MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME SEPTIÈME
L’ILE-DE-FRANCE
PAR
PAUL LEMOINE
FASCICULE I
Chapitre III. — Valois et Multien.
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire (V e )
1939
Mars 1939
Prix exceptionnel de ce fascicule : 30 fr.
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destines a la publication de travaux d’une
certaine etendue concernant 1 Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
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CHAPITRE III
VALOIS ET MULTIEN
A. Valois. — B. Forêl de Betz. — C. Multien. — D. Forêt de Compiègne. — E.
Forêt d’Halatte. — Les vallées. — Études stratigraphiques du sous-sol. — Biblio¬
graphie des travaux géologiques spéciaux au Valois et au Multien. — Annexe.
Liste des sondages et documents précis relatifs au Valois et au Multien.
A. — Valois.
Le Valois est essentiellement le plateau de calcaire grossier qui s’étend
sur la rive gauche de l’Oise; entre les forêts de Compiègne, de Villers-
Cotterets ou de Retz, d’Ermenonville et d’Halatte.
Çà et là, s’élèvent quelques buttes-témoins, constituées par des sables
de Beauchamp, surmontées de calcaire de Saint-Ouen et, parfois, de marnes
gypseuses.
Les sables de Beauchamp ont dû s’étendre autrefois sur tout le plateau
et le résidu de leur démantèlement constitue les limons qui s’étendent à
la surface du plateau et lui donnent sa richesse.
Les buttes du Valois. — Les buttes-témoins disséminées sur le plateau
du Valois sont très intéressantes.
Il y a d’abord, la butte complètement isolée du Mont Cornon, commune
de Trumilly (à + 141 m. à l’Ouest ; à + 157 m. à l’Est), couronnée par
du calcaire de Saint-Ouen et partiellement boisée ; deux hameaux se
trouvent à sa base, installés à la limite des sables de Beauchamp et du
calcaire grossier : Huleux, commune de Néry au Nord (ait. + 100 m.) ; et
le Plessis-Cornefroy, commune de Trumilly, au Sud (ait. + 105 m.).
Une autre butte, presque entièrement isolée et inhabitée est la butte
de Montigny, sur la commune de Russy, à l’est de Crépy-en-Valois, qui
porte un lambeau de calcaire de Saint-Ouen (ait. -f- 155 m.).
Enfin, la grande butte, qui porte les communes de Montepilloy et
Rosières, se rattache aux plateaux du Multien
Son extrémité occidentale, presque isolée, porte sur un lambeau de cal-
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. VII. 1
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PAUL LEMOINE
caire de Saint-Ouen le village de Montepilloy avec son vieux château et
sa tour qui domine tout le Valois (ait. + 144 et 147).
Dans la partie orientale les pentes sont constituées par des sables de
Beauchamp ; on sait que parfois, s’intercalent dans ces sables marins, des
petits niveaux de calcaires lacustres (cale, de Ducy). — Le sommet du
plateau repose sur le calcaire de Saint-Ouen, recouvert de limon ; ce som¬
met est cultivé, mais probablement, depuis une époque récente (à en
juger par les noms de lieux : Beaulieu, Beaulieu-le-Neuf , commune de
Baron, le Bosquet, la Montagne, commune de Bosières), et était primi¬
tivement boisé. Seul, le territoire de Bosières, où le calcaire de Saint-
Ouen, qui se trouve vers 143 m., est surmonté de marnes ludiennes, a
dû être cultivé anciennement (ait. -f- 154 et 153).
Les plateaux du Valois. — D’une façon générale, ils ont, comme soubas¬
sement, le calcaire grossier supérieur ; on peut donc dire qu’ils forment
une surface structurale dans laquelle les rivières ont ultérieurement creusé
leurs vallées.
Aussi, est-il intéressant de se rendre compte de l’allure de cette surface.
Au nord de l’Automne :
Champlieu, commune d’ÛRROUY, 134 et 135. Sur Lutétien inférieur à D.
strangulata (Graves, 1847, p. 33).
N. de M oriental, 153.
E. de M orientai, 144.
Entre Bonneuil et Haramont, 155.
Villers-Cotterets, 135.
Entre l’Automne et Crépy-en-Valois.
N. de Vauciennes, 126.
E. de Feigneux, 125.
E. de Séry, 123.
Entre Cre'py et Villeneuve-sur-V erberie.
N. de Rocquemont, entre 104 et 109.
N. de Néry, 118.
La Boissière, commune de Saint-Vaast-de-Longmont.
Le Murget, commune de Verberie, 126.
Mais au sud de la ligne qui joint le Monl-Cornon, commune de Tru-
milly, au mont Pagnotte, commune de Pontpoint, on trouve brusquement
des cotes différentes :
S. de Raray, 91.
S.-W. de Raray, 96.
Villers-Saint-Frambourg, 82.
S. de Beaurin, commune de Trumilly, 86.
VALOIS ET MULTIEN
3
S. de Rully, 88.
N.-W. de Barbery, 87.
S.-W. de Barbery, 90.
S.-W. de Montepilloy, 86.
N.-W. de Baron, 83, 87.
S.-E. de Chamant, 86, 79.
Ainsi, la surface structurale du Valois s’incline très nettement de la
forêt de Retz, vers Senlis, et l’accentuation de la pente devient très
notable au S.-W. de la ligne Mont Pagnotte, Mont Cornon, qui se trouve
être la ligne de séparation des bassins de VAutomne et de la Nonette.
La portion du bassin de Y Automne avec des cotes voisines de 125-130 se
trouve à 100 m. environ au-dessus de l’Oise à Fleurines (30 m.).
La portion du bassin de la Nonette avec des cotes voisines de 90 m.
se tient seulement à 60 m. au-dessus de l’Oise (vers 26 m. au débouché de
la Nonette).
B. — La foret de Retz.
La forêt de Retz ou forêt de Villers-Cotterets entoure presque complète¬
ment le Valois et le sépare du Multien, surtout, si l’on considère ses pro¬
longements naturels dans la région
d’ORMOY-ViLLERs, le bois des Brais,
commune de Rouville, le bois du
Roi, communes de Peroy-les-Gom-
bries et de Boissy-Fresnoy, le
bois des Droiselles, commune d’Au-
ger-Saint-Vincent.
Dans sa partie sud, elle se trouve
presque entièrement sur les sables
de Beauchamp, mais en beaucoup
de points elle déborde sur le cal¬
caire de Saint-Ouen et l’extension
de la forêt sur cette formation était
certainement beaucoup plus impor¬
tante, ainsi qu’en témoigne un cer¬
tain nombre de noms de lieux (Bai-
semont, commune d’OiGNY et Bourg-
fontaine, commune de Pisseleux),
région enclavée ; le Plessis-aux-
Bois, commune de Vauciennes ;
Ormoy-le-Davien, Ormoy-Villers, Boissy-Fresnoy, etc.
Cette forêt a constitué de tous temps une région difficile à traverser et
on sait le rôle stratégique qu’elle a jouée en 1918, pendant la grande guerre.
Cependant, outre les grandes routes qui la traversent, elle a été percée
Fig. 1. — Convergence des routes
à VlLLERS-COTTERETS.
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PAUL LEMOINE
de nombreuses et belles laies forestières en grande partie par les rois et
les princes pour les besoins de la chasse ; mais quelques-unes sont, à mon avis,
très anciennes ; j’ai déjà indiqué (t. Y (I), p.53) les convergences curieuses
qui se produisent sur l’esplanade du château de Villers-Cotterets.
J’attire également l’attention sur la route de Coyolles à Billemont,
commune d’AuTHEUiL-EN-VALOis, et à Autheuil-en-Valois, qui se pro¬
longe en ligne droite de Coyolles jusqu’à un dolmen situé au N.-W. de la
Ferté-Milon (voir fig. 3 p. 13). Cette route se trouve curieusement alignée
sur Vez (par l’intermédiaire d’un chemin de terre encore existant entre
Vauciennes et Vez), c’est-à-dire sur le gué, sur Y Automne ; et ensuite sur
Saint-Jean-aux-Bois, et Compïègne, route de Margny).
La partie nord de la forêt comporte une série de buttes alignées S.-E.,
N.-W., et comportant toute la série tertiaire, jusqu’aux meulières de Mont¬
morency.
Ce sont des points très élevés (255), d’où l’on domine tout le Soissonnais,
et il était naturel que le général Mangin y ait établi, en 1918, son obser¬
vatoire et son poste de commandement.
Un assez grand nombre de communes se trouve en pleine forêt de Retz
ou dans son voisinage immédiat ; j’ai montré précédemment (t. Y (I), p. 87)
que leurs noms étaient surtout d’origine romaine et d’origine inconnue.
Il n’existe aucun nom à l’allure franque, même dans les hameaux.
C. — Multien.
Le Multien est le pays situé au nord de Meaux ; son substratum ordi¬
naire est le calcaire de Saint-Ouen qui donne ici des sols très fertiles, à
cause des résidus sableux qu’a laissés à sa surface le démantèlement des
sables de Monceau et celui du Ludien (probablement ici à l’état argileux).
Les plateaux du Multien.
Ils sont très fertiles ; leur substratum est constitué par le calcaire de
Saint-Ouen, mais celui-ci serait infertile par lui-même, s’il n’était recouvert
de lambeaux de couches marneuses (et probablement parfois sableuses),
appartenant au Ludien. Celui-ci est à l’état de gypse dans la ligne des
collines, qui va de Dammartin-en-Goele à Penchard et à Meaux.
Mais je ne crois pas que le gypse proprement dit se soit étendu beaucoup
au delà de ces buttes.
Il n’est pas exploité et l’on note en plusieurs points des marnières et des
marnes (e 3 ) sur la première édition de la Feuille géologique de Meaux.
Enfin, l’un des puits de Penchard n’a pas fourni de gypse ; il donne
donc une indication précise à ce sujet.
VALOIS ET MULTIEN
5
La partie septentrionale des plateaux, au nord de la vallée de la Grivette,
présente des caractères un peu spéciaux.
Cette région appartient historiquement au Valois, comme en témoignent
les deux noms de Tiiury-en-Valois et Autheuil-en-Valois.
D’autre part, une grande partie de ces plateaux septentrionaux est encore
boisée, même dans les portions situées sur le calcaire de Saint-Ouen :
Mais il est possible que ce maintien des forêts soit dû :
d’une part, à ce que l’invasion franque arrêtée au Nord par le Valois et
le Soissonnais, ne se soit produite ici, que d’une façon négligeable : car il
n’y a que deux noms d’origine franque et ils sont en bordure des forêts :
Gondreville, Villers-les-Potées (commune de Cuvergnon) ;
d’autre part, à ce que les forêts, encore en grande partie domaniales, ont
dû rester pendant de longs siècles les apanages de princes royaux que les
questions de chasse intéressaient beaucoup plus que les problèmes culturaux.
Il est donc probable que des considérations historiques et politiques
expliquent seules le non-déboisement, et qu’il ne faille pas y chercher de
causes géologiques.
Ils sont toujours déboisés dans le Sud (Bois au sud de Levignen. Buis¬
son de Walligny, commune de Coyolles. Partie de la forêt de Retz).
Dans la partie située au sud de la Grivette , les bois sont très peu impor¬
tants, sauf des boqueteaux sur les pentes constituées par les sables de Cuise.
On ne peut guère citer sur les plateaux, que le bois de Monlroles (com¬
mune de Betz) et le bois des Barres (commune d’OissERY).
Mais le déboisement a dû être important à toutes les époques car il y a
même des mots récents le rappelant (Ru du Bois Collot, commune de
Marcilly, Ru de la Garenne, commune de Puisieux, etc...).
Il n’existe pour ainsi dire, aucune butte-témoin, à la surface des pla¬
teaux du Multien ; les quelques lambeaux d’argiles ludiennes qui existent
çà et là ne jouent aucun rôle dans la topographie.
On ne peut d’ailleurs parler de plateaux proprement dits qu’entre la
Thérouanne et la Grivette, il convient donc de prendre ici comme surface
structurale, la surface supérieure du calcaire de Saint-Ouen.
On trouve alors les cotes suivantes :
S.-W. de May-en-Multien, 134, 127.
Nogeon (commune de Reez), 133.
Entre Bouillancy et Chevreville, 132.
Ognes, 129.
N.-W. de Silly-le-Long, 125.
N. de Bouillancy, 135.
N. de Rouvres, 144.
Saint-Ouen, commune d’ETAViGNY, 141.
Entre Betz et Villers-Saint-Genest, 132.
Boissy-Frénoy (D’après le P. D.).
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PAUL LEMOINE
On trouve des cotes voisines pour les plateaux au Nord de la Grivette
(Bargny, 143, Thury-en-Valois, 145).
D une façon générale, cette surface structurale du Multien se tient entre
125 et 145, alors que l’Ourcq coule entre 67 m. à la Ferté-Milon et 46 m.
vers Lizy ; elle se trouve donc aux environs de 80 m. au-dessus du niveau
de l’Ourcq.
D. — Forêt de Compïègne.
La forêt de Compïègne est bordée au Sud et à l’Ouest, par un escarpe¬
ment de sables de Cuise surmontes de calcaire grossier, qui commence à
Saint-Sauveur, est entamé à hauteur de Pierrefonds par le Ru de
Berne et se termine par le Mont-Saint-Marc, commune de Vieux-Moulin.
Deux outliers épargnés par l’érosion se trouvent en avant de cet immense
amphithéâtre ; la butte de Saint-Pierre-en-Chastre, commune de Vieux-
Moulin et 1 ensemble des Beaux-Monts et du Mont du Tremble, commune
de Compïègne.
La partie nord de la forêt de Compïègne, c’est-à-dire sa presque totalité,
est constituée par de la craie, aux environs de Compiègne, puis, par une
ceinture de sables thanétiens bien visibles à la Croix-Saint-Ouen, enfin
par une zone argileuse dont le sous-sol est constitué par le Sparnacien et
où se trouvent les deux communes de Saint- Jean-aux-Bois et de Vieux-
Moulin, enclavées dans la Forêt.
Quelques sources se font jour à la base du Cuisien et alimentent un ru
non dénommé. L une se trouve près du Carrefour de Champlieu, commune
d Orrouy , un de ses affluents passe au Carrefour des Molinaux, commune
de Saint-Sauveur ; ce ru se jette dans l’Oise au Sud de la Croix-
Saint-Ouen, en face de Bois d’Ajeux. Un autre ruisseau naît à Saint-
Nicolas de Courson, commune de Morienval, et arrose Saint-Jean-au-
Bois. Il alimente un moulin en aval du pays et va se jeter dans
l’Oise, au Nord de la Croix-Saint-Ouen, où il porte le nom de Ru Tortu
et où il reste parallèle à l’Oise, pendant plusieurs kilomètres jusqu’au
Port de la Croix.
E. — La forêt d’Halatte.
La forêt d'Halatte a dû toujours constituer un obstacle entre l’Oise et
la riche région du Valois. On peut dire qu’actuellement encore, elle n’est
traversée que par la grande route de Paris à Lille (R. N. 17), entre Senlis
et Pont-Sainte-Maxence.
Elle occupe essentiellement une grande zone de sables de Beauchamp
qui se superposent au calcaire grossier formant le soubassement du plateau
du Valois.
VALOIS ET MULTIEN
7
En quelques points, le massif forestier déborde sur le calcaire grossier,
surtout aux abords de Chantilly ( B. de Saint-Maximin, commune de
Saint-Maximin), B. de la Basse Pommeraie et partie du Bois du Lieutenant,
commune d’ Apremont. En quelques points (région d’ Ivillers, commune
de Villeneuve-sur-Verberie) et dans l’intérieur du massif (Fleurines,
Apremont, Aumont), il a été déboisé et cultivé. Les sables de Beauchamp
sont là à l’état de sables blancs, très purs, ayant une grande épaisseur et
exploitables industriellement. Leur exploitation comme sables de verrerie
a été très active, aux environs de Fleurines et de Villeneuve-sur-
Verberie.
Les sables de Beauchamp sont parfois surmontés de calcaire de Saint-
Ouen, qui forment quatre buttes, l’une au Nord d’ Apremont, l’autre au
Nord d’ Aumont. Les deux autres, beaucoup plus importantes, sont celles
de Saint-Christophe, commune de Fleurines, et celle du Mont Pagnotte,
commune de Pontpoint.
La série y est très complète et va jusqu’aux sables de Fontainebleau
dans la Butte de Saint-Christophe, et jusqu’à la Meulière de Montmorency,
au Mont Pagnotte, ce sont d’ailleurs les gisements les plus septentrionaux
de ces deux formations.
Il est intéressant de constater que dans cette région, l’étage ludien
(Gypse des environs de Paris) est à l’état de marnes marines.
Plusieurs villages se trouvent curieusement enclaves dans cette grande
forêt : Apremont ; Aumont ; Fleurines.
La forêt est sur son bord sud à peu près limitée par le calcaire grossier ;
mais au Nord, elle recouvre presque toutes les pentes de celui-ci, et s’étend
jusqu’au voisinage de l’Oise, ne laissant entre elle et celui-ci, qu’une
bande étroite, déterminée par le substratum d’argile sparnacienne. Celui-ci
détermine une ligne de sources et a facilité l’établissement de villages
comme : Beaurepaire ; Pont-Sainte-Maxence ; Pontpoint ; Verneuil.
Sur le bord ouest quelques limons se trouvent à la surface du calcaire
grossier et celui-ci est cultivé mais les noms indiquent qu’il s’agit d une
occupation récente :
Malassise (Ferme), commune d’ApREMONT.
Plessis-Pommeraie, commune de Creil.
Les Haies, commune de Saint-Maximin.
Ce massif forestier est très peu découpé par les vallées. Seuls, quelques
vallons dépendant de l’Oise entament le calcaire grossier ; il y a générale¬
ment à leur base au contact des sables de Cuise et des argiles sparnaciennes
un niveau d’eau extrêmement important. Mais ces vallons ne se prolongent
pas jusque dans les sables de Beauchamp. L’Oise coulant vers la cote
+ 30 m. à Pont-Sainte-Maxence, les têtes des vallons se trouvent à des
altitudes voisines de 100 m. Il en résulte que le creusement de ces vallons
est postérieur à une terrasse de 75 m. environ. Il est bien difficile de dire
comment et à quelle époque s’est fait l’isolement des buttes.
8
PAUL LEMOINE
Les vallées.
De grandes vallées découpent les plateaux du Valois et du Multien et
entament le substratum, sables de Beauchamp et même le calcaire grossier.
A. — La Thérouanne. Cette rivière prend naissance près d’OissERY
(sources de Gouesche ). Après avoir alimenté l’étang de Rougemont, elle
reçoit près de la ferme de Condé, ait. + 86 m., à la fois le Ru de Brégy,
venant de la R. G. et le Ru de Forfry ou Ru des Avernes vènant de la R. D.
Celui-ci draine toutes les eaux du Ludien venant de la Butte de Montgé
occupée par le Bois des Tillières ; le ru de la Fontaine Saint-Jean, commune
de Montgé ; le ru de Goële venant de la ferme de Goële, commune de
Montgé, ait. -)- 115, et le ru delà Fontaine Saint-Leu, commune de Saint-
Soupplets, ait. -f- 110. Il devient important à partir de la cote + 89 à
la Fontaine Mathieu, commune de Saint-Soupplets (cale, de Saint-Ouen),
puis au contact des sables de Beauchamp se trouve la Fontaine des Nor¬
mands (ait. 4- 87 m.), à laquelle succèdent en aval le Gouffre et la Fontaine
des Vignerons , commune de Forfry, ait. 85.
Un petit affluent, le Ru de Coigny, draine les eaux du Ludien prises
vers Fontaine-aux-Pourceaux, entre Saint-Soupplets et Monthyon, ait.
env. + 122. Ce nom doit provenir de ce que son eau est imbuvable, comme
la plupart des eaux provenant du Ludien.
Plus en aval, la Thérouanne reçoit sur sa R. G. un petit ruisseau venant
de Douy-la-Ramée et remontant même jusqu’au Ludien à Fosse-Martin,
commune de Reez, ait. -f- 126 m.
Sur sa rive droite, elle reçoit le Ru de Marcilly prolongé par le Ru du
Bois Collot et le Ru de Saint-Gobert, ce dernier venant de Pringy, commune
de Monthyon ( Fontaine de Raimonne).
Enfin, à hauteur de la Fontaine les Nonnes (ait. -f- 79 m.) débouche le
Ru de Poligny prolongé par le Ru de la Garenne, qui passe à Puisieux.
A Etrepilly, la Thérouanne reçoit sur sa R. G. le Ru des Flouats venant
de Manœuvre, commune de Vincy et un peu en aval le Ru de Beauval.
Toutes ces sources se trouvent soit au contact du calcaire de Saint-Ouen
et des sables de Beauchamp, soit dans la masse de ceux-ci. Je ne pense
pas qu’elles soient dues à l’existence d’un petit niveau imperméable, à la
limite de ces deux formations.
Je crois plutôt qu’elles sont dues au fait qu’est très élevé le niveau
hydrostatique de la nappe aquifère, incluse dans les sables de Beauchamp.
La rivière ne devient importante et n’alimente un moulin que lorsqu’elle
approche du contact du calcaire grossier à hauteur d’ETREPiLLY. En même
temps, elle devient plus étroite, et à partir de Gué à Tresmes, commune de
Congis (ait. + 65 m.), la vallée prend l’aspect d’une véritable cluse avec
méandres encaissés pour se jeter dans la Marne à Congis, à une cote voi¬
sine de -)- 50 m. (fig. 2)
VALOIS ET MULTIEN
9
Si l’on dressait le profil en long de la Thérouanne, on constaterait qu’il y a
non-concordance des embouchures, autrement dit la pente de la rivière
est beaucoup plus grande dans la partie aval que dans la partie amont.
La différence du niveau paraît être de 15 m. environ (de -f- 65 m. à 50 m.).
Ce serait donc au moment du niveau de 15 m. qu’il faudrait placer le
principal déblaiement effectué par la Thérouanne.
B. — La Gergogne. La Gergogne, affluent direct de l’Ourcq, naît à Bouil-
lancy où les sources principales se trouvent près de l’église (ait. -(- 90 m.),
mais sur la rive opposée dans les sables de Beauchamp, grâce à l’élévation
du niveau hydrostatique
dans ceux-ci.
Elle atteint assez vite le
calcaire grossier, à hauteur
d’AcY-EN-MuLTIEN (ait. +
75 m.) et elle doit avoir là
des sources importantes, au
contact des deux forma¬
tions, car elle alimente un
premier moulin ; elle eu
alimente un autre à Rosoy-
en-Multien.
La rivière se maintient
dans le calcaire grossier
avec une large vallée,
presque jusqu’à son con¬
fluent, puis elle reçoit des
sources importantes au Sud
de Rouvres (Oise).
Ces sources se font jour,
dans le calcaire grossier, mais elles sont certainement déterminées par la
petite couche d’argile de Laon, qui se trouve ici, à la base du calcaire
grossier.
Elle se jette dans l’Ourcq à la cote + 56 m.
C. — Vallée de la Grivette. Elle marque à certains égards la limite nord
du Multien.
Les vallons morts naissent dans les sables de Beauchamp, mais les
sources pérennes ne s’établissent guère qu’à Macquelines (commune de
Betz), où elles sont très belles et très importantes.
D’autres, non moins puissantes, se trouvent à Betz, dans le parc et dans
le village, puis, plus bas encore, à Antilly, presque au contact du calcaire
grossier.
Toutes ces sources naissent dans la masse des sables de Beauchamp et
10
PAUL LEMOINE
paraissent dues au niveau hydrostatique très élevé de la nappe dans les
sables.
C est un exemple très curieux d’accumulation d’eau dans une masse
sableuse, malgré l’écoulement théoriquement possible à des niveaux plus
bas, au contact du calcaire grossier.
Au delà d Antilly, la Grivette atteint le calcaire grossier qu’elle entame
presque sur toute sa hauteur puisque son débouché dans l’Ourcq se trouve
à peu près à la base du Lutétien. Durant ce trajet à travers le Lutétien la
vallée se rétrécit, mais elle ne prend nulle part le caractère de cluse.
D- — La Rivière d’Autheuil-en-Valois. La partie terminale du Multien
qui appartenait déjà politiquement au Valois, est drainée par une vallée
qui naît à Ivors, dans les sables de Beauchamp, mais qui se prolonge par
un vallon sec, bien au delà, de sorte qu’à ce point de vue, elle est tout à fait
comparable à la Gergogne.
Cette rivière entame le calcaire grossier à partir d’AuTHEUiL-EN-VALois
et elle alimente là, le premier moulin de son parcours. Elle reçoit ensuite
un petit affluent de la R. G. qui vient de Billemont, commune d’AuTHEUiL-
en-Valois dans la forêt de Retz.
Son débouché dans YOurcq est tout à fait normal ; elle laisse entre elle
et YOurcq un éperon de calcaire grossier surmonté de sables de Beauchamp
et couvert de bois ( Buisson de Queue d’Ham).
E. — La Launette. Elle naît au S.-E. de Dammartin-en-Goele entre
Rouvres (S.-et-M.) et Lagny-le-Sec, vers la cote + 100 m., dans le calcaire
de Saint-Ouen, sous le nom de rivière de Longueau.
A partir d’EvE, elle entame les sables de Beauchamp (ait. -f- 84 à Ver).
A Ermenonville (ait. -f- 83 m.), elle commence à entamer le calcaire
grossier ; d’importants étangs, en particulier YÉtang de Chaâlis, commune
de Fontaine-Chaalis, sont établis à ce niveau ; il semble donc qu’il y ait
une couche argileuse, située entre le Lutétien et le Bartonien (argiles de
Saint-Gobain).
En aval, la rivière reçoit encore dans la masse du calcaire grossier des
sources ( Fontaine Sainte-Geneviève, commune de Montlognon, ait. -f-
68 m.).
Elle se jette dans la Nonette, à Fontaine-Chaalis.
F. — La Nonette. La source de cette rivière se trouve à Nanteuil-le-
Haudouin, approximativement au contact du Bartonien et du Lutétien,
vers l’ait. + 86 m.
Elle est donc due à l’affleurement des argiles de la base du Bartonien
qu’il est difficile de distinguer des argiles de Saint-Gobain.
Dès son origine, elle alimente des moulins (Grand Moulin sous la voie
ferrée ; Petit Moulin un peu en aval).
VALOIS ET MULTIEN
11
De nombreuses sources se font jour en aval de Nanteuil-i.e-Haudouin
dans le calcaire grossier, en particulier au-dessous du hameau de Droiselles,
commune de Versigny.
La rivière traverse Versigny où se trouve encore un moulin, mais elle
se perd partiellement dans les gouffres situés entre Versigny et Baron.
Par contre, des fontaines se font jour (ait. + 62 m. environ), entre Baron
et Montlognon, où l’on retrouve un moulin (ait. + 61 m.).
A ce moment, la Nonette reçoit son important affluent de R. G., la Lau-
nette, et continue son cours en ligne droite vers Senlis, arrosant: Borest,
Mont-l’Évêque (Moulin). Là, elle pénètre, d’après la carte, dans le calcaire
grossier inférieur ( Moulin de la Victoire ) et arrive à Senlis, ait. + 56 m.
en amont, ait. + 45 m. au Moulin situé en aval.
Au delà commence le régime des étangs, sur lesquels Graves (1847,
p. 301) a attiré l’attention, pensant que leur présence est déterminée par
l’affleurement de l’argile de Laon.
Au sortir de cette zone, et avant Gouvieux, la Nonette s’échappe vers
l’Oise, par un défilé entre deux escarpements que domine le calcaire gros¬
sier et alimente deux moulins au-dessus de la cote 31 m. et un autre, plus
bas, avant de se jeter dans l’Oise (ait. -f- 26 m.) à V Usine de Tout Voie,
commune de Gouvieux.
Il y a entre l’Oise et les étangs de Chantilly, une dénivellation d’une
vingtaine de mètres, dont 5 m. peuvent être dus à l’action de l’homme,
mais dont 15 m. peuvent être dus au fait d’une non-concordance des em¬
bouchures. Le cours de la Nonette serait « suspendu » d’environ 15 mètres,
et par conséquent, son creusement principal se serait effectué à l’époque du
Quaternaire qui correspond à la terrasse de 15 m.
G. — L’Aunette. L’ Aunette est une petite rivière, aux eaux peu abon¬
dantes, qui se maintient constamment dans le calcaire grossier. Elle naît
près de Rully, village près duquel il existe une fontaine (ait. + 84 m.) ;
sa vallée est traversée par la voie romaine Senlis-Champlieu un peu en
aval de Bray (commune de Rully) où se trouve d’après la carte d’État
Major la source de VAunette.
Elle alimente vers la cote -f- 60 m. le Moulin de Thierry et passe à Bala-
gny-sur-Aunette, commune de Chamant, où d’après la carte elle paraît
se perdre et réapparaître très vite en aval (ait. + 60 m.). J’ai pu véri¬
fier sur place que cette perte n’existait pas ; mais il est possible qu’il y
ait des variations de débit. La rivière coule un peu au-dessus de la
limite du Lutétien el du Cuisien et reçoit sur son flanc gauche de nom¬
breuses sources, venant du Lutétien inférieur, à faciès dolomitique et
alimente un moulin avant Chamant ; un autre au N.-W. de Senlis (ait.
-f- 49 m.). Elle se jette dans la Nonette en faisant un léger coude.
H. — L’Automne, h’Automne naît à Pisseleux, à la cote + 115 m.
au contact du calcaire grossier et des sables de Cuise. Sa source est donc
12
PAUL LEMOINE
due à l’affleurement des argiles de Laon. Elle atteint très rapidement les
sables de Cuise et reçoit à Vauciennes un très important, mais très court
affluent né à Coyolles (ait. -)- 83 m.), qui lui impose, pendant quelques
kilomètres, une direction Sud-Nord. Cette source et celles qui se font jour
dans la vallée paraissent liées à l’existence à faible profondeur d’un niveau
imperméable dû à la présence des argiles sparnaciennes. Le faciès « sables
de Cuise», aurait donc ici au moins : 115-83 = 32 m., ce qui est son
épaisseur normale. Le sondage I de Villers-Cotterets l’a rencontré sur
35 m. (de 99 m. à 64 m.)
Mais Y Automne abandonne vite cette direction méridienne et à partir
de Largny (ait. -f- 79 m.), elle prend une direction sensiblement est-ouest,
arrosant Vez, puis reçoit sur sa R. G. un ruisseau important venant de
Vaumoise ( Fontaine aux Clercs ) sur argile de Laon, ait. -|- 119 m.), puis
un autre venant de Feigneux et né à la base des sables de Cuise (ait.
+ 73 m.).
Au hameau de Pondron, commune de Fresnoy-la-Rivière, elle reçoit
sur sa rive droite un ruisseau né à Ronneuil-f.n-Valois, également à la
base des sables de Cuise (ait. -f- 80 m.).
Ensuite, l’Automne arrose Fresnoy-la-Rivière, puis Réthancourt
(ait. -F 50 m. en aval) et elle reçoit un petit affluent de R. G., venu de
Morcourt, commune de Feigneux, où il naît à + 68 m. à la base des
sables de Cuise.
La rivière devient très importante à Gilocourt et à Orrouy (ait. -f- 51
et -f- 50 m.) et reçoit un peu en aval la rivière venant d’AuGER-SAiNT-
Y incent grossie elle-même du ru des Taillandiers venant de Crépy-en-
Vai.ois.
A partir de ce moment, l’Automne commence à entamer les argiles
sparnaciennes, ait. -f- 43 m. à Rethisy-Saint-Pierre et 45 m. à l’aval (sic).
Un méandre suspendu, très curieux, s’observe à Bétiiisy-Saint-Pierre,
isolant un mamelon qui s’élève jusqu’à -f- 90 m. La partie supérieure de
ce méandre se trouve vers -j- 62 m., donc, à 19 m. soit, 20 m. environ
au-dessus du cours actuel de la rivière. Elle se jette dans l’Oise, en amont
de Verberie (ait. -f- 30 m.), son cours est très marécageux à partir de
Saintines (ait. -f- 32 m.).
I. — La rivière d’ Auger-Saint-Vincent appelée la Sainte-Marie.
La source de la rivière d’ Auger-Saint-Vincent se trouve vers l’ait. -j-
82 m. à la base du calcaire grossier ; elle est donc due à l’affleurement des
argiles de Laon et alimente immédiatement l’étang du Parc-aux-Dames
(ait. + 79 à + 72).
La rivière atteint les sables de Cuise en aval de Duvy (ait. -j- 65 m.) et
alimente 2 moulins avant de recevoir vers l’ait, -j- 63 m. un affluent est-
ouest, le Ru des Taillandiers de Crépy-en-Valois (source à Bouillant ),
sur argile de Laon, atteignant immédiatement les sables de Cuise.
Fig. 3. — Schéma du réseau hydrographique de l ’ Automne .
14
PAUL LEMOINE
Continuant son cours du Sud vers le Nord, elle arrose Séry et reçoit
sur sa rive gauche le ruisseau de Boquet ou de Baybel, venant de Rocque-
mont, né sur les argiles de Laon, mais ne prenant toute son importance
qu’à la base des sables de Cuise (ait. + 63 m.). Un moulin (ait. + 58 m.)
se trouve au confluent; deux autres moulins (Moulin à Papier, Moulin
rouge) existent plus en aval.
Résumé.
La caractéristique du Rassin de Y Automne est l’existence de tronçons de
rivière sud-nord et de tronçons est-ouest (voir fig. 3).
Il semble qu’il y ait une rupture de pente d’environ 15 m. avant l’embou¬
chure.
J- — Ru de Berne. Ce petit ruisseau mérite une étude particulière
car il est le seul à traverser la cuesta qui borde la forêt de Compiègne.
Son origine se trouve à Palesne (commune de Pierrefonds) assez haut
dans les sables de Cuise, probablement due aux argiles de Laon.
Il augmente notablement grâce aux sources qui se font jour à travers les
sables de Cuise, jusqu’à Pierrefonds près duquel il atteint le Sparnacien.
Il existe dans cette commune au-dessous du château féodal un étang (ait.
+ 87 m.). Il était alimenté en partie par des sources minérales dues au
Sparnacien qui ont été concédées et exploitées.
Un peu en aval de Pierrefonds, la rivière traverse la cuesta par un
défilé très profond (126 m. — 87 m. = 39 m.) et très étroit (distance entre
les deux escarpements du calcaire grossier) entre Rue Mélaine et Fontenou,
700 m.
Elle coule ensuite sur le Sparnacien, déterminant l’étang de La Bouillie
ou de Saint-Pierre, commune de Vieux-Moulin, passe à Vieux-Moulin, à
Vivier-Frère-Robert, commune de Vieux-Moulin, où il existe un autre
moulin, et se jette dans l’Oise, en aval de Rethondes (ait. 37 m. envi¬
ron).
Avant son embouchure, elle passe entre Mont-Saint-Marc qu’elle borde
de très près et les Beaux Monts 1 situés plus loin. Là encore, la rivière a
traversé la cuesta, mais à une époque plus ancienne, si l’on juge du déblaie¬
ment effectué par la distance entre les deux crêtes (1 km. 700 environ).
Cause des phénomènes de captures dans le Ru de Berne.
Ce phénomène de capture a dû se produire en plusieurs fois, car la cluse
de Pierrefonds se prolonge par la vallée où coule le Ru de Berne, entre
1. Le Mont du Tremble et celui des Beaux Monts sont couronnés par un faible lit de calcaire glau-
conieux dur avec Nummulites (Lutétien zone I) ; voir Graves 1847, p. 331.
16
PAUL LEMOINE
la « Butte des Usages » de Cuise, d’une part, et la Butte de Saint-Pierre-en-
Chastre 1 d’autre part.
Le ruisseau qui vient du carrefour des Étangs serait peut-être le dernier
vestige de cet état de choses, tandis que le ruisseau qui passe à l’Ouest de
Saint-Pierre-en-Chastre représenterait un stade plus ancien encore (voir
fig. 4). .
Ainsi, la vallée du Ru de Berne montre l’existence de phénomènes de
capture extrêmement complexes qui ont demandé un travail d’érosion
considérable. Un drainage de cette région par la région au Sud, entre les
Beaux-Monts, vers Compïègne, ou plutôt par le Ru Tortu paraîtrait, à priori,
beaucoup plus simple.
En réalité, ce n’était probablement pas possible à cause de l’existence
de l’anticlinal de Margny-lès-Compiègne, faisant apparaître la craie, à
peu près jusqu’à hauteur du méridien des Beaux-Monts et de la Faisan¬
derie, commune de Compïègne.
Par contre, l’embouchure du Ru de Berne dans l’Aisne se trouve sur
1 emplacement du synclinal, ou plutôt de la fosse, bien reconnaissable à
Clairoix et à Ciioisy-au-Bac, qui constitue probablement une zone d’af¬
faissement tandis que l’anticlinal est en voie de relèvement lent.
S 3 La oallée de l’Ourcq.
Avant de passer à l’étude des pays situés plus à l’Est (chap. Orxois-Tarde-
nois), il convient d’étudier la vallée de YOurcq.
C’est une grande vallée rectiligne de Troesnes jusque près de Meaux ;
le prolongement de ce sillon n’est pas occupé par YOurcq, mais par un de ses
affluents, la Savières.
La Savières naît dans le Soissonnais, elle a poussé ses eaux de tête au delà
de la ligne de buttes de la forêt de Villers-Cotterets jusqu’à Vierzy ; sa
source se trouve presque à la limite des sables de Cuise et du Lutétien,
vers la cote 105 m., en une région où, par suite d’une alimentation inten¬
sive, les sables de Cuise sont très aquifères et possèdent un niveau hydros¬
tatique très élevé.
Elle reçoit presque immédiatement un affluent de rive gauche qui vient
de Parcy-Tigny, où il naît dans le calcaire grossier et qui draine toute la
région des buttes ; cet affluent est puissant, car il alimente immédiatement
un moulin.
La Savières et YOurcq se maintiennent presque jusqu’à leur embouchure
dans les sables de Cuise, dont la pente est ainsi parallèle et sensiblement
égale à celle de la rivière.
La Savières traverse à Longpont la ligne des buttes de Villers-Cotte¬
rets prolongée à l’Est par celle de Villers-Helon à Arcy-Sainte-Res-
titue ; on n’aperçoit dans cette traversée aucune apparence anticlinale
1. Le plateau de Saint-Pierre en Chastre est en calcaire plus épais toujours avec Nummulites .
VALOIS ET MULTIEN
17
et si son cours est un peu plus étroit qu’en amont et en aval, il ne prend
nulle part le caractère de cluse.
Après la traversée de ces lignes de buttes, la Salières reçoit deux affluents
parallèles à celles-ci, l’un de R. D., venant de Fleury, et drainant une
partie de la forêt de Retz, l’autre de R. G., venant de la vallée du Gros Chêne.
Tous deux naissent dans le calcaire grossier, mais ont des prolongements
par vallons secs dans les sables de Reauchamp et, pour la vallée du Gros
Chêne, jusqu’au calcaire de Saint-Ouen (ait. -f- 165 m.) au Plessier-Huleu.
La Saoières continue ensuite son cours approximativement rectiligne et
un peu marécageux jusqu’à Troesnes où elle reçoit un petit affluent de
R. D., venant d’OiGNY. Elle se jette dans l’Ourcq qui est une grande
rivière arrosant l’Orxois et venant de Fère-en-Tardenois, sur la des¬
cription duquel je reviendrai dans le chapitre VII.
Après sa réunion avec la Sa¬
lières, la vallée de VOurcq s’élargit
un peu en amont de La Ferté-
Milon et, chose curieuse, cet élar¬
gissement coïncide avec un point
où les sables de Cuise n’appa¬
raissent plus dans le fond de la
vallée qui est creusée entièrement
dans le calcaire grossier, comme
l’Ourcq d’amont lui-même. Il y a
évidemment là, un petit anticlinal
secondaire. Au Sud de La Ferté-
Milon la vallée de l’Ourcq dessine
un petit méandre encaissé entre
Marolles et le débouché du Ru
d’Allant et avant la réapparition
des sables de Cuise. Le mince éperon que ce méandre laisse entre VOurcq
et le Ru d’ Autheuil-en-Valois est occupé par le Buisson de Queue d’Ham.
(Le mot Ham ne se retrouve nulle part dans la région.)
Il y a là une portion du cours de l’Ourcq qui est véritablement spéciale,
qu’on ne peut expliquer par des considérations purement locales et qu’il
faudra évidemment interpréter à la lueur de phénomènes de captures
extrêmement anciens, remontant probablement à l’époque où VOurcq
coulait à la surface des calcaires de Saint-Ouen (cote + 156 m.), c’est-à-
dire à 75 m. environ au-dessus de son niveau actuel (-f- 80 m.).
Au delà du confluent du Ru d’Allant, l’Ourcq coule dans les sables de
Cuise, où il s’est taillé une large vallée assez marécageuse ; on y a même
exploité de la tourbe en amont de Mareuil-sur-Ourcq et entre la Com-
manderie commune de Montigny-l’Allier (débouché du Clignon) et les
ruines de N.-D. du Chêne (origine probable de Crouy-sur-Ourcq).
Le calcaire grossier domine, formant falaise ; des sources importantes
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. Y. ^
18
PAUL LEMOINE
se trouvent è sa base ( Froide Fontaine, commune de Crouy-sur-Ourcq, au
débouché du Clignon ; Fontaine de Gesvres, commune de May-en-Multien,
au débouché de la Gergogne).
Les argiles intercalées dans les sables de Cuise ont été exploitées : Marnoue
la-Poterie sur la R. D. et Marnoue-les-Moines sur la R. G. (ait. 56 m.
environ).
Par suite du plongement des couches, le Calcaire grossier vient au niveau
de la rivière ; celle-ci devient moins large et elle aboutit finalement dans
la Marne par une gorge très curieuse et très étroite dont l’existence ne peut
s’expliquer que par une surimposition: c’est le défilé de Lizy-sur-Ourcq.
Cette embouchure anormale est à rapprocher de celle toute voisine de la
Thérouanne dans la Marne
Résumé général.
Ainsi l’étude purement topographique appelle à diverses conclusions :
1° Notion d’une terrasse de 15 (Chantilly, Béthisy-Saint-Pierre) à
20 m.
2° Notion de terrasse de 60 m. (plateaux de la Nonette), de 75 m. (Pont-
Salnte-Maxence), de 80 m. ( Multien ).
3° Notion de la terrasse de 100 m. (région de Fleurines).
ÉTUDES STRATIGRAPHIQUES DU SOUS-SOL.
I. Crétacé inférieur à la craie. — II. Crétacé supérieur (Sénonien). — III. Thanétien.
— IV. Sparnacien. — V. Cuisien. — VI. Lutétien. — VII. Bartonien. — VIII. Ludien.
— IX. Sannoisien. — X. Stampien. — XI. Aquitanien. — XII. Quaternaire.
I. — CRÉTACÉ INFÉRIEUR A LA CRAIE
On ne connaît pas dans cette région de forages atteignant les sables verts.
Un sondage allant s’y alimenter avait été commencé en 1834, à Compïègne,
dans le Jardin du Château, mais il a été arrêté à la profondeur de 84 in. 65.
Le sondage profond le plus voisin est celui de Gouvieux qui a atteint la
craie cénomanienne (voir chap. VI).
II. — CRÉTACÉ SUPÉRIEUR (SÉNONIEN) : CRAIE
Le Sénonien n’affleure pas dans la région, sauf, aux environs immédiats
de Compïègne, où il est visible en surface.
Presque partout ailleurs, il se trouve à des altitudes inférieures à 0 m.,
et a été atteint par divers sondages.
Altitudes de la surface de la craie dans le Valois et le Multien.
Clairoix.
— Carrefour d’Aumont.
Compïègne : Faisanderie.
— Près de l’Aisne.
— Bord de l’Oise.
— Fond Pernand.
— Champ de manœuvre
Barbery...
Béthisy-Saint-Pierre I.
— I bis .
— II.
— II bis. . ..
— V.
Choisy-au-Bac.
Mètres.
+ 32.00
+ 3.00
+ 65.00
+ 45.00
+ 30.00
+ 40.00
+ 45.00
?
— 22.80
— 21.70
— 29.00 Ily a au-dessus du Post-Crétacé.
— 30.00
+ 2.00 (inexact)
— 6.80
Fig. 6. — Carte montrant l’altitude de la surface de la craie dans le Valois et le Multien.
VALOIS ET MULTIEN
21
Coye (Château du Regard).
Crépy-en-Valois I. Mermont.
Gouvieux I (Bois Saint-Martin).
— II (Hersent).
..
La Croix-Saint-Ouen.
— autre point .
Margny .
La Morlaye .
Plailly.'...
Pont-Sainte-Maxence I .
Précy-sur-Oise I .
— II.
Rouvres (Oise).
Senlis.
Verberie I .
— II.
— III (Port-Salut).
VlLLERS-CoTTERETS.
Les cotes de la surface de la craie appellent un certain nombre de réflexions
1° Bord de l’axe du Bray.
La faille du Bray apparaît très nettement à Précy, sur la rive droite de
l’Oise, deux puits dans la même commune opposent les cotes + 28 m. 00 et
— 6 m. 00 (Voirchap. II). _ „
De même à Gouvieux, on a deux cotes très opposées comme + 4y m. UU
et — 34 m. 00.
Dans les deux communes limitrophes, de La Morlaye et de Coye, on a
+ 38m. 00 et—12 m. 00.
2° La fosse de Creil. ; .
La fosse de Creil que met en évidence l’étude des forages au N. de l’Oise,
se prolonge vers Senlis, où la craie non atteinte doit se trouver vers
— 70 m. 00 au moins. Par contre, la craie doit se relever rapidement vers
Barbery.
— 11.62
— 48.50
+ 48.75
— 34.50
-(- 45.00
+ 28.10
0
+103.00
+ 38.00 (affleurement)
0 (probable)
— 24.00 (probable)
— 7.50
+ 28.00
— 20.00 (probable)
— 70.00 (et probablement plus bas|
— 26.50
— 21.00 (probable)
— 20.40
— 25.00
III. — THANÉTIEN
L’examen des pays situés au Nord de l’Oise, a amené à distinguer deux
subdivisions dans le Thanétien (Sables de Bracheux ; Calcaire de Mortemer).
A. — Sables de Bracheux.
Les sables de Bracheux sont rarement visibles en surface ; ce n’est guère
que dans la région de Compïègne qu’on peut les observer. Thomas (1898)
a noté qu’on voyait leur contact avec le crétacé à la Faisanderie.
Mais un certain nombre de sondages ont montré qu’ils existaient en
profondeur avec leur épaisseur normale (environ 30 m. 00). On note cepen¬
dant une épaisseur considérable à Crépy-en-Valois (48 m. 00).
22
PAUL LEMOINE
Leur extension vers le Sud est très mal connue. Il semble qu’à Coye
et vers Rouvres (Oise), on soit près de leur limite d’extension.
B. — Calcaire de Mortemer.
Boursault et Lemoine ( 1929 , p. 440) ont considéré comme l’équivalent
des calcaires de Mortemer les couches rencontrées à :
Mètres. Mètres.
Crépy-en-Valois .4.50. de — 0.50 à — 5.00.
Villers-Cotterets . 8.80. de + 9.00 à + 0.20.
Rouvres .8.30. de — 7.45 à — 15.75.
Il est possible qu’il existe à
Barbery .sur... 0.50. de + 13.50 à + 13.00.
Il a été trouvé dans les deux forages de
Gouvieux : Hersent. 12.45 de
» Chalet-Saint-Martin. 1.80 de
Il s’observe dans de nombreux sondages de Creil (voir t. V (I), chap II
p. 373 et 415-420).
Thomas ( 1898 ), qui le désigne sous le nom de calcaire de Clairoix, l’a
bien vu dans la Forêt de Compiègne, aux carrefours du Pélican, des Plai¬
deurs, du Poulinet et de la Bouverie.
Mais il semble que, dans d’autres points, il ait été confondu avec un cal¬
caire lacustre du sommet du Sparnacien (type du calcaire de Cuvilly). C’est
ainsi que d’après Courty et Hamelin ( 1908 ), le calcaire de Mortemer s’ob¬
serverait également à Vieux-Moulin et à Attichy. Or, le calcaire de
Mortemer n’affleure certainement pas à Vieux-Moulin ; il se trouve seu¬
lement dans le forage exécuté à Attichy que ces deux auteurs ne con¬
naissaient pas.
L’extension du calcaire de Mortemer vers le Sud, est mal connue ; elle
doit être analogue à celle des sables de Bracheux, si Ton en juge par sa
présence à Rouvres.
Par contre, il semble ne pas exister en un certain nombre de points,
comme certains forages de Béthisy-Saint-Pierre ; on ne le connaît ni
à Verberie, ni à Pont-Sainte-Maxence, ni à Villers-Cotterets. Il
est donc probable que le lac où se déposait le calcaire de Mortemer n’était
pas continu.
Épaisseur du Thanètien et altitude de son sommet (y compris le calcaire de Mortemer)
dans le Valois et le Multien.
Les altitudes du sommet du Thanètien sont trop peu nombreuses pour bien éclairer
sur l’allure du sous-sol du Valois et du Multien. Il en ressort cependant la persistance
du synclinal du Thérain que Ton suit jusque vers Ermenonville.
Fig. 7. — Carte de l’altitude du sommet du Thanétien dans le Valois et le Multien.
24
PAUL LEMOINE
Mètres
Barbery, ? + M 0 m. 50. j à I3 50
Béthisy-Saint-Pierre I, 29 m. 44. Jà+ 6.64
I biSf 35 m. 14 -(-MO m. 76
= 35 m. 90. J à + 14.20
— II, 28 m. 50, pas de M. J à — 0.50
III, 5 m. 70, pas de M. J à + 11.55
V, 30 m. 00, pas de M. J à + 32.00
Clairoix, 12 m. 50 + M 17 m. = 29.50 . J à + 61.50
Coye (Château du Begard), 9 m. 67, pas de M. J à — 1 95
Crépy II, 43 m. 50 + M 4 m. 50 = 48 m. J à — 0^50
— IV, 3 m., pas de M. j à — 7 00
Ermenonville .(inconnu). J à — 52.00 (probable)
Gouvieux I (Chalet Saint-Martin), 27 m. 35 + M. 1 m 80
= 29 m - 15 . J à + 2.40
— II (Hersent), 18m. 70 + M 12m. 45 = 31m. 15 J à— 3.35
Haramont . J à + 45.00 (probable)
Plailly (inconnu). J à + 8.00 (probable)
Pont-Sainte-Maxence, ?, pas de M. J à + 6 30
Rouvres, Oise I.. 2 m. 50, pas de M. J à — 15 ! 70
— II ?. j à 7 45
Senlis ... j à — 35.15 (probable)
v erberie I, 42 m. 50, pas de M. j à -f- 16.00
— II, plus de 38 m., pas de M. J à + 17.00
Villers-Cotterets 1.34 m. 80. J à + 9.80
IV. — SPARNACIEN
Dans les régions classiques, le Sparnacien est nettement différent du
Cuisien par sa faune de mammifères ; en particulier, la disparition de
Coryphodon, authentiquement en place, et l’apparition des premiers
Lophiodon obligent à faire du Cuisien un étage indépendant.
Dans l’ensemble, on peut dire également que les dépôts du Sparnacien
sont surtout argileux et ligniteux, tandis que ceux du Cuisien sont sur¬
tout sableux ; mais en réalité, parfois des lentilles sableuses s’intercalent
au milieu de ces argiles dites sparnaciennes, de telle sorte qu’il n’y a
plus aucun critérium pétrographique permettant de distinguer les deux
étages.
Dans des cas très rares (Senlis, Oise) et dans le Parisis (Saint-Martin-
du-Tertre, Seine-et-Oise), la présence de Nummulites planulatus montre
que le Cuisien est parfois plus important que ne semblerait l’indiquer la
nature lithologique des sédiments reconnus en affleurement ou dans les
sondages voisins.
Un autre critérium peut être invoqué : celui de la présence des sables de
Sinceny, Aisne (région du Laonnais). Leur faune un peu spéciale les place
à la limite du Sparnacien et du Cuisien ; la présence de galets de silex
« avellanaires » bien arrondis et polis, montre que l’arrivée de la mer cui-
Points où le Thanètien
a plus de 30 m. d’épaisseur
Région probablement émergée
au Thanètien //''''A
„ rrr/ ///^!COM Ç.IEGN
\ Choisv- te' Victoire/
■^^ÊÉÊÊâ .IP y
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Marne
G .'Peltier
Fig. 8. — Épaisseur et faciès du Thanètien dans le Valois et le Multien.
26
PAUL LEMOINE
sienne a détermine une érosion considérable dans la région de son littoral.
Mais les sables de Sinceny ne peuvent être reconnus partout.
Il résulte de là que la distinction entre Sparnacien et Cuisien est souvent
très difficile.
Constitution du Sparnacien.
La constitution du Sparnacien est extrêmement variable et jusqu’à pré¬
sent, on n a pu suivre les subdivisions établies en certains points privi¬
légiées.
Les renseignements précis sur la constitution de détail du Sparnacien
sont extrêmement rares :
A Vieux-Moulin et à Attichy, le Sparnacien montrerait (Courty et
Hamelin, 1908, p. 7) la succession suivante :
^ (J’indique l’équivalence possible avec les subdivisions proposées plus
L Marnes ligniteuses à Melania inquinata.
2. Calcaire bitumineux gris foncé à Melanopsis buccinoides,
Physa, Chara.
(3. Falun compact pétri d’Ostrea bellomcensis et O. sparnacensis.
I 4. Sable argileux à Cyrena cuneiformis.
5. Argile plastique.
Thanétien. 6. Calcaire de Mortemer.
E.
D.
C.
B.
A.
Le caractère théorique de cette coupe me paraît démontré par le fait
que le calcaire de Mortemer n’affleure pas dans les deux localités indiquées.
Thomas (1898) a signalé du Sparnacien fossilifère à la gare de Re-
thondes. Il a vu à Pierrefonds (tranchée de Fontenoy sur la voie ferrée),
sur 20 m., des couches à Pholas Levesquei, qu’il appelle niveau de « Pierre-
fonds ».
Cependant, à dépouiller tous les sondages, il semble qu’à peu près par¬
tout, on peut distinguer une succession qui serait approximativement la
suivante :
A. Argile de base dont 1 épaisseur est à peu près constante (en moyenne,
9 à 10 m.).
Mètres.
Rouvres. 12.80
VlLLERS-CoTTERETS. 7.20
Crépy-en-Valois II. 6.15
Béthisy-Saint-Pierre III. 9.05
Verberie. 3 à 8.00 ?
Pont-Sainte-Maxence . n’existe pas
B. Au-dessus, vient par exemple à Bethisy-Saint-Pierre, le « système
des ligmtes », argiles fossilifères, présentant souvent des intercalations de
niveaux ligniteux.
VALOIS ET MULTIEN
27
Mètres.
Bethisy-Saint-Pierre III . 6.40
Rouvres, Oise. 5.50
Pont-Sainte-Maxence. 5.90
Crépy-en-Vai.ois II . 4.20
Il faut noter qu’à Crépy-en-Valois II, on trouve un faciès spécial
sans lignites, mais avec graviers.
Il semble qu’à Pont-Sainte-Maxence, le système des lignites repose
directement sur le Thanétien.
C. On peut distinguer ensuite des « argiles supérieures fossilifères ».
D. En certains points, elles seraient couronnées par un calcaire lacustre,
peut-être analogue à celui décrit par Leriche (1899) à Cuvilly (Oise).
Il faut tenir compte que des érosions importantes ont pu se produire
d’une part au moment de l’invasion des eaux lagunaires sparnaciennes,
d’autre part, lors de l’arrivée de la mer cuisienne (sables de Sinceny).
Il convient de comparer ces données à celles des régions immédiatement
voisines :
Épaisseurs
Argile de
Système des
Argiles
totales
base
Lignites
supérieures
Cauvigny.
. (18.81)
12.33
4.72
3.76
Bury.
0.75
0.85
Mouy.
(12.78)
2.38
4.12
6.38
Balagny-Saint-Epin II.
(14.10)
0
3.10
4.08
Cires-lès-Mello.
(15.45)
2.15
3.85
9.45
Creil, Monthumé.
(26.50)
8.50
5.75
12.25
— Tremblav.
2.58
11.62
4.35
Nogent-sur-Oise.
(26.80)
4.10
8.80
14.35
L’interprétation des couches du sondage d’ERMENONviLLE est plus dif¬
ficile.
Marnes supérieures. 20 m.
Calcaire de Cuvilly. 2 m.
Marnes inférieures sur. 6 m.
Total. 28 m.
Épaisseurs du Sparnacien-Cuisien.
Pour cette étude, il est nécessaire de considérer l’ensemble des deux
étages, de façon à éviter les erreurs provenant des alternances de faciès
et de la confusion probable de ceux-ci entre les deux étages, s’ils ont une
valeur réelle.
Les renseignements précis à cet égard sont très réduits ; l’ensemble des
deux étages paraît avoir une épaisseur voisine de 70 m. L’épaisseur anor¬
male de Barbery (50 m. 80) semble indiquer que le forage a été mal inter¬
prété par nous à sa base.
28
PAUL LEMOINE
Épaisseurs du Sparnacien et du Cuisien dans le Valois et le Multien.
Mètres.
Mètres.
Mètres.
Barbery .
. Sp.
7.80
+ Cu.
43.00.. .
. —
50.80
Béthisy-Saint-Pierre II
. Sp.
18.50
+ Cu.
16.00. . .
. =
34.50
CoYE II .
. Sp.
27.80
+ Cu.
37.15. . .
. =
64.95
Crépy-en-Valois IV .
. Sp.
32.00
+ Cu.
39.00...
. =
71.00
Ermenonville .
. Sp.
> 28.00
+ Si
3.00 -f- Cu.
36.00. >
67.00
Fleurines .
Cu.
> 43.30. . .
Gondreville .
. Sp.
?
+ Cu.
31.00. . .
Gouvieux I .
. Sp.
20.36
+ Cu.
> 11.40. . .
Plailly .
. Sp. > 32.90
+ Cu.
12.75...
. >
45.65
Rouvres .
. Sp.
56.20
+ Cu.
30.65. . .
. =
86.85
Senlis .
. Sp. > 3.65
+ Si 16.00 + Cu.
58.40. >
78.05
Silly-le-Long III.
Cu.
> 34.70. . .
Villers-Cotterets .
. Sp.
54.20
+ Cu.
35.00. . .
89.20
V.
— CUISIEN
A. —
Sables
de Cuise.
Les sables de Cuise, jouent un rôle très important, car ils sont extrême¬
ment aquifères ; ils forment la masse spongieuse où s’accumule toute l’eau
qui est tombée sur le plateau et qui est arrêtée dans son mouvement de
descente par les argiles imperméables du Sparnacien.
Toutes les sources qui alimentent les rivières du Valois sont dues à leurs
affleurements et de nombreux puits creusés sur le plateau vont les atteindre.
Il y a dans la région peu de beaux gisements fossilifères, mais partout
on trouve Nummulites planulatus et quelques coquilles qui l’accompagnent
de sorte qu’on peut toujours dater ces sables.
Ces sables contiennent à divers niveaux des têtes de chat et se terminent,
par exemple à Pont-Sainte-Maxence, par un lit de galets (Hébert, 1855,
p. 1327).
Janet (1897) a noté que les sables de Cuise sont visibles dans la vallée
de l’Ourcq jusqu’à hauteur d’OcçuERRE, où ils contiennent un banc de grès
grossier à végétaux, semblable au grès de Belleu (Aisne) ; à Mareuil-sur-
Ourcq, ils renferment à 8 m. au-dessous du Lutétien, un banc à Ostrea
submissa. A Visigneux, commune de Berzy-le-Sec, ce banc est à 2 m.
au-dessous du contact avec le Lutétien.
Épaisseur du Cuisien.
L’épaisseur du faciès cuisien oscille généralement autour de 25 à 30 m. ;
on possède à cet égard les quelques chiffres suivants :
VALOIS ET MULTIEN
29
Mètres.
Antilly I bis . sur 17.90
Barbery . 43.00
Béthisy-Saint-Pierre I. sur 31.17
— I bis . sur 10.70
— II. sur 13.50
— II iis. sur 14.00
— III. sur 5.95
— IV. sur 15.00
Crépy-en-Valois II. 38.00
— III. 38.25
_ IV. 39.00
Ermenonville. 36.00
Faverolles . sur 14.00
Fleurines . sur 43.30
Gondreville. 31.00
Haramont I. sur 24.95
_ III. 34.05
Peroy-les-Gombries II. sur 14.05
Plessis-Belleville I. sur 12.10
_ II. sur 7.10
Pont-Sainte-Maxence (Hébert, 1855). 20 à 25.00
(Fritel, 1910). sur 5.75
Rouvres, Oise. 30.65
Saint-Maximin II. 26.82
Saint-Soupplets 1. 0
— II. 0
Senlis (non compris 16.00 de Sables de Sinceny). 58.40
Silly-le-Long II. sur 34.70
Ver II. sur 20.74
VlLLERS-CoTTERETS 1. 35.00
En réalité, cette épaisseur est très variable, car il semble bien (Boursault
et Lemoine, 1929), que le Cuisien et le Sparnacien ne soient que deux
faciès, l’un argileux, l’autre sableux, susceptibles de passer de l’un à l’autre,
et constituant des séries de lentilles.
Ceci explique les différences considérables d’épaisseurs que mettent en
évidence deux forages voisins comme :
Senlis (57 m. 90) et Barbery (11 m. 50).
Ver (plus de 40 m. 34) et Ermenonville (36 m.).
Tandis qu’on ne trouve rien qui rappelle le Cuisien à Saint-Soupplets,
celui-ci paraît se trouver encore bien développé au sud dans la plus
grande partie du Parisis.
B. — Argile de Laon.
On sait qu’il existe dans la vallée de l’Aisne au sommet du Cuisien, un
niveau argileux. C’est l’argile de Laon, très bien étudiée par Dollé (1922),
qui a tracé les courbes d’altitude de sa surface ; elle n’a guère dans cette
région que 0 m. 80, mais son épaisseur se développe au Sud.
30
PAUL LEMOINE
I. C est ce que Fritel (1905 et 1910, p. 285) décrit sous le nom d’argile
panisélienne, il signale à la glaisière de Hautoisel, commune d’OiGNY-EN-
Yalois (vallée de la Salières), le grand développement des argiles panisé-
liennes (Cuisien supérieur).
A Varinfroy (Oise), Fritel a vu ce qu’il appelle l’Yprésien supérieur,
constitué par une argile noire à empreintes végétales. Les argiles « panisé-
liennes » étaient exploitées autrefois à Troesnes (Aisne), d’une part sur
le chemin de Neuvivier, le long de la Savières, et contenaient de belles em¬
preintes végétales, étudiées par Fritel, d’autre part au Buisson de Cresnes.
Ces argiles sont également visibles à 0.90 à Crouy-sur-Ourcq.
7 m. d argile noire un peu sableuse à Faverolles.
7 m. (?) d argile noire un peu sableuse à Cuvergnon.
0 m. 75 d’argile verte sableuse à Crépy-en-Valois (Mormant I).
0 m. 25 de marnes grises à Rouvres I.
0 m. 30 de glaise sableuse à Rouvres II.
0 m. 03 d’argiles noires ligniteuses à La Ferté-Milon (Charpiat).
Très épaisses à Fulaines, commune de Mareuil-sur-Ourcq et à Silly-
l a "Pote rie, ces argiles seraient réduites à 0 m. 30 au S. de Mareuil-
sur-Ourcq (Abrard, 1933, p. 107).
Ce niveau d argiles dites paniséliennes vient donc se terminer en biseau
à peu près à hauteur de Rouvres.
En effet, les argiles de Laon, paraissent manquer à Saint-Soupplets I,
ainsi d ailleurs que presque tout le Cuisien ; dans cette localité, le Lutétien
reposerait directement sur des couches à faciès de Sinceny.
Elles ne semblent pas exister non plus à Marcilly.
IL Les argiles de Laon existent certainement dans la forêt de Compiègne,
mais Graves (1847) est à peu près le seul auteur qui les ait signalées. Il
dit (p. 292) qu’elles déterminent les étangs du Mont-Berny.
« La couche argileuse est accompagnée de marne brune ou noire, bitu¬
mineuse, avec des parcelles de lignites. »
Elle a jusqu’à 16 m. d’épaisseur.
Le même niveau argileux existe au tiers supérieur du mont de Saint-
Pierre-en-Chastre, et à Pierrefonds sous forme de sable argileux ; il y déter¬
mine l’existence de sources qui y ont été captées.
Aux Grands-Monts , elle détermine des fontaines et des exsudations.
Par contre, à Morienval, elle se présente sous l’aspect d’un calcaire dur
sans fossiles, passant vers le haut, au calcaire à Nummulites ( grès bâtard ),
parfois plus tendre ou marneuse (tuf), et détermine quelques sources.
A Béthisy-Saint-Pierre, on trouve, entre les calcaires à Nummulites
et les sables glauconieux (Cuisien), un calcaire dur, puis un calcaire tendre.
Bien que des niveaux aquifères importants se trouvent à ce niveau dans
la région de Villers-Cotterets (sources captées à Haramont, et à
Largny), 1 argile de Laon n’a pas été mise en évidence dans le sondage
de cette ville.
VALOIS ET MULTIEN
31
L’inconstance de ce niveau ou la difficulté de le reconnaître résulte éga¬
lement du fait qu’on connaît 0 m. 25 d’argile de Laon à Crépy-en-Valois,
III, tandis qu’elle n’est pas représentée dans le sondage IX.
III. Il est très curieux de constater qu’il n’existe pas d’argile de Laon
à Pont-Sainte-Maxence, où l’on note même un ravinement à ce niveau,
à Fleurines, à Barbery, à Senlis.
Par contre, l’argile de Laon, se retrouve à Aumont IV, sur 2 m. 50, et
l’on sait qu’elle est bien développée sur la rive droite (voir chap. II).
Résumé. — Il semblerait que l’argile de Laon, bien développée à l’Est
et à l’Ouest du Valois, manque dans sa partie centrale. Malheureusement,
les documents sont trop incomplets et trop peu nets, pour que l’on puisse
en tirer une conséquence précise.
VI. — LUTÉTIEN
A. — Calcaire grossier.
Le Lutétien est, en général, très facile à différencier à sa base, des couches
sous-jacentes, qu’il s’agisse de l’argile de Laon ou des sables de Cuise.
On peut donc étudier, avec soin, sa surface de base.
Allure de la surface de base du Lutétien.
Les courbes de niveau que l’on peut tracer et qui représentent ainsi la
surface de base du Lutétien, sont extrêmement curieuses ; il est certain
que des documents nouveaux modifieront, dans le détail, le tracé de ces
courbes ; mais ils ne changeront pas leur allure générale.
Il existe d’abord une zone basse (à moins de + 50 m.), qui occupe tout
le prolongement du synclinal du Thérain. Des points particulièrement bas
se trouvent, vers Creil, Ermenonville et Orry-la-Ville ; le prolonge¬
ment et l’approfondissement de cette fosse vers Ermenonville est un
fait nouveau.
Tout à fait au Nord, une zone de points hauts jalonne le prolongement
de Yanticlinal de Margny-lès-Compiègne.
Dans l’intervalle, on ne constate rien de net ; la montée des couches
entre le synclinal du Thérain et Y anticlinal de Margny se fait lentement et
assez irrégulièrement. On observait un fait analogue en ce qui concerne
la surface de la craie dans la région au nord de l’Oise.
32
PAUL LEMOINE
Altitude de la base du Lutétien (sommet des argiles de Laon,
quand elles existent).
Mètres.
Antilly, Oise. -f- 59.90
Auger-Saint-Vincent . + 82.00 A. de Laon
Aumont IV. + 29.50 A. de Laon sur 2 m. 50
Bahbery.
-1-
62.
00
Pas d’A. de Laon
Berz y-le-S ec (Visigneux).
+
103.
80
A. de Laon sur 1 m. 50
Brasseuse.
+
71.
30
Pas d’A. de Laon
Chapelle-en-Serval (La).
+
43.
00
Compïègne (Mont-Arcv).
+
121.
00
Coye.
+
83.
00
Pas d’A. de Laon
Coyolles.
+
82.
00
Crépy II.
+
74.
00
Pas d’A. de Laon
— III.
+
74
.00
A. de Laon sur 0 m. 25
— IV.
+
64.
00
— IX.
+
74.
50
Ermenonville I.
+
16
.00
Pas d’A. de Laon
— III.
+
34,
.50
Pas d’A. de Laon
Faverolles.
+
87,
.00
A. de Laon sur 7.00
Feigneux.
+
68.
.00
Ferté-Milon (La).
+
68,
.00
Fleurines.
+
48.
.80
Gondreville.
+
80.
.00
Haramont .90 ou
+
92.
,00
Largny.
+
98.
.00
Longpont .
+
105.
.00
Marcilly I.
+
57
.20
Mareuil-sur-Ourcq.
+
90.
.00
— (Chem, de la Gare).
+
60
.00
— (Puits du Lavoir).
+
65
.00
— (Fulaines).
+
72.
.00
Peroy-les-Gombries II.
+
42
.44
A. de Laon sur 1 m. 44
Plailly.
+
53
.65
Plessis-Belleville (Le) II.
+
40
.62
A. de Laon sur 6 m. 72
Pont-Sainte-Maxence.
+
53
.00
Reez (Nogeon), au-dessous de.
+
67
.21
Rouvres, Oise I.
+
71
.40
A. de Laon sur 0 m. 25
— II.
+
70
.30
A. de Laon, sur 0 m. 30
— IV source.
+
65
.00
Rully (source de la Nonette).
>
60
.00
Saint-Maximin II.
+
32
.82
Saint-Soupplets I.
+
45
.60
sur Sparnacien ?
— I bis .
+
43
.73
Senlis.
+
42
.90
Silly-le-Long II.
+
54
.90
probable
Thiverny.
+
30
.00
Ver II.
+
38
.75
Vierzy.
+
105
.00
Villers-Cotterets I.
+
99
.00
— .
+
115
.00
(A.) A. de Laon
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. VII.
Fig. 9. — Carte de l’altitude de base du Lutétien.
34
PAUL LEMOINE
La subsidence entre la fin de l'époque crétacée et le commencement
de l'époque lulétienne.
On peut, dans le Valois et le Multien, mesurer avec une certaine certi¬
tude, la valeur de la subsidence qui s’est produite entre la fin de l’époque
crétacée et le commencement de l’époque lutétienne.
Cette valeur est mesurée en chaque point par l’épaisseur des sédiments
qui se trouvent entre le Lutétien et la craie. Le Lutétien inférieur appar¬
tient presque partout à la même zone (II) ; il n’y a donc pas de causes
d’erreurs possibles de ce côté ; les sédiments thanétiens, sparnaciens et
cuisiens sont normaux, sauf dans le sud, où le Thanétien et le Cuisien se
trouvent à leur limite d’extension.
Dans cette région méridionale, c’est encore la subsidence totale (Séno-
nien-Lutétien) que l’on mesure, mais au lieu d’avoir été continue, elle s’est
faite par saccades et c’est une somme algébrique de subsidences positives
et négatives que nous mettons en évidence.
La mesure de la subsidence est faite avec rigueur pour les points où l’on
possède à la fois l’altitude du sommet de la craie et celle de la base du
Lutétien.
A ces points marqués d’un signe spécial, j’ai cru pouvoir ajouter des
points où la mesure de la subsidence est moins précise ; ce sont ceux où
la base du Lutétien étant connue, l’altitude du sommet de la craie ne peut
être déterminée que par les courbes de la fig. 6 résultant de 1 interpola¬
tion de données positives mais forcément trop peu nombreuses.
Il résulte cependant de ce dépouillement, un fait intéressant, c’est que
la subsidence est très faible sur les deux axes anticlinaux [A. du Pays de
Bray, A. de Compiègne ), et que le maximum de subsidence se trouve sui¬
vant une zone qui va de Senlis à Longpont.
Cette zone ne semble pas être parallèle aux axes classiques et paraît,
au contraire, un infléchissement des zones faibles passant de la direction
armoricaine vers la direction varisque.
Il sera intéressant de comparer ce fait à ceux que donneront 1 étude des
autres régions du Bassin de Paris où la même méthode sera susceptible
d’être appliquée.
Subsidence totale entre la fin du Crétacé et le commencement du Lutétien.
Altitude du sommet Altitude de la
du Crétacé base du Lutétien
Mètres. Mètres
Total de la
Subsidence
Mètres.
Angicourt.
Antilly. 60
Auger-Saint-Vincent . . . entre 25 et 50 soit 30 82
Aumont IV. — 25 et 50 — 50 29
115
85
112
79
Subsidence
supérieure à 100m
entre 60 et 100 m
inférieure a 60 m
COMPÏEGNE,
Atticlry
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SOISSONS
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HlVenberie
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VALOIS ET MULTIEN
MM
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SUBSIDENCE ENTRE LA FIN DU SENONIEN
ET LE COMMENCEMENT DU LUTETIEN
MEAUX
G/Peltie
Fig. 10. — Carte montrant la valeur totale de la subsidence entre la fin du Sénonien et le commencement du Lutétien.
36
PAUL LEMOINE
Barbery.
—
25 et
50
—
40
62
102
Brasseuse.
—
25 et
50
—
50
71
121
Chapelle-en-Serval (La).
vers
25 et
25
—
25
43
68
Cires-les-Mello (Le Tillet)
60
Compïègne (Faisanderie). . .
58
Mont Arcv .
... 120
62
Coye.
+
26
83
57
Coyolles.
vers
25
—
25
82
107
Creil VII.
—
56
—
57
?
113
Crépy-en-Valois.
—
48
74
122
Ermenonville (Château).
81
16
97
— (Râperie).
vers
63
34
97
Faverolles.
entre
0 et
25
soit
15
87
102
Feigneux.
vers
25
soit
25
68 ?
93
Ferté-Millon.
entre
0 et
25
soit
15
68
83
Fleurines.
—
25 et
50
—
30
49
79
Gondreville.
—
25 et
50
—
40
80
120
Haramont.
vers
0
0
92
92
Longpont.
vers
0
0
105
105
Marcilly.
entre
25 et
50
soit
40
57
97
Mareuil-sur-Ourcq.
90
Marigny-en-Orxois.
51
80
Peroy-lès-Gombries.
30
42
72
Plailly.
vers
0
54
54
Plessis-Belleville.
30
39
69
—
41
71
Pont-Sainte-Maxence V. ..
vers
24
53
77
Rouvres I.
vers
45
71
116
Rully.
. vers 25
soit
25
60
85
Saint-Leu.
. ?
—
76
33
110
Saint-Soupplets.
env. — 25 et 50 —
30
45
75
Senlis.
70
43
113
. . 30
Ver II.
—
25 et
50
—
40
39
79
Vierzy.
vers + 25
—
25
+ 105
70
Villers-Cotterets I.
25
99
124
Subdivisions du calcaire grossier ( Lutétien).
Assez épais, il forme le substratum de tous les plateaux si fertiles du
Valois.
Il fait l’objet de nombreuses exploitations (Michelot, 1855). Leur étude
est, en partie, à la base de sa classification. Celle-ci est encore utilisée cons¬
tamment ; bien qu’elle n’ait aucune valeur réellement stratigraphique, elle
reprendra certainement son intérêt quand on entreprendra l’étude pétro-
graphique du calcaire grossier. En particulier, pour les niveaux supérieurs
dont Abrard s’est très peu occupé elle constitue encore le seul document
d’ensemble. C’est seulement sur lui qu’on peut s’appuyer pour interpréter
les journaux de sondage, les chefs-foreurs utilisant cette nomenclature :
VALOIS ET MULTIEN
37
Caillasses ( 12. Caillasses sans coquille (Tripoli de
] Nanterre).
I 11. Caillasses coquillières (Rochette).
Calcaire grossier / 10. Roche de Paris. 2.95
supérieur \ 9. Rancs francs (de Paris).
à Cerithes < 8. Cliquart (Roche du haut de l’Aisne). .
I 7. Ranc vert et couches accessoires.
V 6. Saint-Nom (Roches du bas de l’Aisne).
Calcaire grossier f 5. Banc royal cale. à Orbitolites complana-
moyen ) tus ..
à Milioles ) 4. Vergelès (Lambourdes) (Cale, à Mi-
( lioles) . 6.40
Calcaire grossier ! III. 3. Banc à Verrains (Cer. giganteum).
inférieur \ 2. Saint-Leu (Roche des Forgets).
à Nummulites i (II) 1. Banc à Nummulites (N. laevigatus).
( Mètres. \
0.60 à 6.00 J Max.
0.50 à 2.00 f 17.00
0.25 à 1.00 (
1.00 à 4.00 \
0.60 à 4.00
] 1.00 à 6.00 ]
i 0.50 à 1.00 l
( ( Max.
1 0.30 à 2.50 1 47.50
J 1.50 à 10.00 ]
! 0.60 à 6.00 j Max.
2.00 à 10.00 ( 47.50
1.00 à 12.00 (
64.50 1
L’épaisseur maximum n’est jamais atteinte dans son total, surtout pour
la partie marine du calcaire grossier.
Par contre, l’épaisseur du calcaire grossier supérieur est susceptible d’être
beaucoup plus grande ; une coupe relevée par d’Archiac (1843, p. 104,
à Oulchy-le-Chateau, en montre 17 m. 55.
La subdivision du calcaire grossier en trois termes n’a guère plus cours ;
on y distingue généralement aujourd’hui deux coupures seulement ; cal¬
caire grossier inférieur et supérieur, l’un normalement marin, l’autre géné¬
ralement lagunaire.
Je rappelle la classification plus moderne d’Abrard (1925) :
Calcaire grossier (supérieur), lagunaire.
Zone IV. — A Orbitolites complanatus.
Zone III. — A Echinolampas.
Zone IL — A Nummulites laevigatus.
Zone I. — A Nummulites laevigatus et N. Lamarcki.
Le calcaire grossier lagunaire pouvant être en certains points, non pas
un sédiment postérieur à la zone IV, mais un équivalent latéral des zones
inférieures. La zone I n’existe pas dans la région.
Certains fossiles sont caractéristiques de ces niveaux à Nummulites. Un
Annélide, Ditrupa strangulata 1 paraît généralement cantonné dans la
zone III, à Echinanthus (Abrard, 1925, p. 68).
Cerithium giganteum, qui a souvent été considéré par les anciens auteurs,
comme un fossile de zone, ne peut, d’après Abrard (p. 224-226, fig. 26),
conserver cette importance ; il se trouve, en effet, tantôt dans le calcaire
grossier inférieur, tantôt sous les couches a Orbitolites complanatus , tantôt
dans le calcaire grossier moyen, en dessus de ces couches, tantôt dans cette
couche même.
1. Les anciens auteurs, et Graves, en particulier, le considéraient comme un Dentalium. J’ai
naturellement corrigé cette attribution dans toutes les citations.
38
PAUL LEMOINE
C’est, en réalité, une question de définition de savoir si ce sont des Mol¬
lusques, comme les Cerithes, ou des Foraminifères, comme les Orbitolites,
qui doivent servir à définir les zones stratigraphiques.
Au point de vue théorique, je suis complètement d’accord avec Abrard,
sur la préférence à donner aux Foraminifères, animaux pélagiques de haute
mer ; au point de vue pratique, les Cerithium giganteum, ayant beaucoup
plus attiré l’attention que les Orbitolites, on interprète plus de documents
en utilisant le Cerithium giganteum comme indiquant la fin du Lutétien
inférieur marin. Il appartiendra à nos successeurs, en possession d’autres
documents, de perfectionner cette limite par une nouvelle approximation.
Abrard (1925, p. 68) admet que le calcaire grossier supérieur débute
par le banc vert. Celui-ci n’existe d’ailleurs pas partout (Abrard, p. 249),
de telle sorte qu’en pratique, il faut faire finir le calcaire grossier inférieur
par les couches à Orbitolites complanatus. Celles-ci ne paraissent d’ailleurs
pas continues, au moins comme faciès, c’est le Banc Royal, à Saint-Maxi-
min, c’est le Liais de la région de Senlis. Celui-ci qui a fourni à Graves,
Cerithium giganteum, contient également, d’après cet auteur, de nom¬
breuses empreintes de végétaux. Ce banc n’est pas continu, il a 1 m. à
Senlis (Villevert), et 0 m. 35, sur le chemin d’AuMONT ; 0 m. 80 à Mont-
lévêque (Couche 4 du sondage II). C’est probablement lui qu’on a ren¬
contré dans le sondage de Senlis II (n os 7 et 8) et dans le sondage d’Au-
mont IV (n° 9).
Il est à peu près impossible de retrouver ces coupures dans les résultats
de sondages ; en effet, les sondeurs ont très rarement noté la présence de
fossiles et surtout ne les ont presque jamais identifiés.
Il est déjà très difficile de distinguer le Lutétien inférieur du Lutétien
supérieur ; je crois cependant qu’on peut y arriver par des comparaisons
de proche en proche, et j’ai indiqué dans les sondages cités à l’annexe
l’interprétation que je propose à cet égard.
Le calcaire grossier en affleurement.
Avant de passer aux résultats de l’interprétation des sondages, il con¬
vient de rappeler sommairement le peu que l’on sait du calcaire grossier
en affleurement.
Et tout d’abord, le contact avec les sables de Cuise. Abrard (p. 6) a
rappelé d’après Fritel (Guide, 1910, p. 237), qu’à Pierrefonds le contact
est très net. D’après leur description, les argiles de Laon ne paraissent pas
être représentées. Elles le sont cependant et jouent un rôle important dans
l’hydrographie de la région.
La région du Valois est l’une de celles où le calcaire grossier inférieur est
typique et complet.
Une coupe intéressante du calcaire grossier inférieur à Pont-Sainte-
VALOIS ET MULTIEN
39
Maxence a été donnée par Dollfus (voir annexe). La plupart des niveaux
sont exploités :
M. 4. Le calcaire grossier moyen à Milioles (Vergelès), qui constitue une pierre gre¬
nue, résistante, tendre, non gélive, est exploité tant sur la rive droite de l’Oise à Saint-
Vaast-les-Mello que sur la rive gauche à Pont-Sainte-Maxence.
M. 5. Le banc royal à Orbitolites complanatus et Cardium aviculare est connu sous le
nom de demi-roche à Saint-Maximin.
M. 7. Le banc vert à Turritella fastigiata et nombreux cérithes comporte deux
niveaux dont le plus élevé (Cliquart) est utilisé. ^
M. 9. Les roches et bancs francs à Cerithes ou Grignards ont été exploités à Senlis
et à Montlévêque. ...
M. 11. Les caillasses avec coquilles sont entamées par les carrières de Laversine (près
Creii.), de Silly-la-Poterie, de La Ferté-Milon.
A Pierrefonds, la glauconie grossière (base du Lutétien) a 16 m. dans
l’escarpement à pic du chemin qui conduit a la ferme du Rocher (Graves,
1847, p. 331).
Quelques coupes en affleurement peuvent servir de terme de comparai¬
son :
A Pont-Sainte-Maxence, le Lutétien inférieur, tel qu’il est compris
ici, a 11 m. 75.
La coupe est dans l’ensemble, très comparable à celle d’AuMONT (épais¬
seur admise 8 m. 50) ; et à celle de Senlis (10 m. 10).
Enfin, à Crépy-en-Valois, il paraît ressortir de ce qu’avait vu Graves,
que le Lutétien inférieur peut avoir environ 15 m.
Un autre point de comparaison peut être pris à Nanteuil-le-Hau-
douin, où Graves note un faible développement de Lutétien inférieur sans
Nummulites ; la base du Lutétien doit être un peu au-dessous de la source
de la Nonette (ait. -f- 86 m.).
Par contre, le Lutétien inférieur acquiert une épaisseur plus considé¬
rable dans la vallée de l’Ourcq :
Crouy-sur-Ourcq, plus de 15 m. 70.
Un point singulier est celui de Mareuil-sur-Ourcq. Le Lutétien (ait.
_|_ 90 m.) débute par un calcaire fragmenté souvent dolomitique et non,
comme d’ordinaire, par des couches meubles glauconieuses. De même, on
a noté depuis longtemps, que les couches a Nummulites ne sont pas con¬
nues dans la vallée de la Grwette en amont de la « Grange Inclinée » ; en
particulier, elles ne sont pas signalées à Fulaines, commune de Mareuil-
sur-Ourcq.
Le calcaire grossier supérieur paraît très réduit à Troesnes (un peu plus
de 6 m. 30).
Aux environs de Longpont, on a exploité surtout le « banc Saint-Leu »,
se terminant par une marne verte. C’est au-dessus que se trouve le mince
calcaire marneux (0 m. 06) qui a fourni un curieux mélange d’espèces
marines saumâtres et lacustres (Abrard, 1925, p. 75). Fritel, 1910, p. 197,
40
PAUL LEMOINE
a donné, du calcaire grossier supérieur de Troesnes, une coupe que
Abrard (1925, p. 71) a reproduite en précisant quelques points; elle montre
le calcaire grossier supérieur sur 5 m. 70, probablement à partir du contact
Lutétien et Bartonien ; on y observe des marnes verdâtres jusqu’à 2 m.
au-dessous de ce contact ; le banc vert avec végétaux classiques est à 2 m. 80
du sommet, séparé du calcaire grossier inférieur, par des couches à fossiles
lacustres et meme a fossiles d eau douce (peut-être les mêmes ciu’à Long-
pont).
Cette coupe est impossible à interpréter dans l’état actuel de nos con¬
naissances.
La dolomitisation.
Il convient de remarquer que quelques-uns de ces niveaux sont dolomi-
tises. C est surtout le banc Saint-Leu qui présente cet accident. Une coupe
en affleurement (Goubert, 1852, p. 137-149), numérotée ici dans le sys¬
tème de Michelot, est typique à cet égard.
3. Couches à Cerithium giganteum.
2. Banc à Fabularia discolithes.
Banc Saint-Leu (= Sables dolomitiques).
1. Assises à Nummulites.
Les sables dolomitiques de Pont-Sainte-Maxence (Damour, 1855, p.
67-71), forment une couche d’épaisseur très variable (quelques décimètres
à 3 m.), intercalée entre le calcaire à Nummulites et le calcaire à Cer. gigan¬
teum. Il contient 55 % de carbonate de chaux et 0,37 °/ 0 de carbonate
de magnésie ; on y trouve des nodules beaucoup plus calcaires (0,82 de CO 3
Ca, 0,09 de CO s Mg). Une analyse de Corenwinder (1873, p. 18) donne :
C0 3 Ca = 53,60 ° /„
C0 3 Mg = 34,60 0 /„
Mais la dolomitisation est toujours un accident local, connu à Verberie,
Pont-Sainte-Maxence, Clermont-de-l’Oise, Jouy-la-Ville, Parmain,
Auvers, Prémontré, etc.
Hebert (1855) a fait remarquer qu’à Pont-Sainte-Maxence, le faciès
ordinaire du calcaire grossier supérieur fait place, au moins localement, à
des amas de sables magnésiens ayant 8 à 10 m. d’épaisseur.
Je crois qu’il faut chercher l’origine de la dolomie sur place, avec remise
en mouvement du carbonate de chaux magnésien venant de certains poly¬
piers et algues calcaires et probablement de protistes, mal connus. Il est
assez curieux en effet que la dolomitisation affecte surtout le Banc Saint-
Leu.
L hypothèse de Dollfus d’après laquelle la magnésie viendrait des argiles
verdâtres comme 1 argile de Saint-Gobain, l’argile de Laon, les marnes
VALOIS ET MULTIEN
41
vertes de Romainville, ou celle de Gentil, de Munier-Chalmas, d’après
laquelle elle viendrait de lagunes triasiques, situées à 1.500 m. environ de
profondeur et d’ailleurs très problématiques, me paraissent, toutes deux,
impossibles.
Pertes et crevasses dans le Lutétien.
Il est curieux de constater que dans la région de Senlis, des pertes se
produisent fréquemment dans la masse du Lutétien.
Nonette, vers Versigny et Baron, —J- 62 k 61.
Aunette à Balagny et Rully, + 60.
Une baisse brusque du niveau hydrostatique s’observe à un niveau
analogue, dans les forages de Peroy-lès-Gombries (ait. 53 m. 90). Le
niveau hydrostatique baisse brusquement de + 91 m. 20 à 87 m. 10 et
même + 83.
Villers-Cotterets à l’ait. + 122,39. Le niveau hydrostatique baisse
de + 130 à + 122.
A Atjmont, il y a un passage très crevassé vers -j- 65 (à 6 m. 75 au-des¬
sous du sommet du Lutétien).
Les subdivisions du Lutétien dans les sondages.
En comparant les sondages de proche en proche, on arrive à suivre cer¬
taines couches et à distinguer d’une façon d’ailleurs très approximative
et un peu empirique le Lutétien inférieur du Lutétien supérieur.
La coupe Aumont-Senlis-Saint-Soupplets fait apparaître :
A. Une première série de couches généralement à l’état de sables ou
de grès glauconieux dont l’épaisseur varie de 7 m. 33 au Plessis-Belle-
ville, à 10 m. 10 à Senlis. Ce sont probablement les couches à Nummu-
lites.
B. Des couches calcaires dont l’épaisseur est de 5 à 6 m. qui ont géné¬
ralement été groupées par les chefs foreurs eux-mêmes. Ce n’est qu’à Erme¬
nonville, que les faits ne sont pas très nets. Il peut s’agir du Banc Saint-
Leu.
C. La coupe d’ETREPiLLY-FAVEROLLEs montre l’existence d’un niveau
coquillier qui va de 5 m. 15 à 7 m. 31, et qui est superposé à une roche
dure parfois dolomitique à Reez-Fosse-Martin (Nogeon) ; or, le banc
Saint-Leu est fréquemment dolomitisé. Ce serait donc l’équivalent du
Banc Vert.
Le Lutétien inférieur marin apparaît alors comme ayant une épaisseur
sensiblement constante et voisine de 10 m. (6 m. à Aumont, 13 m. à Nan-
teuil-le-Haudoijin), exceptionnellement 16 m. à Pierrefonds
Les variations d’épaisseur portent surtout sur le calcaire grossier supé¬
rieur lagunaire.
42
PAUL LEMOINE
Le cas le plus intéressant est celui de Peroy-les-Gombries, où le Luté-
tien atteint probablement son épaisseur maximum (40 m. 83) ; j’attribue
ce fait surtout au développement du Lutétien supérieur (29 m. 37), et
il est d’autant plus curieux que l’on peut y ajouter 3 m. 37 de couches
que je rapporte aux argiles de Saint-Gobain.
Très analogue est celui du Plessis-Belleville II, où je suis amené à
rapporter au Lutétien supérieur 38 m. 99 sans compter 1 m. 26 d’argiles
de Saint-Gobain.
Différences d’épaisseurs du Lutétien.
Les sondages du Valois et du Multien révèlent des épaisseurs totales de
Lutétien qui sont extrêmement variables, de 21 m. à Antilly, à 40 m. aux
environs de Nanteuil-le-Haudoin, malheureusement on n’a que treize
points pour établir les courbes.
En utilisant le mauvais critérium indiqué plus haut, on est amené à
penser que la plus grande part de ces différences d’épaisseurs est imputable
au Lutétien supérieur et, si l’on reporte des données sur carte, on constate
que les points où le calcaire grossier supérieur lagunaire a une épaisseur
supérieure à 20 m., se groupent dans une zone centrale, qui correspond
à très peu près au prolongement de la fosse de Creil ( synclinal du Thérain ).
Il est très curieux de constater que ce maximum de subsidence coïncide :
1° Avec une zone synclinale.
2° Avec une période lagunaire.
Mais d’autres différences d’épaisseur paraissent difficiles à expliquer par
la seule subsidence. D’ailleurs, il convient de noter que l’épaisseur attri¬
buée au Lutétien inférieur, dans les divers sondages, varie relativement peu.
Au contraire, les épaisseurs du Lutétien supérieur lagunaire ou lacustre,
varient dans des proportions considérables, et l’examen des schémas ci-
joints (fig. 11) montre même que, dans certains cas, des termes très élevés
du Lutétien existant dans un sondage, manquent dans un autre sondage
voisin.
Je pense donc qu’il faut faire intervenir l’action d’un autre phénomène,
1 érosion, qui a pu se produire entre la fin du dépôt de certaines couches
lutétiennes, et l’arrivée de la mer bartonienne.
Il semblerait à priori, que les dépressions ainsi formées, auraient dû être
comblées par les premiers sédiments bartoniens, et l’on devrait trouver
des épaisseurs, pour ainsi dire, compensatrices, dans la partie inférieure
des sables de Beauchamp, c’est-à-dire dans les sables (Auvers, Guépelle),
qui se trouvent au-dessus de couches lagunaires à Potamides mixtus (F.
d Ermenonville), avec débris de calcaire de Jaignes), qui est ici le premier
niveau réellement reconnaissable dans la masse du Bartonien.
Malheureusement, dans l’état actuel de nos connaissances, il est impos¬
sible de faire cette preuve.
COMPÏÈGNE,
Attichy
_® Aisne
SOISSONS
7 *®/, Verberie
/Pont-SL'Maxence
'Fleùrjnes 35V
'Aum'ony////.
ïrasseuse 7 /.
Automnes
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^Cotterêts Çg
' Faverolles Ù r\ \ i. , ail
24 « 7 ^ Oulchy-leCh’i 1
/ _ O urcq
i _y Troësnes
la Fente Mi Ion
Epaisseur supérieure à 30
VALOIS ET MULTIEN
ÉPAISSEURS TOTALES DU LUTETI EN
/» ver'ôiM / / noqeorfr. '—. -1 ou „
& /* PfôuslM/evl~-*y ° • ^-5.0.
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“•V *"* Ojfe- füzyjcwc,
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\ °Crr>/\
*24
Marigny-en Orxois
MEAUX
G/Peltie
Fig. 11. — Carte des épaisseurs totales du Lutétien dans le Valois et le Multien.
44
PAUL LEMOINE
RÉSUMÉ.
Malgré beaucoup d’incertitudes qui restent à lever, l’étude du Lutétien
dans le Valois et le Multien montre deux phénomènes très importants :
Subsidence maximum a 1 époque lagunaire qu’est le Lutétien supérieur.
Érosion importante de ce Lutétien avant l’arrivée de la mer barto-
nienne.
Épaisseurs du Lutétien dans le Valois et le Multien.
Mètres.
Mètres.
Mètres.
inf.
sup.
S'-Gob,
Antilly I.
21.16
13.12
8.04
— I bis .
23.10
8.60
14.50
Aumont II.
s. 11.90
s. 5.20
— III.
s. 10.85
s. 16.51
— IV.
42.25
8.50
33.75
Barbery.
s. 28.00
indivisible
Bouillancy II Gueux..
s. 4.20
s. 4.20
Brasseuse.
s. 32.70
indivisible
Chantilly I.
s. 14.30
Crépy-en-Valois II. ...
29.85
16.50
13.35
— III. . .
30.80
15.00
15.80
— IV .. .
s. 36.00 ?
indivisible
Crouy-sur-Ourcq.
s. 15.70
CuVERGNON II.
s. 18.90
s. > 18.10
0.80
Ermenonville II. . . .
32.00
9.00
23.00
— III.
34.75
11.50
23.25
Etrepilly Manluy.
s. 15.10
s. 15.10
Faverolles.
24.00
14.50
9.50
Fleurines.
29.20
indivisible
Gondreville.
s. 22.00
s. 15.00
s. 7.00
Marcilly II.
s. 26.64
Peroy-les-Gombries I .
s. 30.50
indivisible
4.00
- II.
44.20
11.46
29.37
3.37
PlERREFONDS.
s. 16.00 (A)
Plessis-Belleville I . . ,
33.41
indivisible
— II. .
28.08
12.36
15.72
Pont—Sainte-Maxence .
47.00
11.75
35.25
Reez-Fosse-Martin I.. . ,
s. 7.20
— (Nogeon) II. ..
s. 6.39
— (Nogeon) III..
s. 22.57
s. 4.37
s. 18.20
Rouvres I.
29.55
10.46
19.09
— II.
31.70
10.50
21.20
Saint-Maximin.
35.18
7.00 à 8.00
env.28.00
Saint-Soupplets I.
21.60
11.20
10.40
— I bis. . .
18.83
12.48
6.35
Senlis.
s. 32.10
10.10
s. 22.00
COMPÏEGNE,
Attichy
© Aisne
SOISSONS
/ . Verbe rie''
[//// Pont-S 1 .* Maxence
// , \ / d(/y / y^/yffrasseuae
V/Fleuiïh/s////?//*.
VAuMni////////&>.
Msximin ' il/i©/ /
Gouvieux
Automne/
gCrépy-en Valois
Haramont Longpont^
0 Villers- j
-\ >i 4 ®Cotterêts /f
o
Gondrei/illc
'Perov'-! G. Betz g™*™
Faverolles là i u u =„
9*7^ OulcnyreCh , . u
/ O tx rcq
Troésnes
la Ferté Mi Ion
ih&ve. wx/////x//A(^'^rr o ür ‘F^ttr7 r
/Nanteuil-le Haudouin
- O . yfy!/,mErnxéntiriviile BouiHancv n- "ouvres/]
Orry-la Ville / Sillÿ-le m Long D ° u " lan %~, 0 Reez ( » 2 0/T -.
oPlailh^c¥Vep.'\<a* *14à20 %eon Q '— ^ Ge no n~ } ] 5 . env - ^T-
* ( ie Plessis Bellev? o° 12 \ *Crouy-s.O.
) —- Fosse Martin 9}J nc y~^\ çw °
' Maulnv» .. ^nxuvre S ^
^///; Régions où le Lutétien
' 7 / supérieur a plus de 20 m.
VALOIS ET MULTIEN
ÉPAISSEURS DU LUTÉTIEN
PRÉSUMÉ SUPÉRIEUR
StSouppMa Be ° val plücguarre
\ 10 EtrepMy 6 Lizy-sr Ourcq
Penchard .
O <
MEAUX
G.^PeHie
Fig. 12. — Carte des épaisseurs du Lutétien présumé supérieur dans le Valois et le Multien.
46
PAUL LEMOINE
Silly-le-Long I . s. 32.75
— I bis . s. 32.00
— II. 28.22
Troesnes.
Ver II. 28.25
Versigny . s. 10.87
Villeneuve-s.-Verberie. 24.00
Villers-Cotterets I. ... s. 34.00
— II_s. 13.15
Villers-Saint-Genest . . s. 6.17
Vincy-Manœuvre .s. 17.80
s. 10.75
19.50
2.50
s. 10.00
20.00
2.00
14.07
14.15
s. 5.70
8.30
19.95
?
s. 10.87
s. 7.00
17.00
20.00
s. 14.00
s. 11.08
2.07
s. 6.17
s. 4.71
12.79
0.30
s. = sur (indique que la série est incomplète et que l’épaisseur est plus grande que
celle qui est indiquée.
A = Observations en affleurement.
B. — Argiles de Saint-Gobain.
Cette formation paraît être, dans le nord de l’Ile-de-France (région entre
Compiègne, Noyon et Laon), l’équivalent latéral d’une partie du Lutétien
supérieur ; elle est d’ailleurs fort mal connue.
Son équivalent doit être les argiles de Villeneuve-sur-Verberie
(17 m.), qui sont activement exploitées dans cette commune ; il en existe
probablement aussi aux environs de Fleurines, bien que rien ne soit
signalé dans le sondage de cette commune, pas plus que dans celui de la
commune voisine d’AuMONT, IV.
Ailleurs, cette formation est, ou inexistante ou réduite d’une façon telle
que l’attribution de ce nom à quelques sédiments argileux constatés au
sommet du Lutétien reste très hypothétique.
Mètres.
Bouillancy. 1 . 1.50
CuVERGNON. 0.80
Ermenonville . 0.65
Peroy-les-Gombries 1. 4.00
Reez-Fosse-Martin I ( Nogeon ) . 1.50
— II. rien
— II. 3.37
Silly-le-Long I . 2.50
— I bis . 2.00
Villers-Cotterets. 2.07
Vincy-Manœuvre. 0.30
D’ailleurs l’érosion qui s’est produite entre le Lutétien et le Bartonien
et que j’ai mise en évidence a dû faire disparaître les couches de ce niveau,
sauf en des points privilégiés.
VALOIS ET MULTIEN
47
VII. — BARTONIEN
L’étage bartonien comprend en gros les sables de Beauchamp et. le cal¬
caire de Saint-Ouen. Avant d’étudier les nombreuses subdivisions et varia¬
tions de faciès qu’on y a notées, il convient de voir le petit nombre de
documents que l’on possède sur son épaisseur. Celle-ci varie de 45 m.
à Ermenonville et de 34 m. 33 à Cuvergnon, à 17 m. 10 à Silly-le-
Long et 24 m. à Saint-Soupplets.
Quant à l’épaisseur du calcaire de Saint-Ouen, qui paraît être normale¬
ment de 15 m., elle n’est que de 2 m. 65 à Reez-Fosse-Martin (Nogeon),
mais elle atteindrait 19 m. à Faverolles, 18 m. à Silly-le-Long. Mais il
est probable que l’on confond là avec le calcaire de Saint-Ouen, d’une part
des faciès calcaires du Bartonien inférieur (sables de Beauchamp), d’autre
part des couches qui appartiennent au Ludien inférieur.
Altitudes de la base des sables bartoniens
(Sommet du Lutètien y compris les Marnes de Saint-Gobain quand elles existent).
Acy-en-Multien. +
Antheuil-en-Valois. +
Antillv I bis . +
Aumont III. +
— IV. +
Bouillancy Gueux. +
Bregy. +
Chevreville I. +
— II. +
Crépy-en-Valois II. +
Cuvergnon I. +
— II. +
Ermenonville Château. +
— III Râperie. +
— IV Martin. +
— V Commune. +
— Étang de Chaalis. +
Etrepilly. +
— village. +
Faverolles. +
Fleurines. +
Nanteuil-le-Haudouin. +
— . +
Nantouillet près Dammartin. +
Peroy-les-Gombries I. +
— II. +
Plailly. +
Mètres.
75 (A)
98.00
83.00
59.36, probable
71.75
66.40
79.52, pas de M. de Saint-Gobain
83.60
74.50
103.85, pas de M. de Saint-Gobain
91.67
94.00, M. de Saint-Gobain.. . s. 0.80
48.00
69.25
78.46
73.90
83.00 (A)
84.00, probable
65.00
111.00
78.00
81.10, pas de M. de Saint-Gobain.
86.00 (A)
51.99
87.00
86.64, M. de Saint-Gobain.. . s. 3.37
87.40
Fig. 13. — Altitude de la base des sables bartoniens dans le Valois et le Multien.
VALOIS ET MULTIEN
49
Plessis-Belleville I.
— II.
PtJISIEUX.
Reez-Fosse-Martin I.
— II....
— (Nogeon)
Rouvres, Oise I.
— V. ..........
Saint-Soupplets I.
—• I bis .
Silly-le-Long I..
— I bis .
— II.
Survilliers Saint-Ladre . ..
Ver.
ViLLENEUVE-SUR-VeRBERIE . .
VlLI.ERS-CoTTERETS II.
Vincy-Manœuvre.
+ 72.21
+ 68.70
+ 59.40, pas de M. de Saint-Gobain.
-i 77.05
+ 83.79, pas de M. de Saint-Gobain.
+ 89.86, M. de Saint-Gobain.. . s. 1.50
+ 100.95
+ 100.00
+ 67.20, pas de M. de Saint-Gobain
+ 62.56, M. de Saint-Gobain.. . s. 1.36
+ 80.90, M. de Saint-Gobain.. . s. 2.50
+ 75.00, M. de Saint-Gobain . . s. 2.00
+ 83.12, pas de M. de Saint-Gobain.
+ 125.00
+ 67.00, pas de M. de Saint-Gobain.
+ 133.00 (arg. de Villeneuve, s. 17.00
donc J + 116.00).
+ 133.00, M. de Saint-Gobain . . s. 2.07
+ 81.70, M. de Saint-Gobain.. . s. 0.30
Épaisseur des sables de Beauchamp.
Mètres.
Antilly .
s.
14.43
Aumont I .
48.25
Saint-Ouen
— III. Gueux.
s.
39.60
Brégy.
s.
14.81
Chevreville II.
26.50
Saint-Ouen.
S.
14.25
Crèpy-en-Valois (Résumé).
36.15
CüVERGNON I.
34.33
Saint-Ouen.
14.00
— II.
32.90
_
6.60
Ermenonville I.
35.00
Saint-Ouen.
2.00
Mortefontaine ....
10.00
Total.
47.00
— III.
22.75
S. de Monceau. . . .
6.00
Saint-Ouen.
15.00
Total.
43.75
— IV.
s.
6.54
— V.
s.
28.10
Saint-Ouen.
s.
1.20
Total.
29.30
Etrepilly Manluy.
au total moins de
56.00
Faverolles .
30.00
Saint-Ouen.
19.00
Fleurines I.
s.
34.00
— II (Saint-Christophe).
Saint-Ouen.
s.
8.00
— III Forêt d’IIalatte.
au total env....
40.00
Haramont .
au total env.
40.00
Levignen. II.
s.
28.13
Saint-Ouen.
s.
1.20
20.55
__
s.
3.40
Marcilly III.
20.50 ?
Saint-Ouen.
11.50?
Mémoires du Muséum, nouvelle série.
— T. VII.
4
50
PAUL LEMOINE
Nanteuil-le-Haudouin I. Laiterie. .
s.
17.90
— III. N. de la Station.
s.
12.84
— V. Rue Saint-Laurent. . ..
s.
11.18
— Résumé a) .
21.90
- b) .
28.9Q
— «) .
25.40
Péroy-les-Gombries I.
23.75
Saint-Ouen.
9.75
S. de Cresnes.
5.50
Total.
39.00
— II.
s.
6.61
Total.
39.36
Plessis-Belleville I.
20.24
Saint-Ouen.
s. 7.75
— II.
20.36
Puisieux .
s.
12.20
Reez-Fosse-Martin I.
s.
12.25
Total env.
48.95
— II.
s.
8.71
. .
42.21
— (Nogeon) III.
24.45
S. de Monceau. . .
2.70
Saint-Ouen.
2.65
Mortefontaine . ..
0.94
Total.
30.74
— (Nogeon) Pâperie III bis .
. s.
10.91
S. de Monceau . ..
2.90
Saint-Ouen.
2.75
Mortefontaine . ..
0.94
Total.
17.50
— ( Nogeon ) Puits IV.
21.80
Rouvres, Oise I.
26.90
39.05
— ii .
18.00
38.00
Saint-Soupplets I.
17.10
Saint-Ouen.
13.80
— .
S. de Monceau. . .
2.40
Total.
33.30
— I bis .
21.98
Saint-Ouen ? ....
Mortefontaine . ..
2.15
Silly-i-e-Lonc I.
17.10
Saint-Ouen.
16.50
. .
S. de Monceau. . .
2.00
Total.
35.60
— I bis .
20.00
Saint-Ouen.
18.00
. .
S. de Monceau. . .
2.00
Total env.
40.00
— II.
42.88
Ver .
. s.
9.80
Villeneuve-sur-Verberie .
30.00
Saint-Ouen.
s. 2.00
VlLLERS-CoTTERETS II.
. s.
7.00
Villers-Saint-Genet.
13.83
41.43
Vincy-Manœuvre.
. s.
28.70
51.30
Les subdivisions du Bartonien.
On sait que les subdivisions classiques du Bartonien sont (Paul Lemoine,
1911 ) :
L. Sables de Monceau (S. de Cresnes ; S. de Marines, etc.).
K. Calcaire de Saint-Ouen supérieur, laguno-saumâtre.
VALOIS ET MULTIEN
51
J. Sables de Montagny (marins-lagunaires).
I. Calcaire de Saint-Ouen, inférieur laguno-lacustre.
H. Sables et grès de Mortefontaine, à Avicula fragilis.
G. Calcaire de Ducy (laguno-saumâtre) à Lymnea arenularia.
F. Sable vert d’Ezanville à Cer. scalaroïdes.
E. Grès et sables de Beauchamp, parfois ligniteux avec Cer. tuberculosum.
D. Sable et grès d’Ermenonville à Psammocarcinus Heberti.
Calcaire de Jaignes.
C. Sable grès calcaires du Guespel à Dentalium gravite.
B. Sables et grès d’Auvers, généralement charriés à Num. variolarius.
A. Zone de Mont-Saint-Martin.
SCHÉMA DES SUBDIVISIONS ET DES FACIES
DU BARTONIEN DANS LE VALOIS
:y. '■ S a b le s;- \ de-.'M ,o. n ce a u ■
15 m.
28 m-
26 m
25 m -
i | i ri i r~n 1—1 r
Calcaire de SF Ouen
2m,50:
^Zone-de-Mortefontaine-
— •
Mi
C 1 .
13e"
Drcv
““
V 'Tl
o m.
i i i i
'—--Facies'd 1 - Ezanvi
Li-U
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i i : rr ■ ,i i r
p l'UIi 1 U r
23
Pierre:
lm ..
^-(^^(a.C^arÿense.et C.tu'bercuLps.m . - , . , ,
. . . * • • • • . . .
•. • Vl •• < r* • ’ 1 * 1ù• # - *. % . ■ • *.
2m.l0 I
!-.Faciès" dErmenonville'
2m.50- i •. •. * .(-Rmixtus.)
20 m —
Ci de Jaiqnes
I I Ll-i I I
0.90
. i i
ç^> O C_> O O O O
ô o O O O O OO OO
o oo ooo oc.
O
> c
O
1m.60° o o Fades d o e GuépeHe 0 0 0 0 0 0 0
à 5m. => o (C.Bouei-Bay.lactea) o o o o o o c
O O O O O OOOOOOOOOO
16 - -5 5~ô b o o 5 o o o . o r o ô 3 o
o Sables sans fossiles et faciès d’Auvers° o
o o o o. .o o o o ,o o o o o o o
ooo ovisibles sur 11 a 16 m.. o o ooo
o oo oooooooooooo
Fig. 14. — Schéma des subdivisions et des faciès du Bartonien dans le Valois.
52
PAUL LEMOINE
L. et J. Morellet ont publié sur le Bartonien de très importants travaux ;
malheureusement, leurs résultats sont disséminés dans une série de petites
notes, et je crois rendre service aux géologues, en essayant de les résumer
et de les schématiser ici.
Ils se sont tout d’abord élevés contre cette notion de zones et ils ont
montré qu’on n’est pas en présence de couches réellement continues, mais
de faciès s’enchevêtrant les uns dans les autres et passant aussi à d’autres
faciès tels que le Calcaire de Lizy, le Calcaire de N ogent-V Artaud, qu’ils ont
décrits avec beaucoup de soin.
En 1930 (p. 126), ils étaient arrivés à cette conception que dans le Bar¬
tonien inférieur (du Lutétien au Calcaire de Saint-Ouen), il fallait simple¬
ment distinguer des faciès :
1° Faciès à courants rapides, à galets, à Polypiers, à N. variolarius
(faciès d ’Auvers).
2° Faciès du dépôt tranquille (faciès du Guépelle).
3° Faciès laguno-marin (faciès à’Ermenonville).
4° Faciès lacustre (calcaire de Jaignes).
Cette conception, schématisée par la fig. 14 est peut-être trop simpliste
au point de vue de la Géologie historique.
Les diverses subdivisions adoptées ne sont effectivement pas des zones
à proprement parler, et pour les désigner, il est plus correct d’employer le
mot faciès.
Mais, d’autre part, au point de vue stratigraphique et par conséquent
dans le temps, ces niveaux se succèdent l’un à l’autre ; ils sont susceptibles
d’être suivis, dans une assez grande partie du Bassin. L. et J. Morellet
l’ont montré, par exemple, pour le calcaire de Jaignes et les couches à
Pot. mixtus (faciès d’Ermenonville), que l’on suit depuis l’Est de l’Ile-de-
France jusqu’à hauteur du méridien de Paris (Le Guépelle, commune de
Saint-Witz), c’est-à-dire dans la région traitée dans ce chapitre. Le pro¬
blème est évidemment plus complexe dans le Parisis.
D’ailleurs, L. et J. Morellet l’ont implicitement admis, puisqu’ils ont
établi un numérotage des couches dans leur coupe de 1935 , à savoir :
1. Sables du Vouast et marnes à Pholadomya ludensis '.
2. a. Calcaire du bois du Mulot ; calcaire de Noisy-le-Sec
b. Sables de Cresnes.
c. Calcaire de Saint-Ouen et sables de Montagny.
3. Marnes à Avicula Defrancei.
4. Calcaire de Ducy et équivalents sableux des calcaires de Nogent-
l’Artaud, de Jaignes, de Luzancy.
5. Sables inférieurs.
En réalité, L. et J. Morellet ont voulu s’élever contre le fait d’utiliser
1. Je place ici ces deux termes dans le Ludien inférieur, mais il ne s’agit que d’une question de
nomenclature sans intérêt.
VALOIS ET MULTIEN
53
des mots comme « sables d’Auvers » pour désigner des formations qui ne
ressemblent en rien aux formations typiques.
Leur numérotage de 1935 me paraît trop simpliste, eu égard à 1 extrême
complexité des faits qu’ils ont signalés et je crois préférable de continuer
à adopter le numérotage classique par grandes lettres : A, B, C.
Groupe A. Zone de Mont-Saint-Martin. Elle n’est pas représentée dans
la région, comme dans beaucoup d’autres.
Groupe B. Sables inférieurs,souvent sous le Faciès d’Auvers. Type à Auvers-
sur-Oise (Seine-et-Oise).
Le Bartonien débute dans les régions typiques par un niveau sableux
qui est rapporté aux sables d’Auvers, sans en avoir toujours le faciès.
Ce premier niveau est connu à :
Mètres.
Bouillancy-Nogeon ...
Brégy.
Chevreville.
CuVERGNON.
Douy-la-Ramée.
Ermenonville I.
Ermenonville VI.
Levignen.
Lizy.
Nanteuil-le-Haudouin
Saint-Witz.
Ver V.
16.05
5.75
24.90
sur
16.00
13.00
sur
8.00
sur
17.00
sur
11.85
11.00
sur
11.50
sur
2.00
Malgré le petit nombre de documents certains que 1 on possède sur
l’épaisseur des sables d’Auvers, il semble que celle-ci soit assez variable.
Ce serait donc à cette époque qu’auraient été comblées les dépressions
dues à l’érosion qui s’est produite entre la lin du Lutétien et le commence¬
ment du Bartonien, dépressions dont l’étude du calcaire grossier supérieur
a montré l’importance dans le Valois et le Multien.
Groupe C-D. Niveaux du Guépelle et d Ermenonville.
Il paraît résulter des recherches de Morellet, que ces deux niveaux, bien
que souvent assez nets et superposés, l’un à l’autre, constituent des faciès
latéraux et qu’il faille les grouper.
1). Faciès du Guépelle. Type au Guêpel ou Guépelle (Ferme). Commune
de Saint-Witz, au Nord de Louvres (Seine-et-Oise).
L. et J. Morellet se sont efforcés de démontrer que les sables du Guépelle
n’avaient pas une individualité très nette en tant que zone; cependant,
sans qu’il soit possible de différencier partout le faciès, qui contient l’asso¬
ciation d’espèces du Guépelle, et de distinguer les niveaux d’Auvers et du
54
PAUL LEMOINE
Guépelle, on suit bien vers la partie moyenne du Bartonien, un niveau
à Cerithium Bouei et Bayania lactea qui a les épaisseurs suivantes :
Mètres.
T rocy-Beauval.
Bouillancy-Nogeon . 4.65
Brasles. 10.80
Chevreville . 15.75
CuVERGNON. . 3.90
Douy-la-Ramée. 2.20
Ermenonville . 1.40 et 2.15
La Ferté-sous-Jouarre. 2.00
Lizy V. 1.85
» II. 2.45
Nanteuil le Haudouin Y . 1.60
Nogent-l’ Artaud. 1.23
Saint-Aulde . .. 2.50
Ver. 5.20
On le connaît aussi à Isles-les-Meldeuses, au Bois d’ARMENTiÈRES,
etc., et à Montlignon. Il n’existe pas à Jaignes.
2° Faciès du calcaire de Jaignes. Type à Jaignes (S.-et-M.).
On observe, au moins dans la partie orientale du Bassin de Paris, un
calcaire lacustre qui se place constamment à Lizy (0.45 et 1.05), à La
Ferté-sous-Jouarre (1.50), et ailleurs, au-dessous de couches à Pot.
Mixtus (rapportés au faciès A'Ermenonville).
Le lac, Bartonien dans lequel se sont déposés ces calcaires, occupait :
Etrepilly, Trocy (Beauval), 0.80, s’étendant jusqü’à Douy-la-Ramée
(0.20) et probablement jusqu’à Reez-Fosse-Martin.
Ses éléments démantelés et roulés s’observent à :
Mètres.
Bouillancy-Nogeon. 0.12
Cuvergnon. 0.30
Ermenonville, Bois de Perthes... 0.50 à 0.60
Levignen. 0.10
et peut-être à Mortefontaine.
Nanteuil-le-Haudouin 1. 0.40
Y. 0.30
Ver III. 0.90
Par contre, on n’en trouve ni à la tranchée au Sud de Levignen, ni à
Montlognon.
Dans la vallée de la Marne, on le connaît à Trilport, Isles-les-Mel-
deuses, La Ferté-sous-Jouarre, Caumont, Nanteuil-sur-Marne,
Nogent-l’Artaud, Chateau-Thierry.
•'.Faciès;' d.’-Errnénonvi l lé
W — /-- B*. 1— \ P •JR' U '~ E.
vv * y.'.(Faciès du Gûepelle^lJ Calc. de Jaigne^
• Sables sans fossilès 1 '(ex'-'zdrié' d : ’Aüvérs).
/a esi tracée à l'époque E-W.
QCrepy-en Valois
. SENLIS
,y/7/Æ
^//>7//J^ÿ^non
^Perov-I. G.yCT&etz -i
etz
dtAniplÿl
r&Evèttïr*
Î&&\ÊÊËÊË
—P V // /'leHaudoùin
Sables M^éneV: / Tryÿ e y//^^m^
à faciès du ^ftliOA/prÆ^/.Si/ly^leLonq
Guepelle OSu\Ü;Z%lff/// 7 ///V A -
x ^GuéDel!e<///7'///v7/y77A^Dou y r /aH 3 meer
Marlv-la Ville ^////A///Beauva!
^Que P elle</y/^
Mar/y-la Ville '/
Zone d’extension
des produits du
démantèlement du
Calcaire de Jaignes
Extension probable
du Lac de Jaignes
Points où il n’existe pas
de Calcaire de Jaignes,
même à l’état de débris
oépouppleis/ ,E ffêpjuy-
so -yr •- <
7 ^1 LlZy-sC Ourc q —
k°^=-St^Au/o' e -
VALOIS ET MULTIEN
EXTENSION PROBABLE
DU LAC DE JAIGNES
- /. Metdl 1.50 - LUi
rNanteui! n_
-Tnlpori^'larn e'-
la rerte-s?Jouarre
G/Peltien
Fig. 15. —• Carte de l’extension probable du calcaire de Jaignes.
56
PAUL LEMOINE
3° Faciès d’Ermenonville. Type à Ermenonville, Oise.
Reposant tantôt sur les couches a Cer. Bouei, et Bayania lactea (Faciès
du Guépelle), tantôt sur les calcaires lacustres de Jaignes, se trouvent
dans l’Est de l’Ile-de-France, des couches laguno-lacustres, qui sont carac¬
térisées par la présence de Polamides mixlus.
A Ermenonville, Bois de Perthes, c’est une couche peu épaisse (0.30
à 0.40), à faune pauvre (une trentaine d’espèces).
On la connaît à :
Mètres.
Douy-la-Ramée. . 0.77
Levignen . 0.07
Nanteuil-le-Haudouin. 1.24 à 2.30
Ver, plusieurs mètres.
On l’observe, en outre, à Ivors, Jaignes, Levignen, Lizy, Montlo-
gnon, LA Ferté-sous-Jouarre, Nanteuil-sur-Marne, Pisseloup,
Nogent-l’Artaud, Chateau-Tiiierry, Blesmes, Gland. Morellet ( 1925 ,
p. 696) a dit que, dans cette région, cette couche reposait en transgression
sur le calcaire de Jaignes. Mais elle disparaît au N. d’ERMENONViLLE,
et n atteint pas la vallée de la Nonette ; à W., elle ne dépasse pas Villeron
(où elle forme la base d’un calcaire grossier = Pierre de Louvres). Ce
faciès d’Ermenonville est inconnu au Guépelle, commune de Saint-Witz,
Marly-la-Ville, et plus à l’Ouest, c’est pourquoi Morellet ( 1925 , p. 696)
a écrit de lui qu’il était régressif par rapport à ses équivalents occidentaux.
Le faciès à Potamides mixtus paraît passer à Ver et dans l’ouest de
l’Ile-de-France, à des couches où les éléments marins deviennent plus nom¬
breux et montrent des analogies avec ceux des couches du Guépelle.
Les mots de transgression et de régression, utilisés par Morellet, sont
évidemment déviés de leur sens, quand ils sont appliqués à des variations
de faciès aussi subtiles. Si je comprends bien la pensée de L. et J. Morellet,
le faciès du Guépelle représenterait le faciès le plus marin de la région ;
il passerait latéralement au faciès laguno-saumâtre (de Ermenonville), et
même à des faciès lacustres (calcaire de Jaignes), de telle sorte qu’à une
époque correspondant à une coupure telle que AB, la carte paléogéogra¬
phique indiquera à la fois des sédiments marins, lagunaires et lacustres.
Groupe E (Niveau de Beauchamp et calcaire de Lizy).
Bien que le nom de sables de Beauchamp s’applique à tout l’ensemble
des sables bartoniens, il a souvent été restreint pour désigner un petit
niveau de ces sables.
La partie supérieure des sables de Beauchamp ( stricto sensu ) est un
sable à C. maryense, et Cer. tuberculosum qui se suit dans tout le Multien.
Fleur ines
.SENLIS
f Çpepy : en Valois
Theve Montlognon'
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Mortefontame
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S *
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Faciès calcaire
▲
(Calcaire de Lizy)
^ Faciès sableux
à C.Maryense
à C.tuberculosum
U Y/
O ;
Marty-la Ville
OI h Héron
®Louvres
VALOIS ET MULTIEN
FACIES DANS LA MER
BARTONIENNE
N.de Beauchamp
/" fe-Douy-la Ftaméè'-^'fy
' Beauva^ JF^ " _
sisals
.80 A u/del
\Q Joignes
-
iNanteui!
MEAUX
^ 0 40/L (J
vfânnç yla rerte~S?Jouarre —j
Fig. 16. — Répartition des faciès dans la mer bartonienne à l’époque du Calcaire marin de Lizy
(faciès calcaire) du niveau de Beauchamp.
58
PAUL LEMOINE
Morellet le signale à Levignen (2.71), à Ivors, au Bois de Montlognon,
à Nanteuil-le-Haudouin (rue Saint-Laurent 0.34 à 1.80). A Betz, la
couche n° 4 a fourni des fossiles dont la liste est presque identique à celle
du Mont de Crépy, à Crépy-en-Valois, 1 donnée par Graves (1847, p. 448),
et elle paraît correspondre aux sables à Cer. tuberculosum, qui, à Nanteuil-
le-Haudouin, surmontent les couches à P. mixtus. Cette couche repré¬
sente donc le faciès de Beauchamp à Lévignen (2.71).
E bis. Calcaire de Lizy.
Mais à hauteur de la vallée de l’Ourcq, il passe au calcaire de Lizy qui
paraît à peu près localisé à Beauval, commune de Trocy, Etrepilly,
Lizy (3.50 et 0.50), Douy-la-Ramée (1.00), il diminue d’épaisseur vers le
S.-E. (La Ferté-sous-Jouarre, 0.40).
Sainte-Aulde, 0.25.
Nanteuil, blocs épars.
Nogent-l’Artaud, 0.
Brasles, 0.10.
Il n’existe pas à Levignen ni à Reez-Fosse-Martin (Nogeon).
Dessalure locale de la mer à la fin du niveau de Beauchamp.
A Nanteuil-le-Haudouin III, il existe, à la base du faciès d’Ezanville,
un niveau de calcaire à peine lacustre que j’appelle le calcaire de Nanteuil
(coupe II n° 5). C’est probablement le calcaire que signale Fritel (coupe IV,
n° 3), sur 1.50. Il me paraît avoir été trouvé dans le sondage I, n° 4 (8.00),
et peut-être à Levignen II (0.25).
La présence de Planorbis nitidulus semble indiquer un caractère plus
saumâtre que lacustre ; en effet, Planorbis nitidulus est signalé (Abrard,
1925, p. 291-296) dans le Lutétien saumâtre à Chambors La Frileuse,
Septeuil, Damery, Neauphlette, Maulette près Houdan, Pacy-sur-
Eure, Douains, Château d’IvRY-LA-BATAiLLE ; mais pas dans le Lutétien
lacustre.
M. L. Morellet a bien voulu me signaler que l’intercalation de couches
semi-lacustres à ce niveau, est d’autant plus curieuse qu’au même niveau
il existe à Beauchamp (Cuvier et Brongniart, Constant Prévost, Velain,
1876) des sables à Cyclostoma mumia, Lymnea, Melania hordacea, témoi¬
gnant un régime analogue, qui, d’ailleurs, n’ont pas été revues par les
auteurs modernes (Dollfus, 1879, Godbille in Fritel, Morellet, mss.).
Elles existeraient d’ailleurs à la Frette (Velain, 1876), où Munier-Chal-
mas a essayé de les faire voir à L. Morellet, sans succès d’ailleurs.
Ces accidents de dessalure se retrouveront, peut-être ailleurs, main¬
tenant que l’attention est attirée sur eux.
VALOIS ET MULTIEN
59
Groupe F. G. Sables d’Ezanville et Calcaire de Ducy.
La série des sables bartoniens se termine dans les régions typiques par
les sables d’Ezanville surmontés parfois par les calcaires de Ducy.
Les sables d’Ezanville, d’après leur faune, correspondent à une légère
dessalure de la mer. Les calcaires de Ducy sont nettement lacustres.
Mais, en réalité, les choses ne sont pas aussi simples. Les faciès s’enche¬
vêtrent d’une façon très complexe, et Nanteuil-le-Haudouin serait,
d’après L. et J. Morellet, un nœud de 3 dispositifs ; sous les couches à
Avicula Defrancei (Zone de Mortefontaine), on trouve suivant les cas :
Dispositif (1), du calcaire de Ducy à Limnea arenularia-
Dispositif (2), pas de calcaire de Ducy.
Dispositif (3), une imbrication de calcaire de Ducy et de faciès
rappelant ceux de Mortefontaine.
C. de Ducy
S. d’Ezanville
Cal. de Nanteuil
Mètres.
Mètres.
Mètres.
Betz-Acy.
0
X
Chevreville.
0.50
Ermenonville I.
2.00
Fresnoy-le-Luat Ducy.
0.35
0.95
?
Levignen II.
3.45+0.25
0.80
Nanteuil-le-Haudouin I . .
?
1.20
3.00
— III..
2.00
0.30
1.50
— V . .
X
X
—
Plessis-Belleville.
1.68
1.11
Reez-Fosse-Martin Nogeon.
0.72
?
A un certain moment de l’époque F. G., on peut, en s’inspirant du
schéma qui a été fourni par L. et J. Morellet, reporter sur une carte ces
diverses données et constater l’existence d’une sorte de golfe à eaux
marines, bordées de lagunes saumâtres s’insinuant dans le lac de Ducy.
Ce tracé a été fait en s’inspirant de ceux proposés par L. et J. Morellet,
mais ceux-ci ont fait remarquer qu’il y a lieu de les modifier, par suite des
observations faites à Levignen. D’une part, dans la vallée de la Thé-
rouanne, les formations arénacées se poursuivent sur toute la hauteur
du Bartonien, depuis sa base jusqu’au niveau de Mortefontaine, sans
intercalations calcaires marneuses pouvant représenter le calcaire de
Ducy (Thomas, 1894-1895, p. 15). D’autre part, à Levignen même
Morellet (1933, p. 253-256) a vu ce calcaire sur 3.45 +- 0.25 de cale, de
Nanteuil entre des couches qui peuvent être attribuées au faciès d’Ezan¬
ville (0.80), et des sables (0.10 à 0.50), qui peuvent représenter la zone
de Mortefontaine, à la base du calcaire de Saint-Ouen.
Le calcaire de Ducy paraît donc s’être déposé sur le bord d’un golfe
Région où il n’y aurait
pas de représentants
du l\l. de Ducy
Faciès lagunaire
COMPÏEGNE,
- Lac de Ducy
A Points où existe le niveau
de Mortefontaine
^ront •St e Maxence
q oS- Christophe
F/eurines
SENLIS MpritépïUby
—%p:îj|t
zfHéi^ s^; : ; a |
• ' Frwevoni/ille
Ducy c c
1! I l, Ê
T Ros/eres
-Cre py-en Valois
Lévignen
/a Chapel/ss^^tfortfïSfâ I j>>| I a M.^|=^r
Survi/liers. .\. A .. ■ ï 0 %y XJ>- i . ^ pVL=~ V_A %
- . -4 : v D ■ ■ p/a 9 /e Plessis Belfe vF -v
Guepellè* : : : : F c^__ ==r ^ -
Gué pe/lé*
Mar/y-l»i P ~
VALOIS ET MULT 1 EN
LAC DE DUCY
ET SON FACIES LAGUNAIRE
SOISSONS
Villers-
@Cotterêts
A.
Damp/eux /
* Bet z
: IM antëm
/ le Haudouin~
Clignons
)arnmartin-en Goële-'
\Claye
)A Fresnes
' -vA
izy-sr Ourccj
MEAUX
Fig. 17. — Carte des faciès à l’époque du calcaire de Ducy un peu avant l’invasion de la mer
à Avicula Defrancei (N. de Mortefontaine).
VALOIS ET MULTIEN
61
qui ne communiquait que par intermittences avec la zone marine d’Ezan-
ville.
On sait, d’autre part, que l’ensemble des faciès d’Ezanville et de Ducy,
passe à l’Est des marnes calcaires (calcaire de Nogent-1’Artaud, à fossiles
d’eau douce, avec intercalations de bancs saumâtres).
Résumé relatif aux divers niveaux du Bartonien inférieur.
On peut constater que ces divers niveaux, sur lesquels on a tant discuté,
ont une très faible épaisseur de sédiments par rapport à l’ensemble du
Bartonien ; ils représentent des épisodes de salure et de sursalure au sein
des lagunes littorales de la mer bartonienne.
Il convient d’ailleurs de faire remarquer qu’il y a des points où ces faciès
si variés n’existent pas et où la sédimentation marine, sableuse, a subsisté
pendant tout le Bartonien. C’est le cas dans la vallée de la Grivette, au
Sud de Levignen (tranchées du chemin de fer) et probablement aussi à
Silly-le-Long.
H. Niveau de Mortefontaine. Type à Mortefontaine, Oise.
Les sables qui le constituent sont nettement marins à Mortefontaine,
et dans le gisement de La Chapelle-en-Serval (Butte des Clochettes),
ainsi qu’à Crépy-en-Valois x .
On peut parler ici d’une zone du Bartonien, caractérisée par la pré¬
sence presque constante de Avicula Defrancei (Morellet, 1930). Ce fos¬
sile, si on sait le différencier de Avicula fragilis, est caractéristique de
cette zone avec deux espèces Psammobia tenuicula et Condylocardia
atomus, que l’on ne connaît que dans le Lutétien.
De plus, sur 80 espèces de Mollusques que l’on y trouve, 14, par
leur association constante, donnent un cachet spécial à la faune du faciès
de Mortefontaine, faciès laguno-marin, où les éléments marins ( Num -
rnulites, Membranipora, Murex ) sont associés à des formes saumâtres
(i Cyrena , Potamides, etc...) et même à des formes d’eau douce ( Lymnea ,
Planorbis) évidemment entraînées par les eaux venant du rivage.
Ce faciès de Mortefontaine se poursuit dans toute l’Ile-de-France ;
dans le Valois et le Multien, il a été signalé à :
Mètres.
Acy-en-Multien. 1.80
Bouillancy (Nogeon). 0.94
Chevheville. 1.50
Crépy-en-Valois (Vaudemanche
Ferme). 0.60
1. A Crépy-en-Valois, au-dessous de cette zone les sables bartoniens sont exploités pour a
fabrication des bouteilles d’Aniehe et de Somain. Voir Thomas, 4897-1898.
VALOIS ET MULTIEN _ EPAISSEUR DES SABLES de BEAUCHAMP
plus de 40 m.
de 20 à 40 m.
de 10 à 20 m.
moins de 10m.
COMPÏEGNE,
Attichy
© Aisne
SOISSQNS
/^V!7Pont4%v
\\Haramont\
v/r<' */'///</< a/y
v^Cre pV;en Valois}
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ÆÈÊÊÊiÈÈiÊÈilÊÊiÊik
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ttCotterêts' (?
y///////,Y/Â
Wpm Ou!chy-leCh*- u
////// /Æy Ourcq
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Fà\p±y / QPI a jJly/X$yer'io / ^ftïl Chevi'etfilley&y^^firMy/y
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/ Z/lé / Plessis / Éellé vî / l(ioTeo^}‘p 7 ^fn^^^%^f r/ ° U J' S ‘ &
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MÊÊm&æ
Marigny-en Orxo/s
• il
Etrepi/ly—fcr\
ïfflï
^ -7>em 6/gyj
-t 7 :! ; N idéaux
Lizv-sC Ourcq
Fig. 18. — Carte de l’épaisseur des Sables de Beauchamp.
VALOIS ET MULTIEN
Mètres.
63
Dampleux.
Ermenonville 1. 10.00 ?
Les Croquelots.
Butte aux Clochettes.
Fresnoy-le-Luat, Ducy. s. 0.25
Levignen. 0.50
Lizy . 0.65 et 0.45
Montagn y-Sainte-F f.licité.
Montépilloy.
Mortefontaine. I, 2.50; III, 2.29
Nanteuil-le-Haudouin.
Plessis-Belleville. . .. 1,1.45 ; II, 0.86
Rosières.
Saint-Sulpice.
C’est, dans l’histoire géologique de l’Ile-de-France, un épisode marin
d’une grande généralité.
Mais il ne faut accorder aux chiffres d’épaisseur qu’une valeur minime.
Car la zone de Mortefontaine est tantôt à l’état calcaire, tantôt à l’état
sableux ou argileux et est souvent difficile à distinguer des niveaux qui
l’encadrent.
I. J. K. Calcaire de Saint-Ouen.
Le calcaire de Saint-Ouen n’est pas susceptible d’être divisé dans le
Valois et le Multien. Le régime lagunaire y a été continu pendant toute
cette période du Bartonien. Le calcaire de Saint-Ouen a fourni quelques
mollusques terrestres à Pont-Sainte-Maxence (Haug, p. 1.440). Effecti¬
vement, Hebert, 1855, signale à Fleurines 10 à 15 m. de calcaire avec
Planorbis, Cyclostoma, Lymnea, Graines de Chara.
Le calcaire de Saint-Ouen a été vu par Robert (1830) à Montépilloy,
où il contient Melania, Lymnea, Planorbis, graines de Chara.
On est amené à lui attribuer les épaisseurs suivantes ;
Mètres.
Acy-en-Multien . s. 3.00
— 2.65
Chevreville. 14.25
Ermenonville III . 15.00
Faverolles . 19.00 ?
Fleurines II (Saint-Christophe). 8.00
Reez-Fosse-Martin (Nogeon).. 2.65
Saint-Soupplets. 13.00
Silly-le-Long. 18.00
— 16.50
L. Sables de Monceau.
Ils sont mal représentés. Je leur attribue 5.50 à Peroy-lès-Gombries,
2.00 à Silly-le-Long et 2.40 à Saint-Soupplets (I n° 6), à Reez-Fosse-
64
PAUL LEMOINE
Martin (Nogeon) ,2.70. Mais faute d’affleurements, il est difficile de les sépa¬
rer des résidus d’argiles du Ludien, qui se trouvent à la surface de cer¬
tains points élevés des plateaux.
Ces subdivisions ne s’observent plus dans la région de Fleurines, où les
Sables de Beauchamp débutent par un lit ferrugineux avec quelques cail¬
loux roulés, lequel est surmonté par des argiles verdâtres (2.00) ; ensuite,
viennent 10 à 20 m. de sables blancs quartzeux peu coquilliers.
Des galets abondants, que l’on peut rapprocher de ceux de Fleurines,
s’observent à Villevert (au N. de Senlis) au Sud de la cote + 101.00.
Altitude de la base du calcaire de Saint-Ouen ou de la zone de Mortefontaine.
Acy-en-Multien.
Aumont.
Bouillancy I. Village.
Crépy-en-Valois ( Résumé ) .
Cuvergnon I.
— Il.
Ermenonville I. Château.
— II. Râperie.
— V. Commune.
Etrepilly. Manluy.moins de
Faverolles.
La Ferté-Milon.
Fleurines II. Saint-Christophe.
Haramont III.
Isles-les-Meldeuses.
Lizy-sur-Ourcq.
Mareuil-sur-Ourcq.
May-en-Multien.
Montepilloy.
Nanteuil-le-Haudouin VI.vers
Peroy-lès-Gombries I.
— II.
* Plailly I.
— II.
Plessis-Belleville I.
Reez-Fosse-Martin (Nogeon) II bis .
Rouvres, Oise. I.
— II ...
Rosières.
Russy. Butte de Morigny, moins de.
Saint-Soupplets. I.
Silly-le-Long I..
— I bis .
* Trilport...
Vemars.
Villeneuve-sur-Verberie.
Villers-Cotterets C. des Brûlés . ..
Mètres.
+ 112.25
+ 120.00
+ 128.92 approximatif
+ 140.00
+ 126.00
+ 126.10
+ 93.00
+ 92.00
+ 102.00
140.00
+ 141.00
+ 106.00
+ 141.10
+ 180.00
+ 90.00
+ 104.00 ?
+ 125.00
+ 125.00
+ 144.00-147.00
+ 115.00
+ 110.75
+ 110.00
+ 120.50
+ 99.00
+ 92.45
4- 115.25
+ 127.85-100.95
+ 120.00 probable
+ 143.00
+ 155.00
+ 84.30
+ 98.00
+ 95.00
+ 61.00
+ 122.00 approximatif
+ 163.00
+ 180.00
* Points en dehors de la région étudiée ici.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. VII.
s
F / eur/nes
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~Vémars^=^
p r Tf| hHT;^' c “'
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VALOIS ET MULTIEN
ALTITUDES DE LA BASE
DU CALCAIRE DE STOUEN
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TTI 125
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*T Marigny-en Orx.
G.^ei-fcier
Fig. 19. — Carte des altitudes de la base du Calcaire de Saint-Ouen.
66
PAUL LEMOINE
Subsidence totale entre la base du Lutétien et la base du calcaire de Saint-Ouen
(Fin du régime marin de Morte fontaine).
Cette subsidence est exprimée par l’épaisseur totale du Lutétien et des
sables de Beauchamp.
Il n’y a guère de possibilités d’erreurs ni à la base, où le Lutétien infé¬
rieur a généralement un faciès très caractéristique, ni au sommet où l’ap¬
parition du calcaire lacustre de Saint-Ouen est presque toujours facile à
reconnaître ; la présence du niveau de Mortefontaine, très constant dans
la région, évite toute difficulté d’interprétation.
La subsidence totale, résultant des chiffres ci-joints, est, en réalité, le
total de trois phénomènes principaux :
1° Subsidence pendant le Lutétien.
2° Relèvement entre le Lutétien et le Bartonien.
3° Subsidence pendant le Bartonien, interrompue, de temps à autre, par
des subsidences négatives de courte durée.
La subsidence totale entre ces deux périodes est extrêmement variable
suivant les points, de 105 à 38.
Les zones où la subsidence est maximum coïncident grosso modo, mais
grosso modo seulement, avec celles où on observait une subsidence maxi¬
mum entre la craie et le Lutétien ; c’est toujours une aire dont l’axe est
jalonnée par la ligne Senlis-Villers-Cotterets. Mais, tandis que l’empla¬
cement de Crépy-en-Valois était au point de subsidence maximum à la
période précédente, il est un point très normal à la période considérée ici.
Il en résulte que l’aire de subsidence maximum se trouve disjointe.
Valeur totale de la subsidence entre le début du Lutétien et le début du calcaire de Saint-Ouen
(fin du régime marin de la zone de Mortefontaine).
Base du
Base de
Subsidence
Lutétien
St-Ouen
Mètres.
Mètres.
Mètres.
Acy-en-Multien .
entre 50
et
75
soit 60
112.25
52
Antilly bis .
60
Aumont IV.
29
120
91
Bouillancy. Village.
72
129
57
Crépy-en-Valois II.
74
140
66
Crouy.
entre 50
et
75
soit 70
140
70
CuVERGNON.
— 50
et
75
— 65
126
61
Ermenonville I. Château.. .
16
93
77
— II. Râperie . .
34
92
58
Faverolles .
87
141
54
Ferté-Milon (La) .
68
106
38
Fleurines .
48
141
93
Haramont I et III.
92
180
88
Isles-les-Meldeuses.
90
Lizy-sur-Ourcq.
31
104
73
Mareuil-sur-Ourcq.
125
Subsidence
plus de 100 m.
de 100 à 75 m.
de 75 à 50 m.
moins de 50 m.
COMPÏEGNE.
S0IS50NS
-V erberiè- ^^ --
-’ont l -S\ e Maxence
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Peroy-/.6 -Betz-*61 —- 1 - '•/*£
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77 fjJJ1 V' le Haudomn
,,. / le Pie*js Belleville
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~Acv m 7—
1-52-56-470
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'•U U1.*^-'-" *■'
Vémars
O_
Dammartin-en GoiS
-———- *- Et repi II y—*
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VALOIS ET MULTIEN ~Z=
SUBSIDENCE entre le début du LUTÉTIEN
et le DÉBUT DU CALCAIRE DE ST OUEN
Penchard-
, O
tCrou y-s. Or
A'Llzy-sr Ou rcq
—Isle^-les Me/d.
CLigrwrv
lMEAUX
G.'Peltien
Fig. 20. — Carte de la subsidence entre le début du Lutétien et le début du calcaire de Saint-Ouen.
68
PAUL LEMOINE
May-en-Multien.
125
Montepilloy.
entre 25
et 50
soit
40
145
105
Nanteuil-le-Haudouin. . . .
115
Peroy-lès-Gombries II.
42
111
69
Plailly.
Plessis-Belleville (Le) ....
40
92
52
Reez-Fosse-Martin Nogeon
III
115
Rouvres.
71
127
56
Rosières.
entre 25
et 50
soit
40
143
103
Russy.
155
Saint-Soupplets.
43
84
41
Senlis.
43 plus de 101
plus
de 58
Silly-le-Long I .
vers
48
98
50
I
— I bis .
—
43
95
52
moy.
— II .
54
au-dessus
38
) 50
de 92
Trilport.
61
Vemars.
122
Ver II .
39
Villeneuve-sur-Verberie. .
163
VlLLERS-COTTERETS.
99env,180
81
VIII. — LUDIEN
L’étage Ludien est à l’état de gypse dans le Parisis. Mais les dépôts de
gypse ne dépassent pas la ligne de hauteurs qui jalonne Dammartin-en-
Goele, et il est probable qu’ils ne l’ont jamais dépassée. En effet le puits
de Saint-Soupplets I (n° 5) montre le Ludien à 1 état calcaire sur 11.35
d’épaisseur. Au delà de cette ligne, on trouve, à la surface des plateaux, des
argiles, parfois difficiles à différencier du Bartonien supérieur (Sables de
Marines), et sur lesquelles on ne sait pratiquement rien.
A Fleurines II (Saint-Christophe-en-Halatte) le puits montre le
Ludien réduit à 11.00 de marne blanche et de calcaire dur qu’il est diffi¬
cile de séparer du calcaire de Saint-Ouen.
Je ne crois pas que le Ludien ait été vu dans la Forêt de Villers-Cotte-
rets ; il est cependant probable qu’il existe.
IX. — SANNOISIEN
Le Sannoisien n’est bien représenté que dans la Forêt d Halatte où
son sommet se trouve à l’ait. + 185.00. A Saint-Christophe (commune
de Fleurines), un sondage montre qu’il est constitué au moins par 14.00
d’argiles.
Hébert (1855), après de Verneuil et d’Archiac (1845), avait attiré l’at¬
tention sur l’existence en ce point de marnes vertes à Cerithium plicatum
VALOIS ET MULTIEN
69
et Cytherea accompagnées d’un mince lit d’oolite (faciès connu a ce même
niveau, à Villejuif, Seine; elles y sont surmontées de 3 à 4 m. de marnes
vertes, sans huîtres. Dollfus (1880, p. 142) donne de la faune de ce banc
oolithique une liste de 12 espèces ou variétés.
D’après lui la coupe serait (vers + 180).
/ 1. Argile sableuse verte et brune.
Sannoisien \ 2. Sable calcareux oolithique, gris ferrugineux, fossilifère.
4 à 5 m. 3. Marnes vertes.
I 4. Marnes blanches.
V 5. Marnes vertes.
D’après Alimen (1936), le gisement de Fleurines (Saint-Christophe)
serait à la limite de la lagune sannoisienne, qui ne se serait pas étendue
sur la région de Villers-Cotterets.
X. — STAMPIEN.
Comme le Sannoisien, le Stampien ne se trouve que sur les buttes les
plus élevées, c’est-à-dire dans la Forêt d’FIalatte, et dans la Forêt de Villers-
Cotterets.
A Saint-Christophe-en-Halatte (commune de Fleurines), il y a
70
PAUL LEMOINE
environ 35 m. de sables ; ils sont fossilifères à leur base ; Tournouer y a
signalé le niveau de Jeurre. Alimen (1936, p. 136) pense que la faune de
Fleurines (à Saint-Christophe), provenant des couches 1 et 2, est une
faune sanoisienne résiduaire qui a vécu au début du Stampien sur les bords
du golfe où persistaient les influences saumâtres. Elle note (p. 184-185) la
persistance de Melanin Nysti ; Psanmobia plana ; Modiola Brauni.
Dans la forêt de Villers-Cotterets, le Stampien prend un développe¬
ment considérable et atteint l’altitude + 220 m.
D après Alimen, il ne s’agirait ici que du Stampien inférieur qui serait
à la limite de son extension. Le stampien supérieur n’aurait d’après elle
guère dépassé les lignes des buttes de Dammartin-en-Goele.
XI. — AQUITANIEN
(Meulières de Montmorency.)
Elles forment un placage superficiel peu épais :
1° au Mont-Pagnotte (forêt d’Halatte), où elles contiennent des Hélix
et des Pupa (Alimen, 1936, p. 211-215);
2° dans la Forêt de Villers-Cotterets, où l’on y trouve des Char a
(Alimen, p. 216-251).
VALOIS ET MULTIEN
71
XII. — QUATERNAIRE
Les renseignements que l’on possède sur les alluvions des rivières de la
région, se réduisent à très peu de chose.
On sait qu’à Crépy-en-Valois, IX, dans le ru des Taillandiers, il
existe 3.50 de tourbe.
Cette épaisseur devient beaucoup plus considérable en aval, car a Bethisy-
Saint-Pierre (sondages II et III), il y en a de 11.00 à 12.60.
On peut noter également qu’à Nanteuil-le-Haudouin, à la source
de la Nonette, il y a 1.00 d’alluvions.
TECTONIQUE
I. — L'axe synclinal du Thérain passe, d’après Dollfus (1880, p. 140), au
Nord de Saint-Maximin, vers Saint-Léonard, au Sud de Senlis, et se perd
insensiblement, faute probablement d’observations, dans les bois et bruyères
d’ERMENONViLLE. Mais les sondages de cette localité que je fais connaître
ici montrent que toutes les couches se trouvent à très basse altitude, et que
le caractère synclinal du Thérain est évident.
Plus au Sud-Est, les faits sont moins nets, et le synclinal disparaît ; on
ne retrouve rien de précis sur son prolongement probable vers la vallée de
H Au Nord, Dollfus a signalé un axe anticlinal secondaire, Yaxe
du Multien ; cet anticlinal est à peu près impossible à mettre en évidence
dans la vallée de l’Oise. Dans la vallée de l’Ourcq, il est évidemment très
net, si l’on considère les cotes du calcaire de Saint-Ouen ; mais, les cotes
de la craie indiquent plutôt un synclinal, ainsi que je l’ai noté en 1929,
comme s’il y avait indépendance des anticlinaux et synclinaux de divers
^D’ailleurs, à Mareuil-sur-Ourcq, Abrard (1933, p. 107-108) a montré
l’existence d’un petit synclinal secondaire.
III. _ Pour retrouver un accident tectonique vraiment important il
faut aller au Nord, jusqu à Compïègne.
La zone la plus haute dans la région considérée est la Faisanderie, où la
craie surmontée de Thanétien est à + 58. Mais, déjà, en ce point, l’axe a
commencé à subir un commencement d’ennoyage, car à Margny-lès-
Compiègne, sur la rive droite de l’Oise, la craie est à + 103 m.
La dénivellation vis-à-vis du synclinal, plus au Nord, est considérable.
Margny + 123 m. s’oppose à Clairoix, + 32 m., D = 91 m.
Compïègne + 58 m. s’oppose à Choisy-au-Bac + 6.80 D = 64.80.
Le passage de la zone anticlinale à la zone synclinale est très brusque
et revêt presque l’apparence d’une faille.
72
PAUL LEMOINE
Migration des zones de subsidence.
On possède sur cette région un grand nombre de données ; bien
quelles soient encore insuffisantes, j’ai essayé de me rendre compte com¬
ment s était acquise, au cours des diverses époques géologiques, la consti¬
tution tectonique que l’on observe actuellement.
Fig. 23. — Migration des zones de subsidence dans le Valois et le Muitien.
A cet effet, j’ai déterminé la subsidence qui s’est produite d’une part,
entre la fin du Crétacé et la base du Lutétien; d’autre part, entre la basé
du Lutétien et la base du calcaire de Saint-Ouen, c’est-à-dire entre des
époques dont les sédiments sont généralement bien datés et facilement
reconnaissables.
Il est curieux de noter :
1° Que les zones de subsidence maximum ne sont pas parallèles aux
zones antichnales et aux zones synclinales, mais qu’elles leur sont nette¬
ment obliques.
2° Que ces zones de subsidence maximum ne sont pas les mêmes pour
les deux époques étudiées. Il y a donc, nettement, migration des zones de
subsidence. C est un phénomène que j'ai pour la première fois l’occasion de
pouvoir mettre en évidence dans ce chapitre. Mais il est d’ordre général,
et j’en montrerai d’autres exemples, dans d’autres régions de l’Ile-de-France.’
BIBLIOGRAPHIE DES TRAVAUX GÉOLOGIQUES
SPÉCIAUX AU VALOIS ET MULTIEN
Abrard.
1933 . L’anticlinal du Multien à Mareuil-sur-Ourcq (Oise). C. R. S. Géol.
Fr., Paris, 1933, f. 8-9, p. 107-108.
D’Archiac, voir de Verneuil.
1845 .
Boursault et Lemoine (Paul).
1929 . Sur la constitution du Tertiaire inférieur sous la région de Senlis.
Bull. Soc. Géol. Fr. (4), XXIX, 1929 (paru 1930), p. 427-434.
Charpiat (R.).
1918 . a. Coupe géologique de la colline située au Nord-Est de Crouy-sur-
Ourcq, suivant la route d’Hervillers (S.-et-M.). Bull. Soc. Géol. Fr. (4),
XVIII, 1918, p. 99-101, 1 fig.
— b. Le Lutétien de la Ferté-Milon (Aisne). Bull. Muséum Hist. Natur.,
XXIV, 1918, n° 5, p. 303-304.
— 1919 . Contribution à l’étude de l’Éocène. Les sables glauconieux du
Lutétien inférieur de la vallée de l’Ourcq. Bull. Muséum Hist. Natur.,
XXV, 1919, p. 151-152.
Corenwinder.
1873 . Analyses de roches dolomitiques (Pont-Sainte-Maxence). Ann.
Soc. Géol. Nord, I, 9 janv. 1873, p. 18-19.
Damour.
1855 . Sur un sable magnésien existant dans le calcaire grossier de Pont-
Sainte-Maxence, Oise. Bull. Soc. Géol. Fr. (2), XIII, 1855, p. 67-71.
Graves.
1847 . Essai sur la topographie géognostique du département de l’Oise.
Beauvais, Desjardins, in-8°, 804 p.
Hébert.
1854 - 1855 . Bull. Soc. Géol. Fr. (2), XII, 1854-1855.
Héricard-Ferrand.
1832 . Énumération des gisements à Lenticulites variolaria. Bull. Soc.
Géol. Fr. (1), III, 1832, pp. 75-76.
74
PAUL LEMOINE
Lemoine (Paul).
1929 . La géologie souterraine de la région entre Meaux et Villers-Cotte-
rets. Bull. Soc. Géol. Fr., 15 avril 1929 (4), XXIX, pp. 435.
— Voir aussi Boursault.
1929 .
Morellet (L.).
1908 . Contribution à l’étude stratigraphique des Sables moyens de la
vallée de la Marne entre Meaux et Château-Thierry. Bull. Soc. Géol.
Fr. (4), VIII, 1908, p. 533-541.
— 1924 . Observations sur les Sables à galets d’Auvers. Bull. Soc. Géol.
Fr. (4), XXIV, 1924, p. 109-112.
— 1925 . Observations sur les couches à Avicula Defrancei. Bull. Soc.
Géo. Fr. (4), XXV, p. 59-66.
— 1925 . Observations sur les couches à Potamides mixtus (zone d’Er¬
menonville). Bull. Soc. Géol. Fr. (4), XXV, 1925, p. 673-702.
— 1927 . Sur le Bartonien de la vallée du Petit-Morin entre la Ferté-
sous-Jouarre et Verdelot. Bull. Soc. Géol. Fr. (4), XXVII, pp. 207-211.
Morellet (L. et J.).
1929 . Observations sur les sables moyens du Guépelle. C. R. Somm. Soc.
Géol. Fr., 17 juin 1929, p. 172-173.
— 1929 . Sur la position stratigraphique des couches à Potamides mixtus
d’Ermenonville. C. R. Somm. Soc. Géol. Fr., 1929, p. 173.
— 1930 . Identification du niveau à Avicula Defrancei dit de Mortefon-
taine, en deux points nouveaux de l’Oise. Bull. Muséum (7), t. II,
n° 5, 1930, p. 580-581.
— 1930 . Observations sur la zone du Guépelle. Bull. Soc. Géol. Fr. (4),
XXX, 1930, p. 119.
— 1930 . Les sables moyens de Nanteuil-le-Haudouin. C. R. Somm.
Soc. Géol. Fr., 1930, p. 165-171.
— 1930 . Caractères paléontologiques, extension géographique et exten¬
sion des couches à Avicula Defrancei.
— 1931 . Coupe dans le Bartonien de La Ramée, près de Douy, S.-et-M.
Bull. Muséum, III, n° 1, 1931, p. 198-199.
Orlieb.
1873 . Indication d’un gisement de dolomie sableuse à Pont-Sainte-
Maxence. Ann. Soc. Géol. Nord, I, 1873, p. 18.
Thomas.
1895 . Révision de la feuille de Soissons. Bull. Sera. Carte Géol. France,
VI, 1894-1895, n° 38, pp. 15-18.
— 1896 . Révision de la feuille de Soissons. Bull. Sera. Carte Géol.
France, VII, 1895-1896, n° 44, pp. 19-22.
— 1897 . Révision de la feuille de Soissons. Bull. Sera. Carte Géol.
France, VIII, 1896-1897, n° 53, pp. 16-20.
BIBLIOGRAPHIE
75
— 1898 . Révision de la feuille de Soissons. Bull. Serv. Carte Géol.
France, IX, 1897-1898, n° 59. C. R. des Collab., p. 287-290 (Coupe à
Nanteuil-le-Haudoin, Zones du Bartonien), p. 289 ; paru mars 1897.
De Verneuil et d’Archiac.
— 1845 . Bull. Soc. Géol. Fr., 1845.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS L’ILE-DE-FRANCE
Documents relevés par
MM. PAUL LEMOINE, R. HUMERY, R. SOYER
CHAP. III. VALOIS ET MULTIEN
Acy-en-Multien , c. de Betz (Oise).
I. 1 km. 5 sur route de Betz.
Coupe en affleurement dans le Bartonien.
Morellet, 1930 , p. 580-581. Voir aussi Graves, 1847 , p.
Alt. : + 115.25.
Mètres.
Calcaire ( 1. Marnes et calcaires lacustres à silex et à I
de St-Ouen < Lymnea sur. 3 00 (
3.00 f . ^
2. Lit onduleux de calcaire marneux ou de
calcaire dur, englobant des fragments
N. de ^ de calcaire lacustre ; faune marine du
Mortefontaine < niveau dit de Mortefontaine (sauf Avi-
1-80 I cula Defranceï] .0.20 à 0.30
[ 3. Marnes avec lits onduleux de rognons
l calcaires. 1.50
N. ( 4 ‘ Sable quartzeux blanc ou roux avec gros
d’Ezanville \ rognons de grès dur et fossiles marins
et de J Sur . 0.45
Beauchamp I .
sur 0.45 [ .A'"... .
l Epaisseur totale. 5.25
Alt. + : 110.00
446-448.
de + 115.25
à +112.25
de + 112.25
à + 110.00
IL Le I jUtétien affleure dans la vallée à -f 75.
L’épaisseur des Sables de Beauchamp serait donc ici de 37 m. 25
(112,25— 75,00).
Fig. 24. — Carte des emplacements où des coupes de sondages, où des coupes précises en affleurements ont été relevées
dans le Valois et le Multien
78
PAUL LEMOINE
Antheuil-en-Valois, c. de Betz (Oise).
I. Fritel, 1910, p. 24.
Lieudit. « la Cavée ».
Bartonien
(Sables de
Beauchamp)
6. Limon.
5. Argile ou Marne argileuse verdâtre.
4. Sable fin brun roux, puis très blanc....
3. Grès grossier friable avec quelques fos¬
siles par places ; se montre aussi en
masses bottrioides (sic) .
2. Lit fossilifère, épais de quelques centi¬
mètres, où les espèces assez nombreuses
sont tantôt libres, tantôt agglomérées
en une roche calcaire friable.
1. Sable jaune devenant blanchâtre au som¬
met.
II. Paul Lemoine, 1929, p. 446.
Renseignements de MM. L. et J. Morellet.
La base des Sables du Bartonien serait vers + 98 m. 00.
Antilly, c. de Betz (Oise).
I. Paul Lemoine, 1929, p. 446.
Maître de l’œuvre : La commune. Renseignements des Ponts-et-Chaussées.
Alt. : + 94.00.
I. Renseignements de la Râperie.
1. Terre végétale.
2. Sables moyens.
3. Calcaire grossier supérieur
4. Calcaire grossier inférieur.
Profondeur totale
Eau à 3.57 (ait. : + 90.43).
Quaternaire (
9.93 (
Bartonien f
14.43 (
Lutétien )
sur 21.16 {
Mètres.
9.93
14.43
8.04
13.12
45.52
de
+
94
.00
à
+
84
.07
de
+
84.
.07
à
+
69.
,64
de
+
69.
,64
à
+
48.
,48
I bis. Renseignements de l’enquête Debauve.
Mètres.
Quaternaire | 1. Terre végétale. 4.50 1 de + 94.00
4 - 50 l . J à + 89.50
Bartonien ( 2. Sables moyens. 6.50 1 de + 89.50
6 50 ( . / à + 83.00
Lutétien l 3. Calcaire grossier supérieur. 14.50 ) de + 83.00
23.10 '( 4. Calcaire grossier inférieur. 8.60 ) à + 59.90
Cuisien ( 5. Sables et argiles du Soissonnais. 17.90 J de + 59.90
sur 17.90 ^ Profondeur totale. 52.00 ) 4 "b 42.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN 79
La vallée coule vers + 88.00 à peu près au contact du Bartonien et
du Lutétien.
Faute de détails, il est impossible de faire un choix sur les renseigne¬
ments I et I bis qui se rapportent probablement au même puits.
II. Thomas, 1894-1895, p. 15-18.
Lutétien : Calcaire grossier à Cerithes exploité par carrières souterraines.
Cuisien : Sables sur 35 m. (en allant vers Levignen).
Apremont, c. de Creil (Oise).
Maître de l’œuvre : La commune. Entrepreneur : Fils de Lefèvre frères,
1937-1938, au N.W. de la localité.
Alt. : + 115.00 environ.
Mètres.
Sables de
Beauchamp
Bartonien)
19.80
Calcaire grossier
(Lutétien)
s. 45.20
1. Sable gris blanc sec.
2. Sable jaune sec .
3. Sable mouvant jaune et roux.
4. Sable jaune argileux.
5. Argile sableuse bleuâtre.
6. Petits rognons de silex.
7. Sable et coquillages .
8. Calcaire gris et gros sable.
9. Sable gris dur et rognons de calcaire
10. Calcaire gris-blanc.
11. Marne et calcaire blanc.
12. Calcaire jaune très dur.
13. Calcaire gris plus tendre.
14. Calcaire gris noir.
15. Calcaire jaune tendre.
16. Calcaire jaune sableux.
17. Sable durci verdâtre.
18. Sable durci gris-noir.
19. Sable durci vert.
20. Sable gris vert à gros grains..
3.00
5.00
4.25
1.65
1.60 \
0.75 [
1.35 |
2.20 \
5.45 |
de + 115.00
à + 95.20
7.25
1.25
13.50
5.95
2.00
2.05 I
0.95 I
2.00 1
2.55 1
1.25
1.00 j
de
à
+ 95.20
+ 50.00
NH. : 8.00 (ait. + 102.00) dans le n° 2 en 1938.
N. H. : 49.00 (ait. + 66.00).
N. de pompage : 51.00 (ait. + 64.00).
Débit : 10 mch., soit 240 mcj.
Aumont, c. de Senlis (Oise).
I. Renseignements recueillis sur place.
a) Nappes locales dans les Sables de Beauchamp (Source du Lavoir et...).
Débit : 2,7 mcj ; 0,7 à 5 mcj.
b) Puits communaux anciens (15.00 de profondeur), allant donc vers
80
PAUL LEMOINE
+ 75.00 (probablement à 3.00 au-dessus de la base du Bartonien (voir
puits IV) où ils ont été arrêtés par la présence des grès).
c) Puits particuliers de 50.00 et 62.00 de profondeur, allant donc jusqu’à
+ 40.00 (probablement puits II et III) et + 28.00 (probablement,
puits IV).
d) Le calcaire de Saint-Ouen forme la butte à l’Ouest du village vers la
cote + 120.00. Comme le contact de la base du Bahtonien avec le Luté-
tien est (puits IV) à + 71.75, on peut en déduire pour l’épaisseur des
Sables de Beauchamp, le chiffre de 48.25.
e ) Fritel (1910, p. 24) signale un gisement de Sables à fossiles roulés
(niveau inférieur d’après lui) près du signal 201. Il n’existe pas de point
coté 201 dans la région. Il s’agit probablement, du point 101 où Patte,
1931, a signalé un banc à galets. — Voir : Senlis IV. Villevert.
II. Propriétaire : M. Baudrier. Entrepreneur : Vincent, 1906.
Alt. : + 90.00 environ (sur Sables de Beauchamp).
Avant-puits j
38.40 {
Calcaire grossier /
supérieur
sur 5.20
Calcaire grossier
inférieur
sur 11.90
Mètres,
1. Avant-puits. 38.40
Lutétien sur 17.10.
2. Calcaire blanchâtre très dur. 5.20
3. Calcaire chlorité jaune et sable fin jaune. 1.40
4. Calcaire chlorité plus dur avec points
verts. f . 3.00
5. Calcaire chlorité plus noir, rognons de
carbonate de chaux. 5.50
6. Sables verts et rognons de calcaire
chlorité ... 1.00
7. Calcaire chlorité vert très dur et points
noirs. 1.00
de + 90.06
à + 51.60
de + 51.60
à + 46.40
de + 46.40
à + 34.50
| Profondeur totale.. 55.50
N. H. : 38.15 (ait. -f 51.85).
N. de pompage : 39 m. 40 (ait. + 50.60), pour 3 mch. (72 mcj.)
III. Propriétaire : Cailleux, horticulteur. Entrepreneur : Vincent, 1921.
Alt. : + 84 environ (sur Sables de Beauchamp).
Mètres.
Avant-puits / 1. Puits maçonné. 24.64
24.64 j Eau à 24.20 (ait. + 59.80) ..
Lutétien sur 22.21.
I 2. Calcaire lithographique très \
dur. 1.26 /
3. Calcaire tendre. 0.40 i 2.16
4. Calcaire lithographique dur .. 0.50 j
) de + 84.00
I à + 59.36
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
81
5. Calcaire grossier tendre.
0.25 \
6. Calcaire grossier dur.
0.50 i
Calcaire grossier
Eau à 24.20 (ait. 59.80 +) ..
>
supérieur
7. Calcaire grossier tendre et
1
sur 16.51
plaquettes de calcaire dur .
7.45 J
8. Calcaire et grès très dur.
Eau à 33.95 (ait. + 50.05) ..
1.50 \
9. Grès gris très dur.
1.26
10. Sable calcaire très fin.
0.29 /
11. Calcaire siliceux.
12. Sable calcaire jaune et blocs
0.35 \
de calcaire dur.
13. Calcaire gréseux et plaquettes
1.40 \
de grès tendre.
1.35 /
14. Grès noirâtre très dur. .......
2.10 \
15. Sable fin vert foncé argileux .
Eau à 34.15 (ait. + 19.85)
0.75
16. Grès à Nummulites .
0.15 )
17. Sable et rognons de grès.
Eau à 33.95 (ait. + 50.05)
0.30
Calcaire grossier
18. Grès à Nummulites très dur. .
0.60 ,
inférieur
19. Sable gris quartzeux dur ....
0.25
sur 5.70
20. Calcaire glauconieux très dur.
21 .Sable quartzeux vert glauco-
0.12 I
nieux .
0.72 \
22. Grès.
0.06 (
23. Sable quartzeux jaunâtre. . . .
Eau à 33.95 (ait. + 50.05)
0.65 1
Profondeur totale.
46.85
Mètres.
8.20 I
de + 59.36
à + 42.85
6.15
2.85
de + 42.85
à + 37.15
2.85 '
Il est probable que la fin du sondage est tout près de la base du Luté-
TIEN.
IV. Puits communal. Entrepreneur : De Hulster et Faibie.
Alt. : -j- 90.00 environ.
Voir aussi Abrard, 1937, p. 441.
Sables de
Beauchamp
sur 18.25
Bartonien.
1. Terre végétale.
2. Sables verdâtres.
3. Argile jaune.
4. Sable de Beauchamp avec rognons de
grès vers le pied.
5. Rognons de grès mélangés avec de l’ar¬
gile .
Mètres.
1.10
0.60
2.70
10.80
3.05
+ 90.00
+ 71.75
Lutétien, 42.25.
! 6-7. Calcaire avec passages très durs cre¬
vassés, vers 25 m. de profondeur, donc
à l’ait. + 65.00.
8. Calcaire tendre avec intercalations de
banc de sable.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. ■— T. VII.
14.00
19.75
+ 71.75
+ 48.00
6
82
PAUL LEMOINE
Calcaire grossier ( 9. Calcaire plus dur et plus fin.
inférieur J 10. Grès vert très fin avec intercalations de
8.50 ( bancs de calcaire.
Cuisien.
Argile de Laon ( 11. Argiles noires sableuses. 2.50 ) de + 29.50
sur 2.50 ) 63.00 | à + 27.00
N. H. : 40.00 (ait. + 50.00).
N. de pompage : 40.00 (ait. -f- 50.00). Débit : 10 mch. (240 mcj.) ; 32 mch. (768 mcj.).
D’après Abrard le débit serait de 15 mch. (360 mcj.).
Résumé relatif aux puits I'Aumont.
I II III IY
C. de Saint-Ouen. + 120.00
S. de Beauchamp. s. 18.25
+ 71.75
Lutétien sup. s. 5.20 s. 16.51 33.75
— inf. + 46.40 + 42.85 + 48.00
s. 11.90 s. 5.70 8.50
j. à + 34.50 j. à + 37.15 + 29.50
Argile de Laon. s. 2.50
Mètres.
300 ( de + 48.00
5.50 ( à + 29 ' 5 °
Barbery, c. de Senlis (Oise).
Boursault et Lemoine, 1929, p. 428.
Maître de l’œuvre : Distillerie près de la Gare. Interprétation modifiée.
Alt. : + 90.00.
Mètres.
Lutétien j 1. Calcaire alternant avec des couches de 1 de + 90.00
28.00 ( marnes. 28.00 ) à + 62.00
i 2. Sable jaune graveleux fin et argileux. . 10.50 j
l 3. Couche de grès calcaire extrêmement I
Cuisien ) dur. 1.00 ( de + 62.00
43.00 J 4. Argile bleue et noire. 6.50 ( à + 19.00
I 5. Sables argileux verdâtres avec bancs I
\ alternés de sables durs calcaires. 25.00 I
Sparnacien
sur 7.80
6. Argile noire sableuse.
7. Marne en plaquette très dure (Calcaire
de Cuvilly) .
8. Sable gris blanc très maigre, quartzeux.
Profondeur totale.
5.50
0.50
1.80
78.80
de + 19.00
à + 11.20
N. H. : 20.00 (ait. + 70.00) environ.
Boursault et Lemoine avaient considéré que la couche 7 représente le
calcaire de Mortemer ; elle peut fort bien représenter un niveau calcaire
lacustre qui s’observe parfois dans le milieu du Sparnacien, par exemple
à Cuvilly (Oise).
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
83
Bargny, c. de Betz.
Alt. : -f- 143.00 env. sur marnes ludiennes reposant sur le calcaire de
Saiut-Ouen.
Rapport inédit de M. Abrard.
Puits public de 30 m. (Ce puits va donc vers -f- 113 m., probablement
au calcaire de Ducy comme le puits d’Ormoy-le-Davien.)
Beauval : voir Plessis-Pacy
Bèthancourt, c. de Crépy-en-Valois (Oise).
Dollfus, 1890-1891, p. 40.
Sénonien : Craie à 5.00.
Béthisy-Saint-Pierre , c. de Crépy-en-Valois (Oise).
CuiSIEN
31.17
Sparnacien
17.19
Thanétien
29.44
Crétacé
sur 23.26
I. Château. Entrepreneur : Portet.
Boursault et Lemoine, 1929, p. 430'.
Ce point est nettement en dehors de la vallée.
Alt. : + 55.00.
1. Avant-puits.
2. Sables et argiles du Soissonnais
3. Argile plastique.
4. Sables de Bracheux.
5. Craie sur.
Profondeur totale.
Mètres.
4.00 j
1 de
+
55.00
27.17 j
1 à
+
23.83
17.19 )
de
+
23.83
i
à
+
6.64
29.44 |
de
+
6.64
1 à
—
22.80
23.26
t
^ de
—
22.80
101.06 '
i à
—
46.06
N. H. : 10.70 (ait. + 44.30).
N. de pompage : 15.30 (ait. + 39.70).
Débit : 6,8 mch., soit 163,2 mcj.
Il semble que ce puits soit identique à celui décrit sous le n° I bis.
(Même profondeur : 101,6, même épaisseur de craie : 23 m. 26 ; mêmes
chiffres pour le niveau hydrostatique, le pompage, etc...)
Les résultats de I bis paraissent beaucoup plus plausibles.
I bis. Propriétaire : M. Allioli. Entrepreneur : Vincent, 1909.
Ce puits doit être identique au puits 1.
Alt. : + 55.00, admise.
1. Pour l’épaisseur du Sparnacien, ils ont indiqué 7 m. 19, au lieu de 17 m. 19, par suite
d’une erreur d'impression.
84
PAUL LEMOINE
Sables de Cuise'
10.70
Cuisien sur 20.70.
1. Fouille (sable jaune très peu argileux).
2. Sable jaune veiné gris vert et rougeâtre,
un peu argileux.
3. Sable jaune grisâtre, très peu argileux. .
4. Sable jaune et rognons ferrugineux,
petits rognons de grès rayé dur.
5. Sable jaune, rognons et grès rougeâtres
ferrugineux et grès gris bleu très dur.
Métrés.
10.50
1.45
4.45 /
2.40 (
1.90 !
de + 55.00
à + 34.30
Argiles
supérieures
0.78
Calcaire
de Cuvilly
0.29
Argiles
supérieures
fossilifères
5.27
Système
des lignites
4.13
Argile de base
9.63
Sparnacien 20.10.
6. Argile gris verdâtre et débris de coquil¬
lage, lignite ...
7. Calcaire gris foncé un peu coquillier.
I 8. Argile gris verdâtre un peu tourbeuse et
Î petits coquillages décomposés.
9. Argile grise, calcaire gris et coquillages.
10. Sable gris verdâtre un peu argileux et
débris de coquilles. Eau à 10.37 (ait.
+ 44.63).
1 11. Argile gris verdâtre, veines de lignite et
J coquillage .
I 12. Marne gris jaunâtre foncée, veines de
tourbe .
1 13. Argile gris bleuâtre un peu marneuse. .
14. Argile gris jaunâtre et veines bleues, un
peu marneuse, rognons de calcaire
marneux. Eau à 10.37 (ait. + 44.63)
0.78 l|
0.29 (
i
1.30 j
0.62 f de + 34.30
( à + 14.20
3.35 )
3.17
0.96 ) de + 34.30
2.94 ) à + 14.20
6.69 J
Thanétien 35.90
Calcaire l 15. Marne grise un peu foncée et rognons de
de Mortemer ] calcaire gris foncé ; plaquettes de
0.76 / 0.15 très dur.
Sables de
Bracheux
35.14
16. Sable jaune compact un peu marneux,
avec rognons de calcaire très dur.
17. Argile gris foncé et veines un peu ver¬
dâtres.
18. Sable gris jaunâtre, compact, dur et
veines d’argile gris foncé.
19. Sable gris blanc un peu marneux, très
dur.
20. Sable gris foncé argileux, dur à percer. .
21. Sable gris blanc maigre, très dur à
percer.
22. Sable gris vert un peu argileux, dur à
percer. . ..
23. Sable gris vert très foncé, argileux.
Eau à 10.65 (ait. + 44.35).
de + 14.20
à + 13.44
6.40
0.40
1.05
2.41
3.61
de + 13.44
à — 21.70
6.26
8.56
6.45
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
85
1 24. Argile grise un peu foncée, un peu mar¬
neuse, et quelques cailloux et silex.. . .
25. Marne grise très compacte.
26. Marne blanche crayeuse, grisâtre.
Sénonien 1 27 . Craie blanche.
18.91 \ Eau à 10.65 (ait. + 44.35).
( Profondeur totale.
N. H. : 10.70 (ait. + 44.30).
N de pompage : (En abaissant de 10.70 à 13.70) : 4mc.
» de 13.70 à 15.30) : 6,8 me.
Mètres.
1.10
1 de —
2.27 (
2.08 ,
)
18.91 j
1 de —
1
101.06 |
■ à —
1
Quaternaire
11.00
Sable de Cuise
13.50
S. de Sinceny
2.50
Sparnacien
supérieur
9.00
Argile de base
9.50
Tiianétien
28.50
POST-CRÉTACÉ
10.00
SÉNONIEN
sur 23.00
II. Document communiqué par M. Humery.
Alt. admise : + 45.00.
Mètres.
( 1. Terre végétale. 0.50
2. Tourbe . 10.50
de +
à +
CuiSJEN SUR 16.00
3 Sable gris avec fragments de tourbe à la \
” . r OA ]
partie supérieure. o.ov i
3 bis. Grès. 1. .00 I
4. A 18.00, fossiles dont nombreuses l de +
huîtres . 1 . 00 | à +
5. Argile sableuse contenant des coquilles \
pourries à 21-22.00. 2.20 j
6. Argile avec calcaire. 2.50 /
7. Sable, graviers avec fossiles nombreux, )
huîtres . 2.50 j
Sparnacien 18.50
1 8. Marne grise.
9. Marne grise, quelques débris de coquilles
indéterminables.
10. Marne grise.
1 11. Marne jaune.
( 12. Marne blanche et jaune.
i l3. Sables blancs et gris.
14. Sable noir.
15. Sable blanc.
16. Sable gris.
( 17. Argile blanche et grise.
] A 79.00 (ait.— 34, un silex, à 81 (ait.
( — 36) (Passes sableuses).
1 18. Craie blanche sans silex.
19. Grès blanc.
20. Craie blanche à silex.
Profondeur totale.
2.00 )
1.00 f de
6.00 { à
3.00 \
6.50 j
5.50 )
1.00 ( de
4.00 ( à
18.00 )
10.00
de
à
9.00
3.00
11.00
107.00
de
à
Ce puits me paraît identique au puits II bis (même profondeur
cidence des épaisseurs de certains groupes de couches).
21.70
27.15
27.15
46.06
45.00
34.00
34.00
18.00
18.00
0.50
0.50
29.00
29.00
39.00
39.00
62.00
; coin-
86
PAUL LEMOINE
Quaternaire
11.00
S. de Cuise
sur 14.00
S. de Sincenv
3.00
Sparnacien
supérieur
7.00
Argile de base
10.00
Post-Crétacé
7.00
Sénonien
sur 25.00
Éboulis
et
Quaternaire
12.60
CüISIEN
sur 5.95
Argiles
fossilifères
supérieures
1.45
II bis. Entrepreneur : De Hulster.
Alt. admise : -f- 45.00.
Mètres.
1. Terre végétale. 2.00 ) de -f 45.00
2. Tourbe. 9.00 j à + 34.00
Cuisien sur 17.00.
i 3-4. Sable.
I 5. Argile sablonneuse.
) 6. Argile sablonneuse avec calcaire
f 7. Gravier et sable.
Sparnacien 17.00
8-9-10. Marne grise.
11-12. Marne jaune.
Thanétien 30.00.
I 15-16. Sable vert.
Crétacé.
de — 30.00
à — 37.00
de — 37.00
à — 62.00
III. Propriétaire : M. Ferry, notaire.
Entrepreneur : Vincent, 1901-1902.
Alt. : -f 52.00.
Mètres.
8.50 )
/ de + 52.00
2.96 i à + 39.40
1.14 )
0.90
1.00
0.40
0.70
1.70
1.25
1.00 \
0.45
de + 39.40
à + 33.45
1. Puits maçonné.
Eau à 8.60 (ait. + 43.40).
2. Tourbe et bois .
3. Sable et bois .
4. Sable très fin, jaune, très dur à percer. .
Eau à 8.10 (ait. + 43.90).
5. Calcaire.
6. Sable.
7. Calcaire. ..
8. Sable.
9. Sable très fin et dur.
Sparnacien 21.90.
10. Marne grise argileuse avec coquillages..
11. Même terrain.
17-18. Argile siliceuse.
. 7.00
19. Craie.
8 00
20. Craie siliceuse.
. 17.00
Profondeur totale. 107.00
7.00 f de + 17,oo
10.00 1 à °
26.00 1 de 0
4.00 J à — 30.00
8.00 )
3.00 / de + 34.00
3.00 ( à + 17.00
3.00 )
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
87
Cale, de Cuvilly
0.30
Argiles
fossilifères
inférieures
4.70
Système
des lignites
6.40
Argile de base
9.05
Thanétien
sur 5.70
j 12. Calcaire grisâtre.
■ 13. Marne verdâtre graveleuse.
) 14. Marne grise avec coquillages .
15. Sable noir argileux.
1 16. Lignites argileux.
17. Argile brune plastique.
18. Argile grise très ferme.
19. Argile verdâtre graveleuse.
! 20. Argile jaune bariolée.
Eau à 8.20 (ait. + 43.80).
21. Argile jaune et brune très ferme.
22. Argile brune, verdâtre et blanche avec
rognons et pyrites.
Thanétien sur 5.70.
^ 23. Sable gris blanc très ferme.
/ Profondeur totale.
Mètres.
0.30
1.20
2.00
1.50
0.30 j
2.20 f
2.00
1.90
1.95
5.45
1.65
5 ‘ 70 l de + 11.55
46.15 \ à + 5 6 7 ' 85
de + 33.45
à + 11.55
N. H. : 8.10 (ait. + 43.90.)
N. de pompage : 11.20 (ait. -j- 30.80.)
Débit : 1,5 mch., soit 36 mcj.
IV Maître de l’œuvre : M. Caplain, aux Carrières. Entrepreneur Vincent,
1904.
Le puits doit être au bord du ruisseau qui coule entre 43 et 45 m.
Alt. : + 46.00.
Mètres.
Avant-puits
(Quaternaire ?)
3.00
CuiSIEN
(Sables de
Sinceny)
15.00
Argiles
supérieures
6.00
Cale, de Cuvilly
0.35
Argiles
fossilifères
inférieures
3.95
(
1. Avant-puits. 3.00
Eau à 2.00 (ait. + 44.00).
2. Sable jaune et cailloux . 15.00
k
Spahnacien sur 23.30, de + 28.00 à + 4.70.
9. Sable ligniteux noir très dur. 6.00
4. Calcaire gréseux très dur. 0.35
5. Argile noire. 1.00
6. Argile verte. 1.35
7. Argile brune. 1.60
et
45
m.
de
+
46.
00
à
+
43.
00
de
+
43.
00
à
+
28.
00
de
+
28.
.00
à
+
22.
.00
de
+
22.
.00
à
+
21.
.65
de
+
21
.65
à
+
17
.70
88
PAUL LEMOINE
Système
des lignites
8.85
Argile de base
4.15
8. Argile brune tourbeuse .
9. Argile noire sableuse très coquillière. . . .
10. Tourbe . 1.45 )
11. Argile noire tourbe.
3.25
12. Argile blanche et verdâtre avec pyrites.
13. Argile jaune.
Profondeur totale
2
.70 '
1
.45 (
^ de
+
17
.70
4.
70 \
1 à
+
8.
.85
4
■ 15 i
1 de
+
8.
.85
4 I
CO
O
1 à
+
4.
,70
Sparnacien
Thanétien
Post-Crétacé
Sénonien
V. Dollfus, 1890-1891, p. 40.
Alt. : + 45.00.
Mètres.
1. Lignites. 13.00 de + 45.00 à + 32.00
2. Sables de Bracheux. 30.00 de + 32.00 à + 2.00
3. Marnes. 2.00 de + 2.00 à 0
4. Craie..
Profondeur totale. 45.00
Ce puits est absolument aberrant ; car d’une part il donne la craie à 0
(au lieu de — 27.15, et — 39) ; d’autre part il débute dans le Sparnacien.
Il est possible qu’il soit une copie incomplète du sondage II bis.
En tous cas, il faut le considérer comme inutilisable.
RÉSUMÉ
Les forages de Béthisy-Saint-Pierre sont un excellent exemple des diffi¬
cultés, auxquelles se heurte l’interprétation des journaux de foreurs, dont
on ne possède souvent que des copies plus ou moins exactes.
Ici, j’ai pu arriver à regrouper ensemble, les renseignements I et I bis,
puis II et II bis, de sorte, que l’on possède des renseignements sur 5 puits
de Béthisy, et non sur 7.
I bis II ni IV V
(faux)
Altitude du sol. + 55.00 + 45.00 + 52.00 + 46.00 + 45.00
Epaisseur des allu-
vious. — 11.00 12.60 3.00
Base des alluvions- — + 34.00 + 39.40 + 43.00
Base du Cuisien. + 34.30 + 18.00 + 33.45 + 28.00
Sparnacien. 20.10 18.50 21.90 s. 23.30 s. 13.00
Base du'Sparnacien... + 14.20 — 0.50 + 11.55 j. à + 4.70 j. à + 32.00
Cale, de Mortemer . . . 0.76 — — — _
Thanétien. 35.90 28.50 s. 5.70 — 30.00
Base du Thanétien_ — 21.70 — 29.00 — — j- à + 2.00
Post-crétacé. 5.45 10.00 — — 2.00
Sénonien.sur 18.91 s. 23.00 — _
La constitution détaillée du Sparnacien est assez curieuse ; il règne à la
base une argile jaune, d’épaisseur relativement constante (9 à 10 m.) ;
au-dessus, se trouvent des argiles souvent fossilifères ; elles renferment
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
89
des niveaux ligniteuxqui, d’après les journaux de sondeurs, sont très irré¬
guliers et paraissent donc former des lentilles (syst. des Lignites).
Au-dessus, de nouvelles argiles contiennent surtout à leur sommet de
petits lits calcaires peu épais (0 m. 30), fossilifères, que l’on peut comparer
à celui décrit à Cuvilly (Oise), par Leriche (1899).
Betz, arr. de Senlis (Oise).
I. A 1 km. 5 sur la route d’Acy-en-Multien. Voir Acy-en-Multien.
Morellet, 1930.
II. Source très importante au Château, dans la masse des sables de
Beauchamp.
Bouillancy, c. de Betz (Oise). — Village.
Paul Lemoine, 1929, p. 448.
I. Orifice du puits dans le village.
Mètres.
(Sur calcaire de Saint-Ouen)... + 128.92
Source du Bas-Bouillancy dans les sables de Beauchamp. + 92.00
II. Ferme de Gueux.
Maître de l’œuvre : Assistance publique de Paris.
Entrepreneur : Vincent, 1903.
La ferme de Gueux (ait. -f- 100), est située sur les Sables de Beauchamp,
à l’extrémité du vallon où naît, environ 1 km. plus bas, la Gergogne (source
à Bas-Bouillancy, ait. -f- 90).
Le calcaire grossier affleure plus en aval à Acy-en-Multien (ait. -|- 75).
Alt. : -f 106.00.
Forage en 1891
Avant-puits l 1. Puits maçonné.
14.50 ( Eau à 13.50 (ait. + 92.50)
Bartonien sur 39.60.
1 2. Sable gris foncé très fin.
3. Sable gris blanc et petits rognons de
grès.
4. Sable gris blanc et petits rognons, beau¬
coup de coquillages .
5. Sable gris blanc très fin, et rognons de
grès, peu de coquillages .
Eau à 13.30 (ait.+ 92.70).
6. Sable gris jaunâtre très fin et petites
veines d’argile.
Eau à 13.20 (ait. + 92.50).
0.95
2.35
2.70
1.10 de + 91.50
à + 80.70
3.70
90
PAUL LEMOINE
Approfondissement en 1903.
7. Sable gris jaunâtre très fin.
Eau à 14.06 (ait. + 91.94).
Équivalent du
calcaire de \
Jaignes, et du N J
du Guépelle /
3.72
8. Grès grisâtre en plaquettes de 12 à
15 cm. alternant avec du sable gris
jaunâtre très fin et coquillage en
grande quantité et... qq. petits ro¬
gnons calcaires jaunâtre marneux. . . .
Niveau
d’Auvers
9.43
9. Alternance de sable gris jaunâtre très
fin et très serré avec des plaquettes de
grès de 10 à 12 cm. d’épaisseur.
10. Sable gris jaunâtre à veines blanches
très fin.
Eau à 14.06 (ait. + 91.94).
Mètres.
1.15
Î de + 80.70
à + 66.40
6.23
3.20
Lutétien sur 4.20
Calcaire grossier
supérieur
sur 4.20
11. Plaquette de calcaire blanc jaunâtre. . . .
12. Marne grise à veines blanches et jaunes.
13. Marne blanchâtre à veines grises foncées.
14. Calcaire jaunâtre en plaquettes dures
séparées par des veines de calcaire
marneux tendre.
15. Calcaire jaunâtre, veines marneuses avec
minces plaquettes de grès gypseux. . ..
16. Calcaire j aunâtre dur.
Eau à 13.95 (ait. + 92.05).
0.08
0.62
1.30
0.96
0.78
0.46
43.80
de + 66.40
à + 62.20
Résumé relatif aux puits de Bouillancy.
I
III
III bis
Reez II
Acy en
IV
Reez (Nogeon)
Râperie (Nogeon) Gueux
Multien
Reez
Alt. du Sol
Ludien
+ 133.00
8.00
+ 133.00
7.80
+ 106
Puits de
Nogeon
C. de
Noisy-le-Sec
0.40
0.20
S. de Monceau
2.70
2.90
+
128.92
+ 117.90
+ 117.90
Cale, de
S*-Ouen
2.65
2.75
3.00
N. de Morte-
fontaine
0.94
0.94
1.80
S. de
Beauchamp
24.45
s. 10.80
A. de
S*-Gobain
+89.86
+ 66.40
+ 75
+ 89.
1.50
70
Lutétien
sur 15.97
s. 4.20
s. 24.
+ 72.39
j à + 62.20
j à + 65.43
N. H.
+ 92
+ 88.92
+ 92.05
+ 88.92
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
91
Brasseuse, c. de Pont-Sainte-Maxence (Oise).
Propriétaire : M. Devry, distillateur. Entrepreneur : Vincent, 1905.
Alt. + 104.00 environ.
Mètres.
Lutétien ( 1. Puits maçonné. 28.70 )
sur 32.70 < 2. Calcaire. 0.70 > de+ 104.00
[ 3. Grains de calcaire et sable. 3.30 ] à + 71.30
Cuisien ( 4. Sable jaunâtre très fin. . )
) Profondeur totale. 32.70 )
N. H. : 29.05 (ait. + 74.95).
N. de pompage : 32.35 (ait. + 71.65).
Débit : 96 1. m., 5,7 mch., soit 138 mcj.
Brégy, c. de Betz (Oise).
Maître de l’œuvre : Fabrique Centrale de Sucre de Meaux.
Entrepreneur : Brochot, 1874.
Forage exécuté à la Râperie de Brégy.
Renseignement communiqué par M. Potez, ingénieur en chef
des Sucreries de Meaux.
Alt. : + 109.00, sur calcaire de Saint-Ouen.
Avant-puits
14.67
Sables de
Beauchamp
14.81
Bartonien sur 29.48.
Mètres.
| 1. Avant-puits.
1 2. Sable gris fin verdâtre.
3. Sable jaune argileux.
4. Sable jaune fin coquilles .
5. Plaquettes de grès jaunâtre.
6. Sable gris très fin.
7. Sable jaune fin argileux et coquilles. . .
8. Veine d’argile jaune, plaquettes de grès
) tendre.
I 9. Sable gris très fin, coquilles brisées .
I 10. Sable gris, plaquette de grès tendre,
I silex noirs.
I 11. Roche de grès tendre.
| 12. Sable gris jaunâtre, fin, rognons de grès.
14.67 ) de + 109.00
j à + 94.33
1.90 \
2.58
2.82
0.11
0.47
2.17
0.05
1.94
0.90
0.30
1.57
de + 94.33
à + 79.52
Lutétien sur 27.05. de + 79.52 à + 52.47
1 13. Marne grise, plaquettes de calcaire dur. 1.10 (
14. Marne jaune, veine d’argile noire, ro- J
gnons de grès. 0.64 /
15. Marne grise très ferme, veine jaune... . 0.46 >
16. Roche de calcaire dur. 0.27 i
17. Marne jaune et calcaire dur. 1.41 )
, 18. Marne noire, veines grises et brunes... . 0.22 /
92
PAUL LEMOINE
I
Calcaire grossier
inférieur
sur 10.78
19. Marne grise bleuâtre et calcaire dur. . . .
20. Marne grise tendre.
21. Roche de calcaire dur.
22. Marne grise, et calcaire très difficile ....
23. Marne grise, gypse jaune et blanc.
24. Roche de calcaire dur.
25. Plaquettes de calcaire, veines de marne,
gypseux et dur.
26. Glaise verte très compacte.
27. Roche de calcaire très dur.
28. Marne grise, veine bleue très dure.
29. Roche de calcaire très dur.
30. Marne grise.
31. Roche de calcaire très dur.
32. Roche de grès noir, très dure.
33. Marne grise et calcaire ferme.
34. Marne blanchâtre et calcaire très ferme.
35. Marne grise verdâtre, calcaire tendre et
coquilles .
36. Marne grise très dure, difficile à percer..
37. Marne grise verdâtre, calcaire tendre et
coquilles .
38. Marne grise verdâtre bien dure et très
difficile.
39. Marne verdâtre, sableuse.
40. Sable gris et brun très argileux, dur à
percer.
41. Marne grise verdâtre, très dure à percer.
42. Roche de calcaire grossier inférieur.
43. Marne grise verdâtre, et sablonneuse et
dure.
Profondeur totale.
Mètres.
0.74
1.15
0.57
1.24
0.49
0.18
1.46
0.18
0.69
0.25
0.22
0.09
0.56
0.22
1.92
2.21
: de +
79.52
63.25
0.80
2.40
1.32
1.37
0.32
1.37
0.55
0.53
2.12
56.53
de + 63.25
à -f 52.47
II. Coupe en affleurement à La Garenne de M. Notain.
Robert, 1830, p. 287.
Calcaire de
Saint-Ouen
Sables de
Beauchamp
sur 3.28
N. d’Auvers ?
0.72
Bartonien.
0. Calcaire d’eau douce à Chara.
1. Calcaire sablonneux à débris de calcaire
compact, avec Cer. clavatulum .
2. Sable blanc avec Cytherea et débris de
Pagures et rognons de grès.
3. Grès à pavés, tenace, gris, calcarifère, à
Milioles et débris de Pagures .
4. Grès calcarifère avec moules de co¬
quilles, Milioles, débris de Pagures. . .
5. Grès analogue au n° 3 avec moules
allongés et ramifiés.
6. Sables très épais, sur..
Mètres.
]
0.45
1.00
1.15
0.66
0.02
0.72
Épaisseur totale
4.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
93
Chantilly, c. de Creil (Oise).
I. Coupe des Carrières au-dessous de l’hospice,
montée de la Grande Route vers Creil.
Calcaire grossier (
Graves, 1847, p. 352.
Lutétien sur 14.45.
Calcaire à Cerites en fragments bouleversés.
Mètres.
1.00 )
moyen
et supérieur j
14.30 (
| Calcaire feuilleté avec quelques Cerites ; il
| est également rompu en fragments ou
tablettes.
0.30 )
1
\
1
Calcaire tendre, homogène, granuleux ( Mi-
j liolites), formant 12 à 15 bancs horizon-
taux.
13.00 \
Calcaire grossier ^
' Calcaire très dur, sans fossiles, équivalent à
) une marne interposée.
0.15 )
inférieur (?)
Cuisien
i Calcaire tendre, jaunâtre, poreux, avec
[ moules de coquilles .
( Sables glauconieux.
( Épaisseur totale.
? i
)
14.45 j
II. Maître de l’œuvre : Société Lyonnaise des Eaux et de
(Usine du Viaduc).
Entrepreneur : Layne-France, 1930.
Alt. : + 38.00.
Mètres.
Alluvions (
6.50 (
Lutétien (
8.45 {
Cuisien (
41.35 (
Sparnacien
29.50
Thanétien
28.45
Post-Crétacé
sur 5.75
1. Terre végétale
2. Calcaire grès dur.
3. Grès dur.
4. Sables, quelques coquillages.
5. Argile.
6. Calcaire. Sables.
7. Argile sableuse.
8. Sables.
9. Grès. Sables.
10. Argile. Coquilles .
11. Sables.
12. Calcaire dur.
13. Argile noire.
14. Sables rouges et noirs.
15. Lacune.
16. Sables blancs et gris.
17. Argile . ..
Sénonien
18. Calcaire.
Profondeur totale.
6.
50 )
6
f
50 1
1
95 J
41
35 S
1
70 \
3
60
4
00 j
0
70 1
2
45 }
2
55 (
1
00 '
2
00
11
50
9
.30
1
.65
17
.50
5
.75
120.00
l’Éclairage
de + 38.00
à + 31.50
de + 31.50
à + 23.05
de 23.05
à — 18.30
de — 18.30
à + 47.80
de — 47.80
à — 76.25
de — 76.25
à — 82.00
94
PAUL LEMOINE
Avant-puits
36.40
Chapelle-Chaalis, voir Fontaine-Chaalis.
Chèvreville, c. de Nanteuil-le-Haudouin.
I. Entrepreneur : Vincent, 1903.
Alt. : -j- 120.00 sur Bartonien.
Mètres.
1. Grand puits. 24.00 j
2. Ancien forage. 12.40 (
Eau à 22.60 (ait. à + 97.40).
de + 120.00
à + 83.60
Calcaire grossier
supérieur
sur 3.85
Lutétien.
3. Marne blanche et calcaire. 2.05
4. Marne bleuâtre et calcaire. 1.08 J
5. Marne blanche jaunâtre alternant avec { de + 83.60
des plaquettes de calcaire bleuâtre et / à + 79.75
jaune. 0.72 1
Profondeur totale. 40.25
II. Raperie de la Société Centrale des Sucreries de Meaux.
Renseignement communiqué par M. Potez, avec échantillons.
Alt. : -f 120.00
Terre végétale,
limons, etc.
sur 4.75
Mètres.
1. Argile verdâtre à granules de marne
blanche et argile rougeâtre â nodules de -f- 120.00
calcaires. 4.75 j à+ 115.25
Calcaire de
Saint-Ouen
et N. de
Mortefontaine
14.25
Bartonien (40.75).
2. Calcaire marneux crème, passages de
calcédoine.
3. Marne crème, travertin gris, silex calcé-
donieux.,.
4. Travertins, calcaires durs, marnes crèmes,
silex calcédonieux:.
5. Calcaires gris, durs, travertins, marnes
crèmes.
6. Calcaires gris, durs, travertins, marne
crème, silex calcédonieux.
3.25
1.50
1.50
6.00
2.00
de + 115.25
à + 101.00
Sables de Beauchamp (26.50) de + 101.00 à + 74.50.
Ermenonville | . ,
1 50 i 7. Grès calcaire, siliceux, dur compact, fos- J
1 silifères, foraminifères, Cytherea, et f
) passages plus sableux, verdâtres et un (
[ peu argileux. 1.50 j
Cale, de Ducy ( 8. Calcaires marneux, crème, silex noirs )
0-50 ( calcédonieux, marnes tendres. 0.50 j
Équivalent du l ]
N.d’Ermenonville! 9. Sable gris, fin, calcaro-siliceux. 2.00 (de + 101.00
et de Beauchamp) . 1 à + 74 50
4.00 / . \
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
95
Équivalent du I 10. Sable quartzeux, gris clair, fossilifère,
N. du Guépelle ? Bayania lactea, Cerilhium, Ostrea,
16.75 1 Cardium,Xenophora,e te...plus grossier
I et avec intercalations de bancs de grès
< à la base. 13.50
J 11. Grès grisâtre quartzeux, très fossilifère,
I Milioles . 0.50
| 12. Grès grisâtre quartzeux, très fossilifère,
( Milioles, passages sableux. 2.75
N.d’Auvers? ( 13. Lacune d’échantillonnage. 5.75
5.75 .
Lutétien sur 24.50.
/ 14.
( 15.
Calcaire grossier
supérieur
sur 24.50
Marnes grisâtres, tendres, débris de
caillasses.
Mélange d’échantillons lutétiens, com¬
prenant :.
Marne blanche.
Calcite cristallisée.
Calcaire blanchâtre compact.
Calcaire gris, dur, un peu siliceux.
Calcaire gris, fossilifère, à débris de lest
en aragonite.
Calcaire gris foncé à débris ligniteux.. . .
Grains de quartz arrondis.
Pas d’éléments glauconieux.
Profondeur totale.
1
22.50 1
2.00
70.00
de + 74.50
à + 50.00
Un autre document donne 24.70 de Lutétien, 72 pour la profondeur du
puits, et -f- 49.80 comme altitude de la base.
La divergence entre les deux forages I et II n’est pas explicable.
Compiègne, chef-lieu d’arrondissement (Oise).
I. Voir fasc. 3, p. 413 (carrefour d’Aumont ; puits dans la ville).
IL Thomas, 1897-1898, p. 287 (13)-290-(16).
Bois Saint-Mard, calcaire grossier à Cer. giganteum.
Four à Verre (pas sur les cartes), au contact Lutétien-Cuisien.
III. Thomas, 1897-1898, p. 287 (13)-290 (16).
Crétacé à la Faisanderie (-|- 65.00).
— Près de l’Aisne (probablement carrefour Bellicard) -|- 45. (La carte
donne -f 41.)
— Bord de l’Oise (probablement vers Clairoix) -f 30.
— Royallieu (craie à Bel. mucronata et Bel. quadrata) -f- 50.
— Fonds Pernant (au S. de Royallieu) 40.
(La carte met ces deux points dans le Thanét.ien.)
— Puits de Berne.
96
PAUL LEMOINE
— Carrefour du Blaireau (pas sur la carte).
— Carrefour Godot (probablement sur Route Godot, entre Carrefour du
Blaireau et Carrefour des Bordages).
— Carrefour des Bordages.
— Réservoirs (ait. -(- 60).
— Champ de manœuvre -f- 45.
Thanétien (Sables de Bracheux et Calcaire de Mortemer).
— Carrefour du Pélican.
— Carrefour de la Bouverie.
— Carrefour des Plaideurs.
— Carrefour du Poulinet (pas sur la carte).
Sparnacien à Rethonoes, à Vieux-Moulin.
IV. Carrefour Napoléon.
Entrepreneur : Lippmann, en 1901. Maître de l’œuvre : Comte Foy.
Alt. : -f- 57.00
Mètres.
( Avant-puits.
Craie.
Craie à silex.
Banc de silex.
Craie à silex.
sur 64.00 1 Calcaire.
I Craie à silex.
[ Craie dure . .
24.65 \
3.80
4.00
0.95 / ,
4.09 \ "f~ 57.00
0.60 ( à 7 00
12.58 \
13.33 ]
64.00 /
N. H. : 24.35 (ait. + 32.65) ; au débit 23.15 (ait. -f 33.85).
L’utilisation de ce forage a été abandonnée vers 1926; son débit n’a jamais
été mesuré. On sait seulement qu’on y prenait environ 10 mcj.
V. Puits Nadin, 85, rue Saint-Joseph (non loin des réservoirs).
Alt. approximative : -f- 60.00
Profondeur : 21 ; profondeur initiale : 27.00.
Ce puits, entièrement creusé dans la craie, n’a jamais dû fournir beaucoup
d’eau, même à la profondeur initiale de 27 m. (ait. approximative : 33 m.),
car sa base se trouve à peine au niveau de l’Oise.
VI. Jardin du Château.
Puits commence en 1834, pour atteindre les sables verts albiens, pré¬
sumés à 400.00 de profondeur ; abandonné à 84.65 pour des motifs
inconnus.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
97
Thanétien
sur 7.00
Sénonien
33.00
VII. Faisanderie.
Alt. probable : -f- 65.00.
Sable argileux, env..
Tuf à silex env.
Tuf jaunâtre.
! Craie avec silex sur.
Profondeur totale.
Mètres.
100 I de
2.00 ,
4.00 ) a
33.00 | de
40.00 j à
+ 65.00
+ 58.00
+ 58.00
+ 25.00
VIII. Château de Francfort (ou plutôt du Franc-Port).
Maître de l’œuvre : Marquis de l’Aigle, 1898.
AU. probable : -f- 37.00
Mètres.
Avant-puits ( 1. Puits maçonné. .. 4.20 ) de + 37.00
4.20 ( . ( à + 32.80
i 2. Sable gris fin. 5.40 \
Sable noir argileux mélangé de graviers et
silex. 1.90 / de + 32.80
3. Argile verdâtre très compacte, veines / à + 23.00
brunâtres. 2.50 \
Profondeur totale. 14.00 J
IX. Altitudes de la base du calcaire grossier.
Celles-ci n’ont pas été déterminées par des géologues ; mais on peut les
déduire de certaines constatations topographiques.
Mètres.
Extrémité est du Mont-Collot, C. de Le Tremble. 119.00
NeuSontaines, C n8 de Piérrefonds . 120.00
Mont Arcy (très faible couverture de Lutétien) , C ne de Pier-
refonds. 120.00
Mont du Tremble (faible couverture de Lutétien) . 129.00
Les Beaux-Monts (entre 126 et 130) donc. 128.00
La Pisselotte, Nord de Piehrf.fonds ait. inf. à. 126.00
Creil, arr. de Senlis (Oise).
IX. Voir le précédent chapitre, II, p. 415.
Maître de l’œuvre : Société Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage
(Usine élévatoire des Eaux).
Entrepreneur : Layne-France, 1929.
Alt. : + 28.00.
Mètres.
Alluvions 1 1. Terre végétale et galets. 2.25 [ de -f 28.00
8.00 l 2. Argile bleue molle. 3.50 i à + 20.00
( 3. Sable gris fin. 2.25)
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. VII. 7
98
PAUL LEMOINE
CulSIEN
20.25
Sables de
Sinceny
3.75
Sparn acien
27.39
Thanétien
24.75
Post-Crétacé
sur 3.46
I 4. Argile bleue et schiste .
1 5. Sable gris fin.
J 6. Roche tendre.
f 7. Sable bleu fin compact.
i 8. Roche calcaire dure . . .
f 9. Argile bleue et galets. . .
1 10. Sable bleu fin et schiste,
11. Roche dure calcaire . .
12. Argile bleue et schiste.
13. Sable bleu fin compact.
14. Roche calcaire dure . .
15. Argile bleue.
16. Roche calcaire dure . .
17. Argile bleue.
18. Sable, argile, schiste. .
19. Roche calcaire dure. . .
20. Argile bleue.
21. Lacune.
I 22. Sable gris fin compact .
( 23. Sable gris fin boulant. .
[ 24. Craie blanche et galets.
Profondeur totale
Mètres.
4.50 ,
|
4.25 (
de + 20.00
3.50 (
à — 0.25
8.00 '
1
0.50 f
* de — 0.25
3.25 (
j à — 4.00
5.55 \
0.50
2.25
3.00 ,
0.50
2.00 (
de — 4.00
0.25 (
à — 31.39
4.20 \
3.25 '
1.00
3.89
1.00 1
15.25 j
de — 31.39
9.50 \
à — 56.14
3.46
^ de — 56.14
87.60 *
| à — 59.60
Crépy-en-Valois, arr. de Senlis (Oise).
I. L’église est à -f- 100.00 ; la gare à 95.00.
Mormant est vers -f- 100.00 ; le ru des Taillandiers coule vers -f- 80.00.
I. Graves, 1847 , p. 338.
C’est dans les couches inférieures (= lits à Nummulines c’est-à-dire à
N. lævigata ) que sortent les ruisseaux qui grossissent l’Automne.
Les couches à Cer. giganteum y sont exploitées de tous temps ; elles se
trouvent à une ait. intermédiaire entre -)- 80.00 et -f- 95.00, probablement
vers -f 90.00. Le sommet du Lutétien inférieur se trouverait donc vers
-)- 95.00, et celui-ci aurait environ 151.00.
La répartition entre le Lutétien supérieur et le Lutétien inférieur des
couches relevées dans les sondages est très difficile ; la zone à Cer. gigan¬
teum est à l’état de calcaire exploité ; il est probable qu’elle est repré¬
sentée par la couche 6 du puits II (6.70), et parla couche 14 du puits III
( 2 . 00 ).
Cela amène à donner au Lutétien inférieur 16.50 (puits II), et 15.00
(puits III). Cette épaisseur est considérable, si on la compare aux puits
du sud et de l’ouest ; elle est normale si on la compare à celle du puits de
Yillers-Cotterets et de Crouy-sur-Ourcq.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
99
II. Mermont. Communiqué par M. Boutillier, chef du Laboratoire de la
Cie des Chemins de Fer du Nord.
Lemoine, 1929 , p. 449.
Alt. : -f- 113.00, probable.
Mètres.
Limon et l 1. Argile jaune. 4.75
Bartonien ( 2. Argile grise et pierre. 3.25
9.15 (3. Roche sableuse fossilifère . 1.15
) de + 113.00
\ à+ 103.85
Calcaire grossier
supérieur
13.35
Calcaire grossier
inférieur
16.50
Lutétien 29.85 de + 103.85 à + 74.00
4. Calcaire gris dur. 5.35
5. Argile grise tendre. 1.30
6. Calcaire gris très dur. 6.70
7. Sable et grès. g gg ( 4.50
8. Argile grise sableuse compacte... ’ (0.80
9. Pierre et sable. 10.45
10. Pierre quartzeuse. 0.75
I de + 103.85
i à + 90.50
I de + 90.50
[ à + 74.00
Cuisien 38.00.
S. de Cuise
38.00
11. Sable jaune gras
12. Sables verts . ...
13. Sables gris.
14. Sables verts
15. Sables gris . . .. ,
12.00
11.00
2.00
8.40
4.60
de + 74.00
à + 36.00
Sparnacien 36.50 de + 36.00 à — 0.50.
! 16. Argile noire... 9.55 \
17. Sable gris dur. 5.45 J
18. Argile noire. 7.00 ( de + 36.00
19. Sable gris. 1.15 à+ 5.65
20. Sable gris foncé. 2.85 \
21. Grès dur. 0.15 /
1 22. Argile noire compacte. 1.00 \
23. Sable gris. 1.00 /
24. Argile grise avec gravier . 0.85 (
25. Sable et gravier . 1.35 )
i 26. Argile grise. 0.65 J
Argile de base ] 27. Argile brune et gravier . 1.00 / de + 5.65
6.15 j 28. Argile bleue. 0.75 1 à — 0.50
( 29. Argile verdâtre avec gracier. 3.75 ]
Thanétien 48.00 de — 0.50 à — 48.50.
C. de
Mortemer
4.50
Sables de [ 31. Sable roux et gravier
Bracheux \ 32. Sable roux chocolat .
43.50 i 33. Sable roux et gravier
( 34. Sable gris roux durci
30. Calcaire de Mortemer.
4.50
de —-
0.50
à —
5.00
4.25
4.75
de —
5.00
9.00
25.50
à “
48.50
100
PAUL LEMOINE
Sénonien
sur 59.50
Sénonien.
Mètres.
35. Craie avec silex. 6.00 '
36. Craie sans silex. 26.50 j
37. Craie avec silex. 11.75 j
38. Craie avec silex et bancs compacts sur.. 15.25 \
Profondeur totale .. 221.00 ,
Forage abandonné. Débit insuffisant après cimentage des
III. Sondage de l’usine de Cormois à Mermont.
Renseignements de M. Boutillier, Chef du Laboratoire du
travaux de la Compagnie des Chemins de fer du Nord.
Paul Lemoine 1929 , p. 450.
Alt. : -(- 114.00 (probable).
Mètres.
Limon des / 1. Terre végétale. 0.75
plateaux 1 2. Argile rouge. 4.50
7.20 < 3. Argile blanche mélangée de pierre. 1.95
Ba ;r e, ‘ I 4. Calcaire roux dur (grès ?). 2.00
Lutétien sur 30.80. de + 104.80 à + 74.00
Calcaire grossier / 5. Calcaire grossier. 3.80 1 2.05 \
supérieur 6. Calcaire gris très dur. (1.75 I
15.80 l 7. Argile blanche tendre. 0.40 I
\ 8. Calcaire gris dur. 1 1.00 [
< 9. Argile sableuse. 5.60 j 0.60 \
1 10. Calcaire gris très dur. ( 4.00 [
! 11. Roche sableuse. 0.75 1
12. Argile grise. 6.00 ( 1.25 1
( 13. Roche sableuse tendre. (4.00 J
Calcaire grossier / 14. Calcaire gris très dur. I 2.00 \
inférieur 1 15. Sable jaune mélangé de pierres.. 1 g S 6.50 J
15.00 1 16. Calcaire roux très dur.J Jj « 1.50 f
i 17. Roche sableuse. ] ’E ® 2.00 (
I 18. Roche et quartz. I u '& 2.25 \
( 19. Quartz .[ 0.75 j
Cuisien 38.50.
Argile de Laon | ^ Argile verte sableuse. 0.25 j
Sables de Cuise [ 21. Sable jaune mouvant. 9.25 )
38.25 t 22. Sable jaune gras. 1.75 I
/ 23. Sable vert. 4.25 >
I 24. Sable noir argileux. 5.50 I
( 25. Sable gris mouvant. 17.50 J
de— 48.50
à —108.00
tubes.
Service des
de + 114.00
à +106.80
de + 106.80
à +104.80
de + 104.80
à+ 89.00
de + 89.00
à + 74.00
de + 74.00
à + 73.75
de -f 73.75
à + 35.50
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
101
Sparnacien sur 20.50.
26. Argile noire alternant avec sable gris
argileux.
27. Sable gris avec morceau d’argile vernis
de sable.
28. Sable vert argileux.
29. Sable gris dur.
30. Sable vert argileux.
Profondeur totale.
Mètres.
9.50
3.50 ( de + 35.50
4.50 [ à + 15.00
1.00 \
2.00 |
99.00 |
N. H. : 2.60 (ait. 111.40), ; débit de 15 mch., soit 360 mcj.
Ce niveau se maintient à 8.50 du sol (ait. -f- 105.50). En augmentant le débit il vient
du sable.
IV. Puits communal.
Renseignements de M. Boutillier, Chef du Laboratoire de la Compagnie
des Chemins de fer du Nord.
Paul Lemoine 1929 , p. 451.
Alt. : + 100.00 (99.86).
Mètres.
Lutétien
36.00
CtJISIEN
39.00
Sparnacien
32.00
Thanétien
sur 3.00
Calcaire grossier. 36.00 ?
î>
Branche de bois . à -f- 25.00
Lignite . à + 20.00
Sable foncé . à + 10.00
Diverses couches d’argiles plus ou moins
marneuses de couleur foncée. à + 2.00
Id. — 4.00
Id. — 5.00
Id. — 700
Sable blanc fin à. —■ 8.00
Sable fin un peu plus gris à.—- 9-00
Profondeur totale. 110.00
\ de + 100.00
j à + 64.00
) de + 64.00
S à + 25.00
i
de + 25.00
à — 7.00
\ de — 7.00
à — 10.00
Ce puits (diamètre 7.40) creusé en 1869, jusqu’à la profondeur de 21 m.,
à été réuni ensuite à un puits voisin par une galerie à la profondeur de
29 m. ; il existe 2 galeries transversales faites en 1909.
Il a été prolongé par un forage 1 de 100 m. de profondeur (cote — 10.00),
mais le tubage a été déchiré à 35.00 du sol (cote -f- 65.00), c est-à-dire
à la base du Lutétien.
Le débit est de 35 à 40 mch., soit 840 à 960 mcj.
V. Puits de la gare au Pont Saint-Ladre.
Profondeur : 27.62.
1. Ce forage ne peut avoir, d’après les chiflres ci-dessus, que 89.00.
102
PAUL LEMOINE
VI. Forage de Bouillant , près du ruisseau.
Profondeur : 26.
VII. Forage au Bas-Mermont.
Profondeur : 20.30.
VIII. Forage à Pierre-aux-Corbeaux.
Profondeur : 30.
IX. Maître de l’œuvre : Niay, de Cornois et Cie.
Entrepreneur : Vincent, 1893.
Alt. : 80.00, probablement vers le Ru des Taillandiers.
Mètres.
Quaternaire 1 Terre végétale. 1.00 J de + 80.00
3.50 s Argile grise tourbeuse . 2.50 ( à -j- 76.50
[ Eau à 1.65 (ait. -f- 78.35). ]
! Marne jaunâtre et rognons de calcaire. 0.70 j
Roche de calcaire grossier jaunâtre, dur à J
percer. 0.39 f de + 76.50
Marne grise avec veines blanches. 0.40 ( à + 74.50
Eau à 1.25 (ait. + 78.75). \
Roche de grès gris avec points noirs . 0.51 I
! Sable vert très fin ferrugineux. 3.50 I
I Eau à 1.00 (ait. + 79.00). j
i Sable gris verdâtre très fin, ferme à percer. . 2.00 I
Eau à 0 m. 65 (ait. + 79.35). I
Sable gris pur. 4.00 I de + 74.50
Eau au sol. / à + 54.00
Sable jaunâtre pur, très maigre, coulant.. . 0.60 1
Sable noir verdâtre, gras, compact, ligniteux. 10.40 l
Eau à 1.20 (ait. + 78.80). _ |
Profondeur totale. 26.00
Ce puits, d’après sa profondeur, est peut-être, le même que le puits VI.
X. Vaudemanche [Ferme).
Lorin, 1929 , p. 228, écrit Hautemanche.
Rartonien.
Terre végétale 1
1.00 j
Calcaire de 1
Saint-Ouen J
0.30 f
Zone (
Mortefontaine ]
0.60 (
N -
d’Ermenonville (
Martres.
1. Terre végétale et cailloux. 0.50 à 1.00
2. Marne brune à Lymnea, Hydrobia . 0.30
3. Sable gréseux et marneux très humide,
fossilifère (AviçulaDefrancei, etc.). 0.20 à 0.30
4. Marne jaunâtre ou verdâtre. 0.15 à 0.30
5. Sable blanc et bancs de grès. _
Épaisseur totale. 1.90
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
103
Résumé des puits de Crépy-en-Valois.
Alt. du sol.
II
.. ait. 113.00
Quaternaire.
. . sur 9.15
Bartonien.
Lutétien.
+ 103.85
29.85
Argile de Laon.
+ 74.00
S. de Cuise.
38.00
Sparnacien .
+ 36.00
36.50
C. de Mortemer.
— 0.50
4.50
Sables de Bracheux.
43.50
SÉNONIEN.
— 48.50
sur 59.60
III IV IX
ait. + 114.00 ait. + 100.00 ait.
s. 2.00
+ 80.00
3.50
+ 104.80
+ 76.50
30.80
s. 36.00
s. 2.00
+ 74.00
+ 64.00
+ 74.50
0.25
—
—
38.25
39.00
s. 20.50
+ 35.50
+ 25.00 j. à
+ 54.00
s. 20.50
32.00
j. à + 15.00
— 7.00
s. 3.00
j-
à _ 10.00
Le renseignement fourni par le puits IV sur l’altitude de la base du
Calcaire grossier est très sujet à caution ; les autres chiffres sont concor¬
dants pour la fixer à -f 74 environ. , , mfi .
Le contact duBARTONiEN et du Lutétien se fait (puits II) a + lüd.SS.
Le Calcaire de Saint-Ouen affleure sur la route de Crépy à Meaux vers +
140 ; l’ensemble des Sables de Beauchamp aurait donc ici 36.15.
Croix-Saint-Ouen (La — ), c. de Compiègne (Oise).
A l’extrémité Nord-Est de la localité, à droite du chemin du carre.
four du Pont de la Croix.
Abrard, 1937 , p. 442.
Alt. : + 42.00.
Thanétien (Sables de Bracheux)
SÉNONIEN.
Profondeur totale.
N. H. : 8.20 (ait. + 33.80).
N. de pompage : 16.35 (ait. + 25.65).
Débit : le 5 nov. 1932 : 46 mch., soit 1.104 mcj.
Dans le fasc. III de cet ouvrage, il a été donné p. 391 (d après Patte,
1924 ) les renseignements suivants :
p. 377 (carte). Sommet du Thanétien à 30.
p. 365. Sommet du Sénonien à -|- 30.
Il est probable qu’il ne s’agit pas des mêmes points ; les cotes + 30 et
_j_ 28.10 concordent assez bien.
Mètres.
13.90 de + 42.00 à + 28.10
7.16 de + 28.10 à + 20.94
'21.06
104
PAUL LEMOINE
La cote 0, qui résulterait de l’altitude -f 30 pour le Thanétien, si celui-
ci a 30 d’épaisseur, s’appliquerait à un point plus au Sud, à mi-chemin de
Verberie, où l’on a l’altitude — 22.
Crouy-sur-Ourcq, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
I. Charpiat 1918-1919.
Lemoine, 1929, p. 444.
J’ai résumé comme il suit les nombreuses coupes en affleurement don¬
nées par Charpiat :
Lutétien.
! /• Caillasses à l’état de plaquettes calcaires
avec fragments anguleux de silex.
e. Banc vert à l’état de sables marneux ver-
gelés.
! d. Banc à verrains ( Cer. giganteum ).
c. Banc Saint-Leu (env. 3.00).
b. Calcaire à Nummulites (env. 10.00).
a. Sables glauconieux (env. 2.70).
Épaisseur totale environ.
Mètres.
30.00
II. Janet, 1903, p. 623.
Galets de roche du Breuillet dans le cardon de base du Lutétien (cette
présence parait inexplicable quant à présent).
III. R. Charpiat, 1919, p. 151.
Coupe relevée derrière le cimetière de Crouy-sur-Ourcq.
Quaternaire
0.20
Lutétien
sur 1.20
Terre végétale.
1. Banc interrompu de Calcaire à Nummu¬
lites, à moules internes et à empreintes
de Turritella, Venericardia, avec, dissé¬
minés dans la pâte, de petits grains
de quartz et de glauconie. ..
2. Couche de sable marneux, glauconieux,
à éléments quartzeux ( Nummulites )..
3. Couche de sable quartzeux, glauconieux,
parfois cimenté, en grès assez dur, se
terminant par un cordon de galets,
siliceux, noirs, recouverts d’un enduit
vert olive ( Coquilles roulées ).
Mètres.
0.20 )
0.60
0.50
0.10
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
105
Argile de
Laon 0.90
S. de Cuise
sur 1.00
I 4.
5.
< 6 -
7.
8 .
9.
,
/ 10 .
CuiSIEN SUB 1.90
Sable marneux, brun rouge, coupé de
lits minces d’argile, « chocolat » (galets
de la couche supérieure, disséminés
dans toute la couche, et, par endroits,
lentilles de sable quartzeux vert-de-
gris.
Couches, alternées, de marnes feuilletées
brun rouge et blanches, et de sable
argileux, roux (inclusion de lentilles
de sable quartzeux vert-de-gris).
Argile sableuse brun rouge.
Sable argileux gris violacé (inclusion de
lentilles de sable quartzeux vert-de-
gris) .
Argile gris violacé.
Lits alternés de quelques centimètres
d’épaisseur, d’argile rouge, d’argile
grise, de marne blanche, de sable ocre
et gris et de grès ferrugineux, en pla¬
quettes très minces (grains de lignite
disséminés dans toute la couche).
Mètres?
0.10
0.20
0.10 \
0.10
0.10
0.30
Sable ocre, coupé dans sa partie supé¬
rieure de lits argileux de quelques
millimètres d’épaisseur, et passant au
sable gris jaune, visible sur. 1.00
Épaisseur totale. 3.30
Cuvergnon, c. de Betz (Oise).
I. Hericart-Ferrand, 1832-(1833), p. 75-76, et Graves, 1847, p. 425.
Reproduit par Lemoine 1929, p. 452.
Alt. : -)- 140 env.
Bartonien 47.33
Calcaire de
Saint-Ouen
14.00
Sables de
Beauchamp
34.33
1. Calcaire marneux à Lymmea.
2. Sable avec N. variolaria à sa base.
3. Grès non coquillier.
Lutètien sur 2.00
Calcaire grossier ( 4. Calcaire marneux.
supérieur
sur 2.00
Mètres.
14.00
de +
1 à +
140.00
126.00
34.00 (de + 126.00
0.33 ( à + 91.67
2.00 \ de + 91.67
à + 89.67
Profondeur totale.
50.33
106
PAUL LEMOINE
II. Communiqué par la Société auxiliaire des distributions d’eaux.
Paul Lemoine, 1929, p. 452.
Alt. : + 135.00.
Quaternaire
2.30
1. Terre rapportée
2
Calcaire de
Saint-Ouen
3!
4 -
5.
sur 6.60
N. supérieurs
6.
des Sables de
7.
Beauchamp
8.
3.00
Calcaire de
Jaignes ?
9.
0.30
10.
N. du Guépelle
11 .
3.90
12.
13.
14.
N. d’Auvers
15.
24.90
16.
17.
Argile de (
Saint-Gobain ]
0.80 f
19.
20 .
21 .
22 .
23.
24.
Calcaire grossier ! 2 g
supérieur I „„
sur 18.10 \ 2g ;
29.
30.
31.
32.
Bahtonien sur 39.50
Calcaire marneux.
Marne dure.
Calcaire marneux avec passage dur.
Pierre de marne dure.
Sable et marne.
Marne bleue.
Sable.
Calcaire tendre.
Sable...
Argile mate noire.
Sable.
Grès.
Sable.
Grève et coquillages .
Sable 1 .
Sable jaune (S. de Beauchamp).
Lutétien sur 18.90
Gravier de silex et de marne grise.
Calcaire siliceux dur.
Marne blanche tendre avec silex..
Calcaire siliceux dur.
Calcaire siliceux un peu moins dur. .
Calcaire blanchâtre tendre.
Calcaire blanchâtre un peu sableux.
Sable graveleux tendre.
Graviers siliceux.
Calcaire siliceux.
Marne grise tendre.
Calcaire siliceux gris dur.
Marne grise tendre.
Calcaire gris en plaquettes.
Marne grise tendre.
Marne grise argileuse.
Profondeur totale.
Mètres.
2.
30 (de
+
135.
00
j
à
+
132.
.70
1
.80 '
)
0
.70 |
[de
+
132
.70
3
.60 |
1 à
+
126
.10
0
.50
!
1.
30 i
0.
.80 '
de
+
126.
,10
0.
.90 ^
à
+
123.
,10
0.
OS
0
^de
+
123.
.10
]
à
+
122
.80
0,
.45 ’
|
0
.35 (
'de
+
122
.80
2
.30 |
i à
+
118
.90
0
.80
!
8
.00 ’
1
1
.60 |
'de
+
118.
90
1
.30 i
i à
+
94
.00
14
.00 ;
1
A
OA i
| de
i +
94.
.00
U.
OÜ (
à
1
. +
93
.20
1
.20 i
1
1
.00
1
.00
1
.00
1
.00
1
.00
1
.00
1
.00
de
^ +
93.
,20
2
.00 /
> à
. +
75.
,10
1
.00
2
.00
2
.00
1
.00
1
.00
0
.90
i
5ÏT
,90
1
1. Un puits du Génie Militaire s’arrête ici, ses indications sont identiques, sauf pour la der¬
nière couche de sable (16) qui a 1.80 au lieu de 1.30.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
107
Dampleux, c. de Villers-Cotterets (Aisne).
Fritel, 1910, p. 113.
Bartonien
Lutétien
( 1. Calcaire de Saint-Ouen. )
) 2. Sables moyens. j
! 3. Calcaire grossier supérieur (a fourni \
Paloplotherium codiciense) . I
4. Calcaire grossier moyen. >
5. Couches à Cer. giganteum . \
(Montée du chemin d’OiGNY). J
Douy-la-Ramée , c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
L. et J. Morellet, 1931, p. 198.
Coupe du Bartonien en affleurement. Leur numérotage est
Alt. : + 100.17.
Calcaire marin
de Lizy (?)
1.00
Faciès
d’ Ermenonville
0.77
Équivalent
du Calcaire
de Jaignes
0.20
Niveau
du Guépelle
2.20
Niveau
d’Auvcrs
16.00
Mètres.
Terre végétale.
Grès calcaire et calcaire en bancs irrégu¬
liers, avec intercalations sableuses ;
faune marine, visible sur. 1.00
Grès dur en plaquettes. 0.05
Argile brune ou verdâtre, sans fossiles . . 0.20
Grès dur, irrégulier, en lits horizontaux,
renfermant des Cérithes indétermi¬
nables et des géodes de quartz. 0.12
Calcaire marneux tendre, jaunâtre, à
empreintes de Potamides mixtus, Ceri-
thium tiarella, etc. 0.30
Argile brune. .. 0.08
Argile blanche. 0.02
Grès calcaire à faune marine englobant
des fragments anguleux de calcaire
lacustre, disposés en lits horizontaux. 0.20
Grès tendre, calcareux, pétri de ( Batilla-
lia) Bouei et de Cerithium tiarella
écrasés.
passant à. 0.20
Grès calcaire irrégulier avec poches de
sable (nombreuses Meretrix de petite
taille, abondants débris de crustacés),
puis sable plus ou moins calcareux, à
Bayania lactea, Meretrix, débris de
crustacés passant à.1.50 à 2.00
Sable quartzeux à stratifications obli¬
ques, présentant quelques lentilles
fossilifères (Divaricella Rigaulti, Os-
trea, Pecten, etc.), visible sur. 16.00
(Altitude environ 80.00). .
Épaisseur totale,. 20.17
conservé.
de + 100.17
à+ 99.17
de + 99.17
à+ 98.40
de + 98.40
à + 98.20
de+ 98.20
à+ 96.00
de + 96.00
à+ 80.00
108
PAUL LEMOINE
Robert (1830), p. 288, a vu, à La Ramée, les Sables bartoniens sur 15.00.
Ducy ; voir Fresnoy-le-Luat.
Ermenonville, c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
I. Propriétaire : Château du prince Radzivill
(appartenant en 1938 aux comtes de La Rochefoucault).
Entrepreneur : De Hulster.
Alt. : -j- 95.00 à l’ouest de l’église d’Ermenonville.
Bartonien — 47.00 de + 95.00 à + 48.00
Saint-Ouen ( 1.
2.00 (
N. de Morte- ( 2.
fontaine 10.00 (
Calcaire de ( 3.
Ducy 2.00 (
1 4.
5.
6 .
7.
8 .
Niveau (
d’Auvers 5
13.00
Calcaire grossier ( 10.
supérieur ! 11.
23.00 ( 12.
Calcaire grossier ( 13.
inférieur 9.00 (
Sable de
Cuise 36.00
Sables de
Sinceny 3.00
! 14.
15.
16.
17.
18.
19.
Mètres.
Calcaire. 2.00
Sable. 10.00
Marne et calcaire. 2.00
Silex et grès. 3.00
Grès. 3.00
Sable et grès. 2.00
Grès et silex. 8.00
Grès dur. 4.00
Grès vert moins dur. 13.00
Lutétien 32.00 de -)- 48.00 à 4- 16.00
Marne. 8.00
Marne sableuse. 4.00
Grès très dur. 11.00
Grès vert. 9.00
Cuisien 39.00 de + 16.00 à — 23.00
Sable mouvant. 15.00
Sable plus dur. 10.00
Grès quartzeux très dur. 4.00
Sable marneux. 5.00
Sable vert. 2.00
Sable noir avec graviers . 3.00
de
+
95.
.00
à
+
93
.00
de
+
93
.00
à
+
83
.00
de
+
83
.00
à
+
81.
.00
de
+
81.
00
à
+
61.
00
de
+
61
.00
à
+
48
.00
de
+
48
.00
à
+
25
.00
de
+
25.
ou
à
+
16.
.00
de +
16
.00
à —
20
.00
de —
20,
.00
à —
23.
,00
Sparnacien sur 28.00
I 20. Marne noire. 4.00 \
| 21. Marne avec coquillages .. 3.00 )
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
109
Marnes
22. Marne noire.
. 3.00
Mètres.
supérieures
23. Marne grise.
. 2.00
I
20.00
24. Marne jaune.
. 2.00
13.00 1
Calcaire de
25. Marne grise.
26. Marne noire.
27. Calcaire dur.
. 3.00
. 3.00
2.00
Cuvilly 2.00
Marnes
28. Marne noire.
. 3.00
6.00
. 3.00
6.00
Profondeur totale.
146.00
Le sommet du Thanétien est donc au-dessous de — 51.00. Si on lui
attribue une épaisseur de 30.00, on aurait la craie vers — 81.00 et proba¬
blement plus bas. Elle est probablement plus bas en amont.
II. Forage du prince Radzivill. Il alimente YÉtang du Château.
Alt. : + 92.00.
Date du creusement : 1890.
Profondeur : 130.00 (ait. — 38.00).
Ce puits est voisin du précédent et a obtenu l’eau à une profondeur
analogue.
III. Entrepreneur : Lefebvre Frères, 1925.
Dollfus, 1929, n° 176.
Alt. : + 113.00, d’après le puits III bis.
Sables de
Monceau
6.00
Calcaire de
Saint-Ouen
15.00 *
Sables de
Beauchamp
22.75
Babtonien 43.75
Mètres.
1. Argile limoneuse du plateau
6.00 de + 113.00
( à + 107.00
2. Argile avec blocs de calcaire blanc dur .
3. Calcaire blanc à silex.
4. Marne blanche.
5. Sable blanc et gris fin.
6. Grès sableux.
7. Sable marneux.
8. Sable gris et jaune. 12.45 )
9. Grès siliceux. 1.05 (
3.50
3.75
7.75
2.50
5.00
1.75
13.50
de + 107.00
à+ 92.00
de + 92.00
à + 69.25
Lutétien 34.75
! 10. Marne et calcaire en plaquettes. 4.25 \
11. Calcaire dur, bleuâtre. 0.50 J
12. Marne blanche et jaune gypseuse. 6.25 ! de + 69.25
13. Marne et calcaire à silex. 1.75 ( à + 46.00
14. Marne et calcaire et banc dur. 2.00 \
15. Calcaire à milioles, tendre. 8.50 J
1 . Par suite d'erreur d’addition Dollfus écrit 17.50.
110
PAUL LEMOINE
Mètres.
Calcaire grossier I 16. Calcaire blanc dur. 2.00 J
inférieur j 17. Calcaire dolomitique brunâtre. 7.00 ( de 46.00
11.50 [ 18. Sables avec graviers de silex . 2.50 ) ^ ^4.50
Cuisien 1 19. Sable gris et noir fin touché seulement. . _ )
( Profondeur totale. 78.50 >
N. H. : 26.50 (ait. + 81.50).
Débit: 23 mch, soit 552 mcj.
III bis. Forage de la Râperie (sucrerie de Meaux).
Entrepreneur : Lefebvre, 1923.
Alt. : + 113.00.
Profondeur : 82.00 (ait. -f- 31.00).
C’est vraisemblablement le forage I.
Si l’on admet les mêmes épaisseurs de Cuisien (39.00), de Sparnacien
(28.00) et de Thanétien (30.00), soit au total 97.00, qu’au sondage I, on
aurait la craie à — 63.00 (Elle est probablement plus bas.) En tous cas, il
y a une divergence d’environ 20.00 entre les sondages I (rive gauche) et
III (rive droite).
IV. Maître de l’œuvre : M. Martin, distillateur.
Entrepreneur : Barbot, 1912.
Alt. : -f 108.00, admise sur calcaire de Saint-Ouen.
Bartonien sur 29.54.
Mètres.
Avant-puits 1 1. Puits maçonné. 23.00 ) de+ 108.00
23.00 ( Eau à 22.30 (ait. + 85.70). j à + 85.00
(Sables de ( ]
Beauchamp) j 2 - Gros sable gris, coquillages brisés. 5.27 / de + 85.00
sur 6.54 3 - Gros sable gris blanc. 1.27 i à + 78.46
Lutétien sur 5.46.
1 4. Marne jaune calcaire et blanche. 0.11 \
5. Calcaire très dur. 0.34 !
6. Marne brune. 1.61
7. Marne brune jaunâtre, calcaire gris .... 1.10/
Eau à 22.26 (ait. + 85.74).
8. Marne blanchâtre et plaquettes cal- V de 78 46
caires. 1.65 ( ^ 73.00
9. Calcaire quartz noir grisâtre. 0.18 \
Eau à 22.18 (ait. + 85.82). 1
10. Marne blanche jaune verdâtre. 0.47
Profondeur totale. 35.00 /
Un autre document donne une profondeur de 47.00.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
111
V. Au Sud-Est de la localité.
Bifurc. des routes de Ver et de Nanteuil-le-Haudouin.
Maître de l’œuvre : la Commune. Entrepreneur : Brochot.
Abrard, 1937, p. 440.
Alt. : + 104.00 sur calcaire de Saint-Ouen.
Bartonien 30.10.
Terre végétale
sur 0.80
1. Terre végétale
Calcaire de
Saint-Ouen
1.20
Sables de
Beauchamp
28.10
2. Calcaire lacustre...
3. Sables moyens, gros rognons de grès. . .
4. Sables moyens maigres.
5. Sables fins et bancs de grès.
6. Calcaire coquillier.
7. Calcaire grossier et sables.
8. Calcaire grossier très dur.
9. Grès et sables de Beauchamp.
Mètres.
0.80 |
de + 104.00
à + 103.20
de -f 103.20
à + 102.00
6.50 \
2.15
2.25
3.30 V
8.15 \
3.00 ]
2.75 /
de + 102.00
à + 73.90
Lutétien sur 11.70.
Calcaire grossier
supérieur
sur 11.70
10. Marne blanche compacte avec cailloux
roulés.
11. Calcaire grossier très dur, marne grise. .
12. Marne blanche compacte.
13. Calcaire grisâtre siliceux.
14. Calcaire rougeâtre siliceux.
15. Marne blanche compacte.
16. Calcaire grisâtre siliceux.
17. Marne grise très sableuse.
18. Calcaire gris siliceux très dur.
Profondeur totale.
0.65 1
6.40
1.85
0.70 I
0.40 \
0.12 (
0.38 \
0.20 I
1.00 ]
41.80 1
de + 73.90
à + 62.20
Débit : 10 mch (240 mcj.).
VI. Forage Guibert.
Entrepreneur : Brochot, près de l’église.
Alt. : + 102.00.
Pas de renseignements.
VII. Coupe en affleurement de la Sablière.
Fritel, 1910, p. 122.
Bartonien.
Mètres.
Faciès ( Terre végétale sableuse, chocolat. 0.70 1
d’Ermenonville ( 9. Couche fossilifère... 0.10 )
112
PAUL LEMOINE
Remaniement
du calcaire de
Jaignes ?
Faciès du
Guépelle
1.40
Sables de base
sur 8.00
Mètres.
8. Couche marneuse avec concrétions cal- I
caires à la base (0.10) et petits Ce- (
rithes . 0.60 )
7. Sable légèrement ferrugineux avec pinces ,
de crabes et Mesalia . 0.15 j
6. Couche à Cerithes . 0.25 /
5. Sables gris, peu fossilifère. 0.40 \
4. Sable légèrement ferrugineux avec menus
débris fossilifères . 0.50
3. Sable à Bayania lactea et Corbula gallica. 0.10 /'
2. Sable jaunâtre quartzeux, non fossilifère. 2.00
1. Sables blancs quartzeux avec quelques
cordons de fossiles fragiles vers le mi- (
beu. 6.00 ]
VIII. L. et J. Morellet, 1925, p. 693. Bois de Perthes.
Coupe en affleurement.
Faciès
d’Ermenonville
0.40
Remaniement
du calcaire de
Jaignes
0.60
Faciès du
Guépelle
sur 2.15
r
Bartonien.
Mètres.
Sable quartzeux sans fossiles, avec bancs
de grès interstratifiés. plusieurs mètres
Argile brun verdâtre à Potamides mixtus. 0.15
Sable gris verdâtre, légèrement argileux,
à Potamides mixtus . 0.15 à 0.25
Marnes sableuses mastic à Cerithium tia-
rella, englobant des blocs calcaires à
faune laguno-lacustre ( Hydrobia , Bithi-
nella ?). 0.50 à 0.60
Calcaire gréseux à Mesalia incerta . 0.25
Sable ferrugineux à Batillaria Bouei ... 0.25
Sable à Bayania lactea, gris au sommet,
roux et légèrement argileux vers le mi¬
lieu, jaunâtre avec quelques lits coquil-
liers discontinus à la base. 1.45 à 1.65
Résumé de la coupe de forages à Ermenonville.
i
III
IV
V
Château
Râperie
Martin
Commune
ait.
+ 95.00
+ 113.00
+ 108.00
+ 104.00
Bartonien.
Calcaire de Saint-Ouen. . . .
s. 2.00
15.00
s. 1.20
S. de Beauchamp,. ,
47.00
22.75
28.10
ait.
+ 48.00
+ 69.25
+ 78.46
+ 73.90
Lutétien. . . .
32.00
34.75
sur 6.54
sur 11.70
ait.
+ 16.00
+ 34.50
Cuisien.
S. de Cuise.
36.00
S. de Sinceny.
3.00
ait.
— 23.00
Sparnacien. . .
sur 28.00
j. à — 51.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
113
Il y a une divergence très nette entre le puits I, situé sur la rive gauche
de la Nonette et les autres puits forés sur la rive droite.
Elle se manifeste d’une part par l’épaisseur inusitée des sables de Beau-
champ dans le puits du château, d’autre part par l’opposition des cotes
de base soit du Bartonien, soit du Lutétien, qui diffèrent de 20.00.
Résumé relatif aux divers niveaux du Bartonien.
VII
VIII
I
III
V
Sablière
B. de
Radzi-
Râperie
Commune
Perthes
vill
Saint-Ouen.
Mortefontaine.
10.00
15.00
1.20
Ducy.
Ermenonville.
. s. 0.10
s. 0.40
2.00
Jaignes.
. 0.60
0.60
20.00
22.75
28.10
Guépelle.
. 1.40
s. 2.15
Au vers.
. s. 8.00
13.00
Lutétien
Lut.
Lut.
Étrepilly, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
Ferme de Manluy. La carte d’E. M. écrit Maulny (le plan directeur
Maulny). Cette ferme, très éloignée d’Étrepilly, quoiqu’en dépendant,
se trouve à environ 500 m. à l’ouest de Viney-Manœuvre.
Maître de l’œuvre : MM. Menot et fils et Deneuville,
mécanicien à Acy-en-Multien.
Entrepreneur : Vincent, 1902.
Alt. : -j- 140.00 sur calcaire de Saint-Ouen.
Avant-puits
56.00
j 1. Puits maçonné.
( Eau à 55.80 (ait. + 84.20).
Mètres.
56.00 ) de + 140.00
] à + 84.00
Lutétien sur 15.10.
Marnes
et calcaires
4.48
2. Marne blanche pierreuse compacte....
3. Calcaire lithographique.
4. Marne blanche argileuse avec trace de
tourbe (Lignite ?) .
5. Calcaire blanc très dur.
6. Marne blanche très compacte.
7. Calcaire très dur.
8. Marne blanche compacte.
9. Calcaire jaune excessivement dur.
10. Marne jaunâtre très ferme.
11. Calcaire siliceux très dur.
12. Marne grise noirâtre argileuse.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. VII.
0.27 \
0.29
0.50
0.27
0.15
0.70 [
0.15 /
0.68 l
0.17 l
0.52
0.19
8
114
PAUL LEMOINE
Mètres.
I 13. Calcaire gris bleuâtre siliceux très dur. . 0.39 1
| 14. Marne grise noirâtre argileuse très ferme. 0.20 I
1 15. Calcaire chloritê très dur. 0.35 \
16. Marne grise argileuse. 0.12 j
17. Calcaire siliceux dur. 0.43 J
18. Marne blanche grisâtre compacte. 0.35 / de + 84.00
19. Calcaire gréseux. 0.60 > à + 68.90
20. Marne grise argileuse et sableuse. 0.39 i
21. Calcaire gréseux, dureté moyenne. 0.47 \
22. Marne blanche. 0.17
23. Calcaire siliceux (fond roche quartzeuse). 0.43 /
24. Marne grise argileuse avec petits coquil¬
lages . 0.50
25. Agglomération de petits coquillages et
k marne assez dure. 1.20 J
i 26. Calcaire coquillage dur. 4.10 J
Calcaire ] 27. Marne gris e coquillageuse . 0.15 I
à Potamides < 28. Calcaire gris coquillageux très dur. 0.49 ,
sur 7.31 J 29. Marne grise. 0.12 I
I 30. Calcaire coquillageux . 0.67 I
I 31. Marne blanche grisâtre. 0.08 |
32. Fin du forage, calcaire excessivement
dur. . |
Profondeur totale. 71.10 I
Le contact du Lutétien et du Bartonien se trouve dans la vallée de la
Gergogne, en aval d’Acy-en-Multien, à la cote 75.00.
Débit : 21, mch, soit 50,4 mej.
Faverolles, c. de Villers-Cotterets (Aisne).
Paul Lemoine, 1929, p. 453.
La Savières, affluent de l’Ourcq, coule en contre-bas du pays vers la cote
+ 84.00 dans les sables de Cuise ; le contact du Lutétien inférieur et du
Lutétien supérieur se fait vers la cote -j- 97.00 (Feuille de Soissons, n° 33).
Le sommet du calcaire de Saint-Ouen est à la cote + 171.00.
Sondage (Renseignements du Génie rural) ait. probable + 160.00.
Bartonien (49.00).
Calcaire de (
Saint-Ouen j 1. Marne.
sur 19.00 (
Sable de
Beauchamp
30.00
( 2. Grès et sable.
3. Silex et sable roux .
( 4. Sable argileux ....
5. Glaise jaune et grès
Mètres.
19.00
12.00 )
3.50 /
9.00 {
5.50 )
de + 160.00
à + 141.00
de +141.00
à +111.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
115
Lutétien 24.00.
Calcaire grossier I
supérieur l
9.50 |
Calcaire grossier )
inférieur 1
14.50 \
6. Calcaire.
7. Calcaire fissuré.
8. Calcaire tendre.
9. Calcaire plus dur.
10. Grès et sable.
11. Calcaire.
Mètres.
5.00 \
2.00
2.50 (
10.50 (
1.00 \
3.00 J
Argile de Laon (
7.00 \
Cuisien sur 21.00
12. Argile noirâtre un peu sableuse.
7.00 |
Sables de Cuise (
sur 14.00 '
13. Sable de Cuise.
j Eau à 88.00 (ait. + 72.00).
| 14. Grès noirâtres très ténus sur.
5.00 J
9.00 (
!
Profondeur totale.
94.00 )
Feigneux, c. de Crépy-en-Valois (Oise).
Graves, 1847, p. 341.
Coupe de la carrière du Chesne.
Alt. de la base du Lutétien vers + 68.00 d’après la c
Lutétien.
Calcaire grossier
supérieur i
Calcaire grossier
inférieur
j Roche douce à moules de fossiles comme
\ fondus..
J Couche à Nummulites et Cer. giganteum. . . .
\
l 2
Fleurines, c. de Pont-Sainte-Maxence (Oise).
I. Puits communal. Entrepreneur : de Hulster.
Renseignements des Ponts et Chaussées.
Alt. : -j- 112.00 environ.
Mètres.
Bartonien
sur 34.00
( 1. Argile et sables .
( 2. Sables de Beauchamp.
5.00 \
29.00 j
de + 111.00
à + 87.00
de
de
à
+ 87.00
+ 80.00
+ 80.00
+ 66.00
de + 112.00
à+ 78.00
Lutétien
29.20
CulSIEN
sur 43.30
3. Calcaire grossier avec intercalations de
bancs de grès. 29.20
4. Fissure à 63.20 de profondeur (ait.
+ 48.80).
5. Argile jaune et sables très fins. 12.30
6. Sables verts avec intercalations de bancs
de grès. 23.50
7. Sables verts avec passage de marnes. ... 6.50
de
à
Profondeur totale. 106.50
de
à
+ 78.00
+ 48.80
+ 48.80
+ 5.50
116
PAUL LEMOINE
D’anciens puits de 40.00, donc arrêtés au sommet du Lutétien, n’ont pas
fourni d’eau.
N. H. : 63.00 (ait. + 49.00).
N. de pompage : 63.00 (ait. + 49.00).
Débit : 10,8 mch. soit 259,2 mcj.
La crépine Johnson est installée entre 77.50 et 87.50.
Divers
sur 6.00
Sannoisien
sur 13.90
Ludien
11.00
Calcaire de
Saint-Ouen
8.00
Sables de
Beauchamp
II. Saint-Christophe-en-Halatte.
Alt. : + 180.00, environ.
( 1. Divers.
} .
i 2. Argile.
( 3. Argile bleutée.
I 4. Marne blanche et calcaire dur.
Bartonien sur 8.00.
5. Calcaire dur.
6. Marnes sableuses.
7. Sable.
Profondeur totale
Mètres.
6.00 |
de + 180.00
à +174.00
1.60 |
12.30 j
de + 174.00
à +160.10
11.00 |
de + 160.10
à +149.10
1.10 )
6.90
de + 149.10
à + 141.10
38.90
III. Saint-Christophe de Verneuil, 1867, p. 795-796.
Stampien : Sables de Fontainebleau.
Sannoisien
Ludien
et cale, de
Saint-Ouen
Sables de
Beauchamp
Marnes à Cyrènes et Cer. plicatum.
Marnes vertes.
Cale, lacustre de Saint-Ouen avec caractères
de la faune à Ph. ludensis.
Sables blancs exploités pour verreries.
IV. Renseignement de M. L. Morellet,
Présence des couches à Ph. ludensis.
V. Saint-Christophe-en-Halatte.
Alimen, 1936, p 160.
Mètres.
! 4. Limon avec meulière de Beauce en frag¬
ments... I
3. Sable jaune stampien. 30.00 \
2. Argile sableuse verte et brune fossili- L
fère. 3 à 4.00 I
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
117
S I. Sable calcareux, oolithique, ferrugineux
fossilifère.
Marnes vertes. )
Marnes blanches. | d’après Dollfus.
Marnes vertes. )
VI. Forêt d’Halatte.
(Observations sur le terrain).
StAMPIEN
env. 35.00
Sannoisien et
Ludien 25.00
1. Mont Pagnotte.
2. Haut des Fougères (base des Sables de
Fontainebleau.
3. Source (Sommet du Sannoisien).
4. Route du Fonds Charpentier (Sommet
calcaire de Saint-Ouen).
Mètres.
I de + 220.00
^ à+ 185.00
) de + 185.00
( à+ 160.00
Bartonien 40.00.
Argile de ( 5. Argile de Yilleneuve-sur-Verberie. j de + 160.00
Saint-Gobain / Profondeur totale. 100.00 ) à + 120.00
Fontaine-Chaalis c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
La Chapelle-Chaalis.
Robert, 1830.
Bartonien. Sables de Beauchamp, fossilifères, à débris de Pagures
(probablement le niveau d’Ermenonville).
Fresnoy-le-Luat, c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
Coupe en affleurement à Ducy.
Fritel, 1910, p. 117 (Interprétation de M. Paul Lemoine).
Bartonien.
Zone de
Mortefontaine
sur 0.25
Calcaire de
Ducy
0.35
Faciès
d’Ezanville
0.95
7. Marne argileuse avec fossiles du niveau
de Mortefontaine.
6. Calcaire sub-lithographique très dur, en
deux bancs pétris de Limnées, Pla-
norbes, Cyclostomes .
5. Marne blanche marbrée de veines gri¬
sâtres.
4. Marne tendre pétrie de coquilles écrasées.
3. Sable jaune siliceux avec veines ferrugi¬
neuses.
2. Banc de grès à crêtes arrondies.
Mètres.
I
0.25 I
0.20
1
0.15
0.05
0.30
0.60
118
PAUL LEMOINE
Mètres.
Faciès de
Beauchamp
( 1. Sable siliceux, couleur lie-de-vin, passant
au fauve à la base.
( Épaisseur totale.
Fulaines ; voir Mareuil-sur-Ourcq.
Gondreville , c. de Betz (Oise).
Puits communal.
Alt. : + 140.00.
Calcaire grossier
supérieur
sur 7.00
Calcaire grossier
inférieur
15.00
CuiSIEN
31.00
1. Avant-puits. 38.00 ) de+ 140.00
. j à+102.00
Lutétien sur 22.00.
2. Sable jaune. 4.00 j
3. Argile calcaire vers le pied. 3.00 I ,
( de + 102.00
4. Calcaire grossier fissuré avec bancs de I à+ 80.00
grès très dur. 15.00 I
5. Sable jaunâtre très fin. 20.00 \
6. Sable vert. 11.00 I de + 80.00
7. Sable vert marneux. .1 à + 49.00
Profondeur totale. 91.00 J
Haramont, c. de Villers-Cotterets (Aisne).
I. Hameau de Longpré.
Maître de l’œuvre : Société la Lactite. Entrepreneur : Lippmann, 1894.
Alt. : + 92.00 (sur Cuisien).
Ce sondage est certainement le même que celui indiqué par Lemoine, 1929,
p. 453 ; d’après un document fourni par Dollfus.
Mètres.
Éboulis | 1 ' Avant-puits. ... . 1 .50 )
sur 9.10 2. Argile et rognons de calcaire. 4.80 - Tooqn
( 3. Marne jaunâtre et rognons de calcaire.. 2.80] a t . yu
4. Sable jaunâtre un peu argileux. 10.98 )
5. Sable vert. 2.62
Cuisien j 6. Sable vert un peu argileux. 0.75 ( de + 82.90
sur 24.95 ) 7. Sable noirâtre un peu argileux. 2.65 ( à + 57.95
8. Sable vert un peu argileux. 0.50
9. Sable noirâtre argileux. 7.45
10. Argile verdâtre. 1.15
i 11. Sable noir très argileux.. 1.80
par nacien | ^ Grès tendre et sable vert. 5.00 f + 57.95
sur 12.95 ) . „ , ,, / à 4- 41 fin
13. Argile verdâtre très compacte. 5.00 1 T m.uu
Profondeur totale . 47.00
N. H. : au début : à 1.50 (ait. + 90.50) ; à la fin : à 0.80 (ait. + 91.20).
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE B1ULTIEN
119
II. (Renseignements de la Municipalité de Villers-Cotterets).
La source captée pour les besoins de Villers-Cotterets (débit 900 mcj.)
se trouve à l’ait. + 90.00. Elle doit être déterminée par l’Argile de Laon.
III. Renseignements sur place sur l’épaisseur des couches :
Le contact du Lutétien et du Cuisien doit se faire vers 4" 92.00. Le
Cuisien aurait donc ici 34.05 environ.
Le contact du Lutétien et du Bartonien se fait à 1 église d Hara-
mont vers + 140, ce qui donnerait 48.00 d’épaisseur pour le Lutétien.
Des trous sont pratiqués dans le Calcaire de Saint-Ouen, au-dessus
d’Haramont vers + 180 ; ce qui donne 40.00 environ pour l’épaisseur
des Sables de Beauchamp.
Largny-sur-Automne, c. de Villers-Cotterets (Oise).
Renseignements de la municipalité.
La source des Charmettes alimentant la commune (débit 10 mch., soit
240 mcj.) est à la cote -f- 98.20.
(Elle doit être déterminée par les argiles de Laon.)
S. de
Beauchamp
Faciès
d’Ezanville
Faciès de
Beauchamp
Faciès
d’Ermenonville
Sables de base
(Guepelle et
Auvers)
Calcaire de
Saint-Ouen
sur 1.20
Levignen, c. de Betz (Oise).
I. L. et J. Morellet, 1927, p. 128.
( Couches à Nummulites variolarias, Macropneustes )
) minor, Omalina Lamarcki. )
I. Morellet, 1930, p. 170.
Bartonien.
Calcaire marneux à Pot. scalaroides.
Sable à Cer. tuberculosum.
Sable et grès sans fossiles.
Sable à Cer. tiarella et B. bicarinata.
Sable sans fossiles.
Sable coquillier à faciès d’Auvers.
II. Morellet, 1933 , p. 253-256.
Coupe en affleurement du Bartonien.
Mètres.
l 1. Brouillis. 1.00 |
' 2. Marne beige, pouvait manquer par /
I places. 0 à 0.20 I
120
PAUL LEMOINE
Sables de Beauchamp sur 28.13.
Eq. du
niveau de
Mortefontaine ?
0.50
Eq. du
calcaire de
Ducy
3.70
(Couches
laguno-lacus très)
3.45
Calcaire de
Nanteuil
0.25
Faciès
d’Ezanville
0.80
Mètres.
Eq. du i
niveau de
Beauchamp
(2.71)
Faciès (
d’Ermenonville ]
0.07 f
Eq. du calcaire [
de Ja ignés
0.10 I
Eq. du
niveau du
Guépelle
3.25
3. Sable sans fossiles, grisâtre ou jaunâtre,
en poches ou lits irréguliers de 0.10 à 0.50
4. Marne beige, présentant vers son som¬
met, un lit discontinu de blocs cal¬
caires à moules de fossiles d’eau douce
(Bithinella) . 1 à 1.50
5. Argile verte à moules de Potamides
(récurrence saumâtre). 0.75
6. Calcaire marneux, fissuré, beige clair, à
rares moules de petits fossiles d'eau
douce . 0.60
7. Argile un peu sableuse, légèrement ver¬
dâtre. 0.25
8. Marne beige clair à moules de petits
fossiles d'eau douce . 0.35
9. Calcaire marneux gris beige à diaclases
rousses et moules de fossiles d’eau
douce ( Bithinella , Stenothyra, Planor-
bis ), et de rares petits Cerithes . 0.25
10. Calcaire verdâtre à grains de quartz,
marneux par places, à très nombreux
moules de coquilles : Potamides scala-
roides, Potamides perditus, Tympanoto-
mus conarius, Ampullina parisiensis,
Nystia microstoma, etc... de 0.10 à 0.30
11- Argile verte sableuse, humide à co¬
quilles ayant conservé leur test (Pota¬
mides scalaroides, etc.). 0.50
12. Filets noirs argileux. 0.04
13. Sable roux et blanc à Cerithium tubercu-
losum , etc., visible sur. 0.25
14. Lacune d’observation estimée à. 2.00
15. Banc discontinu de grès sans fossiles. . . 0.40
16 a) Calcaire friable jaune. 0.02
16 6) Sable jaune pétri de Cerithium tiarella )
et de Batillaria bicarinata . 0.07 ^
16 e) Sable argileux ou calcareux à Hydro-
bies et Bithinelles . 0.10
16 d) Marne sableuse pétrie de Lymnea *.
17. Sable sans fossiles, jaune et gris violaoé,
avec lits ligniteux et blocs de grès
disséminés. 2.25
18. Banc de grès curviligne, ne renfermant i
que des débris végétaux . 1.00 I
1. Renseignement inédit de M. Morellet.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
121
Niveau
d’Auvers
sur 17.00
19. Sable sans fossiles avec minces interca¬
lations argileuses passant à.
20. Sable à Nummulites variolarius et co¬
quilles disséminées ( Sunetta trigonula,
Cardium porulosum, etc.), puis sable
très fossilifère, souvent agglutiné en
un grès tendre, avec lits de N. variola¬
rius, stratifications entrecroisées, rares
galets ; vers la base un banc est pres¬
que uniquement composé de Sunetta
trigonula visible sur.
Épaisseur totale.
Mètres.
7.00
10.00
29.33
III. Tranchée-Ballaslière entre le Pont de Saint-Fontaine
et 400.00 avant la station.
Lorin, 1929, p. 228.
Bahtonien.
Mètres.
N. supérieurs
des Sables de
Beauchamp
Calcaire de
Jaignes
2.00
N.
d’Ermenonville
et du Guépelle
4.00
Niveau
d’Auvers
sur 0.70
( 1. Terre végétale. 0.50 à 1.00 1
< 2. Sable marneux blanc. 0.30 à 0.75
( 3. Sables à Cerithes . 0.20 à 0.30 )
t 4. Marnes colorées en ondulations alternant j
avec calcaires en plaques ou rognons. >
f 0.50 à 2.00 \
5. Sables variés avec blocs de grès épars.
. 3.00 à 4.00
6. Sable blanc. 0.20
7. Sable chamois très fossilifère'... 0.30 à 0.50
8. Sable blanc. ._
Profondeur totale. 8.75
Lizy-sur-Ourcq, arr. de Meaux (S.-et-M.).
Lutétien
sur 21.40
I. Cour de l’Usine à Gaz, près du Canal.
Renseignements des Ponts et Chaussées.
Alt. : + 52.00.
Mètres.
Terre végétale. )
Calcaire grossier inférieur. 21.40 )
de + 52.00
à + 30.60
1. La faune est très analogue à celle d’Auvers ; on y trouve des fossiles thanétiens et cuisiens
remaniés.
122
PAUL LEMOINE
, Mètres.
P «îl N ft C fift N ^ Sables du Soissonnais sur. 0 gQ J de + 30.60
sulUbU ! ' à +30.00
' Profondeur totale. 22.00 1
N. H. : 4.00 (ait. + 48.00). N. de pompage : 4.80 (ait. + 47.20).
Débit maximum : 70 mch. (1.680 mcj.). Débit moyen : 245 mcj.
Température : 12°.
II.
La base du Bartonien affleure dans la vallée, donc vers l’altitude + 52.00 : le
Lutétien aurait donc ici 21.00 environ, ce qui est très peu.
III. Légende. Feuille de Meaux
Bartonien. Le Calcaire de Lizy (4.00) est l’équivalent de la zone d’Ermenonville.
IV. Coupe en affleurement du chemin de Lizy-sur-Ourcq à Congis.
Goubert, 1860-1861, p. 445 ; Morellet, 1908, p. 534 ; Fritel, 1910, p! 191.
Terre végétale
Bartonien.
Mètres.
sur 0.80
1.1 erre végétale.
0.80
2. Marnes de Saint-Ouen, avec blocs de
| calcaire dur : Paludina pusilla, Pla-
norbis rotundatus, Limnea longiscata.
1.50
sur 3.40 1
| 3. Marnes verdâtres, très régulièrement
suivies, formant des ondulations ....
0.40
4. Marnes jaunes avec rognons calcaires..
1.50
N. de
5. Calcaire jaune verdâtre, un peu dur,
Mortclontaine
offrant tous les caractères extérieurs du
/
0.15
calcaire à Avicula Defrancei, moules
|
d ’Avicules rares.
0.15 ’
C. de Ducy
0.50
6. Marne jaune verdâtre.
0.50 ;
7. Sable (sable blanc et grès, M.) gris, sans
\
, fossiles.
0.10
N. d’Ezanville
1 8. Sable très blanc avec deux lits de ro-
1.60
gnons de grès passant au quartzite et
1
servant à ferrer la route, le supérieur
bien plus mince, sans fossiles.
1.50
Calcaire de j
9. Calcaire gréseux de Lizy à moule de
)
Lizy
Cerithium mixtum débris de Crustacés
f
3.50
avec poches et lits de sable intercalés
>
[
(se réduit vers le Sud-Est) (Morellet)..
3.50 '
1. La Joye, 1831, p- 28, semble avoir vu le contact du Lutétien et du Bartonien.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
123
Autre description (Goubert).
Bouzin gris devenant de plus en plus
ferme et passant peu à peu au calcaire
gréseux de Lizy, gris un peu verdâtre,
séparé en plusieurs bancs irréguliers
par des poches et veines de sable cal¬
caire de même couleur, sans fossiles.
Mètres. 1
N. (
10.
d’Ermenonville
0.25
j 11.
Calcaire de (
12.
Jaignes <
0.25 1
1
Niveau du
Guépelle
2.45
Niveau
d’Auvers
11.85
13.
14
1.70
Sable marneux, vert, sans fossiles, deve¬
nant à la base un sable parfois agglu¬
tiné en grès tendre. 0.20
Sable marneux et marne sableuse sans
fossiles (avec marnes dures magné¬
siennes à Lymnea, Planorbis ) (passe
au calcaire de Jaignes). 0.25
Sables à Cerithes.
Au sommet : Sables à Cerithium tiarella,
C. Crenulatum, passe à Beauval à des
Sables à fossiles d’eau douce.
Au milieu : Sables à Cerithium Bouei.
A la base : Lit à Mytilus Rigaulti
(0.08 Goubert, +0.70 M.) et à Area
magellanoides communes et très fraî¬
ches (0.78 Fritel). 0.75
Sables à Bayania laclea gris à la partie
supérieure (Goubert, 1.00) ; (Fritel
1.00) ; Morellet.
Autre description.
Sable gris devenant souvent un grès gris
concrétionné, éraillé à la surface. Peu
de fossiles 0.70.
15. Sable gris verdâtre à Bayania laclea 1.00.
16. Sables sans fossiles ou ne renfermant
que de rares individus. 4
17. Sable meuble gris à Cytherea irigonula et
renfermant encore quelque Bayania
lactea (Goubert-Fritel). 0
18. Sable blanchâtre, meuble, presque sans
fossiles (G.).
19. Sable blanchâtre, à gros grains de quartz,
avec Pectunculus depressus P Cytherea
irigonula, Donax parisiensis, etc. . .
20. Sable blanc à Nummuliles variolaria
avec petits lits de débris des fossiles
du banc 3 (G.). Morellet 7.00.
21. Sable gris avec lits de coquilles fragiles
brisées et roulées, galets, polypiers,
etc. (Visible dans une excavation à
gauche de la Sablière.) (Fritel. Gou¬
bert, Morellet) 1 .
Épaisseur totale... 24.75
00
05
1.80
5.00
1.00
1. A ce niveau Fritel note : Sable meuble gris à Cytherea trigomda et renfermant quelques
Bayania lactea : 0.05.
124
PAUL LEMOINE
Y. Route de Lizy à Congis (Coupe).
Piveteau, 1930 , p. 21.
Goubert, 1861 , p. 445.
C. de Lizy
C. de Jaignes
N. du Guépelle
Bartonien.
Mètres.
5. Calcaire de Lizy avec intercalations sa¬
bleuses. La fréquence des changements j
de faciès, la présence de Crustacés pa¬
raissent indiquer le voisinage d’un |
rivage.. 4.00
4. Marnes lacustres à Limnea arenularia.
3. Sables sans fossiles. j
2. Sables à Cerilhium crenulatum, C. Bouei.
1. Grès à Bayania lactea, Cerithium Brocchi, (
etc. Grès rognonneux, puis banc à '
Mytilus. ,
YI. Carrière située le long de la route de Lizy à Troey.
Piveteau, 1930 , p. 21.
Calcaire de
Saint-Ouen
sur 2.40
Niveau de
Mortefontaine
0.45
Calcaire de
Lizy
Bartonien.
Mètres.
6. Marnes blanches. 2.00
5. Sables sans fossiles. 0.10 à 0.15
4. Argiles vertes. 0.25
3. Calcaire gréseux. 0.20
2. Marnes blanches. 0.25
1. Calcaire de Lizy. Intercalations sableuses
peu fréquentes.
S
)
j
VII. Coupe en affleurement de la Carrière du carrefour
des routes d’Étrepilly, de Congis et du canal (d’après Dollfus).
Fritel, 1910 , p. 194.
E boulis
0.60
C. de Lizy
sur 0.60
C. de Jaignes
1.05
N. du Guépelle
1.85
N. d’Auvers
Bartonien.
Mètres.
9. Éboulis. 0.60
8. Calcaire grossier, un peu gréseux, fossili¬
fère avec Lucina, etc. 0.60
7. Calcaire d’eau douce, dur, sec. 0.40
6. Argile sableuse, verdâtre, à Nystia micros-
toma . 0.15 à 0.25 i
5. Grès calcareux à Cyclostoma mumia .... 0.40 j
4. Sable vert à Potamides perditus . 0.30 j
3. Grès dur en plaquettes. 0.05 (
2. Sable à Bayania lactea . 1.50 ,
1. Sable blanc sans fossile. Puissant '
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
125
VI. Morellet, 1935 , p. 101.
Bartonien (Coupe n° 3 schématique).
C. de Saint-Ouen : (2-4) 2. Calcaire lacustre à Lymnea longiscata.
N. de Mortefontaine : (5) 3. Niveau à Avicula Defrancei.
C. de Ducy ( (9) 4 ( Calcaire lacustre.
C. de Lizy ] ’ { Calcaire marin de Lizy.
N. d’Ermenonville ( 4 b. : Calcaire à Potamides mixtiis.
C. de Jaignes : (12-13) 4 c. Calcaire lacustre à Lymnea arenularia.
N. du Guépelle J 14 . 20 ) 5 . Sables quartzeux à faune marine,
et d Auvers ( ^
Lutétien : 6 . Lutétien.
Résumé des données sur Lizy-sur-Ourcq.
Bartonien. I IV V VI VII
C. de Saint-Ouen... . sur 3.40 2.40
N. de Mortefontaine. 0.15 0.45
C. de Ducy. 0.50 ?
N. d’Ezanville. 1.60 ?
C. de Lizy. 3.50 4.00 X sur 0.60
N. d’Ermenonville . . 0.25 ? . ?
C. de Jaignes. 0.25 X . 1.05
N. du Guépelle. 2.45 X . 1.85
N. d’Auvers. sur 11.85 X
Lutétien. + 52.00
sur 21.40
Sparnacien. +30.60
sur 0.60
Marcilly, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
I. Delesse, carte hydroloeique, 1864 - 1873 .
Alt. : + 123.00.
Mètres.
Lutétien... 20.30, de -J- 77.50 à 57.20.
Sparnacien. à partir de + 57.20.
N. H. : 45.00 (ait. + 78.00).
II. Maître de l’œuvre : Râperie dépendant de la Sucrerie de Meaux.
Alt. : + 113.00, admise.
Mètres.
Avant-puits 1 1. Grand puits. 42.87 ) de -f* 113.00
42.87 | Eau à 41.47 (ait. + 58.53). ) à + 70.13
126
PAUL LEMOINE
Bartonien
sur 2.61
Lutétien
sur 26.64
Mètres.
2. Sable jaune. 2.61 j
3. Marne blanche. 0.30
4. Rognons calcaires siliceux durs. 0.91
5. Marnes et plaquettes. 0.30
6. Marne sableuse. 1.68
7. Calcaire marneux très dur. 0.48
8. Marne et plaquettes. 1.21 I
9. Grès siliceux. 0.08 I
10. Marne. 0.99 /
11. Grès siliceux très dur. 4.22 f
12. Calcaire très dur. 3.46
13. Grès. 1.35 /
14. Marne et plaquettes. 1.00
15. Grès. 0.85
16. Marne. 1.90
17. Calcaire très dur. 1.62
18. Argile noire. 3.23
19. Sable argileux et plaquettes. 1.87
20. Grès sableux et plaquettes. 0.64 !
21. Calcaire dur. 0.55
Profondeur totale. 72.12
de + 70.13
à + 67.52
de + 67.52
à + 40.88
III. Râperie de Marcilly.
Maître de l’œuvre : Sucrerie de Meaux. Entrepreneur : Brochot et Cie, 1922.
Alt. : -f- 113.00 environ, sur calcaire de Saint-Ouen, surmonté de
Limon des plateaux, à l’Est du village.
Lüdien
inférieur
10.00
1. Terre de remblai.
2. Terre franche.
3. Terre franche et glaise.
4. Glaise.
5. Terre foncée marron. .
6. Marne argileuse.
Mètres.
2.00 \
0.15
3.35 I de + 113.00
3.00 ( à+ 103.00
0.80 \
0.70 j
Bartonien 32.00.
Calcaire de i ) de + 103.00
Saint-Ouen 7. Marne avec banc de silex de 0.45. 11.50 ( à + 91 50
11.50 ( ^
1 8. Sable humide. 3.00 1
9. Marne et pierre jaunâtre. 0.50 I
10. Sable sec. 0.80 /
11. Pierre et sable humide. 1.20 f
12. Pierre moins dure. ^ gq \ de + 91.50
13. Sable blanc.0A0 t à + 71.00
14. Pierre sableuse. 1.90 1
15. Pierre très dure. 2.70
16. Sable jaune. 8.50 /
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
127
Calcaire grossier
supérieur
20.20
17.
18.
19.
20 .
21 .
22 .
23.
1 24.
25.
26.
Calcaire grossier
inférieur
9.80
CuiSIEN
sur 1.00
27.
28.
29.
20 .
31.
Lutétien 30.00.
Mètres.
Pierre (bancde 1.05). 4.20
Calcaire. 1.05
Calcaire et marne panachée. 1.10
Pierre dure. 0.85
Pierre et marne panachée. 3.80
Calcaire de Brie. . . .. 3.00 \ de + 71.00
Pierre et silex avec banc de marne de I à + 41.00
0.10. 1.20 [
Pierre et grès. 1.60
Pierre avec un peu de marne. 1.20
Marne et calcaire avec banc alternatif de
calcaire de 0.20 environ tous les m. . . 2.20
Marne calcaire et sable foncé. 5.80 ]
Sable un peu foncé. 1.50 f
Sable calcaire et marne. 1.00 (
Sable et calcaire. 1.50 ]
Sable. 1.00 j de + 41.00
. .[ à + 40.00
Profondeur totale. 73.00 ]
Mareuil-sur-Ourcq, c. de Betz (Oise).
I. Dollfus, 1890 - 1891 , p. 155-157. Abrard, 1933 , p. 107-108.
Contact du Calcaire de Saint-Ouen et des Sables de Beauchamp à -f- 125.00.
II. Abrard, 1933 , p. 107-108.
1. 0 km. 800 au Sud de Mareuil.
Lutétien. — Calcaire fragmenté avec lentilles de sables dolomitiques (pas de
couches meubles glauconieuses).
Cuisien. — Argile de Laon. Argiles sableuses peu épaisses, ait. + 90.00.
Sables de Cuise. Sables à stratification entrecroisée.
2. Village sur calcaire grossier inférieur.
3. Route de la Gare, Contact Lutétien-Cuisien à + 60.00.
4. Lavoir. Contact Lutétien-Cuisien à + 65.00.
(Puits de 8.00 allant prendre, dans le Cuisien, l’eau captive retenue par l’Argile de
Laon).
5. Rive gauche de l’Ourcq. Route de la Ferté-Milon (Sommet du Cuisien, -j- 65.00).
6. A 1 km. 200 au N. de Mareuil (0 km. 500 en amont de Fulaines). Argiles de Laon,
bien développées (exploitées pour poteries) à + 72.00.
III. Fulaines (voir Mareuil).
Coupe des carrières. Graves, 1847 , p. 335-336.
Lutétien
Calcaire grossier j E. Calcaire feuilleté, granuleux, avec filets I
supérieur ( de marne interposés. )
128
PAUL LEMOINE
D. Calcaire tendre avec moules de fossiles
(pierre de construction) 3 bancs. . . .
C. Calcaire granuleux plus dur, avec moules
de coquilles : Cer. giganleum, etc. (zone
III-IV d’Abrard).
B. Calcaire plus tendre, mêlé de sable, avec
D. strangulata (banc de sciage) : deux
assises (zone III d’Abrard).
A. Glauconie grossière avec roche dure. .
Nota : Il est curieux que Graves ne signale pas ici de Nummulites (couche B de la
coupe Crouy-sur-Ourcq). Cette coupe est très analogue à celle donnée par Charpiat
(1918, pour Crouy-sur-Ourcq). D’après Héricart-Ferrand, les Nummultites paraissent
dans la vallée de la Grivette jusqu’à la rencontre du vallon venant de la Grange inclinée.
May-en-Multien, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
De Senarmont, 1844, p. 98.
Marnoue-la-Poterie. Dernier point au Sud où le Sparnacien soit exploité
(Alt. + 55.00.)
Calcaire grossier
inférieur
Montlévêque, c. de Senlis (Oise).
Coupe des carrières de la R. G. de la Nonette.
Graves, 1847, p. 346.
Lutétien
Calcaire grossier
supérieur
(Couches
à Cerithes)
sur 5.68
Calcaire grossier
inférieur
sur 2.10
1. Calcaire jaunâtre à grain serré à Cer.
lapidum : Roche dure.
2. Sable quartzeux blanc, très pur.
3. Quatre bancs de roche ou de calcaire à
Cer. lapidum (banc gris, fin, dur, à
feuilles).
4. Calcaire tendre avec milioles (cf. Verge-
let).
5. Calcaire dur, à grain fin, un peu sableux,
avec quelques empreintes de fossiles
(Liais).
6. Banc de Yergelet.
7. Calcaire tendre coquillier à texture gros¬
sière.
Epaisseur totale.
Mètres.
0.30
0.08 j
I
4.00
1.30
0.80 (
1.30 |
7.78 ,
Cette coupe est très analogue à celles de Senlis ; aussi, le même numé¬
rotage a-t-il été adopté pour le banc 4 (Liais).
Montlognon, c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
Morellet, 1929, p. 173 ; et 1930, p. 169-170.
N. d’Ezanville ? : Sables et grès sans fossile.
N. de Beauchamp : Couches à Cer. maryense et C. tuberculosum.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
129
N. d’Ermenonville : Couches à Potamides mixtus.
N. Guépelle : Couches à Bayania lactea.
Nanteuil-le-Haudouin, arr. de Senlis (Oise).
I. Probablement à la laiterie dans la vallée de la Nonette.
Renseignement communiqué par M. Boursault. Interprétation
de M. Paul Lemoine.
Alt. : + 100.00 (admise).
Mètres.
Alluvions
1.00
1. Cailloux siliceux remaniés.
1.00
de + 100.00
à + 99.00
Niveau
d’Ezanville
1.20
Calcaire
lacustre
de Nanteuil
3.00
N. de
Beauchamp
et d’Ermenon¬
ville 2.30
Équivalent
du calcaire
de Jaignes
O. 40
Niveau du
Guépelle
et d’Auvers
11.00
Bartonien sur 17.90 de + 99.00 à + 81.10
2. Marnes verdâtres. 0.60
3. Marnes ?... 0.60
4. Calcaires à Paludines . 3.00
5. Sables moyens à Cérithes . 1.50 f de + 99.00
6. Sables avec bancs de grès. 0.80 î à + 81.10
7. Marnes. 0.40 ]
8. Sables et grès siliceux. 1.00
9. Sables et grès. .... 6.00
10. Sables blancs fossilifères (Niveau d'eau). 4.00
Calcaire grossier
supérieur
Lutétien
11. Caillasses.
Profondeur totale.
) à partir
_ ) de + 81.10
18.90
II. Graves, 1847 , p. 345.
Les sources de la Nonette coulent entre les marnes
et les Sables (vers -f- 86.00).
Lutétien
Calcaire grossier
supérieur
1. Couche supérieure très compacte, gri¬
sâtre ; rares Miliolites et Lucina saxo-
rum .
2. Bancs exploités, jaunâtres, durs, avec
empreintes de plusieurs Cérithes .
Mémoires du Muséum, nouvelle série. ■— T. VII.
9
130
PAUL LEMOINE
Calcaire grossier l 3. Sables verts sans Nummulites . )
inférieur ( . j
Cette coupe montre la grande réduction du Lutétien inférieur dans
cette région.
III. Un peu au Nord de la Station
Thomas, 1897-1898, p. 13-16. Interprétation modifiée.
Coupe en affleurement.
Mètres.
Quaternaire
: 1. Limon.
Niveau de
Ducy 2.00
| 2. Calcaire siliceux et marne.
2.00
Zone
\ 3. Marne argileuse vert jaunâtre à Pota-
0.30
| rnides scalaroides, P. perditus, etc . . .
0.30
Calcaire
lacustre
de Nanteuil
\ 4. Calcaire marneux à Stenothyra mediana
( Nystia microstoma , Planorbis nitidu-
1.50
1.50 1
1 lus .
1
' 5. Sable gris.
0.25
Zone de '
1 6 . Argile verte.
0.02
Beauchamp
1 7. Marne grise à Cerithium mutabile, C.
0.34 ,
j tiarella , C. tuberculosum, C. Brocchi,
i etc.
0.07
8 . Marne jaune.
0.05
Faciès ^
9. Sable quartzeux, fin, jaune clair, àPota-
1 mides mixlus .
0.08
1 10. Marne claire, verdâtre, à Cerithium cre-
d’Ermenonville <
natulalum, C. angustum, C. tiarella,
1.00
C. bicarinata, C. Bouei . j
' 0.25
1
' 11. Argile brune.^ 07
) 0.02
f
12. Sable fin, blanc.
j 0.30
\
13. Grès mamelonné irrégulier.
0.30
Faciès du !
14. Sable ligniteux .
2.50
Guépelle V
15. Sable quartzeux, blanc et jaune clair.. . .
2.50
et d’Auvers J
16. Grès dur en deux bancs.
1.30
sur 7.70 J
17. Sable jaune, fin, quartzeux.
1.40
(
Epaisseur totale.
12.84
2.00
1.80
0.34
1.00
7.70
IV. Montée de la route de Soissons, au Nord du bourg.
Fritel, 1910, p. 237. Interprétation de M. Paul Lemoine.
Bartonien.
C. de St-Ouen : 10. Calcaire de Saint-Ouen.
( 9. Sable blanc avec fossiles, principalement des Cérithes, agglutiné
par places en rognons sur lesquels adhèrent à la fois des
Limnées et des coquilles marines.
8 . Sable jaune avec petit lit de marne verte.
7. Sable gris avec filets noirâtres.
6 . Sable jaune.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
131
C. de Ducy
Faciès
d’Ezanville
et Calcaire
deLizy
Faciès de
Beauchamp
Niveau
d’Auvers
5. Marne jaunâtre friable avec Limnées et rognons de strontiane
sulfatée.
4. Alternance de lits marins et lacustres.
3. Sable mêlé de calcaire avec nombreux fossiles : Cer. bicarinatum;
propinquum, Cordieri, mutabile, thiara ; Melania hordacea ,
Cytherea elegans ; Cyrena deperdita. Par places ce lit, plus
épais, forme un véritable blanc calcaire avec moules de fossiles
comme à Brégy.
2. Sable fin d’un blanc éclatant, avec grès en banc horizontal
continu : ce grès contient des empreintes végétales et dans le
sable se trouvent des fragments, parfois considérables, de bois
silicifié.
1. Sable rubané par zones blanches et rousses, passant au blanc
jaunâtre vers le haut et contenant des blocs énormes de grès
blanc très dur, épars, sans ordre apparent.
V. Rue Saint-Laurent. Coupe en affleurement.
L. et J. Morellet, 1930, p. 165-171. (Leur numérotation est conservée.)
C. de Ducy 1
Faciès
d’Ezanville 1
Faciès de
Beauchamp
1.80
Faciès
d’Ermenonville
1.48
Calcaire de
Jaignes
0.30
Faciès du
Guépelle
1.60
Bartonien.
Brouillis calcaire.
Calcaire à P. scolaroides.
Mètres
■(
1. A. Banc calcaro-gréseux à moules de co¬
quilles marines passant la téralement à
un sable calcareux à C. tuberculosum,
etc. 0.60 à 1.00
1. B. Sable quartzeux, gris, fossilifère, sur¬
tout à la base (C. maryense, Batillaria
Bouei, P. Cordieri) . 0.60 à 0.80
2. A. Filet brun à P. mixtus . 0.02 à 0.04
2. B. Sable gris ou jaune à C. tiarella. 0.15 à 0.25
2. C. Sable calcareux ou calcaire à P. mix¬
tus . 0.10 à 0.15
2. D. Sable gris ou jaune, fossilifère au som¬
met (C. tiarella , etc.), avec un lit de
grès discontinu à la base. 0.80 à 1.00
2. E. Sable avec plusieurs filets ligniteux.
0.02 à 0.04
3. Sable sans fossiles renfermant en contact
avec 2. E. des blocs calcaires et des
masses marneuses pouvant atteindre
0.30 2 .
3 bis. Sables sans fossiles. 0.70
4. Grès d’épaisseur variable en moyenne. . .
0.30
à 1.20
0.40
1. Renseignements inédits de M. L. Morellet.
2. Avec troncs d’arbres charriés et débris végétaux ; il y a ici la trace de démantèlement presque
sur place de formations continentales (probablement de calcaire de Jaignes).
132
PAUL LEMOINE
Niveau
d’Auvers
sur 6.00
5. Sable quartzeux multicolore, sans fos¬
siles, sur 3 ou 4 m., puis renfermant des
lits espacés et discontinus de galets et
de fossiles roulés du faciès d’Auvers
(mais sans Numm. variolarid) . 6.00
Épaisseur totale. 11.18
VI. Chemin en prolongement de la rue Saint-Laurent,
1 km. 800 à l’Est du pays.
Coupe en affleurement.
Morellet, 1930, p. 580.
Alt. : + 110-115.00 J’admets 110.
Bartonien.
Niveau de
Mortefontaine
sur 0.20
Calcaire
de Ducy
sur 1.40
1. Calcaire marneux à fossiles marins (ni¬
veau de Mortefontaine), avec Avicula
Defrancei visible sur.
2. Marne blanche sans fossiles.
3. Grès calcaireux sans fossiles.
4. Marne blanche sans fossiles.
5. Calcaire marneux à Lymnea et Bithy-
nella .
6 . Grès calcaireux à Lymnea et Bithynella..
7. Marne blanche sans fossiles sur.
Épaisseur totale.
Mètres.
j
0.20 ^
0.30 i
0.25
0.15
0.30 /
0.30 \
0.10 ]
1.60 J
Résumé des coupes à Nanteuil-le-Haudouin.
I
III
IV
V
VI
Saint-Ouen.
+
Mortefontaine. . . .
+
(ait. + 110)
s. 0.20
Ducy.
2.00
+
+
s. 1.40
Ezanville.
1.20
0.30
+
+
(Nanteuil).
3.00
1.50
?
—
Beauchamp.
0.34
+
1.80
et Ermenonville. .
2.30
1.00
1.48
Jaignes.
0.40
—
—
0.30
Guépelle.
1.60
et Auvers.
11.00
s. 7.70
+
s. 6.00
Lutétien.
. + 81.10
a) Si on combine les résultats de la coupe I (18.90) et qu’on y ajoute
2.00 de Cale, de Ducy et 2.00 de S. de Mortefontaine, on arrive à 22.90
comme épaisseur des Sables de Beauchamp.
Si on compare les altitudes des documents I (base du Bartonien à
+ 81.10) et VI (N. de Mortefontaine à + 110.00 on trouve 28.90).
On peut admettre la moyenne 25.40.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
133
Ormoy-Villers , c. de Crépy-en-Valois (Oise).
I. Renseignement sur place.
Alt. + 97.10 sur Sables de Beauchamp.
Le cale, grossier affleure à la gare vers + 91.00.
Fonds du puits à 87.00.
II. Rapport inédit de M. Abrard.
Puits de 14.00 (donc fonds du puits vers 83.00,
par conséquent dans le Lutét.ien).
Ormoy-le-Davien. c. de Betz (Oise).
Alt. + 144.00 env. sur marnes ludiennes recouvrant le calcaire
de Saint-Ouen.
Rapport inédit de M. Abrard.
Puits sur la place ; profondeur 30.00 ; s’alimente probablement au cal¬
caire de Ducy (donc vers -j- 114).
Péroy-les-Gombries , c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
I. Puits communal.
Entrepreneur : De Hulster et Faible,
communiqué par M. Fondallosa, Ingénieur des Ponts et Chaussées à Senlis.
Alt. : + 126.00.
Bahtonien 39.00.
Sable de
Cresnes
5.50
Calcaire de
Saint-Ouen
9.75
Sables de
Beauchamp
23.75
1. Sable très argileux jaune (5.00)
2. Calcaire avec marne blanche (6.00)
3. Calcaire blanc dur (4.00).
4. Sable (20.00).
5. Sable très fin (4.00).
Lutétien sur 30.50.
Argile de ( 6. Marne grisâtre,
Saint-Gobain J .
4.00 ( .
Calcaire grossier
supérieur
sur 26.50
7. Calcaire (24.75)
Profondeur totale
Mètres.
5.50 (
) de+ 126.00
1
j à+ 120.50
6.10 (
) de + 120.50
3.65 (
| à+ 110.75
18.75 j
5.00
1 de + 110.75
j à+ 87.00
de + 87.00
à + 83.00
26 50 | de + 83.00
_à + 56.50
69.50
134
PAUL LEMOINE
Un autre document donne des chiffres à peine différents, indiqués entre
parenthèses.
II. Maître de l’oeuvre : M. Valle. Entrepreneur : Brochot, 1866.
Alt. du sol admise : + 126.00.
Bartonien sur 39.36.
Mètres.
Avant-puits 1 1. Puits maçonné. 31.43 1 de + 126.00
32.75 ( 2. Remblai dans le fonds du puits. 1.32 j à + 93.25
Faciès ( 3. Sable jaune compact. 3.75 j
d’Auvers j 4. Sable blanc. 2.86 [ de + 93 -25
sur 6.61 ( Eau à 33.00 (ait. + 93.00). \ à + 86.64
Lutétien 44.20.
Argile de
Saint-Gobain
3.37
5. Marne grise.
Eau à 32.78 (ait. + 93.22).
6 . Roche calcaire.
7. Marne bleue.
8 . Roche très dure.
9. Marne.
10. Roche.
11. Marne panachée.
! 1 2 . Roche de grès. 0.67 \
Eau à 32.60 (ait. + 93.40). .. . I
13. Marne bleue. 2.38 l
14. Plaquette de gypse . 0.10 )
15. Marne. 0.54 |
15 bis. Marne noire. 0.10 i
16. Marne dure. 0.68 (
17. Marne tendre. 0.14 [
18. Marne dure. 0.34 \
19. Marne tendre. 0.92 j
I 20. Roche tendre. 0.26 ^
1 21. Marne tendre. 0.72 \
22. Roche de grès. 1.12 \
23. Marne. 0.07 J
24. Roche. 0.17 I
25. Marne dure. 0.26 f
26. Plaquette. 0.10 \
I 27. Marne. 0.22 [
Calcaire grossier 28. Roche. 0.48 l
supérieur 29. Marne c hloritée ? . 0.54 |
29.37 Eau à 32.60 (ait. à+ 93.40). .. j
30. Roche tendre. 0.35 1
31. Roche dure. 0.47 J
32. Marne. 0.05 /
33. Roche. 0.35 l
34. Marne. 0.18 (
35. Roche tendre. 0.63 \
1 36. Marne. 0.35 |
0.50
0.36
1.73
0.34
0.15
0.24
0.05
de + 86.64
à + 83.27
3.15
2.72
0.98
2.96 (
de + 83.27
à + 53.90
2.38
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
135
37. Roche calcaire.
38. Marne.
39. Roche chloritèe .
40. Marne.
41. Marne sableuse.
42. Roche.
43. Marne.
44. Roche.
45. Marne.
46. Plaquette.
47. Marne.
48. Plaquette.
49. Marne.
50. Roche.
] 51. Sable blanc.
/ 52. Roche.
53. Marne.
54. Roche.
55. Sable verdâtre très dur.
56. Roche calcaire.
57. Marne verdâtre.
58. Roche calcaire.
59. Marne.
60. Roche chloritèe .
61. Marne.
62. Roche très dure.
63. Marne grise.
Eau à 32.60 (ait. + 93.40).
64. Roche.
I 65. Plaquette.
I Eau à 34.80 (ait. + 91.20).
1 66. Vide.
Eau à 38.90 (ait. + 87.10).
67. Terrains tendres.
Eau à 39.05 (ait. + 86.95).
68. Roche.
Eau à 42.30 (ait. + 83.70).
69. Marne.
70. Plaquette.
71. Marne.
72. Roche, moyenne dureté
Eau à 42.00 (ait. + 84.00).
73. Sable noir.
Eau à 41.35 (ait. + 84.65).
1.46
1.21
1.36
0.74
0.21
0.17
0.33
1.15
2.68
de + 53.90
à + 42.44
8.78 8.78
Cuisien sur 15.49.
Î 74. Argile plastique.
Eau à 41.50 (ait. + 84.50).
75. Argile sableuse.
I 76. Sable gris.
| Eau à 42.00 (ait. + 84.00).
0,64 I de + 42.44
0.80 ( a + 41-00
2.05 \
136
PAUL LEMOINE
Sables de Cuise
sur 14.05
Mètres.
77. Sable vert. 1.14 I
Eau à 41.50 (ait. + 84.50). I
78. Sable vert. 5.81 !
Eau à 32.56 (ait. + 83.44). \
79. Argile brunâtre. 0.10 (
80. Sable gris un peu gros. 2.80 \
81. Sable vert un peu plus gros. 1.35 !
82. Sable vert très peu argileux. 0.80
Profondeur totale. 99.05
de + 41.00
à + 26.95
Ce sondage présente cette curiosité de montrer un vide n° 66 à l’ait.
+ 53.90 que je suis amené à considérer, arbitrairement, comme la limite
du Lutétien supérieur et inférieur. Le N. H. baisse brusquement de -)-
91.20 à -j- 87.10 et même -|- 83.70.
Ceci est à rapprocher des pertes que subit la Nonette (p. 14), près de
Versigny (ait. -j- 61.00), et l’Aunette (p. 15) à Balagny-sur-Aunette
(ait. + 60.00) ; celles-ci ne produisent sensiblement au même niveau
stratigraphique.
Résumé des puits de Péroy-les-Gombbies.
I II
Bartonien . sur 5.50
Sables de Cresnes. j, j q 120.50
Calcaire de Saint-Ouen. 9.75 j. à + 110.75
Sables de Beauchamp. 23.75 j. à + 87.00 j. à + 86.64
Argile de Saint-Gobain. 4.00 j. à + 83.00 3.37 j. à + 83.27
Calcaire grossier. sur 30.50 44.20 j. à + 42.44
Argile de Laon. 1.44 j. à + 41.00
Sables de Cuise. sul , ^4 05
Pierrefonds, c. d’Attichy (Oise).
Rapports inédits de M. Abrard et renseignements des Ponts et Chaussées.
I. Palesnes.
Sur les points hauts (ait. 130.00), puits de 33.00 et 50.00 (donc allant
vers +- 97.00 et +- 80.00).
Le Ru de Berne coule sur les Sables de Cuise ; il est à -f- 95.00, à
Palesnes, et -f- 87.00 à l’étang de Pierrefonds.
La source à l’ait. 105.00 est déterminée par les argiles de Laon.
IL Pierrefonds.
Rapport inédit de M. Abrard.
Les trois captages de Pierrefonds (Les Voilets, au N., les Cascades, au
N.-E., près du Trou-Toussaint), ait. 110.00 actuellement utilisés, et les
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
137
Roches au N., dite aussi Source du Rocher, ait. 102.00 (utilisation envi¬
sagée), se trouvent au sommet des Sables de Cuise (donc déterminés
par les argiles de Laon). L’eau sort de la « pierre à liards » (Lutétien
inférieur).
Pierrefonds est également alimentée par la source du Beaudon, au N.-
W. de la gare, vers la cote -j- 100.00.
III. Forêt de Compiègne, Velain, 1878, p. 712.
A la Butte des Usages, aux Beaux-Monts, à Saint-Pierre-en-Chastre,
il existe à la limite du Cuisien et du Lutétien, des lits feuilletés d’argile
verdâtre (Argile de Laon). (Voir aussi Compiègne).
Plessis-Belleville , c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
I. Propriétaire : Bataille et Lavaux. Entrepreneur : Vincent. 1926.
Alt. : -j- 117.00 environ.
Ludien et
Bartonien
supérieur
16.80
Calcaire de
Saint-Ouen
7.75
Z. de
Mortefontaine
1.45
C. de Ducy
1.68
N. inférieurs
des S. de
Beauchamp
17.11
Lutétien
33.41
Cuisien
sur 12.10
1. Avant-puits
Mètres.
i de +117.00
16.80 ( à+ 100.20
2. Calcaire jaunâtre assez dur et sable
jaunâtre.
3. Calcaire de Saint-Ouen.
Sables de Beauchamp 20.24.
4. Sable fin grisâtre.
5. Argile verdâtre.
6. Calcaire jaunâtre.
7. Sable fin jaunâtre.. . .
8. Sable grisâtre très fin
9. Lutétien.
10. Sable fin grisâtre.
11. Sable fin bleuâtre et argile brune.
Eau à 16.40 fait. + 100.60) et à 23.90
(ait. + 93.10).
Profondeur totale.
/ de+ 100.20
2 '.3o( à+ 92.45
0
.65 |
) de
+
92
.45
0
.80 1
) à
+
72
.21
1
.68 j
1
1
12.
82 1
4,
29 l
33
.41 j
1 de
+
72.
.21
l
1 à
+
38
.80
4
.70 '
I
7
.40 |
1 de
+
38.
.80
\
!
> à
+
26,
.70
90
\
.30 -
N. H. : 23.90 (ait. + 93.10).
N. de pompage : 27.00 (ait. + 90.00).
Débit : 26.8 mch. (643 mcj.).
138
PAUL LEMOINE
II. Puits communal. Entrepreneur : Vincent, 1902-1903.
Alt. : -f- 117.00 (admise).
Mètres.
Avant-puits j 1. Puits maçonné. 24.00 1 de+ 117.00
27.94 ( 2. Remblai. 3.94 J à+ 89.06
Bartonien (Sables de Beauchamp) 20.36 de + 89.06 à + 68.70.
Zone de i 3. Roche de grès gris tendre. 0.30
Mortefontaine J 4. Sable gris. 0.10
0.86 (5- Roche de grès tendre. 0.46
Calcaire de
Ducy alternant
avec couches
argileuses
1.26
Calcaire de
Ducy
1.11
N. inférieurs
des S. de
Beauchamp
17.13
6. Marne brune jaune pure, glaiseuse,
Î bleuâtre. 0.35
7. Roche très dure . 0.24
Eau à 25.15 (ait. + 84.85).
8. Marne jaune grise verdâtre, bleuâtre,
glaiseuse, rognons gris. 0.67
1 9. Roche très dure (calcaire). 0.42
| 10. Marne grise bleuâtre. 0.06
! 11. Roche très dure. 0.63
Î 12. Marne bleuâtre sableuse, verdâtre . 1.38
13. Sable gris verdâtre un peu gras. 15.75
Lutétien 28.08 de + 68.70 à + 40.62.
I 14. Marne grise bleuâtre et calcaire blanc.. 0.12 \
l 15. Roche calcaire. 0.21 J
| 16. Marne grise bleuâtre. 0.37 I de + 68.70
i 17. Roche calcaire très dure. 0.63 ( à + 52.98
I 18. Marne grise brune ; argile ligniteuse noire. 0.63 \
I 19. Roche calcaire. 0.44 /
20. Roche et calcaire gris dur à percer. 0.61
21. Roche calcaire. 0.36 (
22. Marne grise et calcaire. 0.16
23. Roche calcaire. 0.17
24. Marne grise, argile brune feuilletée et
rognons calcaires. 0.48
25. Roche calcaire moyenne dureté. 0.64 J
26. Marne grise brune, calcaire, carbonate de I
chaux. 0.49 I
27. Roche calcaire extrêmement dure. 0.771
Calcaire grossier 1 28. Marne grise, rognons calcaires et grès.. . 1.63
supérieur / 29. Roche calcaire très dure. 0.68)
15.72 | 30. Roche calcaire extrêmement dure. 0.48
31. Marne grise brune, bleuâtre et rognons
calcaires. 0.83
32. Roche calcaire moyenne dureté. 0.43
33. Roche calcaire extrêmement dure. 0.52
34. Marne grise alternant avec plaquettes
calcaires très dures. 2.88
| 35. Roche de calcaire très dure. 0.66
36. Marne grise jaunâtre, sableuse, avec pla-
! quettes calcaires. 0.92
37. Roche calcaire très dure. 0.61 /
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN 139
I 38.
Calcaire grossier \ 39.
inférieur -
12.36 ) 40.
f 41.
Marne grise, blanche, et rognons cal¬
caires.
Calcaire glauconieux. Coquilles un peu
dures.
Id. très dur.
Id. sableux, coquilles .
Eau à 25.15 (ait. + 84.95).
Mètres.
5.03
3.10
0.53
3.70
de
+ 52.98
+ 40.62
Cuisien sur 13.82 de + 40.62 à + 26.80.
Argile de î
42.
Laon ?
i
i
6.72 (
43.
Sables de ^
44.
1
Cuise <
) 45.
7.10
) 46.
Marne verte, sableuse, alternant avec des
parties calcaires, poudingues et sables
argileux, parties très dures. 6.72
Sable gris, quartzeux, coquillier, verdâtre. 1.15
Sable gris, quartzeux, plus fin, dur à
percer. 1.05
Argile grise ligniteuse, sableuse. 0.70
Sable gris, argileux, fluide, par petites
couches. 4.20
Profondeur totale. 90.20
de +
à +
de +
à +
40.62
33.90
33.90
26.80
N. H. -25.00 (ait. + 92.00).
N. de pompage : 26.00 (ait. + 91.00).
Débit : 18 mch., soit 432 mcj.
En 1926, on utilisait 70 mcj. en été ; la pompe fonctionnant mal, on n’obtient plus
que 8 mch., soit 192 mcj.
Degré hydrotimétrique : 6°70.
Résumé relatif aux puits du Plessis-Belleville, Oise.
I II
Alt. du sol. +117.00 +117.00
Saint-Ouen. s. 7.75
Mortefontaine. 1.45 0.86
Ducy. 1.68 2.37
N. inférieurs. 17.11 17.13
Sables de Beauchamp. (Total) 20.24 20.36
+ 72.21 + 68.70
Lutétien . 33.41 28.08
+ 38.80 + 40.62
Argile de Laon. 6.72
S. de Cuise. s. 12.10 s. 7.10
Pont-Sainte-Maxence , arr. de Senlis (Oise).
I. Propriétaire : M. Mancheron. Entrepreneur : Lippmann.
Alt. : + 30.00.
Mètres.
Alluvions ( 1. Avant-puits. 5.10 ) de + 30.00
6.30 (2. Gravier siliceux noir et grossier. 1.20 ) à + 23.70
S. de Sinceny ? ( 3. Alternance d’argile noire et de gravier / de + 23.70
4.05 ( aquifère. 4.05 j à + 19.65
140
PAUL LEMOINE
Sables et
argiles
coquilliers
6.55
Système
des lignites
5.90
Argile de base
0.90
Thanétien
sur 2.10
Sparnacien 13.35.
4. Argile.
5. Sable noir fin argilleux.
6. Argile coquillière grise.
7. Sable noir fin, argileux, coquil-
lier et aquifère. 1.20 [
8. Sable noir fin, argileux. 1.90 ]
! 9. Lignites durs.
10. Argile grise.
11. Lignites tendres.
12. Argile grise.
13. Lignites durs secs.
\ 14. Argile ligniteuse .
! 15. Argile grise compacte.
( 16. Sable fin aquifère avec pyrites
( Profondeur totale.
Mètres.
1.25 1
1.20 |
1.00
3.10 I
1.00 ( de + 19.65
0.60 f à -f 6.30
0.20 l
0.70 1
2.00 '
1.40
0.90
2.10 f de + 6.30
25.80 \ à + 4 - 20
1° Nappe jaillissante à 25.50 (dans le Thanétien).
Débit : 10 litres-minute, 0,600 mch., soit 14,4 mcj.
2° Deux nappes ascendantes très faibles à 7.00 (dans les alluvions?),
et 15.00 (dans le Sparnacien).
Le Thanétien ayant env. 30 m. dans la région, on peut estimer que
la craie est ici vers — 24.
II. Graves, 1847, p. 354.
Massif de calcaire grossier (jusqu’aux couches à Cerithium giganteum ).
III. De Verneuil, 1867, p. 795.
1 1. Nombreuses poches, parfois très profondes, à la surface de cal¬
caire grossier, remplies de silex plus ou moins roulés de sable
ferrugineux et à fragments anguleux de meulière.
2. Calcaire lacustre à Lymnea et Planorbis = Banc Vert.
3. Bancs à Cerithium giganteum.
4. Couches de sables jaunes magnésiens (Sables et Grès : Tètes de
chat), très développés à l’Est passant au vallon de Mimbertin
à des bancs calcaires très réguliers, se développant au Sud.
5. Lit glauconieux à galets et dents de Squales.
Cuisien : 6. Couches à Turritella et petites Nummulites.
IV. Hébert, 1854, p. 424.
Petits lits de cailloux roulés, noirs, avec dents de squales, au-dessus des
Sables à Nummulites planulata.
Hébert, qui paraît identifier ce niveau à celui de Sincenv, le confond
probablement avec celui de la base du Lutétien (couche 4 de la coupe III).
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
141
V. Dollfus, 1880 ; p. 141, Fritel 1910 ;p.266. Voir aussi Abrard, 1925, p. 68.
L’Oise coule vers 30.00, sur le Sparnacien. Coupe en affleurement.
Le numérotage est celui de Dollfus, sauf les n os 9 et 10.
Alt. : + 64.75.
Mètres.
Bartonien 1 : 10. Sables. vers + 100.00
Calcaire grossier
supérieur
35.25
Calcaire grossier
inférieur
11.75
Lutétien 47.00.
9. Caillasses à Potamides lapidum . 35.25 /
(Alt. + 91.00) (Abrard). (
8. Calcaire grossier normal à Orbitolites
exploité sur. 4.00 j
7. Dolomie dure, jaune, parfois sableuse J
(Zone à Ccrithium giganteum) . 1.20 j
6. Régions dolomitiques en un banc ro- i
cheux avec Dilrupa strangulata . 0.40.
5. Sable jaune, parfois gris, dolomitique à i
« Têtes do chats », quelques points fer- l
rugineux ou glauconieux. 5.00 à 6.00 1
4. Calcaire siliceux dur à gros grains de
quartz vert et dents de Squales, etc. . 0.15 1 2 J
de + 100.00
à + 64.75
de + 64.75
à + 53.00
CtlISIEN
sur 5.75
l
Ravinement, ait. + 53.00.
3. Sable ferrugineux, glauconieux, à Turri-
tella édita et Nummulites planulala
(horizon de Yisigneux). 1.75 I
2. Sable jaune à fossiles variés. 1.00 ( de + 53.00
1. Sables gris sans fossiles, très puissant / à + 47.25
avec banc de grès assez continu, vi- \
sible sur. 3.00 j
Profondeur totale. 52.75 I
Puisieux, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
Lieudit La Chaussée.
Puits communal. Renseignements des Ponts et Chaussées.
Alt. : + 72.90.
Mètres.
Avant-puits l 1. Terre végétale. 1.30 j de + 72.90
1.30 j . j à + 71.60
Bartonien sur 12.20 de + 71.60 + à 59.40
S 2. Calcaire délité et calcaire dur. 1.45 ,
3. Marne argileuse. 0.25 f
du Bartonien j 4. Calcaire dur. 0.85 (
3.70 ( 5. Sable gras marneux. 1.15 )
1. Abrard (1925), après Dolllus (1880), indique la cote + 91.00 pour le Sommet des caillasses;
mais Dollfus, un peu plus loin, déclare qu’on voit le début des Sables bartoniens à + 105.00. On
est donc amené à admettre la cote -f- 100.00pour limite desdeuxétages et par conséquent35.25
comme épaisseur du Lutétien supérieur et 47.00 pour l’ensemble du Lutétien.
2. Abrard (1925) indique 0.50.
142
PAUL LEMOINE
Mètres.
Calcaire de j 6. Calcaire tendre. 0.35 )
Lizy i 7 . Marne sableuse. 0.40 [ de + 71.60
°- 75 ' . } à + 59.40
Calcaire de I 8. Calcaire tendre. 1.20 J
Jaignes J 9. Calcaire dur. 2.25 (
4.05 [ 10. Calcaire gris. 0.60 î
Niveau ( 11. Sable. 0.30 1
d’Auvers j 12. Calcaire dur. 0.70 }
3.70 (13. Sable gras avec fond de sable sec. 2.70 ]
Lutétien sur 2.20
Calcaire grossier
supérieur
sur 2.20
14.
15.
16.
Marne mélangée de pierres calcaires. . . . 1.50 1
Sab le. 0.70 ( de + 59.40
Calcaire dur sur. ? .' à + 57.20
Profondeur totale. 15.70 )
N. H. : 1.20 (ait. + 71.70).
N. de pompage : 2.05 (ait. + 70.85.)
Débit : 20 mcj. (Pompe installée pour 12 mch. ou 288 mcj.). On est frappé par l’im¬
portance des niveaux calcaires dans le Bartonien de cette localité.
Reez Fosse-Martin, c. de Betz (Oise).
I. Probablement à Fosse-Martin.
Maître de l’œuvre : Huet, distillateur. Entrepreneur : Vincent, 1891.
Alt. : -j- 126.00 sur calcaire de Saint-Ouen ?
Avant-puits
36.70
Niveaux
supérieurs
des Sables de
Beaucbamp
sur 12.25
N. d’Auvers
7.85
f
(
I
Bartonien sur 48.95
1. Puits maçonné.
Eau à 34.90 (ait. + 91.10).
2. Sable gris jaunâtre, avec petits rognons
de grès grisâtre et nombreux coquil¬
lages .
3. Plaquettes de grès gris bleu, dur à per¬
cer.
4. Sable gris jaunâtre avec coquillages et
rognons de grès grisâtre très dur.
5 . Plaquettes de grès grisâtres tendres.
6 . Grès blanc avec rognons de grès grisâtre,
nombreux coquillages blancs et moins
durs par places.
Eau à 34.98 (ait. + 91.02).
7. Sable gris très fin, avec peu de coquil¬
lages .
8 . Sable gris très fin, avec rognons et pla¬
quettes de grès (8 à 10 d’épaisseur),
dur par places.
Eau à 34.87 (ait. + 91.13).
Mètres.
36.70 )de + 126.00
) à + 89.30
1.45 |
0.08 J
0.80
0.15 f
i de + 89.30
à + 77.05
6.50 |
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
143
Lutétien
sur 7.20
Lutétien sur 7.20
i 9. Marne grise avec rognons calcaires très
fermes.
10. Roche de calcaire gris blanc très dur à
percer.
11. Marne grise avec rognons calcaires.
12. Roche calcaire gris verdâtre.
13. Marne grise, veines jaunes et rognons
I calcaires.
I 14. Roche calcaire gris bleuâtre, dure.
I 15. Marne blanche, veines grises et rognons
calcaires très fermes.
Eau à 34.89 (ait. + 91.11).
/ 16. Roche calcaire gris jaunâtre, très dure. .
17. Marne blanche, veines grises et rognons
calcaires très fermes.
18. Roche de calcaire gris blanc, très dur . . .
I 19. Marne blanche ferme, plaquettes et ro-
I gnons calcaires.
I 20. Roche de calcaire gris blanc, dur.
21. Marne blanche ferme, plaquettes et ro¬
gnons calcaires.
22. Roche de calcaire lithographique gris
blanc, très dur à percer.
Eau à 34.80 (ait. +91.20).
Profondeur totale.
Mètres.
0.40
0.50
0.45
0.23
0.37
0.28
1.04
0.36
de
+ 77.05
+ 69.85
1.12
0.35
0.55
0.27
0.90
0.38
56.15
N. H. : 34.74 (ait. + 91.26). N. de pompage : 36.37 (ait. + 89.63).
Débit : 4, 2, mch. (100, 8 mcj).
II. Probablement à Fosse-Martin.
Maître de l’œuvre : Commune. Entrepreneur : Vincent, 1902.
Alt. probable : -j- 126.00 sur calcaire de Saint-Ouen.
Avant-puits
33.50
Sables de
Beauchamp
(N. d’Auvers)
sur 8.71
Bartonien sur 42.21
( 1. Puits maçonné en pavés et moellons.
[ Eau à33.35 (ait. + 92.65).
1 2. Sable gris noir coquille, mélangé de mor¬
ceaux gréseux.
3. Sable grisâtre fin très dur, avec plaquette
de grès et rognons. Eau à 32.90 (ait.
+ 93.10).
4. Banc de grès gris blanc très dur.
Mètres.
]
i de
+ 126
.00
33
.50 j
; a
+
92,
,50
4.
l
,00 |
de
+
92
.50
1 à
+
83
.79
4.
.53 (
0.
18
Lutétien sur 6.39
5. Roche de calcaire grisâtre, blanchâtre,
dur à percer. 0.32
6. Marne grisâtre avec rognons de calcaire
grisâtre. 0.68
7. Roche de calcaire grisâtre assez dur. 0.47
144
PAUL LEMOINE
Calcaire grossier
supérieur
sur 6.39
9.
10 .
11 .
12 .
13.
14.
15.
Marne grise veinée, noirâtre, très com¬
pacte, mélangée de petits rognons cal¬
caires. Eau à 33.05 (ait. + 92.95) .. .
Roche de calcaire grisâtre dur.
Marne grisâtre, blanchâtre, légèrement
sableuse.
Roche de calcaire grisâtre, blanchâtre,
très dur. Eau à 33.10 (ait. + 92.90). .
Marne blanchâtre, grisâtre, veinée noi¬
râtre.
Plaquette de calcaire grisâtre quart-
zeuse.
Marne blanche grisâtre, mélangée de
petits rognons de calcaire.
Roche de calcaire, fin du forage.
Profondeur totale.
Mètres.
2.40
0.27 |
0.65 ;
0.35 !
0.49
0.16
0.60
48.60 !
de + 83.79
à -(- 77.40
III. Râperie de Nogeon, c. de Betz (Oise).
Paul Lemoine, 1929, p. 446.
Maître de l’œuvre : Sucrerie centrale de Meaux.
Entrepreneur : Paulin Arrault.
Interprétation modifiée.
Alt. : -f 133.00.
Mètres.
Limon des
plateaux
4.00
Ludien supérieur^
sur 8.00
Calcaire de
Noisy-le-Sec
0.40
1. Alluvions ?.
Sables de
Monceau
2.70
Calcaire de
Saint-Ouen
2.65
Zone de
Mortefontaine
0.94
Ludien sur 8.40.
Marne et argile jaune.
Marne blanche peu argileuse. .
^ 4. Calcaire gris blanc.
I .
Rartonien (30.74).
5. Sable verdâtre argileux.
6. Sable et graviers verdâtres.
7. Argile verdâtre et noirâtre.
8. Calcaire poreux.
9. Calcaire gris blanc.•.
10. Marne et plaquette calcaire gris blanc
oolithique.
11. Roche de calcaire gris, gréseux,
jaune très dur, oolithique... 0.44
12. Roche de calcaire gris blanc
et sableux. 0.32 (
13. Roche de calcaire gris très dur \
sableux... 0.29 j
14. Marne verdâtre sableuse et cailloux cal¬
caire gréseux.
4
O
O
) de
+
133
.00
i 4
+
129
.00
2
.30 )
1 de
+
120
.00
5
.70 )
f à
+
121
.00
0
.40 |
^ de
+
121
.00
1
i à
+
120
.60
0
.40 f
^ de
+
120
.60
2.
.30 (
I à
+
117.
.90
0.
20 l
1
0.
20
0.
20
1.
00 f
1.05
0.94
de + 117.90
à +115.25
de + 115.25
à + 114.31
SONDAGES EFFECTUES DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
145
Bartonien (Sables de Beauchamp) 24.45 de+ 114.31 à + 89.86,
Cale, de Ducy (
6-72 ( 15. Roche de calcaire gris jaunâtre gréseux.
Niveau ( ^arne blanche sableuse.
d’Ezanville ) 17 - firès ijlanc tendre, grossier, veines jau-
2 9 | / nâtres.
( 18. Sable fin éboulant.
Cale, de Jaignes \
0 12 j Cailloux calcaire gris gréseux.
Zone du Guépelle( 20. Sable blanc très fin et coquillages [Ce-
4.65 ( rithes) .
Niveau j 21 . Sable verdâtre argileux (gras) et fin. .. .
d Auvers , 22. Sable gris blanc fin et ferme, plus blanc
16,05 ( à la base.
Mètres.)
0.72 \
1.14 j
0.85 j
0-92 ] de + 114.31
0.12 j à + 89.86
4.65 |
2.45 j
13.60 \
Lutétjen 24.07 de~+ 89.86 à + 65.79.
Argiles de
( 23. Marne blanche jaunâtre graveleuse ..
0.39
Saint-Gobain
Eau à 43.22 (ait. + 89.78).
1 .50
f 24. Marne grise jaunâtre tendre . . .
1.11
, 25. Plaquette de calcaire gris jaunâtre dur.
0.25
j 26. Marne grise jaunâtre et veines ligni-
teuses .
0.45
27. Roche de calcaire gris dur lithogra-
phique et entre-deux de marnes. .
1.90
28. Marne grise jaunâtre graveleuse_
0.85
29. Marne jaunâtre et veines ligniteuses. .
0.25
30. Marne grise bleuâtre graveleuse.
0.53
31. Calcaire gris très dur. . . 0 67 )
32. Calcaire gris plus dur. 0 45 !
2.37 ,o
33. Calcaire gris. 1 25 )
00
Calcaire grossier
34. Marne grise et brune très ferme_
0.39 5
supérieur
35. Calcaire gris.
1.78
18.20
36. Calcaire gris très dur . .
0.30
37. Marne gris bleu et calcaire. . . .
0.25
38. Calcaire gris très dur .
0.33
i
/ 39. Calcaire gris et siliceux noir . .
0.39
40. Marne grise bleuâtre ferme.
0.25
41. Calcaire gris, moyenne dureté.
0.20
42. Marne gris bleu ferme et plaquettes
calcaires .
1.36
43. Calcaire gris siliceux coquillier. . . .
1.22
44. Marne grise ferme. . .
2.13
45. Plaquette de calcaire gris.
0.08
46. Marne grise graveleuse coquillière. .
0.72
47. Calcaire.
0.25
48. Marne grise graveleuse très ferme . .
0.72
49. Calcaire gris et jaune.
0.30 g
50. Marne grise et graveleuse.
0.73 +
51. Marne grise ligniteuse .
0.20
Calcaire grossier
52. Marne grise sableuse très fossilifère et
inférieur
dolomitique.
4.37
sur 4.37
Eau à 44.08 (ait. + 88.92).
_
Profondeur totale .
67.21
Mémoires du Muséum, nouvelle série. _ T. VII.
de + 89.86
à + 88.36
de + 88.36
à + 70.16
de + 70.16
à + 65.79
10
146
PAUL LEMOINE
Débit pratique : 300 1. minute (18 mch., soit 432 mcj.)
N. H. : 44.08 à 44.93 au-dessous du sol (ait. + 88.92 à 88.07) au sommet et à la
base du calcaire grossier.
III bis. Puits de la Râperie de Nogeon.
Maître de l’œuvre : Sucrerie de Meaux, 1893.
Coupe communiquée par M. Potez, Ingénieur en chef des Sucreries
de Meaux.
Alt. : + 133.00.
Mètres.
Quaternaire ( 1. Terre jaune
sur 4.20 | .
Ludien
supérieur
sur 7.80
Calcaire de
Noisy-le-Sec
0.20
Ludien sur 8.20.
2. Marne et glaise jaunâtre . . . .
3. Marne blanche peu glaiseuse.
4. Roche de calcaire gris blanc .
4.20 j
i de + 133.00
;
1 à+ 128.80
2.10
j de+ 128.80
5.70
à+ 121.00
0.20
J de+ 121.00
1
i
• à+ 120.80
Sables de
Monceau
2.90
Calcaire de
Saint-Ouen
2.75
Niveau de
Mortefontaine
0.94
Cale, de Ducv
0.72
Niveau
d’Ezanville
2.97
Calcaire de
Jaignes
0.12
Zone du
Guépelle
4.G5
Niveau
d’Auvers
sur 2.45
Bartonien sur 17.50.
\ 5. Sable vert argileux.
) 6. Sable et graviers verdâtres.
1 7. Glaises verte et noire mélangées.
8. Caillasses légères.
9. Roche de calcaire gris blanc.
10. Calcaire gris dur et plaquettes dures de
marne.
11. Roche de calcaire jaune très dure.
12. Roche de calcaire blanchâtre tendre . . .
13. Roche de calcaire gris très dure.
^ 14. Marne verdâtre sableuse avec cailloux de
I calcaire jaune.
| 15. Roche de calcaire gris très dur.
I 16. Marne et sable blanc de grès par moitié.
! 17. Grès blanc tendre.
( 18. Sable blanc fin et coulant.
^ 19. Cailloux gris de calcaire et de calcination
j où l’eau s’est perdue.
i 20. Sable blanc très fin mélangé de coquil¬
lages .
i 21. Sable verdâtre très gras.
\ 22. Sable gris très fin et ferme.
Profondeur totale.
0.60 de + 120.80
2.30 \ à + 117.90
0.20 \
0.20
0.26 /
( de -I- 117.90
0.94 ( à + 115.15
0.44 \
0.32
0.39 )
0.94 |
0.72 |
1.14 i
0.85
0.98 ]
0.12 |
4.65 |
2.45 ]
29.70 ]
de
+
115
.15
à
+
114
.21
de
+
114
.21
à
+
113
.49
de
+
113
.49
à
+
110
.52
de
+
110.
.52
à
+
110.
.40
de
+
110.
40
à
+
105.
75
de
+
105.
75
à
+
103.
30
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
147
Avant-puits
21.50
Bahtonien
21.80
Calcaire grossier
supérieur
19.80
IV. Sondage du Puits de Nogeon.
Alt. : + 133.00.
Mètres.
1. Avant-puits. 21.50) de+ 133.00
. ) à + 111 50
2. Sables moyens (absorption). 21.80 ) de + 111.50
... i à + 89.70
Lutétien sur 24.27.
3. Marne blanche, jaunâtre, graveleuse. . . .
Eau à 43.22 (ait. + 89.78).
4. Marne grise, jaunâtre, tendre.
5. Plaquette de calcaire gris jaunâtre dur.
6. Marne grise, jaunâtre et veines ligni-
teuses .
7. Roche de calcaire gris dur, lithographique
et entre-deux de marne.
Eau à 43.25 (ait. + 89 75).
8. Marne grise, jaunâtre, graveleuse.
9. Marne jaunâtre et veines ligniteuses. .
10. Marne gris bleuâtre, graveleuse.
11. Calcaire gris bleuâtre dur.
Eau à 43.66 (ait. + 89.34).
12. Calcaire gris bleuâtre plus dur.
13. Calcaire gris.
14. Marne grise et brune très ferme.
Eau à 43.25 (ait. + 89.75).
15. Calcaire gris.
16. Calcaire gris, très dur.
Eau à 43.22 (ait. + 89.78).
/ 17. Marne gris bleu et calcaire.
18. Calcaire gris très dur.
19. Calcaire gris siliceux noir.
20. Marne grise bleuâtre ferme.
21. Calcaire gris, moyenne dureté.
22. Marne gris bleu ferme et plaquettes cal¬
caires.
Eau à 43.70 (ait. + 89.30).
23. Calcaire gris siliceux coquillier .
Eau à 43.90 (ait. + 89.10).
24. Marne grise ferme.
Eau à 43.84 (ait. + 89.16).
25. Plaquettes de calcaire gris.
Eau à 43.68 (ait. + 89.32).
26. Marne grise graveleuse coquillée .
Eau à 43.78 (ait. + 89.22).
27. Calcaire.
28. Marne grise graveleuse très ferme.
29. Calcaire gris et jaune.
30. Marne grise graveleuse.
Eau à 43.98 (ait. + 89.02).
31. Marne grise ligniteuse .
Eau à 43.90 (ait. + 89.10).
0.39
1.19
0.25
0.45
1.90
0.85
0.25
0.53
0.67
0.45
1.25
0.39
1.78
0.30
0.25 \
0.33
0.39
0.25
0.20
de + 89.70
à + 65.43
1.36
1.22
2.23
0.08
0.72
0.25
0.72
0.30
0.73
0.20
148
PAUL LEMOINE
Mètres.
32. Marne grise, sableuse, très fossilifère et
dolomitique . 4.47
Eau à 44.08 (ait. + 88.92). -
Profondeur totale. 67.57
V. Route de Fosse-Martin à Saint-Soupplets
Robert, 1830, p. 289..
Bartonien
C. de Jaignes : Calcaire d’eau douce.
N. du Guépelle ( Sable assez blanc, avec rognons de grès et de coquilles
et d’Auvers j (en haut Melania (Bayania) hordacea).
Résumé des puits de Reez.
I II
Bartonien (Sables de Beauchamp) j. à -j- 77.05 j. à -f- 83.79
Lutétien sur 7.20 sur 6.39
Calcaire grossier
inférieur
sur 4.47
Rouvres, c. de Betz (Oise).
Paul Lemoine, 1929, p. 456.
Entrepreneur : Lippmann.
I. Alt. : 140.00. Sur calcaire de Saint-Ouen.
Bartonien sur 39.05
Avant-puits
12.15
( 1. Avant-puits.
/ .
(S. de j
Beauchamp) |
sur 26.90
1
1
2. Grès blanc très dur.
i 3. Sable blanc.
) 4. Sable brun.
) 6. Sable blanc très fin.
6. Sable gris, marneux, avec coquilles .
7. Sable et rognons de grès.
Mètres.
12
.15
(de
+
140.
.00
1 à
+
127.
.85
0
.45
)
0
.30
/de
+
127,
.85
0
.60
( à
+
100.
.95
7.
.50
j
5.
.05
13.
00
Lutétien 29.55 de + 100.95 -)- à 71.40
Calcaire grossier
supérieur
19.09
Calcaire grossier
inférieur
10.46
8 .
9.
10 .
11 .
12 .
13.
14.
15.
16.
17.
18.
Marne et calcaire dur.
Marne calcaire.
Sable blanc avec silex.
Marne blanche.
Marne et calcaire dur.
Sable gris.
Calcaire et marne.
Sable et grès marneux.
Grès dur.
Sable argileux et rognons de grès
Grès gris très dur.
3.76
2.25
0.50
1.30 i
4.44 I
0.35 [de + 100.95
2.79 ( à + 71.40
3.12 1
0.58 \
9.41
1.05 I
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
149
Cuisien 30.90
Argile de
Laon 0.25
Sables de Cuise
30.65
Système
supérieur
37.90
Sables et
argiles
fossilifères
5.50
Argile de base
12.80
Sables de
Bracheux
2.50
Mètres.
Sparnacien 56.20 de + 40.50 à —• 15.70
21 .
22 .
23.
24.
25.
26.
27.
28.
29.
30.
31.
Sable argileux et marne verte avec co¬
quilles .
Marne verdâtre.
Thanétien sur 2.50
0 .
25 )
de
+
71.
,40
\
à
+
71.
.15
30.
65 )
de
+
71.
15
j
à
+
40.
.50
70
10.
.30 '
13.
.20
8.
.50
1.
.50 1
4,
,40
de
+
40
.50
1 .
.50 (
à
—
15
.70
1
.80
2
.20 !
1
.00
3
.50
8
.30
2
.50
) de
15
.70
Profondeur totale. 158.20
18.20
Si le Thanétien a 30.00 d’épaisseur, la craie doit être vers — 45.00.
I bis. Janet, 1897, p. 282. Un sondage aurait traversé 30.00 d’Ypré-
sien (= Cuisien).
I ter. Janet, 1903, pp. 622-629. Un sondage de 160.00 de profondeur
aurait atteint les lignites du Soissonnais.
II. Paul Lemoine, 1929, p. 457.
Maître de l’œuvre : M. Fournier, cultivateur. Entrepreneur : Pagniez
et Bregi, 1901.
Alt. : + 140.00, sur calcaire de Saint-Ouen.
Bartonien sur 38.00
Mètres.
Avant-puits ( 1. Avant-puits. 20.00 )de + 140.00
sur 20.00 ( . ) à + 120.00
j 2. Sable blanc à gros graviers avec coquil- \
l lages . 11.10 J
Sables de ) 3. Rognons de grès gris mélangés de sables. 4.80 fde + 120.00
Beauchamp ) 4. Grès et silex mélangés. 1.50 i à + 102.00
18.00 ( 5. Grès gris très durs. 0.40 1
\ 6. Grès roux très durs. 0.20 /
150
PAUL LEMOINE
Lutétien 31.70 de + 102.00 à -f 70 30
Calcaire grossier
supérieur
21.20
Calcaire grossier
inférieur
10.50
Mètres.
7. Calcaire ou marne blanche avec li-
mon rougeâtre.
1.80
8. Marne blanche pierreuse très dure
3.00
7.80
9. Grès gris.
3.00
)
10. Pierre meulière ferrugineuse.
1.20 ’
1
Il. Calcaire blanc.
1.50 (
1 1
12. Grès.
3.00 (
7.201
13. Grès et quartz.
1.50
) /
Eau à 49.60 (ait. + 90.40).
\ 1
14. Marne blanche.
3.50 .
1
Eau à 49.60 (ait. -f 90.40).
(
5.601
15. Sable jaunâtre fin.
2.10 (
Eau à 56.50 (ait. + 83.50).
\
1 1
16. Grès gris.
0.60
0.60/
17. Calcaire ou marne grise très dure. . ..
R
1.50 \
18. Sable gris à gros graviers et graviers
bleus mélangés.
1
.30 (
19. Grès gris à grains fins.
2
:.20
20. Gravier à silex, quartz et sable . . . .
1
.50 \
Eau à 55.00 (ait. + 85.00).
de +
à +
de -(-
à +
102.00
80.80
80.80
70.30
Cuisien sur 4.30
Argile de ( 21. Glaise sableuse. 0.30) de + 70.30
Laon 0.30 ( . ) à + 70.00
Sables de Cuise) 22. Sable noir. 4,00 1 de + 70.00
4-00 j . ._ ( à + 66.00
f Profondeur totale. 74.00 )
III. Dollfus, 1890-1891 ; Abrard 1933, p. 107-108. Contact du Calcaire
de Saint-Ouen et des Sables de Beauchamp à + 140.00.
IV. Source de Migny à -f- 65.00 dans le calcaire grossier, au-dessus du
niveau argileux du Cuisien supérieur (débit environ 5 litres-seconde,
432 mcj.). L’Ourcq coule à la cote -j- 56.00.
V. Coupe approximative prise sur place.
Lemoine, 1929, p. 458.
Calcaire de Saint-Ouen.
Sables de Beauchamp. .
Lutétien.
13.00 de + 140.00 à + 127.00
27.00 de + 127.00 à + 100.00
35.00 de + 100.00 à + 65.00
Résumé.
On peut comparer les résultats des forages I et II avec la coupe,
approximative V.
I II Y
C. de Saint-
Ouen.
sur 12.15 ! + sur 20-00 j + sur!3.00
+ 127.85
( + 120.00
+ 140.00
+ 127.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
151
Sables de Beau-
champ .
Lutétien.
sur 26.90
29.55
CuiSIEN
30.90
Sparnacien... gur56 20
+ 127.85
+ 100.95
+ 100.95
+ 71.40
+ 71.40
+ 40.50
-H e 40.50
— à 15.70
18.00 |
+ 120.00
+ 102.00
27.00 |
+
, +
127.00
100.00
31.70
( + 102.00
I + 70.30
35.00 |
i +
( +
100.00
65.00
4.30 |
' +de70.30
+ 66.00
Saint-Maximin, c. de Creil (Oise).
I. Descente vers Troissy ; Coupe des carrières.
Graves, 1847 , pp. 295 et 359 (numérotage conservé).
Alt. : + 68.00.
Bartonien. Sables moyens (grès en blocs épars dans le Bois de la Pommeraye).
Lutétien.
( °‘
Calcaire grossier \
supérieur ) 1.
j 2.
Calcaire grossier l ^
inférieur !
7.00 \ ,
à 8.00 I
l 5.
Couches dures, fissiles, brisées (Cran,
Bousins, Boussinailles, Bancs pourris. .
Banc de calcaire très dur (Roche), un peu
siliceux.
Vergelet, compact, grossier, d’aspect gra¬
nuleux ( Miliolites ).
Calcaire dur Banc-Bâtard ; très coquillier,
Cerithe géant .
Pierre douce ou Saint-Leu; calcaire tendre,
mêlé de sable, coquillier, gélive.
Sable jaune calcaire passant à la glauconie.
Mètres.
\
\
II. Propriétaire ; Ferme des Haies (M. François). Entrepreneur; Lippmann.
1877.
Alt. ; 68.00.
Le Bartonien se trouve en lambeaux à la surface du plateau.
Mètres.
T . , / ) de + 68.00
Lutetien ? t> Grand its . 35.18 à + 32.82
env. 35.1 o ( 1
2. Sable gris jaune argileux.. . .
3. Sable vert argileux.
4. Sables gris blancs.
5. Sables verts.
6. Sables verts avec coquillages
Profondeur totale.
N. H. : 34.90 (ait. + 33.10). N. de pompage : 34.40 (ait. + 33.60).
Débit : 15 mch., soit 360 mcj.
Cuisien
sur 26 82
\
17.93
1 82 J
2.89 / de + 32.82
2.12 ( à + 6.00
2.06 \
62.00
152
PAUL LEMOINE
Saint-Soupplets, c. de Dammartin-en-Goële (S.-et-M.).
Paul Lemoine, 1929 (interprétation modifiée).
I. Au Sud du village, le long du Chemin rural ordin. n° 4,
à 400 m. environ à gauche de la route départementale n° 5.
Renseignements du Service des Ponts et Chaussées.
Alt. : + 134.75.
Sannoisien
22.90
Ludien
11.35
Sables de
Monceau
2.40
Saint-Ouen
et niveau de
Mortefontaine
13.80
Sables de
Beauchamp
17.10
Calcaire grossier
supérieur
10.40
Calcaire grossier
inférieur
11.20
( Mètres.
1. Terre végétale et terre rouge argileuse. . 6.00)
2. Glaise verte. 3.75 / de + 134.75
d. Marne legerement sableuse. 3.40 ( à + 111 85
4. Glaise verte. 9 75 J
l 5. Marne et argiles jaunes avec couche infé- )
j rie ure de pierres silico-calcaires et ' de+ 111.85
( gypseuses. 11 35 \ ^ +100.50
Babtonien 33.30 de + 100.50 à + 67.20.
6. Grès grossiers avec sable intermédiaire . 2.40
7. Marne avec rognons calcaires colorés et
fond de glaise verte sableuse. 13.80
( 8. Grès blanc et filons de sable. 11.20
\ 9. Marne et pierres calcaires. 3.20
( 10. Marne et grès divers. . . 2 70
de + 100.50
à + 98.10
de + 98.10
à + 84.30
de + 84.30
à + 67.20
Lutêtien 21.60 de + 67.20 à + 45.60
\ 11. Calcaires grisâtres durs avec filons de / de + 67.20
( marne. 10.40 j à + 56.80
( 12- Marne et calcaire sableux avec fond de )
) sable glauconieux coquillier . 5.00 I de + 56.80
) 13. Grès tendre et sable... 2.70 ( à + 45 60
( 14. Calcaire et sable glauconieux. 3.50 )
Sparnacien sur 28.50
Sables de Sincenyi , _ „
3.00 I Sables quartzeux à gros grains. 3.00
j 1 6 . Argile brune avec sable quartzeux. 6.55
1 17. Argile noire. 0.45
Argiles etLignites' 18 ‘ Sable quartzeux et argile. 8.20
sur 25.50 / 19. Argile brune. 3.00
j 20. Sable gris, fin, quartzeux, avec filons
! d’argile noire. 7,30
1 Profondeur totale. 117.65
N. H.
51.90 (ait.
+ 82.85).
de + 45.60
à + 42.60
de + 2.60
à + 17.10
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
153
I bis. Une autre coupe a été donnée par Dienert, 1910, p. 103 (inter¬
prétation de M. Paul Lemoine) ; il s’agit évidemment du même puits.
Alt. : + 134.75 admise.
Mètres.
Sannoisien
22.45
Ludien
et calcaire de
Saint-Ouen
25.61
N. de
Mortefontaine
2.15
Sables de
Beauchamp
21.98
Lutétien
supérieur
6.35
Lutétien
inférieur
12.48
CuiSIEN
(Sables de
Sinceny)
2.98
Sparnacien
sur 23.65
2. Marne grise, sableuse, et plaquettesgrises.
3. Argile verte compacte. 6.20
5.
6. Argile verte sableuse.
7. Grès avec quelques silex et filons de
Lutétien 18.83 de + 62.56 à + 43.75
8. Marne verdâtre et plaquettes très dures.
9. Grès très dur.
10. Argile verdâtre et graviers.
11. Alternance de grès et veines d’argiles. . .
12. Sable grossier panaché et cailloux noi¬
râtres.
13. Sable verdâtre grossier et lit d’argile
15. Argile marron et lit de sable fin à la base.
16. Argile verte sableuse. 12.29
17. Argile noirâtre sableuse.
18. Sable fin avec filons d’argile. 4.34
11
.65
Art *
| de
+ 134
.75
ffc
6
. DU -
.20
[ à
»
+ 112
.30
3
.55 1
I de
+ 112
.30
22
.06 |
i à
+
86
.69
n
A C 1
) de
+
86
.69
L
15 i
\ à
+
84
.54
1
) de
+
84.
.54
21
.98 1
) '
+
62,
.56
»
1
.36 /
^ de
+
62.
.56
4
.99 \
' à
+
56.
.21
5.
.30 1
1 de
+
56.
,21
7.
.18 \
1 à
+
43.
.73
1.
39
de
+
43.
73
à
+
40.
75
1.
59 ]
2.
15 1
2.
77 J
12.
29 (
de
+
40.
75
2.
.10 }
à
+
17.
10
4.
34 \
1
Profondeur totale. 117.65
N. H. : au début : 7.90 (ait. + 126.85) ; à la fin : 52.57 (ait. -f- 82.18).
Ces deux coupes peuvent être comparées ainsi :
I
I bis
Sannoisien.
22.90
22.45
Ludien et Saint-Ouen.
( 11-35 ;
f 25.61
2.40
J 27.55
( 2.15
( 13.80 J
Bartonien (Sables de Beau-
champ).
17.10
21.98
Lutétien.
21.60
18.83
Cuisien (S. de Sinceny).
3.00
2.98
Sparnacien .sur
25.50
sur 23.65
27.76
Les divergences n’existent donc que dans les détails. La coupe I me
paraît plus vraisemblable.
154
PAUL LEMOINE
Senlis, chef-lieu d’arrondissement (Oise).
I. Maître de l’œuvre : la commune. 1928-1929.
Boursault et P. Lemoine, Document C, 1929, p. 433.
Interprétation modifiée. Communiqué par M. Boursault.
Alt. : + 75.00.
Lutétien sur 32.10 de + 75.00 à + 42.90.
Calcaire grossier
supérieur
sur 22.00
Calcaire grossier
inférieur
10.10
1. Terre végétale.
2. Calcaire dur à Cerithes .
3. Caillasse.
4. Calcaire tendre avec quelques lits sa¬
bleux.
5. Calcaire siliceux très dur en blocs nodu-
Ieux dans sable jaune..
6. Calcaire tendre.
7. Calcaire un peu plus dur.
8. Calcaire grossier.
9. Calcaire très dur.
10. Sable jaune grossier.
11. Sable et tête de chat.
Eau 10 mch. avec 6.00 de déniv.
12. Sable dur.
13. Sable gras avec têtes de chat.
14. Calcaire gris, très foncé, dur.
15. Sable jaune avec rognons durs.
Mètres.
4.50 \
1.80
1.70
( de + 75.00
1.00 ( à + 53.00
7.00 ]
6.00 /
3.40 \
0.70 I
0.05
0.75
2.10 [ de + 53.00
( à + 42.90
1.00 \
1.00 \
0.40 '
0.70 /
I
17.65
II
8.55
III
8.70
Cuisien 74.40 de + 42.90 à — 31.50.
( 16. Sable vert assez foncé.
17. Sable ligniteux.
( 18. Sable quartzeux fin, gris.
1 19. Sable glauconieux et pyriteux, fins. Li-
gnites et cristaux de gypse.
20. Sable fin, gris, avec quelques grains de
quartz de 2 à 3 mm., fragment d’argile
ligniteuse .
1 21. Grès siliceux glauconieux .
Eau 29 mch avec 3.80 de déniv.
22. Sable fin, vert clair .
23. Sable très fin, vert clair, avec grès très
pyriteux et micacés (concrétions
pyriteuses).
24. Sable glauconieux un peu micacé, très
\ fin, pyrites.
25. Sable argileux vert foncé, fossiles brisés
indéterminables.
1 26. Sable fin glauconieux, micacé, avec fos-
I sites brisés indéterminables.
11.10 !
4.70
1.85 )
de
à
+ 42.90
+ 25.25
6.75
1.80
de+ 25.25
à + 16.70
0.50 j
1.20 /
( de + 16.70
( à + 8.00
4.40 l
2.60
2.50
2.50
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
155
IV
10.00
V
13.50
Sables de
Sinceny
16.00
Sparnacien
sur 3.65
Mètres.
1 27. Sable excessivement fin, glauconieux et
micacé, avec fossiles brisés indétermi-
nables. 2.50 (
28. Sable excessivement fin, glauconieux et l
micacé, avec fossiles brisés, indétermi¬
; Eau 35 mch. avec 2.73 de déniv. I
1 29. Sable très fin un peu glauconieux. 3.00
30. Lit de très petites Nummulites (N. pla-
nulata ). 1.75
31. Sable glauconieux très fin (avec N. pla-
nulata) . 0.25 )
32. Sable glauconieux très fin, micacé. 5.00 I
33. Sable glauconieux, fossiles brisés, gypse |
cristallisé ( Ostrea multicostata) . 0.80 i
34. Sable argileux vert, collant. 2.70 ]
S 35. Sable argileux vert, avec petits cailloux
noirs et ronds ( Galets de Sinceny ), i
arrondis, fossiles . 0.50 I
36. Sable glauconieux et micacé. 0.50,
37. Sable gris très fin. 9.50 i
38. Sable un peu plus gros infiniment quart-
^ zeux. 5.50 !
i 39. Lit de sable argileux, petits silex arron- ,
dis, cristaux de gypse, pyrites, fossiles j
dont quelques-uns pyritisés ( Ostrea bel- (
lovacina , Cyrena ). 3.65 l
Profondeur totale. 110.15 J
de + 8.00
à — 2.00
de — 2.00
à — 15.50
de — 15.50
à — 31.50
de — 31.50
à — 35.15
Débit : 85 mch., avec 4.00 de dénivellation, soit 2.040 mcj.
Le Thanétien a, dans la région, au moins 35.00 d’épaisseur.
Le sommet de la craie serait donc à — 70.00 ou plus bas.
L’analogie du Lutétien inférieur de Senlis avec celui de Pont-Sainte-
Maxence est très remarquable.
Nos N os
Pont
8
4.00
7
8
9
7
1.20
10
6 et
11
5
5.40 à 6.40
12
13
14
4
0.50
12.10
15
Senlis
4.15
0.75
4.50
0.70
10.10
Calcaire.
Dolomie ou sable.
Têtes de chat.
Sable (Faciès de base).
Il est donc probable que la couche 7 de Senlis appartient à la zone IV
à Orbitolites complanatus, ce fossile ayant été trouvé dans la couche 8
de Pont-Sainte-Maxence.
156
PAUL LEMOINE
(
Calcaire grossier
supérieur
sur 3.00
1 .
2 .
I 3.
4.
Calcaire grossier
inférieur
sur 1.00
l
III.
Calcaire grossier
supérieur
sur 8.60
Calcaire grossier
inférieur
sur 0.50
II. Carrières de Villevert.
Graves, 1847, p. 347-349.
Lutétien.
Calcaire marneux feuilleté dur, brisé en
fragments.
Banc divisé en blocs dont les intervalles
sont remplis de sable calcaire.
Quatre bancs analogues.
« Liais », roche sonore à grain fin, mêlé de
Miliolites et de Cerithium lapidum (en
2 bancs : banc du ciel et banc grêle). . .
Calcaire coquillier un peu dur (Roche
ferrée).
Epaisseur totale.
Mètres.
1.00
2.00
1.00
4.00~
Chemin d’Aumont, Graves, 1847, p. 350.
Lutétien
Pierre de décomble.
Banc blanc, parsemé de noyaux endurcis
et de veines appelés cailloux.
Caillasse et chemise du Liais.
Liais blanc ou liart.
Calcaire plus tendre, à grain grossier, avec
moules de coquilles .
Epaisseur totale.
Mètres.
8.00 |
0.35 (
0.25 )
0.50 \
9.10 '
IV. Villevert, au sud de la cote 101.
Patte, 1931, p. 311.
Bartonien. Bancs à galets dans les sables moyens.
Silly-le-Long, c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
I. Puits communal.
Entrepreneur : De Hulster et Faibie (1930),
communiqué par M. Fondallosa, ingénieur des Ponts et Chaussées à Senlis.
Alt. : + 125.00.
Mètres.
Ludien ( 1. Terre arable. 3.00 ) de+ 125.00
8.50 (2. Argile noire avec pierres. 5.50) à + 116.50
Bartonien 35.60.
Sables de [ !
Monceau ] 3. Argile jaune sableuse. 2.00 ( r * e + H6.50
2.00 \ à+ 114.50
SONDAGES EFFECTUES DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
157
Saint-Ouen
16.50
Sables de
Beauchamp
17.10
Mètres.
. 16.50 l
de + 114.50
à + 98.00
de + 98.00
à + 80.90
Grès..
Sable blanc.
. 14.10 J
. 3.00 [
Argile de
Saint-Gobain
2.50
Cale, grossier sup r
19.50
Cale, grossier
inférieur
sur 10.75
Lutétien sur 32.75.
7. Marne grise et calcaire. 2.50 ^
8. Calcaire grossier. 19.50 J
9. Sable fin gris et vert . 6.50] F
10. Sable vert 1 . 2.10 10.75 [
11. Sable grossier. 2.15 ] " \
Profondeur totale. 76.85 I
de + 80.90
à -(- 78.40
de + 78.40
à + 48.15
2.00
Ludien
8.00
I bis. Puits communal.
Entrepreneur : De Hulster.
Alt. : -f- 125.00, environ.
1. Terre arable.
2. Argile noire avec des pierres.
Mètres.
2.00 |
8.00 j
de + 125.00
à + 123.00
de + 123.00
à +115.00
S. de Monceau
2.00
Calcaire de
Saint-Ouen
18.00
Sables de
Beauchamp
20.00
Argile de
Saint-Gobain
2.00
Calcaire grossier
supérieur
20.00
Calcaire grossier
inférieur
sur 10.00
Bartonien 40.00.
3. Argile jaune.
4. Calcaire de Saint-Ouen, mélangé avec de
la marne blanche.
5-6. Sables de Beauchamp.
Lutétien sur 32.00.
7. Marnes grises très calcaireuses .
8. Calcaires.
9. Sables fins.
10. Sables verts. . ..
11. Quartz et silex aquifères
Profondeur totale.
2.00
de + 115.00
à +113.00
j de + 113.00
18.00 1
! à +
95.00
20.00 |
r
| de +
■ à +
95.00
75.00
J de
+
75.00
2.
.00 j
: à
)
+
73.00
20,
.00 /
1 de
+
73.00
1
) à
+
53.00
7
.00
i
2
.00 |
1 de
+
53.00
1
.00 :
' à
+
43.00
oo
.00 ’
!
Ce puits est certainement le même que le n° I.
1 . Sables du Soissonnais pour le foreur.
158
PAUL LEMOINE
II. Propriétaire : Prince de Rohan (fermier M. Dubourg).
Entrepreneur : Vincent, 1888.
Alt. : +- 126.00 sur Ludien inférieur.
Bartonien probable env. 42.88.
Mètres.
Avant-puits (
34.00 (
Sables de l
Beauchamp (
sur 8.88 /
Calcaire grossier
supérieur
14.15
Calcaire grossier
inférieur
14.07
CUISIEN
sur 34.70
1. Puits maçonné. 34.00 ) de+ 126.00
2. Eau à 33.75 (ait. + 92.25). ) à+ 92.00
3. Sable gris noir. 2.00 1
4. Sable blanc ferme. 2.65 ( de + 92.00
5. Grès grisâtre. 0.12 1 à + 83.12
6. Sable jaune, quelques graviers. 4.11 J
Lutétien 28.22.
7. Calcaire jaunâtre dur. 0.44 \
Eau à 33.25 (ait. + 92.75).
8. Calcaire jaunâtre et marne jaunâtre et
grise. 1.68 J
9. Marne grise et veines blanches. 0.92 /
10. Calcaire grisâtre, moyennement dur . .. 1.63 ( de + 83.12
11. Marne grise, veines blanches. 0.91 / à + 68.97
12. Calcaire grisâtre et marne grise. 1.04 1
13. Calcaire gris dur. 0.78 1
14. Marne blanche et petites plaquettes de
calcaire gris. 1.08
15. Calcaire gris dur. 5.67 /
16. Marne grisâtre et calcaire bleuâtre mar-
neux. 8.32 J
17. Marne bleuâtre et calcaire. 3.40 ( de + 68.97
Eau à 35.00 (ait. + 91.00). ( à + 54.90
18. Calcaire gris jaunâtre, dur, et petites \
couches de marne grise. 2.35 !
19. Sable fin grisâtre argileux. 1.04 i
20. Grès grisâtre tendre. 0.86 I
21. Marne bleuâtre tendre. 1.54 I
Eau à 38.10 (ait. + 87.90).
22. Marne brunâtre argileuse. 7.68 |
23. Sable brun argileux et marne bleuâtre I de + 5. 90
feuilletée. 5.28 à + 20.20
24. Sable noirâtre, gras, terreux, et frag¬
ments de silex jaune et noir. 18.30
Eau entre 36.85 et 34.50 (ait. : entre
+ 89.15 et + 91.50). _
Profondeur totale. 105.80
Résumé relatif aux puits de Silly-le-Long.
I
I bis
II
Ludien.
8.50
8.00
Bartonien.
S. de Monceau.
2.00
2.00
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
159
Calcaire de Saint-Ouen.
16.50
18.00
Sables de Beauchamp.
17.10
20.00
s. 8.88
+ 80.90
+ 75.00
+ 83.12
Lutétien.
Argile de Saint-Gobain.
2.50
2.00
—
Calcaire grossier supérieur ....
19.50
20.00
14.15
Calcaire grossier inférieur.
s. 10.75
s. 10.00
14.07
j. à + 48.15
j. à + 43.00
+ 54.90
Cuisien.
Sables de Cuise.
s. 34.70
Thiverny, c. de Creil (Oise).
Giraux, 1924.
Contact du Lutétien et du Cuisien vers -f- 30 m.
Trocy, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
Ravin de Beauval.
I. Morellet, 1908, p. 536.
Bartonien : Le niveau à Cer. crenulatum est remplacé par un sable
à fossiles d’eau douce, équivalent du Calcaire de Jaignes.
II. Morellet, 1930, p. 125.
Coupe du Bartonien.
N. du Guépelle : Niveau à Bayania lactea.
j,. ( Couches à Bayania lactea, Polypiers, N. variolaria, etc.
S ( Sables à N. variolaria.
III. Piveteau, 1930, p. 22, et renseignements de M. R. Laffitte
(entre crochets).
Bartonien : 5. Sables. Mètres.
14. Calcaire gréseux de Lizy avec Cerithium j
' e 17 '^ | mixturn à la base. 1.00 )
I 3. Calcaire à Limnées . 0.80
) 2. Niveau avec Cer. Bouei abondant ; au-
C 0 »o i dessus, Cer. crenulatum domine, puis
vient une couche à Planorbis. Il y aurait
donc là une dessalure progressive.
1. Sables à Bayania lactea, Cer. Brocchi, etc.,
N. du Guépelle ^ puis sables sans fossiles et à nouveau,
sables à Bayania, vis. sur plus de. 7.00
Troésnes, c. de Neuilly-Saint-Front (Aisne).
Coupe en affleurement.
Carrière Talbot, angle SW du buisson de Cresnes.
Fritel, 1910, p. 307; Abrard, 1925, p. 71.
Je conserve le numérotage d’Abrard.
160
PAUL LEMOINE
Lutétien.
Calcaire grossier supérieur sur 5.70.
I
2.80
II
2.90
Calcaire grossier
inférieur
i Terre végétale.
I 15. Blocailles calcaires et gréseuses (Luté-
I tien et Bartonien remaniés avec filet
argileux à la base).
14. Marne blanche.
13. Alternance irrégulière de marnes et cal¬
caires à Potamides .
12. Lit à Corbula anatina .
11. Marne verdâtre et calcaire tendre, mar¬
neux, à fossiles pourris.
10. Calcaire d’eau douce, dit «banc puant»,
avec nombreuses Bithynia .
1 9. Marne verdâtre.
1 8. Calcaire en plaquettes (banc vert) à vé¬
gétaux, Nerium parisiensis, Echito-
niurn Micheloti, etc...
7. Calcaire marneux avec nombreux Pota¬
mides, passant à une marne blanche,
sans fossiles, dite tuf.
6. Banc calcaire à Cerithes, dit Grignard. . .
1 5. Marne calcaire verdâtre..
4. Calcaire A’eau douce avec gros nodules de
silex et fossiles silicifiés, Mesalia fas-
ciata et très nombreux Potamides la-
\ dum .
I 3. Marne blanche, passant à une argile ver¬
dâtre, avec fossiles d’eau douce 1 . . . .
2. Calcaire marneux verdâtre.
i l. Banc de calcaire dur exploité (liais). . .
Calcaire à Milioles.
Banc à verrains [Cerithium giganteum ].
Glauconie grossière (Pain de Prussien)
avec dents de squales.
\ Épaisseur totale.
Mètres.
0.30
0.40
0.25
1.00
0.05
0.30
0.30
0.20
0.30
0.40
0.20
0.10
0.40
0.30
0.20
1.00
5.70
Vaumoise, c. de Crépy-en-Valois (Oise).
Graves, 1847, p. 340.
Dans le village, la couche superficielle est un calcaire à Cer. lapidum
(Clicart et pierre froide). A la base, se trouve le calcaire glauconieux, où
naît le « Rû Noir ».
Ver, c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
I. Propriétaire : Commune de Dammartin-en-Goële (S.-et-M.).
Entrepreneur : ? 1880 (Rens. des Ponts et Chaussées).
Alt. : 88.00 environ.
1. Fritel indique 0.28.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
161
Profondeur : 18.00, donc à + 70.00.
Débit : 25 mch. (600 mcj.).
II. Coupe d’un puits.
Alt. : + 84.00.
Mètres.
1. Terre végétale ? [et Alluvions ?]. 6.60 j
Bartonien : 2. Sables moyens. 6.60 j
Lutétien : 3. Calcaire grossier supérieur.Mémoire )
13.20 )
Eau d’abord à 0.65 (ait. + 83.35), puis jaillissante à la profondeur de 16.80.
Débit : 500 litres par minutes (30 mch. ou 720 mcj.) avec un abaissement de niveau
de 0.10.
de + 84.00
à + 77.40
de + 77.40
à + 70.80
II. Puits communal. Entrepreneur : Brochot, 1911-1912.
Renseignements des Ponts et Chaussées.
Alt. : -f- 88.35 environ (sur Bartonien).
Avant-puits
11.55
Bartonien
Sables de
Beauchamp
sur 9.80
1. Puits maçonné.
2. Sable de Beauchamp..'.
Eau à 11.35 (ait. + 78.65).
3. Sable blanc avec calcaire siliceux et
coquillages .
Eau à 11.80 (ait. + 78.20).
Mètres.
11.55
6.75
3.05
de + 88.35
à + 67.00
Lutétien 28.25.
Calcaire grossier
supérieur
19.95
4. Plaquette calcaire gris, coquillages .
5. Marne blanche, verdâtre et rougeâtre.. .
6. Calcaire dur.;.
7. Marne blanche.
I 8. Roche.
I 9. Marne grise sableuse.
1 10. Roche calcaire verdâtre très dure.
11. Marne jaunâtre avec rognons de grès. . .
/ 12. Calcaire jaunâtre.
13. Calcaire et sable fin gris marneux.
14. Calcaire jaunâtre marneux.
15. Roche calcaire verdâtre très dure.
16. Marne noirâtre compacte.
17. Plaquette calcaire jaunâtre très dure. . .
18. Sable blanc fin.
19. Roche calcaire verdâtre très dure.
20. Marne blanche et sable gris.
1 21. Rognons de calcaire blanc sableux et
marneux.
22. Roche calcaire jaunâtre dure.
23. Rognons calcaire blanc marneux.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. VII.
0.06 |
2.19 I
0.25 [
0.60
0.35
0.92
0.65
0.23
0.70
2.50
0.80
0.48
0.22
0;15
0.20
0.40
0.20
0.55
0.35
1.00
11
de + 67.00
à + 52.25
162
PAUL LEMOINE
24.
25.
26.
27.
28.
29.
30.
1 31.
Calcaire grossier
32.
inférieur <
33.
8.30
34.
j
' 35.
f
36.
Graviers calcaires marneux.
Roche de calcaire siliceux.
Sable gris très fin, marne dure à percer
Roche de calcaire siliceux dur.
Sable gris dur à percer.
Calcaire.
Sable gris marneux.
Calcaire.
Sable gris calcaire.
Roche (calcaire glauconieux ).
Sable calcaire gris verdâtre .
Calcaire.
Sable verdâtre et rognons de calcaire jau¬
nâtre.
Mètres.
0.45 }
0.50 (
0.40 \
0.25 I
0.35 |
5.20
1.50
0.70
0.40
0.45
2.55
0.35
de + 52.25
à + 38.75
2.35 /
CuiSIEN
sur 20.74
! 37. Sable vert dur à percer.
38. Grès tendre.
39. Argile jaunâtre en petites veines et
l sable vert.
1 40. Rognons gris.
/ 41. Sable verdâtre dur à percer.
( 42. Sables verdâtres, glauconieux, très gras.
43. Sable gris, maigre.
44. Sables verts.
45. Sable gris, maigre, verdâtre, fin.
Profondeur totale.
4.75
0.45
1.60
0.35
2.35
3.10 I
1.40 \
3.60 ]
3.14 ^
70.34
+ 38.75
+ 18.01
III. L. et J. Morellet, 1925, p. 695.
Son numérotage est conservé.
Coupe en affleurement.
Équivalent
du faciès
d’Ermenonville
Calcaire
de Jaignes
0.90
Faciès
du Guépelle
5.20
Bartonien
1. Sable quartzeux sans fossiles, rouge au
sommet où il présente un banc peu
épais de grès discontinu, blanc vers
son milieu avec intercalations de
bandes violacées, violacé à la base.
Mètres.
Plusieurs mètres.
2 .
3.
4.
5.
Sable calcareux à Potamides mixtus et
Cerithium maryense, endurci au som¬
met, meuble à la base, présentant vers
son milieu un banc calcaire d’épais¬
seur variable (Cale, de Jaignes) 0.60 à 0.90
Sable sans fossiles, violacé au sommet, I
vert à la base avec un lit ligniteux,
violet foncé, de 0.10, vers son milieu
0.60 à 0.80
Sable violacé ligniteux à Batillaria Bouei
0.30 à 0.40
Sable jaunâtre ou violacé, très fossilifère,
à Bayania lactea, Meretrix laevigata, de
etc., avec prédominance de grandes ' à
+ 97.60
+ 96.70
+ 96.70
+ 91.50
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
163
Mètres.
espèces à la base [Turritella sulcifera, 1
Dentalium, grande, etc...), de petits l
Lamellibranches ( Meretrix distans,
Trinacria media, etc.) et de débris de
crustacés à la partie supérieure qui est
parfois agglutinée en un calcaire
tendre. 2.00 à 2.501
6. Sable très blanc à lits peu épais de co¬
quilles brisées, visible sur. 1.50 / de + 91.50
Base de la sablière ait. + 90.00 environ. _ i à -f- 90.00
Épaisseur totale. 6.10 ]
IV. Coupe prise à la Sablière du Prépiot en 1865.
Fritel, 1910, p. 323.
Mètres.
f Grès de la Friche intercalés au sommet d’une couche de
sables violacés, sans fossiles. J
| 2.00
Sable onctueux, jaunâtre. ,
Calcaire jaunâtre, coquillier, avec C. Bouei et C. mutabile.
Banc jaune verdâtre avec filet noir à la base. !
/
- 1.60
Faciès du
Guépelle i
Banc gris sale.
Bancs Blancs.
1
sur 8.60 i
c Banc coquillier dur à Corbula, Bayania lactea, Turri- '
tella sulcifera . 1
^ 2.00
b Banc sans fossiles. i
a Banc coquillier moins dur.
Sable à C. tuberculosum . '
Sables jaune verdâtre, à Mytilus, Pinna, Perna et Tro- |
) 2.00
chus monolifer . j
i à
i Sables jaunes à Cardila planicosta .
1 3.00
Sables 1
i Sables plus blancs, fins, sans fossiles. )
d’Auvers j
[ Épaisseur totale. (
8.60
Coupe relevée sur la route d’Ermenonville près de Ver.
V. Fritel, 1910, p. 323.
Quaternaire
0.20
Terre végétale très sableuse
Bartonien
Mètres.
. 0.20
Équivalent
du N.
d’Ermenonville
sur 2.70
14. Alternance de trois bancs de sable blanc jaunâtre, avec
sables argileux, ferrugineux. 0.70
13. Alternance de sable blanc jaunâtre, d’argile sableuse, fer¬
rugineuse, avec bandes de sable argileux en lits entre¬
croisés (Lits courants). 2.00
12. Sable argileux, ferrugineux, passant à l’argile sableuse par
place, à la base. 0.40
11. Sable gris jaunâtre, avec quelques grains de glauconie. . . 1.00
164
PAUL LEMOINE
Mètres.
Équivalent du
N. du Guépelle
plus de 2.90
l 9 Sable blanc j avec Hat ica, Turritella et Meretrix . 0.35
1 8. Sable sans fossiles avec tubes noirs colorés par l’oxyde de
’ manganèse. 1.10
/ 7. Sable gris jaunâtre sans fossiles. 0.20
; 6. Sable noir coloré par l’oxyde de manganèse. 0.15
5. Sable très fossilifère : Cardium impeditum, Dentalium
grande, Olivella . ?
4. Sable blanc pur sans fossiles. 0.30
3. Sable jaune ou brun avec fossiles variés : Meretrix elegans,
Tenagodes et Corbula gallica . 0.30
I 2. Sable jaune, formant un grès friable, avec quelques fossiles :
j Sycum bulbiforme . ?
Équivalent du
N. d’Auvers
sur 2.00
1. Sable blanc sans fossiles, base non visible sur. 2.00
Épaisseur totale. 7.75
VI. Goubert, 1861 , p. 453.
A l’entrée du chemin du Plessis-Belleville, dans la carrière à gauche,
dans la carrière à droite, on a de haut en bas :
Équivalent du
N. de
Mortefontaine
N.
d’Ermenonville
2.08
Calcaire
de Lizy
0.80
Eq. du N. de
Beauchamp
sur 3.60
Mètres.
1. Grès supérieurs des sables moyens (grès de Mortefontaine)
2. Sable blanchâtre.. 2.00
3. A la base n° 2, sable avec pinces de Caillanassa Heberti,
(Portunus Hericarti ) ; Nalica mutabilis ; Cerithium
mixtum ; etc., banc local, et formé ici aux dépens du
calcaire de Lizy sous-jacent. 0.08
4. Calcaire gréseux offrant les caractères et les moules de fos¬
siles du calcaire de Lizy (n° 9 de la coupe de Lizy) 0.50 à 0.80
5. Sable violacé à Cerithium Bouei ; avec C. tiarella (n° 12
de la coupe de Lizy). 0.30
6. Calcaire gréseux à grains grossiers exploité, à fossiles
ayant leur test, Caillanassa Heberti; Cerithium tuber-
culosum; Psammobia nitida, etc. à.30
Épaisseur totale... 6.48
Bartonien
de Ver.
m f
IV
1 V
1 V
Mortefontaine
1
+
Ermenonville pl. verte \
1 sur 2.90 |
! 2.08
C. de Lizy
(
0.80
Jaignes 0.90 j
Beauchamp /
Guépelle 5.20 |
sur 8.60
F sur 2.90
| sur 3.60
Auvers \
+
sur 2.00
1
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
165
Verberie, c. de Pont-Sainte-Maxence (Oise).
I. Puits communal. Entrepreneur : De Hulster.
Alt. : -f- 39.00 environ.
Mètres.
Sparnacien
sur 23.00
Thanétien
42.50
SÉNONIEN
\
1. Terre végétale. 3.00 i
2. Sables bruns très fins.... 3.00 j
3. Sables blancs très fins... 3.50 (
4. Sables avec intercalations de bancs d’ar¬
gile grise.
5. Argile grise avec coquillages .
6. Sables brunâtres.
7. Sables verdâtres.
8. Craie avec silex.
Profondeur totale
9.50
f de + 39.00
I à + 16.00
10.50 \
3.00 !
24.00 |
18.00 i
65.50
de + 16.00
à — 26.50
N. II. : 14.50 (ait. + 24.50).
N. de pompage : 45.00 (ait. — 6.00).
Débit : 7 mch., soit 168 mej.
II. Puits communal. Entrepreneur : De Hulster.
Alt. : + 39.00 environ.
i
Sparnacien
i 1, Terre végétale. 3.00 '
2. Sables blancs. 2.00 1
) 3. Sables jaunes. 1.00 |
Mètres.
1
12.00 |
sur 23.00
1 4. Sables blancs très fins. 6.00 /
1 |
' 5. Sable avec coquillage .
2.00
\ 6. Argile grise avec coquillage .
9.00 ,
Thanétien (
7. Sables bruns.
23.00
sur 37.00
' 8. Sables verts.
14.00 1
(
Profondeur totale
60.00
de + 39.00
à + 16.00
de + 16.00
à — 21.00
N. H. : 14.50 (ait. + 24.50).
N. de pompage : 45.00 (ait. — 6.00).
Débit : 7 mch., soit 168 mcj.
III. Port-Salut.
Propriétaire : Féculerie Chauvet. Entrepreneur :
Alt. : + 31.00.
Sparnacien
et Thanétien
sur 51.40
SÉNONIEN
1. Remblai ciment.
Eau à 8.50 (ait.+ 22.50.
2. Craie très détrempée, se creusant facile¬
ment.
Eau à 2.00 (ait. +29.00).
Profondeur totale.
Vincent, 1900.
Mètres.
51.40 ) de + 31.00
( à — 20.40
17.60
69.00
de — 20.40
à — 38.00
Puits foré vers 1880 et rebouché parce que les eaux étaient sulfureuses
(probablement à cause des pyrites du Sparnacien).
166
PAUL LEMOINE
Versigny, c. de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).
Propriétaire : Château de M. de Versaint. Entrepreneur : Vincent, 1901.
Alt. : + 80.00.
Mètres.
Avant-puits
2.95 | 1 ' FoullIe '
1 2. Calcaire grossier tendre. 5.90 \
3. Calcaire grisâtre dur. 1.10
4. Grès. 1.07 j
5. Calcaire grisâtre très dur. 0.16/
6. Grès. 1.09 [ de + 77.05
7. Calcaire grisâtre très dur. 0.23 ( à + 66.18
9. Calcaire grisâtre. 0.09 1
10. Calcaire chlorité .
Profondeur totale. 13.82 /
N. H. : 1.40 (ait. + 78.60).
N. de pompage : 3.65 (ait. + 76.35).
Débit : 2,7 mch., soit 64,8 mcj.
II. A Versigny, sur le chemin de Nanteuil-le-Haudoin.
Robert, 1830, pp. 270-292, signale un dépôt à Melania hordacea. Barto-
nien. Faciès du Guépelle ?).
de + 80.00
à + 77.05
Vieux-Moulin, c. de Compiègne (Oise).
I. Les Beaux-Monts et Saint-Pierre-en-Chastre.
Velain, 1878, p. 717.
Cuisien : Sables de Cuise.
! Calcaire marneux, blanchâtre, à fossiles lacustres ( Planorbis , Bithynia,
Chara) = (Cale, de Cuvilly).
Banc d’Ostrea.
II. Vivier-Frère Robert.
Velain, 1878, p. 718.
Calcaire de Mortemer sous les Sables de Cuise.
Il ne peut s’agir du calcaire de Mortemer ; le calcaire indiqué est pro¬
bablement le calcaire de Cuvilly.
Villeneuve - sur-Verberie, c. de Pont-Sainte-Maxence (Oise).
Puits à la lisière de la Forêt d’Halatte.
Renseignements recueillis sur place.
Alt. : + 165.00.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
167
Bartonien sur 32.00.
1. Alluvions et marnes, éboulis sur.
2. Calcaire de Saint-Ouen.
Sables de l
Beauchamp j 3. Sables de Beauchamp.
30.00
Calcaire de
Saint-Ouen
sur 2.00
Lutétien sur 24.00.
Mètres.
2.00
de + 165.00
à + 163.00
30.00
de + 163.00
à + 133.00
/
Argiles de |
' 4. Argiles vertes très pures (Argiles de Vil-
| leneuve-sur-Verberie) .
' c; fia bip .
\
3.50 1
2.50 \
de + 133.00
à + 116.00
1.00 i
7 fiable .
10.00 /
Calcaire grossier |
' 8. Calcaire grossier à Cerithes .
7.00 j
de + 116.00
1 .
sur 7.00 1
Profondeur totale.
56.00 )
Ce puits avait pour but la recherche de grottes accessibles pour touristes,
sur les indications d’un rhabdomancien.
Villers-Cotterets, arr. de Soissons (Aisne).
Dollfus, n° 136, 1914, p. 14. Boursault et P. Lemoine, 1929, p. 460.
(Résumé de la coupe.)
I. Maître de l’œuvre : M. Ruelle, avenue de la Gare.
Entrepreneur : Pagnez et Bregi.
La source de l’Automne est à 115.00 dans le Lutetien inférieur.
Alt. : + 133.00.
Avant-puits
Calcaire grossier
supérieur
14.00
Calcaire grossier
inférieur
20.00
CulSIEN
35.00
Lutétien sur 34.00.
Mètres.
1. Terre végétale, limon, blocs calcaires
dans l’avant-puits. 14.00
de + 133.00
à 119.00
2. Sable dolomitique avec silex.
3. Calcaire g lauconifère, sableux, grossier,
avec galets.
4. Sable g lauconifère ferrugineux et argile
grise et violacée.
5. Sable gris fauve, maigre, assez gros-
6. Sable argileux avec lits d’argile bleue. . .
7. Sable roux, assez gros, aquifère mais
difficile à capter.
18.00
1.50
0.50
7.75 )
9.25 f de + 99.00
i à + 64.00
18.00 )
de + 119.00
à+ 99.00
168
PAUL LEMOINE
Système
inférieur
22.00
Sables et
argiles
fossilifères
25.00
Argile de base
7.20
Thanétien
34.80 1
Sénonien
2.00
Sparnacien 54.20.
Mètres.
8. Sable gris verdâtre avec débris ligniteux. 2.00
9. Sable argileux, glauconifère, fin. 7.50
10. Sable argileux, gris noir. 7.50
11. Sable glauconifère, fin, à Ostrea . 5.00
12. Argile brune grasse. 3.00
13. Sable quartzeux gris. 1.50
14. Argile brune ligniteuse, dure. 4.50
15. Sable gris quartzeux . 0.50
16. Argile marneuse très fossilifère . 2.25
17. Sable gréseux ferme. 0.50
18. Argile plastique verte . 6.00
19. Sable gréseux gris. 0.50
20. Argile marneuse noire. 3.10
21. Marne grise et noire fossilifère : Pota-
mides, Ostrea, Lepidotus . 3.15
22. Argile plastique rouge et grise panachée
de jaune. 7.20
23. Sable blanchâtre, fin, pur. 4.90
24. Marne gris clair. 3.90
25. Sable gris, fin, avec quelques bancs de
grès. . .. 20.00
26. Argile grise et bleue, grasse. 6.00
27. Craie blanche. 2.00
de
+ 64.00
+ 9.80
de
+ 9.80
- 25.00
de — 25.00
à — 27.00
Profondeur totale. 160.00
N. H. : 76.00 (ait. + 57.00).
N. de pompage : 14 à 15 mch. soit 336 à 360 mcj. Sans dénivellation sensible.
Échantillons examinés par Dollfus.
II. Maître de 1 œuvre : Hospice des Vieillards (Assistance publique).
Entrepreneur : Vincent, 1898.
Alt. admise : -f- 140.00.
Sables de
Beauchamp
7.00
Argiles de
Saint-Gobain
2.07
Bartonien sur 7.00.
1. Puits maçonné.
Eau à 3.70 (ait. + 136.30).
2. Sable jaune très peu argileux et très fin.
Lutêtien sur 13.15.
Mètres.
4,35 j de + 140.00
2.65 \ à + 133 - 00
3. Marne jaune blanchâtre compacte. . ... . 0.80 j
4. Marne jaune blanchâtre avec rognons et ( de+ 133.00
plaquettes, très dures. 1.27 ( à + 130.93
Eau à 6.60 (ait. + 133.30). )
5. Roche calcaire jaune grisâtre, très dure. 0.44
6. Marne grise jaunâtre avec rognons cal¬
caires. 0.32
7. Roche calcaire jaunâtre, très dure. 0.24
8. Marne blanche, jaunâtre, très compacte. 1.05
1. Par suite d'une erreur d’addition, Dollfus écrit 33.00.
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
169
i 9. Roche calcaire jaune, grisâtre, très dure.
Eau à 8.20 (ait. + 131.80).
10. Marne blanche, jaunâtre, compacte. . .
11. Roche calcaire jaunâtre, excessivement
dure.
Eau à 9.70 (ait. + 130.30).
12. Marne blanche jaunâtre, très ferme. . . .
13. Roche calcaire gris jaune, très dure ....
14. Marne grise chloritée avec petites pla¬
quettes de 4 à 6 cm. dure à percer. . .
Eau à 11.25 (ait. -f 128.75.
15. Roche calcaire gris chlorité dure à percer.
16. Marne jaunâtre.
17. Roche calcaire jaunâtre, très dure.
Eau à 10.00 (ait. + 130.00).
18. Marne blanche jaunâtre, très ferme. . . .
19. Roche calcaire jaunâtre, très dure.
20. Marne blanche, jaunâtre, ferme.
21. Roche calcaire jaune, excessivement dure
22. Marne jaune blanchâtre, très compacte.
23. Roche calcaire jaune, excessivement dure
Eau à 9.90 (ait. + 130.10).
24. Marne jaune blanchâtre, très ferme ....
25. Roche calcaire jaune blanchâtre, très
dure.
26. Marne jaune blanchâtre.
27. Roche calcaire jaune, excessivement
dure.
\ 28. Marne jaune blanchâtre.
29. Calcaire jaune grisâtre, très poreux. . .
Eau à 17.70 (ait. + 122.30).
30. Plaquette calcaire jaune grisâtre, très
fendillé, très dur à percer.
C Eau à 17.87 (ait. + 122.13).
sur 2.46 ( 31. Marne jaune grisâtre, très ferme.
Eau à 17.90 (ait. + 122.10).
32. Roche calcaire gris jaune, très dure . . .
33. Calcaire jaune grisâtre, très ferme.
Profondeur totale.
Mètres.
0.58
0.15
0.36
0.11
0.39
0.21
0.83
0.05
0.40
0.09
0.47
0.28
0.53
0.22
0.51
0.18
0.45
0.22
0.38
0.16
0.18
0.13
de + 130.93
à + 119.85
0.27
0.35
1.53
20.15
La source de l’Automne est à la cote -f- 115.00.
On notera qu’à partir de la couche 29 (ait. 122.30), le niveau hydro¬
statique baisse brusquement de 130 à 122. Un fait analogue a été signalé
à Péroy-les-Gombries.
Ce sondage de 20.15 paraît donner le détail de l’avant-puits (14.00)
et des premières couches du sondage I.
Si l’on combine les résultats du sondage II (sommet du Lutétien à -j-
133.00) et du sondage I (Base du Lutétien à + 99.00), on est amené à
attribuer au Lutétien une épaisseur de 34 m.
170
PAUL LEMOINE
III. Thomas, 1897-1898, p. 290 [16].
Grès du Bartonien à -f 176.00 au Rond de la Reine.
IV. (Butte de Villers-Cotterets), arr. de Soissons (Aisne).
Alimen, 1936, p. 251.
J l. Meulières de Beauce (à faciès de meulières de Brie) i
avec Lymnea, Chara medicaginula, Hydrobia [
helicella (pas de Cerithium Lamarcki). ]
1 2. Sable sur.
Mètres.
5.00
1 3. Petit, lit de meulière (marquant une émer-
Stampien
16.00
sion).
\ 3 bis. Niveau de sables ferrugineux violets à
1 caractères éoliens .
1 4. Sables stampiens.
1.00
10.00
( 5. Marne sableuse ocre.
Sannoisien
( 6. Marne verte.
( Épaisseur totale.
16.00
Villers-Saint-Genest, c. de Betz (Oise).
I. Ancien puits communal. Entrepreneur : Vincent, 1903.
Alt. : -f- 130.00 (Sur calcaire de Saint-Ouen).
Avant-puits
27.60
Sables de
Beauchamp
sur 13.83
Bartonien sur 41.43.
( 1. Puits maçonné.
f Eau à 27.30 (ait. -f 102.70).
/ 2. Sable gris fin avec fragments de grès,
1 assez dur.
\ 3. Sable jaune fin, très dur.
f 4. Sable jaune rougeâtre très fin, agglutiné,
' excessivement dur à percer.
Mètres,
27.60
6.83
3.17
3.83
de + 130.00
à + 102.40
de + 102.40
à+ 88.57
Lutétien sur 6.17.
5. Calcaire jaunâtre très dur.
6. Marne blanche jaunâtre, rognons et pla¬
quettes de calcaire jaunâtre.
7. Marne grise avec rognons et plaquettes
de calcaire grisâtre.
8. Plaquette de calcaire grisâtre.
9. Marne grise tendre.
10. Plaquette de calcaire grisâtre.
11. Marne grise avec rognons de calcaire
{ grisâtre.
12. Calcaire grisâtre très dur. 0.89
13. Calcaire marneux tendre. 0.06
14. Calcaire grisâtre très dur. 0.17
15. Calcaire marneux tendre. 0.04
16. Calcaire grisâtre très dur. 0.56
0.21 1
1.16 |
0.61
0.28
0.11
0.12
0.17
1.72
de +
à +
88.57
82.40
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
171
Mètres.
17. Marne grise avec petits rognons de cal¬
caire. 0.29
18. Calcaire grisâtre dur. 0.18
19. Marne grise avec rognons de calcaire. . . 0.39
20. Calcaire grisâtre dur. 0.21
Marne grise sableuse avec petits rognons
| de calcaire. 0.72
I Profondeur totale. 47.60 |
II. Nouveau puits communal.
Renseignements des Ponts et Chaussées.
Alt. : + 125.00.
Ludien
sur 4.75
Calcaire de
Saint-Ouen
9.00
Sables de
Beauchamp
26.50
Lutétien
supérieur
24.25
Lutétien
inférieur
8.00
Sparnacien
sur 27.53
1
(
N. H. : à 26.00
1. Terre végétale.
2. Glaise.
3. Calcaire tendre et marne.
4. Bancs de grès et sable.
5. Sables bariolés.
6. Sable avec banc de coquillages. . .
7. Sable gris blanc.
8. Sable jaune.
9. Sable gris blanc très fhiide.
10. Marne grise compacte.
11. Calcaire gris très dur.
12. Marnes grisâtres.
13. Calcaire gris très dur.
14. Calcaire gris tendre.
15. Calcaire gris granuleux.
16. Calcaire gris très dur.
17. Marne grise dure.
18. Marne grise très dure.
19. Sables argileux.
20. Sables verts très fins.
21. Sables à gros grains.
22. Sables avec lignite.
23. Sables bruns noirâtres, assez dur
24. Argile noire compacte sableuse. .
Profondeur totale.
(ait. : + 99.00).
0.50 )
4.25 \
9.00 |
4.75 \
6.50 J
4.50 (
3.00 (
5.00 \
2.75 1
3.00 i
3.75 I
0.50 [
6.50 \
4.00 (
5.00 I
1.50 1
3.25 !
2.95 (
0.50 }
1.30 ]
6.50
1.00
5.25
14.78
100.03
de 4- 125.00
à+ 120.25
de + 120.25
à+ 111.25
de+ 111.25
à+ 84.75
de + 84.75
à + 60.50
de + 60.50
à + 52.50
de + 52.50
à + 24.97
Viney-Manoeuvre, c. de Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.).
Maître de l’œuvre : Dubois, cultivateur. Entrepreneur : Vincent, 1900.
Alt. : 133.00, sur cale, de Saint-Ouen.
Bartonien sur 51.30.
Puits maçonné l 1. Puits maçonné. 22.60 ) de+ 133.00
22.60 | Eau à 19.00 (ait. + 114.00). ) à+ 110.40
172
PAUL LEMOINE
Sables de
Beauchamp
(Niveaux
supérieurs)
sur 13.70
N. d’Auvers
15.00
Mètres.
I 2. Sable blanc marneux. 0.40 I
[ 3. Roche de calcaire tendre. 0.55 1
V 4. Sable blanc marneux. 3.45 I
) 5. Roche de calcaire jaunâtre, excessive- ' de + 110.40
) ment dur. 0.28 j à + 81.70
I 6. Sable blanc maigre. 2.92 I
7. Sable blanc maigre avec petits coquil- I
\ lages . 6.10
t 8. Sable jaune un peu argileux. 6.30 )
( 9. Sable blanc maigre avec coquillages. ... 8.70 j
Marnes de
Saint-Gobain
0.30
Lutétien sur 17.80.
10. Marne blanche veinée jaune, compacte .
0.30
de + 81.70
à + 81.40
11. Calcaire blanc jaunâtre. 0.27 .
12. Marne blanche bleuâtre, argileuse. 0.25 1
13. Calcaire blanc, formation lithographique. 0.35
14. Marne blanche jaunâtre, légèrement sa¬
bleuse . 0.60
15. Calcaire blanc, formation lithographique. 0.17
16. Marne blanche jaunâtre, argileuse, très
compacte. 0.77
17. Marne blanche et rognons calcaire blanc. 0.40
18. Calcaire blanc jaunâtre. 0.52
19. Marne blanche. 0.23
I 20. Calcaire. 0.13
I 21. Marne grisâtre avec rognons. 0.11
1 22. Marne blanche et jaune excessivement
I compacte. Eau à 30.20 (ait.+102.80). 1.10
I 23. Marne blanche compacte, avec rognons. 0.65
24. Marne argileuse marron très foncée
Calcaire grossier j Eau à 45.00 (ait. + 98.00). 0.60
supérieur 25. Calcaire blanc tendre. 0.35 1 de + 81.40
sur 17.50 25 bis. Marne jaune très compacte. Eau à + 63.90
à 42.00 (ait. + 91.00). 0.40
26. Calcaire blanc veiné jaune. 0.35
I 27. Marne blanche jaunâtre. Eau à 52.00
(ait. + 81.00). 0.23
28. Calcaire jaune très dur. 0.35
29. Marne blanche jaunâtre. 0.07
30. Calcaire siliceux excessivement dur. 0.28
31. Marne blanche très compacte. 0.60
32. Calcaire siliceux. 0.23
33. Marne blanche et petits rognons quart-
zeux. 0.35
34. Calcaire lithographique. 0.22
35. Marne blanche. 0.42
36. Calcaire lithographique. 0.18
37. Marne blanche et gros rognons quartzeux. 0.57
38. Calcaire siliceux très dur. 0.23
39. Marne blanche grisâtre, argileuse. 0.40 j
40. Calcaire lithographique. 0.28
SONDAGES EFFECTUÉS DANS LE VALOIS ET LE MULTIEN
173
Mètres.
41. Marne blanche grisâtre. 0.32
42. Calcaire lithographique. 0.23
43. Marne grise verdâtre, pierreuse. 0.46
44. Calcaire lithographique. 0.12
1 45. Marne grise verdâtre. 0.13
46. Calcaire gris bleuâtre. 0.62
47. Marne veinée gris et jaune. 0.12 I
48. Calcaire très dur. 0.42 )
49. Marne grisâtre argileuse, tendre. 0.90 1
50. Agglomération de très petits coquillages. 0.95 l
51. Marne grise tendre. 1.00 I
52. Calcaire grisâtre granité. 0.13 l
53. Marne grise tendre. 0.44 |
54. Fin du forage sur la roche dure. Mémoire I
\ Profondeur totale. 69.10 /
N. de pompage : 56.00 (ait. + 77.00).
Dans ce sondage je suis amené à grouper un peu arbitrairement les
couches du Lutétien de la façon suivante :
Calcaire grossier^supérieur (couches 11 à 25 bis) . 6.90
N. H. de + 102.80 à + 91.00.
Calcaires durs alternant avec des marnes (c. 26 à 33). 2.46
N. H. : + 81.00.
Calcaire lithographique alternant avec des marnes (c. 34 à 44). 3.43
Calcaire grossier inférieur (c. 45 à 51). sur 4.71
MACON, PB OTAT FRÈRES, IMPRIMEURS, MCMXXXIX,
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris.
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commencées en 1802
comme Annales du Muséum national d’Histoire naturelle). (Un vol. par
an, 260 fr.)
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (commencé en 1895).
(Un vol. par an, 65 fr.)
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle série. (Sans
périodicité fixe ; abonnement pour un volume, 200 fr.)
Publications du Muséum National d’Histoire naturelle, sans périodicité
fixe, paraît depuis 1933.
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de
culture ; paraît depuis 1822 ; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Phané-
rogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume, 60 fr.)
Revue française d’Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel, labora¬
toire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement annuel France,
50 fr., Étranger, 60 fr.)
Revue de Botanique appliquée et d’Agriculture coloniale. (Directeur : M. A.
Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale ; paraît depuis 1921 ;
abonnement pour la France, 130 fr., étranger 145 et 160).
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1924 ; abonnement France, 150 fr., Étranger,
200 fr.)
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge, laboratoire
de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement France, 60 fr.,
Étranger, 80 fr.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique ).
(Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1928 ; abonnement France, 60 fr., Étranger,
80 et 100 fr.)
Mammalia. (Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammi¬
fères et Oiseaux ; paraît depuis 1936 ; abonnement France, 50 fr. ;
Étranger, 55 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle
à Dinard. (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard ;
suite du même Bulletin à Saint-Servan ; paraît depuis 1928 ; prix variable
par fascicule.)
Bulletin du Musée de l’Homme (Directeur M. P. Rivet, Place du Troca-
déro ; paraît depuis 1931 ) ; n’est envoyé qu’aux membres de l’Associa¬
tion des Amis du Musée de l’homme.
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de
Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange.)
Travaux du Laboratoire d’Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie ;
paraît depuis 1934 ; échange.)
La Terre et la Vie, publiée en collaboration par la Société des Amis du
Muséum et la Société nationale d’Acclimatation. Rédaction, 57, rue
Cuvier, Paris, 5 e ; abonnement : France 30 fr., étranger de 40 à 45).
MEMOIRES DU MUSEUM
Tome I. — R. Jeannel. Monographie des Catopidae, 438 p., janv. 1936.. 200 fr.
Tome II. — Mission scientifique de l’Omo, II (Zoologie), 310 p., 9 pl., avril
19 35. 200 »
Tome III. - E.-L. Bouvier. Étude des Saturnioïdes normaux. Fam. des
Saturniidés, 354 p., 10 pl., déc. 1936. 200 »
Tome IV. — Mission scientifique de l’Omo, III (Zoologie), 347 p., juill. 1936. 200 »
Tome V. Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France. Introduction et l re partie :
Topologie, 264 p., 1 carte, août 1937, 40 fr. — Fasc. 2. 2 e partie. Chap.
I : Le Vexin français, p. 265-354, oct. 1937, 15 fr. — Fasc. 3. P.
Lemoine. L’Ile-de-France. 2 e partie. Chap. II : Pays au nord-ouest de l’Oise,
p. 355-442, janv. 1938, 20 fr. 75 „
Tome VI. Fasc. 1. A. Brunel. Contribution à l’étude du métabolisme de
l’azote purique chez les Champignons, 186 p., déc. 1936, 65 fr.
Fasc. 2. C. Attems. Die von D r C. Dawidoff in franzôsisch Indochina gesam-
melten Myriopoden, p. 187-354, janv. 1938, 120 fr.
Fasc. 3. G. Stiasny. Die von D r C. Dawydoff in franzôsisch Indochina gesani-
melten Gorgonarien, p. 355-368, févr. 1938, 15 fr.
Tome VII. Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France, 2 e partie, chap. III,
Valois et Multien.
Tome VIII. — Mission scientifique de l’Omo, IV (Zoologie), 416 p., févr. 1938.
Tome IX. — Mission scientifique de'l’Omo, V (Zoologie), 370 p., mars 1939.
Tome X. F asc. 1 . L. Leroux. Contribution à l’étude de l’aldéhyde formique,
68 p., janv. 1938.
Fasc. 2. V. Redikortzev. Les Pseudoscorpions de l’Indochine française re¬
cueillis par M. C. Dawydoff, p. 69-115, juillet 1938.
Fasc. 3. M. Friant. Morphologie, développement et évolution du cerveau
des Ongulés artiodactyles sélénodontes (avec 5 planches) (sous presse ) mars
1939.
Fasc. 4. Cécile Sosa-Bourdouii. Hérédité des caractères biochimiques chez
les végétaux (45 pp. ; 1 planche) ( sous presse), mars 1939.
l'asc. 5. H. Perrier de la Bathie. — Les Orchidées de la région malgache
(à l’impression ), avril 1939.
Fasc. 6 . P. de Beauchamp. Planaires terrestres de l’Indochine française récol¬
tées par C. Dawydoff (à Vimpression).
Tome XI. Paul Lemoine, René IIumery et Robert Soyer. Les forages pro¬
fonds du Bassin de Paris. La nappe artésienne des Sables verts (sous presse).
Tome XII. Fasc. 1 . Pierre Marie. Contribution à l’étude des Foraminife. s
du Crétacé du Bassin de Paris (à l’impression ).
Fasc. 2. Berland et Millot. Araignées de l’A. O. F. — I. Sallicides (en prépa¬
ration) .
30 »
200 »
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