MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME CINQUIÈME
L’ILE-DE-FRANCE
PAR
PAUL LEMOINE
FASCICULE III
Chapitre II. — Pays au Nord-Ouest de l’Oise.
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, Rue Cuvier (V f )
1938
Prix exceptionnel de ce fascicule : 15 fr.
Janvier 1938
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
mêmes conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tirages à part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le
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d’Histoire naturelle doivent être remis à M. le D r R. Jeannel,
45 bis, rue de Buffon, Paris (5 e ), ou à tout autre professeur du
Muséum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à
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CHAPITRE II
PAYS AU NORD-OUEST DE L’OISE
A. Région de Noailles. — B. Région de liez. — C. Région à l’Est de la Brèche. —
D. Témoins de la plaine crétacée. — E. Entre le Matz et la Divette. — F. Entre la
Divette et la Mève. — G. Massif au Nord-Est de Noyon. — Études slratigraphiques
du sous-sol. — Bibliographie des travaux géologiques spéciaux aux pays au Nord-
Ouest de l’Oise. — Annexe : Liste des Sondages et documents précis relatifs aux
pays au Nord-Ouest de l’Oise.
A. — Région de Noailles.
Cette petite région est comprise, entre l’axe du pays de Bray, et la vallée
du Thérain ; celle-ci coïncide avec le synclinal, qui fait suite à l’anticlinal
du pays de Bray.
Dans la partie Nord, le Thanétien (sables de Bracheux) affleure seul,
c’est là que se trouvent les beaux gisements fossilifères d’ABBÉcouRT. Le
Sparnacien (argile plastique, avec grand développement de lignites) et le
Cuisien, forment toutes les parties basses. Le sommet du plateau est cons¬
titué par du calcaire grossier. En certains points, dans le Sud (bois de
Saint-Vaast, commune de Cires-les-Mello) on voit apparaître un peu
de Bartonien (sables de Beauchamp).
Cette bande de terrains tertiaires, longue et très étroite, est cependant
traversée par des affluents du Thérain.
1° La rivière d’Allonne.
2° Le fossé d’Orgueil, avec ses méandres extrêmement curieux.
3° Le Sillet, petit vallon, au Nord de Noailles.
4° Un petit ruisseau débouchant vers Saint-Épin (entre Balagny-sur-
Tiiérain, et Cires-les-Mello), qui reste constamment dans les sables de
Cuise. Mais, ceux-ci, sont très aquifères ; car deux moulins sont indiqués
sur ce très petit ruisseau, ce qui implique qu’il possède un certain débit.
Le pays, encore assez boisé, devait l’être beaucoup plus, et surtout en
hêtres ; on trouve les noms suivants : Hez, commune de Villers-Saint-
Sépulcre (comme la Forêt voisine sur l’autre rive du Thérain), Fayel,
commune de Cauvigny.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
24
356
PAUL LEMOINE
Plus loin, sur un lambeau de Bartonien, se trouvent : bois Saint-Vaast,
bois Saint-Michel, commune de Saint-Leu-d’Esserent, bois de Cramoisy,
commume de Cramoisy, la Forêt, commune de Blaincourt.
Le pays a certainement été occupé très anciennement, ainsi que le
preuve l’existence de dolmen ; mais les noms pré-romains paraissent rares.
Au point de vue géologique, il est certain qu’il y a un relèvement
général des couches vers Beauvais, puisque le Sparnacien, qui est au
niveau de l’Oise (ait. + 26) ou au-dessous, monte dans la région de Beau¬
vais, par exemple à l’Épine, vers la cote + 107.
La plate-forme du Lutétien, montre des différences d’altitudes moins
grandes :
142-134-131 au Nord de Noailles ;
120-108-110 sur le plateau de Mouchy ;
118-85-84 sur le plateau qui borde l’Oise, mais avec les cotes 140-145-
154 sur la butte bartonienne.
Ces chiffres sont tellement aberrants qu’on ne peut parler ici d’une
pénéplaine, ayant atteint le Lutétien, à moins d’admettre une déforma¬
tion postérieure, hypothèse qui n’est d’ailleurs pas inadmissible dans le
cas actuel.
B. — Région de Hez.
Je donne ce nom à la région située entre le Thérain et la Brèche, parce
qu’elle porte à son extrémité nord la grande forêt de Hez (les Hêtres).
C’est un grand plateau de calcaire grossier, limité sur tous ses côtés
par un abrupt où l’on observe le soubassement du calcaire grossier, c’est-
à-dire le Sparnacien et le Cuisien.
Le bord nord, qui porte la forêt de Hez, est découpé par d’assez nom¬
breux vallons (par exemple celui de la Garde), qui présentent cette parti¬
cularité de perdre la plus grande partie de leurs eaux à l’arrivée, dans les
sables de Bracheux. Ce sont, donc des ruisseaux sans écoulement superfi¬
ciel. On s’explique difficilement leur creusement, surtout quand il s’agit
d’un vallon assez important et assez long, comme celui de la Garde, qui
entame profondément le calcaire grossier.
Il faut donc, de toute nécessité, imaginer leur drainage à une époque
antérieure et probablement l’existence de rivières autres que celles du
réseau hydrographique actuel.
Cet exemple est particulièrement instructif, parce qu’il montre le rôle
considérable joué par les sables thanétiens dans la formation de la topo¬
graphie.
Dès que les rivières atteignent les sables thanétiens, elles s’assèchent et
disparaissent.
Le bord nord-ouest de la forêt de Hez ne présente aucune découpure, il
est complètement rectiligne.
PAYS AU N.-W. DE l’oISE
357
Mais toute la partie qui regarde le Thérain est profondément sculptée
par les vallons qui atteignent les sables de Cuise et le Sparnacien et qui
pénètrent très avant au milieu du massif.
Par contre, les vallons qui vont à la Brèche, sont peu importants et peu
étendus.
L’importance relative des deux rivières, le Thérain et la Brèche, ne per¬
met pas d’expliquer cette différence.
L’altitude du plateau de calcaire grossier est assez constante :
Forêt de Hez : 132-110-124-127.
— (limons) : 141-143-144.
Télégraph. de Clermont : 156.
Région au Sud : 134-129, 109-132, 101-104-100.
C’est aussi un pays de calcaire, encore très boisé (bois de Saint-Vaast,
commune de Cires-les-Mello, forêt de Hez, commune de La Neuville-
en-Hez, bois de Valescourt et bois Damaslieu, commune de Cambronne,
bois Breleux, et bois de Barisseuse, commune de Saint-Vaast).
Il semble que tout ce plateau soit resté boisé jusqu’à une date très tar¬
dive.
Les rares points romains ou celtes, sont au Nord dans la plaine crétacée,
où passait jadis la chaussée Brunehaut ; ainsi, on connaît à Bulles, des
tuiles et des poteries romaines.
Quelques endroits anciens paraissent avoir été colonisés seulement à
l’époque franque ; ainsi : Corli, en 1201 (Cour-lieu, actuellement, la Rue-
Saint-Pierre), Gicourt, Boulincourt,, Ramecourt (commune d’AGNETz).
Des abbayes ont essayé le défrichement de la forêt de Hez au delà de
sa limite actuelle (abbaye de Froidmont, commune de Hermes ; abbaye
de la Garde, communes de La Neuville-en-Hez et d’AGNETz) ; elles n’y
ont pas réussi et leur domaine est actuellement en grande partie reboisé.
Le plateau lutétien ne porte aucun chef-lieu de commune ; la grande
ville (Clermont) est de fondation récente (vers 1023) ; la Neuville-en-
Hez est le résultat d’un défrichement datant de 1187.
Mais le soubassement de sables cuisiens apparaît souvent et joue un grand
rôle dans la topographie.
Les villages sont en majeure partie sur le Cuisien, ce qui semble indiquer
que la culture a commencé par là. D’ailleurs, l’eau est à proximité soit
dans le sous-sol par puits faciles à creuser, soit immédiatement au-dessus
(sources de l’Argile de Laon, au contact du Cuisien et du Lutétien). Ce
niveau alimente les fontaines près Clermont, la source et l’étang de La
Neuville-en-Hez.
Le drainage du plateau de Hez est beaucoup plus important du côté
du Thérain que du côté de la Brèche, ce qui paraît indiquer une ancienneté
un peu plus grande de la première de ces rivières.
Sur le bord nord-ouest du plateau, se trouvent des buttes-témoins dont
l’une, le Mont-César, commune de Bailleul, porte encore son couronne-
358
PAUL LEMOINE
ment de calcaire grossier (ait. + 140 m.), et les deux autres, Bois du Ques-
nay, commune de Bailleul (ait. + 82 m.), Bourguillemont, commune de
Therdonne, ne comportent que des sables de Cuise.
J’ai déjà attiré l’attention (p. 8) sur le développement des tourbières
dans la région de Bresles.
C. — Région a l’Est de la Brèche.
Le plateau, à l’Est de la Brèche, est constitué à sa base par des argiles
sparnaciennes et par les sables de Cuise.
Au-dessus se trouve le calcaire grossier. Les villages sont bâtis sur les
sables de Cuise (Bailleval et ses hameaux, Bethencourt et Cagnoux)
Liancourt, Mogneville, Monchy-Saint-Éloi.
C’est qu’il y a une alimentation en eau possible au-dessus d’eux, dans
les argiles de Laon.
Le plateau de calcaire grossier que supportent les sables de Cuise est
presque entièrement boisé ; il ne porte sur la carte aucune habitation. En
quelques points, seulement, il porte des limons, qui ont même été exploi¬
tés, entre Monchy-Saint-Éloi et Rieux.
Une petite vallée, celle du Rhoni, atteignant les argiles sparnaciennes,
débouche à Rieux, après avoir traversé Verderonne et Angicourt. A
l’Est se trouvent encore des mamelons boisés, dont l’un s’appelle Mon¬
tagne de Roc et porte à sa partie supérieure une ferme.
On notera que, tandis que la Brèche possède quelques petits vallons
latéraux (Bethencourt, Mogneville), le Rhoni n’a pour ainsi dire pas
érodé ses bords.
Ainsi, Thérain, Brèche, Rhoni paraissent avoir une ancienneté décrois¬
sante.
A la limite Nord de ce plateau, sur le bord de la cuesta, apparaissent
les sables thanétiens, qui portent les villages de Breuil-le-Sec, Nointel,
Catenoy, Labruyère.
Plus loin, sur le substratum imperméable du Sparnacien, se sont établis
les grands marais tourbeux de Sacy-le-Grand et de Saint-Martin-Lon-
gueau, drainés par la Petite Rivière et le canal Maure, la Frette.
Mais la rivière primitive paraît être le ru de Popincourt, qui prend nais¬
sance au château de Villette (c. de Sarron).
Des villages se sont établis sur le bord Nord, constitué par les sables
thanétiens : Sacy-le-Grand, Saint-Martin-Longueau, Bazicourt, Hou-
DANCOURT, ChEVRIÈRES.
Le marais de Sacy-le-Grand était à l’état de lac à l’époque romaine, car
on y a trouvé un bateau assez grand, chargé de tuiles à rebord (Graves,
1847, p. 563). On a recueilli, dans la tourbe, du chevreuil, du cerf, du bœuf,
PAYS AU N.-W. DE l’oISE
359
du cheval, du cochon, du castor, ainsi que des médailles, armes et armures
romaines.
Sur le bord sud des marais, un long mamelon d’argiles et de sables spar-
naciens le sépare de la rivière principale, l’Oise.
Il est curieux de constater que le mamelon de l’Est est traversé
entièrement par le ru de Nancy.
A ces mamelons s’adossent deux villages, Monceaux et Sarron ; ces
mamelons sont généralement boisés (bois du Poirier, bois des Esquillons,
commune de Houdancourt ; bois de la Mineuse, commune de Rive-
court), cependant des cultures se sont établies surtout vers l’Est : le
Quénoy, commune de Chevrières ; les Taillis, Lormeon, les Ruminées,
l’Abbaye, Normandie, Bois d’Ageux, commune de Rivecourt.
D. — Les témoins au Nord dans la plaine crétacée.
Sur la plaine picarde, qui s’étend indéfiniment vers le Nord, s’étalent
d’abord des lambeaux résiduels de sables thanétiens et surtout une butte
importante, au pied de laquelle se trouve le village de Grandfresnoy.
Cette butte est constituée par toute la série du Tertiaire inférieur, jusqu’au
calcaire grossier (ait. -f- 103).
Le Grand témoin au Sud-Est de VAronde.
Un témoin dont la surface beaucoup plus considérable s’étend sur la
rive droite de l’Oise, de Rivecourt jusque près de Compïègne.
Une longue vallée à peu près sèche, celle de Canly, Arsy, Longueil-
Sainte-Marie, atteignant çà et là la craie, la sépare du pays précédent.
Le substratum général est le Sparnacien, où les lignites ont été très
exploités. On y trouve les villages de Moyvillers (sur Thanétien), de Jon-
quières (à la limite du Sparnacien et du Cuisien), d’ARMANCouRT, de Jaux,
de le Meux, les bois y occupent une grande place : forêt de Rémy,
bois de Pieumel, commune d’ARSY ; bois de Plaisance, commune de Jaux.
Sur ce substratum s’élèvent quelques buttes, au sommet desquelles
s’est conservé le calcaire grossier qui forme un abrupt et donne un aspect
montagneux à cette petite région : Mont Clergé (-j- 150) ; et mont
d’Huette (+ 151), commune de Jonquières, etc...
Il est assez probable que cette petite contrée a été défrichée par les
Francs ; après eux, on a développé la culture, mais le pays reste encore
bien infertile.
E. — A l’Ouest de la vallée du Matz.
Il existe, à l’Ouest de la vallée du Matz, un grand lambeau de Tertiaire,
reposant sur la craie ; il est constitué surtout par des sables thanétiens,
très développés, surmontés d’argiles à lignites et parfois de sables ; cette
360
PAUL LEMOINE
petite région participe à la fois, de la Picardie, par son substratum crayeux,
et de l’Ile-de-France, par son sol tertiaire ; celui-ci, d’ailleurs, a été pro¬
fondément remanié et transformé en limon.
Le prolongement de cette région se trouve dans les lambeaux témoins,
que constituent les buttes de Coivrel et de Montgérain, où les dépôts
sparnaciens sont bien développés et dans le petit tertre à l’Est de Saint-
Martin-aux-Bois.
Les bois y sont rares : bois de Bus et parc du château de Tilloloy ; bois
Marotin, à l’W. de Bus ; grand bois, au Sud de Mortemer ; bois de
Rouance, à l’E. de Mortemer.
Les noms indiquant un défrichement sont presqu’inexistants.
La région doit être à peu près dans l’état où elle était avant la conquête
romaine.
D’ailleurs, la plupart des noms de communes ont un aspect ancien et
indiquent une occupation préromaine et même prégauloise (voir p. 76,
fig. 25). Les noms de hameaux, d’ailleurs très rares, ne contredisent pas
cette conclusion.
Une ancienne voie romaine suit la ligne qui sépare le bassin de l’Oise
(sous-bassin du Matz) de celui de la Somme; elle va de SAiNT-JusTà Roi-
glisse, Somme (au Sud de Roye), évitant Roye.
Les argiles à lignites et les limons ont été activement exploités à Con-
chy-les-Pots et à la Terrière, commune de Boulogne-la-Grasse (lignites
à Rollot).
Les argiles sparnaciennes donnent quelques sources qui ont suffi à l’ali¬
mentation des premiers groupements humains. Actuellement, pour assurer
les quantités d’eau nécessaire, il faut pousser les puits jusqu’à la craie,
et encore est-on dans une situation assez défavorable puisqu’on se trouve
à peu près à la limite des bassins de l’Oise et de la Somme.
Géographiquement, cette petite contrée est tout à fait en dehors de
l’Ile-de-France ; elle appartient plutôt à la Picardie. Il est curieux de
constater que les limons sont à peu près les mêmes sur la craie et sur le
tertiaire ; ils se trouvent à des altitudes sensiblement identiques (+ 105
à + 112). '
Cela tient à l’abaissement de la craie vers l’Ile-de-France.
Les calions secs. — On notera le découpement considérable de ces pla¬
teaux. Une vallée sèche qui passe entre Hainvillers et Rollot, aboutit
vers la cote -f- 97. Les festons, formés par les limites de la craie au Nord
de Méry, donnent un vallon sec, à l’ait, -f- 97.
Aucun écoulement superficiel n’existe et l’eau dans la vallée ne réap¬
paraît que vers Rubescourt (ait. + 69). De même, la longue vallée sèche
de Tricot est vers la cote + 89.
Les têtes de vallons aboutissent à la cote -f- 106.
Au Nord s’observe le même phénomène. Le vallon, qui descend de Fes-
camps et passe à Laboissière, est absolument sec ; il se trouve vers l’ait.
PAYS AU N.-W. DE l’oISE
361
-f- 89 et aboutit à l’Avre, vers l’ait. + 61. Un autre vallon sec est celui
qui part de Bus et va également à l’Avre.
Ce réseau hydrographique, élevé et ancien, se trouve donc à environ
30 m. au-dessus de la surface hydrographique du bassin de la Somme.
Il dénote un dessèchement important de la région ; les recherches d’eau
récentes pour les communes montrent qu’il faut aller assez profondément
dans la craie pour trouver l’eau nécessaire.
F. — Entre le Matz et i.a Divette.
C’est un grand massif dont les versants sont constitués par des argiles
sparnaciennes et des sables de Cuise et dont le sommet est formé par un
plateau de Calcaire grossier où l’on note les altitudes : 178, 175, 161, 180.
Il est parfois couvert de limon ; en quelques points, l’existence de lam¬
beaux de sables et grès bartoniens (l’Écouvillon, commune de Cannec-
tancourt; ferme d’Attiche, commune de Dreslincourt), montre que les
limons doivent leur origine à la décomposition de ces sables.
Tout ce massif est couvert de bois, qui, sauf en un point (bois de Thies-
court, commune de Thiescourt), ne portent pas de noms spéciaux, et
presque aucun nom n’indique un déboisement (sauf la ferme de la Car-
moy, commune de Dreslincourt).
Les points défrichés ont dû l’être récemment et pour des raisons très
spéciales, comme en témoignent des noms essentiellement français et
récents (Belle-Assise, carrière, commune de Dreslincourt).
Les villages sont localisés sur les pentes, généralement sur le Sparnacien
aquifère.
Seuls, le village d’ÉLiNCOuRT-SAiNTE-MARGUERiTE et la partie ancienne
de celui de Chiry (avec l’église) sont bâtis sur les sables de Cuise.
L’ensemble du défrichement paraît s’être produit à l’époque franque,
comme en témoignent de nombreux noms de communes : Thiescourt,
Élincourt, Chevincourt, Cannectancourt, Dreslincourt, Ribécourt.
Là, comme ailleurs, les Francs se sont installés sur des terres de second
ordre, dont la culture avait dû être négligée par leurs prédécesseurs, Gau¬
lois et Romains.
Ce massif est découpé en deux lambeaux inégaux, par un affluent du
Matz, qui monte vers Mareuil et Gury et qui abaisse le seuil sparnacien
jusqu’à + 104, tandis qu’au Nord, le vallon sec venant de Canny-sur-
Matz a déblayé jusqu’à + 84.
G. — Le pays entre la Divette et la Mève.
C’est l’arrière-pays de Noyon, pays plat, que parcourent deux rivières.
Le substratum crayeux est souvent apparent ; il est parcouru par des
362
PAUL LEMOINE
diaclases importantes qui donnent naissance à des sources, par exemple
à Dives (ait. + 64), et vers Bussy, où existent à l’origine de la Mève des
cressonnières.
A Pqnt-l’Évêque, près de Noyon, un forage de 50 m. a trouvé un débit
important dans la craie (Abrard, 1935, p. 195).
Le Thanétien (sable de Bracheux) est bien développé et surmonté par
le Sparnacien ; celui-ci est à l’état d’argiles et de lignites qui ont été
très exploités.
Seuls, quelques petits massifs isolés montrent les sables de Cuise et
même parfois le calcaire grossier (ait. -+- 104 à l’W. de Lagny ; ait. +
118 au Nord de Suzoy, où la montagne de Porquericourt forme un
abrupt très étroit et très allongé).
H. — Massif au Nord-Est de Noyon.
Le grand massif de calcaire grossier qui s’étend de Noyon jusque vers
Tergnier et qui domine la vallée de l’Oise (vers + 38), s’élève à des alti¬
tudes relativement considérables : 161 au Nord de Salency ; 169 au Nord
de Quesmy ; 130 au Nord de Grandru ; 137 au Nord de Caillouel ;
128 à l’W. de Villequier-Aumont ; 158 au bois des Minimes, commune de
Guivry.
Les sommets sont constamment occupés par des sables et grès barto-
niens.
Ce massif, attaqué à la fois par les affluents directs de l’Oise et par ceux
de la Verse, est extrêmement étroit ; il est entièrement boisé et c’est à son
extrémité Nord-Est que se trouvait la forêt de Beine.
Dans l’ensemble, le déboisement paraît avoir été peu intense, car il
n’en reste que peu de traces dans la toponymie. Ce n’est guère que sur le
pourtour de la vieille forêt de Beine, qu’on en trouve des vestiges : hameau
de Beines, et ferme de Bois Bonpard, commune de Guiscard. Villeselve.
La Neuville-en-Beine, village encore entouré de bois ; ferme des
Grandes Beines, commune de Villeselve ; Louvetain, commune de La
Neuville-en-Beine ; les Hézettes, commune de Guivry (de Hez, hêtre) ;
le Haut-des-Bois (commune de Cugny) ; Bois-l’Abbé (commune de Fries) ;
Faillouel (commune de Frières). Ces défrichements ont porté sur des
terrains constitués par des sables de Cuise, voire du Sparnacien, souvent
même recouverts de limons.
On note une différence très curieuse entre l’allure des affluents de la Verse,
qui coulent jusqu’à leur embouchure, et ceux de l’Oise. Ces derniers abou¬
tissent difficilement à l’Oise ; ils se perdent plus ou moins avant d’y arri¬
ver. Le ru descendant de Salency a un cours très tortueux et forme des
méandres au delà du village, probablement à partir de la cote + 50. Le
ru de Grandru est diminué d’importance au delà de Mondescourt,
PAYS AU N.-W. DE 1,’oiSE
363
c’est-à-dire à partir d’une cote inférieure à + 58, bien qu’il alimente encore
un moulin, près de son embouchure à Appilly. — Il en est de même du
ruisseau qui passe entre Caillouel et Bethancourt et de celui qui
vient de Commenchon. Seule, la rivière de Villequier-Aumont se con¬
tinue normalement jusqu’à l’Oise.
Il semble que la diminution d’importance de ces ruisseaux soit due
au passage des rivières du Sparnacien argileux sur le Thanétien sableux
et perméable.
Mais, peut-être est-elle liée aussi au fait que cette disparition se trouve
à une altitude voisine de 50 m. (Oise vers 35 m.), donc voisine de celle de
la terrasse de 15 m. ; la phase active de ces vallons daterait de cette période
et depuis que l’Oise s’est enfoncée à son altitude actuelle, le drainage se
ferait mal.
ÉTUDES STRATIGRAPHIQUES DU SOUS-SOL
I. Craie (Sénonien).— II. Montien.— III. Thanétien.— IV. Sparnacien.— V. Cuisien.
— VI. Lutétien. — VII. Bartonien, etc. — VIII. Quaternaire.
I. — SÉNONIEN (Craie)
Comme presque partout dans le Rassin de Paris, la craie (étage séno¬
nien) est le terrain le plus ancien qui affleure ou qui ait été reconnu par
forages.
Il convient cependant de citer un puits 1 effectué à la Manufacture de
Beauvais et qui a atteint les sables verts de Y Albien (voir Lemoine,
Humery et Soyer, 1938).
Cette craie est, dans la plus grande partie de la région, de la craie à
Belemnitella mucronata (Maëstrichtien), sauf aux environs de Compiègne
où il s’agit d’un niveau inférieur (craie de Margny). Aucune étude
méthodique de cette craie n’a d’ailleurs jamais été faite.
L’altitude du sommet de la craie est très variable et on peut noter
un très grand nombre de cotes, ce qui permet de tracer avec une assez
grande précision les courbes de niveau du sommet de la craie ou plutôt
de la base du Thanétien ; car il est certain qu’il ne s’agit pas partout du
même niveau de la craie, celle-ci ayant été arasée pendant la longue pé¬
riode d’émersion du Bassin de Paris, qui s’est étendue depuis la fin du Séno¬
nien (Crétacé supérieur) jusqu’au Thanétien (début du Tertiaire).
Altitudes du sommet de la Craie.
A. Affleurement. S. Soudages.
Sur la rive droite du Thérain. Mètres.
Cauvigny I. — 0
— II. + 54.45
Morangles. -|- 85.00 (A).
Saint-Sulpice, probable. + 29.00 (S).
Ully-Saint-Georges. -(- 60.00 (?).
Villers-Saint-Sépulcre, probable. + 19.00 (S).
Saint-Leu d’Esserent I, probable. — 76.00 (S).
1. Un puits atteignant les sables verts à Noyon a été indiqué par Meynard, 1937. Mais
d’après une lettre de l’auteur il s’agit d’une erreur du dessinateur.
PAYS AU N. W. DE l’oISE
PrÉCY-sur-Oise I.
— II.
Lit de l’Oise III.
Bassin du Thérain.
Beauvais, faubourg Saint-André.
Marissel, Bracheux .
Allonne...
Rochy-Condf.. I .
— II..
Hermes, Marguerie II .
— agglomération principaleIII, probable.
Mouy, probable.
Bury, probable.
Heii.i.es, probable.
Balag n y-Saint-Épi n II.
Cires-les-Mello II.
Crf.il VII...
Bassin de la Brèche.
Cernoy, sous l’Église .
Valescourt, entre les voies ferrées .
Neuville-en-Hez (la).
Clermont de l’Oise.
Agnetz, Ronquerolle.
Sacy-le-Grand.
Labruyère.
Verderonne.
Angicourt...
Nogent-sur-Oise I .
— III.
Région entre Compiègne et Creil.
Sarron, ch. de Villette .
L’Équipée au N. de Pont-Sainte-Maxence .
Choisy-i.a-Victoire.
— Sucrerie de Froyères .
Rivecourt (Dollfus) .
La Croix-St-Ouen (Patte) .
Jaux..
Rucourt.
N. de Jaux (Bois de Plaisance ).
Entre Lachelle et Venette.
Compïègne (ville) .
— (en forêt).
— (champ de manœuvres).
Région au Nord d’Eslrêes-Sainl-Denis.
Remaugies.
Onvillers.
Entre Rollot et Courcelle-Epayelle.
CoiVREL..
Montgérain.
365
— 7.50 (S).
+ 28.00 (S).
+ 30.00 (A).
+ 95.00 (A)
+ 90.00 (A)
+ 90.00 (A)
+ 32.93 (S)
+ 32.50 (S)
+ 14.75 (S)
0 (S)
— 22.00 (S)
— 18.00 (S)
— 30.00 (S)
— 38.70 (S)
—■ 53.70 (S)
— 56.83 (S)
+ 115.00 (A).
+ 110.00 (A).
+ 60.00 (A).
+ 56.00 (A).
+ 78.00 (A).
+ 50.00 (A).
+ 27.05 (S).
— 20.50 (S).
— 24.60 (S).
— 41.20 (S).
— 43.49 (S)
+ 3.71 (S)
+ 43.00 (A)
+ 51.00 (S)
+ 100.00 (A)
+ 35.00
+ 30.00 (A)
+ 45.00 (A)
+ 55.00 (A)
+ 57.00 (A)
+ 70.00 (A)
+ 60.00 (A)
+ 40.00 (A)
-1- 45.00 (A)
+ 98.00 (A).
+ 95.00 (A).
+ 90.00 (A).
+ 108,00 (A).
+ 108.00 (AL
366
PAUL LEMOINE
Pronleroy... + 101.00 (A).
Cressonsacq. + 99.00 (A).
Grand villers-aux-Bois. + 80.00 (A).
Hémevillers. + 80.00 (A).
Estrées-Saint-Denis. + 80.00 (A).
Compïègne, carrefour d’Aumont,. + 3.00 (S).
Choisy-au-Bac. — 6.87 (S).
Clairoix. + 32.00 (A).
Antheuil-Portes I. + 72.40 (S).
— II, 1. + 72.60 (S).
— II, 2. + 68.39 (S).
Marest-sur-Matz I. + 33.42 (S).
— II (Vaugenlieu). + 27.00 (S).
Laberlière. + 62.00 (A).
Ressons. + 56.00 (A).
Entre Braisnes et Villers. + 54.00 (A).
Ribécourt I. + 5.15 (S).
— II. + 5.00 (S).
Dreslincourt. — 5.00 (S).
Chiry-Ourscamp. + 2.53 (S).
Roye-sur-Matz (au-dessus du niveau de la grande rue, d’après
G osselet), vers. + 70.00 (A)
Noyon et région au Nord.
Pont-l’Évêque . 20.00 ou 25.00
Noyon I. + 29.80 (S).
— II. + 20.50 (S).
— III. + 24.90 (S).
— IY. + 20.00 (S).
Salency I. + 28.80 (S).
Morlincourt. + 32.00 (S).
Bussy. + 60.00 (A).
Catigny. + 55.00 (A).
Candor. + 66.00 (A).
Fresnières. + 78.00 (A).
Guiscard. + 68.00 (A).
Chauny I. + 27.63 (S).
— II. + 27.80 (S).
Beautor. + 34.20 (S).
Fargniers. + 38.98 (S).
Tergnier I. + 28.89 (S).
— II.,. + 28.97 (S).
— III (gare). + 28.60 (S).
— IV. + 34.10 (S).
La Fère (Patte). + 42.50 (S).
L’abondance de ces documents permet de construire une carte de la
surface de la craie qui est d’autant plus instructive qu’elle ne représente
pas seulement une surface d’érosion, de date quelconque, mais qu’elle est
en même temps la surface des sédiments thanétiens qui partout reposent
directement sur la craie.
Elle a donc ici une valeur tectonique.
nwawfn
au dessous de 55
Carte de l’altitude du sommet de la craie et de la base du Thanétien.
Aussi, d’une façon générale, les sondages ont-ils été poussés dans la craie
à des profondeurs très variables. Étant donné l’intérêt pratique que pré¬
sente la recherche de l’eau, il me paraît utile de résumer ici ce que l’on
sait sur les profondeurs atteintes. D’autre part, l’eau une fois rencontrée
remonte à une hauteur variable suivant les régions et, probablement aussi
suivant le niveau stratigraphique de la craie auquel on s’adresse. Car les
divers niveaux n’ont pas la même zone d’alimentation.
368
PAUL LEMOINE
Enfin, le débit obtenu est intéressant à connaître bien qu’il dépende
d’une série de facteurs : diamètre du puits, grandeur des fissures souter¬
raines, alimentation de celles-ci au niveau considéré.
Aucune loi ne peut être entrevue à l’égard de ces problèmes de la cir¬
culation de l’eau dans la craie. Peut-être un jour viendra-t-il où, grâce à
une meilleure connaissance stratigraphique de la craie, on arrivera à le
résoudre dans ses grandes lignes. A ce moment, il sera peut-être intéres¬
sant que les faits signalés plus loin ne soient pas perdus.
Niveau hydrostatique dans la craie.
Vallée du Thérain.
Mètres.
Rochy-Condé II. + 48.60 432 m.c.j.
Hermes II. > 60.00 86 m.c.j.
— III. > 47.00
Nogent I, Burton. > 37.30 4 m.c.j.
— II, Hébert. > 45.10 72 m.c.j.
Creil VII. + 25.60
Saint-Leu d’Esserent. + 27.00
Précy I. -j- 23.50 120 m.c.j.
— II. + 32.70
Labruyère . + 34.25 912 m.c.j.
Verderonne . -)- 18.00 288 à 360
m. c. j.
Ully-Saint-Georges. +49.50
Marest-sur-Matz-Vaugenlieu I. + 33.42 648 m.c.j.
— II. + 45.27
Ribécourt II. + 45.00
— III. +44.00
Saeency . + 49.10 42 m.c.j.
Sarron . + 39.40 240 m.c.j.
Compïègne II. Puits municipal. + 29.40
Venette I. + 29.33 7.200 m.c.j.
Noyon I. + 29.80 216 m.c.j.
— II. + 20.50 460 m.c.j.
— III.•.. + 24.90
Fargniers . + 48.80 15 m.c.j.
Chauny II. + 42.65 504 m.c.j.
Tergnier I. + 48.78 puis + 44.00 720 m.c.j.
— II. + 47.00 puis + 43.00
— III. + 48.50 puis + 46.32 2.400 m.c.j.
— IV. + 48.40 puis + 44.20 960 m.c.j.
On peut ajouter comme niveau hydrostatique, en affleurement :
Canny-sur-Matz, source de la Matz -f 67.
Roye-sur-Matz, autres sources de la Matz -f 65.
Laberlière, Manceau + 65.
PAYS AU N.-W. DE l’oISE
369
II.— MONTIEN
Un gisement de Montien, absolument isolé, se trouve légèrement en
dehors de la région considérée à Laversine.
Il se trouve dans une cave, sous l’église, et est constitué par un calcaire
formé presque uniquement de moules de Lima carolina.
III. — THANÊTIEN
A. — Les sables de Bracheux.
Cet étage, qui comporte dans cette région le nom classique de « sables
de Bracheux», a son type français dans la localité de ce nom (commune
de Marissel) à la butte de la Justice (Janet, 1883, Farchad, 1936).
A Bracheux, la coupe serait la suivante (Graves, 1847 ; Janet et Bergeron, 1883).
Mètres.
0.40
1.50 à 2.00
5.00 à 8.00
Dans les localités des environs de Beauvais, les fossiles sont très friables
et ne peuvent être conservés que lorsqu’ils ont été consolidés sur place
avec de la gomme arabique, du vernis ou du silicate de potasse.
Farchad (1936, p. 21) donne une autre coupe qui, malheureusement, ne
comporte aucune indication d’épaisseur.
6. Limon superficiel argilo-sableux avec nombreux débris d’os¬
sements humains et de silex taillés.
5. Plusieurs couches d’huîtres, en particulier Ostrea hellovacina, qui
indiquent une faible profondeur et une légère dessalure de la
mer thanétienne à Bracheux.
4. Sables jaunâtres argileux très fossilifères avec Cyprina scutel-
laria, Venericardia pectuncularis.
3. Sable gris avec nombreuses coquilles errosées ( Turritella , etc...),
coquilles entières de Cucullaca.
2. Sable gris glauconieux avec fossiles peu nombreux ( Nemocardium
Edwardsi).
1. Craie blanche noduleuse à Belemnitella.
Il donne la liste complète des fossiles qu’on peut y recueillir.
Le niveau I, conglomérat à silex verdis, empâté dans une argile plus ou
Quaternaire
Thanétien
Sénonien :
Quaternaire. Limon.
IY. Sables argileux avec nombreuses Ostrea bellova-
censis .
. III. Sables jaunâtres à Cyprina scutellaria, Turritella
A ET ' ' bellouaccnsis, Cucullaea crassatina (Ravinement).
I. Sables et galets de silex de la craie verdis (conglo¬
mérat de base).
370
PAUL LEMOINE
moins sableuse ravinant la craie, possède une grande extension dans la
région ; il s’observe, en particulier, à Méru et à Clermont.
Des zones successives ont été distinguées par Munier-Chalmas, 1893,
et par Leriche, 1903, dans le Thanétien. Je les ai résumées ainsi (Lemoine,
1911).
IV. — Sables de Jonchery à Cyprina lunulata.
III. — Sables de Bracheux à Cyprina scutellaria.
II. — Tuffeau de la Fère à Pholadomya Konincki.
I. — Grès de Carvin (P.-de-C.) à Cyprina Morrisi.
Mais Farchad (1936, p. 38) a montré que des divers fossiles se trouvent
dans les divers niveaux, qu’ils n’ont donc pas de valeur stratigraphique.
Je pense donc qu’il est préférable pour l’instant de ne pas admettre dans le
Thanétien de zones véritablement individualisées. Il convient cependant
de noter que le niveau IV présente à Bracheux des traces de dessalure
légère et les dépôts indiquent une faible profondeur de la mer. A Bresles,
ce caractère s’accentue ; on y trouve des mollusques d’estuaire ( Cyrena ,
Lampania ), entraînées par un cours d’eau ; on est donc en ce point au
voisinage d’un littoral et près du débouché d’un grand fleuve ancien.
Le Thanétien qui est à l’état de sables, a un assez grand développement
au sud du Thérain, où il existe de beaux gisements fossilifères en parti¬
culier.
I. — Abbécourt (Oise). — Gîte à la lisière du bois d’Épine à 500 m.,
du hameau des Godins (voir Fritel, 1910, p. 5 ; Farchad, 1936, p. 23).
Munier Chalmas, 1893, et Janet, 1883, pensent que ces sables sont infé¬
rieurs au niveau de Bracheux ; Farchad, qui a trouvé dans les divers gise¬
ments des Cyprina scutellaria, pense que les sables de ces divers gisements
appartiennent à la même zone.
IL — Boncourt, commune de Noailles (Oise).— Graves (1847, p. 191)
signale vers Noailles (chemin de Mouchy à Boncourt), des rognons de
grès calcaires, empâtant des coquilles.
Ces gisements ont fourni de belles faunes de mollusques fossiles et
même au hameau de Boncourt, des algues calcaires (Siphonées verticillées),
signalées pour la première fois par Morellet (1907 et 1908 a).
On sait que la présence de ces algues indique une assez haute tempéra¬
ture des eaux marines.
Les sables de Bracheux se sont étendus au Sud, dans le pays de Thelle,
où il en existe de nombreux lambeaux (Villeneuve-le-Roi, aujourd’hui
Villeneuve - les - Sablons, Morangles, Fresneaux - Montchevreuil,
etc...). Ils y contiennent des lits de gros galets. Ils se prolongent d’ailleurs
sous une petite partie du Vexin français (chapitre I, p. 286, fig. 50).
III. — Dans la région située plus au Nord, les sables thanétiens sont
bien développés, en particulier à Saint-Martin-aux-Bois, Peonleroy,
etc....
PAYS AU N.-W. DE L OISE
371
Leur partie supérieure passe aux sables et grès de Gannes et à la marne
de Marquéglise, verdâtre, avec rognons blancs à huîtres. Celle-ci est elle-
même normalement surmontée par le calcaire de Mortemer.
B. — Le calcaire de Mortemer.
Le calcaire de Mortemer a été signalé pour la première fois par Graves
(1847, p. 215), et placé par de Mercey (1878, p. 198-200), au sommet du
Thanétien.
Le calcaire de Mortemer est mentionné par la feuille de Montdidier
(l re édition, due à de Mercey) ; son épaisseur ne dépasse jamais 1 m. 60 ;
il contient des fossiles lacustres et il repose généralement sur une couche
d ’Ostrea bellooacina. La 2 e édition (légende due à Pervinquière) ajoute
que c’est un petit niveau local, dont l’épaisseur ne dépasse guère 1 m., et
qui n’a souvent que quelques centimètres.
Des sondages récents (Paul Lemoine, 1929, p. 435) ont confirmé sa
position au sommet du Thanétien et montré sa grande extension.
L’existence de ce calcaire, d’origine continentale, montre donc la géné¬
ralité d’un phénomène d’émersion, à la fin du Thanétien.
I. — Mortemer. — Dans cette commune, il aurait 1 m. 60 au maximum et
contiendrait des graines de Chara helicteres (Dollfus et Fritel, 1919, p. 245).
Graves (1847, p. 216) l’a étudié dans le bois, entre Hainvillers et
Mortemer, et dans le bois entre Mortemer et Cuvilly. Il lui attribue
0 m. 70 d’épaisseur, en moyenne, avec 2 m. 60 au maximum. Il est divisé
en plusieurs bancs, dont le banc supérieur (moëllon ou petits lions) est le
plus constant. Il décroît rapidement d’épaisseur, vers l’Ouest.
IL — Pays à l'Ouest de Mortemer. — Le calcaire a été étudié par de
Mercey (1878, p. 679), à la Butte de Coivrel, près Maignelay. Il se trouve
à la cote -f- 121 ; c’est un calcaire très dur, subgréseux, gris clair, d’odeur
fétide, puissant de 0 m. 25, qui surmonte immédiatement les sables de
Bracheux, à Ostrea ; il est surmonté lui-même, à la cote -)- 126, par des
argiles. En un autre point, vers la cote -(- 120, il a fourni un moule de
Paludina. — A Coivrel (craie à -f- 106), Fritel (1910) signale dans sa
coupe le calcaire de Mortemer, mais ne le mentionne pas dans le texte. Le
Thanétien aurait ici 20 m. d’épaisseur.
Dans une butte voisine, celle de Montgérain, on a également trouvé
des graines de Chara helicteres.
III. — Lambeaux témoins au Sud de Mortemer. —Dans la butte de
Pronleroy, Graves (p. 242-244) signale du calcaire de Mortemer, sur
1 m. 00 (avec 1 m. 00 d’argile), au-dessus des sables de Bracheux,
visibles sur 5 m. 30.
Dans la butte très voisine de Cressonsacq, Graves (in Fritel, p. 104)
mentionne le calcaire de Mortemer fossilifère, au-dessus des sables de
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 25
372
PAUL LEMOINE
Bracheux, également fossilifères. Il en est de même à Cernoy, ainsi qu’au
hameau des Trois-Etots, commune de Cernoy, un peu au Sud.
A Moyvillers (Moulin des Haies), il existerait (Graves, p. 237) du cal¬
caire de Mortemer, au-dessus des lignites.
Ces gisements établissent la liaison avec ceux que j’ai fait connaître
dans le Valois.
IV. — Est de Mortemer et vallée du Matz. A Cuvilly, commune très
voisine de Mortemer, Graves (p. 219) indique l’existence, à l’Est du vil¬
lage, de marnes calcaires subordonnées au dépôt des lignites, et y signale
la présence d’empreintes végétales (voir aussi Leriche, 1899, p. 90).
A Sorel (commune d’ORViLLERS-SoREL), Graves cite entre ce village
et Cuvilly, un calcaire marneux, léger, pétri de Planorbis,de Paludina,
de Cyclas et d’Oogones de Chara, qui serait l’équivalent du calcaire de
Mortemer.
D’ailleurs, cette formation se suit tout le long du cours inférieur du
Matz.
A Ressons-sur-Matz (Graves), sur le chemin de Mareuil, il existe
une marne argileuse verte en couche irrégulière empâtant des blocs de
calcaire lacustre de Mortemer.
A Melicocq, Gosselet (1894, p. 143) a vu le calcaire exploité sur 5 à 6 m.
il a observé qu’il se trouve à hauteur du cimetière entre le Thanétien (sables
de Bracheux) et le Sparnacien (argiles plastique).
A Machemont (Hébert, 1855, p. 1333), il a 10 mètres.
Graves le signale également à Margny et Marquéglise.
A Vandelicourt, près de l’église, et entre ce village et Marest, il existe
du calcaire de Mortemer au-dessus dessables de Bracheux (Graves, p. 229).
A Chevincourt, son existence est plus douteuse, il serait peut-être
représenté par des argiles (n° 2), si l’on en croit un sondage de 1838
(Graves, p. 230), partant près de la rivière :
1. Sables à huîtres.... j
2. Argile. I
3. Cordons de lignites. i 12m.
4. Sables gris. 1
5. Craie. 1
Mais cela coïncide approximativement avec ce qui se passe à Villers-
sur-CouDUN, où de Mercey (1879, p. 232) signale que le calcaire de Mor¬
temer (0 m. 80) repose sur des marnes verdâtres thanétiennes, par un
contact légèrement ondulé.
Il est probable que ces argiles représentent la marne verdâtre de Mar¬
quéglise à Ostrea heteroclita, visible entre Antheuil et Villers-sur-
Coudun, que signale la feuille de Beauvais, au sommet des sables de Bra¬
cheux.
Le calcaire de Mortemer a été vu et mentionné à Antheuil (Graves,
231 ; p. Fritel, p. 12).
PAYS AU N.-W. DE l’oISE
373
La marne de Marquéglise existe également, à Gannes, au-dessus des
grès de ce nom.
V. — Environs de Compiègne. —Par contre, cette formation augmente
beaucoup d’épaisseur dans la région de Compiègne.
A Machemont-sur-Matz, elle a 10 m. d’épaisseur.
A Clairoix (Oise), Graves (p. 266) a signalé une roche de forme tabu¬
laire qui paraît être l’équivalent du calcaire de Mortemer ; elle dégage une
odeur fétide par le choc.
Dans cette même localité, Thomas (1895, p. 184) donne une coupe
montrant 9 m. 00 de calcaire tufacé qu’il rapporte au calcaire de Rilly
et 8 m. 00 de marnes de Marquéglise (voir Annexe).
Choisy-au-Bac. Enfin, bien que l’on sorte légèrement de la région étu¬
diée dans ce chapitre, il convient de noter que dans cette localité il existe
dans un puits, au sommet duThanétien, de -)- 39 m. à + 28 m. (11 m. 00),
une marne sableuse avec rognons, qui peut représenter le calcaire de
Mortemer.
La légende de la feuille de Soissons (n° 33) fait d’ailleurs mention du
calcaire de Clairoix, que l’auteur, Thomas, rapporte au Thanétien (e V a ) ;
calcaire grisâtre, celluleux, tufacé, assez dur au sommet, constitué à sa
base par des couches marno-sableuses, assez tendres ; il est signalé à
Annel, commune de Longueil, à Mélicocq, à la Croix-Saint-Ouen.
Noyonnais.
Le calcaire de Mortemer a été signalé en plusieurs points :
Chemin de Roye-sur-Matz à Gury, donc probablement au Sud de Roye-
sur-Matz.
Route de Noyon à Canny-sur-Matz.
Entre Dives et Cuy.
Hameau de Piémont, commune de Dives.
Village de Bourmont, commune de Margny-sur-Matz.
Route de Ressons à Mareuil (Graves, p. 228), où le calcaire de Mor¬
temer se trouve au-dessus des lignites.
Canny-sur-Matz (Graves).
Enfin, il a été signalé à Guiscard (Graves, p. 205 ; Hébert, 1851,
p. 652 ; Gosselet, 1894) et l’on a observé au Pont de la Verse, une argile
fauve clair, contenant des silex à empreintes végétales et des rognons de
calcaire de Mortemer, au-dessus d’une marne argileuse noire équivalente
disent les auteurs, au lignite.
Le calcaire de Mortemer dans les sondages.
Le calcaire de Mortemer semble pouvoir être mis en évidence dans les
sondages des localités suivantes (voir annexe) : Creil (le Tremblay, Mai-
374
PAUL LEMOINE
rie ; Siemens-Schuckert, Tréfilerie); Nogent-sur-Oise (Hébert); Balagny-
Saint-Épin ; Cauvigny ; Verderonne ; Choisy-au-Bac.
Par contre, il paraît manquer à: Creil (Bivière) ; Précy; Saint-Leu-
d’Esserent ; Cires-les-Mello ; Mouy ; Hermes ; Villers-Saint-
Sépulcre ; Saint-Sulpice ; Salency ; Ribécourt.
RÉSUMÉ
L’extension du calcaire de Mortemer paraît donc assez générale dans
la région considérée.
Deux problèmes se posent : celui de sa répartition géographique et celui
de sa position stratigraphique.
I. — Celui de sa répartition géographique est posé pour la première fois. Sa
présence est presque constante dans le Nord ; cependant il ne paraît exis¬
ter ni à Salency ni à Ribécourt. R atteint son maximum d’épaisseur eu
Nord de Compiègne, dans la fosse qui borde l’axe anticlinal de Margny-
les-Compiègne (17 m. à Clairoix). Dans le Sud et en particulier, dans la
vallée du Thérain, il y a beaucoup de points où il n’est pas représenté. Il
est possible que cette lacune ne soit qu’apparente et due à une interpré¬
tation erronée des sondages ; cependant les auteurs qui ont parcouru cette
région, en particulier Graves, ne le signalent pas dans les points où il pour¬
rait affleurer. Il faut donc admettre, ou qu’il a été enlevé après son dépôt,
par les eaux de la lagune sparnacienne, ou bien, ce qui est plus probable,
que le « lac de Mortemer » n’était pas continu et qu’il existait des che¬
naux par lesquels les cours d’eau se frayaient un passage.
SPARNAC1EN — A rgile
Cale, de Mortemer
Marneç de
Marcjueqlise
Sables cfe
Bracheux
SÉNONIEN xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Craie
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Fig. 63. — Schéma des relations entre les sables de Bracheux et le calcaire de Mortemer
d’une part, les Lignites sparnaciens d’autre part (D’après Leriche, 1913, p. 126, fig. 10).
E — Sables blancs à stratification entrecroisée avec lentilles d’argiles plastiques et de lignites.
L’étude détaillée de forages neufs dans cette région de la vallée du Thé¬
rain, où ils sont très fréquents, donnera certainement la clef du problème.
II. —Sa position stratigraphique a été souvent discutée ; dans la plupart
des cas, les vieux auteurs déclarent qu’il se trouve au-dessus des sables de
Bracheux, et quelques coupes sont très nettes à cet égard.
PAYS AU N.-W. DE L’oiSE
375
Cependant, en certains points, Graves indique qu’il se trouve au-dessus
des lignites, dans la région de Noyon.
Il semble d’après Leriche (1913), qui a revu la même région, que ce ne
soit là qu’une apparence, dont il donne une explication, en admettant
que le Sparnacien ravine le calcaire de Mortemer et les sables de Bracheux.
Au Nord, les sables de Bracheux diminuent d’épaisseur ; c’est ainsi
qu’entre Libermont et Fretoy-ee-Chateau, la coupe du souterrain du
canal du Nord a montré au-dessus du Sénonien (craie), 8 m. de sables de
Bracheux (sables verts, glauconifères), avec la base, lit de silex et de galets,
verdis à la surface, puis 1 m. 50 de marnes de Marquéglise devenant sa¬
bleuses à la base et passant aux sables de Bracheux.
Fig. 64.— Épaisseur du Thanétien y compris le calcaire de Mortemer quand il existe.
L’épaisseur du calcaire de Mortemer est indiquée entre parenthèses.
La marne de Marquéglise a été bien vue par Leriche (1913), au Pont
d’ORCHiES riche en O. bellovacensis et O. heteroclita, surmonté de pla¬
quettes de calcaire de Mortemer. L’ensemble plonge à l’écluse 18 (route
de Noyon à Passel), sous les argiles à lignites.
Ces faits m’amènent à penser, contrairement à l’opinion de Leriche,
qu’il est nécessaire de séparer le Thanétien du Sparnacien et qu’il est
impossible d’admettre un étage landenien, qui englobe les deux. Depuis
longtemps, d’ailleurs, les paléontologistes ont fait remarquer la différence
qui sépare la faune de mammifères thanétiens, de la faune sparnacienne.
376
PAUL I.EMOINE
Variations d’épaisseur du Thanétien.
Les points pour lesquels on possède des données sur l’épaisseur du Tha¬
nétien sont peu nombreux 1 , car il est assez rare de voir au même point,
à la fois le contact du Sparnacien avec le Thanétien et celui des sables de
Bracheux avec la craie.
Cependant, il résulte des chiffres reportés sur la carte (fig. 64), que
l’épaisseur du Thanétien est maximum (plus de 30 m.), dans la région qui
coïncide avec les points bas de la craie ; elle diminue beaucoup sur l’em¬
placement de l’anticlinal du Bray, bien que celui-ci n’ait pas, au moins
dans la région considérée, empêché son extension vers le Sud, et aussi dans
le voisinage de l’anticlinal de Margny-les-Compiègne.
Il semble donc que, d’une façon générale, l’épaisseur du Thanétien soit
fonction de la subsidence qui s’est produite pendant l’époque de son
dépôt.
Il convient de signaler l’épaisseur tout à fait anormale qui est attribuée
à cet étage à Verdebonne (58 m.), bien que cette localité ne soit pas un
point particulièrement bas, ni au début, ni à la fin du Thanétien.
Épaisseur des sables lhanétiens et altitude de leur sommet
[sommet du calcaire de Mortemer quand il existe).
Mètres
Angicourt, 36 m. 05, pas de M. j à + 11.45
Balagny-Saint-Épin II, 36 m. 35 + 3 m. 85 M = 40 m. 20. j à + 1.50
Büry . j à + 13.10
Cauvigny I, -\- 1 m. 60 de M. j à + 33.25
— II, 11 m. 20 + 2 m. M = 13 m. 20. j à + 67.65
Choisy-au-Bac, 24 m. 67 + 5 m. 10 M = 35m. 47. j à + 22.90
Choisy-la-Victoibe, plus de 31 m. j à + 82.00
Cires-les-Mello II, 30 m. 45, pas de M. j à — 23.25
Clairoix, 12 m. 50 + 17 m. M = 29,50. j à + 61.50
Coivrel, env. 15 m... j à + 121.00
Compïègne, I (C. d’Aumont), sur 28 m. 80.
Creil I. Tremblay ? + 1 m. 75 de M. j à — 18.90
— II. Tremblay?. jà — 25.00
— IV. Bivière ? pas de M. j à — 27.04
— V. Kuhlmann ? + 1 m. 10 de M. j à — 29.90
— VI. Siémens Schuckert ? + 1 m. 32 de M. j à — 31.29
— VII. Tréfilerie, 30 m. 88 + 1 m. 15 M. j à —- 2480
Heilles, pas de M. j à 0
Hermes II, Marguerie, 30 m. 45, pas de M. j à + 45.20
Marest-sur-Matz I, 16 m. 70 pas de M. j à + 50.12
Vaugenlieu, 18 m. + 1 m. de M = 19 m. j à + 46.00
Morangles, 11 m. j à -f- 96.00
Mouy, pas de M. j à + 8.70
1. Il existe plusieurs puits artésiens à Rieux, dont un présente un très beau jaillissement en
cloche (Abrard, 1937), mais je ne possède pas leurs coupes.
PAYS AU N.-W. DE l’ûISE 377
Nogent-sur-Oise I. Burton, 24 m. 25, pas de M. j à — 16.95
— II. Monthumé, pas de M. j à — 10.50
— III. Hébert, 26 m. 15 +8 m. 66 M = 34 m. 81... jà — 8.68
Précy 1,25 m. 85, pas de M. j à + 18.35
— II, pas de Thanétien, contact direct de la craie et du Spar-
nacien. j à + 28.00
Ribé court II, S. 25 m. 85, pas de M. j à + 31.00
— III, S. 25 m., pas de M. j à + 30.00
Saint-Leu d’Esserent I, ? pas de M. j à — 54.20
Saint-Sulpice, pas de M. j à + 59.00
Salency I, 25 m. 20. pas de M. j à + 54.00
— II, pas de M. j à + 45.75
Sarron, Ch. de Villette. j à +36prob.
Verderonne, 55 m. + 3 m. M. = 58 m. j à + 37.50
Vili,ers-Saint-Sépulcre, pas de M... j à 47.85
Abréviations : M = Calcaire de Mortemer.
j = jusqu’à.
IV. — SPARNAGIEN
Le Sparnacien est à l’état surtout argileux dans le sillon qui longe la
faille du pays de Bray, depuis les environs de Noailles jusque vers Précy-
sur-Oise.
Des exploitations nombreuses ont pu être observées et son épaisseur
paraît y être considérable ; car ce niveau plastique a joué un grand rôle
dans la tectonique de ce sillon.
378
PAUL LEMOINE
Il contient souvent des lignites qui ont été exploités notamment près
de Bonvillers, commune de Cauvigny, au Sud de Noailles, et à l’Épine,
commune de Warlius, au Nord-Est de ce bourg. Des recherches consi¬
dérables ont été faites autrefois à Villeneuve-sous-Tillet, commune de
Cires-les-Mello (voir Annexe).
Dans le massif de Hez les éléments sableux prennent un développe¬
ment plus considérable et les exploitations d’argile y sont rares.
Mais au Nord de la zone des marais de Bresles et de Sacy-le-Grand,
on y trouve par exemple, à Grandfresnoy, des argiles plastiques à Ostrea
bellovacina , Cyrena, Melania.
On trouve à Sarron, dans les argiles sparnaciennes, une faune marine
(Calyptraea, Scalaria, Natica, Cytherea, etc...), associée à une faune saumâtre
( Melania , Neritina, Lampanopsis, Cyrena). D’après Haug (II, p. 1429),
les argiles de Sarron seraient l’équivalent des sables de Sinceny.
Plus au Nord, les faciès gréseux se développent et sont exploités pour
pavés à Pronleroy.
Les lignites commencent à se développer, à Bois d’Ageux, au bois
de la Mineuse, commune de Rivecourt.
Une exploitation a existé au Nord de Longueil-Sainte-Marie et près
de Jonquières.
Mais c’est surtout à partir de la vallée de l’Aronde et de celle du Matz,
que le Sparnacien prend un développement considérable. Une exploitation
de lignites a existé à Antheuil, près de Rollot, à Conchy-les-Pots,
etc.
La feuille de Montdidier (2 e éd.), a même distingué par deux teintes
les lignites du Soissonnais et les sables à galets de Sinceny.
Graves ( 1844 ) a donné des descriptions détaillées de toutes ces exploita¬
tions qui ont aujourd’hui complètement disparu.
Leriche ( 1913 ) a eu l’occasion de revoir cette région en détail, grâce aux
travaux effectués pour la construction du Canal du Nord (aujourd’hui
abandonné). Le Sparnacien débuterait dans la région de Noyon, par des
sables blancs, à stratifications entrecroisées qui renferment des traînées de
sable ligniteux, des intercalations d’argile plastique et des grès blancs
mamelonnés. Ils ravineraient le Thanétien.
Au-dessus, des argiles plastiques ou ligniteuses succéderaient soit au
calcaire de Mortemer, soit à ces sables blancs.
Épaisseur du Sparnacien dans la région.
L’épaisseur du Sparnacien est très difficile à déterminer.
A mon avis, il convient d’éliminer de cel étage, d’une part, le calcaire
de Mortemer, d’autre part, les sables de Sinceny qui sont probablement
cuisiens.
Mais quand ces deux termes ne sont pas représentés ou ne sont pas
PAYS AU N.-W. DE L OISE
379
reconnaissables, la délimitation du Sparnacien, aussi bien à sa base qu’à
son sommet, est très arbitraire.
D’autre part, il est possible que ce que l’on considère comme le
sommet du Sparnacien ne soit souvent qu’un faciès latéral (argileux) de la
base du Cuisien (sableux), comme cela semble ressortir des documents
que j’ai publiés sur la région de Senlis (Boursaull et Lemoine, 1929).
Aussi m’a-t-il paru inutile de donner une carte des épaisseurs du Sparna¬
cien dans cette région
Épaisseur du Sparnacien et des sables de Sinceny
et altitudes de leur sommet ■ sommet des sables de Sinceny (S)
quand ils existent.
Mètres
Angicotjrt, 30 m. 45, pas de S. j à 41.90
Balagny II (Saint-Épin), 14 m. 10, pas de S. j à + 15.60
Bury, 11 m. 70 + 16 m. 38 = 28 m. 08. j à + 41.18
Cauvigny I, 18 m. 81 + 4 m. 53, S = 23 m. 27. j à + 56.59
II, 15 m. 35, pas de S. j à + 83.00
Cires-les-Mello II, 15 m. 45 -f- 6 m. 10, S = 21 m. 55... j à — 1.70
III ? + 9 m. 30, S. j à — 11.00
— (Le Tillet) IV ? + 1 m. 40 ?. j à — 10.65
Clairoix, 4 m. 90. j à + 66.40
Creil I (Tremblay), 18 m. 55 + 8 m. 60 S = 27 m. 15. j à -j- 8.25
—- II (Tremblay). j à — 2.40
— IV (Rivière), 24 m. 49, pas de S. j à + 2.55
380
PAUL LEMOINE
C.reil VI (Siemens Schuckert) 15 m. 58 + 3 m. 50 S =
19 m. 08 . j à — 12.21
— VII (Tréfilerie) 29 m. 50 + 9 m. 50 S =39 m. 00. j à -f- 14.20
Heilles, 11 m. 50.. pas de S. j à -j- 11.50
Mouy, 12 m. 78 -+- 10 m. 32 = 23 m. 10. j à + 31.80
Nogent-sur-Oise
I. Burton, 26 m. 85, pas de S. j à + 9.90
II. Monthumé, 26 m. 50, pas de S. j à + 16.00
III. Hébert, 15 m. 22 + 3 m. 96 S = 19 m. 18. j à + 10.50
Saint-Leu-d’Esserent.
I. 27 m. 45, pas de S. j à — 26.75
II. Boissy, ? 4 m. 25. j à — 6.70
Tiiiverny, ? + 7 m. 50. j à — 8.00
NU’eaux d’eau.
Le contact des sables de Cuise et du Sparnacien (généralement argileux
à son sommet) détermine des sources d’affleurement, en général d’un débit
assez faible. Le plus souvent, l’eau est très chargée de sels de fer et il est
nécessaire de prévoir sa décantation. La commune de Beaulieu-les-
Fontaines est alimentée par une source de ce type ; Tricot est également
alimentée par une source du Sparnacien, provenant de la butte de Coi-
vrel (Abrard, 1937).
On peut noter aussi les sources suivantes qui semblent déterminées par
les argiles du sommet du Sparnacien.
Cannectancourt, source du ru de Thiescourt à -f 60 m.
Dreslincourt, source du ru du Moulin à + 70 m.
Ru de Quesmy, vers + 85.
Ru de Crépigny (commune de Caillouel-Crépigny), ait. -j- 80.
Ru de Viry entre Caillouel et Béthancourt, ait. -f- 75.
Villequier-Aumont, étang vers -f- 62.
V. — CUISIEN
A. — Sables de Sinceny.
Les sables de Sinceny, aux galets noirs avellanaires s’observent fréquem¬
ment à la limite du Sparnacien et du Cuisien. Ils sont souvent reconnais¬
sables dans les sondages. Bury, Cauvigny, Cires-les-Mello, Creil,
Mouy, Nogent-sur-Oise (voir tableau ci-joint).
B. — Sables de Cuise, proprement dits.
Les sables de Cuise, ou ce que Graves (1844) appelait la glauconie
moyenne et une partie de la glauconie supérieure, ont une épaisseur
considérable dans la région considérée.
PAYS AU N.-W. DE L OISE
381
Les gîtes fossilifères y sont peu importants ; mais on trouve partout
assez de fossiles, Nummulites plcmulatus, Turrilella édita, pour dater
cette formation, en particulier àTHURY(La Cavée aux Vaches), à Thi-
verny, entre Monchy-Saint-Éloi et Villers-Saint-Paul, où ils con¬
tiennent de nombreuses dents de squales et surtout entre Cinqueux et
Pont-Sainte -Maxence.
Vers leur partie supérieure, ces sables se chargent de chaux, et on voit
apparaître des concrétions calcaires, parfois dolomitiques, en forme de
rognons, communément appelés « têtes de chat » ; ils ont depuis
longtemps attiré l’attention; Guettard, dès 1743, les a décrits à Thury
et à Boulincourt, commune d’AGNETz (près de la forêt de Hez). Buteux
(1849, Somme, p. 107), a pris l’un d’eux pour un fruit de Cucurbitacée.
Ils portent dans le Noyonnais le nom de « Pierres de Saint Étienne »,
car la légende raconte que c’est avec ces pierres que le saint fut lapidé.
Graves (p. 272), qui a décrit avec soin tous leurs affleurements, signale
qu’ils ont été exploités pour l’empierrement de la butte de Lagny, sur 10
à 12 m., à la butte Sainte-Catherine de Grandfresnoy, etc.
Le même faciès se prolonge dans le Lutétien inférieur, de sorte que la
délimitation des deux étages est parfois difficile.
Épaisseur des sables de Cuise.
On n’a que très peu de renseignements sur l’épaisseur des sables de
Cuise (Angicourt, 41 m. 81. Cires-les-Mello IV. Le Tillet, 46.50. Saint-
Leu-d’Esserent I, 53.75. Thiverny, 40.50).
Graves (p. 242) dit qu’elle diminue très vite vers le Nord et que ces
sables n’auraient plus que quelques mètres à Noyon. En réalité, il semble
que dans le Noyonnais ils aient une épaisseur constante, env. 30 m.
C. — Argile de Laon.
Ces argiles, souvent désignées sous le nom de paniselien, se trouvent
entre les sables de Cuise et le calcaire grossier.
Elles déterminent un niveau d’eau assez constant.
Ce niveau argileux rarement visible a été bien mis en évidence par le
sondage d’Angicourt, qui l’a traversé sur 7 m. 39 (sommet à -f- 91 m. 10).
C’est dans cette couche, qu’auraient été creusés les étangs de Filerval
près de Mello, le grand étang de Gouvieux (détruit en 1658), le Grand
Canal de Chantilly et peut-être les étangs de Comelle, commune d’ÛRRY-
LA-V ILLE.
Les eaux qui alimentent La Neuville-en-Hez (fontaine Saint-Louis)
proviennent de ce niveau.
A Dreslincourt, et au plateau d’Attiche, Graves, p. 266, signale à ce
382
PAUL LEMOINE
niveau une argile verdâtre formant un lit mince déterminant la source de
plusieurs ruisseaux qui descendent à l’Oise.
L’argile de Laon existe (Graves, p. 186) au niveau de la fontaine Saint-
Pierre, au-dessus de Ba bœuf ; elle est nettement au-dessous des premières
couches à Nummulites.
A Salency, en trois lits, elle a 60 cm. de puissance. Elle y détermine
la fontaine Saint-Siméon et d’autres sources. —- A LIapplincourt, com¬
mune de Salency, la fontaine d’Arson et les Prés de Salency se trouvent
à ce niveau.
Ces couches argileuses ont très peu attiré l’attention dans la région ;
il n’y a guère de captages d’eau faits à ce niveau.
Il y a cependant là une ressource hydrologique importante, étant donné
la masse des calcaires lutétiens qui se trouvent au-dessus et constituent
une zone d’alimentation importante et généralement boisée.
Cela tient à ce que depuis plusieurs années, on a préféré, pour toutes
sortes de raisons, la création de puits forés à la captation des sources.
VI. — LUTÊTIEN
Le calcaire grossier inférieur et moyen joue un très grand rôle dans cette
région, tant au point de vue topographique à cause des reliefs qu’il déter¬
mine, qu’au point de vue économique à cause de son exploitation comme
pierre de taille et comme moellons.
Il prend au Mont-Ganelon, près de Compiègne, un faciès très spécial
(Stanislas Meunier, 1904).
C’est presque partout le calcaire grossier inférieur et moyen qui a été
exploité ; à Monchy, à Mouy, à Fercourt, commune de Cauvigny,
c’est le calcaire à Millioles et à Orbitolites complanatus ; à Ully-Saint-
Georges ce sont les couches à Nummulites laevigatus ; celles-ci auraient
(Dollfus, 1880) 17 m. à Ponchon.
On n’a de renseignements vraiment précis que sur la montagne de
Noyon, qui est constituée par du calcaire grossier et dont la coupe four¬
nie par Gosselet (1899) a été résumée ainsi par Abrard (1925, p. 74-75).
Î Calcaire à Orbitolites complanatus, et Cerithium giganteum.
Calcaire à Ditrupa, avec Echinolampas calvimontanus.
Calcaire à Nummulites laevigatus (pierre à liards).
Calcaire à Nummulites laevigatus et N. Lamarcki, avec Rostellaria ampla.
Calcaire dur à Nummulites laevigatus.
Cuisien : Sable jaune avec concrétions (têtes de chat).
Gosselet et Abrard sont d’accord pour faire remarquer que le Lutétien
se termine ici par le calcaire à Orbitolites complanatus, qui serait même
réduit à ses bancs inférieurs et qui est en partie dolomitisé (Abrard, p. 72).
Le Bartonien reposerait directement sur ces couches. Le Lutétien supé-
PAYS AU N.-W. DE l’oiSE
383
rieur n’existerait donc pas ; il aurait été enlevé par érosion prébartonienne
ou plutôt il ne se serait pas déposé.
L’exploitation du calcaire grossier a été si intense qu’elle a créé une car¬
rière souterraine de 4 km. de longueur entre Cannectancourt et Dres-
LINCOURT.
Elle a également fait l’objet d’une exploitation importante, par exemple
aux carrières souterraines de la montagne Saint-Siméon (entre Noyon et
Salency, à Babœuf) ; on y exploite le calcaire à Ditrupa, et le calcaire
à Orbitolites.
A Happlincourt, on exploite du calcaire à Nummulites. Au-dessus se
trouve, vers la cote -f- 164, le calcaire à Orbitolites et Cerithium gigan-
teum , qui supporte directement les sables de Beauchamp.
Épaisseur du calcaire grossier.
L’épaisseur du calcaire grossier est impossible à évaluer avec certitude
dans la région, puisqu’il est presque partout le dernier terme de la série
sédimentaire, respecté par les érosions de la fin du Tertiaire.
Son épaisseur doit être d’une vingtaine de mètres dans la région de la
Brèche et du Thérain.
Elle est moindre (15 à 16 m.), dans la région de Montigny, commune de
Cambronne et de Machemont.
Le calcaire grossier atteint sa cote maximum (-(- 180 m.) à Grandru,
près Noyon (Graves, p. 315). Il a dans cette région 25 à 30 m. d’épais¬
seur.
Base du Lutétien (Argile de Laon).
L’argile de Laon est très rarement visible ; mais elle détermine un ni¬
veau d’eau très constant et par conséquent des sources nombreuses. L’al¬
titude de ces sources coïncide à quelques mètres avec l’affleurement des
argiles de Laon. Je les donne ici à défaut de documents plus précis.
I. — Région au Sud du Thérain.
• Mètres.
Blaincourt . -f- 80
Cires-les-Mello (base du Lutétien, Le Tillet). -f- 40.48 S 1
IL — Sud du massif de Hez.
Étang de Filerval à Thury. 65
Source du ru d’ANSACQ vers.. -f- 78
— ru de Boisicourt, commune de Bu ry vers. + 85
— ru de Bury (source Saint-Claude dite
trou de l’Enfer) vers. + 75
1. S = Renseignements dus à un sondage.
384
PAUL LEMOINE
Source du ru de Flandre dans l’agglomération de
Flandre à. -{- 70.75
Abrard (1937) cite une source de ce niveau à Balagny-sur-Thérain.
III. — Versant Nord et Est du massif de Hez.
Mètres.
La Rue-Saint-Pierre, fontaine aux Aulnes. + 115
La Neuville-en-Hez, source Saint-Louis captée
au xm e siècle. + 90
et Source du Ponchet. -|- 90
IV. — Massif à l’Est de la Brèche.
Angicourt, sanatorium. + 91 m. 10 S
Source de l’Ordibée, affluent du Rhoni (au-dessous
du sanatorium d’ANGicouRT). +80
(Le Rhoni coule à + 42).
Nointel (lavoir dans le bois au-dessus de —).+85
V. — Dans le massif entre le Matz et la Divette, l’argile de Laon paraît
avoir une grande importance et détermine à flanc de coteau de nombreux
pointements d’eau dont quelques-uns donnent naissance à des ruisseaux.
En faisant le tour du massif on note les faits suivants :
Sud de Lassigny, source de la Broyette à le Marais, ait. + 100.
Prés du Chapitre, commune de Thiescourt, entre + 100 et + 120 (à
mipente).
Bois de la Maladrerie, commune de Thiescourt + 80.
Belval, commune de Plessier-de-Roye. — Le ru de Belval prend
également sa source à + 100 + 105.
Cannectancourt. — La source de la Dive est à + 100.
Dreslincourt. — Entre ce village et Chiry, le ru du Marais de Belle-
Assisse naît vers + 100.
La rivière de Cambronne naît près de Montigny à + 90.
Elincourt-Sainte-Marguerite. — Le ru d’Elincourt à sa source au
Château, près de Bellinglise ; commune d’ELiNcouRT (ait. + 100). — Il
y a une série de mares entre + 80 et + 100.
En revenant vers Lassigny, on observe qu’à :
Gury, au sud du village, la source de la Rigotte, à la Lotte, est à + 100.
Toutes ces altitudes en affleurement, mesurées sur le plan directeur
sont très concordantes, étant données les incertitudes forcées des obser¬
vations sur le terrain.
Les tracés de la carte au l/80.000 e (feuille de Laon) paraissent devoir
être modifiés ; car ils font remonter le Sparnacien beaucoup trop haut ;
les argiles de ce niveau déterminent d’autres sources, situées 30 m. envi-
PAYS AU N.-W. DE L’OISE
385
ron plus bas, cette différence d’altitude correspondant à peu près exacte¬
ment à l’épaisseur des sables de Cuise.
VI. — Dans le Noyonnais on peut noter les altitudes de quelques ni¬
veaux aquifères qui sont évidemment déterminés par l’argile de Laon.
Mètres.
Sources de la rivière de Grandru et de son affluent
le ru de Rosby.. -(- 100
Béthancourt. — Fontaine Brissontaine, ait. -f- 98
et source Saint-Fiacre, ait. -j- 90
Ru de Pontoise, source à l’Ouest de Commenchon . + 82
L’abbaye, au Nord de Commenchon . -f- 90
Sur le bord Nord-Ouest du massif on peut noter :
La fontaine et la source de Neuville-en-Beine, ait. + 90
Les sources déterminées par le sommet du Sparnacien sont beaucoup
plus bas entre 62 et 85 m. (voir p. 380).
L’épaisseur que l’on peut en déduire pour les sables de Cuise semble un
peu inférieure à 30 m.
D’autre part, il semble que les couches aient une altitude légèrement
décroissante en allant de Noyon vers Chauny.
B. — Calcaire grossier supérieur.
Les termes les plus élevés du calcaire grossier (caillasses), sont très mal
connus dans la région et il est probable qu’ils ne se sont pas déposés.
En certains points, comme à Happlincourt, on en a même la certitude.
Le même phénomène se produit dans la région de Laon (Gosselet, feuille
de Laon parue 1902, 2 e édit.).
On n’a sur la cote du sommet du Lutétien qu’un très petit nombre de
documents.
Clermont, -)- 158 à 163.
Creil, bois de Saint-Vaast, cote 135 m. 00.
Attiche (ferme d’—), commune de Dreslincourt, vers 175.
Bois d’Autricourt, au Nord de Salency, -f- 163.
Au-dessus de Grandru, + 180 ?
VIL — BARTONIEN, ETC.
Au Sud de Creil, s’observe dans les bois de Saint-Vaast, de Saint-Michel,
de Cramoisy, un vaste lambeau de Bartonien constitué par des sables et
des grès exploités qui vont jusqu’à la cote 154, en paraissant débuter
vers la cote 135. Je n’ai trouvé aucun renseignement sur eux.
Quand on monte dans le bois de Saint-Vaast, on note l’existence d’un
386
PAUL LEMOINE
niveau argileux assez important (argile de Saint-Gobain ?), avant de cons¬
tater l’existence des grès sur le plateau.
Sur les plateaux de la région de Hez, il existe encore quelques lambeaux
de Bartonien, mais tous les autres sédiments plus récents ont été enlevés,
sauf en un point, près de Clermont.
Il existe là, près de l’ancien moulin, une poche signalée sur la vieille
carte géologique de l’Oise (Graves et Passy) et oubliée depuis sur les trois
éditions successives de la carte géologique officielle au 80.000 e . Elle existe
bien, car j’ai eu l’occasion de la rechercher et de la retrouver dans ma
jeunesse. On y trouve même des blocs de meulière, prouvant l’extension
jusque dans cette région soit du calcaire de Brie, soit peut-être même de
la meulière de Montmorency.
Les argiles de Saint-Gobain sont bien développées dans les environs
de la ferme d’Attiche (au-dessus et au Nord de Ribécourt). Elles suc¬
cèdent immédiatement aux couches à cérithes et forment (Graves, 1844,
p. 421) des amas isolés ayant 8 m. d’épaisseur au maximum, jusqu’à
l'ait. -p 188 (le contact avec le calcaire grossier paraît être vers -)- 175).
Gosselet (1895) a constaté qu’elles sont séparées du calcaire grossier
par une couche de sable quartzeux à grains assez gros. Il existe des
lambeaux analogues dans les bois de ^hiescourt et au Nord d’ELiNcouRT-
Sainte-Marguerite (ait. -p 160).
Des grès bartoniens sont signalés au-dessus de Noyon et de Grandru
(Graves, p. 438) vers l’ait. -p 180. La carte en marque avec raison d’autres
affleurements à la même cote entre Grandru et Commenchon.
VIII. — QUATERNAIRE
A. — Alluvions de l’Oise.
L’étude des alluvions quaternaires de cette région, a été faite avec un
grand soin par Étienne Patte, qui s’est surtout préoccupé de la descrip¬
tion des divers niveaux.
Les Terrasses élevées.
J’estime qu’il faut mettre à part les terrasses élevées, sur lesquelles
on n’a d’ailleurs que peu de renseignements dans la vallée de l’Oise.
Entre Tergnier et Travecy, Patte signale à 72 m. 50 (26 m. 50 au-
dessus de l’Oise), de nombreux cailloux très petits.
A Épourdon, quelques cailloux à -p 95 (47 m. au-dessus de l’Oise qui
coule à -p 48) se relient probablement aux alluvions élevées, peu nettes
d’ailleurs, de Bertaucourt, à -p 100 m. (52 m. au-dessus de l’Oise) et mon¬
tant même à -p 110 m. et -p 115 m.
387
PAYS AU N.-W. DE l'ûISE
Au plateau (I’Andelain, à -+ 105 m. (57 rn. au-dessus de l’Oise), les
cailloux, surtout des galets, sont très nombreux.
A l’Ouest de Servais, un lambeau d’alluvions se trouve à + 80 m.
(34 m. au-dessus de l’Oise qui coule à -j- 46), et se suit jusqu’à la route
d’Amigny à Saint-Gobain.
Il se relie à celui qui se trouve sur une hauteur à l’Est de Rouy, com¬
mune d’AMiGNY. De -+ 83 m. à + 92 ni., donc à 45 m. au-dessus de
l’Oise (+- 47 m.), se trouve un lambeau d’alluvions caillouteuses.
Ce sont là, en somme, les traces d’alluvions élevées (47 m., 52 m., 57 m.,
34 m., 45 m.), peut-être les restes très démantelés d’une terrasse à 55 m.
Il est très curieux que malgré que la région ait été souvent parcourue,
on ne signale pas de traces d’alluvions élevées dâns la partie aval de la
vallée de l’Oise.
Il est possible qu’à cette époque de la terrasse de 55 mètres, l’Oise supé¬
rieure se soit prolongée vers l’Avre et la Somme ; les résidus de cette ter¬
rasse formant les alluvions mortes, à éléments anciens, de la Mève à
PoNT-l’ÉvÊQUE.
En effet, le seuil entre le bassin de l’Oise et le bassin de la Somme se
trouve entre Candor et Margny-aux-Cerisês, à l’ait. -+ 94 m., l’Oise
coulant à Noyon A r ers + 40 m. et l’Avre, affluent de la Somme, étant à
Pierrepont à la cote -f- 50 m. donc à 54 m. au-dessus de l’Oise et à 44 m.
au-dessus de l’Avre.
Alluvions au voisinage du niveau de l’Oise.
(Basse Terrasse.)
On connaît des alluvions à 7 m. 50 au-dessus de l’Oise à Beautor et
à 10 m. à Fargniers.
A Vouël les alluvions à Elephas primigenius montent jusqu’à 22 m.
au-dessus de l’Oise.
A Condren (Aisne), Patte (1924, p. 498) signale d’anciennes ballastières
à 4 à 7 m. au-dessus de l’Oise. D’après l’abbé Lambert (1864), il y
aurait 5 m. de diluvium (alluvions).
A Viry-Noureuil (Aisne) Patte (1924, p. 498, 499) a relevé la coupe
suivante :
Terre et loess (ait. +58). 2 m. 50
Alluvions (à 9 m. 50 au-dessus de la plaine inondable), cailloux, petit silex
noirs argileux, quartz et quartzites noyés dans du sable. 2 m. 50
A Morlincourt, plaine du Jonquoy (ait. +- 36 m. 00 (niveau de la plaine
inondable). Patte (1924, p. 497) a observé : A la partie Nord, 4 m. 05,
d’alluvions avec Elephas antiquus, E. primigenus, Rhin, tichorhinus en
4 couches (sable, limon, sable, sables et graviers).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
PQuessy
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LES ALLUVIONS MARECAGEUSES DE L'OISE
ENTRE LA FERE ET NOYON
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Fig. 67. — Les alluvions marécageuses de l’Oise entre La Fère et Noyon.
PAYS AU N.-W. DE L OISE
389
A la partie Sud, jusqu’à 2 m. 50 de sable en 3 couches ; celle de base
est un sable très grossier avec Nummulites, probablement remaniées.
Certains blocs sont énormes (1 mètre cube).
Au-dessous, sous un peu de glaise (Tertiaire inférieur ?), on a trouvé la
craie, donc vers la cote + 32 m. 00.
A Brétigny (Oise) (au pont de l’Oise), Graves, 1847, p. 531, a signalé le
contact des alluvions et des galets et lignites sparnaciens ; il doit donc
se faire à faible profondeur.
A Salency (Oise), une terrasse marquée sur la carte géologique s’élève à
16 m. au-dessus du niveau de la plaine inondable (+ 36 m.), donc à
+ 52 m.
Tandis qu’à Noyon-Gare on a 22 m. d’alluvions (sables et graviers)
jusqu’à la cote + 20.00, à Pont-L’Évêque (écluse n° 19 du canal du
Nord) à l’ait, -j- 42 m. 10 (craie à 20-25 m.), Commont (1913, p. 246)
et Patte (1924, p. 501) signalent que : les alluvions intermédiaires
vers l’ait. + 32 m. 50 ont fourni de volumineux blocs de roches d’Ar-
derine (0 m. 40 de diamètre) : quartzite cambrien, quartz blanc avec
pyrite cuivreuse et des ossements : Elephas primigenius (mammouth),
Rhinocéros tichurinus, Bos primigenius (Bison), Cervus elaphus (renne),
Equus (cheval), loup, hyènes, etc... Graves (1847, p. 530) avait donné
des listes analogues de divers gisements voisins.
La présence des quartz cambriens (signalée probablement aussi à
Viry-Noureuil) est extrêmement curieuse dans cette vallée secondaire
et semblerait indiquer la possibilité d’un cours ancien de l’Oise vers la
Somme.
Dans cette hypothèse, je pense que, comme à Chelles (S.-et-M.),
des roches paléozoïques proviendraient du remaniement d’alluvions
plus élevées, appartenant par exemple à la terrasse de 55 m.
A Vauchelles (Oise) (écluse n° 18 du canal du Nord), ait. + 49 m. 00,
d’après Commont (1916, p. 31), les limons et alluvions ravinent à l’ait.
+46 m. 00 la marne de Marquéglise (Thanétien).
II. — En aval de Noyon.
Les alluvions récentes de l’Oise se poursuivent en aval de Noyon.
A Pontoise (Oise) au pont sur l’Oise (Patte, 1931, p. 345). Alt. du sol
+ 36 m. 35. Niveau de la rivière, + 36 m. 35. Fond du lit + 36 m. 10,
existent deux forages dont le fond se trouve à + 30 m. 60 (rive droite)
et + 31 m. 20 (rive gauche).
A mon avis le Thanétien commence à + 31 m. 55 (rive droite), à +
32 m. 85 (rive gauche). Le creusement ne serait que de 3 m. 50 et le
fond de la rivière serait actuellement sur le Thanétien.
A Sempigny (Oise). 1° d’après Patte (1924, p. 497), des sables fluviatiles
avec galets sont exploités à 4 m. 00 au-dessus du niveau de la plaine
390
PAUL LEMOINE
inondable, sur environ 2 m. 60 et contiennent : Cervus elaphus et Ele-
phas primigenius (Graves, 1847, p. 583). Ils reposent sur les sables
verts du Thanétien.
2° Pont-sur-l’Oise (Patte, 1931, p. 344-345), ait. du sol + 39 m. 36.
Niveau de la rivière + 35 m. 50. Fond du lit à 33 m. 48.
Fond du forage à + 26 m. 50 (rive droite) et -f- 26 m. 50 (rive gauche).
A mon avis, le Thanétien commence à -f- 29 m. 95 (rive droite) et -f-
30 m. 73 (rive gauche). Le creusement serait de 5 m. 55.
Le forage très ancien d’OuRSCAMP a été interprété par Graves, et
cette interprétation suivie par tous les auteurs ultérieurs me paraît
très sujette à caution. Il a admis qu’il y avait là 29 m. 22 d’alluvions,
chiffre considérable pour la vallée de l’Oise, et Patte (1924, p. 502) a
comparé ce chiffre à celui de l’épaisseur des alluvions marines à Quil-
lebeuf (29 m. 80), à l’embouchure de la Seine, à Houbdel (24 m. 00)
dans la Somme, et à ceux du Nord de la France (25 m. 00). Je ne crois
pas que cette comparaison soit admissible.
J’ai donc repris le document original de Mulot (1833) et l’ai inter¬
prété à nouveau (voir annexe). Je pense qu’il n’y a que quelques mètres
d’alluvions (5 m. 52), comme à Pontoise (3 m. 50) et à Sempigny
(5 m. 55).
Entre : Bailly (Oise) et Ribécourt (Patte, 1924, p. 497), le Tha¬
nétien marqué sur la carte est en réalité du Quaternaire (4 m. 00 de
sables avec fossiles remaniés de divers niveaux tertiaires).
A Bailly même, il a vu 1 m. 60 de sables, puis 2 m. 10 de graviers
(total : 3 m. 70).
Il ne paraît pas y avoir une très grande épaisseur d’alluvions à Lon-
gueil-Annf.l (Oise) (Patte, 1931, p. 341). Le long du canal, la drague
enlève de la glaise grise à taches rousses et à points blancs (Sparnacien)
jusqu’à 6 m. 00 au-dessous de la plaine.
Janville (Oise). Écluse de Pintrelles (Graves, 1847, p. 534, Patte, 1924,
p. 496).
Mètres.
Quaternaire
4 m. 50
Sparnacien
1. Alluvions argilo-sableuse grisâtres. 1.00
2. Sable, gravier et quelques galets. 2.00
3. Gravier et sable... 1.50
4. Argile remaniée représentant la masse argileuse des lignites.
Graves (p. 226) indique 6 m. d’alluvions et au-dessous l’argile
sparnacienne.
On n’a pas de renseignements jusqu’à Clairoix (Oise). Pont-sur-l’Oise.
Patte (1931, p. 343). Niveau moyen de la rivière -f- 30 m. 52. Alt. du sol.
+ 33 m. 20. Fin du forage à la cote 22 m. 31 (rive droite) et de -j- 22 m.
30 (rive gauche), donc à environ 8 m. 00 au-dessous de l’Oise.
Comme à Patte, il me paraît difficile de savoir si les sables de la base
sont éocènes ou quaternaires. Je pense qu’à partir de -f 24 m. 70 (rive
PAYS AU N.-W. DE l’0ISE
391
droite) et de -f- 26 m. 43 (rive gauche), on est dans le Thanétien. Le creuse¬
ment ne serait donc que de 5 m. 82.
IV. Environs de Compïègne.
On a, aux abords de cette ville, un certain nombre de forages ayant tra¬
versé les alluvions :
A Compïègne (carrefour d’Aumont), on ne trouve que 3 m. 30 de gra¬
viers dont la base se trouve à 32, quelques mètres au-dessous de l’Aisne.
A Compïègne même, sur le bord de l’Oise, on trouve :
Pont (M. Depradelle) : 20 m. 00. j à -f- 13 m. 50
Puits communal RD: 10 m. 00 d’alluvions. j à -)- 22 m. 60
Venette. Société de la Soie de Clairoix : 8 m. 50
max.<•. j à -j- 23 m. 30
Il est probable que c’cst à ces mêmes forages que fait allusion Patte
(1924, p. 501).
V. — Entre Compïègne et Creii..
On ne possède aucun document sur le lit même du fleuve.
A la Ciioix-Saint-Ouen, où l’Oise coule à + 32, Patte (1924) signale
des ballastières qui exploitent sur 2 m. 50 à 2 m. 90 (2 m. 00 dans la car¬
rière en 1931, p. 336), des graviers reposant soit sur l’argile gris clair des
lignites (1924, p. 493), soit sur le Thanétien ou même sur la craie (Patte,
1924, p. 337). M. Hemerv (1928) y a trouvé, près du carrefour du Carnois,
Elephas primigenius. Mais ce point est assez éloigné de l’Oise.
A la halte de Meux-la-Croix-Saint-Ouen, les alluvions ont été ren¬
contrées jusqu’à 12 m. 20 au-dessous de la plaine, et à celle de Longueil-
Sainte-Marie, jusqu’à 12 m. 90 (Patte, 1924, p. 501).
Près de Rhuis, à Moru, commune de Pontpoint (Patte, 1924, p. 491 ;
voir aussi, 1931, p. 336), les alluvions sont exploitées à quelques mètres
de l’Oise et au niveau de la plaine inondable ; on y a trouvé Hippopo-
tamus amphibius, Elephas antiquus, E. Trogontheri, El. primigenius, var.
sibericus, Rhinocéros Mercki, etc... et de nombreux mollusques.
Les alluvions ne paraissent pas dépasser 2 m. 00 et reposent sur des
sables blancs éocènes (thanétien).
Pont-Sainte-Maxence. — A la gare on a trouvé les sables éocènes
(thanétien) sous les alluvions, à 11 m. 30 de profondeur.
A Creil, au Tremblay, sur le bord même de l’Oise, on a trouvé 9 m. 32
et 9 m. 00 d’alluvions, ce qui met l’altitude de base à -f- 17 m. 68 et à +
18 m. 00.
A Crf.il même, les alluvions de l’Oise, ont fourni Cervus megaceros
et des mâchoires d’ Elephas ; sur la rive droite, on trouve :
392
PAUL LEMOINE
Mètres.
Brasserie de l’Union, d’après Patte. 12.00 + 16.00
Siemens-Schuclcert. 8.00 + 20.39
Rivière. 5.85 + 24.15
Il me paraît intéressant d’opposer les chiffres les plus bas :
Y. de l’Oise. Creil, Brasserie de l’Union.
V. de la Brèche. Nogent.
Y. du Thérain. Cires-les-Mello.
Le creusement, beaucoup plus considérable dans la vallée de l’Oise que
dans celle de ses affluents, semble indiquer que le creusement de ceux-ci
est très postérieur.
YI. — Aval de Creil.
A Saint-Leu-d’Esserent, les sondages du pont ont rencontré (Patte,
1924, p. 501), à 10 m. 00, au dessous de l’Oise des graviers et au-dessous
du sable vert éocène (thanétien).
A Précy-sur-Oise (Graves, 1847, p. 10; Patte, 1924, p. 501) : l’Oise
toucherait la craie.
A Boran, le sondage du pont a rencontré la craie à 8 m. 00 au-dessus
de l’Oise (Patte, 1924, p. 500). On arrive ainsi à Beaumont-sur-Oise
(voir chapitre I).
Mètres.
+ 16.00
+ 28.80
+ 22.00
A. —- Les affluents de l’Oise.
Vallée du Thérain.
On n’a, sur les alluvions du Thérain, que des renseignements très épars.
Dans la partie amont, à Crillon, on aurait trouvé des ossements fos¬
siles au moment de la fondation de l’église en 1501.
A la Caille-aux-Grès, les alluvions auraient 8 m. 00 de puissance.
Vallée du Thérain. Mètres.
Beauvais. 8.85
— Sondage Caron-Motel. 10.42
Villers-Saint-Sépulcre. 5.50
( 5.50
Hermes (ait. station à + 48). < 6.00
[ 4.20
Mouy. 8.20
Balagny-Saint-Épin 1. 7.55
Il. 7.80
Cires-les-Mello . 11.00 j + 22.00
— Chateau de Mello. j 7 70
Saint Leu d’Esserent : Boissy . 4.60 j + 35.40
Tiiiverny . 7.50 j + 32.50
PAYS AU N.-W. DE l’oISE
393
Il est évident, d’après la variabilité des altitudes de base, que les puits
ne sont pas tous sur l’emplacement exact de la vallée et que, par suite,
l’on n’a pas la certitude d’avoir le creusement maximum.
A Berthecourt, Dollfus (1880) note qu’à l’ait. + 63 m. on trouve :
Mètres.
Limons. 1.70 )
Alluvions. 5.00 j 6.70
Sable tertiaire glauconieux. 0.40 )
(Thanétien).
Vallée de la Brèche.
Dans la vallée de la Brèche, entre Bulles et Monceaux, les dépôts
tourbeux ont (Graves, 1847, p. 563-564) plus de 5 m. 50 d’épaisseur.
A Laigneville il y a 7 m. 00 d’alluvions.
Enfin, près de l’embouchure de l’Oise, à Nogent-sur-Oise, on trouve
suivant les points, 8 m. 50, 10 m. 00, 6 m. 35, et l’altitude de base se
tient vers + 28 m. 80, + 30 m. 00, + 34 m. 65 (loin de la Brèche).
B. — La tourbe.
Le problème des formations tourbeuses est à peine posé dans le bassin
de Paris.
L’épaisseur de la tourbe n’est connue qu’en de rares points :
Mètres.
Manancourt, commune de Crisoli.es, près Noyon (V. de la
Verse). 6.00 Graves.
Monchy-Humières . 4.00 à 5.00 —
Sacy-le-Grand . 0.30 à 4.00 —
Bresles . 10.00 —
Entre Bulles et Monceaux, commune de Bulles . 5.50 —
L’âge de cette formation est mal connu ; on y a recueilli de nombreux
débris romains, en particulier un bateau chargé de tuiles (Graves, p. 562),
dans les marais de Sacy-le-Grand, des blocs équarris de pierre à Mon¬
chy-Humières, des objets du moyen âge dans les marais de Bresles, mais
tous ces objets peuvent être postérieurs à la formation de la tourbe.
Les études de Dubois (1934) sur les pollens contenus dans les tourbes
sont fort intéressantes.
Il a étudié la tourbe des marais de Sacy-le-Grand sur 2 m. 90 et trouvé
la succession suivante :
_ [ Couche à Cypéracées, Graminées, Typhacées, Sphaignes.
Flandrien moyen \ „ • . \ , . . , . ,
, { Chenaie mixte, avec coudrier, bouleau, hetre, et régression du
ET SUPERIEUR / . .
i buis.
Flandrien inférieur : Pinède à Pinus montanus, quelques Epicéa.
394
PAUL LEMOINE
L’étude de la tourbe des marais de Bresles lui a fourni des résultats
analogues ; elle a été analysée sur 4 m. 25 ; il y a trouvé :
Chênaie prépondérante avec Orme fréquent et rares Tilleuls,
Aulnes, Coudriers (régression du Bouleau et des Pins ; seul
P. sylvestris subsiste). Pinède : Pinus montana et quelques
P. sylvestris avec peu de Bouleau et de Chêne.
Les végétaux proprement dits n’ont fait l’objet d’aucune étude.
Les ossements d’animaux ne sont pas caractéristiques :
Marais de Bresles : Bœuf, Sanglier, Cheval, Mouton, Chien, rarement
Castor.
Marais de Sacy : Cerf.
Sans pouvoir dater les tourbes d’une façon rigoureuse, il est probable
qu’elles sont préromaines. A Paris (Gare d’Austerlitz) elles se placent entre
les années — 1.000 et + 1.000 (Dubois, 1937).
Le marais de Sacy-le-Grand était encore navigable à l’époque romaine,
puisqu’on y a trouvé un bateau, chargé de tuiles à rebords, qui a coulé bas
(Graves, 1847, p. 563).
Flandrien moyen
ET SUPÉRIEUR
TECTONIQUE
La région est délimitée au Sud par l’anticlinal du pays de Bray que
suit le synclinal du Thérain. Les points les plus bas de celui-ci se trouvent
au droit de Creil.
Ensuite les couches se relèvent et Dollfus (1890, n° 14, p. 39) admet
que le prolongement de l’axe de Grandvillers venant du bois de Lihus
(craie à -j- 100 m.) passerait à Ribécourt (craie à -j- 30 m.) en subissant
un important abaissement d’axe.
Au delà Dollfus fait passer le prolongement du synclinal de la Bresles
à Breteuil, Gannes, Montigny, Saint-Martin-aux-Bois, Francières,
Jonquières, Le Meux, mais il ne peut pas le suivre au delà.
Un accident beaucoup plus net est l’anticlinal de Margny-les-Com-
piègne, prolongement de l’axe de Gamaches accompagné le long du Mont
Ganelon par une faille produisant une dénivellation de 80 m. environ.
Cet anticlinal passerait par Coivrel et traverserait l’Aronde à Monchy-
Humières.
En réalité, seuls l’accident du pays de Bray et l’accident de Compiègne
sont nets et ils sont très analogues par leur dissymétrie et leur caractère
faillé vers le Nord-Est.
Par contre, les deux axes de Grandvillers (anticlinal) et de la Bresles
(synclinal) ne peuvent être mis en évidence par les courbes d’altitude
résultant du dépouillement d’un grand nombre de puits.
Mais ici, comme dans le Yexin, le phénomène essentiel est l’enfoncement
du Sénonien (craie) et de tous les terrains tertiaires qui le surmontent sui¬
vant une ligne que jalonne approximativement le cours de l’Oise.
BIBLIOGRAPHIE DES TRAVAUX GÉOLOGIQUES
SPÉCIAUX AU N.-W. DE L’OISE
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PAUL LEMOINE
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de Cuise. Bull. Soc. Géol. Fr. (3), VI, 1877-1878, p. 198.
—1880. Composition des sables de Bracheux et mode d’origine de l’ar¬
gile plastique, premier produit d’une émanation terminée par le
dépôt du calcaire de Mortemer, d’après les coupes du chemin de fer
de Compiègne (Oise) à Rove (Somme). Bull. Soc. Géol. Fr. (3), VIII,
1879-1880, p. 25.
Mulot.
1833. Tableau explicatif des différentes natures de terrain rencontrées
dans le percement fait à la manufacture d’Ourscamp (Oise). Bull.
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Géol. Fr. (4), I, 1931, p. 311.
Thomas.
1895. Sur la position des sables de Guiscard. Ann. Soc. Géol. Nord,
XXIII, 1895, p. 183-185.
SONDAGES EFFECTUES DANS L’ILE-DE-FRANCE
PAR
MM. PAUL LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER.
CHAP. II. PAYS AU NORD DE L’OISE
Abbecourt, c. de Noailles (Oise).
Coupes en affleurements se faisant suite.
Dollfus, 1878, p. 17.
2° Cendrières de l’Étoile.
Sables de ( a. Limon.
Sinceny | b. Lits de galets noirs et de poudingue.
398
PAUL LEMOINE
Mètres.
l c. Argile limoneuse à Cyrena, Potamides, Ostrea .
d. Argile grise et noire avec gypse.
e. Lignite noir.
/. Argile grise interstratifiée à la base de lits jaunes.
(Lacune peu importante.)
1° Montée du bois des Godins.
1. Terre végétale et limon.
2. Argile brune ligniteuse.
3. Argile stratifiée.
4. Lits de galets noirs roulés.
5. Sable jaune stratifié sans fossiles.
Thanétien ) 6- Sable blanc et jaune par altérations fossilifères (gîte d’Ab-
becourt, un peu en contrebas).
7. Sable blanc (fin) glauconieux sans fossiles.
Sparnacien
0.60
0.80
1.50
0.10
3.00
1.50
Il est curieux de constater l’absence de calcaire de Mortemer au
contact du Thanétien et du Sparnacien et son remplacement par un lit
de galets noirs (couche 4).
Angicourt, c. de Liancourt (Oise).
Sanatorium de l’Assistance publique, sur la rive droite du Rhoni,
au-dessus de la source du ru d’Ordibée, affluent du Rhoni.
Le Rhoni coule à -f- 42.00 sur Sparnacien.
Dollfus, 1926, t. XXX, n° 162, p. 32-33.
Alt. : + 94.50.
Lutétien (
i.
>
sur 3.40 i
» 2.
|
( 3.
Argile de '
\
Laon
4.
7.39 1
1 5.
CuiSIEN
41.81
6 .
7.
8 .
9.
10 .
11 .
12 .
13.
14.
Calcaire grossier à Nummu-
lites laeoigatus .
Calcaire jaune tendre.
Argile jaune avec veines vertes
sableuses.
Argile bleuâtre compacte.
Argile rougeâtre avec pla¬
quettes jaunes.
Sables argileux jaunes fins. . .
Sables gréseux jaunes.
Sable gris avec veines argi¬
leuses.
Sable argileux jaune.
Sables jaunes un peu argileux.
Argile verdâtre sableuse.
Alternance de sables et d’ar¬
gile verte.
Sable gris agglutiné très dur. .
Argile bleuâtre très compacte
fossilifère .
Mètres.
2.80 [ de + 94.50 à +.91.10
0.60 1
3.79 \
2.10 l de + 91.10 à + 83.71
1.50 !
17.09 \
6.40 i
4.82 (
2.80 \
10.70
de + 83.71 à + 41.90
5.90 |
6.75
2.70 I
4.15 f
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
399
S PARNACIEN
30.45
Thanétien
36.05
SÉNONIEN
sur 40.60
15. Sables gris très durs.
1.00
de + 41.90 à +
11.45
16. Argile noire ligniteuse avec
sable.
2.40 1
17. Argile plastique gris foncé. . . .
3.44 1
18. Argile ligniteuse.
0.51
19. Argile plastique gris foncé. ...
0.70
20. Argile ligniteuse.
1.35
21. Argile plastique gris foncé....
1.55
22. Sables gris très fins et très durs
21.45
23. Sables gris fins moins durs....
5.40
de + 11.45 à —
24.60
24. Sables argileux.
9.20
25. Argile grise avec silex noirs. . .
0.15
65.20
26. Craie blanche à silex noirs sur.
40.45
Profondeur totale.
159.70
Peu d’eau.
Antheuil-Portes, c. de Ressous-sur-Matz (Oise).
I. Distillerie Boulanger, Dabourge et Gibert. Entrepreneur : Vincent, 1883,
Alt. : + 80.00.
a) Renseignements sur place.
Puits de 35.00 de profondeur, prolongé par un forage de 50.00 (total : 85.00 ; ait.
du fond : — 5.00).
A la partie supérieure :
Mètres.
Thanétien
sur 7.60
SÉNONIEN
1. Limon argileux.
2. Sable jaune verdâtre
3. Craie.
2.00
5.60
de + 80.00 à + 72.40
b) Journal de forage.
Avant-puits maçonné : 34.95.
Forage poussé jusqu’à 71.45 (ait. : -|- 8.55).
Débit : 20 mch. (480 mcj.).
II. Propriétaire : Briqueterie silico-calcaire. Entrepreneur : Vincent, 1926.
Alt. : -f- 78.00 environ (un peu plus bas que la distillerie).
Thanétien
5.40
SÉNONIEN
sur 6.60
Forage n° 1.
1. Sable blanc.
2. Sable rouge.
3. Sable vert. ..
4. Rognons de silex et sable vert.
5. Marne jaune et silex sable vert.
6. Marne jaune avec silex.
7. Marne jaune mélangée blanche
et silex compact.
8. Marne blanche compacte et
silex.
Profondeur totale.
Mètres.
0.50 )
0.20 /
3.25 } de -f 78.00 à + 72.60
0.35 \
1.10 ]
1.00 \
1.25 ( de + 72.60 à + 66.00.
4.35 \
12.00 '
40C
PAUL LEMOINE
Forage n° 2.
! 1. Terre végétale.
0.25
2. Sable blanc.
1.60
L 3. Sable jaune aggloméré.
3.50
Thanétien
J 4. Sable j aune et blanc aggloméré.
1.65
sur 9.61
) 5. Sable jaune et filet de sable
rouge.
1.45
6. Sable vert.
0.56
^ 7. Sable vert marneux et silex.. .
0.60
SÉNONIEN
1 8. Marne blanche et silex.
3.60
3.60
( Profondeur totale.
13.21
de + 78.00 à + 68.39.
de + 68.39 à + 64.79.
Forage n° 3.
Thanétien
sur 13.32
i
1. Terre végétale.
2. Argile noire sableuse.
3. Argile jaune, marne blanche et
filet de sable.
4. Argile verte un peu sableuse. .
5. Sable blanc..
6. Sable jaune et blanc calciné. .
7. Sable blanc et jaune calciné,
mélangé et banc de grès dur.
Profondeur totale.
1.10 )
1.30 j
1.40
0.95 I
1.85 [
0.90 \ de + 78.00 à + 64.68.
5.82 \
13.32
Eau à 4.22 de profondeur (ait. + 73.78). Ce forage n° 3 ne doit pas être au même
point que les autres.
Résumé.
Thanétien
Sénonien .
I a
80.00 à + 72.40
j à — 5.00
II. 1
+ 78.00 à + 72.60
i à 4- 66.00
II. 2
■ 78.00 à + 68.39
4 - 64 79
II. 3
+ 78.00 à + 64.68
Balagny, c. de Neuilly-en-Thelle (Oise).
I. Société française des Papiers Peints,
Entrepreneur : Vincent et C le . 1882.
Alt. : + 40.00.
Alluvions
7.55
CuiSIEN
18.95
1 1. Terre végétale jaune argileuse
(eau à 1.12, ait. + 38.88) ...
2. Sable jaune verdâtre fin maigre
3. Sable et graviers de rivière. . .
4. Sable verdâtre très fin, un peu
argileux (eau à 1.12, ait. +
38.88).
5. Sable gris verdâtre très fin,
I maigre.
1 6. Sable vert noir, très fin, un peu
argileux.
) 7. Sable gris très fin, un peu ar-
\ gileux.
Mètres.
1 50 /
170 \ de + 40.00 à + 32.45.
4.35 )
1
0.55
4.98
4.52
! de + 32.45 à + 13.50
2.95 /
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
401
8. Sable vert très fin ; un peu ar¬
gileux, avec rognons concré-
tionnés. 2.59
9. Sable vert foncé très fin, très
argileux. 3.36
Profondeur totale. 26.50
Fin du forage sur terrain dur. Eau à 1.10 (ait. + 38.90).
II. Filatures et teintureries de Saint-Épin.
Entrepreneur : Vincent et C le , 1925-1926.
Alt. : +- 40.00 environ.
Aeluvions
7.80
Cuisien
16.60
Sparnacien
14.10
9.
10 .
11 .
12 .
13.
14.
15.
16.
17.
Marne de / 18.
Marquéglisf, j
3.85 (
Remblai.
Marne grisâtre un peu argi¬
leuse.
Cailloux et silex (alluvions). . .
Sable jaunâtre et rognons de
silex (alluvions).
Sable fin verdâtre.
Sable fin brunâtre.
Sable fin verdâtre foncé.
Sable fin argileux verdâtre
foncé...
Argile brune.
Sable fin brunâtre et coquil¬
lages .
Sable fin verdâtre et rognons
de calcaire à pyrites.
Argile brune et débris de co¬
quillages .
Calcaire gris très dur à percer.
Argile brune et débris de co¬
quillages .
Argile brune et veines de
tourbe, rognons de calcaire .
Sable fin brun et coquillages
(eau à 0.30, ait. -j- 39.70).
Argile brune et veines de
tourbe .
Argile grise et petits rognons
de grès.
Thanétien
36.35
! 19. Sable fin grisâtre.
20. Sable fin marron.
21. Sable fin marron et brunâtre. .
22. Sable fin grisâtre et débris de
coquillages .
23. Sable fin grisâtre et petits
fragments de cailloux mar¬
neux.
\ 24. Sable grisâtre.
Métrés.
1
10 \
1
15 (
1
95 1
3
60 j
2
10 \
1
20 j
2
40 \
10
90 /
0
70
1
60
2
60
1
90 I
0
12 (
4
08 1
1
40 |
0
40
1
30
3
85 |
J
1
45 \
3
20
6
00
5
50 l
4
00
lli
20 /
de + 40.00 à + 32.20
de + 32.20 à + 15.60.
de+ 15.60 à + 1.50-
de + 1.50 à— 2.35.
de— 2.35à —38.70.
402
PAUL LEMOIINE
SÉNONIEN
117.30
I 25. Craie marneuse et silex noi- \
i râtre .. 0.10 1
26. Craie argileuse ferme à percer.. 12.70 1
27. Craie et petits silex. 4.80 I
28. Craie blanche. 7.90 \
29. Craie blanche et silex. 12.40 1
30. Craie blanche ferme et bancs I
de silex. 27.80 ]
\ 31. Craie ferme et débris de silex. 51 .60 1
Profondeur totale. 196.00
de —38.70 à —156.00.
Beautor, c. de La Fère (Aisne).
Maître de l’œuvre : Aciéries et Laminoirs de Beautor (Aisne).
Entrepreneur : Vincent, 1923.
Alt. : + 50.00.
Mètres.
Alluvions 1
1 L
8.00 i
! 2 -
Thanétien
) 3 -
7.80
1 4 -
' 5.
6.
i 7.
1 8 -
SÉNONIEN
) 9 ‘
sur 66.60
) 10.
j 11.
1
f 12.
Fouille, largeur 1.20.
Sable et gravier.
Sable vert argileux.
Sable vert et plaques de grès.
Craie compacte et silex.
Craie grenue et rognons.
Craie compacte.
Craie tendre...
Craie dure et silex.
Craie dure.
Craie dure et silex jaune.
Couche de silex et de craie dure comme
le calcaire.
Profondeur totale.
2.50 \ de + 50.00
5.50 ) à + 42.00
5.00 ) de + 42.00
2.80 | à + 34.20
1.20
1.10
2.50
19.40
12.50
15.00
10.00
4.90
82.40 j
de + 34.20
à — 32.40
Bury, c. de Mouy (Oise).
Maître de l’œuvre : M. Lobjeois. Entrepreneur : Vincent, 1902-1903.
Alt. : -j- 51.00 environ (Vincent).
On part certainement du Cuisien.
Mètres.
1 1. Terre végétale et terrain rapporté. 1.20 \
2. Sable terreux très ferme. 1.17
3. Sable argileux gris jaunâtre et taché de
blanc. 0.58
4. Sable jaune rougeâtre peu argileux. 2.60 de + 51.00
5. Calcaire gréseux et calcaire coquillier me- I à + 41.18
langé de sable gris jaunâtre chlorité 1
très fin... 0.55 j
6. Sable vert jaunâtre et chlorité peu solide
(eau à 6.50, ait. + 44.50). 3.72 /
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
403
Sablf.s de
S lNCENY
16.38
Sparnacien
11.70
Thanétien
sur 24.90
7. Gros cailloux roulés avec sable et frag¬
ments de calcaire.
8. Sable argileux gris verdâtre, assez ferme
(eau à 6.98, ait -j- 44.02).
9. Sable argileux vert renfermant quelques
galets de silex noir (eau à 7.15 ait. -f-
43.85). . ..
10. Sable argileux brun verdâtre très pyri-
teux, coupé par des plaquettes d’argile
noirâtre.
11. Plaquettes de grès verdâtre alternant
avec des sables verts.
12. Sable verdâtre coquillier peu argileux et
ferme..
13. Sable verdâtre et dépôt de grandes huî¬
tres (O. bellot'acina ).
14. Dépôt de coquilles et argile verdâtre dure.
15. Sable très argileux, verdâtre et ferme..
16. Argile tourbeuse assez tendre et peu
coquillée (eau à 5.60, ait. + 45.40) . .
17. Argile plastique grise verdâtre un peu
ferme.
18. Argile tourbeuse et ligniteuse.
19. Alternance d’argile noire ligniteuse et de
plaquettes, grisâtre dure.
20. Argile verdâtre très sableuse.
21. Sable gris verdâtre.
22. Sable gris verdâtre avec pyrites.
23. Sable gris gréseux et limoneux.
24. Sable grisâtre et verdâtre très fluide....
25. Sable noir et ligniteux.
26. Cailloux roulés avec galets et sable noir.
27. Sable brun fin et fluide.
28. Cailloux roulés avec sable brunâtre....
29. Sable limoneux gris verdâtre.
30. Sable limoneux verdâtre et très fin.
31. Sable grisâtre et verdâtre coquillier ... .
32. Sable gris verdâtre et limoneux.
33. Alternance de sable gris verdâtre limo¬
neux et de lits coquilliers .
34. Sable gris verdâtre limoneux et fluide. .
35. Sable gris verdâtre, très coquillier .
36. Sable noirâtre limoneux fluide.
37. Fin du forage, sable gris, teinte verdâtre,
coquillier .
Profondeur totale.
\
3.03
11.15
2.20
0.57
1.10
0.79
0.59 l de + 24.80
0.67 / à + 13.10
2.33
1.85
0.75
0.37
2.68
1.40 1
1.55
0.95
0.80
0.75
2.47
0.28
0.80
2.55
0.75
2.88
3.17
0.41
3.49
1.25
0.90
0.50
62.80 |
de + 13.10
à — 11.80
de + 41.18
à + 24.80
Si l’on admet que l’épaisseur du Thanétien soit de 30 m. (voir Mouy),
le sommet du Sénonien (craie) serait vers — 18 m.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V,
27
404
PAUL LEMOINE
Cauvigny, c. de Noailles (Oise).
I. Propriétaire : M. Masse. Entrepreneur : Vincent & C le , 1903.
Alt. probable : voisine de + 90.00.
CuiSIEN
sur 33.41
Sables de
Sincenv
4.53
Sparnacien
18.81
Calcaire de
Mortemer
1.60
Thanétien
sur 14.65
Mètres.
! 1. Terre végétale et remblai. 0.30 \
2. Argile marneuse jaunâtre très ferme... 4.45 j
3. Sable argileux jaunâtre. 1,67 I
3 a. Cailloux roulés et sable jaunâtre. 1.10 f de + 90.00
4. Sables argileux jaunâtre et rougeâtre... 13.88 f à + 56.59
5. Sable gréseux, peu argileux, noir ver- \
dâtre, très fin et ferme. 4.70 j
6. Sable vert très argileux. 7.31 ]
! 1. Cailloux roulés de silex noirs mélangés 1
d’argile verdâtre et de débris de coquil- l
lages (assez dure à percer). 0.64 f de + 56.59
8. Sable gréseux verdâtre et argileux. 2.87 ( à + 52.06
9. Sables gréseux verdâtres, peu argileux, 4
galets et cailloux roulés . 1.02 |
10. Banc de grès verdâtre très résistant.... 0.15 l
11. Banc de grès verdâtre plus tendre. 0.46 1
12. Argile noire verdâtre, coquillière et ferme. 3.15
13. Argile noire ligniteuse et assez ferme. . . 1.45
14. Tourbe sèche et dure alternant avec 1
argile noire fossilifère et lits sableux I
et graveleux. 2.50 > 3.27
15. Tourbe sèche ligniteuse et dure cou- 4
/ pée par lits d’argile brune.... 0.77 ) l de + 52.06
16. Argile plastique grisâtre et fdons sableux 1.68 / à +33.25
17. Sable gréseux, argileux et marneux et
rognons de grès. 1.20
18. Sable argileux et argile plastique grise
et blanche alternant. 2.27
19. Sable argileux et marneux très ferme... 1.68
20. Argile noire et sableuse alternant avec
tourbes noires et ligniteuses . 1.55
' 21. Sables noirs peu argileux et durs. 1.95
I 22. Marnes sableuses jaunes, rougeâtres, j de + 33.25
tachées de blanc avec débris coquilliers ; à + 31.65
[ et fragments de calcaires. 1.60 '
1 23. Sables marneux fossilifères très durs. 5.33 1
24. Sable gréseux et marneux peu fossili- 1
fère et très dur. 3.02 1 de + 31.56
, 25. Sable gréseux très fin. 4.90 t à + 17.00
I Sable gréseux verdâtre et dur. 1.40 4
Profondeur totale. 73.00 J
N. H. à 4.45 (ait. + 85.55).
Niveau de pompage à 5.80 (ait. + 84.20).
Débit : 0,900 mch ; 21,600 mcj.
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
405
Si l’on admet 30 m. comme épaisseur moyenne du Thanétien, on peut
considérer que le sommet du Sénonien (craie) se trouve ici vers la cote 0.
II. Puits communal. Entrepreneur : Vincent, 1902.
Alt. : + 90.00.
CuiSIEN
sur 7.00
Sparnacien
15.35
Calcaire de
Mortemer
2.00
Thanétien
11.20
SÉNONIEN
[ 1. Sables du Soissonnais.
| (eau à 3.00, ait. + 87.00).
1 2. Argile plastique sableuse.
3. Argile plastique coquillageuse .
4. Argile plastique très coquillageuse .
5. Coquillages (eau à 1.25, ait. + 88.75)..
6. Argile plastique légèrement tourbeuse.. ■
7. Argile plastique tourbeuse tendre.
8. Tourbe avec beaucoup de bois.
9. Argile bleuâtre très ferme.
! 10. Agglomération de sable de Bracheux,
d’argile et de craie très dure....
/ 11. Agglomération de sable tourbeux très
I dur à percer.
12. Sable tourbeux très fin, tendre.
13. Sable jaune aggloméré très dur.
14. Sable verdâtre argileux.
15. Sable aggloméré jaune, crayeux.
( 16. Craie.
7.00 | de
2.20 \
1.10
3.65
0.60 [ de
2.20 / à
2.50 l
2.00 |
1.10 )
2.00 ( d ?
1.80
0.75 f de
5.00 ( à
1.75 \
1.90 !
+ 90.90
+ 83.00
+ 83.00
+ 67.65
+ 67.65
+ 65.65
+ 65.65
+ 54.45
Profondeur totale
35.55
Les deux puits de Cauvigny n’ont aucun rapport (Sénonien à 0 et a
+ 54 m. 45, etc.), ce qui tient sans doute, comme à Précy-sur-Oise, à
ce qu’ils se trouvent de part et d’autre de la faille du Pays de Bray.
Chauny, arr. de Laon (Aisne).
I. Maître de l’œuvre : C ie de Saint-Gobain (Soudière).
Entrepreneur : Lippmann, 1895.
Alt. : + 45.00.
Quaternaire
10.78
Thanétien
sur 6.59
Sénonien
sur 142.90
( 1. Avant-puits.
[ 2. Argile verte sableuse.
( 3. Gros gravier.
( 4. Sable vert très argileux....
\ 5. Sables agglomérés.
S 6. Craie avec rognons de silex.
7. Craie dure.
8. Craie avec rognons de silex
9. Craie très dure.
10. Craie avec rognons de silex
11. Craie.
\ Profondeur totale.
Mètres.
4.00
2.00
4.78
de + 45.00
à + 34.22
3.95 ) de + 34.22
2.64 ) à + 27.63
1.39 \
23.09
13.73 / de + 27.63
27.79 V à — 115.27
12.86 l
64.04 ]
160.27 /
406
PAUL LEMOINE
II. Maître de l’œuvre : Lufbery et Chardonnier (produits chimiques).
Entrepreneur : Vincent, 1901.
Alt. : + 45.00 environ.
Alluvions
5.35
Thanétien
sur 11.85
Sénonien
sur 57.40
Mètres.
1. Béton (eau à 1.00, ait. -f- 44.00).
2. Sable vert argileux.
3. Sable et gravier.
4. Sable vert fin et gras...
5. Gravier.
6. Sable vert gras très dur.
7. Sable assez maigre gris fin.
8. Sable vert gras.
9. Sable gris assez maigre avec lignites. ...
10 Argile noire très ferme.
11. Sable très ferme gris.
12. Sable vert.
13. Craie dure (eau à 2.00, ait. 43.00)....
14. Craie avec silex (eau à 2.35, ait. +
42.65).
15. Craie grise très dure..
Fin du forage même couche..
Profondeur totale.
1.35 \
0.70 \ ,
1.06 [ d ?
0.39 \ a
1.85 J
1.65 i
1.24 J
0.51 I
3.80 ) de
2.02 I à
1.63 \
1.00 )
53.89 \
2.91 ( de
0.60 ( à
Mémoire!
74.60
+ 45.00
+ 39.65
+ 39.65
+ 27.80
+ 27.80
— 29.60
N. H. : 2.35 (ait. + 42.65).
N. de pompage : 3.80 (ait. -j- 41.20), pour 21 mch. (504 mcj).
Chiry-Ourscamp, c. de Ribécourt (Oise). Manufacture d’Ourscamp.
Mulot ( 1833 , p. 167), Graves ( 1847 , p. 532), Commont ( 1916 ,
p. 329), Patte ( 1924 , p. 501). Interprétation de Paul Lemoine.
Alt. : + 35.00.
Alluvions
5.52
CüISIEN ET
Sparnacien
sur 22.73
Thanétien
4.22
Mètres.
j 1. Terre rapportée. 3.25 ) de + 35.00
( 2. Sable et gravier d’atterrissement. 2.27 \ à + 29.48
l 3. Argile marneuse. 4.87
4. Sable jaunâtre. 0.97
5. Sable argileux. 1.95
6. Sable un peu argileux... 1.62
i l. Sable gris très fin . 3.25 /
8. Le même avec niveau d’eau . 0.97 I de + 29.48
9. Sable gris compact. 0.65 / à + 6.75
10. Sable gris argileux renfermant des li- l
gnites et des Nummulites . 6.50 I
(Augmentation d’eau).
11. Sable moins argileux avec les mêmes fos¬
siles. 1.95 /
1 12. Sable gris quartzeux très fluide. 0.97 )
13. Argile pure grise avec des veines ver- I
dâtres ressemblant aux marnes chlo- I de + 6.75
rités.. 1.30 1 à -f- 2.53
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
407
-■ 14. Sable verdâtre et noir très fluide avec co- \
I quilles d’huîtres et lignites renfermant [
I des silex pyromaques, noirs, très arron- 1
dis en forme de galets . 1.95 1
\ (Augmentation considérable d’eau)... j
1 15. Argile sableuse et crayeuse avec cail- j
lasse de la craie. 0.32 ( de + 2.53
16. Craie blanche (?). 6.98 i à — 4.77
Profondeur totale. 39.77 )
N.H. à 5 m. 84 (ait. -f 29 m. 16) (avec un diamètre plus grand, 1 m. 29).
N.H. à 1 m. 29 (ait. + 33 m. 71).
Débit (les trois niveaux ensemble) : 1.500 mcj. « eau d’excellente qualité dissolvant
le savon et faisant bien cuire les légumes ».
Choisy-au-Bac, arr. de Compiègne (Oise).
Propriétaire : Vicomte Villeneuve-Bargemon. Entrepreneur :
Alt. du sol. : -p 40.00.
Mètres.
Remblai
Sparnacien
sur 16.10
Calcaire de
Mortemer
5.10
Thanétjën
24.67
SÉNONIEN
sur 12.43
1. Marne sableuse et rognons
2. Argile noire sableuse.
3. Marne et calcaire..
4. Marne sableuse...
5. Poudingues.
6. Argile grise.
7. Grès.
8. Sable aggloméré.
9. Argile noire.
10. Grès.
11. Argile grise sableuse.
12. Sable vert argileux.
13. Craie blanche avec silex. .
Profondeur totale.
I. 00 j
II . 00 )
5.10 j
4.10 /
1.00 (
0.75 \
1.40
0.60 I
1.10 f
1.25 (
4.70 \
3.35
11.52 /
12.43 l
59.30 )
Lippmann.
de + 40.00
à + 39.00
de + 39.00
à -f 22.90
de + 22.90
à + 17.80
de + 17.80
à — 6.87
de — 6.87
à — 19.30
Choisy-la-Victoire, c. de Clermont (Oise).
I. Vieux puits communaux : 30.00.
(Tarissement, eau polluée).
Quaternaire
II. Entrepreneur : De Hulster.
Alt. : -p 86.00, environ.
Mètres.
1. Terre végétale. 4 ' 00 j ^ + 82^00
Thanftien ( 2. Argile avec des bancs degrés. 15.00 ) de + 82.00
sur 31.00 ( 3. Grès gris jaunâtre... 16.00 j à + 51.00
408
PAUL LEMOINE
SÉNONIEN
sur 48.00
4. Craie..
5. Calcaire siliceux....
6. Craie très plastique
7. Craie et silex.
Profondeur totale..
5.00 \
6.00 / de 4- 51.00
27.00 > à + 3.00
10.00 \
83.00 '
L’existence du Thanétien n’est même pas mentionnée sur la carte
géologique (feuille de Beauvais, 3 e édition) !
Cires-les-Mello, c. de Neuilly-en-Thelle (Oise).
I. Château de Mello. M. le baron Seillières. Entrepreneur : Vincent, 1893.
Alt. : + 33.00 environ.
! 1. Remblai (eau à 1 m. 61, ait. + 31 m. 39). 1.30 \
2. Argile gris foncé vaseuse, peu sableuse. .. 2.45 1
3. Argile gris foncé vaseuse, très sableuse... 0.55 r de + 33.00
4. Argile gris foncé sableuse et petits silex. . 0.41 ( à -f- 26.10
5. Graviers et gros silex. 2.19 \
Profondeur totale.. 6.90 /
Cette coupe montre nettement que les puits du château sont situés sur
les bords du Thérain et permettent, par suite, plus facilement l’interpré¬
tation du deuxième puits.
II. Château de Mello. Entrepreneur : Vincent, 1893.
Alt. : + 33.00 environ.
Alluvions
7.70
CulSIEN
27.00
Mètres.
I 1. Terrain de remblai. (Eau à 1.20, ait. 1
1 + 31.80). 0.85
2. Argile gris foncé vaseuse, peu sableuse. . 2.35 /
3. Argile gris foncé vaseuse, très sableuse... 0.78 ( de
4. Argile gris foncé sableuse, avec petits ( à
silex j aunes. 0.65 1
5. Gros graviers avec gros cailloux de silex
en quantité. 3.07 /
6. Sable vert foncé très fin. 0.45 1
7. Sable gris foncé avec plaquettes de grès
de 0.07 à 0.08 ép. (Eau à 1.38, ait. -f-
31.62). 2.35
8. Sable gris foncé très fin, ligniteux. 2.90
9. Sable gris foncé avec petits silex roulés
noirs et jaunes. 1.85
10. Sable gris foncé ligniteux, très pyriteux. 4.55
J 11. Sable gris foncé peu ligniteux, avec un peu ) de
\ de coquillages . 2.90 à
12. Sable gris foncé très fin, sans coquillages .
(Eau à 1.20, ait. + 31.80). 3.05
13. Sable gris foncé très argileux. (Eau à
1.08, ait. + 31.92). 2.50
+ 33.00
+ 25.30
+ 25.30
— 1.70
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oiSE
409
14. Plaquette de grès gris foncé. (Eau à 1.04,
ait. + 31.96).
15. Argile gris foncé, très peu sableuse. (Eau
à 1.00, ait. + 32.00).
I 16. Sable gris foncé avec veines verdâtres
pyrites et silex roulés .
17. Sable gris blanc très fin, avec quelques
pyrites de fer. (Eau à 0.98, ait. +
32.02).
18. Sable gris foncé peu argileux. (Eau à
0.97, ait. + 32.03).
19. Sable blanc avec fossiles (dents de poisson)
et silex roulés. (Eau à 1.01, ait. +
31.99)..
20. Sable gris foncé avec quelques petits
petits coquillages .
21. Sable gris foncé, silex roulés, pyrites et
coquillages .
Sables de
SlNCEN Y
6.10
0.12
6.33 /
0.95
1.19
0.86 [ de — 1.70
> à — 7.80
1.65 l
0.90 |
0.55
j 22. Argile gris foncé peu sableuse, coquil¬
lages et petits silex. (Eau à 1.05, ait.
+ 31.95).
23. Argile gris foncé très ferme, très peu
sableuse, avec plaquettes de coquil¬
lages de 0.10 à 0.12 d’ép. très dure à
percer.
24. Argile plastique brun foncé noirâtre.
25. Lignites et coquillages.
26. Argile gris foncé, sableuse, tendre, lignites
et coquillages .
27. Argile gris bleuâtre ferme.
28. Argile gris foncé, très sableuse.
29. Lignites et petites veines d’argile jaune,
sableuse.
30. Argile plastique brun foncé et lignites. . .
31. Lignites ..
32. Argile plastique, coquillages et lignites . .
33. Argile plastique très peu ligniteuse. (Eau
à 1.05, ait. + 31.95).
| 34. Argile plastique brune avec veines blan-
1 châtres.
■ 35. Argile plastique blanche, très sableuse. . .
Sparnacien
15.45
1.90
1.75
1.65
0.65
1.30
1.05
1.15
0.30
0.80
1.05
1.70
0.70
1.30
0.15
de — 7.80
à — 23.25
I 36. Sable gris blanc très fin, avec coquillages.
(Eau à 0.12, ait. à + 32.88).
37. Sable gris blanc très argileux.
38. Sable gris noirâtre ligniteux.
39. Sable gris très foncé pyriteux. (Eau à
4.00, ait. à + 37.00).
40. Sable gris noirâtre argileux, ligniteux,
pyriteux.
41. Sable gris plus gros ligniteux.
42. Sable gris noirâtre argileux, lignites et py¬
rites.
Thanétien
30.45
0.95
1.65
2.25
3.10
0.55
°' 85 \ de — 23.25
0.70 ( * 53.70
410
PAUL LEMOINE
Sénonien
0.50
Quaternaire
11.00
CUISIEN
sur 33.00
Sables de
Sinceny
9.30
Sparnacien
sur 21.55
43. Sable gris très fin argileux, avec petits co- |
quillages ...' 3.25 I
44. Sables gris blanc, coquillages en grande
quantité. 3.55 I
45. Sable gris blanc, peu de coquillages et peu
argileux. 1.60
45. Sable gris blanc, peu de coquillages, non
argileux. 12.00
1 de
47. Craie blanche tendre à silex. 0.50 !
_ ) a
Profondeur totale. 87.20
53.70
54.20
III. Paul Lemoine, 1928.
Alt. : + 33.00.
1 1. Terre végétale (terrain rapporté).
2. Sable durci (grès pourri).
3. Argile verte et jaune.
4. Sable durci (grès pourri).
I 5. Sable vert.....
6. Sable gris verdâtre.
1 7. Sable gris verdâtre avec fragments de py¬
rite grise...
8. Sable gris verdâtre.
9. Sable gris verdâtre avec filon d’argile
de 0.05.
, 10. Sable gris verdâtre..
11. Sable gris verdâtre avec rognons de sable
durci argileux jaune et vert.
12. Sable gris verdâtre, avec points noirs
fréquents.
13. Sable gris verdâtre.
14. Sable gris verdâtre devenant plus foncé.
15. Sable gris verdâtre avec petits coquillages.
16. Sable gris verdâtre argileux.
! 17. Sable gris verdâtre argileux avec rognons
de silex noirs .
18. Argile gris verdâtre avec coquillages dont
quelques-uns ont 0.10 de diamètre...
19. Argile verdâtre sablonneuse avec coquil¬
lages fossiles pyriteux, fragments de py¬
rite, entourés de matières charbonneuses.
20. Argile grise plastique.
21. Argile gris verdâtre avec petits coquil¬
lages .
! 22. Argile gris verdâtre avec petits coquil¬
lages .
23. Argile gris verdâtre avec petits coquillages.
24. Lignite brun argileux en filets de 2 à 3
centimètres.
Mètres.
3.50 )
4.50 / de + 33.00
1.50 ( à + 22.00
1.50 )
3.00
7.50
1.00
1.00
de + 22.00
à — 11.00
3.00
1.00
4.00
0.80
7.20
1.50
1.00
2.00
11.00
20.30
1.70
1.00
1.50
1.50
1.50
4.50
0.50
20.30
41.85
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
411
25. Argile gris verdâtre avec coquillages .... 1.00 I
26. Argile noire charbonneuse . 0.05
27. Lignite ...sur 8.30
\ Profondeur totale. 74.85
IY. Château du Tillet. Propriétaire : comte Henry d’Yanville.
Entrepreneur : Vincent & C le , 1892.
Alt. : + 100.00.
(Départ sur calcaire grossier supérieur au contact du Bartomen.)
Les puits communaux ont 51 m. et 49 m. de profondeur ; ils vont donc
vers l’altitude -f 49.00 et + 51.00 et s’alimenteraient dans la base du
Lutétien.
Lutétien
48.25
Mètres.
1. Puits maçonné. (Eau à 46.15, ait. + ) de-f- 100.00
53.85. 48.25 j à + 51.75
Lutétien
inférieur
;ur 11.27
| 2. Calcaire chlorité gris jaunâtre avec ro-
1 gnons en plaquettes de 7 à 8 cm. d’é¬
paisseur.
3. Roche calcaire chloritée grise très dure .
4. Calcaire chlorité gris jaunâtre avec ro¬
gnons calcaire gris.
5. Roche calcaire chloritée grise très dure .
6. Calcaire chlorité gris jaunâtre très ferme.
7. Roche calcaire chlorité gris très dur. . ..
8. Calcaire chlorité gris verdâtre très dur
par place.
9. Roche calcaire chlorité gris verdâtre très
dur.
J 10. Calcaire chlorité gris jaunâtre tendre...
11. Roche calcaire chlorité gris jaunâtre
très dur.
12. Calcaire chlorité gris jaunâtre avec ro¬
gnons en plaquettes.
13. Roche calcaire chlorité gris jaunâtre très
dur.
| 14. Calcaire chlorité gris jaunâtre avec ro¬
gnons en plaquettes de 5 à 6 cm. d’é-
seur. (Eau à 45.95, ait. -f 54.05).
| 15. Roche cale, chlorité gris verdâtre.
j 16. Calcaire chlorité gris jaunâtre avec ro¬
gnons en plaquettes de 8 à 10 cm.
17. Roche cale, chlorité gris jaunâtre. (Eau à
1 45.85, ait. -j- 54.15).
1.35
0.28 j
1.50 i
0.22
0.50
0.31
0.55
0.43
0.34 \ de + 51.75
/ à + 40.48
0.57 j
1.10 l
0.88 I
1.43
0.44
1.05
0.32
Argile
de Laon
4.63
18. Argile jaunâtre veinée grise et veines de
de sable vert..
19. Argile brun foncé très sableuse (Eau à
45.60, ait. + 54.40).
1.58
3.05
de -j- 40.48
à + 35.85
412
PAUL LEMOINE
CuiSIEN
46.50
Sables de
S lNCEN Y
1.40
Sparnacien
sur 0.45
20. Sable gris foncé peu argileux.
21. Argile gris verdâtre très sableuse, très
ferme. (Eau à 45.72, ait. -f- 54.28).
22. Sable gris verdâtre peu argileux fin. (Eau
à 45.80, ait. + 54.20).
23. Sable gris foncé verdâtre fin. (Eau à 45.87,
+ 54.13).
24. Sable verdâtre fin...
25. Sable jaunâtre très fin. (Eau à 45.92,
45.70 ; ait. + 54.08, + 54.30).
26. Sable gris foncé très argileux..
27. Sable gris foncé non argileux très fin...
28. Sable gris jaunâtre un peu argileux. . . .
29. Sable gris verdâtre avec petites veines
rouges et veines d’argile jaune.
30. Sable gris verdâtre peu argileux avec
/ pyrites de fer.
31. Sable gris bleuâtre non argileux très foncé.
32. Sable vert foncé.
33. Sable gris foncé très argileux.
34. Sable gris très fin.
35. Sable gris argileux.
36. Sable fin gris blanc non argileux, un peu
ligniteux.
37. Sable gris foncé avec petites veines d’ar¬
gile grise. (Eau à 46.05, 47.10 ; ait.
53.95, + 52.90).
38. Sable gris peu argileux avec quelques
petits coquillages. (Eau à 47.35, ait.
+ 52.65).
39. Sable gris très argileux avec un peu de
lignite. (Eau à 47.20, ait. -f- 52.80).. . .
40. Sable gris foncé très peu argileux et li¬
gniteux. (Eau à 47.00, ait. -(- 53.00)...
0.30
2.20
3.05
4.20
2.20
3.05
0.35
1.85
2.80
1.60
3.30 l de -f 35.85
2.85 / à — 10.65
0.70
0.60
0.35
0.85
4.25
1.15
4.3 >
1.35
41. Sables gris foncé avec quelques petits \
cailloux de silex noir en quantité. (Eau à J
46.80, ait. -f 53.20). 0.65 ! de — 10.65
42. Argile gris foncé. 0.40 f à — 12.05
43. Sable gris foncé sableux avec silex roulés '
et coquillages . 0.35 j
44. Argile gris foncé sableuse très pyriteuse. 0.45 1 de — 12.05
Profondeur totale. 112.50 ) à — 12.50
V. Hameau de Villeneuve-sous-Tillet, Oise.
Graves, 1847 , p. 251.
Alt. : + 90.00 environ.
I. Puits de recherches de 1837.
f 1. Sable argileux glauconieux.
2. Argile noire pyriteuse avec pyrites en
boules. I
3. Argile sableuse feuilletée. J
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
413
Spàrnacien
sur 35.00
\
4. Lit (plusieurs décimètres, formé en en- Mètres. I
tier de grandes Ostrea bellovacina )... I
5. Sable avec filets de lignites, terreux 35.00 f de + 90.00
alternant avec des cordons de marne ' l à + 55.00
calcaire blanche à coquilles lacustres I
6. Lignites terreux, jayet, pyrites. j
7. Les fossiles lacustres sont presque à
fleur de terre au bas de l’escarpement J
IL Puits de recherches de 1789.
Profondeur : 40.00, avec galerie de 1.660 m. 00, dans une couche de lignites de 2.00.
Clairoix, c. de Compïègne (Oise).
Pont Neuf à la jonction de la Route nationale et du Chemin de Clairoix.
Thomas, 1895, p. 184 (coupe en affleurement).
La craie est à -)- 32.00.
Mètres.
CuiSIEN
Sparnacien
4.90
Calcaire de
Mortemer
17.00
Thanétien
12.50
Sf.nonien
1. Sables de Cuise.
2. Argile brune.
3. Lignites, cendres noires.
4. Argile plastique verte, jaune par alté¬
ration.
5. Calcaire tufacé (Rilly).
6. Argile, marnes.
(Marnes de Marquéglise) 1 . 8.00
7. Sable grossier à stratification inclinée
2.50 à
8. Sable glauconieux, fin, durci, en banc
assez compact, stratification inclinée
1.30 à
9. Poudingues de petits galets noirs, con¬
crétions marneuses, dents de squales,
huîtres. . 0.50 à
10. Sable gris assez gros, avec petits galets
de silex (très rares) ; rognons de marne
blanche. 0.65 à
11. Sable fin, non stratifié, vert, glauconieux.
1.35 à
12. Galets et cailloux .
0.40
2.00
2.50
9.00
4.00
2.50
1.00
de
à
de
à
66.40
60.50
61.50
44.50
de
44.50
+ 32.00
1.20
3.00
0.80
4(7
i Profondeur totale. 34
( 13. Craie.
I Profondeur totale.... 31.80
1. Les marnes de Marquéglise (couche 6) se voient également au Vieux Mont (angle de la R*«
N 10 et du chemin de Machemont), à la cote -f 67. On a conservé ici le numérotage de Thomas.
Compïègne (Oise).
I. Carrefour d’Aumont, sur la route de Choisy-au-Bac.
Patte (1931, p. 337 à 341).
Le sol se trouve à environ 5 m. 00 au-dessus de l’Oise, donc vers -(- 35.00
mais on trouve l’Éocène à 3 m. 00 de profondeur.
414
PAUL LEMOINE
Mètres.
Alluvions t 1. Graviers. 3.00 ) de -f- 35.00
3.00 j j à + 32.00
! 2. Sable gris. 9.00 i
3. Banc de glaise. 1.00 I
4. Sable vert. 14.00 , de + 32.00
5. Banc de glaise. 2.00 i à + 3.20
\ 6. Sable très vert comme de la peinture. . . 2.80 ;
Profondeur totale. 31.80
II. Puits municipal sur le bord de l’Oise (rive gauche)
Alt. : + 32.60.
Alluvions
10.00
Sénonien
3.59
Mètres.
1. Terre végétale. 2.00
2. Sable très fin, blanchâtre, un peu gras... 3.35
3. Sable fin blanchâtre, assez gras, avec
rares cailloux calcaires et quelques
cailloux calcaires. 1.05
4. Couche de marne fine. 0.15 I
5. Sable fin, argile, calcaire, mélangé de
débris de silex et de marne dure [craie], 1.75
6. Croûte dure très difficile à briser au cou¬
teau [calcin]. 0.10
7. Sable formé de débris de roches broyées
par le ciseau [argile à silex].. 1.60
8. Marne dure [craie]. 2.80 )
9. Roche dure et compacte sur. 0.79 (
Profondeur totale. 13.59 j
de + 32.60
à + 22.60
de + 22.60
à + 19.01
Niveau de l’eau dans l’Oise (barrage en aval) + 29.29.
Niveau en basses eaux (chômage) + 27.50.
N. H. : dans le puits 3.20 (ait. -f 29.40).
Le forage de recherche est tubé jusqu’à 12.50 de profondeur (ait. 20.10).
Le puits en aval n’est creusé que jusqu’à 25 m. 85 ; le puits en amont
atteint la côte + 22 m. 80.
III. Maître de l’œuvre : M. Despradelle.
Entrepreneur : Vincent, 1913-1914, nettoyage en 1923
(pour absorption d’eau).
Alt. : -f- 33.50 environ (Oise vers -f 32.00).
Alluvions
20.00
Sénonien
Mètres.
1. Avant-puits. (Eau à 1.50, ait. + 37.00
variable). 5.90
2. Sable et petits graviers. 14.10
3. Craie jaunâtre sans silex.
Profondeur totale .. 20.00
de + 33.50
à + 13.50
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
415
Creil, arr. de Senlis (Oise).
I. Le Tremblay sur R. G. de l’Oise.
Compagnie parisienne des Couleurs d’aniline (Usine Kuhlmann).
Entrepreneur : Porte!, 1903-1904.
Paul Lemoine, 1928, p. 286-287.
(Interprétation nouvelle pour les sables de Sinceny et le calcaire de
Mortemer.)
Alt. : + 27.00.
1. Terre végétale.
Mètres.
0.20
2. Glaise vaseuse jaunâtre.
1.10
3. Tourbe noire.
0.75
4. Sable gris verdâtre.
0.85 1
9.32
5. Glaise bleuâtre..,..
3.20 \
6. Sable gras gris.
0.65 (
7. Glaise sableuse avec silex noirs roulés. . .
0.77 }
8. Sable aggloméré de silex cimenté très dur.
1.58
9. Tourbe, sable gris par petites veines. . ..
0.22 /
10. Glaise marneuse avec grès calcaire.
1.20 \
11. Sable gris compressé à l’état de grès
tendre.
1.28
1 12. Sable vert, silex noir.
1.95 J
CüISIEN
1 13. Sable vert gras.
1.65 [
sur 9.43
14. Argile verte avec grès vert par gros ro-
)
gnons..
1.75 (
15. Sable vert compressé de grès vert à l’état
de roche dure.
0.68 '
16. Argile verte et rognons de grès.
0.39
17. Sable vert compressé à l’état de roche. . .
0.53 ,
18. Sable vert gras, avec silex noirs roulés. . .
3.10
Sables de
19. Sable vert gris compressé à l’état de roche,
j
Sinceny
dur à percer.
2.25 V
8.60
20. Sable gris ferme à percer.
1.22 i
21. Sable gris compressé à l’état de roche. . .
2.03 ]
22. Glaise grise noire, coquillage brisé , silex
noir alternant avec veines de sable gris.
4.35 1
Sparnacien
23. Argile grise bleuâtre, lignite (alternance
de veines de sable gris).
11.62 (
18.55
24. Marne grise graveleuse (verte d’après un
/
autre document).
0.73 l
25. Marne, grise, alternant, avec marne grise
graveleuse.
1.85 J
Calcaire de |
26. Marne blanche compacte dure à percer
Mortemer
et calcaire.
1.10
1.75
27. Marne grise.
0.65
28. Sable blanc.
0.85
29. Sable blanc très fin (eau jaillissante)....
0.85 |
13.90
30. Sable vert argileux, marne grisâtre....
6.45 l
31. Sable noir, coquillages brisés.
5.75 (
Profondeur totale.
61.55 )
Débit : 34 mch. (840 mcj.).
de + 27.00
à + 17.68
de + 17.68
à + 8.25
de + 8.25
à — 0.35
de — 0.35
à — 18.90
de — 18.90
à — 20.65
de — 20.65
à — 34.55
416
PAUL LEMOINE
II. Sondage du Tremblay.
Un second sondage a été fait au Tremblay (Paul Lemoine, 1928).
La coupe serait :
Alt. : + 27.00.
Mètres.
Quaternaire.
. 9.
.00
de
+
27.
00
à 4-
18.
.00
Cuisien.
. 20
.40
de
4-
18
.00
à —
2.
,40
Sparnacien.
. 22
.60
de
2.
.40
à —
25.
.00
Thanétien.
. 27
.45
de
25
.00
à —
52
.45
Profondeur totale .
. 79.
45
III. Compagnie des Eaux.
Je ne possède aucun renseignement sur le puits de la Compagnie des
Eaux (Paul Lemoine, 1928).
On sait seulement qu’il a atteint le Thanétien.
IY. Sondage Rivière (1900).
Paul Lemoine, 1928.
Alt. : -p 30.00 (admise).
Quaternaire
5.85
CuiSIEN
sur 26.70
Sparnacien
24.49
1. Terre végétale.
2. Sable gris verdâtre argileux.
3. Sable et grès graviers roulés.
4. Sable et graviers fins.
5. Gros blocs calcaires siliceux..
6. Sable vert fin (Soissonnais).
7. Sable grès fin et quelque graviers.
8. Sable gris bleuâtre fin très dur.
9. Sable gris très fin moins dur.
10. Gros rognons grès très durs.
11. Sable gris verdâtre très fin argileux.
12. Grès vert très dur.
13. Sable gris verdâtre, maigre très dur. . . .
14. Argile gris bleuâtre plastique et débris
coquillages .
15. Marne gris bleuâtre très dure.
16. Argile gris bleuâtre et débris de coquil¬
lages .
17. Marne gris blanchâtre très dure.
18. Argile brune et débris de coquillages. .. .
19. Argile noire et lignite.
20. Sable gris très fin.
21. Argile verte très dure.
22. Argile brune avec veines grises.
23. Argile noire (3 litres-minute soit 0.18
mch.).
Mètres.
1.42 \
0.83 i
0.95 l
2.40 \
0.25 ]
de + 30.00
à + 24.15
4.50 |
2.90
5.85 /
2.20 ' de 4- 24.15
0.24 ( à — 2.55
8.26 \
2.30
0.45 !
3.20
0.20
0.89
0.76
1.62
0.86
1.72
0.50
2.98
1 de- 2.55
3.22 / à — 27.04
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
417
24. Argile grise très compacte (eau à fleur
du sol). 3.20
25. Marne blanchâtre assez dure. 0.92
26. Argile verte très dure, très compacte... 0.77
27. Argile verdâtre très dure et veines grises
sableuses. 1.65
28. Argile noire dure et pyrites. 1.40
! 29. Argile noire dure et veines grises sa-
\ bleuses. 0.60 J
1 30. Sable brun foncé un peu argileux dur. \
Eau jaillissante 57.70 de profondeur
(ait.— 27.70). 2.25 I
31. Sable gris fin maigre et débris de coquillages. 1.10 f de — 27.04
32. Sable gris très dur à percer. 0.85 / à — 32.09
33. Sable gris blanchâtre et débris de coquil- 1
lages . 0.85 1
Profondeur totale. 62.09 j
Débit : 4 mch., soit 96 mcj.
Un autre document dit 300 litres à la minute, soit 432 mcj..
Il existe un second forage ayant donné également 4 mch. (96 mcj.).
V. Près la Mairie.
Propriétaire : Établissements Kuhlman. Entrepreneur : Vincent, 1927.
Alt. : 28.00 environ.
Mètres.
! 1. Vieilles maçonneries et argiles. 4.00 \
2. Argile compacte. 4.00 1
3. Argile sableuse. 2.00 f de -f- 28.00
4. Argile grasse. 1.30 i à + 13.25
6. Silex avec calcaires roulés. 2.30 1
\ 7. Calcaire compact dur (calcin). 1.15 /
CuiSIEN
sur 24.85
1 8. Sable fin gras.
9. Silex et sable, sable argileux.
10. Sable argileux bleuté.
11. Sable gris dur.
12. Sable argileux verdâtre.
1 13. Sable gris dur sans argile avec passage
de grès.
14. Grès.
15. Sable argileux verdâtre.
16. Grès.
\ 17. Sable gris argileux.
2.25
4.10
0.70
5.70
5.50
3.00
1.40
0.70
0.90
0.60
de + 13.25
à — 11.60
Sparnacien
18.30
18. Argile noire.
19. Grès coquillier .
20. Argile noire mélangée de lignites, d’ar¬
gile jaune et d’argile verte.
21. Argile plastique bleue..
1.60 \
2 ' 80 ( de — 11.60
3.00 *- 29 ’ 90
10.90 J
Calcaire de
Mortemer
1.10
i
(
22. Calcaire très dur
1.10
de — 29.90
à — 31.00
418
PAUL LEMOINE
23. Sable blanc.
24. Sable légèrement foncé
Profondeur totale....
N. H. : au sol.
N. de pompage : 5.50 (ait. + 22.50).
Débit : 44.3 mch.
Thanétien
sur 12.20
10.00
2.20
71.20
) de — 31.00
( à — 43.20
VI. Paul Lemoine, 1928, p. 288 (interprétation nouvelle).
Usine Siemens-Schuckert.
Alt. : + 28.39.
Mètres.
Alluvions
8.00
CuiSIEN
sur 32.60
Sables de
Sinceny
3.50
Sparnacien
15.58
Calcaire de
Mortemer
1.32
1. Remblai...
2. Marne jaune et noire très compacte.
3. Alluvions et coquillages .
4. Sable fin, gris bleuâtre...
5. Sable fin, avec rognons de silex.
6. Plaquette de calcaire gréseux très dur....
7. Sable gris très fin.
8. Sable gris très fin et jaune, marneux. . . .
9. Sable gris vert foncé, pyriteux et mar¬
neux.
10. Sable gris très fin...
11. Sable marneux et cailloux ronds noirs. . .
12. Argile noirâtre.
13. Fossiles et coquillages
14. Argile très noire.
15. Calcaire grisâtre dur..
1.80
2.10
4.10
de + 28.39
à + 20.39
11.00
3.57
0.40
5.28
4.25
3.80
4.30
\
i
de + 20.39
à — 12.21
350 } de — 12.21
( à — 15.71
0.87
0.55
14.16
de
à
de
à
15.71
31.29
31.29
32.61
/ 16. Sable gris blanc très fin. 2.95
Thanétien \ 17. Argile noire. 5.25 / de -— 32.61
sur 9.45 ) 18. Sable blanc et coquillages . 1.25 l à — 42.06
( 19. Argile noire et beaucoup de coquillages. j
Profondeur totale. 70.45
Débit : 7 mch. soit (168 mcj.).
VII. Société des Forges, Tréfileries et Pointeries.
Entrepreneur : Lippmann, 1905.
Alt. : + 28.00 (admise).
Mètres.
Alluvions et 1 1. Avant-puits. 2.00
Cuisien ) 2. Argile jaune. 1.50
13.80 [ 3. Gros rognons de silex et sable jaune.... 10.30
de -f 28.00
à + 14.20
Sables de /
Sinceny j 4. Sable vert très dur, avec cailloux
9.50
9.50
de -f 14.20
à -f 4.70
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
419
Sparnacien
29.50
Calcaire de
Mortemer
1.15
Thanétien
30.88
Sénonien
0.87
I 5. Sable vert argileux.
6. Sable vert très dur avec cailloux.
7. Grès vert très dur.
8. Argile verte compacte avec coquillages.. .
. 9. Sable vert très dur avec cailloux.
10. Argile verte compacte.
11. Argile noire avec veines de sable gris. . . .
12. Argile verte compacte avec coquillages. .
13. Argile noire.
14. Argile verte.
| 15. Calcaire très dur.
i l6. Marne grise.
17. Sable blanc fin argileux.
18. Sable gris très fin.
19. Sable gris très fin avec coquillages .
20. Sable gris aggloméré très dur.
| 21. Craie à silex.
Profondeur totale.
7.70 j
1.88
0.42
3.10 I
1.70 (
2.10 )
1.60 1
2.10 \
7.10
1.80
1.15 l
0.30 \
5.25 j
9.54 (
8.35 \
7.44 ;
0.87 |
de
à
de
à
de
à
de
à
85.70
N. H. : au début à 2.40 (ait. + 25.60).
à la fin à 1.70 (ait. + 26.30).
Débit : inconnu.
VIII. Propriétaire : Brasserie Munck. Entrepreneur : Vincent,
Alt. : + 28.00 admise.
CuiSIEN
sur 40.00
1. Avant-puits.
2. Sable jaune fin..
3. Sable verdâtre un peu gros.
4. Sable vert argileux, dur à percer.
5. Roche verdâtre moyenne dureté
6. Sable vert très dur.
7. Sable vert tendre.
8. Sable vert très dur.
9. Sable vert tendre un peu gros. . .
10. Sable bleu.
Profondeur totale.
Mètres.
9.20
2.40
1.50
2.50
0.60
2.80
2.03
0.50
1.47
17.00
40.00
de
à
Altitude de base des divers étages.
Q Cuisien Sinceny Sparn. Mortemer
I. Le Tremblay. + 17.68 + 8.25 — 0.35 —18.90 —20.65
II. — . + 18.00 — 2.40 .—25.00 .
III. C Ie des Eaux... .
IV. Rivière. + 24.15 — 2.55 .—27.04 .
V. Mairie (Kuhlmann). + 13.25 — 11.60 .—29.90 —31.00
VI. Siemens-Schuckert. + 20.39 —12.21 —15.71 —31.29 —32.61
VII. Tréfileries et Poin-
teries... + 4.70 —24.80 — 25.95
VIII. Brasserie Munck .. . J à 12 .
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
+ 4.70
— 24.80
— 24.80
— 25.95
— 25.95
— 56.83
— 56.83
— 57.70
1884.
+ 28.00
— 12.00
Than.
— 34.55
— 52.45
— 32.09
— 43.20
— 42.06
— 56.83
28
420
PAUL LEMOINE
Comparaisons des épaisseurs de certains niveaux.
S. de Sinceny
C. de Mortemer
I. Le Tremblay.
_ 8.60
1.75
V. Mairie (Kuhlmann).
. . . .
1.10
VI. Siemens-Schuckert.
3.50
1.32
VII. Tréfileries et Pointeries.
9.50
1.15
Dreslincourt, c. de Ribecourt, Oise.
La craie aurait été atteinte à — 5.
(Renseignement de MM. Courtot et Ronfort).
Etouy, c. de Clermont (Oise).
Usine Chouanard, fabricant de carton. Entrepreneur : Vincent. Date : 1888.
Alt. : -f- 66.00 environ.
Mètres.
Quaternaire ( 1. Remblai. 1.00 ) de -f- 66.00
9.87 (2. Tourbe noire. 8.87 ) à + 56.13
1 3. Rognons de silex. 1.30 a
4. Craie blanche dure sans silex. 5.83 / de + 56.13
5. Craie avec nombreux silex. | à + 49.00
Profondeur totale. 17.00
Fargniers, c. de La Fère (Aisne).
Maître de l’œuvre : Distillerie de la Couronne.
Entrepreneur : Lippman, 1893.
Alt. : + 50.00.
Mètres.
Quaternaire i
f 1-
6.85 i
! 2.
Thanétien i
it
sur 4.17 j
5.
i 6.
Sénonien (
) 7.
sur 109.11
) 8 '
9.
10.
i IL
Avant-puits.
Graviers et cailloux roulés.
Sable jaune un peu argileux.
Graviers noirs argileux avec rognons de
grès gris foncé.
2.00 ) de + 50.00
4.85 j à + 43.15
0.75
3.42
de -f 43.15
à + 38.98
Craie marneuse avec gros rognons de
craie. 11.03 I
Craie dure. 33.75 I
Craie avec rognons de silex. 2.76 ( de + 38.98
Craie dure. 13.13 ( à— 70.13
Alternances de craie dure et tendre.... 5.33 I
Craie dure. 20.57 j
Alternances de craie dure et tendre. 22.54 j
Profondeur totale. 120.13
N. H. : 1.20 (ait. + 48.80).
N. de pompage : 9.70 (ait. -f 40.40), pour un débit de 0.65 mch., soit 15 mcj.
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
421
Heilles, c. de Mouy (Oise). Château de Saint-Pierre.
Propriétaire : M. Maufroy. Entrepreneur : Vincent : 1901-1902.
Alt. : + 45.00 environ.
CuiSIEN
33.50
Sparnacien
11.50
Thanétien
sur 6.00
1. Puits maçonné (eau à 15.50, ait. +
29.50).
2. Sables jaunes durs.
3. Sables verdâtres.
4. Argile plastique sableuse.
5. Argile plastique pure, très ferme.
6. Argile plastique coquillageuse et très dure
7. Argile très coquillageuse tourbeuse ferme.
8. Argile tourbeuse, coquillageuse très
tendre (eau à 14.00, ait. + 31).
9. Sables de Beauchamp (lire de Bracheux)
(eau à 10.20, 9.50, 9.00 (ait. +34.80 ;
+ 35.50 ; + 36).
Profondeur totale.
Mètres.
16.00 / de + 45.00
12.00 1 à + 11.50
5.50 )
2.00 \
1.25
0.90 ( de + 11.50
1.35 1 à 0
6.00 /
( de 0
6.00 ] à - 6 00
51.00
Si l’on admet l’épaisseur ordinaire du Thanétien (30 m.), le Sénonien
(craie) serait à l’ait, probable de — 30.
Hermes, c. de Noailles (Oise).
I. Château de Marguerie (M. Legendre). Entrepreneur : Lippmann, s. d.
Alt. : + 60.00.
Quaternaire
4.20
Sparnacien
sur 11.10
Thanétien
sur 9.20
1. Avant-puits.
2. Argile et cailloux.
3. Cailloux et sables fins lavés.
/ 4. Argile bleue verdâtre compacte.
5. Argile noire compacte.
1 6. Argile noire sableuse avec coquillages...
7. Sable argileux noir compact.
8. Argile bleue verdâtre très compacte....
9. Argile sableuse noire avec coquillages. . .
10. Tourbe argileuse noire.
11. Argile brun verdâtre.
12. Sable argileux verdâtre.
13. Tourbe argileuse noire compacte.
14. Argile brun verdâtre.
15. Argile verte dure avec pyrites.
1 16. Sable argileux grisâtre.
17. Sable argileux rougeâtre, lignites à la
base.
18. Sable ligniteux avec veines d’argile grise
et coquilles .
19. Sable gris fin avec pyrites de fer.
20. Sable argileux coquillier très fin.
Profondeur totale,
Mètres.
de
à
0.85 \
0.95
0.80
2.10 J
1.40
0.20 ( de
0.60 / à
0.20 \
0.20 \
0.55 |
1.95 I
1.30 /
1.60 1
0.30 (
2.30 \
+ 60.00
+ 55.80
+ 55.80
+ 44.70
2.40 \
2.30 /
1.70 \
1.60
1.20 /
de
à
+ 44.70
+ 35.50
24.50
Eau jaillissante.
422
PAUL LEMOINE
II. Maître de l’œuvre : M. Legendre. Entrepreneur : Lippmann, 1899.
Alt. : + 60.00.
Mètres.
1 1. Avant-puits. 1.60 J
2. Terre sableuse brune. 2.00 r de + 60.00
3. Sable argileux. 0.90 i à -)- 54.00
4. Gros cailloux et sable argileux. 1.50 J
1 5. Argile sableuse verdâtre. 3.30 i
6. Argile sableuse grise et coquilles . 0.10 I
7. Argile bleue compacte. 1.10 I
8. Tourbe argileuse noire compacte. 0.70 I de + 54.00
9. Argile brun verdâtre compacte. 0.50 j à +45.20
10. Tourbe argileuse noire compacte. 0.40 k
11. Argile bleue très compacte. 1.80 I
12. Argile sableuse verte très dure. 0.90 I
Thanétien
30.45
13. Sable marneux gris..
14. Sable argileux rougeâtre.
15. Sable gris.
16. Sable argileux brun et veines d’argile
verte...
3.00
1.35
2.15
23.95
de + 45.20
à + 14.75
Sénonien 17. Craie à silex ... 105.75 j de + 14.75
sur 105.75 _ ( à — 91.00
Profondeur totale. 151.00 )
Eau jaillissante : 60 litres-minute, soit 3.6 mch., et 86.4 mcj.
Quaternaire
5.50
III. Agglomération principale.
Entrepreneur : Vincent, s. d.
Alt. : + 47.00.
Mètres.
1. Terre végétale. 2.00
2. Sable calcaire. 1.00
3. Cailloux et galets. 2.50
de + 47.00
à + 41.50
Sparnacien
sur 14.75
I 4. Argile noire sableuse....,. 3.00
i 5. Sable gris fin. 2.00
i 6. Cendrier noir sableux. 2.00
7. Cendrier noir sableux et coquillages .... 1.50 I
8. Cendrier noir sableux. 1.50 f de + 41.50
9. Argile et cailloux. 0.75 | à + 26.75
10. Argile bleue. 1.00 l
11. Argile sableuse grise. 3.00 1
12. Argile, eau artésienne .Mémoire
Profondeur totale... 20.25 /
N. H. supérieur à + 47.00
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE L’OISE
423
Thanétien
12.95
SÉNONIEN
sur 7.25
Labruyère, c. de Liancourt (Oise).
Maître de l’œuvre : C le des Eaux de Liancourt.
Entrepreneur : Portet, 1928.
Alt. probable : + 40.00.
Mètres.
V
1. Fouille (eau à 2.10, ait. + 37.90). 2.00 \
2. Sables gris blancs. 8.50 I
3. Sable vert argileux (eau à 2.70, ait. /
+ 37.30). 0.25 I
4. Argile grise (eau à 2.30, ait. + 37.70). . 2.20 1
5. Craie blanche avec rognons de silex noirs. 7.25 I
6. Fin du forage, même terrain (eau à 3.25, /
ait. -|- 36.75; 6.43; ait. -j- 33.57; et )
5.75, ait. + 34.25).Mémoire!
Profondeur totale. 20.20 I
de + 40.00
à + 27.05
de + 27.05
à + 19.80
N. H. : 5.75 (ait. + 34.25).
N. de pompage : 7.50 (ait. + 32.50), pour un débit de 38 mch. (soit 912 mcj.).
Marest-sur-Matz, c. de Ribécourt (Oise).
I. Puits communal.
Renseignements des Ponts et Chaussées.
Alt. ; + 57.12.
Sparnacien : Argile plastique et lignites, environ 7.00, de -f- 57.12 à + 50.12
Thanétien : Sables de Bracheux.environ 16.70, de + 50.12 à + 73.42
Sénonien : Craie à 23.70 de profondeur, donc vers. + 33.42
Débit : 27 mch. (648 mcj.).
A la base des sables de Bracheux, vers 19 m. de profondeur, donc vers
+ 38 m. 00, on avait trouvé 17 mch., puis 6 mch. (soit 408 mcj., puis 144
mcj.), d’une eau chargée de fines particules de sable.
IL Féculerie de Vaugenlieu.
Entrepreneur : Vincent, 1886.
Alt. : + 50.00.
Puits maçonné.
Calcaire de j
Mortemer ! 1. Marne grise sableuse.
1.00 (
1 2. Sable jaune argileux.
3. Sable gris jaunâtre un peu argileux
4. Sable gris très peu argileux.
5. Sable gris jaunâtre argileux.
Mètres.
4.00
1.00
de
+
50
.00
à
+
46
.00
de
+
46.
,00
à
+
45.
.00
3.47
2.33
0.96
1.02
424
PAUL LEMOINE
Thanétien ) 6. Sable gris jaunâtre maigre. 0.22 1 de + 45.00
18.00 j 7. Sable jaune très maigre. 0.80 ^ à + 27.00
I 8. Marne grise un peu sableuse. 0.41 l
J 9. Marne grise argileuse. 0.40 1
10. Marne grise plus argileuse. 0.45
\ 11. Sable vert maigre. 7.94 j
I 12. Marne crayeuse gris tendre. .. 0.50 t
I 13. Craie grisâtre avec nombreux rognons de I
I silex noirs. 11.50
14. Craie grisâtre plus ferme, moins de silex J
(eau à 4.73, ait. + 45.27). 3.00
15. Craie grisâtre très ferme sans silex (fin ( de -j- 27.00
du premier forage). 26.00 / à — 55.50
16. Craie ferme sans silex. 34.00 l
17. Bancdecraieetsilextendre (passaged’eau) 1
(eau à 4.73, ait. + 45.27). 0.70
18. Craie dure blanche et compacte. 6.80 j
1 Profondeur totale. 105.50 /
N. H. à 4.50, ait. +45.50 (au sommet du Thanétien).
N. H. à 4. 73, ait. + 45.27 (dans la craie).
Morangles, c. de Neuilly-en-Thelle (Oise).
Bois de Montperreux.
Dollftis, 1880, p. 93.
Contact de la craie (Sénonien) du Thanétien à + 85.00. Sparnacien vers + 96.00.
L’épaisseur du Thanétien est donc de + 11 m. 00.
Morlincourt, c. de Noyon (Oise).
Patte, 1924, p. 497.
Contact du Thanétien et de la craie à + 32.00.
Mouy, arr. de Senlis (Oise).
Maître de l’œuvre : M. Budin, notaire. Entrepreneur : Vincent : 1902.
Alt. : + 40.00.
Approximativement à la limite du Cuisien et du Sparnacien.
Alluvions
8.20
1. Terrain de remblai, décombres, moellons
(eau à 0.90, ait. + 30.10).....
2. Tourbe.
3. Gros graviers et cailloux roulés avec
sable.
Mètres.
3.45
0.30
de
à
4.45
+ 40.00
+ 31.80
Sables de
S lNCENY
sur 10.32
1 4. Sable argileux verdâtre un peu ferme,
avec rognons de grès verdâtre.
5. Galets et cailloux roulés avec sable ar¬
gileux verdâtre.
t 6. Sable argileux verdâtre.
7 - 20 / a.
0.15 ( à
2.97 J
+ 31.80
+ 21.48
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oiSE
425
1 7. Argile verdâtre avec coquillages .
8. Argile grise verdâtre et coquillages (dure)
9. Marne argileuse verdâtre graveleuse et
I coquillière ...
10. Argile noire terreuse.
11. Argile plastique verdâtre avec traces de
lignites .
12. Gros lignites en morceaux coupés par
des lits de tourbe grasse.
13. Argile noire très sableuse et ferme.
14. Sable blanc fluide siliceux, chlorité très
fin.
j 15. Sable gris chlorité avec lignites en abon-
\ dance.
Thanétien
sur 2.04
16. Sable argileux noir et coquillier .
17. Sable gras grisâtre et chlorité.
18. Sable gras noir chlorité et très fluide. . . .
19. Fin du forage même couche.
Profondeur totale.
1.88 \
1.75
1.56
1.09 i
2.15 ( de + 21.48
/ à + 8.70
1.97
1.03
0.95
0.40
0.38
1.07
0.59
33.34
I de + 8.70
( à + 6.66
Si l’on admet que l’épaisseur du Thanétien de 30 mètres (30.00 à Her¬
mès, 36.00 à Balagny, 30.00 à Mello), le sommet de la craie serait à —
22.00 environ.
Nogent-sur-Oise, c. de Creil (Oise).
I. Ateliers Burton.
Renseignements du Directeur des Ateliers Burton. Entrepreneur : Brochet.
Sondage Burton.
Paul Lemoine, 1928, p. 285.
Alt. : -|- 37.30 (La Brèche à + 35.35).
Mètres.
Quaternaire
1 2 ’
8.50 i
1 3.
4.
CutSIEN \
1 5.
18.90
1 6.
7.
8.
9.
Sparnacien
) 10.
26.85 '
11 .
1
12.
Vase.
Alluvion, galets noirs grosseur d’une
noix..
Alluvion, grains de sable, silex grosseur
de petits pois..
Couche de sable gris très maigre.
Sable de Cuise vert très fin.
Pyrite et sables verts.
Couche de sable gris.
Argile verte très plastique.
Argile verte avec bande de coquillage
blanc.
Argile plastique grise.
Couche de lignite, tourbe et argile plas¬
tique, argile grise sableuse.
Argile bleue, claire, plastique, argile grise
sableuse.
4.50
2.25
de
à
+ 37.30
+ 28.80
1.75 )
11.60 / de + 28.80
4.95 l à + 9.90
0.60 )
6.20 1
0.80 /
7.35 1 de + 9.90
( à — 16.95
8.40 l
4.10
426
PAUL LEMOINE
TH 2 A 4 NÉ 25 IEN | 13. Sable de Bracheux. 24 25 } ^ Z S
Sénonien ( 15. Craie. sur 12.00 )
sur 12.00 ( _)
Profondeur totale. 90.50
N. H. : Eau peu abondante au niveau du sol, env. 0,160 mch. {4 mcj.).
II. Monthumé.
Paul Lemoine, 1928, p. 285-286.
Probablement vers la cote + 40.00.
Mètres.
i l. Remblai. 1.00 j
2. Argile sableuse. 1.00 / de + 40.00
3. Sable noir mouvant. 1.00 l à + 30.00
4. Gravier. 7.00 ]
Î 5. Sable noirâtre avec rognons de silex. ... 5.00 i
6. Sable vert fin pyriteux.'.. 2.00 J
7. Sable noirâtre. 3.00 \ de 30.00
8. Rognons de calcaire gréseux très dur.... 1.00 f à + 16.00
9. Pierre de sable vert, gris brun. 2.50 I
10. Grès brun très dur.. — . 0.50 /
Î ll. Glaise avec beaucoup de coquillages.... 6.00 j
12. Terre noire avec coquillages . 6.00 J
13. Marnette avec beaucoup de coquillages.. 0.25 ' de + 16.00
14. Tourbe de marais. 5.75 f à — 10.50
15. Sable gris fin. 0.50 \
16. Glaise grise. 8.00 j
Thanétien l 17. Sable gris pyriteux. 2.00 j de — 10.50
sur 2.00 ( j à — 12.50
Profondeur totale. 52.50
N. H. + 40.00
N. de pompage : 6 m. (ait. + 34.00).
Débit : 6, 3 mch. (144 mcj.).
III. Maître de l’œuvre : M. Hébert. Entrepreneur : Lippmann, 1876.
Alt. : -f 40.00.
Mètres.
Quaternaire
6.35
CulSIEN
sur 23.15
Sables de
Sinceny
3.96
i
V
1. Excavation.
2. Sable fin argileux.
3. Cailloux et silex.
4. Sable verdâtre argileux
5. Sable verdâtre très fin..
6. Sable noir argileux.
7. Sable et graviers .
8. Sable argileux.
3.00
0.90
2.45
2.09
11.16
9.90
2.66
1.30
de
+
40.
00
à
+
33.
.65
de
+
33.
65
à
+
10,
.50
de
+
10
.50
à
+
6
.54
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE u’oiSE
427
9. Argile bleue et coquillages .
10. Sable et coquillages .
11. Marne blanche.
12. Argile noire très compacte.
13. Lignites .
15. Sables argileux noirs...
15. Lignites .
16. Argile noire sableuse.
17. Lignites . . .
C r AIRE DE \ 18. Argile bleue compacte avec quelques
g gg I alternances de marnes.
Thanétien l 19. Sable noir argileux.
26.15 j 20. Sable très fin contenant de l’eau.
2.25 ^
1.61 ]
0.40
2.18
1.16
5.24
0.38
1.00
1.00
de +
à —
6.54
8.68
de — 8.68
8.66 j à — 17.34
1.77 ) de — 17.34
24.38 j à — 43.49
Sénonien 1 21. Marne blanche... 0.60 ) de — 43.49
sur 0.60 ( Profondeur totale.... 84.09 ) à — 44.09
N. H. : Au début, à 2.80 (ait. + 37.20), à la fin, jaillissante à 5.10 (ait. : + 45.10).
Débit : 50 litres-minute (3 mch. ; 72 mcj.).
III bis. Probablement propriété Hébert. Entrepreneur : Lippmann.
Dollfus, 1890, p. 38 (Lippmann) : Lemoine, 1928, p. 286.
Altitude.+ 30.00. J’admets plutôt + 40.00
Quaternaire.
Cuisien : Sable de Cuise.
Sparnacien : Lignites... .
Thanétien : Sables de Bracheux
Sénonien : Craie blanche.
N. H. Eau jaillissante.
Mètres.
6.35, de + 40.00 à + 34.65
23.00, de + 34.65 à + 11.65
28.00, de + 11.95 à — 17.35
26.00, de — 17.35 à — 43.35
Dollfus donne pour la craie l’altitude — 53 m. Je pense, d’après la rec¬
tification de cote du départ, qu’il s’agit de la cote — 43 m.
Ce puits est le même que le précédent avec une très légère différence
dans le détail de la coupe.
IV. Coupe en affleurement Carez et Monthiers, 1879, p. 629.
Mètres.
1 1. Calcaire à Milioles.7 à 8.00
Lacune .
2. Calcaire transformé en dolomie sableuse
avec Ditrupa . 6.00
3. Calcaire dolomitique avec N. laevigala .... 0.85
4. Sable calcarifère sur. 10.00
avec rares Nummulites.
428
PAUL LEMOINE
Noyon, arr. de Compïègne (Oise).
I. MM. Bertaux et Piot, brasseurs. Entrepreneur : Vincent, 1887.
Alt. : -p 45.00 environ.
Mètres.
Quaternaire
9.00
Thanétien
sur 6.20
Sénonien
sur 17.80
1 .
2 .
3.
4.
5.
6 .
n
8 .
9.
10 .
11 .
Puits maçonné.
Gravier vert, remblai.
Gravier pur.
Sable vert noirâtre argileux, plutôt vaseux
et infecté à cause des infiltrations.
Sable vert très dur à percer.
Marne crayeuse, quelques silex.
Craie maigre, avec silex noirs.
Marne crayeuse, quelques silex.
Craie sans silex, dure à percer..
Craie tendre maigre, quelques silex.
Craie ferme sans silex..
Profondeur totale.
6.00
2.00
1 .00
de + 45.00
à + 36.00
. -, ) de + 36.00
4(45 j à + 29.80
2.20 1
2.60 J
1.10 /
2 „ { de + 29.80
200I à+ 12.00
7.15 )
33.00 J
Débit : 150 1. m., 9 mch. ; 216 mcj. Abaissement de 0.50 (durée de l’essai : 24 heures).
II. Propriétaire : MM. Lemaire & C le , Fabrique de sucre.
Entrepreneur : Vincent, 1887.
Alt. : + 45.00 approximativement.
Mètres.
Thanétien
sur 14.25
Sénonien
sur 35.90
1. Sable jaune vert très fin un peu gras....
2. Sable verdâtre très fin, maigre.
3. Même terrain plus ferme.
4. Marne crayeuse, très peu de rognons de
de silex...
5. Craie pure..
6 . Marne grise et rognons de silex très dur..
Profondeur totale.
3.75
5.50
5.00
de + 34.75
à + 20.50
0.75
20.50
14.65
60.40
de
à
+ 20.50
— 15.40
Débit : 320 litres à la minute, 19,2 mch, 460 mcj., sans abaissement de niveau d’eau
(essai : 36 heures).
III. Propriétaire : M. Louis Bouillant & C le , Fabrique de sucre.
Entrepreneur : Vincent & C le , 1894.
Alt. : -p 45.00 approximativement.
Quaternaire
11.20
Mètres.
1. Puits maçonné. 2.53 '
2. Remblai de mâchefer, briques, moellons,
sable un peu gras. 0.92 /
3. Banc de coquillages plats et arrondis. ... 0.40 ( de + 45.00
4. Sable gris jaunâtre un peu gras, très fin. . 2.50 ( à + 33.80
5. Sable gris jaunâtre et graviers silex I
roulés. 1.68 I
6 . Gravier de silex roulés dur à percer. ... 3.17 /
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE 1,’oiSE
429
Thanétien
sur 8.90
SÉNONIEN
96.05
( 7. Sable gris dur.
( 8. Sable vert un peu gras.
I 5. Craie blanche tendre.
10. Craie blanche avec rognons de silex noirs.
11. Craie blanche dure.
1 12. Craie blanche à veines brunes.
I 13. Craie blanche à Belemnites .
1 14. Craie blanche.
] 15. Roche de craie blanche.
<16. Craie blanche.
J 17. Craie blanche et veines grises (coquillée)
I un peu plus ferme.
I 18. Craie grisâtre.
f 19. Craie blanche tendre.
J 20. Craie blanche dure, pyrite.
21. Roche de craie grisâtre très dure.
' Profondeur totale......
1.10
7.80
2.05
9.10
25.25
1.25
0.45
16.10
1.20
12.65
) de + 33.70
) à + 24.90
de + 24.90
à — 71.15
4.75
1.15
17.65
0.60
3.85
116.15 I
IY. Renseignements de M. Desabie, Ingénieur des Ponts et Chaussées à
Compiègne.
Puits de la ville.
Alt. : + 45.50 (N. G.).
Profondeur, 150 m. 00 dans la craie, donc jusqu’à — 104 m. 50.
Y. Brasserie Liévaux.
Renseignements de M. Desabie, Ingénieur des Ponts et Chaussées
Compiègne.
Alt. : + 45.50 (N. G.).
Profondeur : 48.00, donc jusqu’à — 2.50.
à
VI. En face la gare (Patte, 1924, p. 501).
Alt. : + 42.00.
Mètres.
( 1. Terre. 2.00 ) , , /9
QUA oo R n N n AIRE 2 ‘ Sable . 5 00 i 90'a0
/ 3. Graviers de rivière siliceux. 15.00 )
Sénonien : 5. Craie...
Creusement à 16.00 au-dessous de l’Oise qui coule à + 36.00.
Ponchon, c. de Noailles (Oise).
Hameau de Pierre-Pont.
Dollfus, 1880, p. 145 ; coupe n° 23.
Mètres.
8 . Calcaire grossier à Orbitoliies, normal,
à faune de Mouchy-le-Châtel, environ... 2.00
7. Sable glauconieux dolomitique à rognons,
très altéré, sans fossiles conservés. 2.00
430
PAUL LEMOINE
Lutétien
INFÉRIEUR
sur 9.00
CuiSIEN
sur 12.10
6 . Calcaire sableux glauconieux en bancs très
irrégulièrement endurcis avec Echinides,
etc., une zone sableuse blanchâtre à Echi¬
nides passant au suivant.
5. Sahle glauconieux à fossiles roulés, N. laevi-
gata et N. planulata (remaniées) ; dents de
squales, Eupsammia, quartz vert à la base.
Ravinement ondulé.
4. Sable jaune peu fossilifère.
3. Sable jaunâtre à Nummulites blanchâtres.
2. Sable gris à fossiles variés, fragiles.
1. Sable fauve à gros rognons dolomitiques et
siliceux sans fossiles.8 à
Profondeur totale.
2.00
3.00
0.40
1.10
0.60
10.00
21.10
Précy-sur-Oise, c. de Creil (Oise).
Maître de l’œuvre : M. Nicolas. Entrepreneur : Portet et Bernard, 1909.
Alt. : + 35.00.
Mètres.
Sparnacien
sur 16.65
Thanétien
25.85
SÉNONIEN
37.50
I 1. Fouille (eau à 3.87, ait. -f 31.13).
i 2. Argile bleuâtre...
3. Sable vert très fin vaseux.
4. Sable vert un peu ligniteux .
5. Argile grise.
6 . Sable vert ligniteux et banquette d’argile
grise de 0.20 à 0.30, sablonneuse
(eau à 3.40, ait. -4- 31.60)...
1 7. Sable vert avec un peu de pyrites (eau
à 4.90, ait. + 30.10).
8 . Sable gris, dur à percer, fin.
9. Sable vert foncé, dur à percer, fin (eau
à 4.75, ait. + 30.25).
10. Sable fin, jaunâtre, très dur à percer.
(eau à 5.10, ait. 29.90).
11. Sable fin jaunâtre avec veines grises, dur
à percer (eau à 4.85, ait. + 30.15)....
12. Craie blanche avec silex gris, dure à per¬
cer (eau à 4.50, ait. + 30.50).
1 13. Craie blanche avec silex noirs, dure à
percer (eau à 6.50, ait. -f- 28.50).
14. Craie blanche avec rognons de silex noirs
assez grande quantité, très dure à per¬
cer, avec quelques passages de 0.30 à
0.40, moins dure (eau à 6.00, 11.00,
11.30, ait. + 29.00, + 24.00, + 23.70).
Profondeur totale.
5.70 \
3.90 )
0.70 /
2.40 f de + 35.00
0.55 [ à -)- 18.35
3.40 I
2.10
0.40
13.65
3.60
6.10 /
de + 18.35
à — 7.50
16.15
11.65 /
[ de — 7.50
( à — 45.00
9.70
80.00
N. H. : 11.50, ait. + 23.50.
N. de pompage : 17.42, ait. -f 17.58.
Débit : 5.04 mch. (120 mcj.).
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oiSE
431
II. Maître de l’œuvre : M. Garnier. Entrepreneur : Vincent. 1911.
Alt. : + 35.00.
. Mètres.
Sparnacien ( 1. Sables argileux (eau à 3.00, ait. +32). 4.00 ) de + 35.00
sur 7.00 ( 2. Argile noirâtre. 3.00 ) à + 28.00
3. Craie blanche et silex noirs (eau à 2.30,
puis 2.80, ait. + 32.70 et + 32.20)... 20,00
Profondeur totale. 27.00
On notera la divergence profonde qui existe entre les deux puits de
Précy, Sénonien à — 7.00 et à -j- 28.00 ; elle tient certainement comme
à Cauvigny, à ce que la faille du Bray passe entre les deux puits.
SÉNONIEN
sur 20.00
de + 28.00
à + 8.00
Rantigny, c. de Liancourt (Oise).
La Soyeuse française. Entrepreneur : Vincent & C le , 1924-1925.
Alt. : + 60.00.
Quaternaire
8.00
Thanétien
sur 20.40
1. Fouille, argile et cailloux noirs.
2. Argile et cailloux noirs.
3. Silex et rognons (eau à 2.50 ait. + 57.50).
4. Argile et tourbe mélangées de petits cail¬
loux. .
5. Sable blanc.
6 . Argile verte et sable blanc.
7. Sable.
8 . Sable avec graviers.
9. Sable gris argileux et coquillages .
Profondeur totale..
Mètres.
2.00
2.50
0.94
2.56
0.60 \
0.40 ]
7.00 ( de + 52.00
9.00 [ à + 31.60
3.40 \
28.40 /
de + 60.00
à + 52.00
Ribecourt, arr. de Compiègne (Oise).
I. Sucrerie.
Puits de 110.00. Craie à 60.00 environ de profondeur.
I bis. Alt. : 66.00, sur les sables de Cuise.
Quaternaire
14.00
CuiSIEN ET
Sparnacien
21.00
Thanétien
25.85
S
î
1. Terre végétale.
2. Argile jaune sableuse.
3. Sable gris avec coquillages, alternant avec
des bancs de grès.
4. Sable gris blanc, verdâtre à la base.
5. Craie.
6 . Craie et silex.
7. Crafe siliceuse.
Mètres.
2.50 j
11.50 j
21.00 j
25.85 j
44.15 \
21.00 I
6.00 f
de + 66.00
à + 52.00
de + 52.00
à + 31.00
de + 31.00
à + 5.15
432
PAUL LEMOINE
Sénonien < 8. Silex. 1.79 > de -f- 5.15
sur 103.15 j 9. Craie très siliceuse. 16.21 ( à -— 98.00
[ 10. Craie. 14.00 \
^ Profondeur totale. 164.00 J
N. H. à 21.00 (ait. + 45.00).
N. de pompage :
I ter. Puits communal. Entrepreneur : de Hulster.
Alt. : -j- 65.00 environ.
Sparnacien
sur 35.00
Mètres.
1. Terre végétale. 2.00 )
2. Argile jaune sableuse. 11.00 I de
3. Sable gris avec coquillages, et alternance £ à
de bancs d’argile. 22.00 j
Thanétien
25.00
4. Sables gris blancs, vers le pied verdâtres. 25.00
de
à
4- 65.00
-f 30.00
+ 30.00
+ 5.00
Sénonien
sur 100.00
I 5. Craie. ..
6 . Craie siliceuse....
1 7. Craie.
\ 8. Craie et silex....
J 9. Craie siliceuse...
j 10. Silex.
I 11. Craie très siliceuse
[ 12. Craie.
\ Profondeur totale
9.00 .
2.00
34.00 J
20.00
7.00 l
2.00 (
16.00 \
10.00 I
de + 5.00
à — 95.00
160.00
N. H. : 21.00 (ait. + 44.00).
Ces trois puits sont très vraisemblablement les mêmes.
Rochy-Condé, c. de Nivillers (Oise).
1. Propriétaire : M. Joncourt. Entrepreneur : Vincent & C le , 1888.
Alt. : -p 55.00 environ.
Quaternaire
et Thanétien
sur 22.07
Sénonien
sur 19.15
Mètres.
1. Puits maçonné. 21.14 / de + 55.00
2. Sable vert très peu argileux. 0.93 ( à + 32.93
3. Plaquette de silex. 0.09 i
4. Marne crayeuse blanc jaunâtre avec beau- I
coup de rognons et silex noirs. 1.95 ' de -f- 32.93
5. Marne blanche compacte et silex. 10.64 ! à + 13.78
6 . Craie blanche ferme et silex. ... 6.47 I
Profondeur totale. . 41.22 '
II. Propriétaire : M. Joncourt. Entrepreneur : Vincent : 1901.
Alt. : -j- 55.00 environ.
Mètres.
Quaternaire £ 1. Avant-puits maçonné (eau à 6.65, ait. ) de + 55.00
7.80 j + 48.35). 7.80 i à + 47.20
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE L OISE
433
ThanÉtien
sur 14.70
SÉNONIEN
sur 1.90
2. Sable jaune très fin coquillier .
3. Sable blanc fin maigre (eau à 6.45,
ait. + 48.55).
4. Sable blanc fin mélangé, marne jaunâtre
et petits silex.
5. Rognons silex noir mélangé marne jaune
sableuse et veines marne blanche.
6 . Marne blanche avec rognons silex.
Profondeur totale.
1.10
10.60
2.80
0.20
1.90 )
24.40 |
de +
à +
de +
à +
N. H. : 6.40 (ait. + 48.60).
N. de pompage : 9.00 (ait. -)- 46.00).
Débit : 300 litres-minute (218 mch. ; 432 mcj.).
Smnt-Leu-d’Esserent, c. de Creil (Oise).
I. Maître de l’œuvre : M. Mancheron. Entrepreneur : Lippmann,
Alt. : admise : + 35.00.
Lutétien
sur 8.00 1
Cuisien
53.75
| 1. Avant-puits (Calcaire grossier)
1 2. Sables glauconieux..
3. Grès.
4. Sables glauconieux.
5. Grès.
6 . Sables glauconieux.
7. Grès.
8 . Sables glauconieux.
9. Grès.
10. Sables glauconieux.
Mètres,
8.00
de +
à +
20.50
0.40
0.90
0.30
0.80
0.40
18.70
0.80
10.95
' de
/ à
Spahnacien
27.45
ThanÉtien
sur 0.90
: 11. Argile plastique grise.
• 12. Argiles avec fragments de coquilles .
13. Grès.
14. Argile coquillière .
i l5. Argile plastique grise .
16. Argile plastique noire.
17. Argile plastique ligniteuse, sablonneuse. .
18. Argile plastique grise.
19. Argile plastique marneuse blanche jau¬
nâtre.
20. Argile plastique grise et rognons de grès
siliceux..
! 21. Argile plastique ligniteuse .
' 22. Sable noir ligniteux .
( 22. Sable gris.....
j 24. Sable blanc.
( Profondeur totale.
0.75
3.60
1.90
1.10
3.10
2.80
1.00 de
4.50 à
1.50
4.50
2.50
0.20
°' 60 ) de
0.30 f ®
90.10 ) 3
N. H. : 8.00 environ, au début du travail ; ait. -J- 27.00 ; 4.00, à la fin du
ait. + 31.00.
47.20
32.50
32.50
30.60
1853.
35.00
27.00
27.00
26.75
26.75
54.20
54.20
55.10
travail,
434
PAUL LEMOINE
Si l’on admet 30 m. comme épaisseur du Thanétien, le sommet de la
craie (Sénonien) se trouverait à — 76 (probable).
II. Boissy (1904-1905).
Paul Lemoine, 1928.
Alt. : + 40.00.
Mètres.
Quaternaire
4.60
CuiSIEN
sur 42.10
! 1. Terre végétale jaune.
2. Terre argileuse foncée.
I 3. Sable blanc avec petits cailloux de grès. .
| 4. Sable brun argileux.
5. Sable jaune argileux.
6 . Sable gris et jaune argileux.
7. Sable blanc avec petits cailloux de grès. .
8 . Sable jaune.
9. Sable avec cailloux, grès, sable durci, silex.
10. Sable noir de cailloux plus petits.
11. Sable, presque pas de cailloux.
12. Sable.
13. Sable avec fragments de pyrite jaune. .. .
14. Sable vert et jaune.
15. Sable.
I 16. Sable vert avec petits cailloux .
\ 17. Sable vert. ..
18. Sable avec rognons de sable durci.
19. Sable....
20. Sable argileux.
21. Sable.
22. Sable avec fragments de sable durci, ar¬
gileux pyriteux.
23. Sable argileux.
24. Sable gris vert argileux.
25. Sable avec petits coquillages .
26. Sable vert non argileux et sans coquil¬
lages .
22. Sable avec coquillages .
t 28. Sable sans coquillages .
! 29. Sable avec rognons de silex noirs .
30. Sable vert sans coquillages .
31. Sable argileux...
32. Sable avec rognons de silex noirs .
33. Sable avec nombreux petits coquillages.
34. Argile plastique grise mélangée de sable
vert.
35. Argile plastique grise avec rognons de si¬
lex noirs.
36. Argile plastique grise.
37. Argile plastique grise avec coquillages. ..
I 38. Argile plastique grise avec petits coquil-
I luges ..
3.50 ) de + 40.00
1.10 j à + 35.40
0.10
0.40
0.60
0.70
0.70
1.60
4.50
2.00
1.00
1.00
1.00
1.00
1.50 I
1.75 l de + 35.40
1.00 / à — 6.70
5.50
1.50 1
4.00
1.50
1.00
1.50
2.65
2.60
1.50
0.50
1.00 I
1.00
0.50
1.00
0.50
1.25
2.75
1.00
1.00
1.00
0.75
de — 6.70
à — 10.95
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oiSE
435
39. Argile avec quelques rognons de silex
I noirs. 0.30
40. Argile. .. 3.70 l de — 10.95
41. Lignite . 0.30 / à — 33.10
42. Argile. 2.45
43. Lignite . 1.55 I
44. Argile grise avec coquillages . 0.25
45. Lignite avec filet de 0.03. 0.27
46. Argile grise avec coquillages . 0.33
47. Argile grise. 0.35
48. Argile verdâtre. 0.65
49. Argile avec rognons de sable durci. 4.00 j
, . 1.50
Profondeur totale. 73.10
Quaternaire
(Limons)
6.43
Sparnacien
sur 20.57
Thanétien
sur 2.00
Saint-Sulpice, c. de Noailles (Oise).
Compagnie du Nord. Entrepreneur : Lippmann.
Alt. : -f- 86.00 environ.
Mètres.
1. Excavation. 2.25 \ de + 86.00
2. Argile j amie et rognons de silex... 4.18 j à + 79.57
3. Argile noire très compacte. 11.22 / de -j- 79.57
4. Sable argileux très noir. 9.35 l à + 59.00
5. Sable très vert..
Profondeur totale
2.00 |
29.00
de + 59.00
à + 57.00
N. H. : 1.50 (soit + 84.50), au début du travail ; 16.00, à la fin du travail
(soit + 70.00).
Sparnacien
sur 13.00
Thanétien
25.20
Salency, c. de Noyon (Oise).
I. Renseignements de MM. Courtot et Ronfort.
Alt. : + 67.00.
Mètres.
I 1. Argile rouge. 1.50 I
I 2. Argile sableuse. 3.00 /
( 3. Argile dure noire (argile à lignite).. 3.50 >
| 4. Sable argileux par alternances de couches V
très dures et très tendres. 5.00 )
I 5. Sable ébouleux aquifère. 9.50 i
i 6 . Grès calcaireux. 0.10 1
i 7. Sable vert glaiseux (sans eau). 0.40 I
J 8. Sable mouvant. 5.20 \
) 9. Sable vert mouvant. 6.00 l
I 10. Sable gris avec coquillages (silex et pré- 1
sence de grains de calcaire). 4.00 I
/ 11. Banc de silex. 0.30 \
I 12. Craie grasse. 21.50
V 13. Craie à silex. 3.50 I
de + 67.00
à + 54.00
de + 54.00
h + 28.80
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
29
436
PAUL LEMOINE
14. Craie à gros silex. .
15. Craie grasse.
16. Craie avec gros silex
17. Craie grasse.
18. Craie à silex.
Profondeur totale. .
N. H.: 17.90 (ait. + 49.10).
N. de pompage : 18.50 (ait. -(- 48.50).
Débit : 17,5 mch. ; soit 42 mcj.
Sénonien
sur 53.80
11
50 .
00
00 '
1
50 (
1
50 !
6
00
92“
00 1
Quaternaire
5.00
Sparnacien
1.25
Thanétien
sur 5.25
IL Patte, 1924. p. 49.
Alt. : + 52.00.
Mètres.
1 .
Lehm.
... 2.50 à
3.40
) de
2 .
Sable gravier et cailloux.
... 2.50 à
1.60
\ à
3.
Argile plastique.
... 1.25
| d ;
4.
Sable.
5.00 ’
5.
Couche à Ostrea .
.... 0.10 à
0.25 j
^ de
i à
6 .
Glaise.
1
7.
Sable vert.
(
Profondeur totale. 11.50
Sarron, c. de Liancourt (O'se).
Château de Villette. Entrepreneur : Vincent, 1902.
Alt. : + 33.00 environ.
Thanétien
sur 27.29
Sénonien
sur 37.81
Mètres.
1 1. Terre végétale et sable jaune argileux. .. . 0.30 1
2. Sable jaune grisâtre très fin et maigre, blocs
de grès gris (eau à 2.25, ait. -p 30.75). ... 2.80
i 3. Sable jaune rougeâtre aggloméré, fer¬
rugineux.■. 1.41 I
4. Sable gris très fin et coquillages . 1.34 (
5. Sables gris fins agglomérés argileux, dé- (
bris de coquilles . 9.85 l
6 . Sable vert peu argileux. 4.45 I
7. Argile gris verdâtre très sableuse. 1.80
8 . Sable gris vert très argileux. 3.44
9. Marne grise très compacte. 1.90 j
1 10. Craie blanche, quelques silex (eau à
1.98, ait. + 31.02). 4.90 j
11. Craie blanche, quelques silex (eau à /
1.15, ait. + 31.85). 16.96 V
12. Craie blanche fissurée, gros silex noirs l
(eau à 0.61, ait. + 32.39). 15.95 ]
Profondeur totale. 65.10 I
de
à
de
à
N. H. : 0.60 (ait. + 39.40).
N. de pompage : 10.00 (ait. + 23.00).
Débit : 10 mch. (240 mcj.).
Il est probable que le sommet du Thanétien est ici vers l’ait.
+ 28.80
— 25.00
H- 52.00
+ 47.00
+ 47.00
+ 45.75
+ 45.75
+ 40.05
+ 33.00
+ 3.71
+ 3.71
— 34.10
+ 36.00.
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE i/oiSE
437
Tergnier, c. de La Fère (Aisne).
I. Maître de l’œuvre : C le des Chemins de fer du Nord.
Entrepreneur : Lippmann, 1898.
Alt. : 50.00 environ.
Mètres.
( 1. Avant-puits. 1.50 )
Quaternaire \ 2. Graviers jaunes argileux. 1.29 / de + 50.00
9.45 1 3. Terre végétale. 4.66 £ à + 40.55
( 4. Graviers jaunes argileux. 2.00 ]
( 5. Sable vert argileux compact. 5.12 1
6 . Argile verte très compacte. 1.75 / de -f- 40.55
sur 11.66 j 7. Argile compacte et cailloux roulés . 3.19 £ à + 28.89
f 8. Sable vert argileux. 1.60 J
S 9. Craie marneuse tendre. 47.90 \
10. Craie dure. 45.76 / de + 28.89
11. Craie marneuse grise, compacte. 5.31 £ à — 70.08
( 120.08 J
N. H. : 1.22 (ait. + 48.78), au début; 6.00 (ait. + 44.00), à la fin.
N. de pompage, pour un débit de 30 mch., soit 720 mcj., à 20.00 (ait. 30.00).
II. Maître de l’œuvre : MM. Sailly et C le . Entrepreneur : Lippmann, 1900.
Alt. : + 50.00 environ.
Mètres.
! 1. Avant-puits.
2. Gravier jaune un peu verdâtre..
3. Argile noire compacte avec silex
Sénonien f 4. Craie compacte.
sur 90.17 ( Profondeur totale.
2.25 )
12.43 (
6.35 )
90.17 |
111.20 /
de + 50.00
à + 28.97
de -f 28.97
à — 61.20
N. H. : 3.00 (ait. + 47.00), au début ; 7.00 (ait. + 43.00), à la fin.
III. Maître de l’œuvre : C le des Chemins de fer du Nord.
Entrepreneur : Lippmann, 1922.
Alt. : -f- 50.00 environ.
Mètres.
Thanétien ^
1 .
1 2
sur 21.40 f
l
3.
Sénonien
4.
sur 108.60
( 5.
Fouille. 1.90
Sable de différentes couleurs avec veines
d’argile. 19.50
Craie blanche à silex, plus ou moins fis¬
surée. 37.70
Craie marneuse blanche.. 29.05
Craie marneuse verdâtre avec veines
blanchâtres. 41.85
Profondeur totale. 130.00
de + 50.00
à -f 28.60
de + 28.60
à — 80.00
H. H. : 1.50 (ait. + 48.50), au début; 3.68 (ait. + 46.32), à la fin.
N. de pompage : 4.85 (ait. -)- 45.15) pour un débit de 100 mch. (2.400 mcj).
438
PAUI, LEMOINE
IV. Maître de l’œuvre : Casserie François. Entrepreneur : Lippmann, 1900.
Alt. : + 50.00.
Mètres.
Quaternaire J 1. Terre végétale. 1.18 ) de + 50.00
3.81 j 2. Graviers jaunes et cailloux. 2.63 j à -f- 46.19
1 3. Sable verdâtre. 5.70 )
Thanétien \ 4. Argile noire très compacte. 1.47 / de + 46.19
sur 12.09 ) 5. Graviers compacts un peu argileux. 1.40 i à + 34.10
( 6. Sables noirs agglomérés argileux.. 3.52 j
Sénonien I 7. Craie avec silex. 44.22 j de + 34.10
sur 104.28 \ 8. Alternances de craie dure et tendre. 60.06 ( à — 70.18
[ 120.18 i
N. H. à 1.60 du sol (ait. + 48.40), au début ; à 5.80 du sol (ait. + 44.20), à la fin.
N. de pompage : 9.70 (ait. + 40.30), pour un débit de 40 mch. (960 mcj.).
Résumé relatif aux puits de Tergnier.
I II III IV Fargniers
Quaternaire . 9.45 3.81 6.85
Thanétien . 11.66 21.03 21.40 12.09 4.17
Alt. du sommet du Sénonien. + 28.89 + 28.97 + 28.60 + 34.10 + 38.98
Sénonien (Craie) sur : . 98.97 90.17 108.60 104.28 109.11
N. H. +44.00 + 43.00 + 46.32 + 44.20 + 48.80
(1898) (1900) (1922) (1900) (1893)
On remarque que le puits III donne une altitude anormale pour le
sommet de la craie et un niveau hydrostatique également anormal. On
peut se demander s’il est réellement situé à Tergnier même.
Thiverny, c. de Creil (Oise).
Paul Lemoine, 1928.
Alt. : +- 40.00.
Mètres.
Quaternaire 1 1. Cailloux (débris de carrières). 7.50 ) de + 40.00
7.50 ( ) à + 32.50
j 2. Sable vert avec coquillages très petits... 5.35
3. Sable vert, avec coquillages et paillettes
noires. 0.65
4. Sable vert avec fragments de pyrite. 2.00
5. Sable vert. 1.50
6 . Sable vert avec fragment de pyrite. 4.50
7. Sable vert avec fragments de pyrite plus
i nombreux. 5.60
8 . Sable vert. 1.40 ^ de + 32.50
9. Sable vert sans pyrite. 1.50 / à — 8.00
10. Sable vert avec coquillages . 4.00 1
11. Sable vert sans coquillages, petits points 1
noirs. 3.00 I
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
439
Sabi.es DE
SlNCENY
7.50
12. Sable vert plus fin.
13. Sable vert.
14. Sable vert foncé.
15. Sable vert tendant à devenir argileux. . .
( 16. Sable vert argileux.'.
I 17. Sable durci mélangé de fragments de
pierre.
18. Grès vert et pyrite. 0.15
19. Argile verte sablonneuse. 0.20
19. Sable durci mélangé de frag¬
ments de pierre, grès vert et
pyrite. 0.40
20. Argile verte sablonneuse. ?
21. Argile verte sablonneuse avec petits cail¬
loux de grès vert...
22. Argile verte avec fragments de pyrite...
23. Argile verte.
24. Sable vert argileux avec rognons de silex
noir .
25. Sable vert argileux avec rognons de silex
noir et fragments de petits coquillages.
Profondeur totale..
2.00
2.50
1.25
4.45
0.80 /
1.15
1.15
(sic)
1.20
1.30
1.65
0.40
0.65
de
à
55.50
8.00
15.50
La base du Lutétien (calcaire grossier) est vers la cote + 40.00 de
sorte que l’épaisseur du Cuisien doit être ici d’environ 48.00.
Ully-Saint-Georges, c. de Neuilly-en-Thelle (Oise).
Propriétaire : M. Meunier. Entrepreneur : Lippmann.
Alt. : + 75.00.
Départ dans les sables de Cuise, d’après la carte.
Thanétien
sur 15.00
Post-crétacé
8.00
SÉNONIEN
31.00
1. Marne jaune, très caillouteuse.
2. Marnejaune...
3. Sable jaune un peu marneux.
4. Sable jaune boulant.
5. Cailloux roulés lavés.
6 . Marne blanche très collante.
7. Cailloux roulés lavés.
8 . Marne blanche très caillouteuse .
9. Marne blanche sableuse.
10. Marne blanche caillouteuse .-
11. Calcaire dur.
12. Alternance de cailloux et de marne
blanche aquifère...
Profondeur totale.
Mètres.
3.00 \
1.80 / de
2.20 ( à
8.00 )
0.20 \
1.25
°' 25 de
0.30 ) ,
2.40 a
0.10 ]
3.50 /
31.00 | d ®
54.00 )
+ 75.00
+ 60.00
+ 60.00
+ 52.00
+ 52.00
+ 21.00
N. H. à 0.60 (-)- 74.40), s’est établi au-dessus du sol à partir de la profondeur: 25.50,
(ait. + 49.50).
Coupe très difficile à interpréter. Les couches sont fort inclinées dans cette région, à
cause de la faille du Bray.
440
PAUL LEMOINE
Vénette, c. de Compïègne (Oise).
Propriétaire de l’usine « La Soie de Clairoix ».
Entrepreneur : Société auxiliaire des distributions d’eau (S. A. D. E.).
I. Forage n° 1.
Alt. : + 31.80.
1 1. Terre végétale.
2. Argile sableuse.
3. Sable gris blanc.
4. Bancs de silex et de graviers
5. Craie et cailloux.
6 . Silex pur.
8 . Craie et silex.
9. Craie blanche.
Profondeur totale.
Sénonien
sur 32.50
Mètres.
0.30 )
2.90 / de + 31.80
2.10 ( à + 23.30
3.20 )
10.00 \
5.50 J
5.00 \
12.00 \
41.00 ]
de + 23.30
à — 9.20
N. H. : 2.47 (ait. + 29.33).
Débit : 300 mch. (7.200 mc.j), avec une dénivellation de 2.57 (ait. + 26.76).
II. Forage n° 2.
Alt. : + 31.90.
Alluvions
6.75
SÉNONIEN
sur 28.25
1. Terre végétale.
2. Argile sableuse.
3. Argile grise.
4. Argile bleue.
5. Graviers avec silex roulés
6 . Craie grise avec silex. . . .
7. Craie blanche avec silex.
Profondeur totale.
Mètres.
0.30 ]
1.70/
2.00 [
1.00 \
1.75 ]
de + 31.90
à + 25.15
2.75 1
25.50 (
35.00 )
de + 25.15
à — 3.10
N. H. : 2.65 (ait. + 29.25).
Débit : 300 mch. (7.200 mcj.), avec une dénivellation de 3.20 (ait. + 26.05).
III. Sondage n° 1.
Alt. : + 33.80.
Alluvions
5.90
Sénonien
sur 7.80
1. Terre végétale. 0.30
2. Sable gris blanc gras. 2.00
3. Argile jaune grasse sableuse. 0.70
4. Argile noirâtre grasse. 2.90
5. Craie en fragments avec un peu de silex. 0.30
6 . Craie blanche ferme avec un peu de silex
noir. 3.05
7. Craie blanche fissurée. 4.45
Profondeur totale. 13.70
de + 33.80
à + 27.90
de + 27.90
à + 20.10
SONDAGES EFFECTUÉS AU NORD-OUEST DE l’oISE
441
Alluvions
5.00
SÉNONIEN
sur 2.20
IV. Sondage n° 2
Mètres.
( 1. Terre végétale. 0.30 1
J 2 . Argile sableuse. 2.90 j
( 3. Sable gris blanc. 1.80 )
I 4. Banc de silex. 0.90 \
' 5. Craie blanche. 1.30 (
l Profondeur totale. 7.20 j
Sondage n° 3 l
Alluvions
sur 9.20
SÉNONIEN
1. Terre végétale.
2. Argile sableuse.
3. Sable gris blanc.
4. Argile sableuse.
5. Gravier de craie.
6 . Craie blanche ferme sur
Profondeur totale.
Mètres.
0.30 ]
3.30 \
0.40 [
1.30 i
3.90 ]
0.30 l
“97m \
Il est probable que c’est à ces forages que fait allusion Et. Patte (1924,
p. 501).
Sparnacien
sur 12.50
Calcaire de
Mortemer
3.00
Thanétien
55.00
SÉNONIEN
sur 84.50
Verderonne, c. de Liancourt (Oise).
Sondage de la commune de Liancourt.
Entrepreneur : Pagniez et Bregi, 1907.
Document communiqué par M. Boursault.
Alt. du sol : + 50.00 environ.
1 1. Argile jaune.
2. Sable vert.
3. Argile grise grasse.
4. Sable vert dur.
| 5. Grès intercalé de sable. .
1 6 . Sable de rivière coquillier
7. Argile brune.
8 . Argile grise.
9. Argile brune.
10. Grès dur.
11. Grès plus tendre.
12. Sable gris.
13. Sable gris plus gras.
j' 14. Craie sur.
) Profondeur totale.
Mètres.
7.00 \
1.00 I de -f 50.00
3.25 l à + 37.50
1.25 )
de + 37.50
à + 34.50
6
.00
l
1
.50
J
1
.50 ,
1
7
.00 |
de
-f 34,
.50
6
.50 ;
> à
— 20,
.50
10
.00
17
.50
5
.00
00
50 |
de
— 20
.50
155.
00 1
à
iO
O
1
O
O
Eau à 18.00 du sol (ait. -f 32.00) (sommet du Thanétien).
Eau à 32.00 du sol. (ait. + 18.00).
Débit : 12 à 15 me. (en ?), probablement à l’heure, donc 288 à 360 mcj.
1. Les altitudes ne sont pas connues avec précision, mais sont très voisines des précédentes.
442
PAUL LEMOINE
Villers-Saint-Sépulcre, c. de Noailles (Oise).
Maître de l’œuvre : C le des Produits antiseptiques.
Entrepreneur : Lippmann, s. d.
Alt. : + 55.00.
Mètres.
Quaternaire i 1. Excavation. 2.00 1 de + 55.00
5.50 (2. Cailloux. 3.50 ( à + 49.50
1 3. Glaise bleue. 0.80 J
4. Sable gris et noirâtre argileux. 0.50 / de + 49.50
5. Sable argileux bleuâtre. 0.30 1 à + 47.85
6. Marne. 0.05 )
( 7. Sable vert fin mouvant. 0.65 ^
8. Sable gris. 2.20 j
9. Sable brun. 0.30 j
10. Sable vert. 19.40 ( de -f- 47.85
sur 28.15 \ 11. Sable vert avec coquillages . 2.05 j à + 19.70
I 12. Sable vert. 2.25 \
! 13. Sable et marne blanche. 1.30 1
1 Profondeur totale. 35.30 I
Il est probable que le Sénonien (craie) n’est pas très bas, peut-être
vers + 19.00.
MACON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS. MCMXXXVII.
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commencées en 1802
comme Annales du Muséum national d’Histoire naturelle). (Un vol. par
an, 200 fr.)
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (commencé en 1895).
(Un vol. par an, 50 fr.)
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle série. (Sans
périodicité fixe ; abonnement pour un volume, 150 fr.)
Index Seminum in Ilortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de
culture ; paraît depuis 1822 ; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Phané-
rogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume, 40 fr.)
Revue française d’Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel, labora¬
toire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement annuel France,
50 fr., Étranger, 60 fr.)
Revue de Botanique appliquée et d’Agriculture coloniale. (Directeur : M. A.
Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale ; paraît depuis 1921 ;
abonnement pour la France, 100 fr.)
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1924 ; abonnement France, 50 fr., Étranger,
100 fr.)
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge, laboratoire
de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement France, 50 fr..
Étranger, 100 fr.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique).
(Directeurs MM. R. Pleim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1928 ; abonnement France, 80 fr., Étranger,
100 fr.)
Mammalia. (Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammi¬
fères et Oiseaux ; paraît depuis 1936 ; abonnement France, 40 fr. ;
Étranger, 45 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle
à Dinard. (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard ;
suite du môme Bulletin à Saint-Servan ; paraît depuis 1928 ; prix variable
par fascicule.)
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadéro. (Directeur M. P. Rivet,
Musée du Trocadéro ; paraît depuis 1931 ; prix du numéro : 5 fr.)
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de
Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange.)
Travaux du Laboratoire d’Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie ;
paraît depuis 1934 ; échange.)
La Terre et la Vie, publiée en collaboration par la Société des Amis du
Muséum et la Société nationale d’Acclimatation. Rédacteur en chef :
M. G. Petit, 57, rue Cuvier, Paris, 5 e ; abonnement : 30 fr.)