2 r 2.60 e
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série B| Botanique
TOME VII.
FASCICULE UNIQUE.
R. VIROT.
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
ta?
\ 2 /
PARIS
EDITIONS DU MUSÉUM
3C, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V«)
Source : MNHN, Paris
Pr 26o c - z
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
DU
MUSEUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série B, Botanique
TOME VII.
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue GeolTroy-Saint-Hilaire (Ve)
1956
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIERES
R. Vikot, La végétation canaq
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
I
SOMMA IR K.
iNT-pnoros . 1
Plan de l’ouvrage, 5.
Signes et abréviations, 5.
Sommaire, li.
— Généralités . 6
l'n peu d’histoire, (i. Description géographique sommaire du com¬
plexe insulaire. 7. Description géographique du bassin de la
Tontouta el du massif du Humboldt. 11. - Historique des recher¬
ches botaniques sur la Nouvelle-Calédonie, 12.
2. - l.es caractéristiques du milieu (Conditions écologiques) . 1S
Sommaire, 18.
Caractères climatiques : Les températures, 18. — l.es précipi¬
tations atmosphériques, 21. - Etat hygrométrique de l’air
Evaporation. 26. - Les vents, 21). — La nébulosité, 31. —- Résumé
des caractéristiques climatiques, 32.
Caractères édaphiques : Le sous-sol géologique, 32. — Le sol.
milieu biologique. 40. Les différents types de sols et leurs
profils, 40. 1 ) Sols formés sur terrains cristallophylliens et
sédimentaircs non calcaires. 40. 2"i Sols formés sur roches
carhonatées. 42. 3”) Sols formés aux dépens des roches
éruptives magnésiennes (péridotites), 44. Réaction des sols —
pH, 52. Répartition des sols à l'intérieur de la dition du bassin
de la Tontouta et du massif du Humboldi, 53. — Résumé des
caractères édaphiques, 54.
Caractères orographiques. 55.
Facteurs biotiques, 57. - a) Facteurs phvtobiotiques, 58. o)
Facteurs zoobiotiques, 50. - c) Facteurs anthropologiques, 62. —
Action des facteurs biotiques à l’intérieur de la dition du bassin
de la Tontouta et du massif du Humboldt. 77.
'xifc.Miî pAicriK. Les formes biologiques . 80
Sommaire, 80.
Introduction, 80.
Phanéropliytes . 81
Phanérophytes érigés, 83 : Nanophanérophytes, 83. Microphané-
rophytes, 84. Mésophanérophytes, 85. Mégaphunérophytes,
86. — Phanérophytes érigés succulents, 87.
Phanérophytes grimpants, 87 : l”> Lianes étayées, 88. — 2°) Lianes
à racines-crampons et à racines adhésives, 80. — 3°) Lianes volu-
hilcs, 00. 4") Lianes 5 vrilles, 01.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
III
Source : MNHN, Paris
- IV
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Série B. Botanique. Tome VII, fascicule unique. — Pages 1 à 400
LA VÉGÉTATION CANAQUE
par R. Virot.
AVANT-PROPOS.
rai des particularités néo-calédoniennes, puis comparé sa végétation
avec celle des ditions voisines.
A vrai dire, ce secteur avait déjà fait l’objet, en 1942, d’un mémoire
us forme de rapport, à M. le Gouverneur de
. Les critiques et suggestions de MM. les Pro-
Sxbergkh, jointes à la maturation des idées,
t à le refondre entièrement et à en concevoir la rédac¬
tion sous une nouvelle forme. Cette dernière disposition, plus con¬
forme au point de vue purement phylogéographique, comporte entre
Source : MNHN, Paris
R. V1R0T.
autres adjonctions celles d’une analyse générale des facteurs slation-
nels et d’un inventaire des formes biologiques. En lin, la détermination
définitive, au Muséum National d’Histoire Naturelle, des espèces récol-
de la végétation cana-
tentative de reconstitution de l’histoire de la végétation
que ('). Nous avons cru pouvoir l’envisager en confrontant des
. florisliqm
à la Nouvelle-Calédonie en <
îles terres de l’Océanie.
relatives non :
également à l’ei
i de loin, n
. M. le Professeur t Aug
dont nous saluons iei la mémoire, facilita dans une lar
départ pour le Pacifique et voulut bien plaider notre «
Commissions du Centre National de la Recherche Scientifique. Nous
n’oublierons pas, non plus, île mentionner le soutien efficace de M. le
Professeur Henri Hi'miucrt, qui nous autorisa à venir travailler au
Laboratoire de Phanérogamie du Muséum et à compulser les
lions des herbiers. Egalement grâce à lui, nous bénéficiâmes, |
niai, de plusieurs su
• Naturelle, de la Caisse Nationale de la Recherche Scienti¬
fique et de l’Office de la Recherche Scientifique Coloniale.
M. le Professeur Roger IIi:im a bien voulu nous témoigner son
intérêt en nous encourageant fortement à persévérer dans la voie sui¬
vie. Il a contribué très activement à notre nomination de chercheur
au C.N.R.S. Des sages conseils qu’il nous a toujours I
gués avec sa bienveillance habiluelle. nous avons retiré i
enseignements. Que sa modestie nous pardonne île lui adi
le cadre île ces avant-propos, l’expression de notre alfec
. C’est à M. le Professeur Pi.axtkfol que nous
i actuelle forme. Il a aimablement accepté de
moires, afin de juger lequel d’entre
eux lui paraissait le mieux convenir comme sujet de thèse. Le meil¬
leur accueil nous a été réservé par M. le Professeur A. (îrn.i.Ai’MiN,
l’éminent spécialiste de la flore néo-calédonienne. Très libéralement,
il nous a fait don de tirages à part de Imites ses publications inléres-
le Pacifique. Pendant notre séjour en Nouvelle-Calédonie scs
I de signalés
de Montpellier,
J. BiiAi'N-Bi.ANQi'liT, a accueilli favorablement l’idée de ce travail. En
outre, les critiques avisées de M. le Professeur !.. Emuiîiuïkr nous ont
S
• F, t&tetïoîi.
Source : MI JHN, Paris
[.A VÉGÉTATION CANAOUE.
permis d’en améliorer sensiblement la disposition. M. le Professeur
.1. Bourc.aht nous a efficacement guidé dans la rédaction de la cin¬
quième partie. M. le Professeur A. de Cix.nag a bien voulu accepter
de sacrifier son temps pour diriger nos recherches. M. le Professeur
R. Comues, cx-Direcleur de l’O.R.S.O.M., nous marqua son attention par
l’attribution d’un important crédit financier. M. le Professeur Teissier,
ex-Directeur du C.N.R.S., a bien voulu nous accorder sa confiance et
nous aider puissamment par une allocation forfaitaire.
De leur côté, M. le Professeur Portères et son collaborateur,
notre camarade .1. F. Leroy, nous ouvrirent spontanément l’accès du
Laboratoire «l’Agronomie tropicale du Muséum, avec toutes les faci¬
lités qu’il comporte. M. le Professeur t E. D. Merrill, de l’Harvard
University (Boston, U.S.A.), nous fil parvenir à deux reprises des som¬
mes importantes en vue de la récolte de matériel d’herbier destiné à
l’Arnold Arboretum. Ses multiples interventions facilitèrent grande¬
ment nos relations avec le « General Staff » du corps expéditionnaire
américain en Nouvelle-Calédonie.
Avec une compétence toute particulière, notre grand ami Paul
Jovet a pris la peine de relire et corriger notre texte. Nous devons
à sa fréquentation assidue et à ses judicieux conseils de notables pro¬
grès dans la discipline phytogéographique. M. Perrier de la Bathie
nous a fait bénéficier de sa longue expérience coloniale. Avec une
grande bonté, il nous a guidé et soutenu à travers bien des vicissitudes.
En outre, des références bibliographiques, des indications ver¬
bales ou des tirages à part nous furent fort aimablement fournis par
MM. les Professeurs du Muséum • L. Bertin (Erpétologie), J. Berlioz
(Ornithologie), MM. les Sous-Directeurs du même établissement L.
Berland (Entomologie), E. Boureau (Anatomie comparée des végé¬
taux), G. Ranson (Malacologie), J. Dorst (Ornithologie), R. Fuiion
(Géologie), l’explorateur distingué E. Aubert de la Rüe, Mlle H.
Alimen, du Laboratoire de Géologie de la Sorbonne, Mme Jovet-Ast,
Assistante au Laboratoire de Cryptogamie du Muséum, Mme Y. Gubler,
de l’Institut Français du Pétrole, MM. R. Pomeyrol, Ingénieur du
Bureau «1e Recherches de Pétrole, R. Schnell de l’Université de Caen,
P. Routhier, Assistant au Laboratoire de Géologie Appliquée de l’Uni¬
versité de Paris, M. Guilloux, Chef du Service de Climatologie du
Bureau «le la Météorologie Nationale de l’Avenue Rapp, Gugenheim,
Ingénieur en Chef du Service Hydrographique «lu Ministère de la
Marine, K. O. Emery (Gcology Department, University of Southern
California, Los Angeles, U.S.A.) et F. R. Fosberc. (Pacific Végétation
Project, Washington D.C., U.S.A.).
En ce qui concerne l’aide spécialement reçue en Nouvelle-Calédo¬
nie, nous devons remercier particulièrement ici les Gouverneurs L.
Jore, H. Sautot et Montchamp, qui s’intéressèrent à nos recherches
et voulurent bien nous le témoigner sous forme de plusieurs missions
subventionnées. M. le Pasteur t M. Leenhardt et MM. T. Oriol et A.
Fonce, ex-Profcsscurs au Collège Lapérouse, de Nouméa, nous ouvri-
Source : MI JHN, Paris
‘‘"'S régionau
à plusieurs ri
ronl toutes grandes les colonnes de la revue de In Société
. MM. I*. Vois et A. Rapadzi, Directeurs
e « Le Nickel ». nous tirent profiter,
ses, des facilités de trnnsport
de In plus gronde parlie de h
H. Schmidt. ex-Professcur au collège Lapérouse, qui poussa l’ai
lité jusqu'à nous eoinimini<|iier le résultat inédit de ses
patientes recherches personnelles. Grâce à la précieuse
et à l’ingéniosité de M. Ronnonr, chimiste municipal.
, à l’ai
forl
lyses de sols et à approfondir nos connaissances minéralogiques. M.
Ratzki., ex-Chef du Service Topographique local, nous a évité bien
des inconvénients en nous documentant n
iilumiére, sur les particularité
cours de nos déplacements, le plus large u
dans les missions marisles par les RR.PP. Rouël, BovriN,
mi: et ni: Mijoi.a. Notre très cher camarade, le R.P. Marie-
Drnois. nous accorda libéralement l’hospitalité du presbytère
de la mission de La Roche à Maré. Grâce à son auto, nous finies ensem¬
ble d’inoubliables et fructueuses sorties à travers les sites les plus
curieux de l’ile. Nos amis, les Frères marisles Gkhmain et Sylvio-
Maiuk, du Collège du Sacré-Crcur à Nouméa, nous invitèrent plusieurs
fois à visiter leur propriété de Port-Laguerre. Le camion et l’auto
appartenant à la congrégation nous permirent, en outre, de recon¬
naître certaines régions remarquables, entre autres le bassin de la
Rivière de Saint-Louis. De plus, le R. I*. t Cm:nvn:ii, anciennement
curé de Païta, nous procura l'équipe indigène qui nous accompagna
durant l’exploration du bassin de la Ton tou ta et du massif du Hum-
boldt.
qu’au général, qui
l’accomplissement de notre
parmi eux les noms du Rear-Admiral Hi:\n
d’une croisière aux îles Lovaitv à bord du
t néo-zélandais, du s
aidèrent, d’une façon ou d’t
Î plus |
s\ qui nous fit profiter
aiseur de l’U. S. Navy
« Yinccnnes », de notre regretté et très sympathique ami, le Lieute-
nanl-Coinmander John Bruni:, SlalT historien! officer, tragiquement
disparu dans un terrible accident d'avion au Mont Inédéte, de l’excel¬
lent Brigadier-General Rosi:, qui mit à notre
reprises, des appareils
nous rendre à l’Ile des Pins et
ouement dans la préparation
mies, de plus, redevable de la
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE. • r >
Nous remercions particulièrement M. le Professeur Roger Heim ainsi
que les Membres de l’Assemblée des Professeurs du Muséum National
d’Hisloire Naturelle, «jui donnérenl un avis favorable à la publication
de celle étude dans le cadre des « Mémoires du Muséum », publication
largement facilitée, d'aulre part, par l'attribution de subventions pro¬
venant du Centre National de la Recherche Scientifique et du Minis¬
tère de la France d'Outrc-Mer.
Comment nous acquitter de la dette contractée envers tous ? Nous
ne pouvons que leur adresser, comme à tous ceux qui facilitèrent
nos recherches et dont nous avons pu involontairement omettre ici
les noms, l’expression bien sincère de notre profonde reconnaissance.
Cet ouvrage comprend cinq parties :
Après un chapitre réservé aux généralités : historique sommaire
de la colonisation, des recherches et publications antérieures, descrip¬
tions géographiques du complexe insulaire et de la dition spéciale¬
ment étudiée, la première partie est consacrée à l’exposé des carac¬
téristiques du milieu (conditions écologiques).
Dans la seconde, prennent place un inventaire détaillé des formes
biologiques, puis quelques considérations relatives aux dispositions
favorisant la pollinisation et la dissémination.
La troisième partie comprend un examen rapide des grands
aspects physionomiques de la végétation (formations).
Au cours de la quatrième, nous nous sommes proposé de définir
les principaux groupements végétaux rencontrés dans la dition du
bassin de la Tontouta et du massif du Humboldt, en les comparant
avec les ensembles homologues des régions avoisinantes.
Enfin, l’objet de la cinquième partie consiste essentiellement en
un essai d’explication des origines de la végétation actuelle.
Signes et abréviations.
Les millésimes qui suivent les noms des auteurs cités, renvoient
à l’Index bibliographique.
Formes biologiques : Abréviations précédant les noms des espèces
dans les listes :
Ph Phanérophyte.
Phgr Phanérophyte grimpant.
Mapli Mégaphanérophyte.
Méph Mésophanérophyte.
Mipli Microphanérophyte.
N'aph Xanophanérophytc.
Ha Epiphyte arboricole.
Ch Chaméphyte.
II Ilémicryptophyte.
Gr Géophyte rnizoïnateux.
Gt Géophyte à tubercules,
lit Hélophvte.
Pa Parasité.
Source : MNHN, Paris
H. VIRO'l.
PREMIÈRE PARTIE.
GENERALITES.
Un peu d’histoire.
Description géographique sommaire du complexe insulaire.
Description géographique du bassin de la Tontoula et du mas¬
sif du Humholdt.
Historique des recherches botaniques en Nouvellc-Ca lédonie.
Le 4 septembre 1774, en plein Pacifique austral : Sous l’alizé du
Sud-Est qui gonfle les voilures, branle-bas général à bord des frégates
de Sa Majesté le Roy d'Angleterre l’Adventure et la Resolution. Sur
la dunette de commandement, longue-vue en main, un officier frisant
la cinquantaine surveille attentivement l’exécution de la
Cet homme, déjà marqué par un destin tragique C)
le chef de l’expédition. Droit devant les deux bât
en panne, s'étend la barrière madréporique, sournoise, à fleur d’eau,
œuvre titanesque d'organismes microscopiques. La boule du large y
déferle majestueusement. Ses larges rouleaux, éclatants et tumultueux,
se pulvérisent, sous le choc, en embruns diaprés de toutes les teintes
du spectre. Au delà, une côte abrupte, montagneuse, inhospitalière, se
profile ( a > : la Nouvelle-Calédonie appartient désormais à l’histoire
du monde civilisé.
0) .lames Cook devait en effet périr, quatre ans plus tard, assassiné par les
14 m *• -.- * -.—
(2) L’actuel Mont Colnctt (1.314 m.L 11. K. L. Pbiday (1044) écrit textuellement
ceci (p. 16) : «In 1768, during liis voyage round tlie world on the frigale «La
Boudeuse » («Sulkv C.irl >, BocdAlNvu.u; guessed the existence of land in thèse
. "*
j Septemlier, 1774. s
coast. The first land scen we:
Colnctt, so called after the 1
tr.r4.ï, w or c £ <l0 s ïï 1 s
thi c « nSoEtoM '".'" 1 C ' pc
Source : MI JHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE. 7
Bien des événements se sont produits sur son sol depuis cet épi¬
sode de l’exploration scientifique. Rappelons les plus significatifs :
Tout d’abord l'ère hasardeuse et héroïque des grands coureurs d’océ¬
ans, des navigateurs illustres. La visite, quasi certaine, de I.apérouse
0) en 1788, celles de d’ENTiŒC.ASTKU'x en 1794, de Dumont d’Urville
en 1827 ( 1 2 ). Puis, successivement, les extraordinaires exploits des san-
taliers, les périlleux débuis de l’évangélisation indigène par les mis¬
sionnaires maristes, l’installation difficile et précaire des pionniers de
la première heure vers 1850. Le 24 septembre 1853, au nom de la
France, le Contre-Amiral Fébvrier-Despointes prend possession de
la Nouvelle-Calédonie. Cinq ans plus tard, l’annexion du groupe des
Lovally est consommée. 1854 assiste à la création du chef-lieu : Port-
de-France ( 3 ). En 1878, la grande insurrection indigène, avant d’être
réprimée, coûte la vie au Colonel Gally-Passeboc et à de nombreux
colons des environs de Bouloupari et de La Foa. La fin du siècle se
solde alors par l'expérience malheureuse de la « Pénitentiaire».
Cependant, l’inventaire des ressources locales et leur exploitation
se poursuivent à travers toutes ces vicissitudes. Des routes sont cons¬
truites, des centres établis dans l’intérieur du pays. Durant l’année
1805, le géologue Garnier découvre les gîtes nickélifères qui décide¬
ront de l’avenir de la colonie. La prospection minière révèle encore la
présence de l’or, du fer, du cuivre, du chrome, du cobalt, du charbon,
du manganèse et du plomb argentifère.
Les deux derniers conflits mondiaux confirment l’importance
économique de la Nouvelle-Calédonie comme productrice de nickel et
de chrome. La récente guerre du Pacifique met en relief sa position
stratégique de premier plan. De ses rives, le commandement allié lance
en 1942 l’oITensive qui brisera, après la mémorable bataille navale de
la Mer de Corail, la foudroyante avance nipponc en direction de l’Aus¬
tralie toute proche. Base d’opérations capitale, elle sert de tremplin
aux corps expéditionnaires américain et néo-zélandais pour reconqué¬
rir lentement les îles Salomon, la Nouvelle-Guinée, puis, enfin, occuper
les îles Marshall, Carolines, Mariannes et Bonin.
A l’heure actuelle, la Nouvelle-Calédonie, carrefour de nombreu¬
ses lignes maritimes et aériennes, poursuit son elTort d’équipement
industriel en vue d’une meilleure utilisation des richesses de son
sol.
Description géographique sommaire du complexe insulaire.
Pareille à un long fuseau oblique de 400 km. de long sur 50 km.
de large, braqué vers le N.W. (fig. 1). la Grande Terre baigne dans le
Pacifique austral à quelque 900 milles dans l’Est de la côte orientale
(1) Massacré la même année, avec croit-on tout son équipage, par les indi¬
gènes de Vanikoro, après le naufrage de son bâtiment.
(2) Envoyés h la recherche de I.apérouse.
P) Définitivement nommé Nouméa en 1805, afin d’éviter la confusion avec
Kort-do-Krance à la Martinique.
Source : MNHN, Paris
0 16**° E.(Green wich) -165° 166° 167° <66°
y Arch. L des£é/ep /5y/. - ^ Moi/ye/Ze-Cd/ec/Oû/e (g/ v5é\S
jOuéyœ dé pendâ/ices QéoqrdpÂ/ Qoes .
Chaîne de / Vonamh/
..-•D &>■«
J
P/e/ne c/es lacs
Quadrilatère en/ o
Frai/ Paré : d//.
/onfoula el dt
l/e des F, vs
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
longitude Esl (-)
S.-S.E., la même <
(le l’Australie, à la hauteur «le MacUay, entre (') 163"33’ -168”8’ «le
et 1<» 34’-22 "40’ de‘latitude Sud. En direction du
islauce la sépare de la pointe septentrionale de la
Au N., s’égrènent les chapelets des archipels des
» : les Nouvelles-Hébrides, puis les îles Salomon
qui, s’infléchissant vers le N.W., se raccordent à la Nouvelle-Guinée
par l'intermédiaire de l'ensemble des Bismarck. A l’E., au delà du
groupe des Fidji, la monotone immensité de l’océan n’est plus inter¬
rompue que par les poussières d’iles de la Polynésie centrale et il faut
parcourir plus de onze mille kilomètres pour rencontrer le continent
américain, au Chili, vers Anlofagasta.
Auréolée d’une ceinture presque continue de récifs-barrières coral¬
liens, réplique de celle du Queensland, File canaque se prolonge à cha¬
cune de ses extrémités par de petites dépendances : l’archipel des
Bélep, avec les îles Art et Poil, au N.W. ; File des Pins ou Kounié,
au S.E. A environ 50 milles de la côte orientale s’étire parallèlement le
groupe madréporique des Loyalty, avec Maré, Lilou et Ouvéa.
Ses deux côtes principales, grossièrement équidistantes sur leur
plus grande longueur, offrent des morphologies assez différentes. La
côte S.W., désignée localement sous le nom de côte Ouest, jalonnée
de caps et de presqu’îles, s’individualise en conséquence par de nom-
s, parfois très profondes et parsemées d’ilots éruptifs,
les. En remontant du S.E. au N.W.,
Carénage, véritable fjord, avec File
, séparée de celle de la Dumbéa par la presqu’île de
. Ndié, N'géa ) ; de Saint-Vincent (îles I)ucos, Hugon,
>ur) ; d’Uaraï ; de Guaro ; de Pova et de Nésoho
(îles Grimault, Didol et Hiyé) ; de Koné ; de Chasscloup ; de Téhou-
dié ; de Xéhoué et Taillé (îles Tanlé, Bohl ; puis enfin celle de Mouac
(îles Mouac, Néba). La côte N.E. (vulgo : côte Est), plus régulière que
l néanmoins marquée de place en place, surtout dans
une, par quelques accidents qui en altèrent le profil,
> les îlots y sont plus rares. Dans le même ordre de progression se
rencontrent les haies d’Ouinné, de Port-Bouquet, de N'akéty — sépa¬
rée de l’indentation profonde de celle de Canala par la presqu’île mon¬
tagneuse de Bogota — de Kouaoua, de Bà et d’Harcourt, avec les îles
de Pain et Balahio.
de 17.ntl» km 2 ( s ), la Nouvel lo¬
que, par un relief très accentué, eu égard à sa faible largeur. L'
vètremenl des massifs hétérogènes qui le constituent s’avère si
plexe qu’il interdit d’en esquisser ici la répartition, même gén
S > MOrTdicn' q de S iiasc : Greenwich.
) Ce chiffre ne concerne que la
Grande Terre. En outre, la
de 1 lie des l'ins à 134 km 2 .
Source : MNHN, Paris
Ii. VIROT.
Born
lis simplement à on indiquer (|ucl(|uos-«ns «les traits mar¬
i-os altitudes do 8(10 à 1.200 ni., fréquentes à travers la
majeure partie du territoire (point culminant : 1.(540 ni. au Mont
Panié), s'abaissent cependant entre OOO et 700 in. i
deux extrémités S.K. et N.W. 2 11 n’ex
dues pianos le long do la côle orientale (où affleurent presque exclu¬
sivement les roches éruptives et métamorphiques), alors qu’en bordure
de la côte orientale, surtout sédimentaire, l’on remarque d’assez nom¬
breuses solutions de continuité des massifs
. de Bourail, du Cap, de Pova, des
Gaïacs, de Pouembout-Koné, de Témala. d’Ounco, de (ionien et de
Koumac. 3" Une région de plateaux la Plaine des La
entre les altitudes de 180 et 230 ni. et presque entièrement i
crite par des chaînons plus élevés, se rencontre dans la pallie australe
de la Grande Terre ; sur le plan insulaire, elle réalise une i
exception orographique. 4 Vers l’extrémité s
; importants tendent à se répartir s
: à l’W., les massifs éruptifs isolés du Homédé-
i-Taoin (1.004 ni.), du Kuala (1.085 m.) et du dôme de
la Tiébaghi ((510 ni.) : à l’K., la puissante chaîne métamorphique de
rignambi, avec les monts Panié (1.640 ni.), Colnell (1.514 in.), fgnumbi
(1.310 ni.), Mandjiéma (784 ni.) et Balade (670 ni.).
Cette disposition accidentée influence directement l’allure du sys¬
tème hydrographique. Sauf rares exceptions, les vallées s’ouvrent à
peu près perpendiculairement au grand axe de l'ile et les cours d’eau
adoptent habituellement un régime torrentiel presque jusqu’à leur
embouchure. Seul le Dinliol, qui se jette dans la haie d’Harcourt après
un parcours d’une cinquantaine de kilomètres et dont la vallée peu
inclinée possède une orientation générale S.E. - N.W., mérite, à la
rigueur, le qualificatif de fleuve. Les mêmes raisons déterminent la
pénurie des étendues d’eau dormante, et il n’en existe guère que deux
ou trois qui vaillent la peine d’être signalées à l’intérieur de la Plaine
"re justement son nom de cette particularité. D’impor-
; d'alluvions se déposent néanmoins vers les embou-
I an fond îles haies abritées de la côte occidentale,
où elles favorisent l’installation de la Mangrove à Palétuviers.
Principaux cours d’eau (en remontant du S.K. au N.W.) : Côle
Est : Yalé, Poulina, Ouinné, Ni. N’goye, Camhoui, To N’deu, Thio,
Négropo, Kouaoua, Kua, Houaïlou, Monéo, Ponérihouen, Tchamba,
Anton, Tiwaka, Tiponile, Tliiem, Tipindgé, Hienghène, Diahot. Côte
Ouest : Rivière des Pirogues, Couléc-Boulari, Ouinhéa, Tontouta, Ouen-
ghi, Ouamini, La Foa. Moindou. Boghen, Néra, Téné, Moindah, Pova.
Népoui, Pouembout, rivière de Koné, rivière de Voh, Témala, Pouen-
loch. Rivière de Taom, Iouanga, Rivière c
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
La population totale comprend approximativement (') 63.000 habi¬
tants, parmi lesquels environ 10.000 Européens et assimilés, le reste
étant constitué par les indigènes mélanésiens ('-> et des citoyens de
l’Union Française (Indochinois). Il convient encore d’ajouter à ce
chiffre la main-d’œuvre indonésienne contractuelle, assez réduite, dont
l’importance reste sujette à de nombreuses variations.
Le chef-lieu Nouméa compte à lui seul à peu près 20.000 âmes,
dont plus de 10.000 européens (recensement de 1046). Résidence du
Gouverneur de la colonie et siège des principaux services administra¬
tifs, il centralise, par suite de la situation de tout premier ordre de
son port et de l’usine de traitement des minerais nickélifères de
Doniambo, toute l’activité commerciale de la Nouvelle-Calédonie. Le
reste de la population se trouve disséminé à travers tout le pays. Pour
des raisons d’ordre pratique : routes, points d’embarquement, etc...,
les Européens se sont établis dans des centres s’échelonnant le long
des côtes et ne dépassant généralement pas la grandeur d’un village.
Hormis Bourail, les plus florissants, tels que Thio, Koné, etc..., doivent
leur situation privilégiée à la présence d’exploitations minières. De
leur côté, les indigènes vivent en petites tribus isolées, occupant ordi¬
nairement le fond des vallées médiocrement fertiles, jusque dans le
centre do l’ilc ( :i ). En 1931, la superficie globale des réserves inalié¬
nables qui leur étaient concédées se montait à 1.200 lieues carrées.
Récemment investis de la citoyenneté française, ils préfèrent cepen¬
dant, par tradition, leur mode d’existence antérieur et répugnent à la
cohabitation avec les « Blancs » ( 4 ).
Description géographique de la dition du bassin de la Tontouta
et du massif du Humboldt.
La dition spécialement étudiée dans la quatrième partie est défi¬
nie par un quadrilatère oblique dont les sommets des quatre angles
sont localisés par les coordonnées suivantes : 1" Angle S.W. : 22” lat.
S., 166 13’ long. E. - 2“ Angle NAV. : 21 ”57’ lat. S., 166°10’ long. E.
— 3” Angle N.E. : 21 "52’ lat. S., 166”27’ long. E. — 4” Angle S.E. :
21 ”56’ lat. S., 166”3F long. E. Elle englobe la zone sommitale, l’épaule
H) Chiffres officiels du Gouvernement local en date du 28 février 1951 (aima¬
blement communiqués par le Service des Statistiques du Ministère de la France
d’Outrc-Mer) : Français : Statut civil : 18.797 ; Autochtones : 33.790 ; Indochi¬
nois j 4.011 ; Etrangers (Indonésiens) : G.633. Total : 63.231.
(-) De toute évidence, malgré l'absence de données comparatives tant soit peu
précises, ce chiffre marque une régression considérable sur l'état numérique de la
population indigène avant l’occupation du pays par les Européens. En dépit de
l'augmentation sensible du nombre des naissances, enregistrée depuis plusieurs
années, principalement due au dévouement à toute épreuve du Corps Médical et
û l’amélioration relative des conditions d’hygiène, les fléaux sociaux : lèpre, alcoo¬
lisme, tuberculose, sous-alimentation et maladies vénériennes, ont exercé des
ravages si profonds que la collectivité canaque aura besoin de toute la sollicitude
des Pouvoirs Publics pour reconquérir la situation florissante qu’elle possédait
jadis. ....
(3) Sauf dans la partie méridionale de la Grande Terre, où l'improductivité
des sols serpentineux les a contraints à se fixer le long du littoral.
(4) Toutefois, un important métissage tend, dans une certaine mesure, à réali¬
ser un rapprochement progressif entre les deux entités ethniques.
Source : MI JHN, Paris
12
H. VIHOT.
méridionale cl les vcrsanls occidentaux du massif du Ilumholdl, le
fond des vallées de la rivière du même nom, de la Knlouéliola el des
cours moyen el inférieur de la Tonloula (fi}'. 1).
Il ne s'agit pas d'une unité géographique, puisqu'elle empiète à
la rois sur une partie des étroites « plaines a bordant le lilloral occi-
denlal et sur un complexe montagneux central, relativement hétéro¬
gène.
Le massif du llumholdl est situé approximativement à 30 km
S.-S.E. de Thio, 2'» km N.-N.K. du pont du km 58 (roule coloniale n" I.
Nouméa-Koumacl el à 10 km \V. de l’embouchure de la rivière N’gove,
c’est-à-dire beaucoii|i plus près de la cède Ksi, qu’il domine de sa puis¬
sante stature.
Par son élévation 11.«34 m.) second des sommets de l’ile, le Monl
Huinboldt forme le point culminant d'un chaînon montagneux d’orien¬
tation générale Nord-Sud, qui se raccorde par sa partie‘méridionale à
l’ensemble D/.umac (1.20(1 m.i Monl Ouen (1.200 m.). L’arête prin¬
cipale N.-K., après avoir été marquée par le ressaut du Nékando
(1.305 m.), vient mourir près du littoral oriental, séparant le bassin
de la N’goye de celui de la Ni. Le chaînon central, jalonné de pitons
de l’ordre de 1.000 à 1.400 in., étend une imposante barrière entre les
deux côtes el délimite la ligne de partage des bassins de la N’gove. à
l’Est, et de la Tonloula, à l’Ouest.
Le premier «le ces cours «l’eau, par suite de l'inclinaison très forte
de la pente due à la proximité «le ses sources de la mer, adopte jusque
non loin de son embouchure un régime torrentiel, coupé de nombreuses
chutes. Le second, dont une partie de la vallée, presque horizontale
(pente 0,5 p. 100), s’enfonce profondément dans l’intérieur sur une
distance de 30 km., déroule des méandres parsemés de vastes lits de
cailloux et de blocs roulés. Parfois resserrée au fond de gorges étroites,
sa longue coulée paisible serpente à travers un dédale de massifs de
moyenne importance (Toula (1.177 in.i, au Nord; Tsiéla, au Sud),
qui s’écartent aux approches de la côte en faisant place à la « plaine
alluviale de la Tonloula. Des affluents importants viennent en grossir
le débit : sur la rive gauche, la Kalouéhola (collectrice de la Rivière du
Humboldl) dominée au Nord par le massif du Vulcain (1.128 m.)
— et la Koéahigoguamba, ayanl toutes deux leurs sources au Monl
Ouen ; sur la rive droite, la Ouano, issue «les assises de la Dent «le
Saint-Vincent (1.445 m.). Le cours de celle dernière devient partielle¬
ment souterrain dans sa portion inférieure.
Les débuts de la prospection floristique coïncidèrent exactement
avec la «lécouverle de l’ile par Cook. Dans la première partie de son
«Catalogue des plantes phanérogames de la Nouvelle-Calédonie et
Dépendances », puis à l’occasion «le notes ultérieures, A. (inr.i.AiMiN
(1911", 1910-1922 (R)) en retrace avec beaucoup de précision les dif¬
férentes étapes.
Source : MI JHN, Paris
i.a v fit; Station çaxaoi'k. 1:5
Reproduire ici la chronologie intégrale des mulliples collecteurs
et des volumineux herbiers recueillis nous a semblé hors du cadre de
cet exposé. Bornons-nous simplement à indiquer que la cadence des
récoltes se calque à peu près sur les phases île la colonisation euro¬
péenne. D'abord, les botanistes compagnons des grands navigateurs de
la fin du dix-huitième siècle et de la première moitié du dix-neuvième,
entre autres les deux Foustku et Lauillardière, herborisèrent à proxi¬
mité des points de mouillage des bâtiments, notamment aux environs
de Balade. Leur œuvre est poursuivie par des missionnaires maristes,
dont le R. P. Montrouzier, qui séjourna quarante-cinq ans en Nou¬
velle-Calédonie, où il mourut en 1897.
Dès 1853, la prise de possession de l’île canaque détermine l’envoi
sur place d’une garnison militaire el d’une administration civile ; la
France entretient à Nouméa une base navale. Par leur concours désin¬
téressé, de nombreux représentants de ces divers services : médecins,
officiers des différentes armes, fonctionnaires de tout ordre, parmi les¬
quels les Vieillard, Dkplancue, Paxchkh, Hkckel et Sébf.rt, vont
contribuer à une meilleure connaissance de la flore.
De 18(58 à 1870, l’actif voyageur du Muséum B. Balansa réunit
des herbiers considérables, qui constituent encore de nos jours la base
des collections néo-calédoniennes princcps conservées à Paris.
Plus près de nous, relevons particulièrement le dévouement de
deux instituteurs : A. Le Bat et J. Franc, qui utilisèrent tous leurs
loisirs à recueillir des plantes, explorant minutieusement plusieurs
secteurs de la Grande Terre et l’Ile des Pins, le premier, assisté de sa
femme, entre 190(1 et 1910, le second de 1905 à 1930.
Depuis 1910, la Nouvelle-Calédonie reçoit encore la visite des natu¬
ralistes suisses F. Saiiazin el ,1. Rorx, du IV A. U. Daniker, de Zurich,
enfin, tout récemment (1950-1952), celle de la mission franco-helvé¬
tique, à laquelle participe A. Guillaumin.
L’abondant matériel accumulé par les collecteurs fut étudié par
de nombreux systématiciens. Insistons surtout sur les travaux fonda¬
mentaux de H. Bâillon et de Brongniart et Gris. Bien d’autres
auteurs, dont il est impossible de fournir ici une liste, même réduite,
se sont attachés plus spécialement à une famille ou à un genre parti¬
culier. Cependant, la première place revient à cet égard à A. Guillau¬
min qui, pendant près de cinquante années, a travaillé et travaille tou¬
jours à l’établissement d’une série de monographies destinées à l’eui-
boration d’une flore générale.
Malgré l’avancement rapide des connaissances dans ce domaine, il
ne semble pas que nous soyons encore prêts d’arriver à un inventaire
définitif, car les envois d’herbiers contiennent presque régulièrement
une ou plusieurs espèces nouvelles pour la science. Si donc l’organisa¬
tion de la flore apparaît très nettement dans ses grandes lignes, maints
détails demandent à être éclaircis.
Par contre, à une copieuse littérature taxinomique, s’oppose la
pénurie des mémoires consacrés à la description de la végétation elle-
même : formations ou groupements particuliers. Il demeure évident
Source : MNHN, Paris
K. vmOT.
Il d’abord à la connaissance,
des éléments floristiques, s’avérait bien au-dessus
niers explorateurs. Mais l’on peut aussi, d’autre
lacune du fait que beaucoup de collecteurs
au moins partielle, '
des possibilités des j
part, expliquer
n’étaient que des
de moyens de détermin
spécialistes, sauf i
centres universitaires, la documentation recueillie sur place par les
précédents et ne pouvaient se livrer, dans les meilleures conjonctures,
qu’à des spéculations uniquement statistiques. Il faut attendre la
seconde moitié du siècle dernier pour voir paraître quelques informa¬
tions éparses relatives à la disposition des grosses masses végétales.
C’est à B a lan s A (1872 il, ’" ,l -1873) que nous sommes redevables de
la première contribution à la connaissance de la végétation canaque.
. il note les variations du tapis végétal au cours
Mont Humboldl, effectuée en partant de la côte
orientale, exploit qu’aucun Européen n’avait
avant lui. Parmi ses r
Collines i
, portent de vastes forêts où I
confondu avec I). <Agathis)
Aux alentours de 1.000 in., au sein d’une /
toujours plongée dans les nuages, croissent des pcuplcn
de Greslania eireinnala . les arbres deviennent plus nombreux et plu
élevés, les Fougères arborescentes se multiplient. A partir de 1.250 ni.,
changement complet du pavsage : une forêt, avec sous-bois de Cva-
au milieu d’énormes
. Quelques Cunoniacées, Araliacées,
nt. Près du sommet, il ne
des arbustes bas surtout des Mvrtacées qui se
Bien que précurseur en la matière, Balansa sait voir juste,
ligne l’opposition qui existe entre la flore indigène, pauvre en (
herbacées, constituant les grandes forêts qui s’étalent sur I
montagneux, et la flore adventice, c’est-à-dire « celle qui, lu
mières immigra lions humaines, a remplace 1 , à la suite des incendies
et îles défrichements, la végétation endémique ». Celle flore introduite
« occupe de vastes espaces et comprend tous les pâturaqes de Vile.
Peu d’arbres, sauf le Niaouli, extrêmement abondant ». Il conclut, de
même, à l’impossibilité presque totale, pour les allochtones pantropi-
cales, Composées, Légumineuses, Graminées et autres, de prendre
pied sur la serpentine, qui possède une végétation r
Source : MNHN, Paris
LA VÉCÉTATION CANAOl’K. 15
A l’occasion d’un mémoire sur les Fougères néo-calédoniennes,
E. Foihnikh (1874) émoi quelques hypothèses paléogéographiques,
s’élevant contre l’idée d’un grand continent pacifique antérieur, mais
admettant, en revanche, celle d’une vieille terre mélanésienne ayant
réuni la Nouvelle-Calédonie d’une part à la Nouvelle-Guinée et à l’Aus¬
tralie, d’autre part à la Nouvelle-Zélande, via l’île Norfolk.
Durant un séjour de deux années, le pharmacien de la marine
Brousmiche (1874) parcourt les régions montagneuses de la portion
centrale de la Grande Terre, ajoute aux connaissances préliminaires
de Balansa le résultat de ses recherches personnelles. Ses indications
débutent par des généralités : abondance des éléments sylvatiques au
milieu des entassements rocheux qui forment le fond des thalwegs,
changements floristiques intervenant avec l’altitude et s’accompagnant
d’une diminution des arbres, sauf des Conifères, influence perturba¬
trice profonde de la colonisation humaine sur la végétation native
locale. Brousmiche insiste sur le fait que les Graminées occupent près
des 2/5 de la superficie insulaire, mais que sur 67 espèces alors recen¬
sées, six seulement, dont trois Greslania, sont indigènes, puis jette
un cri d’alarme à propos de la raréfaction des Kaoris et de l'Araucaria
Cookii , raréfaction due aux coupes excessives pratiquées par les exploi¬
tants européens.
Envisageant la répartition des masses végétales, il distingue trois
zones : la région maritime-, la région des lorrains schisteux et sédi-
mentaircs, celle des terrains serpenlineux et argilo-ferrugineux, donne
de courtes listes descriptives, répète certaines affirmations de Balansa.
La flore des plages sablonneuses — la « flore littorale océanienne » au
sens de Gaidich.u o — ne recèle que des espèces banales, largement
répandues sous les tropiques. Dans les basses régions, sur assises sédi-
mentaires, une lutte sévère s’engage entre les plantes spontanées et les
introduites, celles-ci tendant à supplanter les premières. A l’intérieur
des zones serpentinouses, au-dessus de 900 à 1.000 m., les variations de
la nature physique du sol entraînent celles de la végétation : sur sub¬
strats perméables à l’humidité prospèrent de belles forêts de Conifères,
riches en A (faillis, Araucaria et Podocarpus ; au contraire, les sols secs
ne portent que « des broussailles épaisses, mêlées à des touffes de
Greslania... », ce qui explique les profondes différences de la végétation
en des lieux parfois très rapprochés.
Utilisant les documents recueillis sur place par l’agent des cul¬
tures Jeannenky, le Docteur E. Heckel (18921, cpii avait exercé lui-
même en Nouvelle-Calédonie vingt-cinq ans auparavant, brosse en
quelques pages un tableau synthétique de la végétation de la portion
méridionale de l’tle, située au S.E. d’une ligne Baie N’go — embou¬
chure de la Yalé, définit huit zones, ou plus exactement huit stations
principales. Ses listes, qui peuvent paraître assez confuses, ne font que
refléter la profonde complexité de l’organisation phytogéographique
dans ces parages ; elles laissent, d’autre part, deviner le mélange
intime des éléments climneiqucs des bois des collines littorales avec
ceux exclusivement liés à la serpentine. Nous trouvons encore quel¬
ques informations pertinentes concernant la présence de grandes
Source : MNHN, Paris
K. V1UOT.
forêts sur sols rocheux, la localisation du Sprniiolepiii t/iimmifera
entre 0 et .‘$00 ni., celle des forcis dites de Kaoris, de 200 à 1.000 m.,
généralement dans les gorges profondes et étroites. Plus lard (1011),
il attire l’attention sur la menace que l'ail peser sur
autochtone la rapide expansion du I.tmlarui Cimuini, dont il |
Dans son ouvrage de compilation, A. Bernaud (1805),
ter de contribution personnelle, collige et commente min
les données antérieures. Il est probablement le premier à c
terme « maquis » pour désigner les formations arbuslives scléro-
phylles sur péridoliles, que Pèi.atan (ci
Quoique botaniste par accident, l’ouvrier de transportation (’iuus,
qui récolte vers 1900 des plantes pour le compte de Bkrnikr,
conservateur du Musée de Nouméa ccf. A. (îi'ii.i.ai min, (’.-XIlt, 1912),
est frappé ]>ar la configura lion étagée du terrain et de la végétation sur
les pentes du massif du Mé Arembo, près rie Bourail : chaque plateau
semble posséder une dore ])articulière. Il constate sommairement de la
sorte : la plaine, 1" plateau à SOI) m.. 2" plateau à 5011 m„ .T plateau à
800 m., 4' plateau à 1.000 ni., pics et sommets à 1.250 m.
De 1902 à 1902, le D r B. Som.iximai, du Musée de Berlin, par¬
court la Nouvelle-Calédonie. Avant tout syslématicien, il découpe quel¬
que peu schématiquement la végétation canaque (1904) en deux par¬
ties : région Nord et région Sud, reconnaît en gros trois stations topo¬
graphiques (qu’il nomme «formations») : les plages, la zone des
basses collines et les territoires montagneux. Partant de cette classifi¬
cation, il décrit rapidement des formaiions végétales, souvent confon¬
dues les unes avec les autres, réunit plusieurs groupements différents
ou, par contre, divise en unités distinctes les faciès d’un seul ensemble.
Accompagné de son ami ,1. Hors, ethnologue et anlhropologisle
comme lui. F. Sarazin visite en dix-sepl mois de nombreux points de
la Grande Terre et le groupe des Loyally. Dans une |
puissant attrait (1917) et i
un modèle du genre il <
de voyage. Outre les multiples remarques, parfoi
la vie des populations indigènes, il dépeint, à l’aide c
rées, les paysages végétaux de la chaîne de l’Ign
Humboldt èt Canala, de la presqu’île de Bogola, de la Plaine des Lacs,
de Maré et de Lilou. Entre autres traits biologiques, l’auleur relève
la fréquence des fleurs blanches, jaunes et rouges, celle des <■ étamines
longues et vivement colorées ». Figurent également quelques remarques
paléogéographiques : métamorphisme du calcaire de la hutte de Pco-
ruAva. à Maré, au voisinage de l’intrusion basaltique, ce qui indiquerait
l’antériorité du plateau inarérn vis-à-vis de cette éruption ; impossi¬
bilité d’un peuplement végétal et animal des Loyalty par voie mari¬
time ou éolienne. En conséquence, Sarazin admet que ces îles étaient
autrefois (au Pliocène) en communication avec les Nouvelles-Hébrides
Anus une publication d’un
nifiques photographies -
et les Salomon, alors qu’une ancienne terre, disloquée à l’Eocène,
aurait réuni la Nouvelle-Calédonie à l’Australie.
Source : MNHN, Paris
i.a vkgStation canaoik. 17
Durant ses déplacements, le géologue M. Pihoitet relève quel-
<l‘iclois les Viiriulions de la végétation par rapport à la nature du ter-
j ,nn . ( I U ‘ bt porte. Son mémoire consacré aux aspects du sol néo-ealé-
nonien fH>t«] contient des indications d’ensemble utiles au phvlo-
geograplie.
Kn 1021. A. OriM.AiMiN publie son «Essai de géographie botani-
J Ue Nouvelle-Calédonie », travail qu’il complétera par la suite à
uois reprises <t924-1 034>■ ). Coordonnant les résultats obtenus
pai ses devanciers, il s'efforce de fournir une vue synthétique, aussi
objective que possible, de la flore de notre possession du Pacifique, de
? <s CJra ctéristiques et de ses origines : « ...sur un élément canaque à
'.vpes anciens, mais non sans affinités avec l'Australie et la Polynésie,
végétales sont accomplis par A. I'.
en que conçus d’un point de vue très large, ses aperçus
importent de courtes diagnoses des ensembles les plus représentatifs,
• ccoinpagnées de quelques judicieuses réflexions sur l’évolution de
• er «uns d entre eux. Les Lovaltv, qui n’avaient encore jamais été
inventoriées à cet égard, font* l’objet d’un examen attentif ; nous y
Pouvons en particulier une bonne esquisse du groupement halophile
?. Cs corniches inadréporiques soulevées, avec : Bikkin Pnncheri Nico-
f rri <irttns. Su moins littoralis. Slalice (procumbens ?). Lotus aus-
rn is. (.anitixtlia sériera. A. I’. Danikkh signale également la présence
x eeptio nne || 0 selon lui naturelle du Melaleuca Leucadendron
ions le marais côtier de Wabao, à Maré, unique localité connue de
c c es]>èce a travers toutes les Loyally.
iQini llS ^ <>nne rapports adressés au Gouvernement local (1939 1 -
• "' -1941), nous consignons les principaux résultats de nos inves-
'galions florislico-écologiques dans les régions du Mont Mou, de la
•lontagne des Sources, du bassin de la Tonloula et du massif du Hum-
'»"ldt. Beaucoup de documents analogues, concernant le Nord de la
•ronde Terre, la Plaine des Lacs, Pile des Pins, Maré, etc ... figurent
ncore a l’état manuscrit. Après un coup d’œil rapide sur l’organisa-
l’A i Iffl ^gélation canaque (19390, nous abordons le problème de
H» o “l'on <los bois des collines littorales (19500, puis une nouvelle
description phytogéographique plus précise (19511. précédant qucl-
.. < relatives à la protection de la végétation autochtone.
ni à notre départ de No
et Forêts P. Saiu.in (1949)
; forestières et de leur répartition générale.
Knfin. il ne faut pas négliger non plus les indications chorologi-
ilî!^’ S0l,v<? nl instructives, portées sur les étiquettes des divers collcc-
avant
Source : MNHN, Paris
mmn
H. VIROT.
2. — LES CARACTÉRISTIQUES DU MILIEU.
(Conditions écologiques).
Caractères climatiques :
Les températures. Les précipitations atmosphériques. Etal
hygrométrique de l’air Evaporation. Les vents. La nébulo¬
sité.
'"Ætariaue
soi géologique.
Facteurs biotiques :
Facteurs phylobioliques. Facteurs ;
L’ensemble des facteurs qui agissent sur la répartition et l’aspect
de la végétation constitue les conditions écologiques. Celles-ci se sub¬
divisent en caractères climatiques, se rapportant au climat, on carac¬
tères édaphiques, relatifs à la composition physico-chimique du sol,
en caractères oroqrapliiques. déterminés par le relief et en facteurs
biotiques, résultant de l’action des êtres vivants.
La création du Service Météorologique local ne remontant qu’à
il existe peu de références climatologiques sur la Nouvel Ir¬
onie. Toutefois, des observations furent poursuivies antérieuro-
à celle époque en plusieurs points de File, en particulier au chef-
par des agents bénévoles. C’est à deux d'entre eux : MM. Miai.a-
Docteur, et H. Schmidt. ex-Professcur au collège La permise, à
îéa, qu’est due la plus sérieuse contribution à la connaissance du
I néo-calédonien (cf. P. Sriuru et H. Schmidt, 1939). Les chiffres
du climat général ont été empruntés à
II. du Service Météorol. de la Xouvelle-
[>e 1940).
a) Clément du climat général : Par suite de sa nature insulaire,
la Nouvelle-Calédonie présente des moyennes globales notablement
régularisées par l’influence marine.
La moyenne annuelle, pour l’ensemble du territoire et pour une
période de 17 années (de 190.3 à 1919), s’élève à 22*43 0), avec 25*57
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'K.
1 S"iS7 pour U* mois ie plus Irais
uros ressort des deux tableaux
Températures moyennes pour l'ensemble île la colonie.
Janvier .
Juillet .
Septembre .
:
t Le minimum absolu relevé est de 2*7, le 22 juillet 15)37, à La Foa,
; l km. du rivage occidental. Quant au maximum absolu homologué,
atteint 3ô"5, à Nouméa, le 5) lévrier 11)35. connue l’indique le
précédent. Il s’agit, en ce qui i
Source : MNHN, Paris
». VII
vit<’\ d’un événement exceptionnel pur rapport ù lu position géogra¬
phique du centre en question.
Il y u lieu de noter que les points d'observation étaient presque
tous disséminés le long du littoral. De ce fait, la valeur des ehilires
demeure restreinte aux seules zones proches de la mer.
La pénurie des informations relatives aux températures à l'inté¬
rieur des terres n’a niall
tableaux comparatifs. C.ej
diques effectuées par des touristes ou des naturalistes ci
montagneuses du centre du pays, mettent en relief l’extrême varia¬
bilité des températures, dès que l’on quitte la bordure côtière.
Il reste certain que l’hypsomélrie considérable et l’exposition très
tranchée des versants, pour une île de superficie aussi réduite, jouent
un rôle important à l’égard de la répartition des températures.
Les températures indiquées ci-après, illustrent, plus particulière¬
ment dans le cadre de la dition spécialement éludiéc dans le présent
é du facteur thermique.
travail, cette profonde variabilité <
Températures relevées par F. Sahazin (15)17) et J. Roux, durant
leur ascension du Mont Humboldl, du !) au 25 Septembre 1911 :
Vallée de la N’gove, ait. 225 m. : minimum nocturne. 9'0
Sommet du Mont Humboldl, ail. I .034 m„ 9 h. 10 (M. 10'0
Chiffres notés par MM. N. Dai.y et Pinrr. durant leur tentative
d’ascension du Mont Humboldl (13-1 fi août 1932i (connu, verb.) :
Ancien campement Paoks (vallée de la Rivière du
Humboldl), ait. 130 m.. 14 août, 3 h. 00 . 5 5
Même localité. 10 août, 7 h. 00 . 10"0
Crête du chaînon principal, vers 1.300 m.. 14 août,
10 h. 00 . 10 0 à 12"0
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'E.
•Vo la. Pendant celle période, les leelures nocturnes du
Métré n’onl donné qu'un écart inférieur peu sensible avec les
- (3 à 4 "
•s précises, il n’esl pas d
l’hiver austral, les m
atteindre un point proche d
. S’il resle ainsi possible d’identifier nettement, sur le litto
saison chaude, de décembre à février, et une saison fraîche, d>
•joui, séparées par des périodes de caractère intermédiaire, I;
ation ne peut plus
l plus s’appliquer :
les particularités ni
•* propos de la température, en tant qu'éléinenl du climat géi:
font sentir avec encore plus d’intensité lorsqu’on l'envisage si
l'cct de composante écologique du complexe végétal.
Malgré le manque de toute documentation chiffrée, il est l
permis d'affirmer que la variabilité de la température généi
secteurs montagneux se reflète à l’intérieur de chaque statu
,,nc tendance à une individualisation plus ou i
directe de la nature édaphique et c
prépondérant en influcnçi
H serait vain de tenter de fournir une indication relative à la plu¬
viométrie globale néo-calédonienne. Outre que celle-ci n’a jamais fait
objet d'aucun calcul, sa signification perdrait toute portée pratique
ou fait des profonds écarts du facteur considéré à l’intérieur des diffé¬
rentes régions de l’île.
f-es moyennes, figurant dans l'ouvrage de I’. Si iiai d et H. Schmidt
( l °c. oit.), donnent, pour les centres mentionnés, les chiffres suivants :
Source : MNHN, Paris
m m i îiütî iî
22
Hauteurs des pluies à Volt (partie septentrionale de la rôle Ouest,
long. U '," i.r toi. so- :,r s.
Moyennes établies sur 2:5 années (11Hf> à 1938, sauf 1932-33-34).
Hauteur des pluies à Xouméa (partie méridionale de la cède Ouest,
long. Hier rr tut. w w „s\>.
Moyennes établies sur 35 années (1903 à 1938, 1929 execnlé).
îssr-ï.
Rappelons 1rs <1
rucnsuellr (1rs
llr^élanl'^supposùc^égalrii-
"U-tri,,uc : quotient .lu f
Source : MI JHN, Paris
I.A VfiOfiTATION CANAOI’K-
Hauteur des pluies à Yutc (extrémité S.E. de Vile,
tonif, me,- :itr tut. 22 s- s.).
Moyennes établies sur 19 années (1911 à 1920 el 1930 à 1938).
De même que les températun
s <m chaude el une saison fraîche,
permettent également de définir deux saisons II
'les pluies (janvier-février-mars) el une saison t
pondent approximativement, que l'on s’a<
température ou à celles de la hauteur de pluie.
ce;
ns la pratique, la disposition basée sur la répartition et la I
des pluies est sujette à supporter, suivant les années, des nu
Septembre :
Minimum .
Maximum .
5 mm. 3
164 mm, 4
A Vaté, et pour les i
Mars : Septembre
. « •
existe pi
quées '•
Parfois .
subéqunl
le détail, fi côté des r
..; deux petites saisons
il est vrai, l’une sèche (d’av
UïïSïtc" c ”" ,èr ' ”
Source : MNHN, Paris
24
H. VIHOT.
Pour colle dernière localité, la >
gestivc pour le mois de novembre :
La carie pluviométrique de la Nouvelle-Calédonie, dressée par
les auteurs précités (loe. cil.), el qu’ils déclarent eux-mêmes « très
hypothétique -, détermine sommairement les régions suivantes,
classées d’après la répartition probable des précipitations (fig. 2) :
1") Les plaines littorales, de superficie réduite, de la côte occi¬
dentale, aux environs des centres de Voh, Koné et Bouloupari, avec
moins d’un mètre par an.
2") L’ensemble des versants montagneux occidentaux (sous le
vent), entre les centres de Nouméa et Koim
I à 2 i
Les versants orientaux de toute la côte Est (au vent), depuis
Ou nia, jusqu’à l’extrémité septentrionale de l’île, plus
les portions de la côte Ouest comprises entre les centres de Koumac
et Poum, au Nord, Plum et la Baie de Prony, au Sud, avec des
moyennes de 2 m. à 2 m, 50.
4 ) A l’intérieur de la subdivision précédente, un premier terri¬
toire, s’étendant entre les centres de Pouébo et Houaïlou, et englo¬
bant les massifs montagneux de l’Ignambi, du Pallié, du Oua Tiloii,
du Tchingou et du Poindié, et un second, situé à l'Est d’une ligne
fictive joignant Ounia à la Baie de Prony, avec des i
prises entre 2 m, 5(1 et 3 ni.
quatrième subdivision et une partie «
mité S.E. de Pile, entre Ounia el I
supérieures à 3 m.
Le massif du Humboldl ne bénéficie pas d’une mention spéciale
au sein de celle répartition. Il figure dans la région dont les moyennes
s’échelonnent de 2 ni. à 2 m, 511. Les quelques renseignements re¬
cueillis indiquent l’extrême abondance des précipitations, surtout aux
annuelle. Quant à la partie inférieure du bassin de la Tontoula et la
« plaine » du même nom, elles tombent beaucoup plus sous la dépen¬
dance effective des caractéristiques pluviomélfiques de la côte occi-
Le relief très accusé de la partie intérieure de la Nouvelle-Calé¬
donie favorise, dans une forte mesure, la localisation des nuages infé¬
rieurs autour des sommets et des crêtes, puis leur condensation. Il
en résulte presque toujours «l’abondantes précipitations locales, dont
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
V fin fiT A TION CA N AOUF.
2 - »
R. VIROT.
lit fréquence et l'intensité sont sans rapport avec l'allure génér
prise à la inèine période de l’année, ("est peui-êlre
l’orifi îs anomalies enregistrées dans les variations des exlrèn
ofit de l’eau
les précipi-
. .lestent d'ordinaire sous tonne de lirusques averses,
plus grande partie du liquide, en dehors des terrains peu inclinés
perméables, ruisselle rapidement sur les pentes, sans parvenir ii
nprégner suffisamment le substratum. Pour la végétation, le gain
nt plus réduit que le sol qui la pur le est plus compact et
' fait permet d'expliquer partiellement les d
•; qui se rencontrent chez de non
» où le clin
ticulièrcmcnt humide en raison de l'abondance des pluies.
Il n’est guère possible de dissocier de ce complexe écologique
l’influence, profondément nocive, exercée par les longues périodes
de sécheresse, qui apparaissent irrégulièrement de juillet à décembre.
Aux altitudes inférieures, l'insolation intense tarit les cours d'eau,
ni d’elles un aliment
de choix pour I
des centaines d’hectares. Ces >
suivies de pluies violentes, qui
rivières et l’inondation temporaires des parties I
Etat hygrométriqik »i-: i.’air Evaporation.
Hormis les mesures effectuées à Nouméa de 1935 à 1938, il
n’existe aucune donnée concernant les fluctuations de ces deux fac-
Le tableau suivant synthétise les caractéristiques du chef-lieu.
Hurldlte : Tension :ïv,pora-
relatlve:vnpeur :tlon Jour-
Pluie
ÏÏST :
: humidité relative (Avril):.
: Moyennes du mois de plus faible
v>i
61*
17mm,05: ?mm,16
iemm.79: 1mm,50
_163üV6?:
2mm,90 :
5mm,79 :
lmrw 61 i
Ces chiffres attestent, <
prédominance de la hauteur de |
d’Avril, pris isolément, cette différence s’accentue notablement. Quan
, l’ordre des facteurs s’inverse et l’évapo-
i point de vue
perdent beaucoup de leur valeur, puisqu’ils proviennent en partie
de la lecture d’instruments placés sous abri, donc dans des conditions
purement artificielles.
Source : MI JHN, Paris
LA VfXil'TATION CAXAOl'K.
Fonction directe des températures et des
phonique et l'évaporation son
•nies et des autres.
<>» peut naturel
pluies, comme sur
Mne toujours dans les bruines, un degré hygrométrique plus élevé
'l'i « l’intérieur des « plaines » littorales. Toutefois, il ne paraît pas
en être constamment ainsi, en raison du pouvoir évaporant considé-
pouvoir (
vents violents qui régnent aux allitiu’
ttéralement l’eau tombée, surtout lorsque le sol est imper-
vernissé en surface, comme cela se produit si souvent dans
territoires éruptifs lerro-magnésiens. De plus, l’action directe
( radiations solaires, particulièrement intense à celle latitude, éva-
r ‘‘ l|- ès rapidement l’eau de pluie d
i des végétaux, ou dans les
excavations peu profoi
Fos particularités locales du relief (lhahvegs resserrés,
ractueux, ou, au contraire, croupes arides, crêtes <
la nature de la couverture végétale (« brousse » bas
. haute futaie, etc...), parais¬
ses du degré hygrométrique
1 des points parfois très rapprochés.
Voici quelques chiffres, résultant d’observations effectuées par
auteur sur le bord S. du Grand Lac (Plaine des Lacs) (fig. 3) :
Hinniüilê aimiisplirriijiio : Argument : psycliromètre fronde.
Rive Sud du Grand Lac (ail. À 2311 ni.) '.30 Mars 1942, 8 h. 00
naquis xérophile clairsemé) :
Humidilé relative : 88 Tension de vapeur d’eau : 19 mm, 9f>.
Rappelons les moyennes suivantes, qui <
1 période mars-avril
Humidité relative moyenne
| BSüJ«iBiü fMoyenné
Tension de vapeur | évaporation
70 ’^ | 87* | 79*
19,26 j ' 1,63
de Schœnus sp.
Source : MNHN, Paris
28
R. VIROT.
Fig. 5. Varia/ions de /év a poration à /âir libre et
au sein du magu/s serpentineux par ra p port à /a
tew p éra/urâ . }\i ve méridionale du Grand Lac . "50Plan 1%2
(PlateaudesLâcs. Ait-. ±P3ûm.).
Source : MNHN, Paris
I.A VKCiKTATION CAN.UUï:.
i évaporée
en i :'i l’air libre ■
Ainsi, «pioiquc le couvert végétal soit relativement léger, il n en
agit pas moins énergiquement sur révaporalion, puisqu’elle n’alleinl
plus, sous le maquis xéropliile clair, que 77 «le sa valeur a l’air libre.
Bien que ces chiffres ne possèdent qu’une signification relative,
la comparaison des conditions stationnelles de deux régions proches
Humboldt) autorise à inférer des carae-
• les caractéristiques de l’autre.
En ce qui concerne les vents au sol, la Nouvelle-Calédonie dépend
entièrement du régime des alizés du Sud-Est, dont la régularité est tou-
tefois modifiée par la proximité «lu continent australien.
Leur répartition, pour le centre de Nouméa (moyennes de .1
années), s’établit ainsi :
; du secteur S.E. ressort nettement de
tableaux précédents. Il faut noter, d’autre part, que
■ étudiées.
Source : MNHN, Paris
» ET
It. VIHOT.
i vents, à Nouméa, indique que leur force, dans
la journée, croit jusqu’aux environs de 12 h., pour décroître ensuite
jusqu’à la nuit.
Au cours de l'année, leur force moyenne est plus faillie d’avril à
septembre que pendant les autres mois.
Classés d’après l'échelle Bk.utort. les vents de force 2 sont de
beaucoup les plus fréquents. Les vents violents de force égale ou supé¬
rieure à 5 sont rares fl.fi C t, ceux très violents (7 et au-dessus) excep¬
tionnels fO.lfi '/,) et ne se manifestent que pendant la période des
Située en juillet le long de la bordure N.12. fisobare 7<>2 mm.) de
l’anticyclone centré sur l’Australie, l’ile canaque subit un régime de
précipitations et de vents faibles : c’est la saison sèche. En mars, au
contraire, la Nouvelle-Calédonie occupe une position similaire par
rapport à une zone dépressionnaire s’étendant sur le Nord australien :
c’esl la saison humide. Au cours de celle-ci se manifestent de nombreux
cyclones, dont les trajectoires et l’intensité sont d’ailleurs variables
d’année en année.
Le régime anémomélriquc îles territoires supérieurs est cependant
loin d’être connu. Il varie considérablement d’après l’altitude, l’orien¬
tation et la localisation géographique des massifs, par rapport au litto¬
ral et aux ensembles montagneux voisins.
Ainsi, la mobilité étonnante de l’atmosphère détermine fréquem¬
ment le passage caractéristique d’une période de calme absolu, durant
laquelle pas un chaume ne bouge, à une période extrêmement pertur¬
bée. Ces différentes phases se succèdent le plus souvent sans transi¬
tion, en l’espace de quelques secondes. Un appel d’air se produit inopi¬
nément ; des masses atmosphériques se ruenl alors à travers les cols,
frappant avec violence les pentes exposées et engendrant en aval de
multiples courants tourbillonnaires. C.e phénomène se manifeste, dans
la plupart des cas, sous forme de poussée paroxysmiques, séparées pai¬
lle brefs intervalles de calme parfaitement plat. La perturbation peut
alors évoluer sur une durée c’
rapidement qu’elle a débuté.
Cette particularité opère, au sein des populations végétales, une
rigoureuse sélection en relation directe avec la résistance spécifique
des individus à l’action mécanique et physiologique (desséchante) du
régime des vents.
L’organisation biologique des groupements arbustifs colonisant
les crêtes et les sommets élevés dans la région du massif du Mumboldt,
illustre d’un exemple saisissant le résultat de celle sélection. Hormis
tmcaria, les arbres de première grandeur sont
exclus des emplacements exposés et remplacés par un
i de 2 à ,‘l mètres de hauteur. Quant aux alentours immédiats
r des courants aériens de forte intensité, ils ne
Source : MNHN, Paris
i.a végétation canaoue.
I):ms les vallées inférieures, l’action directe du vent diminue sen-
llo menl °l les morphoses végétales qu’elle détermine sont moins
•acilenienl discernables.
Nébulosité.
Pour Nouméa et sur quatre années d’observation (1935-1938), la
nébulosité moyenne ressort à 5/10" (1/2 couvert). Maximum pendant
es mois de mars et d’avril, avec 6,3/10', elle est minimum pendant la
saison sèche (septembre-novembre), avec 4,3/10’.
Les observations néphoscopiques effectuées à Nouméa (station de
•'ouville) durant l’année 1940, par les soins du Service Météorologique
<)l al (Bull, annuel, année 1940), indiquent que les plafonds les plus
icquents sont d’abord compris entre 1.000 et 1.500 m., entre 600 et
l 0, m ni. ensuite.
Plus rarement, l’on enregistre, au cours des périodes pluvieuses,
‘ as plafonds plus bas, de l’ordre de 200 à 300 m. La forme la plus habi-
uelle de nuages paraît appartenir à la famille des cumulus.
Lu raison de celte disposition altitudinale, les nuages sont sou-
Vent r çtenus par les sommets dépassant 700 m.
L’autre pari, il y a lieu «l’insister sur l’apparition fréquente,
autour des points culminants, de brumes et de nuages locaux, unique-
mcnl déterminés par les particularités orographiques. En se basant
Sll . r 1° processus de leur formation, l’on peut établir la classification
suivante de phénomènes atmosphériques éminemment caractéristiques
de la météorologie néo-calédonienne :
1 ') Brumes rl brouillants matinaux. - En période de beau temps,
ue canaque subit, pendant la nuit, l’influence de la brise de terre
raiche (la brise de montagne), qui rayonne des régions intérieures en
•rochon du littoral et détourne temporairement vers le large les alizés
( 11 S.E. Au lever du soleil, les sommets sont refroidis et le ciel absolu-
,no »t limpide.
Cependant, la brise de terre ayant pris fin après l’arrivée du jour,
e régime des alizés se rétablit et provoque l’afflux de courants aériens
chargés d’humidité marine. Ceux-ci rencontrant les cimes refroidies,
■>e condensent en donnant lieu à la formation de brumes et brouillards,
r ° s mobiles, mais qui restent néanmoins accrochés aux sommets ou
redescendent quelque peu les pentes en aval du vent régnant.
Ce phénomène tend à disparaître au cours de l’après-midi, lorsque
des versants suffisamment réchauffés par le soleil s’élève une brise de
'ulléo tiède «pii neutralise la condensation de la vapeur d’eau trans-
Portée par les alizés.
i Nuages locaux à développement vertical. — La situation précé-
dcnie aboutit, en fin d’après-midi, surtout au-dessus des thalwegs hu¬
mides, à la rencontre de la brise de vallée, qui s’est encore échauffée
e J saturée, avec les alizés devenus comparativement plus froids. Il
sensuil, dans le haut «les ravins supérieurs, la production de nuages
Source : MI JHN, Paris
• i2 H. VIROT
(l'origine lhermi(|ue, en forme de panaches plaqués aux pentes, (|ui se
dissipent après la disparition du soleil, lorsque se rétablit la brise de
lerrc.
La disposition résumée ei-dessus repose évidemment sur une
distinction schématique. En période pluvieuse, ou simplement de forte
nébulosité, les différents types nuageux précités se combinent en toutes
proportions avec ceux d’origine purement dépressionnaire.
Les quelques observations néphoscopiques effectuées dans la ré¬
gion du bassin de la Tonloula et du massif du Humboldl et figurant au
tableau de la page 20 du présent ouvrage, corroborent, dans une cer¬
taine mesure, ces diverses considérations.
desqu
* des différents facteurs climatiques, à l’action
umise, fait ressortir d’une
variabilité, dès que l’on quitte les
régions littorales.
Les observations réalisées, tant dans quelques centres côtiers qu’au
chef-lieu, autorisent uniquement à tirer des conclusions sur l'allure
générale du climat néo-calédonien. Quant aux régions supérieures, la
pénurie d’informations nous laisse dans l’ignorance presque absolue
du mécanisme et de l’amplitude des phénomènes météorologiques qui
Caractères édaphiques.
I.cs caractères édaphiques synthétisent l’ensemble des propriétés
physico-chimiques du substratum. Par rapport à leurs relations avec
le complexe végétal, l’on distinguera :
1°) Le sous-sol géologique, milieu inorganique, pratiquement inas¬
similable par les cires vivants et considéré sous son aspect primitif.
2”) Le sol, milieu biologique et portion tout à fait superficielle de
l’écorce terrestre. Il est constitué d'éléments partiellement assimilables
par les organismes vivants, qui s’y développent entièrement (bactéries,
champignons, etc...), ou y puisent, à l’aide de racines, les principes
nutritifs dont ils ont besoin (végétaux supérieurs). C’est le siège d’une
activité biologique intense qui, jointe à l’action des facteurs climati¬
ques, y détermine d’incessantes modifications de structure et de com¬
position.
Source : MNHN, Paris
I.A Yl'r.KTATION CANAOI K. ,J3
Ces deux derniers auteurs ont envisagé chacun le problème d’un
point de vue différent. Le premier s’esl principalement attache a dres¬
ser l’inventaire des richesses minérales susceptibles d exploitation
industrielle. Le second, au contraire, a considéré la question sous son
aspect purement scientifique et s’est surtout efforcé de définir 1 âge
et la disposition slratigraphique des différents niveaux.
Cependant, à la suite des travaux de la mission envoyée sur place
en 1946, sous les auspices de l’O.R.S.O.M. O et dirigé par P. Roi’thikr
(1948-1949-1952), puis des recherches de N. Grhkoit et M"" 5 . (.riir.KR
(1951) et de IL Pomkvroi. (1951 ', les conceptions antérieures devaient-
!S modiiicaiions (fig. 4».
tons sur le lait que la géologie slratigraphique
imprécise dans ses détails et le tableau d’ensem-
Curbnnifèrc : C’est le terrain le plus ancien déterminé avec certi¬
tude, et sa présence vient d’être tout récemment mise en cyulence pa
J. Avias (thèse manuscrite, Nancy 1952, cf. P. Roi’THiER, 19o 21. dans
!u région de Moindou.
Permien : Représenté par un tout petit secteur aux abords de
la hase de fossiles identifiés par Piroutkt, mais mallieu-
qnirus (déterminations à vérifier». Egalement signale par
ns la haute Rivière de Poindimié et sur un contrefort du
tribu de Ouaté).
: Toute la série, depuis le Trias inférieur jusqu’au Noufen
fièrement bien représenté (couches a hntomonohs
"ichmondiann) • I > le long du tiers moyen de la côte occidentale,
entre Téremha et la Raie de Saint-Vincent. 2") à l’intérieur de portions
de la zone centrale (au niveau de Canala) et .le la côte Est, de Houailou
à Poindimié.
: Méconnu par Piroutkt. Débute vraisen
ml à l’Hct-
‘""•■n possible. l,e i oarcien esi incomui en .... . - ,
(dion : 1 - ) eôle occidentale : mêmes régions que les terrains triasiques,
2") grande extension probable dans la zone centrale, toujours en rela¬
tion de proximité avec le Trias (cf. Mont Katépoinda, près Ouate).
Jurassique supérieur : Formations d’âge callovo-oxfordien repré¬
sentées : 1) sur la côte occidentale, où leur distribution coïncide
avec faire des terrains précédents. .1. Avias y a récolté des Belemnopsis,
2”) dans la zone centrale, mais uniquement connues, jusqu ici. du fond
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
35
Archipel des Be/ep
Echelle
Terrains métamorphiques
ji Ë
Ü»ooI Terrains dâge secondaire et en parrie primaire (Permien¬
nes^ Carbonifère).
Massif du
Ouajangou - Ta o/n
Massif du Xoniambo
Massif du Kopého -.Boulinda
Massif du Mé Maoga
Massif du Mé Arembo
Fig. A~. . Carte g éolo gi que (ires
•5 c hémaHsée) de la Nouvelle - Calédoni e _
( B'après P. Mou (hier 195J, avec quelques modification
fermes de /a /egende ).
Ifota : Les Mes Loyaltg, non figurées ici et non inventorie'
par ia mission B ou /-hier. Son/ exc/usivernen/ formées hor- S
/es pe/i/s poin/emen/s volcaniques a/e fiaré, c/c ca/c "l' S
madréporiyues sou/evés, récen/s ou subrécrnts ^"'es
L'archipel des Bé/ep et /"T/e Yandê dépendent en/ '
ment de /'épanchement peridotitique _
Terrains sedimentaires d âge éocène
Cou/e'es basaltiques d'age tertiaire (Paléogène).
Terrains sedimentaires postéocènes (Miocène de Afépoui ).
Ca/caires madréporiques sou/evés, récents ou subrécents .
(bande littorale Ounia-Yaté-Ooro, jone périphérique de
T île des Pins).
ta En blanc : péridotifes et serpentines . En pointillé : bancs
alluviaux de produits d'a/tération superficielle des
serpentines et péridotifes. En noir : latérites ferrugi¬
neuses éluviales (carapaces /atéritiques fossiles).
T/e des Pin a
ùranct massif péridotitiqUe
Source : MNHN, Paris
p; ? s t
It VIHOT.
I des terrains crétacés depuis |;i |
landien-Crélacé jusqu'au Sénonien. Argiles, schistes argileux avec leu-
lilles plus ou moins grosses de grès et de grès foldspulhiqucs. Par son
faciès, le Crétacé continue le Jurassique supérieur. Malheureusement,
il est impossible* d'observer des relations cuire ces deux périodes (do¬
maines disjoints). Répartition : I ! sur la côte Ouest : l'on observe
des alignements allant du Mont Dore jusqu'il Koumac et même au delà,
jusqu’à la presqu'île d’Arama, 2": nombreux lambeaux pinces un peu
nlrnle et sur la cède Est. Dans l'ensemble, les
; néo-calédoniens appartiennent au Crétacé. Les débris végé-
nlrés jusqu’à présent à ce niveau paraissent toujours asso-
lentilles gréseuses. Les dépôts s'cITccluèrcnl vraisemblable-
l» d’un littoral, mais toujours en zone marine (charbons
Tertiaire : Passage continu, en certains points, du Sénonien au
Tertiaire. En d’autres points, l’on reconnaît indubitablement des trans¬
gressions du Tertiaire sur les formations lriasiques cl basiques (cf.
région du Creek Aymes, entre Moindou et Bourail).
Après rectification des indications de Piiuh tkt, l’on distingue
deux séries, difficilement comparables aux séries de même âge connues
en Europe et ailleurs :
caires à (llobigérines et (ilnborotnHu. calcaires à Orthophragmincs et
Nummulites etc... Répartition essentielle le long de la côte Ouest ; on
en retrouve des fragments en bordure de la côte Est : Rà, roches de
Hienghène et de Tchalabel. Ces dernières sont formées de calcaires
vraisemblablement un peu cristallins. Au même faciès peuvent se
rattacher, sur la côte Ouest, les roches d’Adio, de Koumac, etc... Il
n’existe pas de eipolins typiques en Nouvelle-Calédonie.
Eocene 2 : Deux faciès :
long de la côte Ouest, depuis le pied du Mont Dore jusqu’à Koumac.
rencontre également dans la zone centrale et sur le versant oriental
Faja, vallée de Kouanun). h) Faciès « Flysch de Bourail : série
litholugiqucmcnl très variée, présentant deux caractères remarqua¬
bles : extrême abondance d’augitc et apparition à divers niveaux, mais
particulièrement à la base, de brèches remaniant toutes les roches
de l’Eocène 1. La fréquence de minéraux volcaniques dans le
i certaines intrications de ce dernier avec les coulées,
ité, au moins partielle, du « Flysch » et
des produits basaltiques.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE. 37
P ," ,0 ': T,iT 4 1“ I»» de l'üdilki. géologique une série
s allophyllienne, selon lui de enractère nrehéen, avec gneiss, i
cnisles, sérieisehisles el roches à : ‘
!‘‘ ul 1,,on visiblement à l'extrémité N.\V. de Pile,
ppnu vrie, dans plusieurs régions du centre, d’une part entre
Houaïlou, d'autre part entre Koné et Touho.
Mais en
ail et Houaïlou. d'autre part
-dessus de la série précédente, s’inscrivait, en
le avec elle, la formation « algonkienne », dite
> », avec deux faciès : le premier comprenant des
des épanchements de roches vertes (diabases), le
sériciloux et lentilles de calcaires cristallins. Cet
dans les mêmes régions que
le géologue H. I. .1
s divers terrains ne
croyait M. Pihoi’tiît,
agirait plutôt d'un
moins prononcé des assises secondaires du reste de
et collaborateurs ont précisé
Cl Partie d’àee més.m.ïm.n i,- ...
^ partie d'âge mésozoïque, le métamorphisme ayant atteint le Crétacé
Calédonie. Il n’est d’ailleurs pas exclu, mais nullement démontré, que
lcs terrains métamorphiques ne comprennent du Paléozoïque.
t n énorme épanchement éruptif, postéocène, à base de roches
magnésiennes, imprime à notre possession du Pacifique son caractère
s ! particulier, de même qu'il représente la principale source de ses
richesses minières. Cette puissante formation occupe tout d’abord la
■ totalité du tiers méridional de l’ile canaque, puis se retrouve.
x plus ou moins i
d’Arama, près du centre de Poum.
;* la pointe d’Arama, près du centre
ux îles Art el Pott, du groupe des lié
. à Vandé, ainsi que c
; qui :
jants, jusqu'à proximité d
*>’:i"tre part, elle existe a... ....
N( "'d de la Grande Terre, non loin de là, i
Partie centrale de Plie des Pins.
M. Piuoi tkt. notant que les péridoliles (M plongent parfois sous
‘. s sédimentaires contigus, affirme qu’il s’agit de roches intru-
icraient épanchées « in situ ». Toutefois, contrairement
’lHOi'TKT, 1*. Rot 'TH ikr relève que les péridotites se pré¬
sentent très fréquemment en grandes masses superposées à tout le
'este de l’édifiee el que leur surface de base est souvent plane ou à
Peine gauchie. En dehors des difficultés dans l’interprétalion génétique,
ees faits démontrent, selon l'auteur, qu'une bonne partie des pérido-
Cepcndanl, certains grands massifs : Dôme de la Tiébaghi, Montagne
( ie Poum, montrent une surface de base très fortement repliée. En
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
■ en pince des péridolites n en lien après VF.ocène ( nèn-
I avant le Miocène de Xéponi. Colle marge est encore
1 peut penser que leur émission remonte à l’Oligocène.
D’iiprès 1*. Roiithikh, celle arrivée se serait elVeetuée sous forme de
coulées vraisemblablement sous-marines Ci, alors que J. Avias (ll)4!h
d’un métamorphisme géothermique, dù à la
< préexistantes. L'important problème
; locales reste, on le voit, loin de recevoir
une solution définitive. Quoi qu’il en soit, les péridolites couvrirent
s grande que celle qu’elles occu¬
pent act rur dissection par l’én
viatile (
par l’érosion l'Iu-
I petits lambeaux, rapportés à cette époque,
Pomf.yuol le long du littoral de la eôle oeei-
de Népoui, l’autre près de la Ba
ipari. Hormis les alluvions quatc
Miocène : Deux tout petits lan
ont été découverts par R. I
dentale, l’un à la presqu’île ci
Vincent, au S.W. i
vallées et les éboulis qui s’étalent sur les pentes et à la base des i
, il s’agit du dépôt sédimentairc le plus récent connu.
. coraux soulevés qui constituent
la totalité du groupe des Loyalty, la périphérie de l’Ilc des Pins et
une étroite bande en bordure de la côte S.K. de la Grande Terre, entre
Ounia et Goro. Aucune étude systématique n’ci
prise, mais les quelques
à leur
une origine géo
iquement très récente, i
t je la fin du Pliocène ou au début du Pléistocène
lassin de la Ton tou ta et du massif du Humboldl
tièrement de l’épanchement éruptif magnésien du
Sud de la Nouvelle-Calédonie. Cependant, la petite étendue à peu près
horizontale, cpii prolonge vers l'intérieur la « plaine > de la Tonlouta,
pour venir buter contre la base des versants des Monts Toula et Tsiéta,
repose sur l’étage nummulitiquc. Mais cette disposition reste masquée
par un épais manteau d’alluvions scrpcntineuscs cpii recouvre la for¬
mation sédimentairc.
La complexité du relief rend malaisée l’interprétation orogra¬
phique de ce territoire montagneux. Les massifs disposés sans ordre
apparent laissent supposer l’action énergétique d’une érosion intense
et prolongée.
La disposition lithologique se prèle, par contre, plus facilement
à la définition.
Les roches holocristallines basiques, très pauvres en <
groupe des péridolites fci
se résument en deux
Source : MI JHN, Paris
ne, généralemcii
' suivant.
LA VÉGÉTATION CANAOUE.
harzburgites, formées d’olivine et d’un pyroxène rhombi-
Icmcnl l’enstalite. Ce type est beaucoup plus répandu que
2) Des duiiïtcs, dans lesquelles l’olivine s’associe généralement au
sesquioxyde de chrome, ('.'est de celte roche que dérivent les riches
gisements chromil'ères. c|ui ont donné lieu à l’exploitation minière
dans les bassins supérieur et moyen de la Tontoula.
Ces péridotiles sont parcourues assez fréquemment par des filons
(, u des lits dans lesquels dominent des pyroxènes a gros cristaux de
la série de l’augite. Plus rarement, l’on observe des amas de gabbios,
formés par un' plagioclase très calcique et un pyroxène diopsidique
e les péridotiles restent constamment exposées a I action
• des facteurs extérieurs (chaleur, pluie, etc...), elles subis-
•nomène d’alléralion : I’olivine se transforme en antigontc
•’l l’enstâlite, épigénisée par l’anligorite, est i
C’est principalement «les fentes de certaines serpentines «
péridotiles que l’on extrait le silicate nickclifère, ou garnientc, auquel
Nouvelle-Calédonie est redevable de sa prospérité minière. Il est
permis de penser que ce minéral s’est déposé dans les fentes sous
forme de produit d’enrichissement superficiel.
Il ne faut pas non plus négliger les amas importants de blocs
Scoriacés d’hématite et les lits de fer pseudo-pisolilhique, qui gai lus¬
sent la surface des produits d’altération superficielle recouvrant ccr-
•nins paliers ou croupes peu inclinés. Cependant, leur forma ion risu
tant surtout de l’action des agents extérieurs, l’examen en a été com¬
pris dans la subdivision réservée au sol.
Tout au long des vallées de la Tonlouta.de la Kalouéhola et de la
Rivière du Humboldt, ce sont les harzlmrgites peu altérées qui parais¬
sent le mieux représentées, partout où les produits d’altération super¬
ficielle ne revêtent pas la roche sous-jacente de leur épais inan eau.
Ces serpentines (-> blanchâtres, gris jaunâtre ou franchement grises
ne sont également pas rares. Les roches «Ioniennes augitiques, ue
même que les amas d’eupholides, n’occupent, dans I assemblage petro-
gi'aphique qu’une place très minime.
Par contre, les .limite, avec ou sans sesquioxyde de chrome, sem¬
blent abondante sur les arides et les sommets élevés, qu’elles gar-
dmdi^IlüsmlXlcItel’b'lUb^mnmdnti,.; 'este généralement
dissimulé par les masses de produits d’altération s
. 0) A Hic Oucn, inuepen
la népliritc. I-n belle couleur «le ce
Source : MNHN, Paris
40
Les (limites uniquement formées d’olivine oITrenl, à la cassure,
un aspect saccharoïde, vitreux et translucide, d'un joli vert jaunâtre.
Lorsqu'elles demeurent longtemps exposées à l’air libre, leur surface
s'altère et prend une teinte générale gris rosâtre clair, caractéristique.
b2. (ii.ASSiat donne d’ailleurs, des péridolites, une description phv-
sionomique éminemment suggestive (1903, p. 45) :
« Toutes les fois que la roche serpcnlineusc (les péridolites con¬
sidérées dans leur ensemble) n’est pas dissimulée par ces produits
d’altération (superficielle), elle apparaît sous la forme de rochers
déchiquetés, durs, à arêtes vives, dont la surface extérieure', exposée
aux actions atmosphériques, prend de loin une teinte générale d’un
gris rosé, et offre de près des colorations variant du rose au jaunâtre
ou au vert plus ou moins foncé et exceptionnellement au gris foncé».
Le
Si la géologie et la minéralogie néo-calédoniennes ont été relative¬
ment bien étudiées, la pédologie locale, par contre, n’a fait l’objet
d’aucun travail d’ensemble. Seuls, E. (ir..\s.si:u (1903) et M. Pinot tet
( 1917) y réservent quelques lignes dans leurs ouvrages. M. Pihoittkt,
il est vrai, a bien consacré une élude spéciale aux aspects du sol néo-
calédonien (1918). Néanmoins, si cette élude fournil par ailleurs de
précieuses indications phylogéographiques, les sols ont été examinés
non pas d’un point de vue pédologique, mais dans leurs rapports avec
la géologie de l’ile.
Les données qui suivent résultent presque i
lions personnelles effectuées sur le terrain. En î
1ère très général, <
sécs à l'ai
Les différents types de
catégorie des argiles laléritiques. Ils se e
par la mise en liberté de l’alumine et du
et leurs profils : Les sols néo-calédo-
êlre i
intégrés dans la
t principalement
fer (surtout de ce dernier)
des roches éruptives
A l’exception des cas particuliers définis plus haut, les argiles
latériliques se forment actuellement sur presque tous les types de ter¬
rains : micaschistes, séricischisles, schistes permo-triasiques, infra-
crétacés, crétacés et nummuliliques.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOl'E.
Le Profil suivant est le plus répandu
Hori
éluv
(MIS
IUX
•lés rapidement
nls). Toutefois, sous foret, les 1
végétales en voie de décompositior
sont susceptibles de constituer un
noirâtre de 2 à â cm. d’épaisseur,
un peu plus.
Diverseinc
ne : 5 à
et peu humifère. Sa i
lion directe, comme d’aillc
rizon suivant, du degré de perméal
- Presque toujours ;
la plupart des cas,
tant du profil ; sa puissance atteint
plusieurs mètres. Zone d’accuir
hydroxydes d<
Sous-sol
géologique
— Roche-mère, de
micaschistes, séricischistes, etc...
I-a couleur générale de l’ensemble des différents horizons présente
llnc gamme allant de l’ocre jaune au brun violacé, en passant par le
rose Plus ou moins foncé. '
I-cs sols formés aux dépens des séricischistes offrent, par cxeni-
P e. une teinte rose saumon, ('.eux résultant de l’altération des brèches
«'ndésiliques prennent une belle coloration vermillon intense.
(•e sont les horizons d’accumulation li qui sont le plus vivement
colorés. A 2 , lorsqu’il existe, possède une teinte plus claire, blanchâtre
011 grisâtre, néanmoins assez souvent lavée de la teinte générale du
sol d’aspect compact
e proportion de cail-
es constituent un sol
Source : MNHN, Paris
tl liîlfi Ifrli IKK
12
K. VIROT.
parfois friable', où les paillettes de laie et (le quartz non digérées sont
abondantes, ce qui lui communique une apparence feuilletée (terrain
pourri). Au contraire, les grès tendres de la série supérieure de l'étage
crétacé se délitent en donnant lieu à la production d’une arène abon¬
dante, quelquefois très mobile.
Il s’agit, en somme, d’argiles lalériliques subissant, dans les hori¬
zons supérieurs, une altération siallilique et une ]
dant sur le mouvement ascendant des solutions, il ne se produit actuel¬
lement ni accumulation des hydroxydes dans le liant du profil, ni for¬
mation d’une cuirasse supérieure, caractéristiques des latérites à cara-
• A"-A 1 (1 à 10 cm.) repose directement sur la roche-mère. Le
c de l’un à l’autre est alors brutal ; à la teinte noirâtre des hori-
la teinte très claire de l’assise
; sols sont plus évolués, la succession est plus
i transition s’cITecluc progressivement. L’on note même,
parfois, un très léger horizon podzolé A-, Toutefois, B demeure prati¬
quement absent, sauf lorsque le sol, suffisamment vieux, recouvre une
roche dont l’altération avancée a permis l’accumulation de quantités
quelquefois considérables d’argiles de décalcification.
A cet égard, un profil relevé par l’auteur à La Roche file Maré-
Loyaltv), sur calcaire corallien soulevé, le 7 février lî)4(», illustre bien
I cm. Brun Van Dyck
Horizon d’accumulation. Argile de décalcification brun ronge,
fortement compacte, plastique. Eclat gras. S’infiltre sous
forme de poches de 50 à 70 cm. de profondeur et même plus,
à l’intérieur de ’
Roche-mère. Calcaire <
Tex-
Entre A 1 et B, l’on distinguait, par places, une très légère zone
Nous compléterons ce bref aperçu par l’analyse d’un échantillon
de sol, prélevé le f» mars 104.3 près du bâtiment de la Résidence, à
Kuto (Ile des Pins) :
Prise effectuée dans les horizons supérieurs (A“ + AUi/i )
sur une profondeur de ±8 <
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl’B. 4,5
dépendant de la formation climacique îles bois des collines littorales,
avec Aglaia eheagnoides (A. Juss.) Bcntli., Diospyros cf. Ebenum Koen.
et linge nia orari'a Guillauni. Slrale herbacée ± anthropophile à Rivinia
h u mi lis I.. Sous-sol géologique : récifs madréporiqucs soulevés.
Capacité en air et en eau ( volumétrique), par méthode Siegrist.
particules solides pouvoir de rétention pouvoir de rétention
: maximum de l’eau :mlnlraum de l’air
Capacité en air et en eau an moment du prélèvement :
Contenu en eau : 36 %. Contenu en air : 10 % ■
Perméabilité du sol : Temps d’infiltration :
1" Mesuré sur le terrain (100 cm 3 d’eau versés dans le cylindre
enfoncé de moitié dans le sol).
a) sous couvert de Ficus gr. prolixa, sol nu. ^ t
b) sous-bois à Aglaia eheagnoides, sol nu.. . . *•’
c) sous-bois à Aglaia eheagnoides, avec strate herbacée a
Rivinia humilis ..
d) sous couvert de Melin Azcdarach, strate herbacée à
Rivinia humilis .
Moyenne des quatre observations.
2“ Mesuré au laboratoire sur un échantillon saturé d’e
égoutté pendant deux heures (temps de passage de
d’eau à travers le cylindre de terre de 250 cm- ) .
50”
l‘uu puis
100 cm 3
1*15”
Analyse mécanique : (Méthode Woi.I.ny) sur 1.000 g.
séchée à 100" C.
Cailloux (éléments plus grands que 10 mm.). ..
Gravier grossier (éléments compris entre 10 et 5 mm.). .
Gravier moyen (éléments compris entre 5 et 2 mm.)..
Gravier fin (éléments compris entre 2 et 1 mm.).
Terre line (éléments au-dessous de 1 mm.) .
de terre des-
225 p. 1.000
65 p. 1.000
40 p. 1.000
7 p. 1.000
663 p. 1.000
Les graviers moyen
pourcentage de matières
morceaux d’écorce, etc...
ne nt uniquement de la fr
minés à la surface du sc
et fin contiennent néanmoins un très fort
organiques : brindilles, débris de racines.
Les cailloux et le gravier grossier provien-
ragmentation des blocs madréporiqucs dissé-
:>! Ils sc rencontrent presque exclusivement
en A" et à la partie supérieure de A 1 .
Source : MNHN, Paris
gag-
41 R. VIROT.
3“ Sols formés aux dépens îles roches éruptives magnésiennes
(péridolites) :
Pur suite de leur importante superlieie en Nouvelle-Calédonie et
leur dominance absolue dans la région du bassin de la Tonlouta
du massif du Humboldt, ces sols méritent une mention toute parti*
liérc.
Leur mode de formation dépend, de toute évidence, du processus
latéritique. Cependant, l’analyse y décèle comme caractère important
l’absence presque totale d’alumine, au bénéfice de l'oxyde de fer qui
atteint, par contre, des proportions considérables.
Dans un but de clarté, on peut en aborder l’examen d'après cette
classification :
a) Sols rocailleux et rocheux des créles cl des éboulis.
b) Sols en place, issus de l'altération récente des péridolites.
c) Sols alluviaux ferrugineux, d'origine serpentineuse.
d) Chapeaux lalàritiques scoriacés d’hématite et lits de nodules
pseudo-pisotifhiques fossiles.
Source : MNHN, Paris
TATION CANAOri-
45
il) Sols rocailleux et rocheux îles crêtes et îles éboulis : Dans les
stations exposées : crêtes élevées, sommets aigus, les facteurs clima¬
tiques déterminent, chez les roches qui restent constamment exposées
à leur action, une altération superficielle rapide et intense. Les roches
les moins résistantes se fragmentent puis se délitent, en donnant lieu
à la production de matières pulvérulentes, ('.es matières sont rapide¬
ment entraînées vers le bas par les eaux de ruissellement et seuls sub¬
sistent les éléments que leur dureté suffisante a protégés de la désagré¬
gation. Us constituent des entassements plus ou moins cohésifs et im¬
portants, dont la description correspond à celle donnée par E. (.lasser.
Milieu biologique très pauvre, ces chaos n’en permettent pas
moins, dès le début, la colonisation végétale par certaines especes
pionnières, de petite taille, susceptibles de se contenter de ces condi¬
tions extrêmes. L’humus provenant de la décomposition sur place etc
leurs parties mortes et dont la production est favorisée par une mim'-
dité généralement d'autant plus forte que l’altitude est plus e:ey e,
, i ■.• .«-Anor» l’installation
s amasse progressivement dans te
ultérieure d’espèces plus
fentes et prépare l’installation
., ..-bustes. Celles-ci trouvent là des conditions
stationnelles favorables à Va protection des jeunes planlules, ainsi qu à
la résistance au déchaussement par les vents, grâce à l’ancrage de leurs
racines dans les interstices rocheux.
Celle disposition se retrouve, bien qu’atténuée, dans le bas des
Pentes raides, où les blocs descendus des sommets s accumulent en
formant des éboulis. Cependant, ces entassements sont en général par¬
tiellement noyés dans «les amas de produits d’altération superhc.el
«lui ont également glissé le long «les pentes. Les condition, biologiques
sont alors plus propices que sur les crêtes. Le sol plus pro > rc
uissant les anfractuosités de la roche permet, dans les meilleures
jonc-turcs, l’établissement de la forêt mésophile.
In Sols en pince, lutn de rallémlion récente des péridotites :
Lorsque l’ossature rocheuse apparaît dégagée des alhtvlons ferrugi¬
neuses, l'altération superficielle des péridotites conduit sourent a la
formation, sur place, d'une arène grossière, de teinte ocre jaune plus
°u moins claire La silice semble v dominer, de même que les îrag-
mcnls non encore digérés d’enslalite. La teinte ocre jaune (et non
brun rouge) paraît indiquer que le fer n’y est pas encore parvenu a
l’état d’hydroxyde libre.
De tels sols garnissent les dépressions, les vasques «d les fentes
des rochers, lorsque la disposition orographique locale s oppose au
transport des sédiments par le ruissellement. Leur épaisseur est près-
«lue toujours très faible et leur profil particulièrement simple. L hori¬
zon 15, en général seul présent, possède une. puissance atteignant au
Plus quelques décimètres. Si le sol est recouvert par des peuplemen s
arborescents, les débris végétaux parviennent a former une hture no -
râtre et peu épaisse A ', de 1 mm. à 11 cm., en moyenne qui ne parait
Pas s’incorporer à l'horizon d’accumulation sous-jacent. Afin de s en
Source : MNHN, Paris
H. VIKOT.
assurer, il suffit de gratter avec le doigt la couche humifère superfi¬
cielle, pour voir apparaitre aussitôt l’horizon lî. Il n’existe pas île zone
podzolée A-,
I.a fornialion de ce type de sol, à faciès jeune, semble se conti¬
nuer actuellement par l’apport de parcelles rocheuses provenant des
péridolites. Il donne l’impression de contenir une proportion de fer
plus réduite «pie celle des autres produits d'altération superficielle. La
composition des dunites, roches-mères aux dépens desquelles se cons¬
titue très fréquemment ce substratum, semble bien jouer un rôle pré¬
pondérant, peut-être parce que le 1er s’y rencontre principalement
sous forme d’une combinaison plus stable', pratiquement inattaquable
(fer chromé).
) Sols alluviaux ferrugineux. <l'origine xerpentineuse : Nous arri-
maintcnanl à l’examen de sols — véritables roches-mères - qui,
es noms locaux d’argiles rouges et de terrain minier, couvrent,
ï contredit, la superficie la plus étendue au sein des terrains érup-
îs de l’altération des harzburgites que de celle des
stricto) cl des roches augitiques, ces sédiments se
les plateaux ; partout, ei
crues et s’étal
bancs le long des rives des cours
D’une puissance souvent énorme (parfois plusieurs mètres), ces
dépôts présentent une texture ordinairement très compacte, grasse,
argileuse, rarement arénacéc. Leur coloration varie de l’ocre jaune au
brun violacé, en passant par l’ocre rouge, le rouge de Venise et le brun
rouge. Ils sont plastiques et pratiquement imperméables. Cependant,
ce ne sont pas de véritables argiles, car l’analyse chimique fait res-
E. Coasser (loc. cit.) en fait celle description (p.
« C’est donc à tort que l’on désigne c.
d’argiles ferrugineuses, nom qui évoquerait l’idée de la |
de l’argile dans la composition de la masse ; néanmoins celte exp
sion rend assez bien compte de l’apparence présentée par ces ma;
d’oxyde de fer, aussi remploierons-nous avec les auteurs qui l’ont (
décrite, mais en faisant bien remarquer que c’est là une express
(pp. 331-332) :
étions Inslitulc Mining
Voici quelques analyses extraites du mê
1 et 2 : Rapportées par M. Garland (Tri
and Metnllurgy, pp. 121-148).
Source : MNHN, Paris
IATION ('.AN AO II-:
47
11 '* : Effectuée par M. Moork au laboratoire du Service local
des Mines à Nouméa, sur un échantillon d’un banc spé¬
cialement oereux exploité comme ocre auprès de la Baie
du Sud.
11 ^ ( ‘l •> : Exécutées par ti. (îi.asskr sur des échantillons provenant,
l’un de la mine « Hasard » à Tomo, choisi particulièrement
argileux, l’autre de la mine des « Bornets » à Thio, pris
au voisinage immédial d’un gisement de nickel exploité.
f lll «. ia,4?
Sesquioxyde de fer. 69,30
Alumine .... 0 45
Oxydes de nickel et de cobalt .. 1,64
Chaux . ■
***gn"als et oxyde de manganèse . 0,39
Sesquioxyde de chrome .
&u . 9,80
0,74
2,13
11,02
« La teneur en fer métallique de ces différents échantillons res-
l°f}, respectivement à 48,51 %, 46,45 , 51,56 %, 25,55 % et 44,66 %
l’élal cru, et à 53,78 *:•;, 53,2» %, 57,04 <7 ,, 32,14 </< et 51,39 % après
calcination ; ils constilueraienl donc encore le plus souvent de vérita¬
bles minerais de fer ».
Hccemmenl, deux pédologues néo-zélandais, K. S. Birrell et A.
•• S- Wriuiit (1945), ont soumis à l’analyse «les échantillons de sols
serpentineux alluviaux, prélevés dans un ancien « prospect » près de
• ®poui. Nous reproduisons ei-dessous une partie de leurs tableaux :
- Composition chimique -
s les
: t
i
: t :
i
i
3 ‘9 -,.
3,45
Al 0> « T10 ? .
4,23
r»^o 5 .
68,6
74,6
Cr'c5.
0,97
0,10
0,30
0,05
: 0,27 :
Nul
_
.
0,06
: 0,42 :
0,62
_
: Tr. :
_
_
Bases et corps non
1,00
0,84
: 0,67 :
0,68
0,86
Parte au feu .
13,68
5,12
: 15,28 :
12,70
15,59
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
Il s’agit, ainsi que le mettent en évidence
strat exceptionnellement minéralisé et pa;
('.es amas constituent des sols à prof
nnlyses, d’un sub¬
conjonctures les plus favorables (couvert forestier
litière noirâtre de produits végétaux en voie de
moins rapide A", dont la puissance v;
environ f> cm. et parfois plus. La litière, lorsq
la zone BC. Le passa
quelques millimèlri
u’elle existe, paraît
Ci Col horizon ne s’étant pas, dans la plupart des cas. formé «en place».
‘.viïon' “riHli'SSl. cmplSttrôriioüt: JJttSS. Æ
Source : MI JHN, Paris
nïîh
I.A VÉGÉTATION CANAOUIÎ.
: alors
est relativement horizon-
I luunifères. Si la perméabilité est
les solutions, il
A 1 , bien repré-
A*.
Sur les surfin
'ont emportés par les eaux de rt
dans le lias des pentes, ou dans 1
parviennent, 1
taie, à former
s’établit des sols de profil A’-A'-A*-BC,
senté, passe graduellement à un léger h
U long des 1,erses des cours (l'eut! à pente faible, le courant (léter-
mine un arasement marque. La coupe montre alors, en direction de
l’eau, un profil soit vertical, soit légèrement surplombant, cette der¬
nière disposition déterminée par des variations saisonnières nettement
différenciées du plan d’eau et du régime.
Sur les pentes dénudées, l’insolation intense et le ruisellemcnt pro¬
voquent la fissuration de la couche supérieure du sol, puis son effon¬
drement par pans verticaux successifs et l’entraînement des matériaux
éboulés par les eaux sauvages. Ce mode d’érosion conduit au creuse¬
ment de larges crevasses, dont certaines assez profondes (jusqu a 2-.1
m. et plus), présentant des parois abruptes et fortement découpées.
d) Chapeaux tatériliqnes scoraciès tl’hématite et Ht* <te nodules
Pseudo-pisolithiques fossiles : Sur les plateaux, de même que sur cer¬
tains sommets arrondis, les produits d’altération des serpentines sont
assez fréquemment recouverts par d’importants bancs de blocs scoria¬
cés et des lits de nodules d’hématite rouge. De teinte générale brun
f oncé ou noirâtre, ils communiquent au sol un aspect brûlé.
Oe beaux exemples de cette formation existent sur le plateau cen¬
tra! de l’Ile des Pins (Kounié), dans la Plaine des Lacs, sur la presqu’île
•le Bogota (près Canala) et sur le sommet du dôme de la Tiéhaghi. On
Çn rencontre également en de nombreuses autres localités, mais tou¬
jours au sein des terrains éruptifs magnésiens.
Le volume des blocs varie de plusieurs mètres cubes à celui du
Poing. Cette dernière conformation leur a valu, de la part des
locaux, le nom de « patates de fer ». La surface des blocs est
'l’une multitude de cavités irrégulièrement alvéolées, séparées par des
, réparties connue celles de la
• terreux et de couleur locale brun foncé, teintée
l ,iU> placés de rouge sombre, les blocs offrent à la cassure un éclat
Presque métallique, gris bleuâtre foncé, et une texture finement gre¬
nue. Cependant, celte disposition est loin d’être homogène. L’intérieur
sc révèle toujours partiellement carié et criblé d’une quantité d exca¬
vations plus ou moins remplies par de l'oxyde de fer pulvérulent, jau¬
nâtre ou rougeâtre.
Les i
'» «Mgrégatimi de fn
caractérisés par une ap|
ultat de
ils sont
roulée particulièrement nette. De forme
Source : MNHN, Paris
varie de la taille d’i
;>0 H. VIROT.
noisette à celle d’un grain de chènevis.
E. Gi.asskk donne îles uns el des ;
(1903, |)|>. 328-329) (I > :
mires les analyses suivantes
Minerai de fer. Hématite rouge :
n" I et 2 : Exécutées à l'Ecole des Mines de Paris, par M. Moissenkt,
sur des échantillons rapportés par M. Hi:i’hti:ai'.
n 3 : Effectuée au laboratoire des forges de Saint-Nazaire, sur
un échantillon de M. Garnie».
n' 1 4 : Effectuée par E. Gi.assku au laboratoire des Mines de Saint-
Etienne, sur un échantillon recueilli par lui à la baie Bâ.
Minerai en grains roulés (Hématite rouge)
ment émoussés ou arrondis dans la plupart des cas. Sur les
nu-nu-*(|ui- U oeux des ^rértdenïs'sî* *r
Source : MI JHN, Paris
LA VÉGÉTATION GANAOL'K.
Planes de quelque importance, les élémeiils de surface s’établissent
approximativement de niveau, en couches relativement régulières, dont
la puissance peut atteindre plusieurs mètres. Sur le rebord des pla¬
teaux et sur le haut des pentes, les blocs se sont réciproquement cul¬
butés en glissant et chevauchent maintenant les uns sur les autres
dans un désordre chaotique. Parfois, certains éléments ont été entraî¬
nés en aval, fort loin de leur point de départ, et se retrouvent isolément
au milieu des produits d'altération, souvent même partiellement noyés
dans leur pâte.
Par suite de leur extrême mobilité, les lits de nodules roules se
rencontrent exclusivement sur les plateaux ou les pentes à laible incli¬
naison. Parfois à l'étal pur, ou assez fréquemment mélangés a des pro¬
duits pulvérulents d'altération superficielle, ils peuvent atteindre une
puissance de .'50 cm. environ. Ils ne semblent pas, du reste, exclusive¬
ment liés à la proximité des blocs scoriacés et peuvent exister en dehors
de cette formation.
Du point de vue pédologique, la présence de ces produits forte¬
ment ferrugineux (blocs et nodules), véritables minerais, pose un
problème spécialement intéressant.
Diverses hypothèses ont déjà été émises sur celte question, en
particulier celle invoquant l'action d’une ségrégation ignée d origine
interne, avec, comme résultat, une concentration ferrugineuse super¬
ficielle en chapeau.
Cependant, les théories pédologiques
ectodynamomorphes, autorisent à penser que les blocs scoriacés
d’hématite rouge néo-calédoniens pourraient fort bien représente! les
vestiges fossiles d’une carapace latéritique. Celte carapace se serait
vraisemblablement formée sous l’influence d’un climat à saison séché
bien plus marquée que de nos jours. L’évaporation intense aurait
permis, par remontée des solutions du sol, la concentration en sur¬
face des hvdroxydes de 1er sous forme d’une véritable roche. Par la
suite, la continuité de la carapace latéritique aurait été fortement alté¬
rée par une succession de mouvements orogéniques de faible ampn-
lude, ou plus simplement par l’érosion avec, en défimlve 1 acquisition
de la physionomie actuelle.
Présentement, l’évolution latéritique des sols néo-caledoniens sem¬
ble arrêtée à son premier stade et ne pas aboutir à la production d une
zone concrétionnée supérieure. Certains sols serpcntineux montrent
pourtant, en surface, une légère croûte noirâtre d’une épaisseur de
quelques millimètres. Toutefois, celle particularité ne saurait être im¬
putable, à notre avis, à la latéritisation et dépendrait plutôt d un phé¬
nomène de durcissement déterminé par l’action de l’insolation directe.
Les formations ferrugineuses scoriacées et noduleuses ne peuvent
être considérées comme des sols biologiques à proprement parler. Le
caractère éminemment instable îles lits de nodules pseuc o-pisol.thi-
ques en interdit d’abord, en principe, la colonisation végétale. Quant
aux bancs de blocs scoriacés, les anfractuosités nombreuses et par ois
profondes séparant les éléments constitutifs, permettent 1 installation
formation des sols
Source : MI JHN, Paris
progressive des végétaux supérieurs, à peu près dans les n:
• celles examinées à propos des sols rocailleux <
s crêtes et des sommets. Les intervalles sont presque toujours plus
moins comblés par des produits d’altération superficielle et l’on
it alors s’v développer des arbustes et mé
Réaction des sots pli : Aucune élu
uns II ; à l'intérieur des différents types de
néo-calédoniens n’avait été entreprise avant nos recherches (1 >.
Ainsi, les quelques chiffres ligurant ci-après el qui se rapportent
,'s sols dérivant des serpentines el des péridoliles, résultent unique-
îl d’analyses effectuées par l’auteur. Le nombre évidemment insuf-
i nier dit d’en tirer des inductions précises. Néan-
dc la concentri
îs, ccs quelques données représentent a
i générales du pH à l’intérieur des difféi
Argument : Méthode calorimétrique. Réactif anglais « H.D.ïI. —
donnant des virages entre pH II et pH 11.
1/10’ d’unité pH.
pli dans eau hidislilléc neutre,
pli dans eau hidislilléc neutre, avec clarification à
de S() 4 Ba (Procédé Kühn).
Source : MNHN, Paris
T.A VÉOftTATION CANAOl'F..
('es quelques mesures .
"îcnl acide des sols issus de l’alléralion des serpentines. En outre, il
faut tenir compte du fait que l’emploi du sulfate de baryum pour da¬
te particularité
ce, puisqu'il s’amasse toujours plus c
Produits routes d’altération superficielle entre les interstices et <
les cavités séparant les blocs ou fragments d'hématite.
Dans les profils normaux, les horizons A :
1-a niasse BC l’est toujours un peu moins et l’oi
'laits arénacés de couleur ocre jaune, e’esl-à-d
en Fe-0 :! est la plus faible (analyses n" 4 et à),
‘ ixièmes d’unité pH que les substrats
dans lesquels la concentration en hydroxydes ferriques
la plus impôrtanlt* (analyse n 3). Il est probable qao le déport
arc incomplet de la magnésie à l'intérieur des produits arénacés
s doit être mis en cause, la. présence de MgO ou de CO’M* suf-
liratt donc à expliquer les dilïérences de pH entre les sols ocre jaune,
en place, el les pioduils franchement» alluviaux ocre rouge, dans les¬
quels les bases ont élé entièrement libérées et fortement lessivées.
D'autres analyses porlanl sur diverses argiles latcriliques, den-
Vî, nt de roches sédiincntaircs et c
teincnl les résultats obtenus avec les sols i
magnésiennes. L’on note régulièrement une acidité .
direction du lias du profil. Les horizons huinifèrcs soi
Par contre, les sols dépendant d’une roche mère <
Particulier les calcaires madréporiques soulèves) dont la c
neée, offrent souvent une réaction neutre
effectuées sur un échantillon
•t prélevé dans l’horizon A*-
à proximité de la Résidence de Kulo (Ile des Pins) (cf. p. 42), accusa
’ > l’ordre de 7,5-7,H.
des roches érupti-
TuCS
s’ds'rocliéux dominent le long de la crête principale du massif
holdl Ils sont snécialement bien développés dans ta portion
comprise entre ie somilmt du Mont Huraboldt eU.coldlt
ques et des flaques», vers 1.31)11
poinl, jusqu’au piton n- 3Ô4 (ail.
, en place, et les alluvions
1.050 ni.), ils alternent avec les
Source : MNHN, Paris
mm
54
II. VÎIIOT.
> rts |
occidentaux du massif
i épais manteau de produits il'a
Œ
entièrement
de môme que les croupes et les pentes qui limitent les vallées du bas¬
sin de la Tonloula. ('.es allusions constituent, d’autre part, des bancs
étendus le long des rives de la Kalouéhnla el de la Tonloula. Occu¬
pant. en général, une bande d’une largeur assez réduite, restreinte
par l’étroitesse du fond dis vallées, ils prennent une extension con-
• à l’intérieur de la « plaine » de la Tonloula, au point de
e sédimenlaire nummulilique. Ils se pré-
, sous l’aspect de dépôts d’une couleur relâ¬
chant de l’ocre jaune mêlé de sépia. Leur
profil montre une teinte uniforme de lias en haut. Pourtant, les cou¬
ches supérieures sont parfois plus foncées, légèrement noirâtres, dans
les endroits où une couverture végétale suffisamment dense (peuple¬
ments d’.l c/icin spirnrbis ou de Mrlnlciicn f.riiradendron, par exemple)
favorise la production d’une substance luimifère qui s’incorpore pro¬
gressivement à l'horizon sous-jacent. Le niveau de ces dépôts allu¬
viaux dépasse faiblement, en « plaine », celui des hautes eaux de la
Tonloula et leur coupe, en bordure de la rivière, présente la disposi¬
tion particulière signalée précédemment (p. 49).
Les matériaux modernes de nature torrentiel le (cailloux, galets)
sont bien représentés tout le long des rivières de la région reconnue.
Dans la plupart des cas trop mobiles pour permettre l’établissement
des végétaux supérieurs, ils parviennent cependant, lorsqu’ils sont suf¬
fisamment vieux et mêlés d'alluvions terreuses, à réaliser un milieu
passable mis à profit par quelques arbustes appartenan
plus ou moins bygrophiles.
Les foi
elle, loin d'acquérir la situation prépondérant!
les territoires plus méridionaux, comme la Pla
pie. L'on rencontre, eà et là, des blocs isolés le
paraissant presque toujours partiellement sous I;
ferrugineuses. Nulle part dans la région visitée, ils n’existent en puis¬
santes couches. Cependant, les lits de fer noduleux pseudo-pisolithi-
ne sont pas rares. On en remarque près du confinent de la Koéala-
lamba avec la Tonloula, de même que sur le bec formé par la
ion de la Rivière du Ilumboldl avec la Kalouéhola. Les petits pla-
base de l’arête occidcn-
i crête principale, en sont égale-
Réscmé
; ('.auac.tkuks f:i)Ai‘iiiQu:s.
L’inventaire qui précède met on relief la
nventaire qui pr
gique el pélrographiquo
ficie relativement faible.
•lief la grande i
’.alédonie, eu égard à sa super¬
lieu de signaler comme traits
Source : MNHN, Paris
A VÉGÉTATION CANAOl'E.
. ”<vii.uu ut . i accumulation clos alluvions scrpcntincuscs. Les pre-
jV ers montrent une alteration siallitique avec production d'argile de
décalcification. Les seconds, tout en dépendant du processus lalcriti-
que - sont fortement individualisés par une minéralisation ext
d un milieu biologique d’un
tout à fait
Particulier dans les régions de Saint-Vincent, La Foa, Poya,
‘">iit, Voh, Gomen et Koumac.
I-es massifs montagneux sont ordinairement répartis sans ordre,
toutefois, la portion de territoire bordant la partie septentrionale de
a cote Est, comprise entre les centres de Pain et de Hienghène, fait
exception à cette règle. La barrière i
tinuilé sur une distance de i
a la côte, est marquée par plusieurs somn
•Monts Ignambi et Colnctt), dont le point cul
t anié (ou Tatou), avec 1.640 m. d’élévation,
disposition d’une
Partout ailleurs, les massifs indépendants et séparés les i
autres par de profondes vallées encaissées ou des cols plus <
accusés, développent des ramifications dans toutes les d
trait marquant montre combien est erronée l’appellation de
«chaîne centrale», donnée par les colons à l’ensemble montagneux
Malgré la localisation géographique hétérogène des massifs, leur
cieyalion relativement importante et leur distribution par rapport à
alizé régnant parviennent à déterminer de notables variations cli-
■"atiques entre les deux côtes,
grosso modo, un « adret », chaud i
. L’adret se trouve repré¬
senté par la côte occidentale, ses « plaines » littorales et les pentes
°uest des massifs limitrophes ; l'ubac comprenant, outre la côte orien-
hde, le complexe montagneux qui s’étend tout au long de l’axe longi¬
tudinal de l’ile canaque.
Le modelé du terrain subit des variations importantes, fonction,
directe de la nature pélrographique du sous-sol. Les mamelons des
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
« plaines » mon tueuses cl les collines inférieures s'étendant au pied des
grandes masses montagneuses possèdent généralement des sommets
arrondis et des pentes adoucies par l’érosion ou l’apport d’alluvions.
Cependant, l'effondrement de portions plus ou moins importantes des
pentes, avec formation d'à pics et de crêtes dentelées, se produit lors¬
que l'érosion est intense et la roche dure. Des exemples typiques de
ce dernier phénomène s’observent sur les collines de grès durs crétacés
qui se développent au N.W. de Nouméa, le long de la route coloniale
Les sommets élevés des terrains eristallophyllicns et permo-
triasiques se distinguent souvent par leur aspect de pics pointus, à
pentes extrêmement raides et à parois parfois même surplombantes
Les culminances crétacées sont aussi quelquefois
. Les sommets nummuliliques, par suite de leur élévation
s contours dégagés. Il faut
près de liouloupari, dont la silhouette en « pain de sucre » se détache
vigoureusement des molles ondulations de la « plaine » environnante.
Les calcaires plus ou moins cristallins interstratifiés en amas
: foi
; ruiniloi
Hienghène et de Tchalabelj,
tressés ou des pointes aiguës, striés obli¬
quement en lames de sabres (corne de Koi
Les calcaires madréporiques soute
profil tabulaire. Celle conl'orm
étages, correspondant géologiqu
d’exhaussement successives. Leur niveau comprend toute
lions entre les banquettes littorales, dominant la surface <
1 à ô ni. seulement, et les masses rocheuses parfois a
de 100 m.) et à parois verticales, véritables falaises, c
sous le nom vernaculaire de « titis Toutes les fois que c
lions arrivent en contact avec la mer, l’action des vagues entaille leur
base dans la zone de balancement des marées et y détermine un profil
surplombant. C’est ainsi que se constituent les corniches des ban¬
quettes littorales et les pâtés coralliens isolés en forme «I
Très fréquemment l’érosion pluviale a donné lieu à I
■; ruiniformes et de grottes s
lièrent de ce
Les crêtes, pratique
aigus nettement marques, présentent, en général, une
mamelons à contours plus ou moins amortis, suivant
recouvrement par les alluvions ferrugineuses. On y voit
jours alterner dômes, clochetons et plateaux en réduction. I
massifs sont nettement isolés, ils adoptent fréquemment la foi
absolument typique de dômes surbaissés, tel le bel exemple du Mont
Dore, au Sud de Nouméa. Dans d’autres cas, I
Source : MNHN, Paris
i VfififiTATION CAN'AOU-:.
* <'t il sc c
I» 1 'U I Poli!
Les
lue une sorte d'aire nivelée I
r au plaleau de Tiéa, proche de Poueinbout.
c a raclé ri se ni ordinairemenl par leur grande raideur. En (in” les ramifi-
c,, tions secondaires multiples des arêtes aboutissent à un comparti¬
mentage remarquablement poussé du terrain, véritable enchevêtre¬
ra brève d< serinlion géographique figurant au début de ce travail
■ 11-12» synthétise les caraeléristicpies orographiques de la dition du
(•elle rubrique comprend l’inventaire des actions diverses, inlen-
os êtres vivants (végétaux, animaux,
. ,.. .a composition et l’évolution du com¬
plexe végétal néo-calédonien.
Pour répondre à la classificali.
écologistes, on peut les subdiviser en
a) Fadeurs plnjtobwtiques, concernant l’interaction végétale.
b) Facteurs znobiotiques, relatifs à l’inlluencc exercée par les ani-
M va sans dire que ce
s< 'hémalique. Ainsi, la concurrence suscitée au sein d’u:
'egclalc par l’introduclion d’espèces étrangères, prend logiquement
Place dans la catégorie des fadeurs phvtobioliques. Cependant, et c’est
Un ras désormais classique dans les régions tropicales, chacun sait
Parfaitement que l'importation d’espèces exotiques résulte presque
enjoins de l'action humaine, volontaire ou non. De plus, les animaux,
( t en particulier les Oiseaux, contribuent bien souvent à l'élargisse-
l,u ‘nl des aires occupées par ces espèces. Il ressort donc, de toute évi-
•!i | U | <|UC celU ‘ ‘■" l "P‘ 5lili °n outre végétation introduite c
peuvent èlre à la fois imputables aux fadeurs phylobiotiqu
‘“.[«os cl anlbropologiques. L’on pourrait d’ailleurs aisém
plier les exemples de ce genre, dans lesquels entrerait la co
on toutes proportions des trois facteurs précités.
H parait effectivement difficile de se dégager d’une (
dont la raison est avant tout pratique et obéit manifest
so «ci de clarté, sous peine de tomber dans un compartimentage <
. ' : considérable du nombri
el végétation
l'en découler.
Source : MNHN, Paris
a) /'acteurs pht/tobinHi/ncs : Le mécanisme clos relations inler-
individuelles et interspécifiques, naturelles, des espèces autochtones
néo-calédoniennes est encore 1res mal connu. Du reste, l’étude progres¬
sive de la phytodynamique devrait constituer l’un des principaux
objectifs de tout travail phytogéographiquc ultérieur.
D’ailleurs, la matière de la présente subdivision se trouve ordinai¬
rement restreinte, dans les ouvrages similaires, i I ipprc- i silim tr: s
générale du rôle destructeur ou modilicaleur Ci des espèces fou de la
végétation) introduites à l’égard de la végétation spontanée.
Dès 1921, les travaux de A. Giii.l.U’min i 1921-192(1 -19.'i4' ) avaient
éclairé d’un jour particulier l’état de dégradation avancée dans lequel
se trouvait la végétation autochtone néo-calédonienne. Sans être, tou¬
tefois, aussi alarmante qu’à Madagascar, celte dégradation intéressait
déjà à cette époque au moins 2.’. p. 1(1(1 de la superficie de l’ile eunuque
el d’après l’inventaire floristique l’on comptait 18 p. 100 d’espèces
introduites.
les régions littorales de la cote
En fait, ce .«
Ouest qui sont les plus tou
celui de la côte orientale, favorise l’action destructrice des feux de
brousse. Sur les étendues dénudées se sont développées de nombreuses
Graminées et quantité de « mauvaises herbes » introduites à des
lors des tentatives de création de prairies artifi¬
cielles. Un pyrophyte natif en voie de multiplication : le Niaouli (Mrlu-
leuca Leucailendron L.) et tout un lot d'espèces utilitaires ou décora¬
tives, introduites avec un sens de l’à-propos pour le moins contestable
et dont la culture est à présent abandonnée ( Liinluun Cumnm I,., Psi-
diiim Gnu java Raddi, Acacia Farnesianu Witld., Schinus tcrebinlhi-
folius Raddi, Fourcrot/a f/if/antea Vcnténat, etc...) complètent cet
ensemble. Certaines d’entre elles se sont relativement peu répandues ;
d’autres, en particulier le Goyavier et le Lanlana. grâce à une forte
souplesse écologique, ont pris soudainement une extension inattendue
et sont devenues de véritables pcsles. Elles menacent dangereusement
; agricoles et contraignent les colons à une lutte con-
c afin de préserver de leurs atteintes les terrains encore libres.
Insensiblement et sur presque tous les sols, celte végétation secon¬
daire s’insinue dans les clairières des peuplements autochtones, s’ins¬
talle en bordure des lisières et profile de la moindre morsure du feu
sur les limites forestières pour recouvrir le terrain dégarni. Une remar¬
quable exception mérite d’être spécialement signalée : c’est celle des
terrains serpenlineux dans lesquels la nature du sol se révèle pratique-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CAN.VQt’E.
npatihlc avec lo foi
{lie du su lis Ira tu n
(Ni, Or, Oo, Mn, F,
des espèces introduites. La
xtraordinaîtement riche en
ions l'avons dit, en est vrai-
I») Fadeurs zoobinfiques : Les animaux susceptibles d’occasion-
P ;ir leur action de notables modifications dans la composition
dion donnée sont principalement des Mammifères et des
Cetle action peut
secs, hile est soit destructrice : liroutement des organes végétatifs
aeriens, stérilisation plus ou moins complète par consommation des
unis murs, fouissements pour la recherche des tubercules : soit édi¬
ficatrice : dissémination par les excréments de semences de fruits,
•i sorbées et non digérées (plantes endozoochorcs), transport à dis-
(ance des diaspores adhérant à la toison des Mammifères, aux plumes
011 aux pattes des Oiseaux, etc... (plantes épizoochores).
Considérée sous l'angle zoologi(|ue, la Nouvelle-Calédonie se carac-
erise par la possession d'une faune indigène supérieure extrêmement
pauvre. Les Mammifères autochtones, par exemple, n’v sont repré¬
sentés que par de rares espèces de Rongeurs (Rats et Souris arbori-
eolcs) et de 'Chéiroptères (grandes Roussettes arboricoles, frugivores, et
petites Chauves-Souris cavernicoles et insectivores). L’avifaune est.
Par contre, plus richement dotée, mais l’action des Oiseaux aborigènes
S . U| .la végétation parail pratiquement insignifiante. Peut-être convien¬
drait-il, toutefois, d’attribuer l'expansion relative, dans certaines ré-
ffons, «R, Rancoulier (Maintes molmama (L.) Willd.)
"'•«-calédonien (Phy/utcnrax monethiloides tl.ess.M, friand des fri
1 e cette espèce et uu'il transnorle parfois à de grandes distances.
nlionner les Mammifères :
I- on doit tout d’abord i
Le Porc ni.
01 donl l’introduction remonte peut-être à une i
. Ce Cerf, importé vers le milieu du siècle dernier à litre déeo-
'a il et qui, échappé par la suite et retourné à l’état sauvage, comble
t de l'occupai!
an de bovins
ion fi :
Enfin, et dès le i
(,, d lait appel à l'importation de bovins comme source de traction
agricole, de viande de boucherie cl de produits laitiers destinés à la
consommation locale. En revanche, il semble que les projets de créa-
10,1 de troupeaux de caprins et ovins n'aient pas donné les résultats
, puisqu'il l’heure actuelle l’on rencontre dans l’île assez peu
talion se sont
:• et cos
V Acridotheres Irislis -
Source : MNHN, Paris
CO
H. VIÜOT.
ginaire du Sud :isl:itiqut* cl connu localement sous le nom de Merle
des Moluqucs. Parmi ces trois espèces, seule la dernière, primilive-
menl introduite pour détruire les criquets et les parasites du bétail,
vaut la peine d’être particulièrement mentionnée sous le rapport des
modifications biologiques.
A la suite de celle liste, il parait intéressant de comparer les résul¬
tats obtenus.
Le nombre des porcs, dont l’élevage reste soumis a une étroite
surveillance, subit en principe peu de variations. Il arrive toutefois que
des individus adultes, surtout les verrats, las d’une vie domestique
monotone, s’enfuient dans les vallées retirées et même sur les sommets
litaires.
Par contre, la prolification intense du Cerf a abouti à la constitu¬
tion de multiples bardes, dont certaines comptaient, il y a encore
quelques décades plusieurs centaines de têtes. Cependant, la chasse
continuelle à laquelle il est soumis en raison de la qualité de sa viande
et des bénéfices commerciaux réalisés par la vente des peaux, en a fait
quelque peu diminuer le nombre.
Les bovins, entretenus soit en semi-liberté, soit dans des pâturages
enclos (paddocks), ne s’éloignent guère des stations d’élevage. D'ail¬
leurs, l'introduction, durant la dernière guerre, d’un Ixode originaire
a maintenu pendant un certain temps l’ensemble du
il état assez précaire. Par suite de leur nombre réduit.
isenl que fort peu l'économie locale.
•Ile robustesse, le Merle des Moluqucs a
importante. De mœurs
l sociables, il s’est uniquement fixé et développé aux alen-
. habités, qu’il quitte durant la jou
pour rechercher sa nourriture dans les herbages \
jours à proximité des troupeaux de bétail, se promet
le dos des bovins qu’il débarrasse eu partie des « mouches plates »
(Hippoboscides) et des tiques. Il est <
une espèce utile, bien qu’il éloigne le
lui et détruise leurs œufs.
Grâce à son exceptionnelle
i journée
pour ce motif, comme
oiseaux plus petits que
Quelles ont été et quelles sont actuellement les perturbations
engendrées dans la physionomie et la composition de la végétation
native par ces divers animaux étrangers ?
Il semble, en fait, qu’il faille considérer leur action destructrice
directe comme peu prononcée. Les Cervidés, qui vivent principalement
dans les « plaines . recherchent surtout les Graminées introduites,
à feuilles plus ou moins alibiles et saccagent volontiers les plantations
île Bananiers, de Canne à sucre, les champs d’ignames et de Pommes
de terre, toutes les fois que l’occasion s'en présente. En aucun cas. la
texture généralement très coriace du feuillage des espèces indigènes
n’est de nature à tenter leur appétit. Si l’on rencontre des cerfs ou des
biches sur les versants montagneux, c’est qu'ils y viennent chercher
un refuge momentané contre les chasseurs ; à la faveur de l’obscurité
nocturne, ils redescendent près des cultures.
Source : MI JHN, Paris
I.A YI-r.l-TATION CANAUl'K.
du (Cochon domc.sli(|iie redevenu sauvage est
, ..-i du Cerf. Omnivore dans sa précédente condition, il
< evient herbivore par la force «les choses et doit se contenter des res-
« qu'il renconlre sur son chemin, Comme le Cerf, il
susceptible de causer de graves déprédations aux plantations et
' Mips de Iu hercules. Cependant, à l’encontre de celui-ci, le tem-
•d lorsque
d«s forêts intérieures il est capable de se contenter pendant longtemps,
S1 H ‘ so ' n (, st, d’une nourriture bien moins nutritive. Il arrive ainsi à
j Se suffire inédiocremenl grâce à la pulpe charnue contenue dans la
•use des jeunes frondes des fougères subarborescenles, aux champi¬
gnons hypogés cl aux rhizomes des Monocotylédoncs. Son action sur
1 complexe végétal reste donc insignifiante, hormis quelques fouisse¬
ments disséminés dans le sol des forêts.
alrice animale se révèle.
us importante que son action destructrice. Un certain
1 'le plantes cndozoochores, en particulier le Goyavier et le Lan-
hovidés, la seconde au Merle des Moluques.
Ces ruminants recherchent avidement les goyaves vertes ou
'unies, qu’ils ingèrent en grandes quantités. Comme les graines de
goyaves résistent parfaitement à l’action des sucs digestifs de ces ani¬
maux, elles sont rejetées intactes dans les excréments. Hiles trouvent
•ans ce substrat essentiellement organique un terrain de choix qui
uxorise leur germination massive. L’on se rend facilement compte de
Cl * phénomène a la saison de fructification des Goyaviers, rien qu’en
««minant les bouses laissées sur le sol par le bétail. Chacune d’elles
constitue une véritable pépinière de planlules très nombreuses, parfois
plusieurs centaines. De tous ces minuscules plants, beaucoup périssent,
mais i| en reste toujours quelques-uns suffisamment robustes pour
josisler et s’établir délinitivemenl. ('.'est ainsi «|ue se sont formés ces
^■"His, quasi impénétrables, où domine en maître le Goyavier, prati-
s "»t donc établis de
1:1 dénudation du sol «
digérées. Des foyers d’invasion
le sorte un peu partout, puis, à la faveur «le
sécutive à l’action des feux de brousses, se
la superficie de terrain recouverte par leurs peuplements
düHtm Jour à s’éku-gïr
adhèrent fortement à I
qu’a
à s’élargir «le plus en plus.
» «les especes epizooefmres ;
nifères, de même qu’aux
Source : MNHN, Paris
II. VIHOT.
le Di’smoilinm ndsventlenx S\v. introduit, croit-on, pour servir de pâture
aux bestiaux, parvint à recouvrir presque tous les terrains cultivés en
l’espace de quelques années.
c) Facteurs unthropnlogiiin.es : Quelle que soit actuellement l'im¬
portance de l’action intrinsèque des plantes et animaux exotiques, elle
est loin d’atteindre celle de l’Homme qui, non seulement par les intro¬
ductions dont il vient d'être question, mais aussi par son intervention
directe, fait sans cesse, suivant l’expression consacrée, reculer par
le Fer et par le Feu les limites de la végétation naturelle ».
D'après l'examen des facteurs phylobioliqucs et zoohioliqii'
alions les plus profondes subies par
lion néo-calédonienne et dues à leur influence se sont surtout pro¬
duites depuis rétablissement des Furopéens dans File. Comme on l’a
vu, ces derniers sont à la base de l'introduction des végétaux à forte
puissance dynamogénélique et des animaux qui. par la suite, ont con¬
tribué à la rapide expansion de ces végétaux.
i ne signifie nullement que des modifications impu-
vanl l’arrivée des
. Les habitants autochtones, s’ils n’étaient pas pasteurs, et
c, se livraient probablement depuis des époques reculées à
des pratiques culturales à l'aide d'un matériel aratoire en bois, primitif
.instruments métalliques,
.• par les premiers Européens,
ntionnel des feux de I
comme moyen de nettoyage des terrains à mettre en plantation, l<
fût connu depuis longtemps, puisque les premiers explorateurs sigi
talent déjà la présence de vastes « savanes ». Or, l’on sait que i
sentent qu’un aspect dégradé et secondaire de la végétation et que des
espèces introduites, en particulier des (irnminécs, les constituent pres¬
que entièrement. De toutes ces espèces beaucoup comptent parmi les
uhiquistes panlropicales; dont le mode d’introduction et l’origine géo¬
graphique demeurent, encore de nos jours, fort obscurs. Toutefois, s’il
paraît, dans l'ensemble, difficile d'invoquer une intention humaine
bien définie, il reste hors de doute que certaines de ces espèces, utili¬
sées dans la pharmacopée et la sorcellerie indigènes et qui figurent
dans le folklore local, furent importées sciemment à des fins détermi¬
nées, au cours des dilTércnles migrations mélanésiennes et polyné¬
siennes qui se produisirent en direction de la Nouvelle-Calédonie.
Sans vouloir entrer dans le détail trop poussé de l’ensemble des
facteurs anthropologiques, il est néanmoins possible d’établir les sub-
1 ) 'Cultures.
2) Elevage.
3) Feux de brousse.
4) Exploitations minières.
â) Exploitations forestières.
Source : MI JHN, Paris
LA V
ATI<>N CANAOl'i:.
63
('uUures indigènes : Il est évident que la culture de diverses espè¬
ces cl variétés d'ignames (l)ioscoren) el de Taros (Colocosia), pratiquée
depuis des temps immémoriaux dans toute la Polynésie et la Méla-
uésie, l’étail également par les indigènes néo-calédoniens. Il semble
!"emc probable que cerlaines variétés'de Bananiers (Musa) el de Canne
a sucre (Saccharnm officinanim L.) leur fussent connues avant l’éta-
mssenienl des Européens. En revanche, l’inlroduction du Manioc
i Mnnihoi lüilissima Miill.-Arg.), du Maïs (Zen Mays L.), etc..., repré¬
sente l’apport des « Blancs
Cependant, i
(, « Taro mérite
tance des nioven:
les anciennes cultures vivrières précitées, celle
icntion toute particulière par suite de l’impor-
vens mis en œuvre pour la mener à bien. Le Taro d’eau,
pour croître un sol marécageux constamment saturé,
ivail que peu de localités naturelles propices. Le sol. en général
">p sec, en interdisait la plantation telle quelle. Les Canaques sup¬
pléèrent à celle carence en établissant à liane de coteau, partout où
entreprise ne présentait pas de difficultés insurmontables, une suc¬
cession de gradins très légèrement inclinés et creusés de fossés com-
qui réclame
■ tro
"'«niquant entre eux par des canalisations perpendiculaires, dans les¬
quels Peau était amenée à l’aide de moyens d’adduction primitifs :
••fioles à même le sol, ou constituées par des troncs d’arbres évidés.
-ctte opération vaut qu’on la signale, si l’on songe aux procédés rudi¬
mentaires employés par les indigènes à celle époque et qu’il fallait non
seulement, après un débroussage complet des pentes des collines, éta-
)llr les terrasses, les niveler, souvent sur des centaines de mètres, el
cn definitive faire venir l'eau indispensable à l’irrigation de points
parfois distants de plusieurs kilomètres des plantations envisagées.
Les Ignames, qui se contentent d’un sol peu humide, voire sec,
pourvu qu’il soit bien remué, demandaient pour leur culture une
■ oniine d’efforls bien moindre, quoique non négligeable, comportant
°«,jours le débroussage préalable et inévitable du terrain.
Ces multiples difficultés pour se procurer la plus grande partie
cles aliments vitaux consommés par les collectivités indigènes, expli¬
que la raison pour laquelle les Canaques en entouraient la culture de
mites sortes de pratiques de sorcellerie afin d’obtenir de bonnes ré¬
voltes. Chaque phase principale de cette culture (plantation, récolte des
«hercules, etc...) était marquée par des cérémonies de caractère reli¬
gieux et donnait toujours lieu à de grandes réjouissances, auxquelles
étaient conviées plusieurs tribus.
f)e nos jours, la culture du Taro, aliment médiocre, est progressi¬
vement délaissée et si, par tradition comme par nécessité, la plantation
'les Ignames reste toujours importante, il semble que les habitants
autochtones accordent de plus en plus leur préférence aux espèces
««portées par les Européens : Patates douces et Manioc, en particulier.
Neanmoins, l’on rencontre encore parfois quelques tarodières dans des
Valions naturelles favorables : rives marécageuses, environs des résur-
Source : MNHN, Paris
H. VIHOT.
î l'orèl, etc...
.es seuls vestiges aetuellemenl visibles,
émoussés el recouverts par l'herbe les
peu le s «les collines dénudées.
Comme on le voit, l’:iclion modificatrice sur la végétation autoch¬
tone engendrée par l'activité culturale indigène se révélait importante
par le passé, à la faveur des nombreux débroussages exigés pour obte¬
nir des surfaces libres de toute végétation antérieure. Aujourd’hui, les
naturels tendent à adopter la nourriture variée des Européens el, de ce
fait, il est vraisemblable que les cultures indigènes sont bien loin de
posséder l’importance qu'elles offraient jadis.
Parallèlement à la destruction de portions plus ou moins étendues
du couvert primitif pour l’établissement de leurs plantations, les indi¬
gènes, avant l’arrivée des « blancs », ont très probablement procédé,
indépendamment des Taros et Ignames déjà mentionnés, à l'introduc¬
tion volontaire d’un petit nombre d'espèces al loch tunes soit utilitaires
(alimentaires, médicinales), soit employées en sorcellerie, soit, enfin,
simplement décoratives. Il faul citer entre autres, parmi les plus carac¬
téristiques, pour les premières : Dolichos I.ablab !.. (Pois mange-tout,
dit Pois canaque),
fournit le tissu n<
Teadsia fructicosa Merrill, et pour les troisièmes : Codiivnm mriega-
Inm L. (très polymorphe, à nombreuses variétés, connues en borticul-
et Zebrina
tclin papy ri fera Vent, (dont l'écorce battue
pendilla Schni/.l. Il y a lieu de remarquer que ces espèces, par ailleurs
très largement répandues dans toute la Polynésie, se sont, contraire¬
ment à celles introduites ultérieurement par les Européens, très peu
propagées et restent généralement cantonnées dans les jardins, autour
des cases, ou à proximité des tribus.
Cultures européennes : Au début de l’occupation fr:
colons songèrent tout d’abord à utiliser à des lins agricoles les terrains
dont la disposition naturelle répondait le mieux à ce but. Les « sava¬
nes » secondaires, au sol médiocrement fertile, furent donc choisies
pour la création de plantations, de préférence aux régions plus ou
moins boisées, à substrat relativement humifère, mais dont le débrous-
sage préliminaire n
De nombreux «
sur des espèces de t
tait de trop longs et coûteux efforts,
d’introduction furent tentés, portant à la fois
tropicaux. Soit par inaptitude
s extérieurs, beaucoup péri¬
mions, ou encore par m:
cillèrent ou n’eurent pas de suite, le
foin. Trèfle, etc..., le Coton, le Blé, la Canne à sucre, la Vanille, le
« Si/.al » (l'onrcroyit tjitjnnlen Vent.) et bien d’autres. Seules parvin¬
rent à se maintenir, en raison de leur rentabilité, les cultures du Café,
des agrumes, du Maïs el du Cocotier, ce dernier abondamment natura¬
lisé sur les rivages et ne demandant pratiquement aucun soin parti¬
culier. Il faut, de plus, mentionner les quelques cultures maraîchères
Source : MI JHN, Paris
la végétation ganauik.
, "'iporlance restreinte, localisées autour des principaux centres et
donl produits sont écoulés sur 1
ucs l)t ‘. lou i | os l 'es cullures, seule, ou à peu près, celle du Café nécessite
''égêlal naturel préexistant ('). Sous le climat néo-calédonien, toutes
es espèces importées de Caféiers (arabica et sa variété Leroy, robusta,
1 criât) se montrent incapables de supporter l’insolation directe et
requièrent l’ombrage protecteur d’arbres de couverture. Au début, l’on
s est contenté de débrousser le sous-bois de certaines futaies d’accès
Je ulivement aisé, sans se soucier du préjudice causé à la sylve native,
luire le petit nombre d'emplacements pouvant être assez facilement
ransformés de cette manière, l’introduction d’essences de couverture
exotiques, à croissance rapide (Mbizzia Lebbeck Benth. et Erijthrina
lusca Lour., entre autres), contribua pour beaucoup à l’abandon des
cateries établies sous forêt naturelle, au bénéfice des plantations en
* plaine », sous le couvert des espèces exotiques. De plus, cette der-
au-ie disposition permettait d'utiliser les espaces libres, entre les pieds
' J‘ s ealéiers, pour la culture des Orangers, Mandariniers et Citronniers,
d °U un bénéfice su]»plémenlaire appréciable.
foutes les autres cultures sont, ou furent, dans la plupart des cas,
Poursuivies dans les « plaines », et l’on peut affirmer que leur réper¬
cussions sur l’allure de la végétation primitive s’avèrent peu sensibles,
de ^ ndn ’ d faut de nouveau mentionner l’introduction des espèces
■lient a déjà été examiné dans les chapitres réservés aux facteurs pby-
obiotiques et zoobioti((ues. Les Européens sont aussi responsables de
ln naturalisation d’une quantité de «mauvaises herbes», parmi les¬
quelles Ocinwm t/ralissimnm L. (« Basilic sauvage»), Slachytarpheta
"u-halonui Valil. et .S’, indien Vahl. (« Herbe bleue » ). Waltheria ameri-
L„ Inditjofcra snffraticosa Mill., Sida cordifalia L., Tridax pro-
ciimbens L., Trinmpbella rhomboidea Jacq., Snlvin coccinca Juss.,
r !l°plujllnm caUjcinum Salisb. («Feuille vivante»). Yucca aloifolia
‘‘te... Heureusement, toutes n’ont pas acquis l’exubérante e
es Lanlana et Goyavier et restent à <
tout l’O cimnm, assez largement répandu
uutour des centres habités.
Ln plus de l’action animale directe, précédemment étudiée, l’on
* oit signaler les dispositions diverses prises par les colons aux fins de
constitution de pâturages destinés aux bovins. Les «savanes» sccon-
' aires existant à l’époque de la prise de possession de la Nouvellc-Calé-
( unie par la France, furent utilisées en partie, dès le début, comme
Pâturages naturels. Il s’agissait, en général, de pelouses sèches dans
r^n < bor!lu,‘r.ï!ri'i| i fo,
Source : MI JHN, Paris
H. V'IKOT.
lesquelles dominaient des ubiquisles pantrnpiculcs, des Graminées pour
la plupart, dont les principales sont llclcropogon conlorlus Hoem.
(« Herbe à piquants »), Arislitln pi lo.su Lahill., PÎcusinc i ml ica Gncrln.,
Daclglocleninm uggpliacum Willd., etc... La <|iialilé nutritive en était
cependant fort médiocre, car les espèces entrant dans la composition
du tapis végétal possèdent, dans l'ensemble, des feuilles de texture
assez coriace. Par la suite, les éleveurs cherchèrent à améliorer la na¬
ture des herbages par l'introduction d'espèces de Graminées exotiques,
parmi lesquelles :
Sorglmm vulgnre Pcrs. (Sorgho».
Sorghum siulancnsc Stapf. (Sudan grass ou herbe du Soudan).
Ilhgnchelgtrum rosenm Stapf. et Hubb. (Tricholène).
Paspnltim conjugal uni Berg. (Sour grass).
Pu s pal uni ililalalnm Poir. '
Paspulnm paniculalum L.
Panicum maximum Jack. (Herbe de Guinée).
Panicaut molle S\v. (Para).
Celte liste pourrait encore être allongée par l’adjonction d'espèces
appartenant à des familles autres que celle îles Graminées, soit des
herbes, soit des sous-arbrisseaux ou arbustes, spécialement des Légu-
mincuses-Mimosoïdées : Lruavnu ghmea (Willd.) Benlh. (le «Mimo¬
sa » des colons), arbuste ou petit arbre, et la Sensitive (Mimosa pnilica
L.), dont les feuillages sont fort goûtés des ruminants. Le Leucivna,
d’autre part, rend de précieux services dans la reconstitution des sols
ruinés et contribue fortement à leur régénération en favorisant, surtout
sur roches carbonatées, l'accumulation d’une épaisse litière bumil'ère.
De toutes les espèces indiquées, certaines se sont assez mal adap¬
tées au climat néo-calédonien et sont restées étroitement localisées.
D’autres, par contre, se s
dans les herbages, tels llgnchclijlrum i
Paspalum ililalalnm.
parfois envahissantes,
lent nullement une menace pour l’agriculture, par si
'elles rendent et de la facilité avec laquelle on peut éventuellement
supprimer. Ainsi, à Nouméa, sur les lianes occidentaux de la colline
Sémaphore, se développe vigoureusement une végétation à hase de
marna glanai, Panicum maximum et Ilrgoplu/llum calt/cinuni.
lin résumé, l’introduction, par les éleveurs, d'espèces destinées î’i
• la nature des pâturages, ne parait pas jouer un rôle déta¬
il loue. La colonh
l’égard
végétation au loch te
lire qu’elle
reconstitution de la végétation primitive. Les peuplements denses de
Leuciena glanai, par exemple, abritent fréquemment de jeunes indivi¬
dus d’espèces aborigènes qui, par la suite, reprennent le dessus, l’ne
végétation mixte s’établit lentement, dans laquelle les éléments priini-
Source : MNHN, Paris
rieur détruit.
I..\ VKdKTATION CA.VAUPIi.
(w
cl à rétablir l’équilibre anlé-
, '-oniine dans bien d'autres régions tropicales, en particulier à
Madagascar (et. II. IIi mukht 1938-1943-1948-1952), la végétation néo-
( . a ''Ionienne a dû payer un lourd tribut à l’action dévorante des feux
de brousse.
. 'ben avant l'établissement des Européens dans l’ile canaque, les
ln< igènes s'étaient déjà rendus coupables de la destruction massive
‘ p peuplement sylvaliques, non seulement par les feux allumés dans
J ln ni ' 'b‘ défrichement des terrains de culture, mais surloul durant
'** guerres entre tribus, à la faveur des incendies de villages, phase
" une des combats, après le pillage des réserves alimentaires et la mise
a sac des T ■
oes plantations ennemies. Dans l'aveuglement de leur fureur
P'iinilive, les guerriers, déjà ivres de sang, s’efforcaient de mettre le
cu Partout où ils le pouvaient, prenant un plaisir sadique à voir dam¬
ier tout ce qui pouvait marquer le cadre de l’existence de leurs adver¬
saires. Pour peu qu’un vent favorable soufflât pendant ce
incendie ne lardait pas à gagner de proche en proche, et la <
< non de la végétation environnante atteignait des proportion
«érables.
Dès l’établissement des Européens, les colons soi
obtenir le nettoyage des terrains de culture et la
réel n'était retiré
>1 te pouvait passer, en général, pour
, mais le sol brûlé, fortement appauvri en principes ferti¬
lisants, ne tardait pas à se montrer impropre à toute culture. A l’heure
iH-tuelle, l’allumage intentionnel de feux de brousse dans un but agri-
] ,ll '. s qu’il 'esl' rarèm'ent 'pôssîbîe d\‘n'rester\?milre' et d'en diriger l’évo-
ul ' on à volonté. L’on a bien essayé, à plusieurs reprises, de l’utiliser
pour la destruction des pestes — Lantana et Goyavier — mais son
•ipplication s’est bien vile révélée pratiquement inefficace. Si la dispa-
ntion du Lantana est obtenue dans certains cas, il est absolument
""possible d'arriver à celle du Goyavier. Celui-ci se montre inattaquable
repousse de souche encore plus vigoureusement.
Il faut malheureusement, d’autre part, tenir compte des feux allu-
"lés soit par imprudence, soit par malveillance. Durant les
périodes de sécheresse qui surviennent pr
écembre, les brandons couvant sous la cendre d’un f
°" une cigarette mal éteinte ont vite fait d’ei
c nécs. Chaque année voit ainsi la carbonisation de centaines d’hectares,
Silns qu’on sache comment le feu s'est déclaré. Il est difficile, en
Source : MNHN, Paris
Iruction do la sylve primitive pur le fou. I
que place on effet on relief la dominance a
coptibles de donner naissance à L'élincolle génératrice. Le rôle déter¬
minant des tessons de bouteilles comme condensateurs des radiations
solaires, mis en avant à maintes reprises par les colons naïfs, reste
1 d’être démontré.
feux de brousse éclatent de préférence au sein des zones
produisent, hélas, également dans la profondeur
des massifs forestiers. D’habitude, ce s ’
de ces derniers qui sont atteintes les |i
localités confinant à la « savane ou à des |
xérophytiques. Lorsque l’incendie se déclare en pleine forêt, il est
presque toujours dû à la négligence de chasseurs, indigènes ou euro¬
péens, ainsi qu’à celle d’excursionnistes. D’importants fragments svl-
valiqucs ont été détruits de cette manière.
Quelles sont, maintenant, les répercussions des feux de brousse
sur le comportement de la végétation native ?
Tout d’abord, il est quasi certain que la presque totalité des éten-
« d’autre origine que la des-
• la sylve primitive par le feu. L’inventaire de la llorc cana-
> ligneuses
* (A. Gi’ii.lu'min, 1*.I2I 1 ), les premières, pres¬
que toutes aborigènes, s’opposant aux secondes, en grande partie
ion du lapis végétal <’
ilion hétérogène, à b
Cette disposition milite donc en faveur de l’hypothèse envi
substitution d’une formation dégradée secondaire à des peuplcm :1s
d'espèces autochtones préexistants. Cette modification profonde de
l’ordre végétal n'a pu s’cITeclucr qu’avec le concours prolongé des feux
de brousse destructeurs. L’on doit spécialement souligner l’expansion
■, grâce aux incendies, du Melalaica Leucttdentiron. Cette espèce
1 indigène el qui croît d’ailleurs en maintes
s des comblons écologiques parfaitement naturelles, s’est
aptée à l'influence des feux de brousse. Non
seulement elle échappe complètement à l’action des flammes, en raison
de son écorce fortement subérifiée el gorgée d’eau (seules les frondai¬
sons sont détruites), mais, de plus, la dénudation du sol consécutive
à la disparition du lapis végétal inférieur favorise la germination en
s petites et légères qui, sans cela, ne parvien¬
draient aussi faci lient à atteindre le substrat terreux. Le fait est
facile à observer ■ les emplacements couverts de Niaoulis, ou dans
. L’année qui succède à un feu de brousse,
véritable i
à l’établissement d’une véritable pépinière de jeunes Niaou-
surfaee libre et prospéi
De vieux indigènes affirment que quantité cl
Source : MNHN, Paris
i.a vftfi(S tation canaque.
maintenant bien boisés en Niaoutis, en étaient absolument dépourvus
i,u <lc la colonisation française.
En résumé, il est visible que l’action des feux de brousse s’est
exercée aux dépens des formations primitives, sylvuliqucs en particu-
lcr , au bénéfice des espèces introduites à forte souplesse écologique
cl «lu Niaouli, en ]>rovo ( |uant le délabrement du sol et s
.'•e. Ci
scdinientaires et crislnllophvllicns
PPlIe substitution, les espèces étrangères n’ont pas
senl * hor '»is dans quelques cas, à s'installer m
serpentines et restent généralement ét
. — .i~e la forêt sur terrains éruptifs nu
e're détruite, le sol déblayé se couvre-t-il en général r
principalement des Fougères l Picridium ^nnl'L'T',
■ excnlcnla iForster) pro spec., Gleichenin linon ri s (Burin.)
«•...) et <les Orcbidaeées terrestres (Thelijmilrn lonqifnlin
•'"'si., Lypenmlhus gigas (Bebb. f.) Rolfe, Eriaxis rigida Rehb. f.,
p’ip- .i, presque toutes des géopbvles à très petites graines ou spores,
« ont les rhizomes et tubercules plus ou moins hypogés leur permettent
c résister sans dommage au régime des feux. Néanmoins, et malgré
absence d'espèces introduites, la reconstitution de la sylve primi-
| I '|P s ’ 0 |>ère avec une extrême lenteur, en passant par des stades évo-
(iu ^parait opportun de faire
Portion de (i
{S l>ornmlof)is gnmmifoni Brou
'Pes par l’incendie que les forêts plu
■noins riches en espèces précitées et dans lesquelles une humidité ani¬
mante très forte limite la destruction aux zones marginales.
Quoi qu’il en soit, les surfaces couvertes par la sylve primitive
ininuer lentement, mais sûrement. Cette situation alar-
in, P, <l"' s’aggrave de jour en jour, n
«se en faveur de l’établissement d’un )
‘liant, entre autres dispositions, l’exlt!
"•lion de réserves bolani(|ues et forestières et la surveillance étroite
la mise à fou des pâturages, toutes les fois qu’il serait utile. En
iclusion, il foui se souvenir que le feu représente, encore actuelle-
maine dont l’inlluence s’exerce avec le
r l’ensemble de la végétation native.
4) Exploitations minières :
Repuis l’inventaire minéralogique de la Nouvelle-Calédonie, entre-
Source : MNHN, Paris
K. VIROT.
res y ont vu le jour. Tout d'abord, il paraît
rappeler le fonctionnement, au début de la c
mines d’or, d’argent, de cuivre et de cobalt. (
lisancc de production, soit en raison de la concurrence des r
étrangers, l'extraction de ces derniers i
abandonnée au bénéfice exclusif de celle du nickel et du dire
< loi
uplivc!
lité exceptionnelle justifiait une demande de plus en plus i
Il va sans dire que la prospection du terrain, rétablissement, puis
ta mise en marche des exploitations nécessitèrent de nombreux
déhroussages préliminaires. Toutefois, les difficultés multiples ren-
• le sol de la végétation naturelle limitèrent
cas, des prospecteurs peu <
incendie dans le hul de dé.
les périmètres intéressants. Kn l’oi
; subis par la végétation native furent de l'ordre de ceux
examinés à propos des feux de brousse. Hormis cette exception, et
es a propos
: l’activité ni
en plus, il est permis
reste malgré tout peu
. I)'
que le préjudice causé à la végétation
Vautre pari, la bonne organisation des
I tout, fonction directe des moyens d’accès et de
ravitaillement : ouverture de routes automobilablcs, débouchés sur le
littoral, wharfs de chargement, installation de téléphériques ou de
câbles transporteurs, etc... Les régions intérieures, bien que parfois
I nécessité l'investissement de capitaux
destinés à couvrir les frais d’établissement de voies
. De ce fait, ces régions ont échappé jusqu'il présent
en partie à l’activité minière.
de ce facteur sur la végétation, et tout au moins pour le nickel et le
• d’extraction particulier à chaque minéral. L’cxtrac-
du nickel, qui s’opère uniquement en carrières à ciel ouvert,
là celle <
"I'lUS
importantes. C’est ainsi qu’aux environs du centre minier de Thio,
un certain nombre des sommets inférieurs ont été arasés à la suite
de l’exploitation intensive des carrières nickélifères. Remarquons
ns qu’il s’agit, en la circonstance, d’un cas particulier qui ne
ive que dans quelques régions minéralogiquement privilé-
■ plus, il est caractéristique que presque tous les gisements
sur l’ordre biologique. Si parfois, autour des centres
note la destruction de la couverture végétale, cette destruction reste
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION C.AXAOl’K.
îs le fait, des «
l de villages cl activité générale des travailleurs européens et
aux alentours), que celui de la seule exploitation.
5) Exploitations forestières :
important d’espèces susceptibles de trouver une utilisation dans l’éhé-
nisterie, la menuiserie, le chauffage (bois brui et charbon de bois)
et l’industrie minière (boisage des galeries).
Le début de l'exploitation des essences locales remonte vrniscm-
â fort longtemps. Les indigènes, nous l’avons déjà \u,
I «nie cet uni(|ue matériau pour l’érection de leurs habi¬
tations et la confection de leurs instruments aratoires. En ou Le, le
bois restaiI la base même de la construction des pirogues, employées
Par les populations côtières pour se livrer à la pèche, faire la guerre
c ’t se déplacer d’un point à un autre de Pile.
L’on peut donc se demander si celle conjoncture n’a pas abouti
à une dégradation prononcée du patrimoine sylvatique primitif. En
se rappeler qu’a’
généralement res
d’un arbre de foi
I restreint des 1
; de la construction d’une
■ pirogue, il fallait tout d’abord rechercher et localiser l’arbre
présentant Imites les qualités requises, et elles étaient
Ire, presque toujours avec le concours du feu pour
à l'insuffisance des outils, puis en dernier lieu 1 ame-
,.vre, a lin d'être façonné, en le Irninant à l'aide de liens
a travers les accidents de terrain, sur des distances parfois c
•'les (des dizaines «le kilomètres). L’opération mobilisait souv
vité simullanée de plusieurs centaines d’individus, et il n'étail J
de voir plusieurs tribus alliées : hommes, femmes et :
Participer au billage du tronc. La construction d’une g
‘"H le voit, était considérée comme un événement d’une portée majeure
Ainsi, le préjudice causé i la lorêl néo-calédonienne par l’ncllvilé
MViw avant l'arrivée des Européens était-il relativement restreint
Un dehors .lu ras parliet.lier qui vient d'élre examine, il y avait In,
'es coupes destinées à se procurer le bois nécessaire a la constiuction
'les poteaux de charpente de cases, des armes, des outils, des « taies »
(plaques sculptées ornant les chambranles des issues de cases), au
r ...
sans prendre de c
Source : MNHN, Paris
72
lî. VIROT.
En revanche, dès leur arrivée, les Européens demandèrent à la
forêt canaque tout le bois nécessaire à leur installation. L'importation
pratiquement nulle de bois étranger, obligeait les colons à se procurer
sur place la matière première indispensable à la construction. Lors-
rque que tous les c
ni, à l'oi
édifices en « dur » étaient réservés aux services administratifs :
nés, etc...), l'on imagine aisément le (
, en raison de l'insécurité due à la i
: péni-
indigènes non soumises et de la rareté des moyens d’accès, les c
tâtions forestières étaient presque toutes localisées à proximité de
méa, en particulier dans la région de l’ronv, où fonctionnait la plus
■ d’entre elles : le camp Séliert, placé sons la direction de
Pénitentiaire (H. SÆmarr et I. P.vNCHiat, LS74i. A
l'avancement de la pacification de nie, des coupes plus
, furent entreprises un peu partout, sur des emplacements
dont la disposition naturelle ne s’opposait pas par trop à l'achemine¬
ment des billes en direction des points d'embarquement côtiers. Actuel¬
lement, le développement du réseau routier et la modernisation des
procédés d’abatage ont contribué à la multiplication des exploitations
forestières, tant sur la Grande Terre, qu’au groupe des Loyalty et à
l’Ile des Pins. Cependant et de même que pour l’extraction minière,
toute entreprise de ce genre demeure toujours subordonnée à l’existen¬
ce de routes. Ceci explique que de très importantes masses forestières,
susceptibles de fournir au marché un apport appréciable, mais s
dans des localités encore inaccessibles, aient échappé aux bùch
Des essais furent néanmoins tentés, en vue de suppléer à I
de moyens d’approche. L’on utilisa soit des câbles Iran
aériens, soit le flottage à l’aide des torrents, (’.es tentatives, à (
rares exceptions près, n’eurent pas de suite. La densité de I
talion et le relief tourmenté rendaient la pose (
difficile. Quant aux cours d’eau, la forte irrégularité de leur régime
souvent, en période de crue, à l'entrainement rapide et
• des billes à la mer, sans qu’il fût possible d’en diriger la
ait des pertes très sensibles et ce <:
L’on doit ajou
presque enti
relativement
rativement aux profits provenant de l’i
permis d’engager dans cette branche de l’activité industrielle des capi¬
taux aussi importants et de mettre en œuvre des moyens aussi per-
que la production néo-calédonienne de bois est
Les bénéfices
en sont retirés par les exploitants, rompu-
s qui peuvent con-
Nouvel le-Calédonie.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CAXAOl'IC.
73
nt fixé
i*'d'entre ‘elles. Celle restriction tient \
à des raisons pratiques. La plus importante (
la difficulté de trouver facilement des pcuplen
tables d’un granit nombre d’espèces. Si certaines essences croiss.
généralement en formations assez denses, beaucoup d’autres, bien que
d’excellente qualité, ne se rencontrent ordinairement que çà et la,
soit par petits groupes, soit à l’état d’individus isolés, souvent sépares
les uns des autres nar de grandes distances. Les frais, déjà 1res élevés.
supportés par les entrepreneurs afin d’elTectuer les travaux d’appro¬
che et de mise en marche, ne permettent d’envisager que l’exploitation
d’essences laissant espérer un bénéfice certain. Ainsi, pour ces motifs,
le nombre des espèces utilisées par le marché local se limite-t-il a une
vingtaine, dont les plus courantes figurent au tableau suivant :
Source : MI JHN, Paris
71
U. VIKOT.
Warburg
À!,allus Aloorei Masters
Araucaria Cookii R. Ur.
ex Don
Menuiserie et ébé-
nislerie
Lbénistoric fine
Menuiserie et élu-
nisterie
Menuiserie et ebé-
nisterie
Parmi ces espèces, la première place est occupée par le Kaori,
qui trouve de multiples emplois dans l’industrie locale, depuis la fabri¬
cation de meubles, jusqu’à la petite construction navale. Le « Pin
colonnairc » vient ensuite. La qualité médiocre de son bois, tendre
et facilement attaquable par les agents atmosphériques, ne le recom¬
mande pas spécialement. Cependant, la rectitude de son tronc le fait
apprécier dans la confection des charpentes abritées et même, parfois,
dans celle de mâts et de mais de charge pour cotres, goélettes et autres
petits bâtiments.
Les autres essences, sauf le N'iaouli, abondant et bon marché,
donnent lieu à un commerce bien moins important que les deux pré¬
cédentes.
s qualités physiques de leur bois,
Aux (
il convient de joindre celles exp
tiels qu’elles contiennent. Le nombre en est très restreint. I/o
tout d’abord citer le Santal néo-calédonien iSantahmi ansln
ttieum Vieill.l, jadis très abondant aux Loyalty et à File des I
le début du dix-neuvième siècle, la recherche du bois précieux en vue
de son écoulement sur le marché chinois, nioliva la fiévreuse activité,
dans tout le Pacifique occidental et central, des fameux navires snn-
talicrs. Les sinistres exploits des équipages de sac cl de corde qui les
montaient généralement ne sont que trop connus. Depuis la fin du
siècle dernier, le développement de l’industrie des parfums permit
d’exporter de notables quantités de bois de Santal vers la Métropole.
Cependant, la découverte, puis l’utilisation extensive de produits simi¬
laires d’origine synthétique, meilleur marché, vinrent porter à l’exploi¬
tation du Santal en Nouvelle-Calédonie un coup dont elle ne s’est pas
relevée. A l’heure actuelle, l’exportation en est pratiquement arrêtée
Source : MNHN, Paris
i.a vfie.S tation canaore.
el leS 'lemandes de permis de coupe ne portent que sur des quantités
extrêmement restreintes, destinées surtout à la fabrication de statuet¬
tes et coffrets vendus aux touristes (R. Vntor. 1950»).
Depuis une quinzaine d'années, plusieurs tentatives ont été faites
(n ' u< ‘ ‘trouver un débouché pour l’exportation du Xencallifro/isis
"roncarioidos Florin, Gymnosperme endémique découverte en 1914
‘•ms la région de IVonv par Denis Montaoi k. Le bois de cette espèce
contient une assez forte proportion d’oléorésine odorante, susceptible
de, re utilisée en parfumerie. Celle particularité a incité plusieurs
exploitants à entreprendre quelques coupes dans les parafes de la
v jd!éc de la Rivière des Lacs. Néanmoins, la rareté du NcocaUilropsis
et la nécessité de le protéger ont déterminé le Gouvernement local
‘ prendre en 1942, sur notre intervention, des mesures réglementant
s riclcmenl les conditions de coupe. D’ailleurs, les quelques offres pro¬
venant d’industriels australiens ne semblent heureusement pas per-
1110 Hic de considérer l’avenir de l’cxnloilation du XeocallitroD
• terme à celle petite exploitation.
Quel est le bilan des coupes forestières vis-à-vis de l’équilibre
de la végétation native ? Celle question soulève en Nouvelle-Calédonie,
connue d’ailleurs parlant où l'activité humaine s’esl exercée avec une
certaine inlensité. un grave problème. Contrairement au préjugé soli¬
dement enraciné dans de nombreux esprits, l'apparente exubérance
la fo-èt tropicale ne représente nullement un critère de rapide
.‘ en cas de destruction partielle ou totale. Il est depuis
"nglemps devenu un lieu commun d’affirmer, el avec combien de rai-
■ ■i--Msiaoee men moindre ;
, à l’état vierge ou à peu près, offre
■ à l'action «les agents modificateurs d’ori-
ie, que les forêts des territoires sous climat tempéré. Ces
régions occupées depuis longtemps par
• dégradation plus ou moins
ice, s'étant en général manifestée insensiblement au cours des
par la substitution progressive d’espèces mieux adaptées aux
imilives, plus
vée en Nouvelle-Calédonie,
dit, les Européens se trouvèrent, à leur
dans l’impérieuse obligation de se pro-
en grande quantité et très rapidement, tout le bois
•pensable à leur installation. Celle conjoncture et le préjugé déplo¬
rable dont il vient d’être question, conduisirent les colons et indus¬
triels à s’attaquer par tous les moyens possibles aux mass
•'hiées à leur porlce.
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
Des portions boisées, parfois ti
tes, cela sans qu’il fût toujours possible d'en retirer le mnx
bénéfice. Dans leur bâte ci leur ignorance de la qualité îles bois, les
exploitants abattaient sans discernement toutes les essences qu’ils rou¬
ille à les laisser pourrir sur place lorsqu’elles se révé-
■ aidant, une sélection s’opéra graduclle-
possédant véritablement des qualités
reconnues, en particulier des Kaoris. Cependant, chacun continuait
à couper à sa guise, sans plus s’occuper des dommages causés à la
ces futures d’une telle politique. A ce
coloniale, les échéances d’un avenir plus ou moins lointain étaient
éclipsées par l’espoir de la réalisation facile et rapide de gains pro¬
digieux. A ta fin du siècle dernier, cet enthousiasme avait sensible¬
ment diminué, car l’on s’était bien vile aperçu que l'exploitation fores¬
tière, à part quelques inévitables exceptions, était bien loin, en tin de
compte, d’assurer à chaque entrepreneur la fortune convoitée.
Néanmoins, un mal irréparable avait été déjà fait et certaines
belles futaies de Kaoris près de la Baie du Sud. par exemple
n’existaient plus qu’à l'état de souvenir. Il en était de même pour le
Santal, presque complètement disparu des îles Loyalty.
Si, depuis, des modifications techniques ont apporté certaines
améliorations aux procédés d’abatage, l’on ne peut pas affirmer, par
contre, que toutes les garanties aient été prises pour préserver ce qui
reste des peuplements sylvestres. L’absence, jusqu’à ccs dernières
années, d’un service forestier local bien organisé et doté de moyens
tants en contravention avec la Loi. Ainsi,
bien aux peuplements susceptibles de sup-
i* coupe raisonnée et raisonnable, qu’à ceux
dont la présence assurait aux pentes rapides des montagnes la stabi¬
lité indispensable. Dans certaines localités, cette pratique a conduit
à la dénudation à peu près complète du substratum, puis à son éro¬
sion et enfin, à la suite d’un intense ravinement, à l’élioulement de
larges portions du terrain. De plus, aucune précaution préliminaire
n’est, en général, prise. Les arbres destinés à être abattus ne sont
presque jamais préalablement ébranchés. Leur chute provoque l'écra¬
sement dans un large rayon des jeunes individus qui croissent à proxi¬
mité. Lorsque, entraînés par leur poids, les troncs glissent sur les pen¬
tes, leur passage ouvre de larges trouées dans le sous-bois, en détrui¬
sant un nombre important de plantules. En outre, il n’a jamais été
procédé, jusqu’à présent, au reboisement, même partiel, des étendues
déforestées. Les entrepreneurs locaux sont d’ailleurs persuadés que
le reboisement s’avère absolument inutile et restent convaincus que
la reproduction spontanée des espèces suffit à assurer la régénération
rapide des peuplements disparus.
Source : MNHN, Paris
Comment arrêter,
«l la dénuda lion ; l.c ciispusilif
l’un service forestii
’ÉGÉTATION CANAOl’E,
>n ralentir, cette 1
e vers l'assèchement
forestier puissant serait très utilement ren-
• — y, répélons-le, par la multiplication des réserves destinées à sous-
'•aire à rintervenlion humaine les parcelles les plus remarquables de
la '«‘délation néo-calédonienne. Depuis de nombreuses années, des per¬
sonnalités clairvoyantes ont préconisé l'institution de telles réserves.
1 lu.sieurs projets lurent établis, dont le plus simple — maintenant
réalise - consistait à transformer en réserve naturelle la réserve
hydraulique de la Dumbéa, d’une superficie de 5.870 lia., qui alimente
? n c ' au Nouméa. Malheureusement, ces tentatives se heurtèrent presque
ou jours a l'opposition systématique des propriétaires miniers. Ces der-
n,crs appréhendent .pie de telles initiatives n’entraîn.
restriction de leurs droits si
des zoncs dont la protection est envisagée.
Il est en elTct évident que, dans un pavs qui retire, comme la Nou¬
velle-Calédonie, la presque totalité de ses revenus de l’extraction miné-
. Ç intensive, l’application à la lettre du système réserves naturelles
■ntegrales, parcs nationaux, etc..., s’avère absolument impossible. Il
conviendrait donc, en la circonstance, de rechercher une formule par¬
ticulière, spécifiquement néo-calédonienne, qui tiendrait à la fois
compte des nécessilés de la protection de la nature et du dévelo
I de l’industrie minérale. Ce compromis, qui concilierait l’i
I outre des points de vue, devrait être
mettrait d'arriver à une solution rap
D’autre part, l’éc
'cor ferait peut-être enfin saisir que'l
sedle d’adopter des modes d’exploitati.. ,.
préservation d’une certaine proportion «le porte-graines, «les
< us trop jeunes, etc... Ainsi, prendrait fin la déplorable pratiq
trouveraient tout naturelle-
s’inspirer, avant tout, de considérations
s d’espèces natives, parfaite-
« locales.
Action tics fadeurs bioliques à l'intérieur de la dition
du bassin de la Tontonln et du massif du Hnmboldl.
D’action des différents fadeurs hiotiques qui viennent d’être con-
S| dérés séparément s'est manifestée fort inégalement sur la végéta-
l '»n rtc la dilion.
Hormis la portion, plus ou moins plane, qui constitue l’extrémité
"<>rd-orienlnle de la « plaine > «le la Tontouta, en amont du pont du
Kilomètre 58, tout le reste de la région reconnue demeure situé loin
Source : MNHN, Paris
K. VIMOT.
mention importantes H rigoureusement dépourvu
lion humaine, tant européenne qu’indigène. La
urc du substratum, fortement minéralisé cl pralic|ucnicnl impropre
ouïe culture, l’a soustrait jusqu’à présent à l'agriculture et à l’éle-
;e. A cet égard, les espèces introduites ne sont pas encore parvenues
t cl il est permis de considérer que la flore
.éléments autochtones.
intérieures détermine, par
à y pénétrer i
locale est à p
L’absence de cultures dan
voie de conséquence, celle des c
d’ailleurs affirmer que l’action animale sur la végétation de ce terri¬
toire reste insignifiante et se borne seulement à quelques manifesta¬
tions dans les parages de la roule coloniale n 1, où se rencontrent eà
et là quelques plantations.
L’activité minière est, par contre, plus développée. Les nom¬
breuses prospections cIToeluécs dans la vallée de la Tontouta et sur le
niai du massif du Humholdt, ont mis depuis longtemps
i richesse particulière de l'ensemble de la région en gise¬
ments de chrome et de nickel. Par suite, de multiples concessions y
ont été attribuées par le Service des Mines. Entre autres les conces¬
sions « Canon », « Vulcain », < Aline , Hercule . S.M.M.O. », etc...
Néanmoins, les difficultés d’accès ont retardé notablement la mise en
valeur des gisements. Il faut toutefois signaler, en 1040, l'ouverture
d’une route automobilable, dite « route lim nixkt », joignant la route
i‘ n" 1, près du pont du kilomètre , r >8, au confluent de la Kalouc-
i Tontouta. Celle route devait per-
r le versant S.W. du
L’en In
iis cessa brusquement, en raison de difficultés financières
-il. En dehors de ce cas particulier, la plupart des autres con¬
cessions octroyées dans la région demeurent en état d’inaclivilé. Leurs
propriétaires attendent vraisemblablement une époque plus favorable
et le (
hola, en empruntant la vallée de la Tonloula. C.
mettre l'exploitation d'une mine de chrome sise s
de campements provisoires n’a
? d’aulres désordres que la dénudation préalable des aires tout
juste nécessaires pour l’édification des baraquements. D’ailleurs, après
abandon, il est visible que la végétali
êmes motifs, l'exploitation forestière n’a donné liei
qu’à de rares coupes sur les confins de la « plaine » de la Tontouta
•er dangereusement l’équilibre végétal. Les entrepreneur!'
t des contractuels nippons, coupaient surtout des Niaouli
s petites essences, spécialement destinés à la fabrication di
i de bois. Ils utilisaient, pour le débardage, les quelques sen
tiers qui, de part et d’autre du lit de la Tonloula, relient l'extrémité d
la « plaine » à la roi.*
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOl'K. 79
Di‘ plus, les grandes musses forestières occupent principalement
le revers oriental du massif du Ilumboldl. Leur exploitation devrait
<l°nc s’cflecluer en parlant de la côte Est, plus proche, à la hauteur de
Çaniboui ou de N’gove, par exemple. Fort heureusement, les accidents
du relief cl les difficultés de pénétration sont tels, que ces joyaux syl¬
vestres resteront inviolés pendant bien longtemps encore.
Malgré l’activité humaine passablement réduite, la présence,
depuis la « plaine » de la Tontoula jusque sur les flancs occidentaux
du Mont Ilumboldl, de vastes étendues couvertes d’une maigre végé-
tation, atteste clairement l’action sporadique des feux de brousse
dévastateurs. Cette action se manifeste très irrégulièrement dans le
•vnips comme dans l’espace. Elle semble cependant plus prononcée
J« st -' n des parties inférieures qui confinent à la « plaine » de la Ton¬
des incendies dans les zones littorales durant les périodes de séche-
’esse. Dans les régions intérieures, l’isolement topographique des lieux
l’humidité ambiante plus élevée tempèrent, dans une certaine
mesure, l’influence du feu.
Source : MNHN, Paris
su
VIROT.
DEUXIÈME PARTIE.
LES FORMES BIOLOGIQUES.
Introduction.
Phanérophytes : Phanérophytes érigés. Phanérophytes grimpants.
Biologie des phanérophytes.
Kpiphyles :
Chaméphytes : (
méphytes.
Hémicryplophytes : Classification.
Géophyles : Classification.
ms un luit dialectique, à une classifica¬
tion pratique de la morphologie des végétaux par rapport aux condi¬
tions slationnelles actuelles et passées, a conduit à l’adoption du sys¬
tème, désormais classique, des formes biologiques. Etabli par Rai n-
kiakr dès 1905, il fut depuis perfectionné à plusieurs reprises, en par¬
ticulier par Raunkiaer lui-même et J. Bhai x-Bi.anqi kt.
Son principe s’inspire essentiellement de la disposition, dans
l’espace, des organes pérennanls des plantes durant la mauvaise
saison. L’utilisation s’en est révélée valable non seulement dans l’ana¬
lyse de la végétation des zones tempérées, mais aussi dans celle de la
végétation tropicale. Le magistral ouvrage phylosociologiquc de
J. Liami'N (1947) sur la plaine alluviale au Sud du Lac Edouard (Parc
National Albert Congo Belge), apporte une nouvelle preuve «les
s que peut fournir au botaniste l’étude des for-
! les territoires d’Outre-Mcr.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl’K.
à la .1
■ forme biologique
jolis ou moins complexe de plusieurs svnusies »
l<‘s réserves d’usage sur su signification el su i:
alité, d’espèces ap
• * formation » : «
. Mais faisons de suite
.„. .i portée. Comme il a été
■; r it à maintes reprises, il ne saurait embrasser la totalité des dispo¬
sions végétales, dans leurs manifestations multiples. Son rôle se
•orne à définir les traits marquants du bioclimat d’après la prédomi¬
nance de telle ou telle forme. Il s’agit, en définitive, d’un procédé éco-
»<>«iqi»e, propre à caractériser l’ensemble de la morphologie végétale
vis-à-vis d'un milieu donné. Ainsi, en principe, la connaissance édapho-
climatologique d’une région déterminée, permettra d’inférer, dans une
certaine mesure, la physionomie de la végétation qui s'v rencontre,
^versement, l’expertise îles formes biologiques qui constituent un
groupement quelconque procurera des indications sur la nature du
*nilieu ambiant.
Rappelons encore que la
mutes celles qui en dérivent,
r, >is éthologiques hauteur
Sn:,,,,,,, phvles (hélophyles, géophylesl et hydrophytes. I,e
s Çiis de cette dernière subdivision n’acquiert d’intérêt que s’il est pré-
ci «‘ par un qualitatif définissant soit la morphologie des organes pé-
rcnnants géophvte bulbeux, rhizomaleux, etc... soit le mode de
fixation : hydrophÿto migrant, ndné, etc...
Pour conclure celle entrée en matière, ajoutons qu’il nous a paru
utile «le faire suivre la description des types biologiques de quelques
données se rapportant aux principales dispositions favorisant la polli¬
nisation et la dissémination, présentées par les espèces indigènes et
introduites.
Source : MNHN, Paris
K. VIROT.
, notée par col
culièrc. Allant plus loin que A. Gi ii.i.aomin
que la proportion des éléments ligneux, proche de
auteur par rapport au total phanérogamique, se I
nient encore au-dessous de la réalité.
Bien qu'exceptionnelle, cette participation élevée n’offre apparem¬
ment rien qui puisse nous étonner pour un territoire entièrement
plongé dans la zone tropicale et dont l'indice climatique, calculé pour
le centre de Nouméa (M d’après le procédé pluviolhermique d’KMitiat-
oi:n. atteint 275,0. Quant au quotient d'aridité, obtenu suivant ta for¬
mule de ni-: Marionnk. il donne, également pour le centre de Nouméa,
le chiffre de 31,0 < l’indice 20 séparant les régions humides des régions
arides). Ainsi, il existe un parfait accord entre la prédominance des
phanérophyles et le caractère théoriquement tropical de l’allure géné¬
rale du climat néo-calédonien.
Cependant, si cette répartition porporlioniiclle des formes biolo¬
giques, avec prédominance des espèces ligneuses, correspond bien à
des généralités climatiques, elle présente, par contre, une anomalie
frappante vis-à-vis des différents hiodimnts très spéciaux qui se mani¬
festent sur l'ile. L’étude des sols néo-calédoniens, par exemple, a per¬
mis de faire ressortir la texture très compacte d'un certain nombre
d’entre eux. Les éléments des allusions dérivées des péridotites, en
particulier, possèdent assez souvent une cohésion telle qu’elle s’oppose
pratiquement à tout mouvement de quelque amplitude — ascendant
ou descendant des solutions. La capacité en air se révèle, en fait,
insignifiante. Ces substrats et d’autres analogues, occupent une im¬
portante portion de la Grande Terre. Ce caractère, joint à la profonde
variabilité locale des facteurs climatiques, semble en contradiction
flagrante avec l’exubérance végétative qui s’observe parfois sur des
sols en apparence stériles.
Faut-il donc penser, comme l’a fait A. Gi u.i.ai'min, à une adap¬
tation très ancienne de la végétation aux conditions si spéciales du
milieu ? Tout porte à croire, en effet, à une origine fort lointaine. A
litre indicatif, il est remarquable que sur les terrains •
où les espèces autochtones présentent les dispositions >
poussées, aucune des plantes introduites n’ait
espèces aborigènes caducifo-
la tropophyllie se manifeste
Source : MNHN, Paris
I.A Vl'C.KTATION CANAOl'E.
8.'»
^r, 1 existence de carapaces lalériliqucs fossiles étendues autorise logi¬
quement à supposer que la Nouvelle-Calédonie a vraisemblablement
connu, vers le milieu du Pléistocène, un régime climatique à alter¬
nances plus marquées que de nos jours. Si, toutefois, la tropophyllie
constitue réellement une disposition directement liée à la sécheresse
périodique du milieu, il est curieux qu'aucune espèce native n’ait con¬
servé, parmi son héritage génétique, ce caractère entre tous révélateur.
A l’encontre de ce qu’à fait J. Lkhhi .n (1947), nous n’avons pas cru
les épiphyles arboricoles à l'intérieur de la divi-
. Le mode d’existence particulier de ces végé-
> a paru mériter une place indépendante : aussi, à l’instar de
Nanophanérophyles : Les
catégorie sont assez peu noml
rencontrent, en général, au sein des
éruptives (péridotites), <.,.,.
*cs, etc...). Qucl(|ues-unes appartiennent à des f
biles des plages. D’autres, enfin, ne doivent leur |
, sous cette rubrique, les espèces dont les
eut jamais s’élever à plus de deux mètres
s de la surface du sol. Nous avons laissé «le côté les végétaux
‘lui, ordinairement, ne dépassent pas cette taille par suite de conditions
écologiques rigoureuses compacité et aridité du substrat, vents vio¬
lents, etc... mais qui sont susceptibles d’acquérir d’autre part un
Source : MMHN, Paris
84 U. VIROT.
développement plus important à la faveur de l'influence propice d’un
facteur donné : sol humifère, Inunidilé <lu substrat liée à la proximité
d’un cours d’eau, etc... Ces derniers végétaux trouvent tout naturelle¬
ment leur place dans la catégorie supérieure des microphanérophytes.
Les espèces suivantes peuvent être considérées comme les plus
typiques et les plus constants des nanophanérophyles néo-calédoniens :
Dilléniaoées : Kpacridacées :
Il ib ber lia altiycna Schltr. Cyalhopsis jtoribunda Brongn.
Hibbertia pulche.Ua Schltr. et (Iris
Hibbertia Virotii Guillaum. Leucopogon albicans Brongn.
Violacées : 1 ‘* *' r ' s
Tous les Hybanlhux. Leucopogon lonyislylis Brongn.
(iiiltitères : l.ettcopoqon macrorarpus
Montrouztera verticillata Schltr!
Planch. et Triana , „
... . Dracophyltum gracile Brongn.
hlæocarpacecs : et Gris
Dubouzetia Guillaiiminii R. Vi- .
rot Apocynacres :
^ ^ Myxia niimmularia S. Moore
Boronellu Pancheri Baill. Asc 1 épia (lacées :
U o ru ne lia verticillata Bail. , ’ / " r ' s ' / ^"« coules Schltr.
Boronellu crassifolia Guillaum. Gyrtandracécs :
Zieria Chcvalieri B. Virot Coronanlhera aspera Clarke
Siniarubacées : Acanthacées :
Suriana maritime I- Pseuderanthemum tubercula-
v. f . .. . lum Radlk.
. axuragaeees . ... . Pscinleranthemnm Comptanii
Argophyllum ellipticum I.abill. j- Moore
var. rigidum Iiiiniker
Mvrtaeées ■ Protéacées :
' Purpureostemon ctliahm «emi/.m, aonjua/a ri. Vlr.,1
(N.lzn) Gugcrli (Bron.-în.
Xanthoxtemon anranliacum ... l 1 ls • • -y’ioie
I Ieck Stenocarpux Comptonu
Xanthostemon intermedium '* ooro
Gugerli Santalacées :
Bœckeu parvula DC. Exacarpns neo-ealedonicus
Moorea aquarum Guillaum. Schltr. et Pilg.
Moorea bnxifolia (Brongn. et Exocarpus phyllanthoides
Gris) Guillaum. Kiull. var. àrtenxis Pilg.
Melalettca Bronyniartii Diinik. .. , . .. . .
, W 0yme Guillaum. ' '* p hll ii„„,i„„ rohi ,
Composées : Phyllanllwx Faguetii Baill.
Helirhryxum nco-raledonirum Phi/UanHins peltatux Guillaum.
Schltr. Baloghia Bureavi (Baill.)
'"SX/nilom,. Krau.au 0MU.I
Scævola montana I.abill. sc nur.
Scævola Beckii Zahlbr. l’odoearpacées :
Scievola coccinea Diinik. Podocarpus gnidioides Carr.
Microphanérophytes : Ce groupe est numériquement le plus riche¬
ment représenté à l’intérieur de la division des phancrophyles. Il eue
Source : MI JHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
I de 1 petits arbres d’aspects très
divers. D'après la classification adoptée dans ce travail, la position de
leurs organes pérennanls aériens se situe, approximativement, entre
* c ' ,x cl huit mètres au-dessus de la surface du sol. En fait, l’on pourrait
même scinder celte subdivision en deux parties : la première conte¬
nant des arbustes élevés, de taille comprise entre deux et quatre mètres,
et la seconde renfermant des petits arbres de quatre à huit mètres de
hauteur.
Rappelons que celle discrimination secondaire, établie dans un but
•'vaut tout pratique, demeure néanmoins, de même que la classification
générale des phanérophytes érigés, très schéi
phanérophytes placés dans des conditions écologiques
s °nt en effet susceptibles d’acquérir des dimensions très
nt, l’on retrouve au sein de la population végétale néo-calé-
■ régularité dans la répartition des formes biolo-
!s aurons d'ailleurs l’occasion d’y revenir avec
; la partie réservée aux formations, les micro-
« inférieurs » (2 à 4 m.), restent à la base de la
maquis xérophiles intérieurs (orophilcs et planitiaircs)
bois littoraux ». Par contre, la répartition des micro-
« supérieurs » (4 à 8 ni.) demeure moins facile à déter-
î les rencontre surtout dans plusieurs types de forêts photo-
philes, sur terrains éruptifs ou cristallophylliens, de même qu’à l'inté¬
rieur des bois des collines littorales.
Parmi les familles végétales les î
Calédonie, certaines se caractérisent d’une manière fri
dominance des mierophanérophyles par rapport aux autres ......
plianérophyliqucs, telles les Dilléniacées, Rutacécs, Cunoniacées, Myi
lacées, Rubiaeées, Epacridacées, Protéacées, Palmiers i
mésophanérophytes sont
. .portance systématique reste
à celle des nano ' ■ • • •
Ces essences prenant place dans cette catégorie occupent néan¬
moins une situation de premier plan dans la physionomie et la biologie
de l’ensemble végétal. Leurs combinaisons floristiques constituent les
différents types de forêts pholophiles, mésophiles et hygrophiles de
I île canaque : forêts des versants sous l’influence de fortes précipita-
lions, galeries forestières diverses, peuplements arborescents des
■'avins abritées, forêts pholophiles plus ou moins clairsemées des
' reste inférieure
Les genres suivants, partiellement ou en entier, fourr
contingent des mésophanérophytes les plus caractéristiques :
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
,s son principe, la
alcve une sérieuse
discriiuinalive pratique de ses
varie en effet selon la suhdivisio
de précision, nous
plétant, la classifi
classification des phanérophytes
objection, provenant de la valeur
Celte valeur
remarquer par la latitude importante (22 mètres) comprise entre les
limites théoriques extrêmes assignées à la taille des végétaux qui s’y
trouvent englobés. Celle subdivision, l’une des plus vaguement carac¬
térisées de toutes celles Je s phanérophytes ériges, réunit obligatoire
ment un ensemble hétérogène d’arbres moyens et grands, de dimen
sions fort variées. Sa seule indication ne saurait convenir pour défini
clairement une population arborescente donnée. Elle devrait être pré
cisée, afin d’acquérir sa pleine valeur descriptive, par un chiffre men
tionnant la taille moyenne des individus.
Mc,,ap.
itives peuvent
mentionner
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION GANAQl'E. ' s '
l'icns. ('.ri/ptncaria macrocarpa (iuillaum., des Gymnospermes, tels
Agathis Mnorri Mitslers. Agathis lancent,,ta (Panchcr et Séherl) War-
kurg, Araucaria Cookii H. Br. ex Don, Araucaria lialansie Brongn. et
^ r is, et <[iiel<|iies mitres espèces, Encore fmil-il préciser cjn'il s’agit
* !l de c:is reliilivemenl peu fréquents. Les espèces précitées n’adoptent
°n général celle forme que chez les individus d'un âge avancé. Ordi-
environs d’une trentaine de mètres.
Phancropln/tes érigés succulents : Aucun plianérophyte érigé suc-
encore été signalé en Nouvelle-Calédonie. Les quel-
c qui s’y rencontrent cl qui entrent dans celle catégorie,
ni à la famille exotique des ('.actées. Ils sont représentés
par de rares especes d'O punlia et de C.errns, introduites au début de
la co’ ' ' .
.ropérnne soit pour établir des haies ( Opuntia cf.
Pillenii Haworlh et O. sp.), soit comme nourriture verte aqueuse pour
las ruminants (Opuntia stricta Haworlh O. inermis DCA, soit encore
dans un but décoratif (('.créas triangularis DC. et il. sp.).
Les C'créas et l 'Opuntia stricta se sont peu répandus cl ne s’obscr-
yent qu’en de rares localités, notamment à Nouméa et à proximité
■ du chef-lieu. Par contre, les deux autres Opuntia se sont
largement naturalisés un peu partout dans la colonie, surtout autour
des centres habités et près des côtes. L 'Opuntia cf. Diltenii, en parti¬
culier, constitue en arrière des plages sablonneuses de maintes loca-
« ligues » et les articles transpor-
; des côtes, parfois à de grandes
vitalité
lités des
Dans celle division sont indu
c hcinent grimpantes, les lianes « ser..
P'us ou moins diffus, offrant à une période
•ence des rameaux susceptibles de s’élever le
c <dui-ci vient à se présenter.
Tenant compte de la nature dos
oclicls irritables.
Source : MNHN, Paris
H. VI ROT.
«8
2" Lianes à i
.‘î" Lianes volabiles.
4" Lianes à vrilles.
el à racines adhésines.
Une renuircjue s’impose quant à la valeur discriminalive de celte
classification : elle possède un caractère très schématique, eu égard
à la profonde complexité des différentes formes biologiques qu’elle
ulier, certaines e:
l)e plus, il est souvent très difficile
en particuli
l)e plus, il est souvent très difficile de ranger telle espèce dans une
catégorie définie, par suite du type mixte qu'elle présente. Né
la classification de .1. I.iauu .N permet assez bien de répartir h
rophytes grimpants de File canaqu
- répartir les phané-
I " Lianes étayées : ('.es végétaux se caractérisent par la possession
d’une tige principale plus ou moins rigide par elle-même. Cette dispo¬
sition leur permet d’acquérir, en l’absence de soutien, une certaine
hauteur au-dessus du niveau du sol. Dans ce cas, leur extrémité supé¬
rieure se courbe plus ou moins el la plante adopte un port retombant,
Lianes sarmenteuses : Celte catégorie est surtout représentée
• d’arbustes diffus, lianiformos. Ils sont généralement
nappe. Lorsque le support exteneur vient a manquer, le vég
s’élever assez haut par ses propres moyens. Cette haute
d’ailleurs suivant l’espèce. Dans certains cas, elle présente une impor¬
tance telle, qu’il devient malaisé de savoir s’il s’agit d’un phanérophyte
érigé ou d’un phanérophyte grimpant.
Au type des lianes sarmenteuses se rattachent les principales
Source : MNHN, Paris
I-A VÉGÉTATION CANAQUE.
U cas (le rfixera palchella appelle un commentaire. Celle Verbé-
nacéo adopte le lype lianiforme dura ni sa jeunesse, puis le perd enliè-
jenienl a l’âge adulte. Dans ce dernier élal, elle esl alors pourvue d’un
roue rigide pouvant atteindre une hauteur de deux à trois mètres,
^etle particularité se révèle d'ailleurs exceptionnelle et n’a jusqu’à
présent été observée qu’à propos de l’espèce en question.
celle >
b> Lianes i/rappinanles : Les végétaux que l’on peut réunir dans
bdivision assurent leur préhension à l'aide d’épines ou d'ai¬
guillons, plus ou moins recourbés, disposés le long des liges et des
rameaux, de même que le long des rachis foliaires chez certaines
espèces à feuilles c
Les I t . .
ntionner les Cappa-
r L. A ce lot d’es-
. s’ajouter plusieurs espèces naturalisées :
Hubns moluccanns L. et R. rosifolius Sm„ Cudrania javanensis Trécul,
Salannm torvrnn S\v. (type mixe. souvent Pli. érigé) et surtout le Lan-
t<ma Camara L.. si néfaste à l’économie locale.
•sse, plusieurs
indigènes, vi
s ntohiccamts
O Lianes à crochets irritables : D'après la définition de J. :
* ce sont également des lianes sarinenteuses, mais pourvues d’un appa¬
reil d’ancrage plus perfectionné consistant en crochets habituellement
enroulés en ressort de montre et capables de se fixer solidement, en
s’épaississant, autour d’un support dès que celui-ci est saisi».
Ce type semble être extrêmement rare en Nouvelle-Calédonie.
Seules peuvent lui être actuellement rapportées deux espèces de Lina-
cées : II,mania neo-cale,lonica Vieil!, et II. papillosa Guillaum.
- " Lianes à rncines-crmn ,
xedenl presque toujours i
11 a pas encore signalé, or
pliyles grimpants produisant des i
la manière du Lierre.
Les végétaux compris dans celle catégorie appartiennent i
p cs Epipremnum, Itaphiitoplmra (Aracées) et Frcycinetia (P
cées). Ce sont, pour la plupart, des lianes robustes, fréquente
hiles, s’élevant parfois fort haut dans la c
lent de préférence les forêts denses, à atmosphère 1
Source : MI JHN, Paris
90
A côté de ces espèces typiques, l'on rencontre quelques rares végé¬
taux qui adoptent occasionnellement celle tonne. Ainsi, le Ficus
Schleclilcri Warbg., normalement mésophanérophylc robuste, déve¬
loppe, surtout dans sa jeunesse, de nombreuses racines aériennes sus¬
ceptibles de prendre appui sur un support éventuel, ('.elle espèce se
conduit, en l'occurrence, comme une véritable liane, étreignant d’un
> racines l'bôle soutien, dont elle \
Ptéridophytes, des genres Huinala, PoUjbolrm et
lier, ordinairement épipbytes, se conduisent
« grimpants, lorsqu'ils sont
3" Lianes vain biles : Chez les lianes apartenant à cette subdivi-
s’opère grâce à des rameaux très souples et très
grêles, s’enroulant en spirales plus ou
es branches du végétal support. La lignifi¬
cation des liges des lianes volubiles reste en général peu prononcée,
ou se manifeste tardivement. Lorsque le support fait défaut, elles
adoptent fréquemment un port prostré, traînent sur le sol et se com¬
portent comme de véritables chnmépbyles rampants.
Les lianes volubiles comptent relativement peu d'espèces en Nou¬
velle-Calédonie. Cependant elles sont assez répandues et figurent dans
la majorité des formations végétales. Elles paraissent particulièrement
abondantes à l'intérieur des bois des collines littorales.
Icucogijne Hcnrk et
ll.-Arg.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
U Lianes à milles : Ce type ne se trouve netleiuent représenté
( |Ue par ein<| espèces «le Smila.v, qui allée lion ne ni principalement les
formations arbuslives xérophiles. Chez ces espèces, les vrilles, ordi¬
nairement robustes et fortement voluliiics, sont issues des stipules
foliaires modifiées. Outre ces lianes bien caractérisées, le Nepenlhes
Vieillardii llooker montre fréquemment des feuilles dont l’extrémité,
pourvue ou non d'ascidie, se termine en une vrille préhensible. A cet
é «anl, i| est parfois difficile de faire la distinction entre les lianes à
vrilk « sensu stricto » et certaines espèces appartenant au type des
lianes voluliiics. ('.es dernières possèdent assez souvent des tiges si for-
lement volubiles, que cette disposiltion revêt l’apparence de véritables
vrilles raméales. Les Asclépiadacécs du genre Tijlophora, en particu¬
lier, illustrent parfaitement cet exemple. Un type mixte est également
présenté par le (ionania Le lialii Schltr. (Rhamnacécs), qui produit des
appendices mi-vrilles, mi-crochets irritables.
Nulle précision, en effet, n’est apportée sur la texture des feuilles,
le mode de protection des bourgeons, etc... Il était naturellement im¬
possible de faire figurer dans une telle classification la somme des dis¬
positions diverses présentées par les végétaux. Cette lacune a paru si
évidente à nombre d’auteurs, «pie ceux-ci se sont efforcés de la cnni-
Ider, soit en complétant le sens «les termes de la classification primi-
five par l’adjonction de qualificatifs morphologiques appropriés (R.
Maiiii:. 192(51, soit en en établissanl une seconde ou même plusieurs
autres, uni«|uemen( basées sur les principales dispositions autres «pic
la faille et l’aspect général (R.unkiaich, in J. Lkbkitn, 1947).
R. Maihi;, dans son ouvrage sur les formations végétales de l’Afri¬
que du Nord (1920), subdivise ainsi les phanérophytes :
t <le 4 in. de
Xérophiles à feuilles |
Source : MI JHN, Paris
Lianes : piailles (pimpantes ne pouvant guère s'élever ipi'en s'ap
pnijant sur un support :
a) Xérophiles à feuilles persistantes.
b) Xérophiles sans feuilles.
c) Tropopliiles i'i feuilles end tiques hivernales fou estivales).
Quant à Ravnkiakr (lue. cil.), il fait intervenir les caractères sui¬
vants :
1" Protection îles bourgeons.
2" Chute des feuilles avant la saison défavorable.
3” Diminution de la taille des plantes.
4" Adaptations xéromorphiques en général.
Ce dernier auteur (1911» in (î. K. Dr Rihtz, 1931. p. 27) subdivise
également les phanérophyles d’après les dimensions et la surface des
1 " Lcptophylles : surface <
2" Nanophylles : surface ci
3° Microphylles :
4" Mcsophylles :
5° Macrophylles :
• entre 25 et 225 f9 X 25)
225 et 2.025 f9-’ X 25)
2.025 el 18.225 (9 :{ X 25)
18.225 el 104.025 (9* X 25)
1 tiples dispositions biologiques offertes par
• prête difficilement à une diffé-
ation aussi simple. Nous avons donc préféré, pour plus de clarté,
sérier ces dispositions d’après la nature de l’organe qui les présente :
racine, tige, etc... Il ne s’agit nullement, afin de rester dans les limites
du cadre de cet exposé, d'entreprendre la description systématique de
toutes les particularités observées. Notre objectif vise simplement à
fournir une vue d’ensemble sur leurs principales caractéristiques si
Soulignons tout d'abord que les phanérophyles natifs, bien que
l’influence d’un climat parfois très humide, n’en manifes¬
tent pas moins, en règle générale, un xéromorphisme prononcé, dû en
majeure partie non seulement à l’action desséchante des vents violents,
tum sur de vastes étendues (principalement sur les serpentines). Ici,
tout particulièrement, les possibilités d’assimilation fou d’approvi¬
sionnement) en eau déterminent, dans une large mesure, la morpho¬
logie végétale. Ce qui se traduit en pratique par de multiples adapta¬
tions défensive
Racines : Les particularités, peu i
rent ici, s’apparentent toutes à des cas bien t
d’ailleurs, qui ligu-
, Les espèces à raci-
Source : MNHN, Paris
l.A VfaR-TATION
CA N A 01 1 IC.
93
ncs-pneumnlophores de l:i Mangrove sont représentées par YAvicennin
rfficinulis !.. (Verbénacéesl, le Sonneralia alba Sm. (Sonnératiées) et
e ftruqiiiera rrioprtala Weighl et Arn. (Rhizophoracées) ; celles à
racines-échasses de la même formation halophilc, par deux Palétu¬
viers : lihizophora mucronala T,amk. et U. cnnjngata L. var. Aux espè¬
ces a racines-câbles appartiennent plusieurs Pnndanus croissant prin¬
cipalement sur la marge intérieure des plages sablonneuses. Pour ter¬
miner, quelques Banians illustrent le Ivpe des phanérophytes à raci¬
nes-palettes développées.
Tiges et rameaux : lin tenant compte de la morphologie des pha-
nerophyles néocalédoniens, il parait indiqué de distinguer les princi¬
pales dispositions suivantes :
a) Espèces à tiges et rameaux épineux ou aiguillonnés.
b) Espèces à liges et rameaux succulents.
c) Espèces à dadodes ou rameaux ailés.
d) Espèces à ramilles et rameaux fortement anguleux ou équisé-
tiformes.
ci Espèces à liges et rameaux pourvus d’un rliylidome subéreux.
I l Phanérophytes à latex et résines.
Sous le rapport de la nature des liges, les phanérophytes natifs
partagent un caractère commun : c’est la lignification très rapide des
‘■gvs de la plupart d’entre eux. A l’exception de quelques lianes, pins
011 moins herbacées, mais néanmoins très tenaces, presque tous les
autres phanérophytes subissent une lignification précoce qui constitue
un des traits marquants d'une tendance xérophvtique prononcée.
a) Espèces ci tic/es et rameaux épineux ou aiguillonnés : L’un des
caractères particuliers de l’ensemble des phanérophytes érigés se mani-
este dans la remarquable pénurie d’espèces spinescentes ou aiguil¬
lonnées. En dehors des quelques lianes du type grappinant déjà signa-
l ‘ l ‘S’ peu d’arbres ou d’arbustes nettement pourvus soit d’épines, soit
*• aiguillons, sont actuellement connus en Nouvelle-Calédonie. Les
'’égétaux dressés qui offrent celle disposition appartiennent, pour la
Plupart, à des espèces de provenance extérieure, en particulier les
Cactées (Opuntia spec. plurib.), Prosopis juliflora DC. (Légumineuses-
Miinosoïdées), Carissa ouata R. Br. (Apocynacées), Ergthrinu indien
l-am., /•;. fnsea Lotir. (Légumineuses-Papilinnacées) et Acacia Farne-
xi'ina Willd. (1 .légumineuses-Mimosoïdées). Signalons en passant que
' ( ‘ s deux Acacia indigènes sont inclines. Le contingent natif est presque
Uniquement représenté par deux espèces : Uemicgclia Deplancbei
^nill. (Euphorhiacées) et Emmenospermum Pnncberianum Baill.
fRhamnacées). Chez celles-ci les appendices spinescents, d’ailleurs peu
''itinérants, sont constitués par fies rameaux fasciculés ayant perdu
le urs feuilles et qui se sont indurés. Indiquons, en outre, que les sti¬
pules foliaires, extrêmement fragiles, des différentes espèces de lioc-
'ptillonia, Euphnrbiacées), présentent une forme aciculaire.
Source : MNHN, Paris
VlliOT.
I») Espèces à liges cl rameau.r succulents . L’on ne peut guère
citer :'i l’oppui de ce type qu’une Asclépindacéc pseudo-iiphylle des
bois des collines littorales, liane volubile à feuilles rapidement el défi¬
nitivement caduques : le Sarcoslrmma anslriilis IL Br. La lige et les
rameaux sont constitués par une succession d’articles cylindriques,
d’un diamètre de 4 à â mm., gorgés d’eau et de latex. Les différentes
Cactées signalées en Nouvelle-Calédonie, qui représentent un type
mixte, avec eladodes succulents sont, rappelons-lc, toutes introduites.
c> Espèces à eladodes on rameaux ailés : Cette disposition est sur¬
tout évidente chez deux Snntalacées autochtones, pseudo-aphylles, à
feuilles précocement caduques : Exocarpus nen-calednnicns Schllr. et
I’ilger et E. phyllan timide s Endl. var. arlensis Pilg. Elles se rencon¬
trent assez fréquemment au sein des formations xérophiles arhuslivcs
sur serpentine. Les eladodes sont surtout apparents à l'extrémité des
et de la lignification des tissus, ils diminuent progressivement d’im¬
portance pour se confondre en une tige subcylindrique, dont l’écorce
paraît sans solution de continuité. Des tiges plus ou moins aplaties et
dilatées en ailes, bien qu’à un moindre degré que chez les Exocarpus.
s’observent également chez un certain nombre d’espèces de Phyllan-
llws (Euphorbiacécs) feuilles. Les Phyllanthns Erancii Guillaum., pro-
ngensis Guillaum. et salieifolitis Baill., possèdent des rameaux Iri-
quètres, faiblement ailés. Au contraire, chez les Phyllanthns bupleu-
rnides Baill., koghiensis Guillaum.. nqogensis Schllr.
Baill., platgcalyx Miill.-Arg., sylnincoln S. Moore, Iri
laum. et yahouensis Schllr., les rameaux sont aplatis, souvent ancipi-
tés, élargis aux points
i points
d’ailes développées. Au
également une Polygon;
jardins comme plante
; pu
cultivée cà et là dans les
le Muehlenbeckia plalyclados
où elles constituent parfois (cf. C.'Cunninghamiana) des bandes éten¬
dues, soit au sein de plusieurs groupements selérophylles des terrains
secs. Deux Cupressacées offrent également des ramilles composées
d’articles quadrangulaires : Callitris sulcata (Pari.) Schllr. et C. neo-
calednnica Diimmer. Dans la famille des Santalacécs, Exocarpus
Source : MI JHN, Paris
l VKCKTATION ('.ANAUI K
/ ,ft <‘ii<ln-Ctisit(irinri Guillaum. présente des rameaux triquètres, étroits
*‘t fortement anguleux. Tous les végétaux précités possèdent des feuil¬
les de dimensions extrêmement restreintes, ('.liez les Casuarina et les
Callitrin, elles sont squamilormes, verticillécs, adnées à la hase et
dccurrenles le long des ramilles. Dans le cas de YExocarpns, les feuil¬
les, bien individualisées, sont précocement et définitivement caduques.
e) Espèces à liges et rameaux pourvus d'un rhytidome subéreux :
Quelques rares végétaux peuvent se rattacher à ce type. Ils appartien-
nenl presque exclusivement aux genres Melalenca et Callislemon (Myr-
tacécsi. L’écorce du Niaotlli (Melalenca Leucadendran L.) comprend
de nombreuses couches concentriques, plus ou moins épaisses et subé-
nfiées, se desquamant en lambeaux 0). Les assises profondes, gorgées
d’eau en permanence, assurent an Niaonli une remarquable protection
contre l'atteinte des feux de brousse. Disposition qui explique claire-
ment la raison de son pyrophylisme. Chez le Callislemon suberosnm
l’aneh. ex Brongn. et Cris, le liège se développe irrégulièrement le long
des rameaux. Son accumulation produit localement des épaississe¬
ments tnmidiliés, principalement au niveau des points d’inserlion des
feuilles ou des fleurs tombées. Dans les autres cas la couche subéreuse
est moins développée et se réduit souvent à une mince pellicule super¬
ficielle. Il en est ainsi chez les Melalenca Brongniartii Diinik., .1/. gni-
dioides Brongn. et Gris, Callislemon Pancheri Brongn. et Gris, C. busea-
nnm Guillaum. et C. gnidioides Guillaum.
f) Phanérophgtes à laie.r el résines :
Espèces à latex : Assez répandues. Appartiennent essentiellement
eux familles des Gullifères (latex plus ou moins coloré en jaune des
Earcinia et Monlrouziera), Térébinthacées (toutes les espèces du
genre Semecarpns), Sapolacées, Apoeynacécs, Asclépiadacées, Knphor-
biacées (Xeoguillauminia Cleopalra Croizat, Exœcaria Agallocha L.) et
Moraeées (Ficus).
Le latex vésicant des Semecarpns vire au noir après exposition ù
l’air libre. Le caoutchouc extrait de certaines espèces de Ficus a donné
l'eu, au début de la colonisation européenne, à une petite industrie
vite abandonnée en raison des faibles quantités extraites. Toutes les
espèces à latex passent généralement, à tort ou à raison, pour toxiques
ou fortement purgatives. Néanmoins, il semble que le bétail puisse
ingérer certaines d’entre elles sans en éprouver la moindre incommo¬
dité. Elles entrent fréquemment dans la pharmacopée et la sorcellerie
indigènes, dans la préparation des poisons (R. Virot, 1951» >, « méde¬
cines » surtout abortives et emménagogues et de philtres ma¬
giques.
C) I.a «peau <le Niaonli » des colons, utilisée à de nombreuses fins : embal-
oiKc de paquets, couverture de cases et étables, litières, etc...
Source : MNHN, Paris
vmoT.
Espèces à résines : Moins nombreuses que !
donnons surtout les Gymnospermes, on particulier los Ai/nlhis, des¬
quels l'on retirait In fninouso «gomme do Knori Los Araucaria ren-
formcill egalement dos résines, bien qu’on plus faible quantité. Indé¬
pendamment dos Gymnospermes, il faut oilor lo S/>rrmt>lr/>is gnnmii-
fera Brongn. ol Gris (Myrlacéesi ou - C.liéne-gommo . dont là résine
oontionl une l'orlo proportion do lanin.
Los Cupressacées indigènes produisonl, pros(|iio toujours. une
•ilris ol Ijiba-
silé élu*/, lo Neocallilropsis
: Florin.
siè^o pormiinonl do fonctions physiologiques d'impor¬
tance capitale pour lu vio du végétal, In fouille subit diroctomont los
actions diversement conjuguées dos facteurs climatologiques. Au
niveau do In phyllosphère, los vurialions do eos facteurs se manifestent
fréquemment avec intensité ou brus(|uerio, alors qu’à l’intérieur do In
rhizosphère elles tendent, au conlrniro. à s’atténuer r
mesure de l'augmentation do In profondeur du sol. Afin de :
dnns une certaine mesure a son immobilité, lu feuille réagit à cette
situation pur un certain nombre do dispositions et. à cet égard, peut
être considérée comme l'organe qui rcllôlo lo mieux In synécologie
Il faut
élevée. Répétons-le, cotte apparente anomalie provient essentiellement
de lu difficulté d’npprovisionnemonl on onu due à In compacité de la
majeure partie dos sols. Il convient donc d’examiner s
cipnlcs dispositions xéromor
présentées par les espèces indi-
ations de surface : L’nnalvse de la flore fait ressortir la
. Les végétaux dont les feuilles appartiennent n ccs**calé-
t parmi les groupements des maquis sclé-
; et ceux des formations forestières des hautes et moyennes
altitudes. Les leptophylles (25 nun- et au-dessous), semblent traduire
une adaptation écologique particulièrement avancée. Quant aux macro-
phyllcs (au-dessus de 18.225 mm-), comparativement assez peu nom¬
breuses pour un territoire entièrement situé dans la zone tropicale,
I au soin de formations planiliaires
soumises à l'influence
arbres du boni de i
< forêts i
is.
Parmi les leptophylles typiques, citons
Source : MI JHN, Paris
I,A VÉGÉTATION CANAÜI K-
Mehoaideros Iclrasliclui Guillaum.
l'ircken pi ni fol il, I)G.
Hwrkvii cricoides Brongn. cl Gris
Hivckcti oblnsifolia Brongn. fl (iris
liicckea virynln An«lr.
Hteckca pnrniiln I)G.
(■yulliiipsia flnribunda Brongn. et («ris
i'iuatophylla imbriiata Guillaum.
I
feuilles normales.
Tons ifs Cmuarinu
Hacrydinm anincnrioidcs Brongn. el Gris
D'ti ri/tliuii] lycopoiliaides Brongn. el Gris
Hucrydinm Halansu’ Brongn. et Gris
Hacrydinm (Inilliinminii Bucliholz
Podocorptis Vicillardii Parlât.
(■ullilris snlcida (Parlai.) Schltr.
Cullilris neo-ctiledonica Dümmcr
l-iboredins iinstrocfilcdonica Brongn. el
Gris
i-iboccdrns Clievnlieri Bucliholz
Idbocetlrua Ynlcensis Giiillaum.
■! Faneur in lient ieri Bucliholz
Araucaria liidansir Brongn. et Gris
Araucaria Iwmboldlensis Bucliholz
A cinidlil ropsis araitcurioides Florin
Espèces à feuilles rudimentaires
écailleuses ou squamiformes
Hn cc q U i concerne l’ensemble nano-micro-niésophylles, des
genres entiers, ou presque, présentent ce caractère. Comme il serait
impossible de les indiquer tous ici, mentionnons les plus caractéris¬
tiques :
llibbcrliu (Dilléniacées)
l'illospornm ( Piltosporacées)
Mnidroiizicrii (Gu11ifères)
Myrtopsis (Butacées)
Horonella (Butacées)
Acacia (Fég.-Mimosoïdées)
Artjophyllum (Saxifragacécs)
l'uneheria (Gunoniaeées)
( [<>dia ( C.u noniacées)
'■unonia (Gunoniaeées)
C alliai cm on (My rtacées)
Melalcnra (Myrtacées)
Trintania (Mvrtacées)
•1 /cl rua ideros ( M y r t acées )
Xindhoslcntoti (Myrtacées)
fyiygium (Mvrtacées)
llonudinm ( I lomaliacées)
l.incopoyon (Fpacridacées)
Xolelea (Oléacées)
M y.ri a (Apocynacées)
l'.ranlhemum (Acanthacées)
Myoporum (Myoporaeées)
Gretdlleu (Protéacées)
Slenocarpus (Protéacées)
Kniyldin (Protéacées)
Snnlaltiin (Santalacées)
PhyUanthvs (Fuphorbiacées)
Lonyetia (Fuphorbiacées)
llaloyhia (Fuphorbiacées)
Acaït/phu (Fuphorbiacées)
ilomtditnllws (Fuphorbiacées)
Cellis (Geltidacées)
Dans lu catégorie des macrophylles, citons entre autres :
Relief fiera app. (Araliacées)
( -liryaophyllum app. (Sapotacées)
l'Inuchoncllii spp. (Sapotacées)
Alslonia pliinwsn Fabdl. (Apocyna¬
cées)
l'heapeain populnca Gav. (Malva-
eées)
Hibiscus liliaccns F. (Malvacées)
Macaranya Vedcliuna Müll.-Arg.
l’iriis idnlis Bur. (Moracées)
Cryplocarya spp. (Fauracées)
llèrniindia oviycru 1.. (Hernandia-
cées)
La port en pholiniphylla (Kunth)
Wcdd. (Frticacées)
Tous les Pandanns
Nombreux Palm i ers-Ken t iées
Source : MI JHN, Paris
9S
Lii valeur effective dp celle classification resle, pcul-èlrc, contcs-
lable. Il demeure évidemment dimcile d’assigner à d’assez nombreuses
espèces une place «lélinilive. Cependant, en qualité d’élément analytique
du complexe végétal néo-calédonien, elle nous permet de mettre en
relief, comme nous l’avons déjà fait, la dominance des phanérophyles
à feuilles petites et moyennes sur ceux à grandes feuilles, caractère
important, qui corrobore absolument les tendances du bioclimat
général.
2" i Disposition : I.a disposition r
cas, d’intéressanls indices synécolo;
nie. la différence se monlre-t-elle frappante
tuant les forêts hygrophiles ou
souvent largement étalées,
veinent développés. Au contraire, chez
lent presque toujours une direction as
verticale, et possèdent des entre-nœuds géné
cl celles entrant
les feuilles,
relati-
parfois proche <
a) Type
b) Type
c) Tvpc équisétiforme.
d> Type éricoïde.
e) Type myrtoïde.
i\)Tijpe araucarioide : Cette dis
. Les feuilles, squamiformes ou
ni moins d’après un cycle variable sui¬
vant l’espèce. Exemples : tous les Araucaria (8 espèces), Dacri/dinm
arancarioides Brongn. et Cris, /). l.i/copodioides Brongn. et Gris, />.
lialansir Brongn. et (iris, Podocarpns Virillardii Parlât., Libocedrns
auslrocaledonica Brongn. et Gris, !.. Chnmlieri Buchholz, !.. Yalcensis
Guillaum., Ncocallilrnpis arancarioides Florin.
tuée reste généralement lim
Heures. A l’étal adulte, les feuilles s’écartent plus ou moins de l’axe
des rameaux. Citons, à l’appui de ce tvpe : Lencopoqon albicans
Brongn. et Gris, !.. cymbuhv Labill., /,. niacrocarpns Sclillr., /,. dam-
marifolins Brongn. ci Gris, Ci/atbopsis floribnnda Brongn. et Gris.
Lencnpogon longislijlis Brongn. et Gris et .XautopliijUa imbricata
Guillaum. présentent une disposition intermédiaire entre le type arau-
carioïde et le type épacridoïde.
T„pc équisetifo,
(Parlai.) Schltr.
Source : MNHN, Paris
i..\ VK(ii-:r.\ri()N' canaoi k.
<!' Type éricoide : Très mal représenté. I.'nn peut juste citer comme
exemples quelques Myrlacées, appartenant toutes au genre Biecken.
Cette disposition se montre à son optimum chez les Bivckea ericoides
Brongn. et (iris et B. pinifolio (Labill.) DC., dont les feuilles, longues
( le .» à 25 mm. environ, ne dépassent pas en largeur 0,5 à 1 mm.
Toutes les espèces du genre Bæckea sont localement appelées
« Bruyères » par suite de la nature de leur feuillage.
e) Tt/pc myr laide : Trois subdivisions secondaires à considérer à
l’intérieur de ce type :
- Espèces à feuilles décaissées, régulièrement disposées sur 4
r angs.
Espèces à feuilles subvcrticillécs (entre-nœuds extrêmement
courts), condensées à l’extrémité des rameaux.
Espèces à feuilles plus ou moins dressées, non décussées, et
Arrangement très prononcé chez plusieurs Myrtacées, notamment
Melrosideros tetraslicha C.uiltaum., .1/. operculnl'a Labill. et sa forme
Francii Guillaum., et Myrtus rnfo-pnnelalus Panchcr. Disposition un
peu moins apparente chez Xornumditi neacnledonira Hook. L’étroite
superposition des feuilles du Melmsideros letruslichn confère à l’ex¬
trémité des rameaux de cette espèce l’apparence de manchons à étroite
section carrée ; l’on pourrait même considérer cette dernière plante
connue appartenant à un type mixte, intermédiaire entre le type arau-
carioïde et le type myrtoïde à feuilles décussées.
Espèces à feuilles subuerlicillées, condensées à l'extrémité des
rameaux : Assez nombreuses Myrtacées, entre autres ? Callislemon
Unidioides Guillaum., C. suberosùm Panchcr, C. buseanum Guillaum.,
Melalenca Bronqniartii Danik.. ,1/. gnidioides Brongn. et Gris, quelques
Bulacées-Boroniécs Boronella Pancheri Baill., B. nerticillata Baill.,
Espères à feuilles plus ou moins dressées, disposées tout le long
Source : MI JHN, Paris
Kilos appartiennent ;iux fiuiiilles los plus divcrsos. Pincipalcmcnl bien
représentées à l'intérieur clos genres suivants : llibbertia (Dilléniaeces),
Montronziera (Guttifères), Mgrtopsis (Rutaeéos), Peripterggia (Célas-
traeées), C.ndia, Pancheria ((’.unoniaoôos), Tristania, Mnorea, Metrosirle-
ros. Xanllmslcmon. Mgrlns. Il tige nia. Sgzgginnt (Mvrtacées), Mgrsinc
fMyrsinacéos), Stenocarpiis (Protéacéesi, Langetia. lialoghia üiiiphor-
biacccs).
L’on roniarquo cpio la position plus ou moins dressée clos fouilles
favorise rérouloinont rapide ol radduotion clos eaux pluviales ou do
condensa lion vers la rhi/.osphèro du végétal, par l’intermédiaire des
rameaux également souvent dressés et du tronc. Kilo soustrait,
de plus, dans une large mesure, l'ensemble de la phyllosphère à l'action
directe des radiations durant les heures les plus chaudes de la jour-
3") Slénophgllie : L’évaporation demeurant en principe, fonelion
direele de la surface du limbe, certaines espèces xérophiles montrent
une forte diminution de la largeur de leurs feuilles. C'est le cas, en
particulier, des lhvckea et Me laie nca déjà mentionnés, des Podocurpus
nnmv-cnledoniiv Yicill,. (îrevillen Deplanchei Brongn. et Gris, (1. Cnmp-
lonni S. Moore, Zicria Chenatieri K. Virol, Plandmnella pinifolia (Baill.)
Dub., Mgrtus Virntii Guillaum.. Moorea aquarnm Guillaum., .1/. strcplo-
phglln Guillaum. Par ailleurs, d'autres espèces ne présentent ce carac¬
tère que durant la première période de leur existence. Ainsi, les jeunes
individus de Geijera ennliflorn Baill., Santalnni aiislro-caledonicnm
Vieill,, Leucopogon Goules les espèces du genre) et de
espèces de Gymnospermes, possèdent-ils d'abord, après la
des feuilles étroites, complètement différentes dos feuilles
placeront plus tard, à l’état adulte.
germination,
qui les rom-
4") Structure el revêtement : A de
feuilles de presque tous les phanéroplivtes indigènes of
épaisse, coriace et un notable épaississement de la cuticule. I)e très
nombreuses espèces possèdent des feuilles dont la face supérieure,
luisante, à l’éclat métallique, réfléchit la lumière. La marge du limbe
se récurve souvent en dessous. D’autre part, l’on enregistre assez fré¬
quemment des variations de niveau entre les différentes parties du plan
foliaire : nervures et limbe. Ce caractère de feuilles huilées apparaît
nettement chez les Pletirocnlyplns Deplanchei Brongn. el Gris, Xan-
thnstemon Frnncii Guillaum., Cnnonia bullatn Brongn. el Gris, P tige nia
neher, Kermadecia sinuala Brongn. et Gris, el Dubouzetia
llmiminii R. Virol.
Par ailleurs, la xérophilie se révèle distinctement dans le revète-
jeunes feuilles, plus fragiles que les adultes, puis disparaît assez sou¬
vent chez les feuilles âgées, qui deviennent ainsi glabrcscenlcs ou
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOl’R. 101
iiiùnio entièrement glabres. Hormis ii l’cHiil jeune, la face supérieure
ollre rarement une pilosité aeeenluée. Lorsque les Iriehomes y existent,
•I s’agit presque toujours «le poils épars, hirsutes, ou parfois d'excrois¬
sances eruslaeées, «|ui rendent la surface scabre (certains Hibberlia
et Coronanlhcrn).
La morphologie «lu Irichome peut se ramener à deux types princi¬
paux : 1" les espèces à poils «'milieux (rares Ci), 2" les espèces à poils
tomenleux, ou laineux, ou soyeux, ou hirsutes (très répandues CD.
Pour les espèces du premier type, citons comme exemples
Ma.nveltia Icfiiiltila liai11., Mgrlopsis mgrtoidea Guillaum., .1/. Xoniv
Caledoniie Engler, Aglaia eUvagnoides Benlh., Qninlinin oreophiln
Sehllr. et Crolan insnlnre ; le revêtement communique à la feuille un
aspect l'urfuracé. Parmi les espèces «lu second type, bornons-nous à
indiquer les plus représentatives : Diibouzelia acnminala Sprague,
'*■ Guillfunninii H. Virol, les Dgso.vylum «lu groupe rufescens, .1 cri-
docarpus anslrocaledonicns Baill., Alphilonin neo-calcdonica Guillaum.,
Nephrodesmus sericens (Hochr.) Sehindler, les Argophgllum, Pnnche-
ri " ferruginea Brongn. et Gris, Cunonia biilbiln Brongn. et Gris, Xun-
thostemon Francii Guillaum., Rhodnmnin andromedoides Guillaum.,
I-lige nia oraria Guillaum., les Psgch ntria du sous-genre Cephadis,
Planchonella riibicnnda (Pierre) Duhard, P. crassinervia Duhard, Sle-
nocarpns tremnloides Brongn. et Gris, etc...
Pres«|ue toutes ces espèces entrent dans la composition des dif¬
ferents types «le maquis sclérophylles, spécialement sur substratum
serpentineux. La coloration des Iriehomes varie, naturellement, sui-
'ant l’espèce. Pourtant, il semble qu’il y ait lieu d’insister sur la re¬
marquable fréquence «le la gamme des roux et du fauve, depuis l’ocre
jaune, jusqu'à la terre «le Sienne purpurine, en passant par toutes les
ici nies rubigineuses. Dans la majorité des cas, l’intensité pigmentaire
s< ‘ manifeste le plus fortement chez les jeunes feuilles. A mesure du
développement «le celles-ci, la teinte teinl à décroître régulièrement et
a évoluer soit vers le gris cendré, soit vers le blanc plus ou moins pur,
connue chez Xephrodesmus sericens (Hochr.) Sehindler, Argophgllum
nitidum Forsl., A. lo.vnm Schllr., Alphilonin nco-calcdonica Guillaum.,
Pancheria ferrtiginea Brongn. et Gris, par exemple.
A l’appui du type à trichomes roux ou fauves, citons entre beau¬
coup d’autres espèces : llibberlia Pancheri Briq., Maxmellia lepidata
Paill., Diibouzetin eampaniilaia Pancher, /). Guillanminii B. Virol,
Acridncarpns iinslro-crdedoniciis Baill., Mgrlopsis mgrloidea Guillaum.,
•V. .Xnviv Caledoniie Engler, Sonlamea tomentosa Brongn. et Gris,
Dgsoxylum rufescens Yieill.. I). kouiriense R. Virol, Alphilonin neo-
cnledonin Guillaum., (Inion nillosn (Pancher et Séberl) Radlk., Ne-
phrndesmus sericens (Hochr.) Sehindler. Argophgllnm elliplicnm La-
bill., A. nilidum Forsl., Pnncheria ferrnginen Brongn. et Gris, Cunonia
butta ta Brongn. et Gris, Rhodamnia andromedoides Guillaum., Eugenia
Gacognei Montr., E. oraria Guillaum., kanlensis Guillaum., certains
.') Du point «le vue systématif]ue.
Source : MI JHN, Paris
R. VIROT.
Psycbolria ( Cepluelis ), Planrlumella .
1, (irevillea rubigini.
. et Gris, Cmelina i
Il convient de remarquer ([lie la plupart des espèces
appartiennent, en tant que composantes quasi constantes, à divers
maquis xéro-héliophiles «les altitudes inférieures et moyennes, établis
compacts dérivés «le l’altération «les péridolites.
oseille de l’ocre jaune au brun violacé, en pas-
le rouge de Venise, etc... Serait-il donc permis
. Serail-il
d'interpréter la coloration de l'épiderme «les feuilles «le
comme un moyen «le défense contre l’excès «les rndiatioi
orangées réfléchies par le sol durant les heures de forte
t ajouter »|ue celte disposition se trouve
« 600 m. au-dessus du niveau «le
S;
lion ?
principalement répandue
la mer, c’est-à-dire dans
? où l’insolation atteint son maximum. Aux altitudes supérieur»
écologiquement caractérisées par une nébulosité plus forte, les espèces
possédant un tomenlum roux ou fauve sont bien moins variées. De
s autres espèces xéropbiles. quoique ayant des feuilles plus
t ' ‘ ’ ' ' "
Espèces à tomcntnm grisâtre (assez fréquentes) : Hibbertiti lucens
Brongn. et Gris, II. podocarpifolia Schllr., Microscmmn salicifolia La-
bill., Dubouzelia iicnminata Sprague, I). caniUcalala Sprague, (Irenil-
lea Deplanchci Brongn. et Gris, Mararanga Vedeliana Miill.-Arg., Cel-
tis hypolenca Planch., etc...
Espèces à tomentum blanc (très rares) : Argaphylluni nwnlanitni
ScliHr. (inflorescences seulement), I. ica nia gerontogea Sehltr.
En dehors de celle classification schématique, citons le V.allisie-
mon suberosum I’ancher, aux jeunes feuilles densément recouvertes
de poils soyeux à éclat métallique mauve pâle ou purpurin, «lu plus
ravissant cfl'cl.
Signalons enfin un petit nombre d’espèces dont la surface infé¬
rieure des feuilles esl revêtue d’une pulvérulence colorée, soit prui-
neuse, plus ou moins glauque, soit ocraeée ou rubigineuse.
Espèces à pah
n bicolor v.T., (ieissois priunnsa Brongn. et (iris, Purpuri
i Gugerli, Lencopogon albicans Brongn. et Gris, !.. longislglis
et (iris, /,. macrocarpiis Sehltr., I,. cgnibnhc I
, Cyathopsis floribunda Brongn. et Gris.
Espèces à pulvérulence ocracée ou rubigineuse : Pleurocalyplus
Deplanchei Brongn. et Gris (pulv. ocracée), Calycorectes rubiginosa
Guillaum. (pulv. rubigineuse).
à s’atténuer plus ou 1
• qu’en ce qui concerne la pilosité, la |
Source : MNHN, Paris
i VÉGÉTATION CANAOl’K.
1 assez peu commune. Elle se nu
lilles et s’observe en par tien]
lacées des genres Mon rca, Metrosideros, Eugenia, chez Leucopngon
Mlicifolius Brongn. el Cris, Taetsia neo-caledànica (Linden) Guillmim.,
• frutieosa Merr., V.odi;vnm nariegalum 151. (cultivé) el «
Espèces à feuilles pins au mains herbacées : Exceptionnelles au
sein de l’élément indigène ; généralement espèces des zones littorales :
( [nettarda speciosa L„ Macaranga Vedeliana Müll.-Arg., Hibiscus
tibaceus L„ Thesprsia populnen Cnv., etc... Dans l’ensemble, les végé¬
taux présentant ce caractère apparliennenl surtout à l’élément
allochtone : l.unlana C.amara L., Vile .r collina Beauvis., V. Xegundo
L., etc...
Polymorphisme foliaire — Formes de jeunesse : Les e
sédant, durant une partie de leur jeunesse, des fei
'juenient différentes de celles des individus d’àge ;
fréquentes en Nouvelle-Calédonie. Viguier (1912) et A. Guillaumin
(1921 ■ , 1952" el 1912 (en coll. avec R. ViguikiiI) avaient déjà à plu¬
sieurs reprises, attiré l’attention sur cette particularité.
De règle chez les Gymnospermes (') : l’odocarpacées, Araucaria-
c ees, Cupressacées (cependant absente chez quelques rares . \ gai bis
ct Podocarpus). Dans le cas des Conifères, il existe plusieurs stades :
'tans les premiers mois qui suivent la germination de la graine, le végé¬
tal produit, en général, des feuilles aeiculaires relativement longues el
‘‘talées, puis, après une période d’importance variable suivant l’espèce,
‘lit des feuilles sensiblement différentes, se rappro-
s de l’état adulte, bien que moins imbriquées. Enfin,
brusquement son
s et lâchement dis
Chez les I
Gris), U* procc
“existe pas. Ici, le végétal ;
feuilles primaires, très étroites, étalées e
s ans transition un cône de feuilles adultes, fortement i
I par la suite à la plante son aspect or
le ces exemples extrêmes, la substitution d’une forme
a l’autre reste beaucoup plus nuancée chez les autres espèces douées
'!<’ polymorphisme foliaire. A l'appui de ces dernières, retenons prin¬
cipalement certains Dysaxyliim, Pittosporum suberosum Pan
f ieijera cauliflora liai11.. Sanlalum auslro-caledonicum Vieill., Hei
'üu cordigera Vieill., Reauprea diversifolia Brongn. et Gris, S
Milnei Meissn., plusieurs Araliacées, Piper et Ficus.
; Araliacées, Piper
O Cf. !.. Cockainb et E. P. Tciinrii. 1039.
Source : MNHN, Paris
< '< CQ
104
R. VIROT.
F/y. 5. Fxemp/es de po/ y/norpA/s/ne
ro//'â/re c />&2 que/ç fues pAâ/zéro pAj /Acs
ne'o - calédoniens.
: Dacrjdium Ijcopodioides. Rameau d'individu jeune .
: -d-. Rameau d'individu adulze.
: C à Hi iris su Ica ha . Rameau monZranZ le passage brusyue de /a
forme de jeunesse à la forme adu/Ze.
C : Premna inZegr/folia. feuille d'individuadu/Ze . C ■ -d- i feuille
d'individu jeune. !D Dysoxj/um bjupum. Foliole d'individu
adu/Ze . D ':-d-, foliole d'individujeune .
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CAXAOflî.
Durant la première période de son exister
(I Secm. porte des feuilles pennatiséquées
nient loliées. Kilos deviennent entières à l'état
<Ie mémo pour le Pitlosponnn siiberosnm
<lnnt sa jeunesse, des feuilles à marge sinuée \
; Araliacécs et le Bcauprea dinersifolia
et se dill'éreneie
Milnri Meissn. présente plusieurs >
les feuilles sont sueeessiveinent tripennaliséquées,
puis, à son plein développement, pennatiséquées, parfi
et linéaires (fig. 7'. Se basant sur eette particularité, certains auteurs
avaient cru devoir décrire plusieurs espèces distinctes ('), induits en
erreur par le polymorphisme spécifique, alors qu’en réalité il n’en
existait qu’une seule. Notons aussi l’apparition de feuilles ou folioles,
, et différentes des feuilles ad
fig. 51, divisées
Les jeunes feuilles d ’Hcrnandia cardigera ’
longitudinalement presque jusqu’au pétiole en deux lobes aigus, rap¬
pellent étonnamment les toutes premières feuilles qui se développent
elle/ les Palmiers après la germination. Enfin, le Santalum austro-
e nledûhicum Vieill. fcf. R. VinoT, 195(1) et le Geijera cauliflora Baill.
produisent, pendant leur jeunesse, des feuilles érieoïdes, étroitement
linéaires, auxquelles succèdent des feuilles don
progressivement de celle des feuilles adultes.
>• : Type très rare en I*
nié par les deux Acacia indigènes : A. spirorbis
simplicifolia Druce. Chez ces végétaux, il n’existe jamais
$ feuilles, même embryonnaires. La première espèce, xéro-
.phile, se rencontre abondamment, en particulier à l’inté¬
rieur des groupements sclérophylles des altitudes inférieures (R. Viuot,
1 D50• ). La seconde reste liée à la formation halophile des « arbres du
*’°rd de mer», qui frange la marge intérieure des plages.
Pari des phancropliyles : L'on entend par port d’un végétal l'en¬
semble des caractères morphologiques qui s’observent dans la dispo¬
sition spatiale de la pbvllosphère, des branches et de la tige.
La classification de tous les phanérophytes néo-calédoniens en
divers types établis d’après celle définition dépasserait le cadre du pré-
(i) -s. ,i
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
100
F/ÿ. 8. Fxemp/es de po/ymorp/z/sme fo/zu/re chez
gue/ques p/ienérop/ytes néo-ca/édoniens_
differents stades de jeunesse.
Source : MNHN, Paris
I.A VfinÊTATION CANAOl'K.
s ‘‘iil travail, d'autant plus que beaucoup d'entre eux ne se caracléri-
senl par atieune disposition originale. L’on a vu, au cours des pages
précédentes, comment il était possible de les classer d’après leur taille.
Il faut d’abord distinguer ici les morphoses accidentelles, résul¬
tant de modifications infligées aux végétaux par l’action locale prédo¬
minantes de certains facteurs écologiques anémomorphoses, par
exemple des ports spécifiques, paraissant liés à des phanéropliyles
• ions synécologiqucs ambiantes. II n’en demeure pas moins vrai que
dans ce dernier cas, la morphologie actuelle, que l’on peut à priori
considérer comme approximativement fixée, ne représente en somme
que l’héritage d'adaptations graduelles à un milieu donné. En fait,
dans des conditions nnlnrcUcs, un rapport de réciprocité réunit végé-
laux et milieux ; mais la plante ne détermine pas nécessairement le
milieu, et si celui-ci vient à évoluer au delà de certaines limites (am¬
plitude écologique spécifique) elle disparait. Enfin, plusieurs espèces
participent d’un type mixte et établissent la transition entre l’un et
I autre «rouncs. variant dans leur nort suivant l'altitude à
La morphologie générale demeure donc directement fonction du
bioclimat local. Sur file canaque, la prédominance des bioclimats xé-
r 'qucs aboutit logiquement à celle des végétaux à feuilles de surface
relativement restreinte, à phyllosphcre pou dense, clairsemée ou con¬
fort
"que parfois, fait classique, c
des végétaux qui y sont sou ni
les lieux exposés. Elles se
que le couvert végétal est i
îe des vents violents
des modifications profondes dans le
is. Ces morphoses apparaissent avec
I les arbres qui se développent dans
estent d’autant plus profondément
dense et les individus plus espacés.
:l d’ailleurs, dans une large mesure,
a amener la disparition progressive de toutes les espèces de haute
taille. Seules les plus résistantes parviennent à se maintenir en adop¬
tant soit le port en « houle » prononcé ( Sanlalum anstro-caledoniaini
VieilI. (R. Virot, 1950 1 ), Casnnrina Cunninghamiana Miq), soit le
fort en « nappe oblique iPlanchonelln Pnncheri Pierre, Hemicyclin
Dpphtnchei Baill.i. Dans ce dernier cas, l’accroissement de la phyllos-
phère se poursuit en aval «lu vent régnant, alors que la partie située
en amont demeure stationnaire et subit même de profondes nécroses.
Ces quelques exemples démontrent clairement la nature acciden¬
telle de ces morphoses. L’évidence prouve, en effet, que sans l'inter¬
vention d’un facteur artificiel, en l’occurrence le déboisement, la cohé-
population arbustive et n
près du littoral.
Source : MNHN, Paris
K. vmor.
A-B : St. t* dareoide s ( feuilles entières-première forme c.
jeunesse .A'-B': d°- détail des pinnu/es ).
C - St ex e/egans (feuille entière -seconde forme de
jeunesse . C : d°- délai/ dunepinnu/e).
" ~ ^ • -‘t fli/ne/ sensu stricto ( feui//es entières - forme
adu/te.).
Source : MI JHN, Paris
i vi : :<-,i : :tation canao
1 ") Ti//ic ambelliforme : Colle disposition paraît
à doux londanees bien déterminées : «l'abord à une photophilie ]
ensuite fi une oropbilie nettement accusée. Dans l’un et l’autre des
cas, la phvllosphère se répartit uniformémenl à l’extrémité de nom-
l'reux rameaux lasligiés, approximativement de même longueur, et
■ovet la physionomie d’une coupole diversement bombée. La phyllos-
phère possède une épaisseur réduite et la partie inférieure des rameaux
reste entièrement dénudée.
Les photophiles planitiaires ou su
point de vue systématique, numériquon
bien qu'elles consliluenl parfois des peuplement'
"lier lieu, citons VA caria spirorbis Labill., Hier.
à large amplitude écologique, abondant aux altitudes i
des espèces moins répandues tels Hivckca pinifolia fLabill.") DC., Mijr-
topsis A'ov.t Calednniie Kngler, Casuarina Chamvccijparis Poiss.
Le port ombelliforme assure à la pbyllosplière des précédentes
espèces un maximum d’éclairement, en supprimant presque complèle-
nienl les ombres portées «|iii se produisent chez les végétaux à feuillage
pluristralifié. Soulignons que ees photophiles offrent généralement des
feuilles ou phyllodes relativement bien dégagées, en tout cas presque
>ez facilement de
Ces dernières, également photophiles, trouvent, pour la plupart,
leur habitat d’élection sur les crêtes élevées et entrent en assez grande
proportion dans la coin]
de 800-1.001) d’allilu.
nient à l’action directe de courants aériens d’une extrême violence se
montrent peu favorables à l’él
•ation phanéropbylique supérieure,
sonl régulièrement exclus, à l’cxcepli
examinerons d’ailleurs plus loin le comportement. Cependant, en dépit
de ce que l’on pourrait croire, ce sont surtout des i
nérophytes (fui constituent, en principe, le fond du I
de feuilles dans leur plus grande partie, opposent à l’action mécanique
du vent une prise réduite. Les feuilles, quelquefois très petites et même
t à l’extrémité
Source : MNHN, Paris
K. VÎHOT.
Les quelques espèces suivantes illustrent spécialement bien la
catégorie des orophiles oinbelliforines :
nibberliu Dmidouinii Brongn. et var. niirrophulla Selillr.
En dehors des exemples caractéristiques indiqués tant pour les
pholophiles planitiaires ou subplanitiaires que pour les orophiles, pré¬
cisons que de nombreuses autres espèces xérophiles des divers maquis
sclérophylles adoptent un port arrondi se rapprochant plus ou moins
de la disposition ombelliformc.
des espèces comprises
s la catégorie précédente, les végétaux classés à l’intérieur de la pré¬
sente subdivision n’ont pas leur phyllosphère limitée à une strate
unique, répartie uniformément. Le tronc, bien individualisé, porte sur
une grande partie de sa hauteur des branches, en principe assez peu
es, d’abord plus ou moins divergentes et étalées, puis redres-
livanl une direction tendant à se rapprocher de la verticale,
nent comme les branches d’un candélabre. Les feuilles se con-
I à l’extrémité des rameaux, souvent liés courts, sous forme de
t distants le long du tronc, la phyllosphère, fragmentée
rie apparence étagée. L’e
icz bien soit dans un cône
< un cylindre.
L’on peut interpréter celle disposition comme une
à la fois photophile et aérodynamique. Les espèces qui la présentent
appartiennent à des groupements ouverts ainsi qu'à des formations
forestières vallicoles ou ripicoles. Il est remarquable que dans le der¬
nier cas, les végétaux affectés d’un port candélabriforme
généralement en taille les autres composantes forestières.
La lisle suivante mentionne I
les plus caractéristiques :
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION OANAOI'F.. 111
Rappelons l'affinité do plusieurs Gymnospermes pour les abords
des crêtes exposées et des sommets de la zone supérieure. Elles cons¬
tituent presque toujours la seule végétation mésophanérophytique ca¬
pable de résister victorieusement à l’action des vents violents. Indi¬
quons surtout, à cet égard. Araucaria humboldtensis Buchholz, A.
Rulci F. Mudl., .1. Macllcri Brongn. et Gris et A. montana Brongn. et
Gris.
Morphoses variant avec l’altitude : Quelques espèces acquièrent
nvec l’altitude le port ombelliforme qu’elles ne possèdent pas lors¬
qu’elles croissent dans les régions basses. Ainsi. les Callistemon
lui seau u ni Guillnum., Tristania Callobuxus Ndzu., Melrosideros opér¬
ai la In Labill., qui adoptent jusque vers 500 ni. un port en boule, modi¬
fient celui-ci à des altitudes supérieures. Les rameaux se fastigient
davantage, la phyllosphère se localise en nappe à l’extrémité supérieure
du végétal et les entre-nœuds se raccourcissent sensiblement. Dans le
cas du Melrosideros opercutata Labill., celle disposition a conduit à
la distinction d’une forme montagnarde : la forme Francii Guillauin.,
avec feuilles plus larges, plus courtes et plus condensées que dans le
type. Les trois espèces indiquées se caractérisent par une amplitude
altitudinale particulièrement marquée, car elles se rencontrent en effet
entre 0 et 1.000 ni. environ.
Epiphytes.
L’on considère par définition les épiphytes connues des plantes
vivant entièrement sur des phanéropliytes et n’obéissant, dans ce rap¬
prochement, à d’autre nécessité que la recherche d’un point d’appui
particulier.
En dehors des végétaux des classes inférieures : Lichens, Mousses
et Hépatiques, non étudiés ici, les épiphytes néo-calédoniens appar¬
tiennent presque exclusivement aux Orchidacées et aux Cryptogames
vasculaires. Assez bien représentés, ils se répartissent altitudinalcment
depuis le niveau de la mer jusque sur les sommets les plus élevés.
Classification.
D’après leurs caractères végétatifs, on peut les subdiviser en plu¬
sieurs catégories bien distinctes :
Epiphytes rhizonialcux à liges articulées ou munies de pseudo-
bulbes.
Epiphytes rhizomaleux sans pseudo-bulbes ou tiges articulées.
- Epiphytes humicolcs accumulateurs de terreau.
Epiphytes occasionnels.
ICpiphi/tes rhizomaleux à tûjes articulées on munies de pseudo-
bulbes : Cette subdivision comprend uniquement des Orchidacées
appartenant principalement aux genres Dendrobium (gr. jocosum
Source : MNHN, Paris
112
». VIHOT.
Rchb. f„ (/radcaule Rchb. f„ etc...), lïulbophijllum, P h rca tin, Cirrho-
petulum (Sympodialcs, cnv. 71) sp.i et Lipnris (Monopodiales). Les
feuilles naissent à l'extrémité de liges variablement renflées, articu¬
lées et colorées. Le rhizome, pourvu de nombreuses racines adventives.
1 en longueur suivant l’espèce : très long
use Sehltr., il est au contraire très court
; chez la majorité des
Dendrobium à |
Les feuilles des épipbvtes de cette catégorie, ordinairement char¬
nues et agréablement colorées de vert vif plus ou moins jaunâtre,
montrent une texture coriace et leur surface luisante réfléchit la
lumière. Contrairement à l'opinion généralement admise et en dépit
de l’allure tropicale du climat insulaire, ces espèces possèdent, en
nmunc, des fleurs de taille relativement réduite. Le Dendro-
' Rclib. L, par exemple, qui compte parmi les Orchid»-
îentales, produit des fleurs ne dépassant
ntimètres dans leur plus grande dimension. A l’opposé de
es dans leur plus gn
» sont les espèces à I
verdâtres de 3 à 5 mm. L’on observe cependant en Nouvelle-Calédonie
quelques Orcbidacées à grandes fleurs (jusqu'à II) cil..), Icis les Spa-
llwplotlis, Pliai iis, Eriaxis , Li/pemnlhus, mais, fait digne de remar¬
que. elles s’individualisent curieusement par un mode d’existence
rigoureusement terrestre.
Epiplnjtes rhizomatenx sans pseudo-bulbes on titres articulées :
Ce type réunit surtout un bon noyau de Ptéridophytes de petite et
moyenne tailles, cespileux ou munis rie rhizomes traçants. Citons par¬
mi les plus caractéristiques les fragiles Trichomanes et Htjmrnopluil-
Inm. aux frondes diaphanes délicatement nuancées de vert argenté,
de mauve et de pourpre, Danalia stditla (Forsl.) S\v„ Hamata botrij-
eliioides Brack., 11. serrata Brack.. Ciiclopliorus eonflnens (IL Br.) C.
Chr., Ihjmcnolepis mncronala Fée, Polifpntlinm blerhnoides (Grev.)
Hooker, P. Bromnii Wikstr., P. riirnllalnm Nees et Rlume, P. Deplan-
ehei Baker, Elaphotjlossum Eraneii Rosenst., E. Vieillardii (Mett.)
Moore.
D’autre part, mentionnons aussi les Psilolum Iriquetrum S\v.
P. nudiini (L.> Griseb., Tsemipteris lanensis Bernh., Uroslachifs Pbletj-
maria Hert., Villarin elontpila Swarlz. ('.liez les deux dernières espèces,
fortement cespileuses, les rameaux et les fromles, flexibles et très
longs, retombent en touffes élégantes.
Pour terminer, l’on peut adjoindre à celte liste sommaire quel¬
ques minuscules Orcbidacées, appartenant aux genres Mierolalorchis
et Tivniopluillum dont les racines présentent la particularité de
posséder de la chlorophylle les Oberonia et une Liliacée à feuilles
couvertes «le poils argentés : YAstelia neo-caledonica Sehltr.
Epiptujtes humicoles accumulateurs île terreau : Deux espèces de
Polvpodiacées montrent celle disposition : Asplénium nidus I,. et
Drijnaria riqidula (S\v.) Bedd. ('.liez la première, bien connue des hor-
Source : MNHN, Paris
I.a vfi(«S tation caxacht:. 113
I d'aire Irès vaste, U*s frondes, de grandes dimensions, se
' i surface d’un cône inversé. Dans la cavité centrale
‘lient les débris organiques de toute nature pro¬
venant de la phvllosphère de l'arbre support : feuilles mortes, brin-
fragments d’éeorce. Par suite de l'humidité ambiante, ils ne
fois très volumineuse, de terreau substantiel! de laquelle le végétal
retire la plus grande partie des principes nutritifs qui lui sont néces¬
sitez le Dn/naria rujUUthi (S\v.) Bedd., le dispositif collecteur se
montre différent. La Fougère produit des frondes de deux sortes :
e , s supérieures, fertiles, de forme normale et à rachis longuement
développé ; les inférieures, stériles, totalement dissemblables des pré¬
cédentes, sessiles, subentières, suborbiculaires et en forme de bouclier
" convexité tournée vers l’extérieur. C’est à ces frondes modifiées
qu'incombe le rôle de collecteur de matières humifères. Cette confor¬
mation rappelle quelque peu celle existant chez les espèces du genre
Pfatijcetium. dont les frondes-boucliers assurent une étroite adhérence
" l’arbre support.
Fpiplujles occasionnels : Il advient parfois que certains végétaux,
ordinairement non épiphytes, le deviennent à la faveur de circonstan-
COs particulières. Tels les cas, entre autres, du Procris pedunctilata
(Forst.) Wedd. et de plusieurs Pcpcromia. (’.es espèces, qui fréquentent
surtout les parties ombragées des formations forestières, requièrent
pour se développer un substrat relativement humifère et humide. Les
•; qui affectent la surface de l’écorce de nombreuses
< réalisent un milieu acceptable pour les plantes
1 qui parviennent à y végéter aussi bien que sur le sol.
Indiquons, en outre, l’épiphylismc accidentel de phanérophytes
supérieurs. Nous avons pu ainsi observer dans la forêt de la Marmite
•haute vallée de la Thii un gigantesque Houp (Monlrouzicra cntili-
flora Planch. et Triana), d’environ quarante mètres de hauteur, qui
portait dans les fourches de ses branches inférieures, à près de quinze
mètres de la surface du sol. un superbe Faqriva Schlechferi Gilg et
Rcncdict tout fleuri et un Ficus du groupe Sclicchteri Warb. Il s’agit
cvidcmmenl, tout au moins en ce qui concerne l’épiphylisinc du
l'fif/nva, d’un fait exceptionnel, rarissime en Nouvelle-Calédonie.
Rappelons tout d’abord que la surface du tronc, des branches et
des rameaux d’un phanérophyle donné est loin de demeurer identique
" elle-même sur toute son étendue. Sa nature se modifie ; suivant
l’espèce considérée elle reste lisse ou devient rugueuse. De plus, l’écorce
des branches supérieures et des rameaux subit, en principe, un fen¬
dillement ou un crevassement moins accentué que celle des branches
inférieures et du tronc. Du point de vue climatologique, l’éclairement.
Source : MI JHN, Paris
111
l'insolation, l'humidité, la force des vents, diffèrent parfois profondé-*
suivant qu’il s’agit de la phyllosphère du phanérophyte, de sa
îe ou, au contraire, de sa hase. Cette différence se niani-
plus fortement que le végétal est pins élevé et qu’il
appartient à une formation plus dense. La lumière règne alors à son
partie 1
feste d
Fig.Q. . Exemple sqnfhéT/gue de /a répar/-//-/on c/e
que/qu es é piph q tes srbor/co/es .
D
D Dry noria riyiduk
T : Cirrhope/d/um The
J ■.dendrobium yr Joi
Vi --Dendrobium yr. Viro/ii 1
C : Cyc/opborus conf/uens.
A ;A splénium nidus.
P : Psilo/um iric/ue/rum.
V ; ViHdris jos/eriTo/ia ci e/onga/a.
B : Bu/bophy/Jum nyoyense.
E : Tr/d baricouyensis.
H : Hymenophy/ium e/ Trichomanes
spet.p/urihfiumafapu si//a, e/c..
L .* Lui sia here/ifo/ia.
M : Micrcidlorcbis /ascio/a e/
Taeniop/iy/lum irachypu.
Source : MNHN, Paris
I.A VftOÉTATlON (ANAOl'K.
soin met, lundis qu'uno ombre épaisse couvre le sol. Toutes les transi¬
tions se rencontrent d’ailleurs entre ces deux extrêmes.
Il résu Ile de ce qui précède qu’on ne doit pas considérer le tronc
cl les branches d’un arbre ou d’un arbuste quelconque en tant que
milieu unique, bien déterminé, mais plutôt comme une mosaïque, une
juxtaposition, de multiples microslations qui possèdent chacune leurs
caractéristiques définies et une microflore spéciale (fig. 8L
Hotte variété aboutit logiquement à la localisation concomitante,
Plus ou moins étroite, des épiphvles sur telle ou telle partie du végé-
*al support. Si l’on considère, par exemple, un phanérophytc d’une
classe supérieure supposons un mésophanérophyle l’ont peut en
{ ! abord le tronc, depuis la surface du sol jusqu’au départ des basses
branches, ensuite les fourches massives résultant de la division du
Ironc et les basses branches diversement étalées, enfin, la zone supé¬
rieure comprise entre la naissance des branches de second ordre et
I extrémité des rameaux, au niveau de l’insertion des feuilles les plus
âgées.
Partir inférieure du tronc : Le I
ux et dense, qui couvre assez solive
forestières jusqu’à près d’un mètre de hauteur, abrite de i
' ? et Hymenophyllum, qui fuient la lumière vive et recher-
niide. On en <
régions, la nébulosité et l’hvgrométrie intenses les protègent efficace¬
ment.
Les Hyménophyllacées comptent également parmi les hôtes assi¬
dus des troncs des Fougères arborescentes appartenant aux genres
PicKsonia. C.tjathea et A Isa phi ta. Les très nombreuses fibrilles qui
subsistent autour des liges de ces Ptéridophytes restent longtemps im¬
prégnées d’eau pluviale ou de condensation et réalisent ainsi un milieu
propice à ces petits épiphytes fragiles.
Dans la zone verticale s'étendant au-dessus de la précédente et
limitée par les premières basses branches se rencontrent presque exclu¬
sivement des Orchidacées et très peu de Fougères. Parmi le revete-
menl de mousses cl de lichens, ou sur l’écorce même, courent les rhi¬
zomes du Bulhnplu/llum nr/ot/ense Schltr., tandis que les liges niulli-
raniifiées de YF.ria karikanyensis Schltr. garnissent d’un réseau corn¬
es parfois imnorlanles. On y voit de même apparaître
ms de Cyclophurus confluons (H. tir) C. (Tir. et plu-
’ii du même groupe. A ces espèces typiques, il faut
■ quelques Dendrobium, comme D. Virotii Guillaum.
Pelma neo-caledonica Finct, Phrcatia Richardiana Kranzlin, des Micrn-
'iiin. Toutes les espèces précédentes, sauf le
. se caractérisent par une tendance scia-
Pliqué des suri
les premiers g
sieurs Polypodiui
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
Grosses bifurcations du tronc cl basses branches principales ;
A ce niveau, les conciliions écologiques ne sont déjà plus les mêmes
par rapport à la partie inférieure du tronc. L'augmentation de l’éclai-
reinenl, de l’insolation el de la ventilation détermine une diminution
du degré d’humidité de l'atmosphère ambiante. Aussi, les compéti¬
teurs qui recherchent ces stations montrent-ils une sciaphilie moins
marquée que les épiphylcs liés :
à I’;
s bifurcations du tronc se prêtent j
lion <
s épiphvles à t
dd. A ces hôte
itat d’élection
i nid a s L. et Dri/naria riqidula CSw.)
; hôtes habituels se joignent fréquemment les Vroslactujs
Pbleqmaria Ilert. el Viltaria etonejata Swarlz, cpii s’accommodent par¬
faitement de ce support d’où ils laissent pendre longuement frondes
Les basses branches principales constituent un milieu sensible¬
ment différent du précédent, d’autant plus que leur inclinaison se rap¬
proche de la verticale. Phi règle générale, les épiphvtcs supérieurs qui
s’v rencontrent recherchent la face tourn ’
vigoureusement, entre autres Cirrhopetalnm Thonarsii Lindl., Dendn
binni Finetiannm Scliltr., l.nisia teretifolia Gaud., Podochilns Vieillar-
dii Scliltr., etc..., entremêlées de gazons denses de Ct/clophorus con-
flnens (H. Br.) G. Chr. el Pohj podium affins. Celte riche flore s’appau-
c branches dressées ; à peu près seul le T.tjcto-
parlie du phanérophyle reste sou-
beaucoup plus amples que celles
Zone supérieure : Celte dernière |
mise à des fluctuations t
. parvient presque à son
modérés, agitent continuellement la
Hépatiques diminue
. alti-
celle des épiphvles supérieurs, dont le
Orchid '
t photophiles. parmi lesquelles l'on doit i
i de la section Flenth
hllr„ 1).
Hchb. f. el O.
feuilles ensifoi
quelques Cijclophorns qui se risquent encore à t
Le mode de répartition (pii vient d'être sommairement esquissé
n’adopte pas tou jours, en vérité, une allure aussi schématique. Le port
du phanérophyle support, sa taille, sa localisation stationnelle, repré-
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'R.
117
, {Kir exemple, l’oi
complète «le Fougères, au bénéfice exclusif des Orchidacées, (|ui crois¬
sent alors aussi bien dans la partie moyenne des arbustes que sur le
tronc, tout près du sol et presque en contact avec lui. Nous avons ren¬
contré de la sorte, à maintes reprises, des Dendrobium héliophiles des
groupes jocosnm Rchb. f. et gracicanle Rclib. f., entre-autres, se déve¬
loppant et fleurissant abondamment sur des troncs de Myrtacées
arbustives (Mrlaleiica, Mourra, lùit/rnia. etc...» à un ou deux centimè¬
tres seulement du substratum terreux, menant parfois une existence
• et entièrement terrestre, tels, d’autre part, les Dendro-
Krünzlin et D. ciimalolegimm Schllr. Il en est
PO hernnia Virillardii Rchb. f.' Si, en règle générale,
mntrent une totale indifférence à l’égard de la nature
systématique de l’arbre support, l’on observe par contre fait à priori
Paradoxal - des variations parallèles assez fréquentes de la flore épi¬
phytique et de la nature géologique du sol. Ainsi, le Cirrhopctalum
Thonarsii Lindl., qui abonde à l’intérieur des forêts sur terrains sédi-
dans les forêts sur >
sur sol éruptif (péridotiles, etc...), manquent très souvent dans les forêts
Sl >r substrats sédimenlaires. Peut-être, en définitive, laut-il tout sim¬
plement attribuer partiellement ces différences à la qualité du couvert
nsc dans le cas des
dispensé par les strates su
forêts établies sur les sols r
celui des forêts colonisant les terrain
rs rapports multiples avec le milieu, les épiphytes foi
• d'une remarquable souplesse écologique. Certains soi
Asplénium nid ns L„ Polg podium
■ns (R. Br.) C. Chr. fl). Une ten-
i Thonarsii Lindl., Pria
i Schllr., Prima neo-calrdonica Finet, Dendrobium nmri-
cnlnm Finet, IA paris cancana Schllr. (Orchidacées), A sir lia neo-cale-
donica Schltr. (Liliacées), Psilolrnm Irit/nelrum Sw. P. nndiim (L.)
f*riesb. et Tsemipteris lannensis Bernli. (Psilotacées). Ajoutons que
celle variabilité à l’égard «les conditions stationnelles se manifeste
t chez les Ptérydophytes que chez les épiphytes
Chamépl
{lobent
les
(1) Réalisent
rhizomateux.
Source : MI JHN, Paris
UK I». VIHOT.
situent, en principe, entre In .surface du sol et une hauteur de vingt-
cinq centimètres.
R.uwkiakh les décomposait (1905 in J. Lkbkhn, 1947) de la façon
suivante :
4“
Chanté pli y tes snf frutescents : Kspcccs dont les pousses aérien¬
nes dépérissent durant la mauvaise saison, les parties basses
persistent et donnent des bourgeons pérennants.
Chaméphytes couchés passifs : Tiges prostrées par manque de
Chaméphytes couchés actifs, à tiges douées d’une croissance
transversalement géotropique.
Chaméphytes à coussinets, dont les pousses serrées les unes
contre les autres assurent ainsi leur protection mutuelle.
I Chaméphytes rampants : Plantes herbacées à ]
tes ou grimpantes, formant souvent d
durant la saison défavorable et portant des 1
nants. Il y a lieu de distinguer les chaméphytes rampants
2” Chaméphytes
dans les feuil
3° Chaméphytes à
i épli y tes gra n i in ée n
ïde, à assimilation |
5“ Chaméphytes ligneux /,
prostrés et couchés sur le sol,
fi" Chaméphytes snf frutescents.
Quant à J. Jkiiiu'n (loc. cil.), il se borne, pour sa pari, à ne dis¬
tinguer que quatre catégories seulement :
Source : MNHN, Paris
A VfifîfiTATION C.ANAOl’K.
I on gros à doux blocs do loi
«toc* 1res différentes o
Juins principaux : 1 Los i»rc
halophilcs, dos pianos sablonneuses. madréporiques et vaseuses ; T Los
groupements :uilhro|)ii[uos, à végélal plus ou moins discontinu.
Sans vouloir analyser dans le détail cos ensembles, dont la plivsio-
lr 'es baïujuollos madréporiques émergées auquel vient se joindre
i élément dominant, à base d’cspèços à aire variablement étendue et
b pour la plupart, se rencontrent presque partout sur
< terres tropicales.
En ce (fui concerne les groupements anthropiques, il y a lieu de
considérer d’une part des espèces panlropicales, surtout des Gromi-
• - sà la ,
et qui s’installent à la place de la végé¬
tation native après la dénudation du substratum par les feux de
brousse, d’autre part un lot de < mauvaises herbes >, anthropophiles
invétérées des pays chauds, que l’Homme introduit avec lui bon grc
">al gré, partout où il s’établit.
Enfin, l’on peut compléter cet ensemble par quelques chaméphy-
tes endémi(|ues, liés aux terrains éruptifs et à morphologie tout à l'ail
particulière.
La liste suivante fait étal des principaux chaméphytes présents
en Nouvelle-Calédonie :
balophiles littorales
Source : MNHN, Paris
120
t. vriiOT.
l'.amnudia oblusifolia 1)G.
Eanavulhi sericea Asa Grav
Mimosa piiilica !..
Ilryophyllum calycinum Salish.
Halorrhayis proslrala Forsl.
.lussiu’u snffnilicosa L.
-Sesiwium porliilucasinim !..
± lledyolis ficlitla J. K. Smith,
t Oldenlamlia Craheoyonum
(îiiillaum.
Oldenltmdia punie ulula !..
Gcophila herbacea O. Ktze.
? ± Wedcliii tiniflora S. Moore
Vlumbayo :e ij hui ica !..
I.ysimachia nuniriliima l.nm.
-Stmtolas repens (Forsl.) l’ers.
Ileliolropinm tinonwltim Hook.
cl Arn.
Ipoimva hiloba Forsk.
? ± Xicoliana frayons Hook.
I Hemiyraphis replans T. And.
- l.ippia nodiflora A. Itieh.
Slachylarphela indien Valil
Slarbylarphela dicholoma Valil
± A tripler jubala S. Moore
- Snicila anslralis Moquin
K oc hia hirsnla Nulle
Salicornia aaslralis
1 Xepenlhcs Vieillardii Hook. f.
(formes)
4 Veperomia llnueriana Miquel
4- Vcperomia Kndlicheri Miquel
t Vcperomia vitiana DG.
! Vcperomia blanda Kunlli
I Vcperomia calédonien DG.
t Vcperomia leploslachya Hook.
et Arn.
t- Vcperomia reflcxn II.lî, et K.
I Vcperomia snbpallescens I)G.
Eupborbia Molo Forst.
Eupborbia proslrala Ai Ion
Eupborbia obliqua Limier
•; Eupborbia Vancbevi Baill.
t Vrocris pednnciilala Weetl.
I l.opboscbicnns cbanuedendron
Guillaiim.
I l.opboscbicnns frayilis Diînik.
r I■ophoschtcnus staymdis Diinik.
Thuarea invalida U'orst.l H.
lir.
Stenolaphrum dimnlialnm (I..)
Brongn.
Stenolaphrum subulidnm Trin.
- S pi ni f ex birsulus l.abill.
■ t rislida pilosa l.abill.
Sporobolus viryinicus (I..)
Eleusine indien (I,.) (î-ierln.
Daclqloclenlnm ivip/ptiacnm
Wilbl.
i l.ycopodium ilensnm l.abill.
| l.ycopodium cernnum I..
4 l.ycopodium latérale B. Br.
| l'rosiachys milans (Hrack.l
llerl.
i l'rosiachys sqiiarrosiis (Forsl.)
Mort.
La dominance presque absolue des ehaméphvles au sein des grou¬
pements littoraux relié le fidèlement l'écologie de ces derniers. Les
végétaux y subissant l’action directe, non ralentie, des vents du large
et le poids des vagues lors des grandes marées et tempêtes, s’adaptent
aux dures conditions du milieu par l’adoption d'un port bas, souvent
rampant ou prostré, qui leur confère le maximum de résistance à
l’égard des agents destructeurs. Quant aux chaméphytes anlhropo-
philes, ils sont capables, pour la plupart, de supporter sans inconvé¬
nient le broulement et le piétinement. Généralement doués d’une très
forte vitalité, la disparition temporaire d'une partie, même importante,
de leur appareil aérien n’all'ecte que très peu leur existence. IVbabi-
lude les organes détruits se régénèrent très rapidement.
I.a classification des cbamépbylcs néo-calédoniens s’avère peu
aisée et se heurte à de multiples difficultés car un certain nombre, de
plasticité morphologique plus ou moins étendue, appartiennent sou¬
vent à des types mixtes : mi-chaméphytes mi-phanérophytes ou, au
contraire, mi-chaméphytes mi-hémicryptophyles. Nous avons cepen¬
dant cru devoir utiliser sans changement, ou presque, la classification
de .1. I.khiu n, qui convient parfaitement à l’ordonnance des chamé¬
phytes de l’ile canaque.
Source : MI JHN, Paris
I.A VfiOfiTATION CAN'ACH'K.
121
I ) Chamrplnjtes rampants herbacés : .1. Lkuiun en donne la
définition suivante : « Espèces herbacées à liges prostrées souvent
radicalités aux nœuds, cl plus ou moins gazonnantes, dont les pousses
vivaces naissent un peu au-dessus de la surface du sol».
l’ypc 1res mal représenté en Nouvelle-Caledonie. Tout au plus
peul-on citer le Graphita hrrbacra O. Ktze, largement répandu dans
la zone tropicale, d’indigénat douteux, cl V Or ali s repens Thunh. intro-
2 i Chaniéphi/tcs t/raminéens : Essentiellement illustrés par des
(«ranimées en touffes et des végétaux graminoïdes telles certaines
Cypéraeées. Caractérisés par la formation d’innovations pérennantes à
un certain niveau au-dessus du sol et parfois à une assez grande bail¬
leur fLi-mu N). Trois types secondaires nets :
a) Type érigé.
If) Type prostré ou ascendant.
c) Type couché radicanl.
1 Type criaé
extrémité
reste toujours
ronce. Cette
'Iran (iuillnum. ' en
se manifeste avec
f Danik., qui
sur le sol, tout en émettant des racines
du végétal. Elle atteint parfois,
Néanmoins, son
rosette de feuilles vivantes,
verticale, ainsi que l’axe de l’inflores-
bien apparente chez L. chanuvden-
dressé et pourvu d’un axe t
moins d’évidence cl plus d’irrégularité
A côté de i
« tiges, d’abord couchées
géotropisme négatif variablement accentué à
•c. A l’encontre du type suivant, leurs liges
état isolé, i
lorsqu’ils cro
et Eleusinc indica (L.) Gaertn. A côté c
'alcmcnt figurer des Graminées —
Ivunlh à stolons aériens qui pro-
Source : MNHN, Paris
122
R. VIROT.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
dressées déjà anciennes. Cos espèces établissent ainsi la transition
entre le type dressé et le type prostré ou ascendant.
o) Type conclu'■ radicanl : Dans ce cas, les liges des Graminées,
étroitement appliquées sur le sol, émettent au niveau des nœuds de
nombreuses racines qui assurent l’adhérence du végétal au substra-
tnni. A signaler comme exemples caraclérisliques : Thnarea involuta
(rorst.) H. Br. et Daclylocleninm ægypliacum Willd.
.■ dilTérenciont fon-
ir la lignification plus ou moins
ou partie des tiges. Cette subdivision réunit un lot de
Végétaux morphologiquement très divers, dont on pe
1 de la façon suivante :
prostrés.
grimpants.
ni les liges montrent toujours un géotro-
iatif très net, même à leur base. La vigueur et le développe-
t des tiges de certaines espèces autoriseraient même à les inclure
la division des phnnérophytos. Cependant, chez c
Type normal, à axe principal court.
Type à rosettes de feuilles radicales.
Type pseiiilo-phanérophyliyiie : Répond aux particularités
énoncées plus haut. Surtout représenté par des « pestes » panlropi-
eales, dont plusieurs à fort pouvoir dynamogénétique, à base forle-
I-a hauteur des organes aériens des individus peut atteindre jusqu’à
un mètre, quelquefois davantage (Stachylarpheta dichotonm Vahl).
Les rameaux, tous florifères, se dessèchent vers la fin du printemps,
après la fructification, afin de permettre le renouvellement de la phyl-
losphère par la croissance des rejets naissant sur la partie inférieure
de la tige principale ou des tiges secondaires.
Indiquons à litre d’exemples marquants : Slaclujtarphcla dicho-
toma Vahl, Sida acuta liurm. f„ Tephrosia ni II osa (L.) Pcrs. et Indigo-
fer a suffruticosa Mill.
Source : MI JHN, Paris
U. VlltOT.
Type normal, à a.rr principal court : Réunit dos végétaux Ikis,
à rameaux courts, fastigiés dans la plupnrl dos cas, naissant à très pou
de distance du sol. C’est lo type lo plus répandu dos chaméphyles sous-
ligncux érigés. Illustré presque exclusivement par des espèces halo-
philes, tels les Almlillon. Hedyotis fadida J. K. Smith, Heliotropinm
anomalum Hook. et Arn., Samolas repens i Forst.» pers., A triplex
jubala S. Moore, Sitieda anslralis Moquin. Kochia hirtsnla Nulle, Sali-
. e. Chez Tcphrosia Le Hatiana Harnis,
Hedyotis fadida ,1. K. Smith, Samolas repens (Forst.) Pers. et Fnphor-
hia Pancheri Baill., l’axe central se réduit à i
court, dilToi
d’où naisseï
i moignon extrêmement
— Type à rosetles de feuilles radicales : Comprend quelques rares
végétaux cantonnés sur les plages madréporiquos, comme Nicotiana
frayrans Hook. et Oldenlandia panicnlala L., qui passent habituelio-
vivaces ou tout au moins bisannuelles. Les organes d’assimilation
aériens consistent en une ou plusieurs rosetles de feuilles radicales,
légèrement surélevées par rapport au substratum, d'où naissent les
hampes florifères. Après fructification, hampes et rosettes se des¬
sèchent alors que des bourgeons de remplacement se développent à
leurs cotés. Etablissent la transition avec les bémieryplophyles ù
rosettes.
tropis:
b) Chaméphyles sous-ligncux ascendants : Chaméphytes possé-
it soit des liges d'abord couchées, traînant sur le sol, parfois
meuses, puis nettement redressées à leur extrémité supérieure, soit
, axes principaux très courts et des rameaux rigides doués de i
I actif.
A la i
diuni adscendens (Swartzl 1)C... I). mirions (I.abill.) Endl., Ihdorrhayis
prostrata Forst., Wedelia unifiant S. Moore et Fap
e dernier, à moignon central, montre q
absolument dressés. Notons également plusieurs Lycopodiam plus ou
moins radicants à la base, tels !.. crrnnnm !.. et L. latérale II. Br. En
• qui (
A. Cray et Sida ,
c) Chaméphyles soas-liyneax prostrés : A l'inverse des chamé¬
phytes sous-ligneux ascendants, les végétaux compris dans celle caté¬
gorie ne possèdent pas, en règle générale, de liges tendant à se redresser
rampent dans presque toute leur longueur sur le sol. Seules les extré¬
mités se redressent faiblement dans certains cas. Citons tout d’abord
ù l’appui de ce type, des Fapilionacées et Convolvulacées lianifonnes
des plages, plus ou moins volubiles, curieusement privées de la faculté
Source : MI JHN, Paris
t VficfiTATION CANAOl'E.
»uay, iiiascaias onoiHiius wrau., ipamwa uuaaa rm:
puis des espèces plus modestes, également halophiles des plages, I
•'rininfclln praenmbens Forsler el Lippia nodiflora A. Ricli, ou sc
philes des forets humides des altitudes inférieures : Hcmigraphis r
lan ' 1 T. And., ou même encore anthropophites comme Euphorbia /
h-ata Ai Ion.
d) Chaméplujtes sous-ligneux grimpants .
d l |» axe principal, généralement réduit à un
naissent des tiges saisonnières plus ou moins
Peu fréquents en Nouvelle-Calédonie. Comprem
introduites tels Glgcine tabacina (Labill.) Benth. et Plnmbago zegla-
n ‘ ca !.. Diffèrent radicalement des clininéphytes prostrés lianiformes
par leur aptitude à s’élever le long des supports éventuels. En l’absence
de tuteur, ils rampent sur le sol (Glycine), ou parviennent même à se
dresser grâce à une certaine rigidité des liges (P
4°) Chaméplujtes succulents : A ce type
chainéphyles présentant des feuilles ou des liges épaisses, gorgées
d eau, quelle que soit la nature du géotropisme dont les axes demeu-
. Englobe des végétaux d'écologies très <"
nant à des groupements soit h:
hygrophiles (Salicornia), soit
enlin anlhropophiles (Partulaca
ithropophiles (Partulaca, Rrgaphgllnm'
a) Type à axe principal court, portant des
Parfois élevés, se desséchant et disparaissant après la floraison.
Près du sol. Ex. : lirijnphgllnni cahjcinum Salisb.
h) Type de plantes huinifuscs, entièrement prostrées, très rami-
ulents. Ex. : Partulaca spp., Sesnninm
c) Type à tiges prostrées à la hase, puis redressées au sommet.
Tige et feuilles charnues. Ex. : Peperomia spp.. Procris peduncnlata
Wedd.
d) Type de plantes succulentes dressées, pseudo-aphylles, à
feuilles normales remplacées par des écailles très courtes. Ex. : Sali-
i Sol and.
Outre les particula
phytes néo-calédoniens s
Source : MNHN, Paris
K. VIHOT.
' : il s’agit do piaules glabres ou glabresccnles. Autre
d'importance : les chaméphvtes réellement indigènes,
! au sein de la végétation non littorale et non modifiée par
l’Homme sont exceptionnels et ne comptent (pie qu
Ces dispositions n’ofTrent, en vérité, rien qui
eu égard à l’origine allochlone et à l’aire
plupart des ehaméphytes qui se rencontrent sur l’ile canaque. La diffé-
.* morphologique frappante entre l’élément autochtone et l’apport
adaptations I
si bien, d’aul
( nettes au bioelimat local, adaptations qui ress<
, d’autre part, de l’examen des phanérophvles indigènes et qui
confèrent à la végétation native son attirante originalité.
aux pércnnants, vivaces ou bisannuels,
ni aériens sont situés au niveau du sol.
Pour Rai xki.u:» (loc. eit.l, il y a lieu de distinguer trois sous-types
1°) Protohcmic
gueur de 1’;
de 1 appareil
i des tiges.
'XZ
sur toute la lon-
les mieux développées généralement \
2") Hàmicrt/ptnphijlcs snbrosettés : Feuilles réparties sur toute
la longueur de la pousse aérienne, mais plus nombreuses et plus déve¬
loppées à la base, où les entre-nœuds sont plus ou moins raccourcis.
Rosette plus ou moins nette. Plantes bisannuelles en général. La pre¬
mière année, formation d’une rosette foliaire radicale, sans axe aérien.
La seconde année, développement d’une hani
.1") Hémieryptophyles rosettes : Feuilles exclusivement disposées
en rosette radicale, souvent étroitement appliquée sur le sol. Pousse
aérienne allongée uniquement destinée à produire un appareil floral,
dépourvue ou presque démunie de feuilles véritables.
La classification de Bn.uN-Bi.ANQi'rrr (loc. eit.l comprend par
contre quatre subdivisions :
1") Hcmicrjiptophyles ccspiteux : Bourgeons et pousses protégés
par des tuniques ou de véritables carapaces formées par les feuilles
persistant en tout ou partie et formant gaine autour des bourgeons et
des jeunes axes de remplacement.
2”) Hêmierijptopbijtes rosettes : Feuilles étalées à la surface du
sol, formant des rosettes, an moins temporaires, à assimilation souvent
3°1 Hémicr\iploplujles scapeux : Pousses aériennes
ics fouillées (pii
de la mauvaise
Source : MNHN, Paris
127
i..\ \t:<;i':tatk>n
CANAOIK.
4") lléinicrgplophgles grimpants : Hémicryplophytes scapcux, à
pousses aériennes dépourvues de rigidité s’accrocliant à lin support.
En Nouvelle-Calédonie, les hémicryptophytes figurent approxi¬
mativement dans une proportion analogue à celle des chaméphytcs
dans lu composition de la végétation. C’est-à-dire que leur nombre
reste relativement peu élevé. Cependant, à l’encontre des chaméphytcs,
les hémicryplophytes, presque complètement absents des groupements
halophiles, restent localisés soit dans les formations anthropiques —
principalement dans les « savanes » secondaires — soit au sein des
formations primaires intérieures, où ils sont alors plus abondants que
les chaméphytcs.
La liste suivante mentionne les principaux hémicryptophytes
typiques observés dans file canaque.
Drosera neocaledonica llainet
Çentelln asiatica (!,.) Li ban
Hidiscus Gussonii (iiiillaum. et
Beauvis.
f'irihciiimn hgslerophorus !..
Slatice auslrniis Spreng.
Verbena bonariensis !..
l'imbristglis spathncca Yalil
Cimbrislglis egmosn lî. Br.
l'imbristglis monostnchga (f..)
Hassk.
i-nphosrlumus neo-euledonirus II.
l’feiff.
o 0 1‘ b ose htm us .r grill ioitlcs
(Diinik.1 Guillatim.
Scha'inis juvensis ('.. B. Clarke
'■•‘pidosperma perphmnm (iuillaum.
‘■epidospermn perleres C. B. Clarke
'■Indium Deplanrhei C. B. Clarke
C ah nia as per a Snreng.
Cnrex oppressa B. Br.
Car ex bru une a Thon b.
Cnrex rerniin Boott.
Cnrex declinala Boott.
Cnrex indien I- var. fissilis (Boott)
Kiikcnth.
Cnrex marnhda Boott.
SaerharUm sponlanenm !..
Isehivmum miirinum Forst.
Heleropogon ronlorlus Boom, et
Schult.
Dieunlhinm annidntvm Stapf var.
IHrimlhium enrirosuin A. Camus
Cgmbopagon réfractas A. Camus
Chrgsopogon paruifotius Benth.
Themedo triandra Forsk.
Panirnm maximum Jacq.
Paspidnm scrobicnlatum !..
Paspnlum panindntum !..
Cenehnis ratiientatus (’av.
Sporobolns indiens B. Br.
L’examen de cette nomenclature fail ressortir nettement la domi¬
nance de l’ensemble Cypéracées-Graminées, par opposition à la pénu¬
rie des hémicryptophytes présents dans les autres familles. Aussi,
compte tenu de celle particularité, n’est-il pas possible de faire usage
dans leur intégrité des classifications indiquées précédemment. Il nous
paru préférable d’adopter dans ce cas une disposition qui reflète avec,
plus de précision les caractéristiques des hémicryplophytes locaux.
Eu égard à leur complexité, l’on peut en comprendre ainsi le frac¬
tionnement :
1°) Hémicryptophytes scapeux.
2-> Hémicryptophytes Sllhrosi-Ués j de Raumkuk
•>' ) Hémicryptophytes rosettes ’
4") Hémicryptophytes cespileux.
à") Types complexes.
Source : MNHN, Paris
K. V1HOT.
Ucniicri/ptopliylcs saipeur : Plantes vivaces à liges :
feuillcos sur loute le
leur milieu. Espèces très peu no
; L., introduit.
2" ) Hémicryptophyles
végétaux bisannuels, plus rj
•Iles .
lit (
s espèces vivaces, que l’on i
. tel le Di,lisais Cnssonii Ci
■ I)Misais Cnssonii Guil-
laum. et Benuvis., indigène, soit au voisinage des agglomérations hu¬
maines ou dans les cultures, comme le Partlienium hysterophorns I...
anthropophile et rudéral.
3°) Hémicryptophyles rosettes : Bien définis par leurs rosettes de
feuilles radicales et leurs hampes Morales dénudées. Type très mal
représenté par trois espèces vivaces, dont deux autochtones. La pre¬
mière, chasmophytc-hniophiIe des plages mudrépuriques : le Statice
iinstralis Spreng., aux magnifiques Meurs jaune d'or ; la seconde, com¬
pagne de certains groupements ouverts du maquis sclérophylle sur sol
serpentineux : le Drnsern neocnleitonieii Hamel ; la troisième enfin, sto-
lonifère et radicante, pantropicale des lieux humides ou frais : le Cen-
tella nsialien (L.1 Urban.
4”) Hémicryptophyles crspiteii.i
Cypéracées et de Graminées pérenna
fiium Deplanchei C. B. Clarke, Gnhnin aspera Spreng., les 'Curer.
Type à rosettes : Feuilles radicales relativement planes, rap-
ndensées. Hampes Morales entière-
; ou portant quelques feuilles écailleuses bien plus courtes
que celles de la base : Fimhristylis spnlhncen Wahl, t'iml/risli/lis cynw-
sn R. Br., Fimhristylis monostnehyn (L.) Hassk., Lophoschwnns neo-
Type jonciforme on scirpohte : Feuilles radicales et caulinai-
res enroulées et canaliculées, ou réduites à «les écailles très courtes :
; jiwensis C. B. C.larke, Lepidospernm perleres C. B. Clarke.
Parmi les Graminées, citons entre autres : llet
n. et Schult., pyrophyte panlro|>ical typique des <
Forsk., largement répandu d’autre part
Source : MI JHN, Paris
VHCI-ÏWTION C.\:
<l;ins les formulions herbacées inférieures d’une grande partie de
''Afrique et de l’Asie tropicales.
a") Types complexes : Cette subdivision réunit des Monocotylé-
d ( >nes cespiteuses, apparlenanl aux familles des Liliacées, Xvridacées
d Orehidaeées. Leurs feuilles, étroitement engainantes à la I
souvent épaisses et gorgées d'eau. Ces plantes offrent
is y pénétrer.
; fasciculées n(
Végétaux en question ne sont donc rigoureusement i
P'iytes, ni des géophyles : ils réalisent en somme la transition entre
l’une et l’autre forme. L'on peut pourtant les considérer à priori
comme plus proches des hémicrypropliytes par suite de la nature
Chez toutes
des tiges
autour du collet et le protègent.
Parmi les Liliacées, mentit
Brongn. et ('.ris, à feuilles ensif.
Les Orehidaeées c
par contre, plus nombreuses. Il s’agit, dans tous les .
terrestres de haute taille, à Heurs parfois grandes et brillamment coin¬
cées, hôtes gracieux des formations forestières ombragées ou, inversc-
nienl, des groupements xérophiles des maquis. Citons en particulier :
lùiritm Broiismicliei Kran/.lin cl Farina valida Rchb. f., alTectés d’une
morphologie foliaire analogue à celle du Xeronema Moorei, puis diffé-
centes espèces des genres Calanllie. Phains el Spalhoglottis, à |
bulbes epigés. Ajoutons, pour conclure, que le
calédoniens II. PfcilT. se comporte assez souvent
P'iyte. Quant au Lophosclurnns xyridioides (Danik.) Guillaum., Toi
nisation de la base de son appareil aérien rappelle également beauo
'a disposition existant chez le Xeronema Moorei.
Géophyles.
Forme biologique essentiellement caractérisée par des végétaux
pércnnanls dont les organes de survie ou de remplacement sont loca¬
lisés sous la surface du sol.
R.u nkiakh cl .1. BHAr\-Bi,ANQiE'r (loc. cil.) les subdivisent comme
suit :
Source : MI JHN, Paris
H. VIROT.
Classification Hai xkiakk (1905) :
1 " ) néophytes bulbeux.
2") Géophytes lubéreiix. Le tubercule peut être produit par une
tige ou par une racine différenciées.
.‘t ) (Icophytrs rhizomuteux.
4") néophytes rtutieiyemmes : Les bourgeons persistants appa¬
raissent ici sur des racines non modifiées.
Enyéophytes :
I ) Géophytes bull
2) Géophytes rhiz
il) Géophvtes radieigemn
: Végétaux parasites des r
Pour R. Mairi: (192(5), au contraire, les géophytes ne constituent
qu’une subdivision des végétaux à organes de survie souterrains, qu’il
- Bulbeux et tubéreux : Synanthiés, à fleurs se développant en
même temps que les feuilles ; hystéranthiés, à fleurs se déve-
unc autre saison que les feuilles ; à tubercules ra-
Dans l’inventaire de la végétation canaque, les j
■ importance plus grande que celle des
. En ce qui »
Parais-
d’entre eux fréquentent les terrains éruptifs. On y r
une proportion relativement élevée d’endémiques. I)
Monocotvlédones vient se joindre un fort contingent de 1
terrestres à rhizomes hypogés généralement développés.
La liste ci-après indique les géophytes locaux les plu
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION OANAOl'K.
Parhyrrhizas Irilobus (l.ourcirn)
I)C.
Paernria nea-caleilonica II anus
Puerariu Thaaberpiana (Sicb. et
Ziicc.) Bentli.
Ipomtea Hululas l.am.
Verbena ne misa Gill. cl llook.
ilaaihol iililissima Miill.-Arg.
Mocasia marrorrhiza Scliolt
Col liras i a antiipiornni Scliott
barra pinnalifUla Forst.
liiosrorea niai a I..
liiosrorea rsralrnln (l.our.) Burk.
liiosrorea btilhifrra I..
liiosrorea pealaplu/Ua L.
Dianella javanira Kunlli
Dianella ensifolia (I..) Redoute
Dianella intcrmeilia Fndl.
Harrulipo nrehioides Gaertn.
(irinnm asialirum I..
(■tnctima loupa I..
Xinpiber Zeriimbel (F..) Smith
Xj/ris Panrheri Bendle
Déodorant pirltim l.indl.
liipoilium punrtatum B. Br., var.
sipiamaliim Fine!
Di podium niridescens Kranztin
Hr iaxis ripiila Rehl). f.
Xpiranlhes aaslralis B. Br.
(ioodyeru disroidea Scliltr.
Hoodpera Fineliana Kriinzlin
l'arhi/plci'lran arifoliam Scliltr.
l'beli/milra lonpi folia Forst.
Microlis tannin Scliltr.
ilirrolis porrifolia lt. Br.
ilirrolis parniflora B. Br.
Coiloehilns nco-ridedonicns Scliltr.
Dlcroslj/lis sper. plurib.
■icitinlhns sper. ptnrib.
Caladenia raniea B. Br.
I-Uperanl lais pi pas Rchb. f.
■lanças palliihis B. Br.
■lamas paarifloras B. Br.
l > !/crens polpsltiehpos Beauv.
Dnarras allernifolias !.. ssp.
flabelliformis Kükcntli.
C.pperns rolnndas L.
ilarisras Iteleflorens ('.. I?. Clarke
ilarisras pcnintlns Schinz cl Gtiil
Torulininm ferax l’rli.
Ileleocharis ilalris Trin.
Ilelcocliaris etpiiseliini l’rcsl.
Ileleocharis escnlenla Yieill.
Fimbrislylis complunala l.ink.
limbrislplis diphplla Vahl
limbrislplis ferrnpinea (l..i Vahl
Scirptts btaislris I..
Scirpns UUoralis Selirad.
Srirpas marilimns I,.
Sri riais mneronatus L.
I.epironia macronuta I.. G. Bich.
Clwrizandra cymburiu B. Br.
lU/nrhospora rorpmbosa Britt.
Srhtrnas brevifolias B. Tir.
Sehtrnus Hnillanminii Kiikenth.
Schicnns Tendu llook.
Cladium jnncenm B. Br.
Hlatlinm ilarisras ssp. jamairensis
Kiikenth.
C.ladium raliipiaosam R. Br.
Hahnia neoralrdonensis lient.
Hahnia tetraponocarpa Biickl.
Srleria depauperata Bockl.
Srleria hebecarpu Nées.
Srleria marparilifera Willd.
Srleria nco-culedonica Bendle
Imnerala rpUndrica (l..t Pal. var.
Kornipii (Betz) Haekel
Vc! incri a zizttnioides Nash
l.cptuspis lanceoluta Zoll.
Hreslania rinnlaris Balnnsa
Hrrslaaia monluna Balansa
Hreslania circinnuta Balansa
Hreslania mnltiflora Pilger
Marallia atlenuala l.abill.
I.indsaya sper. plurib.
Hlechnnm sper. plurib.
Pi'csirt rapalosa (l.abill.) Kuhn
Picridium aqnilinam (I-) Kuhn.
var. escalada (Forst) pro spee.
Hleirhenia sper. plurib.
Aliii d’arriver à une compréhension satisfaisante, «les géopbylcs
néo-calédoniens, l’on peut employer la classification suivante, variante
des précédentes, d’un usage particulièrement commode pour la des¬
cription des types secondaires :
Eugèophytes : Plantes des lieux secs ou frais, normalement jamais
immergées.
- - à racines lubéritiées.
à tubercules différenciés.
Source : MNHN, Paris
If. VIROT.
132
rhizomateux.
bulbeux.
Hélophytes : Piaules «les lieux marécageux, dont la base reste nor-
à racines tubérifiées.
Pngéophylr.i à racines tnbérifiées : Survie assurée par des racines
différenciées, variablement renflées et noduleuscs, parfois fort volu¬
mineuses. Les tubercules, dont le rôle consiste à accumuler des ma¬
tières nutritives, portent néanmoins des faisceaux de racines secon¬
daires non tumidifiées. Il convient de distinguer, en outre, un type
dressé et un type lianiforme.
Tijpe dresse : L’appareil aérien érigé, peu élevé, se dessèche et
disparaît complètement, en principe, durant la saison sèche. Ex. :
Vrrbena vennsn Gill. et Hook.
Type lianiforme : Végétaux volubilcs à appareil aérien saison¬
nier, pouvant s’élever dans certains cas le long d’un support. En l’ab¬
sence de tuteur les tiges, complètement prostrées, rampent sur le sol.
Typiquement illustrés par des Légumineuses et Convolvulacées tels
Pachijrrhizus Irilobus (Loureiro) I)C„ les Paeraria et Ipomma Ralalas
Lam. CPatale douce).
Les Dioscorca (Ignames), entrant également dans celle catégorie,
présentent de plus la particularité de produire, chez certains d’entre
eux tout au moins, des hulbillcs aériens axillaires, qui se détachent
ensuite du pied-mère, tombent sur le sol, y germent et contribuent
ainsi à propager l’espèce.
Pnfléophi/tes à tubercules différenciés : Disposition bien appareille
clic/, plusieurs genres d’Orchidacées terrestres. Contrairement à ce qui
se produit chez les géophvtes du groupe précédent, le ou les tubercules
restent entièrement dépourvus de racines ordinaires. Ces dernières
viennent s’insérer au-dessus des tubercules, à la base de la tige du
végétal. Les tubercules sont soit entiers, ovales, plus ou moins oblongs
ou arrondis, soit digités à la manière de ceux de certains Orchis des
régions tempérées.
Parmi les espèces d’Orchidacées appartenant à ce type, signalons
principalement les Di podium niridcsccns Kranzlin, Spirantbes australis
R. Br., Paclujpleciron arifnlium Schllr., Thelimijlra longifolia Forsl.,
Microlis ivmuht Schllr., M. porrifolin R. Br., M. parviflora R. Br.,
Pteroslylis spec. plurib.. AcianUms spec. plurib. et Caladenia carnea
R. Br.
Piif/éopbi/tes rhizomateux : Organe de survie constitué par un axe
souterrain, ordinairement peu charnu et parfois ligneux, horizontal,
vertical ou oblique, souvent longuement traçant, d’où parlent les ra-
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'E. 133
fines e| les tiges. A celle subdivision se rapportent «le nombreux Plé-
ndophytes el Monocotylédones. Deux types secoiubiires principaux :
- Type à rhizome tendre on peu ligneux : Axe souterrain épais,
généralement assez fragile. Forme biologique se manifestant en parti¬
culier chez plusieurs Orchidaeées terrestres, sciaphiles et relativement
saprophytiques. Ex. : Goodyern discoidea Schllr., Micrnslylis tnurinn
Rclib. I. ; Cumima longo I,. (Zingibéracées).
- Type à rhizome ligneux : Axe souterrain très résistant, fré¬
quemment mince et longuement traçant, ("est la disposition qui pré¬
domine chez les Diancllu, les Cypéracées el les Fougères.
T'ugéophyles bulbeux : Subdivision presque absente de Nouvelle-
Calédonie. Tout au plus peut-on indiquer le Crinum nsiaticum L.,
vraisemblablement introduit.
Hélophyles rhizomutenx : Herbes paludicoles ou ripicoles, le plus
souvent de taille élevée, à base normalement immergée, it partie supé¬
rieure émergée. Peuvent être entièrement exondées durant les périodes
de grande sécheresse. Les rhizomes, robustes et traçants, restent enfon¬
cés dans la vase.
Végétaux appartenant en presque totalité à la famille des Cypéra¬
cées, tels Cyperus uUernifolius I... ssp. flabelliformis Kiikenth., Schœ-
itns Tendu Hook., C.lndinm Mndiscus ssp. jnmnicensis Kiikenth.,
(uihniu neocnledonensis Boni., G. lelrugonocurpu Biickl., etc... Notons,
de plus, quelques Jnncus el une Bambnsée, le Greslunin rivularis Ba-
lansa. Certains de ces hélophyles adoptent un port joiiciformc prononcé
comme Chorizundrn cymburin Ii. Br. el Lepironin mneronnta L. C.
Hich.
Hélophyles cespileux : Moins nombreux que les précédents. Cons¬
tituent des touffes serrées à assimilation continue. De même que les
hélophyles rhizomutenx, ils peuvent supporter un dessèchement pro¬
longé du substratum. Leurs organes de remplacement, habituellement
■'«couverts par l’eau, affleurent la surface du sol comme dans le cas des
hémicryptophytcs cespileux.
Celle subdivision comprend en majeure partie des Cypéracées et
quelques autres espèces, en particulier une Xyridacéc : Xyris Pancheri
Rendit* forma. Scirpus mncronalns L., Ilynchosporn corymbosa Britt.,
Seha-nus Guillnuminii Kiikenth.
Hélophyles à racines lubérifiées : Hélophyles pourvus de racines
tumidifiées ou de tubercules analogues à ceux des eugéophytes tubé-
r cux, mais différant des eugéophytes par le fait que leurs organes de
■"emplacement sc situent dans la vase, sous l’eau. Comme représentants
de ce type peu fréquent, indiquons : Colocusia anliquorum Scbott.
(Taro) et ses nombreuses variétés, ainsi qu’Heleochnris dnlcis Trin.
Source : MI JHN, Paris
134
R. VIROT.
1 plus large que celle
iquement supérieurs
■s divisions, ils appa¬
raissent dans la composition de nombreux groupements, y compris
les ensembles non modifiés par l'Homme.
Au sein des populations sclérophyllcs ouvertes se rencontrent
abondamment les Orchidaeées et Ptéridophyles xérophiles, dont la
plupart supportent sans inconvénient notable l’action répétée des feux
de brousse. Les Légumineuses, qui résistent aussi avec succès aux
atteintes des flammes, restent localisées dans les formations plus ou
moins dégradées des « savanes » secondaires.
Les marais et les rives des cours d’eau réalisent, comme partout
ailleurs, les lieux d’élection des grandes Cypéracées ; les espèces endé¬
miques se rencontrent presque exclusivement sur les sols dérivés des
péridotites, alors que les hélophytes pantropicaux ou introduits crois¬
sent cie préférence sur les substrats issus des terrains sédiincntaires.
A côté des photophiles précédentes prend place un lot important
pèces variablement seiaphiles, tels les Dioscoren sauvages et beau¬
tés forêts hu-
; Acin ni h n
! sur les matières végétales en i
Il faut de plus n
tivés pour leurs lu In
riétés d’ignames et de Taros, par exemple, i
moriaux par les populations indigènes, dont i
la base «le l’alimentation, ou encore «les espèces introduites par les
Du point de vue morphologique, la constitution des géophytes
traduit généralement une adaptation marquée aux conditions du‘mi¬
lieu. A la pleine lumière correspondent les espèces à feuilles dures ou
à ports jonciformcs et cypéroïde. Inversement, celles munies de feuilles
herbacées s’écartent rarement des lieux ombragés.
Hydrophytes.
Végétaux aquatiques dont la plupart des organes restent norma¬
lement immergés dans l’eau. Seules, dans certains cas, des hampes
florales temporaires s’élèvent au-dessus «le la nappe liquide, contrai¬
rement aux hélophytes dont la plus grande partie de l’appareil végé¬
tatif demeure constamment exondée.
On distingue (Braun-Blanquet, 1928, in Lebrun, 1947) :
1") Ih/ilrophylcs migrants : Plantes aquatiques flottantes ou fai¬
blement enracinées.
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
2") Hydrnphi/tes fixés : Plantes aquatiques fixées au substratum.
1 divisé à son tour par Koch (1928) de la
a) Hydrot/éopht/les : Plantes aquatiques à rhizomes.
b) Hydndiémicryplophylcs : Plantes aquatiques à
situés au ras de la vase, au fond de l’eau.
e) Ilydrolhérophytes : Plantes aquatiques annuelles.
Ou c
; façon quelque peu différente (H. Maire. 1926) :
re deux eaux (Planklon). Le Plankton peut être
2") Nageant à la surface (
. Le Pleuston est à peu |
2") Fixés au fond des eaux, entièrement immergés ou ayant au
plus des feuilles flottantes et des Heurs plus ou moins émer¬
gées (Hcnthos). Le lienlhos peut être marin ou d’eau douce.
Kn Nouvelle-Calédonie, le groupe des hydrophyles apparaît comme
1 un des plus pauvrement représentés : à peine une trentaine d'espèces.
I-a disposition orographique locale explique très facilement cette pé-
ni, rie. En raison du relief très accentué et de la proximité relative des
sources de la mer, les cours d’eau adoptent, à quelques rares excep-
lions près, un régime torrentiel, d’où lits rocheux, ou sableux grossiers
instables, circonstances qui s’opposent absolument à l’établissement
des hydrophyles supérieurs. Les zones d’eaux calmes l'a'
trouvent, pur suite, réduites à quelques cas I
le cours des rivières cmpiunlc des vallées à faible pente sur d’aï
‘ les parties moyennes et inférieures du t)ia
Ainsi les lits vaseux si propices à la prolifération des plantes
d'eau restent très localisés.
A ces facteurs éminemment contraires, vient s’ajouter la forte
dissoute des eaux en provenance des terrains
, de i
des fonds des parties inféi
Hormis les exceptions précitées, il faudra donc s’attendre à ren¬
contrer les hydrophyles dans quelques stations bien définies : d’abord
laies et les hauts-fonds qui leur succèdent
immédiatement (hydrophyles halophiles), puis les mares et r
plus ou moins temporaires sur terrains sédiinentaires, métami
et éruptifs. Encore,
, la présence tic magnésie inter-
pour en limiter le nombre. E
•apport à l’éléni
Source : MNHN, Paris
136
VI ROT.
I.es hydrophylcs locaux peuvent être illustrés par les espèces sui¬
vantes (Phanérogames et Cryptogames vasculaires seulement) :
i'.cratophyllum submersion L.
Xymphoides in die uni O. Ktzc.
riricnlario canaeorum Pellegrin
['Iriciiltiriti énonça H. Br.
Vutisneriu spiralis !..
En/ialns neoroiilcs Steud.
ilalophila onalis H. Br.
Tbalassia Hemprichii (Lhrli.) Ascii.
I.emna minor !..
Leinmi oliyorrhiza Kurz
llydroeleis nymphoides Bach.
Aponoyeton sp.
I , <il(ini(>!ict(in fluitam Botli.
Potamoyeton peeti nains I,.
Potamoyeton triearinalus Muell.
Hnppin maritima L.
Sains y ram in va Del.
Cymodoeea isoclifolia Ascii.
Cymodoeea rolundido Ascii.
Eymodoeeu serrnlala Ascii, cl Magn.
hi plant liera uninernis (Porsk.)
Ascii.
Eiebhornia rrassipes Sulms.
Azotla pinnata R. Br.
Marsilia malien Mcll.
Erioeanlon Paneheri II. Lecomte
Erioeanlon lonyipeduiienlaliim IL
Eriaeaulnn neo-catedonieum Sc'iltr.
Erioeanlon Complonii Rendle
Erioeanlon seariosum B. Br.
L’on peut classer de la sorte les hydrophylcs néo-calédoniens :
1 ) Hydrophytes nageants (Pleuston).
2") Hydrophylcs benlhigues (adnés au substratum) :
a) halophiles.
h) dulcaquicoles.
I ' ) Hydrophylcs nageants : Plantes entièrement libres cl flottan¬
tes. sans aucune relation avec le substratum vaseux sous-jacent. Sub¬
division comprenant uniquement des espèces d’eau douce, d’origine
extérieure pour la plupart cl vraisemblablement propagées par les
oiseaux paludicoles : les I.emna, Azidla pinnata IL Br., luehliornia
erassipes Solms., !'trieularia eyanea H. Br. et I '. eanaeoram Pellegrin.
Seules les deux dernières peuvent passer pour réellement indigènes.
2m Hydrophylcs benlhigues : Catégorie mieux représentée; en¬
globe des espèces d’écologies différentes.
a) halophiles : Y’égétaux exclusivement marins, principalement
à rhizomes longuement traçants, couvrant de gazons denses et ras —
les prairies sous-marines de larges espaces de la zone intercolidale
et des hauts-fonds proches des cèdes et presque à découvert à marée
basse (recouvrement à marée haute : (1,51) ni. à 2 m.). Type incluant
surtout des genres cosmopolites tels Iiuppia. Cimodocea, IJiptnnlhcra.
Géographiquement moins répandus : Enhalus acoroides Steud. et Tha-
lassia Hemprichii (Erhb.) Ascii.
h) dulcaquicoles : Herbes aquatiques des marécages, des eaux
calmes ou, plus rarement, vives, fixées en principe au substratum
vaseux. Malgré leur localisation au sein des eaux douces, peuvent
néanmoins supporter, dans quelques cas, une certaine salinité (eaux
saumâtres), variable suivant l’espèce.
Source : MNHN, Paris
i VÉGÉTATION CANAOl'B. 137
. , ii un élément mixte, cosmopolite et
largement tropical, avec Ceralophyllnm snbmersiim L., Xymphoides
inilicmn O. Klze., Vatisneria s pi ni lis L., Hgdrocleis ntjmphoides T
Apnnogelan sp.. les Polamogelon (sauf P. Iricarinatns Mucll.,
localisé), Sains graminea Del., auxquels viennent se joindre les ri
sentants du genre Kriaeaulon , presque tous <
également le Marsilia ma lira Met!., i
gueulent traçants.
Trois subdivisions :
A feuilles flottant à la surface île la nappe liquide. Ex. : Sgm-
indicnni O. Klze., Hgdrocleis ntjmphoides Bucli., Pota-
.1 feuilles entièrement immergées, réparties entre le substra-
Inm et la surface de la nappe liquide. Ex. : Ceralophyllnm
A rosettes de feuilles radicales normalement immergées, par¬
fois exondées. Ex. : les Eriocanlon. Valisneria spiralis L.
I i Thérophyles érigés : Plantes saisonnières à liges dressées ou
faiblement proeombanles et parfois radicnntes à la base.
Thérophyles prostrés : Tiges entièrement humifuscs. Chez les
uns, les axes prostrés sont radicants ; chez d’autres, les tiges
sont simplement étalées sur le sol et dépendent entièrement de
3 ) Thérophyles grimpants : Quelques espèces de 1
peut-être également quelques Convolvulacées, i
4") Thérophyles rose liés : lin certs
Cypéraeées saisonnières, avec
rappelant la disposition caractéristique des 1
La
thérophyles. Ceux-ci sont essentiellement illustres par un lot important
de « mauvaises herbes » anthropophilcs : rudérales, ségélales et
autres ; lot renforcé par un contingent d’espèces prairiales principa-
s dans les formations dégradées, les « savanes » secon-
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
s lit rareté,
Du point de \
sinon l'absence, de lliérophylcs 7 c
distinguer, dans l'enseinliie, deux souches géographiques différentes :
1" un bloc cosmopolite, comportant des espèces présentes sur une très
grande portion du globe, sous des climats tempérés et tropicaux ; c'est
en partie le cas des Crucifères, 2 un bloc panlrnpical, réunissant des
végétaux largement répandus dans les régions chaudes des deux hémis-
D’ailleurs, en tant que critère de l'origine exotique q
thérophytes observés sur l'ile canaque, l'on remarquera que ceux-
lemcurent pratiquement exclus des groupements végétaux priinai-
I sur les sois issus de l'alléralion superlicielle des roches
On ne les rencontre guère en abondance que
> des stations caractéristiques, 0(1 la végétation se révèle très ou¬
verte du fait de l’intervention humaine, directe ou non, c’est-à-dire les
environs des habitations, les jardins, les cultures, les bords des routes,
des chemins, des cours d’eau, les « savanes ■> secondaires, etc... Quant
à l’état de leur naturalisation, signalons que si certains lliérophylcs
se sont parfaitement acclimatés, nombreux, par contre, furent ceux
qui, principalement amenés d’Europe avec des >
ne parvinrent pas à se maintenir et ne firent qu’une lui
semble de la végétation insulaire,
thérophytes herbacés introduits,
nt à l'nrclucoélémeiil concrétisé par les phanéro-
phytes ligneux, c
mm'- I» 1 '' I
eut, représenté par
Principaux thérophytes signalés
Source : MNHN, Paris
LA YKOKTATION CANAOl'K.
Centaure,! metitensis !..
(■'•"pis japonica (L.) Benlh.
Sunrhns oleraceux I.
Wf» l'risl.
J’ nnlcnbergiu qrucilis A.DC.
■1 litrnxacmc uinlieinilis Roinw.
Ergthrea xpicutu (I..) l’ers.
'Jeliolropiiun iiulicunt I..
l'Iii/xntix mi ni mu I..
Dut a ru Metet !..
Ç'itura Stramonium !..
Dut un, Tnt ni,, |..
Nicoli an a xuimeolens Lelim.
■'laurandia llarclaguna l.indl.
Eindernia nro-caleilonieti S. Moore
Eindernia mixture,, Bonali
'■maria Elu,;„e Mill.
Slaehi/x arnenxix l„
Ceonùrus siluriens F..
Cru eus limanilutie/oliii Sm.
■ ynaranlux inlcrruptnx H. Br.
unuirantnx qrucilis Desf.
Chem,podium ambroxioidex !..
Chenopodinm carinatum B. Br.
C.henopodium murale !..
Sulxulii Eali !..
Euphorbia luniienxix Spreng.
Euphorbia Pépins !..
Ui/ncheli/lrum roxeum Stapf et
Hubbnrd
liottboelia cœlorarhis F'orst.
Schizuchyrium obliquiberbis Guil-
Traqus racemoxux I..
Diqitaria calédonien Henrarel
Diqitaria montana Flenr.
Diqitaria propinqua Gand.
Setaria tut encens Ilub.
I.eplochloa capillaceu Beauv.
Eraqroslis atrouir,ms Trin., forma
Hromnii Ilaek.
Eraqroxtis ciliata Nees.
Eraqroslix elonqata .laoej.
Eraqroslis pitusu Beauv.
Pou annan !..
Kn ce (|ui conccnic la subdivision des Ihéropliytes en types secon¬
daires, l’on petit conserver intégralement la classification de J. Lebrun,
fini convient parfaitement à Pinvenlairc des espèces néo-calédonien-
I Thérophytes érigés : Disposition la plus répandue. Espèces
entièrement dressées : les Lepidium. la plupart des Composées et des
Cliénopodiacées, etc... Type faiblement ou moyennement procombant
la base : moins répandu que le précédent. Bons exemples : Ceruslium
illonienilimi Thuill., Stcllurii, media Cyr., Eclipln albti Hassk., Wahlen-
herqia grncilis A.DC., les deux Eindernia.
- ’l'l,cruphiiles prostrés : Théropbytes bien moins nombreux «[ue
les lliérophyles érigés. Citons cependant à l’appui de celte subdivision:
Elaline amcricana Arn., Coliilu austrnlis Hook. f„ Trida.v proenmbens
I-. Lin,ilia I', la line Mill., C.henopodium carinatum R. Br., Telra-
f/onia expansa Ail., Coronopus diili/mns il. ) Smith., Coronopus inte-
Urifolins Spreng.
3" Thérophytes grimpants : Type surtout représenté par des
Gueurbilacées volubiles ou à vrilles appartenant aux genres Mormo-
dica, linjonopsis. (In, amis et Melolhria. auxquelles il convient de join¬
dre le Manrandia Harclayana l.indl. Elément très secondaire parmi les
thérophytes.
4" Thérophytes roseltés : Comprennent d’abord quelques Dico¬
tylédones à rosettes de feuilles radicales el à hampes florifères nues,
lois Molugo nudicaulis, Lagenophora Billardieri Cass, et Milrasacme
nudicanlis Rcimv., puis des Graminées saisonnières cespiteuses des
genres Sehizachyrinm. Digilaria el Eraqroslis.
Source : MNHN, Paris
U. VlltOT.
Végétaux pérennants qui puisent, par l'intermédiaire de suçoirs,
tout ou partie des principes nu tri tifs qui leur sont nécessaires à l'inté¬
rieur d’un hôte ordinairement déterminé.
Actuellement, on n’en connaît pas, au total, plus d’une douzaine d’es¬
pèces. Encore, sur ce chiffre réduit, neuf seulement (
cées - sont indigènes ; les trois autres, c
ne doivent leur présence qu'à i
Il y a lieu de souligner que les espèces parasites présentes sur
notre territoire ne semblent pas manifester d'affinités définies quant
à la spécificité du sujet nourricier et qu'elles sont susceptibles de
s’implanter sur des hôtes très divers.
En sc basant sur leur i
la classification de la muni.
I ' Parasites à
plète.
2" Parasites entièrement
dépolirons d’assimilation chloroplujl-
plète : Végétaux à axes fortement ligneux, parfois volnhilcs, à feuilles
vertes développées, coriaces (Amyema, Ainylotheca), ou absentes et
remplacées par des cladodes (Korthalsella). Les Korlhalsella, exclusi¬
vement arboricoles, s’implantent sur les branches des sujets à la
manière des Viscum. Cependant, les Amyema et Amylotlieca, bien
qu'offrant généralement ce mode de végétation, peuvent dans certai¬
nes conditions, surtout durant leur jeunesse, se fixer directement dans
le sol en y développant un système radiculaire réduit. Ce n’est que plus
tard qu’apparaissent les suçoirs, par contact étroit de la lige du para¬
site avec celle du sujet.
Espèces appartenant à ce type (I) :
Source : MNHN, Paris
141
I.A VÉGÉTATION CANAOl'E.
Ebénacées, do même que sur quantité d’espèces sylvatiques, non pré¬
cisées, des forêts mésophiles.
2" Parasites dépourvus d’assimilation chlorophyllienne :
a) épirhizoides : Balanophoracées basses et fongoïdes, hôtes des
forêts sombres et humides, dont les racines munies de suçoirs se fixent
SUr le système radiculaire du sujet nourricier à la manière des Oro-
bnnche, Phelypiea et Lathrwa des régions tempérées.
I.es organes végétatifs sont succulents, entièrement jaunâtres
Wnlanophora l ou orangés ( Hochet Ica) et rigoureusement démunis de
feuilles, remplacées par de nombreuses écailles. L’appareil aérien ne
possède plus guère qu’un rôle de soutien des fleurs et des fruits.
Seulement deux espèces : Balanophora fimposa Forst. et Hachettea
ans I r o-caled on ica Baill. La seconde endémique et moins fréquente que
l’autre.
b) aériens : Plantes eu senti formes envahissantes, rougeâtres ou
jaunâtres, à axes grêles, filiformes, fortement volubiles, sans feuilles,
"lais produisant de multiples suçoirs à tous les points de contact avec
*cs tiges du sujet.
Trois espèces se rapportent à ce type : Cassytha filiformis L. —
Pantropicale d’introduction probablement ancienne, bien naturalisée
maintenant et se rencontrant sur les sujets les plus divers, aussi bien
sur les arbres que sur les végétaux herbacés — Cuscuta corymbosa
Hui/, cl Pavon et C.iiscuta anstralis Ail., deux Cuscutes amenées invo¬
lontairement par les « Blancs » à une période récente, vraisemblable¬
ment avec des semences fourragères, Trèfle, Luzerne ou autres ; se
sont peu répandues.
Résumé des formes biologiques.
Le fait saillant qui se dégage immédiatement de l’étude statisti¬
que, même incomplète, de la végétation canaque, consiste en la domi¬
nance absolue des phanérophyles sur l’ensemble de toutes les autres
formes biologiques réunies.
Si. malgré notre connaissance encore bien imparfaite de la végé¬
tation vivante, l’on tentait de classer les formes biologiques repré¬
sentées par les espèces actuellement connues, l’on obtiendrait approxi¬
mativement cette disposition, établie d’après l’importance numérique
décroissante :
Pbanérophyles . ± 80 %
néophytes .
Kpiphytes arboricoles . i
Thcrophytes./
Chaméphytes. ± 20 %
llémicryptophytcs .I
Hydrophytes . '
Parasites .
Source : MNHN, Paris
u. viuot.
D'autre pari, il convient de souligner particulièrement l'extrême
fréquence et la variété des dispositions xéroinorphiques relevées tant
sur le terrain que dans l’examen des spécimens d’herbier et dont
.ription esquissé dans les pages précédentes ne fournit
apparente avec
ropicalc classique, telle q
t des plianérophytes macrophyllcs), la végé-
s moins, à travers les diffé-
qui la constituent, le reflet fidèle des biocli-
picnt sur son territoire.
onservalion de l’espèce reste liée soit à la production de
. soit à la multiplication végétative, soit encore à ces deux
s. Cependant, le premier mode demeure
: c’est d’ailleurs même le seul qui inter¬
vient pour la majorité des espèces, en particulier pour les thérophyles.
Dans ce dernier cas, la maturation régulière des semences est une con¬
dition sine qiw non de la pérennité spécifique. Les phanérophvtcs
mêmes, tout en possédant une vitalité parfois considérable, n’en sont
pas moins normalement voués, en tant qu’individus, à disparaître tota¬
lement à plus ou moins longue échéance. Bien que i
privilégiés, ils ne représentent pas du tout, contrairement à I
vulgairement admise, la forme biologique la mieux armée dans la
lutte pour l’existence. A cet égard, les qualités les plus poussées se
manifestent principalement chez les hémicryptophytcs cespileux et
stolonifères fGraminécs, (’.ypéracéesi, de même que chez les géophy-
tes : en l’occurrence, la multiplication des touffes, des stolons, des rhi¬
zomes et des bulbes suffit, à la rigueur, a assurer temporairement à
elle seule la pérennité spécifique, sans le concours de graines.
Afin de triompher dans la lutte interspécifique et interindividuelle
qui se produit toujours au sein d’une population végétale donnée et de
garantir sa propre reproduction, la plante doit amener à maturité le
plus grand nombre possible de graines bien conformées et aptes à la
germination. L’on peut même affirmer que le but ultime de tout végé¬
tal consiste en la production de semences. En fait, le rôle de l’ensem¬
ble de l’appareil végétatif racines, tiges, feuilles
l’individu, mais accessoire et secondaire pour !
qu’à provoquer la naissance des fleurs, d’abord, des fruits. <
La fécondation intervient donc comme un facteur décisif, d’importance
capitale dans la pérennité de l’espèce.
Bien que les résultats négatifs des expériences de Pi.atku: parais-
Source : MNHN, Paris
I.A Vi'XiKTATION CANAOt'H.
143
■ garder \
1" D'après les investigations effectuées sur place, il parait hors
de doute qu'un nombre élevé de Phanérogames appartiennent au type
anéniogame. ('/est le cas, en particulier, pour beaucoup d’espèces des
maquis sclérophvlles plus ou moins ouverts et exposés, surtout aux
’ . Exemples : les espèces à petites fleurs, dépour-
i Vi. Mnrtopsis, Célastracées, Myrsi-
I-e vent suppléerait alors dans une large i
insectes vecteurs de pollen, non que ceux-ci sc
Nouvelle-Calédonie, bien au contraire, mais 1
leur font particulièrement rechercher, surtout pour les Lépidoptères,
les zones inférieures proches «lu littoral où les températures restent
' moins sujettes à c‘ '
Localisation à peu près constante des Gamopétales longitubu-
lees et à parfums suaves aux liasses altitudes (terrains généralement
boisés) ou dans les forêts vallicoles-mésophiles ne dépassant pas 500
a 700 m., fréquentées par une multitude d’insectes : Hyménoptères,
Diptères, etc..., y compris les Lépidoptères diurnes et surtout noctur¬
nes. Ex. : Gardénia Anbriji Vieill., G. VrviUei Monlr., Itnndia spcc. pin-
rib-. Mraclncarpns plnlt/.ri/lon Guillaum.. (Inellnnlti speciosa T,., lxora
eanliflorn Monlr., I. callinn Heauvis., les Psi/clwtria du sous-genre
C cphirlis , Jnsniiniun spee. plnrib.. Gerbera Manqhns L., Pagiantha
cerifera Mgr., Ervalamia orienlalis Turrill, Fagnra Scblechleri Gild.
et Iîenedicl. Pseuderanthemum spec. plnrib.. O.vera du groupe neriifo-
lin Heauvis., etc... Ajoutons (|ue, dans l’ensemble, presque toutes les
espèces végétales rencontrées dans ces stations possèdent des fleurs
faiblement colorées : blanches, rosées, jaunâtres, en tout cas très
rarement de couleurs vives (jaune brillant : SlorckicUa viliensis Seem.,
De planchai speciosa Vieill.,' Calanthe Lanaei F. v. Mucll.L c
nellcment rouge fon>
grandes (gan
les), sur les s
< des jaunes et des i
principalement sur produits d’altération superficielle de
forêts photophiles primaires à couvert léger, maquis des
Ces formations sont, en principe, délaissées
très
t des Dialvpéta-
is sclérophvlles,
des péridolites,
l Am., .1. inilinim II,.) Sweet, Sida
Source : MI JHN, Paris
dehors de la voie éolienne, la pollinisation s'effectue grâce au
d’Hyménoplères (Guêpes cl Abeilles), collecteurs actifs el
yon d’action.
; xérophiles ou photophiles. Mais, contrairement à ce
que l’on observe dans les régions forestières inférieures, celles-ci prê¬
tons les cas des corolles à tube court (cf. Gar-
il!.. Parsonsin spec. plnrib., Alslonin spec. plu-
C.itons, entre autres, parmi les espèces à corolle
vives (M : tous les Hibberlin (jaune foncé et jaune soufre), Dnbouzetin
campnnulata l’nnch. (carmin, parfois orangé), Slnrckiclln Pnncheri
Baill. (jaune d’or), ,1 ryophyllnm nilidnm Forst. (jaune moyen), A.
montnnnm Schltr. (jaune soufre), + Crissais prninnsn Brongn. et Gris
(carmin), 4- Ctinonin ntrnrubens Schltr. (carmin foncé), Tristania Cnl-
lobuxus Ndzu. (jaune moyen), T. 11I<111<<1 Panch. (jaune d’or), T. Gnil-
luinii Heck. (jaune soufre), Mnarra <1rlensis Monlr. (jaune soufre).
M. bnxifolin (Brongn. et Gris) Guillnum. (jaune d’or). + Melrnsideros
hnmbnldlinnn Guillaum. (carmin), 4 M ram sia porphyre» Diels (car¬
min). 4- Pnrpureostemon cilialmn Gugcrli (carmin), I Xanlhostemon
Frnncii Guillaum. (rose foncé à rose saumon). X. siilfiirrnm Guil¬
laum. (jaune soufre), 4 X. ruhram Ndzu. (carmin), + X. lonyipes
Guillaum. (rose orangé), 4- .V. nnrnnlinnim (Brongn. el Gris) Schltr.
(orangé purpurin), Kniqhlia Deplanchci Vicill. (orangé vif), (- Grc-
nillea Comptonii S. Moore (carmin foncé), 4- G. Deplanchci Brongn. et
Gris (carmin), 4- G. Gillinrayi Hook. (r«
Meissneri Monlr. (orangé carminé brillant). An
(v. Thieg.) Danser (jaune foncé orangé). Dendrobium «le la section
Elrnlherofilossnm : D. joensum Rclih. f„ etc... (jaune |
inc), tous les Spallwalotlis (différents roses plus
elymitrn lonqifolin Forst. (rose vif). Phains
Kranzlin (jaune d’or), Dianella jananica Kunth. (bleu de colialt clair
i™;,
cé brillant), Xi/ris neo-cale-
, X. Panrheri Rcndle (jaune
. et Gris (carmin foi
donica Rendle (jaune d’or à jaune soufre
d’or à jaune soufre).
Des dispositions favorables à la pollinisation el prêtant moins à
discussion se rencontrent, en outre, chez bien «les espèces indigènes.
Par exemple, les étamines en faisceaux fournis et nombreux, telles
(ju’on les observe chez maintes Mvrtacées, chez les Hibberlin. etc...
Dans d’autres cas, les étamines saillent plus ou moins longuement
hors de la corolle, comme cela se produit chez plusieurs Oxera el le
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CAN'AOt'Ii.
•leronema Mnnrei Brongn. et Gris. I’ar contre, l’hétérostylic parait
rarissime. En l’occurrence peut-on même affirmer qu’elle existe réelle¬
ment ? Certaines inégalités, d’ailleurs très variables, relevées dans la
longueur des styles et la disposition des étamines de plusieurs espèces
•le • l'tsmiiwm tendraient cependant à le laisser supposer. Il faudrait
peut-être voir là la raison de la confusion qui régna pendant un temps
dans la systématique des espèces néo-calédoniennes de ce genre, dont
plusieurs furent décrites comme nouvelles, puis supprimées et ratta-
c hées à d’autres antérieurement connues.
Fmfin, il est permis de penser que la pollinisation des végétaux
cauliflores, si fréquents dans l’ile canaque (nombreux Enqcnia. Geis-
*°! s pniinosa Brongn. et Gris, G.
Litsea ripidion Guillaum.. «
ftwiidde» qui pu
les rameaux, en se livrant t
aspérités.
.. etc...), peut être attribuée en partie aux
il très fréquemment les troncs, les tiges et
à une exploration minutieuse des moindres
diction, par un \
ne représente qu'
de graines mûres, même
enlielle certes, mais insuf-
qui intervient dans la perpétuation
entièrement.
de la ,
i de la théorie, la graine i
stratum terreux par la voie la plus directe, du seul fait
ur. S’il en était toujours ainsi, la propagation spécifique
. avec une grande lenteur et concentriquement autour du
pied-mère initial. Cependant, dans la pratique, un ou plusieurs fac-
e,, rs favorables interviennent presque toujours et contribuent à trans¬
porter les semences à de plus ou moins grandes distances, multipliant
ainsi considérablement les possibilités d’expansion. L’action de ces
agents dépend naturellement beaucoup de la 1
res OL
De toute évidence, une (liaspore <
ait être entraînée bien loin par le vent, et ainsi de suite...
D’après la classification de R. Moi.inïkr et P. Müi.lkr (loc. c.it.).
1 Plantes
2 Plantes
Iv. VIltOT.
Piaules zoaclwres (transport assuré par les animaux et sou¬
vent aussi par l'Homme : vêlements).
4" Plantes anlaclwres (autodispersion assurée par le végétal liii-
Type rouleur.
: Trois >
léger,
lourd.
Type planeur lè<jer : Réalisé le plus sommairement par des
diaspores très petites et légères (spores des Fougères et graines des
Orrhidaeées, en particulier), transportées directement par le vent par
suite de leur ténuité. A côté de ee dispositif simplifié à l’extrême,
prennent place des diaspores d'une organisation plus complexe et per¬
fectionnée, munies d’un appareil aérostatique constitué par un ensem¬
ble de poils variablement ordonnés. C.’est l’exemple classique des Com¬
posées à achninos aigretlés, principalement illustré en Nouvelle-Calédo¬
nie par les genres Emilia, Btumea et Eriyeri
s espèces du genre Pnrsnnsia (Ap
' l’îlc, dont
d’un réseau de longues soies. Quelques Graminées, aux fleurs pré¬
sentant des touffes de poils, peuvent être également rangées dans
cette catégorie. Ex. : hnperala cylindrica (L.) Pal. et Rynchelylrnm
rnsenm Stapf et Hubb.
Type planeur lourd : Diaspores déjà plus denses que dans le
type précédent. Le dispositif sustcnlaleur est moins développé ou per¬
fectionné ; performances aérostaticpies moindres. Caractéristupies
« permettant plutôt une chute ralentie des
ou un transport par bonds successifs » (,!. Liaïui N, 11)47).
L’organe de dissémination peut être le fruit tout entier :
fruil-glumelles plus ou moins arislées de plusieurs Graminée
pogonées en particulier), saniarcs du Dodomea visensa Jncq., des
Sonlamea, Ryssopleris, Myodocarpns et Cerberiopsis, gousses aplaties
de certains \lbi:zia. de VAeaciu spirarbis Labill., du Leucn-na qlauca
(Willd.i Benlh. Dans d’autres cas, c’est la graine, diversement ailée,
comme cela se produit chez les Aynlhis (Knoris), An
Slenocarplis et Grenillea.
Seuls les vents très violents sont capables d'a;
à de longues distances des diaspores appartenant au tvpe planeur
" ' réduite, sinon
nnulée, par temps calme et en présence d’un
dense qui limite considérablement les poss
Défini par Sf.kna?
S’applique à des diaspores relativement
Source : MI JHN, Paris
> vi : :<;i ';tation canumk.
parfois importants (sols dénudes). Kilos entrent alors dans la t
vision des diaspores du type routeur.
Kn résumé, l’ensemble «les plantes anémoehores résulte «le la
iniques et sporadiques auquel vient s’adjoindre un élément intro-
‘•nil illustré grosso modo par le loi des Composées et Graminées pan-
tropicales. Cet élément secondaire, proportionnellement très inférieur,
«In point de vue spécifique, n’en arrive pas moins à concurrencer le
premier quant aux surfaces recouvertes, car presque toutes les a
eh o ce s à aire 1res vaste trouvent leur plein é
Es'Vsquel.os
détriment «les «
1 assurée par l’eau, sous
, etc.., à l’exclusion de la pluie (plantes om-
• Mri.uat).
C’est le mode naturel de propagation des hvdrophvtes et hélo-
Phyles : Potamées, (’.ypéracécs ripicoles ou paludieoles, etc... A côté
de ces exemples typiques, l’on rencontre un certain nombre de végé¬
taux phanéropliylês dont l'expansion normale ou accidentelle doit être
attribuée à l’élément aqueux.
Indiquons tout d'abord les cas classiques des espèces à diaspores
insubmersibles de la Mangrove : Aoicnmin. Brnquicra, Cerinps. Snn-
neratiu. Chez la plupart des Rhizophoracécs l’embryon, germant alors
«|ue R- fruit demeure encore attaché au pied-mère, est ensuite livré,
après séparation, au jeu des courants marins côtiers jusqu’à ce qu’il
parvienne à se fixer dans une station favorable où il s’enracinera.
L'on doit, «l’autre part, faire figurer sur la liste des hydrochorcs
naturalisées le Cocotier, si répandu sur la périphérie de l’île canaque
el des îles environnantes. Les « noix » abandonnées à elles-mêmes sont
charriées à la mer lors «les fortes tempêtes, ou simplement par roule-
i pente des plages. Capables de flotter pendant un temps
la ns l’eau salée. Ku égard à cette particularité, l’on peut
■ l’hypothèse «le l'introduction par la voie marine
.'ci tes, mais très probable, du Cocotier en Nouvelle-
Calédonie. Il resterait donc permis de voir là l’origine vraisemblable
Source : MNHN, Paris
It. VIIU1T.
148
des c.oeoteraios naturelles qui frangent liarinonieusenienl une grande
partie du littoral de notre territoire en lui imprimant son cachet si
« île du Pacifique ».
En outre, les grosses graines circulaires et aplaties de YKntada
scandens Benth. qui servent aux enfants indigènes à confectionner
des lotons de même que les fruits du Gerbera Manghas T,., du
Sophora lomenlosa L. et de beaucoup d'autres espèces halophiles, par¬
viennent à la côte par le même processus.
Le long des cours d’eau, plusieurs espèces ri picoles possèdent des
diaspores capables de flotter pendant un certain temps. C’est en parti¬
culier le cas pour les strohiles des Gasnarina Gnnningliamiana Miquel,
G. nodiflorn Forst. et les drupes de V Elle ocar pus persiciefolius Brongn.
et Gris.
Enfin, toutes dos diaspores des espèces anomochorcs sont suscep¬
tibles, en raison de leur légèreté, d’être véhiculées par l’eau qui en
assure ainsi la dissémination.
3") Plantes znochnres : Dispersion favorisée par les animaux (et
par l’Homme, dans certaines conditions).
Deux divisions :
Plantes épizoochores.
Plantes endozoochores.
Plantes épizoochores : Chez ces végétaux, les diaspores munies
de dispositifs adhésifs variés s’accrochent à la toison des Mammifères,
aux plumes et aux pattes des Oiseaux ainsi qu'aux vêtements humains.
D’après la nature de l’appareil adhésif, l’on peut, sommairement,
les classer de la manière suivante :
Diaspores épineuses : Capsules spinescentes des Trihnlns cistoides
L. et Argemone mexicana L., calathides (Composées) à bractées péri-
clinales terminées en alênes aiguës et rigides du Centanrea melilen-
sis T,.
Diaspores recouvertes de poils on appendices accrochants, droits
on recourbés : Capsules muriquées de certains Piltospornm, fruits,
diversement échinés, des Commersonia Barlramia Morr., Trinmfetta
rhomboidea Jacq., T. proeninbens Forst., Desmodinm spec. plnrib.,
Datitra Metel L., D. Stramonium L., Aclujranthes aspera L., épillcts
des Setaria spp. et Cenchrns calgenlalus Cavan.
Pappns (Composées) formé d'arétes raides et piquantes : Spi-
lanthes Acmella (L.) Murr., Bidens pilosa L., Sgnedrella nodiflora
Gaertn., etc...
Graminées t'i fleurs aristées : Heteropogon contortus Roein. et
Schult., Themeda triaridra Forsk. (les Andropogonées en général),
Aristida pilosa Labill. (arête trifurquée au sommet).
Diaspores manies de poils glanduleux et visqueux adhésifs :
Plnmbago zeglanica L. (calice), Boerhaavia repens L. (fruit).
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOUE,
proches des agglomérations. Le dispositif adhésif apparaît spéciale¬
ment tenace chez les Desmodinm, dont les gousses aplaties, à surface
extrêmement scabre et accrochante, se fractionnent à maturité en plu¬
sieurs articles comportant chacun une graine. La résistance et la
dureté des arêtes de Vlleleropoyon eontôrtus Rocm. et Schull. sont
telles que celles-ci parviennent à perforer l’épiderme des ruminants, à
s si gravi ,
I élevage intensif du Mouton, par e . ,
observé à maintes reprises de semblables arêtes jusqu’à l’intérieur de
pièces de viandes de boucherie.
Vers la fin du printemps, l’on ne peut d’ailleurs s’aventurer dans
plupart des formations dégradées planitiaires sans en revenir le
pantalon infailliblement recouvert d’une collection carpologique sur¬
abondante et inopportune à hase de diaspores d’IIeteropogon, Aristida,
Cencbrus, Desmodinm, Triumfelta, etc...
- Plantes endozoochores : Dans ce cas, les diaspores ingérées
par les animaux tel même parfois par l’Homme), traversent le tube
digestif en résistant plus ou moins à l’action des sucs divers, puis sont
rejetées avec les excréments. C’est le mode typique de propagation du
Goyavier et du I.antana, déjà examiné dans le chapitre «
•acteurs zoobiotiques. Le bétail se montre
goyaves qu’il consomme en très grandes quantités. l)e même, la n
•ure du Merle des Moluques comporte une forte |
d^Lanlana. À côte de ces deux exemples caractéristiques, il reste pru¬
des diaspores de quelques espèces natives à fruits comestibles, des
Mi/rtus et de certains Ficus en particulier. Enfin, il faut vraisemblable¬
ment attribuer partiellement à ce processus l’origine de l’expansion des
, Citronniers et Limoniers dits vulgairement
4") Plantes antochores : Dispersion assurée par la plante elle-
même. Chez un certain nombre d'Euphorhiacées (Bnrcavia spec. plnrib.,
Paloyhia spee. plnrib., etc...) la déhiscence brusque des carpelles pro-
V(, que la mise en liberté et la projection à quelque distance du pied-
nière des semences qui y sont contenues. La séparation et l’enroule¬
ment, sous l'influence des comblons météorologiques ambiantes (séche¬
resse), des deux valves qui constituent les gousses des Papilionacées
• Vif/na , Phaseolus, Pneraria, etc), produisent un effet identique.
Hormis ces quelques cas classiques, ce mode de dissémination reste
assez mal représenté en Nouvelle-Calédonie.
Source : MI JHN, Paris
R. VIROT.
TROISIÈME PARTIE.
LES FORMATIONS VÉGÉTALES.
ï clans l'application du système des formes biologi¬
ques une justification plus conforme à sa véritable signification. Aux
multiples interprétations fort imprécises et souvent opposées du début,
s’est substituée la définition synécologique rationnelle de .1. Hiiu n-
Blanqi’et, qui attribue au terme de « formation » un sens très large,
uniquement physionomique el strictement indépendant de la compo¬
sition floristique des groupements considérés. L'expérience démontre,
en effet, et ceci s'applique encore plus aux régions tropicales qu’aux
régions tempérées, que l’analogie physionomique de nombreux ensem¬
bles ne constitue nullement un critère de leur parenté floristique
Dans l’inventaire de la végétation canaque, il faut tenir compte
des influences antagonistes de deux groupes de facteurs, à savoir d’une
part, la localisation géographique de l’ile et ses conséquences climati¬
ques, de l'autre, la nature physico-chimique tout à fait spéciale de
certains substrats, en particulier des sols serpeillineux. Nous avons
vu par ailleurs, au cours de la première partie, les enseigiv
qu'on pouvait en tirer.
lin réalité, les particularité
les bioclimals, en dépit parfois des a
semble, une tendance xérique nettement ;
I A. (Ini.i.Ai min à affirmer que la végétation i
itère bien plus subtropical que lypiquemenl
I donc observer dans notre territoire la luxi
sylvalique exubérante qui individualise si bien les iles Salon
la Nouvelle-Guinée, par exemple.
Pourtant, sans vouloir parler d’étages de végétation, el no
rons pourquoi par la suite, l’on peut avancer que I
schématique des principaux groupes de formation
à ce qui se rencontre sur beaucoup d’îles « liantes »
I" de (I à 400-500 ni ('), une zone inférieure boisée, déterminée par la
présence de résurgences et de cours d'eau ; 2" de 500 à 800-1.000 ni.
une zone moyenne, généralement plus sèche, quoique localement boi-
sée ; 3“ do 800-1.000 m. et nu-dessus, ju
Source : MI JHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
Presque oonsL.mmcnt plongée dans les nuage
laquelle l'humidité atmosphérique compense,
rtî> pour les végétaux, l’absence d’eau libre.
Du point de vue descriptif, la difficulté de dépeindre avec le maxi-
uium de vérité les diverses formations locales s’accroît très sensible¬
ment du fait de l'inadaptation (pauvreté ou, au contraire, extrême
complication) du vocabulaire technique ordinairement utilisé. Les
ternies physionomiques employés jusqu’ici avec plus ou moins de bon¬
heur, s’inspirent à la fois d’expressions de signification rigoureuse¬
ment régionale, ex. : landes, maquis, scrub donc théoriquement
impropres pour la Nouvelle-Calédonie et de conceptions très vastes
et imprécises : brousses, savanes, forêts, etc... H. H. Compton et A.
U- Danikki», en particulier, ont bien tenlé dans leurs ouvrages de
Pallier tant bien que mal cette imperfection, en adoptant des épithètes
appropriées. Ainsi, dans son « Systemalic Account of the Plants col¬
lectée! in New Caledonia and the Isle of Fines », Compton (cf. A B.
Rendu-, etc..., 15)21) introduit-il une foule de notions nouvelles, entre
autres celles de « s
« dnmp gu 11y forest »,
* up|and serpentine scrub», « Niaouli-Cleichenia-Pleridiuin
1,0,1 », « erctaccous forest », etc... Quant à Danikku (15)29-15)31 ' -1939),
Plus moderne, il distingue des forêts mésophiles, hygrophiles et photo-
philes, mais parle toujours, par contre, de «brousse serpentineuse ».
Quoi qu’il en soit, tous les termes employés n’éveillent qu’une idée
tort vague de la réalité. A cet égard, nous devons regretter que l’absen-
als ne nous permette d’apporter à celle
\ K 11 !
. faute (i
relativement simple de la végétation. Il
u en est rien, cependant, et le problème apparail d’emblée beaucoup
* complexe qu'on ne le pense habituellement. D’après les investi-
ons effectuées sur place, l’on peut, avec assez de vraisemblance,
miner les principales entités physionomiques de la manière sui-
Végétalion suffi
- Ceinture des ai
rutescente ou herbacée r
Source : MNHN, Paris
mm ÏPlflf !!!!=!!
H. VIROT.
Série forestière (') :
« hydrophiles ripicoles.
- pholophiles paludicolcs.
< vallicoles-mcsopbiles.
Forêts photo-xérophiles.
Maquis
sclcrophvl
orophi les.
ylles-xérophilcs
littoral occidental et vers l’extrémité Nord de l’ile, dans la région
'estuaire du Dialmt, où la configuration topographique du rivage
:* régime des cours d’eau, par l'apport de sédiments lins et la for-
ion de dépôts vaseux côtiers, créent des conditions parliculière-
ît favorables à son développement. Nulle ou presque absente aux
•p, à l’Ile des Pins, Ma ré et Lifou. Toutefois présente dans la par-
i Sud d’Ouvéa.
r ici la richesse floristique des formations Immo¬
les qui entourent les îles de la Sonde et la Malaisie, la Mangrove
iporte cependant des représentants des genres Ithizophora, Ceriops,
•a, Sonneratia, Lnmnit zéro et .1 vicennin. Rien que toutes les
» certaines conditions, prospérer en mélan-
îation très nette délcr-
ée en premier lieu par la nature physique du substratum sous-
•nt (fig. 10).
1" Ceinture des lihizoplwracées : Groupement unistrate, rarement
rate, à base de mésophanérophytes de 8 à 2(1 mètres environ de
t. S’établit de préférence sur les sédiments vaseux ou bourbeux-
leux à pâte très fine et homogène, jamais sur sable pur milieu
trop instable. Les conditions optimales se rencontrent dans le fond
baies abritées et le long du cours inférieur des rivières à courant
irées. Dans ce dernier
Source : MNHN, Paris
l VÉGÉTATION CANAOUE.
F ; y.iÛ. Ré partition spatia/e schématique c/eb
principaux groupe/nentô ha/ophi/eb .
( Sois ôédimentdires et métamorp hiques J
| R | flan grotte à Bhigophora mucronata.
{ü?_—j -d- ) faciès a Bruguiera eriope/ala
| A | ftangrove à Avitennia officinale,.
[-* 1 Limite c/e la terre ferme.
i Ijroupernent des rires marécageuses a Barrmgto/iia asiaf/Cc
C-alophyllum Inophy/tun)' Acanthus, i/icifol'us i Acrost/chui
ureum, e/c... __
s du Muséum. Botanique, t. VII
Source : MNHN, Paris
ni nuenI progressivement de
die eomplètemenl, a mesure
<|ue décroil la salinité (fl#. 10).
i teinte des loi
* vert jaunâtre et exlr
nte un fouillis de racines-échasses entremêlées. Sur¬
chauffée à marée basse, la vase exhale une odeur de sel cl de pourrj-
Ilepaire idéal de millions de moustiques, les Palétuviers élen-
uplemenls malsains en bordure des
Groupement pouvant supporter, à la rigueur, une certaine dérhlo¬
tion du milieu aqueux ; pour cette raison, se retrouve bien repré¬
senté sur la marge des marais saumâtres en arrière du littoral. Kn
avant des côtes, la Mangrove à Rhizophoracées disparait dès que le
substratum vaseux se trouve recouvert, à marée basse, par 20 à 40 cen¬
timètres d’eau (profondeur limite d’implantation des embryons repro-
2") Ceinture des Avicennin : Située en arrière «le la précédente
à l’intérieur de la zone inlercotidale, sur substratum caillouteux ou
même rocailleux plus ou moins grossier (tig. 11 >. La disposition radi¬
culaire de VAvicennia officinales L. ne lui permet pas de se fixer dans
les vases molles où se développe vigoureusement le Uhizophorn. Aussi
l’obscrve-t-on tout autour du rivage de la Grande Terre, même là où
manquent totalement les Palétuviers, et en aussi grande abondance
sur les deux côtes. Parfois réduit à un simple cordon étroit, le groupe¬
ment acquiert d’autre part une étendue considérable, mais toujours en
arrière de la ceinture du Uhizophorn et sur sol rigoureusement exondé
à marée basse. Contrairement à ce dernier, VAvicennia paraît mani¬
fester des exigences écologiques plus strictes quant au degré de sali¬
nité de l’eau. Dès que la teneur en chlorures baisse, Y Avicennin dimi¬
nue rapidement de taille puis disparaît ((ig. 10). Pour celte raison il ne
remonte jamais bien loin le long des rivières.
Couvert et densilé beaucoup plus faibles qu’à l'intérieur «lu grou¬
pement précédent. Composantes «le taille également moindre : 3 à
8 mètres en moyenne ; assez souvent petits arbustes rabougris de
0,50 m à 1 ni. De larges espaces dénudés, hérissés «le r
tophores ou colonisés par des
vent entre eux les individus. La couleur vert cendré de l’ei
parties aériennes permet de distinguer à première \
d’d .
Végétation suffrutescente ou herbacée des plages : Formation-
ceinture littorale, colonisant ordinairement les parties planes ou l«'*gè-
rcment déclives, toujours exondées, succédant immédiatement à la
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOUE.
15
R. VIROT.
terrestre s
par la Mangrove. Apparaît
arrière de celte dernière. La largeur occupée varie en fonction du
degré éclimétrique et de la nature physico-chimique du substratum
(«g- h»).
Se rencontre sur tout le pourtour de la (Irande Terre et des îles
I I
à son établissement (falaises su
Végétation
halo-psammophile des pl
halo-chasinophylique des
— Végétation halo-psanunophile ih
plus fréquente. Etablie généralement sur sable plus ou moins lin, quel¬
quefois mélangé à de la vase, (zone marginale intérieure de la Man¬
grove). Atteint, lorsque la pente est faible, une largeur moyenne île 2
à 4 mètres, parfois plus, formant alors des îlots séparés par de larges
Se présente ordinairement comme une ceinture
En arrière de la Mangrove surtout des peuple-
oii la vase et la présence des raeincs-
lion n’occupe qu’une étroite bande, d’importance très réduite, et. dans
certains cas, peut même disparaître complètenu
La composition floristique fait ressortir la |
ment panlropical sur l’élément endémique, nul .
L’organisation biologique permet d'identifier deux ceintu
secondaires : 1") La zone la plus rapprochée du littoral, colonisée prin¬
cipalement par des espèces liasses, humifiises ou rampantes cha-
mcphvtes pour la plupart et capables de supporter sans trop de
dommage le poids des vagues durant les violentes tempêtes : Ipomtvo
biloba Forsk., Canavalia oblnsifolin IX'.., Phase,dus obnnalns (’.rah.,
Didiscus Cussanii ('111111011111. et Beauvis., Euphorbia Moto Forsl..
/•;. obliqua Bauer, E. tannensis Spreng., Sesuvium porlulacastruni h.,
A triplex jubata S. Moore, Sais,du Kali I... Abutillon grave,dens Wiglil
et Arn„ A. indicum (L.) Sweet, Triumfetta procumbens Forsl., Tlwarea
invalida (Forsl.> B. Br., Sporobolus virginiens (L.) Kunlb, etc.. Sur
sable vaseux, l’on remarque la grande abondance de Sporobolus virgi¬
nicus (L.) K11111h et l’apparition de Kochia hirsuta Nolte. 2") Une zone
contiguë à la précédente, du côté de la terre ferme, où s’observent sur¬
tout des nanophanérophytes de taille plus élevée 5» cm à 1 111-
1,50 m — tels Savvola frulcsccns Krausc, Suriana maritima L., Pem-
phis acidula Forsl. (parfois microplianérophyle) et Clcrodendron
» R. Br (fig. 12).
Source : MI JHN, Paris
Fi'g l2- P/ws/o ar âphie des gro upements haloohik
. F’/âOë sab/onneuse . ( Terrain iidimenUire ou métamorphique).
VKCiKTATlON CANAOt'K.
». VIROT.
158
Végétation halo-chasinophy tique des corniches madré gotiques
soulevées : Groupement très spécial, bien moins répandu que l’en¬
semble précédent. Lié à peu près exclusivement aux banquettes madré-
poriques soulevées, entre .’>() cm et 10 m au-dessus du niveau de la
mer, parfois plus haut encore. N’apparaît de ce fait que sur une faible
portion du littoral Sud de la Grande Terre el sur le pourtour îles îles
Loyalty el de l’Ilc des Pins (fig. Kl).
Les végétaux surtout ehaméphyles de petite taille, dressés ou
prostrés — occupent les multiples anfractuosités, remplies de terre
en grande partie végétale, qui alvéolent la surface de la roche scoria¬
cée fi nu. La population peut s’étendre horizontalement, vers l’inté¬
rieur, sur une largeur de plusieurs mètres. La raideur de la pente
ne semble pas offrir d'obstacle sérieux à son établissement, puisque
presque toutes les composantes sont susceptibles de croître dans les
excavations des parois verticales, pourvu qu’elles soient situées dans
la zone d’influence des embruns.
A l’encontre de ce qui a lieu dans le cas de la végétation halo-
psammophile, on y rencontre une proportion relativement élevée d'en¬
démiques et d’espèces spéciales. Afin d’en esquisser la composition
floristique, citons entre autres : lledt/olis ftrtida .1. K. Smith, OJden-
landia paniculata I,., Ueliotropium anomalnm Hook. et Arn., Statice
australis Spreng., Tephrosia Le Ratiana Harms, Sida nummnlaria
Baker f., Corehorus Torresianns Gaudich., Euphorbia Pancheri Baill-,
Nicotiana fragrans Hook., C.anavalia sériera Asa Gray, Sarcolobus
lifnensis Guillaum., Sesiwium portnlacastnini L„ Sinrda australis
Moquin, Wedelia nniflora S. Moore, l’imbrislglis cgmosa R. Br.,
Ischirmnm murinum Forst., Samolus repens (Forst.) Pcrs., Pemphis
acidula Forst. (forme naine appliquée sur le sol), I.ippia nodiflora
A. Rich., Lotus australis Andr. var. anfractuosus Bak. f., Lgsimachia
mauritiana Lam.
L’on peut, dans une certaine mesure, rattacher à cette végétation
le groupement nanophanéropliytique qui colonise les parois abruptes
des falaises madréporiques de Maré («titis») et probablement aussi
de Lifou et de l’Ile des Pins. Il est principalement constitué de cous¬
sins rabougris de Bikkia Comptonii S. Moore ( ? R. Pancheri Guil¬
laum.) et de Pemphis acidula Forst., qui s’accrochent dans les
moindres fissures des parois verticales. Les très grandes fleurs d’un
blanc pur du Bikkia contribuent d'ailleurs à égayer ces stations natu¬
rellement presque dénudées (fig. Kl'.
Ceinture des arbres dits « iln bord île mer » : Succède, vers l’inté¬
rieur des terres, à la végétation suffrutescente ou herbacée des plages,
sous forme d’un cordon quasi continu généralement très étroit (.‘1 à
4 mètres), mais pouvant dans certaines conditions plages sablon¬
neuses planes et étendues — acquérir une largeur plus importante
(10 fi 15 mètres) (fig. 10-11-12-13).
Formation constituée de petits arbres et d’arbustes élevés (micro-
phanérophytes souvent dominants) en peuplements ordinairement peu
Source : MNHN, Paris
B loti coralliens, éboulés
s lianiformes. L’un y relève principnlc-
inenl la présense de Thespesia populnea Cav.. Hibiscus liliacetis L.,
Stcrcnlia bnllata Pancher el Sébert, Dcsmodinm iitubcllidnm (L.l DC.,
Derris Ici folia la Lour., Sopbora lomcnlosa L., Acacia simplicifotia
Druce, Terminalia rubricarpa Baker f., (lacllartia speciosa L., Cerbcra
Manghas L., Ochrosia paruiflora Honslow, Tonrncforlia argcntca L.,
Mgoporum Icnuifoliiim Forst., M. crassifolitim Forsl., M. canrifolium
Kriinzlin, Hcrnandia ovigera L., l-'.vcœcaria Agallocha I... Cellis con-
ferla Planchon, Clrrodendron inerme L., Vilc.r Xcgnndo I,., C.asnarina
i spcc. plarib. Espèces pour la plupart géo-
l très répandues el communes aux rivages de toutes les
îles du Pacifique tropical.
? déjà moins halophile «pie les formations précédemment
« arbres du bord de mer » ligure avec une
■ à peu près sur tous les sols el sur toutes les eûtes de
la Grande Terre et de ses dépendances, aussi bien en arrière des plages
sablonneuses que des banquettes madréporiques (Acacia simplicifotia
Druce, psammophile typique, absent dans ce dernier cas), el jusqu’à
10 mètres environ au-dessus du niveau de la marée liante.
L’espace découvert séparant les individus arborescents est fre-
i herbes » introduites,
en majeure partie des Graminées : FAetisinc indien (L.i Gacrtn., Dac-
Iglocleninm irggpliacnm Willd., C.gnodon dactylnn (L.i Pers., Cenchras
calycnlalus Cav., etc...
Dans les localités subissant l'inlluencc de l'intervention humaine
défrichements, établissement el entretien de cocotcraies, leux de
brousse, fréquentation par les pêcheurs l’élément indigène tend à
s’éclaircir au bénéfice d’espèces pantropicales ou à fort pouvoir dyna¬
mogénétique, tels Hibiscus liliaccns L. et Vilc.r Xcgnndo L., dont les
traire, partout où se produit un contact entre la ceinture des «arbres
du bord de mer » el la formation climacique des forêts littorales non
halophilcs (bois des collines littorales et dérivés), l'on note sur les
marges contiguës l’interpénétration de certains éléments des forma¬
tions adjacentes (fig. 12).
Lorsque le sol devient très humide, voire marécageux, comme
c’est le cas en arrière de la Mangrove à Rhizophoracées (lig. 10-11),
apparaît un faciès particulier, plus hygrophile que le type, au sein
duquel dominent, dans la strate arborescente : Harringlonia asialica
Kurz, Calophijlbnn Inophgllnm L., Campa obonata RI. La strate infé¬
rieure, quelquefois nulle, se présente habituellement sous l’aspect d’un
tapis plus ou moins continu de hautes Cypéracées entrecoupé de peu¬
plements, parfois étendus, (VAcroslichnm aureum L.. Acanllms ilicifo-
lins L. et Dalbergia candcnalensis Prain. Ce faciès se développe princi-
; où il |
• retrouve de mèn
!,t :
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl’E. 1<>1
inférieur clos rivières presque jusqu’au point où remonte la marée. Il
correspond approximativement à eo <jue A. l\ Dakikkr (1929) nomme
la forêt des rives marécageuses.
Formations non halophiles.
1 ) •Série forestière
Forêts littorales climaciqnes (Bois îles collines littorales) : Réunion
‘le groupements arborescents ou arbuslifs d’aspect assez variable, indif¬
férents à la nature du sol. localisés sur les pentes des collines infé¬
rieures et dans les parties des « plaines » non fortement dégradées,
proches du littoral, partout où la moyenne thermique du mois le plus
frais ne s’abaisse pas au-dessous de 15" C environ.
Habituellement constituées d’éléments xérophiles bas et à port
arrondi ou ombelliforme, lorsqu’elles se développent sur sol see, ces
forêts peuvent, dans les conditions optimales, évoluer vers une véri¬
table sylve mésophile incluant de nombreux mésophanérophvtes et
même quelques mégaphanérophyles (peuplements iV Araucaria Cookii
Le faciès le plus répandu (fïg. 141 couvre de larges espaces sur les
flancs des collines sédimentaires. La slrale dominante, de 3 à 8 mètres
( lc hauteur, fait plutôt penser à un maquis sclérophylle qu’à une véri-
table forêt. Les phyllosphères jointives des arbustes constituent un ré¬
seau extrêmement rigide et serré, rendu encore plus compact par la pré¬
sence de très nombreuses lianes. Strate inférieure très réduite et meme
ordinairement nulle. Le substratum sec apparaît presque toujours à nu
entre les troncs des individus. Formation d’humus insignifiante, en
raison des températures élevées et de la circulation intense de l’air
entre le sol et les premières branches.
L’on ne peut cependant dissocier cet ensemble du type nettement
sylvatique, par suite de l’étroite parenté floristique qui les unit. Il ne
Sa gil, en somme, que d’un stade dégradé ou d’un aspect appauvri, sur
S< >1 sec, de la véritable forêt littorale, qui acquiert d’autre part son
Plein développement sur les sols frais plus profonds.
A titre d’indication, la liste suivante fournit une idée générale
•le la composition floristique des faciès hélio-xérophiles les plus répan¬
dus :
A espèces lianiformes.
L Tri raiera seunilens (Forst.) Da¬
li ik.
B!ll>iiiilluis calédoniens (Tarez.)
tiret/..
[T Bapparis arlcnsis Montrouz.
+ „ 'TP'iris neo-ealedonica Vicill.
Pittosporum l'uncheri Rrongn.
> et Gris
Pjttosporum suberosnm Pancber
''lirn,somma sntieifolia l.abill.
liremia crenalu Schinz et Guil-
Metoehia odorntn L. f.
I Bi/ssopleris taomensis Rak. f.
Geijera cauliflora Raill.
Aeroniiehia bruis Forst.
Ilimerella aiistratiaiia Borzi
Micromclum mintiltim \V. et Arn.
Miirraya crcmilota l)C.
Mtirriuja iianiciitata Jneq.
Source : MNHN, Paris
Format/on secondaire à Jie/a/euca Leucaoendron F/Ç14 SOZ-5 C/66 CO///S7€S
VIHOT.
I.A YKdlVlATlON CANAOl'K.
ii;:î
Dysoxytum bijiupim Seetn.
An lui „
eheuynoides Benlh.
Pleuroslyliu Wiyhlii W. cl Arn.,
var. nco-caledonica Lues.
('elaslrns ptiniciiltila Willd., var.
Rata iis te I.oes.
U a;/tenus Fournicri l.ocs.
Milyteniis hybttnlhifolin Guil.-
F.heodendron curlipendulnm
Kncll.
Finmenospermiim Pttncheriit-
num Bail].
Alphilonia neo-caletlonicn Guil-
launi.
l'iiion f/'rjjcilis Badlk.
Cupnniopsis glomeriflora Badlk.
Arytrni arrtinlit Badlk.
A r y le ni chnrlticeti Badlk.
Arnient collinn Badlk.
Ilotlonien viscosa Jaeq.
■‘icniectirptis ni ni Vicill.
Acacia spirorbis l.ahill.
AJbi:;ia Gnillninii Guillamn.
luii/enia noumeensis (îuillaum.
Pu yen in ornrin Guillamn.
•dprlns diversifolins Guillamn.
Myrlus icninlaiis Scldlr.
(idsearin Mclistaiirnm Spreng.
Ai/losma Pancheri Guillamn.
Hoinalitim arborenm Bri<|.
Hointdium l.e Raliontm Guil-
lamn.
Delarbrett collinn Vicill.
SI lobilopanax mue roc arpu B.
liinippilhcca elei/antissima B.
Via. d Guillamn.
("iriicnia l'rnillei Montr.
Alraeloenrpns pltdyxylon Guil-
laum.
(’iielliinln uonmeana Baill.
Pleclronia oiloratu F. Mucll.
Irora collinn Bcauvis. el var.
minor Guillamn.
Panel In opnlinn DG.
Morintlu Ctmdollei Bcauvis. var.
"illosn Guillamn.
'I/o "irtln Forsleri Sccni.
Pu'je hoir ia collinn l.ahill.
Rapnnea nono-caletlonica Me/.
Planclwnella Pancheri Pierre
Minmsops par ni folia B. Br.
Mnba buxifolia Pcrs.
Mttbu fascictilosa F. Mucll.
.las mi nu m didymum Forst. f.
I Jnsminnm l.e Ralii Seliltr.
t Jasminnm nonmeense Seliltr.
f Melotlinus bnxifolius Baill.
! Melotlinus relaslroides Baill.
! Melotlinus scandens Forst.
Alyxia celuslrinea Seliltr.
Alt/xia disphicrocarpa v. Heurck
cl Müll.-Arg.
Aluxiu yluncophyllii v. Heurck
cl Müll.-Arg.
Parsonsiti britchialii Baill.
t Sarcoslcmma tinslralis B. Br.
f G y mite mu sylvestre B. Br.
! Seeamone insiilnris Seliltr.
I Tylophora insulincola S. Moore
I Tylophora lapeinoyyne Seliltr.
-f el var. ylubra Seliltr.
Psenderiiiilhcmtim tnberculalum
Badlk. . .
Pseiulernnlhenuim incisant B.
Ben.
Premna inleyrifolia L.
Oxera pnlchelln l.ahill., el var.
yrondiflorti Dub.
var. sinualn Guillamn.
Snnlitlnm nnslro-cttletloiiicnm
llemicyctia Deplanchei Baill.
Ctolon insitlare Baill.
l'onlailien Pancheri Ileek.
RoeqiiiUonia sessiliflont Baill.
Rocyuillonia yrttndidens Bail!.
Clcidion vcrticillalum Baill.
Cleishmlhns stipitntus Müll.-Arg.,
forma stibettnescens Jabl.
Glochidion Rillardieri Baill.
Glochidion diospuroides Seliltr.
| Mab'isia lorlnosa Blanco, var. vi-
ridescens Bur.
Pseudomorus Rriinoniana Bur.,
var. oblusata Bur.
Ficus Sehlechleri Warb.
Ficus prolixn Forst.
r Geilonoplesium cymosum A.
C.nsutirinu Ciiniiinghtimiuntt Mi<|.
DianeUa ttctilifolia Sclilit.
Dianellti inlermeditt Kndl.
Sur sol serpenlineux, l’on voit se joindre aux précédentes espè-
CCs de nombreux représeiitanls des maquis édaphiques sclérophvlles-
xérophücs (lui modifient sensiblement la physionomie de la forma¬
tion,
Source : MNHN, Paris
K. VIROT.
Sur les calcaires madrcporiqucs soulevés de \Iaré, Lifou el de Plie
des Pins, de même qu’à l'inlérieur «le l’élroile bande côtière qui borde
l’cxtrémitc méridionale de la Grande Terre, entre Goro et Ounia. se
développe une véritable forêt, quelquefois une haute futaie, de compo¬
sition floristique relativement semblable à celle du premier type, mais
dans laquelle les individus atteignent une taille plus élevée et une
vigueur plus grande par suite des bonnes conditions édaphiques. La
circulation de l'eau pluviale à l’intérieur des roches carbonalécs déter¬
mine une humidité suffisante pour la formation d’humus en quan¬
tité appréciable, d’où une amélioration très nette du couvert forestier.
L’apparition de strates muscinale el sous-frutescente développées con¬
firme d'ailleurs l’évolution favorable du bioclimat. Sous les hautes
frondaisons, les multiples anfractuosités du corail hébergent une flore
ptéridophytique variée : touradons el « gazons » «le Polt/podium punc-
lulnm S\v. et P. pln/malnües L. «|ui recouvrent de grands espaces.
Dans les conditions les plus propices, l’on note la présence «le lianes
particulières et de plusieurs épiphyles (fig. 14).
Aux espèces de la première liste, l'on peut alors ajouter les sui¬
vantes :
i Müll.-Arg.
Ficus s/jcc. plurib.
Araucaria Cookii K. Br.
biles des terrains sédimentaires et i
phiques, mais il s’en distingue toujours par la possession «I
thermophiles littoraux, pratiquement absents lies premières. Quant
" ■ «les collines sèches, lorsque les conditions locales le
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'E.
• i.i description des forêts hydrophiles el mesophiles. nous
abordons l’esquisse de formulions beaucoup plus complexes et diffici¬
les à interpréter tant se révèle variable leur composition floristique.
c ’est donc presque uniquement d’après leur parenté physionomique
s biologiques et surtout synécologic - qu’il convient d en
iation slationnellc, l’on peut tout d’abord
plus ou moins empiriquement, trois entités sylvatiques
t fort différent, à savoir : a) — les forêts hvgrophiles ripicoles
s inférieures relativement planes, b) les forêts photophiles
.„,i,i) es des thalwegs encais-
n) Forcis mjgropnues ripicou
h‘s le long des cours inférieurs et
«st conditionnée par l’humidité du
( 1« matières humifères. Dès que
'liale <le l’eau en direction de la t
étroi-
. Leur existence
. et l’apport alluvial
•éloigne de la proximité immé-
i occupent des 1
des rivières. Lt
ni en direction ne iu ici i e ci pci pi-mm uum < ... • .
à la diminution rapide de la densité des arbres, puis à la
sparition de ceux-ci au bénéfice d’espèces arbustives appar-
s formations xérophilcs. D’habitude, la substitution
t. sans transition, en l’espace de quelques mètres.
aval, la forêt hygrophile ri : 1 . 1 .
.que au contact des élément
•ra, du faciès marécageux des «
upements littoraux dimaciques.
des rives aussi loin qu'apparais
Vers l’aval,
ICI ■ I > ^ ■ - -1 -... IC ,. ---
iInet des éléments avancés de la Mangrove a
' arbres du bord de mer » ou
l’ainonl, elle s’échelonne
les sédiments humifères,
..iiiuKu-aiumiiim pour être enfin remplacée, sur
«ompacls ou très rocheux, par une végétation arbuslivc à carac
xérophile marqué. Sur les sols humifères des
'lie dévolo,,' - ' "
tives et iici iiiivccs \-y |.V. «W-. .. .
C’humidité ambiante v permet, en outre, la multiplication de
bien ses lianes et épiphytes. Au milieu du p. *“*.— 1 1
'a hauteur de ces galeries forestières
à la coloration vert grisâtre ou rougeâtre .
Sans qu'il soit question d’entreprendre ici une énumération détail¬
lée de leur composition floristique, l’on doit préciser cependant que
celle-ci demeure dans certains cas fonction de I
substratum. Les foi
morp:
Source : MI JHN, Paris
îiljîïiillîMiîïlll!!
R. VIROT.
d'espèces indifférentes a In
•pas persicivfolins lîrongn. cl Gris, (
•mccarpns titra (Forst.) Vieill., Aleuritet
racemosa Lnbill., Ficus spcc. plitrib., AU
Schlcchteri Gilg cl Bcned., de... ('.es dernières se rencontrent
en sur les micaschistes que sur les scliistcs ou les grès ; leur
lieu n «le multiples combinaisons avec inlerchangea-
slique fréquente. Au contraire, sur les sols dérivés des péri*
apparaissent en majorité des espèces à peu près liées à In ser-
Forâts photophiles paludicoles : Foi
uve également le long des parties planes «les i
ir terrains sédimenlaires et métamorphiques, dans les loca
cumulent des alluvions suffisamment humides. I.e Ni:
ica Leucadendron I,.) en constitue presque exclusiveiner
I lot impur*
i plupart.
; forêts photophiles paludicoles supportent une certaine pro¬
développent
nts halopbiles sur substratum imprégné d’eau
re. Le Niaouli «pii ne croît pas, en prineiiie,
mire cependant dans quelques cas spéciaux, au sein de m
C’est ainsi qu’il existe, en
ESÏ.^ucc.BI.^ .. lu Plaine des Lacs) et de la Tontoula.
grands hélopbyles, C.ypéraeées et Fougères pour la
forêts photophiles paludicoles supportent une ccrt:
de chlorures, car elles se développent souvent avec
;nes, partout
Sur les flancs «les collines et des
rencontrent des ravins ou des vallées incli-
e qu’à l’intérieur «les moindres
humileres formés sur place ou transportés par le ruissellement, c
courent en effet à créer un bioclimal convenant parfaitement au «b
loppement forestier. Les arbres y trouvent une protection elTic
contre les venls violents et un sol relativement meuble et anfraelie
dans le«|uel leurs racines peuvent s’ancrer profondément.
• que de nombreux ruissclcls et torrents.
très souvent les lignes de p
affirmer «jue la présence «les forêts va
Malgré «,
temporaires, «
l’on ne peut a
soit essentiellement dépendante «
le fond des thalwegs demeure à
pas les végétaux de se développer
tout la
sol et l’ali
facteurs décisifs.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'K.
arborescents adoptent généralement une forme
■ caractéristique, la pointe en liant ou en lias, déterminée par
phologie orographique de la vallée, le niveau du sommet et les
P'oliis latéraux restant toujours limités en partie par la compacité
J 1 ' sol et surtout par la zone d’influence anémométrique et l'humidité.
ers ll> 'os, l’on observe soit la disparition complète de la forêt, lors-
( n»‘‘ la vallée s’élargit eonsidérablemenl et se nivelle avec la « plaine »
'j U * KIS< ‘ des collines avoisinantes, soit sa prolongation sous forme
!° S**lerie forestière, dans le cas du rétrécissement de la vallée et de
Le degré éelimétrique joue assez peu et la forêt parvient à se main-
en 'r sur des pentes très inclinées de l’ordre de 40" à 60°. Cependant,
plupart des composantes appartenant à des espèces planitiaires ou
• u inionlagnardes, les forêts vallicoles-mésophiles ne dépassent pas, en
nne , l’altitude de 500 à 700 mètres. Au-dessus de ce niveau, elles
<-ette sylve, (jui .. n . n . .
composition floristique très variable suivant la nature du sol.
Porte une strate dominante et très dense à base de i
et Gris et Ficus i
grands arbres se développe une strate i
ourilic do inicrophonornphylcs ; |„ so | disparaîl parfois sous un épais
Mnlcau muscinal. Les lianes, relativement abondantes à l’intérieur
forêts établies sur les terrains sédiinenlaires et métamorphiques
micaschistes, sériciscbistes, schistes et grès permo-triasiques, créta-
| l ‘s et mésonuinmulitiques), paraissent pres<|ue absentes des forêts
I"' s'étendent sur les serpentines. L’on note toutefois, dans tous les
rus, la présence constante de nombreux épiphvles, surtout des Orchi-
Formalion localisée dans les stations où
r de fréquentes précipitations, per-
hors des limites des thalwegs. Ce
•'"rets ombrophiles
Un, “ f orte humidité, déte
5ïlva,i “
I’ 0 ' 1 côtière de la Grande Terre
1:1 Pluviométi
• ns le ,.. ls ( | ( , s f or é( s strictement vallicoles, les forêts ombrophiles
constituent des calottes ou des franges dont la présence demeure avant
mut directement subordonnée à la hauteur annuelle des pluies, quelle
*f Ue s °it la nature orographique de la station considérée.
L’on y retrouve à peu près les mêmes traits biologiques qu’à l’in-
ei 'eur des forêts vallicoles-inésophiles, avec cependant celte différei
<|Ue les forêts ombrophiles s’élèvent beaucoup plus liant, jusqu’à
Source : MI JHN, Paris
168
H. VIROT.
approches des sommets les plus élevés, grâce à la présence d'espèces
arborescentes franchement orophiles (Gymnospermes). Celle forma¬
tion diminue graduellement de bailleur à l’approche des crêtes supé¬
rieures par suite de l’action mécanique des courants aériens de forte
intensité. A ces altitudes, les lianes ont complètement disparu et sont
remplacées par des épiphytes. Cependant, ce type, mal individualisé
en Nouvelle-Calédonie, s’apparente en fait très étroitement aux forêts
vallicoles-mésophiles.
I'orëls oro-nèphêliphiles : Réunion de groupements physionoini-
quement analogues, mais très différents quant à leur composition flo¬
ristique, localisés entre 800 et 1 .(>00 mètres environ et qui atteignent
leur optimum représentatif près des crêtes élevées presque constam¬
ment balayées par les vents et plongées dans les nuages et les brumes.
La strate mésophanérophylique (10 à 20 ni en moyenne), géné¬
ralement monospécifique, ne comporte le plus souvent que des Gym¬
nospermes anémophiles appartenant au genre Araucaria, capables de
résister à l’action mécanique et physiologique du vent.
L’on peut ainsi distinguer des forêts à Araucaria monlana Rrongn.
et Gris, à Araucaria Muelleri Rrongn. et Gris, à Araucaria humboldten-
sis iUiebbolz etc..., principalement déterminées par des différences
autoehorologiqucs. Dans certaines circonstances, il semble exister quel¬
que interdépendance entre la strate arborescente et la strate arbuslive
sous-jacente, lorsque le couvert et la densité des Araucaria parvien¬
nent à créer un microclimat particulier à proximité du sol. C’est le
cas pour les peuplements c VAraucaria Muelleri Rrongn. et Gris. Au
contraire, les colonies d 'Araucaria monlana Rrongn. et Gris adoptent
une disposition si lâche que la population arbuslive (maquis scléro-
phylle) s’y révèle à peine différente de la végétation située en dehors
du groupement, sinon absolument identique. Il en va à peu près «le
même pour tes peuplements A'Araucaria IIuIci F. Muell. En réalité, il
s’agit plutôt, dans les deux derniers cas surtout dans le premier —
d’un faciès arborescent du maquis sclérophylle que d’une véritable
formation sylvatique.
Ajoutons que les forêts oro-néphéliphiles à Araucaria se rencon¬
trent surtout sur les substrats serpentineux, plus rarement sur les ter¬
rains métamorphiques (cf. séricischistes ? du sommet de la Roche
Ouaième). Elles réalisent souvent la transition entre les forêts val¬
licoles-mésophiles, ou pseudo-ombrophiles, et la végétation arbuslive
des crêtes et des sommets.
Forêts pholophiles et pholo-xcrophiles : Cette rubrique rassemble
plusieurs entités biologiques qui ne possèdent en commun qu’une
évidente photophilic et un degré de recouvrement relativement faible
par la strate arborescente. Toutefois, ces groupements planitiaircs ou
montagnards dépassent rarement l’altitude de 800-1.0(1(1 m.
En se basant sur leurs caractéristiques floristiques, l’on peut défi¬
nir entre autres, à titre d’exemples marquants :
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOl'E.
à Aqalhis ovula Warb., Casuarina Deplancheana
slcs ombclliformes.
à Spermolepis yummifera Brongn. et Gris,
s divers, primaires ou secondaires, à Melalcuca
>n !.. dominant.
la- groupement à Agalhis avala Warb. et Casuarina Deplancheana
exclusivement localise sur les sols serpenuneux, frange ordinai¬
rement la partie supérieure ou les flancs des vallées dont le fond est
occupé par la lorél vallicole-mésophile. Quelquefois aussi, on le ren¬
contre sur les croupes pas trop exposées aux vents qui séparent les
vallées secondaires. La transition entre les éléments des deux entités
précitées s’effectue progressivement. A mesure que l’on s’élève, les
représentants de la sylve mésophile diminuent de densité pour dispa-
raltre tout à fait ensuite, en faisant place aux Bois de fer et aux Kaons
de montagne. La strate arborescente dépasse rarement 20 mètres ; elle
est ordinairement assez peu continue, parfois, au contraire, très homo-
l’intensité lumineuse parvient presque à son maximum. De
‘rès nombreux microphanéropliyles et petits mésophanéropliyles s’in-
'riquenl entre les éléments caractéristiques, dont ils atteignent
presque la taille. Sur les croupes ventées, le Casuarina Drplancheana
M >q. tend à s’effacer au bénéfice de VA patins avala Warb. plus résis¬
tant.
De groupement à Sprrnwlepis guminifera Brongn. et Gris paraît
nettement moins montagnard que le précédent : il semble,.
P'us xérophile. Egalement lié aux produits d’altération
'•es péridoliles, il se trouve géographiquement à peu près ea
dans fi* tiers méridional de la Grande Terre à des altitudes variant
de 0 à soi) mètres. Le C.bène-gomme constitue ordinairement à lui
Se ul la totalité de la strate arborescente. Celle-ci, généralement formée
d’individus de 10 à BU mètres, assez clairsemée, domine une strate
Ultérieure de mieroplianéroplivtes dont la composition floristique dif-
f v'-c très peu de celle «lu maquis scléropliyllc environnant. Cette strate
important à la faveur d'accidents du relief : thalwegs, ravins, etc...
Contrairement aux deux précédents, les i
l,aSl -' de Melalcuca Le
Source : MI JHN, Paris
170
Les premiers, surtout bien individualisés physinnomiquement sur
les séricischistes et les arènes du (’.rétaeé riches en produits lerrugi-
neux, n’occupent que des espaces relativement restreints sur les parties
inférieures et moyennes des contreforts montagneux, principalement
rmonlent alors une strate basse et coriace.
pbylcs avec quelques hémicryplophytes et nano-microphanérophyles.
Les crêtes secondaires ensoleillées réalisent leur habitat d’élection,
dépressions portent «les éléments de la forêt
Les espèces suivantes, présentes dans la majorité des cas. peu-
nt être c
C.r
Gr
l’Iigr
Ch
11
Ct
Les Graminées, en particulier, et les espèces à feuilles
en général, sont pratiquement exclues de «
couramment à l’intérieur des « plaines » littorales i
ils escaladent les collines côtières et les pentes des
gneux jusqu’à des altitudes proches de 600-700 m. ; il
tnmment à s’étendre à la faveur des incendies répétés qui détri
la sylve primitive. Les Niaoulis, qui constituent à peu près à eux
la strate dominante, y atteignent couramment de belle.'
jusqu’à plus de 20 ni. de haut. Cependant, la qualité I
du couvert et le dessèchement concomitant du substratum ne ]
.* strate inférieure herbacée c
on par des « pestes ». Les i
cales y jouent un rôle prépondérant avec les (
" Le cortège floristique le plu
berbis The
Arislida pilosa
Heleropoi/on
viridiflora Mcissn
idra Forsk. var.
Source : MNHN, Paris
Vfie,KTATION GANAOI'K.
171
Acacia l'arnesiana Willtl.
l ueruria Thunbvrqiana Benth.
licsmoilium adscendens Sw.
y Malaria striata DC.
‘■antana Camara !..
Triiimfettn rhomboiilea Jacq.
Waltheria nmericana !..
A sel épias citrussavica !..
etc...
Aux abords de certains centres, notamment autour de Nouméa,
cette composition s’enrichit notablement d’autres introduites dont l’aire
de dispersion s’est moins étendue. Citons entre autres :
Vile r trifolia I.. Indigofera suffruticosa Mill.
Verbena uenosa (iill. et Ilook. Tephrosia villosa Pers.
••ontana Setlowiana I.k. et Otto etc...
I haseolns snnierectas L.
D’autre part, l’on relève assez souvent la présence, au milieu de
la strate graminéenne, de « tonsures » couvertes d’une végétation rase.
D’on y remarque principalement :
Xpitanthes Acmella !..
• ridax procumbens !..
buphorbia hirta !..
buphorbia neo-catedonica Boiss.
I assiflora saberosa !..
Hlensine indien Gaertn.
Daelploetenium a’gyptiaciim Willd.
Matnastrum tricuspiaatum A. Gray
etc...
éléments hétérogènes qui figurent plutôt a la base de groupements
Plus franchement anthropophiles.
Les groupements secondaires à Niaoulis se développent princi¬
palement sur les étendues planes ou faiblement ondulées et sur les
crêtes amorties, vraisemblablement parce que ces stations très sèches,
soumises à une insolation quasi constante, deviennent plus facilement
la proie des incendies périodiques, alors que la forêt mésophile, réfu¬
giée dans les ravins frais, résiste dans une certaine mesure à l’action
( lcs flammes.
Cependant, lorsque les peuplements de Melaleuca Lcucadendron
L. parviennent à coloniser îles vallons traversés par de petits ruis¬
seaux, l’humidité ambiante détermine la dominance d’espèces carac¬
téristiques telles que Xrpbrolepis hirsiilula (Forst.) Presl, Elcphanto-
topns mollis H.B. et K., Centella nsialica (L.) Urban et Melastomn den-
licnlata l.ahill. Si l’humidité s’intensifie resserrement du vallon,
résurgences nombreuses la sylve mésophile, ou une galerie fores¬
tière, succède brutalement au Melaleuca. Phi «plaine», dans les bas-
fonds marécageux, les groupements xérophiles secondaires il Mela-
Ipncn passent fréquemment à une véritable forêt hvgrophile ; les Nia¬
oulis très serrés y acquièrent une haute taille et des troncs droits et
élancés.
En ce qui concerne la physionomie de cette formation, l’on doit
faire état de la profonde variabilité de la densité arborescente. Tous
|es degrés de transition s’observent en effet entre les taillis presque
impénétrables — stades postincendiaires les vieilles futaies et les
formations essentiellement graminéennes, diversement parsemées de
Source : MNHN, Paris
172
: isoles. Dans ce dernier cas, il ne s’agit pas de véritables
i l’a si souvent écrit, car l’absence ou la diminution
principalement due à l'action de l’Homme qui les
élimine par ceinturage, afin de gagner des pâturages ou «les terres
cette foi
plexe, de groupements florisliquemenl hétérogènes, que rap
uniquement «les physionomies et des conditions d’existence ai
à l’instar de ce qui a lieu dans le cas des forêts hygrophiles et méso-
philes.
Particulièrement bien représentés sur les produits d'altération
superficielle des péridoliles, où ils couvrent des surfaces considéra¬
bles, ils se retrouvent cependant, «[unique avec une importance bien
moindre, sur les sols métamorphiques séricischisles et micaschistes,
en particulier — de la partie nord-orientale de l’ile.
Du point de vue biologique, on y relève la dominance presque
des nano et microphanérophytcs très ranieux dont qucl-
i lianiformes à feuilles coriaces, luisantes, comme vernis-
u contraire diversement velues. Chaméphytes et Ihérophy-
t pratiquement absents, alors que les géophytes et les hémi-
aminoïdes ou jonciformcs apparaissent relativement
Ce sont vraisemblablement en premier lieu la nature chimi«|uc et
la compacité du substratum qui «lélcrmincnt l’existence des ma«[uis
sclérophylles-xérophiles. L’état colloïdal prononcé et la texture sou¬
vent très fine des sols précités réduisent au minimum les mouve¬
ments ascendants et descendants «les solutions ; si bien <[ue même à
l’intérieur «le régions à fortes précipitations se réalise un milieu dif¬
ficilement utilisable sauf exceptions par les espèces herbacées
ou, à l’opposé, par les phanérophytes supérieurs à système radicu¬
laire très développé.
La composition floristi«[ue, extrêmement variable selon la loca¬
lisation géographi«[Ue différences autochorologi«|ues - accuse d’au¬
tre part de notables modifications dues à la nature minéralogique du
oxydes métalliques Fe, Ni, Cr, Mn, Co demeurent liés des "ma¬
quis, dans lesquels figurent essenliellemei
ou prcs«[ue d’espèces alloehtones. Les ;
privés d’oxydes mélalli«|ues - sauf en c
tent des groupements
dents et dans les<|tieh
Toutes ces entités s
Source : MNHN, Paris
n'r.fTATION CANAOU-:.
173
évocatrice, de «brousse des terrains miniers». Il s’agit surtout, en
l’occurrence, de groupements photophiles diversement thcrmophi-
'çs planiliaires ou montagnards, dont les différentes combinaisons
s’étendent alliludinalement de 0 à ± 1.000 m. Au delà de cette der¬
nière limite, ils cèdent la place à des maquis franchement orophilcs.
A cet égard, il y a lieu de considérer d’une part un bloc d’espèces
; relativement peu nombreuses rigoureusement liées aux zones
inférieures, d’autre part un lot important d’espèces plus ou moins
indifférentes à l’attitude, susceptibles de s’élever parfois jusqu’à plus
de 1.000 ni. A partir de 600-700 m. environ, commencent à apparaître
en mélange avec les précédentes des orophilcs vraies. Celte réunion
concourt à la formation de groupements intermédiaires, au sein des¬
quels l’autoécologie spécifique acquiert une importance primordiale
en déterminant quantité de faciès souvent difficiles à interpréter.
En ce qui touche la répartition des maquis sclérophylles, préci¬
sons que les variations floristiques profondes enregistrées à l’inté-
rieur de groupements synécologiquement et morphologiquement ana-
logues, mais distants de plusieurs centaines de kilomètres, démontrent
clairement que la superlicic réduite de l’ilc n’en a pas moins permis
''individualisation de plusieurs unités svnchorologiqucs distinctes
<%• 15).
C’est ainsi, par exemple, qu’au maquis serpentineux planitiaire
hélio-thermopbile le plus répandu dans les parages de Nouméa — Cou¬
lée-Bon lari, bassins de la Rivière des Pirogues et de la Dumbéa —
comportant entre autres espèces :
ürcvillca Exul Lindl.
'’rei'illen rubiginosa Brongn. et
( ’i'euillea Gilliurayi Hook.
n i >er, i" podocarpifoliu Setiltr.
ilibberlin Pnncheri (Paneli. et Séb.)
Briq.
Hibberliti liicens Brongn. et Gris
Afc/iorwmis mnbeUatiis (Forst.)
Setiltr.
Crissais prit in osa Brongn. et Gris
Drosera nco-cidedonica Hainet
Erittxis riqidu Relib. f.
I.jiperanllws (duos (Relit), f.) Rolfc
Tristan in Callobuxus (Brongn. et
Gris) Ndzu.
Hwckea oirtjtda (Forst.) Andr.
Hwckea ericoides Brong. et Gris
etc...
I on peut opposer un groupement physionomiijuement très proche,
occupant des stations identiques à la base des versants des massifs
éruptifs magnésiens isolés «lu Nord-Ouest de Pile — Katépalué-
Koniainbo, Homédél)oa-Oua/.angou-Taom, Kuala, Tiébaghi, Poum. etc...
~ niais de composition absolument différente, avec dominance de
(Rg. 16) ;
Hibbcrtîa lanceolata Bur. ex Guil-
launi.
'*<*rde ni a Deplanchei Vieil!.
‘"t/rtopsis Aon te Caledoniie Engl,
ooa lanieii Mnelleri Brongn. et Gris
‘>tcno carpus septentrionatis Guil-
laum. et Virot.
Créai lien Mcissneri Montrouz.
Xepltrodesnuis sericeus Shindl.
Cerlteriopsis Comptonii Guillaum.
Phyllanthiis peltatns Guillaum.
Source : MNHN, Paris
Fig. 15. bois serpenf/neux Zones des grands l c/ pes de maquis d’à/res i
174
H. VIROT.
■■ ejojy
LA VÉGÉTATION CÀNAOl'E.
puis des espèces moins fréquentes, ou au contraire chorologiquement
plus répandues tels :
llibbvrliu m/oi/ensis Scliltr.
Hibberlia Pancheri (Paneh. et Séb.)
Briq.
Hibberlia Yunieri Bcauvisage
uoiitroiiziera cf. sphwroidea Panel).
Hybnnthn,s calédonien
, Gretz.
Pillas
Mi cri
(Tui
z.)
fiosponim prou ije use Guillaum.
'<rosemma sp.
Dubouzelia eaudieiilala Sprague.
btn’ocarpns nodosus Bak. f.
l:r !llhro.V!ilün nono-ealedonicum
°. T. Scliultz
•le ridoenrpus uuslro-caledonicus
, Baill.
/'■Jteodei,droit gomenensis H. Virot
''"loti nillosa 'Radlk. var.
"•'ion Uhuiea Radlk.
•'larel.iella Pancheri Baill.
spirorbis Labill.
"Ibizzia Callislemon Guillaum. et
«eau vis.
" r !lopbylhim brevipetalum Guil-
^ r !lophglhun ncineloehromum
Guillaum.
Pnnehcriit i/tdopensis Vieill. ex
Guillaum.
Moorea cancscens Bcauvis.
■f'iulhoslemon latirimim Guillaum.
•‘li/etns supra-axillaris Guillaum.
y"aenin Virolli Guillaum.
•'■«•jeniu gr. Gucognei Montr.
y "Uenia inudensis Guillaum.
yomalium Dephmehei Warb.
yesearia Melislattrnm Sprcng
1 ■ "dospermitm sp.
Jî" •‘llardii nff. G. glabrescens Schltr.
"iieltiirda plalgearpa Guillaum.
Morinda Dephmehei Baill.
Morindti gatopensis Schltr.
Ple.ctronia paradoxa B. Virot
Cliomelia microcarpa Guillaum.
I.eucopogon eymbulx Labill.
Knpuiieii nff. Il- novo-caledonicu
Mez
Maba ail'. M. ru fa sensu tlicrn.
Ochrotbattis litseteflorus Guillaum.
Plunehonella erebrifolia Pierre
Planehonella pinifolin pub.
Jiisminum velutinum Guillaum.
Jasmiiiniii linearifolium Guillaum.
Osmimthus vaccinioides Hochr.
.[rlia eoriarea Guillaum.
Mstonia spathiilœfolia Guillaum.
Marsdenia oubatchemis Schltr.
Morsdenia microstoma Schltr.
Sohmum linéarisépalum Guillaum.
Yile.v etwltilti Danik.
O.ver a neriifolia Beauvis.
Scpenthes vie illard ii Hook. f.
Grevillea rhododesmia Schltr.
Grevillen heterochroma Brongn. et
Gris
Slenoearptis cf. Milnei Meissn.
Slenoearpus nmbellalns Schltr. var.
l'orsleri Brongn. et Gris
Korlhalsella il ie bol orna Engl.
Exocarpux phgllanthoides Endl.
l.ongelia buxoides Baill.
I.om/etia depaupenda Baill.
Phgllanlhus Monlrouzieri Guillaum.
Glôrhidion Billardieri Baill.
Bulogbia drimifloru Schltr.
Rulanops sp.
Dendrobium Poissonianum Schltr.
Dendrobium polgcladum Hclib. f.
Dendrobium Sarcochilus Finet
Sehiziva heoigala Mett.
Sur les sols cristallophyllicns du Nord cl du Nord-Est de 1 île, la
richesse des maquis scléropiivllcs tend à diminuer sensiblement. Ainsi,
près de Hienghène (scricisciiislcs argilo-ferrugineux) et de Ouégoa,
: 'h col d’Amos (débris de quartz résultant de l’altération dos mica¬
schistes), l’on note en particulier (fig. 17) :
•1 lehileiiea Leuradendron L. (var.
de taille peu élevée : 1-2 m).
jf'c'ipogon eginbuhe Labill.
l 'irpureoslemôn ciliatum Gngerli
'deichenia lincaris Clarke
*"«r nphyllnm ramosum Brongn. et
1 r U"phyllum nilidiim Labill.
Pleridium aquilinum (L.) Kuhn,
var. eseulenta (Forst.) pro spec.
Clttilinm Dephmehei C. B. Clarke
Paneheria rivularis Schltr.
Slenoearpus nmbellalns Schltr. var.
l'orsleri Brongn. et Gris
Codia disenior Guillaum.
Geissois polyphglla Lecard ex Jean-
neney.
Source : MNHN, Paris
"P/âine" c/e Ôomen liaquts supérieur . Mibberha s/f/g
R. VIROT.
( pér/ do /// es ).
t V Kl i ICI'ATI ON <
s régions, mais a îles alliludes supérieures, pur
s sud-occidenliil de lu Hoche Ouaième vers ± 900
En conclusion de ce qui précède, il convient d’insister de i
s ur la complexité, pour le moins apparente, de l’organisation flons-
tiipie des maquis sclérophvlles. Pour autant qu’on puisse en piger
d:| ns l’état actuel des investigations, cette formation paraît se présen¬
ter comme une mosaïque de nombreux groupements individualises,
quoique souvent connexes, dont la nature demeure conditionnée à la
r °is par les multiples variations des facteurs climatiques, édaphiques,
’ • géographiques, biotiques et historiques.
certains types de
»>‘>nls balayés p
.I soit à la forêt
s sclérophvlles, elle s’établit sur les ,
venls violents, mais où une forte humidité
.i la pénurie d’eau phréatique. Principalement
composés de microplianérophytcs ombolliformcs, pour la plupart fran¬
chement orophiles, ces maquis descendent parfois le long des pentes
a l’étal fragmentaire iusqu’à des altitudes de l’ordre de 700-800 m., en
passant à dos groupemenls moins montagnards. Ils ne possèdent par
contre leur optimum représentatif qu’aux environs de 1.200 m. et
Ees crêtes rocheuses, constituées par l’entassement de nombreux
”'ors de péridotile, séparés par des interstices comblés de matières
huniifères. réalisent leur habitat d’élection. La prédominance des pro-
7'ils compacts d’altération superficielle des serpentines provoque la
disparition des types les plus luxuriants et leur remplacement par des
ensembles plus ouverts et moins élevés, dans lesquels apparaissent de
nombreux nanophnnérophyles, géophytes et hémicryptophyles. tels
fine certains maquis photo-oronhiles où coexistent Xeronema Moorei
Erongn. et Gris, Greslttnia circinota Bal., des Cypéracécs et Hihbertia
s Péciaux.
Aucune trace de maquis orophi le n’avait encore été relevée jusqu’à
Présent en dehors des territoires serpentineux. Cependant, rien ne
Source : MI JHN, Paris
178
R. V1R0T.
Fjcfj? . TP é par/-/t/on c/e /a v é gétation c/es terrains
t<3/77PTp///ques . ( Proximité de /: pointe de Cu&ré , près ii/enghènej.
I.A VÉGÉTATION CAXAOVK. I7W
s’oppose en principe à ce qu’une formation homologue n’existe sur
,p s hauts sommets des terrains métamorphiques de la partie Nord-
Est de Pile. L’état très insuffisant de nos connaissances sur cette
région ne nous permet malheureusement pas de répondre catégorique¬
ment à cette intéressante question. Cependant, la présence indiscu¬
table au sommet de la Roche Ouaième de peuplements d'Araucaria du
groupe biologique Immboldtensis Buchholz laisse présumer celle de
groupements'vraisemblablement assez proches de ceux rencontrés plus
au Sud.
•»“ Série herbacée :
Nous nous sommes dispensé d’inclure dans celle rubrique les dif¬
férents ensembles anthropopliiles à base de rudérales, insignifiants
on tant que formation et toujours plus ou moins subordonnés à des
entités supérieures telles les forêts photo-xérophiles secondaires a
Melaleuca Leucadendran L. et les groupements dérivés. Nous exclu¬
rons également, pour des raisons identiques, les marécages à hautes
Graminées et Cvpéracées qui occupent les bas-fonds des « plaines » lit¬
torales. Rarement purs, ils sont presque toujours associés aux forêts
photophilos paludicoles dont ils demeurent sous l’étroite dépendance.
Groupements paludicoles : Les rares ensembles, composés d’espè-
ces indigènes souvent endémiques, se rattachant a cette fonualion. se
caractérisent en premier lieu par leur localisation chorologique dans
b» portion méridionale de l’île canaque.
Mentionnons lout d'abord comme le plus typique d’entre eux le
groupement à Xt/ris Pancheri Rendle. Il se rencontre presque exclusi¬
vement au centre et dans la partie septentrionale de la vaste cuvette
à fond plat qui donne asile au Grand Lac et au Lac en 8. On en retrou¬
ve çà et là quelques parcelles le long de la Rivière des Lacs et du cours
moyen de la Yaté, aux abords du Lac Arnaud et des marais Kiki. Peut-
être existe-t-il de même sur les bords des dépressions marécageuses
s 'tuées au centre du plateau ferrugineux de Plie des Pins, sans cepen¬
dant atteindre l’importance qu'il acquiert à l’intérieur de la Plaine
dos Lacs.
C’est surtout lorsqu’on se trouve à une certaine altitude au-dessus
du niveau de la « plaine ». par exemple au sommet du col du chaînon
secondaire qui sépare le Grand Taie du Lac en 8, que se dégage étal¬
ement la physionomie très spéciale de ce groupement. Sa teinte uni¬
forme, vert jaunâtre très clair, parfois brunâtre, ponctuée par les
taches plus foncées de rares arbustes, permel de le distinguer immé¬
diatement de la végétation environnante. Il épouse très exactement les
limites du plan à peu près horizontal de la cuvette et donne l’impres¬
sion d’une surface liquide stagnante verte, littéralement trouée par le
jaillissement des massifs montagneux limitrophes.
A peu près lié aux zones inférieures «les terrains ferro-magné-
siens (1(10-250 m.L l’ensemble floristique compose un tapis très serre
Source : MNHN, Paris
R. VIROI'.
J 80
LA VÉGÉTATION t'.ANAÜl'K.
181
de 30 à 50 cm. de hauteur, dans lequel entrent principalement des
Cypéracées, surtout des Schœnns, et le Xyris Pancheri Rendle. Çà et
là surgissent, épars, de rares nanophanérophytes : Melalenca ynidioi-
des Hrongn. et Gris, .1/. Hrongniartii Diinik. et Boronella Pancheri
Baill. De place en place, la base de leur petit tronc en forme de bou¬
teille baignant dans l’eau, apparaissent quelques individus nains du
Podocarpus palus!ris Buchholz (fig. 19).
Espèces les plus typiques :
Pmcheri Rendle
neo-caledonica Rendle
riagellariu neo-caledonica Scliltr.
•"osera neo-caledonica Hamel
breslania rivularis Bal.
«lechnum obtusalum Mett.
Melalenca gnidioides Brongn.
Cuis
Melalenca Hrongniartii Diinik.
Schormis brevifolius R. Br.
Podocarpus palnslris Buchholz
Boronella Pancheri Baill.
Bar leur abondance, Xyris Pancheri Rendle et Schœnns brevi-
folitis R. Br., au port jonciforme, confèrent au groupement sa physio¬
nomie caractéristique.
Du point de vue écologique, cet ensemble colonise la zone de
Balancement des eaux sur substrats homogènes constitués d’éléments
nrgileux très lins, ce qui explique d’ailleurs sa répartition dans I île,
°ù les stations susceptibles de lui convenir sont extrêmement locali¬
sées.
Citons d’autre part, comme apparentés au précédent, les groupe¬
ments complexes à Kriocaulon des ruisseaux temporaires ou perma¬
nents, à eaux très claires et rapides, et des grèves des lacs situés dans
les mômes parages (lig. 19). Susceptibles de supporter une immersion
Prolongée à une grande profondeur - jusqu’à deux mètres durant
la période des crues, ils se montrent beaucoup plus souples et plasti¬
ques que le groupement à Xyris. Encore mal connues, leur composition
floristique, englobant un certain nombre d’endémiques spéciales, et
leur écologie demanderaient à être précisées afin de déterminer la
Place qui leur revient dans la hiérarchie des groupements paludicoles.
Ce rapide exposé visait à esquisser un tableau de l’agencement
général des grandes masses végétales de l’ilc canaque. Il permet, en
outre, de mieux comprendre la raison pour laquelle I on ne peut, en ce
( l"i concerne la Nouvelle-Calédonie, dégager clairement, à l'échelle de
’ a formation, la notion d’élages de végétation. A l’exception des maquis
Or ophiles, des forêts oro-néphéliphiles et des bois des collines littora¬
les qui paraissent, au mains partiellement, répondre à une localisation
dépendant des facteurs climatiques, toutes les autres formations rcs-
tent avant tout déterminées par les variations édaphiques. Cette parti-
c Ularité explique parfaitement les anomalies apparentes que l’on rele-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
ve » vntre autres cas, à propos
Ire la végétation de
forêt luxuriante et l’autre
Dans la «
des différences, parfois considérables.
■ partie de cet ouvrage, n<
s la région du massif du I
de la Tontouta et comparés à ceux tirés (
préciser la composition et le (,
“lents les plus caractéristiques des terrains ?
; tenterons, à l’aide
Source : MNHN, Paris
184
H. VIROT.
QUATRIÈME PARTIE.
LES GROUPEMENTS VÉGÉTAUX DU BASSIN DE LA TONTOUTA
ET DU MASSIF DU HUMBOLDT (').
Valeur des groupements décrits.
C’est à dessein que nous avons exclu de notre vocabulaire le ternie
ssociation ». En effet, sous l’impulsion des doctrines phytosociolo-
;lui-ci tend de plus en plus à s’appliquer à des ensembles
essentiellement caractérisés par une composition floristique
définie, concrétisée par des tableaux synoptiques et comparatifs. Les
espèces inventoriées sur le terrain y sont affectées d’exposants analy¬
tiques : fréquence-dominance, sociabilité, etc.., dont la synthèse,
d’après la notion de fidélité, permet d’arriver à leur classification en
plusieurs catégories hiérarchiques : les caractéristiques (exclusives,
électives, préférantes), les compagnes (— indifférentes) et les acciden¬
telles ( étrangères).
eut que les cont
nos recherches s’opposaient à la mise en
itlirant, mais qui nécessite l’utilisation de
nt point. C.’est pour-
s avons retenu, après nuire réflexion, le qualificatif de « grou¬
pement », d’un maniement bien plus souple, puisqu’il ne préjuge
absolument pas d’une appartenance à une « série systématique » homo¬
loguée.
La présente élude ne prétend donc pas apporter des éclaircisse¬
ments définitifs sur l’organisation de la végétation locale. Des diffi¬
cultés communes à bien des contrées tropicales ont entravé sensible¬
ment l’expertise. A la densité de la sylve, au relief très aceidenlé, à
l’abondance des pluies el à la nécessité d’assurer le ravitaillement en
eau et en vivres, s’ajoute la fréquente difficulté de détermination des
espèces rencontrées : arbres à frondaisons élevées, hors d’atteinte, épi-
phytes croissant très haut sur les troncs et les branches (-), végétaux
dépourvus de fleurs el de fruits, nombreuses nouvelles espèces. L’on
l.a description géographique c
’te'wrasvïf'k ».
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'K. 1Si>
doit également souligner l’étonnante interchangeabilité spécifique au
sein d’un même groupement (') et le nombre habituellement très élevé
des commensales. Au premier abord, l’on se trouve littéralement déso¬
rienté par la multiplicité des faciès et l’enchevêtrement des espèces.
•I faut bien se rendre compte que la variété des moyens d’intervention
humaine si propice, dans les pays tempérés à vieilles civilisations, a
une différenciation écologique accusée, fait ici presque entièrement
défaut (2). Ce fait se traduit par une tendance à l’homogénéisation
partielle des conditions stalionnelles, engendrant une homogénéisation
Parallèle du tapis végétal, obstacle à une facile interprétation.
Ces diverses raisons nous ont placé dans l’impossibilité de faire
figurer toutes les espèces qui entrent réellement dans la composition
des groupements analysés En vue de pallier en partie cette lacune,
quelques emprunts ont été faits aux listes dressées dans des régions
voisines: le lecteur voudra bien nous en excuser.
En outre, les multiples particularités des unités végétales recon¬
nues nous ont contraint de renoncer à en baser la classification sur
l’emploi d’un unique argument hiérarchique : facteurs écologiques —
répartition spatiale subordonnée à l’altitude ou à la prépondérance
d’un agent déterminé : l’eau par exemple prédominance d’un type
biologique, succession dynamique, etc... Seul un système arbitraire
mixte, s’inspirant à la fois de la synécologic éthologiquc et de la svné-
cologie mésologique, pouvait convenir en la matière.
Faut-il, pour autant, admettre que les enseignements obtenus à
|a suite de contacts intermittents avec une végétation pratiquement
inconnue n’oITrcnl qu’un intérêt dérisoire ? Nous ne le croyons pas et
demeurons convaincu que cette phase nécessaire, malgré toutes ses
imperfections, permet d’ouvrir la voie à des éludes ultérieures plus
fructueuses.
Maintenant quelle valeur sociologique convient-il d’attribuer aux
groupements reconnus ? En l’absence de données comparatives en
quantité suffisante, il semble assez malaisé de se prononcer catégo¬
riquement sur cette question primordiale, en se basant simplement sur
une expertise sommaire qui tient compte, avant tout, de la répétition
sur un territoire donné d’ensembles physionomiquement et floristiquc-
uienl à peu près identiques (fig. 20). Néanmoins, certains groupements
v Egalement indiquée par H. Schnku. (lue. eit.). Surtout évidente, en Nou-
'«Ile-Calédonie, aux altitudes inférieures. , , . , ...
. ,.(*) Création de nombreux «milieux» artificiels : talus bordant les routes,
ballasts des voies ferrées, sylviculture, décombres, dépotoirs, rives des canaux,
Plantations, champs soumis ii une foule de pratiques culturales, etc... A cette acti-
vdâ immémoriale, continue dans le temps comme dans I espace, la végétation e
‘•««Ki par une évolution généralement très progressive. S^bien^ue dm
Pagnes de France, par exemple, il est presque
?, v ee précision s’il s'agit de groupements priir
contraire, les inodificatio
évolution généralement très progressive. Si bien que dans nos cam-
ice par exemple, il est presque toujours très difficile de déterminer
s’il s’agit de groupements primaires ou secondaires. En Nouvelle-
-™..n,e au contraire, les modifications inhérentes au comportement primitif
Bs collectivités indigènes ont revêtu des aspects brutaux et .
( 3 ) Il n’a été tenu compte, et pour cause, que des espèces les plus nappantes,
Çalédc
• morphologie.
Mémoires ni: Mtisi
Source : MI JHN, Paris
186
LA VÉGÉTATION CANAOUE.
187
F/g 20. Es quisbe de /a r é partipion des
principaux groupements vé gétaux dans /a
zone reconnue du bassin de /a 7ôr?Pouha et
du massif du f/umôo/dE.
■ Crêtes principales. \ M k . Humbo/dt.
Crête scmmitate du mastif du dumbo/dt. ~i bih m
Marécages.
Limites de la grande forêt /-elles
quelles apparaissent sur la carte au
■i/ttO.OOO--du Service Topographique.
+ +> “ K'tfék.mdo
/O â 2*0 A.1iOSm
++
ITifîl ÎPih>»30t>
~ f 1.050m.
Pont de la Ton/outa (Route ' v ut y ■
\X Coloniale AT- i kil 5ô). \“ /s ' e ™
\ Jfouméa
. Echelle.
Kalouéhola Rir.
Maquis a Hibb ertia - Stenocarpus.
Maquis landiforme à Er iaxis rigida et géophgtes
Maquis montagnard de transition.
Maquis orophi/e à Xeronema Moorei - & res/a nia circmnata .
Maquis orophi/e des sommets à nano-microphancrophytes
ombelliformes.
Frange ripico/e à ùrevi/feaDep/anchei-Jloorea angustifolia
Peuplements Va/tico/es à Casuarina /eue Oc/on.
Fragments de peuplements de Spermo/cpis gummifera.
Forêt photophite à Agath.s rua/s - Casuarina Oeptancheana.
Fragments de forêt uaJ/ico/e - mésophi/e .
•forêtoro-nêphé/iphi/e à Araucaria humboldtensis .
Peuplements à /îe la /eues Leucadendron.
Source : MNHN, Paris
U. VIUOT.
observes paraissenl véritablement doués (l’une stabilité <|tii autorise
à les considérer à priori comme de véritables associations. Mais en
l’occurrence des investigations complémentaires, menées avec toute
la rigueur de la discipline phylosociologique, seraient seules capables
de confirmer ou d'infirmer celle opinion.
D’ailleurs, les résultats des travaux réalisés en Afrique par J-
Lebrun (1047) et R. Soiineei. (1949) prouvent éloquemment que nulle
incompatibilité théorique n’existe en fait entre l'application «le la
méthode des relevés et la luxuriance de la végétation tropicale. Seuls
quelques procédés techniques, mais non des moindres, restent encore
à mettre au point, spécialement en ce qui concerne l’inventaire de la
sylve mésophile, par suite de l’augmentation de la surface de l’aire
minimum et du nombre des strates.
SOMMAIRE.
I. — Les maquis :
1. Maquis planitiaire alluvial dense à Acacia spirorhis.
2. — Maquis planitiaire ou subplanitiairc ouvert à Hibbertia-Ste-
Briaxis rigida et géophytes.
4. - Maquis montagnard de transition.
5. — Maquis orophile bas à Xeranema Moorei (ireslania cir-
II. Les groupements ri picole s :
1. Frange ri picole à (Irenillea Deplanchei - Moorea anqusli-
folia.
2. Peuplements vallicoles à Casiiarina leucodon.
à Spermolepis
lies à Agathis ouata.
3. Peuplements à Dacrgdium <
4. Forêt vallicole-mésophile planitiaire ■
Agathis lanceolata - Montrouziera cauliflora.
5. — Forêt oro-néphéliphile à Araucaria luimboldtcnsis.
Source : MI JHN, Paris
l.A VKCifiTATION CANAOl'K.
189
I • LES MAQUIS.
I- Maquis planitiaire alluvial dense à Acacia spirorbis : La partie
a Plus continentale de la « plaine » de Saint-Vincent, qui s’étale de
part et d’autre du cours inférieur de la Tontoula, se différencie très
nettement de la portion littorale qui frange la baie de la Tamoa. Dans
elle dernière, les ondulations niésonuimnulitiques sont principale¬
ment couvertes de formations xéro-pholophiles secondaires à Melaleucn
eiicadcnriron L. (le Niaouli), tandis que dans la première l’assise
scdimenlairc disparaît complètement, noyée sous une puissante cou-
cllc alluviale d’origine serpenlineusc.
Ces alluvions portent une « brousse » arbustive basse — 3 à R
JJ 1 ” Çn moyenne mais très fournie. L’Acacia spirorbis Labill. y
omine cl le moutonnement vert-cendré de ses frondaisons arrondies
uiprinie au groupement son aspect particulier. Néanmoins l’unifor-
nuté physionomique est assez fréquemment rompue par la présence
JJc Niaoulis, isolés ou groupés, dont les troncs argentés et le feuillage
Ié gcr dépassent la masse de la végétation (fig. 21).
Une strate inférieure d’environ un mètre, riche en xérophiles,
couvre les espaces libres d’un tapis homogène : Picridium aquilinum
/"’• csciilenlu (Forsl.) cl (îleichcnin linearis (Burm.) Clarke, aux fron¬
de;
coriaces, aller
; les buissons éricoïdes couverts de mulli-
plcs fleurettes blanches du Bivckeu virgntn Andr. et les touffes grami-
n 'formes du Ciudium Dçplnnchei C. IL Clarke. D’assez nombreux
a Çbustcs se développent dans les clairières ; les fleurs vivement colo-
r °es de certains d’entre eux contribuent à éclairer la monotonie du
Paysage. Malgré tout, la composition floristique se révèle relativement
peu
'ariéc. Les espèces suivantes, figurant parmi les plus apparentes,
suffisent à la caractériser
Espèces liées à la serpentine.
Miph
- Miph
Mipli
H ,P "
+ Miph
+ Naph
Méph
+ Naph
Acucio spirorbis l.ahill.
Slcnocurpiis Miluei Meissn.
Hivckea virgala Andr.
liicckea paroula DC.
Cladium Deplunchei C. H.
Clarke
l , lcridinm aquilinum var.
csculenla (Forsl.)
Gleicheniu linearis (Burin.)
Clarke
(ieissojs pruinosa Brongn.
Xornmndia neoculedonica
I look. f.
Melaleuca I.encadendron
L.
Hibberlia tonloulcnsis
Guillaum.
-f Miph Greoillea Exnl I.indl.
Miph Greoillea heteroclironw
Brongn. et Gris
h Naph Xanlhoslemon snlfureum
Guillaum.
Naph Sctevola lleckii Zahlbr
+ Miph Soulamea Pancheri Bron¬
gn. et Gris
Miph Leucopogon cymbtdœ La¬
bill.
-f Miph Muxwellia lepidola Baill.
Phgr I.ggodium reliculalum (L.)
Swartz
Phgr Smilax purpurata Forsl.
- Miph Hibberlia ngoyensis Sehltr.
Méph Casnarina Cunninghamia-
na Miq.
Source : MNHN, Paris
. Zé ç é/c?/'/0/7 c/e /a za//ée c/e /a 7 onfou te ('co u pe oopeu
H. VIROT.
Proc/u/ts c/j//-érj/-ion iupen
A VÊüfiTATION CANAOl'Iv.
191
Dos investigations supplémentaires permettraient sans doute d en
préciser la composition par l’adjonction de satellites fréquents, dans
des conditions analogues, à travers toute la partie méridionale de la
Grande Terre, entre autres : Orna ne ri i folia Beauvis., Thclymitra
fongifolia Forst., Caladenia earnea B. Br., Erinxis rigida Rchb. f„
Alphitonin neo-catcdonica Ouillamn., Gaina villosn Radlk., Fagrrea
Schlechtcri (iil« et Ben.
H s’agit, en somme, d’un rassemblement d’éléments de provenan¬
ces très diverses, uniquement défini par l’abondance de l’A cacia spi-
rorhis. Sa localisation nous permet d’ailleurs d’en mieux comprendre
h> texture. Située sur la bordure externe du système ferro-mngnesicn
méridional, la « plaine » de la Tonlouta n’v participe en réalité que
Par les coulées alluviales contiguës aux massifs intérieurs. Topogra¬
phiquement et climatiquement parlant, elle s’apparente bien plus a la
Z( me littorale. Aussi, la coexistence d’espèces planitiaires thermophiles,
^daphiquement peu spécialisées, avec des représentants des maquis
serpentineux de basses et moyennes altitudes n’a rien de surprenant.
Localement, cette interpénétration s'illustre par la profusion du
Niaouli, dont les racines, traversant la couche superficielle des allu¬
mions, atteignent peut-être l’assise sédimentaire sous-jacente.
Doué d’une forte amplitude écologique, YAcacin spirorbis, thermo-
Photophile typique, participe à de nombreux groupements des basses
altitudes. Commun à l’intérieur des bois des collines littorales sur
substrats tertiaires ou madréporiques, il se retrouve, aussi bien repré¬
senté, sur les arènes dérivées des grès tendres du crétacé et des schistes
métamorphiques. Cependant, malgré celte ubiquité, il fait preuve sur
la Grande Terre d’une constante prédilection pour les produits d’alté¬
ration superficielle «les péridolites, notamment les dépôts ferrugineux
compacts qui s’étendent à la base des massifs éruptifs sur les « plai¬
nes » littorales. Dans ce cas, il se comporte comme un véritable réactif
de la serpentine. Au Nord de Pile, vers Koumac, par exemple, les moin¬
dres traînées et apophyses scrpcntineuscs peuvent se repérer immédia¬
tement de loin, rien que par la présence de bosquets d’A cacia spirorbis,
c n compagnie duquel on relève souvent Cnsuarina Cunninghaminna
Miq. Son expansion reste néanmoins strictement subordonnée à la
température et à l’éclairement. Très sensible à la diminution de ces
deux facteurs, il dépasse rarement l’altitude de 200-300 m. et évite
régulièrement les zones où régnent en permanence brumes et brouil¬
lards. En revanche, le vent semble en favoriser la dispersion en entraî¬
nant à des distances parfois importantes les gousses garnies de grai¬
nes (diaspores du type routeur).
Au même titre'que le « C.aïac » O, Gleicbenin linearis, Pteridium
'’qitilimim var. esculcnta. C.ladinm Deplnnchei et Bieckea virgata, tous
xéro-acidiphiles, manifestent une certaine indépendance à l’égard de
la nature géologique du sol. Bien qu’ils affectionnent la serpentine, on
0) Nom vulgaire impropre, dont se servent les colons pour désigner couram¬
ment PÀcncio spirorbis.
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
plus liant!
lement à 1
les retrouve un peu partout sur les substrats fortement silico-ferrugi-
neux : Permo-Trias, Crétacé, séricischisles et mieasehistes. Les trois
premiers supportent parfaitement l'altitude et atteignent presque les
? hauts sommets, alors que Bivckea ni r tpi la se cantonne prineipa-
'i l’intérieur de la zone planitiaire. Par contre, Hibbertin, Slrnn-
carptis, Grevillea, etc... ne s’écartent pratiquement pas, sauf rares
Relativement à son écologie, le groupement acquiert son optimum
représentatif sur les surfaces peu accidentées, subhorizontales ou fai¬
blement inclinées. Lorsque le degré éclimélrique s’accentue notable¬
ment, la strate arbustive supérieure s’éclaircit et l’ensemble passe à
un maquis « landiforme » encore plus xérophile. La base des contre-
forts Sud du Mont Bacon nous offre un exemple de celte transgres¬
sion. La végétation basse, d’une teinte claire, qui couvre les versants
rayés d’éboulis rouge vif. tranche vigoureusement sur la masse plus
foncée de Y Acacia spirorbis qui domine dans la « plaine ».
L’ombre portée est réduite à son minimum sous les frondaisons
du «Gaïac». Les étroites phyllodcs laissent passer en grande quan¬
tité les radiations solaires. Par ciel découvert et vers le milieu de la
rature y atteint rapidement un degré élevé. Parallèle-
t à réchauffement cl à la sécheresse de l’atmosphère, la texture
l’atmosphère, la les
e notablement la foi
rès simple, presque
, est dépourvu de 1
*, le substratum, pour I
dépourvu de litière de matière organique <
’ A". A 1 gris brunâtre d’une nui
• de 10 à 20 en icorporc insensiblement à BG ('), ocre joui
iis tendant à virer au rouge de Veni
■ <l"<' l'on !
dotitiques. Parfois une t
laisse* deviner un faible horizon lessivé A", (’.elte organisation rudi¬
mentaire reste, on le voit, dominée par la compacité des éléments cons¬
titutifs, très fins. Compacité qui s’oppose presque complètement aux
des solutions à travers la
al, ravinant progressivement l’ai
sous l’action du vent et de l’insolation. La végétation n’en retire donc
qu’un minime bénéfice et ces détails expliquent l’aspect xérophylique
de la majorité des espèces commensales.
Source : MI JHN, Paris
VKf'iÊTATION CANAOt'K. ' "
D’après les analyses effectuées sur (les échantillons analogues,
1 on peut estimer que le substrat alluvial possède un pH se situant aux
environs de 5,5 pour BC et de 5-5,3 pour A 1 , chiffres qui le placent
dans la catégorie des sols à tendance nettement acide.
De groupement à Acacia spirorbis s'étend, bien homogène, à tra¬
vers toute la partie orientale de la « plaine » de la Tontouta. Il perd
rapidement son individualité physionomique en amont du confluent
de la Ouano, lorsque la vallée s’étrangle et que les alluvions subhori¬
zontales n’occupent plus qu’une étroite bande de chaque coté des rives
du cours d’eau. Niaouli et « (îaïae » continuent néanmoins à intervenir
dans l’aspect du paysage végétal. Le premier, sous forme de peuple¬
ments interrompus, mais parfois purs et très cohésifs, recherche la
hase des versants montagneux contigus à la rivière et remonte presque
jusqu’au confluent de la Koéalagoguamba. Le second, encore très
abondant, s’établit un peu partout sur les rives, s’élève assez haut le
long des pentes et s’introduit dans la composition de plusieurs tvpcs
de maquis et de groupements ripicoles. Pénétrant profondément dans
l’intérieur de l’île, grâce aux vallées peu inclinées, on le rencontre
encore, quoique plus rarement, le long de la Kalouéhola et du cours
inférieur de la Rivière du Humboldt.
Rappelons, à propos du Niaouli, qu’il s’agit là d’un cas particu¬
lier. Cette espèce, en règle générale, évite la serpentine. Les exceptions
ne se montrent cependant pas rares. Signalons entre autres exemples
frappants les franges serrées qui bordent, nous l’avons dit, plusieurs
Parties de la Rivière des Pirogues et des affluents de la Vaté dans la
Plaine des Lacs, puis les boqueteaux entourant les « trous d eau » du
Plateau ferrugineux (chapeaux latéritiques fossiles) séparant Goro du
Rrand Lac. L’on doit mentionner de même les peuplements étendus
qui revêtent les pentes de plusieurs massifs entourant la Baie de Prony,
l°s contreforts du plateau de l’île Art (groupe des Bélep) et le sommet
‘lu dôme de la Tiéhaghi (blocs scoriacés d’hématite rouge) vers l'extré¬
mité Nord-Ouest de la Grande Terre.
Les causes de ce comportement singulier nous apparaissent encore
f° r t obscures. Se basant sur la prédilection marquée du Niaouli pour
,c s sols argileux acides des terrains sédimcntaircs et métamorphiques
argiles latéritiques peut-on se hasarder à supposer une relation
entre l’existence de produits serpentineux d’altération superficielle
Particulièrement riches en alumine - fait peu courant - - et celle du
toelalenca ? (O Celte hypothèse qui parvient à fournir une explication
Parfaitement plausible à l’endroit des rassemblements ripicoles, ne
nous éclaire toujours pas, par contre, sur les raisons de la présence
des ensembles colonisant les pentes et les sommets. Dans ce dernier
Cas . il conviendrait peut-être d’invoquer l’incompatibilité physiologi¬
que du Niaouli avec une haute teneur du sol en magnésie, considérée
en tant que substance toxique. Seuls, sur serpentine, certains substrats
C) l.e géologue A. AitNori.ii
Sues, professe la même opinion.
ayant observé <les faits anab
Source : MI JHN, Paris
u. vinoT.
fortement lessivés conviendraient à son développement. Les intersti¬
ces comblés de mnlière organique qui séparent les éléments des cuiras¬
ses laléritiques fossiles disloquées et cjni atteignent dans certaines con¬
jonctures une profondeur relativement importante, répondraient par¬
faitement à une telle définition. De toute manière, bien que cet inté¬
ressant problème écologique reste entier, les circonstances autorisent,
à notre avis, la mise en cause à priori de l’un ou l’autre de ces argu¬
ments ou même des deux à la fois.
Par sa composition floristique, le maquis planitiairc alluvial
s’apparente étroitement au maquis « landiforine » plus ou moins
dégradé à géophvtcs et au group.
bertia-Stenocarpiis. Nialouli. « Ga'fac >
loraux mis à part, toutes les autres c
variable dans les deux ensembles précités. Il
pie point de vue écologique, floristique, qualitatif et quantitatif, d’un
véritable groupement de transition doué d’une stabilité relative et par-
venlion des feux de brousse laisse indemne le Niaouli pyroplivte
typique et favorise même son expansion. Si VA caria spirorbis stic-
nant de porte-graines des zones périphériques épargnées par l’incen¬
die contribuent, en revanche, à une régénération assez rapide. Quant
aux géophvtcs. seules les parties aériennes sont grillées ; Pteriilimn et
Gleichenin repoussent d’autant mieux et tendent à envahir très rapi¬
dement les surfaces laissées libres par la carbonisation «les arbustes.
transition à Acacia spirorbis ce groupement xéropliile acquiert Imite
individualité représentative le long des cours moyens et inférieurs
a Tontouta et de ses principaux afllucnts : Koéalagoguamba. Ra¬
bota et Rivière du Humboldt. On le rencontre un peu partout sur
lanquettes alluviales qui bordent les vallées subhorizontales cl sur
ondulations molles, coupées de petits plateaux, raccordant la base
pentes rapides des massifs environnants au fond des thalwegs
22-23).
. La strate supérieure, souvent discontinue, laisse fré¬
quemment apercevoir entre ses éléments de larges taches entièrement
dénudées de sol rougeâtre. Ailleurs, l’abondance des Fougères et (’.vpé-
constilulion d'un lapis bas presque
Source : MNHN, Paris
I.A VfC.KTATION
1
'S
<$
§
'O
I
8
%
§
<b
\V^
$
$
•s
*« *
Lif cai//o.j/'eo'jf t/e
H. VIROT.
lilü
Miph llibbertia Vanieri Beau-
Mipli llibbertia trachyphytla
Schltr.
Mipli llibbertia Pancheri Briq.
Mipli Xylopia Pancheri Baill.
Miph Monlrouziera rhodoneura
Schltr.
Miph .Monlrouziera sphæroidea
Punch.
Miph Gurciniu umptexicaulis
Vicill.
Miph Maxwellia lepitlola Baill.
Miph Solmsia calophylla Baill.
yar. chrysophylla Guil-
Miph Dubouzetia eampanulata
Panch.
Miph Eriostemon palliclum
Schltr.
Miph Myrlopsis macrocarpa
Schltr.
Miph Soulamea Pancheri Bron¬
gn. et Gris
Miph Peripleryyia mary inata
Locs.
Méph Alphitonia neo-caledoni-
ca Guillauni.
Miph Cupaniopsis tontoutensis
Guillaiim.
Miph Dodontea viscosa Jacq.
Miph Acacia spirorbis l.abill.
Napli Aryophyltum elliplicum
Labill.
Meph C.odia iliscolor Guillaiim.
Mipli Pancheria alaternoides
Brongn. et Gris
Miph Pancheria fcrruyinca
Brongn. et Gris
Miph Geissois prninosa Brongn.
et Gris
Mipli Cunonia macrophylla Br.
Na-Miph Hieckea ericoides DG.
Miph llivckea viryata Anclr.
Na-Miph Moorea arlcnsis Montrouz.
Miph Trislania Gallobnxns
Ndzu.
Miph Xanthostemon Francii
Guillaum.
Miph Xaidhoslemon snlfnreum
Guillaum.
Miph Xanthostemon rabrnm
Ndzu.
Naph Myrtus æmnians Schltr.
Naph Myrtus supra-axillaris
Guillaum.
Naph Myrtus Virotii Guillaum.
Miph (hdt/corectes rubit/inosa
Guillaum.
Miph Xothopanax Scopoliic
Garnis.
Miph Gueltarda platycarpa
Guillaum.
Naph Psychotria stenophylta
Guillaum.
Naph Psychotria speciosa S.
Naph Sormandia neo-ctdcdoni-
ca Hook. f.
Naph l.eucopoyon albicans
Brongn. et Gris
Miph Leucopoyon cymbutiv l.a¬
bill.
Miph l.eucopoyon enervitts
Guillaum.
Miph Dracophyllum ramosum
Brongn. et Gris
Miph Dracophyllum vertieilta-
tum l.abill.
Phgr Melodinus litdanstr Baill.
Miph Planchonella lauracea
Dub.
Phgr Parsonsia liaudouini
Baill.
Miph GreniUea acervida S.
Miph GreniUea Frai I.indl.
Miph GreniUea heterochroma
Brmi'ln. et Gris
Miph GreniUea rubiainosa
Brongn. et Gris
Miph Stenocarpus Milnei
Meissn.
Miph Stenocarpus umbellatus
Schltr. var. Hillardieri
Brongn. et Gris
Miph Stenocarpus tremuloides
Brongn. et Gris
Naph Exorarnus neo-caledoni-
ens Schltr.
Miph J.onyelia buxoides Baill.
Miph Hureavia caruncutata
Baill.
Mi-Méph Casnarina leurodon .1.
U Cladinm Deplanchei G.. B.
Clarke
Gr F.riaxis riyida Bell b f.
Gr l.yperanthus yi/pts (Relit),
f.) Bolfe
Gr Picridium aquilinnm var.
esculenta (Forst.)
Gr Gleichenia linearis
(Burin.) Glarke
Gr l.indsaya deltoidea
G. Chr.
Source : MI JHN, Paris
,A VÉGÉTATION CANAQUE.
197
Cette liste synthétique
I à l’aspect local cFui
fréquent sur les sols serpenlincux <les basses altitudes dos parties Sud
de la Grande Terre. Sur un fond d’espèces large-
toécologiqucs et la répartition auto¬
pies variantes régionales.
Afin d’illustrer cette particularité, citons le Grevillea Gillivrngi
Hook., très répandu à l’Ile des Pins et à l’intérieur de toute la Plaine
des Lacs. Encore abondant aux environs de Saint-Louis et jusque
dans la vallée de la Dumhëa, il se raréfie puis disparaît à mesure qu’on
s’éloigne vers le Nord ('). De même, Dubouzetin aciiminnlii Sprague,
assez commun dans les parages «le la Haie de Prony, se retrouve à î’in-
I. le A onllioste-
Tonloula, n’a pas
ail facile de multiplier les exemples.
Nous verrons par la suite, à cet égard, l'influence déterminante, dans
bien des cas, de la pluviométrie et de l’humidité at
Nous avons dit que le maquis à llibbcrlin-Sb
térise biologiquement par la dominance des mic
convient cependant de préciser «pie les espèces ont
tenant compte du développement maximum qu’elles sont susceptibles
d’acquérir et non pas d’après leur taille habituelle. Si bien que nombre
de microphanérophytes réels se comportent ordinairement, pour des
raisons diverses compacité du substratum, sécheresse du micro-
nanophanérophvles, et quclquef<
ou I m. de hauteur. L’indication c
ne saurait donc, répêtons-Ie, servir à elle
D’ailleurs, notre groupement apparaît
une juxtaposition de bosquets arbustifs île 2 à .'1 ni. de haut, en
moyenne et de peuplements « landiformes » beaucoup moins élevés,
parfois réduits à une simple strate pléridophytiqiie.
Comme son nom l'indique, c’est surtout l’importance quantitative
des Hibberlia et Stenocnrpiis qui en détermine l’individualité floristi¬
que. Leurs nombreuses fleurs jaune d’or ou jaune crème s’harmoni¬
sent avec le blanc pur du Xi/lopin Panchvri et les roses des Grevilh'H
et Geissois. Il s'agit, en somme, d’une population très colorée, parti¬
culièrement agréable à regarder vers le début de décembre, période
durant laquelle un grand nombre de participants entrent en floraison.
Par contre, l’on relève la pénurie caractéristique des lianes et «les épi-
phytes. Parmi les |
Quelques Denrir
Source : MI JHN, Paris
11:9
LA VKGKTATION CANAOl’E.
Beaucoup d’espèces du groupement, douées d’une forte amplitude
écologique, se rencontrent en dehors et figurent plus ou moins abon¬
damment dans des ensembles assez différents, comme dans le maquis
Planitiiiire à Acacia spirorbis ou dans certains types de forêts photo-
Xérophiles. Mais leur réunion, <|ui exprime l'optimum représentatif,
ne se manifeste ({lie dans des conditions stationnelles bien déterminées.
I-ié aux altitudes inférieures, jusqu'à environ 300 m„ le maquis
a Hibberlia-Slenocarpiis occupe spécialement les surfaces faiblement
ou moyennement déclives. Il perd son homogénéité dès que le degré
e clhnctrique dépasse 35" ou 40". S’accommodant d’un sol parfois très
compact, il acquiert une vigueur particulière partout où la présence
d’éléments caillouteux en assez grande quantité assure au substrat
quelque perméabilité et favorise la constitution d’un véritable sol, au
se ns pédologique du terme. Par suite de l'humidité ambiante plus
accentuée, la proximité des cours d'eau se marque de même par une
recrudescence végétative. Dans les meilleures conditions stationnelles,
le groupement passe à des ensembles de la forêt vallicole-mésophile. A
I opposé, la strate arbuslive tend à s’éclaircir notablement : Pteridium
n< Jitilinum var. escalenta et Cladium Deplnnchei dominent et font
alors penser à certains stades du maquis « landiforme ». Dans les cas
extrêmes plateaux recouverts de granules de fer pseudo-pisolithi-
que — toute végétation supérieure est éliminée et le sol demeure abso¬
lument stérile.
L’insolation se manifeste d’autant plus intensément au sein du
groupement que le lapis végétal se montre fréquemment discontinu
et que les minium de la nébulosité correspondent en partie au début
'le la saison chaude. Regrettons, à cet égard, l’absence de données
relatives au déficit de saturation, facteur dont les variations permet¬
traient, sans aucun doute, de préciser la répartition des maquis xéro-
l'hiles. Rien que durant la saison humide ces régions soient copieuse¬
ment arrosées par les précipitations, la végétation reste soumise à de
langues périodes de sécheresse. L’évaporation et réchauffement du sol
s °nt alors considérables. Encore moins que dans le maquis alluvial a
Acacia spirorbis, les maigres frondaisons des arbustes n’interceptent
que fort peu les radiations solaires et la surface rougeâtre du substra¬
tum en rayonnant la chaleur provoque l’existence d’un microclimat
'°rtement xérique par périodes.
La morphologie végétale reflète avec évidence la rigueur du
milieu. La scléropbyllie généralisée s’accompagne souvent d’une dimi-
Uution de la surface du limbe foliaire ou de sténophyllie. De plus, un
f " r l contingent d’espèces à feuilles couvertes inférieurement d’un
tomentum soyeux ou laineux participe au groupement. L’on doit spé-
cialement souligner, parmi celles-ci, la fréquence de la coloration tan¬
tôt ocracée, tantôt rubigineuse de l’indumcnt. Cette pigmentation se
manifeste aussi, quoique plus rarement, hors des zones ferro-magné-
sicnnes. Elle semble cependant, sur toute l’étendue de la Nouvelle-
Calédonie, absolument caractéristique des groupements xéro-héliophi-
le s planitiaires ou submontagnards des terrains serpentineux ; nulle
Part ailleurs elle ne se rencontre aussi développée.
Source : MI JHN, Paris
200
R. VIROT.
i nature physique du substratum colonisé par le maquis à Hib-
reste commandée par le relief local. Les parties
resserrées des vallées, bordées de contreforts raides, se montrent peu
dion massive des produits d’altération superfi-
harriés par les eaux lors des périodes de crue,
déposer sur les surfaces planes situées en aval >
alluvial. Au contraire, I
, dévalent le long des pentes
propices à l’a<
cielle. Ces der:
la végétation arborescente. Un sol humifère acide (A" : pH 4,5-5,51
vient même à s’v constituer à la longue.
Il apparaît hors de doute, du point de vue strictement édaphique,
que cette disposition, d’ailleurs nullement spéciale au maquis à Hib-
bcrtia-Stenocarpus, favorise presque partout dans l’île canaque l’évo¬
lution des groupements arlmstifs xérophiles, planitiaires ou submon¬
tagnards, vers la forêt mésophile, terme actuel de la phytodynamique
> altitudes.
s limitrophes s’écartent sensiblement du fond
des vallées, les étendues faiblement inclinées ou subhorizontales com¬
prises entre le lit des cours d’eau et le bas des versants offrent les
conditions orographiques optimales pour l'établissement de puissantes
masses de produits d'altération superficielle. En vertu de la pesan¬
teur, la pâte de ces dépôts est d’autant plus homogène et moins char¬
gée en blocs et en cailloux que l’on s’éloigne du pied des hauteurs.
Cette compacité caractéristique, déjà signalée à plusieurs reprises,
s’oppose presque complètement à la formation d’un sol pédologique.
Toutefois, la végétation s’accommode de tels substrats, qui portent pres¬
que toujours des maquis xérophiles. Les arbustes parviennent à im¬
planter un système radiculaire suffisant à l’intérieur de celte véritable
roche-mère, utilisant les moindres fentes où s’amasse un peu de ma¬
tière organique (')•
Le profil en est pratiquement squelettique et s’apparente étroite¬
ment à celui précédemment décrit à propos du maquis alluvial à Aca¬
cia spirorbis. La coloration générale, ordinairement ocre rouge, peut
aller jusqu'à la terre «le Sienne bridée en passant par le rouge de Veni-
plus foncée indique parfois dans le haut du profil un vag
A 1 ; il s’agit, en l’occurrence, d’exceptions déterminées par i
fanées, etc... — étant balayés par le vent et entraînés par les en
ruissellement. Le pH de la masse BC oscille d’habitude eut:
et 5,7.
il les, fleurs
les eaux de
5,5
Source : MI JHN, Paris
LA VÉGÉTATION GANAOl'E. 201
Tous les intermediaires s’observent entre les deux types extrêmes
de sols précédemment définis. Les moindres accidents topographiques
econdaires déterminent des modifications dans la proportion respec¬
te des éléments rocheux et « argileux ». Ces différences se traduisent
iqueinent par des variations de densité et de vitalité de la végé-
' a Lions souvent profondes, se produisant parfois sur des dis-
bioli
tation.
La
i Ire
irles.
composition floristique et l’écologie du groupement à llibber-
"l'Slcimcarpus font ressortir d'étroites relations avec les maquis
« tandiforme » et planitiaire alluvial à Acacia spirorbis. D’autre part,
a possession d’un grand nombre d’espèces communes le rapproche
nettement des ensembles ripicoles : frange à Grevillea Deplanchei —
‘vloorea anguslifnlia, peuplements vallicoles à Cusuarina leucodon.
• 3 . Maquis « landiforme » planitiaire-submontagnard à Eriaxis rigida
®t géophytes : Jusqu’à l’altitude de 400-50(1 ni., les croupes et versants
Moyennement inclinés de l'ensemble du bassin de la Tontouta et du
Mfssil du Ilumboldt portent une végétation xérophile qui s’apparente
eaucoup au maquis à llibbertia-SIcnocarpus. Cependant, bien qu’un
Assez grand nombre d’éléments de ce dernier groupement s’y trouvent
•■«présentés, l’ahond ance et la répartition de plusieurs espèces compo¬
santes entre autres Picridium uquilimim et Bæckea ericoides —
déterminent localement un faciès particulier qui n’est pas sans rap¬
peler d’assez loin, d'ailleurs, l’aspect de certaines landes atlan-
■curopéennes à Fougère grand aigle et Ericacées dominantes
tico-<
(fi,
Lisle synthétique des espèces les plus représentatives :
~ Miph
+ Mipii
+ Mi pli
1 Miph
+ Miph
Miph
1 Miph
+ Mip|,
+■ Miph
+ Miph .
1 Méph (
+ Miph -
communes au maquis •
berlia-Stenocarpus.
Ilibbcrlia Broiitjiiiarlii
Cilg
Il ibbcrlia Pancheri
Briq.
Il ib b cri i a podocarpifolia
Scliltr.
Gard nia am plexicaulis
Vieill.
Monlrotizicra rhodoneiira
Scliltr.
Solmsia caloplujlla Baill.
et
et au maquis à Hib-
clirgsophylta Guil-
Duboiizclia campanulatu
Péripteripjia maryinalu
! Miph
4 Miph
il
f Miph
-|- Miph
Miph
I Miph
I Naph
4- Miph
+ Naph
Geissois pruinosa Brongn.
et Gris
Cunoniti nu
Brongn. e
Drosera iiC'
Ilamet
Htvckea ericoides DG.
(également Naph)
TrisUmiu Collaboras
Ndzu.
Callislemon buseanitin
Guillaum.
Xanlhoslen
Gtiillauni.
Mi/rl us supra-axillaris
Guillaum.
Calt/corecles rubii/inosa
Guillaum.
Snevola Beckii Zahlb.
I.eucopogon al b irons
Brongn. et Gris
r crophylla
t Gris
t-caledonica
- Botanique, I, VIL
Source : MNHN, Paris
K. VIROT.
202
i Miph Leucopoqon ci/mbnLv La-
bill.
Naph Leucopoqon lonyislt/lis
Brongn. cl Gris
— Mipli Dracophi/llum nimustim
Brongn. et Gris
Naph Dracophi/llum gracile
I Mipli Dracophi/llum verticilla-
liun I.abill.
Miph Chri/sophyllum lissophyl-
Itiin Pierre
Mipli Planchonella crassinervia
Dub.
Miph Ueauprea spidhnhe folia
Brongn. et Gris
-• Miph Grevilleti acervala S.
+ Miph Grevillea Exul Lindl.
4- Miph Grevillea heterochroma
Brongn. et Gris
+ Miph Grevillea rubiginosa
Brongn. et (iris
+ Miph Stenocarpus ambellalus
Schllr. var. Ilillardicri
Bronun. et Gris et
I- Miph var. Forsleri Brongn. et
I Miph Longet ia linxoides
Baill.
• Miph Hureavia carnnnilala
Baill.
Mi-Mcph C.usuurinu leucodon J-
Mi-Méph Casuarina Deplnnche-
ana Miq.
Gr Farina Deplancliei
Itchb.
Ea Dendrobium eleulhero-
glossum Sehltr.
■ Gr Li/peranlhus yiqas
(Bclib. f.l Rolfe
I Gr Friaxis rigida Itchb. f-
il I.epidosperma perleres
G. B. Clarke
I il Cladium Depbmchei
G. B. Clarke
Gr Picridium uquUinum
var. escale nia (Forst.)
4 Gr Gleichenia linearis
Clarke
H Schiziea dicholoma Sm.
II Schiziea fislulosa
I.abill.
II Schiziea lleeviyala Mett.
— Gr Lindsuqa delloidea
G. Ch'r.
L’on pourrait sans doute y adjoindre un lot d’espèces non obser¬
vées dans la dition, mais assez fidèlement présentes dans des condi¬
tions semblables au sein des régions voisines : vallées de la Dumbéa
et de la Couvelée, versants occidentaux du Mont Mou, etc...:
Miph Guioa villosa Itadlk.
Miph Pancheria elliptica Pom-
Miph Moorca arlensis Montr.
Miph Hibberlia Irarht/phylla
Sehltr.
N'a-Miph Moorea Deplanchei Guil-
Naph Eugenia si ri cia Panel).
Naph Psj/eholria ru picola
Sehltr.
Miph Geniosloma oleifolium S.
Moore
Miph Geniosloma veslilnm
Baill. var. dumbeensc
Guillauin.
Naph Coronanlhera pedunculo-
sa G. B. Clarke var. slel-
lala G. B. Clarke
Pbgr fixera ncriifolia Beauvis.
et var. cordifolia Dub.
Phgr Xepenlhes Vieillardii
Hook. f. (formes)
Mipli Lilsea Iriflora Guillaum.
Miph Lilsea uniflora Guillaum.
(il Thelimglra lonyifolia
Forst.
Gt Caladenia carnea B. Br.
Miph Tielsia néo-calédonien
Guillaum.
Il l.ophoschienus arundina-
cens Stapf.
C.h Seliu/inella neo-ctdedonicit
Bak.
Gr Dianella javanica (I..)
Kunlh
Gr Dianella ensifidia (I..) Be-
douté
Le contenu de ces listes souligne donc, on le voit, les liens flo¬
ristiques évidents du groupement avec le maquis à Hibherlia-Steno-
carpns. Là aussi, la flore bryologique se montre très réduite. Toute¬
fois, parallèlement à des différences dans la fréquence respective des
Source : MI JHN, Paris
A Vfir.fiTATION CANAOlîR.
203
espèces, déjà signalées, la diminution du développement végétatif des
microphanérophyles cl la pénurie, sinon l’absence, de mésophanéro-
phytes, autorisent à considérer cet ensemble comme distinct. Tous les
termes de passage se remarquent d’ailleurs le long des zones de con¬
tact, car la transition s'effectue d’ordinaire très graduellement.
Vers la limite altitudinale supérieure 400-600 in. — le maquis
« landiforme » perd progressivement ses éléments strictement plani-
tiaires-thcrmophilcs — la majeure partie des Hibbertia et des Grc-
villca, Crissais pruinasu, etc... mais s’enrichit en revanche d’espèces
l'jus montagnardes, oropbiles vraies, ou occasionnelles, recherchant
simplement une humidité atmosphérique plus élevée. Nous y revien¬
drons par la suite.
Le maquis « landiforme » s'établit sur des substrats de même
nature physicochimique que ceux colonisés par le maquis à Hibbertia-
Stenocarpus. Comme dans ce dernier, la densité végétale s’avère d’au-
lanl plus forte que le sol contient plus d’éléments rocheux ou caillou¬
teux.
C’est le vent qui intervient comme facteur naturel décisif dans
l’installation de l'un ou l’autre des groupements. Mais l’incendie, l’alti-
tude et le degré éclimétrique exercent également une influence appré¬
ciable. Sur les versants raides ou moyennement inclinés la force ané-
moniétrique parvient presque à son maximum, alors que le fond des
vallées planes subit une protection relative. De ce fait, la fréquence des
vents violents favorise l’élimination des arbustes élevés, surtout dans
les lieux exposés, ce qui explique parfaitement la diminution générali¬
sée de la taille des microphanérophyles cl l’éclaircissement de la strate
supérieure, au bénéfice des espèces basses, géophytes et hémierypto-
Phytes en particulier. D’autre part, le relèvement de la pente accroît
I action défavorable des courants aériens. Balayées par les tourbillons,
le s diaspores sont entraînées en aval. Durant les périodes de fortes
Pluies, le ruissellement détermine l’érosion des pentes les plus incli¬
nes et leur ravinement sous forme d’affouillements et d’éboulements.
J jC ‘ s possibilités biologiques apparaissent donc dans l’ensemble moins
bonnes que celles rencontrées au fond des vallées.
Néanmoins, sur les versants très inclinés, l’entraînement par les
‘•aux de ruissellement des particules fines du sol provoque le décapage
des éléments rocheux et la création de fissures spécialement propices
à l’installation des plantes. Dans ces stations, la densité très élevée de
la végétation s’oppose à la densité plus réduite de celle établie sur les
''épiais, les plateaux ou les croupes en pente douce, recouverts de leur
Uianteau de produits d’altération superficielle.
L’action du feu vient aggraver fort souvent celle du vent. Aux
altitudes inférieures, durant les périodes de forte insolation, les feuil¬
les sèches, les brindilles et le bois mort concourent particulièrement
à favoriser l’extension des incendies. Aussi les feux de brousse s y ma-
aifestent-ils fréquemment. Après le passage du feu les géophytes ne
•ardent pas à envahir les surfaces dénudées. Ce stade postincendiaire,
•out à fait caractéristique, est marqué par la dominance du Picridium
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
var. csciilcnta, du Gleichenin linenrix et des Orchidacécs
terrestres, surtout de VErinxix rigitlo. Parfois certains phanérophyles,
plus résistants, réapparaissent assez rapidement en rejetant abondam¬
ment de souche, tels les liivckea par exemple. Puis le groupement
nd à se reconstituer très lentement, à moins qu’un autre feu
■ ne provoque une nouvelle i
ni éprouvés, la végétation ne dépasse
guère le stade à géophyles, et l’on se trouve en présence d’un véritable
« fireclimax », comme disent les Anglais à propos de certaines savanes
africaines, périodiquement ravagées par les feux courants.
4. Maquis montagnard de transition : Dans la région étudiée, ce
groupement succède au précédent au delà de 500-600 m. d’altitude,
pour s’étendre jusqu’aux abords des crêtes supérieures, vers 1.000-
1.100 m.
La physionomie générale végétation sclérophylle basse, pauvre
en phanérophyles de haute taille se rapproche de très près de celle
uis « landiforme » planiliaire-submonlagnard à Eriaxis rû/ida
îyles. Cependant, si l’analyse floristique fait ressortir d’étroites
ri lion d'un contingent d’espèi
■ fonction de la nature physique d
La liste ci-dessous fournit une idée i
Orophiles vraies. Kspèces d’écologie non encore
Subhygrophiles précisée. Les espèces non pré-
i d’un signe sont
d’une forte
+ N a pli Hibberlia
tiUiqeiut Sclillr.
piilrhellu
Pt. et Tr.
iarrinia umplexictmlis
Vieill. ex Pierre
Source : MNHN, Paris
li. V1IMIT.
2015
Mipli l.riicnpoiion ci/inbuiu’
Gr
l.i/pmiullws gii/ii.i (Bclib.
l.ahill.
f.i Boire
Nnph Leucopoqon longisli/lis
Gr
Frinxis rit/itlti Rchb. 1 .
Brongn. et (iris
i II-Gr
Xcroiicnui Moorei Brongn.
N'apli Dracoplujllum i/racile 11.
el Gris
Br.
ll-Gr
.Y i/ris neo-cnledutticu
Miph Driirophi/llum minosiim
Rendle
Punch, ex Br. et Gr.
II
l.cpiilnsprrmu perteres
Mipli Dr/troplii/llum verticilla-
B. Clarke
Imn Labill.
II
Clniliiiin Dcplmicliri (.. B-
Miph (imiasloina olcifolium S.
Clarke
■ Gr
h rrsltiniu rirrimuihi Bal.
Nnph licimprea piiniciilaln (Br.
Gr
l’trritliiim aqtiiliiinm var.
et Gr.) S. Moore
escutrilta (Forst.)
Miph Slenocarptis umbcllalus
Gr
hlrirlirnia cirriiiniilu Sw.
Schltr. var. RiUardieri
Ch
I.t/copo/lium iIriisum La-
Brongn. et Gris et var.
bill.
Forsleri Brongn. el Gris
- Ch
( roslurhi/s milans
? Gr F.arinn Deptarïchei Relit», .f
(Brack.) Ilcrt.
L’on remarque de suite l'absence des Grevillrn et le développe¬
ment des orophilcs vraies. En outre, Plrridium aqiiilinum var. escii-
lenln, F.riaxis rigitla el Ltipcrantlinu gigns se montrent bien moins
abondants qu’à l'intérieur du maquis « landiforme », indice vraisem¬
blable d’un équilibre biologique moins perturbé par les feux de
brousse.
En vérité, l’altitude n’intervient pas par elle-même en tant que
facteur déterminant. Les quelques orophilcs présentes y parviennent
presque à leur limite inférieure et ne jouent, en gros, qu’un rôle effacé
dans l’organisation végétale des zones les moins élevées. C’est très pro¬
bablement le degré d’humidité ambiante qui conditionne les possibi¬
lités d’établissement du groupement.
L’on sait qu’en raison de sa situation géographique par rapport
aux vents alizés pluvieux du Sud-Est, la partie méridionale de la
Grande Terre reçoit des précipitations très importantes. La lame d’eau
annuelle peut parfois y dépasser 4.000 mm. Ce chiffre s’abaisse à
mesure que l’on s’éloigne en direction du Nord-Ouest, pour tomber à
moins d’un mètre au niveau de la côte occidentale, entre Bouloupari el
La Foa.
D’autre part, les mesures néphoscopiques el les sondages aériens
effectués à la station météorologique de Nouméa fNouvillel durant
l’année 1940 ffig. 25), on révélé la prédominance des plafonds nuageux
égaux ou supérieurs à 000 m. Les statistiques indiquent en elTet 570
observations P) de plafonds compris entre 000 et 1.000 ni. et 374 de
plafonds compris entre 1.000 (4 1.500 m. De part el d’autre de ces
limites se relève, pour la même période, une diminution de fréquence
considérable : 0 observations de plafonds inférieurs à 200 m., 3 de
200 à 300 m., 110 de 300 à 000 m. et seulement 11 de 1.500 à 2.000 m.
O) l’our l'ensemble «les trois heures svnnpliqucs journalières : 7 li., 12 h. et
17 h.
Source : MNHN, Paris
207
Fig.25. Fréquence des plafonds nu ageux \
3 Nouméa. <aux trois heures 5g nopf/çue 5 ,
c/urdnf tannée 194-0 .
- : à 7 h _ Nébulosité, metjtone : 6 t Z
•à 12h__ -cr- _ -.5,9
. : à 1 1 h _ - d - : 8 5
Nota -, De O à ZOO-jOOm.' les tracés restent prati¬
quement confondus , de même au-dessus de
1- 500-2. OOOm. ceux de if et f/h.
il dams
de2.500
T
~T
Z 00 150 100
. Nombre d observations.
Source : MNHN, Paris
Cette disposition, qui ne joue pratiquement pas dans la phyto-
dynamique des régions basses el relativenienl sèches à relief faible,
comme celle de Nouméa par exemple, exerce une action maximum
dans le cas des massifs élevés. L'importance capitale des masses mon-
a d’ailleurs fait l’objet d’un exposé détaillé au cours de la première
taines espèces — les subln
dite atmosphérique fqu’il V
comme liée ii i
d’humidité déterminée par des pré¬
cipitations ou par la présence de brumes saturéesi. l’on devra théori-
s’attendre à voir s’élever la limite altitudinale inférieure des
n question à mesure que l’on s’éloigne du Sud-Est en direc¬
tion opposée. En d’autres termes, ces dernières tendront, le long de
la côte Ouest el sur les versants adspcclés à l’occident, il se localiser
dans les zones les plus favorisées à cet égard, c’est-à-dire au-dessus du
niveau inférieur des plafonds nuageux dominants.
L’observation pratique confirme pleinement cette hypothèse.
Ainsi, un certain nombre d’espèces répandues dans la Plaine des Lacs
(partie méridionale de l’île) à des altitudes variant de fi à 250 m.,
« grimpent » et réalisent des groupements de plus en plus différen¬
ciés à mesure qu’on se déplace vers le Nord-Ouest, dans des régions
.• annuelle générale (M s’abaisse successivement à
< ™g. 26).
Ceci permet d’expliquer, en partie, la très grande complexité du
Ceci permet d’expl
lapis végétal au sein des régions subissant de fortes ]
Dans la Plaine des Lacs, par exemp
conjointement avec les xérophiles planitiaircs et subplanitiaircs, des
groupements de composition floristique extraordinairement riche
mais tous ces ensembles s'interpénétrent en faciès et combinaison
multiples qui rendent leur interprétation délicate. L’on n’v rcncontr
toutefois jamais d’oropliilcs nul hentiques, ce qui les distingue immé
‘ à t
Source : MNHN, Paris
CANAOl'K.
20!)
Fîg. 26 . Iocalisationaltitudinale moyenneo'e
quelques espèces des territoires serpentineux
par rapport à la pluviométrie yénérale.
■Slenocarpt/s ombellahu s Spermolepis gummiferd-, ___
Calllstemon buseanunt . _ Stenocarpus Comphonii: ___
Source : MNHN, Paris
210
R. V1ROT.
Subhygrophilcs
Naph Hibberlia pulchella
Schltr.
Miph Hibberlia m/oyensis
Schllr.
Miph Hibberlia Vanieri Beau-
Mipli Hibberlia podocarpifolia
Schltr.
Miph Hibberlia Paneheri Briq.
Miph Hibberlia Irachyphylla
Schltr.
Miph Hibberlia Bronqniurtii
G ils
Miph Xylopia Pancheri Baill.
Phgr Agation longipeilieellatum
Bak. f.
Naph Hybanlhus calédoniens
(Turcz.) Cretz forma
serratifolia Guillaum.
Miph Monlrouziera rbodoneura
Schltr.
— Naph Monlrouziera verlicillala
PI. et Tr.
Miph Gareinia amplexieaulis
V Miph Gareinia Henneearlii
Pierre ex Schltr.
Miph Solmsia calophylla Baill.
et var. chrysophylla
Guillaum.
- Naph Diibouzetia acuminata
Sprague
Miph Dubouzelia campanulata
Panch. ex Brongn. et
Gris
Miph Hugonia Penicillanthe-
nwm Baill.
? Naph Boronella verlicillala
Baill. ex Guillaum.
Miph Friostemon pallidum
Schltr.
Miph Myrlopsis myrtoidea
Guillaum.
Miph Sonlamea Pancheri
Brongn. et Gris
Miph Periplerygia marginala
l.oes.
Mi-Méph Alphitonia neo-caledonica
Guillaum.
Miph Guioa villosa Badlk.
Miph StorthocalyT Pancheri
Baill.
Espèces d'écologie encore non
précisée. Sans signe = Espèces
douées d’une forte souplesse
écologique.
Miph Slorckiella Pancheri Baill.
? Naph Argophyllum monlanum
Schltr.
Mi-Méph C.odia discolor Guillaum.
Miph C.odia nilida Schltr.
Miph Paneheria alalernoides
Brongn. et Gris
Miph Paneheria commuais
Bak. f.
Na-Miph Paneheria ferruginea
Brongn. et Gris
- Naph Paneheria insignis Schltr
Miph Geissois pruinosa Brongn.
et Gris
- Miph Spiræanlhenum rubescens
Bak. f.
Miph Cunonia macrophglla
Brongn. et Gris '
— H Drosera neo-caledonica
llaniet
Na-Miph Bæckea erieoides DG.
Miph Bæckea virgala Andr.
- Naph Melalcucu Brongniartii
Diinik.
Naph Melaleuca gnidioides
Brongn. et Gr.
- Miph Callislemon btiseanum
Guillaum.
- Miph Callislemon suberosum
Panch. ex. Brongn. et
Gris
? Miph Callislemon Pancheri
Brongn. et Gris
-- Miph ‘ICallislemon gnidioides
Guillaum.
Miph Tristania Callobuxus
Ndzu.
Miph Tristania glatira Panch.
ex Brongn. et Gris
Miph Tristania Guillainii Heck.
Miph Moorea arlensis Montrouz.
Miph Moorea canescens Bcau-
Naph Moorea buxifolia
Guillaum.
Naph Moorea Deplanchei Guil¬
laum.
Naph Xanllwslemon atiranlia-
eum Heck.
— Naph Xanlhostemon interme¬
dium Gugcrli
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION
CAXAOUK.
‘N'aph Myrtus emurginattis
Panch. ex' Brongn. et
Gris
- Naph Myrtus rufo-punctalus
Panch. ex Brongn. et
Gris
— Miph lihodamnia androme-
doides Guillaum.
Naph Syzygium ngoyensis
Guillaum. '
■ Miph Syzygium Panrheri
Brongn. et Gris
Miph Calycorecles rubiginosa
? Miph
'' Naph
•’ Miph
— Miph
— Miph
— Miph
Phgr
E lige nia Panrheri Brongn.
et Gris
Eugenia stricto Panch. ex
Brongn. et Gris
Homalium kanalense
(Vieil!.) Briq.
Mt/odocarptis cross .
Dub. et Vig.
Mgodocarpus fru:
lins Brongn. et Gris
Gardénia Aubrgi Baill.
Cœlospermuni liillordieri
. Danik.
• Miph Chomclia leioloba Guil-
’folius
■ inif o-
1 Miph Psi/chotria oleoides
Schltr.
Naph Xormandia neo-caledoni-
co Hook. f.
Naph Sctevolo Beckii Zahlbr.
Naph heucopogon albicans
Brongn. et Gris
Miph heucopogon cymbulæ
Labill.
Naph heucopogon longistylis
Brongn. et Gris
Miph Drocophyllum ranwsttni
Brongn. et Gris
Miph Drocophyllum verticilta-
Dub.
Miph Osmonthus Radula Hutch.
ex S. Moore
i'Iigr Melodinus Ralonsiv Baill.
Phgr Parsonsio angustifolia
Baill.
Phgr Parsonsio carnea Panch.
ex Baill.
Phgr Morsdenia Billardieri
Dcnc.
Phgr Xepenthes Vieiüardii
Hook. f. (formes)
- Naph Reauprea paniciilata
Brongn. et Gris ex S.
Moore
Miph
Miph
Miph
Miph
Miph
Naph
Miph
? Mipl
Naph
? Miph
? Miph
Mi-Me pli
? Naph
Reauprea diuersifoliu
Brongn. et Gris
Greoillea Exul I.indl.
Grevillca Giüivrayi
Hook. f.
Grevillca heterochroma
Brongn. et Gris
Grevilleo rubiginosa
Brongn. et Gris
Stenocarpus Comptonii
S. Moore
Stenocarpus umbellatus
Schltr. var. Billardieri
Brongn .et Gris
,t mylolheca pyramidata
Danser
Amyema scandais Danser
Gmelina neo-caledonica
S. Moore
Exocarpus phyllanlhoides
Emll. var. artensis
hongetio buxoides Baill.
Rureavia rubiginosa
Guillaum.
Bologhia Brongniartii Pax
Xeoguillanminia Cleopa-
tra Croizat
Phyllanthus kanalensis
- - Naph Ficus asperula Bur.
Mi-Méph Casuarina Deplancheana
Miq.
K a Dendrobium eleuthero-
glossum Schltr.
•> Gr Dendrobium odontochi-
Inm Ilchb. f.
? Gr Dendrobium steatoglos-
sum Rchb. f.
- Ea Dendrobium gracicaule
R cil b. f. t .
■> Gr Spalhoglottis De plancha
Rchb. f.
Gr Eriaxis rigida Rchb. f.
Gr hyperanthus gigas (Rchb.
f.) Rolfe
Phgr Smilax neo-caledonica
Schltr.
•> Miph Xerotes Banksii R. Br.
forma neo-caledonica
Miph
H-Gr
H-Hl
Guillaum.
Tielsia neo-caledonica
Guillaum.
Xyris neo-caledonica
Remlle
hophoschœnus neo-
caledonicus II. Pfeiffer
Schormis brevifolins
R. br.
Source : MNHN, Paris
212
H. vinor.
mis Me».
Gr Glcicltcnia cirrinnala S\v.
(îr Glcicheniti linearis Clarke
Il Srhizira dichotoma Sm.
Il Schizteii hvvitjata Me».
C.li I.yropodinm densum
Il Slrnmnlopleris monUifor-
B. Clarke
H-HI G ah nia psiltarorum
l.aliill.
(Ir Dtwidliti dnbia R. Br.
Cr l.indsat/a nervosn Me».
(îr l.indsiii/n delloiden C. Clir.
Il nierhnnm râpeuse
' l.aliill.
Ch Seliu/inellii neo-caledonica
Bàk.
? Cladonia relipora Fr.
Seliloclit.
Gr Pleridium aaiiilinnm var.
esndenta (Forst.)
La végétation qui couvre le vaste plateau en arc de cercle s’éten¬
dant du Pic Buse aux contreforts du Pic du Rocher et connu sous le
nom de plateau de la Montagne des Sources, nous offre un excellent
exemple de la superposition d’éléments orophilos et subhygrophiles.
Situé à une altitude moyenne de 700 m„ il consitue la ligne de partage
des eaux entre les bassins de la Va té, à l’Est, et de la Dumbéa branche
Est, à l’Ouest. La pluviométrie annuelle théorique y oscille aux envi¬
rons de 2.000 mm. Néanmoins, la fréquence des précipitations, due à
la situation orographique, autorise à considérer ce chiffre comme infé¬
rieur à la réalité.
Nous y retrouvons un fort contingent d’espèces déjà observées
dans la Plaine des Lacs, auxquelles se mêlent un certain nombre
d’orophiles. Par contre, les thcrmophilcs planitiaires ont presque dis¬
paru (Hibberlia Brongniariii, II. podocarpifoUa, Montrouziera rhodo-
neura, Grevillea Exul, G. Gillinrayi. etc... - ) et ne sont représentées que
par de rares individus, ou même complètement absentes C). L’orga¬
nisation biologique apparaîl toujours hétérogène, bien que se dessine
une répartition sociologique plus nette qu’à l’intérieur de la partie
méridionale extrême de l’île.
Force anémométrique et humidité microcliinatiquc exercent sou¬
vent une influence appréciable. Ainsi, Mrtrosideros nperculatn var.
Francii, Mooren buxifolin et Gleichenia cireinnnla se localisent aux
abords des filets d’eau encaissés : Xyris Pancheri, Sclwrniis brevifoUus
et Gnhnia psittacorum ne s’écartent guère des dépressions maréca¬
geuses (fig. 27). D’autre part, les phanérophytes les plus élevés, tels
que Callistemon bnsennnm, Mijodacnrpus involucroliis, Cnsunrina
Deplanchcana, recherchent l’abri des thalwegs secondaires, dus à
l’érosion, qui sillonnent le plateau dans le sens de sa déclivité. En
outre, quelques espèces ont disparu du maquis et se cantonnent à la
limite des forêts vallicoles-mésophiles, comme Rhodamnia nndrnme-
doides et Planchonelln Seberlii.
En somme, il paraît s’agir de groupements déjà assez différenciés
les uns des autres, dont certains ne sont d’ailleurs pas sans rapport
avec divers types de forêts pholophiles et oro-néphéliphiles.
Eléments principaux de la masse végétale :
0) De môme Eriaxis riijiila et l.yperantltus ijiijns deviennent rares.
Source : MNHN, Paris
F/ÿ.27. Fe/âS/o/75 c/e5 groupe/ne/tAs xér o pA/Ze 5 eA Z yçro pZ/Ze r >
pZoAopZ/Zes au p/dredu de /à A'ZosjA âq' rte aes Sources . ( F/ A ± 700
î. Jtj(ju/s comp/exe / orop/ti/es -h xérophi/es + s ubhggropMes)-. Aeronems Aioore/, û’res/jma
I.A VÉGÉTATION CANAOUK.
213
(Gd/wia osS/fat
214
R. VIROT.
(Irophiles vraies.
Subiiygrophilcs.
! Xaph llibberlia Yirolii
(îuillnum.
Mipli lliblx'rlin Irachi/phi/lla
Sehltr.
Xaph Montronzicru nerlicilhda
PI. cl Tr.
Mipli Gc.rcinia amplrricnulis
'! Napli lloronella ernssifolia
Guillaimi.
'? Napli Complonellu drupucea
(iiiillaum.
Mipli Sonlamea Puncheri
Hrongn. el (iris
Napii C.odia albifrons Vieill. ex
(iuillaimi.
Mipli C.odia niliila Sehltr.
Xaph Pancheriu robusta Gui I-
Miph Cunonia macrophylla
Hrongn. et Gris
- il Drosera neo-caledonicn
Hamel
Na-Miph Rieckea ericuiilex I)G.
Xaph Melaleuca i/niilioides
Hrongn. et Gris
Xaph Mnoren buxifolia
Guillaiim.
Mipli Callislemon biiseimnm
Gtiillaum.
Mipli Callislemon xuberosnm
Panel), ex Hrongn. et
Gris.
Mipli Trislaniu Callobuxux
Ndzu.
Mipli Trixtunia {/lança Paneh.
ex Brongn. et (iris
? Mipli Melroxiilerox opercnlala
Labill. forma Francii
(in illaiini.
? Mipli Plidyspernndion cruxsifo-
linm Guillaiim.
Xaph Myrlux riifo-pnnelalnx
Paneh. ex Hrongn. et
Mipli Mi/odorarpax rraxxifnlinx
buli. et Vig.
Mipli Mt/odocurpnx involncndus
Duh. et Vig.
'? Mipli Delarbrea flarmxii H. Vig.
H- Mipli Apiopelalum netutinum
Baill.
Xaph Pxi/chotria rnpicola
Sehltr.
Xaph Xormandia neo-caledo-
nicu Ilook. f.
Gs pères d’éeologic eneore
I spèees douées d'une’ forte
souplesse éeologique.
Xaph l.eticopof/on idbicanx
Hrongn. et Gris
’ Xaph Lencopoyon inaerocarpnx
Sehltr.
Mipli Dracophyllum nanoxum
Mipli Dracophyllum nerlicilla -
Inin Labill.
Xaph Marxdenia ericoidex
Sehltr.
Phgr Xepcnlhcx Vieiflardii
Ilook. f. (formes)
Xaph Slei. ocarpux Comptonii
S. Moore
Mipli Slcnorarpiix nmbellidiix
Sehltr. var. Hillnrdieri
Hrongn. et Gris
1 Xapli Slenocarpnx delloidifolinx
H. Virot
' Xaph lialot/hia Rnreavii Sehltr.
'? Gr Dendrobium cymalolc-
yuum Sehltr.
? Gr Farina De plane hei
Relib. f.
Gl Tbelt/milra loni/ifolia
Fo-st.
Gr Fria.vix rif/ida Helih. f' 1
Gr l.yperanlhux i/ii/ax (Relib.
r.) Holfe
I Gt l.yperanlhux lalilabrix
Sehltr.
Il-Gr Xcronema Moorei Hrongn.
'! Gr Dianella slipilala Sclilit-
ter
H-Gr Xi/rix neo-caledonicn
Rend le
Gr-Ill X y ris Paneheri Rendit*
Gh l.oplwxehii'iinx frayilix
Diinik.
II I.ophoxclncntix neo-eale-
donieux II. Pfeiffer
Il l.enidoxperma perlerex
G. H. Clarke
II III Srhiennx brevifolitix
R. Rr.
Il CAndium Deplanrliei
G. H. Clarke
ll-lll Hahnia pxillaeoruni
Labill.
-f Gr GrexUmin circinnnla Bal.
Gr Picridium uqiiilinum var.
exenlenla (Forst.)
Gr Gleiehenia circinnnla Sw.
Il Schiziea lie ni y ni a Met!.
Source : MI JHN, Paris
I.A VfiGfiTATION CANAOI’Iï.
215
autre intéressant exemple de transition se rencontre sur les
versants supérieurs du Mont Mou. En raison de son isolement et de
P os *t'°a idéographique, à proximité immédiate du littoral occidental
'«aie de Port-LaguemO, ce massif reste entièrement compris à l’inté-
nenr.d'une zone recevant approximativement 1.500 mm. d’eau par an.
Aussi, le facteur climatique minimum local—-en l’occurrence l’humi-
‘'•té atmosphérique — y intervient-il avec le maximum d’intensité.
I-a substitution des ensembles subhvgrophiles aux groupements
ptanitiaires diversement thermophiles débute assez brusquement vers
1 altitude de 700 m., correspondant à peu près au niveau moyen des
plafonds nuageux. A l’encontre de ce qui a lieu au plateau de la Mon¬
tagne des Sources et dans la Plaine des Lacs, l’on note ici une indivi-
ualisation biologique particulièrement accentuée, ce qui rappelle
Quelque peu les observations effectuées dans la région du Mont Huin-
,(, ldl. Par suite de la sélection opérée par le vent, les espèces basses
se développent seules sur les surfaces exposées, alors que les arbustes
eieves se réfugient dans les dépressions et les ramifications des vallées
secondaires.
Comme éléments typiques des premières, citons entre autres :
+ - Orophîles vraies.
= Subliygrophilcs.
Nnph
Miph
Nu-Mi p|,
Hibberlia altigena Schltr.
Garcinia amplericaulis
Vieil!, ex Pierre
Schltr™' , " S,g, " S
Cunon in macrophylla
Brongn. et Gris'
Bieelcea ericoides
tsaph Myrlus rnfo-piiiictalus
Panch. ex Brongn. et
•Saph Leueopogon albirans
Brongn. et Gris
•Uiph Dracophyllnm ramosum
Panch. ex Brongn. et
Miph Draeophyllum oerticilla-
tum Labill.
; Maph Bapanea dimiimla Mez
■ Miph Genioslomn oleifolium
„ S. Moore
• Miph Lilsea triflora Guillauni.
’ M'Ph Lilsea uniflora Guillaum.
'aph Beauprea paniculaUt
(Brongn. et Gris)
S. Moore
? = Espèces d’écologie encore
non précisée. Sans signe —
Espèces douées d’une forte
souplesse écologique.
? Gr Carinn Deplanehei
Hchb. f.
Gr l.yperanthns qiqas (Bchb.
f.) Bolfe
Gr F.riaxis rigida Bchb. f.
Gt Thelymitra longifolia
Forst.
f H-Gr Xeronema Moorei Brongn.
et Gris
Gr-Hl Xyris neo-caledonica
Bendle
Il ('.Indium Deplanehei
G. B. Glarke
Il l.epidosperma perleres
G. B. Glarke
H Blechnum râpeuse
Schlechtcndal
Gr X'ephrolepis rorilifolia
Presl.
Gr l’Ieridinm uqnilinum var.
esculentu (Forst.)
Gr Gleichenia circinnala S\v.
Gh Lycopodium densum
Labill.
-(- Gh Vrostachys milans
(Brack.) Hert.
Source : MNHN, Paris
210
R. VIROT.
Ces quelques considéra lions sur k- niaqui
maquis scléropbylles de Iransilion, éclairent ;
mixte et intermédiaire. Réunion <
écologique, d’orophiles et de
physionomie dépendent des inlluences diversement combinées de l’alti¬
tude, de l’humidité atmosphérique sous toutes ses formes, du vent, de
l'orographie locale et accessoirement de la nature physique du sub-
< d’un lomentum ocracé. fauve ou rubigineux, par rapport à cer-
pholo-xérophiles, tels le maquis à H il) '
rivés peut s’interpréter, à priori, (
à une héliophïlie moins prononcée que celle des
tiaircs des régions à nébulosité faible cl, conséquemment, à forte i
• existant entre ces entités reste toute¬
fois très apparente. Les variations de l’éclimétric, de la morphologie
du substratum, de l’exposition, etc... y provoquent des fluctuations de
densité et de vitalité parallèles. Dans la plupart des cas, le maquis de
transition, ainsi que nous le faisions remarquer au début de ce cha¬
pitre, se présente sous le même aspect que le maquis « landiforme »
nitiaire-submonlagnard : prédominance d
tzT;::;:
par la force
phanérophytes 1
anémomélriquc, pénurie des végétaux
i complète d’épiphytes. Sur les surfa ci
produits d’altération superficielle des i
lites, la végétation s’éclaircit
i le sol d’une forte proportion de fragments i
s, des micr
dans les lieux abrités,
de plus, que l’humidité atmosphérique élevée
ation plus avancée des débris organiques,
i les fentes, en matières humifères utilisables par les
plantes. Celte sliluation, ainsi qu’une réduction de l’insolation, per¬
mettent à quelques espèces à feuillage délicat fcf. certaines Crypto-
) de résister en pleine lumière, alors qu’elles doivent
à des altitudes inférieures, la protection d’un couvert
. il semble permis de considérer le maquis de tran-
un groupement à peu près stabilisé. De meme que le
« landiforme >. il constitue, là où il domine, le maximum d’ex-
1 de la végéation compatible avec la rigueur des facteurs écolo¬
giques. Malgré une dégradation par les feux de brousse très réduite,
les circonstances naturelles s’opposent à une évolution aboutissant à
la forêt mésophilo. Dans les meilleures conjonctures, l’on assiste à
l’établissement de forêts photophiles vers les limites inférieures de
son aire et de sylves oro-néphéliphiles à partir de 700-800 m. et au-
Source : MNHN, Paris
217
v fie. i':t ati on c a n a ou k.
Rig.2ô. .Ré parti ti on altitudinale desp rine ipaux
j groupements dans la vallée de la Ton tou ta
et le massif du Humboldt. Ln k Humbo\dt]
flaque |
—Pk ni Ha ire à Acacia spirorbis.
Maquis à Hibbertia -ôtenocarpus.
Ma qui5 'iandiForme.
1.6 5
<500m. V
Maquis de transition.
i -r
Maquis orophi/e a Xeronema Moorei.
\
Maquis orophi/e àphanérophyces ombe/Hformes
Frange ripicole a Grevii/ea Jephnchei.etc...
_Peuplements à Casuarina /eucodon.
Forêt p hoto-xérophi/e à Spermotepisgummifera.
Forêt photophi/ e àAgathis ouata, CasuarinaDep/ancheana. etc.
~"l. "ï"
Peuplements d Dacrydium amucanoides .
- | - j"*
Forêt vallicole-mésoph/ieàAgathis lanceolata, Montrouvera
■* j | cauh/iora.
Forêt oro nèphéiiphi/e a Araucaria humboidtensis . |
Forêt photo hggrophi/e marécageuse a Jie/aleuca Leucadendron.
I I i
Mé M („ |,p s
Mi:séum. Botanique, t. VII.
Source : MNHN, Paris
218
R. VIROT.
5. — Maquis orophile bas à Xeronema Moorei - Greslania circin-
nata : Vers 900-1.00(1 ni., I:i composition du maquis de transition sc
modifie progressivement. L’on y relève le développement des orophiles
vraies, qui se multiplient à mesure que l'on s’élève, pour dominer
ensuite presque complètement au niveau de la crête principale du
massif du Huinholdt, qui sépare le bassin de la Tonlouta, à l’Ouest, de
ceux de la Ni et de la N’goye, à l’Est (fig. 29'.
A la «brousse» O, d’un vert grisâtre monotone, recouvrant les
pentes ravinées, succèdent des « pelouses » basses parfois denses,
parfois, au contraire, très ouvertes dans lesquelles se remarquent
plusieurs espèces à fleurs grandes cl brillamment colorées : parmi les
nombreuses loutTes raides et glauques du Bambou nain G resta nia eir-
cinnata et les gracieux lacis du Gtcichenin circinnala rutilent les inflo¬
rescences en « brosse à dents » grenat carminé de la superbe Liliacée
Xeronema Moorei ; le jaune d’or des larges corolles de VHibberlid
Virotii et l’ivoire de celles de YOxera crassifolia s’v mêlent en une
harmonie d’une surprenante beauté (fig. 30-311.
Si l’on note encore la présence d’un bloc de satellites déjà ren¬
contrés aux basses altitudes, la physionomie générale n’en demeure
pas moins très particulière. Mentionnons parmi les espèces les plus
représentatives :
= Orophiles vraies.
= Subnygrophilcs sous la dé¬
pendance d’une humidité
atmosphérique élevée.
Espèces d’écologie non en¬
core précisée.
f Naph flibbertia altigena
Sehltr.
Naph Hibbcrtia patata (inil-
| Naph Hibbcrtia Virotii (îiiil-
laum. = ? II. nana
Diinik.
Naph Montrouziera verlieillala
PI. et Tr.
-f Naph Daboazetia Guillanmiitii
R. Virot
4 - Naph Qnintinia oreophila
Scldtr.
+ Naph Argophgllnm etliplirnm
l.ahill. var. rigidum
Diinik.
Naph Pancheria insignis
Sehltr.
Espèces communes au maquis
orophile bas à Xeronema
Moorei Greslania eircin-
natu et nu maquis des som¬
mets à nano-microphanéro-
pliytes ombeltiformes.
Sans signe Espèces douées
d’une forte souplesse écolo¬
gique.
Naph Cnnonia atrorubens
Sehltr.
Naph Cnnonia marrophgUa
Brongn. et (iris var.
Miph Cnnonia bnllata Brongn.
et (iris
Naph LcnropoifOn albieans
Miph Dniropligllnin ranwsiim
Brongn. et Gris
Miph Dracophglltun vcrticilla-
tnm t.abill.
Naph Xanloplnilln imbrieala
Güillaiiin.
Naph Osmanthns crassifolins
Giiillaum.
Naph Osmanthns montieola
(i) Il est ii peine besoin de rappeler que, faute de mieux, les termes « brousse »•
«gazons», «pelouse», etc..., ne possèdent ici qu’une valeur descriptive tout à fait
relative.
Source : MNHN, Paris
I.A VKOfiTATlON CANAOUE.
Fig. 29 . Amplitude altitudinale de gue/q ues
orophi les vraies .
. A ! ri tu de s.
500m. 1000m.
ti - Hum bold h.
1.500m. Ui
Hiblerha atigêna
HibberhaBaudou/nii
Strasbw
■gêna
robuste
C un on te atrorubem
Cun onia bu Ha la
Panchena cnqlertena
tietrosideros Pnq/ertena
Jietrosideros Bng/eriana >dr microphyl/a
X eronema Moorei\
Aste/te neo-caledon/ca
G res lama circmnate
Urostachys autans
Podocarpus gnid'O/des caespirosus [
I
I
Source : MNHN, Paris
220
H. VIHOT.
Napli Gcnioslonui Bulunsivu-
nnm Iiaill.
Napli O.reru criissifolin
R. Virol
N'aph Bemiprea com/esta
H. Virol
Gr Li/perantlius linmbold-
lianns Guillaum.
Gr I.i/pcninlliiis il/'/'. !.. mi>n-
lanus Schllr.
Gr Burina De plane lie i
Hchb. f.
Gr Burina erassicaiilis
Kranzlin
Gr liarina naliilii Hchb. T.
H-Gr Xeronenni Moorei
Brongn. et Gris
IMïr Xi/ris iieo-caledoniea
Rend le
Il ('.Indium Deplunchei
G. H. Clarke
II Lepidosperma perlerai
G. B. Clarke
Gr Gresluniu eireinnala Bal.
Gr Picridium niiiiilinnm
var. esciileiiln (Korst.)
Gr Iileicheiiin rireinniilu
S\v.
Ch l.iiropodiiim densuin
l.abill.
Ch Vroslarhifs milans
(Brack.) Hcrl.
N'aph Podornrpiis ipiidioides
Carr. var. riespilosiis
Dans la région reconnue, ce groupement se rencontre particuliè¬
rement sur les replats et les flancs peu inclines des petits dômes sur¬
baissés qui jalonnent l’arête principale du massif du Humboldl, entre
le point géodésique « 354 <1.050 m.i et le point culminant, à 1.034 ai¬
de même qu’à cheval sur la crête elle-même lorsqu'elle adopte la forme
d’une croupe amortie. Nous l'avons identifié à peu près partout sur
les surfaces qui ne portent pas de peuplements nano-microphanéro-
phytiques orophiles ou des fragments de forêt oro-néphéliphile.
Le bloc caractéristique, très homogène, comporte quelques espèces
présentes, dans des conditions analogues, à travers toute la partie
méridionale de l’île. Ainsi, Xeronenni Moorei et Greslania eireinnala
paraissent assez répandus puisqu'ils ont élé signalés près des sommets
du Mont Mou, des Monts des Kogliis, du Dzumac, du Nékando, à la
Ounmini (Ouanvéniel et même en ce «|ui concerne le premier, ainsi
que nous avons déjà eu l’occasion de l'indiquer d’autre pari, vers
l'extrémité septentrionale de la Grande Terre ('). Certaines possèdent
une aire moins étendue.
(I) Précisons que celle dernière reniari|Ue se rapporte nu spécimen : v Xero-
n e ni a Moorei ; Hocher de In Otinième. 2 itovemlire ISS5 (I)' Ciuivais) ». I.u nature
géologique de celle loeulilé, située au sein des lerraius mclainnrphiques séricis-
chistes — près du lilloral oriental, au NordOuest >lu centre de Hienghène. auto¬
rise, à priori, quelque doute quant à l'origine réelle de la plante en question. <|U'
semble à peu près exclusivement liée aux sols dérivés des péridotites. Cependant,
l'épélons-le, au cours d'une expédition rnlreprise durant l'année 11142 cl destiner
ît reconnaître la végétation de la zone supérieure de ce massif, nous avons par¬
faitement distingué à la lorgnette, et d'ailleurs photographié (cf. lig. 4X de l'ico¬
nographie hors-texc), des peuplements d'.l raticorin, couvrant le sommet, dont h'
port se rapprochait beaucoup de celui de IM. Innnbnldlensis Huchbolz. présent
au Mont llumboldt à partir de 1.300 ni. environ. Malheureusement, surpris par la
tombée de la nuit et en raison de la nature accidentée du relief, nous «lûmes
rebrousser chemin sans avoir pu atteindre l'objectif primitivement fixé, proche
seulement de quelques centaines de mètres.
Cette observation à distance, aussi insuffisante qu'elle soit, possède cependant
le mérite d’attribuer un certain crédit à la découverte du I)r Ci: n vais. L’on peut
en effet avancer deux hypothèses d'égale valeur : soit qu'il existe au sommet
de la roche Ouaièmc une apophyse serpentineuse ayant jusqu'ici échappé aux
investigations, soit, enfin, que les groupements orophiles possèdent une certaine
indépendance à l’égard de la nature chimique «lu substratum et acquièrent l'im¬
portance d’ensembles essentiellement elimaci«|ucs.
Source : Paris
'Xndi/ooJ nesye/e/-//-/sj '(ssfi/oj„ V/P • u/ 00£'f- + /0J
les, telles que Lyperanlhus humboldtia-
y lia Gnillanminii et Beatiprea c on y esta,
des microendémiques fan sens cliorolo-
gique), surtout lorsqu’on sait qu’en Nouvelle-Calédonie, rappclons-lc,
le Irait biologique essentiel de ehaque massif serpentineux de quelque
importance se manifeste dans la possession d’une flore plus ou moins
différente de celles des massifs voisins, cl que ces différences, à lu
fois quantitatives el qualitatives, !
directe de 1Y
maquis de transition. Nous en avons déjà :
donc inutile d’v revenir ici. Il convient cependant de mentionner la
relative souplesse écologique du Grcslania circinnnata. A l’intérieur
1 aire cette espèce pénètre également dans les forêts <
sommets, où elle parvient souvent à former presque à elle ;
strate inférieure particulièrement dense. Une telle répartition a con¬
duit certains botanistes avant étudié la végétation canaque à affirmer
que l’abondance de la Rambusée caractérisait, notamment, la zone
supérieure de la « forêt moyenne ». lîn vérité, ainsi que le prouvent nos
observations, cette espèce ne dépend nullement d’un groupement déter¬
miné. Photophile par excellence, elle se contente de conditions éda¬
phiques très diverses, pourvu que l’ombre portée des frondaisons des
arbres et arbustes n’excède approximativement 20 à 30 p. 100. C.’est
d’ailleurs ce qui se produit aux hautes altitudes par suite de la réduc¬
tion à peu près généralisée du limbe foliaire et d’une large diffusion
lumineuse déterminée par la fréquence des I
, mais les géopbytcs et les liémicryptophvtes s’y
trouvent egalement bien représentés. Si plusieurs espèces, entre autres
Xeronema Moorei et Xyris nenraleilonica. implantent assez souvent
leurs racines dans les fentes étroites, remplies de matières humifères,
des rochers à la manière des chasmophvtes, l’existence du maquis oro-
phile bas n’en demeure pas moins subordonnée à celle des produits
d’altération superficielle des péridolites. Lorsque la proportion d’élé¬
ments rocheux devient très importante, il cède la place au maquis
•rophyles ombelliformes, sauf dans le cas
i stables et de cols exposés à des appels
sommets à nano-microphanérophytes om-
; déjà fourni, au cours de la seconde partie
de cet ouvrage, quelques indications d’ordre général sur les princi¬
pales carat •téristiques de cette végétation, considérée à l’échelle de la
Source : MNHI\I, Paris
V fi( i ÊTA T ION CA X A O U K.
224
U. VIROT.
Qu'il nous suffise «le rappeler brièvement qu'elle paraît, dans l’état
actuel de nos connaissances, à peu près liée aux altitudes supérieures,
à partir de 800-900 ni., sur les sols très rocheux dérivés des péridotites.
Dans la région du Mont Humboldt, le maquis orophile à nano-
inicrophaiiérophytes ombelliformes se rencontre à l'étal typique le
long de l'arête supérieure du massif principal depuis 1.200 m. environ,
spécialement aux endroits où la crête, aiguë, revêt l’aspect d’une laine
diversement ébréchée (fig. 30-31 >. La strate dominante, extrêmement
dense, comprend une profusion «le petits arbustes très raincux
1 m. 50 à 3 m., en moyenne à feuilles coriaces, souvent très petites
et fortement imbriquées. Un grand nombre adoptent un port ombelh-
forme marqué. Des solutions de continuité, couvertes par le maquis
à Xeroncma Moorci-Greslnnia circinnata, interrompent çà et là l’unité
«le la masse végétale. Par places, des Araucaria hnmboMlensis, grou¬
pés en maigres bouquets, montrent leur tronc dénudé, curieusement
terminé en plumeau par une touffe de rameaux.
Le sol, presque toujours fortement anfractueux, disparaît, dans
les endroits les plus éclairés, sous un tapis «le Grcslania circinnata
et de Cladium Deplanchei. Aux emplacements les mieux abrités, dans
les fentes, au-dessous des rochers en corniche, etc..., s’observent de
nombreux coussins de Lichens. Museinées, et des Ptéridophytes a
feuillage délicat.
Ordinairement situé au-dessus de la limite inférieure des plafonds
nuageux locaux, cet étrange décor s’estompe souvent au sein d’une
brume épaisse et humide, pour émerger au cours de fugitives éclair¬
cies. A ces périodes succèdent parfois de violents coups de soleil : la
température peut alors atteindre rapidement des « pointes » dépassant
35"C. Inversement, en saison fraîche, il est permis d’estimer, d’après
quelques comparaisons, que les minium nocturnes doivent parfois
s’abaisser jusqu’à un degré proche de 0, bien que jamais aucune for¬
mation de glace n’ait été officiellement enregistrée en Nouvelle-
Calédonie. L’intense condensation de l’humidité atmosphérique se
traduit par des écoulements le long des rameaux et des troncs. Notons
à cet égard que la plupart du temps, les précipitations revêtent l’allure
de bruines fines et persistantes et non d’averses brutales, mais tempo¬
raires. La saturation de l’atmosphère, on le voit, parvient à un maxi¬
mum. Néanmoins, ce n’est certes pas à l’humidité seule que semble
due l’existence du maquis orophile à nano-niierophanérophytes ombel¬
liformes. Il faut vraisemblablement mettre également en cause les
fluctuations accusées de la température, car, soulignons-le encore,
aucune «les orophilcs vraies qui constituent le groupement ne se ren¬
contre dans les régions inférieures, même très humides, ainsi que cela
advient à propos des subhygrophiles des maquis de transition. L’inter¬
prétation «le ces faits permet donc de considérer, dans une certaine
mesure, cet ensemble comme présentant un évident caractère subalpin.
La puissance anémométrique détermine l’élimination des phané-
rophytes élevés, à l’exception de quelques Araucaria qui parviennent
à prendre pied sur la crête même. Mais ce n’est pas là leur station
Source : MNHN, Paris
A l ION CAN.UM’I-
d élection cl ils s'y rencontrent bien moins nombreux qu’à l’intérieur
des zones plus abritées, situées immédisilement en contre-bas, où leur
réunion réalise la strate supérieure (les forêts oro-néphcliphilcs, dont le
■naquis orophile nnno-microphanérophytique à arbustes ombellifor-
»ies se dégage dans les lieux les plus exposés.
Hormis de rares espèces (cf. Hibbcrtin Hniiiloiiinii et Slritsbnrgerin
robn/ita), le paysage végétal compte peu de Heurs grandes et colorées.
Cependant, la masse générale, d'un vert assez foncé, se piquette
agréablement, par places, des lleureltes jaune brillant des Hibbertia
el des inflorescences carminées des Melrosideros. Celle apparente uni¬
formité physionomique dissimule, en vérité, une grande richesse flo¬
ristique dont voici l’essentiel :
Orophilos vraies.
Subhygrophilcs sous la dé¬
pendance d’une humidité
atmosphérique élevée.
+ Naph
llibberlia aUiqena
Schltr.
+ Miph
Hibberti a I! and oui n ii
Brongn. et Gris
Miph
llibberlia palula
Guillaum.
— Naph
Montrouziera nerti-
c ilia ta Pt. et Tr.
+ Miph
Slrasburqeria robnslu
Guillaum.
+ Naph
Dubouzeiia Guillau-
minii II. Virot
+ Naph
Aryophyllum ellipti-
cum Êabill. var. ri-
yidum Diinik.
+ Miph
Pancheria Enqleria-
na Schltr.
- Naph
Pancheria insiynis
Schltr.
+ Naph
Qninlinia oreophila
Schltr.
+ Naph
Cunonia atrorubens
Schltr.
4 - Mi-Mé
pli Cunonia montana
Schltr.
Miph
Cunonia bnllala
Brongn. et Gris
+ Miph
Melrosideros laurifo-
lia Brongn. et Gris
+ Miph
M elros i lier os F, nyl e-
riana Schltr. et
+ Naph
var. microphylla
Schltr.
Miph
Melrosideros hum-
bohltianum Guil-
= Ks l ,l ' ,ct
■s à port ombelîifor-
Sans :
dgne = Espèces
douée:
< d’une forte souples-
se écologique.
Miph
Melrosideros letras-
licha Guillaum.
Miph
Mearnsiii porphyrea
Diels
Miph
Schefflera Cussoniie
Baill.
Miph
Apiopelalum ueluli-
num Baill.
Miph
DrucophyUum ramo-
sum Brongn. et Gris
Miph
DrucophyUum verti-
cillalum Eabill.
Naph
Xtiutophyllu imbrica-
la Guillaum.
Miph
Beauprea Pancheri
Brongn. et Gris
Ea Dendrobium crassi-
cmde Schltr.
Ea Microhilorchis Fas-
cioln Schltr.
C,r Lyperanthus lalissi-
mns Schltr.
Ea Aslelia neo-caledoni-
ca Schltr.
M Camnynemanlhe viri-
difloru Baitl.
Il Cliuiium Deplanchei
C. B. Clarke
Cir Greslania eircinniila
Bal.
Miph Dacrydium laxoides
Brongn. et Gris
Méph Araucaria humbold-
tensis Buchholz
(bosquets ou indivi¬
dus isolés — port
candélabriforme)
Source : MI JHN, Paris
f Miph Libocedrus Chevalie-
ri Bucliholz
| Miph Callitris neo-culedo-
nica Diimmer
(- Ea-Gr Trichomoncs polli-
dum Til. var. album
(Bl.)
Gr Picridium aquilinum
var. esculenla
(Forsf).
Gr Ptcsin rurmlosn (La-
bill.) Kuhn
Eu liliiphoiflossitm
Vieillnrdii (Mett.)
Moore
Gr (Ucifhenia rircinnnta
Sw.
C.h l’rostachi/s unions
(Braek.) lier».
En Tscminleris lonnen-
sis Bernh.
A ce contingent principal, l’on pourrait probablement aionter
quelques espèces non relevées lors des investigations, mais présentes
dans des conditions analogues près du sommet du Mont Mou et à la
Montagne des Sources : Phelline Iiicidn Yieîll. ex Tîaïll., Cnronnnlhera
pulchra C. B. Clarke, Coronnnthern sqnnmnla B. Virot, Exocnrptis
phijUanihoides Endl., var. <t rien sis Pilg., etc...
La profonde influence de l’humidité s’affirme par la production
importante de matières humifères noirâtres, acides (pH 4,5-5.5) et
l’apparition, dans la strate inférieure, de végétaux pbotopbiles herba¬
cés. Les épiphytes, surtout les Cryptogames vasculaires, sont assez
nombreux : par contre, les lianes disparaissent à peu près complè¬
tement.
Outre les régions du massif du Humboldt, du plateau de la Mon¬
tagne des Sources et du Mont Mou, nous avons également rencontré
ce groupement le long de la crête sommilale des Monts des Koghis. vers
000 in. Des inductions tirées de l’examen des listes de collecteurs
divers, permettent de penser qu’il se retrouve de même sur toutes les
culminances élevées à l’intérieur du tiers méridional de la Grande
Terre.
Préservé de toute dégradation par les feux de brousse en raison
de sa localisation dans des zones peu accessibles, de sa spécialisation
écologique particulièrement poussée et de l’humidité ambiante élevée,
le maquis orophile à nano-inicrophanéropbytes ombelliformes reflète
un équilibre biologique parfait et réalise la plus haute expression
végétative des stations exposées qu’il occupe.
II. — LES GROUPEMENTS RIPICOLES.
1. Frange ripicole à Grevillea Deplanchei Moorea angusti-
folia : Propre aux rives des cours d’eau à faible pente (inclinaison
moyenne 5 %), cet ensemble s’étend le long des cours inférieurs et
moyens de la Tontouta et de ses principaux affluents jusqu’à une alti¬
tude proche de 250 m. (fig. 22, 23, 32).
Essentiellement composé d’hygrophiles planitiaires, presque toutes
liées à la serpentine, il dessine ordinairement à l’avant des formations
xérophiles une très étroite bande d'arbustes moyens et de petits arbres,
Source : MI JHN, Paris
!.a vi':<;i':tation canaui h.
227
228
H. V1ROT.
sporadiquement dominés par des essences plus élevées. L’analvse Ho¬
listique met en relief la participation d’éléments d’origines très diver-
1 de fidèles commensales soit des rives des cours d’eau, soit
«les dépressions marécageuses :
Miph Semeearpns riparia R. Virot
N'apl) Puncheria elegans Brongn.
Miph Cunonia purptireti Brongn.
et (Iris
Naph Moorea nngiislifolia
Guillaum.
Miph Metrosideros operrnlala
Labill.
Naph Xanlboslemon longipes
Guillaum.
Mi pli Sgzygium cf. macranthum
Brongn. et Gris
Nnpli Scwvola coccinea Diinik.
Miph Planehonella BaiUonii Dub.
2'" -- d’espèces non spécialement
l’eau, mais à tendance hvgrophile :
Miph Monlronziera spieroidea
Ranch, ex 1*1. et Tr.
Miph Maxwellia lepidola Bail).
Miph Licania rhamnoides
Guillauin. 1
Miph llonudiimi sglvieoliim
Bak. f. vel II. belidifolinm
Diinik.
Miph Bainvolfia semperflorens
Schltr.
Miph Alslonia plumosa Labill-
Miph GreviUea Complonii S.
Moore 0)
Miph GreviUea Deplanchei
Brongn. et Gris
Gr-HI Plagellaria neo-calédonien
Schltr.
Gr-Hl Joiiwillea elegans Garni.
Gr-HI Greshtnia rivularis Bal.
Naph Podoearpus novve-caledo-
nite Vieil!, (var. vel for.
parfois dans les maquis
xérophiles : cf. Ile des
fins)
Gr lUeehnnm obliisaliim (La¬
bill.) Mett. (surtout bords
des torrents rapides)
iées à la présence immédiate de
Mépli Casiiarina Cunninghamia-
na Miq. (localisé en
aval du confluent de la
Ouano)
i-Méph Casiiarina leiicodon J-
Poiss. (individus isolés)
Miph Casiiarina Chanueegparis
J. Poiss. (individus iso¬
lés ( 2 ))
Gr l.indsai/a cf. alutaeea
Mett. '
3" de quelques éléments mesophiles :
Méph Calophiillnm caledonieum
Vieill.
Miph Gardénia Anbrgi Baill.
Miph liandia ngogensis Baill.
Méph Cerberiopsis Candela-
brnm Vieill. ex Panch.
et Séb.
4" de nombreuses xérophiles à forte souplesse écologi«|ue, par¬
fois ubiquistes ( :1 ), mais provenant en majeure partie du maquis à
(1) La valeur taxinomique du G. Complonii en tant qu’espèce distincte du
G. Deplanchei, reste, d’après A. G(!II.i.acmin (comm. vert).), loin d’être établie.
Toutes les formes intermédiaires (pubescence diversement argentée ou rugibincusc-
hybrides ?) s'observent entre les deux plantes, considérées comme typiques.
(2) Kspèce xérophile dans le Nord de l’île.
( s ) Sur serpentines.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'K.
229
H ibberlia-S I e n oca r pu s et qui atteignent à proximité de l’eau une taille
plus élevée, entre autres :
ï'I'Pli Hibberlia Hrongniartii (îilg
•'aph Hibberlia helerotricha Bur.
... , ex (inillaum.
•"!Pn Hibberlia Pancheri Briq.
“ l Ph Hibberlia podocarpifolia
... Scliltr.
•'"P" Monlronziera rhodaneiira
... Seliltr.
-’liph Garcinia amplexiranlis
Vieill. ex Pierre
Méph Alphilania nco-caledonica
(inillaum.
Mipli Acacia spirorbis Labill.
Na-Mipli liieckea ericoides DG.
Mipli Grevillea Exul T.intll.
Mipl) Stenocarpus Alilnei
Meissn.
(ir Eriaxis rigida Rchb. f.
II Cladium Deplanchei
C. 13. Clarke
etc...
A cette liste, l’on peut sans doute adjoindre — de même qu a
propos du maquis orophile des sommets à nano-microphanérophytes
onibclliformes — des espèces non rencontrées au cours des investi¬
gations dans la région, mais fréquentant des stations identiques au sein
des ditions voisines : Serianthes Pclitiana Guillaum. (seulement connu
dans les bassins de la Xumbée et de la Rivière des Pirogues), Giiellarda
hypolftsia Bai II., Podocbrosia Ralansn- Baill., Pagiantha ce ri fera Mgf.,
Gainarina nodiflora Forst ( 1 " ) Lencopngon dammarifolius Brongn.
Gris, Xepenthcs Vieillardii Hook. f.. Macaranga alchorneoides Pax
°t t.iegelsh., '('.asuarina Deplancheana Miq., var. debilis J. Poiss.,
Mariella jananica Kunth, Podocnrptis Vieillardi Parlât. (2") — Albizzia
9nnulosa Benlh., Crissais hirsnla Brongn. et Gris, Neogaillauminia
Cleo pat ru Croizat (3").
I.’oplimum représentatif du groupement parait se réaliser vers
I e début du mois de décembre, période durant laquelle la plupart des
espèces sont en fleurs ou commencent à fructifier. Les grappes car¬
minées du (irri)illea Deplanchei couronnent des scions élancés qui
Se penchent élégamment au-dessus du lit des torrents et des rivières,
tandis que les buissons vert noirâtre, compacts et arrondis du Sgzy-
iliiini c f. mucrantlmm, couverts de fruits pourprés, alternent avec les
silhouettes légères, pleines de grâce, du Casuarina leacodon. De place
en place surgissent les frondaisons pyramidales du Cerberiopsis Can-
delabrum et le Caloplujllum caledonicnm .surmonte de sa masse vert
brillant semée d’une multitude de petites fleurs blanches la végétation
environnante. Au-dessous de cette strate supérieure, des compétiteurs
P!us humbles ( Mourra anguslifolia, Metrosidrros operculata, Pnnchc-
ri( i eteguns, etc...) semblent vouloir se dégager en étirant vers l’eau
•les rameaux ornés d'innombrables fleurettes jaunes el roses.
Nous pouvons difficilement préciser, dans l’état actuel de nos con¬
naissances, si l’influence déterminante de l’eau dans l’établissement de
eet ensemble ripicolc s’exerce par la voie édaphique (augmentation de
•'humidité du sol par imprégnation) ou microclimatique (saturation
n° l’atmosphère ambiante).
Examinons quelques particularités écologiques. Le groupement,
r éduit à un mince cordon frangeant, souvent interrompu lorsque les
Source : MNHN, Paris
R. VIHOT.
contreforts montagneux viennent directement mourir nu contact des
rives, tend à gagner vers l'intérieur toutes les fois qu’existe une ban¬
quette alluviale de quelque étendue. De meme, scs éléments colonisent
alels exondés déposés par le courant
I d’autre de la partie active «lu lit de la rivière. Cette dispo-
ite donc en faveur de l'intervention du facteur hydrique par
stratum. Cependant, certaines espèces, notam¬
ment Serianlhes Pctitiana et Podocarpus nonac-caledoniiv, prospèrent
fort bien sur les berges abruptes, à 2 ou 3 mètres au-dessus du niveau
I de l’élément' liquide. En fait, l’on peut admettre à priori avec
■ qu’bumidité pédologique et humidité atmosphérique se
• ' 11 s la réalisation du biotope.
" 1 obéit à la règle générale de la coin-
luimifères, elle diminue
de produits d’altération
. plus intense à l’intérieur des
i d’air) que dans les thalwegs resserrés, opère
certaine sélection en éliminant la plupart des essen¬
ces élevées. D’ailleurs, l’apparition, assez fréquente, de mésophanéro-
phytes mésophiles correspond presque toujours à des particularités
topographiques f) : ébauche de vallon secondaire encaissé, rélrécissc-
i vallée, relèvement éclimétrique du fond des thal-
slrictement ripicoles peu dépas¬
sent l’altitude de 300 m. (->. Citons toutefois Mclroxidcrns npcrculata,
m. au plateau de la Montagne des Sources
Ica De plan ch ei-M oorcu anç/ustifolia, assez homogène, parait relative¬
ment répandue à l’intérieur de la partie méridionale de la Grande
Terre et, en dehors du bassin de la Tontouta, nous l’avons rencontrée,
avec quelques modifications floristiques secondaires et locales, dans
les bassins de la Yaté, de la Rivière des Pirogues, de la Coulée-Boulari,
de la Dumbéa, etc... Il est permis, écologiquement et physionomique-
inent, de la rapprocher d’une entité homologue qui borde les rivières
du Nord-Est de l’ile (Hienghène, Tanghène, cours d’eau de la région
de Touho. etc...) sur terrains métamorphiques, avec Melrosideros oper-
cnlala Lahill., Ihvckca pinifolia DC.,
(2) Nous ne comprenons pas, parmi celles-ci. les espèces également commu¬
nes aux ravins humides et dépressions marécageuses (cf. JoiiwiTleii rleyttns, l'I"-
ijeUiinii nei/-cti/e<lonii-(i) et aux rives des lorrenls rapides a pcnlc forte (cf. Hier! i-
Source : MI JHN, Paris
LA VÉGÉTATION' CANAOl'K.
231
( Haufe Pae/à [ Po//d ], chaîne c/e / I g//dmht [ Ah. en<s. 200'" ] ).
H. VIIIOT.
Glcichenia flabellala R. Br., P lu/ lit in llws llourijeoisii Baill., etc... (fig-
33).
2. Peuplements vallicoles à Casuarina leucodon : Sur lu buse des
contreforts montagneux encadrant les vallées de la Tonloula et de ses
principaux affluents (Ouano, Koéalagoguamba, Kalouéliola, Rivière du
Humboldt), runiformilé pbysionomi(|ue des iua(|uis xérophiles appn-
rait fréqueinment rompue par les nombreux groupes d’un Bois de fer :
le Casuarina leucodon J. I’oiss., dont les silhouettes arrondies ou can-
délabriformes et la masse vert jaunâtre ou vert foncé tranchent sur
la teinte plus pâle de la végétation environnante (fig. 22-23-32).
Essentiellement pholophile et même héliophile, cette espèce mani¬
feste une hygrophilie prononcée, sans que cependant sa présence soit
nécessairement subordonnée à la proximité immédiate d’un cours
d’eau. Dépendant vraisemblablement d’une certaine humidité atmo¬
sphérique ambiante, elle s'étend le long des vallées jusqu’à une alti¬
tude approximative de 200-300 ni.
Sous forme de peuplements denses, à strate supérieure 4 a
10 m. — généralement monospécifique, ou assez souvent d’individus
plus ou moins isolés, elle se rencontre, en dehors de la région spéciale¬
ment étudiée, sur les flancs des vallées de nombreuses rivières de la
partie sud-occidentale de la Grande Terre : torrents (pii descendent
du massif du Mont Dore, bassins de la Rivière des Pirogues, de la
Numbée, de la Coulée-Roulari, de la Dumhén, de la Couvelée, etc...
Les peuplements à Casuarina leucodon s’établissent un peu par¬
tout, aussi bien sur les arêtes rapides que dans les vallons peu mar¬
qués. L’espèce constitutive parait à cet égard douée d’une certaine
souplesse vis-à-vis de la force anémomélrique, particularité qui lui
permet sans doute de croître dans les situations exposées d’où sont
bannis les autres éléments arborescents. Par contre, elle semble mal
supporter la concurrence des mésopbanérophvtes forestiers. Dans le
cas des thalwegs profonds, elle cède la place à la sylve mésophile ou
reste cantonnée dans la partie supérieure de la pente ou à l’entrée
des vallons, au contact des formations arbuslives xérophiles.
Dans l’ensemble, la strate inférieure est composée d’éléments pro¬
venant des maquis contigus : maquis « landiforme », maquis à Hib-
bertia-Stenocarpns. La densité relativement faible des Casuarina cl
surtout le peu d’ombre portée fourni par leurs frondaisons légères,
s’opposent pratiquement à la réalisation d’un microclimat favorisant
l’installation des sciaphiles. Dans les parties inférieure et moyenne
du cours de la Tonloula, on y remarque fréquemment l’abondance de
l'Acacia spirorbis, venu des « plaines » littorales, mais celui-ci dimi¬
nue progressivement puis finit par manquer à mesure qu’on s’enfonce
plus avant vers l’extrémité des vallées.
Après l’humidité ambiante, la nature physique du sol possède une
influence déterminante sur l’existence du Casuarina leucodon. Un
substrat rocheux ou anfractueux lui est indispensable. Le Bois de fer
tend à disparaître lorsque apparaissent des dépôts importants de pro-
Source : MNHN, Paris
I,A VÉGÉTATION CANAOI'K.
doits compacts d'altération superficielle des serpentines. Ce fait expli¬
que la raison pour laquelle, bien qu’hygrophile, il se rencontre assez
rarement le long de la Tontouta et de ses affluenls au sein de la frange
ripieole à C.revillea Deplancliei-Moorea angnslifolia, qui s’accommode
assez bien de tels substrats. Ainsi, le long du cours supérieur torren¬
tiel de la Rivière des Pirogues, coupé de chutes et de rapides nom¬
breux, où le lit rocheux contient peu de produits «argileux», le
('■<<smirina Intcotlon colonise-t-il abondamment les rives jusqu’au con¬
tact de l’élément liquide. Dans le bas
les pentes fortes parce que l’érosion.
Peu altérées et l’i
fables. Le degré éclimétrique ne possède
i Tontouta, il recherche
lécapage des péridotites
, crée des stations favo-
donc par lui-même, on le voit.
III. — LES FORÊTS.
lolepis ç
mitera : Nous avons déjà eu l’occasion de dire quelques mots de ce
groupement, envisagé à l’échelle de la formation.
Le Chêne-gomme (Spermolepis gummifera Brongn. et Gris), très
répandu dans l'extrême Sud de l’ile canaque (Plaine du Cai
s 'ns de la Yalé, de la Rivière des Pirogues, de
remonte le long de la côte Est jusqu’à sa localité la plus s
actuellement connue : Canala. Il intervient beaucoup plus
à l'intérieur du complexe végétal des massifs serpentineux bordant le
littoral occidental, entre Nouméa et Rouloupari. Dans la dition, nous
e» avons seulement rencontré quelques petits groupes vers 250 ni.
d’altitude au confluent des deux torrents dont la jonction constitue
'a haute Rivière du Humboldt (fig. 24 l De toute évidence il y par¬
vient à sa limite d’extension régionale en direction du Nord-Ouest.
Cependant, rien ne s’oppose à ce qu’il apparaisse sporadiquement en
dehors des zones inventoriées. Mais ce qu’on peut affirmer, c’est qu’il
n e forme jamais ici de peuplements étendus et cohésifs tels que ceux
qui couvrent d’importantes surfaces à l’intérieur de la Plaine des Lacs
el sur les bas-plateaux qui entourent la Raie de Prony.
Celte dernière particularité nous oblige, afin d’esquisser une des¬
cription florislico-éeologique suffisamment suggestive, à faire appel
;, U résultat d’observations effectuées dans la région du Carénage, de
■« Rivière Blanche (Bon Secours forêt du Mois de Mai) et du bassin
de la Rivière des Pirogues, où l’abondance du Chénc-gommc sc prête
spécialement bien à l’étude du groupement.
De même que plusieurs autres entités mésophanérophytiques (cf.
particulièrement les peuplements vallicoles à Casuarina leucodon ), les
Peuplements à Spermolepis gummifera appartiennent à la catégorie
biologique des ensembles sylvaliques à strate supérieure monospéci-
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
les replats s
fiquc. Il s'agit d'ailleurs à peine d’une Corel, tant celte strate supé¬
rieure se montre souvent lâche et divisée par de larges solutions de
conlinuité ; la définition de maquis arboré lui conviendrait beaucoup
mieux, si l’on ne tenait compte que de l'aspect purement physionomi-
végétal. Plus ou moins dispersés sur les pentes ou
iiis, les troncs argentés et très droits de l’espèce
par des frondaisons clairsemés d’un vert jau¬
nâtre caractéristique au moment de la feuillaison, surmontent un ma¬
quis sclérophylle qui participe toujours des groupements xérophiles
avoisinants. Sur le rebord des ravins et la partie supérieure des flancs
des thalwegs encaissés, quelques représentants de la forêt vallicolc-
mésophile se glissent â l’intérieur de la strate dominante et l’on voit
se développer çà et là, avec les arbustes du sous-bois. Palmiers et
Cyalhéacées arborescentes, de même que le Casiuirinn Deplanchetinti-
Néanmoins, l’indépendance sociologique du Chêne-gomme s’affir¬
me par les caractéristiques de son habitat. Photophilo, il recherche les
sols découverts, jusqu'à l’altitude de 400-500 m„ quelles que soient
l’inclinaison de la pente — 0" à 50" et la nature physique du substra¬
tum : sols « argileux » fortement compacts, aussi bien que rocheux.
Evincé des vallées profoi
nière une mince fi
l’égard du facteur :
trop exposées aux vents violents.
Considérant la répartition i
fera, il convient de remarquer que celle-ci correspond en partie aux
zones à fortes précipitations (moyenne annuelle : 2 à 3 m. cl au-des¬
sus). Si l’expérience •■tahlissail par la suite dans ce lait une relation
de cause à effet, sa xérophilie serait donc plus apparente que réelle.
Toutefois, comment fournir une explication satisfaisante à sa cons¬
tante localisation aux basses altitudes, alors que de nombreuses sub-
hygropliiles des maquis planiliaires du Sud de la Grande Terre entrent,
plus au Nord, dans la composition de maquis de transition, entre 700
et 1.000 ni., subordonnés à une humidité atmosphérique élevée? En
e lhermophilie qui I
■llemenl à de brusq
quelque '
; et profon¬
des variations thermiques.
La forêt à Spermolepis gummiferu a connu, et commit encore, de
nombreuses vicissitudes : carbonisation par les feux de brousse qui
ravagent périodiquement les basses régions, intervention énergique de
l’Homme sous forme de coupes abusives et incohérentes. A la destruc¬
tion du couvert arborescent, succèdent, dans les conjonctures les plus
favorables, des stades nrbustifs complexes qui tendent, très lentement,
à évoluer vers la reconstitution mésophanérophylique, à moins que la
fréquence des facteurs perturbateurs et Pal
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOt'E.
des porte-graines rapproches n’autorisenl <(ue l’élahiisscment (Je ma¬
quis dérivés <lu type « landifonne » ou de l’onsemlde à Hibberlia-Ste-
Hocarpus.
-■ Forêt photophile des altitudes moyennes à Agathis ovata. Ca-
suarina Deplancheana et arbustes ombellilormes : Dans la poition ser-
Pentineuse australe de la Nouvelle-Calédonie, deux mésophanérophy-
tes ayant des exigences écologiques peu différentes Agalhis
avala Warb. (le Kaori de montagne) et C.asuarina Deplancheana Miq.
fie Bois de 1er de montagne), se réunissent en un groupement plani-
liaire et montagnard assez constant qui, d’habitude, se dégage progres¬
sivement de la forêt vallieole-mésophile pour acquérir sa pleine indi¬
vidualité au faîte des vallées rapides qui entaillent un peu partout
I intégrité de l’ossature montagneuse.
Le C.asuarina Deplancheana et sa variété ilebilis J. Poiss. (= C-
P'àssoniana Schllr.i, à peu près confinés dans la région précitée, où
ils sont d’ailleurs communs, ne sont connus ailleurs que du massif
du Koniamho. Cependant, l’on peut conjecturer qu’ils se retrouvent,
bien que plus rarement, sur les territoires ferro-magnésiens qui jalon¬
nent irrégulièrement le littoral occidental en direction du Nord. Loca¬
lisation plus stricte pour le Kaori de montagne, dont la présence, en
dehors du tiers méridional de l’ile, n’a été signalée qu’aux environs
de Bourail.
Morphologiquement assez proche de l’ensemble photo-xérophile a
Sperinotcpis gnnunifera et lui succédant parfois au-dessus de 400-afiO
la forêt photophile à Agalhis avala et C.asuarina Deplancheana
"ccupe une situation homologue par rapport à la sylve dense des bas-
r °nds. || existe toutefois plusieurs différences fondamentales entre
c cs deux unités : si le Chêne-gomme s’égare exceptionnellement a
l’élat d’enclaves isolées dans la masse de la forêt vallieole-mésophile,
Kaori et surtout Bois de fer s’y infiltrent régulièrement en profitant
des moindres clairières qui en marquent la limite supérieure. En outre,
teintes générales analogues, mais physionomies totalement dissembla¬
bles : frondaisons clairsemées, malingres même, chez le Spermalepis ;
■Moutonnement des phyllosphères ombelliformes jointives, dans l’autre
cas.
Bien que les deux espèces caractéristiques atteignent parfois une
altitude élevée, l’optimum représentatif se réalise normalement entre
'>00 et 800 ni., sous forme d’une bande bien homogène, qui surmonte
tes marges de la forêt vallieole-mésophile, avec C.asuarina Deplan-
c heana dominant. Le cortège floristique demeure naturellement fonc-
tion directe de l’éclairement : les sciaphiles - Palmiers, Cryptogames
Vasculaires, etc... — encore fréquentes à la base des zones de tran¬
sition, diminuent à mesure que l’on s’élève pour être progressivement
remplacées par des photophiles de plus en plus typiques. Parmi celles-
ci figurent surtout des microphanérophytes, dont plusieurs à port can-
délabrifornie marqué. On relève souvent, aussi, l’apparition du Gres-
Source : MNHN, Paris
i. VIROT.
236
Itiiutt circinnaht mêlé à des espèces :'i forte souplesse écologique ; i;iré¬
faction des lianes, quelques épiphytes :
t- = Orophiles vraies.
Subnygrophilcs liées à une
humidité atmosphéricpie éle¬
vée (Araucaria Muellcri tou¬
jours 11., pas rencontré dans
la région du Huniboldt).
Mi pli Garcinia amplexicaulis
Vieill. ex Pierre
Miph Solmsia caloplu/lla Bai11.
et
Miph var. chrysophylla Gtiil-
Mipli Sonlamea Pan die ri
Brongn. et Gris
Miph Cunonia macrophylla
Brongn. et Gris
Miph Cunonia Vieillardii
Miph Callistemon buseanum
Guillauni.
"— Miph? Callistemon qnidioides
Guillaum.
Miph Callistemon snlierositm
Panch. ex Brongn. et
Gris
" Miph Tristania Callobuxiis
Ndzu.
Miph Xanlhostemon Francii
Guillaum. (seulement
connu du massif du
Humboldt).
Miph Rhodamnia androme-
doides Guillaum.
" - Miph Mi/odocurpns ernssifo-
Ùiis Dul). et B. Vig.
" ? Miph Myodocarpus inuolucra-
ins Dut), et B. Vig.
? Miph Delarbrea llarmsii H.
Vig.
Miph Dracophyllum ramosum
Brongn. et Gris
Miph Dracophyllum nerlicil-
lalum I.ahill.
Araucaria lialansic, transfuge
de la forêt vallieole-mésophi-
le, toujours B. (pas rencontre
dans la région du Humboldt)-
Hspèees à port candélabrifor-
me ou omhelliformc.
Miph Chrysophyllum lisso-
phyllum Pierre
Miph Oclirolhallus Sebertii
Pierre
? Miph Planehonellu erussincr-
via Dub.
I Miph llcauprea Panrheri
Brongn. et Gris
Mépli Casuarina De planeheand
Miq. et
Mépli var. tlebilis J. Poiss.
( (.'. Poissoniuna
Schltr.)
Ka Dendrobium eleulhero-
ylossum Schltr.
Ka Prima neo-culedonicn
Pinet
II Clailium Deplanchei C.
B. Clarke
II Lepidosperma perleres
C. B. Clarke
-f Gr Gresluniu eireinnala
Bal.
Mépli Dacrydiiun Ilalansu"
Brongn. et Gris
Miph Dacrydium ta.roides
Brongn. et Gris
Mépli Ayalhis ouata Warb.
' Mapli Araucaria Hulansic
Brongn. et Gris
Mépli Araucaria Muellcri
Brongn. et Gris
Gr Picridium aquilinam
var. escnlenla (Forst.)
etc...
On remarquera que ce contingent contient certains éléments qui
se comportent à l’intérieur de la Plaine des Lacs comme des espèces
planitiaircs. Nous voici donc à nouveau en présence d’un phénomène
de localisation altitudinale résultant d’un degré hygrométrique élevé.
Celle particularité appelle, afin de bien se représenter l’organisation
du groupement, quelques commentaires sur l’écologie du Bois de fer
et du Kaori.
Le Casuarina Deplancheana n’est pas exclusivement vallicole.
Cette localisation provient des conditions stationnellcs, du vent en par-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOt'R- -’ 7
lieu lier. Sur les vastes plateaux ondulés et un peu abrités qui ter¬
minent au Sud la (bande 'ferre, il s’intégre communément à plusieurs
ensembles assez différents : maquis sclérophyllcs, groupement à Dncnj-
'Ihnii nraurarioides Xcocalilropsis ariuicurinides, etc..., soit à l’état
d’individus isolés, soit, au contraire, de peuplements presque purs.
Restant généralement, dans ces circonstances, de petite taille 3 a
4 ni. en moyenne il n’acquiert de haute stature qu’à la faveur des
accidents du relief : dépressions, flancs des thalwegs ou ravins. Peu
exigeant (]uant à la nature physique du sol, il se contente de tous les
substrats : dépôts « argileux » compacts, chapeaux latéritiques fos¬
siles disloqués et anfractueux, entassements de blocs de péridotites,
marquant cependant une certaine préférence pour les sols moyenne¬
ment rocheux. D’amplitude altitudinale considérable, il a été rencontré
depuis le niveau de la mer (Baie de Pronv) jusqu’aux approches des
sommets les plus élevés ( t 1.200 ni. au Mont Mou). Sa tendance à une
hygrophilie relative est attestée par sa présence assez fréquente sur
les rives des cours d’eau.
I.'écologie de l’.-t qalhis ouata offre une certaine similitude avec.
«Ile du Bois de fer. Bien moins répandu que celui-ci, le Kaori de mon¬
tagne paraît cependant plus souple. Résistant beaucoup mieux à la
l'oree anémométrique. il quitte souvent la compagnie du Casunrina
Pour se jucher, isolément ou par petits groupes, sur les crêtes secon¬
daires arides et presque nues, en plein maquis sclérophylle. Sa station
de prédilection est réalisée par les petits paliers, recouverts de produits
d’altération superficielle des serpentines, qui interrompent çà et là la
'aideur des contreforts montagneux. Pareille à un cerbère avancé de
la forêt, sa silhouette sévère, trapue et sombre, s’inscrit puissamment
Parmi la maigre végétation environnante. Craignant toutefois les lieux
l'op exposés, il évite systématiquement les arêtes terminales et les
sommets dégagés pour s’adosser aux versants situés immédiatement
en contre-bas. I)e même que le Bois de fer, YAgathis ovula se ren-
contro vers 200 m. dans la Plaine des Lacs, pour grimper jusqu’à 1.000
ni - environ à proximité du Mont Dzuinac, s’élevant progressivement
° n direction du Nord-Ouest à la recherche d’une humidité atmosphéri-
‘P'c suffisante.
Dans la région du massif du Humboldt, la forêt photophile à Aqa-
là/.s t, un h, c | Cnsiinrina Deplancheana figure principalement, entre 500
°1 300 ni., à l’intérieur du vaste cirque où prennent naissance tes mul-
l'ples torrents dont la fusion constitue la Rivière du Humboldt. On
Peut d’autre part avancer qu’elle se retrouve dans des conditions sla-
lionnellos analogues à travers tout le bassin de la Tontouta et de ses
affluents (fig. 241.
D’évidentes relations spatiales l’unissent à la forêt vallicole-méso-
Pbile, au maquis « landiforme », aux maquis de transition, au grou¬
pement à Dacrqdinm arancarioides — XeocalWropsis araueanmde» et,
Parfois, à la forêt oro-néphéliphile. L’hygrométrie locale très élevée
la soustrait efficacement aux morsures des incendies qui n y occasion-
Source : MNHN, Paris
H. Y'IROT.
rient que de légers dégâts ('), bien que le Kaori offre au feu un aliment
de choix, par suite de la grande quantité de résine qu'il contient.
; : Le Ihicnjüiiim <
canailles Brongn. et (iris est assez abondant dans le tiers i
de la Nouvelle-Calédonie sur les sols dérivés des péridotites. Parfois
1 d’une Cupressacée : le Xrncallilrnpis araucariaides Flo-
i’une Cupressacée : le Xrot
i‘ ries portions relativement i
I inclinées. Subhygrophile, .
forte humidité atmosphérique, il progresse en
Ouest, obéissant en cela à la loi commune : Prony et I
ait. inférieure : 200-250 m. : Mont Dore : - 700 m. ; plateau de la
Montagne des Sources : 000-700 m. ; Dzumac : ± 1.000 ni. ; Nékando :
700 ni. ('.ôte Est (au vent : humide i : presqu’île de Bogota (Cannlal :
± 500 m.
L’allure générale du groupement reste dominée par la présence du
Dacrifdium. Son port candélabriforme, la teinte foncée et la disposi-
î de son feuillage en touffes compactes à l’extrémité (tes rameaux
strate supérieure, mono ou paucispécifique, peu
ie, comprise en moyenne entre 2 et 5 ni., s’éclaircit très souvent
aissant apparaître çà et là des portions dénudées du sol et don-
! plutôt l’impression d’un maquis r
Beaucoup plus rare (-), le .Vc
tilue pas moins un fidèle associé du précédent. Là oii il s
la coloration vert jaunâtre de ses frondaisons el l’éclal parfois argenté
de son tronc contribuent à égayer quelque peu l’ausléritc du paysage.
La composition de la strate inférieure, pratiquement indépendante
de la faible couverture arborescente, demeure avant tout conditionnée
par la nature «le la végétation environnante, et I
les conl
< contigus fournissent à peu près la totalité
lude, de la nature physique du sol el de la localisation
s 250 m., l’on notera (
les maquis sclérophyl-
des espèces parlicipan-
varient-elles en fonction directe de l’alti-
géograpbique.
e combinaison
,tSÆ'
fni“î "°ÏTir‘
Ile des Pins.
Source : MNHN, Paris
ATION CAXAOl'K.
I.A VÊGlÏT
239
Subhygrophiles liées à une forte humidité atmosphérique.
Eléments se cantonnant presque exclusivement, plus au Nord, à
l’intérieur de la sylvc vallicole-niésophile.
Espèces d’écologie encore non précisée,
Sans signe = Especes douées d’une forte souplesse écologique.
•Xaph Dubouzetiu acuminata
... Sprague
*™iph Montrouziera rhodoneiira
.Schltr.
•Xaph Montrouziera verticiUata
PI. et Tr.
Miph Solmsia calophglla Baill.
var. chrgsophglla Gtiil-
Méplj Alphilonia neo-caledonica
.. Gnillaum.
■'a-Miph Pivrketi ericoides DC.
Mipli Callistemon buseanum
(iuillaum.
• Miph Callistemon Pancheri
Brongn. et Gris
Miph Callistemon suberosum
Panch. ex Brongn. et
Gris
XIi|>11 Trislania Callobuxus
Ndzu.
~~ Miph Trislania glanca Panch.
„ ex Brongn. et Gris
Miph Trislania G aillai ni i Hcck.
Miph Mt/odocarpns crassifolias
' I)ub. et B. Vig.
+ Miph Gardénia Aubrgi Baill.
Mipli Cliomelia leioloba Guil-
I a ii ni.
Miph Leucopogon cgmbulæ La-
bill.
■Xapli Leucopogon albicans
Brongn. et Gris
Miph Dracophgllnm ramosum
Brongn. et Gris
Miph Dracophgllnm verlicilla-
lam Labill.
Mépli Planchonella Sebertii
Üub.
Xaph Exocarpvs neo-calcdoni-
ras Schltr.
I- Mépli Xeognillanminia Cleopa-
Ira Croisât
Méph Casaarina Deplancheana
Miq.
'! Miph Xerotes llanksii B. Br.
forma neo-caledonica
Gnillaum.
Il I.ophoschœnus neo-cale-
donicus H. Pfeiff.
Il l.epidosperma perleres G.
B. Clarke
li Cladinm Deplanchei ('.. 15.
Clarke
- Miph Dacrgdium arancarioides
Brongn. et Gris
Méph Araucaria Mnelleri Bron¬
gn. et Gris (BB, indi¬
vidus isolés).
Méph Araucaria Rulei F. Muell.
(BB. individus isolés).
— Méph Aguthis ovula VVarb.
(R. individus isolés).
Miph .Y eocnllilropsis aranca¬
rioides Florin
Il Stromatoptcris monili-
formis Mett.
II Schiztea liminal a Mett.
? Cladonia relipora Fr.
Dans la partie méridionale du plateau de la Montagne des Sources,
en tre 600 et 700 in., près du sommet du Pic Buse, on relève :
+ :
Subhygrophiles liées à
- Orophi le vraie.
une forte humidité atmosphérique.
Sans signe = Espèces
douées d’une forte souplesse écologique.
•Xapli
Montrouziera verticillatu
- - Miph Callistemon suberosum
■Xaph
PI. et Tr.
Panch. ex Brongn. et
Roronella crassifolia
Gris
Miph
Gnillaum.
Miph Mi/odocarpus crassifolias
Trislania glanca Panch.
' Dub. et B. Vig.
Miph
ex Brongn. et Gris
Xaph Leucopogon albicans
Callistemon buseanum
Brongn. et Gris
Guillaum.
? Xaph Leucopogon macrocarpus
Schltr.
Source : MI JHN, Paris
210
H. VIROT.
Hier dans les ravins et dépressions proches. Par contre, le Ncocalli-
maintenir dans les stations les "(tins exposées, subissant alors de pro-
: tronc tortueux et déjeté, branches horizon-
leur extrémité, feuillage
bas ou en galette. On rencontre
• le plateau de la Montagne des
Sources, près du Pic Hase, où s’étendent des peuplements purs de
en certains endroits 50 à 80 cm.
que du substratum. Bien représenté à
l’intérieur de la Plaine des Lacs sur sol anfractueux provenant de la
dislocation des chapeaux latéritiques fossiles (hématite rouge), il s’éta¬
blit également sur les entassements rocheux comme sur les produits
compacts d’altération superficielle des serpentines. Faisant exception
à la règle générale qui conditionne la vigueur ■.
I>eu propices à la i
le sol brun noirâtre (ocre rouge blanchâtre à la cassure) est constitué
par une sorte de « roche » peu résistante, probablement riche en car¬
bonate de magnésie (gravier irrégulièrement aggloméré par une pâte
fragile : sol à croûte ?). Celte préférence peut s’expliquer partiellement
si l’on tient compte du comportement biologique des deux principales
espèces caractéristiques, essentiellement photophilcs. l'n terrain
dégagé et bien aéré est indispensable à leur plein développement. Les
« argiles » ferrugineuses compactes, à végétation réduite et fréquem¬
ment interrompue, réalisent pour elles l'habitat d'élection. Dès que se
manifestent les sols rocheux, surtout à l’entrée des thalwegs, la den-
Source : MNHN, Paris
I A VÉC.fiTATION CAXAOUE.
241
s >tc des commensîiles des niiiquis sclérophylles ou des forets photo-
Philes augmente, de même que la taille des individus. Les Dticnjdwm
e ‘ NeoettUilrapsls. submergés par la végétation environnante, ne se
^produisent plus et ne tardent pas à dépérir puis à disparaître.
L’intégrité du groupement demeure en outre dangereusement
menacée par deux redoutables ennemis. D’abord par l’Homme, qui
s ’est livré, sans retenue, durant un temps, à l’abatage systématique du
Neo callitropsis nnmrmioirirs. en raison de l’oléorésine très odorante
contenue dans son bois (fabrication de parfums' puis, fonction de celte
dernière particularité, par le feu qui en détruit d'importants fragments
mix altitudes inférieures, les plus exposées à l'influence des périodes de
. ,.tré de peuplements typiques à Dncrij-
d î»™ a nuira Hoiries lors de nos investigations dans le périmètre spé¬
cialement étudié ici. Toutefois, la découverte, le long des rives de-, tor-
r cnt s qui se jettent dans le cours supérieur de la Rivière du Humboldt,
de nombreuses ramilles desséchées appartenant à cette espèce, de
meme que celle «le «|i.el«iues individus très jeunes qu’on peut vraisem¬
blablement lui rapporter, prouvent sa présence dans la dilion, pré¬
sence d’ailleurs relevée par A. I'. DXnikkh (1932 « Am Mt. Hum-
bo| dt, haiifig im niederen Rusch ») (fig. 24).
par des zones de transition diver-
à Ducrydiiim arauenrioirirs. Citons
"Ire aulres'le maquis'oniphile à Xeronemn Moorci
c >nnnla, les ma«|uis de transition, les maquis dérivés
>' Hihbertia Slerwrnrpns et la forêt photophile à Agnlhis <
Casuarina Deplanchenna.
4- Forêt val!
. 1 de la végétation .....
‘c fond des vallées d’érosion, si répandues à l’intérieur du
•erro-magnésien. Le processus de la formation de telles vallé
vallées s’avère
,r, cnt les lianes inclinés des massifs montagneux, partout
üne ligne d’écoulement, si faible soit-elle, alTouillant n
manteau de produits d’altération superlicielle et mettant à nu le ?
S °1 géologique. Les alluvions fines, entraînées loin en aval, s
* n fmnes le long des rives peu inclinées, alors que les blocs roen
de quelque importance culbutent et s’entassent dans le fond des thal¬
wegs, généralement à peu de distance de leur point de gisement pri-
Nous avons déjà esquissé d’autre part la description de ce phéno¬
mène. Qu’il suffise de rappeler que ces vallées, diversement profondes,
Son t souvent parcourues dans leur partie inférieure par des torrents
Permanents qui reçoivent, en période de pluies, l’apport de multiples
Source : MNHN, Paris
forêt Vâ//ico/e-mésop/)i/e àAgat/is ianceo/otâ -
fiontrouziera cau/if/ora (et, faute Bou/ari) - Stratification -
i - Strate supérieure (20- /Om.),
prends à rires isc/és ou par
petits groupes, parfois
méyaphan érophytes ■ Âyattiis
/'anceo/ata , Jiontro uziera
eau/iffora, Ara uc aria
Ba/ansae, etc...
2- Strate arborescente
dominante ( - 12- 30mJ.
: B icotu/édones .
3- Strate secondaire supérieure (h
surtout Cyathéacées et Pa/miers
U - Strate secondaire inférieure (
phanérophytes dominants .
5-Strate herbacée (5cm - - fm.).
uascu/aires terrestres, etc...
strate s muscino-ticfteniejues et épiphytiques /
Source : MNHN, Paris
i.A VÉOtëTATlON CAXAOl'K. - 1,1
filets d’eau temporaires. Ainsi, la végétation y trouve-t-elle à la fois un
substratum anfractueux, une humidité édaphique el atmosphérique
— appréciable et une protection efficace contre les vents violents, bio-
elinial éminemment propice à la formation de matières humifères et
a la croissance des essences élevées.
On peut, dans une certaine mesure el à l’échelle de la formation,
rapprocher la forêt vallicolc-mésopliile de la forêt ombrophile (« rain
forest » des ailleurs anglo-saxons). Ce ci nous fournit l’occasion de pré¬
ciser si oui ou non il existe, en Nouvelle-Calédonie, de véritables forêts
ombrophiles.
Dans la seconde partie de cet ouvrage, le souci de décrire avec le
plus d’objectivité souhaitable les grandes masses végétales nous a con¬
duit à consacrer un paragraphe spécial aux forêts ombrophiles, en sou¬
lignant toutefois que cette formation, assez mal individualisée, s’appa¬
rentait très étroitement aux forêts vallicoles-mésophiles. En fait, les
exemples qu’on peut lui rapporter se rencontrent presque uniquement
'e long de la côte orientale de l’île canaque et demeurent presque exclu¬
sivement l’apanage des terrains sédimentaires et des micaschistes dans
les zones à fortes précipitations. Sur les péridotites, certains schistes
sérieiteux et séricischistes facilement délitablcs, l’installation de la
forêt ombrophile reste contrariée par la compacité des dépôts colloï¬
daux, argileux ou à texture argileuse, accumulés sur les croupes, com¬
pacité généralement défavorable, on l’a vu, au développement des
grands arbres. La morphologie orographique permet d’expliquer en
partie cette situation. Au relief ordinairement amorti des arêtes prin¬
cipales et des sommets serpenlineux, s'opposent les culminances
découpées et parfois escarpées des assises sédimentaires et métamor¬
phiques. Le vent, dont on peut invoquer à juste titre l’action localisa-
trice, ne parvient pas, dans le second cas, par suite du sol fortement
anfractueux et humifère, à annihiler complètement l’exubérance syl-
v atique et la forêt submerge toute la surface disponible, montrant
néanmoins une vigueur atténuée sur les crêtes. Pour conclure, il serait
fa «x d’affirmer que la véritable forêt ombrophile dans l’acception
strictement climatique du terme se rencontre à l’état typique en
Nouvelle-Calédonie. En ce qui concerne la sylve de l’Ignambi, on doit
Plutôt songer à des forêts vallicoles-mésophiles ou oro-néphéliphiles
élargie - donc à la fois sous la dépendance des facteurs climatiques,
édaphiques cl nroqranhiques - qu’à une forêt ombrophile unique-
merit déterminée par l’abondance des pluies.
La forêt vallicole-mésophile à Agathis lanceolata Montrouziera
Cf uilifl,)ra représente, dans le tiers méridional de la Grande Terre, le
Maximum d’expression de la végétation sur serpentine, jusqu’à l’alti¬
tude de (500-700 m. environ. A son plein développement, le groupement
se présente sous l’aspect d’une haute futaie très serrée (') et d’un vert
f °ncé, où luit l’éclat métallique du feuillage des Kaoris ; çà et là, les
frondaisons élevées de l’Araucaria flu/ans.r dominent la masse fores-
(') Elle offre toutefois assez rarement l'aspect d'une forêt très sombre.
Source : MNHN, Paris
244
R. VIROT.
tière. A l’opposé, en raison d’un relief pou accusé, la sylvc n’affectc
plus que la forme de lâches réduites, à flore appauvrie, circonscrites
par les limites des dépressions. Tous les degrés intermédiaires s’obser¬
vent entre ces deux extrêmes.
Contrairement aux groupements paucistrates précédemment étu¬
diés, l’on note ici une grande variété dans la stratification. L’on distin¬
guera (fig. 34) :
1") Une strate supérieure, quelquefois mégaphanérophytique, de
20 à 40 m. en moyenne, presque toujours très lâche et discontinue,
composée d'individus isolés ou par petits groupes. Arbres de très belle
venue à tronc rectiligne, atteignant parfois à la base 2,50 m. à 5 m. de
diamètre (cf. : Agatliis lanceolata, Monlrouziern cauliflorti).
2") Une strate dominante, très homogène, à base de mésophnne-
rophytes de 12 à 30 m. environ. Diam. moyen 1 m. à 1,50 m.
3") Une première strate secondaire, discontinue, de 4 à 10 ni.,
essentiellement constituée de Palmiers et de Fougères arborescentes.
4") Une strate secondaire inférieure, variablement homogène, de
1 à 3 m., comprenant principalement des arbustes sciaphiles ou sub-
hygrophiles.
5°) Une strate d’herbacées, sciaphiles, subhygrophiles ou sapro¬
phytes surtout des Orchidacées terrestres (en particulier les minus¬
cules Acianthus) et des Ptéridophytes — comprise entre 5 cm. et ±
1 m.
6°) Une strate muscino-lichénique, abondante par places, au ras
du sol.
Il est encore permis de considérer jusqu’à un certain point comme
strates dépendantes des précédentes le contingent des lianes et fies
épiphytes dendrophiles ou rupestres.
La liste suivante rassemble les espèces les plus représentatives :
1") Strate supérieure (20-40 m.) :
Maph Monlrouzieru canliflora Mapli Agalhis lanceolala
PI. et Tr. (2) ' Warb. (2)
Maph Araucaria Balansie
Brongn. et Gris (2)
2") Strate dominante (12-30 m.) :
Méph Calophylltim caledonicum
Vieil!.
Méph Alphitonia neo-caledonica
Guillaum.
Méph Albizzia grannlosa Benth.
Mépli Ficus Prolens Bur.
Mépli S paraît os t/ce dioica Bur.
(3)
Méph Casuarina Deptancheana
Miq. (3)
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOUE.
245
Mépli Pleurocalyptus I)eplan¬
che i Brongn et Gris (3)
Mépli Planehunella Seberlii
I)ub.
Mépli Planchonella Wakere
Pierre
Mépli Cerberiopsis Candela-
brum Vieill. ex Paneli.
et Séb.
Mépli De plane heu speeiosa
Vieill.
Mépli Xeoyuillauminia Cleopa-
Irtt Croizat
Mépli Podoearpus sylveslris
Buchb.
Mépli Araucaria Muelleri
Brongn. et Gris (B, a
l'état d’individus iso¬
lés, transfuge de la
forêt oro-néphéliphilc).
Mépli Ayalhis ouata Warb. (R,
individus isolés, trans¬
fuge du gpt. photophile
à Casuarina Deplan-
eheana — Ayalhis
ouata).
Phgr Piper austro-caledonicum
C.DC. var. paitense
C.DC.
Mi-Méph iiasselinia ci. erioslachys
... . Becc. (4)
Mi-Méph Ct/alhea Vieillanlii Mett.
' < 4 >
Phgr Freycinelia cylinarica
Solms (4)
4") Strate secondaire inferiet
Miph Meryla eoriaeea Baill. (3)
Mipli Gardénia Aubryi Baill.
Mipli Itandia nyoyensis Hutcli.
et S. Moore
Miph Atractocarpus helerophyl-
lus Guiilauiii. et Beau-
Miph Ixora yahouensis Scliltr.
Miph Psyehôlria rubefacla
Guillaiim.
Mipli Coronanthera pulehra
G. B. Clarke
Phgr .Ve peut lies Vieillardii
Hook. f. (forme élevée
fortement volubile)
Miph Beauprea diuersifolia
Brongn. et Gris
Pa Amyema seandens Danser
Ha Procris pedunculata
Wedd. (3-5)
Gr Flayellaria neo-caledonica
Scliltr.
Gr Joitwillea eleyans Gaud.
Phgr Smilax plurifurcata A. DC.
lia Oberonia neo-catedonica
Scliltr. (3-5)
lia Oberonia Vieillardii
Rclib. f. (3-5)
Phgr Freycinelia longispica
Martclli (4)
lia Asplénium nidtis !.. (il
lia Dr y noria riyidula (Sw.)
Bedd. (4)
lia Froslachys Phleymaria
Hert. '(4).
(1-3 ni.) :
lia Dendrobium muriealum
Scliltr. (5)
lia Dendrobium Finelianum
Scliltr. (3-5)
lia Dendrobium Virolii
Guillaum. (5)
Ha l.iparis eoneava Scliltr.
(5) .
lia Pelma neo-caledonica
Finct (5)
lia Bulbophyllum nyoyense
Scliltr. (3-5)
lia Fria karicouyensis
Scliltr. (3-5)
lia Phrealia Hichardiana
Kriinzlin (3-5)
lia Luisia teretifolia Gaud.
(3-5) , ..
Miph Pandanus spec. pluril).
(3)
Phgr Freycinelia verruculosa
Warb. (3)
Miph Daerydium laxoides
Brongn. et Gris
Ea Psilolum triquetrum Sw.
(3-5)
Source : MI JHN, Paris
2 Ifi
R. VIROT.
jeunes, soit que des particularités écologiques en entravent la crois¬
sance. En outre, les épiphytes arboricoles, dont la localisation en
hauteur n’obéit pas aux mêmes causes, appartiennent fréquemment
à plusieurs strates. Le précédent tableau n'exprime donc que l’allure
synthétique du groupement. Aux fins d’une plus juste compréhension,
nous avons fait suivre le nom de certaines espèces de chiffres qui se
rapportent à leur existence à ("intérieur «le la ou des strates indiquées.
Par exemple : Oberoniti neo-tfileilonica Sehllr. (3-5) signifie que celte
Source : MNHN, Paris
i.a vfir.S tation canaoitî. - u
( l°il être complétée par l:i forte participation des Lichens, Mousses et
Hépatiques dont certaines, parmi ces dernières, épiphylles. recherchent
spécialement la face supérieure des feuilles lisses et coriaces, comme
celles <\'Aqalhis lancealata. Podocarpns sylnestris, etc...
Si elle atteint parfois un degré élevé, la densité de la végétation
supposa cependant rarement à la progression à travers bois. Souvent
•a strate arlnistive s’éclaircit localement, autorisant une circulation
aisée. Les difficultés proviennent plutôt de la raideur de la pente et de
"amoncellement des blocs rocheux qu’il faut escalader. L’atmosphère
ambiante se maintient presque constamment fraîche, même durant
•es heures de forte insolation. Il s’agit en somme d’un couvert très
agréable, égayé par les silhouettes décoratives des Palmiers et Fou¬
gères arborescentes. Dans les clairières ensoleillées s’épanouissent les
Ruhiaeées odorantes et fulgure le vol bleu et vert des Papilio Mon-
lr oinicri.
Il n’existe habituellement pas de passage brutal entre la forêt
'’allieole-mésophile et les groupements arbuslifs du maquis, sauf dans
le cas de ravins très abrupts ou de zones marginales incendiées. Géné¬
ralement la transition s'effectue progressivement avec la forêt photo-
Phile à Af/alhis ouata Casnarina Deplancheana, au-dessus de 300-
4,1(1 m. d’altitude, et avec le groupement à Spermolepis gummifrra
au-dessous. Ailleurs encore, ce sont des bandes marginales, variable¬
ment étendues, ou s’interpénétrent les éléments d’ensembles arbuslifs
dérivés du maquis à Hibberlia-Stenorarpus et de la sylve vallicolc-
mésophile. De plus, lorsque l’humidité se montre particulièrement
intense, la jonction se produit, dans le haut des vallées, avec la forêt
"ro-néphéliphilc (fig. 35).
lin ce qui concerne les conditions écologiques, précisons que si un
S(, l fortement compact et des vents violents paraissent incompatibles
!,v cc la prospérité forestière, le degré éclimélrique n’intervient prati¬
quement pas et la colonisation arborescente peut parfaitement s opérer
Sllr des pentes supérieures à 45".
Source appréciable d’essences de premier choix, la forêt vallicole-
mésophilc a subi, à maintes reprises, l'exploitation par l’Homme. Cette
activité, parfois incohérente, s’est spécialement exercée aux dépens
de l’A galhis la ne cola ta (Kaori), du Montronziera auUflora (Houp) et du
( '<ilophijllnm cal aluni en m (Tamanou de montagne), partout où la situa-
li °u orographiipie ne s’opposait pas au débardage des billes. Ainsi, dans
los parages de la Baie de I'rony l’abatage massif de ces espèces a-t-il
abouti à b-ur raréfaction. Fort heureusement, l’inaccessibilité indus-
,r 'elle, par suite de la conformation topographique, de la plupart des
zon ( s densément boisées, demeure le plus sûr garant de leur sauve¬
garde (').
Dans les zones inférieures, longuement insolées et surchauffées
durant les périodes de sécheresse, les feux de brousse entament fré¬
quemment les lisières de la forêt vallicole-mésophile au bénéfice du
(l ) Cf. première partie : «Exploitations forestières», p. 71 sq.
Source : MI JHN, Paris
248
R. VIROT.
i VÉGÉTATION CANAOl'F.
qui tend à gagner du lorrain sur l’cmplaceir
i multiplication des incendies peut meme i
Au-dessus de 500 m. environ, l’hu-
micllté a initia il le réduit au minimum les dégâts ; d'ailleurs h cette
altitude les feux de hrousse se déclarent exceptionnellement.
Souligner le rôle éminemment utile de la forêt mésophile en tant
régulateur du régime liydruuliquc et obstacle à l’érosion, revient
à énoncer un truisme. Cependant, son importance sur le plan local,
bien que généralement admise, demeure encore sous-estimée, plus
spécialement en ce qui touche les masses sylvestres sur substrats
serpenlineux. Leur réduction ou leur disparition provoque de dange-
chenient graduel des bassins £££££%£ danS '
Les itinéraires empruntés durant les déplacements dans la région
de la Tonlouta et du massif du Humboldt - rives des cours d’eau,
; ont constamment tenu à l’écart des forêts
hiles étendues. Faute de pouvoir en préciser l’exacte
effectuées à ■"
t à Agathis l
i plupart des thalwegs (
d évidentes affinités avec la forêt
c "ledonicnm, Gardénia Aubryi, Cerberiopsis (
plutôt', en lVtccurVenee, de'
Stenocarpus ou le groupement à
décèle presque toujours une composition floristique hétérogène et l’in-
''Itralion régulière d’espèces appartenant à ces deux dernières entites.
C ps peuplements, qui couvrent de faibles surfaces à proximité immé¬
diate de l’eau pour cesser dès que s’accentue la pente, sont vraisem¬
blablement subordonnés à la fois à l’hygrométrie microclimatiquc
élevée et à un sol fissuré assez riche en matières humifères.
«ylvaliquT?Mi”'g”iftis 1 un e cnscmhle de groupements connexes essen-
hellcinenl caractérisés par leur localisation aux abords des crêtes
élevées soumises à l’influence des brumes saturées et la dominance
quasi absolue des espèces du genre Araucaria à l’intérieur de la strate
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
Dans la dition spécialement considérée ici, elle jalonne les ver¬
sants orientaux du massif du Humboldt depuis 1.200 m. environ
jusqu’à proximité des plus hauts sommets. Elle se retrouve également
sur plusieurs chaînons en bordure des vallées de la Tonloula et de la
caria hiimboldtensis, 2") une strate secondaire de 2 à 8 ni., générale¬
ment arbustive, avec quelques Palmiers et des Fougères arborescentes,
3") une strate herbacée de à cm. à 1 m., 4") une strate muscino-liehé-
nique, recouvrant le sol, les rochers et la base des troncs des phané-
rophytes.
La seconde strate (2 à 8 nu, tout au moins dans le territoire
exploré, appartient presque entièrement au maquis orophile à arbustes
ombelliformes, qui s'établit sur les crêtes proches. Nous avons déjà
souligné cette relative indépendance à l’égard de la strate supérieure
ou, pl lis exactement, l’interchangeabilité locale de l’espèce d 'Araucaria
qui l’individualise. Le tableau ci-après, où se trouvent comparées les
compositions floristiques de quelques exemples typiques : région du
Humboldl (I ), portion sommilalc du Mont Mou (2), parages du plateau
de la Montagne des Sources (3i, établit du reste clairement l’élroitc
parenté qui relie les strates secondaires des trois ensembles examinés.
Il montre aussi les substitutions spécifiques qui interviennent à l'inté¬
rieur de la strate supérieure (').
Nota : Les signes précéci
à A t/aUiis
encore mal
doivent s’interpréter comme
pliiles recherchant une forte
philes recherchant une forte b
de la forêt vallicolc-mésophilc
2
+ Mi pli H i libertin
Mipli Hibberlia patata
Source : MI JHN, Paris
i VÉGÉTATION CANAOUE.
Mipli Solmsia calophylla Baill.
'■ Mipli Phelline Incidti Vicill.
4 Mipli Pancheria Enylerianu Schllr.
— Naph Pancheria insiynis Schllr.
+ Naph Cimonia atrornbens Schllr.
-|- Mipli Cimonia bullalu Brongn. et Gris.
-I- Mi-Méph Cimonia nwnlana Schllr.
+ Mipli Melrosideros luurifolia Brongn. cl Gris.
4 Mipli Mehosideroa Enylerianu Schllr.
+ Naph cl var. micropliylla Schltr.
+ Mipli Met rosi ilcros humboldlianum Guillauni.
4 Mipli Melrosideros lelraslielin Guillauni.
4 Mipli Meariisiii porphi/rea Diels .
+ Mipli Sehefflera Cussoniw Baill.
T- Mipli Apiopelalnm velulinum Baill.
Mipli l.cacopoyon cymbulie l.abill.
Mipli Dracophyllum ramosnm Brongn. cl Gris ....
4 Naph Xaulophylla imbricula Guillauni.
? Mipli Ochrolhidlus Francii Guillauni.
Mipli Coroimiilheru pidchra G. B. Clarke .
4- Mipli Coronanlherii squamatu R. Virot .
4 Mipli Itemiprea Pancheri Brongn. et Gris .
Naph Exocnrpus phyllaiilhoides Endl. var. arlensis
l'ilgcr_.
+ Miph Exocnrpus pseudo-Casuarina Guillauni.
m l’a llaehelleu austro-cidedonieii Baill.
P Mi-Mcph Casuarina Depluncheunu Miq.
ni Gr Microslylis Imirinu Rclib. f.
'? lia Dendrobium crassicaule Schllr.
ni Ea Dendrobium Finelianum Schllr.
m Ea Hulbophyllnm nyoyense Schltr.
ni Ea Eria karicouyensis Schllr .
? Gr Cnlanlhe Halansie Pinet ..
? Ea Phrealiii oubalchensis Schltr.
| C,r Pliai ns flanus Lindl.
f- Ea Microluiorchis Fusciola Schllr.
? Gt Acianlhus alepalus Rclib. f.
'? Gt Acianlhus brnclealus Bendle .
4 Gr l.yperanlhus lalissimus Schllr.
-|- Il Cumpynemanlhe viridiflora Baill.
4 Ea Aslelia neo-caledonica Schltr.
Pligr Smilar plurifurcala A. DC.
111 Mi-Mcph liasselinia cf. eriostuchys Becc. (accidentel).
m Phgr Freycinelia lonyispica Martclli .
? Miph Pandanus cf. allissimus Sol ni s .
H Cladinm Deplanchei G. B. Clarke .
4- Gr (ircslunia circinnala Bal.
4 Mi-Méph Dacryditim lycopodioides Brongn. cl Gris ..
Mipli Dacrydium laxoidcs Brongn. cl (iris .
+ Mi-Méph Podocarpus Comptonii Buchholz .
• Mi-Méph Podocarpus longefoliolaltis Pilgcr.
4 Mi-Méph Acmopyle Pancheri l’ilgcr .
4 Méph Araucaria humboldlensis Buchholz .
— Méph Araucaria Muelleri Brongn. et Gris .
Méph Araucaria Iiulei F. Muell.
n Mé-Maph Araucaria Halansie Brongn. et Gris (occasion¬
nel).
P Mépli Ayalhis ouata Warb. (occasionnel) .
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
+ Miph l.ihoeedrus Chevalieri Ruehholz .
+ Miph l'.allilris neo-ailcdonica Diimruer .
ni Ea-Gr Trie homanes l'unealum Christ .
-f Ea-Gr Trichomunes fcrruyiiiciim Fournier .
ni Ea-Gr Trichomunes Fraticii Glirisl .
ni Ea-Gr Triclwmancs Itelum v. <1. 15.
+ Ka-Gr Trichomunes pallidum Hl. vur. album (151.).
ni Ea-Gr Triclwmancs riyidum Sw. var. tlenlaltim
m Ea-Gr tlymenophytlum piiijentm G. Chr.
+ Miph Diksonia DcpUmchei Vieill.
in Ea-Gr Humain holrychioidcs lirack.
m H Schizolonia hcterophylliim (Dry.) .1. Si», for-
Gr l.indsaya dclloitlea C. Glir.
Gr l.indsaya lier vos'a Melt.
ni Ea-Gr lilechnum atlcninitiim (Willd.) Melt.
II lilechnum râpeuse Schleclitcndal .
I H lilechnnin a pantin Met!.
H lilechnum procerum (Forst.) Sw .
Gr Pteridium aynilinum (I..) Kuhn, var. esca¬
lada (Forst.) .
- Gr Ptesiu ruyulosn (I.abill.) Kuhn .
ni Ea Ihjmenolepis nuicronala Fée .
'? Ea Polypodinm hlerliiwides (Grev.) llooker ....
'? Ea Polypodinm riinillalum N'ees et Blumc ....
+ Ea Polypodinm Deptanchei Baker .
? Ea Polypodinm lanceolala Mett.
m Ea-Gr Polypodinm lasioslipes Metl.
Ea Flaphoylossum Vieillardii (Melt.) Moore
— Ea Flaphoylossum Fruncii Hosensl.
— Gr (ileicheniu eirrinnaln Sw.
4- Ch l'rosliichys milans (lîraek.) tlert.
f Ea Tsemiplcris lannensis Bernli.
+ 4
4 4 +
4
4 4 4
Cel inventaire fait ressortir plusieurs faits biologiques fondamen¬
taux : participation de nombreuses Gymnospermes (surtout dans la
région du Mont Mou), richesse en épiphytes et, en dépit d’un couvert
arborescent assez souvent faillie, en Ptéridophytes à frondes délicates,
extrême pénurie des lianes et faible pourcentage spécifique des inéso-
phanérophytes.
Le vent exerce une rigoureuse sélection parmi les essences élevées,
alors que la forte humidité atmosphérique et l’insolation réduite favo¬
risent le développement des espèces herbacées. L’action de ces deux
facteurs permet d’expliquer dans une certaine mesure la localisation
du groupement à Araucaria luimboltllensis, (pii atteint son plein équi¬
libre dans les dépressions et thalwegs situés immédiatement en contre¬
bas des crêtes et plus spécialement sur les versants adspectés à l’Est
et au Sud-Est, probablement par suite de la direction prépondérante
des nuages et des brumes. Relativement aux conditions édaphiques,
cet ensemble colonise presque exclusivement les substrats rocheux et
anfractueux permettant une notable accumulation de matières luiini-
fères. Le degré éclimétrique, par contre, ne possède aucune influence
Source : MNHN, Paris
a vf:<iS tation caxaoliî.
Sllr sa répartition ; il sc maintient aussi bien sur les pentes faibles que
SUr celles proches de 45".
Assez souvent isolé au sein des maquis sdérophylles a l’elat de
haches plus ou moins étendues, il se raccorde ordinairement par des
zones de transition à la forêt photophile à Agathis ouata — Casuarina
I)e planchcana et même à la sylvo vallicole-mésophile, lorsque se pré¬
sentent des particularités orogrnphiques propices sous forme, par
exemple, de vallées profondes et abritées. Ces transitions se manifes¬
tent par la pénétration d'espèces appartenant à ces deux derniers grou¬
pements. Ainsi, au Mont Mou, note-t-on en compagnie de P Araucaria
liulri : Casuarina Deplancbeana, Caloplujllum caledonicum et des
Fougères communes dans la forêt vallicole-mésophile. Au Mont Huin-
holdt, d’autre part, l’on remarque fréquemment, vers la limite supé¬
rieure du groupement à Araucaria humboldlensis. un passage graduel
•*u maquis orophilc à arbustes ombelliformes, par éclaircissement puis
disparition presque complète de la strate supérieure.
Jusqu’à présent, Y Araucaria humboldtensis a toujours été ren¬
contré au-dessus de 7(10-800 ni. d’altitude. Comportement qui semble
indiquer une orophilie manifeste. Au contraire, les Araucaria Rulei
A. Mucllcri. bien qu'ils montrent à l’égard de la forêt oro-néphé-
iiphile une constante prédilection, ne lui sont en vérité nullement lies
Puisqu’ils existent également en dehors de celle formation (cf. Plaine
des Lacs). La première espèce constitue même, avec Dacrt/dium arau-
c «rioidrs, un groupement nettement défini sur la presqu'île de Bogota
(Canala) vers l'altitude de 500-600 m.
6. Forêt photo-hygrophile marécageuse à Melaleuca Leucaden-
dron : Nous mentionnons uniquement pour mémoire ce groupement
Oui, mal représenté dans la dilion. n’apparaît que dans quelques sec¬
teurs du moyen bassin de la Tontouta, particulièrement depuis le con-
Nucnt de la Ouano jusqu’aux environs de celui de la Koéalagoguamba.
S ‘>us forme d’enclaves peu étendues au sein du maquis à Hibbertia-
Stenocarpus ou de fragments de la forêt vallicole-mésophile, il se ren¬
contre cà el là près des rives de la Tontouta, parfois un peu en arrière,
s ur les surfaces suintantes subhorizontales ou légèrement pcntcuses.
Fa stagnation concomitante de l’eau contribue à la formation d’un
sol niouilleux sur lequel, sous le couvert clairsemé des Niaoulis, sc
•Uulliplient des bygropbiles surtout représentées par de hautes Cype-
racées en touradôns serrés. Nous avons déjà dit par ailleurs ce que
nous pensions de la présence anormale du Melaleuca Leucadendron
S1| r les sols dérivés des péridotites et souligné son exceptionnelle abon¬
dance à travers la « plaine » alluviale de la Tontouta. En l’occurrence,
la possibilité d’une teneur relativement forte en alumine des produits
4 argileux » du substratum peut à priori fournir une raison valable
de cette anomalie. Il est permis, en outre, de rapprocher celte foret
Photo-hygrophile d’un groupement similaire qui s’étend, dans des con¬
ations analo-ues en bordure de la Rivière Blanche, affluent de la
Va té.
Source : MNHN, Paris
1. VIKOT.
254
Composantes principales :
1 " ) Strate supérieure monospécifique (<S à t'J m. en moyenne ) :
Méph Melaleiiea Leucadendron L.
2") Strate herbacée inférieure U à 2 m.) :
Gr-Hl Joiiwillea eleguns Garni.
Gr-HI Flagetluria neo-caletlonica
Schltr.
Gr-Hl Gahnia asperti (lî. Br.)
Sprcng.
Gr-Hl Gahnia psittacorum I.abill.
Source : MNHN, Paris
IN CANAUl'li.
CINQUIÈME PARTIE.
ESSAI SUR LES ORIGINES DU PEUPLEMENT VÉGÉTAL
DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE (').
— Introduction.
— Les données générales *
Eléments faunistiques : las Placoslflns, les Araignées, les Hep-
files, les Oiseaux.
Les données s
Le Pacifique da
La Nouvelle-Calédonie et ses c
4 sur les origines des flores f
oupes floristiques : variations paléo
l’origine des éléments floristiques,
îigrations.
t végétal de I
iphiques
Au cours des précédentes parties de cette étude, :
efforcé de situer la végétation néo-calédonienne dans son cadre «
î» 1 - Successivement ont été envisagées les conditions statior "
jnrnies biologiques et les formations végétales. Enfin, l’ai
taillée d’une des ditions les plus caractéristiques —■ celle du 1
la Tontouta et du massif du Humboldt — appor . .
* ,,r l’organisation et l’évolution des principaux groupements végétaux
l’intérieur de la portion serpentineuse du tiers austral de la Grande
Terre.
Coordonnant maintenant tous ces documents, nous nous hasarde-
;'°»s à en dégager une explication plausible sur les origines de la végé-
,! >tion actuelle, nous appuyant à la fois sur des arguments faunistiques,
Source : MNHN, Paris
S'r 3
Sîl
U. VIROT.
floristiques et géologiques locaux, comparés à des données similaires
relatives à l'ensemble des terres du Pacifique sud-occidental (M.
Il convient d’insister spécialement sur les profondes difficultés
soulevées par la résolution d’un tel problème, dont la plus grande part
relève du domaine de la pure hypothèse. En particulier, nous sommes
bien loin de disposer de preuves paléonlologiqucs cohérentes et irréfu¬
tables, comme cela se produit pour d’autres régions mieux favo¬
risées {-). De nombreuses et importantes lacunes se manifestent, lais¬
sant place à des interprétations aussi variées que séduisantes. Déjà,
dès le départ, les opinions les plus divergentes opposent bien souvent
géologues et biologistes. Sans désemparer, partisans de la dérive des
continents ou des « ponts » intercontinentaux s’affrontent dans des
controverses passionnées. Au milieu de tant d’incertitudes, notre mo¬
deste contribution paraitra sans doute bien fragile au regard de la cri¬
tique. Cependant, malgré toutes ses imperfections, réalisera-t-elle une
synthèse des faits en présence, complétée par les quelques observations
personnelles effectuées sur place.
nées générales.
Du point de vue pnléontologique, les îles du Pacifique sud-occi¬
dental se caractérisent essentiellement par une exceptionnelle pauvreté
en vestiges d’animaux terrestres. l*orce demeure donc aux paléozoolo-
gistes étudiant les origines et les rapports des faunes de ces territoires,
de se contenter des faits actuels pour soutenir et préciser leurs o»i-
A l’intérieur do ce domaine, la valeur critique des différents grou¬
pes s’avère très inégale selon qu’on s’adresse à des espèces sédentaires
ou, au contraire, pourvues de moyens de transport développés. Il est
que la répartition des premières possédera une signification
, positive que celle des secondes.
; cet ordre d’idées, la Nouvelle-Calédonie recèle un ensemble
d’éléments archaïques tout à fait spéciaux, dont l’examen autorise à
tirer quelques déductions paléogéographiques fort suggestives.
-fi, 1 :
: Hôtes babil
les fentes des rochers et parmi
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'K. 4
racines superficielles îles Banians (Fiais). Cerlaines espèces peuvent
atteindre jusqu’à 15 cm. de long. ,
D’après L. Germain (1934), l’aire du genre s’étend a la .
Guinée sud-orientale, aux Salomon, aux Fidji, aux ?
à la Nouvelle-Calédonie, à l’ile Lord Howo il espèce), a l’de Norfolk
e t à l’ile Nord de la Nouvelle-Zélande (1 espèce). Mais « c’est... en Nou¬
velle-Calédonie qu’il alteint et de beaucoup son maximum de dévelop¬
pement » (une quarantaine d’espèces, y compris celles des îles voisines).
Quant à leur mode de dispersion, le même auteur Hoc. cil. p. 14/)
ludique «qu’il esl intéressant de remarquer que ces grands Gastéro¬
podes, confinés près du sol par le poids relativement considérable de
le ur coquille sont dans l'impossibilité absolue de se répandre d’îles en
r n’importe quel procédé naturel imagi-
ce fait, on en arrive tout
nt :'i concevoir, biologiquement parlant, que l’existence de
terrestres, faciles et suffisamment prolongées, explique
persion des Placostyliis, par ailleurs incapables de suppor¬
ter, même temporairement, le contact de l’eau salée. Cet argument de
valeur compte parmi les plus convaincants en faveur de I idée d une
vieille terre mélanésienne, maintenant effondrée, ayant autrefois réuni
c utre elles les îles où existent ces Mollusques. Il ne semble pas, d’autre
Part, qu’on puisse invoquer avec quelque \
•ion volontaire, à des fins alimentaires, au c.
des populations indigènes. Kn effet, l’on ne distingue pas t
les mobiles d’une telle introduction, alors que les coquillages comcsti-
b 'es, d’une récolte facile, pullulent le long de toutes les plages.
Dans la conclusion de sa note sur « les caractères et l'origine de
garnie Malacologique des îles Fidji (Océan Pacifique) », L. Germain
faisons d’une pari de la Nouvelle-Guinée aux îles Fidji, pur l’intermé¬
diaire des Salomon, d’au Ire part «le la Nouvelle-Guinée à la Nouvelle-
Galédonie cl la Nouvelle-Zélande, par les Nouvelles-Hébrides. Le détroit
de Torrès. alors exondé, réunissait le Nord de l’Australie et la Nou¬
velle-Guinée. Avec G. IIeijley, il altrilme à l’ensemble de ces terres,
correspondant à la répartition géographique des Placostyliis, le nom
Pour G. Hkpi.ky (cil. in L. Germain, 1932, p. 211 et 1934, p. 147
*<!■> (-), ces Gastéropodes, originaires de l’Amérique du Sud, auraient
emprunté l’Antarctide, puis un isthme joignant les terres australes a
la Nouvelle-Zélande pour, de là, se répandre à l’intérieur de leur aire
. L. Germain (1934), rejetant ce point de vue en s’appuyant sur
ition des Placoslylus en Nouvelle-Zélande,
Source : MNHN, Paris
estime que « (quoique> incontestablement des inunigranb
riquc du Sud,... leur migration dans la région s'est <
différente, d’ailleurs difficile à préciser <
* très reculée, peut-être même au continent de (
égion s'est opérée par une voie
’ et pouvant remonter à une
Les Araignées : Dans une importante série de publications, I-
(1924-26-33-34" -34 h -35-38 a -38 h ) s’est particulièrement atta¬
ché à l’étude des Araignées de Mélanésic et de Polynésie.
Considérant, par suite de la lenteur de leur évolution, les Arthro¬
podes terrestres comme un matériel de choix pour les spéculations
paléographiques (1926, p. 1043), il constate un endémisme insulaire
élevé et le phénomène bien connu (dans le Pacifique)
t de la faune d’Ouest en Est (1934 1 ', p. 163).
En ce qui touche la Nouvelle-Calédonie, sur un total d’environ
160 espèces, plus de 100 sont spéciales, avec seulement 9 espèces cos¬
mopolites. De plus, 45, soit à pou près le tiers, présentent des affinités
très fortes avec des espèces d’Australie. La faune arachnéenne des
Loyalty se rapproche très nettement de celle de la Grande Terre, bien
qu’avec un endémisme presque nul. L. Bi.hi.and (1934 1 ', p. 158) sou¬
ligne que « (le) peuplement des Loyallv est d’origine calédonienne, mais
a pour cause une liaison directe, déjà ancienne et non le transport
par l’homme. Le fait que le sol de ces Iles est coralligène semble s’op¬
poser à cette conception, mais en réalité il n’en est rien et tout indique
dans l’aspect actuel de ces îles notamment l'existence de dépôts
coralligènes à une assez grande hauteur au-dessus du niveau de la
mer que leur sol a subi des mouvements verticaux dans les deux
sens, rendant très possible une exondation du plateau sous-marin qui
les sépare de la Nouvelle-Calédonie, la profondeur de la mer à cel en¬
droit étant d’ailleurs assez faible » ('). Celle thèse à laquelle, pour des
raisons différentes, nous souscrivons sans réserve, mérite de retenir
tout particulièrement l’attention. Elle cadre exactement avec les sup¬
positions déduites d’une répartition floristique homologue, ainsi que
nous aurons l’occasion de l’exposer d'autre part.
Sur un plan général, la synthèse des connaissances acquises en
ns notre champ d’in-
1934p. 156) : «a) La province australo-
canaque, qui comprend : l’Australie, la Nouvelle-Calédonie, les Loyalty.
la Nouvelle-Zélande, les îles Chatham, Norfolk et Lord Howe. b) La
province papouasienne, très affine de la précédente, comprenant lu
Nouvelle-Guinée, les archipels qui l’avoisinent : les îles Salomon
■ les Nouvelles-Hébrides, e) La province polyné-
: constitué par les Samoa, les Fidji,
Tonga, les îles de la Société, les Marquises : il faut v rattacher aussi
Rapa-Nui (île de Pâques) et même les Haxvaï qui n’en sont pas essen-
e sous-province... ».
Bellement différentes, et constituent i
Source : MNHN, Paris
I. \ Vl-C.KI A'I ION CANAUl'K.
De celte disposition, L. Bkiu-am» <1934 ", 1>P- 158-159, 192 et
,!, 58\ p|». 128-129; lire quelques suppositions sur d’anciennes rela-
lions terrestres possibles. Ainsi, approxinialivemenl vers la fin de
l'Oligocène, la Nouvelle-Calédonie aurait été réunie à l’Australie orien-
lal ‘‘ par les îles Salomon et la Nouvelle-Guinée <M. de même qu’a la
Nouvelle-Zélande. En outre, les différences faunistiques importantes
;1U> se manifestent entre les Fidji, d’une part, la Nouvelle-Calédonie et
Iv. d’autre pari, portent à considérer ces dernières comme
11 .(=),
îette pour . .
relevées entre la Nouvelle-Calédonie et la
plutôt à des particularités clima-
pourrait être regardée
comme le berceau d’où proviendrait le peuplement du Pacifique, sous
forme de deux courants principaux, bien distincts : l’un en direction
dc l’Australie orientale et de la province australo-canaque, l’autre vers
la Polynésie, avec divisions secondaires atteignant les Hawaï et la
Ces Reptiles : Par leur mode d’existence c
habitats bien déterminés, e .
. s d’un degré d’ei
‘JUables individualisent la faune erpétologique néo-c
D’abord sa pauvreté générale — absence complète ou ]
P Cs entiers (-’■) ensuite la curieuse répartition locale de <
t chez les Ophidiens terrestres et les Sauriens —
? de la plupart des Géekonidés.
-> instructive note de .1. Roux (1913) :
Cette faune ne possède aucune espèce en commun avec l’Australie
e ,t la Nouvelle-Zélande. Cinq seulement se retrouvent en Mélanésie et
s la plupart des archipels polynésiens. Deux sont cosmopolites.
’ " ‘ ' ’ ; des représentants des Géekonidés et
comme très ;
effectuée ]
'temps à l’abri de toute i
un caractère d’isolemeii
.. m plupart ucs arcnipcis polynésien». <■
L'important développement des représenl
ocincidés, familles généralement considérées
milite en faveur d’une évolution « qui s’est
-te «s tttfsi'siiiHss
Source : MNHN, Paris
vmoT.
. Les Geckos néo-calédoniens s’appa-
■i et à un genre australien. Leur
réunion constitue un petit groupe naturel. Quant aux Lygosomes. plu¬
sieurs se rapprochent de formes de l’Est et du Sud-Est de l'Australie-
Répartition statistique tles espèces :
1" Espèces strictement endémi(|ues en Nouvelle-Calédonie :
f) Rhacnilaeti/tns,
2 Eiirydactylns,
ix Loyalty :
+ 1 Typhlops (T. willcyi Blgr.),
1 ou 2 Rhacodactijïus tirés douteux présence à vérifier).
' Espèces endémiques régionales (Nouvelle-Calédonie et Loyallv):
2 Ravaya,
I Lepidodactyhis.
3 Liiqosoma.
a) Communs à la Nouvelle-Calédonie et :
I G;/.
1 Hei
b) Aux Lovaitv seule
Emjqrus (type et sa «
Total : 30 espèces, dont 23 Sauriens et 2 Ophidiens ( + ),
? loyal liens.
Parmi les Ophidiens, YEnyqrus bibroni Hombr. et Jacq., de la
aille des Boïdés, se rencontre à San Cristohal (Salomon), aux Fidji,
nga, Banks et aux Loyal tv. L’aire de la sous-espèce aiistralis
ontr.), se superpose approximativement à celle du type : archipels
< Bismarck, des Salomon, des Nouvelles-Hébrides, des Samoa. Santa-
il est intéressant de noter
de l’Indochine et de
îles Santa-Cruz
Nouvelles-
Source : MNHN, Paris
LA VÉCiÉTATION ('.ANAOI'L.
Hébrides : Sanlo). Supportant bien l’eau salée
toujours dans les parages immédiats (les côtes.
D'autre part, H. I-Yuon (11141, p. 454
les dépôts
mine que de
phosphatés
En analysant I
tableau ci-dessus, l’on ne s
lé par le fait que
aux Lovallv. tandis que les Rb
' Terre (’). Il y a là,
ipparentc que réelle
s observent pratiquement pas hors de la (
a notre avis, une contradiction beaucoup
et c’est vraisemblablement dans le mode de
< I U ’Ü convient d’en rechercher partiellement un explication a
Déjà les Lygosomes, petits Lézards gracieux et agiles, pourtant
s ' répandus, font preuve d’une spécialisation écologique souvent
étroite. Certains ne s’éloignent guère des plages et des broussailles
littorales ; d’autres ne quittent pas les lieux rocailleux ou les collines
.,. Géckos géants pouvant atteindre jusqu’à 45
ir, habitent presque exclusivement les parties les plus
sombres des forêts
Malhabiles et
Probablement ces dernières circonstances qui <
•ruction par les Oiseaux prédateurs. Les foi
servant exceptionnelle
1 particularité une ex
.: Loyalty, ne pourrait-on voir dans
, ..• explication de la pénurie ou de l’absence des
«jMicminchjlus, d’autant plus logique si l’on admet la jonction ante-
r, cure de ces îles avec la Grande Terre ?
Le cas des serpents terrestres appelle quelques commentaires.
Assez abondants à travers tout le groupe des Loyalty, VEnygrus btbroni
ct «a variété mistralis (-) ont, d’après les affirmations des indigènes,
commencé à décroître à Muré peu de temps après l’introduction dans
'■'c du Corbeau néo-calédonien ( Physocorax monednloides (Lcss.)),
devenu très commun depuis ( :l ) Ces Boïdés, paresseux, aimant a se
chauffer au soleil, sont naturellement des proies toutes désignées a
' appétit des animaux carnivores ou omnivores. On peut, à priori, son¬
ger à attribuer leur disparition de la Grande Terre à l’action du Gor-
®®au. Mais c’est là une hypothèse purement gratuite qui demanderait
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
une sérieuse confirmation ('). Malgré I
cIlVl, comment se fait-il que cet Oisea
pas parvenu à peupler naturellement les Loyally, même «le nos jours,
où la largeur du bras de mer n’excède pas 100 kilomètres ? D'ailleurs,
on l’a vu, l’exemple des Ophidiens n’est pas i
riens deux Lyyosoma et un Gehyra offrent I,
Dans les légendes du folklore maréen apparaissent fréqm
des allusions à des démons ou génies dissimulés sous la forme d'un
serpent. Toutefois, de même qu’à propos des Plricoslylns, nous incli¬
nons à mettre hors de cause une introduction humaine, intentionnelle
■t parmi les S
singularité.
Pacifiqu
Los
imprime à la fau
particulier ( :i >. A l’instar de ce qui a lieu pour les ?
1res, une diminution progressive de ces éléments s’e
que l’on s’éloigne de la région indomal
nésie centrale (*).
Par ses caractères généraux, la Nouvelle-Calédonie s’intégre, sous
ce rapport, à l'ensemble mélanésien. Mais elle se signale en propre
par la pauvreté spécifique de la gent ailée et la survivance d’espèces
endémiques tout à fait spéciales, d’origine probablement très a '
Au premier plan de ces der;
jubalus Voi r, et Des M.i, sorte de « Râle »
de ses ailes. Représentant d'une famille à part, de l’ordre des Gruilor-
mes, sans affinité avec aucune autre famille connue sauf peut-être,
et encore, avec les Cauralcs (Kurypygidés) de l’A
il offre une réplique 1
néo-zélandais, comme, dans la classe des Reptiles, les l
et VHatleria pimctala.
Chez les Ralliformes, le genre spécial Triclwlimnas, ne possède
qu’une seule espèce : T. liifrosnayanits (Verr. et Des M.), «aux ailes
réduites et partant très sédentaire» (J. Bmu.ioz, 1945i-, p. 62), incli-
avec les Râles géants {(iatlirallus ) de NoU-
désappris l’u
irdre <les Gru
l’Amérique tropicale —-
nie des Aptéryx (Kiwis)
Aux Columbiformes se rattachent au moins six espèces, parmi les¬
quelles le Pigeon néo-calédonien : le populaire Notou (Plurnorhintt
Goliath (Gray)).
Source : MNHN, Paris
i VÉGÉTATION CANAOl'I-
2(53
Les Psillaeiformes comptent quatre pelils Perroquets, agrënble-
"•enl bariolés de vert, de jaune et de rouge. Deux d’entre eux, du
M'oit pe des Triohoglossidés : Triclwglossus lurmitlodns Deplnnchei
C1- r. et Des M„ et Charmosijna dindenut (Verr. et Des M.) — espèce
dogmatique et très mal connue expriment d’évidentes affinités
jnalayo-papoues. Les deux autres appartiennent aux Platycercinés.
. 8 tandis i\u'F.umjmphictis cormitiis (Ginel.) se rapproche de cer-
ains types australiens, Cijanorhampluis Saisseli (Verr. et Des M.)
s apparente au contraire à des formes néo-zélandaises.
Signalons encore le Phi/socorax moneduloides (Less.) (Corvidés)
- déjà cité à propos de la répartition des Serpents terrestres — puis
une Fauvette graminicolc, également endémique : Megnlurülus Mnriæ
Verr.). de la famille des Timaliidés, dont le mode de nourriture con-
laste étrangement avec la nature secondaire des formations herba¬
cées (i).
t‘-n dehors d’un fond franchement néo-calédonien, la faune des
r°yally, quoique moins riche notamment pa> - l’absence du Râle et
u Lagon (-) se singularise néanmoins par plusieurs différences
subspeeifiques, voire même spécifiques. Ainsi, certains Zosierops —
Petits Passereaux insectivores, connus localement sous le nom de
* Lunettes » ( :| ) habitent l’une des trois îles à l’exclusion des autres,
011 bien offrent des races plus ou moins localisées (*). Enfin, l’on
J’clève, uniquement à Ouvéa, la présence d’un Perroquet spécial, d’ail-
eurs en voie de raréfaction rapide : i’iStinymphicus uveaensis (Lay.),
rès proche parent de VE. cornnlus de la Grande Terre.
Eu':
NTS KI.ORISTIQUK!
.. Lase fondamentale de la géographie botanique, l’étude de la répar-
' , n ‘les familles, genres et espèces autorise, dans une certaine mesu-
«’ conjecturer, par induction, l’histoire du peuplement végétal d’une
cgion donnée. Seront donc successivement examinés les éléments
C( >nstilutifs, fossiles et actuels, de la flore néo-calédonienne.
nj v \ 1 Précisons toutefois que,
Han •'. C "'''"Ijliquc pas nécessaire
y graniinéenne. mais plus
pffir men ‘. s j: lvi, t( ( |Ues à la
'enipl " ' . .
(2)
Situai i
ans l'esprit des ornithologistes, le mode gra¬
nit l’existence de formations végétales il domi-
mpleinenl celle de groupements ouverts, non
igueur ce que l'on nomme des forêts photo-
s des C.ypéraeécs, par exemple, peuvent fort bien
aminées.
exactement inverse de celle des Ophidien:
s terrestres.
• personnellement l'existence de telles r
, : lieux l’apilionides tLépidoptères) très répandus : l’upilio ami/nlhnr
• fitIon. A Marc, la plus australe des îles l.oyaltv. ces deux espèces revêtent
’ livrées sensiblement moins brillantes que celles de leurs congénères rcncon-
. c “uramment sur la Grande Terre. Elles semblent même manifester un com-
, c *| >Pn t . différent. Par exemple, dans les parages de Nouméa, le ijelon se
, ® ce très rapidement et ne se pose qu’exceptionnellcment en conservant pres-
■s étalées. A Maré (butte de Rawa), le vol est beaucoup plus
ailes jointes — plus prolongées et plus fréquentes, de sorte
e très facilement capturer.
les Mat
qut ' l’insecte
Source : MI JHN, Paris
204
R. VIROT.
Eléments fossiles : De très nombreux restes de végétaux fossiles
«ml été recueillis dans l'ile canaque. Malheureusement, l’état fragmen¬
taire et très incomplet de la plupart d’entre eux n’a permis de déler-
rc
De plus, l’étroite localisation slraligraphiquc de ce matériel laisse
apparaître d’importantes lacunes. Seules, ou à peu près, les couches
permo-lriasiques, jurassiques et crétacées ont livré jusqu’à présent
des documents utilisables. L’on ne sait donc pratiquement rien de ce
que fut la flore tertiaire en Nouvelle-Calédonie, flore dont la
sance aurait permis de reconstituer beaucoup plus facilement
nologic phylogéogruphique.
Vers la fin du siècle dernier, L. Cuir: (1889) publie une m
tive à la flore fossile de quelques îles du Pacifique méridional et de
1 Indien. A propos de la Nouvelle-Calédonie, il relève la pré¬
dans les sédiments triasiques et jurassiques, iVAraiicnrioxylon
Crié (base du Mont Mou) 0 ) et de Cedroxylon tins!rôle Crié,
provenant de Saint-Louis, du Mont Mou. de l’ile Ducos, d’Ourail, de
Moindou et de Téremba. Pour la flore crétacée, il mentionne Podocnr-
pinm lenuifolinm, Poilozamites tuislro-caledonicti et Lnurophijllum
Enfin, il décrit une nouvelle espèce de Sicolia :
Crié (Sterculiacées), découverte à l’ile Ducos dans des
Mio-Pliocènc ou au Pliocène.
à charbon (-> des Portes de Fer, près de
Nouméa, IL Zi:ii.u:it (1889) indique (p. 444) que «le fait principal,
c’est l'existence parmi elles de nombreux fragments de Dicotylédones
parfaitement reconnaissables à leur nervation ; malheureusement au¬
cune d’elles n’est complète et il est impossible de les déterminer même
génériquement avec certitude, à l'exception peut-être d’une seule—
qui parai! appartenir positivement au genre C.innamomum
semblent... devoir être des feuilles iVAralin i
Elles rappellent surtout
Crétacé des Etats-Unis. "
d’autres feuilles... peuvent être rappro-
s génériques, mais surtout de
une Alnites ». En outre, con-
il rapporte d'autres empreintes aux genres
Dans une note synthétique, A. Ciimixai'min (1919) récapitule les
découvertes antérieures, auxquelles il ajoute le résultat de ses propres
recherches sur le matériel recueilli sur place par Piroutkt et conservé
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOUE. 205
au Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Paris. Au
nombre des nouvelles acquisitions figurent en premier lieu des em¬
preintes de Fougères du Permien de Moindou, considérées comme
appartenant aux genres Tu-niopteris Brongn. et Sphenopteris Brongn.
(Adiantiles ), plus quelques vestiges du même étage, qui rappellent des
feuilles de Conifères ou de Cycadaeées. Par contre, un examen appro¬
fondi des Fougères du Trias ne permet pas de les rattacher au genre
Glossopctris, comme l’avait primitivement supposé Piroutet.
Kn définitive, A. Gi illai min conclut que la flore néo-calédonien¬
ne permo-triasiquc renfermait un nombre important de Fougères et
de Conifères proches des types connus du Permien. Il souligne
* l’absence (jusqu'à preuve du contraire) des Glossopteris caractéris¬
tiques du continent Australo-Indo-Malgaehc. absence qui semblerait
indiquer une séparation avec ce continent ». Citant l’opinion de
Piroutkt (1917, p. 302), suivant laquelle «pendant tout le Permien
et tout le Trias un continent ou tout au moins une terre émergée se
trouvait sur l’emplacement maintenant occupé par la mer, sur le lit¬
toral occidental actuel», il estime que la présence de l’Araiicarioxy-
,0 n australe à la fois sur l’île canaque cl en Nouvelle-Zélande « prouve
que la terre qui était à l’Ouest de la Nouvelle-Calédonie était reliée à
lu Nouvelle-Zélande...».
La répartition topographique locale des végétaux fossiles connus,
Uniquement le long de la côte occidentale — Saint-Louis, Nouméa,
Païta, île Ducos, Ourail, Moindou, Téremha, Mara, Bouraké, île Lepré-
dour, etc... parait bien, en effet, étayer sérieusement, tout au moins
du point de vue paléobotanique, l’hypothèse avancée par Piroutet en
Partant d’arguments géologiques.
Indépendamment des présomptions paléogéographiques, les don¬
nées précédentes mettent donc surtout en relief deux faits capitaux :
l Le caractère peu individualisé de la flore permo-lriasique, ne reflé¬
tant, comme il fallait du reste s’v attendre, que l’uniformité bien con¬
nue de la végétation terrestre supérieure de cette époque. 2" La pré¬
sence de Dicotylédones dès l’Infracrétacé.
Mais, pour aussi intéressants qu’apparaissent ces enseignements,
ds s’avèrent encore par trop fragmentaires pour apporter quelque
lumière positive sur les relations qui unirent plus tard, à la (in du
Secondaire, puis durant tout le Tertiaire et le Pléistocène, la flore de
la Nouvelle-Calédonie à celles des régions avoisinantes.
Force demeure de recourir à l’interpolation pour imaginer som¬
mairement ce qu’a pu être le fond floristique canaque au cours des
Périodes en question.
Dans son important travail sur les flores fossiles, von Ettingshau-
sen arrive, en ce qui concerne l’Australie (1887% p. 83), aux conclu¬
ons suivantes :
1" Au Tertiaire, la répartition des formes végétales en Australie
était différente de ce qu’elle est à présent, de sorte que l’examen et la
Mémoires nu Muséum. Botanique, t. VIL 18
Source : MNHN, Paris
2(»r>
R. VIROT.
l’actuelle flore :
■elle époque, c
insuffisants.
3“ Les éléments floristiques représentés dans le Tertiaire :
lien contiennent pour la plupart des phylums «pii ont été trouvés de
même dans les autres flores tertiaires examinées
res examinées jusqu’ici avec f
ne peut être individualisée
4" La flore tertiaire australienne ne représente donc qu’une partie
de la flore répandue partout et constituant la base floristique (univer-
sellc ?).
5" La comparaison de celte base floristique avec les flores actuel¬
les montre que la différenciation des formes en Australie v a atteint
le plus haut degré.
(>" Malgré cela, beaucoup de relations existent en Australie entre
la flore actuelle et le stock tertiaire.
Dans le détail, 128 espèces, provenant toutes de l’Etat des New
South Wales, ont été inventoriées. La plupart furent recueillies à
Vcgetable C.reek, près d'Emmanville, 21 à Eliner et 5 à Tingha.
Conservant partiellement la disposition du tableau dressé pa r
l’auteur, relevons entre autres 0) :
Tertiaire australien
Callitris prisca .
Séquoia Australiensis .
Dammam intermedia .
Affinités avec les re\
de ta flore actuelle
robusta (Australie).
S. sempernirens (Californie).
Ai/athis australiensis (Australi
Source : MNHN, Paris
l.A VÉGÉTATION CANAOUE.
267
Cupulifères :
JJ ,,erc «* Wilkinsoni . O
Werciis Darwinii . (J
y lierai s hapaloneuron . Q
yiiercu.s Dnmpieri . Q
V lierais Rlamini/ii . ()
Parmi les espèces fossiles austral
les (| espèces tertiaires (te l'Europe
'Amérique, du Nord.
Dirais (Amer. Nord).
fonça (Japon).
Ilança (Hong Kong).
lù/rei (Hong Kong),
iennes de Quercus, 7 sont ]
et une seule d’une espèce
. I'. (Xothofagus) fnsea (Nlle.-Zél.
yuas Mnellcri . /•’. [Xothofagus) Dombeyi (Chili).
"9"s Hookeri . /•’. (Sollmfaqus) obliqua (Chili).
lf 'Uns lia,II,ami . /•’. ferrnginea I Amer. Nord).
innamomum :
irphoides.. C. zei/tanicnm.
Protéacées :
jj -*• espèces, dont 10 proches d’espèces australiennes actuelles et
espèces du Tertiaire d’Europe. Aucune espèce fossile apparentée à
Ce|,e * «le la zone tertiaire arctique.
Myrtacées :
ft espèces. Le genre fossile
‘hé d’une espèce actuelle d’
1 ertiaire d’Eu
ar Ctique.
fossile Caltistanophi/Uum compte 4 e
nellc* d’Australie (Callistemon), 3 d’espèces du
parente d’une espèce tertiaire de la zone
,, genre Encali/pliis renferme 4 espèces fossiles, dont 3 proches
espèces du Tertiaire d’Europe, 2 d’espèces du Tertiaire de l’Améri-
I"e du \ or d et 3 d’espèces actuelles d’Australie.
_ En outre, les familles cl genres suivants sont représentés au Ter-
1:1,1 (1 en Australie :
Castinrina (I sp.I, Mnnimia (1 sp.), Heih/caria (I sp.), Olea (1 sp.),
H sp.i, Mi/rsine (1 sp.). .4 pnci/nophi/Uuni (3 sp.), Snpotaciies
f »P.>, Arnlia (4 sp.), I.oranthns (I sp.). Saxifragacées : Calicoma
* S P-), Ceralopetalum (2 sp.), Malpighiacées (2 sp.), Acérinées : Acer
S P-), Sapindacées : Sapimins et Cupanites (2 sp.), Célastrinées :
e <astrtis (3 sp.), Elieodendron (1 sp.>, lier (l sp.), Pomaderris (1 sp.),
f 0r °nia (2 sp.), Papilionacées : Dolichiles (1 sp.), Dalbergiospermnm
1 S P >, Cæsalpinioïdées (4 sp.), dont Cassia (2 sp.).
Source : MNHN, Paris
n. VI ROT.
2(i8
Passant ensuite en revue la flore fossile néo-zélandaise (Crétacé
et Tertiaire), le même auteur mentionne que (I887 1 ', p. 145) :
1° Il existe en Nouvelle-Zélande un rapport évident entre la flore
tertiaire et la flore actuelle.
2° La flore tertiaire de la Nouvelle-Zélande comprend des élé¬
ments d’une flore différente (de la flore actuelle ?).
3" La flore tertiaire de la Nouvelle-Zélande constitue seulement
une partie de la flore universelle, dont l’ensemble de la flore actuelle
descend.
4° La flore actuelle de la Nouvelle-Zélande comprend seulement
une partie de la flore tertiaire, alors que l’autre s’est éteinte.
Les restes contenus dans le Crétacé permettent déjà des rappro¬
chements avec des espèces vivantes. Citons :
Crétacé néo-zélandais :
Fougères :
Blechnum priscum .
fi spidium cretaceo-zeelandicnm
Dicksonia pterioides .
Gleichenia obscura .
Gymnospermes :
8 espèces, dont :
Dammara Mantelli .
Podocarpium dacrijdioidcs ...
Graminées :
2 espèces, dont :
Bambusites australis.
Casuarinacées :
Casuarinites cretaccus.
Cupulifères :
3 Querens.
2 Fagus.
Protéacées :
Knightiohyllum primævum.
Drijandroides pakawauica.
De plus, parmi d'autres genres, détachons les suivants : Ulmophÿ'
Ion (Ulmacées — 2 sp.), Ficus (1 sp.i, Cinnamomum (1 sp.i, Sapindo-
phgUum (1 sp.), Dalbergiospermum (2 sp.).
Ces relations, encores vagues, s’affirment sensiblement au Ter¬
tiaire, où l’on rencontre spécialement, sur 52 espèces déterminées :
Affinités avec les représentants
de la flore actuelle :
II. occidentale (Amér. trop.).
.1. Xoniv-Zeelandiie.
I). Smithii (Philippines : Luzon).
G. flabellata (Australie).
Agalbis ausiralis (Nelle-Zélande).
Podocarpus dacnjdioides (Nlle-Zél.)-
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOUE.
209
Tertiaire néo-zélandais :
Gymnospermes :
10 espèces, dont :
Taxodium distichum eocenicum.
Séquoia Novæ-Zeelandiæ .
Araucaria Haastii .
Araucaria Danai .
üanimara Oiueni .
Vammara uninervis .
Podocarpus Parkeri .
Podocarpns Hochstetleri .
Pacnjdium præ-cupressinum . ■
Casuarinacées :
1 espèce :
Qusuarina dcleta.
Bétulacées :
1 espèce :
Alnus Nome-Zcelandiæ .
Cupulifères :
8 espèces dont :
4 Quercus, entre autres :
Qucrcus Parkeri .
Qu crens dcleta .
Qucrcus celastrifolia .
et 3 Fa<ins :
Pugus ulmifolia .
l'ugus Ninnisiana .
P'igus I.endenfeldi .
Ulmacées :
Vlmus Hectori.
Santalacées :
Suntalum sub-acheronticum ..
Acérinécs :
Acer sub-lrilobum .
Myrtacées :
1 seule espèce :
Eucalyptus dubia .
L’on compte également les
Ecdycaria (1 sp.), Cinnamomum
a ppurcnté au /). formosa actuel
Affinités avec les représentants
de la flore actuelle :
T. distichum (Amer. Nord)
.S. semperuirens (Amer. Nord)
A. chilensis (Chili) A. imbricata ?
A. excelsa (île Norfolk)
Agathis australis (Nelle-Zélande)
.1. ouata (Nelle-Calédonie)
P. Tolara (Nelle-Zélande)
P. tenuifolia = P. Vieillardii (Nelle-
Calédonie)
I). cupressinum (Nelle-Zélande)
A. glutinosa (Europe)
Q. macranthera
Q. corrugata
Q. aquation = Q. nigra (Amér. Nord)
/•'. procera
F. ferruginea (Amér. Nord)
F. Moorei
S. sp. (Australie)
.1. rnbrum (Amér. Nord)
F. sp. (Australie)
genres Myrica (3 sp.), Ficus (1 sp.),
M sp.), Dryandra (D. comptoniæfolia,
> Apocynophyllum (2 sp.), Diospyros
Source : MNHN, Paris
270
(1 sp.), Aralia il sp.\ LoranUms 11 sp.), Sapindus fl sp.i, Ehvodendron
(E. rigidnm, pioche de VE. cnrtipcnilnlnin de Nouvelle-Calédonie),
Dalbergia fl spJ, Gassin <1 sp.>.
Sur Java, nous disposons, entre autres, du mémoire île I. Crié
11888) sur les végétaux fossiles pliocènes, recueillis par l’ingénieur
Delprat. lors du percement du tunnel dans le Gocnocng Kendang
(Preanger Regenlschappen).
Il est intéressant de noter que les conclusions de ce paléohotaniste
concordent, dans l'ensemble, avec celles émises par von ETTiNr.sHAi’SEU
à propos de l’Australie el de la Nouvelle-Zélande.
Se reportant aux travaux de II. Gokppkrt (') sur les formes végé¬
tales qui peuplaient les localités de Tandjung cl de Pesawahan au
Miocène, il écrit f|>. 3) : « Le Irait prédominant de cette flore, c’est
l’importance relative de plusieurs familles telles que les Cupulifères,
les Laurinées, les Pipéracées, les Ai Incul pées, les Magnoliacées, l? s
Rliamnées. les Célastrinées, dont les espèces reproduisent surtout lu
physionomie el les caractères de certains types similaires que l’on
observe particulièrement de nos jours dans la végétation des îles de la
Sonde. Il est instructif de signaler ici les formes miocènes de Java
que des liens directs ou des analogies rattachent aux espèces corres-
niocènes de l’Europe... »
l'n peu plus loin fp. 4, il ajoute : « Quelques-unes des plantes
que je vais décrire sont séparées des espèces actuelles correspondantes
par des nuances très faibles que de nouvelles recherches contribueront
peut-être à rendre presque insaisissables ».
Puis encore fp. 4) : « Les vestiges clairsemés de (îlumacées. Pal¬
miers, Laurinées, Diptéroearpées, Rliamnées, Artocarpées, Sapotacées,
Rubiacées dans les terrains «lu Goenoang Kendang, paraissent dénoter
une association végétale comparable avec celle que l’on observe de nos
jours, à Java, dans la région montagneuse inférieure où dominent
surtout les Figuiers avec les Sapotacées, les Apocynacées, les Rubia¬
cées, certaines Laurinées, etc... ».
Tablkai' comparatif pi:s espèces ni: Java décrites par L. Crié (p. 2D-
Espèces pliocènes Espèces vivantes Patrie
de Bnitenzorg : analogues : de ces espèces ■
(îlumacées :
Poacites cgperoides Crié . . Cgperus sp . Java
Poacites arundinacea Crié. Amphidonax. Arando sp Java, îles Mo-
luques
Pie Tertiiirfloin :
Source : MI JHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOL'E.
Palmiers :
Pnlmacitcs flabellnla Crié. Rhapis, Chamærops sp. . Archipel In¬
dien, Chine,
Japon
Artocarpées :
Artocarpidium Martinialiim
Crié . Ficus Icncantoma Poir.. Java
La urinées :
A ctinodaphnc Martiniuna
Crié. Aclinodaphne proccru Bl. Java, îles Mo-
luques
Dipterocarpées :
Phyllites diplerocarpoidcs. Dipterocarpus Baudii K.. Sumatra
Rhaninées :
Rhamnus ventiUujoides
Crié..
Sapotacées :
Sapotacilcs Delprnli Cri»
Ruhiacées :
Naucleoxylon speclabile
Crié. Nauclea, Uncaria sp . Malaisie
Ventiltigo maderasputnim
Gaertn.
Java, Ceylan,
îles Molu-
ques
P menu Inlifolin Brueh..
Archipel
dien
En résumé et si l’on doit accepter comme définitivement établies
les déterminations des espèces et des genres cités, l’analyse succincte
A une fraction des dores de quelques-uns des principaux territoires du
Pacifique sud-occidental et de la Malaisie démontre :
I") L’homogénéité «le la végétation couvrant, au Tertiaire, toute
cette région, et ses rapports indéniables avec la végétation contempo¬
raine (') de la plus grande partie du globe.
2") Que la composition globale des flores comprenait déjà, tout
au moins à l’échelon générique, de nombreux éléments très proches
Aes éléments actuels, sinon leurs ancêtres directs.
3 ) Que, sur le plan régional, par suite de causes encore fort
obscures, l’aire de certains genres se réduisit ultérieurement — ainsi
■es Chênes, de nos jours absents (ou paraissant l’être) d’Australie et
Ae Nouvelle-Zélande — alors que des groupes entiers s’éteignaient
0) Terme utilisé ici dans son acception littérale.
Source : MNHN, Paris
272
, tels les Ulmus et Betnla, à présent
nisphère boréal.
4") Qu’cn raison de la proximité géographique,
possèdent sur l’ile
Eléments actuels : Au sein des ditions géologiquement bien explo¬
rées, la comparaison des flores fossiles contribue puissamment à retra¬
cer les grandes phases du peuplement végétal de ces territoires. Par¬
fois même, dans les meilleures conditions, l’on parvient à établir sans
trop de « trous » la chronologie phytogéographique jusqu’aux époques
précédant immédiatement les grandes glaciations quaternaires.
La situation se présente tout différemment dans les pays dits
« neufs », où les données paléobotaniques se réduisent bien souvent,
comme nous l’avons précédemment constaté, à un nombre relative¬
ment restreint de documents extraits de rares gisements épars.
Afin de pallier partiellement celle carence, il ne subsiste d’autre
moyen que l’interprétation judicieuse des flores actuelles. Nous défini¬
rons donc d’abord les particularités de la flore néo-calédonienne puis,
situant celle-ci dans son cadre général, nous envisagerons ses rapports
avec celles des principales terres avoisinantes.
La flore r
publiée récemment, A. Giu.i.aumin (1948) collige les conn.
acquises ju
auxquelles il conviendrait d’adjoindre les Cryp
probablement plus de 30(1 — dont l’étude et la classification définitives
restent encore entièrement à réaliser.
Aux chiffres précédents, il faudrait également ajouter, pour être
plus complet, les nouvelles espèces assez nombreuses décrites
depuis cette date, sans compter les découvertes ultérieures éventuelles.
Même en négligeant ces dernières, et pour cause, l’on peut estimer
sans trop d’erreur que d’ores cl déjà le total des espèces connues atteint
les alentours de 3.500. Nous voici donc en présence d’une flore excep¬
tionnellement riche eu égard à la superficie relativement restreinte de
l’île canaque.
ra=" n;sri
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
D’après la flore de 1948, la position respective des familles les
"lieux représentées s’établit comme suit (*) :
Orchidacées . 227
«Ubiacées .... 211
Myrtacées . 201
Sclérocarpées. 74
. . Sarcocarpécs . 127
•egumincuses. 100
Aiphorbiaeées. 155
‘PMynacée.. 115
' jr atninées . 112
Araliacées .
Cunoniaeées
Cypéraeées
Sapotacées .
Sapindaeées
Composées .
Protéacées
Moraeées . .
Méliacées ..
107
77
71
08
58
56
51
33
Cependant, aussi instructives qu’apparaissent ces statistiques,
e "visagées sous le rapport des nombres absolus, il importe de se sou-
yenir qu’elles englobent à la fois les espèces indigènes et les espèces
introduites. Leur intérêt se trouve en conséquence considérablement
""inné lorsqu’on s’attache plus parlieuîièrement à l’étude de la flore
spontanée de régions où les terrains déboisés, soit par le défrichement,
s°it par la succession des feux de brousse, occupent des surfaces eten-
"es. En Nouvelle-Calédonies, depuis un demi-siècle, les tentatives
"amélioration agricole, de même que l’extension des relations mari-
"les et aériennes principalement à l’occasion de l’activité mili-
mre intense inhérente au dernier conflit mondial ont multiplié les
nonces d’importation, intentionnelle ou non, des alloclitones pnntro-
P'cales. Ainsi, la famille des Graminées, qui comptait 78 espèces réper-
{ j 0r, ^‘es en 1921, s’est accrue de .34 nouveaux représentants en l’espace
Il résulte clairement de ce qui précède qu’une sélection doit inter-
^ e "ir afin de discriminer les éléments phvtogéographiques les plus
alitement significatifs. En l’occurrence, on admet généralement que,
s ? ,ls "" climat tropical, les arbres el arbustes constituent, en prin-
^'Pc, le vieux fond autochtone, tandis que les plantes herbacées, sur-
j, "t les Graminées, Composées, Papilionacées, etc.., marquent souvent
a Pport extérieur plus ou moins récent.
Examinons les caractéristiques fondamentales de la flore canaque.
°"s retiendrons tout d’abord :
1") Une proportion d’espèces ligneuses supérieure à 80 p. 100.
2°) Un endémisme spécifique déliassant 80 p. 100.
Dès 1921, A. ( Iuillai min, signalant cette pénurie relative de végé-
*iUx herbacés (21,1 p. 100), indiquait que le pourcentage en était de.
p r . 0) Ces données ont déjà subi notamment pour les Conifères, qui atteignent
•ion Cn ! <m e. n t au moins 35 espèces — et subiront forcément encore bien des varia-
' l ' détail. Une base de comparaison suffisamment stable s’imposant de toute
] ç lp . ni ' 1 ‘. nous nous sommes arrêté à l'ouvrage général le plus récent. De ce fait.
utn statistiques dressées ici n’ollrent qu’une valeur toute temporaire, simplement
an lc .J ,ou r fixer les idées. Rappelons d’ailleurs à ce sujet, qu’il y a quelque trente
San t J t’n.i.A umin, 1921), la totalité de la flore pbanérogamique inventoriée ne dépas-
t Pas 2.311 espèces.
Source : MNHN, Paris
271
U. V1ROT.
35 |». 100 au Queensland, 27 |>. 100 à Java. 24 p. 100 dans le West Aus-
tralia el aux Hawaï. Du point de vue systématique, il relevait déjà la
présence de 136 familles, renfermanl 577 genres sporadiques, 99 endé¬
miques cl SI introduits. La réunion des genres lolalisail 2.311 espèces,
don ! 1.648 endémiques, contre 140 introduites P).
D’après la même étude, l'endémisme générique par famille se
répartissait ainsi ( 2 ) :
Source : MNHN, Paris
I.A VKGlVl'ATION CAXAOUK.
275
Passons maintenant en revue les genres comportant 10 espèces
ou plus C ) ;
Podocarpacces :
1 odocarpus .
Pandanacces :
P'indanus
Freycinetiii .
Palmiers :
«o sselinin
Orchidacics :
dendrobium
Phreati,,
P"lbophi/Ùtim .. . .
Aciimthtis .
'diperanlhns .
Liparis .
Casiiarinacées :
'■"■'Marina .
Moraeées :
riens .
Pipéracées :
1 e peromia .
Protéacèes :
'•caaprea
Grevillea .
wriorarpns (2) ...
Maanoliaeées :
Hiibbia
Monimiacées :
'ledtfcaria .
J-atiracées :
'■ilsca
^ r !ll>lncari/a .
Pitlosporacées :
l 'ttospormn .
Cunoniaeécs :
oeisso/s .
‘ipirieanthemiim ..
'■""onia .
'«"chéria .
Cor//,, .
12
17
IG
10
14
12
10
11
11
12
41
12
11
13
17
12
17
12
10
29
10
10
16
26
11
Méliacécs :
nysoxylnm .
Kupliorbiacées :
Phyllanlhns .
Euphorbia .
Macaratiga .
Micacées :
Phellinc .
Sapimlacées :
Ctipaniopsis .
Elæooarpacées :
Elæocarpm .
Dilléniacées :
Uibbertia .
Guttifères :
Garcinia .
Ilnmaliacées :
tlomalium .
Mvrtacées :
Xanihoslemon . -.
Melrosideros ....
Myrlus .
Syzygium .
C.artjophylhts
Araliacées :
Myodocarpns . . . .
Tieqhcmopanax . .
Scbefflera .
Dyzggotheea .
Kpaeridacées :
I.eucopogon .
Mvrsinacées :
Hapanea .
Tapeinosperma
Sapotaeces :
Planchonella .
Chrysophyllum . . .
Ehénacées :
■•einimineiises :
Artftrorlianthus (Pap.) . 19
'■"“"ia (Cæsalp.) . 10
"'bizzia (Mimos.). 11
Hutacées :
Melicopc . 11
Maba .
Svmplocacées :
Symplocos .
Oléacées :
Jasminnm .
26
58
12
10
10
17
29
26
11
20
35
10
23
30
27
14
12
23
21
13
14
36
10
16
12
(1) Base : flore 1948, sauf pour les Conifères, revus postérieurement par
T. Bvchiioi.% (1949).
■ - “ s minimum pour les espèces de c-
1 possible de donner qu’un chiffre
remaniement
Source : MNHN, Paris
VIROT.
L'interprétation de .celle liste laisse nppsii'iiitre un
frappant entre tes traits saillants de IVnsemt)!
genres les mieux représentés. L’on retrouve j
niers, excepté pour quelques familles surtout les Convolvulacées —
le même degré élevé d’endémisme ou la prédominance quasi absolue
de la forme phanérophytique, voire, le plus souvent, ces deux carac¬
tères réunis, alors que les genres soit introduits soit cosmopolites
s’individualisent ordinairement par leur pauvreté en espèces et leur
texture peu ou pas ligneuse.
Mais, quoique moins richement dotés, plusieurs genres apportent
aussi, du seul fait de leur présence, des arguments phvtogéographiques
non négligeables. Au premier rang figure le groupe des Conifères, qui
occupe tant de place dans la physionomie du pavsage végétal néo-
calédonien. Aux 12 Padoearpux déjà indiqués, s’additionnent 5 Dacrg-
dium. 2 Acmapi/Ie. 3 Af/alhis. H Araucaria. 2 Callilris. :î Libocedrus,
plus les deux genres monotvpes A usi rota.ru. s et Ncocallilropsis. Soit au
total 35 espèces, toutes endémiques. Cette extraordinaire abondance
marque une concentration géographique rarement dépassée. Rien qu’en
ce qui concerne les Araucaria, la Nouvelle-Calédonie vient actuellement
en tête, en tant que centre de plus forte densité connu.
Chez les Graminées, la tribu des Bambusées Cl renferme le petit
genre spécial Greslania avec ses trois espèces qui, par leur biologie très
particulière, s’opposent complètement au reste îles représentants de la
famille, d’indigénat douteux ou franchement allochtones.
L’on complétera utilement ce tableau par quelques autres eenres
hautement significatifs par leur portée |.
5 sp.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOUE.
277
Terminons enfin par quelques considérations relatives à la notion
espèce spontanée et d’espèce introduite.
Sur le ,,l,m philosophique, l'on ne peut manquer d'éire frappé par
évidente relativité du concept de spontanéité. Nous ignorons d’abord
tou, > ou à peu près, du lieu de naissance de la majorité des lignées
Phylogéniques et des vicissitudes qui présidèrent aux migrations des
Plantes.
n la plus répit
acalif de spontané s’applique à un végétal croissant de mémoire
'•homme dans des conditions qui paraissent à priori naturelles. En
* autres termes, l’on admet que l’espèce considérée s’est toujours re¬
produite d’elle-mème, sans autre concours que celui de facteurs favo¬
rables tels que le vent ( 5 ) et un biotope convenable.
Les botanistes se bornent fréquemment à cette interprétation
quelque peu sommaire, négligeant ainsi le rôle capital que les ani-
JUaux et les hommes préhistoriques ont pu jouer, par le passé, dans
( ' Cs facteurs :
; espèces. En tout état de (
iliques ne se manifeste
■ qu’à la faveur d’exemples récents, plus ou i
—urombles.
Mais, à défaut de certitudes, demeure-t-il poui
« imaginer que le transport par les animaux de <
grande distance n’a pu intervenir depuis des temps très i
Perdons pas de vue que. l’apparition des principaux organismes vec¬
teurs - en l’occurrence les Oiseaux et les Mammifères — remonte à la
,ln du Secondaire. Rien ne s’oppose à ce que, dès cette époque, des
Végétaux aient bénéficié de ce mode de propagation, soit par épizoocho-
r *‘‘. soit par endozooehorie. Celle séduisante hypothèse permettrait
s ;>ns doute d’apporter une explication plausible à la répartition capri-
Source : MNHN, Paris
278
R. VIROT.
• discrimination entre espèce s t
introduite, telle qu’on l'envisage haliiluellemcnl, repose avant tout sur
une conception beaucoup plus pratique que rationnelle. Bien qu’ayant
cru, par souci de clarté, devoir nous confonner à cet usage, nous esti¬
mons que la désignation d'espèce introduite devrait strictement se
limiter aux seuls végétaux importés volontairement par l’Homme dans
un but défini. Et même, en vérité, d’un point de vue encore plus géné¬
ral, cette dernière conjoncture n’enlre-l-elle pas dans le cadre de dévo¬
lution naturelle cl universelle ?
Im Nouvelle-Calédonie, partie intéqranle du complexe « Pacifique
sud-occidental » : Sur l’échiquier insulaire qui couvre toute la /«ne
comprise entre la Nouvelle-Zélande, l’Australie orientale, la Nouvelle-
Guinée et la multitude «les archipels polynésiens, la flore canaque
s’impose déjà par elle-même en tant qu’entité de premier ordre.
Essayons maintenant, à l’aide des travaux des pbytogéograpbes
de dégager les relations qui l’unissent avec celles des terres environ-
I abordées les affinités
chorologie des groupes systématiques les plus signifient
numériques, |
‘nificatifs, ge.
; la
Affinités numériques : Il est regrettable de ne disposer à ce sujet
que de trop rares documents. Encore datent-ils presque tous d’un
certain nombre d'années et demanderaient une sérieuse révision. Nous
les utiliserons cependant faute de mieux. Seuls sont consignés ici les
chiffres afférents aux espèces, la répartition des genres faisant d’autre
part l’objet d’une analyse détaillée.
D’après A. Gi ii.i.acmix (1921“. 1934'-), parmi les 668 Phanéro¬
games sporadiques présentes en Nouvelle-Calédonie, le plus urand
nombre se retrouvent d’abord au Queensland (29f>), en Malaisie (2261
et en Nouvelle-Guinée (199). Ensuite les relations s’estompent à peu
près régulièrement à mesure qu’on se déplace vers l’Est. Il n’y a plus
que 182 espèces communes aux Fidji, 140 aux Samoa, 129 aux M»"
riannes, 128 aux îles de la Société, 120 aux Tonga, 116 aux Nouvelles-
Hébrides et aux Bismarck. Au Sud, malgré sa relative proximité
géographique, la Nouvelle-Zélande s’isole par des rapports étrangement
éloignés : 51 espèces seulement.
Source : MNHN, Paris
i.a vftoS tation canaouk.
Mais, dans un mémoire consacré à la flore des Nouvelles-Hébrides,
.? In ® ,nc auteur (1934 1 ') reclilie partiellement les précédentes statis-
'qiies. Kn particulier, les espèces communes à la Nouvelle-Calédonie
P [ aux Nouvelles-Hébrides passent de IIS à 239 (1(12 entre les Loyalty
0 les Nouvelles-Hébridesi. Ce fait suffirait à lui seul à appeler les plus
cx presses réserves sur la valeur de telles spéculations. Il est vrai,
comme le fait d’ailleurs remarquer A. Guillaumin lui-même, que le
groupe des Nouvelles-Hébrides figure parmi les contrées botanique-
nient les plus mal prospectées.
Cn demi-siècle auparavant, E. Fournier (1874), inventoriant les
, relevait déjà les affinités suivantes H) :
s en Nouvelle-Calédonie. 259
endémiques (Lifou et Ile des Pins comprises) . 8fi
Communes à la Nouvelle-Calédonie et :
a la Polynésie, en général. 114
~~ a la Malaisie, en général . 73
" aux Nouvelles-Hébrides. 64
~~ à la Nouvelle-Hollande, Nouvelle-Zélande, Tasmanie, île Auck¬
land, ele. 58
— aux Viti . 52
" aux Samoa . 41
à l’Inde et à Ceylan . 40
" à la Polynésie et à la Malaisie (ubiquisles exceptées) . 35
~~ a la Méianésie supérieure . 14
~~~ à Formose et au Japon . 12
~~ à la Micronésie . 10
~~ aux Sandwich . 9
" à l’An
I-a répartition des Fougères sporadiques, on le voit, s
approximativement à celle des Phanérogames, sauf pour la Polynésie
avec I;i<|ue11 e les relations semblent plus étroites. Mais ce dernier dé-
n’olîre qu’une portée réduite, puisque E. Foi
, M. S. Jovet-Ast (1944)
, en 1934 aux Nouvelles-Hébrides par E. Aubert de la Rüe,
. . distribution de quelques Hépatiques en Malaisie et en
Océanie. Le peu de matériel examiné n’autorise guère des comparai¬
sons étendues, mais il permet en revanche de préciser les aires des
espèces considérées. En gros, ces recherches aboutissent à un résultat
• à celui obtenu de son côté par A. Guillaumin : affinités
Prépondérantes de la flore muscinale néo-hébridaise (et aussi néo-calé-
malnise — quoique moins
Source : MNHN, Paris
avec celle du
Queensland beaucoup plus vagues et
les des îles de la Polynésie centrale et <
Voici quelques chiffres données par I. Théiuot (' ) sur 50 Mousses
de même provenance : 26 appartiennent à la flore de la Nouvelle-
Calédonie, 15 sont connues aux Samoa et quelques autres aux îles
Viti.
Le lecteur pourrail s'étonner de ce que si peu d'attention soit ré¬
servé à la description des affinités spécifiques intrinsèques. Ceci amène
quelques commentaires sur la valeur phytogéographique réelle de telles
irons d’ailleurs l’occasion de nous étendre plus lon-
ijel par la suite.
ms beaucoup d'esprits, la présence simultanée d’un même végé-
s des régions différentes évoque nécessairement l’idée d’une dis-
i naturelle. Les tableaux synthétiques établis d’après celle mé¬
thode paraissent certes édifiants : caractères positifs et négatifs s’ali-
On objectera à ce procédé plusieurs critiques majeures. En p re ‘
mier lieu, dans le lot des plantes sporadiques prennent presque tou¬
jours place, sur un pied d’égalité, des espèces indubitablement spon¬
tanées, des espèces notoirement introduites par l’Homme et celles, dites
naturalisées, d’origine plus obscure. Cardons-nous, bien sûr, de nier
à la bâte l’intérêt de tous ces éléments, ne fût-ce que du point de vue
ethnographique. Pourtant, pris on bine, ils ne fournissent, du fait de
leur hétérogénéité, que des indications paléogéographiques très secon¬
daires, voire douteuses ou contradictoires. Dans l’expertise d’une flore
ou d’une végétation et regardées sous l’angle qui nous occupe, les
listes globales dressées de la sorte n’expriment tout au plus qu'une
situation actuelle, permanente seulement en apparence ; elles s’avèrent
en conséquence absolument dénuées de toute signification dynamique.
Passons aux caractères négatifs. Au stade présent de nos connais¬
sances sur les flores tropicales, l’absence, dans un territoire donné,
d’une espèce observée dans une ou plusieurs des régions (ou des îles)
voisines, ne signifie nullement qu’elle n’y existe pas (contrée mal
■), ni qu’elle n’y ait jamais existé (extinction locale). Des pros-
* ultérieures permettront peut-être de la retrouver, soit à l'étal
vivant, soit sous forme de fossile (->. E. I). Miutnu.i. (1946) insiste, à
juste titre, sur cette utilisation erronée de la statistique qui pousse
bien des fois les phytogéographes à tirer prématurément des conclu¬
sions tcndanl à faire coïncider le centre d’origine présumé d’une espèce
(ou d’un genre) avec le lieu géographique où elle a été récoltée pour la
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
281
Première fois. La poursuite «les investigations peut amener par !a suite,
et quelquefois «les dizaines d'années plus tard, la découverte de la
"lêint* espèce dans une localité fort éloignée de la localité princcps,
Puis dans d’autres et ainsi de suite. Alors, en fin de compte, les déduc¬
tions tirées de l'aire rectifiée de cette espèce s’opposent souvent du
tout au tout au jugement primitif. L'on conçoit donc le danger des géné¬
ralisations anticipées. A cet égard, la plus grande circonspection s’im¬
pose, sous peine de verser, presque inévitablement, dans l’erreur la
plus absolue.
En outre et ceci vaut tout particulièrement pour les îles du Pa¬
cifique - il ne faut pas oublier que, sous l’influence de l’isolement
'insularité, barrières montagneuses, etc...», de conditions écologiques
spéciales - principalement nature chimique du substratum et alti-
•nde - ou simplement du potentiel évolutif propre à chaque espèce,
les végétaux se transforment. Cette vérité première échappe souvent.
Ainsi, la disparition des ancêtres d’un phylum, autrefois communs à
Plusieurs îles, ne laisse subsister que les derniers représentants des
ri| nieaux les plus jeunes, d’où variations spécifiques d’île en île. Plus
l’évolution est rapide, plus s’accentuent les différences. Par exemple, les
travaux de J. Anfexus (1939-47-51) sur les Composées-Cynarocéphalcs
d’Europe tendraient à démontrer que plusieurs groupes du genre Cen-
‘nuren seraient en train de se pulvériser littéralement sous nos yeux.
t‘ar contre, d’autres «'spèces font preuve d’une stabilité remarquable et
Se sont transmises jusqu’à nous avec la même morphologie depuis des
,e i»ps très reculés. Le Lierre, pour ne citer que cette liane familière,
eroissail déjà en France à l’Eocène (Caufentikii, 1937, in P. Jovf.t,
1949). En conséquence, endémisme et sporadisme ne doivent pas faire
1 objet d’une appréciation globale et chaque cas exige une interpré¬
tation appropriée.
Chorologie : Pans la difficile recherche de l’origine des espèces,
tous les documents phytogéographiques sont loin, avons-nous dit, de
Présenter une égale valeur. Les uns possèdent peu d’importance, les
autres bien davantage. Avant d’entreprendre l’examen des plus signi¬
ficatifs et «le tirer les conclusions qui s’en dégagent, jetons un rapide
c °up d’œil sur l’agencement statique de la flore océanienne prise dans
s °n ensemble.
S’appuyant sur les affinités floristiques qui existent entre les
diverses entités insulaires et continentales A. Guillaumin ( 1921 11 -1934 11 )
définit dans le Pacifique sud-occidental les grandes divisions suivantes :
1") La région australienne, comprenant la presque totalité de
•'Australie, moins la c« A >le Nord et celle du Queensland. Un petit do¬
mine tasmanien.
Abondance des Myrtacées, en particulier des représentants du
8 e nrc Eucalyptus, des Acacia à phyllodcs, Proléacées, Composées,
toÊMoiniis du Muséum. — Botanique, 1 Vit. 19
Source : MNHN, Paris
. Méliacées, lin
■ Présence do nombreux Conifères (si
, Epacriducées, Myricacéos el Pal'
rincées, Myrtacées. Euphorbiacées,
Sapindacées et Casuarinacécs. Réduction «les Légumi-
, Cvpéracées el Graminées indigènes. Pénurie (VAca-
cia. de Xeroles et de Myoporacées. Al)sence d'Eucalyptus, Xaidhor-
rhœa, Kingia, Lobéliacées autochtones, Stylidiacées, Restionacées el
Ccntrolépidacées. I
Affinités intimes avi
lise, incluant : a ) un domaine tropical ■'
ile Nord, îles Kermadec et peut-être les îles Chatbnm ; b) un domaine
tempéré : île Sud, île Stewart, îles lîountv : O un domaine antarctique :
îles Auckland, Campbell el Macquarrie.
Absence de Casuarinacécs, Eucalyptus. Acacia, Xanthorrhœa,
Kingia, Xeroles. Réduction des Myrtacées, Légumineuses et Protéacées.
Abondance des Graminées, Cvpéracées, Composées el Fougères indi¬
gènes. Extrême développement de plusieurs genres, aux représentants
pour la plupart orophilos ou tempérés, entre autres : Ranunculns (41
espèces), Senecio (35 espèces), Genliana fl 7 espèces) et surtout Vero-
nica fl03 espèces). Endémisme : 72,7 %.
4 ) La région polynésienne, englobant toutes les îles situées à
l’Est des Nouvelles-Hébrides. A. Guim.aumin a cru «
_• groupe tics Hawaï, qu’il rattache à la région i
Caractères hétérogènes tenant à la nature des archipels t|
de l’Est, avec accentuation inverse
<uro qu’on se déplace en <1
des affinités américaines. I
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOUE.
283
peinent relatif des Euphorbiacées, Légumineuses, Gésnéracées et Orchi-
dacées. L’on trouve encore quelques Conifères jusqu’aux Fidji et même
an delà (1 Podocarpus aux îles Tonga (')). Les îles de la Société comp¬
tent quelques Vacciniacées, 2 genres spéciaux de Lobéliacées et 2
especes endémiques d’Epacridacées.
5°) La région malayo-pacifigue (dans un sens plus restreint que
ce lui attribué par A. Guillaumin (1921» ).
— Domaine papou : Nouvelle-Guinée, îles de l’Amirauté, Salomon,
archipel des Bismarck, côte Nord de l’Australie.
Forte proportion de Légumineuses, Bubiacées, Euphorbiacées,
Urticacées. Nombreuses Fougères, Orehidacécs, Zingibéracées. La
Nouvelle-Guinée se signale en propre par la présence de Vaccinium,
Rhododendron cl de quelques Quercus. Absence d’Acacia, Restionncées
e l Slylidiacées ; pauvreté en Eucalyptus, Goodéniacées, Epacridacées
et Protéacées.
— Domaine malais occidental : Réunit les îles Nicobar, le tiers
austral de la péninsule malaise, Sumatra, Java, Bornéo, Palawan.
S’individualise par la possession de Teclona. Pins et Diptcrocarpacées.
— Domaine malais oriental : Se superpose à peu près à la Walla-
c. e a, délimitée par les lignes de Huxley et de Lvdckker, sauf les Phi¬
lippines : Célèbes, îles de Gilolo, Céram, Booro (Bourou), Floris, Timor,
Suniba, Sumbawa, Bali. Caractères intermédiaires entre ceux des deux
précédents dom aines.
— Domaine philippin (pour mémoire).
Comme le constate A. Guillaumin (1934»), ces divisions ne con¬
cordent guère avec celles adoptées par la plupart des zoologistes qui
distinguent (L. Germain, 1923) ( 2 ) :
1”) La région orientale : Très vaste : Inde en totalité, Indochine,
Chine méridionale, Formose, îles Philippines, péninsule malaise. Su-
ms »tra, Java, Bornéo.
2“) La région indomalaise (ou ctsiatico-malaise ) : Correspond
grosso modo à la Wallacea, moins les Philippines.
3°) La région australienne : Australie, Tasmanie, Nouvelle-Gui-
n ée, archipel des Bismarck, îles Salomon.
4") La région polynésienne : Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébri-
d <*, Nouvelle-Zélande, Polynésie.
î> 0 ) La région hawaïenne : Groupe des Hawaï.
, (') Egalement présent dans la partie orientale du Queensland, mais paraissant
ab sent des îles intermédiaires. ... , .
(-) R. KttiioN écrit (1941. p. lfil sq.) à propos des régions zoologiqucs que «ce
*°nt là des subdivisions purement artificielles que l’on ne devrait pas traduire sur
“es cartes afin d’éviter le tracé de limites qui n’existent pas». En ce qui louche
es unités phvlogéographiques, il ne saurait échapper que leur caractère for-
'cment schématique et actuel ne possède qu’une importance secondaire lorsqu on
““visage ('histoire du peuplement végétal. Nous ne les avons d’ailleurs énumérées
Cl <!U’à titre d’élément très général.
Source : MNHN, Paris
S-5 -
284
k. vinor.
La validité do toutes cos unités a déjà fait couler beaucoup d’encre
soulevé maintes polémiques (cf. .1. F. Liihoy, 1ÎI51). En particulier,
ducllemcnt, soit par petits groupes biologiques ou
Les données suivantes font étal de la répartition géographique des
genres et espèces les plus représentatifs (-).
( :1 ) :
Magnoliacées :
D ri nu/s ( Rabbin ) : Environ 50 espèces. Mexique, Amérique aus¬
trale,'Nouvelle-Zélande (île), Nouvelle-Calédonie (12e), Nouvelle-
Guinée et IJornéo.
australienne, à l’excep¬
tion du genre Pii ... I''"» distribue.
Pitlospornm : Environ 100 espèces. Zones tropicales et subtropi¬
cales d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. Australie (de 10 à 20, presque
toutes spéciales), Nclle-Zélande (2:ie>, Nelle-Calédonie (20ei, Nelles-
Hébridcs (4-3e). Fidji < - fi-5e). Tonga. îles de la Société (1 ). Hawaï
10 ).
P. ferrugineum Ail : Péninsule malaise, Philippines et îles
proches, Australie.
Source : MNHN, Paris
l.A VfiOÊTATION CANAOt'E.
285
P- rhylitloctirpum A. Gray, non Brongn. et Gris : Nellcs-Hébri-
des, Fidji.
P. arbnrescens Rioli : Fidji, Tonga.
Violacées :
MelictjUis : Petit genre limité à 4 espèces, présentes en Nelle-
Zélande (4-3e), dont l’une se retrouve à File Norfolk, aux Fidji et
aux Tonga.
Hymenantheru : Une douzaine d’espèces. Australie, Tasmanie, île
Norfolk, Nelle-Zélande (5e).
Elaeocarpacées :
Klivocarpus : Environ 2(50 espèces d’après A. Lf.mée (1929-51),
beaucoup moins (près de 70) pour T. F. Cheeseman (1925), des
légions chaudes de l’ancien monde et d’Océanie : Madagascar,
Mascareignes, Inde tropicale, archipel malais (une trentaine),
Australie ( 4e), Nelle-Zélande (2e), Nelle-Calédonie (29-28e),
Nellcs-Hébrides (4-3e), Fidji (^6-5e), Tonga, Hawaï (^ le).
E. persiavfolius Brongn. et Gris : Nellc-Calédonie, Nelles-
Hébrides.
E. cassinniifes A. Gray : Fidji, Tonga.
Arislatrlia : 9 ou 10 espèces d’Australie (4e), des Nelles-Hébrides
(le), de Nelle-Zélande (Ile) et de l’Amérique du Sud (2e).
Malpighiacées :
Acridocnrpus : .'S.'l espèces. Afrique : Sénégambie, Nigéria, Came¬
roun, Katanga. Somalis, Socolora, Afrique australe (27), Mada¬
gascar (4, dont 3e, 1 se retrouvant à la Réunion), Arabie et Inde
antérieure (1), Nellc-Calédonie (le).
Trislellatcia : 22 espèces. Afrique (région orientale, du Mozambi¬
que à la côte des Somalis), Madagascar (19, dont 18e, I se retrou¬
vant à la Réunion), Mascareignes, Indochine méridionale, Malai¬
sie, Mélanésic et Micronésie (de Java à Formose et aux Palaos,
du Sium aux Fidji), Australie.
T. (mslralashv A. Rich. : Asie tropicale, Formose, Nelle-Gui-
née, Australie, Nellc-Calédonie, Nelles-Hébrides.
Ryssopteris : Une dizaine d’espèces. Archipel malais, Philippines,
Nelle-Guinéc, Bismarck, Australie. Nellc-Calédonie, Nelles-Hébri¬
des.
R. timorensis Blume: Malaisie, Timor, Nelle-Guinée, Bismarck,
Australie, Nellc-Calédonie, Nelles-Hébrides (Efale, Erroman-
go, Anatom, Vanna Lava), Banks.
R. discolor Gandogcr : Nelle-Calédonic, Nelles-Hébrides (San-
to).
Eutacées :
Xieria : Une vingtaine d’espèces, toutes australiennes, à l’excep¬
tion d’une seule, endémique en Nouvelle-Calédonie.
Source : MI JHN, Paris
28fi
». V1R0T.
P lu-bu lin ni : 35 espèces, loulcs australiennes, sauf 1 (c) en Nelle-
Zélande.
Bornnia : Près de 70 espères en Australie, I (e) en Nellc-Calédonie.
Kriosteman : Environ 30 espèces d’Australie, I (e) en Melle-Calé¬
donie.
Halfordin : 4 espèces, de Melle-Guinée, d’Australie (- - 2) et de
Nellc-Calédonie fl).
11. Kentlack Guillaumin : Nellc-Calédonie, Nelles-Hébrides
(Anatom, Erromango).
Zrtnlhnxyhim : Genre largement disj)ersé à travers les régions
tropicales cl subtropicales du monde entier.
Z. Blackbnrnia Benlh. : Australie, île Lord Howe, île Norfolk,
Melle-Calédonie.
Melicopc : Environ .»() espèces, de l'Asie tropicale au Pacifique
sud-oecidenlal. Australie ( -3e), Melle-Zélande (2e), Melle-Calé¬
donie (lie).
Geijcra : Petit genre de 7 espèces, limité à l’Australie et à la Melle-
Calédonie (3-2e).
G. snlicifolin Schott. : Australie orientale (Queensland, New
South Wales), Nellc-Calédonie.
Acronychia : 17 espèces do l’Asie tropicale et des îles du Sud-
Ouest du Pacifique. Australie r -2-le), île Norfolk fie), Nelle-Calé-
donie (1).
A. hvvis Forsl. : Australie (Queensland, New South Wales).
Nellc-Calédonie.
Baverella : Genre monotype (/?. aaslraliana Bor/.i), propre à la
Melle-Calédonie et à l’Australie orientale (Queensland, New South
Wales).
Micrometnm : ( .) espèces distribuées des Indes anglaises à l’Aus¬
tralie et aux îles d’Océanie. Australie (^ 3, dont 2 se retrouvent
à Pénang et aux Philippines).
1/. pnbesccns Blume : Australie (North Australia, Queen¬
sland). Nelle-Guinée, Bismarck, Malaisie, Nellc-Calédonie,
Nelles-Héhrides, Fidji, Tonga, Samoa, etc...
Afnrraya : Environ !) espèces, dispersées de l’Asie tropicale à
Formose, à l’Australie el au Pacifique sud-occidental.
.1/. crciwlala Oliver : Australie (Queensland), Philippines,
Malaisie, Nellc-Calédonie, Molles-Hébrides.
Légumineuses :
Slorcldelhi : 3 espèces de Melle-Calédonie (3-2e) el des Fidji (D-
S. vitiensis Scem. : Nelle-Calédonie, Fidji.
Acacia : Environ 600 espèces, de la plupart des contrées chaudes.
En Océanie (Australie exceptée), ne se rencontrent que des espè¬
ces (i phvllodes (Phyllodmées), caractéristiques du type austra-
Source : MNHN, Paris
I.A VftüÉTATION CA N AO IL.
287
lion. Australie ('*293, dont 271 do la section des Phyllodinées et
21 seulement de la section des Bipinnatées (')), Indes néerlandai¬
ses ( -20), Bismarck (li, Nelle-Calédonic (2), Nelles-Hébrides (2),
Kidj' (3-2e), Tonga <1>, Samoa (1), Hawaï (3e).
.1. spirorbis Labill. : Xelle-Calédonie, Loyally, Nelles-Hébri-
des (Anatom, Aniwa, Erromango, Santo).
A. simplicifolia (I.. f.) Druce : Nelle-Calédonic, Loyalty, Xelles-
Hébrides, Fidji, Tonga, Samoa.
Albizzia : Environ 75 espèces, des régions tropicales de l’ancien
monde et d’Océanie. Australie (^ 5-4e), Indes néerlandaises (^25),
Nelle-Calédonic, (11-1Oc).
A. procera Benlh. : Australie (Xorth Australia) et Insulinde.
Serinnlbes : Une demi-douzaine d’espèces, de la presqu’île malaise
et des îles d’Océanie. Indes néerlandaises (1 ?, S. grandiflora
Benth., de l’Asie tropicale), Xelle-Calédonie (3-2c), Nelles-Hébri-
des (2), Fidji (21, Samoa (1 ), Tonga (1 ?). Tahiti (1).
S. cahjcina Benth. : Xelle-Calédonie, Nelles-Hébrides, Fidji,
Samoa, Tonga ?, Tahiti.
X. vitiensis A. Gray : Xelles-Hébrides (Anatom), Fidji.
Rosacées :
Acirnn : Plus de 100 espèces, de l’Amérique du Nord et du Sud
et de l’Océanie, rares ailleurs. Australie (^ 3-le, Tasmanie), Nelle-
Zélnnde (9-7e), Hawaï (le), Californie (le), Mexique (le), Pérou,
Chili, Terre île Feu, Afrique du Sud (1 ', îles subantarctiques (3
ou 4), île Tristan da Cunha.
A. sanguisorbw Vahl. : Australie (New South Wales, Victo¬
ria, Tasmanie, South Australia), Nelle-Zélande, Nelle-Amster-
dam, Tristan da Cunha.
A. adscendens Vahl. : Nelle-Zélande (localisé à l’îlc Macqua-
rie), Patagonie, Terre de Feu, îles Falkland, Kerguelen et
Crozct, South Georgia.
A. ovina A. Cunn. : Australie (Queensland, New South Wales,
Victoria, Tasmanie, South Australia, West Australia). Pro¬
bablement aussi en Amérique du Sud tempérée.
Chrysobalanées :
Licania : 05-70 espèces, du Mexique, de l’Amérique tropicale et
de la Nelle-Calédonic (4e).
Saxifragacées :
Argophgllnm : Petit genre localisé il l’Australie (—le) et à la
Nclle-Calédonie (10e). '
0) L’A. Farnesiana WilliL. largement introduit dans les régions tropicales,
'' s * exclu de ces chiffres comme des suivants.
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
288
Quinlinia : Environ 15 espèces, dispersées des Philippines à l’Aus¬
tralie ( -2 ou .'le, New South Wales), la Xelle-Calédonic (fie) et la
Nelle-Zélande (2e).
Pohjosma : Environ 50 espèces, de l’Asie tropicale aux Philip¬
pines, Australie ( - le, New South Wales), Nelle-Calédonic (5e).
Cunoniacées :
Crissais : Une douzaine d’espèces. Australie ( - le). Ne Ile-Calédo¬
nie (10e), Nellcs-Héhrides (2e), l-'idji (le).
Spira'anihcmum : Une vin-daine d’espèces, de la Nelle-Guinée,
Australie, Nelle-Calédonie (9ei, Nelles-ïlébrides (2e) et Fidji (2e).
Weinmannia : Environ 125 espèces, d’Amérique chaude ou tem¬
pérée, des îles du Pacifique, de Malaisie el de l’Océan Indien
(Madagascar el île Maurice (ln, Indes néerlandaises (s=5). Aus¬
tralie (--le). Nelle-Calédonie (4e), Nellcs-Héhrides (4e), Fidji (4e).
Nelle-Zélande (2e).
Cunonia : Une vingtaine d’espèces, de Nelle-Calédonie (17e) et
d’Afrique australe ( - le).
Ackamn : 3 espèces. Nelle-Zélande île, île Nord), Australie orien¬
tale (le), Nelle-Guinée (le).
Myrtacées : Alors que les Myrlncées-sclérocnrpécs (Leptospermoïdées
et Chamélanciécs) possèdent leur centre «le densité en Australie, les
Myrlacées-sarcocarpées sonl au contraire largement répandues à l’in¬
térieur de la plupart des régions chaudes.
Metrosideros : Une quarantaine d’espèces. Afrique australe (D,
Australie (^2-le, North Auslralia), Nelle-Calédonie (Ile), Nclles-
Hébrides (1 >. Fidji ( - I ), îles «le la Société (1, Tahiti, Ganihier),
Manjuises (1), Hawaï (3-2c), Nelle-Zélande (11-10e), Indes néer¬
landaises (^3).
M. oillnsa Smith : Ile Lord Howe, Nelle-Zélande (îles Kernia-
dec), Nclles-Hébrides (Amhrvm, Anatoin, Tanna, Erromango),
Fidji, îles de la Société, Marquises, Haxvaï.
I.cplospcrmunx : Environ 30 espèces. Australie ( ^ 20-18e), Nelle-
Zélande (3-2c), Malaisie el Mélanésie, de Malacca à la Ncllc-Gui-
née (2).
/,. senparium Forst. : Nelle-Zélande, Australie (Queensland,
New South Wales, Victoria, Tasmanie, South Auslralia).
L. flrwescens Sm. : Archipel malais, Australie (Queensland,
New South Wales, Victoria, Tasmanie).
Birckea : Une centaine d’espèces des régions chaudes de l’Asie
et de l’Océanie. Australie ( - 42-41 «*), Indes néerlandaises (—1),
Nelle-Calédonie (5-4e).
B. virpalti Andr. : Australie (North Auslralia, Queensland,
New South Wales, Victoria), Nelle-Calédonie.
B. frnlrscrns I,. : Malacca, Bornéo, Sumatra, Philippines,
Nelle-Guinée et Chine méridionale.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
le 41) espèces, dispersées des Philippines à
i Australia, Queensland) et à la Nelle-Calc-
nl exceptionnel (35e).
Ic-Calédonie (8e) et Philip-
!.. : Commun à Malacca, dans l’Archipel
en Australie, Nelle-Guinée et Nelle-Calédonie.
; Une quinzaine d’espèces, de l’Australie méridionale
ale (s- 10e, Queensland, New South Wales, Victoria,
South Atislralia
Xanfhostcmon : Près c
l’Australie (=~ 2e, Norlh .
donie, où le genre acquiert un développement
Mooren. err. Moorin ( CAoezia) : Nellc-Caléd(
pincs (le).
Eucalyptus : Plus de 300 espèces décrites, presque loules origi¬
naires d’Australie (v compris la Tasmanie). Très rares hors de ce
continent. Nelle-Guinée (3). Bismarck (1), Timor (2e), de Céram
à Célèbes (1).
Tristania : Près de 40 espèces, réparties de l’Asie tropicale aux
Indes néerlandaises, à l’Australie (^ 8e) et à la Nelle-Calédonie
(6e).
T)cem
tropie
Nelle-Calédonie (1). Nelles-IIéhrides (
Tonga (1), îles de la Société (1),
1). nitiensis (Gacrfn.) Guillaumin : Nelles-Hc
Fidji et Wallis.
/>. frurticosum Forsl. : Nelle-Calédonie, Fidji, Tonga, îles de
la Société (Tahiti).
, d’Asie et d’Océanie
e quinzaine), Australie GM),
; (2-1e), Fidji (2). Wallis (1),
. îles du Pacifique
s (5 à 8), Australie (3, peut-être
Myrlus : 00 à 110 c
s’étendant au Mexique et ;
d’Océanie ; 1 des régions circuit
6c), Nelle-Calédonie (23e), Nellc-Zélande (4e).
Enyenia (') : Près de 1.500 espèces, de la plupart des régions tro¬
picales et subtropicales, mais surtout abondantes en Amérique et
en Asie. Archipel malais et Indes néerlandaises (près de 150),
Australie C> 15, presque toutes endémiques), Nelle-Calédonie (80,
‘inîwlZÎro‘ sv sufmat0]uc.' le'
ssr-'SKWwîr 1
Source : MNHN, Paris
en majorité spéciales) Ci, Nelles-Hébrides (9-ôe), Fidji (une quin¬
zaine), îles de la Société (4), Hawaï (3-le), Nelle-Zélande (le).
Araliacées :
Xolhopttntu■ : Environ 35 espèces, d’Asie orientale cl d’Océanie.
Melle-Zélande (10e), Nelle-Calédonie (le).
Mcrijla : Une vingtaine d’espèces, des iles du Pacifique. Nelle-Cale-
donie (10e), Nelles-Hébrides (le), île Norfolk (2e), Nelle-Zélande
le, île Nord), Tonga et Samoa (1 ou 2), Uarolonga (11, Tahiti (2
ou 3).
Thiee/eniopatHix : Environ 30 espèces, de Madagascar cl réparties
de la presqu'île indochinoise à l’Australie et aux iles du Pacifique
sud-occidental. Nellc-Calédonie (23c), Nelles-Hébrides (I), Fidji.
Wallis.
T. frnclicosus (L.) H. Vig. : Nelles-Hébrides (Sanlo, Elate.
Anatom, Tanna), Bismarck et Salomon, Nelle-Guinée, Philip -
pines, Fidji, Wallis.
Scheffiera : Environ 380 espèces, d'Afrique, d’Asie el d’Océanie
tropicales. Nelle-Calédonie (21e), Nelle-Zélande (le).
Pseudopanax : 8 ou 9 espèces, de Nelle-Zélande (fie) et de Pata¬
gonie (2 ou 3e).
Slrobilopanax : Petit genre limité à la Nelle-Calédonie (2e) et au*
Nelles-Hébrides (le).
Rubiacées :
Gardénia : Près de 170 espèces, des régions tropicales de l’ancien
monde el de l’Océanie. Indes néerlandaises (une vingtaine), Aus¬
tralie (— 10e, toutes du Norlh Australia, sauf une qui existe à la
fois au Queensland et aux New South Wales), Nelle-Calédonie
(fie), Nelles-Hébrides (.'» ou 7, mal connues, dont une peut-être
identique au G. Aubriji Vieill. de Nelle-Calédonie), Fidji, Wallis
et Tonga (1), îles de la Société (I ou 2), Hawaï (2e).
G. Tahitrnsis DC. : Fidji, Wallis et Tonga, iles de la Société
(Tahiti, etc...), Marquises.
Randia : Environ 350 espèces des régions tropicales. Indes néer¬
landaises (une vingtaine), Australie (^ 3e), Nelle-Calédonie (9c).
Lindenia : 2 espèces. L’une (/,. rinularix Benth.) du Mexique et d c
l’Amérique centrale, l’autre (/.. ni lie nsi s Secm.) des Fidji et de l a
Nelle-Calédonie.
Rikkia : Une vingtaine d’espèces, des Indes néerlandaises cl
d’Océanie. Moluqucs < I i, Nelle-Guinée ( -2>, Rawak (I, île Wai-
giou), Mariannes (1 ), Salomon (1 ), Nelle-Calédonie (12-1 le), Nellcs-
Hébrides (1 ), Tonga (1 ), îles de la Société (11.
B. Forsleriana Brongn. : Archipel malais, Moluques, Nelle-
Guinée, Salomon, iles de la Société.
(i) Non compris les représentions des petits genres annexes Calgenrecle-»
Cupheanthns.
Source : MHHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOUK.
291
B. Pancheri Guillaumin : Nelle-Calédonic et Loyalty, Nelles-
IIébridcs (Santo).
(■oprnsmn : Une .soixantaine d’espèces, presque uniquement loca¬
lisées dans l'hémisphère austral. Formose (le), Nelle-Guinée, Bor¬
néo, Australie (' • 4e), Nclle-Zélande (4.1 ou 44e), Fidji, Rarotonga
(1 1, îles de la Société, Ilawaï (9c), Juan Fernandez (le).
A ertera : Knviron 10 espèces, très dispersées. Archipel malais,
Formose, Philippines, Australie (^2-le?), Nouvelle-Zélande (5-
2e), Tahiti (1), Hawaï, Amérique (Mexique, région andine et zone
suhantarclique), île Tristan da Cunha.
X. (lvpressa Banks et Sol. : Australie (Victoria, Tasmanie),
Nelle-Zélande, Tahiti, Amérique du Sud andine et subantarc¬
tique, Tristan da Cunha.
X. Ciinnint/hamii Hook, f. : Nelle-Zélande, Philippines.
V. schilosa Hook. f. : Nelle-Zélande. Espèce très proche du
X. replans F. Muell. d’Australie, sinon identique.
Plrclrnniti : Genre important, répandu à travers l’Afrique et l’Asie
tropicales, l’Australie et les îles du Pacifique. Australie, Nelle-
Calédonie (2-1 ci, Nelles-Héhrides (I ), Fidji fl), Tonga (1), îles
de la Société (1), Hawaï (1).
P. odorata F. Muell. : Ncllc-Calédonie et Loyalty, Nelles-Héhri¬
des (Tanna, Anatom, Efate), Fidji, Tonga, îles de la Société
(Tahiti, Gambier), Marquises, Hawaï.
('•(x'iospermnm : Une douzaine d'espèces, dispersées de la Malaisie
à l’Australie el à l'Océanie occidentale. Indes néerlandaises (^2),
Australie O* 2e), Nelle-Calédonîe (5c).
Xnnclea : Une quarantaine d’espèces habitant les régions tropi¬
cales d’Asie el d'Afrique. Une ou deux espèces s’étendant jusqu’en
Océanie. Nelles-IIéhrides (1), Tahiti (1).
Vncaria : Environ 0.» espèces, des régions tropicales, surtout d’Asie
et d’Océanie. Nelle-Guinée, Bismarck, Nelles-Hébridcs (le).
Dolicholohium : II) espèces, «les îles Philippines, «le Nelle-Guinée,
des Nelles-Héhrides (le) et des Fidji.
Badusa : Une espèce i B. corymbifern A. Gray), des îles du Paci¬
fique. Nelles-Héhrides et Tonga.
Mussivnda : Environ 150 espèces, «les régions tropicales d’Afrique
et d’Asie (Indes néerlandaises, au moins 12), quelques-unes s’avan¬
çant jusqu’aux îles d’Océanie.
,1/. cylindrncnrpn Burck. : Nelle-Guinée et Bismarck, Nelle-
Galédonie, Nelles-Héhrides (Erromango).
.1/, frnndnstt Sccm. : Carolines, Bismarck, Philippines ?,
Nelles-Héhrides (Annt«>m), îles de la Société.
('■idi/cosin : fi ou 7 espèces, des Nelles-Héhrides (1 ou 2) el des
Fidji (6).
C. Milnei A. Gray : Nelles-Héhrides (Erromango, Tanna, Ana¬
tom. Santo, Epi, Ambrym, Pentecôte), Fidji.
Source : MNHN, Paris
II. VIROT.
Composées-Hélichrysées :
Helkhnjmm : Plus ,Io 350 Mjtfcfs. cl™ régions chaudes cl tem-
< hémisphères, s;mf d'Amérique, s
en Australie et en
11
lassinitt : Une vingtaine d’i
A fri
«traie.
d’espèces, d’Australie (
Zélande (5e) et d’Afrique australe (1 ou 2e).
t h ri.via : 25 espèces, d’Australie ( - 5e) et d’Afrique ;
Hetipterum : Environ 65 espèces, d’Australie (=s- 30c) et d’Afri
Donntia : Petit genre «
commune à la Nclle-Zélande et à la Tasm
en Amérique suhantarclique (Terre de Feu).
Phifllnchnc : 4 espèces : I en Amérique s...,,
de Feu). 5 spéciales à la Nellc-Zélande, mais I
précédente.
Forstcra : 4 espèces : I localisée dans les montagnes de Tasma¬
nie, les Irois autres endémiques en Nclle-Zélande.
Goodéniacées : Famille possédant son cenlre de densité en Australie.
Scn-vob, : De 80 à 10(1 espèces, surtout abondantes en Australie,
dans l’Archipel malais el les îles du Pacifique sud-occidental.
Une espèce, largement répandue le long des rivages de la plupart
«les régions tropicales. Archipel malais ( - 0), Australie (^ 50.
Œel '
, Nelle-Calédonie (10-7e). Nelles-Hébridcs (4-le), Fidji
(5-2-le), Samoa, Tonga, îles de la Société, etc... (1 >, Hawaï (8-7c).
I-abill. : Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Ana-
Krause : Nelle-Calédonie, Nelles-IIébri-
S. f ni te sc en s (Mill.l Krause : Espèce halophile littorale. Afri¬
que tropicale, Inde, Chine méridionale, Malaisie, Nelle-Guinée,
Bismarck el îles de l’Amirauté, Salomon, Australie, (Queen¬
sland. Nortb Auslralia), Nelle-Calédonie et Loyalty, Nelles-
Hébrides, Fidji, Tonga, Santa-Cruz, Samoa, Cook, îles de la
Société (Tahiti, Touanmlou. etc...), Marquises, Union, Ellice,
Gilbert, Marshall, Carolines, Mariannes, Hawaï. Amérique
en Australie
•identale, l’autre (S. rmUcans Cav.ï, présente à la fois en Aus-
üe méridionale (Victoria, Tasmanie, South Auslralia), en Nelle-
' et au Chili.
Source : MNHN, Paris
VÉGÉTATION CANAOUE.
293
Lobéliacées :
Isotoma : Environ 8 especes, d'Australie (0 ou 7, toutes endémi¬
ques, sauT I ), de Nelle-Zélande (1) et d’Amérique centrale (1, An¬
tilles).
/. fluvialilis F. Mucll. : Australie (New South Wales, Victoria,
Tasmanie), Nelle-Zélande.
I. longiflora CI-.» Presl. : Originaire de l’Amérique tropicale
cl naturalisé çà et là dans l’Archipel malais et diverses îles
du Pacifique (Nelle-Calédonie, Hawaï).
Pratia : 20-25 espèces. Asie tropicale sud-orientale et montagnes
de l'Himalava, archipel malais (3 ou 4), Australie (^ 6e), Nelle-
Zélande (4e), Amérique du Sud tempérée.
Sclcrolheca : Petit genre spécial à quelques îles de la Polynésie
centrale. Tahiti (2e), îles Cook (le), Rapa (le), Marquises (le).
Lobclia : Plus de 200 espèces des régions chaudes et tempérées,
surtout abondantes en Amérique du Nord, Afrique australe et Aus¬
tralie. Indes néerlandaises (une dizaine), Australie (—20, toutes
endémiques sauf une), Nelles-Hébrides (1), Nelle-Zélande (3-2e),
Hawaï (^ 5e).
L. (inceps I,. f. : Espèce littorale, s’étendant de l’Afrique aus¬
trale à l’Australie, la Nelle-Zélande et l’Amérique du Sud
tempérée.
Coonpanulacées :
Wahlenbergin : Environ 180 espèces d’après A. Lkmée (1929-51),
bien moins (85) pour T. F. Cheeskman (1925), spécialement nom¬
breuses en Afrique du Sud, mais assez communes dans les autres
parties de l’hémisphère austral. Rares sous les tropiques et dans
l'hémisphère Nord. Australie (2 ou 3), Nelle-Calédonie et Lovalty
( 1), Nelle-Zélande (8, 5 ou 6e).
W. gracilis A.DC. : Archipel malais, Australie, Nelle-Zélande,
Nelle-Calédonie et Loyalty.
W. vincivfolia Decaisnc : Australie, Nelle-Zélande.
IV. saxicola A.DC. : Australie (Tasmanie), Nelle-Zélande ?
^Qcciniacées :
Agapeles : Une soixantaine d’espèces, «l’Asie et d’Océanie. Indes
néerlandaises (—3), Fidji (1).
Vaccinium : Près de 300 espèces, principalement de l’hémisphère
Nord et des zones montagneuses de nombreuses régions tropicales.
Indes néerlandaises (une vingtaine), Nelle-Calédonie (1), Nelles-
Hébrides (1), Samoa (le), Rarotonga (1), Tahiti et Marquises (le),
Hawaï (2 ou 3).
V. reliculatnm Smith : Rarotonga et Hawaï.
V. Mac Gillivragi Seem. : Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides
(Anatom, Tanna, Erromango).
Source : MNHN, Paris
294
R. VIROT.
Ericacées :
Gaultheria : Genre de plus de 1(10 espèces, princip;ilcmenl répan¬
dues^ dans les régions montagneuses de l’Amérique de l'Orégon
au Cap Ilorn el vers l’Kst jusqu’au Brésil en Asie (de l’Hima-
laya au Japon) el Océanie. Malaisie ( .'i), Philippines, Nelle-Gui-
née, Australie (3-2e, localisées au Victoria el en Tasmanie), Nellc-
Zélande (6-5e), îles suhanLarcliques.
G. anh poil a Forsl. : Espèce orophile. Tasmanie el Nclle-
Zélande.
Diph/cositi ; Environ 55 espèces, réparlies de l'IIimalaya à l’archi¬
pel malais, aux Philippines et à la Nelle-Guinée. Indes néerlandai¬
ses (— 1 0 ).
Rhododendron : Plus de 1.0(1(1 espèces, des régions tempérées et
subtropicales (surtout montagneuses) de l’hémisphère Nord (Eu¬
rope, Amérique. Asie) el des Indes néerlandaises. Pour ces der¬
niers territoires, ,1. Bokiii.aok (1890) indique une trentaine d’espè¬
ces, principalement abondantes à Sumatra, .lava et Bornéo, plus
rares en Nelle-Guinée (seulement 4>.
(.Icilira (') : Près de 55 espèces, des régions chaudes du globe :
Amérique du Nord et du Sud, Madère, Jupon, Indes néerlandai¬
ses. Au moins une dans l'archipel malais, existant à la fois à
Java, Célèbes et Lomhok.
Pernetli/a : 25 espèces, toutes américaines (dispersées du Mexique
(i la Patagonie, surtout dans les régions andines), sauf une en Tas¬
manie et une autre en Nelle-Zélande, très proche de la précédente-
Epacridacées : Famille surtout australienne, s’étendant seulement, hors
de ce continenl, à l’archipel malais, l’Indochine, la Nelle-Zélando et
aux îles de la Polynésie et de la Mélanésio. avec un genre monotype
( Lebetanthus ) en Patagonie.
I.encopogon : Près de 140 espèces. Presqu’île indochinoise, Malai¬
sie (— 5), Australie ( -120-110e), Nelle-Zélando (3-le), Nelle-Calé-
donie (13-12e), Nelles-Hébrides (1), Fidji (1 >.
!.. cijmbuliv Labill. : Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Ana-
tom, Erromango), Fidji.
L. Fraseri A. Cunn. : Australie (New South Wales, Victoria,
Tasmanie). Nelle-Zélande.
!.. Richei B. Br. : Australie (presque tout le territoire), Nelle-
Zélande.
Cyathodes : 15 à 20 espèces, d’Australie et de quelques îles
d’Océanie. Australie (^ 8-7e), Nelle-Zélande (5-4e), îles de la
Société (3-2e), Marquises, Hawaï ( - 2-le).
C. acerosa R. Br. : Australie (Victoria, Tasmanie) et Nelle-
Zélande.
C. Temeiameiac Chain. : Hawaï, îles de la Société, Marquises,
(i) Certains auteurs élèvent ec genre au rang de famille : les Clètlirarées.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
295
Fcntacbondm : Petit genre de 4 ou 5 espèces orophiles, limitées
:illx montagnes de l’Australie méridionale (4-3e, Victoria, Tasma
nie) et à la Nelle-Zélande (1).
P. pumiln H. Br. : Australie (Victoria, Tasmanie) et Nclle-
Zélande.
Fpacris : Une quarantaine d’espèces, toutes confinées en Austra¬
lie (y compris la Tasmanie), saux deux existant en Ncllc-Zélande
et peut-être une en Nelle-Calédonie.
F. pnuciflora A. Rich. : Nelle-Zélande, Nelle-Calédonie ?
Archeria : 5 espèces, de Tasmanie (île) et de Nelle-Zélande (2e).
Draeophyllnm : Environ Î17 espèces, d’Australie (10e), de Nelle-
Calédonie (7e) et de Nelle-Zélande (20e).
Ebenacées :
Mabn : Près de 100 espèces des régions chaudes.
Al. bu.vifolia Pers. : De l’Afrique tropicale à l’Asie orientale.
Malaisie, Nelle-Ciuinée, Nord de l’Australie, Nelle-Calédonie
el Loyalty, Nelles-Héhrides (Erromango, Anatom), Carolines
et Tonga.
.)/. fasciculosu F. Muoll. Australie orientale (Queensland),
Nelle-Calédonie.
Oléacées :
Olca Près de 00 espèces des régions méditerranéennes, d’Afri¬
que, d’Asie et d'Océanie tropicales, jusqu’à la Nelle-Zélande. Indes
néerlandaises ( - îl), Australie ( - 1, Queensland, New South Wa¬
les), Nelle-Calédonie et Loyalty (1), île Norfolk (1), Nelle-Zélande
(4-3e), Fidji (1).
O. aprlala Valh. : île Norfolk, Nelle-Zélande (île Nord).
Jasminum : Environ 200 espèces, des régions chaudes. Indes néer¬
landaises (une quarantaine, surtout abondantes à Sumatra, Java
et Bornéo), Australie O'- 7-4e), Nelle-Calédonie et Loyalty (14. une
dizaine endémiques), Nelles-IIéhridcs (2), île Norfolk (1), Fidji
(3-le), Tonga (2), Samoa (2), îles Cook et de la Société (1).
./. simplicifolium Forsl. : Australie (North Australia, Queen¬
sland, New South Wales), Norfolk, Nelle-Calédonie et Loyalty,
Nelles-Héhrides (Anatom, Erromango), Fidji, Samoa, Tonga.
./. didymum Forsl. : Australie (North Australia, Queensland),
Nelle-Ciuinée, Nelle-Calédonie el Loyalty, Nelles-Héhrides
(Efate, Erromango), Fidji, Tonga, Samoa, îles Cook et de la
Société.
Osmanthus : Environ 25 espèces, d’Asie méridionale el orientale,
d’Océanie et d’Amérique du Nord. Nelle-Calédonie (fie).
Notelca : Genre limité à l’Australie orientale et méridionale (s± fie,
Queensland, New South Wales, Victoria, Tasmanie) et à la Nelle-
Calédonie (2 à 4e). Souvent compris à l’intérieur du précédent.
Source : MI JHN, Paris
Liguslrum : Régions tempérées cl tropicales-monlagncuscs d’Asie,
I d’Océanie oecidenUile. Nelle-Guinée. Australie (> le.
I, Nelles-IIébrides (le. Analom).
Metodinus : Près de 4
îles de l’Océanie. Indes néerlandaises I
Ȏo), Australie < - 2el, Norfolk
(8-7e), Nelles-Héhrides (le). Fidji (1).
.1/. scandons Forsl. : Nelle-Calédonic, Fidji.
Carruthersia : 4 espèces, des Phi
Peut-être une aux Nelles-Héhrides.
AUjxia
des Fidji (le)-
AU/xia : l)e 80 à 90 espèces. F ne à Madagascar, les autres d'Asie
tropicale et d'Océanie. Malaisie et Papouasie ( 12. depuis Malacca
usqu’à la Nelle-Guinée), Australie ( Oc). Nelle-Calédonic (27c),
2e). Fidji (2), Tonga (1), îles de la
Fidji. Tonga.
-Hébrides
Santo), Fidj'
depuis Malacca jusqu’en Nelle-Guinée),
’.alédonie (9-8ei. Nelles-Héhrides (2-1 e).
ar et des Mascareignes,
< et aux îles du Pacifique. Archipel
. Nelle-Ca .. . ..
Fidji (2), Tonga (2), Samoa 11 >, îles de la Société (1 )
O. bracleolosa Rich. : Fidji, Tonga. Samoa.
O. pamiflora (Forsl. i Hensl. (Espèce littorale.
(Queensland), Nelle-Guinée, Bismarck et îles de I’
Malaisie. Aru. Nelle-Calédonic. Nelles-Héhrides (Analom, Erro-
mango, Efate), Fidji, Tonga, îles de la Société.
Tabermvmontana (incl. Pagiantha et F. ma tamia). Près de 18»
espèces, des régions tropicales d'Afrique, d’Asie et d’Océanie.
Genre actuellement démembré en plusieurs parties. Malaisie, Phi¬
lippines, Nelle-Guinée, Australie < 2-1 ci. Nclle-Calédonie (2-1 o).
Nelles-Héhrides (11. Fidji ( I ), Tonga (1 ), îles
Ervalamia orientalis (R. Rr.i Turrill
orientait» R. Rr.i : Malaisie, Timor, Philippines, Nelle-Guinée,
Australie (North Auslralia, Queensland, New South Wales),
I Loyaltv. Nelles-Héhrides (Analom, Tanna,
, Efate, Epi. Santo), Fidji, Tonga, île Sa
de la Société.
Une quarantaine d’espèces, d’Asie tropicale et d’Océanie,
une en Afrique tropicale. Indes néerlandaises ( - 15, de Malacca à
la Nelle-Guinée), Australie G-7-5e), Ne Ile-Cal
Nelles-Héhrides (1), Fidji (3-lci, Samoa (1).
: Nelle-Calédonie, Fidji, ‘
Source : MNHN, Paris
!.A VÉGÉTATION' CANAQUE.
297
.1. ni II osa Sec ni. : Malaisie, Bismarck cl îles Key, Australie
(North Australia, Queensland), Nelles-Hébrides (Anatom,
Erromango), Fidji.
Han wolfia : Environ 70 espèces, des régions tropicales. Indes
néerlandaises ( - loi. Nellc-Calédonie (4e), Hawaï.
Parsansia : Près de 100 espèces, des Indes anglaises aux îles du
Pacifique sud-occidental. Indes néerlandaises (— 6, de Sumatra à
la Nelle-Guinée), Australie (—4e, Norlh Australia, Queensland,
New South Wales), N'elle-Zélandc (2o, Nellc-Calédonie (près de
40, toutes endémiques; sauf une), Nelles-Hébrides (3-2e), Fidji (le).
P- scabra (Labill.) Guillaumin : Nellc-Calédonie, Nelles-Hé-
hrides (Erromango).
Asclépiadacées :
•ylophora : Environ 120 espèces, des régions tropicales d’Afrique,
d’Asie et d'Océanie. Indes néerlandaises (^ là), Australie (une di¬
zaine, toutes endémiques : Norlh Australia, Queensland, New
South Wales, Victoria). Nellc-Calédonie (3e), Nelles-Hébrides (3e),
Fidji (le).
'•ynmema : Plus de 50 espèces, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie
tropicales. Indes néerlandaises 0^5), Australie (^ 6-4e), Nellc-
Calédonie (1), Fidji (1 ).
(!■ sylvestre R. Br. : Inde, Malaisie. Australie (Norlh Austra¬
lia), Nclle-Calédonie.
Hm/n : Plus de 200 espèces, de l’Asie tropicale à l'Australie et
aux îles d’Océanie. Indes néerlandaises (50), Australie (3-le), Nelle-
Calédonic et Loyaltv (2e), Nelles-Hébrides (3-le), Fidji (^3-le),
Samoa (2), Wallis (s&l).
H. bicarinata A. Gray : Nelles-Hébrides (Tanna, Efate), Fidji
Samoa.
II. imslralis R. Br. : Australie (Queensland, New South Wa¬
les), Nelles-Hébrides (Anatom, Tanna, Efate), Fidji, Samoa,
Wallis, Salomon et ? Bismarck.
Sarcostemma : 15 espèces, dispersées de l’Afrique australe à l’Asie
à l’Océanie tropicales. Indes néerlandaises OM), Australie
'I '-), Nellc-Calédonie (1).
S. australe R. Br. : Australie et Nclle-Calédonie.
Sarcolobus : l'ne douzaine d’espèces environ, des Indes anglaises
aux Philippines, à la Nellc-Guinée et à la Nelle-Calédonie. Indes
néerlandaises ( -5), Nclle-Calédonie (le).
Marsdenia : Plus de 150 espèces, des régions chaudes, surtout
d’Afrique, d’Asie et d’Australie tropicales. Indes néerlandaises
(—fi), Australie 15c, Norlh Australia, Queensland, New South
Wales, Victoria ; une seule altcignanl le West Australia), Nelle-
Calédonie (15e).
• ,i! Moir ks „ |r muséum. Hotaniquf., t. VII. 20
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
(îymnantheru : f> espaces, des In
lit- tropicale (Nortli Australia, (
Secamone : Près de 8(1 espèces. «l'Afrique, d’Asie et d'Océanie tro¬
picales Australie < 2e), Nelle-Oalédonie ( 1 ), Xelles-Hébrides (D-
Pentatropis : Environ 10 espèces, réparties de l’Afrique tropicale
a l’Asie méridionale et à l’Australie ( -:5e).
Dischidm : Plus de 125 espèces, habitant des Indes anglaises à
la Nelle-Guinée et au delà. Nelles-IIébrides (1 ou 2e, Epi, Ambrym).
bagriva : Près «le 115 espèces, réparties depuis los Indes anglf
jusqu’aux Philippines, à Formose el aux îles du Pacifique <
dental et central. Indes néerlandaises (2(ii
Calédonie ( 1 >, XeHos-lIébrules (I nu 2i.
(11-
(2-le
îles '
: Nelles-IIébrides (Ainbrvjn), ? ‘
r A. Gray :
îles de la Société.
Lognnia : Une vingtaine d'espèces, toutes d’Australie, sauf une,
spéciale à la Xelle-Zélande (Me Nord).
Geniostoma : Environ :$() espèces. Madagascar el île Maurice,
archipel malais, Australie, îles du Pacifique. Indes néerlandaises
(— :i >, Australie < I, Queensland), Xelle-Zélande (le), Nelle-Calé-
17, presque toutes endémiques), Nelles-IIébrides (2), Fidji
(— 1>, Tonga ( i i, Samoa f : 1 ). îles Cook el de la Société <>1)>
Fidji, Toi
Efale, Ambrym,
Mes Cook et de la Société.'
iflornm Hnill. : Xelle-Calédonic, Xelles-Hébrides (Am-
Tetrachondra : Petit genre, considéré par plusieurs systémati-
ciens comme appartenant aux Serofulariacécs, ou constituant
même une famille à part : les Tetrachondracées. Deux espèces
ni, l’une en Xelle.
e généralement regardé, jusqu’à une date récente,
rlusivement américaine. Cependant, H. M-
Whkeleh (lt):$5i, dans son étude sur les Xicoliuna, rapporte avec
certitude 15 espèces de l’Australasie, plus 7 autres, plus douteu¬
ses, provenant de la même région.
N. Debneyi Domin - .V. siuweolens Lchin. var. Dehnei/i Bai-
Icy : Australie orientale, île Lord Howc, Xelle-Calédonie.
A’, fragmns Hook. : Xelle-Calédonie (Grande Terre, Ile des
Pins, Loyalty), ? Tonga (l’unique s
dernière localité dépourvu de fleurs).
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
Cyrtandracées :
Cyrtanilra : Environ .t.,0 espèces, «
l’Océanie occidentale et centrale. In.
Sumatra à la Xelle-C.uinée), Nellc-Calédonie i
(6). Fidji 1 loi, îles de la Société (
Asie tropicale,
. Norfolk,
Santo, Epii,
. Marquises, Oui
■ Une quinzaine d’espèces, de Nelle-Guinée, d’Australie
de diverses îles du Pacifique. Australie ( — le,
Nelles-Héhrides (le), Fidji (2, 2e), Tonga (2= 1),
Te très î
s O.vera r
(^l).i
et de
O inclina : Environ 22 espèces, de l’Asie tropicale à la
l’Australie à la Nellc-Calédonie. Indes néerlandaises (2=7, de Ma-
lacca à la Nelle-Guinée), Australie (2= 3e, North Australia, Queens¬
land, New South Wales), Nelle-Galédonie (1 ou 2e).
Protéacées : Famille surtout bien représentée en Australie et en Afri-
•} Ue du Sud, mais s’étendant d’une part à l’Asie tropicale et aux îles
11 Pacifique sud-occidental, d’autre part à l'Amérique du Sud.
Helicia : Près de 80 espèces, d’Asie tropicale et orientale et d’Océa¬
nie. Indes néerlandaises ('- 10e', Australie (— 4e).
Kernuulecia : Quelques espèces, localisées à la Nellc-Calédonie
17e) et aux Nelles-Héhrides (le).
Knighlia : 3 espèces, de Nellc-Calédonie (2e) et de Nclle-Zélan-
de (le).
Strnacarpu.i : 25 ou 30 espèces, de Nelle-Guinée, d’Australie (2= 3e,
2 du Queensland et des New South Wales, 1 du North Australia)
et de Nclle-Calédonie (environ 17, toutes endémiques).
Ithopnla : Quelques espèces, en Amérique du Sud et en Nelle-
Calédonie (3e).
(ircnillca : Environ 210 espèces, d’Australie (presque toutes), de
Nelle-Guinée ( -2e>, de Nellc-Calédonie (une douzaine, toutes spé-
l des Nelles-Héhrides (te. Tanna, Erromango).
: Près de 65 espèces, localisées à l’Australie, à l’excep-
culièrc à l’ile Nord de la Nelle-Zélande.
:(nes de l’Amérique du Sud tem¬
pérée (Chili) et d’Australie sud-orientale (s* 6e, Queensland, New
South Wales, Tasmanie).
lion d’une seule, particuli
Source : MNHN, Paris
300
n. VI ROT.
Thyméléacées :
Pimelea : Une eenliiine d'espèces, particulièrement en Australie
(=' 66e), et en Nelle-Zélandc (15e), (|uel(|iies-unes à Timor et à
l’île Lord Howc.
Drape tes : 5 ou (i espèces, à Bornéo ( - 1 ), en Nellc-Guinée, Aus¬
tralie fie, Victoria, Tasmanie), Nelle-Zélamle (3c) et Patagonie
(le).
Népenthacées :
Nepcnthes : Près de 75 espèces, de Madagascar (1) et réparties
de l'Asie tropicale, aux Indes néerlandaises ( - 3(1, de Malacca à
la Nelle-Guinée), à l’Australie ( 11 et à la Nelle-Calédonie (le).
Santalacées :
Exocarpiis : Une vingtaine d’espèces, de Madagascar, de Malaisie
et des iles du Pacifique. Indes néerlandaises 0=2), Australie
( ~ 9 ou 1°. «<'i. île Norfolk (1 ), Nelle-Zélandc (le, île Sud), Nelle-
Calédonie (4-3e), Hawaï (3-2e ?).
phyllanlhoiiles Endl. : Australie (New South Wales), île
Norfolk, Nelle-Calédonie.
h. lalifolins H. Br. : Malaisie, Java, Philippines, Australie
(North Auslralia, Queensland, New South Wales).
Santalnm : 15-20 es]>èces. Inde tropicale (1 ou 2), péninsule ma¬
laise, Indes néerlandaises < - 1 >, iles Bonin, Australie orientale
(— 3e), Nelle-Calédonie (1), Nelles-Héhrides (1), Fidji (le), îles de
la Société ( 11, Marquises, Rapa ili, Hawaï ( -3-2e), île Juan Fer¬
nandez.
N. Freycinetianum C.audich. : Hawaï, iles de la Société ?
N. austro-cale,lonieum Vieill. : Nelle-Calédonie, NelIes-IIéhri-
des.
Fusanus : 5 espèces, toutes australiennes, sauf une, spéciale à l’île
Nord de la Nelle-Zélandc.
Loranthacées :
Korthalscllu : Environ 30 espèces, d’après A. Lkmée (1929-51)»
des régions chaudes d’Afrique, d’Asie et d'Océanie, moins (15-20)
pour 1. F. Ciiükskman (1925), qui en dissocie les espèces africai¬
nes. Nelle-Zélandc (3), Nelle-Calédonie (3), Fidji (^1), iles de la
Société (-- 1), Hawaï (2 ou 3).
Amylotheca : Près de 45 espèces, depuis la presqu’île indochi¬
noise jusqu’en Australie et en Nelle-Calédonie (2).
Euphorbiacées :
Hemicyclia : Une trentaine d’espèces, réparties des Indes anglai¬
ses à la Malaisie (=2), l’Australie (>3-2c), la Nelle-Calédonie (D
et les Nelles-Héhrides (1).
H. sepiaria Wight et Arn. : Ceylan, Malaisie et Australie.
//. Deplanchei (Brongn. et Gris) Baill.: Nelle-Calédonie, Nelles-
Héhrides (Analom).
Source : MNHN, Paris
l.A VÉGÉTATION CANAQUE. 301
Poranthem : Petit genre de 0 espèces, limitées à l’Australie (5-4e)
et à la Ne Ile-Zélande (2-Ie).
P. micro plu/lia Brongn. : Australie, Nellc-Zélande (île Sud).
Baloqhia : !) ou Kl espèces, «l’Australie (1 ou 2) et de Nelle-Calé-
donie (9-8e).
H. lucitla Endl. : Australie (Queensland, New South Wales),
île Norfolk, Nelle-Calédonic.
Croton : Plus de 700 espèces, des régions tropicales et subtropi¬
cales.
insulare Baill. : Australie (Queensland, New South Wales),
Nclle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Anatom, Erromango).
Foniainra • Une seule espèce (F. Pancheri Heck.), d’Australie
(Queensland!, de Nelle-Calédonie el des Nelles-Hébrides (Santo).
Mrtcaranga : Environ 200 espèces, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie.
M. Tanarins Muell.-Arg. Chine méridionale, Instdinde,
Nelle-Guinée, Bismarck, Australie (North Australia, Queens¬
land, New South Wales), Nelle-Calédonic, Nelles-Hébrides
(Tanna, Santo).
®olanophoracées :
Balannphora : Près de 45 espèces, depuis les Indes anglaises jus¬
qu’en Australie el au Japon.
B. fimposa Forst. : Australie (Queensland), Nelle-Calédonie,
Nelles-Hébrides (Tanna), ? îles de la Société.
Moracées :
l'ictis : Environ 1.300 espèces, des régions chaudes, rares sous
Jes climats tempérés. Indes néerlandaises (^ 200), Australie 34-
24e, toutes localisées dans le North Australia, le Queensland et les
New South Wales), Nelle-Calédonie (une quarantaine, en majorité
endémiques), Nelles-Hébrides (20 à 25), Fidji (?=12-7e ?), Wallis.
Tonga, îles de la Société ( '3-le).
F. prolixa Forst. : Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Anatom,
Tanna, Erromango), îles de la Société, Marquises.
F. Mosclcijana King : Malaisie orientale, Nelles-Hébrides
(Vanna Lava (Banks), Santo).
F. verrucosa Valhl. : Nelle-Guinée el îles de l’Amirauté, Salo¬
mon, Australie, Nelles-Hébrides (Erromango, Anatom).
Ma lai sia : Genre monotype (M. lortuosa Blaneo). Indochine, Ma¬
laisie, Philippines, Australie (North Australia, Queensland, New
South Wales), île Lord Howe, Nelle-Calédonie.
Pseudomoriis : Genre monotype (P. Brunoniana Bureau). Nelle-
Guinée, Australie (Queensland, New South Wales), île Norfolk,
Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Tanna, Anatom), Hawaï.
Paratrophis : Petit genre de 10 espèces. Philippines (2e), Nelle-
Zélande (3c) cl diverses îles du Pacifique (5).
Source : MNHN, Paris
U. VIMOT.
Urticacées :
de l'archipel malais. Cm- st-nU- espèce, lierbacée. en Amérique du
N'nnl Icmpérée. Australie ( 3e, Queensland, New South Wales),
Nellc-Calédonie ( 1 ), Nelles-Hébrides d>.
/.. crrnulfilu (Roxb.i Gaudieh. : Nelles-Hébrides (Vanna Lava
(Banks), Sanlo, Efalei. Bismarck, Nelle-Guinéc et Malaisie.
Anslralina : Genre de G espèces seulement : 2 en Australie, dont
une s’étendant à la Nelle-Zélande, et 4 natives d’Afrique du Sud
et d’Ahyssinie.
.1. pusilln Gaudieh. : Australie, Nelle-Zélande.
Fctgacées :
vertes. récemment. Nelle-Guinée ‘ - IGe, orophiles), Australie (3e,
: Petite famille de deux genres, étroitement localisée
h l’Australie orientale, à la Nellc-Calédonie et aux Nelles-Hébrides.
i. Ncllc-Calc-
donie (9).
Trilocnlaria : Deux espèces, l’une de Nellc-Calédonie, l’autre des
Nelles-Hébrides (Vanna Lava (Banks)).
Casuarinacées : Famille limitée au seul genre Casnarina. spéciale à
l’Australie et à la Nellc-Calédonie, excepté quelques rares espèces.
Canna ri na : Une trentaine d’espèces. Indes néerlandaises (â-3e),
Australie (20-17e). Nellc-Calédonie (12-8c), Nelles-Hébrides (2).
Fidji (2>. Une en Afrique cl Asie tropicales, également répandue
dans la majeure partie de l’Océanie.
C. nodiflora Forxl. : Bornéo, Moluques, Nelle-Guinée, Nelle-
Calédonie. Nelles-Hébrides. Fid ji.
C. glane,i Sicb. : \ustralie (Queensland. New South Wales,
Victoria, South Auslralia*. Nelle-Calédonie (spontané?).
< Miq. : Australie (Queensland, New South
Wales), Nelle-Calédonie cl Loyally.
C. eqninelifolia Forst. : Kspèêe balophile littorale. Afrique
land), Nelle-Calédonie et Loyallv. Nelles-Hél.rides. Fidji. Ton¬
ga, îles Cook et de la Société, Marquises.
Les espèces à
x cylindriques représentent le type austra-
letragones, le type néo-calédonien.
lien, celles à rm
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOlTi. 303
Orchidacées :
Dendrobium : Plus do 1.000 espèces, de l’Asie tropicale el d’Océa¬
nie occidentale. Australie < 24-22e, North Australia, Queensland,
^'cw South Wales, une seule au Victoria et en Tasmanie), Nelle-
Zélande (le). Nelle-Calédonie (44, presque toutes spéciales), Nelles-
Hébrides (10 ou 20, en majorité endémiques), Fidji (s= 6-4e),
quelques-unes aux Santa-Cruz.
/). Tokai Rchb. f. : Nelle-Calédonie, Fidji.
I). hispidum A. Rich. : Australie (Queensland), Vanikoro.
/). striolalnm Rchb. 1’. : Australie (New South Wales, Victoria,
T usina n ie), Vanikoro.
Cirrhopclalnm : Environ 50 espèces, d’Afrique orientale, Mada¬
gascar, Asie tropicale. Malaisie et Océanie.
C. Thonarsii Lindl. : Madagascar, Malaisie, Nelle-Calédonie,
îles de la Société.
Spathoglottis : Une einquantaine d’espèces, dispersées de l’Asie
tropicale à la Nelle-Guinée et aux îles de l’Océanie. Nellc-Calédo-
nio (7-5e ?), Xelles-Héhrides (^3-le?), Carolines (^ 1), Fidji
(—1), Samoa ( 1 >, Wallis 's=1), îles de la Société (1).
■S\ pacifiai Rclih. f. : Nelles-Hébrides (Erromango), Fidji,
Samoa, Wallis, îles de la Société.
.S'. VicilUtrdii Rchb. f. : Nelle-Guinée, Nelle-Calédonie, Nelles-
Hébrides (Tanna).
S. pli cala Blume : Formose, Sumatra, Java, Bornéo, Nelle-
Guinée, Carolines, Nelle-Calédonie.
Farina : Une dizaine d’espèces, des îles du Pacifique sud-occiden¬
tal el central. Nelle-Zélande (3e), Nelle-Calédonie (5-3e ?), Nelles-
Hébrides (2), Tonga ( 1 *, Samoa (— 1 ), îles de la Société (le).
/(. valida Rchb. f. : Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Aracore).
F.. Bronsmichci Kracnzl. : Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides
(Anatom).
Thelymilra : Une cinquantaine d’espèces, d’Australie (principale¬
ment), de Malaisie, des Philippines et des iles du Pacifique sud-
occidental. Australie (^16-13c), Nelle-Zélande (14-12e), Nelle-
Calédonie (5-2e ?).
T. ixioides Swz. : Australie, Nelle-Zélande, Nelle-Calédonie.
T. venosa R. Br. : Australie (New South Wales), Nelle-Calé-
T. lonpifolia Forst. : Malaisie, Australie, Nelle-Zélande, Nelle-
Calédonie.
Pterosli/lis : Environ 55 espèces, en Australie surtout, Nelle-
Zélande (13-1 le) et Nelle-Calédonie (6-3e).
P. barbota Lindl. : Australie (Victoria, Tasmanie, South Aus¬
tralia, West Australia), Nelle-Zélande.
P. ophioglossa R. Br. : Australie (Queensland, New' South
Wa les). Ne 11 e-Ca I éd on ie.
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
30 J
/'. cnrfa R. Br. Australie (Queensland, New South Wales,
Vicioria, Tasmanie, South Australia), Nelle-Calédonie
P. ncnminntn R. Br. : Australie (New South Wales), Nelle-
Calédonie.
Aciantlws : Environ 20 espèces, d’Océanie occidentale. Australie
(— 4e, Queensland, New South Wales, Victoria, Tasmanie, South
Australia), Nelle-Zélande fie), Nelle-Calédonie fine).
Lyperantbiis : Une quinzaine d’espèces, d’Australie (-' 2e, New
South Wales, Victoria, Tasmanie, West Australia), Nelle-Zélande
fie), Nelle-Calédonie ' 1 fl-12e ■ et des Nelles-Hébrides fl).
/,. girpis fRchh. l’.i Rolfe : Nelle-Calédonie. Nelles-Hébrides
fAnalom).
Cnladenia : Environ 40 espèces (T. F. Chkkskmax. 1925), plus (60)
d’après A. I,i:m£k (1929-51 i. répandues des îles de la Malaisie
(—1) à l’Australie (une quarantaine, presque toutes spéciales), la
Nelle-Zélanle f4e' et la Nelle-Calédonie fl).
C. cnrnen R. Br. : Australie (Queensland, New South Wales,
Wictoria, Tasmanie, South Australia), Nelle-Calédonie.
/•’ piste phi n m : Genre d’une dizaine d’espèces, toutes en Amérique
du Sud et centrale, à l’exception d'une seule, endémique en Nelle-
Calédonie.
Geodorum : Environ 11 espèces, distribuées de l’Asie tropicale
à l’Océanie occidentale. Australie < 1 ), Nelle-Calédonie (2-le).
Nelles-Hébrides fl), Samoa.
G. pictum Lindl. Australie (North Australia, Queensland),
Nelle-Calédonie, Nelles-Hébrides (Erromango).
Iridacées :
Libertin : 8 espèces, s’étendant de la Nelle-Guinée et de l’Australie
f—2-le) à la Nelle-Zélande (3-2e) et à l’Amérique du Sud (Chili)-
I.. pulchcllii Spreng : Australie (New South Wales, Victoria,
Tasmanie), Nelle-Zélande.
Amaryllidacées :
Campt/ncnui : 3 espèces ; deux en Australie (endémiques en Tas¬
manie), la troisième spéciale à la Nelle-Calédonie.
Liliacées :
.4 stelia : Une vingtaine d’espèces, presque toutes localisées en
Océanie, plus particulièrement en Nelle-Zélande, et généralement
orophiles. Ile de la Réunion (1), Australie ('-le, Victoria et Tas¬
manie), Nelle-Zélande (10e), Nelle-Calédonie (le), Fidji (le). Sa¬
moa (le), îles de la Société (2e). Marquises (le., Hawaï (^ 2c),
Amérique subantarctique (le).
Dianella : Environ 12 espèces, des régions chaudes d’Asie, d’Océa¬
nie, de Madagascar et des îles Mascareignes. Australie 5). Nelle-
Zélande (I), île Norfolk (I). Nelle-Calédonie (8), Nelles-Hélnides
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE. 305
(2), Fidji (Sri), Tonga i -I i, Cnrolines el Mariannes (^1), îles
de la Société il ou 2), Marquises (1 >, Ilawaï (^ 3-2e).
I). intermedia Endl. : Nelle-Zélande, île Norfolk, Nclle-Calé-
donie, Xelles-Hébrides (Analom, Erromango), Fidji, Iles de
la Société.
I). sandmiçensis Hook. et Marri. : Marquises, Hawaï.
■\eronema : Deux espèces : l'une, orophile, en Nelle-Calédonie,
I autre, planiliaire-lillorale, étroitement localisée aux Poor Knights
Islands (Nelle-Zélande septentrionale').
Hhipif/ontim : 7 espèces. Nelle-Guinée, Australie (— 4e, Queens¬
land, New South Wales, Victoria), Nelle-Zélande (le).
Enargea ( l.aziniaga) : 0 espèces, de Nelle-Guinée, Australie,
Nelle-Zélande (le) el Chili (1er.
Phormium : Genre de deux espèces, limitées à la Nelle-Zélande
‘‘1 à File Norfolk.
Pnlhinelhi : Une quinzaine d'espèces, d’Afrique australe (environ
12> et de Nelle-Zélande (3e).
• I rllut»podium : 9 espèces, d’Océanie occidentale. Australie (— 5-
4e>, Nelle-Zélande (2e), Nelle-Calédonie (2-le).
A. prinicnlalum R. Br. : Australie (New South Wales, Victo¬
ria, Tasmanie, South Australia), Nelle-Calédonie.
Iterpolirion : Genre monotype orophile (H. novir-zcalandiæ Hook.
C), de Nelle-Zélande et des montagnes de l’Australie méridionale
'Victoria, Tasmanie).
Iphigenia : 8 espèces, d’Afrique tropicale et australe, des Indes
anglaises à la Chine et à l'Australie ; une (spéciale) de Nelle-
Zélande.
Eostrr plias : Une espèce (/•„'. loiifolios R. Br.). Nelle-Guinée, Aus¬
tralie (Queensland, New South Wales, Victoria), Nelle-Calédonie.
Geilnnoplexmm : Genre monotype (G, cymosum A. Cunn.). Nelle-
Guinée et Bismarck, Australie (Queensland, New South Wales,
Victoria», île Norfolk, Nelle-Calédonie, Nclles-Hébrides (Anatoin.),
Fidji.
Wurmhea : 7 espèces, d’Afrique tropicale et australe et d'Austra¬
lie (— 4e, toutes du West Australia).
Eitlbine : Près de 40 espèces. Afrique du Sud (principalement) et
Australie (^-2e).
Cæsia : 9 espèces. d’Afrique australe et d'Australie (4e, peut-être
simplement des variétés d'une unique espèce).
A ’.erotes (= Lomnndra ) : Une trentaine d’espèces, de Nelle-Guinée,
Australie (29-28e) el Nelle-Calédonie (I).
-V. Banksii R. Br. : Australie (Queensland), Nelle-Calédonie.
Çentrolépidacées : Petite famille d'une quarantaine d’espèces, possé-
a,, t son centre de densité en Australie.
Hy date lia : 3 espèces. Deux en Australie, la troisième endémique
en Nelle-Zélande.
Source : MNHN, Paris
(lent rôle pis : Environ .‘{O espaces, tonies confinées en Australie,
sauf «ne se retrouvant îiu Cambodge of une seconde en Nclle-
Zélande.
C. strigosa Hoeni. et Sehull. : Australie (New South Wales,
Victoria. Tasmanie. South Australia, West Australia), Nclle-
Zclande (île Sud).
(inimnrdin : 5 espèces : I spéciales à la Xelle-Zélande, une en
Amérique subanlaretique (Terre de Feu).
Restiacées : Petite famille représentée principalement en Afrique du
Sud et en Australie.
Leplocurpiis : Environ 25 espèces. Afrique australe (7), Cochin-
ehinc (I). Australie ( - lie), Xelle-Zélande (le). Amérique du Sud
(1, Chili).
Hypolæna : 2 à 5 espèces d’Australie ; l’une d’elles (II. latcriflora
Hook. f„ Qucesland. Xew South Wales, Victoria, Tasmanie) se
retrouvant en Xelle-Zélande. Les autres espèces, présentes en
Afrique australe, constituent maintenant le genre indépendant
Mnslerlielln.
Rrslio : Près de 12(1 espèces, d’Afrique du Sud et d’Australie
(— 22e).
Palmiers :
P rit chardio : 25-30 espèces (d’après A. Lf.mi-ik, 1029-51), des îles
Fidji et Hawaï (presque toutes). L’une (P. pnrifica Sccm. et
H. Wendl.), présente aux Fidji, Tonga, Samoa et Marquises.
Vrilrltin : Environ f> espèces, de Nelle-Calédonie (1 i. des Nellcs-
Hébrides (le, Vanna Lava (Banks)) et Fidji (3 ou 4e).
Ptychnsperma : Une vingtaine d’espèces. Xclle-Guinée, Australie
(—4, Queensland 3, une à la fois au Queensland et aux Xew South
Wales), Fidji (s= 6e), îles de la Société (le).
Calamtis : Plus de 250 espèces, d’Afrique tropicale et de Malaisie,
jusqu’aux Philippines. Australie (^ 3e, 2 an Queensland, une à h‘
fois au Queensland et aux Xew South Wales).
Areca : De 35 à 40 espèces, d’Asie tropicale et d’Australie (—le,
Queensland).
Caryota : Une douzaine d’espèces, dispersées de l’Asie tropicale
à l’Australie (^1).
C. Rumphiana Mail. : Australie (Queensland), provinces
orientales de l’Inde et Archipel malais.
Uvistona : Environ 30 espèces, de l’Asie tropicale à l’Australie
(— 3e, 2 au North Australia, la troisième au Queensland, aux New
South Wales et au Victoria).
Rhopalostylis : 3 espèces ; 2 en Xelle-Zélande, une 5 l’île Norfolk-
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
307
Conifères :
Araucariacées :
Agalhis : Une dizaine d’espèces, plus (environ 25) pour certains
auteurs (cf. A. Lemék, 1920-51), de Malaisie et d’Océanie occiden¬
tale. Insulindc et Philippines il), Australie (3-2e, Queensland),
Nelle-Zélande (le, île Nord), Nelle-Calédonie (30), Nclles-Héhrides
(2-le), Vanikoro il >, Fidji (1 ou 2-lc).
A. loranlhifolin Salish. : Bornéo, Moluques, Java, Célèbes, îles
Sunda, Philippines, péninsule malaise.
A. macro pin/lia (Lindl.) Mast. : Australie (îles Queen Char¬
lotte), Nelles-Hébridcs (Anatom, Krromango, Santo), îles
Santa-Cruz (Vanikoro), ? Fidji.
Araucaria : Une douzaine d’espèces, d’Océanie occidentale et
d’Amérique du Sud. Nelle-Guinée (1), Australie (2-le, Queensland),
île Norfolk (le), Nelle-Calédonie (8e), Brésil (le), Chili (le).
.1. Cunninghamii Sweet : NIIe-Guinée, Australie (Queens¬
land).
Podocarpacées :
Dacrydinm : lfi-18 espèces, de la Malaisie à l’Océanie occidentale
et en Amérique du Sud (Chili). Australie (le, Tasmanie), Nelle-
Zélande (7e), Nelle-Calédonie (5e).
Podocarpns : Une soixantaine d’espèces, des zones montagneuses
‘le l’Afrique tropicale et subtropicale, d’Asie méridionale, Chine et
Japon, Archipel malais, Océanie occidentale, Amérique du Sud.
Australie (environ fi-'-3e, Queensland, New South Wales, Victoria,
Tasmanie, Wesl Australia), Nelle-Zélande (7e), Nelle-Calédonie
02e), Nclles-Héhrides (1). Fidji (de 2 à 4), Tonga (1).
P. imbricalus Ultime : Philippines, Malaisie, Xelles-Hébrides
(Anatom), Fidji.
Cupressacées :
Cal lit ri.s (inel. Frcsncla) : Environ 25 espèces, d’Afrique, Mada¬
gascar, Australie (une vingtaine, d’après A. Guillaumin. 1934 1 ') et
Nelle-Calédonie (2e).
Idboccdrus : Une douzaine d’espèces. Chine (le), Japon (le), Nelle
Guinée 'I ou 2e). Nelle-Zélande (2e), Nelle-Calédonie (3e). Amé¬
rique (Californie le, Chili 2e).
Taxacées :
Plu/llocladus : 0 ou 7 espèces. Une ou deux en Nelle-Guinée, aux
Moluques et aux Philippines ; Bornéo (le), Australie (le, Tasma¬
nie), Nelle-Zélande (3e).
L’examen des données précédentes met en relief d’indéniables et
ni »ltiples relations, soit génériques, soit spécifiques, entre les difTé-
r entes flores des terres de l'hémisphère austral.
Source : MNHN, Paris
308
R. VIROT.
A. Gi'ii.i. m'min fl921 "-34 lh > avait déjà attire l’attention sur ce fait,
en signalant des affinités entre :
L’Australie, l’Afrique australe, la Nellc-Huinée, la Malaisie et
l’Amérique du Sud.
L’Australie, la Nelle-Calédonie cl l’Amérique du Sud.
L’Australie, la Nellc-Zélande, la Polynésie et l’Amérique du
Les relations
e ne tient
compte que
nui les plu
— Nelle-Calédonie, Australie tropicale et tempérée.
Nelle-Calédonie, Papouasie.
Nelle-Calédonie, île Norfolk, Nellc-Zélande.
Nelle-Calédonie. Nelles-Héhrides.
Nelle-Calédonie, Amérique du Sud.
Malaisie, Papouasie, Australie tropicale.
Australie tempérée (incl. Tasmanie), Nellc-Zélande, Amérique
du Sud tempérée et suhaiitarctique.
Malaisie, Papouasie, Nelles-Héhrides, Fidji.
Nelles-Héhrides, Fidji, lies du Pacifique central, Hawaï.
Nelle-Zélande, Polynésie centrale, Hawaï.
Australie, Afrique australe.
- Hawaï, Amérique centrale.
La haute signification paléogéographique de tels liens ne saurait
être mise en doute ; de nombreux auteurs l’ont d’ailleurs relevée a
maintes reprises. En effet, abstraction faile des transports de diaspores
à très lonyue distance par les courants aériens exceptionnels à notre
avis C) ou marins, il semble probable que la répartition des élé¬
ments floristiques à travers le Pacifique implique l’existence d’an¬
ciennes connexions et proximités terrestres, subordonnées à une his¬
toire géologique extrêmement complexe.
En ce dernier domaine, les avis les plus contradictoires ont été
exprimés. Seule, l’extension de la prospection par carottages sous-
marins — encore à ses tout premiers débuts — pourra lever quelques-
unes des incertitudes et nous renseigner sur ce (pie furent les vicissi¬
tudes des îles qui parsèment de nos jours ce vaste océan. En tout état
de cause, nous nous limiterons ici à l’exposé des idées et des faits les
plus importants.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
309
Les données géotectoniques ( 1 ).
— Le Pacifique dans son ensemble (Esquisse sommaire).
— La Nouvelle-Calédonie et ses dépendances géographiques.
Le Pacifique dans son ensemble.
(Esquisse sommaire).
L’on peut morphologiquement scinder l’océan Pacifique en deux
"laide d’un axe fictif, tracé d’abord obliquement en direction Nord-
)uest — Sud-Est depuis le groupe des Hawaï jusqu’aux îles Gambier,
s infléchissant ensuite en plein Sud. La partie occidentale, qui ren¬
ferme la quasi-totalité des archipels océaniens, passe pour plus récente
( I lle la partie orientale, à l’immensité à peine rompue par de rares îlots
‘lue séparent d’énormes distances.
Une trentaine de fosses profondes de l’ordre de 6.000 à
0.00(1 mètres en entaillent le substratum, plus particulièrement
■'u Sud des Aléoutienncs, aux abords du Japon, des Philippines, de la
Micronésie, à l’Est des Fidji et de la Nouvelle-Zélande, puis le long
‘•U littoral de l’Amérique du Sud.
Presque partout, les côtes, encore mal stabilisées, sont le siège de
nombreuses manifestations volcaniques : éruptions violentes, séismes,
solfatares, sources thermales.
Considérant la distribution lilhologique, H. T. Stearns (1945)
léserve le qualificatif de « bassin du Pacifique » sensu stricto à la zone
jutuée à l'Est d’une démarcation qu’il nomme la «Sial line». Toutes
cs îles hautes qui s’v rencontrent sont constituées par des roches vol-
caniques appartenant à la famille basaltique. A l’Ouest de la Sial line
Se trouvent réunies les terres comportant «les assises sédimentaires ou
métamorphiques : Japon, Mariannes, Carolines, Nouvelle-Guinée, Bis¬
marck, Salomon, Nouvelles-Hébrides, Fidji, Tonga, Nouvelle-Calédonie,
Australie, Nouvelle-Zélande, etc... En bordure orientale de cette ligne,
.** archipels des Marshall, Gilbert et Ellice occupent une position
•nfermédiaire, car il n'est pas exclu qu’ils ne reposent sur un socle
Partiellement continental.
Primaire : Histoire à peu près inconnue. Quelques éléments frag¬
mentaires marquent cependant cette période. En Australie, surrection
de ch aines montagneuses, d’orientation Nord — Sud et Nord-Ouest —
Sud-Est, d’abord vers la fin de l’Algonkien, puis, plus tard, au déclin
, f 1 ) Notre documentation s’appuie avant tout sur les travai
récents - de spécialistes ayant étudié celte question soit sous son
î? 11 d’un point de vue particulier. Citons entre autres : IIjrroN,
*'Roiitht, M (1917), Vaighan, T. W. 11917), Hk.ndehson, J. (1924),
§926), Aubert i>e i.a RiE, E. (1935-1937»"). Firon, li. (1941), Steaks
uouthif.ii, P. (1949-1952), Faikbridgb, R. W. (1950), Greekofp, N. et 1
U951), Pomeyroi,, II. (1951).
ax — surtout
angle général,
F. W. (1899),
Morgan. P. G.
:s, H. T. (1945).
VP»' GlJBI.BR, Y.
Source : MNHN, Paris
31(1
H. VIROT.
<lu Dévonien, sur l'emplacement du géosynclinal oriental. Au Permien,
ce continent, déjà émergé, atteint son maximum de superficie.
L’on admet généralement qu’une vaste terre de contours très
imprécis la Gondwanie réunissait toutes les entités de l'hémis¬
phère austral, plus l’Inde péninsulaire, l'Antarctide
. L. Joleai’d et J. W. Gbe-
c.onv fFrnoN. 1941) ont introduit l’hvpothèse de l’existence de deux
continents : l’un, nord-pacifique, joignant Sakhaline à Vancouvert,
l’autre, sud-pacifique, reliant la Nouvelle-Zélande à l’Amérique cen¬
trale.
Enfin (cf. Fi hon. loc. cil.), des vestiges altrihnés à un socle pré¬
cambrien ont été découverts eu pleine Polvnésic, de même qu’en Méla-
nésie orientale : roches éruptives aux îles Auckland, Bounty, Stewart
et Otago ; schistes très métamorphiques à Campbell et aux Fidji ;
quarlzites anciens aux Salomon.
; tectoniques encore bien
. H. I* rit on (1941) reconnaît que la reconstilu I ion paléogéogra¬
phique se heurte à de multiples lacunes et « serait actuellement impos¬
sible par les seuls renseignements géologiques».
Le peu que l’on sait laisse supposer qu’au Trias supérieur des
chenaux se seraient étendus de l’Australie méridionale à la Californie.
La texture pétrographique des couches de l’« Ilokanui System »
néo-zélandais — à peu près homologue de la formation triasique-juras-
sique de l’Australie orientale porte F. W. Ilrrrox (1899) à voir dans
ces roches le produit du drainage d’un continent, plutôt que l’apport
de petits torrents insulaires. Il en déduit qu’au moment de l'accumula¬
tion des sédiments la Nouvelle-Zélande gisait vraisemblablement sous
l’océan, en bordure d’une terre rayonnant à la fois en direction du
Nord et de l’Ouest.
Pendant le Jurassique moyen, la mer recouvre les îles de la Sonde
ainsi qu’une partie de la Mélanésie. La Nouvelle-Zélande, qui parait
bien, depuis, n’avoir plus subi de submersion totale, commence à
s’individualiser par un brusque exhaussement, accompagné de plisse¬
ments se développant suivant un axe Nord-Est Sud-Ouest. Les
« Southern Alps » s’ébauchent : la terre maorie s’avance vers l’Ouest
sur une largeur à peu près double de sa largeur présente, tandis qu’au
Nord elle se prolonge probablement jusqu’à la Nouvelle-Calédonie,
atteignant peut-être même au delà la Nouvelle-Guinée et constituant
de la sorte la fraction d’un « continent » sud-pacifique.
D’autres «ponts > transocéaniques sont envisagés, qui s’étendent
d’une part de la Chine au Chili, par la Californie, d’autre pari le long
de la limite méridionale du sillon indo-chilien, par la Nouvelle-Zélande-
Plus tard, une mer mésogéenne, ceinturant tout le globe, sectionne le
Pacifique.
Au Crétacé, jonction des continents de l’Ouest du Grand Océan
avec la côte occidentale de l’Amérique du Nord, au niveau de la Cali¬
fornie. C’est au Crétacé supérieur que peut se placer la séparation des
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
311
n dex de Madagascar ('), alors qu’un premier isolement de l’Antarctide
e serait déjà produit depuis longtemps.
• * 11 I )C ” aVi,n * I*’ début du Tertiaire, la Nouvelle-Zélande subit un
a jiaisscment <pii en réduit sensiblement la surface, puis une surrection
e des plissements déterminent une nouvelle progression de ses côtes
'ers le Nord, sans cependant approcher l'amplitude de l’expansion
tnasique-jurassique.
Les estimations précédentes résultent dans une très large mesure
de même que la plupart des suivantes d’interprétations fondées
a,| r la comparaison de constatations éparses. La plus grande prudence
°<t donc présider à leur utilisation à (les tins biogéographiques. Mais il
Çnieure néanmoins fort probable que vers le Crétacé supérieur, de
gigantesques mouvements orogéniques et épirogéniques affectèrent
•ensemble du Pacifique, inaugurant, dans la zone des Océanides, une
recrudescence du volcanisme. Des preuves de cette activité subsistent,
principalement aux îles Cook, sous forme de coraux d’âge éocène recou-
'Tant la roche sous-jacente.
Tertiaire ante pliocène : Même pénurie de renseignements sur cette
Période. Il semble qu’aux profondes modifications tectoniques de la
1,1 du Secondaire succèdent des émersions rapides et des fractures
donnant lieu à la formation de lignes de volcans. Pourtant, II. T.
Stearns (11)45) exprime l’opinion que le « cercle de feu » de de Hum-
a°i.»T n’existait pas encore.
• ne importante phase régressive ayant intéressé l’ensemble des
1 ° s siihantarctiques de l'Amérique du Sud, c’est peut-être au Montien
fia il convient de situer, d’après R. Fmo,\ (1041), la dernière grande
dation entre ce continent et l’Australie, par l’Antarctide, alors à sa
Plus grande expansion (tig. 36).
L’Eocène moyen se caractérise par la formation, en de nombreux
endroits, y compris dans le Pacifique central, de dépôts néritiques à
oi'aininifèrcs : couches à Orlhophragmines des Tonga, à Nuinmulites
et Orlhopl îragmines des îles Bonin, à Orlhophragmines de Nouvelle-
Calédonie, à Opercnlina complanata, .Murin australis — renfermant
a Ussi de rares Orlhophragmines - de Nouvelle-Zélande. L’on retrouve
, es sédiments de nature analogue en Californie, avec Lamellibranches,
Gastéropodes et Orlhophragmines, mais dépourvus de Nuinmulites.
La fréquence de ces hauts-fonds implique obligatoirement la proximité
de terres émergées ; elle autorise à imaginer un nouveau bouleverse¬
ment de toute la région pacifique, se traduisant par la multiplication
insulaire. En Nouvelle-Zélande, l’on enregistre, de l’Oligocène au Mio-
c ène, deux effondrements séparés par un bref soulèvement.
Pliocène et Quaternaire : Il est difficile de dissocier ces deux épo-
fines, car les perturbations majeures qui s’amorcèrent au début du
(U D’après R. Fuhon (1941).
Source : MNHN, Paris
R. VI ROT.
312
Fig.36 Les re/aFonb tectoniques de / 'Antarctide
et des continents i/oisins .
( D'après G. Taylor et- L.H. Gould , In R. Fur on 13^1.).
En pointillé les fosses déplus de ^.000m.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION GANAOl’K. 313
"«OBène vont sc poursuivre presque s;uis urrèl durant tout le Pliocène
vers la fm surtout et la première partie du Pléistocène.
Les indications géologiques prouvent avec certitude que la situa-
,on 'este avant tout dominée par l'avènement des soulèvements alpins
,, ...hérissées de volcans, dont les «
7<‘s vomissent des quantités prodigieuses de magma en fusion, en.
e eut la région pacifique. Hiles décrivent un circuit parfait, depuii
•' alaisie jusqu’au Japon, au long d'une ligne bien définie qui j
a Nouvelle-Zélande, la bordure de l'Autan
‘nia du Sud et de la Terre de Graham et se raccorde ensuite à la
atagonie par la virgation de la Nouvelle-Shetland, des Orcades mé¬
ridionales. des îles Sandwich et de la Géorgie du Sud. De là, par les
Lord il 1ère s des Andes et du Nord, elle suit d'un bout à l’autre le littoral
occidental des deux Amériques, atteint l’Alaska, puis rejoint l’Asie
Par l’archipel «les Aléoutiennes. Dans la partie centrale du bassin, la
plus grande partie des roches émergées de nos jours date de cette
époque.
A l’Ouest, les pintes-foi
1 Australo-Papouasie reposen.
placement des géantielinaux e
e ‘ 'l’Australie
fraliKi lr™ i
, entre Soeinpa et Jamdena par exemple, des coraux plio-qua-
Y*"aires soulevés à des altitudes diverses, comprises entre le niveau
' 0 'a mer et + 1.300 m. (à Timon. Au contraire, au Nord de Céram,
p s dragages effectués à plus de 1.500 m. de profondeur ont ramené
; épiconlincntalcs de la Sonde et de
is cent mètres d’eau à peine. Sur l’cm-
s entre les deux boucliers d’Asie
Gette .
i complexité de la formation du relief sur des dis-
s relativement faibles. En outre, dans la zone limitrophe du socle
continental austrnlo-mélanésien, des exhaussements, attribués à la
tt>cnie époque, portent les coraux à + 80 m. au Gilbert, 300 m. aux
°nga et aux Nouvelles-Hébrides, -I- 50 m. aux îles Cook. En d’autres
Points, une élévation brutale a contrarié l’installation des i
ix Marquises et di
madrépores,
•s des Hawaï
A la lin du Pliocène, un dernier grand soulèvement, de l’ordre du
millier de mètres, vient accroître encore une fois la surface de la Nou¬
velle-Zélande, qui englobe les îles Chatham, Auckland et Rermadec.
p eut-être aussi déborde-l-elle jusqu’au:
encore bien au delà des Kermadcc vers
Des chapelets insulaires du même âge
censés représenter des plis embryonnaires de
P''s naissance sur les marges d’i
foeial (H. Ft aoN. 1041). Deux séries
Asie orientale au Pérou, par les Hawaï, l’autr.
1 Amérique du Sud par les Marquises et les T<
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
5 IL Ki'ron (loi-, cil.), « les îles île la Polynésie seraient
' s alpines ou post-alpines situées en bordure de la vieille
ienne, sur remplaceiuent de géantielinaux où des îles
élaienl déjà apparues depuis longtemps ».
Au cours des grands épisodes glaciaires qui entrecoupent le début
des temps quaternaires, tes variations isoslatiques négatives du niveau
de l'océan entraînent l'exondation des plates-formes ile la Sonde et de
l’Australie. Sumatra. Java, lîornéo, soudées entre elles, adhèrent à la
péninsule malaise et à l'Indochine. Simplement séparées du bloc pre¬
cedent par l’étroit détroit de Macassar, déjà formé. Célèbes, Ccrani,
Timor et la Nouvelle-Guinée font corps, de leur côté, avec l’Australie
nord-orientale.
Survient ensuite une phase généralisée de subsidence, accentuée
par la fusion des glaciers, qui provoque la remontée de l’océan. De
nouveau les plates-formes épiconlinentales disparaissent sous la sur¬
face des eaux ; les lerres de l'Indonésie et de la Mélanésio se fragmen¬
tent définitivement. En même temps, quantité d’iles océaniques s’abais¬
sent ; un certain nombre sont probablement englouties. La Nouvelle-
Zélande se contracte et se sépare de ses dépendances périphériques.
Toutefois, cette période d'affaissement coïncidant avec la prolifé¬
ration rapide des organismes inadréporiques et la vitesse de subsidence
ne dépassant pas, dans l'ensemble, la rapidité de croissance de ceux-ci,
des récifs, d’abord frangeants, vont s'édifier en de nombreux points
r la suite des
•e, II. T. Stearns (1945)
• d’atteindre,
selon les estimations de Betz et Hess (cités par Stearns), 35.000 pieds
' " " î isostalique de l’énorme pres-
• des puissants appareils éruptifs des Océa-
S’efToreant de retracer l’histoire des coraux pléistocèncs et ré¬
cents d’Australie, M. W. Fairhridc.k (1950) conclut : « Les récifs de la
plate-forme australienne demandent l’utilisation, au moins partielle,
a) de la théorie de la subsidence, préconisée par Darwin, Dana et
Davis, h) de la théorie d’une plate-forme antérieure, telle que l’avan¬
cèrent Wharton, Auassiz, Andrews, Vaic.iian, Hoitmeister et La ni»,
et c) de la théorie du contrôle glaciaire de Pence, Daj.y cl autres » (’)•
fi" bfltlraît
Han ( I!)171 demie quelques chiffrc-s relatifs il la vitesse de crois-
‘fnrinen'it'un iVei T > .iV. U | .01 'pî! 1 ,! s'ri'ù L 1 n t , |'i!.s'' "■ n'” ^ 7 '!mn ' pàr'n"'
mmMmmmms
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
315
, l:t période perturbée n’est
un regain d’activité, quoique les <
Pandues demeurent bien inférieures :i
i fin du Pliocène,
: de laves ré-
I.a No
■> dépendances <
* M. PlROUTET (1917),
mise à jour par les travaux de R. Pomeyrol (1951), N.
u .! M"" V. Gi'hler (1951) et ceux <
l' «OI’THIKH (1949-52), bien des Inconnues si
Monique de la Nouvelle-Calédonie et des îles i
très
. Sur celte terre,
f, ru Ptifs, volcaniques.
! allure fortement plis
plissée de i
i n , r ; . i'
‘°g«que, sur le plan local, d’une situali
de '<■ voir à tout le Pacifique.
Passons donc en revue les é
es petite, la variété des terrains
métamorphiques d’une part, et
s couches d’autre part, laissent
: troublé, illustration
; restes végétaux, conduit à l’idée d’une terre émergée sur rem¬
placement maintenant occupé par la Mer de Corail. M. Piroitf.t (loe.
C et A. (îi’iu.Ai’Mi.N (1919) sont <
v ant quel tracé se découpaient ses
Pratiquement imposible de répondre. Se f<
s °pteris parmi les vestiges fossiles
Précités ont cru devoir mettre en
dations terrestres avec l’Australie, partant
•■vis, cet argument fragile, essentiellement tiré d’i
,,e saurait valable
Pas
0.,
prouver le contraire au principe d’<
. u <’st, soit vers le Sud. .
De la période structurale déteri
rp 'as au début du Tertiaire, nous ne
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
i morphologie stra
• strntigraphique,
mpposer que la Nouvelle-Caléi
I une partie du Jurassique, a
■ M. Piroutet >
4 estimations semblent en partie conl
par la présence de larges lambeaux permo-lriusiques en sur
moins, évidemmenl, de faire intervenir l'éventualité d’une
érosion.
Les documents les plus positifs concernent le C...
d’un point de vue dilTérent, H. Pomkyhoi. (Ioc. cil.)
M- V. (iim.ER (loe. cil.) en ont étudié très minutieusement les forina-
; de leurs plus importantes conclusions,
‘.leurs, adopta ni les vues de Vehbickk, Van dkh
•I autres, insistent sur le fait qu’il est à peu près
inutile de chercher à établir, en partant des faunes, une étroite rela¬
tion entre les divers étages du Tertiaire européen et du Tertiaire indo¬
pacifique. En conséq
ni sur des portions
L’expertise des microfaunes de cet âge, portant
de la côte Ouest : environs de Bourail, Baie de St.-Yi.
de Nouméa, permet d’individualiser deux faciès bien tranchés. Ce sont,
du Nord-Est au Sud-Ouest, parallèlement au rivage (fig. 37) :
1") Une formation paralique. d'une puissance de plus de 1.000 ni-,
tre un parallélisme grossier certes, mais indu-
de Pile actuelle. Constamment influencée par
ou d'un continent situé à l'Est, elle est cons-
tées, fortement silicifiées et minéralisées par
toutes sortes de débris végétaux, animaux et
ipris <les galets <le serpentine (Néra).
2") Du côté de la mer, ces dépôts paraliques se doublent d'une
« bande » purement récifale, sans aucun apport continental cette fois.
Là aussi se retrouve la même tendance à un alignement sur l’axe oro¬
graphique de l’îlc canaque.
On observe un hiatus total jusqu'au Tertiaire « e-f » (Aquitanien
Burdigalien), très maigrement représenté par les deux petites par¬
celles de la presqu'île de Népoui et de la Baie de Sl.-Vincent. Dans
celte dernière localité, les couches miocènes reposent en discordance
sur le Permo-Trias, ce qui indique sans aucun doute des phases oro-
D’aulre part, X. Gkkkoit et M"
étroites qui relient le Tertiaire « b »
de la Nouvelle-Guinée orientale
néo-calédonien au Tertiaire « b »
nifères ( Discocijclina , Pellntispirn. .
«les sédiments iithologiquement coin
: calcaires, grés calcaires.
Source : MNHN, Paris
I..A VÉGÉTATION CANAOUK.
mi
H. VIHOT.
s parfois silicifiécs ; ces mûri
s passant à des calcaires
En outre, cette
Nouvelle-Guinée, on observe durant le Tertiaire
éruptives qui ont donné lieu à des épar
basiques, à des tul's volcaniques, nccompai
être a la silicification de certains sédinien
Calédonie. Autre analogie encore, absent-
nous n’avons pas reconnu de couche de cet étage
Les données qui préeèden 1 ' •
de valeur. Grâce à eux, nom
points de la tectonique locale
és de serpentine, I
tout comme en ?.
du Tertiaire « c » à Port
en Nouvelle-Calédonie où
La Nouvelle-Calé
iccuper les limites que nous lui connaissons
rges d’un géosynclinal que bordaient à l’Ouest
ajoutent N. Grkkoff et
ment parallèle à la dor-
• possible des premières
Oligocène : Phase tecloniq
orcéc à l’Eocène, de l’anticlinal du Nord-Est Balade-Tao, avec tout
son cortège de roches métamorphiques, suivi plus ou moins rapide¬
ment du ou des grands épanchements serpenlineux. Ces différents bou¬
leversements provoquant le plissement, puis la minéralisation et la
silicification des sédiments éocènes, soulevés, par places, à des alti¬
tudes de 300 à 400 ni.
Si l’agencement des dépôts nummulitiques nous laisse entrevoir
toute petite partie de l’histoire tertiaire de la côte Ouest, nous
faudrait, pour s’en faire la
mjecturer que e est par la que prirent naissance
éruptions qui, à l’Oligocène, modifièrent du tout
ivs. Jusqu'oii la mer s’étendait-elle de ce côté ? Il
PP- 37-38).
D’après M. Piitoirrcr, l’aspect abrupt du versant littoral de la
chaîne de ITgnambi. entre Balade et Hienghène, témoignerait d’un
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'K.
319
effondrement massif de la côte Est, ultérieurement à la surrection des
terrains crislallophylliens. surrection accompagnée de fractures ayant
favorisé la venue dans ces parages des épanchements serpentineux.
On peut en lout cas raisonnablement admettre qu’au Miocène, la
wando Terre se prolongeait sans solution de continuité au Nord-Ouest
e t au Sud-Est, englobant l’archipel des Bélep, le soubassement des
r écifs d’Entrecasteaux et l’Ile des Pins. Si une dernière communication
a relié, à cette époque, ou même plus tard, la Nouvelle-Guinée à la Nou¬
velle-Calédonie, voire à la Nouvelle-Zélande, c’est suivant cet axe Nord-
Ouest Sud-Est, concrétisé par la direction générale de la dorsale de
I Ile canaque, qu’il conviendrait de la rechercher (fig. 381.
Au Pliocène, un léger mouvement positif de la côte occidentale
exonde les petits lambeaux miocènes de la presqu’île de Népoui et de
a Haie de Sl-Vincenl. Puis, probablement à la fin du Pliocène ou à
aube du Pléistoeène, se produit un affaissement, d’abord brutal,
ensuite plus ralenti, qui sépare la Grande Terre de ses satellites : Ile
des Pins, Bélep, etc... Il est suivi d’une oscillation positive par le Sud,
doublée d’un gauchissement vers l’Ouest, qui détermine l’émersion
des calcaires madréporiques de la bande littorale Ounia-Yaté-Goro et
du plateau périphérique de même nature de Pile des Pins.
En ce qui concerne les mouvements récents ou subrécents, les
•nombres de la mission P. Roi thieh distinguent (1949, pp. 38-391 :
l"l Grande pénéplanation (en particulier des grands massifs péri-
dotitiques), avec formation de carapaces latériliques.
2”) Oscillation positive avec gauchissement et soulèvement de la
•urination marine de Népoui dont le sommet se trouve encore à 75 m.
de même pour la formation estuarienne des îles Hugon et Isiél : abra-
S1 °n consécutive à ce soulèvement.
3°1 Oscillation négative : ennoyage des vallées creusées pendant
le 2' cycle ; formation des fjords de la côte Est fKouaoua, Canala) et
submersion des cours inférieurs des rivières de la côte Ouest, ex. : Né-
ra > près Bourail.
4") Oscillation positive de quelques mètres : émersion des terras¬
sas sableuses côtières, des alluvions marines de la Néra, de Mara, du
Hiahot, etc,.., assèchement et soulèvement de marais côtiers à gypse
Région du Gap Goulvain, de Poya, de Pouembout, etc...).
Dès lors, la situation topographique de la Nouvelle-Calédonie
semble à peu près stabilisée. Si l’on retient la théorie du contrôle gla-
c, aire préconisée par Penc.k, Dai.v, etc..., le contour des récifs-barrières,
donl l’installation sous forme de récifs frangeants remonterait aux
Périodes glaciaires, situe les limites côtières d’une terre pléistoeène à
Peine plus large, mais sensiblement plus longue qu’à l’heure actuelle.
9 et abaissement isostatique du niveau de l’océan a permis de toute
évidence d’ultimes connexions entre la Grande Terre, l’Ile des Pins et
■es Bélep.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
321
'■“CSl intentionnellement que nous nous sommes abstenu de parler
Jusqu’ici des îles Lovally. Leur histoire, en partie au moins très dilïé-
e nte de celle de la Grande Terre, requiert un examen particulier.
Essentiellement madréporiques, elles reposent sur un socle
c °ninnin qui s’étire suivant un axe Nord-Ouest Sud-Est, rigoureu¬
sement parallèle au grand axe de la Nouvelle-Calédonie. Des fonds de
300 à 2.200 mètres les séparent de celle dernière. Du Sud-Est au
• ord-Ouest, nous trouvons successivement l’île Walpole, avec une
c °h‘ maximale de + 75 ni.. Ma ré, accusant environ + 00 m., Lifou, un
P e u moins élevée (-t 70 m.), Ouvéa, avec quelque 30 m. d’altitude seu-
enicnt, enfin le récif de l’Astrolabe, qui affleure le niveau de la mer.
_ Le problème de leur origine géologique se double d’un problème
••«géographique complexe, posé par la présence d’une faune el d’une
oie assez riches, possédant à la fois des affinités néo-calédoniennes
mine et flore) et néo-hébridaises (faune). II apparaît en effet très
malaisé d’imaginer par quelles voies ces végétaux et ces animaux ont
j ussi a < passer » pour peupler des terres où l’on ne connaît pas —
u moins d’une façon certaine — la moindre trace, en surface, d’une
ussise sédimentaire ou autre antérieure à l’édification récifale 0).
Les madrépores fossiles loyaltiens n’ont d’ailleurs pas encore fait
objet d’un travail d’ensemble. Cependant, E. Aubert oe i.a Rue a
c °nsacré un court mémoire à l’étude de l’île Walpole (1935 •>). Ses
conclusions sont formelles : Tout ce qu’il a pu observer en fait de
coraux exhaussés et mollusques associés, se rapporte à des « formes
octuelles qui démontrent l’âge très récent, quaternaire, des phosphates
e ( *n soulèvement de l’île ». D’autre part, M" 1 ' V. Gubler (loc. cit.),
nalysant des échantilons de récifs émergés provenant de la région
e >até et ramenés par la mission F. Sarazin, arrive à un résultat sem¬
blable.
de
n autre indice vient encore confirmer la jeunesse relative des
<-| fs coralliens soulevés de Vaté el de Plie «les Pins et, par extension,
. e ceux des Loyaltv : Dans les deux premières localités, l’on ne cons-
•ue nulle part de sédiments tertiaires intercalés entre les péridotites
c b*s madrépores, qui entrent directement en contact étroit.
, Toutes ces i
■s, autrefois vivantes, ne se sont pas agglutinées
mie façon conlinue. Rien qu’à Walpole, E. Aphert de i.a Rue note
° l| x soulèvements principaux très nets. Le plus ancien a remonté
1 «Hitude du plateau supérieur de l’île de quelque 70 m., alors que le
P.hjs •’éeent déterminait, surtout en bordure de la côte orientale, l’appa-
r, ti°n d’une terrasse, située à 4 m. environ au-dessus du niveau de la
nier.
Rien qu’ethnologue, le R. P. Marie-Joseph Dubois s’est livré à
°ufe une série d’observations dans le luit «le reconstituer la teclonupie
f . P) Un affleurement «lu socle ancien (en surface argile rougeâtre, ayant autre-
D ls servi, d’après le H. P. Druois (eonim. vcrli.), à confectionner des briques) existe
Lut-être dans l’cnigmatitiuc marais de VVabao, à Mare, seule localité connue du
••"leuca I.enrndemirnu dans toutes les I.oyalty.
Source : MNHN, Paris
lî. VIHOT.
■ initiale : socle continental, occupant l’emplacement de
iValpole, Marc, Lifou, Ouvéa cl Beaupré, émergé.
2-> Effondrement : enfoncements, dont le quatrième très brutal,
-es « titis » (falaises coralliennes concentriques) s’édifient sur l’un des
onimels de la terre en subsidence, établissant un lagon.
3") Exhaussement par petites secousses rapprochées fde 2 à 4
nôtres), (.oinblemenl partiel <lu lagon par des blocs roulés de corail
norl et élaboration de la « caillasse ■ (calcaire peu cohésif, résultant
le l'agglomération des blocs morts).
4") Constitution, au cenlre du lagon, des petits cônes volcaniques
submerges) de Raxva et Peorawa, vite encerclés par des bancs annu-
s de
• Eruption inframarine. sous faible couche d’eau (pas de laves),
* appareils volcaniques de Rawa et Peorawa. Projection sur toute
' ; Im so1 <l< ' pierres basaltiques, qui se retrouvent dans la terre
t du lagon intérieur
graphiques, sans lesquelles, à notre avis, il n’y
plausible de l’« énigme » des Loyaltv f a > ffig. :i!)i' :
pas d’explicali
l"i Phase initiale, illustrée par l’existence, à remplacement des
Loyal tv. d’une cordillère tertiaire, parallèle à la dorsale de la Grande
Terre et jalonnée de hauts sommets (volcans ?) à pentes abruptes
(absence de récifs-barrières autour des Lovaity). Union des deux terres,
peut-être élargie jusqu'aux Nouvelles-Hébrides.
!5S -
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CA N AO UH.
J 9. Hy pothèse sur h formation géotecton/ que
et le peu plement biolo gi que des //es L oy a/ty.
— Coupe arbitraire selon / axe Puma - tlaré _
(Hauteurs fortement amp/ifiées). Nota :
Dorsale de la 5oc/e initia/des L « manifestations
Grande Trrrr Loua/tu (eotcans?) volcaniques recentes
1® ,erre J J ne sont pas figurées
Phase initiale : Jonction terrestre
ûran de - Terr e - L oyait j.
Affaissement brutal.
Séparation des deux terres
Affaissement p/us doux. Submer¬
sion totale des Loya/ty.
Disparition des anciennes
f/ore et faune . Erection des
"titis'madréporiques .
Exhaussement Nouvelle com
munication terrestre arec /a
ûran de Terre ■ Passage des
f/ore et faune
Affaissement /petites secousses
brutales, j epar ées par des
phases moins rapides). Edifica¬
tion des banquettes madrêppri-
ques. Faune et /tore reléguées
Jur tes sommets des "t/tiS ", seuls
émergés.
Exhaussement définitif.
Source : MNHN, Paris
2" i Période de subsidence dans la ;
ne» des Loyally subit d’abord un ab:
ses culminances près du niveau de la i
doux, au cours <’ ’ '
■ani cepeniiani émerger les sommets des falaises
»>, sur lesquels sont relégués plantes et ani-
•» ' fcxhnussemenls successifs par le Sud, déterminant l’éi.
inégalé des différentes îles du groupe. La dernière oscillation positive
provoque la formation de banquettes littorales, l'n certain synchro¬
nisme paraît exister, durant cette phase ultime, avec les osciïlntions
de meme nature qui affectèrent l’extrême Sud de la Grande Terre :
récifs soulevés de la bande Ounia-Yaté-Goro et « bancs » périphéri¬
ques de l’Ile des Pins.
Tous ces gigantesques bouleversements, s’ils se produisirent vérita¬
blement, se déroulèrent à un rythme très rapide semble-t-il, puisque
les calcaires madréporiques de l’ilc Walpole, estimés les plus anciens
ceux qui composent en fait la masse des « litis » maréens - sont
regardés comme subrécents ou récents (de loule manière poslmiocènes)
et que l’émersion des dernières terrasses (cf. Ounia, Yalé, Gorol se
révèle antérieure à l’installation des récifs-barrières pléislo’cènes.
N’oublions pas d’ailleurs que l’exemple des Nouvelles-Hébrides
toutes proches le groupe Sud ne gît pas à plus de 300 km. de l’ali¬
gnement des Loyalty rend parfaitement concevables des modifica¬
tions d’une telle amplitude.
Relativement à l’archipel néo-hébridais, il n’est pas inutile de
• peler qu’il se signale par la présence d'appareils volcaniques plio-
quaternaires nombreux et élevés, dont certains encore en activité.
D’après K. Ai’BEKT de la R0 k. (1937^ ). relevons l’altitude des princi¬
paux sommets : Ureparapara files Banks) : 7411 m. ; Vanna Lava (îles
Banks) : entre 71)0 et 1.110(1 m. ; Sanlo (Mont Tabwemasana) • 1.850
ni. environ ; Aoba : 1.350 m. ; Mallicolo (Mont Pcnot) : 891 m. ; Am-
1-334 m. ; Lopevi : 1.447 m. ; Erromango : entre
De
aux Loyalty, l’on retrouve i
trouve un peu partout des coraux
i ou suivant un profil tabulaire.
, 19371*) 100 m. d’altitude à Epi.
Ils atteignent (E. Aubert me i.a Rie. 1937'.) ivu u aiuiuae a
jusqu’à 4o0 m. à Efate, 300 m. à Erromango et plus de 450 ni. à
Tanna. De plus, celle analogie se renforce par l’absence totale de
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOÜE. 325
r ecifs-barrièrcs cl par le l'ail que des îles connue Ambryin el Anatom
s °nt en surface de formation exclusivement volcanique, ce qui pose
11,1 problème faiogéographique identique à celui des Loyalty.
Par contre, la fosse sous-marine néo-liébridaise qui se creuse sous
locéan à plus de 5.000 m„ entre le groupe Sud de l’archipel (Anatom,
krroniango. Tanna) el la Nouvelle-Calédonie, dresse un sérieux obsta-
c ' e a l’idée de tout contact terrestre récent dans cette direction. Néan¬
moins, il s’agit certainement là d’un argument spécieux, de significa-
uon très restreinte, au sein d’une zone extrêmement instable qui fut
e t demeure toujours intéressée par de fréquentes perturbations vol¬
caniques ( l ).
En résumé, les mouvements tectoniques qui commencèrent dès
oiibe du Tertiaire, sinon avant, ont pratiquement effacé toute trace
antérieure de la géographie néo-calédonienne. Depuis cette époque, la
cote occidentale tend à se stabiliser, alors qu’au contraire la côte orien¬
tale devient le théâtre de surrections, d’éruptions et d’effondrements.
J-es îles Loyalty résultent probablement de l’édification, au cours de
subsidences récentes (plio-quaternaires), d’atolls sur les sommets d’une
cordillère volcanique ou éruptive, parallèle à la dorsale de la Grande
T'erre. Enfin, des fractures, suivies d’effondrements massifs, semblent
avoir séparé la Nouvelle-Calédonie des terres avoisinantes : Loyalty,
Nouvelles-Hébrides (?), etc...
La plate-forme bifide de 1.000-3.000 m„ sur laquelle repo¬
sent la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande el les Fidji, représente
peut-être l’indice d’anciennes connexions, bien qu’on ne puisse s’ap¬
puyer entièrement sur des données de même nature pour évoquer de
telles liaisons avec les Nouvelles-Hébrides.
Remarques sur les origines des flores océaniennes.
Les groupes floristiques :
Variations paléoclimatiques.
Données sur l’origne des éléments floristiques.
Le problème des migrations.
Parmi les faits biologiques consignés dans les chapitres précé¬
dents, certains s’enchaînent naturellement, d’autres, au contraire, sem¬
blent s’opposer. Quant aux arguments géologiques — les plus conjec¬
turaux ils peuvent s’interpréter très différemment.
Il reste dès lors à coordonner tous ces documents, afin d’essayer
de se faire une idée sur la manière dont les végétaux ont pu parvenir
(■) Cetlc zone d'instabilité a même encore visiblement atteint, à une période
récente, les Loyalty — au moins à Maré — où s’observent, nous l’avons vu, les
‘races incontestables d'une activité volcanique.
Source : MNHN, Paris
R. VinOT.
321!
:hix emplacements qu’ils occupent de nos jours. Dons celle tentative,
les caractéristiques écologiques des éléments florilisques planitiai-
res, orophiles, tropicaux et tempérés sont susceptibles de nous four¬
nir des indications sur l’orignc et l’évolution des flores, en relation
avec les variations climatiques passées, telles que les admettent les
paleogeogra plies. Enfin, la comparaison judicieuse des données gcotec-
toniques avec la distribution de certains groupes végétaux et animaux,
surtout considérés sous l’angle de leurs moyens de dispersion, autorise
a risquer quelques hypothèses sur la nature des migrations et des com¬
munications qui contribuèrent au peuplement de l’Océanie.
Les groupes floristiques.
Variations paléoclimati</ars Lorsqu'on envisage l'importance
respective des fadeurs qui régissent la physionomie des principaux
types '!«’ végétation, la première place revient indubitablement aux
conditions climatiques. Il est certain que depuis l'apparition de la vie
sur notre globe, les variations thermiques exercèrent une influence
déterminante sur les migrations des plantes et très probablement aussi
sur l’évolution des espèces.
En ce domaine, les connaissances précises, tirées de l’application
des méthodes météorologiques, ne concernent qu’une infime période,
remontant tout au plus à un ou deux siècles. Pour essayer de recons¬
tituer les phases climatiques qui se succédèrent au cours des temps
géologiques, les spécialistes ont dû faire appel aux faunes et aux flores
fossiles, conjointement avec l’interprétation de la morphologie des
sédiments marins et continentaux et des manifestations glaciaires :
dépôts morainiques, blocs erratiques, roches striées, etc...
Abstraction faite des deux grandes glaciations primaires, l’on
estime généralement que le climat terrestre, déjà subtropical ou tro¬
pical dès le début, subit, dans l'cnscmhlc. une série d’oscillations assez
peu marquées jusque vers le milieu du Tertiaire. Ensuite, le déroule¬
ment des glaciations plio-quatcrnnircs provoqua l’abaissement consi¬
dérable des températures dans les régions polaires, abaissement qui
eut même des répercussions jusqu’au voisinage des tropiques.
H. Fi’uon (1041) résume l’essentiel des éludes consacrées à ce
sujet :
Cambrien : Glaciation à la hase, puis réchauffement rapide
permettant des faunes uniformes et l’extension des récifs calcaires à
Archæocyathinés depuis l'Antarctide jusqu’à la Sibérie du Nord. Une
régression thermique au Cambrien moyen est suive d’un réchauffe¬
ment.
- Silurien : Climat doux et uniforme, avec abondance de coraux,
puis mouvements calédoniens, en Europe surtout. Aridité en Amérique
du Nord, marquée par des dépôts de sel et de gypse.
Dévonien : Climat à tendances désertiques pendant le dépôt
des « vieux grès rouges ».
Source : MNHN, Paris
l.A VÉGÉTATION CANAQUE.
Carbonifère : Climat chaud, forêts et charbons, puis mouve-
jnenls hercyniens ci grande glaciation, aussi importante que celle de
' Permien : Mer chaude à Fussulines, mais lroid)lcs climati-
(,Ues provoquant la mort d’une grande partie de la faune primaire.
- Trios : Chaud dans l'ensemble.
<le récifs c
Crétacé : Grands Reptiles. Développement des
a'ec forêts jusqu'au Groenland, donc climat chaud, pui
: RéchaulT.
. ..I-es .
la température, puis à la fi
celles du Cambrien inférieur et du Carbonifère. Elle
e ^t suivie d’un réchauffement qui nous conduit à l’époque actuelle,
c est-à-dire une période plutôt fraîche de l’histoire de la Terre.
Ces variations, précise d’autre part l’auteur (1950), s’étendirent
Probablement à toute la surface de la planète, comme l’attestent les
r ésultats des carottages sous-marins effectués dans l’Océan Atlantique
Source : MNHN, Paris
H. VIIIOT.
<•1 dans toul l'Océan Indien, de Zanzibar aux Maldives. On y retrouve
en cil et, pour le Quaternaire, les traces synchrones de niveaux
marqués « pur la quantité relative des Fora-
r 'I'" lou, ' lu ‘ 1> |US particulièrement l’hémisphère austral,
C. h I. Biiooks i tôt')» fournit quelques repères sur les oscillations
“rr, ‘ 1 A r la !T li I <,lU ‘- Hit ' n 'l u, ‘ l ,rcnanl auparavant, de
la théorie du déplacement des pôles, il ramène, à litre d’infor-
, les latitudes des localités considérées à la position du pôle
'Près les vues de Wkc.knkr (voir tableau de la p. 327)
Ions que si les deux tableaux précédents comportent des analo-
l)e même, d’autres auteur*
synchronisme étroit ne lut pas toujours de règle entre les glaciations
australes et celles qui affectèrent l'hémisphère boréal. Ainsi, P. G.
Moiioan (1920) signale que quoique l'Antarclique ail connu une véri¬
table période glaciaire, approximativement contemporaine de celle de
l’Arctique, aucune preuve formelle ne permet de faire coïncider la
première glaciation maorie plio-quaternaire avec la période günzienne
d Europe, mais que la plupart des géologues néo-zélandais pensent au
contraire que l’expansion des glaces commenta dès le début du Plio¬
cène. Allant encore plus loin. C. S. Wiumir et H. K. Piui-sr.KY (1922,
cites par C. E. P. Bhooks, lue. cil.), se fondant sur la présence, au-
dessus des couches crétacées du Cap Hainilton (Terre de C.rahain).
de dépôts d’aspect morainique contenant des fragments anguleux de
roches cristallines étrangères à la localité, vont jusqu’à reculer, pour
rieur l o,i « i,u ‘ <lcs Phases glaciaires initiales à l’Eocène infé-
Il est bien évident <|u'on ne peut prétendre arbitrairement univer¬
saliser toutes les modifications climatiques. A cet égard, les hypothè¬
ses déduites du seul examen «les faunes marines donc relatives à
. Elles se i
renseigner sur les climats montagnards
sent, pour une même époque, différer
l’autre, suivant les conditions
stalionncls du moment.
Ceci ressort clairement de la compa
l’Afrique (cf. en particulier H. Frnox, 1
où l’on peut retrouver la coexistence de
(Congo) et arides (Sahara) (').
En Océanie, les glaciations ont lai
grande partie de la Nouvelle-Zélande, la
nentaux, qui parais-
’érer notablement d’une région à
topographiques et le jeu des facteurs
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
<le Préhistoire
" on ,k ‘ l’Australie méridionale au Muni Kosciusko dans les New
oouli) Wales. Au delà, on en retrouve des traces jusqu'aux Hawaï.
là propos des Hawaï. R. Furon (1951 ), dans son Manuel
e Générale, rapporte « (qu’)cn 1941 Wiîntworth et
tu distinguer 4 phases (glaciaires). H. Stearns,
moins une moraine, épaisse de 50 mètres au
• VI »nl Mauna Ken (ail. : 4.594 m.i ; elle descend jusqu’à 3.500 ni. dans
•Ç ravin de Pohakuloa, et est recouverte par un cône de déjection
aliques engendrés par
r le caractère dévasta-
dteignanl i
.... « •• -'.régions, telle, par c
""orale du Westland, dans Pile du f '
De l’avis
■’exfensii
leur d’un cataclysme violent, n’eurent qu'une influence sélective très
Progressive sur la vie végétale. D’après E. V. WiLlT (1943), la chute
des températures s’amorça vers le milieu du Tertiaire. Mais, s’il faut
e " croire les spécialistes, la valeur des abaissements thermiques fut
relativement faible.
Se penchant sur le Quaternaire africain, R. Fi hon (1951) admet
‘lue la moyenne thermique des périodes pluviales (correspondant, en
P : <ys tropicaux, aux périodes glaciaires) devait être de 6'C inférieure
i * a température actuelle, « l’isotherme 0" se situant vers 3.400 m. ».
Pour p. (}. Morgan, « durant les plus fortes périodes glaciaires la
température n’a pas dû subir un abaissement général de plus de 4°C
Mme T. W. EnGF.woin h-David (1906), qui émet une appré¬
ciation à peu près semblable, envisage un refroidissement de l’ordre
do 5"C environ dans la région du Mont Koseiusco (Australie méridio¬
nale) et de 10"C en Tasmanie.
A titre d’indication sur la chronologie présumée des glaciations
quaternaires, le tahleau de la figure 40 donne une synthèse de celui
dressé par Pence, d'après une étude sur les Alpes orientales (in P.
Morgan, 1926) et de la « courbe » de Milankowitch (in J. Lebrun,
I! »47i, concernant les époques du Pléistocène.
Malgré les profondes divergences exprimées - en ce qui concerne
a durée des périodes par la confrontation des chiffres, il convient
de remarquer que dans les deux classifications, le début du premier
épisode glaciaire (Giinz) prend place à -600.000 ans. De plus, l’inter¬
racial Mindel-Riss est jugé comme le plus important dans le temps.
Pourtant, J. Blanchard (1942, in P. .lover. 1949) publie par ailleurs
’ d’après le Quaternaire de
; autres dates, il fixe, avec
ne à — 1.426.750.
1 vallée de la Somme, dans laquelle, entre r
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
l.A VÉGÉTATION CANAQUE.
331
hn vérité, sans vouloir minimiser en aucune façon l’intérêt des
documents précités, il faut convenir que l’état très incomplet de nos
connaissances en la matière rend illusoire, pour le moment, toute ten-
ative d’établir avec certitude la datation des périodes climatiques
évolués. En tout étal de cause, seules semblent permises des consi¬
dérations de portée très générale, et encore avec les nombreuses réser-
v Çs qu'impose la pénurie de preuves dont nous disposons. Tout espoir
11 est pas pour autant perdu d’aboutir un jour à une chronologie
satisfaisante, en partant du degré de désintégration des éléments radio¬
actifs contenus dans les matières organiques ou non. Ce nouveau pro¬
cédé a déjà permis à Sc.iut.hkht, Lane, Mori-:t et Lemoine (R. Foron,
. ' ) de mettre sur pied une classification sommaire de la durée des
périodes géologiques, depuis le Cambrien. D’après ce principe, les
géologues américains (R. F. Fiant, 1952) ont réussi tout récemment,
ÇU calculant les quantités d'un isotope du carbone — le radio-carbone
^ fixées dans les tissus de restes végétaux et de fragments osseux
humains, à préciser l'âge de plusieurs dépôts glaciaires du Nord des
C'tats-Unis. Ces premiers résultats, qui concordent presque point par
Point avec ceux tirés des analyses polliniques, encouragent fortement
persévérer dans cette voie. Encore qu’ils ne concernent que le seul
vUaternaire, ils montrent par exemple que le recul définitif des gla¬
ces, que d’aucuns estimaient très approximativement devoir prendre
place vers 25.000 -30.000, est en réalité bien moins ancien. Ainsi,
apogée de la glaciation de Mankalo, dernière des quatre expansions
^claires de la période dite du Wisconsin (à peu près homologue du
•yiirmicn d’Europe) ne remonterait pas, en gros, à plus de 11.000 ans.
Signalons, en outre, que H. C. Urky et scs collaborateurs (1949-50-51,
1,1 H. et G. Te R mie R, 1952) s’efforcent de reconstituer les paléolempé-
r atures des mers anciennes à l’aide des rapports unissant deux isoto¬
pes de l’oxygène, l0 O et 1N (), qui entrent dans la composition du cal¬
caire des coquilles d’invertébrés.
Ayant ainsi replacé la question paléoclimatologique dans son véri-
a *>le cadre, résumons ceux des enseignements susceptibles d’être
retenus.
L’inventaire des flores fossiles démontre que des variations cli¬
matiques imputables à «les différences lalitudinales ont toujours existé.
ji'Cci en supposant naturellement que l’écologie des genres ou des
■aniilles sur lesquels se fonde cette affirmation se soit rigoureusement
'Maintenue au cours des périodes géologiques. Là encore, nous devons
procéder avec prudence en nous guidant uniquement d’après des géné¬
ralités, car cc point de vue souffre probablement de nombreuses excep¬
tons, Néanmoins, la découverte par W. Gothan (1915, in PL V. Wiu.ek,
j 943) d’anneaux d’accroissement distincts dans des troncs de Conifè¬
res crétacés de l’Arctique, confirme la présence, au moins momenta-
n ee, dans les régions polaires, de climats tempérés à saisons alternan¬
ts, froides et chaudes, antérieurs aux ultimes glaciations quaternai¬
res.
Source : MI JHN, Paris
332
r. vrno'r.
s glaciaires très étendus entre le I
‘ du Tertiaire amena sans doute un relèvement des
moyennes thermiques, avec atténuation concomitante des différences
dues a la latitude, t'ne ambiance tropicale régnait sur la plus grande
parue du globe, alors que les alentours .les pôles s ‘ "
végétation forestière.
Survient ensuite la grande glaciation .
gée en Europe, Asie et Amérique seplentric
en Océanie et dans l'Antarelique par des |
même éocènes, elle semble n'y avoir exercé qu’une action plus limitée,
surtout localisée aux régions les plus australes (Nouvelle-Zélande en
particulier) ('). Vers le Nord, elle se répercute sous forme de glaciers
couronnant les sommets montagneux très élevés, comme en Australie
méridionale, Tasmanie et aux Hawaï.
Entre les tropiques, aux paroxysmes glaciaires répondent dans
I ensemble des périodes pluviales, avec augmentation très sensibie des
précipitations, accompagnée d’un refroidissement généralisé de l’ordre
de 4"G à 6°C. A ce sujet, IG Kuiox (1951) rappelle les expériences de
Simpson qui tendent à démontrer les rapports entre l’activité solaire
et les glaciations. «... il y a deux périodes glaciaires pour une période
d activité solaire, mais les interglaciaires ont des climats très diffé¬
rents, selon qu’ils se placent au maximum ou au minimum. Ceux
sont chauds cl humides, ceux qui sont au minimum sont
‘.I ui OS .I ,B '( UO ..
, . itiques majeures se soient propagées
a toute la Terre. Ceci n’exclut d’ailleurs pas le rôle diversificateur
régional, certes moins actif entre les périodes glaciaires, mais quasi
certain, de la latitude et de l’orographie locale dans l’allure à la fois
des températures et de la pluviométrie <->.
En attendant que les nouvelles méthodes d’analyses radioactives
aient fait leurs preuves, la pauvreté en documents relatifs à l’ensemble
de l’Océanie proprement dite oblige à l’interpolation circonspecte
d observations eflcetuees dans des contrées limitrophes ou étrangères
et dont l’essentiel vient d’être exposé ici.
Données sur r origine des éléments floristiques .
e l’Insulinde et
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOUE.
333
■loiis ;i de-jù permis de conjecturer l’origine très ancienne de l’actuelle
tlore océanienne.
Pouvons-nous, maintenant, aborder l’élude des vicissitudes évo-
ulives de ce peuplement végétal ? Il serait, en l'occurrence, bien témé¬
raire de prétendre avancer des époques définies. Nous nous bornerons
donc plus modestement à essayer de dégager sommairement les gran¬
des lignes de la mise en place des principaux éléments floristiques,
elles qu’elles nous semblent logiquement découler des particularités
biologiques et bistoru
iniques
Outre la dominance à peu près totale de la forme phanérophyti-
que, ce qui frappe tout d’abord dans les flores anciennes, c’est leur
"rte homogénéité, résultant d’une remarquable expansion chorolo-
R'que des genres. Très accusée au Secondaire et même encore au début
d'i Tertiaire, cette cohésion s’atténue ensuite graduellement sous l’in-
tluence sélective de révolution et des changements climatiques im¬
portants qui s’ébauchent vers le milieu du Cénozoïquc.
Commentons quelques exemples suggestifs :
Ces Araucariacécs, (pic les anatomistes placent à la base de la
hiérarchie des Gymnospermes vivantes, étaient autrefois très répan¬
dues. Au Mésozoïque, l’on rencontre leurs traces ou celles de leurs
ancêtres directs un peu partout : Etats-Unis (New Jersey, Dakota),
Groenland, France, Spilzherg, Russie, Afrique, Madagascar, Patagonie,
Nouvelle-Zélande. Au Nummulitique, nette régression dans l’hémi¬
sphère Nord, tandis que se dessine leur localisation dans les régions
australes : Patagonie, ile Seymour, Nouvelle-Zélande, Australie, île
Kerguelen. Celte réduction s’accélère encore et nous ne les trouvons
Plus aujourd’hui qu’au Chili, au Brésil, en Mélanésie, Malaisie et
Australasie.
Ces variations paléochorologiques plaident en faveur d’une ascen¬
dance tropicale ou subtropicale : la thermophilie des Agathis inter-
V| ent d’ailleurs dans ce sens. Ainsi, en Nouvelle-Zélande, Y Agathis
'iiistrnlis se cantonne étroitement dans la portion tout à fait septen-
b’ionale de l’île Nord, la plus chaude (U. En revanche, les affinités
écologiques des Araucaria s’écartent partiellement de celles des Aga-
"».v. Dans la cordillère des Andes, l 'Araucaria imbricata dépasse,
'ers le Sud, le 45* degré de latitude. Néanmoins, en Nouvelle-Calé¬
donie prospèrent à la fois une espèce strictement littorale (A. Cookii
H. Br.l et des espèces diversement orophiles. Mais nous croyons plu-
l"l que celte localisation altitudinale dépend presque toujours bien
plus de l’humidité ambiante que de l’abaissement des températures.
Hormis ces quelques exceptions, il s’agit donc d’un groupe qui a con-
servé à peu près intacte son écologie archaïque.
I.e cas des Nathofagus offre quelque similitude avec le précédent,
n >ais il s’en éloigne par des différences assez profondes. Ces végé-
l’Ius i-xacteniçnl au Nord ilu SH" parallèle S.
Source : MI JHN, Paris
R. V1ROT.
334
laux apparaissent eux aussi de bonne heure, von EttiNohaUSEN
(I887"i mentionne deux Fagus Mi dans le Crétacé néo-zélandais, 4
dans le Tertiaire australien (New South Wales) et 11 dans celui de
Nouvelle-Zélande. Tous se rapprochent des représentants vivant encore
dans ces pays, sauf deux apparentés au Fagus (jrnndiflora Iihrh. (= F-
fcrruginea Ait.) de r.\méri(|ue du Nord. De son côté, I'. DisiiN (1908,
in R. Fi'hon, 1941) a identifié deux l’agacées, en compagnie d'espèces
« chaudes », dans les couches continentales surmontant le Crétacé
marin de File Seymour (Antarctique américain).
r im mémoire remarquablement documenté, Mlle A. Camus
(I 9al) se livre à une élude détaillée des caractéristiques biologiques
et systématiques des espèces actuelles.
Résumons l’essentiel de ce travail, complété par les données du
recent ouvrage de C. (i. ('.. ,1. Van Su:i:ni.s (1953) et les indications de
quelques bolansites australiens et néo-zélandais ( 2 ).
Amérique du Sud : I» ou 7 espèces, 4 caducifoliées, le reste à feuil¬
les coriaces, persistant ordinairement deux ans. L’aire occupée couvre
une bande étroite, ne dépassant pas 100 km. de large, sur le versant W.
de la cordillère des Andes, et la moitié orientale de la Terre de Feu,
depuis le 36“ environ jusqu'au 56" de latitude Sud. Les moyennes
thermiques varient de 5 C à 13 C, la pluviométrie annuelle de 500
a 2.000 mm. Dans la partie Nord de ce territoire (Province de Valdi-
yia), des Bambous (Chusgnea). des épiphytes, des Lauraeées et des
Myrlacées confèrent à la végétation un aspect subtropical.
Soiwelle-Zélande : 6 espèces autochtones, toutes sempervirentes.
Aucune ne franchit vers le Nord le 36"S. Généralement localisées et
orophi les dans l’ile Nord, elles acquièrent un bien plus grand dévelop¬
pement dans I île sud, où certaines descendent parfois jusqu’au niveau
de la mer. Quelques-unes peuvent s’élever jusqu’à pius de 2.000 ni.
d altitude.
Australie : Trois espèces en tout. L’une, à feuilles caduques, spé¬
ciale aux montagnes de Tasmanie, se tient vers 1.500 environ. La
seconde, scmpervircnlo cl également orophile, se trouve à la fois en
Tasmanie et dans le \ ictoria, dans les mêmes conditions altimétri¬
ques. La troisième enfin a été signalée sur les culminances des New
South Wales. Dans l’ensemble, elles ne dépassent pas non plus le 36“
degré de latitude Sud.
Mèlanesie : \ an Sti:i:ms (loc. cil.) rapporte <|ue 16 nouvelles espè¬
ces de Xothofaijus ont été récemment découvertes en Nouvelle-Guinée,
au cours des diverses expéditions Aucunoi.n. Composantes de la forêt
humide, elles occupent une zone altitudinale comprise entre 1.000 et
0) I.’auteur incorpore les Sothofagus au genre Fagus.
(2) Cf. G. Hkntham et F. Mcku.ru (1883-1878), T. F. Chkeskman (1925), >-
Cokaink et F. F. fensKR (1939)
Source : MNHN, Paris
I.A VÉOfri'ATION CANAOUK.
Kn outre (cf. Van Sti:
dirigée pur A. (Il II.I,\l MIN 1*1 (
52 » « également récolté 5 Xothofngus tous e
ns la région sommitale du Mont
groupe ancestral commun, plutôt que les
le, Mlle A. Camus estime que Notho-
deux rameaux parallèles provenant
d’un
d Une unique chaîne évolutive.
La distribution géographique actuelle du genre Xothofngus met
en évidence une spécialisation tempérée. K11 elTet, à l’intérieur des
Régions dont l’étendue se prête librement aux larges mouvements des
flores, comme au Chili, eu Nouvelle-Zélande et en Australie, le 36*
parallèle Sud paraît nettement matérialiser un seuil climatique jamais
dépassé. L’ascension altitudinale en direction du Nord de presque
toutes les espèces vient renforcer cette opinion. Ailleurs, dans les
des tropicales, I’orophilie lut probablement la seule possibilité offerte
aux Xothofngus pour subsister en l’absence de toute autre voie de
migration.
Comment convient-il d’interpréter cette spécialisation ? Repré¬
sente-t-elle un caractère primitif ou secondaire ? La classification
Paléoclimatique de ('Antarctique, telle que la conçoit C. K. P. Brooks
Cl94t)> apporte peut-être une réponse plausible à cette question. Si l’on
accepte les ternies fcf. p. 327), nous voyons au Crétacé un climat
auquel succède à l’Kocène une première glaciation
l'Oligocène, les températures s’élèvent de nou-
I à tempéré 1 pour s’abaisser ensuite au Miocène
ène (très froid). Surviennent alors les grandes
s quaternaires. Nous avons constaté, au surplus, que dès le
début du Tertiaire, les Xothofngus se répnrlissaient déjà à travers
feur aire actuelle.
Partant de cette base et en adoptant les vues de Mlle A. Camus,
iout permettrait donc d’inférer que Fngus et Xothofngus dériveraient
d'une souche commune crétacée ou même jurassique ? — tropicale,
le. Insistons encore, à ce
alion des Hêtres australs avec de nombreux élé¬
ments d’une flore chaude, dans le Tertiaire d’Australie, de Nouvelle-
Zélande et de l’îte Seymour. Ainsi, les Xothofngus devraient à une
leur maintien sur place lors des
écologique initiale 1
s ils s
. (>) Deux de ces espèces étaient déjii connues antérieurement. mais sur la
Source : MNHN, Paris
s ssg-
R, V1ROT.
rs, si celle adaptation lui poussée à l'extrême chez quel-
< r ,v* i-sjieees jusqu'à I’;■('(]nisiIii>n du type caducifolié, I:. conservation
de la sempervirenee . liez la majorité révèle bien le lointain héritage
de prédécesseurs thermophilos. Celte disposition n’est pas t
s’apparente notamment à l'exemple classique du Mètre
(Façjtis silimlica L.) et des Chênes Iropophylles du groupe Unbur, <
les jeunes individus continuent souvent à assimiler nendanl l’hive
Le cas des Nothofagus nous a paru mérite
car il tend à démontrer en Océanie les incidei.
sées que dans l’hémisphère boréal, mais néanmoins fort :
'lunatiques tertiaires et quatornai
s chaudes cl tempérées. De plus, I
I dans le cadre plus général des conjectures r
«'vos à la répartition bizonale de part et d’autre de l’équateur —
d’espèces tempérées ou froides et, pour préciser notre pensée, elles
ne sauraient apporter que des présomptions favorables à l’origine
monotopique des espèces en question.
Un autre exemple très caractéristique de spécialisation « tem¬
pérée » nous est fourni par le comportement des représentants du
genre Astelia (Liliacéesl. IC Papy (Hlf.lK a déjà effleuré ce sujet en étu¬
diant la végétation des sommets de Tahiti ..
la page 3.37 fait étal de quelques <
auteur, complétées par des indications de i
riloires du Pacifique sud-occidental,
e qui a lieu pour les Nothofagus, l’on
Astelia montrcnl une tendance à s’élever en altitude à i
décroît le degré lalitudinal. D’ailleurs, R. Papv Hoc. cil.)
ce que l’on peut appeler la formation polynésienne à Vaeeinium et
Styphelia (-') fdans laquelle enlrenl les Astelia) est une relique d’une
végétation autrefois plus abondante en i.
des Astelia se rattache celui des Metrosideros.
établir un certain rapport entre la latitude et la
ftFldcnâKtna tt&sxmàsàfea;
h recenl \nll,of<i<,i,s in Ausln.liii is olso < ( 1 nlïiu<l whii-li wns
. îts .l'nt* JSf j&tBra iss
“ES
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
localisation altitudinale. Ainsi, en Nouvelle-Zélande, ces Myrtaeées
occupent sans exception une zone comprise entre le niveau de la mer et
des altitudes variant entre 600 et 1.100 m. En Nouvelle-Calédonie, les
< jusqu’à présent sont toutes strictement monta-
1 à partir de 500-600 m. et atteignant les plus
ule (.1/. operculata Labill.), qui descend à
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
338
moins de lllll m. D'autre part, prenons l'exemple du Metrasideros vil-
losa Smith., unique représentant océanien du genre à aire étendue : Ile
Sunday (groupe des Kennndee : 30" S.) : 0-520 m. ; Hawaï (Iat.
moyenne : 20" N.) : tr.O à 1.830 m: Nouvelles-IIébrides : Anatom
(20"15| S.i : jusqu’à 000 m, Tanna <10 30’ S.) : vers 000 ni, Erroinango
( 18°40’ S.i : vers 300 m. Ambrym (1615’ S.» : 600-800 m (Ml. Marum),
100 m (Mt Toiio) Ci ; Tahiti (is S.i : de 600 à plus de 1.500 rn.
Si, inversement, nous jetons un rapide coup d’œil sur la répar¬
tition de groupes typiquement « chauds -, nous constatons de suite leur
remarquable pénurie en Nouvelle-Zélande. Malgré l’aspect partielle¬
ment tropical de la végétation maorie surtout dans Pile Nord — l fl
llore se caractérise par l’absence totale des Asclépiadacées, Apocyna-
cées. Ficus, EUvocarpns. .1 Ihizzia indigènes et la grande rareté'des
Myrtaeées-sarcocarpées <1 Myrlns. 1 lùigenia) et Snpotacées (1 Side-
roxylon, spécial à l’île Nord).
I. on peut suivre, de même, la diminution des participants de
la Mangrove à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur. Tandis que les
genres .v.gi/ceras. Pcllacalyx, Phvsianthu. Cambrclocarpns, Kandelia,
Ccrwps. Rruyniera, Carallia, Cymnot roches, Anisophyllea, Sonneratia,
Avicennia, Rhizophora sont bien représentés en Malaisie, dans les îles
de la Sonde et en Nouvelle-Ciuinéc, ils se raréfient déjà notablement ou
disparaissent en Australie, où ne s’observent plus guère qu’un -K<7!/'
rerns, un Aniccnnia, deux Lnmnilzera, un Rhiznphom, un Bruguiera,
un f-orallia et un Cerinps. Toutes ces espèces demeurent cantonnées le
long du littoral du Norlh Australia et du Queensland, sauf YJEqyceras
mains Gaertn. qui s’étend jusqu’aux New South Wales et l’.l nicennio
officmahs L„ répandu en bordure de toutes les cèles du continent, à
I exclusion toutefois de la Tasmanie. En Nouvelle-Zélande, avancée
extrême de la Mangrove vers le Sud, ne se rencontre plus que YAi’i-
ccnma. d ailleurs élroitemenl reléeué dans la portion tout à fait sep¬
tentrionale <le Pile Nord. Un phénomène analogue se produit en direc¬
tion de l’Est, vers la Polynésie, mais alors qu’on peut dans celle der¬
nière conjoncture invoquer à priori et entre autres faits l’action de
courants marins contraires, le sens du grand courant australien orien¬
tal serait plutôt favorable au transport des diaspores des espèces de
la Mangrove jusqu’en Nouvelle-Zélande. C’est donc en définitive à des
d.lTerences climatiques que paraissent dus le manque complet de
Rlnzophorncécs cl la pénurie de Y Aniccnnia sur la terre maorie.
L’étude comparée des fossiles végétaux el de la biologie des
espèces actuelles autorise à conjecturer avec vraisemblance plusieurs
origines parmi la flore océanienne. La classification «pie nous propo¬
sons ici ne peut offrir évidemment qu’un caractère fortement schéma¬
tique, tant il est vrai «pie chaque espèce ou groupe d’espèces pose un
problème particulier qui ne saurait recevoir «le solution qu’à 1»
lumière d«* minutieuses recherches phylogéniques.
_ 0) Il s’agit
logique.
vraisemliln hlomcnt
renia rqtialile
(ÎCD-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOliB. 339
Nous distinguerons cependant plusieurs unités fondamentales :
Souche archæo-tropicale Ci antécrétacée (Cryptogames vascu¬
laires et Gymnospermes).
Souche archa'o-tropicale crélacéo-numinulitique, constituant le
fond de la dore actuelle (Angiospermes ligneuses dominantes).
Souche tertiaire tempérée et orophile, résul¬
tant en partie d’une modification secondaire
de certains éléments des deux précédentes.
Souche tertiaire tempérée et froide, à répar¬
tition hizonale, dont les représentants
existent à ta fois dans les deux hémisphères.
- Souche tropicale récente et actuelle (en voie
d’expansion).
Souche archseo-tropicale antécrétacée : Gymnospermes (-) et Cryp¬
togames vasculaires ont indubitablement constitué la masse de la végé-
at,on jusqu’à la fin du Jurassique, dans une ambiance vraisemblable¬
ment chaude et humide. L’apparition certaine dans le monde des pre¬
mières Gymnospermes remonte au Carbonifère supérieur et au Per-
m ,en . Tout d’abord les espèces occupèrent des aires très étendues,
avorisées en ce sens par l’absence presque complète de zones clima-
Ji'iucs nettement différenciées. Mais tandis que les Pinacées conservent
mirant le Néogène et le Quaternaire leur importance dans l’hémisphère
•'Ord, plusieurs groupes les Araucariacécs en particulier, dont nous
avons déjà examiné succinctement le comportement (cf. p. 333) —
r égressent progressivement sous l’influence des variations thermiques
Peut-être aussi de la concurrence, pour se cantonner presque exclu-
s, veinent au Sud de l’équateur. Ils se réduisent maintenant à des élé¬
ments relictucls, marqués par un endémisme générique et spécifique
Prononcé.
Les vicissitudes subies par les Cryptogames vasculaires paraissent
res différentes. L’on peut admettre qu’une forte souplesse écologique
la facilité de transport des spores par les courants aériens en ont
••ssuré la large dispersion et l'adaptation à des conditions stationnellcs
res diverses. Ainsi en Nouvelle-Calédonie, beaucoup d’espèces s’accom¬
modent de substrats très variés.
Parmi les familles qui semblent avoir conservé à peu près intacts
leurs caractères primitifs, notons surtout, d’après L. Iîmberc.er (1944),
lc s Lycopodiacées, Ophioglossées, Schizéacées, Gleichéniacées, Osmon-
dacées, Hyménophyllacces. De même, les Cyathéacées sont probablc-
. 0) Terme utilisé dans son acception la plus large, c'est-à-dire définissant avant
0l| t des éléments chauds, aussi bien équatoriaux que tropicaux au sens restreint.
... ( 2 ) Beaucoup de celles-ci sont depuis longtemps éteintes. En ce qui concerne
„ a Ke des familles vivant encore en Océanie, seules d’après le témoignage des
ossiles — les Araucariacécs et les l’odocarpacées semblent dater du Jurassique.
j* es Plus anciennes Oupressncécs découvertes ne remontent pas au delà du Crétacé
"oyen, ce qui. bien entendu, ne signifie nullement qu'elles n'aient pas existé bien
I Différenciation
> s’achevant
\ au Quaternaire.
Source : MNHN, Paris
340
R. VIROT.
ment 1res anciennes. Or, ces éléments archaïques tiennent en Océanie
une place importante. Cette particularité semble bien indiquer dans
cette région une stabilité climatique beaucoup plus grande que dans
1 hémisphère boréal, stabilité d'aulre part confirmée par l’extension
comparativement faible des glaciations antarctiques plio-quatcrnaires.
L on compte par exemple en Nouvelle-Zélande là,S Crvplogames vascu¬
laires. dont 20 Hiimcnoplnjlinm el 7 Trichoimmcs. La Nouvelle-Calé¬
donie, bien que de superficie considérablement plus Taible. en possède
probablement plus de 30(1. En général, il existe peu d’endémisme géné¬
rique, mais une assez forte proportion d’espèces sont habituellement
spéciales a telle ou telle île. Par conlre, nombreuses sont celles qui
couvrent une aire très vaste. Citons entre autres : Li/copoilinrr cer-
miiim L„ t’rostaclujs Pltlrgmarin Hert., Gleichenin Ùneuris (Burin.)
Clarke, P sitôt um triquetrum Sw. pantropicaux el subtropicaux. Morat-
, fi-nrinea Smith se retrouve en Nouvelle-Zélande, Australie. Poly¬
nesie, Afrique du Sud, Malaisie, aux Philippines el aux Indes ; Rotry-
vluum Lunaria (LA Sw., orophile subcosmopolite, a été signalé en
Nouvelle-Zélande, Australie el Patagonie.
Souche archivo-tropicale crètncéo-numnuilitique : Les multiples
découvertes paléobotaniques prouvent éloquemment que le Crétacé
marqua un tournant décisif dans l’évolution végétale. Au cours de celte
période, les Angiospermes, dont la naissance a été constatée dès la fin
du Jurassique, vont se multiplier et se différencier avec une extraordi¬
naire rapidité. En conséquence, rien ne s’oppose à imaginer qu’au
Mon tien la flore océanienne possédait déjà les traits saillants qui l’indi¬
vidualisent actuellement.
Selon L. Embkrukh (1944), au Crétacé supérieur l’apparition des
principaux groupes d’ordres qui peuplent l’Australie el les îles du
Pacifique sud-occidental était réalisée. Parmi les plus significatifs,
nous trouvons en elTet les souches suivantes (cf. fig. 41 ) :
Verticillées (Casuarinales), Amentales-rrlicales-Centrospermales
(Myrsinales, Primulalcs, Tricoques-Columnifèrcs-Méliales-Sapindales-
Rhamnales-Célastrales-Ombelliflores (Rubiales, Tubillores, Ligustralçs,
Confortées, Ebénales). Proléales (Santalales), Polycarpiqucs (incl-
Aristolochiales) : C.ulliférales-Rosalcs-Myrtales (Ha'mamélidales, Bi¬
cornes), Monocotylédones.
Ce nouveau el puissant contingent vient se superposer au vieux
stock antécrétacé à hase de Gymnospermes et «le Cryptogames vascu¬
laires, mais ces dernières réagissent d'une façon opposée. Alors que les
Gymnospermes supplantées nous l’avons vu déclinent et se loca¬
lisent, les Crytogaines vasculaires se scindent en deux groupes : l a
minorité (Lycopodiales, Maraltiales, Ophioglossales et Osmondales)
conservant ses caractères archaïques, la majorité (surtout la grande
famille des Polypodiacées) amorçant une évolution d’où sont issus,
en partie pendant le Tertiaire, les genres que L. Embkrger qualifie de
« modernes » el «pii comprennent !«■ plus grand nombre des représen-
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CAN’AOUK.
341
Souche des Nonocoty/édooes .
'o
~~~4£sc^
Couche desPo/yca
piques (* thés f o/oc
o-
/>.). /
e s • fructifères - /
osa/es -fiyrfd/es .
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t t. *==ïï^
Couche des Profèdce'es .
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„ Cou ch e des Tr/cotjues^ Co/umn/ferc
,/Zê/ià/es ,
^ ^ 5apinddfes /
fQ. ^ Confortées.
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fthà/nne/eS' frè/estra/es, Om6eMf/ore
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Souche des Pmenta/es, ItrC/ca/es, Cenf/
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R. V1ROT.
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australes, «le celte :
. . , • .. ■' ’ .lusu.iie», tir eeue soucnc arc
,,ron V or licu lr " uvcr *<"> explication dans «les cf
■uses, la localisation écologique.”
cinent spécifique et le haut o
l’insularité, les barrières ni
provoquèrent un intense
misine consécutif.
En Australie,
Protéacées, My
des exemples sa
les Eucalyptus, .
partie de la surface du globe
300 espèces, mais toutes australie
t, la prolifération des Epacridacées,
. '‘es. Dilléniacécs (Hibbertia ), fournit
la profonde influence de ces facteurs. Ainsi,
icnt répartis au Tertiaire sur une grande
nos jours plus de
d’autres escaladent les contreforts des montagnes et atteignent le s
met des culminances les plus élevés.
<l " i .r n “ rm ; la . . . biologique, il semble
bien «tahli qu hormis plusieurs groupes de Cryptogames vasculaires,
la végétation crétaeéo-numinulitique montrait la nette dominance des
phanérophytes. A ce sujet, les généticiens se sont depuis longtemps
préoccupés de situer la période d‘éclosion des espèces herbacées. Tant
que les données paléobotaniqucs demeurèrent à l’état fragmentaire,
l’on supposait généralement que les Graminées, Cypéracées, etc...
étaient apparues tardivement, au plus lè.t vers le déclin «lu Tertiaire.
Les connaissances progressant néanmoins rapidement en ce domaine,
il devint permis d’affirmer que les herbacées (au sens très large) com¬
mencèrent à se manifester à une époque bcaucoun nlus reculée. Les
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOUK.
343
Première s identifiées avec certitude onl été observées dans le Crétacé
■nférieur et moyen. Il s’agit de genres tels que Sparganitim (Sparga-
JJ'acées), Alismaciles (Alisinacées) et de fragments attribués à des
Çypéracées, auxquels on peut associer (L. Emhi:r<u:r, 1944) des Ombel-
'feres^ CCharopIu/Umn. Œnanlhe, Pcucedannm >.
D’autre part, H. A. Allard (1948). qui a consacré une étude cri-
oque détaillée à l'inlluence du photopériodisme sur la végétation
urant les époques géologiques, estime qu’il n’y a aucune raison de
JJ® P :,s croire à la coexistence des Angiospermes ligneuses et herbacées
es la Pin du Mésozoïque, ces dernières occupant toutefois une place
°ut à fait secondaire et des habitats probablement très particuliers,
Puisqu’il est admis que des conditions tropicales plus homogènes favo-
r, screnl les plianérophytes.
D’ailleurs, en Nouvelle-Calédonie, pour ne citer que ce territoire,
u°us rencontrons dans la flore indigène des Bamhusées, Cypéracées,
-nocaulonacées, Xyridacées et même un l'tricnlarin endémiques,
1,0,11 la biologie à l’intérieur de groupements très fermés traduit une
0r, gine fort ancienne et illustre parfaitement l’opinion formulée par
A. Allard.
Celui-ci s’attache également à rechercher les causes possibles du
développement des Angiospermes arborescentes dans les régions
Polaires et de l’uniformité presque complète des types de végétation
ou Crétacé.
Se basant sur les calculs des astronomes, selon lesquels l’inclinai-
Son maximum et l’orientation de l’axe terrestre seraient sujettes à des
oscillations, il suppose qu’un « moment » vertical de l’axe, coïncidant
avec la fin du Mésozoïque, résoudrait les énigmes de l’amortissement
<les zones climatiques et - par suite de l’universalisation d’une
Période diurne de douze heures de l’assimilation chlorophyllienne
c °ntinue sous les latitudes les plus élevées.
Pendant le Tertiaire, l’inclinaison progressive de l’axe terrestre
aur ait amené la différenciation de plus en plus marquée des saisons
et de la longueur des jours au delà des tropiques. L’on conçoit encore
I 11 une inclinaison plus forte au Plio-Pléistocène qu’à l’heure actuelle
ai| rait concouru à l’allongement de la phase hivernale, créant ainsi des
c °nditions favorables à l’expansion glaciaire. Mais même si l’on peut
c °nsidérer ce phénomène comme ayant joué un rôle dans l’élaboration
de s dernières glaciations, les spécialistes inclinent plutôt à mettre en
Ca Use l’action de facteurs d’ordre cosmique, l’activité des taches
s °laircs en particulier.
En tout cas, bien «pie s'appuyant en pratique sur la seule inter¬
prétation d’arguments biologiques, cette très ingénieuse hypothèse
Possède le grand mérite d’apporter une explication plausible, simple et
logique, à des faits apparemment aussi contradictoires que la pour¬
suite de la photosynthèse de phanérophytes sempervirents dans des
r égions où sévit maintenant une nuit glacée de six mois, et cela sans
recourir à la théorie si controversée du déplacement des pôles et de la
dérive des continents, prônée par Weoener et ses collaborateurs.
Source : MNHN, Paris
344
R. VIROT.
Rappelons néanmoins : 1" ) Que les causes exactes des glaciations
demeurent encore totalement inconnues, 2") Que les troncs zones du
-relace arctique (et. p. 331) et les dépôts morainiques éocènes de la
leire de (ira h a m (et. p. 328) tendent à démontrer l'existence à toutes
es époques de variations climatiques saisonnières plus ou moins
importantes sous les latitudes polaires, ce qui semblerait contredire
partiellement les vues de H. A. Ai.i.ahd.
Souche tempérée et orophile tertiaire : Les espèces de cette divi¬
sion montrent dans l’ensemble de nombreuses affinités taxinomiques
avec celles de la souche précédente. Certaines appartiennent à des
genres a I intérieur desquels entrent également des représentants pla-
mtiaires typiquement tropicaux, alors que d’autres ne comprennent
seulement que des genres franchement tempérés, ou montagnards
sous les tropiques. La sempervirenee est de règle, sauf rares exceptions,
de même en dehors des Monocotyiédoncs et Cryptogames vascu¬
laires — le port arbustif ou arborescent.
L’on trouve plus spécialement dans ce groupe des genres et
meme des espèces - communs soit à l'Océanie et à l’Amérique du
Sud, soit a l’Océanie et à l’Afrique méridionale, soit enfin à ces trois
régions à la fois. La majorité demeurent cantonnés dans l’hémisphère
austral ou n’en débordent que très peu les limites.
L examen des genres A ’othnfngus, Metrosidcros et Aslelia nous a
donne I occasion de rechercher les raisons de cette spécialisation éco¬
logique. A vrai dire, l’orophilie ne nous semble obéir qu’à une tendance
subordonnée, selon toute probabilité, à la relation température-latitude
et l’ascension altitudinale se dessine à mesure que diminue la distance
de l’équateur. Cette disposition se manifeste particulièrement bien chez
les Aslelia.
Dans son étude sur les origines de la More hawaïenne, F. R Fos-
BERG 0948) dégage cinq éléments fondamentaux : indo-pacifique, aus¬
tral, américain, boréal, pantropical. Ainsi, au sein du contingent aus¬
tral, se détachent avec une valeur révélatrice les genres Aslelia,
Aeæna, Metrosidcros, Styphelia (Cijathodes). Xerleru et Coprosmu. qui-
a Hawaï, atteignent ou presque leur limite septentrionale. Ils fieurent
les derniers lambeaux d’une flore tempérée australe qui s’enrichit à
mesure que l’on s’éloigne vers le Sud.
Comme nous l’avons avancé, tout porte à invoquer en l’occur¬
rence I adaptation secondaire d’éléments dérivés de la souche arch® 0 *
tropicale crélacéo-nummulitique. Cette évolution se serait amorcée dès
le milieu du Tertiaire, puis poursuivie jusqu’à la fin des glaciations
plio-pléistocènes. En outre, et nous y reviendrons plus loin, si l’on
néglige I hypothèse d apports éoliens cïe diaspores par-dessus de vastes
portions d’océan, il faut bien admettre que la plupart des genres con¬
sidérés possédaient autrefois, à la faveur de périodes plus fraîches et
de communications terrestres plus étendues, une aire continue, ulté¬
rieurement fragmentée par suite de profondes modifications géotecto-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
345
mques. Il n’existe en elTel aucune autre façon raisonnable d’expliquer
a présence d’espèces affines sur les sommets de nombreuses îles
océaniennes.
Souche tertiaire tempérée et froide à répartition bizonale : S’ins¬
crivent sous celte rubrique les genres, surtout herbacés, dont les cen¬
tres de dispersion se situent à la fois dans les zones tempérées des deux
hémisphères. Ceux qu’on rencontre également sous les tropiques se
localisent alors aux très hautes altitudes, presque toujours supérieures
a 2.000-3.000 m.
Parmi les plus caractéristiques, relevons : Deschampsia, Trisetum,
Kceleria, Pou, l'estnea, Bramas, Apropyrnm (Graminées), Luzitla (Jon¬
cacées), Bannncnlus, Mijosunis, Cattha (Rcnonculacées), Cardamine
(Crucifères), Geum (Rosacées), Viola (Violacées), Epilobium (Onagra-
cees), Gentiana (Gcntianacées), Myosotis (lîorraginacées), Veronica,
biiphrasia (Scrofu la rincées).
Presque tous sont représentés en Nouvelle-Zélande ; beaucoup se
retrouvent en Amérique du Sud et en Australie extra tropicale, de même
fine dans les îles subanlarctiqiies : quelques-uns atteignent l’archipel
de Hawaï, tels Deschampsia. l'estnea, Poa, Trisetum, Raniinenlns,
Cardamine et Viola.
Mais si la plupart de ces éléments ont donné naissance à de mul¬
tiples endémiques, l’on observe parfois l’existence simultanée de la
meme espèce dans les deux hémisphères, à l’intérieur de régions sépa¬
rées par des milliers de kilomètres et dans des conditions de sponta¬
néité indiscutables. Trisetum snhspieatnm Beaux - ., Graminée arctique-
nlpine, couvre une aire étendue dans la zone tempérée australe ; h Pri¬
mevère farineuse (Primnla farinosa I..), si répandue dans les monta¬
gnes et les contrées froides d’Amérique du Nord et d’Eurasie, occupe
en dehors de son territoire d’élection et sous forme de x'ariété Maqel-
lanica, une aire relictucllc minuscule à l’extrême pointe de l’Amérique
«lu Sud. Il s’agit là de faits rem arquablcs, qui ont suscité depuis long¬
temps maintes polémiques sur l’origine des espèces en question.
Quoi qu’il en soit, H. A. Ai.i.aiu) (1948). se fondant toujours sur
l’hypothèse de la variation d’inclinaison de l’axe terrestre, considère
l’accentuation saisonnière et l'abaissement des températures qui
auraient débuté au cours du Cénozoïque comme facteurs déterminants
dans la genèse et la multiplication de la plupart des herbacées. Celles-ci
se seraient graduellement adaptées à îles périodes diurnes estivales de
plus en plus longues, alors que les espèces typiquement tropicales
r estaienl liées à un éclairement uniforme, ou presque, de douze heures
sur vingt-quatre.
L’examen de quelques genres tempérés ne laisse cependant subsis¬
ter que peu de doute sur leur ascendance «chaude». Ainsi, d’après
T. F. Cheeseman (1925), te genre Veronica, très rare sous les tropiques,
totalise environ 275 espèces, principalement abondantes dans la zone
Mémoiiiek nu Muséum. Botanique, t. VU. 23
Source : MNHN, Paris
tempérée boréale et en Nouvelle-Zélande. Ce dernier
(ne le
pays, ou il consti¬
tue le genre le plus important, possède à lui seul 103 espèces, toutes
endémiques à l’exception de (rois : la première se retrouve dans la
portion .
Feu, Su
• de l'Amérique du Sud îles Falkland, Terre de
il Chili la seconde esl relativement répandue dans l’Est
australien ; la troisième existe largement à l’intérieur «le la zone tem¬
pérée boréale. Régionalement, 21 se rencontrent dans Pile Nord, 01
dans Pile Sud, 12 appartiennent en commun aux deux îles, 5 sont endé-
: îles Chatliam, 2 aux îles Auckland cl Cai
En ce qui «
< de 330 m-
d’altitude, 17 croissent à la lois sur les hauteurs et dans les basses
régions, 14 se cantonnent dans les plaines, sans toutefois s’observer
à proximité immédiate des cèdes, alors que 13 ne s’écartent pratique¬
ment pas des abords du littoral.
Du point de vue taxinomique, elles se subdivisent en trois sec-
: llebe (86), Pygméa (3) et Euveronica (14). Hormis une ou deux,
.■ comporte que des espèces herbacées ; en rc-
■ Hebc est essentiellement constitué d’arbustes et
de petits arbres scmpervirenls dont certains atteignent jus«|u’à 10
mètres de haut.
tout en
, l’autre
. La localisation absolue du sous-genre llebe d
: tempérée australe tendrait, par ailleurs, à étayer celle con-
nts précédents se joignent, en Océ;
strals qui y ont aeipiis une rrmnr<|u;
; Ombellifères, avec les Scltizrilenia (i
gonie I, Australie (Victoria) 1, Nelle-Zélande 10), Aciphylln (hautes
montagnes d’Australie 2, Nelle-Zélande 25) et Anisoloma - proche du
genre septentrional I.iynslinun (peut-être 2 en Australie, Nelle-
De provenance généralement obscure, elles pullulent i
à l’intérieur des formations secondaires - terrains défrichés ou incen-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
347
«liés deviennent envahissantes et évincent tôt au tard les espèces
autochtones.
lîicn que dérivant évidemment d’une souche tropicale plus ancien¬
ne. l’impossibilité de leur assigner dans la plupart des cas une patrie
nettement définie oblige à concevoir une origine récente - quater¬
naire — les migrations humaines inter et transcontinentales ayant
contribué très vraisemblablement i'i en faciliter grandement la propa¬
gation.
Dernier venu, ce contingent renferme très peu d’arbres, mais quan¬
tité d’espèces herbacées certaines halophiles — parmi lesquelles
so signalent au premier plan des Graminées, Cypéracées, Composées
Çt Légumineuses, dont quelques-unes montrent parfois une tendance
a la production de petites formes locales.
Le problème des migrations.
La présence de genres, voire d’espèces, identiques dans des îles
ou îles continents maintenant séparés par des espaces océaniques sou-
Ve nt considérables, suggère immédiatement l’idée de connexions terres¬
tres disparues, ayant servi antérieurement de zones de passage aux
végétaux en question.
Ce postulat, base de l’hypothèse généralement prévalente et si fé¬
conde des « ponts intercontinentaux », s’oppose aux vues des parti¬
ons de la permanence des océans, de la dérive des continents et de ceux
<iui restent persuadés du transport à 1res longue distance des diaspores
par les courants aériens.
A cet égard et du fait même de sa topographie, l’Océanie pose le
problème des relations paléogéographiques dans toute son acuité. De
nombreux biogéographes se sont depuis longtemps passionnément
penchés sur ce sujet et onl proposé les solutions les plus contradic¬
toires.
Force demeure de reconnaître loyalement que l’état encore très
'nsuffisant des connaissances géologiques et paléontologiques main¬
tient toujours ce problème au-dessus de nos possibilités actuelles.
L. ^ . Wn.FF fl043), qui figure pourtant comme l’un des plus ardents
adeptes de la théorie de Weg f.ner, convient que l’histoire de l’océan
Pacifique est entièrement différente de celle de l’Atlantique, en ce sens
f I l, ’on ne peut invoquer la coalescence passée de l’Asie et de l’Amé¬
rique, comme on l'a fait dans le cas de l’Amérique et de l’Kurafrique.
L’énigme des causes de la répartition végétale et animale à travers
l’Oc éanie ayant déjà été envisagée sous tous scs aspects, il ne saurait
vire question d’apporter ici des arguments inédits. Nous nous limite¬
rons donc à tirer de la comparaison des faits relevés au cours de cette
étude les conclusions générales qui semblent propres, selon nous, à
soutenir en tout ou partie certaines des hypothèses émises par nos
prédécesseurs.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOl'B.
349
Sous l'angle géologique, rappelons (oui d'abord que l’Océanie peut
s c diviser en deux parties par ce que H. T. Stearns (1945) nomme
«Sial line». A POuesl de celle ligne, l’Australie el les terres ren¬
fermant des assises sédimentaires : Mariannes, Carolincs, Nouvelle-
Guinée, Bismarck, Salomon. Sanla-Cruz, Nouvelles-Hébrides, Nouvelle-
Calédonie, Fidji. Tonga, Nouvelle-Zélande el dépendances périphéri¬
ques ; à l’Est, les îles essentiellement volcaniques de la Polynésie cen¬
trale et orientale ; les archipels mieronésiens des Marshall, Gilbert et
milice occupant dans celte classification une position encore mal définie.
ï-a grande richesse lloristico-faunislique des terres incluses à l’in¬
térieur de la première partie contraste, dans l’ensemble, avec la pau-
Vr clé relative de celles de la seconde. Mais en réalité, cet appauvrisse-
"icnl s’opère très graduellement à mesure qu’on sc déplace en direc¬
tion de l’Esl. Néanmoins, il esl frappant de constater que des groupes
très anciens, tels que les Gymnospermes et les Casuarinaeées ( x ). font
totalement défaut à l’EsI de la « Sial line », alors qu’ils sont plus ou
moins abondamment représentés à l'Ouest. Cette particularité coïncide
d autre part avec l’aire de Gastéropodes pulmonés archaïques — les
Plncnstylns — dont la Nouvelle-Calédonie réalise le centre de densité
e t qui ont essaimé en Nouvelle-Guinée sud-orientale, aux Salomon,
Santa-Cruz, Nouvelles-Hébrides, Fidji, à Norfolk, Lord Howe et dans
l’extrémité septentrionale de la Nouvelle-Zélande (lig. 42).
Lorsqu’on sait que les semences des Gymnospermes possèdent
généralement un pouvoir germinatif extrêmement précaire et que les
Pfacostyhis se montrent incapables de franchir par n’importe quel
moyen imaginable le moindre liras de mer, si étroit fût-il, il devient
fout naturel de supposer que les lentes migrations de proche en proche
de ces organismes sc sont effectuées par des voies faciles, impliquant
des jonctions terrestres simultanées an successives entre les différentes
régions où ils existent.
Ceci nous conduit à la notion d’une vieille terre mélanésienne,
telle qu’elle a été proposée par E. Fournier (1874) el L. Germain
H934). De configuration difficile à préciser, elle aurait, dès le Crélacé,
réuni l’Australie nord-orientale à la Nouvelle-Guinée, envoyant, par
l’intermédiaire de celle dernière, des Bismarck, Salomon et Nouvelles-
Hébrides, deux ramifications principales divergentes : la plus seplen-
teionale s’étendant jusqu’aux Fidji et Tonga, l’autre atteignant la
Nouvelle-Calédonie, i’ile Norfolk et la Nouvelle-Zélande.
En conséquence, rien ne s’oppose à admettre que ce chemin fut
emprunté par les éléments auslralo-malayo-papous des souches archæo-
•ropieales antécrétacéc et crétacéo-nummulilique dans leur expansion
vers l’Est et le Sud, d’autant mieux que la majorité des paléobotanisles
et généticiens (cf. A. Chevalier et L. Emiieroer, 1937) estiment que
la Malaisie, l’Australie et la Nouvelle-Guinée constituèrent sans aucun
doute le berceau d’un grand nombre de genres encore vivants (fig. 43).
o) A l’exception toutefois «lu Casuarina eiiuisetifntia L., espèce littorale.
Source : MNHN, Paris
H. VIROT.
(liaspores à In
IMntérêl qu’elh
La réparlition des Cymnospermes el
le voit, le concept d’un ‘i/rontl continent
aux principes de la géophysique et il
l’encontre de ce que pense I). II. C,\:
larges et stables aient réuni la vieille terre
5 :llo,s ™>»m<?nl expliquer le peuplement végétal, el surtout
’menl animal, de ces dernières ? Etudiant les Hawaï, F. R-
( 1 Î>4.S> affirme qu’il n’est nullement nécessaire de recourir
à la notion de liaisons terrestres interinsulaires et que la flore des
archipels isolés résulte d’un assemblage hétérogène réalisé par le seul
(‘(Tel du hasard, par suite de la dispersion éolienne ou maritime des
>s longue distance et dans toutes les directions. Malgré
■ suscite, celte opinion ne résout pas pour autant le pro-
e d’arrivée d’animaux terrestres, tels les Reptiles, qui ne
r été transportés par les vents, la pré-
.. .. . .1 d’autre part toute idée de pro¬
pagation accidentelle ou volontaire par l’Homme.
E. H. Mi:iuui.i. ( 19461 concilie très judicieusement les
hypothèses, niellant en avant la possibilité de conditions ar
giques antérieures beaucoup plus développées qu’elles ne le son
leinent. Dans ce cas, la proximité d’îles nombreuses, réparties sous
torme de guirlandes, n’aurait pas oITerl d’obstacle sérieux à l’nnémo-
ehorie, pas plus qu’au charriage, durant les violentes tempêtes, d’ani¬
maux réfugiés sur des corps flottants.
' analogues sont, de toute évidence, responsables
ut un lot d’organismes vivants d’Asie en Australie
et vice versa. Des relations terrestres fugaces peuvent s’être de même
; à la faveur d’épisodes volcaniques surrectionnels majeurs,
. toute la /.<;
Si l’on admet que la multiplication insulaire a débuté dès le com¬
mencement du Tertiaire, pour atteindre une phase maximum au Plio¬
cène, suivie d’une subsidence généralisée, le peuplement végétal de la
Polynésie centrale serait donc postérieur h celui de la vieille terre nié-
ie. Celle-ci dut se morceler par la suite à 1®
* d’îles rapprochées à travers l>’
Pacifique, là où rien ne vient plus rompre de nos jours la grandiose
monotonie de l’océan, n’est pas aussi absurde qu’elle peut le paraître
a priori. Des exemples actuels la corroborent. Citons seulement l’en¬
semble presqu’île de l’Alaska Aléouliennes, qui s’étire sur plus de
3.000 km., celui de l’arc Floride Antilles, qui couvre une distance
encore plus grande (3.500 km.). En outre, il saute aux veux que l’Ainé-
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAOl'K.
.151
K. VIROT.
iqm- dit Sud se prolongeai! autrefois jusqu'il l'Antarctide par la virga-
hon depassanl •I.ÔOII km. des Falkland. South Georgia, Sandwich.
O rend es méridionales e( Shetland du Sud. La coexistence d’éléments
s aux Hawaï n’a peut-être pas, en fait.
d'autre i
La forte proportion d’espèces et de <
du Sud, la Nouvelle-Zélande et l’Australie i
particularités faunistiques analogues. |
tarctide a joué par le passé un rôle capil;
pacifiques (fig. LL. Pas plus qu'à propos des relations Australasie-
l olynesie centrale, il n’est
tildes topographiques de <
possédait très ccrtainemen
flores des îles Kerguelen, C.rozel, Marion et Tristan daV
d’étroits rapports avec celles des territoires précités.
Autant qu on puisse en juger, deux grands courants (
floristiques paraissent avoir utilise* celte voie. Le premier très ancien,
comprenait des éléments chauds, surtout des Fagacécs et Araucaria-
cecs, qui parvinrent jusqu’aux Kerguelen. D’après R. Fruo\ (1941), il
aurait pris place dès le Montien pour se poursuivre jusqu’à l’Oligocène,
connue l’atteste « la transgression oligo-miocène de Patagonie qui re¬
couvre en discordance les couches à plantes». Le second englobe les
représentants de la souche tertiaire tempérée et froide à répartition
bizonale : Epilobinm. Gentinn/i. Myosotis, etc... Ceci indique que des
connexions antarctiques ont dû se prolonger tardivement, car l’on ne
parvient pas a imaginer pour ces genres d’autre chemin de migration
de l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud, à travers la zone équato¬
riale, que celui empruntant les cordillères pliocènes nord-américaines
et andines durant les phases froides de la fin du Tertiaire. La distribu¬
tion du genre Gentiuna tout au long de ces chaînes montagneuses étaie
d’un argument solide une telle présomption.
D’ailleurs, l’aire Irès vasle de certaines espèces tempérées révèle
d’une manière convaincante l’importance et la jeunesse géologique des
dermeres liaisons nntnreliqucs. Une petite Rosacée herbacée — Acivnn
ndscen/fens Valil. a été signalée en de nombreuses localités, pour la
plupart lort éloignées les unes des autres : Patagonie, Terre de Feu,
îles Falkland, South C.eorgia, Nouvelle-Zélande, îles Kerguelen et Cro-
zet. A//rosiis nui/irllnnicn Lain. s’étend du Chili à la Terre de Feu, aux
îh-s Kerguelen, Marion. Heard et à la Nouvelle-Zélande. Il serait facile
La raison des liens entre l’Afrique australe et l’Océanie demeure
par contre plus obscure. Parmi les éléments communs à ces deux
régions, nous distinguerons d'une part des genres typiquement tropi¬
caux, d’autre part des genres à tendance orophile prononcée.
Ainsi, chez les Dilléniacées, les Hibbertin. qui ne possèdent que
deux espèces malgaches, se retrouvent abondamment en Australie et
en Nouvelle-Calédonie. Cependant, le genre Wormia se rencontre à
Madagascar, aux Mascareignes, en Asie tropicale et aux Fidji. Il V a
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CA N A 01'F.
353
^ on< ’ là l’indice d’une voie de migration septentrionale, antérieure à
•i' disjonction crétacée ou écocènc Madagascar-Deccan, étant entendu
les archipels de la Sonde servirent de pont entre le continent
asiatique et l’Australie (fig. 43). L'on peut supposer que des modifica-
!'°ns dans l’aire des Hibberliu intervinrent ultérieurement, aboutissant
a la suppression des relais intermédiaires cl n’épargnant seulement que
las localités les plus éloignées. Il convient de rapprocher cette situation
de celle des A cridocarpus et Tristellntein (Malpighiacécs), bien étudiés
Par J. Arènes 0948).
L’élément à tendance orophile est surtout représenté par des I.i-
bacées (Astelin, linlbinelln, linlbinc, Wurmbcci, Iphigenin), des Myr-
lacées-sclérocarpécs (Melrosideros) et des Composées-Hélichrysées
| Helichrysum. Cnssinin, Athrixin, Helipterum). En ce qui touche les
Ldincées (à l’exclusion des Astelin) et les Composées-Hélichrysées,
existence de jalons asiatiques chez les Iphigenin et la large distribu-
lion des HcUchrgsum à travers les zones tempérées-chaudes et tropi¬
cales de l’Ancien Monde interviendraient dans un sens analogue à celui
des Hibberlia, l’orophilie traduisant une adaptation secondaire. Notons
a l’appui de cette thèse que l’unique llelichrtisnm néo-calédonien, ther-
aiophile, ne s’écarte jamais des basses attitudes, inférieures à 200-
300 ni. Les Metrosideros dont les deux représentants australiens
restent localisés au North Australia, mais croissent également aux
Indes néerlandaises - peuvent, à la rigueur, avoir suivi dans leur
expansion le canal asiatique.
Les migrations des Astelin posent un problème beaucoup plus ma¬
laisé à résoudre. Si un passage d’Océanie en Amérique du Sud par
I Antarctide ne soulève pas d’objection majeure, la présence de VA.
bemichrgsa Brongn. ex Cordcm. à la Réunion met en cause, comme à
propos des Protéacées, des liaisons complexes entre l’Afrique australe,
1 Océanie et l’Amérique du Sud. Convient-il de les rechercher en bloc
Par l’Antarctide, ou au contraire d’envisager, vers le Monlien ou même
avant, un trajet partiel Afrique-Océanie via la péninsule indienne et
I Indomalaisie ? L’insignifiance des relations floristiques entre l’Afri-
fine australe d’une part et les îles Kerguelen, Crozet, Marion et Tristan
jla Cunha, d’autre part, autoriserait à pencher en faveur de la seconde
hypothèse. Néanmoins, n’oublions pas qu’au Crétacé les Amucnrin se
r épartissaient à travers toutes les terres australes, y compris Madagas-
car et que leurs vestiges fossiles ont été rencontrés dans les couches
hummulitiques de Pile Kerguelen. Certes, l’union, à la fin du Méso¬
zoïque, de l’Amérique du Sud à l’Afrique, l'Inde cl l’Australie, telle que
1 admet Wegener, voire même un pont africano-brésilien, apporterait
une réponse facile à ces diffère nies questions. Malheureusement, l’ab¬
sence (le preuves irréfutables interdit, pour le moment, de se prononcer
pour l’une ou l’autre des solutions en présence.
L’homogénéité relative des flores halophiles océaniennes indique
ffue des végétaux ont utilisé sans nul doute la voie maritime pour se
répandre à travers le Pacifique. Il résulte en effet des observations de
H- B. Guppy, rapportées par V. Mac Cauc.hey (1918), que 75 à 80 %
Source : MMHN, Paris
VI ROT.
354
,»rès uni* i
l;tns de l'eau douce*, lundis que celles de trois d’enlre
:* vivantes nprès sept un nées «lu même traitement. Ca-
Miarmti et/tiiselifolia L. et Scn-nola frulescens K muse, halophiles carac¬
téristiques, couvrent une aire très vaste sous les tropiques, tous les
I à l’Océanie occidentale. Il est, bien enten-
s à rindonialaisie .
d , îfflcll< ' ,h ' ** W» i' 1 "' <|in*n» lieu précise de ;
Mon des ralliants nninns iluraili les époques révolues. Pou
raréfaction des éléments muluyn-punous ,l’Ouest en Est, en no
notons que la
* constatée à propos d’un grand nombre de
outre clairement toute l'importance qu’on doit
. , , r a 1 ‘-■xllmrlion. Jusqu’à une époque assez récente, ce fait était
généralement attribué au seul jeu de facteurs physiques défavorables,
cnlie autres les changements climatiques et géologiques (séparations
continentales ou insulaires, surrection de barrières montagneuses,
etc..,:. Il a fallu l’essor de la discipline phylosociologique pour éclairer
d’un jour nouveau le pouvoir sélectif considérable de la concurrence
interspécifique et interindividuclle. La lutte continuelle des végétaux
cl des animaux dans la recherche des conditions optima d’existence
apporte de toute évidence une réponse partielle à la multitude d’ano-
itinhes rencontrées à chaque instant dans l’élude des dores cl des
faunes d Océanie. Peu marquée, au début de la colonisation d’un sol
vierge de tout organisme, elle s’intensifie à mesure que se multiplient
et se diversifient les formes vivantes, aboutissant à des groupements
de plus en plus fermés et à l'élimination des espèces écologiquement
et sociologiquement les moins souples. Lorsqu’ils ne sont pas r ”
a I intérieur d'un territoire aux limites infranchissables les ai
émigrent ; les végétaux, aux moyens de dispci
émigrent également, mais s’adaptent souvent
W. A. Sktchku. (19351, da
de la flore des îles du Pacifique
le rôle trop W„„e,„menl „égli s é
trop fréque
s alléguer (
I figure c
a parfaite
; de ce processus. I
'tentions territoriales pour expliquer des
outre, bien des espèces qui font actuelle-
me le résultat d’une évolution sur place, mais plutôt <
relictuels d'espèces à aire au
.* par l’action de la concurren
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CA N AO T K.
e-Calédonie.
L’interprctation des documents réunis dans les chapitres précé-
va maintenant nous permettre d’essayer de reconstituer hypo¬
thétiquement, dans ses grandes lignes, l'histoire du peuplement végé-
tal de Plie canaque. Il ne saurait être question, bien entendu, d’en
retracer les étapes dans le détail ; trop de données paléonlologiques
f <>nl encore défaut pour cela. Celle importante lacune nous oblige, en
conséquence, à adopter une disposition arbitraire, très schématique,
établie en relation avec les grandes époques géologiques.
cé supérieur
nnc, la Nouve
? et à l’Australie :
- l’îlc Norfolk. Le
Kocènc : Partie intégrante de la vieille terre
rers le Nord à la Nou-
le Sud à la Nouvelle-
1 et bu
cc saisons peu
■ sur la plus grande partie de la Terre permet le
végétation forestière luxuriante et homogène,
S! »if, peut-être, sur les escarpements rocheux ou les sols instables,
naturellement défavorables à rétablissement des espèces arborescentes.
Aux Gymnospermes et Cryptogames vasculaires, probablement
présentes dès l’aube du Crétacé, se mêlent des Angiospermes de plus en
i prédomine, complété
Par quelques apports antarctiques. Si la migration des Plncosfglus
remonte à cette époque, elle bénéficia très vraiscm
dilions forestières généralisées.
icnt des t
Oligocène : Malgré une situation climatique et territoriale à peu
Près semblable, celle période marque un tournant décisif de l’évolution
de la végétation. L’arrivée massive des péridotiles, annoncée par des
prodromes éocèncs, va modifier dn tout au tout l’aspect du pays. Par
suite, l’apparition de vastes espaces vierges sur la plus grande partie
de la Nouvelle-Calédonie crée de nouveaux biotopes. Ainsi, sous l’in¬
fluence de la concurrence et dans la limite des facultés adaptatives pro¬
pres à chaque espèce s’ébauche une végétation des sols serpentineux.
Quelques précisions s’imposent. Les botanistes ont signalé depuis
longtemps la profonde originalité des flores liées aux serpentines, aussi
hien en Nouvelle-Calédonie qu’à Cuba fcf. Frères Marif.-V ictorin et
f-é.ON, 19441 ou en Europe. Il est d’autre part bien connu que les sols
de celle nature s’opposent généralement à la colonisation spontanée
par les espèces non indigènes vivant parfaitement sur des substrats
différents. L’on attribue ce dernier fait non pas à la pauvreté dos ser¬
pentines en calcium ou en phosphates assimilables, mais plutôt à leur
liante teneur en composés toxiques dérivés du chrome et du nickel
f ef. O. Robinson, G. Enmxr.TOx et G. Bykrs, 19361.
Source : MNHN, Paris
VIROT
K. S. Minuw.i. cl A. S. Wiuc.ht (li)43), qui oui public à ce sujet
une petite unie relative à la Nouvelle-Calédonie, parviennent aux
mêmes conclusions. Nous reproduisons ei-dessous leur tableau n* 4.
s quelques chilli
‘s plantes de la s
•hilTres niellent en relief la tolérance toute particu-
.. „ • I;l serpentine à l’égard de Cr, Ni. Mn ' . Ap
Co, Mg et corroborent les .
l’analyse des groupements.
ustralie et en .'wii\cue-z.eiaiiuc, sur ues w
e foule de genres liés, en Nouvelle-Calédonie, à
“. 1 totalité, apporte la preuve qu’il s’agit
.,dation édaphique secondaire. Rappelons
eues que certaines espèces ordinairement caractéristiques de la
nline s’observent parfois sur des substrats très différents, tels
us micaschistes et séricisebisles de la chaîne de rignambi. où nous
trouvons par exemple : Xeprnlhes VirillanUi Hong. f.. Pndncarpiis cf.
sj/lnestris Buchholz, Leucopoyon cymbuhr Labill., Dracopluillnm rnnvi-
stim Rrongn. et Gris. Slenocarpus nmbellnlas Schltr., Ilibberlin Inccrts
Brongn. et Gris, Codia disenlor Guillaumin, Ihecken pinifolia DC., M<"
trosiderns onerrnlnh, T m.ill !.. ..• ... .......
non péridotitiques, d'n
la serpentine, en pari., ,,, apporte
dans ce dernier cas d’une adaptation édaphique
iième remarque s’applique également
s. De ces indications, l’on peut inférer
la (lore actuelle de la serpentine dé-
et spécifique.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
357
P ar altération superficielle des assises géologiques non calcaires la
formation d’épaisses couches d’argiles latéritiques. Erosion après péné-
planation.
Pliocène : Climat de plus en plus Irais ; individualisation progres¬
sive d’une saison sèche. Arrivée des derniers apports malavo-papous.
ftien que les xérophiles tendent à constituer des maquis, la végétation
forestière prédomine encore, mais l'abaissement thermique détermine
la migration des éléments typiquement tropicaux vers les basses alti¬
tudes, tandis que les plus souples persistent et s’adaptent dans les
zones supérieures. Creusement des grandes vallées.
C’est à celte époque que doit vraisemblablement se situer la sépa¬
ration de la Nouvelle-Calédonie des terres avoisinantes, le contact néo-
guinécn paraissant avoir subsiste plus longtemps que la connexion
néo-zélandaise. Vers la fin du Pliocène et durant le Pléistocène, les
Loyalty, puis l’Ile des Pins et les Bélep se séparent de la Grande Terre.
L’inventaire de la végétation des récifs soulevés, aussi bien aux
Loyally que sur les basses-terres de l’IIc des Pins et à l’intérieur de
la bande Ounia-Goro, fait ressortir l’absence totale des Hibbcrtia,
Myrtacées-Leptospcrmécs, Epacridacées, Protéacées et Cvalhéacées,
groupes qui renferment pour la plupart des espèces étroitement subor¬
données aux serpentines. A Pile des Pins, malgré la proximité immé¬
diate du plateau péridotitique central, aucun de ces éléments ne
s’aventure sur les calcaires madréporiques. Ce fait implique non seu¬
lement une spécialisation écologique très poussée, mais suggère de
plus que cette spécialisation était, selon toute probabilité, déjà réalisée
au moment de l’émersion des calcaires en question. Le très petit nom¬
bre d’endémiques C) propres aux Loyalty atteste bien, d’autre part,
l’origine relativement récente de leur peuplement actuel.
Pléistocène : Les modifications climatiques engendrées par les
glaciations quaternaires ont eu indéniablement des répercussions sur
l’agencement de la végétation canaque. Indirecte sous les tropiques,
sauf aux très hautes altitudes, leur influence s’est d’abord manifestée
par une faible chute des températures, mais, en vérité, le rôle diversi-
ficateur déterminant revient aux oscillations du facteur pluviométri-
<iuc durant les périodes glaciaires et interglaciaires.
E. J. Wayi.ani» < cf. ,1. Lebiu'n, 1947) a proposé pour l’Afrique
(Ouganda) une courbe pluviométrique en relation avec les épisodes
glaciaires européens (lig. 44). Quoique certains géologues estiment
qu’un tel parallélisme ne fut pas toujours de règle dans l’hémisphère
austral (cf. p. 329), l’on peut admettre que la Nouvelle-Calédonie,
réduite à l’état insulaire au Pléistocène, connaissait à cette époque
un climat maritime généralisé à des régions très étendues de part et
d’autre de l’équateur.
(t) Et encore rien ne prouve que ces quelques espèces ne seront pas, un jour
«>u l'autre, découvertes sur la Grande Terre, comme cela s’est déjà produit dans
plusieurs cas.
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
358
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
359
ï.es vues de E. .1. Wavland paraissant toutefois valables pour
le territoire étudié, nous distinguerons, avec toutes les réserves tou-
ehant à un étroit synchi ■onisine, les grandes divisions suivantes :
Période pluviale I : Prolonge la phase fraîche de la fin du Pléisto-
eene. On peut la situer du début de la glaciation de Gtinz à la fin de
ce lle de Mindel. ('.limât général tempéré, tempéré-chaud à l’intérieur
des régions les plus basses, assez frais sur les sommets, très humide ;
u ne saison sèche peu prononcée. Les groupements arborescents con¬
servent une situation privilégiée, mais la localisation des espèces
* chaudes » au voisinage des côtes s’accentue. L’abaissement de la
limite altitudinale des orophiles permet probablement leur propaga¬
tion d’un massif montagneux à l’autre. Erosion intense, poursuite du
creusement des grandes vallées.
Inlerglaciaire Mindel-Riss : Phase décisive dans l’évolution biolo-
gU|ue, qui a sans doute contribué à fixer les principaux traits saillants
du paysage végétal tels qu’ils apparaissent de nos jours. Climat chaud
et xérique. Régression généralisée du manteau forestier ; les éléments
mésophiles tropicaux sont relégués dans les régions inférieures sous
forme de galeries forestières ou de bandes littorales (humidité éda¬
phique), les orophiles vraies se cantonnent étroitement sur les som¬
mets les plus élevés, au-dessus de la limite inférieure des plafonds
nuageux prédominants. Progrès considérables — surtout dans les
2 ones moyennes — des maquis et formations associées. La prévalence
des mouvements ascendants des solutions dans le sol, subordonnée
a une longue saison sèche, concourt dans les territoires serpentineux
!l la constitution de carapaces ferrugineuses aux dépens des produits
d’altération superficielle (argiles latéritiques sensu lato), dont l'accu¬
mulation massive s’était poursuivie à la faveur des phases chaudes et
humide de la seconde moitié du Tertiaire. Cependant, le fait que ces
carapaces n’ont jamais été rencontrées au-dessus de 1.000 m. semble
bien indiquer ([lie les conditions xériques maxitna ont épargné les
régions tout à fait supérieures. Relief définitif à peu près fixé, puisque
les chapeaux latéritiques scoriacés épousent les formes du modelé
actuel.
Période pluviale U : Réunit les glaciations de Riss et de Würm.
Tempéré à tempéré-chaud. Démantèlement des carapaces ferrugineu¬
ses par suite de l’érosion, creusement des vallées mineures. De toute
évidence, la circulation de l’eau îi l’intérieur des assises calcaires fut
Intense, comme le prouvent les nombreuses grottes creusées dans les
récifs madréporiques soulevés aux Loyalty et à l’Ile des Pins. Le
retour d’une forte humidité amène une réinstallation partielle de la
végétation forestière ; les mésophiles mésothermes regagnent du ter¬
rain sur les pentes des massifs, alors que les montagnardes amorcent
un mouvement inverse de haut en bas. La jonction entre ces deux
ensembles sylvatiques s’opère dans les régions les plus favorisées sous
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
k ‘ "'ppoft ll « 5 précipitations et de la nature du sol, comme sur les
versants dominant la côte Est, par exemple. Il esl toutefois peu pro-
!ia lie que celle dernière expansion ait permis de nouveaux contacts
enlro les dillercnles flores orophiles colonisant les sommets isolés.
Les maquis xérophiles ré s ressent quelque peu, mais conservent leur
impoi lance sur les terrains impropres au développement forestier
(produits compacts d’alteration superficielle). Petites diirérencialions
floristiques, almulissant à l’individualisation régionale de groupements
■s températures. Climat subtropical, puis
-Léger dessèchement accompagné d’une contraction forestière
limitée, a I avantage des maquis. Durant celle période, l’Homme repré¬
sente le facteur perturbateur le plus important. Son action, qui remonte
vraisemlilal.leinenl à des temps beaucoup plus reculés, bien qu’aucun
ot umenl ne permette d’en préciser les phases successives, s’exerce
a la fois par des destructions et des introductions. Aux basses et
rapidement d’espèces herbacées pantropicales, dont
semblent avoir été propagées par le
Le Melalenca Lencadendron !.. (Xi
■ parfailei
; péridotites, les i
biles arborescents.
Modifications actuelles et futures de ta végétation : Les di lieront s
aspects du devenir de la végétation canaque nous apparaissent très
inégalement suivant la rapidité des processus évolutifs en cause.
Cependant, les caractéristiques floristico-écologiqucs des
les plus représentatifs, telles qu’elles oui été définies au cc:
travail, permettent de dégager le sens et la portée des gran
beat ions du lapis végétal.
Les cours d’eau déversent continuellement à la mer les sédiments
résultant de l’érosion. Ces apports .s’accumulent le long des côtes pro¬
tégées par l'alignement des récifs-barrières, principalement dans les
eaux peu perturbées du fond des baies profondes et abritées. Dans b'
zone intercotidale, les représentants de la Mangrove à Rhizophoro
mucranata fixent a mesure les vases fluides el gagnent de plus en plus
vers l’extérieur. Cette expansion s’accompagne en arrière de la stabi¬
lisation des sédiments les plus grossiers, propices, lorsque les taux
en chlorures du sol restent élevés, à la propagation du groupement à
Avicennia officinalis. La côte Ouest, au relief amorti, se prête davan¬
tage à ce lent décalage des ceintures de la Mangrove que le littoral
oriental, marqué par la discontinuité des récifs-barrières et dont les
versants montagneux abrupts plongent fréquemment dans la nier.
bons exemples de celte progression sont offerts par les Baies de Du»>-
béa, d’üaraï, de Poya, de Koné el de Voh.
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE. 361
En arrière des côtes basses, l’action humaine se manifeste par
p s défrichements : mise en culture (fourragère ou maraîchère) -—
réduite - et surtout création de cocoteraies étendues. Les allochtones
Panlropicales, qui suivent l'Homme dans toutes ses installations, pul-
ll, lent très vite sur ces substrats neufs, puis envahissent les plages
contiguës d'où elles se répandent de place en place tout au long du
jdtoral en se mélangeant plus ou moins aux halophiles indigènes.
J arnii ces dernières, les moins souples écologiquement, chassées par
a concurrence, régressent cl se réfugient dans des stations difficile¬
ment utilisables par les introduites, ('.'est là, probablement, l’une des
origines des groupements ebasmophyliques des récifs madréporiques
soulevés, et l’on rencontre encore, quoique sporadiquement, sur les
Plages sablonneuses, quelques-unes de leurs composantes caractéris¬
tiques, tels Lotus uustralis et t'.u pharbiu P anche ri, en compagnie
o halo-psammophilcs banales.
Incendies, débroussages, lieux de baignade, échouages d’embarca-
hons, entament çà et là l'intégrité de la ceinture des « arbres du
o°rd de mer ». Les arbustes sont supprimés ou disparaissent par suite
‘lu piétinement répété : les allochtones herbacées les remplacent. Le
sous-bois s’éclaircit au bénéfice de quelques espèces arborescentes res¬
pectées pour leur ombrage. Il se constitue de la sorte des faciès secon¬
daires très pauvres dans lesquels dominent plus spécialement Acacia
sitnplicifolia, Excavaria Agallocha, Ccrhera Munghas. Casuarina egui-
xetifo/ia et Hibiscus liliaceus (Bourao).
Apparemment, les bois des collines littorales ont payé un écra¬
sant tribut à l’action destructrice des feux de brousse. L’on peut
•nenie avancer que cette formation clinlacique a dû recouvrir autre¬
fois la totalité, sinon la plus grande partie, des basses régions main¬
tenant occupées par les groupements secondaires improprement
nommés « savanes » — à Melalcuca Leucadendron et leurs dérivés.
•Sa régression se poursuit parallèlement à la prolifération accélérée
du Niaouli et de ses commensales pantropicales. Dans le cas d’une
intervention limitée «les feux courants, se dessine un stade poslincen-
diaire à base d’béliophilcs, comme Acacia spirorbis et Casuarina Cun-
'dnghttmiuna, auxquels se joint parfois Santalum austro-caledoni-
c uni (H. VmoT, 1 Îlô0 a ). Ce stade peut représenter le point de départ
d’une reconstitution de l’ensemble ou au contraire être à son tour
éliminé par «les feux répétés. Néanmoins, l'introduction de certaines
espèces exotiques par l’Homme a quelquefois provoqué les plus heu-
r «‘Uses incidences sur l’évolution des bois des collines littorales. Ainsi,
lu multiplication extraordinairement rapide du Leucæna glauca et la
protection efficace réalisée par ses peuplements denses assurent, dans
•es meilleurs conjonctures, la lente régénération du couvert préexis¬
tant au sein des zones les moins dégradées. Sur les serpentines, à la
suite des incendies, les xérophilcs des maquis planiliaires se substi¬
tuent à la formation climacique avec peu de chance, pour cette der-
Mémoihks ne Muséum. Botaniqck. i Vit. 24
Source : MNHN, Paris
R. VIROT.
nière, d’une lotule réinstallation ultérieure,
coupes excessives amènent lu ruréraclion de
bien que celui-ci se reproduise abondamment
disparition progressive des porte-graines n’en
Notons aussi que
VAraucaria Cookii
/ U'.i^brouÜJe
..* ,a “- ~“ r 1 .. .
"Savane" secondaire a Niaou/i avec s fraie inférieure
dépression
Malgré sa rusticité, le Niaouli lui-même connaît des vicissitudes
diverses. Les vents violents le bannissent des crêtes les plus exp 0 '
sées, n’épargnant que la strate graminéenne ou suffrutesccnlc ;
durcissement superficiel des sols les plus arides produit un résulta
identique. Par le ceinturage, les éleveurs tentent d’en supprimer au¬
tant qu’ils peuvent afin de récupérer de médiocres pâturages.
Force anémomélriquc, humidité et nature physique du substra¬
tum conditionnent l’évolution des forêts mésophiles. Le jeu actuel de
Source : MNHN, Paris
1 'iT.il
i VÉGÉTATION CA N A 01'K.
• éfi, Exempte d’énolulion de lu végétation îles territoires séilimentaires
à lit stiile île V action îles fellx Je brousse (suite).
C. Mollifications ultérieures : Quelques années plus tard, régénération com¬
plète de la «savane» à N'iaouli qui s'étend sur la totalité du terrain. I.es pan-
tropicales occupent loule la surface du sol, avec prédominance d'espèces varialile-
tnent hydrophiles dans la partie centrale de la dépression. Parmi ces dernières,
citons entre autres comme caractéristiques : Elephantopus mollis. Agératum cong-
-oi des, Xephrolepis hirsuliilii, Kijllinijri brerifoliu el monocephala. C.entella illgdro-
rr, tyle i usialirii, etc..
, Orientation générale de l’énolulion : L'évolution, pratiquement irréversible,
■'aboutit presque jamais à la réédifient ion de la svlve mésophilc. Assèchement
général et progressif du sol (pompage par les racines des N'inoulis). Extension des
xérophiles introduites ou uhiqiiislcs au détriment des hygrophiles, qui llnisscnl
elles-mêmes par disparaître plus ou moins rapidement. I.e renouvellement des
fcux.de brousse ne fait qu'accélérer le processus d’assèchement et augmenter la
densité du N'iaouli. Cependant, celte augmentation concourt à protéger, dans une
certaine mesure, le sol île l’érosion. I/llomme intervient assez souvent en détrui¬
sant les Melaleuca par ceinturage, afin d'obtenir des pâturages de valeur 1res mé¬
diocre. Mais il ne parvient pas à éliminer complètement le Goyavier qui stérilise
je sol et, dans le cas de dégradation très avancée, couvre à lui seul de peuplements
"npénétralilcs des superficies considérables.
0) Dans le cas d'une masse forestière étendue, la destruction n’est pas com¬
plète d’emblée et s’opère par des stades successifs, comme sur les terrains serpen-
Source : MNHN, Paris
364
R. VIROT.
emple d'évolution de lu oé<jélalion du domaine serpentineux
à la suite de l’action des feux île brousse.
Source : MNHN, Paris
i.A VÉGÉTATION CANAQUE.
Sfdffe O0irincendiaire é géop/gies succeddn/ au maqui s —
qu/nm/fcrd carbonisés
Itérienres : l'nc évolution inverse et complexe (stades et faciès
p» ïs.d»Ænï æsssss &sse
ï'SgfeisiHSSs
I^BIiiSÏÏP
Source : MNHN, Paris
K. VIMOT.
ces seuls facteurs naturels concourrait plutôt à la stabilisation de la
sylve tropicale. L’intervention sporadique dc>
cet étal d’équilibre relatif : les lisières des i
grignotées, les petits lambeaux anéantis. Sur les :
([lies et sédimcnlaires, les ensembles à Mrlalrn
des groupements mixtes appauvris (Maintes nu
sent., s’emparent des zones dégagées ffig. -tf»-4<i> ; sur la : .
les maquis allèrent l’individualité forestière ffig. 47-48). Des <
stances locales modèrent ce processus. Rappelons que le long de la
moitié septentrionale de la côte Est et dans certaines régions de l’in-
tcrieur, I intensité des pluies contrarie notablement l’extension des
feux cl limite leurs dégâts. Les exploitations forestières modifient la
composition du couvert arborescent. L’abatage des arbres adultes,
principalement des Agttlhh (Kaoris), compromet les possibilités d’une
reconstitution future, profite aux essences intouchées. Plantulcs et
jeunes individus sont écrasés par la chute des troncs et le déliardage
des billes. Dans les trouées artificiellement créées s’infiltrent des plioto-
xeroplnlcs. slade initial d’une nouvelle évolution.
Les maquis planiliaires n’échappent pas non plus à la règle com¬
mune. Durement éprouvés par les feux, ils se régénèrent péniblement
en passant par des stades « landil’ormes , complexes à céonbvtes ffig.
47-48). Mais la forte puissance dynamo^néti! la sou £ éS-
gique d un grand nombre de participants, jointes à Pincoinnnlihilité
des introduites à l’égard des serpentines, assurent leur permanence au
détriment des groupements mésophiles.
Examinons maintenant l’action plus nuancée de quelques autres
agents. L eau de ruissellemenl afiouille le substratum, provoque des
eboulemenl rocheux dans les thalwegs resserrés et la dénudation des
• Ce,u ’ l )hiis <’ perturbatrice morcelle d’abord la végéta-
. Après consolidalion, les nouvelles stations anfractu-
sées par les phanérophytes. L’accumulation des débris
organiques dans les rentes contribue à la formation d’un humus acide
en quantité variable. Les forêts poussent des
cules biotopes qui conditionnent des orientations différentes de l’évo¬
lution végétale, parfois sur de très courtes distances. Il faut, dans ce
domaine, se garder des généralisations anticipées. Le sommet d’un
tertre, un vallon, si exigus soient-ils. ne représentent pas une unité sta-
tionnellc, mais une mosaïque de microslations dont on doit tenir
compte.
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE.
Inversement, les alluvions les plus fines, entraînées en contre-bas,
8 étalent au pied des massifs montagneux et cnnoient les terrains sous-
jacents. Dans le cas d'apports serpentineux, la végétation des sols
sédimenlaires émigre ou dégénère, à l’exception de la formation cli-
Waeique des bois des collines littorales ; les espèces des maquis plani-
tiaires se multiplient, puis dominent. Quoique non strictement' liées
à la serpentine, quelques héliopbiles, tels Acacia spirorbis et Casuarina
(‘iinninyliamiana, montrent une prédilection marquée pour ce genre de
station où elles se reproduisent abondamment (■>. Cette substitution se
manifeste très visiblement tout au long de la côte Ouest, spécialement
dans les < plaines » ondulées de Dumbéa, Sl-Vincent, Poya, Mueo,
' °h, Comcn et Koumac. Une mince couche de produits serpentineux
suffît à modifier complètement la composition floristique. Ceci expli¬
que parfaitement les brusques cl fré(juentes variations du paysage
végétal qui s’observent dans les localités précitées. Lorsque les allu¬
mons ferro-magnésiennes confinent aux assises arénacées du Crétacé,
comme entre Saint-Louis et Païta, l’on assiste à une lente pénétration
des composantes des maquis planiliaires à l’intérieur des forêts pho-
tophiles (primaires ?) à Melalcnca Leucadendron et Fougères xérophi-
Ies.
Kn résumé, ce qui précède démontre que la responsabilité des
transformations rapides et profondes de la végétation néo-ca lédoniennc
revient à l’indigène mélanésien et à l’Européen. Dans le chapitre con¬
sacré aux facteurs hioliques, nous avons déjà abordé ce sujet sous son
aspect le plus directement humain. Les fluctuations imputables à
l'action des facteurs dit naturels ne s’en imposent pas moins à notre
attention, mais se décèlent beaucoup plus difficilement en raison de
leur complexité et de la lenteur avec laquelle elles se manifestent.
Source : MNHN, Paris
:i(ix
H. VIROT.
CONCLUSIONS.
Psim*mis à l:i fin de ce Iravsiil synthétiqu
acquis au c
Malgré le climat tropical a
côtières, l'importance du système orographique, les fluctuations plu*
viométric|iies inhérentes à l’exposition des versants montagneux et la
diversité pélrographique déterminent, sur la Grande Terre et ses dépen¬
dances géographiques, des conditions slalionnelles extrêmement
variées. Du point de vue pédologique, soulignons que la plupart des
substrats se signalent par une acidité forte ou moyenne, comprise
entre pH 4.5 et pH 5,7.
L’analyse, sur place, des formes biologiques a permis de confirmer
des phanérophytes, tous ou presque
ion atteint au moins 80 p. 100 de l’cn-
ei jouent un rôle de premier |
rophylles. A l’exception «les hygrophytes, à peine représentés, les
autres formes n’en restent pas moins à la base de multiples faciès
locaux, voire même de formations entières. D’autre part, rappelons
l’indifférence à peu près complète des épiphvtes à l’égard de la nature
systématique de la plante support. Si, paradoxalement, l’on enregistre
souvent des variations parallèles de la flore épiphytique et de la
i chimique du sol. ce fait i
de quantilé d’espèces à petites (leurs inodores,
ivoquer «le rapport de causalité, il convient de noter la fré-
des (leurs brillamment colorées au sein des maquis, explorés
Hyménoptères. Par contre, les Gamopétales dotées à la fois de
corolles longiluhulées (blanches pour la plupart) et de parfums suaves
l’apanage presque exclusif des formations, surtout fores-
< altitudes, habitées par les Lépidoptères,
de dissémination, les
principalement aux
Graminées, Composées, certaines Légumi-
majorité des végétaux indigènes possèdent généralement
s classiques d’anémochorie
t chez les Orehidacées et C
La troisième partie est consacrée à l’étude des aspects de la r
végétale. Cet exposé inspire quelques réflexions :
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAOrE. 369
Les phytogéographes n’atlribuenl à la « flore littorale océa¬
nienne » qu’une individualité floristique très réduite. Si la végétation
banale des plages sablonneuses répond en principe à une telle dcfini-
,l °n, il semble que celle conception trop absolue doive être partielle¬
ment révisée, car une place à part revient sans conteste aux groupe¬
ments chasinophytiques des corniches niadréporiques soulevées, riches
en espèces spéciales.
Les bois des collines littorales méritent de retenir l’attention. Pré¬
sent sur tous les sols, cet ensemble climaeique est fréquemment altéré
et même complètement détruit par les feux de brousse.
Nous avons vu que la forêt ombrophile, dans son acception stricte¬
ment climatique, n’existe pas à l’état typique en Nouvelle-Calédonie.
Répétons que les calottes boisées qui coiffent certains sommets bor¬
dant le rivage oriental, comme le long de la chaîne de l’Ignambi, font
Plutôt songer à des groupements vallieoles-mésophiles ou oro-néphéli-
philes élargis à la faveur de circonstances locales favorables, tels — à
fois — un sol perméable et une forte pluviométrie.
Le comportement du Niaouli pose le problème de son origine phy-
tosociologique. Probablement bien moins répandue par le passé, cette
espèce doit son expansion actuelle à la répétition des incendies. Toute¬
fois, sa coexistence avec des Fougères xérophiles sur arènes crétacées
°l schistes sériciteux suggère qu’originellement localisée dans ces sta¬
tions ou d’autres similaires, elle s’en est échappée par la suite pour
envahir les zones dégradées.
Contrairement aux apparences, les maquis sclérophylles ne
demeurent pas strictement subordonnés aux serpentines. Les petits
groupements pnucispécifiqucs connexes que nous avons décelés en
quelques points des terrains métamorphiques du Nord-Est, doivent
être recherchés dans celte région. Probablement plus fréquents, ils
peuvent passer facilement inaperçus en raison de leur exiguïté. La
meme remarque s’impose à propos de certains types de forêts oro-
uéphéliphiles.
De nos investigations découle l’impossibilité de dégager claire-
■•îent, en ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, la notion d’étages de
végétation. Bien que plusieurs groupements paraissent indubitahle-
"icnt sous la dépendance de l’altitude, ce sont le vent, l’édaphisme et
‘ humidité sous toutes ses formes qui conditionnent, presque toujours,
conjointement et d’une façon déterminante, la disposition spatiale des
forêts et des maquis.
La végétation autochtone acquiert son maximum d’originalité sur
les sols peridotitiques qui couvrent près de la moitié de la superficie
totale de la Grande Terre. En conséquence, l’objet de la quatrième
Partie réside dans l’inventaire des groupements de l’une des ditions les
Plus intéressantes de notre territoire : celle du bassin de la Tontouta
et du massif du Humboldl, où la variété «les substrats et des altitudes
'de moins de 100 m. à 1.(534 m.) et la faiblesse relative des interventions
humaines réalisent un champ d’études phytogéographiques de premier
ordre.
Source : MNHN, Paris
370
Tl. VIROT.
Récapitulons l'essentiel ,1c nos observations :
I. on peut tout «l’abord établir une première classification — très
sommaire de l’ordonnance végétale en parlant de la nature physique
du so . hn réglé générale, les produits compacts dérivés de l’altération
s orophiles, des forêts pbotopbiles et
En vérité, la discrimination des
plus complexe. De multiples transitions s
et les autres. Résumons brièvement la dis
avons pu reconnaître :
Bans la . plat,,,. . alluviale .le la Toulnula le maquis dense
' “'T 1 ' 1 * '"''alita*' progressivement Pense1,1*' *
Un lu rliii-Slenoc/irptis , a mesure que se resserre la vallée. La dégrada¬
tion de ce dernier par les feux de brousse conduit à l’établissement de
stades . I„n,lif„r„„. s , à géophylcs. 1.,. |„„g <| cs p„r|i„„s subhnrmm-
du cours îles nviiTcs s'étend la mince frange à Gmjillca Ttepton-
cltei - Moorca an,,,.,/,y,,/,V,, domine,., sur 1rs éperons rocheux, par les
peuplements a Cluaanna Inicoüm. Quelques fragments discontinus
«es groupements à Spermolrpis gammlfm et Daciydium araiica-
imirfcs occupent les dépôts • argileux » accumulés à la base des ver-
sauts occidentaux du massif du Humboldt.
l'n peu plus haut, nous retombons dans des formes de maquis à
nionprtin-Sfennciirpnx et des stades « landiformes ». Aux altitudes
nîsimriT /)' La r °. ri ‘ ,t «''aire à Atjathis ovntn et
peu marques ; le Kaori s'en échappe"souven! 'pour"," 5 juchcî sur “"s
croupes amorties recouvertes de leur manteau de produits d'altéra-
;.— " maquis oes sommets a arnustes omnem-
fornies submerge les entassements rocheux : sur sols compacts, il est
remplacé par un groupement sclérophylle, bas et ouvert, bien indivi¬
dualise paHe superbe Xeronemn Monrei. Immédiatement en contre-
parfois à s’établir sur la crête clle-r
s à l’Est. L’Ar,
ie, qu’il décore d’un fes
Source : MNHN, Paris
I,A VÉGÉTATION CANAOUK. 371
La sylve vallicole-mésophile à Aguthis lunceolula - Montrouziera
cauliflora semble écologiquement très spécialisée à travers la dilion ;
une humidité plus forte favorise au contraire son développement mas¬
sif dans les vallées de la Ni et de la N’goye qui débouchent sur la côte
orientale. Signalons, pour terminer, les peuplements photophiles à
Melalenca Leucadendron qui apparaissent sporadiquement le long des
''ives marécageuses du cours moyen de la Tontoula et qui constituent
une remarquable exception autoécologique.
La comparaison des ensembles décrits avec ceux, analogues ou
identiques, rencontrés dans des régions voisines : Ile des Pins, Plaine
'•es Lacs, massifs des Koghis, de la Montagne des Sources et du Pic du
Rocher, du Mont Mou, des Monts Dore, Ouen et Dzumac, nous a aidé
a en préciser la valeur et en mieux comprendre le mécanisme.
De ces rapprochements se dégagent quelques enseignements fon¬
damentaux : d’abord le rapport qui lie les espèces que nous qualifions
de subhygrophiles à l’humidité atmosphérique : celles-ci « grimpent »
e >i altitude à mesure que le degré d’humidité générale s’abaisse. Abon¬
dantes à travers la Plaine des Lacs, entre 150 et 200 ni., avec une lame
pluvioméfrique annuelle atteignant et dépassant souvent 3.000 mm.,
viles tendent vers le Nord à acquérir une orophilie de plus en plus pro¬
noncée, en relation avec un climat graduellement plus sec. A côté de
c es orophilos occasionnelles, prennent place des orophiles vraies, qui
descendent très exceptionnellement au-dessous de 700 m. et dont la
reunion réalise des formations qu’on peut réellement considérer
comme subalpines, sans pour cela évoquer la moindre parenté physio-
nomique avec celles qui existent à l’intérieur des zones tempérées.
Très simple dans les maquis, la stratification se complique nota¬
blement dans les forêts mésophiles ofi se superposent une strate supé-
l'ieure, clairsemée, de 20 à 40 m., une strate arborescente dominante, de
*2 à 30 m., une première strate secondaire, de 4 à 10 m., peu dense,
principalement composée de Palmiers et Fougères-Cvathéacées, une
■ s trate secondaire inférieure (arbustive), plus fournie, de 1 à 3 m., une
strate à base d’herbacées, sciaphiles, subhygrophiles ou saprophytes,
comprise entre 5 cm. et 1 m., enfin, par places, un recouvrement mus-
cino-lichénique, au ras du sol ; les épiphyles se répartissant depuis la
Rase «les troncs d’arbres jusqu’à proximité de l’extrémité «les plus
hautes branches.
Eu égard aux conditions stationnelles très spéciales «jui régnent
a l’intérieur des territoires ferro-inagnésiens, nous avons cherché à
savoir si les caractéristi«jues du milieu se répercutaient dans l’anato¬
mie foliaire. A cet effet, sous la direction «le notre ami J. F. Leroy, de
très nombreuses coupes de limbes et des épidermes, sélectionnés parmi
tes espèces représentatives «les groupements les plus différenciés,
furent soumis à l’examen microscopique. Les résultats obtenus n’ont
Pas été inclus dans le cadre du présent ouvrage, car leur interprétation
demanderait à elle seule qu’on lui réserve une étude approfondie. Ils
démontrent toutefois l’épaississement généralisé de la cuticule, la fré¬
quence des hvpodermes à une ou plusieurs couches, la rectitude ou la
Source : MNHN, Paris
vinoT.
faible sinuosité des parois des cellules épidermiques. Il s’agit, en
somme, d’une slructure xcrophvtiquc parliculièrement nelle, mais qui
sc retrouve uussi bien chez lès bélio-lhcrmophiles planitiaires que
chez les orophiles pres(|ue constamment baignées pur des brumes satu¬
rées, ou les mésophiles forestières. A litre d’exemple, soulignons la
similitude de l’organisation foliaire entre les Hihberlia xérophiles non
montagnards et YHibberlia Bamtouinii. cantonné dans les forêts oro-
néphéliphiles el les mn«|ui.s orophiles. Dans les deux cas, nous trouvons
les stomates réunis à la périphérie de cryptes profondes, disposition
qui passe, d’après les spécialistes, pour l’expression d’une xérophilie
accusée. De ce qui précède, il résulte donc que si une interrelation
existe véritablement entre l’espèce et son biotope d’élection, elle ne
saurait, semble-t-il, hormis les caractères très généraux et souvent
contradictoires déjà énoncés, se traduire anatomiquement par des
traits immédiatement décelables. Morphologiquement, la texture
foliaire coriace des espèces des maquis peut trouver en partie son
explication dans la difficulté d’approvisionnement en eau, duc a lu
compacité des sols, s’accompagnant d’un ralentissement de la trans¬
piration, mais cet argument paraît perdre beaucoup de sa valeur lors¬
qu’on considère les phanérophytes ripicoles tout aussi fortement scié-
rophvllcs. Quoi qu’il en soit, ces investigations mériteraient d’être
poursuivies, ne fût-ce que d’un point de vue purement systématique-
Confrontant les données biologiques et géologiques locales avec
«les éléments de même nature relatifs à l’ensemble de l’Océanie, nous
nous sommes efforcé, dans la cinquième partie, de fournir une version
admissible «le l’histoire de la végétation canaque. En outre, quelques
rapprochements floristiques avec l'Afrique australe, l'Amérique du
Sud et les îles suhanlarcti«|ues nous onl aidé à élayer nos hypothèses.
Envisagée sous l’angle statistique, la flore autochtone néo-calédo¬
nienne s’apparente étroitement à celle de l’Australie i
d’autres affinités, plus lâches, existent entre autres ;
sic, la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et
les déductions tirées de la seule analyse «les unités s
toute la
l’océan, facilitant de la sorte l’e:
taux. Ainsi, la répartition des Ptacostylus e
s évoque
d’une vieille terre mélanésienne, soudée «l’une part aU
, d'autre part à la Nouvelle-Zélande, alors que «les con-
t cette dernière et l’Australie méridionale à l’Amériqu e
du Sud, via l’Antarctide. Il est possible, mais non établi, que les con¬
tacts se soient étendus par le Sud jusqu’à l’Afrique australe. Des con-
floristiqu
; el fai
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE.
373
tiques entre l’Australie et l’Asie, par l’Insulinde, et jusqu’aux confins
‘) e Ja Polynésie centrale, par les Samoa, Gilbert, Phénix, îles de la
Société et Marquises, La dislocation définitive de la vieille terre malé-
nesienne peut se concevoir vers la fin du Tertiaire, coïncidant avec une
phase de subsidence généralisée dans le Pacifique et une recrudes¬
cence des manifestations volcaniques.
Les végétaux ne sont pas tous parvenus en même temps aux
emplacements qu’ils occupent actuellement. Ils ont aussi, dans leurs
Migrations, utilisé des voies géographiques différentes.
Chronologiquement, l’interprétation des documents paléobota-
Mques et historiques autorise à distinguer en Océanie une souche
archa'O-tropicale antécrétacée, comprenant des Gymnospermes et Cryp¬
togames vasculaires, à laquelle vinrent se superposer successivement
une souche arcluvo-tropicale crétacéo-nummulitique, riche en Angio¬
spermes ligneuses, une souche tertiaire à tendance orophi le sous les
latitudes peu élevées, dérivée de la précédente par adaptation écolo¬
gique secondaire, une souche tempérée ou froide à répartition bizonale,
puis, en dernier lieu, un apport récent de pantropicales d’origine mal
définie.
Si les affinités floristiques entre l’Amérique du Sud, l’Australie,
•a Nouvelle-Zélande cl même la Nouvelle-Calédonie laissent valable¬
ment supposer des « passages » répétés par l’Antarctide, il faut ad¬
mettre, en revanche, que les migrations Océanie - Afrique australe et
vice versa empruntèrent surtout le canal asiatique. Quant à la disper¬
sion des genres et espèces tempérés présents à la fois dans l’hémi¬
sphère boréal, les îles subantarctique et en Océanie, elle met en cause
le rôle prépondérant probablement joué par les cordillères du nou¬
veau monde, au cours «les périodes froides du Pliocène. Enfin, les
déplacements des Mélanésiens et Polynésiens seraient en grande par¬
tie responsables de la propagation, intentionnelle ou non, d’une foule
de pantropicales.
Suivant l’orientation considérée, les variations des flores océa¬
niennes possèdent des significations différentes : Nord-Sud, elles sont
attribuables en partie à des modifications climatiques ; Ouest-Est, à
des bouleversements topographiques, ce «pii explique la raréfaction des
éléments malayo-papous à mesure qu’on sc déplace vers la Polynésie
centrale et la Nouvelle-Zélande.
La nature des matériaux fossiles recueillis dans les pays voisins
laisse inférer qu’en Nouvelle-Calédonie la mise en place de la plupart
des genres actuellement présents était vraisemblablement achevée dès
la fin de l’Eocène. L’arrivée massive des péridotites oligocènes crée de
nouvelles conditions stationnelles très particulières, élève des bar¬
rières édaphiques. Fuyant la concurrence, une forte proportion de la
flore ancienne parvient néanmoins à émigrer sur les serpentines, s’y
adapte étroitement. Au paléoendémisme conservateur, surtout géné¬
rique, s’est alors ajouté un endémisme progressif, principalement spé¬
cifique, accentué par l’isolement de File, isolement approximativement
survenu vers le Pliocène inférieur ou moyen. Depuis cette dernière
Source : MI JHN, Paris
37*1
R. VIROT.
TT, ' ? * ucc<!ssl01 ' '! «'insodi's Ic-mpdt'és
ilffaUilie des grandes gin,' "
orophiles el pl,miliaires.
Envisageant l'ovnlulmn passée rie la végéUilirm nous
t a reconnaitre liypolhétirpiemenl trois phases n.aietires en r
ln« r/>unll..ls- ..l.i. I ’ .
avec les résulUils
pour l'Afrique équatoriale par R. Ki noN,
•I. Lkkiu'N el R. Sr.HNia.i., à savoir
- Jusqu’à la fin île la glaciation de Mindcl,
. in l ,u ‘ e par la silualion prépondérance du ma
ne phase xérique iiiaxiimim. qu’on i
long inlerglaeiaire Mindel-Riss, s’aec
°n forestière considérable el de l’exp
el sécheresse provoquent le dur<
ut faire coïncider avec
npagnant d’une régres-
îsion des maquis. Cha-
■ récente (du Rissien au Wurmien inclusive¬
ment), avec réinstallation partielle de la forêt. Morcellement
des durasses latéritiques. Léger dessèchement à l’Holocène.
scnliellement inter-
„ • les tropiques, par des «
'eux de brousse, haches des bûcherons, défricl
quent continuellement l’intégrité sylvnlique. La « savane » à Nia—
progresse lentement, mais infailliblement. L’extrême rareté des endé¬
miques a I intérieur de celle formation secondaire, prouve bien que
i activités humaines ('). En fait.
■ uniquement <
<le l’indigène .
’ était-elle sans doute, h,
philes des plages, une terre dépourvue de i
quelque étendue. D’autre part, des introductions peu judicieuses par
les « Blancs », ont provoqué la prolifération de pestes plus ou moins
dangereuses - Lantnna, Goyavier, etc... contre l’envahissement des¬
quelles il faut maintenant lutter.
... I V.' ncicnn eté ‘Ivs groupements primaires est attestée par leur état
d équilibre relatif. Cependant, nous n’avons jusqu’à présent identifié
avec certitude qu un seul elimax véritable, rigoureusement indépen¬
dant de la nature chimique du sol : les bois des collines littorales : U’*
ceintures halophiles étant considérées comme des « groupements per-
nents ». Dans tous les autres cas, ou à peu près, l’évolution progrès-
; des ensembles demeure avant tout fonction de leur composition
(1938-4:i-4S-.VJK 0 'rehitives ‘à I'A rôn fea le'i
Calédonie, (ouïes les ^ savanes « plus ou moins à
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CANAQUE. 375
Jlorislique, découlant ('Ile-même partiellement de particularités pédo-
mgiques, spécialement sur les sols dérivés des serpentines ; il ne peut
donc y atmir, comme stades ultimes, t/ne des édapho-elimax, homo¬
logues mais non identiques.
Il reste encore beaucoup à écrire sur la végétation canaque. Afin
d éviter de trop longs développements, nous avons dû nous borner à
la description de quelques groupements méridionaux typiques. Les
•naquis du Nord de la Grande Terre ont été il peine mentionnés, les
diverses forêts mésopbiles sur terrains sédimentaires presque totale¬
ment négligées. Les ensembles oropbiles mériteraient une attention
toute particulière ; il n’est pas exclu que le maquis des sommets ne se
retrouve hors du territoire serpentineux, sur les hautes culminances
métamorphiques de la chaîne de l’Ignambi, par exemple.
I)u point de vue paléogéographique, les spéculations concernant
le Pacifique reposent bien davantage sur des présomptions déduites de
l’intcrprétalion d’affinités biologiques actuelles, que sur des faits géo¬
logiques incontestables. Seuls les enseignements tirés des carottages
sous-marins confirmeront ou infirmeront par la suite les hypothèses
avancées ici.
En somme, notre modeste contribution ne représente qu’un cane¬
vas destiné à servir de base aux études ultérieures. Souhaitons de tout
coeur que nos successeurs réussissent à mettre en évidence ce que nous
n’avons su découvrir et à mieux faire connaître les richesses naturelles
de celle île si attirante et sauvage : la Nouvelle-Calédonie.
Source : MNHN, Paris
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diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette contrée. I. pp. 7-8-
Victor Masson et Fils Fit., 1 804.
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1 T 1 «s r " st ;- Vi î' ,or Masson el Fils Fd.. 1802 ?
««nr n , • S / Ix | fl!| g ra< 'ces-(.uiioniécs, et description du nouveau
genre Piuicherin. Hall. Soc liol. France Séance du 14 Févr 1802-
Réimprimé in : Fragments d’une flore de la Nouvelle-Calédonie ou
observations sur diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette
tion ,r Ho'n ' PP ‘ J6 ' 49 ’ ( * Sl,r k ‘ s •Saxifragacées-Cunoniée.x cl descrip¬
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Réimprimé in : Fragments d'une flore de la Nouvelle-Calédonie ou
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69. Réimprimé in : Fragments d’une flore de la Nouvelle-Calédonie ou
observations sur diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette
contrée. I. pp. 80-86. («Sur les Epacridacées et sur un nouveau genre
«le cette famille »). Victor Masson et Fils Ed., 1864.
1864, b : Noie sur le genre Chiraliu Montrouzicr. Bull. Soc. Bot.
France, 11, pp. 69-71. Réimprimé in : Fragments d’une llore de la
Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes nouvelles
ou peu connues «le cette contrée. I. pp. 33-35. (« Sur le genre Chiraliu
Montrouzicr»). Victor Masson et Fils Ed., 1864.
1864, c : Observations sur les Mvrtacées sclérocarpées et description
des nouveaux genres Fremya, Trislaniopsis, Cloezia et Spcrmoiepis.
Bull. Soc. Bol. France. 10. pp. 369-374, 11. pp. 182-185, Séances du
12 Juin et «lu 11 Novembre 1863 et du 27 Mai 1864. Réimprimé in :
Fragments d'une flore de la Nouvelle-Calédonie ou observations sur
diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette contrée. I. pp. 53-
69. («Observations sur les Mvrtacées sclérocarpées et description
des nouveaux genres Fremya. Trislaniopsis, Cloezia et Spermolepis » l.
Victor Masson et Fils Ed.. 1864.
1864. d : Descriptions de plusieurs espèces du genre Pillosporum de
la Nouvelle-Calédonie. Bull. Soe. Bol. France. 11, pp. 185-189. Réim¬
primé in : Fragments d’une llore de la Nouvelle-Calédonie ou obser¬
vations sur diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette
contrée. I. pp. 70-75. («Descriptions de plusieurs espèces du genre
Pillosporum »). Victor Masson et Fils Ed., 1864.
1864, e : Descriptions de quelques Dilléniacées de la Nouvelles-Calé¬
donie. Bull. Soc. Bol. France. 11, pp. 189-192. Réimprimé in : Frag¬
ments d’une llore de la Nouvelle-Calédonie ou observations sur
diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette contrée. I. pp. 76-
79. (« Descriptions de quelques Dilléniacées»), Victor Masson et Fils
Ed., 1864.
1864. f : Descriptions de quelques palmiers du genre Kentia. Bull. Soc.
Bol. France, 11, pp. 310-316. Réimprimé in : Fragments d’une flore de
la Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes nouvelles
ou peu connues de cette contrée. I. pp. 87-95. («Descriptions de quel¬
ques palmiers du genre Kentia »). Victor Masson et Fils Ed.. 1864.
1861. g : Sur un nouveau genre de Liliacées. Bull. Soc. Bot. France. 11,
pp. 316-318. Réimprimé in : Fragments d’une flore de la Nouvelle-
Calédonie ou observations sur diverses plantes nouvelles ou peu
connues de cette contrée. T. pp. 95-97. («Sur un nouveau genre de
Liliacées»), Victor Masson et Fils E<1„ 1864.
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12, pp. 4U2-408. Réimprimé in : Fragments d’une
'Ile-Calédonie ou observations sur diverses plantes
peu connues «le cette contrée. II. pp. 55-64. («Duscrip-
nouveaux Bikkionsis et (Irixia de la famille «les
mil et Fils lui., 1866.
1865, a : Description des Protéacêes de lu
,, , .--- appartenant aux genres GreviUeu, Slenocurpus,
<.enarrli e//es et hiui/litui. Bull. Soc. Bot. France, 12, pp 27-16. Réim¬
prime in : F ragments d'une llore de la Nouvelle-Caledonie ou obser¬
vations sur diverses plantes nouvelles ou peu connues de celte con-
l. ce- pp. 1-13. (« Description des Protéacêes appartenant aux genres
Greu,llea Stenocarpus, Cenarrhenex et Knightia»). Victor Masson et
Fils lui., 1866.
1865 b : Observations sur les Mvrtacées sarcocarpées de la Nouvelle-
Caledonie et sur le nouveau genre Piliocah/.r. Bull. .Soc. Bol. France,
12. pp. 1/4-18/. Réimprimé in : Fragments d'une flore de la Nouvelle-
Caledonie ou observations sur diverses plantes nouvelles ou peu
connues de cette contrée. H. pp. 14-33. ( « Observations sur les Mvr-
Sor. Bol. F
flore de la Non
nouvelles ou
lion de deux
Rubiacées»). Victor Ma
1:HONCi.MAIlT, A. et Cuis, A.
Nouvelle-Calédonie
. 1866.
sarcocarpé
Masson et Fils Fui.
1865, e : Notice *
pp. 242-244. Réimprimé 7n
Calédonie ou observations
connues de cette contrée. 1 .
mea »). Victor Masson et l'iis lui.
1865, d : Sur quelques OmbcJlifè
Piliocah/.c s
Victor
Soiilumea. Bull. Soc. Bol. France. 12-
ragments d’une flore de la Nouvelle-
• diverses plantes nouvelles ou peu
33-36. («Notice sur le genre Soûla -
, 1866.
Nouvelle-Calédonie. Bull.
Bol. h rance. 12, pp. 270-272. Réimprimé in : Fragments d’une
...... de la Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes
nouvelles ou peu connues de cette contrée. II. pp. 30-10. (« Supplément
aux Ombelliferes »). Victor Masson et Fils Kd., 1866,
1865, e : Descriptions de quelques nouvelles espèces de la Nouvelle-
’ " ” '. 12, pp. 299-302. Réimpr
. Bol. Fri.
Nouvelle-Calédonie ou observations s
peu connues de cette contrée. II. pp. 40-
e a niées » et «Supplément aux Rpacri-
Calédonie. Bull.
Fragments <r
diverses plantes nouvelle
42. («Supplément aux 1.. .,
«lacées » ). Victor Masson et Fils Ed., 1866.
Riionoxiaut. A. 1866 : Notes sur quelques Rubiacées de la Nouvelle-
Calédonie et des îles voisines (Note sur le genre Bikkia. «le la famille
«les Rumacees). Bull. Soc. Bol. France. 13. pp. 40-43. Réimprimé en
tirage a part. 1 fasc., pp. 1-10. Victor Masson et Fils Ed., 1866.
Bhoxkniart. A. et finis. A. 1866. a : Sur quelques Conifères «le la Nouvelle-
Caledonie. Bull. Soc. Bol. France. 13. pp. 422-427. Réimprimé in :
Fragments d une flore de la Nouvelle-Calédonie ou observations s»i'
diverses plantes nouvelles ou peu connues de celte contrée. II. pp. 43-
50. (« Sur quelques Conifères «les genres Podoearpnx et Ducn,ilium »>■
Victor Masson et Fils Ed.. 1866.
1866. b : Sur les St/mplocos «le la Nouvelle-Calédonie. B"ll. Soe. B"'-
France 13, pp. 428-431. Réimprimé in : Fragments d’une flore «le b'
Nouvelle-Calédonie nu observations sur diverses plaides nouvelles
ou peu connues de cette contrée. II. pp. 50-55, (« Notice sur les
Stimplocos »). Victor Masson et Fils Ed.. 1S66.
1866. e : Supplément aux Mvrtacées de la Nouvelle-Calédonie. Bull-
Noc. Bol France. 13. pp. 468-173. Réimprimé in : Fragments d’i 1 "*’
flore de la Nouvelle-Calédonie on observations sur diverses plantes
nouvelles ou peu connues de cette contrée. II. pp. 64-70. («Suppié-
"V Victor Masson et Fils Ed.. 1866.
ment aux Mvrtacées »
Source : MNHN, Paris
I.A VÉGÉTATION CAXAOl'K.
■— 1866, d : Sur le prétendu genre Chiratio. JJull. Soc. Bot France. 13,
p. 17!). Réimprimé in : Fragments d’une flore de la Nouvelle-Calé¬
donie ou observations sur diverses plantes nouvelles ou peu connues
de cette contrée. II. pp. 70-71. («Sur le prétendu genre Chiratia »).
Victor Masson et Fils Ed., 1 SGG.
— 1868-1871 : Description de quelques plantes remarquables île la Nou¬
velles-Calédonie. Nonv. Arch. Mus. Hist. Nat. Paris. 4, pp. 1-48, t. 1-15
(1868)., 7, pp. 203-235, t. 13-18 (1871).
- 1871, a : Supplément aux Conifères de la Nouvelle-Calédonie. Bull.
Soc. Bot. Fronce, 18, pp. 130-141. Réimprimé in : Fragments d’une
flore de la Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes
nouvelles ou peu connues de cette contrée. III, pp. 1-24. («Supplé¬
ment aux Conifères»). Ce tirage comprend en une seule note :
1869 : « Nouvelle note sur les Conifères néo-calédoniennes » (Bull.
Soc. Bot. Fr.. 16, pp. 325-331) et «Supplément aux Conifères de la
Nouvelle-Calédonie». Victor Masson et Fils Ed„ 1871.
1871, b : Note sur le nouveau genre Gurniera de la famille des Pro-
téacées. Bull. Soc. Bot. France. 18, pp. 188-190. Voir 1871 e.
1871, c : Supplément aux Protéaeées de la Nouvelle-Calédonie. Sur le
nouveau genre B eau pr eu. Bull. Soc. Bot. France. 18, pp. 241-246.
Réimprimé in : Fragments d’une flore de la Nouvelle-Calédonie ou
observations sur diverses plantes nouvelles ou peu connues de cette
contrée. 111. pp. 24-35. («Supplément aux Protéaeées»), Cette der¬
nière disposition comprend également 1871 b : Note sur le nouveau
genre Gurniera de la famille des Protéaeées. Victor Masson et Fils
F.d., 1871.
1871. d : Supplément aux Myrtaeécs, in : Fragments d’une flore de
la Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes nouvelles
ou peu connues de cette contrée. III. pp. 35-54. Victor Masson et
Fils Iîil., 1871. Réunit en une seule note : 1867 a : Note sur le genre
Spermolepis. Bull. Soc. Bot. France, 14, pp. 253-256 et 1867 b : Note
sur le nouveau genre Plenrocali/ptus de la Nouvelle-Calédonie. Bull.
Soc. Bot France, 14 pp. 263-265.
1871, e : Nouvelle note sur le genre Crossnstylis. in : F'ragments d’une
flore de la Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes
nouvelles ou peu connues de cette contrée. III. pp. 54-61. Victor
Masson el Fils Fd.. 1871.
1871, f : Supplément aux Rubiacées, in : Fragments d'une flore de la
Nouvelle-Calédonie ou observations sur diverses plantes nouvelles
ou peu connues de cette contrée. III. pp. 61-65. Victor Masson et Fils
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Zurich (CXXXVIIl-2, p]>. 100-170. Sonderabdruck aus (1er Viert. Su-
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donien und den Lovalitats-Inseln, 1921/1925. Die Lovalitiits-Inseln
und ilire Vegelalion. Mit!. Bot. Mus. fuie. Zurich (CXXXV11). 1931. 3,
pp. 170-213, I fig. Sonderabdruck aus der Viert. Xuturf. (iesell. Ziirich
(LXXVI), 1931.
1932-1933 : Krgebnisse der lleise von IL A. U. Daniker nacli Neu-
C.aledonien und den Loyally-Inseln (1924/20). Kntalog der Pterido-
pbyta und Kmbrvophyta siphonogama. Mitt. Bot. Mus. l'uiu. Ziirich
(CXLII), pp. 1-39», in* « Beiblutt : u Vierteljuhrsschrifl lier Xaturfors-
chcuileu Cesellschufl in Ziirich», n" 19, 1932, Jalng. 77, el n" 19.
1933. Jalirg. 7.3. Ausgefiihrl und herausgegeben mil l'nterstiitzung der
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derabdruck aus der Vieil. Xuturf. (iesell. Ziirich (LXXVII), 1932, Ausge-
geben am I. .1 uni 1932, pp. 1-114; 31 Dezember 1932, pp. 115-235,
(LXXVII) (1932) ; 30 Juni 1933, pp. 237-338 ; 31 Dezember 1933, pp.
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gendes explicatives sur feuillets séparés. léna.
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genre Jasmmum. thid . 3 191 I. pp. 01-05 ; (IV, Oldenlandia nouveaux
ou critiques 3. Il;,, pp. 101,-102 ; (V, Le genre Chomelia en
Nouvelle-Caledonie, ihul 3. 1915. pp. 102-105; (VI, Révision des
kutiema cauliflores. , hui.. 3. 1910. pp. 200-203; (VII) Révision des
Bixacces, Bull. Soc. Bol l'rance. fifi, 1919, pp. 310-313; (VIII, Révi-
d l ' s . l-lieocarpiis à grandes fleurs, Ihid.. 07. 1920, pp. 27-29;
(IX) Révision des Dilléniacécs, ihitl., «7, 1920. pp. 47-54 • (X) Révi¬
sion du genre Mt/rlopsis, ihid.. 07, 1920, pp. 04-00 ; (XI) Révision
et critique des Slercnlia. ihitl., 07, 1920. pp. 121-121 ; (XII) Bicd-
nouveaux, ihid. «7. 1920. pp. .345-347 ; (XIII) Observations sur
le genre Maha ihid 0!,. 1922. pp. 31-34 ; (XIV, Révision .lu genre
Diospyros, ,h,d 69. 1922, pp. 05-09; (XV, Révision du genre Acian-
Ihus, ibid., 69, 1922 pp. 507-509; (XVI, Révision des Sqmplocos,
ibn/ 71, 1924 pp 939-940 ; (XVII, Révision des Lauracées. Ibid-.
V ,J - 4 ’ ï!! ni !vrv " . (XX,,I) Révision des Santalacécs, ihid.. 7f
/"v’vlN/V I !‘‘ VIS " > " des llippoeratéaeées, ihitl., 73. 1920.
in- . °/vvi1 : ,, XX . Révision des Rhamnaeées, ihitl., 73, 1920, pp. 1°„ 4 '
107 , (XXI) Révision des Celastracées, ihitl., 73, 1920, pp. 429-433 ,
Source : MNHN, Paris
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XXII) lit-vision des Malvacées, ibid., 73, 1920, pp. 437-141 ; (XXIII)
Révision des Monimiacées, Arc h. Bot., Bull. 5, Mai 1927, pp. 73-
77 ; (XXIV) Révision des Asclépiadacées, Bull. Soc. Bol. France,
71, 1927, pp. 924-930 ; (XXV) Révision des Loganiacées, ibid., 75,
192.3, pp. 28.3-294 ; (XXVI) Révision des Kuphorbiacées, Arcli. Bot.,
II. Méin. 3. 1929, pp. 1-48 ; (XXVII) Révision des Rubiacées, ibiil.,
III, Mém. o, 1930, pp. 1-48 ; (XXVIU) l’apavéracées, Bull. Soc. Bol.
France. 79. 1932, pp. 225-220 ; (XXIX) Révision des Sapindacccs,
ibid., 79. 1932, pp. 335-341 ; (XXX» Révision des Malpighiacecs, ibid.,
79, 1932, pp. a 15-510 ; (XXXI) Révision des Anonacées, ibid., 79,
1932, p. 089-091 ; (XXXI1) Révision des Linaeées, ibid., 80, 1933, pp.
35-38 ; (XXXIII) Révision des Verhénacées, ibid., 80, 1933, pp. 470-
480 ; (XXXIV) Révision des Myrtacées à fruit sec, suivie de quel¬
ques notes sur les Myrtacées à fruit charnu, ibid., 81, 1934, pp. 3-17 ;
(XXXV) Révision Ides Méliacées, ibid., 81, 1934, pp. 242-240 ; (XXXVI)
A propos des Tcrnstrœmiacées, ibid., 81, 1934, pp. 283-285 ; (XXXVII)
Révision des Scrophulariacées, ibid., 81, 1934, pp. 454-455 ; (XXXVIII)
Bignoniaeées, ibid., 82, 1935, pp. 47-48 ; (XXXiX) Révision des Pro-
téacées, ibid.. 82, 1935, pp. 274-283 ; (XI.) Révision des Légumi¬
neuses, ibid.. 83, 1930, pp. 294-315 ; (XI,I) Révision des Elæocar-
pacées, ibid., 83, 1930, pp. 485-488 ; (XIJl) Révision des Cappari-
dacées, ibid., 83, 1930, pp. 577-578 ; (XLI1I) Révision des Compo¬
sées, ibid., 81, 1937, pp. 54-01 ; (XL1V) Révision des Cucurbitacécs,
ibid., 81, 1937, pp. 98-100 ; (XLV) Révision des Aracées, ibid., 84,
1937, pp. 159-101 ; (XLVI) Révision des Fluviales, ibid., 84, 1937,
pp. 255-257 ; (XLV1I) Révision des Polvgonacées, ibid., 84, 1937, pp.
402-403 ; (XLV11I) Révision des Simarubacées, ibid., 85, 1938, pp.
19-20 ; (XL1X) Clef de détermination des Burséracées, ibid., 85, 1938,
p. 21, (1.) Révision des Cypéracées, ibid., 85, 1938, pp. 37-47 ; (1,1)
Révision des llicacées, ibid., 85, 1938, pp. 202-203 ; (1,11) Révi¬
sion des Rutacécs, ibid., 85, 1938, pp. 294-305 ; (LUI) Révision des
Myrtacées à fruit charnu, précédée de quelques notes supplémentai¬
res sur les Myrtacées à fruit sec, ibid., 85, 1938, pp. 020-053 ; (1,1 V)
Observations sur les Léeythidacées, ibid., 86, 1939, p. 19 ; (I,V)
Révision des Saxifragacées, ibid., 86, 1939. pp. 275-278 ; (I.V1) Révi¬
sion des Gunoniacées, ibid., 87, 1940, pp. 242-250 ; (LVI1) La pré¬
sence d’une Myricacée, ibid., 87, 1940, pp. 299-300 ; (I.VIII) Révi¬
sion des Pittosporacées, ibid., 87, 1940, pp. 333-339 ; (I.1X) Révision
des Apoeynacées, ibid., 88, 1941, pp. 358-380 ; (I.X) Révision des Myr-
sinacées, ibid., 88, 1941, pp. 395-401 ; (LXI) Révision des Labiées,
ibid., 88, 1941, pp. 428-431) ; (LXII) Remarques sur les Myopora-
eées, ibid., 88, 1941, pp. 440-448 ; (LXIII) Observations sur les Sola¬
nacées, ibid., 88, 1941, pp. 404-409 ; (LXIV) Révision des Convol¬
vulacées, ibid., 88, 1941, pp. 485-488 ; (I.XV) Clefs de détermination
des Orchidaeées, A ’olnhc Syslemaliae, 10. 1941, pp. 57-89 ; (LXVI)
Révision des Flaconrtiacées (sensu lato). Bull. Soc. Bol. France, 88,
1911, pp. 042-040; (I.XVI1) Révision des Kpaeridacées. ibid., 88,
1941, i>p. 050-000 ; (LXVIII) Révision des (iraminées, ibid.. 88, 1941,
pp. 780-804 ; (I.XIX) Notes sur les Magnoliaeées, ibid.. 8!), 1942, pp. 1-3;
(LXX) Remarques sur les Violacées, ibid.. 89, 1942, pp. 19-22 ; (LXXI)
Revue et critique des Sapotaeées, ibid., 89, 1942, pp. 222-224 ; (LXX1I)
Osmanthus ou Notelea ? ibid., 89, 1942, pp. 231-232; (LXXIII) Re¬
marques sur les Népenthacées, ibid.. 90. 1943, p. 19 ; (LXX1V) A
propos du Phyllanthus onveanns, ibid., 90, 1943, pp. 19-20 ; (LXXV)
Notes sur les Moracées, ibid., 90, 1943, pp. 33-35 ; (LXXVI) Notes
sur les Crticacées (sensu stricto), ibid., 90, 1943, p. 35 ; (LXXVII)
Notes sur les Casuarinacées. ibid., 90. 1943, pp. 35-30 ; (LXXVIII =
LXXVII) Simples notes sur diverses Monocotylédones, Boissicra, 7,
1943, pp. 80-90 ; (I.XXIX) Essai d’identification des plantes signa¬
lées en Nouvelle-Calédonie par Jeanneney, Xoluhe Syslematiciv, XI.
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3X8
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Varriniiim, llnll. Soc. liot. France, 90, 1913, p. 1041 ; (I.XXXI) lincorc
dos espèces ol localités nouvelles de Rubiacécs, ibiil., 91, 1911, pp. 12*
14 el (suite) ibiil- pp. 12-17 ; (I.XXXII) Sapolaeées nouvelles, ibid-
91, 1944, pp. (18-72 ; (I.XXXI 11 ) Apoeynaeées nouvelles, Xalulie .S'//*-
lematicw. 12, 1945, pp. 79-81 ; II.XXXIV) Fspéccs ol localités nouvelles
de Verbénacées, ibiil- 12, 1915, pp. 81-81 ; (I.XX.XV) Quelques plan¬
tes dont la présence est indiipiéo à torl. ibiil.. 12, 1915, pp. 84-85 ;
Malériaux pour la Flore do la Nouvelle-Calédonie. Table dos articles.
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1911-1953 : Contribution à la flore do la Nouvelle-Calédonie (O :
(VI) Plantes recueillies par M. Fktscrp.rin, Xolnlie S tjsle malien'. 2.
1911, pp. 99-105; (VII) Plantes recueillies par M. ot Mme la; Hat,
de 1900 à 1910. llnll. Mus. llisl. Xal. Paris. 5, 1911. pp. 349-357;
(VIII) Plantes recueillies par M. cl Mme lac li.vr de 1900 à 1910
(suite), ibiil.. (i. 1911, pp. 153-459; (IX) Piaules recueilles par M-
et Mme lac Rat de 1900 à 1910 (suite), ibiil.. 7, 1911. pp. 558-566;
(X) Plantes recueillies par M. ol Mme lac Rat de 1900 à 1910 (suite).
ibiil.. 1, 1912. pp. 39-10 ; (XI) Plantes recueillies par M. ol Mme Le
Rat de 1900 à 1910 (fin), ibiil.. 2. 1912. pp. 91-101 ; (XII) Plantes
recueillies par ('.mus et conservées au Muséum de Paris, ibiil- 3-
1912. pp. 100-170 ; (XIII) Plantes recueillies par (.nuis el conservées
au Muséum de Paris (suite), ibiil.. 5. 1912, pp. 324-331 ; (XIV) Plan¬
tes recueillies par ('.mus et conservées au Muséum de Paris (lin).
ibiil., (i, 1912, pp. 373-381 ; (XV) Nouvelle contribution à la flore
de Rourail, Ann. Mas. colonial de Marseille. XX, 1912, pp. 157-172;
(XV - XVI) Plantes recueillies par M. Roi'oucn, Hall. Mas. llisl. A’<»(■
Paris. 7, 1912, pp. lOO-IOS ; (XVI XVII) Plantes de l'Herbier den-
drolo{<ique de l'Kxposition de 1889, ibiil.. (i, 1913, pp. 376-379 ;
(XVII XVI11) Plantes recueillies par M. cl Mme lac Rat (l ir sup¬
plément), ibiil- 6. 1913, pp. .380-383 ; (XIX) Plantes de collecteurs
divers, ibiil., 7, 1913. pp. 509-518 ; (XX) Plantes recueillies par M-
Franc, ibiil- 7. 1913. pp. 519-523; (XXI) Liste des noms vulgaires
donnés par les Français, ibiil., 2. 1911. pp. 93-96; (XXII) Plantes
recueillies par M. Franc (suite), ibiil.. 3, 1919, pp. 213-217 ; (XXIII 1
Piaules recueillies par M. Franc (snile). ibiil- 4. 1919, pp. 288-295:
(XXIV) Plantes recueillies par M. Franc (suite), ibiil- 5, 1919, PP-
372-376 ; (XXV) Plantes recueillies par M. F. Iuîquicrric, ibiil- 5, 1919.
pp. 376-378; (XXVI) Piaules recueillies par M. et Mme lu; Rat de
1900 à 1910 (2" supplément), ibiil- 0, 1919. pp. 499-501 ; (XXVII) Pla"'
tes de collecteurs divers (suite), ibiil- (i, 1919, pp. 501-505 ; (XXVIJIj
Plantes de Collecteurs divers (suite), ibiil- 7. 1919, pp. 645-652,
(XXIX) Plantes de Collecteurs divers (suite), ibiil- 1. 1920. pp.
84 ; (XXX) Plantes recueillies par M. cl Mme lu: Rat, de 1900 à 19?”
(3' supplément), ibiil- 2, 1920, pp. 174-179; (XXXI) Plantes recueil¬
lies par M. Franc (suite), ibiil- 3. 1920. pp. 254-261 ; (XXXII) Pin";
tes de collecteurs divers (suite), ibiil- I, 1920. pp. 361-368 ; (XXXIM'
Plantes de collecteurs divers (suite), ibiil- 5, 1920. pp. 134-435 .
(XXXIV) Plantes recueillies par M. Franc (suite), ibiil- I. I9- 1 '
pp. 119-125; (XXXVI) Plantes recueillies par M. Franc (suite).
7, 1921, pp. 558-562 ; (XXXVII) Plantes recueillies par M. I'haM-
(suite), ibiil- 1. 1922. pp. 103-108; (XXXVIII) Plantes recueillies P» 1
M. Franc (suite) (supplément), ibiil- 2. 1922. pp. 196-199 ; (XXXIa)
Plantes recueillies par M. Franc (2° supplément), ibiil- 7. 1922. PP,-
545-546; (XL) Plantes recueillies par M. el Mme lac Rat de 1600
1910 (T supplément ). ibiil- I, 192.3. pp. 112-113; (XLI) Plantes
collecteurs divers (suite), ibiil- 1. 1923, pp. 114-118; (XLII) PJa nt A?
de collecteurs divers (suite), ibiil- I, 1925, pp. 100-103 ; (Xj-P
Plantes île collecteurs divers (suite), ibiil- 2, 1925, pp. 209-- 1 -' •
Source : MNHN, Paris
!,A VÉGÉTATION CANAOUE.
38!)
(XLIV) Plantes recueillies par II. Franc (3” supplément), ibid., 6,
1935, pp. 180-481 ; (XLV) Plantes «le collecteurs divers (suite), ibid..
(i, 1925, pp. 182-484 ; (XI.VI) Plantes ligneuses récoltées en 1924 par
M. K. Mezger, Ann. Mus. colonial de Marseille, 33 e année, 4 e S., 3 e
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M. el Mme Le Hat de 190(1 à 1910 (5“ supplément). Bull. Mus. Nat.
Hisl. Nat. Paris. I. 1920, pp. 229-230 ; (XLVIII) Plantes recueillies
par M. Franc (4' supplément), ibid.. 4, 1920, pp. 231-232 ; (XLIX)
Plantes de collecteurs divers (suite), ibid.. 1927 ?. pp. 110-114 ; (I,)
Plantes recueillies par M. Franc (5° supplément), ibid., 3, 1927,
pp. 272-270 ; (I.I) Plantes recueillies par M. et Mme Le Rat de 1900
à 1910 (G' supplément), ibid.. 1. 1929, pp. 117-121, (LU) Plantes
recueillies par M. Franc (G* supplément), ibid.. 1. 1929, pp. 121-123 ;
(LIII) Plantes de collecteurs divers (suite), ibid., 3, 1929, pp. 216-
218 ; (LIV) Plantes recueillies par M. Ch. Bergeret. Cundollea (Ge¬
nève), V. 1932. pp. 148-152 : (LV) Plantes recueillies par M. Franc
( 7" supplément). Bull. Mus. (Paris). 1. 1930, pp. 165-1G1 ; (LVI) Plan¬
tes recueillies par M. Franc (8* supplément), ibid., 0. 1932, pp. 688-
094 ; (LVII) Plantes recueillies par M. et Mme Le Rat de 1900 à
1910 (7" supplément), ibid.. G, 1932. pp. 094-697; (LVITI) Plantes
recueillies par Godefroy, ibid.. 6, 1932, pp. 097-702 ; (LTX) Plantes
de collecteurs divers (suite), ibid.. 6. 1932, pp. 702-704 ; (LX) Plantes
recueillies par M. Franc (9' supplément), ibid.. 3. 1933, pp. 242-249 ;
(I.XT) Plantes recueillies par M. Franc ,1e 1905 à 1930 (10' supplé¬
ment), ibid., 4. 1933, pp. 322-327 ; (LXTT) Plantes de collecteurs
divers, ibid.. 2. 1934, pp. 198-203 ; (LXIII) Plantes recueillies par
M. et Mme Le Rat de 1900 à 1910 (8' supplément), ibid., 3. 1934,
pp. 302-309, (LXIV) Plantes recueillies par M. et Mme Lf. Rat de
1900 à 1910 (9" supplément), ibid.. 5. 1934. pp. 456-463 ; (LXV) Plan¬
tes recueillies par I. Franc de 1905 à 1930 (XP supplément), Nol.
Si/sl.. 5, 1935, pp. 13-16 ; (l.XVI) Plantes de collecteurs divers, ibid..
5. 1930. pp. 131-131 ; (l.XVI!) Plantes récoltées par M. et Mme Le
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518-521 ; (LXIX) Plantes recueillies par T. Franc de 1905 à 1930 (12'
supplément), ibid.. G, 1938, pp. 623-627 ; (LXX) Prémisses des récoltes
de M. R. Virot. ibid.. 4. 1939, pp. 412-416 ; (LXXI) Plantes de Collec¬
teurs divers, ibid.. 6. 1910, pp. 355-358 ; (LXXII) Plantes recueillies
par I. Franc de 1905 à 1930 (13' supplément), ibid.. 6. 1940, pp. 359-
300 ; (LXX1TI et I.XXIV) Plantes récoltées par Mme et M. Leen¬
hardt. ibid., 2, 1941, pp. 126-129; (I.XXV) Plantes de collecteurs
divers, ibid., 1, 1941, pp. 320-325 ; (LXXVï) Plantes de collecteurs
divers, ibid.. 5, 1941, pp. 475-478 ; (LXXVTT) Plantes de collecteurs
divers, ibid., 2. 1942, pp. 144-150 ; (LXXVIII) Plantes de collecteurs
divers, ibid.. 4. 1942, pp. 286-290 ; (LXXIX) Plantes de collecteurs
divers (suite), ibid., 5, 1942, pp. 352-356 ; (LXXX) Plantes de collec¬
teurs divers (suite), ibid., 6, 1912, pp. 451-456 ; (LXXXT) Plantes de
collecteurs divers (suite), ibid.. 4, 1943, pp. 218-225 ; (LXXXII) Plantes
récoltées par Godefroy (suite et fin), ibid.. 5. 1943. pp. 337-342 ;
(LXXXIII) Plantes de collecteurs divers (suite), ibid.. 6, 1943, pp. 449-
454 ; (I.XXXIV) Plantes de collecteurs divers (suite), ibid.. 1. 1914,
pp. 78-85 ; (I.XXXV) Plantes de collecteurs divers (fin), ibid.. 5. 1944,
pp. 316-352 ; (LXXXVI) Plantes récoltées par R. Virot (suite), ibid..
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ibid.. 3. 1948. pp. 279-290 ; (LXXXVIII) Flore des rivages et des îlots
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Le Direct
Maurice Df.ci.iimk, Imprimeur Lons-le-Saunier.
Novembre 195(1 « Dépôt légal •!' trimestre 1950
009-50-600.
N" 4015».
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome VII
Source : MNHN, Paris
LA VÉGÉTATION CANAQUE
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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: Nicotiana fragrans (1), Ischœmut
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i canal de Ouaté (Ile des Pins) - Peuplements d 'Araucaria Cookii (faciès mésophile
littorales) (1). Au premier plan, à droite, halophiles des sols vaseux : Salicornia australi
Source : MNHN, Paris
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13 - Mare. Fond du watheb Hnathidi ni Wajakague. Calcaires madréporiques soulevés - Faciès
mésophile des bois des collines littorales. Au centre Musa Fehi (M. Troglodytarum) (1). Zone à Laportea
photiniphylla (2).
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome VII
PI. VIII
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êt photo-xérophile à Melaleu
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome Vil
4
5
17 - Nouméa : Vallée des Colons. Schistes nummulitiques - Végétation secondaire. Herbages à Heteropogon
confortas, Themeda triandra, Aristida pilosa (1). Peuplements de Yucca aloifoüa (2).
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forêt photophile à Agathis ovata et Casuarina Deplanchec
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(1) et Myodocarpus crassifolius (2).
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série B. Tome VII
PI. XV |
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minii (1) et Schefflera Cussoniæ (2).
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i. Péridotites et produits d’altération superficielle des serpentines. Alt. : + 450 1
: Spermolepis gummifera (1) sur les marges de la forêt vallicole-mésophile (2).
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riable de fascicules, publiés isolément et ne contenant qu’un seul mé¬
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Revue française d'Entomologie (Directeur : D' R. Jeannel, laboratoire d’Entomo-
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Parait depuis 1909, in-8°, sans périodicité fixe.
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de Botanique appliquée et d’Agriculture Coloniale (Secrétaires : MM. J.-F. Leroy
et J. Carayon). Parait depuis 1954.
Revue Algologique (Directeur : M. R. Lami, laboratoire de Cryptogamie). Paratt
depuis 1924, in-8".
Revue Brgologique et Lichénologique (Directeur : Mme Allorge, laboratoire do
Cryptogamie). Parait depuis 1874. in-8*.
Revue de Mycologie, anciennement Annales de Cryptogamie exotique (Directeur :
M. R. Heim). Parait depuis 1928 ; in-8*.
Mammalia (Directeur : M. E. Bourdelle, laboratoire de Mammalogie). Parait de¬
puis 1936 ; in-8*.
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle, à
Dinard (Directeur : M. R. Heim, laboratoire maritime de Dinard). Parait depuis
1928 ; in-8*.
Source : MNHN, Paris