MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME CINQUIÈME
L’ILE-DE-FRANCE
FASCICULE II
Chapitre I. — Le Vexin Français
'[^MUSEUM NATIONAL
- D’HISTr NATURELLE
GÉOLOGIE I
61, Rue Buffon, 61
PÆ i<=W I e i. CQ3 3fc-Q2
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, Rue Cuvier (V e )
1937
Prix exceptionnel de ce fascicule : 10 fr.
Octobre 1937
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
mêmes conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tirages à part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le
commerce.
Les travaux destinés aux Mémoires du Muséum national
d’Histoire naturelle doivent être remis à M. le D r R. Jeannel,
45 bis, rue de Buffon, Paris (5 e ), ou à tout autre professeur du
Muséum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à
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Le montant des abonnements et les demandes de fascicules
doivent être adressés au Muséum national d’Histoire naturelle,
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MUSEUM NATIONAL
n-îSTOlKr NATURELLE
GÉOLOGIE
61, Rue Buffon, 61
PARIS'V* Tel* 60B. 36-02
DEUXIÈME PARTIE
ÉTUDE GÉOLOGIQUE ET MORPHOLOGIQUE
DES DIFFÉRENTES RÉGIONS
DE L’ILE-DE-FRANCE
Introduction.
Chapitre I.
Chapitre II. ■
Chapitre III.
Chapitre IV.
Chapitre V.
Chapitre VI.
Chapitre VII.
Chapitre VIII.
Chapitre IX.
Chapitre X.
Chapitre XI.
Chapitre XII.
Chapitre XIII.
Conclusions :
— Vexin.
— Pays au Nord-Ouest de l’Oise.
—- Valois et Multien.
— Soissonnais.
— Laonnais.
— Parisis.
/
— Orxois, Tardenois et Montagne de Reims.
— Brie du Nord, au N. du Grand Morin.
— Brie du Sud, entre le Grand Morin et la Seine.
— Région entre le Loing et l’Orge.
— Hurepoix et Forêt de Rambouillet.
— Nord de la Forêt de Rambouillet.
— Méandres de la Seine en aval de Paris.
— Stratigraphie générale de l’Ile-de-France.
Histoire géologique de l’Ile-de-France.
Bibliographie géologique relative a l’Ile-de-France.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
18
INTRODUCTION
LES GRANDES LIGNES DE LA GÉOLOGIE DE L’ILE-DE-FRANCE
Il me paraît nécessaire, de rappeler, au début de cette étude, les grandes
lignes de la constitution géologique de l’Ile-de-France.
Le substratum général est constitué par la craie (étage sénonien),
qui affleure sur tout le pourtour et qui se prolonge souterrainement sous
toute l’Ile-de-France; ce substratum souterrain n’est certainement ni plan
ni horizontal, il offre une surface ondulée, dont nous connaissons assez de
points pour avoir une idée générale de son allure d’ensemble.
Au-dessus viennent les Sables de Bracheux (étage thanétien), bien
développés dans le Nord de l’Ile-de-France, inexistants dans le Sud, où
ils ne se sont pas déposés.
Ils sont surmontés par les sables et les argiles ligniteux du Soissonnais
(étage sparnacien), dont le faciès est très variable suivant les points,
et dont l’étude détaillée nous arrêtera à propos de chaque région, car ils
jouent un rôle très important à cause de la nappe aquifère captive, et par¬
fois artésienne qu’ils renferment.
Plus haut encore, se trouvent les Sables de Cuise (étage cuisien).
Comme les Sables de Bracheux, ils sont localisés dans les régions Nord;
la mer yprésienne n’a pas atteint le Sud de l’Ile-de-France.
La véritable caractéristique de l’Ile-de-France lui est donnée par le
Calcaire grossier (étage lutétien) qui l’a couverte presque entièrement
et a fourni à peu près partout des pierres de taille et des moellons ; ceux-ci
ont servi à construire la presque totalité des monuments et des maisons
d’habitation de l’Ile-de-France. L’épaisseur de cette masse de calcaire est
de 30 m. environ, mais elle est variable, suivant les points, ce qui tient en
partie à ce que la mer lutétienne a envahi progressivement l’Ile-de-France;
le calcaire grossier est donc complet en certaines régions, incomplet dans
d’autres. Quelques régions même, n’ont jamais été recouvertes par la mer
lutétienne et ne présentent que des sédiments lacustres de cet âge. Le cal¬
caire grossier, dur et résistant à l’érosion, joue un grand rôle dans la topo¬
graphie, formant presque partout des barres rocheuses et des escarpements.
268
PAUL LEMOINE
Le calcaire grossier est surmonté par les Sables de Beauchamp
(étage bartonien) ; ces sables marins acquièrent une grande épaisseur ;
dans le Nord et le Centre de l’Ile-de-France, on y observe des intercalations
calcaires et lacustres (calcaire de Saint-Ouen et calcaire de Ducy). Dans
l’Est, l’Ouest et le Sud de l’Ile-de-France, ces intercalations calcaires
représentent tout l’étage bartonien et n’ont plus qu’une épaisseur réduite.
Les importantes variations de faciès et d’épaisseur de l’étage bartonien
constituent l’une des causes intimes de la variété de paysage et de cons¬
titution de l’Ile-de-France. Il conviendra donc d’étudier avec beaucoup
de détails, à propos de chaque région, les variations de faciès et d’épaisseur
et de rechercher les causes de ces variations.
L’étage ludien, qui vient au-dessus, n’est peut-être qu’un aspect ter¬
minal du Bartonien, il présente, lui aussi, d’importantes variations de
faciès. Dans les points typiques il est à l’état de Gypse, en masses alter¬
nant avec des argiles et s’est formé dans de véritables marais-salants.
Ailleurs, il est à l’état de Calcaire de Champigny, formé dans des lacs
périphériques. En de rares points, on connaît les dépôts marins (argiles
et sables fossilifères) de cet âge. Les variations de faciès du Ludien influent
beaucoup également sur la topographie de l’Ile-de-France : on notera, en
particulier, que la limite du Gypse et du Calcaire de Champigny coïncide
approximativement avec le tracé de la vallée de la Marne.
Au sommet du Ludien se trouvent d’importantes masses d’argiles
(étage sannoisien), dont le rôle économique est considérable. Elles déter¬
minent, en effet, un niveau aquifère, très constant, dont la présence a joué
un grand rôle dans le développement de l’occupation humaine. Ce rôle est
actuellement amoindri, parce que ce niveau aquifère n’a pas assez d’im¬
portance, en face des besoins croissants en eau de la civilisation moderne.
Mais les argiles du Sannoisien prennent un intérêt nouveau, comme gise¬
ments de matériaux susceptibles de fournir du ciment.
Le groupe Oligocène commence avec le calcaire de Brie, formation
lacustre, qui s’étend, ou s’est étendue, sur toute la moitié Est de l’Ile-de-
France, jusqu’au méridien de Paris. A l’Ouest, il est remplacé presque par¬
tout par des formations marines de même âge, sans épaisseur notable, ni
intérêt pratique. Mais nous avons là encore une des causes de différence
de nature entre certaines portions de la grande région étudiée ici.
L’ensemble est couronné par les Sables de Fontainebleau (étage
stampien), qui se sont étendus avec une grande uniformité sur toute l’Ile-
de-France, et probablement au delà. Mais les sables de Fontainebleau ne
subsistent dans leur entier (environ 60 m.), qu’au Sud de la vallée de la
Seine. Au Nord de celle-ci, il n’y a plus que des lambeaux sporadiques ; la
plus grande partie de leur masse a été enlevée par l’érosion. La cause de ce
phénomène d’érosion devra nous préoccuper.
La dernière couche véritablement sédimentaire est constituée par les
meulières de Montmorency, prolongement d’une partie des calcaires
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
269
de Beauce et souvent désignés sous le nom, d’ailleurs probablement im¬
propre, d’Aquitanien ; elles aussi n’existent d’une façon à peu près conti¬
nue qu’au Sud de la vallée de la Seine ; au Nord, l’érosion les a enlevées,
comme elle a fait des sables de Fontainebleau, et n’en a laissé que des lam¬
beaux isolés au sommet de buttes-témoins.
Après le dépôt des meulières de Montmorency, l’érosion a fait son œuvre
et l’on ne trouve plus que des dépôts, d’origine fluviatile, tout d’abord les
sables de Lozère, prolongement probable des sables de Sologne et restes
des alluvions d’un grand fleuve, allant du Massif Central au Havre, pour
se jeter ou se prolonger en Manche. Les dépôts de cet âge (Burdigalien ?)
sont approximativement localisés au Sud de la vallée actuelle de la Seine.
Pendant toute la période néogène et quaternaire, qui a duré fort
longtemps, l’Ile-de-France s’est surélevée d’environ 200 m., puisque
les dépôts lagunaires comme la Meulière de Beauce, élément terminal de la
série nummulitique, se sont déposés à la cote 0 et sont actuellement à la
cote +200 m. environ. Ensuite l’érosion a fait son œuvre, et les alluvions
quaternaires s’observent à divers niveaux (55 m., 30 m., 15 m.) au-dessus
de celui de la Seine.
Mais c’est une hypothèse beaucoup trop simpliste que d’admettre un sou¬
lèvement d’ensemble de 200 m., puis un creusement de la même importance.
Il me paraît beaucoup plus probable que les deux phénomènes ont été con¬
nexes et que le soulèvement s’est fait, en même temps ou à peu près en
même temps que se produisait le creusement. Il est même probable que le
soulèvement, et par suite le creusement, n’a pas été le même dans toutes les
régions de l’Ile-de-France. Il y aura lieu d’examiner avec beaucoup de soins,
les altitudes des divers lambeaux de meulière et de les comparer aux alti¬
tudes des rivières actuelles et de leurs alluvions récentes et anciennes.
En réalité, la stratigraphie de l’Ile-de-France est beaucoup plus com¬
plexe ; chacun des étages comporte des subdivisions qui sont ou des zones
superposées ou des faciès juxtaposés. L’étude méthodique de celles-ci est
à peine ébauchée ; les noms que leur ont donné les géologues locaux sont
souvent à peine connus. Cependant la connaissance de ces subdivisions a
une grande importance, car elle a un intérêt pratique. L’existence ou la
non-existence d’un niveau d’argile au sommet du Lutétien (argile de
Saint-Gobain), ou à la base de celui-ci (argile de Laon), détermine ou
non des niveaux d’eau.
La méconnaissance de ces niveaux, peu épais, a souvent amené à des
déboires dans des creusements de puits.
Le calcaire de Mortemer (Oise), au sommet du Thanétien, a été long¬
temps méconnu et l’on ignore ses relations avec le calcaire de Rilly
(Marne).
La disparition de certains faciès marins vers les régions littorales de l’Ile-
de-France et leur remplacement par des faciès lacustres sont encore mal
étudiés.
^ yUJ'CaTcx
xpisolithicju^ x
X X X X X X X
X X >
XXX
XXX
XXX
X X X -
de.- Brache
Craie
THANETIEN
CRETACE
XXXXXXXXXXXXXXXXXXX XX XX SENONIEN
Fig. 47. — Coupc schématique du Tertiaire de l’Ile-de-France.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
271
Enfin, les variations d’épaisseurs et d’altitudes de tous ces niveaux ont
très peu attiré l’attention des géologues.
C’est que tous les problèmes ainsi soulevés sont difficiles à résoudre sur
le terrain où les affleurements sont peu nombreux et les coupes complètes
très rares. De plus, la plupart des exploitations ont disparu dans ces der¬
nières années.
Il faut donc :
1° reprendre tous les documents anciens publiés et les réinterpréter à la
lueur des renseignements récents et au moyen d’études nouvelles sur le
terrain ;
2° utiliser les très nombreux sondages qui ont été faits dans le Bassin
de Paris, soit pour des besoins industriels, soit pour des alimentations
d’eaux communales.
Depuis plusieurs années mes collaborateurs, MM. Humery et Soyer, et
moi-même, avons concentré au Laboratoire de Géologie, une documenta¬
tion considérable ; la plupart des maisons de sondage ont bien voulu nous
ouvrir leurs archives et nous avons ainsi à notre disposition plus de 3.000
coupes inédites.
Mais ces coupes sont en réalité des journaux de forage. Il a donc fallu
d’abord, déterminer la cote de départ, de façon à rendre comparables les
documents qui s’y trouvent puis les rapprocher les uns des autres, les inter¬
préter et les synthétiser.
Ce sont les éléments de cette synthèse que l’on trouvera ici ; l’exposé des
faits et des problèmes soulevés serait fastidieux si l’on considérait l’ensemble
de l’Ile-de-France ; de plus, je suis arrivé à cette conclusion générale que
chaque petite région a, aux cours des époques géologiques, joué pour son
compte.
Il est donc nécessaire de reconstituer d’abord ces « histoires géologiques
locales » et d’étudier, l’un après l’autre, chacun des petits pays qui consti¬
tuent l’Ile-de-France.
Enfin, le creusement des rivières n’est pas non plus un phénomène
simple, et les quelques renseignements que l’on possède sur l’épaisseur des
alluvions modernes sont assez contradictoires et difficiles à interpréter.
CHAPITRE I
LE VEXIN FRANÇAIS
A. Les vallées. — B. Les plateaux. — C. Les buttes. —D. Étude stratigraphique du
sous-sol. — Annisxe : Liste des sondages effectués dans le Vexin français. —
Bibliographie des travaux géologiques, spéciaux au Vexin français.
A. — Les vallées.
I. — Vallée de l’Oise. — Au sortir de la vaste cuvette à soubassement de
craie surmontée d’alluvions, qui se termine vers Yalmondois, YOise entre
dans une large cluse, creusée dans le calcaire grossier qui domine la rivière
sur ses deux bords ; les deux versants sont d’ailleurs nettement dissy¬
métriques ; la rive droite, occidentale, est très abrupte et forme tout le long
de l’Oise un esoarpement très net dans la topographie.
Le vieux château de Pontoise domine le point le plus critique de ces
escarpements, au débouché de la vallée de la Viosne et sur le passage de la
route (R. N. 1) de Paris à Dieppe et de celle (R. N. 14) de Paris à Rouen.
C’était évidemment un point stratégique de premier ordre, au moment des
luttes entre l’Ile-de-France et la Normandie.
Cette région correspond à une zone synclinale qui abaisse le calcaire
grossier au niveau de YOise.
Mais plus au Sud, un relèvement anticlinal (axe de Vigny) amène les
Sables de Cuise à l’altitude de la rivière et l’Oise, en aval de Pontoise, forme
un grand méandre, jalonné par les villages de Cergy, Vauréal, Jouy-le-
Moutier, sur la rive droite. Plusieurs niveaux d’alluvions sont séparés à
Neuville-sur-Oise, par un petit escarpement de calcaire grossier.
L’Oise reçoit, sur sa rive droite, deux affluents principaux qui entament
le calcaire grossier et atteignent parfois le Cuisien.
IL — Le Sausseron est formé de deux rivières, l’une qui vient du Heaulme,
l’autre qui vient d’ARRONViLLE. Cette dernière a traversé tout le plateau de
calcaire grossier et a atteint le pourtour crétacé ; de telle sorte qu’il n’existe
guère qu’un kilomètre de terrain plat, entre les sources de la Soissonne,
274
PAUL LEMOINE
branche extrême du Sausseron, affluent de l’Oise, et celles de la Troesne,
affluent de l’Epte.
La vallée qui vient du Heaulme a un trajet un peu moins encaissé et
moins difficile. En amont de Rhus, le vallon est sec et porte le nom de Le
Ronel (nom qui vient probablement du hameau de Rosnel ) et secondai¬
rement de celui des Buttes de Rosnes).
III. — La Viosne qui se jette à Pontoise, est une rivière très longue et
très encaissée; elle comporte, vers l’amont, deux branches principales, dont
l’une vient de Moussy, l’autre de Chars. Elle entame profondément l’es¬
carpement du calcaire grossier et y reste jusqu’auprès de Us (Ws), très
vieux nom, à rapprocher peut-être de celui de Rhus (sources du Saus¬
seron). Près de cette localité, par suite du relèvement général des couches,
elle entame les sables yprésiens, généralement très aquifères à leur base,
et là, se trouvent les premières sources d’amont.
Ces deux rivières, tributaires de l’Oise, pénétrent profondément dans le
plateau lutétien du Yexin, au moyen de sortes de gorges ; elles ont un
caractère indéniable de jeunesse géologique.
IV. — Parmi les affluents de la Seine (rive droite) il convient de faire
une mention spéciale de VAubette (étymologie : petite rivière blanche), qui
se jette dans la Seine à Meulan. Son trajet dans le calcaire grossier est
extraordinairement étroit et forme une véritable cluse.
Mais, à environ 4 km. en amont de son embouchure, elle atteint la craie,
relevée localement ici, par un bombement anticlinal et s’épanouit en une
large vallée qui a poussé ses eaux de tête fort loin, jusque près de Clery-
en-Vexin ; à son extrémité est le bois de Morval, au nom caractéristique.
L’une des communes les plus en amont de son bassin, est Wy-Joli-Vil-
lage, nom extrêmement ancien. A côté, une pierre droite indique aussi
une très ancienne occupation celtique ou préceltique.
Mais, en réalité, la plus grande quantité d’eau vient d’un petit déversoir
de rive droite, qui prend sa source au lieu dit : Avernes, nom très carac¬
téristique, qui indique l’existence d’un gouffre souterrain, aquifère, comme
il arrive souvent dans la craie. Il y a d’ailleurs, à côté, les sources de la
Douée (nom également typique) et de la Pevreuse.
V. — Le Montcient débouche aussi dans la Seine, près de Meulan-Har-
dricourt; là, il entame la craie.
En remontantson cours,il recoupe des couches géologiques plus récentes;
à Seraincourt, il est formé par la réunion de trois vallons.
L’un qui vient de Rueil, où la carte indique une fontaine.
L’autre le Bernon, qui descend de Montalet-le-Bois.
Un troisième, et c’est le Montcient proprement dit, qui naît près de
Sailly (hameau de Montcient) où se trouvent des fontaines et poussent
des vallons secs, jusque près d’ARTiiiES, où les vallons de tête atteignent
presque ceux descendant au ru de Vétheuil.
On notera qu’aucun de ces noms de rivière ne paraît ancien ; il est pro-
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
275
bable que tout le cours du Montcient était originellement boisé et que la
rivière n’avait pas de noin, comme il arrive encore maintenant pour beau¬
coup de cours d’eau, situés en pleine forêt.
VI. — Vallée de Fontenay-Saint-Père. — Cette vallée est intéressante, car
elle naît dans les sources de l’argile plastique et elle disparaît dès qu’elle
touche la craie, sans même pouvoir atteindre les alluvions anciennes de la
Seine, très développées en ce point.
C’est donc une vallée géologiquement assez ancienne, dont le creuse¬
ment remonte au moment où la Seine coulait au niveau de 15 m.
VII. —- A Vetheuil se jettent directement dans la Seine des petits ruis¬
seaux assez courts.
VIII. — L’Epte. — L’Epte, qui borde le Vexin français à l’Ouest, présente
à certains égards, des caractéristiques analogues à l’Oise et, à Gisors,
occupe une large cuvette crétacée, encombrée d’alluvions étagées à divers
niveaux. Là, son cours est dirigé à peu près Est-Ouest, de sorte qu’il y a un
décalage très net entre la partie amont septentrionale et la partie aval
méridionale du tracé de l’Epte.
En aval de Gisors, ou plutôt de Dangu, l’Epte entre dans une sorte de
cluse, beaucoup moins caractéristique, il est vrai, que celle de l’Oise, entre
l’Isle-Adam et Confiant, mais cependant assez nette, car tout le long, la
vallée est bordée par des escarpements de calcaire grossier, surmontant la
craie.
En arrivant à hauteur d’AMENueouRT et de la Roche-Guyon, les escar¬
pements de calcaire grossier disparaissent et sont remplacés par des escar¬
pements de craie (-(- 95 m. au S.-W. de la Roche-Guyon), de telle sorte
que le passage de la zone anticlinale se sent dans la topographie.
Dans cette portion du cours de l’Epte, on peut noter un fait assez inté¬
ressant.
Des alluvions très élevées de la Seine (notées p. 1) et s’élevant jusqu’à
+ 135 m., s’observent dans la région du confluent de l’Epteetde la Seine.
D’autres sont très abondantes aux environs de Gisors (voir fig. 5, p. 16).
Mais aucun vestige n’existe dans la région intermédiaire.
On est ainsi amené à penser que le creusement de l’Epte entre Dangu
et la Roche-Guyon est relativement récent, postérieur aux terrasses de
100 m., sinon à celles de 75 m.
Chaput (1924, p. 48) a, d’ailleurs, fait remarquer que les alluvions de la
terrasse de 150 m. à Haute- Isle, près la Roche-Guyon, ont un caractère
très local ; les cailloux (galets noirs) paraissent provenir du remaniement
du Cuisien par des affluents venus du Nord, comparables à l’Epte actuel.
La partie occidentale du Vexin français se déverse dans l’Epte, par l’in¬
termédiaire d’un certain nombre de ruisseaux et de rivières.
IX. — Les affluents de VEpte. — La rivière de Chaussy naît vers la cote
-j- 93, dans le château de Villarceaux (Villarceaux : mot franc, de vil-
larecellum, petit hameau (L. n° 960).
276
PAUL LEMOINE
X. — Le principal affluent de l’Epte est VAubette (étymologie : petite
rivière blanche), qui entame la craie et pénètre jusqu’à Magny-en-Vexin.
Elle porte le même nom que l’Aubette (rivière de Vigny et de Meulan) et se
trouve dans son prolongement. L’identité du nom est certainement due à
ce que toutes deux drainent des régions crayeuses, ce qui est exception¬
nel dans l’Ile-de-France.
Elle paraît naître à l’église de Nucourt, isolée du village (vers la cote
+ 88) et alimente immédiatement un moulin.
Elle reçoit, au pont d’Hennecourt (ait. -j- 67), le petit ru de Genainville,
qui, lui aussi, près de sa source, alimente un moulin.
Elle se jette dans l’Epte à la cote 29.
XI. — Le Cudron est la rivière de Parnes. Les vallons secs remontent
jusqu’à Montagny-en-Vexin, mais la rivière elle-même n’apparaît qu’au
débouché de l’affluent venant de Pierrepont et du château d’HALLAiN-
COURT.
Elle a un cours très sinueux et se jette dans l’Epte à Saint-Clair.
XII. — Il faut signaler également la rivière qui vient d’HÉROUVAi. et de
Boury.
XIII. — Enfin, le Réveillon est une assez longue rivière qui débouche à
Gisors, venant de Chambors et de Bousiers. Elle a une vallée extrême¬
ment dissymétrique, le bord droit (nord) étant le plus abrupt et la rivière
se tient presque toujours le long de ce bord abrupt.
XIV. — La Troesne. —La Troesne est une rivière au cours très intéres¬
sant ; elle naît à Henonville vers la cote -f- 90 m., à la limite du Thané-
tien et du Sparnacien qu’elle suit jusqu’à Ivry-le-Temple.
Là, elle est rejointe vers la cote -f- 76, par une rivière qui vient de la
craie, probablement après une perte.
Très vite, elle est assez importante pour alimenter le moulin de Gipseuî
(ait. -|- 75 m.) ; elle est grossie de la rivière de Pouilly et fait tourner deux
moulins dont celui de Toutvoie (ait. + 70 m.).
La Troesne reçoit, ensuite, la rivière le Mesnil, qui naît à Mesnil-Tiié-
ribus, arrose Fresneaux-Montchevreuil, Fresne-Leguillon, dans le
pays de Thelle.
En aval de ce confluent, le cours de la Troesne devient extrêmement
marécageux et est même envahi par des tourbières que draine le canal de
Marquemont, qui, à hauteur de Loconville, aboutit à la cote 62, et se pour¬
suit jusqu’au droit de Chaumont-en-Vexin, où se trouve un moulin.
Le promontoire qui, à l’altitude de 131 m., domine de 60 m. la vallée de
la Troesne et la ville de Chaumont-en-Vexin, est couronné par un lam¬
beau de Lutétien et n’est relié au plateau que par un pédoncule assez étroit.
On a l’impression qu’il correspond à un ancien méandre de la Troesne.
D’ailleurs, plus en aval, la vallée n’a plus son caractère rectiligne d’amont
et présente des sinuosités assez larges et mal marquées d’ailleurs.
Un moulin se trouve à Gomerfontaine, à hauteur du ruisseau débou-
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
277
chant de Jamericourt ; la carte n’en indique plus ensuite jusqu’à l’em¬
bouchure de l’Epte.
Toute la vallée de la Troesne présente une dissymétrie très nette ; le
versant gauche, méridional, est extrêmement abrupt, dominé de plus de
60 m. par le plateau de calcaire grossier ; le versant droit, septentrional,
est constitué par de la craie, recouverte çà et là, de sédiments tertiaires
inférieurs (Thanétien et Sparnacien), craie qui se relève doucement.
Le bord droit est recouvert d’alluvions (Quaternaire ancien, Pliocène ?),
sur lesquelles on ne possède, d’ailleurs, aucun document précis.
Il est curieux de constater que la Troesne reçoit d’importants et de nom¬
breux affluents sur sa rive droite, venant du pays de Thelle, crayeux.
Il n’y en a aucun venant du plateau du Vexin.
Il semble donc que l’escarpement qui borde celui-ci soit de formation
très récente.
B. — Les plateaux.
Les plateaux du Vexin sont extrêmement fertiles, comme en témoigne
la multiplicité des villages.
Le substratum est constitué par le calcaire grossier, recouvert de sables
de Beauchamp.
Des noms sont caractéristiques du développement agricole, comme
Beaugrenier, commune de Montjavoult.
Tout ce pays était primitivement boisé, il l’est encore partiellement :
bois de Beaumont, bois de Chars, bois de la Tour du Lay, bois de Grainval
et de nombreux bois sur les deux rives de la Viosne.
La région était beaucoup plus boisée autrefois, comme en témoignent
certains noms de communes, Boisemont, et surtout des noms de lieu : bois
Guillaume, Goupillon Renard, ferme de Bois Franc, bois Thierry, bois des
Filles, La Garenne (commune de Berville).
Un déboisement plus ancien est marqué par des noms comme Le Mesnil
(commune de Chambors), Le Mesnil Lance Levée (commune de Levemont),
La Neuville-Bosc, Bois-le-Roi entre Auvers et Hérouville, Breuil (c.
de Guerny), Boisgeloup (c. de Gisors), Le Mesnil (c. d’HÉxoNviLLE).
Mais, entre ces régions boisées, le pays était très habité aux époques pré¬
historiques, comme en témoignent les monuments, comme la Pierre Frite
(commune de La Villetertre), dolmen au Nord de Chambors, La
Pierre Droite entre Wy- Joli-Village et Gadancoürt.
A l’époque romaine, cette région était traversée par des routes dont on
voit encore la trace.
La chaussée Jules-César passait non pas sur le plateau, comme la R. N
14, mais à flanc de coteau (fig. 20).
Elle était croisée par la chaussée Brunehaut (de Meulan à Vigny).
La structure géologique est assez homogène. Au premier aspect, on doit
278
PAUL LEMOINE
donc se demander pourquoi certaines portions ont été cultivées de toute
antiquité et sont encore très fertiles, tandis que d’autres n’ont été que tout
récemment déboisées et livrées à la culture.
Cette divergence tient à ce que le calcaire grossier n’est vraiment fer¬
tile que lorsqu’il porte sa couverture de sables bartoniens; lorsqu’il est
décapé, il est couvert de bois (bois de la Belle, bois des Bouleaux, bois des
Brouillards, Yélonnes, les Bois (commune de Blamecourt), bois de la Ga¬
ronne, bois de la Lande à Chambors).
Le hêtre devait être l’essence dominante, car on trouve les noms de :
Le Heloy, commune de Guerny, Le Fayel près Montreuil.
Dans les portions du territoire qui ont conservé une partie de leur cou¬
verture de sables de Beauchamp, ceux-ci sont souvent transformés en
limons.
Il est donc probable que le non-boisement de certaines parties de cette
région remonte à une très haute antiquité ; il est peut-être même antérieur
à l’occupation humaine, et il est possible qu’il y ait eu originellement, dans
un même pays, des parties boisées et des parties non boisées.
L’œuvre de l’homme, quoique très considérable, n’est donc pas primor¬
diale. Elle l’est d’autant moins que les défrichements récents ne sont
peut-être pas destinés à rester et que les méthodes modernes d’agriculture
amèneront à abandonner des terres de second ordre et, par conséquent, à
rétablir l’état de choses ancien, comme cela arrive déjà en Champagne et
ailleurs.
C. — Les buttes du Vexin.
Çà et là, le calcaire grossier est surmonté par la série tertiaire, qui forme
des buttes ayant résisté à l’érosion, ou ne l’ayant pas encore subie.
A. Les deux plus importantes, sont la butte de Marines et la butte de
Rosne. Ces buttes ont un grand intérêt géologique, car elles montrent le
Bartonien supérieur (Marinêsien) et le Ludien à l’état sableux. Les gise¬
ments de Marines, de Chars, de Rueil de Quoniam, de Chavançon sont
classiques.
Leur sommet porte de la meulière de Beauce à des cotes telles que 194,
200 , 210 .
Ces buttes marquent la limite extrême des faciès gypseux, lagunaires
du Ludien.
On exploite ou on a exploité, en effet, du Gypse à Grisy-les-Platres
à Cormeilles-en-Vexin et à l’Ouest de Chars. Plus au Nord, le Ludien
est presque entièrement sableux comme à Quoniam.
B. La butte de Grisy-les-Platres porte également le village d’EpiEDS.
Contrairement aux précédentes, elle est déboisée et cultivée depuis fort
longtemps.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
279
C. Plus au Sud, se trouve la butte de Cormeilles-en-Vexin, qui porte
également le village de Frémicourt.
Il est curieux de constater l’existence de deux villages sur chacune de
ces buttes ; elle paraît être due à l’abondance du niveau d’eau des marnes
vertes qui a provoqué la formation de deux groupements humains, l’un
exploitant le pays situé au Nord, l’autre le pays situé au Sud.
Fig. 48. — Carte schématique du Vexin, montrant les affleurements de craie
et les buttes-té moins de Meulière de Beauce ou Meulière de Montmorency.
Mais des considérations historiques et militaires expliquent peut-être
cette dualité de communes sur une même butte.
En effet, au Nord-Ouest de Frémicourt, sur la butte de Cormeilles-
en-Vexin, se trouve le hameau et le moulin d ’Artimont ( Arthé , en celte
indique une extrémité de pays).
D. L’Hautie. —La butte de VHautie est une petite région naturelle, dans
le Vexin; c’est une butte considérable, couronnée, sur une surface assez
grande, par la meulière de Montmorency. Le gypse y est exploité active¬
ment, à son sommet au moins, sur le versant regardant la Seine, à cause
des facilités d’évacuation des produits.
Ce massif forme effectivement comme une « Haute Ile » au-dessus de la
plaine environnante. L’affleurement des marnes vertes détermine un niveau
d’eau important et très constant, marqué par des noms caractéristiques,
mais de forme récente : B elle fontaine, Pissefontaine.
280
PAUL LEMOINE
Les sables de Fontainebleau et les meulières sont boisées (Le Fay,
Hêtre).
Au pied des hauteurs de l’Hautie, sur la vallée de la Seine, s’était établie
une communauté de Templiers (le Temple), une partie des bois devait
lui appartenir (bois de l’Orient).
E. UArthies. —- Ce pays comprend les hauteurs boisées qui bordent la
Seine au Nord de Mantes. Il est le prolongement et l’extrémité du Vexin
français. ■
Au point de vue géologique, la caractéristique de l’Arthies est la dispa¬
rition du gypse, qui ne dépasse pas Meulan et qui est remplacé par des
marnes calcaires.
Cet horizon argileux détermine une ligne de sources particulièrement
nette, près d’HÉROuviLLE (les Fontenelles, les Peupliers).
Mais la véritable caractéristique de l’Arthies est l’existence de deux
séries de hauteurs, constituées par des sables de Fontainebleau, surmontés
de meulières de Montmorency (voir fig. 47).
Les hauteurs de l’Arthies montrent les meulières de Montmorency aux
cotes 200, 201, 192, 194, 205.
Sur la bande au Sud, ils sont à 192, 193, 177.
Les altitudes relatives de ces deux bandes, comparées à celles du Mantois,
montrent que le maximum d’altitude est atteint dans l’Arthies (cote 205).
On assiste au relèvement général des couches, qui trouvera son plein épa¬
nouissement dans le Pays de Thelle.
Cette ligne de hauteur a attiré l’attention des habitants : Haute-Souris,
La Butte, Le Tertre. Les hameaux situés sur le bord de la forêt sont
considérés comme au bout du monde : Bout-Guyon (commune de Jamb-
ville), Bout d’En-Haut (commune de Jambville), Enfer (commune
d’ARTHIEs).
Ces hameaux portent d’ailleurs des noms modernes, ce qui paraît indi¬
quer que le déboisement de cette région encore très boisée est tout à fait
récent.
Les deux hauteurs de Sables de Fontainebleau, qui constituent l’Ar-
thies, sont séparées par une dépression que drainent le Montcient, vers
Meulan, et une petite rivière non dénommée, vers Vétheuil.
Toutes deux atteignent le substratum crayeux.
F. Les buttes deSÉRANS (ait. 212) et de Montjavoult (ait. 207) méritent
une mention spéciale, car elles présentent le Ludien à l’état sableux et
marin.
La butte de Sérans est encore boisée (bois de la Côte, bois de la Molière).
La butte de Montjavoult est déboisée. Le hameau d’Hérouval a fourni
un tumulus ; on connaît également des sépultures néolithiques à Sérans,
de telle sorte qu’il est certain que ces buttes sont habitées depuis une
époque très reculée.
ÉTUDE STRATIGRAPHIQUE DU SOUS-SOL DU VEXIN FRANÇAIS
I. Sables verts. — II. Craie (Cénomanien, Turonien, Sénonien). — III. Montien. —
IV. Thanétien. — V. Sparnacien.— VI. Cuisien. — VII. Lutétien. — VIII. Barto-
nien. — IX. Ludien. — X. Sannoisien. — XI. Stampien. — XII. Aquitanien. —
XIII. Quaternaire.
I. — SABLES VERTS.
Les couches les plus anciennes que l’on ait atteintes dans la région sont
les sables verts d’âge albien (Crétacé inférieur), atteints par trois puits de
recherches d’eaux 1
Aincouht (Sanatorium de la Bucaille). — 328 mètres
Gjsors. — — —
Triel. — 454 —
On peut y ajouter, à titre de comparaison, les sondages de :
Poissy.
Ca rrières-sous-Poissy,
Andresy .
L’Isle-Adam.
Gassicourt.
Bonnières.
PoRT-VlLLEZ.
ait. 441 mètres
— 468 —
— 514 —
— 570 —
— 210,70 —
— 194 —
— 134.80 —
II. — LA CRAIE
La craie forme le substratum habituel du Vexin. Parfois elle affleure en
surface comme sur le bord du pays de Thelle, sur le passage de l’anticli¬
nal de Vigny ou dans la vallée de la Seine.
La craie de Longuesse (Lemoine et Dollf us, 1912) est une craie normale
avec bancs de silex horizontaux. On y trouve : Ostrea vesicularis, Belem-
nitella mucronata, Ananchytes gibbus, An. ovalus, Rhynchonella plicatilis.
Mais en général, elle est recouverte par des sédiments plus récents et on
ne l’a reconnue que par des sondages.
1. Pour plus de détails sur la question des Sables verts, voir Lemoine, Humery, Soyer, 1938.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 19
282
PAUL LEMOINE
On peut donner pour l’altitude de son sommet,
Crétacé, les chiffres suivants (voir fig. 49) :
y compris le Post-
Mètres.
Par sondage . Ëvêcquemont. + 26.10
Pontoise. — 46
La Neuveville. — 16
Auvers. — 33
Andresy. — 9
Conflans-Sainte-Honorine. — 14.64
Aincourt. + 67.00
1 Ennery. + 2.60
Arronville. + 36.40
Saint-Ouen-l’Aumone. — 24.65
Nesles-la-Vallée. + 13.70
Isle-Adam. — 9.50
La Yilletertre. + 20.35
En affleurement-. . . N. de Chambly. + 47
Fay-sous-Chaumont. + 71.70
Champagne. + 40
Entre Henonville et Amblainville . 80 à 85
Courcelles-lès-Gisors. 100 4105
! Boury. 70
/ Breuil (S. de Boury). 120
\ Parnes (moulin de Chaudy). 80 à 85
Chapei.le-en-Vexin. 135
Vigny-Longuesse. 60
Vigny (contact du cale, pisolithique). 64
Vigny (Sur route de Theméricourt). 96
Entre Fontenay-Saint-Père et Guitrancourt. 98
Seraincourt. 45
Meulan (usine à gaz.). 45
50 (d’après Dollfus).
» Sailly. 100
Gargenville. 64
Avernes. 100
J Guiry. 105
i Banthelu. 115-120
1 Wy-Joli-Village... 110
1 Ansicourt (Près Montreuil-sur-Epte). 65
Magny-en-Vf.xin. 75
Limay (Dollfus). 80
Limay (Lemoine). 105
III. — MONTIEN
L’étage Montien (Calcaire pisolithique) peut être observé en trois points
du Yexin :
A. A Vigny.
B. Aux environs de Meulan.
C. A Ambleaille, sur l’Aubette, en aval de Magny-en-Vexin.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
283
A. Calcaire de Vigny. —Le calcaire pisolithique de Vigny est typique¬
ment un calcaire dur, constitué par des Polypiers nombreux et variés et
exploité d’une façon tellement intense que le gisement est presque épuisé.
Ces polypiers sont souvent percés par des Animaux perforants ( Lithodo-
mus, etc.) ; dans leur intervalle se trouvent des moules de gros Lamelli¬
branches et Gastéropodes et des baguettes de Cidaris. Ces organismes sont
souvent recouverts par une croûte de carbonate de calcium d’origine secon¬
daire, qui s’intercale entre le moule interne et le moule externe des coquilles,
ou qui recouvre soit celles-ci, soit des baguettes d’oursins et des Polypiers.
C’est cette croûte de calcaire qui donne à la roche l’aspect dit « pisoli¬
thique ». Ces calcaires sont de nature nettement récifale (Lemoine, 1911)
et ont une épaisseur d’environ 10 mètres. Le contact de la craie est très
spécial ; Lemoine et Abrard (1929) ont noté qu’à sa partie supérieure, la
craie est jaunie et même rubéfiée ; dans cette craie altérée, on trouve de
nombreux Ananchytes ovatus. La présence de Nautilus ( Hercoglossa ) danicus
Schloth., signalée par Schoeller (1925), rend nécessaire l’attribution de
ces couches à l’étage Danien.
D’ailleurs, en certains points, le sommet de la craie est même parfois
raviné par des mollusques (Schoeller, 1929).
On a donc ainsi la preuve qu’entre le dépôt de la craie et celui du cal¬
caire pisolithique, il s’est produit une émersion d’assez longue durée, pen¬
dant laquelle une épaisseur notable de craie a été détruite.
284
PAUL LEMOINE
En d’autres endroits delà carrière, la craie est à une altitude notablement
supérieure à celle du calcaire pisolithique, comme si elle avait formé, anté¬
rieurement, au dépôt de celui-ci, des protubérances.
En certains points, la falaise crayeuse devait dominer le bassin marin
où se déposait le calcaire pisolithique et ces falaises s’éboulaient dans la
mer du calcaire pisolithique où l’on trouve des débris de craie remaniée,
éboulée (Dollfus, 1912, Léon Bertrand, 1912).
Les silex y sont pêle-mêle, non alignés, en beaucoup plus grand nombre
que dans la craie ; en certains points, ce sont de véritables amas.
On observé latéralement des calcaires plus meubles, presque sableux,
d’aspect jaunâtre où se trouve une accumulation d’organismes : Lithodo-
mus, baguettes de Cidaris, algues calcaires ( Lithothamnium , etc.) parfois
fructifiées.
Au delà de ces sables calcaires, se montrent des calcaires, d’aspect crayeux,
avec lits de silex horizontaux.
On a signalé à Vigny (Dollfus, 1912, p. 666) :
Naulilus (sp.).
Nautilus (Hercoglossa) danicus Schloth.
Cerithium ( Campanile) uniplicatum A. d’Orb.
Cerithium (Pseudovertagus ) Modanense Desh.
Pseudoliva robusta C. et B.
Pleurotomaria penultima A. d’Orb.
Turbo Gravesi A. d’Orb.
Capulus consobrinus A. d’Orb.
Corbis sublamellosa A. d’Orb.
Area Gravesi A. d’Orb.
Lima carolina Ch. d’Orb.
Cidaris Forschammeri Desor.
Lithothamnium applanatum M. Lemoine.
B. Environs de Meulan. — A Mf.ulan-Gaillon existe un lambeau de
Montien signalé par Dollfus, 1920 (5 m. de -f- 55 à + 50 m.) ; le contact
de la craie et du calcaire pisolithique est extrêmement irrégulier comme l’a
montré une fouille effectuée par Pinard et Lemoine (1922), sur les fonds
Loutreuil ; la craie blanche est durcie et perforée, sur 0 m. 90 et même 1 m. 50.
(Perforations de 1 cm. de diamètre, avec sable concrétionné et mollusques
lithophages).
Au-dessus vient un calcaire compact, avec silex branchus, empâtant des
fossiles montiens. En certains points se trouvent des zones endurcies et silici-
fiées, postérieurement au dépôt ; en d’autres, poches de calcaire pulvérulent
avec Campanile, Capulus, baguettes de Cidaris, Terebratula, Polypiers,
Lithothamnium.
Ce calcaire montien se poursuivrait dans les tranchées du chemin de fer
à l’ouest de la gare de Meulan. Hébert (1854, p. 431) lui a rattaché 2
à 3 m. d’argile calcaire et de conglomérat situé à Seraincourt entre la
craie et l’argile plastique. Enfin Hébert (1854, p. 431) puis Dollfus (1920,
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
285
p. 130) l’ont vu près de Limay, l’un sur 2 à 3 m., l’autre sur 4 in., vers
l’ait. 80 m., alors qu’en un point très voisin, Lemoine et Pinard n’ont rien
pu observer, entre la craie (ait. 105 m.) et l’argile plastique.
C. Ambleville. — Le gisement d’AMBLEviLLE n’a fait l’objet d’au¬
cune étude spéciale. Il est difficilement accessible, localisé dans une sorte
de caverne qui sert d’étable à moutons. De Boury (1884) l’a vu sur 7 m.
d’épaisseur ; il lui attribue une puissance probable de 10 à 12 m.
D. — Dans le Vexin, comme ailleurs, certains niveaux supérieurs de la
craie ont été attribués sans preuves par certains sondeurs, au Montien.
Effectivement, dans diverses régions du Bassin de Paris et, en parti¬
culier, dans la vallée de la Seine, on constate assez généralement, au-
dessus de la craie normale, à lits de silex, l’existence de calcaires durcis,
de craie meuble, parfois avec intercalations de lits sableux, qu’on ne sait
à quel niveau rapporter.
Jamais encore, on n’a eu entre les mains d’échantillons provenant de ces
formations. Il serait intéressant cependant de les étudier pour savoir à quelle
époque et dans quelles conditions elles se sont formées, ce qui serait peut-
être possible par l’étude des microorganismes qu’elles peuvent contenir.
Pour ne pas préjuger de leur âge, je les ai désignées, dans les coupes de
sondages, par la dénomination de « Post-Crétacé ».
Voici sous quel aspect et sous quelle épaisseur on a noté ces formations :
Arronville. Calcaire et marne rose. 7.40
Nesles-la-Vallée. Silex et banc dur. 2.50
Ennery. Calcaire blanc (2 m.) et argile (12 m. 60). 14.60
Fay-sous-Chaumont. Marne crayeuse. 4.80
V illetertre (La). Calcaire dur. 1.95
Conflans-Sainte-Honorine. Calcaires et marnes alternant. 5.11
Andresy. Calcaire blanc et silex. 2.15
Aincourt. Craie très plastique. 3.80
Puiseux. Calcaires et marnes. 4.10
IV. — THANÊTIEN
Les Sables de Bracheux sont encore très développés sur le bord septen¬
trional du Vexin.
A. —• Dollfus (n° 39) les a signalés à Chaumont-en-Vexin, mais ils
n’atteindraient pas Gisons ; effectivement la nouvelle feuille géologique de
Rouen ne les marque pas entre Trye-Chateau et Courcelles-les-Gisors.
On peut leur rapporter des calcaires et argiles reconnus à la Villetertre,
sur 10 m. 85, mais le faciès indique qu’on est ici à la limite d’extension.
Mais ils réapparaissent entre ce village et Boijry.
B. — La feuille géologique de Beauvais les arrête en affleurement à
hauteur de Belle-Église au nord de Chambly ; mais tout près de leur
286
PAUL LEMOINE
zone de disparition elle signale un sondage qui les aurait montrés sur 30 m.
(Départ à la limite du Sparnacien vers -}- 77 ; craie vers + 47 m.)
Non loin de là, à Arronvillf., il ne paraît plus y avoir de Thanétien,
mais le Postcrétacé est très développé et inclut peut-être un faciès lit¬
toral du Thanétien.
Cette disparition brusque du Thanétien est analogue à celle qu’on observe
sur la R. G. de l’Oise, où les Sables de Bracheux se terminent brusquement
en passant aux poudingues de Coye.
Fig. 50. — Extension du Thanétien et épaisseurs reconnues.
Le Thanétien bien développé au Nord de la carte ne dépasse pas la ligne pointillée.
C. — Dans le reste du Vexin, on ne connaît aucune trace de Thanétien
dans les divers sondages qui auraient pu le rencontrer (Nesles-la-Vallée,
Auvers-sur-Oise, Puiseux, Pontoise, Conflans, etc.).
V. — SPARNACIEN
Le Sparnacien montre dans le Vexin, comme partout ailleurs, de grandes
variations de faciès dont on n’entrevoit pas les lois et aussi d’importantes
variations d’épaisseur qui paraissent liées aux situations anticlinales et
synclinales comme si les dépôts lagunaires sparnaciens avaient rempli des
dépressions préexistantes.
A Chaumont-en-Vexin, Dollfus a vu la coupe suivante :
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
287
Sables blanchâtres, assez grossiers, avec nombreux galets noirs (Sables de Sinceny).
Argile grise, feuilletée, ligniteuse, alternant avec des lits sableux à Cyrena et des lits
marneux avec Ostrea bellovacina.
Sables de Bracheux ( Thanétien ).
De Boury ( 1884 , p. 674) a donné une coupe située entre Avernes et
Gadancourt où le Sparnacien est réduit à un simple filet argileux, donnant
cependant naissance à des sources.
A Theméricourt, il était visible sur plus de 2 m. Q4, et était surmonté
par une couche de galets (5. de Sinceny ) le séparant des Sables de Cuise.
A Ambleville, de Boury ( 1884 ) lui attribue 6 m. 50 d’épaisseur.
A hauteur de Vigny, il est réduit à 4 m. de lits ligniteux (de + 96 à
+ 100 m.).
Par contre, il reprend une épaisseur considérable dans le massif d’Arthies
(14 m. 40 à Aincourt) et au sud de Fontenay-Saint-Père où il est
exploité en particulier au Nord de Limay, en face du Pavillon d’Issou.
Le Sparnacien débute dans la région de Saint-Martin-la-Garenne, par
des poudingues (de Senarmont, 1844 ), qu’on ne paraît pas avoir revus
ailleurs.
Les autres coupes montrent une très grande variabilité.
Saint-Martin-la-Garenne (de Senarmont, 1844 , p. 215).
Mètres.
Cuisien .... Sable siliceux, jaune rougeâtre.
! Argiles feuilletées avec coquilles fluviatiles et marines. 1 mètre
Lignites et sables . là 2
Argues pures. 9 a 10
\ Poudingues.
Limay (Hébert, 1854 , p. 431).
Argile plastique reposant sur la craie ou sur le calcaire pisolithique.
Limay (Dollfus, 1920 , p. 130).
Argile plastique sparnacienne avec cailloux roulés, reposant sur le calcaire pisolithique
à l’ait. + 80 m.
Limay (Lemoine et Pinard, 1922 , p. 142).
Mètres.
Lutétien ... Calcaire à Orbitolites complanatus.
Cuisien . Sable coloré, micacé, avec galets noirs. 3.50
I Lit coquillier à O. bellovacina . 0.50
Argile gris bleu foncé . 5.00
Argile gris clair bariolée de rouge. 3.00
Argile jaunâtre bariolée de rouge . 4.70
SÊnonien : Craie (ait. + 105).
On peut en rapprocher la coupe de Seraincourt (Hébert, 1854 , p. 431).
Mètres.
Lutétien Lit de petits cailloux avec dents de squales et coquilles marines. 0,10
288
PAUL LEMOINE
! Argile brune avec empreintes végétales. 0.30
Lignites . 0.35
Argile bleuâtre avec Cyr. cuneiformis et Cer. variabile . 2.00
Ligmtes et sables, environ.:. 2.00
Argile plastique . 6.00
Montien ou Sénonien.
Il semble que, dans toute cette région, l’épaisseur des couches sparna-
ciennes soit très faible sur les anticlinaux, très importante dans les syn¬
clinaux.
Le Sparnacien renferme un niveau aquifère important, qui a été atteint
à Liekville et à Serans et noté au-dessus de Vigny. Dans le voisinage
de la vallée de l’Oise, le Sparnacien est très développé à Puiseux (24 m. 65)
et surtout à Enneby (38 m. 90). Par contre, à Ablemont, Ramond et
Dollfus ( 1891 , p. 982) ne signalent qu’environ 1 m. 60 d’argile plastique
entre la craie et les Sables du Soissonnais (de + 43 m. 70 à +42 m. 40).
VI. — CUISIEN
Les sables de Cuise sont bien développés dans la partie nord du Vexin ;
mais ils diminuent d’épaisseur vers le Sud, car on est ici à la limite d’ex¬
tension delà mer, qui les a déposés.
Voici les chiffres d’épaisseurs, qui ont été relevés dans diverses localités L
Nesles-la-Vallée (S).Plus de
Villiers-Adam (S) .
Lierville, Boulleaume (S).
Aincourt .
Saint-Clair-sur-Epte (de S).
La Chapelle (de S)...
Parnes (de S).
Limay (de S).
Saint-Ouen-l’Aumone .Plus de
Puiseux (S) .
Vigny...
Marines.
Chars .Plus de
Maubuisson, commune de Saint-Ouen-1’Aumône (de S) sur
Meulan (de S).qq.
ÉvECQUEMONT (D).
Avernes (de B).
Sailly, Vienne, Banthelu, Chaussy, Avernes (D n° 73).
Fontenay-Saint-Père.
Limay.
Seraincourt.
Mètres.
23.60
12.60
23.69
10.60
15.00
15.00
15.00
1.50
14.43
16.75
8.00
29.77
29.00
3.00
decim.
8.00
10.00
10.00
3.50
1.50
0 ... ( 2 )
1. De Boury les signale, en outre, à Gaillon, Seraincourt, Themericourt, Gadancourt,
Guiry, Santeuil, Magny, Parnes, Amble ville, Guerny (Eure).
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
289
La limite de leur extension doit se trouver vers Meulan.
Abbréviations. de S = de Senarmont
D = Dollfus
de B = de Boury.
S = Sondages.
A. — Sables de Sinceny.
Les sables de Sinceny, à gros galets qui forment, d’après Dollfus, la limit-
du Sparnacien et du Cuisien, et par le dépôt desquels commence, par cône
séquent, la transgression de la mer des Sables de Cuise, sont connus en un
grand nombre de points du Vexin.
Ils sont particulièrement visibles à Chaumont-en-Vexin, et Dollfus
(n° 39) déclare qu’ils reposent parfois directement sur les Sables de Bra-
cheux, sans intercalation du Sparnacien. Mais ni dans son texte, ni sur les
cartes qu’il a publiées ultérieurement, il ne signale les points où il a observé
ce fait.
De Boury a noté également l’existence d’une couche de petits galets à
la limite du Sparnacien et du Cuisien à Theméricourt.
On les a reconnus dans le forage de Marines (3 m. 77).
B. — Sables de Cuise proprement dits.
Les érosions du sommet du Cuisien.
En de très nombreux points du Vexin, le Cuisien est incomplet, par suite
de l’érosion et de l’enlèvement de sa partie supérieure par la mer transgres¬
sive du Lutétien, avant le dépôt du Calcaire grossier.
Plusieurs exemples typiques en ont été donnés :
A. —Au Mont de Magny, près Gisors Munier-Chalmas (1900 et 1903 ,
p. 72) a montré l’existence de Sables à Nummulites laevigatus et Alveolina
oblonga. Il s’y trouve un banc calcaire à Turritella édita, Nerita Schmide-
liana avec moules internes, rubéfiées, provenant du ravinement de niveaux
inférieurs du Cuisien, préalablement démantelés et arasés. En ce point
d’ailleurs, le Cuisien a été raviné par la mer lutétienne dont les dépôts
commencent par des assises fossilifères à Nummulites laevigatus.
B. —Aux environs de Mantes, un fait extrêmement curieux a été signalé
par Leriche ( 1932 ). Entre Limay et Guitrancourt, le gravier de base
du Lutétien est riche en restes de Poissons L Ceux-ci proviennent, en partie
d’une formation actuellement inconnue dans cette région et qui doit être
estuairienne, d’âge cuisien et analogue à celle des faluns de Pourcy, et sur¬
tout à des Sables à Unios et Térédines des environs d’ÉpERNAY (Marne).
Ces constatations indiquent l’existence d’un fleuve venant de l’Ouest et
1. L’abondance des dents de squales a été signalée à Seraincourt, dans le poudingue de base
du Lutétien par Hébert ( 1854 , p. 451). En ce point, le Cuisien paraît ne pas exister.
290
PAUL LEMOINE
débouchant dans la mer des Sables de Cuise ; ce fleuve a même ramené
des débris arrachés à la ceinture crayeuse de l’Ouest du Bassin de Paris.
C. — De telles constatations font que les différences d’épaisseur du
Cuisien, dans la région du Vexin, ne sont pas immédiatement interpré¬
tables pour déterminer l’importance de la subsidence pendant la durée de
cet étage. Celle-ci a été beaucoup plus considérable en certains points que
ne l’indique l’épaisseur des couches cuisiennes.
Fig. 51. — Carte des épaisseurs des sables de Cuise dans le Vexin français.
Elles font également que la surface du contact du Cuisien et du Luté-
tien (fig. 51) ne correspond pas à la surface ancienne du Cuisien et est sim¬
plement la surface de base du Lutétien transgressif.
A cet égard, la région du Vexin se divise en trois régions bien distinctes :
1° La vallée de la Viosne et les pays au Nord où l’on observe plus de
20 mètres de Sables de Cuise ; cette zone coïncide avec le synclinal dit
de la Scie ; il en résulte que celui-ci a continué à s’affaisser au cours de la
période cuisienne.
2° La zone au Sud-Ouest de la Viosne, où les épaisseurs du Cuisien sont
de 10 à 15 m.
3° La zone au Sud de Fontenay-Saint-Père, où le Cuisien montre des
puissances très faibles, soit qu’il ne se soit pas déposé sur une grande épais¬
seur, soit que les sédiments aient été enlevés avant l’arrivée de la mer luté-
tienne. Il convient, en effet, de noter d’une part, que le Cuisien supérieur
a été dans cette région réprésenté par des dépôts fluviatiles ; d’autre part,
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
291
que la région n’a été envahie qu’à l’époque de la zone III, du Lutétien,
donc que l’érosion continentale a disposé là de tout le temps correspondant
au dépôt des zones I et II du Lutétien dans le reste du Bassin de Paris.
Altitudes du sommet du Cuisien.
Mètres.
Gares cTUs-Marines . 51 à 53
Vigny. 108
Lierville. !... . 65
VlLLETERTRE. 73
Aincourt. 92
Marines. 55
Evecquemont. 51.80
Puiseux. 48.04
Limay [Dollfus (le Cuisien n’existe pas) ; probable :
84 + 13 =]. 97
Limay [Lemoine 105 + 13]. 122
Seraincourt (Probable 45 + 11). 56
Cormeilles-en-Vexin. 50.60
Andresy... 31.20
C. — Niveau d’Hérouval.
Le Lutétien débute à Hérouval comme à Liancourt-Saint-Pierre,
par des sables graveleux dont la faune est lutétienne, mais qui contiennent
des espèces cuisiennes, souvent remaniées. Ces sables ne montrent pas les
espèces spéciales qui ont motivé la création du niveau d’Hérouval.
Le niveau d’Hérouval signalé par Deshayes ( 1865 ), puis étudié par de
Raincourt ( 1881 ), a été placé tantôt à la base du Lutétien, tantôt au som¬
met du Cuisien. La réouverture du gisement a permis à Morellet ( 1936 ),
d’en faire une étude détaillée.
Les couches qui constituent le véritable niveau d’Hérouval appar¬
tiennent sans conteste au Cuisien, à la fois par son faciès lithologique et
par ses caractères paléontologiques (Foraminifères ; immense majorité
des Mollusques).
Seuls, quelques Échinides, Bryozoaires et Mollusques sont spéciaux et
inconnus dans les couches inférieures du Cuisien, peut-être parce que les
conditions de vie ne s’y prêtent pas.
Par contre, le niveau d’Hérouval indique «un faciès biologique très diffé¬
rent de celui des formations cuisiennes antérieures; mais, par contre voisin
et, en quelque sorte, précurseur de celui du Lutétien inférieur de la région ».
Le niveau d’Hérouval a été signalé à Liancourt-Saint-Pierre (Oise)
et à Cahaignes (Eure), et peut-être à Heilles (Oise).
Je pense que le niveau sableux d’Hérouval, si localisé, n’est qu’un
accident dans les argiles de Laon, niveau très constant à la base du Calcaire
grossier, si l’on juge par les nombreuses sources qu’il détermine. Dans la
292
PAUL LEMOINE
plupart des puits forés, ce niveau des Argiles de Laon très peu épais a été
traversé inconsidérément ; il existe cependant à Lierville (Boulleaume
sur 1 m. 05) et à Cormeilles-en-Vexin (sur 5 m. 20) ?
Niveaux aquifères. — Un niveau aquifère s’établit souvent au sommet
des Sables de Cuise, au contact de la base du Calcaire grossier.
Captation de Liancourt-Saint-Pierre, sources de la Villetertre, Oise
(ait. -f- 80 m.).
Brignancourt 1 sources de la Roche-Santeuil.
A Frouville, sources du Château Moll (ait. 60 m. ; débit 50 m 3 par
jour, alimentant un affluent du Rhodon) et source Monthier (29 m 3 par
jour).
D’autres sources importantes existent dans les sables de Cuise, notam¬
ment à : Saint-Martin-la-Garenne (ferme d’LIeville), au contact du
Sparnacien et du Cuisien.
Haute-Isle (sources de Cocriaumont et source des Nouées).
Enfin il convient de noter les sources nombreuses et fortes qui se trouvent
entre Vaureal et Jouy-le-Moutier, le long de la vallée de l’Oise, à la
limite des Sables de Cuise et du Calcaire grossier vers l’altitude J- 25 m.
VII. — LUTÉTIEN
A. — Lutétien proprement dit.
C’est dans le Vexin, à Fontenay-Saint-Père, que Lemoine et Abrard
( 1922 ) ont donné la preuve que la Glauconie grossière, si habituelle à la
base du Lutétien, n’appartenait pas ici au Lutétien inférieur (Zone I), mais
au Lutétien moyen (Zone IV), ce qui a nécessité une révision complète du
Lutétien du Bassin de Paris, effectuée ensuite par Abrard ( 1925 ).
On distingue maintenant, dans le Lutétien du Bassin de Paris, quatre
zones, bien nettes, que l’on retrouve dans le Vexin :
Lutétien supérieur lagunaire.
Zone IV. — A Orbitolites complanatus.
Zone III. — A Echinolampas calvimontanus et Echinanthus issyavensis.
Zone II. —-A Nummulites laevigatus.
Zone I. — A Nummulites laevigatus et N. Lamarcki.
1. Les sources minérales de La Roche-Santeuil , commune de Brignancourt (Seine-et-Oise), ont
été autorisées comme sources minérales par décision ministérielle du 25 mai 1889, après autorisa¬
tion de l’Académie de Médecine.
Elles se trouvent dans la vallée de la Viosne, sur la rive gauche (côté le plus abrupt) et sont au
nombre de trois :
La Source Saint-Jean, ancienne source naturelle, se trouve dans le Lutétien ; elle est alimentée
actuellement par un forage de 8 m. de profondeur ; débit d’après Chesneau (rapport inédit)
0 1 ,754 p. sec. = 65 m. c. par jour ; débit en 1931 : O 1 ,205 p. sec., soit 17 à 18 m. c. par jour.
Le Puits César a un niveau hydrostatique supérieur de 0 m. 70 à celui de la source Saint-Jean.
Son eau est contaminable.
Le Forage de la Carrière (8 m.) semble avoir atteint le sommet du Cuisien.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
293
Zone I. — La zone à Nummulites laevigatus et N. Lamarcki est repré¬
sentée, dans la région de Chaumont-en-Vexin, par un calcaire sableux,
glauconieux et graveleux.
Le gisement de Chaumont-en-Vexin est classique. Munier-Chalmas
considérait qu’on y trouvait un niveau tout à fait inférieur du Lutétien,
car on y rencontrait encore, associée à Nummulites laevigatus, la petite Num¬
mulites planulatus, du Cuisien.
La stratigraphie de ce gisement a été refaite par Abrard ( 1925 ) qui en a
donné une coupe, de laquelle il résulte que le Lutétien le plus inférieur
(Zone I) est représenté.
A côté, se trouve le gisement également classique de Liancourt-Saint-
Pierre, qui montre aussi les niveaux les plus inférieurs du Lutétien.
Ces niveaux inférieurs (6 à 7 m.) renferment effectivement le Foramini-
fère caractéristique du Cuisien, Nummulites planulatus-elegans, mais il
est remanié, et Abrard a montré que toute la faune était nettement luté-
tienne, aussi bien les Mollusques que les Bryozoaires.
D’autres gisements intéressants se trouvent au Vivray (hameau des
Geoux), au Grand Alléré, à Hérouval, gisement très intéressant, signalé
par de Raincourt ( 1881 ), qui contient un mélange d’espèces anciennes et
lutétiennes. Abrard ( 1925 , p. 60) a discuté à nouveau la question et
place le gisement tout à fait à la base du Lutétien, mais il s’est rallié à
294
PAUL LEMOINE
l’opinion de Morellet, qui, ayant eu en mains des faunes caractéristiques,
en fait indiscutablement le sommet du Cuisien (voir p. 291).
Une autre série de gisements se trouve à Parnes, en particulier aux
abords de la ferme des Bauves, et de la ferme de l’Aulnaie. Le Lutétien
y repose sur le Cuisien (sable jaune azoïque), mais la zone I y est très
réduite (1 m. et même 0 m. 30).
La zone I n’aurait pas notablement dépassé cette localité.
Zone II. —La zone à Nummulites laevigatus, seule, est comme la pré¬
cédente, à l’état de calcaire sableux ; mais à cette époque du Lutétien,
la mer s’est étendue plus loin encore, et dans des points comme Tessan-
court, c’est par les couches de ce niveau que débute le Lutétien. Seulement
dans cette région du Sud du Vexin, alors que toute la faune restait iden¬
tique, les conditions de vie ne permettaient pas le développement de N.
laevigatus.
Zone III. — L’extension de la zone à Echinolampas calvimontanus et
Echinanthus issyavensis est très voisine, dans le Vexin, de celle de la
zone IL
Mais la mer y a, suivant les régions, déposé deux sortes de sédiments :
A. Dans la région de Chaumont-en-Vexin. — Calcaire irrégulièrement
endurci, avec parties sableuses, souvent un peu glauconieux, ressemblant
beaucoup au calcaire à N. laevigatus, qui se trouve au-dessous.
B. Dans la région de Pontoise. — Calcaire dur, en bancs, piqueté de
glauconie, souvent rosé.
Zone IV. —Par contre, à l’époque de la zone IV, la mer lutétienne s’est
étendue beaucoup plus loin, et à Fontenay-Saint-Père la base du Luté¬
tien est constituée par des couches à Orbitolites complanatus, alors que
toute la faune de Mollusques a le faciès littoral habituel de la base du
Lutétien. Il en est de même à Gargenville. Les dépôts marins de cette
époque sont encore plus complexes qu’aux époques précédentes, et on est
amené à distinguer cinq faciès.
C. — Calcaire sableux, blanc, avec endurcissements irréguliers, bien
visible à Chaumont-en-Vexin, Chambors, Liancourt-Saint-Pierre, et
même à Parnes, et à Chaussy.
D. — Calcaire en bancs.
E. — Calcaire dur pétri de Fabularia discolithes (faciès de Ecos et de
Fours) ; ce faciès n’existe nulle part ailleurs dans le Bassin de Paris.
F. — Faciès zoogènes, de Guitrancourt, Mantes, Fontenay-Saint-
Père. Dans cette région, la zone IV est transgressive sur les sables jaunes,
sans fossiles, du Cuisien, et elle affecte le faciès « Glauconie grossière », qui
est toujours caractéristique de la base du Lutétien, à quelques niveaux
qu’elle appartienne. C’est un calcaire graveleux et glauconieux, avec de
très nombreux fossiles ; d’une part, des formes banales habituelles dans
le faciès transgressif, et d’autre part, des espèces caractéristiques de la
zone avec Orbitolites complanatus, Cerithium giganteum.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
295
G. — Ce faciès se modifie légèrement dans la région de Guitrancourt,
où l’on observe un véritable calcaire zoogène à Alveolina et Milioles, qui
se développe beaucoup dans la région de Mantes.
A la fin de l’époque lutétienne, la lagune du Bassin de Paris s’est
dessalée, de sorte que la zone IV se termine généralement par des sédi¬
ments saumâtres. (Calcaire à Cerithes) : Ils sont particulièrement visibles
sur le plateau de Chambors, où l’on voit une alternance de bancs calcaires
souvent très durs et de lits sableux marno-calcaires, le tout riche en
Milioles et ayant une puissance de 7 m. en moyenne.
Épaisseur du Lutétien.
L’épaisseur totale du Lutétien est très mal connue. Il y a une certaine
contradiction entre les renseignements très rares, fournis par l’étude des
affleurements, et ceux donnés par les résultats des sondages.
De toutes façons, cette épaisseur paraît très variable (fig. 53).
Il me paraît utile de rappeler, en les résumant, les deux coupes données
par Abrard ( 1925 ) :
A. — (p. 117), pour le Lutétien des environs de Pontoise, et d’AuvERS.
6° Calcaire grossier supérieur (alternance de calcaires marneux,
de calcaires siliceux, de marnes, etc.). 10 m.
5° Calcaire grossier blanchâtre à Milioles et empreintes d’Algues
296
PAUL LEMOINE
avec Orbitolites complanatus, etc., passant au sommet, au cal¬
caire à Milioles, franchement marin. 2 à 4 m.
4° Calcaire grossier, solide, glauconieux, avec moules de Ceri-
thiurn giganteum, etc. 0 m. 50
3° Calcaire en bancs solides, souvent rosâtre, piqueté de glau¬
conie, avec E. caloimontanus, E. issyavensis, etc. 1 m. 50
2° Calcaire plus ou moins sableux, quelquefois même assez dur,
glauconieux, à Nummulites laeoigatus (formes A et B), etc.... 3 m. 50
1° Sable grossier, glauconieux, avec cailloux de quartz verdis, à
Nummulites laeoigatus, etc. 1 m. 00
On constate que l’épaisseur totale, ainsi relevée, est de 18 m. 50 à 20 m. 50,
seulement, alors que le sondage de Puiseux montre près de 29 m. et ceux
de Cormeilles-en-Vexin environ 32 m. de Calcaire grossier.
B. — Une autre coupe complète en affleurement a été donnée pour
Chambors (Abrard, 1925, p. 89).
Elle se résume ainsi :
Bancs calcaires très durs, alternant avec des lits sablo-marno-calcaires,
riches en Milioles. 7 m.
Alternance de bancs durs et de couches sablo-marneuses à Phasaniella. ... ?
Calcaires sableux fin, très blanc, à Orbitolites complanatus, etc. 4 à 6 m.
Calcaire sableux blanc, avec banc irrégulièrement endurci, avec Nummu¬
lites laevigatus, etc., passant latéralement à un sable fauve. 5 m.
Lutétien inférieur graveleux, bien moins épais qu’à Chaumont-en-Vexin
(où il a 8 à 9 m.).
Le total des épaisseurs fait au maximum 21 à 23 m., alors que le sondage
voisin de Lierville (hameau du Boulleaume) montre 54 m. de Lutétien
et qu’on peut attribuer à cet étage 43 m. d’épaisseur à la Villetertre.
C’est un fait très général que les épaisseurs fournies par les observations
en surface sont toujours inférieures aux épaisseurs constatées dans les
sondages.
Le Lutétien dans les sondages.
Ces subdivisions mises en évidence, par une stratigraphie très fine, sont
impossibles à suivre dans les résultats de sondage.
On ne peut faire état, quant à présent, que de l’ensemble du Calcaire
grossier. Par contre, ces sondages fournissent des renseignements précieux
sur l’épaisseur de l’étage et sur son altitude dans les divers points.
Les exploitations du Lutétien.
Le calcaire grossier a été très exploité dans la région.
On peut citer par exemple, d’après Michelot (1855, p. 1322), les car¬
rières de Cherence, Vallangoujard, Tessancourt, Saillancourt. Au-
dessous du calcaire à Milioles, il y a 6 m. d’une roche rougeâtre, composée
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
297
d’éléments très divers parmi lesquels Michelot cite Cer. giganteum, Echi-
nolampas similis, Orbitolites, fossiles des zones III et IY.
Le calcaire grossier supérieur à Cerithium lapidum a été exploité comme
pierre de taille, au-dessus de Limay et de Fontenay-Saint-Père.
Accidents dolomitiques : à Auvers-sur-Oise, le Lutétien est dolomitisé,
c’est-à-dire chargé de carbonate de magnésie (Courty et Hamelin, 1908).
Altitude du Lutétien et épaisseurs du sommet de cet étage.
Je connais les chiffres suivants :
LiERviLLE-BouMeaume (S).
Marines .
Aincourt (S) .
Monneville (M).
Montagny (M).
Auvers (M).
Ruel (M.).
Valmondois (M).
Le Tillay (carte).
Cormeilles-en-Vexin (S).
Evecquemont (S).
Marines.
Puiseux (S).
(S = Sondages ; M = Morellet.)
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
Alt. Épaisseur
120 54.45
92.50 37.08
105
118.00 26
110
125
75
100
95
130-135
83.30 33
81.55 29.75
92.50 37.08
76.86 28.82
20
298
PAUL LEMOINE
Le fait saillant des quelques données que l’on possède sur l’épaisseur du
Lutétien est son développement considérable (54 m.) dans la région de
LiERViLLE-(Boulleaume).
B. — Marnes de Saint-Gobain.
Les marnes de Saint-Gobain qui, dans le Noyonnais et le Laonnais,
surmontent le calcaire grossier supérieur, n’ont pas été signalées dans le
Yexin, depuis Graves (1847). D’après cet auteur (p. 425), elles constituent
un lit mince non interrompu entre la Neuville-Bosc et Montjavoult;
elles forment une sorte de bordure, de Monneville à Boubiers et à Ber-
tichères.
Entre Chavençon et la Villetertre, elles sont exploitées et prennent
la forme d’un calcaire très dur, se délitant promptement.
A Saint-Cyr-sur-Chars, elles lui ont fourni des empreintes végétales ;
entre Lierville et le Boulleaume, elles alternent avec le calcaire gros¬
sier ; il les signale également entre Montjavoult et Serans.
VIII. — BARTONIEN
Cet étage présente des variations de faciès et des subdivisions de détail
très complexes. Elles n’ont malheureusement pas fait l’objet d’une étude
d’ensemble, bien que les nombreux travaux de détail de L. et J. Morellet
puissent en tenir lieu et permettre de réinterpréter la plupart des docu¬
ments anciens, établis d’après une notion très simpliste de la constitu¬
tion du Bartonien.
D’après les travaux de L. et J. Morellet (1935, p. 103), la coupe du Bar¬
tonien, dans le Vexin français, serait typiquement la suivante :
Ludien : Sables du Vouast = Z. à Ph. ludensis.
G Calcaire du Bois du Mulot = C. de Noisy-le-Sec = S. de
Marines.
F Sables de Cresnes = S. de Monceau.
[ Calcaire supérieur de Saint-Ouen j
E Sables de Montagny Calcaire de Saint-Ouen.
[ Calcaire inférieur de Saint-Ouen )
D Niveau à Avicula Defrancei (Z. de Mortefontaine).
C Calcaire de Ducy.
B Sables moyens.
A Sables de Monneville.
Lutétien.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
299
A. — Niveau de Monneville = Zone de Mont-Saint-Martin.
Les niveaux très inférieurs du Bartonien sont rarement observables ;
ainsi que Munier-Chalmas (1903, 1906) l’a fait observer pour Auvers,
ils ont été enlevés par l’érosion, presque immédiatement après leur
dépôt.
Un gisement de Bartonien très inférieur existe à Monneville (Oise), où
il a été signalé par Graves (1847, p. 475), puis par Morellet (Marines, III,
1923) ; on y observe, reposant directement sur le Lutétien, un sable
argileux, peu épais, à rognons calcaires et très coquilliers. Il est connu
(ait. 110 m.) à l’intersection de la route de Chars-Monneville et de Cha-
vençon-la-Yilletertre.
Il contient : Turritella sulcifera Desh. ; T. granulosa Desh. ; Athleta scro-
bicula (Sol.) ; Athleta labrella (Lmk.), Surcula textiliosa Desh. ; Meretrix
rustica Desh. ; Chama turgidula (Lmk.).
Il aurait de grandes analogies avec le niveau de Mont-Saint-Martin.
Enfin à Montagny-en-Vexin, L. et J. Morellet (1933) ont signalé vers
+ 125 m. des intercalations des faciès lutétiens avec une zone marine à
Meretrix rustica et affinités bartoniennes.
Ainsi, les niveaux extrêmement inférieurs du Bartonien sont conservés
en plusieurs points du Vexin, de telle sorte que l’érosion considérable qui,
partout ailleurs, s’est produite avant le dépôt des sables d’Auvers, paraît
s’être manifestée ici d’une façon beaucoup moins intense.
Cette zone de Mont-Saint-Martin serait peut-être représentée à Auvers
par des grès fossilifères, dont la consolidation serait contemporaine de leur
dépôt (Munier-Chalmas, 1906, p. 503).
II. Sables d’Auvers.
Les sables d’ Auvers sont typiques et très développés dans la région
d’AuvERs (ait. -f- 75 m.).
La faune des sables d’Auvers, comprend 467 espèces signalées par Deshayes
(1824-1837 et 1856-1865), Cossmann (1886-1913 ; 1904-1913 ; 1921),
Chedeville (1899), G. F. Dollfus (1900), Munier-Chalmas (1906), Boussac
(1911), Abrard (1925), Morellet (1931).
Les couches à faciès d’Auvers sont également connues à Meriel (Morel¬
let, 1933), sur la B. G. de l’Oise.
C’est avec le niveau d’Auvers que la mer bartonienne a atteint son
maximum de profondeur ; car la faune contient de grands Campanile, des
Clavella longaeva géants, des Voluta associés à Lucina gigantea et Veneri-
cardia planicosta.
La succession à Auvers est, d’après L. et J- Morellet (1924, p 109) :
1. Calcaire lacustre ;
300
PAUL LEMOINE
2. Sable ou grès à Potamides scalaroides 1 ;
3. Sable et grès sans fossiles ;
4. Sables à galets et à Nummulites variolarius. Grès à pavés passant laté¬
ralement à des sables. Grès à débris de végétaux ( Araucaria ).
Lutétien. — Calcaire grossier supérieur, faiblement raviné, à nombreux
trous de lithophages.
Dans toute la région Auvers, Valmondois 2 , Hérouville, L. et J.
Morellet (1924, p 109) ont signalé au sommet des sables d’AuvERS, au-
dessous des premiers calcaires lacustres, un niveau sableux ou gréseux
à Potamides scalaroides Desh.
Il affleure à :
Auvers, entre -p 85 et + 90.
Valmondois, + 95 et + 100.
Ferme des Fontenelles, entre -j-100 et -p 105.
Ferme de Valmondois.
A Cormeilles-en-Vexin, un sondage montre les Sables de ce niveau sur 9 m. 50,
de -p 92 m. 90 à -p 83 m. 40.
B. — Extensions de ces niveaux vers l’Ouest.
Les subdivisions dans ces niveaux auversiens, très difficiles à établir
dans le centre du Bassin de Paris, sont impossibles à suivre dans le Vex>n.
D’ailleurs leur épaisseur y est minime (3 m. environ) par rapport à celle
qu’ils présentent dans le Parisis et dans le Multien (env. 25 m.).
Au Ruel, L. et J. Morellet (1923, p. 470) ont fait connaître au-dessus
du calcaire grossier (ait. -p 100 m.), un gisement d’Auversien, à l’état de
sables quartzeux, fins, gris, verdâtres, renfermant quelques petits galets
bien roulés de silex et contenant de nombreux fossiles, dont ils ont donné
la liste significative. Cet Auversien se retrouve entre le Fay et Ruel, et là
son épaisseur peut être évaluée à 10 m. environ.
A Marines, l’Auversien est représenté par des sables et des grès sans
fossiles vers la cote -p 105 m. Munier-Chalmas (1903, p. 79) leur attribue
3 m. d’épaisseur.
A Montagny, il existe environ 4 m. de sables à faciès charrié, comme
au Fayel et à Auvers ; mais là, le niveau à Potamides scalaroides repo¬
serait directement sur les sables à galets à Nummulites variolarius, sans
intercalation du niveau 3 d’Auvers.
Je pense qu’à Chavençon, les 11 à 12 m. de sables signalés par de Senar-
mont (1844) appartiennent à ce niveau.
Aux environs de Monneville, ces sables sont très réduits et représentés
1. Le niveau d’Auvers paraît avoir été vu, pour la première fois, par Constant Prévost (1825,
voir Gosselet, 1896, p. 76, fig. 6).
2. En comparant les coupes d’AuvERS, de Mery et de Pierrelaye, L. et J. Morellet ont établi
le synchronisme de cette zone à Potamides scalaroides avec le niveau de Beauchamp. Le synchro¬
nisme critiqué par G. F. Dollfus a été appuyé par Abrard.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
301
par des calcaires à Milioles (ait. -f- 115 m. au N. de la Mendicité, route de
Chars à Monneville) qui renferment Cerithium tuberculosum, Bayania
hordacea, Cardium obliquum, Meretrix striatula, M. elegans, etc.
Ce niveau existe sûrement (Morellet, 1934, p. 147) à PIadancourt-le-
Haut-Clocher sous la forme de sables et grès à faciès tranquille.
Fig. 55. — Épaisseurs du Bartonien inférieur.
C’est également aux sables d’AuvERs qu’il faut rapporter les cailloutis
de la Villetertre (Oise), signalés par Abrard (1905), alors que Dollfus
(Feuille d’Évreux) les avait considérés comme des alluvions anciennes.
E. Patte, qui les a revus récemment, confirme l’opinion d’Abrard et signale
ce même niveau à Chavençon et à Monneville.
Je rappelle que Dollfus a rapporté au Bartonien inférieur les sables fos¬
silifères duBELLAY, d’HADANcouiiT, de Lierville, de Boubiers (le Fayel)
et signalé qu’une bande de galets se suit vers Chars, Bouconvillers,
Lierville (Boulleaume), Delincourt.
On est donc ici presque à la limite des dépôts nettement marins à cette
époque de la période bartonienne. C’est ce que confirme l’étude de la
région de FArthies.
Région de VArlhies. —- Les sables d’AuvERs existent encore à Magny-
en-Yexin, où ils reposent directement sur le calcaire grossier moyen par
ravinement du calcaire grossier supérieur ; mais ils manquent au Sud de
Magny (Dollfus, n° 39), en particulier à Banthelu.
302
PAUL LEMOINE
D’ailleurs, le sondage d’AiNcouRT, n’a trouvé aucun élément sableux à la
hauteur du Bartonien; il y a là une zone où cet étage est entièrement calcaire.
Par contre, plus au Sud, on sait par de Senarmont (1844), qu’il existe
3 à 4 m. de sables moyens à Fontenay-Saint-Père, à Guitrancourt et
à Gargenville.
Il semble donc que la région de l’Arthies ait été occupée par une zone
laguno-marine au milieu de la mer du Bartonien inférieur. On observera
le même phénomène, à la même époque, dans le Sud de la Brie.
UAuversien dans la région de VHautie. —L’Auversien y paraît assez bien
développé ; un niveau fossilifère y a été signalé par Constant Prévost
(1821, p. 173; voir Gosselet, 1896, p. 75).
L’épaisseur de sables correspondants est mal connue ; on les a rare¬
ment observés sur toute leur hauteur. On n’a guère, à cet égard, que des
documents, assez contradictoires.
A Vaux, S.-et-O. (Le Temple), on verrait (Michelot, 1855, p. 1324),
16 m. 75 de sables et grès de Beauchamp au-dessous du calcaire de Saint-
Ouen. A la Carrière Sebillotte, il n’y aurait (Ramond et Dollfus, 1891,
p. 12-13) que 7 m. 30 de Sables de Beauchamp. A la Plâtrière des Haut-
monts (Ibid., p. 14), les Sables de Beauchamp n’existeraient pas.
Enfin le sondage d’ÉvECQUEMONT (Dollfus, n° 126, p. 26) a mis en évi
dence 1 m. 75 de sables de Beauchamp.
Les cotes de base et l’épaisseur de sables de Beauchamp sont :
Triel, vieux château
Cotes
+ 54.35
Vaux, Le Temple.
Vaux Carrière Sebillotte
ÉvECQUEMONT .
Les Haumonts .
Triel, Cote Mathias ....
Les Glaisières N.moins de
— E.env.
+ 60
+ 80
+ 81.65
+ 52.60
+ 49.50
+ 59.50
Épaisseurs.
16.75
10
6.60
1.75
0
D’après ces chiffres il semble que le long de la vallée de la Seine une
faille, ou plutôt un réseau de failles, abaisse vers le fleuve toutes les couches
d’une trentaine de mètres.
C. — Calcaire de Ducy.
Ce niveau est représenté à Marines (Morellet, 1922) par des calcaires
et des marnes peu épais qui détermineraient un niveau d’eau au Ruel vers
la cote + 120.
Il n’a été retrouvé, ni à Monneville, ni à Montagny. Par contre,
Morellet (1934, p. 147) y rattache une partie des calcaires lacustres qu’à
Hadancourt-le-Haut-Clocher, la carte géologique rapporte au calcaire
de Saint-Ouen.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
303
D. — Niveau de Mortefontaine à Avicula.
Ce niveau a été reconnu par L. et J. Morellet (1922) aux environs de
Marines où existent des sables fossilifères contenant : Avicula Defraneei,
Potamides tricarinatus, Melongena subcarinata, etc.
Il n’a pas été observé aux environs de Monneville ; mais à Montagny-
en-Vexin, on connaît quelques centimètres de sable à Melongena subca¬
rinata (Munier-Chalmas, 1900).
Les couches à Avicula Defraneei ont été signalées à Banthelu (Dollfus,
n° 73, et Évreux, 1900), au Fayel (Chedeville), à Quoniam (Morellet,
1932) et sur la R. G. de l’Oise à Mery-sur-Oise (Dollfus et Vasseur, 1878).
Je ne crois pas qu’on les ait vues dans le massif de l’Hautie, où elles
doivent cependant exister.
E. — Calcaire de Saint-Ouen.
Le calcaire de Saint-Ouen, d’origine lacustre, qui a normalement une
dizaine de mètres dans le centre du Bassin de Paris, est réduit à 5 m. 80 à
Cormeilles-en-Vexin et, à Marines, à quelques centimètres de marne
blanche.
Mais il est plus développé à Montagny-en-Vexin, où il est séparé
en deux par une intercalation sableuse, marine ; dans cette localité, on
peut ainsi distinguer
3) Calcaire de Saint-Ouen supérieur (épaisseur 0 m. 10 à 2 m.).
Cette variation d’épaisseur est due à ce que la partie supérieure du Calcaire de Saint-
Ouen a été ravinée par la mer qui a déposé les sables de Cresnes (L. et J. Morellet,
1922, p. 33). Ce niveau calcaire contient : Bithynella atomus, Hydrobia pusilla.
2) Sables et grès de Montagny (2 m.) avec intercalations gréseuses à moules de Cyrena :
L. et J. Morellet (1933, Montagny) ont donné la liste des fossiles trouvés dans ces sables
et montré l’affinité de cette faune avec celle des sables de Marines.
1) Calcaire de Saint-Ouen, inférieur (0 m. 15).
Nulle part ailleurs, semble-t-il, on n’a eu l’occasion de voir aussi en
détail le calcaire de Saint-Ouen.
Dans le reste de la région, on connaît mal le calcaire de Saint-Ouen.
Dans sa partie orientale du Vexin, de Boury (1884) l’a vu à l’état de
marnes blanches, puissantes de 5 à 6 m., sans fossiles, sauf à Lainville
(Bithynia). Il le signale entre Vigny et Seraincourt, à Fremainville,
sur le bord de la route d’Avernes à Gadancourt, à Maudetour.
G. F. Dollfus (n° 53) l’indique au Bellay, à Hardeville (?), PIadan-
court-Le Haut-Clocher, Lierville, Boubiers (Le Fayel) ; il est accom¬
pagné souvent de la zone de Mortefontaine parfois fossilifère ; le même
auteur (n° 73) le signale à Banthelu, vers la cote 73, à Arthies, où il
est raviné par les sables de Marines.
Dans l’Hautie, où l’a vu Constant Prévost (in Gosselet, p. 75),le Calcaire
304
PAUL LEMOINE
de Saint-Ouen paraît occuper un niveau assez constant. Une seule coupe,
celle de la carrière de Thun, au-dessous de la carrière Sebillotte (Ramond et
Dollfus, 1891, p. 986-987), donne son épaisseur (4 m. 30). A la plâtrière
des Hautmonts (Ibid., p. 14), il se trouve à la cote 60 m. Il contiendrait
à Triel (Courty et Hamelin, 1908, p. 25), Hydrobia pusilla, Lymnea lon-
giscata, Planorbis goniobasis à la base.
Le sondage d’ÉvECQUEMONT a rencontré ce calcaire sur 15 m.60 (de -j- 99
à -(- 83 m. 40) ; mais il est probable qu’il comprend là des équivalents
marins du Bartonien supérieur et même du Ludien calcaire.
F. — Sables de Cresnes = S. de Montceau.
De ces sables, si développés dans le Vexin, on a voulu faire un étage spé¬
cial (Marinésien, Vexinien). Mais l’étude de leur faune a montré qu’il n’y
avait pas lieu de les séparer des sables inférieurs (Auversien, Valoisien, etc.),
qui contiennent dans l’ensemble la même faune.
En particulier, quoiqu’on l’ait nié jadis, l’abondance de Nummulites
variolarius dans ces niveaux élevés (Abrard, 1922), fait qu’avec les niveaux
inférieurs, ils constituent dans l’échelle stratigraphique du Tertiaire une
seule zone à Nummulites. Mais dans la région parisienne, où l’on peut
pousser la subdivision très loin, il est évident qu’ils correspondent à une
époque un peu plus tardive des temps bartoniens.
Ces sables ont été souvent désignés sous le nom de Sables de Marines,
mais cette dénomination doit être écartée; car on désigne aussi sous ce
nom un niveau un peu plus élevé qui n’est guère connu qu’à Marines.
Bien que connu? depuis longtemps, ces sables ont surtout attiré l’at¬
tention de Munier-Chalmas et ont été étudiés depuis par L. et J. Morellet
et par R. Abrard.
Il convient de noter que dans le sondage de Cormeilles-en-Vexin, ce
niveau existe à l’état sableux. A Hadancourt-le-Haut-Clocher (Morellet,
1934, p. 147), les sables et grès, ces derniers englobant parfois des galets,
sur lesquels est bâtie une partie du village, avaient été confondus par Graves
(1844, p. 477-478) avec les sables du Bartonien inférieur. Les fossiles dont
L. et J. Morellet (1934) ont donné la liste ne laissent pas de doute sur le fait
qu’ils appartiennent au niveau supérieur.
Ce gisement établit la liaison avec ceux deMoNTAGNY-EN-VEXiN, Cresnes
(Croix Mathieu), Le Ruel, Saint-Cyr-sur-Chars, Chars, Marines,
Haravilliers, Quoniam, Chavençon, le Youast.
Dans la région de Monneville, ces sables auraient 25 m. d’épaisseur ;
ce sont des sables à galets avec plusieurs lits coquilliers discontinus, dont
l’un est visible vers 120 m. entre Chavençon et Neuilly-en-Vexin,
sur la R. D. de l’Arnoye, un autre vers + 135 m. à la sortie S. de Cha¬
vençon. On y trouve une centaine d’espèces qui toutes se retrouvent dans
les sables du Ruel, dont : Nummulites variolarius Lmk ; Potamides arenu-
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
305
larius, M. Ch. ; P. Depontallieri, Cossm. ; Conomitra Vincenti, Cossm. ;
Athlela athlela Sol. ; Donax trigonula, Desh. ; Leda tumidula, Cossm.
A Marines, ce niveau est représenté vers -f- 130 m., par des sables sans
fossiles passant à des sables à galets, polypiers, Nummulites variolarius,
et nombreuses coquilles.
Fig. 56. — Extension et épaisseur duBartonien supérieur (S. de Cresnes).
A Montagny, Munier-Chalmas (1900) signale 15 m. de sables de Cresnes.
A Clery-en-Vexin, le gisement bartonien noté par Dollfus (n° 73,
1900, et F. d’Évreux) a été fouillé par Ernest Colas, et ses matériaux,
acquis par le Muséum (Laboratoire de Géologie), ont été étudiés par L. et
J. Morellet (1935, p. 375). Ce sont des grès friables, avec nombreux
galets de silex noirs et des grès calcaires perforés par les lithophages.
L. et J. Morellet y ont reconnu toute une faune caractéristique du niveau.
Enfin, d’après les mêmes auteurs, Arthies-en-Vexin serait la plus
méridionale des localités où l’on connaît des sables de Cresnes. Dollfus
(n° 73) les a signalés là comme contenant O. dorsata et ravinant le calcaire
de Saint-Ouen.
G.—Calcaire du Bois-du-Mulot
= Calcaire de Noisy-le-Sec = Sables de Marines.
Ce niveau a été observé à Monneville, où il est à l’état de sables verts,
sans galets ; il paraît inconstant. Il a été vu entre Chavençon et Gou¬
pillon où il contient en abondance Corbula costata Lmk.
306
PAUL LEMOINE
Le gisement de Marines, à Corbula costata, a été étudié par Abrard (1925)
qui a donné la liste des fossiles qu’il contient. L. et J. Morellet (1925, p. 35)
y ont ajouté celle des Dasycladacées (Algues calcaires) qui, toutes, sauf
une espèce nouvelle, se trouvent également dans les autres niveaux du Bar-
tonien.
Les sables à Corbula costata sont visibles aussi à Chavençon où ils sont
surmontés directement par des marnes fossilifères à Pholadomya ludensis
(Étage ludien).
Leur faune est constituée, en majeure partie, par des formes bartoniennes
inconnues au Vouast (S. de Cresnes) et par quelques espèces ludiennes
(L. et J. Morellet, 1933).
A Montagny-en-Vexin, les sables de Marines ont 15 à 20 m. ; ils con¬
tiennent des galets et très peu de fossiles ; cependant, une fouille a montré
une lentille fossilifère à faune de Marines.
Ce niveau existe à Clery-en-Vexin.
Au Vouast, le niveau correspondant a été démantelé par la mer qui a
déposé les sables à Potamides vouastensis et n’existe pas.
Enfin, à Montjavoult, l’équivalent stratigraphique de ce niveau est à
l’état calcaire (Calcaire du Bois-du-Mulot).
Les Sables de Cresnes dans l’Hautie.
Les niveaux supérieurs au calcaire de Saint-Ouen (S. de Cresnes et S.
de Marines) ont été reconnus dans l’Hautie, bien qu’ils ne paraissent pas y
être constants.
Près de Vaux, Dollfus (1885, p. 59) a noté des « Sables de Montceau »,
sur 8 à 10 m. ; la carrière Sebillotte, à Thun, n’en a montré que 1 m. — A
Triel, la coupe de Cuvier et Brongniart (1822, p. 243) en indique 1 m.
Ils ont été vus à la Plâtrière Vallée.
Par contre, ils n’existent pas au moins sous ce faciès dans le sondage
d’ÉvECQUEMONT.
Épaisseurs du Bartonien.
A. Bartonien inférieur (Sables de Beauchamp).
La carte fig. 55 montre nettement la diminution d’épaisseur du Bartonien
inférieur vers l’Ouest et sa disparition dans l’Arthies qui à cette époque
apparaît comme un point singulier qui reste isolé, soit à l’état lagunaire,
soit à l’état continental au milieu de la mer des Sables de Beauchamp.
B. Bartonien supérieur (Sables de Cresnes).
Par contre dans cette région du Vexin le Bartonien supérieur atteint
des épaisseurs considérables,très supérieures à celles qu’on connaît dans les
autres points (fig. 56).
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
307
IX. — LUDIEN
Dans les régions classiques (centre du Bassin de Paris), le Ludien est
constitué par la
F. Haute masse.
E. Marnes d’entre-deux masses.
D. Masse moyenne.
C. Marnes à Lucina inornata.
B. Basse masse.
A. Zone à Pholadornya ludensis.
Dans la région du Yexin, il est impossible de suivre ces subdivisions et
l’on peut simplement distinguer la zone à Pholadornya ludensis et l’en¬
semble des autres subdivisions du Ludien.
A. — Zone dite à Pholadornya ludensis.
Ce niveau généralement marneux et d’origine laguno-marine, passe dans
une grande partie du Vexin à des sables marins.
Ce sont les sables du Youast, près Montjavoult et de Quoniam qui
sont caractérisés par la présence de mutations ludiennes d’espèces barto-
niennes : Cerithium vouastense (mutation de C. tricarinatum) ; Cerithium
quoniamense (mut. de C. pleurotomoides).
Ces sables calcaires contiennent, d’après Boussac, 50 espèces barto-
niennes sur 83 espèces au total (soit -60 %) et 33 espèces (40 %) spéciales
au Ludien.
Ce niveau a été également signalé au Ruel, par Raspail (1909) et par
Boussac.
L. et J. Morellet (1923, p. 117) l’ont fait connaître dans la région
de Monneville et de Chavençon (1934, p. 47), puis à Hadancourt-
Le-Haut-Clocher, église et cimetière (ait. -f- 140).
R existe à Serans.
Dans le massif de l’Hautie, on peut penser, avec Dollfus, que le niveau
à Pholadornya ludensis est représenté.
B. — Ludien proprement dit (Formations gypseuses).
Les faciès gypseux habituels, au centre du Bassin de Paris, ne se pour¬
suivent pas très loin dans le Vexin et diminuent beaucoup d’importance.
I. Nord du Vexin.
Des plâtrières existent ou ont existé à Grizy-les-Platres, à Épiais ;
au S. E. de la butte de Cormeilles-en-Vexin, la lentille de pierre à plâtre
308
PAUL LEMOINE
a 6 à 7 m. de puissance (Cuvier et Brongniart (1822, p. 241), mais le
gypse disparaît très rapidement ainsi qu’en témoignent les sondages du
Château et de la commune de Cormeilles-en-Vexin où le Ludien est
entièrement à l’état calcaire (épaisseur : 11 m. 60).
Un vieux sondage dû à Graves (1847) montre à Chavençon des faciès
ludiens, en majeure partie calcaires. On y a trouvé sur environ 14 m. des
marnes avec cristaux de gypse, mais pas de gypse à proprement parler.
Le remplacement du gypse par des dépôts calcaires se fait d’une façon
irrégulière, car il y a un peu de gypse au bois de Chars et près de Neuville-
en-Vexin. D’anciennes exploitations se trouvent, d’après Dollfus (n° 140),
à Neuilly-en-Vexin et à Neuville-Bosc.
On a exploité du gypse au Petit-Serans. Mais Dollfus (n° 53) pense
que toute la partie inférieure du gypse est calcaire sur 6 mètres au moins ;
effectivement, d’après Graves (1847), il s’agit de marnes argileuses, qui
contiennent des traces de bois. Ce même auteur a signalé qu’à Levemont
(hameau de Serans) un sondage de 1804, avait trouvé 15 m. de marnes
représentant le gypse et au-dessous une argile compacte avec cristaux
de gypse lenticulaire (têtes de clous) équivalente de la base du gypse.
A Montagny, les calcaires du Youast, à Cyclostoma mumia, Hélix
Nystia, représentent la masse moyenne du gypse (Munier-Chalmas, 1900,
Congrès). Depuis, Raspail (1902) a fait connaître, au-dessus des sables di^
Vouast, près de Montgenot, des calcaires blancs qui lui ont fourni des
formes terrestres et d’eau douce.
Munier-Chalmas (1903, p. 73), a montré qu’à la fin du Bartonien su¬
périeur, il s’était formé un anticlinal qui a été démantelé et arasé par l’ar¬
rivée de la mer ludienne.
Quoi qu’il en soit, on est ici à la limite de la lagune marine où le gypse
du centre du Bassin de Paris se déposait par intermittence. Il est curieux
de constater que cette région coïncide avec celle où, par contre, le Bartonien
est resté marin le plus longtemps.
II. Le Ludien dans l’PIautie.
Une seconde bande d’affleurements ludiens se trouve plus au Sud.
A. Haute Masse. — Le gypse est très développé dans l’Hautie et active¬
ment exploité à hauteur de Triel et jusqu’à Meulan.
Dollfus (n° 146) signale des exploitations à Évecquemont (voir aussi
Constant Prévost), Vaux, Triel, Chanteloup, et des fouilles à Menu-
court, Cou rdimanche, Boisemont. A Menucourt, Michelot (1855, p.
1321) avait indiqué que le gypse était exploité sur 10 mètres environ.
C’est, en effet, son épaisseur normale, là où il existe : Triel, carrière
Vallée, 8 m. 95 ; Triel, d’après Cuvier et Brongniart (1822, p. 243), 8 à
9 m. ; d’après Constant Prévost, 6 à 10 mètres; à Vaux, plâtrière des
Hautmonts, 9 m. 50 ; à Vaux, sur 6 m. 25.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
309
Cette couche a fourni de nombreux ossements parmi lesquels Constant
Prévost ( 1821 , p. 173) cite : Paléothérium et Anoplotherium.
Étant donnée la présence de ces ossements si fréquents dans la Haute
Masse et le fait que les ossements de Mammifères sont très rares dans la
Masse Moyenne, il paraît certain que le gypse de Triel appartient à la
Haute Masse.
Par contre, ce niveau gypseux disparaît brusquement et on ne trouve
plus aucune trace au sondage d’ÉvECQUEMONT. Mais ces disparitions
brusques de masses gypseuses sont maintenant bien connues (Cormeilles-
en-Vexin, Saint-Martin).
On passe brusquement de la lagune d’évaporation où se formait le gypse
à un lac lacustre ou laguno-marin qui n’était plus envahi par les eaux
marines.
B. Les Masses inférieures du Gypse. — Le même phénomène s’ob¬
serve pour les couches qui se trouvent au-dessous du gypse ; ce sont des
marnes avec petits cristaux de gypse. Leur épaisseur totale est très réduite
(4 m. 60 à Vaux ; de 3 m. 83 à 4 m. 45 à Triel), par rapport à ce que
l’on observe par exemple à Argenteuil (plus de 15 mètres).
Il est très difficile de reconnaître les diverses masses du gypse dans ces
couches. Cependant Cuvier et Brongniart ( 1822 , p. 243) ont noté l’ana¬
logie d’une de ces couches (n° 5) avec celle qui était appelée « Les Foies »,
dans les carrières de Montmartre, et qui appartenait à la Masse Moyenne.
Mais il est impossible de suivre à grande distance des subdivisions si
subtiles basées uniquement sur des caractères pétrographiques extérieurs.
Et il est probable, d’après la coupe de Dollfus, que ces couches com¬
prennent la zone à Pholadomya ludensis.
Le total de l’épaisseur du Ludien à Triel serait de 14 à 15 mètres.
III. Région de l’Arthies.
Les formations ludiennes se poursuivent plus à l’Ouest, où, peut-être, y
a-t-il encore quelques lentilles gypseuses ; Dollfus le suppose pour Oin-
ville et Jambville, mais dans l’ensemble, ici comme plus au Nord, au
bord occidental de la lagune ludienne, se déposaient des calcaires dans des
lacs lacustres ; Dollfus (n° 73) a parlé du faciès calcaire de Champigny, dans
le synclinal de Fontenay-Saint-Père, et aussi bien dans cette localité
(ait. -|- 128 m.), qu’à Viennes, Villiers, Villarceau, Genainville
(La Moinerie, ait. 148 m.). On a des renseignements plus précis par
le sondage d’AmcouRT, qui, au niveau du Bartonien et du Ludien, montre
des calcaires blancs en plaquettes sonores. Le même faciès a été signalé
(Dollfus, n° 73) à Jambville, Laincourt, Arthies.
Le phénomène est donc identique : passage du faciès gypse à des faciès
calcaires, mais avec diminution d’épaisseur.
Il est très difficile d’apprécier cette diminution d’épaisseur, car, là, où
310
PAUL LEMOINE
le Ludien prend un faciès calcaire ou un faciès argileux, il est impossible
de le différencier à son sommet des marnes supragypseuses, à sa base du
calcaire de Saint-Ouen.
On peut cependant citer quelques chiffres approximatifs :
Haute Masse :
Mètres
Montmartre . 23
Argenteuil. 16.50
Cormeilles-en-Vexin . 6 à 7
Triel. 10
Total du Ludien :
Argenteuil . env.
Cormeilles-en-Vexin.
Chavençon.
Serans .
Triel.
Évecquemont.
Aincourt.
Mètres
30
14.80 ou 16.80
13.35
15
15
8.10
22 (Ludien et Bartonien).
Il est très curieux de constater que pour des dépôts contemporains, cons¬
titués dans des conditions bathymétriques très approximativement les
mêmes (le niveau de la mer), l’épaisseur des sédiments soit aussi variable.
On est donc amené à admettre que la subsidence est variable avec la
nature des dépôts, maximum pour les formations lagunaires (sel, gypse),
minimum pour les formations lacustres et cela dans une même région,
parfois très petite. J’ai déjà attiré l’attention sur ce fait pour les environs
de Lagny (Seine-et-Marne), à propos du passage du faciès gypse au faciès
calcaire de Champigny, et il semble bien qu’il y ait là une loi générale
dans le phénomène de subsidence.
X.— SANNOISIEN
Sannoisien inférieur. — Entre la Haute Masse du Gypse et le calcaire
de Brie, ou son équivalent marneux, existent dans le centre du Bassin de
Paris, des argiles (Marnes bleues, Marnes blanches, Marnes à Cyrènes)
dont la puissance normale est de 17 m.
L’équivalent de ces argiles se retrouve dans les sondages d’ÉvECQUEMONT,
(18 m.) et d’ Aincourt (28 m. 40).
On est frappé du développement de ces argiles, de sorte qu’on peut se
demander si elles ne sont pas parfois représentatives à la fois des marnes
supragypseuses et de la Haute Masse de Gypse 1 .
1. J’ai émis, autrefois, la même hypothèse pour les environs de Lagny (Seine-et-Marne). (Paul
Lemoine, Bassin de Paris, 1911, p. 263.)
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
311
Les argiles vertes, dans les collines du Vexin, ont une épaisseur de 3 à
5 m. Elles déterminent l’apparition d’une ligne de sources.
Sannoisien supérieur. (Équivalent du calcaire de Brie.) — On sait que
le Calcaire de Brie, formation lacustre très développée dans l’Est de l’Ile-
de-France, et encore très net à Ménilmontant, disparaît vers l’Ouest ; il
est remplacé au Mont Valérien, et à Argenteuil, par des formations marines
argileuses.
Un lit marneux au sommet y tient la place du Calcaire de Brie (Dollfus,
Rouen, 1928, n° 70).
A Cormeilles-en-Vexin, le Calcaire de Brie serait à l’état de marnes
blanches ou verdâtres, en lits ondulés (F. de Paris) ; mais rien d’analogue
n’a été observé dans les deux sondages de cette localité.
On peut lui attribuer également environ 3 m. d’argile qui se trouvent
au sondage d’AmcouRT, à la base des Sables de Fontainebleau.
XI. — STAMPIEN
A. Marnes à Huîtres : Stampien très inférieur. — A l’époque des
Marnes à huîtres, Alimen (1936, p. 241-245, fig. 40) pense que la région
du Sud de Vigny, ainsi que le Bray, étaient émergés ; car au Sud de Vigny,
les Sables stampiens ne présentent pas de marnes à huîtres à leur base
(p. 241, note 2).
La région de Mantes paraît, en effet, avoir constitué un dôme émergé
au commencement du Stampien : la mer des Marnes à Huîtres n’a pas
atteint Fontenay-Saint-Père, où les Sables stampiens reposeraient direc¬
tement sur le Sannoisien (Alimen, 1936, p. 254 et p. 241, note 2).
Par contre, des couches à O. cyathula sont signalées dans le sondage
d’ÉvECQUEMONT (épaisseur : 1 m.).
Un dôme analogue est figuré par Alimen (p. 244-245, fig. 40), à Vigny ;
il n’est pas signalé dans le texte ; je ne connais pas de sédiments stampiens
dans cette région. Il est probable que ce dôme est hypothétique.
Par contre, Graves, 1847, note des couches à O. callifera 1 à Chavençon,
Dollfus (1928, n° 170, et Feuille de Rouen) signale dans les collines de
Montjavoult et de Serans, des argiles à O. Cyathula, et Alimen (1936,
p. 180), confirme cette existence.
B. Sables de Fontainebleau. — Le Stampien proprement dit a eu une
beaucoup plus grande extension et il n’est pas possible de distinguer dans
le Vexin, un Stampien inférieur et un Stampien supérieur.
Les sables de cet étage conservent, en effet, une grande épaisseur, et
n’offrent aucun caractère littoral. C’est donc par cette région que devaient
1. Le mot de Ostrea callifera désigne une variété ou une espèce très voisine de O. longirostris. Il
n’est plus employé depuis de longues années.
312
PAUL LEMOINE
s’établir les communications de la mer intérieure du Bassin de Paris, avec
le large (Alimen, p. 253).
Autour de Neuilly-en-Vexin, les sables stampiens sont fossilifères
(Hébert et Renevier, 1854 ; Alimen, 1936, p. 171) et ont sous leur couver¬
ture de meulière de Beauce, 40 m. d’épaisseur; à Serans au Nord de Fon¬
tenay-Saint-Père, ils ont encore 30 m. comme à Menucourt (Michelot,
1855, p. 1323) ; les sables stampiens de Montjavoult ont fourni, en
1907, un bois silicifié qui, d’après Fritel, est un Cupressinoxylon (peut-être
bois de Séquoia ) (Alimen, p. 216); à Montjavoult, on ne trouve plus que
10 m. de sable, mais Alimen (p. 252-254) pense que cette faible épaisseur
peut être le résultat d’un démantèlement récent. Rien, dans cette région,
n’indique un rivage.
Tous les sables stampiens de cette région ont le faciès de Fontenay-
aux-Roses (Alimen, 1936, p. 260, et fig. 42, p. 259). Le sondage d’AiNcouRT
les a traversés sur 25 m. 90.
Alimen (pl. IV) dessine quatre alignements qu’elle considère comme d’an¬
ciennes dunes ; le premier passant par Montjavoult (Grès à ciment cal¬
caire, Alimen, p. 235) et Serans ; le second le relayant et passant entre
la butte de Cormeilles-en-Vexin, et celles de Neuilly-en-Vexin et
d’EpiAis-RHus, avec grès au Sud de Neuilly.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
313
Un troisième, tout à fait distinct, comprend le massif d’Arthies avec
grès à Arthies et celui de l’Hautie (des tables de grès ont également été
signalées dans l’Hautie, par Constant Prévost).
Un quatrième correspond aux buttes situées au Nord de Fontenay-
Saint-Père, avec grès près de Meulan.
XII. — AQUITANIEN
Meulières de Montmorency. —Elles couvrent tout le Massif de l’Hautie
et sont visibles en quelques points de l’Arthies, ainsi qu’au sommet des
buttes de Montjavoult et de Serans : on y a trouvé Limnea cornea,
L. cylindrica, Planorbis cornu, Char a medicaginula (Feuille de Rouen,
Dollfus, 1928, n° 170).
Fig. 58. — Buttes témoins de Meulières de Beauce ou Meulières de Montmorency.
On les connaît également sur le sommet des collines au Nord de Marines
(ait. -j- 194 m.) et dans les buttes de Rosne (ait. -j- 200 m., puis + 210 m.).
L’altitude croissante des sommets couverts de meulière, au Nord-Est de
Marines, indique que le relèvement des couches, vers le Thelle, commence
dès Marines, et, par suite, que le synclinal, jalonné par la vallée de la Yiosne,
est assez étroit (voir p. 321). R y a trois alignements, l’un au Sud de la butte
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 21
314
PAUL LEMOINE
de Fontenay-Saint-Père, passant par Issou; le second entre FoNTENAYet
le bois d’Arthies, passant à Drocourt; le troisième au Nord de la butte
d’Arthies se suivant de Freminville, à Arthies (Dollfus, 1910 ; Alimen,
1936, p. 210). Il y aurait aussi des débris de Meulières de Montmorency
à Grizy-les-Platres (Cuvier et Brongniart, 1822).
Les Meulières de Montmorency sont très développées et exploitées sur
les hauteurs de l’Hautie où elles contiennent des Lymnea et des graines
de Chara.
XIII. — PLIOCÈNE ET QUATERNAIRE
On observe sur le flanc des vallées, et à divers niveaux, d’anciens dépôts
alluvionnaires laissés par la Seine et ses affluents au cours du creusement
de sa vallée.
On sait que ce creusement ne s’est pas fait d’une façon régulière, mais
au cours d’une série de cycles, de telle façon qu’on ne peut guère faire état
que des terrasses de remblaiement produites à la fin du cycle, terrasses qui
se trouvent à des altitudes constantes.
Les alluvions appartenant à chacun de ces cycles sont mal datées, car
leur composition pétrographique reste sensiblement la même ; les fossiles
qu’on y trouve sont, en somme, assez rares, pas toujours faciles à différen¬
cier entre eux. Cependant, les synthèses faites par Chaput (1924), ont per¬
mis de les classer d’une façon rationnelle.
Graviers culminants (Terrasse de 150 environ).
Les graviers culminants, à cailloux siliceux roulés, ont été vus par Doll¬
fus, n° 73, à Fontenay-Saint-Père, Follainville, Yetheuil (bois des
Chèvres, ait. + 148 m.). Ils se trouvent à des altitudes bien supérieures à
celles qu’atteignent les alluvions quaternaires (+80 m. à Saint-Martin-
la-Garenne).
Ce problème a été repris par Chaput (1924), qui a noté que, au N. de
Haute-Isle, près la Roche-Guyon, un talus bien accusé sépare le pla¬
teau alluvial (ait. + 115 à 120 m.) d’un plateau plus élevé (+ 150 m.), où
s’observent des alluvions très élevées à caractère local : galets noirs spar-
naciens, etc. (voir p. 15).
Le faible développement de ces alluvions élevées de la Seine s’oppose
à l’importance de celles des affluents de l’Epte dans la région de Gisors
(voir p. 15).
Terrasse de 100 m. — Des alluvions sableuses, à quartz et silex roulés,
s’observent entre Saint-Martin-la-Garenne, et Dennemont à + 84 m,
sans palier net (F. d’Evreux, 2 e édit.).
Il est probable d’après Chaput (1924), qu’elles correspondent à une ter¬
rasse dont l’altitude relative serait : 90-100 m.
Terrasse de 55 à 60 m. — On peut rapporter à ce niveau des alluvions à
cailloux roulés siliceux, observés au S. de Chanteloup. La terrasse de
0 1 2 2 ï 5
lokilom.
Fig. 59. — Les alluvions pliocènes des environs de Gisors.
316
PAUL LEMOINE
55 m. est notée entre Limetz et Bonnières, vers 65-70, et entre
Guernes et Dennemont (alluvions à cailloux siliceux).
Terrasse de 30 à 35 m. — La terrasse de 30 à 35 m. a été notée près de
Limetz, de Vetheuil, et surtout au N. de Saint-Martin-la-Garenne.
Elle existerait sur le plateau compris entre Carrières et Chanteloup
(Chaput, 1924, p. 57).
Entre Pontoise et Fin-d’Oise, des alluvions, dominant Cergy et Neu¬
ville, s’élèvent de -f- 40 m. à 50 m. ; elles contiennent des grès bartoniens,
des silex, meulières, etc. Elles ont donc un caractère assez nettement local.
Cependant Patte (1931, p. 323) signale à Neuville un grès paléozoïque à
veinules de quartz vers l’ait. + 50.
A Issou et à Gargenville, des alluvions de ce niveau sont signalées par
Chaput (1924, p. 54).
Terrasse de 15 m. — La terrasse de 15 m., visible à l’Est de Bonnières,
mal conservée sur la rive droite de la Seine, existe également dans le
méandre de Vetheuil, au S. de Moisson (ait. -)- 25 m.).
Au N. de Pontoise, sur le versant N.-E. de la vallée de la Viosne, il existe
à la surface du sol de nombreux débris de meulières, de grès, de galets, de
silex, de calcaires de Saint-Ouen. Ce sont peut-être des dépôts résiduaires,
plutôt que des formations alluvionnaires.
Basse terrasse. — Les alluvions de l’ancienne ballastière de Cergy,
reposent à + 21 à 22 m. sur le Lutétien, à 4 m. au-dessus de l’étiage de
l’Oise ; elles sont peu épaisses (4 à 6 m.). Chaput (1924, p. 56) pense qu’elles
appartiennent à la terrasse de 15 m. Je rappelle que Laville (1897) y a
trouvé un bloc de granité à mica noir (carrière Lallier, ait. + 20 à 22 m.).
Laville (1895, p. 505) a donné de la Sablière de Cergy, la coupe sui¬
vante :
de
Alt. 25 m. (Oise, à 18 m. environ).
Terre végétale très sableuse. 0 m. 30
Graviers et petits galets plats. 1 m. 20
Sable fin un peu argileux (sable à lapin)
avec un lit intercalé de galets par place. 1 m. 20
Graviers et gros galets avec quelques lits
souvent obliques de sable fin plus ou moins
1 argileux, fossilifère. 2 m. 20
( Plaquettes de calcaire glauconieux dur à Lunulites.
I Lutétien inférieur sableux, avec fossiles, de Chaumont-en-Vexin.
Quaternaire
4 m. 70
Lutétien
25 m.
21 m. 30
Le gisement a fourni des outils paléolithiques, de nombreuses Corbicula
fluminalis, des ossements de Mammifères, dont Elephas antiquus (détermi¬
nation vérifiée par M. Boule).
De plus, Laville a fait connaître des faits très intéressants pour l’histoire
des vallées ; c’est d’abord, en 1897, l’existence d’un bloc de granité à mica
noir dans les alluvions de l’Oise, rivière qui actuellement ne draine aucun
terrain paléozoïque ; cette découverte a été confirmée par une autre de
Patte (1931) qui a découvert un grès paléozoïque à Eragny.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
317
D’autre part, Laville (1902) a fait connaître l’existence à Cergy, de
coquilles tertiaires roulées: 1° Ostrea hellovacina (10 échantillons polis et
usés), Venericardia multicostata (4 valves), fossiles thanétiens, qui ne
peuvent provenir que des au delà de Persan-Beaumont.
2° Cyrena cuneiformis et Melania inquinata, fossiles sparnaciens dont la
présence est normale.
3° Aucun fossile cuisien dont l’absence est assez curieuse.
4° Fossiles du Lutétien inférieur et du Bartonien, fréquents dans le voi¬
sinage presque immédiat.
La coupe de Dollfus (1884) est analogue (4 m. de Quaternaire), mais il
signale à la base, un poudingue de gros cailloux ravinant le calcaire gros¬
sier inférieur.
Les gravières exploitées entre Ham et Vauréal occupent la même situa¬
tion générale (base au niveau de l’Oise, sommet à environ -f- 25 m., se pro¬
longeant vers 30 m. par des limons de versant).
A Vauréal, les excavatrices extraient, jusqu’à 16 m. de profondeur, du
sable qui a fourni Elephas primigenius.
Celles d’ERAGNY (sommet vers 21-25 m.) sont également comparables ;
elles ont fourni : Elephas primigenius, mais peut-être aussi (Patte, 1931)
Elephas antiquus.
Epaisseur des allumions. —Au Nord de Beaumont-sur-Oise, au bord de
l’Oise, des sondages allant à 12 m. au-dessous de l’Oise n’ont rencontré
que des alluvions, graviers de rivière, sable et glaise (Patte, 1924, p. 501).
A Persan, un forage donne 10 m. 50 d’alluvions jusqu’à la craie.
A Beaumont-sur-Oise même (Patte, 1924, p. 500), indique que la
craie a été trouvée à 7 m. 50 et 8 m. au-dessous de l’Oise ; au-dessus, les
alluvions étaient constituées par de la glaise, des sables et des graviers.
A I’Isle-Adam, le puits de l’Usine à Gaz a montré 11 m. 25 d’alluvions
(de + 24 m. 50 à + 13 m. 25 ); reposant sur le Sparnacien.
Dans la région de Pontoise, l’épaisseur des alluvions de l’Oise apparaît
assez considérable, d’après les résultats des sondages effectués tant dans
la ville (10 m. 43, 10 m. 60, 9 m. 37), qu’en face sur la R. G. à Saint-
Ouen-l’Aumone (9 m. 10).—Patte (1924, p. 500) indique même 14 m. 50
avec blocs de calcaire grossier à peine remanié.
Au confluent de l’Oise, les coupes de Ramond montrent sur 14 m.
de profondeur, des alternances d’argiles et de sables fins ; avec la base,
2-3 m. d’éléments plus grossiers, le soubassement tertiaire est atteint à
-f 8 m.
Les alluvions modernes à Meulan ont une dizaine de mètres d’épais¬
seur : argiles et sables fins, argileux (Belgrand, 1869, p. 144), avec tourbe.
Au-dessous existent des graviers. Le remblaiement total est de 11 m.
* (Ramond et Dollfus, 1890).
En résumé, on a pour l’épaisseur et l’altitude du fond des alluvions, les
chiffres suivants :
318
PAUL LEMOINE
N. de Beaumont.
Persan.
Beaumont.
L’Isle-Adam.
Pontoise.
Saint-Ouen-l’Aumône
Eragny.
CONFLANS.
Meulan.
Mantes .
Épaisseur. Alt. du fond.
12
10.
50
8
11,
.25
+
13.!
10.
60
14.
50
7
.20
+
8.
10
11
+
7.
L’épaisseur des alluvions est évidemment variable, suivant la position
dans la vallée ; on a pris ici le chiffre maximum.
Alluvions des affluents. — Le seul document que l’on possède sur les
alluvions des affluents de l’Oise est celui relatif à celles de la Viosne à Chars,
où un sondage (Dépôt de Laiterie des Fermiers réunis) a trouvé 10 m. de
remblais et d’alluvions anciennes de + 63 m. à + 53 m.
Les tufs quaternaires. — Des tufs quaternaires ont été signalés en plu¬
sieurs points de la région.
A Seraincourt, près de Meulan, dans le vallon du hameau de Ruel, de
Boury ( 1881 ) a signalé 2 m. 50 de tufs avec Limnea,Bithynia, Succinea, etc.;
mais l’exploitation n’a pas atteint le fond. Ce tuf est probablement dû à
des sources incrustantes ; on l’a observé sur au moins 100 mètres de lon¬
gueur, le long de la route.
Ces tufs seraient très différents de ceux de Bernouville, Eure, observés
par Brongniart ( 1880 ), sur 50 m. de longueur, avec une puissance de 5 m.20
au moins, et contenant des végétaux et des larves de diptères.
LES ONDULATIONS DU SUBSTRATUM DANS LE VEXIN
Les plateaux de calcaire grossier (Lutétien) sont à peu près plats ; les
sommets de buttes, surmontés par la Meulière de Montmorency se rac¬
cordent à une surface quasi-horizontale.
Il y a cependant des ondulations que des nivellements précis et des
résultats de sondage permettent de mettre en évidence.
Mais le substratum est beaucoup plus plissé.
A. (Données anciennes.)
C’est là, comme toujours dans l’Ile-de-France, le sommet de la craie qui
a été pris comme surface de référence (Dollfus, 1891), malgré les incon¬
vénients qu’elle présente, étant donnée l’érosion considérable qu’elle a
subie avant le dépôt des diverses couches tertiaires.
En réalité, le tracé de ces axes tectoniques paraît reposer un peu trop
sur des vues de l’esprit, et la carte de la surface de la craie en courbes de
niveau, par laquelle il lésa traduits,est très hypothétique. La carte ci-jointe
montre les axes tectoniques indiqués par Dollfus (1891) et les rensei¬
gnements précis que l’on possède actuellement sur les cotes de la surface
de la craie. On pourrait être tenté de s’aider de surfaces auxiliaires, comme
celles du sommet des Sables de Cuise, et celles du sommet du Lutétien; ce
serait illégitime, car l’épaisseur des diverses formations tertiaires n’est pas
la même sur tous les points. D’ailleurs, la variation d’opinion de Dollfus,
lui-même, sur le tracé de ces axes, aurait dû mettre en éveil depuis
longtemps, sur leur valeur, qui n’est que relative, mais qui a souvent un
intérêt local.
1° Anticlinal de Mantes, ou anticlinal de la Seine, passant par Ver-
non, Jeufosse, Rosny, Epone, Nézel.
2° Synclinal de Fontenay-Saint-Père, ou de la Roche-Guyon (1900),
passant par la Roche-Guyon, Vetheuil, Fontenay-Saint-Père, Gui-
trancourt, Juziers, Bouafles, Chambourcy.
3° Anticlinal de Sailly (1900, n° 73), ultérieurement dit anticlinal,
de Meulan, par Amenucourt, Cherence, Vienne-en-Arthies, Saint
Cyr-en-Arthies, Sailly, Brueil, Oinville, Hardricourt, Meulan,
Medan (1900), Poissy.
320
PAUL LEMOINE
4° Synclinal d’Arthies ou de Lainville (synclinal de la Seine en 1891),
dont Dollfus a fourni plusieurs tracés ; l’un passerait par Ecos, Bray-sur-
Epte, Chaussy, la Butte-d’Arthies, Fremainville, Tessancourt,
Vaux, le Temple, Triel, Montesson, et le synclinal irait se perdre dans
la plaine de Chanteloup. Il a donné une variante (n° 73) qui passerait
par Villiers, Aincourt, Jambville.
Fig. 60. —Anticlinaux et synclinaux dans le Vexin français (Tracés de Dollfus).
5° Anticlinal de Vigny. Il déterminerait la cluse de l’Epte à Bordeaux-
Saint-Clair, et emprunterait le cours supérieur de l’Aubette. Il passerait
à Magny, Charmant, Banthelu, Wy, Gadancourt, Avernes, Thémé-
ricourt, Vigny, puis Boisemont, Andresy.
Dans cette région, c’est un bombement très net de la craie qui apparaît
clairement sur la carte géologique et sur le terrain ; il est même faillé par
places.
Dollfus a marqué cette faille sur la nouvelle édition de la feuille d’Évreux.
A vrai dire, les tracés ne paraissent pas très convaincants, car la faille
paraît faire buter des terrains de même âge (par exemple Sparnacien),
dans le ravin au Sud de Charmont (hameau de Mézières) et à Avernes.
Cependant, il y a partout une ligne de sources assez importantes qui
semblent bien indiquer l’existence d’une cassure.
D’autre part, Dollfus (1900, n° 73) est très affirmatif; il signale qu’à
Banthelu (ait. + 137) on voit les Sables de Cuise buter contre les Sables
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
321
de Beauchamp, qu’à Charmont (ait. -f- 140), on constate le contact direct
des Sables de Cuise avec le calcaire de Saint-Ouen.
6° Synclinal de la Scie. Dollfus (1890, Ondulations, p. 35) le considère
comme le synclinal situé au Sud du grand anticlinal du Bray.
Il le fait passer par Gisors, le vallon du Réveillon, Chambors, Bou-
biers, Bouconvillers, Santeuil, Us, et la vallée de la Yiosne, à Pon¬
toise (craie à — 46).
Ultérieurement (n° 38,1900), il l’a fait passer par Montjavoult, Serans,
Hadancourt.
B. ( Données nouvelles.)
I. La surface de la craie. — I. Ce qui apparaît essentiellement dans une
carte des altitudes du sommet de la craie, c’est une fosse importante,
dont le centre est vers Pontoise, dont l’axe est celui de la vallée de la
Yiosne, et qui est le prolongement de la fosse de Saint-Denis.
Au Nord-Ouest, cette dépression se continue certainement vers Gisors,
et je crois, effectivement avec Dollfus, que cette zone synclinale très nette
se poursuit vers la vallée de la Scie.
L’axe de Vigny, cependant très net, sur le terrain, parce qu’il est faillé
par places, n’apparaît pas clairement sur la carte, à cause de l’insuffisance
de documents précis.
La tectonique de détail au Sud est certainement plus complexe, en par¬
ticulier, une région haute semble exister vers Fontenay-Saint-Père, et
Guitrancourt.
IL La surface des sables de Cuise. — Elle met encore en évidence, la fosse
delà Viosne, avec les points bas de la région de Pontoise.
L’axe de Vigny se manifeste par un point haut isolé (+ 108).
L’axe de Sailly ne paraît pas clairement, non plus que le synclinal de
Fontenay.
Mais, par contre, le point haut situé au Sud de Fontenay-Saint-Père,
déjà signalé pour la craie, apparaît très nettement (ait. -f- 122 entre deux
points + 92 et + 97).
III. La surface du Lutétien. —La carte représentant l’altitude du sommet
du Lutétien est très différente des deux précédentes (sommet de la craie,
sommet des Sables de Cuise = base du Lutétien). Le comblement de la
zone de points bas s’est effectué, sauf dans la région de Pontoise, et c’est
maintenant une zone nord-ouest, à cote élevée, et une zone sud-est, à cote
basse, que l’on peut distinguer.
Peut-être des points hauts, à plus de -f- 125 m. jalonnent-ils encore
l’axe de Vigny.
Valeur de ces axes tectoniques.
Ces divers axes ne paraissent avoir qu’une valeur minime et qu’une
importance locale.
322
PAUL LEMOINE
Ils s’opposent, d’une part, au grand anticlinal faillé de la Seine, qui sera
étudié au chap. XII ; d’autre part, à l’important synclinal, prolongement de
la fosse de Saint-Denis, qui, d’après Dollfus, aurait comme aboutissement
le synclinal de la Scie.
Mouvements du sol au cours de l’époque tertiaire.
Quoi qu’il en soit de cette tectonique de détail, il est intéressant de noter
que les différences d’épaisseurs, reconnues pour les divers étages, et rela¬
tives à des sédiments toujours déposés au voisinage de la cote O mètres,
montrent que pendant toute la première moitié du tertiaire (Nummu-
litique), la région a continué à s’affaisser, d’une façon irrégulière, suivant
les points et suivant le temps. Dans l’ensemble, cette subsidence se moule
sur les grands axes tectoniques. La vallée de la Viosne (synclinal de la
Scie et fosse de Saint-Denis) est presque constamment une zone de subsi¬
dence maximum. L’anticlinal de Vigny, et probablement aussi l’anticlinal
de Sailly, sont des zones de subsidence minimum, parfois, même des zones
émergées.
Abaissement des axes à hauteur de la vallée de VAubette. — Si les plis
indiqués par Dollfus existent, très vraisemblablement à l’Ouest du Vexin,
il paraît difficile de les observer dans la vallée de l’Aubette, affluent de la
Seine.
I. En effet, dans cette vallée, où les observations sont aisées, les ondu¬
lations sont inexistantes ou minimes. Il est probable que cette termi¬
naison périclinale ne se fait pas sans accident ; elle coïncide avec le massif
de l’Hautie, et la masse de gypse qui est exploitée. Or, ces gisements de
gypse paraissent intercalés entre deux failles produisant une dénivellation
de 10 à 20 m. environ, ou plutôt, entre deux réseaux de failles. Le réseau
Sud, celui qui borde la Seine, est connu en un certain nombre de points, en
particulier, sur la ligne de Paris à Meulan (Dollfus et Ramond, 1890). J’ai
constaté qu’une cassure importante existe également à l’entrée de la
plâtrière Bourdet, àTRiEL.
Le réseau Nord est beaucoup moins connu ; il a été à peine touché par les
derniers rameaux des galeries de la plâtrière Bourdet ; mais il y a là une
faille qui empêche l’avancement et qui dénivelle en sens inverse de la faille
du Sud.
Il est curieux de constater la coïncidence de cette terminaison péricli¬
nale faillée, avec le massif gypseux qui se termine en biseau, vers le Nord.
Peut-être, la coïncidence n’est-elle pas fortuite.
IL Le synclinal d’Arthies apparaît très nettement encore dans la vallée,
de l’Aubette, en allant de Meulan à Vigny, par la route, sensiblement hori¬
zontale, qui suit la vallée de l’Aubette. Dès après Meulan, on quitte la
craie et on se maintient au niveau du contact de l’argile plastique et du
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
323
calcaire grossier. La craie est au moins à 30 m., en contre-bas, et on a,
d’ailleurs, un chiffre précis par le sondage d’ÉvECQUEMONT
Puis on la voit réapparaître à hauteur de Vigny et de Longuesse.
Mais au delà, dans la vallée de l’Oise, les faits sont beaucoup moins nets.
III. L’anticlinal de Vigny est très manifeste vers Charmont, Wy-Joli-
Village, Avernes, Vigny. 'C’est un bombement très net de la craie qui
apparaît clairement sur la carte géologique et sur le terrain.
On ne retrouve pas son prolongement dans la vallée de l’Oise.
Mouvements du sol a l’époque actuelle.
Il est bien probable que ces mouvements de subsidence ne sont pas encore
terminés.
Prévôt (1925) 1 a signalé que deux nivellements de premier ordre,
offrant tous deux des garanties identiques de précision, exécutés en 1884
et 1896, ont permis de constater dans la région Paris-Gisors (35 km.), une
discordance systématique, atteignant au total 0 m. 087 (2 mm. 5 en moyenne
par km.), représentant à peu près dix fois la valeur probable de la discor¬
dance totale à prévoir, d’après les taux moyens d’erreurs accidentelles
et systématiques. Une discordance de sens inverse et du même ordre a été
constatée (1 mm. 74 par km.),entre Gisors et Amiens. D’autre part, d’autres
régions intermédiaires paraissent d’ailleurs être restées stables pendant
la même période.
M. Lallemand et ses collaborateurs étant hostiles à invoquer des mou¬
vements de l’écorce terrestre, M. Prévôt a été amené à admettre des dévia¬
tions de la direction de la verticale et, par conséquent, de la forme même
des surfaces de niveau.
1. E. Prévôt. Sur une cause possible d’erreurs systématiques inexpliquées dans les nivel¬
lements de haute précision (déformation du geoide), A. F. A. S ., Grenoble, juillet 1925, 4 p.
Voir aussi Ch. Lallemand. Rapport sur les travaux du nivellement général de la France en 1899
et 1900. C. R. Séances ConfJr. générale de VAssoc. Géodësique inlern. ; à Paris, 1900, t. I, p. 184.
RÉSUMÉ GÉNÉRAL
Le dépouillement des documents sur la Géologie du Vexin français a
apporté un certain nombre de renseignements.
1° L’allure de la surface supérieure de la craie a pu être précisée, et les
courbes en résultant, mettent en évidence, le prolongement occidental
de la Fosse de Saint- Denis par un synclinal assez aigu, occupant la vallée
de la Viosne.
2° Presque partout, entre la craie typique et les premiers sédiments
tertiaires (Thanétien ou Sparnacien), il existe des formations crayeuses
ou calcaires, dont la nature et l’âge ne peuvent encore être précisées.
3° La limite sud de la mer Thanétienne a pu être tracée.
4° Des érosions importantes se sont produites à la fin du Cuisien, enle¬
vant des sédiments préalablement déposés ; elles expliquent en partie,
les différences observées dans l’épaisseur des couches du Cuisien ; mais dans
le Sud du Yexin, on se trouve certainement très près du littoral de la mer
cuisienne et on atteint la zone fluviatile de cette époque.
5° Le Lutétien montre des variations d’épaisseurs assez considérables ;
il en résulte que la surface du sommet de cet étage n’est pas comparable
à celle du sommet de la craie ; en particulier, le synclinal de la Yiosne
apparaît à cette époque comme beaucoup moins important et moins étroit.
Le fait est à noter, mais ce n’est pas dans cette région qu’on peut élucider
la cause et le mécanisme de ce phénomène assez général.
6° Les Sables marins du Bartonien inférieur (Sables de Beauchamp des
auteurs) ont des épaisseurs variables ; il est probable que dans le Sud du
Vexin on est à la limite de l’extension de ces faciès marins ;
Ceux du Bartonien supérieur présentent par contre un développement
considérable qui a été représenté sur une carte.
7° En ce qui concerne le Ludien, quelques sondages montrent la substi¬
tution au faciès lagunaire (gypse) de faciès lacustres ( calcaires ). Dans ce
cas, il y a toujours diminution d’épaisseur, comme si la subsidence était
variable avec la nature des dépôts.
8° Le Stampien et VAquitanien (Meulière de Montmorency) n’existent
qu’à l’état sporadique. Ils présentent de légères ondulations qui se
modèlent probablement sur celles de la Craie et du Lutétien, prouvant
que le phénomène de subsidence s’est poursuivi jusqu’à cette période
du milieu du Tertiaire comme elle se continue d’ailleurs de nos jours.
9° Enfin, l’étude des alluvions montre que le creusement au-dessous du
niveau actuel atteint une dizaine de mètres aussi bien dans les rivières prin¬
cipales que dans les affluents comme la Viosne.
BIBLIOGRAPHIE DES TRAVAUX GÉOLOGIQUES
SPÉCIAUX AU VEXIN *
Abrard (René).
1922. a) Sur la présence de Nummulites variolarius Lmk. dans les Sables
de Cresnes, Marines, Ruel, et sur sa signification. C. R. Acad, des Sc.,
17 juillet 1922, p. 177-179.
b) Au sujet de la position stratigraphique des Sables du Ruel. C. R. S.
Soc. Géol. Fr., 6 nov. 1922, p. 172-173, Obs. de MM. Dollfus, Paul
Lemoine, Ramond.
1925. a) Faune des Sables de Chars, de Cresnes, de Marines et de Ruel.
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c) Faune d’Auvers. Liste complémentaire. Bull. Muséum, 1925, n° 1,
p. 112-114.
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Grenoble, 1925, Congrès de Paris, 1926, p. 305.
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Soc. Géol. Fr., 1927, p. 107-108.
Voir aussi Lemoine (Paul).
De Boury.
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1. Pour les autres auteurs cités, voir la Bibliographie géologique générale de l’Ile-de-France (à
la fin du volume).
326
PAUL LEMOINE
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d’Hist. naturelle Paris, I, 1822, p. 245 ; pl. XV, in-4°.
Dollfus (G. F.).
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Bull. Soc. Géol. Fr. (3), XXVIII, 1900, p. 126-141, avec une carte
géologique au 50.000 e .
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Soc. Géol. Fr., 1920, p. 130-131.
Hébert.
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Géol. Fr. (2), XII, 1855, p. 1321-1322.
Fritel (P. H.).
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Laville.
1895. Le Gisement pléistocène à Corbicules de Cergy. Bull. Soc. Géol.
Fr. (3), XXIII, n° 7, 1895, p. 504-507.
— 1902. Coquilles tertiaires éocènes roulées dans le gravier pléisto¬
cène de Cergy (Seine-et-Oise). Bull. Soc. Anthropologie de Paris, 15 mai
1902, p. 555-559.
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Paris, 16 juillet 1908, pp. 649-655.
Lemoine (Paul).
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p. 96-97. Obs. de G. F. Dollfus.
— et G. F. Dollfus.
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et-O.), le 17 mars 1912. C. R. Soc. Géol. Fr., p. 53 (4), XII, 1912,
p. 649-661, 9 fig., 1 carte (Discussion par Léon BERTRAND, DE
BOURY, Paul COMBES, le général JOURDY, PERQUINVIÈRE.
Voir aussi G. F. DOLLFUS.
b) Considérations générales sur le calcaire pisolithique de Paris. Bull.
Soc. Géol. Fr. (4), XII, 1912, p. 661 ; Obs. par Paul Lemoine, p. 669.
Réponse par G. F. Dollfus, p. 672.
GÉOLOGIE ET MORPHOLOGIE
327
— et René Abrard.
1922. a) Sur l’âge du gisement de Fontenay-Saint-Père (S.-et-O.). C. R.
Somm. Soc. Géol. Fr., n° 13, 26 juin 1922, p. 152-153.
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Bull. Soc. Géo. Fr. (4), XXII, 1922, p. 142-144, 2 fig.
— et Pinard.
1926. Sur le mode de contact de la craie et du calcaire pisolithique à
Meulan-Gaillon (S.-et-O.). C. R. Acad, des Sc., 1 . 175, 23 octobre 1922, p.
702, 2 fig.
— et René Abrard.
1929. Les rapports entre la craie et le calcaire pisolithique à Vigny. C. R.
Somm. Soc. Géol. Fr., 15 avril 1929, p. 84, 1 fig. Obs. par H. Schoeller.
Lemoine (M me Paul).
1926. Contribution à l’étude des Corallinacées fossiles, LX. Sur l’exis¬
tence d’un récif à Algues dans le calcaire pisolithique de Vigny (S.-
et-O.). Bull. Soc. Géol. Fr., (4), XXVI, 1926, p. 213-216, 1 fig. texte,
pl. XIII, paru 1927.
Leriche (Maurice).
1932. Sur des vestiges d’une formation estuarienne d’âge yprésien,
remaniée à la base du lutétien de la bordure occidentale du bassin de
Paris. C. R. Acad, des Sc., 1932, t. 194, n° 24 (13 j.), p. 2147-2149.
Michelot.
1855. a ) Note sur lecalcai re grossier du Bassin de Paris. (Réunion extra¬
ordinaire.) Bull. Soc. Géol. Fr. (2), XII, 1854-1855, p. 1336-1346.
b) Course du 6 septembre 1855. Meulan, Vigny, Trie], ibidem, p. 1310-
1325.
Morellet (L. et J.).
1931. Contribution à l’étude de la faune des Sables moyens d’Auvers.
Bull. Muséum, 1931 (2), t. III, f. 7, p. 702-705.
1932. Un exemple de ravinement au sein du Bartonien dans la région
de Marines (S.-et-O.). C. R. Somm. Soc. Géol. Fr., Paris, 1932, n° 3,
p. 33-34.
1933. Note sur le Bartonien de Montagny-en-Vexin et remarques sur
la limite entre le Lutétien et le Bartonien. Bull. Soc. Géol. Fr., 1933.
(5), III, p. 491-496.
1934. a) Le Bartonien de Hadancourt-le-Haut-Clocher (Oise). Bull. Mu¬
séum, 1934 (2), VI, n° 1, p. 147-149.
b) Note préliminaire sur le niveau d’Hérouval. C. R. Somm. Soc. Géol.
Fr., 1934, f. 13, p. 180-181.
c) A propos de la carrière du Vouast (Oise). Bull. Muséum, 1934 (2), VI,
n° 3, p. 315-319.
1935. a ) Étude sur le niveau d’Hérouval (Oise). Bull. Soc. Géol. Fr. (5),
V, p. 499-508 (1935), 1936.
328
PAUL LEMOINE
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Bull. Muséum (2), VII, n° 6, 1935, p. 375-376.
Munier-Chalmas.
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Congrès Géol. Internat., fasc. VIII. Bassin tertiaire parisien. Environs
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Fr. (4), VI, 1906, p. 503. (Note posthume publié par les soins de
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Pinard.
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Montien de Vigny. C. B. Somm. Soc. Géol. Fr., p. 100-102, 1 fig. 1936.
De Raincourt.
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Crène (Oise). Bull. Soc. Géol. Fr. (3), XII, 1883-1884, p. 340-346,
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Ramond (G.) et Dollfus (G. F.).
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Bull. Soc. Géol. Fr. (3), XIX, 1890, p. 20-22.
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des Jeunes Natur. (4), 39 e année, p. 165-172, fig., pl. IV, 1909, et p.
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Schoeller.
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Bull. Soc. Géol. Fr. (4), XXV, p. 589-594, pl. XXV.
— 1929 ; voir Lemoine.
LISTE DES SONDAGES EFFECTUÉS
DANS L’ILE-DE-FRANCE
PAR
MM. PAUL LEMOINE, R. HUxMERY, R. SOYER
CHAP. I. — YEXIN FRANÇAIS
j£haumont-en Vexin
q laVilletertre
L!er ^ •Chaven^T^^ronviîî^
1 Z 1 / Thaï ixnlla J V®
Magny -en Vexin
q A in court
MANTES
Sondages cités ici
Sondages de régions avoisinantes
^-/Beaumont
sle Adam
Fig. 61. — Carte des sondages connus dans le Vexin français.
Aincourt, c. de Magny (S.-et-O.).
Sanatorium de La Bucaille.
Alt. : + 200.00.
Mètres.
Stampien .( 1. Argile. 5.60) de + 200.00 à + 168.50
31.50 (2. Sables de Fontainebleau... 25.90j
Abréviations : ait. : altitude — N. H. : Niveau hydrostatique — N. pompage : Niveau de
pompage — Mch. : Mètres cubes-heure — Mcj. : Mètres cubes-jour — c. : canton de.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 22
330
PAUL LEMOINE
Sannoisien
28.50
( 3. (Cale, de Brie) Argile plastique
] 4. Argile grisâtre.
( 5. Marnes bleuâtres.
Ludien et
TONIEN.
22.00
6 .
Calcaire fissuré,
Lutétien ( 7.
26.00
CuiSIEN
10.60
Sparnacien
14.40
Post-crétacé
3.80
Sénonien. 11.
Marnes blanches avec bancs
de calcaire.
Sables de Cuise.
Argile plastique.
Craie très plastique.
Craie avec rognons de silex.
Profondeur totale
3.
10)
5.
20.
40
00)
de
+
168.
50
à
+
140.
00
22,
,oo|
de
+
140.
00
à
+
118.
00
26
. 00 )
de
+
118.
,00
à
+
92.
00
10
. 601
de
+
92,
,00
à
+
81.
,40
14
. 4oj
de
+
81
.40
à
+
67
.00
3
.80
de
+
67
.00
à
+
63
.20
53
/
.40
de
+
63
.20
à
+
9
.80
190.20
Il y a 284 m. 80 de craie.
[ Les sables verts ont été atteints à — 328.
N. H. -(- 50 ; débit 25 meh, soit 600 me j. Température 24°.
Amblainville, c. de Méru (Oise).
Château de Sandricourt (M. Goelet). Entrepreneur : Vincent : 1909.
Alt. : + 90 m. environ.
Thanétien
9.80
SÉNONIEN
91.20
Mètres,
1. Fouille, terre végétale.
2. Sable blanc et petits ro¬
gnons de grès.
3. Sable blanc et gravier....
4. Sable jaunâtre et gravier..
5. Craie blanche et gros ro¬
gnons de silex.
6. Craie blanche et lits de silex
noirs.
7 . Craie tendre avec silex. ..
(Eau à 27 m., ait. -f- 63.
8. Craie marneuse et rognons
de silex (Eau à 25 m. 10,
ait. + 64.90).
9. Craie blanche et petits lits
marneux.
Rognons de silex roses.
Profondeur totale.
(Eau à 24 m. 90 et 24 m. 70). ..
ait. + 65.10 et 65 m. 30.
2.50)
2.85 de + . 90.00 à + 80.20
2 . 20 \
2.25,
44.94
10.26 j
20.00
l de + 80.20 à — 11.00
5.00^
11.00
101.00
N. H. 24 m. 70 (ait. + 75 m. 30).
N. pompage : 40 m. 80 (ait. + 49 m. 20).
Débit : 16.200 litres en 3 jours, donc 5,4 mcj.
SONDAGES EFFECTUES DANS LE VEXIN FRANÇAIS
Andresy, c. de Poissy (S.-et-O.).
I. Puits municipal. Entrepreneur : Lefebvre.
Alt. : + 28.00.
Mètres.
( 1. Remblais. 1.50 ]
3. Alluvions anciennes.
sur 18.00 (
Post-crétacé { 5. Calcaire blanc et silex.
2.15
Sénonien
290.85
| 6. Craie
Mètres.
1.50
7.50
îo.oo !
| de +
28.00
à +
9.00
18.00
de +
9.00
à —
9.00
2.15 j
de —
9.00
à — 11.15
290.85 !
de —
11.15
à — 302.00
Les sables verts ont été atteints à la cote — 486.00.
Arronville, c. de Marines (S.-et-O.).
Village situé près des sources du Sausseron, à l’endroit où celui-ci entame
la Cuesta de l’Ile-de-France.
Le Sparnacien affleure en amont du pays, vers la cote + 65.00. Le fond
de la vallée est à + 60.00 sur le Sparnacien. Le calcaire grossier porte la
cote + 107.00.
Puits communal. Entrepreneur : Vincent (1905).
CuiSIEN
sur 7.40
Sparnacien
16.20
Alt. admise : + 73.10.
Mètres.
1. Puits maçonné.
13.10
2. Sables du Soissonnais.
l
3. » » jaunâtres.
3.25 /
4. » » rougeâtres....
3.90 >
5. » » jaunâtres.
\
6. Débris de coquillages.
0.25 J
7. Argile plastique verdâtre fon-
cée.
2.33
8. Sable gris très fin, argileux.
0.30 /
9. Argile plastique noire.
1.70 '
10. » » grise.
1.60
11. » » rougeâtre.
1.90 1
12. » » jaunâtre, verte
et rose.
8.37
13. Gypse 1 rose avec silex rouges
2.10 ]
14. Marne rose avec silexrouges.
2.10 (
15. Marne rose, bleuâtre, granu-
k
lée, très tendre.
3.20
de + 52.60 à + 36.40
de + 36.40 à + 29.00
1. Il est peu probable qu’il s’agisse de gypse, mais plutôt d’un calcaire à grain fin.
332
PAUL LEMOINE
SÉNONIEN
sur 19.10
|16. Marne blanche, crayeuse, gra¬
nulée, très tendre. 19.10
Profondeur totale. 63.20
de +
29.00 à +
Au début du travail à + 13.00 (ait. -)- 60.10).
N. H. à 16 m. 00 (ait. + 64.00).
Niveau de pompage à 35 m. 00 (ait. + 45.50).
Débit : 3,6 mch., soit 86,4 mcj.
9.90
Auvers-sur-Oise, c. de Pontoise (S.-et-O.).
D’après Dollfus (1891, p. 35), la craie, serait à —33. Pas d’autres ren-,
seignements.
Chars, c. de Marines (S.-et-O.).
I. Coupe communiquée par M. Sauvanet, ingénieur en chef du Génie Rural
Alt. : + 81.93.
Lutétien
sur 21.25
CuiSIEN
sur 9.50
Mètres.
1. Terre végétale.
2. Calcaire grossier
3. Roche en gros blocs
un peu
5. Entre banc.
0.20 ,
6.
0.80
7. Entre banc.
0.20
8.
0.75
9. Entre banc.
0.30
10.
0.70
/Il. Entre banc.
0.15
|12.
0.60
Jl3. Entre banc.
0.15
14.
0.40 (
15. Entre banc.
0.20
16.
0.70
17. Entre banc.
0.15
18.
0.40
19. Entre banc.
0.20
20.
0.65 !
21. Entre banc.
0.20 !
1.00 1
1.75
4.25
9.25
7.75
de +
de +
1 22. Sable (eau remontante).... 2.00 )
23. Roches en formation (grès ?). 4.00 (
24. Sable. 1.00 £
25. Roches en formation (grès ?) 2.50 j
Profondeur totale. 32.50
de +
81.93 à + 80.18
80.18 à + 58.93
58.93 à + 49.43
II. Dépôt de la Laiterie des Fermiers Réunis.
Alt. : + 63.00.
Mètres.
^^a T a I £ NAIRE S 1- Remblais et alluvions. . . . 10.00 \ de
10.00 ( )
63.00 à + 53.00.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
333
CuiSIEN
sur 29.00
J 2. Sables fauves du Soisson- 1
nais, avec quelques grès j de + 53.00 à + 24.00
] calcaires. 29.00 ]
Profondeur totale. 39.00
Degré hydrométrique total : 38.
Débit : 15 à 18 mch.
Chavençon, c. de Meru (Oise).
Hameau de Goupillon.
Vieux sondage indiqué par Graves (1847, p. 511-512), et reproduit ici
en l’interprétant.
Alt. : environ + 160.00.
Marnes a
nUITRES,
0.80
1 . Argile glaiseuse blanc ver¬
dâtre .
2. Argile grossière jaunâtre
0.60 j
à O. callifera .
0.20 V
Marnes supra-
3. Marne argileuse verte....
0.50 \
GYPSEUSES
0.65
4 . Marne argileuse blanchâtre
0.15 !
5. Marne argileuse vert pâle
(moutons).
3.00
6. Marne argileuse jaunâtre
avec cristaux de gypse
( j aunet).
3.00
Ludien
13.35
1 7. Marne argileuse gris bleuâ¬
tre, schisteuse (linois). . .
8. Marne blanche schisteuse
5.00
) (savon) avec petits cris¬
taux de sélénite (rubis).
1.00 1
9. Marne blanche rubannée
1
de jaune fauve (chemise)
0.60 |
10. Marne calcaire très tendre,
1
traçante, friable (craie),
d’un blanc éclatant.
1
0.75 '
11 . Marne argileuse grisâtre
avec feuillets verdâtre
(cordon).
0.30
Bartonien
112. Marne pesante, granuleuse,
SUPÉRIEUR
blanchâtre, ayant l’as-
sur 0.70
| pect de grès, quelques co¬
quilles .
0.40 /
!
13. Marne argileuse gris jaunâtre
avec petites huîtres brisées
Calcaire de
Saint-Ouen
14 . Calcaire marneux dur
Bartonien
inférieur
Sables moyens coquilliers
de + 160.00 à + 158.55.
de + 158.55 à + 145.20.
de + 145.20 à + 144.50.
Profondeur totale
15.50
334
PAUL LEMOINE
L’ensemble de ce que je rapporte au Ludien et au Bartonien supérieur
a plus de 14 m. 05 (13.35 + 0.70).
Or, 14 m. est l’épaisseur que donne Graves pour un autre sondage qui,
parti de Goupillon même (donc vers l’altitude -f- 155), a pénétré, lui
aussi, jusqu’au calcaire dur (Calcaire de Saint-Ouen).
Conflans-Sainte-Honorine, c. de Poissy (S.-et-O.).
Propriété de M. Galoger.
Dollfus, 1890, ondulations, p. 34.
Alt. : + 23.00.
CuiSIEN
sur 9.10
Sparnacien
28.54
Post-crétacé
5.11
Sénonien
sur 13.75
1 1. Avant-puits.
Mètres.
6.48 )
< 2. Sable jaune fluide (niveau
( de Cuise).
2.62 '
/ 3. Sable verdâtre et argile
i feuilletée noire.
6.15
1 4. Argile grise sableuse.
2.10 ,
1 5. Sable argileux gris avec
I cailloux et coquilles .
7.52 |
J 6. Lignite noir pur.
0.90 (
1 7. Argile bleue compacte.
0.54 1
8. Sable blanc coquillier .
4.40
9. Argile plastique bariolée. . .
7.93 /
[10. Banc calcaire.
1.23 ]
\ll. Marne grise.
0.83
.12. Calcaire dur.
13. Marne jaune.
0.65 i
2.40 )
14. Craie blanche à silex.
13.75 |
Profondeur totale.
56.50
de + 23.00 à + 13.90.
de + 13.90 à — 14.64.
de —
14.64 à —
19.75,
de —
19.75 à —
33.50,
Forage descendu dans la craie jusqu’à 61 m. sans résultat.
Cormeilles-en-Vexin, c. de Marines (S.-et-O.).
I. Château. Entrepreneur : Vincent.
Alt. : + 135.00 (présumé).
Stampien.
6.50
Sannoisien
6.00
Ludien
14.80
Mètres.
( 1. Sables de Fontainebleau...
| 2. Sable jaunâtre très fin.
1 3. Argile verdâtre.
( 4. Argile grisâtre.
( 5. Argile verdâtre.
6. Argilejaunâtre.
) 7. Marne jaunâtre et rognons
de calcaire jaunâtre.
5
1
.00
.50
| de
+
135
.00
à
+
128
.50.
2
3
.50
.50
| de
+
128,
.50
à
+
122
.50.
10.
40
f
1 .
40
f ,
) de
+
122.
50
à
+
107.
70-
3.
00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
335
Bartonien sup.i
(S. de Marines)
5.70
Bartonien
MOYEN
(Calcaire- de
Saint-Ouen)
9.20
de + 102.00 à + 92.80.
Bartonien inf.
(Sables de Beau-
champ)
9.50
de -b 92.80 à + 83.30.
Lutétien
32.70
CuiSIEN
33.98
8. Sable jaunâtre fin. 5.70 > de + 107.70 à 102.00.
9. Marne marron. 0.60
10. Calcaire jaunâtre. 0.10
11. Marne grisâtre et petits ro¬
gnons calcaires. 0.50
12. Calcaire jaunâtre. 0.15
13. Marne grisâtre compacte... 0.35
14. Calcaire j aunâtre dur, ferme
et tendre, alternant. 1.20
15. Marne grisâtre compacte et
rognons calcaires. 2.50
116. Calcaire jaunâtre très dur,
ferme et tendre, alternant 0.90
[17. Marne marron. 0.30
18. Calcaire jaunâtre très dur. 0.63
19. Marne grisâtre compacte et
rognons de silex.. 1.47
20. Sable jaunâtre fin argileux. 3.50
21. Grès très dur. 0.15
22. Sable fin jaunâtre. 0.45
23. Grès très dur. 0.10
i24. Sable fin jaunâtre. 0.65
25. Grès très dur. 0.15
26. Sable fin jaunâtre. 4.50
27. Marne jaunâtre et rognons
calcaires. 2.60
28. Calcaire grisâtre tendre... . 0.70
29. Marne compacte graveleuse 1.00
30. Calcaire grisâtre dur. 0.40
31. Marne compacte et calcaire
jaunâtre, tendre, très fis¬
suré . 6.20
|32. Calcaire jaunâtre très dur 1.10
|33. Marne grisâtre et rognons
calcaires. 7.90
[34. Calcaire grisâtre, très dur. . 0.20
[35. Marne grisâtre. 2.10
36. Calcaire grisâtre, tendre et
dur, alternant. 2.30
37. Sable fin grisâtre, argileux. 0.90
38. Calcaire grisâtre, tendre et
dur, alternant. 2.10
39. Marne grise compacte et
petits rognons calcaires
(argile de Laon). 5.20
40. Sable fin verdâtre, argileux. 13.50
|41. Sable fin verdâtre. 4.20
42. Sable fin verdâtre, argileux. 14.80
43. Argile verdâtre foncée, un
peu sableuse. 1.48
de + 83.30 à + 50.60.
de -f 50.60 à + 16.62.
Profondeur totale. 118.38
336
PAUL LEMOINE
II. Puits communal. Entrepreneur : Lefebvre.
Renseignements de M. Abrard.
Alt. : + 146.66.
Stampien
5.60
Sannoisien
14.90
Ludien
16.80
(S.de Marines) j
6.60 [17
Bautonien [18
MOYEN 19
(Cale, de Saint- 20
Ouen) /21
5.50 (22.
(S. de Beau-
champ)
10.95
Lutétien
31.45
/ 1. Terre végétale.
Mètres.
0.80
] 2. Sable jaune.
0.70
] 3. Argile et silex noirs.
1.00
( 4. Sable jaune.
3.10
f 5. Argile jaune.
1.65 \
1 6. Marne bleue..
1.90 j
) 7. Marne grise et bleue.
1.10 (
1 8. Argile verdâtre.
3.00 (
' 9. Marne bleue et blanche. ...
2.25 ‘
\10. Marne bleue.
5.00 /
[11. Marne bleue et grains blancs
7.50 \
Il 2. Pierre grise très dure.
2.00 l
*13. Marne jaune.
1.00 f
\14. Marne jaune et rognons cal-
1 caires.
3.25 \
[15. Calcaire gris.
3.05 /
(16. Sables gris jaune, très durs..
5.40
[17. Sable coquillier.
1.20 '
[18. Calcaire gris très dur.
0.90 \
19. Marne grise et calcaire. ...
0.50 /
20. Calcaire gris et silex.
1.80 \
21. Marne grise et calcaire.. .
2.10 \
22. Calcaire très dur.
0.20 ]
123. Grès gris très dur.
2.90
(24. Sable gris dur.
3.10
25. Grès jaune et sable.
2.30
j26. Sable jaune, coquillages et
rognons calcaires.
2.65
[27. Calcaire gris.
0.95 \
[28. Calcaire gris très dur.
9.05
\29. Calcaire gris plus dur.
3.85 /
<30. Calcaire gris marneux.
4.40 }
131. Marne grise et silex noirs. .
1.20 l
[32. Calcaire gris poreux.
12.00
\33. Argile verdâtre très sableuse
!
Profondeur totale.
91.80
de + 146.66 à + 141.06.
de + 141.06 à -f- 126.16
de -f 126.16 à + 109.36.
de + 109.36 à + 102.76.
de + 102.76 à +
de + 97.26 à + 86.31.
de + 86.31 à + 54.86.
N. H. 4/7/1933 (Prof. 72.35) : + 74.31.
8/9/1934 (Prof. 74.35): + 72.31.
Niveau pompage : 4/7/1933 (Prof. 82.59): 64.16 (Pompage 10 mch).
8/9/1934 (Prof. 87.50): 59.16. (Pompage 6mc7 h).
La concordance des résultats de ces deux puits très voisins est assez
satisfaisante, sauf pour les termes supérieurs :
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
337
Puits du château Puits communal
Épaisseur
Base à
Épaisseur
Base à
Stampien .
6.50
+
128.50
5.60
+
141.06
Sannoisien .
_ 6.00
+
122.50
14.90
+
126.16
Ludien .
.... 14.80
+
107.70
16.80
+
109.36
S. de Marines.
.... 5.70
+
102.00
6.60
+
102.76
Cale, de Saint-Ouen .
9.20
+
92.80
5.50
+
97.26
S. de Beauchamp.. .
9.50
+
83.30
10.95
+
86.31
Lutétien .
_ 32.70
+
50.60
31.45
+
54.86
CuiSIEN .
sur 33.98
+
16.62
Le Sannoisien est beaucoup plus épais dans le puits communal (14 m. 90)
que dans le puits du château (6 m.). Il faut noter que dans aucun de ces
deux puits, le Ludien n’est à l’état gypseux, alors que le gypse a été exploité
sur le versant ouest de la butte de Cormeilles, vers la cote 108.
L’épaisseur totale du Bartonien est très concordante : 24.40 au puits
du château, 23.05 au puits communal.
Le puits communal a été arrêté avec beaucoup de précautions sur les
conseils du géologue, M. Abrard, pour ne pas percer la couche très mince
d’argile de Laon (à l’extrême base du calcaire grossier), qui arrête les eaux
dans cette région. Au contraire, celle-ci a été traversée au puits du château,
qui a été poussé à environ 40 m. trop bas sans succès. L’argile de Laon
serait ici (puits communal) à l’état de marne grise compacte, et petits
rognons calcaires, sur 5 m. 20.
Ennery, c. de Pontoise (S.-et-O.).
Château de l’Ermitage. Entrepreneur : Deschamps,
Alt. : + 104.00.
CuiSIEN
10.00
Sparnacien
38.90
Mètres.
1. Avant-puits.
52.50
de
+
( 2. Sable jaunâtre très fin.
5.00
' 3. Sable blanc marneux.
4.00
de
+
( 4. Sable calciné.
1.00
/ 5. Sable argileux.
4.10
6. Sable gris calciné.
5.20
i 7. Sable grisâtre fin.
4.70
1 8. Sable argileux.
5.50 I
! 9. Argile noire.
2.50
\l 0. Argile bariolée.
3.60
de
+
1 11. Argile grise compacte.
5.90 !
fl2. Argile jaune.
1.70
13. Argile bleue.
2.50
\ 14. Argile jaune.
2.90
'15. Calcaire blanc en plaquettes
) très dures.
2.00
116. Argile bleue.
1.60 1
T*
! 17. Argile marneuse blanche.
11.00
|l8. Craie.
15.50 |
de
Profondeur totale.
131.50
Post-crétacé
14.60
Sénonien
15.50
N. H. + 50.20 (ait. + 49.80).
104.00 à + 51.50.
51.50 à + 41.50.
41.50 à + 2.60
2.60 à — 12.00.
12.00 à — 27.50.
338
PAUL LEMOINE
Éragny-sur-Oise, c. de Pontoise (S.-et-O.).
L’Oise coule vers la cote + 23.00.
Alluvions
Lutétien .
Mêtres.
7.20
8.60
Évecquemont, c. de Meulan (S.-et-O.).
I. Propriété de M. Charles Roux. Entrepreneur : J.-B. Videlaine.
Dollfus, 1910, n° 126, p. 15, 16.
Alt. : + 134.00.
( 1. Terre végétale et sable rema-
Stampien
\ nié (S. de Fontainebleau) .
9.00
) 2. Sable fin jaune ou verdâtre. .
( 3. Argile sableuse brun clair. . .
Marnes a
HUITRES
1.00
\ 4. Sable argileux avec Ostrea cya-
) thula .
Sannoisien
1 5. Marnes bleues, vertes et
18.00
( grises stratifiées.
1 6. Marnes blanches avec filets
Ludien
brunâtres.
8.10
) 7. Calcaire dur blanchâtre subli-
thographique.
Bartonien s r (
(Cale, de \
Saint-Ouen 1
14.60 (
Bartonien (
INF r ]
1.75 f
8 .
9.
1 1 °.
Lutétien
29.75
L : supérieur :
11.25
L : inférieur :
18.50
11 .
Il 2 .
13 .
14.
15.
Marne calcareuse blanche et
débris de calcaire dur (Cal¬
caire de Saint-Ouen).
Sable jaune calcareux.
Marne blanche avec débris
de calcaire dur.
Calcaire blanchâtre et gris. . .
Calcaire sableux fin, blan¬
châtre .
Calcaire siliceux sec gris dur
Calcaire grossier blanc, fin.
Sable calcareux fin glauconi-
fère.
Mètres.
1.00
6.00
2.00
de -f 134.00 à + 125.00.
4 Q0 ( de + 125.00 à + 124.00.
18.00
7.00
1.10
de
de
14.60 (
1
de
+ 124.00 à + 106.00.
4- 106.00 à + 97.90.
-1- 97.90 à + 83.00.
1.75 de +
83.30 à + 81.55.
4.45
2.75 /
0.40 ) de + 81.55 à + 51.80.
3.65 1
17.00 1
1.50 I
CuiSIEN
8.00
Sparnacien
17.70
(16.
f 17.
118.
119 .
( 20 .
Sable gris, fin, sec.
Sable jaune, fauve, fin.
Sable ligniteux gris foncé,
cailloux de silex, débris ar¬
gileux .
Sable gris, demi-fin, verdâtre
Argile brune avec cailloux,
débris coquilliers ( Cyrenes).
.00 |
.00 (
+
51.80 à + 43.80.
3.30
5 20
4.00
de +
43.80 à
26.10.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
339
|21. Argile panachée rouge et
grise, avec un peu de sable
et quelques cailloux. 5.20
Profondeur totale. 107.90
Sénonien (Craie) à une faible profondeur au-dessous (traces au trépan).
Dollfus indique la craie à -j- 27,00, la Seine coulant à + 16,00.
II. Puits de la commune. Entrepreneur
Alt. : + 60.00
Vincent, 1912.
Post-crétacé
15.70
SÉNONIEN
116.50
Mètres.
( 1. Avant-puits maçonné. 17.80 )
2. Marne jaunâtre et rognons
de calcaire. 2.15
3. Argile panachée. 9.38
4. Marne jaunâtre et rognons
de calcaire siliceux. 4.17
5. Craie blanche et silex. 4.50
6 . Craie et rognons de craie dure 9.61
7. Craie et rognons de silex
nombreux. 20.89
8 . Craie et gros rognons de
craie et silex en quantité. 81.50
Profondeur totale. 150.00
de + 60.00 à + 42.20.
de -f 42.20 à + 26.50.
de + 26.50 à + 90.00.
Pas d’eau.
Fay-sous-Chaumont ou Fay-les-Étangs,
c. de Chaumont-en-Vexin (Oise).
Société Laitière du Vexin. Entrepreneur : Desehamps (1919).
Fay-sous-Chaumont est situé sur la rive droite de la Troesne, qui coule
ici vers la cote -j- 65.00.
Alt. : + 73.00.
Mètres.
Thanétien ( 1. Sable vert. 1.30
1.30 (
Post-crétacé( 2. Marne crayeuse. 4.80 1 71 70 à + 66 90
de + 73.00 à + 71.70.
4.80
Sénonien
sur 11.24
3. Craie molle jaunâtre avec si¬
lex .
4. Nœuds de silex avec tuf dur.
5. Craie dure avec silex bruns
nombreux.
2.00
5.00 ) de + 66.90 à + 55.66.
4.24
Profondeur totale. 17.34
N. H. à 2 m. 00 (ait. + 71.00).
340
PAUL LEMOINE
Genicourt, c. de Pontoise (S.-et-O.).
Dollfus, n° 122, p. 11.
Alt. : + 100 m. sur sables de Marines.
Un puits est descendu à 55.00 (ait. + 45) dans le Lutétien (calcaire
grossier).
La Vii.letertre, c. de Chaumont-en-Vexin (Oise).
(Frères de Saint-Jean-de-Dieu.) Entrepreneur : Deschamps, 1933.
Alt. : + 123.00.
( 1. Avant-puits (sur Bartonien
( inférieur).
( 2. Grès dur.
3. Sable fin et grès tendre.
4. Sable fin verdâtre.
14.00 15. Sable panaché.
I 6. Sable fin et grès tendre.
Sable fin.
1 7. Sable fin noir.
8 . Sable fin.
9. Sable compact aggloméré. . .
11. Sable jaune argileux.
11. Grès tendre.
12. Sable vert argileux.
13. Argile verte.
,14. Argile avec coquillages .
Calcaire de
Mortemer
0.80
Thanétien
10.85
|l5. Calcaire dur...
jl6. Argile plastique
Post-crétacé(._ „ . . ,
^ (jj. <17. Calcaire dur.
Sénonien (18. Craie blanche . . .
sur 20.40 \ Profondeur totale,
Mètres.
de + 123.00 à + 73..00.
de + 73.00 à + 59.00.
50.
0.65
4.35
3.70
1.70
1.70
1.90
14.95
0.75
1.30
de + 59.00 à + 32.00.
1.40
1.00
4.20
2.80
0.80 de + 32.00 à + 31.20.
10.85 j
! de
1
+
1.95 j
! de
1
+
20.40 1 .
125.00 <
. de
)
+
31.20 à +
20.35 à +
18.40 à —
20.35.
18.40.
2 . 00 .
N. H. + 75.00 (ait. + 48.00).
Le sommet du Cuisien se trouve en affleurement vers +80 m. ; l’épaisseur
du Cuisien peut donc être estimée ici à 21 m.
Le Lutétien aurait 123 — 80 = 43 m. environ.
Lierville, c. de Chaumont-en-Vexin (Oise).
Le Boulleaume (M. de Chazelles). Entrepreneur : Lippmann.
Interprétation de M. Paul Lemoine.
Alt. : + 120. Le sondeur indique + 140 m., cote qui n’existe pas dans la
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
341
région. Le puits paraît être à + 120 m., d’après le plan directeur, partant
du Lutétien, recouvert de lambeaux de Sables de Beauchamp.
Lutétien
54.45
CUISIEN
23.69
Sparnacien,
sur 9.04
2. Sable argileux et argile ligni-
teux [argile de Laon].
3. Sable et grès.
4. Argile plastique et lignites. .
Profondeur totale.
Mètres.
54.45 de + 120.00 à +
1.05 de + 65.55 à +
22.64
9.04 / de + 41.86 à +
87.18 S
65.55.
41.86.
32.82.
Marines, arr. de Pontoise (S.-et-O.).
Puits communal. Entrepreneurs : Portet et Bernard, 1904.
Alt. : + 136.00.
Lutétien
37.08
1 .
2 .
3.
4.
5.
6 .
7.
8 .
9.
10 .
11 .
\ 12 .
13.
Puits maçonné.
Roche calcaire jaunâtre, très
dure à percer (eau à 44 m.,
ait. + 92.00).
Marne jaune et rognons de cal¬
caire jaunâtre.
Calcaire jaunâtre, très dur à per¬
cer, avec petites veines de
marne jaunâtre de 2 à 3 cm..
Marne jaune.
Calcaire jaunâtre très dur à per¬
cer (petites veines de marne)
(eau à 44.00, ait. + 92.00)..
Calcaire marneux jaunâtre. . . .
Roche calcaire jaune grisâtre,
très dure à percer.
Calcaire blanc jaunâtre très
marneux avec rognons et pla¬
quettes de calcaire jaunâtre
de 0.10 à 0.15 d’épaisseur. .
Calcaire gris marron très mar¬
neux avec passages de 0.15 à
0 .20, dur à percer (eau à
48.84, ait. + 87.16).
Calcaire gris marron très foncé,
un peu ligniteux, très mar¬
neux, avec quelques débris de
petits coquillages .
Calcaire gris un peu jaunâtre,
marneux, et débris de petits
coquillages (eau à 48.35, ait.
+ 87.65).
Calcaire gris moyenne dureté
avec passages marneux (eau
à 49.15, ait. -(- 86.85).
Mètres.
43.50 : de + 136.00 à +
1.21
0.33
2.38
0.18
3.52
0.41
0.72
2.38
2.23
2.11
\ de +
I
92.50 à +
3.12
4.53
92.50.
55.42.
342
PAUL LEMOINE
14. Calcaire gris très foncé, très dur
à percer. 0.38
15. Calcaire gris peu jaunâtre, chlo-
rité, très dur à percer. 0.61
16. Sable gris verdâtre très fin et
très dur à percer (eau à
49.15, ait. + 86.85). 1.91
17. Sable chlorité gris vert avec
veines jaunâtres, très dur à
percer, et plaquettes de cal¬
caire chlorité gris vert jau¬
nâtre de 10 à 15 cm. d’épais¬
seur (eau à 49.25, ait. -f-
i 86.75). 4.15
18. Roche calcaire chlorité gris ver¬
dâtre avec veines de quartz
blanc et vert. 0.64
19. Sable chlorité gris vert avec pla¬
quettes calcaire chlorité ver¬
dâtre de 15 à 20 cm. d’épais¬
seur, dur à percer.... :. 5.82
20 .
21 .
Cuisien )22.
26.00 \
123 .
24.
125.
Sables de)
Sincenv \
3.77 26 .
Sable du Soissonnais gris, mai¬
gre, un peu verdâtre. 3.03 j
Sable gris foncé très peu tour¬
beux, un peu verdâtre et ar- J
gileux (eau à 49.15, ait. + I
86.85). 2.31 I
Sable gris foncé verdâtre, très l ^
argileux, avec passages de ( '
10 à 15 cm., dur à percer. 10.25
Sable gris vert très argileux
(eau à 49.15, ait. + 86.85). 1.92
Sable gris verdâtre, assez gros,
maigre et très dur à percer. 8.49
(eau à 49.62, ait. -f 86.38).
Sable gris peu foncé, argileux, ^
avec quelques petits silex en
galets (eau à 49.75, ait. -(- /
86.25). 0.69 > de +
Argile plastique gris foncé, pe- l
tits coquillages et galets ronds
(eau à 59.80, ait. -|- 86.20). 3.08 /
Profondeur totale. 136.00
55.42 à +
29.42 à +
29.42.
25.65.
N. H. : 49.75 (ait. + 86.25).
Niveau de pompage : 59.80 (ait. -)- 76.20), débit 12.5 mch. (300 mcj.)
Après pompage, le puits aurait été remblayé à 88.97, c’est-à-dire
presque jusqu’à la partie supérieure du Sparnacien.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
343
Nesles-la-Vallée, c. de l’Isle Adam (S.-et-O.).
Lotissement de la Garenne. Entrepreneur : M. Vincent.
Alt. : + 50 m. environ.
Le Sausseron coule vers la cote + 38.00.
CuiSIEN
23.30
Sparnacien
13.00
2.50
SÉNONIEN
1.49
Mètres.
1. Puits maçonné.
12.50 \
2. Sable jaune très mouvant...
6.84 (
3. Sable jaune fin.
0.66 1
4. Sable jaune compact.
3.30 )
5. Sable argileux bleu foncé.
1.70
6 . Argile sableuse bleu foncé. .
3.44 j
7. Calcaire gris fossilifère.
0.19
8 . Argile gris bleu fossilifère.. .
1.87 \
10. Argile plastique gris bleu,
1
puis argile panachée et
1
argile jaune.
5.80
(10. Lit de silex et de craie pas-
)
( sant à un banc dur.
2.50 j
[11. (Craie blanche.
1.49 j
Profondeur totale.
40.29
de +
de +
de +
de +
50.00 à + 26.70.
26.70 à + 13.70.
13.70 à + 11.20.
11.10 à + 9.71.
Nota. — Il n’y a pas de Thanétien dans ce sondage.
N. H. à 10.75 (ait. 39.25, environ).
Niveau de pompage à 18.80 (ait. -j- 31.20).
Débit : 500 litres/heure (12 mcj.; 1.100 litres/heure (264 mcj.), d’après un autre
document.
Neuville-sur-Oise, c. de Pontoise (S.-et-O.).
Localité appelée La Neuveville par Dollfus, 1895, p. 35. Le Sénonien
(craie) serait à —16. Pas d’autres renseignements.
Pontoise (S.-et-O.), chef-lieu d’arrondissement.
I. Dollfus, 1891, p. 35. Le Sénonien (craie) serait à la cote —46. Pas
d’autre renseignement.
IL Ponts et chaussées, n° 1. Entrepreneur : E. Lippmann.
Mètres.
1. Sable gris fin. 0.80
2. Terre argileuse. 1.67
3. Argile grise un peu sableuse. 2.83
4. Sable gris. 0.45
5. Gravier et sable à la tête.... 1.90
6 . Sable fin blanchâtre. 0.40
7. Graviers mêlés de sables gris 0.35
8 . Gros graviers et rognons de
silex. 2.03
Alluvions
10.43
344
PAUL LEMOINE
Cuisien ( 9. Argile bleue. 0.40
sur 4.50 (10. Sable vert argileux. 4.10
Profondeur totale. 14.93
Niveau d’eau à 2.00 environ.
III. Ponts et Chaussées, n° 2. Entrepreneur : E. Lippmann.
Alluvions
10.60
Cuisien
sur 1.58
1. Terre végétale.
Mètres.
0.60 \
2. Terre argileuse compacte. . .
'1.85
3. Sable gris argileux.
1.85
4. Sable gris vaseux.
0.45 J
5. Argile verte compacte.
1.35 f
6. Argile sableuse grisâtre....
1.10 l
7. Argile rougeâtre et coquillages
1.16
8. Petits graviers blancs.
0.94 1
9. Graviers gris et rognons de
silex.
1.11
10. Argile rouge.
0.19 /
11. Sable vert argileux.
1.58 j
Profondeur totale.
12.18
Niveau d’eau à 2.20.
IV. Ponts-et-Chaussées, n° 3. Entrepreneur : E. Lippmann.
1
1. T erre végétale.
Mètres.
0.50 ]
\
2. Terre argileuse.
3.03 I
Alluvions
1 3. Argile grise et veines rougeâ¬
tres .
0.15 )
9.37
J 4. Sable vaseux et coquillages. .
2.74 (
5. Sable rougeâtre et coqu illages
1.15 \
6 . Graviers jaunes.
1.80 ]
Cuisien
( 7. Sable argileux bleu.
1.90 j
sur 13.53
I 8. Sable vert mouvant.
11.63 j
Profondeur totale.
22.90
Niveau d’eau à 1.50 environ.
Puiseux-P ontoise, c. de Pontoise (Oise).
Distillerie Thomassin. Entrepreneur : Portet, 1903.
Dollfus, 1926 , n° 162, p. 31.
Les sables de Marines sont fossilifères en affleurement à + 105, 00.
Alt. : + 100.00.
Bartonien
sup. 14.70
1. Avant-puits maçonné
Mètres.
14.70 )
de + 100.00 à + 85.30.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
345
Bartonien
iNF r 8.44
Grès tendre.
Sables et grès blancs.
Grès gris et jaune dur.
Grès jaune verdâtre.
Grès très dur . . ..
Sables blancs, jaunes et ver¬
dâtres.
Sables blancs avec plaquettes
et fossiles .
0.80 |
1.80
0.46
0.22
0.38 de + 85.30 à + 76.86.
3.16
1.62
9. Glaise jaune et plaquettes
calcaires.
10. Alternance de calcaire dur et
de marnes blanches avec
rognons.
11. Marne blanche, jaune et grise
12. Calcaire jaune très dur ....
13. Marne avec bancs de calcaire
Lutétien J siliceux, très dur à la base..
28.82 \14. Calcaire grossier jaunâtre,
tendre.
15. Calcaire grossier dur.
16. Calcaire franc ou siliceux
(moellons).
17. Calcaire chlorité plus ou
moins sableux.
18. Marne argileuse verte sa¬
bleuse .
1.56
3.91
3.82
0.97
4.98 de + 76.86 à + 48.04.
5.26
0.58
3.23
1.86
2.65
l 19. Sables gras, jaunes, verdâ-
Cuisien ' très, micacés.
16.75 /20. Sable chlorité.
>21. Sable et grès glauconieux...
22. Sable gris, bleuâtre, gras...
123. Sable gris, coquillier et pyri-
Sparnacien ) teux.
24.65 i24. Argile noire ligniteuse et silex
f roulés.-.
,25. Glaise panachée et rognons.
_ , ,126. Calcaire blanc jaune et dur
Post-cretace\ 0 -
<27. Marne jaune grasse.
;28. Calcaire gris.
Sénonien (29. Craie blanche avec silex sur.
4.88 f Profondeur totale.
1.70
8.70
6.35
de + 48.04 à + 31.29.
4.25 >
> de + 31.29 à + 6.64.
5.80 \
10.30 ]
3.00 )
0.63 de + 6.64 à + 2.54.
0.47 1
4.88 ) de + 2.54 à — 2.34.
102.34 )
Dollfus, par suite d’additions inexactes, attribue au :
Bartonien Inférieur : 29.46 au lieu de 8.44 (avec l’avant-puits 23.14).
Lutétien : 29.84 au lieu de 28.82.
N. H. : au début à 14.70 (ait. + 85.00). Dans les caillasses du Lutétien supé¬
rieur et jusqu’à la fin du travail : 35.00 (ait. -)- 65.00).
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
23
346
PAUL LEMOINE
Saint-Ouen-l’Aumône, c. de Pontoise (S.-et-O.).
Cette commune est, en réalité, hors du Vexin, mais ses sondages sont
donnés ici pour faciliter les comparaisons.
I. Usine de produits chimiques. Entrepreneur : Lefèvre frères, 1923.
Dollfus, n° 176, 1929 , p. 28.
Alt. : + 25.00.
(Voir détail au chap. VI).
Mètres.
Quaternaire {
Cuisien | sur 49.65, de + 25.00 à — 24.65.
Sparnacif.n f
Sénonien (Craie) sur 81.35, de — 24.65 à — 106.00.
Débit : 5 mch., soit 120 mcj. d’eau jaillissante au sol.
40 mch., soit 960 mcj. avec 45 m. de dénivellation, donc à la cote — 20.00.
II. Usine Bernier. Entrepreneur : Vincent, 1893.
Alt. : + 24.46.
Mètres.
Quaternaire) 1. Alluvions modernes. 2.50
9.10
Cuisien
sur 14.45
) 2. Alluvions anciennes. .. 6.60
de + 24.46 à -f-
• ( 3 -
Sables de Cuise. 14.45 ! de + 15.36 à -f-
15.36.
0.91.
III. Distillerie.
Patte, 1924 , p. 501.
Alt. approximative : + 24.00.
Quaternaire, graviers avec blocs de calcaire grossier à peine remaniés : 14.50.
Éocène.
Theuville, c. de Marines (S.-et-O.).
Laiterie de M. Ferrier, 1920.
On est là, à l’une des origines du Sausseron sur le Lutétien inférieur.
Altitude : + 80.00 environ.
Mètres.
1. Avant-puits. 3.45 :
2. Sable jaune grisâtre, fin et pur.. 2.85 I
3. Marne chloritée verte et blan¬
châtre avec quelques rognons. 3.71
4. Calcaire chlorité verdâtre, dur à
percer. 0.26
5. Marne chloritée grise verte. 2.93
6 . Sable chlorité jaune verdâtre,
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
347
Lutétien
INF r
20.50
aggloméré, avec quelques dé¬
bris de petits coquillages, dur à
J percer..
7. Sable gris foncé, argileux.
8. Calcaire gris chlorité, très dur. .
9. Sable gris foncé, un peu verdâtre,
très argileux.
10. Calcaire gris chlorité, très dur. .
11. Sable gris foncé, un peu verdâtre,
très argileux.
! 12. Calcaire gris chlorité, très dur. .
j 13. Sable gris foncé, un peu verdâtre,
très argileux....
14. Calcaire gris, chlorité, très dur. .
Profondeur totale.
4.23
1.66
0.23
0.27
0.16
0.26
0.28
0.13
0.08
20.50
j de +
80.00 à + 59 50-
N. II. à 2.10 (ait. + 77.90).
Niveau de pompage à 2.75 (ait. + 77.25).
Débit : 5,175 mch. (124 mcj.).
La base du puits doit être très près du contact du Lutétien et du Cui-
SIEN.
Triel, c. de Poissy (S.-et-O.).
Cuvier et Brongniart, 1822, p. 242 (voir aussi, pl. IC, fig. 2), coupe.
Ludien
Haute masse
8 à 9.00
Marne d’en¬
tre deux
masses
0.64
Masse
movenne
O'. 72
| Marnes à Lu-
cines 0.43
Basse masse
1.25
Marnes à
Pholadomyes
et Calcaire
de Noisy-le-
Sec, 0.89
Mètres.
Gypse, 7 à 8.00, avec ses fossiles. )
1. gypse tendre rempli de masses solides. . 1.00)
2. Marne calcaire blanche. 0.32 I
3. Argile brune feuilletée. 0.16 >
4. Marne blanche. 0.16 \
5. Argile brune feuilletée (Les Foies) 1 ... 0.11
6. Gypse argileux. 0.16
7 . Marne calcaire grise dure. 0.40
8. Gypse argileux. 0.05
! 9. Marne blanche friable. 0.05
10. Marne grise dure. 0.05
11. Marne calcaire dure, spathique infiltré
de silice, avec petits cristauxde quartz 0.11
.12. Marne calcaire dure, fissile. 0.22
^13. Marne calcaire dure, sablonneuse.... 0.64
14. Marne argileuse feuilletée. 0.11
il5. Calcaire sablonneux avec petits points
f noirs. 0.50
16. Marne calcaire friable, blanche. 0.22
.17. Marne calcaire feuilletée sablonneuse. 0.27
18. Argile grise feuilletée. 0.03
119. Calcaire friable prismatique. 0.32
20. Argile grise feuilletée. 0.05
0.64
0.72
0.43
1.25
0.89
1. A Montmartre, dans la Masse Moyenne.
348
PAUL LEMOINE
Bartonien
( Sables de /
Cresnes. I
Calcaires ^
de Saint-Ouen'
I Niveaux in- I
[ férieurs. Cal-
\ caires *■
21 .
22 .
23.
Sable agglutiné ferrugineux.
Calcaire compact marneux.
(Lacune.)
Calcaire dur poreux tufacé. .
(Lacune.)
Lutétien
Calcaire marin coquillier.
1.00
6.00 à 7.00
6.00 à 7.00
II. Descente de l’Hautie, près de la Grande Route.
Constant Prévost (1821, p. 173) et (in Gosselet, 1896, p. 75).
1. Meulières.
2. Sables avec tables de grès. Mètres.
3. Argile verte. 2.00
4. Gypse avec ossements. Palæotherium, Anoplotlierium. . 6 à 10.00.
5. Marne blanche et gypse tendre à cristaux.
6. Marnes blanches avec petits Bulimex et lits puissants
de rognons calcaires comme à Saint-Ouen.
Bartonien ( 7. Sable verdâtre avec blocs de grès et Melania hor-
Sables de ] dacea . 0.30
Beauchamp ( 8. Sables avec coquilles de Beauchamp. 5.00
Lutétien : 9. Calcaires en 15 lits sur. 10.00
Stampien
Sannoisien
Ludien
Bartonien
Calcaire de
Saint-Ouen
III. Tranchée des Glaisières. Ramond et Dollfus, 1891, p. 16, coupe.
Mètres.
Bartonien
fourni une faune assez riche).
Lutétien
1.50 )
de
+
56.00 à
+
54.50.
4.70 )
de
+
54.50 à
+
49.80.
Il £ us, 1891
. p-
17, coupe.
Mètres.
2.00 :
de
+
61.37 à
+
59.37.
4.98 |
de
+
59.37 à
+
54.39.
3.15 )
de
+
54.39 à
+
51.24.
(Voie ferrée).
V. Pissefontaine. Plâtrière Vallée.
Ramond et Dollfus, 1891, p. 994, coupe.
Aquitanien
Stampien
Sannoisien
: 1. Meulière de Beauce.
: 2. Sables supérieurs.
S 3. Marnes et glaises vertes.
4. Marnes bleues.
Mètres, i
3 5Q j de 112.45 à 108.95.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
349
Ludien
Bartonien
(Sables de
Cresnes)
Ludien j 1.
Haute Masse (
Masses infé¬
rieures
3.42
Marnes à Pho
ladomya et
4 e masse
0.80
Bartonien ( 9.
C. de Saint- j
Ouen f
Haute masse du gypse y com-
pris ciel et sous-pieds.
8 .
.95
j de + 108.95 à
+ 100.00.
Marnes (d’entre deux masses).
J
Pierre à Jésus (non exploitée).
)
Masse movenne.
0
.85 '
de + 100.00 à
+ 95.55.
Glaises.
3
.60 '
1
Grès dur (Grès infragypseux).
VI. Plâtrière Bourdet (Puits ancien).
Banc de fond
Mètres.
0 88 | de + 100.00 à + 99.12.
Linois blanc grisâtre,
Pierre à Jésus.
Linois blanc.
Gypse.
0.27
0.30
1.35
1.50
de + 99.12 à + 95.70.
Linois bleu. 0.20 )
Gypse très dur. 0.10 dfi + g5 7Q à + 94 . 90 .
Linois bleu. 0.50 l
Pierre très dure. 0.13 1
. | de + 94.90 à + 94.77.
Profondeur totale. 5.23
VII. Plâtrière Bourdet (Puits).
(Renseignements très incomplets et reconstitués approximativement.)
Mètres.
Ludien inférieur : 1. 17.06 : de + 100.00 à + 82.94.
Bartonien : 2. Sables. 5.00 : de + 82.94 à + 77.94.
Lutétien ( 3. Calcaire grossier. 8.42 ) de , 77 94 à , 69 52 .
sur 8.42 ( 4. (Linois vert). j
Profondeur totale. 30.48
VIII. Maître de l’œuvre : Commune. Entrepreneur : Lefebvre, Frères.
Alt. : + 24.00.
Alluvions
12.00
Sfarnacien
16.60
Mètres.
( 1. Remblai. 3.00 )
2. Sable. 3.50 ( de + 24.00 à + 12.00.
( 3. Graviers et silex. 5.50 )
l 4. Argile noire. 6.50 1
J 5. Argile bariolée. 2 80 j de + 12.00 à — 4.60.
| 6. Argile jaunâtre. 7.30 ]
350
PAUL LEMOINE
Post-Crétacé! 7. Calcaire gris blanc.
0.90 ( . j
Sénonien : Craie. 4.50 : à partir de
0.90 ) de — 4.60 à — 5.50.
5.50.
Le forage a été poussé jusqu’à 486 m. 20 (ait. : — 462 m. 20), dans l’Albien, voir
Lemoine, Humery et Soyer, 1938.
La coupe, à Triel, peut être reconstituée comme suit
II
III
IV
VI
Stampien
Sannoisien
Ludien
i
Aquitanien : Meulières.
Sables avec tables de
grès.
Argile verte et marnes
bleues.
Haute masse.
Marnes d’entre deux
[ masses.
Masse moyenne.
Marnes à Lucines....
Basse Masse.
Ph. ludensis et 4 e
masse.
S. de Cresnes.
Calcaire de Saint-Ouen.
Sables de Beauchamp.
Lutétien..
8 à 9
0.64
0.72
0.43
1.25
0.89
1.00
6 à 7
X
!
2.00
3.50
6 à 10
8.95 1
J
0.85 |
3.60
pas si¬
gnalé
X
5.00
X X
X
0.27
0.30
1.35
1.50
0.80
rien
0.13
Valmondois, c. de l’Isle-Adam (S.-et-O.).
Propriété de M. Klein. Entrepreneur : M. Bécot (1897).
Alt. : -f- 35.00 environ.
Le Sausseron coule vers la cote -j- 30.00.
/ 1 .
CuiSIEN \
sur 9.80 I
Spabnacien
sur 12.70
4.
5.
6 .
Mètres.
Puits maçonné. 3.80 j
Sable du Soissonnais maigre, f
jaunâtre. 2.30 ( de +
Sable du Soissonnais argileux, \
jaunâtre. 3.70 J
Sables verts avec plaquette
d’argile noirâtre. 0.70 /
Sable vert foncé, argileux... 11.00 > de +
Glaise vert foncé, très ferme \
à percer. 1.00
Profondeur totale. 22.50
35.00 à +
25.20 à +
25.20-
12.50.
N. H. à 2.50 (ait. + 27.50).
Niveau de pompage à 3.50 (ait. + 26.50).
(Un autre document donne une dénivellation de 0.80.)
Débit : 2,100 mch., soit 50,400 mcj.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
351
Vauréal, c. de Pontoise (S.-et-O.).
Oise, r. g. Patte : 1924, p. 500.
Alt. : + 24.00.
_ ( 1. Avec Elephas primieenius I
Quaternaire^ Sable . 16.00 j de + 24.00 à + 8.00.
Sparnacien : 2. Glaise.
Vaux, c. de Meulan (S.-et-O.).
I. Le Temple, Michelot, 1855, p. 1.324-1.325.
(Coupe. Interprétation modifiée par Paul Lemoine,
pour les argiles de Saint-Gobain).
Mètres.
! 1. Couche calcaire marneuse en pe- \
tits fragments, avec Paludina 1
pusilla .... 0.50 (
2. Banc suivi de calcaire compact. 0.40 (
3. Marne siliceuse, compacte, brisée; '
nombreuses Paludims . 0.80 J
4. Sable verdâtre, avec nombreuses
breuses Melania hordeacea... 0.40
5. Sable grisâtre très coquillier (Ce-
rithium mutabile, Cytherea ele-
gans, Lucina saxorum, Car-
dium obliquum, Calyptrœa tro-
chijormis, et autres fossiles de
Beauchamp). 3.00 I
I 6. Banc sableux très grossier, co¬
quillier ; mêmes fossiles. 0.50 I
Bartonien 1 7. Sable jaune terreux. 8.40 I
inférieur 8. Banc assez dur, grain sableux
Grès de Beau-/ très grossier. 0.50 )
champ 9. Sable jaunâtre. 0.50 i
16.75 10. Banc d’argiles sableuse, jaunâtre. 0.80
11. Alternances de sable et de grès en
plaquettes, avec quelques lits
d’argile et plaquettes concré-
tionnées. 1.10
12. Banc de grès rubané. 0.10
13. Couche de sable, avec nombreux
rognons de grès très tendre... 0.30
14. Sable marneux jaunâtre. 0.50
15. Sable blanc. 0.05
16. Sable jaune verdâtre. 0.60
17. Marne jaunâtre, fissile. 0.15
18. Marne avec rognons siliceux... . 0.30
19. Marne caillasseuse compacte... 0.20
20. Argile verdâtre. 0.02
21. Marne blanche, fissile.... 0.30
352
PAUL LEMOINE
Lutétien
Argiles de
Saint-Go¬
bain 3.80
22. Banc gréseux presque compact
en deux moies.
23. Marne blanche, fissile.
24. Marne solide, caillasseuse.
compacte dans le haut, feuille¬
tée dans le bas.
'25. Marne fissile, blanche.
26. Marne sableuse, jaunâtre.
27. Petit banc gréseux, grisâtre, co-
quillier.
28. Marne calcaire, sableuse, diver¬
sement colorée.
0.50
0.50
0.45
0.50
0.08
0.20
0.10
0.50
IjUTÉTIEN
Caillasse
0.73
33.
35.
36.
Lutétien
Calcaire
grossier su¬
périeur
5.60
37.
38.
j39.
<
40.
41.
42.
43.
44.
47.
48.
Banc suivi de calcaire siliceux
avec noyaux disséminés de
marne blanche, aspect de pou¬
dingue.
Marne sableuse blanche.
Banc de caillasse, siliceux, aspect
de meulière.
Couche de craon marneux, ruba¬
né de jaune et de blanc, avec
quelques lits concrétionnés..
Banc gréseux très coquillier. Cè-
rites, Natices, etc.
Couche de craon marneux, sa¬
bleux.
Banc gréseux compact.
Banc marneux délité, avec filons
concrétionnés.
Banc très dur, compact, se déli¬
tant avec poches de Miliolites.
Banc de sable calcaire, mar¬
neux, avec quelques plaquettes
dures.
Banc marneux très coquillier,
Cerithium denticulatum, C.
echidnoïdes, etc.
Banc marneux assez dur.
Banc blanc, marneux, quelque¬
fois caillasseux.
Banc très marneux, feuilleté. . .
Banc blanc très marneux.
Banc argileux noirâtre, aspect de
lignite, coquillier, Lucina saxo-
rum, etc.
Banc marneux coquillier, avec
des empreintes végétales....
Banc calcaire assez fin, à Milio¬
lites, liés au précédent.
Lambourde en petits bancs de
0.30 à 0.40.
Lambourde fine, un peu coquil-
lière, souvent brisée.
0.30
0.05
0.08
0.30 /
i
0.35 1
0.40
0.05
0.50
0.60 I
0.15
0.40
1.00
0.50
0.10
0.50
0.35
0.40
0.3 0
1.70
1.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VEXIN FRANÇAIS
353
Vergelé gros grain, blanc, brisé :
moellons. 0.40
Vergelé gros grain, blanc brisé :
moellons. 0.60
Lambourde fine, blanche. 1.50
— — 0.50
— — . 1.00
Vergelé brisé, banc suivi ; quel¬
ques poches sableuses. 0.50
— — . 0.60 /
Épaisseur totale. 36.38
II. Point non désigné. Dollfus, 1885, p. 59.
Mètres.
Ludien ( 1. Gypse saccharoïde (première J
Haute masse | masse).. 6.25 ^ de + 81.00 à -)- 74.75.
sur 6.25
Basse masse
et moyenne
masse 3.40
Marnes à Ph.
ludensis
Bartonien
Sables de
Cresnes
III. Carrière Sebillotte à Thun. Ramond et Dollfus, 1891, p. 12-13.
Mètres.
t 00 | de + 92.60 à + 91.60.
4.30 [ de + 91.60 à + 87.30.
( de + 87.30 à + 80.00.
7.30 )
Lutétien : 5. Calcaire grossier.
On notera qu’il y a certainement faille entre la coupe II et la coupe III,
puisque la base des Sables de Montceaux se trouve dans l’un vers 60.15
dans l’autre à -f- 91.60.
Ludien / 1. Gypse.
2. Sables de Montceaux sur....
J 3. Calcaire de Saint-Ouen
Bartonien 1 .
4. Sables moyens de Beauchamp
(2.50 de calcaire à la base).
2. Marne à fdets gypseux.
3. Marne de gypse coupée et cris¬
talline avec poissons.
4. Marnes à Ph. ludensis .
5. Marnes blanches..
6 . Sables infragypseux. 8 à
0.90 \
/ de + 74.75 à + 70.15.
2.50 \
1.00 \
0.20 /
.00 de + 70.15 à + 60.15.
149.
Lutétien 1
Calcaire gros- J50.
sier moyen
7.80
51.
52.
IV. Plâtrière des Hautmonts. Ramond et Dollfus, 1891, p. 14.
Sannoisien : 1. Marnes supragypseuses.
Ludien ( 2. Ciel non exploité : 0.50 à 1.00.
Haute masse \ 3. Gypse exploité sur 8.85, vers + 100.00.
de 9.35 à J (Lacune.)
9.85 1
354
PAUL LEMOINE
Bartonien
Lutétien
( 4. Calcaire de Saint-Ouen, base vers + 60.00.
( (Lacune.)
: Calcaire grossier.
Résumé des coupes de Vaux.
Haute masse.
Basse masse et masse moyenne.
Marnes à Ph. ludensis.
Sables de Cresnes.
Calcaire de Saint-Ouen.
S. de Beauchamp.
Argile de Saint-Gobain.
Calcaire grossier.
I II
Mètres.
III
IV
9.85
i ?
3.40
1.
\ . \ 1.20 J
| . !
' 1 8 à 10 (
sur 1.00 |
4.30 j
1 4.80
2.50
1.
1 16 75 / . . . \
! 3 80 f
i sur 14.23 l .
MACON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS. MCMXXXVII.
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commencées en 1802
comme Annales du Muséum national d’Histoire naturelle ). (Un vol. par
an, 200 fr.)
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (commencé en 1895).
(Un vol. par an, 50 fr.)
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle série. (Sans
périodicité fixe ; abonnement pour un volume, 150 fr.).
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de
culture ; paraît depuis 1822 ; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Phané-
rogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume, 40 fr.).
Revue française d’Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel, labora¬
toire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement annuel France,
50 fr., Étranger, 60 fr.)
Revue de Botanique appliquée et d’Agriculture coloniale. (Directeur : M. A.
Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale ; paraît depuis 1921 ;
abonnement pour la France, 100 fr.)
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1924 ; abonnement France, 50 fr., Étranger,
100 fr.)
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge, laboratoire
de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement France, 50 fr.,
Étranger, 100 fr.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique).
(Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1928 ; abonnement France, 80 fr., Étranger,
100 fr.)
Mammalia. (Directeur M. E. Rourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammi¬
fères et Oiseaux ; paraît depuis 1936 ; abonnement France, 40 fr. ;
Étranger, 45 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle
à Dinard. (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard ;
suite du même Bulletin à Saint-Servan ; paraît depuis 1928 ; prix variable
par fascicule.)
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadéro. (Directeur M. P. Rivet,
Musée du Trocadéro ; paraît depuis 1931 ; prix du numéro : 5 fr.)
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de
Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange.)
Travaux du Laboratoire d’Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie ;
paraît depuis 1934 ; échange.)
La Terre et la Vie, publiée en collaboration par la Société des Amis du
Muséum et la Société nationale d’Acclimatation. Rédacteur en chef :
M. G. Petit, 57, rue Cuvier, Paris, 5 e ; abonnement : 30 fr.)