MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME VIII
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO, IV (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, rue Cuvier (V e )
Février 1938
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
mêmes conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tiragesà part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le
commerce.
Les travaux destinés aux Mémoires du Muséum national
d'Histoire naturelle doivent êtres remis à M. le D r R. Jeannel,
45 bis , rue de Buffon, Paris (5 e ), ou à tout autre professeur du
Muséum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à
une décision de l’Assemblée des Professeurs.
Le prix de l’abonnement, pour un volume, est de 150 francs.
Le montant des abonnements et les demandes de fascicules
doivent être adressés au Muséum national d'Histoire naturelle,
37 , rue Cuvier, Paris (5 e ).
Compte chèques postaux : Paris 124-03.
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME VIII
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO, IV (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, Rue Cuvier (V e )
Février 1938
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV
ZOOLOGIE
PUBLIÉ SOUS LA. DIRECTION DE
R. JEANNEL
PROFESSEUR AU MUSEUM
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, Rue Cuvier (V e )
TABLES DES MATIERES
Fascicule 31
F. Gcignot. Coleoptera. X. Haliplidae et Dytiscidae (première partie)_ 1 -76
Fascicule 32
A. Reichenspehgf.h. Coleoptera. XI. Paussidae. 77-88
Fascicule 33
L. Chopard. Orthoptera. I. Uictyoptera, Phasmodea, Ensifera. 89-134
Fascicule 34
C. Menozzi. Orthoptera. II. Dermaptera. .... 135-144
Fascicule 35
B. P. UvAnov. Orthoptera. III. Acrididae. 145-176
Fascicule 36
H. Stempffer. Lepidoptera. II. Lycaenidae (deuxième partie). 177-212
Fascicule 37
M. André. Arachnida. IV. Acarina Thrombidiidae. 213-254
Fascicule 38
L. Cernosvitov. Oligochaeta. 255-318
Fascicule 39
E. Seguy. Diptera. I. Nematocera et Brachycera. 319-380
Fascicule 40
0. W. Richards. Diptera. II. Sphaeroceridae (Borboridae, Cypselidae)... 381-406
Fascicule 41
O. Parent. Diptera. 111. Dolichopodidae.. 407-416
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 3r.
45 Décembre 1936.
COLEOPTERA
X. HALIPLIDAE ET DYTISCIDAE
(l re partie)
PAR I.E
D' F. Güignot
M. le Professeur Jeannel a bien voulu confier à M. R. Peschet et à moi
l’étude des Hali.plidae, Dytiscidae et Gyrinidae recueillis pour le Muséum
d’Histoire naturelle de Paris par la mission de l’Omo en 1932-33 ( 1 ). Par
ailleurs il existait dans les collections de ce Musée plusieurs cartons d’insectes
des mêmes familles, rapportés d’Afrique orientale par de précédentes missions
entre 1903 et 1912 ( 2 ). Un travail sur une partie de ces chasses avait pu être
publié avant sa mort par notre grand spécialiste Régimbart dans les Annales
de la Société entomologique de France de 1906. Il a paru préférable de réunir
l’étude des exemplaires restés indéterminés à celle du produit des dernières
expéditions ; cet ensemble a permis ainsi d’avoir un aperçu plus complet et
plus instructif sur la faune des Caraboidea aquatiques de l’Afrique orientale,
depuis les espèces du littoral et des plaines jusqu’à celles des hauts massifs
alpins.
Avec son obligeance coutumière M. Peschet m’a laissé la liberté de choisir
ma part dans ce matériel, geste amical auquel j’ai été fort sensible. Son mérite
n’en est que plus grand, car de ce fait plusieurs genres des plus difficiles,
comme les Hydrovatus , lui sont demeurés en partage.
Malgré cet important allègement ma tâche personnelle n’aurait guère été
(1) Mission Ararabourg, Chappuis et Jeannel 1932-33.
(2) Mission Alluaud 1903-04, Alluaud 1908-09, Alluaud et Jeannel 1911-12.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
1
2
D r F. GUIGNOT
possible, si je n’avais eu la faculté de consulter à loisir les riches collections
entomologiques du Muséum, grâce à M. le Professeur Jeannel, à qui s’adresse
ma profonde reconnaissance. Je dois également de vifs remerciements à
M. Gilbert J. Arrow qui a bien voulu à plusieurs reprises me communiquer
des spécimens du British Muséum.
F. Guignot.
COLEOPTERA HALIPLIDAE
3
Fam. HALIPLIDAE
La famille est représentée en Afrique orientale par deux genres, dont les
espèces paraissent rares (ainsi que d’ailleurs sur le reste du continent), n’étant
toujours capturées qu’en un nombre très restreint d’individus.
Tableau des genres
1. Elytres pourvus d’une fine strie suturale sur leur partie posté¬
rieure. Plaques métacoxales rebordées. Dernier article des palpes
subégal au précédent. — Larves à neuf segments abdominaux.
.. Peltodytes Rég.
1’. Élytres dépourvus de strie suturale, même en arrière. Plaques
métacoxales non rebordées. Dernier article des palpes subulé.
Larves à dix segments abdominaux. Haliplus Latr.
Gen. PELTODYTES Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. VIII, 1878, p. 457. — Guignot, Hydr. Fr.
1931-33, p. 199.
Les Peltodytes de l’Afrique orientale ne comprennent actuellement que deux
espèces, dont une nouvelle que je décris ci-dessous. Profitant de la circons¬
tance, j’ajouterai la description d’une autre espèce nouvelle, provenant du
Sénégal, et je donnerai le tableau de toutes les espèces actuellement connues
du continent africain, dont plusieurs seront, à mon avis, probablement ren¬
contrées plus tard dans la région dont je m’occupe. Ces espèces sont, tout
compte fait, peu nombreuses, surtout si on les compare à celles de l’Amérique
du Nord, d’où le genre tire très vraisemblablement son origine.
Tableau des Peltodytes d’Afrique et de Madagascar
1. Angles postérieurs du pronotum non proéminents ou seulement
de la largeur du rebord latéral. Espèces nord-africaines.
2. Bord postérieur des plaques métacoxales simplement angulé au
milieu. L. 3,5-4mm. Europe; Asie Mineure et Caucase ; Nord
de l’Afrique. caesus Duft.
a. Premiers points des rangées élytraies un peu plus forts,
un ou deux seulement fovéolés. /. typ.
— Premiers points des rangées élytrales tous fovéolés.
. var. levantinus Sahlb.
2’. Bord postérieur des plaques métacoxales armé au milieu d’une
très forte dent conique. L. 3,5 mm. Europe méridionale ; nord
de l’Afrique. rotundatus Aubé.
4
D p F. GUIGNOT
a. 4 e rangée élytrale visible seulement sur la moitié postérieure,
et parfois aussi un rudiment à la base. Points du dessus très
gros. Europe. /• tyP-
— 4 e rangée élytrale seulement interrompue étroitement au
milieu. Points du dessus moins gros. Afrique, Baléares,
Grèce, Sicile. var. conifer Seidl.
1». Angles postérieurs du pronotum proéminents et subdentés.
Espèces éthiopiennes.
3. Élvtres présentant une protubérance de chaque côté de l’impres¬
sion scutellaire. Gouttière marginale de l’élytre, vue de dessus,
visible sur toute sa longueur. Impression basale du pronotum
profonde.
4. Pronotum à impression basale imponctuée, à angles antérieurs
fortement saillants, à côtés subconcaves et nettement rebordés.
Rigole prosternale marquée jusqu’au sommet; fovéoles latérales
bien nettes. L. 3,7 mm. Haut-Sénégal : Badoumbé (Nodier). Nodieri, n. sp.
4’. Pronotum à impression basale ponctuée, à angles antérieurs peu
saillants, à côtés rectilignes, finement ou obsolètement rebordés.
Rigole prosternale peu marquée au sommet ou fovéoles latérales
peu nettes.
5. Angles postérieurs du pronotum vifs. Impression basale marquée
de chaque côté de 5 à 6 points subalignés. Points basilaires des
rangées élytrales non sillonnés. Sommet de l’apophyse prosternale
lisse et à fovéoles latérales peu nettes. L. 3, 8-4, 2 mm. Mada¬
gascar. quadratus Rég.
5’. Angles postérieurs du pronotum arrondis. Impression basale
marquée de chaque côté d’une dizaine de points très irréguliers.
Points basilaires des rangées élytrales internes placés dans un
sillon transverse. Sommet de l’apophyse prosternale ponctué
et fovéoles latérales bien nettes. L. 3,6 mm. Uganda.. Alluaudi, n. sp.
3’. Élytrès dépourvus de protubérance antérieure. Gouttière margi¬
nale de l’élytre, vue de dessus, visible seulement sur la moitié
postérieure. Impression basale du pronotum peu profonde.
6. Corps relativement étroit, à élytres subparallèles. Métafémurs à
peine rembrunis. Métasternum ferrugineux concolore, imponc-
tué dans la cavité apophysaire. Plaques métacoxales présentant
une légère dépression transverse antéro-externe avec d’assez
gros points, peu fortement ponctuées par ailleurs. L.3,5-3,8 mm.
Kenya Colony. speratus Rég.
6’. Corps large à élytres arrondis. Métafémurs brun-noir, ainsi que
le milieu du métasternum, celui-ci à cavité apophysaire ponctuée.
Plaques métacoxales sans dépression antéro-externe, à ponctua-
COLEOPTERA HALIPLIDAE
5
tion partout subégale, assez forte et assez dense, à peine un peu
plus grosse derrière le bord antérieur. L. 3,7 mm. Congo (Zimm.) ;
Cameroun; Congo belge (teste Gschwendtner). congoensis Zimm.
Peltodytes Nodieri, n. sp.
Ç. Court, large, faiblement arrondi sur les côtés, glabre, brillant, testacé-ferru-
gineux, à taches élytrales noires.
Tête à tache noire sur le vertex, à bord antérieur rembruni, à ponctuation
assez forte, peu dense, nulle sur la tache.
Pronotum à angles antérieurs fortement saillants, à côtés subconcaves et
nettement rebordés, à angles postérieurs proéminents et arrondis, à impres¬
sion basale presque imponctuée, marquée seulement d’un petit pointillé
extrêmement fin et très écarté, limitée en dehors par une fossette noire ;
surface au milieu et en avant assez convexe et à points forts et un peu allongés,
sur les côtés très inégale.
Élytres avec la suture noire ainsi qu’une tache médiane ovale, juxtasutu-
rale, et une ombre anté-apicale ; protubérance antérieure forte, arrondie,
plus forte que chez les espèces voisines ; rangées élytrales à points gros, noirs,
les points des rangées 3-6 fovéolés vers le milieu, ainsi que les premiers points
de chaque rangée qui sont placés dans une rainure transversale, la 4 e rangée
visible seulement à la base.
Dessous testacé. Épipleures à points médiocres. Apophyse prosternale avec
une rigole longitudinale marquée jusqu’au sommet, où elle est flanquée de
chaque côté d’une fossette bien nette. Apophyse métasternale brune, à points
latéraux fovéolés, à fovéolés médianes profondes. Plaques métacoxales un
peu obliquement impressionnées à leur partie antéro-externe.
Pattes brunes à métafémurs testacés au milieu.
L. 3,7 mm.
Haut-Sénégal : un seul exemplaire Ç, de Badoumbé, trouvé dans la col¬
lection Nodier, avec l’inscription « n. sp., d’après Régimbart », dans ma
collection.
Peltodytes Alluaudi n. sp.
(J. Court, large, légèrement atténué peu après les épaules, plus fortement
en arrière, glabre, brillant, d’un testacé ferrugineux à taches élytrales noires.
Tête brune, concolore, à ponctuation assez fine, peu dense sauf en arrière.
Pronotum à angles antérieurs médiocrement saillants, à côtés subconvexes,
finement rebordés, à angles postérieurs peu proéminents et arrondis, à
impression basale large, limitée en dehors par une fovéole, marquée de chaque
côté d’une dizaine de gros points très irréguliers, plus fins en dedans, nuis au
milieu ; surface à ponctuation moyenne, lisse au centre.
Élytres à suture noire ainsi qu’une tache médiane et juxtasuturale, accom-
6
D' F. GUIGNOT
pagnée de trois taches latérales un peu vagues, l’une antémédiane, l’autre
médiane et la dernière préapicale, à protubérance antérieure large et assez
faible. Rangées élytrales à points médiocres, plus gros vers la base, large¬
ment auréolés de noir, ce qui les fait paraître plus gros, les points basilaires
des rangées internes placés dans un sillon transverse ; 4 e rangée à peu près
entière, un peu en désordre avant le milieu.
Dessous testacé. Épipleures à points assez fins, irréguliers, brunâtres.
Apophyse prosternale à peine sillonnée et lisse en avant, non sillonnée en
arrière mais à deux fossettes latérales bien nettes limitant une surface sub¬
convexe et ponctuée. Apophyse métasternale fovéolée au centre, bordée de
chaque côté par une série de points relativement petits. Plaques métacoxales
obliquement impressionnées en avant et en dehors comme chez Nodieri, à
points sensiblement plus gros dans la région de l’impression que les points
médians.
Pattes brunes, les quatre antérieures un peu plus claires, les métatibias à
peine éclaircis.
Aedeagus. — Pénis assez robuste, subrégulièrement arqué, avec le bord dorsal
faiblement excavé juste avant le sommet qui est arrondi. Paramère droit
étroit et arqué, avec l’extrémité un peu dilatée et non chitinisée ; paramère
gauche plus court, plus large, avec le sommet rétréci en un petit lambeau
membraneux, coudé vers le côté dorsal.
L. 3,6 mm.
Uganda : un seul exemplaire (type <J) de l’Uganda central: rivière Kizungu,
février 1909 (Ch. Alluaud), dans la collection du Muséum national d’Histoire
naturelle de Paris.
Le tableau ci-dessus indique les principales différences de cette espèce et
des espèces voisines.
Peltodytes speratus Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 235. — Zimmermann, Ent.
Rlâtt. 20, 1924, p. 9.
Cette espèce, qui semble particulière à la Kenya Colony, se distingue des
espèces précédentes par l’impression basale du pronotum très superficielle,
les élytres dépourvus de protubérance antérieure et à gouttière marginale,
vue de dessus, non visible vers les épaules.
Kenya Colony : Uganda occidental, province d’Unyoro, baie de Butiaba
dans le lac Albert Nyanza, novembre 1909 (Ch. Alluaud) ; lac Victoria, à la
baie de Kavirondo, 1.112 m. (Alluaud et Jeannel, décembre 1911, st. 22 et 23).
Gen. HALIPLUS Latr.
Latreille, Hist. nat. Crust. et Tns. III, 1802, p. 77. -— Zimmermann, Ent.
COLEOPTERA RYTISCIDAE
7
Blâtt. 20,1924, p. 6, p. 67. — F. Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1930, p. 73 ; 1935,
p. 36, p. 164 ; Hydroc. Fr. 1931-33, p. 209.
Sous-genre Liaphlus Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1928, p. 133.
Haliplus (Liaphlus) natalensis Wehn.
Wehncke, Stett. ent. Zeit. 41, 1880, p. 72.
Le seul Haliplus , rencontré jusqu’ici en Afrique orientale, appartient au
sous-genre Liaphlus , c’est VH. natalensis Wehn. (venustus Rég.).
Kenya Colony : Bassin de la Tana, riv. Thika (Ch. Alluaud 1909). —
Uganda central : Kahula Maliro (Ch. Alluaud, janvier-février 1909).
Cette espèce possède une aire de dispersion très étendue. Décrite de l’Afrique
méridionale, elle a été signalée récemment du Congo belge par M. L. Gschwend-
tner et je l’ai vue moi-même de l’Angola (un exemplaire du British Muséum)
et du Sénégal. Ce dernier spécimen s’éloigne assez de la forme typique, mais la
similitude de l’aedeagus oblige à le rattacher à cette espèce. Voici en quoi il se
distingue :
Var. discessus, nov. — Bande longitudinale noire du pronotum réduite, ne
dépassant pas le milieu vers l’arrière. Ponctuation basale du pronotum bien
plus forte que l’antérieure ; points élytraux plus gros, rangées secondaires un
peu distinctes des rangées principales, surtout la rangée suturale.
Haut-Sénégal : Kayes (Dr. Nodier), un exemplaire dans ma collection.
Fam. DYTISCIDAE
Tableau des sous-familles
1. Sommet de l’abdomen et des élytres terminé par un aiguillon..
... Methlinae.
1’. Sommet de l’abdomen et des élytres non terminé par un aiguil¬
lon, tout au plus mucroné.
2. Écusson non visible, ou seulement sa pointe.
3. Protarses et mésotarses pseudo-tétramères, à 4 e article invisible
ou très petit. Apophyse prosternale arquée ou oblique.. Hydroporinae.
3’. Protarses et mésotarses nettement pentamères, à 4 e article subé¬
gal au 3 e . Apophyse prosternale généralement rectiligne et hori¬
zontale.
4. Lamelles internes des métacoxas détachées en plaque sur toute
leur longueur. Apophyse prosternale spatuliforme. Noterinae .
4’. Lamelles internes des métacoxas détachées seulement sur leur
partie postérieure. Apophyse prosternale aigue (unifîde ou tri-
fide) . . Laccophilinae.
8
D' F. GUIGNOT
2’. Écusson entièrement visible.
5. Bord antérieur des yeux échancré par une saillie de l’épistome....
. CoLYMBETINAE.
5. Bord antérieur des yeux non échancré. Dytiscinae.
Subf. METHLINAE, nov.
Par la structure du sommet de l’abdomen et des élytres ainsi que par la
forme toute spéciale de leurs paramères, les Methles et les Celina s’écartent
nettement de tous les autres Dytiscidae ; ils se distinguent également des
Hydroporinae par le 4 e article des protarses et des mésotarses un peu plus
petit que le 3 e , des autres sous-familles par l’apophyse prosternale coudée.
Aussi la tribu des Methlini mérite-t-elle d’être érigée en sous-famille. Cette
nouvelle interprétation présente en outre l’avantage de rendre plus naturelle
la systématique de la famille.
Gen. METHLES Sharp
Sharp, On aqu. carn. Col. 1880-82, p. 489, 873.
Ce genre est le seul qui se rencontre en Afrique, les Celina étant tous améri¬
cains.
Methles cribratellus Fairm.
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Fr., 1880, p. 248. — Zimmermann, Kol.
Rundsch. 19, 1933, p. 192.
Espèce répandue dans la plus grande partie du continent africain au-dessus
de 1 équateur et qui même, du côté occidental, descend jusqu’à l’Angola. A
1 est elle paraît s’élever quelque peu sur les montagnes, puisqu’un exemplaire
a été capturé à Nairobi vers 1.660 mètres d’altitude ; sauf le dessus subdé¬
primé et les séries élytrales un peu plus apparentes, celui-ci ne paraît pas
différer spécifiquement de ses congénères de plaine.
Chez le non seulement les premiers articles des protarses et des méso¬
tarses sont un peu dilatés suivant la remarque de Zimmermann, mais encore
les ongles antérieurs sont coudés au milieu.
La taille varie de 3,1 à 3,8 mm.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, à 565 mètres
(Mission de 1 Omo, 25 à 30 janvier 1933). Une nombreuse série.
Kenya colony : Nairobi, 1.660 mètres (Mission de l’Omo, 15 no¬
vembre 1932).
Methles spinosus Sharp
Sharp, On aqu. carn. Col. 1880-82, p. 489.
Je suis bien près de me rallier à l’opinion de Zimmermann qui considère
COLEOPTERA DYT1SCIDAE 9
spinosus comme constituant une simple race du précédent. L’aedeagus est
absolument semblable dans les deux formes.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, à 56o mètres
(Mission de l’Omo, 25 à 30 janvier 1933).
Subf. HYDROPORINAE Rég.
Trib. Vatellini Sharp
Gen. DEROVATELLUS Sharp
Sharp, On aqu. carn. Col. 1880-82, p. 286, 841.
Derovatellus aïricanus Rég.
Régimbart, Not. Leyden Mus. XI, 1888, p. 55. — Deux 2 s’écartant légère¬
ment des exemplaires congolais par leur pronotum un peu plus large et à
côtés un peu moins redressés en arrière.
Uganda : province d’Unyoro dans les marais Kadjura (Ch. Alluaud 1909) ;
Uganda occidental : lacs de Vijongo dans les environs de Fort-Portal
(Ch. Alluaud, janvier 1909).
Derovatellus Alluaudi, n. sp.
Fig. 1. — (J. Ovale, allongé, peu convexe, brun et testacé.
Tête testacée, à fossettes clypéo-frontales faibles, linéaires, arquées en
dehors, à ponctuation un peu plus fine en avant qu’en arrière. Fond micro¬
réticulé en mailles suballongées.
Pronotum testacé, marqué seulement d’une bande noire en V très ouvert
Fig. 1. Pénis et paramère droit de Dero¬
vatellus Alluaudi, n. sp. (X 40).
Fig. 2. Pénis et paramère droit de Dero¬
vatellus Mocquerysi Règ. (X 40).
au milieu de la base. Côtés plus fortement courbés vers le tiers antérieur,
imperceptiblement denticulés. Base vaguement aplanie sur sa partie médiane.
10
D r F. GUIGNOT
Ponctuation dense mais assez superficielle. Fond à microréticulation transver¬
sale très obsolète.
Elytres ovales, peu élargis au milieu, à fine pubescence couchée ; d’un brun
noirâtre, avec un dessin testacé formé d’une bordure latérale effacée en avant,
d une fascie postmédiane transverse n’atteignant pas la suture et d’une tache
apicale obliquement allongée. Ponctuation dense et assez superficielle. Fond
à microréticulation transversale très obsolète.
Dessous noirâtre, à l’exception de la tête et du prothorax testacés et des
épipleures brun ferrugineux. Ponctuation médiocre et écartée sur les méta-
coxas et les premiers sternites, très fine sur les derniers, les points alignés en
rangées transversales sur le I e , le 4 e et le 5 e sternites. Fond nettement micro¬
réticulé. Pattes ferrugineuses.
Caractères sexuels. Deux premiers articles des protarses et des mésotarses
dilatés, le 2 e article des protarses en triangle isocèle, le 3 e très légèrement
plus long que le 2 e ; le I e article des mésotarses subtriangulaire. Aedeagus
(fig. 1). Pénis étroit et longuement effilé à partir du milieu environ ; para-
mères à moitié apicale en triangle étroit, terminé par un petit appendice clair
à bord ventral denticulé et muni à sa base et à son sommet de quelques poils
microscopiques dirigés perpendiculairement.
L. 3,9 mm.
Uganda central : (type <$) (Ch. Alluaud, janvier-février 1909).
Allotype Ç. Lisse et brillant. Ne diffère du $ que par les tarses simples, la
ponctuation de la tête un peu plus fine en avant et la forme des élytres un peu
plus elliptique. L’extrémité interne de la fascie postmédiane est séparée en
une petite tache. L’exemplaire est un peu immature. L. 3,9 mm.
Uganda : province d’Unyoro, dans les marais Kadjura près de Haimd
(Ch. Alluaud 1909).
Type dans la collection du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
L espèce se rapproche beaucoup de Mocquerysi Rég. (fig. 2), dont elle
s écarte par la coloration de la tête et du pronotum et par les caractères de
l’aedeagus (fig. 2).
Je profite de l’occasion pour donner ci-dessous la description de deux autres
Derovatellus africains nouveaux, quoique ne faisant point partie du lot étudié-
Derovatellus Régimbarti, n. sp.
Fig. 3. — çj. Espèce très semblable à la précédente ( D. Alluaudi Guign.).
Elle en diffère seulement par les côtés du pronotum régulièrement arqués de
la base au sommet, par la ponctuation métacoxale plus obsolète et par les
caractères sexuels : 2 e article des protarses aussi long que le 1 er sur la ligne
médiane, 1 er article des mésotarses difforme, à base un peu prolongée du
côté interne ; pénis rétréci au dernier tiers en triangle allongé ; paramères
régulièrement arrondis, puis progressivement atténués, avec le sommet tordu
et subdilaté à l’extrémité (fig. 3). — L. 3,8 mm.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
11
Un seul exemplaire de la collection Régimbart, faisant partie des cotypes
du ruficollis Rég. — Loango intérieur : haut Quilou.
Il est certainement distinct de cette dernière espèce à cause de la ponctua-
Fig. 3. Pénis et paramère droit de Dero-
vaiellus Régimbarli, n. sp. (X 40).
Fig. 4. Pénis et paramère droit de Dero-
vatellus ruficollis Rég. (x 40).
tion de la tête non homogène, du dessin élytral, des caractères sexuels externes
et de ceux de l’aedeagus (fig. 3 et 4).
Derovatellus dimorphus, n. sp.
Fig. 5. — Également très voisin de VAlluaudi Guignot, mais s’en
distingue par les élytres nettement élargis au
milieu et par les caractères sexuels : 2 e article
des protarses en triangle équilatéral ; pénis progres¬
sivement atténué dans ses deux derniers tiers, avec
la pointe obtuse ; paramères à moitié apicale en
triangle étroit à bords légèrement sinués, avec l’ap¬
pendice terminal petit, translucide, très peu net
(fig- 5).
L. 3,9 mm.
Côte d’Ivoire : Toumodi (Alluaud et Chappuis
1930-31).
Allotype $. Tout le dessus submat et à ponctua
tion plus légère, celle de la tête presque impercep¬
tible. Quatre autres paratypes : un ^ et trois $, de 3,6 et 3,9 mm. Côte
d’ivoire : Toumodi; Yamoussoukro.
Gen. HYPHYDRUS 111.
Illiger, Mag. Ins. VI, 1807, p. 349.
Malgré la division en deux groupes adoptée par Régimbart dans ses Dytis-
cides d’Afrique, il persistait encore un désordre évident parmi les nombreuses
Fig. 5. Pénis et paramère
droit de Derovatellus
dimorphus, n.sp. (X40).
12
D' F. GU1GN0T
espèces de ce genre. Zimmermann avait récemment ( Kol. Rundsch., 16, 193(L
p. 72) fait un nouvel effort de classement en créant le sous-genre Allophydrus.
Il paraît possible d’aller encore plus loin dans cette voie, grâce à l’important
caractère taxonomique que j’ai observé sur les éperons métatibiaux. On peut
ainsi répartir les Hyphydrus en quatre sous-genres naturels, dont l’utilité
pour une facile détermination est incontestable. Les groupes de Régimbart,
portant sur l’égalité ou l’inégalité de la ponctuation élytrale, sont conservés,
mais ils n’interviennent plus que comme subdivisions du nouveau sous-genre
Apriophorus.
Tableau des sous-genres
1. Face externe des métatibias pourvue d’une rangée longitudinale
de points pilifères bien isolée et ordinairement placée dans une
striole.
2. Rebord clypéal limité en arrière par une profonde rainure (sub¬
génotype : impressus Klug). Aulacodytes, n. subg.
2’. Rebord clypéal non limité en arrière par une profonde rainure.
3. Éperons métatibiaux tous deux serrulés sur leur bord axial ou le
plus long éperon seulement ('). Ponctuation élytrale toujours
double (subgénotype : ovatus L.) . Hyphydrus, s. str.
3’. Éperons métatibiaux simples. Ponctuation élytrale simple ou
double (subgénotype : lyratus Schwartz). Apriophorus, n. subg.
!’• Face externe des métatibias dépourvue de rangée longitudinale
de points pilifères isolée (subgénotype : grandis Cast.) (-) .
. Allophydrus Zimm.
Tableau des Aulacodytes de l’Afrique orientale! 3 )
1. Impression clypéale profonde (tantôt simple, tantôt dédoublée)
et à fond ponctué-chagriné. Rangée métatibiale à points très
fins, un peu espacés et non placés dans une striole. Strie discale
des élytres nulle. <? et $ semblables. L. 3,3 - 3,5 mm. Sénégal,
Congo français, Congo belge, Afrique orientale et méridionale,
Madagascar, Mascareignes (flavicollis Rég.). impressus Klug.
!’• Impressions clypéales superficielles (toujours au nombre de
deux), à points fins et espacés sur fond lisse. Rangée métati-
(1) Cette serrulation devient très obsolète chez la Q mate d’Hyphydrus orienttulis Clark.
(2) Le sous-genre Allophydrus se compose seulement des H. Alluaudi Rég., grandis
Cast. et separandus Rég. ; il ne comprend pas assinicus Rég. comme le supposait Zim¬
mermann.
(3) Ce tableau comprend tous les Aulacodytes.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
13
biale bien marquée et placée dans une striole. Strie discale des
élytres légère mais visible. çj et Ç présentant quelques diffé¬
rences.
2. Métacoxas assez fortement ponctuées, à points bien plus gros
que ceux de l’abdomen. Strie discale des élytres seulement à
l’état de vestige. £ Protibias brusquement rétrécis en dehors à
l’extrémité antérieure. Ç brillante et sans microsculpture.
L. 4,1-5 mm. Congo belge, Tanganyka Territory. . Hardenbergi Zimm.
2’. Métacoxas à pointillé fin et espacé, subégal à celui de l’abdomen.
Strie discale superficielle mais bien visible. $ Protibias simples.
3. Côtés du pronotum rectilignes. Angle pronoto-élytral très
ouvert, presque nul. Trois premiers articles des protarses et
des mésotarses un peu épaissis et comprimés ; pénis large, à
base légèrement dilatée, apex asymétrique, bilobé, le lobe gauche
bien plus large que le droit qui est obliquement coupé. $ plus
petite, à dessus mat et microréticulé. L. 4,5-5,5 mm. Lac Victo¬
ria : île Oukéréoué. Conradsi Gschw.
3’. Côtés du pronotum légèrement courbés. Angle pronoto-élytral
très marqué, presque droit. Trois premiers articles des pro¬
tarses dilatés ; protrochanters et mésotrochanters garnis d’une
petite mèche de poils ; pénis avec l’apex évasé et la fente inter¬
lobaire plus étroite ; paramères moins larges à la base. $
inconnue. L. 5,8 mm. Uganda occidental. opiparus Guign.
Hyphydrus (Aulacodytes) impressus Klug
Klug, Ins. Madag. 1832, p. 136.
Espèce à répartition très étendue ; décrite de Madagascar, elle se retrouve
aux Mascareignes, à l’ile d’Aldabra, et même en Afrique : Afrique australe,
Afrique orientale, Congo belge, Congo français, Sénégal. Les exemplaires
continentaux sont en tous points semblables aux exemplaires malgaches.
Comme l’a indiqué R. Peschet (1917, p. 16), l’extension de la couleur noire
se montre très variable et peut même envahir la totalité du dessus. De même
l’impression clypéale, généralement unique, a quelquefois tendance à se dé¬
doubler partiellement, mais elle reste toujours fortement creusée, avec le fond
chagriné. H. Hardenbergi Zimm., du territoire du Tanganyika et du Congo
belge, est très proche parent à'impressus ; il s’en distingue par les caractères
indiqués dans le tableau ci-dessus et la taille un peu plus forte.
Uganda central : rivière Kizungu (Alluaud 1909).
Après comparaison attentive de plusieurs exemplaires d’H. impressus Klug
aux types d’ Hyphydrus flavicollis Rég. qui se trouvent dans la collection
Régimbart et dans la mienne (ex coll. Nodier), il ne m’a pas été possible de
découvrir une différence appréciable entre les deux insectes, même dans le
14
Dr F, GUIGNOT
pénis. L’espèce de Régimbart est donc à mettre en synonymie avec celle de
Klug qui a la priorité.
Hyphydrus (Aulacodytes) opiparus Guign.
Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1934, 18, p. 268.
cj. Extrêmement voisin de VH. Conradsi Gschw., dont il se distingue parla
taille un peu plus grande, le dessin élvtral semblable mais ressortant bien
plus vivement sur le fond, le pronotum plus étroit en avant, à côtés légèrement
arqués, plus convergents, à ponctuation un peu plus forte à la base, celle-ci
plus étroite et formant un angle pronoto-élytral marqué, par les élytres à
épaules plus saillantes, à strie discale légère mais un peu plus nette, les méta-
trochanters et les métafémurs plus densément pointillés.
Les caractères sexuels sont également quelque peu différents. Les protarses
et les mésotarses apparaissent nettement dilatés (alors que chez Conradsi
ils sont plutôt comprimés), et les protrochanters ainsi que les mésotrochanters
sont garnis d’une petite mèche de poils. Le pénis est pareillement asymétrique
au sommet qui est légèrement évasé, mais avec les lobes plus étroitement sépa¬
rés ; les paramères sont moins larges à la base.
L. 5,8 mm.
Uganda occidental : province d’Unyoro, près du lac Albert-Nyanza
(Alluaud 1909).
Type c? unique dans la collection du Muséum national d’Histoire naturelle
de Paris.
Tableau des Apriophorus de l’Afrique orientale
Ils appartiennent tous au 2 e groupe, à ponctuation élytrale double.
1. Epistome marqué d’une grande impression relativement pro¬
fonde et à fond chagriné au moins sur les bords. Rebord clypéal
mince, surtout vers les extrémités. Petite ponctuation du pro¬
notum et des élytres très fine et à peine perceptible, faisant
ainsi paraître les gros points encore plus gros. Gros points du
pronotum répartis inégalement, mais à peu près sur toute la sur¬
face. Ç. Tête et pronotum microréticulés.
2. Rebord clypéal suivi d’un léger bourrelet transverse, le sépa¬
rant de l’impression de l’épistome. Vertex convexe. Élytres
ornés de fragments de lignes longitudinales noires. 3 e article
des protarses quatre fois aussi long que le 2 e . L. 4,2 - 4,5 mm.
Mont Kenya et Mont Elgon. variolosus Rég.
2’. Rebord clypéal non suivi d’un bourrelet. Vertex non ou peu
convexe. Élytres ornés de lignes noires entières ou peu abrégées,
cf. 3 e article des protarses moins de quatre fois aussi long que le
2 e . L. 3,5 - 4 mm. Kenya Colony. nigrovittatus Rég.
COLEOPTKRA DYT1SCIDAE
15
1’. Épistome plan ou à deux impressions superficielles non chagri¬
nées (mais parfois microréticulées). Rebord clypéal moyen ou
épais, non aminci aux extrémités. Petite ponctuation du pro-
notum et des élytres médiocre ou seulement fine et bien percep¬
tible (sauf chez lentiginosus). Gros points du pronotum placés
en majeure partie le long du bord antérieur et du bord postérieur.
3. Tête ornée d’une bande transverse interoculaire brune.
4. Épistome bi-impressionné. Gros points élytraux concolores et
peu distincts des petits qui sont médiocres. Bord élytral légère¬
ment arqué en arrivant aux épaules. $. Submate et microréti¬
culée. L. 4,2 -5,1 mm. Kenya Colony, dans les montagnes....
. maculiceps Rég.
4’. Épistome plan. Gros points élytraux auréolés de brun et très
distincts des petits qui sont microscopiques. Bord élytral sub¬
rectiligne en arrivant aux épaules. Ç. Brillante et partiellement
microréticulée. L. 3,9 - 4 mm. Monts Ruwenzori... lentiginosus Guign.
3’. Tête dépourvue de bande transverse inter-oculaire brune.
5. Épistome tronqué ou subtronqué. Forme ovale. Dessin élytral
formé de bandes longitudinales noires plus ou moins confluentes.
Lignes métacoxales légèrement et à peu près régulièrement
arquées d’avant en arrière. Les quatre tarses antérieurs bru¬
nâtres, ou tout au moins le 3 e article . <J. Long éperon métatibial
rectiligne et n’atteignant pas le milieu du 2 e article.
6. Côtés du pronotum subarqués. Ponctuation des épipleures
écartée mais bien nette. Gros points du pronotum occupant
aussi le disque mais plus éparsément. 3 e article des quatre
tarses antérieurs seul rembruni. ^(')- Pénis un peu plus large, à
côtés sinués de l’échancrure basilaire au sommet. Ç. Dimorphe :
une forme lisse et brillante et une forme submate et microréti¬
culée, bien plus rare. L. 3,7-4,5 mm. Toute l’Afrique orientale
et méridionale. grossus Sharp.
— Dessin élytral presque effacé, il ne reste en brunâtre que la
suture et 2 ou 3 petites taches vagues : ab. ablutas, nov.
6’. Côtés du pronotum subrectilignes. Ponctuation des épipleures
obsolète et presque nulle. Gros points du pronotum épargnant
complètement le disque. Trois premiers articles des quatre
tarses antérieurs bruns. Pénis un peu plus étroit, à côtés
subrectilignes de l’échancrure basilaire au sommet. $. Toujours
lisse et brillante. L. 3,7 - 4 mm. Afrique occidentale et centrale
. signatus Sharp.
(1) Je ne parle pas des nombreux caractères sexuels externes de cette espèce, car ils
sont semblables chez elle el chez la suivante.
16
D r F. GUIGNOT
5’. Ëpistome circulaire. Forme arrondie. Dessin élytral formé d’une
grande tache noire commune ne laissant souvent que quelques
petites taches ferrugineuses. Lignes métacoxales parallèles en
arrière, puis assez divergentes à partir du milieu. Les quatre
tarses antérieurs d’un ferrugineux clair, g. Long éperon métati-
bial légèrement sinué, avec le sommet plus ou moins courbé et
atteignant presque l’extrémité du 2 e article.
7. Rebord clypéal un peu relevé. Gros points de la base du prono-
tum subégaux à ceux de la base des élytres et disposés générale¬
ment sur trois rangs irréguliers. Petits points discaux du prono-
tum un peu plus fins que ceux de la tête. Courbe latérale du
pronotum ne continuant pas exactement celle des élytres et fai¬
sant avec elle un angle très léger. Strie discale des élytres presque
à l’état de trace. Épipleures pointillés ou non. Protrochanters
à échancrure étroite, limitée en dehors par un petit crochet ; ster-
nite anal à tubercule apical transverse et précédé d’une légère
impression. Pénis à sommet échancré et muni de chaque côté
d’une minuscule touffe de poils sortant d’un point.
8. Forme générale un peu arrondie. Gros points élytraux légère¬
ment plus forts. Épipleures nettement pointillés. Trois derniers
sternites en général assez fortement ponctués. Impression
transverse du sternite anal bien marquée. Échancrure de l’ex¬
trémité pénienne large, peu profonde, triangulaire, pourvue à
chaque angle d’un petit denticule éversé en dehors. L. 3,6-3,8 mm.
. circularis Rég.
8’. Forme générale un peu moins arrondie, très faiblement oblongue.
Gros points élytraux légèrement moins forts. Épipleures avec seu¬
lement quelques petits points écartés ou obsolètes. Trois derniers
sternites finement et très éparsément ponctués ou même presque
imponctués. Impression transverse du sternite anal faible.
Échancrure de l’extrémité pénienne étroite, assez profonde, à
denticule latéral à peu près nul. L. 3,1-3,6 mm. cycloides Rég.
7’. Rebord clypéal non relevé. Gros points de la base du pronotum
légèrement plus fins que ceux de la base des élytres et générale¬
ment sur un ou deux rangs irréguliers. Petits points discaux du
pronotum un peu plus gros que ceux de la tête. Courbe latérale
du pronotum continuant à peu près exactement celle des élytres
sans faire avec elle aucun angle. Strie discale des élytres assez
bien marquée. Épipleures à peu près lisses. <$. Protrochanters
sans échancrure, le bord seulement un peu infléchi vers le milieu ;
sternite anal presque non impressionné. Pénis à sommet coupé
droit avec les angles saillants et avec quelques minuscules poils
latéraux. L. 3-3,4 mm. gabonicus Rég.
COLEOPTERA DYTISC1DAE
17
La distinction des trois dernières espèces est toujours difficile et souvent
impossible sans l’examen du pénis.
Hyphydrus (Apriophorus) variolosus Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 239.
Exemplaires bien conformes à la description de Régimbart, qu’il convient
de compléter sur un point : le rebord clypéal est suivi d’un bourrelet trans¬
verse, tantôt très accusé, tantôt seulement ébauché, qui le sépare de l’impres¬
sion de l’épistome. Le (J possède un 3 e article protarsal énorme, particularité
qui dans le groupe ne se retrouve que chez perforatus Rég.
Kenya Colony. Plateau de l’Uasin-Gishu : Kitale (2.100 m.) ; Mont Elgon :
Camp II de PElgon, versant est, 2.470 m. (Mission de l’Omo, décembre 1932).
Hyphydrus (Apriophorus) nigrovittatus Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 240 (*).
Espèce faisant partie du même groupe que la précédente, dont elle diffère
par l’absence de bourrelet clypéal, par les bandes noires des élytres très nettes,
l’espace métatibial sus striolaire aplani ou concave, l’épistome circulaire dans
les deux sexes, les quatre tarses antérieurs brun-noir chez le <$, testacé-ferru-
gineux chez la $.
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : Fort-Hall, 1.330 m. (Alluaud et Jeannel,
janvier 1912).
Hyphydrus (Apriophorus) maculiceps Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 239.
Kenya Colony. Chaîne de l’Aberdare : maison forestière du Kinangop,
2.600 m. (Mission de l’Omo, avril 1933).
Espèce de montagnes, toujours trouvée jusqu’ici au-dessus de 2.100 m.
Hyphydrus (Apriophorus) lentiginosus Guign.
Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1934, 18, p. 268.
Curieuse espèce, unique dans le genre par son mode de coloration.
?• En ovale assez court, très convexe, testacé à bandes et taches brun
foncé.
Tête testacée, à bande transverse interoculaire brunâtre, à rebord clypéal
semi-circulaire, étroit, renforcé aux extrémités, à surface finement et assez
densément ponctuée. Fond microréticulé.
(1) Et non p. 290 comme l’écrit Zimmermann dans le Coleopterorum Gatalogus.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
2
d8
IR F. GUIGNOT
Pronotum brun foncé, à côtés roux, subrectilignes mais arrondis au quart
postérieur et munis d’un mince rebord ; angles postérieurs obtus ; surface à
ponctuation double, les petits points médiocrement denses au milieu, très écar¬
tés et obsolètes tout autour, les gros assez espacés et n’existant qu’au bord
antérieur et postérieur et sur le disque, les uns et les autres laissant à peu près
libre un espace latéral transverse. Fond présentant une assez grande réticula¬
tion très ténue, visible surtout sur l’espace imponctuée.
Ëlytres testacés à suture noire ainsi que deux lignes juxta-suturales, l’in¬
tervalle étant occupé par une bande brune, ornés en outre de trois bandes lon¬
gitudinales brunes, la première discale, la seconde sublatérale et la troisième
latérale, les deux internes tronçonnées en deux fragments, l’externe en trois,
toutes ayant une tendance à confluer entre elles et avec l’auréole brune qui
entoure les gros points, surtout en arrière ; côtés régulièrement arrondis, con¬
tinuant la courbe du pronotum sans former aucun angle avec lui ; bord élytral,
vu de côté, subrectiligne en arrivant à l’épaule. Ponctuation double, les
petits points imperceptibles, les gros irrégulièrement espacés, surtout lâches
en dehors, et auréolés de brun comme il vient d’être dit, les points les plus
internes presque disposés en une rangée juxtasuturale ; strie discale bien
visible. Fond présentant dans la région humérale les vestiges de la même réti¬
culation qu’au pronotum. Épipleures à peu près lisses.
Dessous ferrugineux, fortement ponctué sur le métasternum et les lamelles
externes des métacoxas, finement sur l’abdomen avec le sternite anal presque
lisse. L. 3,9-4 mm.
Uganda. Monts Ruwenzori : zone inférieure, à Rubona, 1.500-1.600 m.
(Alluaud 1909).
Trois exemplaires Ç : le type dans la collection du Muséum national d’His¬
toire naturelle de Paris, un paratype dans la même collection, l’autre dans la
mienne.
Cette espèce, voisine de maculiceps Rég. par la bande noire transverse de la
tête, s’en écarte complètement par l’épistome non impressionné, la ponctua¬
tion des élytres très inégale, les gros points auréolés de brun, la forme du bord
élytral au niveau des épaules, la taille, etc...
Hyphydrus (Apriophorus) grossus Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 378.
Espèce commune dans l’est et le sud de l’Afrique et passablement variable.
La teinte du fond varie du ferrugineux au jaune citron. La taille oscille entre
3,7 et 4,5 mm. Le dessin élytral s’efface progressivement et chez certains indi¬
vidus il ne persiste en brun noirâtre que la suture et deux ou trois petites
macules élytrales vagues. Je donne à cette coloration claire extrême (qui doit
vraisemblablement arriver à être immaculée) le nom d’ab. ablutus nov. ab.
Chez cette forme la grosse ponctuation diminue un peu de force, comme l’a
déjà fait remarquer M me J. Omer-Cooper.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
19
Une nombreuse série, ne comprenant aucune $ mate.
Kenya Colony. Uasin-Gishu : Kitale, 2.100 m. (Mission de l’Omo, dé¬
cembre 1932). Wa-Kikuyu : Fort-Hall, 1.330 m. (Alluaud et Jeannel, jan¬
vier 1912, st. 80). — Uganda central : Kaboula Maliro, rivière Muzizi; rivière
Kizungu (Alluaud, janvier-février 1909). —• Uganda occidental : province
d’Unyoro, près de l’Albert Nyanza ; marais Kadjura (Alluaud, février 1909).
Mont Ruwenzori : zone inférieure, 1.500-1.600 m. (Alluaud 1909). Bassin de
Taka (Alluaud 1909).
Quoique extrêmement voisin d 'H. signatus Sharp, grossus m’en paraît
cependant distinct. Mais j’estime peu sûr le signe, donné par Régimbart, de
l’extension plus ou moins grande de la grosse ponctuation vers F apex élytral
la forme du bord latéral du pronotum et les autres caractères indiqués ci-
dessus me semblent avoir plus de valeur.
Hyphydrus (Apriophorus) circularis Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Belg. 4, 1895, p. 53.
C’est la première fois qu’est capturée sur le continent africain cette espèce
considérée jusqu’ici comme exclusivement malgache ; entre les individus des
deux provenances il n’existe, même dans l’aedeagus, aucune différence.
Kenya Colony : Uasin-Gishu : Kitale, 2.100 m. ; Mont Elgon, versant est,
camp I (Mission de l’Omo 1932-33). Bassin de l’Athi (Ch. Alluaud, novem¬
bre 1908) ; Fort-Hall, 1.330 m. (Alluaud et Jeannel, janvier 1912, st. 80). —
Uganda. Monts Ruwenzori : versant oriental, zone inférieure (Ch. Alluaud,
janvier-février 1909).
Hyphydrus (Apriophorus) cycloides Rég.
Régimbart, Notes Leyden Mus. 10, 1888, p'. 58.
Forme extrêmement rapprochée de la précédente et cependant spécifique¬
ment distincte. H. circularis Rég., cycloides Rég., et gabonicus Rég. forment à
eux trois un petit sous-groupe caractérisé par la taille faible, l’aspect presque
orbiculaire, le dessin noir élytral consistant en une grande tache commune et
surtout par le long éperon métatibial du légèrement sinué, avec le sommet
plus ou moins courbé.
Uganda. Monts Ruwenzori : Rubona, zone inférieure, 1.500-1.600 m.
(Ch. Alluaud, février 1909). Uganda central : rivière Kizungu ; Unyoro :
marais de Kadjura ; rivière Muzizi, rivière Waki (Ch. Alluaud, février 1909). —
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : Fort-Hall, 1.330 m. (Alluaud et Jeannel, jan¬
vier 1912, st. 80). Une nombreuse série.
20
0' F. GUIGNOT
Gen. CLYPEODYTES Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 63, 1894, p. 230.
On peut remarquer dans ce genre plusieurs groupes d’espèces nettement
caractérisés, dignes d’être érigés en sous-genres bien naturels.
Tableau des sous-genres
1. Strie pronotale continuée sur les élytres.
2. Élytres non carénés. Subgénotype : evanescens Boh.
. Leiodytes, n. subg.
2’. Élytres carénés latéralement. Subgénotype : cribrosus Schaum.
. Clypeodytes, s. str.
F. Strie pronotale non continuée sur les élytres. Subgénotype :
Gestroi Rég. Hypodytes, n. subg.
Tableau des Leiodytes de l’Afrique orientale
1. Forme en ovale allongé. Côtés du pronotum subrectilignes en
avant. Antennes non ou peu serrulées. Dessin élytral formé de
taches nébuleuses peu visibles. L. 2,15 mm. Uganda, Haute-
Volta. inumbratus, n. sp.
1’. Forme en ovale très large, subrhomboïdale. Côtés du pronotum
légèrement arqués en avant. Antennes serrulées. Dessin élytral
formé de bandes longitudinales.
2. Points de la base du pronotum subégaux à ceux des élytres, les
plus postérieurs alignés en rangée transverse. Élytres aplanis
sur la moitié antérieure. Dessin élytral constitué par cinq bandes
longitudinales et parfois une ligne oblique sublatérale préapi¬
cale. L. 1,8 mm. Tanganyka Territory. Neumanni Rég.
2’. Points de la base du pronotum bien plus fins que ceux des
élytres, les plus postérieurs non ou peu alignés en rangée trahs-
verse. Élytres non aplanis sur la moitié antérieure. Dessin
élytral constitué par une large bande suturale trifurquée posté¬
rieurement et une bande longitudinale latérale, raccourcie en
arrière et interrompue en son milieu. L. 1,7-1,8 mm. Transvaal,
Uganda. evanescens Rég..
Clypeodytes (Leiodytes) inumbratus, n. sp.
Fig. Q A. — <J. En ovale allongé, peu convexe, peu brillant, finement pubes-
cent, brun et testacé.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
21
Tête brun clair. Épistome semi-circulaire, à rebord antérieur léger, suivi
d’une rainure étroite et superficielle, à fossettes clypéo-frontales presque milles,
mais avec une faible nodosité sus-antennaire. Ponctuation fine et médiocre¬
ment dense sur fond un peu obsolètement microréticulé entre les yeux.
Antennes testacées, légèrement serrulées.
Pronotum testacé, avec le bord antérieur et deux taches basales brunâtres.
Côtés un peu arqués en avant, subrectilignes en arrière, finement rebordés.
Angles postérieurs droits. Strie pronotale anguleuse, atteignant à peine le
milieu. Ponctuation fine et espacée en avant, un peu plus forte et un peu plus
dense en arrière, presque nulle latéralement, sur fond obsolètement micro¬
réticulé.
Élytres brunâtres, vaguement nébuleux, éclaircis sur les côtés. Pas d’angle
pronoto-élytral. Pas de carène latérale. Strie élytrale très faiblement sinuée,
légèrement plus longue que la strie pronotale. Ponctuation à peu près égale à
celle de la base du pronotum, mais plus dense, sur fond lisse.
Dessous ferrugineux clair. Lignes métacoxales très faiblement divergentes.
Dernier sternite marqué d’une fovéole ronde superficielle. Ponctuation assez
forte et assez serrée sur le métasternum, les métacoxas et les côtés des deux
premiers sternites, très fine et très éparse sur le reste de l’abdomen.
Pattes testacées.
Caractères sexuels : Pénis peu arqué, large et court, très faiblement rétréci
aux deux tiers, puis arrondi à l’extrémité qui est subtronquée ; ligule très
grosse, fortement chitinisée, triangulaire, fendue au sommet (fig. 6, A). Para-
mères à segment basal subtriangulaire, à segment apical court, pubescent à la
face interne, à crochet terminal mousse et peu recourbé.
L. 2,15 mm.
Uganda : province d’Unvoro, sud-est du lac Albert Nyanza, dans la rivière
Muzizi (Ch. Alluaud 1909).
Type S dans la collection du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris
et deux paratypes (J dans la même collection et dans la mienne. Des paratypes,
l’un provient de la même localité que le type, l’autre a été récolté dans la
Haute-Volta à Bobo Dioulasso (Alluaud et Chappuis 1930-31).
L’espèce est certainement très voisine de C. ovatus Omer-Cooper, que je ne
connais pas. D’après la description elle en diffère par la microréticulation de la
tête et du pronotum, et d’après la figure qui l’accompagne par les côtés du
pronotum bien moins convergents et la forme toute autre de l’aedeagus.
Clypeodytes (Leiodytes) evanescens Boh.
Boheman, Ins. Caffr. I, 1848, p. 252.
Quelques exemplaires de cette petite espèce, bien reconnaissable à son
dessin élytral qui ressemble étrangement à celui de notre Hygrotus inaequalis
ab. parvulus F.
22
D r F. GUIGNOT
Uganda central : rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909) ; Uganda
occidental : province d’Unyoro près Hoima (Ch. Alluaud 1909).
Au même sous-genre appartiennent encore, comme espèces africaines :
ovatus O. Coop., hyeroglyphigus Rég. et curtulus Rég.
A propos de cette dernière espèce il convient de faire observer que le nom
est préoccupé par curtulus Sharp (Biol. centr.-Am., Suppl. 1887, p. 753) de
Panama ; je le change donc en Régimbarti, nov. nom.
Tableau des Clypeodytes , s. str. d’AFRiQUE et de Madagascar
La plupart des espèces africaines de ce sous-genre se trouvent dans des
régions rapprochées de l’Afrique orientale, et il ne serait pas impossible qu’elles
en fussent signalées un jour ou l’autre. Comme d’autre part leur détermination
est toujours assez délicate je donnerai le tableau de toutes les espèces de ce
continent.
1. Élytres à carène latérale simple. Abdomen à peu près imponctué
au milieu. Forme ovale oblongue. L. 1,8-2 mm. Afrique occiden¬
tale. lautus Rég.
1’. Élytres à carène latérale dédoublée. Abdomen plus ou moins
ponctué au milieu. Forme en ovale large ou subrhomboïdale.
2. Ponctuation élytrale fine et dense. Ponctuation du dessous
partout line et dense, râpeuse sur l’abdomen. Sommet des
élytres cunéiforme. <J. Pénis bifide à l’extrémité. $. Dessus lisse,
sauf la tête qui est microréticulée dans les deux sexes. L. 1,6-
1,7 mm. Soudan égyptien, Côte d’ivoire. lentus Sharp.
2’. Ponctuation élytrale moyenne ou forte. Ponctuation du dessus
plus line, plus espacée et à peine râpeuse sur le milieu de l’abdo¬
men. Sommet des élytres rétréci en courbe.
3. Côtés du pronotum rectilignes. Ponctuation des métacoxas
assez écartée. Points élytraux concolores ou un peu brunâtres.
4. Ponctuation de la tête moyenne. Épistome subtronqué. Milieu
du métasternum marqué de deux lignes de points parallèles.
Abdomen densément ponctué au milieu. L. 1,7-1,8 mm. Natal,
Zambèze. . meridionalis Rég.
4’. Ponctuation de la tête très fine. Épistome régulièrement arrondi.
Milieu du métasternum marqué de deux lignes de points diver¬
gentes en arrière. Abdomen parcimonieusement ponctué au
milieu. L. 1,3-1,6 mm. Madagascar. sordidipennis Rég.
3’. Côtés du pronotum subarrondis. Ponctuation des métacoxas
serrée. Points élytraux noirâtres.
5. Épistome semi-circulaire. Strie pronotale rectiligne et conti-
COLEOPTERA DYTISCIDAE
23
nuant la direction de la strie élytrale. Dessous noirâtre ( l ). L.
1,9 mm. Congo, Congo belge (teste Gschwendtner).
. seminulum Rég.
5’. Épistome à courbe plus faible. Strie pronotale arquée et faisant
un angle avec la strie élytrale. Dessous ferrugineux.
6. Forme subrhomboïdale (au moins chez la forme typique). Côtés
du pronotum ne continuant pas en général la courbe des côtés
des élytres, mais déterminant un angle pronoto-élytral bien
faible. Ponctuation du pronotum très fine et écartée. Élytres
souvent marqués de vagues traces de ridules longitudinales
entre les deux stries. 3 e sternite à ponctuation relativement
fine et espacée au milieu. Dessus entièrement lisse, sauf par¬
fois la tête un peu microréticulée. Pénis subparallèle, très fai¬
blement resserré avant l’apex qui est large (fig. 6, B). $. Ponc¬
tuation élytrale légèrement plus petite. Deux formes : l re forme :
tête et élytres microréticulés (ces derniers plus obsolètement),
parfois aussi le pronotum légèrement ; 2 e forme : dessus lisse,
sauf l’apex des élytres microréticulé. L. 2,2 mm. Égypte,
Soudan anglo-égyptien. Arabie, Abyssinie, Kenya Colony,
A B C B A'
Fig. 6. Pénis de Clypeodytes. A, inumbratus, n. sp. ; B, cribrosus f. typ. ; C, cribrosus
var. simplex, n. var. ; ü, cribrosus var. voiensis, n. var. ; E, Bedeli Rég. (x 100).
Soudan français, Haute-Yolta, Côte d’ivoire. cribrosus Schaum.
a. Taille plus grande : 2,45 mm. Antennes à peine serrulées,
à articles presque cylindriques. Pénis plus étroit, sur¬
tout à l’apex (fig. 6, C). Côte d’ivoire : Douékoué. Un
seul ex. type <?. (Alluaud et Chappuis).
. var. simplex, nov.
(1) Caractères observés sur le type Ç unique de la collection Régimbart.
24
D r F. GUIGNOT
— Forme moins élargie, à angle pronoto-élytral presque nul,
comme Bedeli. Ponctuation du pronotum souvent comme
Bedeli. Pénis à sommet subtri angulaire (fig. 6, JD). ?.
Microréticulation plus apparente et couvrant toujours tout
le dessus, parfois même visible aussi sur le dessous à l’état
de vestiges. Kenya Colony. var. voiensis , nov.
6’. Forme en ovale large. Côtés du pronotum continuant en général
presque la courbe des côtés des élytres, sans former d’angle
pronoto-élytral appréciable. Ponctuation du pronotum légère¬
ment moins fine et moins écartée. Élytres sans traces de ridules
longitudinales et simplement convexes vers le milieu. 3 e ster-
nite à ponctuation souvent un peu moins fine et un peu moins
espacée vers le milieu. Dessus entièrement lisse. Pénis rétréci
en longue pointe triangulaire (fig. 6, E ). $. Tête seule microré¬
ticulée, au moins partiellement, parfois sur un espace extrême¬
ment réduit. L. 2-2,1 mm. Afrique occidentale ; Kenya Colony ;
Mont Ruwenzori, Uganda. Bedeli Rég.
Clypeodytes (s. str.) cribrosus Schaum
Schaum, Berl. ent. Zeitschr. VIII, 1864, p. 107.
Fig. 6 B, C, D. —Les individus récoltés s’écartent sensiblement de la forme
typique et se rapprochent notablement, par leur contour, de C. Bedeli Rég.,
déjà lui-même très voisin de cribrosus. J’en ai fait la variété voiensis, nov.
Kenya Colony. Voï (Ch. Alluaud, décembre 1909). Kisumu, baie de
Kavirondo (Ch. Alluaud, décembre 1909) ; baie de Kavirondo (Alluaud et
Jeannel, décembre 1911). — Uganda occidental : province de Toro, environs
de Fort-Portal (Ch. Alluaud 1909). Uganda occidental : province d’Unyoro,
dans les marais Kadjura près d’Hoima (Ch. Alluaud 1909).
Le type $ est de Voï, l’allotype Ç de la même localité ,dix-huit autres para-
types de la baie de Kavirondo et de l’Uganda, deux de la Côte d’ivoire :
Yamoussoukra et Toumodi (Alluaud et Chappuis, 1930-31) (').
Clypeodytes (s. str.) Bedeli Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV, 1895, p. 62.
Fig. 6 E. — Espèce extrêmement voisine de la précédente et qu’il est bien
difficile de séparer avec les caractères donnés par Régimbart, car ces carac¬
tères sont inconstants. Ceux que moi-même j’ai indiqués peuvent exception¬
nellement ne pas être absolument fidèles ; aussi l’examen de l’aedeagus s’im¬
pose-t-il dans tous les cas douteux.
Kenya Colony. Voï (Ch. Alluaud, septembre 1909). — Uganda central :
(1) Gus deux exemplaires se rapprochent davantage du cribrosus.
COLEOPTERA DYTJSCIDAE
25
rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909). Uganda occidental : province
d’Unyoro, près d’Hoima (Ch. Alluaud 1909). Monts Ruwenzori : Rubona,
entre 1.500 et 1.600 m. (Ch. Alluaud, janvier 1909).
Clypeodytes (Hypodytes) coarctaticollis Rég.
Régimbart, Ann. Soc. Ent. Fr. 63, 1894, p. 231.
C’est la seule espèce africaine du nouveau sous-genre Hypodytes , les trois
autres : Severini Rég., Gestroi Rég., duodecimmaculatus Rég., appartiennent à
la faune asiatique. Elle est également la seule à posséder le système de colo¬
ration du sous-genre Clypeodytes , s. str., dont elle s’éloigne du reste par presque
tous ses autres caractères.
Kenya Colony .Voï (Ch. Alluaud, septembre 1909).
Gen. YOLA Gozis
Des Gozis, Rech. de l’esp. typ. 1886, p. 8.
Certains Yola présentent une série de caractères particuliers qui permettent
de répartir le genre en plusieurs groupes, dont deux, très nettement tranchés,
méritent de constituer des sous-genres.
Tableau des sous-genres
1. Troisième article des protarses et des mésotarses non lobé.
Ponctuation élytrale simple ( 1 ), à points irrégulièrement ou
peu régulièrement disposés (subgénotype : bicarinata Latr.)...
. Yola, s. str.
a. Élytres pourvus de trois côtes, la discale souvent forte et
carénée. Base du pronotum plus large que le bord anté¬
rieur (1 er groupe). groupe bicarinata.
a'. Élytres pourvus d’une seule côte discale très légère. Base
du pronotum pas plus large ou plus étroite que le bord
antérieur (2 e groupe). groupe Babaulti.
1’. Troisième article des protarses et des mésotarses lobé. Ponctua¬
tion élytrale double, certains des gros points en séries longitudi¬
nales' régulières (subgénotype : elegantula Boh.).
. Yolina, nov. subg.
Le 1 er groupe des Yola comprend les espèces voisines de bicarinata Latr.,
c’est-à-dire le plus grand nombre ; le 2 e groupe renferme le bicostata Zimm. et le
Babaulti Peschet. Les Yolina réunissent les trois espèces : elegantula Boh.,
insignis Sharp, costulifer Rég. qui font la transition avec les Anodontochilus
et les Bidessus.
Ce genre, surtout éthiopien, est ici représenté par cinq espèces.
(1) 11 faut négliger les petits points qui longent souvent la suture.
26
D' F. GUIGNOT
Tableau des Yola de l’Afrique orientale du groupe bicarinata (')
1. Côte discale renforcée vers les 4 /5 e de sa longueur par une pro¬
tubérance allongée. Pli latéral et angle antérieur du pronotum
accompagnés chacun en dedans par une très profonde fovéole.
Épistome déprimé au milieu. Antennes serrulées du 5 e au
9 e article. Carinules métasternales effacées en arrière. et Ç
lisses. L. 2 - 3 mm. Afrique, Madagascar. costipennis Fairm.
a. Protubérance de la côte élytrale moyennement saillante
et progressivement abaissée en arrière. Afrique et Mada¬
gascar. form.typica.
— Protubérance de la côte élytrale très large, très saillante
et brusquement abaissée à pic en arrière ( 1 2 ). Afrique.
. var. Mocquerysi Rég.
1’. Côte discale non ou à peine renforcée vers les 4 /5 e de sa longueur.
Pli latéral et angle antérieur du pronotum accompagnés cha¬
cun en dedans par une fovéole médiocre. Épistome non ou à
peine déprimé au milieu. Antennes serrulées ou non. Carinules
métasternales nettes en arrière.
2. Côte discale brusquement terminée en arrière. Points internes
des élytres irréguliers comme les autres.
3. Ponctuation pronotale un peu plus grosse à la base qu’en avant.
Pronotum concolore. Plis pronotaux peu obliques, continuant
presque la direction des côtes élytrales. Dessous entièrement
ferrugineux. £ lisse, Ç microréticulée. L. 1,8-2 mm. Zambèze,
Kenya Colony. grandicollis Peschet.
3’. Ponctuation pronotale bien plus grosse à la base qu’en avant.
Pronotum avec une bande basale et une bande antérieure
noires. Plis pronotaux très obliques, nettement coudés par
rapport aux côtes élytrales. $ et $ lisses. L. 1,3-2 mm. Natal,
Transvaal, Kenya Colony, Kilimandjaro. natalensis Rég.
2’. Côte discale progressivement abaissée en arrière. Points internes
des élytres subsériés.
4. Base du pronotum creusée, entre les traits, d’une gouttière
transverse. 1 er article du métatarse plus de deux fois aussi long
que le 2 e . Antennes serrulées du 3 e au 9 e article. $ et $ lisses.
L. 2,6-2,7 mm. Haut-Sénégal, Uganda. nigrosignata Rég.
(1) La présence de Y. bicristata Sharp en Afrique orientale n’est pas encore absolu¬
ment certaine.
(2) II est curieux que Régimbart ait ultérieurement réuni Mocquerysi à costipennis,
malgré cette différence très marquée qu’il avait signalée dans sa description et qui
existe réellement sur les cotypes de Badoumbé que je possède.
COLEOPTERA DYTJSCIDAE
27
4’. Base du pronotum sans gouttière, tout au plus faiblement dépri¬
mée. 1 er article du métatarse au plus une fois et demie aussi
long que le 2 e . Antennes simples.
5 Dessin noir des élytres formé de bandes transverses réunies par
une bande suturale. Pronotum testacé à bande antérieure et
basale noires. Côte discale fortement saillante en carène.
1 er intervalle intercostal nettement concave .
6. Ponctuation du pronotum bien plus fine et bien moins dense
que celle des élytres. Dessus lisse. L. 2 -2,1 mm. Kenya Colony
. dilatata Rég.
6’. Ponctuation du pronotum un peu plus fine que celle des élytres
et presque aussi dense. Dessus microréticulé. L. 2,2 - 2,3 mm.
Kenya Colony. îrontalis Rég.
5’. Dessin noir des élytres formé de lignes longitudinales. Pronotum
testacé concolore. Côte discale médiocrement saillante. 1 er inter¬
valle intercostal plan ou subplan. lisse, $ microréticulée.
L. 2,3-2,5 mm. Afrique occidentale et sud-occidentale, Djibouti,
Rhodésie, Kenya Colony. Dohrni Sharp ?
Yola costipennis Fairm.
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Fr. IX, 1869, p. 187.
La variété tuberculata, décrite par Régimbart, est basée sur des différences
bien légères et bien inconstantes. Aussi tuberculata doit-il être mis en synonimie
avec costipennis. Par contre Mocquerysi Rég., que son auteur a réuni ultérieu¬
rement à costipennis , en diffère nettement par le renforcement postérieur de la
carène élytrale beaucoup plus large, plus saillant, plus brusquement terminé
en arrière, véritable protubérance, suivie d’une carinule plus faible et désaxée
du côté interne. Il est donc indiqué de le séparer de la forme typique à titre
de variété. Quant aux exemplaires plus foncés, on les observe également chez
la forme typique et chez la variété ; d’ailleurs la teinte noire ne paraît jamais
être extrêmement étendue.
Kenya Colony. Voï (Ch. Alluaud, septembre 1909), un seul exemplaire.
Var. Mocquerysi Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. LXIII, 1894, p. 231 ('). Une
nombreuse série.
Dans le lot ne se rencontrent presque uniquement que des individus foncés.
Uganda central : rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909). — Kenya
Colony : Baie de Kavirondo : Kisumu (Ch. Alluaud, décembre 1909 ; Alluaud
et Jeannel, décembre 1911).
(1) Et non p. 266 suivant l’indication de Zimmermann dans le Coleopterorum
Catalogus.
28
D' F. GUIGNOT
Yola natalensis Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 63, 1894, p. 232.
Espèce toujours signalée comme prise en un tout petit nombre d’individus.
Kenya Colony. Voï (Alluaud et Jeannel, mars 1911). Taveta (Alluaud et
Jeannel, mars 1912).
Tanganyika Territory. Kilimandjaro, zone inférieure : New Moshi
(Alluaud et Jeannel, avril 1912).
Yola nigrosignata Rég.
Régimbart, Mém. Soc. Gnt. Belg. IV, 1895, p. 71 ( x ).
Une série de cette espèce signalée seulement jusqu’ici de l’Afrique occiden¬
tale (Haut-Sénégal et Congo français). Les exemplaires sont bien conformes
aux types de Badoumbé (Dr. Nodier) que je possède. Cette espèce se distingue
de ses congénères par tout un ensemble de caractères : dessin élvtral formé de
taches ovalaires et de lignes longitudinales, forte gouttière basilaire du prono-
tum, antennes un peu serrulées, et longueur du premier article du métatarse
par rapport au second.
Uganda central : rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909). Province
d’Unyoro : Albert-Nyanza n.-e., rivière Waki (Ch. Alluaud, 1909).
Yola dilatata Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 243.
Un setd exemplaire de cette rare espèce.
Kenya Colony. Baie de Kavirondo : Kisumu (Ch. Alluaud, décembre 1909).
Yola frontalis Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 243.
Espèce spéciale à l’Afrique orientale.
Kenya Colony. Mont Kenya : rivière Amboni, versant ouest, 1.800 m.
(Alluaud et Jeannel, janvier-février 1912).
Gen. HEROPHYDRUS Sharp
Sharp, On aquat. cam. Col. 1880-82, p. 392.
Genre très difficile et bien voisin d’Hyphoporus auquel il est relié par des
formes intermédiaires.
(1) Et non pas p. 72 suivant l’indication de Zimmermann dans le Coleopterorum
Catalogus.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
26
Herophydrus guineensis Aubé.
Aubé, Sp. Col. VI, 1838, p. 455.
Espèce à vaste répartition couvrant le sud de l’Europe, l’Arabie et l’Afrique
entière sauf peut-être les contrées du Sud.
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : rivière Kamiti (Ch. Alluaud, novembre 1908);
Kisumu, baie de Kavirondo (Ch. Alluaud, décembre 1909).
Herophydrus Colasi Guign.
Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1935, p. 38.
L. Gschwendtner avait déjà signalé une race de VHerophydrus inquinatus
Boh. à pénis assez différent, et que, par suite de la plus grande extension de la
couleur noire des élytres, il rapporte à la
var. sobrinus O. Cooper. Or dans le pré¬
sent lot, j’ai retrouvé quelques exem¬
plaires présentant cette forme génitale
particulière. A mon avis une divergence
pénienne aussi prononcée ne peut guère
exister dans une même espèce. De leur
côté les femelles de cette forme ont les
quatre derniers sternites lisses entre les
points, alors qu’ils sont microréticulés
chez le véritable inquinatus Boh. On con¬
state en outre que tous ces individus,
quel que soit leur sexe, s’écartent de
cette espèce par la taille, l’aspect général
du corps, la conformation du bourrelet
clypéal, la ponctuation du pronotum et
des épipleures. Il s’agit donc là d’une
espèce distincte, très voisine certes de l’espèce de Boheman, mais néanmoins
parfaitement valable.
Fig. 7. — çj. Ovale, épais, très convexe, nettement dilaté au tiers postérieur,
testacé-ferrugineux à bandes éytraies noires.
Tête noire, ferrugineuse en avant et en arrière, à ponctuation fine, médio¬
crement serrée, à bourrelet clypéal épais, très nettement limité, étroitement
interrompu au milieu.
Pronotum noir à très vague bande médiane transverse d’un ferrugineux
foncé, à ponctuation double, plus espacée au milieu, surtout la plus grosse.
Élytres testacé ferrugineux à bandes longitudinales noires disposées comme
chez inquinatus , à ponctuation double, les gros points placés principalement
au bord antérieur et à la base. Un vestige de série élytrale sur le disque. Épi¬
pleures à ponctuation assez écartée et un peu obsolète.
Fig. 7. Extrémité du pénis de Hero¬
phydrus. A, Colasi, n. sp.; B, inqui¬
natus Boh. (X 52).
30
D' F. GU1GNOT
Dessous noir, sauf la tête, le pronotum, les métacoxas et le 1 er sternite d’un
ferrugineux foncé ; sa surface entièrement lisse entre les points. Sternite anal
ponctué, sauf une plaque médiane sans ponctuation, et à fond très obsolète-
ment microréticulé.
Pénis rectiligne après le bulbe, progressivement rétréci dans son tiers
moyen, parallèle dans son dernier tiers, à sommet arrondi sur les côtés, à bord
apical très faiblement incliné en dessous et échancré au milieu (fig. 7, A), alors
que chez inquinatus le sommet est denticulé de chaque côté avec le bord apical
subrectiligne (fig. 7, B). Paramères subtriangulaires avec l’extrémité un peu
courbée et munie sur le bord ventral de quelques poils courts et très fins.
Long. 4,9 mm.
Chez les paratypes la taille varie de 4,8 à 5,3 mm., les bandes élytrales
(isolées chez le type jusqu’avant le sommet) sont plus ou moins confluentes
entre elles en avant et atteignent parfois la bande basale, les gros points ély-
traux sont plus ou moins dispersés. Enfin chez les Ç le sternite anal ne présente
pas de plaque imponctuée.
Kenya Colony. Naivasha (Alluaud et Jeannel, 1911,1.900 m).
Herophydrus inquinatus Boh.
Boheman, Ins. Caffr. I, 1848, p. 254.
Une assez nombreuse série de cette espèce, très variable comme taille,
étendue du dessin élytral et ponctuation. A ce dernier point de vue on peut
reconnaître deux formes déjà signalées par Régimbart : chez l’une les gros
points sont moins forts et présentent des intermédiaires avec les plus petits,
chez l’autre les gros points sont plus forts et bien différents des plus petits.
Les deux formes cohabitent dans les mêmes localités et sont du reste reliées
par des individus intermédiaires.
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : rivière Ivamiti (Ch. Alluaud, novembre 1908).
Voï (Ch. Alluaud, septembre 1909) ; Fort-Hall, rivière Yahuria (Alluaud et
Jeannel, janvier 1912) ; Nairobi, 1.660 m. (Ch. Alluaud, mars 1909 ; Mission
de l’Omo, décembre 1932) ; Uasin-Gishu : Kitale, 2.100 m., (Mission de l’Omo,
décembre 1932) ; bassin de la Tana: Thika (Ch. Alluaud 1909); Maü Escarp-
ment: Molo, 2.420 m. (Alluaud et Jeannel, décembre 1911) ; Mont Elgon :
versant est, 2.100 m. (Mission de l’Omo, décembre 1932) ; Monts Aberdare :
maison forestière du Kinangop, 2.600 m. (Mission de l’Omo, mars 1933). —
Uganda occidental : environs de Fort-Portal (Ch. Alluaud, 1909).
Herophydrus variabilis Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 238.
Espèce du même groupe que les deux précédentes, dont elle se distingue
facilement par la microsculpture de la tête et du pronotum : leur réticulation
est beaucoup plus étendue et les fins traits aciculés de la bande cervicale sont
serrés et profonds. Le dessin des élytres est très variable comme étendue, d’où
COLEOPTERA DYTISCIDAE
31
le nom de l’insecte ; certains individus ont même ces organes complètement
immaculés : ab. dilutus nov. ab.
Kenya Colony. Maü Escarpment : Molo, 2.420 m. (Alluaud et Jeannel,
décembre 1911) ; Monts Aberdare : lisière des forêts et prairies découvertes
du versant sud-ouest, 2.600-2.700 m. (Alluaud et Jeannel, février 1912) ;
maison forestière du Kinangop, 2.600 m. (Mission de l’Omo, mars 1933).
Le tableau ci-dessous permettra de distinguer ces trois dernières espèces :
1. Bourrelet clypéal à rebord bien marqué. Ponctuation du milieu
du pronotum dense et mélangée de quelques points plus gros
épars ; celle du bord antérieur à points assez gros, serrés et
confluents. Ponctuation des épipleures nette et assez dense.
Élytres dilatés vers le tiers postérieur. Sommet du pénis
arrondi sur les côtés, avec le bord apical échancré au milieu. Ç.
Abdomen lisse entre les points (le sternite anal seul obsolète-
ment microréticulé). L. 4,8-5,3 mm. Kenya Colony : Naivasha,
Nairobi. Colasi Guign.
1 ’. Bourrelet clypéal à rebord obsolète. Ponctuation du pronotum
plus lâche, plus fine et sans points plus gros sur toute une bande
médiane transverse ; celle du bord antérieur à points très mé¬
diocres, peu serrés et non ou peu confluents. Ponctuation des
épipleures un peu oblitérée et assez écartée. Élytres dilatés vers
le milieu. Sommet du pénis denticulé sur les côtés avec le
bord apical subrectiligne. $. Abdomen à 4 derniers sternites
microréticulés entre les points.
2. Tête et pronotum à fond lisse. Traits aciculés de la bande cer¬
vicale relativement peu serrés et superficiels. Pénis légère¬
ment et graduellement rétréci jusqu’au sommet. L. 4,2 - 5 mm.
Est de l’Afrique, de l’Abyssinie au Cap. (Espèce assez variable.)
. inquinatus Boh.
2’. Tête, et aussi pronotum chez la $, à fond microréticulé. Traits
aciculés de la bande cervicale très serrés et relativement pro¬
fonds. <$. Pénis fort, subparallèle. L. 4,7 - 5,2 mm. Est de l’Afrique
. variabilis Rég.
Herophydrus Sjôstedti Rég.
Régimbart, Sjôstedts Kilim. Exp. VII, 1908, p. 3.
Un petit nombre d’individus de cette espèce. Elle ressemble tout à fait à
un petit inquinatus , dont elle possède exactement le mode de coloration, mais
la ponctuation du pronotum et des élytres apparaît à peu près égale, la bande
cervicale est seulement marquée de quelques petits points strigiformes espacés
et les séries ponctuées élytrales, visibles à l’état de traces chez le premier,
manquent ici complètement.
32
D' F. GUIGNOT
Kenya Colony. Voï, au pied des monts Taïta (Ch. Alluaud, septembre 1909).
Tanganyika Territory : Kilimandjaro, dans la rivière Himo (zone infé¬
rieure, Ch. Alluaud 1909).
Herophydrus Nodieri Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV. 1895, p. 37.
Cette espèce n’était, à ma connaissance, représentée jusqu’ici que par les
exemplaires recueillis en 1882 dans le Haut-Sénégal par le Dr. Nodier. Ceux
du lot leur sont bien conformes, avec cependant les taches élytrales un peu
plus nettes chez quelques-uns.
Uganea central : riv. Kisungu (Ch. Alluaud, février 1909); Uganda occi¬
dental : province d’Unyoro dans la région de l’Albert Nyanza (Ch. Alluaud
février 1909).
Avec les H. erythraeus Rég.. héros Sharp et gigas Rég., cette espèce forme un
petit groupe très homogène caractérisé par l’effacement extrême du bourrelet
clypéal, dont seulement un vestige s’aperçoit près des yeux, par l’égalité
du 3 e et du 4 e article antennaire et par le pénis à sommet sécuriforme. Ces
espèces sont si proches parentes (les différences péniennes étant ici presque
insignifiantes) que l’on peut avec raison se demander si elles n’en constituent
pas une seule ; toutefois la microsculpture de la tête et du pronotum, distincte
chez chacune d’entre elles, semble bien démontrer qu’il s’agit d’espèces diffé¬
rentes. On pourra les séparer avec le tableau suivant :
1. Tête et pronotum nettement microréticulés. Bande cervicale
couverte, entre le pointillé, de traits aciculaires denses. Rebord
clypéal bien visible aux extrémités sur à peu près le quart de
sa longueur. Ponctuation élytrale obsolète à l’épaule, g. Pénis
à replis latéraux rectilignes jusqu’à l’incisure apicale qu’ils
atteignent ; bord dorsal des paramères simplement courbé avant
l’extrémité ( x ). L. 6,7 mm. Erythrée, Abyssinie. erythraeus Rég.
a. Une seule tache humérale ferrugineuse. /. typ.
— Une tache humérale et une tache au milieu de la base fer¬
rugineuses. ab .bifaseiatus Gschw.
1’. Tête et pronotum non microréticulés chez le légèrement et
parcimonieusement chez la $. Bande cervicale lisse entre le
pointillé ou avec quelques fins traits aciculaires très espacés.
Rebord clypéal à peine visible aux extrémités au-dessus de l’in¬
sertion antennaire. Ponctuation élytrale seulement un peu
moins forte à l’épaule, g. Pénis à replis latéraux légèrement
dilatés en face le sommet de la ligule puis presque effacés en
(I) Chez ces quatre espèces la Q ne se distingue extérieurement du cf que par l’absence
de fossette ou d’impression sur le sternite anal qui sont remplacées par un minuscule
tubercule tout à fait au sommet et, sauf chez la première, par la microréticulation.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
33
arrivant à l’incisure apicale ; bord dorsal des paramères presque
coudé en angle droit avant l’extrémité.
2. Rebord élytral arrivant en courbe légère aux épaules. Bande
cervicale éparsément pointillée, sans traits aciculaires.
Lisse en dessus et en dessous entre les points, sauf les côtés du
pronotum très étroitement microréticulés. Bord ventral des
paramères simplement sinué avant l’extrémité. Ç. Au moins les
4 derniers sternites microréticulés.
3. Série ponctuée discale des élytres très indécise. Élytres bruns
avec une bande subbasale et une bande marginale, réunies sur la
première moitié, ferrugineuses, toutes deux plus ou moins nettes,
ou même élytres uniformément bruns. Bord ventral des para¬
mères presque coudé en angle droit avant l’extrémité. Ç. Partie
antérieure de la tête, côtés du pronotum et 4 derniers sternites
microréticulés. L. 5,2 - 6 mm. Haut-Sénégal (Nodier) Uganda
(Ch. Alluaud). Nodieri R . g
3’. Série ponctuée discale des élytres légère mais généralement bien
visible. Élytres noirs avec une bande subbasale, une bande
postmédiane transverse et une tache apicale testacé ferrugineux
(les deux bandes parfois décomposées), ou uniformément noirs.
Ponctuation élytrale un peu variable. Bord ventral des para¬
mères en courbe légèrement concave avant l’extrémité. $.
Dessus à côtés du pronotum seuls microréticulés ; dessous entiè¬
rement microréticulé, excepté le milieu du métasternum et des
métacoxas. L. 5,8 - 6,3 mm. Madagascar. héros Sharp.
2’. Rebord élytral subrectiligne en arrivant aux épaules. Bande
cervicale très éparsément aciculée, sans pointillé. Élytres à base
et côtés ferrugineux. <$. Dessus et dessous lisses entre les points,
excepté les côtés du pronotum microréticulés. Bord dorsal et
bord ventral des paramères presque coudés en angle droit avant
l’extrémité. $ ? L. 6 - 6,3 mm. Zambèze, Kalahari. gigas Rég.
Gen. NEBRIOPORUS Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 237.
Nebrioporus kilimandjarensis Rég.
Régimbart, loc. cit., p. 236.
Régimbart avait fait de Nebrioporus un sous-genre de Deronectes (sensu
lato), genre que Zimmermann a ensuite scindé en trois autres sous-genres, mais
l’étude de l’aedeagus et des formes larvaires m’a conduit à faire de ceux-ci des
genres particuliers (Guignot, Hydroc. Fr. 1931-33, p. 441). Nebrioporus , qui
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’OMO. — T. IV. o
34
D r F. GUIGNOT
s’apparente surtout aux Potamonectes par la structure des antennes et des
apophyses métacoxales, en diffère sensiblement en réalité. A cause de son
abdomen lisse entre la ponctuation et de ses points métafémoraux subalignés,
il ne peut être incorporé à ce genre, pas plus d’ailleurs qu’aux genres voisins.
Par son apophyse prosternale il se rapprocherait des Laccornis , dont l’éloigne
cependant la forme de ses apophyses métacoxales. Enfin l’apparition de la
pointe de l’écusson entre les élytres le met bien à part de ses alliés. On ne peut
donc lui attribuer une place correcte en systématique qu’en l’élevant au grade
générique.
Tanganyika Territory. Kilimandjaro : zone des prairies, 3.000 m.
(Ch. Alluaud, janvier-avril 1904); forêts supérieures, 2.700 m. (Ch. Alluaud,
octobre 1908) ; lisière supérieure des forêts du Bismarck-Hügel, 2.700 m.
(Alluaud et Jeannel, avril 1912).
Une nombreuse série de cette espèce qui paraît jusqu ici propre au Kili¬
mandjaro.
Gen. SCARODYTES Gozis
Gozis, Mise. Ent. 21, 1914, p. 110.
Scarodytes abyssinicus Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col., 1880-82, p. 431.
Dans le Coleopterorum Catalogus Zimmermann avait inscrit cette espèce
parmi les Potamodytes (Potamonectes) ; ultérieurement dans son ouvrage pos¬
thume (Kol. Rundsch. 19, 1933, p. 187) il a indiqué en note qu’elle rentre dans
les Scarodytes. C’est effectivement sa véritable place.
Les individus récoltés appartiennent les uns à la forme typique, les autres
à l’ab. atratus Rég.
Forma typica. — Tanganyika Territory . Kilimandjaro : forêts supérieures
entre 2.500 et 3.000 m. (Ch. Alluaud, octobre 1908).
Ab. atratus Rég. — Kenya Colony. Kikuyu escarpment : Kijabé, 2.100 m.
(Alluaud et Jeannel, décembre 1911).
Gen. CANTHYPORUS Zimm.
Zimmermann, Arch. Nat. 83, 1917 (1919), p. 160.
Les deux individus de ce genre, récoltés au Kilimandjaro, diffèrent totale¬
ment de C. hottentottus Gemm. et Har. et du C. canthydroides Rég. auxquels
j’ai pu le comparer , mais ils s’écartent aussi sensiblement de la description
des autres espèces et constituent une espèce nouvelle.
COLEOPTEKA DYTISCIDAE
3b
Canthyporus alpestris, n. sp.
Oblong, allongé, parallèle, peu atténué en arrière, très peu convexe,
submat, brun et testacé, entièrement microréticulé avec de tout petits points
espacés.
Tête brune, éclaircie au bord antérieur, à fossettes clypéo-frontales super¬
ficielles. Antennes brunes à base testacée, un peu claviformes, avec les articles
gros et courts, un peu plus longs que larges.
Pionotum testacé, à tache médiane longitudinale noir brunâtre assez vague ;
côtés très peu convergents, subrectilignes, imperceptiblement rebordés.
Elytres bruns, éclaircis sur les côtés, à angle pronoto-élytral absolument nul ;
quatre séries élytrales, la première (l’interne) bien visible, sauf à l’apex, à
gros points assez serrés surtout en avant, les trois suivantes beaucoup moins
nettes, seulement ébauchées, à points encore un peu plus gros, mais très écartés
et très irréguliers.
Dessous brun, légèrement éclairci sur les épipleures, les coxas et les ster-
nites. Apophyse prosternale subovalaire, lisse, à côtés un peu rebordés ; lignes
métacoxales parallèles ; apophyses métacoxales largement arrondies au
sommet. Surface absolument imponctuée, entièrement microréticulée.
1 attes testacé brunâtre. Protarses et mésotarses à trois premiers articles
un peu dilatés et munis en dessous de quelques petites ventouses.
L. 2, 35 mm.
Tanganyika Territory. Kilimandjaro, forêts supérieures, à 2.750 m.,
type c? récolté par Ch. Alluaud en octobre 1908. Cet exemplaire est assez
immature et je n ai pas extrait l’aedeagus, de crainte de l’endommager.
Allotype $, pareil au ç?(sauf les caractères des protarses et des mésotarses),
mais un peu plus grand (2,5 mm), de même provenance.
Subf. NOTERINAE Rég.
Trib. Notomicrini Zimm.
Gen. HYDROCOPTUS Motsch.
Motschoulsky, Hydrocanth. Russie 1853, p. 5.
Tableau des Hydrocoptus de l’Afrique orientale
1. Ponctuation élytrale irrégulière, mal alignée, à points plus gros
en arrière et sur les côtés. L. 2,5-2,7 mm. Afrique tropicale.
. Koppi Wehn.
1 . Ponctuation élytrale disposée, sauf du côté externe, en rangées
36
D r F. GUIGNOT
longitudinales plus ou moins régulières, à points pas plus gros en
arrière et sur les côtés.
2. Points élytraux relativement gros. L. 2,5-3 mm. Madagascar
et Mascareignes, Afrique orientale, Guinée, Angola (var.).
. seriatus Sharp.
2’. Points élytraux très fins, presque complètement oblitérés en
dehors. L. 2,7 - 3 mm. Tanganyika Territory. castaneus Zimm.
Hydrocoptus Koppi Wehn.
Wehncke, Deutsch. entom. Zeitschr. 27,1883, p. 146.
Kenya Colony. Taveta, 750 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st. 65).
Tanganyika Terbitory. Kilimandjaro : Neu-Moschi, 800 m. (Alluaud et
Jeannel, avril 1912, st. 72).
Hydrocoptus seriatus Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 262.
Ces exemplaires se rapprochent quelque peu par leur grande taille de la
var. angolensis Peschet.
Uganda : Toro : dans les lacs Vijongo (Ch. Alluaud 1909). — Ile de Mom-
basa (Alluaud et Jeannel, octobre 1911, st. 3).
Hydrocoptus castaneus Zimm.
Zimmermann, Ent. Blatt. 22, 1926, p. 20.
Je rapporte à cette espèce quatre exemplaires qui concordent presque com¬
plètement avec la description, seule la bande claire discale des élytres est assez
prononcée en arrière.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, au bord du lac Rodolphe, 565 m.
(Mission de l’Omo, janvier 1933) ; Bourillé, au bord de la rivière Omo, 600 m.
(Mission de l’Omo, février 1933).
Trib. Noterini Sharp
Gen. SYNCHORTUS Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 264, 835.
Genre rendu très ardu par l’homogénéité des espèces et le dimorphisme
sexuel. Aussi les auteurs qui l’étudièrent ont-ils tous signalé l’incertitude des
attributions spécifiques de leurs exemplaires. On comprend donc facilement la
réflexion de M. R. Peschet (1921, p. 4) qui écrit: «Le genre Synchortus com¬
prend actuellement huit espèces, toutes propres à l’Afrique et à Madagascar,
très voisines et difficiles à distinguer : il est bien regrettable que les descrip-
COLEOPTERA DYTLSCIDAE
37
tions données par le Dr. Sharp (Z. c.) pour quatre d’entre elles soient si brèves
qu’il est impossible d’identifier avec certitude ces espèces. L’examen des
types entraînerait vraisemblablement un remaniement complet du genre ».
Je n’ai pas vu les types et n’ai point la prétention d’effectuer une révision
du genre. Toutefois les matériaux assez nombreux qu’il m’a été possible
d’étudier, et dont j’ai pu surtout examiner l’organe génital, me permettent
d’apporter une certaine contribution à ce travail futur.
Le nombre des espèces aujourd’hui connues ne doit pas, à mon avis, dépas¬
ser sept, y compris les deux espèces de Madagascar, relativement faciles à
distinguer et dont je ne parlerai pas ici. Des cinq espèces restantes du conti¬
nent africain je ne connais pas Dabbenei Rég. et imbricatus Klug et je n’inscris
leurs caractères que d’après la description.
Tableau des Synchortus d’Afrique
1. Taille plus faible : 2,6 à 3,5 mm.
2. Élytres dépourvus de la série dorsale de points et de la série
transversale externe de la base. L. 3 mm. Soudan anglo-égyp¬
tien. Un seul $ au musée de Gênes. Dabbenei Rég.
2’. Élytres pourvus d’une série dorsale interne de points et d’une
série transversale à la partie externe de la base.
3. Points élytraux internes disposés irrégulièrement. Paramère
droit terminé par un court pinceau de poils (fig. 8, B). Ç. Points
élytraux bien plus gros que chez le <J, élargis en fentes détermi¬
nant des lamelles transversales, squammiformes.
4. Forme plus courte et plus large, avec les côtés des élytres arron¬
dis. Points élytraux plus gros en arrière qu’à la base. Apex
pénien court, dilaté un peu avant le sommet (fig. 8, A.). L.
2,9-3,1 mm. simplex Sharp.
— Ç. Lamelles élytrales très grosses et couvrant presque tout
l’élytre : . var. Ç echinatus Rég.
4’. Forme un peu plus longue et un peu plus étroite, avec les côtés
des élytres subparallèles sur au moins la première moitié. Points
élytraux subégaux en arrière et en avant. Apex pénien assez
long, étroit, à peine dilaté un peu avant le sommet (fig. 9)
L. 3,4-3,5 mm. aequatorius, n. sp.
3’. Points élytraux internes disposés en une série longitudinale
subrégulière presque jusqu’au sommet. Paramère droit ter¬
miné par un long pinceau de poils ; apex pénien encore plus
étroit que celui du précédent (fig. 10). Ç. Points élytraux râ¬
peux, légèrement plus gros que chez le surtout en arrière et
et sur les côtés. L. 2,6 - 3,5 mm. sparsus Sharp.
1’. Taille plus grande : 5,6 mm. imbricatus Klug.
38
D r F. GUIGNOT
Synchortus simplex Sharp.
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 264.
Éthiopie méridionale : Bourillé, au bord de la rivière Omo, 600 m. (Mis¬
sion de l’Omo, février 1933).
Fig. 8. A, Pénis de Synchortus simplex Sharp; B, Paramère droit (x 62).
Fig. 8. — Les exemplaires récoltés appartiennent soit à la forme typique,
soit à la var. Ç echinatus Rég.
Synchortus aequatorius, n. sp.
Fig. 9. — Il n’y a rien à ajouter aux caractères indiqués dans le tableau ci-
Fig. 9. Pénis de Synchortus aequatorius, n. sp. (X 62).
dessus. Au premier abord l’espèce ressemble aux gros individus de sparsus
Sharp, mais elle est plus étroite.
Uganda ; Toro, lacs Vijongo (Ch. Alluaud, 1909). Trois exemplaires ; le
type <J, et deux paratypes, l’un Ç (allotype) et l’autre
COLEOPTERA DYTISCIDAE
39
On aurait pu penser que les Synchortus d’Abyssinie attribués avec doute
au simplex Sharp par M me J. Omer-Cooper (1931, p. 753) appartenaient à
cette espèce, mais elle les signale au contraire comme ayant une forme plus
large, ce qui est l’inverse chez aequatorius.
Synchortus sparsus Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 264.
Fig. 10. — Espèce bien facile à distinguer par la série régulière des points
élytraux internes et chez la Ç par l’absence de sculpture squamiforme ;
elle est d’ailleurs très variable comme taille et comme coloration, tantôt
claire, tantôt foncée. Les exemplaires petits et clairs ressemblent à première
vue au simplex, mais la disposition de la ponctuation élytrale et la forme de
l’aedeagus dissipent tous les doutes. Il est vraisemblable que cette confusion
a souvent dû se produire dans les déterminations. Cependant il faut ajouter
que certains gros exemplaires ont l’apex pénien un peu plus mince. En l’ab¬
sence de tout autre caractère il ne me paraît guère possible d’isoler cette forme,
mais il est utile de signaler cette légère variation.
Kenya Colony : Baie de Kavirondo, dans le lac Victoria, 1.112 m. (Alluaud
et Jeannel, décembre 1911, st. 22).
Éthiopie méridionale : Nanoropus, au bord du lac Rodolphe, 565 m.
(Mission de l’Omo, janvier 1933) ; Bourillé, au bord de la rivière Omo, 600 m.
(Mission de l’Omo, février 1933).
Gen. RENOTUS Guign.
Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1936, p. 10.
Le nouveau genre s’éloigne des Hydrocanthus, avec lesquels il était jusqu’ici
40
Dr F. GUIGNOT
confondu, non seulement par l’absence du pinceau de poils des métafémurs
(caractère qui serait déjà amplement suffisant pour justifier sa création), mais
encore par la double rangée des spiculés apicales des mésotibias, par l’absence
de la denticulation en scie du long éperon des métatibias et par la microsculp¬
ture. Il doit être placé dans les Noterini après les Noterus.
Renotus Deyrollei Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 282.
Éthiopie méridionale : Bourillé, au bord de la rivière Omo, 600 m.
(Mission de l’Omo, février 1933).
C’est la première capture de cette espèce aussi loin vers le Nord.
Trib. Hydrocanthini Sharp
Gen. CANTHYDRUS Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 269, 838.
Tableau des Canthydrus de l’Afrique orientale
1. Dessus noir à taches testacées.
2. Taches élytrales punctiformes.
3. Une ou deux taches sur chaque élytre. Forme médiocrement
convexe, brièvement atténuée en arrière.
4. Côtés du pronotum fortement arqués. Côtés des élytres forte¬
ment excavés. Microréticulation de la tête obsolète. Micro¬
sculpture du pronotum à strioles obsolètes et serrées. L. 2,5-
2 ,6 mm.. ruîicollis Rég.
4’. Côtés du pronotum faiblement arqués. Côtés des élytres faible¬
ment excavés. Microréticulation de la tête distincte. Micro¬
sculpture du pronotum à strioles bien nettes et relativement
écartées.
5. Forme moins convexe, moins atténuée en arrière. Points api¬
caux des élytres peu serrés. Pénis plus épais, à bord dorsal
monoéchancré. Taille plus grande : 3,5 mm. notula Er.
5’. Forme un peu plus convexe, plus atténuée en arrière. Points
apicaux des élytres assez serrés. Pénis plus mince à bord
dorsal biéchancré. Taille plus petite : 2,8 - 3,2 mm. biguttatus Rég.
3’. Trois ou quatre taches élytrales. Forme très convexe, longue¬
ment atténuée en arrière. L. 2,5 - 2,7 mm. minutus Rég.
COLEOPTER E DYTISC1DAE
41
2’. Taches élytrales allongées en deux bandes longitudinales, l’ex¬
terne appendiculée en dedans peu après le milieu. L. 2, 5-3,1 mm.
. Sedilloti Rég.
a. Une grosse tache noire, ronde, au milieu du pronotum ;
bandes élytrales entières. /■ typ.
— Tache pronotale peu étendue, bandes élytrales fragmen¬
tées.'. ab. gutticollis Rég.
1’. Dessus testacé ou brun concolore, ou à taches claires assez vagues.
6. Élytres concolores. Articles 7-9 des antennes pas ou peu plus
grands que les autres. L. 2,4 - 2,6 mm. xanthinus Rég.
6’. Élytres tachés de clair. Articles 7-9 des antennes un peu plus
grands que les autres.
7. Corps modérément convexe. Rebord pronotal moins de deux fois
plus large en avant qu’en arrière. Plaque métasterno-métacoxale
non ensellée au milieu.
8. Forme plus étroite. Élytres irisés, à deux taches postmédianes
et une antéapicale. L. 2, 1 mm. maculatus Wehn.
8’. Forme plus large. Élytres non irisés, à deux taches basales et
une postmédiane. L. 3 mm. Alluaudi Rég.
7’. Corps extrêmement convexe. Rebord pronotal deux fois plus
large en avant qu’en arrière. Plaque métasterno-métacoxale
un peu ensellée au milieu. L. 2,3 - 2,5 mm. bisignatus Wehn.
Canthydrus ruficollis Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV, 1895, p. 126. — Gschwendtner, Rev.
Zool. Bot. afr. XIX, 1931, p. 80.
C’est surtout par la forte courbure des côtés du pronotum et la concavité
prononcée du bord latéral des élytres que cet insecte se distingue de ses voi¬
sins ; néanmoins la disposition de la microsculpture pronotale constitue encore
un caractère précieux.
Mais, à côté de la forme typique décrite par l’auteur, il existe une forme
foncée, signalée par M. L. Gschwendtner, chez laquelle la tête est noire en
arrière et le pronotum entièrement noir, à l’exception des bords latéraux plus
ou moins étroitement testacés. Nos exemplaires se rattachent à cette dernière
forme.
Kenya Colony. Lac Victoria, dans la baie de Kavirondo, 1.112 m.
(Alluaud et Jeannel, décembre 1911, st. 22 et 23).
Canthydrus notula Er.
Erichson, Arch. Naturg. IX, 1843, p. 220 ( Hydrocanthus ). — Zimmermann,
Kol. Rundsch. 16, 1930, p. 42.
42
D' F. GUIGNOT
Un seul exemplaire, provenant de l’Éthiopie méridionale. Déjà mentionné
par M me J. Omer-Cooper des montagnes du même pays, où il est relative¬
ment assez abondant. Notre exemplaire appartient à la forme typique.
Éthiopie méridionale : Bourillé, sur les bords de la rivière Omo, 600 m.
(Mission de l’Omo, 1 au 20 février 1933, st. 28).
Canthydrus biguttatus Rég.
Régimbart, Ann. Mus. Genov. XV, 1895, p. 188. — R. Peschet, Ann. Soc.
ent. Fr., 86, 1917, p. 21.
Une grande série de cette espèce qui paraît être une des plus communes de
l’Afrique intertropicale.
Kenya Colony. Wa-Nyika : à Maji-Chumwi, dans les cuvettes d’eau salée
de la rivière (Ch. Alluaud, 15 juillet 1903) ; Voï (Ch. Alluaud, septembre 1909) ;
Tiwi (Alluaud et Jeannel, novembre 1911, st. 5) ; lac Victoria, dans la baie de
Kavirondo, 1.112 m. (Alluaud et Jeannel, décembre 1911, st. 22 et 23) ; Pori
de Sérengheti, à Mbuyuni, 1.110 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st. 63) ;
Tavéta (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st. 65) ; Naivasha 1.900 m. (Mission
de l’Omo, 12 avril 1933).
Canthydrus minutus Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV, 1895, p. 123. — R. Peschet, Miss.
Rohan-Chabot, IV, 3, 1925, p. 30.
Insecte assez variable comme forme et comme coloration. On trouve en
effet des sujets à convexité un peu moins prononcée que d’habitude, d’autres
chez qui la teinte testacée envahit tout le pronotum sauf les bords antérieur et
postérieur, d’autres au contraire chez qui elle est très réduite, surtout au
niveau des élytres où les taches deviennent même presque nulles. Dans ce
dernier cas l’insecte se rapproche beaucoup du C. ruficollis Rég. On le séparera
par la forme beaucoup moins régulièrement ovale, plus arrondie en avant,
plus atténuée en arrière, par la convexité plus forte et par la microsculpture
de la tête et du pronotum plus obsolète.
Uganda occidental : lacs de Vijongo, près Fort-Portal, dans la province de
Toro (Ch. Alluaud, janvier-février 1909).
Canthydrus Sedilloti Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV, 1895, p. 125.
Jolie espèce, bien caractéristique avec ses bandes longitudinales testacées
dont l’externe est appendiculée en dedans, et ne paraissant pas très répandue.
Assez variable de taille (2, 5 à 3,1 mm.) et de dessin élytral dont les bandes se
fragmentent parfois : ab. gutticollis Rég. Ici presque tous les spécimens, une
vingtaine, appartiennent à la forme typique, un seul à l’aberration.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
43
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : dans la rivière Kamiti, bassin de l’Athi
(Ch. Alluaud, novembre 1908) ; Fort-Hall, 1.330 m. (Alluaud et Jeannel,
janvier 1912, st. 30) — Mont Kénya, versant ouest, dans la forêt de bambous,
2.800 à 3.200 m. (Alluaud et Jeannel, janvier 1912, st. 41). — Uganda central,
dans la rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909).
Canthydrus xanthinus Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV, 1895, p. 127.
Avec cette espèce commence le groupe si difficile des Canthydrus testacés.
Les exemplaires du lot sont conformes aux cotypes que je possède de Ba-
doumbé (excollection Nodier). Le C. concolor Sharp, de Madagascar, en est
bien voisin ; aux légères différences indiquées par Régimbart on peut ajouter
celle concernant la microsculpture : chez concolor le pronotum est partout très
finement et superficiellement microréticulé, tandis qu’il est microstriolé chez
xanthinus , avec une tendance à la microréticulation vers la ligne médiane seu¬
lement.
Kenya Coi.ony : Tiwi (Alluaud et Jeannel, novembre 1911, st. 5). — Uganda
central, dans la rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909).
Canthydrus maculatus Wehn.
Wehncke, Deutsch. ent. Zeitschr. 27, 1883, p. 148.
N’ayant pu voir le type de Wehncke de l’Afrique occidentale et comme il
s’agit ici d’une région bien éloignée de la patrie du type, je rapporte avec
quelque hésitation à cette espèce deux petits Canthydrus qui, par la taille
autant que par la forme et le dessin élytral, se rapprochent cependant suffi¬
samment de la description de l’auteur, en tout cas beaucoup plus que de celle
d’aucune autre espèce. Il faut signaler toutefois que la tache interne del élytre
est un peu plus postérieure que l’externe, ce que Wehncke ne dit pas.
Kenya Colony. Tiwi (Alluaud et Jeannel, novembre 1911, st. 5).
Canthydrus Alluaudi Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr. 75, 1906, p. 247.
Un seul exemplaire de cette rare espèce.
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : dans la rivière Kamiti, bassin de 1 Athi
(Ch. Alluaud, novembre 1908).
Canthydrus bisignatus Wehn.
Wehncke, Deutsch. ent. Zeitsch. 27, 1883, p. 148.
Espèce reconnaissable au corps extrêmement convexe, aux côtés du pro¬
notum bien arqués, au bord latéral des élytres fortement incurvé après les
44
IV F. GUIGNOT
épaules. Bien que les exemplaires présentent ici deux taches supplémentaires,
allongées, aux élytres, l’une humérale et l’autre discale, il me paraît bien
difficile de ne pas les considérer comme appartenant à cette espèce.
Uganda central, dans la rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909).
Gen. HYDROCANTHUS Say
Say, Trans. Am. Phil. Soc. II, 1825, p. 105. —F. Guignot, Bull. Soc. ent.
Fr. 1936, p. 10.
Ce genre se distingue du précédent par la largeur de l’apophyse prosternale
à sa base et des métatibias, ainsi que par la taille plus forte, comme le disent
les auteurs, mais aussi et surtout par la denticulation en scie du bord externe
du long éperon des métatibias et par la rangée de poils de la face inférieure des
métafémurs qui chez les Hydrocanthus est bien plus distante du bord posté¬
rieur et s’en éloigne encore davantage en dehors.
Tableau des Hydrocanthus de l’Afrique orientale
1. Apophyse prosternale ponctuée. Élytres marqués d’une ligne
juxta-suturale de points sur le quart postérieur.
2. Ponctuation subégale sur toute l’apophyse prosternale ou peu
inégale. Points élytraux très fins.
3. Ponctuation de l’apophyse prosternale dense et subégale à la
base et sur la palette ( J ). Dessus brun. L. 5,2 - 5,4 mm.
. micans Wehn.
3’. Ponctuation de l’apophyse prosternale médiocrement dense,
surtout sur la palette. Dessus d’un noir profond, avec seule¬
ment le devant de la tête et les côtés du pronotum brunâtres.
L. 5 - 5,4 mm. constrictus Rég.
2’. Ponctuation de l’apophyse prosternale bien plus dense à la base
que sur la palette. Points élytraux un peu moins fins.
4. Microsculpture du pronotum constituée par une imperceptible
réticulation. Dessus d’un noir profond concolore. Ponctuation
du milieu du prosternum lui-même superficielle et médiocre¬
ment dense. L. 6 - 7,5 mm. Wittei Gschw.
4’. Microsculpture du pronotum constituée par une striolation
longitudinale ondulée. Dessus brun, un peu plus foncé sur les
élytres. Ponctuation du milieu du prosternum lui-même assez
profonde et dense. L. 6 mm. ferruginicollis Rég.
(1) J’appelle base de l’apophyse prosternale chez les Nolerinae la portion interpro-
coxale et palette la portion postérieure élargie.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
45
1’. Apophyse prosternale à peu près imponctuée. Élvtres sans
ligne juxtasuturale nette de points sur le quart postérieur.
L. 5,3 - 6 mm. impunctatus Gschw.
De ces cinq espèces, trois seulement sont ici représentées ; les deux autres
(H. ferruginicollis Rég. et H. constrictus Rég.) avaient cependant été récoltées
par M. Ch. Alluaud dans son voyage de 1903-1904.
Hydrocanthus micans Wehn.
Wehncke, Deutsch. ent. Zeitschr. 27, 1883, p. 149.
Espèce largement répandue en Afrique ; elle se reconnaît à sa teinte bru¬
nâtre assez accusée et à sa ponctuation subégale sur toute l’étendue de l’apo¬
physe prosternale.
Uganda central (Ch. Alluaud, janvier-février 1909). Uganda occidental :
province de Toro, aux environs de Fort Portai, dans les lacs de Vijongo
(Ch. Alluaud, septembre 1909); province d’Unyoro,région de l’Albert Nyanza
(Ch. Alluaud, février 1909).
Hydrocanthus Wittei Gschw.
Gschwendtner, Rev. Zool. Bot, afr. 19, 1930, p. 221. (Jeanneli Guignot,
Bull. Soc. ent. Fr. 1936, p. 11) 0).
A première vue cette espèce ressemble fort à VH. Mocquerysi Rég. et il
est probable qu’elle a souvent été confondue avec lui. Elle en diffère surtout
par la microsculpture du pronotum, constituée par une réticulation imper¬
ceptible et non par une striolation longitudinale ondulée. La taille varie sen¬
siblement, allant de 6 à 7,5 mm. Son aire de dispersion doit être assez étendue,
puisqu’elle a été trouvée en deux points très éloignés : le lac Victoria et la
Haute-Volta.
Kenya Coi.ony : baie de Kavirondo (Alluaud et Jeannel, décembre 1911,
1.112 m. st. 22 et 23).
Hydrocanthus impunctatus Gschw.
Gschwendtner, Rev. Zool. Bot. afr. 22, 1932, p. 54.
Espèce récemment décrite du Katanga, région relativement distante de
l’Uganda, d’où viennent nos insectes.
(1) Cette synonymie m’a été indiquée par M. L. Gschwendtner (ce dont je le remercie
vivement) et je la crois exacte, quoique chez son espèce la mèche ventrale du paramère
droit soit plus étendue. J'avais pris trop à la lettre dans la description du dessous de
H. Witlei les mots « krâftig schuppenartig retikuliert » « fortement réticulé en forme
d’ôcailles », qui, me faisant supposer une sculpture squammirorme en relief comme celle
des élytres du Meladema coriaceum Cast., m’avaient fait placer cette espèce dans un
autre groupe.
46
D' F. GUIGNOT
Uganda occidental : province de Toro, dans les lacs de Vijongo, aux envi¬
rons de Fort Portai (Ch. Alluaud, janvier-février 1909).
Subf. COLYMBETINAE Net.
Netolitzky, Deutsch. ent. Zeitschr. 1911, p. 276.
Trib. Agabini Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 491.
Gen. AGABUS Leach
Leach, Zool. Miscell. III, 1817, p. 69, 72.
Tableau des sous-genres de l’Afrique orientale
1. Premier article des métatarses muni, le long de son bord infé¬
rieur de deux rangées de points spiculifères, dont l’interne est
souvent abrégée.
2. Série antérieure de points du pronotum largement interrompue
au milieu. Base du pronotum marquée d’une dépression oblique
devant les angles postérieurs. Corps plus ou moins convexe et
généralement court. Protarses et mésotarses à deux premiers
articles adhésifs (? abessinicus Zimm.). Dichodytes Thoms.
2’. Série antérieure de points du pronotum non ou à peine inter¬
rompue au milieu. Base du pronotum sans dépression oblique
préangulaire. Corps déprimé et allongé. Protarses et méso¬
tarses à trois premiers articles adhésifs. Nebriogabus Guign.
1’. Premier article des métatarses muni, le long de son bord infé¬
rieur, d’une seule rangée de points spiculifères ( l ).. Agabinectes Guign.
Subgen. Dichodytes Thoms.
Thomson, Bull. Soc. ent. Fr. 1886, p. 10.
Tableau des espèces de la région éthiopienne
1. Face externe des métatibias pourvue d’une rangée de points
spiculifères, le long du bord inférieur. Mailles de la réticulation
(1) La deuxième rangée (l interne) est nulle ou exceptionnellement représentée (chez
A - SjOstedti Rég.) par un à trois points, mais cette disposition n'est alors qu’individuelle
ou même unilatérale.
COLEOPTERA DYTISCIDAE 47
des élytres polygonales et irrégulières jusqu’au sommet.
L. 6,6 mm. Abyssinie. limbicollis Rég.
1’. Face externe des métatibias dépourvue de rangée de points
spiculifères le long du bord inférieur, tout au plus avec un ou
deux points à la base. Mailles de la réticulation des élytres
subarrondies et subrégulières en arrière.
2. Mailles de la réticulation élytrale contenant chacune plusieurs
petits points dans leur intérieur. Dessus et dessous entièrement
ferrugineux. Ç lisse. L. 8,5-9 mm. (Deux seules $ connues).
Abyssinie. îerrugatus Rég.
2’. Mailles de la réticulation élytrale à peu près sans pointillé dans
leur intérieur. Tête et pronotum noirâtres, élytres brun foncé ;
dessous noir taché de ferrugineux. $ lisse, $ coriacée. L. 9,2-
10 mm. Abyssinie. abessinicus Zimm.
Aucune de ces espèces ne figure dans le lot.
Subgen. Nebriogabus Guign.
Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1936, p. 187.
Par leur forme généralement déprimée et allongée les insectes de ce sous-
genre se distinguent déjà des autres espèces. Mais ils possèdent encore des
caractéristiques plus précises : pronotum cordiforme ou à côtés redressés en
arrière, avec la base bien plus étroite que celle des élytres, avec les côtés nette¬
ment rebordés et la série antérieure de points non interrompue au milieu ou à
peine ; ailes métasternales terminées en triangle ; apophyse prosternale large
et fortement arquée ou coudée ; métafémurs grêles, cinq à six fois plus longs
que larges ; premier article du métatarse muni, le long de son bord inférieur,
de deux rangées de points spiculifères, dont l’interne est parfois abrégée.
Subgénotype : discicoïlis Ancey.
Tableau des espèces de la région éthiopienne
1. Sillon latéral du pronotum non ou indistinctement ponctué et ne
se détachant pas nettement du bord avant l’angle postérieur.
Élytres déprimés.
2. Métatibias ayant toujours une partie lisse au milieu. Rangées
spiculifères du premier article des métatarses bien marquées.
Sommet des élytres tronqué. L. 12-13 mm. Abyssinie.
. discicoïlis Ancey.
2’. Métatibias entièrement spinuleux. Rangées spiculifères du
premier article des métatarses très fines, à peine visibles.
Sommet des élytres plus ou moins arrondi. L. 8-9 mm. Abyssinie.
. ambulator Rég.
48
D' F. GUIGNOT
1’. Sillon latéral du pronotum ponctué et se détachant du bord
avant l’angle postérieur. Élytres assez convexes (*). L. 8,2 mm.
Abyssinie. Une seule Ç connue. crypticoides Rég.
Aucune de ces espèces ne figure dans notre lot ( 1 2 ).
Subgen. Agabinectes Guign.
F. Guignot, Bull. Soc. ent. Fr. 1931, p. 202 ; Hydr. de France 1931-33,
p. 525, 581.
Je divise ce sous-genre en quatre groupes : groupe didymus, groupe taenio-
latus, groupe brunneus et groupe conspicuus. Les Agabinectes est-africains
appartiennent tous au groupe brunneus , caractérisé par les mailles de la réti¬
culation élytrale polygonales, très petites (les Ç parfois coriacées), la série
antérieure de points du pronotum interrompue au milieu, les élytres ferrugi¬
neux ou bruns, sans dessin net, et le dessous noir.
Tableau des espèces de l’Afrique orientale
1. Rebord latéral du pronotum très étroit, surtout en arrière.
Rangée spiculifère inférieure des métatibias abrégée en avant
et en arrière. Corps subparallèle. Ç. Dessus mat et profondément
réticulé. L. 7, 5-8mm. Kilimandjaro. dytiscoides Rég.
1’. Rebord latéral du pronotum simplement étroit ou assez large.
Rangée spiculifère inférieure des métatibias nulle ou réduite à
un rudiment de un à quatre points à la base. Corps arrondi sur
les côtés. Ç. Dessus variable.
2. Angles postérieurs du pronotum obtus; côtés du pronotum
bien arqués. Mailles des élytres subarrondies et subrégulières
sur au moins la moitié postérieure.
3. Rebord latéral du pronotum étroit ; angles postérieurs à sommet
émoussé. Ailes métasternales terminées en triangle très étroit.
Dessus brun foncé. <$. Pénis faiblement et assez régulièrement
arqué. Ç. Dessus mat et coriacé. L. 7-8 mm. Monts Méru et
Kilimandjaro. Sjôstedti Rég.
3’. Rebord latéral du pronotum assez large ; angles postérieurs à
sommet arrondi. Ailes métasternales terminées en triangle
(1) Pour cette espèce, que je n’ai pas vue, je n’ai pu qu’utiliser la description, d’ail¬
leurs muette sur bien des points; aussi ne l’ai-je inscrite dans le sous-genre qu’avec les
plus expresses réserves.
(2) Outre les espèces est-alricaines ci-dessus mentionnées, le sous-genre comprend
encore : cordalus Lee., florhianus Sharp, reclus Lee., amaroides Sharp et peut-être Sven-
Hedini Falk.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
49
encore plus étroit, à côtés très peu convergents, souvent presque
en languette, surtout chez le <$. Dessus variant du brun foncé
au testacé. cf. Pénis robuste et arqué seulement dans le tiers
apical. Ç. Dessus brillant et lisse, exceptionnellement submat,
à réticulation profonde et mailles peu régulières. L. 7-8 mm.
Abyssinie, Kenya Colony, Monts Ruwenzori. pallidus O-Cooper.
2’. Angles postérieurs du pronotum droits ; côtés du pronotum en
général subrectilignes ou peu arqués. Mailles des élytres poly¬
gonales et un peu irrégulières presque jusqu’au sommet. Dessus
variant du brun noirâtre au testacé. L. 7-8 mm. Abyssinie,
Kenya Colony, Mont Kilimandjaro. Rafîrayi Sharp.
Ces trois dernières espèces, ayant certainement une origine commune, sont
très voisines, assez variables et bien difficiles à distinguer ; certains individus
même, intermédiaires, ne peuvent être rapportés à l’un ou à l’autre qu’avec
beaucoup d’incertitude.
Agabus (Agabinectes) Sjostedti Rég.
Régimbart, Sjostedt Kilimandjaro Exp., VII 1908, p. 5.
L’espèce se reconnaît au bord latéral du pronotum relativement étroit, aux
mailles élytrales subarrondies et régulières sur une grande étendue et à la $
mate et coriacée.
Tanganyika Territory : Kilimandjaro, forêts supérieures entre 2.500 et
3.000 m. (Ch. Alluaud, octobre 1908) ; Bismark-Hügel, 2.700 à 2.800 m.
(Alluaud et Jeannel, avril 1912, st. 71).
Agabus (Agabinectes) pallidus O.-Cooper
J. Omer-Cooper, Proc. zool. Soc. Lond. 3, 1931, p. 786.
\ar. ruwenzoricus, nov. var. — Je rapporte à cette espèce, que je n’ai pas
vue, une assez nombreuse série d’individus qui concordent bien avec la des¬
cription, mais s’en éloignent quelque peu par le pronotum noirâtre, le dessous
noir avec les sternites (sauf le 2 e ) bordés de ferrugineux ainsi que l’apophyse
métasternale, les apophyses métacoxales un peu éclaircis, et par la série
élytrale rudimentaire placée à égale distance de la première et de la seconde
série. Les élytres varient du brun rouge au testacé clair. Une Ç est submate.
Uganda. Monts Ruwenzori, versant est, 3.000 à 4.000 m. (Ch. Alluaud,
janvier 1909). — Kenya Colony. Mau-escarpment : Elburgon, 2.080 m.
(Alluaud et Jeannel, décembre 1911, st. 18) ; Molo, 2.420 m. (Alluaud et
Jeannel, décembre 1911, st. 19) ; Monts Aberdare, lisière inférieure des forêts
et prairies découvertes, versant sud-ouest, 2,600 à 2.700 m. (Alluaud et
Jeannel, février 1912, st. 57).
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’OMO. — T, IV.
4
50
D' F. (iUIGNOT
Agabus (Agabinectes) Raîîrayi Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 501.
Kenya Colony. Mau-escarpment : Londiani, 2.500 m. (Ch. Alluaud )
octobre 1903) ; Elburgon, 2.080 m. (Alluaud et Jeannel, décembre 1911,
st. 18). IŸikuyu-escarpment : Kijabé, 2.100 m. (Alluaud et Jeannel, décem¬
bre 1911, st. 27). Mont Kenya, forêt inférieure, 2.400 m. (Alluaud et Jeannel,
janvier-février 1912, st. 39).
Tanganyika Tehritory. Kilimandjaro, zone des forêts, 2.000 m. (Ch.
Alluaud, février-mars 1904).
Trib. Colymbetini Rég.
Régimbart, Mém. Soc. ent. Belg. IV, 1895, p. 4.
Gen. RANTUS 0) Lac.
Boisduval et Lacordaire, Faune ent. Paris 1, 1835. p. 309.
Le genre n’est représenté en Afrique orientale que par deux espèces, figu¬
rant toutes deux dans le lot : R. capensis Aubé et R. Alluaudi Peschet. Les
Rantus forment un genre compact, peu commode, et comme aucune descrip¬
tion générale n’en a été faite, je vais profiter de l’occasion pour indiquer la
manière dont il est possible de le diviser. J’y incorpore à titre de sous-genre
les N art ns et les Melanodytes que l’on ne doit guère isoler davantage à cause
du peu de netteté de leurs caractères.
Tableau bes sous-genres et des groupes
1. Base du pronotum profondément sinuée près des angles pos¬
térieurs qui sont prolongés en arrière. Ailes métasternales ter¬
minées en languettes. Nartus Zaitz.
1’. Base du pronotum subrectiligne ou seulement subsinuée près
des angles postérieurs qui ne sont nullement prolongés en
arrière. Ailes métasternales terminées en triangle plus ou moins
large, presque en languettes uniquement dans le sous-groupe
exoletus.
2. Face externe des métatibias pourvue, entre les trois séries lon¬
gitudinales de gros points spiculifères, de petits points seule¬
ment à la base, ou exceptionnellement (chez divisus Aubé) sur
(1) Rantus est l’orthographe originale de Lacordaire, et, malgré toutes les raisons
étymologiques, nous n’avons pas le droit de la modifier, les règles de la Nomenclature
s’y opposant. Aussi est-ce à tort que, sur la foi des auteurs, j'ai écrit Rhantus dans mes
Hydrocanthares de France.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
51
les trois quarts de l’intervalle interne. Lobes des métatarses
arrondis, à pans coupés ou en triangle large. $. 4 e article des
mésotarses à peine plus long que le 3 e . Rantus s. str.
a. Pronotum pourvu d’un rebord latéral, parfois indiqué
seulement par un trait fin.
b. Sculpture élytrale double, constituée par une réticulation
et un pointillé superposés ( 1 ). 1 er g r0U p e _
b. Sculpture élytrale simple, constituée par une réticulation
ou un pointillé.
c. Sculpture élytrale constituée seulement par une réticu¬
lation, sauf parfois a 1 apex. 2*- groupe
c\ Sculpture élytrale constituée seulement par un pointillé
. 3 e groupe.
a\ Pronotum dépourvu de rebord latéral. 4 e groupe.
2’. Métatibias pourvus, entre les trois séries longitudinales de gros
points spiculifères, de petits points couvrant presque entière¬
ment les intervalles. Lobes des métatarses étirés en une saillie
triangulaire étroite. <$. 4 e article des mésotarses bien plus long
que le 3 e . Melanodytes Seidl.
Le Rantus capensis Aubé appartient au premier groupe et le R. Alluaudi
Peschet au second.
Rantus (s. str.) capensis Aubé.
Aubé, Spec, Col. VI, 1838, p. 235.
Grande espèce (-') relativement commune, et dont l’aire de distribution couvre
toute la partie orientale de l’Afrique, depuis l’Abyssinie et l’Érytbrée jusqu’au
Cap, en mordant même à l’ouest sur une partie de l’Afrique centrale. Quoique
rencontrée de temps en temps dans les plaines, elle préfère nettement les
montagnes, où elle a été capturée jusqu’à 2.700 m.
Quelque peu variable, surtout au point de vue du nombre des taches prono-
tales ; les deux externes manquent parfois, d’autres fois au contraire les quatre
taches sont très développées et se réunissent presque en une grande bande
transverse, accompagnée ou non d’une bande subbasale en accolade.
Kenya Colony. Mau-escarpment : Londiani, à 2.500 m. (Alluaud 1904) ;
Molo, 2.420 m. (Alluaud et Jeannel, décembre 1911, st. 19) ; Mont Kenya :
rivière Amboni, 1.800 m. (Alluaud et Jeannel janvier-février 1912, st. 35).
Plateau du Uasin-Gishu : Kitale, vers 2.100 m. (Mission de l’Omo,décembre
0) Parfois dans la région juxtascutellaire apparaît progressivement un pointillé par
atrophie des mailles, mais il ne se superpose pas à la réticulation. D'autres fois, comme
chez latitans, apparaissent quelques points très clairsemés, dont il ne faut pas tenir
compte ici. Chez les Q granuleuses il faut chercher le caractère sur les parties dépour¬
vues de granulations.
(“) Avec le R. cicurus F., du Cap, ce sont les deux plus grandes espèces du genre.
D r F. GUiGNOT
S2
1932). Monts Aberdare : versant sud-ouest, entre 2.600 et 2.700 m. (Alluaud
et Jeannel, février 1912, st. 57) ; Kinangop, de 2.600 à 2.700 m. (Mission de
l’Omo, avril 1933).
Rantus (s. str.) Alluaudi Pesch.
Peschet, Bull. Soc. ent. Fr. 1910, p. 89.
Une bonne série de cette espèce qui a servi à l’auteur pour sa description.
Je complète celle-ci en signalant que les métafémurs sont entièrement mais
très finement rebordés à leur bord postérieur et en indiquant la structure de
l’aedeagus. Pénis long, très mince, légèrement sinué, avec l’extrémité un peu
renforcée, faiblement déviée à droite et munie en dessus d’un denticule mousse.
Paramères à moitié basale plate et triangulaire, à moitié apicale étirée en un
long ruban étroit, muni sur le bord ventral d’une frange de poils appliqués,
mais un peu redressés en panache près du sommet.
Tanganyika Territory. Kilimandjaro : zone des forêts supérieures, de
2.500 à 3.000 m. et zone des prairies alpines de 2.600 à 3.200 m. (Ch. Alluaud
octobre 1908).
Espèce qui paraît spéciale à ce massif.
Subf. DYTISCINAE Net.
Trib. Hydaticini Sharp
Gen. RHANTATICUS Sharp
Sharp, On aquat. carn. Col. 1880-82, p. 691, 911.
Rhantaticus congestus Klug
Klug, Ins. Madag. 1832, p. 136 ( Hydaticus ).
Espèce répandue et commune dans toutes les régions tropicales du globe,
excepté l’Amérique. Très variable de taille et quelque peu de forme et de dessin.
Uganda central : rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909). — Kenya
Colony. Pori, Mbuyuni 1.110 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st. 63) ;
Taveta, 750 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st 65).
Gen. HYDATICUS Leach
Leach, Zool. Miscell. III, 1817, p. 69, 72.
Pour apporter quelque clarté dans ce genre nombreux et un peu confus,
une précieuse division est celle indiquée par Sharp. Mais comme il est néces¬
saire, afin de l’utiliser, de désarticuler les pattes postérieures de l’insecte, j’y ai
ajouté un caractère plus apparent, celui de la ponctuation de la face inférieure
COLEOPTERA DYTISCIDAE
53
des mêmes pattes. Dans ses Hydrocarabiques de la Faune entomologique
armoricaine M. C. Houlbert, tout en adoptant cette division et en l’élevant
au rang sous-générique, s’appuie aussi sur la coloration du pronotum, signe
infidèle et qui, en outre, ne cadre plus avec l’ensemble de chaque groupement.
Il est préférable de s’en tenir aux caractéristiques indiquées par Sharp et à
celles que j’ai données moi-même.
J’ai subdivisé ensuite le sous-genre Isonotus Houlbert en plusieurs groupes,
moins artificiels qu’ils ne paraissent au premier abord, car on observe souvent
dans chaque groupe un même système de coloration, ainsi que certains carac¬
tères communs, comme la forme des ongles postérieurs ou la structure générale
du pénis.
Tableau des sous-genres et des groupes
1. Face supérieure des métafémurs pourvue d’une rangée longi¬
tudinale régulière de points simples ; face interne des métatibias
à rangée spinifère subparallèle au bord supérieur. Face visible
des mêmes segments (’) densément pointillée (subgénotype :
seminiger De Geer). Hydaticus, s. str.
1’. Face supérieure des métafémurs pourvue d’une rangée longitu¬
dinale double ou triple et irrégulière de points pilifères ; face
interne des métatibias à rangée spinifère s’écartant du bord
supérieur en avant. Face visible des mêmes segments non poin¬
tillée ou à peine (subgénotype : vittatus\F.) . Isonotus Houlb.
a. Élytres armés d’une ou deux bandes longitudinales jaunes
bien limitées. groupe vittatus.
a'. Elytres sans bandes longitudinales jaunes bien limitées.
b. Élytres ornés d’une bande sub-basale jaune ou ferrugi¬
neuse, réunie ou non en arrière à des lignes longitudinales
de même couleur, cette bande rarement fragmentée ou
très réduite.
c. Bande sub-basale simple. groupe speciosus.
c’. Bande sub-basale terminée en dehors par un crochet
huméral ouvert en avant. groupe bihamatus.
b\ Élytres sans bande sub-basale jaune ou ferrugineuse.
d. Élytres ornés de taches jaunes ou ferrugineuses nettes, à
irrorations nulles ou très peu nombreuses.
. groupe sexguttatus.
d\ Élytres sans taches ou à taches peu précises, exception¬
nellement à taches nettes, mais toujours à irrorations
nombreuses. groupe Leander.
(1) C'est la face inférieure pour les fémurs, la face externe pour les tibias.
54
D' F. GUIGNOT
Subgen. Isonotus Houlb.
Houlbert, Faun. ent. arm., Hydroc. 1934, p. 124.
Groupe vittatus
Le lot renferme une série d’exemplaires qui au premier coup d’œil ressem¬
blent étrangement à H. exclamationis Aubé et à H. intermedius Rég. Si cepen¬
dant on examine le pénis, on constate des différences sensibles qui démontrent
qu’il s’agit là d’espèces distinctes, dont deux sont nouvelles. Comme ce sont
là des formes extrêmement voisines, le tableau suivant, qui énumère tous leurs
caractères particuliers, tiendra lieu de description et permettra de les recon¬
naître.
1. Bordure jaune des élytres à bord interne présentant une échan¬
crure post-humérale, à sommet ne dépassant pas en arrière les
deux tiers de la longueur des élytres. <$. Palettes protarsales
dépourvues de poils marginaux au niveau de la base. Pénis très
effilé à l’apex avec le sommet imperceptiblement renflé (fig. 11,
A). L. 14,5 mm. Uganda central. ugandaensis, n. sp.
1’. Bordure jaune des élytres à bord interne sans échancrure post¬
humérale, à sommet dépassant en arrière les deux tiers de la
longueur des élytres. Palettes protarsales à corbeille de poils
marginaux entière à la base. Pénis peu rétréci à l’apex.
2. Forme très convexe dans la région postscutellaire, ce qui rend
l’insecte un peu gibbeux, vu de profil. Pénis à bord ventral
sinué vers le milieu, à sommet très faiblement redressé (fig. 11, B)
L. 15-16,5 mm. Colonie du Kenya, de 1.600 à 2.100 m... Jeanneli, n. sp.
2’. Forme moins convexe dans la région postscutellaire. Pénis à
bord ventral non sinué vers le milieu, à sommet progressivement
arrondi (fig. 11, C). L. 14-15,5 mm. Madagascar, Maurice, Afrique
. exclamationis Aubé.
a’ Forme ovale. Bordure élvtrale jaune ordinairement
rétrécie ou même interrompue avant le sommet... /. typ.
— Forme oblongue. Bordure élytrale jaune ordinairement
ni rétrécie ni interrompue, ou peu, avant le sommet..
. var. intermedius Rég ( 1 ).
(1) Le pénis des deux formes est absolument semblable et comme elles ne présentent
pas d autres différences que celles indiquées ci-dessus, il n’est pas possible de les
séparer spécifiquement; il serait même peut-être plus exact de les réunir complètement.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
55
Hydaticus (Isonotus) ugandaensis, n. sp.
Uganda central (Ch. Alluaud, janvier-février 1909). Le type $ dans la col¬
lection du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, le paratype dans
ma collection.
Hydaticus (Isonotus) Jeanneli, n. sp.
Une petite série d’exemplaires des deux sexes.
Kenya Colony. Nairobi, 1.660 m. (Mission de l’Omo, novembre 1932) ;
A A C
Fig. H. Pénis d 'Hydaticus. A, ugandaensis, n. sp. ; B, Jeanneli, n. sp. ;
C, exclamationis Aube (X 20).
Uasin Gishu : Kitale, 2.100 m. (Mission de l’Omo, décembre 1932) ; Mont
Elgon, versant est, 2.100 m. (Mission de l’Omo, décembre 1932). Le type $
(de Kitale) dans la collection du Muséum national d’Histoire naturelle de
Paris, les paratypes dans cette collection et dans la mienne.
Hydaticus (Isonotus) bivittatus Cast.
Castelnau, Étud. ent. 1834, p. 98.
Espèce à répartition très étendue : région malgache, toute l’Afrique jusqu’au
Sahara.
Uganda occidental : province d’Unyoro, région de l’Albert Nyanza
(Ch. Alluaud, février 1909). — Kenya Colony :Tiwi (Alluaud et Jeannel,
novembre 1911).
56
Dr F. GUIGNOT
Groupe speciosus
Hydaticus (Isonotus) flavolineatus B oh.
Boheman, Ins. Caffr. I, 1848, p. 237.
La plus grande espèce du genre, atteignant jusqu’à 19 mm. Quelque peu
variable comme coloration suivant le développement des lignes noires.
Les exemplaires du lot sont plutôt foncés.
Uganda central (Ch. Alluaud, janvier-février 1909). — Kenya Colony.
Mont Elgon, versant est, 2.100 m. (Mission de l’Omo, décembre 1932). Uasin
Gishu : Kitale, 2.100 m. (id.).
Groupe sexguttatus
Hydaticus (Isonotus) Dregei Aubé
Aubé, Spec. Col. VI, 1838, p. 172.
Un couple immature de cette espèce, qui paraît rare. Le dessin élytral est
assez vague et par suite ces individus ressemblent à des nigromarmoratus
Clark ; ils en diffèrent cependant par la ponctuation des élytres plus forte.
Kenya Colony. Mont Kenya : rivière Amboni, 1.800 m. (Alluaud et
Jeannel, janvier-février 1912).
Groupe Leander
Hydaticus (Isonotus) servillianus Aubé
Aubé, Spec. Col. VI, 1838, p. 197.
Kenya Colony. Taveta, 750 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st. 65).
Fig. 12. Pénis etparamère droit A’Hydaticus Leander Rossi (x 20).
Toutes les espèces voisines du Leander Aubé constituent un petit ensemble
de formes extrêmement difficiles à distinguer les unes des autres. Les entomo¬
logistes modernes, comme Zimmermann à la fin de sa vie (Suppl, entom.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
57
16, 1927, p. 36), tendaient à les rattacher au seul Leander, opinion que j’avais
moi-même adoptée (Hydroc. de France 1931-33, p. 680 et 1.031). En réalité il
Fig. 13. Pénis d’Hydaticus basicoltis Rég. (x 20).
faut en revenir à la conception de Sharp et de Régimbart et considérer toutes
ces formes, sauf rhantoïdes Sharp, comme distinctes ; les différences péniennes
Fig. 14. Pénis d’Hydaticus servillianus
Aubé (X 20).
Fig. 15. Pénis d ’Hydaticus inconspicuus
Rég.' (X 20).
le prouvent bien. Le premier de ces auteurs avait signalé le caractère tiré de la
présence ou de l’absence de la collerette de soies basilaires des palettes protar-
Fig. 16. Pénis et paramère droit d’Hydaticus Fabricii M’Leay (x 20).
sales du <J, caractère que les entomologistes postérieurs semblent avoir oublié.
En y ajoutant quelques autres particularités, notamment la structure du
pénis, on peut arriver à une identification à peu près certaine de ces espèces.
S8
D' F. GU1GN0T
De cette étude ressortent plusieurs notions nouvelles de zoogéographie.
D’abord le Leander vrai n’existe probablement pas à Madagascar, l’examen
des exemplaires de la collection Régimbart me l’a pleinement confirmé ; il y
est remplacé par Vinconspicuus Rég. dont les petits individus ont été confondus
avec lui. Ensuite le Fabricii M, Leay ne paraît pas dépasser la Perse vers
Fig. 17. Pénis d 'Ilydations ponticus Sharp (x20).
l’ouest de l’Asie ; les exemplaires de l’Asie Mineure et du Caucase seraient tous,
jusqu’à plus ample informé, des ponticus Sharp, espèce parfaitement valable.
Enfin le servïllianus Aubé posséderait une aire de dispersion plus vaste qu’on
ne croyait, se substituant au Leander dans l’Afrique australe, orientale ( 1 ), cen¬
trale et peut-être aussi sud-occidentale.
Tableau des espèces voisines nu Leander
1. Bord antérieur du champ sétifère des articles du métatarse semi-
circulaire. Points de la série discale des élytres disposés sur la
moitié basale en amas non ou peu allongés.
2. Apophyse prosternale légèrement déprimée au sommet, sauf
chez flavomarginatus Zimm. $. Palettes protarsales dépourvues
de soies basales. Ç. Pronotum avec ou sans corrugations laté¬
rales.
3. Pronotum orné seulement d’une bande noire basale, le bord
antérieur rarement obscurci. Apophyse prosternale légèrement
déprimée au sommet. Ongle antérieur interne à bord inférieur
régulièrement arqué. Ç. Pronotum le plus souvent sans corruga¬
tions latérales.
4. Forme en ovale large. Pénis à bord ventral un peu sinué, à
sommet un peu recourbé en dessous et tronqué ; paramères
subrectilignes après le coude basilaire, (fig. 12). L. 9-11 mm.
. Leander Rossi.
4'. Forme oblongue. <$. Pénis à bord ventral rectiligne, à sommet
aminci en bec de canard (fig. 13) ; paramères plus rectilignes
(I) Zimmermann cite cependant Leander de Dar-es-Salam ; ce serait un point à
vérifier.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
59
après le coude, à portion basilaire plus robuste. L. 11,5 mm.
(cj seul connu). basicollis Rég.
3’. Pronotum orné d’une bande noire basale et d’une autre très
étroite sur le bord antérieur. Apophyse prosternale convexe au
sommet. Ongle antérieur interne à bord inférieur sinué. Pénis
voisin de celui de Leander, mais avec le sommet moins tronqué,
subaigu. $. Pronotum à corrugations latérales. L. 11 mm...
. îlavomarginatus Zimm.
2’. Apophyse prosternale normalement plane ou subconvexe au
sommet. Palettes protarsales pourvues d’une collerette de
soies basales. Pronotum à corrugations latérales.
5. Points de la série discale des élytres disposés en amas allongés,
peu séparés. Forme légèrement dilatée en arrière, très peu con¬
vexe. Apophyse prosternale à sommet étroitement arrondi.
Pénis à extrémité un peu en tête d’oiseau, à bord ventral sinué
(fig. 14) ; paramères du type Leander. L. 10,5 mm.
. servillianus Aubé.
5’. Points de la série discale des élytres disposés en amas bien
séparés. Forme oblongue, régulière, assez convexe. Apophyse
prosternale à sommet largement arrondi. <$. Pénis cultriforme, à
bord ventral subrectiligne (fig. 14) ; paramères légèrement
arqués dans leur moitié apicale, du type Fabricii. L. 9, 5-12 mm.
. inconspicuus Rég.
1’. Bord antérieur du champ sétifère des articles du métatarse
fortement semi-elliptique. Points de la série discale des élytres
subalignés sur la moitié basale. <J. Palettes protarsales pourvues
d’une collerette de soies basales.
6. Forme assez étroite, peu arrondie sur les côtés, peu convexe.
Élytres brillants, à fond lisse sur la première moitié ou obsolè-
tement microréticulé. Ongles antérieurs subrectilignes, seu¬
lement un peu courbés vers le sommet. Pénis à moitié apicale
faiblement arquée, avec l’extrémité munie du côté dorsal d une
plaque ovale pubescente ; paramères légèrement courbés vers le
sommet (fig. 16 A et B). L. 8, 7-10,3 mm. Fabricii M. Leay.
6’. Forme assez large, bien arrondie sur les côtés, assez convexe.
Élytres submats, à fond couvert d’une microréticulation par¬
tout bien visible, q . Ongles antérieurs faiblement niais réguliè¬
rement arqués. Pénis à moitié apicale mince et rectiligne, avec
l’extrémité munie du côté dorsal d’une minuscule touffe de poils
extrêmement courts ( 1 ) (fig. 17) ; paramères subrectilignes. L. 9,5-
10,5mm. ponticus Sharp.
(1) Ces poils ne se voient pas quelquefois parce qu’ils sont agglomérés et appliqués sur
60
D' F. GUIGNOT
Toutes ces espèces varient quelquefois légèrement de forme et davantage
de couleur, le dessous va du testacé au noirâtre ; le dessus est plus ou moins
foncé suivant le degré de confluence des irrorations noires qui peuvent ne
laisser que le bord latéral clair. Ces variations se présentent chez toutes les
espèces et comme elles offrent tous les intermédiaires possibles elles ne peuvent
guère raisonnablement recevoir un nom. Le pénis lui-même montre parfois
quelques faibles différences de conformation, notamment chez Fabricii.
Hydaticus (Isonotus) dorsiger Aubé
Aubé, Spec. Col. VI, 1838, p. 193.
Espèce voisine des précédentes mais bien distincte par la tache noire ély-
trale très nettement limitée, surtout en avant, où elle est reliée à la base par
une courte ligne suturale noire. Le fond est d’une couleur allant du ferrugineux
au jaune clair, qui fait ressortir plus ou moins la tache noire.
Habitat très étendu, couvrant l’Arabie, toute l’Afrique jusqu’au Sahara et
Madagascar.
Uganda central (Ch. Alluaud, janvier-février 1909). Uganda occidental :
lac de Vijongo (Ch. Alluaud, janvier-février 1909.) — Kenya Colony : Taveta.
750 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912, st. 65). Uasin Gishu : Kitale, 2.100 m.
(Mission de l’Omo, décembre 1932). Mont Elgon : versant est, 2.100 m. (Mis¬
sion del’Omo, décembre 1932).
Hydaticus (Isonotus) matruelis Clark
Clark, Trans. ent. Soc. Lond. I, 1864, p. 216.
Très variable comme taille, forme et coloration. Les bandes élytrales, par¬
fois presque effacées, sont bien plus rarement très nettes, grâce à la couleur
jaune clair du fond. Dans d’autres cas le pronotum est très enfumé depuis la
base presque jusqu’au bord antérieur, pouvant même arriver à présenter au
milieu une tache transverse noirâtre. De tels exemplaires constituent l’ab.
fuscicollis Rég., chez qui la première bande noire élytrale s’élargit quelquefois,
mais non nécessairement. Quant aux autres caractères attribués par Régim-
bart au fuscicollis , ils ne constituent que des différences individuelles et non
constantes. Aussi faut-il considérer cette forme comme une aberration, non
comme une variété.
Lorsque la tache pronotale transverse est bien marquée, on peut confondre
l’espèce avec le sobrinus Aubé, auquel elle ressemble étrangement. On l’en
distinguera par la taille un peu plus forte (11-14 mm. au lieu de 10-12), la pré¬
sence d’une plus large bande basale noire au pronotum, la ponctuation ély¬
trale très légèrement plus forte et plus dense, l’alutacé plus apparent, le pro-
la paroi, ils deviennent visibles en les décollant avec un peu d’eau chaude, d’autres fois
ils sont sensiblement raccourcis.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
61
sternum formant à la base une tubérosité plus grosse et plus convexe et surtout
par le pénis. Alors que chez sobrinus l’extrémité est élargie verticalement et
glabre, elle est chez matruelis élargie transversalement et munie sur le dessus
d’une plaque feutrée d’un blanc jaunâtre.
Ici la plupart des exemplaires peuvent être attribués à l’ab. fuscicollis Rég.
Uganda central, rivière Ivizungu (Ch. Alluaud, janvier-février 1909).
Uganda occidental : environ de Fort Portai (Ch. Alluaud, janvier-février 1909) ;
province d’Unyoro : rivière Musisi (Ch. Alluaud, février 1909).
Kenya Colony. Mont Kenya, de 1.900 à 2.200 m. (Alluaud et Jeannel,
février 1912). Wa-Kikuyu : Fort Hall (Alluaud et Jeannel, janvier 1912).
Hydaticus (Isonotus) galla Guér.
Guérin, Voy. Lefeb. 1849, p. 268.
Espèce passablement variable, répandue dans toute l’Afrique orientale
depuis l’Abyssinie et dans l’Afrique centrale.
Une nombreuse série. Le léger sillon que présente habituellement la Ç au
sommet du sternite anal manque parfois complètement et peut par contre
apparaître exceptionnellement chez le g. Fait partie d’un ensemble d’espèces
très voisines et très difficiles.
Uganda. Monts Ruwenzori, zone inférieure : Rubona, dans la rivière Wimi,
1.500 à 1.600 m. ; Uganda : lac Vijongo ; province d’Unyoro : rivière Musisi ;
environs de Fort Portai (Ch. Alluaud, janvier-février 1909).
Kenya Colony. Mont Kenya, 1.800 m. (Alluaud et Jeannel, janvier-fé¬
vrier 1912, st. 35). Wa-Kikuyu : Ivijabé, 2.100 m. (Alluaud et Jeannel, dé¬
cembre 1911, st. 27) ; rivière Yahuria (Alluaud et Jeannel, janvier 1912 st. 33.)
Mau-escarpment : Elburgon, 2.080 m. (Alluaud et Jeannel, décembre 1911,
st. 18) ; Molo (Alluaud et Jeannel, décembre 1911, st. 19). Nairobi, 1.600 m.
(Mission de l’Omo, novembre 1932). Uasin Gishu : Kitale, 2.100 m. (Mission de
l’Omo, décembre 1932). Mont Elgon : versant est, 2.100 et 2.470 m. (Mission
de l’Omo, décembre 1932).
Trib. Cybisterini Sharp
Gen. CYBISTER Curtis
Curtis, Brit. Ent. IV, 1827, p. 151.
1 er groupe
Sous-groupe binotatus
Cybister binotatus Klug
Klug, Erman’s Reise 1835, p. 28.
Espèce assez polymorphe. Les exemplaires récoltés sont en général de faible
taille et les plus petits ne mesurent que 24 mm. La teinte latérale ferrugineuse
62
D r F. GUIGNOT
du pronotum très accusée détermine presque une véritable bordure ; les taches
apicales des élytres sont à peu près milles, excepté chez l’un des exemplaires,
quelque peu immature, où elles ressortent très vivement.
Cet insecte est très voisin du Desjardinsi Aube, de la région malgache, et je
n’ai pu trouver d’autres signes distinctifs extérieurs que ceux énumérés par
M. R. Peschet (1917, p. 41), mais l’aedeagus est bien différent. Pénis légè¬
rement arqué, court, subparallèle au tiers moyen, puis rétréci, avec l’apex étiré
en une courte pointe obtuse ; replis péniens larges, peu chitinisés ; ligule
cachée ; face inférieure pourvue de trois fines arêtes longitudinales, la médiane
seule atteignant le sommet, cette face pubescente dans la concavité postbul¬
baire. Paramères courts, assez larges, à bord ventral échancré à l’apex et
muni d’une frange de poils sur presque toute sa deuxième moitié ; face externe
longitudinalement striée ou ridulée, excepté à la base et le long du bord dorsal,
et finement chagrinée entre les stries surtout au sommet. Chez Desjardinsi le
pénis, légèrement renflé peu après le tiers moyen, possède une pointe plus
longue, des replis péniens étroits, très séparés, chitinisés en dessus en formant
une mince bande longitudinale, une ligule arrondie qui déborde faiblement les
replis ; les paramères ont le bord ventral dépouvru d’échancrure, la face
externe non chagrinée mais à pointillé très espacé, avec les stries un peu plus
superficielles et laissant à la base et à l’apex une zone lisse et brillante.
Kenya Colony. Nairobi (Alluaud, mars 1909). — Uganda central : rivière
Kizungu (Ch. Alluaud 1909).
Sous-groupe hova
Ce sous-groupe est extrêmement ardu, plusieurs espèces très voisines y ont
été récemment décrites par Zimmernann, M. Gschwendtner et moi-même,
mais bien souvent elles ne peuvent être séparées que par l’examen de l’aedea¬
gus. Une révision de cet ensemble est extrêmement souhaitable.
Cybister vicinus Zimm.
Zimmermann, Ent. Blâtt. 13, 1917, p. 98.
Une des plus grosses espèces du continent africain après C. hova Cast.
Pénis assez arqué, à peu près régulièrement rétréci de la base au sommet,
avec deux légers étranglements, l’un postbulbaire, l’autre au niveau du méat ;
replis péniens complètement inclus dans la gouttière pénienne, clairs, mem¬
braneux et soudés à la base, puis à partir du milieu foncés, chitinisés, séparés
et alors régulièrement amincis ; ligule cachée ; dessous pubescent vers le bulbe,
muni vers l’apex d’une carène convexe et épaisse. Paramères aliformes, médio¬
crement large, à bord ventral sinué et garni d’une frange de poils sur le tiers
apical, à face externe marquée de stries longitudinales épargnant la base et
l’apex, celui-ci étroitement chagriné avant le sommet.
Kenya Colony. Région littorale : Tiwi (Alluaud et Jeannel, novem¬
bre 1911, st. 5).
COLEOPTERA DYTISGIDAE
63
Zimmermann avait signalé le C. vicinus de régions plus élevées : Uganda
central et lac Victoria Nyanza (1.190 m.).
2 e groupe
Cybister marginicollis Boh.
Boheman, Ins. Caffr. I, 1848, p. 235.
On lui rattachait autrefois le C. auritus de Gerstaecker, auquel Zimmer¬
mann a très justement restitué son autonomie. Celui-ci se distingue de mar¬
ginicollis par le contour non ou faiblement dilaté en arrière, par les épipleu-
res de largeur à peu près égale du premier au troisième sternite (alors qu’elle
est presque double au niveau du troisième sternite chez marginicollis), par
les pattes postérieures à peu près entièrement noires, le pénis bien moins
rétréci de la base au milieu, paraissant subparallèle avec le sommet plus
étroitement arrondi. Enfin l’habitat est tout à fait différent, le marginicollis
se rencontre dans une large zone du continent africain, Y auritus exclusive¬
ment à Madagascar.
A elles seules, ces deux formes constituent tout le deuxième groupe de
Zimmermann.
Kenya Colony. Nairobi (Ch. Alluaud, mars 1909). Lac Victoria Nyanza :
Kisumu, baie de Kavirondo (Ch. Alluaud, décembre 1909). Tiwi (Alluaud et
Jeannel, novembre 1911, st. 5).
Uganda central : rivière Kizungu (Ch. Alluaud, février 1909).
4 e groupe
Sous-groupe tripunctatus
Cybister africanus Cast.
Castelnau, Ëtud. Ent. 1834, p. 99.
Cet insecte si commun n’est représenté dans le lot que par un petit nombre
d’exemplaires de grande taille (30 mm.), bien semblables entre eux malgré les
provenances très différentes. Les Ç appartiennent à la forme lisse.
Kenya Colony. Région littorale : Tiwi (Alluaud et Jeannel, novembre 1909,
st. 5). Uasin Gisliu : Kitale, 2.100 m. (Mission de l’Omo, mars 1933) ; prairies
alpines du Kinangop, 3.500-3.700 m. (Mission de l’Omo, avril 1935).
Cybister Gschwendtneri Guignot
Guignot, 1935, Bull. Soc. ent. Fr. p. 38. C. Régimbarti Gschwendtner
(nom. preocc.).
M. L. Gschwendtner, avec beaucoup de raison, a isolé cette forme, con¬
fondue autrefois avec Yafricanus Cast. Régimbart l’avait cependant déjà
64
D r F. GUIGNOT
identifiée (1895, p. 211), mais à titre de simple sous-variété, et pour cela ne
lui avait point imposé de nom. L’auteur précité a bien fait ressortir les carac¬
tères de la couleur du dessous, de la forme de la tache clypéale et surtout de la
structure du pénis.
En réalité cette espèce paraît presque aussi commune que la précédente
dans toute la région intertropicale de l’Afrique.
Kenya Colony. Mont Elgon, versant est : Suam fishing hut, vers 2.400 m.
(Mission de l’Omo, mars 1933). — Uganda central (Ch. Alluaud, 1909).
Jusqu’ici la délimitation systématique des diverses formes du groupe tri-
punctatus était restée assez indécise et même différente suivant les auteurs.
Cette imprécision avait certainement pour cause le peu de fixité des caractères
invoqués : taille, couleur du dessus, largeur de la bordure jaune, largeur des
épipleures, dimension des brosses plantaires des mésotarses du mâle, sculp¬
ture élytrale de la femelle. Il en est cependant d’autres plus fidèles, comme la
forme de la tache clypéale, dont la valeur taxonomique a été démontrée par
M. L. Gschwendtner, la ponctuation de l’apophyse prosternale et des méta-
fémurs, la couleur du dessous, le nombre de points spiculifères des métatibias
et par dessus tout la conformation du pénis. On peut, grâce à eux, parvenir à
une détermination certaine d’une forme quelconque, sans connaître au préa¬
lable son lieu d’origine, condition qui était indispensable jusqu’ici.
Il convient tout d’abord de préciser la forme typique, qui n’a pas toujours
été correctement interprétée. Le type d’OuviER (collection Bosc) a disparu,
mais en réalité cette perte n’a pas grande importance. En effet la description
de l’auteur signale (1789-1808, p. 15) : Corpus subtus nigrum et plus loin « il
se trouve à l’Ile de France ». La seconde de ces indications pourrait même
suffire seule, car à File Maurice il n’existe qu’une seule race; aucun doute ne
peut donc subsister.
Cette forme typique se distingue par les caractères suivants : taille relative¬
ment faible, assez nettement dilatée en arrière, généralement convexe (mais
par ailleurs très variable : courte ou un peu allongée, plus ou moins
épaisse, atténuée ou non en avant), tache foncée du vertex faisant dans
la tache clypéale jaune une saillie en forme d’enclume ou de croissant,
dessous noir, pénis à lobes terminaux fortement convexes en dehors, à échan¬
crure interlobaire triangulaire, à arête étroite et bandes chitineuses de la
ligule minces.
Ce tripunctatus typique se rencontre dans les autres Mascareignes, dans les
Séchelles, l’île d’Aldabra, mais non à Madagascar. Il s’étend même beaucoup
plus loin, dans l’Inde et par l’archipel Malais jusque dans l’Australasie et la
Polynésie. Bien des auteurs ont en effet constaté, mais sans en tirer la conclu¬
sion logique, que dans l’archipel malais, à Java en particulier, et en Océanie,
à côté du véritable Temuencki on trouve des individus plus petits, plus courts,
dilatés en arrière. Ainsi M. L. Gschwendtner en a déjà fait la remarque :
«die mir von Neu-Guinea, der Aru-Insel und aus Australia vorliegende Tiere
COLEOPTERA DYTISCIDAE
65
sind vorne starter verengt und hinter der Mitte weiter ausladend. » Ce sont
là les caractères de la forme mauricienne. Ces ressemblances d’ailleurs n’avaient
point échappé non plus à la perspicacité de Sharp : « The specimens from
Bourbon and Mauritius are of short, robust and convex form... I cannot dis-
tinguish the specimens from these insular localities from some of the Javanese
specimens. » C’est aussi l’opinion de M. Kolbe ( apud Wilke 1919, p. 253), qui
signale que la forme des lies de la Sonde se retrouve dans les Mascareignes. Il
s’agit bien là de la forme typique.
De ce tripunctatus 01. sont bien distincts spécifiquement le cinctus Sharp,
Yafricanus Cast. le Temnencki Aubé et le Gschwendtneri Guignot. Pour les
deux premiers la séparation est nette et facile ; les deux autres présentent il est
vrai des différences externes moins précises, mais leurs différences péniennes
sont tout à fait convaincantes (fig. 19).
L orientalis Gschw. est certainement identique au tripunctatus typique,
comme j ai pu m’en assurer par l’examen d’une très nombreuse série de l’est
de 1 Asie et notamment du Japon. Quant à l’ asiaticus Sharp, il représente,
par ses divergences dans la couleur du dessus et la conformation de la tache
dypéale, une simple aberration de couleur reliée à la forme typique par des
individus intermédiaires. D’ailleurs leurs zones de répartition ne sont pas
séparées et on les trouve parfois mélangés dans les mêmes localités.
Je vais donner dans le tableau ci-dessous les caractéristiques non seulement
des formes voisines du tripunctatus 01., mais aussi celles des autres espèces de
ce sous-groupe si homogène et si difficile.
Tableau des espèces du sous-groupe tripunctatus
1. Apophyse prosternale transversalement convexe ou subconvexe,
non ou faiblement impressionnée au bord antérieur. Épipleures
obliques. Métafémurs à peu près concolores. g. Ongles intermé¬
diaires régulièrement arqués. Ç. Pronotum non aciculé.
2. Milieu du sternite anal et bord postérieur des autres sternites
non ou obsolètement striolés longitudinalement. Bord externe
des ailes métasternales subconvexe à l’extrémité. Apophyses
métacoxales arrondies, divergentes et séparées par un angle
rentrant prononcé.
3. Face externe des métatibias pourvue sur sa moitié supérieure,
outre les rangées marginales, d’une série longitudinale irrégu¬
lière de gros points spiculifères. Bord postérieur des métatro-
chanters muni près de sa base d’un petit denticule mousse.
Mésotarses sans ou avec brosses plantaires. Pénis à sommet
bilobé.
4. Pronotum et vertex non ridés, ou exceptionnellement et alors
d’une manière à peine perceptible. Mésotarses avec un article
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO. — T. IV. 5
66
D r F. GUIGNOT
au moins muni de brosses plantaires. Ç. Dimorphe, à élytres
lisses ou aciculés.
5. Bordure jaune des élytres présentant en arrière une dilatation
en hameçon généralement nette. 3 . Mésotarses à deux premiers
articles au moins munis de brosses plantaires ; palettes anté¬
rieures pourvues de 68 à 78 ventouses, sauf chez Gschwendtneri.
6. Série spiculifère des métatibias composée de 5 à 13 points, très
rarement de 4, exceptionnellement de 3 ( 1 ). Apophyse prosternale
et métafémurs imponctués sur leur face inférieure ( 2 ). Bordure
latérale jaune du pronotum ne recouvrant que la moitié anté¬
rieure de la série latérale de points, sauf parfois chez Gschwend¬
tneri ( 3 4 ). Bord antérieur de la couleur foncée de la tête suivant
exactement la suture clypéofrontale et faisant le plus souvent
en avant dans la couleur jaune une saillie médiane (') (fig. 18 A
à F).
7. Forme assez nettement dilatée en arrière (mais par ailleurs très
variable : courte ou un peu allongée, plate ou épaisse, atténuée
-A B C IJ
F F G H
Fig. 18. Forme du bord antérieur de la tache foncée intraclypéale chez le Cybister tri-
punctatus 01. et les espèces voisines. A, B, C, tripunctatus, f. typ., Temnencki Aubé
et C. africanus Gast. ; D, E, F, Iripunctatus var. asiaticus Sharp ; G, Gschwendtneri
Guign.; H, cinctus Sharp.
ou non en avant). Série spiculifère des métatibias composée de
5 à 10 points, très rarement de 4 ou de 11. 3 e article du méso¬
tarse souvent pourvu de quelques poils fauves en dessous.
Pénis avec les lobes apicaux assez convexes en dehors, l’échan-
(1) Je n’ai vu avec 3 points qu'un seul exemplaire de tripunctatus 01. de Java, appar¬
tenant à la collection du musée de Leyde.
(2) Il ne faut pas tenir compte d’un pointillé extrêmement fin.
(3) Le bord antérieur et surtout le bord postérieur ont souvent une légère teinte ferru¬
gineuse chez toutes les espèces, mais elle est un peu plus fréquente et un peu plus nette
chez Gschwendtneri Guignot.
(4) Pour simplifier j’appellerai cette saillie: tache foncée intraclypéale. La ligne qui la
limite sur les côtés est d’un ferrugineux foncé, extrêmement étroite, peu visible et seule¬
ment reconnaissable par la suture clypéo-frontale qu’elle suit.
COLEOPTERA DYTISC1DAE
67
crure interlobaire triangulaire, l’arête interlobaire fine, très
faiblement allongée à la base et les bandes chitineuses de la
ligule minces et divergentes vers l’apex (fig. 19, A). $. Élytres
aciculés sur une bande longitudinale discale ne dépassant pas le
milieu, souvent très réduite et visible seulement à la loupe,
rarement tout à fait absente. L. 23-28 mm. tripunctatus 01.
— Tache foncée intraclypéale en forme d’enclume ou de
croissant, généralement bien développée (fig. 18, A, B, C).
Dessous noir ou ferrugineux foncé. /. typica.
— Tache foncée intraclypéale peu développée, souvent irré¬
gulière, déchiquetée ou réduite à une seule petite saillie
médiane semi-circulaire (fig. 18, D, E , F). Dessous ferrugi¬
neux, éclairci sur les côtés. ab. asiaticus Sharp ( 1 ).
— Taille un peu plus petite, forme un peu plus déprimée et
souvent un peu plus allongée. L. 22-25 mm. Syrie, Trans¬
caucasie. var. Gotschi Hochh.
7’. Forme elliptique, non ou à peine faiblement dilatée en arrière
(mais par ailleurs aussi variable que la précédente). Série spicu-
lifère des métatibias composée de 8 à 13 points, rarement de 7,
exceptionnellement de 6. <$. 3 e article des protarses dépourvu de
poils fauves en dessous. Ç. Élytres aciculés ou non.
8. Tache foncée intraclypéale en forme d’enclume ou de croissant
plus ou moins régulier (fig. 18, A, 5, C). Dessous noir ou ferrugi¬
neux foncé ( 2 ). Métatrochanters d’un ferrugineux foncé, concolores
ou à peine éclaircis au sommet.
9. Tache testacée clypéale généralement non ou peu prolongée en
arrière le long des yeux. Série spiculifère métatibiale composée
de 7 à 9 points. Palettes antérieures munies de 68 à 76 ven¬
touses. Pénis parallèle dans son dernier quart, avec les lobes
apicaux non convexes en dehors, la fente interlobaire linéaire
ou même nulle, l’arête interlobaire fine et les bandes chitineuses
de la ligule minces (fig. 19, B). Ç. Élytres lisses ou aciculés sur
une zone discale et basale. L. 24-30 mm. Temnencki Aubé.
— Ç à élytres fortement aciculés de traits profonds et enche¬
vêtrés en tous sens. L. 25-27 mm. Ninafoou.
. var. $ sculpturatus Wilke.
9’. Tache testacée clypéale en général nettement prolongée en
arrière le long des yeux. Série spiculifère métatibiale composée
de 8 à 13 points, rarement de 7. Pénis comme celui de tripunc-
(1) Il n’est pas possible de fixer les zones de répartition de la forme typique et de
l’aberration dans l'aire de l’espèce, en réalité elles se compénètrent en tous points.
(2) Les individus à dessous clair sont plus ou moins immatures.
08
Dr F. GUIGNOT
tatus, mais avec le renflement moyen plus prononcé, les lobes
apicaux un peu plus gros, un peu plus convexes en dehors et
l’arête interlobaire légèrement plus longue (fig. 19, C). $.
Élytres ordinairement lisses, exceptionnellement parcimonieu¬
sement aciculés. L. 26-32 mm. aîricanus Cast.
8’. Tache foncée intraclypéale en forme de petite saillie médiane
semi-circulaire ou semi-elliptique (fig. 18, G). Dessous ferrugi¬
neux foncé ou clair, avec les premières sutures abdominales très
étroitement noircies, ainsi que le milieu de la poitrine et les
côtés très légèrement . Métatrochanters d’un ferrugineux clair
ou même testacés dans leurs trois quarts externes. Palettes
antérieures munies de 80 à 84 ventouses. Pénis parallèle et large
dans ses trois niersqua derrts avec l’étranglement préapical à
peu près nul, les lobes gros, l’échancrure apicale très superfi¬
cielle, l’arête interlobaire forte mais courte et sans sillon basal,
la ligule à bandes chitineuses larges et non divergentes en
avant (fig. 19, D). Ç. Élytres ordinairement lisses, rarement
aciculés. L. 24-30 mm. Espèce très variable de forme et de
dimension. Gschwendtneri Guignot.
Fig. 19. Pénis de C. tripunctatus 01. et des espèces voisines. A, tripunctatus 01. ;
B, Temnencki Aubé: C, africanus Aubé; D, Gschwendtneri Guign.; E, cinctus
Sharp (x 10).
a, lobe apical; b, arête interlobaire; c, ligule avec ses deux bandes chitineuses
latérales; d, échancrure interlobaire.
6’. Série spiculifère des métatibias composée de 2 à 4 points, rare¬
ment de 5. Apophyse prosternale et métafémurs éparsément
pointillés sur leur face inférieure. Bordure latérale jaune du
COLEOPTERA DYTISCIDÂE
69
pronotum recouvrant entièrement la série latérale de points,
excepté parfois les 3 ou 4 postérieurs. Bord antérieur de la cou¬
leur foncée de la tête passant en général très légèrement en
arrière de la suture clypéo-frontale et formant une courbe régu¬
lièrement convexe ou avec le milieu très faiblement ondulé
(fig. 18, H). Dessous d’un noir profond ou à peine teinté de ferru¬
gineux. (J. Palettes antérieures munies de 68 à 78 ventouses.
Pénis à renflement médian relativement allongé, à étranglement
préapical bien marqué, avec les lobes nettement convexes en
dehors, les bords de l’échancrure un peu sinués, l’arête interlo¬
baire forte et assez longue, les bandes chitineuses de la ligule
assez larges et non divergentes à l’apex (fig. 19, E). Ç. Élytres
ordinairement aciculés, exceptionnellement lisses (*). L. 25-29 mm.
. cinctus Sharp.
5’. Bordure jaune des élytres indistincte en arrière et s’y résolvant
en nombreuses taches rondes. Dessous brun ferrugineux.
Mésotarses avec un seul article muni d’une brlosse pantaire.
10. Tache testacée clypéale à bord postérieur très fortement con¬
vexe, sans prolongement latéral le long des yeux. <$. Mésotarses
à 1 er article muni d’une brosse plantaire. Pénis subparallèle. Ç.
Inconnue. L. 29-31 mm. nebulosus Gschw.
10’. Tache testacée clypéale à bord postérieur faiblement convexe au
milieu, mais fortement prolongé latéralement en arrière le long
des yeux. Mésotarse à 3 e article seul muni d’une longue touffe
de soies. Pénis assez brusquement rétréci à l’apex. L. 26, 7 mm.
Un seul £ connu (coll. Gschwendtner). incognitus Gschw.
4’. Pronotum et vertex fortement ridés. Dessous testacé ferrugi¬
neux avec le milieu rembruni. <J. Mésotarses dépourvus de brosses
plantaires. Pénis à étranglement préapical peu prononcé, avec
les lobes peu développés. Ç. Élytres lisses. L. 23, 5-24,5 mm.
Un ^ et une Ç seuls connus. indicus Gschw.
3’. Face inférieure des métatibias imponctuée sur sa moitié externe,
non compris les rangées marginales, ou tout au plus avec un seul
point spiculifère. Bord postérieur des métatrochanters sans
denticule près de la base. Mésotarses à trois premiers articles
munis de brosses plantaires, celle du 3 e article très étroite ;
palettes antérieures avec 65 à 70 ventouses. Pénis renflé dans
ses deux tiers basaux, plus étroit et subparallèle dans son dernier
tiers, avec le bord apical concave ; ligule bifide enfourchant la
carinule du sommet comme chez les espèces précédentes. $.
(1) Les traits aciculaires sont toujours très fins et n’occupent que ta base du disque
de l'élytre, parfois même ils sont très réduits, mais ils existent le plus souvent.
70
D r F. GUIGNOT
Élytres aciculés sur la moitié ou le tiers basal. L. 21-24 mm.
. îumatus Sharp.
2’. Milieu du sternite anal et bord postérieur des autres sternites
longitudinalement striolés. Bord externe des ailes métasternales
subconcave à l’extrémité. Apophyses métacoxales subtronquées,
peu divergentes et séparées par un faible angle rentrant. <J.
Mésotarses à deux premier articles munis de brosses de poils
peu développées ; palettes antérieures avec 76 à 80 ventouses.
Pénis long, étroit, étranglé avant l’apex qui est en forme de
groin ; ligule longue, mince, subparallèle à pointe faiblement
arrondie et non bifide. Paramères triangulaires, complètement
striés, sauf à la base et à l’apex, avec le bord ventral muni d’une
frange de poils sur sa dernière moitié. Ç. Élytres lisses. L. 23-
25 mm. lewisianus Sharp
1’. Apophyse prosternale aplanie dans sa moitié antérieure qui est
nettement impressionnée à la base. Épipleures horizontaux,
sauf à la base et à l’apex. Métafémurs tachés de testacé au
sommet. Dessous varié de noir et de testacé. <J. Ongles intermé¬
diaires subrectilignes avec la pointe un peu courbée. Pénis long,
étroit, parallèle, longuement bifide au sommet, ainsi que sa
ligule ; paramères voisins de ceux de tripunctatus. Ç. Pronotum
aciculé sur les côtés et le long de la base, élytres aciculés sur les
deux premiers tiers. L. 28-30 mm. tibialis Sharp.
Sous-groupe senegalensis
Ce sous-groupe extrêmement homogène, se montre d’une détermination
très ardue et même souvent impossible chez les Ç, car l’examen de l’aedeagus
permet seul, maintes fois, de séparer les espèces à coup sûr.
Dans la collection Régimbart figurent sous le nom de C. marginellus Rég.
trois exemplaires. D’abord les deux types qui proviennent du Gabon (cap
Lopez, Mocquerys leg.) : un $ et une Ç, dont le premier porte sur une étiquette
l’inscription « marginellus Rég. n. sp. » de la main de Régimbart. Or ce sont
des senegalensis Aubé, comme le démontre péremptoirement l’aedeagus de
l’exemplaire $ que j’ai examiné. Ces deux insectes sont un peu mutilés : il
manque au $ le protarse gauche et la patte postérieure gauche, à la Ç les ongles
du protarse droit, le mésotarse gauche et la patte postérieure gauche ; cette Ç
présente sur les côtés du pronotum une très fine sculpture sexuelle constituée
par la condensation du pointillé et par quelques ridules dans tous les sens.
A la suite se trouve un g du Tanganyika, également un peu mutilé, auquel
font défaut le mésotarse et le métatarse gauches. D’après la forme du corps
et la structure du pénis il est indiscutable qu’il s’agit là d’une autre espèce
qui paraît identique à la forme récemment décrite par M. L. Gschwendtner
sous le nom de senegalensis var. longulus. Mais ce troisième exemplaire de la
COLEOPTERA DYTISCIDAE
71
collection Régimbart n’est pas un des types, puisque la description originale
ne mentionne que les individus capturés au cap Lopez, et du reste elle ne s’ap¬
plique pas complètement au troisième individu.
Marginellus Rég. est donc identique à senegalensis Aubé et le nom de lon-
gulus Gschw. paraît seul valable. Mais ce nom lui-même, ayant été déjà attri¬
bué parM.L.GscHWENDTNER à une autre espèce de Cybister \oisine du modestus
Sharp, ne peut être conservé et sera remplacé par celui de Guignoti Gschw.,
suivant la note rectificative ci-dessous, envoyée par cet entomologiste pour
être publiée ici ( 1 ).
D’autre part j’ai reçu jadis de M. Favarel un petit Cybister provenant
de la Haute-Guinée française qui lui aussi constitue certainement une espèce
nouvelle. Quoiqu’il ne fasse point partie du lot des Dytiscidae est-africains,
je donnerai cependant sa description en même temps que celle d’un autre
Cybister nouveau de la Kenya Colony.
Tableau des espèces africaines voisines de Cybister senegalensis Aubé
1. Forme moyennement ou peu convexe, plus ou moins rétrécie
en avant et dilatée en arrière. Apophyse prosternale presque
toujours légèrement impressionnée à la base. Pénis avec un
étranglement préapical.
2. Forme moyennement convexe, assez large, médiocrement
rétrécie en avant. Bordure testacée des élytres ne débordant
généralement pas en dedans à la base celle du pronotum. <$.
Pénis à sommet étroitement arrondi, à bord antérieur des lobes
basaux convexe (fig. 20, A), L. 18-21, 5 mm. senegalensis Aubé.
—- Dessous noir. /. typ.
— Dessous ferrugineux. ab . Seidlitzi Ragusa.
2’. Forme généralement peu convexe, assez étroite et fortement
rétrécie en avant. Bordure testacée des élytres débordant sou¬
vent en dedans à la base celle du pronotum. <J. Pénis à sommet
non arrondi, mais acuminé ou échancré.
3. Apophyse prosternale étroite, subparallèle, à faces latérales
d’abord verticales puis inclinées. Dessous noir ou ferrugineux
noirâtre. Mésotarses à 3 premiers articles feutrés en dessous.
(1) « Cybister senegalensis var. Guignoti nom. nov. »,
« Widme diese Variétât, deren Beschreibung im Jahre 1935 in den Annals of the
« Transvaal Muséum, Vol. XVII, Part I, p. 23, unter dem Namen Cybister senegalensis
« var. longulus Gschw. erschienen war, meinen lieben Kollegen D r F. Guignot, Avignon,
« nachdem ich dengleichen Namen bereits einer anderen Cybister- Art. (beschrieben
« in der Rev. Zool. Bot. Afr. XXII, I, 1932, p. o'J) vergeben hatte. »
« L. Gschwendtner. »
Les différences péniennes justifient même, à mon avis, l'érection de cette variété en
espèce véritable.
72
Dr F. GUIGNOT
Pénis acuminé au sommet, bilobé à la base (fig. 20, B). Espèce
très variable. L. 16-18 mm. (f. typ.). Guignoti Gschw.
Les exemplaires malgaches ont tout à fait la forme et la taille
de senegalensis, mais le pénis conserve la structure caractéris¬
tique de Guignoti Gschw... var. pseudo-senegalensis, n. var.
A B C />
Fig. 20. Pénis de C. senegalensis Aubé et des espèces voisines. A, senegalensis Aube;
B, Guignoti Gschw., nov. nom.; C, Alluaudi, n. sp.; D, Favareli, n. sp. (Xl2).
3’. Apophyse prosternale légèrement dilatée en avant, à faces
latérales inclinées dès la surface ventrale. Dessous ferrugineux
foncé. <$. Mésotarses à 4 premiers articles feutrés en dessous.
Pénis échancré au sommet, monolobé à la base (fig. 20, C).
L. 18, 5 -19,2 mm. Alluaudi, n. sp.
1’. Forme très convexe, non rétrécie en avant, non élargie en
arrière. Apophyse prosternale impressionnée ou non à la base. <$.
Pénis sans étranglement préapical.
4. Antennes brunes à premiers articles testacés. Ponctuation de la
tête plus dense près des yeux. Apophyse prosternale non impres¬
sionnée à la base. Métatrochanters à sommet terminé en pointe
courte et mousse, çf. Pénis à sommet échancré. L. 15,5 - 20,5 mm.
. Schoutedeni Gschw.
4’. Antennes testacées, concolores. Ponctuation de la tête partout
très écartée. Apophyse prosternale impressionnée à la base.
Métatrochanters à sommet étiré en pointe aiguë. çf. Pénis à
sommet non échancré et muni d’une forte arête dorsale (fig. 20,
D). L. 19 mm. Favareli n. sp.
COLEOPTERA DYTISCIDAE
73
Cybister senegalensis Aube
Aubé, Spec. Col. VI, 1838, p. 72.
Un très petit nombre d’exemplaires seulement de cette espèce si répandue.
A ce propos je signalerai qu’après examen des types de C. rufiventris Rég.
je ne puis trouver aucune différence entre eux et le senegalensis , pas même
dans l’aedeagus. La bordure jaune antérieure du pronotum, signalée dans la
description originale, n’existe qu’à l’état de bien vague vestige. Il y a donc
lieu de réunir les deux formes, mais comme le dessous du corps est ferrugi¬
neux, c’est à l’ab. Seidlitzi Ragusa qu’il convient de rapporter l’espèce de
Régimbart.
Kenya Colony : Nairobi (Ch. Alluaud, mars 1909).
Cybister Alluaudi, n. sp.
Très voisin de Guignoti Gschw. dont il se distingue à peine'par l’apophyse
prosternale un peu plus large en avant, avec les côtés non pas verticaux mais
fortement inclinés dès la surface ventrale. Mais les caractères sexuels ne laissent
pas le moindre doute sur sa valeur spécifique.
<J. Brosses plantaires des mésotarses occupant les quatre premiers articles.
Pénis large avec l’étranglement préapical faible, l’apex large, à bord terminal
légèrement échancré au milieu, ligule mince, chitinisée, bifide, remarquable
par sa brusque dilatation basale en un grand lobe ou plaque un peu en forme
de pelle, membraneuse au milieu, chitinisée sur le pourtour et formant en
dessous une sorte de poche ouverte en arrière, comme chez senegalensis et
Guignoti Gschw., mais plus étroite et plus longue (fig. 20, C). Paramères
étroits, arqués, avec le bord ventral garni dans ses deux tiers apicaux d’une
frange de poils et marqué dans ses deux tiers basaux de stries profondes qui,
à la base elle-même, s’étendent sur toute la largeur de la face externe. Chez
senegalensis et Guignoti les brosses plantaires n’occupent que les trois premiers
articles du mésotarse, le pénis a une toute autre structure et les paramères ne
possèdent que de vagues stries et seulement à la base.
Kenya Colony. Type $ (long. 19,2 mm.) de la région littorale : Tiwi
(Alluaud et Jeannel, novembre 1911, st. 5), dans la collection du Muséum
national d’Histoire naturelle de Paris ; allotype Ç du Turkana nord : Lokitang,
750 m. (Mission de l’Omo, janvier 1933), dans ma propre collection.
Cybister Favareli, n. sp.
Il y a peu à ajouter aux caractères inscrits dans le tableau ci-dessus. L’es¬
pèce est très voisine de senegalensis. Comme celle-ci, elle a les antennes tes-
tacées, concolores, la ponctuation de la tête est très fine, partout très écartée,
l’apophyse prosternale étroite, faiblement impressionnée en avant, les méta-
74
D r F. GUIGNOT
trochanters à sommet étiré en une pointe aiguë. Elle s’en distingue par la
forme bien plus épaisse, plus convexe, très faiblement dilatée en arrière, à
peine rétrécie en avant et par suite presque subparallèle. Le pénis est
long ,mince, subparallèle dans sa moitié apicale, avec l’apex noir et étroi¬
tement arrondi au sommet et muni du côté dorsal d’une très forte arête, la
ligule longuement bifide avec l’extrémité incomplètement chitinisée (fig. 20,
D). Paramères aliformes, à bord ventral garni sur un peu plus de son tiers
apical d’une frange de poils, plus fournie au sommet, à face externe marquée
vers le milieu de nombreuses stries transversales serrées et superficielles.
Long. 19 mm.
Haute-Guinée Française : Kan-kan (Geo Favarel leg.) Un seul $ type,
dans ma collection.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 32.
1s> Janvier 19SS.
COLEOPTERA
XI. PAUSSIDAE
VON
August Reichensperger (Bonn)
Das Gebiet nôrdlich von Nairobi bis zum Rudolf-See ist in Bezug auf
seine Paussidenfauna bisher überhaupt nicht durchforscht. Als Ausstrah-
lungsweg von Abessinien her nach Süden ist es aber von besonderer tiergeo-
graphischer Bedeutung. — Leider ist die Ausbeute, welche mir Herr Profes-
sor Dr. Jeannel, dem auch an dieser Stelle ganz besonderer Dank abgestattet
sei, zur Bestimmung übersandte, nicht sehr umfangreicb ; sie umfasst 16 Exem-
plare in 5 Arten, welche aile bereits bekannt sind. Icb führe sie im folgenden
unter kurzen Hinweisen auf sonstige Verbreitung nach der Reihe der Sta-
tionen auf.
Paussus spinicoxis Westwood
3 Stücke von Station 7 : Thika Falls, 1.700 m., 25 11 1932.
Es dürfte dies für die an sich weitverbreitete süd — und zentralafrikanische
Art der bisher nôrdlichste Verbreitungspunkt sein ; aus dem Tanganjika-
Territorium kenne icb sie von mehreren Orten bis zum Kilimandjaro, stel-
lenweise hâufig.
Paussus Cridae Gestro
4 Stücke von Station 7 : Thika Falls, 1.700 m., 25 XI 1932.
Die Verbreitung dieser Art deckt sich an vielen Stellen mit derjenigen
voriger Art, erstreckt sich aber viel weniger weit nach Süden. Nordwârts
kenne ich sie vom Tanganjika-Territorium etwa aus der Hôhe von Baga-
moyo, landeinwârts von Dar-es-Salaam erhielt ich sie nicht allzu selten.
P. Cridae kann in bezug auf die Ausbildung des Stirnhorns und des Brust-
schildes innerhalb verhaltnismàssig weiter Grenzen variieren, ebenso kann die
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
6
78
A. REICHENSPERGER
Farbung von kastanienbraun bis zu dunkelbraun gehen, dagegen sind d
Fühler und Punktierung von Flügeldecken und Pygidium recht konstant.
Stücke aus dem ôstlichen und nôrdlic.hen Kongo, aus dem Tanganijka-Gebiet
und die vorliegenden vom Thika weisen durchschnittlich etwas breitere und
weniger tiefe Einsenkung des hinteren Brustschildteiles auf. Zwiscben den
in Abbildung 1 a und b dargestellten Extremen gibt es eine ganze Reibe
Abstufungen, unabhangig vom Geschlecht; auch die Wôlbung des vorderen
Teiles kann verschieden sein und
gelegentlich erinnert der ganze Pro¬
thorax fast mehr an P. rotundicollis
Wasm., bei welchem aber die eben-
falls glanzende Füblerkeule am
ganzen Flinterrande gefurcbt ist.
Das Stirnhorn ist zwar stets hôher
als bei normalen P. spinicoxis, doch
. „ „ ., „ kann seine Basis mehr oder weniger
Fig. 1. 1‘. Cndae, Brustschiln, breite .
und schmale Form. auf dem Scheitel ausgedebnt sein,
ebenso kann der Verlauf der Sei-
tenkanten des Stirnhorns etwa zur Augenmitte hin oder weiter nach vorne
gerichtet sein. Soweit ich nach den zahlreichen Stücken von P. Cridae, die mir
im Laufe der Jahre vorlagen, sagen kann, ist eine feste geographische Ras-
senbildung nocli nicht eingetreten ; es lag mir aber aus nordôstlichen Gegen-
den weit hàufiger der breite, aus dem südlichen und westlichen Kongogebiet
weit ôfter der scbmalere Typus vor. Die Kôrpergrôsse bleibt bei beiden Typen
durchschnittlich dieselbe, 7-7 1 /2 mm.
Paussus verticalis Reiche
2 Stücke von Station 22 ; Turkana-Süd, 800-1.000 m., 20 I 1933, und 5
Stücke von Station 24 : Lokitang, 750 m., 22 -24 I 1933.
Die Verbreitung dieser schon 1857 bekannt gewordenen mehrfach verkann-
ten Art mit Stirnhorn geht von Abessinien aus, wo sie bis zu 2.300 m. aus-
steigend stellenweise recht hâufig ist ; Raffray ; Kristensen in grosser
Anzahl; sie erstreckt sich auch auf Eritrea und auf Nubien. Turkana dürfte
der südlichste bisher bekannte Fundort sein.
Paussus adnexus Reichensperger
1 Exemplar von Station 29 ; Kitale, 2.100 m., 2 III, 1933.
In Form, Grosse und dunkler Farbung mit der von mir beschriebenen
Type (Entomol. Blatter, Bd. 29, 1933, S. 15) vôllig übereinstimmend, aber
mit etwas kleinerer weniger dicht und gleichmâssig punktierter, daher etwas
mehr glanzender Fühlerkeule ($). Das senkrechte regelmâssig kegelfôrmige
Stirnhorn hat eine etwas breitere Basis als bei der Type. Letztere stammt aus
dem Sudan, Bahr Djur.
COLEOPTERA, PAUSSIDAE
Paussus laevifrons Westwood
1 Stück von Station 35 : Kacheliba, 1.300 m., 30, III, 1933.
Ein verhâltnismâssig dunkel gefarbtes Exemplar, das mit typischen Sene-
galstücken übereinstimmt. Die Art ist vom Sénégal bis Abessinien - Eritrea,
aucb ins nôrdliche Kongogebiet verbreitet ; die Kenia-Gegend dürfte einen
der südlichsten Yerbreitungspunkte darstellen.
NACHTRAG
Reisen von Ch. Alluaud und R. Jeannel
Die im folgenden aufgefübrten Paussiden, die mir in liebenswürdiger
Weise von Herrn Professor Dr. R. Jeannel zur Bearbeitung überwiesen
wurden, stammen von mehreren Reisen ber, welche in den Jahren 1903
bis 1912 teils von Herrn Cb. Alluaud allein, teils von diesem und Herrn
R. Jeannel unternommen wurden. Das ganze Sammelgebiet erstreckt sicli
etwa vom Kilimandjaro nordwestlich über Nairobi bis Kavirondo und
Uganda ; das Ergebnis ist aus dem Grande von Interesse, weil dies Gebiet in
Bezug auf unsere Grappe wenig bekannt ist und weil es ein Zwischenglied
zwiscben dem besser durchforschten ebemaligen Deutscb-Ostafrika und dem
von der spâteren « Expédition de l’Omo » durcbzogenen Landstrich Na ; robi-
Rudolfsee darstellt. Neben drei neuen Arten, die hierunter beschrieben werden,
lagen einige Formen vor, die dort kaum zu erwarten waren, die restlichen sind
teils von Abessinien teils vom Mandatsgebiet bereits bekannt. — Eine neue
Unterart von Cerapterus Smithi Mac Leay, die man auf Grand der Beborstung
und Grosse auch als Art auffassen kônnte, wurde früher schon von Kolbe
beschrieben.
Cerapterus Smithi Mac Leay, subsp. Alluaudi Kolbe
Von dieser sehr charakteristiscben Unterart (Kolbe, Entomol. Blâtter,
22, 1926, S. 12 ; und D. Ent. Ztschr., 1928, S. 4) lagen mir eine Type und drei
weitere Stücke vor, die aile die bezeichnende Beborstung tragen, aber in
Grosse und Fàrbung variieren. Das von Kolbe bezettelte Typenexemplar
ist heller als 2 weitere offenbar mehr ausgefarbte Stücke mit pechscbwarzem
Kopf und dunkelbraunen Flügeldecken, wie sie auch die Stammart zeigt.
Die vier Stücke sind Uc? ; das kleinste misst nur 11,5 mm., das grôsste 15 mm.
bei 5,6 mm. Breite.
Herkunft wie bei der Type : Brit. Ostafrika, Pori de Sérenghéti ; — Bura
à Tavéta (Ch. Alluaud, IV-1904), 3 Stücke ; ferner 1 Stück : Kilimandjaro
(zone inférieure) (Cb. Alluaud, 1904).
80
A. REICHENSPERGER
Cerapterus Denoiti Wasm.
Die Art ist von Kamerun her bis nach S. W. Abessinien hin weitverbreitet
und etwas variabel in Kôrpergrôsse, Ausbildung des Hakenflecks und Brust-
schildes; charakteristisch sind die Punktierung, die Beborstung und die
Fühlerausbildung.
1 Stück, Baie de Kavirondo, Victoria Nyanza, N. E. (Ch. Alluaud, IX-X
1903).
Pleuropterus laticomis Kolbe
Ein Stück lag vom Kilimandjaro (Zone des Cultures, 12-1.500 m.) vor,
(Ch. Alluaud, 1904). Kolbes Type stammte etwas südlich aus dem Hinter¬
land von Tanga.
Pleuropterus curvidens, n. sp.
Die Art gehôrt der Untergattung Pleuropterinus Wasm. an. Kôrperform
verhaltnismassig schlank, schmal ; Oberflâche mit Ausnahme der glânzenden
Fühler und Beine mebr oder weniger matt, überall zerstreut lang abstehend
behaart. Flügeldecken gelblicbbraun mit nicht sehr breiten schwarzen distal
bogenfôrmig verbundenen Lângsstreifen ; Fühler, Brustschild und Beine
Fig. 2. PI. curvidens n. sp. Fülher: Leitz Zeichenapparat, ükular G 8, Obj. 2.
rotbraun. — Der Kopf mit vorspringenden Augen ist auf dem Scheitel selir
schwach teils feinrunzelig punktiert ; Stirnbeule gleichmâssig konvex, deutlich
entwickelt, Làngsfurche fein ; Fühler mit kraftigem sehr breitem erstem
Glied ; die Fühlergeissel stark, mâssig lang, an Breite allmâhlich abnehmend,
1. Geisselglied aufîallend breit mit sehr kraftigem abwârts gebogenem
dreieckigem fast spitz zulaufendem Basalzahn ; 2. Glied über 3 mal breiter
als lang, über dem Basalzahn stark eingekerbt; die weiteren Glieder treppen-
artig verschmalert, schwâcher eingekerbt bzw. eingebuchtet ; Endglied
verhaltnismassig klein etwa so lang wie breit, apikal gerundet (Abbildung 2).
Das Halsschild ist quer, gut ein Drittel breiter als lang, an den Vorderecken
am breitesten nach hinten allmâhlich etwas verschmalert ; die Vorderecken
COLEOPTERA, PAUSSJDAE
81
nach vorne gerundet vorstehend; Seitenrand schmalwulstig, die Furche zu den
Vorderecken hin fast verlôschend ; Wôlbung hoch, scharf làngsgefurcht, die
Furche vorne in ein deutliches Langsgrübchen übergehend ; die binteren
Seitenwulste breit gerundet vorspringend, vorher verschmâlert ; hintere
Grube vorne steil dann flach mit breitem sehr glânzenden fast elliptischem
Boden (Abbildung 3). Vorderecken und Wôlbung fein punktiert, zerstreut
langhaarig. Flügeldecken gewôlbt, liber doppelt so lang wie breit mit drei
hohen kraftigen Lângsrippen, deren âusserste, viel weniger hoch, im vor-
deren Drittel schwindet. Punktierung sehr dicht, deutlich, matt. Rippen
und Zwischenrâume zerstreut fein abstehend langhaarig.
Das Pygidium ist breit zugerundet mit etwas aufgebogenem Ende (<J), der
Aussenrand ist dicht fein behaart, die Oberflâche ist matt, sehr fein punk¬
tiert und mâssig dicht abstehend fein behaart, die Fàrbung ist proximal
schwarz, nach aussen folgt ein sehr
breiter hellbrauner Rand. — Die
Beine sind rotbraun, sehr glânzend,
abstehend zerstreut fein behaart.
Kôrperlânge 9 mm. Breite etwa 3,5
mm.,Lange derFühlergeissel 3,2 mm.
Die Holotype trâgt die Bezeichnung :
Machakoo, Wa-Kamba (F. Thomas,
X 1903). Machakos liegt auf der
Athi-Ebene, 1.600 hoch, südôstl. von
Nairobi.
Die Art ist durch die Ausbildung
der Fühlerkeule, des Brustschildes und
durch die Skulptur und Behaarung scharf gekennzeichnet. Das Brustschild
zeigt in der Tendenz der Vordereckenbildung Aehnlichkeit mit PL flavoli-
neatus Kraatz, der aber glânzende rippenlose Flügeldecken und ganz andere
Fühler hat ; au ch das Brustschild von PL trapezicollis ist âhnlich gestaltet,
aber im Verhâltnis breiter, zudem sind bei diesem die Fühler viel schlanker
und die Glieder nicht so eingebuchtet und distal vorspringend, auch fehlt
die abstehende Behaarung fast vôllig (vergl. die Abbildungen der Fühler bef
Wasmann n° 240, Tijdsch. v. Entom., 65, 1922, Tafel 1). —- Eine derart
starke Basalzahnbildung ist bei keiner bisher bekannten Art vorhanden. Die
abstehende lange Behaarung erscheint auch bei PL Lujae Wasm., doch ist
dieser glânzend, Brustschild und Fühler sind ganz verschieden. — In der
Ausbildung der Rippen erinnert die neue Art am meisten an den plumperen
und in Brustschild und Fühlern anders gestalteten PL alternans Westw.
Pleuropterus Jeanneli, n. sp.
Der alternans-Grwppe (subg. Pleuropterinus Wasm., 1918, p. 79) zugehôrig
und dem P. alternans nâchstverwandt. —Der Kopf mit den Fühlern, Prothorax
82
A. REICEIENSPERGER
und Beine sind mehr oder weniger dunkelrotbraun, Flügeldecken schwarz
mit Ausnahme des Seiten- und Hinterrandes sowie der krâftigen Mittel-
rippe und des Nahtrandes, welche schmal rotbraun sind. Die Fühler sind
glânzend, Kopf und Brustschild mit Ausnahme der hinteren Grube ziemlich
matt, Flügeldecken dicht sehr fein punktiert und ganz matt mit Ausnahme
der beiden Rippen. Am Kopf springen die Augen weit vor, die Punktierung
von Stirn und Scheitel ist grob, teils runzelig, der Scheitel ist neben dem hin¬
teren Augenrand jederseits eingedrückt, Stirnschwiele mit feiner scharfer
Lângsfurche. — Die Fühlerkeule ist krâftig, fast parallelseitig, aber aile
Fig. 4. Pl. Jeanneli n. sp. Fühler, gleiche Vergrüsserung.
Glieder im Verhaltnis viel breiter als bei Pl. parallelicornis Wasm., jedes
Glied wenigstens 2 1/2 mal breiter als lang * der innere Basalzahn springt
deutlicher vor als bei jenem aber viel weniger als bei PL allernans ; das letzte
Glied ist breiter und kürzer als bei den beiden Vergleichsarten (Abbildung 4).
Das Verhaltnis von Fühlerlànge zu Fühlerbreite in der Mitte betrâgt bei
PL Jeanneli 25 : 7 gegen 25 : 5 bei Pl. parallelicornis. — Der Prothorax ist
im Grundbau ahnlich alternans, aber kürzer, die Vorderecken sind mehr
stumpf gerundet, die Hinterecken stârker vortretend ; der im Gegensatz zu
parallelicornis sehr krâftig entwickelte
erhôhte Seitenrand ist viel schmâler und
innen noch scharfer gefurcht als bei
alternans. Der durch eine scharfe Lân¬
gsfurche geteilte Mittelhôcker fâllt nach
hinten schrâg ab (bei alternans steil) ;
er ist seitlich weniger stark und breit
eingedrückt als bei alternans , aber viel
stârker als bei parallelicornis ; die basale
Aushôhlung ist enger und tiefer als bei
Fig. 5. Pl. Jeanneli Pronotum,
gleiche Vergrüsserung
alternans , die Seitenwânde sind oben
gerundet, ihr hinterer Vorsprung ist in
gleicher Ebene, nicht aufwârts gebogen
(Abbildung 5).
Die Flügeldecken sind fast parallel, etwa 13/4 mal langer als in der Mitte
breit, zum Schildchen stark abfallend mit krâftig vorspringender Kielung.
Auf den Decken sind nur der mittlere schwarze und der âussere gelbe Lângskiel
COLEOPTERA, PAUSSIDAE
83
kraftig entwickelt, wenn auch viel weniger scharf als bei alternans ; dagegen
ist der bei diesem kràftige aussere schwarze Kiel verloscben. Die Punktie-
rung ist viel feiner und nicht ganz so dicht wie bei alternans ; bei paralleli-
cornis ist eine Punktierung kaum vorhanden und aile Kiele sind mehr oder
weniger verloschen. — Das Pygidium ist tief schwarz, nach dexn Rande zu
dunkelrotbraun, sehr dicht und fein punktiert, dazwischen zerstreut etwas
grôbere Pünktchen mit ganz kurzen staubartigen Hârchen.
Kôrperlânge 9,5 mm., Breite 4,1 mm., Lange der Fühlergeissel 3,5 mm.
Die Holotype stammt von Taveta, engl. Ostafrika, 750 m. St. 65 (Alluaud
und Jeannel, Marz 1912).
Die intéressante durch die Form der Fühler, die Prothoraxbildung und die
Rippenausbildung der Decken gut gekennzeichnete Art bildet in jeder
Hinsicht das Zwischenglied zwischen PI. alternans und PL parallelieornis,
von welchen mir Paratypen zum Vergleich vorliegen. Am geringsten diffe-
renziert erscheint parallelieornis, der in verhâltnismâssiger Einfachheit nur
von PI. simplex Reicbensp. aus Sierra Leone übertroffen wird, welcher eben-
falls ziemlich schmale Fühler besitzt.
Als am weitesten in difïerenzierter Entwicklung fortgeschritten erweisen
sich demnach aus dem Subgenus Pleuropterinus : der stidôstliche PI. alternans,
der ôstliche PL flavolinaetus Kraatz, die nordôstlichen PL Jeanneli und
PL curvidens Reichensp. ferner die drei im Kongogebiet bis zum Unterlauf
verteilten PL Ferranti Reichensp, Dohrni Rits. und Lujae Wasm. Die bislang
bekannten westlicheren Formen sind geringer differenziert. — Aile Arten
scheinen gleich der Gattung Pentaplatarthrus an die verschiedenen Arten und
Rassen von Myrmicaria gebunden zu sein. Für Pentaplatarthrus gibt es
ofïenbar zur Fortpflanzungszeit auch sog. Zentralkolonien, wie sie Wasmann
für Lomechusa und Atemeles feststellte; das wird u. a. durch einen Fund
meines Freundes Hennings im Tanganyika-Territorium erwiesen, der in
einem einzigen Myrmicaria- Nest über 130 Pentapl. Gestroi feststellte,
wahrend Nachbarnester frei waren.
Paussus procerus Gerst.
1 Stlick der in Abessinien und [Nachbargebieten verbreiteten Art lag vor
von Pori de Sérenghéti, Station 63 Mbuyuni 1.150 m., Ch. Alluaud et R. Jean¬
nel, 14 III 1912.
Paussus laevifrons Westw.
Yom Sénégal bis ins abessinische Hochland verbreitet. Uganda, Prov.
d’Unyoro (Albert Nyanza) Alluaud, II 1909, 1 Stück.
Paussus Gloetzei Kolbe
Nur in einem Stück nôrdlich dem Nyassa-See bekannt ; auch in meiner
Sammlung aus der Tanganyika-Gegend ; vorliegendes Exemplar aus dem
84
A. REICHENSPERGER
Pori de Sérenghéti, Station 63, Mbuyuni hat den bisher nôrdlichsten Fundort
der Art (Ch. Alluaud et R. Jeannel, III 1912).
Paussus cylindricollis Wasmann
Ein mit der Type von Udjidji ganz übereinsteimmendes Stück lag aus der
W üstenregion südlich Mombassa vor ; die Fühlerkeule ist durch Kleinheit
und Kürze sehr auffallend.
Afrique or. angl. ; Tiwi, Station 5, XI 1911 (Ch. Alluaud et R. Jeannel)
Paussus planicollis Raffray
Mehrfacb vorliegend ; 1 Stück nur mit Abessinien bezeichnet ; von dort
debnt sich die Art bis zum Kilimandjaro und weiter südlich aus : Versant
sud-est, zone inférieure, April 1912, 2 Stücke, (Alluaud et Jeannel); ferner
2 Stücke von Station 10, Nairobi, Nov. 1911.
Paussus Chappuisi, n. sp.
Diese neue Art ist dem P. rusticus Per. nabe verwandt. Kôrper kraftig,
hellkastanienbraun, glânzend, mehr oder weniger zerstreut fein und kurz
behaart. Kopf rundlich, mit den groben vorstehenden Augen quer ; Stirn
und Scheitel vom Klypeus schrâg aufsteigend bilden die Basis eines kraftigen,
mit der Spitze nach hinten gerichteten kegelfôrmigen Stirnhorns, das apikal
mit einigen Bôrstcben besetzt ist (Abbildung 6a). Klypeus zugerundet in der
Mitte etwas stumpfwinkelig, mit einer feinen schwarzen Randlinie versehen,
wie die Stirn glânzend, glatt, unpunktiert. Erstes Fühlerglied kraftig, deutlich
langer als breit, Innenflâche fast recbteckig, oben zugerundet ; Fühlerkeule
fast doppelt so lang wie in der Mitte breit, langoval mit gerade abgeschnittener
Basis, deren Innen- und Aussenwinkel fast rechteckig ist; Basalzahn nicht
vorhanden; Rand ringsum mit feiner scharfer Linie, Oberflâche mâssig
konvex, fein punktiert und staubartig pubeszent, Unterseite in der Mitte
stârker, basal kaum konvex ; der Vorderrand ist fast gerade, der Hinterrand
hat vier feine Kerben mit anschliessenden schwachen Furchen ; die erste
basale Furche ist àusserst schwach entwickelt (Abbildung 7 a.).
Der Prothorax ist über die Mitte eingeschnürt ; der vordere Teil ist etwa so
breit wie der Kopf samt Augen, seitlich gerundet, oben gleichmâssig konvex
ohne Lângsfurche ; der hintere Teil ist etwa 1 /4 kürzer und 1 /3 schmâler als
der vordere, mit geraden Seiten, nach hinten gleichmâssig verbreitert ; vor
dem Hinterrand eine deutliche Querfurche, die ganze Oberflâche zerstreut
punktiert und fein behaart. — Flügeldecken breiter als der Prothorax, mit
vorstehenden, fast rechtwinkelig gerundeten Schultern, zusammen etwa
doppelt so lang wie von oben gesehen über die Mitte breit, glânzend, zerstreut
grob punktiert. — Pygidium schwach konvex, etwa halbkreisfôrmig, sehr
fein gerandet, zerstreut ziemlich grob punktiert, glânzend. —- Beine glatt,
COLEOPTERA, PAUSSIDAE
85
glânzend, kaum behaart ; die Schenkel sind etwas keulenfôrmig, die Hinter-
schenkel deutlich verbreitert ; Schienen etwas zusammengedrückt, innen mehr
behaart.
Kôrperlânge 8,6 mm., Breite tast 3,6 mm., Lange der Fühlerkeule 2,1 mm.
Type und zwei Paratypen lagen mir vor mit der Bezeichnung : Kilimandjaro,
Südost Hang, Neu-Moschi, 800 m., St. 72, april 1912 (Alluaud und Jeannel).
Trotz naher Verwandtschaft und Aehnlichkeit mit P. rusticus Per. ist die
neue Art deutlich von diesem unterschieden und man kann sie als nôrdliche
vikariierende Art auffassen, die auch etwas deutlicher differenziert ist als die
Fig. 6. Kopf von : a P. Chappuisi
n. sp., b P. ruslicus Peringuey ;
gleiche Vergrôss.
Fig. 7. Fühler von : a P. Chapuisi,
b P. rusticus, wie vorige.
südliche. — Die Unterscbiede ergeben sich bereits klar aus den Abbildungen
von Kopf und Fühler (<£<? beider Arten) ; sie treten ferner hervor am Brust-
schild, das bei P. Chappuisi stârker eingeschnürt und im hinterenTeile schmaler
ist ; der vordere Teil hat ferner bei rusticus die breiteste Stelle weiter vorne,
bei Chappuisi liegt sie kurz vor der Mitte ; der hintere Teil ist bei rusticus
oben Hacher, die Querfurche ist kaum angedeutet, die Seiten sind fast parallel,
wàhrend sie bei der neuen Art deutlich nach hinten divergieren ; Punktierung
und Behaarung des Prothorax sind bei ihr kraftiger, ebenso ist die Punktie¬
rung der Flügeldecken stârker aber etwas zerstreuter. — Beide Arten stehen
deutlich gesondertvon den übrigen mit Stirnhorn versehenen Formen ; über
ihr vermutliches Verhaltnis zu Kolbes Edaphopaussus-Begr'Æ wird an anderer
Stelle gesprochen werden.
Paussus Collarti Reichensperger
Mit meiner Type übereinstimmend liegt ein Stück nebst Wirtsameise
(Pheidole) aus dem Rift Valley : Lac Naivasha, nôrdl. Nairobi, vor, 1.900 m.
86
A. REICHENSPERGER
(Ch. Alluaud et R. Jeannel), Station 14, XII 1911. — Bisher von N. O. Kon-
gogebiet.
Paussus viator Péringuey
Ein erstaunliches Vorkommen, da bisher nur im Südosten Afrikas festge-
stellt; der Yergleich mit einem Stück meiner Sammlung aus Pietermaritz¬
burg, Natal, ergab vôllige Uebereinstimmung.
1 Stüek von Station 67 : Kilimandjaro, versant sud-est, Kilema, 1.440 m.
(Ch. Alluaud et R. Jeannel), III, 1912.
Paussus subarcuatus Reichensperger
Zwei vorliegende Exemplare stimmen weitgehend mit der Type überein,
die aus dem Kongogebiet (Lusengi) herstammt. Die Fühlerkeule des ist
ein wenig langer als die des Ç ; sonst ist kein merklicher Unterschied. — Als
Wirtsameise lag eine Pheidole sp. prope Ilgi bei.
Rift Valley : Lac Naivasha, 1.900 m., Station 14 (Ch. Alluaud et R. Jeannel),
Dez. 1911.
Paussus Oertzeni Kolbe
Ein Stück dieser ostafrikanischen, dem westafrikanischen P. microcephalus
ehr nahe verwandten Art lag mit der Bezeichnung Kilimandjaro vor.
Paussus Conradti Kolbe
Bisher nur wenig bekannt und erwahnt, vereinzelt im Norden des ehema-
ligen Deutsch-Ostafrika.
Liegt von Nairobi vor (Ch. Alluaud), 2 semester 1903.
Paussus Aldrovandii Gestro
Eine Art von weitester Verbreitung und stellenweise haufig in Pheidole
Nestern. Es lagen mir 15 Stücke von Station 10, Nairobi ; (Alluaud, 1903).
Sie wurden mit der Type Gestros verglichen.— Nairobi ist m. W. der nôrd-
lichste Fundort ; ich besitze und sah Exemplare der Art von Kapland, von
Pretoria, von Katanga und nôrdlichern Distrikten des Kongogebietes, von
Ngerengere westl. von Daresalam u. a. m.
Vom Mount-Elgon-Gebiet, welches die Omo-Expedition erforschte, liegen
mir aus der zoologischen Staatssammlung München zwei Paussiden vor, die
hier zweckmassigerweise angeschlossen werden konnen.
Es handelt sich um eine bekannte Art und um einen neuen sehr karakte-
ristischen Cerapterus der Untergattung Orthopterus aus der naheren Verwandt-
schaft des C. splendidus Wasm.
COLEOPTERA, PAUSSIDAE
87
Cerapterus elgonis, n. sp.
Zu den kleineren Arten gehôrend ; Kopf, Flügeldecken, Pygidium und
Unterseite des Hinterleibes schwarz-braun, màssig glânzend, Fühler und Beine
dunkelbraun, Flügeldecken mit deutlicbem, kurzem, aussen etwas lângerem
Hakenfleck, (âhnlich wie bei C. laceratus ). — Kopf oben flach, zerstreut
punktiert und lang beborstet, mit den vorstehenden Augen etwa zwei Drittel
der Pronotumbreite einnehmend ; Basalglied der Fühler fast quadratisch,
wenig breiter als lang. Fühlergeissel lang, verhâltnismâssig schmal, fast paral-
lelseitig, mit den beiden letzten Gliedern den Hinterrand des Pronotums
überragend, drei und einhalb mal langer als breit, Glied 2-9 durchweg
dreimal breiter als lang ; Endglied so lang wie breit, fast gleichmâssig zuge-
Fig. 8. C. elgonis n. sp. Fiilher, Glied 3-10. Ok. G 8, Objecliv 2.
rundet, etwas kürzer als die drei vorliegenden Glieder zusammengenommen
(Fig. 8). Aile Glieder sind ziemlich dicht fein punktiert und zerstreut behaart.
Pronotum queroval mit gerundeten Seiten, nicht ganz doppelt so breit wie
lang (4:21 /4), Mitte etwas konvex mit Lângseindruck, Seitenrand hinten
eingedrückt, ringsum mit Randborsten versehen ; ausserdem ist vorne der
mittlere Scheibenbezirk bis auf etwa 1/3, der Seitenbezirk bis zur Hâlfte
zerstreut abstehend beborstet. Punktierung zerstreut und sehr fein.
Die Flügeldecken sind nicht ganz doppelt so lang wie zusammen breit
(9 : 5), etwas breiter als das Pronotum ; ausser ein paar vereinzelten grôsseren
Punkten an der Schulter und am Rande weisen sie keinerlei grobe Punktie¬
rung auf ; jedoch ist der umgeschlagene Teil der Elytren teilweise anliegend
beborstet, ihre Oberflàche aber weist bei etwas starkerer Vergrôberung
(30 mal) eine ausserst feine Chagrinierung als Grundskulptur auf, und sie
ist fast gleichmassig zerstreut sehr deutlich punktiert (âhnlich C. Denoiti
Wasm.). Pygidium einfach konvex, mit etwas grôberer und zerstreuterer
Punktierung (<J). Hinterleibssternite zerstreut punktiert und langabstehend
beborstet. — An den Beinen sind die Tibien breit, parallel, etwa 11/2 mal
langer als breit ; das letzte Tarsalglied ist verhâltnismâssig lang und dünn,
ebenso die Krallen.
88
A. REICHElMSPERGER
Kôrperlànge knapp 13 mm ; Lange der Flügeldecken 9 mm. ; Lange der
Fühlerkeule 7 mm., Breite ca. 2 mm. Der Beschreibung liegt ein Stiick mit
beigefügten abgebrocbenen Fühlern zugrunde (Holotype <J).
Mount Elgon, Kitale ; leg. Alinder, Februar 1925 (Zoologische Staats-
sammlung München).
Fine intéressante Art, welche, nur mit C. splendidus Wasm. (Mitt. zool.
Staatsinst., 39, S. 15, 1922) verwechselt werden kônnte ; letzterer ist aber
grôsser, lackartig glânzend, unpunktiert ; er hat ferner ein im Verhâltnis
zum Kopf und zur Lange breiteres, weniger gerundetes Halsscbild, welches
nur Randborsten trâgt und unpunktiert ist. Bei elgonis ist ferner die Stirn
nicht konkav ; neben den Augen verlaufen am Scheitel mebrere feine Lângs-
linien ; die Fühler, welche distal an Breite kaum merkbar abnehmen, sind vor
allem durcb die Form des Endgliedes karakterisiert, das genau so lang wie
breit ist (bei splendidus, 1 /3 langer als breit). Von C. Smithi , C. pilipennis
u. a. ist die Art obne weiteres durch die mangelnde grobe Punktierung der
Flügeldecken, durch geringe Grosse und durch die andern Grôssenverhâlt-
nisse der Fühlerglieder unterschieden ; von C. laceratus, dem elgonis in
Grosse, und Kôrperform ahnelt, ist er durch die ganz andere Fühlerform
getrennt. In der Tabelle von Ivolbe ( D. ent. Ztschr., 1926, S. 380) ist er unter
A nach C. splendidus einzustellen.
Paussus laetus Gerstaecker
Es liegt ein Stück vor mit Fundort : Mount Elgon 2.200 m. Alinder, 7.1925.
— Die Art ist nach Raffray ( Nouv. Arch. Mus., IX, 2 e sér., S. 8) auf dem
abessiniscben Hochplateau in Hôbe von 2.000 m. gewôhnlich, in geringerer
Hohe seltener. Das Elgon-Stück stimmt mit meinen abessinischen Exem-
plaren ganz überein.
MISSION SCIENTIFIQUE DE E’OMO
Tome IV. — Fascicule 33.
15 Janvier J9S8.
ORTHOPTERA
I. DICTYOPTERA, PHASMODEA, ENSIFERA
l'AR
L. Chopard
Le présent mémoire comprend tous les Orthoptères, sauf les Acridiens,
récoltés par la Mission de l’Omo. L’ensemble forme une collection assez impor¬
tante de 120 espèces parmi lesquelles les Blattides, les Mantides et les Gryl-
lides comptent à peu près un nombre égal d’une trentaine de formes ; les
Tettigoniides sont beaucoup moins bien représentés par 13 espèces seulement
et les Phasmides par 7 espèces du genre Gratidia. L’étude de cette liste
d’espèces montre un nombre considérable de formes nouvelles, surtout parmi
les Blattides (16 sur 32) et les Phasmides (6 sur 7) ; cette proportion anormale
est certainement due à ce que les massifs de l’Elgon et du Marakwet étaient
beaucoup moins bien connus que les autres grandes montagnes de 1 Afrique
orientale. Malheureusement, peu de ces espèces nouvelles proviennent des
plus hautes stations visitées parla mission ou de l’intéressante région désertique
du Turkana. Parmi les premières on peut citer presque tous les Gratidia et
plusieurs Gryllulus (elgonensis , rotundipennis, Arambourgi) qui présentent
tous un type de coloration particulièrement foncé. La région désertique n’a
donné que quelques formes, dont un Oxyothespis très décoloré, le Charieis
Peeli, petite Mante peu connue, et un assez grand nombre de Tivia ; ces petits
Polyphagiens n’étaient connus que du Soudan anglo-égyptien et des déserts
de l’Afrique australe. Dans l’ensemble, les notions déjà acquises sur les carac¬
tères de la faune de la région ne sont guère modifiées par cette augmentation
importante du nombre des espèces connues. D’une façon générale, 1 Afrique
orientale, et surtout sa partie montagneuse, n’est pas très riche en Ortho¬
ptères ; les Tettigoniides, en particulier, y sont fort mal représentés, les Meco-
podinae et les Pseudophyllinae y faisant presque complètement défaut. Cette
faune offre cependant un bon nombre de formes assez typiques, qui sans être
rigoureusement localisées dans la partie orientale de 1 Afrique, y sont particu-
90
L. CHOPARD
lièrement bien représentées et peuvent être considérées comme caractéristiques.
Parmi les Blattides, ce sont les Blattinae des genres Cartoblatta, Deropeltis,
Pseudoderopeltis ; parmi les Mantides, les Tarachodes et les Galepsus, les
Entella et formes voisines, les Miomantis ; les Phasmides, peu nombreux,
n’offrent à ce point de vue que le genre Gratidia. Les Tettigoniides caracté¬
ristiques sont quelques Phaneropterinae ( Pantolepta , Eurycorypha ) et surtout
les Hetrodinae du genre Enyaliopsis ; les Gryllacrides ne présentent que le
genre Eremus. Enfin, les Gryllides, qui sont certainement le groupe relative¬
ment le plus riche, sont surtout intéressants par la présence des formes de
la sous-famille des Phalangopsinae (Phaeophilacris, Speluncacris, Paragryl-
lodes , Opilionacris).
La grande majorité de ces formes, plus ou moins nettement caractéristiques
de la faune de l’Afrique orientale, ont des affinités avec l’Afrique australe.
Quelques-unes aussi, comme Paragryllodes, sont communes avec Madagascar.
Enfin, certaines, comme les Phalangopsinae , ont une évidente parenté avec
la faune indienne et j’ai déjà indiqué, à ce sujet, que cette parenté était tout
particulièrement accentuée en ce qui concerne la faune des grottes 1 .
Fam. BLATTIDAE
Subfam. Ectobiinae
Gen. ECTOBIUS Steph., 1835
Ectobius aîricanus Sauss.
Ectobius africanus Saussure, 1899, Abh. Senck. Naturf. Ges., XXI, p. 569.
Kenya : Kitale, ait. 2.100 m., st. 12 (4. XII. 1932), 1 ^ 1 Ç.
Ectobius elgonis, n. sp.
Type : Elgon Saw Mill, 1 $, st. 15, ait. 2.470 m. (17-30. XII. 1932).
Taille et couleur à'Ectobius africanus , mais en différant principalement
par des élytres courts, ne dépassant pas le 2 e tergite abdominal. Tête rousse
avec une large bande brune entre les yeux ; face triangulaire, très allongée,
subcarénée longitudinalement au milieu. Pronotum à bords très largement
translucides, centre testacé avec quelques points bruns. Abdomen orné dessus
de deux rangées de larges taches brunes, dessous noirâtre avec les bords
jaunâtres ; plaque suranale courte et large à apex arrondi. Cerques relative¬
ment courts. Antennes et pattes jaunâtres. Élytres courts, à apex presque
aigu, d’un testacé translucide avec les nervures opaques, blanchâtres, et quel¬
ques points bruns sur le disque.
Long. 7, 5 mm., élytres 4 mm.
Cette espèce a tout à fait l’aspect d’E. africanus et on pourrait la prendre
1. Voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orientale (1911-1912)
Gryllidae ( Eos, VIII (1932), p. 325).
ORTHOPTERA, DICTYOPTERA 91
pour une forme microptère de celle-ci ; mais chez africanus, les cerques sont
plus longs et la plaque suranale est plutôt triangulaire et légèrement échan¬
gée à l’apex.
Ectobius kikuyuensis Rehn.
Ectobiuskikuyuensis Rehn, 1931, Proc. Ac. nat. Sc. Philadelphia, LXXXIII
p. 323, pl. 31, fig. 1-4, pl. 33, fig. 2, pi. 34, fig. 1.
Kenya : Kitale, ait. 2.100 m., st. 12 (4. XII. 1932), 3 çj.
Gen. THEGANOPTERYX Rr., 1865
Theganopteryx Saussurei Shelf.
Theganopteryx Saussurei Shelford, 1907, Gen. Ins., Ectobiinae, p. 8.
Kenya : Nairobi, st. 2 (15. XI. 1932), 1 larve Ç.
Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (20. II. 1933), 1 Ç.
Subfam. Anaplectinae
Gen. ANAPLECTA Burm., 1838
Anaplecta cincta Gerst.
Anaplecta cincta Gerstacker, 1883, Mitt. Ver. Vorpomm., XIV, p. 56.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (20. II. 1933), 1 $.
Espèce connue seulement d’Afrique occidentale et de l’Ogooué.
Subfam. Pseudomopinae
Gen. SUPELLA Shelf. 1911
Supella supellectiliuin Serv.
Blatta supellectilium Serville, 1839, Ins. Orth., p. 114.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 2 <J.
Kenya : désert du Turkana, partie Sud, sables, 1
Espèce presque cosmopolite dans les pays chauds et qui semble même se
répandre dans les régions à climat tempéré.
Gen. BLATTELLA Shelf., 1911
Blattella stylifera, n. sp.
Type : camp I de l’Elgon, 1 $ ; — allotype : Maison forestière de
Kinangop ; 1 $.
Taille et aspect de Blattella germanica. Face présentant une bande brune
entre les yeux ; dernier article des palpes maxillaires long, étroit, brun
foncé. Pronotum un quart plus large que long, régulièrement arrondi en avant
un peu sinué en arrière avec le milieu assez fortement subanguleux, côtés
largement pellucides ; disque présentant deux bandes brunes, incomplètes
en arrière, et en partie divisées en un lacis en avant. Abdomen à plaque sura-
92
L. CHOPARD
nale modérément allongée, arrondie et légèrement échancrée à l’apex ; plaque
sous-génitale allongée, subtriangulaire, un peu asymétrique, portant deux
styles cylindriques, assez longs, placés très près de l’apex (fig. 1) ; fossette
glandulaire peu marquée, formant une dépression triangulaire, le bord pos¬
térieur du 6 e tergite un peu épaissi, échancré au milieu et relevé au-dessus de
la fossettte.
Fémurs antérieurs armés, suivant le type A, de 3 grandes épines près de la
base, 7 décroissant rapidement, et 1 longue à l’apex ; 2 éperons apicaux.
Fig. 1. Blaltella stylifera, n. sp., plaque sous-génilale du cf. — Fig- 2. Id., plaque sura¬
nale de la Q. — Fig. 3. Ischnoptera platyslyla, n. sp., plaque sous-génitale du cf. —
Fig. 4. Symploce kenyensis, n. sp., plaque sous-génitale du cf. — Fig. 5. Temnopteryx
blattoides, n. sp., plaque sous-génitale du cf- — Fig. 6. Id., plaque sous-génitale de
la Q. — Fig. 7. Loboplera nitida Sjôst., plaque sous-génilale du cf-
Élytres à bord antérieur faiblement et régulièrement convexe, apex
arrondi ; M bifurquée vers le milieu, le rameau inférieur fourchu près de
l’apex, le rameau supérieur portant une douzaine de branches dont les der¬
nières plus ou moins bifurquées ; R bifurquée un peu avant le milieu. Ailes
à branches de M un peu épaissies ; R bifurquée vers le tiers apical ; An 1
trifurquée.
Ç. Semblable au mâle ; plaque suranale triangulaire, légèrement échancrée
à l’apex (fig. 2).
Long. 10 mm. ; élytres 9 mm.
Kenya ; camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 2 $ ; —
Elgon Saw Mill, st. 15, ait. 2.470 m. (17-30. XII. 1932), 4 $ ; — Nairobi, st.
2, ait. 1.660 m. (15. XI. 1932), 4 5 Ç; Mau Escarpment, Timboroa, st. 10,
ait. 3.000 m. (1. XII. 1932), 1 $ ; — Maison forestière de Kinangop, st. 45,
ait. 2.600 m. (7. IV. 1933), 1 Ç.
ORTHOPTERA, DICTYOPTERA
93
Cette espèce ressemble beaucoup comme aspect général à B. germanica,
mais elle en diffère complètement par l’extrémité abdominale, surtout chez
le mâle. Les bandes brunes du pronotum sont assez irrégulières et variables.
Gen. MARETA Bol., 1895
Mareta insignis Shelf.
Phyllodromia insignis Shelford, 1910, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 20, pl. 3,
fig-8.
Éthiopie : Bourillé, st 28 (20. II. 1933), 1 $.
Gen. MARGATTEA Shelf., 1911
Margattea sp.
Éthopie : Bourillé, st. 28 (20. II. 1933), 1 $ indéterminable spécifiquement.
Gen. ISCHNOPTERA Burm., 1838
Ischnoptera platystyla, n. sp.
Type : Lokitang, 1 <$.
Taille assez grande, de forme allongée; couleur d’un testacé un peu rous-
sâtre uniforme. Tête bien dégagée ; yeux grands, leurs bords légèrement con.
vergents en avant sur le front, l’espace qui les sépare égalant presque la moi¬
tié de la largeur d’un œil ; face jaune roussàtre, longue, le front légèrement
ponctué. Palpes jaunes, le 5 e article des palpes maxillaires un peu plus court
que le 4 e , triangulaire.
Pronotum à peine un quart plus large que long, un peu plus étroit en avant
qu’en arrière, le bord antérieur bien convexe, les côtés presque droits, bord
postérieur assez fortement sinué, largement arrondi au milieu ; disque rous-
sâtre, assez grossièrement ponctué, les côtés un peu translucides. Abdomen
testacé ; plaque suranale assez grande, un peu prolongée, à bord postérieur
arrondi, très légèrement échancré au milieu ; fossette glandulaire du 7 e ter-
gite très peu marquée, mais portant une épaisse touffe de poils ; plaque sous-
génitale grande, son bord postérieur irrégulier, les deux styles insérés très
près l’un de l’autre, le gauche à l’apex, le droit un peu sur le côté ; entre eux se
trouve une ride élevée ; tous deux sont larges, le gauche aigu à l’apex, le droit
beaucoup plus grand, presque foliacé (fig. 3). Cerques étroits et assez grêles.
Fémurs antérieurs armés au bord interne d’épines assez fortes sur presque
toute la longueur, les 5 basales cependant un peu plus longues que les autres,
et 2 éperons apicaux très longs ; arolia entre les griffes assez grands.
Élytres longs et assez étroits, à bord antérieur très faiblement convexe ;
champ anal étroit et allongé ; branches de R serrées et presque longitudinales.
Ailes à R trifurquée, envoyant 3 branches à M.
Long. 14 mm. ; élytres 13 mm.
Kenya : déserts du Turkana, Lokitang, st. 24 (22. I. 1933), ait. 750 m., 1 <$
type ; — Pays West Suk, st. 21 (19. I. 1933), ait. 1.200 m., 1
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
7
94
L. CHOPARD
Gen. SYMPLOCE Heb., 1916
Symploce kenyensis, n. sp.
Type : Kenya, désert du Turkana, West-Suk, st. 38, ait. 1.200 m. (1. IV-
1933), 1 S-
De taille moindre que la précédente espèce, même couleur testacé roussâtre
uniforme. Tête dégagée, les yeux très largement séparés sur le front. Face
jaune roussâtre ; 5 e article des palpes maxillaires plus long que le 4 e , triangu¬
laire, à angle inférieur un peu arrondi. Antennes rousses.
Pronotum presque une fois et demi aussi large que long, presque régulière¬
ment arrondi en avant, le bord postérieur très légèrement sinué ; côtés du disqué
à peine plus clairs que le milieu. Premier tergite abdominal présentant au
milieu une légère saillie garnie d’une touffe de poils serrés et limitée par deux
petites dépressions ; pas de différenciation sur le 7 e tergite ; plaque suranale
un peu prolongée en triangle, son bord postérieur échancré et formant deux
petits lobes arrondis ; plaque sous-génitale à bord postérieur très irrégulier,
présentant des angles latéraux presque droits, le style gauche inséré à l’apex,
un peu déprimé, le droit, inséré au fond d’une dépression du bord postérieur,
fortement aplati (fîg. 4). Cerques assez courts et larges.
Fémurs antérieurs armés de 3 grandes épines à la base, 8 décroissant jusqu’à
l’apex, 1 longue épine et 2 éperons apicaux.
Élytres dépassant peu l’extrémité de l’abdomen, très arrondis au bout, à
bord antérieur presque droit ; nervation semblant variable, M simple à gau¬
che, bifurquée à droite. Ailes à R trifurquée et envoyant 3 branches vers M.
Long. 11 mm. ; élytres 10,5 mm.
Gen. CERATINOPTERA Br., 1865
Ceratinoptera platyptera, n. sp.
Type : Kenya, plateau du Uasin Gishu, Kitale, st. 12 (4-10. XII. 1932) }
ait. 2.100 m., 1 (fig. 8).
Taille moyenne ; brun noirâtre, luisant avec les élytres et les pattes brun
rougeâtre. Tête dépassant à peine le pronotum, noitrâtre ; front bombé, lisse ;
yeux très largement écartés. Palpes bruns, le 4 e article des palpes maxillaires
beauooup plus court que le 3 e , 5 e égal au 3 e , triangulaire. Antennes brunes;
assez épaisses, submoniliformes.
Pronotum très plat, à bord postérieur droit, presque régulièrement arrondi
en avant ; disque presque lisse, présentant seulement quelques ponctuations
et une légère impression médiane. Abdomen noirâtre, lisse, un peu luisant,
plaque suranale asymétrique, le bord postérieur sinué, le point apical rejeté
un peu vers la gauche (cette asymétrie semble naturelle et non produite par
une mutilation) ; plaque sous-génitale assez grande, à bord postérieur arrondi
un peu irrégulièrement ; styles très largement séparés, le gauche plus long
ORTHOPmaA, DICTYOPTERA
95
que le droit. Gerques courts et épais, un peu déprimés, noir luisant à pointe
roussâtre.
Pattes roussâtres. Fémurs antérieurs armés au bord interne d’une douzaine
d’épines assez fortes et assez régulières, et de 2 forts éperons apicaux ; fémurs
intermédiaires et postérieurs assez fortement armés.
Élytres très plats, épais, à bord interne presque droit, bord externe et bord
Fig. 8. Ceratinoptera platyptera, n. sp., cf.
apical régulièrement et largement arrondis ; nervation à peine indiquée. Ailes
extrêmement courtes.
Long. 11 mm. ; pronot. 3 mm. ; larg. pronot. 4, 8 mm.; élytres 4 mm .
Gen. TEMNOPTERYX Br., 1865
Temnopteryx blattoides, n. sp.
Type : camp III de l’EIgon, 1 <J; — allotype : cratère de l’EIgon, 1 (fig. 9).
Brun foncé luisant, avec une bordure plus claire, peu nette, sur lés trois
segments thoraciques. Tête cachée par le bord antérieur du pronotum, brime ;
yeux très largement séparés. Antennes et palpes bruns ; 5 e article des palpes
maxillaires assez court, triangulaire.
Pronotum faiblement transversal, à bord postérieur droit, bord antérieur
96
L. CHOPARD
faiblement convexe, les côtés obliques ; disque lisse, présentant de chaque
côté une assez large bande jaunâtre, presque transparente, mal délimitée.
Mésonotum un peu caréné au milieu, à bord postérieur un peu anguleux ;
métanotum à bord postérieur concave. Abdomen d’un brun presque noir,
luisant ; plaque suranale fortement échancrée à l’apex, la partie médiane con¬
vexe, les côtés formant deux impressions profondes ; plaque sous-génitale à
bord postérieur légèrement asymétrique, subanguleux au milieu, les deux
Fig. 9. Temnopteryx blatloides, n. sp., çf.
styles un peu différents, le droit plus épais et un peu plus aplati que le gauche
(fig. 5).
Pattes un peu plus claires que le corps, brun testacé. Fémurs antérieurs
armés à la face interne d’une simple rangée de poils spiniformes ; métatarses
très longs.
Élytres tronqués droit à l’apex, à angle interne un peu arrondi, largement
séparés sur la ligne médiane, de la couleur du corps.
$. Semblable au mâle ; plaque suranale presque triangulaire, légèrement
échancrée à l’apex, à angles arrondis ; plaque sous-génitale grande, présentant
à l’apex une partie nettement séparée de la base par un sillon formant deux
lobes arrondis, très pubescents (fig. 6).
Long. $ 7 mm., $ 8,5 mm. ; pronot. $ 2, 5mm., Ç 2,8 mm. ; larg. pronot.
3 mm., Ç 3,2 mm. ; élytres 1 mm.
ORTHOPTERA, DICTtOPTER I.
97
Kenya : camp III de l’Elgon, st. 18, ait. 3.500 m. (2-5. I. 1933), 1 ; —
cratère de l’EIgon, st. 20, ait. 4.000 m. (7-10.1. 1933), 1 <J, 2 ? ; — Prairies
alpines de l’Elgon, versant Est, st. 19, ait. 3.900-4.000 m. (6. I. 1933), 1 <$, 2 $.
Gen. PARALQBOPTERA Sauss., 1870
Paraloboptera nitida, n. sp.
Type : Kenya, Marakwet, st. 30, ait. 2.500 m. (5-9. III. 1933), 1 $.
Noir luisant avec une étroite bordure jaune sur les côtés des segments tho¬
raciques. Tête cachée par le pronotum, noire ; yeux très largement séparés.
Palpes et antennes noirs ; palpes maxillaires à 4 e article beaucoup plus court
que le 3 e , 5 e assez grand, triangulaire mais le côté interne très court.
Pronotum large, régulièrement arrondi en avant, à peine sinué au bord
postérieur ; disque presque plat, noir luisant avec quelques points enfoncés
très écartés ; côtés présentant une bordure jaune étroite, diminuant vers le
bord antérieur où elle devient presque nulle. Élytres et métanotum présentant
également une bordure jaune latérale, un peu plus large qu’au pronotum, et
régulière. Abdomen noir ; plaque suranale triangulaire, légèrement émarginée
à l’apex ; plaque sous-génitale à bord postérieur convexe.
Élytres lobiformes, un peu plus larges que la bordure jaune du pronotum.
Pattes brun foncé ; les tarses sans arolia.
Long. 9, 5 mm. ; pronot. 4, 2 mm. ; larg. pronot. 5 mm.
Cette espèce a tout à fait l’aspect d’un Lobopteradecipiens, mais en diffère
par les tarses dépourvus d’arolia.
Gen. LOBOPTERA Br., 1865
Loboptera nitida Sjôst.
Loboptera nitida Sjôstedt, 1910, Ivil. Meru Exp., III, 17, p. 28.
Kenya : Rift Valley, Naivasha, st. 49, ait. 1.900 m. (11-16. V. 1933), 1 —
Chaîne de l’Aberdare, Maison forestière de Kinangop, st. 45, ait. 2.600 m.
(7. IV. 1933), 1 $.
Cette espèce n’est connue que d’Afrique orientale ; la plaque sous-génitale
du mâle est symétrique, échancrée à l’estrémité, avec deux styles épais ;
portant quelques longues soies et 3 petits denticules près de l’apex (fig. 7).
Subfam. Blattinae
Gen. BLATTA L., 1758
Blatta flavilatera Sauss.
Blatta flavilatera Saussure, 1895, Ann. Mus. Genova, XXXV, p. 76.
Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 $.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 1 larve J 1 '
98
L. CHOPARD
Gen. CARTOBLATTA Shelf., 1910
Cartoblatta unicolor, n. sp.
Type : Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 ;
allotype : même localité, 1 $.
Taille moyenne, brun roussâtre uniforme. Tête débordant légèrement le
pronotum ; yeux largement écartés ; front présentant une ponctuation assez
grossière ; face un peu aplatie, rousse. Palpes assez courts, le 5 e article des
palpes maxillaires un peu plus court que le 4 e , triangulaire. Antennes un peu
épaisses, brunes.
Pronotum environ une fois un tiers aussi large que long, à bord antérieur
légèrement tronqué, bord postérieur très faiblement anguleux, côtés arrondis,
mais le point le plus saillant au-dessous du milieu. Abdomen brun roux dessous,
un peu plus clair dessus, sauf les derniers tergites ; 8 e et 9 e tergites invaginés
sous le 7 e , celui-ci à angles un peu saillants, bord postérieur faiblement sinué ;
il présente en son milieu une ride élevée de chaque côté de laquelle se trouve
une dépression garnie de soies, sans doute glandulaire ; plaque suranale à bord
postérieur tronqué, angles très légèrement arrondis ; plaque sous-génitale
un peu asymétrique, le bord postérieur assez régulièrement convexe, les styles
longs et grêles, à insertion très largement séparée.
Pattes rousses ; fémurs antérieurs armés, à la face interne, d’une douzaine
d épines assez régulières ; métatarses postérieurs nettement plus longs que les
autres articles réunis, le 2 e et le 3 e articles armés en-dessous de spinules >
pulvilli assez petits.
Élytres dépassant un peu l’extrémité de l’abdomen, à nervures serrées,
assez peu distinctes ; champ anal allongé, atteignant la moitié de l’élytre.
Ailes à partie antérieure un peu roussâtre, à R multirameuse.
?■ Tête et pronotum comme le mâle ; pattes un peu plus courtes. Tergites
abdominaux à angles légèrement saillants, le 7 e à bord postérieur fortement
sinué, couvrant les 8 e et 9 e ; plaque suranale triangulaire, un peu émarginée
à 1 apex. Cerques courts, dépassant peu la plaque suranale, un peu aplatis.
Valves de la plaque sous-génitale occupant environ la moitié de la longueur
totale.
Élytres courts, tronqués à l’apex, à bord apical légèrement oblique, se recou¬
vrant un peu sur la ligne médiane, le scutellum à peine visible ; champ anal
occupant toute la longueur de l’élytre.
Long. cJ 17,5 mm., Ç 18 mm. ; pronot. 5 mm. ; larg. pronot. 6 mm. ; élytres
<? 17,5 mm., Ç 5,5 mm.
Cette espèce se rapproche beaucoup du genre Blatta, mais semble cependant
plutôt devoir être rapportée à Cartoblatta, le mâle ayant des élytres un peu
plus longs que 1 abdomen, pas de glandes sur le 1 er tergite abdominal et pas
de processus membraneux au méso- et au métanotum.
ORTHOPÏERA, DICTYOPTERA
99
Gen. PSEUDODEROPELTIS Kr., 1891
Pseudoderopeltis petrophila Shelf.
Pseudoderopeltis petrophila Shelford, 1910, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 34,
pi. 2, fig. 5-6.
Kenya : Kitale, plateau du Uasin Gishu, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933),
1 3 ; _ Naivasha, Rift Valley, st. 49, ait. 1.900 m. (11-16. IV. 1933), 1 larve.
Pseudoderopeltis Rothschildi ssp. Jeauneli, nov.
Type : Kenya, Turkana Nord, monts Murueris, st. 23 (21. 1. 1933), 1 c? ,
allotype : Ethiopie, Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 Ç.
ÿ. Aspect d’un Ps. Rothschildi Shelf., à élytres dépassant 1 extrémité de
Fig. dû. Pièces génitales de Pseudoderopeltis Rothschildi Shelf.
Fig. 11. Id. de la ssp. Jeanneli, nova.
l’abdomen. Tête semblable à celle de Rothschildi , les yeux également un peu
moins écartés que les taches ocelliformes. Pronotum ayant le même dessin et
la même forme générale, mais les angles postérieurs un peu tronqués, de sorte
que les côtés sont moins régulièrement convexes. Abdomen jaunâtre, taché
de brun ; plaque suranale à bord postérieur droit, angles arrondis ; plaque
sous-génitale à bord postérieur sinué, le milieu légèrement concave ; styles
longs et grêles. Métanotum présentant deux longs prolongements grêles,
dirigés un peu obliquement jusqu’au milieu du 1 er tergite abdominal ; celui-c 1
portant une fossette glandulaire médiane. Pattes comme chez Rothschildi.
Élytres dépassant largement l’extrémité de l’abdomen.
Ç. Un peu plus grande que Rothschildi , mais présentant le même dessin, les
élytres un peu plus larges,à bord interne plus convexe, apex un peu échancré.
Long. 26, 5 mm., $ 30 mm. ; élytres $ 27, 5 mm., $ 5 mm.
100
L. CHOPARD
Cette forme diffère peu du type de Ps. Rothschildi Shelf., sauf en ce que le
mâle a des élytres normalement développés et non raccourcis ; les pièces géni¬
tales sont à peine différentes par quelques petits détails qui ne peuvent avoir
une importance spécifique (fig. 10-11).
Pseudoderopeltis microthorax, n. sp.
Type : Elgon Saw Mill, 1 (fig. 12).
Espèce de taille moyenne, de forme très allongée, de couleur testacée. Tête
cachée par le pronotum ; front convexe avec quelques grosses ponctuations ;
bords des fossettes antennaires
très anguleux, convergents et
venant presque en pointe sur le
front ; face jaune. Antennes et
palpes jaunes ; palpes maxil¬
laires à 3 e et 4 e articles subégaux,
5 e légèrement plus long que le
4e, à peine élargi, le bord apical
très obliquement tronqué, de
sorte que le bord inférieur est
presque nul ; antennes assez
épaisses, les articles submoni-
liformes, pubescents.
Pronotum petit, aussi long que
large ; bord antérieur faiblement
convexe, bord postérieur presque
droit, côtés convexes ; disque
testacé, un peu rembruni au
milieu, présentant deux impres¬
sions obliques et un peu ridées
antérieurement. Méso- et méta-
notum sans prolongements mem¬
braneux. Premier tergite abdo¬
minal à bord postérieur fortement
sinué, le milieu anguleusement
échancré ; il n’existe pas, à pro¬
prement parler, de fossette glandulaire, mais une touffe de longs poils insérés
de part et d’autre d’une carène médiane ; cette partie glandulaire est limitée,
avant le bord postérieur, par une petite saillie longitudinale. Plaque suranale
transversale, en triangle très arrondi au sommet ; plaque sous-génitale un
peu asymétrique, à bord postérieur sinué, subanguleux à l’apex, les deux
styles à peu près semblables, assez grêles, le gauche inséré un peu plus près
du milieu que le droit.
Pattes jaunâtres, assez longues, à épines très grêles. Fémurs antérieurs
ORTHOPTERA, DICTYOPTERV
101
armés au bord interne d’une rangée d’une quinzaine d’épines, décroissant légè¬
rement depuis la base, et de 2 éperons apicaux ; tibias antérieurs à 5 éperons
apicaux, 2 épines inférieures et 3 supérieures ; tibias intermédiaires et posté¬
rieurs à trois rangées d’épines dessus ; tarses longs et grêles, le métatarse
postérieur plus long que les autres articles réunis.
Ëlytres dépassant longuement l’extrémité abdominale, testacés, translu¬
cides ; R bifurquée un peu après le milieu, le rameau antérieur portant de
nombreuses branches, le rameau postérieur trifurqué; Ma bifurquée vers le
milieu, chaque rameau bifurqué à son tour ; Mb trifurquée, les rameaux
subdivisés ; aire anale étroite, allongée, An aboutissant un peu après le tiers
du bord interne.
Long. 13,5 mm. ; pronot. 4 mm. ; larg. pronot. 4,5 mm. ; élytres 19 mm.
Cette espèce se rapproche un peu des Deropeltis par le bord postérieur du 5 e ,
et surtout du 6 e tergite abdominal, qui est légèrement sinué, par le méso-et le
métanotum sans processus membraneux ; mais le pronotum très petit et les
tibias grêles, à épines sur trois rangs reppellent plutôt les Pseudoderopeltis.
Gen. DEROPELTIS Burm., 1838
Deropeltis melanophila Walk.
Ischnoptera melanophila Walker, 1869, Cat. Blatt. Br. M., suppl., p. 146
Kenya : Marakwet, Sergoit, st. 33, ait. 1.800 m. (19. III. 1933). 1 (J. —
Uasin Gishu, Kitale, st. 12, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932), 1 $ ; — camp I de
l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 5 £,2 Ç, 6 larves ; — Rift
Valley, Escarpment, st. 4, ait. 2.300 m. (17. XI. 1932), 3 (?, 1 Ç ; — Marakwet,
Campi Cherangani, st. 31, ait. 3.000 m. (10-18. III. 1933), 3 Ç ; — Tur-
kana, West Suk, st. 38, ait. 1.200 m. (1. IV. 1933), 1 <?.
Espèce très répandue en Afrique orientale et australe.
Deropeltis pallipes, n. sp.
Type : Kenya, Turkana, West Suk, st. 38, ait. 1.200 m. (1. IV. 1933), 1
Taille moyenne, très allongé ; brun foncé avec les pattes jaunes. Tête bien
dégagée, l’occiput bombé, un peu luisant ; face convexe, brune jusqu’à la
moitié du clypeus, la partie inférieure de celui-ci et les pièces buccales jaunes ;
front marqué de ponctuations assez fortes, écartées. Yeux très écartés ;
ocelles très gros, plus rapprochés que les yeux. Palpes jaunes ; 4 e article des
palpes maxillaires beaucoup plus court que le 3 e , 5 e subtriangulaire, rembruni.
Antennes épaisses, noires.
Pronotum petit, un peu plus large que long et un peu plus arrondi en avant
qu’en arrière, présentant deux impressions obliques et une profonde dépres¬
sion transversale vers le tiers antérieur. Abdomen brun ; plaque suranale
tronquée à l’apex, à angles arrondis ; plaque sous-génitale un peu asymétrique j
à bord postérieur tronqué, styles très écartés, longs et grêles.
Pattes jaunes, relativement assez fortes ; fémurs antérieurs armés au bord
102
L. CHOPARD
interne d’une dizaine d’épines assez épaisses, un peu crochues ; fémurs posté¬
rieurs sillonnés dessus, armés de 5 épines internes, 5 externes et 1 seule apicale
médiane ; métatarses postérieurs ne dépassant pas l’ensemble des autres
articles.
Élytres étroits et allongés, à nervation semblable à celle de B. autraniana
Sauss.
Long. 19 mm. ; pronot. 4 mm. ; larg. pronot. 5 mm. ; élytres 21 mm.
Espèce très voisine de D. autraniana , mais plus petite, à pattes jaunes, styles
plus longs et plus grêles.
Deropeltis abbreviata, n. sp.
Type : Kenya, Marakwet, Gampi Cherangani, 1 ; — Allotype : Escarp-
ment, 1 Ç.
Taille moyenne, brun noirâtre uniforme. Tête dégagée; occiput noir, lui¬
sant ; front un peu ridé, ponctué, subcaréné entre les ocelles ; face noire,
sauf la partie inférieure du clypéus qui est jaunâtre, l’écusson facial présen¬
tant, entre les antennes, quelques gros points enfoncés. Palpes noirs, le
4 e article des palpes maxillaires un peu plus court que le 3 e , le 5 e un peu aplati,
faiblement dilaté. Antennes noires, épaisses, à articles submoniliformes.
Pronotum transversal, à bord antérieur presque droit, bord postérieur un
peu convexe, côtés largement arrondis ; disque un peu bosselé et finement
chagriné. Abdomen noir, à 5 e tergite fortement sinué au bord postérieur ;
plaque suranale transversale, à bord postérieur droit, angles très arrondis, sa
surface fortement gaufrée ; plaque sous-génitale à bord postérieur assez régu¬
lièrement convexe, les deux styles très écartés, assez longs mais plutôt épais.
Pattes noires, assez fortes. Fémurs antérieurs armés, au bord interne, de
2 éperons apicaux et d’une dizaine d’épines rousses, un peu renflées à la base ;
tibias armés de 6 épines autour de l’apex, 2 internes et 1 externe dessus, 3 sur
chaque bord dessous. Fémurs intermédiaires et postérieurs armés sur chaque
bord de 3 ou 4 épines rousses, assez faibles, et d’une grande géniculaire
externe ; tibias intermédiaires armés de 5 apicales, 7 supérieures (2 -f 2 + 3),
8 inférieures (4 + 4) ; tibias postérieurs à 5 épines apicales, 11 supérieures,
(5 -f 2 + 4) et 12 inférieures (7 + 5) ; métatarses postérieurs égalant les autres
articles réunis, armés de spinules en-dessous, 2 e et 3 e articles non armés.
Elytres ne dépassant pas l’apex du 5 e tergite abdominal, à nervation un peu
saillante, mais confuse, présentant, outre les nervures principales, des nervures
secondaires et de nombreuses nervules transverses qui forment des petites
aréoles assez régulières ; champ anal relativement grand, occupant plus de la
moitié du bord interne. Ailes un peu plus courtes que les élytres, à champ anal
très grand, enfumé ; nervures épaisses, surtout M qui est très divisée ; Ax 1
trifurquée.
Ç. Noire, de forme assez étroite, à surface un peu rugueuse. Tête arrondie,
à ocelles très petits. Pronotum légèrement arrondi en avant, à bord postérieur
droit, angles non saillants, légèrement arrondis ; disque finement rugueux
ORTHOPTERA, D1CTYOPTERA
103
avec quelques petites impressions lisses et une ligne carénée médiane près du
bord postérieur. Mésonotum très légèrement caréné sur toute la ligne médiane,
à bord postérieur un peu concave, angles non saillants ; métanotum semblable,
mais le bord postérieur présentant une petite saillie médiane anguleuse.
Abdomen à côtés presque parallèles ; 5 e tergite à bord postérieur bien sinué ,
plaque suranale en triangle arrondi au sommet ; plaque sous-génitale à partie
basale séparée de la partie apicale par un angle bien marqué. Cerques très
courts, ne dépassant pas la plaque suranale.
Pattes très incomplètes, les fémurs antérieurs présentant une dizaine
d’épines, courtes, épaisses, le nombre d’épines des tbias intermédiaires et
postérieurs correspondant à ce qui a été indiqué pour le mâle.
Long. 24 mm., Ç 18 mm. ; pronot. 5,2 mm., $ 5 mm. ; larg. pronot.
$ 7,5 mm., $ 6,5 mm. ; élytres $ 14 mm. ; ailes S 12 mm.
Kenya : Marakwet, Campi Cherangani, st. 21, ait. 3.000 m. (10-18. III. 1933)
5 ; — Rift Valley, Escarpment, st. 4, ait. 2.300 m. (17. XI. 1932), 1 $.
Le mâle de cette espèce est tout à fait remarquable par ses élytres n’attei¬
gnant pas l’extrémité abdominale ; la femelle, que j’y rapporte avec quelque
doute, ne correspond à aucune des espèce décrites et paraît pouvoir en être
rapprochée bien que provenant d’une localité différente.
Gen. PERIPLANETA Burm., 1838
Periplaneta media, n. sp.
Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. IL 1933), 1 Ç.
Espèce assez petite pour le genre et de forme plutôt courte, brun roux assez
foncé. Tête entièrement couverte par le pronotum, brune,lisse, les yeux très
largement écartés ; ocelles très petits. Pièces buccales, palpes et antennes
jaunâtres.
Pronotum une fois un quart aussi long que large, la plus grande largeur au
dessous du milieu, les côtés très arrondis, le bord postérieur presque droit ;
disque presque plat, brun foncé. Méso- et métanotum sans prolongement mem¬
braneux. Abdomen brunâtre, la plaque suranale large, triangulaire, à apex
très arrondi.
Pattes plus claires que le corps, les fémurs armés d’épines assez fortes,
subégales ; tibias postérieurs armés de 13 épines dessus (5 + 4 + 4) et
9 dessous.
Élytres dépassant peu l’extrémité abdominale, arrondis à 1 apex, brun
foncé, éclaircis vers le bord interne et vers l’extrémité; surface un peu lui¬
sante, les nervures à peine marquées, sauf le long du bord antérieur et vers
l’apex. Ailes rembrunies au bord antérieur qui est assez fortement convexe ,
angle anal très peu marqué ; M à 4 branches.
Long. 16 mm. ; pronot. 5 mm. ; larg. pronot. 6, 2 mm. ; élytres 15 mm.
Espèce semblant voisine de P. Vossleri Shelf., dont le mâle seul est connu ;
104
L. CHOPARD
facile à reconnaître d’ailleurs par sa petite taille et ses élytres plus coriacés
que dans les autres espèces du genre, les nervures étant à peine visibles sur la
plus grande partie de l’élytre.
Subfara. Panchlorinae
Gen. GYNA Br., 1865
Gyna maculipennis Sch.
Panchlora maculipennis Schaum, 1853. Ber. Ak. Berlin, p. 776.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932), 1 $
Gen. NAUPHOETA Burm., 1838
Nauphoeta nigrolineata, n. sp.
Type : Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 Ç.
Espèce de grande taille, brun testacé, avec une ligne noire sur la nervure
Sc atteignant le tiers de l’élytre. Tête bien dégagée, l’occiput convexe, tes¬
tacé. Yeux très largement séparés ; ocelles petits. Face jaunâtre, large, lisse,
avec deux petites impressions obliques au milieu de l’écusson. Palpes brun
testacé, 3 e et 4 e articles des palpes maxillaires égaux, 5 e triangulaire. Antennes
épaisses, presque noires à la base, brunes à l’apex.
Pronotum une fois et demi aussi large que long, la plus grande largeur au
milieu ; côtés subanguleux, bord antérieur faiblement convexe, bord posté¬
rieur fortement sinué ; disque uniformément testacé brunâtre, presque lisse.
Scutellum visible entre la base des élytres. Abdomen testacé, les sternites
présentant de chaque côté une grande tache brune et quelques petites taches
le long du bord postérieur ; bord postérieur du 6 e sternite échancré, plaque
sous-génitale large, arrondie, rembrunie au milieu ; plaque suranale transverse
à angles arrondis, bord postérieur légèrement échancré au milieu.
Pattes de la couleur du corps, les fémurs un peu rembrunis ; tibias à épines
courtes et fortes.
Élytres dépassant un peu l’extrémité abdominale, à nervures fines, le champ
anal atteignant le tiers du bord interne.
Long. 36, 5 mm. ; pronot. 8,5 mm. ; larg. pronot. 12 mm. ; élytres 29 mm. ;
larg. él. 10, 5 mm.
Cette espèce ressemble à N. testacea Br., mais elle est un peu moins grande
et surtout moins large, à élytres plus allongés, leur bord antérieur moins
convexe. La forme générale rappelle beaucoup celle de Rhyparobia Maderae,
dont il est facile de la distinguer par la coloration plus uniforme et les yeux
beaucoup plus écartés.
ORTHOPTERA, DICTYOPTLRA
105
Nauphoeta punctipennis, n. sp.
Type : Kenya : Lokitang, Turkana Nord, st. 24 (22-24. I. 1933), 1 $.
Taille et aspect deiV. cinerea 01., les élytres plus étroits, piquetés de petites
taches brunes. Tête dégagée, l’occiput convexe, testacé tacheté de brun ;
face jaunâtre toute piquetée de brun. Yeux et ocelles très écartés. Palpes
brun testacé, à 4 e article un peu plus court que le 3 e , 5 e court, triangulaire.
Antennes brunes.
Pronotum transversal, à bord antérieur un peu convexe, côtés subanguleux,
bord postérieur assez fortement sinué; disque brun jaunâtre, presque trans¬
parent sur les bords, tacheté de brun avec des petites lignes brunes le long des
bords antérieur et postérieur; au milieu se trouve une ligne jaune un peu plus
claire et, de chaque côté, une bande brune oblique, bordée de jaune extérieu¬
rement. Scutellum jaune, un peu visible entre les élytres. Abdomen jaunâtre,
varié de brun, les tergites présentant une série de lignes brunes longitudinales,
parallèles ; dessous jaune au milieu avec des taches brunes longitudinales
sur les côtés ; plaque suranale triangulaire, à angles arrondis, un peu échan¬
gée au milieu ; plaque sous-génitale à bord postérieur légèrement sinué.
Pattes jaunâtres tachetées de brun.
Élytres à bord antérieur peu convexe, présentant des taches brunes éparses,
assez grosses.
Long ; 23 mm. ; pronot. 5 mm. ; larg. pronot. 7, 2 mm. ; élytres 21 mm.
Cette espèce ressemble à cinerea avec des élytres un peu plus longs, plus
étroits, et une coloration différente.
Subfam. Polyphaginae
Gen. HETEROGAMODES Chop., 1929
Heterogamodes ragosa Schulth.
Heterogamia rugosa Schulthess, 1894, Zool. Jahrb., Syst., VIII, p. 68.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 <$■
Espèce connue d’Abyssinie et d’Afrique orientale.
Gen. TIVIA Walk., 1869
( = Polyphagella Chop., 1929)
SHELFORn a établi en 1908 {Jahrb. Ness. Ver. Naturk., LXI, p. 34) la syno¬
nymie du genre Tivia Walk. avec Hemilatindia Sauss. Ayant pu voir dans les
collections du Muséum des exemplaires de Hemilatindia doriana Sauss., j ai
pu constater qu’ils ne différaient des Polyphagella que par la protubérance
faciale un peu moins saillante, caractère qui me semble insuffisant pour con¬
server le genre Polyphagella. Ces petites espèces me paraissent bien être des
Polyphagiens, bien que les mâles diffèrent des autres formes du groupe par
des cerques plus longs, à articles très séparés, surtout vers l’apex.
106
L. CHOPARD
Tivia îulva Burm.
Corydia fulva Burmeister, 1838, Handb. Ent., II, p. 492 ; —■ Polypha-
gella brunnea Chopard, 1929, Eos, V, p. 275, fig. 36-40.
Éthiopie : Bourillé, auborddel’Omo, st. 28(1-20. II. 1933), 21 à la lumière
Kenya : Turkana, partie sud, sables, st. 22 (20. I. 1933), 2
Cette espèce a été décrite du Soudan égyptien ; elle doit être répandue dans
toutes les parties désertiques de l’Afrique tropicale, car il ne semble faire
aucun doute que la Polyphagella brunnea des déserts du Sud-Ouest africain
en est synonyme.
Tivia obscura, n. sp.
Type : Kenya, Turkana, partie Sud, st. 22 (20. I. 1933), 1 £-
Très voisin du précédent, mais de taille plus petite et de couleur générale
plus foncée. Tête entièrement cachée par le pronotum, presque noire, les yeux
plus écartés que chez T. fulva. Antennes noirâtres.
Pronotum brun foncé avec le bord antérieur clair, garni sur le disque d’une
pubescence couchée, assez abondante, les bords antérieur et latéraux munis
de soies épaisses, spinuliformes. Écusson bien visible entre les élytres. Abdo¬
men noirâtre ; plaque sous-génitale à styles grêles, très écartés, le bord pos¬
térieur faiblement échancré, un peu asymétrique. Cerques assez longs, à articles
moniliformes.
Pattes brunes, tous les fémurs armés d’une épine apicale ; épines tibiales
sur trois rangs ; ongles des tarses munis d’arolia.
Élytres assez larges, pubescents, brunâtres avec de nombreuses taches
claires mais non transparentes et moins régulières que chez fulva , formant
plutôt des zones assez étendues, irrégulières.
Long. 5 mm. ; long, avec les ailes 7 mm. ; élytres 5,2 mm.
Bien qu’extrêmement voisine de fulva , cette espèce en diffère par l’écarte¬
ment des yeux et par la plaque sous-génitale moins profondément échancrée ;
son aspect général montre une teinte beaucoup plus foncée et les taches des
élytres formant plutôt des marbrures que des petites taches claires isolées ;
c’est tout à fait un Heterogamodes rugosa en miniature. Elle est en outre sensi¬
blement plus petite que les plus petits exemplaires de fulva.
Subfam. Perisphaerinae
Gen. GYNOPELTIS Gerst., 1869
Gynopeltis cryptospila Walk.
Polyphaga cryptospila Walker, 1868, Gat. Blatt. Br. M. p. 15.
Kenya : Thika Fall, pays Kikuyu, st. 7, ait. 1.700 m. (25. XI. 1932), 1 $.
Espèce connue seulement d’Afrique orientale.
ORTIIOI'Tt RA, DICTYOPTERA
107
Gen. HOMALODEMAS Stâl„ 1856
Homalodemas porcellio Gerst.
Derocalymma porcellio Gerstaecker, 1869 Arch. Naturg., XXXV, p. 207.
Kenya : Nairobi, st. 2, ait. 1.600 m. (15. XI. 1932), 1 ° ; — Turkana, West
Suk. st. 38, ait. 1.200 m. (l. IV. 1933), 1 ?.
Fam .MANTIDAE
Subfam. Amorphoscelinae
Gen. AMORPHOSCELIS Stâl, 1891
Amorphoscelis turkanensis, n. sp.
Type : Kenya : Turkana, partie Sud, sables, st. 22, ait. 800-1.000 m.
(20. I. 1933), 1 ; — même localité, 2 $ cotypes.
Très voisin d’A. ascalaphoides Bol., mais le dessous du corps presque entière¬
ment jaunâtre. Tête présentant à côté des yeux deux gros tubercules coniques.
Antennes annelées de brun et de jaune.
Pronotum tacheté de brun, à tubercules bien marqués, les postérieurs plus
grands et plus aigus que les antérieurs. Abdomen jaunâtre dessous, un peu
plus foncé dessus ; plaque sous-génitale rétrécie et légèrement échancrée à
l’apex, à styles très courts. Cerques à article apical égalant presque les autres
articles réunis, ovalaire, étroit, presque trois fois plus long que large.
Pattes antérieures presque entièrement jaunâtres, les trochanters seulement
légèrement teintés de brun et les fémurs un peu tachetés à la face externe ;
fémurs assez étroits, à épine faible, bord externe assez fortement sinué au delà
de l’épine ; tibias très courts, rembrunis à l’apex, la griffe aussi longue que le
tibia, un peu aplatie : métatarse un peu plus long que les autres articles réunis,
orné de trois anneaux bruns, les autres articles du tarse rembrunis à l’apex.
Fémurs intermédiaires et postérieurs à bord supéro-interne légèrement aplati
en lamelle, ornés de 4 bandes brunes peu nettes ; tibias intermédiaires beau¬
coup plus courts que les fémurs, ornés de 3 anneaux bruns ; tarses comme
les antérieurs ; tibias et tarses postérieurs semblables aux intermédiaires
mais plus longs.
Ëlytres transparents avec le champ marginal brun, de nombreuses taches
sur les nervures et quelques plus grandes taches le long de l’arête, de même
couleur. Ailes transparentes à nervures tachetées de brun.
Long. 18 mm. ; élytres 14,5 mm.
Espèce très voisine d 'ascalaphoides, le dessous jaunâtre et non noir, la
plaque sous-génitale moins étroite à l’apex, le dernier article des cerques plus
étroit.
108
L. CHOPARD
Gen. COMPSOTHESPIS Sauss., 1872
Compsothespis îalcifera Rehn
Compsothespis falcijera Rehn, 1901, Proc. Ac. Philad., LIII, p. 280.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932), 1 çj.
Espèce connue seulement du Gallaland.
Subfam. Eremiaphilinae
Gen. ELAEA Stâl, 1891
Elaea Marchali R. et F.
Eremiaphila Marchali Reiche et Fairmaire, 1847, Voy. Abyss., III, p. 424,
pl. 27, fîg. 5.
Kenya : désert du Turkana, Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 1 çj, 1 Ç ; —
West-Suk, st. 38, ait. 1.200 m. (1. IV, 1933), 1 larve.
Espèce répandue dans les parties subdésertiques de l’Afrique équatoriale
depuis le Sénégal jusqu’à l’Égypte et au Kilimandjaro.
Gen. CHARIEIS Burr, 1901
Charieis Peeli Burr
Charieis Peeli Burr, 1900, Proc. Zool. Soc. London, p. 36.
Kenya : désert du Turkana, Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 2 à la lu¬
mière ; -— mont Murueris, dans le Turkana Nord, st. 23, ait. 800-1.000 m.
(21. I. 1933), 1 ; — Turkana, partie Sud, sables, st. 22 (20. I. 1933), 2
Cette espèce a été décrite de Somalie ; il en existait un individu $ dans les
collections du Muséum, provenant de la Mission Dubourg de Bozas (1903)
et capturé dans le Turkana, près du lac Rodolphe.
Gen. TARACHODES Burm., 1838
Tarachodes aestuans Sauss.
Tarachodes aestuans Saussure, 1895, Ann. Mus. Genova, XXXV, p. 91.
Kenya : désert du Turkana, West Suk, st. 21, ait. 1.200 m. (19.1.1933),
1 (J ; environs de Lokitanyalla, 2 ; ■— Turkana, partie Sud, sables, st. 22.
(20. I. 1933), 4 (J ; •— monts Murueris, dans le Turkana Nord, st. 23, ait. 800-
1.000 m. (21. I. 1933), 7 <?.
Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. IL 1933), 4 <$.
Espèce très répandue en Afrique orientale, de la Somalie jusqu’au Tchad.
Tarachodes Alluaudi Chop.
Tarachodes Alluaudi Chopard, 1914, Voy. Alluaud et Jeanne], II, p. 30,
fig. 13-15-17.
ORTHOPTliRA, DICTYOPTERA
109
Kenya : Turkana, Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 2
Décrit d’Afrique Orientale et retrouvé depuis en Somalie.
Gen. GALEPSUS Stâl, 1877
Galepsus Kuhlgatzi Wern.
Achlaena Kuhlgatzi Werner, 1907; S. B. Ak. Wiss. Wien, GXVI, p. 223,
pl. 2, fig. 8-8a.
Kenya : Turkana, West-Suk, st. 21, ait. 1.200 m. (19. I. 1933), 1
Espèce connue seulement d’Afrique orientale.
Galepsus modestior Schulth.
Tarachodes modestior Schulthess, 1898, Ann. Mus. Genova, XXXIX
p. 173.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20, II. 1933), 1
Espèce connue du Gallaland, de Somalie, de l’Ogaden.
Galepsus diversus G. Tos
Galepsus dioersus Giglio-Tos, 1911, Bull. Soc. ent. It., XLII, p. 156.
Kenya : Mau Escarpment, Eldoma Ravine, st. 9, ait. 2.230 m. (29. XI. 1932),
le?; — plateau du Uasin Gishu, Kitale, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933), 1 J; —
mont Elgon, Suam Fishing Hut, st. 34, ait. 2.400 m. (23-28. III. 1933), 1 J.
Espèce d’Afrique orientale.
Galepsus gracilis G. Tos
Galepsus gracilis Giglio-Tos, 1911, Bull. Soc. ent. It., XLII, p. 152.
Kenya : camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw Mill, st. 15, ait. 2.470 m
(17-30. XII 1932), 1 <J.
Connu d’Afrique orientale seulement.
Galepsus minutus G. Tos
Galepsus minutus Giglio-Tos, 1907, Bull. Mus. Torino, XXI, p. 6.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 J.
Afrique orientale, Érythrée.
Gen. PYRGOMANTIS Gerst., 1869
Pyrgomantis nasuta Thunb.
Mantis nasuta Thunberg, 1784, Nov. Ins. Spec., III, p. 62.
Kenya : Kitale, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933), 2 larves.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
8
L. CHOPARI)
H#
Subfam. Iridopteryginae
Gen. TARACfflNA Wern, 1907
Tarachina raphidioides Wern.
Tarachina raphidioides Werner, 1907, S. B. Ak. Wiss. Wien, CXVI, p. 183,
pl. 2, flg. 2-2 a-b.
Kenya : désert du Turkana, monts Murueris, st. 23 (21. I. 1933), 1 <$.
Petite espèce d’Afrique orientale.
Subfam. Amelinae
Gen. METENTELLA G. Tos, 1915
Metentella meruensis Sjôst.
Entella meruensis Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 56.
Kenya : désert du Turkana, pays West-Suk, st. 38 (1. IV. 1933), 1 $.
Afrique orientale.
Subfam. Dystactinae
Gen. GONYPETELLA G. Tos, 1915
Gonypetella îlavicomis Sjôst.
Entella flavicornis Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 57.
Kenya : Mau Escarpment, Eldoma Ravine, st. 9, ait. 2.230 m. (29. XI. 1932),
5 (J, à la lumière ; -— Uasin Gishu, Kitale, st. 12, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932),
7 (J, à la lumière; — camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw Mill, st. 15,
ait. 2.470 m. (17-30. XII. 1932), 9 <J, à la lumière ; —Suam Fishing Hut, st. 34,
ait. 2.400 m. (23-28. III. 1933), 2 <?.
Subfam. Thespinae
Gen. HOPLOCORYPHA Stâl, 1871
Hoplocorypha macra Stâl
Mantis macra Stâl, 1856, Ofv. Ak. Fôrh., XIII, p. 169.
Kenya : Plateau du Uasin Gishu, Kitale, st. 29 (2. III. 1933), 1 <J, 1 $.
Espèce connue d’Afrique orientale et australe.
Hoplocorypha Bottegoi Sauss.
Hoplocorypha Bottegoi Saussure, 1895, Ann. Mus. Genova, XXXV, p. 91.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 <J.
Afrique orientale.
ORTHOPTERA, DICTYOPTERA
111
Hoplocorypha nana Sjôst.
Hoplocorypha nana Sjôsted, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 62.
Kenya : désert du Turkana, Pays West-Suk, environs de Lokitanyalla,
st. 38 (1. IV. 1933), 1 <?.
Subfam. Oxyothespinae
Gen. OXYOTHESPIS Sauss., 1870
Oxyothespis pellucida, n. sp.
Type : Kenya, désert du Turkana, pays West-Suk, st. 38 (1. IV. 1933), 1
Très voisin d'O. senegalensis Sauss., mais plus petit, plus clair, les élytres
presque entièrement transparents, offrant seulement quelques petits points
noirs espacés sur les principales nervures ; le dernier article des cerques est
moins régulier, à bord inférieur droit, le bord supérieur oblique vers l’extré¬
mité qui est presque en pointe.
Cette forme paraît être une forme désertique ; c’est sans doute elle qui a
été signalée par Schulthess de l’Ogaden ; elle existe aussi dans le Sud Tuni¬
sien; le seul caractère permettant delà séparer spécifiquement de senegalensis
semble être la forme des cerques. Elle paraît aussi très voisine de sudanensis ,
mais Giglio-Tos indique pour ce dernier des antennes à peine ciliées.
Subfam. Schizocephalinae
Gen. LEPTOCOLA Gerst., 1883
Leptocola phtisica Sauss.
Thespis phtisica Saussure, 1869, Mit. schweiz. ent. Ges., III, p. 70.
Kenya : Uasin Gishu, Kitale, st. 12, ait. 1.200 m. (4-10. XII. 1932), 1 $.
Cet individu est de taille assez petite (102 mm.), mais ne semble présenter
aucune autre différence avec les grands individus de l’Afrique centrale.
Subfam. Mantinae
Gen. PARASPHENDALE Schult., 1898 '
Parasphendale albicosta, n. sp.
Type : Kenya, Lokitang, 1 <J.
Très voisin de P. costalis Kirby, mais plus petit. Écusson facial traversé le
long du bord antérieur par une bande brune occupant presque la moitié de sa
hauteur. Pronotum lisse, présentant seulement quelques petits tubercules
dans la prozone, ses bords presque lisses.
Hanches antérieures présentant, à la face interne, une tache brune basale
et une large bande un peu avant l’apex ; ces deux marques brunes existent,
moins nettes, à la face externe. Fémurs à grandes épines internes noires ainsi
112
L. CHOPARD
que les discoïdales et la griffe du tibia. Fémurs intermédiaires et postérieurs
ornés de bandes brunes.
Élytres presque transparents avec une teinte brune un peu roussàtre le
long de la veine humérale et le champ costal blanc opaque ; bord antérieur
des ailes d’un rose vineux.
Long. 36 mm. ; pronot. 11 mm. ; élytres 25 mm.
Cette forme semble intermédiaire entre costalis Kirby et minor G. Tos ;
plus petite que la première, elle diffère de la seconde par les élytres ne dépas¬
sant pas l’extrémité de l’abdomen.
Kenya : désert du Turkana, Lokitang, st. 24, ait. 750 m. (22-24.1.1933),
6 «J.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 2 <£.
Il existe chez cette espèce une assez grande variation dans la taille, le plus
petit individu mesurant 31 mm. avec des élytres de 21 mm.
Gen. MIOMANTIS Sauss., 1870
Miomantis mombasica G. Tos
Calidomantis mombasica Giglio-Tos, 1911, Bull. Soc. ent. It., XLI, p. 173.
Kenya : Nairobi, st. 2, ait. 1.660 m. (15. XI. 1932), 1 $ ; —camp I del’El-
gon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 1 $ ; — camp II de l’Elgon, st.
15, ait. 2.470 m. (17-30. XII. 1932), 7 1 — Uasin Gishu, Kitale, st. 12
ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932), 1 $.
Il existe chez cette espèce une forme brune et une forme verte, cette dernière
ne présentant aucune trace de taches sur les élytres.
Miomantis kilimandjarica Sjôst.
Miomantis kilimandjarica Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 64.
Kenya : Nairobi, st. 2 (15. XI. 1932), 2 ; — Uasin Gishu, Kitale, st. 12
(4-10. XII. 1932) 3 (J ; — Camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw Mill, st.
15 (17-30. XII. 1932), 2 $ ; — Marakwet, Campi Cherangani, st. 31, ait.
3.000 m., (10-18. III. 1933), 2
Gen. TENODERA Burm., 1833
Tenodera superstitiosa F.
Mantis superstitiosa Fabricius, 1781, Spec. Ins., I, p. 348.
Éthiopie : Nanoropus, st. 26 (25-30. I. 1933), 1 $.
Gen. EPITENODERA G. Tos, 1912
Epitenodera capitata Sauss.
Tenodera capitata Saussure, 1869, Mitt. schweiz. ent. Ges. , III, p. 69.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933), 1 Ç.
Espèce très répandue en Afrique tropicale.
ORTHOPTERA, DICTYOPTERA H3
Epitenodera herbacea Serv.
Mantis herbacea Serville, 1839, Ins. Orth., p. 177.
Kenya : Kitale, st. 29 (2. III. 1933), 1 $.
Espèce également répandue de l’Est, à l’Ouest en Afrique tropicale.
Gen. SPHODROMANTIS Stâl, 1871
Sphodromantis uebina G. Tos
Spkodromantis uebina Giglio-Tos, 1912, Bull. Soc. ent. It., XLIII, p. 150.
Kenya : Désert du Turkana, Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 3
Afrique orientale.
Subfam. Epahroditinae
Gen. PHYLLOCRANIA Burm., 1838
Phyllocrania paradoxa Burm.
Phyllocrania paradoxa Burmeister, 1838, Handb. Ent., II, p. 549.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 29 (2. III. 1933), 1 $.
Afrique orientale et méridionale.
Subfam. Acromantinae
Gen. CATASIGERPES G. Tos, 1927
Catasigerpes Jeanneli, n. sp.
Type : Kenya : désert du Turkana, partie Sud, sables, st. 22 (20. I. 1933),
1 Ç.
Très voisin comme aspect général et comme couleur de C. tridens Sauss.,
mais complètement différent par la forme de la pro¬
tubérance du vertex. Celle-ci est courte et épaisse,
l’apex bifide, la partie frontale renflée, présentant deux
gros tubercules courts, un peu avant l’apex, et deux
petits, latéraux un peu au-dessus de l’œil (fig. 13); la
partie faciale présente un petit tubercule médian
au-dessous de l’apex et une dilatation, de chaque côté,
en-dessous de la pointe apicale. Tubercules ocellaires
peu marqués et peu aigus. Écusson facial large, à bord
supérieur terminé en une petite pointe saillante, présen¬
tant deux rides verticales et une saillie médiane,
arrondie ; clypéus également un peu tuberculé. Yeux
un peu comprimés et allongés en avant, le vertex présentant un tubercule
anguleux derrière chaque œil.
Fig. 13. Catasigerpes
Jeanneli, n. sp., for¬
me de la protubé¬
rance du vertex.
114
L. CHOPARD
Pronotum allongé, à bords finement dentelés ; prozone portant 4 tubercules
peu aigus ; métazone portant 2 gros tubercules également presque arrondis
au bout, le bord postérieur tuberculé au milieu.
Pattes et élytres comme tridens.
Long. 22 mm. ; pronot. 7 mm. ; élytres 17 mm.
La forme de la protubérance du vertex rappelle, chez cette nouvelle espèce,
le Catasigerpes nigerius G. Tos, qui est un peu plus grand et d’une coloration
différente.
Subfam. Hymenopodinae
Gen. PSEUDOHARPAX Sauss., 1870
Pseudoharpax virescens Sauss.
Pseudoharpax virescens Saussure, 1870, Mit. scbweiz. ent. Ges., III, p. 241.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933), 1 <$.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. IL 1933), 1 <J.
Afrique orientale.
Gen. PSEUDOCREOBOTRA Sauss., 1870
Pseudocreobotra Wahlbergi Stâl
Pseudocreobotra Wahlbergi Stâl, 1871, Ofv. Ak. Fôrh., XXVIII, p. 385.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 3 cj,
1 ?.
Subfam. Vatinae
Gen. DANURIA Stâl, 1856
Danuria kilimandjarica Sjôst.
Danuria kilimandjarica Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 72, pl. 4,
fig. 4-4 a, b.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932), 1 Ç.
Gen. POPA Stâl, 1856
Popa spurca Stâl.
Popa spurca Stâl, 1856, Ofv. Ak. Fôrh., XIII, p. 169.
Kenya : désert du Turkana, Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 1
Afrique méridionale et orientale.
ORTHOPTERA, PHASMODEA
115
Fam. PHASMIDAE
Subfam. Glitumninae
Gen. GRATIDIA Stâl, 1875
Gratidia elgonensis Sjôst.
Gratidia elgonensis Sjôstedt, 1933, Ark. f. Zool., 26 A, n° 11, p. 29, fig. 3.
Kenya : camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw Mill, st. 15, ait. 2.470 m.
(17-30. XII. 1932), 1 (J; — Marakwet, st. 30, ait. 2.500 m. (5-9. III. 1933),
1 ^ ; — Campi Cherangani, st. 31, ait. 3.000 m. (10-18. III. 1933), 1 <$.
La femelle de cette espèce, qui n’était pas décrite, montre un méso-et un
métanotum légèrement tuberculés et carénés au milieu. Extrémité abdomi¬
nale fortement comprimée, carénée au milieu, lisse sur les côtés ; segment anal
assez longuement prolongé, couvrant presque complètement le 11 e tergite, et
présentant une petite partie apicale séparée par un léger sillon, un peu ponc¬
tuée, les côtés assez fortement sinués. Opercule dépassant à peine la base du
segment anal qui est fortement resserré en-dessus en ce point. Cerques aplatis,
subaigus à l’apex. — Long. 74 mm. ; fém. ant. 23 mm. ; fém. post. 21, 5 mm.
Gratidia incisa, n. sp.
Type : Kenya, camp III de l’Elgon, st. 18, ait. 3.500 m. (2-5. I. 1933), 1
Taille petite ; testacé avec des bandes brunes longitudinales tout le long
du corps, deux très étroites au milieu et une large de chaque côté ; celle-ci
est particulièrement visible sur la tête, derrière l’œil. Tergites thoraciques et
abdominaux présentant une légère carène médiane, plus accentuée vers l’ex¬
trémité de l’abdomen, qui montre en outre deux carènes latérales. Segment
anal fortement caréné au milieu, un peu échancré au bord postérieur, arrondi
sur les côtés ; plaque sous-génitale tricarénée, rétrécie vers l’apex, fortement
échancrée au bord postérieur, les lobes étroits, anguleux. Vomer très grand,
large à la base, ridé transversalement dans sa partie apicale, l’apex aigu.
Cerques assez courts, larges, comprimés, un peu incurvés vers le bas, arrondis
à l’apex, la face externe présentant une carène médiane (fig. 14).
Long. 29,5 mm. ; mésonot. 5 mm. ; métanot. et segm. méd. 5, 2 mm. ;
fém. ant. 10,5 mm. ; fém. post. 9 mm.
Espèce voisine d 'elgonensis, plus petite et en différant par la plaque sous-
génitale fortement échancrée.
Gratidia gracilis, n. sp.
Type : Kenya, Campi Cherangani, 1 ^ ; — allotype : même localité, 1 ?.
(J. Taille et aspect d 'elgonensis, dont il diffère par la forme de l’extrémité
abdominale. Segment anal légèrement renflé, à bord postérieur tronqué,
mais nullement incisé, présentant une carène médiane assez accentuée et deux
116
L. CHOPARD
carènes latérales, plus faibles et légèrement incurvées ; plaque sous-génitale
légèrement rétrécie vers l’apex, son bord postérieur un peu incisé, les lobes
arrondis ; surface présentant quelques tubercules oblongs, plus clairs que le
fond, et 3 petites carènes près de l’apex. Vomer très grand, aplati et légèrement
fourchu à l’extrémité. Cerques assez courts, triquètres, un peu incurvés, for¬
tement élargis et aplatis à l’apex, qui est tronqué droit (fig. 15).
Long. 34,5 mm. ; mésonot. 6 mm. ; métanot. 6 mm. ; fém. ant. 13 mm. ;
fém. post. 12 mm.
?• Taille un peu plus grande que le mâle ; brun testacé assez uniforme,
Fig 14. Gratidia incisa, n. sp., extrémité abdominale du c?» vue du dessous. — Fig. 15.
G. gracilis, n. sp., id. vue de profil. — Fig. 16. G. Jeanneli, n. sp., id. vue de profil. —
Fig. 17. Apex du processus du segment.anal du même. — Fig. 18. G. bispinosa, n. sp.
extrémité abdominale du c f, vue du dessus. — Fig. 19. Id., vue du dessous. — Fig. 20.
G. laminifera, n. sp.. extrémité abdominale du çf, vue du dessus.
surface du thorax légèrement granuleuse, abdomen plus fortement caréné.
Segment anal présentant 3 carènes très marquées, un peu prolongé, subangu¬
leux en arrière. Dessous du corps présentant 2 carènes, surtout prononcées
vers l’apex, le 7 e sternite longuement prolongé en une pointe aiguë, qui
atteint le milieu de l’opercule ; celui-ci n’atteint pas tout à fait l’extrémité
abdominale et présente un bord postérieur subanguleux. Cerques courts, ne
dépassant pas l’apex du segment anal, un peu aplatis latéralement, à bords
parallèles, apex arrondi, présentant une fine ligne carénée médiane.
Long. 42 mm. ; mésonot. 8 mm. ; métanot. 8 mm. ; fém. ant. 12 mm. ;
fém. post. 11,5 mm.
Encore plus voisin d'elgonensis que le précédent, mais néanmoins très facile
à distinguer par la forme des cerques ; le vomer, légèrement incisé à l’apex,
ORTHOPTERA, PHASMODEA
117
est également très remarquable, mais la forme de cet organe n’a pas été indiquée
par Sjôstedt pour elgonensis. Enfin, le mésothorax est relativement un peu
plus long que chez ce dernier.
Kenya : Marakwet, Campi Cherangani, st. 31, ait. 3.000 m. (10-18. III. 1933)
1 c? ; 1 $. — Uasin Gishu, Kitale, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933), 4 £ ; —
Marakwet, st. 30, ait. 2.500 m. (5-9. III. 1933), 2
Gratidia Jeanneli, n. sp.
Type : Kenya ; camp I del’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 1 <$.
Taille moyenne, coloration brun assez foncé avec une bande jaune longi¬
tudinale sur chaque côté, très nette. Antennes de 17 articles, atteignant
presque le bord du mésonotum en arrière. Mésonotum très finement caréné
au milieu ; métanotum et premiers segments abdominaux lisses, les derniers
tergites présentant une légère carène, les 8 e et 9 e montrant, en outre, une
tache claire en chevron. Segment anal un peu élargi et portant un prolonge¬
ment étroit, presque aussi long que le segment lui-même, caréné au milieu,
présentant en dessous quelques petites épines à l’apex (fîg. 16-17) ; côtés du
segment à bord inférieur droit et formant un angle droit avec le bord posté¬
rieur. Plaque sous-génitale à bord postérieur régulièrement arrondi. Vomer
grêle, pointu. Cerques très courts, épais, droits, légèrement incisés à l’apex.
Long. 54 mm. ; mésonot. 11 mm. ; métanot. 11 mm.; fém. post. 20, 5 mm.
Gratidia bispinosa, n. sp.
Type : Kenya, Marakwet, 1 <J.
Très voisin du précédent, présentant comme lui une bande claire de chaque
côté ; les pattes, surtout les fémurs, plus claires que le corps. Segment anal
présentant un prolongement court, à bords parallèles, apex tronqué, un peu
arrondi (fig. 18). Plaque sous-génitale portant deux longs prolongements, en
forme de lobes étroits, subaigus à l’apex. Vomer grand, à base un peu renflée,
le reste aplati, à bords parallèles, apex un peu incisé. Cerques assez longs,
droits, un peu aplatis dorso-ventralement, tronqués à l’apex et légèrement
crochus à l’angle interne (fig. 19).
Long. 46 mm. ; mésonot. 10 mm. ; métanot . 9 mm. ; fém. post. 16 mm.
Espèce remarquable par la forme de la plaque sous-génitale.
Kenya : Marakwet, st. 30 (5-9. III. 1933), 1 — Uasin Gishu, Kitale,
st. 29 (2. III. 1933), 1 3.
Gratidia laminiîera, n. sp.
Type : Kenya, Maison forestière du Kinangop, 1
Assez grand, grêle, d’une teinte brun testacé assez uniforme, la tête mon¬
trant seulement deux petites bandes brunes derrière les yeux, les pattes
verdâtres. Méso- et métanotum non carénés, les deniers tergites abdominaux
carénés au milieu. Segment anal caréné, un peu élargi à la base, prolongé en
118
L. CHOPARD
une lame rétrécie vers l’apex, qui est légèrement incisé (fig. 20) ; face infé¬
rieure du segment présentant vers l’apex deux petits épaississements couverts
de spinules et, entre eux, un tubercule arrondi. Plaque sous-génitale presque
plate, à bord postérieur incisé et formant deux petits lobes presque arrondis.
Cerques insérés presque à la base de la plaque, grands, recourbés, formant
par leur ensemble une sorte de forceps.
Long. 45 mm. ; mésonot. 10 mm. ; métanot. 9 mm. ; fém. ant. 20 mm. ;
fém. post. 15 mm.
Kenya : chaîne de l’Aberdare, Maison forestière du Kinangop, st. 45, ait.
2.600 m. (7. IV. 1933), 3 <?.
Gratidia quinquecarinata, n. sp.
Type : Kenya, Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, ait. 2.500 m.(5-9.
III. 1933), 1 ?.
Cette femelle ne semble pouvoir être rapportée à aucun des mâles décrits»
Elle est de taille moyenne, grisâtre avec des bandes longitudinales plus fon¬
cées assez peu marquées. Carène médiane très nette, sur toute la longueur du
corps ; l’abdomen présente en outre, de chaque côté, deux carènes saillantes.
Extrémité abdominale fortement comprimée ; segment anal à bord postérieur
arrondi, légèrement échancré au milieu, le 11 e tergite bien visible. Opercule
aigu à l’apex, dépassant l’extrémité de l’abdomen, atteignant un peu plus
loin que le milieu des cerques ; ceux-ci fortement comprimés, rétrécis vers
l’apex, carénés à la face externe, garnis de poils raides à la face interne.
Long. 56, 5 mm. ; fém. ant. 20 mm. ; fém. post. 15,5 mm.
Fam. TETTIGONIIDAE
Subfam. Phaneropterinae
Gen. PANTOLEPTA Karsch, 1888
Pantolepta heteromorpha Karsch
Pantolepta heteromorpha Karsch, 1888, Berl. ent. Ztschr., XXXII, p. 430,
pl. 4, fig. 5-5 a, b.
Kenya : Monbasa, st. 1 (12. XI. 1932), 1 <J.
Gen. HORATOSPHAGA Sch., 1853
Horatosphaga trochlearis Bol.
Horatosphaga trochlearis, Bolivar, 1922, Voy. M. de Rothschild, p. 199.
Kenya : désert du Turkana, Monts Murueris, st. 23 (21. I. 1933), 1 $ —
Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 1 $.
Ces deux espèces ne sont connues que d’Afrique orientale.
ORTHOPTERA, ENS1FERA
119
Gen. PERONURA Karsch, 1888
Peronura elgonis , n. sp.
Type: Kenya, Elgon Saw Mil], 1 (J (fig. 21); — allotype: Camp III de
l’Elgon, 1 $.
Taille moyenne ,vert<. Tête un peu moins large que le pronotum en avant ;
rostre frontal très étroit, légèrement sillonné ; écusson facial prolongé entre
les antennes en un petit tubercule, légèrement saillant en avant. Yeux ronds,
très saillants. Antennes épaisses, brunâtres à l’extrémité.
Pronotum presque aussi large que long, à bord antérieur droit, bord
postérienr très légèrement convexe ; disque teinté de rougeâtre, légèrement
relevé en arrière, un peu bosselé en avant, les sillons fortement marqués;
lobes latéraux à insertion arrondie, un peu évasés en dehors, à bord inférieur
remontant en avant, angle postérieur très arrondi ; sinus huméral peu mar¬
qué. Abdomen jaunâtre ; plaque suranale grande, triangulaire, à sommet
très arrondi; plaque sous-génitale longuement prolongée en une lame étroite, à
bords parallèles, recourbée vers le haut, à apex légèrement échancré. Styles
nuis.
Pattes longues, vertes. Fémurs antérieurs armés, en dessous, de dents
épaisses, noirâtres, 1 au bord externe, 4 au bord interne ; tibias sillonnés dessus
et portant 2 petites épines apicales et 2 au bord externe ; dessous 2 apicales
et 5 ou 6 sur chaque bord ; tympans en forme de fente sur les deux faces ;
3e article du tarse très aplati, 4 e long et grêle. Fémurs intermédiaires armés
d’une seule épine au bord inférieur externe ; tibias présentant la même arma¬
ture que les antérieurs. Fémurs postérieurs armés de 2 ou 3 épines internes et
5 ou 6 externes ; genoux armés de 2 petites épines de chaque côté.
Élytres dépassant peu l’extrémité abdominale, assez étroits, surtout vers
l’apex, verts avec une étroite bande blanche le long du bord antérieur; veines
radiales (Sc et R) séparées depuis la base. Ailes tout à fait rudimentaires.
Ç. Tête, pronotum et pattes comme le mâle. Plaque sous-génitale petite,
triangulaire, subcarénée au milieu, assez profondément échancrée à l’apex,
120
L. CHOPARD
formant de petits lobes arrondis. Oviscapte court, comprimé, large, bien
courbé depuis la base, les valves finement denticulées sur leur moitié apicale.
Élytres un peu plus longs que l’abdomen, assez larges, formant un ensemble
un peu convexe, d’un vert profond, le bord antérieur étroitement rougeâtre ;
nervures radiales séparées,le rameau inférieur bifurqué, près de l’apex; toute
la surface recouverte d’une réticulation très serrée. Ailes milles.
Long. 15 mm., Ç 22 mm. ; pronot. $ 5 mm., Ç 6 mm. ; fém. ant. 11 mm. ;
fém. post. 19 mm. ; tib. post. 20, 5 mm. ; élytres 15 mm., $, 18 mm.; ovi¬
scapte 7 mm.
Cette espèce semble voisine de P. hildebrandtiana Karsch, dont la femelle
seule est connue, mais elle est de taille plus faible avec l’armature des pattes
différente.
Kenya : camp II de l’EJgon, près de l’Elgon Saw Mill, st. 15, ait. 2.470 m.
(17-30. XII. 1932), 1 <J; — camp III de l’Elgon, st. 18, ait. 3.500 m. (2-5.
I. 1933), 1 Ç ; — Marakwet, Campi Cherangani, st. 31, ait. 3.000 m. (10-18.
III. 1933), 1 S-
Gen. PHANEROPTERA Serv., 1831
Phaneroptera nana Fieb.
Phaneroptera nana Fieber, 1853, Lotos, III, p. 173.
Kenya : Nairobi, st. 2 (15. XI. 1932), 1 <?, 1 Ç; — Camp I de l’EIgon, st. 13
(11-15. XII. 1932), 2 Ç ; — camp II de l’Elgon, st. 15 (17-30. XII. 1932),
1 s, 1 ?.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 $.
Espèce très répandue dans presque toute l’Afrique.
Gen. TYLOPSIS Fieb., 1853
Tylopsis dispar Sjôst.
Tylopsis dispar Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 135.
Kenya : Plateau du Uasin Gishu, Kitale, st. 29, ait. 2.100 m. (2. III. 1933),
1 ?.
Tylopsis bilineolata Serv.
Phaneroptera bilineolata Serville, 1839, Ins. Orth., p. 419.
Kenya : Camp II de l’Elgon, st. 15 (17-30. XII. 1932), 1 <?, 1 Ç.
Espèce d’Afrique australe et orientale.
Gen. EURYCORYPHA Stâl, 1873
Eurycorypha varia Br.
Eurycorypha varia Brunner, 1891, Verh. zool.-bot, Ges. Wien, XLI>
p. 136.
Kenya : désert du Turkana, Monts Murueris, st. 23 (21. I. 1933), 1 Ç;
— Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 10 <?, 1 Ç.
ORTHOPTERA. ENSIFERA
iïi
Eurycorypha meruensis Sjôst. (fîg. 22)
Eurycorypha meruensis Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 134, pl. 6,
fig. 6.
Kenya : Plateau du Uasin Gishu, st. 11, ait. 1.800 m. (3. XII. 1932), 1 Ç ; —
désert du Turkana, Lokitang, st. 24 (22-24. I. 1933), 1 <$.
Eurycorypha diminuta, n. sp.
Type : Kenya, désert du Turkana, Lodwar, st. 37, ait. 600 m. (1. IV. 1933),
1 (?•
Très voisin de E. varia , mais de taille un peu plus petite ; disque du prono-
tum moins fortement ponctué ; segment anal présentant à peu près la même
forme, mais à bord postérieur plus court, surface ne présentant pas la grande
impression triangulaire de varia ; valve anale supérieure à apex plus arrondi ;
cerques et styles un peu plus courts (fig. 23-24).
Long. 15 mm. ; pronot. 4, 5 mm. ; élytres 21 mm.
Cette forme pourrait être considérée comme une petite variété de varia ,
mais son extrémité abdominale est assez différente.
Eurycorypha punctipennis, n. sp.
Type : Kenya, Mont Elgon, Suam Fishing Hut, st. 34 ; ait. 2.400 m. (23-28.
III. 1933), 1 Ç.
Assez grande espèce à élytres verdâtres ornés de petites taches brunes
Fig. 22. — Segment anal du ç? d Eurycorypha meruensis Sjôst. —Fig. 23. Id. d’E. varia Br.
Fig. 24. [d. d’E. diminula, n. sp.
assez irrégulières. Tête présentant derrière les yeux une petite carène blan¬
châtre, bordée de brun intérieurement ; rostre frontal assez large, mais un
peu creusé en gouttière au milieu ; face jaunâtre, carénée sous les yeux, avec
un petit point noir, calleux, dans l’angle de l’oeil. Palpes à articles présentant
un petit point noir à la base, l’apex du dernier article noirâtre. Antennes très
fines, jaunes avec les 2 e et 3 e articles bruns.
Pronotum à bord antérieur sinué ; disque plat, un peu rugueux, présentant
deux petites taches brunes sur les côtés, vers le quart antérieur ; lobes laté¬
raux rugueux, à bord inférieur très largement arrondi ; épisterne prothora-
122
L. CHOPAHD
cique taché de noir. Abdomen jaunâtre ; plaque sous-génitale petite, triangu¬
laire, sillonnée au milieu. Oviscapte assez court, faiblement courbé, à bords
presque lisses, apex presque arrondi.
Pattes de la couleur du corps. Fémurs antérieurs armés, en dessous, au bord
interne, de 5 petites épines noires ; tibias présentant une assez forte dent au-
dessus du renflement tympanal et 1 petite épine vers la moitié du bord supéro-
externe ; en dessous, 5 petites épines sur chaque bord. Fémurs intermédiaires
armés de 5 épines noires au bord externe ; tibias armés de 2 denticules près de
la base sur chaque bord supérieur et 5 ou 6 petites épines sur les bords infé¬
rieurs. Fémurs postérieurs armés, en dessous, de 7 petites épines noires au
bord externe et 4 au bord interne, les lobes géniculaires tachés de noir ; tibias
armés dessus d’épines, fortes et aplaties vers la base, devenant plus fines et
plus serrées vers l’apex, au nombre d’une quinzaine sur chaque bord ; quelques
petites épines noirâtres dessous.
Élytres larges, à nervation semblable à celle d 'E. varia.
Long. 20 mm. ; pronot. 5 mm. ; fém. post. 16 mm. ; élytres 31,5 mm. ;
oviscapte 6 mm.
Espèce remarquable par différents caractères : rostre frontal relativement
moins large que chez les autres Eurycorypha , tibias antérieurs et intermédiaires
armés dessus ; tibias postérieurs à épines larges, aplaties, surtout vers la
base. Se rapproche dans l’ensemble d’E. spinulosa Br. et des Plangia, mais le
rostre frontal est encore beaucoup plus large que chez ces derniers.
Subfam. Gonocephalinae
Gen. CONOCEPHALUS Thunb., 1815
Conocephalus meruensis Sjôst.
Xiphidion meruense Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 138, pi. 6,
fig. 7.
Kenya : Marakwet, st. 30, ait. 2.500 m. (5-9. III. (1933), 3 Ç; — Mau
Escarpment, Timboroa, st. 41, ait. 3.000 m. (5. IV. 1933), 5 Ç.
Cette espèce n’était connue que du Mont Meru.
Subfam. Hetrodinae
Gen. ENYALIOPSIS Karsch, 1887
Enyaliopsis Petersi Sch.
Hetrodes Petersi , Schaum, 1853, Ber. Ak. Wiss. Wien, p. 777.
Kenya : Pays Kikuyu, Kijabe, st. 8 ait. 2.100 m. (28. XI. 1932), 1 Ç ; —
Rift Valley, lac d’Elmenteita, st. 44, ait. 1.900 m. (6. IV. 1933), 1 Ç.
Enyaliopsis Bloyeti Luc.
Enyaliopsis Bloyeti Lucas, 1885, Bull. Soc. ent. Fr., p. XCI.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12 (4-10. XII. 1932), 1 <J, 1 Ç ; — Mont
ORTHOPTERA, ENSIFERA
123
Elgon, valée du Rongai, st. 14, ait. 2.300 m. (12. XII. 1932), 1 Ç; — Monts
Kinangop, st. 45, ait. 2.600 m. (7. IV. 1933), 1 Ç.
Les Enyaliopsis sont des insectes très caractéristiques de la faune de
l’Afrique orientale.
Fam. GRYLLACRIDAE
Subfam. Gryllacrinae
Gen. EREMUS Br., 1888
Eremus kibonotensis Sjôst.
Eremus kibonotensis Sjôstedt, 1910, Kilimandjaro-Meru Exp., III, 17,
p. 146.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, ait. 2.100 m. (4. XII. 1932), 2 rf; camp
II de l’Elgon, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30. XII. 1932), 1 <$.
Espèce connue seulement du Kilimandjaro.
Fam. GRYLLIDAE
Subfam. Gryllotalpinae
Gen. GRYLLOTALPA Latr. 1802
Gryllotalpa aîricana Beauv.
Gryllotalpa africana Beauvois, 1805, Ins. Afr. Am., p. 229, pl. 2 c., fîg. 6.
Kenya : Rift Valley, lac d’EImenteita, st. 44, ait. 1.900 m. (6. IV. 1933),
1 (J ; — Crater lake, st. 50, ait. 1.900 m. (13. IV. 1933), ouest du lac Naivasha,
1 larve.
Éthiopie : Nanoropus, st. 26 (25-30. I. 1933), 1 $ ; — Bourillé, au bord de
l’Omo, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 <?, 1 ?.
Subfam. Gryllinae
Gen. GYMNOGRYLLUS Sauss., 1877
Gymnogryllus miurus Sauss.
Gymnogryllus miurus Saussure, 1877, Mém. Soc. Genève, XXV, p. 131
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 larve.
Cette espèce est plutôt une forme de la faune occidentale ; cependant, elle
est répandue dans une grande partie de l’Afrique tropicale.
Gen. GRYLLUS L., 1758
Gryllus bimaculatus De G.
Gryllus bimaculatus De Geer, 1793, Mon. Ins., III, p. 521.
Kenya : Vallée du Rongai, mont Elgon versant Ouest, st. 14, ait. 2.500 m.
(12. XII. 1932), 1 (J ; — camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15
154
L. CHOPARD
XII. 1932), 1 Ç ; — Monts Murueris, dans le Turkana Nord, st. 23 (21. I. 1933)
1 $ ; — Bords du lac Rodolphe, au pied des monts Lubur, st. 25 (24. I. 1933),
1 Ç ; — Rift Valley, Naivasha, st. 49, ait. 1.900 m. (11-16. IV. 1933), 1 9.
Éthiopie : Nanoropus, st. 26 (25-30. I. 1933), 1 çj, 7 9-
Les individus de l’Elgon sont de petite taille (21 mm.) et de coloration
assez claire.
Gen. GRYLLULUS Uv., 1935.
Gryllulus gossypii Costa
Gryllus gossypii Costa, 1855, Fauna di Napoli, Orth., p. 46, pl. 9, fig. 6.
Kenya : désert du Turkana, West Suk, st. 38 (1. IV. 1933), 1 9.
Cet individu, à élytres raccourcis, semble bien correspondre au G. gossypii ;
cette forme n’est d’ailleurs probablement qu’une variété du Gryllulus domes-
ticus dont elle a exactement la tête et l’oviscapte ; cependant, d’après Costa
le mâle n’aurait que 2 veines obliques à l’élytre, caractère qui a peut-être valeur
spécifique.
Gryllulus viator Kirby
Gryllus viator Kirby, 1906, Cat. Orth., II, p. 32.
Kenya : Monts Murueris, dans le Turkana Nord, st. 23 (21. I, 1933), 1 9.
Cette espèce est le Gryllus melanocephalus Sauss. non Serv. ; elle est égale¬
ment très voisine du G. domesticus, dont elle n’est probablement qu’une forme
foncée.
Gryllulus Beibienkoi, n. sp.
Types : Éthiopie, Bourillé, 1 <J, 1 9.
Taille, forme et couleur de G. burdigalensis Latr., mais la suture scutello-
frontale moins anguleuse et s’avançant moins haut entre les fossettes anten-
naires. Chez le mâle, les élytres sont presque transparents le long de l’arête ;
la nervation ne présente aucune différence notable avec burdigalensis ; les
pièces génitales sont, par contre, très différentes, beaucoup plus grêles et
allongées (fig. 25-28). La femelle a le même oviscapte, peu aigu, aplati à l’apex
et ne peut être séparée de celle de burdigalensis que par la forme de la suture
scutello-frontale.
Long. 11 mm. ; long, avec les ailes 20 mm. ; élytres 7 mm. ; oviscapte 7 mm.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. IL 1933), 1 <?, 5 9 ; — Nanoropus, st. 26
(25-30. I. 1933) 2 9.
Cette espèce est dédiée à G. Bei-Bienko, qui a' fait récemment ressortir
la valeur du caractère fourni par la suture scutello-frontale dans la distinction
des formes de ce difficile groupe du genre Gryllulus. Tous les individus
observés sont macroptères.
ORTHOP J ERA, ENSIFERA
125
Gryllulus eonspersus Sch.
Gryllus eonspersus Schaum, 1853, Ber. Ak. Berlin, p. 776.
Kenya : camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 1 ? ; —
Kitale, Uasin Gishu, st. 12, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932,) 1 $.
La suture scutello-frontale est presque droite chez cette espèce très répandue
en Afrique tropicale.
Gryllulus elgonensis, n. sp.
Type : Kenya, Elgon Saw Mill, st. 15, ait. 2.470 m. (17-30. XII. 1932), 1
Petit ,brun assez foncé, un peu varié de jaunâtre. Tête grosse, brune, ornée
sur l’occiput de 6 courtes lignes jaunes ; rostre frontal large, présentant une
Fig. 25. — Pièces génitales çf de Gryllulus burdigalensi sLatr. (de Callian, Var). — Fig. 26. Id.
(de Salonique). — Fig. 27. Id. (d'Alger). — Fig. 28. Id. de Gryllulus Beibienkoi, n. sp. —
Fig. 29. Id. de G. elgonensis, n. sp. — Fig. 30. Id. de G. lineaticeps Walk. (d’Afrique
occidentale). — Fig. 31. Id. de G. ignobilis Walk. (d'Afrique australe). — Fig. 32. Id
défi. Arambourgi, n. sp.
bande interocellaire jaune assez étroite ; face presque entièrement noire, partie
supérieure du clypéus étroite ; suture scutello-frontale anguleuse, mais peu
élevée, ne venant pas plus haut que le bord inférieur des fossettes antennaires.
Palpes bruns avec le dessus des articles blanchâtre.
Pronotum très transversal, brun un peu varié de roux ; angle antérieur des
lobes latéraux jaunâtre. Abdomen brun noirâtre. Pièces génitales formant deux
groupes superposés, le supérieur en forme de pont à angles prolongés en pièce
bifide, l’inférieur présentant une grande dent épaisse, beaucoup plus longue
que la pièce supérieure (fig. 29).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
9
126
L. G1I0PAKD
Pattes assez courtes, brunes variées de jaunâtre. Fémurs antérieurs et
intermédiaires ornés de lignes jaunâtres longitudinales. Fémurs postérieurs
épais ; tibias à 5 épines internes, 6 externes.
Élytres n’atteignant pas tout à fait l’extrémité de l’abdomen ; miroir en
losange, divisé un peu en dessous du milieu par une nervure anguleuse ;
2 obliques ; champ anal court ; champ apical très court, à 4 secteurs et une
réticulation assez serrée ; champ latéral à nervures serrées. Ailes très courtes.
Long. 11 mm. ; fém. post. 7 mm. ; élytres 5, 5 mm.
Cette espèce ressemble à une petite variété
foncée, microptère, de burdigalensis , mais en
diffère, outre quelques détails de nervation,
par la tête plus grosse, l’angle de la suture
scutello-frontale bien moins prononcé, enfin
par les pièces génitales complètement diffé¬
rentes.
Gryllulus rotundipennis, n. sp.
Type : Kenya, Marakwet, Elgeyo Escarp-
ment, st. 30, ait. 2.500 m.(5-9. III. 1933),
1 ?■ (fig. 33).
Taille moyenne, brun foncé avec les pattes
plus claires. Tête arrondie, brune, luisante,
présentant seulement des traces de lignes
jaunâtres sur l’occiput et une fine ligne de
même couleur unissant les ocelles ; face en
grande partie brun luisant, les côtés du
clypéus et les pièces buccales roux ; une fine
ligne jaunâtre descend de l’ocelle antérieur
et se divise le long de la suture scutello-
frontale ; celle-ci est assez fortement arquée,
subanguleuse ; joues avec une petite tache
jaune sous l’œil. Palpes brunâtres avec le
dessus des articles jaune.
Pronotum transversal, très légèrement
élargi en avant, le bord antérieur un peu
concave, le bord postérieur droit, tous deux
garnis de longues soies ; disque brun très
foncé avec quelques petites taches rousses et
une fine pubescence dorée ; lobes latéraux
Fig. 33. — Gryllulus rotundipennis ,
n. sp., Ç.
bruns avec l’angle antérieur jaunâtre, leur bord inférieur remontant très
légèrement en arrière. Abdomen pubescent, presque noir dessus, roux dessous.
Oviscapte court, de la longueur des cerques, assez épais, à valves apicales
aiguës, mais assez larges, à bord externe tranchant, dessus un peu ridé.
ORTHOPTERA, ENSIFERA
1Î7
Pattes de longueur médiocre, jaune roussâtre, pubescentes. Fémurs anté¬
rieurs et intermédiaires avec quelques petites taches brunes vers l’apex et
hérissés de soies brunes ; tibias rembrunis à la base, les antérieurs perforés
à la face externe seulement. Tibias postérieurs armés de 5 épines de chaque
côté, l’éperon supérieur interne nettement plus court que le moyen.
Élytres courts, à apex arrondi, brun foncé avec une bande jaune sur l’arête ;
champ dorsal à 4 nervures presque droites, dont la 3 e bifurquée près de la
base ; nervules transverses très irrégulières ; champ latéral noirâtre à 3 ner¬
vures et la Sc bifurquée.
Long. 12 mm. ; fém. post. 9 mm. ; élytres 3,5 mm. ; oviscapte 8 mm.
Cette espèce est bien caractérisée par sa coloration foncée, ses élytres courts,
arrondis à l’apex et dont les nervures sont très peu obliques. Il est toutefois
assez difficile de la placer parmi les groupes d’espèces du genre Gryllulus sans
en connaître, ni le mâle, ni la forme macroptère.
Gryllulus Arambourgi, n. sp.
Types : Kenya, Kikuyu Escarpment, 1 1 $.
G- Assez grand, noirâtre. Tête grosse, luisante, l’occiput orné de 6 lignes
jaune foncé, très nettes, mais courtes ; rostre frontal très large, à bords angu¬
leux ; face noirâtre, la suture scutello-frontale faiblement ondulée; joues un
peu ridées sous les yeux, ceux-ci très plats ; ocelles disposés presque en ligne
droite. Antennes et palpes brun noirâtre.
Pronotum légèrement élargi en avant, à bord antérieur un peu concave
bord postérieur très faiblement sinué ; disque presque plat, noirâtre, pubes-
cent avec une bande irrégulière, d’un jaune foncé, sur l’arête, le bord anté¬
rieur étroitement roussâtre ; lobes latéraux noirs, à bord inférieur remontant
légèrement en arrière. Abdomen noirâtre ; pièces génitales formées sur le
type de lineaticeps , c’est-à-dire composées d’une seule pièce trifurquée à
l’apex, mais la forme des lobes est différente (fig. 30-32).
Pattes courtes, pubescentes, les antérieures et intermédiaires noirâtres ;
tibias antérieurs perforés d’un grand tympan externe ovale et d’un petit,
rond, interne. Fémurs postérieurs rougeâtres, surtout à la face interne, avec
les genoux noirs ; tibias armés de 6 fortes épines de chaque côté ; éperons
également forts, le supérieur interne un peu plus long que l’intermédiaire ;
métatarses longs, armés de 6 denticules internes, 8 externes.
Élytres atteignant l’extrémité de l’abdomen, noirâtres, luisants avec une
tache jaune à la base ; miroir un peu plus large que long, à angles arrondis,
divisé en dessous du milieu par une nervure arquée ; 3 obliques ; champ
apical présentant 3 nervures dans le prolongement des cordes et 4 secteurs
régulièrement espacés ; réticulation assez régulière, allongée ; champ latéral
noir, à 6 nervures serrées et 3 branches à la Sc. Ailes courtes.
$. Forme générale et couleur du mâle. Élytres de même longueur, noirâtres
avec une tache basale et l’arête jaunes ; champ dorsal présentant 4 nervures
128
L. CHOPARD
libres et 5 branches de M ; toutes assez fortement obliques, régulièrement
espacées et réunies par de nombreuses veinules formant des aréoles allongées ;
champ latéral comme le mâle. Oviscapte médiocrement long, plutôt grêle, à
valves apicales très aiguës.
Long. 16, 5 mm. ; fém. post. 9 mm. ; tib. post. 5, 5 mm. ; élytres 10 mm. ;
oviscapte 11 mm.
Par certains caractères, cette espèce se rapproche des Gryllus vrais (sensu
Uvarov), la forme de la tête, l’éperon supérieur interne des tibias postérieurs
par exemple ; mais par ailleurs, elle semble inséparable des espèces de Gryl-
lulus du groupe lineaticeps et ressemble beaucoup à une variété très sombre de
ce dernier.
Kenya : Escarpment, st. 4, ait. 2.300 m. (17. XI. 1932), 3 <?, 3 Ç ;
Naivasha, st. 49. ait. 1.900 m. (11-16. IV. 1933), 1 $.
Gryllulus Alluaudi Chop.
Gryllus Alluaudi Chopard, 1934, Eos, VIII (1932), p. 334, fig. 2-3.
Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 $.
Gen. GRYLLOPSIS Chop., 1928
Gryllopsis physomerus Gerst.
Gryllus physomerus Gerstàcker, 1869, Arch. f. Naturg., XXV, p. 211.
Kenya : West Suk, désert du Turkana, st. 21 (19. I. 1933), 1 larve <J.
Espèce connue seulement d’Afrique orientale.
Gen. COPHOGRYLLUS Sauss., 1877
Cophogryllus Jeanneli, n. sp.
Types : Kenya, Maison forestière du Kinangop, 1 <?, 1 $.
Assez petite espèce, à coloration générale noirâtre variée de roux sur les
pattes et sur l’abdomen. Tête grosse, un peu plus large que le pronotum en
avant ; crâne noirâtre, luisant, très finement ponctué ; rostre frontal très
large, un peu arrondi ; face noirâtre en haut, rousse sur les côtés et dans le bas,
présentant une faible ligne rousse descendant de l’ocelle antérieur vers le
clypéus ; joues tachées de roux sous l’œil. Ocelles assez grands, jaunes. Palpes
et antennes bruns.
Pronotum assez fortement élargi en avant, à bord antérieur très légèrement
concave, bord postérieur droit ; disque noirâtre, luisant, finement pubescent
sur les côtés, présentant deux petites taches rousses près du bord postérieur,
les impressions piriformes marquées de quelques petits points enfoncés ;
lobes latéraux à bord inférieur remontant très légèrement en arrière, noirs
avec, dans la partie inférieure, une bande d’un jaune roussâtre, large en avant,
venant en pointe en arrière ; le bord étroitement noir. Mésonotum noirâtre
avec deux taches rousses dans le prolongement de celles du pronotum. Abdo-
ORTHOPTERA, ENSIFER V
IÎ9
men noirâtre, pubescent, présentant deux rangées longitudinales de petites
taches rousses, plus marquée chez la femelle que chez le mâle. Plaque sous-
génitale du mâle naviculaire, terminée en pointe. Oviscapte assez court, fort,
les valves apicales aiguës, les supérieures dépassant sensiblement les inférieures,
légèrement en forme de bec.
Pattes plutôt courtes, roussâtres, l’extrémité des fémurs et les tibias un peu
rembrunis. Tibias antérieurs non perforés. Fémurs postérieurs épais, striés
de brun à la face externe ; tibias armés sur chaque bord de 4 épines jaunâtres ;
éperon supérieur interne plus court que l’intermédiaire ; métatarses assez longs,
comprimés, portant 4 ou 5 denticules sur chaque bord.
Long. 10 mm., Ç 10, 5 mm. ; fém. post. 7 mm. ; tib. post. 5 mm. ; ovi¬
scapte 7 mm.
Kenya : chaîne de l’Aberdare, Maison forestière du Kinangop, st. 45, ait.
2.600 m. (7. IV. 1933), 1 <?, 7 ?.
Cette espèce diffère du C. fulvus Chop., de la même région, par sa coloration
moins uniforme et l’oviscapte plus court, à valves de forme très différente.
Gen. SCAPSIPEDUS Sauss., 1877.
Scapsipedus marginatus Afz. et Br.
Acheta marginata Afzelius et Brannius, 1804, Ach. Guin., p. 23, fîg. la-hh,
5 a.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 Ç macroptère, 1 $ microptère.
Scapsipedus Chappuisi, n. sp.
Types : Kenya, Kikuyu Escarpment, 1 <$, 1 Ç.
Assez grande espèce, noirâtre, à pattes courtes, élytres plus courts que
l’abdomen dans les deux sexes. Tête grosse, noire avec des traces peu visibles
de bandes rousses longitudinales sur l’occiput ; rostre frontal large ; face noire,
luisante ; pièces buccales rousses, les mandibules du mâle beaucoup plus fortes
que chez la femelle. Palpes et antennes noirâtres.
Pronotum très légèrement élargi en avant, à bord antérieur très peu con¬
cave, bord postérieur droit ; disque convexe, noir, garni d’une fine pubescence
grise, les impressions piriformes un peu rousses ; lobes latéraux noirs, à bord
inférieur remontant légèrement en arrière. Abdomen noirâtre, pubescent.
Pattes courtes, noirâtres, pubescentes, les fémurs postérieurs plus ou moins
largement teintés de rougeâtre à la face externe. Tibias antérieurs et intermé¬
diaires plus clairs que les fémurs, les antérieurs perforés, à la face externe
seulement, d’un grand tympan ovale. Fémurs postérieurs épais, à face externe
en grande partie roussâtre ; tibias armés de 5 épines internes, 6 externes, de
force moyenne ; éperon supérieur interne plus court que le moyen ; méta¬
tarses comprimés armés de 6 denticules internes, 7 externes.
cj. Élytres noirâtres, n’atteignant pas tout à fait l’extrémité de l’abdomen ;
miroir très transversal, ovoïde, non divisé ; Di assez longue, réunie aux Co
130 L, CHOPARD
par une nervule ; Co peu courbées ; 4 obliques ; champ apical très réduit,
présentant 3 rangées de petites cellules ; champ latéral élevé, noirâtre, à 6 ner¬
vures et la Sc portant deux branches.
Ç. Élytres atteignant seulement la base du 3 e tergite abdominal, bruns à
bord interne bien arrondi ; champ dorsal présentant 6 nervures bien marquées,
un peu saillantes, les 4 premières légèrement sinuées, la 5 e en partie effacée
vers la base ; nervules transverses assez nombreuses, mais faibles, irrégulières ;
champ latéral présentant 5 nervures très régulièrement espacées, Sc simple.
Oviscapte long, assez grêle, à valves apicales étroites, aiguës.
Long, g 25 mm., Ç 23 mm. ; pronot. 5 mm. ; fém. post. 16 mm. ; élytres
11 mm., Ç 6 mm. ; oviscapte 20 mm.
Kenya : Escarpment, st. 4, ait. 2.300 m. (17. XI. 1932), 2 3 Ç.
La face n’est pas du tout aplatie chez le mâle de cette espèce, mais les man¬
dibules prennent un grand développement, ce qui permet de la rapporter au
genre Scapsipedus ; elle ressemble d’ailleurs assez au S. luctuosus Bol., qui en
diffère par le miroir élytral divisé et aigu en avant. Le deuxième mâle diffère
du type par une taille un peu moindre et par les fémurs postérieurs noirâtres
avec la base rougeâtre.
Subfam. Nemobiinae
Gen. PTERONEMOBIUS Jac., 1904.
Pteronemobius acrobatus Sauss.
Nemobius acrobatus Saussure, 1877, Mém. Soc. Genève, XXV, p. 98.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. IL 1933), 2 $.
Pteronemobius Chopardi Bol.
Nemobius Chopardi Bolivar, 1922, Voy. M. de Rothschild, Orth., p. 193.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. IL 1933), 1 $.
Pteronemobius massaicus Sjôst.
Nemobius massaicus Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III. 17, p. 97.
Kenay : Nairobi, st. 2 (15. XI. 1932), 2 ? ; — Kitale, st. 12 (4-10. XII. 1932),
1 cj ; — Maison forestière du Kinangop, st. 45 (7. IV. 1933.), 1 Ç.
Pteronemobius maculosus Sauss.
Nemobius maculosus Saussure, 1899, Abh. Senckenb. Ges., XXI, p. 600.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. IL 1933), 1 <$.
Pteronemobius unicolor Chop.
Pteronemobius unicolor Chopard, 1934, Ann. Mus. Congo Belge, Zool. (3),
IV, p. 42.
Éthiopie : Nanoropus ,st. 26 (25-30. I. 1933), 1 Ç ; — Bourillé, st. 28 (1-20.
IL 1933), 4 Ç.
ORTHOPTERA, ENSIFERA
131
Certains individus sont de taille un peu plus grande que le type et à ovi-
scapte un peu plus long, atteignant presque 3 millimètres.
Tous ces Pteronemobius sont très répandus dans une grande partie de
l’Afrique tropicale.
Subfam. Trigonidiinae
Gen. TRIGONIDIUM Ramb., 1839
Trigonidium cicindeloides Ramb.
Trigonidium cicindeloides Rambur, 1839, Faune Andal., II, p. 39.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, ait. 2.100 m. (4-10. XII. 1932), 1 $ ; —-camp
I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 1
Gen. ANAXIPHA Sauss., 1874
Anaxipha gilva Karsch
Cyrtoxipha gilva Karsch, 1893, Berl. ent. Ztschr., XXXVIII, p. 162.
Éthiopie : Nanoropus, st. 26 (25-30. I. 1933), 1 4 Ç ; —- Bourillé, st. 28
(1-20. II. 1933), 1 Ç.
Espèce décrite d’Adeli, mais retrouvée depuis au Congo et certainement
répandue dans toute l’Afrique équatoriale. Tous les individus d’Éthiopie
appartiennent à la forme macroptère.
Anaxipha valida Bol.
Cyrtoxipha valida Bolivar, 1910, Mem. Soc. esp. Hist. nat., I, p. 537.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 <$.
Espèce encore assez peu connue, présentant probablement la même distri¬
bution géographique que la précédente.
Anaxipha ornata, n. sp.
Types : Éthiopie, Bourillé, 1 (J, 1 ? (fig. 34).
Assez grand, testacé roux orné de taches brunâtres sur les élytres. Tête
un peu plus large que le pronotum en avant ; front un peu aplati, roussâtre
avec deux bandes brunes longitudinales, assez vagues ; face testacée avec une
bande brune médiane et une autre sous chaque œil. Palpes jaunâtres, pubes-
cents, le 5 e article des palpes maxillaires grand, triangulaire, rembruni à
l’apex. Antennes jaunâtres, très pubescentes. Yeux saillants, allongés dorso-
ventralement.
Pronotum fortement rétréci en avant, à bord antérieur très légèrement
convexe, bord postérieur droit ; disque peu bombé, brun roussâtre, la ligne
médiane et une large bande humérale, irrégulière, jaunâtres ; le long du bord
postérieur et çà et là, disséminés sur le disque, se trouvent des petits tuber¬
cules bruns portant une longue soie ; lobes latéraux jaunâtres, à angle antérieur
très arrondi, portant également quelques longues soies. Abdomen testacé
132
L. CHOPARD
dessus, brun presque noir dessous; plaque sous-génitale très large, jaunâtre à
1 apex, présentant une petite saillie au milieu du bord postérieur. Cerques j aunes
Pattes jaunâtres, très pubescentes, assez courtes. Tibias antérieurs perforés
sur leurs deux faces. Fémurs postérieurs
assez épais, légèrement rembrunis à la
face externe.
Élytres larges, testacé roussâtre et
ornés de nombreuses petites taches
brunes, dans le champ anal, entre la Cu
et Di , entre les cordes, aux angles du
miroir et dans le champ apical ; miroir à
peu près aussi large que long, mais sa
partie antérieure beaucoup plus longue
que la partie postérieure ; Di très courte;
Co presque droites ; champ latéral testacé,
à 3 nervures et 1 incomplète. Ailes
longuement caudées, brunâtres.
?• Tête, pronotum et pattes comme
le mâle, le pronotum cependant un peu
moins élargi en arrière. Oviscapte assez
long, bien courbé, à valves apicales n’oc¬
cupant pas tout à fait la moitié de la
longueur totale, finement denticulées.
Élytres de la longueur du corps, subaigus
à l’apex ; champ dorsal à nervures élevées,
longitudinales, un peu courbées à la
base et à l’apex,les deux premières réu¬
nies vers le quart apical ; nervures trans¬
verses peu nombreuses, faibles, les inter¬
valles entre les nervures teintés de brun ;
champ latéral comme le mâle. Ailes
longuement caudées.
Fig. 34. Anaxipha ornata, n. sp„ . Long. ^ 7j5 mm-) Ç 7 m m. ; long, avec
les ailes £ 12, 5 mm., Ç 12 mm. ; fém.
post. 5 mm. ; élytres <$ 5, 5 mm., Ç 5 mm. ; oviscapte 3 mm.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 2 <J, 1 $.
Cette espèce est bien caractérisée par l’ornementation des élytres.
Subfam. Mogoplistinae
Gen. ECTATODERUS Guér., 1849
Ectatoderus kilimandjaricus Sjôst.
Ectatoderus kilimandjaricus Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 107,
pl. 5, fîg. 3-3a, 4.
ORTHOPTERA, ENSIFERA
133
Kenya : Kitale, st. 12 (4-10. XII. 1932), 1 — Marakwet,Campi Cheran-
gani, st. 31, ait. 3.000 m. (10-18. III. 1933), 2 $ ; — Camp II de l’Elgon, 8t. 15,
ait. 2.470 m. (17-30. XII. 1932), 2 «J.
Gen. ORNEBIUS Guér., 1844
Omebius ochraceus Sjost.
Ectatoderus ochraceus Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17 ,p. 188, pl. 5-
fig. 5-5a.
Kenya : Camp II de l’Elgon, st. 15 (17-30. XII. 1932), 1
Cette espèce, dont le pronotum est peu prolongé en arrière, entre plutôt
dans le genre Omebius que parmi les Ectadoderus ; toutefois, ses tibias anté¬
rieurs non perforés lui font une place un peu à part, mais qui ne semble cepen¬
dant pas justifier la création d’un genre nouveau.
Gen. ARACHNOCEPHALUS Costa, 1855
Arachnocephalus meruensis Sjost.
Arachnocephalus meruensis Sjôstedt, 1909, Kil. Meru Exp., III, 17, p. 111.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 Ç.
Subfam. Oecanthinae
Gen. OECANTHUS Serv., 1831
Oecanthus similis Chop.
Oecanthus similis Chopard,jl932, Stylops, I, p. 246.
Kenya: Kitale, st. 12 (14-10. XII. 1932), 1Ç; —Camp II del’Eigon, st. 15
(17-30. XII. 1932), 1 — Suam Fishing Hut, st. 34, ait. 2.400 m. (23-28.
III. 1933), 2$.
Oecanthus pellucens Scop.
Gryllus pellucens Scopoli, 1763, Ent. Carn., p. 32.
Kenya : Camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932', 1 $.
Oecanthus Burmeisteri Sauss.
Oecanthus Burmeisteri Saussure, 1878, Mém. Soc. Genève, XXV, p. 454.
Kenya: Camp II de l’Elgon, ait. 2.470 m. st. 15 (17-30. XII. 1932), 1 Ç.
Tandis que chez l’espèce précédente, les ailes dépassent peu l’extrémité des
élytres, elles atteignent chez celle-ci l’extrémité de l’oviscapte ; la plaque
sous-génitale est presque aiguë à l’apex.
134
L. CHOPARD
Subfam. Phalangopsinae
Gen. GRYLLOMIMUS Chop.
Gryllomimus Chopardi Ebner
Gryllus Chopardi Ebner, 1935, Ak. Anz. Wien, n° 15, p. 150.
Éthiopie : Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 $ .
Espèce connue seulement du S r udan anglo-égyptien.
Gen. HOMOEOGRYLLUS Guér., 1847
Homoeogryllus reticulatus F.
Acheta reticulata Fabricius, 1781, Spec. Ins., I, p. 354.
Kenya : Camp I de l’Elgon, st. 13, ait. 2.210 m. (11-15. XII. 1932), 2
Subfam. Podoscirtinae
Gen. DOLICHOGRYLLUS Bol., 1910
Dolichogryllus griseus Chop.
Dolichogryllus griseus Chopard, 1934, Eos, VIII (1932), p. 348, fig. 11.
Kenya : Désert du Turkana, partie Sud, st. 22 (20. I. 1933), 1 <$.
Espèce connue seulement de Bura.
Fam. TRIDACTYLIDAE
Subfam. Tridactylinae
Gen. TRIDACTYLUS Oliv., 1789
Tridactylus digitatus Coq.
Tridactylus digitatus Coquerel, 1804, III. Icon. Ins., III, p. 91, pl. 21, fig. 3-
Éthiopie : Bourillé, au bord de l’Omo, st. 28 (1-20. II. 1933), 2 Ç.
Tridactylus madecassus Sauss.
Tridactylus madecassus Saussure, 1896, Rev. Suisse Zool., IV, p. 41 5.
Ethiopie : Nanoropus, plage du lac Rodolphe, st. 26 (25-30. 1.1933), 3$ ; —
Bourillé, st. 28 (1-20. II. 1933), 1 <$.
Ces deux Tridactyles sont très communs en Afrique tropicale, le premier
étant cependant plutôt répandu dans l’Afrique occidentale.
MISSION SCIENTIFIQUE DE E’OMO
Tome IV. — Fascicule 34.
15 janvier 1938
ORTHOPTERA
II. DERMAPTERA
PAR
Carlo Menozzi
(Chiavari-ltalia)
I Dermatteri raccolti dalla Missione dell’Omo comprendono 176 esemplari
determinabili, ed una quindicina di esemplari, fra larve e ninfe, di identifi-
cazione incerta o addirittura impossibile. Gli esemplari determinabili si rife-
riscono a 13 specie delle quali 8 appartenente ai Protodermatteri, con una
nuova specie di Apolabis che sono lieto di dedicare al Prof. R. Jeannel,
e 5 ai Eudermatteri.
Dato lo scarso numéro di specie, che é senza dubbio inferiore a quelle che
devono trovarsi nelle zone visitate dalla Missione, non mi pare opportuno
fare considerazioni zoogeografiche, e pertanto mi limito, in fine di questa
nota, a fare qualche rilievo, più che altro, d’ordine faunistico sulle specie
rinvenute sui massicci del Kinangop, Elgon e Marahwet nei confronti dei
materiali noti delle altre principali vette poste ai margini délia fossa del
Rift Valley.
Ringrazio i membri délia Missione dell’Omo, e specialmente il Prof. R.
Jeannel, di avermi confidato in studio il suddetto materiale.
PROTODERMAPTERA
Bormansia aîricana Verhoeff
Kenya Colony : Quattro femmine tutte raccolte nel C.ampo I sul M. Elgon
a 2.100.
Echinosoma Wahlbergi Dohrn
Éthiopie méridionale : Bourillé, sulle riva destra del hume Omo ; 6 mas-
chi, 2 femmine ed una ninfa.
Apolabis Jeanneli, n. sp.
Maschio. — Capo di colore castagno chiaro, subopaco, con la superficie
più o meno marcatamente zegrinata, col margine posteriore leggermente
136
C. MliNOZZI
concavo e coi lati, dietro gli occhi, arrotondati. Le suture froutali e quella
metopica sono ben distinte, quest’ultima collocata nel mezzo di una
impressione, o solco, longitudinale. Antenne bruno rossiccie, ad eccezione
dei primi tre articoli basali di colore giallo testaceo ; esse sono composte
di 14 articoli oblunghi, salvo il 2° trasverso ed il 4° e 5° appena più lunghi
che larghi.
Pronoto nero bruno, coi margini laterali orlati di ferrugineo; rettangolare,
alquanto più lungo che largo, col margine anteriore e quelli laterali diritti e
con gli angoli posteriori sensibilmente arrotondati. La sua superficie dorsale
ha una scultura simile a quelle del capo, ma un poco più marcata, ed é percorsa
da un solco medio-longitudinale che iniziandosi dal margine anteriore raggiunge
quello posteriore. Mesonoto un poco più corto del pronoto, ma distintamente
più largo, di colore e scultura simili a questi. Metanoto trapezoidale, un poco
più corto del segmento precedente, col margine posteriore largamente concavo
di modo che gli angoli di esso sono alquanto sporgenti ; colore e scultura
solita. Inferiormente le varie parti del torace sono di colore giallo-bruno ; il
prosterno é rettangolare, il mesosterno é ristretto in avanti, coi lati diritti e
col margine posteriore arrotondato, il metasterno posteriormente é provvisto
di un lobo corto, trasverso e troncato. Zampe di colore uniformemente giallo-
testaceo, col primo articolo dei tarsi più lungo délia somma dei due susse-
guenti articoli e provvisto, oltreché di una fitta pubescenza, di una sérié di
piccole spine disposte ai lati délia faccia inferiore.
Addome subparallelo, di colore castagno scuro, col margine posteriore di
ciascun segmento rossiccio. Opaco, finemente punteggiato e cosparso di una
brevissima e rada pubescenza aderente al tegumento. Lati degli urotergiti
5-9 angolosi e carenati. Ultimo urotergite quadrangolare, con un brève solco
longitudinale nel mezzo, con gli angoli posteriori marcati, ai quali segue una
piccola intaccatura in modo che il margine appare corne un brevissimo lobo
rettangolare. Penultimo urosternite coi lati convergenti aU’indietro ed arro¬
tondati e coll’ apice troncato. Branche del forcipe rossiccie, triquetre dalla
base sino alla metà délia loro lunghezza, poi cilindriche, più sottili e legger-
mente piegate verso l’interno sino aile punte. La branca destra, nella metà
distale, é un poco più sensibilmente curvata di quella di sinistra, comunque
esse non appaiono molto asimmetriche.
Metaparameri appuntiti all’apice, di lunghezza eguale ai preparameri, col
lato estermo regolarmente convesso e quello interno bisinuato. Sacchi pre-
puziali provvisti alPestremità distale, e subapicalmente, di un certo numéro
di denti fortemente chitinizzati, i quali, fanno seguito ad un grosso tubercolo
irto di denti un poco più piccoli e meno chitinizzati. Virghe sottili ma ben
distinte.
Lungh. totale mm. 16 ; lungh. del forcipe mm. 2,8.
Femmina. — Colore, scultura e forma del corpo eguale a quella del maschio.
I lati degli urotergiti 5-9 arrotondati e non carenati. Le branche del forcipe
sono subcontigue alla base, simmetriche, diritte e debolmente, ricurve al-
ORTHOPTERA, UERMAPTERA
137
l’apice ; il loro margine interno é leggermente dentellato nei due terzi basali.
Lungh. totale mm. 15,5-16 ; lungh. del forcipe mm. 2,3.
Kenya Colony : Due maschi e tre femmine raccolti sul massiccio del
Fi?. 1. Apolabis Jeanneli n. sp., A, maschio ; li, estremità deU'armatura génitale di esso.
Marakwet ad Elegeyo Escarpment a 2.500 m., a Campi Cherengani a
3.000 m. e a Chip Cherengani a 3.500 m.
L’assegnazione generica di questo nuovo dermattero é fatta con riserva,
giacché il Burr nell’istituire il genere Apolabis nota, Ira gli altri caratteri, che
i metaparameri hanno il « margine externo sinuato, interno saepius recto 1 . »
1. M. Burr. On the Male Génital Armature of the Dermaptera. Part. II : Psa-
lidae. ( Journ. Roy. Microsc. Soc., p. 538, 1915.)
138
C. MENOZZI
Comunque, poiché Fautore inglese in questa sezione generica vi ha compreso,
sebbene con dubbio, anche VA. isomorpha BoreL, la quale ha la forma dei
metaparameri molto simili a quelli dell’ A. Jeanneli cosi, anch’io, con riserva
corne ho detto, riferisco pel momento la nuova specie al suddetto genere.
Quello che importa, e che VA. Jeanneli per i suoi caratteri esterni é nettamente
diversa dalla A. isomorpha , corne pure da tutte le altre specie di Psalini
africani sinora descritte.
Gelotolabis îelix Burr
Kenya Colony : Camp de FElgon da 3.500 a 4.000 m., cinque maschi e
due femmine ; massiccio del Marakwet a Campi Cherengani, un mashio ;
M. Kinangop da 3.500 a 3.700 m., due maschi e una femmina ; M. Aberdare
da 2.900 a 3.100 m., un maschio e due femmine.
La statura di questi 14 esemplari é molto variabile ; l’esemplare di statura
massima, un maschio, misura mm. 27,5 compreso il forcipe, la lunghezza di
questi, presa sulla branca sinistra, é di mm. 5. L’esemplare minimo, anch’esso
un maschio, é lungo mm. 13. e la branca sinistra del forcipe é lunga mm. 3,2.
La colorazione del capo é pure variabile dal rosso vivo al bruno piceo.
La G. felix é diffusa nell’Africa orientale e sembra esclusiva delle zone alpine,
al disopra dei 2.500 m. d’altitudine.
EuboreUia cincticollis Gerstaecker
Éthiopie méridionale : Nanoropus e Bourie, sulla riva destra dell’Omo ;
tre femmine macrottere.
EuboreUia Telbnii Borelli
Kenya Colony : Un maschio ed una femmina di Sergoit sull’ altipiano di
Uasin Gishu, tra Eldoret e Kitale, a 1.800 m.
Questa forfîcula, descritta dal Borelli 1 su esemplari raccolti dal colonnello
medico Dr. A. Andreini e dal Prof. A. Tellini in Eritrea, non mi risulta
sia stata mai raccolta altrove.
Nala lividipes Duf.
Kenya Colony : Crater lake, ad oriente del lago Naivasha, nel Rift Valley
a 1.900 m ;. tre maschi e sette femmine.
Éthiopie méridionale. — Nanoropus, all’estremità nord del lago Ro-
dolfo ; due maschi e due femmine.
Gli esemplari di Crater lake rappresentano una forma melanicacolcorpo,
ali ed elitre comprese, di colore bruno peee, di statura molto più robusta degli
esemplari di Nanoropus, con scultura scabrosa delle elitre e delle ali molto
più marcata. L’estremità delle ali in 9 esemplari sporge appena dalle elitre,
1. A. Borelli. Materiali per la conoscenza délia fauna Eritrea. Forficole. (Bull.
Soc. Entom. Ital., vol. XXXIX, p. 6-8, 1908.)
ORTHOPTERA, DERMAPTEKA
L!9
in uno (una femmina) le ali oltrepassano le elitre per un tratto alquanto supe-
riore ad una metà délia lunghezza di queste, vale a dire sono normali.
Lunghezza totale dell’esemplare massimo mm. 13, 3 ; lunghezza del
forcipe mm. 3,8.
Lunghezza totale dell’esemplare minimo $ mm. 11,5 ; lunghezza del forcipe
mm. 2, 6.
Labidura bidens Olivier
Kenya Colony : Maji ya moto e sulle rive del lago Elmenteita, nel Rift
Valley, a circa 1.900 m. ; sei maschi, tre femmine ed una ninfa. Lokitange, nel
nord del deserto Turkana, a 750 m ; un maschio. Lago Rodolfo, aipiedi del
monte Lubur, a 560 m. ; un maschio. Campo II sul monte Elgon a 2.470 m. e
praterie alpine, nel versante orientale del medesimo monte, a 4.000 m. circa ;
due femmine.
Éthiopie MÉRiniONALE : Nanoropus, all’estremità nord del lago Rodolfo,
565 m. ; 14 esemplari, dei quali 10 maschi e 4 femmine.
Spongovostox Gestroi Burr
Éthiopie méridionale : Bourillé, sulla riva destra del fiume Omo; nume-
rosi esemplari dei due sessi.
La caratteristica armatura génitale di questo dermattero é stata recente-
mente da me descritta e figurata su materiale del Congo Belga 1 . La specie é
nuova per l’Africa orientale.
Labia Jeanneli Borelli
Kenya Colony : M. Elgon (camp II) a 2.470 m. ; 18 esemplari, dei quali
7 maschi, 6 femmine e 6 tra ninfe e larve.
Questo dermattero é stato descritto dal Borelli su un rf, una Ç e due larve
raccolte daCh. Alluaud e R. Jeannel, nelloro viaggio in Africa orientale nel
1911-1912, a Shimoni, sulla Costa a sud di Mombasa, e a Voî (ait. m. 600)
nel paese dei Wa-Taiba, nella Colonia del Chenia.
Figuro, col medesimo ingrandimento, l’armatura génitale maschile délia
L. Jeanneli (Fig. 2,C) a fianco di quella délia L. Owenii Burr (Fig. 2,A) e délia
L. ochropus Stâl (Fig. 2,B), giacché questi tre Labidi, per diversi caratteri
morfologici e cromatici, presentano una marcata afïinità tra di loro. Le prime
due specie differiscono dalla L. ochropus per avéré i margini laterali delle
elitre forniti di diverse rigide setole nere, eperl’addomechehaunapubescenza
fulva, inframezzata da alcune lunghe setole del medesimo colore, che fa
assolutamente difetto nella. L. ochropus. Inoltre, la scultura di questa specie
é molto più rada e meno marcata, ed é quindi sempre più lucida delle due
specie prese a confronto, ed il IX 0 urosternite, sia nel maschio che nella
femmina, é indistintamente bisinuato (Fig. 2,D). LaL. Jeanneli ha il protorace
1. Rev. Zoolog. Bot. Afr., vol. XXVII, p. 25-26, 1935.
140
C. MENOZZI
cosi largo che lungo, il pigidio distalmente troncato ed il margine posteriore
del IX 0 urosternite del maschio é provvisto di un piccolo lobo arrotondato
Fig. 2. A, estremita dell'armatura génitale di Labia Owenii Burr; B, idem idem di Labia
ochropus Stâl ; C, idem idem di Labia Jeanneli Bor. ; D, margine distale del IX urosternite
di L. ochropus Sta); E, idem idem di L. Jeanneli Bor. : F, idem idem di L. Owenii Burr.
(Fig. 2,E). Al contrario, la L. Owenii présenta il protorace nettamente tras-
verso, nel maschio il pigidio ha gli angoli posteriori proiettati in avanti in due
ORTHOPTERA, DERMAPTERA
141
punte ed il margine fra queste due punte é concavo, il IX 0 urosternite é prov-
visto nel mezzo del margine libero di un lobo subrettangolare (Fig. 2,F). Le
differenze nelle armature genitali maschili delle succitate Labia risiedono,
più che altro, nei metaparameri, corne appare dalle figure citate ; la virga di
tutte e tre le specie é sprowista di veschichetta, e il tratto di essa, contenuto
nel sacco prepuziale, scorre entro ad un tubo formato da una membrana dis-
tintamente più sclerificata di quella che avvolge il restante tratto del condotto
eiaculatore.
Riassumendo, praticamente queste tre Labia si possono cosi distinguere :
A. Margini laterali delle elitre forniti di rigide setole nere ; addome
con abbondante pubescenza.
a. Pronoto cosi largo che lungo ; pigidio distalmente troncato ;
zampe di colore giallo-rossastro. L. Jeanneli Bor.
b . Pronoto trasverso ; pigidio col margine posteriore concavo e
bispinoso ; femori e tibie nere. L. Owenii Burr.
B. Lati delle elitre sprovvisti di setole nere ; addome pressoché
glabro. L. ochropus Stâl.
Forîicula Sjostedti Burr
Kenya Colony : Camp II e III sull’ Elgon da 2.470 a 3.500 m. ; pendio
del Kikuyu a 2.300 m. ; Campi Cherangani e pendio dell’Elgeyo, nel massiccio
del Marakwet, a 3.000 m. ; numerosi esemplari dei due sessi.
Archidux Adolphi Burr
Kenya Colony : Casa forestale di Kinangop, nella catena dell’Aberdare,
a 2.600 m. e foresta di bambu di Kinangop, lungo la strada di Nyéré, da
2.900 a 3.000 m. ; numerosi esemplari dei due sessi, tutti appartenenti alla
forma ciclolabica.
Diaperasticus erythrocephalus Oliv.
Éthiopie méridionale : Nanoropus a 565 m. ; una femmina.
*
*
*
Nel quadro che segue sono elencati gli elementi sinora raccolti su alcune
delle alte vette dell’Africa orientale e cioé, seguendo la direzione da nord a
sud, massiccio del Marakwet m. 3.426, monte Elgon m. 4.310, Kenia m. 5.195,
Kinangop (catena dell’Aberdare) m. 3.907, Kilimandjaro m. 6.010 e Meru,
m. 4.630.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L*OMO. — T. IV#
10
Cf MENOZZI
142
SPECIE
H
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ELGON
KENIÂ
KINÀNGOP
KILIMAN —
DJARO
S
ce
•W
S
Bormansia africana Verh.
+
+
— impressicollis Verh. . . .
+
Pi/gidicrana bettoni K iib y.
+
Echinosoma Wahlbergi Dohrn . . .
+
4-
4-
Apolabis laeta Gerst.
+
— Jeanne h Menoz.
+
Gelotolabis felix Burr.
+
+
+
+
Euborellia Tellinii Borel.
+
— annulipes Luc.
4-
Leptisolabis usambara Verh.
4-
— theoriae Verh.
+
Chaelospania rodens Burr.
+
S pongovestox quadrimaculatus Stal .
-
-
Labia curvicauda Motsch.
-
-
— Jeanneli Borel.
+
Prolabia arachidis Yers.
4-
Forficula senegalem-is Serv.
+
— Rodziankoi Sein en ....
4-
+
— Sjôstedti Burr.
+
+
+
4-
Archidux Àdolphi Burr.
4-
+
Diaperasticus sansibaricus Karsh . .
4-
Sui 21 forficulidi sopraelencati, solo 4 mancano nel Kilimandjaro, cio che
farebbe supporre che questo massiccio sia stato meglio esplorato delle altre
vette o, quanto meno, che la sua fauna dermatterologica sia più varia ; in
realtà ne l’una nè l’altTa cosa. I reperti che ho segnato per esso li ho desunti
in parte dal Borelli ma sopratutto dall’elenco che il Burr ha dato in fine
del suo lavoro sui Dermatteri riportati dal Sjôstedt nel suo viaggio al Kili¬
mandjaro 1 2 . É évidente che in questo elenco il Burr, non solo nota forficulidi
raccolti nelle pendici o sulla cima di questo massiccio, ma segna anche quelli
delle valli e delle piane circostanti ad esso, cioé la regione del Kilimandjaro.
Pertanto di quest’ultimi, quando mi é stato possibile precisarlo, li ho elimi-
nati dal mio elenco, cosi corne ho eliminato la specie che l’autore inglese asse-
gna al genere paleartico Pseudochelidura, perché questa déterminazione, fatta
su un esemplare femmina, é sicuramente errata. D’altra parte é anche évidente
che la esplorazione degli altri massicci non puo dirsi compléta, e certamente
altri reperti vi si debbano rinvenire.
Nel complesso, gli elementi délia fauna dermatterologica delle suddette
1. D r A. Borelli. Dermapterain Voyage de Ch. Aliuaud et R. Jeannel en Afrique
orientale (1911-1912). Résultat scientifique. Orthoptera, I, Paris, 1915.
2. M. Burr. Dermatoptera in Sjôstedt , Z,oui. Kilimandjaro-Meru Exped.,
vol. III, 1907.
ORTHOPTERA, DERMAPTERA
143
montagne risulta costituita in maggiore parte (70%) da quegli stessi elementi
che si trovano nei bassopiani, nelle vallate e pianure dell’Africa orientale.
Nella composizione generica di essa vi é il solo genere Archidux che possa dirsi
veramente alpino, con l’unica specie A. Adolphi. Questa specie, descritta
dal Burr su esemplari provenienti dal vulcano Ufumbiro, m. 3.420, (Territorio
del Tanganica), é stata poi racoolta da Alluaud e Jeannel (1912) sul Kenya
a 2.400-3.200 m., sul Kinangop a 3.000-3.100 m. e dal Bequaert sul
M. Mikeno a 3.000 m. (Congo Belga). La Missione dell’Onio Plia riscon-
trata solo sul Kinangop, sotto aile foglie délia fitta foresta di bambu, nel
versante occidentale délia catena dell’Aberdare.
Nella composizione speciflca, oltre il suddetto Neoloboforo, si possono
considerare elementi alpini le seguenti specie : Apolabis Jeanneli Menoz.,
Gelotolabis felix Burr, Forficula Sjôstedti Burr e Forficula Rodziankoi Semen.
La prima specie dei due Protodermatteri é stata rinvenuta soltano sul massic-
cio del Marakwet, la seconda manca sul Kinangop e sul Meru ed é frequente
su tutti gli altri massicci, e si rinviene sotto ai sassi delle praterie alpine od ai
margini dei piccoli ruscelli. La Forficula Sjôstedti é nota del Marakwet,
dell’Elgon, Kenia e Kilimandjaro, e corne la Gelotolabis felix , manca invece
sul Kinangop e sul Meru. Per lo più questo Eudermattero si rinviene a gruppi
di diversi individui, i quali sono distribuai in uno spazio di pochi metri qua-
drati di terreno, frequentemente, per esempio, attorno aile piante di Lobelia
Deckeni i cui fiori sembra costituiscono una spéciale attrattiva per essa. Credo
sia l’unico Dermattero che possa raggiungere le massime quote d’altitudine ;
posseggo infatti tre esemplari (due maschi ed una femmina) raccolti sul
Kilimandjaro a m. 4.500 ed un esemplare mascbio del M. Meru rinvenuto a
4.100 m. La F. Rodziankoi é stata descritta di Harrar, m. 1.856 (Abissinia)
dal Semenoff, poi rinvenuta a Kasindi e pendio occidentale del Ruwenzori
da m. 1.700 a m. 1.800, sul Meru a m. 1.800, sul Kilimandjaro da m. 1.300 a
m. 1.900 ed infine nella regione Kikuyu da m. 1.750 a m. 2.100. Nella distri-
buzione altitudinaria questa specie é intermedia fra la F. senegalensis e
F. Sjôstedti ; inoltre questa e la F. Rodziankoi sono attere, mentre la F. sene¬
galensis ha le ali ben sviluppate.
Ad eccezione AeW Archidux Adolphi , le cui affinità restano tuttora da pre-
cisarsi, l’origine degli altri Dermatteri ritenuti alpini non mi pare dubbia :
sono elementi prettamente africani, che dal piano hanno a poco a poco
asceso i pendii dei succitati massicci, ed ivi vi si sono addattati.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 35.
ORTHOPTERA
III. ACRIDIDAE
by
B. P. Uvarov, D. Sc.
(London)
Dr. Jeannel’s invitation to work out the Acrididae oollected by his expé¬
dition made me feel not only greatly honoured, but also very pleased, because
the expédition visited two very distinct types of country, both of great
interest to me. One type of fauna represented in the collection was that of
the higher altitudes of Mount Elgon and some other East African mountains ;
in this I was interested because of my recent work on the fauna of the Abyssi-
nian highlands x . The second type was represented by the fauna of the Turkana
desert, which remained entirely unknown, while my interest in desert faunas
goes back to my earliest days as an orthopterist.
In preparing the following account, I hâve included in it not only the
collections of the expédition, but also some material collected in the same
areas recently by several British entomologists (principally by the Lake
Rudolf-Rift Valley Expédition with which Mr. D. R. Buxton was partly
associated; by Dr. F. W. Edwards; and by Mr. H. B. Johnston), because
they contribute to a more complété représentation of the faunas concemed.
The types of the new species collected by the Mission de l’Omo are preserved
in the Muséum d’Histoire Naturelle, Paris and those of the others in the
British Muséum (Natural History).
I regard it as my pleasant duty to record my sincere gratitude to Dr. R.
Jeannel for entrusting me with the work on his collection, and to my friend
Dr. L. Chopard for his kind assistance in this connection.
1. Entomological expédition to Abyssinia, 1926-1927. Orthoptera of the fami-
lies Mantidae, Gryllidae, Tettigoniidae and Acrididae. (Linnean Soc. Journal, Zoo-
logy, vol. XXXVIII, pp. 591-614, 10 figures.)
146
B. P. UVAROV
Some zoogeographical notes.
The Acridid fauna of East Africa is still very incompletely known, and it
would be, therefore, of little value to try and analyse the zoogeographical
relations of ail species collected by the Mission de l’Omo at ail stations,
though they are enumerated in the list bellow. On the other hand, some inte-
resting conclusions can already be drawn from the study of those species
which belong to the two spécial faunas mentioned above, viz. the fauna of the
high mountains, particularly of Elgon, and that of the desert bordering
on lake Rudolf. The following remarks are restricted to these two types of
fauna.
Fauna of Mount Elgon. — No Acridids were known from Mt. Elgon until
I hâve described Paracomacris elgonensis Uv. taken at an altitude 12.000 ft
(about 3.500 m.)by Mr. G. L. R. Hancock 1 . Three yearslater afairly long list
containing several new species, was published by Sjôstedt 2 , on the basis
of collections made by the expédition of Dr. Sven Loven and Professor
G. Lindblom in 1920. The collections brought back by Dr. Jeannels’s expé¬
dition ,as well as those made by Mr. H. B. Johnston and by Dr. F. W. Edwards,
contain several species not collected by the Swedish expédition.
The following list includes ail species known to occur on Mount Elgon at
altitudes of over 2.000 métrés.
Altitude. Recorded by.
Cannula linearis Sauss.. 2.210 Uv.
Odontomelus pallidusS]ôst . 2.300 Sj.,Uv.
Paracomacris centralis Rehn. 2.300 Uv.
* Paracomacris elgonensis Sjôst. 2.000-4.000 Sj., Uv.
Roduniella insipida ( Karsch). 1.300-2.300 Uv.
* Anablepia elgonensis ( Sjôst.). 1.700-2.000 Sj.
Gymnobothrus temporalis ( St.). 2.000-2.210 Sj.
Gymnobothrus fallax ( Karny). 2.470 Uv.
Brachycrotaphus sp. 2.210 Uv.
Aulacobothrus calcaratus Sjôst. 2.000 Sj.
Ogmothela gracilis Ranime. 1.700-2.000 Sj.
Pnorisa squalus St. 1.700-2.210 Sj.,Uv.
Aiolopus sp. 2.470 Uv.
Gastrimargus brevipes Sjôst. 2.000 Sj.
* Gastrimargus brevipes elgonensis Sjôst. 1.700-2.000 Sj.
Heteropternis couloniana Sauss. 1.700-4.000 Sj.
1. A new alpine grasshopper from Mount Elgon. (Ann. and Mag. Nat. Hist.,
ser. 10, vol. V, 1930, p. 249.)
2. Sammlungen der schwedischen Elgon-Expedition in Jahre 1920. Acrididae,
Mantidae und Phasmidae. (Arkiv for Zoologi, Bd. 26 A, n° 11, 1933.)
ORTIIOPTERA, ACRIDIDAE
147
Altitude. Recordedby,
Trilophidia sp . 2.000-2,210 Sj.,Uv.
Acrotylus elgonensis Sjôst. 2,000 Sj.
Acrotylus patruelis (H.-S.). 1.700-2.000 Sj.
Tapesia griseaintermedia Sjôst..2.100 Uv.
Phymateus purpurascens Karsch.. . 2.000 Sj.
* Parasphena elgonensis Sjsôt. 1.700-3.800 Sj.,Uv.
* Caloptenopsis elgonensis Sjôst. 2,000-2,210 Sj., Uv.
Platyphymus granulatus Uv. 2.000 Sj.
* Euprepocnemis brachyptera Sjôst. 2.000-3.400 Sj., Uv.
Oxyaeida Carli I. Bol. 2.000 Sj,
Catantops dubiosus Sjôst.2.210 Uv.
* C atantops lobipennis Sjôst. 2.000-3.000 Sj.
* C atantops simplex elgonensis Sjôst. 1.700-2.000 Sj.
Catcmtops decoratus concolor Karny. 2.000 Sj.
Paracoptacra cauta Karsch. 2.000 Sj.
Acanthacris ruficornis fulva Sjôst. 1.700-4.000 Sj.,Uv.
Acanthacris ruficornis Gyldenstolpei Sjôst. 2.000 Sj.
The list contains 33 species and subspecies, and may convey an impression
that the mountain fauna of Elgon is fairly rich. However, this impression is quite
incorrect since the great majority of the species occur at much Iower altitudes,
as well, and their occurrence on Mount Elgon is explained merely by the fact
that the tropical East African flora and fauna ascend to altitudes much
higher than 2.000 métrés, which has been adopted in the list. Indeed, out of
the whole list, only eight species, marked with an asterisk, are not known
from anywhere except Mount Elgon, and this presumahly endemic group
présents most interest to us.
This group includes, first of ail, two subspecies of widely distributed East
African species, namely Gastrimargus brevipes elgonensis and Catantops
simplex elgonensis, both of them, moreover, not known to ascend above
2.000 métrés. Caloptenopsis elgonensis also probably belongs here, as it is
closely related to C. ferrifer (Walk.) and may represent only its subspecies
(see below). Of the remaining five species, Anablepia elgonensis also just
reaches the 2.000 métrés limit and cannot be considered a true mountain
form.
There remain, however, four species which ascend to 3-4.000 métrés and
represent at least a subalpine fauna. They are : Paracomacris elgonensis,
Parasphena elgonensis, Euprepocnemis brachyptera and Catantops lobipennis.
Three of these four species are characterised by strongly abbreviated wings
and are unable to fly, while Parasphena elgonensis is quite apterous. In this
respect we fmd a perfect agreement with the Abyssinian subalpine fauna
(Uvarov, l. c.). This agreement extends even further, since Paracomacris
elgonensis and Parasphena elgonensis hâve parallel species in the Abyssinian
148
B. P. UVAROV
highlands, and indeed parallel species of Paraphena occur on other East
African mountains. As I hâve suggested in discussing the Abyssinian moun¬
tain fauna, the short-winged Paracomacris represents obviously a mountain
modification of the genus widely distributed in the African lowlands. The
same can be said with regard to Euprepocnemis brachyptera and Catan-
tops lobipennis, which are quite closely related to macropterous lowland
species.
We see, therefore, that the subalpine fauna of Mount Elgon is characte-
rised by the presence of a small number of brachypterous endemic species,
but ail of them exhibit a close relationship with species widely distributed in
lowlands of Tropical Africa. It must be concluded that the mountain fauna
of Elgon represents a relatively recent development of the lowland fauna.
I am, thus, unable to find in the Acridid fauna of Elgon any trace of the
éléments which Dr. Jeannel 1 considers of Palaearctic origin. Nevertheless,
I venture to suggest an explanation of their absence, which at the same time
may serve for a better understanding of their geological history.
It is noteworthy that the, so called, palaearctic [éléments ;in [the Carabid
fauna of Elgon exhibit afïinities mainly with species of the Western Mediter-
ranean, or Ibero-Mauretanian massif. This affinity led Dr. Jeannel to suggest
that they should hâve penetrated into Tropical Africa across the Sahara
when the latter was not a desert country. However, Dr. Jeannel himself
points out a curious resemblance of the Trechus fauna of Elgon with that
of the Canaries and Madeira, and to me this appears much more significant
than a mere resemblance. The evidence, so ably summarised by Dr. J eannel,
suggests to me that it may be reasonable to consider the Mediterranean
éléments in the Elgon fauna not as immigrants from the north, but as relies
of an ancient Atlantic fauna, other fragments of which can be found in the
Canaries, Madeira, and in the Mediterranean mountains, eastwards to the
Caucasus. It would be scarcely profitable to speculate now about the geolo¬
gical âge of that fauna, but this explanation of the existence of Mediterranean
éléments in the Elgon fauna appears to me more reasonable that a migration
across the vast plains of Northern Africa, even when they were not desert
in their character.
An additional argument in favour of the relict Archatlantic 2 character of
the Elgon fauna may be seen in the presence in its flora (as in that of other
East African mountains) of arborescent Senecio spp., which even in historical
times flourished on Saint Helena.
This theory also accounts for the absence of Atlantic éléments in the
Acridid fauna of Elgon. Some « palaearctic » éléments, as is pointed out
by Dr. Jeannel hâve survived on Elgon only at fairly high altitudes, and
1. Mission scientifique de l’Omo, t. II, fasc. II, p. 26.
2. This very apt term belongs to D r Jeannel (See Arch. Mus. Hist. Nat., Paris,
XII, 1935, p. 415).
ORT1IOPTERA, ACRID1DAE
149
their northern relatives also live mostly on mountains. Now, the Acridid
fauna of the Mediterranean mountains contains no ancient éléments in it as
I hâve shown elsewhere l 2 , and ail known Atlantic éléments are restricted to
low altitudes. Therefore, it appears probable that the ancient Atlantic fauna,
relies of which are represented by T rechus on Elgon, contained no alpine
Acrididae, while it included alpine Trechus. Accordingly, only the latter were
preserved on Elgon until our day, while the Atlantic Acrididae occuring at
lower altitudes, hâve been exterminated owing to the excessive humidity
when the climate became tropical.
It must be understood that the above theory is ofïered here in a tentative
way, merely in order to draw the attention of biogeographers to a possibility
of explaining the composition of the flora and fauna of the East African
mountains without postulating a southward migration of « Palaearctic »
éléments. This latter adjective is placed in inverted commas, because it is
somewhat misleading when applied to the faunistic and floristic éléments of
purel y Mediterranean origin, while the term Palaearctic covers a much wider
group, including also éléments of the Angara stock which obviously do not
enter into the discussion.
Fauna of the Turkana desert. — The présent paper contains the first
list of Acrididae known to occur in the country west and north of the lake
Rudolf, the fauna of which remained hitherto unexplored. The landscapes of
the Turkana and of the Omo plains, as described by Dr. Jeannel 2 are very
desert-like, and it appeared of great interest to see the relation of their fauna
to that of the great deserts of Northern Africa.
The following is a complété list of the Acridid fauna of that country as far
as it is known, with brief remarks on the general distribution of each species.
It should be noted that only those species are included in the list which
hâve been taken actually in the desert parts of the Turkana country.
Therefore, the species recorded in the systematic part from « Deserts du
Turkana » are not found in this list, if they are from non desert localities,
such as Moroto, West Suk etc.
Distribution.
Acrida Stali I. Bol.
* Platypterna nilotica Salfi
— sp.
* — salfiana Uv.
Platypternodes sp.
— Rudolfi Uv.
Trop. Africa
Sinai, N. E. Africa
Endémie
Endémie
1. Onhoptera of the mountains of Palaearctic région. Contribution à l’étude du
peuplement des Hautes Montagnes. (Société de Bio geo graphie, Paris, 1928, pp. 135-
141.)
2. Un cimetière d'éléphants. (Paris, 1934.)
150
B, P; UVAKOV
Distribution.
Aulacobothrus sp.
Stenohippus aequus Uv.
W. Africa, Sudan
*
— aethiopicus Uv.
Sudan
Paracomacris stenopterus (Sch.)
E. Africa
Jasomenia dimidiatal. Bol.
S. E. Africa
Paracinema tricolor (Thnbg.)
Trop. Africa
*
Calephorus venustus (Wlk.)
N. E. Africa
*
Aiolopus affinis (I. Bol.)
N. E. Africa, S. W. Asia,
India
*
Oedaleus senegalensis Kr.
N. & E. Africa, S. W. Asia
— citrinus Sauss.
S. W. Africa
Gastrimargus volkensi Sjôst.
Locusta migratoriamigratorioides, (R. &F).
E. Africa
Humbetenuicornis (Sch.)
Trop. Africa
*
Scintharista notabilis brunneri Sauss.
N. E. Africa, S. W. Asia
¥
Pycnodictya galinieri (R. & F.)
N. E. Africa, S. Arabia
**
— dimorpha turkanae Uv.
Endémie
Morphacris fasciata sulcata (Thnbg.)
Trop. Africa, S. Asia
*
Acrotylus longipes incarnatus Kr.
Somaliland, S. Arabia
❖
Sphingonotus savignyi Sauss.
N. Africa, W. Asia
*
— canariensis Sauss.
Cape Verde Islds.,
W. & N. E. Africa, Arabia
**
— turkanae Uv.
Endémie
*
— rubescens (Wlk.)
Lamarckiana sp.
Chrotogonus sp.
N. Africa, W. Asia
Atractomorpha aurivillii\. Bol.
Caloptenopsis sp.
Stenocrobylus sp.
Trop. Africa
Catantops melanostictus Sch.
Trop. Africa
— saucius (Burm.)
Trop. Africa, S. W. Asia
**
A bisares depressus Uv.
Endémie
**
Ischnansis curvicerca Uv.
Endémie
Cyrtacanthacris tatarica (L.)
Trop. Africa, S. Asia
It will be seen that as many as 37 species are known from the Turkana and
Omo country. This number is rather high for a desert, and tbe reason
for this is not far to seek, since apart from 7 undetermined species there are
not less than 11 species which are more or less widely distributed in Africa
south of the Sahara, some of them extending their range into Southern Asia,
as well. These 11 species suggest at once that the Turkana-Omo fauna is
not wholly desert in its character, but contains many species common in
African savannas.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
loi
There remain 16 species, marked in the list with one or two asterisks, wiiich
can be considered as more typical of a desert fauna, six of them, marked
with two asterisks, being so far unknown from elsewhere. If we consider
the generic affinities of these 16 species, we will see that at least six of
them belong to typical savanna généra, such as Platypternodes , Stenohippus ,
Aiolopus ,Oedaleus, Abisares , Ischnansis ; one ( Calephorus) lives in desert
conditions, but near water ; and only ten can be classified as true desert
insects, viz. two species of Platypterna, one Scintharista , two species of
Pycnodictya, one \Acrotylus and particularly four species of S phingono¬
tus. This pure desert group can be subdivided into two. One of the sub-groups
would include the species of wide Eremian distribution, viz. Sphingonotus
Savignyi , canariensis and rubescens, the first and the last of which extend
their range right across the desert Africa and into Central Asia and Western
India, being most widely spread members of their genus. The second sub-
group exhibits spécial afïinity with the desert fauna of the countries round
the Red Sea. It includes four species of such distribution (Platypterna nilo-
tica, Scintharista notabilis Brunneri , Pycnodictya Galinieri and Acrotylus
longipes incarnatus), while the remaining three ( Platypterna salfiana,
Pycnodictya dimorpha turkanae and S phingonotus turkanae) apparently
endemic to the Turkana desert ,are closely allied to Somalian species.
It would appear, therefore, that the Turkana-Omo courtry can scarcely
be classified as a true desert, but rather as a relatively recently desiccated
savanna. Its fauna is obviously derived from a tropical savanna fauna,
greatly impoverished in the number of species. Some of the savanna généra
hâve produced here such endemic species as Abisares depressus, Ischnansis
curvicerca. On the other hand, the desiccation of the région enabled a
pénétration of desert forms, and their strong afïïnity with the peculiar
Somali-Arabian fauna suggests that the Turkana-Omo country received
its desert population not directly from the Sahara in the north, but from
Somaliland in the east. Indeed, it appears that even such widely distributed
species as S phingonotus rubescens and S. Savignyi hâve reached our coun¬
try in this roundabout way, since they are not known to occur in the Sou¬
thern Sudan.
Fam. ACRIDIDAE
Subfamily. Acridinae
Acrida Stali I. Bolivar, 1893 ?
Déserts du Turkana : Lokitaung district, IV, 1 c?> 1 $ (D. Buxton); West
Suk, 1 $ larva.
Acrida sulphuripennis (Gerstaecker, 1873).
Déserts du Turkana : Moroto, VII, 1 (J, 1 Ç (D. Buxton).
B. P. UYAROV
132
Acridella Rendalli (Kirby 1902)
1902. Acricla Rendalli, Kirby, Trans. Ent. Soc. London, 1902, p.62. —1902.
Acrida aspersata, Kirby, l. c.,p. 63. — 1911. Acridella Sheffieldi, I. Bolivar,
Mem. Soc. Ent. Belg., XIX, p. 75. — 1911. Acridella stigmatica, I. Bolivar,
l. c., p. 75 (syn. nov.).
Déserts du Turkana : Kacheliba, V, 2 ÇÇ ; Mt. Kaitherin, IV, 1 $ (D. R.
Buxton).
The first three synonyms refer to the female sex, remarkable for the uni-
formly purple wing base, and they hâve been discussed by me elsewhere.
A. stigmatica , wbich is a male with pale yellow wings, bowever, also belongs
to this species, as I am able to conclude from its morphological similarity to
the female and from the fact tbat it occurs together witb the purple-winged
females.
The species has been previously known only from the Transvaal and the
Katanga province of the Belgian Congo, but it is represented in the British
Muséum by specimens from S. Rhodesia and Tanganyika Territory, on one
hand, and from Northern Nigeria, on the other. Its occurrence in the Turkana
is, therefore, not quite unexpected, but of considérable interest.
Cannula linearis (Saussure, 1861)
Mont Elgon : Camp I, 1 Ç.
Parga xanthoptera (Stàl, 1855)
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1 1 Ç.
Amphicremna brevipennis Miller, 1932 ?
Déserts du Turkana : Mt. Kaitherin, IV, 2 ÇÇ (D. Buxton).
I cannot be certain of my détermination since this species is known in the
male sex alone. The pronotum in the two females is distinctly narrowed in
metazona, the elytra are very narrow and pointed, and wings colourless.
Odontomelus pallidus Sjôstedt, 1912
Mont Elgon : 5.000-7.000 ft., 5 S'c?, 4 ÇÇ (H. B. Johnston). Recorded also
by Sjôstedt.
Wilwerthia ugandana, n. sp.
(Fig. 1.)
Differs from U. acuminata , I. Bolivar, by the relatively shorter antennae,
more narrow fastigium of vertex and pronotal dise, and by the longer and not
recurved male subgenital plate.
<?• Antennae if bent backwards reaching the base of hind fémur ; the expan-
ded basal portion a little less than half the length ; joints of the apical portion
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
153
thick, round and relatively short (the longest is about one third as long again
as it is broad).
Frontal ridge in profile strongly oblique, a little prominent between the
antennae, concave below them ; seen from the front it is a little expanded
between the antennae and again
towards the clypeus ; surface sulcate
and rugulose, margins raised,irregular
Face rugulose. Fastigium of vertex
parabolic, distinctly longer than broad ;
transverse sulcus semicircular, well
removed from the apex.
Pronotal dise narrow, its length
being almost four times as great as its
width. Metazona much shorter than
prozona. Latéral carinae sharp, straight.
Latéral lobes rugulose ; lower margin
not sinuate.
Elytra extending well beyond the
hind knees and the end of abdomen ;
apex acute.
Hind knee with the inner upper angle
more prominent than the outer angle.
Subgenital plate long and narrow •
lower margin straight ; apex slightly Fig. 1. Wilwerlhia ugandana, sp. n. c? ■
decurved.
Coloration brownish-bufï, mottled with brown. A light fascia runs along
the middle of the head, pronotum and the anal area of elytra, and is included
between two dark-brown ones.
$. Antennae extending to the base of middle femora.
Length of body ^ 21, $ 26 ; pronotum $ 4, $ 5 ; elytra 18,5, Ç 23 ; hind
fémur $ 13, $ 16 mm.
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 5 <?<? (including the type), 13 ÇÇ, 1 larva $ ;
Kapenguria, 4 <JcJ, 1 ?• 7.11 (D. Buxton).
Mont Elgon : Buwalasi, 5.000 ft. 1 $ (H. B. Johnston).
Rhabdoplea mira Karsch, 1893 ?
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 2
The females were compared with the types of R. mira and proved to differ
by the antennae and fastigium of vertex being somewhat shorter, but the
taxonomie value of these small différences cannot be established without
studying large sériés of specimens.
Rhabdoplea munda Karsch, 1893
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1 <J, 2 Ç$.
154
B. P. UVAROV
Brachycrotaphus tryxalicerus (Fischer, 1853)
Déserts du Turkana : Moroto, VII, 2 2 ÇÇ (D. Buxton).
Brachycrotaphus sp.
Mont Elgon : Camp 1, 1 Ç.
A species different from the preceding, but impossible to détermine without
the male sex.
Brachycrotaphus brevis, n. sp.
(Fig. 2.)
Allied to B. Kraussi Uv. from Abyssinia, but different from ail known
species in the abbreviated elytra.
<J. Antennae distinctly longer than head and pronotum together, relatively
stout ; joints 3-8 expanded, but not quite fiat ; 5 transverse ; 6 and 7 a little
Fig. 2. Brachycrotaphus brevis, sp. n.. cf-
longer than wide ; 8 distinctly elongate ; the rest round, punctured, elon-
gate.
Fastigium of vertex elliptical, shorter than an eye ; transverse sulcus
parabolic, incomplète.
Pronotum without supplementary carinae ; latéral carinae weak, straight.
Disc rugulose, more densely so in the metazona. Typical sulcus well behind
the middle.
Elytra reaching just to the apex of abdomen. Scapular area strongly
expanded. First and second radial veins straight ; the area between them very
narrow. First ulnar vein strongly bent forward in the basal third, almost
touching the third radial ; the apical portion of the discoidal field with five
large cells. Interulnar area weakly contracted in the middle, with large cells.
Hind tibiae with 16 inner spines ; spines 9-15 expanded and ridged, with
the apices up-curved.
Cercus short, recurved.
Colouration brownish-stramineous, without pattern.
Ç. Fastigium parabolic, much shorter than an eye. Elytra reaching a little
beyondthe middle of abdomen; discoidal area with an almost complété false
vein ; interulnar area with an incomplète fase vein.
ORTHOPTîsRA, ACRIDIDAE 153
Total length çj 18, 2 24 ; pronotum £ 3,2 4 ; elytra 10,5, 2 12 ; hind fémur
8, 2 11 mm.
Déserts du Turkana : Mount Kaitherin, IV, 2 (Includingthe type), 12
(D. Buxton).
This is the first species of ithe gen us with abbreviated elytra. While it is
closely similar in the venation to the Abyssinian B. Kraussi Uv., it differs
rom it in the larger number of tibial spines and their structure, as well as
in the antennae and fastigium.
Platypterna nilotiea Salfi 1931
Déserts du Turkana : Lake Rudolf, Ferguson Bay, IV. 1934, 4 8 22 ;
Lodwar, 5. IV. 1934, 1 J ; Kabua, 7. V. 1934, 1 2 (D. Buxton) ; Lake
Rudolf Central Island, 25. IV. 1934, 3 1 2 (Lake Rudolf-Rift Valley
Expédition).
Previously known from Sinai, Egypt, Khartoum and Khor Arbaat delta
in the Sudan. The Turkana specimens are somewhat smaller than the Suda-
nese, but not different otherwise.
Platypterna sp.
Déserts du Turkana : Monts Murueris, Turkana Nord, 1 9 .
This is probably a new species, but the female has only one somewhat
deformed antenna and it would
be unwise to describe it.
Platypterna salîiana, n. sp.
(Fig. 3.)
Resembling P. nubica (Werner),
but smaller ; the antennae shorter
and more dilated ; hind knee
lobes without a dark spot.
2- Antennae shorter than head
and pronotum together, strongly
expanded in the basal third ;
shape of joints as figured.
Fastigium of vertex short,
semicircular, broader than long.
Foveolae very shallow, punc- F 'g- 3 - Platypterna sal/iana, sp. n. 9-
tured, curved.
Pronotum relatively short. Disc obtusely tectiform. Latéral keels callous,
straight, gradually divergent backwards. Latéral lobes about as long as
deep ; lower margin weakly sinuate.
Elytra extending by about one quarter of their length beyond the hind
knees.
B. P. UVAROV
136
Hind fémur short and broad, practically without the filiform part.
General colouration dirty-bufï, with a rusty tinge and numerous grey dots.
Elytra grey, with some veinlets brown ; a row of indefînite brown spots along
the middle. Hind knee-lobes without a dark spot. Hind tibiae faintly bluish.
Total length 30 ; pronotum 5 ; elytra 24,5 ; hind fémur 14 mm.
Déserts du Turkana : Lodwar, VI. 1934, 2 Ç$ (one the type) (D. Buxton).
I am very pleased to dedicate this species to Dr. Mario Salfi, the author
of a masterful monograph of the difïicult genus Platypterna.
Platyptemodes savannae Uvarov, 1926
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1 2 $Ç. Described from Northern
Nigeria.
Platyptemodes sp.
Plaines de l’Omo : Nanoropus, 1 Ç.
Considerably larger in size than the preceding species and with the fasti-
gium more narrowed forward. Possibly new, but more material would be
necessary for the description.
Platyptemodes rudolfi, n. sp.
(Fig. 4.)
Differing from P. savannae hy more slender habitus, longer antennae and
narrower fastigium of vertex.
g. Antennae considerably longer than head and pronotum together,
expanded at the base ; joints 4th and 5th transverse, 6th square, 7th and
8th fused into one elongate and moderately flattened joint, the rest rounded
and punctured, at least twice as long as broad.
Head as long as pronotum, in profile distinctly ascending. Face rugulose.
Frontal ridge in profile slightly concave below the antennae ; surface sulcate,
the sulcus weakly dilated between antennae. Latéral facial keels regularly
and weakly curved. Fastigium of vertex twice as long as it is broad and more
than half the length of the eye ; margins parallel, apex rounded ; médian
carinula distinct, gradually disappearing on the occiput ; foveolae narrow,
strongly defined, curved, almost reaching the apex of fastigium.
Pronotum narrow ; upper surface slightly concave in longitudinal direction
if viewed in profile. Latéral carinae weak in the prozona, obsolescent in the
metazona, very slightly incurved. First sulcus indistinct ; second placed a
little in front of the middle ; third well behind the middle. Disc punctured
near the front margin and in the metazona. Latéral lobe trapezoidal, with
the lower margin weakly sinuate.
Elytra reaching well beyond the hind knees. Hind fémur without the fili¬
form part.
Colouration stramineous, with indefînite brownish fasciae along the latéral
ORTHOPTERA, ACR1DIDAE
157
pronotal carinae, and two sériés of widely distant minute blackish dots
midway betwen the médian and the latéral carinae ; both the fasciae and
the dots continued on to the head, as well.
$. Antennae as long as head and pronotum together. Fasti-
gium of vertex distinctly longer than broad.
Length of body 23, Ç 30 ; pronotum 5, Ç 6 ; elytra <^16,
$ 21 ; hind fémur 10, $ 14 mm.
Plaines de l’Omo : Bourillé (Bourié
on the label), 1 (type), 1 $.
Déserts du Turkana : Lokitang, IV,
1934, 1 $ (D. Buxton).
It is possible that this species is
related to P. voltaensis described by
Sjôstedt ( Ark. Zool., 23A, n° 17,
p. 23, 1931) from the Upper Volta,
but the description does not contain
a single character of spécifie value and
cannot be used for détermination.
Roduniella insipida (Karsch, 1896).
1896. Duronia insipida, Karsch,
Stett. Ent. Zeit., LVII,p. 252. —1896.
Duronia duria, Karsch, l. c., p. 252
(syn. nov.). —1932. Roduniella ugandae,
Miller, Trans. Ent. Soc. London, p. 21
(syn. nov.).
Mont Elgon : cultivated zone,
4-7,000 ft. III. 1934, 3 JJ, 4 ÇÇ Fi S- 4 ' P^typlernodes rudolfi, sp. n. cf.
(H. B. Johnston).
The above synonymy is established after a direct comparison of thetypes
of ail three species. The type of D. insipida is a female which agréés well
with paratypic females of R. ugandae, except that it has a slightly shorter
pronotum ; latéral pronotal keels in the type of D. insipida are perfectly
straight, but this character is variable in the paratypical sériés of R.ugandae
and in the figure given by Miller the inflexion of the keels is exaggerated.
The type of D. duria is a male quite similar to the male type of R. ugandae.
Anablepia 1 brevis n. g., n. sp.
(Fig. 5.)
Allied to A. granulata Ramme, but smaller, with shorter antennae and
elytra and continuous latéral pronotal carinae.
1. This is a new generic name proposed for the genus Diablepia I. Bolivar, 191 4
(nec Diablepia Kirby, 1902) based on an insect misidentified by him as Diablepia
viridis Kirby, but actually not congeneric with it.
H
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
158
B. P. UVAROV
<J. Antennae just reaching the base of hind femora, slightly dilated basally ;
middle joints not twice as long as broad.
Face and cheeks witb scattered small granules. Frontal ridge strongly
dilated between tbe antennae wbere it is about twice as broad as under the
ocellum. Fastigium of vertex acutely parabolic, half as long again as it is
broad. Head above transversely rugulose, with a faint trace of the médian
carinula ; behind each eye there runs a sériés
of small granules forming a continuation of
latéral pronotal carinae.
Pronotum relatively short, obtusely angu-
late hehind. Disc distinctly tectiform. Ail
carinae sharp, the latéral ones very slightly
wavy. Typical sulcus behind the middle.
Latéral lobes trapezoidal, with scattered
granules ; lower margin weakly sinuate.
Hind fémur short ; elytron reaching well
beyond its apex.
Colouration light green. Antennae blackish
with the outer edge reddish-brown. Sides of
the head, upper parts of latéral pronotal
lobes and lower parts of the folded elytra
reddish-brown. Hind wing infumate. Apex of
hind fémur and the base of hind tibia pinkish ;
the rest of the tibia vinaceous. Pilosity scarce
and short.
$. Antennae shorter than head and pro¬
notum together. Elytra just reaching the apex
of the abdomen.
Length of body $ 17, Ç 27 ; pronotum $
3.5, $ 5. 5 ; elytra 13, Ç 17.5 ; hind fémur
9, Ç 12 mm.
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 3 $$ (including the type), 4
Uganda : Hoima, 14. VI. 1933,1 $ ; Wakyato, 3. VII. 1933, 2 $$ ; Kepeka,
6. VII. 1933,1 $ ; Buruli, 7. VII. 1933,1 <J(H. B. Johnston; British Muséum).
This species may be close to Anablepia elgonensis recently described by
Sjôstedt ( Ark. Zool., Bd. 26A, 1933, n° 11, p. 4), but seems to difîer in the
relatively shorter hind femora and in the female fastigium of vertex being
longer than broad ; there may be other significant différences, but the des¬
cription of A. elgonensis lacks some important points, while the photographie
illustrations may apply to most species of the genus.
Paracomacris stenopterus (Schaum), 1853.
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 2 <$<$, 2 ÇÇ.
Plaines de l’Omo : Nanoropus, 565 m., 1 Ç.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
159
Déserts du Turkana : West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934, 1 <J, 1 $ (D. Bux-
ton). Smaller than the typical form from S. E. Africa.
Paracomacris centralis Rehn, 1914
Mont Elgon : cultivation, 4-6.000 ft., forest. 7.000ft. (H. B. Johnston).
Paracomacris elgonensis Uvarov
1930. Paracomacris elgonensis Uvarov, Ann. & Mag. Nat. Hist., ser., 10,.
vol. 5, p. 249.
1933. Paracomacris loveni Sjôstedt, Ark. Zool., Bd. 26 A, n° 11, p. 3 (syn.
nov.).
Mont Elgon : bamboo zone, 10,000 ft. ; alpine zone, 11-13,000 ft. (H. B.
Johnston).
A careful comparison of the type of P. elgonensis with paratypes of P. lo¬
veni failed to reveal any différences between them and they must be consi-
dered pure synonyms. The occurence on the same mountain and in the same
altitudinal zone of two very closely allied species is scarcely possible on
theoretical grounds.
Gymnobothrus linea-alba I. Bolivar, 1889
Déserts du Turkana': West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934, 1 $ (D. Buxton);
Mont Kaitherin, IV. 1934, 2 Ç$ (D. Buxton).
Gymnobothrus temporalis (Stâl, 1876)
Mont Elgon : Camp I, 1 ; Camp II (Elgon saw-mill), 4
Déserts du Turkana : West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934, 1 çj, 2 ÇÇ (D. Bux¬
ton).
The specimens from Elgon are of smaller size than the usual form of the
African lowlands.
Gymnobothrus fallax (Karny, 1907)
Mont Elgon : Camp II (Elgon saw-mill), 1 <?. Also a rather small specimen.
Aulacobothrus calcaratus Sjôstedt, 1933
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 9 (J<J, 12 ÇÇ.
Aulacobothrus aethiopicus (I. Bolivar, 1922) ?
Déserts du Turkana : West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934,2 3 ÇÇ (D. Bux¬
ton).
Plateau de Uasin Gishu : Kitale, 4 ÇÇ.
The specimens are somewhat larger than those recorded by me recently
from mountains of Abyssinie ( Journ. Linn. Soc. Zool., XXXVIII, 1934,
p. 604).
160
B. P. U VA RO V
Aulacobothrus sp.
Déserts du Turkana : Lokitaung, 1 $.
Probably a new species, but a description from a single female would not
be wise.
Pnorisa squalus (Stâl, 1860)
1933. Pnorisa montium var. elgonensis, Sjôstedt, Ark. Zool., 26 A., n° 11,
p. 9 ( syn. nov.).
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 2 3$, 1 Ç.
Mont Elgon : Camp I, 1 Ç.
There is no reason to separate the Elgon form of this species from that
which is widely distributed in African grasslands.
Eleutherotheca sp.
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1 <j>.
Détermination from a single female is not possible.
Stenohippus aequus Uvarov, 1925
Déserts du Turkana : Lokitaung, 1 Ç ; Komogin river, 5. III. 34, 1 1 $
(D. Buxton).
Stenohippus aethiopicus, n. sp.
Yery similar and closely allied to S. xanthus (Karny 1907), but more ro-
bustly built, with less vertical foveolae and shorter pronotum, which is
broader than long.
(J. Antennae slender, with the middle joints strongly elongate, reaching
the base of hind femora.
Face less oblique than in S. xanthus. Frontal ridge broad from the ocellum
up to the fastigium, rapidly becoming obsolète under the ocellum ; surface
punctured, with a shallow sulcus and low raised margins. Fastigium of vertex
less projecting forward than in S. xanthus , narrowly pentagonal with very
acute apex ; surface deeply concave ; margins sharp. Foveolae of vertex
about half again as long as they are wide, with the ^upper anterior angle
rounded, and the lower margin not as strongly raised as the others but still
quite distinct.
Pronotum short, rounded behind. Latéral carinae distinct (not merely
indicated by pale lines) in front of the first sulcus, strongly converging
towards it ; obsolète between the first and the second sulcus ; distinct and
strongly divergent behind the second sulcus.
Elytra extending a little beyond the hind knees. Venation as in S. xanthus ;
the interulnar area slightly broader than the discoidal and its cells are dis-
posed more or less in two rows.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE 161
Hind fémur somewhat more incrassate basally and more attenuate apically
than in S. xanthus.
Colouration dirty brownish, with blackish and grey markings forming
the pattern typical for the genus. Latéral pronotal keels dirty buff, surroun-
ded with dark brown. Latéral pronotal lobes with a light callous spot in the
metazona, with a brown one adjoining it from above. Elytra with a few
cells marginated with brown. Anterior and intermediate legs, especiallv
tibiae, annulated with blackish colour. Posterior femora above with the typical
pattern in brown, not very sharp ; knee only spotted with brown. Posterior
tibiae dirty bluish ; the base with brown spots and followed by a pale bufï
ring. Abdomen pale yellow.
Length of body 12,5 ; pronotum 2 ; elytra il ; hind fémur 8 mm.
Plaines de l’Omo : Bourillé (Bourié on the label), bord de la riv. Omo, 1
(type).
British Sudan : Talodi, VIL 1926, 1 $ (J. W. Cowland) ; X. 1926, 1 $
(W. Ruttledge).
Paracinema tricolor (Thunberg 1815)
Plaines de l’Omo : Nanoropus, 3 <£<?, 1 Ç.
Calephorus venustus (Walker 1870)
Calephorus compressicornis auct. partim.
Déserts du Turkana : Ferguson Bay, lake Rudolf, IV. 1934, 12 4
(D. Buxton) ; Central Island, 1 g, 1 ? (Lake Rudolf-Rift Valley Expé¬
dition).
The true compressicornis has been described from Bordeaux, and it is also
known from Portugal and Spain. Specimens from Egypt, Sénégal, French
Sudan and Turkana desert ail belong to a distinct species, difïering from the
European in longer antennae, frontal ridge projecting between antennae
and therefore concave in profile, and by the lower valvae of the ovipositor
more elongated and armed with a tooth. Since Walker’s species has been
based on specimens from Cairo, itsnamecan be applied tothis African species.
Jasomenia dimidiata, I. Bolivar, 1911
Plaines de l’Omo : Bourillé, 1 Ç.
The only female in the collection differs from the female in the British
Muséum (from N. Rhodesia) which is certainly typical, by slightly smaller
size and by the greenish colour of the sides of body replaced by bufï. The
médian light stripe on the pronotum is widened in the prozona, so that a
semblance of the cruciform pattern is shaped. It is doubtful whether these
différences hâve any taxonomie value.
Aiolopus aîîinis (I. Bolivar, 1902)
Déserts du Turkana : Lodwar, 1 (J, 1 $ ; Kabua, 7. V. 1934,1 (D. Buxton).
162
B. P. UVAROV
Aiolopus sp.
Mont Elgon : Camp II (« saw-mill »), 1 g.
. member of the group thalassinus, but its more exact détermination is
impossible without a thorough révision of the African species which are often
referred to that species, but are certainly distinct.
Subfam. Oedipodinae
Oedaleus senegalensis Ivrauss, 1877
Déserts du Turkana : Monts Murueris, 800-1.000 m., 25 16 $$ ; Lodwar,
VI. 1934, 2 <?<?, 5 (D. Buxton); Ferguson Bay, IV. 1934, 1 Ç (D.Buxton)ï
Oedaleus nigeriensis Uvarov, 1925
Déserts du Turkana : Moroto, VII. 1934, 3 <$<$, 1 ? (D. Buxton).
Oedaleus citrinus Saussure 1888
Déserts du Turkana : Lokitaung, 1 $ ; Monts Murueris, 1Ç ; Moroto, VII. 1934
1 <? (D- Buxton) ; Kacheliba, V. 1934, 1 (D. Buxton).
Gastrimargus Volkensi Sjôstedt, 1928
Déserts du Turkana : Lodwar, VI. 1934,1 $ (D. Buxton).
Humbe tenuicornis Schaum, 1853
Déserts du Turkana : Moroto, VII. 1934, 2 Sâ, 2 ?? (D. Buxton) ; Napau
escarpment, 25. V. 1934, 1 $ (D. Buxton).
Scintharista notabilis Brunneri Saussure, 1884
Déserts du Turkana : Lokitaung, IV. 1934, 1 (D. Buxton).
Locusta migratoria migratorioides (Reiche et Fairmaire, 1847)
Déserts du Turkana : Various localities (D. R. Buxton).
Pycnodictya Galinieri Reiche et Fairmaire, 1847.
Déserts du Turkana : Lokitaung, IV. 1934,2 <?<J,1 larva (D. Buxton) ; West
Suk, 1.200 m., 1
Pycnodictya dimorpha turkanae, sbsp. n.
Closely allied to P. dimorpha Uvarov 1930 from British Somaliland, but
differs from it in the following characters which are probably of subspecific
value.
Head and pronotum more rugose ; médian carina of the latter less raised,
in the male almost straight in profile. Elytra relatively shorter ; réticulation
ORTHOPTERA, ACRID1DAE
16Î
in the basal half less dense ; réticulation immediately beyond the apex of
discoidal area is practically normal, without the anostomosing veinlets
(which are présent if not well developed inthetypical form). Basal portion
of the male wing of a lighter shade of red (not vermilion) ; fascia narrower, in
the female evanescent, in both sexes not reaching the inner margin ; basal
part of female wing very pale yellow ; apical part of wings without spots.
Inner side of the hind fémur with only one light fascia.
Length of body <? 22, $ 38 ; pronotum <J 6, $ 9,5 ; elytra J 21, Ç 30 ; hind
fémur $ 14, Ç 20 mm.
Déserts du Turkana : Napau escarpment, 28. V. 1934, 2 <J<Î (includmg the
type), 1 $, 1 larva Ç (D. Buxton).
Morphacris îasciata sulcata (Thunberg 1815)
Déserts du Turkana : Lokitang, IV. 1934, 5 <J<J, 3 ÇÇ (D. Buxton).
Heteroptemis couloniana (Saussure 1884)
Massif du Marakwet : Chip Cherangani, 3 1 ?•
Chaîne de l’Aberdare : Maison forestière du Kinangop, 2.600 m., 1 ?.
Pays Kikuyu : Thika Falls, 1 $.
Plateau du Uasin Gishu : Sergoit, 1 $.
Mont Elgon : Butandiga to Bilembul, 4 1 $ : Buwalasi, 5.000 ft., 1 Ç
(H. B. Johnston).
Trilophidia sp.
Mont Elgon : Camp I, 2.210 m., 1
Acrotylus patruelis (Herrich-Schaeffer 1838)
Pays Kikuyu : Kijabe, 2.100 m., 1 <J.
Acrotylus longipes incarnatus Krauss, 1901
Déserts du Turkana :Lodwar; Pelekelch Mts., (D. Buxton) ; Lokitang. 1 c?.
Described from Socotra and known to me from S. Arabia.
Acrotylus variegatus Brancsik, 1893
Déserts du Turkana : Moroto (D. Buxton).
Acrotylus elgonensis Sjôstedt, 1833
Déserts du Turkana : Moroto, VII. 1934, 1 2 (D. Buxton).
Mont Elgon : Buwalasi, 5.000 ft., III. 1934, 1 «J, 2 $? (H. B. Johnston).
Sphingonotus Savignyi Saussure, 1884
Déserts du Turkana : Komagin river; Lodwar; Ferguson Bay; Kavuma
district (D. Buxton) ; Lokitaung, 2
164
B. P. UVAROV
Sphingonotus canariensis Saussure, 1884
Déserts du Turkana : Monts Murueris, 2 JJ, 1 $ ; Lokitaung, 6 <J<J, 1 $ .
Komogin R., 5. III. 1934, 3 <?<?, 2 ÇÇ (D. Buxton) ; Peleketch Mts., IV. 1934,
1 ? (D. Buxton) ; Lodwar, IV. 34, 1 (D. Buxton).
Sphingonotus rubescens (Walker, 1870)
Déserts du Turkana : Lodwar ; Lokitaung; Kakuma district ; Peleketch
Mts., (D. Buxton) ; Mts Murueris, 1 $ ; Central Island, lake Rudolf, 1 <?, 1 ?
(Lake Rudolf-Rift Valley Expédition).
Sphingonotus turkanae, n. sp.
(Fig. 6.)
Similar to S. mecheriae Krauss, but differing in the shape of the lower mar-
gin of pronotal lobes ; in the crenate anterior margin of pronotum, and in
its longer and angular metazona.
<?• Antennae much longer than head and pronotum together.
Face practically vertical. Frontal ridge wavy in profile, strongly sulcate
throughout, with a particularly deep dépréssion between antennae ; margins
well raised throughout, reaching the clypeus. Latéral facial keels well raised,
strongly curved. Fastigium of vertex strongly sloping, transverse; surface
deeply concave, with a médian carinula dividing the concavity into two oval
pits, which are separated from the vertex proper by a parabolic carinula.
Occiput sloping strongly towards the pronotum, with some rugosities.
Pronotum distinctly sellate. Anterior margin crenate and with a trapezoidal
projection in the middle. Médian carina well raised and tectiform in front of
the first sulcus, obsolète between the sulci, well raised but irregular in the
metazona. Latéral carina represented by short ridge-like tubercle in front
of the submarginal sulcus and by small rounded tubercles between the next
two sulci, obsolète between the second and the third sulcus, distinctly raised
and thickly callous in metazona, but obsolescent towards its posterior margin.
Ail sulci deep ; the submarginal one also well developed ; surface of metazona
with some irregular rugosities, deeply concave between shoulders ; its length
double that of the prozona. Posterior angle a little more than 90° ; its
margins practically straight, weakly undulating. Latéral lobe higher than
long ; anterior margin bisinuate ; anterior angle obtuse, rounded ; lower mar-
gm strongly oblique, weakly sinuate; lower posterior angle attenuate into an
acute lobe ; posterior margin almost vertical, slightly wavy.
Mesosternal interspace less than three times as broad as long. Metasternal
interspace about half again as broad as long.
Elytra reaching almost the apex of extended hind tibiae. Venation normal •
false vem m the discoidal area weakly sinuate, somewhat approaching the
radial yein distally. Wings normal ; radial veins weakly incrassate ; the ratio
of length to width îs 10 : 18, î. e. the wings are relatively very narrow.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAË
i 65
Hind fémur distinctly broad ; upper carinaraised and somewhat suddenly
depressed before the knee.
Supraanal plate trapezoidal, with acutely produced hind angles and a
triangular médian projection ; its surface concave, with two subbasal and a
médian acute tubercle directed backwards. Cercus relatively large, much
longer than the supraanal plate, distinctly compressed laterally and curved.
General colouration ochreous-brownish, with chocolate-brown pattern.
Antennae annulate with brown and light-buff. Fastigium of frons with a
scarcely distinct dark transverse fascia. Pronotum mottled with black and
dark-brown ; shoulders with incomplète whitish x-shaped pattern. Elytra
with a chocolaté brown post-basal fascia, and a complété médian fascia;
apical part with fairly large brownish spots. Wings faintly bluish basally.
Hind fémur internally brown in more than the basai half, and with a complété
black fascia in the pale apical part. Hind tibiae dirty-white, with a trace of
dark post-basal fascia.
?• Mesosternal interspace a little more than twice as broad as long.
Length of body <? 18, $ 22 ; pronotum 3,5, $ 4,5 ; elytra $ 19, $ 24 ; hind
fémur 10,5, Ç 12 mm.
Déserts du Turkana : Komogin River, 31. III. 1934, 1 <J, type (D. Buxton) •
Lokitaung, 2 <?<?, 2 $Ç.
Plaines de l’Homo : Bourillé, 2 ÇÇ.
Although this curious new species resembles superficially S. mecheriae Kr.,
it is actually more closely allied to Vosseleriana somali (Uvarov 1923 ; see
Konowia, II, p. 2 ; and Bull. Min. Agr. Cairo, n° 41, 1924), particularly as
regards the structure of head and pronotum. Moreover, the supraanal plate
and cerci of the male in V. somali (of which I hâve now received males, hitherto
166
B. P. UVAROV
unknown) are of the same type as described above for S. turkanae and very
distinct from the ordinary non-specialised structure found in Sphingonotus
generally. On the other hand, S. turkanae difïers from V. somali in having
narrow hind wings, while in the latter they are extremely wide, and with
regularly disposed veinlets between strongly incrassate radial veins. In view
of the obviously close relationship between S. turkanae and Vosseleriana
somali it appears that the genus Vosseleriana may hâve to be regarded as a
synonym of Sphingonotus , the peculiar shape and venation of hind wings in
V. somali being only a spécifie character but I prefer to reserve a decision.
Subfam. Pamphaginae
Lamarckiana sp.
Déserts du Turkana : Mont Longendo, 1 c? (D. Buxton).
Spécifie déterminations in this genus are practically impossible in the
présent State of our knowledge.
Subfam. Pyrgomorphinae
Chrotogonus sp.
Déserts du Turkana : Lokitaung ; Kakuma district (D. Buxton).
Species of this genus cannot be determined with any degree of certainty.
Tapesia grisea intermedia Sjôstedt, 1923
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 4
Mont Elgon : Camp I, 2.100 m., 1 <J.
Maura îlaviïrons I. Bolivar, 1895
Déserts du Turkana : Moroto, VII. 1934, 1 çj, 1 Ç (D. Buxton).
The species is strongly dimorphic, the male having short elytra, yellow
face and round yellowish spots on the mesopleura, while in the female the
elytra reach the hind knees, the face is uniformly coloured, and the pleural
spots absent.
Zonocerus variegatus (Linné 1758)
Déserts du Turkana : Moroto, VII. 1934, 1 S (D. Buxton).
Taphronota calliparea (Schaum 1853)
Rift Valley : Maji ya Moto, 1
The specimen has hind femora not spotted with black along the lower
sulcus and may therefore be referred to var. immaculata Sjôstedt 1929.
Phymateus viridipes (Stâl 1873)
Rift Valley : Kikuya escarpment, 1 <J, 1 $.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
167
Phymateus purpurascens Karsch, 1896
Rift Valley : Kikuya escarpment, 1 <J, 1 Ç.
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 2
Chaîne de l’Aberdare : Maison forestière du Kinangop, 1 Ç.
Atractomorpha Gerstaeckeri I. Bolivar, 1884
Déserts du Turkana : Kacheliba, 1 Ç.
Atractomorpha Aurivilii I. Bolivar, 1884
Plaines del’Omo : Nanoropus, 1 $ : Bourillé, 1 <$.
Pyrgomorpha spp.
A number of specimens from several localities, but there is no point in
recording them more exactly, since déterminations of species in this genus
cannot be reliable owing to the absence of reoent monographs.
Parasphena elgonensis Sjôstedt, 1933
(Fig. 7. E.)
Mont Elgon : Heath zone, 10. 500-11. 500 ft., II. 1935, numerous speci¬
mens (F. W. Edwards) ; Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, 3.500 m.,
1 <?, 4 $?.
Parasphena cheranganica, n. sp.
(Fig. 7, C.).
Closely allied to P. elgonensis Sj., difïering from it in the more uniform
colouration, but particularly in the shape of the male supraanal plate.
g. Antennae thick, not longer than head and pronotum together.
Frontal ridge narrowly sulcate, except close to the clypeus, where it is
obsolescent. Fastigium of vertex parabolic, a little shorter than its width
at the base ; sides curved, distinctly divergent backwards. Médian carinula
distinct both on the vertex and the occiput. Upper surface of head wrinkled.
Cheeks with a sériés of callous tubercles.
Pronotal dise with shallow punctures. First transverse sulcus obsolète on
the dise ; second placed behind the middle of pronotum ; third (typical) at
three quarters of its length. Médian carina scarcely perceptible as a smooth
line. Latéral carinae represented by hardly perceptible smooth lines ; they are.
parallel in front of the second sulcus and slightly divergent behind it. Posterior
margin with an obtuse excision, the sides of which are broadly convex. Both
mesonotum and metanotum longer than metazona of pronotum, practically
smooth, with a few shallow punctures.
Prosternum with a low tubercle. Mesosternal lobes a little longer than broad ;
their interspace narrower than a lobe.
B. P. CVAROV
lt>8
Elytra and wings absent.
Last tergite broadly emarginate. Supraanal plate triangular, almost as
broad as long. Cercus conical, a little shorter than the supraanal plate. Sub-
genital plate obtuse.
General colouration olive green. Antennae black, with the base reddish.
Fig. 7. E, Parasphena elgonensis Sj., çf ; C. P. cheranganica, sp. n., çf ;
K, P. kinangopa, sp. n., çf.
Sides of fastigium, hind margin of pronotum and hind tibiae red. Abdomen
with a yellowish médian stripe.
Length of body $ 16, $ 21 ; pronotum $ 3, $ 4 ; hind fémur 9, Ç 10 mm.
Massif du Marakwet : Chip Cherangani, 3.500 m., 1 $ (type), 3 $Ç ; Campi
Cherangani, 3.000 m., 1. 2 Elgeyo Escarpment, 2.500 m., 2 1 $•
Parasphena kinangopa, n. sp.
(Fig. 7, K.).
A small apterous species with rather robustly built and depressed body,
very weakly sculptured.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
\ R9
<j. Antennae thick, shorter than head and pronotum together.
Frontal ridge compressed and deeply sulcate above the ocellum, obsoles¬
cent and shallowly sulcate below it ; viewed in profile broadly concave. Fas-
tigium of vertex parabolic, as long as broad basally ; sides distinctly convex
divergent. Médian carinula distinct both on the vertex and the occiput.
Upper surface of head strongly wrinkled. Cheeks with only some weak
wrinkles instead of the usual sériés of tubercles.
Pronotal dise shiny, with fairly dense and large, but shallow, punctures.
First transverse sulcus obsolète on the dise ; second placed behind the middle ;
third at about four fifths of the length. Médian carina practically absent.
Latéral carinae faintly indicated, irregular. Posterior margin with a very
obtuse excision, the sides of which are practically straight. Visible part of
mesonotum as long as the metazona of pronotum, smooth, with a few faint
punctures. Metanotum twice the length of mesonotum, with some weak
punctures.
Prosternai tubercle damaged ; apparently low. Mesosternal lobes a little
longer than broad ; their interspace square, considerably broader than a lobe.
Elytra and wings absent.
Last tergite with a fairly deep parabolic excision. Supraanal plate triangular,
longer than wide. Cercus distinctly shorter than the plate, somewhat
incurved.
General colouration olive-green. Antennae black, except the red base.
Following parts also red, or suffused with that colour : sides of fastigium ;
anterior and posterior margins of pronotum ; its latéral carinae ; anterior and
intermediate legs, particularly on the inner side ; posterior tibiae. Abdomen
with a faint yellowish médian stripe ; apex slightly reddish.
Total length 13 ; pronotum 2,3 ; hind fémur 7 mm.,
Chaîne de l’Aberdare : Maison forestière de Kinangop, 2.600 m., 1 $ (type) ;
W. Aberdare, 10-11.000 ft., XI, 1934, 1 4 (A. J. F. Gedye). Mt. Kinan¬
gop, 8-13.000 ft., 29-3P X. 1934, 4 $$ (J. Ford).
Subfam. Gatantopinae
Gen. KINANGOPA, nov.
Somewhat similar to Acaeropa Uvarov 1927, but strongly different from
it in being completely apterous, in the highly peculiar structure of the male
subgenital plate and many other features.
Antennae moderately long, somewhat expanded basally,
Face very strongly oblique. Frontal ridge below the ocellum obsolète,
above it broad, shallowly sulcate, narrowed towards fastigium. Fastigium of
vertex horizontal, forming an acute angle with the frontal ridge ; strongly
prominent and acute as in a Pyrgomorphine genus. Vertex weakly carinate.
Pronotum with the dise somewhat convex, intersected by the second and
third sulcus ; médian carina very weak ; latéral ones more distinct ; posterior
170
B. P. UVAROV
margin obtusely excised. Latéral lobes vertical, longer than deep ; lower
margin strongly sinuate.
Prosternai tubercule small, conical. Mesostemal lobes weakly transverse,
with the inner margins rounded ; their interspace in the male narrower, in the
Fig. 8. Kinangopa Jeanneli, g. et. sp. n , çy.
female broader, than a lobe. Metasternal intespace in the male narrow, in the
female transverse ; in both sexes, but particularly in the male, the meta¬
sternal pits are large.
Anterior femora in the male somewhat incrassate. Arolia of ail tarsi very
large. Posterior femora slender, not dentate. Posterior tibia with 6 external
and 8 internai spines, notcountingthe apical spines which are présent on both
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
171
Last tergite of male with a furcula ; supraanal plate elongate ; cerci ordinary,
somewhat incurved ; subgenital plate large, with a recurved and bifid apical
appendage. Valvae of the female ovipositor straight, narrow, minutely serru-
late, but without basal teeth.
Kinangopa Jeanneli, n. sp.
(Fig. 8).
<J. Antennae distinctly longer than head and pronotum together, flattened
in more than the basal half and somewhat expanded in the basal third.
Face smooth, with a few fine punctures. Frontal ridge shallowly concave
above the ocellum. Fastigium of vertex narrowly parabolic, longer than at
the base wide ; apex acutangular, rounded; surface rugose, with a médian and
two submedian carinulae ; margins smooth, slightly raised. Vertex and
occiput rugulose.
Pronotal dise rugulose. First sulcus obsolète ; second a little behind the
middle ; third at four fifths of the length. Latéral lobes shiny, with low
rugosities ; metazona more densely rugulose ; lower margin callous. Mesono.
tum nearly twice as long as metazona of pronotum ; metanotum a little longer
than mesonotum ; both rugose.
Last tergite with a furcula formed byapair of small finger-like appendages
directed towards each other. Supraanal plate much longer than wide ; sides
subparallel, slightly convex ; apex with attenuate ligular appendage ; surface
with médian sulcus. Cercus narrowly conical, slightly incurved, as long as the
supraanal plate. Subgenital plate large, somewhat inflated ; its apex bears a
narrow appendage bending forward over the supraanal plate and forked
apically into two short triangular branches.
General colouration olivaceous-green. Antennae reddish brown, darker
apically. Face and cheeks reddish-white. Top of the head and upper half of
cheeks olivaceous, with a pale line behind the eyes. Pronotal dise olivaceous ;
latéral lobes castaneous, with the lower callous margin ivory white. Pleurae
and sides of the first tergite with ivory white markings. Abdomen mostly
reddish-brown ; mesonotum and metanotum olivaceous in the middle. Legs
olivaceous, except the upper face of hind fémur which is brownish ; semilunar
spots of hind knees black on both sides.
$. Antennae shorter than head and thorax, distinctly dilated basally.
Fastigium of vertex slightly broader than long, but the apex acute.
General colouration light castaneous. Face with black punctures. Sides of
fastigium, cheeks, latéral pronotal lobes (except imperfectly defined ivory
white lower margin), pleurae and sides of abdomen covered by an interrupted
blackish-castaneous band.
Length of body 15, Ç 18 ; pronotum 3, Ç 4,; hind fémur 8, Ç 9 mm.
Chaîne de l’Aberdare : Maison forestière du Kinangop, 2.600 m., 1 çj (type),
1 ?.
172
B. P. US r AROV
This is a very remarkable insect, resembling superfîcially a Pyrgomorphine
genus. The female is rather similar in its general habitus to the South Indian
Acaeropa, but that genus is very distinct in many characters. Male genitalia
are of distinctly Catantopine type, with the subgenital plate of quite unique
shape.
Mesopsera îilum (I. Bolivar, 1890)
Déserts du Turkana : West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934, 2 $<$, 1 $
(D. Buxton).
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 4 3 1 larva $.
Caloptenopsis elgonensis Sjôstedt, 1933
Mont Elgon : Camp I, 2
This is probably only a subspecies of C. ferrifer (Walker).
Caloptenopsis sp.
Déserts du Turkana : Lokitaung, 1 Ç.
A large species similar to calcaratus St., but impossible to détermine more
exactly.
Platyphymus granulatus Uvarov, 1922
Massif du Marakwet : Campi Cherangani, 1 <£, 4
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1 <J, 1 Ç.
Déserts du Turkana : West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934, 1 <J, 1 Ç. (D. Bux¬
ton).
The Marakwet specimens hâve somewhat longer elytra and less brightly
coloured red hind legs.
Oxyaeida Carli I. Bolivar, 1914
1914. Oxyaeida carli , I. Bolivar, Trab. Mus. Nac. Sci. Nat. Madrid, Zool.,
n° 20, p. 13. — 1933. Catantops semialatus , Sjôstedt, Ark. Zool., 26 A, n° 11,
p. 20 (syn. nov.).
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1
The figure of C. semialatus leaves no doubt that it is not a Catantops, and
the specimen before me agréés perfectly with its description, as well as with
that of Oxyaeida carli, which suggests the above synonymy.
Euprepocnemis brachyptera Sjôstedt, 1933
Montj Elgon: Heath zone 10. 500-11. 500 ft., II. 1935, 1 $, 1 Ç, 3 larvae
(F. W. Edwards).
Cardenius guttatus Uvarov, 1922
Déserts du Turkana : West Suk, Kapenguria, 7. II. 1934, 1 $, 1 $ (D. Bux¬
ton).
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1 <J, 1 Ç.
ORTHOPTERA, ACRIDIDAE
173
Catantopsilus taeniolatus Karsch, 1893, sbsp. ?
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 1
A very slender and pale specimen which représenta probably an undes-
cribed subspecies of C. taeniolatus, close to sbsp. elongatus Ramme. More
material is necessary to décidé whetber tbis is a sufïiciently constant form.
Stenocrobylus sp.
Plaines de l’Omo : Bourillé, 1 $.
A species close to S. crassus Miller, but exact détermination impossible from
a single female.
Catantops dubiosus Sjôstedt, 1931
Mont Elgon : Camp I, 1 <J.
Plateau du Uasin Gishu : Kitale, 2 $$.
This species bas been characterised only by its size, and by the figures of
cercus and hind fémur, in which respects it does not seem to difïer from
C. kissenjanus Rehn and C. Glauningi Ramme. The specimen before me seems
to agréé with the meagre description.
Catantops melanostictus Schaum, 1853
Plaines de l’Omo : Bourillé, 1 <J.
Catantops saucius (Burmeister, 1838)
Plaines de l’Omo : Bourillé, 1 <J.
Déserts du Turkana : Lodwar, VI, 1934, 1 ? ; Lokitaung, IV. 1934 1 O
(D. Buxton).
Catantops praemonstrator Karsch, 1893
Déserts du Turkana : Kacheliba, 19. II. 1934, 2 1 $T(D. Buxton) •
V. 1934, 2 Jd (D. Buxton) ; West Suk, 2 ÇÇ.
The specimens are somewhat smaller than the typical (West African)
but otherwise not different from them.
Catantops adustus (Walker, 1870)
Déserts du Turkana : Kacheliba, V. 1934, 1 Ç (D. Buxton).
Catantops lobipennis Sjôstedt,' 1933
Mont Elgon : Bamboo zone, 9-10.000 ft., III. 1934, 5 4 ÇÇ (H B
Johnston) ; heath zone, 10.500-11.500 ft., III. 1935, 9 15
Edwards) ; Camp III, zone des bruyères, 3.500 m., 1 5 ÇÇ. --—4
The specimens from the lower élévations are on the whole larger in si ze and
darker in colouration.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
42
174
fi. P. UVAROV
Catantops lobipennis sbsp. ?
Massif du Marakwet : Elgeyo escarpment, 2.500 m., 1 <J.
This single male from Marakwet is a little smaller than any of the Elgon
males, and decidedlypalerin eolonr. If these characters prove to be constant,
the Marakwet form may hâve to be regarded as a distinct subspecies.
Eucoptacra Gowdeyi Uvarov, 1923
Déserts du Turkana : WestSuk, Kapenguria, 7. III. 1934, 2 $$ (C. Buxton).
Ahisares depressus, n. sp.
(Fig. 9).
Very similar to the only known species of thegenus, A. viridipennis Stâl,
but the pronotum without a laminate crest.
$. Antennae much longer tban head and pronotum together,
Frontal ridge of the same shape as in A. viridipennis , but smooth, with
Fig. 9. Abisares depressus, n. sp., Q.
small scattered punctures. Fastigium of vertex with a shallow pentagonal
dépréssion in the middle, the surface of which is practically smooth. Vertex
with a short médian carina.
Pronotum very similar in shape to that in A. viridipennis , but without a
raised laminate crest, the prozona being simply inüated. Médian carina low
and thick in prozona, somewhat tectiform in metazona. Transverse sulci
distinct, but not deep ; the typical sulcus somewhat behind the middle.
Anterior margin not angulate in the middle as it is in A. viridipennis ; poste-
rior margin more broadly rounded than in that species. Whole surface is less
densely and not so deeply punctured.
| Prosternai tubercle slightly inclined forwards, conical, constricted at the
ORTHOPTERA, ACRIDJDAE
175
base. Sternum rather densely, but shallowly, punctured. Mesosternal lobes
subtransverse, rounded-trapezoidal, inner margins rounded ; posterior mar-
gin oblique ; interspace much narrower than a lobe, strongly widened behind.
General colouration greyish-bufï, mottled with grey and brown. Antennae
blackish, witb tbree apical joints wbitish. Wings faintly bluish. Hind fémur
with faint dark fasciae above. Hind tibia light ashy-grey above, ivory-yellow
underneatb ; spines light yellow, with broad black tips.
Lenth of body 35 ; pronotum 7,5 ; elytra 34 ; hind fémur 19 mm.
Déserts du Turkana : Lokrtaung, IV. 1934,1 Ç (D. Buxton).
Ischnansis curvicerca, n. sp.
(Fig. 10, C.).
Glosely allied to the génotype, I. insitiva Karsch 1896, difîering from it by
longer antennae, more strongly prominent eyes, more slender pronotum, but
particularly by the structure of male genitalia.
Antennae much longer than head and pronotum together, somewhat
Fig. 10. Ischnansis insitiva Karsch (I) and I. curvicerca n. sp. (G). End of abdomen, cf.
flattened near the apex which is also sinuate. Face strongly oblique. Frontal
ridge broadly sulcate almost throughout; seen in profile itis convex above the
antennae, and broadly concave below them. Fastigium of vertex well projec-
ting forward ; its maximum width less than twice that of antennae ; the con¬
cave surface rugulose, distinctly longer than wide (in I. insitiva wider than
long). Vertex between the eyes very narrow, indistinctly sulcate.
Pronotum rounded, slender, subsellate. Metazona a little shorter than
prozona, somewhat broader than long, rugulose.
Prosternai tubercle inclined backwards, obtuse.
Elytra reaching, a little beyond the hind knees, narrow, with fairly thick
veinsand veinlets forming longitudinally extended cells. W ing s narrow, with
acutely parabolic apex.
Last abdominal tergite with a pair of submedian spine-like projections.
Supraanal plate broad, oval, with attenuated apex. Cercus longer than su-
176
B. P. UVAROV
praanal plate, strongly incruved, laterally compressed in the apical half.
Subgenital plate small, obtuse.
General colouration brownish-grey, mottled with dark brown. Elytra with
longitudinal dark streaks. Posterior edge of the last abdominal tergite, supra-
nal plate and the cercus inside are sbiny blackish-brown. Wings with some
smoky spots at the apex. Hind fémur with indefînite dark fasciae. Hind tibia
dirty brownish, hairy.
Length of body 20 ; pronotum 3,5 ; elytra 17,5 ; hind fémur 13 mm.
Déserts du Turkana : Komogin river, 5.III. 1934, 1 $ (D. Buxton).
This species is abundantly distinct from I. insitiva (fig. 10, I), of which
I hâve studied the type kindly sent to me by Dr. W. Ramme. It is not
clear, however, whether it is not identical with I. gracilis (Schulthess 1898)
which has been described very briefly and only from the female sex (see
Ramme, Mitt. Zool. Mus. Berlin, 15 Bd., 1929, p. 458).
Acanthacris ruîicomis îulva (Sjôstedt, 1909)
Pays Kikuyu : Kijabe, 1
Mont Elgon : Cratère de l’Elgon, pied du pic Koitobhos, 4.000 m., 1 Ç.
The female found at such a high altitude has almost certainly been carried
there by wind.
Cyrtacanthacris tatarica (Linné, 1758)
Déserts du Turkana : Lodwar, VI. 1934, ; Kacheliba, V. 1934, (D. Buxton).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 36.
15 janvier 1938
LEPIDOPTERA
II. LYCAENIDAE
(Deuxième partie)
PAR
H. Stempffer
Dans la préface d’un ouvrage récent : « South African Butterflies. A Mono-
graph of the Family Lycaenidae » (Londres 1935), l’auteur, M. Desmond
P. Murray exprime l’opinion suivante : « To figure and describe the genitalia
« of ail the species under considération would need almost an entirely sepa-
« rate work. I réalisé how necessary this is for a fixed classification. Such a
« work could only be satisfactorily accomplished by some institute, where
« time, material and funds are not limited as with an individual worker. »
En effet, décrire et figurer les genitalia de tous les Lycènes africains
(1.000 espèces environ) représente une tâche considérable qui ne peut être
menée à bien par un seul auteur. Quelle que soit son activité, le temps lui
ferait défaut et, surtout, il ne pourrait rassembler un matériel complet, beau¬
coup d’espèces n’étant connues que par quelques exemplaires seulement,
dispersés dans les musées et les collections privées du monde entier. Mais
cette difficulté de réalisation n’enlève rien à la nécessité du travail, aussi je
pense que, dès maintenant, il serait bon que tout auteur publiât description
et figure des armures génitales de toutes les espèces qu’il étudie. De ces
travaux limités dans leur objet, il ne serait pas possible de tirer immédiate¬
ment des conclusions générales, mais des éléments seraient fournis pour
l’établissement d’une systématique solide, mettant fin à la confusion qui
règne actuellement dans la classification des Lycènes exotiques.
C’est la méthode que je suis dans cette étude ; par contre, je ne traite des
caractères externes que lorsqu’il s’agit d’espèces ou de formes géographiques
nouvelles ou peu connues. Pour alléger le texte, j’utilise les abréviations sui¬
vantes :
M. O = Mission de l’Omo
M. P = Muséum de Paris
178
II. STEMPFFER
B. M = British Muséum
C. A = Collection Audéoud
C. S = Collection Stempffer
Les Lycènes que j’ai examinés ont été récoltés, pour la plupart, par M. le
Professeur Jeannel, au cours de la Misson de l’Omo ; M. M. Riley et Talbot
de Londres, M. Ungemach de Strasbourg, M. le Docteur Audeoub de
Genève m’ont également confié des matériaux du British Muséum ou de leurs
collections personnelles. Je les en remercie très vivement.
Gen. VIRACHOLA Moore
Virachola bimaculata Hewitson
Myrina bimaculata Hew., Trans. Ent. Soc. Lond., 1874, p. 353.
L’unique $ capturée à Bourillé, sur les bords de l’Omo, est en dessus d’un
gris uniforme à peine éclairci de blanc sale dans la cellule des supérieures et
au bord marginal des inférieures. D’après les renseignements qui m’ont été
fournis par M. G. Talbot, les collections du British Muséum renferment des$.
semblables provenant d’Afrique occidentale, Nyassaland, Kenya. Cette forme
n’est donc pas raciale.
Virachola livia Klug
Lycaena livia Klug, Symb. Phys., t. 40, fig. 3-6, 1834.
Kenya : Mont Elgon versant Est 2.100 m. (M. O.). Genitalia fig. 1.
Fig. 1. Virachola livia Klug; Kénya : Mont Elgon, versant est, 2.100 m.
Tegumen bilobé, très large, les deux lobes régulièrement arrondis. Subunci
robustes, coudés aux deux cinquièmes environ de leur longueur. Valves très
LEPIDOPTiiü V, LYCAENIDAE
179
simples, soudées par leur bord inférieur presque jusqu’à l’apex qui pré¬
sente quelques dents grossières. Pénis allongé, renfermant une série de
cornuti terminée par de fortes épines. Lobes du tégumen et apex des valves
garnis de poils.
Aucune différence entre les armures de F. livia provenant du Kenya et
celles des exemplaires des environs de Beyrouth.
Virachola antalus Hopffer
Dipsas antalus Hopffer, Monatsb. Akad. Wiss. Berlin, 1855, p. 641,
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m. (M. O.).
Genitalia $ : fig. 2. Tegumen, subunci et pénis très semblables aux pièces
correspondantes de livia Klug, elles sont seulement plus grandes en raison de
la taille de l’imago. La seule différence notable réside dans les valves dont les
bords inférieurs, soudés à la base, sont libres vers l’apex sur les deux cin¬
quièmes environ de leur longueur.
Virachola dinochares Smith
Deudorix dinochares Smith, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 19, p. 64 (1887).
Zambèze : Victoria Fails (C. S.).
Genitalia : fig. 3. Tegumen semblable à ceux de livia et d 'antalus. Su¬
bunci plus robustes, coudés à angle aigu, présentant une petite apophyse au
Fig. 3. Virachola dinochares Smith ; Zambèze : Victoria Falls.
chez les deux espèces précédentes, avec série de cornuti terminée par de
fortes épines. Lobes du tégumen et portion distale des valves garnis de
poils.
Gen. HYPOLYCAENA Felder
Hypolycaena hatita Hewitson
Hypolycaena hatita Hew., 111. Diurn. Lep. p. 51, pl. 23, fig. 21-24 (1865).
Abyssinie : Birbir, Youbdo (Ungemach) (G. S).
Genitalia : fig. 4. Tegumen divisé en deux lobes semi-circulaires. Subunci
longs et effilés, portant au bord inférieur une longue apophyse caractéris¬
tique de ce groupe d’Hypolycaena. Cingula large avec saccus très peu accusé.
Valves de faible dimension, très simples, le bord supérieur formant en son
milieu un angle aigu, vestige du deuxième point d’attache qui existe dans
d’autres familles, l’apex recourbé en crochet. Pénis atteignant son maximum
de diamètre près du niveau du plancher de la cavité génitale, atténué en
arrière, la portion externe tronconique, vesica armée de deux séries de cornuti.
Lobes du tegumen et apex des valves garnis de poils.
J ai examiné l’armure génitale d’un exemplaire d’H. ugandae Shpe., prove-
LEPIDOPPERA, LYCAENIDAE
181
nant d’Entebbe (Uganda). Cette armure est exactement semblable à celles
d’H. hatita d’Abyssinie et du Kenya (Kitale). Ceci confirme l’opinion exprimée
par le Professeur Aurivillius (Seitz, XIII, p' 382) : ugandaT Sbpe. est une
forme géographique à'hatita Hew.
Hypolycaena Buxtoni Hewitson
Hypolycaena Buxtoni Hew., Ent. Month. Mag. 10, p. 206 (1873-1874).
182
H. STEMPFFEB
Ntassaland : Ml an je (B. M).
Genitalia $ : fig. 5. Tegumen, cingula et pénis analogues aux pièces corres-
Fig. 6. Hypolycaena philippus Fabricius ; Kenya : Kitale
pondantes d’hatia Hew., le saccus toutefois mieux marqué. Subunci égale¬
ment longs et effilés, mais l’apophyse du bord inférieur moins développée.
Fig. 7. Hypolycaena pachalica Butler; Abyssinie r bords de l’Omo, Bourillé.
Valves réniformes, le bord supérieur formant un angle comme chez hatita,
portion distale recourbée mais beaucoup moins effilée. Lobes du tegumen et
apex des valves, garnis de poils.
LEPIDOPTERA, LYGAENIDAE
183
Hypolycaena philippus Fabricius
Hesperia P. philippus Fabricius, Ent. Syst., 3-1, p. 283 (1793).
Kenya : Kitale (M. O.).
Genitalia : fig. 6. Tegumen bilobé, à bord externe légèrement sinueux.
Fig. 8. Hypolycaena liara H. H. Druce ; Kenya : Nairobi.
Subunci fortement arqués, la portion basale, trapue, portant au bord inférieur
une longue apophyse; la partie distale longue et effilée. Un prolongement latéral
au point de jonction tegumen-cingula. Cingula large avec saccus arrondi.
Valves simples, de faible dimension, soudées par leur bord inférieur, sur les
deux tiers de leur longueur. Pénis subcylindrique avec nombreux cornuti
dans la vesica. Lobes du tegumen et apex des valves garnis de poils.
Hypolycaena pachalica Butler
Hypolycaena pachalica Butler, Proc. Zool. Soc. Lond., 1888, p. 69. —-
Hypolycaena aureolineata B. Baker, Ann. Mag. Nat. Hist., (7) 18, (1906), p. 340.
Abyssinie : Bords de l’Omo, Bourillé 600 m. (M. O.).
181
H. STEMPFFER
Genitalia $ : fig. 7. Tegumen divisé en deux lobes par une échancrure pro¬
fonde, le bord de ces deux lobes presque rectiligne. Subunci arqués, robustes,
mais dépourvus de l’apophyse qui existe chez les espèces précédemment citées.
Cingula large avec saccus bien marqué. Valves oblongues, le bord supérieur
formant un angle accusé. Pénis allongé avec vesica très peu armée. Lobes du
tegumen, bord inférieur et apex des valves garnis de poils.
Hypolycaena liara H. H. Druce
Hypolycaena liara H. H. Druce, Ann. Mag. Nat. Hist., (6) 5, p. 27 (1890).
Kenya : Nairobi (C. S.).
Genitalia : fig. 8. Tegumen bilobé, de dimension réduite par rapport à
l’ensemble de l’armure, le bord des lobes régulièrement arrondi. Subunci
arqués, robustes, sans apophyse au bord inférieur. Cingula très large avec
saccus arrondi, peu saillant. Valves subtriangulaires, effilées, quelques dents
au bord supérieur, vers l’apex. Pénis allongé, vesica armée de deux faisceaux
de fortes épines. Lobes du tegumen et apex des valves garnis de poils.
Hypolycaena coeculus Hopfïer
Iolaus coeculus Hopfïer, Monastsber. Akad. Wiss. Berlin, 1855, p. 642.
Zambèze : Victoria Falls (C. S.).
Genitalia : fig. 9. Tegumen bilobé, le bord antérieur des lobes presque
Fig. 9. Hypolycaena coeculus Hopfïer ; Zambèze : Victoria Falls.
rectiligne. Subunci arqués, très massifs, pourvus de petites épines à la partie
basale du bord inférieur. Cingula plutôt étroite avec saccus bien marqué.
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
185
Valves complexes, composées tout d’abord de deux feuillets oblongs,subrec¬
tangulaires portant une dent à l’apex, ensuite de deux lobes médians soudés
presque jusqu’à leur extrémité, enfin de deux autres lobes latéraux. Pénis
subcylindrique dans sa portion interne, diminuant régulièrement de diamètre
dans sa portion externe, vesica sans cornuti visibles. Lobes du tegumen et
feuillets externes des valves garnis de poils. Si, d’après les caractères de l’ar¬
mure génitale nous tentions un classement des Hypolycaena cités ci-dessus,
nous obtiendrions les groupes suivants :
a) — hatita Hew. — Buxtoni Hew. — philippus Fabr.
b) — pachalica Butl. — liara H. Druce.
c) — coeculus Hpfïr.
Ces divisions ne correspondent pas à celles adoptées par le Professeur
Aurivillius (in Seitz, XIII) et qui sont fondées sur les dessins des ailes et la
pilosité des yeux.
Gen. EPAMERA H. H. Druce
Epamera arborifera Butler
Epamera arborifera Butl., Proc. Zool. Soc. Lond., 1900, p. 927.
La $ de cette espèce n’étant pas encore connue, je la décris ci-dessous
d’après un exemplaire du Kenya, Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m.
(M. O.).
Dessus : Couleur du fond bleu clair. Côte, apex et bord externe des supé¬
rieures d’un noir profond, la teinte noire de l’apex atteignant presque le trait
discoïdal et bordée intérieurement par une éclaircie blanc bleuâtre. Aux
inférieures, une zone blanchâtre au bord antérieur, un épais trait noir corres¬
pondant à la bande postdiscale du dessous traverse les nervures 5, 6 et 7, une
bande marginale, large de 2 mm. environ, va de la nervure 1 b à la nervure 7,
orange de 1 b à 4, ensuite chargée d’écailles noires. Trois queues de longueur
décroissante, noires à extrémités blanches, prolongent les nervures 1 b, 2 et 3.
Dessous : semblable à celui du <J.
Taille : 30 mm.
Epamera bansana yalae Riley
Epamera bansana yalae Riley, Nov. Zool. Tring., 34, p. 385 (1928).
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment 2.500 m. (M. O.).
Genitalia <$ : fig. 10. Tegumen entier, non divisé en lobes, avec une pointe
mousse médiane au bord antérieur. Subunci robustes avec ongle terminal
bien marqué. Cingula étroite, sans saccus. Valves subovalaires à la base, puis
brusquement rétrécies et terminées par deux processus inégaux, le proces¬
sus supérieur beaucoup plus long et arqué. Pénis subcylindrique dans sa
portion interne, atténué en arrière, portion externe effilée régulièrement,
vesica sans cornuti visibles. Tegumen et bord inférieur des valves garnis de
poils.
186
H. STEMPFFER
Gen. ANTHENE Doubledav
Parmi les spécimens que M. Hile y m’a communiqués, il y a un an, se trouve
une série d 'Anthene du groupe d’otacilia Trim., capturée à Hoey’s Bridge
(Kenya) par le capitaine C. R. S. Pitman. Tous ces exemplaires, sauf un,
appartiennent à une espèce qui se trouve également à l’Elgon et que j’ai
décrite sous le nom de Pitmani (Rev. franc. cTEnt., t. III, fasc. 2, p. 139,
fîg. 4, 1936). Ce spécimen particulier diffère un peu des autres, tant par la
teinte et les dessins du dessous que par la forme des valves et du pénis.
Fig. 10. Epamera bansana yalae Riley ; Kénya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m-
Il eût été hasardeux de tirer une conclusion de l’examen d’un seul individu
qui pouvait être aberrant, mais depuis, M. Riley m’ayant adressé d’autres
Anthene de diverses régions, j’ai pu constater que, parmi ces derniers, certains
étaient identiques, par l’armure génitale à l’exemplaire de Hoey’s Bridge que
j’avais séparé. Il ne s’agit donc pas d’une variation individuelle, mais d’une
forme distincte, appartenant évidemment au même groupe, mais dont la mor¬
phologie interne est différente. Sa présence à Hoey’s Bridge, à côté de Pitmani ,
excluant l’hypothèse d’une race géographique, je l’ai décrite récemment comme
espèce séparée.
Anthene Talboti Stempffer
Anthene Talboti Stempffer, Bull. Soc. ent. France, 1936, p. 283.
g. Dessus semblable à ceux à'otacilia Trim. et Pitmani Stempffer, les supé¬
rieures d’un brun luisant avec une aire triangulaire bleu violet allant de la
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
187
cellule au bord postérieur, mais qui n’atteint pas le bord externe, les inférieures
à centre bleu violet, avec une large bordure brune au bord antérieur, toutefois
le point marginal noir situé dans l’intervalle 2 des inférieures plus gros et plus
distinct que chez les espèces précitées, un faisceau de poils prolonge la nervure 2
des inférieures.
Dessous : teinte générale d’un brun plus clair et plus chaud que chez
Pitmani, assez semblable à celui d 'otacilia kikuyu B. Baker. Taches disco¬
cellulaires etpostdiscales à peine plus foncées que le fond, nettement limitées
de blanc, les postdiscales disposées à peu près comme chez Pitmani, maisplus
distinctement séparées, ne formant pas une bande continue. Aux supérieures,
ligne antémarginale brune, composée de petits traits internervuraux imitésl de
blanc. Aux inférieures, ocelles marginaux plus nets que chez Pitmani, celui de
l’intervalle 1 à centre noir avec quelques écailles d’un bleu métallique, celui de
l’intervalle 2 avec point noir plus gros limité d’orange du côté interne, les autres
ocelles pupillés de brun. Aux inférieures, quatre points subbasilaires noirs,
le premier près du bord antérieur, le deuxième dans la cellule, le troisième
très proche du deuxième, le quatrième au bord anal. Taille 20-22 mmm.
Ç inconnue.
Hab. : Natal : Unkomaas (Dr. L. G. Higgins) (B. M.). — Ngamiland :
Nord du lac Ngami, Kaikai Hills (C. F. Minchin) (B. M.). — S. E. Ruwenzori,
3.500 pieds (G. Legge et A. F. R. Wollaston) (B. M.). — Kenya : Hoey’s
Bridge (Capt. C. R. S. Pitman) (B. M.).
188
H. STEMPFFER
Type au B. M. exemplaire n° 52, Unkomaas.
En raison de la variabilité individuelle qui est très grande dans ce groupe-
la description ci-dessus ne peut s’appliquer rigoureusement, dans tous ses
détails, qu’au type lui-même. En particulier, les points subbasilaires du dessous
des inférieures peuvent être réduits comme chez les exemplaires du Ngami-
land et du Ruwenzori ou même complètement obsolescents comme chez le
spécimen du Kenya. Il est nécessaire, pour une détermination exacte, d’exami¬
ner l’armure génitale.
Genitalia fig. 11. Natal : Unkomaas (B. M.). Tegumen excisé, le bord des
deux lobes dessinant une courbe régulière. Subunci longs et robustes avec
ongle terminal faible et très ouvert. Furca bien développée. Gingula prolongée
en arrière par un saccus robuste, plus trapu que celui de Pitmani. Valves
subrectangulaires (celles de Pitmani sont subovalaires) le bord inférieur
portant en son milieu une petite pointe, l’extrémité distale profondément
divisée en deux processus plus robustes que ceux de Pitmani, le feuillet
interne portant de petites dents irrégulières, visibles par transparence à
l’observation. Pénis très robute, à face ventrale largement ouverte. Lobes
du tegumen abondamment garnis de poils, valves presque glabres.
Les armures $ d’otacilia Trim., Pitmani Stempffer, Talboti Stempffer,
sont du même type, mais les différences que j’ai signalées sont constantes.
Je n’ai trouvé aucune forme de passage entre les trois espèces.
Anthene eontrastata Ungemach
Lycaenesthes eontrastata Ung., Mem. Soc. Sci. Nat. Maroc., 1922, p. 86,
pl. II, fig. 16.
Cette espèce a été découverte par M. Ungemach dans le centre et l’ouest
de l’Abyssinie. J’ai décrit dernièrement (l. c., p. 137) eontrastata turkana, race
du Turkana et de l’Elgon. L’examen de l’armure génitale d’exemplaires du
British Muséum m’a montré que eontrastata existait également à Musemia
(Aden) ; Dar es Salam, Okahandja (Sud-ouest africain), ce qui représente une
extension considérable d’habitat. Les spécimens de ces trois dernières prove¬
nances sont, par l’aspect externe, beaucoup plus proches de turkana que de la
race typique décrite et figurée par M. Ungemach.
Gen. URANOTHAUMA Butler
Uranothauma cordatus Em. Sharpe
Hyreus cordatus Em. Sharpe, Proc. zool. Soc. Lond., 1891, p. 636, pl. 48,
fig. 4 (1892).
D’après le Professeur Aurivillius (Seitz, XIII, p. 461) la $ de cette espèce
ne serait pas encore connue. Elle semble très rare. Au cours de la Mission de
l’Omo, une seule Ç de cordatus a été capturée contre 50 <^. Je la décris ci-
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
189
dessous d’après ce spécimen du Kenya : Marakwet, Chip Cherangani, 3.000 m.
(M. O.).
Dessus : Supérieures couleur du fond brun cuivré avec reflet bleu à la base,
bande marginale large de 2 mm. environ, brun très foncé, fondue du côté
interne. Taches discoïdales noires, entre les nervures 4 à 6. Série de taches
postdiscales noires, correspondant aux dessins du dessous, les quatre premières
placées dans les intervalles 7, 6, 5,4, formant un arc régulier, les trois autres,
dans les intervalles 3, 2, 1, déplacées vers la base.
Fig. 12. Uranothauma cordatus Em. Sharpe; Kenya : Mont Elgon, versant est, 2.470 m.
Inférieures : couleur du fond brun cuivré. Taches discoïdales brun foncé
entre les nervures 3 à 6. Deux ocelles à écailles métalliques bleu vert, l’un à
l’angle anal, l’autre au bord marginal, entre les nervures 2 et 3.
Dessous : dessins semblables à ceux du <J, toutefois la bande postdiscale
des supérieures, au lieu d’être d’un brun uni, se compose de taches interner-
vurales à centre d’un brun très pâle entouré de brun noirâtre.
Taille 26 mm.
Kenya : Mont Elgon versant est 2.470 m. (M. O.)
Genitalia $ : fig. 12. Tegumen bilobé avec bande médiane modérément
large. Subunci arqués régulièrement, sans ongle terminal, faiblement chiti-
nisés. Cingula formée d’un tergite ample, d’un sternite étroit. Furca bien déve-
MISSION SCIENTIFIQUE DE L OMO. — T. IV.
13
H. 8TEMPPFKB
l'SO
loppée. Valves oblongues, subtriangulaires, l’apex recourbé vers le bas et
garni de robustes épines. Pénis trapu, terminé par une longue et forte épine.
Lobes du tegumen et surtout portion distale des valves abondamment garnis
de poils.
Ur an othauma nubiïer Trimen
Lycaena nubifer Trimen, Trans. Ent. Soc. Lond., 1895, p. 187, pl. 5, fig. 4,
4a.
Kenya : Mont Elgon versant est 2.470 m. (M. O.).
Genitalia S '■ fig- 13- Tegumen très ample, divisé en deux lobes par une
Fig. 13. Uranothauma nubifer Trimen ; Kenya: Mont Elgon, versant est, 2.470 m
dépression peu profonde. Subunci moins longs que ceux de cordatus, avec
ongle terminal peu marqué, faiblement chitinisés. Cingula constituée par un
tergite large, prolongé- vers le huitième anneau et un sternite étroit. Furca
bien développée. Valves oblongues, la portion basale subovalaire, 1 apex
brusquement recourbé vers le bas et pourvu, de trois à quatre dents. Pénis
plus allongé que celui de cordatus , légèrement arqué à la base et terminé par
une épine, vesica armée de cornutL Lobes du tegumen et portion distale des
valves garnis de poils.
Uranothauma Antinorii Oberthur
Lycaena Antinorii Obth., An. Mus. Genov., 18, p. 731, pl. 9, fig. 3(1883).
Kenya : Mont Elgon versant est 2.470 m. (M. O.).
Genitalia fig. 14. Tegumen réniforme, les deux lobes séparés par une
échancrure profonde. Subunci longs et grêles, faiblement chitinisés. Cingula
constituée par un tergite large et un sternite étroit. Furca bien développée.
LEPIDOPTEBA, LYGAENIDAE 191
Valves subrectangulaires à extrémité arrondie, apex finement denticulé.
Fig. 14. Uranothauma Antinorii Oberthur; Kenya : Mont Elgon, versant est, 2.470 m.
Pénis subcylindrique, légèrement renflé à la base. Lobes du tegumen,bord
inférieur et apex des valves garnis de poils.
Uranothauma Falkensteini Dewitz
Plebeius Falkensteini Dewitz, Nov. Act. Acad. N. Cur., 41, 2, p. 204, pl. 25,
fig. 5 (1879).
Kenya : Mont-Elgon, versant est, 2.470 m. (M. O.).
Genitalia S ■ fig- 15. Tegumen réniforme, les deux lobes séparés par une
échancrure profonde, formant un angle presque droit. Subunci longs et grêles,
faiblement cbitinisés. Cingula constituée par un tergite large, un sternite
étroit. Furca bien développée. Valves effilées, à bord basal rectiligne, à bord
supérieur légèrement concave, finissant en une longue pointe nettement
recourbée vers le bas. Pénis trapu, subcylindrique, vesica armée de cornuti.
Quelques poils à l’extrémité des lobes du tegumen, valves très abondamment
garnies de poils au bord inférieur de la portion proximale.
Uranothauma delatorum Héron
Uranothauma delatorum Héron, Trans. Zool. Soc. Lond., 1909, p. 161,
pl. V, fig. 21, 22.
192
H. STEMPFFER
Le Professeur Aurivillius a émis (in Seitz, XIII, p. 462) l’hypothèse
suivante : « Je considère comme vraisemblable que delatorum n’est qu’une race
de Falkensteini. » Or, j’ai sous les yeux des spécimens de Falkensteini et de
delatorum provenant de la même localité de l’Elgon, il ne s’agit donc pas de
deux formes géographiques d’une même espèce. Il est facile de les séparer
par les caractères externes : Falkensteini est en dessus, d’un brun cuivré clair,
Fig. la. L'ranolliauma Falkensteini Dewitz ; Kenya : MonL Elgon, versant est, 2.470 m.
delatorum d’un brun foncé, violacé ; en dessous, le deuxième ocelle marginal
des inférieures est, chez delatorum, surmonté d’un lavis brun accentué qui
n’existe que très faiblement chez Falkensteini. Mais surtout, j’ai remarqué,
entre les armures génitales des différences constantes :
Kenya : Mont-Elgon, versant est, 2.470 m. (M. O.).
Genitalia q de delatorum Héron : fig. 16. Tegumen, subunci, cingula, furca
et pénis semblables aux pièces correspondantes de Falkensteini. Valves
effilées, à bord basal et bord supérieur formant une courbe régulière, la por¬
tion basale étant ainsi subovalaire alors qu’elle est trapézoïdale chez Falkens¬
teini, la pointe terminale dirigée dans le prolongement de la base, non recourbée
vers le bas. Pilosité du tégument et de la valve comme chez Falkensteini.
Je crois qu’il résulte de l’examen de ces caractères que Falkensteini Dew.
et delatorum Héron doivent être considérées comme deux espèces très proches,
mais distinctes.
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
193
Uranothauma artemenes Mabille
Lycaena Artemenes Mab., Ann. Soc. Ent. Belg., Bull., p. 16 (1880).
Au sujet de cette espèce, le Professeur Aurivillius (in Seitz, XIII, p. 462)
écrit : « Cupido Falkensteini Dew... artemenes Mab. (72 k) est la forme de
« Madagascar, elle me semble ne se distinguer que par la couleur de fond
« blanc pur du dessous de ses ailes antérieures. »
Ceci ne me paraît pas entièrement exact, le dessous des ailes diffère chez
Fig. 16. Uranothauma delalorum Héron ; Kénya : Mont Elgon, versant est, 2.470 m.
les deux formes non seulement par la couleur, mais encore par le dessin :
chez artemenes Mab., il existe en dessous des supérieures, en sus de la tache
basilaire, quatre bandes transversales, la postdiscale étant presque parallèle
au bord externe — chez Falkensteini Dew., il n’existe que trois bandes et la
postdiscale est dirigée très obliquement, de la côte vers l’angle interne.
Enfin, caractère plus important, les armures génitales ne sont pas semblables
ce qui m’amène à considérer artemenes comme une bonne espèce.
Madagascar : Mandritsara (C. S.).
Genitalia $ A 1 artemenes Mab., fig. 17. Tegumen réniforme, les deux lobes
un peu plus arrondis que chez Falkensteini. Subunci longs et grêles. Cingula
semblable à celle de Falkensteini. Furca bien développée avec branches for¬
tement arquées. Valves oblongues, le processus supérieur se terminant par
un lobe, l’inférieur par une longue pointe effilée. Pénis subcylindrique, plus
allongé que celui de Falkensteini. Quelques poils à l’extrémité des lobes du
tegumen, bord inférieur des valves abondamment garni de poils.
194
H. STEMPFFER
Gen. CACYREUS Butler
L’examen de l’armure génitale J des Cacyreus m’a démontré que, sous le
nom de lingeus Cramer, étaient confondues, dans les collections, trois espèces
dont la morphologie interne présente des caractères bien tranchés, permettant
de les séparer sans hésitation. Elles diffèrent également quelque peu entre
Fig. 17. Uranothauma artemenes Mabille ; Madagascar : Mandritsara.
elles par la couleur et les dessins du-dessous des ailes, mais, dans ce groupe,
ces dessins sont assez confus, malaisés à décrire avec précision et ces diffé¬
rences ont été attribuées jusqu’ici à la variation individuelle ou raciale.
J’indique ci-dessous les caractères externes pouvant servir à reconnaître
les trois espèces, mais il sera toujours préférable pour une détermination cer¬
taine, d’examiner le genitalia. En ce qui concerne la répartition géographique,
je ne fais état que des spécimens dont j’ai, par ce dernier moyen, vérifié
l’identité spécifique ; aussi mes indications sont-elles très incomplètes sous
ce rapport, le groupe lingeus habitant toute la région tropicale et subtropicale
du continent africain.
LEPIDOPTERE, LYCAENIDAE
L95
Caeyreus lingeus Cramer
Papilio lingeus Cr., Papillons exotiques, IV, p. 176, pl. 379, fig. I, g, (1782).
La question se pose de déterminer à laquelle des trois espèces envisagées
appartenait le type de Cramer. Si la description très sommaire de cet auteur
ne nous fournit aucune précision utile, par contre ses figures, quoique gros¬
sières nous donnent une bonne indication, le dessin de certains exemplaires
s’y rapportant très exactement.
(J. Dessus : bleu violet, d’une nuance terne tirant sur le mauve, les dessins
du dessous légèrement visibles par transparence.
Fig. 18. Caeyreus lingeus Cramer; Transwaal : Zeatpansberg.
$. Dessus : plus ou moins éclairci de taches blanchâtres aux supérieures et
inférieures.
Dessous des deux sexes : la bande postdiscale des supérieures qui va de la
côte à la nervure 2 nettement arquée. Inférieures ; deux taches costales, la
première à l’extrémité de la nervure 8, arrondie et perpendiculaire au bord
antérieur , la deuxième double et traversée par la nervure 7. La tache postdis¬
cale située entre les nervures 2 et 3 déplacée vars la base et soulignée exté¬
rieurement par une tache blanche, l’espace compris entre la tache postdiscale
située entre 3 et 4 et le bord marginal obscurci de brun, mais l’ensemble des
dessins des inférieures reste net et le fond blanc de l’aile demeure bien visible.
Taille : 20-25 mm.
Hae. : Gap de Bonne-Espérance (type de Cramer). — Kalk Bay près de
Cape Town, Meade Waldo (B. M.). — Transvaal : Zoutpansberg (G. A.). —
Kenya ; Nairobi (M. O.) ; Kitale (M. O.) ; Marakwet (M. O.) ; Mont Elgon,
196
H. STEMPFFER
versant est, 2.100 m.-2.470 m. (M. O.) ; Maranga (B. M.). — Uganda : Entebbe
(C. S.) ; Mengo (C. S.). — Congo Belge, district d’Udjiji : Mugowosi River
(T. A. Barns) (B. M.). — Tibesti : Soumeur (M. P.). — Cameroun : Bitje, Ja
River, 600 m. (C. S.).
Genitalia £ : fîg. 18 (Transvaal : Zoutpansberg, C. A). — Tegumen large,
trilobé, le lobe médian moins fortement chinisé que les deux lobes latéraux.
Ces derniers portent chacun un tubercule couronné de fortes soies. Subunci
robustes, arqués, à base massive pourvue d’un renflement ; sans ongle ter¬
minal. Furca bien développée. Valves composées d’une portion proximale
ovalaire et d’une portion distale spatulée le bord supérieur formant une
courbe régulière, le bord inférieur portant dans la moitié basale des dents
irrégulières. Pénis trapu. Lobes latéraux du tegumen et portion distale des
valves garnis de poils.
Cacyreus virilis Aurivillius
Cacyreus virilis Aurivillius. Cupido Stempfïer, Bull. Soc. Ent. France, 1936,
p. 283. Ungeus virilis Auriv., Seitz. XIII, p. 463 ; 1924.
c?. Dessus : bleu violet, d’une teinte un peu plus sombre que celle de lingeus,
les dessins du dessous également visibles par transparence.
Fig. 19. Cacyreus virilis Aurivillius ; Mashonaland.
?• Dessus : absence de taches blanches que l’on remarque chez lingeus.
M. le Professeur Aurivillius (l. c.) avait nommé cette forme, mais en l’in¬
terprétant comme une variation individuelle de la $ de lingeus Cramer.
Dessous des deux sexes : Supérieures : la bande postdiscale qui va de la
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE 197
côte à la nervure 2 moins arquée que chez lingeus. Inférieures : deux taches
costales, la première allongée et dirigée vers la base formant un angle aigu
avec le bord antérieur , la deuxième comme chez lingeus. La tache postdiscale
située entre les nervures 2 et 3 comme chez lingeus, le fond blanc de l’infé¬
rieure demeure également visible.
Taille 20-26 mm.
Hab. : Mashonaland (G. A. Marshall) (B. M.). — Mozambique : Makulane
(C. A.). — Transvaal : Johannesburg (C. S.). — Tanganyika : Arusha Distr.,
Ngorongoro Crater, 5.800 pieds (T. A. Barns) (B.M.); UrindiDistr.; Ruvubu
River (T. A. Barns) (B. M.) — Afrique orientale anglaise : Nandi (B. M.). —
Angola :Upper Cubango, CuneneWatershed.5.500pieds (T. A. Barns). (B.M.)-
Genitalia & fig. 19 (Mashonaland, B. M.). Tégument bilobé, la bande
médiane étroite. Subunci beaucoup plus longs et plus effilés que chez lingeus
Cr, ongle terminal ouvert. Furca robuste. Valves composées d’une portion
proximale subrectangulaire et d’une portion distale subtriangulaire, le bord
supérieur formant un angle accusé, le bord inférieur profondément échancré,
au niveau de cette échancrure, deux énormes épines. Pénis beaucoup plus
effilé que celui de lingeus. Lobes du tegumen et portion distale des valves
pourvus de poils.
Cacyreus Audeoudi Stempffer
Cacyreus Audeoudi Stempffer, Bull. Soc. ent. France, 1936, p. 285.
$. Dessus : bleu violet, d’une nuance beaucoup plus claire et plus vive que
chez lingeus et virilis.
$. Dessus : semblable à celui de la Ç de lingeus.
Dessous des deux sexes : Supérieures : la bande postdiscale arquée comme
chez lingeus. Inférieures : deux taches costales, la première allongée et dirigée
vers le centre de l'aile, formant un angle obtus avec le bord antérieur, la deuxième
comme chez lingeus, toute la portion comprise entre la nervure 6, le bord
anal et le bord externe recouverte presque entièrement d’une teinte brun
noyant plus ou moins les taches postdiscales.
Taille 22-26 mm.
Hab : Kenya : Mont Elgon, versant est, 2.470 m. (M. O.) ; Mont Elgon
(C. A.) ; Aberdare Range : Kipipiri, 8.000-9.000 pieds (G. W. Grazebrook)
(B. M.). — Tanganyika : Arusha distr., Highland of Great Craters, 7.500 pieds,
(T. A. Barns) (B. M.). — Cameroun : Bitje Ja River, 2.000 pieds (G. L. Bâtes)
(B. M.).
Type au Muséum de Paris, n° 368, mont Elgon, versant est, 2.470 m.
Genitalia : fig- 20 (Cameroun : Bitje Ja River). Tegumen bilobé, la bande
médiane étroite. Subunci effilés avec ongle terminal. Furca bien dévelopée.
Valves composées d’une portion proximale subtriangulaire et d’une portion
distale spatulée, le bord supérieur arqué en angle obtus, le bord inférieur de la
partie distale armé de fortes épines dont la taille diminue progressivement
198
H. STEMPFFER
vers l’apex. Pénis effilé. Lobes du tegumen et extrémités des valves garnis de
poils.
Dans l’ouvrage consacré aux résultats scientifiques de l’expédition Sjôbtedt
aux Monts Kilimandjaro et Mérou, le Professeur Aurivillius a décrit
(Abt. 9 p. 9) une variété ciliaris de lingeus : « Wàbrend die Fransen de
Vdflgl bei der Hauptform dunkel sindmitzwei bisdrei weissen Flecken, sdnd
sie bei dieser Form weiss mit gleichformigen dunklen Flecken an den Rrip-
penenden, die Fransen der Hflgl sind fast einfarbig weiss. »
Cette particularité se remarque chez un Cacyreus virilis Auriv. d’Angola
et chez un C. Audeoudi du Cameroun. Il ne m’est donc pas possible de déter¬
miner à quelle espèce appartient le type de lingeus ciliaris Auriv. Peut-être
cette variation dans la couleur des franges est-elle commune aux trois espèces.
Cacyreus palemom Cramer
Papilio palemon Cramer, Papillons exotiques, IV, p. 182, pl. 390, fig. e-f
(1782).
Mont Elgon ,versant est 2.470 m. (M. O.).
Genitalia $ : fig. 21. Tegumen divisé en deux lobes subtriangulaires séparés
par une échancrure profonde. Chacun de ces lobes porte une longue apophyse
digitée indépendante des subunci, cette pièce semble correspondre au petit
tubercule qui existe chez lingeus Cr. Subunci longs et effilés, régulièrement
arqués, avec ongle terminal. Furca bien développée. Valves subrectangulaires,
LEl’IDQPTERA, LYCAENIDAE
199
la partie distale divisée en deux processus, le prolongement supérieur arrondi,
Fig. 22. Cacyreus MarshaUi Butler ; Johannesburg.
l’inférieur digité. Pénis allongé, légèrement renflé à la base. Lobes et apO'
physes du tegumen, portion distale des valves garnis de poils.
200
H. STEMI’FFER
Cacyreus Marshalli Butler
Cacyreus Marshalli Butler. Proc. Zool. Soc. Lond., (1897), p. 845, pl. L,
fig- 5.
Johannesburg (C. S.).
Genitalia <J : fig. 22. Tegumen bilobé, profondément divisé, chacun des
deux lobes prolongé par une longue apophyse soudée au bord antérieur.
Subunci robustes, à base massive. Furca trapue, dont les deux branches sont
fusionnées à la base. Valves simples, subovalaires, avec une petite dent à
l’apex. Pénis cylindrique avec un saccus prononcé. Lobes du tegumen et por¬
tion distale des valves abondamment garnis de poils.
L’armure génitale de Marshalli est si nettement différente de celle de pale-
mon qu’il est impossible de considérer les deux formes comme appartenant à la
même espèce.
Gen. SYNTARUCUS Butler
Voir Mission Scientifique de l’Omo, II, fasc. 12, p. 219-240, pl. IX, fig. 1-14.
L’examen de nouveaux matériaux me permet d’indiquer quelques localités
supplémentaires :
Syntarucus telicanus Lang. : Congo belge : Kangagi, Kafakumba (G. F. ;
Overlaet) ; Katanga (Ch. Seydel) (Musée du Congo belge).
Syntarucus Jeanneli Stempffer : Congo belge : Élisabethville (de Loose);
Kafakumba (G. F. Overlaet) ; Katanga (H. J. Bredo) (Musée du Congo
belge) ; Abyssinie : Guibbé, Boché (H. Ungemacb) (C. S.).
Gen. CYCLYRIUS Butler
Je rappelle ci-dessous la description originale de ce genre (Proc. zool. Soc.
Lond., 1896, p. 830) :
« Cyclyrius, gen. nov. — Nearly allied to Hyrius, but with rounded wings,
« the secondaries without tails, neuration as in Hyreus. Type : Polyommatus
« Webbianus. This genus will contain the species P. webbianus and H. aequa-
« torialis, hitherto referred to Hyreus , as well as the following :
« 66 Cyclyrius juno , sp. n. (Pl. XLI, fig. 5). »
In Seitz, XIII, p. 471, 473, le Professeur Aurivillius range dans le groupe
Cyclyrius de son grand genre Cupido, les espèces suivantes : Tsomo Trim,
noquasa Trim, kisaba Joicey Talbot, notaba Trim, aequatorialis Em. Shpe,
juno But]., Crawshayi Butl. (= crawshayinus Auriv., = subditus Gr. Sm.).
Je n’ai pu examiner l’armure génitale que de quatre de ces espèces :
Webbianus Brullé, aequatorialis Em. Shpe, notoba Trim, Crawshayi Butl.
Cyclyrius Webbianus Brullé
Polyommatus Webbianus Brullé, Hist. Nat. Can., Webb et Berthelot, p.93
(1836).
Ténériffe (F. Le Cerf) (C. S.).
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
20)
Genitalia q : fig. 23. Tegumen bilobé avec bande médiane étroite. Subunci
courts, robustes, à peine arqués. Cingula composée d’un tergite assez large
et d’un sternite étroit. Furca bien développée. Valves allongées, le bord supé¬
rieur convexe à la base, concave dans la moitié distale, le bord inférieur
profondément excisé vers l’apex qui porte de petites dents dont la taille croît
du bord supérieur au bord inférieur. Pénis massif, très court, avec cuneus
bifide et longue carina pénis. Lobes du tegumen et portion distale des valves
garnis de poils.
Cette armure offre une analogie frappante avec celles des espèces des genres
Fig. 23. Cyclyrius Webbianus Brullé ; Ténériffe.
Syntarucus Butler et Leptotes Scudder (voir Mission Scient, de l’Omo. vol. II,
fasc. 12, p. 219 à 240, 1935). Le pénis très spécialisé ne se distingue de celui
des Syntarucus que par le cuneus qui est bifide au lieu de simple, les valves
rappellent celles de S. Jeanneli Stempffer. C. Webbianus dont l’habitat est
actuellement limité à Ténériffe, a donc très probablement une souche com¬
mune avec les Syntarucus méditerranéens, éthiopiens, indo-australiens et les
Leptotes d’Amérique centrale, car une similitude anatomique aussi complète
ne peut être sans signification au point de vue de la phylogénie.
Par contre, ainsi qu’on le verra plus loin, les genitalia d 'aequatorialis Em.
Shpe., notoba Trim et Crawshayi Butl. sont d’un type si totalement différent
de celui de Webbianus Brullé qu’il est impossible de ranger définitivement
les quatre espèces dans le même genre. Je n’ai, dans ce travail, maintenu
202
H. SÎTEMf’FFER
aequatorialis, notoba et Crawshayi sous la rubrique Cyclyrius que parce que je
pense que modifier la classification actuellement usitée alors que nous n’avons
encore aucune connaissance d’ensemble des genitalia des Lycènes africains, ne
ferait qu’ajouter à la confusion qui régne dans la systématique de eette famille.
Cyclyrius aequatorialis Em. Skarpe
Lycaena aequatorialis Em. Shpe., Proc. Zool. Soc. Lond. 1891, p. 637,
pi. 48, fig. 5 (1892).
Kenya : Timboroa, Mau Escarpment 3.000 m (M. O.).
Genitalia $ : fig. 24. Tegumen bilobé, les deux lobes séparés par une échan-
Fig. 24. Cyclyrius aequatorialis Em. Sharpe; Kenya : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.
crure régulièrement arrondie. Subunci longs et grêles, arqués en demi-cercle>
avec ongle terminal faible. Tergite très ample, prolongé vers le huitième
anneau par une expansion largement arrondie. Sternite étroit. Furca bien
développée. Valves allongées, le bord supérieur convexe à la base, puis forte¬
ment concave, le bord de l’apex presque rectiligne, garni de petites dents
régulières, le feuillet interne porte un processus subtriangulaire, faiblement
chitinisé dont l’extrémité dépasse légèrement le bord basal.Pénis subcylin¬
drique, assez court, légèrement atténué en avant. Lobes du tegumen, pro¬
cessus et apex des valves garnis de poils fins, les lobes du tegumen portent en
outre, près du point d’attache des subunci, un faisceau de courtes et fortes
soies rigides.
LEPIDOPTERE, LYCEEN]DAE
203
Cyclyrins notoba Trimen
Lycaena notoba Trimen, Trans. En±. Sac. Land., 1868, p. 91..
Bloemfontein (C. S.).
Genitalia $ : fig. 25. Tegumen bilobé, les deux lobes séparés par une conca¬
vité régulière et portant chacun une petite expansion arrondie près du point
d’attache des subunci. Subunci longs, arqués, un peu plus robustes que ceux
d’aequatorialis, avec ongle terminal faible. Tergite ample, mais non prolongé
Fig. 2 d. Cyclyrius notoba Trimen ; Bloemfontein.
vers le huitième anneau. Sternite étroit. Furca très robuste, les deux bras
fortement courbés réunis à leur extrémité par une membrane, formant ainsi
un anneau complet au travers duquel passe le pénis. Valves composées d’une
portion basale subovalaire et d’une portion distale très allongée, à bords pa¬
rallèles et apex arrondi ; une échancrure nette, au bord inférieur délimite
ces deux portions ; le feuillet interne porte, près de la base, un processus à
bords serratulés dépassant largement le bord inférieur. Pénis trapu, renflé
à la base. Lobes du tegumen et portion distale des valves abondamment
garnis de poils.
Les armures d ’aequatorialis Em. Shpe. et notoba Trimen présentent des
analogies indiquant une parenté entre les deux espèces.
204
II. STEMI’FFER
Cyclyrius Crawshayi Butler
Scolitantides Crawshayi Butler, Proc. Zool. Soc. Lond., 1899, p. 422, pl. XXV
fig. 2, 2a. — Scotlantiades subdita Smith, Rhopalocera exotica, p. 129, pl.
pl. XXVII, fig. 7-8 (1902).
Kenya : Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m. (M. O.).
Genitalia : fig. 26. Tegumen réduit à deux petits lobes subtriangulaires
réunis par une bande médiane très étroite. Subunci très longs, arqués environ
Fig. 26. Cyclyrius Crawshayi Butler; Kénya : Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m.
au tiers basal de leur longueur, avec ongle terminal. Sternite assez large.
Furca trapue, en forme d’Y. Valves allongées, subovalaires dans la moitié
proximale, puis diminuant de largeur jusqu’à l’apex, fortement denté et brus¬
quement recourbé vers le haut. Pénis cylindrique, allongé, dont la portion
externe se divise en deux lamelles enfermant la vesica. Lobes du tegumen et
portion distale des valves garnis de poils.
Par la forme du tegumen et des valves, l’armure de Crawshayi Butl. se
rapproche beaucoup de celles de certains Euchrysops, E. mauensis Beth.
Bak. par exemple (voir Trans. Ent. Soc. Lond., 1922, p. 352, pl. XXIvj
fig. 54).
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
205
Gen. CUPmOPSIS Karsch
Cupidopsis cissus Godart
Polyommatus cissus Godart, Enc. Meth., 9, p. 683 (1823).
Madagascar : Maromandia (C. S.).
Genitalia $ : fig. 27. Tegumen bilobé, les deux lobes régulièrement arrondis,
séparés par une concavité douce, la bande médiane modérément large.
Subunci arqués aux deux cinquièmes environ de leur longueur. Tergite
Fig. 27. Cupidopsis cissus Godart; Madagascar ; Maromandia.
large, sternite étroit. Furca à branches courbes. Valves de petite taille,
subovalaires, largement soudées par la partie proximale de leur bord inférieur,
ce dernier forme un crochet à la moitié environ de sa partie libre. Pénis
subcylindrique, très robuste, dépassant peu le plancher de la cavité génitale,
avec saccus prononcé, la portion externe finissant en pointe aiguë, vesica
armée de nombreux cornuti. Lobes du tegumen et valves garnis de poils.
Gen. NEOCHRYSOPS Beth.-Baker
Neochrysops cinerea kitale Stempfïer
Bull. Soc. Ent. France, 1936, p. 284. — Neochrysops cinerea B. Baker,
Trans. Ent. Soc. Lond., 1922, p. 314, pl. XII, fig. 17 ; XIX, fig. 29 ; XXVIII,
fig. 29.
D’après la description originale, le dessus de cinerea type de Rhodesia est
d’un gris pâle, le dessous gris pâle. J’ai sous les yeux un £ étiqueté : « Congo-
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
14
206
H. STEMPFFER
Mouth of Ghambesi to Mansya Ribver. Lake Young 6.500 pieds, S. A. Neave »
qui correspond bien à cette diagnose. Par contre, les spécimens récoltés à
Kitale (Kenya) par M. le Professeur Jeannel sont en dessus d’un brun chaud,
soutenu, lustré, semblable à celui de skotios H. Druce, le dessous est égale¬
ment d’un brun plus foncé que chez le type. Cette forme géographique étant
constante, car les collections du British Muséum renferment également des
exemplaires de Kitale qui présentent les mêmes caractères, je lui ai donné le
nom de cinerea kitale. Type au Muséum de Paris, ex. n° 772.
Le genitalia S de cinerea kitale est conforme à la description de M. B.
Baker (Z. c. p. 314) ; la forme du bord supérieur de la valve, excisé près de
l’apex, est tout à fait caractéristique.
Gen. AZANUS Moore
Ainsi que je l’ai fait remarquer par ailleurs (Livre jubilaire de M. Eugène
Louis Bouvier, p. 325,1936) l’étude de l’armure génitale des Azanus présente
un intérêt particulier, car ce genre comprend des espèces probablement très
anciennes, à vaste distribution géographique.
Fruhstorfer (Seitz, IX, p. 894-895) a traité brièvement du genitalia des
formes indo-malaises.
Azanus ubaldus Cramer
Papilio ubaldus Cramer, Papillons exotiques, IV, p. 209.
Voir description et figure de l’armure génitale dans « Livre jubilaire de
M. Bouvier », p. 325, fig. 2.
Celle de la forme ikebana Stgr. d’Abyssinie est semblable à celle du type.
Azanus jesous Guérin
Polyommatus jesous Guér., Lef., Voy. Abyss., VI, p. 383, pl. 11, fig. 3, 4
(1847).
Kenya : Nairobi, (C. S.) et fig. 28 b (Est africain anglais : Doinyo Erok,
C. S.).
Genitalia : fig. 28. Uncus en forme de cuirasse, profondément divisé en
son milieu par une fente étroite. Tegumen représenté par un simple élargis¬
sement du tergite. Subunci robustes, arqués, environ en leur milieu, le bord
inférieur élargi dans la partie distale. Sternite étroit. Furca à branches courtes,
divergentes. Valves très primitives, formées par un simple tube aplati, fai¬
blement courbé aux deux tiers de sa longueur. Pénis beaucoup moins allongé
que celui d’ubaldus Cr., avec un étranglement médian ; la portion distale
largement aplatie en forme de truelle avec un énorme cuneus hérissé de spinules
Uncus et bord inférieur des valves abondamment garnis de poils, l’apex des
valves porte en outre, un faisceau de fortes soies.
Je n’ai pu disséquer qu’un seul exemplaire de la forme syrienne gamra
Lederer, exemplaire provenant des environs de Beyouth. Tegumen, subunci,
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE
207
furca, valves et pénis sont semblables aux pièces correspondantes des jesous
du Kenya et de l’Yemen, mais l’uncus (fig. 28 c) est moins profondément
Fig. 28. a, Azanus jesous Guérin; Kenya : Nairobi. — b, Azanus jesous Guérin ;
Est africain anglais : Doinyo Erok. — c, Azanus garnira Lederer; Beyrouth.
divisé, la fente médiane n’étant représentée que par une échancrure au sommet,
et, à la base, par un amincissement de la chitine qui montre à l’observation
microscopique une zone un peu plus transparente.
Azanus rubropuncta Latby
Azanus rubropuncta Latby, Ann. Mag. Nat. Hist., (9) VIII, p. 208 (1921).
Madagascar : Ankaiyniana (C. S.).
Genitalia : fig. 29. Uncus en forme de cuirasse, le bord antérieur creusé
d’une concavité peu profonde, prolongée vers la base par un amincissement
de la chitine. Tegumen, subunci et sternite comme chez jesous. Furca à longues
branches courbes. Valves allongées, légèrement renflées à la base, les proces¬
sus supérieur et inférieur séparés à l’apex par une échancrure très accusée.
Pénis trapu, finissant en pointe effilée, creusée en gouttière, enveloppant par¬
tiellement un gros cuneus inerme. Uncus et processus supérieur des valves
garnis de poils, pas de faisceau de soies à l’apex des valves.
LEPIDOPTERÀ, LYGAENIDAE
2ua
Azanus sigillatus Butler
Lampides sigillata Butler, Ann. Mag. Nat. Hist., (4) 18, p. 483 (1876).
Lycaena natalensis Trimen, S. Afr. Butl., 2, p. 77 (1887).
Kenya : Mont Elgon, versant est, 2.100 m. (M. O.)
Genitalia : fig. 30. Uncus bifide, l’échancrure médiane atteignant les deux
tiers de la hauteur totale. Subunci très robustes, faiblement arqués. Tegumen
et cingula comme chez les espèces précédentes. Furca bien développée. Valves
oblongues, avec apex divisé en trois processus digités de longueur inégale, le
processus médian plus robuste et plus long. Pénis semblable à celui de rubro-
puncta. Lobes de l’uncus et valves garnis de longs poils.
Azanus mirza Plotz
Lycaena mirza Plotz, Stett. Ent. Ztg., 41, p. 203 (1880).
Kenya : Mont Elgon, versant est, 2.100 m (M. O.).
Genitalia <$ : fig. 31. Uncus bifide, l’échancrure médiane atteignant presque
Fig. 31. Azanus mirza Plfltz ; Kenya : Mont Elgon, versant est, 2.100 m.
la base. Subunci un peu moins robustes que chez les trois espèces précédentes,
le bord inférieur non élargi. Tegumen et sternite comme chez jesous. Furca
à branches grêles. Valves oblongues, subovalaires, le processus supérieur à
bords serratulés, le processus, inférieur se terminant en pointe lisse. Pénis
semblable à ceux de rubropuncta et sigillatus. Uncus faiblement garni de
poils, valves à poils longs et fins.
En résumé, l’uncus de ces cinq Azanus africains me paraît représenter le
stade intermédiaire entre l’uncus entier des Everinae et l’uncus bifide des
210
H. STEMPFFER
Plebeiinae. Par ailleurs, j’ai constaté un faible début de division de l’uncus
chez un Everes de Sibérie, Everes Fischeri Eversman. Mais les subunci des
Azanus n’ont pas évolué parallèlement et sont restés du type classique
Everinae.
Quant aux valves, elles fournissent également un exemple intéressant de
variation dans une direction déterminée : la structure en est primitive,
simplifiée à l’extrême chez les espèces les plus anciennes, à vaste distribution :
Fig. 32. Lycaena Aboltii Holland; Kénya ; Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.
jesous Guér., gamra Led., ubaldus Cr. ; l’apex se divise chez rubropuncta
Lathy, puis la valve devient plus trapue et plus complexe chez sigillatus
Butl. ; chez mirza Plôz., enfin le processus supérieur à bord serratulé présage
le « peigne » des Plebeiinae.
Gen. LYCAENA Fabricius
(Chrysophanus auct., Heodes Dalman).
Lycaena Abottii Holland
Chrysophanus Abottii Holland, Entomologist, 25, Suppl., p. 90 (1892).
Kenya : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m. (M. O.).
Genitalia : fig. 32. Uncus constitué par deux lobes très allongés, soudés au
tegumen seulement par leurs bases. Subunci longs et robustes régulièrement
LEPIDOPTERA, LYCAENIDAE 2n
arqués. Tegumen très réduit, représenté par un simple élargissement du
tergite Sternite prolongé vers le huitième anneau par un long saccus. Furca
formée de deux lamelles soudées à la base. Valves très simples, subrectan¬
gulaires, élargies à l’extrémité, avec apex finement serratulé. Pénis avec saccus
très long, se terminant en pointe effilée, vesica renfermant un gros cornutus.
Uncus et apex des valves garnis de poils fins.
L’armure génitale d ’Abottii Holland est presque identique à celles de deux
espèces bolarctiques : L. phlaeas L. d’Europe et d’Asie, L. hypophlaeasBdv.
d’Amérique du Nord. Je n’ai pu examiner les gemtalia de L. pseudophlaeas
Lucas d’Abyssinie et de L. orus Cramer du Transvaal.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 37
15 Janvier 1938.
ARACHN1DA
IV. ACARINA THROMBIDIIDAE
l’AR
Marc André
Je remercie vivement M. le professeur R. Jeannel d’avoir bien voulu me
confier l’examen des Thrombidiidae recueillis au cours de la Mission de l’Omo.
A leur étude j’ajoute celle des espèces recueillies lors d’un précédent voyage
effectué en 1911-1912 par MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel dans l’Afrique
orientale (Kenya et Kilimandjaro).
Certaines avaient fait seulement l’objet de courtes diagnoses publiées par
A. Berlese en 1916 dans Redia, vol. XII : Centuria prima di Acari nuovi,
pp. 20-21 ; Centuria terza, pp. 290-291.
En outre trois, provenant de ce même voyage, sont représentées dans les
collections du Muséum National de Paris (Laboratoire de Zoologie : Vers
et Crustacés) par des types qui ont été simplement nommés in schedis par
Berlese, sans qu’il ait jamais rien fait paraître à leur sujet. Je donne éga¬
lement la description de ces spécimens, en leur conservant les appellations
proposées par le savant acarologiste italien 1 .
Le nombre des espèces étudiées dans ce travail s’élève ainsi à 20 : elles
comprennent 1 Thrombella, 8 Microthrombidium, 1 Anomalothrombium (nov.
gen.), 2 Dinothrombium, 8 Allothrombium : 13 constituent des formes nouvelles.
En 1904, I. Tragaardh (Acariden aus Aegypten und dem Sudan : Res.
Swedish Zool. Exped. Egyptand White Nile, III, pp. 1-124, pl. 1-6) a signalé
cinq Thrombidiidae adultes dans les matériaux qu’il avait recueillis en Égypte
et au Soudan pendant l’expédition Jagerskiold (1900-1901) :
Thrombicula (Blankaartia) nilotica Trâg. — Sur des plantes aquatiques
dans le Nil Blanc, près de Gebel Ahmed Aga.
1. Une espèce nommée Sericothrombium tenuiclavatum par Berlese (1916, Redia,
XIII, p. 291) n’a pu être retrouvée dans les collections du Muséum.
214
il. ANDRK
Euthrombidium (Leptothrombium) oblongum Trâg.— Sur le sable de l’île
d’Abba (Nil Blanc), à Gebel Ahmed Aga et dans une termitière au sud de
Kaka (sur le Nil Blanc). Cette espèce a été trouvée aussi en Sardaigne dans
des nids de Fourmis (Messor barbarus L. var. minor) (1912, Berlese, Trom-
bidiidae , Redia, VIII, p. 104).
Microthrombidium ferociforme Trag. — Dans une termitière au sud de
Kaka.
Dinothrombium crassipalpe Trag. — Dans une termitière au sud de Kaka.
Allothrombium pergrande Berl. — Près du Caire (à Heluân) et dans une
termitière au sud de Kaka. Espèce de l’Italie méridionale.
En 1908, Tragaardh (Acari : Wiss. Ergebn. Schwed. Zool. Exped. Kili-
mandjaro-Meru, 20.3., pp. 31-57, pl. 2-3) a trouvé cinq Thrombidiidae adultes
dans les collections faites par le professeur Sjôstedt durant l’Expédition
suédoise au Kilimandjaro et au Méru (1905-1906) :
Microthrombidium (Enemothrombium) bipectinatum Trag. — Mont Meru
(3800 m.). Cette espèce, découverte au Cameroun (1904, Tragaardh, Entom.
Tidskrift, Arg. 25, p. 151), serait, d’après Berlese (1912, Trombidiidae ,
p. 193) identique au M. (E.) distinctum Canestrini, de Nouvelle- Guinée.
M. (Enemothrombium) simile Trag. — Mont Meru (3000 à 3500 m.)
Sericothrombium holosericeum L. — Kilimandjaro. Cette espèce européenne
(Norvège, Allemagne, France, Italie) a été signalée du Kamtsehatka (1927,
Sig Thor, Ann. Mus. Zool. Acad. Sc. U. R. S. S ., Ann. 27, p. 131) et de l’Ar-
chipel japonais des Kouriles (1933, Sig Thor et Tohru Uchida, Bull. Bio-
geogr. Soc. Japan, vol. IV, p. 137).
Dinothrombium tinctorium L. — Kilimandjaro, Mont Meru et Usambara.
Grande espèce des pays chauds (Afrique, Birmanie, Mexique, Californie).
Allothrombium pergrande Berl. — Usambara et Kilimandjaro (3400 à
4000 m.). Espèce italienne déjà signalée en Égypte et au Soudan.
En 1912, A. Berlese ( Trombidiidae , p. 269) indique comme se trouvant
dans l’Éthiopie méridionale son Allothrombium athleticum (1910, Brevi
diagnosi, Redia , VI, p. 367), espèce qui avait été découverte au Sierra Leone
et à laquelle il identifie une forme du Sénégal (Dakar), rattachée d’abord
(1910, loc. cit., p. 368) comme variété velutina à PT. strigosum Trouessart,
des îles Marianne.
En 1916, A. Krausse [Zool. Anz., XLVII, p. 47) a décrit un Allothrombium
Franklini-Muelleri recueilli au nord du Kilimandjaro à Kibwezi (Afrique
orientale anglaise).
En 1916, Berlese (Centuria prima di Acari nuovi e Centuria terza,
Redia, XII, pp. 19-21 et pp. 290-291) donne les diagnoses de sept espèces
provenant du voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel (1911-1912) en Afrique
Orientale (Kenya et Kilimandjaro) :
Microthrombidium (Enemothrombium) bipapillatum Berl.,
M. (Enemothrombium) carduigerum Berl.,
M. (Enemothrombium) strobiligerum Berl.,
arachnida thrombidiidae
215
Sericothrombium tenuiclavatum Berl.,
Dinothrombium trispilum Berl..
Dinothrombium tarsale Berl.,
Allothrombium cursorium Berl.,
En 1928, A. C. Oudemans (Arch. f. Naturg., 92 ter Jahrg. (1926), Abt. A,
4 Ht., p. 99; Entom. Ber., VII, p. 292) a fait connaître nn Corethrothrombium 1
pectiniferum Kramer, trouvé en 1890 par le D r Stuhlmann à Buxoba, dans
l’Afrique orientale allemande.
Fam. THROMBIDIIDAE
La famille des Thrombidiidae comprend des Acariens à corps le plus sou¬
vent rhomboïdal avec saillies humérales plus ou moins développées.
La peau présente une pilosité dense qui, dans les formes inférieures de la
famille ( Thrombella , etc.) se compose de poils spinif ormes simples et nus,
tandis que, dans les formes supérieures ( Microthrombidium , Dinothrombium ,
Allothrombium , etc.), elle est constituée par des organes appendiculaires
plumiformes ou papilliformes.
Le céphalothorax, bien distinct de l’abdomen, montre, sur sa face dorsale,
un organe sensoriel très particulier, la crête métopique, bandelette chiti-
neuse médiane, longitudinale, portant vers son milieu, une aréa sensilligère
qui renferme, en général, une paire de fossettes arrondies (pseudo-stigmates)
donnant chacune naissance à un poil sensoriel.
L’appareil buccal, ou rostre, comprend deux paires d’appendices : dorsa-
lement, les chélicères, munies d’une griffe falciforme ; ventralement les maxil-
lipèdes, avec palpes latéraux constitués par cinq articles, dont le 4 e porte
un ongle apical robuste, tandis que le 5 e constitue un appendice papilliforme.
Les pattes des 4 paires sont fortes et armées de deux ongles.
Gen. THROMBELLA Berlese, 1887
Le genre ThrombellaBerle se (1887, Acari, Myr., Pseudoscorp. Ital., fasc. XL
n° 2), qui a pour type le T. glandulosa Berlese, forme vivant sous terre en
Vénétie est caractérisé essentiellement par l’absence de crête metopique
ce qui constitue une exception chez les Thrombidiidae : les organes sensoriels
du céphalothorax consistent en deux tubercules saillants portant chacun
un poil pseudostigmatique très long et très grêle.
Thrombella îavosa M. André
Thrombella favosa Berlese mss. — M. André, 1936, Bull. Soc. zool. France,
LXI, p. 9.
Les collections du Muséum National de Paris renferment un exemplaire
1. Genre allié à Sericothrombium et à Allothrombium.
216
M. ANDRÉ
d’un Thrombidiide qui, recueilli dans l’Afrique orientale durant le voyage
de Ch. Alluaud et R. Jeannel en 1911-1912, a été déterminé in schedis
(sine descr.) Thrombella favosa par Berlese. J’ai donné récemment pour
cette forme, la description suivante :
La couleur de ce spécimen (dans l’alcool) est d’un jaune roussàtre.
L’animal a une longueur de 1020 pt et une largeur de 570 p.
Les pattes mesurent respectivement : I, 600 ,u; II, 530 p; III, 510 p; IV,
610 |x.
Fig. 1, — Thrombella favosa (Berlese) M. André.
D, face dorsale, x 80; F, face ventrale, X 80.
La forme est rectangulaire, assez allongée, avec saillies humérales peu
marquées.
Sur tout l’abdomen sont éparses des aréoles ovales déprimées correspon¬
dant à des masses glandulaires situées sous la cuticule. Sur la face dorsale,
qui est aplatie, ces dépressions sont au nombre de 16 : 6 sur chaque côté
et 4 médianes. Sur la face ventrale il y en a 10 : 2 aux saillies humérales,
2 médianes, 6 dans la région génito-anale ; enfin, de chaque côté, on en trouve
2 latérales.
Aucune de ces aréoles ne présente de pore en son milieu. Dans chacune
d’elles on distingue une partie centrale et une zone périphérique, qui sont
séparées par un espace annulaire dépourvu de toute pilosité : la partie cen-
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
217
traie est revêtue de poils B spiniformes assez peu serrés, coniques, aigus,
légèrement courbés et nus, non supportés par un tubercule ; la partie péri¬
phérique est garnie d’épines A très serrées qui sont fixées sur un mamelon ;
chacune d’elles s’insère par une base étroite, puis s’élargit en une lame épaisse,
qui, aplatie sur la face tournée vers le corps, est convexe sur la face libre et
porte sur chaque bord une rangée latérale de 3 à 5 petits aiguillons ; enfin
il existe une longue pointe médiane apicale.
Autour des aréoles déprimées les aiguillons de ces épines A deviennent
beaucoup plus forts et ils atteignent les 2 /3 de la pointe apicale.
Fig. 2. — Trombella favosa (Berlese) M. André.
C, vue dorsale du céphalothorax; G, aréole glandulaire.
Le céphalothorax est, dans la moitié antérieure de sa face dorsale, couvert
d’épines du type A extrêmement serrées ; il se prolonge en avant par une
saillie triangulaire (naso). Dans sa moitié postérieure il présente en son milieu
une aréa nue (sans poils) très large et trapézoïdale, sur laquelle s’élèvent
deux tubercules sensoriels.
En effet, comme chez tous les Thrombella , il y a absence de crête méto-
pique et les organes sensoriels céphalothoraciques consistent en deux tuber¬
cules corniculiformes saillants, bien sépares 1 un de 1 autre, revetus d un épi¬
derme rugueux ; ils ont chacun leur sommet creusé d’une fossette d’où sort
un poil pseudostigmatique très long et très grêle. Chaque tubercule porte
latéralement sur son bord externe une courte soie trapue barbulée à pointe
mousse, et en arrière on observe une rangée de quatre soies semblables.
Les yeux, au nombre de deux de chaque côté, sont placés sur un très court
tubercule.
Les pattes sont toutes robustes et assez longues ; elles présentent des poils
spiniformes simples du type B ; parfois, sur les articles proximaux, le poil
présente à sa base de très petits aiguillons à peine visibles et alors il est porté
sur un petit mamelon.
218
M. ANDRÉ
Aux pattes I, le tarse est assez gros, de forme ovale : il a une longueur
(220 n) qui dépasse le double de sa largeur (100 u) et il est presque deux fois
plus long que le tibia (112 p).
Aux palpes maxillaires, le 2« article porte sur les 2 /3 proximaux, de très
fortes épines du type A, et sur le tiers distal des poils spiniformes ordi¬
naires B. Le 3 e présente sur sa partie proximale, des épines A, tandis que, sur
sa partie distale et son bord dorso-externe ,on observe des poils B.
Fig. 3. — Thrombella favosa (Berlese) M. André.
A, épine avec aiguillons, vue de face; A', id., vue de profil; B, poil spinifomie ;
Pmd, palpe maxillaire droit (E, face externe ; I, face interne); /’/. tibia et tarse de là
1” paire de pattes.
Sur sa face externe, le 4 e article est couvert de poils B et il possède en
outre ventralement, à la base de l’ongle terminal, une forte épine aiguë ; à
sa face interne, il est revêtu de soies qui sur son tiers distal sont lisses,
tandis que sur ses 2 /3 proximaux elles sont barbulées, et il présente sur son
bord dorsal un peigne composé d’une douzaine d’épines.
Le 5 e article constitue un long appendice lagéniforme, qui sur toute sa
face interne porte des soies barbulées, tandis que sur sa face externe il montre
des soies lisses, bien développées, mais peu serrées.
Cette forme Africaine porte à cinq le nombre des espèces du genre Throm-
ARACH.N’JDA THR0MBID1IDAE
219
bella : on en connaissait jusqu’alors deux Européennes (T. glandulosa Ber-
lese, 1887, et T. otiorum Berlese, 1902), une Sud-Américaine {T. nothroides
Berlese, 1888) et une Australienne {T. warregensis St. Hirst, 1929).
Par ses aréoles déprimées au nombre de 16 sur la face dorsale de l’abdo¬
men, cette espèce se montre très voisine du T. glandulosa et du T. warre¬
gensis : elle s’en distingue nettement par la forme de ses épines munies d’ai¬
guillons.
Gen. MICROTHROMBIDIUM Haller, 1882
Haller a créé en 1882 (Milbenf. Würthembergs. Jahresb. Ver. Vaterl.
Naturk. Würth., p. 322) le genre Microthrombidium en citant deux espèces,
purpureum Koch et pulcherrimum n. sp. sans spécifier laquelle était le type.
En 1912 ( Trombidiidae , p. 3) Berlese a choisi pour type le pulcherrimum ,
mais, cette espèce ne lui paraissant pas différente du Tromb. pusülam Herm.,
il a, en définitive, adopté comme type de Microthrombidium ce M. pusiüum.
En 1913 ( Entom. Ber., III, p. 335) Oudemans, tenant pulcherrimum et
pusillum pour deux espèces totalement distinctes, avait admis que l’on devait
prendre comme type de Microthrombidium la l re espèce citée, c’est-à-dire
le T. purpureum Koch, qui lui paraissait proche parent de pusillum Herm.,
sans lui être cependant identique.
Il indiquait d’ailleurs (1910, Ent. Ber., III., p. 30) pour synonyme de Micro¬
thrombidium le nom Ottonia Kramer, 1877 [non Ottonia Malm, 1874 (Verrues)].
Or, en 1916 {Ent. Ber., IV, p. 332) il a reconnu que l’espèce à yeux sessiles
déterminée par Haller comme purpureum n’est pas le véritable T. pur¬
pureum Koch, lequel appartient, non pas au genre Microthrombidium, mais
au genre Dinothrombium Oudms., 1910 : par suite, conformément aux Règles
internationales de la nomenclature, le choix fait par Berlese est acceptable
et le M. pusillum doit rester le type de Microthrombidium.
Le genre Microthrombidium est le plus riche en espèces et particulièrement
en formes exotiques.
L’abdomen volumineux est cordiforme, car il a des saillies humérales bien
développées et il se rétrécit en arrière pour se terminer par une extrémité
arrondie. En avant il ne se prolonge pas sur le céphalothorax et le laisse à
découvert.
L’aréa sensilligère est placée tout à fait à l’extrémité postérieure de la
crête métopique, c’est-à-dire très en arrière sur le céphalothorax, au voisi¬
nage du bord antérieur de l’abdomen.
Les yeux sont sessiles ou portés sur un tubercule non mobile.
Aux Microthrombidium Berlese a rattaché deux sous-genres : Dromeo-
thrombium et Enemothrombium.
Dans les Microthrombidium s. str., ehez lesquels les pattes antérieures
(I) et postérieures (IV) sont plus courtes que le corps, les poils du tronc sont
22
M. ANDRE
coniques, pointus au sommet et garnis de barbules généralement assez ro¬
bustes et pas trop serrées.
Berlese a distingué trois sections :
Dans la section I, les poils du tronc, tous de forme semblable et de taille
égale, sont grêles, plumiformes, barbulés. Il y a deux groupes distincts, sui¬
vant que l’animal est concolore, c’est-à-dire revêtu uniquement de poils
rouges (ex. : M. pusillum Herm., de l’Europe centrale), ou versicolore, c’est-
à-dire teinté de rouge et de blanc, en raison des poils les uns rouge sang,
les autres hyalins et incolores (ex. : M. marmoratum Berl., de Java).
Dans la section II, aux poils grêles, plumiformes, barbulés, viennent
s’en mélanger d’autres plus grands, de taille et de forme différentes (ex. :
M. italicum Berl., commun dans toute l’Italie).
Dans la section III, les poils du tronc, tous de même forme et de taille
semblable, sont épais, coniques ou fusiformes, garnis d’un revêtement dense
de délicates barbules (ex. : M. platychirum Berl., du Tyrol, M. vagabundum
Berl., d’Italie).
Pour cette section III, Sig Thor (1936, Zool. Anz., Bd. 114, p. 31) a récemment
créé un genre nouveau Platythrombidium auquel il attribue comme type le
M. vagabundum et qu’il caractérise par ses poils courts, larges, aplatis, habituel¬
lement triangulaires, acuminés, garnis de courtes et fines barbules très serrées.
Le sous-genre Dromeothrombium Berlese (1912, Trombidiidae, p. 132)
ne comprend qu’une seule espèce, Microthr. macropodum Berl., de Java, chez
laquelle les pattes antérieures (I) et surtout les postérieures (IV) sont beau¬
coup plus longues que le corps.
Le sous-genre Enemothrombium Berlese (1910, Redia, VI, p. 358), qui
a pour type le Microthr. bifoliosum Can. [ = sanguineum Koch (pars)], montre
les caractères suivants : les pattes antérieures (I) et postérieures (IV) sont
plus courtes que le corps ; les poils du tronc, couverts de rangées longitudi¬
nales de barbules très délicates et serrées, se présentent comme des papilles
qui offrent des aspects variés, pouvant être piriformes, claviformes, sphériques,
foliiformes ou arboriformes.
Berlese a distingué deux sections :
Dans la section I, les papilles du tronc sont toutes de même forme et de
taille subégale. Il y a trois groupes : dans le 1 er , a, elles ne sont pas divisées
en deux parties (ex. : M. bifoliosum Can., d’Italie et d’Allemagne) ; dans le
2 e , b, elles sont partagées en deux par un septum (ex. : M. densipapillum
Berl., d’Italie et de Suisse) ; dans le 3 e , c, elles sont arboriformes avec rameaux
très fins (ex. : M. perligerum Berl., du Paraguay).
Dans la section II, les papilles du corps sont de formes différentes et de
tailles inégales et alors les plus grandes peuvent ne pas être cloisonnées (groupe
a, ex. : M. distinctum Can., de Nouvelle-Guinée) ou, au contraire, présenter
un septum (groupe b , ex. : M. miniatum Can., de Java) ; un groupe spécial
(c) est constitué par le M. eutrichum Berl., de Java, chez lequel on trouve
des poils simples et nus mélangés à des papilles claviformes.
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
221
Ultérieurement à Berlese la section I a été démembrée en plusieurs genres
ou sous-genres.
Pour les espèces, telles que VE. densipapillum BerL, dont les papilles,
partagées en deux par un septum, sont allongées et courbées en arc vers
la peau, Krausse a établi en 1916 ( Zool. Anz., XLII, p. 98) un sous-genre
Campylothrombium, qui a pour type le C. Langhofferi Kr., de Croatie, et
qui correspondrait donc en partie au groupe b.
Ce même groupe b renfermait d’autres espèces telles que E. calycigerum
Berl., de Norvège, E. subrasum Berl., d’Allemagne et d’Italie, E. rasum
BerL, d’Allemagne, dont les papilles, portées sur un pédoncule et cloison¬
nées, sont courtes, plus ou moins sphériques, offrant l’aspect de fleurs de
chardon non ouvertes : tronquées et excavées au sommet, elles sont, par suite
calyciformes. Ces espèces ont été récemment rangées par Sig Thor (1936,
Zool. Anz., Bd. 114, p. 31) dans un genre Camerothrombidium, auquel il
donne pour type le T.pexatum Koch, regardé par Berlese (1912, Trombidii-
dae , p. 281) comme identique à son E. calycigerum. Chacune de ces papilles
courtes, rappelant des capitules de charbon encore fermés, montrerait une
chambre contenant une bulle d’air, et on peut penser que cette structure
est en relation avec la respiration cutanée.
Quant au groupe c représenté par VE. perligerum Berl., Sig Thor (1936,
ibid., p. 30) en fait un genre Dendrothrombidium, se distinguant par ses pa¬
pilles ressemblant à de petites arborescences ramifiées en branches filiformes
qui se groupent pour former une cime supportée par un pédoncule.
Microthrombidium (s. str.) crassitarsale M. André
Microthrombidium crassitarsale M. André, 1936, Bull. Mus. nat. Hist.
nat., 2 e s., VIII, p. 406.
Cette espèce est représentée par huit exemplaires dont les légères varia¬
tions dans les principales dimensions sont indiquées, pour quelques-uns, dans
le tableau ci-dessous :
A
B
C
D
Longueur du corps . . .
1180
940
650
620
Largeur —
740
620
300
360
Longueur de la l r0 paire de pattes .
725
680
590
510
370
400
280
360
— 3° —
430
410
355
400
— 4 e —
580
630
380
500
Longueur du tarse des pattes 1. . .
205
170
150
190
Largeur — —
115
90
83
105
Longueur du tibia — ...
110
100
85
100
MISSION SCIENTIFIQUE DS l’OMO. — T. IV.
lo
M. AA'DRË
222
Dans le plus grand individu (A), le corps mesure l’ISO p de long sur 940 p
de large.
Sur la face dorsale de l’abdomen on observe des poils tous semblables
et de taille subégale (25 à 35 p)' : üs sont plumiformes avec longues barbulés.
Aux pattes I, le tarse a une longueur (205 p) qui est presque le double
(1,&) de sa largeur'(115 p) et il se montre, dans une vue de profil, ovalb-cor-
diforme avec bord inféro-postéTieur saillant et sommet antérieur acuminé:
Fig. 4. — Microthrombidium crassilarsule M. André.
A, poils dorsaux de l'abdomen (x 400) ; Pmd, palpe maxillaire droit: E, face externe;
I, face interne ; Pi, tibia et tarse de la 1" paire de pattes (x 165).
De tibia a une longueur (110 p) qui est à peu près la moitié (1,9) de celle du
tarse.
Aux palpes maxillaires, dont la face externe est couverte de poils barbulés
disposés irrégulièrement, le 4 e article (tibia) porte, sur sa partie dorso-interne,
deux peignes ; l’antérieur est composé de 4 (ce nombre peut varier de 3 à 5)
épines dont la l re , beaucoup plus robuste, constitue un ongle accessoire à lai
base de l’ongle terminal vrai ; le postérieur est formé de 4 (nombre variable:
de 2 à 4) épines et paraît se continuer proximalement sur la face interne de
Ifarticle par 2 épines.
Sur la face externe de ce 4 e article, près de l’insertion de: 1 ongle terminal,,
il y a (outre des poils barbulés) une épine et trois soies.
ARACHNIKA THROMBIDIIDAE
223
Le 5 e article (tarse) qai constitue un tentacule papilliforme porte à sou
extrémité distale une longue soie et un court poil (olfactif).
Cette espèce, à poils dorsaux plumaiformes tous semblables, se range dans
la section I des Mierothrombixiiwm. de Berlese *>.
Par I» forme du tarse’ dès pattes cordiforme, plus large à la base, elle
se rapproche du M. jabanicum Berl., de Java (1910, Redïa, VI, p. 362), mais
elle s’en différencie par Farmature des palpes.
Localité. St. 15- : Mont Elgon : camp près de F « Elgon saw mil! » dans la
brousse à Acacias, à la lisière inférieure de la forêt (ait. 2470) (17 décembre
A • *
Microthrombidium (s. str.) Hs sipOosum M. André
Microthrombidium fissipilosum M. André, 1936, Bull. Mus. nat. Hist.
nat., 2e s., VIII, p. 408.
Cette espèce est représentée par quatre exemplaires dont les légères varia¬
tions dans les principales dimensions sont indiquées dans le tableau ci-des¬
sous :
A
II
C
D
Longueur du corps.
Largeur — ...
Longueur de la l ro paire de pattes .
— 2° —
— 3 e —
— 4° —
Longueur du tarse des pattes I. . .
Largeur — —
Longueur du tibia — ...
1320
900
1000
540
590
930
235
100
160
1240
765
980
560
700
9~0
270
90
190
1100
750
850
620
520
820
165
68
120
1080
650
900
420
590
1050
175
75
125
Nous avons choisi comme type l’individu A mesurant 1320 u. de long sur
900 ;x de large.
La pilosité de la face dorsale du tronc comprend deux sortes d’organes
appendiculaires :
1° des poils (L) plumiformes courts (20 à 40 p suivant les individus), sim¬
plement barbulés ;
2° des papilles ( F ) pseudo-piriformes (40 à 80 ji), assez longuement pédon-
culées et pourvues de harbules : à première vue elles paraissent se terminer
1. A cette même section appartient également le Thrombidium jerociforme Tra-
gaardh (1904, Acar. Aegypten u. Sudan, p. 75, pl. IV, fig. 11, 25 et 35), qui a été
trouve dans la région du Nil Blanc et qui se distingue nettement par la présence
de deux epines sur la face externe du 4 e article des palpes.
M. ANDRE
2 U
par une partie élargie unique, mais un examen plus approfondi montre qu elles
se bifurquent en deux pointes.
C’est un cas analogue à celui des poils trifurqués observés chez les Neo-
thrombidium Sud-Américains : la même apparence trompeuse avait d’abord
fait croire à Berlese que ces organes appendiculaires étaient foliiformes,
mais il a reconnu ensuite (1912, Trombidiidae, p. 51) qu’il n’existe pas de
membrane réunissant les trois branches et qu’en réalité celles-ci sont libres.
Aux pattes I, le tarse a une longueur (235 p.) un peu inférieure à deux fois
Fig. 5. — Microthrombidium fissipilosum M. André.
F, L, papilles et poils dorsaux de l’abdomen (x 600); Pmd, palpe maxillaire droit:
E, face externe ; 1, face interne; Pi, tibia et tarse de la 1'» paire de pattes (x 220).
et demie sa largeur (100 p) et à une fois et demie la taille du tibia (160 \j.) ;
il offre un contour amygdaliforme allongé.
Aux palpes maxillaires, le 4 e article porte, sur sa partie dorso-interne,
deux peignes : l’antérieur est composé de 6 ou 7 épines, dont la l Te , plus
robuste, constitue un ongle accessoire ; le postérieur est formé de 5 ou 6 épines
et paraît se continuer sur la face interne de l’article par 3 soies. Sur la face
externe de ce 4 e article il y a, à la base de l’ongle terminal, une épine et
trois longues soies lisses. Le 5 e article tentaculiforme porte, à son extrémité
distale, une très longue soie lisse et un court poil olfactif.
Par ses poils dorsaux qui présentent deux formes, cette espèce appartient
à la section II des Microthrombidium de Berlese, et, par l’existence de polis
ARACIINIDA THROMBIDIJDAE
225
bifurqués, elle se rapproche beaucoup de YOttonia furcipilis G. Canestrini
(1898, Atti Soc. Veneto-Trentina Sc. Nat., s. II, vol. III, p. 398), de la Nou¬
velle-Guinée, dont le corps est revêtu également de deux sortes de soies,
les unes simplement plumiformes, les autres plus longues, également barbulées,
élargies et bifurquées à l’extrémité distale : malheureusement, comme aucune
figure n’accompagne cette description, on ne peut décider s’il s’agit bien de la
même espèce, étant donné, en outre, la différence d’habitat géographique.
Dans une forme de l’Australie occidentale, le Microthr. ( Enemothrombium)
koordanum St. Hirst (1928, Proc. Zool. Soc. London, p. 1023 ; 1929, ibid.,
p. 168 et 172, fig. 3, P), il existe également des poils dorsaux qui se partagent
en deux branches principales (parfois subdivisées à leur tour).
Loc. — St. 15 : Mont Elgon : camp près de 1’ « Elgon saw mil], » dans la
brousse à Acacias, à la lisière inférieure de la forêt (ait. 2.470 m.) (17 décem¬
bre 1932).
Microthrombidium (Enemothrombium) bipapillatum Berlese
Microthrombidium (Enemothrombium) bipapillatum Berlese, 1916, Redia,
XII, p. 19. — M. Ancré, 1936, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2 e s., VIII, p. 411.
Berlese (1916, Redia, XII, p. 19) a attribué le nom de M. bipapillatum
à un Thrombidion recueilli dans l’Afrique orientale par MM. Ch. Alluaud
et R. Jeannel, au cours de leur voyage de 1911-1912 ; dans la simple dia¬
gnose qu’il en a donnée la description des papilles dorsales est suffisamment
précise pour que j’ai cru pouvoir rapporter à cette espèce deux spécimens
provenant de la Mission de l’Omo.
Leurs dimensions offrent de légères variations indiquées dans le tableau
ci-dessous :
A
B
Longueur du corps.
1150
1350
Largeur — .
700
880
Longueur de la l ro paire de pattes.
1030
1030
— 2 e — ....
550
550
— 3 e — .
585
550
— 4° — .
Ü30
820
Longueur du tarse des pattes 1.
370
185
Largeur — — .
170
85
Longueur du tibia — .
240
115
Nous avons choisi comme type l’individu A, qui mesure 1150 p de long
sur 700 de large.
Le corps est couvert dorsalement d’un revêtement dense de papilles de
deux sortes :
M. ANDRÉ
226
Les l res (S) plus nombreuses, mais beaucoup plus courtes (30 ;j) et sub-
globuleuses, se montrent, vues de dessus en projection (6”), sous la forme
d’une figure à six lobes :: en effet, suivant leur ligne équatoriale, elle3 sont
ornées de six mamelons garnis 4e petites aspérités ; de plus, à leur sommet,
elles possèdent deux tubercules semblables.
Les 2 es papilles (L et L'), assez rares (devenant cependant plus fréquentes
à l’extrémité du corps), sont longues, lancéolées et striées longitudinalement
Fig. 6. — Microlhrombidium (Enemolhrombium) bipapillatum Berlese.
L, L', 8, S', papilles dorsal® de l’abdomen, (.X 500) ; Pmd , palpe maxillaire droit ;Æ,face
externe; i, face interne; P/, tibia et tarse de la l r * paire de pattes (x 135).
par des séries de villosités ; il y en a de deux tailles : les unes (plus abondantes
sur la partie antérieure du corps) ayant 70 à 95 fi, les autres atteignant 150
à 180 p ; au sommet de toutes ees papilles lancéolées H y a une échancrure
plus ou moins profonde donnant naissance à deux pointes inégales.
Les yeux sont tout à fait sessiles.
Aux pattes I, le tarse a une longueur (370 p) dépassant le double de sa
largeur (170 p) et inférieure aux 3/2 de la taille du tibia (240 fi) ; dans une
vue de profil, il se montre amygdaliforme.
Aux palpeB maxillaires, le 4 e article (tibia) porte, sur sa partie dorso-
interne, deux peignes : l’un, dorsal, est composé de 16 à 17 épines, dont la
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
m
l ie , beaucoup plus forte, constitue un ongle accessoire ;; île .postérieur, interne,
est formé de 7 épines implantées sans ordre. Sur la face externe de ce 4 e ar¬
ticle il n’y a aucune épine à la base de l’ongle terminal. Au 5 e article (tarse),
tentaculiforme, on n’observe aucune soie lisse.
Par ses grandes papilles non cloisonnées, cet Enemothrombium appartient
au groupe a de la section II de Berlese.
Dans une espèce d’Australie (Queensland), le Micr. (Enem.) wyandrae
St. Hirst (1928, Ann. Mag. Nat. Hist., 10 e s., I, p. 565 ; 1929, Proc. Zool.
Soc. London , I, p. 168, fig. 3, D), il existe également des papilles dorsales
présentant des mamelons latéraux saillants.
Loc. — St. 18 : Mont Elgon : camp dans les prairies à bruyères et à Heli-
chrysum de la zone alpine, sur une crête dominant la rivière Koitobbos
(ait. 3500 m.) (5 janvier 1933).
Microthrombidium (Enomothrombium) longisetosum M. André
Microthrombidium ( Enemothrombium) longisetosum M. André, 1936, Bull.
Mus. nat. Hist. nat., 2 e s., VIII, p. 413.
Je considère comme ayant de grandes affinités avec l’espèce précédente
(bipapillatum) un individu qui offre sensiblement les mêmes caractères,
mais dont la pilosité dorsale, comprenant les deux sortes de papilles, les unes
globuleuses, les autres lancéolées, montre, en plus, de longs poils grêles.
Le corps de ce spécimen a 1400 p de long sur 725 de large et les pattes
mesurent respectivement : I, 950 ; II, 500 ; III, 530 ; IV, 870 p.
La face dorsale est revêtue d’organes appendiculaires présentant trois
formes :
1° Il y a d’abord des papilles {S) courtes (20 à 25 p), subglobuleuses,
ornées de huit saillies, six équatoriales et deux apicales ;
2° Il existe, ensuite, de plus rares papilles ( L ) allongées (45 p) lancéolées,
à sommet échancré en deux pointes ;
3° On observe, enfin, de fort rares poils (A) acuminés, très longs (90 p),
finement barbulés à leur base.
Aux pattes I, le tarse a une longueur (225 p) dépassant le double de sa
largeur (105 p) et les 3/2 de la taille .du tibia (145 p)il est amygdaliforme.
Aux palpes maxillaires, le 4 e article (tibia), porte un peigne dorsal composé
de 18 épines, dont la l re constitue un ongle accessoire, et un peigne interne,
formé d’une rangée transversale de 5 épines. Sur la face externe de ce 4 e ar¬
ticle, il n’y a aucune épine à la base de l’ongle terminal. Le 5 e article, tentacu¬
liforme, porte à son extrémité distale une longue soie lisse et'trois .poils olfac¬
tifs courts.
Par sa pilosité dorsale, oet individu rappelle le Micr. (Enem.) eutrichum
Berlese (de Java) (4912, Trombidiidae, p. .209, fig. 99), qui possède également
de rares poils très longs (mais simples) mélangés à des papilles claviformes.
228
M. ANDRÉ
Loc. — St. 17 : Mont Elgon : vallée de la Koptawelil, au nord de la rivière
Koitobbos (ait. 2300 m.) (29 décembre 1932).
Fig. 7. — Microthrombidium (Enemothrombium) longisetosum M. André.
A, L, S, papilles et poils dorsaux de l’abdomen (A, x 455 ; L, x 488 ; S, x 700) ; Pmd,
palpe maxillaire droit; E, face externe; Pi, tibia et tarse de la 1" paire de pattes (x240).
Microthrombidium (Enemothrombium) imbricatum M. André
Microthrombidium (Enemothrombium) imbricatum Berlese, ms s. — M.
André, 1936, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2 e s., VIII, p. 414.
Dans les collections du Muséum national de Paris se trouve un Thrombi-
dion qui provient du voyage de MM. Alluaud et Jeannel en Afrique orien¬
tale (1911-1912) et qui a été étiqueté par Berlese « Micr. (Enem.) imbri¬
catum ». Cette espèce, dont le nom est resté manuscrit, n’a jamais été décrite.
ARACHN1DA THROMBIDUDAE
229
Le corps a 1800 p de long sur 1140 p de large. Les pattes mesurent res¬
pectivement : I, 1230 p ; II, 760 p ; III, 720 p ; IV, 1050 p.
Sur la face dorsale de l’abdomen on observe des papilles de deux sortes :
Les unes (R), beaucoup plus grandes (40 p) sont renflées, s’incurvent en
arrière et présentent un septum près de leur base d’insertion : elles sont cou¬
vertes de rangées longitudinales de fines villosités.
Fig. 8. — Microthrombidium (Enemothrombium) imbricatum (Berlese) M. André.
F, R, papilles dorsales de l’abdomen (f, x800; R, x 425) ; Pmd, palpe maxillaire droit :
E, face externe; I, face interne; Pi, tibia et tarse de la 1” paire de pattes (x 190).
Les autres papilles (F), plus petites (15 à 20 p) sont aplaties en forme
d’écailles, fortement recourbées sur leur face ventrale : elles sont garnies
de longues barbules qui, assez larges à la base, s’atténuent en une pointe
terminale très aiguë.
Aux pattes I, le tarse a une longueur (280 p) qui atteint presque le double
de sa largeur (145 p) et qui égale les 4 /3 de la taille du tibia (210 p) ; il est de
forme régulièrement ovale.
Aux palpes maxillaires, le 4 e article (tibia) porte, sur sa partie dorso-interne
230
M. ANDRÉ
deux peignes : l’antérieur est un peigne interne qui est composé de 7 épines,
dont la l re , beaucoup plus robuste, constitue un ongle accessoire à la base
de l’ongle terminal ; le postérieur, tout à fait dorsal, est formé de 8 épines
et paraît se continuer proximalement sur la face interne de l’article par 12 soies
implantées sans ordre. Sur la face externe de ce 4® article, près de l’insertion
de l’ongle terminal, il n’y a qu’une seule épine. Le 5 e article (tarse), qui cons¬
titue un tentacule papilliforme, ne porte aucune soie lissse.
Dans les Enemothrombium cette espèce appartient au groupe b (à grandes
papilles cloisonnées) de la section II de Berlese 1 : comme VE. spectabile
Berlese (1912, Thrombidiidae, p. 204, fig. 97), de Java, elle ne possède qu’une
seule épine sur le côté externe du 4 e article des palpes, mais les papilles dor¬
sales et la forme du tarse des pattes I sont bien différentes.
Microthrombidium (Enemothrombium) carduigerum Berlese
Microthrombidium (Enemothrombium) carduigerum Berlese, 1916, Redia,
XII, p. 20. — M. André, 1936, Bull. Mus. Hist. nat., 2 e s., VIII, p. 416.
D’après un seul exemplaire recueilli dans l’Afrique orientale durant le
voyage d’ALLUAUD et Jeannel en 1911-1912, Berlese a décrit un Micr.
(Enem.) carduigerum , se distinguant en ce que la face dorsale du tronc pré¬
sente deux sortes de papilles, les unes claviformes et cloisonnées en leur milieu,
les autres subdiscoidales et appliquées contre la peau du corps.
Je crois pouvoir identifier à cette espèce deux individus rapportés par la
Mission de l’Omo.
Ils offrent les dimensions indiquées ci-dessous :
A
B
Longueur du corps.
—
Largeur — .
Longueur de la 1™ paire de pattes.
^.i
— 2 e — .
840
830
— 3 e — .
850
840
— 4 e — .
1150
1250
Longueur du tarse des pattes : I.
360
350 »
Largeur — — .
90
100
Longueur du tibia — ........
220
220
1. Au contraire les grandes papilles ne sont pas cloisonnées (groupe a) dans le
Trombidium bipectinatu.ru Tràgaardh, découvert d’abord au Cameroun (1904, Entom.
TidsTcrift, Arg. 25, p. 158), retrouvé ensuite au Mont Meru (1908, Acari Sjôstedls
Kilimandjaro Meru Exped., p. 36), et identifié par Berlese (1912, Trombidiidae,
p. 193, fig. 92) à YOttonia distincta G. Canestrini (1898, Atti 1 Soc. Veneto-Trentina,
s. II, vol. III, ,p. 391), de la Nouvelle-Guinée.
ARACHNLBA THROMBIDIIDAE
231
Le type choisi est l’individu A mesurant 1900 p sur 1200.
Sur la face dorsale Au corps on trouve deux sortes de papilles.
1° Les unes (M et M’), claviformes, sont divisées par un septum trans¬
versal en une moitié inférieure ornée de séries longitudinales de très Unes
aspérités et une moitié supérieure paraissant lisse ; elles semblent présenter
à leur sommet une ouverture : celle-ci conduirait dans une invagination qui
Fig. 9. Microthrombidium ( Enemothrombium) carduigerum Bertese.
M, M’, S,papilles dorsales de l’abdomen (x 450) ; Pmd, palpe maxillaire droit; E, face
externe ; I, face interne ; Pt, tibia et tarse de la 4» paire de pattes (Xd50).
occuperait l’axe de la moitié supérieure de la papille, en s’enfonçant jusqu’au
septum. La disposition serait, en somme, analogue à celle figurée par Ber-
lese (1912, Trombidiidae, p. 182, fig. 85) pour son M. densipapillum.
2° Les autres papilles (S) sont subsphériques, c’est-à-dire très brièvement
piriformes, garnies de petites aspérités disposées plus ou moins régulière¬
ment elles sont excavées au sommet et ressemblent à des fleurs de chardon
non encore ouvertes.
2î2
M. ANDRÉ
Aux pattes I, le tarse a une longueur (360 p) atteignant le quadruple de
sa largeur (90 p) et dépassant les 3 /2 de la taille du tibia (220 p) ; il est sub¬
cylindrique, légèrement arqué.
Aux palpes maxillaires, le 4 e article porte, sur sa partie dorso-interne,
deux peignes : l’antérieur est composé de 3 épines dont la l re , beaucoup plus
robuste, constitue un ongle accessoire ; le postérieur est formé de 12 épines
et paraît se continuer par une série interne de 16 épines disposées sans ordre.
Sur la face externe de ce 4 e article il y a une forte épine à l’insertion du 5 e ar¬
ticle tentaculiforme qui ne montre aucune soie lisse.
Cet Enemothrombium , qui appartient au groupe b de la section II de Ber-
lese, est caractérisé par ses deux sortes de papilles : si les unes, claviformes
et cloisonnées, rappellent celles du Micr. (Enem.) densipapillum Berl. (d’Eu¬
rope), les autres subsphériques, en forme de boutons floraux à peine ouverts,
ressemblent à celles du M. (E.) rasum Berl. (d’Allemagne) et du M. (E.)
miniatum Can. var. curtulum Berl. (de Java) (1912, Berlese, Trombidiidae,
p. 190, fig. 89 et p. 204, fig. 96) ».
Loc. — St. 18 : Mont Elgon : camp dans les prairies à bruyères et à Heli-
chrysum de la zone alpine, sur une crête dominant la rivière Koitobbos (ait.
3.500 m.) (5 janvier 1933).
Microthrombidium (Enemothrombium) Jeanneli M. André
Microthrombidium (Enemothrombium) Jeanneli M. André, 1936, Bull,
nat. Hist. nat., 2e s., VIII, p. 418.
Avec les spécimens de l’espèce précédente (carduigerum) se trouvait
un individu qui possède une pilosité dorsale identique, mais dont les palpes
maxillaires offrent une armature fort différente.
Le corps a 1780 p de long sur 1200 p de large. Les pattes mesurent res¬
pectivement : I, 1150 p; II, 700 p ; III, 690 H l ; IV, 1050 jx.
La face dorsale du tronc est revêtue de deux sortes de papilles : les unes
(M) claviformes et cloisonnées, les autres (S) subsphériques et excavées au
sommet.
Aux pattes I, le tarse a une longueur (350 p) dépassant le triple de sa
largeur (110 p.) et les 3/2 de la taille du tibia (200 p) : il est subcylindrique.
Aux palpes maxillaires, le 4 e article (tibia) porte, sur sa partie dorso-
interne, deux peignes : l’antérieur, dorsal, est composé de 10 épines, dont
la l re , plus robuste, constitue un ongle accessoire ; le postérieur, interne,
est formé également de 10 épines et paraît se continuer par une série de
14 épines implantées sans ordre. Sur la face externe de ce 4 e article, il n’y
1. Ces papilles subsphériques sont donc du type de celles que l’on trouve chez
plusieurs espèces du genre Camerothrombium Sig Thor (1936) ; mais dans carduige¬
rum comme chez curtulum, elles sont mélangées à d’autres de forme différente (sec¬
tion II de Berlese), tandis que, chez M. rasum, elles existent seules (section I).
ARAC1INIDA THROMBIDIIDAE
233
a aucune épine entre la base de l’ongle terminal et l’insertion du 5 e article
(tentaculiforme) qui ne montre aucune soie lisse.
Loc . — St. 18 : Mont Elgon : camp dans les prairies à bruyères et à Ileli-
Fig. 10. Microthrombidium ( Enemothrombium ) Jeanneli M. André.
M, S, papilles dorsales de l'abdomen (x 500) ; Pmd, palpe maxillaire droit; E, face
externe; I, face interne; Pi, tibia et tarse de la 1" paire de pattes (x 170).
chrysum de la zone alpine, sur une crête dominant la rivière Koitobbos (ait.
3.500 m.) (5 janvier 1933).
Microthrombidium (Enemothrombium.) strobiligerum Berlese
Microthrombidium (Enemothrombium) strobiligerum Berlese, 1916, Redia,
XII, p. 21. — M. André, 1936, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2 e s., VIII, p. 420-
Berlese (1916, Redia, XII, p. 21) a décrit, sous le nom de Micr. (Ene.
M. ANDHC
234
mothr.) stroliligerum, une espèce dont plusieurs exemplaires avaient été
recueillis au cours du voyage de MM. Allüaüd et Jhannel dama lf Afrique
orientale en 1911-1912.
Cette forme (mesurant 1650 p. de long sur 1200 jx de large) présente une
pilosité caractéristique.
Les papilles revêtant le tronc, qui sont toutes portées par un tubercule
tronconique entouré, à sa base, d’un cercle chitineux, sont de deux sortes.
Les unes grandes (S), subglobuleuses (ayant 40 ix de longueur et 30 p. de dia¬
mètre), sont différenciées, par une ligne équatoriale, en une partie inférieure
striée longitudinalement par des villosités et une partie supérieure réticulée
et garnie de très courtes barbules à peine visibles. Les autres papilles {F),
plus petites, sont foliiformes et pourvues de villosités.
Le 4 e article des palpes maxillaires porte, sur sa face externe, trois épines
très robustes, dont la distale est la plus forte, les autres étant de taille décrois¬
sante : en raison de ce caractère, Berlese regardait cette espèce comme ayant
des affinités avec son M. cruentatum — miniatum G. Can., de Java.
Je crois pouvoir rapporter à ce M. strobiligerum un individu trouvé par
la Mission de l’Omo : bien qu’il ne présente que 2 épines sur la face externe
du 4 e article des palpes, sa pilosité paraît, en effet, correspondre si exacte¬
ment à celle indiquée par Berlese qu’il me semble impossible d’établir
une distinction spécifique.
Voici d’ailleurs la description de ce spécimen :
L’animal a 1870 p. de long sur 1230 p de large et ses pattes mesurent res¬
pectivement : 1,1440 p ; II, 990 p ; III, 1060 p ; IV, 1360 p.
Sur la face dorsale du corps on observe deux sortes de papilles :
Les unes (F), petites (20 jx), sont en forme de feuilles épaisses et garnies
de fines barbules serrées.
Les autres (S) plus grandes (40 n), subglobuleuses, cloisonnées à leur base,
sont partagées en deux selon une ligne équatoriale. La partie inférieure pré¬
sente de fines villosités et des rangées longitudinales d’aspérités. La partie
supérieure hémisphérique, a sa surface ornée d’un réseau de mailles sail¬
lantes 1 délimitant des fovéoles : celles-ci paraissent correspondre en pro¬
fondeur à des alvéoles tronconiques qui se juxtaposent pour se grouper en
capitule : ces alvéoles sont limités supérieurement par une membrane con¬
cave, tandis que leurs parois latérales se prolongent extérieurement pour
constituer les mailles du réseau superficiel.
Aux pattes I, le tarse est subcylindrique et a une longueur (360 |x) qui
atteint le triple de sa largeur (120 jx) et est inférieure aux 3 /2 de la taille
du tibia (250 p).
Aux palpes maxillaires, le 4 e article (tibia) présente, sur sa partie dorso-
inteme, deux peignes : l’antérieur se compose de 6 épines dont la l re , extrê¬
mement forte, constitue un ongle accessoire ; le postérieur est formé de
1. Je n’ai pu discerner de villosités sur ces mailles.
ARACHNIDA. THR0MBID1IDAE
235
7 épines ; en outre, on observe un peigne interne composé de 12 soies im¬
plantées sans ordre. Sur la face externe de ce 4 e article il existe deux épines
à la base du 5 e article (tentacule), qui est de forme cylindrique allongée et
porte trois soies lisse».
J’ai décrit antérieurement (1924, Bull. Mus. Paris , XXX, p. 276) un Micr.
Fig. 11.. Mici'otàrornbidiu m ( Enemothrombium) strobiligerum M. André.
F, S, papilles dorsales de l’abdomen (x 375) ; S’ coupe longitudinale d'une papille mon¬
trant la disposition des alvéolés; l’md, palpe maxillaire droit; E, face externe ; 1, face
interne ; Pi, tibia et tarse de la l ra paire de pattes (X140).
(Enemothr.) echmotrichum , de Tunisie, chez- lequel on observe également
de grosses papilles très renflées, cloisonnées à leur base, recouvertes de fines
villosités et ayant leur surface ornée d’un réseau de nervures qui sont dis¬
posées irrégulièrement, plus serrées et enchevêtrée» à- la partie supérieure.
D’après Berlese, chez ce M. strobiligerum, la couleur de l’abdomen est
d’un sang noir foncé avec une large tache rectangulaire rouge entre les saillies
humérales ; le céphalothorax est un peu plus pâle et les- pattes sont teintées
de cinabre avec lès articles médianB dè couleur sang.
Loc. — St. 12 : Nairobi : chasses en forêt, sur la route de Kyambu (ait.
1660 m.) (15 novembre 1932).
236
M. ANDRÉ
Gen. ANOMALOTHROMBIUM M. André
Anomalothrombium nasigerum M. André
Anomalothrombium nasigerum M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France ,
LXI, p. 323.
Les collections du Muséum National de Paris (Laboratoire de Zoologie :
Vers et Crustacés) renferment un exemplaire d’un Thrombidiide qui a été
recueilli en 1912 pendant le voyage de MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel
en Afrique orientale (1911-1912) et qui avait été étiqueté Enemothrombium
par Berlese, mais il me paraît représenter une espèce nouvelle ne rentrant
dans aucun des genres actuellement connus.
Ce spécimen est d’assez petite taille, puisque ses dimensions sont de 750 fi
en longueur et de 380 p en largeur. Les pattes mesurent respectivement :
I, 560 p ; II, 335 p ; III, 330 p ; IV, 440 p.
La forme du corps est rectangulaire, assez allongée, avec saillies humérales
assez peu marquées.
La face dorsale de l’abdomen est recouverte de courtes papilles (20 p),
toutes semblables, qui offrent une configuration très particulière : chacune
d’elles, portée sur un tubercule tronconique, constitue une lame foliiforme,
subtriangulaire, pointue au sommet, montrant sur sa face inférieure une
nervure médiane saillante qui émet, dans sa partie proximale, une dizaine
d’épines aiguës.
La face ventrale de l’abdomen est également revêtue de ces mêmes papilles,
présentant cependant un moindre développement.
Le céphalothorax a sa face dorsale entièrement couverte de papilles sem¬
blables à celles de l’abdomen, mais un peu plus clairsemées. Son bord anté¬
rieur, ou vertex, se prolonge par un épistome affectant la forme d’une saillie
triangulaire ( naso) sur laquelle naissent, dans la moitié de sa longueur, deux
poils barbulés l .
La crête métopique se compose d’une partie antérieure chitinisée consti¬
tuant une bandelette longitudinale médiane qui se raccorde à une pièce
moyenne en forme d’anneau subtriangulaire chitineux limitant l’aréa sen-
silligère, de laquelle naissent deux soies pseudostigmatiques fines et simples ;
cet anneau se prolonge postérieurement en une courte pointe chitineuse
médiane.
Il y a absence totale d’yeux et, dans la région où ils pourraient se trouver,
la peau est revêtue de papilles comme ailleurs.
Les pattes, toutes plus courtes que le corps, sont garnies de poils plumeux.
Aux pattes I, les plus longues (560 jx), le dernier article (tarse) amygdali-
1. Chez le Rhinothrombium nemoricola Berlese, le naso porte de même deux
poils, mais qui sont simples (1925, M. André, Bull. Soc. Zool. France, L, p. 256).
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
237
forme a une longueur (180 p) qui dépasse 2 fois 1 /2 sa largeur (70 p) et qui
est presque le double de la taille de l’avant-dernier (tibia) (100 p).
Aux palpes maxillaires, le 4 e article (tibia) présente sur sa partie dorso-
interne, un peignejantérieur composé de 3 épines également développées,
Fig. 12. Anomalothrombiumjnasigerum M. André.
C. vue dorsale du céphalothorax; Pmd, palpe maxilloire droit (E, face externe; 1, face
interne), Pi, tibia et tarse de la l'« paire de pattes x 180; A, papille recouvrant l’abdo¬
men, vue dorsale x 700 ; A’, id., vue ventrale.
dont la première ne constitue pas un ongle accessoire à la base de l’ongle
terminal, et qui ont des bords presque parallèles et une pointe mousse.
Sur la face externe de ce 4 e article on observe 2 soies lisses à la base de
1 ongle termina] et 4 poils barbulés, tandis que la face interne ne présente
que des poils barbulés (au nombre de 7).
Le tarse, ou tentacule, papilliforme, un peu conique, porte quelques rares
poils tous barbulés et, à son extrémité distale, 2 très courtes épines lisses.
Les autres articles des palpes sont recouverts de poils assez rares et fine¬
ment barbulés.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
16
M. ANDRÉ
338
Cette espèce constitue le type d’un nouveau goure Amomalothrombium,
qui appartient au groupe des Thronibidiidae -supérieurs, chez desquels la
pilosité est composée d’orgames 'appendiculaires plumiformes ou papilli-
iormes.
Il est caractérisé par l’absence d’yeux, par l’existence d’un prolongement
( naso ) sur le bord du vertex, par la position de l’aréa sensilligère placée près
de l’extrémité postérieure de la crête métopique, enfin par la configuration
spéciale des papilles recouvrant le tronc, qui sont d’ailleurs toutes de même
forme et de taille égale.
L’existence d’une saillie (naso) sur le bord antérieur du céphalothorax
n’a été signalée que dans 6 genres qui offrent tous des caractères différents
de notre espèce :
Thrombella : pas de crête métopique;
Rhinothrombium : crête métopique traversant l’aréa sensilligère;
Typhlothrombium : crête métopique avec aréa transverse ;
Neothrombidium : poils trifurqués ;
Diplothrombium : crête métopique avec deux aréas ;
Euthrombidium : un bouclier chitinisé à l’extrémité de l’abdomen ;
D’autre part, parmi les genres qui renferment des formes aveugles, le
naso ne se présente que chez Typhlothrombium, et il est absent chez Throm-
bicula, Notothrombium et Stygothrombium.
Gen. DINOTHROMBIUM Oudemans.
(= Thrombidium Berlese)
En créant le genre Trombidium , Fabricius (1775, Syst. Entom., p. 430)
a énuméré trois espèces : tinctorium L., holosericeum L., aquaticum L., sans
spécifier laquelle était le type.
La l re espèce citée étant tinctorium, Berlese (1912, Trombidiidae, Redia,
VII, p. 2) l’a prise pour type.
Mais, en 19802, ILatreille (Hist. nat. gén. et part. Crust. et Ins., III,
p. 63) avait mentionné comme « exemple » du genre Trombidium : le T. holo¬
sericeum L., qui est pour Berlese le type de son genre Sericothrombium
(1910, Redia, VI, p. 365).
Oudemans (1913, Arch. f.Naturg., LXXIX, Abt. A, Ht. 9, p. 134) admet,
par suite, que Sericothrombium Berlese, 1910, est .synonyme de Trombidium
Fabricius, 1775.
Et, en conséquence, il fait tomber Trombidium Rerle&e, 1912 ( non Fa-
bricius, 1775), en synonymie de Dinothrombium Oud., 4.910, qui a pour
type le T. tinctorium L., «espèce répandue dans tous les pays-Chauds (Afrique,
Birmanie, Mexique, Californie).
Dans ce genre Dinothrombium, les poils du corps sont coniques, plumi-
ARACHNIDA ÎTHRGMB IDIIDAü
■239
formes, avec «barbules serrées et le itronc est arrondi en arrière sans présenter
d’incision.
La crête métopique est divisée, d’avant en arrière, en trois parties : l’an¬
térieure est en forme de bandelette transversale ; la moyenne constitue une
pièce chitineuse entourant deux fossettes bien distinctes dont chacune donne
naissance à un poil pseudostigmatique, légèrement fusiforme dans les grandes
espèces ; la partie postérieure est un sclérite longitudinal spatuliforme.
Les yeux sont portés deux à deux par un grand pédoncule claviforme
mobile.
Il existe aux tarses des pattes un rudiment de pulvillus qui consiste en
une touffe de quatre poils barbulés naissant au point où les deux ongles
s’attachent sur la pièce unguifère.
Aux palpes maxillaires, le 4 e article ne montre pas d’autres organes appen¬
diculaires que les poils ordinaires du tronc distribués sans ordre et sans aucune
différenciation en ongle accessoire ou en peigne.
Dans ce genre on peut distinguer deux sections : des grandes «espèces pou¬
vant atteindre dans les pays chauds une forte taille (15 mm.) et'les petites
espèces ne dépassant pas 2,5 à 3 mm. de longueur.
Dinothrombium trispilum Berlese
1916. Trombidium trispilum Berlese, 1916, Redia, XII, p. 291. — Dino¬
thrombium trispilum M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France , LXI, p. 503.
Berlese a donné en 1916 la diagnose d’un Trombidium trispilum recueilli
pendant le voyage de MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orien¬
tale (1911-1912).
Cet animal, qui mesurait 2500 p. de long sur 1600 p de large, se distinguait
par deux caractères principaux :
1° Il était de couleur cinabre avec trois grandes taches blanches sur le
dos : deux antérieures (une sur chaque saillie humérale) et une postérieure ;
2° Aux pattes I le tarse avait une longueur supérieure à trois fois et demie
(3,6) sa largeur et à une fois et demie la taille du tibia.
Les collections du Muséum National de Paris renferment deux individus
récoltés lors de ce même voyage (1911-1912) et étiquetés par Berlese M.
trispilum (?).
Ils ont malheureusement tous deux complètement blanchi par leur séjour
dans l’alcool.
Chez l’un A, le tarse des pattes I a une longueur qui égale quatre fois (4,06)
sa largeur et une fois *et demie (1,5) 'la taille du tibia.
Dans l’autre B, ce tarse montre une longueur qui dépasse quatre fois et
demie (4,6) sa largeur et une fois et demie (1,66) le tibia.
Dans les récoltes faites pendant la Mission de l’Omo se trouve un Throm-
bidion, également décoloré, chez lequel le tarse des pattes I présente une
240
M.ANDRi
longueur qui dépasse trois fois et demie (3,78) sa largeur et égale une fois
Fig. 13. Dinothrombium trispilum Berlese.
A, type de Berlese. L, poils dorsaux de l’abdomen (x 530); Pm, palpe maxillaire;
Pi, tibia et tarse de la 1” paire de pattes (x 56).
et demie (1,5) la taille du tibia. Je crois pouvoir rapporter au T. trispilum
Berl. ce spécimen C.
Fig. 14. Dinothrombium trispilum Berlese.
C, spécimen de la Mission de l’Omo. Cm, crête métopique; L, poils dorsaux de l’ab¬
domen (x 220); Pm, palpe maxillaire; Pi, tibia et tarse de la 1” paire de patte (x 62).
Voici d’ailleurs les dimensions de ces trois individus :
ARACHNIDA TIIROMBIDIIDAE
241
A
B
C
Longueur du corps.
1850
2120
1600
Largeur — .
1200
1450
1050
Longueur de la l re paire de pattes . . .
2280
3090
1870
— 2° — ...
1500
2140
1320
— 3» - ...
1340
2020
1210
— 4° — ...
1800
2340
1710
Longueur du tarse des pattes I . . . .
650
880
530
Largeur — — ....
160
190
140
Longueur du tibia — ....
430
530
350
Chez ces trois spécimens les poils du corps, qui mesurent respectivement
32, 45 et 70 p, présentent tous la même forme conique allongée et sont cou¬
verts d’un revêtement dense de longues barbules.
Aux palpes maxillaires, l’extrémité distale du 5 e article (tentacule) dépasse
de beaucoup la pointe de l’ongle terminal du 4 e article (dépourvu d’ongle
accessoire et de peignes).
La crête métopique comprend un sclérite antérieur transversal qui ren¬
force le bord frontal, ou vertex, du céphalothorax et qui se continue, sur
la ligne médiane, par une bandelette présentant en son milieu une aréa arron¬
die, limitée par un anneau chitineux, au bord intérieur duquel sont creusées
les fossettes sensorielles piligères.
Loc. — St. 18 : Mont Elgon : camp dans les prairies à bruyères et à Heli-
chrysum de la zone alpine, sur une crête dominant la rivière de Koitobbos
(ait. 3500 m.) (5 janvier 1933).
Dinothrombium tarsale Berlese
Trombidium tarsale Berlese, 1916, Redia, XII, p. 291. — Dinothrombium
tarsale M. André, 1916, Bull. Soc. Zool. France , LXI, p. 505.
Berlese a donné en 1916 une courte diagnose d’un T. tarsale recueilli
pendant le voyage de MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orien¬
tale (1911-1912).
Le type de cette espèce avait 2000 p de long sur 1650 p de large, était
d’une teinte cinabre uniforme et possédait, aux pattes I, des tarses d’une
grande longueur qui dépassait le quadruple (4,25) de leur largeur.
Les collections du Muséum National de Paris possèdent un spécimen A
de la même provenance qui a été étiqueté par Berlese, mais qui montre
certaines divergences.
Il mesure 2520 p de long sur 1780 p de large et, aux pattes I, le tarse a
une longueur de 700 p et une largeur de 190 : le rapport de ces deux dimensions
est donc seulement 3,68.
2*2
M. ANDRÉ'
Il est probable que la raison principale pour laquelle cet individu A a
Fig. 15. Dïnothrombium tarsale Berlese.
A, type de Berlese. L, poils dorsaux de-l’abdomen ; Btn, palpe; maxillaire ; Pj, tibia et
tarse de la 1™ paire: de pattes (X 50)
été rapporté par Berlese au T. tarsale plutôt qu’au T. trispilum est qu’il
Fig. 16. Dinothrombïum tarsale Berlese, var. exihtarsis M. André.
D, spécimen de la Mission del’Omo. Gm, crêtemétopique ; A, poils dorsaux de l’abdbmen;
Pm, palpe maxillaire; Pi, tibia et tarse de la 1” paire de pattes-(x 83).
était d’une coloration cinabre uniforme et ne présentait pas ! les trois taches
blanches caractéristiques de cette dernière espèce à l’état vivant.
ARACHNIDE THR0MBID1IDAE
243
Au T. tarsale je croiB pouvoir rapporter deux spécimens- B et G recueillis
pendant) la Mission de l’Omo chez lesquels le tarse a une longueur supérieure
au quadruple (4,25 et 4,5) de sa largeur et atteignant sensiblement- une fins
et demie la taille dm tibia:
Deux autres individus D et E ont le tarse des pattes I qui a une longueur
encore 1 plus grande que dans les spécimens^ précédants) car elle atteint le
quintuple ou- tout au moins le: quadruple dm la largeur et elle est sensiblement
le double de la taille du tibia. Je considère ces deux; exemplaires comme
constituant une variété exiiitarsis..
Voici d] ailleurs, les dimensions de ces divers individus :
Longueur du corps..
Largeur — .
Longueur de la 1™ paire de pattes
— 2 8 —
— 3 e —
4 e —
Longueur du tarse des pattes I. .
Largeur — —
j Langueur du tibiai —
A
B
}
] G
B ;
ET
2520
130 J
1560
1450
1780
1780
1 920'
920
980
1150
2420
1800
1700
1900
1720
1840»
1 1200'
1130
1380'
1190
1940
1140
1070
1050
1100
2160
1590,
1470
1560
1450
700-
510
500
600
450
190
120
1 MO-
120
115
4-70-
320
, 320
310
) 230,
12 aspect des, poils- du, corps, la, forme des, palpes) maxillaires et la» disposi¬
tion de la crête métopiqpe sont très sensiblement les mêmes que chez Ek trisr-
pilum..
Loc. — St. 18 : Mont Elgon : camp dans les prairies à bruyères, et à., Eeli~
chrysum de la zone alpine, sur une crête dominant la. rivière Koitobbos (ait.
3500 im) (5 janvier 1933) (individus B, D,.E.)..
St. 20 : Mont Elgon,: camp dans la partie orientale du cratère, ampied du,
piG Koitobbos (ait.. 4.000 m.), (8 janvier 1933), (individu. G);
Gén-. ALLOTHROMBHJM Berlese, 1903:
Le i genre Aüothrambium Berles-e (.1903) Acari miovi, Manip. I, liedia,
I, p. 251) a pour type le Trombidium fuliginosum Hermann:
Il est caractérisé par le fait que le tarse de3 pattes est muni d’une brosse,
ou, pulvillus \ composée de deux lamelles minces- frangées comprises entre
deux grands ongles.
1. Ce pulvillus n’est pas un empodium, bien qu’il: eni assume la. fonction : il, est,
constitué simplement par des poils de la sole tarsale, qui existent chez tous les
TTirombidiidàe, mais subissent ici une transformation particulière (1-931, Vitzthtjm,
Acari) in Gri mba-ch, Handb. d. Z'ooli, Lit, 2. Iî tc , p. 50).
244
M.ANDRÉ
La crête métopique est divisée en trois parties, dont la médiane, en forme
d’amphore, présente deux fossettes sensilligères, d’où sortent des poils pseu-
dostigmatiques très grêles et très longs.
Les yeux sont, deux à deux, portés par un long pédoncule claviforme
mobile.
Les palpes maxillaires ne présentent ni griffe accessoire, ni peignes.
La pilosité du corps est formée de fins poils plumiformes, c’est-à-dire munis
de barbules plutôt rares.
Ce genre constitue un groupe très homogène : pour établir des distinctions
spécifiques, on est souvent obligé d’employer un caractère tiré du plus ou
moins de grandeur d’organes tels que les tarses des pattes ou les poils de l’ab¬
domen, et on ne peut définir une espèce qu’en faisant appel à un ensemble
de différences qui, très minimes en soi isolément, n’ont de valeur que par leur
réunion.
Allothrombium pumilio M. André
Allothrombium pumilio M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France , LXI,
p. 422.
L’animal a 1500 ^ de longueur sur 780 jj l de largeur.
La face dorsale de l’abdomen est uniformément garnie d’un revêtement
formé de poils tous égaux, mesurant 60 (*, plumiformes, à hampe mince
recouverte d’assez longues barbules.
Sur le céphalothorax, la crête métopique comprend trois pièces cbitineuses :
Le sclérite antérieur est une bandelette transversale qui renforce le bord
frontal, ou vertex, du céphalothorax et il se prolonge en arrière par deux
obes latéraux descendant jusqu’aux pédoncules oculaires et flanquant de
part et d’autre le sclérite médian.
Celui-ci est une pièce en forme d’amphore, dont le long col est constitué
par une bandelette longitudinale, qui montre à son extrémité antérieure
une dilatation piriforme, tandis que le corps est formé par un écusson à
contour mal délimité, parce qu’il se perd dans un bouclier induré qui s’élar¬
git en deux ailettes latérales ; aux angles supérieurs de l’écusson, les anses
de l’amphore sont représentées par deux cercles chitineux : chacun de ceux-
ci entoure une fossette arrondie, au fond de laquelle s’insère un long poil
sensoriel, le poil pseudostigmatique, dont la partie distale est munie de rares
barbules courtes et fines.
Le sclérite postérieur, placé derrière l’amphore, est une pièce longitudinale
et spatuliforme, qui est en pseudo-articulation avec le sclérite précédent.
Aux pattes I, le tarse (Pi), muni d’ongles et de pulvillus, est subcylindrique
et beaucoup plus long (300 n) que le tibia (260 p) : il offre une longueur qui
dépasse le quadruple (4,28) de sa largeur (70 p).
Aux palpes maxillaires (P m) le 4 e article, comme dans toutes les espèces
du genre, ne montre ni peignes, ni épines ; le 5 e , ou tentacule, est légèrement
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
245
claviforme et son extrémité distale dépasse notablement l’ongle terminal
du 4 e article.
Cet A. pumilio se rapproche de VA. gracile Berl. (1912, Trombidiidae ,
p. 274), de l’île de Corfou, par sa taille qui n’atteint pas 2 mm. de long, et
par le tarse des pattes I qui est quatre fois plus long que large et plus grand
que le tibia.
Mais, tandis que chez l’espèce de Berlese les poils revêtant l’abdomen
sont de deux tailles (40 et 80 p), ils sont ici tous égaux (60 p).
Fig. 17. Allothrombium pumilio M. André.
Cm, crête métopique; A, poil dorsal de l’abdomen (x 416); Pm, palpe maxillaire:
Pi, tibia et tarse de la patte I (x 120).
Loc. — St. 20 : Mont Elgon : camp dans la partie orientale du cratère,
au pied du pic Koitobbos (ait. 4000 m.) (8 janvier 1933).
Allothrombium brachytrichotum M. André
Allothrombium brachytrichotum M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France,
LXI, p. 424.
L’animal a 1070 p. de longueur sur 570 p de largeur.
Les poils revêtant la face dorsale de l’abdomen sont tous égaux, très petits
(30 p), plumiformes avec assez longues barbules espacées.
Dans la crête métopique céphalothoracique, dont la chitinisation est rela¬
tivement peu développée et qui ne porte qu’un petit nombre de poils, le
246
M. ANDRÉ
sclérite antérieur ne se: continue en', arrière que par des lobes; très courts ;
la bandelette antérieure du sclérite médian offre une dilatation piriforme
et l’écusson n’est: pas placé sur un bouclier induré. Les poils pseudostigma-
tiques, ont leur partie, distale garnie de petites barbu!es- fines-..
Aux pattes I,. le tarse, subovale, est plus long (175 p) que le tibias (140, p)
et il offre une longueur qui atteint presque trois fois (2,91) sa largeur (<60/ p)>
Aux palpes, maxillaires,, l’extrémité distale du 5e article (tentacule), qui
est relativement petit, ne dépasse pas l’ongle apical du, 4 e .
Fig. 18; Allothrombium braahylrichatum M. André.
Gm, crête métopique; A, poili dorsal de l’abdbinen (x 366); Pm, palpe maxillaire;
Pi, tibia et tarse de la patte 1 (x 230).
Cette espèce se distingue de la précédente: (A. pumilio) par sa taille encore
plus faible, la petitesse de ses poils: abdominaux (30 p), lé, forme de sa crête
métopique (à poils peu nombreux, à lobes du sclérite antérieur faiblement
développés, et sans bouclier distinct autour de l’écusson), la. brièveté du ten¬
tacule des palpes.
Loc. — St. 31 : Massif du/ Marakwet :: camp près de la borna du District
Commissionner, à la limite inférieure de la forêt (ait. 2500 m.) (5 mars 1933);
Allothrombium Arambourgi M. André
Allothrombium Arambourgi M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France ,
LXI, pi 425.
ARACHNIOAi TBBGMBIDIIDAE
247
L’animal mesure 1720* fx d)e longueur sur 87$ g de largeur.
Les poils revêtant la face dorsale de l’abdomen sont peu serrés, longs de
45 g, plumiformes, à hampe grêle garnie de barbules peu nombreuses et
espacées.
Dans la crête métopique céphalo thoracique, qui est ornée de nombreux
poils, le sclérite antérieur ne se continue en arrière que par des lobes latéraux,
très courts ; le sclérite médian, a sa bandelette antérieure élargie, en une dila¬
tation elliptique et L’écussion. se montre entouré seulement dans sa partie
antérieure par un bouclier cbitinisé peu développé. Les poils pseudostigma-
tiques longs et fins, portent de rares et fines barbules sur leur tiers distal.
Fig. 19. Mlotfircmbivm A’i'ambovrgi M*. André.
C m, crête métopique; A, poil dorsal de:l'abdomen (ex, 333);: Pm, palpe maxillaire;
Pi > tibia et tarse de la patte I (x 160).
Aux pattes I, le tarse, subcylindrique, est plus long (260 g) que le tibia
(215 g) et a une longueur triple (3,05) de sa largeur (85 u).
Aux palpes maxillaires, le 5 e article (tentacule) dépasse notablement l’ongle
apical du 4 e .
Cette espèce, très voisine de VA. f-uUginosum, lierm., s’en distingue en ce
que le tibia, au lieu d’être égal au tarse, est plus court que celui-ci ; elle se
sépare de VA. brachytrichotum par la pilosité'abondante garnissant la crête
métopique et par le développement plue grand du tentacule des palpes maxil¬
laires.
Loc. — St. 15 : Mont Elgon : camp près de 1’ « Elgon saw mill »dans l’a
248
M. ANDRÉ
brousse à Acacias, à la lisière inférieure de la forêt (ait. 2470 m.) (17 décembre
1932).
Allothrombium vicinum M. André
Allothrombium vicinum M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France, LXI
p. 426.
L’animal a une longueur de 2420 p. et une largeur de 1470 fx.
La face dorsale de l’abdomen est garnie de poils longs de 50 à 55 p, plu-
miformes, avec barbules peu nombreuses.
Fig. 20. Allothrombium vicinum M. André.
Cm, crête métopique; A, poil dorsal de l’abdomen (>< 200); Pin, palpe maxillaire;
Pi, tibia et tarse de la patte I (x 95).
Dans la crête métopique céphalothoracique le sclérite antérieur se pro¬
longe en deux lobes latéraux qui descendent jusqu’aux pédoncules oculaires
et la bandelette antérieure du sclérite médian présente une dilatation ovale,
tandis que l’écusson n’est entouré que d’un bouclier réduit à une zone étroite.
Les poils pseudostigmatiques sont longs et grêles avec leur tiers distal muni
de rares barbules courtes et fines.
Aux pattes I, le tarse, cylindrique, est aussi long (490 (x) que le tibia (495 (x)
et il a une longueur presque quadruple (3,92) de sa largeur (125 fx).
Aux palpes maxillaires, le 5 e article (tentacule) dépasse notablement l’ongle
apical du 4 e .
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
249
Cette espèce, également très voisine de VA. fuliginosum, s’en distingue
surtout par la forme du tarse qui, au lieu d’être claviforme, est étroitement
cylindrique.
Loc. — St. 15 : Mont Elgon : camp près de 1’ « Elgon saw mill » dans la
brousse à Acacias, à la lisière inférieure de la forêt (ait. 2470 m.) (17 décembre
1932).
Allothrombium cursorium Berlese
Allothrombium cursorium Berlese, 1916, Redia, XII, p. 290. — M. André,
1936, Bull. Soc. Zool. France , LXI, p. 427.
Berlese a donné le nom d’A. cursorium à une espèce recueillie dans l’Afrique
Cm, crête métopique ; A, poil dorsal de l’abdomen (x 260); Pm, palpe maxillaire;
Pi, tibia et tarse de la patte 1 (x 95).
orientale par MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel au cours de leur voyage
de 1911-1912, et représentée par 15 exemplaires dans les collections du Muséum
National de Paris.
Comparée à VA. fuliginosum Herm., elle s’en distingue par plusieurs carac¬
tères.
L’animal pris pour type a une longueur de 2890 n et une largeur de 1570 jx.
Les poils plumiformes revêtant la face dorsale de l’abdomen sont plus
courts (50 [x au lieu de 80 à 90).
250
W. ANDRÉ
iDans la crête métapique dn céphalothorax le sclérite antérieur émet en
arrière deux grands lobes latéraux descendant jusqu’aux (pédoncules oculaires
et la bandelette antérieure du sclérite médian offre une dilatation piriforme,
tandis que son écusson, anal délimité, est placé sur un bouclier (triangulaire
beaucoup plus distinct qu’il ne l’est en général chez TA. fuliginosum, 1 . Les
poils pseudostigmatiques, très longs et très grêles, ont leur partie distale
munie de barbules courtes et fines, extrêmement rares.
Aux pattes I, le tarse,légèrement claviforme, est qilus long (470 a) que le
tibia (390 jj.) et il offre une longueur dépassant le triple (3,35) de sa largeur
(140 pi).
Aux palpes maxillaires, le 3 e article, 'de forme subcylindrique arquée, est
plus 'long que chez TA. fuliginosum, et le 4 e a son ongle apical nettement
dépassé par l’extrémité distale du 5 e (tentacule).
Je rapporte à cette espèce un individu récolté par la Mission de l’Omo.
Mesurant 2000 p de long sur 1020 p de large, cet individu se montre sem¬
blable à VA. cursorium typique par ses poils abdominaux (50 jj.), sa crête
métopique, ses palpes maxillaires et les tarses de ses pattes, chez lesquels
le rapport de longueur (290 p) à la largeur (90 p) est de 3,22 ; Ja seule diffé¬
rence est que dans ce spécimen le tarse est à peine plus long (290 jj.) que le
tibia (270 jj).
Loc. — St. 20 : Mont Elgon : camp dans la partie oritentale du cratère, au
pied du pic Koitobbos (ait. 4.000 m.) (8 janvier 1933).
Allothrombium innocens M. André
Allothrombium innocens Berlese mss. — M. André, 1936, Bull. Soc. Zool.
France, LXI, p. 429.
Une espèce recueillie dans l’Afrique orientale par MM. Ch. Alluaud et
R. Jeannel, au cours de leur voyage de 1911-1912, a été nommée, in schedis ,
A. innocens par Berlese, sans qu’il en ait publié la diagnose : elle est repré¬
sentée par un exemplaire dans les collections du Muséum National de Paris.
L’animal a 2180 jj. de longueur et 1320 jj de largeur.
Les poils revêtant la face dorsale de l’abdomen, longs de 60 ,u, sont garnis
de barbules courtes et serrées.
Dans la crête métopique céphalothoracique le sclérite antérieur se pro¬
longe par deux lobes descendant jusqu’aux pédoncules oculaires et la bande¬
lette antérieure du sclérite médian offre une dilatation piriforme, "tandis
qu’autour de l’écusson on ne distingue pas de bouclier ohitinisë. Les poils
pseudostigmatiques, très longs et très grêles, sont lisses et presque démunis
de barbules.
1. Cependant dans une variété d ’A. fuliginosum, que j’ai distinguée (1932, Bull.
Soc. Zool. France, L?VTI,p. 196) sous le nom de var. clypeata, il existe un'large bou¬
clier chitineux pentagonal.
ARACHINÏDA T-HR0MBIDIIDAE
231
Aux pattes I, le tarse, ovale, est -plus long (380 p) que le tibiia (320 p) et sa
longueur est le double (2,11) de sa largeur (480 p).
Aux 'palpes maxillaires, l’extrémité distdle du ic 3 article (teritacule) dépasse
très notablement iF ongle apical du 4 e .
iPar ses tarses deux fois plus longs que larges, cette espèce se rapproche
(de FA. athleticam .Berlese (1912, Trom'bidiidae, ip. 209),'qui a été rencontré
(en Afrique, aussi (bien -dans FÉthiopie méridionale qu’au Sénégal ét dans la
Fig. 22. Allothrombium innocens M. André.
Cm , crête métopique; A, poil dorsal de l'abdomen (x 28.'); Pm, palpe maxillaire:
Pi, tibia et tarse de la patte 1 (x i28).
Sierra Leone ; mais elle s’en distingue par l’absence de bouclier autour de
l’écusson médian de la crête métopique et par ses poils abdominaux dont
la hampe, garnie de barbules courtes et serrées, est très grêle, au lieu d’être
épaisse et conique.
Allothrombium geminatum M. André
Allothrombium geminatum M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France, LXI
p. 430.
Cette espèce «St représentée par deux individus : l’un A a une longueur
de 2200 p et une largeur de 4750 p, tandis que chez l’autre B ces dimensions
atteignent respectivement 3000 et 2000 p.
Les poils revêtant la face dorsale de l’abdomen sont des poils plumiformes
252
M. ANDRÉ
à longues barbules, mais dans le petit spécimen A ils sont longs de 100 p,
tandis que chez le grand B ils n’ont que 50 à 55 p.
La crête métopique est garnie d’une abondante pilosité : son sclérite anté¬
rieur se continue par deux lobes latéraux s’étendant jusqu’aux pédoncules
oculaires ; la bandelette antérieure du sclérite médian offre une dilatation
piriforme et l’écusson est placé sur un bouclier triangulaire, avec lequel il
se confond plus ou moins. Les poils pseudostigmatiques sont longs et leur tiers
distal est recouvert de barbules fines extrêmement courtes.
Aux pattes I, le tarse, subcylindrique et légèrement arqué, est plus long
Fig. 23. Allotrombium geminatum M. André.
Cm. crête métopique; A, poil dorsal de l’abdomeu (x 120) ; Pm, palpe maxillaire;
Pi, tibia et tarse de la patte 1 (x 100).
(A : 400 ^ ; B : 450 p) que le tibia (A : 330 p. ; B : 380 p) et sa longueur, chez
les deux spécimens, égale exactement deux fois et demie sa largeur (A : 160 p ;
B : 180 p).
Aux palpes maxillaires, le 2 e article est fortement renflé dorsalement et
l’extrémité distale du 5 e (tentacule) dépasse notablement l’ongle apical
du 4 e .
Bien que la longueur des poils soit nettement différente dans les deux
individus, l’identité de leur crête métopique, de leurs tarses I et de leurs
palpes maxillaires ne permet pas de les séparer spécifiquement.
Cet A. geminatum se distingue de VA. innocens Berl. en ce que les bar¬
bules garnissant les poils de l’abdomen sont longues et espacées, tandis que
dans l’espèce de Berlese elles sont courtes et serrées.
ARACHNIDA THROMBIDIIDAE
853
Loc. — St. 28 : Plaine de l’Omo : Bourillé : camp près de la rivière à 50 km.
environ du lac Rodolphe (ait. 600 m.) (20 février 1933).
Allothrombium barbuligerum M. André
Allothrombium barbuligerum M. André, 1936, Bull. Soc. Zool. France ,
LXI, p. 432.
L’animal a 2300 p de longueur et 1800 p de largeur.
Les poils revêtant la face dorsale de l’abdomen sont très grands (110 p),
Fig. 84. Allothrombium barbuligerum M. André.
Cm, crête métopique; A, poil dorsal de l’abdomen (x 170); Pm, palpe maxillaire;
Pt, tibia et tarse de la patte I (x 70).
grêles et garnis de barbules très longues et très fines, mais peu nombreuses.
Dans la crête métopique céphalothoracique le sclérite antérieur se pro¬
longe en arrière par deux lobes descendant au-dessous des pédoncules ocu¬
laires ; la bandelette antérieure du sclérite médian offre une dilatation
piriforme et l’écusson est placé sur un bouclier triangulaire assez faiblement
induré. Les poils pseudostigmatiques sont fins et recouverts de courtes bar¬
bules dans leur tiers distal.
Aux pattes I, le tarse, cylindrique, n’est pas sensiblement plus long (570 p)
que le tibia (545 p) et sa longueur est presque le quadruple (3,8) de sa largeur
(150 p).
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’o.MO. — T. IV.
17
25* < M. ANDRÉ
Aux. palpes maxillaireSj l’extrémité distale du 5 e article (tentacule) dépasse
de beaucoup l’ongle apical du 4®.
Cette espèce est bien caractérisée par la grandeur des lobes latéraux du
sclérite antérieur de la crête métopique ; par ses grands poils grêles garnis
de rares barbules très longues, elle rappelle FA. brevitarsum Berl., (1912,
Tromhidiidae,ip.,261) do l’Amérique du Sud : mais dans celui-ci les tarses ides
pattes I sont très courts et le rapport de leur longueur (600 n) à leur largeur <
(260 [j.) n’est guère supérieur à 2, tandis qu’ici il atteint presque 4.
Loc. — St. 15 : Mont Elgon : camp près de F « Elgon saw mil! » dans la
brousse à Acacias, à la lisière inférieure de la forêt (ait. 2470 m.) (17 décem¬
bre 1932).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicdle 38.
15 Janvier 1938.
OLIGOCHAETA
PAR LE
D r L. Cernosvitov
(Institut de Zoologie de l’Univereité Charles} à Prague.)
A l’heure actuelle nous connaissons plusieurs centaines d’espèces d’Oli-
gochètes provenant de l’Afrique, mais l’étude de cette faune est encore à l’état
embryonnaire. Néanmoins, il nous est déjà possible de caractériser la répar.
tition des diverses familles et d’un grand nombre de genres, quoique le nombre
des espèces s’y rattachant doive s’augmenter considérablement avec le temps b
Le continent africain peut être divisé, ou point de vue zoogéographique,
en trois grandes régions bien délimitées pour de nombreux groupes d’animaux
caractérisés par toute une série de familles, de genres et d’espèces endémiques.
1° Région Nord-Africaine, des rives de la Méditerranée à la limite sud
du Sahara ; — 2° l’Afrique tropicale, des limites sud du Sahara jusqu’au
Kalahari ; — 3° l’Afrique du Sud, au sud du Kalahari.
La première région comprend la faune méditerranéenne, et relativement
un petit nombre d’espèces africaines et de formes désertiques. Parmi les
Oligochètes terricoles nous estimons comme le plus caractéristique la sous-
famille relique des Hormogastrinae (des Glossoscolecidae), néanmoins très
répandue dans la région tyrrhénienne (Sardaigne, Corse, Sicile, Italie, Alger,
Tunis) ; nous ne pouvons donc la considérer comme endémique pour l’Afrique
du Nord (voir Michaelsen 1903 b, 1917 ; Stephenson 1930 b). La troisième
1, Cela est démontré par le fait, que dans tous les ouvrages récents consacrés
aux Oligochètes d’Afrique la majeure partie des espèces décrites se rapporte à des
espèces nouvelles. Ainsi sur 19 espèces étudiées par Cognetti de Martiis du Ruwen-
zori (1909), 16 sont nouvelles. Dans le dernier ouvrage de Michaelsen (1935), sur
34 espèces citées du Congo Belge, 25 sont nouvelles. Il ne faut donc pas s’étonner
que dans les matériaux de la Mission de l’Omo, qui nous ont été soumis, nous
ayions trouvé un grand nombre d’espèces nouvelles, et cela malgré les provenances
se rapportant à des régions déjà explorées par des missions scientifiques.
258
L. CliRNOSVITOV
région, la Sud-africaine, est caractérisée par la présence des genres endémiques
Microchaetus et Tritogenia , ainsi que des représentants du genre Chilota
qui indique une liaison avec la région Patagono-Chilienne (voir Michaelsen
1903 c, 1913 a b, Stephenson 1930 c).
La caractéristique de la faune des Oligochètes terricoles de la deuxième
région, c’est-à-dire de l’Afrique équatoriale, avait déjà été donnée antérieu¬
rement par quelques auteurs (Michaelsen 1903 c, 1905 b, 1910, 1914 b, 1935 ;
Stephenson 1930 c). Je m’appuierai donc, pour cette région, surtout sur les
éléments de mes études sur le matériel qui m’a été communiqué.
La sous-famille la plus caractéristique de l’Afrique équatoriale est celle des
Eudrüinae (de Eudrilidae) qui ne dépasse pas les limites de cette région. Une
seule espèce fait exception Eudrilus eugeniae (Kinb.) répartie mondialement
sous les tropiques. En Afrique tropicale, seul le genre Dichogaster (Octo-
chaetidae) peut concurrencer la famille des Eudrilidae par le nombre de ses
espèces ; toutefois les représentants de l’un et de l’autre cohabitant dans les
mêmes localités, il ne peut être question de l’expulsion des uns par les autres,
ce qui se produit parmi les autres représentants des Oligochètes. L’étude du
matériel qui nous a été confié ne peut ajouter que fort peu de choses sur la
répartition des formes terricoles. On peut remarquer seulement que le genre
Bettonia remonte un peu plus au nord de l’équateur que cela était supposé
jusqu’à présent, englobant le mont Elgon, tandis que les trois autres repré¬
sentants de ce genre étaient connus des monts Kenya, Ruwenzori et un peu
à l’ouest du lac Victoria.
L’étude de la répartition des divers genres de la famille des Eudrilidae
[carte I-IV, basée en grande partie sur les cartes données par Michaelsen
(1935)], nous indique une grande diversité dans leurs aires de répartition.
Nous pouvons distinguer trois groupes de genres : 1° ceux répartis uniquement
dans la partie Ouest de l’Afrique tropicale (carte I) dans les bassins du Niger,
du Congo et du cours supérieur du Zambèze ; — 2° ceux répartis uniquement
dans l’Afrique orientale (carte II) — et 3° ceux répartis dans les deux régions
précédentes, mais dominant, tout de même, dans l’une d’elles. Ainsi, nous
pouvons donc diviser l’Afrique centrale tropicale en deux grandes régions,
leur frontière commune passant par le Nil, et ensuite, par les lacs Albert,
Edward, Kiwu, Tanganyika et Njassa, c’est-à-dire par la grande Cassure
africaine.
Se rapportent au premier groupe les genres Haasenia, Beddardiella, Hyperio-
drilus , Tubiscolex, Eutoreutus, et un groupe de genres voisins des Eudrilus
( Eudrilus , Rosadrilus, Metascolex , Iridrodilus, Parascolex et Euscolex)
(carte I). Au deuxième groupe se rattachent les genres : Polytoreutus, Bettonia,
Kaffania, Gardullaria, Teleutoreutus (carte II). Dans le troisième groupe
nous pouvons distinguer : a. les genres dominant dans l’Afrique occidentale,
ce sont : Büttneriodrilus, probablement Eupolytoreutus (carte III) et b. les
genres dominant dans la partie orientale : Maladrilus , Teleudrilus, Schu-
botziella, Neumanniona et Eminoscolex (carte IV). Nous rencontrons une
OUGOCHAETA
257
répartition analogue des genres et des espèces parmi d’autres animaux, par
exemple les Pentatomidae (Jeannel, 1913) ou Reduviidae (Jeannel, 1919).
Pour expliquer cette répartition, deux hypothsèes peuvent être faites
1° Du fait que l’Afrique orientale est montagneuse dans sa plus grande
partie, nous pouvons considérer sa faune, comme une faune de montagne.
Toutefois, cette explication n’est, probablement, pas applicable à tous les
cas ; en effet un grand nombre de genres et d’espèces vivant à de grandes
altitudes se retrouvent également dans les terres basses, côtières, de l’Afrique
orientale ; 2° La deuxième explication se base sur le développement indé¬
pendant des faunes de l’Afrique orientale et occidentale, après la formation
de la Grande Cassure Africaine, Cassure remontant à des époques géologiques
antérieures. Parle également en faveur de cette hypothèse, la ressemblance
existant entre les faunes de l’Afrique orientale et de l’Inde, réunies encore
à l’Éocène. Nous trouvons des éléments communs, aussi bien parmi les Ver-
tebrata que les Invertebrata. Un grand nombre d’ouvrages traitent de cette
question, mais il m’est impossible ici d’en parler.
Nous nous attarderons davantage sur la répartition verticale des différents
genres et espèces des Oligochètes, malgré que l’état actuel des études de la
faune africaine ne permette pas de donner de conclusions définitives. La con¬
ception de l’espèce de montagne, c’est-à-dire de l’espèce qui s’est adaptée au
mode d’existence dû à la variation des conditions écologiques avec les alti¬
tudes, sera sensiblement différente de celle de l’Europe. En Europe des varia¬
tions d’altitudes relativement faibles provoquent de grandes modifications
climatiques, et des espèces vivant à 1.200-1.500 m. d’altitude peuvent être
considérées comme espèces de montagne ; il n’en est pas de même pour
l’Afrique Centrale où ces limites sont reportées beaucoup plus haut. En
Afrique Orientale on peut distinguer trois régions d’altitude différentes avec
des conditions écologiques différentes (Jeannel, 1913, p. 4).
1° Une région chaude, entre 0 et 1.500 m., c’est la côte océanique, la forêt
tropicale, le Pori ou désert à brousse arborescente, la zone des cultures du
Kilimandjaro ; dans cette région chaude se trouvent encore le Victoria Nyanza
et l’Uganda.
2° Une région tempérée, entre 1.500-2.600 m : steppes, petite brousse épi¬
neuse, lisière inférieure des grandes forêts froides ;
3° Une région froide ou région alpine, au-dessus de 2.600 m ; cette région
comprend la partie haute des grandes forêts froides et les prairies alpines.
Pour donner une caractéristique de la faune des sommets principaux de
l’Afrique Centrale, nous donnerons une liste des espèces des Oligochètes terri-
coles trouvées sur le Kilimandjaro, Méru, Kénya, Elgon, Chérangani, Kinangop
et Ruwenzori. Il serait intéressant de comparer ces données avec celles que
nous possédons sur la faune des Oligochètes du massif montagneux de l’Abys¬
sinie ; il est à déplorer que cette dernière faune soit très peu connue. Nous ne
possédons des représentants des Oligochètes que jusqu’à une altitude de
3.200 m., les montagnes d’altitude plus élevée sont totalement inexplorées.
238
L. CERNOSVITOV
Mont Elgon
Henleaneïla sp. (4.000 m.).
Michaelseniella nasuta (Eis.) (3.500-
4.260 m.).
Fridericia Perrieri (Vejd.) (3.500xn.).
Fridericia? bulbosa (Rosa)
(3.500 m.).
Hemienchytraeus ajricanus Cern.
(3.500 m.).
Bichogaster keterochaeta Mich.
(4.260 m.).
— Chappuisi , n. sp.
(4.000 m.).
(4.310 m.)
Dichogaster variabilis, n. sp.
(4.000 m.).
Bichogaster sp. (3.500 m.).
Stuhlmannia Jeanneli, n. sp.
(2..470 m.)
Eminoscolex elgonensis Mich.
(4.100 m.).
— ornatus Mich (4.260 m.).
— violaceus , n. sp. (3.500-
4.000 m.).
— crassus, n.sp.(4.000 m.).
Bettonia elgonensis, n. sp. (2.470m.).
Chérangani (3.426 m.).
nasuta (Eis.) Bichogaster ckeranganiensis , n. sp.
Michaelseniella
(3.000 m.).
Fridericia Perrieri (Vejd.) (3.000 m.).
(3.000 m.).
Stuhlmannia sp.
(3.000 m.).
Kinangop (3.907 m.)
Eminoscolex aberdarensis , n. sp. (3.400-3.700 m.).
Kilimandjaro (6.010 m.)
Hemienchytaeus africanus Cern.
(2.700-2.800 m.).
Polytoreutus Sjostedti Mich. (3.000-
3.800 m.).
Stuhlmannia collinus Mioh.
(2.700 m.).
— gracilis Mich.
(2.000 m).
Méru
Bichogaster gracilis Mich. 1
Pygmeodrilus montanus Mich.
Polytoreutus lewaensis Mich.
Kenya
Fridericia Perrieri (Vejd.) (1.900-
2.200, 2.400, 4.000-.4400 m.).
Hemienchytraeus afrianus Cern.
(2.870,3.300-3.700,3.6504.000 m.).
Oonerodrilus (Ilyogeniu) Jeanneli
Mich. (4.000 m.).
Bichogaster kenyae Mich. (2.400 m.).
Bichogaster Lonnbergi Mich.
(2.700 m.).
.730 m.).
Stuhlmannia meruanus Mich.
(3.000 m.).
3.195 m.).
Polytoreutus minutus Mich.
— kenyaensis Bedd.
— annulatus Mich.
(2.800 m.).
— gracilisMich. (4.000m.)
— montis kenyae Bedd.
— montis kenyae var.
Jeanneli Mich. (4.000 m.).
— Alluaudi Mich. 2.400m.)
0LI60CHAETA
”259
Rüwenzori (5.500 m. env.).
Gordiodrilus molucanus Cogn.
Dichogaster aequatorialis Mich.
— castanea Mich.
— culminis Mich.
Johnstoni Bedd.
monticola Mich.
—
silvestris
Mich.
—
itolensis
Mich.
(1.384-
2.652
m.).
—
Alloysi
Sabaudiae
Cogn.
(2.500-2.652
m.).
—-
Roccatti
Cogn.
(2.652-
3.500
m.).
—
Cagnii
Cogn.
(1.384-
2.500
m.).
— excelsa Cogn. (4.000 m.)
— duvonica Cogn.
(4.500 m.).
— sellae Cogn. (1.532 m.).
—• ruwenzorii Cogn.
(3.000-4.000 m.).
— toroensis Cogn.
(1.532 m).
(3.000-3.800 m.).
Pareudrilus pallidus Cogn. (3.000-
3.800 m.).
Eminoscolex toreutus Mich.
— viridescens Mich.
— Rochei Cogn.
(1.532 m.).
— nakitawae Cogn.
(2.655 m.).
Eminoscolex ruwenzorii Bedd.
Bettonia Adolfi-Friderici Mich.
(2.000 m.).
Neumanniona aequatorialis Cogn.
(1.532 m.).
Polytoreutus silvestris Mich.
(1.584 m.).
— ruwenzorii Bedd.
— Grand Bedd.
Alma Aloysii Sabaudiae Cogn.
(1.535-3.500 m.).
L’examen de la liste ci-dessus nous montre, que certains genres sont repré¬
sentés dans certains massifs montagneux par un grand nombre d’espèces,
tandis que dans d’autres massifs le nombre des espèces est réduit, quelquefois
inexistant. Ainsi, par exemple, le mont Elgon est caractérisé par la présence
des représentants des genres Dichogaster et Eminoscolex , le Kénya et le Kili¬
mandjaro par ceux des genres Polytoreutus, le Rüwenzori par Dichogaster t
Eminoscolex et peut-être Polytoreutus. Nous ne pouvons donc parler du
caractère général de la faune des hautes montagnes de l’Afrique centrale. La
comparaison des faunes de ces sommets avec les données de la répartition des
divers genres africains (voir carte I-IV), nous permet de conclure, que la
faune des Oligochètes des divers massifs africains se détermine par la situation
du massif par rapport à la zone de répartition des genres.
Ainsi, par exemple, le Kilimandjaro, le Méru, le Kénya et le Rüwenzori
sont situés dans la zone de répartition du genre Polytoreutus (voir carte II),
les représentants de ce genre formant une tranche importante de la faune de
ces massifs, par contre ce genre est inexistant sur le mont Elgon ainsi que
dans le massif montagneux de l’Abyssinie, ces régions se trouvant au Nord
j de la zone de répartition de ce genre.
La faune des Oligochètes du Rüwenzori est particulièrement intéressante.
0L1G0CHAETA
261
Ruwenzori se rapportent à ce genre. Le genre Eminoscolex joue ici, également,
un rôle important. Par contre, le genre Polytoreutus n’est représenté que par
un nombre relativement faible d’espèces (en comparaison avec le Kénya) :
c’est à cet endroit que passe la frontière de sa zone de répartition (carte II).
Nous devons expliquer de la même façon le fait que la faune du massif mon¬
tagneux de l’Abyssinie possède peu de traits communs avec celle des massifs
de l’Afrique Centrale ; l’élément général de la faune Abyssine sera formé par
les espèces des genres largement répandus.
La grande diversité des faunes des hauts sommets est également cons¬
tatée pour les Arthropodes, ce dont témoigne Chappuis (1935, p. 109). D après
l’auteur la faune du mont Elgon se distingue nettement de celle du Chéran-
gani, de l’Aberdare et du Kénya ; en effet les espèces nordiques de la faune
du mont Elgon qui le relient au massif Abyssin, sont inexistantes sur les autres
sommets. Jeannel et Chappuis espéraient que lors de leur expédition en
Afrique centrale, ils pourraient trouver suffisamment de preuves du peuple¬
ment de la zone alpine des hautes montagnes de l’Afrique par des espèces
d’origine paléarctique (Chappuis 1935). Cette question se complique, cependant,
'fortement par le fait, comme il a été indiqué plus haut, que les éléments
nordiques ne se trouvent que sur le mont Elgon et le massif Abyssin et man¬
quent dans les autres régions.
A l’époque diluvienne, un refroidissement notable se produisait dans l’Afri¬
que du Nord ainsi qu’une forte augmentation des précipitations atmo¬
sphériques ; de vastes régions occupées actuellement par des déserts, étaient
recouvertes de forêts. Le changement des conditions climatiques dans 1 hé¬
misphère Nord lors de l’époque diluvienne a probablement provoqué la
migration de certaines espèces paléarctiques vers le Sud, c’est ce qui expli¬
querait la présence de formes paléarctiques dans la faune africaine. Lors du
réchauffement à l’époque postglaciaire les espèces d’origine paléarctique ne
se seraient conservées que dans les massifs de l’Abyssinie et de l’Afrique
centrale. Dans ce cas, nous serions en droit de penser trouver une faune à
peu près analogue dans de vastes régions, avec un grand nombre d’espèces
communes, ce qui n’est pourtant pas le cas.
L’influence de l’époque glaciaire sur la répartition des Oligochètes holarc-
tiques ne fait pas l’ombre d’un doute (voir Michaelsen 1903; Cernosvitov,
1932), mais les données que nous possédons sur la pénétration en Afrique des
éléments européens ne nous permettent pas, pour le moment, d’étendre cette
influence au continent africain. Un fait est primordial dans cette question :
jusqu’à présent on n’a pas trouvé un seul représentant de la famille des
Lombricidae dans les massifs montagneux africains, tandis que cette famille
forme la majeure partie de la faune des Oligochètes terricoles d’Europe. Nous
ignorons même les formes pérégrines largement répandues sur la surface du
globe ; elles ont été d’ailleurs trouvées dans de nombreuses localités de
l’Afrique centrale et méridionale. Même si ces formes étaient découvertes,
nous ne pourrions parler d’influence directe de la faune des Oligochètes d’Eu-
262
L. CERNOSVITOV
rope sur celle de l’Afrique. Notre conclusion ne peut être modifiée même par
le fait de l’existence en Afrique du Nord d’espèoes endémiques de Lumbricidae
(Eophila angilensis Siach., Allobophora Mobii Rosa), ces espèces devant être
considérées comme faisant partie de la faune méditerranéenne.
Seuls méritent une attention particulière quatre représentants européens
de la famille des Enchytraeidae se trouvant en Afrique : Michaelseniella
nasuta (Eisen.), Fridericia Perrieri (Vejd.), F. bulbosa Rosa et F. humicola
Bretsch. Le tableau de la page 267 montre que les trois premières espèces sont
largement répandues. Seule, M. nasuta n’est connue que du mont Elgon,
tandis que les deux autres descendent vers le Sud jusqu’au Port-Natal, en
Afrique du Sud ; la F. bulbosa est une espèce cosmopolite. Parmi les espèces
mentionnées, seule la F. humicola Br. 1 n’est connue actuellement que de Suisse
et d’Abyssinie, elle forme avec la M. nasuta l’élément paléarctique qui a
pénétré en Afrique et qui s’est conservé dans la zone alpine. On constate que
sa répartition coïncide avec cet élément européen des Insectes ( Trechus )
en Afrique, qui ne dépasse pas le mont Elgon.
La faune des Oligochètes de l’Afrique centrale est très mal étudiée. La ma¬
jeure partie des espèces connues provient d’une même localité, ou de localités
voisines ; il est difficile, dans ces conditions, de juger de l’ampleur de la
répartition des diverses espèces. Actuellement, nous devrions considérer la
grande majorité de ces espèces comme montagnardes, à faible aire de disper¬
sion, mais une telle conclusion ne pourrait être définitive. Dès maintenant
nous pourrions indiquer quelques espèces montant à de grandes altitudes,
jusqu’aux régions alpines, et qu’on a également retrouvées dans la région
chaude. Ainsi, le Dichogaster Cagnii Gogn. est connu de 1.384 m. jusqu’à
2.500 m., et le D. itolensis, largement répandu en Afrique a été trouvé jus¬
qu’à 2.652 m.
J’ai indiqué plus haut, que le caractère de la faune des Oligochètes terricoles
fies divers sommets africains dépendait de la zone de répartition dans laquelle
ce sommet se trouve situé. Seul pourrait faire exception YHemienchytraeus
africanus, connu du Kenya, du Kilimandjaro et de l’Elgon, de 2.700 m. à
4.000 m. d’altitude. Cette espèce peut donc être considérée comme purement
montagnarde, la zone de répartition se limitant aux plus hauts sommets de
l’Afrique Centrale. L’étude du genre Hemienchytraeus (Amérique du Sud,
Afrique, Inde, archipel malais), nous permet toutefois de supposer que ses
représentants auraient en Afrique une zone de répartition beaucoup plus
vaste. J’ai eu l’occasion de parler (Cernosvitov, 1935 a, b) de la possibilité
d’une explication de la répartition de ce genre en Afrique par la théorie
1. Je ne puis être d'accord avec l’opinion de Micpiaelsen (1903 b) que cette
espèce serait probablement en synonymie avec la F. Perrieri (Vejd). La différence
dans la disposition des glandes du clitellum, la longueur de conduits déférents
des spermathèques et la présence d’élargissemunts de la chaîne nerveuse dans les
éléments de post-clitellum (glandes c opulatrices) de la F. humicola ne nous per¬
mettent pas de confondre ces deux espèces.
OLIGOCHAETA
263
« Kontinentenverschiebung » de Wegener ; de même Michaelsen (1921 b,
1933) antérieurement au sujet d’autres Oligochètes ; ce à quoi je ne m’ar¬
rêterai pas ici.
L’examen de la répartition verticale des genres des Oligochètes nous montre
que certains de ces genres ne sont connus d’Abyssinie que de très grandes
altitudes et par conséquent peuvent être des genres de montagne ; ainsi les
genres Kaffania, Gardularia , Teleutoreutus. Nous ne trouvons pas de genres
analogues en Afrique centrale (sauf le genre Bettonia inconnu au-dessous de
.2.000 m. ; quant au Hemienchytraeus africanus , on ne l’a pas trouvé au-
dessous de 2.700 m.).
En Afrique centrale, ries mêmes espèces existent aussi bien dans les terres
basses qu’aux grandes altitudes, jusqu’à 4.500 m., vivant ainsi dans des con-
.ditions climatiques les plus variées. Ce fait nous permet de conclure que la
répartition des genres dits tropicaux, ainsi que des animaux tels que, parmi
les Oligochètes, les Eudrilidae , les genres Dichogaster , Hemienchytraeus et
beaucoup d’autres, ne dépend pas uniquement des conditions écologiques de
la zone tropicale, mais aussi des facteurs de l’ordre géographique et géolo¬
gique. Nous serions en droit d’espérer trouver dans la région tempérée de
l’hémisphère Nord les mêmes espèces que celles vivant à 5.000 m. en Afrique
centrale ; pourtant ce n’est pas le oas. D’autre part, les conditions écolo¬
giques n’expliquent pas le fait suivant : de nombreuses espèces d’animaux
ont été refoulées ver le sud de l’Europe à l’époque diluvienne, par les gla¬
ciers; elles y sont restées, et bien rares sont celles qui, à l’époque postglaciaire,
sont remontées vers le nord.
La faune des Oligochètes inférieurs est très mal étudiée ; on n’a pas encore
groupé les .données existantes. Le matériel que nous venons d’étudier nous
donne beaucoup de nouveau, c’est pourquoi nous allons tâcher de donner ici
une caractéristique générale des Limicoles d’Afrique.
Fam. Aeolosomatidae
Cette famille n’;est représentée que par deux espèces : Aeolosoma variegatum,
Vejd. et A. HemprichiWarenb. (Michaelsen 1905 b). La première des espèces
n’est connue que d’Europe, tandis que la deuxième l’est également de l’Amé¬
rique du Nord (Illinois), de l’Inde.
Fam- Naididae
Cette famille compte en Afrique un grand nombre d’espèces se rappor¬
tant à des genres largement répandus, en grande majorité presque cosmo¬
polites. Des genres endémiques, tels qu’il en existe aux Indes (par exemple
Stephensonia, Branchiadrilus) ne se trouvent pas ici. En ce qui concerne les
espèces, on peut distinguer trois groupes :
1° Espèces largement répandues ou cosmopolites , communes avec l’Europe
264
L. CERNÜSV1T0V
(ainsi qu’avec l’Amérique et la Sibérie), c’est la majorité ; 2° Espèces tro¬
picales, circummondiales ; tels seront Pristina proboscidea Bedd., Nais
pectinata Steph., Dero ( Aulophorus ) paraguayensis Mich. et Aulophorus
tonkinensis Veid. ; et 3° Espèces africaines endémiques. En ce qui concerne les
dernières il est fort possible, que par la suite on soit obligé de les rapporter
au 2 e groupe.
A l’heure actuelle on connaît d’Afrique les espèces suivantes de la famille
des Naididae :
Chaetogaster crystallinus Vejd. — Abyssinie (Stephenson, 1932). Europe,
Baïkal.
Chaetogaster langi Bretsch. — Elgon (p. 268). Europe, Inde, Perse, Amé¬
rique du Nord.
Pristina longiseta Ehrenb. — Zanzibar (Michaelsen, 1905, b); Kénya col.
(Lac Naivasha) (Stephenson 1931). Europe, Inde, Amérique du Nord et du
Sud.
Pristina proboscidea Bedd. — Zanzibar (Michaelsen, 1905, b). Amérique
du Nord, Inde, Java.
Pristina aequiseta Bourne. — Abyssinie (Stephenson, 1932). Inde. Kenya
col. (Lac Naivasha) (Stephenson 1931), Europe.
Naidium luteum Schm. — Zanzibar (Michaelsen 1905 b). Kenya col. (Elgon,
Aberdare) (p. 276). Europe.
Naidium jankinae Steph. — Kenya col. (Lac Naivasha) (Stephenson, 1931)
Abyssinie (Stephenson, 1932).
Paranais multispinus Mich. — Afrique S. O. (Neudamm) (Michaelsen
1914, b).
Nais elinguis Müll. — Zanzibar (Michaelsen, 1905 b), Togo (Michaelsen,
1927) Europe, Amérique du N. et du S., Inde, Turkestan.
Nais josinae Vejd. — Abyssinie (Stephenson 1932). Europe.
Nais variabilis Piguet. — Kénya col. (p. 269). Europe, Amérique du S.,
Turkestan.
Nais commuais Piguet. — Kenya col. (Lac Naivasha) (Stephenson, 1931 )
Abyssinie (Stephenson, 1932). Europe, Inde, Amérique du Sud.
Nais pseudoobtusa Piguet. — Afrique S. O. (Neudamm. Secheim) (Mich.
1914 b). Europe.
Nais pectinata Steph. — Abyssinie (Stephenson, 1932). Indes,
Paraguay.
Dero digitata Mull. — Zanzibar (Michaelsen 1905 b). Europe.
Dero incisa Mich. — Abyssinie (Stephenson, 1932.) Europe.
Dero limosa Leidy. — Kenya col. (p. 269). Europe, Amérique du N et S.,
Indes, Philippines.
Dero Cooperi Steph. — Abyssinie (Stephenson, 1932).
Dero (? Aulophorus) paraguayensis Mich. — Zanzibar (Michaelsen, 1905 b).
Paraguay, Inde, Archipel malais.
Dero (? Aulophorus) paraguayensis , var. aequalis Steph. —- Abyssinie
0L1G0C1IAKTA
265
(Stephenson, 1932). Kenya col. (Lac Naivasha) (Stephenson, 1931). Inde
centrale, Archipel malais.
Dero (? Aulophorus) paraguayensis, var. aequatorialis nov. — Kénya col.
(p. 270).
Dero sp. — Kenya col. (Lac Naivasha) (Stephenson, 1931).
Aulophorus furcatus Ok. — Zanzibar (Michaelsen, 1905 b). Europe,
Amérique N et S., Inde.
Aulophorus palustris Mich. — Zanzibar (Michaelsen, 1905 b).
Aulophorus tonkinensis (Vejd.). — Kenya col. (Lac Naivasha) (Stephen¬
son, 1931). Abyssinie (Stephenson, 1932). Chine, Java, Ceylon, Inde.
Aulophorus flabelliger Steph. — Kenya col. (Lac Naivasha) (Stephen¬
son, 1931). Abyssinie (Stephenson, 1932).
Aulophorus africanus Mich. — Afrique S. O. (Neudamm) (Michaelsen,
1914 b).
Fam. Tubificidae
Cette famille est représentée en Afrique par un très petit nombre d’espèces
se rapportant, en majeure partie, à des genres largement répandus. Contraire¬
ment à la famille des Naididae, nous rencontrons ici un pourcentage élevé
d’espèces endémiques, quoique les genres endémiques manquent.
Dans un de ses derniers travaux Michaelsen (1935) a décrit un nouveau
représentant africain de la famille des Tubificidae, qu’il a placé provisoirement
dans le genre Limnodrilus ( L. aequatorialis). A mon avis cette espèce doit
être certainement rapportée au genre Bothrioneuron. Cela est indiqué par la
forme des crochets, la présence de corpuscules lymphatiques ronds qu’on
n’observe pas chez les Limnodrilus, mais caractéristiques pour les Bothrio¬
neuron, la présence de pores dorsaux, décrits récemment par Hrabe (1934)
chez un autre représentant de ce genre, le B. vejdovskyanum ; d’autre part
l’auteur n’a pu déceler dans l’exemplaire étudié la présence des sperma-
thèques, absentes chez tous les représentants du genre Bothrioneuron. Ainsi,
ce genre devient un genre très largement répandu, principalement dans les
régions tropicales. Actuellement s’y rapportent : B. americanus Bedd. connu
d’Argentine, et que j’ai découvert au Paraguay (d’après des données non
publiées), B. aequatorialis (Mich.) du Congo belge, B. iris Bedd. : Inde et Archi¬
pel malais, et la seule espèce européenne. : B. vejdovskyanum Stolc., connue
uniquement de quelques localités de Tchécoslovaquie (Bohême et Moravie).
Ainsi, nous devons considérer ce genre comme tropical, mais ayant pénétré
en Europe, ce qui est indiqué par sa faible répartition dans cette dernière.
A l’heure actuelle, nous connaissons d’Afrique, les espèces suivantes de
la famille Tubificidae :
Limnodrilus alpestris Eisen.—Afrique S. O. (Grootfontein), Mich., 1914 6.
— Espèce : Californie ; genre : cosmopolite.
Limnodrïloides Winkelmanni Mich. — Afrique S. O. (Swakopmund, Lu-
deritzbucht) (Michaelsen, 1914 b). — Genre : Italie.
266
L. CERN0SV1T0V
Rhizodrilusafricanus (Midi). —Transvaal(Witpoort) (Michaelsen 1912). —
Genre : Europe, Inde, Japon, Kermadec, Auckland.
Bothrioncuron aequatorialis (Midi). — Congo belge (Banana) (MicH., 1935). —
Genre : Amérique du Sud, Inde, Archipel malais, Europe.
Tubifex Blanchardi Vejd. —- Algérie (Vejdovsky 1891). — Espèce : Europe
(Corfou, Yougoslavie).
Tubifex tubifex Müll. — Kénya col. (Elgon) (p. 291). —Espèce : Europe,
Amérique du Nord, Asie.
Aulodrilus sp. — Kénya col. (Elgon) (p. 290). — Genre : Europe, Inde.
Fam. Enchytraeidae
W. Michaelsen dans son ouvrage consacré à la répartition géographique
des Oligochètes (1903 b), distingue deux groupes parmi les genres et les
espèces de la fam. Enchytraeidae : 1° le groupe nord-circumpolaire compre¬
nant l’Europe, la Sibérie et l’Amérique du Nord et 2° le groupe atlantique
avec, principalement, des formes littorales qui s’étendent du Groenland,
du Spitzberg et de Terre-Neuve jusqu’à la Terre de Feu, la Géorgie du Sud
et les îles Kerguelen.
Les données de ces dernières années, non seulement n’ont pas élargi les
limites de répartition du premier groupe, mais, dans certains cas, les ont
même fortement rétrécies. Ainsi, Michaelsen (1924) a démontré que la Fri-
dericia peregrinobundu Mich. décrite de l’Afrique du Sud et la F. Carrnichaeli,
Steph. de l’Inde sont synonymes de l’espèce presque cosmopolite F. bulbosa
(Rosa), dont la patrie est incontestablement la région holarticque. Dans tout
le genre Fridericia, comprenant près de 100 espèces, on n’a décrit que deux
espèces en dehors des frontières de la région holarctique qui pourraient être-
considérées comme endémiques : F. Omeri Steph. et F. pretoriana Steph. ;
ce qui provoque un certain doute en ce qui concerne leur indépendance géné¬
rique. Les limites du genre Mesenchytraeus se sont également considérable¬
ment rétrécies, depuis que le M. brasiliensis Cogn. et le M. bisetosus
(Bretscher) du Kenya ont été rapportés par moi au genre Hemienchytraeus
(Cernosvitov 1934, 1935, a, b). Ainsi les limites du premier groupe coïnci¬
dent exactement avec celles de la région holarctique. La deuxième région de
Michaelsen, la région atlantique, d’après les plus récentes données, perd
toutefois son indépendance. Cette région aurait dû comprendre également
toute la région antarctique ; l’étude de la faune littorale de cette dernière a
donné une grande quantité d’espèces nouvelles se rapportant aux genres domi¬
nants dans la première région. D’autre part, certaines espèces de la région
atlantique, comme par exemple Marionina monochaeta (Mich.), d’après des
données plus récentes (Michaelsen, 1914 b) ont une répartition plus étendue,
sortant des limites de la deuxième région.
L’étude de la faune de la ceinture tropicale a montré, que parmi les Enchy¬
traeidae nous trouvons une série de genres endémiques, possédant parfois
OLIGOCHAETA
267
une très large répartition ; ils caractérisent une troisième région tropicale sépa¬
rée. Ces genres seront : Hemienchytraeus avec 2 (ou 3 ?) espèces (Cernosvi-
rov, 1934, 1935, a) répandues aux Indes, dans l’Archipel malais, l’Afrique cen¬
trale, l’Amérique du Sud ; Stephensoniella avec 2 espèces de l’Inde, de la
Guyane française et des Bermudes, et le genre Aspidodrilus n’ayant, toutefois,
qu’un représentant d’Afrique (Sierra Leone). En plus, j’ai découvert dans
l’Amérique du Sud (Argentine du Nord et Paraguay) le nouveau genre
Guaranidrüus avec 3 espèces dont la description sera très prochainement
publiée. Il faudrait rapporter à ce genre la Henlea columbiana Mich. décrite
de Colombie par Michaelsen (1913, c).
Ainsi, la faune des Enchytraeidae d’Afrique se compose de trois éléments :
1° de deux représentants des genres tropicaux Aspidodrilus et Hemien¬
chytraeus ; 2° d’espèces endémiques se rapportant aux genres cosmopolites
Pachydrilus et Enchytraeus, dont la patrie peut être considérée comme la
région holarctique ; 3° d’espèces holarctiques pérégrines transplantées par
l’homme ou émigrées en Afrique. Nous pouvons donc marquer ici une certaine
analogie avec la formation de la faune des représentants de la famille Naididae
d’Afrique, point sur lequel je me suis arrêté plus haut.
La faune africaine des Enchytraeidae comprend actuellement les espèces
suivantes, dont une partie doit être rapportée à la faune méditerranéenne :
Aspidodrilus KelsalliBay\is .— SierraLeone(BAYLis,1914 ,Michaelsen 1925).
Hemienchytraeus africanus Cern. —• Elgon, Kénya, Kilimandjaro (Mich.
1914, a. 1915). — Genre : Amérique du Sud, Inde, Archipel malais.
Michaelseniella nasuta (Eisen). — Elgon (p. 283) (Michaelsen 1921, à).
Alger (Cernosvitov, 1933). —- Espèce : Europe, Sibérie, Canad. N. O.
Henleanella sp. ? — Elgon (p. 281). — Genre : Europe, Sibérie, Amérique
du Nord.
Buchholzia africana Cern. — Alger (Cernosvitov, 1933). —Genre : Europe.
Enchytraeus mediterraneus Mich. — S. Tunisie (Djerba) (Michael. 1925). —
Genre cosmopolite.
Pachydrilus (P.) lineatus var. verrucosus (Clap.). — Afrique S. O. (Mi¬
chaelsen, 1914 b). —- Espèce largement répandue.
Pachydrilus (P.) Mangeri (Mich.). —Cameroun (Michaelsen, 1914, b).
Pachydrilus ( Marionina) monochaeta (Mich.). — Afrique S. O. (Michael¬
sen, 1914, b). — Géorgie du Sud.
Pachydrilus ( Marionina) elgonensis , n. sp. — Elgon (p. 286).
Pachydrilus ( Marionina) kinangopensis , n. sp. — Kinangop (p. 288).
Friderica Perrieri (Vejd.). — Natal (Michaelsen, 1913, a) ; Kenya (Mi¬
chaelsen 1914, a, 1915) Elgon (p. 283). — Espèce : Europe.
Fridericia aurita Issel.—Alger (Cernosvitov, 1933). — Espèce : Europe.
Fridericia bulbosa (Rosa). — Natal (Michaelsen, 1913, a), Zanzibar (Mi¬
chaelsen, 1905, b). Afrique du Sud (Michaelsen, 1905, c), Elgon (p. 284)..
— Genre cosmopolite.
268
L CERNOSVITOV
Fridericia humicola Bretsch. — Abyssinie (Michaelsen 1903, b). — Espèce :
Suisse.
Fridericia Omeri Steph. — Abyssinie (Stephenson, 1932). —- Endémique
Fridericia pretoriana Steph. — Afrique du Sud (Pretoria), (Stephenson,
1930, a). — Endémique
Les listesci-dessus nous montrent la grande pauvreté de la faune des
Oligochètes limicoles d’Afrique, ce qui ne peut être entièrement expliqué
par l’insuffisance de son étude.
Il est certain que les recherches ultérieures nous apporteront beaucoup de
nouveau, mais les données que nous possédons nous montrent tout de même
que les Oligochètes inférieurs n’atteignent pas un développement comparable
à celui que nous observons dans l’hémisphère Nord. Aux Indes nous nous
trouvons également en présence d’un phénomène analogue ; cette faune est
relativement bien étudiée ; de même en Amérique du Sud. Pour permettre
une comparaison, je donne, plus bas, le nombre de genres et d’espèces se rap¬
portant aux familles étudiées, connues d’Afrique, de l’Inde, de la région tropicale
de l’Amérique du Sud (sans la Patagonie) et de certains pays d’Europe.
AFRIQUE
AMÉRIQUE S. 1
INDE
ALLEMAGNE
SUISSE
Gen.
Esp.
Gen.
Esp.
Gen.
Esp.
Gen
Esp.
Gen.
Esp.
Aeolosomatidae .
i
2
2
5
i
4
i
4
i
4
Naididae ....
7
24
9
40
ii
mvm
12
36
12
33
Tubificidae . . .
5
5(?ô)
3 0 ? 5)
OC
O
6
9
9
22
6
15
Enchytraeidae .
7
16
7
20
3(4?)
4(?5)
12
31
13
83 (?)
i. Je comprends ici les espèces que j’ai trouvées en Argentine et au Paraguay, les données sur celles-ci ne
sont que partiellement publiées.
Nous aurions obtenu un tableau exactement inverse, si nous avions com¬
paré le nombre des genres et des espèces des Oligochètes terricoles, dont le
nombre, dans la région tropicale, est de beaucoup supérieur à celui des espèces
d’Europe.
Fam. NAIDIDAE
Gen. CHAETOGASTER K. Baer
Chaetogaster Langi Bretsch.
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7 à 10 I. 1933, ait. 4.000 m., dans le cratère
de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos, dans un petit lac
ou dans les sources du Suam.
OUGOCHAIiTA
269
J’ai étudié 6 exemplaires qui doivent être rapportés à cette espèce large¬
ment répandue dans l’hémisphère Nord.
La longueur du corps des exemplaires africains est de 640 p, l’épaisseur de
l’extrémité antérieure environ 88 p. Les faisceaux du deuxième segment con¬
tiennent de 4-5 crochets, atteignant 82-84 p.
Répartition : Europe (Suisse, Allemagne, Tchécoslovaquie, Angleterre,
Russie d’Europe, Finlande), Asie (E. Perse, Turkestan), Amérique du Nord.
Gen. NAIS Midi.
Nais variabilis Piguet
St. 10. Timboroa, 1 XII. 1932, ait. 3.000 m., au sommet du Mau escarp-
ment, entre Nakuru et Eldoret : lac Narasha. 8 exemplaires. — St. 20. Camp
de l’Elgon, 7 à 10 I. 1933, ait. 4.000 m., dans le cratère de l’Elgon, à sa partie
orientale, au pied du Pic Koitobbos, dans un petit lac ou dans les sources du
Suam.
Deux fragments sans tête se rapportant probablement à cette espèce.
St. 53. Nairobi, 19 IV. 1933, ait. 1.660 m., dans un marais sur la route
de Limoru. 7 exemplaires, dont 3 n’avaient pas d’yeux.
Une partie des exemplaires de la st. 53. que j’ai étudiés étaient aveugles,
comme cela a déjà été observé, à plusieurs reprises sur les exemplaires euro¬
péens.
Répartition : Cette espèce est probablement cosmopolite. Elle a été
trouvée dans la plupart des pays d’Europe, ainsi qu’au Turkestan et en Amé¬
rique du Sud : au Pérou (lac Huaron et par moi en Argentine du Nord,
prov. Misiones).
Gen. DERO Ok.
Dero limosa Leidy
(Fig. 1-2)
St. 24. Déserts du Turkana : Lokitang, 22-24 I. 1933, ait. 750 m., poste
militaire dans les monts Lubur, au Nord-Ouest du lac Rodolphe. Au bord des
flaques d’eau dans un torrent desséché.
J’ai étudié 12 exemplaires immatures, qui, d’après la structure des
faisceaux, des branchies et d’autres indices, appartiennent, sans aucun doute,
à cette espèce, inconnue jusqu’à présent d’Afrique. Je donne ici, le dessin dé
l’appareil branchial de deux exemplaires (fïg. 1 et 2) ; je dois remarquer que
je n’ai pas observé de variations semblables à celles décrites par Aiyer (1929)
sur des exemplaires de l’Inde.
Les faisceaux dorsaux de crochets se composent d’un crochet filiforme
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV. ja
270
L. CERNOSViTOV
et d’un crochet bifide. Je n’ai constaté que rarement des crochets à extré¬
mité simple.
iFig. 1 «t 2. Dero limosa Leidy.— Extrémité postérieure du eocps
avec l’appareil branchial.
Répartition : Europe ; Indes anglaises ; Philippines ; Amérique du Nord
(Pensylvania) ; Amérique du Sud (Paraguay).
Dero (Aulophorus ?) paraguayensis (Mich.), var. aequatorialis, nov.
(Fig. 3-1*0)
St. 3. Maji ya Moto, 17 XI. 32, ait. 1.900 m., au pied du Kikuyu escarp-
ment, dans le Rift Valley. Brousse à acacias au bord d’un ruisseau (T. 29° C.)
St.’49. Naivasha, 11-16 IV. 1933, ait. 1.900 m., Rift Valley, au bord du
lac, sur sa rive sud, en face de l’île.
Longueur du corps de 4 à 8,5 mm. Largeur de l’extrémité antérieure
0,4-0,45 mm. Nombre de segments du plus grand exemplaire (de la St. 49)
est de 58. Les exemplaires de la localité 3 étaient d’une taille légèrement infé¬
rieure, l’unique exemplaire entier comportait 47 segments. Prostome court
presque conique, dirigé légèrement vers le haut chez les vers fixés (fig. 3 et 5),
ce qui est typique pour les représentants du genre Dero. Les premiers six
segments fortement raccourcis, et légèrement renflés. Pas d’yeux. Pharynx
massif, étiré, s’étendant jusqu’au dissépiment 6/7, après lequel il passe dans
l’intestin moyen, lequel forme de grands renflements segmentaires. L’extré¬
mité postérieure se rétrécit vers l’extrémité avec la zone de régénération de
longueur différente. Je n’ai pas observé de zone de division chez aucun des
exemplaires étudiés. L’anus est placé sur la face dorsale du corps, légèrement
en retrait de l’extrémité postérieure et dirigé vers le haut (fig. 4). Cette variété,
comme la forme type, doit probablement se reproduire par arcbitomie. Les
OLIGOCHAETA
271
faits suivants parlent en faveur de cette hypothèse : absence de la zone de
division ; chez tous les exemplaires étudiés, aussi bien chez les entiers que
Fig. 3-10. Dero {Aulophorus?) paraguayens™ ( Mich), var. aequalorialis, nov. — Fig. 3. Extré¬
mité antérieure du corps du plus grand exemplaire. — Fig. 4. Extrémité postérieure du
corps, vue de côté. Fig. 5. Extrémité avant du corps. — Fig. 6. Extrémité antérieure
du corps incomplètement régénérée, prostome et orifice buccal non encore formés. —
Fig. 7. Crochets dorsaux. — Fig. 8. Crochets ventraux du 12» segment. — Fig. 9. Cro¬
chets ventraux du o» segment. — Fig. 10. Crochets ventraux du 2° segment.
chez les fragments, les extrémités antérieure et postérieure du corps portent
des traces bien nettes de régénération, ce qui est surtout bien visible dans
le développement des crochets des premiers cinq segments ; absence chez
certains exemplaires du lobe céphalique (fig. 6).
272
L. CERNCHV1T0V
Les faisceaux de crochets ventraux commencent sur le deuxième segment
et se composent de 4-5 crochets bifides, recourbés, avec un petit nodule
couché. Les dents des crochets, dans la partie antérieure du corps, sont de lon¬
gueur à peu près égale, la dent supérieure légèrement plus mince et plus
fortement recourbée que l’inférieure (fig. 9 et 10). Les crochets des parties
centrale et postérieure du corps, ont. la dent supérieure légèrement plus longue
que l’inférieure (fig. 8), mais souvent de longueur égale. La longueur des
crochets des segments antérieurs dépend du degré de régénération de la
partie antérieure du corps. Chez certains exemplaires, comme le montre la
figure 3, ces crochets ne se différenciaient presque pas, par leur longueur, des
crochets des segments suivants; par contre, chez d’autres exemplaires, la
longueur des crochets diminuait du premier faisceau vers le cinquième (fig. 5
et 6) ; dans deux autres cas les cinquièmes faisceaux de crochets (sur le
6 e segment) étaient complètement absents.
Sur l’extrémité antérieure du corps les segments nouvellement formés
étaient toujours au nombre de 6, par conséquent les faisceaux dorsaux
de crochets commençaient sur le 7 e segment (chez un exemplaire, sur 1 un des
côté du corps, les faisceaux de crochets étaient développés sur le 8 e segment).
Les faisceaux dorsaux se composent d’un ou 2 crochets filiformes et d un ou
2 crochets en forme d’aiguille. Les crochets filiformes sont droits ou légère¬
ment courbes, durs, difficilement pliables, raides, lisses, atteignant 340-
420 [A de long. Les crochets en formes d’aiguille sont de 120-135 ^ de long, sans
nodule clairement défini, droits, avec l’extrémité extérieure légèrement
recourbée, se terminant par deux dents de longueur inégale (fig. 7). La dent
inférieure est notablement plus longue et plus épaisse que la supérieure, qui
elle, est en forme d’aiguille et s’écarte sous un angle très aigu. La longueur des
dents peut légèrement varier; mais, généralement, la dent inférieure est égale
environ à 12 n, tandis que la supérieure a 6-7 n-
Les dimensions des crochets chez le plus grand exemplaire étudié (loc. 49)
sont les suivantes.
Segment.
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Partie
centrale
du corps.
Partie
arrière
du corps.
Crochets filiformes.
»
))
»
»
»
270
170
340
335
))
416
200
Crochets en forme
d’aiguille. . . .
))
))
»
))
))
116
120
124
130
135
Crochets ventraux.
120
108
104
102
100
120
116
110
110
))
120
OLIGOCHAETA
273
D’après la forme des crochets, de l’intestin et beaucoup d’autres indices,
les vers que j ’ ai étudiés sont certainement proches du Nais paraguayensis Mich.
et de ses deux variétés connues : var. barcudensis Steph. et var. aequalis Steph.
La différence principale consiste en ce que les faisceaux dorsaux de crochets
commencent non pas sur le segment 6, mais 7. J’ai observé ce fait sur les vingt
exemplaires étudiés; il s’en suit que cette disposition ne peut être considérée
comme une anomalie accidentelle. D’autre part, la variété décrite se diffé¬
rencie de la forme type par la structure des crochets en forme d’aiguille, qui
possèdent une plus grande différence dans l’épaisseur et la longueur des dents,
ces dernières formant également un angle plus aigu que chez la forma typica
(Michaelsen, 1905, a, dessin de la page 339).
La position systématique du Nais paraguayensis Mich. éveille un certain
doute. Toute une série d’indices prouve sa parenté avec les genres Dero et
Aulophorus, mais l’absence de branchies à la partie postérieure du corps, et le
début des crochets dorsaux sur le sixième segment obligerait à le classer
dans le genre Nais. La variété décrite ici montre, cependant, qu’on ne doit pas
attacher à ce dernier caractère, une importance décisive. Beaucoup d’autres
indices montrent la parenté directe de cette espèce avec le genre Dero. D’abord
nous mentionnerons l’absence des yeux, la forme de la tête pourvue d’un petit
prostome acuminé et dirigé vers le haut, les premiers segments légèrement
élargis, un grand pharynx se transformant progressivement en intestin,
ainsi que la position de l’anus sur la face dorsale du corps, ce que nous n’obser¬
vons pas chez les représentants du genre Nais. Stephenson l’avait déjà indi¬
qué (1921), mais à cause de l’absence de branchies inclinait pour rapporter
cette espèce au genre Nais. Il écrit dans son ouvrage : « In the absence of the
posterior end of any of the specimens, there is no strict proof that they may
not belong to the genus Dero or Aulophorus , which hâve gills around the
anus, though their setal characters arc similar to those of Nais. The existence
of a long région of newly budded segments posteriorly, howewer, is very
suggestive of Nais paraguayensis : and it is difficulf to imagine developed gills
at the hinder end of a sériés of rudimentary or still undifferentiated segments. »
(1921, p. 752.)
Une telle structure de l’extrémité postérieure du corps du Nais paraguayensis
doit être expliquée par son curieux mode de reproduction. Jusqu’à présent,
aucun observateur n’a pu déceler, d’une façon rigoureuse, la zone de division
chez cette espèce. Michaelsen (1909, p. 131) observait ce qui suit sur un
exemplaire provenant de Calcutta : « After segments 63 or 64 the body
seems tobe a little narrowed and itswalls somewhat darker, and just at this
place the rapid decreasing of the annulation and of the setae begins. » De même
Stephenson (1909, p. 263) observait des différences dans la structure d’une
partie des segments postérieurs, d’après l’auteur : « Rapid budding seems to
hâve take place after the twenty first original segment, twenty or more new
segments begin indicated by the presence of small dorsal setae, and still more
by annulations and rudimentary seta, while at the posterior end segments
274
L. CERïfOSVTTOV
are stâll altogether undiferentiated. In another case this budding took place
after the thirtieth segment ; rudimentary septa, but as yet no setae, were
présent in the newly formed portion. » Cependant nous ne pouvons, pour le
moment, être sûrs que dans les cas décrits, nous ayions réellement ai faii^
aux zones de division, et non aux phénomènes accompagnant l’architomie"
Par la suite, Stephenson (1921) a émis la supposition, que le Nais paraguayen-
sis se multipliait par autotomie (architomie) avec régénération ultérieure
de l’extrémité céphalique (resp. caudale) du corps, ce qui a été pleinement
confirmé par les observations d’AiYER (1925). Ceci explique qu’on observe
toujours des signes de régénération à l’une, sinon aux deux extrémités du
corps. Pour cette raison, dans cette espèce l’absence de branchies à la partie
postérieure du corps, doit être considérée que comme un caractère secondaire,
et non primordial le rattachant au au genre Nais. La régénération de la
partie postérieure du corps étant fréquente, les branchies peuvent ne pas se
développer du tout, ou bien elles peuvent n’être observées que dans de très
rares cas dans une partie postérieure du corps complètement formée lors de
l’arrêt de la reproduction par architomie. Pour cette raison j’estime plus logique
de reporter le Nais paraguayensis au genre Dero ou Aulophorus, mais on ne
pourra déterminer sa position systématique exacte que dans le cas où on arrive¬
rait à étudier la structure de son appareil branchial.
Tout ce qui est dit plus haut se rapporte également au Nais malayana
décrit par Stephenson (1930, b) ; ce Nais doit aussi probablement se repro¬
duire par architomie. De même cette espèce est aveugle et le pharynx se
transforme directement en intestin. Dans le cas présent, je pense qu’il ne peut
y avoir de doute en ce qui concerne son attribution au genre Dero (ou Aulo¬
phorus). , les crochets dorsaux commençant, comme chez le Dero austrina et le
Dero iabicola, sur le 4e segment, ce qui ne s’observe pas chez les Nais. D’autre
part, dans la cavité respiratoire de l’intestin postérieur se produit un renfle¬
ment, que Stephenson lui-même estime pouvoir homologuer avec les branchies
de Dero. Nous aurons également ici à faire à un Dero ayant perdu ses branchies
à cause de son passage à la reproduction par architomie. Cette même absence
de branchies se retrouve parfois chez des espèces les possédant généralement,
ce qui doit s’expliquer par une régénération incomplète de la partie arrière du
corps. De tels individus de Dero Perrieri Bousf. sans branchies ont été
observés par Beddard (1889, p. 422) ; de même Michaelsen (1903, a, p. 183)
les a observés chez certaines autres espèces ; je les ai rencontrés chez le Dero
limosa Leidy et chez une espèce sud-américaine.
Répartition :
/. typica : Paraguay ; Inde ; Péninsule malaise (Selangor) ; Zanzibar.
/. barcudensis : Ile de Barcuda.
/. aequalis : Inde centrale, Péninsule malaise (C. Dover).
OLIG'OCHAETA
275
Species incertae sedis
(Fig. 11-14)
St. 18. Camp III de l’Elgon 2-5 I, 1933, ait. 3.500 m., zone alpine, sur
une crête dominant la rivière Koitobbos.
Je n’ai eu la possibilité d’étudier que la partie antérieure du corps d’un seul
exemplaire , dont la position systématique
ne peut être précisée, par manque de la
partie postérieure du corps. Nous avons cer¬
tainement à faire avec un représentant de
la famille des Naididae, se rapportant, pro¬
bablement, au genres Dero, Aulophorus, ou
Nais. Grâce à certains indices très caracté¬
ristiques cette espèce peut être facilement
distinguée ; pour cette raison je donne ici la
description du fragment étudié, constitué
par 13 segments, d’une longueur totale de
3,25 mm. et 0,4 mm. d’épaisseur, dans l’es¬
poir que des études ultérieures combleront
les vides de la présente description.
Prostome très court, accuminé.lLes 6 pre¬
miers segments légèrement renflés, sans
segmentation externe bien distincte, tandis
que les suivants possèdent de profonds sil¬
lons intersegmentaux très nets (fig. 11).
Aveugle. Les crochets ventraux commencent
sur le deuxième segment. Les quatre pre- l j |4 Naididae sp . {Dero? .
miers faisceaux (segments II -Y) se compo- Nais?). — Fig. il. Partie anté-
sent de 2-3 crochets fins, à dents fortement Heure du corps vue par la face
recourbées. La dent supérieure legerement forme d » algnille> _ Fig . 13 . Cro
plus mince et plus courte que l’inférieure qui chefs ventraux du 9» segment. —
est d’une longueur de 5-5,5 p (fig. 14). A Fig^H. Crochet ventral du 2» seg-
partir du sixième segment, le dernier de la
partie non segmentée de la partie antérieure
du corps, les crochets ventraux sont plus longs, et deux fois plus forts (envi¬
ron 4 p) que les crochets des segments antérieurs, qui eux n’atteignent, à
l’extrémité postérieure, que 2 p d’épaisseur. Leur nombre est de 5-7 par
faisceau ; la dent inférieure est d’environ 8 p de long ; à sa base elle est
environ 4 fois plus forte que la dent supérieure, plus courte et fortement acu-
minée (fig. 13).
Les faisceaux dorsaux commencent sur le sixième segment et se composent
chacun d’un crochet filiforme raide atteignant une longueur de 160-320 p
et d’un crochet en forme d’aiguille, légèrement courbée dans son tiers supé-
276
L. CERNOSVITOV
rieur et acuminée à son extrémité, atteignant une longueur de 96-120 ,u
(fig- 12).
Gen. NAIDIUM O. Schm.
Naidium luteum O. Schm.
(Fig. 15-16)
St. 18. Camp III de l’Elgon, 2-5 I. 1933, ait. 3.500 m., prairies de la zone
alpine, sur une crête dominant la rivière Koitobbos. 1 ex.
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., dans le cratère
de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Dans un petit lac
et dans les sources du Suam. 6 exemplaires.
St. 54. Chaîne de l’Aberdare : maison forestière du Ki-
nangop, 7 IV. 1933, ait. 2.600 m. A 25 milles de Nai-
vasba, sur la lisière inférieure de la forêt du versant ouest
de l’Aberdare. 9 exemplaires.
J’ai examiné 16 exemplaires provenant de trois loca¬
lités différentes. Je donne, ci-dessous, leur description,
qui diffère légèrement des diagnoses de cette espèce .
Longueur du corps 2,5 - 4,1 mm. Épaisseur 0,25 mm.
environ. Le nombre des segments est d’environ 28. Dans
le matériel étudié ne se trouvaient que des exemplaires
immatures. Prostome court, arrondi, sa hauteur est égale
environ à la largeur de la base. Pas d’yeux. Les segments
antérieurs sont raccourcis ; la distance des faisceaux des crochets ventraux
sur les segments 2-6 est d’environ ,80 n, sur les segments suivants d’environ
120 [i, et dans la partie moyenne du corps d’environ 160 p.
Le pharynx est situé dans le troisième segment. Œsophage mince, sinué,
après le 6/7 dissépiment passant dans l’intestin renflé, qui, dans le 11 e ou
12 e segment s’élargit notablement à nouveau, tandis que les parois s’amin¬
cissent. Les glandes septales se trouvent dans les segments 4-6. Le vaisseau
dorsal est mince ; jusqu’à l’extrémité du huitième segment il est situé sur
la face dorsale de l’intestin.
Les faisceaux de crochets dorsaux et ventraux commencent sur le deuxième
segment. Les faisceaux ventraux se composent de 4-5 crochets courbés, avec
un nodule net, terminés par des dents courbées de longueur environ égale. Dans
les faisceaux des segments antérieurs, les dents sont d’épaisseur à peu près
égale, tandis que dans ceux des segments postérieurs, la dent inférieure est
notablement plus forte et plus fortement recourbée. Les crochets ventraux
des segments antérieurs, ni par leur forme, ni par leurs dimensions, ne se
distinguent de ceux des segments suivants, et atteignent une longueur d’en¬
viron 60 |Jt.
Les faisceaux dorsaux se composent d’un]crochet filiforme et d’un, rarement
deux, en forme d’aiguille. Les crochets filiformes sont raides, presque droits
M W
1S
16
Fig. 15-16. Naidium
luteum O. Schm.,
crochets en forme
d’aiguille.
OLIGOCHAETA
277
ou légèrement recourbés en arrière. Leur longueur est toujours un peu infé¬
rieure au diamètre du corps. Dans les segments moyens ils atteignent une
longueur de 180-210 p.
Les crochets en forme d’aiguille sont droits, avec le nodule dans la partie
distale ; ils se terminent par 2 dents égales, accuminées, d’une longueur d’en¬
viron 2 (x (fig. 15). Chez certains exemplaires, entre les deux dents se trouve
encore une 3 e dent intermédiaire, plus fine (fig. 16), souvent visible seulement
sous un certain angle. Dans la majorité des cas, cette dent ne se trouve que sur
certains crochets, généralement elle est inexistante. La longueur des crochet
est d’environ 60 p et atteint 75-80 p à la partie postérieure du corps.
Les dimensions des crochets chez l’un des exemplaires étudiés sont les sui¬
vantes :
Segment,.
2
3
4
5
6
7
8
9
20
Nombre de crochets ventraux. .
5
5
5
5
4
4
4
Longueur des crochets ventraux.
60
60
60
60
60
60
60
Longueur des crochets en forme
d’aiguille.
40
60
60
))
))
62
))
»
78
Longueur des crochets filiformes.
120
146
180
190
186
186
190
194
Répartition : Afrique : Zanzibar (Michaelsen, 1905, b) ; Europe : Alle¬
magne, Tchécoslovaquie, Hollande, Finlande.
Fam. EN GH YTRAEID AE
Gen. HEMIENCHYTRAEUS Cern.
Hemienchytraeus aîricanus Cern.
(Fig. 17-28)
1914. Mesenchytraeus bisetosus (non Bretscher 1901 !), Michaelsen
in : Mit. NathistMus. Hamburg v. 31. p. 86.— 1915. Mesenchytraeus bisetosus
(non Bretscher 1901 !), Michaelsen, in : Voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel
en Afrique Orientale (1911-1912). Vers, II, p. 26, pl. II, fig- 6-7. — 1935
Hemienchytraeus africanus, Cernosvitov, in : Capita Zoologica VI, p. 7. —
1935. Hemienchytraeus africanus, Cernosvitov, in : Mém. Soc. Zool.
Tchécoslov., Prague, vol. 3.
278
L. CERNOSVITOV
St. 18. Camp III d«e l’Elgon, 2-5 I. 1933, ait. 3.500 m., prairies de
la zone alpine, sur une crête dominant la rivière Koitobbos* 22 exemplaires.
Fig. 17-24. Hemienchytraeus africanvs Cern. — Fis. 17. Partie antérieure du corps. —
Fig. 18. Crochets de la partie antérieure du corps. — Fig. 19. Crochets de la partie
arrière du corps. — Fig. 20. Corpuscules lymphatiques. — Fig. 21. Peptonéphridies. —
Fig. 22. Coupe transversale de la paroi du corps. Fibres rondes et en forme de ruban
de la musculature longitudinale. — Fig. 23. Néphridies de la partie antérieure du corps.
— Fig. 24. Entonnoir séminal.
Un"grand nombre des exemplaires que j’ai étudiés de la localité mentionnée *
ci-dessus, sont sans aucun doute identiques à ceux déterminés par Michael-
OLIGOCHAETA
279
sen (1914 a, 1915) comme Mesenchytraeus bisetosus Bretsch., et provenant du
Kenya et du Kilimandjaro. L’étude des préparations entières, ainsi que de
séries de coupes, montre toutefois que ces vers doivent être rapportés au
genre Hemienchytraeus que j’ai récemment établi (1934), et doivent être con¬
sidérés comme une nouvelle espèce, que j’ai nommée (1935 a , b) H. afri-
canus. Michaelsen donne une description assez complète des exemplaires
qu’il a étudiés, je ne m’arrêterai donc que sur certains points.
Prostome petit, conique, avec un grand pore céphalique disposé au milieu
de la face supérieure (fig. 17). Sillon intersegmental net. Crochets de la partie
antérieure du corps (fig. 18) atteignant 6 ij. d’épaisseur et 90 n de long, tandis
que ceux de la partie postérieure sont de 10 [j. d’épaisseur et 72 jj. de long
(fig. 19).
Corpuscules lymphatiques du rein ronds, 10-16 p. de diamètre, avec un
noyau atteignant 4 p de diamètre et contenant un grand nucléole rond-
Plasme des lymphocytes prenant vivement les colorants, et contenant de
grosses vacuoles (fig. 20).
La forme du cerveau est décrite par Michaelsen d’une façon détaillée. La
chaîne nerveuse dans la partie antérieure du corps (où elle a été étudiée d’une
façon plus détailllée) ne forme pas de renflements. Les glandes copulatrices
sont absentes.
Les peptonéphridies n’ont pas été remarquées par Michaelsen. Elles
ont une forme typique pour le genre Hemienchytraeus , elles consistent en
deux fortes branches, disposées sur les côtés de l’œsophage, pourvues chacune
d’un canal en spirale et forment à leurs extrémités 5-6 appendices minces et
courts (fig. 21). Les deux branches se réunissent au-dessus de l’intestin,
formant un canal commun avec une large lumière, parfois s’élargissant à la
base et se réunissant à l’œsophage sur sa face dorsale, immédiatement après
le pharynx. Le canal commun varie parfois de longueur, ce que j’ai observé
également chez le H. Stephensoni (Cogn.).
La musculature longitudinale est constituée par une couche régulièrement
disposée de gros filaments ronds, sur laquelle se superpose une autre formée
par des filaments hauts, en forme de rubans (fig. 22).
La structure des néphridies des exemplaires étudiés répond entièrement
à la description de Michaelsen. Chez l’un des organes de la partie antérieure
du corps, la partie antéseptale avait une longueur de 100 fi pour 50 u de
large, l’appendice dorsal de la partie postseptale mesurait 80 u. de long pour
20 [/. de large (fig. 23). La masse cellulaire intermédiaire est très fortement
développée et contient un grand nombre de granules que l’hématoxyline
colore en foncé. Le canal déférent est relativement large avec un canal sinué ;
sa longueur n’a pu être mesurée. Ainsi, les néphridies se distinguent nette¬
ment par leur structure de celles typiques pour le genre Mesenchytraeus
Les dissépiments sont épaissis de 4/5 à 9/10 e . L’œsophage forme de gros
renflements segmentés, et au milieu du 10 e segment passe brusquement en
intestin moyen plus large, différencié de l’œsophage par l’épithélium légère-
aiaianwffi
:i*5Ê35SSî
Fig- 25-28. Hemiencliylraeus africanus Cern. — Fig. 25. Spermathèque. — Fig. 26. Por
lion de coupe horizontale par la partie antérieure du corps ; a, ampoule des sperma
OLIGOGHAETA
281
ment plus bas (fig. 26). La partie glandulaire de l’intestin ( « Drüsenmagen »)
est située dans les segments 20 à 24.
Les entonnoirs séminaux sont très longs, coniques, s’élargissant vers le bord
antérieur où leur largeur est env. 5 fois (ou moins ?) plus petite que la lon¬
gueur (fig. 24). Le canal séminal passe excentriquement, plus près de la sur¬
face ventrale, qui se différencie de la face dorsale par une coloration plus
foncée du plasma des cellules. Col grand, presque égal par sa largeur à l’extré¬
mité antérieure de l’entonnoir. Vas deferens roulé en spirale (fig. 24), d’environ
12 u. de diamètre, très long ; il est entièrement disposé dans la cavité du 12 e seg¬
ment, près de la surface ventrale, sans déborder dans les segments voisins.
Les testicules compacts, sans enveloppe péritonéale, sont situés dans le
lie segment. Le dissépiment 11/12 forme des sacs séminaux longs (non
pairs ?), qui s’étendent jusqu’au segment 20-22. Les ovisacs sont formés
par le dissépiment 12 /13 et s’étendent jusqu’au segment 15-21.
Les bulbes péniens sont disposés sur la face interne de replis de l’épiderme,
longs, étirés longitudinalement (fig. 27 et 28, cp.) Le bout proximal du vas
deferens ne forme pas d’élargissement terminal et s’ouvre, à peu près au
milieu du pli, en passant par un petit bulbe pénien rond (fig. 27 et 28, bp.),
dont les glandes s’ouvrent dans la région péniale (c p.) autour de l’orifice
du vas deferens. D’autre part, deux grandes glandes accessoires, de dimen¬
sion notablement supérieure au bulbe pénien, s’ouvrent sur ses côtés dans un
pli épidermique (fig. 28, g). Leur dimension peut tant soit peu varier, et sou¬
vent la glande antérieure est notablement plus grande que la postérieure.
Les spermathèques s’ouvrent dans le sillon intersegmentaire 4/5 et s’éten¬
dent jusqu’au segment 10-11 sans se réunir avec l’intestin. Elles sont cons¬
tituées par un canal déférent court, atteignant 30 [ L de diamètre, leque
passe en un élargissement ovale de 75-100 jx de diamètre et pourvu d’une
large cavité, dans laquelle pendent les plis formés par les parois !(fig. 25 et 26 c).
Cette cavité se rétrécit progressivement et se transforme en un canal plus
étroit (50-70 ;x), long et fortement tordu (fig. 25 et 26 b), se terminant par une
ampoule longue, en forme de sac, à parois étroites (fig. 25 et 26 a) ; cette
ampoule s’étend sur 2 ou 3 segments et atteint 100-120 [x de diamètre.
Répartition : Mont Kénya, 2.870-4.000 m. ; Kilimandjaro, 2.700-2.800 m.
(Michaelsen 1914 a , 1915).
Henleanella sp.
(Fig. 29-31.)
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le
cratère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos.
thèques ; b , canal de réunion des spermathèques : c, élargissement ovale des sperma-
thèques d, intestin moyen élargi dans le 10' segment : e , œsophage. — Fig. 27. Coupe
transversale par le bulbe pénien ; bp, bulbe pénien ; vd, vas deferens : cp, cavité péniale.
_Fig. 28. Coupe horizontale par le bulbe pénien (mêmes désignations que dans la
figure 27) ; g' et ÿ 2 , glandes accessoires.
282
L. QERN0SVITOV
Jusqu’à ces derniers temps, on n’avait pas trouvé de représentants du genre
Henleanella en Afrique, je me vois donc obligé de donner ici la description
de 1 unique exemplaire qu’il m’a été donné d’étudier, malgré que ce dernier
soit immature ; il est probable, que oet individu appartient à une nouvelle
espèce.
Longueur du porps 2,18 mm. Épaisseur de l'extrémité antérieure 0,24 mm.
Nombre de segments : 25. Prostome court, arrondi '(fig. 29) ; pore céphalique
0/1. Crochets droits, accuminés, sans nodule, de longueur égale (fig. 31),
Fig. 29-31. Henleanella sp — Fig. 29. Partie antérieure du corps. — Fig. 30. Néphridie
des segments antérieurs. — Fig. 31. Crochets.
par 3 dans les faisceaux ventraux et 2-3 dans les latéraux. (L. : — 0,2,2,3,
3, 3, 3, 2, 2.... 2, 2, 3, 3, 4, 3, 2, 1, 0). Les crochets des segments postérieurs
sont notablement plus longs que ceux des segments antérieurs qui atteignent
40 p, tandis que ceux des segments postérieurs ont une longueur de 64 p.
Trois paires de glandes septales, avec de faibles dilatations glandulaires des
canaux déférents, sont disposées dans les segments 4-6. L’œsophage, mince,
passe directement après le dissépiment 7 /8 danB l’intestin moyen fortement
élargi (fig. 29). Pas de poches intestinales. L’estomac glandulaire (« Drü-
senmagen ») est disposé dans les segments 15-18 1 /2, fortement renflé dans la
partie avant, se rétrécissant progressivement vers l’extrémité postérieure.
Les néphridies de la partie antérieure du corps ont une partie antéseptale
forte, constituée par un entonnoir et une partie glandulaire, où le canal défé¬
rent effectue plusieurs courbures (fig. 30). La partie postseptale est environ
2 1/2 fois plus grande que la partie antéseptale. Le canal déférent com¬
mence sur la partie ventrale postseptale, un peu en retrait du dissépiment.
Des onze espèces actuellement connues et se rapportant à ce genre, l’es¬
pèce décrite se rapproche le plus du H. Stolli (Bretsch.), espèce chez laquelle,
pourtant, le nombre des crochets des faisceaux ventraux atteint 6-8. Une série
d autres indices ne permettent pas également de rapporter l’espèce décrite
au H. Stolli (Bretsch.).
OLI&OCHAETA
2S3
Gen. MïCHAELSENIELLA Cern.
Miehaelseniella nasuta (Bisern)
St. 18. Camp III de PElgon, 2-5 I. 1933, ait. 3.500 m., dans les prairies
à Bruyères et Helychrysums de la zone alpine, sur une crête dominant la rivière
Koitobbos.
St. 31. Campi Cherangani, 10-18 III. 1933, ait. 3.000 m., camp dans les
prairies alpines au-dessus de la forêt du Marakwet, sur la lisière d’un bois. Le
fragment d’un exemplaire (partie postérieure) se rapporte probablement à
cette espèce.
Cette espèce, dont la patrie doit être la région paléarctique, a déjà été anté¬
rieurement découverte en Afrique ; elle a dû y être probablement importée
par l’bomme, comme, la Fridericia Perrieri (Vejd.).
Répartition : Afrique : M. Elgon (Micha-elsen, 1921, a), Algérie (environs
d’Alger) (Cernosvitov, 1933). Toute l’Europe, Sibérie (Ienisséï) ; Iles de
Nouvelle-Sibérie ; Canada (Northwestern Territory).
Gen. FRIDERICIA Mich.
Fridericia Perrieri (Vejd.)
(Fig. 32)
St. 18. Camp III de l’Elgon, 2-5 I. 1933, ait. 3.500 m., dans les prairies
à Bruyères et Helychrysums de la zone alpine, sur une crête dominant la
rivière Koitobbos, 5 exemplaires.
St. 31. Campi Cherangani, 10-18 III. 1933, ait. 3.000 m.. camp dans les
prairies alpines au-dessus de la forêt du Marakwet, sur la lisière d’un bois.
6 exemplaires.
J’ai étudié 11 individus provenant de deux localités différentes et que j’ai
rapportés à cette espèce, qui d’ailleurs avait déjà été trouvée sur le Kénya
(Michaelsen, 1914 a , 1915) et au Natal (Michaelsen, 1913 a.). La position
sytématique de cette espèce a provoqué un débat ; elle a été séparée par
Delphy (1919) dans un genre Edmondiella ; c’est la raison pour laquelle je
m’arrêterai sur des détails de la structure des exemplaires étudiés.
4 crochets dans les faisceaux latéraux, 4-6 dans les faisceaux ventraux ;
les crochets internes plus longs que les externes. Cerveau arrondi à l’arrière,
presque droit à l’avant ou légèrement convexe. Les vaisseaux sanguins dor¬
saux, dans les cinq exemplaires étudiés sur des coupes commencent au
18 e segment, comme l’indique Ude (1929, p. 66). Pas de renflements cardiaux.
L’œsophage passe sans renflement brusque dans l’intestin moyen. Les « Chy-
luszellen » sont disposés dans les segments 14-16, 17. Les spermathèques
s’ouvrent dans l’intestin, sur sa face dorsale ; chez l’un des exemplaires les
L. CERNOSVITOV
28 i
orifices étaient situés à 75 fx l’un de l’autre. Ampoules larges, fortement rétré¬
cies vers l’extrémité interne. Les diverticules grands, dirigés vers l’extrémité
extérieure, avec une chambre séminale grande, hémisphérique, à parois minces,
nettement séparée de la partie déférente, dont les parois sont formées par un
Fig. 32. Fridericia Perrieri (Vejd), coupe longitudinale par le diverticule
et une parlie de l’ampoule de la spermalhèque.
épithélium notablement plus haut, portant dans la partie supérieure des cils
vibratiles (fig. 32). L’autre partie déférente ainsi que l’ampoule n’en possèdent
pas. Je m’arrêterai sur cette particularité étant donné, qu’à ma connais¬
sance, il n’a pas été décrit d’épithélium à cils vibratiles dans les spermathèques
des Enchytraeidae ni chez les Oligochètes en général. Cependant, parmi les
Enchytraeidae, ce ne sera pas un cas unique, puisqu’il m’a été donné
d’observer des épithéliums semblables dans les ampoules, sur une petite
surface au vosinage des orifices des diverticules chez la Fridericia hegemon
(Vejd.).
Répartition : Afrique : Natal (Howick) (Michaelsen, 1913 a), Kénya
(Michaelsen, 1914 a ; 1915). Europe : Allemagne, Danemark, Suisse,
Tchécoslovaquie, Italie.
[Fridericia sp. [bulbosa (Rosa) ?]
(Fig. 33-34)
St. 18. Camp III de l’Elgon, 2-5 I. 1933, ait. 3.500 m., dans les prairies
à Bruyères et Helyclirysums de la zone alpine, sur une crête dominant la ri¬
vière Koitobbos.
Longueur de l’unique exemplaire 4,6 mm. Largeur environ 0,33 mm.
Nombre de segments : 38. Prostome court, arrondi. Crochets droits, les
internes dans le faisceau plus courts que les externes . Dans la partie antérieure
du corps, les faisceaux ventraux sont de 4 crochets, les latéraux de 3-4.
(L. : -0,3,4,... 3,4,4, 0 (XII), 3... ; V : -0,24... 4,0 (XII), 3,4...). Dans la partie
postérieure du corps, les faisceaux ventraux et dorsaux sont de 2 crochets.
Le cerveau concave à l’avant, convexe à l’arrière, avec les bords latéraux
OLIGOCHAETA
285
presque parallèles, sa longueur est d’environ 1 1 /2 la largeur. Peptonéphridies
tubulaires, à parois épaisses au début, faiblement ramifiés. Néphridies avec
une grande partie antéseptale, environ 2 fois plus grande que la postseptale,
dont l’extrémité postérieure devient le canal déférent. Les « Chyluszellen »
sont situés dans la 1 /2 des segments 13 et 14. Le vaisseau sanguin dorsal com¬
mence dans le 15 (?) segment. Les trois paires de glandes septales se trouvent
dans les segments 4-6, se réunissant au-dessus de l’intestin ; les faibles dila¬
tations glandulaires des canaux déférents sont situées dans les segments 4-6.
Pas de glandes copulatrices.
Le clitellum se trouve dans les segments 12 1/2-13. Ses glandes sont dis¬
posées en rangées régulières transversales. On n’a pu observer d’entonnoirs
séminaux. Les spermathèques avec
une ampoule presque ronde (fig.
34), à partie supérieure rétrécie se
réunissant à l’intestin. Le canal défé¬
rent est séparé de l’ampoule et
dépourvu de glandes à l’orifice ex¬
terne. En plus des spermatozoïdes
les deux ampoules contiennent cha¬
cune un petit corps sphérique dé¬
viant fortement la lumière et attei¬
gnant 7 n de diamètre (fig. 33 et
34).
L’exemplaire décrit ici, d’après
bien des caractères, se trouve fort
près de F. bulbosa (Rosa),déjà con¬
nue d’Afrique (Zanzibar ; Natal) et
considérée comme presque cosmopolite ; cependant il se différencie de cette
dernière par la disposition des glandes du clitellum en rangées régulières, tan¬
dis que chez la F. bulbosa ces glandes sont disposées sans ordre, ainsi que
par la présence des corpuscules décrits plus haut et situés dans les ampoules
des spermathèques. D’après les renseignements que je possède, on n’aurait
jamais observé de pareils organes chez des espèces des Enchytraeidae , et
actuellement il serait difficile de dire si ces organes sont de formation arti¬
ficielle ou bien des produits physiologiques pouvant servir de caractère spé¬
cifique.
En tout cas, je me trouve obligé de laisser la question ouverte en ce qui
concerne l’attribution de l’exemplaire décrit à la F. bulbosa ; l’étude du maté¬
riel étant insuffisante je ne puis décrire cet exemplaire comme une nouvelle
espèce.
Fig. 33-34. Fridericia sp. [bulbosa (Rosa) ?] —
Fig. 33. Coupe par ia spermathèque ; on
voit à l’intérieur le corpuscule sphérique. —
Fig. 34. Spermathèque.
MISSION SCIENTIFIQUE DE l.'OMO. — T. IV.
19
286
L. CERNOSVITOV
Gen. PACHYDRILUS Clap.
Pachydrilus (Marionina) elgonensis, n. sp.
(Fig. 35-40.)
St. 20. Camp IY de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le
cratère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Dans un
petit lac ou dans les sources du Suam. Exemplaire unique.
Fig. 35-40. Pachydrilus (Marionina) elgonensis, n. sp. — Fig. 3b. Partie antérieure du corps
_ Fig. 36. Crochets. — Fig. 37-38. Néphridie de la partie antérieure du corps. —
Fig. 39. Spermathèque. — Fig. 40. Entonnoir séminal.
Longueur du corps 1,4 mm. Épaisseur de l’extrémité antérieur 80 p, dans
la région du clitellum 105 p. Nombre de segments : 21. Prostome court,
arrondi au sommet, sa hauteur est environ égale à la largeur à la base. Le pore
céphalique est situé entre le prostome et le péristome. Pas de glandes épider¬
miques. Le premier segment raccourci (fig. 35) ; deuxième segment environ
deux fois plus court que le quatrième. A partir du 7 e , les segments sont de
dimensions à peu près égales, la longueur étant supérieure à la largeur.
Les dissépiments sont développés à partir de 4 /5, minces, non épaissis dans la
partie avant. Dans les faisceaux ventraux et dorsaux 2 crochets droits, acu-
minés, de longueur égale, à extrémité interne recourbée, sans nodule
(fig. 36). A part les premiers segments, les crochets sont disposés dans le tiers
OLIGOCHAETA
287
arrière des segments (fig. 35). Dans les faisceaux ventraux des premiers seg¬
ments (segm. 2-15), la longueur des crochets en p est : 20, 22, 24, 24, 24,
26, 24, 25, 25, 26, 0, 26, 29, 28 p ; sur les derniers segments : 32 p.
Le pharynx petit, disposé dans le 3 e segment ; à sa suite s’étire l’œsophage
mince, tordu, couvert à partir du 7 e segment de cellules chloragogènes basses
et arrondies. On retrouve des cellules chloragogènes isolées dans le 6 e seg¬
ment. Après le dissépiment 12/13, l’œsophage passe dans l’intestin moyen
élargi, formant des renflements segmentaires. Les trois paires de glandes
septales sont disposées sur les dissépiments 4/5 à 6/7 (fig. 35), se confondant
sur l’intestin, dans chaque segment. Sur les canaux déférents, s’ouvrant sur la
face dorsale du pharynx, sont disposées 3 paires de grandes dilatations secon¬
daires, situées dans les segments 4, 5 et 6. Le vaisseau sanguin dorsal com¬
mence probablement,depuis le dissépiment 12 /13, ce que je n’ai pu d’ailleurs
établir d’une façon certaine. Peptonéphridies absentes. Néphridies avec une
grande partie antéseptale, passant, après le dissépiment, en une partie post¬
septale arrondie, d’une longueur ne dépassant que de peu la partie antésep¬
tale (fig. 37). Le canal déférent commence à la partie extérieure de la postsep¬
tale, en son milieu. Les dimensions des diverses parties de la néphridie du
7 e segment sont données sur le dessin 38. Les ganglions de la chaîne ventrale
ne sont pas renflés. Pas de glandes copulatrices.
Le clitellum est situé sur les segments 12 et 1/2 13. Ses glandes sont dispo¬
sées en rangées régulières transversales et atteignent 12 p de long et 10 p de
large. J’ai compté 11 rangées de glandes, 8 sur le segment 12 et 3 sur 13
(fig. 35). Clitellum en forme de selle; il n’est développé que sur les faces dor¬
sales et latérales, absent sur la face ventrale, entre les orifices génitaux.
Les testicules grands, compacts, sans enveloppe péritonéale, dans le
11 e segment. Les ovaires compacts, dans le 21 e segment (fig. 35). Les ovisacs
et les sacs séminaux sont absents. Les entonnoirs séminaux arrondis, légère¬
ment rétrécis vers la partie postérieure, leur longueur est à peu près égale
à leur largeur (égale à 28 p). Col bas, étroit, son diamètre est environ 3 fois
plus petit que celui de l’entonnoir (fig. 40). Les canaux séminaux minces
(env. 1,5-2 p de diamètre) et longs, formant de nombreuses boucles dans le
12 e segment. Ils s’ouvrent dans les petits (env. 20 p de diamètre) bulbes
péniens, ronds et compacts, disposés sur de petits plis épidermiques. Les
glandes péniales accessoires sont absentes. Les spermathèques sont composées
d’une petite ampoule ronde, à parois minces, atteignant 15 p de diamètre,
disposée au-dessus de l’intestin, sans réunion avec ce dernier (fig. 35). Les
ampoules sont nettement séparées de l’épais canal déférent, atteignant
environ 4 p d’épaisseur et 20-22 p de long, couvert sur toute sa longueur de
grandes cellules glandulaires arrondies, à noyaux ronds. L’épaisseur du canal
déférent, y compris le revêtement cellulaire, est d’environ 10 p. Dans l’exem¬
plaire étudié les spermathèques contenaient des seprmatozoïdes.
L’espèce décrite, d’après ses particularités anatomiques, est située près du
groupe d’espèces décrit par Bretscher, et dont les glandes cutanées, chez les
288
L. CGRN0SV1T0V
individus vivants, sont colorées en rouge ou orange. Chez les exemplaires
fixés elles se décolorent, mais il est facile de déceler cette coloration, aussi
bien lors de l’étude totale que dans les coupes. Je n’ai pu découvrir de telles
glandes chez les exemplaires étudiés. De plus, l’espèce décrite se différencie
par la forme de la néphridie, qui possède, comme chez la M. exigua Ude, une
grande partie antéseptale.
Le M. elgonensis, d’après sa taille, est l’un des plus petits représentants de la
famille des Enchytraeidae. La longueur de cette espèce est d’environ moitié
plus petite de celle des plus petits représentants connus du groupe Marionina,
M. atrata Bretsch. et M. exigua Ude, qui atteignent une longueur de 3-5 mm .
Pachydrilus (Marionina) kinangopensis, n. sp.
(Fig. 41-46)
St. 45. Kinangop, maison forestière, 7 IV. 1933, ait. 2.600 m. A 25 milles
de Naivasha, sur la lisière inférieure de la forêt du versant ouest de l’Aberdare.
2 exemplaires immatures et 5 matures.
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le
cratère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Deux
exemplaires immatures, se rapportant, probablement, à cette espèce.
Longueur du corps des exemplaires matures 4-4,5 mm. Épaisseur de l’extré¬
mité antérieur 0,2, dans le rayon du clitellum : 0,22 mm. Nombre de segments
28-30; environ 25 chez les exemplaires immatures. Prostome court, légè¬
rement acuminé, sa base bien supérieure à sa hauteur. Pore céphalique grand,
situé entre le prostome et le péristome. Pas de glandes cutanées. Crochets
minces, fortement acuminés, faiblement courbés, sans nodule (fig, 41) ;
dans les faisceaux latéraux 3 crochets, dans les ventraux 3-4. La lon¬
gueur des crochets latéraux de la partie antérieure du corps atteint 46 ;j-.
Le cerveau concave à l’avant, découpé à l’arrière, formant deux grandes
parties postérieures, arrondies à leur extrémité (fig. 42) ; les bords latéraux
divergent vers l’extrémité postérieure. Le rapport de la longueur du cerveau
à sa plus grande largeur est environ 7 : 4, (chez l’un des exemplaires mature
la longueur du cerveau était d’environ 135 jj., tandis que la largeur 80 ;j.).
Les trois paires de glandes septales, pourvues de dilatations secondaires des
canaux déférents, sont disposées dans les segments 4-6, se réunissant dans
chacun d’eux au-dessus de l’intestin. Le vaisseau dorsal commence à partir
du dissépiment 13 /14. Le pharynx petit est situé dans le 3 e segment. L’œso¬
phage forme de faibles renflements segmentaires et passe après le dissépi¬
ment 13 /14 dans l’intestin moyen qui est plus large. Pas de peptonéphridies.
La partie antéseptale de la néphridie n’est formée que par un entonnoir long
et étroit (fig. 43), se transformant, après le dissépiment, en la partie postsep¬
tale grande, allongée, de forme irrégulière, et dont l’extrémité arrière, tout en
se rétrécissant, passe en un court canal déférent. Les ganglions de la chaînette
nerveuse ventrale sont dilatés. Pas de glandes copulatrices.
OLIGOCHAETA
289
Le clitellum est développé sur les segments 12 et 1 /2 13. Ses glandes attei¬
gnent 10-12 p de diamètre ; elles ne sont pas toujours disposées en rangées
régulières transversales. Les testicules compacts, sans enveloppe péritonéale,
dans le 11 e segment. Les ovaires, dans le 12 e segment. Les ovisacs et les
sacs séminaux sont absents. Les entonnoirs séminaux se rétrécissent vers
l’extrémité arrière, ils sont à col bas, d’un diamètre environ deux fois plus
petit que la largeur maximum de l’entonnoir (fîg. 44). La longueur de l’en¬
tonnoir est deux fois plus grande que la largeur maxima (chez l’un des
Fig. 41-46. Pachyilrilus (Marionina) kinangopensis, n. sp. — Fig 41. Crochet. — Fig. 42.
Cerveau. — Fig. 43. Néphridie de la partie antérieure du corps. — Fig. 44. Entonnoir
séminal. — Fig. 45-46. Spermalhèques.
exemplaires la longueur était de 44 p, tandis que la largeur était de 23 p).
Les canaux séminaux sont minces (env. 6 p de diamètre) et longs, fortement
tordus. Ils forment de nombreuses boucles dans le 12 e segment, et s’ouvrent
dans des bulbes péniens petits, ronds et compacts disposés sur la face interne
de petits plis épidermiques. Les spermathèques sont constituées par un canal
déférent à parois épaisses, atteignant au bout proximal environ 11 p de dia¬
mètre. Ce canal passe progressivement en une ampoule à parois minces, de
forme allongée, ovale (fig. 45) ou en forme de poire (fig. 46) ; elle est disposée
dans le 5 e segment et ne possède pas de communication avec l’intestin. Le
canal déférent est recouvert d’une couche des cellules péritonéales basses ;
il débouche à l’extérieur dans le sillon intersegmentaire 4 /5.
On doit probablement, rapporter à cette espèce, les deux exemplaires imma¬
tures du mont Elgon (loc. 20); pourtant, je n’ai pu le déterminer d’une
façon absolument certaine.
290
L. CERNOSVITOV
L’espèce, d’après certaines particularités anatomiques, se rapproche de
la M. atrata Bretsch., dont elle diffère cependant par la forme des crochets,
la structure des voies déférentes mâles et d’autres caractères.
Fam. TUBIFICIDAE
Gen. AULODRILUS Bretsch.
Aulodrilus sp ?
(Fig. 47-52)
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le
Fig. 47-52. Aulodrilus sp. — Fig. 47. Partie antérieure du corps. — Fig. 48. Crochet
dorsal de la partie antérieure du corps. — Fig. 49. Crochet ventral de la partie centrale
du corps. — Fig. 50. Bout distal d’un crochet ventral de la partie antérieure du corps.
— Fig. 51. Id. pour la partie centrale du corps. — Fig. 52. Bout distal d’un crochet dorsal
de la partie antérieure du corps.
cratère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Dans un
petit lac ou dans les sources du Suam.
Je n’ai étudié qu’un seul exemplaire immature. D’après la forme des cro¬
chets et la structure de l’intestin il doit être rapporté au genre Aulodrilus.
Malheureusement, l’extrémité postérieure du corps était cassée; mais, à en
juger par le brusque rétrécissement et par le fait que les derniers segments
étaient tant soit peu raccourcis, il est probable, que cette extrémité était
pourvue d’un appareil respiratoire, caractéristique pour ce genre, dans la
famille des Tubificidae. Étant donné qu’actuellement, les représentants du
OLIGOCHAETA
291
genre Aulodrilus ne sont connus que d’Europe, de l’Inde, de Selangor et de
Sumatra, leur découverte en Afrique présente un grand intérêt, je donnerai
donc ici une courte description de l’exemplaire étudié.
Longueur du corps (une faible partie de l’extrémité postérieure en moins)
8,5 mm; épaisseur de l’extrémité antérieure environ 0,5mm., de l’extrémité
postérieure 0,35 mm. Nombre de segments : supérieur à 60. Les crochets
commencent sur le deuxième segment, ils sont minces (env. 2 d’épaisseur),
fortement courbés, avec un nodule nettement exprimé (fig. 49). Dans les fais¬
ceaux ventraux de la partie antérieure du corps : 6-7 crochets, d’une lon¬
gueur d’environ 80 n ; dans la partie postérieure du corps, dans chaque faisceau
2-4 crochets. Les crochets de la partie postérieure du corps (fig. 51) ont leur
dent supérieure légèrement plus mince et plus courte que l’inférieure. Dans les
segments antérieurs, le bout distal des crochets est considérablement plus
recourbé, la dent supérieure plus courte et plus mince (fig. 50).
Les faisceaux dorsaux de crochets des segments antérieurs possèdent 4-5
crochets bidentés et 2-3 crochets minces, courts, droits, filiformes, atteignant
100-140 ;j. de long (fig. 48). Les crochets bidentés, d’une longueur d’environ
64-74 [jl, sont à dents égales, s’écartant à angle aigu (fig. 52).
Prostome court, arrondi. Le pharynx est petit, il est disposé dans le 2 e
et une partie du 3 e segment; il passe en un œsophage étroit, formant, dans le
7e segment, un léger renflement. Après le dissépiment 7 /8 il passe brusque¬
ment en intestin moyen, fortement élargi, à parois minces, formant de forts
renflements segmentaires (fig. 47).
Cette espèce, d’après la forme des crochets et la disposition du renflement
intestinal, rappelle quelque peu l’espèce européenne : Aulodrilus pluriseta
(Piguet), mais, ne connaissant pas la structure des organes génitaux, nous ne
pouvons y rattacher cette espèce africaine.
Species incertae sedis
(Fig. 53-54)
St. 20. Camp IV de l’EIgon, 7-10 I. 1933, 53
ait. 4.000 m., camp dans le cratère de l’Elgon,
à sa partie orientale, au pied du pic Koitob-
bos. Dans un petit lac ou dans les sources du
Suam.
Dans un tube contenant des Aulodrilus sp.
j’ai découvert un autre représentant de la
famille des Tubificidae, qu’il a été impossible
Fig. 53-54. Tubificidae, gen. sp.?
— Fig. 53. Crochet dorsal. —
Fig. 54. Crochet ventral.
de déterminer. En effet, il ne restait que la partie antérieure d’un exem¬
plaire immature, formée par 14 segments.
D’après la forme des crochets (fig. 53, 54 ) il pourrait se rattacher au Tubifex
tubifex (Müll.), connu de l’Europe, de l’Amérique du Nord, de la Nouvelle-
Zélande, de l’Inde Birmane et du Turkestan. Les faisceaux dorsaux conte-
292
L. CERNOSVITOV
naient 3-4 crochets bidentés avec 1-2 dents longues intermédiaires, réunies
par une mince membrane (fig. 53) et 2-3 crochets longs, filiformes. Les crochets
ventraux (fig. 54), avec la dent supérieure légèrement plus mince et longue que
l’inférieure, au nombre de 3-5 par faisceau.
Fam. MEGASGOLECIDAE
Subfam. Octochaetinae
Gen. DICHOGASTER Bedd.
Dichogaster Chappuisi, n. sp.
(Fig. 55-61)
St. 20. Camp IY de l’Elgon, 8 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le cratère
de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Récoltés dans la
terre au pied des escarpements rocheux, sous les Senecio morts et sous les
Lobelia.
Longueur du corps 16-21 mm. Épaisseur maxima 3-4 mm. Nombre de seg¬
ments 50-56. Corps court, épais, cylindrique, légèrement rétréci aux deux
extrémités (fig. 55). Les cuticules faiblement irisées. Coloration des exem¬
plaires fixés par l’alcool jaune, pas de pigment ; chez les jeunes individus
la face dorsale du corps rose-brunâtre. Crochets petits, recourbés en forme
d’S, avec un nodule net (fig. 56), étroitement disposés ; à la partie avant,
comme à la partie arrière du corps ab = cd; aa = bc ; dd > 1/2 u. Les
crochets des segments antéclitellaux (les autres n’ont pas été étudiés), à
l’extrémité extérieure de la surface interne, portent quelques (4-5) squamules
légèrement détachées (fig. 56-57). Prostome petit, rentré dans le premier seg¬
ment en forme de triangle, du sommet duquel s’étend, à travers le premier
segment, un sillon longitudinal atteignant le sillon intersegmentaire 1 /2.
Le premier pore dorsal dans le sillon intersegmentaire 4 /5.
Le clitellum est situé sur les segments 13-20, 21 (= 8-9 segm.), annulaire,
interrompu seulement entre les sillons séminaux (fig. 55). Les pores de la pros¬
tate sont situés sur les segments 17 et 19 sur la ligne des crochets ab et sont
réunis par les sillons séminaux, ces derniers sont presque droits ou légèrement
convexes vers la ligne médiane, à bords légèrement relevés. Ces sillons s’al¬
longent au milieu des champs génitaux, blancs, glandulaires, presque
carrés, formant ensemble un rectangle étiré en travers du corps (fig. 55).
Les pores des spermathèques sont invisibles de l’extérieur.
Le système néphridial n’a pu être étudié à cause d’une forte macération.
Les dissépiments minces, certains seulement épaissis d’une façon insigni¬
fiante dans le rayon des organes génitaux (fig. 61).
Deux estomacs cylindriques, musclés, sont situés dans les segments 8 et 9 ( ?).
L’antérieur est légèrement plus grand que le postérieur, et ses parois sont plus
OLIGOCHAETA
293
épaisses. Trois paires de grandes glandes calcaires en forme de haricot, avec
une structure lamellaire typique, s’ouvrent dorsalement dans l’oesophage et
sont situées dans les segments 15-17. L’œsophage, après le dissépiment 18/19
passe dans l’intestin moyen, fortement élargi. Dans la partie postérieure du
Fig. 55-61. Dichogaster Chappuisi, n. sp. — Fig. 55. Partie antérieure du corps vu parla
face ventrale. — Fig. 56. Crochet de la partie antérieure du corps. — Fig. 57. Extrémité
externe d’un crochet du segment antéclitellal. — Fig. 58. Crochet génital. — Fig. 59.
Extrémité externe d’un crochet génital. — Fig. 60. Spermathèque. — Fig. 61. Coupe
longitudinale par la partie des organes génitaux, o, ovaire; t, testicules; s, sperma¬
thèque; vt, vésicules testiculaires ; ss, sacs spermatiques.
corps l’intestin est mince, roulé en une spirale régulière, formant dans chaque
segment une demi-révolution.
Les deux paires de testicules et d’entonnoirs séminaux sont situées dans les
segments 10 et 11, elles sont contenues dans de grandes vésicules testiculaires
294
L. CERNOSVITOV
(fig. 61 v t), réunies entre elles, dans chaque segment, sous l’intestin, et conte¬
nant un grand nombre de spermatozoïdes à divers stades de développement.
En plus, sont développées deux paires de petits sacs séminaux, rudimentaires,
en forme de grappes, formés par les dissépiments 10/11 et 11/12 et situés
dans les segments 11 et 12 (fig. 61 ss). La première paire est enfermée dans la
vésicule testiculaire du onzième segment, tandis que la deuxième est disposée
librement dans la cavité du 12 e segment. Chez les exemplaires étudiés, les
sacs séminaux ne contenaient qu’une faible quantité de spermatozoïdes. Les
longs canaux déférents s’étirent le long de la face ventrale du corps et
s’ouvrent à l’extérieur par une paire d’orifices génitaux mâles sur le
segment 18. Une paire d’ovaires (fig. 61 o) et d’entonnoirs ovariens se trouve
dans le segment 13. Pas de sacs ovariens.
Les prostates sont petites, faiblement tordues, avec un canal déférent mince,
relativement long, nettement délimité. Elles sont disposées dans les segments
17 et 19, sans déborder dans les segments voisins.
Les crochets péniaux, deux par faisceau, sont de même forme, d’une lon¬
gueur d’environ 930-970 p. et de 20 p d’épaisseur au milieu, de couleur jaune,
presque droits, avec l’extrémité externe faiblement recourbés et obtusément
acuminée (fig. 58). A proximité de l’extrémité sont disposées 2-3 dents, larges,
obtuses, fortement écartées du crochet, une sur la face concave, et une ou deux
sur les côtés (fig. 59). Sur toute la longueur restante, les crochets sont lisses.
Deux paires de spermatbèques s’ouvrent dans les sillons intersegmentaires
7 /8 et 8/9 (fig. 61 s) entre les lignes de crochets a et b. Leurs pores ne se
remarquent pas de l’extérieur. Les spermathèques sont en forme de champi¬
gnon et se composent d’une petite ampoule sphérique et d’un canal déférent
épais (fig. 60), d’une longueur environ double du diamètre de l’ampoule. A
peu près dans le quart supérieur du canal déférent, se trouve un petit
diverticule sphérique, serré contre sa paroi. L’étroite sortie du diverticule
passe obliquement dans la paroi du spermathèque et s’ouvre dans la cavité
interne, au milieu du canal déférent.
Chez l’un des exemplaires étudiés sur une série de coupes, se trouvaient
disposés sur la partie droite du corps, en plus des testicules normaux, deux
testicules complémentaires, dans les segments 8 et 9 ; toutefois, ils ne produi¬
saient pas de spermatozoïdes, malgré une structure tout à fait normale.
Sur cette même partie du corps, on pouvait observer également une anomalie
dans le développement des spermathèques, et le premier des deux possédait
2 diverticules, ce qui n’a pas été observé chez les autres exemplaires.
D’après la forme des crochets péniens, l’espèce décrite se trouve le plus
près du D. congica (Horst) et du D. katangae. Du premier elle se différencie
par une taille plus petite, par les crochets génitaux plus courts, par les sillons
séminaux droits et par d’autres caractères. Du D. katangae , par la disposi¬
tion des dents sur les crochets péniens et leur longueur plus faible, par la forme
en grappe des sacs séminaux et par la forme des spermathèques.
OLIGOJHAIiTA
295
Dichogaster variabilis, n. sp.
(Fig. 62-82)
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 8 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le cra¬
tère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Récoltés dans
la terre au pied des escarpements rocheux, sous les Senecio morts et sous les
Lobelia. 3 exemplaires.
Longueur du corps 26-40 mm. Épaisseur de l’extrémité antérieure
4-5 mm. Nombre de segments 68-86. Prostome petit, rentrant dans le premier
segment en forme de triangle, du sommet duquel part un profond sillon
atteignant le sillon intersegmentaire 1 /2 (fig. 74). Cuticule faiblement irisée.
La couleur des exemplaires fortement macérés jaunâtre, identique sur la
face dorsale, comme sur la face ventrale du corps. Corps cylindrique, forte¬
ment accuminé en avant et en arrière. Crochets petits, disposés par paires
très étroites. Sur les segments antéclitellaux ab égal ou très légèrement supé¬
rieur à ccL ; aa > bc { — env. 1 /2 bc) ; dd > 1 /2 u.
Le premier pore dorsal dans le 5 /6 - 6 /7 (ou 7 /8 ?) sillon intersegmentaire.
Clitellum disposé sur les segments 14-20 ( = 7), en forme de selle, allant
jusqu’à la ligne de crochets b. Sur la face ventrale des segments 17-19 se
trouve disposée une excavation large, étirée transversalement, à bord avant
convexe, à bords latéraux formant des excroissances arrondies (fig. 62 et 63).
Deux paires de pores prostatiques situées sur les segments 17 et 19 sur la
ligne de crochets b , réunies par des sillons séminaux convexes vers la ligne
médiane, entourées par des champs glandulaires plus clairs.
Deux paires de pores obsolètes des spermathèques, à bords légèrement
relevés, situées sur les sillons intersegmentaires 7 /8 et 8 /9, entre les lignes de
crochets a et b.
Le système néphridien n’a pu être étudié à cause d’une macération trop
forte.
Dissépiments 10/11-13/14 épaissis.
Les deux grands estomacs musclés sont situés dans les segments 8 et 9. Les
trois paires de glandes calcaires sont situées dans les segments 15-17. L’œso¬
phage passe après le dissépiment 17 /18 dans l’intestin moyen élargi.
Les deux paires de testicules et de grands entonnoirs séminaux sont placés
dans les segments 10 et 11. Ils sont renfermés dans de grandes vésicules testi¬
culaires, se réunissant entre elles sous l’intestin en formant de grandes excrois¬
sances, ces dernières passent sur sa face dorsale. Les deux paires de petits
sacs spermatiques en forme de grappe sont formées par les dissépiments 10/Il
et 11 /12 et sont disposées dans les segments 11 et 12. Les ovaires et les enton¬
noirs des oviductes sont situés sur le 13 e segment.
Les prostates tubulaires, tordues, à canal déférent long et épais, sont nette¬
ment séparées de la partie glandulaire (fig. 75-78). Elles sont disposées dans les
segments 17 et 19, sans déborder dans les segments voisins. La paire avant de
OLIGOCHAETA
297
prostates (fig. 75 et 77) est légèrement plus développée que la paire arrière
(fig. 76 et 78).
Les crochets péniens sont de même forme, deux par faisceau, recourbés
en forme de sabre (fig. 64 et 77), atteignant une longueur de 1,6 mm. et une
épaisseur de 60 g à l’extrémité interne. Ils se rétrécissent progressivement
vers l’extrémité externe, atteignant au milieu 30 p d’épaisseur. L’extrémité
externe obtuse ou légèrement acuminée. Les plus jeunes crochets sont
pourvus à l’extrémité externe d’un appendice formé par une masse spongieuse
moins compacte que le crochet lui-même ; cet appendice est petit et de forme
arrondie (fig. 66, 69, 70, 71, 72 et 73). A proximité du bout externe, les cro¬
chets portent souvent 1-3 squamules semicirculaires, souvent fortement
détachées, enserrant environ la moitié de la circonférence du crochet (fig. 65-
72). Leur bord est souvent de forme irrégulière, lisse ou denté (fig. 69 et 70).
Rarement ces squamules sont obsolètes. Au-dessous des squamules, sur une
faible surface, les crochets portent deux rangées de fossettes, plus ou moins
profondes, dont le bord inférieur forme parfois des dents faiblements relevées
(fig. 71), ce qui s’observe plus souvent sur des crochets plus jeunes. Parfois
elles l’entourent en forme d’écaille à bord fortement denticulé (fig. 69). On
voit, souvent entre elles, des ornementations formées de denticules, parfois
sous forme de petites fossettes disposées en rangées longitudinales plus ou
moins régulières (fig. 65 et 67).
Les spermathèques possèdent un épais canal déférent, passant en une large
ampoule, séparée en deux compartiments, généralement réunis entre eux par
un canal plus étroit (fig. 79, 81, 82), parfois cette réunion est plus vaste
(fig. 80). Dans la partie inférieure du premier compartiment de l’ampoule,
s’ouvrent 1-3 diverticules, de forme tant soit peu variable. Chez l’un des
exemplaires étudiés, les deux paires de spermathèques possédaient chacune
un petit diverticule ovale, à canal déférent relativement bien développé
(fig. 81 et 82 ). Chez un autre exemplaire la paire avant possédait 3 diverticules,
dont les courts canaux déférents se réunissaient en un canal plus large (fig. 79).
La paire arrière de spermathèques était pourvue d’un grand diverticule à
canal déférent court et épais et d’une grande ampoule de forme ovale irrégu¬
lière (fig. 80). Chez le 3 e exemplaire la paire avant possédait 3 diverticules ;
la paire arrière en possédait deux.
Les très fortes variations observées dans la structure des crochets génitaux
et des spermathèques m’avaient incliné à envisager les trois exemplaires,
quoique provenant de la même localité, comme des espèces différentes. Mais
l’identité des autres caractères m’a obligé de les réunir en une seule et même
espèce. Elle doit occuper une position voisine du D. kenyae Mich., D. majoris
Mich. et du D. bataguensis Mich. dont il se différencie par la structure des cro¬
chets péniens et par une série d’autres indices.
298
L, CERN0SV1T0V
Dichogaster cheranganiensis, n. sp.
(Fig. 83-89)
St. 31. Campi Cherangani, 10-18 III. 1933, ait. 3.000 m., dans les prairies
alpines au-dessus de la forêt du Marakwet, sur la lisière d’un bois. Marécages
avec Lobelia. 1 exemplaire.
Longueur du corps 32 mm. Épaisseur 3,5 mm. Nombre de segments 105.
Corps rond, faiblement élargi à l’extrémité avant, conique à l’extrémité
arrière, d’égale épaisseur sur toute la longueur restante. Prostome large,
semi-circulaire, largement ouvert à l’arrière (fîg. 83). Sillon intersegmentaire
entre le segment céphalique et le premier segment obsolète. Cuticule faible¬
ment irisée. Crochets petits, étroitement géminés. Directement après le clitel-
lum ab = cd; aa légèrement supérieur à bc {aa =5/4 bc). A la partie arrière
du corps ab = cd ; aa = bc -f- cd ; dd = 4 aa.
Le premier pore obsolète (fermé) dorsal est au sillon intersegmentaire 4 /5 ;
celui du 5 /6 plus net. A partir du sillon 14 /15 les pores sont très nets, réunis
par un sillon médian plus clair, s’étendant le long de tous les segments post-
clitellaux.
Clitellum annulaire, légèrement plus obsolète dans l’intervalle aa , disposé
sur les segments 13-21 ( =? 9), sur les deux premiers et deux derniers segments
légèrement moins net. Les deux paires de pores prostatiques sont situées
sur les segments 17 et 19, sur la ligne des crochets a. Elles sont réunies par
d’étroits sillons séminaux, très légèrement courbés vers la ligne médiane
(fig. 84). Le champ glandulaire n’est pas développé dans le rayon des ori¬
fices génitaux.
Les deux paires de pores des spermathèques sont situées sur les sillons
intersegmentaires 7 /8 et 8 /9, entre les lignes de crochets a et b.
Le système néphridien n’a pu être étudié à cause d’une trop forte macéra¬
tion.
Les dissépiments 10/11 et 11/12 fortement épaissis, le dissépiment 12/13
ne l’est que faiblement, les autres très minces. Dernier coeur dans le 12 e seg¬
ment.
Deux grands estomacs musculaires, à peu près également développés.
Trois paires de glandes calcaires fabiformes dans les segments 15-17.
Deux paires de testicules et d’entonnoirs séminaux disposées librement dans
la cavité des segments 10 et 11 ; vésicules testiculaires absents. Les dissépi¬
ments 10/11 et 11 /12 forment deux paires de petits sacs séminaux en forme
de grappes, disposés dans la cavité des segments 11 et 12. Les orifices géni¬
taux mâles sont disposés dans le sillon séminal du 18 e segment. La partie
déférente du vas deferens tubulaire, sans renflement musculaire (fig. 88).
Les prostates presque droites (seul le bout interne recourbé) disposées dans
les segments 17 et 19, ne débordant pas dans les segments voisins (fig. 87).
La paire avant est légèrement moins développée que celle arrière.
OLIGOCHAETA
299
Les soies péniennes sont de même forme, légèrement recourbées en forme de
sabre, progressivement rétrécies vers le bout externe, atteignant, au milieu,
une épaisseur d’environ 7 p. pour une longueur de 665 p. Le bout externe est
recourbé en forme de crochet, obtusément acuminé. Le tiers externe du
Fig. 83-89. Dichogaster cheranganiensis, n. sp. — Fig. 83. Partie antérieure du corps._
Fig. 84. Clitellum vu de la face ventrale. — Fig. 85. Crochet pénien. — Fig. 86. Extrémité
externe du crochet pénien. — Fig. 87. Prostate. — Fig. 88. Conduit déférent génital mâle
et conduits déférents des prostates. — Fig. 89. Spermathèque.
crochet, exception faite d’une petite partie terminale, est ondulé, formant
7-8 courbes (fig. 85 et 86). Sur les premières d’entre elles sont disposées de
petites squamules, légèrement relevées, sur la partie convexe du crochet.
300
L. CERNOSYITOV
Quelques squamules analogues se trouvent également sur la partie rectiligne
externe du crochet.
Le canal déférent des spermathèques est relativement mince et court,
passant dans une large ampoule, partagée par une partie plus étroite en deux
régions à peu près égales. Dans le tiers supérieur de la région inférieure s’ouvre
un long diverticule tubulaire (fig. 89), formant à l’extrémité une petite ampoule
ovale, atteignant l’extrémité de l’ampoule de la spermathèque.
Fig. 90-94. Dichogaster sp. — Fig. 90. Extrémité externe du crochet pénien du type 1. —
Fig. 91. Crochet du type 1. — Fig. 92. Crochet pénien du type 2. — Fig. 93. Son
extrémité externe. — Fig. 94. Spermathèque.
L’espèce décrite se rapporte à un petit groupe d’espèces possédant les cro¬
chets péniens ondulés, à extrémité en forme de crochet. Elle se rapproche
le plus du D. crassa (Bedd.), D. Whytei (Bedd.), D. karagoensis Mich. et
D. kigogoana Steph.
Des deux premiers le D. cheranganiensis se différencie par l’absence de la
dilatation musculaire du vas deferens ; du D. karagoensis , par la présence
de deux paires de sacs spermatiques et les longs diverticules des spermathèques
et du D. kigogoana, par la forme de la tête, la disposition des denticules
sur les crochets péniens et la dimension du diverticule des spermathèques.
0L1G0CHAETA
SOI
Dichogaster sp.
(Fig. 90-94)
St. 18. Camp III de l’EIgon, 2 I. 1933, ait. 3.500 m., camp dans les prai¬
ries à Bruyères et Helychrysums de la zone alpine, sur une crête dominant
la rivière Koitobbos.
J’ai étudié trois exemplaires, très fortement macérés et désagrégés, appar¬
tenant à un petit groupe d’espèces voisines du D. gracilis , à crochets péniens de
deux types. Par leur forme ces exemplaires se différencient des espèces actuel¬
lement connues, mais n’ayant pu étudier la structure interne, je ne me crois
pas autorisé à les décrire ici comme une nouvelle espèce.
Longueur du corps 4 à 6 cm ( ?). Premier segment à sillon médian s’éten¬
dant du sommet du prostome. Deux paires de spermathèques, chacune avec
un petit diverticule (fig. 94). Crochets péniens de deux types : 1° courbes, en
forme de sabre, d’environ 1,8 mm. de long et de 18 jji d’épaisseur au milieu, à
extrémité acuminée, dans le premier quart légèrement ondulés, à deux rangées
d’appendices foliaires légèrement détachés (fig. 90 et 91) ; 2° légèrement courbes
d’environ 0,5 mm. de long, se rétrécissant vers le bout externe, ce dernier se
terminant par un petit élargissement ovale, le premier tiers à appendices
foliaires faiblement développés ne se détachant presque pas des crochets
(fig. 92 et 93).
Fam. EUDRILIDAE
Subfam. Pareudrilinae
Gen. STUHLMANNIA Mich.
Stuhlmannia Jeanneli, n. sp.
(Fig. 95-106)
St. 15. Camp II. de l’Elgon, 17-30 XII. 1932, ait. 2.470., camp près de
1’ « Elgon Sawmill », à la lisière inférieure de la forêt. Dans la brousse à acacias
en dessous de la forêt et dans le ravin du Koitobbos, en forêt. 7 exemplaires.
Longueur du corps 26-30 mm. Épaisseur de l’extrémité avant jusqu’à
1,5 mm., extrémité arrière 1 mm. Nombre des segments des exemplaires
matures 105-114. Couleur des exemplaires conservés dans l’alcool jaune
grisâtre ; corps dépigmenté. Corps rond, à sillons intersegmentaires nets,
segments simples, sans sillons secondaires. Extrémité arrière du corps légère¬
ment dilatée. Tête épilobique (1 /2), prostome triangulaire, rentrant dans le
premier segment (fig. 95). Pore dorsal obsolète. Crochets petits, disposés très
étroitement. Sur l’extrémité avant du corps ab — cd; aa — env. 2 bc. Sur
l’extrémité postérieure ab = cd ; aa = env. 3 bc.
Clitellum obsolète, sur les segments 14-17 ( = 4). Orifice de la spermathèque
MISSION SCIENTIFIQUE DE i/OMO. — T. IV.
20
302
L. CliRNOSVITOV
impair, sur la ligne médiane ventrale du 13 e segment, entouré d’un petit
champ rond, disposé un peu plus près du bord arrière du segment (fig. 96).
Orifice génital mâle impair sur la ligne médiane ventrale du 17 e segment,
sur son milieu et entouré par une grande papille semi-circulaire, occupant tout
l’espace entre les crochets aa, mais n’atteignant pas le sillon intersegmentaire
17 /18 (fig. 96). Pore femelle invisible de l’extérieur, au sillon intersegmen¬
taire 14/15.
Premier dissépiment développé 4 /5. Dissépiments 5/6-9/10 très fortement
épaissis, 10/11 et 11/12 faiblement, et 12/13 d’une façon insignifiante.
Estomac musculaire grand, ovoïde, dans le 5 e segment. Œsophage mince,
à faibles élargissements segmentaires, passant, après le dissépiment 14/15,
dans l’intestin moyen élargi. Dans les segments 6-12, s’ouvrent dans l’œso¬
phage ventro-latéralement 7 paires d’appendices œsophagiens ( « fettkôrper-
artige Anhânge »). Les premières paires s’ouvrent dans l’intestin au moyen
de canaux longs, tandis que les dernières ont des canaux courts et étroits
(celui de l’appendice du 9 e segment était de 20 d’épaisseur et de 35-40 p
de long.). Ces derniers se transforment en une grande partie glandulaire, formée
de hautes cellules, à plasme fortement vacuolisé, faiblement colorable, con¬
tenant, parfois, de petits granules ronds. Dans la partie glandulaire, les
bords se replient et se joignent en formant une longue cavité, dans laquelle
passe un large vaisseau sanguin (fig. 97, e.) formant le prolongement direct
du sinus co-intestinal et entrant dans l’organe accompagnant le canal défé¬
rent. Les cellules renferment de petits noyaux, entre elles passent des
canaux intercellulaires minces (fig. 97 c) ; ces canaux sont anastomosés et
forment un réseau serré à travers tout l’organe ; ce réseau peut être surtout
bien examiné sur des coupes tangentielles (fig. 98). L’extrémité des appen¬
dices œsophagiens est dirigée en avant, elle est fixée sur le dissépiment pres¬
que directement sous l’intestin.
Les deux paires de vaisseaux latéraux fortement renflés sont situées dans
les segments 10 et 11. Les glandes calcaires sont absentes.
Les deux paires d’entonnoirs séminaux libres et de testicules sont situées
dans le segment 10 et 11. La deuxième paire de testicules passe dans le
12 e segment à travers un grand orifice du dissépiment 11 /12. Les deux paires
de petits sacs séminaux sont formées par les dissépiments 10/11 et 11/12 et
sont disposées dans les segments 11 et 12.
Une paire d’ovaires libres est disposée dans le 13 e segment au-dessus des
spermathèques. Les oviductes s’ouvrent dans le sillon intersegmentaire 14/15;
ils passent à travers le segment 14 et le dissépiment 13 /14, formant sur la
paroi avant de ce dernier plusieurs boucles et un grand anneau dispoBé
librement dans la cavité du 13 e segment (fig. 101). La partie dirigée en arrière
se transforme en entonnoir, situé dans la partie inférieure d’un petit ovisac,
formé par le dissépiment 13/14, et placé dans le 14 e segment (fig. 101). Il
n’y a pas de liaison entre les voies déférentes femelles et les spermathèques.
Prostates tubulaires, minces et longues (fig. 103), atteignant le 21 e -22 e seg-
F!g 9a- 10 6. Stuldmamua Jeanneli, n. sp. — Fig. 95. Prostome. — Fig. 98. Région du
chtellum vu de la face ventrale, (en avant le pore de la spermathèque, en arrière
orifice génital mâle). — Fig. 97. Coupe transversale par l’appendice œsophagien-
c, canaux intracellulaires; v, vaisseau sanguin. - Fig. 98. Coupe tangentielle par
appendice œsophagien, dans la région des canaux intracellulaires. — Fig. 99 Crochet
pemen. - Fig. 100. Follicule avec le crochet pénien. — Fig 101 Oviducte et sac
ovarien. - Fig. 102- Coupe longitudinale parla partie basale de la prostate; c, cavité
interne ; couche musculaire; v, vas deferens. - Fig. 103. Prostate; a, vas deferens.
- Fig. 104. Spermathèque, vue den haut. - Fig. 105. Spermathèque, vue de côté -
a, atrium de la spermathèque. - Fig. 106. Coupe longitudinale par la spermathèque !
fl, cavité de 1 atrium; c, cuticule dilatée; n t chaîne nerveuse.
304
L. CERNOSVITOV
ment. Elles sont pourvues d’un large canal interne atteignant 25-30 n de
diamètre (fig. 102 c), tandis que l’organe entier est de 80 Les minces vasa
deferentia (fig. 103 vd) se réunissent avec les prostates dans le 17 e segment ;
ils passent sous l’enveloppe musculaire des prostates, dans la proximité
directe d’épithélium (fig. 102, v) et ce n’est que dans le 18 e segment qu’ils
s’ouvrent dans le canal des prostates. A l’extrémité avant de la prostate, ils se
rétrécissent fortement et se confondent en un court canal courbe s’ouvrant
dans l’orifice génital mâle.
Les crochets ventraux du 17 e segment sont transformés en crochets géni¬
taux, disposés dans de longs follicules, formant à la base des élargissements
ronds (fig. 100). Les crochets ont une forme légèrement courbe, à extrémité
externe acuminée, interne fortement dilatée et recourbée en crochet (fig. 99).
Ils atteignent une longueur de 0,8 mm., une épaisseur de 40 n à l’extrémité
interne, 28 p. à l’externe ; cette dernière porte sur une faible longueur
une striation transversale obsolète.
L’orifice externe des spermathèques mène dans un grand atrium ovale
dépourvu de diverticules (fig. 104 et 105, a). La paroi ventrale de l’atrium
forme quatre excroissances semi-circulaires, rentrant fortement dans la cavité
interne, et entre lesquelles subsiste un orifice en forme de la lettre H (fig. 104).
Ces excroissances sont couvertes par une cuticule fortement dilatée et portant
de profonds sillons (fig. 106, c). L’atrium des spermathèques possède latérale¬
ment deux paires d’appendices semi-circulaires, rentrant dans la cavité du
corps, et formés par le tissu péritonéal et musculaire couvrant les parois des
spermathèques (fig. 104 et 105). La partie arrière de l’atrium se continue par
un large canal à parois minces, se prolongeant jusqu’au bout du 16 e segment,
où il forme une grande ampoule ovale, contenant une grande quantité de
spermatozoïdes. Parfois le canal forme également un autre renflement, plus
petit, situé dans le 14 e segment (fig. 104 et 105).
L’espèce décrite se trouve la plus rapprochée du P. Wiesei Mich. et du
P. suctorius (Mich.). Du premier elle se distingue par un nombre plus réduit
d’appendices œsophagiens, pas un plus fort développement de l’ampoule
des spermathèques et la position du clitellum. Du deuxième, par la forme
des crochets péniens et des spermathèques.
Platydrilus sp ?
St. 31. Campi Cherangani, 10-18 III. 1933, ait. 3.000 m. Camp dans les
prairies alpines au-dessus de la forêt du Marakwet, sur la lisière d’un bois.
Le seul exemplaire, fortement macéré, doit être voisin de l’espèce précé¬
dente, il atteint une longueur de 60 mm. Les exemplaires étant complète¬
ment désagrégés, je n’ai pu étudier les organes internes.
OLIGOCHAETA
305
Subfam. Eudrilinae
Gen. BETTONIA Bedd.
Bettonia elgonensis, n. sp.
(Fig. 107-114)
St. 15. Camp II de l’Elgon, 17 XII. 1932, ait. 2.470 m., camp près de
1’ « Elgon Saw mill », à la lisière inférieure de la forêt. Chasses dans la brousse
à acacias en-dessous de la forêt et dans le ravin du Koitobbos. 3 exemplaires.
Longueur du corps 110, 115 et 120 mm. Épaisseur de l’extrémité avant
jusqu’à 5 mm. Nombre de segments 150. Couleur du corps marron-foncé,
surface ventrale plus claire, extrémité avant irisée. Prostome épilobique
(1/2-2/3). Crochets largement disposés; sur l’extrémité avant du corps aa =
bc > ab > cd ; ab =11 /2 cd ; aa = 2 cd ; sur l’extrémité arrière aa> bc>
ab > cd ; bc =2 cd ; aa =21 /2 cd ; ab =11 /2 cd.
Les pores néphridiens sont nets ; ils sont disposés sur le bord avant des
segments entre les lignes des crochets, c et d.
Clitellum annulaire, sur les segments 14-17 (= 4), sans sillons intersegmen¬
taires nets, d’un coloris plus clair que le reste du corps. L’orifice génital
mâle impair, situé sur le sillon intersegmentaire 17 /18, se présente sous la
forme d’un orifice légèrement étiré dans le sens transversal, à bords glan¬
dulaires relevés, atteignant le milieu des segments 17 et 18 (fig. 107).
Les orifices génitaux femelles sont disposés sur le segment 14, invisibles
de 1’ extérieur.
Les orifices des spermathèques, pairs, sont disposés sur la ligne des crochets
b, dans le sillon intersegmentaire 12 /13, sous la forme de grands orifices, à
bords légèrement relevés. Toute la surface ventrale du 13 e segment entre les
crochets bb est glandulaire, fortement dilatée, dépassant la surface du corps
sous la forme d’une petite côte (fig. 107).
Le dissépiment 6/7 est faiblement épaissi, 7/8, 13/14 le sont fortement;
seuls, les deux derniers le sont un peu moins.
L’estomac musculaire est ovoïde, de dimensions réduites, il est disposé
dans le 5 e segment. Les trois paires d’organes oesophagiens, en forme de sac,
sont pédonculées ( « Chylustaschen »), elles s’ouvrent dans l’œsophage sur sa
face ventrale, dans les segments 9, 10 et 11. L’antérieure est de dimension
légèrement supérieure aux deux autres. Une paire de grandes glandes cal¬
caires latérales fabiformes, est disposée dans le 13 e segment, ces glandes se
touchent presque au-dessus de l’intestin. Chez deux exemplaires, étudiés
d’une façon plus détaillée, les glandes calcaires n’étaient pas développées
identiquement, et l’une d’elles avait plus de deux fois la grandeur de l’autre.
L’œsophage se transforme, après le dissépiment 13/14, en intestin moyen
élargi.
366
L. CERNOSVITOV
Les bouts proximaux des vasa deferentia sont transformés en réservoirs
séminaux (« Samenmagazines ») élargis et fortement sinués ; ils sont disposés
sur la paroi antérieure des dissépiments 10 /U et 11 /12 et sont teintés en blanc
(fîg. 108). Ils passent à travers les dissépiments et s’introduisent dans les
sacs séminaux, où ils se rétrécissent progressivement et se terminent par deux
paires d’entonnoirs séminaux. Les sacs séminaux sont lisses, arrondis, rétrécis
vers l’extrémité avant, ils sont formés par les dissépiments 10-/11 et 11/12
et sont situés dans les segments 11 et 12.
Prostates épaisses et longues, atteignant le segment 27 ou 28 (fig. 113),
repliées en deux et comprimées dans le sens dorso-ventral. Leur longueur
est d’environ 8 mm., pour une épaisseur de 1,5 mm. à l’extrémité avant et
1 mm. à l’extrémité arrière. L’extrémité avant des prostates est légèrement
élargie, elle est réunie, par l’intermédiaire d’un canal court et étroit, à l’organe
copulateur musculeux, grand et ovoïde, étiré à son extrémité en un appen¬
dice conique et accuminé (fig. 114). Les organes copulateurs sont disposés
dans la partie arrière de grandes poches copulatrices rondes, réunies entre
elles par une partie plus étroite, dans laquelle s’ouvre l’orifice génital mâle
(fig. 113 et 114). La longueur des poches copulatrices est environ deux fois
plus petite que celle des prostates. Les vasa deferentia s’ouvrent à l’extré¬
mité des prostates.
Les orifices des spermathèques sont situés dans le sillon intersegmentaire
12/13. Ils conduisent dans de longues spermathèques musculeuses, dirigées
en arrière, légèrement recourbées vers la face interne. Les spermathèques ont
leur extrémité arrondie, elles sont dépourvues d’un canal déférent particulier
(fig. 109 et 110). Leur longueur est d’environ 3 mm. pour une largeur de 1 mm.
Les spermathèques sont recouvertes d’une mince enveloppe péritonéale, se
prolongeant en un canal à parois fortement plissées, disposé sur la face ven¬
trale du corps, dans le 13 e segment (fig. 109 et 110 c). Les exemplaires étudiés
étaient fortement macérés, je n’ai donc pu établir si ce canal était réuni ou
non à la spermathèque dans l’autre côté du corps, mais je puis affimer qu’il
ne passe pas sur la face dorsale de l’intestin. La vaste cavité interne des
spermathèques est réunie à son sommet, par l’intermédiaire de plusieurs
canaux étroits (fig. 112 a), à la cavité de l’enveloppe péritonéale. Les ovaires
(fig. 109 ov) s’appliquent à la face interne des spermathèques, et sont enfermés
dans de longs sacs ovariens (« Ovarialblase ») s’étendant le long des sperma¬
thèques et comprenant à l’extrémité avant les entonnoirs des oviductes. Direc¬
tement après les entonnoirs, s’ouvrent dans la partie élargie des oviductes de
grands ovisacs ronds (fig. 109. o, fig. 111), après lesquels est située la chambre
séminale, sous la forme d’un petit élargisement de l’oviducte (fig. 111. c.). Les
oviductes se rétrécissent progressivement vers l’extrémité externe et s’ou¬
vrent dans le sillon intersegmentaire 14 /15.
L’espèce décrite se distingue des trois espèces connues appartenant au même
genre, par ses dimensions notablement plus grandes, la forme des prostates
et des poches copulatrices.
OLIGOCHAETA
307
Fig. 107-114. Bettonia elgonensis, n. sp. — Fig. 107. Partie antérieure du corps. En
avant, orifices des spermathèques; en arrière orifice génital mâle. — Fig. 108. Réser¬
voirs séminaux. — Fig. 109. Spermathèques et organe génital femelle; ov, ovaire;
c, canal péritonéal ; o, ovisac. — Fig. 110. Coupe longitudinale par la spermathèque
et l’appareil génital femelle, semi-schématique (mêmes lettres qu’au dessin précédent).
— Fig. 111. Bout distal de l’oviducte: s, chambre séminale. — Fig. 112. Coupe par le
sommet de la spermathèque; c. canal péritonéal; a, canaux dans la paroi de la sper¬
mathèque. — Fig. 113. Poches copulatrices et prostates. — Fig. 114. Prostate vue de la
face interne, en haut l’organe copulateur.
308
L. CERNOSVITOV
Gen. EMINOSCOLEX Bedd.
Eminoscolex violaceus, n. sp.
(Fig. 115-123)
St. 18. Camp III de l’Elgon, 2-5 I. 1933, ait. 3.500 m., camp dans les
prairies à Bruyères et Helychrysums de la zone alpine, sur une crête dominant
la rivière Koitobbos. Dans la terre des flancs très humides des petits ravins.
1 exemplaire mature et 4 immatures.
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., camp dans le
cratère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Récoltés
dans la terre au pied des escarpements rocheux, sous les Senecio morts et
sous les Lobelia. 3 exemplaires matures.
Longueur des exemplaires matures 40-52 mm. Épaisseur max, 3,5 mm.
Nombre de segments 100-112. Extrémité avant marron foncé, cuticule
fortement irisée, vert-violette, ce qui donne la teinte générale du corps. Après
le clitellum face ventrale jaune, la dorsale, jusqu’aux crochets cd marron
foncé, légèrement plus claire vers l’extrémité arrière. Tête pro-épilobique
(fig. 116, a), ou épilobique fermée (fig. 116, b). Crochets de el partie avant du
corps légèrement grossis. Sur les segments avant aa > ab > bc > cd ; aa :
ab : bc : cd — 12 : 10 : 9 : 6. Crochets de la partie arrière du corps disposés
en rangées régulières aa > ab = bc > cd ; aa : ab : bc : cd = 5 : 3: 3 : 2.
Pores néphridiens entre les lignes de crochets cd.
Clitellum, chez tous les exemplaires étudiés, faiblement développé, disposé
sur les segments 14-17 ( = 4), à sillons intersegmentaires fortement développés
(fig. 115). Pores des spermathèques petits, sur le sillon intersegmentaire 12 /13,
entourés de petits champs ovales glandulaires, situés sur la ligne de crochets b.
Pores mâles dans le sillon intersegmentaire 17 /18, entre les lignes de cro¬
chets a et b, de forme ovale à bords fortement relevés (fig. 115). Chez deux
exemplaires, sortaient des pores mâles vers l’extérieur de petits organes copu-
lateurs coniques, arrondis à leurs extrémités, dirigés obliquement vers la
ligne médiane (fig. 117 et 118). Pores femelles obsolètes à l’extérieur.
Dissépiments des segments génitaux très faiblement épaissis.
Estomac petit, faiblement développé, disposé dans le 5 e segment. L’œso¬
phage se transforme dans le 14 e segment, en intestin moyen, fortement élargi.
Les trois appendices œsophagiens, impairs, ovales (« Chylustaschen »), s’ou
vrent de la face ventrale de l’œsophage dans les segments 9, 10 et 11. Ils
Prostome. — Fig. 117-118. Orifices génitaux mâles, avec appareil copulateur sorti. —
Fig. 119. Prostates et poches copulatrices. — Fig. 120. Spermathèques ; ov, ovaire ;
o, ovisac: s, chambre séminale ; c, canal péritonéal. — Fig. 121. Coupe longitudinale
par la spermathèque ; c, canal péritonéal ; o, ovisac ; a, appendice de l’ampoule. —
Fig. 122. Coupe longitudinale parle sac séminal (ss) et le réservoir séminal; es, enton¬
noir séminal; t, testicule, — Fig. 123. Coupe longitudinale par la prostate et la poche
copulatrice; p, pénis; pc, cavité de la poche copulatrice : vd, vas deferens.
Fig. 115-123. Eminoscolex violaceus, n. sp. — Fig. 115. Partie antérieure du corps
avant, pores des spermathèques ; en arrière, orifices génitaux mâles. — Fig. 116 a <
(Voir la suite de la légende page SOS.)
310
L. CERNOSVITOV
sont formés par des canaux dichotomiquement ramifiés, se rétrécissant vers
l’extrémité, entourés par de laTges sinus sanguins. Une paire de glandes cal¬
caires, se touchant presque entre elles au-dessus de l’intestin, s’ouvrent dans
ce dernier latéralement dans le 13 e segment. Leur cavité est partagée en com¬
partiments par un grand nombre de lamelles longitudinales.
Deux paires de testicules disposés librement dans les segments 10 et 11
(fig. 122 t). Deux paires de sacs séminaux (fîg. 122 ss) formés par les dissépi-
ments 10/11 et 11 /12 et situés dans la cavité des segments 11 et 12. Les vas
deferens s’élargissent sur la paroi des dissépiments 10/11 et 11 /12 en réser¬
voirs séminaux ( « Samenmagazine ») fortement repliés (fig. 112). Ils se trans¬
forment, en se rétrécissant fortement, en de longs entonnoirs séminaux,
dirigés en arrière (fig. 122 es), dont l’extrémité avant passe à travers le dissé-
piment ; ce dernier forme, autour de l’orifice un sphincter musculeux. Les
entonnoirs s’ouvrent dans un long canal s’étendant en haut, sur le dissépi-
ment vers la base du sac séminal.
Prostates épaisses, courtes, fortement recourbées, à large cavité interne
(fig. 123), disposées dans les segments 17 et 18 (fig. 119). Elles reçoivent, à leur
extrémité avant, de minces canaux déférents ; la partie arrière se transforme
en un court canal déférent, dont la longueur est inférieure à la largeur de la
prostate. Les canaux déférents s’ouvrent au sommet d’un petit pénis conique
(fig. 123 p.), situé dans la cavité de grands sacs copulateurs plats (fig. 119 et
123, pc), de forme arrondie et ne se touchant pas par leurs bords internes.
Les spermatbèques sont formées par des ampoules musculaires ovoïdes,
s’ouvrant vers l’extérieur par des canaux déférents courts et épais (fig. 120
et 121). A la partie supérieure de l’ampoule est situé un appendice conique,
dont la cavité interne se divise en une série de compartiments réunis à la
grande cavité de l’ampoule (fig. 121, a). La partie supérieure des deux ampoules
est enfermée dans une enveloppe péritonéale, formant un large canal (fig. 120
c et 121, c) contournant l’intestin sur la face dorsale et formant au milieu
un renflement en forme de sac. Les parois de la partie centrale de ce sac sont
formées par un haut épithélium, formant de hauts plis dans la cavité
interne. Dans sa partie inférieure l’enveloppe péritonéale des spermathèques
se transforme en de larges sacs ovariens se prolongeant le long des ampoules ;
dans sa partie basale elle renferme les ovaires (fîg. 120 ov) situés à la base
des spermathèques, à proximité du dissépiment 12/13. Au niveau de l’extré¬
mité supérieure des spermathèques, sur leur face externe, l’enveloppe péri¬
tonéale forme de petits appendices (fig. 121) dans lesquels s’ouvrent les enton¬
noirs femelles. Ils se transforment en un oviducte, qui se rétrécit progressive¬
ment ; ce dernier s’ouvre à l’extérieur dans le sillon intersegmentaire 14 /15,
sur la ligne des crochets d. Directement après l’entonnoir, l’oviducte forme un
renflement, où s’ouvre un ovisac et la chambre séminale (fig. 120).
L’espèce décrite ressemble à VE. sibutanus Mich. mais s’en distingue par la
position des pores des spermathèques et la structure des poches copulatrices.
OLIGOCHAETA
311
Eminoseolex crassus, n. sp.
(Fig. 124-129)
St. 20. Camp IV de l’Elgon, 7-10 I. 1933, ait. 4.000 m., camp, dans le
cratère de l’Elgon, à sa partie orientale, au pied du pic Koitobbos. Récoltés
dans la terre au pied des escarpements rocheux, sous les Senecio morts et
sous les Lobelia. 1 exemplaire.
Longueur du corps 190 mm. Épaisseur de l’extrémité avant 8 mm., de
l’extrémité arrière 7 mm. L’extrémité arrière est aplatie dans le sens dorso-
ventral. Nombre de segments 215. Coloration marron foncé, jaunâtre
sur la face ventrale, cuticule faiblement irisée sur la face dorsale. Prostome
grand, prolobique (ou presque épilobique ?). Les premier et deuxième
segments portent sur la ligne médiane ventrale un profond sillon longitudinal
(fig. 124).
Crochets des paires ventrales, à l’extrémité avant du corps, fortement agran¬
dis. Dans la partie avant du corps aa> bc> ab> cd; aa : ab : bc: cd =31/4:
2:3:1. Dans la partie centrale du corps distance aa est fortement agrandie,
elle est égale à environ 4-5 cd ; aa : ab : bc : cd — 4-5 : 2 : 1 1/2 : 1. Sur
l’extrémité arrière du corps seuls les crochets dorsaux forment des paires,
tandis que les crochets a sont disposés à des hauteurs différentes et forment
une ligne brisée (fig. 125). Les crochets b ne s’écartent que légèrement de la
ligne droite. C’est la raison pour laquelle la distance ab varie sensiblement sur
les divers segments, tandis que bc ne varie que très faiblement. La distance
ab oscille de 1 à 3 1/2 cd. Parfois les crochets a, ou b , ou ab sont tout simple¬
ment absents.
Pores néphridiens entre les lignes de crochets c et d. Pores dorsaux absents.
Premier dissépiment dans le sillon intersegmentaire 4 /5. Dissépiments
7/8-12 /13 dilatés, quelques-uns des derniers le sont plus fortement.
Clitellum mou, uniquement marqué par une coloration plus sombre de la
face dorsale du corps des segments 14-17. Orifices génitaux mâles pairs, dans
le sillon intersegmentaire 17 /18, entre les lignes de crochets a et b , sous forme
de grands orifices ovales, à bords glandulaires fortement relevés. Ils occupent
les 2 /3 du segment 17 et 1 /3 du 18 et portent de profonds sillons disposés
radialement (fig. 124). Orifices des spermathèques disposés dans le sillon
intersegmentaire 12/13, directement sous la ligne de crochets b. Ils sont
entourés par de grands champs semi-circulaires, de coloration plus claire,
atteignant le milieu du 12 e segment. Pores génitaux femelles disposés dans le
sillon intersegmentaire 14 /15, sur la ligne de crochets b, invisibles de l’exté¬
rieur. Une paire de grandes papilles claires relevées, disposée sur le bord
avant du segment 14, atteignant presque son milieu, entre les crochets b et d
(fig. 124).
L’estomac est grand, en forme de tonneau ; il est situé dans le segment 5.
Trois appendices oesophagiens ovales, impairs (« Chylustaschen ») s’ou-
312
L. CERNOSVITOV
vrent de la face ventrale dans l’œsophage, dans les segments 9, 10 et 11. Une
paire de glandes calcaires dorso-ventrales situées dans le segment 13, se tou¬
chant presque entre elles au-dessus de l’intestin.
Deux paires de testicules libres situés dans les segments 10 et 11. Le vas
Fig. 124-129. Eminoscolex crassus, n. sp. — Fig. 124. Partie antérieure du corps. En avant,
pores des spermathèques : en arrière, orifices génitaux mâles. — Fig. 123. Extrémité
arrière du corps vu de côté. — Fig. 126. Prostate et organe copulateur, vus de côté. —
Fig. 127. Prostate et poche copulatrice vues d'en haut. — Fig. 128. Bout distal de l’oviduc ;
s, chambres séminales ; o, ovisac ; g, glande albuminoïde (?). — Fig. 129. Appareil génital
femelle et spermathèque ; ov, ovaire.
deferens forme sur la paroi avant des dissépiments 10/Il et 11 /12 des réser¬
voirs séminaux blanchâtres, renflés, fortement tordus ; ils pénètrent à travers
le dissépiment, se rétrécissent et se transforment en entonnoirs séminaux.
Ils sont situés dans les sacs spermatiques, formés par les dissépiments 10 /Il
et 11 /12, eux-mêmes disposés dans les segments 11 et 12.
Les bouts distaux des vas deferens s’ouvrent dans de grandes prostates
OLIGOCHAETA
313
cylindriques, pliées en deux, arrondies à l’extrémité libre (fig. 127), elles attei¬
gnent le segment 23 ou 24. Les prostates sont réunies à de grandes poches
copulatrices ovales par l’intermédiaire d’un canal court et étroit, dont la lon¬
gueur est inférieure au diamètre de la prostate ; les poches copulatrices con¬
tiennent les organes copulateurs, ces derniers sont grands, semi-circulaires,
acuminés à l’extrémité (fig. 126). Les poches copulatrices ont une longueur
sensiblement inférieure à celle des prostates, et ne se touchent pas sur la ligne
médiane. La bursa propulsoria est absente.
Oviductes longs, s’élargissant progressivement vers l’extrémité interne, où
sont logés des compartiments séminaux doubles (fig. 128 s). Plus loin
l’oviducte s’élargit et se transforme en entonnoir femelle disposé dans la partie
arrière du sac ovarien. Les entonnoirs portent sur leur face arrière des sacs
ovariens ronds (fig. 128 o ) ; à proximité de la base de chacun d’eux s’ouvre
une glande albuminoïde ronde ( ?) atteignant 0, 55 mm. de diamètre (fig. 128 g).
La partie antérieure des sacs ovariens contient les ovaires, situés à proximité
du dissépiment 12 /13 (fig. 129 ov). Les spermathèques sont disposées ventrale-
ment dans le 13 e segment, elles sont ovoïdes à extrémité externe légèrement
rétrécie, mais sans conduit déférent particulier (fig. 129). Parois des sperma¬
thèques lisses, fortement musclées. Au sommet de la spermathèque, légè¬
rement plus près de la face interne, prend naissance un court canal péritonéal
uni au milieu du sac ovarien (fig. 129). D’après l’étude microscopique à
laquelle je me suis livré sur une liaison entre les deux spermathèques ou les
sacs ovariens,cette liaison n’existe pas, et les spermathèques sont entière¬
ment séparées.
L’espèce décrite se rapproche de VE. nakitowae Cogn. par la forme des
prostates, mais s’en distingue par beaucoup d’autres caractères.
Eminoscolex aberdarensis, n. sp.
(Fig. 130-135)
St. 48. Chaîne de l’Aberdare : prairies alpines du Kinangop, 9 IV. 1933,
ait. 3.400-3.700 m., prairies de tussoks, grosses buttes de graminées, très
humides, avec Senecio géants et Lobelia. Sous des débris végétaux pourris.
2 exemplaires.
Longueur du corps 120-125 mm. Épaisseur 8 mm. Nombre de segments 170.
Tête épilobique. Surface dorsale du corps, jusqu’aux crochets d, noire, en
avant marron ; surface ventrale, jaune clair, un peu plus foncée à l’ex¬
trémité. Cuticule faiblement irisée.
Crochets de l’extrémité antérieure du corps agrandis ; sur les premiers
segments aa > bc > ab > cd ; aa : ab : bc : cd =8:6:7: 4.
Sur l’extrémité arrière du corps, sur certains segments, l’écartement des cro¬
chets varie tant soit peu ; normalement aa > ab > bc> cd ; crochets ventraux
314
L. CERNOSVITOV
largement séparés, crochets dorsaux formant des paires nettes, aa : ab : bc :
cd =4:21/3:2:1.
Pores néphridiens entre les lignes de crochets c et d.
Clitellum annulaire, à sillons intersegmentaires nets, situé sur les segments
14-17 (= 4) (fig. 130). Pores des spermathèques sans champs glandulaires,
Fig. 130 135. Eminoscolex aberdarensis, n. sp. — Fig. 130. Partie antérieure du corps
En avant, pores des spermathèques; en arrière, orifices génitaux mâles. — Fig. 131 '
Orifices génitaux mâles. — Fig. 132. Appareil génital femelle et spermathèques ; c canal
péritonéal. Fig. 133. Extrémité de l’oviducte; o, ovisac; s, chambre séminale._Fig. 134
Prostate vue de côté. — Fig. 133. Prostates et poches copulatrices vues d’en haut.
disposés dans le sillon intersegmentaire 12 /13, un peu plus près des crochets b
(fig. 130). Pores génitaux mâles disposés dans le sillon intersegmentaire 17 /18,
ces pores se présentent comme de grands orifices foviformes, disposés oblique¬
ment, entourés de grands champs glandulaires qui se touchent sur la ligne
médiane ventrale, et atteignent l’extrémité des segments 17 et 18. Leur fort
développement explique la forte convexité du bord inférieur du segment 18
(fig. 130-131). Pores femelles invisibles de l’extérieur.
L estomac musculaire est de forme cylindrique, il est situé dans le segment 5.
Les trois appendices œsophagiens (« Chylustaschen ») s’ouvrent de la face
0LIG0CI1AETA
31 j
ventrale de l’intestin dans les segments 9, 10 et 11; ils ont l’extrémité libre
arrondie, et rétrécie vers la base. Glandes calcaires dans le 13 e segment.
L’œsophage se transforme, après le dissépiment 13 /14, en intestin moyen
élargi.
Dissépiments minces, épaissis d’une façon insignifiante uniquement dans
la région des organes génitaux.
Les deux paires de testicules libres sont situées dans les segments 10 et 11.
Les vas deferens forment, sur la paroi avant des dissépiments 10 /Il et 11 /12
de grands réservoirs séminaux ondulés, qui se transforment, en se rétrécissant,
en entonnoirs séminaux, dirigés en arrière et renfermés dans des sacs séminaux.
Ils sont formés par les dissépiments 10/11 et 11 /12 et sont disposés dans les
segments 11 et 12.
Prostates courtes et épaisses, lisses, fortement courbées, de sorte que leur
extrémité supérieure touche presque le court canal déférent, d’une longueur
inférieure au diamètre de la prostate (fig. 134-135). Les canaux déférents
s’ouvrent dans la partie arrière de grandes poches copulatrices plates, qui ne se
touchent pas ; elles sont de forme ovale et possèdent une petite excroissance
sur le bord avant (fig. 135). Les prostates sont situées dans les segments
17 et 18.
Spermathèques ovales, à extrémité externe faiblement rétrécie, ne formant
pas toutefois de canal déférent nettement délimité. Sommet arrondi, pourvu
d’un petit appendice, dirigé vers la face interne (fig. 132). Les exemplaires
étudiés étaient fortement macérés, et je n’ai pu déterminer exactement la struc¬
ture de l’enveloppe péritonéale des spermathèques. Les ovaires sont placés
près du dissépiment 12/13, dans la base des grands sacs ovariens, qui, proba¬
blement, ne sont liés qu’avec la paroi avant des spermathèques, dont ils enve¬
loppent ensuite l’extrémité supérieure, comme cela est figuré sur le dessin 132.
Ensuite, ils se continuent, probablement, par de minces canaux (fig. 132 c),
enveloppant l’intestin sur la face dorsale, se réunissent et forment sur la ligne
médiane un faible élargissement. Au niveau du sommet des spermathèques,
les entonnoirs femelles s’ouvrent dans les sacs ovariens ; ces entonnoirs sont
pourvus d’ovisacs ovales ou ronds (fig. 132 et 233, o), à proximité desquels de
petits compartiments séminaux s’ouvrent dans les oviductes (fig. 133, s). Les
oviductes se rétrécissent progressivement et s’ouvrent dans le sillon inter-
segmentaire 14 /15 sur la ligne de crochets d.
Cette espèce, d’après la forme des spermathèques, se rapproche, tant soit
peu, de VE. violaceus , n. sp. et de YE.sibutanus Mich. ; elle s’en distingue par
la longueur de son corps qui est notablement plus grande, par sa coloration,
la forme des orifices génitaux mâles, ainsi que par d’autres caractères.
316
L. CliRNOSVITOV
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MISSION SCIENTIFIQUE DE E’OMO
Tome TV. — Fascicule 39.
1 er Février 1938.
RIPTERA
I. NEMATOCERA ET BRACHYCERA 1
PAR
E. SÉGUY
Près de 7.000 Insectes diptères ont été recueillis par M. le professeur Jean-
nel au cours de sa mission dans la vallée de l’Omo. La plus grande partie
de cette collection est composée de mouches hygrophiles et lucicoles. Près de
6.000 individus provenant du Kenya ont été étudiés et font l’objet de ce
travail. Ils peuvent se répartir en 31 familles qui comprennent 105 genres
et 156 formes distinctes. Les 156 espèces qui ont été inventoriées ici peuvent
se répartir de la manière suivante :
Hématophages : Culicidae , Heleidae, Melusinidae, Tabanidae, Stomoxys ,
Hippelates, Hippobosca , Glossina (23 espèces).
Sarcophages et nécrophages : Chrysomyia, Compsomyia, Rhynchomyici ,
Musca, Angiometopa (10 espèces).
Saprophages occasionnellement c-oprophages ou phytophages : Limoniidae ,
Tipulidae , Bibionidae, Stratiomyiidae , Musidoridae , Helomyzidae , Sepsiidae ,
Diopsiidae , Drosophüidae, Cypselidae, Atherigona , Hydrotaea, Musca , etc.
(37 espèces).
Phytophages : Opomyzidae, Cyrtosia, Platystomidae, Lauxaniidae, Astei-
idae, Chloropidae , Hylemyia , Atherigona (70 espèces).
Steppicoles, prédateurs ou parasites : Asilidae , Bombyliidae, Omphralidae.
Milichiidae , Oestridae (ne sont représentés que par quelques exemplaires).
Parmi les formes qui composent cette collection, on observe 55 espèces
nouvelles dont 10 représentent le type de genres nouveaux provenant en
majeure partie du Massif de l’Elgon. 74 espèces sont proprement africaines,
11 sont cosmopolites, 19 sont communes dans toute la région paléarctique.
1. Excl. Limoniidae, Dolichopodidae, Phoridae, Cypselidae.
320
E. SÉGUY
Ces chiffres s’appliquent à l’ensemble des Insectes diptères recueillis sans
acception de provenance.
L’étude des espèces qui proviennent de l’Elgon permet des conclusions
particulières. Malgré le nombre considérable d’individus capturés, on ne peut
demander de résultats qu’à une statistique fragmentaire. En effet, des familles
entières ne sont pas représentées et le nombre des microphytophages est
excessif. En outre, les autres espèces énumérées ici sont trop peu nombreuses
proportionnellement au nombre des genres. Cependant, il est nécessaire de
retenir que, sur 31 familles citées, 15 possèdent des représentants paléarctiques
et 5 des représentants cosmopolites. Les autres composants des familles sont
africains avec une affinité australe très nette. D’après ce travail, l’Elgon
paraît un centre de convergence qui réunit des espèces australes et des espèces
boréales très éloignées, sinon par leurs mœurs, du moins par leur position
géographique. 11 serait en tout cas curieux de connaître comment vivent sur
l’Elgon le Pales maculata ou les Drosophiles Scaptomyzides signalés plus
loin, et « par extension » quelles sont les mœurs de la larve du Tabanide
Ochrops Loewianus , capturé par M. le D r Jeannel sur l’Elgeyo Escarpment,
à 2.500 m.
NEMATOCERA
Fam. LYCORIIDAE
Gen. APELMOCREAGRIS Enderlein.
Apelmocreagris thoracica (Macquart).
Sciara thoracica Macquart, Exot., I, 1, p. 78 (1838). — Lycoria bibionea
Speiser, Sjôstedt’s Kilimandjaro-Meru Exp., Dipt. Nematocera, p. 31 (1909).
Kenya : Kijabé, Kikuyu, 2.100 m. — Madagascar (Macquart), Congo
(Walker), Cameroun (Speiser), Transvaal (Enderlein).
Gen. LYCORIA Meigen
Lycoria carbonaria Meigen
Kenya : cratère de l’Elgon, pied du Koitobbos, janvier, 4.000 m.
Fam. FUNGIVORIDAE
Gen. FUNGIVORA Meigen
Fungivora lineola Meigen
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
décembre. — Semblables aux exemplaires européens.
DIPTERA NEMATOCERA
32d
Fam. BIBIONIDAE
Gen. BIBIO Geoffroy
Bibio hortulanus L.
Kenya : Timboroa, Mau escarpment, 3.000 m. — Identiques aux exem¬
plaires européens.
Gen. DILOPHUS Meigen
Dilophus atrimas Edwards
Voy. de Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orientale, Diptères, II, p. 61
(1914).
Kenya, camp III de l’Elgon, zone des bruyères est, 3.500 m. janvier.
Le type provient des prairies alpines du mont Kenya, 3.300-3.700 m., d’une
Lobelia , 30 janvier 1912.
Dilophus erythraeus Bezzi
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m. et
camp III de l’Elgon, zone des bruyères est, 3.500 m. janvier.
Dilophus vulgaris Meigen
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Fam. HELIDAE
Gen. CULICOIDES Latreille
Culicoides insignicomis Kieffer
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.
Fam. CHIRONOMIDAE
Gen. CHIRONOMUS Meigen
Chironomus palustris Ivieffer
Kenya : Naivaslia, Rift Valley, 1.900 m., décembre, Elgon Saw mill, mont
Elgon versant est, camp II, 2.470 m., décembre.
Gen. POLYPEDILUM Kiefïer
Polypedilum alticola Kiefïer
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., mars ; Kitale,
Uasin Gisu, 2.100 m., mars ; Campi ya moto ; Rift Valley, env. 1.900 m.
322
E. SEGUY
Gen. DICROTENDIPES Kieffer
Dicrotendipes pictipennis Kieffer
Éthiopie : Nanoropus : bords du lac Rodolphe, 585 m. janvier.
Fam. CULICIDAE
Gen. DIXA Meigen
Dixa claripennis, n. sp.
$. Tête et thorax d’un roux bruni. Abdomen noirâtre. Occiput et premiers
articles des antennes brunis. Articles antennaires II. III. IV inégaux, leur
rapport peut s’exprimer par la formule 30 : 12, 5 : 15. Mésonotum avec quatre
bandes d’un brun rougeâtre velouté, les deux latérales ne dépassant pas la
dépression notopleurale, mais atteignant le scutellum en arrière, les deux
médianes étroitement séparées par une ligne jaune atteignant le pronotum
en avant et régulièrement rétrécies en arrière pour devenir filiformes sur
l’espace préscutellaire. Pattes jaunes ; fémurs plus ou moins brunis à la base,
genoux et apex des tibias brunis ou noircis. Balanciers jaunâtres. Ailes
vitreuses, légèrement enfumées, sauf une plage plus foncée, diffuse, recou¬
vrant les transverses ; la position des nervures transverses peut varier légè¬
rement de même que la longueur du pétiole de R 2 + 5 : ce dernier peut être
subégal à la fourche apicale ou légèrement plus court (fîg. 1). Long. 3 mm.
Kenya, Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Cette espèce appartient au groupe du Dixa nubilipennis dont elle est très
voisine. Elle en diffère par la constitution de l’aile et par le rapport des articles
antennaires II-IV. Les caractères chromatiques sont identiques.
Gen. ANOPHELES Meigen
Anopheles transvaalensis Carter
Kenya : Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m.
DIPTERA NEMATOCERA
3Ï5
Gen. MANSONIA Blanchard
Mansonia aîricana Theobald
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la riv. Omo, février.
Mansonia metallica Theobald
Éthiopie méridionale : Bourillé, février.
Mansonia uniîormis Theobald
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Bodolphe, 565 m., janvier-
février.
Gen. AEDOMYIA Theobald
Aedomyia aîricana Neveu-Lemaire
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la riv. Omo, 800 m.
Gen. AEDES Meigen
Aedes dentatus Theobald
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, 2.470 m., décembre.
Fam. MELUSINIDAE
Gen. SIMULIUM Meigen
Simulium elgonicum, n. sp.
Tête noire, soies occipitales brunes ou noires, courbées sur les yeux.
Yeux étroitement cohérents sur toute leur hauteur, à facettes supérieures
quatre fois aussi grandes que les inférieures ; péristome et gênes linéaires.
Face peu saillante, couverte d’une pruinosité d’un gris noir. Antennes brunes,
articles I-II roux. Pilosité faciale et péristomale jaune. Trompe et palpes
noirs, ciliés de noir ou de brun, quatrième article deux fois plus long que le
troisième. Thorax gris, mésonotum d’un noir rougeâtre velouté, calus humé¬
raux, postalaires et scutellum d’un brun roux. Mésonotum et scutellum
couverts d’une pilosité écailleuse dorée. Pleures dénudés, gris noir ou gris
blanchâtre suivant la lumière. Mésopleure nu, ptéropleure à cils dorés, hypo-
pleure avec quelques cils noirs préstigmatiques. Pattes rousses, fémurs II
et III plus ou moins noircis sur la partie apicale de la face externe, tibia lar¬
gement jaune ou blanchâtre sur la face externe. Tarses noirs, protarse I pra¬
tiquement cylindrique ; tibia III dilaté en massue, noirci dans sa moitié
apicale, protarse III quatre fois aussi long que large et de même largeur que
le tibia, pedisulcus et calcipala normaux (fig. 4). Griffes dentées. Balanciers
324
K. SÊGCJY
jaune clair. Ailes à nervures pâles. Abdomen d’un noir velouté, tergites étroi¬
tement bordés de brun à l’apex, à pilosité écailleuse dorée. Hypopyge court.
Premier article des forcipules quadrangulaire, deuxième deux fois aussi long
que large, à bords parallèles, brusquement tronqué et onguiculé à l’apex
(fig. 6). Plaque intercoxale quadrangulaire longuement ciliée sur la partie
centrale, style médian cilié, apodèmes latérales triangulaires (fig. 7). Gona-
pophyses allongées, pointues. — Long. 2 mm.
$. Tête grise. Soies occip'tales et frontales jaunes. Espace interoculaire
triangulaire, subégal au tiers de la largeur de la tête. Face grise, plus large
que l’espace interocufaire. Trompe, palpes et antennes d’un brun clair, cou¬
verts d’un rasé gris, chatoyant. Mandibules élargies, galéa étroite, hvpo-
pharynx inerme à la base, épipharynx dilaté à l’apex (fig. 5). Thorax roux,
mésonoturn revêtu d’une pilosité et d’écailles jaunâtres. Pleures à pruinosité
blanchâtre. Pattes colorées comme chez le mâle; protarse III aplati, six fois
et demie plus long que large, pédisulcus et calcipala réduits (fig. 2). Griffes
dentées. Balanciers et nervures jaunes. Abdomen brun, à pilosité blanchâtre
ou jaunâtre. Cerques semi-circulaires. Fourche génitale à branches courtes,
tige deux fois et demie plus longue, encochée à l’extrémité (fig. 3). — Long'
2,25 mm.
Kenya, Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m. dé¬
cembre.
DIPTERA NEMATOCERA
325
Simulium kenyanum, n. sp.
Tête noire, soies occipitales brunes, courbées sur les yeux. Yeux étroite¬
ment cohérents sur toute leur hauteur, à facettes supérieures près de quatre
fois aussi grandes que les inférieures ; péristome et gênes très étroits. Face
couverte d’une pruinosité d’un gris brun. Antennes d’un gris noir, finement
Fig. 8-12. Simulium kenyanum. — Fig. 8, patte III du mâle. — Fig. 9, épipharynx du
mâle. — Fig. 10, appareil copulateur du mâle : 1 er et 2» articles des forcipules. —
Fig. 11. id., plaque intcrcoxalo et gonapophyses (g). — Fig. 12, une gonapophysc
isolée.
pubescentes, les deux premiers articles rougeâtres. Pilosité faciale et péri-
stomale jaune. Trompe brune. Pompe pharyngienne formée de deux segments
subégaux, hypopharynx légèrement denté à la base, épipharynx normal
(fîg. 9). Palpes noirâtres, quatrième article n’atteignant pas le double du
troisième, à pilosité noire et jaune. Thorax d'un noir profond, mésonotum
couvert d’une pilosité écailleuse, dorée. Scutellum dénudé sur le disque,
revêtu latéralement d’écailles dorées, cils marginaux noirs. Calus huméraux
à écailles blanchâtres. Pleures couverts d’une pruinosité satinée à reflets
argentés. Mésopleure nu ; ptéropleure à cils dorés ; hypopleure avec quelques
cils noirs préstigmatiques. Pattes noirâtres, genoux jaunâtres ; fémurs à
écailles jaunes ; tibia I largement jaune ou blanchâtre sur la face externe,
protarse 1 pratiquement cylindrique ; tibia III aplati et dilaté, longuement
cilié sur l’arête externe, jauni sur la partie moyenne ; pedisulcus et calcipala
normaux ; protarse III sept fois aussi long que large, largement jaune à la
base. Griffes simples (fig. 8). Balanciers à capitule roux, tigelle brunie. Ailes
amples, costale régulièrement et fortement épineuse sur toute sa longueur,
sous-costale avec deux macrotriches dans la partie moyenne et trois ou quatre
répartis sur le tiers basal ; nervures radiales armées d’épines ; cellule sous-
326
E. SÉGÜY
costale absolument dénuée de microtriches. Abdomen d’un noir velouté à
pilosité noire. Hypopyge court. Premier article des forcipules quadrangu-
laire, deuxième deux fois aussi long que large, onguiculé à l’extrémité (fig. 10).
Plaque intercoxale quadrangulaire, longuement ciliée sur la partie médiane
et portant un style médian nu, apodèmes latérales triangulaires (fig. 11).
Gonapophyses allongées, pointues (fig. 12). — Long. 1,5-1,75 mm.
Ç. Tête noire, soies occipitales et frontales noires. Espace interoculaire
triangulaire, subégal au tiers de la largeur de la tête. Face grise, plus large
que l’espace interoculaire. Trompe, palpes et antennes noirs, couverts d’un
rasé satiné grisâtre. Thorax noir, mésonotum revêtu d’une pilosité et d’écailles
jaunâtres. Pleures à pruinosité grise. Pattes noires. Protarse I légèrement
aplati, III six ou huit fois aussi long que large, à bords parallèles, jauni à la
base, pedisulcus et calcipala réduits, peu visibles. Griffes courtes. Balanciers
jaunes. Ailes à nervures rousses, costale noire, moins nettement armée que
chez le mâle. Abdomen noir, à pilosité blanchâtre ou jaunâtre. Cerques semi-
circulaires. — Long. 1,75-2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Suivant la nomenclature d’ENDERLEiN, cette espèce appartiendrait à la
sous-famille des Nevermaniinae , particulièrement au genre Cnetha Enderlein
1921. Génotype : C. latipes Meigen, 1804, Europe.
Le Simulium kenyanum diffère du S. elgonicum par la conformation des
pattes III et de l’appareil buccal, par l’organe copulateur, par les griffes,
les caractères chromatiques, etc.
Le S. kenyanum est voisin du S. aureohirtum Brunetti, des Indes, tel qu’il
a été défini par le D r I.M.Puri, et du S. diversipes Edwards, des Iles Rodrigues.
Chez toutes ces espèces, l’appareil copulateur est du même type, sauf pour
le deuxième article des forcipules qui est plus grêle chez le S. kenyanum. La
femelle de l’espèce de Brunetti diffère encore par les griffes dentées, par les
cerques triangulaires, par la nervure costale, par les caractères chromatiques
de l’appareil locomoteur, etc. Le S. diversipes se distingue par la conformation
de l’appareil copulateur chez le mâle et par les caractères chromatiques chez
la femelle.
Ces quatre espèces forment un groupe homogène qui pourra être rapproché
de celui du génotype : S. latipes Meigen.
Fam. LIMONIIDAE
Gen. STYRINGOMYIA Loew
Styringomyia vittata Edwards
Kenya : Suam fishing hut ; mont Elgon, versant est, 2.400 m. ; Elgon Saw
mill, Mont Elgon, versant est, 2.470 m., décembre.
DJPTERA NEMATOCERA
321
Gen. EPHELIA Schiner
Ephelia marmorataeïormis Riedel
Kenya : Lodwa Turkana sud, 600 m.
Gen. DICRANOPTYCHA Osten-Saoken
Dicranoptycha kenyana, n. sp.
$. Coloration générale noire, à reflets bruns mats. Pattes d’un noir profond ;
hanches I, base des fémurs et trochanters jaunes. Oviscapte roux, les branches
marquées de noir au milieu. Balanciers bruns. Ailes à membrane d’un jaune
bruni très légèrement irisé, trois taches brunes sur la marge antérieure, la
tache moyenne prolongée jusqu’à la cellule discale, cette dernière brunie
sur le pourtour, première fourche postérieure brunie à la base ; transverse
M Cu brunie. Antennes : article I quatre fois plus long que le second, ce der¬
nier subégal au troisième, les articles suivants régulièrement réduits jusqu’à
l’apex. Espace interoculaire avec de longs cils orbitaires rabattus sur les yeux.
Pattes médiocrement ciliées sur toute leur longueur. Tibia I plus long que
le tarse (index : 120 : 90) ; protarse I légèrement plus long que les articles
II-V réunis (index : 42 : 38). Aile : nervures transverses moyennes placées
sur une même ligne à la hauteur de la sous-costale, cellule discale hexago¬
nale, aussi longue que large, mais les côtés irréguliers ; première fourche
postérieure à branches aussi longues que le pétiole. — Long. 10 mm. Aile :
9 mm.
Kenya : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m.
Gen. GERANOMYIA Haliday
Geranomyia irrorata, n. sp.
Ç. Yeux médiocres, subcohérents sur un point de la bande frontale, à facettes
agrandies et saillantes, soies occipitales grandes, pâles, recourbées sur les
yeux. Tête brune, antennes rousses, palpes noirâtres. Pronotum saillant,
mésonotum très convexe ; chétules acrosticaux pâles, courts, dressés, dis¬
posés en deux séries parallèles, suture transverse profondément marquée sur
les côtés, à sillon noirci, très visible sur le fond de pruinosité jaunâtre du
disque ; mésonotum avec une bande médiane longitudinale brune, marquée
latéralement de deux taches allongées d’un brun velouté. Pleures d’un gris
jaunâtre, couverts d’une épaisse pruinosité blanchâtre coupée par deux lignes
longitudinales parallèles brunes, la première prolongée depuis le cou jusqu’à
la base des balanciers, la deuxième réunissant les hanches I et II. Scutellum
et métanotum concolores, jaunâtres. Pattes très longues, jaunâtres,largement
maculées de brun aux articulations. Pilosité fine et pâle ; griffes et pelotes
courtes. Balanciers blanchâtres. Ailes vitreuses, semées de petites taches
328
K. SÉGUY
d’un brun pâle régulièrement réparties sur toute la surface ; bord costal avec
trois ou quatre taches allongées plus nettes, nervure cubitale plus marquée
que les autres. Abdomen jaune marqué de deux lignes longitudinales brunes.
Oviscapte d’un roux luisant. — Long. 6 mm. Aile 9 mm.
Kenya : Campi Cherangani, Marakvet, 3000 m.
Fam. TIPULIDAE
Gen. PALES Meigen
Pales capensis Rondani
Kenya : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m.
Pales crocea Loew
Kenya : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m.
Pales maculata Meigen
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., 4 exem¬
plaires.
Pales luteopleura. n. sp.
cj. Comme, le Pales capensis , mais la couleur du fond jaune orange. Pattes
plus grêles, fémurs jaunes à la base. Aile à stigma normal, MA2 a très rap¬
prochée de b à la base. Balanciers jaunes. Abdomen d’un jaune d’ocre, ter-
gites avec une petite tache médiane brune. Appareil copulateur noir, extré¬
mité des appendices jaune. — Long, corps 11 mm. , aile 14 mm.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.
BRACHYCERA
Fam. STRATIOMYIIDAE
Gen. STERNOBRITHES Loew
Sternobrithes tumidus Loew
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Gen. ARGYROBRITHES Grünberg
Argyrobrithes argenteus Grünberg
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
D1PTERA BRACHYCERA
329
Gen. PLATYNOMYIA Kertész
Platynomyia dimorpha Kertész
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Gen. NYPLATYS, nov.
Front saillant, de la hauteur du triangle ocellaire, mais ne dépassant pas
en profil le niveau de la face supérieure du mésonotum. Ocelles disposés
en triangle équilatéral. Yeux nus à facettes insensiblement dilatées chez les
mâles. Épistome et péristome non saillants. Ouverture buccale étendue jus¬
qu’au milieu de la hauteur de la face ; trompe à labelles larges, fortement
chitinisées. Antennes courtes, plantées au-dessus du milieu de la hauteur
de l’œil, premier et deuxième articles grêles, simples, subégaux, troisième
ovalaire à segmentations indistinctes, montrant des pores sensoriels très
dilatés sur la plage supéro-externe. Chète antennaire en ruban élargi, à bords
parallèles, le dernier article triangulaire, mucroné ou terminé par une soie
fine et courte. Thorax plus long que large vu de dessus. Scutellum bordé
de verrues microscopiques serrées. Pattes normales. Ailes du même type
que chez les Platynomyia , les nervures discales peu marquées. Abdomen
légèrement aplati, dilaté et piriforme comme chez les Pachygaster.
Génotype : Nyplatys niger, n. sp.
Ce genre se rapproche des Platynomyia dont il présente la même struc¬
ture alaire, la forme de l’abdomen. Il en diffère par la position des antennes
sur la tête, par la forme de l’espace interoculaire, par le deuxième article
antennaire non onguiculé, par le thorax plus long, l’abdomen moins élargi, etc.
Nyplatys niger, n. sp.
Noir luisant. Yeux pratiquement nus, ou portant une pilosité micros¬
copique formée de cils épars. Espace interoculaire légèrement moins large que
l’œil, à bords parallèles, gênes aussi larges que la face, couvertes d’un enduit
satiné argenté ; pilosité faciale jaune. Antennes d’un roux pâle, style brun.
Mésonotum profondément marqué par la suture transverse, couvert d’une
pilosité lâche formée de poils écailleux, blanchâtres. Scutellum triangulaire,
les verrues serrées sur le bord postérieur. Pattes rousses. Balanciers blancs.
Ailes opalines à nervures rousses ou brunes. Abdomen aussi long que large
et aussi long que le thorax. Appareil copulateur petit, légèrement saillant,
roux.
Comme le mâle, la pilosité oculaire moins marquée. Espace interoculaire
aussi large que chez le mâle. Abdomen légèrement moins large. Oviducte
grêle, cerques très petits, ovalaires. — Long 2,5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
330
E. SEGUY
Fam. TABANIDAE
Gen. CHRYSOZONA Meigen
Chrysozona Alluaudi Surcouf
Kenya : mont Kinangop, prairies alpines : 3.500-3.700 m. ; mont Elgon :
Suam fishing hut, versant est, 2.400 m.
Chrysozona marakuetana, n. sp.
$. Voisin du C. microcera , du C. hirta et du C. maculipleura. Il se distingue
de ces trois espèces par les antennes brunes, nettement plus longues que la
trompe, à style épais, par la bande médiane frontale avec trois taches brunes
disposées en triangle, par les palpes minces plus courts que la trompe. Pattes
à bandes sombres beaucoup plus marquées que chez le C. microcera. Tergites
abdominaux d’un gris noir, non tachés sur le disque. — Long. 8 mm.
Kenya : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m.
Chrysozona microcera, n. sp.
$. Yeux couverts d’une pilosité éparse, formée de poils épais. Espace inter¬
oculaire égal à la largeur de l’œil vu de face, d’un brun gris, deux taches
latérales sombres plus ou moins visibles, couvert d’une longue pilosité brune.
Calus frontal transformé en bande transverse susantennaire, d’un noir bril¬
lant, étendue d’un œil à l’autre. Face couverte d’une pruinosité blanche,
épaisse, et d’une pilosité lâche formée de poils blancs et noirs. Trompe brune ;
palpes épais, blanchâtres, le deuxième article trois fois plus long que le pre¬
mier, l’ensemble aussi long que la trompe. Antennes rousses, légèrement
plus longues que la trompe, premier article aussi long que le troisième, ce
dernier légèrement bruni, comme le style. Thorax d’un brun gris sur le méso-
notum, pleures jaunâtres, à pilosité formée de poils blancs et noirs. Pattes
rousses, fémurs brunis à l’apex, tibias avec trois anneaux sombres, à la base,
à la partie moyenne et à l’apex. Tarses noirs ou bruns, protarse jaune à la
base. Balanciers jaunâtres. Ailes grisâtres, taches et lunules opalines peu
marquées. Abdomen d’un gris brun, tergites étroitement bordés de gris blanc
à l’apex, disque marqué de trois taches arrondies, grises, disposées en ligne
transverse, premier tergite visible, plus foncé, unicolore ; sternites d’un gris
blanc. Pilosité abdominale blanchâtre à la base, noire à l’apex. — Long.
7-7,5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Très voisin du Chrysozona hirta Ricardo. Ce dernier diffère par les antennes
plus minces, par les palpes, les caractères chromatiques du corps et des
ailes, etc.
DIPTERA BRACHYCERA
331
Chrysozona vulniîica, n. sp.
Très voisin du Chrysozona vulnerans Surcouf, d’Afrique orientale (Ch. Al-
luaud), même coloris, même disposition des taches claires sur l’aile; en diffère
par la taille plus petite, par le corps plus allongé, par l’antenne exactement
aussi longue que le grand diamètre de l’œil, le troisième article deux fois plus
long que large et aussi long que le premier et le second réunis. Palpes robustes,
aussi longs que les trois articles des antennes (fig. 13 et 14). — Long. 10 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. TABANUS Linné
Tabanus socius Walker
Éthiopie méridionale, Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
332
E. SÉGUY
Gen. OCHROPS Loew
Ochrops Loewianus Villeneuve
La pilosité oculaire est beaucoup plus nette sur le spécimen rapporté
par le D r Jeannel que sur les exemplaires européens. L’identité de cet indi¬
vidu avec les P. Loewianus paléarctiques ne fait aucun doute.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
Fam. ASILIDAE
Gen. LAMYRA Loew
Lamyra gulo Loew
Kenya : Lokitang, Turkana nord, 750 m.
Fam. BOMBYLIIDAE
Gen. CYRTOSIA Perris
= Cephalodromyia Becker 1914, Ann. Soc. ent. Fr., p. 121, et Voy. de Ch.
Alluaud et R. Jeannel en Afr. orient., Résuit. Se., V, Dipt. Brach., p. 152,
pl. I, fîg. 3 et 4 (1915).
Cyrtosia îusca, n. sp.
cj. Tète noire, espace interoculaire enfoncé entre les yeux, base des antennes
Fig. 15. Cyrtosia fusca, mâle, X 20.
bordée par une tache en forme de fer à cheval et gênes jaunes. Épistome
et péristome non saillants. Occiput très bombé à pilosité noire. Antennes
d’un brun noir .Thorax d’un noir luisant, à tégument finement strié transver¬
salement, à pilosité courte et lacunaire ; calus huméraux, suture notopleurale,
DJPTERA BRACHYCERA
333
calus postalaires, sutures mésopleurale et sternopleurale, aréa prothoracique
postérieure d’un jaune citron. Scutellum jaune, étroitement noirci à la base.
Pattes rousses. Balanciers d’un brun gris plus ou moins tachés de jaune.
Ailes légèrement brunies, nervures transverses rapprochées comme chez
le Cyrtosia Dumonti, mais la fourche formée par les nervures MA2 a -f- b
longue (fig. 15). Mésophragme et abdomen d’un noir luisant, bord postérieur
des derniers tergites ourlé de jaune. Pilosité noire, éparse. Hypopyge petit,
forceps externes très courts, phallus inerme.
¥■ Comme le mâle, les couleurs plus tranchées ; tergites abdominaux bordés
de jaune. — Long. 1,8-2,10 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 mm.,
décembre.
Le Cephalodromyia curvata capturé par M. le professeur Jeannel en 1912
dans le Maü escarpment, à 2.400 m., décrit par Th. Becker (/. e., 1914, p. 121),
est très voisin de cette espèce. Il en diffère par la trompe courte, par la direc¬
tion des nervures des ailes et par le corps entièrement noir.
Gen. ANTHRAX Scopoli
Anthrax nigerrimus Bezzi
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, 2.470 m., décembre.
Anthrax ocellatus Bezzi
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, 2.470 m., décembre.
Cette forme est bien distincte de la précédente, les caractères alaires suf¬
fisent pour l’isoler.
Gen. VILLA Lioy
Villa validicomis Bezzi
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Décrit du Kilimandjaro.
Gen. LITORRHYNCHUS Macquart
Litorrhynchus maurus (Thunberg)
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, 2.470 m., décembre.
Le Litorrhynchus collaris de Macquart, généralement donné comme syno¬
nyme de cette espèce, est une variété à ciliation noire. L 'Exosoma erythraea
Speiser (non Bezzi) du Kilimandjaro se rapporte au Litorrhynchus maurus.
L’ Anthrax seniculus Macquart (nec Wiedemann) est également un Litor¬
rhynchus du même groupe que le maurus.
MISSION SCIENTIFIQI E DE L'OMO. — T. IV.
22
334
E. SEGUY
Gen. EXOPROSOPA Macquart
Exoprosopa spectrum Speiser
Kenya : Thika Falls, Kikuyu. 1.700 m. — Décrit du Kilimandjaro.
Fam. THEREVTDAE
Gen. PSILOCEPHALA Zetterstedt
Psilocephala kijabea, n. sp.
Ç. Corps épais à téguments noirs, couverts d’une très légère pruinosiié
blanchâtre. Face couverte d’un enduit épais argenté, pilosité péristomale
molle blanchâtre, face à cils noirs dispersés. Antennes noires, légèrement plus
longues que le grand diamètre de l’œil, premier article de même longueur
que le troisième et le style réunis, couverts de longues soies noires et de chètes-
épines apicaux dressés, deuxième globuleux, couvert de spinules grêles éri¬
gées ; troisième article quatre fois plus long que le style. Corps à pilosité
molle blanchâtre, cils et macrochètes noirs. Pattes noires, tibias et tarses
roux. Balanciers d’un brun noir. Ailes brunies à nervures noires. Abdomen
luisant, tergites étroitement ourlés de gris. Armature précercale formée
d’épines tronquées, rousses. — Long, corps : 9,5 mm., aile : 7,5 mm.
Kenya : Kijabé, Kikuyu, 2.100 m.
Fam. OMPHRALIDAE
Gen. OMPHRALE Meigen
Omphrale galactica, n. sp.
(J. Corps épais, ramassé, téguments noirs couverts d’une légère pilosité
blanchâtre serrée, mêlée de quelques cils plus longs, plus visibles sur le disque
du mésonotum, sur les pleures et les côtés de l’abdomen. Tête ronde de face,
semi-circulaire de profil. Yeux largement cohérents, triangle ocellaire épais,
très saillant. Antennes courtes : troisième article ovalaire. Pattes noires ;
fémur I avec une transparence rousse, fémurs II et III également roux
sur la face interne. Balanciers très épais, d’un brun noir. Ailes claires : cel¬
lule apicale largement ouverte à l’apex. Abdomen noir ; deuxième tergite
trois fois plus long que le premier, sa base avec une rangée irrégulière de gros
points luisants, enfoncés, sur la partie médiane une aréa circulaire chagrinée
couverte de cils dressés ; tergites III-VII presque entièrement d’un blanc
mat éclatant. Épipyge épaissie, forceps externes à branches épaisses, tenailles
courtes, tordues, forceps internes en pince courte ; phallus grêle. Lamelle
prégénitale membraneuse, dilatée en demi-cercle, pendante. — Long. 1,8 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
DU'TERA BRAGHYCERA
335
Cette espèce appartient au même groupe que les Omphrale stenogaster et
inquilina du Mozambique. Elle diffère particulièrement de Yinquilina par
les yeux à facettes subégales sur toute leur surface, semées d’une pilosité
pâle, très courte, éparse, visible seulement avec une violente lumière inci¬
dente, par la direction des nervures des ailes, l’ornementation de l’abdomen,
la couleur des pattes et des balanciers, etc.
Omphrale minuscula Séguy
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m. — Découvert à Mada¬
gascar par M. R. Decary.
Fam. MUSIDORIDAE
Gen. MUSIDORA Meigen
Musidora acinaris, n. sp.
cJ,$. Tête d’un jaune blanchâtre ; triangleoeellaire bruni. Orbites postérieures
grises. Trompe et palpes jaunâtres. Antennes brunes : articles I et II jaunes,
le deuxième article légèrement plus long que le premier. Macrochètes cépha¬
liques noirs ; ocellaires de la même force que les verticales externes ; occi¬
pitales externes et verticales internes plus faibles; verticales postérieures
ciliformes. Vibrisses et péristomales normales. Thorax roux, mésonotum
avec une bande médiane longitudinale brune, 3 dorsocentrales, les deux
postérieures seules robustes, l’antérieure ciliforme. Seutellum bruni sur le
disque. Pattes jaunes, tibias légèrement brunis ; fémur I avec deux soies
externes préapicales, tibia I avec deux soies externes et une postérieure,
tibia II avec une faible soie interne subapicale, deux antéro-externes plutôt
externes, une postérieure prébasale plantée au même niveau que la deuxième
antéro-externe ; fémur II avec une antérieure plantée à la partie moyenne ;
fémur III avec une préapicale antéro-interne, tibia III avec deux antéro-
internes plutôt internes, deux antéro-externes et une petite proprement
externe plantée au milieu du membre ; préapicales et éperons faibles
sur tous les tibias. Balanciers d’un jaune gris. Ailes brunies, fourche de MA2
a et b longue, apex de l’anale aboutissant exactement au niveau de la base
de la fourche précédente, cellule fermée après le niveau de cette même
fourche, Ç comme chez le Lonchoptera tristis ; cellules basales courtes. Abdo¬
men noirâtre, à reflets pourprés. Hypopyge médiocre, forceps externes et
gonapophyses jaunes, ciliés de noir. Long, corps : 2,5 mm., aile 3 mm.
Kenya : camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, 3.500 m. ; janvier
(Mission de l’Omo) (D r R. Jeannel).
Cette espèce a été trouvée également par MM. Alluaud et Jeannel en
1912. Mont Kenya, versant ouest, zone des forêts moyennes, bambous supér.
2.800-3.200 m., janvier 1912, st. 41.
336
E, SÉGUY
Musidora tristis Meigen
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Afrique septentrionale. Toute l’Europe.
Les trois exemplaires rapportés par M. le D r Jeannel sont légèrement
plus colorés que les exemplaires européens.
Fam. SYRPHIDAE
Gen. XANTHOGRAMMA Schiner
Xanthogramma scutellare (Fabr.).
Kenya : camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.100. — Zambèze
(Lesne). Toute l’Afrique. Indes orientales.
Gen. MELANOSTOMA Schiner
Melanostoma scalare (Fab.).
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Europe.
Gen. SYRPHUS Fabricius
Syrphus hirticeps Loew
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Gen. ASARCINA Macquart
Asarcina ericetorum (F.)
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
Gen. MEGASPIS Macquart
Megaspis incisa (Wied.)
Kenya : Lokitang, Turkana Nord, 750 m.
Fam. DORYLAIDAE
Gen. DORYLAS Meigen
Dorylas claripennis, Loew
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m. —
Afrique orientale et méridionale.
DIPTERA BRACHYCERA
337
Fam. PLATYSDOMIDAE
Gen. LULE Speiser
Lule corioptera Speiser
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. ; Elgon Saw mill, mont Elgon,
versant est, camp II, 2.470 m., décembre. — Décrit du Kilimandjaro.
Gen. ELASSOGASTER Bigot
Elassogaster van der Wulpi Hendel
Senopterina unimaculata Becker.
Kenya : Nairobi, 1.660 m. — Toute l’Afrique.
Fam. LAUXANIINAE
Gen. SAPROMYZA Fallén
Sapromyza montis Becker
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Décrit du Kenya.
Fam. HELOMYZIDAE
Gen. SUILLIA Robineau-Desvoidy
Suillia ingens Lamb
Kenya : Suam fïshing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.
Suillia Jeanneli, n. sp.
Yeux à pilosité éparse, très courte. Espace interoculaire légèrement
moins large que l’oeil, finement cilié ; roux avec deux bandes parallèles d’un
brun clair étendues depuis le triangle ocellaire jusqu’à la cicatrice frontale.
Face avec trois taches brunes disposées en triangle équilatéral. Gênes et
péristome avec deux taches latérales parallèles brunes. Antennes rousses ;
chète antennaire à cils courts ne dépassant pas en longueur 1 épaisseur du
fuseau. Thorax roux, mésonotum avec quatre bandes bien visibles sur la
partie antérieure ; scutellum nu, bruni sur le disque ; 4 macrochètes margi¬
naux. Pleures : quatre bandes ou séries de taches horizontales : I sur la suture
notopleurale étendue depuis le calus huméral jusqu à la base de 1 aile ; II
depuis le stigmate prothoracique jusqu’au milieu du mésopleure ; III sur la
suture méso-sterno-pleurale jusqu’au balancier ; IV sur la partie inférieure
du sternopleure. Pattes jaunes, fémurs II et III avec une tache préapicale
338
E. SÉGUY
interne brune ; tibias et tarses brunis à l’extrémité. Balanciers blanchâtres,
renflement plus ou moins bruni. Ailes largement brunies le long du bord
costal et sur les deux transverses ; une petite tache noire sur la costale à
1 extrémité de la sous-costale ; nervures nues. Abdomen roux, tergites lar¬
gement bordés de noir. Hypopyge court ; forceps non visibles extérieurement.
Phallus membraneux. — Long, corps : 5 mm., aile 6 mm.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon versant est, 2.400 m.
Suillia similis (Meigen).
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Afrique du Nord. Europe.
Suillia variegata (Meigen).
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Afrique du Nord. Europe.
Fam. OPOMYZIDAE.
Gen. SCELOMYZA, nov.
Tête plus haute que large. Espace interoculaire égal au quart de la largeur
de la tête. Yeux nus, réniformes vus de face et rapprochés sous les antennes,
les facettes très élargies dans la partie saillante sous les antennes (fig. 17)!
Face légèrement déprimée. Épistome, péristome et vibrisses nuis, occiput
bombé, sinciput peu saillant. Verticales postérieures nulles. Antennes longues,
DIPTERA BRACHYCERA
339
rapprochées à la base. Chète antennaire longuement pubescent (fig. 16). Corps
brillant. Deux dorsocentrales postérieures. Notopleurales très longues. Deux
scutellaires apicales médiocres, basales ciliformes et décolorées. Disque du
scutellum nu. Ailes à nervures dirigées comme chez les Geomyza. Nervure
costale épineuse.
Voisin du genre Geomyza par la forme générale et la constitution de l’aile.
En diffère par la bande médiane frontale nue, par l’absence de vibrisses, par
les deux paires de soies dorsocentrales postérieures, par les pleures nus, par
le rétrécissement de la face dû au rapprochement des yeux, etc.
Génotype : Scelomyza hirticornis, n. sp.
Scelomyza hirticornis, n. sp.
Tête noire. Thorax d’un brun-roux, préscutum largement noirci. Pattes
Pig. 18. Neogeomyza antennala, mâle, profil de la tète, X 20.
jaunes ; tibias I et protarses I noirs; tarses I : articles II-V blancs. Abdomen
d’un noir luisant. Antennes : deuxième article brun avec une soie externe
et plusieurs longs cils inférieurs pendants ; troisième article jaune, subégal
au deuxième, avec des cils externes aussi longs que la largeur du troisième
article. Chète antennaire bruni. Une touffe de spinules noires près du trou
occipital. Humérales et acrosticales nulles. Deux sternopleurales. Tarses I
épaissis, longuement ciliés sur la face externe. — Long, corps 2 mm., aile
2,25 mm.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
340
E. SÉ(iU Y
Gen. NEOGEOMYZA, nov.
Tête plus longue que large. Espace interoculaire égal à la largeur de l’œil
vu de face. Yeux nus ou à pilosité éparse, microscopique, négligeable, à
facettes subégales partout. Bande médiane frontale dénudée à bords paral¬
lèles. Face saillante, en carène émoussée. Épistome étroit, légèrement saillant.
Péristome médiocre. Occiput et sinciput non saillants. Soie orbitale très
robuste. Verticales postérieures croisées ; verticale interne très forte, externe
moitié de la précédente. Vibrisses milles. Soies péristomales ciliformes.
Trompe très robuste ; palpes grêles, longuement ciliés. Antennes dressées,
aussi hautes que la face ; chète antennaire à fuseau épaissi à la base, à cils
très serrés. Deux soies dorsocentrales postérieures, une humérale, une post¬
humérale, une supraalaire. Une mésopleurale ; deux sternopleurales, la
deuxième très robuste, l’antérieure ciliforme. Scutellum dénudé sur le disque,
quatre scutellaires robustes. Aile à nervures dirigées comme chez les Geo-
myza, costale très épaisse, longuement ciliée, ne dépassant pas l’intersection
de la nervure III. Tibias II-III à préapicales robustes.
Voisin du genre Geomyza. En diffère par la bande médiane frontale, par
1 absence des vibrisses, par les deux soies dorsocentrales postérieures, par
la forme de l’antenne et de l’aile, etc.
Génotype : Neogeomyza antennata, n. sp.
Neogeomyza antennata, n. sp.
<$■ Tête rousse. Triangle ocellaire élargi, couvert par une grande tache
d’un noir velouté ; bande médiane frontale jaune soufre antérieurement.
Trompe et palpes blanchâtres. Antennes brunes; articles I-II subégaux,
le deuxième avec 2-4 longs cils dressés ; troisième article jauni, épaissi à la
base, atténué à l’apex ; chète antennaire d’un brun noir, couvert d’une cilia-
tion serrée courte et portant sur l’arête supérieure 12-14 longs cils dressés
(fig. 18). Corps roux. Mésonotum avec une bande longitudinale d’un brun
rouge suivant les deux rangées d’acrosticales ciliformes. Pleures avec deux
bandes transverses brunes suivant la dépression notopleurale et la suture
méso-sternopleurale. Pattes jaunes. Balanciers brunis. Aile à bande costale
noircie. Mésophragme et abdomen noirs. — Long, corps : 2,5 mm, aile : 2 mm.
Type <$. Kenya : Suam fîshing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.,
mars. Cotype mutilé : Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est,
camp II, 2.470 m.
Fam. ASTEIIDAE
Gen. ASTEIA Meigen
Asteia amoena Meigen
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m. —
Europe.
D1PTERA BRACHYCERA
341
Asteia nigerrima, n. sp.
Ç. Noir luisant, antennes, pleures et pattes jaunes. Voisin de V Asteia amoena,
en diffère par le scutellum noir, par la deuxième nervure radiale plus longue,
son extrémité non perpendiculaire à la nervure costale ; par le tégument
métallique et poli, sans pruinosité sauf sur une petite plage préscutellaire.
et sur le bord du scutellum ; par les macrochètes délicats, presque ciliformes.
Gerques roux. Long, corps 2 mm., aile 2,2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, Mont Elgon, versant est, camp II, ait. 2.470 m.,
décembre.
Fam. DROSOPHILIDAE.
Les Drosophilides rapportés par M. le Dr. Jeannel appartiennent à plu¬
sieurs genres qui peuvent se distinguer comme il suit :
1- (2). Six rangées d’acrosticales ou plus. Nervure costale ne
dépassant pas la troisième longitudinale ; deuxième nervure
longitudinale avec des rameaux récurrents ; deuxième soie
orbitale subégale à la première. Jeannelops s, n. g.
2- (l). Nervure costale prolongée jusqu’à la quatrième longitudi¬
nale ; deuxième nervure simple ; deuxième soie orbitale plus
faible que la première.
3- (4). Nervure anale réduite à un pli. Adrosophila, n. g.
4- (3). Nervure anale normale.
5- (6). Aile normale. Drosophila Fallén.
6- (5). Aile étroite à la base, élargie au milieu, les deuxième et
quatrième nervures très courbées. Euscaptomyza, n. g.
7- (8). Aile : nervure sous-costale visible jusqu’à l’apex.
8- (7). Aile : nervure sous-costale visible à la base seulement, l’apex
réduit à un pli plus ou moins distinct. Disque du scutellum
nu. Mésonotum modérément convexe.
9- (10). Scutellum cilié. Cyrtonotum Macquart.
10- (9). Scutellum nu. Cyrtona, n. g.
11- (12). Aile : nervure transverse basale MCu présente. Stegana Meigen.
12- (11). MCu nulle.
13- (14). Une soie mésopleurale. Camilla Haliday.
14- (13). Pas de soie mésopleurale.
15- (16). Orbitales inférieures réclinées également séparées de la
proclinée et de la supérieure réclinée.
16- (15). Réclinée inférieure plus rapprochée de la proclinée que de la
supérieure réclinée
17- (18). Préscutellaires faibles ou nulles. Face et carène très sail¬
lantes . Zaprionus Coquillett •
342
E.SÉGUY
18- (17). Préscutellaires bien développées. Face non saillante....
. Leucophenga Mik.
19- (20). Pas plus de quatre rangs d’acrosticales antérieures....
. Scaptomyza Hardy.
20- (19). Six rangs ou plus d’acrosticales antérieures.
21- (22). Soies orbitale supérieure et ocellaires milles. Drosophfla Fallén.
22- (21). Soies orbitale supérieure et ocellaires présentes. Neoscaptomyza, n. g.
Gen. CYRTONA, nov.
Espace interoculaire à cils rares. Les trois orbitales rapprochées à la base,
mais non cohérentes et largement séparées de la verticale externe. Antennes
longues, n’atteignant pas la grande vibrisse. Carène faciale aiguë, visible
entre les antennes seulement. Trompe épaisse, fulcrum renflé, fortement
chitinisé. Deux dorsocentrales postérieures ; scutellum dénudé. Nervure
MA2 avec un rameau récurrent sur la partie moyenne.
Génotype : C. appendiculata n. sp.
Cyrtona appendiculata, n. sp.
$. Comme le Cyrtonotum fuscipennis, la teinte brune du tégument noircie
par places. Espace interoculaire égal à la moitié de la largeur de la tête, partie
moyenne avec quelques cils dispersés ; deuxième soie orbitale ciliforme. Une
vibrisse robuste. Carène faciale nulle. Péristome égal au tiers de la hauteur
de l’œil. Chète antennaire long, à cils allongés en dessus, courts en dessous.
Calus huméral avec trois soies inégales ; deux mésopleurales robustes. Une
grande soie sternopleurale et deux petites. Scutellum plat, dénudé ; quatre
soies marginales. Hanches III avec une soie externe et un chétule. Balanciers
jaunes. Ailes grises, étroites, costale ne dépassant pas ou très peu la troisième
longitudinale, quatrième nervure longitudinale avec un rameau récurrent
placé entre les deux transverses moyenne et apicale, dans la cellule 2 M 2 ;
les transverses et le rameau récurrent légèrement ombrés. Long. 4 mm.
Kenya : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.
Gen. CAMILLA Haliday
Camilla acutipennis Loew
Kenya, Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m., dé¬
cembre. Afrique septentrionale. Europe.
Gen. ZAPRIONUS Coquillett
Zaprionus tuberculatus Malloch
Kenya : camp III de l’Elgon, zone des bruyères, versant est, 3.500 m.,
j anvier.
DIPTERA BRACHYCERA
343
Zaprionus îumipennis, n. sp.
Ç. Fémurs I avee trois ou quatre macrochètes subapicaux, robustes, plantés
sur des pores d’insertion légèrement saillants, mais non tubercules, disposés
en série longitudinale sur la face postéro-interne. Face antéro-interne du
fémur I avec trois ou quatre spinules épaisses, très courtes, plantées au même
niveau que les macrochètes postéro-internes. Plaque vulnérante précercale
armée de petites épines. Ailes : région costale brunie ; index costal : 50 : 24 :
12 ; section apicale de la quatrième nervure plus longue que la précédente
(32 : 24). Long, corps 2,5 mm., aile 2,6 mm.
Kenya : Nairobi.
La découverte du Zaprionus fumipennis permet de compléter comme il
suit le tableau des Zaprionus de la collection du Muséum de Paris :
1- (2). Espace interoculaire avec une ligne médiane blanche.
Fémur I avec un processus sur la partie moyenne de la face
postéro-interne. Madagascar (R. Decary).
Z. tuberculatus Malloch.
2- (l). Espace interoculaire sans ligne médiane blanche.
3- (6). Fémur I avec des processus ou des denticules terminés par
des soies ou des épines.
4- (5). Fémur I avec quatre processus disposés irrégulièrement.
Côte d’ivoire (A. Chevalier). Z. omatus Séguy.
5- (4). Fémur I avec quatre-six denticules disposés régulièrement.
Ogooué (R. Ellenberger), Mozambique (P. Lesne)-
. Z. vittiger Coquillett.
6- (3). Fémur I sans processus intéro-internes ; des macrochètes
plus ou moins robustes.
7- (8). Lamelle précercale armée d’épines. Ailes brunies le long
du bord externe. Fémur I avec des spinules subapicaux
antéro-internes. Kenya (Dr. Jeannel). Z. îumipennis Séguy.
8- (7). Lamelle précercale inerme. Ailes claires. Fémurs I sans
spinules subapicaux antéro-intermes.Madagascar (Dr. Joly).
. Z. menais Séguy.
Gen. PROTOSTEGANA Hendel
Protostegana proximata n. sp.
cJ. Corps d’un brun noir peu luisant. Pattes jaunes : fémurs légèrement
brunis à l’apex. Espace interoculaire égal au tiers de la largeur de la tête,
brun en haut, largement roux en bas, garni de cils fins assez longs ; deuxième
soie orbitale piliforme. Une vibrisse. Carène faciale nulle. Péristome égal
au huitième de la hauteur de l’œil. Palpes d’un noir velouté. Antennes jaunes:
344
E. SÉGUY
troisième article noirci à l’apex; chète antennaire avec quatre cils inférieurs
et huit supérieurs. Soies acrosticales disposées en dix rangs ; préscutellaires
presque aussi robustes que les dorsocentrales voisines. Deux sternopleurales.
Tarses I avec un long cil courbe planté dans l’angle externe des quatre pre¬
miers articles ; tarses III avec deux séries parallèles de petites épines noires,
serrées, occupant toute la longueur de la face plantaire des quatre premiers
articles. Balanciers bruns. Ailes noircies le long du bord costal ; transverse
apicale (MA 2c) placée avant le milieu du segment de la quatrième nervure
(index : 19 : 43) ; le segment apical de la cinquième nervure légèrement plus
long que MA 2c (9,5 : 12) ; index costal 54 : 25 : 3,5. Abdomen aussi long que
le thorax. — Long, corps 2,5 mm., aile 3 mm.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m., mars.
Ressemble superficiellement au Prostegana curvinervis de la région palé-
arctique qui se distingue par l’espace interoculaire plus large, par la présence
d’une épaisse carène faciale, par le péristome plus large, par les tarses simples,
par l’index costal 62 : 26 : 4.
Gen. LEUCOPHENGA Mik
Leucophenga oedipus, n. sp.
$. Yeux à pilosité décolorée, très fine, à facettes subégales. Espace inter-
oculaire égal à la longueur de l’antenne, à bords parallèles, d’un jaune roux,
présentant quelques cils roux, dispersés, le bord supérieur de la ptiline avec
une rangée régulière de cils. Soies ocellaires fortes, verticales postérieures
faibles, égales au tiers des précédentes ; deuxième soie orbitale égale à la
première. Gênes étroites ; péristome égal à la moitié de la largeur du troisième
article antennaire. Vibrisse aussi développée que la première soie orbitale ;
soies péristomales faibles, sauf les postérieures. Face plane, épistome peu
saillant, clypéus épais. Antennes : troisième article n’atteignant pas la vibrisse,
trois fois plus long que le deuxième. Thorax roux ; deux dorsocentrales posté¬
rieures, une acrosticale préscutellaire robuste, trois humérales : deux faibles
et une forte ; deux sternopleurales, la postérieure plus forte. Scutellum d’un
brun noir, étroitement taché de blanc à l’apex. Pattes jaunâtres. Ailes légè¬
rement brunies, une ombre diffuse transversale noirâtre au niveau de l’apex
de la première radiale. Abdomen d’un noir de poix, irrégulièrement taché
de jaune orange à la base des tergites ; premier tergite visible jaune. — Long,
corps 3,5 mm., aile 4 mm.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
Gen. ADROSOPHILA, nov.
Diffère des autres genres de Drosophilines par l’atrophie de la nervure
anale réduite à un pli. Face avec une carène médiane épaisse, soies senso¬
rielles céphaliques et thoraciques courtes et robustes. Deux humérales, deux
DJPTEKA BRACHYCERA
34o
notopleurales, une intraalaire, deux postalaires, la première courte, deux
sternopleurales. Chète antennaire court, avec quatre cils en haut et deux en
bas, plus quelques chétules accessoires très courts, appliqués sur le fuseau.
Génotype : A. minuta , n. sp.
Adrosophila minuta, n. sp.
Yeux à villosité très courte et pâle. Espace interoculaire aussi large que
l’œil dans la partie moyenne, plus large en haut, étroitement d’un jaune
orange à la base des antennes, d’un noir profond au-dessus. Deuxième soie
orbitale moitié plus courte que la première. Face profondément enfoncée.
Péristome légèrement moins large que le troisième article antennaire. Vibrisse
courte et robuste, soies péristomales moitié plus courtes, disposées en une
ou deux rangées irrégulières. Clypéus bien développé, mais non saillant hors
de la cavité buccale. Palpes grêles élargis en spatule à l’apex. Soies acrosticales
disposées en huit rangs. Corps d’un brun noir assez luisant. Pattes jaunes
à pilosité faible. Balanciers épais d’un brun foncé. Ailes subopalines à ner¬
vures pâles, jaunies, amincies à l’extrémité. — Long. 1 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, Camp II, 2.470 m.
Gen. JEANNELOPSIS, nov.
Première soie orbitale plantée sur la même ligne que la deuxième. Antennes :
deuxième article bombé avec deux macrochètes saillants. Chète antennaire
fourchu, portant trois cils inférieurs et six supérieurs. Deux soies dorsocen-
trales postérieures. Ailes tachées : deuxième nervure (R 2 + 3) faible, ondu¬
leuse, avec cinq rameaux récurrents. Lamelle sous-génitale épineuse (fig. 19).
Génotype : J. mirabilis , n. sp.
Jeannelopsis mirabilis, n. sp.
Ç. Yeux couverts d’une villosité blanchâtre, courte et serrée. Espace inter¬
oculaire jaune subégal à la largeur de l’œil. Verticales postérieures courtes ;
verticales internes et externes grandes. Ocellaires plantées au niveau de
l’ocelle antérieur, aussi longues que les verticales internes ; quelques cils
serrés sur les orbites près de la base des antennes. Bande médiane frontale
avec quelques cils près de la suture ptilinale. Gênes égales à la moitié de la
largeur de l’antenne ; péristome plus large, jaunâtre comme les gênes ; vi¬
brisse robuste. Carène faciale gonflée, clypéus saillant en bourrelet ; palpes
épais, longuement ciliés. Antennes jaunâtres prolongées jusqu’à l’épistome,
troisième article subégal au deuxième. Corps brun en dessus, pâle en dessous.
Acrosticales en six rangs irréguliers, préscutellaires nulles ; scutellum trian¬
gulaire ; quatre scutellaires, deux apicales et deux basales ; trois soies humé¬
rales fines, plantées sur une même ligne. Deux sternopleurales, la première
sétiforme, la deuxième robuste. Pattes blanchâtres, fémurs III un peu renflés.
346
E. SÉGUY
Balanciers épais. Ailes brunes à taches pâles, les nervures sinueuses soulignées
de brun, brusquement coudées sur l’abdomen au droit de la deuxième frac¬
ture ; nervure costale atteignant à peine l’apex de la nervure MA 1, avec deux
épines au droit de la deuxième fracture ; nervure R 2 + 3 faible, onduleuse,
avec cinq rameaux récurrents perpendiculaires à la nervure costale, les
rameaux paraissant des nervures transverses ; nervure haute MA 1 sinueuse,
petite nervure transverse placée au niveau du premier rameau récurrent ;
Fig. 19. Jeannelopsis mirabilis , femelle, x30.
deuxième anale courte. Membrane alaire épaisse, fortement irisée, luisante et
gaufrée, cellule 2M 1 avec trois renflements produits par l’épaississement
de la membrane ; les taches sombres sur la surface de l’aile sont dues à l’épais¬
sissement et au resserrement des microtriches : ces taches sont plus marquées
contre les nervures transverses, les microtriches peuvent disparaître dans
les parties claires de la surface alaire. Abdomen jaune à l’extrémité ; cerques
assez longuement ciliés ; lamelle sous-génitale étendue en branche épaisse,
courbée, épineuse sur l’arête inférieure. — Long. 2,75 mm.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.
Gen. EUSCAPTOMYZA, nov.
Ghète antennaire avec deux cils inférieurs. Deuxième soie orbitale eili-
forme. Verticales postérieures réduites. Vibrisses médiocres, soies péristo-
males piliformes. Soies humérales ciliformes ; deux soies dbrsoeentrales posté¬
rieures et une antérieure piliforme. Scutellum plan et nu, quatre macrochètes
D.Pl'LRA BRACHYCGRA
347
marginaux. Trois soies sternopleurales (1 : 2); stigmatiques nulle». Fémurs I
armés chez la £ de deux séries d’épines disposées en ligne longitudinale sur
la moitié apicale du membre : une sur la face antéro-interne, l’autre sur la
face postéro-interne. Aile rétrécie à la base, très large dans la partie moyenne,
première nervure (R 1) très courte ; les autres nervures très courbées,
deuxième longue, mais n’atteignant pas le sommet de l’aile, deuxième et troi¬
sième très divergentes, dernier segment de la quatrième courbée en haut,
transverse postérieure (MA2 c) a peu près rectiligne. Abdomen long; lamelle
précercale épineuse.
Génotype : Euseaptomyza chylizosoma , n. sp.
Euscaptomyza chylizosoma, n. sp.
Ç. D’un jaune grisâtre livide. Tête d’un blanc jaunâtre. Angles vibrissaux,
clypéus et parties latérales du sinciput noirs. Mésonotum avec deux bandes
latérales d’un brun noir prolongées jusque sur les côtés du scutellum ; pleures
avec deux bandes sombres, une supérieure étroite partant du cou, passant
sur le stigmate et rejoignant la base de l’aile ; une inférieure plus large placée
au niveau de la partie supérieure du sternopleure. Pattes jaunâtres. Abdo¬
men d’un noir de poix ; tergites à taches latérales jaunes diffuses.
Yeux couverts d’une pilosité courte et serrée. Espace interoculaire égal
à la largeur de l’œil ; quelques cils dispersés, noirâtres sur la partie antérieure.
Soies ocellaires longues et dressées, 'plantées de chaque côté de l’ocelle
antérieur ; première et troisième soies orbitales subégales, deuxième cili-
forme n’atteignant pas le tiers des deux autres ; soies verticales internes et
externes subégales, verticales postérieures moitié plus faibles. Carène faciale
très épaisse ; épistome peu saillant ; clypéus élargi, épais. Antennes : troisième
article une fois et demie plus long que le second ; chète antennaire très long,
fourchu, six ou sept cils supérieurs, deux inférieurs. Pattes grêles, fémur
antérieur avec trois longs macrochètes postéro-internes, un basal, un médian,
un apical ; entre les deux derniers et en ligne avec eux, cinq ou six macro¬
chètes courts, spinuliform.es ; face antéro-interne avec neuf ou dix épines
robustes serrées, dressées en ligne sur la moitié apicale. Ailes laiteuses, mar¬
brées de taches brunes diffuses, trois taches sont plus marquées : une sur la
transverse moyenne, une sur la partie supérieure de la transverse apicale,
une à l’extrémité de la deuxième nervure (R 2 + 3). Cerques longuement
ciliés. — Long, corps 3 mm. ; aile 3,5 mm.
Kenya, Suam fishing hut, Mont Elgon, versant est, 2.400 m.
Gen. NEOSCAPTOMYZA, nov.
Soies ocellaires milles ; soies verticales postérieures ciliformes ; verticales
externes piliformes. Pas d’orbitale supérieure. Deuxième article antennaire
fortement saillant sur le troisième. Soies péristomales robustes, espacées,
348
E. SL.GUY
disposées en une seule ligne autour de l’orifice buccal, vibrisses rapprochées
à la base, leur intervalle deux fois moins large que le troisième article anten-
naire. Une dorsocentrale postérieure robuste, une rangée unique médiane
d’acrosticales, disposées comme chez certains Éphydrides ( Lytogaster >
Hydrina), préscutellaires nulles ; deux scutellaires subapicales. Ailes : cin¬
quième nervure courbée ; nervure transverse postérieure y réduite à une trace
comme la nervure anale ; nervure costale prolongée jusqu’à la quatrième
nervure.
Ce nouveau genre présente des caractères qui permettraient de le rap¬
procher des Éphydrides : système chétotaxique et réduction des nervures
à la base de l’aile ; mais la nervure costale n’est pas distinctement brisée
et on observe un vestige de la transverse z ; l’armature du cbète antennaire
est exactement celle d’un Drosophilide ; la réduction de la chétotaxie cépha¬
lique permettrait de rapprocher ce nouveau genre de certains Asteiidae, mais
la constitution de l’antenne, la cicatrice des fractures costales, la nervure
sous-costale allongée ne permettent pas de pousser ce rapprochement. Je
crois que le genre Neoscaptomyza trouve sa place près des Scaptomyza dont
il présente la même constitution antennaire, l’abdomen formé du même
nombre de segments, l’aile longue, mais qui se distingue par la réduction
du système vénal basal.
Génotype : N. bicolor, n. sp.
Neoscaptomyza bicolor, n. sp.
Tête grise ; thorax noirâtre, antennes et pattes jaunes, fémurs postérieurs
noircis à l’apex ; balanciers blanchâtres, ailes vitreuses à nervures jaunâtres.
Abdomen avec les deux premiers segments d’un brun grisâtre, les autres d’un
jaune sale, plus ou moins brunis latéralement. Yeux piriformes, velus ; espace
interoculaire moins large que l’œil vu de face. Macrochètes céphaliques jaunes.
Une ligne de cils dorsocentraux placés avant la dorsocentrale ; un cil intra-
alaire ; une faible humérale, deux notopleurales, une sternopleurale. Tarses III
longuement ciliés, les deux premiers articles élargis. Aile : deuxième nervure
(R 2 4- 3) prolongée à l’apex de l’aile ; la troisième section costale est nette¬
ment plus longue que la deuxième ; la première section est plus de huit fois
plus longue que les deux suivantes (index : 60 : 3 : 7). — Long, corps 1,75 mm.,
aile 2,25 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. SCAPTOMYZA Hardy
Scaptomyza dorsalis, n. sp.
$. Jaune sale; face, clypéus, palpes, bande médiane frontale d’un brun
noir velouté ; occiput gris noir, sinciput jaune ; deuxième article antennaire
noir. Mésonotum avec une bande médiane et deux latérales brunes, pleures
DIPTERA BRACHYCERA
349
avec une bande supérieure horizontale d’un gris noir. Abdomen : tergites
I-IV d’un gris jaunâtre, avec une bande médiane longitudinale diffuse, brune.
Sternites et derniers tergites d’un noir luisant. Carène faciale épaisse. An¬
tennes : troisième article longuement velu de blanc à l’apex, cils du chète
très longs. Première soie orbitale moitié plus faible que la suivante, la pre¬
mière avec un microchète planté au même niveau ; soies verticales posté¬
rieures courtes et croisées ; soies ocellaires longues. Soies péristomales fines,
brunes ou jaunes ; une seule vibrisse longue et forte, noire ; quatre rangées
d’acrosticales, disposées plus régulièrement sur le préscutum. Trois soies
dorsocentrales (1 -f 2), l’antérieure faible. Une forte soie sternopleurale
inférieure ; deux supérieures faibles. Ailes vitreuses, fortement irisées ;
nervure transverse apicale (MA 2 c) placée avant le milieu du tronçon apical
de la quatrième nervure (MA 2 a + b) index : 27 : 40 ; la section apicale de
la cinquième nervure (Cu Al) est supérieure au cinquième du tronçon moyen
(10 : 48). — Long, corps 2 mm., aile 2,2 mm.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., mars.
Scaptomyza graminum (Fallén)
Kenya : Elgon Saw mill, Mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Scaptomyza longipennis, n. sp.
cL D’un jaune roux, sauf les parties latérales de l’abdomen qui sont noires.
Yeux à facettes antéro-internes plus grandes. Pilosité oculaire courte et
serrée, formée de cils épais, blanchâtres. Espace interoculaire égal à la lar¬
geur de l’œil. Deuxième soie orbitale égale au tiers de la première, cette der¬
nière un peu plus faible que la troisième. Face blanchâtre, carène médiane
peu saillante, aiguë. Joues nulles. Péristome moins large que le troisième
article antennaire ; vibrisse robuste ; soies péristomales faibles, sauf les soies
angulaires postérieures. Antennes courtes et jaunes, leur extrémité séparée
de la grande vibrisse par un espace égal à la largeur du troisième article
antennaire ; deuxième article antennaire aussi long que le troisième, avec
deux macrochètes dressés ; troisième article longuement cilié à l’apex ; chète
antennaire fourchu ,quatre cils supérieurs et un inférieur. Mésonotum uni-
colore ; soies acrosticales plantées irrégulièrement en deux rangées ; préscutel-
laires indistinctes ; deux soies dorsocentrales postérieures, la deuxième très
forte ; dorsocentrale antérieure faible mais distincte de la pilosité du fond ;
deux sternopleurales : l’antérieure faible. Hanches et pattes d’un jaune pâle ;
fémurs I épais ; tibias I avec une soie préapicale ; trochanters III avec deux
spinules inférieures noires, précédées de deux longues épines noires, recourbées
en croc à l’extrémité. Balanciers jaunes. Ailes longues étroites, quatre fois
plus longues que larges, pliées au niveau de la première fracture et rabattues
sur le corps, à membrane un peu jaunie, fortement irisées, nervure R 2 + 3
MISSION SCIENTIFIQUE DE t’oMO. — T. IV. 23
350
I-:. feÉGUY
atteignant presque l’extrémité de l’aile, MA 1 atteignant 1 apex exactement,
MA 2 a + b parallèle à la précédente et légèrement courbée à l’apex. Indice
costal : 70 : 16 : 8. Dernière section de la nervure MA 2 d’un tiers plus longue
que la section précédente (47 : 28). La tache apicale de 1 aile occupe les cel¬
lules R + 2 + 4 et 2 Ml. Aucune partie de l’aile ne s’éclaire en lumière pola¬
risée. Abdomen : mince à la base, épaissi à l’apex ; segments régulièrement
décroissants en largeur du premier au cinquième, hérissés d’une pilosité assez
longue, formée de cils noirs dispersés ; face tergale avec une ligne médiane
longitudinale brune visible à une certaine lumière ; tergite X petit ; forceps
externes bien développés, en lames minces et courbées, hérissés de longs
poils serrés en brosse, plantés sur l’arête externe. — Long. 2 mm.
Kenya : Naivasha, Rift Valley, 1.900 m.
Scaptomyza melania, n. sp.
Ç. D’un noir métallique brillant, sauf le scutellum. Face, antennes, palpes,
nervure costale et pattes jaunes. Carène faciale réduite à une légère saillie
entre les antennes. Soies péristomales ciliformes, vibrisse faible. Yeux à
villosité très courte, éparse. Macrochètes céphaliques faibles. Soies ocellaires
longues, première orbitale à peu près moitié aussi robuste que la suivante ,
verticales postérieures tombées, mais faibles si l’on en juge par 1 insertion.
Deux soies dorsocentrales postérieures, leur alignement prolongé sur la partie
antérieure du thorax par une série de microchètes subégaux, régulièrement
espacés. Soies acrosticales nulles. Scutellum avec quatre soies marginales
médiocres, mais toute sa surface couverte d’un duvet serré, rasé, noir, don¬
nant l’apparence d’un velours opaque. Une sternopleurale robuste et trois
cils. Fémur antérieur avec quatre épines internes : une grande plantée au
milieu, deux petites proximales et une grande apicale ; la face antéro-mterne
présente 10-12 spinules grêles, subégales, régulièrement espacées, plantées
sur de petites verrues disposées en une série longitudinale subapicale , tibia
antérieur avec une longue soie postérieure subapicale, plus ou moins lon¬
guement ciliée sur la face antéro-externe ; protarse antérieur avec une brosse
interne formée de poils longs, la face externe armée de quatre longues soies
recourbées ; les articles tarsiens suivants moins longuement ciliés. Balanciers
blanchâtres. Ailes transparentes, fortement irisées ; première section costale
subégale à la suivante ; troisième n’égalant pas le quart de la première (8,5 .
4,10) ; nervure transverse apicale (MA 2 c) placée avant le milieu du tronçon
apical de la quatrième nervure (MA 2 a -f b) (index : 23 : 44) ; la section api¬
cale de la cinquième nervure (Gu Al) égale au quart du tronçon moyen (10 .
40). —. Long, corps 1,8 mm., aile 2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
DIPTERA BRACHYCERA
351
Gen. DROSOPHILA Fallén Wollaston
Drosophila repleta
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Drosophila lucida ,n. sp.
c?- Macrodiètes noirs. Tête et appendices, balanciers et pattes jaunes.
Thorax d’un brun roux luisant ; mésonotum d’un jaune roux sur la partie
antérieure. Scutellum et abdomen d’un noir métallique très brillant.
Yeux couverts d’une pilosité blanche assez longue. Espace interoculaire
égal à plus de la moitié de la largeur de la tête, luisant, absolument dépourvu
de cils, mais le bord antérieur avec une bande mate bordant la lunule.
Deuxième soie orbitale microscopique. Une vibrisse. Carène faciale peu élevée,
aiguë. Péristome égal au cinquième de la hauteur de l’œil. Chète antennaire
avec sept cils supérieurs et trois inférieurs. Soies aerosticales disposées en
six rangs ; préscutellaires nulles. Des soies apicale et préapicale sur les tibias I
et II, une soie préapicale sur le tibia III ; protarse II avec de courtes soies
en écailles régulièrement disposées sur toute la longueur de la face interne.
Ailes longues et larges, jaunies ; petite nervure transverse placée légèrement
après le niveau de la première radiale ; dernier segment de la quatrième ner¬
vure deux fois plus long que le précédent ; dernier segment de la cinquième
deux fois plus long que la transverse apicale MA 2 c ; index costal : 45 :40:10.
Abdomen court. — Long, corps 2 mm., aile 2,5 mm.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., mars.
Drosophila microlabis, n. sp.
c?. Corps d’un brun roux. Macrochètes noirs. Face et clypéus bruns. An¬
tennes : deuxième article roux, troisième brun noir. Palpes, balanciers et
pattes jaunes. Abdomen d’un noir luisant. Yeux couverts d’une pilosité
jaunâtre très courte. Espace interoculaire égal au tiers de la largeur de la
tête, garni de longs cils croisés. Deuxième soie orbitale ciliforme. Une vibrisse.
Carène faciale peu élevée, émoussée. Péristome égal au cinquième de la hauteur
de l’œil. Chète antennaire avec cinq cils supérieurs et trois inférieurs. Soies
aerosticales disposées en huit rangées, préscutellaires nulles. Des soies api¬
cales et préapicales sur les tibias I et II et une préapicale sur le tibia III. Les
deux premiers articles du tarse I avec un peigne formé de dents noires et
brillantes, le peigne supérieur n’occupe que la moitié apicale du protarse.
Ailes jaunies, transverse apicale (MA 2 c) placée avant le milieu du segment
de la quatrième nervure (index : 21 : 41), le segment apical de la cinquième
nervure plus long que MA 2 c (7,5 : 13,5) ; index costal : 54 : 22 : 9. Abdomen
352 K. SÉGUY
court, épipyge avec trois plages de petites soies dressées. — Long, corps
2 mm., aile 2,5 mm.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m., mars.
Drosophila sexpunctata, n. sp.
Ç. Yeux à cils courts, épars, à facettes subégales. Espace interoculaire
légèrement plus large que l’œil, d’un brun jaunâtre ; soies verticales posté¬
rieures courtes, verticales internes convergentes. Bande médiane frontale
avec quelques cils épars sur les parties moyennes et antérieures ; deuxième
soie orbitale moitié moins forte que la première. Gênes linéaires, péristome
à peu près aussi large que l’antenne. Soies péristomales faibles, la vibrisse
longue et forte ; soie péristomale postérieure deux fois moins forte. Face
légèrement renflée, carène médiane faible, épistome non saillant, clypéus
épais. Antennes épaisses, troisième article n’atteignant pas la grande vibrisse,
deux fois plus large que long. Chète antennaire très long avec quatre ou cinq
cils inférieurs. Tête et appendices d’un jaune roux plus ou moins marbré
de brun. Thorax brun, couvert d’une pruinosité blanchâtre ou jaunâtre
formant des marbrures ; mésonotum avec trois lignes brunes plus foncées ;
deux soies dorsocentrales postérieures, deux acrosticales préscutellaires
robustes ; acrosticales antérieures disposées en 10-12 rangées irrégulières.
Une soie humérale et quelques cils ; deux sternopleurales. Pattes et balan¬
ciers jaunes, fémurs I largement brunis sur la face externe ; fémurs II et III
avec deux anneaux ; tibias correspondants avec trois anneaux bruns. Ailes
vitreuses, légèrement brunies le long du bord costal ; première section cos¬
tale près de trois fois plus longue que la deuxième et sept fois plus longue que
la troisième (index 73 : 26 : 10) ; section apicale de la quatrième nervure trois
fois plus longue que la nervure transverse MA 2 c, cette section nettement plus
longue que la précédente (47 : 35) ; deuxième section de la cinquième nervure
(C u Al) près de six fois plus longue que la section apicale. Abdomen d’un noir
de poix, chaque tergite avec une étroite bande apicale et latérale blanche ;
premier tergite visible avec une large bande basale d’un jaune orange ; les
trois tergites suivants avec chacun une paire de taches quadrangulaires de
même couleur, derniers tergites noirs ; cerques longuement ciliés. — Long,
corps, 3 mm., aile, 3,75 mm.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m., mars.
Drosophila subobscura, n. sp.
Corps roux, macrochètes noirs ; face blanche. Abdomen : tergites lar¬
gement bordés de brun noir, dernier segment d’un noir luisant. Yeux couverts
d’une pilosité argentée, courte. Espace interoculaire égal au tiers de la lar¬
geur de la tête. Deuxième soie orbitale ciliforme (elle est doublée à gauche) -
Deux vibrisses, la seconde plus faible que la première. Carène faciale peu
développée, aiguë. Péristome égal au huitième de la hauteur de l’œil. Chète
DIPTERA BRACHYCERA
353
antennaire avec sept cils supérieurs et quatre inférieurs. Soies acrosticales
disposées en huit rangées ; préscutellaires nulles. Des soies apicales et pré-
apicales sur les tibias I et II, une soie préapicale sur le tibia III ; tarses I
longuement ciliés, les deux premiers articles avec un peigne formé de dents
serrées, mousses, noires et brillantes, occupant toute la longueur des articles.
Ailes pointues, à membrane jaunie, fortement irisée ; transverse apicale
(MA 2 c) rapprochée de la base de l’aile : le segment moyen de la quatrième
nervure compris entre les deux transverses est subégal au segment apical
de la cinquième longitudinale ; index costal : 44 : 17 : 6,5. Abdomen court.
Sternite prégénital avec une série latérale d’épines noires et deux crochets
robustes en antéversion. — Long, corps 1,60 mm., aile 2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Fam. SEPSIDAE
Gen. MEROPLIUS Rondani
Meroplius hastiîer, n. sp.
(J. Gomme le Meroplius Sauteri de Meijere, en diffère par : espace inter-
Fig. 20-25. Meroplius hastifer, mâle. — Fig. 20, patte I. — Fig. 21, aile. — Fig. 22,
lamelle prégénitale gauche. — Fig. 23, appareil copulateur, forceps externe (fe) et for¬
ceps interne (fi) vus de profil. — Fig. 24, pénis. — Fig. 25, sclérite du canal éjaculateur.
oculaire pratiquement nu, carène faciale saillante. Pattes d’un noir opaque ;
fémurs II et III jaunes sur la moitié basale ; tarses noirs sauf les deux pre¬
miers articles des tarses intermédiaires ; pattes III longuement ciliées. Aile :
354
E. 8ÉGUY
deuxième section costale trois fois plus longue que la troisième ; cette der¬
nière plus de deux fois plus longue que la quatrième (fig. 21). Abdomen d’un
noir brillant à reflets légèrement pourprés ; troisième et quatrième tergites
beaucoup plus longs que le premier visible ; lamelle prégénitale avec deux
processus triangulaires latéraux dressés, longuement ciliés sur les bords
(fig. 22) ; forceps externes à branches épaissies à la base, amincies et brus¬
quement coudées à l’apex ; deux macrochètes basaux et deux soies épaisses
près du coude apical ; forceps internes en U, chaque branche terminée par
une soie (fig. 23). Pénis très épais, presque quadrangulaire,paraphallus formés
de deux masses longuement épineuses. Hypophallus très grêle, légère¬
ment chitinisé (fig. 24). Sclérite du' canal éjaculateur en baguette dilatée
à l’apex (fig. 25).
Ç. Soies acrosticales nulles. Fémurs antérieurs avec une rangée de longues
et fortes soies disposées en peigne sur la moitié apicale de la face antéro-
interne ; fémurs II et III plus largement jaunes à la base. — Long. 3,5-4 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. NEMOPODA Robineau-Desvoidy
Nemopoda nuceria, n. sp.
Noir mat. Face et péristome roux. Espace interoculaire légèrement
Fig. 26 et 27. Nemopoda nuceria, mâle. — Fig. 26, profil de la tête. —
Fig. 27, fémur et tibia antérieurs gauche.
supérieur au tiers de la largeur de la tête. Soies ocellaires très courtes. Face
étroite, saillante en profil, occupée sur toute sa hauteur par les antennes.
Carène faciale mince, très saillante. Épistome proéminent. Trompe courte
(fig. 26). Mésonotum très finement chagriné. Acrosticales microscopiques et
négligeables, irrégulières ; deux soies dorsocentrales courtes ; pleures couverts
d’une pruinosité argentée, plus dense sur le sternopleure et les hanches. Pattes
très longues : fémur I avec une série postéro-interne d’épines réparties sur
la moitié apicale ; face antéro-interne avec des épines plus robustes, moins
DIPTERA BRACHYCERA
355
nombreuses ; tibia antérieur pectiné dans sa moitié basale interne (fig. 27) ;
derniers articles du tarse I légèrement dilatés. Balanciers noircis. Guiderons
courts, à bord externe arrondi ; une touffe blanche inférieure. Ailes : troi¬
sième et quatrième nervures convergentes à l’extrémité. Abdomen fortement
épaissi à l’apex; forceps externes très larges, brusquement tronqués. —
Long. 5 mm.
<j>. Comme le mâle ; triangle frontal luisant, pattes I courtes, fémurs I
armés d’épines microscopiques sur la face antéro-inteme, plus longues sur
la face postérieure ; les trois derniers articles du tarse dilatés ; pattes II et
III très longues, grêles, légèrement courbées, tibias II avec une sérié de douze
ou quatorze épines régulièrement espacées, plantées sur toute la longueur
de la face postérieure comme chez le mâle ; tibia III avec une courte soie
médiane externe. — Long. 5-6 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. SEPSIS Fallén
Sepsis Chappuisi, n. sp.
$. Tête quadrangulaire, face argentée. Antennes brunes. Thorax noir.
Mésonotum finement chagriné, opaque. Pattes noires. Ailes brunies sans tache
apicale. Abdomen d’un noir brillant,
métallique, à reflets pourprés. Deux ou
trois vibrisses. Soies céphaliques robustes,
cils occipitaux spinuliformes, un cil orbi¬
tal ou non. Deux rangées de soies acros-
ticales piliformes, deux soies dorsocen-
trales postérieures ; deux soies scutel-
1 aires apicales robustes et deux basales
ciliformes. Une soie stigmatique méta
thoracique. Fémur I épineux sur la partie
moyenne de la face interne, une épine
courte saillante sur la face antéro-interne
(fig. 28). Tibia II long et grêle, fine¬
ment mais densément cilié ; tibia III légèrement courbé ; une soie antéro-
interne submédiane. Aile : nervure IV légèrement courbée. Balanciers à
renflement d’un jaune citron. Abdomen : soies tergales marginales faibles ,
forceps externes courbés, à branches coupées obliquement à l’apex, épineux
dans la partie subapicale. — Long. 3 mm.
$. Tête noire, occiput couvert d’une pruinosité argentée comme sur le méso¬
notum et une grande partie des pleures. Pattes rousses, largement tachées
de brun sur la partie moyenne ; derniers articles des tarses noirs. Balanciers
blanchâtres. Gerques avec quelques longs cils courbés. Long. 3 mm.
Type $. Kenya : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m., mars.
356 E. SÉGUY
Cotype Ç. Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II,
2.470 m., décembre.
Sepsis Jeanneli, n. sp.
(J. Tête ronde ; jaune ; espace interoculaire et antennes brunies ; occiput
noirci. Thorax jaune ; mésonotum et scutellum d’un noir mat, à pruinosité
grise. Balanciers jaune citron. Abdomen : tergites d’un noir métallique bril¬
lant, à reflets pourprés. Sternites, dernier tergite, appareil copulateur et
pattes rousses. Aile avec une tache brune diffuse à l’extrémité de la deuxième
longitudinale. Deux vibrisses. Soies céphaliques robustes. Cils occipitaux
spinuliformes. Deux rangées de soies acrosticales piliformes ; deux soies
dorsocentrales postérieures. Scutellum avec deux soies apicales robustes et
deux basales ciliformes. Une soie stigmatique métathoracique. Fémur I
avec trois groupes d’épines postéro-internes ; fémurs et tibias II et III lon¬
guement ciliés sur la face interne ; tibia II avec trois épines postérieures
également espacées sur le tiers moyen, une épine postéro-externe et une
externe à l’union du tiers moyen et du tiers apical ; protarse II épineux sur
toute sa longueur; tibia III avec deux épines externes plantées à la partie
moyenne ; protarse III avec 4-6 épines également espacées. Appareil copu¬
lateur petit, forceps externes courbés, à branches tronquées, noircies et poin¬
tues à l’extrémité externe, avec quelques cils robustes sur la face interne. —
Long. 4,5 mm.
Ç. Comme le mâle. Tête brunie. Pleures noirs sauf la partie antérieure
rousse et une transparence rousse sur le ptéropleure. Sternopleure avec une
bande supérieure argentée. Pattes I jaunes ; II et III largement d’un brun
noir à la partie moyenne ; derniers articles du tarse plus ou moins noircis. —
Long. 4,5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Sepsis lateralis Wiedemann.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Sepsis macrochaetophora Duda
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Sepsis polychaeta Duda
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
ÜIPTLRA BRACHYCERA
357
Fam. DIOPSIDAE
Gen. SPHYRACEPHALA Say
Sphyracephala aîricana Karsch
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Soudan, Zambèze, Madagascar.
Gen. DIASEMOPSIS Rondani
Diasemopsis îasciata Gray
Kenya : camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.100 m. ; Nairobi. —
Afrique occidentale.
Diasemopsis Jeanneli, n. sp.
(J. Tête aussi haute que large vue de face ; épistome peu saillant. Triangle
ocellaire étroit, globuleux. Yeux à facettes antérieures agrandies. Pédoncules
oculaires environ quinze fois plus longs que larges, un macrochète planté
à la partie moyenne et antérieure (fig. 29). Antennes rousses, brunies au bord
supérieur ; chète noir. Tête d’un brun de poix luisant, à reflets métalliques
358
E. SÉGUY
et pourprés sur l’occiput. Corps noir au fond, couvert d’une pruinosité mate,
brune. Pattes rousses, fémurs antérieurs brunis sur la face interne comme les
tibias correspondants. Balanciers d’un jaune citron. Ailes brunies sur le
quart apical. Abdomen orné de trois paires de taches tergales satinées, d’un
blanc d’argent. Hypopyge petit, forceps jaunes. — Long, corps : 5,5 mm.,
aile : 4 mm.
Kenya : Nairobi, 1.600 m.
Ressemble au D. fasciata. Pédoncules oculaires plus longs, tégument lui¬
sant, ailes enfumées, abdomen plus étroit, autrement conformé.
Gen. DIOPSIS Linné
Diopsis circularis Macquart
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre ; Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., mars ;
Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m., mars.
Diopsis collaris Westw.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
Diopsis confusa Fabricius
Kenya : Camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.100 m. — Nairobi
(Seyrig).
Diopsis curva Bertol.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m. —
Afrique occidentale.
Diopsis Servillei Macquart
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, mars.
Fam. GHLOROPIDAE
Gen. PACHYLOPHUS Loew
Pachylophus halteratus Becker
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Décrit sur un exemplaire provenant de l’Afrique orientale. Retrouvé à
Madagascar (Decary). La partie supérieure du troisième article antennaire
est noire dans le prolongement du chète.
DIPTERA BRACHYCERA
359
Pachylophus lugens Loew
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre. — Afrique méridionale. Madagascar.
Pachylophus scutatus Becker
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II,
décembre.
Pachylophus splendidus Adams
Kenya : Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m.
2.470 m.,
Gen. STELEOCERUS Becker
Steleocerus pachylophus, n. sp.
$. Noir. Espace interoculaire aussi large que l’œil. Triangle ocellaire pro¬
longé jusqu’au niveau de la cicatrice frontale, à la base des antennes, bordé
par un bourrelet luisant. Orbites étroitement bordées d’une pruinosité ar¬
gentée contre le bord oculaire. Deux soies orbitales dressées, une série de
chétules disposés transversalement à la pointe du triangle ocellaire ; ocel-
laires fines. Verticales externes visibles. Antennes d’un brun noir ; chète
antennaire noir. Palpes courts, spatulés, noirs. Thorax et abdomen allongés,
ensemble près de six fois aussi longs que larges. Pattes très longues, noires,
tarses I dilatés ; hanches et trochanters I jaune pâle, II et III roux bruni;
tarses III roux. Balanciers à renflement blanchâtre. Ailes plus de trois fois
aussi longues que larges, brunies, à nervures noirâtres, longitudinales II-
III-IV subparallèles. Long, corps 5 mm., aile 3,5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, 2.470 m., décembre.
Cette espèce est voisine du Steleocerus longicollis Becker. Elle peut s’en
distinguer comme il suit :
1- (6). Tarses antérieurs dilatés.
2- (3). Ailes claires. Pattes rousses. S. lepidopus Becker.
3- (2). Ailes brunies. Pattes noires.
4- (5). Pattes III noires. Mésonotum avec deux bandes grises
. S. longicollis Becker.
5- (4). Tibias et tarses III roux. Mésonotum avec une dépression
préscutellaire grise. S. pachylophus Séguy.
6- (l). Tarses antérieurs non dilatés. Mésonotum et scutellum
roux. Pattes jaunes. S. tenellus Becker.
Gen. MELANOCHAETA Bezzi
Melanochaeta pubescens Thalhammer
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m. ;
Naivasha, Rift Valley, 1.900 m.
360
E. SÉGUY
Gen. ANATRICHUS Loew
Anatrichus erinaceus Loew
Kenya : camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.100 m., décembre ;
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
Gen. NEOELACHIPTERA, nov.
Yeux couverts d’une villosité blanche, dressée, formée de cils épars, rigides.
Espace interoculaire légèrement plus large que l’œil. Triangle ocellaire très
large, poli, soies orbitales grêles, frontales plus robustes. Antennes : troisième
article légèrement réniforme; chète épaissi à villosité fine. Trompe et palpes
courts ou très courts. Mésonotum à demi poli, scutellum avec six soies mar¬
ginales courtes (trois de chaque côté) plantées sur de petites verrues saillantes ;
disque scutellaire couvert de crins dressés et d’une pilosité fine, couchée.
Pattes simples. Génotype Neoelachiptera Lerouxi, n. sp.
Neoelachiptera Lerouxi, n. sp.
cJ. Tête jaune. Triangle ocellaire d’un noir luisant étendu sur les trois
quarts de la longueur de l’espace interoculaire et d’un œil à l’autre. Soies
verticales postérieures croisées. Verticale interne courte, externe robuste;
soies ocellaires aussi fortes que les verticales postérieures. Bande médiane
frontale avec des soies robustes en antéversion, deux ou trois ocellaires en
rétroversion. Soies péristomales faibles, vibrisse distincte. Toutes les soies
céphaliques jaunes. Trompe, palpes et antennes jaunes, articles II et III
brunis sur l’arête supérieure, chète antennaire noir à cils noirs. Thorax roux,
mésonotum d’un noir luisant; scutellum jaune; pleures largement brunis
en bas. Pattes jaunes. Balanciers d’un jaunâtre pâle. Ailes fortement irisées,
à nervures d’un brun roux pâle. Abdomen : sternites jaunes, tergites d’un
brun noir. Cils et macrochètes d’un jaune pâle sur le thorax, en partie noirs
et plus fins sur les tergites abdominaux. — Long. 1,75 mm.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., mars.
Gen. SIPHUNCULINA Rondani
Siphunculina aureopilosa, n. sp.
cJ. Uniformément d’un gris brun mat, sans bandes ni taches chatoyantes
ou métalliques. Tête et thorax couverts de poils spinuliformes jaunes ou
dorés suivant la lumière. Abdomen à pilosité noire fine. Yeux pratiquement
nus. Espace interoculaire une fois et demie plus large que l’œil vu de face.
Carènes faciales, épistome et péristome noirs. Trompe d’un brun noir, palpes
jaunes. Antennes rousses, noires sur le bord antérieur, chète antennaire à
pilosité microscopique évidente. Spinules mésonotales plantées irrégulière-
DIPTERA BRACHYCERA 361
rement deux dorsocentrales préscutellaires deux fois plus robustes que les
autres,’notopleurales et humérales saillantes dans les mêmes proportions.
Scutellum à spinules discales et marginales irrégulièrement disposées. Sutures
pleurales polies, noires. Pattes rousses, fémurs en majeure partie d’un brun
noir ; tibias noircis sur le tiers moyen ; griffes noires. Balanciers d’un roux
sale. Ailes vitreuses, à nervures pâles ; deuxième section costale subégale à
l’intervalle qui sépare les deux transverses, troisième plus de trois fois plus
longue que la deuxième ; quatrième légèrement plus longue que la transverse
MA 2 c. — Long. 1,25 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp 11, 2.4/U m.,
décembre.
Gen. HIPPELATES Loew
Hippelates planiscutellatus Becker
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m
Gen. SYPHONERINA, nov.
Yeux couverts d’une pilosité blanche formée de poils épais très courts,
serrés. Macrochètes céphaliques et thoraciques remplacés par des épines
robustes. Hanches I à spinules courtes, pattes inermes. Ailes comme chez
les Oscinis. Génotype : Syphonerina armata , n. sp.
Syphonerina armata, n. sp.
o Yeux velus à facette subégales partout. Espace interoculaire profon¬
dément déprimé, d’un tiers plus large que l’œil vu de face, d’un jaune pâle.
Clypéus étroitement bordé de noir ; occiput et triangle ocellaire saillants,
d’un gris noir. Cinq ou six épines orbitales, deux épines ocellaires, deux post-
ocellaires. Péristome élargi en lame pendante, angle vibnssal saillant, vi-
brisses remplacées par deux épines. Face enfoncée, fossettes antennaires
séparées par une carène étroite très haute. Antennes couchées, troisième
article réniforme, légèrement plus long que le deuxième. Chete antennaire
fin, article I microscopique, deuxième très allongé, épaissi, troisième ci î-
forme, à villosité légère, évidente. Trompe et palpes très réduits, jaunes
(fig. 30). Thorax d’un brun noir, couvert d’une prumosité épaisse, grise. Acros-
ticales remplacées par 6-7 épines dressées, disposées en deux rangées très
régulières, séparées par une rangée unique de spinules serrees, decolorees.
Emplacement des soies dorsocentrales occupé par une dépréssion profonde
étendue depuis le prothorax jusqu’au scutellum, et terminée par deux epines
robustes préscutellaires dressées, le fond de la dépression dorsocentrale occupée
par des spinules décolorées, serrées ; trois épines intraalaires, une supraalaire,
une humérale et deux notopleurales. Scutellum aplati sur le disque, d un
brun roux à la base, d’un blanc pur sur les trois quarts apicaux, arme de
362
E. SÉGUY
six épines marginales brunes (trois de chaque côté) (fig. 31). Pattes inerœes,
d’un jaune pâle, tous les fémurs et tibias d’un brun noir sur le tiers moyen ;
derniers articles des tarses brunis ; griffes noires. Balanciers blancs, leur
base et le stigmate protégés par une épine métapleurale triangulaire. Ailes
claires. Abdomen brun, légèrement plus long que large, largement blanchi
à la base et à l’apex, ces deux taches séparées par deux bandes transversales
également blanches. Sternites blancs, mous, membrane conjonctive très large,
dernier tergite armé de quelques spinules apicaux robustes. — Long. 2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Gen. SIPHONELLA Macquart
Siphonella cephalotes, n. sp.
?• Tête rousse, largement noire au sommet. Corps d’un noir luisant. Calus
huméraux, hanches, base des tibias et protarses
roux. Balanciers à renflement blanchâtre. Ailes
légèrement enfumées.
Yeux à facettes subégales sur toute la sur¬
face, couverts d’une pilosité microscopique. Es¬
pace interoculaire deux fois plus large que l’œil
vu de face, roux antérieurement, couvert d’une
pilosité formée de poils épais serrés, dorés, tous
en rétroversion, ligne médiane étroitement dénu-
Fig. 32. Siphonella cephalotes , mais laissant un espace préocellaire plus
femelle, tète vue de 3/4, x 30. large, poli. Ocellaires microscopiques, verticales
postérieures et verticales externes très courtes.
Face avec une carène médiane lamelliforme, mucronée sur l’épistome,
DIPTERA BRACHYCERA
363
carènes latérales divisées longitudinalement, l’externe normale, l'interne
quadrangulaire. Gênes plus larges que le troisième article antennaire, péris-
tome plus large que l’œil. Antennes brunes, palpes jaunes, trompe noire.
Mésonotum et scutellum couverts de cbétules dorés comme l’espace interocu¬
laire (fig. 32). Fémurs I épaissis. Ailes à nervures fines, noires ; petite trans¬
verse séparée de MA 2 c par un espace égal à sa longueur. Tergites abdo¬
minaux absolument nus et polis à la base, une bande transverse de chétules
dorés à l’apex. Long. 4,5 mm.
Kenya : Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m.
Gen. MACROSTYLA Lioy
Macrostyla inîumata (Becker)
—Meroscinis infumatum Becker.
Kenya : Suam fishing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m., mars.
Gen. EPIMADIZA Becker
Epimadiza accincta, n. sp.
Ç. Comme VE. gallicola Séguy. Yeux nus. Tégument légèrement plus bril-
33
p
Fig. 33-34. Fig. 33, Epimadiza accincta , femelle, patte I et protarse (p). —
Fig. 34, E. perturbans Becker, patte I et protarse (p).
lant. Pattes épaisses, noires ; extrémité des tibias et tarses roux. Fémurs I
renflés, armés d’une série de fortes épines rangées sur la face interne, deux
plus saillantes, la basale et la préapicale (fig. 33). Balanciers noirs. Ailes
décolorées, à nervures blanches, section apicale de MA 2 trois fois plus longue
que la précédente. Alule pointue. Abdomen noir ; cerques grêles, longuement
ciliés. — Long. 2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
364
U. SÉGUY
Epimadiza perturbans (Becker)
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Le type a été découvert lors du premier voyage de M. le professeur Jean-
nel au Kenya (zone des forêts, 2.800-3.200 m., janvier 1912), il a été placé
par Becker dans le genre Oscinella.
Becker n a pas noté la conformation des pattes I qui est représentée par
la figure 34. La denticulation est plus régulière que chez VE. accincta.
Gen. DICRAEUS Loew
Dicraeus minutissimus, n. sp.
$. Yeux à villosité courte, épaisse et blanche. Espace interoculaire légè¬
rement plus large que l’œil vu de face, jaune, parsemé de chétules brunis.
Triangle ocellaire noir, la pointe atteignant le milieu de l’espace interoculaire.
Gênes très étroites, péristome égal au quart de la hauteur de l’œil, jaune
comme les gênes et la bande frontale. Face jaunâtre, légèrement enfoncée
avec une carène aiguë plus saillante à la base des antennes. Trompe courte,
brune, palpes roux. Antennes brunes. Thorax d’un noir luisant, couvert
d’une pruinosité grise. Mésonotum avec trois lignes peu enfoncées, légère¬
ment brunies. Pleures luisants, sutures rousses. Pattes rousses, fémurs et
tibias largement brunis sur la partie moyenne. Balanciers à renflements blancs,
Ailes claires, à nervures brunes, transverse MA 2 c deux fois plus longue que
la petite transverse, l’intervalle compris entre ces deux nervures légèrement
plus long que la nervure MA 2 c. Abdomen noir, plus ou moins roux à la base
et sur les côtés. —- Long. 1,25 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
décembre.
Fam. MILICHIIDAE
Gen. DESMOMETOPA Loew
Desmometopa sordida (Fallén)
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Gen. NEOPHYLLOMYZA Melander
Neophyllomyza inimica, n. sp.
cj. Tête rousse sur la partie antérieure. Palpes, antennes et pattes d’un jaune
orange. Chète antennaire noir ; clypéus brillant, noir sur les côtés. Corps noir,
à pruinosité grise. Macrochètes d’un roux doré, comme la pilosité du fond.
Balanciers jaunes. Ailes vitreuses, irisées, nervures jaunes. Yeux à villosité
ÜIPTERA BRACHYCliRA
365
éparse, très courte. Espace interoculaire plus large qu’un œil. Péristome égal
au quart de la hauteur de l’œil. Extrémité du troisième article antennaire
atteignant la grande vibrisse, arrondi à l’apex ; chète antennaire planté
légèrement en-dessous du milieu de sa hauteur. Palpes aussi long que la
trompe si les labelles sont en extension. Deux soies supraalaires. Soies scutel-
laires apicales fortes, divergentes ; soies basales ciliformes. Dernier segment
de la cinquième nervure deux fois plus long que la transverse apicale (MA 2 c) ;
dernier segment de la quatrième nervure près de trois fois plus long que le
précédent (9 : 25). Index costal = 40 : 5 : 7. — Long. 1,8 mm.
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
Fam. MUSCIDAE
Gen. HYLEMYIA Robineau-Desvoidy
Hylemyia Arambourgi, n. sp.
tj. Yeux cohérents en un point, à facettes très légèrement dilatées sur la
plage antéro-interne. Espace interoculaire deux fois moins large que l’ocelle
antérieur. Triangle ocellaire saillant, ocelles très gros. Soies ocellaires, post-
ocellaires et verticales ciliformes. Plage frontale susantennaire d’un noir
velouté. Gênes deux fois moins larges que le troisième article antennaire,
d’un satiné jaunâtre. Carènes gênales, épistome et face peu saillants. Péri¬
stome gris, deux fois plus large que les gênes ; soies péristomales faibles,
vibrisses longues. Trompe grêle, palpes noirs, légèrement épaissis à l’apex.
Antennes d’un brun noir, troisième article deux fois plus long que le deuxième,
chète antennaire à cils courts, deux fois plus longs que le diamètre du fuseau.
Corps d’un brun gris terne. Cinq soies dorsocentrales (2 + 3); acrosticales
ciliformes disposées en deux rangs irréguliers ; deux humérales, deux post¬
humérales, deux intraalaires, une postalaire, une supraalaire, préalaire
nulle ou remplacée par un microchète indistinct de la pilosité du fond. Scutel-
laires : deux longues apicales, deux prébasales, deux subapicales : ces der¬
nières ciliformes. Deux prothoracales, deux stigmatiques : une faible et une
forte ; mésopleure fortement cilié sur le disque, armé de 4-6 macrochètes
robustes ; quatre sternopleurales (1 + 3), la quatrième réduite. Appareil
locomoteur à chétotaxie normale ; tibia I avec une postéro-interne submé¬
diane ; tibia II : une postéro-externe, deux postéro-internes ; tibia III : deux
internes courtes, deux antérieures, trois externes. Cuillerons brunis, égaux.
Balanciers jaunes. Ailes brunies ; costale armée d’une série complète de spi-
nules régulièrement espacées ; épine costale aussi longue que la petite trans¬
verse ; nervures nues. Abdomen aplati, tergites longuement ciliés, marquée
par une tache triangulaire noire à pointe postérieure.
Hypopyge médiocrement saillant, sternite prégénital profondément fendu
à branches émoussées (fig. 35) ; tergite X petit ; forceps internes à branches
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO. — T. IV. 24
366
E. SsÉffiUY
sondées formant une petite plaque cordiforme ; forceps externes à branches
allongées, grêles, ciliées sur la face interne. Sternite prégénital et apodème
du pénis courts, gonapophyses postérieures arrondies, antérieures triangu¬
laires à pointe émoussée, armée de deux soies sensorielles. Phallus tubulaire
irrégulièrement chitinisé à la base, déchiqueté en pointes à l’apex ; para-
phallus membraneux (fig. 36).
Ç. Espace interoeulaire d’un tiers plus large que l’œil. Bande médiane fron¬
tale deux fois plus large que l’orbite, brune en haut, d’un jaune orange en bas.
Fig. 3&-37. Hylemyia Arambourgi, mâle. — Fig. 35, sternite prégénital. —
Fig. 36, extrémité du pénis. — Fig. 37, profil de l’appareil copulateur.
Trois soies orbitales antérieures en antéversion, deux supérieures en rétro¬
version. Verticales internes et externes robustes, ocellaires et soies croisées
robustes. Corps d’un gris brunâtre pâle. Une soie prothoracale et une stig-
matique ciliformes, deux ou trois sternopleurales, la troisième toujours cili-
forme. Pattes avec la même armature que chez le mâle. Ailes vitreuses ou
très légèrement brunies, spinules costales plus robustes que chez le mâle.
Cuillerons blanchâtres. Abdomen gris, marques triangulaires dorsales diffuses,
macrocbètes à pores d’insertion cernés de brun. Cerques ovalaires inermes.
— Long, corps 4-5 mm., ailes : 5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Par la constitution de l’appareil copulateur, cette espèce est à rapprocher
du Délia fallax Loew.
Hylemyia pullula Zetterstedt
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
DIPTERA RRACHYCERA
36.7
Répandu dans toute la région paléarctique. Les exemplaires du Kenya
sont exactement semblables: à ceux d’Europe.
Gen. HOPLOGASTER Rondani
Hoplogaster morops. ni sp.
(?• Antennes : troisième article noir, deux fois et demi plus long que le
deuxième, son extrémité séparée de la grande vibrisse par un espace égal à
sa largeur. Quatre soies orbitales, la deuxième faible. Ocellaires plus longues
que la première orbitale. Gênes linéaires. Péristome plus large que le troisième
article antennaire. Palpes- légèrement spatulés, noircis à l’apex. Mésonotum
d’un gris plombé, sans lignes longitudinales ;
acrosticales très irrégulières ; dorsocentrales
1 + 3 très robustes ; quatre scutellaires très
longues, les apicales croisées ; soie stigmatique
inférieure perpendiculaire non nettement
courbée en bas. Balanciers et pattes jaunes,
ces dernières très longues, tons les tibias avec
une villosité courte, serrée en brosse, plus net¬
tement perceptible sur la face interne. Tibia II :
un macrochète antérieur et un postérieur ;
tibia III : un macrochète antérieur, un externe
subapical,unpostéro-externe submédian. Abdo¬
men : deux longs macrochètes latéraux sur les
tergites IV et V.
Hypopyge saillant. Lamelles prégénitales
développées, saillantes, occupant tout l’espace
compris entre les deuxième et cinquième seg¬
ments, hérissé de longues soies jaunes dressées
et légèrement courbées à l’apex. Angle apical armé d’un macrochète saillant,
dressé. Tergite X globulaire, forceps à branches très allongées, forceps internes
à branches soudées, styliformes, émoussées à l’apex, forceps externe à bran¬
ches pointues ciliées sur la face interne. Pénis du type Coenosia (fig. 38).
Long. 5 mm.
Kenya : Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, 3.500 m., janvier.
Cette espèce se distingue des représentants du genre Hoplogaster par la
présence d’une seule paire de soies orbitales supérieures plantées en rétro¬
version, comme dans le genre A rider sonia Malloch. U Hoplogaster morops porte
également trois dorsocentrales postérieures et les soies scutellaires comme
1 'Andersonia velutinifrons. Il diffère absolument par l’armature du système
locomoteur. La conformation de l’hypopyge ne permet pas d’isoler généri¬
quement cette espèce des Hoplogaster.
Fig. 38. Hoplogaster morops,
mâle ; profil de l’appareil copu-
lateur.
368
E. SÉGUY
Gen. PYGOPHORA Schiner
Pygophora alemeUa, n. sp.
Brun clair au fond, couvert d’une pruinosité d’un gris argenté sur les
pleures, jaune sur le disque du mésonotum. Espace interoculaire, pattes,
premiers tergites, tous les sternites et l’hypopyge jaunes ; quatrième et cin¬
quième tergites tachés de brun latéralement. Ailes allongées, à membrane
vitreuse, fortement irisée, à nervures jaunes. Tergite IV à bords latéraux
avec de longues soies dressées. Sternite prégénital profondément fendu, les
branches latérales aplaties en lames minces, transparentes, recouvrant par¬
tiellement les marges latérales du tergite IV et les bords latéraux de l’hypo-
pyge- . ...
Hypopyge : branches du forceps minces et allongées. Fémur intermediaire
avec deux ou trois longues soies dressées sur la moitié basale de la face in¬
terne ; tibia postérieur allongé, une soie interne, deux ou trois antérieures,
trois externes. — Long. 6 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Gen. EUSTALOMYIA Kowarz
Eustalomyia aîricana, n. sp.
Ç. Téguments noirs, couverts d’une pruinosité épaisse d’un gris argenté
ornée de marques d’un noir velouté disposées comme chez certaines espèces
du genre Anthomyia. Espace interoculaire subégal à la largeur de l’œil vu
de face. Bande médiale frontale noire, deux fois plus large que l’orbite à la
partie moyenne. Soies croisées robustes. Orbites argentées présentant une
plaque polie très brillante au niveau de la base des antennes. Trois soies
orbitales inférieures en antéversion, deux supérieures en rétroversion ; toutes
ces soies également espacées. Verticales externes et internes d’égale force,
soies postocellaires réduites comme les ocellaires. Triangle ocellaire noir,
bordé de gris, ocelles gros. Deux rangées irrégulières de soies occipitales.
Carènes gênales peu saillantes, face non enfoncée. Vibrisses très robustes,
soies péristomales longues, disposées en un seul rang. Trompe robuste, aussi
longue que la hauteur de la tête ; labelles courts. Palpes noirs, moitié plus
courts que la trompe, légèrement épaissis à l’extrémité ; soies sensorielles
peu nombreuses ; palpifer marqué par deux chétules. Antennes noires, élar.
gies ; troisième article deux fois plus long que le deuxième, son extrémité
n’atteignant pas la grande vibrisse ; chète antennaire pubescent. Mésonotum
avec une large bande médiane noire dilatée après la suture et interrompue
avant le scutellum, deux taches présuturales latérales rondes et deux taches
ovalaires latérales rétrosuturales noires ; 2 + 3 dorsocentrales ; acrosticales
irrégulières disposées en deux rangées ; préscutellaires faibles. Scutellum
DIPTERA BRACHYCERA
369
bordé de noir ; soies scutellaires apicales longues, non croisées. Pleures gris,
stigmate prothoracique cerné de noir. Quatre soies sternopleurales, la deuxième
ciliforme. Pattes noires, à pruinosité grise, tibias II et III brun roux. Balan¬
ciers d’un blanc jaunâtre. Cuillerons blancs, égaux. Ailes à nervures nues ;
troisième section costale subégale à la sixième ; épine costale perceptible ;
nervure transverse postérieure peu courbée, perpendiculaire sur la nervure 5 ;
la section apicale de cette nervure n’égalant pas deux fois la longueur de la
transverse postérieure. Abdomen conique, légèrement aplati, à macrochètes
ciliformes ; les trois premiers segments ornés d’une bande médiane longitu¬
dinale noire continue ; tergites tachées de noir latéralement. Plaque prégé¬
nitale renflée et chagrinée, cerques en baguettes allongées, longuement ciliés.
— Long. 5 mm.
Kenya : Gampi Cherangani, Marakwet, 3.000 m., mars.
C’est la première espèce du genre signalée en Afrique. Elle présente la
chromie de 1 'Eustalomyia hilaris, certains caractères de VE. vitipes, et comme
toutes les autres espèces connues, la même chétotaxie. Elle se distinguera
par les soies croisées frontales, par les soies orbitales, par la disposition des
taches, etc.
Gen. LISPA Latreille
Lispa bipunctata, n. sp.
<J. Yeux à facettes antéro-internes deux fois plus développées que les autres.
Espace interoculaire à bords convergents, égal aux 4/5 e de la largeur de l’œil
au niveau de la base des antennes. Orbites blanches aussi larges que la bande
médiane frontale au niveau du triangle ocellaire ; bande médiane frontale
triangulaire, la pointe exactement au niveau de la base des antennes, cou¬
verte d’un enduit jaunâtre, épais. Quatre soies orbitales inférieures croisées,
deux orbitales supérieures en antéversion, toutes inégales deux à deux, soies
ocellaires aussi fortes que les verticales externes. Gênes aussi larges que le
troisième article antennaire. Carènes gênales, épistome et face non saillants.
Péristome argenté comme la face, à soies grêles ; grande vibrisse très forte ;
deux ou trois vibrissales supérieures ; gênes avec 4 ou 5 cils sous-oculaires.
Trompe noire, palpes jaunes. Antennes d’un brun noir, troisième article deux
fois plus long que le deuxième, ce dernier ourlé de jaune. Chète antennaire
plumeux.
Corps et pattes d’un gris argenté. Genoux jaunes. Troisième tergite avec
deux larges taches triangulaires latérales d’un brun noir. Macrochètes, ché-
tules et soies à pores d’insertion cernés de noir. Cinq soies dorsocentrales
(2 -j- 3), quatre rangées irrégulières de cils acrosticaux ; deux humérales,
deux posthumérales, 1-2 intraalaires, une supraalaire très robuste ; préalaire
nulle ; un long macrochète sur le calus postalaire. Une prothoracale, une
stigmatique, une mésopleurale très forte, trois sternopleurales. Trois-cinq
soies ptéropleurales. Trois ou quatre cils métastigmatiques. Pattes robustes.
S70
E. SÊGÜY
tarses I jaunis, non modifiés. Cuillerons Mânes, le thoracique deux fois plus
long que le cuilleron alaire. Ailes vitreuses : épine costale réduite, nervures
nues, troisième et quatrième parallèles à l’apex, transverse postérieure MA2 c
rectiligne. Abdomen subcylindrique.
Hypopyge peu saillant. Stemite prégénital entaillé en demi-cercle. For¬
ceps interne nul, forceps externe à branches triangulaires, armées d’une apo¬
physe latérale émoussée (fig. 40). Sternite génital et apodème du pénis épais.
Eig. 39-41. Lispa bipunctata. — Fig. 39, plaque sous-génitale de la femelle. — Fig. 40-41,
appareil copulateur du mâle ; 40, forceps externe vu de face ; 41, profil de l’appareil
copulateur.
Gonapophyse antérieure arrondie à l’apex, avec un macrochète et deux
chétules apicaux ; gonapophyse postérieure dilatée en raquette, inerme.
Phallus membraneux, très épaix ; paraphallus chitinisé, les deux branches
apicales fortement divergentes (fig. 41).
9- Comme le mâle. Yeux à facettes subégales partout ; macrochètes cépha¬
liques plus faibles ; soies gênales moins nombreuses, ciliformes. Face et gênes
couvertes d’un enduit chatoyant, jaune. Palpes en forme de cuiller à long
manche, à cils courts. Abdomen : taches du troisième tergite beaucoup moins
visibles, irrégulières ; cerques ovalaires, peu saillants, ciliés sur l’arête infé¬
rieure ; plaque sous-génitale armée d’une série d’épines raides, étalées en
éventail (fig. 39). Tibias parfois brunis à la base. Long, corps 4 mm., aile
3,5 mm.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m., jan¬
vier.
DIPTERA BRAGHYGERA
371
Gen. ATHERIGONA Rondani.
Atherigona quadripuncta Rossi
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., mars. Suam fishing hut, mont
Elgon, versant est, 2.400 m., mars. — Région méditerranéenne.
Atherigona laevigata Loew
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m., dé¬
cembre.
Atherigona cinarina, n. sp.
(J. Noir, couvert d’une pruinosité grise épaisse. Tête noire, orbites grises,
occiput mat comme les orbites. Antennes brunes, allongées, occupant toute
Fig. 42-44. Proéminences hypopygiales des Atherigona .— Fig. 42, A. cinarma .—
Fig. 43, A.pharalis. — Fig. 44, A. secrecauda.
la hauteur de la face. Chète antennaire légèrement épaissi sur le tiers basal
presque nu, deuxième article deux fois aussi long que large. Palpes jaunes,
un ou deux longs chètes-épines à la base. Mésonotum couvert d’une épaisse
pruinosité grise uniforme, sans bandes apparentes. Pattes jaunes, extrémité
des fémurs et des tibias antérieurs brunie comme tous les tarses. Ailes hya¬
lines, fortement irisées ; troisième et quatrième nervures longitudinales très
légèrement convergentes, nervure transverse postérieure placée avant le
milieu de la cellule apicale. Cuillerons et balanciers blanchâtres. Abdomen
roux ; deuxième tergite avec deux larges taches rondes, noires, séparées par
une trace brune, tergite suivant avec deux points noirs. Proéminence hypo-
pygiale nettement tridentée (fig. 42). — Long. 3 mm.
Kenya, Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., mars.
Cette espèce diffère de l’A. nigripes de Stein par la proéminence hypo-
pygiale dénuée des branches latérales divergentes. Elle se rapproche de tri-
dentata Malloch, mais elle en diffère par la réduction du développement
de cette proéminence, par la conformation de l’antenne, par les caractères
chromatiques, par l’ornementation abdominale, etc.
Atherigona pharalis, n. sp.
(J. Gris jaune, couvert d’une épaisse pruinosité d’un gris blanc. Tête grise ;
orbites blanchâtres, bande médiane frontale orange ; occiput gris, luisant
S72
E. SÉGUY
sur la partie médiane entre le vertex et le trou occipital. Palpes jaunes ;
trois chètes-épines prébasaux. Antennes jaunes, légèrement brunies sur l’arête
antérieure, troisième article deux fois et demie aussi long que large. Ghète
antennaire légèrement épaissi sur la moitié basale, pubescent, deuxième
article plus de trois fois aussi long que large. Mésonotum couvert d’une épaisse
pruinosité grise, sans bandes apparentes. Galus huméraux jaunes. Pattes
jaunes, extrémité des fémurs et des tibias antérieurs brunie comme les tarses.
Ailes hyalines, troisième et quatrième longitudinales parallèles ; nervure
transverse postérieure rectiligne, placée légèrement avant le milieu de la
cellule apicale. Guillerons et balanciers blanchâtres. Abdomen roux, deuxième
tergite avec deux taches latérales brunes soulignées par un pli du tégument,
tergite suivant avec deux points noirs. Proéminence hypopygiale avec deux
branches latérales médiocres, (fîg. 43). — Long. 2,8 mm.
Kenya : Turkana, partie sud, sables, 800-1.000 m.
Atherigona secrecauda, n. sp.
<J. Brun noir au fond, couvert d’une épaisse pruinosité d’un gris jaune.
Tête noire, orbites grises ou jaunes ; bande médiane frontale d’un noir brun
velouté ; occiput noir, largement brillant sur la partie supérieure. Palpes
blanchâtres, trois ou quatre chètes-épines prébasaux. Antennes d’un brun
noir, troisième article deux fois et demie aussi long que large. Ghète anten¬
naire légèrement épaissi sur la moitié basale ; deuxième article moins de
trois fois aussi long que large. Mésonotum couvert d’une épaisse pruinosité
d’un gris jaune coupée par trois lignes longitudinales parallèles, subégales.
Galus huméraux jaunâtres. Pattes jaunes, extrémité des tibias I noircie par
la pilosité. Ailes hyalines ; nervures III et IV légèrement convergentes,
transverse postérieure placée avant le milieu de la cellule apicale. Guillerons
et balanciers blanchâtres. Abdomen roux, bruni sur la face dorsale ; deuxième
tergite avec deux larges taches brunes qui occupent toute la hauteur du ter¬
gite, tergite III avec deux petites taches latérales rondes, subapicales. Pro¬
éminence hypopygiale biglobuleuse (flg. 44).
$. Gomme le mâle. Bandes mésonotales moins marquées. Guillerons et
balanciers jaunes, taches tergales réduites. — Long. 2,8-3,2 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. HYDROTAEA Robineau-Desvoidy
Hydrotaea Jeanneli, n. sp.
cJ. Entièrement noir. Yeux nus, cohérents par les orbites, à facettes antéro-
internes environ trois fois plus grandes que les inférieures. Espace inter-
oculaire deux fois plus étroit que l’ocelle antérieur, orbites noires. Carènes
gênales peu saillantes, face non enfoncée. Péristome deux fois plus large que le
troisième article antennaire, présentant quelques soies supérieures retournées
DIPTERA BRACHYCERA
373
vers le haut. Trompe courte, menton et lamelles hérissés de soies longues
et fortes ; palpes cylindriques longuement ciliés. Antennes : troisième article
deux fois plus long que le deuxième, chète antennaire pubescent. Cinq soies
dorsocentrales ( 2 + 3) ; acrosticales irrégulières, disposées en deux rangées.
Pattes longues ; fémur I avec une encoche subapicale, deux apophyses dont
une foliacée et trois chètes-épines au même niveau, tibia encoché à la même
hauteur (fig. 45) ; fémur II avec un aiguillon robuste dressé au milieu de la
face interne, quatre épines plus faibles régulièrement espacées sur le tiers
Fig. 45-17. Hydrotaea Jeanneli, mâle. — Fig. 43, articulation fémoro-tibiale de la
patte I gauche. — Fig. 46, plaque prégénitale. — Fig. 47, profil de l’appareil copu-
lateur.
basal ; fémur III à très longues soies éparses, dressées. Balanciers et cuille-
rons brunis. Ailes longues ; troisième et quatrième longitudinales rectilignes
légèrement convergentes, transverse postérieure MA2 c droite placée à Funion
du tiers basal et du tiers moyen de la cellule apicale. Abdomen à pilosité
longue et dressée, celle des premiers segments encore plus longue, parfois
frisée au bout. Sternite prégénital quadrangulaire, les deux angles du bord
libre légèrement mucronés (fig. 46). Hypopyge petit; forceps interne à branches
aiguës ; forceps externe à branches mousses légèrement spatulées. Gonapo-
physes courtes. Pénis épais (fig. 47). — Long. 5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Appartient au groupe de VHydrotaea femorata Stein ; en diffère par l’ar¬
mature des pattes antérieures et intermédiaires.
Gen. HELINA Robineau-Desvoidy
Helina elgonensis, n. sp.
(J. Thorax couvert d’une pruinosité grise épaisse, mésonotum avec quatre
taches noires présututales, deux taches médianes plus ou moins confluentes,
triangulaires à la base anterieure, et deux taches latérales rondes, veloutées ,
une large bande transverse d’un noir velouté ; scutellum noir, gris à la pointe.
Pleures gris. Pattes rousses ; extrémité des fémurs et tarses d’un brun noir.
Balanciers jaunes. Guillerons blancs. Ailes légèrement jaunies. Abdomen
374
E. SÉGUY
roux à la base, gris noir à l’apex, tergites II-IV avec deux taches latérales
d’un brun noir velouté, séparées par une ligne longitudinale occupant tous
les tergites ; sternites d’un brun noir au centre.
Yeux nus. Espace interoculaire égal à la largeur du triangle ocellaire ;
orbites aussi larges que la bande médiane frontale. F ace plane, carènes faciales
Fig. 48-53. Fig. 48, Helina elgonensis mâle, forceps interne et externe de face. — Fig. 49,
id., sternite prégénital. — Fig. 50, appareil copulateur (les forceps sont enlevés)'
Fig. 51, Helina fasciala mâle, sternite prégénital. — Fig. 52, id., extrémité des forceps
internes. — Fig. 53, appareil copulateur sans les forceps, app. apodème du pénis; ga.
gonapophyse antérieure; yp. gonapophyse postérieure; p. pénis; stg. sternite génital.
nulles. Palpes noirs en baguette courte. Antennes : deuxième article roux,
troisième brun, deux fois plus long que le précédent, mais beaucoup plus
mince. Cbète antennaire à cils plus longs que la largeur du troisième article.
Cinq soies dorsocentrales 2 -f- 3 ; acrosticales irrégulières ; préscutellaires
fines. Hypopleure nu. Tibia antérieur avec une soie médiane postérieure
courte ; tibia II avec trois soies postérieures très courtes, irrégulières ; fémur
DIPTERA BRACHYCERA
375
III avec une série complète de chètules régulièrement espacés sur la face
antéro-interne, ces chètules réduits à la hase du membre ; une autre série
complète de soies antéro-externes ; tibia III avec un chétule antéro-interne,
deux antéro-externes et un proprement postérieur. Abdomen cylindro-
conique, à macrochètes longs. — Long. 9 mm.
(j>. Espace interoculaire égal à la largeur de l’œil. Bande médiane frontale
deux fois et demie plus large que l’orbite ; trois soies orbitales antérieures
courbées à l’intérieur, deux postérieures en rétroversion. Chète antennaire
à cils plus longs que chez le mâle. Thorax et abdomen couverts d’une prui-
nosité d’un gris jaunâtre, taches noires présuturales mieux découpées, bande
noire rétrosuturale interrompue sur la plage acrosticale, deux parties laté¬
rales encochées antérieurement. Pattes rousses, fémurs largement tachés
de noir à la base et à l’apex, tarses noirs. Aile : épine costale manifeste, petite
nervure transverse légèrement ombrée. Abdomen roux, chaque tergite avec
quatre taches noires, les discales plus marquées. Cerques styliformes. — Long.
6 mm.
Kenya : Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m., type mâle ; Elgon Saw
mill, mont Elgon, versant est, camp 11,2.470 m., décembre, cotype femelle.
Cette espèce est très voisine de "VHelina fasciata Jaennieke. Elle s’en dis¬
tingue par l’espace interoculaire plus étroit, par le dessin noir de la partie
antérieure du mésonotum, parles fémurs III à soies plus courtes, parla plaque
prégénitale beaucoup plus fortement armée, et la forme des forceps internes.
Par la conformation de l’appareil copulateur, ces espèces appartiennent
au groupe des Spilogaster clara Meigen et consimilis Fallén.
L’appareil copulateur est très peu varié dans les espèces de ce groupe. La
forme des gonapophyses, des forceps externes et internes est du même type
chez ces espèces. Le pénis et les gonapophyses postérieures sont plus courts
chez VHelina elgonensis que chez VIL fasciata. Au contraire, les gonapophyses
antérieures, le sternite génital et l’apodème du pénis sont plus longs, plus
robustes et d’un autre type que chez VHelina clara (fig. 48-53).
Remarque. — On peut considérer VHelina fasciata et par conséquent
VH. elgonensis comme espèces représentatives du groupe de VHelina clara
sur le continent africain. Le complexe chétotaxique sensoriel, l’appareil
moteur et le système reproducteur sont remarquablement homogènes chez
tous les représentants de ce groupe.
Helina trimaculata Stein
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
Redécrit sous le nom de Mydaea plurinotata par Stein, sur un mâle rap¬
porté par le D r Jeannel lors de son premier voyage en Afrique orientale.
Cet exemplaire provenait de la lisière inférieure des forêts et prairies décou¬
vertes, des monts Aberdare, 2.600-2.700 m., février 1912.
376
E. SÉGUY
Gen. MYDAEA Robineau-Desvoidy
Mydaea spiniîera Stein
Kenya : mont Kinangop, prairies alpines, 3.500 m. à 3.700 m.
Le type a été décrit du Kenya ; il a été capturé par le D r Jeannel, dans
les forêts moyennes de bambous, ait. 2.870 m., st. n° 41, janvier 1912.
Gen. HEBECNEMA Schnabl
Hebecnema africana, n. sp.
cj. Tête noire. Yeux nus, étroitement cohérents, à facettes agrandies sur
la plage antéro-interne. Triangle ocellaire peu saillant, chétotaxie céphalique
peu développée. Gênes et péristome plutôt étroits. Yibrisses robustes. Palpes
noirs, courts, non ou peu saillants hors de la cavité buccale, légèrement épi¬
neux. Antennes noires, troisième article deux fois et demie plus long que le
deuxième, l’extrémité du troisième atteignant presque la grande vibrisse.
Chète antennaire à cils longs, mais ne dépassant pas la largeur du troisième
article antennaire. Thorax d’un noir mat, les bandes longitudinales très
faibles ou nulles, à pilosité robuste ; trois soies sternopleurales, la deuxième
très forte. Pattes grêles, brunes ; tibias jaunes. Balanciers et cuillerons
bruns, cuilleron thoracique deux fois plus long que le précédent. Ailes brunies,
allongées, nervures nues ; troisième et quatrième longitudinales subparallèles,
transverse MA 2 c droite, placée à l’union du tiers basal et du tiers moyen
de la cellule apicale. Abdomen d’un roux sale, le troisième segment bruni
à l’apex, le dernier et l’hypopyge d’un brun noir. — Long, corps : 5 mm.,
aile : 4,5 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. PHAONIA Robineau-Desvoidy
Phaonia abnormis Stein
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
Phaonia adiscalis, n. sp.
(?• Yeux à pilosité microscopique éparse, facettes antéro-internes légère¬
ment dilatées. Espace interoculaire égal à la largeur du troisième article
antennaire. Soies orbitales très robustes sur la partie antérieure des orbites,
près de la base des antennes, les soies supérieures progressivement plus courtes,
ciliformes. Mésonotum unicolore d’un roux orange, à pruinosité légère, for¬
mant des bandes peu distinctes sur la partie antérieure. Quatre dorsocentrales
très longues. Pattes jaunes, tarses brunis. Tibias II avec deux soies posté-
DiPTERA BRACHYCERA
377
rieures. Fémurs I avec de fines soies postéro-internes. Abdomen roux, plutôt
brun noir à l’apex, macrochètes discaux et marginaux des tergites III et IV
fins, non cernés à la base. Deuxième tergite visible inerme sur la partie mé¬
diane, macrochètes latéraux très robustes. — Long. 7,5 mm.
Kenya, vallée du Rongai, mont Elgon, versant est, 2.500 m.
Appartient au groupe du Phaonia abnormis Stein, s’en distingue par les
systèmes chétotaxique et chromatique.
Gen. MUS CA Linné
Musca sorbens Wiedemann
= Musca angustifrons Thomson.
Éthiopie méridionale, Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m., février. —
Kenya, Lodwar, Turkana sud, 600 m. ; Crater Lake, ouest du lac Naivasha,
1.600 m. ; Kitale, Uashin Gishu, 2.100 m.
Musca vitripennis Meigen
Kenya : West-Suk, prov. de Turkana, 1.200 m. — Afrique mineure.
Açores. Europe.
Gen. STOMOXYS Geoffroy
Stomoxys calcitrans Linné
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.,
décembre.
Stomoxys inomata Grünberg
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Stomoxys varipes Bezzi
Kenya, Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m., Elgon Saw mill, mont
Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Gen. PYRELLIA Robineau-Desvoidy
. Pyrellia rhyngiaeformis Vill.
Kenya : Timboroa, Mau Escarpt., 3.000 m. ; camp III de l’Elgon, zone des
bruyères, est, 3.500 m., janvier.
Gen. GLOSSINA Wiedemann
Glossina palpalis R.-D.
Éthiopie méridionale, Bourillé, bords de la riv. Omo, 600 m
378
li. SÉGUY
Fai». HIPPOBOCIDAE
Gen. HEPPOBOSCA Linné
Hippobosca dromaderina Speiser
Kenya : Lokitang, Turkana nord, 750 m, — Forme pâle-.
Fam. LARVAEVORIDAE
Gen. CHRYSOMYIA Robinean-Desvoidy
Chrysomyia chloropyga (Wied.)
Kenya : Kitale, Uashin Gishn, 2.100 m.
Gen. COMPSOMYIA Rondani
Compsomyia alhiceps (Wied.)
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
Compsomyia putoria (Wied.)
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.
Gen. RHYNCHOMYIA Robineau-Desvoidy
Rhynchomyia proterva, n. sp.
ê- Yeux nus, espace interoculaire très étroit, subégal à l’ocelle antérieur.
Bande médiane frontale linéaire en un point, jaune comme les orbites. Triangle
frontal et lunule non saillants. Plaque faciale non enfoncée, épistome sail¬
lant. Antennes courtes et minces, séparées à la base par un coin de même
largeur que le troisième article, deuxième article avec un long maeroehète
dressé ; troisième deux fois plus long que le deuxième ; chète très long, pubes-
cent. Trompe noire ; palpes roux, légèrement spatulés. Thorax d’un noir
verdâtre couvert d’une pruinosité d’un jaune gris ; acrosticales 1-2 -f 4,
dorsocentrales 2 + 4 ; pleures à reflets pourprés sous la pruinosité ; stigmate
postérieur à opercules d’un blanc d’ivoire. Pattes d’un noir verdâtre, genoux,
tibias et protarses roux. Balanciers jaunâtres. Guillerons très légèrement
brunis. Ailes jaunies à la base. Abdomen : segments basaux roux, troisième
tergite noirci au bord postérieur, quatrième noir, étroitement bordé de roux
postérieurement ; sternites jaunes ; sternite prégénital profondément fendu
et montrant deux larges écailles latérales rousses, inermes, mais longuement
ciliées, hérissées de très longs macrocbètes dressés. Tergite X large, noir sur
le disque, roux latéralement. Forceps interne à branches pointues, forceps
DIPTERA BRjACHYCERA
379
externe à branches courbées en lame de serpette, repliées et croisées l’une
sur l’autre (fig. 54>. Pénis épais, paraphallus en oreillettes dressées ; phallus
armé d’épines serrées en dents de scie sur la face préapicaie antérieure, extré¬
mité dilatée et évasée en. entonnoir (fig. 55). — Long. 7,5 mm.
Kenya : Suam fishingrhut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.
Appartient au même groupe que le Rhynchomyia: pieiifacies Bigot auquel
Fig. 54 et ba. Rhynchomyia proterva mâle. — Fig. 54, forceps
de l’appareil copulateur vus de trois-quarts. — Fig. 55, extrémité du pénis.
il ressemble étroitement ; il en diffère par les acrosticales et par la confor¬
mation de l’hypopygium.
Gen. STRONGYLONEURA Bigot
Strongyloneura pendula Malloch
Kenya : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.
Gen. COSMINA Robineau-Desvoidy
Cosmina aenea (Fab.)
Kenya : Elgon Saw mill, Mont Elgon, versant est, 2.470 m.
Gen. PARATRICYCLEA Villeneuve
Paratricyclea meropia, n. sp.
Noir mat, couvert d’une légère pruinosité grise. Face, antennes et palpes
roux. Mésonotum à légers reflets métalliques visibles sous la pruinosité,
bandes longitudinales peu distinctes. Calus huméraux, scutellum, pattes et
balanciers roux. Abdomen roux, une large bande médiane dorsale noire,
tergites largement noirs sur les côtés.
380
E.SÉGUY
Yeux à pilosité ultramicroscopique, négligeable. Espace interoculaire deux
fois plus large que l’ocelle antérieure dans son point le plus étroit. Gênes plus
larges que le troisième article antennaire, à pruinosité dorée. Face avec une
légère carène interantennaire concave en profil, avec deux cils près de la
marge inférieure et deux autres plantés à la partie moyenne. Angles vibris-
saux légèrement saillants. Vibrisses séparées de la marge orale par un espace
subégal à la largeur du troisième article antennaire ; péristome égal à la
moitié de la hauteur de l’œil, presque entièrement couvert parune pilosité fine.
Trompe normale, palpes en baguettes fines, jaunes. Antennes rousses, troi¬
sième article largement bruni à l’apex. Trois acrosticales fortes, plus une
petite paire antérieure (présuturale) (1-1 + 2) ; cinq dorsocentrales (2 -f 3).
Préalaire moitié moins développée que la supraalaire suivante. Scutellum
avec six longues marginales et une paire discale médiocre. Trois sternopleurales
(2 : 1). Pattes avec les soies normales. Ailes : épine costale distincte. Abdo¬
men ovalaire, les macrochètes marginaux plutôt longs. — Long. 6 mm.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, camp II, 2.470 m.
Très voisin du Paratricyclea (Phumosella) longiseta Malloch du Kenya.
En diffère complètement par les caractères chromatiques, par la forme de
la tête, par la disposition des acrosticales, par la présence de chétules faciaux
médians, etc.
Gen. ANGIOMETOPA Brauer et Berg.
Angiometopa spilogaster (Wied.)
Kenya : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.
Gen. DEJEANIA Robineau-Desvoidy
Dejeania hecate (Wied.)
Kenya : camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.100 m., décembre ;
camp II, Elgon Saw mill, Mont Elgon, versant est, 2.470 m. ; camp III de
l’Elgon, zone des bruyères, 3.500 m. ; Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m.
Gen. OESTRUS Linné
Oestrus ovis Linné
Kenya : Monbasa, niveau de la mer.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 40.
1 er Février 1938.
DIPTERA
SPHAEROCERIDAE (BORBORIDAE, CYPSELIDAE)
BY
O. W. Richards
Owing to the kindness of Mr. E. Séguy, of the Muséum national d’His-
toire naturelle, I hâve had the privilège of studying the Sphaerocerid flies
obtained by D r Jeannel on the Mission de l’Omo. Nearly ail the specimens
were captured in the immédiate neighbourhood of Mount Elgon (4.335 m.).
This mountain rises like an island from the surrounding tropical country
and the fauna appears to hâve some of the characteristics of an oceanic
island. This is especially true of the long sériés of apterous species found in
the zone of tree haeaths, above the 3.000 m. line. At a lower level, the species
are partly cosmopolitan forms, partly novelties which, however, may well
prove to be much more widely spread in Africa. There are already indications
that the Sphaerocerid fauna is closely allied to that of the Abyssinian high-
lands, partly described by Duda (1925) and partly studied personally from
material collected by D r Hugh Scott.
Gen. LEPTOCERA Olivier (1813).
Leptocera (s. str.) curvinervis (Stenhammar)
Kenya : 19 ^13$? Elgon Sawmill, E. side Mount Elgon, camp II, 2.470 m.,
December; — 5 3 ÇÇ Suam Fishing Hut, E.side Mount Elgon, 2.400 m.,
March ; — 18 <?<? 8 ÇÇ Camp I, E. side Mount Elgon, 2.400 m., December.
This is a cosmopolitan species already recorded by Duda (1925, p. 50)
from New Guinea, Java, Formosa, India, Ceylon, Europe, various parts of
Africa (N. E. and S.) and the Seychelles.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. IV.
25
382
0. \V. RICHARDS
Leptocera (s. str.) melanaspis (Bezzi) var. velutina, n. var.
Male. Agréés with the redesoription by Duda (1925, p. 59) except : — No
minute bristles between the paired acrostichals. Mesonotum dull black,
with ail the bristles arising from light grey spots. Type $ : Kenya, Elgon
Saw mill, E. side Mount Elgon, camp II, 2.470 m.
In typical melanaspis, the thorax is brown with four yellow stripes in
front and two black ones behind. The présent specimen seems to be identical
except for the charaters noted, and should be regarded as a variety until
more material is available.
In the absence of the minute bristles between the acrostichals the variety
would not run down in Duda’s key (1925, p. 15). It would run out at L. para-
nigrolimbata Duda (of Formosa), but, amongst other characters, the distri¬
bution of the'black and grey markings of the scutellum is different.
The typical form of L. melanaspis is recorded from Kinchassa (Africa),
Uganda and Natal.
Leptocera (s. str.) elgonensis, n. sp.
Very close to L. fontinalis (Fallen, 1827) as redescribed by Duda (1918,
p. 70).
1 l mn\,.
Fig. I. Dorsal view of segments 8-10 of Leptocera fontinalis.
Size a little smaller, length 1,75 — 2,25 mm. (fontinalis 2-2,75 mm.);
DIPTERA SPHAEROCERIDAE
383
arista a little longer haired, about as in L. olderiburgi Duda ; wings rather
more darkened than in typical fonlinalis ; scutellum with the preapical mar-
ginal bristles risingfrom a point a little more on the dise and nearerthe pre-
preapical bristles.
Male. Genitalia retracted, with long woolly, pale-tipped hairs at ventral
edge (not so numerous or dense as the black hairs of L. caenosa Rdi.) ; fifth
sternite with similar hairs along the discal part of its apical margin ; fourth
sternite with some rather long black bristles on its dise.
Fig. 2. Latéral lobe (left) of eighth sternite oi Leptocera fontinalis. — Fig. 3 . The same
of L. elgonensis. — Fig. 4. Spermathecae of L. fontinalis (the single one lies on the
right). — Fig. 5. The same of L. elgonensis.
Female. Genitalia in the dry state not noticeably different from those of
L. fontinalis. When dissected out (fig. 1) differing only in having the bristle-
comb of the latéral pièces of the eighth tergite (figs 2 and 3) weaker, with the two
innermost (dorsal) bristles not markedly stronger than the others ; sperma¬
thecae (figs. 4 and 5) long and narrow (not spherical), longer than tlieir stalks
(i. e. proximal part of the duct), surrounded by a spiral thickening (not opaque
black).
Type Ç : Kenya, Suam Fishing Hut, E. side Mount Elgon, 2.700-2.800 m.,
March ; — allotype $ Elgon Saw mill,E. side Mount Elgon, camp II, 2.470 m.,
Dec. ; — paratypes 1 2 ÇÇ with the same data as type ; — 1 Ç Forest on
Mount Elgon E. Side, 2.700-2.800 m. ; — 1 $ Marakwet, Campi Cherangani,
3.000 m., March.
Differs from L. Oldenburgi Duda and L. caenosa Rdi. in having R 4 + 5
384
0. W. RICHARDS
more strongly beat forwards. L. Kovacsi (Duda, 1925), from Abyssinia, has
very different male genitalia, the parts of which are large and always exposed.
In L. fontinalis Fall., the male genitalia and fifth sternite lack the woolly
hairs and the bristles of the dise of the fourth sternite are a little shorter and
less numerous.
In Duda’s key (1925, p. 15) the new species runs down to couplet 49 (p. 21)
and there does not agréé with either alternative.
Leptocera (Rachispoda) pseudooctisetosa (Duda, 1925).
3 (ftj 7 S. Ethiopia, shores of L. Rudolf, Nanoropus, 565 m., January : —
1 (J Madagascar, Prov. Analalava, Maromandia (R. Decary).
This species was previously known only from Formosa, Java, Philippines
and Australia, but the specimens agréé perfectly with Duda’s original des¬
cription (1925, p. 27).
As regards the use of the generic name Rachispoda Lioy, D r Friedrich
Hendel has published a criticism of my work dealing with the British species
(Hendel, 1931). Some of his criticisms seem to me to be justifîed and, in
particular, I accept his corrections of the names I applied to the head-bristles.
As regards the name Nerea R. D. which he holds is an earlier name for
Rachispoda , it is probable that Nerea riparia R. D. is a member of this sub-
genus, but it might be any one of at least three species (viz. lutosa, palustris
and limosa). It appears to me inconvénient to retain subgeneric names of
which the characters of the typical species are so uncertain.
Leptocera (Rachispoda) aequalitarsis (Duda, 1925).
1 ^ S. Ethiopia, shores of Lake Rudolf, Nanoropus, 565 m., Jan.
This specimen agréés perfectly with the description given by Duda (1925,
p. 24) of L. aequalitarsis of Abyssinia.
A female Leptocera of this subgenus runs near to L. aequalitarsis but
there are two rows of microchaetes between the acrostichals and the insect
is a little larger. In view of its bad condition it cannot as yet be dealt with.
It was found in Kenya, Rift Valley, Campi ya moto, 1.900 m.
Leptocera (Rachispoda) subtinctipennis (Brunetti, 1913).
1 $ Mount Elgon E. side, Camp I de l’Elgon, 2.400 m., Dec. ; —• 1 6 ÇÇ
Turkana, West Suk, near Lokitanyalla, 1.200 m. ; — 1 Ç Turkana, West
Suk, Kacheliba, 1.300 m. (the last named specimen is atypical in having
the top of the head entirely black).
Duda (1925, p. 37) records this species from Java, Formosa, Annam, Abys¬
sinia and Uganda.
D1PTERA SPHAEROCERIDAE
383
Leptocera (Opaciîrons) coxata (Stenhammar, 1854).
1 ^ E. side Mont Elgon, Camp I de l’Elgon, 2.100 m., Dec. ; — 1 Ç Kenya,
Turkana, West Suk, near Lokitanyalla, 1.200 m.
This species has already been recorded by Duda (1925, p. 70) from For-
mosa, Europe, Abyssinia and Uganda and by Spuler (1924) from tbe U. S.
A.
Leptocera (Limosina) opaca (Duda, 1925).
2 ^ 2 ÇÇ Kenya, Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m., March. I hâve
also examined 1 E. Cape Prov., Katberg 1.230 m., Dec. 1932 (R. E. Tur¬
ner), (Brit. Muséum).
Duda (1925, p. 180) described this species from a single female captured
on Kilimandjaro. The females from Kenya agréé closely with his description
except that on the mid tibia there is a small postero-ventral bristle at 3 /4.
The males hâve a remarkably modified abdomen.
Male. Resembles the female except in the following particulars : — Genitalia
rather small, two long bristles on each side of anus above, outer forceps
at apex suddenly narrowed and produced into small spikes. Pregenital ster-
nite highly modified, very convex, the sides curved upwards, so that the
plate forms two-thirds of a cylinder ; seen from behind the margin is eut
out in a curve deeper than a semicircle, the edge of this emargination being
provided with short fine bristles and the angles of emargination with a
tuft of long dense ones.
Leptocera (Limosina) piscina, n. sp.
Male. Black, head, thorax and abdomen extraordinarily shining ; legs and
haltères entirely bright yellow-testaceous. Length 2,25 mm.
Head on each side with one long vibrissa and no jowlar bristle half as long.
Antennae rather well separated, head between them quite fiat, arista very
long, about five times as long as antenna, with rather short hairs. Three
pairs of interfrontals, vertex with only very narrow duller areas separating
the large central shining area from the shining plates from which the infe-
rior orbitals arise. One strong and two very minute humerai bristles ; behind
the suture two pairs of moderately strong dorsocentral bristles between
which the rather widely spaced acrostichals are in four rather irregular rows ;
sternopleuron (VEs 2 ) dull, with one strong bristle ; scutellum a little longer
than broad, with four bristles, the apical pair one and a half times as long
as the scutellum. Wings (fig. 6) with first section of costa short-haired, basal
pair of bristles long and of equal size ; second sector of costa a little shorter
than the third, costa scarcely produced beyond R t + 6 ; Rî + s straight, only
just before its apex curved into the costa ; R/. + » nearly straight, last section
very weakly sinuate, the curve forwards just before its apex being more
336
0. W. RICHARDS
noticeable, meeting costa at about wing-tip ; production of M 3 + 4 beyond
im ratber strong, as long as im, celï rather narrow ; rudimentary anal vein
weakly divergent froin M i + 4 ; alula very small and narrow. Fore legs simple,
femora rather thick with long posteroventral and sborter posterodorsal
bristles. Mid femora with a regular row of short ventral bristles frombaseto
near apex, with a rather strong though short anterior bristle at 3 /4 and two
weaker ones beyond it. Mid tibiae with a pair of strong dorsal bristles (ante¬
rior and posterior) at 1 /2, the anterior one being surmounted by a small one,
another strong dorsal pair just before the apex, the anterior one being a little
nearer the apex than the posterior one and being surmounted by two small
Fig. 6. Wing of Leptocera piscina, n. sp.
bristles, ventrally with no médian or apical bristle but with an anteroventral
comb of microscopie thorns and a row of 5-6 long posteroventral hairs along
apical quarter. Mid basitarsus with only fine bristly hairs beneath, rather
long, as long as half the tibia, but a little shorter than the next two segmenta
together. Hind legs simple. Abdomen basally depressed, becoming cylindri-
cal posteriorly, sternites very broad, the fifth with a small subangular apical
emargination and a little way on each side of this a liât plate of 3-4 aggluti-
nated long straight bristles ; genitalia large, anus subcircular, dorsally
nearly bare but below with numerous long bristles and hairs on each side ;
a reddish spoon-shaped object and a small black hook directed to the left
project below. Type $ : Kenya, Suam Fishing Hut, E. side Mount Elgon,
2.400 m., March.
In the male sex this species is easily recognisable in view of the modified
mid tibiae and fifth stemite. In Duda’s key (1925, p. 153) it runs down to
couplet 47 (nana and plumbea) but differs from both species there in its
narrow alula. The species may perhaps fînd a place in the group of L. plu-
mosula, defined by me (1930, p. 299).
Leptocera (Limosina) cherangani, n. sp.
Male. Black, whole body very shining ; palpi yellow, antennae and front
third of vertex reddish brown ; legs black, tarsi and junction of tibiae and
femora paler ; haltères white ; wings hyaline. Length 2.0 mm.
Head on each side with one long vibrissa, the largest jowlar bristle only
DI PT ER A fcP’HAEROCERIDAE
387
one third as long. Antennae with the bases moderately well-separated, facial
“ knob ” little developed, third segment rather large, arista veTy long, six
times as long as antennae or one and a half times the width of the vertex
ineluding eyes, with moderately long hairs ; three pairs of interfrontals,
dull areas between them and orbits more shining than usual and rather
narrow, other head bristles normal. Thoracic bristles nearlÿ ail destroyed
in this specimen but one posterior pair of very strong dorsocentrals, micro-
chaetes hardly developed, the surface being rather pollinose (as in Borborus ),
sternopleuron (VEs,) moderately shining with one long bristle ; scutellum
as long as broad, with four bristles (only stumps visible). Wings (fig. 7)
Fig. 7. Wing of Leptoceracherangani, D. sp.
with first section of costa short-haired, one basal pair of long bristles ; second
sector of costa as long as third, costa not extending beyond R» + s ; R2 + 3
straight, only moderately curved onto costa just before they meet ; R 4 + 6
straight, a little bent towards the costa just where they meet, which is just
anterior to: tire apex of wing ; cell moderately broad, cross-vein im not quite
half as long as distance between im and rm, M , + 2 produced beyond the cell
as a very weak vein half the distance to the termen, M 3 + 4 at right angles
to im and produced beyond it half way to termen ; anal vein diverging from
M 3 + 4 in a regular curve; alula small and narrow. Fore legs simple, fore
femora ventrally with long hairs at base, about four bristles at apex and
only very short hairs between them, posterodorsally with one or two bristles
near base ; fore tarsi a little longer than tibiae, basitarsus nearly as long as
half tibia, as long as next two segments. Mid femora on basal quarter ven¬
trally with a long hair and four strong bristles which curve outwards, ante-
riorly at apex with two short bristles ; mid tibia at point rather nearer 1/2
than 1 /3 with a rather strong anterodorsal bristle, at 3 /4 with three small
bristles at same level and a very strong anterodorsal bristle just below them,
ventrally with a moderately strong apical bristle and with the anteroventral
pubescence on apical quarter a little comb-like ; mid tarsi very long, first
two segments together longer than the tibia, basitarsus two thirds as long
as tibia, a little shorter than remaining segments together. Hind legs simple,
tibia with dorsal hairs on apical third a little outstanding but not to be com-
pared with bristles. Abdomen shining, flattened at base and swollen at apex,
388
0. W. RICHARDS
second tergite long, third, fourth and fîfth a little shorter and subequal,
five with some long bristles at apex, especially at sides ; genitalia elongate,
anal orifice about twice as long as broad, without long hairs or bristles on
its margin, forceps hidden ; pregenital sternite somewhat plough-share shaped,
apical margin roundly produced and bent downwards, not emarginate, with
short sparse bristles only. Type Kenya, Marakwet, Campi Cherangani,
3.000 m., March.
In Duda’s key (1925, p. 153) it runs down to the group of L. luteilabris
Rdi. but differs from ail the species there in its very long mid tarsi, dark
face and arrangement of bristles on mid tibia. It is doutful if its affinities
with this group are at ail close.
Leptocera (Limosina) species.
Two females belonging to this subgenus are in too bad condition to déter¬
mine. One was captured at C. Arambourg, January ; it probably belongs to
the group of L. crassimana (Hal.). The other female I cannot place at ail ;
its data are : — Kenya, Camp III on E.side Mount Elgon, Heath zone3.500m.’
January.
Leptocera (Peocilosomella) pictitarsis, n. sp.
Female. Black, buccae, centre of face and to a lesser extent vertex bluish-
white dusted ; mesonotum and scutellum black, moderately shining, bluish-
white dusted ; mesopleuron with a horizontal yellow mark at the level of
the sternopleural bristle ; mid-ventral région also largely yellowish ; coxae
and trochanters yellow, fore legs black, except for the second to fifth segments
of the tarsi which are dead white ; mid legs yellowish, femora with black
rings at base and at 2 /3, mid tibia with black rings at 1 /4 and 3 /4, rings,
especially the lower one, fairly well defined ; hind legs with colour and
pattern like mid legs, but basal ring of tibia at 2 /5. Haltères black, club
dorsally a little whitened. Length 2 mm.
Lower part of face almost fiat, no facial “ knob ” developed ; head with
normal bristles, four pairs of interfrontals, the inner verticals small situated
on posterior not on dorsal surface of head, équidistant from outer vertical
and ocellar bristles ; antennae short, widely separated, arista about fonr
times as long as antenna, with rather short hairs. Thorax with one very
strong humerai bristle ,two pairs of dorsocentrals and only 4-6 rows of acros-
tichals between them, four scutellars, scutellum a little broader than long,
one moderately long sternopleural. Fore femora with a row of ventral bristles
but no dense hairy clothing ; fore tibiae with short hairs only ; fore tarsi with
first segment cylindrical, shorter than next two together, second to fifth
segments rather flattened. Mid femora with no bristles except two antero-
dorsal ones just before apex and a very small anterior and posterior one at
apex ; mid tibia at 1 /3 with a pair of bristles, the anterodorsal one the larger
DU 1 TE RA SPH \ER0CER1DAE
389
and surmounted by a small bristle ; at 2 /3 with three bristles at about the
same level, the posterodorsal one much the strongest, a strong dorsal bristle
just below these, ventrally with a strong apical ; mid tarsi very long, longer
than tibia, basitarsus longer than next two segments or half length of tibia.
Hind legs without bristles. Wings (fig. 8 ) fuscous, a roundish hyaline mark
towards apex of cell, another outside cell just dorsal to this and a curved
one across R t + 5 and M, +s jùst beyond cell, apex a little lighter ; Costa not
produced beyond R k + 5 , second sector about as long as third ; R 2 + 3 and R t + 5
bent gently onto costa, cell broad, dorsal apical angle a right angle with
a distinct vein (M J + t ) beyond it ; no trace of Cui on dorsal margin of cell ;
alula small and narrow. Abdomen rather shining black, apparent second
tergal plate (really the third) the biggest, a little shorter than third and
fourth together, third to fifth progressively shorter, cerci yellow, long, each
with two very long woolly hairs, as long as second segment of mid tarsi ;
abdomen flattened, sternites about half as broad as tergites, sides of abdomen
with no long bristles.
Male. Similar : wings with hyaline areas larger and tending to coalesce.
Mid tibia with posterodorsal bristle at 1 /3 no bigger than anterodorsal one,
the dorsal bristle of the three at 3 /4 missing, apical ventral bristle much
shorter, some of internai ventral apical pubescence tending to form a comb.
Abdomen with tergites two and four only a little broader than long, three
a little shorter, tergites and sternites laterally rather numerous long bristles,
genitalia large without long bristles.
Type $ Kenya, Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m., March. Allo¬
type (J Kenya, E. side Mount Elgon, Suam flshing hut, 2.400 m. Paratypes
2 with same data as type.
Duda (1925, p. 82 et seq.) describes three species of this subgenus with
white fore tarsi but these hâve at least the third segment of the hind tarsi
also white. The présent species is aberrant in the subgenus in possessing the
following characters : — thorax and scutellum not velvety black with paler
spots, inner verticals not approximated to the outer verticals, acrostichals
in less than eight rows, no rudiment of Cuj arising from the dorsal margin
of the cell. The smallness of the bend at the apex of R 3 + 3 is also rather unu-
sual.
390
O. W. RICHARDS
In most of the preceding characters the species is allied to the one next
described. It is possible that they will eventually form a new subgenus. It
will, however, be necessary to study the American forms placed in sub¬
genus Pterogramma Spuler first.
Leptocera (Poecilosomella) giraîîa, n. sp.
Female. Black, face and buccae somewhat reddisb tinged ; vertex dull
black, central s tripe and ail areas from which bristles arise conspicuously
silvery brown ; antennae reddish brown ; mesonotum greybrown with a
black spot at posterior margin bebind eacb dorsocentral and with lighter
grey stripes, a pair (abbreviated behind) just inside the dorsocentrals, a pair
(interrupted at suture) through the dorsocentrals and markings in the noto-
pleural and alar dépréssions ; scutellum dull brown with a black mark at
centre of anterior margin ; pleuron dull brown ; legs brown, fore tibiae black,
yellowish brown at base, bind femora pale on apical quarter, mid and hind
tibiae with faint indications of two indistinct darker bands ; abdomen rather
shining black with a distinct milky-grey bloom ; haltères entirely pale. Length
1,75-2,25 mm.
Lower part of face rather strongly transversely concave, mouth-edge a
little produced, facial “ knob ” distinct, projecting a little beyond the eyes
in profile. Head with normal bristles, 3-4 pairs of interfrontals, inner verticals
small, intermediate in position between those of the L. (P.) pictictarsis and a
normal member of the genus in which they are much nearer to the outer
verticals than to the ocellars ; antennae short, widely separated, arista four
times as long as antenna, with rather long hairs. Thorax with one very strong
humerai bristle, two pairs of dorsocentrals, eight rows of acrostichals bet¬
ween them, four long scutellars, scutellum semicircular, as long as broad,
one moderately long sternopleural. Fore femora with a row of long widely
spaced anterodorsal bristles, one ventral at base and three or four at apex,
between these some much smaller bristles ; fore tibiae with only short pubes¬
cence ; fore tarsi with first segment nearly as long as the next three together,
none of the segments much flattened. Mid femora with four short anterior
bristles before apex and two short posterior ones at apex ; mid tibiae at 1 /3
with a pair of long bristles, surmounted by another smaller pair, at 3 /4 with
three bristles at about the same level, the two posterior ones much larger,
the anterior one inserted rather proximally to them and often surmounted
by a smaller bristle, ventrally with only a long apical bristle ; mid tarsi long,
first two segments together as long as tibia, basitarsus as long as the four
remaining segments together, two thirds as long as tibia. Hind fémur without
bristles ; hind tibiae with one rather strong dorsal bristle before apex, a little
longer than greatest width of tibia and separated by a little more than its
own length from apex of tibia. Wings (fig. 9) fuscous, with numerous yel-
lowish-hyaline spots as follows : one embracing région of humerai cross-
D1PTERA SPHAEROCERIDAE
391
vein and extending across M 3 +4 , one from centre of second costal sector to
cross-cein rm , a sinuate fascia from apex of Rj + 3 to dorsal margin, area com-
prising apical fifth, a spot in centre and one at apex of cell, and an annular
mark just dorsally to cell ; costa not produced beyond R*+ 5, second sector
of costa about as long as third ; R s + 3 and R 4 + 5 gently bent onto costa, R 4 + 5
a little sinuous ; cell moderately broad, M t + 2 produced beyond it as a weak
vein straigbt almost to margin, traces of M 3 _|_ v also présent ; no trace of
Cu, on dorsal margin of cell ; alula small and narrow. Abdomen flattened,
apparent tergite two (really tbree) a little longer than third and fourth toge-
Fig. 9. Wing of Leptocera gira/fa, n. sp.
tber, the two latter subequal, fifth a little shorter ; tergites with only short
bristles at sides ; genito-anal cavity oval, higher than broad, cerci each with
two or three rather short woolly hairs.
Male. Mid femora with a complété row of short anteroventral bristles ;
abdomen cylindrical, genitalia rather large, without any long bristles, outer
forceps triangular with apex drawn out into a rather finer point ; pregenital
stemite with posterior margin straight.
Type $ E. side of Mount Elgon, Suam Fishing hut, 2.400 m., March. —Allo¬
type $ with the same data. — Paratypes 2 1 $ with the same data ; —
1 Ç Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m., March. Also the following para-
types in the collection of the Rritish Muséum : — 1 c? and 1 Ç Abyssiniai
Mount Chillalo, 13 Nov. 1926, forest circa 9.000 ft. = 2.770 m. (D r Hugh Scott) >
1 Ç Abyssinia, Djem-Djem Forest, 21-29 Sept. 1926, 8-9.000 frt. = 2.460-
2.770 m. (D r Hugh Scott).
In Duda’s key (1925, p. 82), this species runs down to L. (P.) longinervis
(Duda) of Formosa, but it has the wings very much more extensively dark-
marked and the thorax quite a different colour ; the absence of any trace
of Cui arising from the dorsal margin of the cell and the presence of a bristle
before the apex of the hind tibiae also appear to be diagnostic.
Leptocera (Heteroptera) serra, n. sp.
Male. Black, head (except plates from which bristles arise), scutellum
392
0. XV. RICHARDS
and abdomen somewhat velvety ; coxae apically pale tinged ; wings hyaline,
haltères yellow. Length 1,75 mm.
Head on each side with one vibrissa and no jowlar bristle even half as
long. Antennae divergent, arista about three times as long as antenna, rather
long haired. Four pairs of small interfrontal bristles, postverticals more than
twice as large as the inner vertieals, nearly as large as the ocellar bristles.
One very strong and two weak humerai bristles, 8-10 rows of acrostichals,
one posterior pair of dorsocentrals, no recognisable sternopleurals ; scutellum
a little longer than broad, with a pair of very long apical bristles (nearly
twice as long as the scutellum) and a pair of basais about half the length
Fig. 10. Wing of Leptocera serra, n. sp.
of the apicals, surface covered with microchaetes. Wings (fig. 10) with first
sector of Costa with short hairs, dorsal member of basal pair of bristles long,
twice as long as ventral member ; second sector of costa a little shorter
than the third ; costa produced far beyond R t + S ; R ! + 3 straight, abruptly
curved onto the costa just before its apex; R ; + nearly straight, a little
bent towards the costa and then back again towards the end of the last sector,
meeting the costa distinctly anteriorly to the wing-tip ; M, + , produced as
a hyaline vein, slightly diverging from R t + 6 , to wing margin ; M 3 + 4 produ¬
ced well beyond im as a hyaline vein, production one and a half times as
long as im ; cell broad, im two-thirds as long as distance to rm along M 1 + 2 ;
alula rather broad and round. Fore legs simple. Mid femora with no strong
bristles ; mid tibiae with an antero-dorsal bristle at 1 /4, a pair of bristles
at 3 /4, the antero-dorsal one the stronger and surmounted by a small bristle,
a ventral bristle at 1 /2, no apical ventral bristle but a small apical anterior
and posterior bristle ; basitarsus about two-thirds as iong as tibia, with one
long ventral bristle near base and about five other smaller ventral bristles
beyond it. Hind tibia with only short hairs ; hind basitarsus without any
hook or thorn. Abdomen rather narrow, male genitalia moderately small
with one pair of long bristles above the anus, forceps hidden.
Type Kenya, E. side Mount Elgon, Elgon Saw Mill, Camp II, 2.470 m.,
December.
In Duda’s key (1925, p. 203) this species runs down best to couplet 2 as
DJPTERA SPHAER0CER1DAE
393
regards wing characters (except length of Mi + 2 ), but in other respects it
agréés better with couplet 3. It does not appear to be closely allied to any
described species.
Gen. PARAPTILOTUS, nov.
Wings and haltères absent ; ocelli présent, eyes moderately large ; three or
four similar interfrontal bristles, three superior orbitals, an external vertical,
a small external occipital, a small internai vertical and an ocellar on each
side. Mesonotum as broad as head with eyes, one long notopleural bristle,
two pairs of dorsocentrals (one in front of the suture), scutellum semicircu-
lar with four long bristles, one long sternopleural. Mid tibiae with strong
bristles. Abdomen as broad as the thorax, not strongly widened behind nor
constricted at base, tergites with strong submarginal macrochaetes, abdomen
not sharp-edged ; no defînite raised border to first tergal plate (= I + II).
Génotype P. chaetosoma new species.
The most interesting part of D r Jeannel’s collection consisted of a long
sériés of apterous forms falling into two généra and nine species. Most of
these specimens were captured in the zone of tree heaths at 3.500 m. ; a few
only as low as 2.470 m. In studying these wingless forms an opportunity
was made to examine specimens of ail the previously described apterous
Sphaerocerids (except Siphlopteryx Enderlein). I hâve convinced myself
that these fall into several généra which hâve ail arisen independently from
Leptocera , except possibly some of the Antarctic forms. A full discussion of
this question is reserved for a later date when wingless forms other than
those obtained by D r Jeannel will be dealt with.
Paraptilotus differs from Aptilotus in its unreduced scutellum with four
long bristles, in the strong bristles of the mid tibia and in the long macro¬
chaetes on the abdominal tergites.
Paraptilotus chaetosoma, n. sp.
Female. Black, shining ; trochanters a little paler ; jowls, face and vertex
just above antennnae reddish tinged. Length nearly 3 mm.
Head with mouth cavity very large, mouth parts apparently normally deve-
loped but rather smaller than usual, palpi narrow cylindrical but quite long,
with one long bristle at apex ; vibrissa long and strong, jowlar bristles ail short,
jowls atvibrissa a little narrower than width of third antennal segment, very
wide posteriorly, the lower margin forming a right angle with the posterior mar-
gin which is almost as long as greatest width of eye ; mouth-edge a little produ-
ced, no facial “ knob ” ; antennae widely separated at base, second segment with
unusually long bristles, third segment oval, arista long, 5-6 times as long as
antennae, with rather short pubescence ; vertex a little dull at sides but
central area brilliantly shining, four pairs of interfrontal bristles, three supe-
394
0. W. RICHARDS
rior orbitals increasing in size from in front backwards, the posterior one
curved inwards, the other two outwards ; further an outwardly curved exter-
nal vertical, a weak external occipital arising near it and curved inwards,
a weak convergent internai vertical arising a little nearer to the external
vertical than to mid line of vertex ; ocelli small but distinct, ocellar bristles
strong with some short bristle-like hairs arising behind them ; postocular
hairs small, in an almost single row. Mesonotum about quadrate, with hume¬
rai and postalar calli distinct but suture weak, surface with long bristles and
rather sparse microchaetes, shining black ; on each side with one humerai
one notopleural, 1 prealar, 1 supraalar,3 postalar (one rather small), one dor-
socentral just in front of scutellum and another (more widely separated
from its fellow) in front of suture ; 9-10 rows of microchaetes between the
anterior dorsocentrals ; scutellum large and fiat, about one and a third
times broader than long, bare, with four strong marginal bristles, the apicals
rather more separated from one another than one of them is from a basal ;
mesopleuron dull, pollinose, with a shining area which includes a square
area on the mesopleuron (DEs.) which is narrowly separated from the dorsal
and more broadly from the posterior margin, and a very narrow strip along
the anterior margin of the sternopleuron (VEv,), sternopleuron with one very
strong bristle (nearly as long as the arista) and a few weak hairs below it ;
mediotergite (commonly called metanotum) with central division nearly
obsolète, so that first tergite is separated from ventral surface of scutellum
by a narrow membranous strip only. Fore femora with four posterodorsal
bristles, 5-6 ventrals on apical two-thirds ; fore tibiae simple, tarsi a little
shorter than the tibia, first segment cylindrical, as long as next two together.
Mid trochanter with no long upward-curving bristles ; mid femora with a
Strong dorsal bristle at apex in front and behind, former preeeded by three
smaller bristles ; mid tibiae with a pair of strong bristles at 1 /3, an even
stronger pair at 3 /4 (the posterior one a little more proximal than the ante¬
rior one), the anterior one surmounted by a weak bristle and another rather
stronger one which is more proximal and more anterior, the posterior one
sometimes surmounted by a very weak bristle ; tibia ventrally with a long
apical bristle ; mid tarsi a little longer than the tibia, basitarsus half as long
as tibia, as long as next two segments together, with no strong bristles. Hind
femora and tibiae without bristles, tibia at apex ventrally with a minute spur,
not half as long as apical width of tibia ; hind tarsi with basal segment not
very much expanded, second segment nearly twice as long. Abdomen rather
longer than head and thorax, rather flattened above, concave below, tergites
deflexed and almost hiding sternites, abdomen with no distinct sharp margin,
outline oval, posteriorly truncated ; first two tergites completely fused, at
apex nearly twice as wide as long, third, fourth and fifth tergites subequal,
half as long as 1 + 2 ; surface strongly shining with fine microchaetes and
long outstanding bristles (as long as the apical scutellars), four just before
the posterior margins of second, third and fourth tergites and fifth (wea-
DIPTERA SPHAEROCERIDAE
3 «5
ker) ; ceroi narrow, dark, with three moderately long woolly hairs and three
or four very short ones at apex ; sternites almost hidden, narrow black and
shining, without long hairs.
Male. Exactly like the female but smaller ; abdomen more eylindrical.;
tergites deflexed but not covering the sternites, except almost so in the case
of the .first two ; fourth sternite with a row of dense, short, outstanding
bristles and one longer one on each side at apex ; ftfth sternite as long as
fourth, with basal part dull and covered with dense, short, outstanding
bristles, these followed by a shining area at apex with two or three longer
bristles on each side and a rowof flattened comb-like short bristles, somewhat
bent over the margin ; genitalia large, rather shining, with no long bristles,
anus suboval.
Type $ Kenya, Camp III of Mount Elgon, E. zone of tree-heaths, 3.500 m.,
Jan. — Allotype <$ with the same data. — .Paratypes 6 $$ with same data
as the type (one very small, 1.75 mm. long, but immature) ; 3 JJ with same
data as type (two very small and immature).
' The area of the mediotergite cxposod seems to dépend partly on the swol-
len or deflated condition of the abdomen. The macroehaetes on the abdominal
tergites are small in same specimens.
Paraptilotus brunneisternum, n. sp.
Male. Resembles P. chaetosoma n. sp. except : Size smaller, length 2 mm. ;
outstanding bristles at end of fourth sternite less dense and more hair-likc ;
outstanding bristles of fifth sternite not separated from apex by a shining
area, but divided into two patches, with dise bare, Sternite with no longer
outstanding bristles at apex (only the comb of flattened bristles).
Black, 'legs ,except the fore tarsi, and ventral half of the thorax reddish
testaceous (upper boundary of the pale cdlour runs just above the suture
between the mesopleuron and sternopleuron (DEs 2 and VE«d- Mesonotum
a little dull, microchaetes sparser, not in rows. Abdomen moderately shining,
covered throughout with a distinct reddish brown tomentum ; microchaetes
much sparser, none on dise of fourth tergite.
Type ^ Kenya ,Camp III of Mount Elgon, E. zone of tree-heaths, 3.500 m.,
January. Paratype q with the same data.
Paraptilotus îlavipes, n. sp.
Male. Resembles P. chaetosoma :n. sp. except : Size smaller, length 1,7:5-
2,00 mm. Outstanding bristles of fourth sternite in a group on each side of
apical third (not a row across apex), dise bare and shining ; fifth sternite
very short, less than half as long as fourth, shining, with a few short bristles
on each side at apex and an apical comb.
Male and female. Black ; legs reddish testaceous, fore tibiae and tarsi a
little darkened. Jowls and face somewhat reddish tinged ; whole vertex
396
0. W. RICHARDS
shining, the orbits not being perceptibly dulled ; microchaetes on mesonotum
sparser, only 5-6 irregular rows between the anterior dorsocentrals ; shining
area on mesopleuron (DEs 2 ) larger, extending to both its dorsal and anterior
margins ; convex part of the pteropleuron (latéral part of mediotergite)
shining, without tomentum.
Type cj Kenya, Camp III of Elgon,E. zone of tree heaths, 3.500 m., January
Allotype $ and 5 $$ and 5 ÇÇ paratypes with the same data.
Gen. OCELLIPSIS, nov.
Wings, haltères and ocelli absent, eyes more or less reduced ; 4-5 minute
interfrontals, no superior orbitals, one extern al vertical, one microscopie or
no external occipital, no internai vertical or ocellar, on each side. Mesonotum
a little broader to a little narrower than the head with eyes, notopleural
bristle small, one pair of posterior dorsocentrals, scutellum small, two and
a half times as broad as long, with a pair of strong basal bristles and a pair
of minute apicals (absent in some species), sternopleural bristle very weak.
Mid tibiae with only very weak bristles. Abdomen surbcircular, two to two
and a half times as broad as thorax, constricted at base into a distinct short
neck, sides of first tergal plate (I + II) with a distinct raised margin, segments
without macrochaetes.
Génotype O. cyclogaster n. sp.
This is one of the most evolved of the wingless ofïshoots of Leptocera in
which the réduction of the thorax and the increase in size of abdomen hâve
progressed very far. If the habitat were not known one might hâve supposed
the species to be an inhabitant of caves.
The réduction of the scutellar bristles to a single pair occurs in several
of the apterous généra, but in some cases it is the basal in others the apical
pair which disappears.
Ocellipsis cyclogaster, n. sp.
Female. Black, dull ; head, except brown apical part of third antennal
segment and brown-yellow posterior part of vertex, and ail legs (including
coxae) yellow. Tips of fore and hind tibiae faintly browner. Length 2 mm.
Head with mouth-cavity moderately large, mouthparts rather small, palpi
apparently normally developed ; vibrissa line, of moderate length, a row
of minute hairs along oral margin with the hair nearest the vibrissa about
one-third its length, a group of minute hairs also on jowls, the one nearest
the vibrissa about one-third its length ; jowls dull, at vibrissal angle a little
broader than third antennal segment, very wide posteriorly, where angle
with the back of head is about a right angle ; eye small, facets rather coarse,
longitudinal diameter about one and a half times the vertical one which is
no more than two and a half times the width of the third antennal segment.
DIPTERA SPHAEROCERIDAE
397
inner eye-margin at level of antennae with a slight emargination ; mouth-
edge a little produced, face quite fiat and a little shining, no facial “ knob ” ;
antennae rather widely spaced at base, diverging at about ninety degrees,
third segment oval, arista dorsal, about three times as long as antenna, with
rather short pubescence ; broad central area on vertex shining, orbits them-
selves rather dull, narrow area between them and central area very dull,
interfrontal bristles minute, five pairs just inside edge of sbiny area ; vertex
posteriorly rounded. Mesonotum in dorsal view subcircular, a little broader
than the head with eyes and one and a half times as long, surface absolutely
dull, moderately convex, suture and humerai calli obsolète, postalar calli
very weak, dépréssion in front of scutellum sballow, bristles présent on eacb
side are one small notopleural, one long prealar, one rather short and one
strong postalar, one dorsocentral a little way in front of the scutellum ;
microcbaetes in rather widely spaced rows, about twelve rows between the
prealars ; scutellum small, very transverse, two and a half times as broad
as long, with a pair of strong basal bristles, apical bristles represented by
minute hairs ; mesopleuron dull, bare, sternopleuron (VEs 2 ) with one weak
bristle ; central part of mediotergite (so-called metanotum) distinct. Legs
rather short and thick, fore femora regularly thickened, with rather short,
outstanding pubescence (sborter than diameter of fémur) ; fore tibia with
short outstanding pubescence of wbich about three dorsal hairs towards
apex are almost bristle-like, twice as long as thickness of tibia ; fore tarsi
as long as tibia, basitarsus a little longer than next two segments together,
eacb tarsal segment with a postero and antero-dorsal bristle which is rather
longer than usual. Mid femora with only very short pubescence and a short
anterior bristle just before apex ; mid tibia with a short dorsal bristle just
before 1 /2 and a pair at 3 /4, ventral apical bristle short ; tarsi a little shorter
than the tibia, basitarsus longer than next two segments together. Hind
legs with only short pubescence, tibia with a short, straight, apico-ventral
spur, tarsi with second segment a little thickened, only one-third longer
than basitarsus. Abdomen convex, in dorsal view constricted basally into
a short neck, widening very strongly to end of very large fîrst tergal plate
(= I -f- II), apical margin of which is two and a half times as broad as thorax,
médian length of this plate as long as head -f thorax and equal to three-
quarters of length of abdomen ; third tergite as broad as apex of I + II but
very short; fourth tergite narrower, crescentic; fifth similar but still nar-
rower ; sixth and seventh only visible on ventral surface; side of I -f II
with a strong latéral margin ; sternites large, fully sclerotized, overlapped
by tergites, connecting membrane not visible ; fîrst sternite (= I + II)
large, third to seventh ail broad but short ; ano-genital cavity entirely ven¬
tral (not apical), closed by three small plates, two latéral ones and a ventral,
more shining one, posteriorly (dorsally) with a small yellow plate (represen-
ting the fused cerci) between the two latéral plates ; tergites dull, sparsely
pollinose, with short, rather sparse, pubescence.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L*OMO. — T. IV.
26
34)8 0, W. RICHARDS
Type Ç Kenya, Camp III of Mount Elgon, E. zone of tree-heaths, 3.500 m.,
January.
Ocellipsis verruciger, n. sp.
Female. Resembles O. cyclogaster except : — Antennae brown throughout,
fore tibiae and first two tarsal segments dark brown, hind tibiae pale at tip.
Length 2,25-2,5 mm.
Mouthparts perhaps a little larger, palpi of normal size, witb a short britsle
at apex ; bairs on jowls other than vibrissa ail microscopie ; arista about three
and a half times as long as antenna ; external occipital not developed. Meso-
notum one and a quarter times as broad as head with eyes, surface rather
shiny, with closely set, small “ warts ” from which very short but rather
stout bristles arise, surface between with very sparse tomentum, macrochaetes
(mostly damaged) apparently the same, except for one small humerai and
one small postalar in addition ; the warts are not really in rows, but there
are 20-30 between the prealars ; scutellum with fine tomentum only, apical
bristles equally minute ; mesopleuron dull, densely tomentose, pteropleuron
(latéral part of mediotergite) a little more shining, sternopleural bristle very
short. Fore femora less thickened, pubescence shorter and denser, tibia with
no hairs longer than width of tibia, tarsi with no long dorsal bristles ; mid
tibia with bristle between 1 /3 and 1 /2, posterior bristle of lower dorsal pair
bigger than the anterior one. Second segment of hind tarsi a little longer,
one and a half times as long as basitarsus. Abdomen very convex, in dorsal
view oval (not truncate posteriorly), first tergal plate (= I -f II) at apex
only twice as broad as thorax, a little shorter than head + thorax, only
forming three-fifths of length of abdomen ; third tergite one-third length
of I -+- II, fourth a little shorter, fifth very short and crescentic ; sixth just
visible apically, seventh not visible ; tergites forming a sort of carapace
inside which the sternites are somewhat sunk ; connecting membrane nar-
rowly visible at sides ; seven sternites visible, only I -f- II large, surface of
ail rather shiny ; ano-genital cavity small and transverse, with a single plate
(two fused cerci) protruding and bearing a number of rather short woolly
hairs ; tergites moderately shiny, sparsely pollinose, with only very short
bristles (much shorter than in cyclogaster) ; sixth tergite smooth and bril-
liantly shining.
Male. Similar : sixth tergite (last visible) rather densely tomentose ; ster¬
nites third to fifth with more obvious outstanding bristles on posterior mar-
gin of dise ; fifth sternite weakly emarginate over central quarter ; genitalia
rather large, with short pubescence only, anus oval, divided by a raised scle-
rotised ridge, outer forceps small, acutely pointed, no larger than second seg¬
ment of hind tarsi.
Type Ç : Kenya, Camp III of Mount Elgon, E. zone of tree-heaths, 3.500 m.,
January. Allotype $ and 3 $$ 3 ÇÇ paratypes with the same data.
DIPTERA SPUAEROCERIDAE
399
Ocellipsis lonchomma, n. sp.
Female. Resembles O. cyclogaster except : — BrilliatUly shilling ; head
and legs entirely yellow. Length 1,3 mm.
Hairs on jowls and oral margin ail very short, except vibrissa ; jowls mode-
rately shining, at vibrissal angle fully one and a half times as broad as the
third antennal segment, oral margin with a raised edge which is continued
in a regular curve to half way up posterior margin of head which is rounded,
not straight (in profile) ; eye larger, elongate, long axis horizontal, about twice
as long as vertical diameter, a small emargination just above antennae and
another on middle of lower margin ; facial “ knob ” quite strongly protru-
ding ; shining central area of vertex broader, latéral areas almost equally
shining, back of head sharp-edged (in two previous species rounded), no exter-
nal occipital bristle. Mesonotum rectangular, nearly twice as broad as long,
not quite as broad as head with eyes, not longer than head, surface strongly
shining, rather fiat, macrochaetes similar but ail very weak and short except
the large one on the postalar callus, microchaetes not in rows, so sparse
as to be hardly noticeable ; scutellum with two strong converging basais,
as long as basal width of scutellum and no apicals ; mesopleuron pollinose,
almost woolly, with a strip at top of mesopleuron (DEs,) shining, sterno-
pleural bristle absent. Fore tibia with no pubescence longer than diameter
of tibia, fore tarsi very short and thick, first segment not more than twice
as long as broad, as long as next two segments (which are quadrate) toge-
ther, no long bristles on dorsal surface. Mid tibiae with bristles very short,
apico-dorsally with only a single anterodorsal one which is separated from
apex by its own length. Abdomen very convex, in dorsal view almost circular,
anterior neck indistinct, abdomen widest at end of first tergal plate (= I +
II) which is fully two and a half times as wide as thorax, médian length
about as long as head -f- thorax, equalto three-fifths the length of abdomen ;
third tergite as broad as first plate but one-third as long ; fourth, fifth, sixth
and seventh each narrower and shorter ; ail tergites up to and including the
fifth with sharp margins ; sternites broad, sunk inside the tergites, latéral
connecting membrane narrow, first plate ( = I + II) large and dull, third
to sixth broad but short, shining ; seventh crescentic, twice as long as sixth
and dull, pollinose ; ano-genital cavity small and transverse with a narrow
central (more ventral) shining plate and two latéral plates which are small
and pollinose, cercal plate very small, with short pubescence. Tergites bril-
liantly shining with very short and very sparse pubescence.
Male. Fore tibiae a little incurved at tip. Abdomen with only five clearly
visible unmodified tergites and sternites ; fifth sternite pollinose at sides with
a comb of about five rather long backwardly-directed bristles on each side,
a little emarginate between the two combs, sternites otherwise shining with
very short sparse pubescence ; genitalia rather large, anus oval, central
400
O. W. RICHARDS
ridge weak, sometimes not developed ; outer forceps rather short and broad,
subtriangular.
TypeÇ Kenya, Camp II of Mount Elgon, E. zone of tree-heaths, 3.500 m.,
January. Allotype Kenya, Elgon saw mill, Camp II E. side of Mount Elgon
2.470 m., Dec. Paratypes 6 and 3 $$ with same data as type.
Ocellipsis Jeanneli, n. sp.
Female. Very close to O. lonchomma but differs as follows : — Legs brown,
femora indeterminately blackish at base, tibiae indeterminately blackish
at apex. Length 1,3 mm.
Arista a little longer. Mesonotum a little duller,with much more numerous,
though still sparse, microcbaetes. Fore tibiae a little incurved at apex. Mid
tibia with dorsal bristle at 3 /5 longer, nearly twice as long as diameter of
tibia. Seventh sternite narrow, no longer tban the sixtb ; ano-genital cavity
with a central shining plate which is transverse.
Type $ Kenya, Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m., March.
Ocellipsis melanocephala, n. sp.
Female. Resembles O. cyclogaster except in the following particulars :
— Black, shining, head (except antennae) black ; legs yellow, fore tibiae
brown black. L. 1,5-1,75 mm.
Ail jowlar bristles, except vibrissa, microscopie ; jowls shining ; eyes mode-
rately large, vertical diameter fully three times width of third antennal
segment, outline about circular with a small emargination just above anten¬
nae ; no facial “ knob ” ; vertex with triangular central area smaller, orbits
narrower and shining, intervening area a little dull, traces of minute superior
orbitals and inner verticals, outer verticals strong and directed forwards.
Mesonotum little broader than head, only one and a quarter times as long,
surface shining, one rather strong supraalar in addition on each side, micro-
chaetes in very irregular rows, about fîfteen between the prealars ; basal
scutellar bristles considerably longer than the basal width of scutellum, no
apicals ; mesopleuron dull, pollinose, almost woolly, with a large triangular
bare shining patch at the top (of DE.s.). Pubescence on fore tibia and tarsus
short, none longer than diameter of tibia. Dorsal bristles of mid tibia long,
longer than diameter of tibia, anterior one of lower pair very small. Abdomen
very convex, in dorsal view oval with a short neck, widest at apex of first
tergal plate (= I + II), apical margin of which is twice as broad as thorax,
médian length equal to three-fifths length of abdomen ; third tergite about
one-quarter length of I + II, fourth to seventh progressively shorter, sixth
and seventh visible dorsally, sides of I + II and of third with a defined mar¬
gin ; stemites large, deeply sunken into tergites, latéral connecting mem¬
brane narrow, genitalia in ail females hidden by gum ; tergites shining, with
rather sparse but quite distinct short bristles.
DIPTERA SPHAEROCERIDAE
401
Male. Third to fifth tergites normal, short, shining ; sixth only visible on
left side, pollinose ; basal sternites sbining, fourth and fifth deeply emargi-
nate, sixth visible at eacb side only, pollinose, with short outstanding bristles
in centre of apical margin ; genitalia rather large, dull pollinose, with no
long bristles, anus circular without central ridge, outer forceps rather broadly
triangular.
Type Ç Kenya, Marakwet, Elgeyo escarpment, 2.500 m. Allotype $ Kenya
Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m., March. Paratypes 2^3 ÇÇ with
same data as type and 3 with same data as allotype.
Ocellipsis alutaceus, n. sp.
Male. Black, mostly shining ; clypeus and mouthparts testaceous ; antennae
brown ; legs reddish testaceous, fore tibiae exeept basal quarter and fore
basitarsus, dark brown, other tarsal segments a little darkened. Length
2 mm.
Resembles O. cyclogaster exeept in the following particulars : — Bristles
along the oral margin ail small, bristles on jowls small, those nearest the
vibrissa at most one third its length ; jowls strongly shining ; eyes a little
larger ; face shining ; vertex brilliantly shining with orbits narrowly dull,
about four pairs of minute interfrontals. Mesonotum in dorsal view subeir-
cular, about as broad and about one-third longer than head with eyes, sur¬
face strongly shining, bristles short, prealar bristle very small, microchaetes
numerous, in about sixteen irregular rows ; scutellum small, twice as wide
at base as long, bare and shining, basal bristles one and a half times as long
as basal width of scutellum, apicals absent ; mesopleuron (DEs.) dull and
pubescent, sternopleural (VEs,) bristle very small, central part of medio-
tergite (so-called metanotum) better developed than in other species. Fore
tibia a little clavate, pubescence short, a little longer ventrally than dorsally ;
tarsi a little shorter than the tibia, dorsally with pubescence rather shorter
than in cyclogaster. Mid femora with an antero-ventral row of widely spaced
bristles as long as diameter of fémur and a posteroventral one twice as
long ; mid tibia with no dorsal bristle near base, at 3 /4 with one little longer
than diameter of tibia, at apex with a short ventral bristle and very short
anterior and posterior ones. Abdomen in dorsal view a distinct basal neck,
long oval, broadest at end of first tergal plate (= I + II), apical margin of
which is one and a half times as broad as thorax, médian length a little
shorter than that of head + mesonotum, only a little longer than half the
length of abdomen ; third tergite as broad as apex of I + II, but very short,
only one-fifth its length ; fourth and fifth tergites a little shorter and nar-
rower ; sixth only visible on left side ; sternite I + II making up fully half
the length of abdomen ventrally, third and fourth sternites short, unmodified,
ail with rather distinct outstanding pubescence ; fifth sternite with small
apical emargination and with a rather large apico-discal patch of dense,
402
O. W. RICHARDS
outstanding, short, black bristles ; genitalia small, with no long bristles,
anus circular, without central ridge, outer forceps testaceous, small, rounded-
triangular ; tergites distinctly dull, witb a microscopie network of fine lines
and rather dense microchaetes, but no macrochaetes ; sternites shining.
Type <J Kenya, Camp III of Mount Elgon, East zone of tree-heaths, 3.500 m.,
January. Paratypes 3 with the same data.
The following key will serve to separate the six preceding species.
1. Head bright yellow, vertex posteriorly straight and sharp-edged.2.
— Head brown or black at least posteriorly, vertex posteriorly rounded.. . 3.
2. Legs yellow. Dorsal bristles of mid tibia very short. Microchaetes
of mesonotum very sparse . O. lonchomma.
—. Legs brown, femora and tibiae darker at base and apex respecti-
vely. Dorsal bristle on mid tibia at 3 /5 twice as long as diameter
of tibia. Microchaetes of mesonotum denser . O. Jeanneli.
3. Mesonotum granulate, microchaetes arising from small warts.
. O. verraciger.
— Mesonotum not granulate.4.
4. Mesonotum and abdomen densely pollinose. O. cyclogaster.
— Mesonotum shining.5.
5. Abdomen shining. Legs yellow, fore tibiae black.. O. melanocephala.
— Abdomen alutaeeous, dull. Legs brown, fore tibia partly black.
. O. alutaceus.
Gen. Copromyza Fallén, 1820 (Cypsela auct.).
Subgen. Gymnometopina Hedicke, 1923.
Duda (1923) in bis paper on the old world species of Borborus (= Copro¬
myza) established two primary divisions of the genus whicb he called Sections
Chaetonota and Trichionota. The new species described in the présent paper
is a member of the second section but is so nearly intermediate that I think
it is inexpedient to maintain tbese sections any longer. The three subgenera
placed in the Trichionota fall under the subgroup “ Inermes ” and Duda’s
key to tbat group may be modified as follows to include them.
1. Hind tibia with an anteroventral bristle below the middle or
with bristles along its wbole length. (Scutellum with four
bristles and otberwise only with microscopie bairs).2.
Hind tibia with no anteroventral bristle and not with bristles
along its whole length. 2 A.
2 A. Third antennal segment conically elongate, arista subapical.
Vertex very short and broad. (Dolichocera Duda nec Latreille)
.. Subgen. Dudaia Hedicke, 1923.
Third antennal segment rounded, arista dorsal. 2 B.
DIPTERA SPHAEROCERIDAE
403
2 B. Hind tibia with no apical spur. Scutellum with six marginal
bristles ( Gymnothorax Dnda nec Bloch and Schneider)
. Subgen. Achaetothorax Hedicke, 1923,
— Hind tibia with an apical spur or else the scutellum has one
long and three short bristles on each side. 2 C.
2 C. Scutellum with four almost equally large marginal bristles
and otherwise only the most microscopie pubescence.
( Gymnometopa Duda nec Coquillet).
. Subgen. Gymnometopina Hedicke, 1923.
_ Scutellum with short bristles betwen the four long ones.3.
Copromyza (Gymnometopina) Jeanneli, n. sp.
Female. Black, mesonotum laterally faintly brownish ; antennae brownish,
paler beneath third segment ; legs yellow-brown, apical half of hind femora
nearly black. Haltères whitish. Length 3 mm. Length of one wing 3,5 mm.
Head shining, vibrissa long, jowls with short hairs, the largest not one-
quarter as long as vibrissa, jowls at narrowest point about one-third as broad
as vertical diameter of eye. Surface of head above antennae entirely shining ,
interfrontals arising from shallow dépréssions which converge forwards but
do not meet, fïve minute bristles in each row ; other head bristles typical
for the genus, postocular bristles in a single row more or less reduplicated
below ; third antennal segment of the usual irregular oval shape, ansta about
three times as long as the antennae, with rather long hairs. Mesonotum
and scutellum thinly pollinose (about as in C. nitida Mg.), moderately shining ;
1 _|_ 2 weak dorsocentrals with microchaetes tending to complété the row
of dorsocentrals; between them two rows of acrostichals ; the intralar
row developed, the presutural member moderately strong ; mesopleuron
brightly shining, without bristles and not pollinose except on the pteropleu-
ron (latéral part of the mediotergite) ; scutellum a little broader than long, with
four moderately strong bristles, apicals about as long as the scutellum. Fore
legs with rather dense short pubescence but no bristles; fore basitarsus with
an apical hook. Mid legs pubescent, the only bristles being an antero- and a pos-
terodorsal one just before apex and a short apical ring on the tibia. Hind legs
pubescent, without bristles, tibia at apex with ventral curved hook not quite as
long as basitarsus, and a small, thorn-like, anteroventral apical bristle; tibia
with a preapical dorsal hair which is nearly apical and more than twice as long
as diameter of tibia; tibia not at ail unusually thickened. Wings with typical
Copromyza- venation (as in C. equina Fall.) but last section of M 1 + 5 only
three-quarters as long as the penultimate. First abdominal tergite (= I + II)
trapezoidal, more than twice as wide posteriorly as long down médian lme,
shining, finely pollinose, with only a few long hairs at sides ; third and fourth
tergites two-'thirds as wide as I + H, both very short (only one-third as
long) ; fourth tergite a little narrower but longer ; flfth narrow, subqua-
404
O. W. RICHARDS
drate ; cerci projecting, yellowisli with some long bristly hairs ; only extre-
mely narrow central area of sternites sclerotized.
Type $ Kenya, East side Mount Elgon,Suam fîshing liut, 2.400 m.,March.
This species appears to belong to tbe subgenus Gymnometopina Hedicke.
The Zrr 0U y descnbed s P ecies C - clunicrus (Duda) and C. aptus (Cur-
ran l 031 ) both bave very thick bind tibiae. The présent species agréés
with them in other characters, except that the thorax is more pollinose
Gen. SPHAEROCERA Latreille, 1804.
Sphaerocera (s. str.) Jeanneli, n. sp.
Male. Black; antennae brown ; fore coxae and fore tarsi (except basal
three-quarters of basitarsus) whitish yellow ; rest of legs testaceous, fore
tibia, base of fore basitarsus, apical third of hind femora, brown-black •
haltères wbite ; wings hyaline. Length 2 mm. Length of one wing 2 mm. ’
Head essentially as in S. monilis Hal. with jowlssmooth and shining; mouth-
edge flatter and less produced ; vibrissa similarly arising from a small tubercle
îgh above mouth-edge ; antennal sockets similarly separated by a rather
narrow keel ; ansta bare, about six times as long as antenna ; vertex flat
bnstles much more reduced than in 5. monilis, central part less produced
m front of eyes, vertex dull, central area a little more shining, alutaceous ;
ocelli very small, almost rudimentary, rather smaller (relatively) than in
S. monilis; bristle-bearing prominences behind the eyes hardly developed.
Thorax rather shining, with only the faintest tomentum and pubescence
not even traces of macrochaetes indicated ; mesonotum unusually convex’
humerai and postalar calli large and prominent, convex ; prescutellar déprés¬
sion deep ; scutellum small, about twice as wide as long, with close fine punc-
tures and no traces of scaly hairs, margin with one small tubercle one each
side ; mesopleuron even more shining than mesonotum, practically without
pubescence Wing venation exactly as in 5. monilis and -5. subsultans. Fore
fémur not thickened ; fore tibia unusually thin at base and a little thickened
at apex, fore tarsi not broadened. Hind fémur very long and thin, as long
as the tibia; hind tibia at apex ventrally with a rather long curved spur
a little longer than the diameter of the tibia ; hind basitarsus not emargi-
nate beneath the base (as in S. subsultans), a little longer than the second
segment. First two abdominal segments (= I + H) trapezoidal, posterior
margm one and two-thirds times as long as central length ; three following
tergites of equal length (= two-thirds length of I + II), progressive!?
narrower, so that the last is quadrate ; genitalia not conspicuous dorsally
antenor sternites narrow, but the last two nearly as broad as their tergites ■
outer forceps ventrally produced into long, narrow, flnger-shaped processes!
which lymg along the ventral side of the abdomen reach a point a little
DIPTERA SPHAEROCERIDAE
405
anterior to posterior margin of tergite I + II ; the finger-shaped process
in latéral view almost eight times as long as broad.
Type Kenya, East side Mount Elgon, Elgon Saw mill, Camp II, 2.470 m.,
December.
This species belongs to Sphaerocera s. s.(as defined by me, 1930, p. 274)
and is remotely allied to S. monilis H al. The male genitalia, however, seem
very different from anything that has been described.
REFERENCES
1918. Duda (O.). —- Révision der europâischen Arten der Gattung Limosina
Macquart (Dipteren). (Abh. k. k. zool.-bot. Ges. Wien, 10 : 1-240,
8 plates.)
1923. Duda (O.). — Révision der altweltlichen Arten der Gattung Borborus
(Cypsela) Meigen (Dipteren). ( Arch. Naturges., Heft 89 A, 4 : 163-
180, 7 fig.).
1925. Duda (O.). — Die ausserearopâischen Arten der Gattung Leptocera
Olivier : Limosina Macquart (Dipteren) mit Berücksichtigung
der europâischen Arten. [Arch. Naturges., 110 A, Heft 11 (1924):
5-215, 4 plates.)
1931. Hendel (F.). — Kritische und synonymische Bemerkungen über
Dipteren. ( Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 81 : 4-19.)
1930. Richards (O. W.). — The British species of Sphaeroceridae (Borbo-
ridae, Diptera). ( Proc. Zool. Soc. London: 261-345, 1 plate, 23 figs.).
1924. Spuler (A.). — North American généra and subgenera of Dipterous
family Borboridae. (Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia, 85 : (1923) :
369-78.)
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome IV. — Fascicule 41.
1 er Février 1938.
DIPTERA
III. DOLICHOPODIDAE
PAR
l’abbé O. Parent
Subfam. Gampsicneminae
Gen. SYMPYCNUS Loew
Sympycnus Munroi Curran
Kenya, Elgon Saw Mill, Mont Elgon, versant est, camp III, 2.470 m.
La femelle non décrite par Curran, ressemble au mâle, à part l’ornementa¬
tion et la structure des pattes I et II. En particulier, comme chez le mâle,
la transverse postérieure de l’aile, très oblique, faisant avec la section basi¬
laire de la 5 e un angle nettement aigu, présente la même tache brune à l’ex¬
trémité postérieure, ce qui rend facile sa détermination-
Sympycnus obliquus, n. sp.
Mâle. Front bleu d’acier brillant. Yeux contigus sur la moitié apicale de
la face, laquelle se trouve ainsi réduite à un triangle couvert d’un satiné blanc.
Palpes et trompe bruns. Cils postoculaires inférieurs jaunes. Antennes jaune
clair, l’article 3 bruni au bord dorsal, triangulaire, arrondi à l’apex, plus large
que long. Soie insérée au milieu du bord dorsal, longue, pubescente. Méso-
notum brillant, violacé sur le disque, largement jaune à l’avant et sur les
côtés ; 5 d. c. grandes, pas d’acrosticales ; une tache ovale, noire, sur la dépres¬
sion notopleurale, une autre plus petite à l’arrière sur la même ligne. Flancs
entièrement jaunes, à part une série de 3 taches noires, au niveau du méta-
pbragme. Écusson violacé, 2 cbètes ; métaphragme jaune. Abdomen long
et grêle, noir brun à la face dorsale, le premier segment jaune, les autres
à larges taches jaunes sur les flancs, ventre jaune. Hypopyge encastré, à peine
408
O. PARENT
saillant. Hanches jaune clair, I avec pilosité pâle et soies apicales noires, III
avec un chète externe noir. Trochanters et pattes jaune clair. Patte I : tibia ,
1 chète dorsal, pas de serration ; tarse 1 fois 1 /2 aussi long que le tibia,
à articles de longueur régulièrement décroissante, le protarse égal aux 3 ar¬
ticles suivants réunis. Patte II : fémur, un préapical ; tibia, face dorsale,
3 antérieurs, 1 postérieur, 1 ventral. Patte III : fémur, un préapical ; tibia,
2 séries de chètes dorsaux, des cbètes ventraux ; tarse simple, plus court
que le tibia, protarse égal aux 4 /5 de l’article suivant. Ailes jaunes, grandes et
larges, à nervures brun jaune. Transverse postérieure au milieu de l’aile,
très oblique, formant avec la section basilaire de la 5 e un angle fortement
aigu, égale en longueur aux 4/5 de la section apicale de la 5 e . Nervures longi¬
tudinales 3 et 4 faiblement mais nettement convergentes. Balanciers jaunes.
Cuillerons jaunes, à bordure noire et longs cils noirs. Long. 5 mm.
Femelle inconnue.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, Camp III, 2.470 m.
Espèce voisine de S. du Curran, mais différente par la couleur des antennes,
la position de la transverse postérieure, la longueur du protarse III, etc.
Sympycnus pectiniger, n. sp.
Femelle. Front bleu noir brillant. Face (mouillée et dépouillée de son satiné).
Palpes noirs. Trompe brun jaune. Cils postoculaires inférieurs pâles. Antennes :
les deux premiers articles noirs, 3 tombé. Thorax et flancs sombres. Méta-
épimère noire. Abdomen bronzé. Hanches toutes jaunes ; II avec une tache
noire, I à pilosité pâle et soies apicales noires, III, une soie externe noire.
Trochanters et pattes jaunes, les derniers articles des tarses brunis. Patte I :
tibia, face dorsale, ligne antérieure, sur toute la longueur, une série régulière
de 6-7 cbètes épais, aussi longs que le travers. Protarse III aussi long que
l’article suivant. Ailes : transverse postérieure, un peu avant le milieu, droite,
normale, égale aux 2/3 de la section apicale de la 5 e . Balanciers jaunes. Cuil¬
lerons...? Long : 2,5 mm.
Mâle inconnu.
DIPTERA DOLICHOPODIDAE
409
Kenya, Elgon Saw mil], mont Elgon, versant est, camp III, 2.470 m., dé¬
cembre.
Subfam. Diaphorinae
Gen. CHRYSOTUS Meigen
Chrysotus pilicomis Beck.
Kenya, Campi Chirangani, Marakwet, 3.000 m., mars.
Subfam. Dolichopodinae
Gen. TACHYTRECHUS Walker
Tachytrechus kenyensis, n. sp.
Mâle. Front violet pourpre, assez brillant. Face n’atteignant pas le niveau
Fig. 2 et 3. Tachytrechus kenyensis, mâle. 2, aile gauche; — 3, hypopyge.
inférieur des yeux, à satiné brun fauve. Palpes noirs à poudré gris blanc.
Yeux à pubescence brun fauve. Antennes rouge brique, l’article 3 noir,
arrondi, à peine plus long que large. Cils postoculaires inférieurs unisériés.
410
O. PARENT
jaunes. Mésonotum noir bleu, à léger poudré brun. Flancs entièrement noirs.
Abdomen noir vert assez brillant. Hypopyge noir, lamelles externes en écus¬
son arrondi, guère plus longues que larges, bordées de courts cils noirs. Lobes
ventraux postérieurs couchés dans la cavité génitale, saillants en forme de
stylets. Étui du pénis de forme simple. Hanches noires, à pilosité et chéto-
sité noires. Trochanters noirs. Fémurs jaune rouge, I noir sur les 3/4 basi¬
laires et à l’apex dorsal, II noir à la face ventrale, sur les 3/4 basilaires, III
noir à la face ventrale, sur les 2 /3 basilaires et à l’apex dorsal. Tibias noirs,
II rouge à la face ventrale, III rouge à la face ventrale, à part aux deux
extrémités. Tarses noirs, protarse II rougeâtre sur les 2 /3 basilaires. Patte I :
tibia épais, face dorsale, 3 antérieurs robustes, 3 postérieurs plus faibles ;
face ventrale, 3 postérieurs. Tarse guère plus long que le tibia, épais mais non
aplati ; le protarse égal aux 3 articles suivants réunis, tous les articles à l’apex
ventral, ligne antérieure, munis d’un chète remarquable. Patte II : fémur
un préapical, face ventrale, un peu après le tiers basilaire, avec une excava¬
tion précédant une gibbosité bien visible. Tibia, face dorsale, 4 antérieurs,
4 postérieurs ; face ventrale, également 4 antérieurs et 4 postérieurs. Tarse
orné des mêmes chètes que le tarse I. Patte III : fémur, un seul vrai chète
préapical précédé, au bord dorsal, d’une série de 6 chetes. Tibia, 2 séries de
chètes dorsaux, 2 chètes ventraux. Tarse sensiblement égal au tibia, protarse
égal à l’article suivant, avec un chète robuste à la base ventrale, un chète
à l’apex ventral de tous les articles. Ailes légèrement enfumées, une tache
brune très nette à la transverse postérieure et à la convexité alaire. Costa
avec un épaississement dans sa 2 e section. Section basilaire du segment apical
de la 4 e égale à la moitié de l’apicale. Balanciers jaunes. Cuillerons jaunes
à cils noirs. Long : 6 mm.
Femelle inconnue.
Mars. Kenya, Suam ûshing hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m.
Subfam. Hydrophorinae
Gen. HYDROPHORUS Fall.
Hydrophorus Arambourgi, n. sp.
Femelle. Front vert noir profond, velouté. Face contre les antennes,
presque 2 fois aussi large que le 3 e article des antennes, couverte d’un épais
satiné brun roux, le fond vert métallique transparaissant seulement à cer¬
taine incidence ; clypéus égal aux 2 /3 de l’épistome. Palpes noirs à givré
brun. Yeux à pubescence blanche. Joues étroites. Favoris jaunes ; une seule
paire de chètes postverticaux. Antennes noires, article 3 plus large que long,
soie noire. Mésonotum brun chocolat, 2 séries de taches blanc jaune entre
les points d’insertion des chètes d. c. qui sont au moins au nombre de 7,
l’avant-demier plus robuste; 4 scutellaires. Flancs dans leur moitié inférieure,
gris eendré par l’effet du poudré blanc. Au moins 2 prothoraciques noirs.
DIPTERA DOLICHOPODIDAE
411
Abdomen vert doré brillant à pilosité noire. Hanches noir bronzé, I à pilosité
blanche et une série externe de chètes noirs fins. Pattes entièrement sombres,
vert doré. Patte I : fémur épaissi ; face ventrale, ligne antérieure, tout au
long, une série dense d’épines courtes ; ligne postérieure sur la moitié basi¬
laire, une série de 6-7 épines, deux fois aussi longues que les précédentes.
Tibia, face ventrale, tout au long, une série d’épines courtes et robustes, la
dernière pas plus développée que les autres. Protarse guère plus long que les
deux articles suivants réunis. Protarse III d’un quart plus long que l’article
suivant. Ailes à nervures noires, toutes nimbées de brun. Guillerons à cils
jaunes. Balanciers jaunes. Long : 4 mm.
Mâle inconnu.
Janvier. Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, 3.500 m.
Hydrophorus Chappuisi, n. sp.
Mâle. Front brun noir velouté, une paire de chètes postverticaux. Face,
contre les antennes, presque 1 fois 1 /2 aussi large que le 3 e article antennaire ;
épistome sillonné, dans sa moitié basilaire cuivreux doré, à satiné blanc
argent au delà ; clypéus à satiné blanc argent. Palpes noirs à pilosité noire.
Yeux à pubescence blanche. Joues étroites. Cils postoculaires inférieurs
noirs, doublés de favoris jaunes. Antennes noires, article 3 plus large que
long ; soie noire. Mésonotum noir brun chocolat, assez brillant, 8-9 chètes
d. c. le dernier plus développé ; acrosticales denses, unisériées ; 4 chètes
scutellaires. Aux propleures, 1 prothoracique noir au milieu de soies noires.
Flancs entièrement cuivreux. Abdomen vert bleu brillant, à pilosité noire.
Lamelles hypopygiales externes courtes. Hanches bronzées, I à pilosité
noire et une série externe de chètes noirs, fins. Patte I : fémur renflé ; face
ventrale, ligne antérieure, tout au long, une série d’épines courtes ; ligne
postérieure, sur la moitié basilaire, une série de 6-7 épines 2 fois aussi longues
que les précédentes. Tibia, face ventrale, tout au long, une série d’épines
courtes, robustes, la dernière de même force que les autres. Protarse égal
aux deux articles suivants réunis. Protarse III 1 fois 1 /4 aussi long que l’ar¬
ticle suivant. Ailes teintées de brun, plus intensivement au bord antérieur ;
nervures noires. Balanciers à capitule noir profond. Cuillerons à cils jaunes.
Long. : 4 mm.
Femelle. Semblable au mâle, en particulier, balanciers à capitule noir ;
cependant, face entièrement ternie par un satiné brun fauve.
Janvier. Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, 3.500 m.
Hydrophorus Jeanneli, n. sp.
Mâle. Front velouté noir brun ; une seule paire de chètes postverticaux.
Face, contre les antennes, presque deux fois aussi large que le 3 e article des
antennes, s’élargissant ensuite. Épistome 1 fois 1 /2 aussi long que le clypéus,
412
0. PARENT
sillonné dans sa moitié basilaire où il est cuivreux doré, vert métallique très
brillant au delà, clypéus à satiné blanc argent. Palpes noirs à pilosité noire.
Yeux à pubescence blanche ; joues bien nettes, en triangle tronqué, larges
au moins comme le demi-travers du 3 e article antennaire. Favoris jaune
blanc. Antennes noires, article 3 évidemment plus long que large ; soie noire.
Mésonotum noir violacé, à givré brun roux, une série dense de soies acrosti-
cales, au moins 8 chètes d. c. dont le dernier beaucoup plus développé. Flancs
gris cendré par l’effet du poudré blanc ; un chète prothoracique noir ; 4 chètes
scutellaires. Abdomen cuivreux, assez brillant, à pilosité noire. Lamelles
hypopygiales externes courtes. Hanches noires, grises par l’effet du givré,
à pilosité pâle, I avec une série longitudinale de chètes noirs. Pattes entière-
rement sombres, vert cuivreux. Patte I : fémur renflé ; face ventrale, ligne
antérieure, tout au long, une rangée dense d’épines égales et également dis¬
tancées ; ligne postérieure, sur le tiers basilaire, une série d’épines inégales
au moins aussi longues que les précédentes. Tibia, face ventrale, sur toute
sa longueur, avec une rangée dense d’épines courtes, robustes, la dernière
guère plus développée que les autres. Protarse presque égal aux 3 articles
suivants réunis. Protarse III 1 fois 1/4 aussi long que l’article suivant. Ailes
sans tache, à peine légèrement et uniformément enfumées, à nervures noires.
Cuillerons à cils jaunes. Balanciers jaunes à capitule légèrement bruni. Long. :
3,5 mm.
Femelle semblable au mâle. Cependant la face plus large, est entièrement
couverte par un satiné brun roux; seul l’épistome, à certaine incidence, montre
le fond vert métallique.
Décembre. Kenya, Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est, Camp II,
2.470 m. — Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, est, 3.500 m. janvier.
Hydrophorus praeeox Lehm.
Éthiopie méridionale, Nanoropus, bords du Rodolphe, 565 m.
Subfam. Medeterinae
Gen. OLIGOCHAETUS Mik
Oligochaetus plumbellus Meig.
Éthiopie méridionale, Bourillé, bords de la rivière Omo, 800 m., février.
Gen. SACCOPHERONTA Becker
Saccopheronta parvilamellata, n. sp.
Mâle. Front terni par un poudré grisâtre. Face assez brillante, noir ver¬
dâtre. Palpes noirs. Cils postoculaires inférieurs pâles. Antennes noires, très
courtes, l’article 3 triangulaire ; soie nettement dorsale, insérée un peu avant
DIPTERA DOLICHOPODIDAE
413
le milieu, nettement pubescente, au moins 3 fois aussi longue que l’antenne.
Mésonotum noir bleu, terni par un léger givré brunâtre ; 2 séries de chètes
acrosticaux courts mais robustes, 6-7 par série ; 3 d. c. robustes ; 4 scutel-
laires robustes. Flancs noirs, 2 prothoraciques noirs. Abdomen noir, assez
brillant, à chétosité et pilosité noires. Hypopyge relativement long et grêle,
noir, lamelles externes réduites, jaunes. Hanches noires, à pilosité jaune
Fig. 4 et 5. Saccop héron ta parvilamellata, mâle. 4, antenne; — 3, aile droite.
brun, un chète externe aux postérieures. Trochanters jaunes. Pattes jaune
orange, les fémurs noirs sur la moitié basilaire, la pilosité noire, très courte.
Patte I : tibia inerme, même à l’apex. Tarse un peu plus long que le tibia.
Patte II : tibia, face dorsale, un chète robuste près de la racine, des chètes
apicaux. Patte III : fémur bord dorsal, sur la moitié basilaire, une série de
chètes ; face antérieure, moitié apicale, 3 chètes longs et robustes, dirigés
vers l’avant. Tibia, face dorsale, vers l’apex, une série de 3-4 chètes, longs
comme le travers ; face ventrale, à l’apex, une petite écaille noire ; des
chètes apicaux. Tarse un peu plus court que le tibia, protarse nettement
plus court que l’article suivant. Ailes légèrement teintées de rouille, à ner¬
vures brun jaune. Nervures longitudinales 3 et 4 fortement convergentes ;
section basilaire de la 5 e comptée à partir de la racine, évidemment plus
courte que la section apicale. Transverse postérieure égale à la moitié de la
section apicale de la 5 e . Balanciers jaune blanc. Cuillerons à cils noirs. Long. :
2 mm.
Femelle inconnue.
Kenya : Elgon Saw mill, mont Flgon, versant est, Camp II, 2.470 m.,
décembre.
Je ne puis rapporter cette espèce qu’au genre Saccopheronta Beck. malgré
l’insertion dorsale de la soie antennaire et la présence de chètes apicaux aux
tibias II et III, ce qui conduit à élargir comme suit la diagnose du genre.
MISSION SCIENTIFIQUE DE — T. IV. 27
414
0. PARENT
Taille faible. Corps noir métallique. Occiput excavé. Yeux grands, séparés
chez le mâle, la face divisée transversalement. Palpes distincts. Antennes
petites, article 1 nu, 3 arrondi ou triangulaire, soie centrale ou dorsale. Méso-
notum : 2-3 d. c. ; 4 scutellaires. Abdomen à 6 segments. Hypopyge allongé,
cylindrique, à appendices réduits. Pattes simples. Fémur III, face antérieure,
moitié apicale, avec une série de chètes dirigés vers l’avant. Tibia I sans chètes
apicaux, II et III avec ou sans chètes apicaux. Ailes grandes, à nervures 3
et 4 convergentes.
Deux espèces.
Quatrième longitudinale, section basilaire mesurée à partir de la racine,
bien plus longue que l’apicale. Hanche I jaune. Pattes jaunes, à pilosité
pâle. Article 3 des antennes arrondi, soie apicale. Abdomen à pilosité pâle.
Tibias sans chètes même apicaux. nudipes Beck.
Quatrième longitudinale, section basilaire comptée à partir de la racine,
bien plus courte que l’apicale. Toutes les hanches noires. Fémurs noirs sur
la moitié basilaire. Pattes à pilosité noire. Article 3 des antennes trian¬
gulaire, soie dorsale. Abdomen à pilosité noire. Tibias II et III avec chètes
apicaux. parvilamellatus n. sp.
Subfam. Rhaphiinae
Gen. SYNTORMON Loew
Syntormon longipes, n. sp.
Mâle. Front noir violacé brillant. Yeux contigus sur la moitié apicale de
Eig. B. Syntormon longipes, mâle, antenne.
la face ; celle-ci réduite à un triangle couvert d’un épais satiné blanc. Palpes
réduits, noirs. Trompe jaune rouge. Cils postoculaires latéraux et inférieurs
jaunes. Antennes noires, article 1 presque aussi long que les deux articles
suivants réunis, velu au bord dorsal ; article 3 mesuré au bord ventral, un
peu plus long que large, aigu à l’apex, soie subapicale noire, un peu plus longue
que l’antenne, à pubescence microscopique. Mésonotum assez brillant, noir
bleu sur le disque, jaune sur le pourtour, largement dans la région humérale,
5 d. c. ; pas de soies acrosticales. De chaque côté, sur le versant postérieur
DIPTERA D0L1CH0P0DIDAE
(15
de la suture transverse, un groupe très frappant de 4 chètes noirs, épais.
Écusson noir violacé, largement jaune sur les côtés et étroitement à l’apex ;
2 chètes flanqués chacun d’un chétule externe et de 3 chétules internes,
courts mais épais, très remarquables. Flancs jaune clair, un point noir sous
la racine de l’aile. Métaphragme jaune. Abdomen long et grêle, noir à la face
dorsale, jaune sur les flancs et ventralement. Hypopvge encastré, noir, à
appendices jaunes, peu développés. Hanches jaune clair, à pilosité pâle,
1 à soies apicales noires, fines, III avec une soie externe noire. Trochanters
et pattes jaune clair, celles-ci longues et grêles. Patte I : tibia pratiquement
inerme, même à l’apex, tarse 1 fois 1 /3 aussi long que le tibia, à articles de
longueur régulièrement décroissante ; protarse long comme les 3 articles
suivants réunis, les 3 derniers articles avec, au bord dorsal, une pilosité un
peu plus longue, mais non frappante. Patte II : fémur : un préapical. Tibia,
face dorsale, 3 chètes antérieurs, un postérieur, pas de ventral. Patte III :
fémur, dans son ensemble, renflé en massue vers l’apex, pas de préapical.
1 ibia, avec une double série de chètes dorsaux, 2-3 ventraux, tous fins. Tarse
simple, nettement plus court que le tibia ; protarse un peu plus épais, légère¬
ment plus court que l’article suivant. Ailes jaunes, à nervures jaunes ; 3 et 4
légèrement mais nettement convergentes vers l’apex. Cuillerons jaunes à
cils jaunes. Balanciers jaunes. Long. : 4 mm.
Femelle inconnue.
Décembre. Kenya, Elgon Saw miil, mont Elgon, versant est, Camp III,
2.470 m.
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commen¬
cées en 1802 comme Annales du Muséum national a Histoire
naturelle). (Un vol. par an, 200 fr.)
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (com¬
mencé en 1895). (Un vol. par an, 5 o fr.)
Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle , nouvelle
série. (Sans périodicité fixe; abonnement pour un volume :
i 5 o fr.)
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum.
(Laboratoire de culture ; paraît depuis 1822; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire
de Phanérogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume,
4o fr.)
Revue française d'Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel,
laboratoire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement
annuel France, 60 fr., Etranger, 90 fr.)
Revue de Botanique appliquée et d'Agriculture coloniale.
(Directeur : M. A. Chevalier, laboratoire d Agronomie coloniale;
paraît depuis 1921 ; abonnement pour la France, 100 fr.;
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami,
laboratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1924 ; abonnement
France, 5 ofr., Étranger, 100 fr.)
Revue Bryologique et Lie hé no logique. (Directeur M. P. Allorge,
laboratoire de Cryptogamie; parait depuis 1874; abonnement
France, 5 o fr., Étranger, 100 fr.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie
exotique). (Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malen-
çon, laboratoire de Cryptogamie; paraît depuis 1928 ; abonne¬
ment France, 80 fr., Étranger, 100 fr.)
Mammalia (Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie,
Mammifères et Oiseaux; paraît depuis 1986; abonnement
France 4 « fr., Étranger 45 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national
d’Histoire naturelle à Dinard. (Directeur M. A. Gruvel, labo¬
ratoire maritime de Dinard ; suite du même Bulletin à Saint-
Servan; paraît depuis 1928; prix variable par fascicule.)
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadéro. (Directeur
M. P. Rivet, Musée du Trocadéro; paraît depuis 1981 ; prix
du numéro : 5 fr.)
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale.
(Laboratoire de Physique végétale; parait depuis 1927; échange.)
Travaux du Laboratoire d'Entomologie. (Laboratoire d’Entomo¬
logie; paraît depuis 1934; échange.)
La Terre et la Fie, publiée en collaboration par la Société des
Amis du Muséum et la Société nationale d'Acclimatation.
(Rédacteur en chef : M. G. Petit, 07, rue Cuvier, Paris 5 ”;
abonnement : 3 o fr.)
MÉMOIRES DU MUSÉUM
Tome I
H. Jeannel. Monographie des Catopidae , 438 p., janv. 1936. ISO fr.
Tome II
Mission scientifique de l’Omo, II (Zoologie), 310 p., 9 pl., avril 1935 . ibO fr.
Tome III
E.-L. Bouvier. Étude des Saturnioïdes normaux. Fam. des Saturniidés,
354 p., 10 pl., déc. 1936. 150 fr.
Tome IV
Mission scientifique de l’Omo, III (Zoologie), 347 p., juill. 1936. 150 fr.
Tome V
Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France. Introduction et i r0 partie : Topologie,
264 p., 1 carte, août 1937. 30 fr.
Fasc. 2. P. Lemoine. L’Ile-de-France. 2°partie. Chap. I : Le Vexin français,
p. 265-354, oct. 1937. 10 fr.
Fasc. 3. P. Lemoine. L’Ile-de-France. 2° partie. Chap. II : Pays au nord-
ouest de l’Oise, p. 355-000, janv. 1938. 10 fr.
Tome VI
Fasc. I. A. Brunel. Contribution à l’étude du métabolisme de l’azote
purique chez les Champignons, 186 p., déc. 1936. 50 fr.
Fasc. 2. C. Attems. Die von D r C. Dawidoffin franzôsisch Indochina gesam-
melten Myriopoden, p. 187-354, janv. 1938 . 90 fr.
Fasc. 2. G. Stiasny. Die von D r C. Dawydoiï in franzôsisch Indochina
gesammelten Gorgonarien, p. 355-368, févr. 1938. 10 fr.
Tome VII
P. Lemoine. L’Ile-de-France, 2* partie ( suite ) (en préparation).
Tome VIII
Mission scientifique de l’Omo, IV (Zoologie), 416 p., févr. 1938. 150 fr.
Tome IX
Mission scientifique de l’Omo, V (Zoologie) (sous pressé).
Tome X
Fasc. 1. L. Leroux. Contribution à l’étude de l’aldéhyde formique, 68 p.,
janv. 1938 .*..
35 fr.