on ne peut utiliser comme caractères ni l’écar¬
tement des lobes du tegumen ni la forme de la concavité qui les sépare, puis¬
que cet écartement et cette forme dépendent du degré d’aplatissement entre
lame et lamelle qui ne peut être exactement constant d’une préparation à
l’autre. En outre, il se produit assez souvent une rupture de la portion mé¬
diane du tegumen ou bien une torsion des subunci. Mais ces accidents qui
nuisent à la symétrie de la préparation n’empêchent nullement l’observation
des caractères spécifiques.
Le tegumen est constitué par une bande assez étroite, faiblement chitinisée
et fortement convexe, portant deux lobes latéraux. Les extrémités de ces
lobes sont formées d’une chitine plus robuste et l’on peut peut-être les consi¬
dérer comme représentant un uncus bifide rudimentaire, quoique l’on ne
puisse distinguer la suture qui devrait exister entre les 9° et 10 6 segments.
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
225
On observe seulement une différence d’épaisseur qui se traduit par une
différence de teinte et do transparence. La même particularité se retrouve
chez tous les Syntarucus que j’ai examinés, je n’y reviendrai pas à chaque
description. Subunci (falces) longs, à bords lisses, s’amincissant progressi¬
vement pour se terminer en pointe mousse. Branches latérales du tergite
Fig. 2. S. telicanus, exemplaire n° 513. Mont Elgon versant est, 2.470 m. (M. P. O.). Vue
de face, les pièces étant séparées et aplaties. — b., exemplaire n° 524. Mont Elgon versant
est 2.470 m. (M. P. O.). Vue dorso-ventrale du pénis.
modérément larges, soudées à angle droit aux branches étroites du sternite.
Portion proximale des valves subovalaire, portion distale constituée par
une longue pointe arquée portant une dent à son bord inférieur. Fultura
inferior (furca) bien développée, soudée à la base des valves et dont les
branches adhèrent fortement au plancher de la cavité génitale. Très souvent,
lors de la dissection, des lambeaux de ce plancher restent fixés à la furca.
Pénis court, trapu, renfermant un gros cornutus en forme de crochet
(cuneus de Stitz) et terminé par deux longues pointes (carina pénis de
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’0M0. — T. II. 15
226
H. STEMPFFER
Petersen). Il est à noter que, lors de l’accouplement, la pars inflabilis,
entraînant le cuneus, se dévagine au-dessus et non entre les branches de la
carina pénis. — Les lobes du tegumen et surtout le bord inférieur des
valves sont, chez tous les Syntarucus , abondamment garnis de poils que je
n’ai pas figurés pour garder plus de clarté aux schémas.
Androconies (pl. IX, fig. 10). — Elles sont en forme de raquettes, s’élar¬
gissant progressivement de la base vers l’extrémité. Bord distal arrondi.
La chitine est plus épaisse dans la moitié proximale. 8 à 10 stries longitu¬
dinales. Longueur (tige d’implantation non comprise) : environ 0 mm. 034,
largeur maximum 0 mm. 033.
Syntarucus telicanus egyptiacus Bethune-Baker
Planche IX, fig. 2, exemplaire n° 916. Égypte (B. M.)
Lycaenaegyptiaca B.-Baker, Trans.ent.
Soc. London, p. 33, pl. 1, fig. 1 çf (1894).
Tarucus telicanus egyptiacus B.-Ba¬
ker, Andres. Seitz, Die Lepid. Fauna
Aegyptens (Senckenbergiana, V, p. 43)
(1923).
Tarucus telicanus aegyptiacus B.-Ba¬
ker, Turati, Attidélia Soc. Ital. di Scienze
Nat., Vol. LXVI, p. 316 (1927).
J’ai sous les yeux trois exemplaires (2
1 9 ) d'egyptiacus ayant servi à la des¬
cription originale de M. Bethune-Baker.
Ils diffèrent de telicanus typique par leur
petite taille (21-26 mm.), leur structure
plus frêle et surtout par leur dessous qui
offre un aspect délavé. Tous les dessins,
bruns chez le type, sont chez egyptiacus
d’une teinte café au lait clair. Toutefois
les écailles métalliques des taches anales
restent très brillantes. Les lunules qui
bordent en dedans ces deux taches sont
orange très pâle. La 9 es t brune en des¬
sus, faiblement éclaircie de bleu sur le
disque des ailes antérieures. Franges brun
clair dans leur moitié proximale, blanches
dans leur moitié distale.
Habitat : Égypte : Le Caire (B. M.).
Cyrénaïque : Giarabub (d’après M. Turati,
L c.).
Fig. 3. S. telicanus egyptiacus,
exemplaire n° 916. Égypte (B. M.).
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
227
Armure génitale <jL — Elle est exactement semblable à celle de telicanus
typique, ce qui me conduit à traiter egyptiacus comme une sous-espèce.
Mais le nom doit être conservé pour désigner cette race de régions sub¬
désertiques, très caractérisée par son aspect extérieur.
Dans son catalogue des Lycaenidae palaéarctiques, Courvoisier a indiqué :
Syntarucus eleusis Demaison.
Synonyme : . c) ? egyptiaca B.-Baker.
Il y a là une double inexactitude : 1° eleusis Demaison n’est pas un
Syntarucus, il appartient à la sous-famille [des Plebeiinae; 2° egyptiacus
B. Baker n’a rien de commun avec eleusis Demaison.
Syntarucus socotranus Grant
PlancheIX, fig. 3, exemplaire n° 551, Jena
Agahan 1.200 pieds, Sokotra (B. M.)
Lycaena socotranus Grant, Bull. Li-
verpool Mus., 2, p. 10 (1899).
Tarucus socotranus Grant, in Rebel.
Lepid. aus Arabienund von der Insel So¬
kotra, Denkschr. der mathem. natur-
wiss. Klasse der Kaiserl. Akad. der
Wissenschaften, Wien., LXXI Bd., p. 35,
n° 39, fig. 10, 11, 12, 13, 15, 17, 18, 19
(1907).
Cupido socotranus Grant. Aurivillius,
in Seitz, tome V, p. 470 (1924) (la table
des espèces donne par erreur comme ré¬
férence Bull. Linn. Muséum).
Je n’ai pu examiner qu’un seul çf de
cette espèce très localisée et rare dans
les collections. Le dessus est semblable
à celui de telicanus Lang, mais le des¬
sous des inférieures est très différent :
en partant de la base de l’aile dont le
fond est brun, on remarque successive¬
ment une bande basale foncée, une ran¬
gée antédiscale de cinq taches brunes
entourées de blanc, les quatre premières
en partant du bord anal étant confluen¬
tes, une bande discale brune, limitée de
blanc, allant du bord anal au bord anté¬
rieur et traversant perpendiculairement
les nervures; dans les intervalles 3, 4, 5
deux taches brunes confluentes entourées de blanc; une large bande blanche
Fig. 4. S. socotranus, exemplaire
n° 551. Jena Agahan, 1.200 pieds,
Sokotora (B. M.).
228
H. STEMPFFER
régulière, parallèle au bord externe, limitant en dedans les dessins anté-
marginaux. Les deux ocelles de l’angle anal portent des écailles métalliques
vertes, les deux lunules orange qui les surmontent sont confluentes.
D’après le Prof. Rebel et le D r Aurivillius (in Seitz) la Q de socotranus
est brun noir en dessus, sans taches discales ni éclaircie blanche aux ailes
antérieures, celles-ci ne sont bleu violet que de la base à la nervure 8. Ailes
postérieures teintées de violet jusqu’au delà du milieu et portant des taches
marginales noires nettes, entourées de blanc.
Habitat : Ile Socotora.
Armure génitale çf. — Tegumen semblable à celui de telicanus, peut-être
les lobes sont-ils un peu moins arrondis, mais il est diflicile d’en juger
d’après une seule préparation. Subunci très différents de ceux de telicanus,
courts, très robustes, pourvus de dents à leur bord inférieur dans leur
moitié distale. Cingula, fultura inferior comme chez telicanus. Valves plus
larges que chez telicanus dans leur partie proximale, se terminant par une
pointe arquée très robuste, sans dent au bord inférieur. Ce dernier pré¬
sente une concavité profonde. Pénis comme chez telicanus.
M. le Prof. Rebel (1. c.) a donné déjà de bons dessins de l’armure géni¬
tale cf de socotranus Grant. Mais les genitalia de Syntarucus qu’il figure
pour comparaison et qu’il attribue à plinius Fabr. n’appartiennent certaine¬
ment pas à cette dernière espèce. La fig. 9 représente l’armure d’un
telicanus indiscutable, la fig. 14 la valve de l’espèce que je nommerai plus
loin Babaulti. Les fig. 6, 7, 8 et 16 sont douteuses. Comme je l’ai dit
précédemment, un bon examen nécessite le montage séparé des pièces.
Syntarucus rabefaner Mabille
Planche IX, fig. 4, exemplaire n° 928. Fianarantsoa (Madagascar) (B. M.)
Lycaena rabefaner Mabille, Bull. Soc. ent. Fr., p. 71 (1877).
Cupido rabefaner Mabille, Aurivillius, in Seitz, tome V, p. 470 (1924).
Dessus du d’un bleu violet plus foncé et surtout d’une teinte plus dense
que celle de telicanus, ne laissant pas apparaître par transparence les
dessins du dessous. Bordure marginale noire étroite. Dessus de la Ç brun,
éclairci de bleu sur le disque des antérieures, mais sans taches blanches.
Les taches discales des antérieures sont nettement visibles. Les taches
anales des postérieures sont limitées de bleu du côté interne. Taille des deux
sexes inférieure en moyenne à celle des telicanus du continent africain, mais
les telicanus de Madagascar m’ont paru être également de taille médiocre.
Dessous des deux sexes très chargé de brun, la teinte blanche étant, aux
ailes antérieures, réduite à l’entourage des taches et des fascies. Franges
noires presque jusqu’à l’extrémité, surtout à l’aboutissement des nervures.
Habitat. — Madagascar : Tamatave, Sainte-Marie de Madagascar, Fiana¬
rantsoa (B. M.).
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
229
Armure génitale ç}. — Tegumen et cingula semblables à ceux de telicanus.
Subunci élancés, mais pourvus de dents à leur bord interne sur presque
toute leur longueur. Fultura inferior comme chez telicanus. Valves allongées,
s’élargissant vers leur extrémité après un étranglement médian, leur bord
distal est garni de longues et fortes dents, en nombre variable. On remarque
souvent une asymétrie d’une valve à l’autre du même exemplaire, dans le
Fig. 5. S. rabefaner, exemplaire n° 558. Madagascar (S.). — b., exemplaire n° 298.
Fianarantsoa (B. M.).
nombre et la taille de ces dents (par exemple chez le spécimen figuré). Pénis
comme chez telicanus, mais les deux pointes de la carina pénis sont nota¬
blement plus courtes.
Androconies (pl. IX, fîg. 11). — Elles sont de grande taille, subrectangu¬
laires, plus larges que longues. Bord distal faiblement arrondi, bords
latéraux presque parallèles. Elles apparaissent presque uniformément
claires à l’observation. 10-12 stries longitudinales. Longueur (tige d’implan¬
tation non comprise) 0 mm. 040, largeur 0 mm. 044.
230
H. STEMPFFER
Syntarucus pulcher Murray
Planche IX, fig. 5, exemplaire n° 922 : Yelwa (Borgou, N. Nigeria) (B. M.}
Lycaena pulchra Murray, Trans. ent. Soc. London, p. 524, pl. 10, fig. 7
Cf, 8 $ (1874).
Lycaena pulchra Murray (?). Saalmüller, Lep. von Madagascar, p. 100
(1884).
Lycaena telicanus Lang, var. B. Trimen, South African Butterflies, p. 69
(1887).
Taille inférieure à celle de la moyenne des telicanus africains (22-28 mm.).
Dessus du çf d’un bleu violet plus clair que celui de telicanus et tirant sur
le lilas. La bordure marginale brune des antérieures, au lieu d’être linéaire
et nette, est légèrement diffusée vers l’intérieur de l’aile. Aux postérieures,
les deux taches anales sont entourées d’un halo blanchâtre. Dessous du cf :
la couleur du fond de l’aile est d’un blanc crème presque pur, les dessins
bruns habituels des Syntarucus sont réduits en étendue et l’aspect général est
beaucoup plus clair que chez telicanus.
Je n’ai pu examiner que deux Ç : en dessus, la côte et le bord externe des
antérieures sont largement bruns, les taches discales sont grosses et nettes,
la base des quatre ailes est lavée de bleu pâle, le disque blanc sale. Dessous
comme chez le cf • (Toutefois, le dessous de la Ç figurée par Murray est
très chargé de brun noirâtre). Franges d’un blanc grisâtre.
Mais les caractères de teinte des cf que j’ai indiqués plus haut sont
variables comme dans tout le genre Syntarucus ; je possède par exemple un
exemplaire étiqueté « B. E. Africa » et dont la couleur dessus et dessous se
rapproche singulièrement de celle de telicanus. Le meilleur signe distinctif
réside dans la coupe générale des ailes, moins allongées et plus arrondies
chez pulcher que chez telicanus. En particulier, le bord externe des posté¬
rieures forme, chez pulcher, une courbe presque régulière du bord anté¬
rieur à la petite queue qui prolonge la nervure 2, tandis que chez telicanus
il forme un angle léger vers l’extrémité de la nervure 5. Dans sa description
originale, Murray avait déjà noté « some différence, difficult to describe, in
the shape of the wings ».
Habitat. — Afrique occidentale (type, d’après Murray). Niger inférieur
(B. M.). Borgou : Yelwa (B. M.). Cameroun : Gcnderu, 4.600 pieds (S.).
Herreroland : Ferme Okosongomingo,am kleinen Waterberg (H. M.). Afrique
orientale britannique (S.). Rhodesia : Victoria Falls (B. M.). Mozambique :
Lourenço-Marquès (Hope Department, Oxford). Des recherches dans les
collections permettraient de compléter ces indications sommaires.
11 est intéressant de remarquer que Mabille qui, en 1877, avait décrit
rabefaner comme espèce séparée, a, dans l’Histoire physique, naturelle et
politique de Madagascar de A. Grandidier (1886), p. 206, rattaché rabefaner
LEPIDOPTERA, LYCAEN1DAE
231
et pulcher à telicanus, interprétant comme des variations individuelles les
différences de teintes et de dessins entre ces trois espèces. Ainsi que l’avait
déjà remarqué Oberthür [Et. Lèp. comp., IV, p. 157, 1910) les exemplaires
figurés dans l’ouvrage de Grandidier (pl. 26, fig. 8, 9, 10, 11) ne sont certai¬
nement pas de véritables rabefaner, ce sont des telicanus ou des pulcher.
Mabille note que les exemplaires pris sur les côtes de Madagascar sont
« plus grands et plus brillants ». D’autre part, il écarte de la faune mal-
« gaclie l’espèce indienne L. plinius Donovan ».
Fig. 6. S. pulcher, exemplaire n° 922. Yelwa (Borgoul (B. M.). — b., exemplaire n° 921.
Lower Niger (B. M.).
Saalmüller (1. c.) signale : n° 203 L. pulchra Murr. Fianarantsoa; n° 207
L. telicanus Hbn. « Die Grundfarbe der Unterseite der madagassichen
Exemplaren, die durch ihre Grosse nicht besonders auffallen, ist weiss.
Die Querzeichnungen der Flügel sind braun und ziemlich scharf abgegrenzt,
aber hâufig durch das vorherrschende Weiss so reducirt, das solche Stücke
ein ganz fremdartiges Aussehen erhalten ».
Les textes de Mabille (in Grandidier) et Saalmüller font supposer que
pulcher Murr. existe également à Madagascar.
Armure génitale <jL — Tegumen divisé en deux lobes comme chez telicanus
mais ces lobes présentent en avant une sorte de pli et leur bord antérieur
forme une ligne légèrement sinueuse au lieu d’une courbe régulière. Les
232
H. STEMPFFER
subunci sont plus courts que chez teliccinus, mais plus robustes à la base et
leur bord inférieur est garni de fortes dents depuis la courbure jusqu’à
l’extrémité. Cingula et fultura inferior comme chez telicanus. Valves allon¬
gées, les bords supérieur et inférieur étant parallèles sauf vers la base, la
concavité du bord inférieur régulièrement arrondie, l'extrémité distale garnie
de dents dont la taille augmente du bord supérieur vers le bord inférieur. Ces
dents sont parfois un peu plus longues que chez l’exemplaire figuré. Pénis
trapu les deux épines de la carina pénis plus courtes que chez telicanus.
Androconies (pl. IX, fig. 12). — Elles sont en forme de raquettes, s’élar¬
gissant faiblement de la base vers l’extrémité. Bord distal presque rectiligne.
La chitine paraît mince et l’androconie est uniformément transparente. 9 à
10 stries longitudinales. Longueur (tige d’implantation non comprise)
0 mm. 037, largeur 0 mm. 033.
Syntarucus Jeanneli, n. sp.
Planche IX, fig. 6, exemplaire n° 529, mont Elgon versant est, 2.470 mètres
(M. P. O.)
Cette espèce dont les genitalia se rapprochent de ceux de pulcher Murr.,
est très difficile à séparer de telicanus par l’examen macroscopique. J’en ai
devant moi 32 exemplaires dont les armures génitales ont été disséquées et
dont l’identité n’est donc pas douteuse, et je ne puis indiquer de caractère
distinctif externe absolument constant permettant une détermination cer¬
taine.
La coupe des ailes, les franges, la taille moyenne sont celles de telicanus.
Le bleu du dessus du çf varie du bleu violet franc au bleu presque laiteux
laissant apercevoir, par transparence, les dessins du dessous. Au revers, les
dessins bruns sont les mêmes que ceux de telicanus et se détachent nette¬
ment sur le fond blanc. Toutefois, dans la majorité des exemplaires, les
taches discales brunes des postérieures sont confluentes à travers tous les
intervalles, depuis le bord anal (extrémité de la) jusqu’à 5.
Les deux seules Q que je crois pouvoir rapporter à Jeanneli sont, comme
je l’ai dit précédemment, semblables en dessus à celles des telicanus
africains, c’est-à-dire avec éclaircies blanc bleuâtre. Dessous comme celui
du (jL Espèce dédiée à M. le Professeur Jeannel qui l’a capturée en nombre
dans la colonie du Kénya.
Holotype : exemplaire n° 529, Muséum de Paris.
Habitat : Kénya : mont Elgon versant est, 2.470 mètres, 2.210 m., 3.500 m. ;
Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.; Soy 1.800 m. ; Kitale, plateau du
Uasin Gishu, 2.100 m. (M. P. O.). — Kivu : Kadjudju (M. P. B.). Haute
Guinée : Dioudougou (M. P. J.). Angola (M. P. J.). Nyassaland : Zomba
(B. M.). Nyassa N. : Umuamba-Umalila (H. M.). Cette distribution géogra¬
phique, parallèle dans ses grandes lignes à celle que j’ai indiquée pour
pulcher Murr., va donc delà Haute-Guinée au Nyassa. Il est probable que
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
233
Jeanneli existe dans beaucoup d’autres régions de l’Afrique équatoriale,
puisque sa présence ne semble pas restreinte à une zone d’altitude déter¬
minée.
Armure génitale cf. — Tégumen bilobé avec un pli au bord antérieur, qui
forme une courbe plus régulière que chez pnicher Murr. Subunci un peu plus
courts et plus robustes que chez pulcher et dont le bord inférieur est garni
de fortes dents. Cingula et fultura inferior semblables à celles de telicanus.
Fig. 7. S. Jeanneli , n. sp., exemplaire n°520, montElgon versant est, 2.470 m. (M. P. O.).
— b., exemplaire n° 418, mont Elgon versant est, 2.470 m. (M. P. O.).
Valves allongées, dont la largeur diminue de la base vers l’extrémité, le bord
supérieur formant avec le bord basal un angle presque droit. Bord distal des
valves garni de longues dents aiguës en nombre variable. Comme chez
rabefaner Mab., on constate souvent chez un même exemplaire, une asymétrie
dans le nombre des dents des deux valves. Concavité du bord inférieur des
valves subrectangulaire, ce dernier caractère étant rigoureusement constant.
Pénis un peu plus allongé que chez pulcher Murr.
Dans mon matériel, je n’ai trouvé aucun spécimen dont les genitalia
présentent des caractères de transition entre ceux de Jeanneli et ceux des
234
H. STEMPFFER
autres Syntarucus ; aussi je ne crois pas douteuse la validité spécifique de
Jeanneli. Sa ressemblance superficielle avec telicanvs ne me paraît avoir
aucune signification réelle au point de vue systématique, ceci en raison du
peu de constance des dessins du
Fig. 8. S. Jeanneli, n. sp., exemplaire
n° 495, Kadjudju, Kivu (M. P. B.).
dessous dans ce genre. Si l’on prenait
uniquement ce dernier caractère comme
base, il faudrait ériger en espèce vala¬
ble, non seulement egyptiacus B.-Bak.,
mais encore la race espagnole de teli-
canus qui diffère nettement sous ce
rapport de celle de Provence et d’Italie.
Chez quelques exemplaires de Jean¬
neli (5 du Kivu, 1 de l’Elgon. 1 du
Nyassa), on constate une modification
dans la forme des subunci. Les dents
du bord inférieur disparaissent, par
contre l’extrémité est garnie d’un fais¬
ceau d’épines. J’ai figurésousle numéro8
un cas extrême : exemplaire n° 495
Kadjudju, Kivu (M. P. B.). Je ne pense
pas qu’on doive créer un nouveau nom
spécifique pour cette forme du Kivu,
car ses valves sont identiques à celles
de Jeanneli typiques. Or, dans le genre
Syntarucus, cette pièce, étant très cons¬
tante dans les limites de l’espèce et tou¬
jours différente d’une espèce à l’autre,
me paraît fournir le meilleur critérium
spécifique.
Androconies (pl. IX, fig. 13). — Leur
forme n’est pas constante. Le type le
plus fréquent est celui d’une raquette,
plus allongée que chez telicanus. La lar¬
geur augmente de la base vers l’extré¬
mité. Bord distal faiblement arrondi.
Chitine un peu plus épaisse à la base.
8 à 10 stries longitudinales.
Longueur (tige d’implantation non comprise) environ 0 mm. 034. Mais on
trouve des spécimens dont les androconies sont identiques ou presque à
celles de telicanus, alors que l’arrnure génitale est bien celle de Jeanneli. On
n’observe aucune concordance entre les variations de forme des androconies
et celles des subunci.
Jeanneli est-elle une espèce encore non fixée ou bien en période d'évolution
active ?
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
235
Syntarucus Babaulti, n. sp.
Planche IX, fig. 7, exemplaire n° 533. Kitale, Kénya (M. P. O.).
Taille moyenne supérieure à celle de telicanus Lang; certains exemplaires
de Babaulti atteignent 33 mm. d’envergure, la plupart de ceux du Kivu
mesurent 30 mm., ceux du Kénya sont un peu plus petits. Coupe des ailes
semblable à celle de telicanus. Dessus du çf d’un bleu légèrement lilas,
laissant apparaître, par transparence, les dessins du dessous. Bordure
Fig. 9. S. Babaulti, n. sp., exemplaire n° 538. Kitale, Kénya (M. P. O.). —
b., exemplaire n" 464. Kadjudju, Kivu (M. P. R.).
marginale foncée des antérieures un peu moins nette et plus large que chez
■telicanus Lang. Dessus de la 9 blanc sale, lavé de bleu clair à la base des
quatre ailes. Côte des antérieures largement brune, ainsi que le bord externe.
Taches discales des antérieures et des postérieures grosses et nettes.
Franges brunes à la base, blanc sale dans la partie distale. Dessous des
deux sexes blanc, avec les dessins bruns habituels des Syntarucus. Toutefois
ces dessins sont réduits en étendue et le fond blanc est généralement plus
largement visible que chez telicanus et Jeanneli. Babaulti se distingue de
pulcher par la taille plus grande, la coupe des ailes et aussi par le ton du
•dessus du çf d’un bleu lilas plus éteint, plus grisâtre.
‘236
H. STEMPFFER
Mais, comme Jeanneli , Babaulti est difficile à déterminer par les carac¬
tères externes, alors que son armure génitale est très nettement différente
de celle des autres Syntarucus. La présence dans les mêmes localités du
Kénya et du Kivu des trois espèces telicanus, Jeanneli et Babaulti exclut
l’hypothèse de variations locales d’une même unité spécifique, en dehors
même du fait que j’ai signalé au début : l’insignifiance des variations géogra¬
phiques dans les genitalia des Lycaenidae.
Espèce dédiée à M. Guy Babault, qui l’a récoltée abondamment dans le
Kivu. Holotype : spécimen n° 463, Muséum de Paris.
Habitat : Kivu, Kadjudju (M. P. B.). Kénya, Kitale (plateau du Uasin
Gishu, 2.100 m. ; mont Elgon versant est, 2.210 m. (M. P. O.).
Armure génitale çf. — Tegumen bilobé avec un repli au bord antérieur.
Subunci courts, très robustes, faiblement arqués, pourvus de dents à leur
bord inférieur. Cingula et f'ultura inferior comme chez telicanus. Valves
allongées avec un faible étranglement médian ; la concavité du bord inférieur
est ovalaire et l’extrémité distale est garnie de petites dents régulières. Pénis
semblable à celui de Jeanneli , les pointes de la carina pénis étant relative¬
ment courtes.
Les caractères des genitalia de Babaulti sont très constants et, pas plus
que pour Jeanneli , je n’ai constaté de type de transition avec les autres
Syntarucus.
Androconies (pi. IX, fig. 14). — Elles sont nettement différentes de celles
de telicanus et Jeanneli , plus larges que longues, avec le bord distal presque
droit. La chitine en est probablement mince, car elles apparaissent unifor¬
mément claires dans toute leur surface, <4 l’observation microscopique.
10 stries longitudinales. Longueur (tige d’implantation non comprise)
0 mm. 039, largeur 0 mm. 043.
Je n’ai pas pu examiner en nature les formes suivantes, et ne puis, par-
conséquent, les comparer avec les deux nouvelles espèces que je viens de
nommer, mais dont elles diffèrent par les caractères externes, seuls indiqués
dans les descriptions du D r Aurivillius.
L. telicanus insulanus Aurivillius, Voeltzk. Beise, 2, p. 324 (1909) (Ile
Europa, Canal de Mozambique). — Dessins foncés du dessous très déve¬
loppés, teinte blanche réduite aux liserés entourant les taches brunes.
L. telicanus, ab. marginalis Aurivillius, Seitz, tome V, p. 470 (Rouven-
zori). Bordure marginale noirâtre atteignant 2 mm. de largeur.
APPENDICE
Ayant passé en revue les Syntarucus africains, je rappelle ci-dessous,
pour servir de terme de comparaison, les caractères des deux espèces indo¬
australiennes que j’ai pu examiner et ceux des genitalia de theonus Lucas,
type du genre américain Leptotes Scudder, voisin des Syntarucus.
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
237
Syntarucus plinius Fabricius. — PL IX, fig. 8, exemplaire n° 443. Nilgiris
•Coonoor (Inde méridionale) (S., ex. coll. Bingham).
Hesperia ( Rurales) plinius Fabricius, Entom. Syst., III, 1, p. 284, n° 92
(1793).
Tarucus plinius Fabr., Moore, Lepidoptera of Ceylon, I, p. 82, pl. 36,
fig. 4 (1880-81).
Syntarucus plinius Fabr., Moore,
Swinhoe, Lepidoptera Indica, 'VIII,
p. 49, pl. 651, fîg. 2, 2a, 2b, 2c, 2d
(1910-11).
Tarucus plinius Fabr., Frühstorfer,
in Seitz, tome IX, p. 893, p. 893,
pl. 153b (1922).
Les exemplaires que j’ai sous les
yeux proviennent des collections Bin¬
gham et Wileman et sont de capture
■ancienne (30 ans environ). Il m’est
donc difficile de juger de la teinte na¬
turelle du dessus des ailes. Celle-ci
semble être chez le cT d’un bleu violet
assez semblable à celui de telicanus.
La 9 est en dessus d’un blanc sale
avec la base des ailes lavée de bleu
pâle. Côte des antérieures et bord
marginal largement bruns. Taches
discales grosses et nettement visibles.
Chez les deux sexes, la taille, la coupe
des ailes et les dessins du dessous sont
analogues à ceux de pulcher Murr.
C’est la raison pour laquelle, dans de
nombreux ouvrages, pulcher Murr.
■est indiqué comme synonyme de pli¬
nius Fabr., dont on fait à tort une
espèce africaine aussi bien qu’indo¬
malaise. Swinhoe (1. c.) signale que
les exemplaires de saison sèche diffé¬
rent notablement de ceux de la saison
Fig. 10. S. plinius, exemplaire n° 449,
Nilgiris (Inde méridionale) (S).
des pluies par leur couleur plus pâle et l’extension de la teinte blanche sur
le dessus de la Ç.
Habitat.— Inde (d’après Fabricius « Habitat in Indiis »). Inde occidentale :
Deesa(S., ex coll. Bingham). Inde méridionale : Deesa (S., ex. coll. Bingham).
Formose : Takow (S., ex coll. Wileman).
D’après Frühstorfer (1. c., p. 893), plinius est remplacé dans l’archipel
238
H. STEMPFFER
malais par d’autres formes (ou espèces?) : plutarchus Fhstf., celis Fhstf.,
zingis Fhstf juvenal Fhstf., dont il serait très intéressant d’examiner les
armures génitales.
Je ne possède qu’une seule 9 de Larat (Iles Tenimber) dont le dessin
du dessous est très différent de celui de plinius Fabr.
Armure génitale çf. — Tegumen
bilobé. Subunci constitués par deux
lames plates, déchiquetées en longues
dents à leur bord inférieur. Cingula,
fultura inl'erior comme chez telicanus.
Valves très allongées, à peine renflées
à la base, l’échancrure du bord infé¬
rieur très profonde, divisant la partie
distale en deux processus. Bord distal
des valves complètement lisse. Pénis
analogue à celui de telicanus, les deux
pointes de la carina pénis étant encore
légèrement plus longues.
Syntarucus pseudocassius Murray.
— PI. IX, fig. 9, exemplaire n° 930,
Australie du Nord (B. M.).
Lampides cassioides Murray, Tint.
Monthly Mag., 10, p. 108 (1873).
Lampides pseudocassius Murray,
l. c., p. 126 (1873).
Tarucus plinius pseudocassius
Murr. Frühstorfer, in Seitz, t. IX,
p. 893 (1922).
Dessus du cf bleu violet laissant
transparaître les dessins du dessous,
les points noirs de l’angle anal peu
visibles. Dessus de la 9 blanc sale,
Fig. 11 S.pseudocassius, exemplaire n° 930, lavé de bleu à la base. Côte et bord
Australie du Nord (B. M.) (des deux su. externe des antérieures largement
bunci qui se trouvent à droite de la pré- . , .. ,, . ,
paration, l’unaété rabattu vers l’extérieur bruns. Aux ailesanterieures, une barre
pour donner plus de clarté à la ligure). brune de la côte à la nervure 9 ; les
taches discales confluentes forment
avec cette barre une sorte de V. Dessous des deux sexes avec un dessin
très particulier, mais assez difficile à décrire. On verra sur la figure 9 la
disposition des taches : aux antérieures, une bande discale traversant l’aile
du bord interne à la côte; aux postérieures, une bande discale formée de
taches confluentes, allant du bord anal à la nervure 6. Ocelles de l’angle
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
239
anal bien marqués, pourvus d’écailles métalliques, les lunules qui les sur¬
montent sont fauve orangé pâle.
Habitat. — Australie (M. P. J.). Australie du Nord (B. M.). Sydney (B. M.).
Armure génitale <5*. — Tegumen divisé en deux lobes subovalaires. Le
caractère spécifique le plus tranché est fourni par la présence de deux paires
superposées de subunci, l’une coudée, robuste, à extrémité arrondie, pourvue
de 2 ou 3 dents au bord inférieur, l’autre plus courte, plus frêle, garnie de
fortes épines dans sa partie distale et à l’extrémité. Cingula et fultura infe-
rior analogues à celles de telicanus. Valves allongées comme celles de pli-
nius, mais plus renflées à la base. Extrémité divisée en deux processus par
une échancrure profonde, bord distal lisse. Pénis plus trapu que celui de
plinius, épines de la carina pénis longues.
Leptotes theonus Lucas.
Armure génitale çf. — Tegumen bilobé. Comme chez les Syntarucus,
Fig. 12. L. lheonus, exemplaire n° 563, El Naranjo, Quezaltenango, Guatemala (S). —
b., exemplaire n° 346, El Naranjo, Quezaltenango, Guatemala (S).
l’extrémité des lobes est formée de chitine plus épaisse, moins transparente
et représente peut-être un rudiment d’uncus. Subunci longs, faiblement
240
H. STEMPFFER
arqués, robustes à la base, pourvus de dents à leur bord inférieur sur les
deux tiers environ de leur partie droite. Cingula et fultura inferior sem¬
blables à celles de Syntarucus. Valves allongées, d’abord subovalaires, puis
très élargies à l’extrémité, une pointe aiguë à l’extrémité du bord inférieur,
bord distal garni de dents régulières. Pénis court et trapu avec cuneus et
carina pénis semblables à ceux des Syntarucus.
Je dois remercier très vivement M. le Professeur Jeannel, M. Le Cerf du
Muséum de Paris, M. Riley du British Muséum, M. le D r Titschack du
Muséum de Hambourg, M. Warnecke de Iviel, M. Billière de Paris, qui, en
me communiquant leurs matériaux m’ont permis d’effectuer ces recherches
sur les Syntarucus, ainsi que mon ami, M. A. Bayard qui a bien voulu se
charger de la photographie des papillons et des androconies.
EXPLICATION DE LA PLANCHE IX
Fig.
1 .
Fig.
2.
Fig.
3.
Fig.
4.
Fig.
5.
Fig.
6.
Fig.
7.
Fig.
8.
Fig.
9.
Fig.
10.
Fig.
11 .
Fig.
12.
Fig.
13.
Fig.
14.
S. telicanus Lang, dessous (île Principe).
S. telicanus egyptiacus B.-Bak., dessous (Egypte).
S. socotranus Grant, dessous (Sokotora).
S. rabefaner Mab., dessous (Fianarantsoa).
S. pulcher Murr., dessous (Yelvva).
S. Jeanneli, n. sp., dessous (Camp II de l’Elgou).
S. Babaulti, n. sp., dessous (Kitale).
S. plinius Fabr., dessous (Nilgiris).
S. pseudocassius Murr., dessous (N. Australia).
S. telicanus Lang, androconies.
S. rabefaner Mab., androconies.
S. pulcher Murr., androconies.
S. Jeanneli , n. sp., androconies.
S. Babaulti , n. sp., androconies.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
PI. IX
Bayard phot.
LEPIDOPTERA : LYCAENIDAE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 13.
/ô avril 1935.
CRUSTACEA
II. DECAPODA
PAR
Jean Roux
(Musée d’Histoire naturelle de Bâle).
Au retour de leur expédition scientifique dans la Colonie du Kénya et dans
la région du fleuve Omo, tributaire du lac Rodolphe, MM. R. Jeannel et
P.-A. Chappuis ont bien voulu me confier l’étude des Crustacés Décapodes
d’eau douce récoltés en cours de route.
Dans cette petite collection, nous avons reconnu trois espèces déjà signa¬
lées dans les contrées ici envisagées et nous décrivons comme sous-espèce
nouvelle un crabe récolté dans la région du sommet de l’Elgon.
Nous tenons à remercier ici MM. Jeannel et Chappuis de nous avoir
permis d’étudier cet intéressant matériel.
Fam. ATYIDAE
Caridina africana Stuhlmanni Hilgdf.
Éthiopie : Omo (st. 26). 26 I 1933, 25 ex. — Delta de l’Omo (st. 27), 29 I
1933, 9 Ex.
Chez la plupart de ces exemplaires, le rostre s’étend en avant aussi loin
que le scaphocérite ; il reste, parfois, un peu en deçà de cette limite, mais
dépasse cependant l’extrémité du pédoncule antennulaire. Les dents du bord
supérieur laissent en général une petite portion distale du rostre libre (le
plus souvent 1/6). On compte 17 à 27 dents sur ce bord; 1 à 3 (en général 2)
sont placées sur le céphalothorax. Les dernières dents distales sont séparées
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 16
242
J. ROUX
par des intervalles un peu plus grands que les proximales. Au bord inférieur,
les dents sont au nombre de 4 à 10; elles sont allongées et dirigées presque
horizontalement en avant. Les distales sont parfois plus distantes que les
proximales.
Les caractères des chélipèdes et des pattes ambulatoires sont les suivants :
Le carpe I est un plus de 2 fois plus long que large; la pince, assez lourde,
a des doigts de longueur égale à la portion palmaire.
A la patte II, le carpe est environ 5 fois plus long que large et les doigts
sont un peu plus longs que la palma.
Le propodite de la patte III est 4 fois plus long que le dactyle; ce dernier
est aussi 4 fois plus long que large et porte 9 à 10 épines, la dernière y
comprise.
A la patte V, le dactylus, allongé, est contenu 2,7 à 3,3 fois seulement dans
la longueur du propodite; il est 4,7 à 5,4 fois plus long que large et porte
55 à 58 épines latérales. On compte 11 à 12 épines uropodiales.
Le telson, de forme typique, présente des soies médianes longues et munies
de barbules latéraux.
Étant donnée la différence qu’on observe dans la conformation des soies du
telson, nous ne pensons pas que les deux espèces africana et nilotica soient
aussi étroitement rapprochées que le croit Bouvier (1925, p. 217).
Cette espèce est, avec Caridina nilotica (P. Roux) très répandue sur le
continent africain, mais leur distribution est bien différente, lin effet, la
Caridine nilotique n’a pas été rencontrée jusqu’à présent en Afrique occiden¬
tale. Or, c’est précisément dans les pays occidentaux, appartenant aux
bassins des fleuves se jetant dans l’Atlantique ou qui en étaient autrefois
tributaires, qu’est répandue Caridina africana et où elle se présente sous
diverses formes qui ne sont pas toutes des formes géographiques.
Vers le nord, notre espèce a été signalée dans le Sahara central (Gauthier,
1927, p. 127); elle a été aussi trouvée en Égypte (et même en Syrie, si l’on
comprend dans ce cycle la Caridina syriaca ). Ce n’est pas tout; Caridina
africana a été mentionnée par les auteurs sur plusieurs points de l’Afrique
orientale (Hilgendorf, 1898, p. 35, Lenz, 1910, p. 11, Gordon, 1930, p. 39)
et de l’Afrique australe d’où Kingsley (1882, p. 127) la décrivit tout d’abord
(de Man, 1898, p. 170, J. Roux, 1933, p. 349).
Comment tenter d’expliquer la distribution actuelle de cette espèce ?
Malgré l’état imparfait de nos connaissances faunistiques sur bien des
régions du continent noir, on peut échafauder l’hypothèse suivante :
Caridina africana a dû peupler toutes les régions subtropicales et tropi¬
cales de l’Afrique, mais elle a ensuite subi la concurrence de Carina nilo¬
tica , espèce indo-australienne qui a envahi peu à peu l’Afrique orientale
(par le bassin du Nil), en étendant vers l’ouest son immense aire de distribu¬
tion. Le foyer de dispersion de cette dernière espèce peut être placé dans le
Sud de l’Asie ou dans l’Archipel indo-australien, région où elle est représen¬
tée par de nombreuses formes ou variétés.
CRUSTACEA, DECAPODA
243
En envahissant les régions orientales de l’Afrique, C. nilotica aurait
supplanté presque partout C. africana de sorte que les points où l’on
rencontre encore actuellement celles-ci représenteraient ce qui reste de son
habitat primitif dans les régions ici envisagées.
L’intéressante trouvaille de C. africana dans l’Omo semblerait indiquer
que cette espèce se rencontre aussi dans le lac Rodolphe dont il est tribu¬
taire. Mais est-ce bien le cas ? On peut se le demander car parmi les maté¬
riaux d’Atyidés du lac Victoria que Gordon (1933. p. 39) a étudiés, se trouvait
C. nilotica, tandis que C. africana n’a pas été rencontrée dans le lac
même, mais dans un cours d’eau marécageux, tributaire de ce grand
bassin.
Il serait d’un grand intérêt de faire des récoltes d’Atyidés dans le lac
Rodolphe pour savoir si les formes qui le peuplent appartiennent à une
ou à plusieurs espèces de Caridines et si, en outre, des genres particuliers
s’y associent, comme c’est le cas pour d’autres grands lacs de l’Est africain
(Tanganyika, Albert).
Fam. POTAMONIDAE
Potamon (Geotelphusa) Loveni Colosi
Kenya : mont Elgon (st. 13), 2.200 m., XII 1932, 4 c? — Suam Fishing but,
vallée du Suam, mont Elgon, vers, nord-est (st. 34), 28 III 1933, 2 Ç. -—
Camp III de l’Elgon(st. 18), 3.400 m., XII 1932, 1 9 S 3.500-3.700 m., 2-5.
I 1934, 3 juv. (1 c?, 2 9). — Campi Cherangani massif du Marakwet (st.
31), 3.000 m., 10 III1933, 3 ex. (1 c?, 1 c? juv., 1 9 juv.).
Cette espèce n’était connue jusqu’ici que du mont Elgon ; la Mission de
l’Omo l’a rencontrée également dans les monts Cherangani, situés à l’est de
l’Elgon sur la bordure du Rift Valley.
Les exemplaires du mont Elgon concordent bien avec la description que
Colosi (1924, p. 13) a donnée de cette espèce, sauf en ce qui concerne la
forme des chélipèdes.
Ceux-ci — du moins chez les c? adultes — sont très inégaux et le plus
grand affecte la forme que Colosi a décrite pour son Potamon Granviki
( l. c., p. 161.
Avec Balss (1929, p. 351), je crois que cette dernière espèce doit être placée
dans la synonymie de Potamon Loveni.
Le plus grand cf adulte de l’Elgon (2.200 m.) a les dimensions suivantes :
Largeur maxim. 41 mm.
Longueur maxim. 30 mm.
Largeur postér. 12 mm.
Largeur front. 12 mm.
244
J. ROUX
Au grand chélipède, la palma est très haute ; ses dimensions sont : lon¬
gueur maxim. 35 mm., hauteur 24 mm., épaisseur 14 mm. Les doigts sont
largement bâillants, recourbés en crochets. A la pince du petit chélipède, la
palma est plus allongée: longueur 20 mm., hauteur 12,5 mm., épaisseur
8 mm.
Les doigts sont allongés, très légèrement recourbés et sont faiblement
bâillants dans leur partie basale. La longueur du doigt mobile égale celle de
la palma.
A l’abdomen, les segments 6 et 7 sont de même longueur, le pléopode I
du ç? se termine par un stylet pointu, presque droit. Au pléopode II, le fouet
est un peu plus court que l’appendice du pléopode précédent.
Le sternum présente un sillon transversal antérieur; un peu au delà, un
second sillon, dirigé obliquement en arrière, est indiqué de chaque côté.
La plus grande des 9 du mont Elgon a les dimensions suivantes :
Largeur maxim. 39 mm.
Longueur maxim. 27 mm.
Largeur postér. 12,5 mm.
Largeur front. 12,5 mm.
Chez les Ç, les chélipèdes sont subégaux; leur palma et les doigts sont
allongés, ces derniers non bâillants.
L’abdomen est largement arrondi, l’avant-dernier segment a 1 1/4 fois la
longueur du dernier. Chez les jeunes 9 > l’abdomen est encore étroit. Chez
les jeunes (f, les chélipèdes sont déjà de grosseur inégale, mais le plus grand
conserve encore la forme allongée de la palma et les doigts ne sont pas
bâillants; en cela ils ressemblent à ceux de la Ç .
Les spécimens des monts Chérangani concordent, en ce qui regarde la
carapace et les chélipèdes, avec ceux du mont Elgon; le plus grand çf a une
longueur de 35 mm. et une largeur de 25 mm.
Potamon (Geotelphusa) Loveni longimerus, n. subsp.
Kenya : prairies alpines du mont Elgon (st. 19), 3.900-4.000 m., 11 I
1933, 1 d 1 .
Fig. 1 à 3. — Nous considérons comme sous-espèce du Potamon décrit par
Colosi un individu ç? présentant les caractères de cette espèce, mais s’en
distinguant cependant à première vue par la forme plus allongée et
étirée des méropodites soit des chélipèdes, soit des pattes ambulatoires.
Le méropodite des chélipèdes (fîg. 3 a) a une forme un peu différente de
celui de l’espèce type (fîg. 3 b) et le rapport longueur/largeur ne s’exprime
pas par le chiffre 2, mais par 2 2/3 environ. On remarque aussi une gracilité
plus grande des articles des pattes ambulatoires, particulièrement des
CRUSTACEA, DECAPODA
245
méropodites, des propodites et des dactylopodites. A Pavant-dernière
paire les rapports longueur-largeur sont les suivants chez les deux formes :
Lov. Loveni Lov. longimerus
Méropodite 3 4 1/4
Propodite 2 2 1/2
246
J. ROUX
L'avant-dernière paire de pattes a un peu moins de 2 fois la longueur de la
carapace chez l’espèce-type, tandis
qu’elle est légèrement plus de
2 fois plus longue chez ce spécimen.
La portion palmaire de la pince est
un peu moins bombée. L’exemplaire
en question n’ayant probablement
pas encore atteint sa taille maxi¬
male, la palma est encore allongée
et les doigts ne sont pas bâillants.
L’ischium des maxillipèdes ne porte
pas de sillon médian. Le sillon ster¬
nal antérieur transversal est bien
marqué tandis que le postérieur,
oblique, n’est indiqué qu’aux deux
bords.
Les dimensions de cet exemplaire
sont les suivantes :
Largeur maxim. .
Longueur maxim
Largeur postér.. .
Largeur front.. . .
Potamon (Geotelphusa) Neumanni Hilgdf.
Kenya : Maji-ya-moto, dans le Rift Valley (st. 3), 1.900 m., 28 XI 1932, 4 <jp,
dont3 juv., 3 Q ; —Marakwet (st. 30), 2.500 m., 6 III 1933, 1 9 juv. — Soy,
plateau du Uasin Gishu (st. 11), 1.800 m., dans un affluent de la Nzoia,
2 Ç.
La carapace est épaisse, fortement bombée en avant. Les lobes épi¬
gastriques, arrondis, légèrement saillants, laissent entre eux un sillon
assez large et peu profond. Ce sillon se divise en arrière en deux branches
divergentes, courtes, limitant la portion mésogastrique de la carapace. Les
crêtes post-orbitales ne sont saillantes, de chaque côté, que dans leur partie
externe, à partir de la moitié de l’orbite jusqu’au bord antéro-latéral, et ici la
région post-orbitaire est assez profonde. Il n’y a pas de dent épibranchiale.
Le front, faiblement bilobé, est ourlé d’un liseré ainsi que le bord supérieur
de l’orbite. Le bord sous-orbitaire, recourbé, est granuleux. Le bord
antéro-latéral est marqué par une simple ligne en relief.
Les parties postéro-latérales sont munies de quelques fines stries obliques,
parallèles.
Le sillon en H est profond, ses branches courtes. Les sillons cervicaux ne
33 mm.
22 mm.
9 mm.
10 mm.
Fig. 3. — Méropodite du chélipède chez P.
(Geotelphusa Loveni Col.; en haut : a. subsp.
longimerus, nov. ; en bas : subsp. Loveni
Col., X 2,2.
CRUSTACEA, DECAPODA
247
sont indiqués que par une faible dépression de la surface. La région cardiaque
est assez bien délimitée en avant et sur les côtés.
Aux maxillipèdes, le sillon ischial est nettement marqué; il est situé un
peu plus près du bord interne.
Le sillon sternal antérieur, transversal, est profond; quant au sillon posté¬
rieur, oblique, il est indiqué sur une partie de chaque côté, mais les deux
lignes ne se rejoignent pas au milieu, en avant de la fosse sternale.
Les chélipèdes sont très inégaux; le mérus est trapu, le carpe possède
une dent à base large, émoussée, en arrière de laquelle le bord est marqué
de quelques crénelures. Au grand chélipède, la palma est haute, bombée, et
les doigts bâillent largement, le doigt libre étant fortement recourbé dans sa
moitié distale. Au petit chélipède, la palma est plus allongée, moins bombée,
et les doigts ne sont presque pas bâillants.
Les pattes ambulatoires sont modérément longues; à l’avant-dernière
paire, le mérus est un peu plus de 3 fois plus long que large. Le dactylus
est modérément allongé.
Le 1 er pléopode du çf se termine par un stylet recourbé en dehors. Le
2° pléopode est un peu plus long que le précédent.
Le 6 e segment abdominal du çf est légèrement plus court que le dernier;
à sa base il est 2 fois plus large que long.
La couleur de la carapace est d’un brun-verdâtre, tirant par places au noir.
Voici les dimensions des 2 plus grands exemplaires :
Cf $
Largeur maxim. 33 mm. 32 mm.
Longueur maxim. 22 mm. 22 mm.
Largeur postér. 10 mm. 12 mm.
Largeur front. 10 mm. 10 mm.
Les 2 exemplaires $ de Soy semblent être adultes; leurs dimensions sont
les suivantes :
Largeur maxim. 39 mm.
Longueur maxim. 27 mm.
Largeur postér. 13 mm.
Largeur front. 11 mm.
Chez ces spécimens les crêtes post-frontales sont effacées; seuls les lobes
épigastriques, bas et élargis, font une légère saillie dans la région médiane
en arrière du front. Ces lobes sont séparés par un sillon large et peu pro¬
fond, se divisant en arrière en deux branches divergentes.
Les chélipèdes sont subégaux.
Cette espèce semble être commune dans le bassin du lac Victoria. Balss
(1929, p. 350) place dans la synonymie de cetle espèce le Potamonautes
Alluaudi décrit par Bouvier (1921, p. 46).
248
J. ROUX
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1898. De Man (J.-G.)., — In Weber : Zur Kenntnis der Süsswasser-
Fauna von Süd-Afrika [Zoolog. Jahrb., Syst. Bd. X, p. 170.)
1908. De Man (J.-G.). — On Caridina nilotica Roux and its varieties.
[Records Indian Muséum, Vol. II, p. 255-283. PL xx.)
1925. De Man (J.-G.). — Contribution à l’étude des Décapodes Macroures
marins et fluviatiles du bassin du Congo. [Annales Musée Congo ,
Zool., sér. III, sect. III, tome I, p. 1-54.)
1933. Roux (.1.). — Die von Dr. Fr. Haas auf der Schomburgk Af'rika-
Expedition 1931-1932 gesammelten Arten von Caridina [Atyidae,
Crust. Dec.). [Senckenbergiana, Bd. 15, p. 339.)
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 14.
15 avril 1935.
ARACHNIDA
II. TARDIGRADA
VON
E. Marcus
(Berlin).
Unsere Kenntnis von der aussereuropâischen Verbreitung der Tardigraden
ist so gering, dass auch die kleinste Sammlung diesel* Tiere von Wichtigkeit
ist. Herr Prof. P.-A. Chappuis bat die grosse Mühe nicht gescheut, aus
seiner Ausbeute die Tardigraden auszusuchen, und ich danke ihm herzlich
daliir, dass er mir seine vorzüglichen Prâparate zur Bearbeitung anvertraut
hat.
Macrobiotus Pullari J. Murray
1907. Macrobiotus Pullari , J. Murray in : Tr. R. Soc. Edinb.,
Vol. 45 part. 3 nr. 24, p. 663, tab. 2, fig. 8a-8c.
1929. Macrobiotus Pullari , E. Marcus in : Bronn, Kl. Ordn.
Tier-Reichs, vol. 5, 4. Abtlg., Buch 3, p. 437, fig. 274.
1932. Macrobiotus Pullari, L. Cuénot in : Faune de France 24,
p. 63, fig. 52, 53.
Funonotizen. — Kenya Colony : St. 48, kleine, schlammige Quelle
auf dem Kinangop Berge in den Aberdare, 3.500 m. (nôrdlich von Nairobi);
11 Excmplare, darunter ein Ç mit vier reifen Eiern im Ovar. — Mont
Elgon, klciner Wasserlauf nôrdlich des IVten Lagers, St. 20 (11 I 1933)
ca. 4.000 m. ; ein Exemplar im Simplexstadium.
Die vorliegenden Stücke sind hyalin-farblos, zeigen also nicht das braune
Pigment alter Tiere. Krallen, Placoiden und Eier sichern die Détermination
250
E. MARCUS
des Materials vom Kinangop. Dagcgen kann das Simplexstadium vom Mt.
Elgon nur mit starken Bedenkcn als M. Pullari bezeichnet werden, da bei
ihm nur die Krallen îür die Bestimmung verwendbar sind. Die Muskulatur,
die meine Schüler cand. phil. Johanna Muller und Hans Englü-ch unter-
sucht haben, ist bei diesem Simplexstadium durchaus verschieden von
der bei den M. Pullari — Stücken vom Kinangop. Da aber vom Mt. Elgon
nur ein Exemplar vorliegt, und die Muskulatur îür die Artunterscheidung
bei den Macrobiotidae nur ganz selten verwendet wird (cf. Thulin, Here-
dilas, vol. 11, p. 239), mag das Simplexstadium einstweilen als M. Pullari
gelten.
Mit Thulin ( I. c., p. 246) môchte icb den Macrobiotus Ferdinandi
(Reukauf, Zool. Anz., vol. 39, Nr. 10 (1912), p. 352) für ganz nahe verwandt
oder identisch mit M. Pullari halten, denn die Eier und die Krallen beider
Arten [echinogenitus- Typus) stimmen überein. Arten, bei denen der Hauptast
der Kralle viel langer ist, als der Nebenast ( macronyx Typus), sind zur
Vereiriigung mit M. Ferdinandi nicht geeignet.
In die nachstehendc Uebersicht der Gesamtverbreitung des M. Pullari ist
« Finnland » einbezogen worden, obgleich Cuénot ( l. c., p. 84) das Material
Nederstrôm’s [Acta Soc. Fauna Flora Fenn., vol. 46, Nr. 8 (1919), p. 14,
î. 2) zu Hypsibius megalonyx Thul. stellt. Aber dazu berechtigen meines
Erachtens die von Nederstrom abgebildeten Krallen nicht, ich halte sie
vielmehr für Macrobiotus- Krallen von echinogenitus- Typus. Ausserdem
spricht auch NederstiiOm’s Besclireibung der mit Ausschüssen versehenen
Eier und der Art, wie sie in Gruppen abgelegt waren, eindeutig für M. Pul¬
lari.
M. Pullari ist eine hydrophile, stenohygrc Art.
Vorkommen : Spitzbergen ; Schottland; Finnland; Norddeutschland,
bei Berlin und Landsberg (Warthe) ; Schweiz, Wallis bis 2.700 m. ; ôstl.
Frankreich; Corsica, 2.000 m. ; Westafrika, Elfenbeinküste ; Südamerika,
Colombia.
Hypsibius (Isohypsibius) Schaudinni (Richters)
1909. Makrobiotus Schaudinni, F. Richters in : Ber. Senckenb.
Naturforsch. Gesellsch. Frankfurt a M. 1909, p. 32, tab. 1,
lig. 3, 4.
1911. Macrobiotus Schaudinni, J. Murray in Proc. Roy. Irish Ac.,
vol. 31, part 37, p. 11, tab. 3, fîg. 16 A, 16 B.
1929. Hypsibius ( Isohypsibius ) Schaudinni, E. Marcus in Bronn,
Kl. Ordn. Tier-Reichs, vol. 5, 4. Abtlg., Buch 3, p. 482,
lig. 325.
Fundnotiz. — Kenya Colony : Thika Fall, zwischen Nairobi und Fort-
Hall, St. 7, auf spritznassen Blattern am Fuss des Wasserfalles 1 Exemplar.
ARACHNIDA, TARDIGRADA
251
Thulin hat eine Reihe von Merkmalen genannt (1928, Hereditas, vol. 11,
p. 250), die den II. Schaudinni von H. prosostomus unterscheiden. Von
diesen Merkmalen ist zwar der Besitz eines Kommas (Microplacoid) keine
Ei gentil ml iclikeit nur des II. prosostomus , denn das Microplacoid kommt
auch bei II. Schaudinni vor, wie von Richtbhs (/. c.), Murray ( l. c.) und
mir angegeben worden ist {Zoo/. Jahrb. Syst., vol. 59 (1930), p. 370-377).
Aber es bleiben docli mehrere Charaktere, die beide Species unterscheiden.
Unter diesen môclite ich die bei den Hypsibien ungewôhnliche gerade nacli
vorn gerichtete Mundôfïnung bei H. prosostomus besonders hervorhebcn
und eine Vereinigung des H. prosostomus mit dem II. Schaudinni unter-
lassen, die Cuénot (Faune de France, 24, p. 80-87) vorgeschlagcr. bat.
Der lânglich-ovale Schlundkopf und die Abmessungen der Macroplacoiden
in Cuénots prosostomus Material zeigen, dass seine Stücke richtig bestimmt
sirid. Zu H. Schaudinni mit kurz-ovalem Schlundkopf und kiirzeren Macro¬
placoiden, die von vorn nach hinten an Grosse zunehmen, kônnte man diese
franzôsischen Tiere nicht stellen.
//. Schaudinni ist eine hygropliile, euryhygre Art, die zwar vielfach an
nassen, aber auch an trockenen, stark besonnten Riotopen gefunden worden
ist.
Vorkommen : Spitzbergen; Schottland; Irland; Westdeutschland, Eifel;
Ostdeutschland, Schlesien; Scliweiz, Wallis, bis 2.200 m.
Hypsibius (Isohypsibius) Augusti J. Murray
1907. Macrohiotus Angusti (err. pro Augusti), J. Murray in Tr.
R. Soc. Iidinb., vol. 45, part. 3, Nr. 24, p. 060, tab. 4,
fig. 25 a-25 d.
1928. Isohypsibius megalonyx, G. Thulin in : Hereditas, vol. 11,
p. 240, 252.
1929. Hypsibius ( Isohypsibius ) megalonyx, E. Marcus in : Bronn,
Kl. Ordn. Tier-Reichs, vol. 5, 4. Abtlg., Buch 3 p. 489,
fig. 331.
1929. Hypsibius ( Isohypsibius ) Augusti, id., ibid., p. 492, fig. 333.
1932. Hypsibius megalonyx, L. Cuénot in : Faune de France, 24,
p. 82, fig. 85-89.
1932 Hypsibius Augusti, id., ibid., p. 85, fig. 90-91.
Fundnotiz : Quelle unterbalb des Narasha-Sees bei Timboroa, Elgeyo
Escarpment, St. 10, 3.000 m., 2 Exemplare.
Nach gründlichem Studium der gesamten Literatur iibcr die Arton, die
in der Synonymie-Liste genannt sind, und der mir vorliegenden Materialien
schlage ich vor, den II. megalonyx mit II. Augusti zu vereinigen. Cuénot
sagt mit vollem Recht (1. c., p. 82) von den Krallen des H. megalonyx :
« ihr Aussehen ist sehr verschieden. je nach der Lage, die sic unter dem
252
E. MARCUS
Mikroskop einnehmen. » Das gilt auch durchaus von einer grossen Popula¬
tion aus dem Lusthauswasser im Wiener Prater, die ich Herrn Dr. Josef
VoRNATscHER-Wien verdanke. Die Yerschiedenheiten im Habitus der Krallen
zeigt Fig. 1. Nach den Placoiden sind die beiden Arten nicht zu unter-
scheiden. Schon Murray (1. c., und ibid., part. 3, nr. 25, p. 675) hat fur
Jungtiere und Erwachsene des H. Augusti gelegentlich zwei statt der nor-
malen drei Macroplacoiden festgestellt. Die dem Hypsibius megalonyx Thul.
zu Grande liegenden Macrobiotus macronyx Henneke (1911, Zeitse.hr.
wiss. Zool., vol. 97. Hel’t 4, p. 730) und Macrobiotus lacustris Wanda
von Wenck (1914, Zool. Jahrb., Anat., vol. 37, Heft 4, p. 491) besitzen zwei
Macroplacoiden; Cuénot hat beim Jungtier drei deutlich getrennte, beim
Erwachsenen zum Teil ver-
Figur 1. Krallen ain vierten Beinpaar von Hypsibius
(, Isohypsibius ) Augusti (J. Mciir. in verschiedener
Lage.
schmolzene Macroplacoi¬
den gefunden. Im Wiener
Mate rial kommen drei oder
zwei Placoiden vor; das
zweite Placoid kann gebro-
chen sein. LJeber die Varia-
bilitat der Mundrôhren-
weite gibt die nachstehende
Tabelle Auskunft, in der
auch die übrigen fur die
Artunterscheidung wichti-
gen Abmessungen berück-
sichtigt sind. Die beiden
Extrême 7,7 und 14,3 cph.,
das heisst Prozent der
Schlundkoptlânge, finden
sicli demnach bei Tieren
mit Augenpigment, also
der Spezies II. megalonyx. Es gibt gewiss typische megalonyx- Populationen
mit Augen, enger Mundrôhre und 2 schlanken, stabfôrmigen Macroplacoiden.
Als Beispiel hierfür kann das Material von Algier dienen. Andererseits sind
Stücke wie die vorliegendenaus Britisch Ostafrika typische//. Augusti : ohne
Augenpigment, mit weiter Mundrôhre und drei Placoiden. Es gibt aber Ma¬
terial mit Augen und mit massig weiter Mundrôhre und drei kurzen Stâben
als Macroplacoiden, wie zum Beispiel das vom Wannsee bei Berlin (Marcus,
1929, l. c., fig. 333 F). Gewiss kônnte manzwei glatte Isohypsibien des Süss-
wassers innerhalb der annulatus-Grwpÿe unterscbeiden und bei beiden bezüg-
lich der Macroplacoiden eine sehr gleichartige Yariationsbreite annehmen.
Ausserdem müsste man in die Beschreibungen aufnehmen : Augusti, Weite
der Mundrôhre 10-11,7 cph; megalonyx, Weite der Mundrôhre 7,7-14,3 cph.
Zur Trennung der Arten bliebe dann lediglich das Vorhandensein oder
Fehlen von Augenpigment übrig. Ich sehe aber bei der Bearbeitung der
ARACHNIDA, TARDIGRADA
253
Tardigraden fiir « Das Tierreich », wie wenig das Augenpigment für das
System der Macrobiotidae bedeutet, vielleicht mit Ausnahme des Subgenus
Diphascon. Anders als II. ( Isohypsibivs ) Augusti (J. Murr.) forma mega-
lonyx dürfte man meines Erachtens die glatten Süsswasser-Isohypsibien
der annulatus-Qvxx\>pQ mit Augenpigment nicht bezeichnen.
II. (. Isohypsibius ) Augusti ist eine hygrophile, stenoliygre Art.
Vorkommen : a) ohne Augenpigment ( Augusti j : Franz-Josephsland;
Finnland; Schottland; Irland; Mitteldeutscbland, Weimar; ôstliches Frank-
reich; Sumatra; Australien, Sydney.
b) mit Augenpigment (forma megalonyx ) : Norddeutschland bei Berlin
und Potsdam; Süddeutschland, Mittelrhein; Oesterreich, Wien; Ungarn;
Schweiz, Wallis bis 2.700 m. ; ôstliches Frankreich; Algier.
Yon den drei gesammelten Arten sind zwei für das tropische Afrika neu :
H. (Isohypsibius ) Augusti (J. Murr.) und H. (/.) Schaudinni (Richt.); der
letzte ist neu für Afrika und überhaupt für Ausser-Europa. Damit erhôht
sich die Zahl der für Afrika insgesamt bekannten Tardigraden-Spezies auf 45.
Nur in Britisch Ost-und in Südafrika sind etwas intensiver Tardigraden
aus Landmoosen gesammelt worden; vom Westen und Norden liegen nur
vereinzelte Stichproben von Süsswassermaterial vor. Aus weiten Gebieten
wie dem Sudan, Abessinien, dem Kongobecken ist noch gar nichts bekannt.
Bei derartig mangelhaften statistischen Lînterlagen ist über Endemismus
innerhalb Afrikas, über palaearktische Züge in den nord-und ostafrika-
niscbcn Gebirgen, über sylvicole Elemente in den Waldinseln des Ostens
und âlinliclies nichts zu sagen. Gerade die Tardigraden mit ihrer weit-
gehenden Euryoekie und ihrer wirklich grenzenlosen Verbreitungsfahigkeit,
aberauch mit ihrer ràtselhaften Launenhaftigkeit im Vorkommen (vgl.Bronn,
Kl. Ordn. Tier-Reichs, vol. 5, 4 Abtlg. Buch 3, p. 254-255), bedürfen noch
Jahrzehnte langer, registrierender tiergeographischer Forschung, bevor
vergleichend- oder gar kausal-tiergeographisch mit ihnen gearbeitet werden
Fann.
Maass-Tabelle für Hypsibius ( Isohypsibius ) Augusli (J. Murr.) von verschiedenen Fundorten.
MATERIAL
H J. «
21 i
»5û
AUGUSTI
Cuénot
MEGALONYX
9
Cuénot
MEGALONYX
Gornergrat
Zool Jahrb.
Syst. vol. 59
p. 377
MEGALONYX
Algier
Arch. Hvdro-
biol. vol. 26
p. 96
x
g «
JOt.ï
S £
U
tR,
MEGALONYX
J
Wien
MEGALONYX
Jungtier 1
Wien
X „
Z fc. _
O v a
j3.2
ne?
K*
S
Z t-
O ü a
d
MEGALONYX
Jungtier 4
Wien
. «3
H d
C/3 • u
gf?
< O
Augenpigment.
fehlt
fehlt
Vorhauden
Vorliaudeu
Vorhauden
Vorhauden
Vorhauden
Vorhauden
Vorhauden
Vorhauden
Vorhauden
fehlt
Lange des Korpers.
757 (x
500 jx
900 jx
200 jx
360 jx
850 jx
350 jx
210 jx
280 jx
340 jx
170 jx
600 jx
Lange des Buccalapparates.
150 [x
—
-
-
105 jx
115 jx
82 i.
46 jx
-
-
-
95 jx
Aeusserer Durchmesser der
Mundrühre.
7,5 [x
mittelvveit
2 ix
2 ix
4,5 jx
9 n
4 |x
2,3 jx
2,3 jx
4 0
2 ,,
6,2 jx
Lange des Schlundkopfes..
75 jx
-
-
26 <x
57 ix
63 jx
40 jx
23 jx
30 a
30 jx
22 jx
53 jx
Breite des Schlundkopfes..
57 n
—
-
18 jx
53 n
50 jx
-
19 jx
-
-
-
44 jx
Lange der Placoidcnreihe..
46 jx
-
-
9 ix
30 jx
32 n
-
10 n
9, 2 jx
11,5 jx
7 n
28 jx
Lange von IMacoid 1, 2, 3;
bezw. 1, 2.
15,3;x 12,5|X
15,3 [x
—
—
4 jx 3,5 jx
17 jx 12 jx
8 jx 23 jx
6,5 ;x 10 ;x
2,5 jx 3 jx
2,5 jx
3 jx 2,5 jx
3 jx
6,5 jx 4,5 jx
2,3 jx 2 jx
2,3 n
12,5 jx 5 jx
8 jx
Cph der Placoiden.
20,4; 16,6;
20,4
—
—
15.4; 13,5
29,8; 21,0
12,7; 36,5
16,25; 25,0
13,2 ; 10,9;
13,2
10; 8,3;
10
21,6; 15,0;
10,5; 9,9:
10,5
23,6; 9,4;
15,1
Breite der Placoiden.
L5 jx
-
-
-
1>5|*
1,5 jx
1.5 1*
-
1,5 ;x
-
1,5 jx
-
Lange der Krallen.
22 ,.(*
-
14 jx
26 jx
32 jx
40 jx
35 jx
16 -x
-
-
—
25 jx
Krallenlangenindex.
-
-
-
1,6 : 1
1,33 : 1
-
-
-
-
-
-
Cph der Mundrôhrenweite.
10,0
-
-
7,7
7,9
14,3
10,0
10,0
7,7
13,3
9,0
11,7
(*) Lcgt man fur die Crûsse des in der Originaldiagnoseabgebildeten Tieres (1. c ; , tab. 4 fig. 25 a) 757 jx, die Angabe Murray's. zu Grunde, so kommt
man auf cine Krallenlânge von A2 ;x. Das ist wanrschefnlich das richtige Maass, und die hier in die Tabelle eingcsetzte Angabe Mum'au’s diirfte auf einem
Druckfehler bcruhen.
MISSION SCIENTIFIQUE DE I/OMO
Tome II. —• Fascicule 15.
HYMENOPTERA'
I. FORMICIDAE.
PAR LE
D r F. Santschi.
Les Fourmis qui font l’objet de cette étude ont été recueillies en 1932-
1933 par MM. R. Jeannel et P. A. Chappuis dans la colonie du Kénya
(ex Afrique Orientale Anglaise) et une partie do l’Ethiopie méridionale au
nord du lac Rodolphe. Les stations explorées peuvent être divisées en
deux groupes, le premier, d’une altitude de 1.800 à 2.800, et même à 4.000 m.
sur le mont Elgon, comprend cette montagne et les hauts plateaux de
la colonie du Kénya; soit le groupe Kénya-Elgon. Le deuxième, d’une
altitude de 550 à 1.300 m. environ comprend les parties plus ou moins
désertiques du Turkana à l’ouest du lac Rodolphe et, au nord de celui-
ci, la vallée inférieure de l’Omo; soit le groupe Turkana-Omo.
Le matériel, comprend, entre autres, 180 Fourmis préparées à sec.
Elles m’ont été envoyées dans un carton qui a fortement souffert en route, en
sorte qu’une grande partie des insectes se trouvaient brisés principalement les
petites espèces par les gros abdomens désarticulés des Dorylines. Il m’a
fallu quelque patience pour restituer chaque partie à son légitime proprié¬
taire; j’espère n’avoir pas fait de fausses attributions.
A part trois ou quatre espèces qui sont représentées par une petite
série d’ouvrières et ont probablement été capturées dans leur nid, les
autres exemplaires l’ont été isolément, ci et là, ou à la lumière. Si
cette dernière méthode est plus expéditive et procure parfois des exemplaires
rares ou inédits, elle n’a pas la valeur scientifique de la récolte au nid,
qui, outre l’intérêt biologique immédiat qu’elle permet (nidification et myr-
mécophiles), offre à peu près l’unique occasion de trouver réunis les divers
256
F. SANTSCHI
sexes et castes et de les identifier. Or, étant donné leur grand polymor¬
phisme sexuel, les fourmis capturées loin des nids, particulièrement les
mâles, sont d’une identification, sinon toujours impossible, le plus souvent
aléatoire ou approximative. Cela s’applique surtout aux genres exotiques
encore peu connus et par dessus tout aux Camponotus et Polyrhachis
dont les mâles ont des caractères peu saillants, souvent insuffisamment
décrits et qu’il faut discriminer parmi près de deux mille espèces et
variétés connues. Pour ce qui est des mâles isolés de Dorylines, quel¬
ques Ponérines et quelques petits genres dont les caractères sont assez
saillants pour avoir été décrits utilement, s'il est assez facile de les recon¬
naître, on crée inévitablement des synonymies dès que ces mâles sont
identifiés avec leurs coséxués déjà nommés par ailleurs. Malgré ce der¬
nier inconvénient je pense qu’il est préférable de décrire avec soin les
mâles et femelles isolés de genres bien connus lorsque ces insectes sont
facile à distinguer, pas très rares dans les collections mais le plus sou¬
vent capturés isolément parce que les ouvrières ont une vie cachée rare¬
ment découverte. Or le matériel de la Mission de l’Omo contient 105 exem¬
plaires isolés, dont 21 espèces de mâles et 6 espèces de femelles parmi
lesquelles 13 de mâles ont pu être reconnus (deux avec doute), 1 variété
nouvelle et 6 formes indéterminables spécifiquement. Pour les femelles
5 espèces reconnues dont 1 avec doute et 1 indéterminée.
Ce matériel a fourni en tout environ 56 espèces dont 7 nouvelles formes,
soit 2 espèces, 1 sous-espèce ou race et 5 variétés, en outre 35 formes,
soit 15 espèces, 9 sous-espèces et 11 variétés ont été reconnues. Enfin
6 formes n’ont été déterminées que génétiquement.
En faisant la répartition suivant les sous familles et les deux groupes
de régions explorées on obtient :
1° Région Kénya-Elgon. 2° Région Turkana-Omo.
Ponerinae .
4
Ponerinae .
11
Dorylinae .
8
Dorylinae .
1
Pseudomyrmicinae.
2
Pseudomyrmicinae.
1
Myrmicinae .
9
Myrmicinae .
7
Formicinae .
3
Dolichoderinae ....
1
Formicinae .
7
T otal.
26 formes
Total.
28 formes
Les formes récoltées par la Mission de l’Omo montrent une très faible
proportion de répartitions au nord du Soudan, tandis que la faune pure¬
ment éthiopienne prédomine considérablement.
Quant à la bibliographie, je me suis borné à indiquer les sources prin¬
cipales, renvoyant aux catalogues : Genara Insectorum d’EMERY et au beau
livre de W. M. Weeler, « The Ants of Relgian Congo », pour le complément.
D’ailleurs, ce dernier grand ouvrage contient une foule de renseignements
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
257
sur tout ce qui a été publié en fait de myrmécologie éthiopienne jusqu’en
1922, ce qui le rend indispensable.
Subfam.Ponerinae Lepeletier
Platythyrea cribrinodis Gerstaeker v. brevinodis Santschi
Voy. Alluaud et Jeannel Afr. Or., 1914, p. 47. —W. M. Wbeeler, 1922,
Bull. Ain. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 759.
cf. Un peu plus robustes que le type, la tête et le postpétiole un peu
plus larges. Les ocelles un peu plus grands. (Aile fig. 1.).
L’aile des Platythyrea varie suivant les espèces. Le premier trabécule
cubital qui unit le deuxième secteur de la branche cubitale au premier secteur
Fig. 1. — Aile de Platythyrea cribrinodis Gerst. v. brevinodis Sants. cf.
de la branche radiale forme souvent un angle délimitant une première
cellule cubitale allongée. Or, chez P. cribrinodis, le sommet de cet angle
se prolonge en appendice trabéculaire plus ou moins long et qui peut
atteindre le ptérostigma divisant ainsi en deux cette première cellule, fait
qui indique qu’elle représente en réalité la fusion de deux cellules pri¬
mitives 1 et 2. Un appendice semblable se voit aussi sur le deuxième tra¬
bécule cubito-radial se prolongeant plus ou moins vers la marge mais
chez P. cribrinodis qui manque chez d’autres espèces.
Kenya : Turkana, partie Sud, sables, st. 22, 800 à 1.000 m. 5 çf. (Sans
la capture avec les ‘Çf l’identification n’est pas certaine).
Le P. cribrinodis est répandu dans l’Afrique orientale de l’Abyssinie
au Natal.
Megaponera foetens Fabricius, var. amazon, nov.
Fig. 2. — çf. Long. 11-12 mm. Diffère de foetens par ses scapes et
tibias sans poils dressés. En revanche, la pilosité est plus longue, bien
que moins dense, sur la tête et le thorax. Le scape a souvent quelques
longs poils sur l’abdomen. Le scape, sans son condyle, est un peu plus
long que le deuxième article du funicule (un peu plus court chez foetens).
Les yeux un peu plus convexes. Le pétiole est plus long à la base et un
peu moins haut. (Chez foetens type, les scapes et les tibias ont une
courte pilosité dressée assez abondante; l’épinotum, le pétiole et le gastre
sont glabres).
Éthiopie méridionale : Bourillé, bord delà riv. Omo, st. 28, 600 m.,4 çf.
Abyssinie : Diré-Daoua 1 çf.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II.
17
258
F. SANTSCHI
J’ai montré (1930, Rev. Suisse Zool., XXXVII, p. 59) que l’on avait
confondu plusieurs variétés sous le nom de foetens Fabr. La forme-type
s’étend du 10° lat. Sud à l’Abyssinie, au Soudan et au Sénégal, tandis que les
variétés crassicornis Gerst., termitivora Sants. et rapax Sants. ont comme
habitats respectifs le Mozambique, la Rhodésia et l’Angola pour la pre¬
mière, le Bas Congo pour la deuxième, et le Kilimandjaro pour la troisième
variété. Faute d’avoir la ~Ç>, je ne sais à laquelle de ces trois variétés appar-
fig. 2. — a) Megaponera foelens F., çf, b) var. amazon Sants; cf, Tête de face.
tiennent ces cf et je pense qu’il est plus prudent de les nommer que de créer
une identification qui risque fort d’être erronée.
Euponera (Mesoponera) caffraria Sm. v. guineensis André
E. [M.) ingesta Santschi, 1930, Bull. Ann. Soc. Ent. Belgique, LXX, p. 54
(non M. Wheeler, 1922).
Parla comparaison avec un cotype reçu autrefois de Ernest André, je
suis amené à considérer cette forme comme une variété de caffraria Sm. avec
laquelle elle a été confondue jusqu’ici, Elle diffère de caffraria par sa taille
plus petite, la couleur souvent plus claire. La tête a les côtés un peu plus
arqués et son bord postérieur transversal (ce qui permet de la distinguer
de ingesta Wheeler à laquelle guineensis ressemble beaucoup). La troncature
antérieure de l’épistome est plus ou moins nettement sillonnée en long; les
yeux un peu moins grands.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de l’Omo, st. 28, 600 m. Ijf.
Connue de Sierra Leone (André) type. — Niger, Tombouctou. — Dar-
Banda : Kaga-Batolo (Chevalier).
*Euponera (Mesoponera) caffraria Sm. var. affinis, nov. — Euponera Bra-
chyponera caffraria Santschi 1910, Ann. Soc. ent. France, LXXVII (1909),
p. 350.
HYMENOPTERA, FORMIC1DAE
259
"$f. Long. 6,5 mm. Brun ferrugineux. Appendices brun roussâtre. Mandi¬
bules, carène de l’épistome, dessus de l’épinotum et de l’écaille luisants; tout
le reste mat ou submat. Epistome plus réticulé ponctué. Dents médianes des
mandibules irrégulières, peu saillantes et à large base. Celles des extré¬
mités comme chez caffïaria , mais l’œil un peu plus près du bord antérieur.
Côtés de la tête un peu plus arqués. Du reste comme chez la var. guineensis
André. Le bord postérieur de la tête est presque droit, ce qui la distingue de
E. ingesta Wheel. Epistome nettement tronqué et faiblement sillonné
devant, la carène sans sillon.
Congo français : Brazzaville 1 ~Ç>. (A. Weiss).
*Euponera (Mesoponera) caffraria Sm. var. caffra Santschi. — (= E. (M.)
caffva Santschi, 1914. Bull. Lab. Zool. agrar. Portici, VIII, p. 315 (non
caffraria Sm.).
Long. 9,5 mm. Un peu plus robuste que le type. Noirâtre. Mandibules,
milieu de l’épistome, lobes frontaux, antennes et pattes brun rougeâtre.
Pygidium roux brunâtre. Mandibules, carène de l’épistome, sommet de
l’écaille luisants, le reste plus ou moins mat; très finement et densément
ponctué. Côtés delà tête faiblement arqués, le bord postérieur peu concave.
Tandis que chez caffraria- type, le tiers antérieur de l’épistome est oblique¬
ment tronqué et que la carène se trouve en partie comprise dans la tronca¬
ture, chez caffra cette troncature est plus faible et la carène atteint le bord
antérieur. Face déclive de l’épinotum un peu plus convexe. Postpétiole légè¬
rement plus allongé. Pour le reste, comme chez caffraria.
Guinée française : Kakoulima (F. Silvestri). 1 .
Clé des ouvrières du sous-genre Mesoponera hahitant l’Afrique.
1. Grandes espèces dépassant 10,5 mm. 2.
— Ne dépassant pas 9,5 mm. 3.
2. Long. 11-13 mm. Tête foncée comme le thorax. Fossettes de
la base des mandibules profondes et obliques. sp. Havilandi For.
— Long. 10,5 mm. Tête plus foncée que le thorax. Fossettes de
la base des mandibules faibles et transverses. sp. Peringueyi Em.
3. Yeux de 6 à 10 facettes alignées dans le sens longitudinal.
, u u
Epistome à carène plus étroite, plus triangulaire devant. 4.
— Yeux plus grands. 9.
4. Noire ou noirâtre. Long. 5 mm. Une petite impression à la
base des mandibules vers le bord externe. (Colonie du Cap).
. sp. fossigera Mayr.
— Rouge brunâtre ou roussâtre. 5.
5. Milieu du bord antérieur de l’épistome armé d’une dent aiguë. 7.
— Devant de l’épistome non armé. 6.
260
F. SANTSCHI
6. Mandibules plus courtes, de 6 à 7 dents. Long. 5 mm. (Erythrée).
. sp. Escherichi For.
— Mandibules de 12 à 13 dents. Long. 6 mm. (Cameroun).
. sp. scolopax Em.
7. Face basale de l’épinotum plus étroite (0,4 mm.), les bords
divergents plus faiblement. (Sénégal). sp. senegalensis Sants.
— Face basale de l’épinotum plus large (0,6 mm.) ses bords plus
divergents. sp. Elisae For. 8.
8. Mandibules un peu plus courtes. (Natal). st. rotundata L’or.
— Mandibules plus allongées. ^Erythrée). st. divaricata Em.
9. Mandibules étroites, très allongées de 4 à 5 dents vers l’apex, le
reste du bord tranchant inerme. Dos de l’épinotum convexe.
Écaille haute et mince. sp. subiridescens Wheel.
— Mandibules dentées sur tout leur bord terminal. Écaille plus
massive. 10.
10. Côtés de la tête assez régulièrement arqués. Le bord basal net¬
tement concave. Mandibules de 8 à 9 dents. Long. 5,5 à 6 mm.
(Congo belge). sp. ingesta Wheel.
— Côtés de la tête assez droits sauf vers les angles. Bord basal
pas ou à peine concave. 11
11. Long. 8,5 à 9,5 mm. 12.
— Ne dépassant pas 7,5 mm. 13.
12. Long. 8 à 8,5 mm. Épistome très finement strié devant, la
carène n’atteint pas le bord antérieur qui est subtronqué
devant avec une légère impression médiane. (Afrique australe).
. sp. caffraria Sm.
— Long. 9,5 mm. Epistome très finement ponctué. La carène
s’avance jusqu’au bord antérieur qui est à peine tronqué. (Guinée
française). v. caffra Sants.
13. Mandibules de 9 à 10 dents sur tout le bord terminal. Épistome
nettement striolé en long sur sa troncature antérieure où la
carène se creuse d’un faible sillon médian. Épinotum mat ou
submat. (Guinée française, Afrique occidentale et Soudan).
. v. guineensis André.
— Mandibules de 7 à 8 dents, les médianes mousses comme fes¬
tonnées. Épistome plutôt finement ponctué. Devant de la carène
sans sillon, mais luisant ainsi que la face basale del’épinotum.
(Congo français). v. affinis Sants.
Les Mesoponera Havilandi, Peringueyi, scolopax, Escherichi ne me sont
connues que par leur description.
IIYMENOPTERA, FORMICIDAE
261
Euponera (Brachyponera) sennaarensis (Mayr)
Emery, 1901, Ann. Soc. ent. Belgique, XLY, p. 47. — W. M. Wheeler,
1922, Bull. Am. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 85, 777. — Arnold, 1915, Ann.
South Afr. Mus., XIV, p, 72. ~Ç>, Ç , çf. — Portera sennaarensis, Mayr, 1862,
Verh. zool. bot. Ges. Wien, p. 721, .
Kenya : Kacheliba, West-suk. Turkana, st. 39, 1.300 m., 4 $f.
Cette espèce est la plus répandue des Ponérines africaines, entre le 20°
lat. Nord et le 20° lat. Sud, soit depuis le sud du Sahara au Kalahari et en Ara¬
bie. Nidifie dans le sol. Omnivore, s’attaque aussi bien aux graminées
(Sorgho), qu’aux insectes. On ne peut donc mépriser son rôle dans l’écono¬
mie agricole de l’Afrique tropicale.
Euponera (Trachymesopus) Darwini For, var. africana (Forel)
Emery 1911, Gen. Insect. Ponerinae, p. 86. — Santschi, 1914, Bul. Lab.
Zool. agrar. Portici, VIII, p. 318; 1914, Voyage Alluaud et Jeannel Afr. Or.,
Formicides, p. 51. — W. M. Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV,
p. 85, 778. — Euponera [Pseudoponera] Darwini, v. africana Forel, 1900,
Ann. Soc. ent. Belgique, I.VIII, p. 51 Q.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.,
2 $.
Kenya Colony. : Tavéta. —• Congo Belge : Luki (localité type) ; Stan-
leyville. — Kidada, Kitobola. — Nigeria : Lagos. — Dar Benda mérid. : Fort
Sibut.
Le type de l’espèce se trouve dans l’Inde, aux Philippines et dans le
nord de l’Australie. L’ouvrière et le mâle de cette espèce sont encore
inconnus ou non identifiés. Les ouvrières ont probablement une vie hypogée.
Euponera sp.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord delà rivière Omo, st. 28, 2 çf indé¬
terminables sans les IJf, Ç. — Kenya : Turkana, partie sud, st. 22, 800 à
1.000 m. 2 çf. indéterminables.
Ponera ursa Santschi
1924, Rev. Zool. Afr. p. 197 'Çf, Ç.
Kenya : mont Flgon, versant est, vallée Koptawelil, st. 17, 2.300 m., 3 .
Fig. 3 a et b. — Exemplaires un pou plus obscurs que le type.
Ruwenzori, 2.000 m. (D r Bequaert) (localité type). Il est intéressant de
retrouver cette espèce sur l’Elgon, et vers la même altitude.
262
F. SANTSCHI
Ponera Jeanneli, n. sp.
Fig. 3, c,da te .— T?. Long. 2,7mm. D’un brun châtain clair. Tête et gastre
plus foncés. Appendices jaune brunâtre. Tcte submate, très densément et
très finement ponctuée (Ponctuation intermédiaire entre coarctata et puncta-
tissima). Thorax assezluisant et plus espacément ponctué que la tête. Gastre
plus ponctué que le thorax et moins que la tête, avec une pubescence moins
courte et plus apparente, extrême¬
ment courte ailleurs. De longs
poils vers la bouche et le bout du
gastre.
Tète rectangulaire, à peine plus
étroite devant, un cinquième plus
longue que large, les côtés légè¬
rement arqués, le bord postérieur
droit. Yeux minuscules vers le
sixième antérieur des côtés. Sil¬
lon frontal court et faible. Lobes
frontaux arrondis. Epistome ca¬
réné. Mandibules armées d’envi¬
ron 7 denticulcs. Le scape atteint
le bord postérieur de la tête. Arti¬
cles 2 à 10 du funicule environ le
double plus épais que longs.
Profil du thorax assez droit. La
suture promésonotale distincte, la
mésoépinotale effacée sur le dos,
indiquée en partie sur les côtés.
Pronotum un peu plus long que
large. Angle épinotal brèvement
arrondi. La face déclive du seg¬
ment non bordée. Ecaille un quart plus large derrière que longue; le profil
tronqué au sommet, lequel est d’environ un quart plus court que la base,
haute comme deux fois son épaisseur médiane. Pospétiole aussi long ou à
peine moins long que large. Voisine de P. Traegaordhi Sants. du Natal,
mais celle-ci a le thorax plus court et plus convexe, l’écaille aussi épaisse, sur
le profil, au sommet qu’à la base. Ressemble aussi à sordida et aemula
Sants., de l’Afrique orientale anglaise et allemande (Kénya et Tanganyika)
mais celles-ci ont la suture mésoépinotale distincte sur le dos et la première
a l’épinotum plus court.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp I, st. 13, 2.100 m., 4 jj". (Exem¬
plaires à thorax plus ou moins brisés par l’épingle).
corps, b) tête de face. — Ponera Jeanneli
Sants, 5 . c) Antenne très grossie, d) Profil
du corps, e) Tète de face.
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
263
Leptogenys sp.
Kenya, Lodwar, Turkana sud, st. 37, 600 m.l (f, — West-Sud, Turkana,
st. 21, 1.200 m., 2 çj*. Indéterminables sans la
Odontomachus haematodes (L.)
Dalla Torre 1893, Cat. Hym., VII, p. 50. — W. M. Wheeler, 1922, Bull.
Am. Mus. Nat. Hist.; XLV, p. 793.— Formica haematoda, Linné, 1758,
Syst. Nat., éd. 10, I, p. 582, 'Çf.
Ethiopie méiiidionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, st. 28, 600m.,
1 9 (incomplète).
Espèce cosmopolite dans tous les pays chauds. Très commune dans l’Afri¬
que tropicale.
Anochetus africanus (Mayr)
Forel 1887, Mitth. Schweiz. Ent. Ges., VII, p. 382. — W. M. Wheeler,
1922, Bull. Am. Mus. Nat. Hist-, XLV, p. 790. — Stenomyrmex africanus
Mayr, 1865, BeiseNovara, Zool. Formicidae, p. 11, "ÿ.
Ethiopie méiiidionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, st. 28,600 m.,
9 ç$. Sans les cette détermination est approximative.
Distribution géographique : Côte-d’Or (type); Cameroun; Congo belge;
Afrique Orientale; Somalie; avec des variétés au Cameroun, au Kilimandjaro
et à Madagascar.
Anochetus sp.
Plusieurs çf indéterminables spécifiquement sans les "$7 et provenant des
localités suivantes :
Kenya : cratère de l’Elgon, pied du Koitobbos, st. 20, 4.000 m., 1 çf
(forme voisine de A. africanus). — mont Elgon, versant est, Suam fishing
Hut, st. 34, 2.400 in., 1 çf. — Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m. 5 çf. —
Environs de Lokitanyalla, West-Suk, Turkana, st. 21, 1.200 m. 1 çf. —
Kacheliba, West-Suk, Turkana, st. 39, 1.300 m., 2 çf. — Turkana, partie
Sud, sables, st. 22, 800 m., 2 <jL
Subîam. Dorylinae Leach
Dorylus (Dorylus) brevipennis Emery
1895, Zool. Jahr., Abt. Syst., VIII, p. 708, 721 cf. — 1901, Mem. Acc. Sc.
Bologna, (5) IX, p. 424, 428, . — W. M. Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus.
Nat. Ilist., XLV, p. 730.
264
F. SANTSCHI
Kenya : mont Elgon, camp II, st. 15, 2.470 m., 1 g. — Rift Valley,
Naivasha, st. 49, 1.900 m., g.
Distribution géographique : Kenya Colony : Gilgil, Rift Valley 1.980 m.
— Territoire du Tanganyika : Tabora (Alluaud et Jeannel). — Uganda
Bujongolo (Alluaud). — Soudan égyptien : Mongalla, Sado.
Dorylus (Dorylus) affinis Shuck., st. Lôwyi Forel
1907, Ann. Soc. ent. Belgique, LI, p. 202, çf. — D. ( D .) affinis st Lôwyi
Santschi, 1914. Voy. Alluaud et Jeannel Afr. Or., Formicidae, p. 60.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp II; st. 15, 2.470 m., çf.
Distribution géographique : Zanzibar (Lôwy). —Erythrée. — Kenya Co¬
lony : Mombasa; Athi plain; Rurunga; Kikuyu; Wambogo; Nairobi. — Rho-
desia : Bulawayo.
Dorylus (Dorylus) affinis Shuck., st. Lôwyi For., v. exilis Santschi
1910, Rev. Suisse Zool., XVIII, p. 744, çf. — D. (D.) affinis, var. exilis
Santschi, 1914, Voy. Alluaud et Jeannel, Formicidae, p. 59. — Bull. Soc.
Hist. Nat. Afr. du Nord, VIII, p. 18, cf .
Kenya : Nairobi, st. 4, 1.660 m. — mont Elgon, versant est, camp II,
st. 15, 2.470 m., 2 .
Distribution géographique : Kenya Colony : Nairobi; Rurunga; Kikuyu;
Bura, Wa-Taïta; Taveta; Mombasa; Ngaré Nyuki. Territoire du Tan¬
ganyika : New Moshi, 800 m.; Ilimo river, 1.000 m.; Kilema, 1.400 m. ;
Kilimandjaro, Kibosho (localité type).
Dorylus (Anomma) nigricans (Illiger) st. molestus (Gerstaecker)
Santschi, 1930, Rev. Suisse Zool., XXVII, p. 60. — Anomma molesta
Gerstaecker, 1858, Monatsb. Ak. Wiss. Berlin, p. 202, g. — D. (A.) nigricans
v. molesta Emery, 1895, Zool. Jahb., Abt. Syt., VIII, p. 710. — D. (.4.)
Burmeisteri v. molesta Emery, 1892, Ann. Soc. ent. France, LX (1891),
p. 554, g. — D. A. ( nigricans ) st. Burmeisteri ', v. molestus Santschi, 1912,
Ann. Soc. ent. Belgique, LVI, p. 156, 162, fig. A 5, B 15, 7g. — W. M.
Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 739.
Kenya : maison forestière du Kinangop, chaîne de l’Aberdare, versant
ouest, st. 45, 2.800 m. 2 g. — mont Elgon, versant est, camp II, st. 15,
2.470 m., 1 g.
Distribution géographique : Race répandue dans l’Afrique orientale (mont
Méru, Kilimandjaro, mont Kénya), dans la Rhodésie, l’Angola et l’Abyssinie.
Dorylus (Anomma) Stanleyi Forel
1909, Ann. Soc. ent. Belgique, LIII, p. 52, ff. — W. H. Wheeler, 1922,
Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 743.
Kenya : Marakwet, Elgeyo escarpment, st. 30, 2.500 m., 3 çf.
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
265
Distribution géographique : Kenya Colony : Molo, Mau escarpement;
Wambogo, Wa-Kikuyu; mont Kénya, versant est, 1.900-2.000 m. — Uganda :
Unyoro; Lac Albert. — Congo belge : Katanga (localité type); Mawambi.
Cette répartition se superpose passablement à celle de l’espèce précédente
pour en supposer l’identité.
Dorylus (Typhlopone) fulvus Westwood, st. badius (Gerstaecker)
Emery, 1910, Gen. Insect., Dorylinae, p. 13, çf. — Santschi, 1914, Voy.
Alluaud et Jeannel, Formicidae, p. 63, , çf. — W. M. Wheeler, 1922,
Bull. Am. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 744. — Dorylus badins Gesrstaecker,
1858, Monatsb. Ak. Wiss. Berlin, p. 261.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp II, st. 15, 2.470 m., 1 <jL
Distribution géographique : Mozambique. Territoire du Tanganyika :
Tanga; Neu-Moschi; Kilimandjaro; Kibonoto; Massai Steppe. — Kenya
Colony : mont Kénya : Fort-Hall; Nairobi; Mombasa. — Uganda : Unyoro,
près Hoima; Entebbe. — Congo belge. — Rhodésia : Bulawayo (cité aussi
de la Côte d'Or, mais je doute de l’exactitude de la détermination, ayant
montré que cette espèce comprend d’autres races ou variétés dans l’Afrique
occidentale).
Dorylus (Rhogmus) fimbriatus Shuckard, v. laevipodex Santschi
1919, Rev. Zool. Afr., VI, p. 231, 232, cf. — 1933; Bull. Ann. Soc. ent.
Belgique, LXXIII, p. 99.
Kénya, Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., 1 çf. —mont Elgon, versant
est, camp II, st. 15, 2.470 m., 2 çf et des capturées séparément.
Distribution géographique : Kenya Colony : mont Kénya, zone inférieure,
N’Daika, 2.200 m. (Alluaud); Wa-Kikuyu, Wambogo 1.750 m. (Alluaud et
Jeannel). — Soudan Egyptien : Koalib Hill; Torit; Khartum (R. Cottam).
Le D. fimbriatus type s’étend plutôt dans l’Afrique occidentale.
Dorylus (Alaopone) atriceps (Shuckard)
Emery, 1910, Gen. Insect., Dorylinae, p. 15, c?.— W. M. Wheeler, 1922,
Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 748. — Dorylus atriceps Shuckard,
1840, Ann. Nat. Hist., V, p. 323.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp II, st. 15, 2.470 m., 1 çf.
Distribution géographique : Gambie (localité type). Côte d’ivoire, Congo
français et belge, Angola, Abyssinie.
Une race de cette espèce ( aethiopicus Em.) se trouve du Soudan à la
Tunisie
Aenictus hamifer Emery
1896, Ann. Mus. Civ. Genova, XXXVII, p. 153, çf. — W- M. Wheeler,
1922, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 753.
266
F. SANTSCHI
Éthiopie méridionale, Nanoropus, plage du lac Rodolphe, st. 26, 585 m.,
4 cf.
Distribution géographique : Abyssinie : confluent du Webi avec la rivière
Ganala; Diré-Daoua. Obock. Érythrée. Afrique Orientale : Maddo Wells
(localité type).
Aenictus Bottegoi Emery, v. Alluaudi Santschi
1910, Rev. Suisse Zool., XVIII, p. 754, fîg. la. — 1914, Voy. Alluaud et
Jeannel, Formicidae , p. 67, çf.
Kenya : Nairobi, st. 2, 1.660 m., 1 çf.
Distribution géographique : Kenya Colony : Kisumu, Victoria Nyanza;
Nairobi; Wa-Kikuyu; Athi plains, Ndarungo River. — Sud Rhodesia :
Victoria Fall (G. Arnold).
Subfam. Pseudomyrmicinae Wheeler
Sima (Sima) Mocquerysi André, v. biozellata Karawayew
1931, Zool. Anzeiger, VC, p. 42, fig. 1, , Ç.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., 4
Distribution géographique : Kenya Colony : Naivasha ; Mabira "g”, Ç
(localité type).
Cette variété diffère de emacerata Sants. et Mocquerysi And. par son
épistome foncé, à lobe à peine saillant et bien moins nettement dcnticulé.
Les Ig de la mission de l’Omo sont accompagnées, et fort bien mimées,
par une Araignée se rapprochant de Myrmarachne natalica de Dessert.
Sima (Sima) Mocquerysi André, st. emacerata Santschi
1910, Ann. Soc. ent. France, LXX1X, p. 352, fig. 1. — Voy. Alluaud et
Jeannel Afr. Or., Formicidae, p. 70, Ig, 9- — Emery, 1922, Cat. Gen.
Insect. Myrmicinae, p. 24. — Sima emacerata Santschi, 1920, Bull. Soc.
ent. Belgique, LX, p. 9. — Tetraponera Mocquerysi, ssp. emacerata
W. M. Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. llist., XLV, p. 107, 798.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., 1 lg.
Distribution géographique : Kenya Colony : Nakuru, llift Valley. —
Uganda central. — Congo belge : Stanley ville ; Faradje; Lubutu; Kasonoero
sur la rivière Semliki; Ngazi.
Cette race ce distingue de Mocquerysi dont elle a la couleur par son
épistome lobé et nettement multidenté.
Sima (Tetraponera) bifoveolata (Mayr) Arnold
1895, Ann. Natur. Ilofmus. Wien, X, p. 146, lg. — 1916, Ann. South
Afr. Mus., XIV, p. 184. — 1922, Emery, Cat. Gen. Insect., Myrmicinae ,
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
26'
p. 27. — Tetraponera bifoveolata Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. llist.,
XLV, p. 796.
Éthiopie méridionale : Bourillé : bords de l’Omo, st. 28, 1 faisant
partie du masque dorsal d’une Béduvide.
Baie de Delagoa (localité type), Est africain portugais; Soudan Égyptien;
Zanzibar.
Une variété très voisine (v. umbrata ) se trouve dans le Hoggar et au
Soudan français. Le nom de cette variété a été oublié dans la redescription
de 1934 (Mém. Soc. llist. Nat. Afr. du Nord, p. 165, ligne 10 du haut).
Subfam. Myrmicinae Lepeletier
Pheidole speculifera Emery, v. ascarus Emery
1901, Bull. Soc. Ent. Ital., XXXIII, p. 62 (4).
Kenya : Turkana sud, Kalodeke, 800 à 1000 m., 201-33, dans une termi¬
tière.
Pheidole sinaitica Mayr
1862, Verh. zool. bot. Ges. Wien, XII, p. 745. — Weeler, 1922, Bull.
Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 820.
Kenya : Désert du Tukana, 4 Ijf.
Le type est de la péninsule du Sinaï. L’espèce a été trouvée en Erythrée
(Ghinda), Nefasit, dans le sud de l’Abyssinie, le Soudan français et égyptien.
Je l’ai reçue du Hoggar (Sahara central) et de La Mecque.
Pheidole megacephala (Fabricius)
Boger, 1863, Verzeich. Formicid., p. 30, 49. — W. M. Wheeler, 1922,
Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 812. — Formica megacephala, Fabri¬
cius, 1793, Entom. Syst., II, p. 361.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.,
.5 $.
Espèce cosmopolite dans les régions tropicales et subtropicales du globe.
Syllophopsis elgonensis, n. sp.
Fig. 4. — 7j>. Long. : 2,2 mm. D’un brun jaunâtre clair; appendices
jaune brunâtres, gastre brun moyen. Luisante. Lisse avec une fine ponctua¬
tion pilifère espacée. Pubescence oblique, relevée, clairsemée sur le corps,
plus abondante sur les antennes et plus longue sur l’abdomen.
Tête environ un quart plus longue que large; les côtés parallèles, le bord
et les angles postérieurs arrondis. Yeux d’une facette au milieu des côtés de
la tête. Arêtes courtes et divergentes. Lobes frontaux contigus à leur base,
assez relevés. Vu de profil, le devant de l’épistome avancé en carène mousse,
268
F. SANTSCI1I
tombe verticalement et un peu en dessous comme chez Arnoldi Sants.
Deux fines rides, correspondant peut-être aux carènes des Monomorium,.
convergent faiblement mais s’effacent avant d’atteindre le bord antérieur.
Articles 2 et 7 du funicule environ le double plus épais que longs, le
7 e près de deux lois plus large que le 2 e . Les deux premiers articles de la
massue à peine plus longs qu’épais, le dernier de la massue un peu moins-
long que l’ensemble des deux précédents (un peu plus long chez Arnoldi).
Thorax plus étroit que la tête. Dos un peu moins convexe que chez Arnoldi.
Face basale de l’épino-
tum assezplane, bordée,
plus longue que large
et deux fois plus large
derrière que devant, les
Fig. 4. —• Syllophopsis elongensis Sants, 5 , a) profil,
b) épistome vu de 3/4. (L’œil n’a pas été figuré.)
angles subdentés. La
face déclive presque
aussi longue que la ba¬
sale, formant avec elle
un angle de 140°. Pétiole
triangulaire, un cin¬
quième environ plus
long que haut, plus court et à sommet moins arrondi, que chez Arnoldi.
Gastre court. Les métatarses postérieurs sont aussi longs que les tibias.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp I, st. 13, 2.100 m., 1 y.
On ne connaît encore que quelques ouvrières de ce genre (5 espèces ou
races décrites) du Congo, Natal et Transvaal.
Monomorium (Xeromyrmex) subopacum Sm. st. bicolor (Em.) Santschi
1927, Bull. Ann. Soc. ent. Belgique, LXVII, p. 244. — M. bicolor Emery,.
1877, Ann. Mus. Civ., Genova, IX, p. 368. W. M. Wheeler, 1922, Bull. Am.
Mus. Nat. Hist., XLV, p. 868.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bord du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.,.
1 <?.
Distribution géographique : cette espèce est répandue dans toute l’Afrique
tropicale et subtropicale; la race subopacum au sud du Sahara, Soudan,
bassin méditerranéen, Canaries.
Solenopsis sp.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bord du lac Rodolphe, st. 26, 1 Q à la
lumière.
Voisine de S. longiceps Forel de Tunisie.
Distribution géographique : ce genre cosmopolite des régions chaudes et
tempérées du globe est richement représenté dans l’Amérique du Sud. Il
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
269
le paraît moins en Afrique; mais comme il s’agit de formes très petites,
hypogées, passant inaperçues ou négligées par les collectionneurs, je
suppose que leur nombre réel est beaucoup plus grand qu’on ne le
soupçonne.
Crematogaster (Acrocoelia) castanea Sm., st. ferruginea (Forel)
Emery, 1915, Boll. Lab. Zool. Gen. agrar. Portici, X, p. 12. "y. —
W. M. Wlieeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 831. — C. ferru¬
ginea Forel, 1892, Mittb. Schweiz. ent. Ges., VIII, p. 353. — C. tricolor
Gerst. si. ferruginea Santschi, 1912, Bull. Soc. ent. France, p. 413.
Kenya : mont Elgon, versant est, Suam fishing Hut, st. 34, 2.400 m., 2 .
Les épines de ces exemplaires sont légèrement plus longues que cliez le
type, pour le reste semblable.
Distribution géographique : Somalie, Abyssinie, Erythrée. Ethiopie méri¬
dionale : Galla Annia, Bahr el Ghazal. Mont Kénya, versant ouest, zone
inférieure.
Crematogaster (Acrocoelia) castanea Sm., st. inversa Forel, var. elgona, nov.
"Çjf. Long. : 3,6 mm. Très voisine de la var. flaviventris Santschi et surtout
de la var. mossamedana Santschi dont elle diffère par sa couleur encore
plus foncée; la tête et les appendices noirs, sauf le funicule et les tarses
brun jaunâtres, le thorax et pédoncule brun noir foncé, le gastre entière¬
ment jaune ocre vif. Sculpture finement réticulée ponctuée, sans ride, mais
cependant distinctement plus longitudinale sur la tête. La carène mésonotale
brèvement indiquée devant le segment. Epines longues comme environ
deux tiers de leur intervalle.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp. 1, st. 13, 2.100 m., 1 Ç - .
Crematogaster (Acrocoelia) foraminiceps (Santschi)
C. foraminiceps, Santschi, 1912, Bull. Soc. ent. France, p. 412, . —
1914, Voy. Alluaud et Jeannel, Afr. or., Formicidae , p. 89 9 cf- —
W. M. Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 838.
Kenya : Nairobi, st. 2,1.680 m. -— Même origine que le type, lequel a aussi
été trouvé au mont Kénya entre 2.200 et 2.400 m. et au bord de la rivière
Amboni, 1.800 m., par Alluaud et Jeannel.
Crematogaster (Acrocoelia) foraminiceps Santschi, var. mirmillo nov.
Fig. 5. — . Long. 4,8-5 mm. Cette variété est plus grande et la couleur
est plus tranchée que chez le type. Tiers postérieur de la tête et les trois
derniers segments du gastre noirâtre. Antennes, lobes frontaux, articulations
270
F. SANTSCHI
des fémurs, tibias et tarses d’un jaune roussâtre vif; base du gastre brun
jaunâtre; le reste brun roussâtre plus foncé sur le dos du thorax. Tête plus
fortement sculptée. Pour le reste, semblable au type.
Kenya : mont Elgon, versant est, Suam fishing Hut, st. 34, 2.400m , 1 1g.
C’est donc une variété locale subalpine comme le type.
Crematogaster (Acrocoelia) Gerstaeckeri (D. T.), st. Sjôstedti (Mayr).
C. Sjôstedti Mayr, 1907, in Sjôstedt. Kilimandjaro Meru Exp., 11, p. 17,
Fig. 5. — Crematogaster ( Acrocoelia) foraminiceps Sants. v. mirmilto Sauts, ç, a) profil
du corps, b) thorax vu de dessus, c) Pédoncule vu de dessus, d) Tête de face.
Ijf. — W. M. Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLY, p. 844. —
C. gallicola ssp. Sjôstedti Forel, 1913, Ann. Soc. ent. Belgique, LVII,
p. 124. — Santschi, Voy. Alluaud et Jeannel Afr. Or., Formicidae, p. 94, .
Kenya : Thika Fall, Kikuku, st. 7, 1.700 m., 1 .
Distribution géographique : Territoires du Tanganyika : Usambara, près
de Tanga (localité type); Neumosclii, Kilimandjaro, 800 m. Le Cremato-
gaster Sjôstedti n’est guère qu’une sous-espèce ou race du C. Gerstaeckeri
Délia Torre.
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
271
Crematogaster (Acrocoelia) aegyptiaca Mayr, v. turkanensis nov.
IJ. Long. 4,5 à 6 mm. Voisine de la variété robusta Emery. Variant du
brun roussàtre clair au brun rouge foncé, appendices plus clairs, gastre et
souvent le pédoncule brun noirâtre. Quelques stries sur les joues et les
fosses antennaires, le reste de la tête lisse, luisant, avec une fine ponctuation
pilifère aussi espacée que la longueur de la pubescense. Thorax aussi faible¬
ment strié que chez robusta ; postpétiole presque lisse (assez fortement strié
chez robusta ).
Tête aussi longue que large ou un peu plus longue que large (plus large
chez robusta). 2“ et 3° articles du funicule pas plus longs qu’épais (un peu
plus longs chez robusta ). Scape dépassant à peine le bord postérieur de la
tête (d’environ 1 fois 1/2 son épaisseur chez robusta ). Thorax et pédoncule
relativement plus étroits. Épines un peu plus courtes. Les côtés du pétiole
sont plutôt parallèles qu’arrondis dans leur quart antérieur et moins diver¬
gents en avant. Le sillon du postpétiole plus faiblement indiqué devant,
mais aussi échancré derrière. Comparé à un exemplaire type de la variété
robusta Emery provenant de Kerem.
Kenya : Désert du Turkana : Kalodeke, st. 22, 20 1-33, plusieurs jj dans
un petit nid de carton sur un Accacia. Le Crematogaster aegyptiacus est
représenté par plusieurs races et variétés. J’ai décrit des variétés d’El Goléa
et de Laghouat, dans le Sahara. Une race existe dans l’Angola. L’espèce
paraît préférer les régions sèches.
Crematogaster (Atopogyne) Buchneri Forel, var. uasina nov.
IJ. Long. 5,6 mm. Noire ou noire brunâtre, base du gastre, massue
antennaire, hanches et tarses brun jaunâtre terne. Sillon mésométanotal
profond. Épines épinotales plus longues que chez le type, presque comme
les 2/3 de l’intervalle de leur base et assez divergentes. Une impression en V
et convergeant en arrière sur le milieu de la face occipitale. Du reste, comme
chez Buchneri Forel, fait passage entre celui-ci et biimpressa Mayr, et cla-
riventris Mayr, avec la sculpture finement striée comme chez le type.
Kenya : Kitale, plateau de l’Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., un seul exem¬
plaire IJ.
L’espèce est répandue dans le Benguela, le Congo belge et français. La
race clariventris dans le Congo français, le Congo belge, Cameroun, Liberia
et Uganda; c’est la première fois que cette espèce se trouve si à l’est.
Crematogaster (Sphaerocrema) gambiensis André,
var. longiruga (Forel).
Crematogaster gambiensis v. longiruga Forel, 1907, Rev. d’Ent., Caen,
XXVI, p. 140 IJ, Q, o*. Santschi, 1914, Boll. Lab. Zool. Gen. agrar. Por-
272
F. SANTSCHI
tici, VII, p. 346. — Crematogaster gambiensis W. M. Wheeler, 1922, Bull.
Am. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 846 (partim).
Ijf. Cette variété a les rides de l’épinotum allongées comme chez le type,
ou parfois irrégulières faisant alors passage à la var. transversiruga Sants.
Le pétiole, selon Forel, paraît moins arrondi devant, mais cela varie
suivant l’angle sous lequel on examine l’article. Elle diffère surtout par la
couleur plus foncée, d’un jaune brunâtre, tandis que le type est d’un jaune
rougeâtre plus vif. Le sillon promésonotal un peu plus accusé et la tête
plus étroite chez les petits exemplaires. Elle paraît aussi plus luisante dans
les parties lisses.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, st. 28, 600 m.,
Distribution géographique : Kenya Colony : Rendile, mont Karoli (localité
type de la var.) ; Nyiro. — Soudan Égyptien : Tsavo river (Dr. Bayer).
Myrmicaria natalensis Sm., v. eumenoides (Gerstaecker)
Santschi, 1924, Ann. Soc. ent. Belgique, LXIV, p. 145. — Myrmicaria
eumenoides opaciventris var. consanguinea Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus.
Hist. Nat., XLV, p. 825 (partim).
Kenya : mont Elgon, versant est, camp II, st. 15, 2.470 m., 2 9-
Distribution géographique : Kenya Colony : Likoni; Tiwi; Gazi; rivière
Ramisi; Blue Post Hôtel, 1.500 m. — Rhodésia : Bulawayo, Ijf çf Ç.
Ocymyrmex Robecchii Emery
1892, Ann. Mus. Stor. Nat. Genova, XXXII, p. 114. . — Menozzi, 1922,
ibid., XLIX, p. 353, çf.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 4 çf. —
Kenya : monts Murueris dans le Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m. 1 çf. —
Turkana, partie Sud, sable, st. 22, 2 çf.
Distribution géographique : Somalie, Uebi et Obbia, l)f. — Erythrée :
Kerem (Mancini).
Cataulacus Jeanneli Sants., st. kenyensis, nov.
Fig. 6. — ~Ç>. Long. : 3,6 mm. Noire. Funicule, bouts des fémurs, tibias et
tarses jaune brunâtre. Tête et dos du thorax irrégulièrement ridés réticulés,
les rides ont une tendance à l’allongement sur le front et surtout sur le dos
du mésoépinotum où les anastomoses se raréfient beaucoup. Le fond de cette
sculpture est presque lisse et assez luisant. Les côtés du thorax et le
pédoncule striés en long. Le gastre est finement, densément, mais peu pro¬
fondément rétiçulé ponctué et submat, avec quelques fines rides vers la base.
Une pilosité courte tronquée sur le corps, avec quelques poils plus longs
au bout du gastre.
HYMENOPTERA, FORMIC1DAE
273
Tête rectangulaire à peine plus longue que large, surtout dans le quart
antérieur. Les yeux, grands, occupent plus du tiers moyen des côtés et sont
un peu échancrés devant, par le bord supéro-antérieur du scrobe. Scape
comprimé et coudé. Thorax un sixième plus long sans les épines, que large,
les sutures dorsales effacées. Les côtés dentés. Épines mousses au bout,
aussi longues que l’intervalle de leur base et un peu divergentes. Pétiole
plus long que large, ridé en long sur sa face postérieure et ses côtés,
appendiculés dessous. Postpétiole un peu plus large que le pétiole, plus ou
moins ridé derrière. Gastre oblong, un peu échancré à la base.
Diffère de Jeanneli par sa tête plus large, le thorax plus court, la
Fig. 6. Calaulacus Jeanneli Sants. st. kenyensis Sauts, g, a) Profil du corps, b) Tête de
face, c) dos vu de dessus, d) C. Traegaordhi Sants. v. ugandensis Sants, 5, tête.
sculpture moins fortement réticulée dans l’intervalle des rides et la taille
plus grande. Chez la var. aethiops Sants., la sculpture fondamentale est
encore plus accusée que chez Jeanneli, donc beaucoup plus que chez
kenyensis, la pilosité est plus nettement renflée en massue et plus abon¬
dante. Le thorax un peu plus long et les épines plus larges et plus dépri¬
mées. La tête est presque aussi large que chez kenyensis avec d’aussi
grands yeux.
Chez C. Traegaordhi Sants. et sa var. ugandensis Sants. (fig. 6 d) la tête
est plus large, plus arrondie derrière, les yeux plus petits.
Kenya : Nairobi, st. 2, 1.660 m., 2 y.
Distribution géographique : le C. Jeanneli a été capturé entre Tiwi et
Gazi, à 20 km. au sud de Mombasa par Alluaud et Jeannel en 1911. La var.
aethiops Santschi (1924, Rev. Zool. Afr., XII, p. 220) provient du Congo
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II. 18
274
F. SANTSCH1
belge : Kidada, Kitobola (Schouteden) et Barrumba (Bequaert). Cette espèce
fait partie d’un groupe riche en formes voisines ayant de fréquentes transi¬
tions et difficiles à identifier. L’étude nécessite un matériel plus complet et
des descriptions, des photographies ou des dessins détaillés.
Subfam. Dolichoderinae Forel
Tapinoma luteum (Emery) Mayr
1907, Sjôstedts Kilimandjaro Meru Exp., 11 , 8, p. 18, $>. — 1912, Emery,
Gen. Insect., Dolichoderinae p. 42. — 1914, Santschi, Voyage Alluaud et
Jeannel Afr. Or., Formicidae, p. 118. — 1914 Med., Gôteborgs Mus. Zool.
Afd., III, p. 35. — 1915, Arnold, Ann. South African Mus., XIV, p. 152,
"g - . — 1922, W. M. Wheeler, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 924. —
Technomyrmex luteus, Emery, 1895, Ann. Soc. ent. Fr., LXIV, p. 13, .
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, plu¬
sieurs enrobés dans le masque dorsal d’une larve de Réduvide.
Subfam. Formicinae Wheeler
Achantilepis capensis Mayr, st. canescens Emery
1913, Reichensperger, Zool. Jahr., Abt. Syst., XXXV, p. 187-189; 190-
197; 198-215. — 1914, Santschi, Voyage Alluaud et Jeannel, Formicidae,
p. 124-126. — 1914, Boll. Lab. Zool. Gen. agrar. Portici, VIII, p. 398. —
1922, W- M. Wheeler Bull. Am. Mus. Nat. Hist., p. 216 et 926. — Acan-
tholepis capensis, v. canescens Emery, 1897, Ann. Mus. Civ. Gcnova.
XXXVIII, p. 16.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, plusieurs TJ
faisant partie du masque dorsal d’une Réduvide.
Abyssinie; du Niger au Congo; Haut Nil. Assez commune.
Oecophylla longinoda Latr., st. claridens Santschi
1928, Rev. Zool. Afr., XVI, p. 211 ^ 9 ■
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, plusieurs .
Le type de cette variété est de la Côte-d’Ivoire. L’espèce est répandue,
en plusieurs variétés, dans presque toute l’Afrique tropicale. Elle est
remarquable par le fait qu’elle habite des nids de feuilles retenues par des
fils de soie. Cette soie est tissée par les larves que les ouvrières promè¬
nent sur la face interne des feuilles pour y faire adhérer les fils pen¬
dant que d’autres ouvrières s’agrippent sur la face externe de façon à
rapprocher les bords.
HYMENOPTERA, FORMICIDAE
275
Paratrechina longicornis (Latreille)
Emery, 1925, Cal. Gen. Ins., Formicinae, p. 217, — Formica longicornis
Latr., 1802, Fourmis, p. 113. — Prenolepis longicornis Roger, 1863, Yerz.
Formicid., p. 10.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.,
i 9.
Camponotus (Myrmoturba) maculatus Fabr., var. erythraeus Emery
1920, Bull. Soc. Ent. Ital., LU, p. 14.
Éthiopie méridionaliî : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.,
2^,1 Cf-
Kenya : Suam fishing Hut, montElgon, versant est, st. 34, 2.400 m.,1 <$.
Le type unique, décrit par Emery, est une "ÎJf major do Asmara, Erythrée.
C’est donc avec doute que j’y rapporte l’ouvrière minor de Bourillé. Longue
de 9 mm., elle a la tête beaucoup plus étroite que chez maculatus aegyp-
tiacus. La tête, le thorax et les tibias sont roux brunâtre, le gastre maculé,
comme aegyptiacus. Le mâle de la même localité est jaune avec le gastre
brun, sauf la base, le bord postérieur des premiers segments et l’apex qui
sont jaunâtres.
Camponotus (Myrmoturba) maculatus Fabr., st. aegyptiacus Emery
1915, Bull. Soc. ent. France, p. 79. — C. ( Tanaemyrmex ) maculatus,
st. aegyptiacus Emery, 1925, Cat. Gen. Ins., Formicinae, p. 87.
9- Légère variété à thorax un peu plus étroit et taches jaunes du gastre
un peu plus petites.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, st. 28, 1 Ç
(de 7 mm.).
Kénya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m., 1 9 - — Lodwar, Turkana
sud, 600 m., 3 çf un peu plus étroits que chez aegyptiacus. ■— Égypte
vallée du Nil.
Camponotus (Tanaemyrmex) somalicus (André)
Emery, 1925, Cat. Gen. Insect., Formicinae , p. 100. — C. somalicus
André, 1887, Rev. d’Ent., Caen, p. 280. — C. ( Myrmoturba | somalicus W.
M. Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 961.
Fig. 7. — Ijf. Long. 9-10 mm., tête 2,2 mm., thorax et écaille 4,3 mm.,
scape 3,6 mm., tibias postérieurs 3 mm. Noire un peu brunâtre, mandibules
et tarses brun rougeâtre. La tête est rétrécie derrière, le bord cervical
confondu avec le bord postérieur comme chez Tanaemyrmex (chez la ~Q'
276
F. SANTSCHI
(média) le bord postérieur de la tête est déjà distinctement plus large que
le bord cervical). Pattes très comprimées. Les tibias ont une rangée d’ai¬
guillons au bord postérieur. Chez 1’^'
(média), le bord postérieur de la tête est
déjà plus distinct, plus large que le bord
cervical.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st.
24, 750 m., 1 .
Distribution géographique : Somalie;
Abyssinie; Kenya Colony : Tavéta; Tan-
ganyika Territory : Tanga, Kiliman-
jaro. Deux variétés se trouvent l’une,
curtior Forel, dans le sud de l’Abyssinie
-et l’autre, pattensis Forel, sur la côte de l’Afrique Orientale : Ile Patta et
Mombasa, et au Victoria Nyanza : Bukoba.
Fig. 7. — Camponotus (Tanaemyrmex)
somalinus André, g, a) 'lête de face,
b) Tête et thorax de profil.
Camponotus (Myrmoturba) Kersteni (Gerstaecker)
1870, Archiv. Naturg., XXXVII, p. 355, ~Ç>. — Santschi, 1914, Voyage
Alluaud et Jeannel Af. Or., Formicidae, p. 131, Ijf Ç çf. — Camponotus
( Tanaemyrmex ) Kersteni Emery, 1925, Gen. Ins., Formicidae, p. 92. —
Camponotus ( Myrmoturba) maculatus ssp. Kersteni Forel, 1899, Ann. Soc.
Ent. Belgique, XLIII, p. 309. — Wheeler, 1922, Bull. Am. Mus., XLV,
p. 955.
Kenya: Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., 7jf. — Mont Elgon, Suam
Fishing But, st. 34, 2.400 m., 2 'Çf.
Le type est du Kilimanjaro, Alluaud et Jeannel l’y ont retrouvé vers 2.700
à 3.000 m.
Camponotus (Myrmosericus) rufoglaucus Jerd.
st. flavomarginatus (Mayr)
Emery, 1895, Ann. Soc. ent. de France, LXIV, p. 48, "Çf. — W. M.
Wheeler 1922, Bull. Am. Mus. Nat. Ilist., XLV, p. 968. — Emery, 1925,
Cat. Gen. Insec., Formicinae, p. 106 ( flavomarginata ). — Camponotus
flavomarginatus Mayr, 1862, Verh. zool. bot. Ges. Wien, XII, p. 664, 7J5\
— Menozzi, 1926, Boll. Soc. ent. Ital., LVIII, p. 38, Q çf.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp, I, st. 13, 2.100 m., 1 TJ? (sans
tête). — Ethiopie méridionale, Nanoropus, bord du lac Bodolphe, st. 26,
565 m., 1 Ç.
Distribution géographique : Abyssinie : Harrar. — Erythrée : Keren. —
Pays des Somalis. — Est Africain Portugais. Le type est de la Côte d’Or.
IIYMENOPTERA, FORMICIDAE
277
Cette race, avec plusieurs autres habitant l’Afrique, sont systématiquement
rattachées au C. rufoglaucus des Indes. Le fait qu’il existe beaucoup plus
de formes voisines de cette espèce en Afrique qu’autour de la forme typique
asiatique, paraît indiquer une souche d’origine éthiopienne.
Camponotus (Myrmisolepis) erinaceus (Gerstaecker)
Santschi, 1921, Ann. Soc. ent. Belgique, LXI, p. 310. — Emery, 1925,
Cat. Gen. Insect., Formicidae, p. 134. — Camponotus erinaceus Gerstae¬
cker, Arch. Naturg., XXXVII, p. 355.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, 1 ~Ç> dans le
masque dorsal d’un Réduvide.
Kenya : Nairobi, st. 2, 1.660 m., 1 'Çf. —• mont Elgon : versant est, Suam
fishing Hut, st. 34, 2.400 m., 2 Qi dont le gastre manque. Bien que captu¬
rées sans les , je pense ne pas me tromper dans leur identification, mais
je renonce à les décrire.
Distribution géographique : Kenya Colony : Monga (H. Piell); forêt de
Nairobi, 1.700 m. (Alluaud et Jeannel). — Tanganyika Territory : Kiliman-
jaro, Kibosho, 1.400 m. (Alluaud); Kibonoto, 1.300 à 1.900 m. (Sjôstedt);
Arusha (Decken, localité type). — Abyssinie : Arussi Galla; Ganale Gudda
(V. Bottego).
Camponotus (Orthonotomyrmex) sericeus (Fabricius)
Forel, 1914, Rev. Suisse Zool., XXII, p. 273. — Santschi, 1914, Voy.
Alluaud et Jeannel Afr. Or., Formicidae, p. 134, $. — 1925, Rev. Zool.
Afr., XIII, p. 267. — Emery, 1923, Gen. Ins., Formicinae, p. 125. —-
Formica sericea Fabricius, 1798, Suppl. Ent. Syst., p. 279, 1|S’.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bord du lac Rodolphe, st. 26, 585 m.,
1
Distribution géographique : Afrique tropicale, Soudan, Arabie, Hindous-
tan, Ceylan, Ile Maurice. — L’espèce n’est pas rare et comprend plusieurs
variétés.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 16 .
45 avril 4935.
COLEOPTERA
VI. SCARABAEIDAE SCARABAEINI
PAR
A. Boucomont
Gen. SCARABAEUS Linné
Scarabaeus gangeticus Castelnau
Décrit de l’Inde et de Ceylan. Espèce commune aux Indes et dans
toute l’Afrique moyenne et méridionale, se rencontre aussi au Yemen.
Kenya : monts Muruéris, Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m., un ex.
Scarabaeus nitidicollis Lansberge
Décrit de Somalie (Mission Révoill.
Kenya : monts Muruéris, st. 23, un ex.
Scarabaeus ebenus Klug
Décrit du Mozambique, répandu sur toute l’Afrique orientale.
Kenya : Machacos, Wa-Kamba, st. 5, 1.600 mm., 2 ex.
Gen. SISYPHUS Latreille
Sisyphus spinipes Thunberg
Décrit du Cap, s’étend au Congo belge [et à l’Afrique orientale.
Kenya : Camp I de l’Elgon, mont Elgon, vers, est, st. 13, 2.100 m.,
3 cf-'
280
A. BOUCOMONT
Sisyphus sordidus Boheman
Décrit d’Afrique du sud, commun dans toute l’Afrique méridionale et
moyenne.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., un ex.
Sisyphus alveatus, n. sp. — Brevis convexus niger, clypeo anlice aereo
breviter quadridentato, dentibus mediis brevibus triangulatis, capite pilis
hamatis fia vis parce vestito. Prolhoracis lateribus valde angulatis, angulis
anticis pilis longis flavis hamatis regulariter ciliatis, disco similibus pilis
rufis vestito, his lineam mediam et utrinque très glabras plagas reliquen-
tibus Elytris brevibus subogivis, interstiis imparibus pilorum ruforum
plus minusve infuscatorum hamatorum cristis vestitis, nonnunquam cris-
tis externis in linea continua mutatis. Pygidio simplici linea breviorum
pilorum uncinatorum circumcirca ornato. Pedibus et trochanteribus
muticis, tibiis posticis curvatis vix sinuatis. Metasterno cavato nitido
punctis subumbilicatis crebre notato.
Long. 4,5-5,5 mm.
Kenya Colony : Kibwezi, Wa-Kamba (Ail. dec. 1903) ; — Samburu. Wa-
Nyika, (AIL, avr. 1904); — Pori de Seringhetï, de Bura à Tavéta (Alluaud,
janv., avr. 1904); — Voï (Alluaud, janv., avr. 1904).
Plus petit que S. fasciculatus Boh., en diffère par la forme plus courte,
l’épistome quadridenté, les poils des touffes plus longs, beaucoup moins
serrés, nettement crochus et de couleur jaunâtre ou rousse; le thorax ne
présente pas des touffes isolées mais des bandes laissant des espaces
glabres.
Gen. STIPT0P0DIUS Harold
Stiptopodius Doriae Harold
Décrit d’Abyssinie.
Kenya : Turkana sud, sables, st. 22, 800-1.000 m., 11 ex. — Turkana
nord : monts Muruéris, st. 23, un ex.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, 600 m., un ex.
Gen. PEDARIA Castelnau
Pedaria insularis Kolbe
Décrit du lac Victoria.
Kenya : Machacos, Wa Kamba, st. 5, 1.600 m., un ex.
Pedaria sp.
Espèce voisine de segregis Péringuey.
Ethiopie méridionale : Bourillé, un ex.
COLEOPTERA, SCARABAEIDAE SCARABAEINI
281
Gen. CATHARSIUS Hope
Catharsius satyrus Kolbe
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., une $.
Gen. COPRIS Geoffroy
Copris morphaeus Gillet
Bull. Ann. Soc. ent. Belg., LXXII, 1932, p. 325; décrit des monts
Aberdare (Alluaud et Jeannel 1912).
Kenya : Timboroa, Mau Escarpment, st. 10, 3.000 m., un ex. çf.
Copris orphanus Guérin
Décrit d’Abyssinie. Nairobi (Alluaud 1903); Ruwenzori (Alluaud); Congo*
français : Haut-Chari.
Kenya : Eldoma Ravine, Mau escarpment, st. 9, 2.230 m., un couple.
Copris nepos Gillet
Décrit du Kilimandjaro, recueilli par Alluaud et Jeannel au Kénya et en
Ouganda. Congo belge.
Kenya : camp I de l’Elgon st. 13, 26 ex. — Kitale, st. 12, 3 ex. — Kache-
liba, West Suk, Turkana, st. 21, 1.300 m., un ex. — Nairobi, st. 1,
1.660 m., un exem.
Copris bootes Klug
Très luisant, corne céphalique non dentée, intervalles des élytres con¬
vexes; long. 24 mm.
Kenya : Nairobi, st., 1.660 m., un çf.
Gen. 0NITIS Fabricius
Onitis sulcipennis Felsche
Décrit de Manow, du Tanganyika et du Natal. Kilimandjaro (Alluaud).
Kenya : Elgon, vers, est, camp II, st. 15, 2.470 m., 3 cf. — Elgon, vers,
est, Suam fishing Hut, st. 34, 2.400 m., une Ç>. — Kitale, Uasin Gishu,
st. 12, un (f, une Ç. — Marakwet, Elgeyo escarpm., st. 30, 2.500 m.,
un couple. — Chip Cherangani, Marakwet, st. 32, 3.500 m., une Q.
282
A. BOUCOMONT
Onitis alexis Klug
Espèce de l’Afrique orientale et méridionale.
Kenya : camp I de l’Elgon, mont Elgon vers. est. 13. 2.100 m., une 9-
— Naivasha, Rift Valley, st. 49. 1.900 m., une 9-
Onitis crenatus Reiclie
Décrit d’Abyssinie, étend son habitat à l’Afrique orientale jusqu’au Cap.
Kenya : Marakwet, Elgeyo escarpm., st. 30, 2.500 m., 10 çf, 5 9 • —
Mont Elgon, vers, est, camp. II, st. 15, 2.470 m., 4 9-
Onitis viridulus Boheman
Décrit d’Afrique du sud. Congo belge. Ouganda.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, un çf, 5 9-
Gen. DREPANOCERUS Kirby
Drepanocerus caelatus Gerstaecker
Décrit de Zanzibar, cité d’Abyssinie, d’Afrique orientale allemande, du
Congo belge et de la Côte d’ivoire.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 2.100 m., 3 ex.
Drepanocerus sulcicollis Castelnau
Décrit du Cap, cité du Congo belge.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, un couple.
Gen. ONITICELLUS Serville
Oniticellus planatus Castelnau
Décrit du Cap, espèce assez commune en Afrique méridionale et moyenne.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, 8 ex.
Oniticellus militaris Castelnau
Décrit du Cap, assez commun en Afrique méridionale et orientale.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, un ex.
Oniticellus interruptus Quedenfeld
Décrit de l’Angola. Congo belge, Afrique orientale anglaise et Séné-
gambie, d’après d’ORBiGNY.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 131 un couple.
COLEOPTERA, SCARABAEIDAE SCARABAEINI
283
Oniticellus Arrowi Boucomont
Rev. Zool. Afr., IX, 1921, p. 215; décrit d’Afrique orientale anglaise.
Kenya : Kijabé, Ivikuyu, st. 12, 2.100 m., un ex. — mont Elgon, vers,
est, camp II, st. 15, 2.470 m., un ex. — maison forest. du Kinangop,
monts Aberdare, vers ouest, st. 45, 2.600 m., 4 ex.
Oniticellus intermedius Reiche
Décrit d’Abyssinie, commun dans toute l’Afrique moyenne et méridio¬
nale.
Kenya : camp 1 de l’Elgon, st. 13, un ex.
Gen. MILICHÜS Péringuey
Milichus picticollis Gerstaecker
Décrit d’Afrique orientale, cité par d’ORBiGNY d’Ethiopie méridionale, du
lac Victoria, du Kénya, d’Afrique orientale allemande.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, 4 ex. — Chip Cherangani, Marakwet,
st. 32, 3.500 m., un ex.
Gen. ONTHOPHAGÜS Latreille
Onthophagus Blanchardi Ilarold
Décrit d’Abyssinie, cité par d’ORBiGNY du Soudan égyptien et du Harrar.
Variété à élytres vert foncé, distincte de la var. Babaulti d’Orb., décrite de
l’Elgon.
Kenya : camp I de l'Elgon, st. 13, 2 çf, 5 9 • —Kitale, Uasin Gishu, st. 12,
une 9 ■
Var. nigriventris d’Orbigny, décrite d’Afrique orientale anglaise : Nyan-
gnori, Naivasha, Nairobi (Alluaud).
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13,3 çf, 49- — camp II, st. 15, 2.470 m.,
un cf.
Onthophagus carbonarius Klug
Décrit du Mozambique, cité par d’ORBiGNY de toute l’Afrique depuis le
Sénégal, le Soudan français et l’Abyssinie jusqu’au Cap et l’Arabie.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l'Omo, st. 28, 600 m., un ex.
Onthophagus sinuosicollis d’Orbigny
Décrit de Nairobi (Alluaud).
Kenya : Nairobi, st. 2, 1.660 m., 2 cf, 1 9*
284
A. BOUCOMONT
Onthophagus jugicola d’Orbigny
Décrit du sud de l’Afrique orientale anglaise, cité de l’Ouganda, du lac
Rodolphe, du mont Kénya, de Nairobi et du Kilimandjaro.
Kenya : mont Elgon, camp II, st. 15, un çf.
Onthophagus catta Fabricius
Espèce très commune dans toute l’Afrique depuis le Sénégal et la Nubie
jusqu’au Cap, à Madagascar, aux Comores, en Arabie et aux Indes.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 7 (f,
9 ç.
Onthophagus sellatus Klug
Décrit de Haute-Égypte, cité d’Égypte basse et haute, Érythrée, Guinée,
Congo français, Angola, Syrie et Chypre.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, un çf, 3 $. —
Kénya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, une 9-
Onthophagus fimetarius Roth
Décrit du Tigré, cité par d’ÛRBiGNY d’Abyssinie, Éthiopie méridionale,
Somalie, Afrique orientale anglaise et allemande, Mozambique, Sud-Ouest
africain allemand, Transvaal, Natal.
Kénya : Nairobi, st. 1, une 9-
Onthophagus miricornis d’Orbigny
Décrit d'Afrique orientale anglaise, cité des monts Aberdare et du mont
Kénya.
Forme typique. — Kénya : Marakwet, Elgeyo escarpment, st. 30, un çf,
une 9- — Timboroa, Mau escarpment, st. 10, une 9- — Chip Cherangani,
massif du Marakwet, st. 32, une 9 •
Variété à thorax sans tache. — Kénya : camp III de l’Elgon, zone des
bruyères, st. 18, 3.500 m.,6 cf, 8 9- — Chip Cherangani, Marakwet, st. 32,
3.500 m., un çf.
Variété nigrans d’Orb. — Kénya : Chip Cherangani, Marakwet, st. 32,
un çf, une 9- — Timboroa, Mau escarpment, st. 10, 3.000 m., une 9-
— mont Elgon, camp II, st. 15, une 9- — camp III de l’Elgon, st. 18,
une 9-
COLEOPTERA, SCARABAEIDAE SCARABAEINI
285
Onthophagus proteus d’Orbigny, var. tenebricus d’Orb.
Décrit d’Afrique orientale anglaise sud, cité des monts Aberdare et
Kénya.
Kenya : maison forestière du Kinangop, monts Aberdare, vers, ouest,
st. 45, 2.600 m., une Ç.
Onthophagus aethiopicus d’Orbigny
Décrit d’Érythrée, Abyssinie et Somalie, cité d’Afrique orientale anglaise :
Fort Hall (Alluaud et Jeannel).
Kenya : Crater Lake, ouest du lac deNaivasha, st. 50, 1.900 m., un —
Escarpment, Kikuyu escarpment st. 4, 2.300 m., une $.
Onthophagus variegatus Fabricius
Décrit de l’Inde, cité par d’OiiBiGNY de presque toute l’Afrique depuis
le Sénégal et la Nubie jusqu’au Cap. Mésopotamie, Arabie, Perse, Sind,
Inde.
Kenya : Turkana sud, sables, st. 22, 1.000 m., un ex.
Onthophagus laceratus Gerstaecker
Décrit de Zanzibar, cité par d’OnBiGNY du Congo français, Somalie, lac
Rodolphe, Afrique orientale allemande.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26,
98 ex. — Kenya : monts Lubur, bords du lac Rodolphe, st. 25, 560 m.,
3 ex.
Gen. APHODIUS Illiger
Aphodius (Colobopterus) senegalensis Klug
Sénégal, Guinée, Abyssinie.
Kenya : maison forestière du Kinangop, monts Aberdare, vers, ouest,
st. 45, 2.600 m., 3 ex. — mont Elgon, vers, est, camp II, st. 15, 2.470 m.,
2 ex. — Timboroa, Mau escarpment, st. 10, 3.000 m., 4 ex.
Aphodius (Cinacanthus) penetrans Ad. Schmidt
Décrit de Somalie, espèce peu commune, localisée.
Kenya : Naivasha, Rift Valley, st. 49, 1.900 m., 3 ex.
Aphodius (Pharaphodius) desertus Klug
Décrit d’Arabie déserte, cité d’Égypte, Obock, Sénégal.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 4 ex.
— Kenya : Turkana sud, sables, st. 22, 800-1.000 m., un ex.
m
A. BOUCOMONT
Aphodius (Pharaphodius) curvodilatatus Ad. Schmidt
Décrit du Cap, cité d’Afrique orientale anglaise.
Kenya : Naivasha, Rift Valley, st. 49, 24 ex.
Aphodius (Pharaphodius) impurus Roth
Décrit d’Abyssinie. Toute l’Afrique moyenne et méridionale.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 35 ex. —
Kenya : camp I de l’Elgon, montElgon, vers, est, st. 13, 2.100 m., un ex. —
Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., un ex.
Aphodius (Pharaphodius) rubricosus Boheman
Décrit de Cafrerie.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m., à la lumière, 4 ex.
Aphodius Pharaphodius), sp.
Intervalles des élytres costiformes.
Kenya: Mau escarpment, st. 42, 2.500 m., un ex.
Aphodius (Trichaphodius) humilis Roth
Décrit d’Abyssinie, espèce commune dans toute l’Afrique moyenne et
méridionale.
Kenya : Naivasha, st. 49, 11 ex. — Mau Escarpment, st. 42, 2.500 m.,
2 ex.
Aphodius (Trichaphodius) copulatus Ad. Schmidt
Décrit du Mozambique, signalé d’Abyssinie et du Sénégal, se rencontre
aussi au Congo belge.
Kenya : West Suk, prov. Turkana, st. 38, un ex.
Aphodius (Trichaphodius) foveiventris Rafïray
Décrit d’Abyssinie.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m., 3 ex. pris à la lumière.
Aphodius (Trichaphodius) ? leoninus Ad. Schmidt
Décrit du Mashonaland.
Kény'a : mont Elgon, vers, est, Suam fishing Hut, st. 34, 2.400 m.,
2 ex.
COLEOPTERA, SCARABAEIDAE SCARABAE1NI
287
Aphodius (Calaphodius) moestus Fabricius
Décrit de l’Inde. Espèce répandue aux Indes, à Ceylan, en Afrique orien¬
tale et méridionale et à Madagascar.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 2 ex.
Aphodius (Mendidaphodius) rutilus Klug
Décrit d’Arabie déserte, cité d'Egypte et de Nubie.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m., 2 ex. à la lumière. — Ma-
chacos, Wa-Kamba st. 5, 1600 m., un ex.
Aphodius (Mendidaphodius) adustus Klug
Décrit du Mozambique, cité du Cap.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 2 ex. pris à la lumière.
Aphodius (Mendidaphodius) biangulatus Fairmaire
Décrit du Choa.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 5 ex. pris à la lumière.
Aphodius (Phalacronotus) Rothschildi Ad. Schmidt
Décrit d’Ethiopie méridionale, Usambaraet Transvaal, cité d’Abyssinie.
Kenya : mont Elgon, versant est, camp II, st. 15, un ex.
Aphodius (Mesontoplatys) dorsalis Klug
Décrit du Mozambique, cité d’Afrique du Sud, de Madagascar et des
Indes.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 28 ex.
Aphodius (Bodilus) sp.
Espèce voisine de ardens Har.
Kénya : Mau Escarpment, st. 42, 2 500 m., un ex. — camp III de l’Elgon,
zone des bruyères, est, st. 18, 3.500 m., 2 ex. — mont Elgon, vers, est,
camp II, st. 15, 2.470 m., un ex.
Aphodius (Nialus) lividus Olivier
Espèce cosmopolite.
E ihiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 12 ex. —
Kenya : env. de Lokitanyalla, West Suk, Turkana, st. 21, 1.200 m. —
camp 1 de l’Elgon, st. 13, un ex. — Naivasha, Rift Valley, st. 49, un ex. —
288
A. BOUCOMONT
Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, un ex. — monts Muruéris, Turkana
nord, st. 23, 800-1.000 m., un ex.
Var. innumerabilis Ad. Schmidt, décrite du Gallaland.
Kenya : Naivasha, Riît Valley, st. 49, 65 ex. — Kijabé, Kikuyu, st. 12,
un ex. —- Mau Escarpment, st. 42, un ex. — Kapenguria, West Suk, Tur¬
kana, st. 40, un ex.
Gen. SAPR0SITES Redtenbacher
Saprosites cavus Ad. Schmidt
Décrit du Congo, cité de Zanzibar.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, un ex.
Gen. ATAENIUS Harold
Ataenius gracilis Melsheimer
Décrit d’Amérique boréale, cité d’Amérique centrale et méridionale, du
‘Congo et de Sumatra.
Kenya : Thika Falls, Kikuyu, st. 7, 1.700 m., 3 ex. — camp I de l’Elgon,
«t. 13, un ex.
Gen. PSAMM0BIUS Heer
Psammobius laevicollis Klug
Décrit d’Arabie déserte, cité d’Abyssinie, Algérie, Syrie.
Kenya : Turkana sud, sables, st. 22, 8 ex.
Gen. RHYSSEMUS Mulsant
Rhyssemus carinatipennis Péringuey
Syn. Severini Clouet. Décrit de Rhodesia sud et du Congo.
Kenya : Thika Falls, Kikuyu, st., 7, 1.700 m., un ex.
Rhyssemus Ritsemai Clouet
Décrit de Sierra Leone et de l’Inde.
Kenya : Thika Falls, Kikuyu, st. 7, un ex.
Rhyssemus coluber Mayet
Décrit de Tunisie, cité d’Algérie, Arabie et Obock.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 12 ex.
COLEOPTERA, SCARABAEIDAE SCARABAEINI
289
Rhyssemus Rothschildi Bénard
Bull. Mus. Paris , 1909, p. 106, fig. ; décrit d’Afrique orientale anglaise.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, 2 ex.
Rhyssemus bisigillatus Bénard
Bull. Mus. Paris , 1924, p. 371; décrit d’Afrique orientale anglaise; Tana
river (Guy Babault).
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, un ex. — Kenya :
ThikaFalls, Ivikuyu, st. 7,2 ex. — Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30,
un ex.
Rhyssemus congolanus Clouet
Décrit du Congo.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, st. 28,11 ex. — Kenya:
Lokitang, Turkana nord, st. 24, 20 ex.
Rhyssemus Mayeti Clouet
Décrit d’Égypte et de la côte orientale jusqu’au Mozambique. M. le Dr.
Balthasar a décrit dans Casopis Csl. Spol. Eut ., 1933, p. 116, sous le nom
de Hauseri, une espèce provenant du Kénya, qui est vraisemblablement
synonyme de Mayeti. J’ai vu le type de cette dernière espèce, les sillons
du thorax sont nettement ponctués et non granulés comme l’indique Clouet.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26,25 ex.—
Bourillé, bords de l’Omo, st. 28, 40 ex. — Kenya : Lokitang, Turkana nord,
st. 24, 13 ex.
De nombreux exemplaires, principalement parmi ceux qui proviennent
de Bourillé, sont plus clairs, depuis le brun foncé jusqu’au roux testacé.
Rhyssemus granosus Klug
Décrit du Sénégal, répandu dans toute l’Afrique moyenne et aux Indes.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26,15 ex.
— Kenya : Lokitang, st. 24, 72 ex. — Thika Falls, Kikuyu, st. 7,1.700 m.,
un ex.
Une variété à élytres rouges (*) se trouve à Nanoropus (3 ex.) et à Lokitang
(un ex.).
(1). Distinct de bicolor Clouet.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. II.
19
290
A. BOUCOMONT
Gen. NOTOCAULUS Quedenfeldt
Notocaulus Felschei Ad. Schmidt
Soc. Ent., XXVI, 1911, p. 56 ; décrit d’Afrique orientale allemande.
Kenya : Mau Escarpment, st. 42, 2.500 m., 6 ex.
Gen. HYB0S0RUS M. Leay
Hybosorus Illigeri Reiche
Toute l’Afrique, sud de l’Europe, Asie Mineure, Perse, Inde.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m., 10 ex. pris à la lumière.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome II. — Fascicule 17.
15 avril 1935.
COLEOPTERA
VII. LAMPYRIDAE, CANTHARIDAE, MELYRIDAE.
GENECERIDAE ET HELODIDAE
PAR
M. Pic
Cinq familles des Coléoptères sont groupées ici, ce sont les Malacoder-
mes [Lampyridae, Cantharidae, Melyridae ) assez nombreux, les Genece-
ridae représentés par une seule espèce, enfin les Helodidae avec une
dizaine d’espèces.
Les Lampyridae ne comprennent que deux espèces, plus quelques larves
que je n’ai pas pu identifier. Une des espèces est difficile à reconnaître loin
des types de Kolbe et n’est représentée que par un spécimen unique
(ce qui a provoqué une détermination douteuse). Les deux sont d’ailleurs
des espèces bien connues de l’Afrique orientale.
Les Cantharidae (anciens Telephoridae ) sont représentés seulement
par quatre espèces dont une recueillie en nombre et très variable. Seul le
Silis Bayeri Pic a une répartition géographique étendue du Congo à l’Est
africain, les autres sont connus seulement de l’Afrique orientale.
Les Melyrinae proprement dits n’ont que deux représentants spécifiques
décrits des mêmes régions.
Deux espèces aussi pour les Dasytinae, mais celles-ci bien intéressantes,
l’une étant représentée par une variété nouvelle d’une forme connue origi¬
naire de l’Afrique orientale et l’autre nouvelle appartenant au genre Dana-
caea Lap., genre presque exclusivement paléarctique (*).
(1) Il n’est pas certain que D. ceylonica Mots., de Ceylan fasse sûrement partie de ce
genre.
292
M. PIC
Les Malachiinae représentent l’élément le plus nombreux des Malaco-
dermes, avec 18 espèces nommées (quelques femelles du genre nombreux et
difficile Apalochrus Er. ont dû, par prudence, être laissées sans nom), dont
quatre sont nouvelles. Les espèces déjà connues le sont des mêmes régions
n'ont pas ainsi, sauf deux Apalochrus Er., de répartition géographique
étendue.
La seule espèce de Geneceridae recueillie, Genecerus marmoratus Bourg,
a été rapportée précédemment de la région du Harrar par la Mission du
Bourg de Bozas. Cette espèce de la région éthiopienne passe donc au
Kénya.
Les Helodidae, comme je l’ai dit plus haut, comprennent une dizaine
d’espèces. Quelques insectes mutilés, ou défraîchis, du genre difficile
Cyphon Payk. n’ont pu pas être identifiés.
Les Hélodides rapportés comprennent deux espèces et trois variétés nou¬
velles. Les espèces déjà connues, ou les variétés inédites de Cyphon Payk.,
se rapportent toutes à des espèces connues seulement de l’Afrique orientale.
Les représentants du genre Scirtes 111. ont par contre deux espèces ancien¬
nement décrites, dont la répartition géographique s’étend de l’Afrique
occidentale à l’Afrique orientale, ce sont les S. Mocquerysi Pic et S. Cler-
monti Pic. J’ai cru devoir grouper, sous ce dernier nom, une série d’insectes
africains, variables de coloration, passant du foncé plus ou moins étendu au
testacé complet. Les 2 exemplaires rapportés par la Mission de l’Omo se
rapportent à cette dernière nuance.
En résumé, sauf Danacaea Lap., genre plutôt paléarctique, les Insectes
Coléoptères que j’ai étudiés ne sont pas particulièrement remarquables au
point de vue biogéographique : ils sont presque tous limités à l'Afrique
centrale orientale, avec peu d’éléments s’étendant jusqu’à l’Ouest africain.
Les espèces citées ici ont, en majorité, été antérieurement recueillies dans
les précédents voyages de Ch. Alluaud, ou lors de la mission Alluaud et
Jeannel dont le résultat, pour les familles qui m’occupent, fut bien plus
importants. Le volumineux manuscrit de ce voyage, rédigé depuis longtemps
et concernant les Malacodermata n’a pas été publié. Pour prendre date, j’ai
fait paraître, en 1919 (Mélanges exot.-Ent. 31, p. 1 à 11), les diagnoses
d’un genre nouveau, do 58 espèces et 23 variétés nouvelles de Malacodermes
divers.
Par contre, les Lampyridae, rédigés par feu E. Olivier, ont été édités
en 1914, ainsi que les Helodidae, rangés par moi-même avec des éléments
d’autres familles (Voy. Alluaud et Jeannel en Afr. Or., fasc. IX, 1914).
COLEOPTERA, EAMPYRIDAE, CANTHARIDAE
293
Fam. LAMPYRIDAE
Gen. DIAPHANES Motschoulsky
Diaphanes costulatus Kolbe
Exemplaire de grande taille (long, de 13 mm.). Brillant, muni des côtes
très distinctes, à dessous du corps flave; les pattes sont noires avec la base
des cuisses, leur dessous et les genoux testacés. Signalé par E. Olivier de
l’Usambara.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m. Capturé à la lumière.
Diaphanes Alluaudi E. Olivier
D. Alluaudi E. Olivier a été décrit sur deux exemplaires de l’Afrique
orientale anglaise, dont un du Kénya.
Kenya : Suam lishing Hut, mont Elgon versant est, st. 34, 2.400 m.
Fam. CANTHARIDAE [Telephoridae)
Gen. CANTHARIS Linné
Cantharis puberula Bourgeois
Cette espèce a été décrite de l’exploration Sjôstedt au Kilimandjaro.
Kenya : Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,
2.470 m. — Kitale, Uasin Gishu, st. 12. 2.100 m.
Gen. SILIDIUS Gorham
Silidius kenyensis Pic
La Ç, inconnue jusqu’à présent, a le prothorax court et large, subsinué
sur les côtés postérieurs.
Kenya : Suam fîshing Ilut, mont Elgon, versant est, st. 34, 2.400 m.
Silidius atritarsis Pic, var. testaceipennis, nov.
Un exemplaire, à coloration générale testacée, avec les palpes, antennes,
tarses et abdomen noirs, différent de l’exemplaire typique (à élytres foncés
à l’extrémité) par les élytres concolores, testacés. Cette variété peut prendre
le nom de v. testaceipennis, nov.
Kenya ; Suam lishing Hut, mont Elgon versant est, st. 34 , 2.400 m.
294
M. PIC
Gen. SILIS Latreille
Silis Bayeri Pic
Une série d’exemplaires çf, ayant les élytres tantôt entièrement testacés,
nuance répondant à S. longedentatus Pic, tantôt bicolores, soit brièvement,
soit largement noirs postérieurement. Les exemplaires à élytres largement
noirs sont analogues au S. Bayeri Pic, décrit du Congo.
Les 9 °ot le prothorax simple et sont représentées seulement par quel¬
ques exemplaires. Le prothorax, chez le çf, étant postérieurement fortement
échancré et muni de deux lobes, l’un spiniforme, l’autre difforme et coudé,
l’espèce doit se classer dans le genre Silis Latr., plutôt que parmi les
Silidius Gorh.
Kenya : Suam fishing Hut, mont Elgon versant est, st. 34, 2.400 m.
Fam. MELYRIDAE
Subf. Melyrinae
Gen. MELYRIS. Fabricius
Melyris Alluaudi Pic
Espèce à coloration variable sur le dessus du corps, originaire du Kili¬
mandjaro.
Kenya. Forêt de l’Elgon versant est, st. 16, 2.700 à 2.800 m. — Marakwet,
Elgeyo Escarpment, st. 30, 2.500 m. — Chip Cherangani, Marakwet, st. 32,
3.500 m.
Melyris atrociliata Pic
Cette espèce, voisine de M. parvula Gerst., se reconnaît à ses élytres
ornés de poils foncés redressés; elle est originaire de l’Afrique orientale.
Kenya. West Suk, prov. du Turkana, st. 21, 1.200 m.
Subf. Dasytinae
Gen. DANACAEA Laporte
Danacaea Jeanneli, n. sp
Type : un exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Elongata, nigro-plumbea, elylris olivaceo-metallicis, sat dense albo
COLEOPTERA, MELYRIDAE
295
piloso-squcimulatis, squamulis parum crassis, membris testaceis. Capite
brave, sat lato, médiocre et sparse punclato ; antennis brevibus, testaceis,
apice vage brunnescentibus et paulo latioribus; thorace fere quadrato,
minute et dense punctato, ad medium transverse lineato-pubcscente; scu-
tetto dense pubescente ; elytris thorace paulo latioribus, elongatis, apice
attenualis, sat fortiter non dense punctatis. Long. 3 mill.
Cette petite espèce peut se placer près de D. Kiesenwetteri Heyd. et
s’en distingue, à première vue, par la pubescence écailleuse plus épaisse.
Kenya. Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, 2.500 m.
Gen. DASYTES Fabricius
Dasytes subcinctus Pic, var. insubcinctus, nov.
Elytres métalliques, seulement marqués de testacé à l’extrémité, sans
trace de bordure latérale postérieure, celle-ci caractérisant la forme typique.
Kenya, camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, vers. st. 18,3.500 m.
Subf. Malachiinae
Gen. SPHINGIN0PALPUS Pic
Sphinginopalpus gibbosus Pic
Cette espèce et les deux suivantes sont originaires de l’Afrique orientale
et me sont connues des chasses antérieures d’Alluaud et Jeannel.
Kenya : forêt de Nairobi, st. 2, 1.600 m.
Sphinginopalpus Jeanneli Pic
Kenya : forêt de Nairobi, st. 2, 1.660 m.
Gen. PSEDD0C0L0TES Abeille
Pseudocolotes Jeanneli Pic
Kenya, prairies alpines, mont Elgon versant est, st. 19, 3.900 à 4.000 m.;
Elgon Saw Mill, mont Elgon versant est (camp II), st. 15, 2.470 m. — Mara¬
kwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, 2.500 m.
Pseudocolotes Arambourgi, n. sp.
Types in Muséum de Paris et coll. Pic.
Parum elongatus, postice paulo dilatatus, nitidus, griseo-pubescens,
296
M. PIC
infra niger, supra rufo-testaceus, capite postice diverse, aliquot paulo,
brunnescente, elytris viridi-olivaceis, membris testaceis. Capite lato;
antennis gracilibus, testaceis, aliquot apice paulo brunnescentibus; tho-
race breve, sat lato, lateraliter subarcuato, minute punctato; elytris tho-
race paulo latioribus, parum elongatis, postice paulo latioribus, minute
parurn dense punctatis;pedibus gracilibus. Long. 2 mm. environ.
Voisin de P. Bayoni Pic, en diffère par le dessous du corps plus lar¬
gement noir, les élytres d’un vert olivâtre, peu brillants.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.
Gen. ATTALDS Erichson
Attalus podocarpini Pic
Connu précédemment par le type rapporté par Alluaud et Jeannel.
Kenya : Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, vers, est, st. 18, 3.500 m.
Gen. MIXIS Abeille
Mixis Paolii Pic
Espèce décrite de la Somalie Italienne.
Éthiopie méridionale, Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Mixis Bayoni Pic
Kény'a : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m. — Une seule Ç. Espèce
décrite de Bugala.
Mixis bilineatithorax, n. sp
Type : Un exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Cf. Oblongus, paulo griseo-pubescens et sparse fusco hirsulus, nitidus,
rufo-testaceus, capite postice nigro metallico, thorace in disco nigro
bivittato, vittis antice transverse junctis, elytris ad basin reducte et
ante apicem transverse violaceo fasciatis. Capite lato, parum punctato;
antennis testaceis, pro parte dentatis ; thorace parum breve, sat lato, pos¬
tice attenuato et marginalo, parum punctato ; elytris thorace paulo latio¬
ribus, parum elongatis, apice excavatis et arcuale spinosis, minute et
sparse punctatis; pedibus testaceis, tibiis posticis apice nigro notalis,
his sinuatis, tibiis intermediis rectis. Long. 4 mm.
Voisin de M. multinotatus Pic, mais le prothorax à dessins noirs diffé¬
rents : première îascie des élytres non prolongée jusqu’à l’écusson et pattes
presque entièrement testacées.
Kenya : Kacheliba, West Suk, Turkana, st. 21, 1.300 m.
COLEOPTERA, MELYRIDAE
297
Gen. LAIDS Guérin
Laius politus Fairmaire
Kenya : Mombasa, bord de la mer, st. 1. — Espèce décrite de Nossi-
Bé et se retrouvant à Madagascar.
Gen. APALOCHRUS Erischson
Apalochrus semicupreus Pic
Rapporté précédemment par Alluaud et Jeannel; déjà connu du Kénya,
de l’Elgon, et des monts Aberdare.
Kenya : camp. III de l’Elgon, zone des Bruyères, vers. est,st. 18, 3.500 m.
— Cratère de l’Elgon au pied du Koitobbos, st. 20, 4.000 m. — Elgon Saw
Mill, mont Elgon versantest (camp. II), st. 15, 2.470 m. — Forêts des monts
Aberdare, versant ouest, st. 46, 2.900 à 3.110 m. — Marakwet, Elgeyo
escarpment st. 30, 2.500 m.
Apalochrus longehirsutus, n. sp.
Types : deux exemplaires de l’Elgon (Mus. Paris et coll. Pic).
çf. Elongatus, postice paulo latior, longe fusco-hirsutus, supra subo-
pacus, nigro-viridescens. Capite subnitido, diverse punctato, inter oculos
depresso; antennis elongatis et gracilibus, nigris, ad basin infra testa-
ceis ; thorace parum breve, non transverso, lateraliter medio fere recto,
antice paulo attenuato, postice fortiter strangulato, dense punctato,
opaco; elytris thorace sat latioribus, elongatis, postice paulo dilatatis
et apice breve attenuatis subopacis, dense punctato-foveolatis et multi-
plicatis ; pedibus longe hirsutis, viridibus, tibiis antice subsinuatis, intus
apice sulcatis, tibiis intermediis medio dilatatis, intus subsinuatis et exca-
vatis, non appendiculatis . Long. 5-5,5 mm.
Peut se placer près de A. inaequalicollis Pic, dont il diffère par le
prothorax non sillonné et les longs poils dressés. Espèce caractérisée par
sa forte sculpture élytrale, son prothorax mat, conjointement à ses longs
poils du corps et des pattes.
Kenya : Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,
2.470 m.; camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, vers, est, st. 18, 3.500 m.
Apalochrus Chappuisi, n. sp.
Type : un exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
çf. Elongatus, postice paulo latior, paulo pubescens et semihirsutus,
nitidus, viridi-metallicus. Capite parum breve, sat minute et sparse
punctato, antice paulo impresso / antennis nigris, articulo 1° viride,
298
M. PIC
depressis, articulis intermediis infra dilatatis; thorace minute et sparse
punctato, parum breve, antice paulo et postice valde attenuato; elytris
thorace paulo latiorïbus, elongatis, postice paulo dilatatis et apice atte-
nuatis, parum fortiter sat dense punctatis; pedibus sat validis, viridibus,
tibiis anticis sinuatis, infra medio paulo lalioribus et apice minute
arcuate incisis, tibiis intermediis medio dilatatis, intus subsinuatis et
excavatis, non appendiculatis. Long. 7 m.
Ressemble à A. cyaneonitens Clip, quant à la structure des pattes
(ainsi qu’à l’espèce précédente), mais distinct par la coloration verte, les
antennes très robustes et aplaties.
Kenya. Kitale, Uasin Gisliu, st. 12, 2.100 m.
Apalochrus janthinus Fairmaire
A. janthinus Fairm. paraît assez répandu dans l’Afrique centrale occiden¬
tale et a été capturé au Kilimandjaro, au Ruwenzori et dans l’Uganda.
Le type est originaire de l’Usagara.
Kenya. Nairobi, st. 2,1.660 m.
Apalochrus Sjôstedti Rourgeois
Espèce variable, paraissant assez répandue de l’Afrique orientale à l’A¬
frique occidentale.
Kenya. Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,
2.470 m.
Apalochrus sinuatipes Pic
Espèce décrite de l’Afrique orientale à Shirati et retrouvée postérieure¬
ment, par le D r Rayon, dans l’Uganda.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
Apalochrus (Paratinus) amplipennis Harold
Connu seulement de l’Afrique orientale : Kilimandjaro, monts Aber-
dare, etc.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
Apalochrus (Paratinus) ? constricticollis Clip.
Un seul exemplaire Ç non déterminable avec certitude sans la vue du çf.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
Apalochrus (Paratinus) kenyensis Pic
Découvert au Kénya par Alluaud et Jeannel et capturé postérieurement
dans la même région par Neave et Anderson.
COLEOPTERA, GENECERIDAE, HELODIDAE
299
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. — Marakwet, Elgeyo escarpment,
st. 30, 2.500 m. — Thika Falls, Kikuyu, st. 7, 1.700 m. — Camp II de l’Elgon,
st. 15, 2.470 m.
Fam. GENECERIDAE
Gen. GENECERUS Walker
Genecerus marmoratus Bourgeois
Parfois les parties dénudées, sans pubescence, sur les élytres sont presque
nulles et ainsi ces organes n’apparaissent pas marbrés.
A été rapporté précédemment par la mission du Bourg de Bozas, de Oga-
den et de l’Harrar.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la riv. Omo, st. 28, 600 m. —
Kenya, Lokitang, Turkananord, st. 24, 750 m.
Fam HELODIDAE
Gen. CYPHON Paykull
Cyphon elgonensis, n. sp.
Type : un exemplaire de l’Elgon (Mus. Paris).
Oblongo-subovatus, nitidus, parum dense griseo-pubescens et brève hir-
sutus, rufo-testaceus, antennis ad medium aigris, scutello elylrisque piceis.
Capite minute sat densepunctato ; antennis gracilibus, arliculo primo elon-
gato, aigris, articulis primis et ultimis testaceis ; thorace brève, val de
transverso, minute, medio sparse, punctato ; elytris parum elongatis, late-
raliter subarcuatis, apice paulo attenuatis, sat fortiter et dense punctatis,
ad suturam substriatis. — Long. 4 mm.
Voisin de C. sparsepunctus Pic, par la ponctuation fine et non serrée de
son prothorax ; s’en distingue, à première vue, parle prothorax concolore
testacé, les élytres entièrement foncés, la coloration particulière des antennes
qui sont claires à leurs extrémités et foncées sur les articles médians.
Kenya : Elgon Saw Mil], mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,
2.470 m.
Cyphon Alluaudi, var. subjunctus, nov.
Oblongo-subovatus, rufo-testaceus, antennis apice paulo brunneis,
articulo primo crasso; elytris subconvexis, rufis, ad suturam et lateraliter
nigro-viltatis, vittis ante apicem arcuate junctis et vilta laterali ad basin
non prolongata.
300
M. PIC
Diffère à première vue de la forme typique par les bandes foncées jointes
postérieurement sur chaque élytre, avant le sommet.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
Cyphon innotatus Pic
Grand exemplaire testacé, avec la suture très peu, et en partie seulement,
rembrunie.
Kenya : Thika Falls Kikuyu, st. 7, 1.700 m.
Cyphon innotatus, var. notatus, nov.
Oblongo-subovatus, testaceus, anlennis apice et capile plus minus ve
brunnescentibus, elijtris testaceis, ad basin diverse nigro-maculatis et ante
apicern diverse brunneo-notalis.
Diffère de la forme type par les élytres nettement marqués de foncé.
Kenya : Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,
2.470 m. — Maison forestière du Kinangop, monts Aberdare, versant ouest,
st. 45, 2.000 m.
Cyphon diversicolor Pic, var. similaris, nov.
Espèce très variable ; aux formes déjà décrites, on peut ajouter une
variété nouvelle, sous le nom de similaris, dont voici le signalement des¬
criptif.
Oblongus, testaceus, antennis pro majore parte, capite et infra cor pore
pro parte nigris, elytris testaceis, lateraliter piceo marginatis, ad suturam
diverse nigro-vittatis, vitta antice dilatata.
Diffère de la var. kilimanus Pic par les dessins foncés des élytres diffé¬
rents, notamment la bande latérale droite et non arquée. Coloration assez
analogue à la var. précédente, mais élytres plus longs, plus atténués posté¬
rieurement, avec une bordure latérale foncée.
Kenya : Marakwet, Elgeyo escarpment, st. 30, 2.500 m. — Suam fishing
Hut, mont Elgon versant est., st. 34, 2.400 m.
Cyphon kijabensis Pic
Kenya : Kijabé, Kikuyu, st. 12, 2.100 m.
Le genre Cyphon Payk. étant d’une étude assez délicate, voici un synopsis
pour faciliter la distinction des espèces ou variétés (autres que elgonensis)
rapportées par la Mission scientifique de l’Omo.
1. Elytres au moins marqués de roux, ou de testacé, aux épaules. 3.
— Elytres entièrement foncés. 2.
2. Antennes foncées sur leur milieu, testacées à la base et à l’extré¬
mité ; prothorax testacé. sparsepunctatus Pic.
COl.EOPTERA, HEI.ODID^E
301
— Antennes foncées, seulement testacées à la base; prothorax
foncé ainsi que tout le dessus du corps. kijabensis Pic.
3. 1 er article des antennes un peu allongé. Élytres un peu dépri¬
més vers la suture, au moins en avant et non bilinéolés de foncé ;
moins petit, de 3,5 à 4,5 mm.. 4.
— I 01 ' article des antennes épaissi. Elytres non déprimés vers la
suture en avant, nettement subconvexes, ornés, sur chacun, de
deux bandes foncées jointes en arrière; petit, long de 3 mm.
environ. Alluaudi var. subjunctus Pic.
4. Élytres bicolores, diversement foncés et clairs; tête plus ou
moins foncée ou rembrunie. 5.
— Élytres concolores roux ; tête rousse ainsi que le reste du des¬
sus du corps. innotatus Pic.
5. Élytres plus larges par rapport au prothorax, ou plus droits
antérieurement. innotatus var. notatus Pic.
— Élytres moins larges par rapport au prothorax, ou non droits
antérieurement. diversicolor et varar. similaris Pic.
Gen. ORA Clark
Ora multipicta, n. sp.
Type : Un seul exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Lata et subovata, nitida, sparse griseo-pubescens et breve hirsuta,
flavo-testacea, antennis nigro-annulatis, elytris multo et irregulariter fusco-
maculatis, rnaculis pro majore parte et diverse junctis , capite postice et
femoribus posticis apice brunnescentibus. Capite breve , inaequale punctato
et bifoveolato, testaceo,postice brunnescenle; antennis gracilibus, testaceis,
articulis ad basin nigris; thorace breve, valde transverso, minute non dense
punctato; elytris lateraliter subarcuatis, deplanatis et marginatis, postice
attenuatis et non deplanatis, parum fortiter etdense punctatis,pro parle et
transverse minutissimeplicatis.
Long. 5 mm.
Voisin de O. multinotata Pic, plus grand, avant-corps non foncé, élytres
plus nettement explanés en avant, à dessins noirs plus nombreux et irré¬
guliers.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
Gen. SCIRTES Illiger
Scirtes Mocquerysi Pic
Espèce un peu variable quant à la disposition des mouchetures foncées des
élytres. Sa répartition géographique va de l’Afrique occidentale (Gabon), à
l’Afrique orientale.
302
M. PIC
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.
— Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Scirtes Clermonti Pic
Coloration variable, du foncé plus ou moins étendu au testacé presque
uniforme. Sa répartition géographique est analogue à celle de l’espèce
précédente.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Scirtes atripennis, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires duKénya (Mus. Paris et coll. Pic).
Oblongo-subovatus, sparse griseo-pubescens, nitidus, niger, capite testa-
ceo , postice rufo aut brunnescente, antennis ad basin, thorace, pedibus
4 anticis, femoribus posticis pro parte, tibiis et tarsis posticis tes lac eis •
capite lato, minute et sparse punctato, antennis sat gracilibus ; thorace
breve et lato, minute et sparse punctato', elylris lateraliter subarcuatis,
postice attenuatis, minute et sparse punctatis ; pedibus deplanatis, testaceis,
femoribus posticis pro parte et diverse piceis.
Long. 2,5-3 mm.
Voisin de S. subapicalis Pic, en diffère par la forme moins allongée,
l’avant-corps clair et les élytres entièrement foncés.
Kénya : Theka Falls, Kikuyu, st. 7, 1.700 m.
INDEX DES ESPÈCES
GENRES ET AUTRES GROUPES CITÉS
MAMMALIA
Ano.malüridae (famille), 170.
Anomalurus (genre), 170.
aquilus (Lophuromys), 172.
arboreus (Dendrohyrax), 178.
aureus (Thos), 177.
Bovidae famille), 179.
Brucei (Heterohyrax), 179.
Canidae (famille), 177.
Cricetomys (genre), 171.
Crocidura (genre), 167.
llamaliscus (genre), 180.
Dendrohyrax (genre), 178.
defassa (Kobus), 180.
diminutus (Rhabdomys pumilio), 174.
elgonis (Cricetomys gambianus), 171.
elgonis (Otomys tropicalis), 173.
eloquens (Rhinolophus), 168.
emarginatus (Myotis), 169.
Fraseri (Anomalurus), 170.
l'umosa (Crocidura), 167.
gambianus (Cricetomys), 171.
Gazella (genre), 179.
Genetta (genre), 178.
Granti (Gazella), 179.
Graphiurus (genre), 176.
griseus (Graphiurus murinus), 176.
habessinica (Procavia), 179.
Heterohyrax (genre), 179.
jimela (Damaliscus), 180.
kenyensis (Rhinolophus), 168.
Kobus (genre), 180.
Lophuromys (genre), 172.
mesomelas (Thos), 177.
multicolor (Sciurus), 170.
Muridae (famille), 171.
murinus (Graphiurus), 176.
Muscardinidae (famille), 176.
Myotis (genre), 169.
naivashae (Tachyoryctes), 176.
Otocyon (genre), 178.
Otomys (genre), 173.
peromyscus (Rattus Tullbergi), 171.
Procavia (genre), 179.
Procavudae (famille), 178.
pumilio (Rhabdomys), 174.
Rattus (genre), 171.
Rhabdomys (genre), 174.
Rhinolophidae (famille), 168.
Rhinolophus (genre), 168.
Ruddi (Tachyoryctes), 176.
rufobrachiatus (Sciurus), 169.
Sciuridae (famille), 169.
Sciurus (genre), 169.
selina (Crocidura fumosa), 167.
Soricidae (famille), 167.
Spalacidae (famille), 175.
splendens (Tachyoryctes), 175.
Stuhlmanni (Genetta), 178.
Tachyoryctes (genre), 175.
Thos (genre), 177.
tropicalis (Otomys), 173.
Tullbergi (Rattus), 171.
Vespertilionidae (famille), 169.
virgatus (Otocyon), 178.
Viverridae (famille), 178.
304
INDEX DES ESPÈCES
Alestes (genre), 133.
Andersonia (genre), 136.
Arambourgi, n. sp. (Barbus), 138.
Barbus (genre), 135, 138.
baremose (Alestes), 133.
Characinidae (famille), 133.
CiCHuriAE (famille), 137.
Citharinus (genre), 134.
citharus (Citharinus), 134.
Cyprinidae (famille), 135, 138.
electricus (Malopterurus), 136.
Engraulicypris (genre), 135.
Forskali (Hydrocyon), 133.
Haplochilichthys (genre), 136.
horie (Labeo). 135.
Hydrocyon (genre), 133.
intermedia (Citharinus citharus), 134.
Jeanneli, n. sp. (Haplochilichthys), 136.
kitalensis, n. var. (Barbus Percivali), 138.
Labeo (genre), 135.
PISCES
Lates (genre), 137.
leptura (Andersonia), 136.
Malopterurus (genre), 136.
macrolepidotus (Alestes), 134.
nana, n. var. (Alestes nurse), 133.
nilotica (Tilapia), 137.
niloticus (Lates), 137.
nurse (Alestes), 133.
Percivali (Barbus), 138.
Polypteridae (famille), 132.
Polypterus (genre), 132.
schall (Synodontis), 135.
senegalus (Polypterus), 132.
Serranidae (famille), 137.
Siluridae (famille), 135.
stellae (Engraulicypris), 135.
Synodontis (genre), 135.
Tilapia (genre), 137.
Werneri (Barbus), 135.
CRUSTACEA
(Cladocera, Phyllopoda et Decapoda).
Acroperus (genre), 151.
aduncus (Pleuroxus), 154.
affinis (Alona), 153.
africana (Caridina), 241.
Alona (genre), 153.
Alonella (genre), 154.
Alkinsoni (Daphnia), 146.
Atyidae (famille), 241.
barbata, n. var. (Alona affinis), 153.
barbata (Daphnia), 144, 146.
bidentata (Pseudosida), 143.
bukobensis (Alona), 154.
Caenestheriella (genre), 164.
Caridina (genre), 241.
carinata (Daphnia), 147.
Ceriodaphnia (genre), 148.
Chappuisi (Pleuroxus), 154.
Chappuisi, n. sp. (Streptocephalus), 162.
Chevreuxi (Daphnia), 147.
Chydorus (genre), 155.
Cladocera (ordre), 141.
ColleUi (Euryalona), 153.
coronala (Daphnia), 146.
Daphnia (genre), 144.
Decapoda (ordre), 241.
diaphana (Alonella), 155.
dolichocephala (Daphnia), 147.
dubia (Moina), 150.
Ehrenbergi (Caenestheriella), 164.
Euryalona (genre), 151.
eurynotus (Chydorus), 157.
excisa (Alonella), 154.
exspinosus (Simocephalus), 151.
fimbriata, n. var. (Caenesteriella Ehren¬
bergi), 164.
Graptoleberis (genre), 154.
harpae (Acroperus), 151.
Hodgsoni (Daphnia), 144, 147.
lliocryptus (genre), 151.
karua (Alonella), 155.
laticornis (Macrothrix), 151.
longimerus, n. subsp. (Potamon Loveni),
244.
Loveni (Potamon), 243.
Macleayi (Moinodaphnia), 150.
Macrothrix (genre), 151.
magna (Daphnia), 147.
Moina (genre), 148.
Moinodaphnia (genre), 150.
Neumanni (Potamon), 246.
occidentalis (Euryalona), 153.
orientalis (Euryalona), 151, 153.
INDEX DES ESPÈCES
305
Phvllopoda (ordre), 141, 162.
piger (Chydorus), 155.
Pleuroxus (genre), 154.
Potamon (genre), 243.
Potamomdae (famille), 243.
Pseudosida (genre), 143.
reticulata (Ceriodaphnia), 148.
Rigaudi (Ceriodaphnia), 148.
serrulatus (Simocephalus), 151.
Simocephalus (genre), 150.
sordidus (Iliocryptus), 151.
sphaericus (Chydorus), 158.
Streptocephalus (genre), 162.
Stuhlmanni (Caridina africana), 241.
testudinaria (Graptoleberis), 154.
Thomsoni (Daphnia), 147.
tonsurata, n. sp. (Moina), 148.
triquelra (Daphnia), 146.
triserialis (Macrothrix), 151.
vetula (Simocephalus), 150.
vetuloides (Simocephalus), 150.
ARACHNIDA
(Pseudoscorpionidea et Tardigrada)
Allowithius (genre), 127.
Augusti (Hypsibius), 251.
brevimanus, n. sp. (Tyrannochthonius), 118.
Chappuisi, n. sp. (Titanatemnus), 119.
Crassus, n. sp. (Allowithius), 127.
Hypsibius (genre), 250.
Jeanneli, n.sp. (Verrucadithella), 117.
litoreus, n. sp. (Allowithius), 128.
lucifugus, n. sp. (Nudochernes), 125.
Macrobiotus (genre), 249.
major, n. subsp. (Allowithius somalicus),
129.
montanus, n. sp. (Nudochernes), 124.
montanus, n. so. (Titanatemnus), 120.
nidicola, n. sp. (Nudochernes), 122.
Nudochernes, nov. gen., 122.
Pseudoscorpionidea (ordre), 117.
Pullari (Macrobiotus), 249.
robustus, n. sp. (Nudochernes), 126.
Schaudinni (Hypsibius), 250.
somalicus (Allowithius), 129.
Tardigrada (ordre), 249.
Titanatemnus (genre;, 119.
Tyrannochthonius (genre), 118.
Verrucadithella (genre), 117.
MYRIAPODA
(Pauropoda)
Allopauropus (genre), 185. | Jeanneli, n. sp. (Allopauropus), 185.
INSECTA LEPIDOPTERA
(Lycaenidae)
Babaulti, n. sp. (Syntarucus), 235.
egyptiacus (Syntarucus telicanus), 226.
Jeanneli, n. sp. (Syntarucus), 232.
Leptotes (genre), 239.
Lycaenidae (famille), 219.
plinius (Syntarucus), 237.
pseudocassius (Syntarucus), 238.
pulcher (Syntarucus), 230.
rabefaner (Syntarucus), 228.
socotranus (Syntarucus), 227.
Syntarucus (genre), 221.
telicanus (Syntarucus), 222.
Theonus (Leptotes), 239.
INSECTA COLEOPTERA
(Carabidae, Scarabaeidae, Elateridae, Lycidae, Lampyridae,
Cantharidae, Melyridae, Geneceridae, Helodidae et Brenthidae.)
aberdarensis, n. sp. (Adelocera), 199.
aberdarensis (Scarites), 98.
aberdarensis, n. sp. (Trechosia), 41.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. —
Acantholycus (sous-genre), 102.
Adelocera (genre), 198.
Adoceta (genre), 110.
T. II.
20
306
INDEX DES ESPÈCES
adustus (Aphodius), 287.
Aeoloderma (genre), 206.
Aeoloides (genre), 209.
aethiopica, n. sp. (Aeoloderma), 207.
aethiopicus (Drasterius), 209.
aethiopicus (Onthophagus), 285.
aethiopicus, n. subsp. Perileptus africa-
nus), 31.
aethiopicus (Trechus), 43.
aethiops (Stadenus), 106.
africanus (Perileptus), 31.
Agonodromius (sous-genre), 78.
Agonini (tribu), 77.
Agonum (genre), 78.
Agrypninae (sous-famille), 194.
Agrypnus (genre), 194.
Alexis (Onitis), 282.
Alluaudi, n. sp. (Agonum), 80.
Alluaudi (Cyphon), 299.
Alluaudi (Diaphanes), 293.
Alluaudi (Melyris), 294.
Alluaudi (Plocamotrechus), 35.
Alluaudi, n. sp. (Scarites), 94,98.
altipeta, n. sp. (Plocamotrechus), 35, 40.
alveatus, n. sp. (Sisyphus), 280.
amblus, n. sp. (Trechus), 44, 47.
amblygonus, n. sp. (Trechus), 55, 59.
Amorphocephaiini (tribu), 113.
Amorphocephalus (genre), 114.
amplipennis (Apalochrus), 298.
angularis (Craspedostethus), 216.
anoplischioides (Propsephus), 204.
antennalis (Olophaeus), 202.
Apalochrus (genre), 297.
Aphodius (genre), 285.
Arambourgi, n. sp. (Aeoloderma), 207.
Arambourgi, n. sp. (Pseudocolotes), 295.
Arambourgi, n. sp. (Trechus), 49, 51.
Arrhenodini (tribu), 114.
Arrowi (Oniticellus), 283.
Ataenius (genre), 288.
atricollis (Adoceta), 110.
atricornis (Planeteros), 109.
atripennis, n. sp. (Scirtes), 302.
atritarsis (Silidius), 293.
atrociliata (Melyris), 294.
Attalus (genre), 296.
Babaulti, n. sp. (Agonum), 86.
Babaulti (Trechodes), 32.
basalis, n. sp. (Adelocera), 200.
Bayeri (Silis), 294.
Bayoni (Mixis), 296.
biangulatus (Aphodius), 287.
bilineatithorax, n. sp. (Mixis), 296.
biparlitus (Trechus), 43.
bisigillatus (Rhyssemus), 289.
bisquadripunctatus (Distichus), 97.
bisulcatus, n. sp. (Eupsephus), 205.
Blanchardi (Onthophagus), 283.
Bocandei (Agrypnus), 195.
bootes (Copris), 281.
Brenthidae (famille), 101, 112.
brevenotatus (Lycus), 104.
brunneipenne, n. sp. (Agonum), 84.
bucculenlus (Plocamotrechus), 35.
Burgeoni (Plocamotrechus), 35.
caelatus (Drepanocerus), 282.
Canthaiudae (famille), 293.
Cantharis (genre), 293.
Carabidae (famille), 30, 77, 91.
carbonarius (Onthophagus), 283.
Cardiophorinae (sous-famille), 211.
Cardiophorus (genre), 211.
carinatipennis (Rhyssemus), 288.
Catharsius (genre), 281.
catta (Onthophagus), 284.
catulus (Craspedostethus), 215.
Cautires (genre), 106.
cavus (Saprosites), 288.
Chapuisi, n. sp. (Aeoloderma), 206.
Chappuisi n. sp. (Agonum), 81.
Chappuisi, n. sp. (Apalochrus), 297.
Chappuisi, n. sp. (Cardiophorus), 212.
Chappuisi, n. sp. (Hemicleus), 197.
Chappuisi, n. sp. (Plocamotrechus), 35,
Chappuisi, n. sp. (Trechus), 43, 49, 50.
Chappuisi, n. sp. (Xylobanus), 108.
Cladophorini (tribu), 106.
Clermonti (Scirtes), 302.
coluber (Rhyssmus), 288.
commissus, n. sp. (Cardiophorus), 213.
compsus, n. sp. (Trechus), 56, 66.
conl'usus, n. sp. (Agrypnus), 195.
congolanus (Rhyssemus), 289.
constricticollis (Apalochrus), 298.
constrictus (Lycus), 102.
Copris (genre), 281.
copulatus (Aphodius), 286.
costulatus (Diaphanes), 293.
Craspedostethus (genre), 215.
cratericola, n. sp. (Agonum), 81.
crenatus (Onitis), 282.
cryobius, n. sp. (Trechus), 43, 56, 63.
curiatus (Thoracantharus), 114.
curvodilatatus (Aphodius), 286.
cylindriformis, n. sp. (Adelocera), 198.
INDEX DES ESPÈCES
307
Cyphon (genre), 299.
Danacaea (genre), 294.
Dasytes (genre), 295.
Dasytinae (sous-famille), 294.
desertus (Aphodius), 285.
Diaphanes (genre), 293.
Dicrepidiinae (sous-famille), 200.
dilaticollis, n. sp. (Eupsephus), 204.
dilutus (Craspedostethus), 215.
disjunctus, n. sp. (Cardiophorus), 212.
Distichus (genre), 97.
diversicolor (Cyphon), 300.
Doriae (Stiptopodius), 280.
dorsalis (Aphodius), 287.
Drasterius (genre), 209.
Drepanocerus (genre), 282.
ebenus (Scarabaeus), 279.
Elasmosomus (genre), 196.
Elateiiidae (famille), 193.
Elaterinae (sous-famille), 209.
elgonense, n. sp. (Agonum), 83.
elgonensis, n. sp. (Cyphon), 299.
elgonensis, n. sp. (Olophaeus), 203.
elgonensis, n. sp. (Paracardiophorus), 214.
elgonensis, n. sp. (Scarites), 95, 98.
elgonensis, n. sp. (Typhlonestra), 75.
elgonicus (Trechus), 43, 44.
endogaeus, n. sp. (Perigonillus), 72.
enoplus, n. sp. (Trechus), 55, 58.
ericarum, n. subsp. (Agonum Alluaudi), 80.
Euleptus (genre). 88.
Eupsalis (genre), 114.
Eupsephus, nov. gen., 204.
excisus (Cardiophorus), 211.
Fairbairni, n. subsp.|(TrechusArambourgi),
50, 51.
Felschei (Notocaulus), 290.
Ferrarii, n. sp. (Megapenthes), 210.
fimetarius (Onthophagus), 284.
flavinotatus (Heteroderes), 208.
flavoapicalis n. sp. (Planeteros), 109.
foveipennis (Rhinopteryx), 115.
foveiventris (Aphodius), 286.
frontalis (Symmorphocerus), 113.
gangeticus (Scarabaeus), 279.
Geneceridae (famille), 299.
Genecerus (genre), 299.
Gerstaeckeri, n. sp. (Cardiophorus), 213.
Gerstaeckeri, n. sp. (Olophaeus), 203.
gibbosus (Sphinginopalpus), 295.
gracilis (Ataenius), 288.
granosus (Rhyssemus), 289.
Haplolycus (sous-genre), 105.
Helodidae (famille), 299.
Hemicleus (genre), 196.
heous, n. subsp. (Trechus elgonicus), 44.
Heteroderes (genre), 208.
Hololycus (sous-genre), 102.
hospes (Amorphocephalus), 114.
humilis (Aphodius), 286.
Hutchinsi (Scarites), 96, 98.
Hybosorus (genre), 290.
hyporobium, n. sp. (Agonum), 83.
hypsipus (Scarites senegalensis), 97.
Illigeri (Hybosorus), 290.
impurus (Aphodius), 286.
inapicalis (Adoceta), 110.
inapicalis (Xylobanus), 108.
innotatus (Cyphon), 300.
insubcinctus, n. var. (Dasytes subcinctus),
295.
insularis (Pedaria), 280.
intermedius (Oniticellus), 283.
interruptus (Oniticellus), 282.
janthinus (Apalochrus), 298.
Jeanneli, n. sp. (Aeoloides), 209.
Jeanneli, n. sp. (Cautires), 106.
Jeanneli, n. sp. (Danacaea), 294.
Jeanneli, n. sp. (Euleptus), 88.
Jeanneli, n. sp. (Hemicleus), 196.
Jeanneli (Pseudocolotes), 295.
Jeanneli, n. sp. (Scarites), 93, 98.
Jeanneli (Sphinginopalpus), 295.'
jocosus (Craspedostethus), 215.
jugicola (Onthophagus), 284.
kenyense (Agonum), 83.
kenyensis (Apalochrus), 298.
kenyensis (Plocamotrechus), 35.
kenyensis (Silidius), 293.
kijabensis (Cyphon), 300.
kikuyu, n. sp. (Agonum), 78.
kilimanus (Plocamotrechus), 34.
kinangopinum (Agonum), 87.
kinangopinus, n. sp. (Plocamotrechus), 35,
39.
kitaleanum, n. sp. (Agonum), 87.
laceratus (Onthophagus), 285.
laevicollis (Psammobius), 288.
Laius (genre), 297.
lampros, n. sp. (Trechus), 56, 64.
Lampyridae (famille), 293.
latirostris (Perisymmorphocerus), 113.
leoninus (Aphodius), 286.
lepidotus (Meristhus), 198.
leptus, n. subsp. (Trechus lampros), 56,
64.
308
INDEX DES ESPÈCES
linearis (Scarites senegalensis), 97.
lividus (Aphodius), 287.
lobeliarum, n. subsp. (Trechus elgonicus),
44.
longehirsutus, n. sp. (Apalochrus), 297.
Lopholycus (sous-genre), 104.
luridus (Agrypnus), 194.
Lycidae (famille), 101.
Lycini (tribu), 102.
Lycus (genre), 102.
Lygistopterini (tribu), 110.
maculatus (Olophaeus), 202.
Malachiinae (sous-famille), 295.
marakwetensis, n. subsp. (Scarites Hut-
chinsi), 96, 98.
marakwetianum, n. sp. (Agonurn), 82.
marmoratus (Genecerus), 299.
Mayeti (Rhyssemus), 289.
Megapenthes (genre), 210.
Meristhus (genre), 198.
metrius, n. sp. (Trechus), 55, 60.
Melyridae (famille), 294.
Melyrinae (sous-famille), 294.
Melyris (genre), 294. -
Milichus (genre), 283.
militaris (Oniticellus), 282.
miricornis (Onthophagus), 284.
Mixis (genre), 296.
mirans (Onthophagus miricornis), 284.
Mocquerysi (Scirtes), 301.
modestus (Lycus), 102.
moestus (Aphodius), 287.
moloensis (Lycus), 105.
Monocrepidiinae (sous-famille), 205.
montanus (Procautires), 108.
montanus (Scarites), 98.
morphaeus (Copris), 281.
multipicta, n. sp. (Ora), 301.
mutatus (Olophaeus), 202.
nannus, n. sp. (Trechus), 56, 66.
nepos (Copris), 281.
nigriceps (Perigona), 70.
nitidicollis (Scarabaeus), 279.
nitidulus (Scarites), 97.
notatus, n. var. (Cyphon innotatus), 300.
Notocaulus (genre), 290.
numerosa, n. sp. (Aeoloderma), 206.
obsoletus (Cardiophorus), 212.
occidentalis (Adelocera), 198.
ocularius, n. sp. (Cardiophorus), 213.
oligophthalmus, n. sp. (Trechus), 56, 68.
Olophaeus (genre), 201.
Oniticellus (genre), 282.
Onitis (genre), 281.
Onthophagus (genre), 283.
oodes, n. sp. (Trechus), 55, 56.
Ora (genre), 301.
oribates (Agonum), 83.
orphanus (Copris), 281.
Paolii (Mixis), 296.
Paracardiophorus (genre), 214.
Patrizii, n. sp. (Megapenthes), 210.
Pedaria (genre), 280.
penetrans (Aphodius), 285.
Perigona (genre), 70.
Perigonillus, nov. gen., 70.
Perigoninae (sous-famille), 69.
Perileptini (Tribu), 30.
Perileptus (genre), 30.
Perisymmorphocerus (genre), 113.
perplexus (Scarites senegalensis), 97.
phaeocerus, n. sp. (Trechus), 55, 61
picicornis (Distichus), 97.
picipes (Pseudoceocephalus), 115.
picticollis (Milichus), 283.
Piezophyllus (genre), 200.
planatus (Oniticellus), 282.
Planeteros (genre), 109.
Platerodini (tribu), 109.
Plocamotrechus (genre), 32.
podocarpini (Attalus), 296.
politus (Laius), 297.
Procautires (genre), 108.
promeces, n. sp. (Trechus), 55, 62.
Propsephus (genre), 204.
proteus (Onthophagus), 285.
proximus, n. sp. (Agrypnus), 194.
Psammobius (genre), 288.
Pseudocolotes (genre), 295.
Pseudoceocephalini (tribu), 115.
Pseudoceocephalus (genre), 115.
puberula (Cantharis), 293.
Raffrayi (Elasmosomus), 196.
Rhinopteryx (genre), 115.
Rhyssemus (genre), 288.
Ritsemai (Rhyssemus), 288.
robustus (Plocamotrechus), 35.
Rothschildi (Aphodius), 287.
Rothschildi (Heteroderes), 208.
Rothschildi (Lycus), 102.
Rothschildi (Rhyssemus), 289.
rubricosus (Aphodius), 286.
rufoaeneum (Agonum), 78.
rugatus, n. sp. (Tropidiplus), 217.
rutilus (Aphodius), 287.
ruwenzoricus (Plocamotrechus), 34.
INDEX DES ESPÈCES
309
Saprosites (genre), 288.
satyrus (Catharsius), 281.
Scarabaeidae (famille), 279.
Scarabaeini (tribu), 279.
Scarabaeus (genre), 279.
Scarites (genre), 93.
Scaritinae (sous-famille), 91.
Scirtes (genre), 301.
sculptipenne, n. sp. (Agonum), 87.
sellatus (Onthophagus), 284.
semicupreus (Apalochrus), 297.
senegalensis (Aphodius), 285.
senegalensis (Scarites), 97.
serratulicornis, n. sp. (Lycus), 105.
Shakletoni, n. sp. (Perileptus), 30.
shoanum (Agonum), 78.
Silidius (genre), 293.
Silis (genre), 294.
similaris, n. var. (Cvphon diversicolor),
300.
■sinuatipes (Apalochrus), 298.
sinuosicollis (Onthophagus), 283.
Sisyphus (genre), 279.
Sjôstedti (Apalochrus), 298.
Sjôstedti (Trechus), 43.
somalina, n. sp. (Aeoloderma), 208.
sordidus (Sisyphus), 280.
Spencei (Piezophyllus), 200.
Sphinginopalpus 4 (genre), 295.
spinipes (Sisyphus), 279.
spissus (Aeoloides), 209.
stabilis, n. sp. (Adoceta), 111.
Stadenus (genre), 100.
stenoderus, n. sp. (Trechus), 44, 48.
Stiptopodius (genre), 280.
stolidus, n. sp. (Lycus), 104.
strongylus, n. sp. (Trechus), 55, 57.
suamensis, n. subsp. (Trechus nannus),
50, 06.
subcinctus (Dasytes), 295.
subjunctus, n. var. (Cyphon Alluaudi), 299.
subspinosus (Lycus), 103.
subvariatus, n. sp. (Cardiophorus), 214.
subvirescens (Agonum), 86.
sulcicollis (Drepanocerus), 282.
sulcifrons (Perisymmorphocerus), 113.
sulcipennis (Onitis), 281.
suturalis (Adoceta), 110.
Symmorphocerus (genre), 113.
synoeces, n. subsp. (Trechus cryobius),
56, 63.
tanensis (Tropidiplus), 216.
Tetralobinae (sous-famille), 200-
Tetralobus (genre), 200.
tenebricus (Onthophagus proteus), 285.
testaceipennis, n. var. (Silidius atritarsis),
293.
Thoracantharus (genre), 114.
Trechinae (sous-famille), 30.
Trechini (tribu), 43.
Trechodes (genre), 32.
Trechodini (tribu), 32.
Trechosia (genre), 41.
Trechus (genre), 43.
Tropidiplus (genre), 216.
turkanus, n. sp. (Tropidiplus), 216.
Typhlonestra, nov. gen., 73.
uelense (Agonum), 85.
ugandanus (Adoceta), 110.
ugandanus (Cautires), 106.
unisetosus, n. sp. (Plocamotrechus), 34, 36.
variegatus (Onthophagus), 285.
villosus (Tetralobus), 200.
virens, n. sp. (Euleptus), 89.
viridulus (Onitis), 282.
vulsellata (Eupsalis), 114.
Xylobanus (genre), 108.
INSECTA HYMENOPTERA
(Formicidae)
Achantilepis (genre), 274.
aegyptiaca (Crematogaster), 270.
aegyptiacus (Camponotus maculatus), 275.
Aenictus (genre), 265.
affinis (Dorylus), 264.
affinis, n. var. (Euponera caffraria), 258.
africana (Euponera Darwini), 261.
africanus (Anochetus), 263.
Alluaudi (Aenictus Bottegoi), 266.
amazon, n. var. (Megaponera foetens), 257.
Anochetus (genre), 263.
ascarus (Pheidole speculifera), 267.
atriceps (Dorylus), 265.
badius (Dorylus fulvus), 265.
bicolor (Monomorium subopacum), 268.
bifoveolata (Sima), 266.
biozellata (Sima Mocquerysi), 266.
Bottegoi (Aenictus), 266.
brevinodis (Platythyrea cribrinodis), 257.
brevipennis (Dorylus), 263.
310
INDEX DES ESPÈCES
Buchneri (Crematogaster), 271.
caffra,(Euponera caffraria), 259.
caffraria (Euponera), 258.
Camponotus (genre), 275.
canescens (Achantilepis capensis), 274.
capensis (Achantilepis), 274.
castanea (Crematogaster), 269.
Cataulacus (genre), 272.
claridens (Oecophylla longinoda), 274.
Crematogaster (genre), 269.
cribrinodis (Platythyrea), 257.
Darwini (Euponera), 261.
Dolichoderinae (sous-famille), 274.
Dorylinae (sous-famille), 263.
Dorylus (genre), 263.
elgona, n. var. (Crematogaster castanea),
269.
elgonensis, n. sp. (Syllophopsis), 267.
emacerata (Sima Mocquerysi), 266.
erinaceus (Camponotus), 277.
erythraeus (Camponotus maculatus), 275.
eumenoides (Mvrmicaria natalensis), 272.
Euponera (genre), 258.
exilis (Dorylus affinis), 264.
ferruginea (Crematogaster castanea), 269.
fimbriatus (Dorylus), 265.
flavomarginatus (Camponotus rufoglaucus),
276.
foetens (Megaponera), 257.
foraminiceps (Crematogaster), 269.
Formicidae (famille), 255.
Formicinae (sous-famille), 274.
fulvus (Dorylus), 265.
gambiensis (Crematogaster), 271.
Gerstaeckeri (Crematogaster), 270.
guineensis (Euponera caffraria), 258.
haematodes (Odontomachus), 263.
hamifer (Aenictus), 265.
Jeanneli (Cataulacus), 272.
Jeanneli, n. sp. (Ponera), 262.
kenyensis, st. nov. (Cataulacus Jeanneli),
272.
Kersteni (Camponotus), 276.
laevipodex (Dorylus fimbriatus), 265.
Leptogenys (genre), 263.
longicornis (Paratrechina), 275.
longinoda (Oecophylla), 274.
longiruga (Crematogaster gambiensis), 271.
Lôwyi (Dorylus affinis), 264.
luteum (Tapinoma), 274.
maculatus (Camponotus), 275.
megacephala (Pheidole), 267.
Megaponera (genre), 257.
Mesoponera (sous-genre), 259.
mirmillo, n. var. (Crematogaster foramini¬
ceps), 269.
Mocquerysi (Sima), 266.
molestus (Dorylus nigricans), 264.
Monomorium (genre), 268.
Myrmicaria (genre), 272.
Myrmicinae (sous-famille), 267.
natalensis (Myrmicaria), 272.
nigricans (Dorylus), 264.
Ocymyrmex (genre), 272.
Odontomachus (genre), 263.
Oecophylla (genre), 274.
Paratrechina (genre), 275.
Pheidole (genre), 267.
Platythyrea (genre), 257.
Ponera (genre), 261.
Ponerinae (sous-famille), 257.
Pseudomyrmicinae (sous-famille), 266.
Kobeechii (Ocymyrmex), 272.
rufoglaucus (Camponotus), 276.
sennaarensis (Euponera), 261.
sericeus (Camponotus), 277.
Sima (genre), 266.
sinaitica (Pheidole), 267.
Sjôstedti (Crematogaster Gerstaeckeri), 270.
Solenopsis (genre), 268.
somalicus (Camponotus), 275.
speculifera (Pheidole), 267.
Stanleyi (Dorylus), 264.
subopacum (Monomorium), 268.
Syllophopsis (genre), 267.
Tapinoma (genre), 274.
turkanensis, n. var. (Crematogaster aegyp-
tiaca), 270.
uasina, n. var. (Crematogaster Buchneri),
271.
ursa (Ponera), 261.
- Imprimé en France -
TYP. FIRMIN-DIDOT ET C ,e . — MESNIL. - *935-
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commen¬
cées en 1802 comme Annales du Muséum national d’Histoire
naturelle). (Un vol. par an, 200 fr.).
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (com¬
mencé en 1895). (Un vol. par an, 5 o lr.).
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle
série. (Sans périodicité fixe; abonnement pour un volume :
i 5 o fr.).
Index Seminum in Ilortis Musaei parisiensis collectorum.
(Laboratoire de culture; paraît depuis 1822; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire
de Phanérogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume,
4o fr.).
Revue française d'Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel,
laboratoire d’Entomologie ; paraît depuis 19^4 ; abonnement
annuel France, 5 o fr.. Etranger, 60 fr.).
Revue de Botanique appliquée et d'Agriculture coloniale.
(Directeur : M. A. Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale;
paraît depuis 1921 ; abonnement pour la France, 100 fr.).
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami,
laboratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1924; abonnement
France, 5 ofr., Etranger, 100 fr.).
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge,
laboratoire de Cryptogamie; paraît depuis 1874; abonnement
France, 00 fr., Étranger, 100 fr.).
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie
exotique). (Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malen-
çon, laboratoire de Cryptogamie; paraît depuis 1928 ; abonne¬
ment France, 80 fr., Etranger, 100 fr.).
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national
d’Histoire naturelle a Dinar d. (Directeur M. A. Gruvel, labo¬
ratoire maritime de Dinard ; suite du même Bulletin à Saint-
Servan ; paraît depuis 1928; prix variable par fascicule).
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadéro. (Directeur
M. P. Rivet, Musée du Trocadéro; paraît depuis 1981 ; prix
du numéro : 5 fr.).
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale.
(Laboratoire de Physique végétale; paraît depuis 1927; échange).
Travaux du Laboratoire d’Entomologie. (Laboratoire d’Entomo¬
logie; paraît depuis ig 34 ; échange).
La Terre et la Vie , publiée en collaboration par la Société des
Amis du Muséum et la Société nationale d’Acclimatation.
Rédacteur en chef : M. G. Petit, 57, rue Cuvier, Paris 5 e ;
abonnement : 3 o fr.).
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