MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME IX
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO, V (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire (V e )
1939
Juin 1939
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
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Les auteurs reçoivent 25 tirages à part de leurs travaux, brochés
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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME IX
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO, V (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
5y, rue Cuvier (V e )
Juin i939
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO
Tome V
ZOOLOGIE
PUBLIÉ SOUS LA. DIRECTION DE
R. JEANNEL
PROFESSEUR AU MUSEUM
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
5y, Rue Cuvier (V e )
TABLE DES MATIÈRES
Prises.
Fascicule 42
Ch. Alluaud. Coleoptera. XII, Carabidae : Bembidiinae, Pogoninae, Cymbiono-
tinae, Chlaeniinae, Pterostichinae, Graphipterinae, Anthiinae, Cyclosominae... 9-25
Fascicule 43
F. Guignot. Coleoptera. XII, Gyrinidae. . 27-59
Fascicule 44
M. Bernhauer et W. Chapman. Coleoptera XIV, Staphylinidae : Staphylinidae.... 61-90
Fascicule 45
J. Lhoste. Coleoptera. XV, Scydmaenidae. 91-123
Fascicule 46
P. Lesne. Coleoptera. XVI, Bostrychidae. 125-147
Fascicule 47
F. Borchmann. Coleoptera. XVII, Lagriidae. 149-152
Fascicule 48
M. Pic. Coleoptera. XXIII, Rhysopaussidae, Pedilidae, Hylophilidae, Anthicidae,
Scraptiidae, Mordellidae, Oedemeridae, Alleculidae. 153-170
Fascicule 49
K. Jordan. Coleoptera. XIX, Anthribidae.. 171-173
Fascicule 50
A. Hustache. Coleoptera. XX, Curculionidae. 175-272
Fascicule 51
A. Théry. Coleoptera. XXI, Buprestidae. 273-284
Fascicule 52
F. T, Valck-Lhçassen, Coleoptera. XXII, Sçarabaeidae ; Cetonünae. 285-288
VIII
TABLE DES MATIÈRES
Page».
Fascicule 53
E. Heinze. Coleoptera. XXIII, Chrysomelidae : Criocerinae. . 289-291
Fascicule 54
M. E. Mosely. Trichoptera. 293-301
Fascicule 55
C. Attems. Myriopoda. 303-318
Fascicule 56
F. Kiefer. Crustacea. IV. Copepoda : Diaptomidae, Cyclopidae. 319-378
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 42
Publié le 1*’ juin 1939
COLEOPTERA
XII. CARABIDAE :
Bembidiinae, Pogoninae, Cymbionotinae, Chlaeniinae,
Pterostichinae, Graphipterinae, Anthiinae, Cyclosominae
PAR
Ch. Alluaud
Je ne dirai rien ici du peuplement des hautes montagnes de l’Afrique
orientale, question magistralement traitée par mon ami le D r R. Jeannel en
tête de son étude des Trechinae de la Mission de l’Omo, et me bornerai à
citer les découvertes les plus intéressantes dans les groupes de Carabiques
étudiés ici. Ce sont à coup sûr : 1° celle d’une Amara de type nettement
paléarctique dans la zone alpine du mont Elgon; — 2° celle d’un grand
Bembidion très spécial que je rattache (pour le moment) au sous-genre
paléarctique Peryphus et qui vit dans la zone des Bambous du mont Kinangop ;
— 3° celle d’un Tachys cavernicole découvert par M. l’abbé H. Breuil dans
une grotte des environs de Diré Daoua.
Il y a lieu de noter, encore une fois, combien les Pogonus, si abondants
en Europe et en Afrique du Nord, sont rares en Afrique tropicale. Une seule
espèce de ce genre a été recueillie sur les rives du lac Rodolphe; type nouveau
mais représenté par un seul individu.
Les Chlaemus n atteignent jamais les régions alpines proprement dites,
mais plusieurs espèces subalpines ont été recueillies. Le petit Chlaenius
rafiki Ail. semble être celui qui monte le plus haut (jusqu’à 3.000 m.). A
noter l’abondance du grand Chlaenius Dusaulti Duf. sur les bords de l’Omo
où déminé ma variété digraphus.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V.
1
2
CH. ALLUAUD
Parmi les Anthiinae, la capture la plus remarquable est celle d’un second
exemplaire de Cypholoba (Polyhirma) Bozasi Sternb. dont le type unique
avait été pris au cours de la Mission du Bourg de Bozas et Brumpt en 1903.
Subf. BEMBIDIINAE
Gen. BEMBIDION Latreille
Bembidion (Microserrullula Netol.) aegyptiacum De jean.
— Bembidium aegyptiacum Dej., Sp. gén. Col., V, 1831, p. 90; — senegalensê
Dej., ibid., p. 92. — Cf. Alluaud 1 , Afra, n° 6, 1933, p. 2.
St. 26 : Nanoropus, extrémité boréale du lac Rodolphe, 565 m. ; un individu.
Après nouvel examen je ne crois pas possible de maintenir la var. senega-
lense Dej.; c’est un synonyme pur et simple de Y aegyptiacum qui présente
de légères modifications individuelles et a une grande extension géographique :
Égypte et bassin du Nil depuis Le Caire jusqu’au Sennar sur le Nil Bleu
(Alluaud 1906); Gao sur le Niger (Alluaud et Chappuis 1931); Sénégal (sans
indication précise).
Sa présence sur les rives du lac Rodolphe représente actuellement sa
limite méridionale.
Bembidion (Omotaphus Netol.) mixtum Schaum
Bembidium mixtum Schaum, Berl. ent. Z., 1863, p. 90. — Pour la syno¬
nymie, Cf. Alluaud, Bull. Soc. ent. Fr., 1915, p. 286; Ann. Soc. ent. Fr.,
1916, p. 54; Bull. Soc. ent. Fr., 1917, p. 86.
St. 29 : Kitalé, plateau du Uasin Gishu, 2.100 m. ; St. 13, mont Elgon, zone
des cultures, 2.200 m. ; — St. 34, Mont Elgon, zone des forêts, 2.400 m.; —
St. 10, Timboroa sur le Maü Escarpment, 3.000 m. ; au total 21 individus.
La précision avec laquelle sont notées les altitudes de ces diverses captures
vient confirmer ce que j’ai indiqué [Bull. Soc. ent. Fr., 1917, p. 86) au sujet
des modifications que subit l’espèce en s’élevant. Au-dessus de 2.400 m., dans
la zone des forêts de l’Elgon, on trouve des formes de transition à la var.
altipeta Ail. ( loc. cit.) à laquelle appartient nettement un individu, de même
que celui recueilli sur le Maü Escarpment à 3.000 m.
Bembidion (Notaphocampa Netol.) niloticum Dejean
Bembidium niloticum Dej., Sp. gén. Col., Y, 1831, p. 73 [apicale Motscli.
1844; hamatum Kolen. 1845; terminale Motsch. 1850; Batesi Putz. 1875;
etc.).
St. 26 : Nanoropus, extrémité Nord du lac Rodolphe, 565 m. ; 5 individus.
1. Révision des Bembidion africains du sous-genre Microserrullula Netol. 1921.
COLEOPTERA, CARAB1DAE BEJIBIDIINAE
3
Espèce variable et de très vaste distribution asiatique, africaine et malgache :
Égypte depuis Le Caire jusqu’à Roseires sur le Haut Nil Bleu (Alluaud 1906) ;
Afrique orientale : Mombasa, Samburu, Toro etUnyoro (Alluaud 1904-1909) ;
Soudan et Haute Volta (Alluaud et Chappuis 1931); Madagascar (Alluaud
1893 et 1900) ; Ile Maurice (Yinson et Mamet) ; Cf. Alluaud, Afra, n° 7, 1933,
p. 3. — Asie mineure, Turkestan, Chine, Japon, Tonkin, îles Philippines.
Bembidion (Peryphus Stepli.) Jeanneli, n. sp.
Long. 6-6,5 mm. — Entièrement brun de poix brillant en dessus et en
dessous; pattes et 1 er article des antennes testacé rougeâtre. Arrière-corps
allongé, légèrement ovoïde; faciès de petite Nebria.
Tête large, peu convexe, yeux gros et saillants; sillons frontaux parallèles,
très écartés, peu profonds. Antennes atteignant environ le tiers basilaire des
élytres.
Pronotum large et peu convexe, lisse avec fines strioles transversales sur
sa moitié basilaire; base droite; angles postérieurs droits, non émoussés à la
pointe; repli postangulaire faiblement indiqué, fossettes basales assez pro¬
fondes et granuleuses comme toute la base.
Élytres étroits et allongés, un peu atténués vers la base; épaules complète¬
ment arrondies; rebord latéral aboutissant à la base de la 5° strie où l’on
voit un très petit tubercule; pas de rebord basilaire; 6 stries nettes et forte¬
ment ponctuées, la 7 e faible mais distincte; toutes les stries plus ou moins
visibles dans toute la longueur de l’élytre mais diminuant graduellement
vers l’apex, surtout les stries externes; la 7° reparaît profonde à l’apex en
arrière du pore sétigère préapical. Les deux pores sétigères dorsaux sont
placés sur la 3 e strie. La série ombiliquée du 9° intervalle est composée de
gros pores espacés sur toute la longueur. Microsculpture très fine en éléments
allongés transversalement, faiblement visible au grossissement de 65, et
surtout marquée sur les intervalles externes et vers l’apex. H y a des ailes
sous les élytres.
L’abdomen porte 2 pores sétigères sur chacun des 3 derniers segments.
Les pattes sont remarquablement longues et les cuisses renflées. Les deux
premiers articles des tarses antérieurs sont munis d’une forte dent obtuse à
leur angle antérieur interne; le 1 er article est plus long que les deux suivants
réunis; le 5 e est presque aussi long que les 4 précédents réunis. Tibias inter¬
médiaires et postérieurs plus ou moins sinueux ou arqués (surtout les posté¬
rieurs) et garnis de nombreuses soies épineuses.
St. 46 : forêt de Bambous du Kinangop, monts Aberdare, vers 3.000 m.;
10 individus.
Forme alpine entièrement sombre et à pattes longues qui ressemble assez
à mon B. ( Protoperyphus ) derelictum des Açores et est totalement différente
de mon B. (P Peryphus) Sjôstedti de la zone alpine du Kilimandjaro. Ce
dernier est beaucoup plus petit, aies stries élytrales bien moins profondes.
4
CIL ALLUAUD
le pronotum moins large et plus convexe, etc. Ne semble pas non plus avoir
de rapports avec les 3 Peryphus décrits d’Abyssinie par Chaudoir qui sont
plus petits, et ne proviennent vraisemblablement pas de hautes altitudes.
Bembidion (Hypsipezum Ail.) kenyense Alluaud
Bembidion ( Hypsipezum ) kenyense Alluaud, Ann. Soc. ent. Fr., 1917,
p. 88; var. eborense Ail., ibid.; et var. nov. aberdarense.
St. 46 : monts Aberdare versant Ouest, forêt de Bambous du Kinangop,
2.900-3.100 m. ; — St. 47, zone des Alchemilles du Kinangop, 3.100-3.300 m. ;
— St. 48, prairies alpines du Kinangop 3.500-3.700 m.; au total 7 individus.
Le B. (. Hypsipezum) kenyense qui peuple la zone alpine du Kenya et de
l’Aberdare est très variable. Le type, à stries bien marquées et fortement
ponctuées, passe à la var. eborense dont les stries sont plus faibles non ou à
peine ponctuées et à la var. nouvelle aberdarense où non seulement la ponctua¬
tion des stries disparaît, mais où les stries elles-mêmes deviennent presque
indistinctes à partir de la 3 e ; forme un peu plus étroite et coloration en général
plus bronzée. Des exemplaires de cette variété ont été pris dans les 3 stations
citées plus haut.
Au-dessus de 3.500 m. et jusqu’à 4.700 m. environ (limite supérieure delà
vie animale et des plantes phanérogames sous l’équateur au mont Kénya) le
kenyense est remplacé parle B. ( Acropezum Ail.) Mac.kinderi Ail. ( loc. cit.,
1917, p. 89) qui est d’un type assez différent. Sur le Ruwenzori, au-dessus de
4.000 m., l’espèce que j’ai décrite avec doute dans le s. g. Acropezum :
B. ruwenzoricum Ail. [Rev. Zool. Bot. Afr., XXIV, 1933, p. 60), doit rentrer
dans le s. g. Hypsipezum. Aucune espèce de cette section n'a encore été
trouvée sur le Kilimandjaro.
Gen. TACHYS Steph.
Tachys ornatus Apetz
Bembidium ornatum Apetz, De Col. quae O. et A. Brehm in Afr. leg.,
1854, p. 12.
St. 24 : Lokitang, 750 m., région désertique du Turkana; — St. 26 : Nano-
ropus, 565 m., au bord de l’extrémité boréale du lac Rodolphe; — St. 35 :
Kacheliba, 1.300 m. au bord de la rivière Suam. Nombreuse série d’individus.
Le T. ornatus (qui n’est probablement qu’une race de Yamabilis Dej. 1831)
est répandu dans le bassin du Nil, l’Erythrée, l’Abyssinie, Zanzibar et Mada¬
gascar. Le T. orientalis Nietn., 1858, n’est pas, à mon avis, un simple syno¬
nyme de Y ornatus mais une race orientale caractérisée 1 .
1. Ce n’est pas le lieu d’entrer Ici dans le détail de cette question qui demande une étude
spéciale.
COLEOPTERA, CARABIDAE BEMBIDIINAE
o
Tachys periphanus, n. sp.
Long. 2,8-3 mm. — Tête et pronotum vert foncé assez brillant et métal¬
lique. Elytres variés de vert foncé et de fauve, cette dernière teinte consistant
en deux larges taches très vaguement délimitées sur chaque élytre. Antennes,
palpes et pattes testacé pâle.
Pronotum convexe, largement arrondi sur les côtés, fortement atténué et
sinué avant les angles postérieurs qui sont droits et pointus. Sillon transver¬
sal antérieur totalement effacé, le postérieur profond et ponctué, rectiligne
dans sa partie médiane et parallèle à la base qui est elle-même rectiligne
d’un angle à l’autre; gouttière latérale régulière et très étroite. Élytres
convexes, en ovale légèrement atténué à l’apex, présentant 6 stries discales
profondes et non ponctuées sur chacun : la l re seule complète ; les 4 suivantes
partant à égale distance de la base sur une même ligne un peu en arrière de
l’épaule; ces 4 stries s’arrêtant bien avant l’apex et graduellement plus
courtes ; la 6 e très courte mais aussi profonde que les autres; pas trace de la
7 e ; la 8 e (prémarginale) très profonde et se détachant du sillon marginal
après deux gros pores ombiliqués situés en arrière de l’épaule; les pores
discaux habituels de la 3 e strie sont totalement invisibles ; le pore postérieur
est situé au milieu de la striole récurrente.
Microsculpture très fine, en petits éléments arrondis, plus visible sur la
tete que sur le pronotum et à peine perceptible sur les élytres au grossisse¬
ment de 65. Dessous brun de poix.
Espèce très remarquable, ayant l’aspect d’un petit Bembidion, que je ne
puis comparer à aucune autre. Je l’ai découverte en Afrique orientale anglaise,
à Voï et à Maji-Chumvi en 1904.
La Mission de l’Omo a rapporté de Bourillé, bords de la rivière Omo,
600 m., 6 individus semblables aux types de Voï, mais distincts par l’absence
totale de microsculpture sur la tête et le pronotum, et les élytres plus sombres
(taches rousses généralement moins visibles, parfois absentes). C’est une
race que j’ai nommée liophanus n. subsp.
Etymologies : irepi®*vvfc = remarquable; — Xeîoç = poli, cpavoq- = brillant.
J ajoute ici la description d’une espèce très voisine qui n’est peut-être
qu’une race occidentale du T. periphanus :
T. philicus, n. sp. — Très voisin de T. periphanus : forme plus étroite;
les pores dorsaux de la 3 e strie peu profonds mais bien visibles; stries
discales moins profondes mais présentant la même disposition; microsculp¬
ture de la tête et du pronotum plus fine mais encore visible au grossissement
de 65. Même coloration.
Type unique : Man, Côte d’ivoire (Alluaud et Chappuis 1931).
Tachys variabilis Chaudoir
Tachys variabilis Chaud., Rev. Mag. Zool., 1876, p. 385.
6
CH. ALLUAUD
St. 13 : Camp I de l’Elgon, 2.210 m. ; — St. 17, Vallée de la Koptawelil,
zone des cultures de l’Elgon, 2.300 m.; — St. 34, Suam fishing Hut, forets
de l’Elgon, 2.400 m.; — St. 39, Kacheliba dans leTurkana, 1.300 m.; — St.
26, Nanoropus, plage Nord du lac Rodolphe, 565 m. ; au total 13 individus.
Espèce décrite d’Abyssinie, commune à Obock et Djibouti; signalée du
Hoggar et du Tassili (P. de Peyerimhoff) ; d’Érythrée (Figini) et que j’ai
prise sur le Haut Nil Bleu et dans l'Unyoro.
Tachys conspicuus Schaum
Tachys conspicuus Schaum, Berl. ent. Z., 1863, p. 91.
Ce grand Tachys de 3 mm. est décrit « totus rufo-testaceus ». 11 est pro¬
bable que Schaum a eu sous les yeux un exemplaire immature ou plutôt
dont les deux taches rousses ont envahi tout l’élytre (je possède un individu
d’Érythrée conforme à la description et des passages à la coloration la plus
habituelle qui consiste en deux taches, d’ailleurs peu nettement délimitées,
sur chaque élytrej.
Pour éviter toute confusion je donnerai le nom de var. erythromelas aux
nombreux individus pris dans la station n° 24, à Lokitang, 750 m., au Nord-
Ouest du lac Rodolphe et qui ont deux taches rougeâtres sur chaque élytre.
L’espèce est décrite de Nubie.
Tachys apicalis Boheman
Tachys apicalis Boh., Ins. Caffr., I, 1848, p. 228.
St. 28; Bourillé au bord de l’Omo en Éthiopie méridionale; 92 individus.
La tache rouge préapicale est souvent peu distincte, parfois absente.
Dans ce dernier cas, je serais porté à croire qu’il s’agit du T. majusculus
Chaud., mais je ne puis l’affirmer.
L’espèce a une vaste distribution africaine : en Afrique orientale elle se
trouve depuis la Nubie jusqu’en Cafrerie; je l’ai prise sur le Haut Nil Bleu, à
Zanzibar, à Voï et au pied du Kilimandjaro ; en Afrique occidentale elle est
comipune en Haute Volta et Côte d’ivoire (Alluaud et Chappuis 1931).
Tachys polysarcus, n. sp.
Long. 3 mm.— Forme large et obèse; entièrement (y compris les antennes
et les pattes) d’un testacé rougeâtre uniforme et brillant. Pronotum convexe,
base coupée en ligne droite avec le sillon transversal prébasilaire profond et
ponctué. Élytres avec 2 stries nettes, de profondeur moyenne et très finement
ponctuées ; la l re seule complète, avec une courte indication de la 3 e strie
surtout visible en avant et en arrière du pore discal antérieur ; le sillon latéral
est angulé à l’épaule à sa jonction avec la courte amorce du sillon basilaire.
Le dessous est légèrement enfumé avec les 3 derniers segments abdominaux
bordés de noirâtre.
COLEOPTERA, CARABIDAE BEMBID1INAE
De la forme et du groupe de T. apicalis Boh. mais bien distinct par sa
couleur, les stries élytrales moins profondes, le sillon latéral angulé à
l’épaule, etc.
Etymologie : TcoWsapxo; — corpulent.
St. 24 : Lokitang, désert du Turkana au Nord-Ouest du lac Rodolphe,
750 m., au bord de flaques d’eau dans un torrent desséché ; 10 individus.
Tachys Lucasi Jacq.-Duv.
Tachys ( Tachyura ) 4 Lucasi Duv., Ann. Soc. ent. Fr., 1852, p. 197; —
Var. metallicus Peyron, Ibid., 1857, p. 715 (madagascariensis Fairm.,
Ibid., 1869, p. 183). — Cf. Alluaxjd, Ibid., 1916, p. 56.
Espèce de vaste distribution géographique : Andalousie, Afrique du Nord,
Madère, Iles du Cap Vert, Égypte et Syrie, Afrique tropicale orientale,
Madagascar et îles Mascareignes. La Mission de l’Omo l’a rapportée de la
plupart des stations d’altitude moyenne où elle a rencontré une forte majorité
d’individus sans tache claire préapicale nette (var. metallicus Peyr.).
Tachys metrius, n. sp.
Long. 2 mm. — Assez large, ovale, un peu obèse; noir de poix très brillant.
Tête large avec les yeux gros et un double sillon frontal juxta oculaire peu
prolongé en arrière. Antennes dépassant l’épaule avec les 3 articles basilaires
et la moitié du 4° testacés, les suivants enfumés. Pronotum très transversal
avec les angles antérieurs arrondis et les postérieurs droits, pointus et un
peu redressés. Épaules largement arrondies. Élytres à base unie et polie, la
l ,e strie seule complète et peu profonde; les 2 e et 3° faibles, marquées seule¬
ment au milieu; la 4 e très fine, plus ou moins visible, souvent un peu plus,
prolongée en avant que la 3° qui n’est marquée qu’entre les 2 points dorsaux;
les suivantes totalement effacées ; la 8 e très profonde. Les stries dorsales
sont toutes imponctuées. Pas de taches claires sur les élytres. Pattes testacé
clair.
Étymologie : (jurpto; = modeste, médiocre.
St. 7, Cascade de la riv. Thika en pays Kikuyu 1.700 m.; très nombreux
individus; — St. 8, Kijabé, 2.100 m.; —N° 13, Camp I de l’Elgon, 2.200 m. ;
•— St. 15, Elgon Saw-Mill, 2.470 m.; — St. 17, vallée de la Koptawelil sur
l’Elgon, 2.300 m. ; — St. 34, Suam Fishing Hut sur l’Elgon, 2.400 m. ; partout
abondant et enfin un seul exemplaire de la forêt de Bambous du Kinangop à
2.900 m.
Le D r Jeannel et moi avions déjà recueilli ce Tachys en 1912 au bord de la
1. Je donne ici l’indication du sous-genre parce que l’espèce est paléarctique et que son
attribution au s. g. Tachyura est certaine. Quant aux espèces tropicales, les incorporer
dans telle ou telle section demanderait un travail d’ensemble qui n’aurait pas ici sa place.
Exception faite, comme on le verra plus loin pour les sous-genres Sphaero'achys, Elaphro-
pus, Polyderis et Tachylopha dont les caractères sont très nets.
8
CH. ALLUAUD
riv; Tchania (1.500 m.), à Nairobi, à Kijabé, à Nakuro (1.600 à 2.100 m.) et à
Fort Hall (1.400 m.).
C’est évidemment une espèce qui peuple les altitudes moyennes de
l’Afrique orientale intertropicale, surtout entre 1.500 et 2.500 m.
T. metnus est bien distinct de T. Lucasi Duv. var. metallicus Peyr. qui
est bien plus grand, avec la tête et le pronotum proportionnellement moins
larges, les 2 (ou 3) stries discales plus profondes et ponctuées, les pores dor¬
saux bien plus gros et les angles postérieurs du pronotum plus redressés.
Également distinct de T. ascendens Ail.'qui a la même taille mais est bien
plus étroit avec les angles postérieurs du pronotum obtus et n’a que 2 stries
visibles et plus profondes.
Tachys aulinus, n. sp.
Long. 2 mm. — Forme étroite, allongée; arrière corps à côtés subparal¬
lèles avec le milieu du disque assez aplati. Sillons frontaux peu marqués et
simples. Antennes dépassant peu l’épaule avec les 2 premiers articles et la
base du 3” testacés, les suivants enfumés. Pronotum transversal, assez atté¬
nué en arrière (subtrapéziforme), légèrement sinué avant les angles posté¬
rieurs qui sont obtus. Épaules arrondies. Élytres avec 4 ou 5 stries discales
plus ou moins profondes et visiblement ponctuées : la l re complète ; la 2 e com¬
mençant à peu de distance de la base ; la 3 e prolongée plus ou moins en avant
du pore antérieur le plus souvent par quelques points en ligne ; la 4 8 généra¬
lement marquée; la 5 e indiquée plus ou moins distinctement par une série
de points superficiels L Pattes entièrement testacé pâle.
Pris en même temps que metrius, dans les mêmes localités, mais bien
moins communément.
Bien distinct de T. metrius (dont il a la taille et le brillant) par sa forme
étroite, ses stries plus profondes, plus longues et ponctuées et la bien moin¬
dre convexité de l’arrière-corps.
Tachys Breuili, n. sp.
Long. 2 mm. — Petite espèce bien spéciale, entièrement (y compris les
antennes et les pattes) d’un testacé rougeâtre. Antennes courtes ne dépassant
guère l’épaule, très épaissies à l’extrémité avec les derniers articles monili-
formes. Tête étroite, atténuée vers l’avant, avec les yeux très peu saillants
plus étroite que le pronotum. Pronotum deux fois plus large que long ; côtés
légèrement sinués avant les angles postérieurs qui sont droits, pointus et
légèrement relevés; sillon transversal antérieur à peine indiqué, le posté¬
rieur profond; strie longitudinale fine et superficielle; base coupée en ligne
absolument droite.
Élytres brièvement ovales avec 5 stries discales grossement ponctuées
n’atteignant pas tout à fait la base et disparaissant vers l’apex, la force de la
1. Pour apercevoir cette 5 e strie, il faut examiner l’insecte posé de trois-quart et éclair#
obliquement.
COLEOPTERA, CARABIDAE BEMBIDIINAE 9
ponctuation diminuant de la l re vers l’extérieur; 6 e et 7 e stries vaguement
indiquées par des points en ligne.
Comparé à T. parvulus Dej., Breuili en est très distinct par sa couleur, la
tête bien moins large, les yeux moins saillants, la base du pronotum plus
rectiligne, les élytres moins longs, les antennes plus courtes avec les articles
terminaux bien plus larges, etc. C’est un élément nettement paléarctique.
Grotte de Diré Daoua en Éthiopie (abbé H. Breuil) ; 2 individus, mars 1933.
M. 1 abbé H. Breuil a bien voulu m’adresser les renseignements sui¬
vants : « La grotte en question est à moins de 2 km. en amont de Diré“
« Daoua, dans du calcaire jurassique et sur le trajet d’un petit cours d’eau
« sec, affluent de la rivière de Diré-Daoua. C’est donc un engoufïroir, bien
« qu’il n’engouffre plus rien. L’altitude de Diré-Daoua est d’environ 1.200 m.;
« la grotte étant à peine de 10 à 20 m. plus élevée. Les Tachys ont été
« trouvés au fond de la grotte, dans l’obscurité (à environ 50 m. de l’entrée),
« partie où se voient des traces d’eau courante (fonctionnant dans la saison
« des pluies), du sable, des petits graviers, de l’humidité. Leur habitat est
« donc cavernicole et je croyais avoir trouvé des Trechus... »
Tachys fulvipennis, n. sp.
Long. 2 mm. — Tête et pronotum brun de poix, élytres fauves avec la base,
les bords latéraux et l’apex enfumés. Sillons frontaux écartés et peu profonds.
Antennes dépassant peu les épaules ; les 2 premiers articles testacés, les sui¬
vants progressivement rembrunis. Pronotum transversal, aussi large en
arrière quen avant; cotés largement arrondis, à peine sinués avant les
angles postérieurs qui sont presque droits (très peu obtus); base rectiligne
bien appliquée aux élytres ; sillon transversal basilaire très peu marqué et
non ponctué; ligne médiane longitudinale fine.
Élytres en ovale régulier, presque entièrement striés, les stries diminuant
graduellement de profondeur : la l re complète et bien marquée, la 2 e et la
3 e presque de même profondeur mais n’atteignant ni la base ni l’apex, les
4 e , 5 e et 6 e très faiblement indiquées par quelques points superficiels. Les
stries sont très légèrement ponctuées ; les intervalles plats : la gouttière laté¬
rale profonde et marquée de gros pores ombiliqués dans toute sa longueur.
La tete et le pronotum sont couverts d’une très fine microsculpture visible
au grossissement de 65. Tout le dessous et les cuisses brun de poix, tibias et
tarses testacés.
Par sa forme, sa tête et son pronotum alutacés, ce Tachys est certaine¬
ment voisin du T '. grandieollis Chaud, (et var. pullus Duv.) du Caucase, de
Palestine et de l’Afrique du Nord. T. fulvipennis s’en distingue nettement
par la couleur constante des élytres, les stries internes moins profondes, les
antennes moins épaisses, la taille moindre, etc.
Station n°24; Lokitang, au Nord-Ouest du lac Rodophe; 32 individus.
Je possédais depuis longtemps cette espèce que j’avais prise en Afrique
orientale: Voï, laveta, baie de Kavirondo sur le Victoria Nyanza; rivière
10
CH. ALLUAUD
Tana (G. Babault). J’en ai même recueilli quelques individus sur le haut Nil
Bleu à Roseires, qui représentent actuellement sa limite boréale.
Tachys fasciatus Motschoulsky
Tachys fasciatus Motsch., Bull. Mosc., 1851, 4, p. 506; (= triangularis
Nietn. 1857).
St. 28 : Bourillé, au bord del’Omo, 600 m. ; 8 individus.
Espèce de très vaste distribution indo-africaine chez laquelle la force de la
ponctuation des stries varie dans une même localité.
Chine et Japon ; Inde et Archipel malais; Australie et Nouvelle-Calédo¬
nie ; Arabie ; Afrique : d’Égypte au Cap. — J’ai pris ce Tachys à Roseïres sur
le Haut Nil Bleu, à Zanzibar, Mombasa, Bura et Voï en Afrique orientale ; en
Haute Volta et Côte d’ivoire, en Afrique occidentale.
Tachys iridipennis Chaudoir
Tachys iridipennis Chaud., Rev. Mag. Zool ., 1876, p. 383.
Grande espèce de 3 mm., d’un testacé rougeâtre avec les élytres plus ou
moins enfumés sur le disque qui est légèrement irisé, présentant 5 stries
ponctuées et l’indication de la 6 e ; voisine de T. fulvicollis Déj., décrite
d’Abyssinie.
St. 2 : Nairobi, 1.600 m. ; — sur l’Elgon : St. 13,17 et 34 entre 2.200 et
2.400 m. ; St. 28, Bourillé, 600 m. ; St. 39 Kacheliba 1.300 m.
Tachys haemorrhoidalis Dejean
Tachys [Sphaerotachys *) haemorrhoidalis Dej., Sp. Col., V, 1831,
p. 58; — Yar. abyssinicus Chaud., Rev. Mag. Zool., 1876, p. 385 (= unicolor
Ragusa 1887).
Pris abondamment aux chutes de la riv. Tliika en pays Kikuyu, 1.700 m. et
isolément dans beaucoup d’autres stations : Lokitang, Bourillé, Kacheliba,
Nanoropus et jusqu’à près de 2.000 m. à Maji ya Moto dans le Kikuyu-Escarp-
ment. La majorité des individus appartiennent à la forme typique (une
tache jaune préapicale sur chaque élytre) ; ceux sans tache, à la var. abyssini¬
ens Chaud., avec des passages entre les deux.
L’espèce a une vaste distribution géographique : littoral méditerranéen,
Afrique du Nord, îles Canaries, Afrique orientale et australe (?), Madagascar.
Tachys fumigatus Motschoulsky
Tachys ( Sphaerotachys ) fumigatus Motsch., Bull. Mosc., 1851, 4, p. 509
(= socius Schaum, Berl. ent. Z., 1786, p. 92). Cf. Alluaud, Afra, n° 7,
1933, p. 3, 4, 17, 18 et 20; fig.
1. Subg. Sphaerotachys J. Muller 1926 = Trapanulachys Ail. 1933. — Cf. Afra, n" 11,
1936, p. 20.
COLEOPTERA, CARABIDAE BEMBIDIINAE
11
St. 28 : Bourillé au bord de l’Omo, 570 m. ; — St. 35 et 39 : Kacheliba dans
le Turkana 1.300 m. ; — St. 24 : Lokitang 750 m. également dans le Turkana.
Ce Sphnerotachys a une vaste distribution indo-africano-malgache :
Egypte, Asie du Sud-Est, Ceylan, Japon, Afrique orientale, Madagascar, île
Maurice.
Tachys oryx Alluaud
Tachys ( Elaphropus ) 1 oryx AIL, Afra, n° 6, 1933, p. 4 et 6.
St. 7 : Thika-fall, 1.700 m.; — St. 12 : Kitale, 2.100 m ; — n° 13; Camp I
de l’Elgon, 2.200 m. ; — St. 17 : Vallée de la Koptawelil, 2.300 m. ; au total
23 individus. —L’espèce décrite de Nairobi et de Nakuro (Alluaud 1903),
n’est connue jusqu’à présent que de l’Afrique orientale anglaise.
Tachys afer Alluaud
Tachys [Elaphropus] afer Alluaud, Afra, n°6, 1933, p. 4 et 5.
St. 5; Machacos en pays Ckamba ; 3 individus. —J’ai décrit l'espèce de
Naivasha, Nairobi et Maji Chumvi; de la baie de Kavirondo et du Congo
belge.
Tachys brevicornis Chaud.
Tachys ( Polyderis ) brevicornis Chaud., Carab. Cauc., 1846, p. 193 (= mi-
nutissimus Motsch. 1850).
St. 28 : Bourillé au bord del’Omo 600 m. Nombreux individus ; — St. 26;
Nanoropus au bord du lac Rodolphe, série d’individus pris à la lumière; —
St. 13. Camp I del’Elgon, 2.200 m. ; un seul indiv.
Cette espèce minuscule (à peine 1,5 mm.) a une vaste distribution : midi
de la France, Caucase, bassin du Nil, Afrique tropicale, Madagascar.
Cf. Alluaud, Ann. Soc. ent. Fr., 1916, p. 57. Localité à ajouter : bords du
Niger (Alluaud et Chappuis 1931). L’espèce existe certainement en Afrique
australe et dans l’Inde (mais sous les dénominations que je n’ai pas encore pu
établir avec certitude).
Tachys validior, n. sp.
Long. 1.75 mm. Appartient certainement au s. g. Polyderis et est voisin
du précédent mais bien distinct par ses téguments plus solides et plus colorés
(tête et élytres bruns, pronotum testacé), sa taille nettement supérieure. Le
pronotum est plus convexe avec les angles postérieurs moins arrondis, plus
marqués et très légèrement relevés ; la strie suturale est plus nette.
St. 2; Nairobi, au bord d’un ruisseau en forêt, 15 nov. 1932, 1.060 m. ;
4 individus.
Tachys gilvus Schaum
Tachys [Polyderis] gilvus Schaum, Berl. ent. Z., 1867, p. 91.
St. 26. Bourillé, au bord de l’Omo, 570 m. ; — St. 28 ; Nanoropus, extré-
1. Cf, Alluaud, Révision des Tachys africains du s. g. Elaphropus Motsch. ( haliploides,
group. Andr.), Afra, n° 6, 1933, p. 3.
12
CH. ALLUAUD
mité Nord du lac Rodolphe, 565 m. Nombreuse série d individus souvent
pris à la lumière.
Espèce répandue en Afrique orientale depuis l’Égypte jusqu’au Kilimand¬
jaro. Cf. Alluaud, Ann. Soc. ent. Fr., 1917, p. 90.
Ce petit Tachys (à peine 2 mm.) entièrement testacé, a faciès d e Limnastis,
est assez variable quant au nombre des stries élytrales visibles. Chez le type,
la première seule est bien marquée : elytrorum stria suturali sola distincta;
mais il y a souvent une 2° strie plus ou moins bien indiquée, parfois presque
aussi nette que la l ro , mais toujours plus courte.
Tachys morphnus Alluaud
Tachys [ Tachylopha ] morphnus Alluaud, Afra, n° 2, 1930, p. 10, 12 et
13,flg - 5- • „ A .
St. 17. Mont Elgon, vallée de la Koptawelil, 2.300 m. tamisages; 10 indi¬
vidus dont certains atteignent 3 mm. — Décrit de l’Uganda central.
Tachys perelegans Alluaud
Tachys [ Tachylopha] perelegans All., Afra, n° 2, 1930, p. 10 et 13, fig. 7.
St. 13; Mont Elgon, Camp I, 2.210 m., un individu; — grotte Shimo
Kapseta2.500 m. ; deux individus atteignants mm. —Décrit
de Nairobi, cité de l’Uganda et de l’Angola. Sa capture dans
le « Shimo Kapseta » rappelle la trouvaille que le D 1 ' Jean¬
ne l et moi avons faite, en nombre, du Tachylopha Jeanneli
All. dans les grottes du Kulumuzi près de Tanga, en 1912.
Tachys formosus, n. sp.
Tachys [Tachylopha] formosus, n. sp. — Long. 2,5 mm.
Dessus brun de poix brillant avec les élytres ornés chacun
de deux taches larges, vagues (très mal délimitées) rou¬
geâtres : l’une allongée, partant de l’épaule et descendant
jusqu’au milieu ; l’autre arrondie (un peu plus nette) avant
l’apex. Pronotum avec la gouttière latérale fortement élar¬
gie au milieu. Élytres avec la strie suturale profonde,
complète, nettement écartée de la suture au milieu et la
strie discale nette et prolongée sur le tiers basilaire. Pattes
testacé rougeâtre; antennes nettement tricolores : articles
i-2 testacés rougeâtres, 3-6 brunâtres, 7-11 blanchâtres.
Voisin de T. eumorphus All. mais plus grand, de forme
plus allongée, la strie suturale bien marquée jusqu’à l’écus¬
son, la strie discale plus longue.
Distinct de T. perelegans All. par la strie suturale plus nettement écartée
COLEOPTERA, CARABIDAE CYMBIONOTINAE
13
de la suture au milieu, la strie discale bien moins longue. Enfin bien distinct
de tous les autres Tachylopha par l’élargissement remarquable du milieu
de la gouttière latérale du pronotum.
St. 34; Mont Elgon, Suam fishing Hut, 2.400 m. ; un exemplaire unique.
Subf. Pogoninae.
Gen. POGONÜS Nicolaï
Pogonus Rodolphi, n. sp.
Long. 4,5 mm. — Bourrelet orbital prolongé un peu au delà du pore séti-
gère antérieur ; 9 e intervalle pas plus large que le précédent. Angles anté¬
rieurs du pronotum glabres; pronotum transversal, subcordiforme, sa plus
grande largeur en avant du milieu. Stries élytrales bien marquées et ponc¬
tuées sur toute leur longueur; 3 pores discaux sur le 3 e intervalle et deux
autres plus petits sur la déclivité apicale ; élytres plus larges que la base du
pronotum ; partie élargie du 9° intervalle simple au sommet. Tête lisse.
Corps non cylindrique. Antennes, palpes et pattes roux.
Ces caractères, d’après le Tableau de détermination de Reitter (traduction
Barthe) nous conduisent à P. gilvipes Dei. dont Rodolphi est bien distinct
par sa taille bien moindre, son pronotum moins large et moins cordiforme,
son arrière-corps plus étroit à bords plus parallèles, les articles des antennes
plus courts. P. Rodolphi a le faciès et la taille de Pogonistes (Eupogonistes
Carret) graci/is Dej. mais en est distinct par sa forme encore plus étroite,
le 9° intervalle pas plus large que le 8°, la petite crête de l’angle postérieur
du pronotum bien plus saillante, les stries élytrales plus grossement ponc¬
tuées.
St. 26 : Nanoropus, Ethiopie méridionale, plage à l'extrémité Nord du lac
Rodolphe, 565 m. ; un seul individu.
Subf. Cymbionotinae
( Cosciniini-Granigerini\
Gen. CYMBIONOTÜM Baudi, 1864.
Graniger ^ Motsch. 1864. — Coscinia || Dej. 1831 (non Hübner).
Cf. Andrewes, Trans. ent. Soc. Lond., 1933, p. 3.
Cymbionotum Schuppeli Dejean 1
Siagona Schupelli Dej., Sp. Col., I, 1825, p. 363 et var. rufoteslacea,
Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 1893, p. 145.
1. La' Mission de l’Omo n’a pas repris le C. [Graniger} aelhiopicum Ali. dont le type a
été rapporté au Muséum de Paris par la Mission dd Bourg de Bozas. Cf. Alluaud, Ann. Mus.
civ. Gen., II, 1923, p. 129.
CH. ALLUAUD
'14
St. 24: Lokitang, 750 m., dans le Turkana; — St. 26 : Nanoropus, 565 m.,
plage à l’extrémité Nord du lac Rodolphe; — St. 28 : Bourillé, 600 m., au
bord de l’Omo. — Une série d’exemplaires avec intermédiaires entre le type
(moitié apicale des élytres noire) et la var. rufotestaceum (entièrement roux
ferrugineux).
Espèce décrite d Égypte ; répandue en Nubie, Somalie, Afrique orientale :
Taveta au pied du Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel 1912) ; citée aussi de
Syrie.
Cymbionotum microphthalmum Chaudoir
Coscinia microphthalma Chaud., Mon. Siagon, 1876, p. 122.
Mômes localités que le précédent ; 4 exemplaires que je rapporte à cette
espèce d’après la description de Chaudoir. Espèce à yeux réduits décrite du
Haut Sénégal.
Subf. Chlaeniinae
Gen. CHLAENIUS Bonelli
Chlaenius impictus Alluaud
Chlaenius ( Homalolachnus) impictus Alluaud, Afra, n° 6, 1833, p. 11.
St. 12 : Plateau duUasin Gishu près Kitale, 2.100 m. et St. 13, Camp I de
l’Elgon 2.210 m. — Cinq individus (dont un nain de 9,5 mm.) bien semblables
à ceux de la région du lac Kivu (types). Le niveau du lac Kivu est à 1.455 m.
et les montagnes qui l’entourent dépassent 2.600 m. (Stieler; ; cet Homa¬
lolachnus est donc probablement une espèce d’altitude.
Chlaenius amauropterus Chaudoir
Chlaenius amauropterus K Chaud., Bull. Nat. Mosc ., 1856, II, p. 226;
Id., Mon. Chl., 1876, p. 105.
St. 28. Bourillé, rives de l’Omo, 600 m. — Nombreuse série d’individus
dont quelques-uns atteignent 15 mm., tandis que Chaudoir assigne à ses
types d’Éthiopie boréale une taille de 12-12,5 mm. Les exemplaires que j’ai
d’Érythrée ont en effet cette longueur ; ceux que j’ai reçus du Harrar sont
déjà notablement plus grands; l’espèce semble donc augmenter de taille
en allant vers le Sud, en ce qui concerne l’Éthiopie; mais G. Babault a pris
sur la rivière Tana, en Afrique orientale anglaise des amauropterus dont
quelques-uns ont à peine 12,5 mm.
Chlaenius sulcipennis Dej., var. sulcatulus Boheman
Chlaenius ( Chlaeniostenus Kuntz.) sulcipennis Dej., Sp. Col. II, 1826,
p. 307; var. sulcatulus Boh., Ins. Caffr., I, 1848, p. 146.
1. Appartient vraisemblablement au s. g. Chlaeniostenus Kuntzen dont le type est le-
C. angus talus Dej. Cf. Kuntzen, MM. Mus. Berlin , IX, 1919, p. 149.
COLEOPTERA, CARABIDAE CHLAENIINAE 15
St. 35 : Kacheliba dans le Turkana, au bord du Suam ; un seul individu. —
Pour la vaste distribution de l’espèce (type et variété), Cf. Alluaud, Bull.
Soc. ent. Fr., 1918, p. 71
Chlaenius cylindricollis Dejean
Chlaenius (Chlaeniostenus Kuntz.) cylindricollis Dej., Sp. Col. V, 1831
p. 637.
St. 26 : Nanoropus, au bord du lac Rodolphe, 565 m.; un seul individu. —
Espèce de vaste distribution, surtout en Afrique orientale depuis l’Abyssinie
jusqu’au Cap.
Chlaenius denticulatus Dejean
Chlaenius denticulatus Dej., Sp. Col. V, 1831, p. 639.
St. 28 : Bourillé en Éthiopie méridionale au bord de l’Omo ; un seul indi¬
vidu. — Espèce surtout abondante en Afrique occidentale (décrite du Sénégal),
mais que j’ai reçue d’Abyssinie.
Chlaenius conformis Dejean
Chlaenius conformis Dej., Sp. Col., Y, 1831, p. 630.
St. 26 : Nanoropus au bord du lac Rodolphe ; une série d’individus. —
Espèce de très vaste distribution africaine : Sénégal, Guinée, Nubie, Afrique
centrale orientale et australe.
Chlaenius suavis, n. sp.
Planche I. fig. 1
Long. 11-12 mm. — lete, pronotum et écusson d’un cuivreux rouge
brillant; élytres noir verdâtre terne avec une tache jaune subarrondie sur la
déclivité apicale de chaque élytre sur les intervalles 4-7 et débordant parfois
sur le 8 e . Palpes, pattes et les 3 premiers articles des antennes testacé rou¬
geâtre, le reste des antennes noir.
Palpes à dernier article tronqué, un peu plus court et plus élargi chez le
Cf - Tête assez éparsement ponctuée ; pronotum densément et très grossement
ponctué; côtés arrondis, non sinués avant les angles postérieurs qui sont très
obtus et largement arrondis. Élytres entièrement striés ; stries vaguement
ponctuées; intervalles assez convexes, fortement ponctués et pubescents de
poils roux couchés.
Dessous noir irisé; flancs du prosternum, méso- et métathorax ponctués ;
épisternes métathoraciques plus longs que larges; abdomen lisse.
Du groupe de Venator Laf. (= Goryi Buq.), caecus Dej., nepos Ghaud.,
antennatus Chaud., espèces de distinction difficile; surtout voisin de Venator
1. Dans cette même note j’ai décrit la race synaplus de l’Afrique occidentale que je pré¬
fère regarder maintenant comme espèce distincte.
16
CH. ALLUAUD
Laf. dont il est distinct par son pronotum plus large, rouge cuivreux bril¬
lant; l’arrière-corps plus largement ovale, les intervalles visiblement plus
convexes.
Le type de cette gracieuse espèce est du Kilimandjaro, zone inférieure et
zone des cultures (Alluaud, avril 1904). La Mission de l’Omo l’a trouvée à
Naivasha. St. 49, 1.900 et à Kitale, St. 12, 2.100 m. ; au total 3 indiv.
C’est une forme subalpine vivant entre 1.800 et 2.200 m.
Chlaenius elgonensis, n. sp.
Planche I, fig. 2
Long. 15 mm. — Assez largement ovale et convexe. Tout le dessus
d’un bleu très foncé, parfois noir violacé. Antennes et pattes entièrement
noires.
Palpes tronqués à peine élargis au bout ; les labiaux un peu plus élargis
chez le çf. Antennes atteignant environ le quart de la longueur des élytres.
Tête très finement et éparsement ponctuée. Pronotum transversal, un peu
plus large en arrière qu’en avant; côtés régulièrement arrondis, à peine
sinués avant les angles postérieurs qui sont un peu obtus et peu arrondis; les
angles antérieurs légèrement avancés; la gouttière latérale est très élargie
vers la base ; le disque, à peu près lisse, est très finement et très éparsement
ponctué; le sillon longitudinal est bien marqué dans sa partie médiane; les
fossettes basilaires sont longues et profondes. Élytres profondément striés,
stries ponctuées, intervalles assez convexes, à peu près lisses, sauf quelques
points rares et très superficiels. Écusson lisse. Labre bilobé à son bord
antérieur.
Dessous noir plus ou moins irisé ; prosternum avec quelques gros points ;
saillie prosternale rebordée. Épisternes métathoraciques un peu plus longs
que larges, avec quelques gros points superficiels.
Espèce du groupe des C. columbinus Dej., trichrous Ail.; aberanus
Sternb., principalis Sternb. Surtout voisin de ce dernier dont il est distinct
par une taille supérieure, le pronotum moins atténué vers la base, le bord
latéral plus élargi et plus plat aux angles postérieurs ; le disque tout aussi
éparsément mais bien plus finement ponctué; les stries élytrales un peu
moins grossement ponctuées. Voisin aussi de C. meteorus que je décris
ici bien qu’il ne figure pas dans les récoltes de la Mission de l’Omo.
St. 13 : Camp I de l’Elgon, 2.200 m., au bord du ruisseau Koitobbos tribu¬
taire de la Nzoia et du Victoria Nyanza ; 7 individus.
Chlaenius meteorus, n. sp.
Long. 13 mm. — Très voisin de C. principalis Sternb. ; même faciès, même
coloration mais distinct par la ponctuation du pronotum bien plus fine et
plus dense; la ponctuation des stries bien plus forte et plus nette; les épis-
ternes métathoraciques plus allongés. Voisin aussi de C. elgonensis Ail.
COLEOPTERA, CARABIDAE CHLAENIINAE
17
dont il a la coloration et les mêmes caractères tirés de la ponctuation du des¬
sus ; mais elgonensis est plus grand, a les angles antérieurs et posté¬
rieurs du pronotum plus arrondis et le labre plus nettement bilobé.
Types : deux individus pris à Lumbwa, 1.900 m. sur le Maü-Escarpment
(Alluaud et Jeannel, décembre 1911).
Etymologie : [/.st üopo? = qui s’élève haut.
Chlaenius obsidianoides Alluaud
Chlaenius obsidianoides Alluaud, Afra, n° 9, 1935, p. 13.
St. 4, Kikuyu Escarpment 2.300 m.; un seul individu.
L’espèce est décrite de Kibwézi et de Nairobi (Alluaud 1903).
Chlaenius rafiki Alluaud
Chlaenius rafiki Alluaud, Bull. Soc. ent. Fr., 1929, p. 252.
St. 4 : Kikuyu Escarpment, 2.300 m. ; n° 10 : Timboroa surleMaü Escarp¬
ment, 3.000 m. ; — St. 13 : Camp I de l’Elgon, 2.200 m. ; — St. 15 : Camp II
de 1 Elgon, Saw-Mill, 2.470m.; — St. 34 : Suam fishing Hut sur l’Elgon,
2.400 m. ; — St. 30 : Marakwet à l’Est de l’Elgon, 2.500 m.
Je croyais cette petite espèce (décrite des hauteurs du Maü-Escarpment)
spéciale aux altitudes de 2.200 à 3.000 mètres sur les régions montagneuses
qui enserrent le Great Rift Valley et sur l’Elgon ; mais je viens de la recevoir
de Blukwa, localité située dans le Congo belge, sur l’escarpement qui
domine la rive occidentale de l’Albert-Nyanza (A. Collart, XII, 1928).
Chlaenius latipennis Sternberg
Chlaenius latipennis Sternberg, Stettin. ent. Ztg., 1908, p. 104.
; St - 4 ; Kikuyu Escarpment, 2.300 m. ; 12 individus. — Espèce décrite
d Abyssinie et descendant au moins jusqu’au Kilimandjaro. Zone inférieure
du Kénya Escarpment, Nairobi (Alluaud et Jeannel 1912) ; zone des cultures du
Kilimandjaro (Sjôstedt 1906).
Chlaenius discopictus Fairmaire
Chlaenius discopictus Fairm., Ann. Soc. ent. Bel* XXXVII 1893
p. 146. °
St. 26 : Nanoropus, Éthiopie méridionale, au bord du lac Rodolphe ; un
seul individu. — L’espèce est décrite de Somalie.
Chlaenius transversalis Dejean
Dejean, Sp. Col., V, 1831, p. 617.
Je rapporte à cette espèce un individu du delta de l’Omo chez lequel les
taches sont réduites à un point jaune sur le tiers postérieur de chaque élytre.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. g
18
CH. ALLUAUD
Chlaenius varians Chaudoir
Chlaenius varians Chaud., Mon. Chl., 1876, p. 270, n° 378.
St. 31 : Campi Cherangani, prairies alpines dans le massif du Marakwet,
3.000 m. ; — St. 41 : Timboroa sur le Maü Escarpment, 3.000 m. ; — St. 34 :
Suam fishing Hut dans la forêt de l’Elgon, 2.400 m. ; — St. 12 : Kitale
sur le plateau du Uasin Gishu, 2.100 m. ; — St. 11 : Soy, 1.800 m. sur le
même plateau.
Espèce très variable en ce qui concerne la taille, le nombre et l’étendue des
taches jaunes ; caractéristique du haut plateau abyssin. Elle descend au
moins jusqu’au Kilimandjaro où je l’ai prise en 1904 dans la zone des cultures
vers 1.800 m.
Chlaenius systolocranioides Alluaud
Chlaenius systolocranioides , Alluaud, Afra, n° 6, 1933, p. 14.
St. 13 : Camp I de l’Elgon, 2.200 m., zone des cultures, au bord du ruis¬
seau Koitobbos tributaire du Victoria Nyanza; nombreuse série d’exemplaires
identiques à ceux que j’ai décrits du Congo belge.
Espèce très voisine du C. sculptilis Bâtes dont elle n’est peut-être qu’une
race. C. sculptilis est décrit de l’Afrique orientale allemande et j’y rapporte
des individus que j’ai reçus de Fort Crampel et de Fort Sibut (Congo
français).
Chlaenius bipustulatus Boheman
Chlaenius [Pachydinodes Kuntz.) bipustulatus Boh., Ins. Caffr., I, 1848,
p. 138. — Kuntzen, Mitt. Mus. Berlin, IX, 1919, p. 149.
St. 13 : Camp I de l’Elgon, 2.200 m. ; un seul individu que je n’ose
rapporter à aucune des variétés décrites de cette espèce variable et large¬
ment répandue.
Chlaenius tenellus Klug
Chlaenius tenellus Klug., Symb. phys., 1832, t. 24, f. 9.
St. 26 : Nanoropus, Éthiopie méridionale, extrémité Nord du lac Rodolphe,
4 individus. — Bassin du Nil : depuis la Basse-Égypte; Nubie. Je l’ai pris
depuis Le Caire jusque dans le Sennar sur le Haut Nil Bleu.
Chlaenius paenulatus Erichson
Chlaenius paenulatus Er., Arch. für Naturg., 1843, p. 218.
St. 35 : Kacheliba, 1.300 m. dans le Turkana, sur les bords du Suam; un
seul individu. — Petite espèce décrite de l’Angola et signalée de toute
l’Afrique australe, du Mozambique et même (sans précision) de l’Afrique du
« Nord-Est ».
COLEOPTERA, CARABIDAE CHLAENIINAE
19
Chlaenius croesus Fabricius
Chlaenius ( Epomis) Croesus F., Syst. El., I, 1801, p. 183 {Carabus).
St. 26: Nanoropus, au bord du lac Rodolphe; un individu. — Grande
espèce répandue en Afrique tropicale : Sénégal, Nubie ; Somalie. Je l’ai
reçue en nombre du pays Trarza en Mauritanie.
Chlaenius Dusaulti Dufour
Chlaenius Dusaulti Dufour, Ann. Sc.phys. Bruxelles, VIII, 1821, p. 359,
t. 130, f. 4 [Harpalus); var. digraphus AIL, Voy. Rothschild Éthiop
Artic., 1922, p. 499.
St. 28 : Bourillé, au bord de l’Omo ; nombreuse série d’individus de grande
taille (jusqu’à 19 mm.); quelques-uns présentent des taches humérales ±
nettes (passage de la var. fulvosignatus Reiche à la var. digraphus Ail.);
chez d’autres, la tache apicale diminue (passage à la var. agraphus Ail.). Le
type de l’espèce est d’Afrique occidentale ; les variétés sont abondamment
répandues en Abyssinie; la var. fulvosignatus descend jusqu’en Afrique
australe.
Chlaenius cruciatus Dejean
Chlaenius ( Trichochlaenius ) cruciatus Dej., Sp. Col., V, 1831, p. 634. _
(= lyratus Klug 1832).
St. 4 : Kikuyu Escarpment, 2.300 m; 16 individus. — Espèce variable
quant au nombre et à l’étendue des taches jaunes, et de vaste distribution :
Sénégal, Congo français; Nubie, Kordofan, Abyssinie, Somalie, Afrique
orientale anglaise.
Chlaenius canariensis Dejean
Chlaenius [ Trichochlaenius ] canariensis Dej., Sp. Col. V, 1831, p. 657;
sp. seminitidus Chaud. Bull. Nat. Moscou, 1856, 3, p. 249.
St. 24 : Lokitang, 750 m. dans le Turkana; un seul individu. — Le type
de l’espèce est des îles Canaries et du Maroc; la race seminitidus habite la
.Haute Egypte, la Nubie et l’Abyssinie.
Gen. DACNOCHLAENIUS Alluaud 1919.
Dacnochlaenius Achilles Alluaud
Dacnochlaenius Achilles AIL, Bull. Soc. ent. Fr., 1919, p. 53.
St. 24 : Lokitang, 750 m., dans le Nord du Turkana; 10 individus. —
J’ai découvert cette espèce au bord de la rivière de Voï en Afrique orientale
anglaise et j’en ai reçu un exemplaire de Luitpoldkette dans l’ancienne
Afrique orientale allemande.
20
CH. ALLUAUD
Subf. Pterostichinae
Gen. AMARA Bonelli
Amara (s. str.) elgonica, n. sp.
Long. 6,5-7 mm. — Dessus vert sombre, peu métallique et moyen¬
nement brillant; assez convexe. Pronotum presque aussi long que la
moitié des élytres, régulièrement atténué d’avant en arrière où il s’applique
exactement à la base des élytres dont il a la largeur. Élytres remarquable¬
ment acuminés vers l’apex, donnant à l’ensemble une forme nettement
ovoïde; deux pores sétigères à chaque orbite oculaire.
Saillie prosternale rebordée à son sommet; — antennes noires sauf les
3 articles basilaires roux; — éperon terminal interne des tibias antérieurs
simple; — cuisses brun de poix (un peu plus rougeâtres que le dessous);
— stries élytrales aussi fines en arrière qu’en avant; — striole scutellaire
simple; — côtés du pronotum sans dépression oblique; — impression
basilaire externe obsolète. Ce sont là exactement les caractères qui, dans
Bedel (Faune du Bassin de la Seine, pp. 86-90) conduisent à Amara aenea
De G. dont elgonica est en effet voisine : elgonica en diffère par sa forme
plus courte, bien plus acuminée vers l’apex; le pronotum proportionnel¬
lement plus long avec les angles antérieurs plus arrondis et moins proémi¬
nents; les stries élytrales distinctement ponctuées; la surface moins
brillante due à une microsculpture sensiblement plus forte.
Cette espèce n’a aucun rapport avec A. kilimandjarica Ail. de la zone
alpine du Kilimandjaro, ni avec les espèces d’Abyssinie.
St. 19 : prairies alpines du Mont Elgon, janvier 1933, 3.900-4.000 m.,
sous les pierres en dessous du pic Koitobbos; — deux individus 9 9 -
Élément paléarctique fort intéressant de la faune alpine de l’Elgon.
Gen. CALATHÜS Bonelli 1
Calathus aethiopicus Alluaud
Calathus aethiopicus Alluaud, Bull. Mus. Hist. nat., 1918, p. 495; — fd.,
Voy. Rothschild en Etliiop. et Afr. or., Articulés, 1922, p. 506, t. Ic 40, fig. 4.
— Id., Afra, n» 5, 1932, p. 6.
Entoto près Addis-Abeba, Éthiopie, 3.000 m.; 6 indiv. (Arambourg).
L’espèce est décrite de la même région.
Le genre Calathus (paléarctique et néarctique) semble atteindre sa limite
méridionale dans le Shoa vers le 8° lat. Nord. En Amérique, au Mexique,
il ne dépasse pas le 17° lat. Nord 2 .
1. Sensu Jeannel Bull. Soc. enl. Fr., 1911, p. 236.
2. Dans ces indications de limites méridionale ou boréale, je sous-entends toujours la
réserve : « dans l’état actuel de nos connaissances ».
coleoptera, carabidae grapiiipterinae
SI
Gen. MORION Latreille
Morion orientalis Dejean
Morio orientalis Dej., Spec. Col., 1, 1825, p. 432; — Id., ibid., Y, 1831,
p. 511 (parallelus Klug 1833; guineensis Imh. 1843; anthracinus Boh.
1848; senegalensis Laf. 1850; feronioides Thoms. 1858; gracilis Fairm.
1868; obtusus Chaud. 1869; Walkeri Putz. 1873; acuticollis Putz. 1873;
cons trie tus Chaud. 1880; subconvexus Chaud. 1880; submarginatus Chaud.
1880; cucujoidesX Chaud. 1880 (non Walkerl858).
St. 28 : Bourillé, Ethiopie méridionale, 600 m. ; sous les écorces des
grands arbres de la forêt très dense des bords de l’Omo.
Espèce très variable et de très vaste extension géographique indo-
africano-malgache. — Cf. Alluaud, Afra, n° 6, 1933, p. 21 et Andrewes Cat.
Ind. Ins., Carab., 1930, p. 221.
Subf. Graphipterinae
Gen. GRAPHIPTERUS Latr. 1802'
Graphipterus obsoletus 01., ssp. comptus Chaudoir
Carabus obsoletus Oliv., Ent. III, 1795, n° 35, p. 56, t. 5, fig. 60. —
Subsp. comptus Chaud., Bull. Moscou, 1870, 2, p. 313; — Burgeon, Ann.
Soc. ent. Belg., LXIX, 1929, p. 347.
St. 26 : Nanoropus, delta de l’Omo au bord du lac Rodolphe, 565 m.;
nombreux individus; — St. 24 : Lokitang, 750 m.; 1 indiv. Monts Lubur,
560 m.; 1 indiv.
Espèce assez variable : la race comptus a les bandes blanches étroites et
se détachant bien sur le fond très noir des élytres, mais quelques exemplaires
ont les bandes plus larges envahissant plus ou moins les intervalles.
Dans son ensemble l’espèce a une vaste distribution géographique depuis
le Sénégal où vit Yobsoletus in sp. (= senegalensis Dej.) jusqu’en Haute
Égypte où la var. rotundipennis Chaud, du Kordofan et du Sennar a été
signalée jusqu’à Assouan. La var. lineatus Kl. décrite de Nubie remonte
jusqu’à Bilma (D r Noël, 1913). La var. comptus Chaud, décrite d’Abyssinie
(sans indication plus précise) est la forme caractéristique de la région du
lac Rodolphe d’où elle a déjà été envoyée par Bottego au Musée de Gênes
en 1896. Bdrgeon (Ann. Soc. ent. Belg., LXVIII, 1928, p. 116) a décrit une
1. Latreille et, à sa suite, tous les auteurs anciens ont écrit Graphipterus que Beiiel a
cru devoir corriger en Graphoplerus, orthographe plus correcte si on adopte l’étymologie
ypa;w (j’écris). Mais il y a aussi ypotïiç (dessin) que Latreille a peut-être voulu employer
et, dans ce cas, il faudrait écrire Graphidoplerus. Mais un auteur a le droit, à mon avis,
de contracter, d’abréger, un nom composé en supprimant les lettres accessoires du génitif
et en ne gardant que le radical.
22
CH. ALLUAUD
var. elgonicus, très voisine de la var. comptus et prise par le D r Bayer
dans la région inférieure du mont Elgon. Quanta mon G. Tilhoi [Bull. Soc.
ent. Fr ., 1914, p. 488) décrit de Zinder, environ à mi-chemin entre le Niger
et le lac Tchad, il est assez spécial pour être considéré comme espèce
distincte tant qu’on n’aura pas découvert de formes de passage à la var.
comptus ou à la var. lineatus.
Enfin j’ai reçu en nombre de Fort Carnot sur la Haute Sanga (Congo
français) une variété du G. obsoletus que je nomme sangaicus var. nov. :
taille du comptus Chaud, mais de forme bien plus courtement arrondie;
pronotum plus large avec les côtés plus largement pileux; bandes élytrales
pileuses de largeur moyenne sur fond très noir.
Subf. Ânthiinae
Gen. ANTHIA Weber 1801
Anthia hexasticta Gerstaeeker
Anthia [Thermophila Hope] hexasticta Gerst. Arch. f. Naturg. 1866,
1, p. 10; — Id., Decken’s Reise III, 1873, p. 57, t. 4, fig. 3.
St. 28 : Bourillé, au bord de l’Omo, 800 m.; 17 individus appartenant à
la forme typique (pronotum grossement ponctué, etc.) et non à la race
Megaera Lucas de la Somalie italienne. Cf. Alluaud, Bull. Soc. ent. Fr.,
1927, p. 190.
Espèce très caractéristique de l’Afrique tropicale orientale; surtout
abondante entre la côte et la base du Kilimandjaro : Mombasa, Samburu,
Bura, Pori de Serenghéti, Taveta (Alluaud et Jeannel); décrite des bords du
lac Jipé (v. d. Decken). Sa capture en Éthiopie méridionale, sur les bords
de l’Omo, étend notablement vers le Nord l’aire géographique connue de
cette Anthia.
Anthia Artémis Gerstaeeker
Anthia Artémis Gerst., Jahrh. wiss. Anst. Hamburg, I, 1884, p. 43.
St. 49 : Naivasha, Rift-Valley, 1.900 m. ; un couple. Comme la précédente,
très caractéristique de la faune d’Afrique tropicale orientale, mais semble
moins remonter au Nord et descendre davantage au Sud. Je l’ai prise
abondamment à Nakuro, Rift-Valley (70 individus sous une même grosse
pierre en décembre 1903!); elle est décrite de la base du Kilimandjaro
(Fischer) et citée des bords du lac Tanganyika et de Tabora (Revoil); je
l’ai reçue de Tura dans la province de Tabora.
COLEOPTERA, CARABIDAE ANTHIINAE
23
Gcn. CYPHOLOBA Chaud. 1850
( Polyhirma Chaud. 1850) *
Cypholoba tetrastigma Chaudoir
Polyhirma tetrastigma Chaud., Bull. Mosc., 1848, 1, p. 128; ( Galinieri
Reiche [1849] 2 ; — dimidiata Roth, 1851.
St. 21, 24 et 35, déserts du Turkana entre 750 et 1.300 m. ; semble plus
abondante à mesure que l’on s’élève : Lokitang, 750 m., 1 individu; West
Suk, 1.200 m., 4 indiv. ; Kacheliba, 1.300 m., 20 indiv.
L’espèce affectionne surtout les régions désertiques; Asmaraen Erythrée
est la localité la plus boréale que je lui connaisse et le Pori de Serengheti,
entre Bura et Taveta (Alluaud 1904) la plus méridionale.
Shimper l’a prise dans le Tigré, Raffray chez les Agaos (entre le Tigré
et le Shoa), Kristensen l’a envoyée abondamment de Harrar et Citerni de
la plaine de Rahanuin à l’intérieur de la côte de Benadir en Somalie
italienne.
Cypholoba quadriplagiata Gerstaecker
Polyhirma quadriplagiata Gerst., Arch. f. Naturg., 1866, 1. p. 13 ; —
Id., Decken’s Reise, III, 1873, p. 60, t. 4, fig. 8.
St. 35 : Kacheliba dans le désert du Turkana, 1.300 m. ; 2 individus.
Espèce voisine de la précédente mais d’extension géographique bien
plus réduite : décrite des bords du lac Jipé (v. d. Decken) localité la plus
méridionale que je connaisse ; Pori de Serenghéti, abondante (Alluaud I-IV
1904); Kibwézi chez les Wa-Kamba (Id., XII, 1903); Kilimandjaro, zone
inférieure, bords de la rivière Himo (Id., X, 1908) ; Witu sur la Tana
(Denhardt); Bas Jubaland (H. Clifford, I, 1927). Le Turkana est la station
la plus boréale actuellement connue.
Cypholoba anchora Raffray
Polyhirma anchora Raffr., Ann. Soc. ent. Fr., 1885, p. 310, t. 6, f. 5.
St. 35 : Kacheliba dans le désert du Turkana; 1 indiv. — L’espèce est
connue depuis l’Erythrée, Haut-Anseba (Raffray) — localité la plus boréale;
jusque dans l’Uhéhé au Nord-Est du lac Nyassa — station la plus méri¬
dionale ; je l’ai reçue des bords du Victoria Nyanza et l’ai prise moi-même à
Nakuro dans le Rift-Valley en décembre 1903.
1. Ces deux genres étant reconnus comme synonymes, c’est Cypholoba qui a l’antériorité
d’une page {Bull. Moscou, 1850, 1, p. 43); Polyhirma étant décrit dans le même travail,
p. 44. — Cf. Strohmeyer Mill. zool. Mus. Berlin, XIV, 1928.
2. La description de Reiche parue dans le « Voyage en Abyssinie par MM. Ferret et
Galinier • est datée de 1847 mais l’ouvrage n’a paru qu’en 1849 d’après Hagen, Bibl. entom.,
II. p. 68, n° 22 et même peut être en 1850 d’après Chaudoir (Mon. Oodides, 1882, p. 546).
2-4
CH. ALLUAUD
Cypholoba Bozasi Sternberg
Planche I, fig. 3
Polyhirma Bozasi Sternb., Ann. Soc. ent. Fr., 1907, p. 484.
St. 35 : Kacheliba dans le désert du Turkana, 1.300 m. ; 1 individu iden¬
tique au type unique (Muséum de Paris) provenant de la même localité :
« Pays Tourkouana, à l’Ouest du lac Rodolphe, Mission du Bourg de
Bozas ».
Espèce qui semble fort rare et localisée dans le Turkana désertique.
Cypholoba alternata Raffray
Polyhirma alternata Raffr., Ann. Soc. ent. Fr., 1885, p. 309.
St. 21 : West Suk, entre Kacheliba et Lokitanyella, 1.200 m. Turkana
méridional ; 1 individu.
Décrite des « plateaux inférieurs des Bogos » en Érythrée (Raffray) ; je no
la connais pas d’une localité plus méridionale que celle citée plus haut dans
le Turkana.
Cypholoba trilunata Gerstaecker
Polyhirma trilunata Gerst., Jahrh. Wiss. Anst. Hamburg, I, 1884, p. 43.
St. 49 : Naivasha dans le Rift-Valley, 1,900 m. ; 6 indiv. L’espèce est
décrite du Kilimandjaro, Massai-Land (Fischer). Je l’ai prise également à
Naivasha en décembre 1903; Doherty l’a envoyée du pied du Kikuyu-
Escarpment, SjOstedt 1 a capturée au pied du mont Méru et van Someren à
Kiu. G. Babault 1 a envoyée du Sotik, bords de la rivière Amala. Toutes
ces localités sont en somme assez rapprochées et l’espèce y semble étroi¬
tement localisée.
Subf. CYCL0S0MINAE
( Tetragonoderinae. y
Gen. TETRAG0N0DERUS Dejean
Tetragonoderus quadrimaculatus Gory
Tetragonoderus quadrimaculatus Gory, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 243.
St. 1 : Mombasa, au bord de 1 Océan ; un individu ; St. 26, Nanoropus,
extrémité Nord du lac Rodolphe ; un individu.
Espèce d Afrique occidentale qui n’était pas encore signalée d’Afrique
orientale, mais que j’ai vue de divers points du Congo belge.
Tetragonoderus immaculatus Laferté
Tetragonoderus immaculatus Laf., Rev. Mag. Zool., 1853, p. 416;
[immaculatus Boh. 1859; — simplicissimus Gerst. 1866).
St. 2 : Nairobi, 1.600 m. ; 2 individus.
COLEOPTERA, CARABIDAE CYCLOSOMINAE
25
Décrite d’Afrique occidentale, l’espèce se retrouve au Congo belge,
abonde dans la zone des cultures du Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel
1912) et descend jusqu’en Afrique australe.
Tetragonoderus sericatus Dejean
Tetragonoderus sericatus Dej., Sp. Col., IV, 1829, p. 498.
St. 7 : Thika-fall au Nord de Nairobi 1.700 m. ; un individu.
Espèce de très vaste distribution : décrite d’Égypte, abondante en
Abyssinie et en Afrique orientale et australe 1 .
Tetragonoderus Leprieuri Gory
Tetragonoderus Leprieuri Gory, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 244; —
[aericollis Quedenf. Berl. ent. Z., 1883, p. 252, t. 3, f. 5). Cf. Alluaud, Afra,
n° 6, 1933, p. 24.
St. 26 : Nanoropus. au bord du lac Rodolphe. — Espèce d’Afrique
occidentale abondante sur la plage d’Assinie, Côte d’ivoire (Alluaud 1886),
mais que j’ai retrouvée à Roseires sur le Haut Nil Bleu (Cf. Afra, n° 3,
1931, p. 13, note 1).
Tetragonoderus Jeanneli Alluaud
Tetragonoderus Jeanneli Alluaud, Afra, n° 3, 1931, p. 13, 14 et 15, fig. 4.
St. 35 : Kacheliba dans le Turkana, au bord du Suam, 1.300 m. ; un
individu. — L’espèce, décrite de Tanga, a été reprise sur la rivière Tana
par G. Babault et je l’ai reçue de l’Usambara.
1. Le Col. Catal. pars 124, p. 1299 le cite aussi de 1’ « Angola ».
26
CII. ALLUAUD
EXPLICATION DE LA PLANCHE I
Fig. 1. — Chlaenius suavis.
Fig. 2. — Chlaenius elgonensis, n. sp.
Fig. 3. — Cypholoba Bozasi Sternb.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome Y. Fascicule 43
Publié le juin 4939.
COLEOPTERA
XIII. GYRINIDAE
PAR
le D r Guicnot
Il n’existe pas de Gyrinides propres à la plaine del’Omo; les mêmes
espèces se retrouvent dans les territoires qui lui font suite vers le Sud.
D’autre part la Mission de l’Omo n’a pas capturé toutes les espèces signalées
de l’Est-africain. Aussi, comme toutes ces espèces ne sont connues que par
leur description, j’ai préféré, suivant la méthode adoptée pour les Hali-
plides et les Dytiscides, faire un travail d’ensemble et comprendre dans
mes tableaux les Gyrinides de la région du cours inférieur de la rivière
Omo et tous ceux actuellement connus de l’Afrique orientale, c’est-à-dire
de la Kenya Colony avec l’Uganda et du Tanganyika Territory avec le
Ruanda.
Grâce aux importantes collections du Laboratoire d’Entomologie, le
matériel d’étude ne m’a point manqué. J’en remercie vivement M. le profes¬
seur Jeannel qui me l’a si aimablement communiqué et M. G. Colas, son
assistant, dont j’ai mis à l’épreuve la grande obligeance pour me choisir
les espèces que je désirais examiner.
Je me suis, en outre, pour de multiples renseignements, adressé à
M. Georg Ochs, de Frankfurt-am-Mein, le savant spécialiste de la famille;
il me les a constamment envoyés avec la plus extrême complaisance. Je lui
adresse cordialement le témoignage de ma profonde gratitude.
28
GUIGNOT
Fam. GYRINIDAE
La famille des Gyrinidae, qui habite le globe tout entier, est représentée
en Afrique par les cinq genres : Aulonogyrus, Gyrinus, Dineutus, Orecto-
chilus et Orectogyrus. Mais dans l’Est-africain aucun Gyrinus ni aucun
Orectochilus n’a encore été rencontré. Je ne m’occuperai donc ici que des
trois autres genres.
Les Aulonogyrus et les Orectogyrus, genres d’origine gondwanienne,
possèdent sur le continent africain de nombreuses espèces, surtout les
Orectogyrus, dont on connaît actuellement près de cent trente, toutes
propres à ce continent et à Madagascar. Quant aux Dineutus, ils ne
fournissent à l’Afrique qu’un effectif moyen, et même réduit dans l’Est-
africain.
Tableau des sous-familles
1. Pronotum et élytres glabres. Deux derniers sternites dépourvus
de ligne sagittale de longues soies.
2 . Suture élytrale rebordée. Angles postérieurs du pronotum sim¬
ples. Gyrininae.
2'. Suture élytrale non rebordée. Angles postérieurs du pronotum
munis d’une fossette portant une petite touffe de poils 1 . . Enhydrinae.
1'. Pronotum et élytres pubescents, au moins sur les côtés. Deux
derniers sternites pourvus d’une ligne sagittale de longues
soles. Orectochilinae .
Subf. Gyrininae
Le rebord suturai des élytres distingue facilement cette sous-famille
de la suivante, mais ce caractère ne peut être utilisé pour les Orectochilinae,
chez lesquels il existe ou non suivant les groupes. Toutefois, grâce à la
pubescence épaisse qui couvre tout ou partie de leur pronotum et de
leurs élytres, ces derniers se reconnaissent sans difficulté. Chez quelques
Gyrinus, notamment le G. Iiaasi Ochs, apparaissent quelques poils très
lins et très courts au sommet des élytres; mais ce caractère, très intéressant
au point de vue phylogénique, ne prête pas à la moindre confusion avec la
dense villosité des Orectochilinae
Tableau des genres
1. Pronotum sans sillons transverses. Élytres marqués de sillons à
fond normalement microréticulé. Aulonogyrus.
1'. Pronotum à sillons transverses, au moins sur les côtés. Élytres
marqués de rangées de points. Gyrinus.
1. Ces poils sont souvent usés.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
29
Gen. ADLONOGYRUS Motschouslky
Motschoulsky, Hydroc. de la Russie cat., 1853, p. 9.
Les Aulonogyrus, quoique très répandus dans toute l’Afrique, possèdent
néanmoins leur plus grand nombre d’espèces dans les contrées situées au
sud de l’Équateur.
Tableau des Aulonogyrus de l’Afrique orientale
1. Pronotum et élytres sans bordure latérale jaune. l or groupe.
1'. Pronotum et élytres ornés d’une bordure latérale jaune. . . 2 S groupe.
1 er groupe
1. Élytres à ponctuation assez forte et dense sur fond pointillé, au
moins dans la région juxtascutellaire.
2. Intervalles élytraux tous brillants et à fond lisse.
3. Epipleures presque verticaux. Huitième et dixième intervalles
élytraux presque aussi larges que les autres. Long. 9-10 mm.
(Mont Kilimandjaro, mont Meru) . epipleuricus Rég.
3'. Épipleures presque horizontaux. Huitième et dixième intervalles
élytraux très étroits. Long. 8-9 mm. (Tanganyika Territory :
montagnes au nord du lac Nyassa). manoviensis Ochs.
2'. Intervalles élytraux externes mats et à fond microréticulé.
4. Stries élytrales externes bien imprimées. Long. 5,2-8 mm. (Est
de l’Afrique, de l’Abyssinie au Cap, est du Congo belge). . . caffer Aubé.
4'. Stries élytrales externes superficielles. Long. 8-8,2 mm. (Tan-
ganyika-Moëro : Kasiki) . kasikiensis Ochs.
1'. Élytres à ponctuation fine et écartée sur fond partout nettement
microréticulé.
5. Dessous entièrement noir-bronzé, çf. Pénis à moitié apicale très
étroite et parallèle, à face dorsale marquée à la base d’un méplat
creusé d’une fossette allongée, sublinéaire (fig. 1). Long. 5,5-
6 mm. (Est et sud de l’Afrique, Katanga, Angola, Guinée fran¬
çaise) [virescens Rég.). flavipes Boh.
5'. Dessous partiellement ou entièrement testacé.
6. Gouttière latérale du pronotum entière ou effacée à l’angle
antérieur seulement. Microréticulation pronotale généralement
non ou à peine interrompue sur la ligne dorée sagittale. Forme
large, çf. Pénis à moitié apicale très étroite, faiblement dilatée
avant la pointe, à face dorsale marquée à la base d’un méplat
creusé d’une fossette superficielle, allongée, mais assez étroite
(fig. 2) ; paramères subparallèles. Long. 5 - 5,5 mm. (Afrique
intertropicale).. Bedeli Rég.
GUIGNOT
30
— Abdomen noir.. forma typica.
— Abdomen testacé.. ab. subru fus Ochs.
6'. Gouttière latérale du pronotum effacée sur presque toute sa
moitié antérieure. Microréticulation pronotale généralement
tout à fait on presque tout à fait interrompue sur la ligne dorée
sagittale. Forme relativement allongée, çf. Pénis à moitié api¬
cale longuement atténuée, effilée au sommet et comprimée pres¬
que en lame de couteau, à face dorsale marquée à la base d’un
méplat dépourvu de fossette (fig. 3) ; paramères progressivement
rétrécis vers la base. Long. 4 -5,1 mm. (Afrique intertropicale).
. algoensis Rég.
— Abdomen noir. forma typica.
— Abdomen testacé. ab. rufiventris Ochs.
2 e GROUPE
1. Plusieurs intervalles élytraux externes microréticulés. Dessous
du corps totalement ou en grande partie testacé-ferrugineux.
2. Milieu du pronotum, ,de chaque côté de la ligne sagittale, bien
plus fortement microréticulé que les parties antérieure et posté¬
rieure. Long. 5,2-6,2 mm. (Kenya Colony; Congo belge :
Kibali-Ituri). hypoxanthus Rég.
2’. Milieu du pronotum de chaque côté de la ligne sagittale présen¬
tant la même micro sculpture que les parties antérieure et pos¬
térieure.
3. Tergite anal à bords latéraux fortement convergents et accompa¬
gnés d’une gouttière latérale bien marquée. Long. 5- 5,7 mm.
(Afrique du Sud : Cafrerie; Kenya Colony). amoenulus Boh.
— Stries élytrales plus superficielles. Une seule bande trans¬
verse violette au pronotum (deux chez la forme typique). Taille
plus grande. (Cafrerie, Kenya Colony).. ssp. convexiusculus Rég.
•— Dessus violet et pourpre. Les deux stries élytrales externes
profondes. Forme très convexe, très atténuée en arrière.
(Kenya Colony). ssp . pur pur eus Ochs.
3'. Tergite anal à bords latéraux faiblement convergents, à sommet
plus largement arrondi.
4. Forme légèrement allongée. Couleur des intervalles d’un verdâtre
obscur. Première et deuxième stries élytrales obsolètes. Long.
6,5 - 7,5 mm. (Kenya Colony) . Denti Ochs.
4'. Forme plus courte. Couleur des intervalles bleue. Première et
deuxième stries élytrales bien visibles.
5. Huitième intervalle élytral seul mat. Surface, vue de côté, peu
convexe. Long. 5,5 - 8 mm. (Kenya Colony).. flaviventris Rég.
5'. Huitième, dixième et onzième intervalles élytraux mats. Surface,
COLEOPTERA, GYRINIDAE
31
vue de côté, plus convexe. Long. 6-8 mm. (Du lac Albert au nord
du lac Nyassa, Katanga). centralis Ochs.
1 Aucun intervalle élytral microréticulé. Dessous du corps en grande
partie noir.
6. Tous les intervalles à ponctuation forte sur fond finement pointillé.
Huitième et dixième intervalles plus étroits. Long. 7,5- 8,5 mm.
(Mont Kenya). conspicuus Ochs.
6'. Huitième, dixième et onzième intervalles en grande partie imponc-
tués. Huitième et onzièmeintervallestrès étroits. Long. 7,5-8,2mm.
(Ruanda). Graueri Ochs L
Aulonogyrus epipleuricus Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 75, 1906, p. 253.
Espèce alpine très rare, remarquable par sa grande taille, ses épipleures
relevés, la ponctuation complète et les fortes impressions du pronotum, les
intervalles élytraux tous brillants et à fond lisse, caractère qui ne se retrouve
dans ce groupe que chez A. manoviensis Ochs et dans le 2 6 groupe chez
A. conspicuus Ochs. En outre les stries internes des élytres sont à peu près
complètement effacées.
Tankanyika Territory. Kilimandjaro, zone des prairies alpines, vers
3.500 m., janv.-avril 1904 (Ch. Alluaud).
Aulonogyrus caffer Aubé
Aubé, Spec. Col. 6, 1838, p. 712.
Assez semblable à première vue aux A. flavipes Boh., Bedeli Rég. et
algoensis Rég.; il s’en distingue, non seulement par la taille un peu plus
avantageuse et la forme légèrement plus large, mais encore par la ponctua¬
tion élytrale plus forte et plus dense sur fond pointillé dans la région juxta-
scutellaire. Il se rapprocherait davantage de A. Sharpi Rég., mais chez ce
dernier le huitième intervalle élytral 1 2 est ponctué, alors qu’il est imponctué
chez caffer et les trois autres espèces ci-dessus citées.
Régimbart faisait de cette espèce un synonyme de A. flavipes Boh., mais
en réalité les deux formes sont bien distinctes.
A. caffer Aubé est une des espèces les plus communes du genre; elle se
rencontre dans tout l’est de l’Afrique, de l’Abyssinie au Cap, et s’avance
même à l’ouest jusqu’au Congo belge. Aussi le lot étudié en contient-il une
très nombreuse série. Elle varie passablement comme taille, forme et quelque,
peu comme couleur.
1. C’est grâce à l’aimable collaboration de M. G. Ochs que j’ai pu incorporer dans mon
tableau des Aulonogyrus les nouvelles espèces : manoviensis, Denli, centralis et Graueri.
2. Je compte comme 1 er intervalle élytral l’espace compris entre le rebord suturai et la
l re strie, alors que Régimbart appelle 1 er intervalle le suivant; aussi mon 8° intervalle
correspond-il au 7' intervalle de cet auteur.
32
GUIGNOT
Kenya Colony. Kikuyu-Escarpment : Kijabé, 2.100, décembre 1911
(Alluaud et Jeannel, st. 27); novembre 1932 (mission de l’Omo, st. 8). —
Forêt de Nairobi, 1.660 à 1.700 m., st. 11, novembre-décembre 1911 (Alluaud
et Jeannel, st. 28); avril 1933 (mission de l’Omo, st. 53). — Taveta, 750 m.,
mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 65). — Uasin-Gishu : Kitale, 2.100 m.,
décembre 1932 (mission del’Omo, st. 12). — Elgeyo-Escarpment : Marakwet,
2.500 m., mars 1933 (mission de l’Omo, st. 30).
Tanganyika Territory. Kilimandjaro : versant sud-est, rivière Himo vers
1.000 m., mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 66); New-Moshi, 800 m., avril
1912 (Alluaud et Jeannel, st. 72).
Aulonogyrus flavipes Boheman
Boheman, Ins. Caffr. 1, 1848, p. 258 L
Suivant la remarque de M. G. Ochs (Senckenb. 15, 1933, pp. 34 et 35), il
faut rapporter à cette espèce A. virescens Rég. et A. subtilis Zimm. L’habitat
de A. flavipes comprend, comme celui du précédent, tout l’est de l’Afrique,
depuis l’Abyssinie jusqu’au Bechuanaland et au Natal, mais jusqu’ici il n’a
A
h
1 2
Fig. 1. Pénis A’Aulonogyrus flavipes Boh. — Fig. 2. Pénis A’Aulonogyrus Bedeli Rég. —
Fig. 3. Pénis A’Aulonogyrus algoensis Rég.
pas encore été signalé de la Colonie du Cap elle-même. Sa fréquence varie
beaucoup suivant les régions; ainsi dans le lot étudié ici n’est-il représenté
que par un petit nombre d’exemplaires.
Il est très voisin des A. Bedeli Rég. et algoensis Rég. et parfois ces trois
espèces présentent une convergence telle que seul l’examen de l'aedeagus
permet de les séparer (fig. 1, 2, 3).
Kenya Colony. Nairobi, de 1.660 à 1.700 m., novembre et décembre 1911
(Alluaud et Jeannel, st. 10 et 11). — Wa-Kikuyu : Fort-Hall, 1.330 m.,
1. Le Coleoplerorum Catalogue, Gyrinidae, par K. Ahlwarth, porte par erreur « p. 248 ».
COLEOPTERA, GYRINIDAE 33
janvier 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 30). — Uasin-Gishu : Kitale, 2.100 m.,
décembre 1932 (mission de l’Omo, st. 12).
Tanganyika Territory. Kilimandjaro : New-Moshi versant sud-est, 800 m.,
avril 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 72).
Aulonogyrus algoensis Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 3, 1883, p. 140.
Quoique habitant aussi l’Afrique orientale, cette espèce ne figure pas dans
mon lot, mais M. Ch. Alluaud l’a capturée dans son voyage de 1903-1904
(cf. Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 75, 1906, p. 254). Son aire de distribution
est représentée par une large bande transversale autour de l’Équateur, qui
vers le Sud se prolonge jusqu’à l’Afrique australe.
Quant à F.4. Bedeli Rég. dont la répartition est cependant un peu moins
étendue, il n’a pas encore été mentionné de l’Est-africain; comme son exis¬
tence y est fort possible, je l’ai néanmoins inscrit dans mon tableau.
Aulonogyrus hypoxanthus Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 75, 1906, p. 253.
Dans la description originale Régimbart indique bien les différences de
forme qui distinguent cette espèce de A. flaviventris Rég. et de A. amoenulus
Bob., mais, ces caractéristiques pouvant éventuellement se trouver en défaut,
il est plus sûr de s’appuyer sur les différences de microsculpture du pronotum’
signalées ci-dessus.
L’espèce, qui est en général pauvrement représentée dans les collections, a
cependant été récoltée en une nombreuse série par les diverses missions de
l’Afrique orientale; je l’ai également reçue en quantité fort appréciable de
Djugu, Congo belge (H. J. Bredo leg.). Elle paraît affectionner surtout la
région des petites montagnes et la zone inférieure des massifs élevés, jusqu'à
2.200 mètres environ.
Kenya Colony : Nairobi, 1.660 m., novembre 1911 (Alluaud et Jeannel,
st. 10); novembre 1932 (mission de l’Omo, st. 2); forêt de Nairobi, 1.700 m.,
novembre et décembre 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 11). — Mont Kenya, ver¬
sant ouest, dans la rivière Naremuru, 1.900 à 2.200 m., janvier et février’1912
(Alluaud et Jeannel, st. 36 et oO). — Uasin-Gishu ; Kitale, 2.100 m., décembre
1932 (mission de l’Omo, st. 12).
Aulonogyrus amoenulus Boheman
Boheman, Ins. Caffr., I, 1848, p. 260.
En dehors des caractères mentionnés dans le tableau, cette espèce se dis¬
tingue encore de ses voisines par sa petite taille et la teinte éclatante de son
pronotum. Elle ne paraît pas très fréquente. La forme typique est de l’Afrique
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 3
34
GUIGNOT
méridionale et n’avait jamais été signalée au delà du lac Moëro ; il est vrai que
la race du Kenya et celle du Sud ne sont pas absolument identiques.
Forma typica. — Kenya Colony. Forêt de Nairobi, 1.700 m., novembre-
décembre 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 11). — Wa-Kikuyu : rivière Tchania,
1.520 m., janvier 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 29). — Mont Kenya, rivière
Rongaï, versant ouest, 2.000 m., janvier 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 37). —
Mont Kenya, zone inférieure, rivière Amboni et rivière Naremuru, versant
ouest, 1 800 à 2.000 m., janvier-février 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 36 et 50).
Subsp. convexiusculus Rég. — Kenya Colony. Wa-Kikuyu : rivière Tchania,
1.520 m., janvier 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 29). — Mont Kenya, zone infé¬
rieure, rivière Amboni et rivière Naremuru, versant ouest, janvier-février
1912 (Alluaud et Jeannel, st. 36 et 50).
Subsp .purpureus Ochs. — Kenya Colony. Mont Kenya, zone inférieure,
rivière Amboni et rivière Naremuru, versant ouest, janvier-février 1912
(Alluaud et Jeannel, st. 36 et 50).
Aulonogyrus flaviventris Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. Ent. Fr., 75, 1906, p. 253.
Espèce peu commune, paraissant jusqu’ici étroitement cantonnée sur les
deux massifs qui, entre le mont Kenya et le mont Elgon, forment les bords
du Rift Valley.
Elle se fait remarquer au premier abord par sa taille assez avantageuse
pour un Aulonogyrus et sa forme large. La coloration est d’un bleu ardoisé,
avec le pourtour de la tête et du pronotum, la suture et les stries élytraies
cuivrés; le fond du pronotum est pointillé, sa bordure jaune fortement dilatée
en avant.
Sur les élytres les onze stries apparaissent bien marquées, géminées.
Les six intervalles internes sont à peu près plans, subégaux, ponctués sur
fond lisse, le sixième seul un peu plus étroit, le septième subconvexe et
légèrement plus large, les quatre intervalles externes fortement convexes et
étroits, le huitième entièrement ou presque entièrement microréticulé, le
huitième et le dixième imponctués, le neuvième densément et le onzième
éparsément ponctués sur fond lisse. La bordure jaune des élytres se pro¬
longe très faiblement après l’angle épipleural.
D’après Régimbart le dessous est « entièrement jaune sans aucune
région brune ou noire ». En réalité il est nettement taché de brun foncé
sur les métacoxas et l’abdomen de tous les individus que j’ai vus, même chez
un des cotypes $ de la collection Régimbart.
L’aedeagus se rapproche fort de celui des espèces voisines : pénis à
moitié apicale très mince, parallèle, arrondie à l’extrémité qui est fendue
au milieu; paramères parallèles, à angle apical interne étroitement et angle
apical externe largement arrondis, à bord terminal tronqué et longuement
cilié.
COLEOPTERA, GYRJNIDAE
35
L’espèce est assez voisine de A. abyssiniens Rég. Elle s’en distingue par
la taille un peu plus grande, la forme plus large et moins convexe, les inter¬
valles élytraux internes plans, l’apex plus arrondi, les points légèrement
plus forts, les fossettes ponctuées situées derrière les angles antéro-latéraux
de la plaque mésosternale et enfin par l’aedeagus : chez abyssinicus le pénis
est, du côté dorsal, plus largement fendu au sommet, plus profondément
sillonné vers la base, les paramères ont le bord apical arrondi et non tronqué,
l’angle apical externe plus obliquement arrondi et plus effacé.
Kenya Colony. Maü-Escarpment, à Molo, 2.420 m., décembre 1911
(Alluaud et Jeannel, st. 19). — Kikuyu Escarpment, à Kijabé, 2.100 m.,
décembre 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 27). — Mont Kinangop, dans la
forêt inférieure, versant est, de 2.200 à 2.400 m., février 1912 (Alluaud et
Jeannel, st. 58). — Massif du Marakwet, à Campi Cherangani vers 3.000 m.,
prairies alpines, mars 1933 (mission de l’Omo, st. 31). — Même massif à
Elgeyo-Escarpment, vers 2.500 m., mars 1933 (mission de l’Omo, st. 30).
Aulonogyrus flaviventris Rég. est donc une espèce de l’étage subalpin qui
s’élève jusqu’à l’étage alpin.
Aulonogyrus conspicuus Ochs
Ochs, Proc. U. S. Nat. Mus., 75, 1923, p. 1.
Espèce très rare, et dont six exemplaires seulement sont connus, prove¬
nant tous du mont Kenya ou de sa proximité : un à l’U. S. National Muséum
(type), un dans la collection Ochs, un au Musée zoologique de l’Université
de Rerlin, deux au Muséum National de Paris, un dans la collection Guignot.
Kenya Colony. Mont Kenya, forêts inférieures à Podocarpus du versant
ouest, à 2.400 m., janvier-février 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 39).
Au premier coup d’œil l’espèce se reconnaît, dans le groupe, à l’efface¬
ment des six premières stries internes, à la sculpture des élytres dont aucun
intervalle externe n’est microréticulé, à l’étroitesse des huitième et dixième
intervalles, enfin à l’approfondissement plus ou moins marqué de la gout¬
tière latérale jaune du pronotum.
Subf. Enhydrinae
Gen. DINEUTUS Mac Leay
Mac Leay, Ann. Jav. éd. I, 1825, p. 30.
Les Dineutus se rencontrent presque dans le monde entier, à l’exception
de l’Europe et de l’Amérique du Sud, surtout dans la zone chaude, et parais¬
sent originaires de la région malaise. Quoique actuellement très répandus
sur le continent africain, ils ne sont représentés cependant en Afrique
orientale que par cinq espèces, dont une seule, le D. Staudingeri Ochs, est
spéciale à cette contrée. De ces cinq espèces, l’une : D. micans F., ne figure
pas dans les captures, il est vrai qu’elle arrive dans l’Est africain à la limite
36
GUIGNOT
orientale de son aire de dispersion qui ne semble pas dépasser le lac Victoria
et l’Uganda.
D’une manière générale les Dineutus sont surtout des insectes de plaines,
de plateaux et de savanes; il n’existe pas chez eux de formes alpines.
Tableau des Dineutus de l’Afrique orientale
1. Élytres à ponctuation double sur fond micro réticulé. Angle
épipleural arrondi (Subgen. Protodineutus).
2. Bord apical des élytres simple.
3. Région apicale des élytres à pointillé nul 1 , à mailles de la
microréticulation bien régulièrement polygonales et très légère¬
ment plus grandes, ç ? 2 . Pénis très large, à extrémité à peine
rétrécie et terminée par une très courte pointe. Long. 13,5-
16 mm. (Afrique entière sauf le Nord). grossus Modeer.
3'. Région apicale des élytres à pointillé écarté mais bien visible, à
mailles de la microréticulation un peu irrégulières et très légère¬
ment plus petites que chez le précédent, çf. Pénis peu large, à
extrémité fortement rétrécie et étirée en une longue pointe.
Long. 13,5-15 mm. (Du sud de l’Abyssinie au Tanganyika
Territory). Staudingeri Oclis.
2'. Bord apical des élytres serrulé.
4. Gros points élytraux simples et assez serrés. Petite ponctuation
du tergite anal dense jusqu’au bord postérieur. Stries élytrales
très fines mais bien visibles. Bande latérale opaque des élytres
non chatoyante en arrière, çf. Bord antérieur des profémurs
bidentés au quart externe. Long. 10- 14 mm. aereus Klug.
4'. Gros points élytraux un peu râpuleux et très écartés. Petite
ponctuation du tergite anal bien plus espacée près du bord pos¬
térieur. Stries élytrales nulles ou seulement à l’état de vestiges.
Bande latérale opaque des élytres souvent chatoyante en arrière.
(j*. Bord antérieur des profémurs non denté. Long. 12-17 mm. micans F.
1'. Élytres micro réticulés, sans ponctuation, sauf un peu le long du
bord apical. Angle épipleural épineux. (Subgen. Spinosodineutus).
Long. 8,5-9 mm. subspinosus Klug.
Dineutus (Protodineutus) grossus Modeer
Modeer, Physiogr. Sàllskap Handl. I, 1776, p. 156.
Grande espèce, longtemps connue sous le nom d 'afncanus Aubé.
1. Il ne faut pas confondre pointillé et ponctuation.
2. Chez les Dineutus le c? se distingue de la Q, non seulement par le protarse dilaté et
garni de ventouses comme l’a indiqué Régimbart, mais encore par les ongles intermédiaires
recourbés en grappin ou falciformes et le dernier sternite tronqué ou subtronqué, ü.
Rilsemai Rég. est le seul, je crois, à posséder ces ongles régulièrement arqués.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
37
M. Ochs nous apprend que Ahlwarth, Kolbe etKuNTZEN, après avoir vu le
type de D. cafter Boh. du Musée de Stockholm, l’avaient identifié à Yafri-
canus; lui-même y a rattaché le gigas Forsb. comme synonyme.
Ainsi comprise, l’espèce habite un vaste territoire qui englobe l’Afrique
continentale tout entière, à l’exception de la Barbarie. Mais sur une aussi
grande étendue elle subit de nombreuses variations, qu’il y a grand avantage
à grouper, avec M. G. Ochs, en deux formes principales, la forme typique
et la sous-espèce Aubéi Ochs.
La première est caractérisée par son aspect régulièrement ovale, assez
convexe dans la région juxtascutellaire, par Tassez forte échancrure située
après l’angle épipleural, la microsculpture plus grosse, rendant le dessus
mat et plus sombre, par les stries longitudinales appréciables, la bande laté¬
rale peu apparente, les pattes antérieures du mâle assez courtes. Elle se
rencontre dans l’Afrique du Sud à partir du Zambèze.
La seconde au contraire, qui habite les contrées situées au nord de ce
fleuve, est bien moins nettement individualisée, car elle se compose de
différentes races passant insensiblement des unes aux autres. Ces races,
qui comprennent le caffer Rég., Yangolensis Rég. et Yabyssinicus Rég.,
n’ont de commun qu’une microsculpture plus superficielle, le dessus
plus lisse et plus brillant, la bande latérale des élytres généralement bien
visible et assez chatoyante en arrière. Par ailleurs la taille, le contour du
corps, la convexité, la longueur des pattes antérieures sont assez variables.
C’est à la sous-espèce Aubéi qu’appartiennent tous les exemplaires de
l’Afrique orientale.
Sous-espèce Aubéi Ochs. — Kenya Colony : Nairobi, 1.660 m. (mission
de l’Omo, st. 2). — Uasin Gishu, à Kitale, 2.100 m., décembre 1932 (mission
de l’Omo, st. 12). —• Kijabé, 2.100 m., novembre 1932 (mission de l’Omo ',
st. 8).
Dineutus (Protodineutus) Staudingeri Ochs
Ochs, Ent. Blatt. 20, 1924, p. 234.
Le D. Staudingeri, qui ressemble extrêmement au précédent, en a été
séparé par M. G. Ochs. Le type est de New-Bethel dans l’Usambara et
l’espèce se rencontre dans le Tanganyika-Territory, dans la Kenya Colony et
dans le sud de l’Abyssinie, où elle s’avance même jusqu’à Harrar. Je ne serais
même pas étonné qu’elle s’étende aussi davantage vers l’ouest.
Il n’est véritablement pas possible de le distinguer de grossies 2 par la
forme du corps, car si certains individus sont plus épais, plus larges, moins
atténués en avant, avec l’échancrure postérieure du bord élytral quelque peu
1. Régimbart a également cité cette espèce du Kilimandjaro, localité probablement
erronée, car il ne semble y exister que le D. Staudingeri Ochs, qui du reste était à cette
époque encore confondu avec le grossus (africanus Rég.).
2. Une série de mâles indiscutables de Staudingeri que j’ai sous les yeux est tout à fait
probante à ce sujet.
38
GU1GN0T
plus prononcée, il en est d’autres dont la conformation est absolument
identique à celle de gi-ossus. Seule la microsculpture de l’apex élytral a de
la valeur. D’ailleurs, l’examen du pénis suffît, chez le cf, pour lever toutes
les incertitudes. Il est chez Staudingeri relativement étroit, à face dorsale
nettement concave, avec l’extrémité assez rapidement rétrécie en une longue
pointe et, vu de profd, l’organe est entièrement et à peu près régulièrement
arqué de la base à la pointe, tandis que chez grossus il est très large, à face
dorsale moins concave, avec l’extrémité progressivement rétrécie et, vu de
profd, l’organe, à peu près rectiligne, n’est légèrement redressé qu’au
niveau de la pointe elle-même; il a ainsi très exactement la forme d’un
ski.
Tanganyika Tehritory. Kilimandjaro, zone inférieure, janvier-avril 1904
(Ch. Alluaud), et versant sud-est, 800 m., avril 1912 (Alluaud et Jeannel,
st. 72).
Kenya Colony. Kijabé, 2.100 m., décembre 1911 (Alluaud et Jeannel, st.
27); novembre 1932 (mission de l’Omo, st. 8). — Bura, 1.050 m., mars 1912
(Alluaud et Jeannel, st. 61). — Uasin-Gishu, à Kitale, 2.100 m.,
novembre 1932 (mission de l’Omo, st. 12). — Forêt de Nairobi, 1.700 m.,
novembre-décembre 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 11); novembre 1932
(mission de l’Omo, st. 2). — Camp I de l’Elgon, versant est, 2.100 m.
décembre 1932 (mission de l’Omo, st. 13).
Dineutus (Protodineutus) aereus Klug
Klug, Symb. phys. IV, 1834, t. 34, f. 8.
Espèce ayant une aire de dispersion très étendue dans toute l’Afrique
au sud du Sahara, à l’exception de l’extrémité de la Colonie du Cap;
au nord elle atteint les îles du Cap Vert, les oasis du Sahara oriental,
l’Egypte jusqu’à Alexandrie et l’Arabie, à l’est les îles Mafia, Zanzibar,
Pemba et Socotora. Cette espèce, très polymorphe, varie suivant les régions
et, selon toute apparence, sans aucune règle.
Kenya Colony. Voï, 600 m., mars 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 60). —
Turkana nord : Lokitang, 750 m., janvier 1933 (mission de l’Omo, st.
24).
Les individus de Lokitang s’éloignent nettement du type habituel; ils sont
de petite taille (11 à 12 mm.), allongés, presque tous à reflets verdâtres, à
points non dorés, le cf a le pénis plus étroit et fortement comprimé à la
pointe.
Dineutus (Protodineutus) micans Fabricius
Fabricius, Ent. Syst., I, 1792, p. 203.
L’habitat de cette espèce très variable occupe une grande zone allant de la
Côte d’ivoire à l’Angola et du rivage de l’océan Atlantique au lac Victoria,
sans atteindre, semble-t-il, le Tanganyika Territory. Dans cette zone elle
COLEOPTERA, GYRIN1DAE
39
présente une série de races, reliées parfois entre elles par de nombreux
intermédiaires, mais que l’on peut cependant grouper en trois sous-espèces.
Seuls les caractères indiqués dans mon tableau offrent quelque stabilité;
d’autres différences apparaissent chez certains individus dans la forme du
corps, la convexité, etc., mais elles n’ont aucune constance. Môme les
variations dans la conformation du pénis, à l’encontre de la remarque de
Zimmermann 1 , ne concordent pas toujours avec les variations externes ; tout
au plus peut-on observer que cet organe est généralement plus épais chez les
grands exemplaires et dans la sous-espèce subserratus.
Tableau des sous-espèces de D. micans F.
1. Serrulation du bord apical des élytres très faible ou faible.
2. Serrulation très faible et obsolète 1 2 . Stries élytrales nulles.
Bande latérale opaque bien apparente et chatoyante en arrière.
Forme peu convexe. Long. 12-16 mm. forma typica.
2'. Serrulation faible. Stries élytrales visibles à l’état de vestiges,
surtout chez la Ç. Bande latérale opaque peu apparente et non
chatoyante en arrière. Forme très convexe. Long. 13,5 - 16, 5 mm.
. ssp. subserratus Rég.
1'. Serrulation du bord apical des élytres forte.
3. Couleur foncée, généralement bronzée, rarement bleutée. Bande
latérale opaque des élytres très chatoyante en arrière. Long. 12-
. . . ssp. serra Rég.
3'. Couleur presque noire. Bande latérale opaque des élytres peu
visible. Long. 12 - 14 mm. . SS P- akka Ochs
La forme typique est localisée dans le nord ouest de Faire de 1 espèce,
c’est-à-dire dans les pays qui bordent au nord le golfe de Guinée : Côte-
d’Ivoire, Achanti, Togo.
La sous-espèce serra Rég. occupe tout le reste de la zone de répartition
et seule elle effleure la Kenya Colony à l’Uganda, au lac Victoria. C est la
forme qui paraît sujette aux plus grandes variations, peut-être à cause de
son habitat plus étendu. Ainsi l’on trouve de très petits exemplaires de
12 mm. et d’autres au contraire très grands atteignant 17 mm., notamment
ceux de la race de Kansenia, des exemplaires élargis et des exemplaires un
peu allongés, des exemplaires assez foncés, d’autres plus vivement colorés,
d’un bronzé-cuivreux prononcé, et même une race bleue dans le lac
Victoria. Mais ce polymorphisme ne suit aucune progression géographique,
il apparaît dans tous les sens et d’une manière tout à fait irrégulière 3 .
1. Zimmermann, Ent. Mil/., 6, 1917, p. 136. ...
2. Contrairement à l’indication de Régimbart, la forme typique ne paraît jamais
complètement dépourvue de serrulation, elle existe à l’état de vestiges chez tous les indi¬
vidus de la collection de cet auteur.
3. Je dois tous ces renseignements à l’obligeance de M. G. Ochs.
40
GUIGNOT
La sous-espèce subserratus Rég. ne présente réellement ses caractères
typiques que dans la race de Fernando-Po, ils sont déjà quelque peu atténués
dans celle du Cameroun
La sous-espèce ahka Oclis, du Congo belge, montre également quelques
variations dans la couleur et dans l’aspect de la bande latérale.
Dineutus (Spinosodineutus) subspinosus Klug
Klug, Symb. Phys. 4, 1834, t. 34, f. 9.
Espèce très commune, dont Faire de distribution très étendue embrasse
à peu près toute l’Afrique, moins la Barbarie, Madagascar, les Mascareignes,
la Syrie. Elle se reconnaît très facilement aux caractères indiqués ci-
dessous : petite taille, élytres presque imponctués, angle épipleural fortement
épineux.
Elle ne figure pas dans le présent lot, mais Régimbart l’avait déjà signalée
de la Kenya Colony d’après les chasses de M. Ch. Alluaud en 1903-1904
[Ann. Soc. ent. Fr ., 1906, p. 253).
Subf. Orectochilinae
Gen. ORECTOGYRUS Rég.
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 385 et 439.
Les Orectogyrus , genre spécial à l’Afrique et à Madagascar, sont repré¬
sentés dans mon matériel par un total assez important d’individus, mais
par une quantité relativement restreinte d’espèces. Par contre la qualité
supplée dans une certaine mesure la quantité, puisqu’il s’y trouve deux
espèces très rares : 10. feminalis Rég. et l’O. erosus Rég., ainsi qu’une
espèce nouvelle.
La détermination des espèces est rendue parfois assez ardue par leur
dimorphisme fréquent et par leur nombre imposant, nombre qui a presque
doublé depuis Régimbart et augmente encore sans cesse par suite de conti¬
nuelles descriptions. Aussi la division du genre en groupes, esquissée par
cet auteur en l0O7, était-elle devenue insuffisante aujourd’hui et réclamait-
elle impérieusement un important remaniement. C’est ce que j’ai essayé
de faire dans le tableau ci-dessous.
L’idéal dans les ouvrages d’entomologie systématique est évidemment de
rédiger des tableaux qui soient en môme temps phylogéniques. Mais ce
but n’est pas toujours atteint; et lorsqu’il se présente une opposition entre
les deux points de vue, la phylogénie doit alors évidemment céder le pas à
la systématique. J’ai dù m’y résigner dans l’arrangement de certaines de
mes sections. Ainsi ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il m’a fallu éloigner
1. On trouve donc à la fois au Cameroun la ssp. serra et la ssp. subserratus.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
41
l’ Orectogyrus cyanicollis des espèces hastatus et pallidocinctus (début du
sous-groupe bicostatus ) qui ont entre elles d’évidentes affinités, quoique, au
point de vue évolutif, le premier soit manifestement plus arriéré, mais il
aurait fallu sacrifier la simplicité et la clarté du tableau. Par ailleurs la
caractéristique choisie pour séparer les sous-groupes bicostatus et cuprifer
se montre un peu artificielle et d’une appréciation quelquefois malaisée; elle
est cependant encore la meilleure pour subdiviser les nombreuses espèces
du groupe bicostatus.
Tableau des groupes et des sous-groupes
1. Elytres ornés de miroirs ainsi que le pronotum
2. Elytres pourvus, vers, leur milieu, d’une arête latérale tranchante,
placée sur le bord externe du miroir. Groupe cyanicollis.
2'. Elytres dépourvus d’arête latérale tranchante (tout au plus avec
une carène mousse).
3. Elytres ornés d’un seul miroir.
4. Angle épipleural saillant ou non, mais pas spiniforme.
5. Tête et pronotum larges et courts. Miroirs mats, à réticulation
relativement grande et profonde. Groupe jucundus.
5'. Tête et pTonotum normaux. Miroirs plus ou moins brillants, à
réticulation petite ou moyenne et superficielle. . . Groupe Schônherri.
a. Miroir élytral simple, tout au plus brièvement bilobé
au sommet.
b. Pronontum sans bandes transversales ferrugineuses.
c. Mésocoxas séparées. Rebord suturai dos élytres bien
marqué, au moins en arrière 1 2 . Sous-groupe spéculum.
d . Mésocoxas contiguës. Rebord suturai des élytres nul
ou obsolète . Sous-groupe dorsiger.
b'. Pronotum orné d’une ou deux bandes transversales
ferrugineuses. Sous-groupe Schônherri.
a'. Miroir élytral trilobé. Sous-groupe dimidiatus.
4'. Angle épipleural spiniforme. Groupe Oscari.
3'. Elytres ornés de trois miroirs (un suturai commun 3 et un
discal sur chaque élytre, tous isolés ou réunis seulement tout à
fait à la base), ou exceptionnellement de quatre miroirs.
1. Dans le but de simplifier le tableau j’appelle miroirs les espaces glabres et ordinai¬
rement brillants du pronotum et des élytres; ils sont en général non saillants dans les
groupes à miroir unique, et toujours légèrement surélevés dans les groupes à trois
miroirs. Ne sont pas considérés comme miroirs véritables les petits espaces glabres supplé¬
mentaires qui apparaissent sur les élytres de quelques espèces.
2. Il est effacé en avant chez O. subscrralus Rég. et chez O. mirabilis Rég.
3. Le miroir suturai est parfois extrêmement réduit et représenté seulement par un petit
espace lisse juxtascutellaire; exceptionnellement il est entièrement dédoublé chez une
espèce (conformis Rég.), dans ce cas il existe quatre miroirs sur l’ensemble des élytres,
42
GUIGNOT
6. Élytres pourvus d’un rebord suturai. Groupe bicostatus.
a. Microréticulation des miroirs élytraux simple, sans
pointillé à l’intersection des mailles.
b. Bordure jaune du pronotum nettement limitée à la
gouttière marginale. Sous-groupe bicostatus.
b'. Bordure jaune du pronotum débordant en dedans la
gouttière marginale 1 . Sous-groupe cuprifer.
a'. Microréticulation des miroirs élytraux marquée d’un
pointillé à l'intersection des mailles 2 .
. Sous-groupe schistaceus.
6'. Élytres dépourvus de rebord suturai. Groupe De/neryi
1'. Élytres entièrement pubescents.
7. Pronotum orné d’un miroir. Angle épipleural et angle apical
externe des protibias spiniformes. Groupe sericeu.s.
7'. Pronotum entièrement pubescent, comme les élytres. Angle
épipleural et angle apical externe des protibias non spiniformes.
. Groupe grisescens.
Tableau des Orectogyrus de l’Afrique orientale
Groupe jucundus
1. Pronotum non ruguleux. Front orné d’une grande tache ovale,
lisse, d’un bleu-violacé, (f. Inconnu. Q. Miroir suturai prolongé
en lobe au sommet. Long. 8 mm. (Massif du Marakwet). Ochsi, n. sp.
F. Pronotum ruguleux, au moins en avant. Front sans tache lisse
bleu-violacé ou à tache réduite. $. Miroir suturai non prolongé
en lobe au sommet.
2. Angles postérieurs du pronotum non prolongés en arrière. Bord
interne de la pubescence pronotale concave, çf. Protibias très
dilatés en avant, triangulaires. $. Angle suturai arrondi, non
saillant. Long. 7,7 mm. (Monts Ruwenzori). Schubotzi Ahlw.
2'. Angles postérieurs du pronotum fortement prolongés en arrière.
Bord interne de la pubescence pronotale sinué. <j*. Protibias
non triangulaires. 9- Angle suturai saillant. Long. 9-10 mm.
(Monts Ruwenzori). ruwenzoricus Ahlw.
1. Chez O. Schultzei Zimm. du sous-groupe cuprifer la partie débordante de la bordure
pronotale de certains individus devient très étroite; par contre chez O. specularis Aubé
du sous-groupe bicoslalus la couleur jaune s’avance parfois hors de la gouttière marginale
en formant une sorte de bande irrégulière, mais cette espèce est par ailleurs facile à
reconnaître.
2. Ce pointillé, ordinairement bien apparent, est cependant assez difficile à apercevoir
chez O. kasikiensis Ochs et O. Hancoeki Ochs, où il devient très fin et très écarté. De
toutes manières on ne doit pas le confondre avec les points plus gros (ponctuation) qui
existent, généralement très épars, chez d’autres espèces. 11 s’accompagne d’une disposition
particulière des mailles qui, suivant le mot de M. G, Oçhs, leur donne une apparence
étoilée.
CtfLEOPTERA, GYRINIDAE
43
Jusqu’ici, il est vrai, les O. Schubotzi et ruwenzoricus n'ont été rencon¬
trés que sur le versant ouest des monts Ruwenzori, c'est-à-dire sur le terri¬
toire du Congo belge, mais les localités sont tellement proches de l’Uganda
que ces espèces peuvent y être capturées un jour ou l’autre; aussi ai-je
estimé préférable de les comprendre dans mon tableau.
Le groupe jucundus est composé d'insectes extrêmement remarquables
par leurs caractères archaïques et leur aspect un peu étrange avec leur
grosse tête et leur large pronotum; la plupart ont pour patrie le Cameroun,
un petit nombre le Congo belge, YO. Ochsi est celui dont l’habitat est le
plus oriental.
Orectogyrus Ochsi \ n. sp. (fig. 4)
Long. 8 mm.
Ç. En ovale large, à peine atténué en avant, progressivement mais
médiocrement atténué en arrière, subdéprimé, d’un noir faiblement bleuté
avec les miroirs d’un vert jaunâtre et la pubescence jaune
d’or.
Tête large avec les côtés ponctués et pubescents, le
milieu fortement réticulé et orné d’une tache frontale,
allongée, lisse, bleuâtre et sur le vertex d’une ligne trans¬
verse, ondulée, lisse, bleue en avant, violette en arrière.
Epistome arrondi, éparsément ponctué. Labre bleu-ver¬
dâtre, semi-circulaire, fortement ponctué, sauf au milieu
du bord antérieur qui est entièrement cilié de poils courts
d’un testacé clair. Antennes et palpes noirs à base tes-
tacée.
Pronotum très large, à base rectiligne jusqu’au milieu
de la pubescence latérale, à bord antérieur très convexe,
presque lobé entre les yeux, profondément échancré sur ^
les côtés, avec les angles antérieurs aigus et très proémi- 'Oc/is i ^Giiigriot™ S
nents, les postérieurs subarrondis mais également proé¬
minents. Miroir large, subsemi-elliptique avec les côtés faiblement sinués, à
réticulation grosse et profonde, accompagnée de points obsolètes et très
écartés, un peu plus serrés en avant. Bordure jaune médiocrement large,
débordant légèrement en dedans la gouttière snr toute sa longueur, nette -
ment pubescente. Ecusson grand, en triangle équilatéral, lisse, d’un noir
bleuté.
Elytres larges, à plus grande largeur située aux épaules, puis progres¬
sivement atténués jusqu’à l’angle épipleural. Espace pubescent latéral peu
étendu, à bord interne subsinué, un peu prolongé en dedans à la base,
atteignant en arrière l’apex vers le milieu. Miroir très large, occupant
presque les deux tiers de la largeur de chaque élytre au milieu, plus étroit
1. Une diagnose préliminaire de cette espèce a été publiée dans le Bulletin de la Société
enlomologique de France, 1938, p. 121,
44
GUIGNOT
à la base que le miroir pronotal, un peu arrondi latéralement sur sa
première moitié, ensuite légèrement atténué, puis faiblement dilaté, attei¬
gnant enfin le bord apical en formant deux grands lobes très saillants ;
surface fortement et profondément réticulée, mais à peu près imponctuée;
suture déhiscente à la base des lobes et déterminant ainsi une fossette ovale.
Bord apical très oblique et sinué, constitué par les deux lobes dont la
moitié interne est occupée par le miroir et la moitié externe par la
pubescence latérale. Bordure jaune très étroite, en forme de rainure.
Épipleures jaunes, verticaux, très larges et microréticulés. Angle épi-
pleural non saillant,d roit et émoussé. Angle suturai largement arrondi, nul.
Dessous testacé, un peu rembruni par place sur les côtés, à surface
fortement sculptée. Plaque mésosternale grossièrement ponctuée. Mésoco-
xas contiguës, à ponctuation un peu plus dense, mais un peu moins forte
que sur le mésosternum. Métasternum et lamelles internes des métacoxas
à ponctuation encore un peu moins forte. Côtés du mésosternum, des
mésocoxas, du métasternum et des métacoxas à sculpture grossière, striolée-
chagrinée. Apophyses métacoxales faiblement entaillées au milieu, arrondies
sur les côtés. Abdomen profondément microréticulé, avec le dernier sternite
entièrement ponctué sur fond presque lisse; deuxième sternite très
développé.
Pattes testacées. Pattes antérieures avec le fémur finement striolé en
travers sur le milieu de la face supérieure, les tibias marqués d’une ligne
irrégulière de points le long du bord externe qui est étroitement noirci et
avec l’angle apical externe obtus-émoussé, les ongles longs. Pattes natatoires
submates, fortement microréticulées.
Kenya Colony. Récolté au nombre de trois exemplaires Ç sur le mont
Marakwet, à 2.500 m. d’altitude, au bord de la rivière Arorr, en mars 1933
(mission de l’Omo, st. 30). Type au Muséum national d’Histoire naturelle
de Paris; deux paratypes absolument semblables à lui.
Dédié à Monsieur Georg Ochs, de Frankfurt-am-Mein, en reconnaissance
de son extrême obligeance.
Cette espèce est très voisine de O. Schubotzi Ahlw., dont M. Ochs vient
de décrire la Q. Elle en diffère par la taille un peu plus grande, la forme
plus allongée, atténuée dès les épaules, la tache frontale bleue bien plus
nette et surtout par les lobes apicaux des élytres.
Groupe Schônherri
Sous-groupe dorsiger
1. Bordure jaune des élytres dilatée sur son quart postérieur. Méta¬
coxas non épineuses. Long. 5,5- 7,7 mm. (Mont Kilimandjaro ;
Uganda; Kenya Col.). erosus Rég.
1'. Bordure jaune des élytres non dilatée en arrière. Métacoxas
épineuses. Long. 6,4 mm. (R. Hawash). hawashensis O. Cooper.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
45
Orectogyrus erosus Régimbart,
Régimbart, Ann. Soc. Ent. Fr. 75, 1907, p. 231. — Ochs, Rev. Zool. Bot.
afr., 25,1934, p. 232.
Cette curieuse et rare espèce n’était jusqu’ici connue que par la $
décrite par Régimbart, et trouvée seulement en deux individus au Kiliman¬
djaro dans la zone des cultures, c’est-à-dire entre 1.500 et 2.000 m. Récem¬
ment M. G. Ochs a donné la description du çf, récolté dans la Kenya
Colony, en Uganda et dans les rivières Chemosit etThika.
Le dimorphisme sexuel est très accentué. Chez les deux sexes la bordure
jaune est dilatée sur le quart postérieur des élytres, légèrement chez le çf,
plus fortement chez la 9 • Les protibias sont plus larges chez le ç? avec
l’angle apical externe visible, alors qu’il est complètement arrondi chez
la 9- Mais les différences les plus importantes portent sur le miroir élytral
et la forme de l’apex. Chez le c? ce miroir est semi-elliptique avec le
sommet brièvement bilobé et atteignant environ les trois quarts de la
longueur des élytres, le bord apical est subtransverse, à peine subsinué;
chez la 9 le miroir, atténué peu après la base, se rétrécit davantage vers les
cinq sixièmes environ de la longueur, puis se dilate légèrement pour
atteindre le sommet, vers les trois quarts postérieurs il prend une teinte
bleuâtre mélangée à la teinte bronzée, en même temps que la microréticu¬
lation s’efface; il présente au niveau de son rétrécissement un fort pli
transverse, précédé et suivi d’une double impression et la microréticulation
reparaît jusqu’au bord apical qui est profondément biéchancré et occupé
en dedans par le miroir jusqu’à la saillie anguleuse séparant les deux
échancrures.
Les deux sexes sont représentés dans notre matériel.
Kenya Colony. Wa-Kikuyu : rivière Tchania, 1.520 m., janvier 1912
(mission Alluaud et Jeannel, st. 29); Nairobi, 1.660 m., avril 1933 (mission
de l’Omo, st. 2).
Sous-groupe spéculum
1. Forme élargie. Réticulation élytrale à mailles subrégulièrement
polygonales chez le çf , transversales chez la 9 • c? Miroir élytral
fortement bilobé. Taille grande : 11-13 mm. (Congo belge :
Tanganyika-Moëro) 1 . rotundatus Ochs.
1'. Forme non élargie. Réticulation élytrale à mailles transversales
dans les deux sexes, çf . Miroir élytral non bilobé ou à peine.
Taille moyenne : 5,7-10 mm.
2. Miroir élytral trapézoïdal. Dessous entièrement ferrugineux.
9 seule connue. Long. 8 mm. (Zanzibar). zanzibaricus Rég.
1. L’O. rolundalus Ochs a également été inscrit dans ce tableau, parce qu’il s’approche
très près de l’Est-africain.
46
GUIGNOT
2'. Miroir élytral semi-elliptique ou subrectangulaire. Dessous en
grande partie noirâtre.
3. Vertex orné d’une étroite bande transverse bleue en avant,
violette en arrière ; pronotum teinté de bronzé et de bleuâtre.
Miroir élytral atteignant environ le quart de la longueur, Angle
épipleural droit et vit. Long. 8-9 mm. (Afrique orientale; sud de
l’Abyssinie). fusciventris Rég.
3'. Tête et pronotum concolores. Miroir élytral atteignant environ
les trois quarts de la longueur. Angle épipleural obtus-émousséL
Long. 8,6 mm. çf inconnu 1 2 . (Zanguebar, Tanganyika, Usam-
bara). subseriatus Rég.
Groupe Oscari.
De ce groupe Y O. coptogynus Rég. appartient seul à notre faune. Il pré¬
sente un miroir frontal étroit et un miroir élytral encore plus étroit, long,
subfusiforme, terminé par une extrémité effilée atteignant environ les quatre
cinquièmes de la longueur des élytres chez le çf et presque l’angle suturai
chez la $.
Très voisin de Y O. Oscari Apotz, qui arrive seulement au Congo belge et
dont certains exemplaires se rapprochent du coptogynus par la forme du
miroir élytral; ce dernier s’en distingue par la pubescence gris-argenté et
non pas en grande partie rousse, par le rebord suturai effacé en avant, le
miroir élytral bronzé, jamais roussâtre, le bord apical non sinué mais subrec¬
tiligne et enfin par le pénis qui, tout en ayant la même conformation, est
cependant plus mince et plus étroitement arrondi au sommet. On n’a ren¬
contré jusqu’ici Y O. coptogynus qu’au Kilimandjaro (zone inférieure) et à la
Kenya Colony dans la rivière Thika, vers 1.500 m.
Groupe bicostatus
Sous-groupe bicostatus
1. Miroirs élytraux à mailles subrégulièrement polygonales.
2. Miroir suturai non divisé chez le cf, non striolé chez la $ .
3. Labre non caréné. Pubescence jaune d’or. Pronotum à bandes
transverses violacées nulles ou peu apparentes, çf. Miroir suturai
réduit à un tout petit triangle juxtascutellaire très transversal.
Ç. Miroir suturai bien plus long que les miroirs discaux. Long.
1. Il existe encore d’autres différences entre les deux espèces, mais celle-ci sont les plus
importantes.
2. M. G. Ochs n’est pas absolument certain que le cf, mentionné par lui ((Enl. Blàll. 20,
1924. p. 239), f se partie de cette espèce.
COLEOPTERA, GYRINIDAE 47
7,4-9,8 mm. Espece très variable 1 . (Toute l’Afrique intertropi-
cale ). specularis Aubé.
— Dessous à peu près entièrement testacé. Ç. Miroir suturai
non élargi en arrière et atteignant les quatre cinquièmes
de la longueur. forma typica.
— Dessous plus ou moins noirâtre sur l’abdomen et les côtés
de la poitrine. ab. congoensis Rég.
— 9 • Miroir suturai élargi en arrière et atteignant presque le
bord apical. ab. 9 proteus Ochs.
— • Elytres présentant un mince liseré glabre, noirâtre, le
long de la suture et du bord apical. 9 Miroir suturai large
et suivi de chaque côté d’un petit espace noir, faiblement
pubescent qui se prolonge un peu le long du bord
apical. ssp. confluens Ochs.
3'. Labre subcaréné. Pubescence gris-argent. Pronotum orné de
deux bandes transverses violacées nettes. çf Miroir suturai bien
développé. 9 . Miroir suturai plus court ou à peine un peu plus
long que les miroirs discaux.
4. Miroir discal atteignant environ les deux tiers de la longueur des
élytres. Miroirs élytraux à reflets cuivrés. Milieu du mésoster¬
num, des mésocoxas et des métacoxas densément ponctué.
C? • Angle apical externe des protibias saillant ou au contraire
arrondi. 9- Miroir suturai aussi long ou légèrement plus long
que les miroirs discaux.
5. Angle apical externe des protibias droit et un peu saillant, sur¬
tout chez le çf. Dessous testacé-ferrugineux avec les côtés de la
poitrine noirâtres. 9- Miroir suturai aussi long que les miroirs
discaux. Long. 8-9 mm. [suturalis Rég., tibialis Rég.). (Tout
l’est de l’Afrique de l’Abyssinie au Cap, Congo belge, Cameroun,
T°g°)- bicostatus Boh.
— Miroirs élytraux très raccourcis. . . . ssp. togoensis Ochs.
5'. Angle apical externe des protibias arrondi. Dessous testacé-
ferrugineux concolore. 9 • Miroir suturai légèrement plus long
quelesmiroirs discaux. Long. 7,5-8,5 mm. [schistaceus Rég. nec
Gerst.). (Abyssinie, Est-africain, Congo belge). . . . pallidiventris Ochs.
— Couleurs du pronotum très vives. Teinte violacée des élytres
plus prononcée, taille plus grande : 9-10 mm. (Abyssinie).
. ssp. Bottegoi Rég.
4'. Miroir discal atteignant environ les quatre cinquièmes de la
L Comme je l’ai signalé plus haut, chez l’Q. specularis la bordure jaune du pronotum
déborde quelquefois en dedans la gouttière marginale. J’ai cependant placé cette espèce
dans le sous-groupe bicostatus, parce que la partie débordante est étroite, irrégulière, peu
nette, inconstante, et qu’en outre il était impossible d’éloigner ladite espèce de ses voi¬
sines avec qui elle a de grandes affinités.
48
GUIGNOT
longueur des élytres. Miroirs élytraux à reflets vert-noiratre.
Milieu du mésosternum, des mésocoxas et des métacoxas épar-
sément ponctué, çf. Angle apical externe des protibias obtus.
Q . Miroir suturai très légèrement plus court que les miroirs dis¬
caux. Long. 8,5-9,5 mm. (Sud de l’Abyssinie). Neumanni Ochs.
2'. Miroir suturai divisé chez le çf, striolé chez la $ . Long. 7-8 mm.
(Mont Kilimandjaro). rugulifer Rég.
1 '. Miroirs élytraux à mailles transverses ou irrégulièrement poly¬
gonales .
6 . Pattes antérieures d’un testacé ferrugineux subconcolore. Miroirs
discaux rétrécis à la base, isolés ou très étroitement réunis au
miroir suturai, imponctués. Angle épipleural droit, çf. Face infé¬
rieure des protibias sans plaque pubescente.
7. Pronotum violet, miroirs élytraux bleu-ardoisé. Bord apical des
élytres sinué, subconcolore. çf. Miroir suturai large (occupant le
tiers de la largeur de l’élytre) et atteignant environ la moitié de la
longueur. Q. Miroir suturai à sommet arrondi, atteignant les
deux tiers de la longueur. Long. 8,5-10 mm. (Mont Kiliman¬
djaro). laticostis Rég.
7'. Pronotum bleu ardoisé comme les miroirs élytraux. Bord apical
des élytres subrectiligne et très étroitement testacé. cf. Miroir
suturai relativement étroit (occupant le quart de la largeur de
l’élytre) et atteignant environ le quart de la longueur. $. Miroir
suturai à sommet bifide, atteignant un peu moins de la moitié
de la longueur. Long. 8-9 mm. (Congo belge : Parc national
Albert) . albertianus Ochs.
6 '. Pattes antérieures en majeure partie noirâtres. Miroirs discaux
non rétrécis à la base et largement réunis au miroir suturai, fine¬
ment et éparsément ponctués. Angle épipleural aigu. çf. Face
inférieure des protibias aplanie et munie d’une plaque de pubes¬
cence longue et épaisse ; miroir suturai atteignant le cinquième
de la suture, atténué et obtusement arrondi en arrière ; miroir
discal court, dépassant peu le milieu de la longueur. Ç. Miroir
suturai atténué jusqu’au sommet et égal au miroir discal qui
dépasse un peu le milieu. Long, très variable : 7,2-10 mm.
(Angola; Congo belge; Tanganyika Territory). Kelleni Rég.
Orectogyrus pallidiventris Ochs
Ochs, Rev. 2ool. Bot. Afr., 25,1934, p. 372.
Espèce très répandue et très voisine de bicostatus Boh., avec qui elle
coexiste dans une grande partie de son aire. Citée sous le nom de schistaceus
Gerst. par Régimbart, elle a été l’objet d’une perpétuelle confusion depuis
lors, confusion aggravée par le fait que Régimbart a ensuite redécrit sous le
COI.EOPTERA, GYRINIDAE
49
nom de distinctus le véritable schistaceus de Geiistacker. Aussi lorsqu’il
s’est aperçu de cette méprise, M. G. Ochs a-t-il avec raison attribué la nou¬
velle appellation de pallidiventris au schistaceus Régimbart, dont le nom
faisait double emploi. Les deux espèces sont en effet bien différentes et
n’appartiennent pas au même sous-groupe. Le pallidiventris Ochs présente
sur les miroirs élytraux une microcréticulation simple, à mailles régulière¬
ment polygonales, tandis que chez le schistaceus Gerst. les mailles sont net¬
tement transversales et marquées de fins points sur leurs intersections.
Voici la synonymie de l’espèce :
pallidiventris Ochs, Rev. Zool. Bot. Afr., 25, 1934, p. 372.
schistaceus Rég. nec Gerst., Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p. 268.
schistaceus Rég., Mém. Soc. ent. Belg., 1895, p. 234.
schistaceus Rég., Ann. Soc. ent. Fr., 1907, p. 240.
schistaceus Rég., Sjostedt, Wiss. Erg. Sw. Exp. Kil., 1908, p. 9.
schistaceus Zimm., Ent. Bliitt., 16, 1920, p. 233.
schistaceus Ochs, Ann. Mus. Civ. Genova, 52, 1926, p. 171.
schistaceus Ochs, Rev. Zool. Bot. Afr., 16, 1928, p. 307.
L’espèce paraît habiter seulement les plaines et les petites montagnes et,
quoique répandue, ne pas être très commune.
Kenya Colony. Voï, 600 m., mars 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 60). —
Kikuyu escarpment : Maji ya Moto, 1.900 m., novembre 1932 (mission de
l’Omo, st. 3).
Tous les individus récoltés appartiennent à la forme typique.
Sous-groupe cuprifer
1. Labre semi-elliptique, ç}. Miroir suturai entier, tout au plus
brièvement bilobé au sommet. Ç. Miroir suturai non striolé.
2. (f . Miroir suturai à côtés sinués. Protibias fortement excavés
avant l’angle apical externe. $. Miroir suturai nettement élargi
au sommet. Miroir discal subparallèle dans sa deuxième moitié.
Long. 7, 7-8 mm. Espèce très variable. (Tanganyika Territory).
. posticalis Ochs.
2'. c?. Miroir suturai à côtés rectilignes. Protibias faiblement excavés
avant l’angle apical externe. 9 • Miroir suturai non ou faiblement
élargi au sommet. Miroir discal atténué dans sa deuxième moitié.
Long. 7-7,2 mm. Espèce très variable. (Afrique occidentale, cen¬
trale et orientale). cuprifer Rég.
— Cf. Miroir discal atteignant à peine les deux tiers de la
longueur. Bord externe dos protibias faiblement excavé
avant l’angle apical. O. Miroir discal atteignant les trois
quarts de la longueur. Miroir suturai faiblement élargi en
arrière. forma typica.
— Forme plus étroite et plus allongée, çf. Miroir discal plus
MJSSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 4
50
GUIGNOT
large, plus droit et plus long, atteignant les trois quarts de
la longueur. Région suturale surélevée après le miroir.
Bord externe des protibias subrectiligne avant l’angle
apical. 9 ■ Miroir discal plus droit et plus rapproché du
suturai. Miroir suturai parallèle et non élargi en arrière. .
. ssp. elongatus Rég.
1 '. Labre subsemi-circulaire, sauf feminalis. çf. Miroir suturai lon¬
guement bifide en arrière. 9 • Miroir suturai striolé.
3. Partie débordante de la bordure jaune du pronotum limitée par
une ligne à peu près droite ou sinuée. Miroir suturai convexe.
Labre subsemi-circulaire. çf. Miroir suturai à côtés incurvés;
miroir discal progressivement atténué depuis le milieu. 9 - Miroir
suturai non taché de roux, brièvement bilobé en arrière et
n’atteignant pas le bord apical; miroir discal à sommet dilaté et
subtuberculé. Long. 7-8 mm. (Afrique orientale; Congo belge).
. Leroyi Rég.
— Angle apical externe des protibias arrondi, nul ; miroirs
élytraux subégaux, atteignant les cinq sixièmes de la lon¬
gueur chez le (f, les sept huitièmes chez la 9- (Afrique
orientale). forma typica
— Miroir suturai plus nettement lancéolé; les deux miroirs
atteignant presque la troncature chez la 9.
. ssp. nairobiensis Rég.
— Miroirs élytraux moins longs. Miroir discal indistincte¬
ment tuberculé chez la 9. SS P- tavetensis Rég.
— Angle apical externe des protibias saillant; miroirs élytraux
comme chez tavetensis. (Congo belge), ssp. Wittei Ochs.
— Angle apical externe des protibias arrondi, çf. Miroir suturai
très étroit, parallèle et profondément bifide. (Tanganyika
Territory). ssp . angusticostis Ochs.
3'. Partie débordante de la bordure jaune du pronotum limitée par
une ligne convexe. Miroir suturai tectiforme. Labre subscmi-
elliptique. çf. Miroir suturai à côtés rectilignes; miroir discal
assez longuement atténué au quart postérieur en une étroite
bande très légèrement concave en dehors. 9- Miroir suturai
taché de roux, non bilobé en arrière et atteignant presque le bord
apical; miroir discal terminé par un crochet externe. Long. 6,7-
7,5 mm. (Mont Kilimandjaro). feminalis Rég.
Orectogyrus cuprifer Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 462.
Espèce assez variable, ayant de grandes affinités avec plusieurs autres.
Elle se reconnaît, outre la bordure jaune débordante du pronotum, à la
COLEOPTERA, GYRINIDAE
51
pubescence gris-argent sur fond bleu-cendré, aux miroirs étroits, rectilignes,
d'un cuivreux-pourpré, assez longs chez la Ç, au pénis long, étroit, arqué,
sillonné à la base sur la face dorsale, fortement atténué, comprimé à l’apex
qui, vu de dessus, se termine en pointe aiguë, mais est au contraire arrondi
vu de profil.
On trouve assez souvent des individus intermédiaires à la forme typique
et à la ssp. elongatus. Ainsi ceux du lot qui sont des $, tout en appartenant
à la première, ont le miroir suturai nullement dilaté en arrière. Il n’en a été
capturé qu’un très petit nombre ; l’espèce est en effet beaucoup plus commune
dans la partie occidentale de son aire que dans la partie orientale.
Kenya Coeony. Voï, 600 m.. mars 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 60).
Orectogyrus Leroyi Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p. 266.
Ssp. nairobiensis Rég. Ann. Soc. ent. Fr., 1907, p. 243.
Ssp. tavetensis Rég. Ann. Soc. ent. Fr., 1907, p. 243.
Ssp. Wittei Ochs, Rev. Zool. Bot. Afr., 16, 1928, p. 318.
Ssp. angusticostis Ochs, Rev. Zool. Bot. Afr., 25, 1934, p. 362.
A l’inverse du précédent, YO Leroyi Rég. est bien caractérisé et ne peut
guère être confondu avec aucun autre, excepté peut-être, au premier coup
d’œil, avec le feminalis Rég., dont un examen tant soit peu attentif permettra
ensuite facilement de le distinguer. Il est assez remarquable par ses miroirs
élytraux souvent d’un vert étincelant, parfois bronzés, mais cette dernière
teinte n’affecte alors le plus souvent que le miroir suturai. C’est une espèce
plus polymorphe en apparence qu’en réalité, car les diverses variations
décrites ne sont pas très importantes et les deux qui sont citées ici ne sont
guère reconnaissables que chez les $.
Forma typica — Kenya Colony. Forêt de Nairobi, 1.700 m., novembre-
décembre 1911 (Alluaud et Jeannel, st. 11). —Molo, 2.420 m., décembre 1911
(Alluaud et Jeannel, st. 19). — Rivière Tcbania, 1.520 m., janvier 1912
(Alluaud et Jeanne], st. 29). — Mont Kenya, versant ouest, riv. Naremuru,
prairies découvertes de la zone inférieure, 1.900 à 2.200m. Janvier-février 1912
[Alluaud et Jeannel, st. 36). — Voï, 600 m., mars 1912 (Alluaud et Jeannel,
st. 60). — Taveta, 750 m., mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 75).
Ïanganyika Territory. Mont Kilimandjaro, versant sud-est, à New-
Moshi, 800 m., avril 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 72).
Ssp. nairobiensis Rég. — Kenya Colony. Molo, 2.420 m., décembre 1911
(Alluaud et Jeannel, st. 19). — Rivière Tchania, 1.520 m., janvier 1912
(Alluaud et Jeannel, st. 29). —Mont Kenya, versant ouest, rivière Naremuru,
1.900 à 2.200 m., janvier-février 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 36). — Tavéta,
750 m., mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 75).
Ssp. tavetensis Rég. — Kenya Colony. Deux exemplaires de Taveta (comme
ci-dessus) se rapprochent de cette forme sans s’y rapporter complètement.
52
GU1GN0T
Orectogyrus feminalis Régimbart
Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., 1907, p. 244.
Espèce ayant de grandes affinités avec O. Leroyi Rég., cependant facile à
distinguer par les caractères mentionnés dans le tableau ci-dessus. Le pénis
est du reste bien différent. Chez Leroyi il est rectiligne, progressivement
atténué jusqu’au sommet, à moitié basale marquée du côté dorsal d’une
longue rainure, à moitié apicale triangulaire en coupe; chez feminalis il est
légèrement arqué vers le haut, brusquement atténué après la base marquée
d’une rainure plus courte, à moitié apicale faiblement triangulaire en coupe
et superficiellement carénée en dessus.
Signalée seulement jusqu’ici du mont Kilimandjaro, l’espèce a été récoltée
dans le Wa-Kikuyu par la Mission Alluaud et Jeannel en deux exemplaires
tout à fait typiques 1 .
Kenya Colony'. Rivière Tchania, 1.520 m., janvier 1922 (Alluaud et
Jeannel, st. 29)
Sous-groupe schistaceus
1. cf- Miroir suturai dépassant légèrement le quart de la longueur
des élytres. Q. Miroir suturai atteignant les quatre cinquièmes
de la longueur des élytres et aussi long ou un peu plus long que
les miroirs discaux.
2. Pointillé des miroirs élytraux fort et dense, cf- Miroir discal à
plus grande largeur située peu après la base. Ç . Miroir suturai
légèrement plus long que les discaux ; espace pubescent inter-
spéculaire plus étroit que le miroir discal sur toute sa longueur.
Long. 7,5-8 mm. (Afrique orientale) [distinctus Rég.).
. schistaceus Gerst.
2'. Pointillé des miroirs élytraux fin et très espacé, cf • Miroir discal
à plus grande largeur située peu avant le milieu. 9 • Miroir
suturai aussi long que les discaux; espace pubescent interspécu-
laire aussi large que le miroir discal sur son dernier quart.
Long. 9 mm. (Tanganyika Territory). orientalis Rég.
1'. çf. Miroir suturai n’atteignant pas le quart de la longueur des
élytres. 9 . Miroir suturai atteignant environ les trois quarts de
la longueur des élytres et un peu plus court que les miroirs
discaux.
3. Rord interne de la pubescence pronotale trisinué. cf. Miroir
suturai des élytres bilobé en arrière; pénis comprimé latérale¬
ment. 9 • Miroir discal atténué seulement dans son dernier quart.
Long. 10-11 mm. (Tanganyika-Moëro : Kasiki). kasikiensis Ochs.
1, L’un de ces exemplaires appartient au Musée de Berlin (cf. Ochs, Rev. Zool. Bot. Afr.,
25, 1934, p. 363) et l’autre fait partie du lot étudié ici.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
53
3'. Bord interne de la pubescence pronotale subrectiligne, subsinué
en avant seulement, o*. Miroir suturai des élytres à bord posté¬
rieur découpé; pénis déprimé. Ç. Miroir discal atténué dans sa
deuxième moitié. Long. 8 ,2-9,8 mm. (Uganda). Hancocki Ochs.
Orectogyrus schistaceus Gerstâcker
Gerstacker, Arch. Naturg. 33, 1867, p. 25.
Cette espèce, comme je l’ai indiqué à propos d’O. pallidiventris Ochs, a
toujours été méconnue par Régimbart, tout au moins sous son véritable nom.
Elle est cependant bien reconnaissable au fort pointillé qui siège sur les
intersections des mailles élytrales. Un pointillé aussi marqué ne se voit,
chez les espèces communes de la région, que chez les O. katangensis Ochs
et conjungens Rég. qui n’arrivent pas très loin de l’Afrique orientale. Mais
le premier se distingue par les miroirs des élytres plus longs et le second
se reconnaît à la marge jaune du pronotum qui déborde légèrement mais
nettement la gouttière en dedans et surtout aux miroirs élytraux largement
réunis entre eux à la base.
Voici la synonymie de l’espèce.
schistaceus Gerst., Arch. Naturg., 33, 1862, p. 25.
schistaceus Rég., 1883, Ann. Soc. ent. Fr., 3, 1883, p.457.
distinctus Rég., Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p.267.
dislinctus Rég., Ann. Soc. ent. Belg., 1895, p. 234.
distinctus Rég., Ann. Soc. ent. Fr., 1907, p. 242.
distinctus Rég., Sjôstedt Wiss. Erg. Schw. D. v. Afr. Exp. 1908, 7, 1, p. 8.
suturalis Zimm., Ent. Mitt., 6,1917, p. 170.
distinctus Peschet, Voy. G. Babault, 1921, p. 22.
distinctus Ochs, Ent. Blâtt., 20, 1924, p. 240.
distinctus Ochs, Rev. Zool. Bot. Afr., 16, 1928, p. 311.
distinctus Ochs, Proccd. U. S. Nat. Mus., 75, 1929,p. 5.
Kenya Colony. Wa-Kikuyu: Ruronga, 1.550 m., janvierl912 (Alluaud et
Jcannel, st. 31). — Tavéta, 750 m., mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 65). —
Nairobi, 1.660 m., novembre 1932 (mission de l’Omo, st. 2).
Tanganyika Tehritory. Mont Kilimandjaro, versant sud-est : New-Mo-
shi, 800 m. avril 1912 Alluaud et Jeannel, st. 72).
La région de l’Est-Africain, telle que je l’ai envisagée au début de ce tra¬
vail, est véritablement intéressante au point de vue faunistique, car elle
constitue une région naturelle, où les éléments endémiques sont relative¬
ment nombreux. Elle est limitée vers le nord par les contreforts du grand
54
GUIGNOT
massif abyssin et le Soudan anglo-égyptien, à l’est par l'Océan Indien, à
l’ouest par le lac Albert-Edouard, le mont Ruwenzori et la succession des
lacs Albert, Kivu, Tanganyika et Nyassa, au sud par le fleuve Rovouma;
mais la faune aquatique du nord du Mozambique étant encore imparfaitement
connue, il se pourrait fort bien qu’ultérieurement cette limite inférieure dût
être reculée jusqu’au Zambèze.
A côté des endémiques on y trouve des éléments du centre ou même de
l’ouest de l’Afrique comme Aulonogyrus algoensis Rég., A. caffer Aubé,
Dineutus micans-serra Rég., Orectogyrus specu/aris Aubé, O. Kelleni
Rég., quelques éléments de l’Afrique australe comme Aulonogyrus amoenu-
lus Roh. et de l’Abyssinie comme peut-être Aulonogyrus flavipes Roh.,et
certainement Orectogyrus fusciventris Rég. Mais tous ces éléments du
dehors y sont généralement peu communs, se trouvant à la limite de leur
aire de distribution.
Par contre certaines espèces de territoires contigus, comme les pentes
occidentales du Ruwenzori ou le Tanganyika-Moëro, seront probablement
capturées un jour ou l’autre en Afrique orientale, aussi les ai-je incorporées
à mes tableaux. Ce sont : Aulonogyrus Bedeli Rég., manoviensis Ochs, et
kasikiensis Ochs, Orectogyrus Schubotzi Ahlw., ruwenzoricus Alilw., rotun-
datus Ochs, albertianus Ochs et kasikiensis Ochs.
En se bornant strictement aux limites que j’ai adoptées, l’Est-africain pos¬
sède un effectif de Gyrinides d’importance moyenne relativement aux autres
grandes régions de l’Afrique, puisqu’il se borne à huit Aulonogyrus , cinq
Dineutus et vingt-trois Orectogyrus, soit au total trente-six espèces.
Au point de vue des faciès botaniques, l’Afrique orientale présente trois
zones principales bien distinctes : la zone des savanes et des steppes, la zone de
la forêt équatoriale qui, sur les hautes montagnes, est représentée à partir de
2.700 mètres environ par la forêt de bambous et la forêt froide à Podocarpus
et à Juniper us, enfin la zone alpine des prairies, commençant suivant les
points entre 2.800 et 3.800 mètres.
Quoique les Gyrinides ne soient pas tous absolument localisés, leur grande
majorité affectionne cependant très nettement des habitats bien constants.
Dans la zone des savanes et des steppes on rencontre comme éléments
communs avec les territoires voisins :
Aulonogyrus caffer
— flavipes.
— algoensis
— amoenulus
Dineutus grossus
ssp. A ubei
D. subspinosus
Orectogyrus fusciven tris
— biscostatus
— pallidiventris
—• Kelleni
— cuprifer
— schistaceus
COLEOPTERA, GYRINIDAE
.55
et comme éléments endémiques
Aulonogyrus manoviensis
— Denti
— Graueri
Dineutus Staudingeri
Orectogyrus erosus
Orectogyrus hawashensis
— zanzibaricus
■—■ subseriatus
— posticalis
— orient a lis
Dans la zone des forêts les éléments sont plus stricts dans leur habitat.
Il s’y trouve seulement deux espèces étrangères :
Aulonogyrus hypoxanthus
Orectogyrus specularis
et un bien plus grand nombre d’endémiques :
Aulonogyrus flaviventris
— conspicuus
Dineutus micans-serra
Orectogyrus rugulifer
Orectogyrus laticosti
— Leroyi
— fe mina lis
— kasikiensis.
Enfin comme éléments purement alpins on ne peut citer pour le moment
que deux espèces; mais il est fort possible que d’autres aient échappé aux
recherches des chasseurs. Ces deux espèces sont :
Aulonogyrus epipleuricus
Orectogyrus Ochsi.
Le genre Dineutus est très vraisemblablement d’origine indo-malaise et,
comme il a pris naissance avant le morcellement du continent de Gondwana,
il est parvenu en Afrique directement de l’Est. La seule espèce strictement
est-africaine, D. Staudingeri Ochs, s’est formée par dédoublement du
D. grossus-Aubéi Ochs.
Les Aulonogyrus et les Orectogyrus sont au contraire des genres d’origine
africaine.
J’avais émis l’hypothèse 1 2 que la différenciation des genres de la sous-
famille des Orectochilinae avait été postérieure à la dislocation du continent
de Gondwana et particulièrement à l’isolement de l’Afrique qui s’est produit
vers l’époque jurassique ou crétacique. Il n’en est rien ; la description récente
par M. Ochs d’un Orectochilus du Congo belge a péremptoirement démon¬
tré que la séparation de ce genre et des Orectogyrus a eu lieu antérieure¬
ment à cet isolement, c’est-à-dire vraisemblablement au Triasique ou même
au Permien.
1. Ordinairement subalpin, VA. flaviventris s’élève parfois jusqu’à l’étage alpin, mais il ne
présente pas les caractères archaïques des véritables éléments alpins.
2. F. Guigxot, Hvdrocanthares de France, 1931, 33, p. 919.
56
GUIGNOT
Les Aulonogyrus , qui ont un représentant dans les Indes et deux autres
en Océanie, remontent également, pour cette raison, à la même époque.
En ce temps là le nord de l’Afrique était en grande partie recouvert par les
eaux delà mer, les contrées méridionales se trouvaient sous la calotte glaciaire,
le pôle sud étant alors situé vers la Rhodésie 1 ; le centre, dans la région
correspondant au Congo belge, était occupé par un vaste bassin lacustre,
maintes fois remanié jusqu’à nos jours.
Les Aulonogyrus et les Orectogyrus ont dû apparaitre sur un des points du
socle primitif entourant la cuvette congolaise, soit au nord et à l’ouest dans la
grande forêt équatoriale 2 , soit à l’est dans les montagnes granitiques du mas¬
sif abyssin et du massif du Ngourou. Étant donné la répartition actuelle des
espèces, il y a tout lieu de supposer que le centre d’origine des Aulonogyrus
a dû se trouver dans la partie orientale de cette forêt, vers la région des
grands lacs et celui des Orectogyrus dans sa partie occidentale, vers le Ca¬
meroun.
Ultérieurement dans les contrées de l’Est, sous l’influence des forces
tectoniques, de profonds effrondrements se produisirent sur des milliers de
kilomètres depuis les bouches du Zambèze jusqu’à la mer Rouge et même
au delà. Il en est résulté la formation de la fosse profonde du Rift Walley
et celle de la série des grands lacs. En même temps, sur les lèvres de ces
immenses failles, surgissaient d’énormes volcans, la plupart maintenant
éteints, qui ont constitué la majeure partie des montagnes actuelles de l’Est-
africain : le Kivu, le Kilimandjaro, le Meru, le Kenya, l’Elgon, etc...
Aussi peut-on s’imaginer que les espèces qui s’étaient établies dans la
cuvette congolaise ou dans les plaines orientales, régions l’une et l’autre
très remaniées, ont subi une évolution plus poussée que celles demeurées
dans la forêt ou celles qui se sont réfugiées sur les volcans les premiers
éteints, dans le calme des hauteurs. On trouve en effet les Gyrinides les
plus archaïques soit dans la zone alpine des hautes montagnes : Y Aulono¬
gyrus epipleuricus sur le mont Kilimandjaro et le mont Meru, Y Orectogyrus
Ochsi sur le mont Marakwet, les Orectogyrus ruwenzoricus et Schubotzi
sur le Ruwenzori, soit dans la grande forêt équatoriale : Y Orectogyrus
jucundus au Cameroun, YO. manensis à la Côte d’ivoire, YO. paradoxus
au Katanga, etc.
1. Cette théorie est la plus généralement adoptée par les géologues modernes. En ce qui
concerne les Gyrinidae elle cadre bien avec la morphologie des espèces et leur distribution,
mais il faut avouer que les Haliptidae et les Dyliscidae présentent en Afrique australe des
formes plus primitives que dans le reste du continent. Il faudrait alors supposer que le
peuplement des terres libérées par les glaces s’est effectué très rapidement et que les espè¬
ces qui s’y sont réfugiées ont conservé leurs caractères archaïques alors que celles des autres
territoires ont continué leur évolution.
2. Certes la forêt équatoriale actuelle n’est plus composée exclusivement comme alors
d’acotylédones et de monocotylédones, il s’y est joint de nombreuses dicotylédones, mais il
n’en est pas moins vrai que les fougères, les palmiers et autres monocotylédones, restes
d’un monde ancien, lui donnent une physionomie archaïque bien marquée et qu’il s’y est
conservé les descendants de la faune ancestrale.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
57
Les deux espèces alpines strictement est-africaines, en se bornant à elles
seules, O. Ochsi et A. epipleuricus, présentent un extrême intérêt, car
l’analyse des caractères primitifs qu’elles ont conservés permet, par compa¬
raison avec ceux des espèces plus perfectionnées, d’éclaircir le mécanisme
de la phylogénèse des Gyrinides.
Chez Aulonogyrus epipleuricus on surprend sur le fait la formation de
l’épipleure qui, suivant l’explication de M. R. Jeannel 1 , est simplement
constitué par le repliement en dessous de la portion marginale de l’élytre
membraneux primitif. Mais l’évolution de ce caractère s’est arrêtée à
mi-chemin, la chitinisation de l’élytre ayant fait obstacle à l’achèvement du
processus. Effectivement on peut voir, en comparant les deux bords de
l’épipleure, que le bord inférieur nettement rebordé marque bien la termi¬
naison de l’organe, tandis que le bord supérieur, séparant l’épipleure de
l’élytre, n’est qu’un simple pli, sur lequel la microréticulation élytrale se
continue directement en subissant uniquement une légère inflexion des
mailles.
Le même phénomène se retrouve, quoique plus atténué, sur l’épipleure
de VOrectogyrus Ochsi, ici bien séparé de l’élytre par un véritable rebord.
L’étroitesse de la gouttière marginale jaune des élytres chez les deux
espèces est probablement aussi une conséquence de la position inachevée
des épipleures, car cette gouttière et la bordure jaune s’élargissent seule¬
ment, semble-t-il, postérieurement au retournement du bord élytral.
Du côté interne de l’élytre l’évolution a été plus rapide et les sillons micro¬
réticulés y sont déjà presque effacés, alors que ceux du côté externe sont
encore visibles, quoique peu prononcés et manifestement en voie de régres¬
sion. J’ai du reste antérieurement démontré que chez les Gyrinides le pro¬
cessus évolutif allait toujours de la région suturale à la région latérale 2 .
Chez VOrectogyrus Ochsi persistent encore, comme signes archaïques, la
forme large de l’avant-corps, la grandeur des miroirs du pronotum et des
élytres (et par suite le développement restreint de la pubescence latérale),
la grosseur des mailles de leur réticulation, la forte sculpture de la face
inférieure. M. Ochs et moi sommes absolument d’accord pour considérer
chez les Gyrinides l’apparition de la pubescence, puis son extension, comme
un caractère de perfectionnement. Étant hautement hygrophile, elle conserve
longtemps son humidité et facilite ainsi grandement l’immersion rapide de
l’insecte au moment d’un danger 3 . Par suite les Gyrinides les plus primi¬
tifs à ce point de vue seront ceux qui sont glabres, les plus récents ceux
dont la pubescence couvre tout le dessus.
Là aussi on en trouve de nombreux exemples. L 'Orectogyrus cyanicollis
1. R. Jeannel, Arch. Zool. exp. 64, 1025, p. 28.
2. F. Glignot, Hydrocanthares de France, p. 916.
3. J’avais plutôt penché vers l’opinion inverse (Hydrocanthares de France, p. 919), mais
après mûre réflexion et à la suite de plusieurs expériences, j’ai pu me convaincre que
mon opinion première était erronée.
58
GUIGNOT
Aubé de Madagascar possède un miroir élytral très étendu; ce miroir dans
les groupes jucundus et Schônherri commence à être réduit par le développe¬
ment de la pubescence qui arrive presque à le supprimer chez O. vestitus
Rég. Dans d’autres groupes le processus évolutif apparaît un peu différent;
au lieu de restreindre concentriquement le miroir de l’élytre, la pubescence
tend à l’échancrer comme chez O. hastatus Rég. ou dimidiatus Cast., et
même à le diviser complètement en trois miroirs comme dans la majeure
partie des espèces du groupe bicostatus, ou même en quatre miroirs comme
chez O. conformis Rég. Ici, comme toujours, l’évolution est plus avancée
chez le çf, dont le miroir suturai, dans certains cas, disparaît presque
entièrement.
Néanmoins, tout en conservant nombre de caractères ancestraux, 1 O.
Ochsi s’est mis à acquérir un caractère important, c’est la contiguité des
mésocoxas. Cette disposition paraît avoir pour effet de rendre ces organes
encore plus fixes, ce qui donne plus de force et plus d efficacité au mouve¬
ment natatoire, condition très utile pour des insectes carnassiers qui se
meuvent dans les eaux courantes.
Il aurait été très profitable enfin de pouvoir examiner l’aedeagus de cette
espèce, malheureusement il n’en a été capturé que des femelles.
Comme on le voit, les deux formes alpines de l’Afrique orientale fournis¬
sent quelques utiles indications sur la phylogénèse des Gyrins. Mais sur
ce sujet il est encore des points intéressants que l’on peut étudier avec le
secours d’autres espèces.
Chez les Dineutus faut-il considérer comme caractère ancestral ou comme
caractère récent la présence de denticules ou d’épines sur le bord postérieur
des élytres? Il semble que les formes habitant les eaux les plus rapides,
comme le Dineutus [Porrorrhynchus) mavginatus Cast. de 1 Indo-Chine,
aient acquis très précocement cette disposition, qui constitue une adaptation
importante pour la progression dans le milieu liquide, et 1 ont conservée.
Chez d’autres formes une évolution divergente s est produite; les unes
paraissent acquérir ce caractère, d’autres paraissent le perdre. Ainsi chez
le çf de Dineutus australis F. l’angle épipleural (seulement vif chez la Q
devient épineux, mais chez le cf de Dineutus heterandrus Ochs il est devenu
obtus (alors qu’il est resté épineux chez la $).
Même question pour le rebord suturai de l’élytre. On sait que le bord
suturai contient le sinus suturai, vaisseau de retour de la circulation ély-
traleh Comme dans le vol l’élytre n’a qu’un rôle accessoire et comme
d’autre part chez les insectes nageurs il tend à se produire un effacement de
toutes les saillies de la surface, il est assez raisonnable de conclure que le
rebord suturai, comme le sinus qu’il contient, doit évoluer vers la réduction
puis la disparition. D’ailleurs chez les Dytiscidae et les Haliplidae ce rebord
existe seulement chez quelques genres très primitifs.
1* F. Guignot, Hydrocanthares de France, p. 28 et p. 820.
COLEOPTERA, GYRINIDAE
59
Quant aux couleurs éclatantes : l’or, le cuivre, le pourpre, le vert étince¬
lant qui ornent le tégument de nombreux Aulonogyrus, il est délicat de se
prononcer. Il convient cependant, à mon avis, de les considérer comme la
persistance d’un caractère ancestral, car chez certaines espèces les bandes
les plus colorées disparaissent vers la région suturale conjointement avec
l’atténuation de la sculpture*.
Au point de vue biologique les Gyrinides de l’Afrique en général, et de
3’Est-africain en particulier, ne paraissent pas différer sensiblement de ceux
•des autres contrées ; il faut cependant signaler chez eux, surtout chez les
Orectogyrus, la fréquence des Laboulbéniacées qui siègent comme toujours
•de préférence sur la marge élytrale.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
Régimbart (M.). — Essai monographique de la famille des Gyrinidae.
[Ann. Soc. ent. Fr., 1882, 1883, 1886, 1891, 1907.)
Régimbart (M.j. — Voyage de M. Ch. Alluaud dans l’Afrique orientale.
Gyrinidae. [Ann. Soc. ent. Fr., 1906, pp. 252-259).
Régimbart (M.). — Mèm. Soc. ent. Belg., 4, 1895, pp. 226-236).
Zimmermann (A.). — Der derzeitige Bestand der Gyriniden Sammlung. etc.
[Ent. Mitteil.. 6, 1917 (1919), p. 169-170.)
Zimmermann (A.). — Ent. Blàtt., 16, 1920, p. 232-233.
Ahlwarth (K.). — Wiss. Erg. Deutsch. Zentr. Afr. Exp. 1907-1908.
V, Gyrinidae, 1921, pp. 445-447.
Ochs (G.). — Ent. Blàtt., 20, 1924, pp. 233-244.
Ochs (G.). — Uber afrikanische Gyriniden. [Ent. Blàtt., 21, 1925, pp. 172-
186.1
Ochs (G.). — Kenntnis der Gyriniden von Eritrea und Abyssinien. [Ann.
Mus. cio. Stor. Nat. Genova, 52, 1926, pp. 156-173.)
Ochs (G.). — Uber die Gyriniden von Belgiscli Congo. ( Reo. Zool. Bot.
Afr., 16, 1928, pp. 275-323; 18, 1930, pp. 364-368; 25, 1934,
pp. 219-239 et 358-378; 29, 1937, pp. 350-352).
Ochs (G.). — Uber einige neue und bemerkenswerte Gyriniden. [Ann.
Mus. Zool. Ac. Sc. U. R. S. S., 1930, pp. 65-70.)
Ochs (G.). — Die von Dr. Fritz Haas auf der Schomburgk-Afrika-Expedi-
tion 1931-32 gesammelten Gyriniden. [Senckenb., 15, 1933, pp. 31-
53.)
Ochs (G.). —- Uber neue und intéressante Gyriniden aus Afrika. [Fests-
chrift Pr. Dr. Emkrick Strand 1937, pp. 275-287).
Peschet (R). — Voyage de G. Babault en Afrique orientale anglaise,
1921, pp. 20-22.
1. Dans mon ouvrage les Hvdrocanthares de France, 1931-33, p. 917, j’avais émis l’hypo¬
thèse inverse, qu’il est préférable, je crois, d’abandonner.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome Y. — Fascicule 44
Publié le i" r juin 1939.
COLEOPTERA
Xlï. STAPHYLINIDAE STAPHYLININAE
PAR
M. Bernhauer et W. Chapman
Le D r Jeannel m’ayant chargé de déterminer les Staphylins récoltés
par les membres de la mission de l’Omo, je me suis assuré la collaboration
du D r Max Bernhauer, le spécialiste bien connu, dont les travaux font
autorité et qui a réuni la plus importante collection dans cette famille.
Il eut certainement été intéressant de pouvoir consulter la collection
Fauvel et les nombreux types qu’elle contient ; mais nous savons tous que
c’est là chose impossible.
Avec les espèces de la mission de l’Omo, j’ai fait figurer une partie de
celles recueillies au cours du voyage de MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel en
Afrique Orientale (1911-1912).
W. Chapman.
Trib. Xantholinini
Gen. LEPTACINÜS Erichson
Leptacinus elgonensis Bernhauer, n. sp,
Kenya Colony. Mont Elgon : Suam fishing hut, ait. 2.400 m., st. 34
(23-28-III-33).
Leptacinus hypsibatus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon : Suam fishing hut, ait. 2.400 m., st. 34
(23-28-III-33).
02
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Leptacinus macropterus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon : vallée de la Koptawelil, ait. 2.300 m.,
st. 17 (20-XII*33).
Gen. NUDOBIDS Thomson
Nudobius (Pedolinus) nigrocyaneus Chapman, n. sp.
Types : Marakwet, st. 30, et forêts inférieures st. 39 (Mus. Paris).
Aiger, nitidissimus, capite subquadrato, parce punctato, angulisposteno-
ribus rotundatis, thorace seriebus dnrsalis k-punctatis, elytris subde-
pressis, nigrocyaneis, leviter punctatis, abdomine nitido, tarsis rufis.
Long. 14 mm. Larg. 3 mm.
Tète noire brillante, très finement alutacée, subquadrangulaire, convexe,
rétrécie de la base en avant, angles postérieurs arrondis, plus large que le
thorax, ponctuation assez forte, écartée, subfovéolée saui à la base et aux
angles postérieurs, où elle est plus rare et simple. Quelques gros points
ombiliqués à la base et sur les côtés. Mandibules noires, fortes; yeux petits,
nullement proéminents, bien plus courts que les tempes. Antennes brun
de poix, palpes testacés.
Thorax noir brillant, lisse, trapézoïdal, côtés très sinués échancrés avant
le milieu, avec séries dorsales de quatre points et quelques points latéraux
plus gros; angles antérieurs arrondis, saillants, les postérieurs arrondis,
effacés.
Écusson noir, ponctué sur fond très visiblement et transversalement
striolé.
Élytres bleu-noir, finement et peu densément ponctués, légèrement
rétrécis à la base.
Abdomen noir, lisse sur le disque, portant quelques pores sétigères sur
les côtés, à reflet bronzé bien net; 5 e tergite visible avec un ourlet marginal
membraneux blanchâtre ; bords avec de longs poils brun-foncé, très nom¬
breux sur le 6 e tergite, anus roussàtre ; fond légèrement alutacé.
Pattes, fémurs et tibias brun de poix, ceux-ci épineux, les tarses roux.
A placer systématiquement après Nudobius subvindipenriis Bernhauer.
Kenya Colony. Massif du Marakwet, ait. 2,500 m., st. 30 (5-9-III-33). —
Forêts inférieures du Kenya, près de la maison forestière, ait. 2.400 m.
(Alluaud et Jeannel, st. 39) (10-22-1 1912).
Obs. — Un exemplaire du mont Kenya, versant ouest, forêts inférieures,
2.400 m., présente le 6 e tergite et le tiers postérieur du 5" tergite testacés,
mais tous les autres caractères sont les mêmes.
COLEOPTERA, STAPUYLININAE
63
Gen. XANTHOLINUS Serville
Xantholinus altissimus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp IV de I’Elgon, au pied du pic Koitobbos, partie
orientale du cratère, ait. 4.000 m., st. 20 (7-10-1-33). —Camp II de l’Elgon,
lisière inférieure de la forêt, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XII-32). — Camp III
de l’Elgon, prairies à Bruyères de la] zone alpine, ]alt. 3.500 m., st. 18 (2-5-
1-33). — Prairies alpines de l’Elgon, ait. 3.900-4.000 m., st. 19 (6-1-33).
Quelques exemplaires isolés dans ces trois dernières stations.
Xantholinus Jeanneli Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp IV de l’Elgon, partie orientale du cratère, au pied
du pic Koitobbos, ait. 4.000 m., st. 20 (7-10-1-33). — Prairies alpines de
l’Elgon, sous les pierres, bord des torrents, ait. 3.900-4.000 m., st. 19 (6-1-33).
Xantholinus crateris Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp IV de l’Elgon, partie orientale du [cratère, au pied
du pic Koitobbos, ait. 4.000 m., st. 20 (7-10-1-33). —Camp II de l’Elgon
près de l’Elgon Saw mill, lisière inférieure de la forêt, ait. 2.470 m., st. 15
(17-30-X1I-32). — Prairies alpines del’Elgon, bord des torrents, ait. 3.900-
4.000 m., st. 19 (6-1-33).
Xantholinus micropterus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Maison forestière du Kinangop, chaîne de l’Aberdare,
versant ouest, ait. 2.600 m., st. 45 (7-IV-33).
Xantholinus microphthalmus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Maison forestière du Kinangop, versant ouest de
l’Aberdare, ait. 3.600 m., st. 45 (7-IV-33).
Xantholinus Arambourgi Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp III de l’Elgon, prairies à bruyères delà zone alpine,
sur une crête dominant la rivière Koitobbos, ait. 3.500 m., st. 18 (2-5-1-33).
Xantholinus apterus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Prairies alpines du mont Kinangop, sous des débris végé¬
taux, ait. 3.400-3.700 m., st. 48 (9-IV-33).
04
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Xantholinus excelsus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony, mont Kénya, prairies alpines avec bruyères et Senecio,
crêtes dominant la rive gauche de la vallée Haugsburg, ait. 3.300-3.700 m.,
(Alluaud et Jéannel, st. 43) (27-30-1-1912).
Xantholinus Alluaudi Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXVI, 1907, p. 34.
Afrique Orientale : Kilema, mission des Pères du Saint-Esprit, zone des
cultures du versant méridional du Kilimandjaro, ait., 1.440 m. (Alluaud et
Jeannel, st. 67( (24-30-III-1912).
Gen. PLATYPROSOPUS Mannerheim
Platyprosopus aethiopicus Bernhauer, n. sp.
Éthiopie méridionale. Nanoropus, bords du lac Rodolphe, ait. 565 m.,
st. 26 (25-30-1-33).
Faciès du P. cagdadensis Stierl., d’Aresch et de Géox-Tapa (Caucase),
mais beaucoup plus petit.
Sur 14 espèces cette tribu s’enrichit de 13 espèces nouvelles.
Trib. Staphylinini
Gen. NEOBISNIUS Ganglbauer
Neobisnius oculatus Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXIV, 1905, p. 178.
Kenya Colony. Camp I de l’Elgon, zone des cultures, près du ruisseau
Koitobbos, ait. 2.210 m., st. 13 (11-15-XII-32).
Se trouve aussi à Madagascar et au Gabon.
Gen. ACTOBIDS Fauvel
Actobius elgonensis Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp I de l’Elgon, zone des cultures, près du ruisseau
Koitobbos, ait. 2.210 m., st. 13 (11-15-XII-32). — Mont Elgon, Suam Fishing
Hut, au bord du Suam, ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-III-33).
Actobius nukurensis Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXVI, 1907, p. 37.
Kenya Colony. Camp II de l’Elgon, près de 1’ « Elgon Saw Mill », lisière
de la forêt, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XII-32).
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
65
Actobius tenuicornis Fauvel
Fauvel, Rev. Ent., XXVI, 1907, p. 37.
Kenya Colony. Vallée de la Koptawelil, au nord de la rivière Koitobbos
mont Elgon, ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32).
Actobius ruwenzoriensis Bernhauer
Bernhauer, Rev. Afr., 1934, p. 336.
Kenya Colony. Prairies alpines du Kinangop, chaîne de l’Aberdare, sous
des débris végétaux, ait. 3.400-3.700 m., st. 48 (9-IV-33).
Actobius rufipennis Bernhauer
Bernhauer, Rev. Afr., 1932, p. 146.
Kenya Colony. Mont Elgon, vallée de la Koptawelil, au nord de la rivière
Koitobbos, ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32).
Gen. PHILONTHUS Curtis
Philonthus chloropterus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon, Camp III de jl’Elgon, prairies à bruyères de
la zone alpine, ait. 3.500 m., st. 18 (2-5-1-33). — Massif du Marakwet,
Campi Cherangani, prairies alpines au-dessus de la forêt, ait. 3.000 m.,
st. 31 (10-18-III-33). Chaîne del’Aberdare, maison forestière du Kinangop,
prairies du plateau, ait. 2.600 m., st. 45 (7-IV-33). — Forêts inférieures de
1 Aberdare, versant Est, Camp II, route de Nyéré à Naivasha, ait. 3.000 m..
(18-11-1912). — Région du Kénya, versant Ouest; forêts moyennes, bam¬
bous, ait. 2.500-2.800 m. (22-1-1912).
Abondant dans cette dernière station.
Dans le même groupe que le P. cyaneipennis Fabricius auquel il
ressemble.
Philonthus Jeanneli Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon, Camp III de l’Elgon, prairies à bruyères,
ait. 3 500 m., st. 18 (2-5-1-33). — Massif du Marakwet, Campi Cherangani,
prairies alpines, ait. 3.000 m., st. 31 (10-18-III-33). - Chaîne de l’Aberdare,
versant Est, route de Nyéré à Naivasha, ait. 2.200-2.300 m. (17-11-1912). —
Camp II du Kénya, clairière et forêts de bambous, ait. 2.870 m. (22-27-1-
1912). — Mau escarpement, Molo, station de l’Uganda, versant oriental du
Maü, ait. 2.080 m. (2-XII-ll).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 5
66 M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Philonthus affinis Roth
Roth, Arch. Naturg, XVII 1851, I, p. 118.
Kenya Colony. Massif du Marakwet, Campi Cherangani, prairies alpines,
ait. 2.500 m., st. 31 (10-18-III-33). Présente une grande analogie avec
P. nitidus Fabricius.
Philonthus morio Roheman
Boheman, Ins. Catïr., I, 1848, p. 279.
Kenya Colony. Mont Elgon, Suam fishing hut, au bord du Suam, ait.
2.400 m., st. 34 (23-28-III-33). — Région du Kénya, forêts moyennes,
versant Ouest, ait. 2.500-2.800 m. (22-1-1912).
Philonthus Katonae Bernhauer
Bernhauer, Ann. Mus. Hung, XIII, 1915, p. 138.
Kenya Colony. Mont Elgon, Suam fishing hut, dans la forêt de l’Elgon,
ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-111-33). — Camp II de l’Elgon, près de l’Elgon
Saw mill, lisière inférieure de la forêt, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XII-32).
— Vallée de la Koptawelil, au nord de la rivière Koitobbos, ait. 2.300 m.,
st. 17 (20-XII-32).
Philonthus kenyanus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Déserts du Turkana : Lokitang, monts Lubur, nord-ouest
du Lac Rodolphe, ait. 750 m., st. 24 (22-24-1-33).
Philonthus bisignatus Boheman
Boheman, Ins. Caffr., I, 1848, p. 282.
Kenya Colony. Massif du Marakwet, à la lisière de la forêt, ait. 2.500 m.,
st. 30 (5-9-III-33). — Sommet du Cherangani, prairies sèches, ait. 3.500 m.,
st. 32 (15-III-33). — Marais sur la route de Limoru à Nairobi, ait. 1.060 m.,
st. 53 (19-IV-33). — Chaîne de l’Aberdare, forêt du versant occidental du
Kinangop, route de Naivasha à Nyéré, ait. 2.700-3.000 m., (21-11-1912).
Philonthus vittiger Fauve], var. pseudovittiger Bernhauer, nov.
Kenya Colony. Mont Elgon, Suam fishing hut, forêt de l’Elgon et bord
du Suam, ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-III-33). — Chaîne de l’Aberdare, maison
forestière du Kinangop, versant ouest de l’Aberdare, ait. 2.600 m., st. 45
(7-IV-33). — Fond du Rift Valley entre le mont Longonot et Kijabé-hill,
ait. 2.140 m. (17-XII-1911).
COI.EOPTERA, STAPHYUN1NAE
67
Philonthus sequens Bernhauer et Schubert
Bernhauer et Schubert. Col. Cat. Junk, 1914, p. 355. — Var. biguttulus
Fauvel, Rev. cTEnt., XXVI, 1907, p. 14.
Kenya Colony. Mont Elgon, Camp I de l’Elgon, zone des cultures, près
du ruisseau Koitobbos, ait. 2.210 m., st. 13 (11-15-XII-32). — Suam fishing
but, au bord du Suam, ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-III-33). — Région du
Kenya, forêts moyennes sur le versant ouest, ait. 2.500-2.800 m. (22-1-1912).
Le type de cette espèce avait été décrit par Fauvel sous le nom de
P. imitator, mais ce nom avait déjà été donné par cet entomologiste à un
Philonthus de Birmanie (Rev. d’Ent., XIV, 1895, p. 205).
Philonthus uxtus Fauvel
Fauvel, Rev. d'Ent., XXVI, 1907, p. 43.
Kenya Colony. Maü Escarpement : Timboroa, sommet du Maü entre
Nakuru etEldoret, prairies froides, ait. 3.000 m., st. 10 (l-XII-32). — Camp I
de l’Elgon, zone des cultures, ruisseau Koitobbos, ait. 2.210 m., st. 13(11-
15-XII-32).
Philonthus tendalensis Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon, Suam fishing hut, forêt de l’Elgon, bord du
Suam, ait. 2 400 m., st. 34 (23-28-111-33).
Philonthus excelsior Bernhauer n. sp.
Kenya Colony. Massif du Marakwet : Elgeyo, lisière inférieure de la
forêt, bords de la rivière Arorr, ait. 2.500 m., st. 30 (5-9-III-33). — Suam
fishing hut, mont Elgon, bords du Suam, ait. 2.400 m., st. 34 -(23-28-111-33).
Philonthus Chappuisi Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw mill, lisière de
la forêt, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XlI-32j. — Chaîne de l’Aberdare : maison
forestière du Kinangop, versant ouest de l’Aberdare, lisière de la forêt,
ait. 2.600 m., st. 45 (7-IV-33).
Philonthus quediominus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon; Suam fishing hut, forêt de l’Elgon, bord du
Suam. ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-III-33).
68
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Philonthus excisicauda Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Chaîne de l’Aberdare : maison forestière du Kinangop, à
25 milles de Naivasha, versant ouest, sur le plateau du Kinangop, ait.
2.600 m., st. 45 (7-IV-33). — Camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw
mill, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XII-32).
Philonthus altissimus Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Camp III de l’Elgon, prairies à bruyères de la zone alpine,
sur une crête dominant la rivière Koitobbos, ait. 3.500 m., st. 18 (2-5-1-33).
Philonthus (s. str.) rugosipennis Chapman, n. sp.
Type : Marakwet, Elgeyo escarpment, st. 30 (Mus. Paris).
Niger, capite thoraceque nigro-aeneis, elytris cupreo-cieneis, crebre
punctatis, rugosis, capitequadrato, thorace seriebus dorsalibus 3-punctatis,
utrinque impresso, abdomine parcius punctato, leviter versicolore.
Long. 10 mm. Larg. 4 mm. Tête noire légèrement bronzée, quadrangu-
laire, à côtés très parallèles, six points en cercle sur le disque, angles posté¬
rieurs densément ponctués; déprimée sur le front, avec un court sillon.
Antennes brunes, robustes à articles 8-10 seuls transverses, palpes bruns.
Thorax noir à reflets bronzés, à série dorsale de trois points (sans tenir
compte du point près du cou) et deux points obliques en dehors de ces
séries, sinué latéralement, avec une dépression oblique de chaque côté.
Écusson noir, fortement et densément ponctué.
Élytres cuivreux, à ponctuation forte, très serrée, ruguleuse, devenant
confluente aux angles postéro-externes, de la longueur et de lalargeur du
thorax.
Abdomen assez pileux, peu ponctué surtout sur le disque, à reflet irisé.
Pattes d’un brun de poix foncé, tarses plus clairs, tibias épineux.
(ÿ 6° sternite avec une incision triangulaire large. 5° sternite légèrement
échancré.
Kenya Colony. Massif du Marakwet, ait. 2.500 m., st. 30 (5-9-III-33).
Philonthus robusticorMs Bernhauer
Bernhauer, Ann. Mus. Hung., XIII, 1915, p. 137.
Kenya Colony. Mont Elgon : Vallée de la Koptawelil, au nord de la
rivière Koitobbos, ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32).
Philonthus Csikii Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon : Vallée de la Koptawelil au nord de la rivière
Koitobbos, ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32). — Pays Kikuyu : forêt de Nairobi,
le long de la route de Kyambu, ait. 1.700 m. (29-XII-1911).
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
69
Philonthus marakwetensis Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Massif du Marakwet : Campi Cherangani, prairies alpines
au-dessus de la forêt, ait. 3.000 m., st. 31 ( 10-18—III-33), une cinquantaine
d’individus récoltés dans cette station. — Suam fîshing hut, au bord du
Suam, ait. 2.400 m., st 34 (23-28-III-33).
Philonthus Chapmani Bernhauer, n. sp.
Kenya Colony. Mont Elgon : Suam fîshing hut, dans la forêt, au bord du
Suam, ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-III-33), 80 exemplaires ont été récoltés. —
Camp II de l’Elgon près de l’Elgon Saw mill, lisière inférieure de la forêt,
ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XII-32).
Philonthus incognitus Bernhauer
Bernhauer, Ann. Hung., XIII, 1915.
Kenya Colony. Mont Elgon : Suam fîshing hut, au bord du Suam, ait
2.400 m., st. 34 (23-28-III-33).
Philonthus thermarum Aubé
Aubé, Ann. Soc. ent. Fr., 1850, p. 316.
Kenya Colony. Mont Elgon : Vallée de la Koptawelil, au nord de la
rivière Koitobbos, ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32). —Camp II de l’Elgon,
près de l’Elgon Saw mill, lisière de la forêt, ait. 2.470 m., st. 15 (17-30-XII-
32).
Insecte subcosmopolite, largement répandu dans la région paléarctique,
existe en France.
Philonthus peregrinus Fauvel
Fauvel, Ann. Soc. Ent. Fr., 1866, p. 315.
Kenya Colony. Mont Elgon : Suam fîshing hut, forêt, bord du Suam,
ait. 2.400 m., st. 34 (23-28-III-33). -— Plateau du Uasin Gishu, près de la
ville de Kitale, ait. 2.100 m., st. 12 (4-10-XII-32). —Pays Kikuyu, forêt de
Nairobi, district de Kyambu, ait. 1.700 m. (22-27-XI-1911).
Philonthus (Gefyrobius) pilicornis Chapman, n. sp.
Type : Maison forestière du Kinangop, monts Aberdare, st. 45 (Mus. Paris).
Niger, elongatus, nitidus, capite orbiculato, thorace piceo, seriebus dor-
salisbus 5-punctatis, elytris nigris /éviter punctalis, antennis pilosellis,
femoribus tarsisque fu/vis, tibiis infuscatis. Long. 8 mm.
Tête noire, éparsement mais fortement ponctuée aux angles postérieurs,
70
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
orbiculaire. Antennes robustes, brun de poix, à articles plus longs que
larges, le 1 er plus clair, remarquables par leur pilosité.
Thorax noir de poix, un peu soyeux, allongé, légèrement rétréci en avant,
angles antérieurs bien accusés, les postérieurs obtusément arrondis, à
séries dorsales de 5 points (sans tenir compte du point près du cou), le
point près de la base un peu en retrait ; quelques points latéraux.
Écusson ponctué.
Élytres plus larges, un peu plus longs que le thorax, assez densement et
très finement ponctués, d’un noir laqué.
Abdomen noir brillant, pileux, peu ponctué, irisé.
Pattes longues, fémurs et tarses testacés, tibias rembrunis, 1 er article
des tarses postérieurs et intermédiaires plus long que les deux suivants
réunis.
9 6 e stermite roux; çf inconnu.
Kenya Colony. Chaîne de l’Aberdare : maison forestière du Kinangop,
versant ouest, ait. 2.600 m., st. 45 (7-IV-33).
Philonthus lulangae Bernhauer
Bernhauer, Rev. Afr., 1932, p. 151.
Kenya Colony. Athi plains, Athi River, près de Nairobi, ait. 1.500 m.,
st 6 (20-XI-32).
Philonthus aberdarensis Bernhauer, n. sp,
Kenya Colony. Chaîne de l’Aberdare : maison forestière du Kinangop,
versant ouest, lisière de la forêt, ait. 2.600 m., st. 45 (7-IV-33).
Philonthus fimbriolatus Erichson
Erichson, Gen. Spec. Staph., 1839-40, p. 486.
Kenya Colony. Mont Elgon, vallée de la Koptawelil, au nord de la
rivière Koitobbos, ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32).
Décrit de Madagascar.
Philonthus opaciventris Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXVI, 1907, p. 42.
Kenya Colony. Mont Elgon : vallée de la Koptawelil, nord du Koitobbos,
ait. 2.300 m., st. 17 (20-XII-32).
Philonthus katompeanus Bernhauer
Bernhauer, Rev. Afr., 1932, p. 150.
Ethiopie méridionale. Plaines de l’ümo : Nanoropus, plage du lac
Rodolphe, ait. 565 m., st. 26 (25-30-1-33).
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
71
Philonthus turbidus Erichson
Erichson, Gen. Spec. Staph., 1839-40, p. 484.
Éthiopie méridionale. Delta de l’Omo, ait. 570 m., st. 27 (29-1-33).
Existe à Madagascar, d’où il a été décrit, et aux Canaries.
Philonthus quisquiliarius Gyllenhal
Gyllenhall, Ins. Suec., II, 1810, p. 335.
Kenya Colony, déserts du Turkana : Lokitang, nord-ouest du lac
Rodolphe, ait. 750 m., st. 24 (22-24-1-33).
Insecte cosmopolite, largement répandu en Indo-Chine, aux Indes, en
Europe et en France.
Une centaine d’exemplaires de cet insecte ont été récoltés au pays
Tavéta au bord de la rivière Lumi, forêt tropicale, ait. 750 m. (16-21-111-
1912).
Philonthus monticola Bernhauer
Bernliauer, Rev. Afr., 1932, p. 152.
Kenya Colony, Camp II de l’Elgon, près de 1 Elgon Saw mill, ait.
2.470 m., st. 45 (17-30-XII-32).
Philonthus minutus Bolieman
Boheman, Ins. Calïr., I, 1848, p. 279.
Kenya Colony, Camp 111 de l’Elgon, prairies «à bruyère, zone alpine,
ait. 3.500 m., st. 18 (2-51-33).
Se trouve également en Chine, au Japon, en Espagne.
Philonthus agilis Gravenhorst
Gravenhorst, Mon. Col. Micr., 1806, p. 77.
Kenya Colony. Camp II de l’Elgon, près de l’Elgon Saw mill, ait,
2.470 m., st. 45 (17-30 XII-32).
Subcosmopolite, largement répandu dans la faune paléarctique, très
commun en Europe et en France ; existe dans l’Amérique du Nord.
Philonthus tardus Kraatz
Kraatz, Arch. Naturg., XXV, 1859, I, p. 84.
Kenya Colony. Pays Tavéta : bord du Lumi, forêt tropicale, ait. 750 m.
(16-21 III-1912).
Existe aussi à Ceylon et aux Indes Anglaises.
72 M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Philonthus Jeannelianus Bernhauer n. sp.
Kenya Colony, Forêts moyennes du Kénya, versant ouest, ait 2 500-
2.800 m. (22-1-1912).
Assez abondant.
Philonthus altivagans Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXYI, 1907, p. 42.
Kilimandjaro. Moschi, au pied du versant sud du Kilimandjaro, zone
inférieure, ait. 800 m. (4-12-IV-1912).
Philonthus kivuensis Bernhauer
Bernhauer, Rev. Afr., 1934, p. 238.
Kenya Colony. Forêts moyennes du Kénya, versant ouest, ait. 2 500-
2.800 m. (22-1-1912).
Philonthus longicornis Stephen, var. bestialis Bernhauer, nov.
Kenya Colony. Forêts moyennes du Kénya, versant ouest, ait. 2.500-
2.800 m. (221-1912). — Forêts inférieures du Kénya, près de la maison
forestière, ait. 2.300 m., (16-22-1-1912).
Gen. T0LMERINUS Bernhauer
Tolmerinus Graueri Bernhauer
Bernhauer, Ann. Hofmus. Wien, XXVII, 1913, p. 231.
Kenya Colony, Mont Elgon : Suam fishing hut, au bord du Suam, ait
2.400 m., st. 34 (23-28-III-33).
Ce genre se place systématiquement entre Anisolinus Sharp et Tolmerus
Bernhauer.
Gen. STAPHYLINUS Linné
Staphylinus caffer Boheman
Boheman, Ins Caffr., I, 1848, p. 277.
Kenya Colony. Pays Kikuyu : dans le Rift Valley au pied du Kikuyu
Escarpment, ait. 2.100 m., st. 8 (28-XI-32), six exemplaires. - Camp I de
1 Elgon, zone des cultures, près du Koitobbos, ait. 2.210 m , st 13 (11-15-
XII-32). 1
Staphylinus (Platydracus) Jeanneli Chapman, n. sp.
Niger, capite thoraceque aeneis, crebre punctatis, fulvo pubescentibus,
scutello atro-tomentoso, elytris rufis, abdomine nigro, fe/noribus piceis,
tibus tarsisque rufis. Long. 14mm.[Larg. 4
mm.
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
73
Tête bronzée à pubescence fauve, triangulaire, élargie à la base dont les
angles sont arrondis, de la largeur du thorax, fortement et densement ponc¬
tuée; mandibules courtes, testacées; yeux grands, environ de la longueur
des tempes. Antennes testacées, rembrunies vers l’apex, à articles 4-11 trans¬
verses ; palpes testacés.
Thorax bronzé, couvert d’une pubescence fauve assez longue, pas plus
long que large, de la largeur des élytres ; ponctuation dense, mais un peu
moins forte que celle de la tête ; ligne carenée imponctuée à la base, bien
nette; côtés parallèles, angles antérieurs droits, les postérieurs arrondis.
Ecusson pubescent noir velouté.
Elytres roux à pubescence fauve, à peine de la longueur du thorax.
Abdomen noir à pubescence grise, sans macules, 6° tergite bordé de
pubescence brune.
Pattes : fémurs brun-noir, tibias et tarses testacés.
C? 6 e sternite échancré au sommet en triangle obtus.
Kenya Colony. Camp III de l’Elgon, prairies à bruyères de la zone
alpine, ait. 3‘500 m., st. 18 (2-5-1-33). (Type au Mus. Paris).
Faciès du S. chalcocephalus Fabricius d’Europe; il se place systématique¬
ment après S. dauricus Mannerheim.
Staphylinus hemichrysis Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXIV, 196.
Kenya Colony. Massif du Marakwet : lisière inférieure de la forêt, ait.
2.500 m., st 30 (5-9-III-33).
Staphylinus dispersus Fauvel
Fauvel, Rev. d’Ent., XXVIII, 1907, p. 63.
Kilimandjaro. Prairies alpines autour du Rismarckhügel, versant
sud-est du Mawenzi, ait. 2.740 m. (1-3-IV-1912).
Trib. Quediini
Gen. M0E0CERUS Fauvel
Moeocerus spinulosus Solsky
Solsky, Berl. ent. Zeitschr., VIII, 1864, p. 375.
Kenya Colony. Massif du Marakwet : bords de la rivière Arorr, ait.
2.500 m., st. 30(5-9-111-33).
74
M. BEANHAUER ET W. CHAPMAN
Gen. ACYLOPHORÜS
Acylophorus Methneri Bernhauer
Bernhauer, Ent. Bl., 1917, p. 48.
Kenya Colony. Mont Elgon : Suam fishing but, bords du Suam, ait.
2.400 m., st. 34 (23-28-III-33). — Pays YVest-Suk, entre Lokitanyalla et Ka-
cheliba, ait. 1 200 m., st. 38 (1-1V-33).
Deux seules espèces de cette tribu ont été capturées ; mais aucun repré¬
sentant du genre Quedius Stephen.
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
BESGHREIBUNG DER NEUEN ARTEN
von Max Bernhauer.
Leptacinus elgonensis, n. sp.
Schwarz, glànzond, die Flügeldecken dunkel rôtlichbraun, die Wurzel
der dunklen Fühler, die Taster und Beine rôtlichgelb. Der Kopf ist fast
breiter als der Halsschild, ungefâhr um ein Drittel langer als breit, nacb
rückwârts stark erweitert, mit geraden Seiten und verrundeten Hinterecken,
ziemlich krâftig und verhâltnismâssig dicht punktiert, làngs der Mitte breit
geglàttet. Die mittleren Stirnfurchen sind lang und scharf, nach rückwârts
stark konvergierend. Die Fühler sind kurz, ihre vorletzten Glieder fast
doppelt so breit als lang. Der Halsschild ist im vorderen Viertel am breite-
sten, daselbst so breit als die Flügeldecken, fast um die Hâlfte langer als
breit, nacb rückwârts stark, geradlinig verengt, in der Mitte schwach
gebuchtet, in den Rückenreihen mit je elf ziemlich krâftigen Punkten,
seitlich mit einer aus ungefâhr ebensovielen Punkten bestehenden Reihe,
ausserdem noch miteinigen wenigen weiteren feinen Punkten. Die Flügel¬
decken sind deutlich kürzer als der Halsschild, lânger als zusammen breit.
màssig krâftig und ziemlich dicht punktiert, mit einer deutlich hervor-
stehenden Rückenreihe dicht stehender Punkte. Der Hinterleib ist mâssig
fein und màssig dicht punktiert, an den Seiten, sowie der Yorderkôrper, je
doch dichter mit schwarzen, ungleichcrt Bôrsten besetzt. Lânge : 5.5 mm.
Von dem in der Kôrpergestalt und Fàrbung recht âhnlichen heimischen
Leptacinus bathychrus Gyllh. durch etwas grôssere Kôrpergestalt, làngeren,
weniger krâftig und weitlàufiger punktierten Kopf, viel làngeren Hals¬
schild und im Verhâltnis zu diesem kürzere Flügeldecken zu unterscheiden.
Kenya : Suam fishing hut, M. Elgon, Osthang, 2.400 m.
Leptacinus hypsibathus, n. sp.
Jedenfalls in die nâchste Nâhe der vorherigen Art zu stellen, von der-
selben Fârbung, bis auf die dunklere Fühlerwurzel, kleiner und schmâler
und ausserdem durch nachfolgende Merkmale verschieden :
Der Kopf ist schmâler, nach rückwârts weniger stark erweitert, mit
viel flacher verrundeten Hinterecken, elwas feiner und weitlàufiger punk¬
tiert, die mittleren Stirnfurchen nach rückwârts weniger stark konvergie¬
rend. Der Halsschibd ist ebenfalls schmâler, vorn weniger erweitert, um.
mehr als die Hâlfte lânger als breit, seitlich mit weniger zahlreichen Punk-
76
M. BERNIIAUER ET W. CHAPMAN
ten. Die Flügeldecken sind etwas feiner und weitlàufiger punktiert. Selr
scharf ist der Unterschied in der Punktierung des Hinterleibes. Dieser ist
nâmlich sehr feim und spârlich punktiert, stark glânzend. Lange : 5.5 mm
Vom selben Fundort wie der vorige.
Leptacinus macropterus, n. sp.
Diese Art ist ebenfalls den vorherigen Arten nahe verwandt, lasst sich
aber sofort durch die nur ganz schwach entwickelten, schwer sichtbaren
mittleren Stirnfurchen unterscheiden.
Pechschwarz, die Flügeldecken schwarzbraun, die Wurzel der Fühler
die Taster und Beine rôtlichgelb. Der Kopf ist so breit wie der Halsschild,
viel langerais breit, nach rückwàrts nur massig verengt mit ziemlich flach
verrundeten Hinterecken, die Mittelfurchen nur bei gewisser Ansicht erkenn-
bar, die Oberseite ausserhalb der breiten, glânzend glatten Mittelzone fein
und sparsam punktiert. Der Halsschild ist etwas schmâler als die Flü-
geldecken, um die Hâlfte langer als breit, fast parallelseitig, mit geradeh
kaum ausgebuchteten Seiten, in den Dorsalreihen mit 8 bis 9 Punkten,
seitlich fein und spârlich punktiert, die Punkte grosstenteils in einer schrâ-
gen Lângsreihe angeordnet. Die Flügeldecken sind betràchtlich kürzer als
der Halsschild, langer als zusammen breit, ziemlich fein und weitlàulîg
punktiert, die bei den vorigen Arten deutlich hervortsehende Schulterreihe
nur wenig entwickelt und kaum erkennbar. Der Hinterleib ist fein und
weitlâufig punktiert. Lânge : 5.5 mm.
Kenya : Vallée Koptawelil, Mont Elgon, Osthang, 2 300 m.
Gen. XANTHOLINUS Serville
Sâmtliche vorliegenden neuen Arten sind in einer Seehôhe von 2.600 m.-
4 000 m. gefangen worden und zeichnen sich durch ausserordentlich kurze
Flügeldecken, den Mangel von Flügeln und im Zusammenhang damit durch
den fehlenden weissen Hautsaum am Hinterrand des siebenten Tergites aus.
Um die Arten besser aus einander zu halten gebe ich vorerst eine
Systematische Übersicht
1. Kopf nach hinten stark erweitert. 2.
— Kopf nach hinten nicht oder nur sehr schwach erweitert. 6.
2. Kopf nicht oder nur sehr wenig lânger als breit. 3.
— Kopf betràchtlich lânger als breit. 4.
3. Halsschild wenig lânger als breit, stark glânzend, sehr gross.
Lânge : 14 mm. Jeanneli.
— Halsschild betràchtlich lânger als breit, dicht quer gerieît, matt,
mâssig gross. Lânge : 10-11 mm. excelsus.
COEEOPTERA, STAPHYLININAE 77
4. Kopf eifôrmig, matt chagriniert. altissimus.
— Kopf trapezfôrmig, stark glânzend. 5
5. Augen normal, ihr grôsster Durchmesser langerais das zweite
Fühlerglied. . micropterus.
Augen selir klein, ihr lângster Durchmesser kürzer als das
zweite Fühlerglied. microphthalmus.
6 . Kopf breiter als der Halsschild, ziemlich matt. Arambourgi.
— Kopf hochstens so breit als der Halsschild, ziemlich stark glân¬
zend. rj
7. Kopf schmâler als der Halsschild, grôsser. Lange : 8-9 mm.
• ' ' .. crateris.
— Kopf so breit als der Halsschild, kleiner. Lange : 6-5 mm_ apterus.
Xantholinus Jeanneli, n. sp.
Pechschwarz, die Flügeldecken etwas heller, der Hinterleib mehr brâun-
lich, die Fühler rostrot, die Taster und Beine dunkel rôtlichgelb. Der Kopf
ist etwas breiter als der Halsschild, nur sehr wenig langer als breit, nach
rückwârts stark erweitert, trapezfôrmig mit verrundeten Hinterecken, lângs
der Mittc mehr oder mindcr geglâttet, vorn àusserst fein lângs gerunzelt,
glânzend, mit langen und scharfen, nach rückwârts stark konvergierenden
Stirnfurchen, zu beiden Seiten und bisweilen auch in einem Teile der
geglâtteten Mittelzone mit grossen Augenpunkten ziemlich dicht, hinten
sehr weitlâufig besetzt. Die Augen sind klein, rundlich, ihr Durchmesser
last lânger als das zweite Fühlerglied. Die Fühler sind mâssig kurz, das
dritte Glied lânger als das zweite Glied, die folgenden quer, allmâhlich
breiter vverdend, die vorletzten kaum um die Hâlfte breiter als lang, das
Endglied kürzer als die zwei vorhergehenden zusammengenommen. Der
Halsschild ist breiter als die Flügeldecken, wenig lânger als breit, verkehrt
trapezfôrmig, vorn am breitesten, nach rückwârts sehr stark, fast geradlinig
veiengt, in der Mitte etwas ausgebüchtet, lângs der Mitte sehr breit geglâttet,
seitlich ungemein zart, kaum sichtbar chagriniert, aber doch sehr stark
glânzend, mit verrundeten Ecken, seitlich gleicli dem übrigen Kôrper mit
zahlreichen schwarzen, ungleich langen Borstenhaaren besetzt, in den Dor-
salreihen mit 7 bis 8 grossen Augenpunkten, seitlich gegen die Vorderecken
zu mit einigen weiteren ebensolchen Punkten. Die Flügeldecken sind fast
nur halb so lang wie der Halsschild, schmal, nach rückwârts etwas erweitert,
so lang als zusammen breit, krâftig und weitlâufig, aber nur flach punktiert,
zwischen den Punkten hie und da sehr fein gerunzelt. Der Hinterleib ist
massig fein und sehr weitlâufig punktiert, lângs der Mittellinie geglâttet.
Lange : 14 mm.
Kenya : Mt. Elgon (Prairies alpines, Vers. Est), 3.900-4.000 m.
78
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Xantholinus excelsus, n. sp.
Durch den matten Vorderkorper und langen Halsschild recht ausge-
zeichnet.
Schwarz, der Hinterleib etwas heller, die Flügeldecken braun, die Fühler
rostbraun, die Taster und Beine rostgelb. Der Kop! ist breiter als der
Halsschild, deutlich etwas langer als breit, trapezfôrmig mit verrundeten
Hinterecken, überall sehr deutlich und âusserst dicht cbagriniert, matt,
lângs der Mitte unpunktiert, seitlicb mit màssig grossen, ungleichen
Augenpunkten weitlâufîg, hinten nur wenig sparlicher besetzt. Die Augen
sind etwas kleiner als bei der vorhergebenden Art, die Fühler etwas kürzer,
die vorletzten Glieder um mehr als die Hàlftebreiter als lang. Der Halsschild
ist vorn breiter als die Flügeldecken, um die Hàlfte langer als breit, nach
rückwârts stark verengt, in der Mitte der Seite stark ausgebuchtet, sehr
dicht quergestricbelt, mattglânzend, in den Rücken- reihen mit ungefàhr 9
feinen Augenpunkten, gegen die Vorderecken zu mit einigen grôsseren
Augenpunkten, hinter der Mitte neben dem Seitenrande mit oinem besonders
grossen Nabelpunkt. Die Flügeldecken sind kaum lialb so lang als der
Halsschild, schmal, nach rückwârts etwas erweitert, so lang als zusammen
breit, wenig krâftig und sparsam punktiert, zwischen den Punkten sehrfein
gerunzelt. Der Hinterleib ist fein und sehr spàrlich punktiert, glânzend.
Lange : 10-11 mm.
Bkitish-Ostafrika : M. Kenya, vers. Ouest (Zone alpine, Prairies alpines,
Reg. Senecio arbor.), 4.000-4.100 m., février 1912, Alluaud et Jeannel.
Xantholinus altissimus, n. sp.
Braunlich, der Kopf und Halsschild bei reiferen Tieren mehr pechschwarz,
die Fühler, Taster und Beine dunkel rôtlichgelb.
Der Kopf ist wenig breiter als lang, betrâchtlich langer als breit, eifôrmig,
nach rückwârts gerundet erweitert, mit ziemlich flach verrundeten Hinter¬
ecken, vorn âusserst fein gerunzelt, hinten und an den Seiten, deutlich
chagriniert, ziemlich matt, lângs der Mitte mehr oder minder geglâttet,
seitlich mit krâftigen, ungleichen Augenpunkten mâssig dicht, hinten spàr¬
lich besetzt. Die Fühler sind ziemlich lang, die vorletzten Glieder kaum
um die Hâlfte breiter als lang. Die Augen sind ziemlich klein, ihr lângster
Durchmesser langer als das zweite Fühlerglied. Der Halsschild ist wenig
breiter als die Flügeldecken, fast um die Hâlfte langer als breit, nach
rückwârts ziemlich verengt, an den Seiten kaum gebuchtet, in den Rttcken-
reihen mit 8 bis 10 ziemlich feinen Punkten, an den Seiten mit einer feinen,
vorn umgebogenen Punktreihe und einigen wenigen weiteren Punkten, im
Grunde deutlich quergestrichelt, mâssig glânzend. Die Flügeldecken sind
ungefàhr halb so lang als der Halsschild, nach rückwârts etwas erweitert,
-kaum so lang als zusammen breit. Hinterleib ist glânzend, fein und pârlich
punktiert. Lânge : 11-12 mm.
Kenya : Cratère de l’Elgon (Pied du Koitobbos), 4.000 m.
COLEOPTERA, STA PH Y LIN INAE
79
Xantholinus micropterus, n. sp.
Pechschwarz, glânzend, die Fühler rostrot, die Taster und Beine rôtlich-
gelb, âhnlich beborstet, wie die vorhergehenden Arten. Kopf fast um ein
Drittel langer als breit, ein wenig breiter als der Halsschild, trapezfôrmig,
nach rückwârts erweitert, mit ziemlich kurz verrundeten Hinterecken, làngs
der Mitte mit unpunktierter Mittelzone, seitlich fein und sparsam punktiert,
mit eingestreuten grôsseren Augenpunkten. Die Fühler sind kurz, die vor-
letzten Glieder fast doppelt so breit als lang. Die Augen nicht allzuklein, ibr
lângster Durchmesser langer als das zweite Fühlerglied. Die Oberseite
des Kopfes ist selir fein gestrichelt, jedoch stark glanzend. Der Halsschild
ist etwas breiter als die Flügeldecken, mâssig langer als breit, verkehrt
trapezfôrmig, nach rückwârts stark verengt, in der Mitte gebuchtet, ahnlich
wie der Kopf chagriniert, stark glanzend, in den Dorsalreihen mit ungefàhr
8 Punkten, seitlich etwas weitlâufiger punktiert wie bei der vorhergehenden
Art. Die Flügeldecken sind ahnlich wie bei letzteren gebildet, nur deutlich
weitlâufiger punktiert. Der Hinterleib fein und sparsam punktiert. Lânge :
10.5 mm.
Kenya : Mt. Aberdare, vers. Ouest, 2.600 m. (Mais, forest. Kinangop).
Xantholinus microphthalmus, n. sp.
Durch besonders kleine Augen und einfârbigen rôtlichgelben Kôrper recht
ausgezeichnet.
Der Kopf ist wenig breiter als der Halsschild, um ein Drittel lânger als
breit, nach rückwârts geradlinig und ziemlich stark erweitert, mit ziemlich
kurz verrundeten Hinterecken, ungefàhr trapezfôrmig, lângs der Mitte mit
sehr breiter, geglâtteter Mittelzone, seitlich fein und spârlich, nach hinten
zu nur vereinzelt punktiert, sehr stark glânzend, auf den herabgebogenen
Seiten âusserst fein quergerieft. Die Augen sind sehr klein, ihr lângster
Durchmesser ist viel kürzer als das zweite Fühlerglied. Die Fühler sind
kurz, die vorletzten Glieder fast doppelt so breit als lang. Der Halsschild
ist vorn breiter als die Flügeldecken, fast um die Hâlfte lânger als breit,
nach rückwârts stark verengt, in der Mitte der Seiten stark ausgebuchtet,
in den Dorsalreihen mit 5 bis 6 feinen Punkten, seitlich mit einer aus 5 feinen
Punkten bestehenden, vorn zurückgebogenen Punktreihe, sonst ausser den
Randpunkten nur mit einem grossen, grübchenartigen Punkt vor dem
Yorderrande, im Grunde kaum sichtbar quergestrichelt, stark glânzend.
Die Ffügeldecken, sind ungefàhr halb so lang wie der Halsschild, gleich-
breit, lânger als zusammen breit, glânzend, ziemlich fein und spârlich
punktiert, die Punkte stellenweisc in undeutliche Reihen angeordnet. Der
Hinterleib ist fein und sehr spârlich punktiert, stark glânzend. Lânge :
7.5 mm.
Vom selben Fundort wie die vorhergehende. Art.
80
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
Xantholinus Arambourgi, n. sp.
Eine kleine, schmale, durch den den Halsschild an Breite übertreffenden
Kopf sehr ausgezeichnete Art.
Brâunlichgelb bis dunkelbraun, die Filhler rostgelb, die Taster and Beine
rotlichgelb. Der Kopf ist deutlich breiter als der Halsschild, nach rückwârts
nicht oder nur sehr wenig erweitert, fast um die Hâlfte langer als breit,
an den Seiten sanft gerundet, mit ziemlich flach verrundeten Hinterecken,
überall fein und dicht, sehr deutlich chagriniert, ziemlich matt, kràflig und
verhâltnismàssig dicht, hinten und làngs der Mitte viel weitlâufiger punk-
tiert. Die Augen sind klein, ihr lângster Durchmesser etwas kilrzer als das
zweite Fûhlerglied. Die Fühler sind ziemlich kurz, die vorletzten Glicder
um die Hâlfte breiter als lang. Der Halsschild ist wenig breiter als die
Flügeldecken, um die Hâlfte lànger als breit, nach rückwârts nur màssig
verengt, in der Mitte stark ausgehuchtet, in den Dorsalreihen mit 8 bis 10
mâssig feinen Punkten, seitlich mâssig fein und spârlich, ungleichmâssig
punktiert, im Grunde àusserst fein, aber sehr deutlich chagriniert, jedoch
stark glânzend. Die Flügeldecken sind nicht ganz halb so lang als der
Halsschild, schmal, nach rückwârts etwas erweitert, krâftig und ziemlich
dicht, fast gleichmâssig punktiert, glânzend. Der Hinterleib ist sehr fein
und sehr weitlâufig punktiert, glânzend. Lànge : 7-8 mm. (bei ausgezogenem
Hinterleib).
Kenya : Camp III de Elgon (zone des Bruyères, Est), 3.500 m.
Xantholinus crateris, n. sp.
Durch besonders schmalen und langen Kopf leicht kenntlich.
Pechschwarz, die Flügeldecken bràunlich, die Fühler rostbraun, die Taster
und Beine rotlichgelb. Der Kopf ist betrâchtlich schmàler als der Halsschild,
um die Hâlfte lânger als breit, fast gleichbreit, mit ilach verrundeten Hinter¬
ecken, krâftig und ziemlich dicht punktiert, lângs der Mittelzone gcglâttet,
im Grunde deutlich chagriniert, jedoch glânzend. Die Augen mâssig klein,
ihr lângster Durchmesser betrâchtlich lânger als das zweite Fûhlerglied.
Die Fühler sind mâssig kurz, die vorletzten Glieder kaum um die Hâlfte
breiter als lang. Der Halsschild ist so breit wie die Flügeldecken, um die
Hâlfte lânger als breit, fast parallelseitig, mit (lacli verrundeten Ecken,
neben der breiten unpunktierten Mittelzone oline scharf abgesetzte Dorsal¬
reihen, sondern ungleichmâssig, fein und weitlâufig punktiert. Die Flügel¬
decken sind halb so lang als der Halsschild, schmal, nach hinten etwas
erweitert, so lang als zusammen breit, mâssig krâftig und ziemlich dicht,
fast gleichmâssig punktiert, glânzend. Der Hinterleib ist sehr fein und
ziemlich dicht, lângs der Mittellinie weitlâufiger punktiert und ziemlich
dicht gelblich behaart. Lânge : 8-9 mm.
Kenya : Cratère de l’Elgon (Pied de Koitobbos), 4.000 m. — Camp III de
l’Elgon (Zone des Bruyères, Est), 3.500 m.
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
81
Xantholinus apterus, n. sp.
Die kleinste und schmâlste Art.
Gelbbraun, die Fühler rostgelb, die Taster und Beine rôtlichgelb. Der
Kopf ist so breit wie der Halsschild, fast um die Hâlfte langer als breit, nach
rückwàrts kaum erweitert, mit flach verrundeten Hinterecken, glànzend, an
den Seiten schwach chagriniert, ausserhalb der geglâtteten Mittelzone
krâftig und ziemlich dicht, hinten feiner und viel spàrlicher punktiert. Die
Augen sind mâssig klein, ihr lângster Durchmesser deutlich langer als das
zweite Fühlerglied. Die Fühler sind ziemlich kurz, die vorletzten Fühler-
glieder fast doppelt so breit wie lang. Der Halsschild ist kaum so breit wie
die Flügeldecken am Hinterrand, um die Hâlfte langer als breit, an den
Seiten fast gerade, nach rückwàrts nur sehr schwach verengt, hinter der
Mitte schwach gebuchtet, stark glànzend, ausserordentlich fein quergestri-
chelt, in den Rückenreihen mit ungefàhr 6 Punkten, seitlich ausser einer
vorn zurückgebogenen Punktreihe nur mit wenigen sonstigen Punkten. Die
Flügeldecken sind halb so lang als der Halsschild, schmal, nach rückwàrts
erweitert, stark uneben, krâftig und spârlich punktiert, sehr stark glànzend.
Der Hinterleib ist sehr fein und wcitlàufig punktiert, glànzend. Lânge :
6-5 mm.
Kenya : Mt. Kinangopp (Prairies alpines), 3.500-3.700 m.
Platyprosopus aethiopicus, n. sp.
Brâunlichrot, die Fühler rostrot, die Taster und Beine rôtlichgelb, an den
Seiten mit feinen Borsten dünn besetzt. Der Kopf ist fast so breit wie der
Halsschild, lânger als breit, parallelseitig, stark glànzend, fein und mâssig
dicht, auf dem Scheitel und hinter den Augen feiner und sehr dicht punk-
iert, matt. Die Fühler sind gestreckt und lang, die vorletzten Glieder um
t die Hâlfte lânger als breit. Der Halsschild ist so breit wie die Flügeldecken,
betràchtlich lânger als breit, fast parallelseitig, an den Seiten nur sehr
schwach gerundet, mit verrundeten Hinterecken, in den Rückenreihen mit
5 sehr feinen Punkten, seitlich mit vier Punkten, welche in einer zur Mittel-
reihe schrâgstehenden Reihe stehen, im Grande kaum sichtbar, auf den
herabgebogenen Seiten etwas deutlicher punktiert, stark glànzend. Die
Flügeldecken sind so lang als der Halsschild, lânger als zusammen breit,
fein und sehr dicht punktiert, wenig glànzend. Hinterleib fein und sehr
dicht punktiert. Lânge : 6.5 mm.
Diese Art steht systematisch dem Platyprosopus longicollis Epp. am
nàchsten und unterscheidet sich von ihm durch kaum halb so grosse,
schmàlere Gestalt, etwas weniger dichte Punktierung der vorderen Hâlfte
des Kopfes, weniger lange Flügeldecken, besonders aber durch etwas
lângeren Halsschild, kaum ein Drittel so starke Punkte auf dem Halsschild
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. R
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M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
und die zwar âusserst schwache, jedoch bei stârkster Lupenvergrôsserung
immerhin sichtbare Grundskulptur.
Südl. Aethiopien : Nanoropus, Bords du Rodolphe, 565 m.
Gattung PHILONTHUS Curt.
a. Halsschildreihen mit 4 Punkten.
Philonthus Jeanneli, n. sp.
Tiefschwarz, glânzend, die Flügeldecken lichtblau, der Kopfund Halsschild
mit schwachem grünlichblauen Schimmer, die Flügeldecken und der
Hinterleib schwàrzlichgrau behaart, an den Seiten mit zahlreichen langen,
schwarzen, ungleich langen Borstenhaaren besetzt. Der Kopf ist beim ç? so
breit, beim $ schmâler als der Halsschild, ziemlich gleichbreit, quer, vorn
auf der Stirn mit einer tieîen und breiten Lângsfurche, zwischen den Augen
mit vier groben, einander paarweise genâherten Punkten, hinter den Augen
mit zahlreichen starken, ungleich grossen Borstenpunkten besetzt. Die
Augen sind gross, ihr von oben sichtbarer Lângsdurchmesser wenig kürzer
als die Schlâfen, diese in der Anlage rechtcckig, kurz verrundet. Der
Halsschild ist unmerklich schmâler als die Flügeldecken, wenig breiter als
lang, ziemlich gleichbreit, an den Seiten sanft gerundet, nach vorn nur sehr
wenig stârker verengt, als nach rückwârts, glânzend glatt, in den Dorsal-
reihen mit vier starken Punkten, seitlich mit wenigen weiteren Punkten,
von denen zwei in einer zur Dorsalreihe schrâgcn Linie stehen. Die Flügel¬
decken sind nur unmerklich lânger als der Halsschild, ziemlich krâftig und
weitlâufig punktiert. Der Hinterleib ist fein und wenig dicht punktiert.
Lânge : 10,5-11 mm.
Beim ist das sechste Sternit hinten llach bogig ausgeschnittcn.
In der Kôrpergestalt, Grosse und Fârbung stimmt die neue Art mit
Philonthus Kristenseni Bernh. ziemlich überein, unterscheidet sich aber
durchden schwachen grünlichblauen Schimmer des Vorderkôrpers, breiteren
Kopf, den starken Stirneindruck, grôssere Augen, stârkere und dichtere
Punktierung der Schlâfen, kürzere Fühler, viel krâftiger und kaum halb
so dichte Punktierung der Flügeldecken auf den ersten Blick.
Kenya : Mt. Aberdare (Westhang, Mais, forest. Kinangop), 2.600 m. —
Marakwet (Chip Cherangani), 3.500 m.
Philonthus chloropterus, n. sp.
In der Grosse, Gestalt und Fârbung mit Kristenseni Bernh. fast ganz
übereinstimmend, insbesondere auch ohne den Metallschimmer am Vorder-
kôrper, aber bei genauerer Ansicht leicht durch nachfolgende Merkmale zu
unterscheiden.
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
83
Der Kopf ist îast breiter als der Halsschild, nach rückwârts nicht erweitert,
sondera deutlich verengt, die Seiten viel geradliniger, die Stirnfurche viel
stârker und langer, von den vier zwischen den Augen befindlichen Punkten
sind die beiden inneren der Mittelfurche starker genâhert als den âusseren,
am Innenrande der Augen eingestochenen. Die Punkte hinter den Augen sind
kràftiger und zahlreicher. Die Augen sind wesentlich kleiner, die Schlâfen
viel langer, fast doppelt so lang wie der von oben sichtbare Lângs
durchmesser der Augen. Die Ffthler sind ki'irzer, gegen die Spitze starker
verdickt, die vorletzten Glieder bei breitester Ansicht ziemlich quer. Der
Halsschild ist etwas langer, so lang als breit, nach vorn weniger verengt,
mehr gleichbreit, die Punkte sind wesentlich kràftiger. Der auffallendste
Unterschied liegt in den Flügeldecken. Diese sind viel ktirzer als bei Kristen -
seni, ura ein betràchtliches Stiick ki'irzer als der Halsschild, viel starker
und nocli dichter punktiert. Am Hinterleib ist ein wesentlicher Unterschied
nicht wahrzunehmen. Lange 10-11 mm.
Beim çf ist das sechste Sternit etwas tiefer ausgebuchtet.
Kenya : Camp III de l’Elgon (Zone des Bruyères, Est), 3.500 m.
Philonthus excelsior, n. sp.
Schwarz, glànzend, der Vorderkôrper mit deutlichem Erzglanz, die Flü¬
geldecken stark messingglànzend, der Hinterleib mit deutlichem Regenbo-
genschimmer, die Flügeldecken und der Hinterleib grau behaart an den
Seiten mit sehr langen, ungleichen Borstenhaaren besetzt. Der Kopf ist
beim çf so breit, beim $ etwas schmàler als der Halsschild, massig quer,
gleichbreit oder nach riickwàrts unmerklich erweitert, vorn mit einer
kràftigen Stirnfurche, zwischen den Augen mit vier kràftigen, einander
paarweise genaherten Punkten, seitlich und hinter den Augen stark und
ziemlich dicht, ungleichmâssig punktiert, lângs der breiten Mittelzone
geglàttet, im Grande âusserst fein quergestrichelt. Die Augen sind massig
gross, die Schlâfen viel langerais der von oben sichtbare Làngsdurchmesser
der Augen. Die Fühler massig lang, die vorletzten Glieder deutlich quer.
Der Halsschild ist fast so breit wie die Flügeldecken, wenig breiter als lang,
ziemlich gleich breit, an den Seiten schwach gerundet, doppelbuchtig, in
den Dorsalreihen mit vier kràftigen Punkten, von den wenigen Seiten-
punkten stehen die innersten zwei in einer zur Dorsalreihe stark schrâgen
Linie, die Oberseite ist ausserordentlich Zart, nur bei stârkster Lupenver-
grôsserung wahrnehmbar quergestrichelt, aber stark glànzend. Die Flügel¬
decken sind fast kürzer als der Halsschild, ziemlich fein und màssig dicht
punktiert. Der Hinterleib ist mâssig fein und massig dicht punktiert, sehr
deutlich irisierend, in der Mitte der vorderen Tergitwurzeln mit gerader,
nicht kielfirmig nach hinten gezogenen Querfurchen. Lange : 11-12,5 mm.
Beim çf, ist das sechste Sternit am Hinterrande breit und tief bogig, fast
halbkreisfôrmig ausgeschnitten.
Diese Art ist durch breite, robuste Gestalt, die Fârbung und die nur
84
M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
mâssig dichte Punktierung der Flügeldecken, sowie die grobe Punktiarung
des Kopfes hinter den Augen charakteristisch.
Kenya : Marakwet (Elgeyo Escarpment), 2.500 m.
Philonthus tandalensis, n. sp.
Tief schwarz, stark glânzend, der Hinterleib mit sehr starkem Regenbo-
genglanz, grau behaart.
Der Kopl ist etwas schmâler als der Halsschild, mâssig quer, nach hinten
kaum erweitert, mit schwach angedeuteter Stirnfurche, zwischen den Augen
mit vier einander paarweise genàherten starken Punkten, hinter den Augen
mâssig stark und wenig dicht punktiert, sonst glânzend glatt. Die Augen
sind ziemlich klein und flach, die Schlâfen fast doppelt so lang als ihr
Lângsdurchmesser. Die Fühler sind mâssig lang, die vorletzten Glieder
mâssig quer. Der Halsschild ist fast so breit als die Flügeldecken, wenig
breiter als lang, an den Seiten schwach gerundet, nach vorn schwach verengt,
in den Dorsalreihen mit vier mâssig starken Punkten, seitlich mit fünf
Punkten, von denen die inneren zwei in einer zur Mittelreihe schrâgen Linie
stehen und die übrigen drei in der Gestalt eines Dreieckes gegen die Vorder-
ecken zu eingestochen sind. Die Flügeldecken sind betrâchtlich kürzer als
der Halsschild, ziemlich fein und wenig dicht punktiert, stark glânzend. Die
Oberflâche des Halsschildes ist ausser den Punkten spiegelglatt, auch bei
schârfster Lupenvergrôsserung niclit chagriniert. Der Hinterleib ist fein und
wenig dicht punktiert, die Querfurchen an der Basis der vorderen Tergite
nicht kielfôrmig in der Mitte vorgezogen. Lânge : 9 mm. (bei eingezogenem
Hinterleib).
Geschlechtsauszeichnung des çf nicht bekannt.
Durch die Fârbung und den spiegclglatten Halsschild leicht kenntlich.
Ost-Afrika : Tandala.
Ich besitze nur ein einziges, vor vielen Jahren durch Staudinger erhal-
tenes Q. Ein weiteres Stück wurde auf der Elgon-Expedition aufgefunden.
Philonthus Chappuisi, n. sp.
Schwarz, die Wurzel des ersten Fühlergliedes gelblich, die Taster
pechfarben mit hellerer Wurzel, die Beine rôtlichgelb, mit dunkleren
Schienen und Hüften, schwàrzlich behaart, wenig glânzend. Der Yorder-
kôrper besitzt nur âusserst geringen Erzglanz, die Flügeldecken sind stark
messingglânzend.
Der Kopf ist viel schmâler als der Halsschild, kurz oval, etwas breiter als
lang, schmal, zwischen den Augen mit vier quergestellten Punkten, von
denen je zwei einander stark genâhert sind, hinter den Augen fein und dicht
punktiert mit einigen grossen Punkten, die Oberflâche sehr fein, aber deutlich
und sehr dicht quergestrichelt, mattglânzend. Die Augen sind ziemlich
gross, die Schlâfen kurz, betrâchtlich kürzer als der von oben sich bare
COLEOPTERA, STAPHYL1NINAE
85
Augenlângsdurchmesser. Die Fühler sind gestreckt, gegen die Spitze nur
sehr wenig verbreitert, ihre vorletzten Glieder bei breitester Ansicht langer
als breit. Der Halsschild ist deutlich schmàler als die Flügeldecken, so lang
wie breit, an den Seiten stark gerundet, nach vorn viel stàrker verengt als
nach hinten, in den Dorsalreihen mit 4 krâftigen Punkten, seitlich mit
einigen weiteren Punkten, von denen die rückwârtigen beiden in einer zur
Mittelreihe schrâgen Linie stehen, die Oberflâchc ist âhnlich skulptiert wie
der Kopf. Die Flügeldecken sind ungefàhr so lang wie der Halsschild, fein
und sehr dicht punktiert, ziemlich mattglânzend. Der Hinterleib ist fein und
ziemlich dicht punktiert. Lange : 8,5 mm.
Beim çf ist das sechste Sternit in der Mitte des Ilinterrandes màssig
breit, aber ziemlich tief rundlich ausgeschnitten.
In die ea/'fas-Gruppe gehôrig, durch kurzen Kopf und sehr dicht punktierte
Flügeldecken kenntlich.
Kenya : Mt. Aberdare (Vers 1 Ouest, Mais, forest. Kinangop), 2.600 m.
Philonthus vittiger var. pseudovittiger, nov.
In dieselbe Gruppe gehôrig und hier von Philonthus vittiger Fauv. dem er
in der Gestalt, Skulptur und besonders in der Fârbung fast ganz gleicht,
nur durch etwas kürzere Flügeldecken und betrâchtlich weitlâufigere Punk-
tierungdes Abdomens verschieden, aber kaum spezifisch von ihm zu trennen.
Die vorliegenden Stiicke sind durchaus kleiner als meine Exemplare des
vittiger Fauv. Lange : 7,5-8 mm. (bei ausgezogenem Hinterleib).
Beim çf ist das sechste Sternit in der Mitte des Hinterrandes ziemlich
schmal und tief dreieckig ausgeschnitten.
Kenya : Mt. Elgon, Osthang (Suam fishing hut), 2.400 m.
Philonthus quediomimus, n. sp.
In die nâchste Nàhe des Csikii Bernh. zu stellen, aber auf den ersten
Blick durch andere Fârbung, lângeren, vollkommen kreisrundcn Kopf,
lângeren Halsschild und feinere und dichtere Punktierung der Flügeldecken
und des Hinterleibes zu unterscheiden, in der Gestalt einem Quedius nicht
unàhnlich.
Schwarz, glânzend, Flügeldecken und Hinterleib grau behaart, die Flügel¬
decken mit Ausnahme der schwarzen Seiten und des Hinterrandes und der
schmal schwarz gesâumten Naht braunrot, die Wurzel der pechschwarzen
Fühler, die Taster und Beine pechrôtlich. Der Kopf ist viel schmàler als der
Halsschild, vollkommen kreisrund, mit den normalen vier Querpunkten
zwischen den Augen, hinter diesen mit wenigen ziemlich feinen Punkten,
sonst glânzend glatt, ohne erkennbare Grundskulptur. Die Augen sind
ziemlich gross, ihr Lângsdurchmesser lânger als die Schlàfen hinter ihnen.
Die Fühler sehr gestreckt, dünn, die vorletzten Glieder betrâchtlich lânger
als breit. Der Halsschild fast so breit wie die Flügeldecken, etwas lânger als
86
M. BEHNHAUER ET W. CHAPMAN
breit, an den Seiten schwach gerundet, nach vorn verengt, mit stumpf
verrundetcn Hinterecken, in den Dorsalreihen mit vier feinen Punkten,
seitwârts gegen die Vorderecken mitdreiin Gestalt eines Dreieckes eingesto-
chenen Punkten. Zu beiden Seiten der Mittelreihen nur mit einem feinen
Punkte, die Oberflâche glanzend, glatt, mit kaum wahrnehmbarer Grund-
skulptur. Die Flügeldecken sind hôchstens so lang wie der Halsschild, fein
und dicht punktiert ; der Hinterleib ist nach rückwârts stark verengt, sehr
fein und dicht punktiert. Lange : 7 mm.
Beim çf ist das sechste Sternit hinten ziemlich breit und màssig tief
ausgeschnitten.
Kenya : Mt. Elgon, Osthang (Suam fishing hut), 2.400 m.
c. Halsschildreihen mit 5 Punkten.
Philonthus kenyanus, n. sp.
Diese Art ist dem Philonthus quisquiliarius Grav., mit dessen Varietat
inquinatus Steph. sie die gleiche Fàrbung besitzt, in der Gestalt und Grosse
recht âhnlich, lâsst sich aber von ihm sofort durch die weitlàufig punktierten
Flügeldecken unterscheiden.
Schwarz, glanzend, die Flügeldecken und der Hinterleib gelblichgrau
behaart, die Flügeldecken bis auf die dunkle Basis, die Wurzel der Fühler,
die Taster und die Beine rôtlichgelb.
Der Kopf ist massig schmàler als der Halsschild, ziemlich gleichbreit,
etwas langer als breit, nach rückwârts schwach verengt, hinter den Augen
mit ziemlich zahlreichen, kràftigen Punkten. Die Augen sind gross, etwas
vorstehend, ihr Lângsdurchmesscr betrâchtlich langer als die Schlâfen. Die
Fühler sind massig gestreckt, die vorletzten Glieder bei breitester Ansicht
so breit oder etwas breiter als lang. Der Halsschild ist wenig schmàler als
die Flügeldecken, deutlich langer als breit, mit fast geraden Seiten, nach
vorn massig verengt, spiegelblank, in den Dorsalreihen mit vier kràftigen
Punkten, beiderseits mit einigen, weiteren Punkten, von denen die innersten
zwei in einer zur Mittelreihe schrâgen Linie stehen. Die Flügeldecken
wenig langer als der Halsschild, langer aïs zusammen breit, nach hinten
deutlich erweitert, krâftig und ziemlich weitlàufig punktiert. Der Hinterleib
ist sehr fein und dicht punktiert. Das crste Hintertarsenglied ist etwas
langer als das letzte. Lange : 5,5 mm.
Beim çf ist das sechste Sternit am Hinterrand breit und sehr flacli aus-
gerandet.
Kenya : Lokitang (Turkana Nord), 750 m.
Philonthus longicornis Steph. var. bestialis nov.
Von der Stammform durch schwach blâuliclien Schimmer von Kopf,
Halsschild und Flügeldecken, ganz schwarzes erstes Fühlerglied und aus-
gedehnt brâunlichrote Fàrbung der Spitzc der Flügeldecken verschieden. Da
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
87
Philonthus longicornis eine sehr stark verànderliche Art ist, glaube ich
kaum, dass diese auf den ersten Blick einen selbststândigen Eindruck
machende Form spezifisch verschieden ist.
British Ostafrika : M. Kenya (Westhang, Waldzone, Podocarpus),
2.400 m., Jânuar, Februar 1912, in Leopardenkot.
b. Halsschildreihen mit 6 Punkten.
Philonthus Jeannelianus, n. sp.
Durch breite Gestalt und die ausserordentlich kurzen Fliigeldecken sehr
ausgezeichnet.
Pechschwarz bis pechbraun, die Flugeldecken mehr bràunlich, die Wurzel
der dunklen Fiihler und die Beine rôtlichgelb, die Taster, Schienen und
meist aucli die Tarsen pechfarben.
Der Kopf ist beim çf breiter, beim Ç schmâler als der Halsschild, beim c?
deutlich breiter als lang, beim Ç betrâchtlich langer als breit, vorn in der
Mitte mit einem starken, breiten Lângseindruck, an den Seiten geradlinig,
beim nach rückwàrts schwach verengt, beim Ç gleichbreit, ausser einer
breiten Mittelzone kràftig und spârlich, hinter den Augen etwas dichter
punktiert. Die Augen sind klein, die Schlàfen mehr als dreimal so lang als
der von oben sichtbare Làngsdurchmesser der Augen. Die Fühler sind
ziemlich gestreckt, die vorletzten Glieder langer als breit. Der Halsschild ist
wenig schmâler als die Fliigeldecken, um ein gutes Stück langer als breit,
ziemlich gleichbreit, mit geraden Seiten, in den Rückenreihen mit je
6 kràftigen Punkten, seitlich mit einigen weiteren Punkten, von denen die
inneren zwei, bisweilen aucli drei in einer zur Mittelreihe fast parallelcn
Reihe stehen. Die Fliigeldecken sind sehr kurz, fast nur halb so lang als
der Halsschild, viel kürzer als zusammen breit, nach rückwàrts stark erweitert,
ziemlich îein und ziemlich diclit punktiert. Der Hinterleib ist fein und màssig
dicht punktiert, ohne weissen Hautsaum am Hinterrand des siebenten
Tergites. Das erste Hintertarsenglied ist etwas langer als das Endglied, aber
viol kürzer als die drei folgenden zusammen. Lange : 6-7 mm.
Beim çf ist das achte Tergit in der Mitte des Hinterrandes scharî und tief
ausgebuchtet.
Briksh-Ostafrika : Mt. Kenya (Westhang, obéré Waldzone), 3.200-
3.300 m., Jânuar 1912 (Alluaud und Jeannel).
Philonthus excisicauda, n. sp.
Mit der vorherigen Art nahe verwandt, mit àhnlicher Geschlechts-
auszeichnung des çf, durch viel làngere, erzglànzende Flügeldecken sofort
zu trennen.
88 M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
O* . Schwarz, die Flügeldecken mit starkem, der Vorderkôrper mit sehr
schwachem, kaum wahrnehmbaren Erzglanze, die Flügeldecken und der
Hinterleib, wie bcim vorigen, gelblicht behaart, die Beine schmutziggelb.
Der Kopf ist deutlich, bei stark entwickelten çf viel breiter als der Halsschild,
mehr oder mindcr quer, nach rückwàrts unmerklich verengt; vorn mit einem
breiten starken Lângseindruck, neben der breiten, durchgehenden Mittelzone
kràitig und vereinzelt punktiert. Die Augen sind klein, die Schlàfen etwas
weniger lang als bei der vorigen Art. Die Fühler kaum verschieden. Der
Halsschild ist betràchtliçh schmâler als die Flügeldecken, deutlich langer
als breit, ziemlich gleichbreit, in den Dorsalreihen mit sechs krâftigen
Punkten, die seitliche Punktierung ist âhnlich wie bei jeannelianus, die
zwei inneren Punkte in einer schwach schrâgen Linie zur Dorsalreihe
stehend. Die Flügeldecken sind so lang als der Halsschild, so lang als
zusammen breit, hinten etwas bauchig erwoitert, mâssig fein und ziemlich
dicht punktiert. Der Hinterleib ist sehr fein und mâssig dicht punktiert.
Das erste Hintertarsenglied kaum langer als das Endglied, viel kürzcr als
die drei folgenden zusammen. Lange : 6-6,5 mm.
Beim çf ist das achte Tergit in der Mitte des Hinterrandes breit und tief
ausgeschnitten, das sechste Sternit breit und flach ausgerandet, am Hin-
terrand dicht schwarz beborstet. Ç unbekannt.
Kenya : Mt. Aberdare (Westhang, Mais, forest. Kinangop), 2.600 m. —
Mt. Elgon (Osthang, Suam fîshing hut), 2.400 m.
Philonthus marakwetensis, n. sp.
In die Nâhe der beiden vorherigen Arten gehôrig, durch die einfârbig
tiefschwarze Fàrbung von ihnen leicht zu unterscheiden.
Tiefschwarz glânzend, die Beine pechschwarz, die Behaarung gelblich.
Der Kopf ist beim cf breiter, beim $ schmâler als der Halsschild, beim çf
stàrker, beim Q schwâcher quer, bei ersterem schwach nach rückwàrts
verengt, vorn in der Mitte mit einem beim stârkeren, beim Ç schwàcheren
Eindruck, zu beiden Seiten der unpunktierten Mittelzone mâssig kràftig und
spârlich punktiert. Die vorletzten Fühlerglieder langer als breit. Der
Halsschild ist betrâchtlich schmâler als die Flügeldecken, wenig langer als
breit, ziemlich gleichbreit, Dorsalreihen und seitliche Punktierung wie beim
vorigen. Die Flügeldecken sind so lang als der Halsschild, so lang wie zusam¬
men breit, mâssig fein und dicht, der Hinterleib sehr fein und mâssig dicht
punktiert. Erstes Hintertarsenglied wie bei der vorhergehenden Art.
Lânge : 7,5-8,5 mm. (bei ausgezogenem Hinterleib).
Beim çf ist das achte Tergit nur schwach und wenig deutlich ausgerandet,
das sechste Sternit ebenfalls sehr schwach ausgebuchtet.
Kenya : Marakwet (Campi Cherangani), 3.000 m.
COLEOPTERA, STAPHYLININAE
89
Philonthus Chapmani, n. sp.
Yon der Fârbung und Grosse des Philonthus dehilis Grav., jedoch in den
Halsschildreihen mit je sechs Punkten, auch durch viel làngeren, schmâleren
Halsschild ausgezeichnet.
Schwarz, glânzend, die Flügeldecken und der Ilinterleib dünn graugelb
behaart, an den Seiten mit wenig zahlreichen schwarzen Borstenhaaren
besetzt, die Fiihler und Taster pechschwarz, ihre Wurzel wenig heller, die
Reine schmutziggelb. Der Kopf ist beim çf deutlich, beim $ betrâchtlich
schmâler als der Halsschild, in beiden Geschlechtern langer als breit, nach
hinten kaum verengt mit flach verrundeten Hinterecken, zwischen den
Augen mit den normalen vier Punkten, auf der Stirn kaum mit einer
Andeutung eines Eindruckes, seitlich ziemlich fein und aucli hinter den
Augen sehr spârlich punktiert. Die Augen sind mâssig klein, die Schlâfen
ungefâhr doppelt so lang als der Lângsdurchmesser der Augen. Die Fühler
sind mâssig lang, die vorletzten Glieder bei breitester Ansicht kaum breiter
als lang. Der Halsschild ist viel schmâler als die Flügeldecken, betrâchtlich
lânger als breit, nacli vorn deutlich und fast geradlinig verengt, in den
Dorsalreihen mit sechs krâftigen Punkten, seitlich mit wenigen weiteren
Punkten, von denen die innersten zwei in einer zu der Mittelreihe kaum
divergierenden Linie stehen. Die Flügeldecken sind etwas kürzer als der
Halsschild, nach rückwârts deutlich erweitert, etwas lânger als hinten
zusammen breit, ziemlich stark und weitlâufîg punktiert, stark glânzend. Der
Hinterleib ist sehr fein und mâssig dicht punktiert. Lange : 4-5 mm.
Beim ist das achte Tergit breit verrundet, das sechste Sternit in der
Mitte des Hinterrandes ziemlich breit und ziemlich tief bogig ausgeschnitten.
Kenya : Mt. Elgon, Osthang (Suam fishinghut), 2.400 m.
Philonthus (Gabrius) altissimus, n. sp.
In die nâchste Nâhe des Philonthus magnicollis Bernh Gehôrig, von
derselben Gestalt und Fârbung, ein wenig grôsser und in nachlfogenden
Punkten verschieden : Der Kopf ist lânger und schmâler, betrâchtlich lânger
als breit, nach rückwârts nicht erweitert, auf der Stirn mit einem deutlichen
Lângseindruck, seitlich mit viel zahlreicheren, kràftigeren Punkten, die
Oberflâche stârker glânzend, ohne oder nur mit schwacher Andeutung der
bei magnicollis sehr deutlich hervortretenden Querstrichelung. Die Augen
sind entschieden grôsser, die Schlâfen verhâltnismâssig kürzer. Die Fühler
sind deutlich lânger, die vorletzen Fühlerglieder auch bei breitester Ansicht
nicht breiter als lang. Der Halsschild ist ein wenig kürzer, nach vorn sehr
schwach verengt, in den Dorsalreihen mit sechs oder sieben krâftigen
Punkten, die zwei innersten Punkte der Seitenpunktierung stehen in einer
zur Mittelreihe fast parallelen Linie. Die Flügeldecken sind fast noch kürzer,
kaum halb so lang als der Halsschild, nach rückwârts stârker erweitert,
feiner und fast dreimal so dicht als bei magnicollis punktiert, wenig
00 M. BERNHAUER ET W. CHAPMAN
glânzend. In der Punktierung des Hinterleibes ist kaum ein Unterschied
festzustellen. Lange : 8,5-9,5 mm. (bei gestrecktem Hinterleib).
Geschlechts-Unterschiede unbekannt.
Kenya : Camp III de Elgon (Zone de Bruyères, Est), 3.500 m. — Cratère
de l’Elgon (Pied du Kottobbos), 4.000 m.
Philonthus (Gabrius) aberdarensis, n. sp.
Systematisch neben Philonthus Katonae Bernh, zu stellen. von ihm durch
robustere Gestalt, die sehr kurzen und viel weitlàufiger punktierten Fliigel-
decken leicht zu unterscheiden.
Schwarz, die Fühler und Taster pechscliwarz, ibre Wurzel und die Beine
schmutziggelb. Der Kopf ist viel schmâler als der Halsschild, eilôrmig, viel
langer als breit, nach rückwârts stark erweitert, auf der Stirn mit einem
schwachen Lângseindruck, zu beiden Seiten der sehr breiten glatten Mittel-
zone mit einer Anzahl krâftiger, ungleich grosser Punkte, ohne deutliche
Querstrichelung. Die Augen sind klein, Schlafen mehr als dreimal so lang
als der Lângsdurchmesser der Augen. Die Fühler sind dünn, gestreckt, die
vorletzten Glieder langer als breit. Der Halsschild ist mâchtig entwickelt, so
breit als die Fltigeldecken zwischen den Schultern, um ein gutes Stiick
langer als breit, nach vorn schwach verengt, mit îast geraden Seiten, in den
Riickenreilien mit sechs mâssig krâftigen Punkten, seitlich mit einigen
weiteren Punkten, von denen meist die innerstèn drei in einer Làngsreihe
stehen. Die Flügeldecken fast nur lialb so lang als die Flügeldecken, nach
rückwârts erweitert, viel kürzer als zusammen breit, ziemlich fein und
weitlâufîg punktiert. Der Hinterleib ist sehr fein und wenig dicht punktiert.
Lange : 5,5-6 mm.
Beim çf ist das sechste Tergit am Hinterrande breit und massig tief bogig
ausgeschnitten, mit etwas aufgebogenem Hinterrande, das sechste Sternit
ist ziemlich schmal und tief halbkreisfôrmig ausgeschnitten.
Kenya : Mt. Aberdare, Westhang (Mais, forest. Kinangop), 2.600 m.
Actobius elgonensis, n. sp.
Von der Gestalt, Fârbung und Grosse des Actobius tenuicorms Fauv.,
aber von ihm durch nachfolgende Merkmale sicher zu trennen :
Der Kopf ist etwas breiter und kürzer, kaum langer als breit, nach rück¬
wârts deutlich etwas verengt, grosser und viel weitlàufiger punktiert, die
Augen etwas grosser, die Schlafen hinter ihnen kaum mehr als doppelt so
lang als ihr Lângsdurchmesser. Die Fühler sind kaum verschieden. Der
Halsschild ist wesentlich breiter und kürzer, nur sehr wenig langer als breit,
gleichbreit, die Punktierung bedeutend stërker und viel weitlàufiger. Die
Flügeldecken dagegen sind im Verhâltnis zum Halsschild langer, viel langer
als zusammen breit, krâftiger und betrâchtlich weitlàufiger punktiert. Der
Hinterleib ist kaum verschieden. Lânge : 5 mm.
Kenya : Mt. Elgon, Osthang (Suam fishing hut), 2.400 m.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome Y. — Fascicule 45.
Publié le / '■ Juin 1939.
COLEOPTERA
XV. SCYDMAENIDAE
PAR
J. Lhoste
Les matériaux de la présente étude proviennent, pour la plus grande
partie, des récoltes faites par le professeur Jeannel durant la Mission de
1 Omo 1932-33. A ces matériaux, déjà importants, j’ai ajouté des espèces
données par M. Clermont et celles communiquées par les Musées de Londres
et de Hambourg. Enfin, j’ai recherché tous les représentants du genre
Scydmaenus récoltés incidemment par divers explorateurs. C’est ainsi que
j’ai pu donner une idée assez précise de ce genre en ce qui concerne son
peuplement africain.
Subgen. SCYDMAENUS Müll. et Kunze.
Biologie. — D’après les renseignements rapportés par le professeur
Jeannel (Mission de l’Omo, liste des stations), les Scydmaenus vivent
dans un milieu humide, de préférence sur le bord des torrents ou des rivières.
C’est ainsi que les captures furent très abondantes près des chutes de la
rivière Thika (Kikuyu), auprès du ruisseau Koitobbos sur les pentes de la
zone des cultures du mont Elgon et sur les bords du Suam, rivière descen¬
dant vers le Lac Rodolphe. Il est à remarquer, d’autre part, que les
Scydmaenus montent assez haut sur les flancs des montagnes de l'Afrique
orientale. En effet, les altitudes où ils semblent se plaire le mieux sont
comprises entre 1.700 et 3.500 mètres. Certaines espèces, fortement ailées,
peuvent quitter le milieu humide pour prendre leur vol quand la fraîcheur
92
J. LHOSTE
des nuits tombe sur la terre. C’est pourquoi l’on peut capturer quelques
individus en chassant à la lumière.
Caractéristiques du genre Scydmaenus s. str. — Le genre Scydmaenus
est un des plus homogènes de la famille des Scydmaenidae et certainement
un des plus nombreux. La taille des espèces est réduite, ne dépassant pas
5 mm. alors que les plus petites en ont un demi de long.
Ce genre se différencie des Eustemmus, genre voisin, par deux caractères
principaux :
a) chez les Scydmaenus, la base du pronotum est creusée de quatre
fovéoles à peu près semblables, tandis que la base du pronotum des
Eustemmus est lisse;
b) les Scydmaenus sont tous ailés alors que la plupart des Eustemmus
sont aptères en Afrique Mineure, ailés dans le reste de l’Ancien Monde.
Les principaux caractères spécifiques portent sur la pubescence et la
ponctuation du pronotum, du métasternum ou des élytres. Rarement de bons
caractères sexuels secondaires jettent une lueur dans la détermination des
espèces. S’ils existent, ce qui arrive dans la proportion de 20 % du nombre
des espèces, ils affectent les pattes (trochanter, fémur, tibia) ou les antennes,
la tête ou le métasternum. C’est ainsi que le Scydmaenus libialis se diffé¬
rencie des autres espèces par un éperon qui orne les tibias postérieurs des
mâles. Le Scydmaenus regalis possède des trochanters épineux, mais chez
les Scydmaenus antennalis ou antennatus, ce sont les antennes qui portent
les caractères les plus importants.
Ces caractères sexuels secondaires ne peuvent servir en aucun cas pour
l’établissement de la phylogénie du genre. Dans ce but, seule, l’étude de
l’organe copulateur mâle nous fournira des données suffisamment précises
et rationnelles.
Organe copulateur male. — La difficulté de l’étude de l’organe copula¬
teur mâle des Scydmaenidae réside dans l’interprétation des pièces fonda¬
mentales de cet organe. C’est en considérant un grand nombre d’organes de
différents genres que j’ai pu tenter de reconnaître les parties essentielles,
après les profondes modifications qu’elles ont subies.
L’organe copulateur le plus primitif de la famille peut être représenté par
celui d’un Cladoconnus (fig. 2). On reconnaît le pénis terminé par la pointe
péniale Pn, ici lancéolée; les paramères P, terminés par les soies S. L’ori¬
fice du canal éjaculateur Oe se trouve au milieu d’un collier formé par la
réunion des paramères. Cet orifice est toujours dorsal. A l intérieur du pénis,
on aperçoit, par transparence, le sac interne et une sorte de branche cliiti—
nisée qui est un appendice du sac interne As. Les caractéristiques de cet
appareil sont les paramères indépendants du pénis et les soies insérées à
leur extrémité. Ce sont, en effet, ces deux caractères qui doivent attirer notre
attention.
COLEOPTEKA, SCYDMAENIDAE
93
Dans la série évolutive des organes copulateurs des Scydmaenidae, vient
se ranger, après les Cladoconnus, celui des Chevrolatia. Nous retrouvons
sans peine toutes les parties dont nous avons parlé et que montre la figure 1,
mais avec une différence : les paramères sont soudés au pénis et l’implanta¬
tion des soies est latérale.
En s’appuyant sur l’observation de cet organe, nous n’aurons que peu
Fig. 1. Organe copulateur mâle de Chevrolatia insignis Jacq. du Yal. — Fig. 2. Id. de
Cladoconnus. — Fig. 3. Id. de Scydmaenus spathifer Reitt. — Fig. 4. Id. de S. pilosipen-
nis, n. sp.; Pn pointe péniale ; As appendice du sac interne; P paramères; S soies; Oe
orifice du canal éjaculateur; M membrane peu chitinisée.
de difficulté à déterminer les parties composant l’organe génital d'un
Scydmaenus s. str. lignée Dollmani (fig. 4). Dans ce cas, les paramères P
affectent une forme bien spéciale, mais sont bordés d’une rangée de soies
comme l’est l’organe d’un Chevrolatia. Le pénis est trilobé et parfois, en
plus, armé de saillies. Pénis et paramères sont réunis par une membrane
chitinisée de peu d’épaisseur. Cette membrane devient, chez certaines espèces,
très forte et rend la différenciation des deux parties essentielles, pénis et
paramères, totalement impossible.
Il est utile de mentionner la lignée du « Scydmaenus spathifer », car
nous y observons une modification dans l’orientation de la pointe péniale.
94
J. LHOSTE
Tandis que dans la lignée « Scydmaenus Dollmani », la pointe péniale est
dirigée vers le bas, dans la lignée « Scydmaenus spathifer », elle est dirigée
vers le haut, c’est-à-dire vers les élytres (fig. 3). Ce changement de sens
nous amène progressivement à l’organe de la lignée « tarsatus s. str. » (fig. 5).
D’après l’évolution des pièces essentielles, évolution que nous venons d’enre¬
gistrer sur un bien petit nombre d’organes, nous pouvons admettre que la
fusion des paramères et du pénis est parfaite; nous n’en retrouvons pas
moins les vestiges de toutes les parties que nous avons vues dans l’organe
génital mâle d’un Cladoconnus.
Tout d’abord, remarquons que les soies sont alignées exactement à la même
Dollmani », nous devons donc
nous trouver en présence de ce
qui reste du bord interne des
paramères. La pointe péniale
ne peut être que la partie cro¬
chue qui termine l’organe. Le
sac interne, peu visible en gé¬
néral, existe ainsi que son
appendice, qui est souvent très
grand, parfois fourchu comme
chez le « Scydmaenus hirtus ».
J’emploierai donc dans les des¬
criptions futures la nomenclature ci-dessus et que précise la figure 5.
L’appareil copulateur sera la base sur laquelle nous établirons la phylo¬
génie du groupe Scydmaenus s. str. En considérant la structure générale
des organes génitaux de ce sous-genre, je suis arrivé à le diviser en cinq
lignées particulièrement homogènes. En plus, je dois ajouter trois types,
isolés pour le moment, mais sans crainte de se tromper, on peut y voir le
départ d’autres lignées qui se compléteront au fur et à mesure que les espèces
inconnues seront capturées et étudiées. Ces trois types sont : le « Scydmaenus
tibialis » n. sp. (fig. 20) qui pourrait se placer à côté de la lignée « spathi¬
fer » ; le « Scydmaenus elongatus » à organe tronqué postérieurement
(fig. 32) et le « Scydmaenus Eichelbaumi » dont l’organe est très particulier
et justifiera peut-être la création d’un sous-genre nouveau (fig. 44).
Les lignées. — Si nous commençons par ordre d’importance, nous aurons
en premier :
La lignée du « Scydmaenus tarsatus » Millier et Kunze. Elle comprend
tous les Scydmaenus s. str. dont l’organe génital mâle est bisinué. Sept
espèces de cette lignée sont connues d’Afrique, mais leur nombre est certai¬
nement beaucoup plus cosidérable.
Six espèces composent la lignée du « Scydmaenus duricollis ». L’organe
génital mâle de ces espèces est géniculé sans, toutefois, être très différent de
celui de la lignée précédente.
place que chez les Scydmaenus de la lignée «
Fig. 5. Organe génital de Scydmaenus hirtus, n. sp.
(lettres ayant même signification que précédem¬
ment).
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
95
La lignée du « Scydmaenus Dol/mani » groupe cinq espèces. Tout à côté
d’elle vient la lignée du « Scydmaenus spathifer ». Trois espèces la repré¬
sentent. Enfin, vient la lignée du Scydmaenus antennatus », composée de
deux espèces et bien distincte des précédentes.
Dans le tableau qui suit, nous allons donner la possibilité de reconnaître
les huit types caractéristiques :
.4. Appareil génital mâle ayant T extrémité pèniale dégagée.
Paramères parfois distincts . 1
Il Appareil génital du mâle parfaitement homogène . 2 .
1. Soies longues et souples (fîg. 13). Lignée Spathifer.
— Soies courtes et rigides (fig. 10 ). Lignée Dollmani.
2 . Appareil sans saillie à la face inférieure.<.. . 3 .
— Appareil avec saillie (fig. 44). Lignée Eichelbaumi.
3. Géniculé. 4
— Bisinué. 5
4. Extrémité péniale échancrée (fig. 32). S. elongatus.
— Extrémité repliée, sans échancrure (fig. 40). Lignée duricollis
5. Extrémité péniale avec des dilatations latérales. 6 .
— Extrémité péniale sans dilatations latérales (fig. 23). Lignée tarsatus.
6 . Expansions latérales explanées (fig. 42). Lignée antennatus
— Expansions latérales en forme de cornes (fig. 20 ). S. tibialis
Tableau des espèces
.4.
B.
1 .
3.
Trochanters postérieurs dilatés anguleusement ou épineux
(fig. 16 et 21). 1
Trochanters normaux . 6 .
Trochanters anguleux (fig. 21 ). 2 .
Trochanters épineux (fig. 16). regalis, n. sp.
Antennes anormales chez les çfçf. 3 .
Antennes normales... 4
Dernier article sécuriforme et creusé d’une fovéole oblongue,
l’avant-dernier normal (fig. 41). antennatus Lhoste
Dernier article en forme de cuilleron, l’avant dernier coudé (fig. 6 ).
. antennalis, n. sp.
4. Tibias postérieurs normaux chez les mâles. 5 .
— Tibias postérieurs armés d’un éperon au tiers de leur longueur
chez les mâles (fig. 19). tibialis, n. sp.
5. Plus de 3 mm. Brun de poix avec les pattes plus claires. spathifer Reitt.
— Moins de 3 mm. Rougeâtre avec les élytres plus foncés.
. rotundicollis, n. sp.
6 . Fémurs postérieurs mâles normaux. 7 _
— Fémurs postérieurs mâles surmontés d’une carène (fig. 29).
.. elegans, n. sp.
96
J. LHOSTE
7 . Massue antennaire allongée. Dernier article près de trois fois
aussi long que large (fig. 43). Eichelbaumi Reitt.
— Antennes normales. 8.
8. Plus de 2 mm. 9.
— Moins de 2 mm. RL
9. Pronotum deux fois plus long que la tête. 10.
— Pronotum au plus une fois et demie aussi long que la tête. 12.
10. Pubescence très fine et très dense (Kénya). (fig. 37-39)... thikae, n. sp.
— Pubescence fine ou assez forte mais clairsemée. 11.
11. Forme massive. Pronotum aussi long que large (Kénya). naivasha,n. sp.
— Forme élancée. Pronotum environ une fois et quart aussi long
que large (Côte d’ivoire). sassendrensis, n. sp.
12. Pronotum une fois et tiers aussi long que la tête. (Mashonaland)
(fig. 31). elongatus, n. sp.
— Pronotum une fois et demie environ aussi long que la tête. 13.
13. Grande espèce de 3 mm. Dollmani, n. sp.
— Espèce de 2 mm. et demi environ. 14.
14. Pubescence extrêmement fine et serrée, courte. hirtus, n. sp.
— Pubescence plus ou moins dense, assez longue. 15.
15. Pronotum presque aussi large que long. 16.
— Pronotum nettement plus long que large. 17.
16. Bords prothoraciques doucement arrondis. duricollis Reitt.
— Bords prothoraciques légèrement anguleux vers les 2/5® anté¬
rieurs. Clermonti, n. sp.
17. Organe copulateur mâle avec les paramères rejoignant la pointe
péniale (Type hirtus ). 16 •
— Organe copulateur mâle avec les paramères ne rejoignant pas
la pointe péniale (Mashonaland). (Type antennalis). fulviclavis, n. sp.
18. Longueur 2,3 mm. (Abyssinie). pilosipennis, n. sp.
•— Longueur 2 mm. (Congo Belge). Burgeoni n. sp.
19. De couleurs foncées. 20.
— Testacé ou brun-rouge clair. 21.
20 . Entièrement brun-rouge foncé, avec les pattes un peu plus
claires. efflorescens Schaum.
— Tête et pronotum noirâtres, élytres brun-rouge; pattes et
antennes brunes, plus claires que les élytres. fortensis Lhoste.
21 . Élytres creusés d’une ponctuation assez forte, imparfaitement
délimitée, (fig. 22). rhodesiensis, n. sp.
— Élytres imponctués, brillants. 22.
22. Pronotum une fois et tiers plus long que large; bords latéraux
droits et convergents vers la base, à partir du tiers antérieur de
leur longueur... nitidicollis Lhoste.
— Pronotum à bords latéraux droits et convergents à partir de la
moitié de leur longueur. 23.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
97
23. Antennes grêles, articles 9 et 10 plus longs que larges. (Gabon).
gabonensis, n. sp.
— Antennes robustes, articles 9 et 10 transversaux (Kénya). atomus, n. sp.
Lignée du Scydmaenus Dollmani
Répartition géographique de la lignée : Abyssinie, Congo Belge, Rhodésie,
Mashonaland, Natal.
Scydmaenus Dollmani, n. sp.
Type au British Muséum, Type de Namwala, Rhodésie du Nord-Ouest, le
30 août 1914 (H. C. Dollman) ; 6 exemplaires de Estcourt, Natal, octobre 1892
(G. A. K. Marshall).
Long. 3 mm. Brun rouge. Pubescence céphalique et prothoracique moins
forte et moins dense que la pilosité élytrale qui est régulière, soulevée et de
couleur dorée. Ponctuation très fine et éparse.
Tète subcarrée, moitié moins longue que le pronotum, antennes touchant
le calus huméral, de structure normale : l’article 5 double du 4, le 6 un peu
plus long, les 7 et 8 transversaux, les 9, 10 subglobuleux, le 11 oblong,
moins long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum une fois et demie aussi long que large ; bords latéraux arrondis
en avant, droits dans leur seconde moitié; fossettes basales réduites.
Élytres amples, deux fois aussi longs que larges ; fovéoles élytrales assez
profondes; calus huméral saillant, bourrelet scutellaire presque inexistant.
Pattes allongées, normales, tibias intermédiaires droits. Métasternum
convexe, finement mais densément ponctué.
Appareil copulateur (fig. 10) courbé vers la face ventrale, à l’encontre
delà plupart des autres organes des espèces de ce genre. Paramères réunis
au pénis par une membrane chitinisée et portant une quinzaine de soies.
Pénis trilobé et armé de deux épines assez courtes.
Cette espèce ne présente pas de caractères morphologiques externes bien
tranchés.
Scydmaenus Burgeoni, n. sp.
Type au Muséum de Paris. Décrit sur trois individus de l’Ituri, Bakutam-
bili, Congo Belge (L. Burgeon 1918).
Long. 2 mm. Brun rouge avec les antennes et les pattes testacées.
Pubescence céphalique et prothoracique très fine, celles des élytres plus
forte, soulevée et dorée. Ponctuation très peu profonde sur les élytres. Tête
et pronotum imponctués.
Tête transverse, un peu moins de deux fois aussi longue que le pronotum ;
antennes assez robustes, de même formule que celles du Scydmaenus
Dollmani : l’article 11 moins long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum à bords latéraux convergents, dans leur première moitié,
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. -,
98
J. LHOSTE
subparallèles dans la seconde; base deux fois aussi large que le bord anté¬
rieur.
Élytres assez amples, deux fois environ aussi longs que larges, avec le
calus huméral et le bourrelet scutellaire peu saillants.
Fig. 6. Antenne gauche de Scydmaenus antennalis, n. sp. — Fig. 7. Organe copulateur de la
même espèce. — Fig. 8. Patte postérieure droite de la même espèce. — Fig. 9. Organe
copulateur de S. Burgeoni, n. sp. — Fig. 10, Id. de S. Dollmani, n. sp. — Fig. 11, Id. de
S. pilosipennis, n. sp. — Fig. 12. Id. de S. futviclavis, n. sp.
Pattes longues, plutôt grêles, sans caractère spécifique particulier; tibias
intermédiaires droits. Métasternum convexe finement ponctué, recouvert
d’une pubescence clairsemée.
Appareil copulateur mâle (fig. 9) courbé vers la face ventrale. Paramères
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAË
portant une vingtaine de soies, s’arrêtant un peu avant l’extrémité péniale,
celle-ci trilobée et armée de deux saillies obtuses.
Espèce plus petite que le Scydmaenus Dollmani, mais très voisine et
difficilement reconnaissable sans l’examen de l’organe génital mâle.
Scydmaenus pilosipennis, n. sp.
Type au British Muséum. Six exemplaires de l’Abyssinie, sans localité
plus précise. (A. Raffray; coll. Sharp, 1905).
Long. 2,5 mm. Brun rouge; pubescence céphalique transversale peu
abondante; pronotum glabre sauf sur les bords latéraux où se trouvent
quelques rares soies. Élytres recouverts d’une pubescence dorée, forte,
dense sur le pourtour mais presque absente sur le disque.
Tête transverse, environ deux fois moins longue que le pronotum ; antennes
grêles atteignant le calus huméral : l’article 5 trois fois aussi long que large,
le 6 la moitié du 5, les 7, 8 subcarrés, égaux, le 9 subglobuleux, le 10 plus
volumineux que le 9, le 11 allongé, plus large que le 10 et presque aussi long
que les 9 et 10 réunis.
Pronotum plus long que large, avec le maximum de largeur vers le milieu;
bords latéraux convergents en avant dans la première moitié, subparallèles
dans la seconde; base deux fois environ aussi large que le bord antérieur ;
fossettes basales réduites.
Elytres amples, largement arrondis; fovéoles humérales à peine indiquées
entre un calus peu marqué et un bourrelet scutellaire peu saillant.
Pattes allongées, normales, tibias intermédiaires droits, subprismatiques.
Métasternum convexe, lisse, couvert d’une très fine pubescence.
Appareil copulateur mâle (fig. 11) très voisin de celui du Scydmaenus
Burgeoni, mais à extrémité péniale relativement plus grosse.
Espèce très voisine de Scydmaenus Burgeoni.
Scydmaenus fulviclavis, n. sp.
Types au British Muséum. Cinq exemplaires de Salisbury, Mashonaland
(G. A. K. Marshall).
Long. 2,5 mm. Brun rouge avec les pattes et les antennes testacées.
Même système de ponctuation et de pilosité que Scydmaenus pilosipennis.
Tête transverse, assez grosse, plus longue que la moitié de la longueur du
pronotum. Antennes assez grêles jusqu’au huitième article, massue forte;
article 11 à peu près aussi long que les 9 et 10 réunis, et à peine plus large
que le 10.
Pronotum semblable à celui du Scydmaenus pilosipennis, mais à bords
latéraux moins convergents, un peu plus arrondis; base moins du double
du bord antérieur.
Bourrelet scutellaire assez bien marqué ainsi que le calus huméral que
délimite une fovéole basale assez profonde.
100
J. LIîOSTE
Pattes très allongées, mais ne présentant pas d’autres caractères intéres¬
sants; tibias subprismatiques. Métasternum convexe, couvert de courtes
soies serrées, et très finement ponctué.
L’appareil copulateur mâle, tout en étant indubitablement du type de la
lignée du Scydmaenus Dollmani, présente un caractère important dans les
paramères : ceux-ci s’arrêtent brusquement en s arrondissant (fig- 12j. Ils
portent une quinzaine de soies de longueur variable ; extrémité péniale
trilobée.
Scydmaenus antennalis, n. sp.
Type au Muséum de Paris.
Kenya colony : Thika Falls, pays Kikuyu, 1.700 m., cinq exemplaires
dans des débris d’inondation (Mission de l’Omo, st. ).
Long. : 3,5 mm. Brun foncé, avec les pattes et les antennes brun-rouge.
Tête relativement petite, moitié moins longue que le pronotum; pubescence
céphalique et prothoracique très fine et peu dense, celle des élytres, quoique
plus forte et plus dense, reste assez ténue. Tête et pronotum lisses et
brillants; élytres finement et densément ponctués.
Tête subcarrée, yeux relativement petits n’occupant que le tiers antérieur
du bord latéral. Antennes longues, dépassant largement le calus huméral,
profondément modifiées : article 1 deux fois aussi long que le 2; les 2, 3, 4
subégaux, moitié moins large que le 1; le 5 un peu plus long que le 4, trois
fois aussi long que larges ; le 6 égal au 4 ; les 7 et 8 moitié du 6 , mais un peu
plus larges, subégaux; le 9 globuleux deux fois aussi large que le 8 ; le 10
échancré profondément du côté interne, le 11 plus long que les 9 et 10 réunis,
globuleux à la base et terminé en pointe aiguë (fig. 6 ).
Pronotum une fois et demie plus long que la tête, un peu plus long que
large, subglobuleux, avec les fossettes basales arrondies, et petites.
Élytres allongés, deux fois et quart aussi longs que larges; fovéoles humé¬
rales peu profondes mais limitées par un bourrelet scutellaire et un calus
huméral assez saillants.
Pattes allongées, relativement grandes, tibias intermédiaires canaliculés
extérieurement, les postérieurs intérieurement dilatés (fig. 8). Métasternum
profondément sillonné longitudinalement, recouvert de soies ténues mais
denses, ponctuation très fine.
Appareil copulateur mâle allongé, avec les paramères tronqués et garnis
d’une vingtaine de soies assez courtes mais rigides. Pénis trilobé avec deux
épines aiguës (fig. 7).
Cette grande espèce semble la plus évoluée de cette curieuse lignée du
Scydmaenus Dollmani. Elle est nettement caractérisée par la structure des
antennes et des tibias postérieurs.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
101
Lignée du Scydmaenus spathifer
Répartition géographique du groupe : Kénya, Congo, Sénégal.
Scydmaenus spathifer Reitter
Type au Musée de Hambourg. Décrit sur un individu femelle de Amani,
Afrique orientale anglaise, le 9 décembre 1903.
Kenya Colony : mont Elgon, versant Est, 2.400 m. et 2.470 m., 1932-1933.
Fig. 13. Organe copulateur de Scydmaenus spathifer Rein. — Fig. 14. Pointe péniale
vue de face de S. Clermonli, n. sp. — Fig. 15, Organe copulateur de S. Clermonli, n. sp.
— Fig. 16. Patte postérieure droite de S. regalis, n. sp. — Fig. 17. Pointe péniale vue
de face de S. regalis, n. sp. — Fig. 18. Organe copulateur de S. regalis, n. sp.
(Mission de l’Omo), Thika-Falls, 1.700 m. (Omo, 1932-33). Un exemplaire
mâle de Nairobi, novembre 1911 (Mission Alluaud Jeannel).
Appareil copulateur mâle à pénis lancéolé (fîg. 13), styles soudés intime¬
ment au pénis, portant une quinzaine de soies longues, inégales et flexibles;
appendice du sac interne long et cylindrique.
102
J. LHOSTE
Scydmaenus regalis, n. sp.
Type au Muséum de Paris. Un individu mâle du Congo Belge : Stanley-
ville, Balwasendi (L. Burgeon, 1918).
Long. 3 mm. Brun foncé, tête et pronotum recouverts d’une pilosité
assez dense mais ténue ; élytres à soies un peu plus fortes ; ponctuation
imperceptible, un peu plus dense sur le pronotum que partout ailleurs.
Tête quadrangulaire, forte; antennes robustes atteignant le calus huméral :
article 1 plus de deux fois aussi long que large ; le 2 plus étroit et moins
long que le 1, les 3, 4 une fois et demie plus longs que larges, subégaux, le
5 presque aussi long que les 3 et 4 réunis, le 6 plus large, égal au 4 en
longueur, les 7 et 8 subquadrangulaires aussi larges que le 6, les 9, 10, 11
formant une massue bien nette : le 9 subconique, le 10 une demi-fois plus
volumineux, le 11 plus long que les 9 et 10 réunis, un peu plus large, à
pointe obtuse.
Pronotum un peu plus long que large, avec son maximum de largeur un
peu en avant de la moitié; bords latéraux formant une ligne brisée dont les
deux parties antérieures et postérieures seraient convergentes, l’une vers
la tête, l’autre vers les élytres; fossettes basales rondes et rembrunies.
Elytres plutôt étroits, bords latéraux droits durant leur deux premiers
tiers, distance à laquelle ils ont leur largeur maximum, tiers postérieur
nettement arrondi ; fossettes basales peu caractérisées.
Pattes longues et robustes, trochanters intermédiaires anguleux, posté¬
rieurs épineux; cuisses grêles à leur base, renflées en massue vers le genou,
tibias postérieurs aplatis, dilatés intérieurement vers la base (fîg. 16), tarses
très dilatés chez les mâles.
Dessous pubescent, sans caractère important.
Appareil copulateur mâle garni de nombreuses soies longues et souples ;
pénis droit, armé de chaque côté d’une saillie perpendiculaire dans le plan de
la pointe péniale qui est légèrement échancrée (fig. 17 et 18).
Espèce se rattachant donc nettement à la précédente, Scydmaenus spathifer
Reitt., par la forme générale des trochanters et surtout par l’organe génital
mâle.
Scydmaenus Clermonti, n. sp.
Type au Muséum de Paris. Nombreux individus au Sénégal : Badoumbé
(Nodier, 1882).
Long. 2,5 mm. Brun rouge uniforme; tête et pronotum recouverts d’une
très fine pilosité, couchée et dense; soies élytrales plus fortes que celles du
pronotum et plus denses, ayant des reflets dorés. Ponctuation imperceptible,
sauf sur la tête où elle est un peu plus marquée.
Tête subquadrangulaire, yeux petits occupant à peine le tiers du bord
latéral; antennes courtes n’atteignant pas le calus huméral : article 1 allongé,
plus de deux fois aussi long que large, les 2, 3, 4 plus étroits que le 1, deux
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
103
fois aussi longs que larges, le 5 un peu plus long que le 4, le 6 égalant le 4
en longueur, mais un peu plus large, les 7, 8 subquadrangulaires, les 9, 10,
11 formant une massue allongée, le 9 plus petit que le 10, le 11 pointu, plus
long à lui seul que les 9 et 10 réunis.
Pronotum très globuleux, à bords latéraux régulièrement arrondis;
fossettes basales petites.
Élytres normaux, à bords extérieurs divergents et droits durant la pre¬
mière moitié, largement arrondis à partir du milieu jusqu’à l’apex; fovéoles
basales très peu marquées entre le calus huméral et le bourrelet scutellaire
peu élevés.
Pattes robustes, plutôt courtes, normales mais avec les trochanters médians
dilatés anguleusement.
Dessous recouvert d’une pilosité ténue et dorée. Métasternum finement
mais densément ponctué.
Appareil copulateur mâle (fig. 15) du même type que celui des deux espèces
précédentes; pénis légèrement bilobé (fig. 14) armé de deux appendices
droits dirigés en arrière; paramères bisinués, garnis de soies longues et
souples.
Espèce se rattachant donc très nettement au Scydmaenus spathifer Reitt.
Scydmaenus tibialis, n. sp.
Type au Muséum de Paris.
Kenya Colony : deux mâles du versant est du mont Elgon, Kénya (Mission
de l’Omo 1932-33). — Uganda un mâle des environs de Fort-Portal, province
de Toro en Uganda occidental (Mission de Ch. Alluaud, 1909).
Long. 3 mm. Brun foncé; antennes et pattes rougeâtres. Tête assez
volumineuse, un peu plus longue que la moitié de la longueur du pronotum.
Pubescence céphalique et prothoracique très ténues, plus espacée que la
pilosité élytrale qui est forte, dorée et soulevée. Ponctuation assez forte,
surtout sur la tête et sur les élytres.
Tête transverse, yeux occupant un peu plus du tiers du bord latéral;
antennes atteignant la base du pronotum : article 1 aussi long que les 2 et 3
réunis, les 2, 3, 4 subégaux, le 5 une demie fois plus long que le 4, le 6 égal
au 4, les 7 et 8 très courts, les trois derniers articles formant une massue
allongée : les 9 et 10 subégaux, un peu plus longs que larges, le 11 pointu,
plus long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum un peu plus long que large, avec le maximum de largeur avant
la première moitié; partie antérieure du bord latéral très convergente, partie
postérieure subparallèle, bord antérieur moitié moins large que la base.
Élytres assez amples; bourrelet scutellaire et calus huméral saillants,
délimitant une fovéole basale peu profonde.
Pattes allongées; tarses antérieurs fortement dilatés, tibias postérieurs
104
J. LHOSTE
armés d’une longue saillie en forme d’épine émoussée, au tiers de sa longueur
(fig. 19).
Métasternum pubescent, plan et densément ponctué.
Appareil copulateur mâle fortement replié vers l’extrémité et armé sur
chaque bord de deux épines sinuées en forme de corne (fig. 20).
Cette espèce, bien différenciée par ses tibias postérieurs, possède un appa¬
reil copulateur mâle tout à fait caractéristique. Je ne connais pas d’autres
Fig. 19. Patte postérieure gauche de Scydmaenus tibialis, n. sp. — Fig. 20. Organe
copulateur de S. libialis, n. sp. — Fig. 21. Trochanter de S. spalhifer Reitt.
Scydmaenus voisins ou de la même lignée, mais je pense qu’il existe certains
liens entre ce Scydmaenus et ceux de la lignée du Scydmaenus spathifer
Reitt.
Lignée du Scydmaenus tarsatus
Répartition géographique : Abyssinie, Afrique orientale anglaise, Kénya,
Rhodésie, Zululand, Sénégal, Gabon.
Scydmaenus pilifer Lhoste
Afrique orientale anglaise : Amani (7 novembre 1903); Okahandja (27-
28 avril 1911). Farm Paulinenhof, 30 km. Owindhuk (18 mai 1911). — Sé¬
négal : Badombé.
Un fait intéressant : la présence de cette espèce simultanément en Afrique
orientale anglaise et au Sénégal.
Scydmaenus atomus, n. sp.
Type au Muséum de Paris.
Kenya Colony : Crater Lake, ouest du LacNaivasha, 1.910 m. (Mission de
L’Omo 1932-33).
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
105
Long. 1,5 mm. Assez trapu; brun rouge avec les pattes et les antennes
un peu plus claires. Pubescence céphalique très ténue, rare, transverse.
Soies prothoraciques et élytrales à peu près de môme nature, mais plus
denses sur les élytres. Ponctuation invisible sur le pronotum et sur la tête,
grosse mais peu dense sur les élytres.
Tête subcarrée, yeux peu volumineux; antennes atteignant juste le calus
huméral, robustes : article 1 deux fois et demie plus long que large, le 2 plus
long que le 3, les 3 et 4 subégaux, le 5 égal au 2, le 6 égal au 3, les 7, 8
transversaux, réunis aussi longs que le 5, massue courte : article 9 subglo¬
buleux presque aussi long que les 7 et 8 réunis, le 10 plus volumineux
que le 9, le 11 environ aussi long que les deux derniers réunis.
Pronotum un peu plus long que large, avec son maximum de largeur vers
les deux cinquièmes antérieurs, plus lar^e que la tête et presque deux fois
aussi long.
Elytres allongés, deux fois et demie aussi longs que larges; calus humé¬
ral et bourrelet scutellaire peu accusés; fovéoles basales assez grandes.
Tarses antérieurs mâles largement dilatés.
Métasternum finement et assez densément ponctué, à peine sillonné,
pubescent.
Appareil copulateur mâle bisinué (fig. 28), extrémité péniale faiblement
recourbée; bords latéraux ornés de 7 à 10 soies très courtes; appendice du
sac interne courbé.
Espèce très voisine de la précédente, en différant par la pubescence,
qui, chez le Scydmaenus pilifer, est plus grosse et plus abondante.
Scydmaenus rhodesiensis, n. sp.
Type au British Muséum. Décrit sur de nombreux exemplaires de
Namwala, Rhodésie du nord-ouest (H. C. Dollman).
Long. 1,7 mm. Allongé. Brun rouge, assez clair, avec les pattes et les
antennes testacées (fig. 22).
Tête transverse, presque aussi large que le pronotum et un peu plus longue
que la moitié de sa longueur. Pubescence très clairsemée, irrégulière,
légèrement plus dense sur le pourtour élytral. Ponctuation céphalique et
prothoracique nulle; élytres creusés de points assez gros en général, mais
irréguliers en grandeur et en densité, donnant à la surface élytrale un
aspect rugueux.
Antennes atteignant le calus huméral : article 2 égal à 5, les 3 et 4 subé¬
gaux, aussi longs que le 6, les 7 et 8 subcylindriques, égaux, aussi longs que
larges, article 11 à peu près aussi long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum plus long que large, avec le maximum de largeur vers la
moitié; fovéoles basales petites et peu profondes.
Calus huméral, fovéoles et bourrelet scutellaire très mal indiqués.
106
J. LHOSTE
Tarses antérieurs des mâles bien dilatés, tibias intermédiaires légèrement
sinués.
Métasternum peu déprimé sur la ligne médiane, très pubescent, creusé
d’une ponctuation un peu
moins forte que celle des
élytres, mais aussi irrégu¬
lière. Pubescence localisée
entre les hanches posté¬
rieures.
Appareil copulateur mâle
(fig. 27) voisin de celui de
l’espèce précédente mais
avec l’extrémité péniale
plus effilée et les soies
moins nombreuses mais
plus longues.
Espèce très proche des
Scydmaenus pilifer et ato-
mus.
Scydmaenus hirtus, n. sp.
Type au Muséum de Pa¬
ris. Décrit sur plus de 50
exemplaires.
Kenya Colony : Marak-
wet, Elgeyo escarpment
2.500 m.; Suam Fishing
Hut, 2.400 m. ; MontElgon,
Camp I, 2.100 m. versant
est; forêt du Kinangop,
monts Aberdare, 2.600 m.
(Mission de l’ümo 1932-
1933).
Zoulouland, Eshowe, 6-31 mai 1926 (R. E. Turner).
Long. 2,7 mm. Allongé. Brun rouge foncé avec les pattes et les antennes
plus claires. Pubescence très dense mais aussi très fine et extraordinairement
régulière, aussi bien sur la tête que sur le pronotum ou les élytres, bien que
sur ces derniers elle soit plus forte. Ponctuation céphalique localisée sur les
bords latéraux, très fine; celle du pronotum encore plus fine que celle de la
tête; quant à la ponctuation élytraie elle est plus forte que n’importe quelle
autre.
Tête subcarrée; yeux très petits occupant le quart environ du bord
latéral; antennes courtes, les articles 2, 3, 4 subégaux, le 5 d’un tiers plus
Fig. 22. Scydmaenus rhodesiensis, n. sp.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
107
long et cylindrique, le 6 un peu plus long que le 4 et égal en longueur,
les 7, 8 aussi larges que longs, massue assez allongée : article 11 environ
de même longueur que les 9 et 10 réunis.
Pronotum presque aussi large que long et plus large que la tête, la
longueur de celle-ci équivalant aux deux tiers de la longueur du pronotum ;
bords latéraux régulièrement arrondis, avec le maximum de largeur vers le
milieu.
Calus huméral et bourrelet scutellaire très bien indiqués, ainsi que la
fovéole basale ; bord externe de l’élytre régulièrement arrondi.
Métasternum convexe, très pubescent, mais ne portant pas de trace de
ponctuation.
Appareil copulateur mâle robuste, légèrement coudé au tiers de sa lon¬
gueur, extrémité péniale terminée en crochet, bord extérieur des paramères
portant une dizaine de soies inégales; appendice du sac interne fourchu
(fig. 26).
Espèce paraissant très commune et largement répandue, différente par sa
taille plus grande et sa pubescence régulière des autres espèces parentes.
Scydmaenus elegans, n. sp.
Type mâle au Muséum de Paris.
Afrique orientale anglaise, Tavéta, 750 m. (Alluaud et Jeannel, 1912). Abys¬
sinie (A. Raffray). Zululand, Eshowe, 6-31 mai 1926 (R. E. Turner).
Long. 2 mm. Brun rouge clair; pubescence transversale sur la tête, assez
longue, pronotum et élytres recouverts d’une fine pilosité courte, très dense
et régulière, ponctuation éparse, légèrement plus forte sur les élytres.
Tête transverse, presque aussi large que le pronotum et atteignant les
deux tiers de sa longueur; antennes dépassant le calus huméral : article 2
égal au 5, les 3, 4 subégaux, le 6 moitié du 5, les 7 et 8 égaux, le 11 plus
court que les 9 et 10 réunis.
Pronotum plus long que large, avec son maximum de largeur au tiers
antérieur; bords latéraux droits dans les deux tiers postérieurs, arrondis
en avant.
Elytres oblongs ; bourrelet scutellaire effacé et calus huméral peu saillants ;
fovéoles basales réduites, presque inexistantes.
Pattes normales chez les femelles mais présentant chez les mâles une
anomalie caractéristique dans les cuisses postérieures (fig. 29) : elles sont
surmontées d’une carène très nette.
Métasternum assez densément pubescent.
Appareil copulateur mâle (fig. 30) se rapprochant dans sa forme générale
de celui du Scydmaenus hirtus n. sp., mais avec une extrémité péniale
beaucoup plus grêle et acérée, soies très courtes et rejetées en arrière.
Le système de pubescence rappelle celui du Scydmaenus hirtus , mais cette
espèce en diffère par la forme du pronotum.
108
J. LHOSTE
Scydmaenus efflorescens Schaufuss (fig. 24),
Afrique orientale anglaise : Kilimandjaro, Alluaud, 1904. Espèce assez
commune à travers le continent africain, de l’est à l’ouest.
Scydmaenus gabonensis, n. sp.
Type au Muséum de Paris. Nombreux individus du Gabon (collection
Clermont).
Long. 1,5 mm. Luisant, brun foncé sur tout le corps, brun rouge sur les
Fig. 23. Organe copulateur de S. senegalensis, n. sp. — Fig. 24. Id. de S. efflorescens Schauf.
— Fig. 25. Id. de S. gabonensis, n. sp. — Fig. 26. Id. de S. hirlvs, n. sp. — Fig. 27. Id.
de S. rhodesiensis, n. sp. — Fig. 28. Id. de S. alomus, n. sp.
antennes et les pattes; pubescence céphalique et prothoracique très peu
serrée mais forte, les soies élytrales sont plus longues, plus grosses, plus
fournies; pronotum imponctué; élytres incrustés de points plus gros que
ceux de la tête, séparés par des intervalles égaux à deux ou trois fois leur
diamètre.
Tête transverse; antennes robustes atteignant le calus huméral : article 1
COLEOPTEEA, SCYDMAENIDAE
109
deux fois et demie aussi long que large, le 2 plus étroit, le 3 aussi long que
large, moitié moins long que le 2, les 4, 5 subégaux, le 6 un pou plus
petit que le 5, les 7 et 8 transverses, les 9 et 10 subglobuleux, deux fois
plus longs que le 7, le 11 conique une fois et un tiers plus long que le 10.
Pronotum un peu plus long que large près de deux fois aussi long que la
tête; bords latéraux arrondis avec le maximum d’amplitude vers le milieu;
fovéoles basales grandes et rembrunies.
Elytres largement arrondis ; bourrelet scutellaire et calus huméral sail¬
lants; fovéoles élytrales bien marquées.
Pattes longues, fémurs forts, tibias intermédiaires légèrement sinués,
tarses antérieurs peu dilatés chez les mâles.
Métasternum convexe, imponctué, recouvert d’une fine pubescence.
Organe génital mâle (fig. 25) très voisin de celui du Scydmaenus efflores¬
cens Schauf., très déprimé vers le tiers antérieur, avec la pointe péniale plus
acérée que l’espèce de Scliaufuss; paramères portant à peine une dizaine de
soies d’inégale grandeur.
Le Scydmaenus gabonensis est très voisin du Scydmaenus efflorescens de
Schaufuss. Il en diffère néanmoins par l'organe génital mâle et la pubescence.
Chez le Scydmaenus efflorescens , cette pubescence est d’une régularité
parfaite, tandis que chez le Scydmaenus gabonensis les soies sont plus rares
et sont plus irrégulièrement insérées.
Scydmaenus elongatus, n. sp.
Espèce isolée. Type au British Muséum.
Décrit sur six exemplaires de Salisbury, Mashonaland (G. A. K. Mars¬
hall, 1894).
Long. 2,5 mm. Allongé. Brun rouge. Tête volumineuse aussi longue que
les trois quarts de la longueur du pronotum (iig. 31).
Pubescence céphalique et prothoracique très ténue et beaucoup moins
dense que celle des élytres qui est soulevée, dorée, et plus forte. Ponctuation
visible sur les bords latéraux de la tête; pronotum lisse, élytres régulière¬
ment mais peu fortement ponctués.
Tête suLcarrée, volumineuse, ayant les trois quarts de la longueur du
pronotum ; yeux occupant le tiers antérieur du bord latéral ; antennes longues,
dépassant le calus huméral : article 2, 3, 4 subégaux, deux fois aussi longs
que larges, le 5 légèrement plus long que le 4, le 6 un peu plus large que
le 5, à peine aussi long que le 4, les 7 et 8 transversaux, le 9 allongé
aussi long que les 7 et 8 réunis, mais plus large, le 10 plus volumineux que
le 9, le 11 un peu plus long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum presque aussi long que large, ses bords latéraux légèrement
arrondis; fossettes basales très réduites.
Elytres assez amples, calus huméral et bourrelet scutellaire peu saillants,
fovéoles basales peu marquées.
110
J. LHOSTE
Pattes normales, relativement grêles. Métasternum peu convexe, soyeux.
Appareil copulateur mâle robuste, légèrement courbé vers la moitié (fig. 32),
extrémité péniale non dégagée et bilobée.
Fig. 29. Fémur postérieur droit de Scydmaenus elegans, n. sp. — Fig. 30. Organe copula¬
teur de S. elegans, n. sp. — Fig. 31. Tête et pronotum de S. elongalus, n. sp. tig 32.
Organe copulateur de S. elongalus, n. sp.
Cet appareil ne peut être jusqu’à nouvel ordre rapproché d’aucun type
connu.
Lignée du Scydmaenus duricollis
Répartition géographique de la lignée : Kénya, Rhodésie, Natal, Côte
d’ivoire.
Scydmaenus duricollis Reitter
Type au Muséum de Hambourg. Appareil copulateur décrit antérieurement
(fig. 40).
Localités nouvelles : Natal; FrereetMalvern (G. A. K. Marshall). Rhodésie
nord-ouest; Shimajoga, août 1914, et Namwala, 19 juin 1914 (Dollman) ;
Mashonaland, Salisbury (G. A. K. Marshall).
Scydmaenus fortensis Lhoste
Type au Muséum de Paris (fig. 35). Localité nouvelle : Natal : Estcourt
(G. A. K. Marshall, 1922).
Scydmaenus thikae, n. sp.
Type au Muséum de Paris.
Kenya Colony : nombreux individus des Kénya, Thika Falls, Kikuyu,
1.700 m. (Mission de l’Omo, 1932-1933.)
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
111
Long. 2,5 mm. environ allongé. Brun assez foncé avec les pattes et les
antennes brun rouge. Pubescence céphalique transverse, très ténue et assez
longue, semblable en tous points à la prothoracique. Elytres recouverts de
soies beaucoup plus fortes, dorées, denses surtout sur les bords latéraux.
Tête et pronotum légèrement ponctués sauf sur une très étroite bande
longitudinale; ponctuation élytrale plus dense et plus marquée que celle du
pronotum, surface réticulée.
Tête transverse, subquadrangulaire; antennes longues et très fines :
Fig. 33. Organe copulateur de Scydmaenus naivashae, n. sp. — Fig. 34. Patte intermé¬
diaire droite de S. naivashae, n. sp. — Fig. 35. Organe copulateur de S. forlensis Lhoste.
— Fig. 36. Id. de S. sassendrensis, n. sp.
article 1 normal, les 2, 3, 4 subégaux moins larges que le 1, plus de deux
fois aussi longs que larges, le 5 trois fois aussi long que large, le 6 égal
au 3, les 7 et 8 subquadrangulaires, transversaux, les 9 et 10 légèrement
globuleux, le 11 plus long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum plus de deux fois aussi long que la tête (fig. 37), à bords latéraux
subparallèles, ayant son maximum de largeur vers le tiers antérieur; fos¬
settes basales assez grandes, rembrunies.
Elytres oblongs un peu plus de deux fois plus longs que larges ; fovéoles
humérales bien limitées par un bourrelet scutellaire élevé et par un calus
huméral saillant.
J. LHOSTE
Pattes allongées plutôt grêles, tarses antérieurs peu dilatés chez les
mâles, tibias intermédiaires (fig. 39) terminés par une saillie angulaire,
recouvrant une petite partie du premier article tarsal.
Dessous recouvert d’une pubescence assez dense ; hanches, trochanters,
base des fémurs et métasternum finement et irrégulièrement ponctués.
Appareil copulateur mâle (fig. 38) avec l’extrémité péniale pliée en angle
droit.
Espèce voisine des précédentes, ayant la même forme générale du prono-
tum et des antennes, plus proche par la structure de l’appareil copula¬
teur du Scydmaenus duricol/is Reitt. que du Scydmaenus fortensis Lhoste.
Scydmaenus naivashae, n. sp.
Type au Muséum de Paris.
Kenya Colony cinq exemplaires du Crater Lake, à l’ouest du lac
Naivasha, 1.900 m. (Mission de l’Omo, 1932-1933).
Long. 2,5 mm. Trapu; brun rouge; tête faisant plus delà moitié de la
Fig. 37. Tête et pronotum de Scydmaenus Ihikae, n. sp. — Fig. 38. Organe copulateur de
S. Ihikae, n. sp. — Fig. 39. Patte intermédiaire droite de S. Ihikae, n. sp. — Fig. 40.
Organe copulateur de 5. duricollis Reitt.
longueur du pronotum. Pubescences céphalique et prothoracique très ténue,
beaucoup moins visible que celle des élytres qui est dorée, dense surtout
sur le pourtour. Ponctuation assez espacée, bien plus forte sur les élytres,
où les points forment des cuvettes irrégulières. Tête et pronotum lisses.
113
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
Tète légèrement transverse, antennes atteignant juste le calus huméral :
article 1 plus de deux fois aussi long que large, le 2 plus étroit que le 1, légè¬
rement plus long que le 3, le 5 presque le double du 4, le 6 égal au 3 en
longueur, les 7 et 8 cylindriques, le 7 étant un peu plus long que le 8, le 9
subglobuleux, deux fois environ aussi long et aussi large que le 8, le 10
un peu plus volumineux que le 9, le 11 pointu, aussi long que les 9 et 10
réunis.
Pronotum un peu moins de deux fois aussi long que la tête, légèrement
plus long que large; bords latéraux régulièrement arrondis en avant, droits
en arrière; fossettes basales profondes.
Élytres normaux, à bords latéraux régulièrement arrondis, avec le maximum
de largeur vers le milieu; fovéoles basales peu marquées ; calus huméral et
bourrelet scutellaire peu saillants.
Pattes robustes, avec les tarses antérieurs largement dilatés chez les mâles,
tibias intermédiaires pourvus d’une dent obtuse vers l’extrémité et du côté
interne (fig. 34).
Dessous légèrement pubescent, imponctué.
Appareil copulateur mâle (fig. 33) grêle, coudé en angle légèrement obtus ;
extrémité péniale rejetée en arrière; appendice du sac interne massif; soie,
au nombre d une dizaine, relativement courtes.
Espèce très voisine de la précédente, Scydmaenus thikae, mais plus trapue
et bien diflérente par la saillie qui arme l’extrémité de ses tibias intermé¬
diaires mâles.
Scydmaenus sassendrensis, n. sp.
Type au Musée de Paris. Nombreux exemplaires des rives du Sassendra.
Côte d’ivoire, 1930-1931 (Mission de Ch. Alluaud et P. A. Chappuis).
Long. 2,5 mm. Allongé. Brun foncé avec des parties rougeâtres, notam¬
ment les antennes et les pattes; longueur de la tête moitié de celle du prono¬
tum. Pilosité très fine sur la tête et le pronotum, plus forte sur les élytres;
tète et pronotum très finement ponctués, les élytres l’étant plus grossiè¬
rement.
Tête transverse, normale; antennes atteignant la base du pronotum, de
formule identique à l’espèce précédente.
Pronotum à bords latéraux arrondis dans leur première moitié, droits et
convergents dans leur moitié postérieure.
Calus huméral et bourrelet scutellaire peu saillants, délimitant assez mal
la fovéole basale.
Pattes assez longues, à fémurs très renflés, tibias intermédiaires creusés
chez les mâles d’une sorte de cavité près de l’extrémité et du côté interne.
Métasternum peu pubescent et lisse.
Appareil copulateur mâle (fig. 36) en angle droit, soies au nombre d’une
quinzaine, appendice du sac interne massif et relativement court.
Espèce se rattachant directement au Scydmaenus duricollis Reitt.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V.
8
114
J. LHOSTE
Lignée du Scydmaenus antennatus.
Répartition géographique : Kénya, Nord-ouest de la Rhodésie.
Scydmaenus antennatus, n. sp.
Type du mont Elgon 2.100 m. (Muséum de Paris).
Long. 3 mm. Brun rougeâtre presque noir sur les élytres. Pubescence
céphalique plus forte que celle du pronotum subtransversale, et légère¬
ment dirigée vers l’avant; la pubescence prothoracique plus courte et ayant
tendance à converger vers le disque. Elytres recouverts de soies peu longues,
dorées et soulevées. Ponctuation de la tête fine et éparse, mais plus visible
que celle du pronotum. Elytres garnis d’une petite ponctuation peu dense et
régulièrement espacée.
Tête transversale, yeux oblongs occupant le tiers du bord latéral de la tète ;
antennes (fig. 41) dépassant le calus huméral, présentant chez les mâles une
déformation des articles apicaux : le 1 plus du double du 2, les 2, 3, 4 subé¬
gaux, le 5 une fois et demie plus long que le 4, le 6 aussi long que le 4 mais
un peu plus large, obconique, les 7, 8 réunis, aussi longs que le 5 mais nette¬
ment plus larges, chacun étant subquadrangulaire, le 9 conique ainsi que le
10, ce dernier plus volumineux que le 9, le 11 égalant les 9 et 10 réunis, affec¬
tant la forme d’un fer de hache, allongé, pointu à l’apex, arrondi à la base du
côté interne et présentant une dépression ovalaire basale.
Prothorax paraissant presque aussi large que long, avec son maximum de
largeur vers le tiers antérieur, très arrondi en avant, ses bords latéraux
droits en arrière et convergents vers la base ; fossettes profondes.
Élytres larges, principalement vers le milieu ; calus huméral et bour¬
relet scutellaire bien marqués; fossettes humérales bien délimitées
Pattes assez longues ; trochanters médians et postérieurs épineux; cuisses
massives, tibias subprismatiques, tarses antérieurs chez les mâles largement
dilatés.
Métasternum fortement déprimé entre les hanches postérieures, par
ailleurs plan, creusé de deux systèmes de ponctuation : quelques points
'assez gros et épars, se distinguent au milieu de points plus fins et plus
serrés. Pubescence assez longue et localisée sur les bords latéraux et
postérieurs.
Appareil copulateur mâle (fig. 42) massif, légèrement sinué, avec deux
dilatations anguleuses et latérales près de l’extrémité; soies assez courtes,
llexibles, insérées à l’intérieur de l’appareil, non visible quand il se présente
de profil.
Kenya Colony : plusieurs exemplaires de cette curieuse espèce ont été
récoltés par la Mission de l’Omo, au camp I de l’Elgon sur le versant est,
à 2.100 m. d’altitude; un autre exemplaire a été pris à Kacheliba à
1.300 mètres.
COEEOPTERA, SCYDMAENIDAE
115
Bien différencié de la lignée Scydmaenus spathifer par la structure
générale de l’appareil copulateur mâle, le Scydmaenus antennatus et
l’autre espèce connue de la même lignée, restent néanmoins voisins de ce
groupe.
Scydmaenus rotundicollis, n. sp.
Type au British Muséum. Deux exemplaires capturés par H. C. D. Doll-
man le 18 avril 1914 à Mwengwa, au nord-ouest de la Rhodésie.
Long. 2,5 mm. Allongé. Brun rougeâtre, élytres brun foncé. Pubescence
Fîg. 41. Antenne gauche du Scydmaenus antennatus, n. sp. — Fig. 42. Organe copulateur
de S. antennatus. — Fig. 43. Massue antennaire de S. FAchelbaumi Reitt. — Fig. 44.
Organe copulateur de S. Eichelbaumi.
céphalique assez forte, jaunâtre, pubescence prothoracique plus fine et plus
courte. Elytres recouverts de soies peu denses, comparables à celles de la
tète. Ponctuation de la tête assez forte mais très éparse, plus grosse et plus
dense que celle du pronotum, surface élytrale rugueuse, garnie de points fins
et peu serrés.
Tête transversale; yeux occupant à peu près le tiers de la longueur du
bord latéral; antennes assez longues, dépassant le calus huméral, ne pré¬
sentant, chez les mâles, aucune déformation des articles : le 1 double du 2,
les 2, 3 égaux, le 4 un peu plus petit que le 3, le 5 un peu moins du double
du 4, le 6 égal au 2 en longueur, mais un peu plus large, les 7 et 8 transven-
saux, le 9 conique aussi haut que large à la base, le 10 légèrement trans¬
verse; le 11 aussi long que les 9 et 10 réunis, ovalaire, se terminant en
pointe aiguë.
116
J. LHOSTE
Prothorax ressemblant beaucoup à celui de l’espèce précédente : subglo¬
buleux, très convexe avec le maximum de largeur vers le milieu; bord
antérieur un peu plus de la moitié du bord postérieur; fossettes profondes.
Élytres de même structure que ceux de l’espèce précédente.
Pattes longues, trochanters médians et postérieurs anguleux, cuisses en
massue, tibias droits, vaguement prismatiques. Métasternum finement aciculé,
garni d’une courte pubescence éparse ; dépression entre les hanches posté¬
rieures peu profonde.
L’appareil copulateur mâle semblable à l’organe du Scydmaenus anten-
natus (cf. fig. 42).
Cette espèce se différencie extérieurement de l’autre par la structure de la
massue antennaire des mâles ; chez le Scydmaenus rotundicollis, l’antenne
n’est pas modifiée comme celle de l’espèce précédente.
Scydmaenus Eichelbaumi Reitter
Forme isolée.
L’organe copulateur, décrit et figuré dans la Revue Française d'ento¬
mologie ', si différent de tous les organes génitaux des Scydmaenus, s. str.
par sa saillie et par ses paramères explanés, reste isolé.
Le Scydmaenus Eichelbaumi fut mis par Reitter dans le sous-genre
Scydmaenus, s. str., mais il en diffère par deux caractères importants. Le
premier est la structure de la massue antennaire (fig. 43). Chez la plupart
des Scydmaenus s. str., le dernier article des antennes est une fois et demie
plus long que le précédent. Ici, chez le Scydmaenus Eichelbaumi Reitt., ce
11° article est près de trois fois aussi long que le 10; de plus, il est légère¬
ment modifié chez les mâles : intérieurement il est évidé, en forme de
cuillère.
Le second caractère concerne l’organe copulateur mâle que nous avons
déjà remarqué. La figure 44 montre la saillie inférieure qui le carac¬
térise et l’isole des autres espaces connues. La création d’un nouveau
sous-genre pourrait se poser si d’autres espèces présentaient les mêmes
caractères.
Conclusions zoogéographiques
Trente espèces d’Afrique du sous-genre Scydmaenus s. str., viennent
d’être classées suivant les règles de la phylogénie. Sur cette base solide nous
pouvons maintenant faire ressortir les points caractéristiques de la réparti¬
tion géographique de ce sous-genre.
Pour donner une vue d’ensemble du peuplement du groupe, il faudrait
connaître les espèces et les lignées qui habitent les bords de l’océan Indien.
Ne les connaissant pas, je ne puis, pour l’instant, donner les voies d’émigra¬
tions qu’en ce qui concerne le continent africain.
1. Tome II, fasc. 4, 1936, p. 253, fig. 1 et 2.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
117
Il se peut que ce soit au Secondaire que les Scydmaenus s. str. apparurent
en Afrique, venant sans doute du continent gondwanien. Ils se localisèrent
d’abord dans la région Est, surtout dans l’Afrique orientale et dans l’Afrique
du Sud-Est. On constate en effet, dans cette région, l’existence d’un grand
nombre d’espèces représentant les lignées africaines les plus variées. Cer-
Fig. 45. Carte montrant les voies d’émigration du genre Scydmaenus s. str.
taines, comme les lignées des Scydmaenus antennalis et antennatus n’ont
pas d’espèces connues en dehors de cette zone.
D’autres lignées, au contraire, ont élargi leur aire d’extension pour
envahir l’Ethiopie au nord et les pays caffres au sud : elles n’ont fait que
suivre la longue faille des Grands Lacs. Ainsi le fait la lignée du Scyd¬
maenus duricollis d’une manière caractérisée. Une autre lignée, celle du
Scydmaenus tarsatus, a une extension plus large encore : une espèce habite
les bords de la Méditerranée et entre même profondément dans l’intérieur
du continent européen.
A ce type d’extension que nous pouvons appeler « longitudinale » nous
pouvons ajouter un autre type, celui-là « transversal ».
118
J. LHOSTE
Cette dernière répartition s’opère à travers le bassin du Congo et de ses
affluents, et suit ainsi la forêt équatoriale pour atteindre le Sénégal. La
lignée du Scydmaenus spathifer offre une image particulièrement frappante
de cette seconde forme de peuplement : une espèce vit au Kénya, une seconde
au Congo Belge, une troisième au Sénégal.
Il existe des lignées qui superposent les deux formes de peuplement, telle
que la nombreuse lignée tarsatus Müll. et Kunze, qui, partant d’Afrique
orientale, envoie une espèce au Gabon et une au Sénégal en plus de son
extension Nord-Sud.
La figure 45 montre schématiquement les deux types de peuplement des
Scydmaenus s. str. tel qu’ils ressortent de l’étude que nous venons de
faire.
Subgen. EUSTEMMUS Reitter
Scydmaenus (Eustemmus) pallidus Lhoste
Afrique orientale anglaise : Kilimandjaro, Kiboscho (Mission de Ch.
Alluaud, 1904). -— Rhodésie du Nord-Ouest, Namwala, juin 1914 (H. C. Doll-
man). Type au Muséum de Paris.
Long. 1,4 mm. Brun rouge avec les pattes testacées, ainsi que
les antennes. Pubescence céphalique et prothoracique de même
force, courte, très régulièrement espacée; pubescence élytrale
présentant les mêmes caractères de régularité, mais les soies
sont un peu plus fortes. La surface de la tête et du pronotum
est lisse, mais la surface élytrale est légèrement irrégulière à
cause de l’insertion profonde des soies. Insecte ailé.
Tête subquadrangulaire, un peu plus longue que la moitié
du pronotum. Antennes de structure normale jusqu’à l’article 8,
le 9 légèrement allongé, subglobuleux, presque deux fois aussi
large que le 8, le 10 plus volumineux que le 9, le 11 ovalaire,
pointu, moins long que les 9 et 10 réunis.
Pronotum plus long que large, avec le maximum de largeur
vers le tiers antérieur.
Elytres à bords latéraux régulièrement convexes, le sommet
de leur courbe étant vers le milieu; calus huméral et bourrelet
scutellaire délimitant bien une fovéole profonde.
Pattes grêles, très longues. Dessous lisse couvert d’une très
fine pubescence.
Organe copulateur mâle coudé, fortement étranglé au tiers
antérieur de sa longueur; extrémité péniale droite (fig. 46), garnie de
quatre soies assez grandes et d’une petite.
Seules les ailes membraneuses et fonctionnelles de cette espèce pourraient
faire douter de sa parenté avec les autres Eustemmus qui sont aptères.
L’aptérisme étant un caractère relativement récent ne peut servir à délimiter
Fig. 46 Or¬
gane copu¬
lateur du
Scydmae¬
nus (Eus-
t e m mus )
pallidus
Lhoste.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
119
un sous-genre. De cette observation on peut émettre l’hypothèse que
YEustemmus pallidus ailé est plus près du centre de peuplement que les
formes aptères du Nord de l’Afrique. Ce centre de peuplement du continent
africain serait dans la région des grands Lacs.
Gen. EUCONNUS Thomson
N’ayant pas encore suffisamment étudié d’organes copulateurs mâles
d’espèces du genre Euconnus, il m’est impossible de dégager les nombreuses
lignées de ce genre si varié. Je me bornerai donc à donner ici la liste des
espèces récoltées par le professeur R. Jeannel en y joignant la description
des espèces que je considère nouvelles L
Tableau des espèces.
A. Pronotum dépourvu de fossettes basales . 1.
B. Pronotum creusé de fossettes ou de sillons . 2.
1. Métasternum çf déprimé longitudinalement. Long. 2 mm.
. metasternalis, n. sp.
— Métasternum çf non déprimé. Long. 1,5 mm. liberiae, Lhoste.
2. Yeux réduits, non saillants. terricola, n. sp.
— Yeux volumineux, saillants. 3.
3. Base prothoracique sillonnée et creusée de trois fossettes.
. trifossulatus, n. sp.
— Base prothoracique creusée de cinq fossettes. 4
4. Long. 2,5 mm. Yeux occupant presque tout le bord latéral de la
tête. ocularis, n. sp.
— Long. 1,5 mm. Yeux occupant plus delà moitié antérieure du
bord latéral de la tête. Jeanneli, n. sp.
Euconnus terricola, n. sp.
Kenya Colony : deux exemplaires du mont Elgon, zone des bruyères,
3.500 m.
Long. 1,5 mm. Brun rouge avec les pattes et les antennes tirant sur le
testacé. Pubescence céphalique et prothoracique très irrégulière, un peu
plus longue que celle des élytres qui est régulière et espacée. La ponctua¬
tion est inexistante.
Tête aussi large que le pronotum, ovalaire et transverse; yeux petits, à
facettes minuscules, non proéminents; antennes pouvant atteindre la base
du pronotum, assez ténues; les deux premiers articles subégaux trois fois
environ aussi longs que larges, les 3, 7 subégaux, une fois et un tiers aussi
1. Tous les types des espèces décrites ici sont au muséum de Paris.
J. LIIOSTE
120
longs que larges; massue moins longue que le reste de l’antenne : les 8, 9,
10 transverses, dernier article deux fois environ aussi long que le 10,
pointu. , ,
Pronotum subcordiforme, un peu plus long que large, creuse a sa base
de quatre fovéoles, les deux intermédiaires plus grandes que les extérieures.
Élytres suglobuleux, à bord antérieur très arrondi; fossettes humé¬
rales arrondies, assez profondes.
Métasternum pubescent, convexe; pattes grêles, tibias intermédiaires ter¬
minés, du côté interne par une petite épine.
Appareil copulateur mâle bien distinct des autres organes étudiés. 11
Fie 47 Pointe péniale vue de face de Euconnus metaslemalis, n. sp. Fig. 48. Id. de
Jeanneli, n. sp. - Fig. 49. E. lerricola, n. sp. - Fig. 50. Pointe péniale de E. lern-
cola, n. sp. — Fig 51. Id. de E. trifosmlatus, n. sp.
comprend : deux paramères portant chacun une soie assez longue (fîg. 50).
On voit encore deux pièces chitinisées, légèrement courbées dont la nature
ne peut pas être précisée maintenant, et une large languette arrondie cou¬
verte de soies.
Très particulier et bien distinct. Je ne connais pas d’autres espèces
ayant cette structure externe et interne.
Euconnus liberiae Lhoste
Kenya Colony : Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m.
Détroit du Libéria : Junk river [Rev. fr. d’Ent., IL 1938, fasc. 4). Espèce
ayant donc encore une distribution est-ouest.
1. Tous les types des espèces décrites ici sont au Muséum de Paris.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
Euconnus metastemalis, n. sp.
121
Kenya Colony : cinq exemplaires du mont Elgon, vallée de Koptawelil,
2.300 m.
Long. 2,5 mm. Brun avec la tête très foncée, les pattes et les antennes
plus claires. Pronotum sans fossettes. Massue antennaire grêle, de quatre
articles. Ponctuation inexistante. Pronotum couvert sur les côtés et en avant
d’une forte pubescence enchevêtrée, longue et de couleur jaunâtre.
Tête arrondie, portant deux yeux non proéminents, à facettes bien dis¬
tinctes ; antennes atteignant la base du pronotum, articles recouverts de
longues soies assez rares ; le 1 deux fois aussi long que large, le 2 plus
étroit, la moitié de 1, les 3-7 subégaux, une fois et demie environ aussi
longs que larges, les 8-10 deux fois plus larges que les précédents, ova¬
laires, le 11 subconique, un tiers plus long que le 10.
Pronotum légèrement plus long que large, bords latéraux faiblement
arrondis, mais disparaissant dans la pubescence ; disque lisse brillant, avec
quelques points superficiels très épars.
Élytres amples, très brillants, avec leur maximum d’amplitude vers le
milieu de leur longueur ; calus huméral peu saillant ; pas de fovéoles basales;
bourrelet scutellaire peu élevé.
Pattes normales. Métasternum pubescent, fortement sillonné longitudina¬
lement en son milieu chez les mâles.
Appareil copulateur mâle courbé en angle droit; pointe péniale large¬
ment bilobée (fig. 47); chaque lobe plan, légèrement arrondi; sac interne
couvert d’écailles épineuses. Il est à remarquer que l’appareil copulateur de
cette espèce a perdu les styles et les paramères qui sont encore présents sur
l’organe mâle de Y Euconnus liberiae. Ces deux espèces semblent néan¬
moins faire partie de la même lignée.
Euconnus Jeanneli, n. sp.
Éthiopie méridionale : deux exemplaires Nanoropus, bord du lac Rodolphe,
565 m.
Long. 1,5 mm. Testacé foncé avec les pattes et les antennes un peu plus
claires. Ponctuation faible, pubescence assez forte et dense sur les bords
prothoraciques, beaucoup plus espacée sur les élytres.
Tête subarrondie, garnie sur le bord postérieur d’une touffe de soies
dirigées vers l’arrière; yeux placés sur le bord latéral de la tete, volumi¬
neux, composés de facettes hémisphériques et de taille assez grande;
antennes n’atteignant pas la base du pronotum, formées d’articles presqu’aussi
larges que longs jusqu’au 7 e article; 8-10 légèrement transverses, le 11
subconique une fois et demie aussi long que large, massue occupant à peu
près la moitié de la longueur de l’antenne.
Pronotum aussi large que long, avec son maximum de largeur vers le
122
J. LHOSTE
tiers postérieur; bords latéraux couverts d’une pubescence courte mais
épaisse, masquant la netteté des formes; base creusée de cinq fovéoles
assez profondes mais reliées entre elles par un sillon transversal, les deux
extrêmes étant plus petites que les intermédiaires (voir la fig. 53).
Élytres environ trois fois aussi longs que larges, creusés à leur base d’une
fossette obsolète; bord externe faiblement convexe.
Dessous normal; métasternum long, faiblement convexe, ponctuation
presque nulle, pubescence clairsemée; pattes normales, tibias intermé¬
diaires légèrement concaves.
Appareil copulateur mâle coudé à angle droit (fig. 48), composé de diffé¬
rents lobes sur lesquels il m’est difficile de me prononcer avec précision :
deux externes, les plus longs, tournant vers l'extérieur une sorte de prolon¬
gement pointu; deux internes, sinués et moins longs que les deux autres.
Cette petite espèce aurait tendance à se rapprocher de VE. ocularis par
ses caractères externes, mais elle est bien différente par la taille et par
l’organe copulateur mâle. Celui-ci en effet interdit de considérer cette espèce
comme proche parente de E. ocularis.
Je me permets de dédier cette espèce intéressante au professeur R. Jean-
nel, en signe de reconnaissance.
Euconnus ocularis, n. sp.
Kenya Colony : un exemplaire des Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m.
Long. 2 mm. Brun rouge avec les yeux noirs. Pubescence assez forte,
Fig. 53. Tête et pronotumde E. ocularis, n. sp.
localisée sur le bord postérieur de la tête et sur les bords latéraux du pro-
notum (fig. 53). Pubescence élytrale clairsemée.
Tête subarrondie, avec sur les côtés deux yeux volumineux et saillants,
composés de peu de facettes globuleuses; antennes plutôt courtes, robustes :
deux premiers articles une fois et demie environ aussi longs que larges, les
3-7 subégaux, légèrement transversaux, massue au moins aussi longue que
le reste de l’antenne : articles 8-10 un peu plus larges que longs, le 11
oblong, une fois et demie plus long que le précédent.
COLEOPTERA, SCYDMAENIDAE
123
Pronotum à peu près aussi long que large, convexe en avant, plan en
arrière; bords latéraux anguleux, avec le maximum de largeur vers le tiers
postérieur ; base creusée de cinq fossettes réunies entre elles par un sillon
profond (fig. 53).
Elytres près de trois fois aussi longs que larges; calus huméral saillant;
base élytrale creusée de deux fossettes mal délimitées.
Pattes et dessous normaux.
Organe copulateur mâle globuleux; pointe péniale écliancrée (fig. 52) ;
paramères grêles, terminés par une courte soie.
Espèce ressemblant à VE. Jeanneli par les caractères morphologiques
externes, mais ne faisant pas partie de la même lignée.
Euconnus trifossulatus, n. sp.
Kenya Colony : un exemplaire des Thika Falls, lvikuyu, 1.700 m.
Long. 1,3 mm. Brun rouge clair avec deux grands yeux noirs. Pubes¬
cence céphalique assez longue, groupée en un touffe derrière la tête; pubes¬
cence prothoracique latérale forte et irrégulière. Élytres peu pubescents.
Ponctuation nulle.
Tête subarrondie, portant sur les côtés deux yeux volumineux, tels que le
montre la fig. 53; antennes n’atteignant pas la base du pronotum, robustes,
ayant la massue aussi longue que le reste de l’antenne : article 1 et 2 deux
fois aussi longs que larges, les 3-7 à peu près aussi longs que larges, les
8, 9, 10 deux fois aussi larges que les précédents, transverses, le 11 sensible¬
ment aussi long que large.
Pronotum à peu près carré, à bords latéraux anguleux, avec le maximum
de largeur vers le milieu; base creusée de trois fossettes profondes, reliées
entre elles par un sillon bien marqué.
Elytres deux fois et demie environ aussi longs que larges, creusés d’une
grande fovéole basale.
Dessous et pattes normaux.
Organe copulateur coudé, globuleux dans sa première moitié; pointe
péniale explanée, profondément échancrée en son milieu (fig. 51) ; paramères
grêles, accolés aux bords latéraux de la pointe péniale et portant chacun
trois soies : une apicale et deux latérales, assez longues.
Bien que très particulier par ses trois fossettes basales et par la structure
de son organe copulateur, cette espèce rappelle nettement les Euconnus
Jeanneli ai ocularis.
Les quelques recherches que j’ai pu entreprendre sur la structure et l’évo¬
lution de l’organe génital mâle des Euconnus me permettent d’espérer que
ce genre pourra être divisé en lignées comme le genre Scydmaenus. Jusqu’à
présent mon champ d’investigations est trop étroit pour que les résultats
acquis méritent une grande attention.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 46.
Publié le 4‘ r juin 4939
COLEOPTERA
XVI. BOSTRYCHIDAE
PAR
P. Lesne
La Mission de l’Omo a recueilli un certain nombre de Bostrycliides qui
sont énumérés plus loin et dont quelques uns offrent un intérêt tout spécial.
Pour donner une vue d’ensemble de la faune bostrychidologique des régions
visitées par elle, nous avons cru devoir citer ici toutes les espèces qui, à notre
connaissance, ont été rencontrées dans la Colonie du Kénya et dans l’Uganda,
en y ajoutant les formes du Kilimandjaro 1 . Le chiffre des espèces et des
races ainsi recensées est de 54, certainement inférieur au chiffre réel, mais
suffisant pour fixer le caractère biogéographique de la région au point de
vue qui nous occupe.
Tout d’abord, il y a lieu de noter l’absence de formes à affinités alpines ou
boréales, formes qui sont d’ailleurs très peu nombreuses dans la région
holarctique elle-même. Sur les monts Kénya, Elgon et Kilimandjaro, les
Bostrycliides ne paraissent guère dépasser 2.500 m. d’altitude. Le Xylion
adustus, qui est franchement tropical, est la seule forme rencontrée au dessus
de 2.600 m. et c’est précisément vers ce niveau que débutent la flore et la
faune spéciales des hautes montagnes de l’Afrique tropicale.
Voici la liste des formes recueillies au-dessus de 2.000 m. :
1° 6 formes propres à l’Afrique orientale :
Bostrychopsis villosula Lesne, au mont Kénya (2.400 m.) et à la riv.
Gura (2.500 m.)
1. Les formes rapportées par la Mission de l’Omo ont été marquées d’un astérisque. Il
est à noter que presque toutes ont été capturées le soir aux lumières.
P. LESXE
126
Xyloperthodes nitidipennis plagatus Fâlir., à la riv. Gura 2.500 m.).
Xyloperthodes hova Lesne, à Escarpment (2.100 m.).
Xyloperthodes castaneipennis Fâlir., au mont Kénya vers 2.000 m.).
Xylopsocus sellatus Fâlir., au Kikuyu Escarpment (2.100 m.).
Apate indistincta Murr., au mont Elgon (2.100 m.).
2° 2 formes tropicales panafricaines :
Heterobostrychus brunneus Murr., au mont Kénya (2.300 m.).
Xylopertha picea 01., au mont Elgon (vers 2.150 m.).
3° 2 formes tropicales sud-africaines :
Bostrychoplites cylindricus Fâlir., au mont Elgon (2.470 m. ).
Xylion adustus Fâlir., au Marakwet (2.500 m.), au Kilimandjaro (2.600-
2.800 m.).
4° Une forme tropicale extraguinéenne :
Enneadesmus forficula Fairm., au mont Kénya (2.400 m.
5° Une forme paraissant localisée sur les hautes terres voisines
du lac Victoria :
Xylionopsis ukerewana Lesne.
Comme on devait s’y attendre, il n’existe parmi les espèces énumérées
ci-dessus aucun type saharien, ni guinéen, ni cosmopolite.
D’autre part, si l’on cherche à grouper géographiquement les 54 formes
qui font l’objet du présent travail, on obtient la répartition suivante :
1° Éléments tropicaux panafricains. — 6 espèces : Minthea obsita, Hetero¬
bostrychus brunneus , Bostrychoplites cornulus, Xylopertha picea , Apate
monachus, .4. terebrans.
Les deux dernières espèces se signalent par leur peu de fréquence dans la
région considérée, bien qu’elles soient très répandues, d’une façon générale
dans l’Afrique tropicale.
2° Éléments tropicaux extra-guinéens. — 4 espèces, 2 races : Dinoderopsis
serriger, Lyctus africanus forma typica, L. hipposideros, Acantholyctus
cornifrons, Enneadesmus forficula, Phonapate frontalis lorma typica.
L’aire de ces espèces et races entoure la région guinéenne sans y pénétrer.
3° Éléments est-africains. — 7 espèces : Bostrychopsis villosula, Sinoxy-
lon doliolum, Xyloperthodes incertus, X. hova, Enneadesmus crassispina,
E. Marine, Xylopsocus sellatus , Apate congener, A. indistincta.
4° Éléments à la fois est-africains et guinéens. — 2 espèces, 2 races i
Lichenophanes fascicu/aris (race encore indéterminée), Xyloperthodes
nitidipennis plagatus, X. castaneipennis, Apate femoralis.
5° Éléments endémiques. — 7 espèces, une race : Bostrychopsis scopula ,
B. Bozasi, Calopertha costatipennis, Xyloperthodes clavula, Xylionopsis
ukerewana , Enneadesmus forficula nigritulus, E. evacanthus, Apate
scoparia.
COLEOPTERA, BOSTRYC'IIIDAB
1-27
E’aire de ces espèces est restreinte et oscille autour du bassin du Djuba
avec extensions dans le pays des Somalis, l’Afar, le Choa, la dépression du
lac Rodolphe ou le nord du Zanguebar, sauf en ce qui concerne le Xylionopsis
qui est cantonné aux alentours du lac Victoria entre 2° lat. N. et 2° lat. S.
environ.
6° Eléments tropicaux sud-africains fsensu lato), dont le centre d’habitat
est austral, mais qui s’étendent jusque dans la région équatoriale. —
6 espèces : Bostrychoplites cylindricus, Sinoxylon ruficorne, S. transvaa-
lense, Xylionulus transvena, Xylion adustus, Apate bicolor.
7° Éléments guinéens, représentés seulement dans certaines régions de
1 Ouganda. — 4 espèces : Bostrychoplites guineanus, Sinoxylon Brazzai,
Xyloperthodes orthogonius, Xylopertha crinitarsis , auxquelles il faut ajouter
XApate degener, manifestement guinéen représenté dans l’Uganda, mais
atteignant plus au Sud, dans l’Usambara, la côte orientale d’Afrique.
8° Eléments soudanais. —2 espèces : Bostrychoplites dicerus, Xylopertha
scutula, représentés seulement dans l’Uganda comme les espèces du
7 e groupe.
9° Eléments sahariens. — 5 espèces : Bostrychoplites Zickeli, Calopertha
subretusa, C. truncatula, Sinoxylon senegalense, Xylomedes rufocoronata,
représentées surtout dans le Pays Turkana, à l’O. du lac Rodolphe, mais
pouvant descendre jusque sous l’équateur ( Bostrychoplites Zickeli, Xylo¬
medes rufocoronata ) ou même plus bas ( Calopertha truncatula, C.
subretusa).
10° Eléments exotiques acclimatés. — 2 espèces : Xylopsocus capucinus,
Sinoxylon conigerum — ce dernier peut être indigène, mais plus proba¬
blement indo-malais comme le Xylopsocus.
11° Elément exotique accidentel : Heterobostrychus aequalis.
Il appert de ces données : 1° que la limite des faunes bostrychidologiques
est-africaine et guinéenne s’établit quelque part entre la fosse du Tanganyika
et le Rift Valley;
2° que cette région limite constituée par de hautes terres, a fourni un genre
endémique;
3° qu à 1 Est du Rift Valley et du Massif abyssin s’est développée une
faunule endémique sur le territoire de laquelle la faune saharienne a poussé
des prolongements '.
Outre ces précisions géographiques, les matériaux rassemblés par la
Mission de l’Omo apportent, avec le curieux mâle « subhémigyne » du
Bostrychopsis scopula, une donnée nouvelle quant aux modalités de la
pœcilandrie métamérique chez les Rostrychides.
1. Quant à l’absence d’espèces cosmopolites dans les listes qui précèdent, elle tient évi¬
demment à une prospection incomplète de la région.
128
P. LESNE
Subfam. Lyctinae
Gen. LYCTUS Fabricius
*Lyctus africanus Lesne
L. africanus Lesne Bull. Soc. ent. Fr., 1907, p. 302 et 1910, p. 254;
Vovaee de M. le Baron Maurice de Rothschild en Ethiopie, etc , Amm.
Art 2* partie, 1922, p. 652, pl. le*', f. 5; Les Col. Bostr. de 1 Afr. trop.
franç., 1924, p. 89, fig. 49.
Svn. : L. politus Kraus, 1911. , *,
Kénya : Lokitang, Turkana Nord, 750 m„ en janvier (cf9) le male
pris à la lumière (D r Jeannel). Aussi à Taveta, 750 m., en mars (Alluaud
et Jeannel 1 et au Mont Nyiro (Maurice de Rothschild).
Espèce en voie de dissémination, aujourd’hui répandue dans une grande
partie de la région paléotropicale, mais dont la zone d’habitat la plus
dense paraît se situer dans l’Afrique tropicale extraguineenne, d ou elle
est probablement originaire. Elle a fourni une race bien caractérisée dans
la région guinéenne {L. africanus nigellus Lesne) et une autre moins indivi¬
dualisée dans l’Afrique australe (L. africanus capensis Lesne,,.
La forme typique existe dans l'Inde et aux Philippines.
Lyctus hipposideros Lesne
L. hipposideros Lesne, Bull. Mus. Hist. nat., 1908, p. 356; BulL Soc.
ent Fr 1910, p. 255; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 92, f. o •
Kénya : Taveta, 750 m., mars (Alluaud et Jeannel). Fleuve Tana, juin,
juillet, août (Guy Babault). ,.. . ■ .
Cette espèce n’a encore été rencontrée que dans 1 Afrique tropicale
extra guinéenne.
Gen. ACANTHOLYCTUS Lesne
'Acantholyctus cornifrons Lesne
Lyctus cornifrons Lesne Bull. Mus. Ilist. nat., 1898, p. 139, f
Acantholyctus cornifrons Lesne Bostr. Afr. trop, tranç., 1924, p. 99,
1 Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, 600 m., février
( D' Jeannel). Kenya : Lokitang (Turkana Nord), 750 m., janvier, et Lodwar
(Turkana Sud), 600 m., avril (D r Jeannel).
La taille varie de 2 à 2,8 mm. Le pygidium est transverse chez le
mâle, allongé chez la femelle. . .
Espèce habitant notamment l’Afrique périsahanenne : Sud Tunisien,
COLEÛPTERA, BOSTRYCHIDAE 129
Haute-Égypte, Afar, région du Tchad, Tombouctou, Haut Sénégal. Une
race bien tranchée existe dans le Sud-Ouest africain [L. cornifrons austra-
lis Lesne).
Gen. MINTHEA Pascoe
Minthea obsita Wollaston
Lyctus obsitus Wollaston, Col. Hesperid., 1867, p. 112.
Minthea obsita Lesne Bull. Mus. Hist. nat., 1909, p. 349; Bostr. Afr.
trop, franç., 1924, p. 95.
Uganda : Kampala, février (H. Ilargreaves).
Espèce répandue dans une grande partie de l’Afrique tropicale et qui se
retrouvera certainement dans la Colonie du Kenya.
Subfam. Dinoderinae
Gen. DINODEROPSIS Lesne
Dinoderopsis serriger Lesne
D. serriger Lesne Bull. Mus. Hist. nat., 1923, p. 56; Bostr. Afr. trop
franç., 1924, p. 75, f. 44.
Kénya : Mulange (ex Staudinger) ; rivière Tsavo, janvier (Svatosh,
Musée de Leningrad).
Uganda : Mabira (Coll. Sicard).
Afrique tropicale extraguinéenne.
Subfam. Bostrychinae
Gen. LICHENOPHANES Lesne
Lichenophanes fascicularis Fâhræus
Bostrichus fascicularis Fâhraeus, Œfv. Vetensk. Akad., Forh., XXVIII,
1871 (1872), p. 670.
Lichenophanes fascicularis Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 477, f. ;
Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 119, f. 63; Coleoptera I, 1925, p. 28.
Kénya : Nairobi, août (Ch. Alluaud), une Ç ; id., en janvier et en avril
(D r Van Someren), 2 9-
Uganda : Jinja, mars (D r Van Someren), 1 9-
L’espèce actuelle paraît atteindre sa limite nord-orientale dans la
Colonie du Kenya; mais, faute d’avoir pu contrôler les caractères du
pygidium chez le mâle, je n’ai pu encore identifier la race qui habite cette
région. On sait que la forme typique est propre à l’Afrique sud-orientale et
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 9
130
P. LESNË
que la race morbillosus Qued. (1886) est répandue dans la région sud-
guinéenne, notamment dans le sud du Cameroun et dans les bassins de
l’Ogooué et du Congo.
Gen. B0STRYCH0PSIS Lesne
Bostrychopsis villosula Lesne
B. villosula Lesne Bull. Mus. Hist. nat., 1905, p. 298.
B. cephalotes Lesne (non Olivier) Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 528, 529,
!. 140-142.
Kénya : Mont Kénya, versant ouest, forêts inférieures à Podocarpus,
2.400 m., en janvier-février, et Wakikuyu, Wambogo, 1.750 m., janvier
(Alluaud et Jeanne!) ; Nairobi, 1.660 m., mars, avril, août, septembre (Ch.
Alluaud, G. Babault, de Lambertye, de Poncins, Van Someren) ; rivière
Roeroaka près Nairobi, novembre (Ch. Alluaud); Bura, 1.050 m., janvier
(Ch. Alluaud).
Au Nord du Guaso Nyiro, mars (E. Lônnberg) ; entre le Tana et le
Guaso Nyiro, 1.200-2.000 m. (G. Vasse); fleuve Tana, en mai (G. Babault);
Gura River, au sud de Nyeri, 2.500 m., en août (R. E. Dent); Londiani
(British Muséum); Ngong, février (Van Someren); Mangu (ex Staudinger).
Uganda : Bukoba (Gudovius); District de Kagesi (G. Babault); Kili¬
mandjaro, 1.300-1.700 m. (Volkens) : versant sud-est, rivière Himo,
1.000 m., et Kilema, 1.440 m., en mars (Alluaud et Jeannel); Kiboscho,
juin (Bader).
On voit que cette espèce est répandue dans une grande partie de la
Colonie du Kenya et de l’Uganda et qu’elle se rencontre presque toute
l’année depuis les basses altitudes jusque vers 2.500 m. On sait que son
aire d’habitat s’étend vers le Sud jusqu’en Zambézie et de là se poursuit
vers l’Ouest dans l’Angola.
‘Bostrychopsis scopula Lesne
B. scopula Lesne Bull. Mus. Hist. nat., 1923, p. 57.
On ne connaissait, de cette espèce, que ce que nous en avons dit dans la
description originale établie sur cinq individus (1 çf, 4 $), dont le mâle
hétéromorphe, reconnaissable à son front glabre, au développement relative¬
ment grand des cornes prothoraciques et à ses tarses antérieurs et posté¬
rieurs portant de longues soies au côté interne.
Les récoltes du D r Jeannel comportent deux femelles semblables aux
femelles déjà connues et cinq mâles dont trois hétéromorphes conformes
au mâle type et deux autres offrant des caractères très spéciaux et réali¬
sant une forme encore inconnue dans la série des formes mâles inter¬
sexuées des Bostrychidcs. Ce sont des mâles hémigynes imparfaits, le gyno-
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
131
morphisme étant total pour la tête, incomplet pour le métamèreprothoracique,
nul pour les métamères mésothoracique et métathoracique, Ils présentent
sur le front une touffe de poils roux absolument semblable à celle de la
femelle, leurs cornes prothoraciques sont environ de moitié plus courtes
que chez l’hétéromorphe, les tarses antérieurs n’étant pas ciliés alors que
les postérieurs portent les longues soies habituelles chez le mâle; enfin la
déclivité apicale des élytres montre inférieurement des calus marginaux. Il
existe donc ici une légère atténuation au caractère de saltation que pré¬
sente généralement la pœcilandrie métamérique des Bostrychides.
A notre connaissance, le Bostrychopsis scopula n’a pas encore été ren¬
contré hors de la Colonie du Kénya.
Lokitang, Turkana Nord, 750 m., janvier (çf hétéromorphes et subhé-
migynes, ainsi qu’une femelle) [D r Jeannel] ; Turkana Sud, du Nepau
Escarpment à Kalodeke, 800-1.000 m., janvier, une 9 (D r Jeannel); Voï,
600 m., avril (Ch. Alluaud); Taveta, 750 m., mars (Alluaud et Jeannel);
rivière Tsavo, mai (D r Bayer); Watita Hill, Kedai, juillet-août, 2 9
(C. Montague Smyth).
Bostrychopsis Bozasi Lesne
B. Bozasi Lesne Ann. Mus. civ. di Storia nat. Genova, ser. 3, V, 1913,
p. 473.
Kénya : Watita Hill, Kedai, juillet-août, une 9 (C. Montague Smyth,.
British Muséum).
Cette espèce a été primitivement trouvée dans l’Ogaden, à Imi sur
l’Uabi Chébeli par Robert du Bourg de Bozas (1901), puis par le capitaine
Citerai à Dolo, en Somalie (1912). Je n’en ai vu en tout que 5 individus dont
un seul mâle. Celui-ci est du type hétéromorphe. Par suite de la présence de
courtes cornes prothoraciques, la femelle offre une tendance à l’homéomor-
phisme comme les femelles des B. Reichei Mars., B. bengalensis Lesne et
B. confossa Fairm., mais d’une façon moins accusée. Il sera intéressant de
savoir comment se comporte le mâle au point de vue de la variation sexuelle.
Gen. HETEROBOSTRYCHUS Lesne
‘Heterobostrychus brunneus Murray
Bostrichus brunneus Murr. Ann. Mag. Nat. Hist., XX, 1867, p. 92 (Col.
Old Cal., 1878, p. 115).
Heterobostrychus brunneus Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p._ 556, 557,
564, f. 44, 169, 176, 177; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 134, f. 73.
Kénya : Kapenguria, West Suk,, Turkana, 2.300 m., avril (D 1 Jeannel);
Kisumu, octobre (Ch. Alluaud; G. Babault) ; Mwataté, avril, et Bura,
1.050 m., mars (Ch. Alluaud).
132
P. LESNE
Nairobi et Jinja, avril, Maragoli, mai, Wamta et Rabaï, juillet (D r Van
Someren); Sekoke, juillet (Turner), Ratera, septembre (T. Jackson).
Uganda : Ruwenzori, zone inférieure, Handa, 1.400 m. (Ch. Alluaud).
Okodri (G. Babault). Lac Albert (G. Babault, H. Hargreaves). Iles Sessé,
notamment à Bugala et Kyagwa (D r Bayon, etc.).
LHeterobostrychus brunneus habite toute l’Afrique tropicale au sud du
Sahara jusqu’au Natal et au Griqualand.
Heterobostrychus aequalis Waterh.
Bostrichus aequalis Waterhouse Proc. Zool. Soc. Lond., 1884, p. 215,
pl. XVI, f. 3 (9).
Bostrychus uncipennis Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1895, p. 173 (c5*$).
Heterobostrychus æqualis Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 560, fig.
Je mentionne ici cette espèce indo-malaise avec beaucoup de doute. Les
collections du Musée de Nairobi en possèdent un individu qui aurait été
capturé à Nairobi, venu aux lumières en avril 1921 (D r Van Someren). Si la
provenance est exacte, il est très probable qu’il s’agit d’un exemplaire acci¬
dentellement introduit.
Gen. BOSTRYCHOPLITES Lesne
‘Bostrychoplites Zickeli Marseul
Apate Zickeli Marseul, L’Abeille, IV, 1867, p. xxxiv.
Bostrychoplites Zickeli Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 567, 570,
fig.; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 153, fig.
Synonymes : Apate hamaticollis Fairm., 1874; Apate Reichei Fairm.,
1882 (nec Marseul).
Kénya : Monts Murueris, Turkana Nord, 800-1.000 m., janvier; Loki-
tang, Turkana Nord, 750 m., janvier, aux lumières; Turkana Sud, 800-
1.000 m., janvier (D r Jeannel).
Njoro, nord de Guaso Nyiro, février (D r Lônnberg).
Espèce saharienne qui atteint sa limite sud-occidentale dans la Colonie
du Kénya.
‘Bostrychoplites cornutus Olivier
Bostrichus cornutus Olivier, Eue. Méth., Ins., V, 1790, p. 108; Ent., 14 ,
1795, n° 77, p. 7, pl. I, f. 5.
Bostrychoplites cornutus Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 568, 572,
fig.; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 156, fig.
Kénya : Mombasa, octobre, et Taveta, 750 m., mars (Alluaud et Jean¬
nel). Kisumu, septembre (Ch. Alluaud).
Sud du lac Rodolphe (Maurice de Rothschild). Njoro, sur le Guaso Nyiro
(D r Lônnberg). Entre la Tana et le Guaso Nyiro, 1.200-2.000 m., janvier
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
133
(G. Vasse). Fleuve Tana, juin (G. Babault). Tsavo, Yoï, mai (J. A. Turner).
Nairobi (coll. Sicard). Volcan Sushwa, 2.000 m., janvier (D r Gromier).
Kedong Valley, mars, et env. de Kaimosi, forêt de Kakamegoes, massif de
l’Elgon, 2.000 m. (G. Babault). Yala River, octobre (G. Babault), Madji,
Madzuru, décembre (Svatosh). Mulange (ex Staudinger). Roi à Kilim,
1.830 m., avril (H. Gebien).
Uganda : Uganda central, février-mars, et occidental, province de Toro
Fort Portai, janvier (Ch. Alluaud). Mabira (Coll. Sicard). Entebbé (C. Berti).
Iles Sessé (ex Staudinger) et Bugala (D r E. Bayon).
Kilimandjaro, versant sud-est, Neu Moschi, 800 m., avril (Alluaud et
Jeannel).
Toute l’Afrique équatoriale et australe.
Bostrychoplites dicerus Lesne
B. dicerus Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 569, 580, fig. ; Bostr.
Afr. trop, franç., 1924, p. 158.
Ouganda : Mabira (Coll. Sicard).
Espèce de la région soudanaise et de la région guinéenne septentrionale,
qui atteint sur le Haut Nil Blanc et dans l’Uganda sa limite extrême vers
l’orient. N’a pas été rencontrée dans la Colonie du Kénya.
Bostrychoplites guineanus Lesne
B. guineanus Lesne Bull. Mus. Hist. nat., 1923, p. 58 ; Bostr. Afr. trop,
franç., 1924, p. 163.
Kénya : Yala River, près Kisumu, octobre (G. Babault).
Espèce guinéenne qui, comme la précédente, atteint sa limite orientale
dans la région du lac Victoria.
Bostrychoplites cylindricus Fâhraeus
Bostrichus cylindricus Fâhraeus, Œfv. Vetensk. Akad., Fôrh.,
XXVIII, 1871, p. 668.
Bostrychoplites cylindricus Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 576, fig.;
Bostr. Afr. trop, franc., 1924, p. 165, fig.
Kénya : Elgon, Sawmill, Versant Est, 2.470 m., décembre, Kitale, Uasin
Gishu, 2.100 m., et Naivasha, Rift Valley, 1.900 m., avril (D r Jeannel). Mont
Kénya, versant Ouest, zone inférieure, Rivière Amboni, 1.800 m., janvier-
février (Alluaud et Jeannel), et versant nord-ouest, 2.000 m., novembre
(Ch. Alluaud).
Yala River, près Kisumu, octobre, et Thika River, novembre (G. Babault).
Nairobi, 1.660 m., janvier, et Ngong, février (D r Van Someren). Mulange et
134
P. LESNE
Mangu, décembre (ex Staudinger). Kijabé (C. S. Betton). Kinangop, juin
(Turner). Ritosh, août (Musée de Nairobi). Yoi (M. de Rothschild).
Kilimandjaro, versant sud-est, Kilema, 1440 m., mars (Alluaud et Jeannel)
Espèce de l’Afrique australe et équatoriale, dont Faire d’habitat s’étend,
du côté de l’Est, jusque dans l’Ethiopie méridionale.
Gen. CALOPERTHA Lesne
‘Calopertha costatipennis Lesne
C. costatipennis Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 457, 458, fig.; Bostr.
Afr. trop, franç., 1924, p. 171, fig.
Kénya : Lokitang, Turkana Nord, 750 m., janvier, et Turkana Sud,
800-1000 m., janvier (D r Jeannel).
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m., janvier,
et Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m., février (D r Jeannel).
Cette espèce, qui n’était connue antérieurement que de l’Éthiopie
moyenne et du nord de la presqu’ile des Somalis, semble être assez étroite¬
ment localisée.
La femelle a la déclivité apicale des élytres nettement ponctuée dans sa
moitié supérieure. Chez le mâle, la ponctuation de cette région est très
fine et moins étendue. Toutefois ce caractère ne paraît pas être absolument
constant.
Calopertha subretusa Ancey
Sinoxylon subretusurn Ancey, Le Naturaliste, III, 1881, p. 509.
Calopertha subretusa Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 457, 459, fig.
Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 172, fig.
Kénya : Pays Turkana, janvier, Monts Murueris, 800-1000 m., Lokitang,
750 m., aux lumières, Kacheliba et Lokitanyalla, West Suk, 1.200 et 1.300 m.,
Turkana Sud, 800-1000 m. (D r Jeannel). Taveta, 750 m., et Bura, 1050 m.,
en mars (Alluaud et Jeannel).
Nioro, Guaso Nyiro, février (E. Lônnberg). Fleuve Tana, août (G. Ba-
bault). Basse Tana, Sabaki, avril-mai (Turner et Mac Arthur). Env. de Yoi,
décembre, et station de Simba, janvier (Svatosh).
L’aire géographique de cette espèce s’étend à travers l’Afrique sud-
saharienne suivant une bande assez étroite comprenant le bassin du
Sénégal, la boucle du Niger, les parages du lac Tchad, le Haut Nil, le
bassin méridional de la Mer Rouge et la Colonie du Kénya.
Calopertha truncatula Ancey
Sinoxylon truncatulum Ancey, Le Naturaliste, III, 1881, p. 509.
Calopertha truncatula Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 458, 461, fig.
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
135
Kénya : Monts Murueris, Turkana Nord, 800-1000 m., janvier, Lokitang,
Turkana Nord, 750 m., janvier, Turkana Sud, 800-1.000 m., janvier
(D r Jeannel).
Nairobi, 1.600 m., mai (A. F. J. Gedye).
D’après les récoltes de la Mission de l’Omo, effectuées surtout aux
lumières, le Calopertha truncatula serait, au mois de janvier, de tous
les Bostrychides, la forme dominante dans la dépression du lac Rodolphe.
La proportion des sexes pour les individus capturés est de 38 gf pour 68 9 ■
Habite l’Afrique sahélienne et soudanaise dans toute la largeur du
continent depuis la Mauritanie et le Sénégal jusqu’au bassin méridional de
la Mer Rouge et à la presqu’île des Somalis. De l’Arabie méridionale son
aire s’étend jusque dans le bassin de l’Indus. En Afrique orientale elle
atteint au sud l’équateur.
Gen. SINOXYLON Duftschmid
Sinoxylon ruficorne Fâhræus
S. ruficorne Fâhraeus, Œfv. Yet. Akad., Fôrh. XXVIII, 1871, p. 665. —
Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 471, 513, fig. ; Bostr. Afr. trop, franc., 1924,
p. 180, fig.
Kénya : Lac Rodolphe, pays Turkana, 640-1.000 m., juin-juillet (Du Bourg
deBozas). Nairobi, janvier (G. Babault); plaines delà rivière Atlii, 1.660 m.,
novembre (D r Gromier); Bura, Wa Taita, mars, et Maji Chumvi, Wa Nyika,
juillet (Ch. Alluaud) ; Mara River, septembre (Tarnowski) ; Kilimafeza,
février (Mac Arthur); Jinja, août (D r Van Someren). Mombasa, avril
(R.-E. Dent). Uganda : province d’Unyoro, région de l’Albert Nyanza,
novembre, et région de Mubendé, décembre (Ch. Alluaud); prov. de Toro,
env. de Fort Portai, janvier (Ch. Alluaud). Entebbé (ex Rolle). Haut Kara-
guay (Ed. Blanc). Mokia, Ruwenzori Sud-Est, vers 1.100 m. (sec. Gahan).
Espèce de l’Afrique australe et équatoriale.
Quelques-uns des individus de l’Uganda (Mubendé) et du Kénya (Bura)
présentent la remarquable carinule interne de l’angle suturai dont j’ai
parlé ailleurs (Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 515, f. 542).
Sinoxylon transvaalense Lesne
S. transvaalense Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1895, p. 176; ibid ., 1906,
p. 532, fig.; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 183.
La forme typique, qui habite l’Afrique australe, a été capturée sur le
versant sud-est du Kilimandjaro, à Neu Moschi, altitude 800 m., en avril,
par MM. Alluaud et Jeannel. 11 semble que ce soit dans cette région et dans
l’île Ukerewé du Victoria Nyanza qu’elle atteigne sa limite extrême vers
le Nord.
136
P. LESNE
Les épines juxtasuturales des exemplaires du Kilimandjaro sont brusque¬
ment rétrécies en pointe.
Sinoxylon conigerum Gerstâeker
S. conigerum Gerstâeker, Monatsb. Berl. Acad., 1855, p. 268; Peters
Reise, 1862, p. 271, pl. XV, f. 14. —Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 504,
fig.
Kénya : Rabai près Mombasa, juillet (D 1 Van Someren).
Dans 1 Afrique continentale, cette espèce a été rencontrée depuis la
Somalie méridionale jusqu au Zambèze. File n’existe pas, à ma connaissance,
dans 1 Afrique occidentale, mais est répandue à Madagascar, dans les
Mascareignes, en quelques points de la région indo-malaise, à llonolulu et
même au Venezuela.
Sinoxylon senegalense Karsch
S. senegalense Karsch, Berl. ent. Zeitschr., sér. 2, XXV, 1881, p. 42
(partim). — Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 469, 499, fig.; Bostr. Afr.
trop, franç., 1924, p. 188, fig.
S. coronatum Zoufal, Wien. ent. Zeit., XIII, 1894, p. 38.
Uganda : province d Unyoro, région de l’Albert Nyanza, novembre
(Ch. Alluaud). Kirbesh Village (C. S. Betton). « Simsima » (G. Babault).
L’espèce, qui est saharo-soudanaise, atteint ici la limite sud-orientale de
son aire de dispersion. Elle ne parait pas pénétrer dans la Colonie du
Kénya.
Sinoxylon doliolum Lesne
S. doliolum Lesne, Bull. Soc. ent. Fr., 1905, p. 275; Ann. Soc. ent. Fr.,
1906, p. 491.
Kénya : Fleuve Tana, juillet et août (G. Babault).
Espèce répandue surtout dans l’Afrique orientale et remontant vers le
Nord jusqu’en Ethiopie.
Sinoxylon Brazzai Lesne
S. Brazzai Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1895, p. 177; ibid., 1906, p. 467,
487, fig.; Bostr. Afr. trop franç., 1924, p. 198, fig.
Uganda : Tero Forest, juillet (C. C. Gowdey).
Espèce guinéenne parvenant dans l’Uganda à sa limite orientale.
Gen. XYLOPERTHODES Lesne
Xyloperthodes nitidipennis Murr.
Sinoxylon nitidipenne Murray, Ann. Mag. nat. Hist., XX, 1867, p. 94
(Col. Old Cal., 1878, p. 117).
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAC
137
Xyloperthodes nitidipennis Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 547, 550,
fig. ; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 202, fig.
Race plagatus Fâhraeus Œfv. Yetensk. Akad. Fôrh., XXVIII, 1871,
p. 666 (sub Xylopertha plagiat a).— Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 551.
Kénya : Mont Kénya, zone inférieure, rivière Amboni, novembre (Ch. Al-
luaud). Nairobi, août, et Voi, avril (Ch. Alluaud)'. Jinja, avril et juillet
(D 1 Van Someren). Kaimosi, mars-avril (A. Turner). Rivière Yala près
Kisumu, octobre (G. Babault).
Uganda : Province d’Unyoro, région de Mubendi, décembre, et Unyoro
central et méridional, décembre et janvier (Ch. Alluaud). Masindi, juillet
(H. Wilkinson). Mulange (ex Staudinger). Kampala, janvier et avril (Eichel-
baum, C. C. Gowdey, Hcargraves). Bussu (D r E. Bayon). Victoria Nyanza,
Iles Sessé, juin et août (D r Bayon). Lac Albert, Kaiso, août (G. Babault).
Kilimandjaro : zone des cultures, Kiboscho (Ch. Alluaud) [tacs plagatus],
Kilema 1440 m., mars, et rivière Himo, 1.000 m., mars (Alluaud et Jeannel)
[race plagatus].
La forme typique du Xyloperthodes nitidipennis habite la région gui¬
néenne et se rencontre encore communément dans l’Uganda occidental.
C’est dans le territoire de la Colonie du Kenya que se fait la jonction de
son aire géographique avec celle de sa race plagatus et c’est Là aussi que
l’on observe fréquemment des termes de passage de l’une à l’autre forme.
R. E. Dent a recueilli sur la rivière Gura, en août 1929, vers 2.500 m.
d’altitude, quatre exemplaires d’un Xyloperthodes qui sont conservés au
Musée de Nairobi et au Muséum de Paris et qui paraissent devoir être
identifiés avec le X. nitidipennis plagatus, mais qui en diffèrent par
quelques particularités. Le dernier article de la massue antennaire est
seulement de deux fois à deux fois et demie aussi long que large, l’aire
postérieure du pronotum est couverte de petits grains écrasés denses mais
non contigus et non acuminés en avant. Les dents juxtasuturales des
élytres sont subdigitiformes, régulièrement atténuées vers l’apex. Tarses
postérieurs avec de longues soies peu nombreuses au côté interne. Le
corps est soit entièrement noir soit d’un brun châtain clair avec la tête
noire et partie du pronotum et de la déclivité apicale brunâtre. Funicule des
antennes et cuisses testacés; massue noire; tibias et tarses brunâtres.
Cette forme n’est pas sans offrir quelque ressemblance avec le X. hova
dont il est question ci-après, mais l’aire postérieure du pronotum est
moins densément granulée que chez ce dernier et les tubercules marginaux
de la déclivité apicale sont moins gros et plus écartés des bords de la déclivité.
Xyloperthodes hova Lesne
X.hova Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 548, 552, fig.
Kenya : Escarpment, au-dessus de 2.100 m. (W. Doherty, coll. Oberthür).
1. Les individus de Voi et du Kenya sont de teinte rousse,
138
P. LESNE
On ne connaissait du X. hova que les exemplaires capturés à Madagascar
à différentes reprises, notamment par le D r Decorse, M. Perrier de la
Bathye et, plus récemment, par M. A. Seyrig. L’individu d’Escarpment
mesure 5,8 mm, son corps est d’un roux châtain rembruni sur la déclivité
apicale des élytres, avec la tête, le prosternum, la poitrine et la massue
antennaire noirs. Les cuisses et les bords de l’abdomen sont d’un roux
clair.
Les exemplaires malgaches sont presque toujours noirs, les parties basi¬
laires des élytres étant parfois d’un brun châtain.
La présence du X. hova dans l’Afrique orientale demandera à être con¬
firmée.
Xyloperthodes clavula Lesne
X. clavula Lesne, Ann. Soc. Ent. Fr., 1906, p. 553, fîg.
Kénya : Nairobi, en avril (Rev. J. W. Hunt) et en janvier (R. Ford) :
3 individus.
N’était connu antérieurement que du Zanguebar: Usambara, Ukami,
Zanzibar.
Voici les caractères que présentent les individus recueillis par le
Rev. Hunt: 2" article de l’antenne gros, bien plus épais que les suivants, à
peu près aussi large que long ; dernier article de la massue notablement plus
étroit que les précédents, atténué vers l’extrémité, environ deux fois et demie
aussi long que large. Dent des angles antérieurs du pronotum non uncinée.
Grains de l’aire postérieure du pronotum déprimés, très serrés, mais non en
forme d’écailles imbriquées si ce n’est tout à fait en avant, sur la ligne
médiane. Élytres assez fortement ponctués plus fortement sur la déclivité
apicale dont les tubercules marginaux sont mousses, assez épais, situés un peu
en dedans des bords ; dents juxtasuturales presque contiguës à la base, digi-
tiformes, insérées sur le bourrelet suturai.
Ces individus ont les élytres plus fortement ponctués que les clavula
typiques.
‘Xyloperthodes castaneipennis Fâhræus
Xylopertha castaneipennisF âhraeus, Œfv. Vetensk.-Akad., Fôrh. XXVIII,
1871, p. 666.
Xyloperthodes castaneipennis Lesne Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 555, f. ;
Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 204.
Kénya : Mont Kénya, versant nord-ouest, 2.000 m., novembre (Ch. Alluaud),
et versant ouest, 1.900 à 2.000 m., entre les rivières Amboni et Maremuru,
janvier-février (Alluaud et Jeannelj. Fleuve Tana, juin (G. Babault).
L’aire de dispersion de cette espèce s’étend sur toute la longueur de l’Afri¬
que orientale depuis l’Erythrée jusqu’à la Colonie du Cap. On en connaît une
capture dans l’Afrique occidentale (Haute Côte d’ivoire).
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
13!)
Xyloperthodes incertus Lesne
X. incertus Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1906, p. 548, 554; id. apud Sjôstedt,
Schwed. Zool. Exp. nach Kilimandj., Meru, etc., 1908, p. 36.
Kénya : Nairobi, en août (Ch. Alluaud).
Kilimandjaro, Kibonoto, 1.900 m., décembre (D r Sjôstedt).
Toute l’Afrique orientale.
Xyloperthodes orthogonius Lesne
X. orthogonius Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1926, p. 549, 559, fig. ; Bostr.
Afr. trop.franç., 1924, p. 201, 206.
Uganda central et occidental, notamment aux environs de Mubendé, pro¬
vince d’Unyoro, en décembre (Ch. Alluaud).
Espèce guinéenne qui semble se trouver dans l’Uganda à la limite orien¬
tale de son aire de dispersion.
Gen. ENNEADESMUS Mulsant
‘Enneadesmus forficula Fairmaire
Apate ( Xylopertha) forficula Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 95.
Enneadesmus forficula Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 604, fig. ;
Bostr. Afr. trop, franç. 1924, p. 212, fig.; Revuefr. d’Ent., III, 1936, p. 55.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m., janvier
(D r Jeannel).
Kénya : Pays Turkana, env. de Lokitanyalla, West Suk, 1.200 m., janvier;
Turkana Nord, Lokitang, 750 m., janvier; plateau du Uasin Gishu, Kitale,
2.100 m. ; Rift Valley, Campi ya Moto, env. 1.900 m. (Mission de l’Omo,
D r Jeannel). Mont Kénya, versant ouest, zone des forêts à Podocarpus,
2.400 m., janvier-février (Alluaud et Jeannel). Fleuve Tana; août (Babault) *.
Uganda : Cliua, novembre (H. Hargreaves).
Au sud de la colonie du Kénya, l’espèce existe sur le mont Méru (Abel) et
dans le Wembâre Steppe, où elle a été rencontrée en juin (Musée de l’Uni¬
versité, Berlin).
Espèce saharienne et périsaharienne. Elle est représentée dans l’Afrique
australe par la race capensis. Une autre race, plus tranchée, de la même
espèce est la suivante :
1. Le D r Lônnberg a capturé à Nioro, sur le Guaso Nyiro, une petite série d 'Enneadesmus
que j’ai eu autrefois sous les yeuxetque j’ai considérés comme étant des forficula. A cette
époque, je n’avais pas encore distingué plusieurs espèces très voisines du vrai forficula.
L’identification de ces spécimens demanderait à être confirmée.
140
P. LESNE
Enneadesmus forficula nigritulus Lesne
E. forficula nigritulus Lesne, Rev. Zool. Bot. Afr., XXX, 1,1937, p. 86.
Kénya : Turkana, Lokitang, 750 m., janvier, et Lodwar, 600 m., avril
(Mission de l’Omo, D 1 ' Jeannel). Wa Taïta, Mwataté, octobre, etMaji Chum-
wi (Wa Nyika), juillet (Ch. Alluaud). Tavéta, 750 m., mars (Alluaud et
Jeannel).
Fleuve Tana, mai-août (G. Babault). Vitu (G. Denhardt). Voï, mai
(K. Schauer). Kibwezi, novembre (G. Schefîler).
Uganda : Ochodri (G. Babault).
Kilimandjaro, notamment à Kilema, 1.440 m. mars (Alluaud et Jeannel).
Cette race habite l’Afrique orientale équatoriale depuis la Somalie méri¬
dionale jusqu’à l’Usambara.
Enneadesmus crassispina Lesne
E. crassipina Lesne, Rev. franç. d’Ent., III, 1936, p. 56, fig.
Kénya : Voï, 600 m., en mai (K. Schauer), un mâle.
Aussi dans le Protectorat du Tanganyika et au Mozambique.
Enneadesmus evacanthus Lesne
E. evacanthus Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 608, fig. ; Bostr. Afr.
trop, franç., 1924, p. 210, note 1.
Kénia : Bura, Wa Taïta, 1.050 m., mars et avril (Alluaud et Jeannel) ; Voï,
600 m., en mars (Alluaud et Jeannel) et en mai (K. Schauer) ; Tavéta, 750 m.,
en mai et mars (Alluaud et Jeannel).
Fleuve Tana, juin (G. Babault). Vitu (G. Denhardt). Kibwézi (Huebner);
id., en novembre (G. Schefîler). Mulange (ex Staudinger). Kilimandjaro,
versant Sud-Est, Neu Moschi, 800 m., avril (Alluaud et Jeannel). Méru, Ngaré
na Nyuki, novembre (D r Sjôstedt.)
Aussi en Ethiopie et dans les Somalies anglaise et italienne.
Les apophyses élytrales acquièrent parfois un développement tel qu’elles
arrivent à se toucher parleurs pointes.
Enneadesmus Mariae Lesne
E. Mariae Lesne Rev. franç. d’Ent., III, 1936, p. 58, fig.
Kénya : Mont Kénya, versant Ouest, zone inférieure, rivière Amboni,
1.800 m., janvier-février (Alluaud et Jeannel), un individu.
Habite surtout plus au sud, depuis le Mozambique jusque dans la Colonie
du Cap.
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
^ 141
Gen. XYLOPERTHA Guérin-Méneville
Xylopertha picea Olivier
Bostrichus piceus Olivier, Eno. Méth., 1ns., Y, 1790, p. 110.
Xylopertha picea Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 529, fig. ; Bostr. Afr.
trop, franc., p. 221, fig.
Syn. : Apate femorata Klug, Abh. Akad. Berlin, XIX, Phys. Abh., 1833,
p. 203.
Apate cultrata Thoms., Arch. ent., II, 1858, p. 83.
Sinoxylon fumatum Murray, Ann. Mag. nat. Hist., XX, 1867, p. 94.
Xylopertha crinitarsis Gerst. (non Imhoiï), Arch. fr. Nat., XXXVII, 1, p.
57 (1871).
Xylopertha HeydeniSchiXsky Kaf. Eur.,XXXVl, 1899, n°92.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m., février
(D r Jeannel). Lac Bass Narok et de Dimé au Bass Narok, août-septembre
(Bottego).
Kénya : Turkana, Lokitang, 750 m. et env. de Lokitanyalla, 1.200 m., jan¬
vier (D r Jeannel). Kitale, Uashin Gishu et versant Est du Mont Elgon,
2.100 m., mars (D r Jeannel).
M. Kavirondo (J. Bussey). Kisumu, septembre (Ch. Alluaud). Rendilé
mont Karoly (Maurice de Rothchild). Rivière Amala, Sotik, janvier (G. Ba-
bault). Kaimosi, mars-avril (A. Turner). Kakamega, juin (Musée de Nairobi)
Région de Mombasa, Likoni et rivière Ramisi, novembre (Alluaud et Jeannel).
Taveta, 750 m., mars (Alluaud et Jeannel).
Uganda : Unyoro, janvier (Ch. Alluaud). Kittigum, Choa Distr., 550 m.,
janvier (W. P. Lowe). Bakussu et Bululo (D r E. Bayon). Kilimandjaro, ver¬
sant sud-est : Neu Moschi, 800 m., avril (Alluaud et Jeannel).
Espèce répandue dans presque toute l’Afrique intertropicale et se retrou¬
vant dans une partie de l’Amérique du sud et en certains points de la région
méditerranéenne.
Xylopertha crinitarsis Imhoiï
Apate crinitarsis Imhoff, Verh. Naturf. Ges. Basel Y, 1843, p. 177.
Xylopertha crinitarsis Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 534, fig.; Bostr.
Afr. trop, franc., 1924, p. 225, fig.
Cette espèce, qui est propre à la région guinéenne, ne paraît pas exister dans
la colonie du Kénya, mais elle s’avance vers l’Est jusque dans l’Uganda où elle
a été recueillie dans les points suivants :
Lac George (L. Ruisamba), Kusenya Village, novembre (D r G. D. H. Car-
penter). Entebbé (British Muséum). Iles Sessé, Bugaba (D r E. Bayon).
.142
P. LESNE
Xylopertha scutula Lesne
X. scutula Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 529, 535, fig. ; Bostr. Afr. trop,
franç., 1924, p. 219, fig.
Uganda : région de Lado (C. H. Stigand). « Simsima » (G. Babault).
Espèce soudanaise dont l’aire géographique s’étend dans toute la largeur
de l’Afrique.
Gen. XYLIONULUS Lesne
‘Xylionulus transvena Lesne
Xylopertha transvena Lesne, Ann. Soc. ent. Belg., 1900, p. 426.
Xylionulus transvena Lesne, Ann. Soc. ent. br., 1900, p. 517, fig. ; Bostr.
Afr. trop, franç., 1924, p. 227, fig.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m., février
(D r Jeannel), 4 c?, 1 9 ■
Cette espèce n’était connue jusqu’ici que des îles du golfe de Guinée, des
parties méridionales du bassin du Congo et de l’Afrique austro-occidentale.
Les captures de la mission de l’Omo permettent de penser que son aire d ex¬
tension en Afrique est très vaste. On sait que l'espèce existe également en
quelques points du Brésil oriental.
Gen. XYLI0N Lesne
Xylion adustus Fâhraeus
Xylopertha adusta Fâhr., Œfv. Vet.-Akad. Fürh., 1871, p. 667 ( Ç )■
Xylion adustus Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 551, fig. ; Bostr. Afr.
trop, franç., 1924, p. 232, fig.
Kénya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. mars, et Marakwet, Elgeyo Escarp-
ment, 2.500 m., mars (D r Jeannel). Pays Wataïta, Bura, janvier et mars
(Alluaud et Jeannel), et Mwataté, avril (Ch. Alluaud). Rivière Ramisi, sud de
Mombasa, novembre (Alluaud et Jeannel).
Mombasa, février (S. A. Neave). Nairobi, 1800 m., janvier et mai, et Rabai,
juillet (D r Yan Someren). Ratera, septembre (F. Jackson). Mont Nyiro (Mau¬
rice de Rothschild). Fleuve Tana, mai et juin (G. Babault). Victoria Nyanza,
Archipel Sessé, Bugala (D r Bayon).
Uganda : province d’Unyoro, novembre (Ch. Alluaud).
Kilimandjaro, versant sud-est, zone des cultures, Kilema. 1.440 m., et
prairies alpines, Bismarck-Hügel, 2.600-2.800 m., mars-avril (Alluaud et Jean¬
nel). Kibonoto, zone des cultures, novembre (D r Sjôstedt).
Méru, N garé naNyuki, novembre et décembre (D 1 'Sjôstedt).
Le Xylion adustus habite la plus grande partie de l’Afrique au sud de l’équa¬
teur, mais remonte vers le nord, du côté de l’est, jusqu’en Éthiopie. 11 est
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
143
intéressant de noter qu’on le trouve au Kilimandjaro jusqu’au-dessus de
2.600 m. Ce serait le seul Bostrychide de l’Afrique tropicale atteignant cette
altitude.
Gen. XYLIONOPSIS Lesne
Xylionopsis ukerewana Lesne
X. ukerewana Lesne, Rev. Zool. Bot. Afr., XXIX, 4, 1937, p. 388, fig.
Kénya : Molo, Mau Escarpment, versant oriental, 2.420 m., en forêt, décem¬
bre (Alluaud et Jeannel). Mont Elgon, versant oriental, Saw Mill, 2.470 m.
(Mission del’Omo, D r Jeannel).
Uganda, région de Kampala.
Aussi au Congo Belge dans la région du Kivu et du Ruwenzori.
Cette espèce paraît être localisée sur les hautes terres qui avoisinent le lac
Victoria entre 1.200 et 2.500 m. d’altitude.
Gen. XYLOPSOCÜS Lesne
Xylopsocus capucinus Fabricius
Apate capucina Fabr., Spec. Ins., 1,1781, p. 62.
Xylopsocus capucinus Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 631, fig. ; Bostr.
Afr. trop, franç., 1924, p. 216, fig.
Syn. Bostrichus eremita Olivier, Enc. Méth., Ins. V, 1790, p. 110.
Apate marginata Fabr., Syst. El. II, 1801, p. 382.
Enneadesmus nicobaricus Redtenb., Reise der Navara, II, 1868, p. 114.
Kénya : Ngatana (British Muséum).
Espèce très répandue dans les régions indo-malaise et malgache. Dans
LAfrique orientale on la rencontre surtout sur la côte du Zanguebar et dans
les contrées circonvoisines.
‘Xylopsocus sellatus Fâhraeus
Xylopertha sellata Fâhr., Œfv. Vetensk-Akad., Fôrh. XXVIII, 1871, p. 667.
Xylopsocus sellatus Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1900, p. 637, fig.
Kénya : Kijabe, Kikuyu, 2.100 m. (D r Jeannel). Pays Kikuyu, Fort Hall,
1330 m., janvier \ et Mont Kénya, versant ouest, rivière Amboni, 1.800 m.,
janvier-février (Alluaud et Jeannel).
Nairobi, janvier-février (A. F. Gedye) et avril (Rev. W. Hunt). Katera.
septembre (T. Jackson).
Uganda : Bussu, Busoga (D' Bayon).
Dans la colonie du Kénya, l’espèce est à sa limite septentrionale ; elle
s’étend vers le sud jusque dans le Natal et existe à Madagascar.
1. Trouvé, aussi à. Fort Hall par E. Lonnberg, en mars.
144
P. LESNE
Gen. XYLOMEDES Lesne
'Xylomedes rufocoronata Fairmaire
Apate rufocoronata Fairm., Rev. d’Ent., XI, 1892, p. 104 (Q).
Xylomedes rufocoronata Lesne, L’Abeille, XXX, p. 120 (1902); Ann. Soc.
ent. Fr., 1909, p. 488, pl. III, fig. 2; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 242,
fig.
Kénya : Turkana Nord, Lokitang, 750 m., en janvier (D r Jeannel) et en
mars (D. Mac Innés). Turkana Sud, Lodwar, 600 m., avril. Golfe Ferguson,
mai-juillet (D. R. Buxton). Nakuru (D r H. A. Bodeker).
Cette espèce qui paraît être commune dans les parages du lac Rodolphe
où sa présence était inconnue avant les recherches de la Mission de l’Omo,
avait surtout été rencontrée dans le bassin méridional de la Mer Rouge et
dans celui du golfe d’Aden, tant en Afrique qu’en Arabie. On voit qu’elle
descend, dans le Rift Valley, jusqu’au sud de l’équateur puisqu’elle a été
trouvée à Nakuru. Mais son aire géographique est en réalité beaucoup plus
étendue puisqu’on l’a rencontrée au Tchad sur le cours inférieur de la
Komadougou-Yobé (Prince de Bourbon-Parme, 1929) et dans le Sud-Tunisien.
Elle aurait été également prise à Jérusalem.
La taille des individus du lac Rodolphe varie de 14 à 18 mm. chez le
mâle, de 14,5 à 19 mm. chez la femelle.
Le mâle a les cuisses et les tibias antérieurs épaissis.
Gen. APATE Fabricius
Apate terebrans Pallas
Ligniperda terebrans Pallas, Spic. zool., Ins., fasc. IX, 1772, p. 7, pl. I,
f. 3 (9).
Apate terebrans Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1909, p. 503, pl. V, f. 1, 2;
Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 251, fig.
Kénya : Fleuve Tana, Kiluluma, janvier (Svatosh).
Uganda : Entebbé (ex Rolle). Bululo (D r Bayon).
Il est remarquable que cette espèce, répandue dans la plus grande partie
de l’Afrique intertropicale et notamment en Somalie, en Ethiopie, dans le
Soudan anglo-égyptien, l’Uganda et le Territoire du Tanganyika n ait
encore été rencontrée que très rarement dans la Colonie du Kénya.
Apate monachus Fabricius
A. monachus Fabr., Syst. Ent., 1775, p. 54 (9)- — Lesne, Ann. Soc. ent.
Fr., 1909, p. 507, fig.; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 260, fig.
Syn. Bostrichus mendicus 01., 1790 (cf); Sinodendron gibbum Fabr.
COLEOPTERA, BOSTRYCHIDAE
145
1798 (?) ; Apate francisca Fabr., 1801 ( çf ) ; Apate carmelita Fabr., 1801 ( Ç ) ;
Apate rufiventris Lucas 1843; Apate semicostata Thoms., 1867 ($);
Bostrychus Sennii De Stéfani, 1911.
Kénya : Kibwézi, 1000 m., décembre (F. G. Jackson).
Uganda : Unyoro, région de l’Albert Nyanza, février (Ch Alluaud).
Archipel Sessé, Kyagwa, Bussu et Bussu Busoga (D r E. Bayon).
L 'Apate monachus, qui est répandu dans presque toute l’Afrique inter¬
tropicale, donne lieu à la même remarque que l’espèce précédente quant
à la rareté de ses captures dans la Colonie du Kénya.
Apate scoparia Lesne
A- coparia Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1909, p. 518, pi. V, fig. 3-5.
Kénya : Pori, Mbuyuni, mars (Alluaud et JeanneL; id., en avril (C. S.
Betton). Rivière Tsavo et Kidai, env. 800 m., décembre (Svatosh). Entre
Voï et Ndi, mai (C. S. Betton).
Se rencontre, en outre, dans la Somalie italienne méridionale, dans
1 Ethiopie sud-orientale et, au Sud de la Colonie du Kénya, dans la steppe
des Massaï.
Apate degener Murray)
A. degener Murray, Ann. Mag. nat. Hist., sér. 3, XX, 1867, p. 86. — Lesne,
Ann. Soc. ent. Fr. 1909, p. 520, PL V, f. 6-9;Bostr. Afr. trop, franç., 1924,
p. 257, fig.
Colonie du Kénya vers 1° lat. Nord (von Hôhnel).
Uganda : Buganda et Bukalassa (coll. R. Oberthür).
Espèce guinéenne dont 1 aire atteint au Zanguebar la côte orientale
d’Afrique, notamment dans l’Usambara et à Bagamoyo.
Apate indistincta Murray
Apate monacha var. indistincta Murray, Ann. Mag. nat. Hist., sér 3 XX
1867, p. 86.
A- indistincta Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1909, p. 522, fig.
Syn. A. anceps Fâhraeus, CEfv. Vet.-Ak., Fôrh., XVIIT, 1871, p. 663 (tf).
Kénya : Kitale, au pied du mont Elgon, 2.100 m (Mission de l’Omo,
D r Jeannel).
Mont Kénya, zone inférieure, forêt entre Nyéré et la rivière Amboni,
1.800 m., février (Alluaud et Jeannel).
Nairobi, mars et avril, et Rivière Thika, octobre (G. Babault). Guaso Nyiro,
notamment à Sotik, janvier et février (G. Babault). Bura, janvier
(Ch. Alluaud). Naitolia (C. S. Betton).
Kilimandjaro, versant sud-est, New Moshi, 800 m., avril (Alluaud et
Jeannel).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 10
146
P. LESNE
L’aire de cette espèce s’étend sur l’Afrique orientale depuis l’Erythrée,
l’Éthiopie et la Somalie jusqu’à la pointe sud de l’Afrique. On la trouve aussi
dans l’Angola.
Apate congener Gerstâcker
Ligniperda congener Gerst., Monatsb. Berl. Acad., 1855, p. 268 (cf).
Apate congener Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1909, p. 525, fig.
Syn. Ligniperda cylindrus Gerst., 1855 (Q).
? Bostrichus cephalotes Oliv.,1790.
Kénya : Pori de Seringheti, entre Bura et Tavéta, janvier-avril (Ch. Alluaud).
Tavéta (British Muséum). Nairobi (coll. Sicard). Kibwézi (H. C. Hopton).
Kilimandjaro, versant sud-est, zone inférieure, New Moshi, 800 m., avril
(Alluaud et Jeannel).
Cette espèce est à la limite septentrionale de son aire d’extension dans la
Colonie du Kénya. Elle est répandue dans le Territoire du Tanganyika et
surtout dans l’Afrique sud-orientale jusqu’au Transvaal et au Tongaland. Elle
existe aux Comores, à Madagascar et aux Mascareignes.
Apate femoralis Fâhraeus
A. femoralis Fâhr., Œfv. Vet.-Akad. Fôrli., 1871, p. 664 (Ç). — Lesne,
Ann. Soc. ent. Fr. 1909, p. 529, fig. ; Bostr. Afr. trop, franç., 1924,
p. 269, fig.
Syn. A. lignicolor Fairm., 1883.
Kénya : Pori de Seringheti, Mbuyuni, 1.100 m., mars (Alluaud et Jeannel).
Wa Nyika, Samburu, avril (Ch. Alluaud). Mombasa, avril (R. E. Dent).
Uganda : Entebbé (ex H. Rolle). Mabira (coll. Sicard).
Kilimandjaro, versant sud-est, New Moshi, 800 m., avril (Alluaud et
Jeannel).
Dans l’Afrique orientale, l’aire de cette espèce s’étend de l’Éthiopie à la
Colonie du Cap et comprend Madagascar. Elle existe, d’autre part, en
Afrique occidentale, sur le Haut Niger, à la Côte d’ivoire et au Dahomey.
C’est une espèce particulièrement variable, mais chez laquelle on n’a pu
encore distinguer de races régionales nettement caractérisées.
Apate bicolor Fâhraeus
A. bicolor Fâhr., Œfv. Vet.-Akad., Fôrh., 1871, p.665. — Bertoloni, Mem.
Acad. Sc. Istit. Bologna, 1877, p. 266, pi. I, f. 3 ($). — Lesne, Ann. Soc.
ent. Fr., 1909, p. 536, fig.; Bostr. Afr. trop, franç., 1924, p. 274, fig.
Kénya : Nairobi, septembre (D r A. D. Milne). Kibwézi (S. A. Neave).
Ce n’est que récemment que la présence de cette espèce dans la Colonie
du Kénya a été décelée. C’est une forme principalement répandue dans
l’Afrique australe et dans le sud de la région guinéenne.
CCLEOPTERA, bostrychidae
147
Gen. PHONAPATE Lesne
Phonapate frontalis Fâhracus
Apate frontalis Fâhr., Œfv. Vet.-Akad. Fôrli., 1871, p. 664.
Phonapate frontalis Lesne, Ann. Soc. ent. Fr., 1909, p. 551, fig.- Bostr
Afr. trop, franç., 1924, p. 278, fig.; Bull. Soc. ent. Fr., 1934. p. 217.
Kénya : Voï, septembre (Ch. Alluaud; Maurice de Rothschild). Pori de
Seringhéti, de Bura à Tavéta, et Bura, janvier (Ch. Alluaud). Sud du lac
Rodolphe et Makindu, juillet (Maurice de Rothschild). Nairobi (ex H. Rolle).
Uganda : Haut Karaguay (Ed. Blanc).
Kilimandjaro, Kibonoto, zone des cultures, février (Y. Sjôstedt).
Los exemplaires de la Colonie du Kénya appartiennent à la forme typique
de 1 espèce, forme qui se rencontre dans presque toute l’Afrique tropicale
extraguinéenne. r
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 47
Publié le P* juin J939.
COLEOPTERA
XVII. LAGRIIDAE
VON
Fritz Boechmann (Hamburg)
Das wàhrend der Expédition erbeutete, verhâltnismâssig sehr geringe
Material gestattet keine Schlüsse über die Eigenart der Fauna in der berei-
sten Gegend. Es entliâlt 15 Arten aus 5 Gattungen. Darunter befinden sich
6 neue Arten, von denen 4 im Folgenden beschrieben werden.
Unter dem Material befanden sicli 5 Tiere der von Fairmaire als Lagria
semivestita beschriebenen Art. Nacli dem Studium der Type müssen sie der
Gattung Acritolagria zugewiesen werden.
Derolagria spinicollis, n. sp.
Lange : 7 mm. — Form wie D. picea Kolbe, aber langer und dicnter
behaart. Dunkel pechbraun, fast pechschwarz, Beine wenig heller, Fiihler
schwarz, Kopf etwas rôtlich. Kopf und Halsschild sehr dicht, grob, etwas
kôrnig punktiert; Stirn flach; Augen ldein; Fiihler verhàltnismàszig dünn,
zur Spitze verdickt, 11. Glied nicht kürzer als die 2 vorletzten Glieder zusam-
men, Glieder vom 10. Gliede an deutlich quer. Halsschild stark quer, brei-
ter als der Kopf, Behaarung nach innen gekâmmt, Seiten wenig gerundet,
Vorderecken sehr stark dornartig seitlich vorragend. Flügeldecken hinter
dem Schildchen etwas eingedrückt, stark querrunzelig. Beine sehr dicht
punktiert und weiszlich behaart.
1 cfvom Kenya ; Kitale, Uasin Gishu 2.100 m.
150
FRITZ BORCHMANN
Chrysolagria arthritica, n. sp.
Lange : 9-11 mm. — Form gewôhnlicli. 9 stârker, etwas bauchig
nach hinten erweitert ; glânzend erzfarbig mit violettem oder rôtlichem
Glanze, Flügeldecken dunkel messingfarbig, Beinc dunkel erzfarbig, Fühler
schwarz, die 5 Grundglieder glânzend; ziemlich dicht, abstehend, lang
weiszlich behaart. Kopf grob, nicht dicht punktiert; Stirn mit Eindruck;
Ilalsfurche ziemlich llach; Fühler kràftig, zur Spitze verdickt, kürzer als
der halbe Kôrper, 3. und 4. Glied gleich, 5. etwas kürzer und breiter, 6.
kürzer und breiter, so lang wie an der Spitze breit, 10. etwas quer, 11.
schief zugespitzt, nicht ganz so lang wie die 3 vorletzten Glieder zusammen,
$ Fühler dünner und kürzer, 11. Glied nicht ganz so lang wie 2 vorletzte
Glieder zusammen. Augen klein; Sclilâfen etwa doppelt so lang wie ein
Auge, çf Halsschild so lang wie breit, mit dichten groben Augenpunkten,
etwas breiter als der Kopf, Seiten etwas hinter der Mitte gerundet erwei¬
tert, Vorderecken leicht vorstehend, Basisecken deutlich, Scheibe nahe der
Basis quer, breit und flach eingedrückt, Ç Halsschild quer. Flügeldecken
am Grunde nicht ganz doppelt so breit wie die Halsschildbasis, mâszig
stark querrunzelig punktiert, hinter dem Schildchen schwach quer einge¬
drückt; Spitzen zusammen etwas vorgezogen und aufgebogen. Beine
mâszig stark, lang behaart, Yorderschienen des çf innen flach, gebogen und
in der 1. Hâlfte ziemlich stark verbreitert, 1. Mitteltarsenglied nicht verdickt,
Yorderschenkel von vorn gesehen, ohne Einschnürung. Viele Exemplare
von der Kilimandscharo-Expedition 1912, der Mission de l’Omo und in
meiner Sammlung.
Kenya Colony : Kijabe, Déc. 1911, 2.100 m. (Alluaud et Jeannel, st. 27)
(45 ex.). Kenya, vers, ouest, zone des forêts ( Podocarpus ) 2.400 m. janv.,
févr. 1912, (Alluaud et Jeannel, st. 39); — Nairobi, nov. 1912 (Alluaud et
Jeannel, st. 10).
Tanganyika protectorate : Kilimandjaro vers. Sud-est, zone des cultures :
Kilema, 1.440 m., mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 67); — Neu-Moschi,
800 m., avril 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 72); — Riv. Himo, 1.000 m.,
mars 1912 (Alluaud et Jeannel, st. 66).
Deutsch-Ostafrika : Nyassa-See in meiner Sammlung. — Aruscha.
Mission de l’Omo : Kenya, Elgon Saw Mill, Mt. Elgon, vers. Ouest (Camp
II), 2.470 m. (46 ex.). — Nairobi, 1.660 mm. (24 ex.).
Die Art ist bisher aus der Ebene nicht bekannt. Sie àhnelt der Chr.
ugandica Bm.
Chrysolagria elgeyoensis, n. sp.
Lânge : 8-9 mm. — Wenig gestreckt, mâszig glânzend; ziemlich dicht
und lang, aufrecht weiszlich behaart; pechschwarz, Kopf und Halsschild
mit schwachem Bronzeglanz, Flügeldecken schwach metallisch rôtlich, Naht
zuweilen etwas dunkler blau, 5 Grundglieder der Fühler glânzend, mit einzel-
COLEOPTERA, LAGRIIDAE
151
nen Borsten. Kopf und Hasschild mit ziemlich dichten, groben Augenpunk-
ten ; Stirn beim çf oft mit hufeisenîôrmiger Schwiele oder beim $ hufeisena-
rig eingedrückt; Fühler des çf krâftig, Glied 6 und 7 arn breitesten dreieckig,
îolgende Glieder viel schmâler, 11. Glied etwas langer als 2 vorletzte Glieder
zusammen, Ç Fühler einfach, zur Spitze allmàhlich verdickt, schlanker, 11.
Glied etwas kürzer als 2 vorletzte Glieder zusammen. Halsschild (çf)
walzenfôrmig, etwas quer, Punktierung làngs der Mitte spârlicher, vor der
Basismitte flach und ziemlich breit eingedrückt, Vorderecken etwas vorste-
hend, beim Q Seiten nacb vorn gerundet erweitert, Vorderecken verrundet.
Flügeldecken nach hinten ziemlich erweitert, beim 9 bauchig, hinter dem
Schildchen ziemlich stark eingedrückt, ziemlich grob querrunzelig punktiert;
Spitzen etwas vorgezogen und schwach aufgebogen. Beine dünn, lang
beborstet, Vorderschienen des çf stark gebogen, zur Spitze krâftig verdickt,
hinten etwas ilach, 1. Mitteltarsenglied des çf deutlich erweitert, Vorder¬
schienen nicht verbreitert, Schenkel nicht eingekniffen, Borstenpinsel am
Ende des 1. und. 2. Hintertarsengliedes. 19 çfcf und $ 9 :
Kenya Colony : Marakwet, Elgeyo-Escarpement, 2.500 m, (13 ex.); —
Kitale, Uasin Gishu 2.100 m, (3 ex.). — Maison forestière du Kinangop, Mt.
Aberdare, vers, ouest, 2.800 m. ; — Timboroa, Mau-escarpment, 3.000 m.
Ukerewe-Insel, in meiner Sammlung.
Die Art scheint ein ausgesprochenes Gebirgstier zu sein; sie ist mir aus
der Ebene nicht bekannt.
Sie steht der Chr. apicata Har. nahe; aber deren Vorderschienen sind am
Grunde viel stârker gebogen, ihre Vorderschenkel eingekniffen und die
Fühler gleichmâsziger erweitert.
Chrysolagria macra, n. sp.
Lange : 8-10 mm. — çf schmal, 9 breiter und etwas bauchig erweitert;
màszig glânzend, lang und dicht weiszlich behaart; dunkel blauschwarz,
Beine und Fühler schwarz (5 Grundglieder glânzend), Kopf und Halsschild
glânzend schwarzblau, Flügeldecken blau mit ± starkem rôtlichen Schein.
Kopf und Halsschild mit ziemlich dichten, groben Augenpunkten; Stirn
hufeisenartig eingedrückt ; Augen klein; Fühler krâftig, allmàhlich verdickt,
Glieder vom 5. Gliede an quer, 6. — 8. Glied zahnartig erweitert, 11. nicht
ganz so lang wie 3 vorletzte Glieder zusammen (çf), beim 9 sind die Fühler
einfach, 11. Glied kürzer als die 2 vorletzten Glieder zusammen. Halsschild
des çf ist fast walzenfôrmig, so lang wie breit, Punktierung in der Mitte
spârlicher, vor Basis und Spitze breit und flach eingedrückt, Seiten vor der
Basis breit und flach eingezogen, Vorderecken kaum verrundet, 9 nach
vorn erweitert, etwas quer und etwas breiter als der Kopf. Flügeldecken
hinter dem Schildchen etwas eingedrückt, dicht querrunzelig punktiert;
Spitzen nicht vorgezogen. Beine schlank, c? Vorderschenkel von vorn gese-
hen, nicht eingedrückt, Vorderschienen wenig gebogen, in der 1. Hâlfte
152
FRITZ BORCHMANN
schwach, aberdeutlich erweitert, 1. Mitteltarsenglied kaum erwcitert, Mittel-
und Hinterschienen fast gerade.
Kenya Colony : Nakura, XII-1912, 1.820 m. (Alluaud et Jeannel) (24 çfç?
und $ Ç). — Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. (15 Ex.). —Camp I, Mt. Elgon,
vers, est, 2.100 m. (5 Ex.). —Timboroa, Mau-Escarpement, 3.000 m. (1 Ex.).
— Marakwet, Elgeyo — escampment, 2.500 m. (1 Ex.). — Sergoit, Uasin
Gishu, 1.800 m.
Ethiopie méridionale : Bourillé, Riv. Omo, 600 m.
Nyassa — Seeund Sesse — Inseln, in meiner Sammlung.
Die Art âhnelt der Chr. Raffrayi Bm., ist aber kleiner und hat einen
làngeren Halsschild.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 48.
Publié le /” r juin 1939.
COLEOPTERA
XVIII. RHYSOPAUSSIDAE, PEDILIDAE, HYLOPHILIDAE, ANTHICIDAE,
SCRAPTIIDAE, MORDELLIDAE, OEDEMERIDAE, ALLECULIDAE
PAR
M. Pic
L’intéressante famille des Rhysopaussidae est représentée par trois
exemplaires qui se rapportent à trois genres avec deux espèces et une sous-
espèce nouvelles. De ces trois genres deux sont essentiellement africains,
le troisième, Goniocnemis Ths., a quelques représentants en Asie et aux îles
de la Sonde.
En Pédilides, j’ai pu étudier quatre espèces du genre Macratria Newm.
Une espèce déjà connue, M. Severini Pic, est variable et sa répartition
géographique s’étend de l’ouest à l’est africain.
Les Hylophilides, sont, bien que peu nombreux, très intéressants car ils
comprennent trois nouvelles espèces et une quatrième déjà connue de l’Ery¬
thrée mais représentée par deux variétés nouvelles-
Les Anthicides sont assez nombreux et comprennent une trentaine d’espèces
dont six nouvelles et quelques variétés Parmi les anciennes connues on peut
distinguer :
1° les espèces qui font partie de la faune paléarctique comme : Formico-
mus Mellyi Pic, Tomoderus compressicollis Pic, Leptaleus unifasciatus
Desbr. et glabellus Truq., Anthicus crinitus Laf.
2° celles qui, sans représentants paléarctiques connus, ont un habitat
africain plus ou moins étendu, ce sont : Formicomus tuberculifer Pic et
rubricollis Laf., Anthicus Bottegoi Pic,
154
M. PIC
3° celles qui ont un habitat limité à l’Afrique orientale et qui sont : Notoxus
Jeanneli Pic et Rothschildi Pic, Formicomus Vosseleri Pic et lacustris Krek.,
Tomoderus Jeanneli Pic, Leptaleus sennarensis Pic, Anthicus singularicor-
nis Pic, trinatatus Fairm., posticatus Pic, Aulacoderus Citernii Pic et
Ganglbaueri Pic, Endomia minuta Pic et obscura Pic.
Les Scraptiides sont représentés par 4 espèces déjà connues et décrites de
l’Afrique Orientale.
Les Mordellides, peu nombreux comme exemplaires (9 individus en tout),
représentent 5 espèces parmi lesquelles cinq sont nouvelles. Une seule
espèce, Anaspis k-maculata, Gylh., très variable, est connue de la faune
européenne, de l’Afrique du Nord et de l’Erythrée.
Les Œdémérides sont représentés par une seule espèce qui est nouvelle et
se rapporte à un genre de la faune paléarctique.
J’ai étudié enfin une série d’Alléculides, de petite taille principalement,
rentrant dans différents genres. Les Alleculidae sont plus intéressants,
quoique peu nombreux en espèces, avec une huitaine de formes nouvelles
appartenant à trois genres. Dans le genre Synallecula Kolbe, sur onze
espèces recueillies six sont nouvelles. Les espèces déjà connues ont été
décrites de l’Afrique Orientale.
Fam. RHYSOPAUSSIDAE
Paragonocnemis foveicollis, subsp. quinqueareolatus, nov.
Type : un exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Oblongus, opacus, niger, capite pro majore parte , articulas primis et
ultimo antennarum , geniculis tarsisque rufis. Oculis approximatis; anten-
nis parum elongatis, apice dilatatis; thorace parum breve, sat lato, latera-
liter sinuato, quinque et diverse areolato ; elytris latis, parum brevibus,
apice attenuatis, in singulo 4 carinatis, inter valUs latis, bilineato foveo-
lato-punctatis ; pedibus graeilibus, femoribus anticis minute dentatis.
Long. 4 mm.
L’unique exemplaire recueilli a le prothorax non transversal, muni de
5 impressions ou aréoles qui sont bordées par une arête, ces aréoles com¬
prennent : une aréole médiane à contours sinués, de chaque côté une
autre aréole également complète, plus large sur sa partie antérieure que
sur la postérieure, en plus sur le disque vers le milieu, entre l’aréole
médiane et la latérale, se trouve une aréole raccourcie; les élytres ont le bord
latéral et la suture élevés en arête et chacun offre 4 côtes étroites et tranchantes
dont la l re et la 4" sont jointes au sommet et les intermédiaires oblitérées
vers leur extrémité.
Diffère au moins de P. foveicollis Frm. par la coloration, notamment par
les antennes à premier et dernier articles roux, la tête moins foncée que le
reste du corps, et par la sculpture non quadriaréoléc du prothorax.
COLEOPTERA, PEDILIDAE ' 155
Kenya colony : Mont Elgon, versant est Elgon Saw, Mill, (camp II),
2.470 m.
Mimosynopticus subcarinatus, n. sp.
Type : un seul exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Oblongo-elongatus, antice et postice attenuatus, param pubescens, opacus,
ru fus, membris pallidioribus. Capite elongato, minute et dense pupillato-
punctato, oculis distantibus; antennis sat brevibus, apice dilatatis i thorace
subconvexo, parum elongato, antice attenuato, incomplète carinato, latéra¬
lité r minute et dense pupillato-punctato; elytris thorace valde latioribus,
parum elongatis, postice attenuatis, humeris subrotundatis, multicarinatis,
carinis posticis pro parte junctis, intervallis latis, médiocre punctalis ;
pedibus gracilibus, femoribus anticis minute dentalis. Long. 3,5 mm.
Diffère de M. parvulus Pic par l’arête latérale du prothorax longuement
oblitérée en avant, cet organe un peu moins court, les élytres un peu plus
longs, les cuisses antérieures munies d’une petite dent nette.
Kenya colony: Lokitang, Turkananord, 750 m.
Gonocnemis Jeanneli, n. sp.
Type : un exemplaire de l’Éthiopie (Mus. Paris).
Elongatus, subparallus, paulo pubescens et parum nilidus, rufo-testa-
ceus. Capite breve, oculis approximatis; antennis elongatis, articulis
primis diverse elongatis, penultimis subglobulosis, ultimo apice subacumi-
nato; thorace parum elongato, lateraliter subparallelo, antice paulo atte¬
nuato, dense pupillato-punctato,postice minute biimpresso, angulis posticis
redis ‘ elytris thorace paulo latioribus, elongatis, subparallelis, apice breve
attenuatis, multi et minute carinatis, intervallis sat latis, sat fortiter et
unilineato pundatis; femoribus anticis late dentatis, tibiis ad basin paulo
curvatis et postice intus paulo dilatatis. Long. 4 mm.
Voisin de G. infoveolatus Pic, plus allongé, avec le prothorax moins
large, les antennes entièrement claires, la ponctuation moins profonde dans
les intervalles des élytres.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Fam. PEDILIDAE
Gen. MACRATRIA Newm.
Il y a, sur 4 espèces recueillies, 3 espèces nouvelles, je suis heureux de les
dédier à chacun des chefs de la mission de l’Omo.
166
M. PIC
Macratria Jeanneli, n. sp.
Type : un seul exemplaire du Kenya (Mus. Paris).
Elongata, parum et pro parte nitida, griseo pabescens , paulo hirsuta,
rufo-testacea, thorace pro parte obscuro, sutura picea, femoribus posticis
late nigris. Capite elongato, nitido, parum fortiter sat dense punctato ;
antennis testaceis, elongatis, gracilibus, articulés ultimis non dilatatis;
thorace elongato, antice attenuato, postice fere recto, rufo et piceo, subo-
paco, dense ruguloso punctato; elytris thorace sat latioribus, elongatis
postice attenuatis, subnitidis, minute et dense punctatis, sat distincte lineato
pilosis; pedibus parum validis, testaceis, femoribus posticis apice late nigris,
geniculis rufis. Long. 6 mm.
Sans doute voisin de M. substriata Kolbe, paraissant s’en distinguer par
le prothorax presque opaque, la coloration un peu différente, entre autres par
les élytres clairs avec la suture foncée.
Kenya Colony : Camp I del’Elgon, Mont Elgon versantest, 2.100 m.
Macratria Chappuisi, n. sp.
Types : deux exemplaires (Mus. Paris et çoll. Pic).
Elongata, parum dense griseo pubescens, nitida, rvfa, scutello, elytris
abdomitieque nigris. Capite sat brève, parum lato, postice paulo attenuato,
minute et sparse punctato; antennis brevibus, articulés tribus ultimis dila¬
tatis; thorace elongato, subparallelo, antice paulo attenuato, sat minute
et dense ruguloso-punctato ; elytris thorace paulo latioribus, elongatis,
postice paulo attenuatis, parum minute sat dense punctatis; pedibus parum
validis. Long. 3 à 3,3 mm.
Voisin de M. Severini Pic dont il se distingue, àpremière vue, parle protho¬
rax ainsi que la tête entièrement roux.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m. ; —
Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Macratria Arambourgi, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires. (Mus. Paris et coll. Pic).
Elongata, parum dense griseo pubescens, nitida , diverse rufescens,
membris pallidioribus. Capite sat breve,parum lato,postice paulo attenuato,
minute et sparse punctato ; elytris brevibus, arliculis tribus ultimis dilata¬
tis; thorace plus minusve elongato aut subparallelo, parum fortiter et
dense ruguloso-punctato ; elytris thorace paulo latioribus, elongatis, postice
attenuatis, sat minute aut dense punctatis ; pedibus parum validis.
Long. 3 à 3,5 mm.
Très voisin du précédent dont il se distingue, à première vue, par la colora¬
tion générale claire,
COLEOPTERA, HYLOPHILIDAE 15T
Ethiopie méridionale : Nanoropüs, bords du lac Rodolphe, 565 m. ; - - Bôü-
rillé, bords de la rivière Omo, 600 rn.
Macratria Severini, var. testaceipes, Pic
Espèce variable se rencontrant de l’ouest à l’est africain.
Éthiopie méridionale : Nanoropüs, bords du lac Rodolphe, 565 m.
Fam. HYLOPHILIDAE
Hylophilus erythreus Pic.
La forme type est décrite de l’Erythrée, elle a le prothorax roux, les élytres
noirs, brièvement roux aux épaules. Les exemplaires de la Mission de l’Omo
ont, soit le prothorax plus ou moins foncé avec les élytres diversement roux
à la base (var. nov. Arambourgi), soit le prothorax roux avec les élytres large¬
ment de cette coloration, ceux-ci étant seulement plus ou moins foncés à
l’extrémité (var. nov. Chappuisi ).
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Hylophilus aethiopicus, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires de l’Éthiopie et du Kénya (Mus. Paris et
coll. Pic).
Oblongo-elongatus, griseo holosericeo pubescens, parum nitidus, rufo-
testaceus, capite thoraceque aigris, eiytris ad medium transverse et late
nigro fasciatis. Capite thorace valde latiore, postice truncato, minute
punctato, oculis magnis, sat distantibus ; antennis elongatis et gracilibus ;
thorace elongato, minute et dense punctato, nigro, antice et postice parum
distincte rufo marginato; eiytris thorace valde latioribus,parum elongatis,
postice attenuatis, diverse pro parte fortiter et sparse punctatis, antice
parum distincte impressis ; pedibus gracilibus, testaceis, femoribus posticis
aliquot pro parte piceis. Long. 3 mm.
Voisin defV. erythreus Pic, dont il se distingue par la tête plus large com¬
parée au prothorax et les élytres fasciés de noir.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords delà rivière Omo, 600 m. ; — Kenya
colony : Turkana, parties sud, sables, 800-1.000 m.
Hylophilus kenyensis n. sp.
Type : un exemplaire de Nairobi (Mus. Paris).
Oblongus, griseo pubescens et pro parte semi hirsutus, rufo-testacevs,
femoribus posticis apice nigris. Capite breve et lato, postice truncato, oculis
aigris, minutis, distantibus ; antennis brevibus eterassis, articulo secundo
158
M. PIC
parum brève, 3 e fere aequale, 4° et sequentibus subquadratis, ultimo apice
subtruncato; thorace breve et lato, angulis posticis rectis, dense ruguloso
punctato ; elylris thorace valde latioribus, sat brevibus, fortiter non dense
punctatis, antice non transverse impressis ; pygidio paulo prominulo;
pedibus gracilibus. Long. 2 mm.
Ressemble à H. brevissimus Pic, en diffère par les antennes plus courtes
et très robustes, les élytres plus brillants, à ponctuation moins rapprochée,
ayant leur pubescence en partie soulevée.
Kenya colony : Nairobi.
Hylophilus elgonensis, n. sp.
Type : Un exemplaire de l’Elgon (Mus. Paris).
Parum elongatus, griseo pubescens, non hirsutus, nitidus, nigro-piceus,
thorace rufo, elytris testaceis, pro parte circa diverse nigro notatis,
membris testaceis, femoribus posticis brunneis. Capite nigro , sat lato ,
postice attenuato et subarcuato, fortiter punctato, oculis validis, valde
separatis; antennis testaceis (apice fractis ), gracilibus , articulo 2° trans¬
verso, 3° elongato; thorace subquadrato, antice paulo attenuato, postice
fortiter impresso, fortiter sat dense punctato ; elytris thorace sat latioribus,
post medium paulo latioribus , apice attenuatis, supra depressis, antice
distincte impressis, sat fortiter et sparse punctatis, his testaceis, ad basin
lateraliter et apice diverse nigro cinctis;pedibus gracilibus. Long. 2,5 mm.
Peut se placer près de H. limbatus Pic, s’en distingue par le prothorax
roux, la tête rétrécie et subarquée en arrière, les élytres peu marqués de
foneé sur leur pourtour,
Kenya colony : Elgon Saw mill, Mont Elgon, versant est (Camp II),
2.470 m.
Fam. ANTHICIDAE
Notoxus Jeanneli Pic
Cette espèce, originaire de l’Afrique Orientale, découverte à Kijabe,
par la mission Alluabd et Jeannel et retrouvée en plus grand nombre
par Guy Babault au mont Elgon, est très variable, les élytres étant plus ou
moins foncés et diversement marqués de clair.
Kenya colony : Camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.000 m., -—
Nairobi, 1.660 m.; — Lodwar, Turkana sud, 600 m.
Notoxus Rothschildi Pic
Encore une espèce variable, de coloration générale claire avec les élytres
ornés de dessins noirs réduits et variables.
Kenya colony : Lodwar, Turkana sud, 600 m. — Ethiopie méridionale :
Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
COLEOPTERA, ANTHICIDAE
159
Pseudonotoxus sp.
Un exemplaire mutilé et défraîchi, indéterminable avec certitude dans cet
état.
Ethiopie méridionale. Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m.
Mecynotarsus apicalis, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires (Mus. Paris et coll. Pic).
Elongatus, griseo pubescens, paru/n nitidus, testaceus , elytris ante
apicem diverse brunneo notâtes [forma typica), aliquot concoloribus
[v. nov. obliteratus), oculis nigris. Capite elongato, nitido, parum punctato;
antennis elongatis et gracilibus ; thorace globuloso, cornu diverse lato aut
elongato , paulo crenulato; elytris latis, parum elongatis, postice attenuatis,
subalutaceis et minute punctatis. Long. 2,8 -3 mm.
Espèce caractérisée (chez la forme type) par son dessin élytral foncé,
rapproché du sommet des élytres.
Ethiopie méridionale. Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m. —
Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Formicomus tuberculifer Pic
Espèce ayant une répartition géographique étendue de l’Afrique australe à
l’Afrique orientale anglaise.
Kenya colony : Nairobi, 1.660 m.
Formicomus rubricollis Laferté
La répartition géographique de cette espèce est analogue à la précédente.
Kenya colony : Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m. — Nairobi, 1.660 m.
Formicomus Mellyi Pic
Décrit d Egypte et capturé postérieurement au Nil Bleu par Alluaud.
Ethiopie méridionale. Bourillé, bord delà rivière Omo, 600 m.
Formicomus Arambourgi, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires (Mus. Paris et coll. Pic).
Plus minusve elongatus, dense griseo pubescens, nitidus, rufus, abdomine
diverse nigro, elytris postice plus minusve viridibus et ante medium albo-
fasciatis. Capite elongato, postice attenuato, ruguloso-punctato ; antennis
gracilibus et elongatis; thorace elongato, antice globuloso-dilatato, pro
parte granuloso punctato; elytris parum latis, plus minusve elongatis
160
M. PIC
apice paulo attenuatis, antice paulo depressis, sparse punctatis ; femoribus
anticis in mare longe et gracile spinosis et tibiis intus denticulatis, simpli-
cibus Ç- Long. 4,5 - 5 mm.
Voisin de F. Jeanneli Pic, s’en distingue par les élytres moins largement
foncés et verdâtres postérieurement, l’épine des fémurs du ç? longue et
droite.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Formicomus Chappuisi, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires (Mus. Paris et coll. Pic).
Plus minusve elongatus, non dense griseo pubescens, nitidus, rufus,
aliquot pro parte brunnescens, elytris nigris, antice diverse ru fis, humeris
piceis, antennis apice et abdomine piceis aut nigris; femoribus anticis in
mare breve sat late dentalis, tibiis subsinuatis, simplicibus 9 • Long. 4,5 à
5,3 mm.
Diffère du précédent, dont il a la même sculpture de l’avant corps, par les
élytres plus largement foncés et noirs et par la dent des fémurs du ç? courte
et assez large.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Formicomus kenyensis, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires (Mus. Paris et coll. Pic).
Plus minusve elongatus, non dense griseo pubescens, nitidus, rufus,
elytris et infra corpore pro majore parte nigris. Capite sat lato, postice
subarcuato, médiocre non dense punctato; antennis teslaceis, aliquot apice
paulo brunneis, graci/ibus ' thorace elongato, antice sat dilatato-rolundato,
médiocre non dense punctato j elytris sat latis et elongatis, apice attenuatis,
fortiter et sparse punctatis', femoribus anticis in mare cornu cylindnco
apice truncato aliquot paulo curvato munitis, tibiis intus ad apicem paulo
dilatatis, simplicibus 9- Long. 4 à 4.5 mm.
Diffère des précédents par la forme parallèle des élytres, ces organes
entièrement foncés, la dent fémorale du çf cylindrique et tronquée au
sommet.
Kenya colony : Lokitang, Turkana nord, 750 m. — Monts Murueris, Tur-
kana nord, 800 à 1.000 m. — Lodwar, Turkana sud, 600 m.
Formicomus Vosseleri Pic
Espèce décrite de Tanga, capturée postérieurement par la mission
Alluaud et Jeannei. à Tavéta et au Kilimandjaro.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m. — Kenya
colony : Turkana, partie sud, sables, 800 à 1.000 m.
COLEOPTERA, ANTHICIDAE
101
Formicomus lacustris Krichke
Décrit de la Somalie.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Tomoderus (s. str.) compressicollis Motcshoulsky
Espèce assez répandue dans le nord de l’Afrique et le sud de l’Europe,
signalée de l’Afrique orientale anglaise.
Kenya Colony : Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m. — Éthiopie méridio¬
nale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 515 m.
Tomoderus (Pseudotomoderus) Jeanneli Pic
Espèce localisée jusqu’à présent dans l’Afrique orientale.
Kenya Colony : Crater lake, ouest du lac Naivasha, 1.900 m.
Leptaleus unifasciatus Desbrochers
Espèce très variable de coloration, avec l’avant-corps plus ou moins
robuste, répandue en Afrique orientale à partir de l’Égypte.
Kenya Colony : environs de Lokitanyalla, West-suk, Turkana, 1.260 m.;
— Turkana, partie sud, sables, 800 à 1.000 m. — Éthiopie méridionale :
Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Leptaleus glabellus Truqui
Espèce connue seulement de la faune paléarctique (en Grèce, Syrie).
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m
Leptaleus sennarensis Pic
Décrit du Sennar.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Anthicus (Cyclodinus)? obconiceps Pic
A. obconiceps est décrit sur un unique de Madagascar. Les exemplaires
rapportés par la Mission de l’Omo présentent une coloration générale rousse
avec les élytres diversement foncés postérieurement.
Ethiopie méridionale, Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 11
102
M. PIC
Anthicus singularicornis Pic
Originaire de l’Afrique orientale.
Kenya Colony : Nairobi, 1.660 m. — Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m. —
Machacos, Wa-Kamba, 1.600 m.
Anthicus Bottegoi Pic
Espèce de la Somalie et se retrouvant dans l’Afrique occidentale.
Kenya Colony : Machacos, Wa-Kamba, 1.600 m. —Nairobi, 1.600 m.—
Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m. — Elgon Saw Mill (Camp II de l’Elgon),
2.470 m.
Anthicus stygius, var. nitidicollis Pic
Kénia Colony : un seul (exemplaire rapporté du Kénya : Machacos. Wa-
Kamba 1.600 m.
Anthicus crinitus et var. longipennis Desbrochers
Espèce variable, s’étendant de l'Afrique du nord à l’Afrique centrale et
orientale et se retrouvant en Syrie.
Kenya Colony : Lokitang, Turkana nord, 750 m. — Turkana, 800-
1.000 m.
Éthiopie méridionale, Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m. —
Nanoropus, bords du lac Rodolphe.
Anthicus balteatus Laferté
Déjà signalé de l’Afrique orientale.
Kenya Colony : Suam fishing Hut, mont Elgon, versant est, 2.400 m. —
Thika falls, Kikuyu, 1.700 m.
Ethiopie méridionale; Naroropus, bords du lac Rodolphe, 565 m.
Anthicus trinotatus Fairmaire
Espèce décrite de Madagascar.
Kénia Colony : un seul exemplaire recueilli au Kenya. Turkana partie
sud, sables, 800 ou 1.000 m.
Anthicus posticatus Pic
Décrit d’Obock, retrouvé dans l’Érythrée.
Kenya Colony : Turkana, partie sud, sables, 800 à 1.000 m. — Lokitang,
Turkana nord, 750 m. — Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du
lac Rodolphe, 585 m. — Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
COLEOPTERA, ANTHICIDAE
163
Anthicus Arambourgi, n. sp.
Types : plusieurs exemplaires de l’Ethiopie (Mus. Paris et coll. Pic).
Oblongus, sparse griseopubescens, nitidus, rufo-testaceus aut testaceus,
elytris postice arcuate piceo villa lis. Capite lato, postice recto et sub-
truncato, sat fortiter et sparse punctato, anlennis testaceis, brevibus et
gracilibus ; thorace parum breve, antice valde rotundato-dilatato, fortiter
sat dense punctato ; elytris latis, parum elongatis, apice attenuatis, fortiter
punctatis, antice non depressis, testaceis, postice piceo fasciatis, fascia
ad suturam postice prolongata (forma typica), aliquot elytris innotatis,
fere concoloribus ( var. nov. Rodolphei) ;pedibus testaceis. Long. 3,5 mm.
Ressemble à l’espèce paléarctique A. subfasciatus Laf., quant à son,
dessin élytral, avec la bande plus complète et l’avant-corps plus robuste.
Peut se placer près de .4. nigrofasciatus Pic, mais ce dernier est très,
différent par la coloration générale rousse du dessus et les élytres ornés,
d'une large bande noire médiane.
Anthicus Babaulti, var. elgeyosus, nov.
Un seul exemplaire du Kénya. Coloration analogue à celle de la forme
typique mais de forme un peu plus allongée, avec les élytres plus longs,
plus atténués en arrière, à pubescence grise plus rude, le prothorax non
nettement élargi en avant.
Kenya Colony : Marakwet, Elgeyo escarpment, 2.500 m.
Anthicus (Aulacoderus) Ganglbaueri Pic
Décrit de l’Afrique orientale, Tana river.
Kenya Colony : Lodwar, Turkana, sud, 600 m.
Anthicus (Aulacoderus) Citernii Pic
Décrit de l’Erythrée.
Kenya Colony : Turkana, partie sud, sables, 800 à 1.000 m.
Anthicus (Aulacoderus) Chappuisi, n. sp.
Types : trois exemplaires du Kénya (Mus. Paris et coll. Pic).
Oblongus, nitidus, griseo pubescens, rufus, capite brunnescente, elytris
nigro-piceis, ad medium late et diverse testaceo-maculatis et apice late
testaceis, Capite robusto, postice subarcuato, minute punctato; antennis
gracilibus; thorace non transverse, ad medium transverse sulcato et albo
pubescente; elytris elongatis, minute et sparse punctatis , apice minute
dentatis çf, aut subtruncatis Ç ; pedibus gracilibus. Long. 3,5 mm.
164
M. PIC
Très voisin de A. alitienensis Pic, s’en distincte par la tête plus foncée,
le prothorax un peu moins robuste, le sillon plus éloigné de la base, les
élytres à dessins noirs autrement disposés.
Kenya Colony : Lokitang, Turkana nord, 750 m.
Endomia minuta Pic
Décrit de l’Afrique orientale.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, 565 m. —
Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Endomia obscura Pic
Espèce variable, connue de l’Afrique orientale.
Kenya Colony : Thika Falls, Kikuyu, 1.700 m.
Fam. SCRAPTIIDAE
Biophida maxima Pic
Décrit primitivement comme Scraptia et originaire du Kilimandjaro.
Kenya Colony : Marakwet, Elgeyo escarpment, 2.500 m. — Forêt de
bambous du Kinangop, monts Aberdare, versant ouest, 2.900 à 3.100 m.
Scraptia Jeanneli Pic
Un seul exemplaire de coloration générale pâle.
Kenya Colony : Lokitang, Turkana nord, 750 m.
Scraptia longipennis Pic
Espèce variable, un peu brillante ou subopaque, de coloration plus ou
moins testacéc.
Kenya Colony : Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, 3.500 m. —
Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est (Camp II), 2.470 m.
Fam. MORDELLIDAE
Anaspis Jeanneli, n. sp.
Types : un exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Angustata, parum nitida, griseo-sericeopubescens, rufo-testacea, sutura,
apice excepto, nigra, capite postice brunnescente, 4 articulis ultimis
COLEOPTERA, MORDELLIDAE
165
antennarum nigris. Capite distincte punctato, oculis griseisj antennis
gracilibus, apice paulo latioribus; thorace sat brève, antice attenuato,
dense punctato; elytris angustatis et elongatis, apice attenuatis et subro-
tundatis, minute punctatis et minute transverse strigosis; pedibus graci¬
libus. Long. 3 mm. environ.
Voisin de A. nigrovittata Pic et s’en distinguant, à première vue, par la
forme plus étroite et la tète plus claire, les élytres étroitement foncés sur la
suture, au lieu de présenter une large bande suturale noire atténuée
postérieurement.
Kenya Colony : Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est (Camp II),
2.470 m.
Anaspis Hargreavesi, var. subapicalis, nov.
An gus t ata, nitida, scriceo pubescens, nigra, capite antice paulo, antennis ,
elytris apice et pedibus pro parte testaceis.
Variété distincte, à première vue, de la forme typique par les élytres
marqués de clair à l’apex.
Kénia Colony : un seul exemplaire : Elgon Saw Mill, mont Elgon versant
est (Camp II), 2.470 m.
Anaspis nairobiana, n. sp.
Types : un exemplaire do Nairobi (Mus. Paris).
Oblongo-elongata, nitida, griseo pubescens, capite antice, antennis et
pedibus pro parte testaceis, elytris ad hu/neros breve testaceo notatis.
Thorace breve et lato, dense punctato , nigro, pro parte externe rufescente ;
elytrisparum elongatis, postice attenuatis, apice subrotundatis, transverse
strigosis ; pedibus anticis et intermediis late testaceis, posticis nigris et
rufo annulatis. Long. 2 mm. environ.
Cette petite espèce se reconnaît, à première vue, par sa coloration géné¬
rale foncée, avec les élytres ornés d’une courte macule humérale claire.
Kenya Colony : Nairobi, 1.660 m.
Anaspis testaecicornis Pic
Décrit de Djibouti.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m.
Anaspis (Silaria) quadrimaculata Gyllenhal
Les exemplaires recueillis ont la tète bicolore, le prothorax roux, les
élytres noirs avec une macule rousse humérale, allongée, variable, et
l’extrémité plus ou moins roussàtre; les pattes sont largement et diversement
testacées, les postérieures parfois en majeure partie noires. Je ne pense
160
M. PIC
pas qu’il y ait lieu de donner un nom à cette modification peu différente de
la forme typique.
Kenya Coloxy : Nairobi, 1.660 m.
Fam. OEDEMERIDAE
Probosca aethiopica, n. sp.
Type : un seul exemplaire (Mus. Paris).
Elongata, diverse , pro parte dense, griseo pubescens, nigro-plumbea,
antennis, thorace circa, elytris lateraliter membrisque pro parte testaceis.
Capite elongato, nitido, non dense pubescente, médiocre et sparse
punctato, nigro-plumbeo, epistomate, mandibulisque ad basin testaceis,
palpis testaceis, articulo nltimo apice nigro ; antennis proparte brunneis , ad
basin testaceis, gracilibus ; thorace nigro-plumbeo, lateraliter late et
postice paulo testaceo, elongato, antice latiore, postice attenuato, non
dense pubescente, fortiter sat dense punctato, supra triimpresso, medio
subcarinat.o; elytris opacis, dense pubescetibus, elongatis , postice atte-
nuatis; pedibus sat gracilibus, testaceis , femoribus ad medium, tibiis apice
diverse tarsisque nigris aut piceis; infra corpore dense albo pubescente.
Long. 9 mm.
Sans doute voisin de P. marginata Walk., qui ne m’est pas connu en
nature; il en diffère au moins par la tête plus foncée, l'abdomen non marqué
de clair à l’extrémité, les pattes bicolores.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe. 565 m.
Fam. ALLECULIDAE
Synallecula vittatipennis, n. sp.
Type : un exemplaire du Kénya (Mus. Paris).
Elongata, antice et postice valde attenuata, nitida, sparse griseo pubes¬
cens, rufa, palpis, antennis, articulo primo rufo excepto,pedibusque nigris,
tarsis pro parte testaceis, thorace rufo medio nigro notato, elytris rufis,
in singulo late et longe nigro vittatis. Capite breve, parum lato, fortiter et
dense punctato, oculis parum approximatis ; antennis elongatis, parum
gracilibus, articulo 2° breve, 3° et sequentibus elongatis-, thorace parum
breve, lato, antice valde attenuato et subarcuato, subnitido, sat fortiter et
densepupillato-punctalo ; elytris thorace non latioribus, elongatis, postice
attenuatis, sat fortiter striato-punctatis, interva/lis parum latis, punctatis;
pedibus parum validis. Long. 6 mm.
Par sa forme voisin des S. picea v. notaticollis Pic (dont le prothorax est
roux, maculé de foncé), mais distinct, à première vue, par la présence, sur
COLEOPTERA, ALLECULIDAE 167
chaque élytre, d'une bande discale foncée partant de la base sans atteindre
le sommet.
Kenya Colony : Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m.
Synallecula Jeanneli, n. sp.
Types : deux exemplaires du Kénya (Mus. Paris et coll. Pic).
Elongata, antice et posticepaulo attenuata, nitida, sparse griseo pubes-
cens, rufa, membris nigris, tarsis pro parte testaceis. Capite breve, parum
lato, fortiter et densepunctato, oculisparum approximatis ; antennis elon-
gatis, parum gracilibus, articulo primo piceo aut brunnescente, 2° brève,
3 0 et sequentibus elongatis ; thorace breve, sat lato, antice attenuato et
subarcuato, fere opaco, sat fortiter et dense pupillato punctato ; elytris sub-
convexis, thorace non latioribus, elongatis , postice attenuatis, parum for¬
titer striato punctatis, intervallis parum latis, punctatis ; pedibus parum
validis. Long. 6 mm.
Voisin du précédent, en diffère par les élytres un peu plus convexes, le
prothorax plus large, les élytres concolores.
Kenya Colony: Mau escarpement, 2.500 m.
Je rapporte dubitativement à cette espece, comme 9 > un exemplaire de
Kitale, ayant les yeux un peu plus écartés, les antennes un peu plus minces,
noires avec les deux premiers articles et le dernier testacés; les élytres ont
des impressions antérieures, peut-être accidentelles, et sont en partie un peu
rembrunis.
Synallecula femoralis, n. sp.
Types : deux exemplaires du Kénya (Mus. Paris et coll. Pic).
Oblongo-elongata, antice et postice attenuata, nitida, sparse griseopubes-
cens, rufo-castanea, antennis pro parte, tibiis tarsisque pro parte nigris.
Capite sat breve,parum lato, fortiter sat dense punctato, oculis distantibus;
antennis elongatis , sat gracilibus, nigris, articulis 1, 2, 11 et tertio ad basin
testaceis; thorace breve, sat lato, antice attenuato et subracuato, parum
nitido, sat fortiter et dense pupillato-punctato; elytris subconvexis, thorace
non latioribus, elongatis, postice attenuatis, sat fortiter striato-punctatis,
intervallis sat latis,punctatis ; pedibus parum validis. Long. 7 mm.
Kenya Colony : Crater Lake, ouest du Lac Naivasha, 1.900 m.
Diffère, à première vue, du précédent par les cuisses rousses.
Synallecula hypuloides Fairmaire
L’espèce a été décrite du Sénégal, comme Allecula, mais c’est un
Synallecula Kolbe, do forme étroite et allongée, espèce voisine de S. rufi-
cornis Pic. J’en possède un type venant de Nodier.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
168
M. PIC
Synallecula Chappuisi, n. sp.
Types: deux exemplaires du Kénya (Mus. Paris et coll. Pic).
Elongato-angustata, subopaca, griseo pubescens, nigro-picea, capite
antice, thorace diverse circa, membris etpectore rufts. Capite parum breve,
fortitei et dense punctato, oculis distantibus ; antennis sot elongatis, parum
gracihbus, articulo 2° breve, 3° et sequentibus elongatis ; thorace breve et
lato, antice paulo attenuato, subarcuato, minute et dense punctato; elytris
thorace non lationbus, elongatis, postice attenuatis, minute striato-puncta-
tis, intervallis latis,punctatis ; pedibus sat validis. Long. 6 mm.
Voisin de S. hypuloides Frm., plus grand avec l’aspect presque mat, les
élytres sans reflets métalliques.
Kenya Colony : Turkana, partie sud, sables, 800 à 1.000 m. — Lokitang,
Turkana nord, 750 m.
Synallecula pubescens Pic
Les trois exemplaires recueillis par la mission de l’Omo ne sont pas sensi¬
blement différents de pubescens Pic dont le type unique provient de l’Afrique
orientale anglaise. Ce sont des insectes un peu allongés et dépourvus de
stries distinctes aux élytres.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
Synallecula lineatopubens, n. sp.
Types : trois exemplaires de l’Éthiopie (Mus. Paris et coll. Pic.)
Minuta, oblongo-subovata, opaca, elytris griseo lineato pubescen tibus,
lufa, membris pallidioribus. Capite breve et lato, sat fortiterpunctato, ocu-
hs griseis, distantibus ; antennis sat elongatis, gracilibus, apicepaulo latio-
nbus ; thorace breve et lato, antice attenuato et subarcuato, non dense punc¬
tato ; elytris thorace non lationbus, sat brevibus, apice attenuatis, fortiter
stnatis, intervallis distincte griseo uniseriato pubescentibus; pedibus gra-
cilibus. Long. 3 mm. environ.
Cette petite espèce se distingue de toutes les espèces connues par ses élytres
fortement striés, avec les intervalles surélevés, ornés d’une rangée de poils
courts, d’un gris blanc.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
Synallecula submetallica, n. sp.
Type : un exemplaire de l’Éthiopie (Mus. Paris).
Oblongo-elongata, longe pro parte hirsute griseo pubescens, nigro-picea,
elytris metalhcis, antennis ad basin femoribusque testaceis. Capite parum
breve, sat lato, dense punctato, oculis distantibus ; thorace breve et lato,
antice attenuato et subarcuato, dense punctato; elytris thorace non latio-
COLEOPTERA, ALLECULIDAE
160
ribus, satbrevibus, postice attenuatis, sat fortiter striato-punctatis, inter¬
val lis sat lads , punctatis ; pedibus sat validis, nigris, femoribus testdceis.
Long. 4 mm. environ.
Ressemble un peu à S. Babaulti Pic et semble en différer par la pubescence
un peu hirsute des élytres, la ponctuation un peu plus forte des stries, enfin
la coloration bicolore des pattes.
Ethiopie méhidionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
Synallecula Raffrayi Pic
Pas sensiblement différent (prothorax un peu déprimé et impressionné
sur le milieu de la base) du type de Raffrayi Pic, de l’Abyssinie.
Kenya Colony : Thika Fall, Kikuyu, 1.100 m.
Synallecula punctaticeps Pic
L espèce est décrite de l’Afrique orientale. Une série d’exemplaires, dont
la coloration passe, sur les élytres, du roux au brunâtre, mais tous de petite
taille avec les antennes bicolores et les pattes testacées.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
Synallecula testacea Pic
L’espèce, de coloration générale testacée, avec les antennes concolores et
1 anus noir, est décrite de l’Afrique orientale : 6exemplaires ont été rapportés
par la Mission de l'Omo.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
Ectenostoma basicornis Pic
Espèce variant un peu par l’abdomen plus ou moins foncé, la coloration du
dessus testacée ou roussâtre avec parfois les élytres un peu rembrunis.
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la rivière Omo, 600 m.
Pseudocistela testaceitarsis, n. sp.
Type : un exemplaire du mont Elgon (Mus. Paris).
Grandis et elongata, subparallela, antice et postice paulo attenuata, sub-
nitida, gnseopubescens, nigra, capite antice et membrispro parte testaceis.
Capite breve , médiocre et diverse dense punctato, oculis sat distantibus ;
1. Le type, d’Abyssinie (in coll. Pic), est allongé, assez brillant, testacé avec l’abdomen
foncé, les antennes sont minces, noires, à base rousse, les pattes testacées avec le sommet
des fémurs et les tarses noirs.
170
M. PIC
antennis elongatis, sat gracilibus, articulo 2° breve, 3° et sequentibus elonga-
tis, his nigris, articulis duobus basalibus et ceteris apice testaceis; thorace
minute marginato, breve et lato, antice attenuato et subarcuato, médiocre
non dense punctato ; elytris thorace non latioribus, elongatis, subparal-
lelis,postice attenuatis, fere instriatis, minute sat sparsepunctatis; pedibus
anticis brevibus, sat crassis, tibiis non gracilibus, intermediis et posticis
elongatis, femoribus parum crassis, his nigris, femoribus apice, tibiis ad
basin et tarsis testaceis. Long. 9 mm.
Par sa tête raccourcie, cette espèce, de forme particulière avec les pattes
antérieures assez robustes, se place plutôt dans le genre Pseudocistela
Cr. que dans le genre Ectenostoma Fhr. Elle ressemble un peu à E. notaticol-
lis Pic et s’en distingue facilement par sa tête plus courte, le protliorax plus
transversal, entièrement foncé, les élytresavec des stries seulement indiquées
dans le voisinage de la suture.
Kenya Colony : Suam fishingHut, mont Elgon versant est, 2.400 m.
Pseudocistela lineolata, n. sp.
Type: un exemplaire du mont Elgon (Mus. Paris).
Oblongo-subovata, subconvexa, griseo pubescens, parum nitida, nigra,
thorace rufo, medioproparte obscuro, elytris nigris , rufo vittatis, membris
nigris, geniculis tarsisque pro parte rufis. Capite breve et lato, fortiler sat
dense punctato, oculis distantibus ; antennis nigris, gracilibus, articulo 2°
sat elongato, 3° et sequentibus plus minusve longioribus ; thorace minute
marginato, sat breve et parum lato, antice attenuato et subarcuato, médiocre
et dense pupillato-punctato ; elytris oblongo-elongatis, antice paulo et
postice valde attenuatis, instriatis, minute sat dense punctatis, his nigris,
rufo cinctis et in disco singulo rufo trilineatis, linea intermedia minus
prolongata, alteris apice junctis ; pedibus sat gracilibus. Long. 7 mm.
Cette espèce, par la présence de bandes alternées noires et rousses sur les
élytres, est nettement séparable des espèces décrites du continent africain,
mais se rapproche de plusieurs espèces de Madagascar. Peut se placer près
de conicicollis Frm.
Kenya Colony : Camp III del’Elgon, zone des bruyères, 3.500 m.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 49
Publié le P’ juin 1939.
XIX. ANTHRIBIDAE
B Y
Dr. Karl Jordan
Phloeotragus hottentottus Schônherr, 1839.
Ethiopie méridionale : bords de la rivière Omo, 600 m., une série des
deux sexes.
Pseudeuparius centromaculatus melasinus, n. subsp.
Plus large que P. c. centromaculatus Gyllh. (1833); la moitié posté¬
rieure du corselet ainsi que les côtés des élytres (excepté une étroite bordure
latérale) noirâtre.
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., 1 $ . — Congo Belge : Kivu,
Ngoma, X. 1932 (L. Burgeon), 1 çf, type.
Pseudeuparius parmitectus, n. sp.
Voisin de P. trifax Jord. (1936) ; l’œil plus petit, le corselet dépourvu
de bandes tranversales discales, mais avec une étroite ligne médiane blanche
du bord antérieur jusqu’au centre; les antennes, les pattes et les côtés du
prosternum plus noirs que chez P. trifax; tibias unicolores, sans taches;
la carène dorsale du corselet à angle médian plus marqué; intervalles
alternes des élytres moins élevés. La périphérie de la tache elliptique
suturale noire. Longueur 5.3 mm.
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., 1 $.
172
KARL JORDAN
Phloeobius pustulosus Gerst., 1876
Kenya Colony : Nairobi, 1.660 m., le?. — Espèce très répandue en
Afrique Orientale et dans la région malgache.
Phloeobiopsis sansibarica Kolbe, 1895
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m. r
2 9 $.
Exechesops quadrituberculatus latifrons Kolbe, 1895
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., 1 çf.
Acorynus montosus, n. sp.
Semblable à Tropideres pallidirostris Fâlir. (1839); mais le rostre plus
court, à carène latérale moins accentuée et à carène médiane plus élevée,
l’œil plus petit et plus convexe, le corselet dépourvu de gros points enfoncés,
les tubercules postérieurs des élytres plus hauts, les tibias annelés, etc. Très
voisin d 'Acorynus anthinus Jord. (1936). qui n’a pas de tubercules élevés
dans la moitié postérieure des élytres.
D’un noir-brunâtre, varié de pubescence grise et argileuse. Rostre fortement
dilaté au bout, presque aussi large que long (9 : 10), ridé, surtout à l’apex;
carène médiane bien marquée, n’atteignant pas l’extrémité, continuée sur
la tête, où elle est très fine; deux carènes latérales, minces, mal déterminées,
peu élevées, courtes, n’atteignant ni l’apex ni l’œil. Bord dorsal de la fosse
antennale cariniforme, infléchi en bas et en arrière. Front un peu plus d’un
tiers aussi large que l’apex du rostre, un peu concave, gris, la pubescence
dirigée du milieu obliquement vers les côtés. CFil plus convexe que d’ordi¬
naire dans ce genre, un peu plus long que large, aussi large que le front.
Antennes n’atteignant pas la base des élytres, article i et les bases de ii à ix
rougeâtres, m plus long que iv, v à vin chacun aussi longs que iv, ix
triangulaire, deux fois plus long que large, aussi long que x + xi, mais
plus court que vii -f- vin, x transversal, xi arrondi-triangulaire, presque
tronqué à la base et un peu acuminé à l’extrémité.
Corselet de moitié plus large que long, finement et très densément ridé-
granulé, un peu inégal, sans tubercules, mais pourvu au milieu d’une
dépression transversale large; une ligne médiane longitudinale assez large
blanche-grisâtre; côtés du corselet brun-noirâtre varié de taches grises et
argileuses imprécises; la carène dorsale presque droite, sans indication
d’un angle médian, courbée latéralement en arc régulier. Ecusson blan¬
châtre.
Élytres variés de gris, d’argileux et de brun-noir, un tiers plus longs
que larges, fortement ponctués-striés pourvus de quatre tubercules bien
COLEOPTERA, ANTIIRIBIDAE
173
élevés, le premier derrière la base, le second au milieu un peu plus petit,
le troisième presque au niveau du second et placé devant la déclivité apicale,
ces trois tubercules situés dans l’intervalle ni, le quatrième dans l’inter¬
valle v un peu en avant du troisième et presque aussi grand que celui-
ci, le troisième et le quatrième perpendiculaires en arrière et s’effaçant
graduellement en avant; les taches suivantes sont noires-brunâtres : une
tache sur la face antérieure du premier tubercule; un anneau au côté
externe de ce tubercule; une tache assez large sub-latérale posthumérale;
une petite tache au point huméral ; une ligne oblique entre le second tuber¬
cule et la première partie de la tache latérale; une autre ligne commençant
au même tubercule, moins oblique que la première et dirigée en arrière
vers le côté; derrière le même tubercule une ligne courbe à travers la
suture; devant cette ligne une autre, aussi transversale, mais plus courte;
une assez large bande en travers de la suture, commençant sur la surface
antérieure du troisième tubercule; deux taches au quatrième tubercule;
une macule assez large et mal déterminée entre ce tubercule et le côté,
et une mince ligne sub-apicale presque de coté à côté. La partie apicale
grise-blanchâtre, presque blanche derrière le troisième tubercule. Pygidium
à peu près deux fois aussi large que long, l’extrémité droite au milieu et
arrondie sur les côtés.
Pattes couvertes d’une pubescence grise, avec une tache ou un anneau
postmédian brun sur les cuisses; la base, le milieu et l’extrémité des
tibias, 1 apex du segment tarsal i et le segment m en entier bruns. Une
rangée latérale de taches noires-brunâtres sur l’abdomen.
Longueur (tête excl.) 4,0 mm.
Kenya Colony : Kinangop, versant occidental des monts Aberdare.
2.600 m., 1 $.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 50.
Publié le 1" juin 1939.
COLEOPTERA
XX. CURCULIONIDAE
PAR
A. Hustache
(avec la planche II).
Fn ce qui concerne les Curculionides, deux missions méritent une mention
spéciale, celle de MM. le D l II. Scott et J. Omer-Cooper dans le sud de
l’Abyssinie, 1926-27, et la Mission de l’Omo dirigée au point de vue ento-
mologique par MM. Chappuis et Jeannel. Les matériaux rapportés par la
première ont fait l’objet d’une étude, dans laquelle une centaine d’espèces
nouvelles sont décrites 1 .
Le voyage de M. Jeannel avait pour but l’exploration des hauts sommets,
et en particulier de lElgon, et se résume par 165 espèces presque toutes
alpines et nouvelles, réparties en 65 genres dont 8 nouveaux; del’Elgon tout
spécialement ont été rapportées de multiples et petites espèces caractéris¬
tiques, donnant l’impression d’une faune à la fois très riche et très spécia¬
lisée; résultat dû à la ténacité et à l’habileté des recherches, mais aussi à
1 emploi de méthodes spéciales (examen des pierres enfoncées, tamisage,
grattage de la terre au pied des rochers, etc.). De semblables moyens utilisés
sur les autres massifs donneraient sans doute des résultats analogues.
Il lésulte des explorations scientifiques du Centre Africain que les grands
massifs Kilimandjaro, mont Kenya, mont Elgon, monts Abyssins du Sud,
monts Ruwenzori etc., ont été explorés à des altitudes supérieures à
2.400 mètres, parfois jusqu’à 4.600 mètres, c’est-à-dire dans la zone alpine.
1. Entomological Expédition to Abyssinia 1926-27; Coleoptera, Curculionidae, par A. Hus¬
tache (Ann. and Mag. of Nalur. Hisl. (10), XVIII, p. 353-373 ; 419-446, 483-505 ; 563-587).
176
A. HUSTACHE
Il est donc possible de dégager de l'ensemble des matériaux connus, les
éléments caractéristiques de la zone alpine. Toutefois il est indispensable
d’observer que les conclusions de cette étude ne peuvent être que provisoires
et susceptibles d’être sérieusement modifiées, ou sûrement complétées par la
suite : 1° par l’exploration des nombreux pics non encore visités par les ento¬
mologistes; 2° par des recherches plus méthodiques sur les massifs déjà
connus, mais très incomplètement.
En prenant comme base la succession des zones de végétation indiquée par
M. Jeannel pour le versant oriental du mont Elgon, la région alpine com¬
mencerait avec 1’ « Endebess » c’est-à-dire vers 2.500 mètres d’altitude, et
comprendrait outre les prairies alpines la zone des forêts à Podocarpus et à
Bambous. Mais ces zones variant suivant l’altitude et le versant considéré du
massif, il semble préférable d’admettre comme limite inférieure de la zone
alpine l’altitude de 2.300-2.400 mètres. Nous ne possédons d’ailleurs que fort
peu d’éléments strictement sylvicoles, sans doute parce que leur recherche en
a été négligée ou qu’elle présente des difficultés particulières, dues à la pé¬
nible traversée de cette région, peut-être aussi parce que, comme dans nos
Alpes françaises, ces éléments caractéristiques font défaut.
Dès la sortie de la forêt et jusqu’à la limite delà végétation, les Curculio-
nides apparaissent : genres caractéristiques et espèces souvent en colonies
nombreuses, mais ces colonies le plus ordinairement invisibles pour l’excur¬
sionniste. Il a fallu les méthodes de recherches employées par M. Jeannel
pour les mettre en évidence : grattage de la terre au pied des roches, des
pierres enfoncées, et surtout tamisage des débris de toutes sortes; de mul¬
tiples petites espèces caractéristiques ont été ainsi découvertes, complétant
heureusement la capture de celles, de plus grande taille, se trouvant habituel¬
lement sur les grands Senecio. Ce sont ces dernières, et presque unique¬
ment, qui ont été rapportées parles autres explorateurs.
Les éléments essentiellement caractéristiques de la faune alpine sont
répartis en 34 genres et environ 125 espèces, nombre très élevé si on le com¬
pare à celui de la faune alpine française (ou paléarctique, sensiblement le
même, zone des prairies alpines, 2.000 mètres et au-dessus, ne comprenant
que les seuls genres Trachelomorphus et Dichotrachelus) ; 1 influence de la
latitude en est sans doute la cause principale, celle de la végétation liée à la
première et aussi au degré hygrométrique de l’air et du sol étant secondaire.
De ces 34 genres, 22 appartiennent aux Peritelini, sous-famille des
Otiorrhynchinae, 4 aux Cossoninae, les autres à des familles diverses. L’élé.
ment dominant, et de beaucoup, est donc le groupe des Peritelini (lequel n’a
aucun représentant générique dans la zone alpine française). Viennent
ensuite les Cossoninae bien spéciaux et parmi lesquels le genre, Elgoniella,
capturé sous les pierres à l’Elgon à 4.000 mètres, mérite une mention spé¬
ciale; par sa forme il rappelle les Rhytirrhinus alpins et semble remplacer
nos Dichotrachelus.
La répartition par massif s’établit ainsi; en tête le Kenya avec 20 genres,
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
177
dont6 sjiéciaux et 31 espèces; ensuite l’Elgon avec 17 genres, dont 5 spéciaux
et 39 espèces (presque le tiers des espèces connues, résultat du évidemment
aux méthodes de chasse employées par M. Jeaxnel) ; le Ruwenzori avec
8 genres, dont 4 spéciaux et seulement 11 espèces; le Kilimandjaro, mont
Meru inclus, avec 5 genres; il est évident que les recherches ont été insuffi¬
santes dans ce massif.
Nombre de ces éléments vivent au-dessus de 3.000 mètres et quelques-uns
atteignent 4.600 mètres (ParasyStates) au Kilimandjaro, et 4.300 mètres
(.Subleptospyris ) au Ruwenzori.
Le genre le plus connu, Parasystates, composé d’assez grandes espèces ar¬
boricoles rencontrées sur les Senecio, comprend 19 espèces, réparties sur tous
les hauts sommets depuis le mont Nyamakubi, 2.600 m., (station exception¬
nellement basse, limite du Congo Belge) jusqu’en Abyssinie : forêt Djem-
Djem, 3.000 mètres. Aucune des espèces ne se rencontre sur plusieurs som¬
mets; le genre prénomme au Kilimandjaro avec 6 espèces et il atteint
4.460 m. au mont Meru (, albovittatus).
Viennent ensuite, chacun avec 4 stations, les genres :
Seneciobius avec 20 espèces dont la plus grande de la faune alpine, S. Loveni
Aur., et 14 de l’Elgon.
Neomias avec 10 espèces dont 3 de l’Abyssinie : mont Chillâlo.
Ischnobrotus avec 7 espèces.
Pseudomesites avec 10 espèces.
Les autres genres n’ont été signalés que sur un ou deux sommets, mais à
en juger par les genres précédents ils doivent avoir des représentants autres,
quoique présentement inconnus.
Aucune des espèces connues n’habite deux massifs différents. Il en ré¬
sulte une spécialisation spécifique stricte pour chaque massif qu’il reste à
expliquer soit par la structure géologique du sol, soit par l’influence clima¬
tique.
Cette spécialisation est d’ailleurs confirmée par la présence d’espèces stric¬
tement alpines mais appartenant à des genres possédant des éléments ordi¬
nairement plus nombreux dans les zones inférieures.
En tête dos éléments secondaires de la faune alpine se place le genre
Systates Gerst. ayant sur chaque massif une ou plusieurs espèces nettement
alpines, spécialisées et, comme les Parasystates, ne se rencontrant que sur un
seul massif. Le genre comprend 200 espèces environ réparties dans toute la
zone équatoriale; nombre des espèces alpines sont dépourvues de squamules,
mais avec des soies ou poils dressés, les pattes souvent longues, et les espèces
d’Abyssinie avec une gibbosité au sommet des élytres; tous ces caractères,
non communs, sont seulement spécifiques.
Viennent ensuite les Oosomini avec les genres Dicasticus , Entypotrachelus,
Peritmetus, Trepimetus, Amphitmetus, Aperitmetus, Ceratocrates lesquels,
beaucoup plus abondamment représentés dans les zones subalpine et basse,
ont cependant quelques espèces remontant dans la zone alpine ou même
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 12
178
A. HUSTACHE
appartenant exclusivement à cette zone. En particulier le genre Entypotra-
chelus, sylvicole, a ses espèces réparties en nombre sensiblement égal dans
lés zones alpine et subalpine (1.800-2.400 m.); on peut le considérer comme
l’un des éléments caractéristiques de la zone des hautes forêts. Il en est de
même de Niphades granulipennis m. rencontré seulement à des altitudes
élevées; les autres Niphades, probablement sylvicoles, sont dispersés beaucoup
plus bas 1 .
En somme tous ces éléments sont nettement alpins, mais isolés, leurs
genres ne sont nullement caractéristiques de la faune alpine, et aucun d’eux,
S y States excepté, n’appartient aux Peritelini.
L’Abyssinie possède de nombreux massifs de 4.000 m. ou plus d’altitude,
non encore explorés. Les monts Chillâlo, Zukwala, de plus de 3.000 m.,
explorés par M. IL Scott, ont des éléments caractéristiques de la faune
alpine, Parasystates, Neomias, Ischnobrotus, en nombre cependant relative¬
ment restreint; par contre des Oosomini (Amphilmetus gibbosus, Ceralo-
crates regularis, etc.) se rencontrent aux mêmes altitudes que les Peritelini.
Cette rencontre des deux groupes séparant nettement en Afrique orientale
les deux zones alpine et subalpine, indique que la limite inférieure de la zone
alpine serait vers 3.200 m. dans l’Abyssinie méridionale et peut-être centrale.
Les nombreux et importants matériaux rapportés par M. IL Scott ne
renfermaient que trois ou quatre genres nouveaux :
Afrophytoscaphus (I)oukam, Djem-Djem forêt, 2.800 environ), Hoemeta-
melus (Djem-Djem forêt) et? Rhyncolus asperipennis (même localité) et
Cissodicasticus. Ce dernier et le premier sont spéciaux à l’Abyssinie, le
genre Hoemetamelus inféodé aux Euphorbes se retrouve au Congo. Mais
parmi la centaine d’espèces, presque toutes inédites, et capturées entre
1.600 et 3.200,1a plupart au-dessus de 2.000 m., quelques-unes ont un intérêt
spécial. Ainsi le genre Myllocerus atteint 2.700 m., de même que les Cory-
getus, Amblyrrhinus 1.600 m., Derelomus 3.000 m., Endaeus 2.800, S ni i-
cronix 2.800 m., Malasomus, genre spécial à l’Abyssinie, 2.800 m., Molyto-
philus avec deux espèces (génotype carinatus Ilartm. de l’Usambara!)
3.200 m., Bradybibastes avec 2 espèces dont le génotype discoidalis Tourn.
Assouam, Hoggar et costulatus 2.800 m., Cossonus 2.800.
Toutes ces formes, appartenant à des familles très différentes, ne donnent
aucune indication quanta leur zone d’habitat, ayant toutes été rencontrées à de
hautes altitudes. Le haut plateau abyssin devra sans doute être subdivisé en
zones non d’altitude mais de végétation. Les documents sur ce sujet font défaut
pour le moment, l’indication des « hôtes » des Euphorbes n’étant qu’un
premier mais précieux élément susceptible d’aiguiller les observations et
d’orienter les recherches.
1. Le genre paléarctique et largement répandu Gymnelron n’est connu de l’Est Africain que
par une seule espèce alpine G. ugandanum Mshl. : mont Bulambuli 3.000 m.; il se retrouve
dans l’Afrique du Sud à de basses altitudes : Cap, Rhodesia, etc. Le même fait se rencontre
en France, où une espèce est alpine, se rencontrant à 1.750 m. d’alt. (G. albosculeUcUum).
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
179
Dans l’Angola et le Cameroun, à l’altitude de 2.300 m. maximum atteint
par M. le D 1 ' Monard au premier et M. F. Zumpft au second, la faune n’a que
deux genres particuliers, représentés par une espèce, appartenant aux
Brachydevinae et au Oosomini et n’ayant que des rapports très éloignés
avec ceux de la zone alpine des massifs orientaux; jusqu’à plus complète
information il n’y a donc pas de région alpine dans l’ouest de l’Afrique
tropicale.
C’est donc un total de 87 genres ayant des représentants dans la zone
alpine, c’est-à-dire plus de la moitié des genres de la zone tropicale ; seuls les
genres du littoral n’ont aucun représentant alpin. La proportion des éléments
alpins ou non alpins d’un même genre est d’ailleurs fort variable, d’autant
plus forte naturellement que le genre a un habitat normal plus élevé ; c’est
le cas des Systates, des Lixus, excessivement nombreux sur le plateau du
Congo Belge. Pour les insectes essentiellement phytophages leur présence
est liée à celle de leur hôte et l’altitude ne semble affecter que les caractères
spécifiques, ainsi que cela a lieu chez les Apion, Nanophyes, Micr-elus,
Gymnetron, etc. On sait que les Micrelus sont inféodés aux Bruyères, nom¬
bre de Baris aux Crucifères, etc. ; la présence de ces genres aux hautes
altitudes dans la zone des Bruyères n’a rien que de normal. Il n’en résulte
pas moins que la zone alpine de l’Afrique tropicale est d’une très grande
richesse comparée par exemple à celle de la faune paléarctique.
Il resterait à caractériser la zone subalpine. Elle semble s’étendre de
1600 à 2 400 m. Malheureusement, pour nombre d’espèces étudiées l’altitude
n’est pas précisée, et quoique les localités indiquées sans altitude semblent
bien être dans la zone subalpine, on ne peut cependant l’afiirmer. De
plus dans cette zone les genres n’habitant que cette zone semblent n’être
qu’en nombre très restreint, alors que les espèces subalpines sont beau¬
coup plus nombreuses. Il semble préférable de renvoyer cette étude à plus
tard, lorsque non seulement l’altitude mais aussi le victus des espèces seront
connus.
Subfam. Microcerinae
Gen. MICR0CERUS Schônherr
Microcerus spiniger Gerstàcker
Monatsb. Berl. Akad., 1855, p. 83.
Afrique orientale : Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. (Jeannel), st. 49.
Cette dernière station est la plus élevée connue.
Microcerus annuliger Harold
Harold, 1. c., XLV, 1880, p. 265.
Afrique orientale : Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. (Jeannel), st. 49.
Même observation que pour l’espèce précédente. Il semble que ce soit
dans cette région que le genre atteigne la plus grande altitude.
180
A. HUSTACHE
Microcerus retusus Fabricius
Spec. Ins., I, 1781, p. 195.
Machacos, 1.600 m.; st. 5.
Subfam. Brachycerinae
A signaler un Brachycerus (sp. ?) du camp I de l’Elgon 2.100 m. et un 2“
de très petite taille (sp. ?) du sommet du Cherangani, 3.500 m., évidemment
deux espèces alpines.
Subfam. Brachyderinae
Gen. BLOSYRUS Schônherr
Blosyrus obliquatus Duviv.
Ann. Soc. ent. Belg., XXXVI, p. 164 (Congo).
Espèce à vaste répartition ; non signalée jusqu’ici de la faune alpine.
Mont Elgon, Sawmill, camp II. 2.480 m. (Jeannel), st. 15.
La forme del'Elgon est légèrement différente de la forme typique, mais
n’en constitue tout au plus qu’une race alpine.
Blosyrus vestitus Fairmaire
C. R. Soc. ent. Belg., XXXV,p. ccxcviii.
Espèce de la région basse ou moyenne de l’Afrique orientale .
Nairobi, 1.660 m. (Jeannel), st. 2.
Trib. Gneorrhinii
F. vanEmden, Stett. ent. Zeit., 97, 1936, p. 218 (tableau des genres).
Gen. RHADIN0C0PES Emden
Rhadinocopes altieola,n. sp.
Brièvement ovale, noir, les antennes d’un roux ferrugineux avec la massue
noire, les tibias et les tarses d’un ferrugineux obscur; densément revêtu
de squamules grises et noirâtres formant un revêtement compact, les soies
dorsales très courtes, plus distinctes sur la déclivité postérieure.
Rostre aussi long que large, très peu élargi par les pterygies, en dessus
plan, le sillon transversal de la base très fin. Front plan, avec un fin sillon
médian. Y eux peu convexes. Antennes avec le scape fortement épaissi au
sommet, le 1 er article du funicule plus gros et plus long que le 2 e , les articles
3-7 courts et serrés, la massue ovale.
Prothorax plus de deux fois aussi large que long, légèrement resserré der¬
rière le bord antérieur, la base arquée et un peu plus large que le bord anté¬
rieur, les côtés fortement arrondis ; convexe.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
181
Élytres peu plus longs que larges, les côtés derrière la base oblique¬
ment tronqués ($) ou brièvement arrondis et légèrement saillants en avant
(cf), se rétrécissant en arrière (Q) ou légèrement arqués dans le milieu (tf) ;
assez fortement convexes, la sculpture complètement cachée par le revê¬
tement.
Tibias droits.
Long. 2,2-2,4 mm.
Chip Cherangani, Marakwett, 3.500m. d'alt., st. 32 ; 1 çf 2 Ç, Q.
Petite espèce ayant le fasciès d’un Trachyphloeus ; elle se distingue des
deuxautres espèces, R. curvipes m., orientalis m.. en outre de sa petite taille,
par sa convexité beaucoup moins forte, les scrobes en arrière plus arqués et
plus rapprochés des yeux, la massue des antennes noires, les soies dorsales
très courtes, le revêtement terreux voilant complètement les stries, les tibias
droits ; le prothorax est moins court que chez le curvipes et plus que chez
orientalis.
C’est l’unique espèce alpine du genre.
Trib. Polydrosini
Gen. P0LYDR0SUS Germar, s. str.
Polydrosus ischnotracheloides, n. sp.
Brun foncé, le revêtement dorsal varié, cendré sur les côtés, en majeure
partie brun sur le disque, les élytres avec un court trait blanc sur le milieu
du 4 1 ' interstrie et au sommet de la déclivité, de chaqne côté de la suture brune,
une petite tache tranversale blanche, les squamules grossières et d’inégale
grosseur, les soies élytrales très courtes, redressées et distinctes sur la décli¬
vité postérieure, les pattes ferrugineuses et leur revêtement dense, blanchâ¬
tre, le dessous blanchâtre, densément squamulé, les squamules grandes,
rondes, entremêlées de quelques fins poils, les deux derniers segments ven¬
traux chez les cf non squamulés, mais avec une assez dense pubescence.
Rostre à peine aussi long que large, ses côtés parallèles, au sommet for¬
tement échancré, l’échancrure finement rebordée; plan, densément squa¬
mulé, avec un fin sillon médian. Tète aussi longue que large, en arrière
convexe, les tempes moins longues que les yeux, légèrement obliques, le
front déprimé à sa base, les yeux grands fortement convexes, faiblement
ovales. Antennes fines, courtes, rousses, la massue rembrunie ; scape légère¬
ment bisinué, n’atteignant pas le bord postérieur de l’œil, au sommet brus¬
quement épaissi; funicule court, le 1 er article à peine deux fois et demie aussi
long qu’épais, le 2 e petit, à peine moitié de la longueur du 1 er , les suivants
transversaux, serrés, la massue ovale acuminée, grosse, aussi longue que
les 5 articles précédents ensemble.
Prothorax peu plus large que long, étranglé à ses extrémités, plus large¬
ment en avant et le bord antérieur relevé, d’égale largeur à ses extrémités,
182
A. HUSTACHE
les côtés assez fortement arqués; convexe, rugueusement ponctué, mais les
squamules le faisant paraître granulé. Ecusson petit, concolore.
Élytres de moitié plus larges que le prothorax, subparallèles, très peu
élargis en arrière, la base échancrée en arc, les épaules en angle obtus,
brièvement arrondi à son sommet et un peu élevées, au sommet étroitement
arrondis ; convexes, les stries à points serrés, cachés par les squamules,
les interstries faiblement convexes, le 3 e plus convexe, particulièrement vers
sa base.
Tous les fémurs armés d’une petite dent aigue; tibias hérissés de fines et
courtes soies, les antérieurs légèrement arqués, pouvus d’un petit onglet
apical interne. Tarses élancés, les ongles noirâtres.
Long. 4,6-5 mm.
Kenya: Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. d’alt., st.12; 3 spécimens.
Petite espèce ayant le faciès d’un Ischnotrachelus ; elle appartient aux
Polydrosus s. str. ; ses mandibules sont plus fortes que chez les Polydrosus,
les scrobes très profonds linéaires, tangents aux yeux et passant en dessous,
les fémurs antérieurs sensiblement plus épais que les autres ; ces caractères
autoriseraient peut-être l’érection d’un nouveau sous-genre ; toutefois il
semble préférable d’attendre de plus amples matériaux d’étude, cette espèce
étant la seule de ce genre rencontrée jusqu’ici dans l’Afrique équatoriale*.
Subfam. Tanymecinae
Gen. POLYCLEIS Boheman
Bohem. in Schônh. Gen. Spec. Cure. VI, 1, 1840, p. 215.
Polycleis curvispinis Chevrolat
Ann. Soc. Ent. Belg., XXI, 1881, p. 86.
Afrique orientale : Kiu, 3 spécimens, st. 5.
Le çf a le revêtement dorsal verdâtre, les élytres avec une fascie d’un vert
plus clair et non cendrée comme chez la 9 •
Polycleis equestris Boh. = ( Livingstoni* Ancey, le Naturaliste, I, 1879,
p. 140).
Gen. SOMERENIUS Marshall
Marshall, Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 497. L. c., p. 498.
Somerenius cavirostris Marshall
Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. 2 spécimens (Jeannel), st. 49.
J’ai pu comparer un spécimen de Naivasha (Jeannel à un spécimen de
1. Phyllobius hirlellus Reiche, d’Abyssinie, est un Myllocerus.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
183
cavirostris Mshl., aimablement cédé par l’auteur; ces deux spécimens
sont identiques, mais le naivashae Auriv. provenant de Naivasha, il se
pourrait que naivashae soit identique à cavirostris et ait la priorité spécifique.
Gcn. TANYMECUS Schônherr
Tanymecus fimbriatus Faust.
Ann. Soc. Ent. Belg., XLIII, 1899, p. 393.
Naivasha Rift Valley (Jeannel), st. 49.
Tanymecus arushanus Marshall
Bull. ent. Research, XIX, 1929, p. 391.
Naivasha Rift Valley (Jeannel), st. 49.
Tanymecus mixtus Hustache
Voy. G. Babault Afr. or. Col. Cure., 1921, p. 12.
Bourillé, bords de l’Omo, 600 m. (Jeannel), st. 28.
Tanymecus (Geomecus) falsus, n. sp.
Brun noir, le revêtement blond, très dense, sur le dessus du corps com¬
posé de petites squamules lancéolées, entremêlées de nombreuses soies cou¬
chées, triangulaires et pas plus longues que le squamules, lecalus postérieur
des élystres arrondi, dénudé ou presque, formant une petite tache foncée.
Yeux grands, en ovale allongé, modérément convexes.
Rostre d’un cinquième environ plus large que long, les côtés légèrement
relevés et brièvement sinués au milieu, sa carène médiane fine, prolongée
jusque sur le front, de chaque côté de la carène légèrement impressionné,
la ponctuation confluente longitudinalement mais cachée par le revêtement
dense, la pubescence dirigée vers le milieu ; vu de haut, les scrobes visibles
seulement à leur sommet. Tête convexe, le front légèrement déprimé contre
les yeux, de un tiers seulement plus large que le plus long diamètre de l’œil,
les tempes un tiers environ du diamètre de l’œil. Antennes d’un ferrugineux
foncé, la massue noirâtre; scape bisinué, graduellement et fortemeut épaissi,
n’atteignant pas tout à fait le bord postérieur de l’œil ; 1 er article deux fois
et demie aussi long que large, le 2" conique, plus court, seulement un peu
plus long que large, les 3 e , 4 e , 5 e , de même largeur, faiblement tranversaux
et rectangulaires, le 6° de même forme et un peu plus large, le 7 e trapézoïdal
et plus large, la massue oblongue et aussi longue que les quatre articles
précédents ensemble.
Prothorax aussi long que large, d’égale largeur à ses extrémités, les côtés
régulièrement arqués, l’étranglement latéral antérieur à peine visible, la
base légèrement arquée et, vers les angles postérieurs, précédée d’un léger
sillon ; vu de profil, le bord antérieur moins oblique que le postérieur,
184
A. HUSTACIIE
déprimé, la ponctuation fine et rugueuse voilée par le revêtement. Écusson
plus clair.
Élytres avec les épaules marquées, formant avec la base un angle de 45°,
les côtés parallèles jusqu’au milieu, puis arqués et se rétrécissant en arrière,
à leur sommet modérément rétrécis, séparément et brièvement arqués ; sub¬
plans, la déclivité postérieure oblique, son calus petit, très peu élevé, sans
impression derrière ce calus; stries ponctuées très fines, les interstries larges
et plans.
Pattes ferrugineuses mais leur revêtement dense, robustes. Fémurs à
pubescence couchée ; tibias antérieurs en dedans bisinués et brièvement
ciliés; tarses robustes et courts. Dessous à revêtement dense, d'un cendré
jaunâtre.
çf. Une large impression triangulaire squamulée sur le 1 er segment
ventral.
Long. 6-7,5 mm.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe ; 34 spécimens,
st. 26.
Espèce caractérisée par la grandeur de ses yeux, la composition de son
revêtement, l’angle apical des élytres arrondi. Elle est très voisine de
T. migrons Fâhr. de la Haute-Égypte, dont elle diffère par la tête et le front
plus larges, le prothorax plus large, moins long, sa carène médiane le plus
souvent indistincte, les élytres plus larges, leur revêtement plus grossier,
composé de plus grosses squamules entremêlées de soies plus nombreuses,
qui leur donnent un aspect plus rugueux, les pattes plus épaisses.
Subfam. Otiorrhynchinae
Trib. Peritelini
Marshall, Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 504 (tableau des
genres).
La plupart des genres de cette tribu sont caractéristiques de la faune
alpine ; M. G. Marsall en a inséré 10 dans son tableau ; le tableau qui suit
en renferme 23, dont 10 nouveaux provenant des chasses de MM. Chappuis
et Jeannel à l’Elgon, et presque tous représentés par des insectes de petite
taille.
Il est utile de rappeler que dans cette tribu les épimères n’atteignent pas
l’angle huméral des élytres et que les corbeilles tarsales postérieures sont
normalement ouvertes, c’est-à-dire à bord externe simple, tranchant, mais
que chez quelques genres elles sont faussement caverneuses (dites par abré¬
viation fermées, ou caverneuses) c’est à dire à bord extérieur dédoublé,
l’intervalle des deux feuillets de forme allongée ou rarement oblong, mais
glabre (squamulé et ovale chez les Oosominï), le feuillet externe densément
cilié.
COLEOPTERA, CUHCULIONIDAE
185
A l’inverse des Peritelini paléarctiques les caractères sexuels secondaires
sont plus accentués en général chez la $ que chez le c? ; c’est ainsi que
dans la plupart des genres les 9 9 ont un onglet apical externe aux tibias
postérieurs, nul ou rudimentaire chez les çf çf ; de même la fovéole anale
de la 9 est ordinairement plus forte que chez le çf, mais ce dernier a l’im¬
pression basale de l’abdomen plus forte 1 .
L’étude approfondie de ce groupe ayant provoqué le retrait d’anciennes
espèces de genres connus pour les rattacher à de nouveaux genres, il sera
donné dans la partie descriptive la liste complète des espèces de chaque
genre.
Tableau des genres
1. Scrobes sublatéraux, en arrière non arqués en dedans, de sorte
que les bords latéraux de Faire dorsale sont tout à fait droits.
Scape antennaire ne dépassant pas le bord antérieur du prothorax. 2.
— Scrobes dorsaux, en arrière arqués en dedans, de sorte que les
bords latéraux de l’aire dorsale sont sinués. 4 .
2 . Hanches postérieures profondément enfoncées dans leur moitié
postérieure, cet enfoncement affectant aussi le bord antérieur du
1 er segment ventral; corbeilles tarsales postérieures ouvertes ou
très étroitement fermées. Seneciobius Auriv.
— Hanches postérieures non enfoncées. 3 .
3. Rostre avec sa base séparée des yeux par une incision oblique,
son aire apicale, de chaque côté, avec un large et longitudinal
sillon; base du prothorax très finement carénée; corbeilles tar¬
sales postérieures distinctement caverneuses. Oreorrhinus Marsh.
— Rostre non incisé à sa base, son aire apicale sans sillon longi¬
tudinal, mais avec une profonde incision apicale semi circulaire;
pattes peu robustes, les tibias non denticulés en dedans, les cor¬
beilles tarsales ouvertes; épisternes métathoraciques très étroits,
leur suture obsolète. Xestorrhinus Auriv.
4. Saillie intercoxale postérieure au moins aussi large que la hanche
postérieure. 5
— Saillie intercoxale postérieure moins large que la hanche posté¬
rieure, le métasternum beaucoup plus court que la hanche inter¬
médiaire. 18
5. Corbeilles tarsales postérieures fermées. Scape antennaire dépas¬
sant ordinairement le bord antérieur du prothorax. Métasternum
plus long que la hanche intermédiaire. 6 .
— Ces mêmes corbeilles ouvertes. .. 10 .
6 . Suture des épisternes métathoraciques complète. 7 .
— Cette même suture en arrière obsolète. 9 ,
1. Le pénis a été préparé dans de nombreux cas pour être fixé sur le sexe.
186
A. HUSTACHE
7. Métasternum non plus long que la hanche intermédiaire; fémurs
postérieurs dépassant le sommet du 4" segment ventral. 8.
— Métasternum plus long que la hanche intermédiaire ; fémurs pos¬
térieurs atteignant à peine le sommet du 4 e segment ventral.
. Merulla Auriv.
8 . Élytres avec 10 stries; épisterne métathoracique environ trois
fois aussi larges que l’interstrie marginal contigu des élytres,
leur suture droite et profonde ; rostre continu avec la tête.
. Leptospyris Auriv.
— Élytres avec 15 stries; épisterne méthatoracique non ou seule¬
ment peu plus large que l’interstrie marginal des élytres, sa
suture arquée et légère ; rostre séparé de la tête par un léger
sillon anguleux. Subleptospyris Marsh.
9. Rostre séparé de la tête par un profond sillon ; 2 e article du funi-
cule plus long que le 1 er ; menton avec une série transversale de
4 soies équidistantes. Apotmetus Marsh.
— Rostre continu avec la tête; 2 e article du funicule jamais plus
long quelel“ r ; menton de chaque côté avec 2-3 soies rapprochées.
. Antispyris Marsh.
10 . Rostre continu avec la tête.. 11 ■
— Rostre séparé de la tête par un sillon transversal.
. . Hypsomias Auriv., Systates Gerst. et genres voisins.
11. Métasternum au moins aussi long que la hanche intermédiaire 12.
— Métasternum moitié de la longueur delà hanche intermédiaire,
la saillie intercoxale postérieure peu plus large que la hanche pos¬
térieure. Tibias et tarses fortement élargis. Rostre court, trian-
gulairement impressionné entre les antennes, les scrobes sans
sillon latéral, atteignant l’œil. Antennes fines le scape dépassant
le bord antérieur du prothorax, les articles 4-7 subglobuleux, la
massue ovale, grosse. Eurypus, n. gen.
12 . Antennes courtes, le scape ne dépassant pas ou très peu le bord
antérieur du prothorax. 13.
— Antennes longues, déliées, le scape dépassant longuement le
bord antérieur du prothorax. Élytres squamulés ou pubescents,
de forme différente suivant le sexe. Parasystates Auriv.
13. Rostre à son sommet sans aire spéciale.. 14.
— Rostre pourvu à son sommet d’un empâtement lisse, limité en
arrière par un sillon semicirculaire, au niveau de l’insertion an-
tennaire (plaque nasale). Ovale, squamulé. Epirrhinus, n. gen.
14. Fémurs postérieurs n’atteignant pas l’apex des élytres. Episternes
métathoraciques étroits, leur suture fine et complète ( Apara -
systates excepté) ; l or article des antennes plus long que le 2 e .... 15.
— Fémurs postérieurs atteignant presque l’apex des élytres. Ab¬
domen avec la l re suture droite; prosternum avec son bord anté-
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
187
rieur légèrement écliancré. Scrobes en arrière droits, s’élargis¬
sant, squamulés, embrassant le bord antérieur de l’œil. Rostre au
sommet avec une échancrure triangulaire, les ptérygies assez
fortement développées, arrondies et saillantes en dehors, Faire
dorsale plane. Yeux latéraux. Scape linéaire, large, densément
squamulé et sétulosé, dépassant un peu le bord antérieur du pro¬
thorax. Le 1 er article du funicule plus long que le 2°. Pattes
robustes, les fémurs faiblement claviformes, les tibias larges,
droits, les tarses étroits et courts. Insecte entièrement recouvert
d’un enduit squamuleux et de soies. (Génotype Peritelus con-
goanus Ilust. 1924).. Aperitelus, n. gen.
15. Rostre non anguleux latéralement à sa base. Antennes avec la
massue ovale ou oblongue, moins longue que les quatre articles
précédents ensemble. Oblong ou elliptique. 10.
— Rostre devant les yeux avec une courte incision oblique, les côtés
paraissant anguleux devant l’incision. Antennes avec le scape
dépassant légèrement le bord antérieur du prothorax, la massue
étroite, subcylindrique, aussi longue que les 4 articles précé¬
dents ensemble, subcompacte, ses sutures peu visibles. Fémurs
postérieurs atteignant juste le 5 e segment ventral. Ovale oblong,
noir, assez luisant, le prothorax avec sa base finement rebordée,
les élytres sériés-ponctués. Faciès d’un petit Seneciobius.
. Aseneciobius, n. gen.
16. Scape des antennes non ou modérément épaissi au sommet, attei¬
gnant le bord antérieur du prothorax; fémurs postérieurs attei¬
gnant le 5 e segment ventral; 2 B article des tarses postérieurs
aussi long ou peu plus court que les 3° et 4“ articles ensemble.
Petites espèces pubescentes. 17.
— Scape brusquement et fortement renflé au sommet, n’atteignant
pas le bord antérieur du prothorax; fémurs postérieurs attei¬
gnant le 4° segment ventral; tibias graduellement élargis et
comprimés, les postérieurs denticulés en dedans. Grande espèce
à pubescence microscopique. Aparasystates, n. gen.
17. Elytres échancrés en arcà la base, ovales ( $ )ou elliptiques, rugu-
leux, squamulés.
Antennes normales, le scape modérément claviforme. Tibias en
dedans sinués, les postérieurs au moins finement granulés denti¬
culés, tous pourvus d’un très petit onglet apical interne. Forme
rappelant celle des Parasystates , mais avec les différences
sexuelles moins accusées. Parasystatiella, n. gen.
— Elytres tronqués à la base peu plus larges que le prothorax,
fortement ponctués, revêtus d'une pubescence couchée assez
dense. Tibias normaux. Teripelus Heller.
18. Rostre sans sillon transversal à la base. 19.
188
A. IIUSTACHE
— Rostre séparé du front par un sillon tranversal; métasternum
beaucoup plus court que la hanche intermédiaire. Forme ovale.
Densément squamulé. Oreosystates Marsh.
19. Rostre plus long que la tête, de la base à l’insertion antennaire
rétréci et le disque arrondi en avant avec une dilatation subrec¬
tangulaire, son aire apicale oblique, ses scrobes étroits, oblitérés
derrière l’insertion antennaire. Yeux atrophiés, très petits. Ti¬
bias fortement élargis, comprimés, leur arête dorsale finement
carénée. Ongles très brièvement connés à la base. Oblong, brun,
glabre en dessus. Afrotroglorrhynchus, n. gen.
— Rostre large, non ou peu rétréci delabase à l’insertion antennaire. 20.
20. Tarses avec le 1 er article moins long que le reste du tarse. 21.
— Premier article tarsal en forme de large palette oblongue et plus
longue que le reste du tarse. Palaepus, n. gen.
21. Scrobes en arrière évasés et émettant un fin sillon arqué, passant
rapidement en dessous. Petites espèces. 22.
— Scrobes simples en arrière sans sillon latéral. Yeux normaux.
Forme ordinairement ovale et courte. Neomias Hust.
22. Yeux très petits, atrophiés, dépigmentés. 23.
— Yeux normaux, normalement pigmentés. Antennes élancées, les
articles 3-7 ovales ou oblongs. Forme oblongue. Ongles norma¬
lement connés. Opseobarypeithes, n. gen.
23. Tète et rostre formant un cône jusqu’à la dilatation apicale, le
rostre court, sa dilatation apicale moitié de sa longueur totale,
l’aire dorsale avec une impression médiane triangulaire, limitée
de chaque côté par une fine carène, à son sommet avec une courte
carène médiane. Antennes avec le scape dépassant un peu le bord
antérieur du prothorax, le funicule grêle, le l 01 ' article plus gros
et plus long que le 2 e , la massue ovale, bien détachée. Ongles
très brièvement connés àlabasc. Forme oblongue. Abarypeithes, n. gen.
— Ovale, les antennes et les pattes courtes et épaisses, les articles
3-7 du funicule moniliformes, le rostre avec une fovéole interan-
tennaire, les tarses chez le O* fortement dilatés, les ongles assez
longuement connés. Hobarypeithes, n. gen.
Gen. SENECIOBIUS Aurivillius
1921, in Lovén, Kring. Mount Elgon, p. 93, f. 44 1 ; Arkiv for Zool.
Svenska Yetenskaps. 18 A, n° 23, 1926, p. 4.
Neoteripelus Hust., Revue Zool. Afr., XII, 1924, p. 180 — Marshall, Ann.
Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 504.
Le génotype A. Loveni Auriv. a des caractères très tranchés, et dans le
]. Indication bibliographique répétée par l’auteur dans Arkiv for zoologi 1926, p. 4,
note 1. Aurivillius ayant figuré l’espèce génotype, le nom de Seneciobius a la priorité.
COLEOPTERA, CURCUUONIDAE
189
tableau des espèces Aurivillius en fait une division basée sur la conforma¬
tion du scape et du sillon basal du rostre, deux caractères qui ne se rencon¬
trent pas au même degré chez les autres espèces, et en particulier le sillon
basal est souvent réduit à une fine incision devant l’œil. Les corbeilles tar-
sales sont « ouvertes » mais les postérieures ont leur bord externe nullement
tranchant mais plus ou moins épaissi et le plus souvent dédoublé, l'épaissis¬
sement rugueux, non squamulé; la squamulation de l’intervalle des deux
bords caractérisant les corbeilles dites « fermées ou caverneuses », elles sont
ici faussement fermées, mais non ouvertes au sens strict.
Aurivillius a décrit ce genre en tète des Otiorrhynchinae et presque à
la fin du même groupe, immédiatement avant les SyStates il décrit le genre
Xestorrhinus avec pour génotype X. lobeliae; cet éloignement porte à sup¬
poser do notables différences entre les deux genres; en fait ils sont extrême¬
ment voisins; d’ailleurs Aurivillius lui-même décrit encore Xestorrhinus (?)
brevirostris, favosus; le point de doute (?) indique suffisamment l’hésitation
de l’auteur; ses deux dernières espèces appartiennent aux Seneciobius.
Genre comptant actuellement 20 espèces environ, de faciès assez différent,
et habitant les hautes montagnes. Analogue aux Otiorrhynchus; ses nom¬
breuses espèces pourront être subdivisées en groupes aidant à la classifica¬
tion, mais n’étant nullement génériques.
Insectes noirs, parfois avec des pustules rouges, en dessus ordinairement
glabres, exceptionnellement avec de petites squamules ne voilant pas le fond
des téguments, parfois pubescents; en dessous pubescents et parfois squa-
mulés.
Le tableau suivant comprend toutes les espèces connues.
Tableau des espèces
1. Scape antennaire à son sommet très brusquement et très for¬
tement épaissi, en dessus convexe, en dessous profondément
creusé, presque en forme d’oreillette. Rostre séparé de la tête
par un sillon, en dessous large et profond, en dessus oblique de
chaque côté et atteignant presque la fovéole frontale. Noir mat,
entièrement et finement granulé, le prothorax resserré à sa base,
les élytres dans leur milieu subparallèles, leurs séries de points
indistinctes. Pattes robustes et râjieuses, tous les tibias fortement
denticulés en dedans. Long. 22-24mm. (subg. Seneciobius s. str.).
. Loveni Auriv.
— Scape normalement épaissi au sommet plus ou moins claviforme.
mais sans caractère particulier au sommet Rostre devant l’œil
marqué ou non d’un sillon, ce sillon court, incisant tout au plus
le bord latéral de faire dorsale. Tibias antérieurs au moins non
denticulés, mais souvent spinulés (subg. Neosystates Hust.).... 2.
2. Pattes très robustes, les fémurs, même dans leur milieu, forte-
190
A. HUSTACHE
ment sculptés, granulés-ràpeux ou transversalement striolés,les
tibias graduellement élargis, densément ponctués, les postérieurs
au moins denticulés en dedans. Prothorax resserré à sa base. . . 3.
— Pattes plus élancées, les fémurs, dans leur milieu, lisses ou très
finement et éparsement ponctués, les tarses normalement dilatés,
le 2° article plus fortement chez le çf. 9.
3. Tarses remarquablement larges et courts, le 2 e article des posté¬
rieurs (<f, Ç) fortement transversal, le 2 e des antérieurs lamel¬
liforme. Massue antennaire, soyeuse, cendrée. 4.
— Tarses postérieurs avec le 2° article (c?) aussi long que large.
Tous les articles du funicule plus longs que larges. Prothorax
finement ponctué. Ëlytres subelliptiques, les séries de points
distinctes, lesinterstriesimponctués.Long. 11-11,5mm. kenyanus Marsh 1 .
4. Élytres, vus de profil, peu convexes, leur courbe dorsale peu
plus élevée que celle du prothorax. Dessus glabre. Prothorax for¬
tement resserré à sa base. Tibias postérieurs fortement denticu¬
lés en dedans, leur corbeille tarsale très étroitement caverneuse.
— Élytres, vus de profil, plus convexes, leur courbe dorsale plus
élevée que celle du prothorax, pourvus contre le calus huméral,
et en dehors, d’une impression oblongue, grande et assez pro¬
fonde, le calus huméral petit mais accusé (vu de profil). Prothorax
très brièvement resserré à sa base. Rostre pourvu d’une petite
aire apicale triangulaire et sublisse. Ovale, convexe, noir, mat,
pourvu en dessus de très petites squamules blanches et très
éparses. dispersesquamulatus,
5. Élytres pourvus sur les côtés de pustules rouges ou noires.
— Élytres sur les côtés sans pustules, mais ordinairement plus for¬
tement rugueux.
6. Élytres ornés de pustules rouges (type) ou noires (var. morio ),
sur leur base et leurs côtés, reliées entre elles et formant sur les
côtés une bande élevée, dentelée, dépassant le commencement de
la déclivité postérieure. Prothorax finement granulé, mat.
Élytres plus ou moins luisants, finement coriacés, avec ou sans
lignes de granules. Long. 12-14 mm. Jeanneli,
— Élytres presque mats, avec 5-6 lignes de petits points écartés.
Prothorax ponctué.
7. Élytres ruguleux, sur les côtés, avant le milieu, avec trois pus¬
tules rouges. Long. 12 mm. pustulosus Auriv. 2
— Élytres presque lisses, finement ponctués, avec une pustule sur
l’épaule et 3-4 en arrière, rouges. Long. 12 mm. laevis Auriv. 2
1. Espèce non vue.
2. Espèces non vues; la description étant muette sur la sculpture des fémurs, même
celle du nitidipennis, leur insertion dans ce groupe laisse quelque doute; cependant si mon
identification est exacte, granulifer et nitidipennis sont exactement placés,
n. sp.
6 .
n. sp.
7.
COLEOPTERA, C'URCULIOXIDAE
191
8. Elytres avec 5-6 séries de petits points écartés, brillants, leur
sculpture fine et coriacée. Prothorax distinctement ponctué.
2 e article tarsal postérieur lamelliforme. Long. 13-15 mm.
. nitidipennis Auriv.
— Elytres finement granulés, sans lignes de points mais avec des
lignes de granules allongés. Long. 13-15 mm. granulifer Auriv.
9. Elytres avec leur base étranglée et pas plus large que celle du
prothorax. Noir, luisant, la sculpture dorsale fine. Tibias posté¬
rieurs très finement crénelés ciliés, le 2“ article tarsal postérieur
plus long que large. Strictoseneciobius (subg.). 10.
— Elytres non étranglés derrière la base. 12.
10. Interstries des élytres plans sur la déclivité postérieure. 11.
— Elytres avec l’extrémité des 3 ou 4 premiers interstries (non la
suture) légèrement tuberculeux. Massue antennaire étroite, sub¬
cylindrique. Prothorax très brièvement resserré à sa base, cette
dernière finement rebordée. Long. 7,5-8 mm. subcallosus, n. sp.
11. Antennes assez robustes, les articles 3-7 ovoïdes et pas plus longs
que larges. Elytres distinctement ponctués-striés. Long. 12 mm.
. brevirostris Auriv.
Antennes grêles, tous les articles du funicule plus longs que
larges, la massue étroite. Prothorax avec sa plus grande largeur
en arrière du milieu. Élytres très luisants, finement ponctués, les
points des stries et des interstries de même grosseur. Long. 8-
! î nim . ebeninus, n. sp.
12. Elytres striés ponctués ou foveolés. 13 .
— Elytres uniformément et finement granulés, les stries indis¬
tinctes. Noir de suie, mat, les côtés du metasternum avec une
pubescence blanche, serrée. Prothorax non resserré à la base,
ses angles postérieurs obtus, à ponctuation très fine et serrée,
Deuxième article des tarses antérieurs transversal, 2 fois aussi
large que long, le 2° des postérieurs subtriangulaire et peu plus
large que long. Long. 11-12 mm. pectoralis, n. sp.
13. Elytres ovales et courts, grossièrement sillonnés, les interstries
costiformes ; 7 e et 8 U stries et 8° interstries n’atteignant pas la
base. Prothorax brièvement resserré à la base, ses côtés forte¬
ment arqués, à ponctuation fine sur le disque, plus forte et plus
serrée granuleuse sur les côtés (subg. Costaseneciobius) . 14.
— Elytres avec les interstries plans ou un peu convexes, les 7° et
8“ stries atteignant la base ou se réunissant sur la base même.... 16.
14. Tous les interstries de même hauteur, étroits. 15 .
— Elytres avec les interstries 1-8 costiformes, les interstries pairs
2, 4, 6, 8, beaucoup plus étroits et moins élevés que les impairs ;
sillons chagrinés, leurs points espacés et séparés par de petits
granules. Long. 8,3-9 mm. costatus Marsh.
192
A. HUSTACHE
15. Élytres profondément fovéolés-striés, les fovéoles grandes, sub¬
carrées, sur le disque séparées par des cloisons étroites et presque
aussi élevées que les intérstries, sur la déclivité postérieure ces
cloisons remplacées par des granules allongés. Long. 9-11 mm.
. favosum Auriv.
— Élytres avec de larges sillons, obsolètement ponctués mais pour¬
vus d’une série de granules assez gros (forme type) ou plus gros
presque aussi élevés que les côtés (var. vicinus ). Long. 8,3-10 mm.
. regularis, n. sp.
1(5. Élytres non squamulés sur le disque. 17-
— Oblong, brun de poix, luisant, les antennes et les pattes ferru¬
gineuses, les élytres revêtus de petites squamulés d’un vert
nacré, espacées formant sur les interstries impairs de légères
bandes, leur déclivité postérieure pourvue en outre de longues
soies, claires et dressées. Long. 6 mm. pilosus, n. sp.
17. Front et rostre plans. 18.
— Front et rostre convexes en dessus. Elytres oblongs, d’un brun
de poix, mats, les points des séries assez grands, profonds, les
interstries peu plus larges que les stries, convexes, alutacés et
mats. Prothorax ponctué, la ligne médiane lisse. Long. 8-9 mm.
. brunneus, n. sp.
18. Élytres noirs, leurs stries au moins médiocres, sans pustule.... 19.
— Élytres noirs, avec quelques pustules rouges (ou noires, var.)
sur la base et l’épaule, les points des séries très petits et espacés.
Long. 10-15 mm. basalis, n. sp.
19. Rostre tricaréné. Métasternum pourvu devant les hanches d’une
ligne de petites squamulés blanches. Élytres à séries de points
assez forts, ces séries géminées, les interstries alternativement
un peu plus larges, pointillés, finement coriacés. Corbeilles tar-
sales postérieures étroitement fermées. Long. 10-12 mm.
. seriatus, n. sp.
— Rostre plan, densément ponctué, la ligne médiane sublisse, les
côtés à peine relevés. Élytres luisants, avec des séries de points
moins gros, moins serrés, les séries non géminées, les interstries
lisses, très finement pointillés. Corbeilles tarsales postérieures
ouvertes. $. Tibias postérieurs pourvus d’un très petit onglet
apical interne. Long. 11-12 mm. nitens Ilust.
Subgen. Seneciobius Auriv., s. str.
Seneciobius (s.str.). Lovéni Aurivillius
Planche II, fig. 9.
In Lovén, Kring MountElgon, 1921, p. 93, f. 44; Arkiv. f. Zool. Svenska
Yetensk., 18 A, n"23, 1926, p. 4, f. 2 $. — granulipennis Hust., Rev. Zool.
Afr., XII, 1923, p. 180 (Neoteripelus).
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
193
Mont Elgon, 3.300-3.400 m.. sur les Senecio (Lovén, Lindblom), en juin.
— District de l’Elgon, 1V-V, 1914 (D r Bayer), type de granulipennis Hust.,
Cratère de l’Elgon au pied du pic Koitobbos, 4.000 m.; prairies alpines, 3-
4.000 m., et dans les prairies à Bruyère, 3.500 m. 75 spécimens (Jeannel),
st. 19 et 20.
Sub. gen. Neosystates Hustache
Voyage Alluaud et Jeannel en Aîr. or., XIX, Curcul, 1929, p. 443.
Scape normalement épaissi au sommet, Rostre, devant l’œil, sans ou avec
un sillon, dans ce dernier cas le sillon incisant tout au plus brièvement les
bords latéraux de l’aire dorsale. Tibias antérieurs non denticulés en dedans.
Elytres non resserrés derrière la base, les interstries non costiformes.
Seneciobius Neosystates) nitidipennis Aurivillius
Mont Elgon 2.300-4.000 m. d’alt. 6 spécimens (Lovèn). — Même région,
versant est, 3.900-4.000 m., un spécimen rapporté avec quelque doute à
cette espèce (Jeannel), st. 19.
Seneciobius (Neosystates) granulifer Aurivillius
Elgon, 2.300-3.300 m., VI, 2 exemplaires (Lovèn) Elgon, prairies alpines,
3.900-4.000 m. 5 spécimens, pied du Koitobbos, 1 spécimen (Jeannel), st. 19.
Seneciobius (Neosystates) kenyanus Marshall
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 505 ( Neoteripelus ).
Mont Kenya, VI, 1921, 3 cf ç? (Van de Weyer).
Espèce non vue, placée ici parce que l’auteur indique les fémurs « transver¬
salement striolés ou rugueux » mais qu’il dit voisine de N. nitens Hust.,
laquelle ne possède pas ce caractère.
Seneciobius (Neosystates) dispersesquamulatus, n. sp.
Ovale, noir, mat, revêtu de très petites squamules blanches, très éparses ne
voilant pas le fond des téguments.
Rostre à peine aussi long que large, plan (çf) ou impressionné ($), à son
sommet avec une aire triangulaire élevée sublisse, ainsique la tête densément
ponctué, son sillon antéoculaire distinct, non prolongé en dessus, son front
avec un point enfoncé. Yeux convexes. Scape antennaire droit, graduellement
épaissi.
Prothorax deux fois aussi large que long, ses côtés fortement arrondis, à
ses extrémités d’égale largeur et brièvement étranglé ($), plus largement
resserré en arrière (çf); fortement convexe, couvert de fins granules aplatis
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 13
194
A. HUSTACHE
irrégulièrement triangulaires, luisants, leurs intervalles mats et avec des gra¬
nules beaucoup plus petits.
Élytres ovales et peu plus longs que larges ( $ ) ou plus étroits et plus longs
(çf), avec les épaules obliquement arrondies, les côtés arqués, au sommet
cintrés assez largement ($) plus étroitement (cl*); fortement convexes et le
point le plus élevé de la courbe dorsale vers le milieu, la déclivité postérieure
en quart de cercle; couvert de fins granules luisants, leurs intervalles avec
des granules très petits et, particulièrement en arrière, entremêlé de soies
piliformes, blanches et extrêmement courtes.
Tibias droits, les postérieurs denticulés, dessous finement granulé et
revêtu d'une dense et courte pubescence grise, les derniers segments abdo¬
minaux dans le milieu glabres et luisants, le 5 e chez la 9 avec une fovéole.
Long. Ç 15 mm. ç? 12 mm.
Camp III del’Elgon, zone des bruyères, 3.500 m. ; 2 9 9» 1 (f, st. 18.
Seneciobius (Neosystates) Jeanneli, n. sp.
Planche II, fig. 5 et 8
Noir, le prothorax mat densément et finement granulé, les élytres luisants,
ornés sur leur base et leurs côtés d’une série de pustules rouges formant une
bande élevée et dentelée.
Tête et rostre avec une ponctuation fine et serrée, le rostre plus ou moins
longitudinalement déprimé, son sillon basal obsolète en dessus. Front avec
un point enfoncé. Yeux convexes. Scape faiblement arqué, graduellement
épaissi, son sommet non noueux.
Prothorax transversal, dilaté arrondi au milieu des côtés, en avant briève¬
ment, en arrière largement et profondément étranglé; modérément con¬
vexe, couvert de petits granules aplatis, très serrés, irrégulièrement triangu¬
laires, entremêlés de quelques très petits points peu visibles, le bord anté¬
rieur étroitement lisse.
Élytres ovales (9), plus allongés (cf), convexes, pourvus de 6-8 lignes de
petits granules, le disque coriacé, la bande basale rouge interrompue au
milieu et ordinairement n’atteignant pas l’angle huméral, dilatée à ses extré¬
mités, réunie ou séparée de la bande latérale, cette dernière dépassant le
commencement de la déclivité postérieure.
Tibias postérieurs fortement denticulés. Slernun granulé, l'abdomen forte¬
ment ponctué, le 5 e segment fovéolé chez la 9 • Onychuim ferrugineux.
Long. 12-14 mm.
MontElgon, versant est, entre 3.200 et 4.000 m. d’alt. ; prairies alpines sur
Senecio, et Camp III, zone des bruyères vers 3 500 m. Onze spécimens (st. 18,
19 et 20).
Variable quant à la sculpture élytrale, les points des séries plus ou moins
petits, quant aux pustules rouges mais caractéristiques dans leur ensemble.
Var. morio, n. var.
Entièrement noir, les élytres sur la base et les côtés avec des élévations
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
195
noires, situées exactement à la place des pustules rouges, la sculpture dorsale
plus forte, les téguments moins brillants, les lignes de granules parfois indis¬
tinctes.
Mêmes localités et en outre deux spécimens du cratère de l’Elgon au pied
du Koitobbos, 4.000 m. les plus grands, dont le rostre partiellement et les
tibias bruns semblent indiquer un spécimen non entièrement coloré. Onze
spécimens, dont l’un porte l’indication « Chardon», sans doute un vagabond,
les autres sur Senecio.
Cette variété diffère de S. granulifer Auriv. par les élytres moins ternes,
beaucoup plus fortement rétrécis acuminés au sommet, la présence sur leur
base et leurs côtés d'élévation pustuliformes, la sculpture non granuleuse
mais coriacée, celle du prothorax plus rugueuse.
Seneciobius (Neosystates) pustulosus Aurivillius
Arkiv. f. Zool. Svenska Vetensk., 18 A, N° 23,1926, p. 6, 7.
Mont Pllgon, 3.000-4.000 m., VI, 1 spécimen (Lovèn).
Seneciobius iNeosystates) laevis Aurivillius
Mont Elgon, 2.300-3.300 m., VI (Lovèn).
Seneciobius (Neosystates) nitens Hustache
L. c. p. 443, pl. X, f. 1 à 3* ( Neosystates ).
Monts Aberdare, Kinangop, vers 3.000-3100 m., II, 1912 (Jeannel), st. 47.
Seneciobius (Neosystates) seriatus, n. sp.
Oblong, noir, assez luisant, glabre, mais le métasternum pourvu, devant
les hanches postérieures d’une ligne squamuleuse blanche, le sommet des
tibias et les tarses revêtus de courts poils gris.
Rostre moins long que large, densément ponctué, tricaréné, la carène
médiane étroite, lisse, les latérales obtuses et ponctuées. Tête finement
ponctuée, le front légèrement impressionné et avec un point plus gros. Yeux
grands et fortement convexes, séparés du rostre par un sillon profond mais
non prolongé en dessus, les tempes avec quelques fines stries arquées
Antennes médiocres, pubescentes ; scape à peine arqué, graduellement
épaissi, atteignant à peine le bord postérieur de l’œil ; article 3-7 du funicule,
transversalement arrondis, s’épaississant graduellement, le 7 e notablement
plus gros que le 6 e , la massue ovale, acuminée dans sa moitié apicale.
Prothorax transversal, modérément arrondi-dilaté vers son milieu, resserré
à ses extrémités, étroitement en avant, largement en arrière ; modérément
1. Le rostre est beaucoup plus large que ne l’indique la figure.
196
A. IIUSTACHE
convexe, la ponctuation serrée, double, les points les plus gros espacés, la
ligne médiane, imponctuée mais effacée à ses extrémités.
Élytres ovales, plus longs que larges, faiblement échancrés en arc à la
base, au sommet assez largement rétrécis arrondis ensemble ; pourvus cha¬
cun de 10 lignes de points assez gros, profonds, ces lignes géminées, les
interstries plans, alternativement plus larges, très finement coriacés et avec
quelques très petits points sur le disque, vers le sommet et les 2-3 margi¬
naux sur toute leur longueur, devenant mats, plus fortement sculptés, les
marginaux subgranulés.
Tibias robustes, leurs spinules apicales noires, les postérieurs en dedans
avec 2-4 spinules assez fortes ; tarses dilatés, le 2 e article des antérieurs à
peine deux fois aussi large que long, le 2 e des postérieurs subtriangulaire et
peu plus large que long.
(f. Rostre et élytres plus étroits.
Long. 10-12 mm.
Mont Kinangop, prairies alpines, 3.500-3.700 m. ; st. 48 ; 3 9 9 > f Cf ■
Seneciobius (Neosystates) pectoralis, n. sp.
Oblong, noir de suie, très peu luisant, les élytres très mats, pourvu en
dessus, sur les angles du prothorax et la déclivité des élytres de quelques
soies noires, excessivementcourbes et dressées, sur les meso et metasternum
d’une pubescence squamuleuse d’un blanc de neige, serrée, de quelques poils
plus fins sur les hanches antérieures, sur la base de 1 abdomen.
Rostre moins long que large, peu élargi en avant, brièvement échancré en
arc à son sommet; convexe, à sa base, près de 1 insertion antennaire avec
une légère impression plus densément ponctuée, la ponctuation très fine,
entremêlée de quelques points un peu plus gros, la ligne médiane imponc¬
tuée sauf au sommet, pourvu à sa base, devant l’œil d’un très court et fin
sillon. Tête convexe, la ponctuation plus fine que celle du rostre, les points
excessivement petits, les points plus gros plus nombreux près des yeux, le
front convexe et en son milieu avec un petit point. Yeux médiocrement
convexes. Antennes courtes ; scape peu arqué, graduellement et assez forte¬
ment épaissi au sommet; funicule court, le 2° article renflé, un peu moins
long que le 1 er et plus long que large, les suivants grossissant fortement,
transversaux, arrondis sur leurs côtés, le 7 e très gros, la massue ovale, grosse,
fortement acuminée dans sa moitié apicale, soyeuse, cendrée.
Prothorax transversal, modérément élargi un peu en avant du milieu, de
ce point les côtés en avant régulièrement arqués, en arrière non resserrés
devant les angles postérieurs, les extrémités tronquées, le bord antérieur
étroitement marginé de ferrugineux ; convexe, non impressionné à ses
extrémités, les points petits, profonds et très serrés, entremêlés de points
un peu plus gros, particulièrement sur les côtés, les flancs granulés, la ligne
médiane lisse, abrégée à ses extrémités.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE 197
Élytres oblongs, à leur base un peu plus larges que celle du prothorax,
leur plus grande largeur un peu avant le milieu, de moitié plus longs que
larges; convexes, complètement recouverts d’une granulation régulière
mais microscopique, quelques granules légèrement plus gros dessinant des
lignes à peine distinctes.
Pattes robustes, peu luisantes, le 2° article tarsal. Pas d’impression sur le
5 e segment ventral.
Long. 11-12 mm.
Mont Elgon, pied du Koitobbos, versant est, 3.900-4.000 m., st. 19.
Une paire.
Seneciobius (Neosystates) brunneus, n. sp.
Oblong, les élytres d’un brun de poix, les antennes d’un noir de poix, le
reste d’un brun ferrugineux plus ou moins clair, revêtu sur les côtés du
prothorax et sur les élytres d’une très fine pubescence grise et couchée,
éparse, peu apparente, sur les élytres un peu plus dense sur la déclivité
postérieure.
Rostre à peine aussi long que large, peu dilaté en avant, brièvement
échancré au sommet, en dessus assez fortement convexe ainsi que la tête,
comme cette dernière, à ponctuation serrée, entremêlée de petits points,
dans le milieu en arrière relevé, subcaréné. Front avec une petite fovéole
oblongue. Yeux fortement convexes. Antennes courtes, assez robustes, scape
peu arqué, graduellement mais au sommet plus brusquement épaissi, attei¬
gnant le bord postérieur de l’œil ; funicule avec le 1 er article obeonique,
épais au sommet, à peine deux fois aussi long qu’épais, le 2 e obeonique,
moins long que le 1 er , les suivants graduellement plus épais, arrondis,
les 5 e , 6 e , 7° transversaux, le 7° beaucoup plus épais que le 6°, la massue
forte, allongée, brièvement arrondie à sa base, fortement acuminée dans son
tiers apical et cendrée, soyeuse.
Prothorax un peu plus large que long, sa plus grande largeur vers le tiers
antérieur, de ce point en avant rétréci et les côtés arqués, derrière le bord
antérieur très brièvement et légèrement resserré, en arrière les côtés d’abord
arqués, puis devant la base largement mais peu fortement resserrés ; bord
antérieur légèrement sinué au milieu et lisse ; modérément convexe, marqué
de points peu plus gros que ceux de la tête, devenant très serrés sur les
côtés, sur le disque les intervalles aussi grands que les points et pointillés,
la ligne médiane en son milieu imponctuée et un peu élevée, subcarénée.
Élytres oblongs, presque deux fois aussi longs que larges, obliquement
élargis derrière la base, rétrécis en ogive dans leur moitié postérieure, assez
étroitement arrondis au sommet ; modérément convexes et leur déclivité
postérieure assez forte; pourvus chacun de 10 séries de points assez grands,
profonds, peu serrés, effacés au sommet, les interstries convexes, alutacés et
mats. Pattes robustes, les tibias postérieurs finement denticulés en dedans.
Deuxième article des tarses antérieurs subrectangulaire et de moitié plus
198
A. HUSTACHE
large que long, celui des postérieurs triangulaire et pas plus large que long.
Sternum rugueux; base de l’abdomen légèrement (?) ou très profondément
impressionnée (çf), le 5" segment plan (cf) ou au milieu de sa base avec un
sillon et à son sommet renflé ( Ç ).
Long. 8-9 mm.
Mont Elgon, versant est et pied du Koitobbos, 3.900-4.000 m., st. 19.
Sur Lobelia.
Huit spécimens, pour la plupart dépourvus de leur pubescence, laquelle
est très délicate et semble très fugace.
Le çf est plus étroit que la Ç .
Seneciobius (Neosystates) basalis, n. sp.
Planche II, fig. 2
Noir, luisant, les élytres soit luisants, soit mats, mais ornés sur leur base
de pustules rouge de sang, réunies à leur base et formant une bande inter¬
rompue au milieu, prolongée sur les côtés par un, deux, ou trois rameaux, le
3 e le plus long, atteignant, rarement dépassant le milieu des côtés.
Rostre aussi long que large, peu élargi en avant, au sommet brièvement
échancré, devant les yeux avec un étroit sillon, en dessus longitudinalement
impressionné, avec une carène médiane lisse, les côtés en carènes obtuses et
densément ponctuées. Tête convexe, le front plan, profondément fovéolé,
ponctué comme le rostre, les tempes avec de fines stries arquées. Yeux forte¬
ment convexes. Antennes robustes, courtes; scape très peu arqué, graduelle¬
ment épaissi, au sommet plus fortement, dépassant le bord postérieur de
l’œil, les deux premiers articles du funicule subégaux, les suivants courts,
s’épaississant un peu, la massue cendrée, elliptique.
Prothorax transversal, tronqué et d’égale largeur à ses extrémités, peu
élargi sur les côtés, ces derniers presque régulièrement arqués ; peu con¬
vexe, la ponctuation assez fine, peu serrée dans le milieu, davantage sur les
côtes.
Elytres ovales, de moitié environ plus longs que larges, obliquement
élargis derrière la base, au sommet en ogive assez largement arrondie;
convexes, à fond lisse, pourvus chacun de 7 lignes complètes et de 2 incom¬
plètes de très petits points très écartés, et entre ces lignes de quelques points
microscopiques.
Tibias en dedans avec quelques soies spinuleuses noires, les postérieurs
en outre avec 4-5 granules râpeux, plus gros chez le ç?. Deuxième article
des tarses antérieurs à peine deux fois aussi large que long (longueur de la
partie élargie seulement) (Ç), ou notablement plus large (ç?), le 2 e des pos¬
térieurs moins long que large, trapézoïdal (çf) ou triangulaire ($).
Dessous coriace, subgranulé sur les côtés du métasternum, chez la Ç
le 5" segment avec une fovéole médiane et le sommet un peu renflé.
Long. 10-15 mm.
Mont Kinangop. prairies alpines, 3.500-3.700 m., st. 48; 45 spécimens.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
109
Cette longue série de spécimens permet de constater la variabilité de l'es¬
pèce; le prothorax ordinairement non resserré à ses extrémités, est parfois
sensiblement resserré, particulièrement chez le çf ; sa ponctuation parfois
très fine et éparse, chez un spécimen très serrée; quant aux élytres leur éclat
est souvent vif, mais parfois complètement mat, le nombre de leurs pustules
variable, l’un des spécimens entièrement noir, deux autres ayant une pustule
supplémentaire latérale en arrière du milieu.
Cette espèce doit avoir quelque rapport avec S. pustulosus Auriv. et laevis
Auriv. décrits de l’Elgon, sur un seul spécimen, et possédant l’un trois
pustules sur le bord antérieur de Pélytre, l’autre 3-4 plus grosses; elles sont
décrites l’une et l’autre en trois lignes ; notre espèce, par sa sculpture
élytrale doit se rapprocher de laevis.
Seneciobius (Neosystates) pilosus, n. sp.
Oblong, brun de poix, luisant, les antennes et les pattes d’un roux ferru¬
gineux, les élytres revêtus de petites squamules d’un vert nacré, oblongues,
espacées formant sur les interstries impairs des bandes légères, en avant les
interstries pairs sans squamules, pourvus en outre de soies claires longues
et dressées sur la déclivité postérieure, rares et courtes sur le disque mais
assez longues et dressées vers les épaules.
Rostre transversal, peu élargi en avant, fortement éehancré en arc au
sommet, plan, la ponctuation très fine, allongée et espacée. Tête lisse,
ponctuée comme le rostre, le front fovéolé, les yeux assez fortement convexes.
Antennes robustes ; scape arqué, à pubescence dressée, les cils du funicule
hérissés, le 1 er article plus de deux fois aussi long que le 2°, le 2° obconique
et de moitié plus long que large, les suivants sensiblement de même largeur,
courts et arrondis, la massue oblongue et peu plus longue que les trois
articles précédents ensemble.
Prothorax peu plus large que long, en avant assez largement mais faible¬
ment resserré, la base très finement rebordée et aussi large que le bord
antérieur, les côtés modérément arqués, convexe; lisse, luisant, les points
très petits et épars, émettant de courts poils couchés, plus nombreux sur les
côtés.
Elytres ovales, plus longs que larges, les côtés peu arqués dans le milieu ;
convexes, les points des séries médiocres en avant, très petits en arrière,
les interstries larges, plans, leurs points petits, espacés et squamulés, les
trois premiers sur leur moitié antérieure à points obsolètes, très écartés et
glabres.
Tibias, en dedans vers le sommet granulés-râpeux et brièvement ciliés,
tous pourvus d'un onglet apical, celui des postérieurs plus fort.
Long. 6 mm.
Mont Kinangop, prairies alpines, 3.500-3.700 m., st. 48; deux 9 9-
200
A. IIUSTACHE
L’un des exemplaires à la ponctuation du prothorax plus forte mais iden¬
tique à l’autre quant aux caractères.
Cette espèce se rapproche de S. brevirostris Auriv. ; elle en diffère par le
prothorax plus longuement rétréci en avant, sa plus grande largeur en
arrière du milieu, les élytres brièvement dilatés et arrondis derrière la base,
leur revêtement particulier; elle est moins allongée, plus convexe que
S. rufulus, ses bandes élytrales moins tranchées, leurs squamules plus larges
et leurs soies plus longues.
Subgen. Costaseneciobius, nov.
Elytres courts, connexes, leurs interstries costiformes, leur base non
étranglée.
Type : S. regularis, n. sp.
Seneciobius (Costaseneciobius) regularis, n. sp.
Planche II, fig. 4
9 Brun de poix, pourvu sur les côtés du prothorax et dans les sillons des
élytres de poils sétiformes, gris, excessivement courts et espacés.
Antennes robustes, le scape dépassant un peu le bord postérieur de l’œil,
les articles 3-7 du funicule grossissant graduellement et le 7 e beaucoup plus
large que le 6 e . Rostre moins long que large.
Prothorax transversal, sur le disque avec une double ponctuation écartée
et une ligne médiane imponctuée, abrégée à ses extrémités, ses côtés gra¬
nulés.
Élytres largement ovales, les interstries (deux externes exceptés) relevés
en fines côtes régulières, séparant de larges sillons obsolètement ponctués
mais pourvus d’une série de granules assez gros, ceux des séries latérales un
peu plus gros; au sommet assez longuement rétrécis subacuminés.
Tibias postérieurs finement granulés-râpeux sur leur face interne.
Meso et metasternum finement granulés, l’abdomen ponctué.
Élytres plus étroits et plus longs; base de l’abdomen profondément
impressionnée.
Tous les autres détails de la forme et de la sculpture conformes à ceux de
A. costatus Marsh., sauf les élytres plus longuement rétrécis au sommet.
Long. 8,3-10 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, est, 3.500 m., st. 18. 9 spécimens.
var, vicinus, nov. — Très semblable à S. regularis m. dont elle n’est
peut-être qu’une race, et s’en distinguant parles caractères suivants : Rostre
sensiblement plus étroit et par suite plus long, aussi long que large ; côtes
élytrales presque aussi larges que les sillons, les sillons avec des granules
gros, allongés, et presque aussi élevés que les côtes, séparés par des inter¬
valles moindres qu’eux, les granules des deux séries extrêmes plus petits.
Long. 8,3-10 mm.
Chip Cherangani, Marakawet, 3.500 m., st. 32. Quatre spécimens.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
201
Seneciobius (Costaseneciobius) costatus Marshall
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), VI, 1930, p. 556, fig. 1 ( Xestorrhinus).
Uganda : N. Bugishu, 2.800-3.000 m. (Dr. Carpenter). — Mont Elgon, Bu-
lambuli, VIII, 1929 (G. Hancock).
Seneciobius (Costaseneciobius) favosus Aurivillius
Arkiv. î. Zool. Svenska Vetensk. 18 A, n° 23, 1926, p. 16 f. 6 ( Xestorrhinus ).
Mont Elgon, 2.000 m. en juin, six spécimens (Lovén). Chip Cherangani,
Marakawet, 3.500 m. (Jeannel), st. 32.
Subgen. Strictoseneciobius, nov.
Elytres resserrés latéralement derrière la base, cette dernière rebordée à
ses extrémités.
Seneciobius (Strictoseneciobius) brevirostris Aurivillius
L.c. p. 15, î. 5 ( Xestorrhinus ?).
Mont Elgon, 3300-3400 m. en juin (Lovèn). — Mont Elgon, versant est,
prairies alpines, pied du Koitobbos, camp III, zone des bruyères, 3.900 à
4.000 m. 40 spécimens (Jeannel), st. 18 et 19. — Elgon à 4.000 m., V. 1932
(E. Gibbins, British Muséum).
Chez cette espèce les hanches postérieures sont enfoncées et par suite elle
appartient au genre Seneciobius.
La taille varie de 8 à 12 mm. ; la ponctuation du prothorax est très variable
mais toujours très fine, parfois presque effacée, rarement un peu serrée;
l’onychium est roux.
Quelques spécimens portent l’indication « Lobelia » et d’autres « Char¬
dons ».
Seneciobius (Strictoseneciobius) ebeninus, n. sp.
Planche II, fig. 1
Noir d’ébène, luisant, la sculpture dorsale très fine, les antennes et l’ony-
chium d’un brun ferrugineux, les côtés du rostre et du prothorax pourvus
d’une fine pubescence cendrée, éparse, ceux des élytres de poils squamu-
leux, couchés, teintés de bleu ou de vert métallique, espacés, les pattes avec
une fine pubescence grise, le dessous avec une pubescence analogue à celle
des élytres mais plus dense, particulièrement sur les côtés.
Rostre : Ç un peu moins long que large, faiblement conique, un peu
élargi en avant par les ptérygies, au sommet brièvement échancré, en
dessus plan, la ponctuation fine, plus serrée sur les côtés, les scrobes
atteignant presque les yeux; çf, plus étroit, plus conique. Front convexe
avec un point enfoncé. Yeux fortement convexes. Antennes grêles; scape
202
A. IIUSTACHE
légèrement arqué, brusquement épaissi au sommet, atteignant le bord anté¬
rieur du prothorax; funicule avec les deux premiers articles assez allongés,
le 2 e un peu moins que le l or , les articles 3-5 au moins un peu plus longs,
le 6 e seulement aussi long que large et le plus court, le 7 e plus long, la
massue allongée.
Prothorax transversal, à ses extrémités d’égale largeur et latéralement
étranglé, plus fortement en arrière ; fortement convexe, très légèrement
déprimé à ses extrémités, la ponctuation très fine et très éparse.
Élytres brièvement étranglés à la base, très brièvement (çf), ovoïdes, très
obliquement arrondis-dilatés de la base aux épaules, les côtés arqués, leur
plus grande largeur vers le tiers antérieur, en arrière longuement et forte¬
ment rétrécis, au sommet étroitement arrondis subacuminés ensemble;
convexes, latéralement comprimés en arrière, leur déclivité postérieure
oblique commençant vers leur milieu; disque luisant, parsemé de très
petits points, les stries imperceptibles et leurs points ni plus gros ni plus
serrés que ceux des interstries.
Pattes assez robustes, le 2 e article des tarses triangulaire, celui des posté¬
rieurs plus long que large. Tibias postérieurs denticulés en dedans.
Long. 8-9 mm.
Mont Elgon, zone des bruyères et versant est, 3.500-4.000 m., st. 18;
Trois Ç, deux çf.
Obs. — Une autre espèce, très voisine de celle-ci mais de forme plus
large, existe au Marakwet, Chip Cherangani, mais l’unique spécimen qui la
représente étant mutilé de ses antennes, il ne peut être décrit.
Seneciobius (Strictoseneciobius) subcallosus, n. sp.
Noir, les antennes ferrugineuses, les pattes d’un brun roux, les genoux et
les tibias au sommet plus clairs, les tarses foncés mais avec le 4' article
d’un roux clair, les élytres pourvus sur les côtés de quelques très petites
squamules piliformes, verdâtres, les soies très courtes, peu visibles, leur
déclivité postérieure pourvue de chaque côté près du bord, de 3-4 petites
élévations tuberculeuses.
Tête et rostre à ponctuation fine, peu serrée, le front fovéolé et les yeux
convexes. Antennes avec le scape arqué et fortement épaissi au sommet, le
2° article du funicule un peu moins long que le 1 er . les 3", 4°, 5°, subconiques
et un peu plus longs que larges, les 6 e et 7 B seulement aussi longs que
larges et peu plus épais, la massue allongée, étroite, plus longue que les
trois articles précédents ensemble.
Prothorax avec sa plus grande largeur près du milieu, resserré à ses
extrémités, plus largement en avant qu’en arrière; assez densément ponctué
mais les points peu profonds et assez grands, la ligne médiane imponctuée
dans le milieu.
Élytres elliptiques, derrière la base les côtés régulièrement et assez for-
COLEOPTERA, CURCULION1DAE
203
tement arqués; en arrière fortement rétrécis et au sommet brièvement
arrondis ; points des séries médiocres, plus petits en arrière, les interstries
larges, plans et lisses, les 6 premiers vers leur sommet légèrement tuber-
culés et leurs soies plus longues.
Tibias postérieurs en dedans assez fortement granulés denticulés sur
leur moitié apicale ; tarses antérieurs avec le 1 er article un peu plus long
que large (çf), de moitié plus long ($).
Long. 7, 5-8 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, 3.500 m. ; st. 18; une paire.
Cette espèce diffère de S. brevirostris Auriv. par ses antennes plus lon¬
gues, la proportion des articles différente, la massue moins large et plus
longue, les élytres derrière la base moins brusquement et plus régulière¬
ment élargis, en arrière plus longuement rétrécis, moins convexes et avec
des élévations caractéristiques.
Gen. XESTORRHINUS Aurivillius
Arkiv. f. Zool. Svensk. Vetensk. 18, A, n° 23, 1926, p. 13. — Marshal Ann.
Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 504.
Génotype: X. lobeliae Auriv., p. 14, f. 4.
Ce genre ne comprend que le seul génotype :
Xestorrhinus lobeliae Aurivillius
Planche II, fig. 3
Elytres à déclivité postérieure oblique, subplane (rappelant celles des
ParasyStates ), à son sommet légèrement renflée en bourrelet, au sommet
même les 2 e5 interstries se rapprochant, n’étant séparés que par une étroite
ligne (suture très rétrécie), plus en avant le 4 e interstrie se réunit au6°, et le
3 e au 7 e , et sont reliés au sommet du 2° par un prolongement commun.
Pattes peu robustes, les fémurs pointillés dans leur milieu, les tibias anté¬
rieurs et intermédiaires (çf, 9) non denticulés en dedans, les postérieurs
finement granulés-subdenticulés (çf), ou seulement avec 3-4 petites spi-
nules (9), tous les tibias pourvus à leur sommet interne d’un très petit
onglet [perpendiculaire à l’axe, peu plus long que les soies marginales ;
tarses assez larges, le 2 e article des antérieurs subrectangulaire moins (9)
ou plus (çf) de deux fois aussi large que long, le 2 e des postérieurs trans¬
versal (çf) ou triangulaire et seulement aussi long que large (9). Epis-
ternes métathoraciques linéaires, leur suture obsolète, extrêmement fine.
En outre des différences signalées ci-dessus, le çf se distingue de la 9
par sa forme un peu plus étroite, le rostre un peu moins large et un peu
plus long, l’onglet des tibias un peu plus fort, l’impression abdominale plus
profonde, le 5 e segment ventral au sommet plus étroitement rétréci, arrondi,
mais sans l’impression caractéristique de la 9 ! son génitalia est remar-
204
A. HUSTACHE
quable. En somme les différences sexuelles secondaires sont faibles 1 .
Espèce très distincte que sa pubescence bleue ou verte formant sur les
élytres de nombreuses taches permet de reconnaître aisément.
Mont Elgon, 2.300-4.000 m. en grand nombre sur Lobelia (Lovén). — Cra¬
tère de l’Elgon, pied du Koitobbos, sur Lobelia, st. 20; 80 spécimens (Jean-
nel).
Gen. SAENECIOBIUS, nov.
Génotype : Otiorrhynchus Raffrayi Fairm.
Genre très voisin de Seneciobius dont il diffère essentiellement et presque
uniquement par la conformation du rostre en arrière, les hanches posté¬
rieures étant légèrement enfoncées comme chez les Seneciobus.
Les pattes sont de grosseur normale, les tarses étroits, le 2 e article chez,
le ç? à peine plus large que chez la $.
Abyssinie, 1882 (A. Raffray).
Gen. TERIPELUS Relier
Génotype : T. subpilosus Hell. — Erythrée, Asmara (D. Kristensen).
Génotype non vu. Je rapporte à cette espèce trois spécimens provenant
d’Abyssinie : Keren Bogos, Harrar, Abyssinie (Raffray), et aussi Otiorrhyn¬
chus brachyderoides Fairm. (Abyssinie).
Les deux espèces peuvent être séparés ainsi :
1. Rostre tricaréné ; tête densément ponctuée ; antennes robustes, le
scape épais, linéaire; prothorax grossièrement et densément
ponctué: élytres striés ponctués, les points très serrés. Long.
6- 7 mm. subpilosus Heller
— Rostre sans carène médiane, les carènes latérales très fines; tête
convexe, à ponctuation fine et éparse; antennes et pattes d un
roux ferrugineux, les antennes fines, le scape au sommet cla-
viforme et dépassant le bord antérieur du prothorax, Prothorax
luisant, sa ponctuation assez fine et espacée. Élytres ponctués
sériés, les interstries plus larges que les séries et plans Long.
7- 7,5 mm.
brachyderoides Fairm.
Gen. EURYPUS, nov.
Tète transversale, les yeux latéraux, petits, dépigmentés, luisants. Rostre
en arrière convexe en dessus, vers l’insertion antennaire fortement échancré
par les scrobes et moitié de la largeur du front. Base du prothorax et des
1 Aurivillius dit n’avoirpu les distinguer, sans doute parce qu’il n’a pas eu recours à la
dissection de l’organe génital.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
205
élytres légèrement échancrée en arc. Tibias graduellement et fortement
élargis, comprimés, leur arête dorsale subcarénée, les tarses courts et très
larges, les antérieurs avec le 2" article plus de deux fois aussi large que
long. Autres caractères dans le tableau. Faciès d’un très petit Seneciobius.
Brun, les élytres avec de fines soies.
Génotype: Leptospyris lœvis Ifust., Yoy. Alluaud et Jeannel Afr. Or.,
XIX, Cure. 1929, p. 403; mont Kenya.
Gen. PALAEPUS, nov.
Tarses remarquables, le 1 er article très grand, subovale, subtronqué à son
extrémité, en dessous légèrement concave, le 2 e très petit mais deux fois
aussi large que long, le 3 e un peu plus large et environ 3 fois aussi long que
le 2°, ses lobes étroits et parallèles, le 4 e dépassant les lobes du 3° de la
moitié de sa longueur, les ongles assez longs et connés dans leur moitié
basale; tous les articles en dessus avec une fine pubescence jaune, en
dessous feutrés et jaunes. Tète enfoncée dans le prothorax presque jusqu’aux
yeux, transversale, son vertex (dégagé du prothorax) fortement bombé,
saillant au-dessus du front, finement alutacé-granulé ; front un peu plus
large que le rostre, les yeux moyens, peu convexes, oblongs et avec des
facettes. Rostre subvertical, un peu plus long que large, en avant faible¬
ment élargi par les ptérygies, au sommet brièvement échancré, les mandi¬
bules larges, fortement dentées en leur milieu, le menton avec deux soies, le
sous-menton indistinct; scrobes latéraux, grands, triangulaires, en arrière
s’affaiblissant modérément et atteignant les yeux.
Antennes subapicales, fines; scape droit, dépassant le bord antérieur du
prothorax, subégal à la longueur des 7 articles du funicule, à son sommet
modérément épaissi; deux premiers articles allongés, le 2° un peu moins
long que le 1 er , les 6 e et 7 e subconiques et aussi longs que larges, la massue
ovale-oblongue, son 1 er article conique et pas plus long que large.
Prothorax grand, aussi large que les élytres, subglobuleux, la base sub¬
tronquée, le bord antérieur très oblique (vu de profil). Pas d’écusson. Élytres
oblongs, leurbase formantavec celle du prothorax un angle obtus, les épaules
effacées, la déclivité postérieure arquée et verticale; pourvus chacun de 10
séries de points.
Fémurs inermes, modérément claviformes. Tibias graduellement élargis,
légèrement sinués et comprimés, les antérieurs et intermédiaires à leur
sommet arrondis en dessus, obliquement coupés en dehors, les postérieurs
à troncature apicale ovale, large, glabre, ciliée sur ses bords et presque
perpendiculaire à l’axe du tibia.
Prosternum avec son bord antérieur arqué, les hanches insérées trois
fois plus près du bord antérieur que du bord postérieur. Hanches antérieures
contiguës, les intermédiaires subcontiguës, les postérieures à écartement
seulement de moitié aussi large que la hanche. Métasternum concave en son
206
A. HUSTACHE
milieu, entre les hanches intermédiaires et postérieures extrêmement étroit,
linéaire, ses épisternes très étroits, indistincts, ainsi que leur suture, les
hanches postérieures n’atteignant pas tout à fait le bord de l’élytre, la
saillie abdominale tronquée en avant. Deuxième segment ventral peu moins
long que les 3 e et 4 e réunis, sa suture avec le 1 er rectiligne, les autres sutures
profondes, le 5 e segment peu plus court que les trois précédents réunis,
son sommet sinué-échancré (Ç) ou fovéolé échancré et l’extrémité du pénis
saillante en forme de lame verticale 1 .
Aptère et subglabre.
Genre remarquablement tranché par plusieurs de ses caractères et
notamment la conformation des tarses.
Une seule espèce.
Palaepus Jeanneli, n. sp.
Oblong, marron, les antennes, le sommet des tibias ferrugineux, les tar¬
ses jaunes ; assez luisant.
Rostre avec une large et profonde impression médiane, s’effaçant avant la
base, pourvu de fines soies, comme le front avec des points épars, médiocres
mais enfoncés. Antennes fines, le scape brusquement et assez fortement
épaissi au sommet, les cils du funicule et de la massue jaunes, le 4 e article
de moitié plus long que le 3 e .
Prothorax brièvement resserré à sa base, le bord antérieur un peu moins
large que la base; convexe, plus fortement chez le (f, de chaque côté obli¬
quement déclive devant la base ; lisse, la ponctuation très fine et très éparse,
pourvu de quelques poils très courts, redressés en avant (çf ), couchés vers la
base.
Elytres oblongs, plus longs que larges, plus étroits chez le çf, les stries
dorsales fines, leurs points petits, séparés par des intervalles plus grands
que les points, les stries latérales plus fortes et leurs points plus serrés,
toutes vers le sommet plus profondes ; interstries larges, en avant peu, en
arrière plus distinctement convexes, pourvus d’une série de petits points
piligères espacés, les soies très courtes (Q) ou assez longues, particuliè¬
rement sur la déclivité postérieure (çf), redressées, jaunes.
Long. 4,5- 5,5 mm.
Camp III de l’Elgon, 3.500 m., zone des Bruyères, types; pied du Ixoi-
tobbos, 4.000 m. ; 3 9 9 > 3 cfcf* (st. 18 et 19).
Gen. NEOMIAS Hustache
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XVIII, 1936, p. 433.
Génotype : alpinus Hust. Voy. Alluaud et Jeannel, Afr. Or., XIX, Cure.,
1929, p. 452 ( Omias ).
1. Caractère observé sur les trois mâles étudiés et qui ne semble pas provenir de la pré¬
paration de l’insecte dont les téguments sont assez durs.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
207
Genre comprenant 10 espèces capturées entre 2.800 et 4.500 m., donc
tout à fait caractéristique de la région alpine.
Tableau des espèces
1. Antennes robustes, le scape large dès la base, comprimé, attei¬
gnant au plus le bord antérieur du prothorax. Forme courte
noire, glabre, les antennes et les pattes d’un rouge ferrugineux 2.
— Antennes avec le scape mince à la base, non comprimé. 4.
2. Deuxième article du funicule plus long que large. 3.
Ce même article pas plus long que large, les suivants monili-
formes. Rostre bisillonné et tricaréné. Long. 3 mm.
. monilicornis HustA
3. Funicule avec le 2 e article du double au moins aussi long que
large. Ptérygies débordant sensiblement les côtés du rostre.
Long. 7 - 7,5 mm . major Hust,
— Funicule avec le 2 e article peu plus long que large, les suivants
transversaux. Long. 3,5- 4 mm. crassicornis Hust.
4. Prothorax sans impression latérale. .5.
— Prothorax de chaque côté avec une impression ponctuée. Noir
les élytres plus longs que larges, glabres. Long. 4-4,2 mm.
. impressus, n. sp.
5. Disque des élytres avec une pubescence soulevée ou très courte
et couchée. . 6.
— Élytres glabres, luisants. 8.
6. Élytres ovales, courts, leur pubescence assez longue, dressée... 7.
— Élytres oblongs, leur pubescence, très courte, couchée. Tarses
fortement dilatés. Long. 3,8 - 4,8 mm. latipes, n. sp.
7. Prothorax à ponctuation grossière et très serrée. Long. 4,1-
4,9 mm. cribricollis Hust.
—• Prothorax avec des points médiocres séparés par des intervalles
alutacés de 2 à 3 fois aussi grands que les points. alpin us Hust.
8. Ongles normalement connés. 9.
Ongles écartés, connés à l’extrême base seulement. Dessus à
reflet métallique verdâtre. Prothorax imponctué sur le milieu du
disque. Long. 3,7-4,2 mm. viridescens, n. sp.
9. Rostre tricaréné. Massue antennaire oblongue. Noir, Long.
3,5-4,5 mm. ovulum, n. sp.
— Rostre en avant profondément impressionné, mais sans carène
médiane. Insecte cuivreux. kenyae Hust.
1. Lafig. 11 ne reproduit pas exactement la forme et la largeur des articles antennaires..
108
A. HUSTACHE
Neomias ovulum, n. sp.
Ovale, fortement convexe, noir, luisant, glabre, les pattes et les antennes
ferrugineuses.
Rostre transversal, se rétrécissant un peu jusqu'au sommet, pourvu de
trois carènes, séparées par deux sillons ponctués, les latérales (bord supé¬
rieur du scrobe) arquées, rapprochées dans le milieu, en arrière n’atteignant
pas tout à fait le niveau de l’œil, la médiane élargie au sommet, leurs inter¬
valles densément ponctués ainsi que le front. Tête faiblement conique, for¬
tement transversale, les tempes arquées et moins longues que le diamètre
de l’œil, le front large, plus de deux fois aussi large que le dos du rostre
entre l’insertion des antennes, peu convexe, fovéolé au milieu; vertex avec
des points épars et moindres que ceux du front. Yeux un peu convexes.
Antennes avec le scape arqué, épaissi au sommet, les deux premiers articles
du funicule subégaux, les 3 e et 4° plus longs ($) ou aussi longs (cf), les sui¬
vants à peine aussi longs que larges, la massue oblongue, son l or article
conique et à peine plus long que large.
Prothorax presque deux fois aussi large que long (9), un P eu moins large
(cJ<), à la base un peu plus large qu’en avant, et les côtés peu arqués, la
ponctuation aussi forte que celle du front, les points serrés le long de la base,
espacés sur le disque, leurs intervalles deux fois au moins aussi grands que
les points.
Élytres brièvement ovales, les côtés derrière la base légèrement sinués,
les points des séries assez gros, profonds, leurs intervalles à peine aussi
grands que les points, les interstries larges, lisses, plans, sur la déclivité pos¬
térieure à peine subconvexes; au sommet fortement rétrécis, subacuminés
( 9 ), plus obtus (cf).
Pattes robustes, finement ponctuées ; fémurs à pubescence très fine, les
postérieurs atteignent seulement le 5 e segment ventral ; tibias vers leur som¬
met à pubescence et cils jaunes, les antérieurs arrondis à leur sommet, les
postérieurs à corbeille tarsale oblique, ciliée sur les bords; 1 er article des
tarses triangulaire et pas plus long que large Dessous coriacé, éparsément
ponctué.
Long. 3,5-4,5 mm.
Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m. d’altit., st. 32; seize spécimens.
Quelques spécimens ont un léger reflet cuivreux.
Neomias impressus, n. sp.
Noir, les élytres, à reflet bronzé, les antennes et les pattes ferrugineuses,
les fémurs plus foncés.
Rostre transversal, conique, les ptérygies débordant un peu les côtés, légè¬
rement impressionné longitudinalement, la ponctuation profonde, rugueuse
sur les côtés. Tête peu convexe, la ponctuation éparse dans le milieu, plus
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
209
fine en arrière, le front îovéolé, les yeux fortement convexes. Antennes
robustes; scape arqué, assez fortement épaissi au sommet; deuxième article
du funicule à peine moins long que le 1 er , les suivants graduellement et assez
fortement épaissis, le 3“ subconique, aussi long que large, les suivants trans¬
versaux, arrondis, le 7° fortement transversal, la massue oblongue et presque
aussi longue que les 4 articles précédents réunis.
Protliorax presque aussi long que large, d'égale largeur à ses extrémités,
les côtés vers le milieu obliquement impressionnés et le bord latéral sinué en
dedans; convexe, la ponctuation forte, profonde mais peu serrée.
Elytres ovales, plus longs que larges, fortement convexes, la base étroi¬
tement rebordée; points des séries médiocres, leurs intervalles plus grands
que les points, les interstries très larges, lisses et luisants.
Pattes robustes, cf Tarses antérieurs avec le 1 er article pas plus long que
large, subtriangulaire, le 2" deux fois [aussi large que long; tarses postérieurs
avec le 1 er article triangulaire, aussi long que large, le 2 e moins large que le
1 er et faiblement transversal.
Long. 4-4,2 mm.
Mont-Elgon, prairies alpines, 3.900-4.000 m. Ç, st. 19 (type); Chip Che-
rangani, Marakwet, 3.500 m. çf, st. 32.
Chez la $ les points des séries élytrales sont moins gros que chez le çf.
Cette espèce est caractérisée par la forme et l’impression latérale du pro¬
thorax.
Neomias viridescens, n. sp.
< 3 * Brièvement ovale, noir, le protliorax et la tête avec un léger reflet
bronzé, les élytres d’un bronzé verdâtre; glabre, luisant; antennes et pattes
d’un brun ferrugineux, la base du scape rousse.
Rostre transversal, les ptérygies petites et peu saillantes; en dessus
convexe, en avant avec une courte et profonde impression triangulaire im-
ponctuée, comme la tête alutacé et avec quelques très petits points épars.
Scrobes triangulaires, leur sillon inférieur subtangent à l’œil. Front convexe
avec un point enfoncé un peu plus gros que les autres. Antennes courtes et
robustes; scape arqué, graduellement et fortement élargi; funicule avec le
l or article un peu plus de deux fois aussi long qu’épais, le 2 e conique de un
tiers moins long que le 1 er , les suivants serrés, fortement transversaux, gra¬
duellement plus larges, la massue oblongue et presque aussi longue que les
quatre articles précédents ensemble.
Protliorax un pou plus large que long, largement et fortement resserré en
arrière, étroitement et faiblement en avant; d’égale largeur à ses extrémités,
sa plus grande largeur vers le milieu, et ses côtés dans le milieu assez forte¬
ment arqués; fortement convexe, finement alutacé, luisant, la ponctuation
très fine, obsolète sur le disque, éparse et plus visible sur les côtés.
Elytres ovales, un peu plus longs que larges, en avant graduellement
rétrécis et les épaules effacées, la base à peine plus large que celle du pro-
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 14
210
A. HUSTACHE
thorax, au sommet assez étroitement arrondis ensemble; convexes, la décli¬
vité postérieure verticale à son extrémité; points des séries petits, allongés,
séparés par des intervalles plus longs que les points, s effaçant sut la décli¬
vité postérieure; interstries très larges, plans, très finement alutacés,
coriacés.
Pattes robustes; base des tibias rousse; tarses robustes et courts, les deux
premiers articles des antérieurs fortement transversaux. Tibias antérieurs
pourvus à leur sommet interne d’une très petite épine. Abdomen luisant, les
derniers segments avec quelques poils courts. Ongles à peine connés.
Ç. Taille plus forte; articles du funicule antennaire un peu moins courts,,
le 2° aussi long que le l or .
Long. 3,7 - 4,2 mm.
Cratère de l’Elgon, pied duKoitobbos, 4.000 m., st. 20, cf type; prairies
alpines, 3.900-4.000 m., st. 1, $ type.
Neomias latipes, n. sp.
Oblong, noir, luisant, les pattes et les antennes ferrugineuses, les élytres
souvent avec un léger reflet métallique bronzé foncé, leurs soies très courtes
et très éparses, un peu plus longues et plus distinctes sur la déclivité posté¬
rieure.
Rostre moins long que large, en avant non élargi et avec une impression
médiane triangulaire; convexe, comme la tête avec une ponctuation éparse
et une fine pubescence. Front fovéolé. Yeux assez fortement convexes. An¬
tennes avec le scape faiblement arqué, épaissi au sommet; funicule avec le
2 e article aussi long que le 1 er , les suivants globuleux, ne s’épaississant que
peu.
Prothorax faiblement transversal et sa plus grande largeur au milieu, un
peu moins large en avant qu’à la base, les côtés régulièrement et assez for¬
tement arqués ; modérément convexe, la ponctuation assez lorte, mais espacée,
les intervalles des points plus grands que les points, lisses.
Élytres oblongs, plus longs que larges, les côtés peu arqués daus le milieu,
au sommet en ogive; peu convexes, vus de profil, et la déclivité postérieure
verticale; points des séries dorsales médiocres, un peu plus gros mais plus
profonds que ceux du prothorax, leurs intervalles plus longs que les points ;
interstries très larges, plans, avec une série de très courtes soies, luisants,
très finement alutacés, devenant sur la déclivité postérieure légèrement
convexes, le 6 e subcaréné.
Pattes très robustes (çf, 9 ), la pubescence apicale des tibias jaune. Dessous
coriacé ponctué et pubescent.
çf. Forme plus étroite, le prothorax et les élytres plus longs. Tarses
larges, le 1 er article triangulaire et pas plus long que large, le 2 e des anté¬
rieurs et intermédiaires au moins trois fois aussi large que long, les tarses
COLEOPTERA, CURCULIOXIDAE 211
postérieurs un peu moins larges. Une profonde impression sur la base du
1" segment ventral.
Ç . Tarses moins larges, le 2" article deux fois aussi large que long. Tibias
postérieurs avec un fort onglet apical interne.
Long. 3,8-4,8 mm.
Mont Elgon, versant est, de 3.900 à 4.000 m. sous les pierres, st. 19;
15 24 $.
La ponctuation dorsale est quelque peu variable; la forme suivante, de la
même localité n’en est sans doute qu’une simple variété.
var. punctatus, nov.
Ponctuation dorsale plus forte et plus serrée. Prothorax (çf, Ç) moins
large, les côtés moins arqués, sa plus grande largeur au milieu, même chez le
cf, presque d’égale largeur à ses extrémités (rf, Ç).
Long. 4,5-4,8 mm.
Même localité, 3 ç$çf, 3 Ç 9 , la plupart mutilés.
Gen. OPSEOBARYPEITHES, nov.
Rostre moins large et peu plus long que la tête, conique jusqu’aux ptéry-
gies, ces dernières extérieurement arrondies et débordant un peu les côtés;
scrobes fovéiformes, en arrière evanescents, n’atteignant pas les yeux, pro¬
longés en dessous par une rainure latérale arquée L Antennes subapicales,
fines, leur cils assez longs et dressés, le scape arqué, claviforme, dépassant
à peine le bord antérieur du prothorax, les deux premiers articles du funicule
allongés, le 1 er plus long que le 2", les 3 ou 4 derniers globuleux, la massue
bien détachée du 7°, ovale ou oblongue. Prothorax très obliquement coupé à
ses extrémités, son bord antérieur légèrement arqué, sa base en arc large.
Elytres ovales, échancrés en arc à la base, sans épaules, pourvus chacun de
10 séries de points. Fémurs inermes, claviformes, presque lisses; tibias
droits, graduellement élargis, lisses en dedans, les corbeilles tarsales peu
obliques à l’axe. Tarses en dessous soyeux-pubescents, courts, le 3 e article à
lobes parallèles, les ongles connés. Métasternum très court, sublinéaire;
saillie intercoxale postérieure arquée en avant, moins large que la hanche
postérieure. $. Tibias postérieurs pourvus d’un onglet apical interne,
Forme plus étroite.
Petits insectes noirs ou brun foncé, pourvus en dessus d’une fine pubes¬
cence courte et éparse, les antennes et les pattes jaunes.
Le génotype est : O. ericae, n. sp.
Tableau des espèces
1. Elytres oblongs, leur pubescence redressée et bien visible. Im¬
pression antérieure du rostre n’échancrant pas le sommet. Yeux
petits, presque plans. 2.
1. Au repos les antennes sont dirigées en dessus, non le long de ce sillon.
212
A. IIUSTACHE
— Élytres brièvement ovales, leur pubescence extrêmement courte
et éparse. Rostre à son sommet avec une profonde impression
médiane échancrant le sommet. Tête et rostre à ponctuation très
fine et très éparse. Cils du funicule antennaire mi-dressés. Long.
3 - 4 mm. brevicollis, n. sp.
2. Rostre fortement conique. Interstries des élytres plans, lisses,
luisants ; 2 e segment ventral beaucoup plus court que les 3° et 4°
ensemble. Long. 2,5-3 mm. ericae, n. sp.
— Rostre faiblement conique. Cils du funicule longs et fortement
hérissés. Interstries des élytres convexes, submats, densément
et finement coriacés granulés ; 2° segment ventral, au milieu
aussi long que les 3 e et 4" ensemble. Long. 4-4,1 mm. elgonensis, n. sp.
Opseobarypeithes ericae, n. sp.
Noir de poix, les antennes, le sommet des tibias et les tarses roux, la pu¬
bescence dorsale courte, très éparse.
Rostre très peu élargi en avant, ses ptérygies étroites, son impression dor¬
sale irrégulièrement ponctuée. Tête formant un cône avec la base du rostre,
éparsément ponctuée sur le front, le vertex lisse, les yeux petits, mais un peu
convexes. Antennes fines, le scape légèrement arqué, la massue ovale, courte,
de la longueur des trois articles précédents réunis.
Prothorax subcylindrique, plus long que large, très peu élargi vers le
milieu, luisant, ses points très petits et très épars, moindres que ceux de la
tête.
Élytres oblongs, à peine de moitié plus longs que larges, les points des
séries assez gros, séparés par des intervalles plus grands que les points, sur
le déclivité postérieure les points très petits, les stries nettes, les interstries
larges, plans, luisants, avec une série de petits points espacés, piligères, les
poils courts sur le disque, mais sur la déclivité postérieure presque aussi
longs que la largeur d’un interstrie (particulièrement chez le (jf), les trois
derniers interstries latéraux avec des points râpeux et quelques très petits
granules. Tarses robustes et courts, les ongles fortement connés.
çf. Premier article des tarses antérieurs et intermédiaires deux fois aussi
large que le 2 e , à peine plus long que large et peu rétréci à sa base, celui des
postérieurs un peu moins large et plus long.
Ç. Premier article des tarses seulement un peu plus large que le 2 e ;
tibias antérieurs et intermédiaires pourvus au sommet interne d’une très
courte épine dirigée suivant l’axe du tibia, les postérieurs avec un fort onglet
recourbé.
Long. 2,5 -3 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, vers 3.500 m., st. 18; 14 spéci¬
mens dont 6 çfçf.
Petite espèce ne pouvant se confondre qu’avec Abarypeith.es hypogeus
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
213
dont elle se distingue, en outre de sa taille plus forte et de sa coloration,
par le rostre beaucoup moins dilaté en avant, les yeux plus grands, le pro¬
thorax moins élargi et sa ponctuation plus fine, les poils postérieurs des
élytres plus longs, les ongles fortement connés.
Les tibias sont parfois roux en entier et les fémurs d’un brun rouge
(immature).
Opseobarypeithes brevicollis, n. sp.
Noir luisant, les antennes et les pattes ferrugineuses, la pubescence dor¬
sale extrêmement courte et éparse, peu visible même chez le çf.
Tête et rostre jusqu’à l’insertion formant un cône, convexe les tempes aussi
longues que les yeux, la ponctuation fine et très éparse. Yeux assez grands,
blanchâtres, latéraux. Rostre convexe, éparsément ponctué comme la tête,
en avant marqué de deux impressions, l’une derrière l’insertion antennaire
et courte, l’autre en avant profonde, coriacée, échancrant le sommet. Sillon
inférieur du scrobe net, profond, éloigné des yeux. Antennes avec le scape
légèrement arqué, le 2 e article du funicule d’un quart moins long que le l 01 ',
les 3 e , 4 e ovoïdes, plus longs que larges, les trois derniers globuleux, plus
larges, la massue oblongue, plus longue que les trois articles précédents
réunis.
Prothorax fortement transversal, convexe, ses points petits et épars.
Élytres brièvement ovales et à peine plus longs que larges ($), un peu
plus longs et moins convexes (cf), la base assez fortement échancrée en arc;
assez finement ponctués sériés, les points séparés par des intervalles plus
grands que les points, s’effaçant vers le sommet, plus gros et plus serrés
dans les séries latérales, les interstries larges, légèrement convexes, luisants,
pourvus chacun d’une série de petits points piligères et espacés.
Tarses robustes, les ongles grands et assez longuement connés.
çf. Premier article des tarses antérieurs et intermédiaires de moitié plus
large que le 2°, celui des postérieurs triangulaire, plus long et peu plus large
que le 2 e .
$. Premier article des tarses antérieurs un peu plus large que le 2° ; tibias
postérieurs armés d’un assez fort onglet apical interne.
Long. 3-4 mm.
Cratère de l’Elgon, pied du Koitobbos, 4.000 m. d’alt., st. 20; 6 çfcf, 1 $.
Quelques spécimens ont le prothorax légèrement teinté d’un rouge vineux.
Opseobarypeithes elgonensis, n. sp- (9)
Oblong, noir de poix, les antennes et les tarses d’un roux clair, les pattes
d’un rouge ferrugineux foncé, la pubescence dorsale espacée, claire et
assez longue, dressée sur les élytres.
Tète avec la base du rostre faiblement conique, en dessus peu convexe
et éparsément ponctuée sur le front, le vertex lisse. Yeux assez petits,
214
A. HUSTACHE
blanchâtres, presque plats. Tempes légèrement renflées, à peine aussi
longues que les yeux. Rostre très peu élargi par les ptérygies, son impres¬
sion médiane assez profonde, densément ponctuée, bordée de chaque côté
par une carène obtuse et ponctuée, en avant de l’insertion antennaire
pourvue dans son milieu d’une élévation triangulaire. Scrobes profonds,
densément ponctués, leur sillon inférieur étroit, ponctué et peu net.
Antennes avec le scape légèrement arqué, les cils du funicule hérissés, le
2 e article un peu moins long que le 1 er , la massue ovale, aussi longue que
Jes trois articles précédents ensemble.
Prothorax un peu plus large que long, à la base peu plus large qu’au
sommet, sa plus grande largeur près du milieu, les côtés peu arqués, lisse,
ses points très petits et très épars, émettant des poils' relevés et bien
visibles.
Elytres subovales, de moitié plus longs que larges, la base faiblement
échancrée en arc; assez fortement sériés-ponctués, les interstries larges
subconvexes en avant, convexes sur la déclivité postérieure, peu luisants,
très finement coriacés-granulés, pourvus d’une série de points espacés,
piligères, râpeux, tuberculés-râpeux sur le 7° interstrie.
Tibias antérieurs légèrement sinués. Tarses courts, le l or article des
antérieurs subtriangulaire, plus long que large mais peu plus large que le
2 e . Tibias postérieurs avec un fort onglet apical interne.
Long. 4-4,1 mm.
Camp III de 1 Elgon vers 3.500 m., st. 18; 5 spécimens; — pied du Koi-
tobbos, 4.000 m., st. 19; 1 spécimen.
Cette espèce ressemble à Neomias latipes m.; elle s’en distingue par la
rainure latérale du scrobe, les antennes plus fines, le rostre plus conique,
la ponctuation du prothorax très fine.
Gen. ABARYPEITHES, nov.
Génotype : microphthalmus Hust. Voy. Alluaud et Jeannel, XIX, Cure.
1929, p. 450 (. Barypeithes ).
Genre voisin de Opseobarypeith.es ; il en diffère essentiellement par les
yeux atrophiés, très petits ou nuis, les ongles très brièvement connés à leurs
extrême base.
L’atrophie des yeux est plus accentuée chez le génotype : microphthalmus
que chez la nouvelle espèce : hypogeus. L’une et l’autre ont été capturées
dans la zone des forêts sous les fgrosses pierres, la première au mont
Kenya, et aux monts Aberdare entre 2.800 et 3.200 m., la seconde à
l’Elgon.
Abarypeithes hypogeus, n. sp.
Oblong, d’un brun ferrugineux, les pattes et les antennes plus claires,
en dessus assez luisant, pourvu sur les élytres de quelques poils sétifères
jaunes mais microscopiques.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE 215
Rostre pourvu d'une impression longitudinale s’affaiblissant en arrière,
avec deux séries de petits points, limitée de chaque côté par une fine carène
la séparant des scrobes; en avant de l’insertion antennaire obliquement
déclive et lisse, devant les yeux pointillé, les scrobes ponctués, en dessus
profonds, latéralement évanescents et leur rainure inférieure peu distincte;
pourvu ainsi que la tête de quelques poils jaunes. Tête conique, moins longue
que large, le vertex très lisse, luisant, imponctué, le front avec quelques
petits points épars. Yeux très petits et plats. Antennes avec le scape à peine
arqué et modérément épaissi au sommet, le 2° article du funicule d un
cinquième moins long que le 1 er , les suivants globuleux, ne croissant que
très peu en épaisseur.
Prothorax aussi long que large, peu élargi, sa plus grande largeur vers
le milieu, les côtés modérément arqués, la base à peine plus large que le
bord antérieur; peu convexe, luisant, lisse, les points très épars, en avant
microscopiques, en arrière devenant un peu plus gros.
Élytres elliptiques, plus longs que larges, la base légèrement échancrée
en arc, les épaules arrondies, les côtés subparallèles dans le milieu; peu
convexes, les points des séries dorsales séparés par des intervalles plus
grands que les points, médiocres en avant, devenant plus petits en arrière,
ceux des stries latérales plus serrés, les interstries dorsaux plans et avec
quelques points microscopiques.
Fémurs lisses, éparsément et finement pubescents, les tibias vers le
sommet avec une pubescence plus dense et jaune. Ongles écartés, connés
seulement tout à fait à leur base. Dessous submat, obsolètement coriacé, la
base de l’abdomen avec quelques petits points.
cf. Premier article des tarses antérieurs et intermédiaires transversal et
deux fois plus large que le 2°, ce dernier très petit, celui des postérieurs un
peu moins large, mais plus long, en forme de palette. Premier segment
ventral aplani à sa base, le 5° convexe et fovéolé à son sommet. Forme plus
étroite, le prothorax plus convexe, les élytres moins larges avec les épaules
plus obliquement arrondies.
Q. Tibias postérieurs pourvus d’un petit onglet apical interne. Tarses
courts, les articles presque de même largeur, le l or des antérieurs subcarré,
le 2 e fortement transversal, le 3° avec ses lobes parallèles, le l or des
postérieurs et intermédiaires subtriangulaire et un peu plus long. Taille
plus grande, la ponctuation dorsale plus forte.
Long. 1,9 - 2,4 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, vers 3.500 m., st. 18; 10 c?cf.
il 9 $.
Cette espèce est voisine de A. microphthalmus du mont Kenya; elle
s’en distingue par sa taille plus forte, la ponctuation du prothorax et des
élytres moindre, les élytres moins convexes, le 2° article du funicule plus
long. La réduction des yeux chez l’une et l’autre espèce indique des mœurs
hypogées.
216
A. HUSTACHE
Gen. HOBARYPEITHES 1 , nov.
Pattes et antennes très robustes. Tarses antérieurs avec les deux premiers
articles emboités, trois lois aussi larges que longs, peu différents de
largeur, le 3 e peu plus large que les précédents; tarses intermédiaires
semblables aux antérieurs mais le l 01 ' article un peu plus long; tarses
postérieurs avec le 1 er article triangulaire et un peu plus long que large,
le 2 e transversal et un peu plus large. Ongles petits et fortements connés.
Yeux extrêmement petits et plans.
Les autres caractères identiques à ceux de Opseobarypeithes.
L’unique espèce et génotype est :
Hobarypeithes laevis, n. sp.
Ovale, marron, en dessus glabre et la sculpture extrêmement fine.
Rostre modérément élargi en avant, longitudinalement impressionné,
marqué ainsi que la tête de quelques points épars, petits, mais beaucoup
plus gros que ceux du prothorax et des élytres, leurs intervalles microscopi¬
quement alutacés. Serobes lisses, éparsément pointillés, le sillon inférieur
distinct et lisse. Soies des mandibules et des côtés au sommet, fines, jaunes.
Antennes avec le scape assez fortement épaissi au sommet, les articles du
funicule à cils jaunes, le 1 er article subconique et un peu plus de deux fois
aussi long que large, le 2 e moins long que le 1 er et d’un tiers plus long que
large, les suivants s’élargissant un peu, diminuant de longueur, les 3°, 4“
transversaux, les autres lenticulaires, le 7 e bien détaché de la massue, la
massue ovoïde, acuminée au sommet, grosse, son 1 er article court, cupuli-
forme.
Prothorax à peine moins long que large, la base un peu plus large que le
bord antérieur, les côtés assez fortement arqués; convexe, les points petits,
épars, sur fond alutacé.
Elytres ovales, peu plus longs que larges, assez fortement échancrés en
arc à la base; les points des séries extrêmement petits et légers, effacés en
arrière, le fond alutacé.
Pattes très robustes. Fémurs subglabres. Tibias droits, graduellement
et fortement élargis, comprimés, leur arête dorsale subcarénée, à ponctua¬
tion fine, devenant dense vers le sommet, ainsi que leur pubescence jaune;
sommet dorsal des antérieurs arrondi et dilaté en dehors; corbeilles tarsales
postérieures obliques, glabres, leur angle externe développé, triangulaire.
Long. 3 - 3,2 mm.
Camp. III del’Elgon, zone des Bruyères, vers 3.500 m., st. 18; deux çftf.
1. Homo par abréviation.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
217
Gen. AFROTROGLORRHYNCHUS, nov.
Tête courte, les yeux latéraux, très petits. Rostre continu avec la tête,
élargi en avant, sinué au sommet, le menton sans soie mais avec un court
pédoncule. Scrobes fovéiformes, fermés en avant, évanescents et n’attei¬
gnant pas les yeux en arrière. Antennes avec le scape droit, dépassant peu
le bord antérieur du prothorax, le funicule de 7 articles, les deux premiers
assez allongés et subégaux, les suivants courts, arrondis, la massue grosse,
ovale obtuse, son 1 er article cupuliforme et moins long que large. Prothorax
ovale, tronqué à ses extrémités, l’obliquité du bord antérieur (vu de profil)
semblable à celle du bord postérieur. Ecusson invisible. Élytrcs oblongs, la
base légèrement échancrée en arc, les épaules effacées, leur bord latéral non
sinué vers les hanches postérieures.
Pattes courtes. Fémurs inermes, faiblement sculptés. Tibias graduel¬
lement élargis, comprimés, leur tranche dorsale finement carénée, à sa
base au moins, au sommet un peu élargis en dedans et en dehors, la
corbeille oblique et ouverte en haut, la tranche interne des tibias ni granulée,
ni denticulée.
Tarses courts, tomenteux en dessous, le 3° article bilobé, les ongles connés
seulement à leur extrême base.
Hanches antérieures contiguës, insérées à égale distance des deux bords
du prosternum. Hanches intermédiaires étroitement séparées, l’écartement
des postérieures moindre que le diamètre transversal de la hanche
postérieure, la saillie intercoxale arquée en avant. Métasternum entre les
hanches intermédiaires et postérieures un peu moins long que le diamètre
longitudinal de la hanche intermédiaire, ses épisternes linéaires. Deuxième
segment ventral de moitié plus long que le 3 e , sa suture avec le 1 er droite,
fine, le 5° segment à peine aussi long que les 3° et 4" ensemble.
Insecte aptère et subglabre.
Genre proche des Troglorrhynchus , mais en différant par la conformation
des tibias et les ongles connés à la base; ce dernier caractère ne peut être
observé qu’à un assez fort grossissement.
Afrotroglorrhynchus nivalis, n. sp.
Oblong. modérément convexe, marron, les pattes et les antennes plus
claires; peu luisant, glabre en dessus, les tibias vers leur sommet avec une
pubescence dorée assez longue, raide et soulevée.
Tête conique, moins longue que large, le vertex lisse, le front un peu
plus large que la base du rostre, à son sommet avec une fovéole ronde,
marqué de points enfoncés, espacés. Rostre plus long que large, en arrière
conique, transversalement arrondi et ponctué, sa moitié antérieure dilatée,
fortement déclive en avant, les ptérygies étroites, ne débordant pas les
côtés, son sommet simplement sinué, cette même partie antérieure lisse
218
A. HUSTACIIE
en avant, convexe dans le milieu, ponctuée sur les côtés en arrière; vu de
profd le rostre paraît relevé-gibbeux au niveau de l’insertion antennaire,
déprimé en arrière. Antennes assez robustes, le scape pubescent, droit,
graduellement et modérément épaissi, les cils du funicule redressés et
jaunes, assez longs, le 2° article un peu moins long que le l Br , les suivants
grossissant un peu, les 3 e , 4», 5 e globuleux, les 6°, 7° légèrement transver¬
saux.
Prothorax un peu moins long que large, sa plus grande largeur vers le
milieu, les côtés modérément arqués et devant la base brusquement et assez
largement resserrés, la base peu plus large que le bord antérieur; modéré¬
ment convexe, lisse, avec des points épars, très petits, moindres que ceux
du front.
Élytres ovales-rectangulaire, plus de deux fois aussi larges que le protho-
rax, les côtés peu arqués dans le milieu, au sommet étroitement arrondis;
vus de profil, la ligne dorsale continuant celle du prothorax et la déclivité
postérieure verticale; pourvus chacun de 10 séries de petits point séparés
par des intervalles plus grands que les points, s’effaçant en arrière, les
interstries larges, plans, avec une ligne de points espacés, très petits, sur un
fond microscopiquement coriacé.
Pattes robustes; fémurs à pubescence courte et rare, vers le genou avec
une ponctuation très serrée, fine, rugueuse. Tibias antérieurs avec leur
sommet arrondi et avancé sur le 1 er article tarsal; corbeille tarsale des
tibias intermédiaires et postérieurs dilatée à son angle externe. Tarses
avec le l 6r article triangulaire non (antérieur) ou peu plus long que large,
le 2° fortement transversal.
Dessous coriacé-ponctué, les points petits, légèrement râpeux, la pubes¬
cence très fine et très éparse ; 1 er segment ventral légèrement impressionné
à sa base.
Long. 4- 5,3 mm.
Cratère de l’Elgon, pied du Koitobbos, 4.000 m.; st. 20; trois spécimens
de taille différente, et très probablement mâles.
La forme de la tête et du rostre rappelle tout à fait celle de Troglorrhynchus
anophthalmus Schmidt, mais tous les autres caractères et notamment la
conformation des pattes sont différents.
Gen. APARASYSTATES, nov.
Forme allongée, les élytres chez le <j? seulement un peu plus étroits que
chez la 9 ■ Antennes courtes et robustes ; scape à son sommet très brusque¬
ment et très fortement renflé, avec une échancrure profonde pour l'insertion
du 1 er article Prothorax tronqué à sa base. Élytres avec la base légèrement
échancrée en arc, pourvus de 10 stries ponctuées, sur les côtés faiblement
comprimés à partir delà 8° strie. Tibias pourvus d’un très petit onglet apical
interne, plus distinct chez le ç?, les corbeilles tarsales postérieures avec leur
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
219
bord extérieur un peu épaissi, densément cilié, mais non dédoublé. Métas-
ternum beaucoup plus long que la hanche intermédiaire, la suture des
épisternes line, arquée au milieu, effacée en arrière. Autres caractères
donnés dans le tableau.
Le génotype est :
Parasystates elongatus Hust., Voy. Alluand et Jeannel Afr. Or., XIX.
Cure., 1929, p. 407. -— Mont Kenya, 3.300-4.300 m. d’alt.
Sa forme et la structure des antennes empêchent le maintien do cette
espèce parmi les Parasystates, genre le plus voisin.
Gen. PARASYSTATES Aurivillius
Genre composé d'espèces d’assez grande taille, ce qui facilite leur
recherche ; il est caractéristique de la faune alpine. Des 23 espèces décrites il
faut en détacher P. cardai Auriv., elongatus Hust., alternans Ilust.,
rugulipennis Hust., kenyae Hust. placés dans d'autres genres et y ajouter
P. elgonensis, n. sp.
P. kenyae Hust. a le rostre séparé du front par un sillon transversal ;
c’est un Systates.
Arboricoles, ces espèces fréquentent notamment les Senecio arborescents,
(Senecio Erici-Rosenii et autres), de 2.000 à 4.500 m. d’alt. Elles se
répartissent ainsi : Kilimandjaro, 6 espèces; m* Kenya, 2, l’Elgon 4, le
Ruwenzori 1, le m 1 Nyamukubi 1, m 1 Biranga 1, m' Kokanjero 1, Djem-
Djem forest dans l’Abyssinie 1, enfin une du Béni, sans localité plus
précise.
Aucune espèce n’est signalée des autres massifs africains.
Parasystates elgonensis, n. sp.
Noir, les fovéoles et les points pourvus de microscopiques poils blancs, le
dessous, les pattes et le repli inférieur des élytres avec une pubescence
très fine et très éparse, les côtés du prothorax avec une ligne latérale de
quelques squamules blanches.
Rostre moins long que large, plan, mat, couvert de fines rugosités
longitudinales, les points indistincts, l’aire apicale déprimée alutacée, la
pubescence plus visible sur les côtés. Tête mate, sa sculpture semblable à
celle du front mais un peu plus forte, le front avec un point très petit
enfoncé.
Yeux fortement convexes. Antennes d’un rouge foncé, pubescentes; scape
peu arqué, modérément épaissi au sommet ; funicule avec ses articles
décroissant graduellement de longueur, le 7 e plus long que large, la
massue étroite, subcylindrique, grise.
Prothorax transversal, régulièrement et fortement arqué sur les côtés,
peu convexe; couvert de rugosités aplaties, irrégulières, médiocrement
2-20
A. HUSTACHE
serrées, luisantes, leurs intervalles mats, leurs points devenant distincts
seulement vers le bord antérieur, la ligne médiane subsillonnée et mate.
Élytres elliptiques, convexes et déclives à leurs extrémités ( 9 ) ou pro¬
fondément impressionnés, plus étroitement derrière la base et le 6 ° inters¬
trie fortement caréné (cf); profondément ponctués, striés, les cloisons
séparant les points élevées, réunissant les interstrics ( 9 ), ou les points des
stries séparés par des granules (çf), les interstries convexes, pourvus d'une
série de tubercules aplatis en avant, plus aigus en arrière ( 9 )i plans et les
tubercules plus élevés et plus aigus (çf), la côte latérale (çf) en avant cré¬
nelée, en arrière denticulée, les interstries latéraux à pubescence plus
dense, leurs tubercules en avant petits, en arrière nuis.
Pattes élancées, les tarses bruns de poix, l’onychium ferrugineux, les
tibias postérieurs denticulés en dedans.
Long. 7 - 8,5 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, 3.500 m., st. 18; types : 3 cG
49.
Kinangop, monts Aberdare, versant ouest, forêt des Bambous, 2.900-3.100,
st. 46, 1 9 .
Marakwet, Campi Cherangani, 3.000 m; 1 9) st- 31.
Les spécimens très frais sont pourvus sur la déclivité postérieure de
quelques longues soies dressées, vers le sommet plus nombreuses et
brunes et les élytres de quelques squamules oblongues, lancéolées, très
éparses.
Elle diffère de P. alpinus Hust. des monts Aberdare — dont elle se rap¬
proche par la sculpture des élytres — par les points des stries séparés non
par des granules mais par des cloisons étroites, irrégulières, les tubercules
des interstries écrasés, le protborax plus fortement arrondi sur les côtés, sa
sculpture plus forte et plus irrégulière, le rostre moins large. Comme
Valpinus elle a une petite tache squamuleuse blanche sur les épisternes du
mésosternum et une autre sur l’angle latéral et postérieur du métasternum.
L’unique femelle du Kinangop a les pattes rougeâtres, le sommet des
tibias et les tarses noirs exceptés.
Gen. PARASÏSTATIELLA, nov.
Scrobes fovéiformes, courts, fermés en avant, en arrière non prolongés
derrière l’insertion antennaire. Rostre brièvement échancré au sommet.
Antennes courtes, le scape arqué, n’atteignant pas le bord antérieur du
prothorax. Les autres caractères indiqués au tableau.
Petits insectes squamuleux.
Génotype : Parasystates rugulipennis Hust. (Voy. Alluaud Jeannel
Afr. or., XIX, Curcul. 1929, p. 409).
Mont Kenya, versant ouest, zone des forêts, 2.800-3.200, 1-1912 (Ail. et
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE 221
Jeannel). — Monts Aberdare, versant ouest, 2.900-3.100 m. d’alt., 1933 (Jean-
nel) (st. 46).
A cette espèce il faut ajouter la suivante de sculpture dorsale très différente.
Parasystatiella lineola, n. sp.
Oblong, roux, le revêtement dorsal léger, composé sur les élytres de
squamules étroites, teintées de jaune, formant une bande sur les interstries
1-3-5 et une bande latérale, sur la déclivité postérieure, serrées sur tous les
interstries et entremêlées de cils dressés, sur le prothorax et la tète, piliformes,
éparses, plus serrées sur les côtés, les antennes et les tibias avec des cils
dressés.
Rostre plus large que long, peu élargi en avant, plan, à ponctuation fine,
peu serrée, les points pilifères. Front plan, ponctué comme la tète, le front
fovéolé. Yeux assez fortement convexes. Antennes robustes et courtes; scape
peu arqué, brusquement épaissi au sommet; funiculeavec ses deux premiers
articles allongés, subconiques, le 2 e moins long que le 1 er , le 3 e ovoïde, les
suivants globuleux et ne croissant que peu en épaisseur, la massue grosse,
oblongue, obtuse à son sommet.
Prothorax transversal, peu arqué sur les côtés, très brièvement et faible¬
ment resserré à ses extrémités, le bord antérieur sinué au milieu; peu convexe,
la ponctuation assez forte, espacée dans le milieu, serrée sur les côtés.
Elytres oblongs, de moitié plus longs que larges, obliquement arrondis
aux épaules; peu convexes, la déclivité postérieure oblique et un peu aplatie,
es points des séries assez gros, médiocrement (9) ou plus fç?) serrés, les
interstries plans, les impairs en avant lisses, sur la déclivité ponctués et
squamulés.
Pattes robustes; fémurs peu claviformes; tibias droits, sétosulés en dedans,
les postérieurs subéchancrés et crénelés dentés en dedans avant le sommet;
deuxième article des tarses triangulaire et pas plus long que large.
Long. 6 mm.
Mont Kinangop, prairies alpines, 3.500-3.700 m.; st. 48; une paire.
De la même provenance, deux autres petites espèces noires, voisines, pour¬
vues sur les élytres de longs poils, mais en différant en outre par la propor¬
tion des articles antennaires, la sculpture dorsale, l'une et l’autre représentées
par un seul spécimen 9 •
Gen. EPIRHINUS, nov.
Rostre non séparé de la tête par un sillon transversal, son sommet oblique,
faiblement échancré mais pourvu d’un empâtement lisse limité en arrière
par un sillon semi-circulaire au niveau de l’insertion antennaire, son aire
dorsale plane, de chaque côté oblique, les scrobcs latéraux, en arrière larges
et évanescents, s’effaçant avant les yeux, leur arête supérieure dirigée
000
A. I1USTAC IIE
au-dessus des yeux. Menton pourvu de deux soies, le sous-menton rectangu¬
laire. Antennes subapicales, normales; scape arqué, graduellement épaissi,
dépassant très peu le bord antérieur du prothorax; funiculc de 7 articles, les
deux premiers assez allongés, le 1 er plus long que le 2 e , la massue étroite,
subfusiforme, pubescente, son 1 er article plus long que large, plus long que
le 2 e .
Prothorax tronqué à ses extrémités. Pas d’écusson. Élytres ovales, beau¬
coup plus larges que le prothorax, les épaules effacées; pourvus chacun de
10 séries de points. Fémurs inermes, faiblement claviformes, les postérieurs
dépassant peu le 4° segment ventral; tibias s’élargissant peu, faiblement
sinués en dedans, au sommet peu obliquement tronqués, et faiblement dilatés,
leur bord supérieur légèrement arqué, pourvus d’un court mucron interne,
les corbeilles tarsales ouvertes; tarses courts, pubescents en dessous, le
3 e article large, bilobé, et en dessous spongieux, les ongles connés.
Prosternum tronqué à ses extrémités, les hanches contiguës, insérées à
égale distance des deux bords les hanches intermédiaires très étroitement
séparées, l’écartement des postérieures plus large que le diamètre de la
hanche. Métasternum entre les hanches intermédiaires et postérieures seule¬
ment égal au diamètre de la hanche intermédiaire, ses épisternes étroits,
leur suture peu visible. Deuxième segment ventral, au milieu, un peu moins
long que les 3° et 4 6 ensemble, ces derniers convexes, la V e suture légère¬
ment sinuée au milieu, les autres droites et profondes.
Insecte aptère, squamulé.
Le génotype est :
Epirhinus squamulosus, n. sp.
Ovale, brun de poix, les antennes et les pattes d’un roux ferrugineux, le
revêtement dorsal assez dense, luisant, d’un jaune cuivreux métallique, com¬
posé sur la tète et le rostre de poils couchés, sur le prothorax et les élytres
d’un mélange de petites squamules rondes et de courts poils, les élytres pourvus
en outre de soies dressées, courtes, claires, sur la déclivité postérieure plus
nombreuses et plus longues.
Rostre très épais, très court, vu par devant conique et fortement
transversal, les scrobes semblables à deux arcs dirigés en dessus, débordant
sensiblement les côtés, densément cor-iacé ponctué, rugueux, avec trois
fines carènes les latérales limitant le bord supérieur des scrobes), son aire
dorsale continuant le plan du front, l’empâtement apical ferrugineux, glabre.
Tête deux fois aussi large que longue, avec les yeux presque aussi larges
que le bord antérieur du prothorax, sculptée comme le rostre. Yeux
arrondis, grands, assez fortement convexes.
Prothorax d’un tiers plus large que long, d’égale largeur et non resserré
à ses extrémités, les côtés peu arqués; modérément convexe, grossièrement
ponctué rugueux, la ligne médiane un peu relevée, moins ponctuée, parfois
lisse, le revêtement plus dense et formant une bande sur les côtés.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
-223
Élytres avec la base légèrement écliancrée en arc et de même largeur que
celle du prothorax, ovales, dans le milieu deux lois aussi larges que le
prothorax, rétrécis en ogive en arrière, longitudinalement peu convexes;
la déclivité postérieure forte, brusque, vue de haut irrégulière, scs côtés
bisinués, interrompus par deux élévations, la l re forte formée par la jonction
des interstries 5, 6, 7, la 2 1 ’ moindre et en arrière de la l re , la suture convexe;
assez fortement ponctués-striés, les points pourvus au fond d’un poil court,
les interstries de 3 à 4 fois aussi larges que les points, les dorsaux en avant
plans, les latéraux sur toute leur longueur les dorsaux convexes en arrière,
luisants à travers le revêtement.
Fémurs faiblement sculptés, leur pubescence fine, éparse, couchée; tibias
droits, brièvement ciliés, les postérieurs sur leur moitié apicale interne gra¬
nulés râpeux; 1 er article des tarses triangulaire et un peu plus long que
large (antérieur), ou beaucoup plus long (postérieur).
Dessous luisant, faiblement coriacé, éparsément ponctué, la pubescence
plus longue, couchée, irisée, éparse.
cf. Premier segment ventral impressionné à sa base.
Long. 5-5, 2 mm.
Mont Elgon, versant est, camp. III, zone des bruyères, 3.500 m., st. 18;
16 spécimens.
Gen. OREOSYSTATES Marshall
Marshall, Rev. Zool. Afr.,XXIV, 1933, p. 69.—-Ann. Mag. Nat. Hist. (10),
XV, 1935, p. 506.
muscosus Mshl., 1. c., p. 69, fig. 1. — Ruwenzori.
Gen. DYSOMMATUS Marshall
Marshall, Rev. Zool. Afr., XXIV, 1933, p. 71.
rufulus Mshl., 1. c., 71. — Ruwenzori à 4.500 m.
costicollis Mshl., 1. c., p. 72, fig. 2. — Ruwenzori, à 4.500 m.
Gen. SYSTATES Gerstaecker
Systates Lindbloni Aurivillius
Arkiv. Zool., 18A, n° 23, 1926, p. 21.
Kikuyu esc., 2.300 m. (Jeannel), st. 4.
Systates villosus Hustache
Voy. Alluaud et Jeannel Afr. Or., XIX, Cure., 1929, p. 431.
Monts Aberdare, 2.600-2.700 m., types; Kikuyu esc., Kijabé, 2.100 m. —
Rift Valley : Naivasha, 1.900 m.
Recapturé aux Monts Aberdare, Kinangop, vers 2.600 (Jeannel), st. 45.
224
A. HUSTACHE
Systates latirostris Hustache
L. c., p. 430.
Crater Lake, ouest de Naivasha, 1.900 ni. (Jeannel), st. 50.
Systates brevicornis Hustache
L. c., p. 434. — Riv. Tchania, 1.520 m.
Capturé à nouveau au Kinangop (Jeannel), st. 45.
Systates marginalis Hustache
L. c., p. 423. — Mau esc., 2.400 m.
Même localité vers 3.000 m. — Elgeyo esc., vers 2.500 (Jeannel), st. 42.
Systates elegantulus Hustache
L. c., p. 424. — Mont Kenya, 2.400-3.200 m.
Kinangop, vers 2.600 m. (Jeannel), st. 45.
Systates glaber Hustache
L. c., p. 421. —Naivasha, 1.900 m. (Jeannel), st. 49.
Systates nigrinus Hustache
L. c., p. 433. — Kikuyu esc., 2.300 m., un spécimen légèrement différent
(Jeannel).
Systates lineatulus Hustache
L. c., p. 162.
MontElgon, camp III, 3.500 m. (Jeannel), st. 18.
Systates Loveni Aurivillius
Arkiv Zool. 18A, n° 23, 1926, p. 17. — Elgon Saw mill., 2.470 m. — Campi
Cherangani, Marakwet, 3.000 m. (Jeannel).
Systates setifer Aurivillius
L. c., p. 18.
[setulosus Auriv., Kilimandj. Meru Exp., 7, 21, 1906, p. 416. Kilimand¬
jaro.
Naivasha, Rift Valley (Jeannel), st.
Systates striolatus Aurivillius
Bull. Mus. Paris, 1912, p. 355. — Kinangop, 2.600 m. ; Timboroa (Jeannel),
st. 10.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAË 225
Systates crenatipennis Fairmaire
C. R. Soc. ent. Belg., XVIII, p. clvii; Ann. Soc. Ent. Fr. (6), VII, p. 316.
— Ile de Mombasa et de 1.050 à 2.400 au Kenya.
Nairobi, 1.660 (Jeannel), st. 53.
Subgen. Liosystates Hustache
Groupe composé d’espèces alpines :
alticola Auriv., Arkiv Zool., 18A, n° 22, 1926, p. 3, fig. 2. — Volcan
Birunga, 2.800-3.000 m.
alternatux Auriv., 1. c., p. 4. — Birunga, 2.800 m.
mciculosus Auriv., 1. c., p. 4. — Birunga, 2.800 m.
laevinasus Hust., Sbornik ent. Naoer. Mus. Praze, XIV, 1936, p. 14. —
Rouanda : Mohavoura.
Burgeoni Hust., 1. c., p. 269. — Kivu : Mont Nyamukubi, 2.600 m.
nyamukubianus Hust., I. c., p. 270. — Kivu, mont Nyamukubi, 2.600 m.
cannicollis Hust., 1. c., p. 271. — Ruwenzori, 2.050 m.
laevirostris Hust., Rev. Zool. Afr., XXV, 2, 1934, p. 288. — Maniema :
Sibatwa Kilengwe; Kivu : volcan Ninagongo.
Gen. 0RE0RRHINUS Marshall
Marshall., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 504, 506. — M. G. A.
Marshall a donné p. 508 le tableau de 4 espèces, auxquelles deux autres
viennent s’ajouter, ce qui nécessite le nouveau tableau suivant :
1. Prothorax mat, très densément ponctué. 2
Prothorax luisant, ses points petits, largement séparés, parfois
effacés. -
2. Rostre avec une fine carène médiane atteignant la fovéole
frontale. ^
Rostre sans c.arène médiane. Antennes courtes... 4
3. Côtés du mésosternum rugueusement ponctués; pattes d’un
iouge brun, avec les tarses et le sommet des tibias souvent
noirâtres. Long. 8-9, 5 mm. aberdarensis Marsh.
— Côtés du mésosternum non rugueusement ponctués, mais avec
une pubescence squamuleuse blanche peu serrée. Pattes noires.
Antennes un peu allongées, le 2° article du funicule plus de
deux fois aussi long que large, les articles 4-7 ovoïdes et aussi
longs que larges. Yeux modérément convexes. Prothorax avec le
disque aplati. Élytres sur le disque avec les fovéoles profondes,
subrectangulaires et les interstries coriacés, les trois derniers
interstries, en arrière, ainsi que les 9° et 10 e stries, granulés.
Long. 10-12 mm. sculpturatus Hust.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO . — T. V. ]£.
226
A. HUSTACHE
4. Côtés du mésosternum obsolètement ponctués, mais avec de très
petits granules épars. Fovéoles dorsales des élytres médiocres,
celles de la l re série serrées, leurs intervalles moindres que les
points, les interstries dorsaux transversalement rugueux, les 8 e ,
9 e , 10 e stries granulées. Long. 8 mm. brevicollis, n. sp,
— Côtés du mésosternum avec des points très petits et épars.
Fovéoles dorsales subarrondies, profondes, largement séparées,
les interstries lisses, éparsément et très finement pointillés, les
interstries 8, 9 en arrière très finement granulés, les 9° et 10° stries
ponctuées. Pattes noires. Long. 7-11 mm. punctipennis Hust.
5. Front presque plan transversalement; yeux fortement convexes,
presque semicirculaires ; rostre, de chaque côté de sa base, en
dessous, avec deux sillons transversaux; prosternum devant les
hanches et côtés du mésosternum avec des squamules largement
ovales; pattes noires. ■.. Loveni Auriv.
— Front distinctement convexe transversalement; yeux beaucoup
moins convexes ; rostre avec seulement un seul sillon de chaque
côté en dessous; prosternum en avant, côtés des méso et méta-
sternum aveede nombreuses squamules étroites. Pattes noirâtres,
les fémurs rouges dans le milieu. glabricollis Marsh.
Oreorrhinus punctipennis Hust. Yoy. Alluaud et Jeannel en Afr. Or., XIX,
Cure. 1929, p. 445 ( Neosystates ) (génotype). [Planche II, fig. 6].
Kilimandjaro : Bismark-Hügel, 2.600-2.800 m.; Marangu, 1.800-2.600 m.
Oreorrhinus sculpturatus Hust., Sbornik entom. Mus. Praze, IX, 1931,
p. 74 ( Neosystates ).
Ufiomi Berg, vers 2.400 m. (D r E. Obst).
Oreorrhinus brevicollis, n. sp. 9
Noir, en dessus glabre et peu luisant, en dessous la pubescence extrême¬
ment courte et peu visible. Antennes d’un brun de poix, le funicule plus clair,
brun rouge. Fémurs d’un rouge brun dans le milieu, les tibias et les tarses
noirs, l’onychium et les ongles d’un brun rouge.
Tête en avant avec des points légers, confluents contre les yeux, en
arrière avec de très fines rayures. Front plan, sa fovéole médiane profonde
et allongée, les yeux assez convexes. Rostre à peine aussi long que large,
avec un seul sillon à sa base, son aire dorsale plane, à ponctuation légère,
allongée, longitudinalement confluente. Antennes courtes, le funicule avec
son 2 6 article de moitié plus long que large, un peu moins long que le 1 er , les
articles 5-7 transversaux.
Prothorax presque deux fois aussi large que long (2 : 3,8), modérément et
régulièrement arqué sur les côtés, derrière le bord antérieur très brièvement
et très légèrement resserré, la base à peine plus large que le bord antérieur;
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
227
longitudinalement peu convexe, la ponctuation très serrée sur le disque,
confluente sur les côtés, les flancs finement granulés, la ligne médiane lisse,
étroite et fortement abrégée à ses extrémités.
Élytres courts, à peine plus longs que larges, la base un peu plus large
que celle du prothorax, les épaules fortement arrondies mais peu obliques,
au sommet fortement rétrécis, acuminés ensemble; convexes, les fovéoles
subtriangulaires, peu régulières, celles de la l re série très serrées, celles des
autres séries graduellement moins serrées, leurs interstries obsolètement
pointillés mais transversalement rugueux, les trois séries externes et leurs
interstries finement granulés.
Pattes avec les fémurs sublisses dans le milieu, transversalement striolés
vers les genoux; tibias pourvus d’un petit onglet apical interne et rougeâtre;
2° article des tarses postérieurs aussi long que large. Suture des épisternes
métathoraciques visible sur toute la longueur ; 5 e segmentventral tectiforme,
au milieu, en avant avec une fovéole oblongue.
Long. 8 mm.
Timboroa, Mau Escarpement, 3.000 m. (Jeannel), st. 10.
Cette espèce se distingue de O. punctipennis, par la brièveté de son pro-
tliorax, la sculpture des élytres et la forme beaucoup plus étroite de ces
derniers vers leur sommet.
Oreorrhinus aberdarensis Marshall, Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935,
p. 507, 509.
Mont Aberdare, Kinangop (Turner).
Oreorrhinus glabricollis Marshall, 1. c., p. 507, 509.
Nandi Plateau, en forêt, 1.950 m. (D r S. Neave). Lumbwa Reserve
(F. Dry).
Oreorrhinus Lovem Auriv., Archiv. f. Zool. Svenska Vetensk., 18 A,
n ° 23,1926, p. 7 (Leptospyris) ; Marsh., Ann. Mag. Nat. Ilist. (10), XV, 1935,
p. 508, 509 ( Oreorrhinus ).
Elgon, 1.700-2.000 m. (Loven, Lindblom),
Gen. LEPTOSPYRIS Aurivillius
Auriv., Kilimandj. Meru Exp. 7, 21, 1905-06 (1906), p. 409. — Marsh.,
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 504, 513.
lateralis Auriv., 1. c., p. 409, f. 2. — Mont Meru, 3.000-3.500 m.
montana Auriv., 1. c.,p. 410. —Mont Meru, 3.000-3.500 m.
squamulosa Auriv., 1. c., p. 410. — Kilimandjaro.
loveni Auriv. Arkiv. f. Zool., 18 A, N° 23, 1926, p. 7. — Mont Elgon.
sylvciticus Hust., Voy. Alluaud et Jeannel, XIX, Cure., 1929, p. 401. —
Mont Kénya.
glacialis Hust., 1. c., p. 402. — Mont Kénya.
alternans Hust., 1. c., p. 408. — Mont Kénya.
228
A. HUSTACHE
Leptospyris cardui Auriv.
Planche II, fig. 7.
Arkiv. f. Zool., 18 A, N° 23, 1926 p. 12, fig. 3 [Par asy States P).
Elgon : camp III, 3.500 m., — Kinangop. 3.300 m., Chip. Charangani,
3.500 (st. 18, et 32, 48).
Les L. Loveni, sylvaticus, glacialis , alternans ont les antennes plus
robustes et plus courtes que chez les espèces typiques précédentes ; remar¬
que faite déjà par Aurivilius, 1. c., p. 8. Le L. alternans a les corbeilles
tarsales très peu fermées ; sa forme se rapproche de Parasystatiella lineola.
L. cardui Auriv. a été repris à l’Elgon ; ses corbeilles fermées et sa
forme allongée l’éloignent des Parasystates.
Gen. SUBLEPTOSPYRIS Marshall
Marsh., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), X, 1932, p. 217 ; 1. c. (10), XV, 1935,
p. 504.
turbida Marsh., 1. c., p. 217, f. 1. — Ruwenzori.
Repris dans la même région par L. Rurgeon, mais ces derniers spécimens
avec les antennes (moins la massue) et les pattes rouges, la pubescence dor¬
sale plus fine (var. ?).
Gen. MERULLA Aurivillius
Auriv., Kilimandj. Meru Exp. 7, 21,1905-06 (1906), p. 407. — Marsh., Ann.
Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 504.
vittata Auriv., 1. c., p. 407, f. 1. — Mont Meru, 3.000 m.
callosa Hust., Voy. Alluaud Jeannel Afr. or., XIX, Cure., 1929, p. 390. —
Mont Aberdare : Kinangop, 2.500-3000 m.
Gen. ANTISPYRIS Marshall
Marsh., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 505, 509. — Génotype :
planicollis Marsh., Trans. Zool. Soc. Lond., XIX, 1909, p. 228, pi. 7, f. 17
(Amphitmetus).
foveipennis Marsh., 1. c., p. 228, pi. 7, f. 16 ( Amphitmetus ). — Brit. E. Afr. :
Lagari.
keniae Auriv., Arkiv. f. Zool., 8, N°21, 1913, p. 3 ( Amphitmetus ). — Mont
Kenya.
griseus Hust., Voy. Alluaud et Jeannel, Cure., XIX, 1929, p. 384 [Amphit¬
metus). — Kénya.
sulcipennis Hust., 1. c., p. 385 [Amphitmetus). — Kénya.
vicinus Hust., Rev. Zool. Afr., XXV, 2, 1934, p. 266 [Amphitmetus). —
Kivu : Tshibinda. — Subsp. alticola Hust., 1. c., p. 266. Ruwenzori, Kalonga.
Scotti Hust., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XVIII, 1936, p. 367. — Abyssinie :
Djem-Djem Forest.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
229
Antispyris elgonensis Aurivillius
L. c., 18 A, N° 23, p. 8 ( Amphitmetus ).
Mont Elgon : Elgon Saw mill, 2.470 m., 1 spécimen (Jeannel), st. 15.
Gen . APOTMETUS Marshall
Marsh., Trans. Zool. Soc. Lond., XIX, 1909, p. 229; Rev. Zool. Afr.,
XXIV, I, 1933, p. 67 ( Amphitmetus ) ; — Ann. Mag.Nat. Hist. (10), XV, 1935,
p. 505 (gen. pr. Peritelinï).
montanus Marsh., 1. c., p. 229, pl. 7, f. 18. — Ruwenzori, 4.300 m.
Trib. Oosomini
Corbeilles tarsales postérieures caverneuses. Epimères etépisternes méso¬
thoraciques confluents en un même point vers l’angle huméral.
De cette tribu M. Marshall a détaché les genres précédents Apotmetus,
Merulla, Leptospyris, Subleptospyris, Antispyris, lesquels ont tous les cor¬
beilles tarsales caverneuses. Pour la plupart ils ont été décrits par leurs
auteurs comme Oosomides et se rapprochent certainement plus de ce groupe
que des Peritelini. Ils sont évidemment intermédiaires entre les deux
groupes.
Pour certains genres de cette tribu la liste complète des espèces est ici
donnée, car des remaniement successifs ont nécessité le déplacement de nom¬
breuses espèces.
Gen. CISSODICASTICUS Hustache
Hust., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XVIII, 1936, p. 360.
morulus Hust., 1. c., p. 360, fig. 2. — Abyssinie : Djem-Djem forêt, vers
3.000 m.
callosirostris Hust. — Abyssinie.
Gen. DICASTICUS Pascoe
Pascoe, Journ. Linn. Soc. Lond., XIX, 1886, p. 327.
quadrinus Pascoe, 1. c., p. 328, pl. XLI, f. 2. — Mamboia.
funicularis Chevr., Ann. Soc. Ent. Belg., XXV, p. 87 ( 3 ) ISystates). — Gers-
taeckeri Faust, Stett. Ent. Zeit., LIV, 1893, p. 222 ( Diametus ) (Usambara) ;
Hust., Voy. Ail. Jeannel Afr. or., XIX, Cure., p. 393. — var. laevior Auriv.
Kilim. Meru Exp. 7, 21,1906, p. 408 (Kilimandjaro, zone des cultures).
affinis Hartm., Wien. Ent. Zeit., XVI, p. 278 [Diametus). — E. Afr.
lateralis Hartm., Deuts. Ent. Zeits., 1904, p. 375. — Usambara.
tuberculatus Faust, Stett. Ent. Zeit., LIV, 1893, p. 223. —- Usambara,
geminatus Kolbe, Arcb. Naturgesch., LX1V, p. 274. — Afrique.
230
A. HUSTACHE
haemorrhoidalis Faust, Deuts. Ent. Zeits., 1899, p. 325. — E. Afr. :
Ukami.
brevipennis Ilust., Rev. Zool. Afr., XII, 1923, p. 176. — Congo Belge centr :
Katana, Baudoinville.
albonotatus Marsh., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), 1, 1928, p. 403. — Tanga-
nyika.
Ritchei Marsh., 1. c., p. 404, fig. — Tanganyika.
nodulosus Hust., Sbornik ent. Nar. Musea Praze, IX, 1931 (32), p. 82.
Uganda.
mlanjensis Marsh., Bull. Ent. Research, XVII, 3, 1927, p. 212. — Nyasa-
land.
triangulum Hust., Rev. Zool. Afr., XXV, 2, 1934, p. 256. — Congo or. :
Makagi-Djugu.
impressus Hust., Ann. Soc. ent. Fr., CIV, 1935, p. 187. — Afr. or.; N. W.
Rodhesia.
curtus Hust., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XVIII, 1936, p. 359. — Abyssinie :
Djem-Djem forest, 3.000 m.
verruculatus Karsch, S. B. Nat. Fr., 1881, p.61 [Phyllobius). — San Thomé.
Gen. DIATMETUS Gerstaecker
Gerst., Deckens Reise, III, 2, pl. XI, f. 4.
praemorsus Gerst., 1. c. —Afr. or.
vicinus Hust., Voy. Alluaud et Jeannel Afr. or., XIX, Cure.,1929, p. 395. —
Afr. or. : New Moshi.
Gen. ENTYPOTRACHELUS Kolbe
Auriv., Arkiv. Zool., 18 A, n° 23, 1926, p. 11 (Tableau des espèces).
Entypotrachelus Bryki Aurivillius
L. c., p. 10, 12. — Naivasha, Rift Valley, 1.900 m., st. 49, 1 spécimen rap¬
porté à cette espèce (Jeannel).
Entypotrachelus foveatus Aurivillius
L. c., p. 10, 12. — Chip Cherangani, 3 spécimens; Elgeyo escarp., st. 32,
2 spécimens (Jeannel).
Entypotrachelus maculatus Aurivillius
L. c., p. 10,12. Mont Elgon, Elgon Saw mill, st. 15,1 spécimen (Jeannel).
COLEOPTERA, CURCULION1DAE
231
Genre PERITMETUS Kolbe
Kolbe, Archiv. Naturg., LXIV, 1898, p. 252. - Génotype : P. viridulus
Stuhlmann’s « Deutsch. Ost Afrika », IV, p. 270, t. 3, f. 33 ( Diatmetus ). -
Archiv. Naturg., LXIV, 1898, p. 253.
Ce genre pourrait être subdivisé en plusieurs groupes, les 1 er et 2 e avec un
scape antennaire robuste, le 1 er caractérisé par sa faible sculpture dorsale
[viridulus), le 2* par sa forte sculpture, le 3° à la fois par sa forte sculpture
et son scape mince.
Les espèces du 1 er groupe sont de forme, de coloration et de sculpture
semblables, difficiles à séparer et demanderaient une révision; viridulus, m
particulier, assez répandu, a le prothorax convexe mais avec une impression
très variable.
viridulus Kolbe, 1. c. — Var. minor. Hust., Rev. Zool. Afr., XXV, 2,1934,
p. 259; Kivu : Tshibinda, Ngoma.
Sjôstedti Auriv., Kilimandj. Meru Exp., 21, 1906, p. 406. - Mont Meru
jusqu’à 3.500 m.
glaucus Hust., Sbornik entom. Nar. Musea Praze, X, 1932, p. 28. —
Mont, Ufiomi 2.400 m. Très distinct par sa très fine sculpture élytrale.
niger Hust. — Abyssinie.
caudatus Hust., Sbornik entom. Nav. Musea Praze, XIV, 1936, p. 13. —
Kivu : Katana.
rugosipennis Hust., Rev. Zool. Afr., XXV, 2, 1934, p. 228. Congo
Belge : Maghi-Djugu.
mixtus Hust., Voy. G. Babault Afr. Or., 1921, p. 15; pl. I,f. 7 (Peribrotus).
— Tana River.
abyssinicus Hust., Ann. Soc. Linn. Lyon, LXVI, 1919, p. 61. — Abyssi-
nie.
rugosus Hust., Ann. Soc. ent. Fr., CIV, 1935, p. 188. — Upangwa.
Peritmetus intermedius Aurivillius
Arkiv. Zool., 18 A, n° 23, 1926, p. 8.
Lumbwa, 2.000 m.; Chip Cherangani, Marakwet, Elgeyo esc., 2.500 m.
(Jeannel), st. 32.
Gen. TREPIMETUS Hustache
Hust., Rev. zool. Afr., XXV, 2, 1934, p. 257.
Burgeoni Hust., 1. c., p. 257. — Kivu : Tshibinda, Bulira.
scintillans Hust., Sbornik entom. Nar. Musea Praze, X, 1932, p. 28 (. Perit¬
metus ). — Cameroun.
Zumpti Hust., 1. c. — Cameroun.
232
A. HUSTACHE
Genre AMPHITMETUS Kolbe
Kolbe Archiv. Naturg., LXIV, 1898, p. 211. Génotype : Diatmetus trans-
versus Kolbe, Stuhlmann’s « Deutsch Ost Afrika », IV, p. 270, t. 3, f 33-
Archiv. Naturg., LXIV, 1898, p. 211.
A ce genre appartiennent les espèces suivantes :
concavirostris Hust., Rev. Zool. Air., XII, 1923, p. 174. — Région des
Lacs, Bulira, Kibembo.
convexus Hust. [triansversus v . convexus), 1 . c., p. 175. — Ituri.
foveipennis Marsh., Trans. zool. Soc.Lond., XIX, p. 228. — BritishE. A. :
Lagari.
s u tu r ali s Marsh., Rev. Zool. Afr., XXIV, 1,1933, p. 66. — Ruwenzori.
humeralis Marsh., 1. c., p. 67. — HuwGnzori.
oblongus Hust., 1. c., Rev. Zool. Air., XII, 1923, p. 175. - Kivu : Tshi-
binda.
syhicola Hust., 1. c., XXV, 2, 1934, p. 263. - Kivu : Bulira, Tshibinda.
Monts Nyamukubi, 2.600 m.
triimpressus Hust., 1. c., p. 260. — Mombasa.
Burgeoni Hust., 1 . c., p. 261 — Monts Nyamukubi, 2.600 m.; Bulira.
kivuensis Hust., 1 . c., p. 259. — Kivu : Tshibinda, Lulenga.
regularis Hust., 1. c., p. 262. — Congo Belge : Angusa.
oibbosus Hust., Ann. Mag. Nat. Hist. flO), XVIII, 1936, p. 369, f. 4.—
Abyssinie.
brevicornis Hust., Rev. Zool. Air., 1934, p. 260. — Kivu : Lmvungi.
Genre APERITMETUS nov.
Epistome bien délimité, bordé en arrière par une carène. Rostre à côtés
non échancrés par les scrobes, parallèles et carénés. Scrobes en avant 1er-
més, en arrière larges, squamulés, dirigés contre les yeux et les atteignant
presque. Menton de chaque côté avec une série de 2-3 soies. Front séparé
du rostre par un sillon transversal, anguleux mais très fin. Antennes élan¬
cées, fines, pubescentes ; scape fin, dépassant le bord antérieur du protho¬
rax; funicule avec les articles décroissant graduellement de longueur, le
l or un peu plus long que le 2 e , même les derniers beaucoup plus longs que
larges, la massue étroite, séparée du 7 e article, son 1 er article un peu plus
long que le 2°.
Élytres avec 12 à 15 séries de points médiocres, les 5 premières nettes, les
autres irrégulières, entremêlées de points aussi gros que ceux des séries,
par suite difficiles à dénombrer sûrement.
Pattes faiblement sculptées, les fémurs postérieurs atteignant le 5 e seg¬
ment, les corbeilles tarsales postérieures étroitement caverneuses, les
ongles connés.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE 233
Epimères et épisternes mésothoraciques convergeant en un même point
vers l’angle huméral des élytres. Saillie mésosternale étroite, tuberculée en
avant. Métasternum entre les hanches postérieures et intermédiaires à peine
aussi long que la hanche intermédiaire, la suture de ses épisternes très fine
et effacée en arrière, la saillie intercoxale postérieure plus large que la
hanche postérieure, le 1 er segment ventral derrière la hanche aussi long
que le 2 e , le 2 e au milieu moins long que les 3° et 4 e ensemble, la 1™ suture
sinuée au milieu.
Insecte ovale et squamulé.
Genre voisin de Peritmetus dont il diffère essentiellement par le nombre
des stries élytrales et son funicule antennaire grêle.
Le génotype est :
Aperitmetus brunneus Hustache
Voy. G. Babault Afr. Or., 1921, p. 63 ( Peribrotus), Yala River, Nairobi. —
Chip Cherangani, 3.500 m. (Jeannel), st. 32.
Le genre comprend en outre les deux espèces suivantes très semblables au
génotype et formant avec ce dernier un petit groupe très homogène.
difficilis Hust., Voy. AIL Jeannel, Afr. Or., XIX, Cure., 1929, p. 389 {Perit¬
metus). — Kijabé, Kikuyu Ex. 2.100 m.
alpinus Hust., 1. c., p. 387. — Mont Kenya, 2.400 m.
Gen. CERATOCRATES Harold
Ceratocrates alticola, n. sp.
Revêtement brun et gris, le prothorax avec quatre bandes grises, les
médianes étroitement séparées par un sillon enfoncé et brun, les élytres
avec le tiers médian gris, le tiers apical brun.
Antennes robustes, hérissées de cils très courts, le funicule et la massue
noirs. Rostre plus long que large, largement et profondément impressionné
sur toute sa longueur, plus fortement en arrière, au milieu avec une ligne
un peu élevée. Yeux fortement convexes.
Prothorax fortement transversal, élargi, dilaté dans le milieu, à ses extré¬
mités largement resserré, son large sillon transversal antérieur deux fois
interrompu près du milieu, le sillon longitudinal médian formé de deux
profondes impressions n’atteignant pas les extrémités, tout le disque inégal,
fortement bosselé et rugueux.
Elytres à peine plus longs que larges, leur base terminée à ses extrémités
par un gros tubercule, obtus et saillant en avant; convexes, fortement
striés fovéolés, les interstries pairs réunis aux impairs par des cloisons
transversales irrégulières, les impairs plus élevés que les pairs, costiformes,
pourvus de tubercule irréguliers, obtus, le plus gros sur l’épaule; derrière
234
A. HUSTACHE
la base le 3 e interstrie costiîorme, les interstries suivants avec un tubercule
alternativement plus près et plus loin de la base ; sommet de la déclivité
postérieure avec un gros tubercule sur les interstries 3, 5, 7, un peu en
arrière de ces derniers un tubercule moindre sur les interstries 3 et 5.
Long. 8,5-10 mm.
Chip Charangani, Marakwet, 3.500 m., st 32; six spécimens.
Espèce voisine de C. tuberculatus Hust. ; elle s’en distingue aisément,
ainsi que des autres espèces, par le fort tubercule qui termine la base des
élytres.
C’est la première espèce signalée de la région alpine, les autres appar¬
tenant aux régions d’altitude faible ou moyenne.
Genre PERITELOMUS Faust
Faust, Ann. Soc. ent. Belg., XL, 1896, p. 69.
bicruciatus Faust, 1. c., p. 70. — Afrique Orientale.
aequatorialis Hust., Voy. Alluaud et Jeannel Afr. Or., XIX, Cure. 1929,
p. 449 (Meira). — Pori : Mbuyuni, 1.110 m.
Genre ISCHN0BR0TUS Hustache
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XVIII, 1936, p. 362.
Aux caractères génériques indiqués (p. 362) on peut ajouter les suivants :
Rostre avec les côtés en arrière obtusément arrondis et non carénés, l’aire
dorsale en avant fortement échancrée par les scrobes, le sommet dénudé,
l’échancrure apicale faible; le sillon transversal de la base faible.
Genre alpin, les espèces vivant entre 2.400 et 3.000 m. d’altitude soit en
Abyssinie (Djem-Djem forêt, mont Chillalo) soit à l’Elgon.
Ischnobrotus setulosus Hustache
L. c., 365,366. — Cette espèce à la forme de/, nebulosus Auriv., elle
en diffère par la proportion des articles antennaires et la sculpture
élytraie.
Elle diffère de I. subcostatus Hust. ( Dicasticus ) par ses antennes beau¬
coup plus élancées et plus grêles, le front non déprimé, les élytres chez le çf
vers la base à rétrécissement plus brusque, distinctement sinués en dedans;
soies dorsales non spatuliformes, seulement un peu épaissies de la base au
sommet.
C?. Une légère impression sur la base du l 01 ' segment ventral, le 5 e seg¬
ment plan. Plus petit et plus étroit.
Ç. Cinquième segment ventral caréné au milieu et légèrement impres¬
sionné de chaque côté.
COLEOPTEHA, CUHCULIONIDAE
235
Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m. ; st. 32 3 çfçf, 2 9 9 types ! —
Elgon. Saw Mill., 2.470, st. 15; çf; Camp. I, de l’Elgon, st. 13, 2150 m. 1$.
Gen. ANAPLESIÜS Marshall
Marsh., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XV, 1935, p. 513.
Genre très voisin du précédent, en différant par le sillon profond qui
sépare le rostre de la tête, Faire dorsale du rostre faiblement échancrée par
les scrobes.
Le génotype est :
granulicollis Hust., Voy. Alluaud et Jeannel Afr. Or., XIX, Cure., 1929,
p. 404 ( Leptospyris ). — Hust., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XVIII, 1936,
p. 366 (Ischnobrotus). — Mont Kenya, vers 1.800 m.
Subfam. Byrsopinae
Gen. H0PL1T0TRACHELUS Schônherr
Hoplitotrachelus orbitalis Kolbe
Archiv. Naturg., LXIIV, p. 258.
Kenya : Machacos, Wa-Kamba, 1.800 m. (Jeannel), st. 5.
Localité la plus élevée connue pour cette espèce.
Subfam. Hipporrhininae
Gen. HIPPORRHINUS Schônherr
Hipporrhinus tenuegranosus Fairmaire
Ann. Soc. Ent. Belg., XXXVII, p. 35.
Var. similis, nov.
Muerons apicaux des élytres très forts, chez les deux sexes, nullement
parallèles mais divergents, leur intervalle est à leur base épaissi et sub¬
tronqué chez la 9 i formant un angle de 145° chez le çf. Rostre plus large¬
ment sillonné.
Marakwet, Elgeyo esc., vers 2.500 m., st. 30; 4 spécimens (Jeannel).
L’espèce se retrouve dans le sud de l’Abyssinie, au Kilimandjaro, entre
1.800-2.600 m. et aussi à une altitude moindre, dans l’Afrique orientale.
C’est des Hipporrhinus l’espèce ayant la plus vaste répartition géogra¬
phique.
Subfam. Hylobiinae
Gen. NIPHADES Pascoe
Niphades granulipennis Hustache
Voy. Alluaud et Jeannel Afr. or., XIX, Cure., 1929, p. 468.
Mont Kenya, vers 2.800-3.200 ; monts Aberdare, Kinangop, 3.000-3.100 m.
(Jeannel), st. 45.
236
A. HUSTACHE
Gen. APAROPIUM Hampe
Subgen. Aparopionella, nov.
Écartement des hanches postérieures seulement deux lois aussi large que
celui des intermédiaires.
Les autres caractères identiques à ceux de Aparopium.
Une seule espèce, de très petite taille :
Aparopium (Aparopionella) minuta, n. sp.
Ovale, brun roux, le revêtement flave, jaunâtre, peu dense, composé de
petites squamules piliformes et sur les côtés des élytres de squamules séti-
formes, tronquées à leur sommet, très courtes, soulevées.
Rostre aussi long (9) ou un peu moins long(çf) que le prothorax, cylindri¬
que, arqué, lisse ( Q ) ou densément squamulé en arrière et lisse seulement au
sommet (çf). Tête courte, enfoncée dans le prothorax, squamulée. Antennes
insérées vers le tiers apical du rostre, fines, testacées, la massue ovale, foncée
et pubescente, le l or article du funicule gros, les six suivants petits, de même
grosseur.
Prothorax presque aussi long que large, dans son quart antérieur brusque¬
ment et fortement rétréci, transversalement impressionné, sa plus grande
largeur vers le milieu, rétréci en arrière, la base un peu plus large que le
bord antérieur ; fortement convexe, la ponctuation grossière mais voilée par
le revêtement ; vu de profil le bord antérieur un peu plus oblique que le
postérieur.
Élytres ovales, un peu plus longs que larges, à la base un peu plus larges
que le prothorax au milieu; fortement convexes, grossièrement ponctués-
striés, les interstries étroits et convexes, subcostiformes.
Tarses pubescents en dessous, le 3 e article plus large et bilobé.
Dessous à ponctuation peu distincte, les points plus visibles, assez gros
mais épars, sur le 1 er segment ventral.
Long. 1,6- 1,9 mm.
Mont Elgon, vallée Koptawelil, st. 17, versant est, 2.300-2.470 m.
Subfam. Erirrhinae
Gen. BAGOUS Germar
Bagous Gaillardi Hustache
Sbornik ent. Nàr. Mus. Praze, XIV, 1936, p. 22.
Éthiopie méridionale ; Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, nombreux
spécimens (Jeannel). — Connu du Tchad.
Les deux stations connues de cette espèce, quoique fort éloignées, ont en
commun un climat très chaud.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
237
Bagous quadrinodulosus Hustache
L. c., X, 1932, p. 42. — Même localité que la précédente, st. 26, mais un
seul spécimen (Jeannel).
Gen. ENDAEUS Schônherr
Genre assez répandu dans toute l’Afrique tropicale ; la nouvelle espèce
suivante est la première décrite de la région alpine.
Endaeus pumilus, n. sp.
Ferrugineux, peu luisant, les antennes et les pattes plus claires, les yeux
noirs ; revêtu en dessus d’une très fine pubescence éparse, les interstries des
élytres pourvus d’une série de très courtes et fines soies soulevées.
Rostre aussi long que le prothorax, épais, arqué, subcylindrique, en arrière
avec la ligne médiane élevée et lisse, les côtés densément ponctués (5) ou
substriés et pubescents (cf), au sommet lisse. Tête convexe, le front moitié
de la largeur du rostre, à son sommet avec un point enfoncé. Antennes
insérées en avant du milieu ($) ou vers le tiers apical (çf) du rostre, le l 6r
article gros et aussi long que les deux suivants ensemble. Yeux modérément
convexes.
Prothorax de moitié plus large que long, fortement arrondi sur les côtés,
étranglé derrière le bord antérieur, la base arquée et plus large que le bord
antérieur ; convexe, la ponctuation fine, très serrée, rugueuse, voilée par la
pubescence. Ecusson arrondi, concolore.
Elytres s’élargissant jusqu’au tiers postérieur, en ce dernier point trois fois
environ aussi larges que le prothorax, les épaules brièvement arrondies et
leur calus un peu élevé, le calus postérieur indistinct; convexes, en arrière
de la base légèrement impressionnés transversalement ; stries ponctuées,
fines, leurs points très serrés, à peine plus petits en arrière; interstries
légèrement convexes, plus distinctement sur la déclivité, très finement
pointjllés aciculés, les latéraux très finement granulés.
Fémurs armés d’une petite dent, celle des antérieurs à peine plus forte;
tibias antérieurs arqués à leur base, puis graduellement mais peu fortement
élargis jusqu’au sommet, à peine plus fortement dans leur moitié apicale, non
carénés.
Long. 2 mm. environ.
Elgon Saw mill, versant est, vers 2.470 m., st. 15, 8 spécimens.
Subfam. Anthonominae
Gen. NEOSPHINCTOCRAERÜS nov.
Tête circulairement coupée derrière les yeux et enfoncée dans le prothorax
jusqu’aux yeux. Front et rostre sur un même plan. Rostre épais, courbé,
238
A. HUSTACHE
subcylindrique, faiblement aminci au sommet, ses scrobes commençant
vers le tiers antérieur, obliquement arqués, en arrière tangents au bord
inférieur des yeux et passant en dessous, «à leur extrémité antérieure visibles
de dessus sur une petite longueur. Antennes courtes; scape arqué, atteignant
l’œil ; funicule de six articles, le 1 er ovoïde et plus long que large, les suivants
petits, très serrés, le 6 e contigu à la massue, la massue ovale, petite et
courte.
Pattes courtes; fémurs claviformes, finement dentés, les antérieurs et
intermédiaires creusés en dessous, plus profondément entre la dent et le
sommet; tibias graduellement élargis, à la base arqués, au sommet tous
pourvus d’un petit onglet; tarses courts, le 4" article moins long que les
deux précédents réunis, les ongles appendiculés. Métasternum court, entre
les hanches seulement aussi long que le diamètre de la hanche; 2 e segment
ventral moins long que les 3 e et 4 e réunis, sa suture avec le 1 er fine; saillie
mésosternale plane et aiguë en avant.
Insecte court, squamulé et sétulosé.
Genre très voisin de Sphinctocraerus Mars, dont il se distingue par les
caractères ci-dessus, et notamment par la forme des scrobes, la brièveté du
4 e article tarsal et du métasternum; l’incision de la tête est moins profonde.
A placer entre Sphinctocraerus Mars, et Acalyptops Hartm.
Neosphinctocraerus similis, n. sp.
Ovale, d’un brun rouge, les pattes et les antennes d’un roux jaune, le
revêtement dorsal dense, cendré, blanchâtre, composé sur le prothorax de
squamules oblongues, appliquées, sur les élytres d’un mélange de squamules
plus petites, lancéolées, et de fins poils à peine soulevés, sur les pattes
de squamules linéaires, sur le dessous ovales, serrées et plus claires.
Rostre moins long que le prothorax, deux fois et demie aussi long que
large, plus épais que les fémurs antérieurs, coriacé-rugueux, ses squamules
obliquement dirigées vers la ligne médiane. Front à peine moins large que
le rostre, densément squamulé. Yeux fortement convexes, leur plus forte
convexité en arrière, subcontigus au prothorax.
Prothorax subconique, plus large que long, en avant beaucoup moins
large qu’à la base, largement et assez profondément resserré, la base
faiblement arquée, les côtés arqués en arrière ; fortement convexe, la ponc¬
tuation forte et très serrée, la ligne médiane plus élevée et avec une bande
de squamules claires. Écusson tomenteux blanc.
Élytres peu plus longs que larges, obliquement élargis jusqu’aux épaules,
les côtés peu arqués, au sommet largement arrondis; convexes, les stries
assez fortes, ponctuées et squamulées, les interstries plans ; au sommet
de la déclivité une bande transversale cendrée, arquée, limitée en avant et
en arrière par une étroite zone sombre.
Long, à peine 2 mm.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE 239
Ethiopie méridionale : Bourillé, bord de la riv. Omo, 800 m., st. 28, six
spécimens. Différences sexuelles non observées.
Capturé en compagnie de Thamnobius Jeanneli avec lequel il pourrait
être confondu à première vue.
Gen. THAMNOBIUS Schônherr
Thamnobius Jeanneli, n. sp.
Ovale, roux, les antennes et les pattes plus claires, le revêtement dorsal
squamuleux, très serré, cendré et blond ou d’un brun clair, les élytres avec
un point suturai médian et une étroite bande d’un brun foncé, légèrement post¬
médiane, arquée, dirigée en avant, atteignant le 7 e ou 8° interstrie les soies
des interstries blanches, semi-dressées, bien alignées, nombreuses, assez
grossières.
Rostre deux fois aussi long que large, droit, plus large que les fémurs
antérieurs, densément squamulé, au sommet ferrugineux et pubescent. Tête
densément squamulée, l’intervalle des yeux plan et un peu moins large que le
diamètre transversal de l’œil, de chaque côté avec une ligne de squamules
sétiformes. Yeux peu convexes, dans leur milieu pourvus de quelques petites
squamules. Antennes courtes ; scape arqué, atteignant à peine le milieu de
l’œil; funicule avec le l or article ovoïde, plus long que large, les autres très
petits et serrés, la massue oblongue.
Prothorax conique, peu plus large que long, en avant moitié moins large
qu’à la base, les côtés obliques, très peu arqués, la base faiblement sinuée de
chaque côté, son lobe médian petit et échancré ; graduellement relevé des
côtés au milieu, la ligne médiane carénée mais squamulée; tapissé de squa¬
mules, rondes, serrées, plus claires sur les côtés et la ligne médiane, entre¬
mêlées de quelques petits points sétigères, les soies courtes et couchées.
Ecusson ovale, élevé, squamulé soyeux, entouré d’une légère dépression.
Élytres deux fois aussi larges que le prothorax, peu plus longs que larges,
élargis obliquement derrière la base, les épaules marquées et brièvement
arrondies; fortement convexes, la déclivité postérieure en quart de cercle, au
sommet obtusément acuminés ensemble; stries fines, peu visibles, densément
squamulées, les squamules ovales comme celles des interstries; interstries
convexes.
Fémurs armés d’un très petit denticule ; tibias droits et pourvus d’un petit
onglet apical interne ; tarses courts. Dessous rugueusement ponctué et den¬
sément couvert de squamules linéaires, flaves ou blondes.
La pubescence squamuleuse dispersée sur une partie des yeux est singulière
et ne se retrouve pas chez les autres espèces examinées. C’est la plus petite
des espèces de l’Afrique équatoriale, d’ailleurs inédites.
Long. 1,7-1,8 mm.
240
A. HUSTACHE
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords delà riv. Omo, 800 m. d’alt. ; 28 spé¬
cimens, st. 28.
Capturé pendant l’un des jours les plus pénibles sans doute de l’explora¬
tion de l’Omo ; à l'exemple de Bohemann dont toutes les espèces (4) sont
dédiées à des entomologistes, je dédie celle-ci à M. Jeannel à qui elle rap¬
pellera l’une des journées des moins agréables de son magnifique voyage.
Les Curculionides avec les yeux pubescents ou squamulés sont rares et
appartiennent aux genres Anchonocranus Mthl. ( Erirrhinae ), parasite de
l’olive dans l’Afrique du Sud, et Lepidops Hust. (Ceuthorrhynchinae), de
Madagascar.
Gen. ANCYLOCNEMIS Marshall 1
Marsh., Ann. Mag. Nat. Hist. (çf), VI, 1920, p. 387. — Epimerogrypus
Heller, in Ebner Denks. Akad. Wiss. Wien. 98, 1923, p. 193.
Ancylocnemis nebulosus, n. sp.
Noir, le revêtement dense, grisâtre et brunâtre, variable, la tache foncée
discale des élytres peu nette, suivie d’une vague fascie arquée et cendrée, les
tubercules dorsaux petits et surmontés de soies squamuleuses noires.
Rostre pourvu de 5 lignes caréniformes, la médiane la plus élevée; densé¬
ment ponctué entre les lignes. Yeux subcontigus, leur intervalle moindre que
la largeur du scape au milieu, réduit à deux lignes de petites squamulés.
Funicule de 7 articles serrés, graduellement élargis, les 4 derniers transver¬
saux, le 7 e contigu à la massue, cette dernière ovale, courte, moins longue que
les trois articles précédents ensemble.
Prothorax à peine plus large que long, les côtés, de la base au quart apical,
subrectilignes et très peu convergents, au quart apical brusquement et
fortement resserrés, les angles postérieurs droits, brièvement arrondis, la
base bisinuée ; peu convexe, pourvu de six petits tubercules fasciculés, dont
2 sur le milieu du bord antérieur et 4 disposés, en avant du milieu, en ligne
légèrement arquée. Écusson cendré.
Élytres plus longs que larges, se rétrécissant en arrière dès les épaules,
ces dernières arrondies et élevées, les côtés faiblement arqués, au sommet
non divergents, terminés séparément par un triangle obtus ; stries fines,
ponctuées etsquamulées; interstries presque plans; le 2 B (suture non comptée)
avec quatre tubercules, l’un près de la base, le 2° très petit et parfois nul vers
le tiers antérieur, le 3 e (le plus gros) vers le milieu, le 4 e vers le tiers posté¬
rieur; le 4 e interstrie avec 4 tubercules, le 4 e en arrière et plus gros.
Tibias postérieurs pourvus d’une forte dent vers le milieu de leur tranche
1. Genre omis au Cat. W. Junk, pars 139, 1934, contenant encore les espèces suivantes :
Peyerimhofft Hell. (Ent. Blhtter XXVI, p. 6, Sahara); fasciculalus Marsh. (Ann. Mag. Nat.
Hist. (çf), VI, 1920, p. 390, t. XIII, fig. 2> du Cap. au Tanganyika).
241
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
interne. Tarses courts, robustes, le 2 e article pas plus long que large ; oncles
épaissis à la base et finement dentés.
Long. 3,6-4 mm.
. Turkana nord, monts Murueris, 800-1.000 m. ; Lokitang, 750 m., st. 24. —
Ethiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m., st. 28,
8 spécimens, çf.
C’est la 4» espèce décrite du genre ; par sa taille et sa forme elle se rap¬
proche de A. Peyerimhoffi Hell., du Hoggar ; elle en diffère d’ailleurs, par
ses antennes plus épaisses, le rostre plus large et plus fortement caréné, les
yeux plus rapprochés, le prothorax et les élytres plus longs, la dent interne
des tibias postérieurs.
Ancylocnemis Werneri Heller
Heller, 1. c., p. 194, fig.; Ent. Blâtter, XXVI, 1930, p. 6.
Ethiopie méridionale, trois spécimens des mêmes localités que la précé-
dente .
Subfam. Rhynchaeninae
Gen. RHYflCHAENUS Clairville
, Un seul spécimen d’une espèce nouvelle capturée sur les bords de
l’Omo, à Bourillé (Jeannel).
Une espèce de ce genre R. africanus Hust. (Voy. Alluand et Jeannel
Atr. Or., XIX, Cure., 1929, p. 503) est alpine; Molo, vers 2.420 m.
Subfam. Tychyinae
Turkana
(Jeannel).
Gen. SIBINIA Germar
. Lokitang, 750 m., st. 24, un spécimen d’une espèce nouvelle
Subfam. Nanophiinae
Gen. NANOPHYES Schônherr
Nanophyes pilipennis Faust
Ann. Soc. ent. Belg., 1899, p. 429. - Espèce répandue dans le Con
Belge et Français.
Elgon, Camp I, vers 2.100 m., st. 13, 4 spécimens (Jeannel).
Nanophyes congoanus Hustache
Sbornik Entom. Nar. Mus. Praze, XIV, 1936, p. 30.
Elgon, Camp I, vers 2.100 |m., st. 13, 4 spécimens. — Éthiopie méri¬
dionale : Bourillé, st. 28, 1 spécimen (Jeannel).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V.
16
^42
A. HUSTACHE
Le genre a des espèces alpines dans l’Abyssinie et aussi au Kilimand
jaro où M. Jeannel a capturé (l 6r voyage) un spécimen entre 2.600-
2.800 m.
Subfam. Apioninae
Gen. APION Herbst
Les espèces nouvelles suivantes appartiennent toutes à la faune alpine.
Apion pilirostre, n. sp.
Ovale, convexe, noir, presque mat, revêtu d’une fine pubescence noire,
courte, les poils, sur les élytres recourbés, sur le rostre subdressés, nom¬
breux en dessus et en dessous, jusqu’au sommet.
Tète (avec les yeux) un peu plus longue que large, en arrière des yeux
s’élargissant très peu, le vertex lisse, étroit, le reste grossièrement
ponctué rugueux, le front plan, d’un tiers moins large que la base du
rostre, avec les rebords oculaires et une ligne médiane élevés, les yeux
grands mais modérément convexes, le diamètre de la tête à leur niveau
d'un quart moins large que le bord antérieur du prothorax. Rostre dans
le prolongement du front, à peu près droit, d’un tiers plus long que le
prothorax, épais, ses côtés parallèles jusqu’à l’insertion antennaire, puis
convergents enavant, très fortement (9) ou moins fortement (çf), en arrière
rugueusement et grossièrement ponctué-subsillonné et finement caréné au
milieu, pourvu latéralement d’un profond sillon devant l’œil, en avant la
ponctuation moins forte et très (çf) ou moins (9) serrée, un peu luisant,
la pubescence visible jusqu’au sommet. Antennes submédianes, d’un brun
de poix, courtes, simplement ciliées; scape court, seulement aussi long que
les deux premiers articles du funicule; 1 er article globuleux, aussi gros que
le sommet du scape, le 2 e beaucoup moins gros, fortement rétréci à sa
base, plus long que large, les suivants globuleux, de même grosseur,
serrés, la massue grosse, ovale, obtuse, aussi longue que les 5 articles
précédents réunis.
Prothorax subconique, à peine moins long que large, derrière le bord
antérieur fortement étranglé et le bord antérieur relevé, la base modéré¬
ment bisinuée et d’un tiers environ plus large que le bord antérieur, les
côtés à peine arqués vers le milieu, les angles postérieurs aigus; fortement
convexe, avec un léger sillon le long de la base, la ponctuation forte et assez
serrée sur le disque, plus serrée et rugueuse dans l’étranglement antérieur,
espacée vers les angles postérieurs; pubescence obsolète, par suite un peu
plus luisant que les élytres. Écusson triangulaire, glabre, lisse, un peu
luisant.
Élytres ovales, leur plus grande largeur vers le milieu, un peu plus
longs que larges, en arrière obtusément arrondis, les côtés arqués, der-
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
243
rière la base dilatés arrondis; base bisinuée, le calus huméral allongé et
élevé, le calus postérieur effacé; fortement convexes, vus de profil, à con¬
vexité régulière, la base formant un angle obtus, accusé, avec celle du pro¬
thorax; sillonnés, caténulés-ponctués, les sillons s’affaiblissant en arrière,
les interstries de 2 à 3 fois aussi larges que les sillons, plans, coriacés,
rugueux, la pubescence plus distincte sur les côtés.
Pattes rugueuses, courtes, les tibias brièvement ciliés, les tarses robustes,
le 1 er article plus long, le 2° seulement aussi long que large, le 3° court.
Ongles dentés à la base. Dessous à ponctuation médiocre mais serrée, le
métasternum avec une fovéole sur le milieu de son bord postérieur, les deux
premiers segments ventraux fortement convexes, les 3 e et 4 e enfoncés, le
5° convexe.
Long. 2,3-2,4 mm.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12, types, 2 $ Ç , 1 ; Camp I de
l’Elgon, versant est, 2.100 m., 1 çf, st. 13.
Cette espèce, remarquable par la forme et la pubescence du rostre, doit
être voisine de .4. oxyrhynchum Wagn.; elle appartient au groupe de
.4. on on is Kirby.
Apion nigromaculatum, n. sp.
Oblong, d’un roux ferrugineux, les antennes et les pattes d’un jaune plus
clair, le rostre rouge, son extrémité et sa base jusqu’à l’insertion anten-
naire noires; revêtu d’une pubescence assez dense, sur le dessus du corps
jaune, assez grossière, couchée, plus serrée et formant une petite tache de
chaque côté de l’écusson, sur le dessous du corps cendrée, sur les pattes
claire, fine, peu visible.
Elytres avec une tache commune, transversale, médiane, subdénudée,
noirâtre, peu régulière.
Rostre de rçoitié plus long que la tête et le prothorax, peu arqué, mince,
linéaire, jusqu’à l’insertion antennaire un peu élargi, éparsément pointillé
et pubescent, en avant luisant, glabre, les points très petits et épars.
Antennes insérées à une distance de la base à peine plus longue que le
diamètre longitudinal de l’œil, fines, longues; scape plus long que les deux
articles suivants réunis, claviforme au sommet, à peine arqué à sa base;
tous les articles du funicule plus longs que larges, le l ur trois fois aussi long
que large et plus long que les 2? et 3 e réunis, le 3 e de moitié plus long
que large, moins long que le 2°, les suivants graduellement plus courts, ne
grossissant pas sensiblement, le 7° à peine plus large que le 6 e , la massue
étroite, courte. Tête, yeux compris, transversale et un peu moins large que
le bord antérieur du prothorax, à ponctuation espacée, le front subconvexe
plus large que la base du rostre, les yeux grands et modérément convexes.
Prothorax presque aussi long que large, en avant largement et profon¬
dément étranglé, devant la base brusquement mais très brièvement étranglé,
les angles postérieurs aigus, les côtés fortement arrondis et la plus grande
244
A. HUSTACHE
largeur un peu en arrière du milieu, la base fortement bisinuée et plus
large que le bord antérieur; convexe, en avant largement impressionné
transversalement, avec une fovéole oblongue antéscutelllaire, la ponctuation
fine, peu serrée, les intervalles des points mats, la pubescence couchée,
moins serrée que sur les élytres, dirigée en avant. Écusson foncé, ovale,
avec quelques poils.
Élytres de moitié plus longs que larges, s’élargissant jusqu’au milieu,
leur base beaucoup plus large que celle du prothorax, les épaules accusées,
brièvement arrondies, les côtés peu arqués en avant, plus fortement dans
le milieu, en arrière assez fortement rétrécis et au sommet étroitement
arrondis ensemble; fortement convexes, les stries ponctuées et pubescentes,
devenant plus étroites en arrière, les interstries plus larges que les stries,
faiblement convexes, leur pubescence serrée, sur plusieurs rangs irrégu¬
liers, sur la tache foncée beaucoup plus courte, foncée, à peine visible.
Pattes élancées ; tarses élancés, le 2° article moins long que le 1 er mais
subtriangulaire et presque deux fois aussi long que large; ongles noirs
et dentés.
Long. 2,1-2,2 mm.
Mont Elgon, Elgon Saw mill, Camp II, st. 15, 2.470 m.; trois spéci¬
mens $ $ 9 ■
Cette espèce appartient au groupe des espèces jaunes, lunigerum Wagn.,
consimile Wagn., etc. Elle se distingue par la longueur de ses pattes,
des antennes, du rostre, la coloration de ce dernier, la tache dorsale des
élytres.
Apion (Perapion) nigrocaeruleum, n. sp.
Oblong, noir, les élytres d’un bleu d’acier ou verdâtres; luisant, la pubes¬
cence blanche, sur le dessus du corps microscopique, le plus souvent
indistincte, dans les points des pattes et du dessous assez courte et espacée,
un peu plus serrée sur les épimères du mésosternum.
Tête faiblement conique, un peu moins longue que large à la base, le
vertex lisse, les tempes courtes, ponctuées, le front de moitié aussi large
que le rostre, subplan, avec deux lignes d’assez gros points, parfois con¬
fluents, leurs intervalles lisses. Yeux grands et peu convexes, la tête à leur
niveau moins large que le bord antérieur du prothorax. Rostre large,
épais, modérément courbé à la base, légèrement dilaté vers l’insertion
antennaire, devant l’œil avec un sillon ponctué; ç? à peine plus long que
le prothorax, densément ponctué jusqu’au sommet; Ç un peu plus long,
plus arqué, en avant légèrement atténué, peu densément ponctué et luisant.
Antennes insérées à une distance de la base du rostre moindre que le
diamètre longitudinal de l’œil, courtes, robustes; scape aussi long que les
4 premiers articles, robuste; 1 er article subovale, plus long que large, le
2 e petit, seulement aussi long que large, les suivants transversaux, arrondis,
de même largeur, la massue ovale, acuminée, grosse.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
245
Prothorax conique, en avant médiocrement rétréci et derrière le bord
antérieur légèrement resserré, presque aussi long que large, sa plus
grande largeur très peu devant la base, cette dernière étroitement rebor¬
dée, subtronquée, les côtés légèrement arqués; convexe, plus fortement en
arrière, avec un court sillon médian antéscutellaire, les points assez grands,
mais peu profonds, leurs intervalles environ du double de la grandeur des
points. Ecusson en triangle curviligne, plan.
Elytres s'élargissant jusqu’au milieu, les côtés modérément arqués; forte¬
ment convexes, le calus huméral élevé et lisse, l’antéapical effacé, la décli¬
vité postérieure forte; sillonnés ponctués, les points des sillons allongés et
serrés, les interstries plus de deux fois aussi larges que les sillons, plans,
finement coriacés.
Pattes moyennes; fémurs à points espacés; tibias droits; 2 e article des
tarses aussi long que large; ongles assez fortement dentés à leur base.
Long. 2,5-2,6 mm.
Mont Elgon, versant est, Camp II, Elgon Saw mill, st. 15, vers 2.470 m.,
types, 10 spécimens; — Ivitale, Uasin Gishu, 2.100 m., 1 spécimen, st. 12.
Cette espèce est très voisine de M. Burgeotii m. ; elle en diffère par la tête
plus large, les yeux plus convexes, le prothorax luisant, un peu plus long,
sa ponctuation plus fine et plus écartée, les élytres un peu moins convexes,
d’un bleu plus clair, les sillons plus nets, les interstries plus plans, leur
sculpture plus fine, la massue antennaire ovale, plus grosse, les pattes
noires.
Apion (Pseudapion) veterator, n. sp.
Forme et faciès de Apion rufirostre F. dont il diffère par les caractères
suivants :
Dessus noir, même les élytres, la pubescence dorsale extrêmement fine
courte, peu visible. Rostre beaucoup moins épais, chez le çf rouge avant le
sommet, mais ce dernier noir. Antennes plus élancées, chez la Q le scape
et les premiers articles du funicule d’un rouge foncé, les autres bruns, la
massue étroite, chez le çf entièrement rousses, la massue plus claire. Tête
plus courte, les yeux plus gros et plus convexes. Prothorax plus fortement
resserré en avant, les côtés plus arqués, la ponctuation très fine et très
éparse, la base un peu plus fortement bisinuée.
Élytres moins larges, les côtés faiblement arqués, le calus huméral beau¬
coup plus élevé et luisant, les stries fortes, profondes, leurs points serrés,
les interstries peu plus larges que les stries mais convexes, indistinctement
pointillés et luisants.
Pattes plus élancées, particulièrement les tibias, entièrement rousses avec
les ongles noirs 'çf') ou les genoux et le 2 e article tarsal légèrement enfu¬
més (Ç).
Long. 2-2,1 mm.
Kenya : Marakwet, Elgeyo escarpement, st. 30, 2.500 m.; 2 çf, 1 9-
246
A. HUSTACHE
On sait que A. rufirostre F. vit sur les Malvacées; il en est de même
probablement pour cette nouvelle espèce.
Apion Pauli Hartm.
Wagn., Ann. Soc. ent. Belg., LI, 1907, p. 293.
Elgon, Camp II, 2.470 m., st 15; Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Cette espèce et la suivante atteignent donc la région alpine.
Apion considerandum Fâhraeus
Ofvers. Vet. Ak. Verh., 1871, p. 239.
Kitale, Uasin Gishu, st. 12, un spécimen légèrement différent de la forme
typique.
Apion africanum Gyllenhal
Gyll., in Schônh. Gen. Spec. Cure., Y, 1839, p. 412.
Nairobi, vers 1.660 m., 1 spécimen, st. 53.
Apion (Piezotrachelus) Bayoni Wagner
Mem. Soc. ent. Belg., XIX, 1911, p. 49, t. 4, f. 3.
Mont Elgon : Elgon Saw mill, st. 15, 2.470 m.; — Kitale, Uasin
Gishu, 2.100 m., st. 12.
Apion (Piezotrachelus) varium Wagner
Mem. Soc. ent. Belg., XVI, 1908, p. 5.
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Gen. API0M0RPHUS Wagner
Un spécimen d : une espèce nouvelle recueilli au Camp II de l’Elgon,
st. 15, 2.470 m. Alpin, comme le génotype cyaneus Wagn. d’Abyssinie.
Il ressort de cette énumération que le genre Apion est largement
représenté dans la faune alpine.
Gen. CYLAS Latreille
Cylas aeneus Ilustache
Bull. Mus. Paris, 1922, p. 498.
Ethiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 1 spé¬
cimen.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
247
Cylas puncticollis Boheman
Boh., in Schônh., Gen. Spec. Cure., I, 1833, p. 372.
Kitale : Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Dans une note récente M. L. Burgeon (Rev. Zool. Bot. Afr., XVIII, 1936,
p. 504), émet l’hypothèse très plausible que les espèces de ce genre, bien
connues par leurs dégâts sur la Patate douce, Ipomea Batatas, doivent être
les hôtes normaux de Convolvulacées indigènes. La capture de spécimens
à haute altitude justifie cette hypothèse.
Subfam. Attelabinae
Gen. SCOTOPSINUS Voss.
Voss:, Stett. ent. Zeit., LXXXV, 1925, p. 200.
Scotopsinus longiceps, n. sp.
D’un rouge terne, le prothorax, la tête, les antennes et le rostre à reflet
cuivreux, la pubescence dorsale blanche, soyeuse, mais excessivement courte
et éparse, un peu plus longue, sétiforme sur les pattes.
Tête cylindrique, plus de moitié plus longue que large, grossièrement
rugueuse et ponctuée, le vertex avec un profond et large sillon, les tempes
parallèles. Yeux semi-globuleux, leur diamètre à peine moins long que celui
du front. Rostre plus long que large, graduellement et fortement élargi en
avant, surmonté au-dessus de l’insertion antennaire de deux carènes diver¬
gentes en arrière, ponctué comme la tête. Antennes insérées vers le tiers
basal du rostre; scape subcylindrique, plus de deux fois aussi long qu’épais;
1 er article ovale, plus court que le scape, aussi long que les 2° et 3° réunis,
ces deux derniers égaux et à peine aussi longs que larges, le 4 e plus long,
le 5° faiblement, les 6 e et 7° fortement transversaux, la massue foncée, son
I e1 ' article aussi long que large, subconique, le 2° faiblement transversal,
le 3 e petit, beaucoup moins long que le 1 er .
Prothorax aussi long que large, faiblement conique, les côtés en avant très
légèrement arqués, derrière le bord antérieur non étranglé; pourvu vers le
tiers basal de deux élévations arrondies, tuberculeuses, peu élevées, séparées
parle très fin sillon médian, ces tubercules flanqués en arrière d’une légère
et courte impression, et en avant, vers le milieu, d’une grande impression;
tout le disque couvert de fines rides dirigées vers le milieu. Écusson grand,
trapézoïdal, à son sommet bisinué et échancré.
Elytres peu plus longs que larges, légèrement sinués derrière les épaules,
ces dernières arrondies; brièvement impressionnés en arrière de la base
entre les 5 0S interstries; densément ponctués rugueux, le 3° interstrie à sa
base relevé en côte obtuse et lisse, pourvu avant son milieu d’une courte
élévation costiforme, lisse, le 5° interstrie costiforme, mais interrompu avant
son milieu et la côte effacée en arrière.
248
A. HUSTACHE
Fémurs simples, inermes; tibias larges, fortement denticulés; tarses
dilatés, foncés, à reflets métalliques.
Cf. Prothorax armé de chaque côté en dessous, près du bord antérieur, d’une
dent aiguë. Tibias antérieurs arqués.
$. Prothorax inerme; tibias antérieurs plus larges mais moins arqués.
Longueur 6 mm. 1
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12, 3 (frf, 1Ç.
Les autres espèces de ce genre sont toutes propres à l’Afrique australe
Le Cap, Cafrerie, Port Natal.
Subfam. Crytporrhynchinae
Gen. PARACAMPTOPSIS Hustache
Ilust., Voy. Ail. Jeannel Afr., XIX, Cure., 1929, p. 512.
Paracamptopsis Jeanneli. n. sp.
Ovale, brun roux, les pattes et les antennes (massue noirâtre exceptée)
plus claires; les rugosités et les points remplis d’une très fine squamosité
aves les côtes des élytres pourvues de quelques squamules lancéolées peu
plus longues que larges, à peine soulevées, peu apparentes.
Rostre à peine moins long que le prothorax, peu arqué, aussi épais que
les fémurs antérieurs, dilaté en avant de l’insertion antennaire, la dilatation
peu plus longue que large et ses côtés parallèles; lisse, en arrière éparsé-
ment pointillé et brièvement sétulosé. Tête convexe, le vertex lisse et glabre,
le front plus large que le rostre et pointillé sétulosé comme ce dernier. Yeux
petits, presque effacés. Antennes submédianes.
Prothorax un peu plus long que large, sa plus grande largeur un peu en
avant du milieu, en avant fortement rétréci et les côtés sinués en dedans, en
arrière peu rétréci et les côtés subrectilignes, peu convergents, les angles
postérieurs presque droits, la base tronquée et plus large que le bord anté¬
rieur, ce dernier arqué, ses lobes oculaires larges, arrondis mais peu
avancés, convexe, transversalement impressionné en avant; ponctué fovéolé,
les fovéoles très serrées.
Élytres ovales, plus longs que larges; convexes, fovéolés striés, les inter¬
stries étroits, costiformes mais non ou obsolètement découpés; base légère¬
ment cintrée, les épaules complètement effacées.
Ventre avec de. gros points épars sur les deux premiers segments. Méta-
sternum profondément déprimé, ses côtés fortement relevés entre les hanches
Long. 2,5-2 ,8 mm.
Mont Llgon : vallée Koptawelil, versant est, vers 2.300 m., st. 17. En
tamisant sous bois :
Cette espèce voisine de P. ovatus m. en diffère par le prothorax plus long
moins élargi, moins rétréci en avant, ses élytres plus longs, leurs côtes plus
étroites, plus régulières, la taille supérieure.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
249
Les trois espèces, oblongus Hust., ovatus Hust. (du Mont Kenya, 2.400 m.)
et Jeanneli appartiennent à la faune alpine.
Une quatrième espèce a été capturée en un seul spécimen au Camp III de
l’Elgon vers 3.500 m.
Gen. OCLADIUS Schônherr
Ocladius abyssinicus Pic
Bull. Soc. ent. Fr., 1900, p. 108.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. 1 spécimen Jeannel).
Gen. HAPL0C0RYNUS Faust
Faust, Stctt. ent. Zeit. L.1889 p. 104.
Un spécimen du Turkana : Lokitang, 750 m.
Gen. CAMPTORRHINUS Schônherr
Camptorrhinus brunneolateralis Hustache
Rev. Zool. Afr., XII, 1924, p. 87.
Mont Elgon : Saw mill, 2.470 m., st 15. Localité bien insolite.
Camptorrhinus nigronotatus Fairmaire
Ann. Soc. ent. Fr. (6), V, 1885, p. 455.
Kenya : Turkana nord, Lokitang, 750 m.; st. 24. — Éthiopie méridio¬
nale : Bourillé, 600 m. (Jeannel), st. 28.
Captures étendant à l’ouest la dispersion de cette espèce.
Camptorrhinus erectisquamis Marshall
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), I, 1928, p. 410.
Kenya : Turkana nord, Lokitang, 750 m., st. 24; monts Murueris, 1.000 m.
(Jeannel), st. 23.
Subfam. Ceuthorrhynchinae
Gen. RHINONCUS Stephens
Rhinoncus castaneus Hustache
Naivasha, Rift Valley (Jeannel), 1.900 m., st. 49.
Gen. EGRIODES Marshall
Marsh., Mem. Mus. Zool. Univ. Coimbra, I, 1935, p. 46.
250
A. IIUSTACHE
Egriodes tuberculiceps, n. sp.
Ovale rhomboïdal, noir, les antennes, les tibias et les tarses d’un jaune
testacé, le revêtement dorsal squamuleux, grossier, brunâtre, jaunâtre sur
les côtés du prothorax, sur les élytres entremêlé de quelques squamules
cendrées plus nombreuses vers la base et autour de l’écusson. Prothorax,
tête et élytres pourvus de tubercules surmontés de squamules fasciculées et
brunes.
Rostre aussi long que le prothorax, peu arqué, sublisse, squamulé à la
base. Antennes médianes, grêles, les trois premiers articles dufunicule assez
allongés. Tête légèrement conique, densément squamulée, surmontée en
avant de deux tubercules fasciculés, carénée en arrière au milieu; front pro¬
fondément impressionné, les yeux grands et peu convexes.
Prothorax conique, transversal, la base deux fois aussi large que le bord
antérieur, fortement bisinuée et engrenée avec celle des élytres, les côtés
subrectilignes, les angles postérieurs surmontés d’un tubercule obtus, le
disque avec quatre tubercules séparés par la profonde ligne médiane creusée ;
devant l’écusson; de ces tubercules deux (petits) sur le bord antérieur, deux
(gros) en arrière, ces tubercules sur le même alignement que ceux de la tête.
Écusson profondément enfoncé.
Élytres à peine aussi longs que larges, arqués sur les côtés, au sommet
largement arrondis séparément; calus huméral gros, fasciculé, le calus pos¬
térieur formé de 2-3 fascicules; interstries 3, 5, 7, pourvus un peu en arrière
de la base d’un tubercule fasciculé d’un brun noir, le 3° en outre avec un
tubercule fasciculé vers son milieu; disque fortement impressionné derrière
la base, cette dernière relevée et noire; stries profondes, irrégulières,
llexueuses, ponctuées, plus grossièrement vers la base; interstries assez
étroits et convexes.
Pattes robustes; fémurs fortement dentés, rougeâtres, leurs squamules
cendrées, grandes mais peu serrées; tibias larges, comprimés; tarses robustes
et courts, les ongles très fortement dentés, laciniés. Dessous à revêtement
grossier, grisâtre et dense.
Long. 2,6 mm.
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12, deux spécimens.
Les deux autres espèces de ce genre se trouvent dans la Rhodésie et
l'Afrique orientale Portugaise.
Gen. PAR0XY0NYX Hustache
Paroxyonyx (Baryoxyonyx) humeridens, n. sp.
Ovale rhomboidal, d'un rouge sanguin clair, le revêtement squamuleux
dense, varié, ocracé, jaunâtre ou grisâtre, noir sur les tubercules. Prothorax
relevé en son milieu en une forte protubérance, longitudinalement bifide à
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
251
son sommet, triangulaire vue de profil, revêtue de squamules longues et jau¬
nâtres. Élytres dilatés aux épaules en une forte et large dent triangulaire,
leur base engrenée avec celle du prothorax, redressée et noire, le disque
pourvu de trois séries transversales de tubercules noirâtres à leur sommet,
la l cre vers le tiers antérieur comprenant 4 tubercules, la 2 ° légèrement post¬
médiane, légèrement llexueuse, de 6 tubercules beaucoup plus petits, dont
celui du 5 e interstrie plus en avant, la 3° antéapicale formée de chaque côté
par un groupe de quatre fortes dentelures.
Rostre plus long que la tête et le prothorax, arqué, mince, très finement
sculpté et presque glabre, roux (Ç) ou plus court, un peu plus épais (çf).
Antennes fines, élancées, rousses, rembrunies au sommet, médianes ($) ou
plus antérieures (çf), les deux premiers articles du funicule très longs,
ensemble plus longs que les cinq autres, le 2 e plus long que le l 01 ', tous les
suivants beaucoup plus longs que larges, la massue étroite et fortement
acuminée à son sommet. Yeux fortement convexes, leur intervalle enfoncé,
étroit, égal au quart de la largeur du rostre. Tête densément squamulée.
Prothorax trapézoidal, beaucoup plus large que long, sur les côtés obli¬
quement et très profondément impressionné, devant la base impressionné
moins fortement, le bord antérieur pourvu en son milieu de deux denticules
noirs peu écartés; couvert de grosses squamules jaunâtres. Ecusson enfoncé.
Élytres un peu moins longs que larges entre les épaules, graduellement et
assez fortement rétrécis en arrière, impressionnés en avant le long de la
suture, les stries fortes, en avant grossièrement ponctuées, les interstries
larges, plans, rugueux, leurs squamules petites, linéaires, la suture avec une
longue tache noire, postscutellaire, suivie d’une courte tache jaune ou blanche.
Pattes assez élancées ; fémurs rembrunis dans leur milieu, finement dentés ;
tarses robustes et courts, les ongles appendiculés.
Long. 2,5 - 3 mm.
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. ; st. 12 , 5 spécimens.
Gen. MICRELDS Thomson
Micrelus cruentatus, n. sp.
Ovale, court, d’un rouge sanguin assez clair, les élytres avec trois fascies
transversales plus foncées, la l t,re linéaire, basale et noire, la 2 ° médiane,
formée par des soies noires, serrées, sur les interstries impairs, la 3 e suba¬
picale et seulement plus foncée que le reste des téguments; soies des élytres
obliques, assez grossières, noires et blanches, les blanches en une série
interrompue sur chaque interstrie par les noires; prothorax avec le sillon
médian couvert do squamules teintées de jaune, appliquées; pro, méso et
métasternum densément couverts de squamules teintées de jaune, imbriquées,
ovales, impressionnées, les épisternes métathoraciques glabres, squamulés
seulement en arrière; abdomen revêtu de poils squamuleux assez grossiers
A. HUSTACHE
252
mais peu serrés ; squamules des pattes linéaires, fines et espacées ; pygidium
coriacé, glabre, mais avec une bordure apicale de squamules.
Rostre roux, aussi long que la tête et le prothorax, arqué, obsolètement
ponctué, à sa base avec quatre lignes de squamules, les internes prolongées
autour des yeux. Tête avec quelques petites squamules éparses, le front
impressionné, les yeux convexes. Antennes fines, les deux premiers articles
du funicule allongés et subégaux, les 6 e et 7° subglobuleux, la massue ovale et
courte.
Prothorax subtrapézoïdal, plus large que long, le bord antérieur redressé,
au milieu avec une échancrure séparant deux petites dents triangulaires et
obtuses, le disque avec quatre tubercules obtus, foncés, couverts de squa¬
mules d'un rouge brun, disposés deux près de la ligne médiane et un peu en
avant du milieu, les deux autres vers le tiers postérieur des bords latéraux,
leur sommet débordant les côtés (vus de haut), les côtés, en arrière de ces
tubercules, parallèles, en avant légèrement arqués et obliquement impres¬
sionnés; ponctuation assez forte et serrée.
Elytres à peine aussi longs que larges, les épaules saillantes et arrondies,
les côtés modérément arqués, au sommet largement arrondis séparément et
leur angle suturai très obtus; convexes, déclives en avant vers la base;
sillons profonds, leurs points serrés, ceux de la base rectangulaires, plus
grands, noirs ainsi que leurs intervalles, leur ensemble formant la ligne basale
noire; interstries plus larges que les sillons, fortement convexes, leurs points
serrés et sétigères, la suture foncée sur toute sa longueur.
Fémurs inermes; tarses courts, les ongles finement dentés.
Long. 1,9 mm.
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12, deux spécimens.
On sait que les espèces de ce genre sont inféodées aux Bruyères, Erica.
Sans doute la présente espèce est-elle dans ce cas, bien que l’observation
n’en soit pas signalée.
Gen. CEUTHORRHYNCHUS Germar
Ceuthorrhynchus bipunctatus, n. sp.
Oblong, roux clair, les élytres avec un point noir sur le milieu du 3 U inter¬
strie, l’extrémité du rostre et les ongles noirs, le revêtement squamuleux
d’un blanc teinté de jaune et composé sur le prothorax d’une bande sur le
sillon médian et d’une deuxième, large sur les côtés, sur les élytres d’une
tache basale sur les trois premiers interstries, atteignant les points noirs,
peu dense, une étroite bordure apicale, les interstries pourvus d’une série
de très courtes soies squamuleuses claires. Pattes à revêtement très fin,
subglabres. Dessous revêtu de squamules teintées de jaune, très serrées sur
les bords.
Rostre aussi long que la tête et le prothorax, courbé, sublisse. Tête densé-
COLEOPTERA, CURCULIOMDAE
253
ment et finement ponctuée, carénée au milieu, le front déprimé, les yeux peu
convexes. Antennes à cils hérissés, médianes ( $ ) ou plus antérieures (çf),
le funicule de 7 articles, les deux premiers assez allongés et subégaux, les
articles 3-5 plus longs que larges, les 6 e , 7° subglobuleux, la massue ovale,
courte, sa moitié apicale pubescente.
Prothorax trapézoïdal, peu plus large que long, en avant modérément
rétréci et légèrement resserré, les côtés légèrement bisinués, les angles
postérieurs aigus; pourvu de chaque côté, un peu devant le milieu, près du
bord, d’un assez fort tubercule brun à son sommet, les côtés obliquement et
profondément impressionnés devant le tubercule; en son milieu largement
et profondément sillonné; ponctuation assez fine et très serrée. Écusson
petit, squamulé.
Elytres d’un tiers plus longs que larges, subrectangulaires, se rétrécissant
médiocrement en arrière, le calus huméral élevé, arrondi, saillant sensible¬
ment latéralement, le calus postérieur faible, obsolètement muriqué; modé¬
rément convexes, la suture déprimée en avant, les stries étroites, ponctuées,
les interstries plus larges que les stries, fortement convexes, très finement
pointillés-coriacés, peu luisants, leurs soies excessivement courtes et fines,
devenant en arrière plus grossières et un peu plus longues.
Pattes élancées; fémurs inermes; tibias droits, leurs soies apicales très
courtes et noires; tarses peu allongés, les ongles dentés. Prosternum canali-
culé devant les hanches, ces dernières étroitement séparées.
çf. Base de l’abdomen avec un large sillon, le 5° segment avec une fovéole
transversale; tibias intermédiaires et postérieurs pourvus d’un petit onglet
apical interne.
Long. 2,6-2,8 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, vers 3.500 m., st. 18, une paire.
Cette espèce se rapproche des Micrelus, vivant précisément sur les
Bruyères, mais elle est de forme plus allongée et ses soies sont extrêmement
courtes; elle fait le passage entre les Ceuthorrhynchus s. str. et le groupe
Micrelus.
Subfam. Zygopinae
Gen. SPHADASMUS Schünherr
Sphadasmus camelus Gyllenhall
Gyll., in Schonh., Gen. Spec. Cure., III, 2.1836, p. 820.
Mont Elgon, Camp II, 2.470 m., st. 15, 2 spécimens de la var. cameloides
Hust.
C’est pour cette espèce l’une des altitudes les plus élevées.
Gen. LOBOTRACHELUS Schônherr
Genre excessivement nombreux en espèces répandues dans toute l’Afrique
équatoriale, toutes très semblables de forme et de très petite taille, mais
254 A. HUSTACHE
paraissant variables de revêtement. Les trois espèces décrites ci-après
semblent propres à la faune alpine.
Lobotrachelus kitalensis, n. sp.
Rhomboïdal, noir, les antennes, les tibias et les tarses, le sommet du rostre
d’un jaune testacé, luisant à travers la pubescence dorsale, cette dernière
grise et blanche.
Rostre aussi long que le prothorax : cf densément squamulé, blanc presque
jusqu’au sommet; 9 , mince, ferrugineux, lisse, luisant sauf à la base revêtue
de poils grossiers et blancs. Ligne interoculaire, base de la tête, prosternum
en avant des hanches antérieures, angles antéro-inférieurs du prothorax
revêtus d'une couche de squamules blanches. Antennes médianes ( 9 ) ou anté¬
rieures (cf), le 1 er article du funicule aussi long que les trois suivants réunis,
les 2° et 3 e aussi longs que larges, les suivants globuleux et ne s épaississant
que très peu, la massue ovale et courte. Tête à pubescence fine et peu
serrée.
Prothorax conique, un peu moins long que large à la base, la base un
tiers plus large que le bord antérieur, son lobe médian recouvrant entière¬
ment l’écusson, densément pubescent, blanc, les angles postérieurs aigus,
les côtés subrectilignes; convexe, les points médiocres, serrés, dans leur
centre avec un pore émettant un poil, les poils acuminés, couchés, dirigés
vers l’avant, d’un blanc grisâtre, ceux de la base du lobe médian plus
grossiers, ceux des angles postérieurs squamuleux, très blancs, formant une
petite tache triangulaire visible de dessus, les intervalles des points moindres
que ces derniers et peu luisants.
Élytres presque de moitié plus longs que larges, faiblement triangulaires,
se rétrécissant en arrière dès les épaules mais peu fortement, les côtés
subrectilignes, au sommet largement arrondis séparément et marginés de
ferrugineux; calus huméral oblong, petit, peu élevé, glabre, le sillon circa-
scutellaire profond; convexes, les stries étroites, profondes et glabres;
interstries deux fois aussi larges que les stries, plans, leurs points petits,
piligères; poils 5-6 fois aussi longs que larges, d un gris blanchâtre, couchés,
atteignant presque les suivants, par suite paraissant serrés, irrégulièrement
bisériés, plus serrés et plus clairs sur la suture.
Fémurs armés d’une très petite dent obtuse, leur pubescence cendré;
tibias aussi longs que les fémurs, droits, leur pubescence cendrée; tarses un
peu moins longs que le tibia, allongés, le l“ r article plus long que les 2 e et 3°
réunis. Dessous revêtu de squamules oblongues, blanches, serrées, davantage-
sur les côtés.
çf. Abdomen avec le 5 e segment marqué d’une profonde impression
glabre, noire, mate, occupant presque tout le segment.
Long. 1,6-1,8 mm.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. st. 12, une série d’exemplaires types; —
Elgon Saw mill, Camp II, 2.470 m., st. 15, 1 spécimen.
Petite espèce à dessin peu tranché.
Lobotrachelus imitatus, n. sp.
Rhomboïdal, noir, les antennes, les tibias et les tarses d’un jaune testacé,
un peu luisant, la pubescence foncière dorsale grise, line et très éparse ;
orné d’un dessin jaunâtre composé de poils squamuleux serrés, comprenant
sur les élytres une courte fascie basale formée d’une linéole sur la suture et
les deux interstries adjacents, d’une courte fascie postmédiane sur les
interstries 3-4 et parfois 5, d’une linéole sur le tiers postérieur de la suture,
sur le prothorax une étroite bordure basale et une vague sur le bord
antérieur et les côtés. Dessous à revêtement dense, blanc ou cendré,
compact et formant tache sur les épisternes et les épimères; pattes revêtues
de squamules linéaires, cendrées et assez serrées.
Rostre aussi long que le prothorax, ferrugineux au sommet au moins,
densément (ç?) ou éparsément squamulé. Intervalle interoculaire linéaire et
densément squamulé. Funicule antennaire avec le 1 er article moins long que
les trois suivants ensemble, le 2» pas plus longs que large, la massue
oblongue.
Prothorax d’un quart environ plus large que long, subconique, la base de
un tiers plus large que le bord antérieur, les angles postérieurs peu aigus,
les côtés très peu arqués, brièvement resserrés dans les angles antérieurs ;
convexe, la ponctuation serrée, en arrière assez forte, en avant moins forte,
les intervalles des points mats, le lobe basal ne recouvrant pas entièrement
l’écusson.
Elytres plus longs que larges, s’élargissant un peu et obliquement de la
base aux épaules, puis se rétrécissant modérément en arrière, au sommet
largement arrondis séparément et leur angle suturai très obtus, le bord
apical étroitement ferrugineux; convexes, obliquement déclives à la base,
plus longuement autour de l’écusson; sillons étroits et profonds; interstries
plans, de deux à trois fois aussi larges que les sillons, finement coriacés,
ponctués.
Fémurs finement dentés; tarses allongés.
C?. Impression anale très grande, profonde, glabre.
Long. 2 mm. à peine.
Kitale, Uasin Gishu, vers 2.100 m., st. 12, 8 spécimens.
Variétés : Tibias d’un brun foncé; fémurs roux comme les tibias; rostre
entièrement roux.
Petite espèce, voisine de kitalensis dont elle se distingue par les élytres
plus larges, plus courts, s’élargissant sensiblement de la base aux épaules,
leur dessin différent; ce dessin varie quelque peu, soit jaunâtre, soit en
partie blanchâtre, mais en dehors de ce dessin les élytres paraissent glabres,
leur pubescence foncière étant très fine.
250
A. HUSTACHE
Lobotrachelus immixtus, n. sp.
Oblong, ferrugineux, mat, les antennes, les tibias et les tarses d’un roux
testacé; revêtement dorsal d’un blanc jaunâtre et d’un fauve clair, composé
sur les élytres de squamules lancéolées, blanches et de poils grossiers,
squamuleux, allongés, fauves.
Rostre un peu moins long que le prothorax : ç?, de la base à l’insertion
antennaire se rétrécissant graduellement, couvert d’une couche de squamules
blanches, la partie apicale pas plus longue que large, moins densément
squamulée, rousse; Ç, subcylindrique, roux, éparsément pointillé et
pubescent, à la base seulement avec quelques squamules. Intervalle interocu¬
laire deux fois aussi large que le sommet du scape antennaire, densément
squamulé. Funicule antennaire avec des cils hérissés, courts (Ç) ou plus
longs (cf), le 1 er article conique et moins long que les 3 suivants réunis, le 2 e
plus long que large et plus long que le 3°, les suivants courts et ne grossis¬
sant que très peu, la massue ovale courte.
Prothorax conique, à peine moins long que large à la base, en avant
fortement rétréci, derrière le sommet largement mais faiblement resserré,
la base deux fois aussi large que le bord antérieur, son lobe médian ne
recouvrant pas entièrement l’écusson, lequel est densément squamulé, blanc,
comme le lobe, les angles postérieurs très aigus, un peu prolongés en
arrière, densément squamulés, blancs, les côtés obliquement et faiblement
convergents, à peine arqués jusqu’au tiers antérieur; convexe, la ponctuation
fine et serrée, les points émettant sur le milieu du disque, des poils squamu¬
leux flaves, sur les côtés des squamules plus grosses et plus claires.
Elytres triangulaires, à peine un tiers plus longs que larges, modérément
rétrécis en arrière, le calus huméral peu élevé et glabre en arrière; convexes,
légèrement déprimés autour de l’écusson; stries fines, ponctuées et pourvues
d’une série de fins poils couchés, flaves; interstries de 3 à 4 fois aussi larges
que les stries, plans, leurs squamules serrées, entremêlées de poils, formant
autour de l’écusson une vague tache blanchâtre.
Pattes à revêtement blanchâtre. Fémurs légèrement renflés, leur denticule
assez fort ; tous les tibias pourvus d’un petit onglet apical interne, plus fort
chez le çf. Dessous couvert d’une couche de squamules blanches.
Cf • Impression du 5 e segment ventral grande, profonde et glabre.
Long. 3 mm.
Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. ; st. 12, 5 $9,1 ç?-
Cette espèce est caractérisée par sa coloration, la nature de son revêtement
et les caractères spéciaux du çf. Elle est voisine de L. congoanus m.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
257
Gen. HOPLITOPALES Schônherr
Hoplitopales bellus Hustache
Voy. Alluaud et Jeannel, Afr. Or., XIX, Cure., 1929, p. 510, fig.
Mont Elgon, Elgon Saw mill, st. 15, 2.470 m., 1 spécimen. — Mont Kenya,
vers 2.400 m.
Subfam. Barinae
Gen. BARIS Germar
Genre semblant médiocrement représenté dans la faune alpine; il est
cependant vraisemblable que la flore alpine doit avoir parmi ses hôtes
quelques espèces particulières. On peut observer cependant que dans la
faune paléarctique les espèces alpines ne sont qu’en très petit nombre.
Diverses espèces ont été capturées en un seul spécimen, parmi lesquelles
trois (dont une décrite ci-après) peuvent être considérées comme appartenant
à la faune alpine; elles proviennent de : .
Elgon, Camp II, 2.470 m. ; Uasin Gishu, Kitale, 2.100 m.; Thika Fall,
1.700 m. ; Nanoropus, 565 m.
Les Baris kenyae Hust. (2.800-3.000 m.), kijabensis Hust. (2.400 m.),
aeneipennis Hust. (2.100 m.), riftensis Hust. (2.100 m.) antérieurement
capturés par M. Jeannel sont évidemment alpins.
Baris conicollis Marshall
Ann. Mag. Nat. Hist. (10) I, 1928, p. 422, f. 7.
Mont Elgon, Camp I, 2.210 m., 3 spécimens. — Uganda.
Baris erythrocollis, n. sp.
Noir, le prothorax, la tête, le rostre, les antennes et les pattes d’un rouge
jaune, les points des élytres pourvus d’un court poil sétiforme clair, ceux
des pattes de squamules linéaires jaunâtres, serrées, ceux du métasternum
de squamules oblongues peu serrées, mais très serrées et formant une tache
sur le sommet des épimères et sur les épisternes, l’abdomen subglabre, muni
seulement de soies très courtes et éparses, le prosternum avec quelques poils
courus, épars, devant les hanches plus grossiers et formant une petite tache.
Rostre aussi long que le prothorax, arqué, épais, en arrière latéralement
non comprimé, l’aire antéoculaire densément ponctuée et limitée supérieu¬
rement par un sillon, le sillon transversal de la base profond, en dessus
finement ponctué-subsillonné. Tête convexe, alutacée, très éparsément poin-
tillée, luisante, le front convexe, les yeux plans. Antennes robustes, le scape
épais au sommet, le 1 er article du funicule aussi long que les trois suivants
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 17
258
A. HUSTACHE
réunis, les suivants transversaux, serrés, croissant un peu en épaisseur, la
massue rembrunie, oblongue.
Prothorax presque aussi long que large, brusquement rétréci et les côtés
arqués dans son tiers apical, au sommet tubuleux et moitié aussi large qu’à
la base, les angles postérieurs droits, les côtés de la base au tiers antérieur
légèrement divergents et un peu arqués à partir du milieu, plus fortement
en avant, la base faiblement sinuée, son lobe médian court et tronqué ; modé¬
rément convexe, transversalement impressionné en avant, les points sur le
disque assez gros, leurs intervalles plus grands que les points et lisses, sur
les côtés et sur les flancs devenant très serrés et formant des rides longitudi¬
nales. Ecusson noir, impressionné.
Elytres d’un tiers plus longs que larges, se rétrécissant modérément en
arrière dès les épaules, ces dernières obliques et leur calus petit et ponctué,
le calus postérieur effacé; convexes, les sillons étroits en arrière, devenant
vers la base plus larges et plus profonds; interstries plans, plus larges que
les sillons, le 3° élargi à sa base, tous alutacés et pourvus d’une série de
points petits, moindres que ceux du prothorax, serrés, légèrement râpeux à
leur bord antérieur et brièvement sétulosés.
Pattes robustes et assez courtes, les ongles libres, simples.
Prosternum en avant pourvu de deux petites fovéoles linéaires, en arrière
entre les hanches triangulaire et pourvu de deux groupes de squamules.
Long. 3,3-3,5 mm.
Kikuyu : Thika falls, 1.700 m., st. 7, Ç, type; — Crater lake, ouest du
Lac Naivasha, 1.900 m., st. 50, çf type.
Cette espèce est voisine de B. rubrothorax m.; elle s’en distingue par la
coloration d’un rouge plus clair du prothorax, de la tête, du rostre, et surtout
des pattes et sa ponctuation dorsale deux fois moins forte tant sur le pro¬
thorax que sur les élytres.
Subfam. Rhynchophorinae
Gen. STASIASTES Faust
Stasiastes glabratus Faust
Novit. Zool., I, 1894, p. 567 ( Phaenomerus ); Togo.
Espèce peu rare dans le Congo français et belge et retrouvée beaucoup
plus au nord-est, dans les plaines de l’Omo à Bourillé, 600 m., 1 spécimen,
st. 28.
Gen. PHAENOMERUS Schônherr
Genre répandu dans les contrées tropicales, Indes, Ceylan, Nouvelle-
Guinée, Madagascar, et.représenté dans l’Afrique équatoriale par plusieurs
espèces, toutes de la région basse. Une espèce alpine capturée à l’Elgon,
Camp II, 2.470 m., un spécimen.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
259
Une deuxième espèce appartenant à un genre probablement nouveau à
Marakwett, Elgeyo escarp. vers 2.500 m.
Gen. SITOPHILUS Schônherr (Calandra auct.)
Le cosmopolite S. orizae a été rencontré dans diverses localités jusqu’à
Kitale, à 2.100 m.
Il est surprenant qu’aucun autre Rhynchophorinae n’ait été rencontré.
Subfam. Cossoninae
Famille ayant de très nombreux représentants, et dont quelques genres,
sont caractéristiques de la faune alpine.
Sir G. A. K. Marshall ayant, avec la plus extrême obligeance, examiné un
certain nombre d’espèces de ma collection, il en résulte un déplacement de
quelques-unes d’entre elles quant à leur genre.
Gen. ELGONIELLA, nov.
Hanches antérieures avec un écartement aussi large que le sommet du
scape. Tète séparée en deux parties par une profonde incision un peu en
arrière des yeux, la partie antérieure squamulée, la postérieure très lisse,
glabre et très luisante.
Rostre épais, sa courbure continuant celle du front, dilaté en avant de l’in¬
sertion antennaire, ses scrobes commençant en avant du milieu, arqués, en
arrière leur bord supérieur éloigné des yeux; mandibules croisées et dentées.
Tête enfoncée dans le prothorax presque jusqu’aux yeux, en dessous convexe,
lisse et écliancrant fortement en arc le bord antérieur du prosternum, le
front un peu moins large que le rostre.
Yeux latéraux, ovales, transversaux, petits, grossièrement granulés.
Antennes insérées en avant du milieu du rostre; scape arqué à la base,
graduellement et fortement épaissi au sommet, dépassant l’œil; funicule de
7 articles, le l 6r ovoïde, les suivants courts, la massue grosse, ovale, obtuse,
pubescente, son 1 er article plus large que long, moins long que le reste de la
massue.
Prothorax tronqué à ses extrémités, le bord antérieur sans lobes oculaires;
et (vu de profil) peu oblique, moins que le postérieur. Ecusson très petit.
Elytres avec la base légèrement échancrée en arc et finement rebordée, les
épaules brièvement arrondies, prolongées par une carène latérale brusque¬
ment effacée avant le sommet.
Fémurs inermes; tibias droits, légèrement comprimés, à leur sommet
tronqués et pourvus d’un onglet externe dorsal et d’un petit mucron interne ;
tarses grêles, finement pubescents en dessous, le 3 e article un peu plus
large que le 2 e mais entier, le 4 e implanté dans une faible échancrure du 3 e ,
260
A. HUSTACHE
court, les ongles petits et simples. Métasternum deux fois aussi long que les
hanches.
Hanches intermédiaires deux fois plus écartées que les antérieures et les
postérieures deux fois plus que les intermédiaires, la saillie intercoxale
postérieure beaucoup plus large que la hanche postérieure et en avant légè¬
rement arquée; 1 er segment ventral derrière la hanche notablement plus long
que le 2 e , le 2 e au milieu aussi long que les 3° et 4 e ensemble, toutes les
sutures droites sur les côtés, la l ro légèrement arquée dans le milieu. Méso¬
sternum lisse et sur le même plan que le métasternum. Insecte pubescent,
mais avec les hanches entièrement glabres, lisses et luisantes.
Genre à caractères complexes ; la conformation de ses tarses, l’écartement
des hanches antérieures, permettent de le rattacher aux Cossonides, mais
ses antennes et diverses autres particularités l’en éloignent; la troncature
de ses tibias est analogue à celle de beaucoup de Cryptorrhynchides ; par
l’ensemble de ces caractères il semble cependant mieux placé dans les
Cossoninae.
Le faciès du génotype est celui d’un Rhytirrhinus allongé.
Genre aberrant à placer dans le groupe de Cotaster Motsch.
Elgoniella Jeanneli, n. sp.
Allongé, revêtu d’une dense et fine pubescence d’un jaune flave, les
antennes (massue exceptée foncée), les tibias et les tarses d’un rouge ferru¬
gineux.
Rostre rougeâtre, peu plus long que la moitié du prothorax, arqué, densé¬
ment ponctué et pubescent en arrière, sa dilatation apicale aussi longue que
large, ses côtés parallèles; glabre, à ponctuation moins forte et moins serrée.
Antennes avec le 2 e article du funicule peu plus court que le 1 er , aussi long
que large et fortement rétréci à sa base, à son sommet de même épaisseur
que les suivants, ces derniers transversaux.
Prothorax un peu plus long que large, en avant fortement étranglé, les
côtés renflés, subparallèles, mais vers le milieu avec une large et profonde
incision oblique et dirigée en arrière, la partie centrale profondément
impressionnée, l’impression n’atteignant pas la base, limitée en avant par
le bourrelet apical, la ponctuation invisible.
Elytres d’un tiers plus larges que le prothorax, parallèles jusqu’au tiers
postérieur, comprimés sur les côtés, le disque plan, la déclivité postérieure
oblique; pourvus chacun de trois côtes, la l re (3“ interstrie) en avant très fine
ou obsolète, plusieurs fois interrompue, sur la déclivité postérieure découpée
en trois crêtes allongées, la 2 e (5° interstrie) élevée, entière, brusquement
terminée au sommet de la déclivité, la 3" (7° interstrie) la plus élevée, entière,
se terminant un peu plus en arrière que la 2 e , l’espace entre les 2° et 3 e côtes
déprimé, la déclivité postérieure tuberculée sur le 2° interstrie, toutes oes
côtes et tubercules pubescents ; la ponctuation invisible, voilée par la
pubescence.
COLEOPTERA. CURCULIONJDAE
9
Pattes avec une fine pubescence concolore et peu serrée; fémurs vers le
sommet avec une ponctuation assez serrée et râpeuse; tarses en dessus
glabres et luisants. Dessous coriacé ponctué, les points peu profonds et assez
serrés, les points brièvement piligères.
Long. 3,8-4 mm.
Kenya : cratère^ de l’Elgon, pied du Koitobbos, 4.000 m., st. 20, 9 spéci¬
mens.
Gen. C0SS0NÜS Clairville
Genre comprenant de nombreuses espèces dans l’Afrique équatoriale et
auquel il faut ajouter les deux espèces suivantes alpines.
Cossonus gracilitarsis, n. sp.
Noir, luisant, le scape antennaire à sa base et les tarses ferrugineux.
Rostre à peine d’un quart moins long que le prothorax, faiblement arqué,
élargi vers l’insertion antennaire, de ce point graduellement mais faible¬
ment élargi jusqu’au sommet, la dilatation (çf) à côtés parallèles et plus
de deux fois aussi longue que large; en arrière comprimé et densé¬
ment pointillé, mat sur les côtés, en dessus assez densément pointillé et
peu luisant (çf), ou plus éparsement pointillé et luisant (Ç ). Tête conique,
le vertex lisse, imponctué, séparé du front par une fine ligne transversale,
le front assez densément pointillé, sa fovéole très petite, les yeux grands et
peu convexes. Antennes médianes (cf) ou moins antérieures (Q); scape
comprimé, brusquement et fortement épaissi au sommet; 2 e article du funi-
cnle moins long que le 1 er , à peine aussi long que large, les suivants très
serrés, fortement transversaux, s’élargissant fortement, la massue grosse,
pubescente, ovale, obtuse au sommet.
Prothorax aussi long que large, les côtés subparallèles de la base au milieu,
en avant arqués et convergents jusqu’à l’étranglement apical, ce dernier
^ort et presque imponctué, la base bisinuée, les angles postérieurs obtus;
marqué sur sa base d’une large impression triangulaire médiane, grossiè¬
rement ponctuée, traversée par la carène médiane, la ponctuation grossière,
ménageant de chaque côté du milieu une aire allongée à ponctuation fine et
espacée. Ecusson grand, en ovale transversal, plan et lisse.
Élytres peu plus larges que le prothorax, parallèles jusqu’au quart posté¬
rieur, avec 10 stries ponctuées, les points gros, serrés entamant les bords
des interstries, en arrière devenant plus petits et les stries plus profondes ;
interstries non ou à peine de la largeur des sillons, avec quelques rugosités
très fines et éparses et quelques points microscopiques.
Tibias armés d’un onglet externe remarquablement robuste, en crochet,
ferrugineux à son sommet; tibias antérieurs élargis en leur milieu (fortement
chez le çf), les autres graduellement et fortement élargis. Tarses filiformes,
le 1 er article allongé et aussi long que les 2 e et 3° ensemble. Dessous à
202
A. HUSTACIIE
ponctuation grossière, peu serrée, devenant plus fine sur l’abdomen, forte
et unisériée sur la base des 3 e , 4° et 5 e segments, plus fine et assez serrée
sur le sommet du 5 e , l’impression médiane du métasternum et de l’abdomen
marquées.
Long. 4,5-6 mm.
Marakwett, Elgeyo escarpement, vers 2.500 m., st. 30, 53 spécimens.
Espèce caractérisée par la gracilité des tarses et la faible dilatation apicale
du rostre, particulièrement chez la Ç .
Cossonus rufipennis, n. sp.
Terne, noir, les élytres d'un roux ferrugineux, les antennes à la base, les
arses d’un roux plus clair.
Rostre peu plus long que la moitié du prothorax, légèrement arqué dans
sa moitié apicale, Q très peu et graduellement élargi, çf distinctement
élargi, sa dilatation à bords parallèles et de moitié plus longue que large;
en dessus convexe et à ponctuation en avant fine, espacée (9) ou plus serrée
(c?)> en arrière serrée et traversée par une fine carène médiane lisse. Tète
conique, le vertex lisse, le front densément pointillé, avec un point plus
gros, les yeux peu convexes. Antennes médianes (çf) ou antémédianes
(9)i robustes; scape arqué, brusquement épaissi au sommet, dépassant le
milieu de l’œil, roux ainsi que les 2 ou 3 premiers articles du funicule;
2° article conique, moins long que le 1 er et faiblement transversal, les
suivants serrés, fortement transversaux mais ne grossissant que peu, la
massue ovale, grosse.
Prothorax un peu plus long que large, se rétrécissant dans ses deux tiers
antérieurs, les côtés en arrière peu, en avant largement arqués, l’étrangle¬
ment apical étroit et léger, lisse, luisant, avec quelques petits points, la base
bisinuée, avec une large mais peu profonde impression triangulaire grossiè¬
rement ponctuée, traversée par une carène médiane lisse, fortement rétrécie
en avant; la ponctuation forte, serrée, confluente sur les côtés, les intervalles
des points lisses. Ecusson en ovale transversal, plan, lisse, roux.
Elytres peu plus larges que le prothorax, parallèles jusqu’au tiers posté¬
rieur, la base faiblement bisinuée; pourvus de 10 stries entières, ponctuées,
les points serrés, assez gros, diminuant de grosseur en arrière, les interstries
un peu moins larges que les stries convexes, avec quelques microscopiques
points sur le disque, mais sur la déclivité postérieure les points beaucoup
plus gros, serrés, et pourvus de microscopiques poils.
Long. 3,8-4,2 mm.
Marakwet, Elgeyo escarpement, 2.500 m. d’alt., st. 30, 11 spécimens.
Cette espèce appartient au môme groupe que C. gracilitarsis et provient
de la même région.
Deux autres espèces nouvelles ont été trouvées, l’une à Kitale, Uasin
Gishu, 2.100 m., 1 spécimen, l’autre à l’Elgon, Camp III, 3.500 m., 1 spé¬
cimen. L’absence des deux sexes n’a pas permis de les décrire.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
63
Gen. FALSOCOSSONUS Voss.
Menton avec deux soies apicales, les mandibules triangulaires, fortes.
Rostre à sa base un peu moins large que le front, à peine plus long que
large au sommet, s’élargissant peu et graduellement, la dilatation apicale
faible, au sommet les ptérygies étroites, débordant légèrement les côtés, en
dessus convexe. Scrobes triangulaires, profonds, en arrière larges et moins
profonds, arrivant presque à l’œil. Antennes robustes, courtes, insérées
en arrière du milieu du rostre ; scape brusquement et fortement épaissi
au sommet, dépassant le bord antérieur de l’œil ; funicule cylindrique, de
7 articles, le l or turbiné et un peu plus gros que les autres, les suivants
transversaux et serrés, la massue ovale-oblongue, pubescente, de 4 articles,
son 1 er article moitié de sa longueur totale. Tête conique, deux fois aussi
large que longue, les yeux obliques, transversaux, plus étroits inférieure¬
ment, peu convexes.
Prothorax allongé, peu moins large que les élytros, tronqué à sa base.
Écusson distinct. Élytres subcylindriques, la base à peine sinuée, ses
angles latéraux un peu saillants en avant; sans calus huméral ni anté-
apical ; au sommet largement arrondis ensemble; pourvus chacun de
10 séries de points, la 9 e se réunissant à la 10° au niveau des hanches
postérieures.
Fémurs claviformes. Tibias pourvus d’un long onglet apical externe, les
antérieurs en dessous triangulairement et fortement dilatés dans leur
moitié apicale, la dilatation pubescente et terminée en avant par une petite
dent; les autres tibias graduellement élargis mais avec une petite dent
à leur sommet interne. Tarses courts, le l or article aussi long que les deux
suivants ensemble, le 3 e un peu plus large que le 2 e , non bilobé, mais en
dessus échancré pour l’insertion du 4°, ce dernier long.
Prosternum plus de 4 fois aussi long en avant des hanches qu’en arrière,
en arrière très étroit, les hanches linéairement séparées. Mésosternum aussi
long que le diamètre d’une hanche intermédiaire, l’écartement des hanches
intermédiaires étroit, moins large que le sommet du scape antennaire, et
quatre fois moindre que celui des hanches postérieures ; métasternum beau¬
coup plus long que le diamètre de la hanche postérieure ; segments ventraux
1 et 2 très longs, d’égale longueur derrière la hanche, leur suture très fine
et légèrement arquée dans le milieu, le 2° beaucoup plus long que les 3° et
4 e réunis, ces derniers à sutures profondes.
çf. Plus petit, plus fortement sculpté, le 5 e segment largement arrondi au
sommet.
Petits insectes subcylindriques et glabres.
Ce genre peut se placer près de Pseudomesites Marsh, dont il diffère par
la conformation du dessous et des tibias, les différences sexuelles faibles.
Le génotype est : H. elgonensis, n. sp.
264
A. HUSTACHE
A ce genre appartient aussi, d’après M. G. Marshall qui a eu l’obligeance
de me confirmer sa validité :
Cossonus lobeliae Auriv., Kilimandj. Meru Exped. 7, 21, 1906, p. 435, f. 8.
— Kilimandjaro vers 3.000 m.
Cossonus hyperboreus Hust., Voy. Alluand et Jeannel, Air. Or., XIX,
Cure., 1929, p. 345. — Mont Kenya, 3.300-3.500 m.
Falsocossonus elgonensis, n. sp.
Cylindrique, noir de poix, assez luisant, les pattes et les antennes d’un
ferrugineux foncé, les fémurs souvent rembrunis, le prothorax parfois avec
une tache sur les angles postérieurs et une bordure apicale ferrugineuses,
les élytres avec une tache humérale et une tache apicale ferrugineuses, la
tache humérale souvent prolongée en bande latérale atteignant la tache
apicale, particulièrement chez la Ç ; le rostre pourvu de chaque côté,
au-dessus de l’insertion antennaire, d’une petite élévation tuberculeuse, le
plus souvent rousse; sculpture dorsale très fine. Scrobes (vus de profil)
triangulaires, larges, profonds, atteignant les yeux, passant en dessous.
Rostre aussi large que le front, un peu plus long que large, en avant de
l’insertion antennaire un peu élargi et ses côtés obliques, épais, à pointillé
fin et épars, au sommet alutacé. Tête convexe, conique, éparsément poin-
tillée, les yeux presque effacés. Antennes médianes, robustes ; scape arqué,
fortement épaissi au sommet, aussi long que les trois articles suivants
ensemble ; deux premiers articles subconiques aussi longs que larges, le
2 e moins gros, les suivants très serrés, fortement transversaux et de même
épaisseur, la massue oblongue, obtuse, plus large que le sommet du scape.
Prothorax d’un quart plus long que large, les côtés parallèles, en avant
obliquement et fortement, en arrière très brièvement rétréci, la base pré¬
cédée d’un sillon; convexe, la ponctuation très fine et très éparse, les inter¬
valles des points très fortement alutacés. Écusson rond, plan et lisse,
imponctué.
Élytres un peu plus larges que le prothorax, parallèles, brusquement et
largement arrondis au sommet, la base légèrement échancrée en arc et ses
angles huméraux légèrement saillants en avant ; convexes, très finement
ponctués striés, les points très petits, non serrés, s’effaçant en arrière, les
interstries larges, plans, très finement coriacés, sur la déclivité postérieure
alutacés, la strie marginale plus profonde.
Fémurs claviformes, pourvus sur leur tranche interne d’une ligne de fine
pubescence jaune, plus dense sur le renflement; tibias graduellement et
fortement élargis, chez les antérieurs la dilatation plus large et sa pubes¬
cence jaune plus fournie; 3 e article des tarses un peu plus large que le 2 e .
Hanches antérieures étroitement séparées.
Ponctuation très fine et très éparse sur l’abdomen, plus forte et plus
serrée sur le sternum, les intervalles des points alutacés. Abdomen convexe.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
265
(5 e . Forme un peu plus courte, la ponctuation dorsale plus forte, quoique
fine, le prothorax seulement aussi long que large. Premier et 2 e segments
ventraux en leur milieu légèrement impressionnés. Taille moindre.
Long. 3,5-5 mm.
Mont Elgon, prairies alpines et zone des Bruyères, 3.900-4.000 m., st. 19,
plus de 100 spécimens, types ; cratère de l’Elgon, pied du Koitobbos,
4.000 m., st. 20, quatre spécimens, — Mont Kinangop, 3.500-3.700 m., deux
spécimens, st. 48.
Les taches rousses sont variables; les spécimens du Kinangop ont une
sculpture un peu plus forte.
Obs. — Cette espèce et peut-être aussi les autres du genre vivent en
grand nombre dans les inflorescences desséchées des Lobélies. Nous avons
signalé dans la « Liste des Stations » (Mission de l’Omo, fasc. 1, p. 12)
que ces Curculionides, des Staphylinides et des Catopides ( Oritocatops
lobeliae Jeann.) constituent une association remarquable [R. Jeannel],
Gcn. PSEUDOMESITES Marshall
Marsh., Ann. Mag. Nat. Hist. (10), X, 1932, p. 228.
Génotype : ruwenzoriensis Hust., Voy. Ail. Jeannel, Afr. Or., XIX, Cure.,
1929, p. 551 ( Cossonus ) — ( lobeliae Marsh., 1. c., p. 229, f. 3,4.) Hust., Rev.
Zool. Bot. Afr., XXVI, 1934, p. 36 L
Genre caractéristique de la faune alpine. Les espèces se répartissent
ainsi :
Monts Ruwenzori, 3.000-4.000 m. : ruwenzoriensis ni., senecionis
Marsh., Burgeoni m.
Mont Kenya : 3.500-3.700 m. : dorytomoides m., kenyae m., glacialis
m., frigidus m.
Mont Elgon, vers 4.000 m., costatus n. sp.. elgonensis n. sp.
Mont Nyamukubi, 2.600 m., metallicus m.
Pseudomesites elgonensis, n. sp.
Ç. Oblong, peu luisant, glabre, les antennes et les pattes, le prothorax
et les élytres d’un roux ferrugineux, mais le prothorax avec une grande
tache centrale sur les flancs, les élytres avec une grande tache centrale et une
bande marginale n’atteignant pas le sommet, le dessous d’un noir de poix,
les taches du dessus mal délimitées et de grandeur variable.
Rostre peu plus long que la moitié du prothorax, épais, deux fois aussi
long que large au sommet, sa dilatation antérieure assez forte, transversale,
moins longue que la partie postérieure ; assez densément pointillé, noir
1. Dans le catalogue Junk, pars 49,1936, p. 153, il n’a pas été tenu compte de la syno¬
nymie spécifique certaine de ces deux espèces, Hust, 1. c., p. 36. J’ai sous les yeux mes types
et les cotypes de Marshall.
266
A. HUSTACIIE
ainsi que la tête, roux au sommet. Tête conique, courte, les yeux presque
effacés, la ponctuation fine et éparse. Antennes submédianes, robustes;
scape arqué, brusquement et fortement épaissi au sommet, atteignant l’œil ;
1 er article du funicule gros, peu plus long que large, le 2° moins gros
mais à peine moins long que le l" r , les suivants arrondis, médiocrement
serrés, ne grossissant que très peu, la massue oblongue, peu large et aussi
longue que les 5 articles précédents réunis.
Protliorax à peine plus long que large, sa plus grande largeur vers le tiers
antérieur, en ce point peu élargi et les côtés faiblement arqués, assez large¬
ment resserré en avant, très brièvement latéralement à la base, cette der¬
nière d’un cinquième plus large que le bord apical ; peu convexe, alutacé,
submat, les points très petits et espacés. Écusson en ovale transversal
plan et lisse.
Elytres elliptiques, leur plus grande largeur un peu en arrière du milieu,
la base légèrement échancrée en arc, les angles huméraux obtus, brièvement
saillants en avant; peu convexes; sur le disque finement striés ponctués,
les points en avant assez petits, serrés, entamant les interstries, dans le
milieu très petits, sur la déclivité gros, noirs; interstries larges, subplans,
en arrière à peine plus convexes, finement et densément coriacés, vers le
sommet presque lisses et plus luisants.
Pattes avec quelques très fins poils blancs. Tarses allongés, le 3" article
grand et fortement bilobé. Dessous alutacé, les 3 e et 4 e segments ventraux
rouges, la ponctuation sur le 2° segment ventral très fine et très éparse, en
avant graduellement plus forte et plus serrée.
Cf • Rostre plus court, sa dilatation antérieure fortement transversale, sa
ponctuation serrée. Fovéole frontale petite mais distincte. Antennes plus
robustes. Métasternum et base du 1 er segment ventral plans, densément
ponctués mais glabres. Taille ordinairement moindre.
Long. 3,8-4,5 mm.
Cratère del’Ëlgon, pied du Koitobbos, 4.000 m. st. 20. Une cinquantaine
de spécimens.
Espèce à placer près de P. glacialis m. dont elle se distingue d’ailleurs
par de nombreux caractères. La coloration noire envahit souvent, particuliè¬
rement chez le çf, tout le disque des élytres, ne laissant qu'une étroite
bande basale et une grande tache apicale translucide jaunes.
Pseudomesites costatus, n. sp.
Étroit, allongé, d'un roux jaune, les côtés du prothorax, la suture des
élytres, les interstries 3-10, à leur sommet excepté, la massue antennaire,
rembrunis ou noirs.
Rostre : $ aussi long que les deux tiers du prothorax, presque droit, sa
dilatation apicale très légère ; plus court et plus épais, sa dilatation
apicale faible mais visible, aussi longue que large ; peu luisant, à ponctua-
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
26?
tion très fine, en arrière assez serrée, au niveau de l’insertion antennaire
avec une courte strie dorsale. Tête conique et courte, la fovéole frontale
légère, les yeux effacés. Antennes médianes (Ç) ou plus antérieures (g*) ;
scape robuste, atteignant l’œil, brusquement mais médiocrement épaissi au
sommet, les deux premiers articles du funicule subégaux, le l or turbiné, les
suivants très serrés, fortement transversaux, graduellement plus larges, la
massue ovale, grosse.
Prothorax un peu plus long que large, largement et assez fortement
resserré en avant, la ligne d’étranglement traversant le dessus, sa plus
grande largeur vers le milieu, mais cette largeur très peu plus grande que
celle de la base, de ce point les côtés subrectilignes, en avant arqués
convergents, la base tronquée, finement rebordée et précédée d’un étroit
sillon ; peu convexe, la ponctuation fine et espacée sur le milieu, plus forte
et plus serrée sur les bords et sur les flancs. Ecusson semi-ovalaire, trans¬
versal, plan, lisse.
Élytres très peu plus larges que le prothorax, parallèles jusqu'au tiers
postérieur, au sommet rétrécis et assez étroitement arrondis ; peu convexes
longitudinalement: fortement et profondément sillonnés-ponctués, les points,
au fond des sillons, en avant serrés, en arrière complètement effacés, les
interstries plus larges que les sillons, en côtes arrondies, vers le sommet
plus élevées, la 3° réunie à la 10 e et prolongée jusqu’au sommet ; les côtes
lisses, luisantes, imponctuées, en avant la 4° réunie .4 la 6" vers son tiers
antérieur et par suite la 5° abrégée.
Troisième article des tarses élargi mais incomplètement bilobé.
Fémurs claviformes, leur base pourvue en dedans d’une ligne de pubes¬
cence cendrée (9) ou jaune (cf). Dessous peu luisant à ponctuation fine et
peu serrée sur le métasternum, très fine et très éparse sur l’abdomen.
çf. Métasternum dans le milieu aplati et couvert d’une dense pubescence
dorée dirigée vers la ligne médiane enfoncée ; impression basale des deux
premiers segments ventraux ponctuée et avec de courts poils dorés peu
serrés, l’impression du 5° segment grande et assez profonde.
Long. 5-5,3 mm.
Cratère de l’Elgon, pied du Koitobbos, 4.000 m., st. 20, une centaine de
spécimens.
Espèce très distincte, mais dont la coloration est quelque peu variable
comme chez toutes les espèces rousses.
Obs. — Cette espèce et la précédente vivent avec les Oritocatops et Hete-
rocossonus dans les inflorescences sèches des Lobélies. (Miss, de l’Omo,
Liste des Stations). [R. Jeannel].
Gen. AFR0C0SS0NUS, nov.
Ce genre diffère de Cossonus par l’absence d’écusson, le prothorax
subtronqué à sa base, les élytres oblongs, les épaules effacées, leur base
268
A. HUSTACHE
faiblement échancrée en arc; pourvus chacun de 9 stries, la 8° distincte
seulement en avant, se réunissant à la 9 e vers son tiers antérieur, les
ongles petits, parallèles mais libres, le mésosternum en avant déprimé et
non strictement sur le même plan que le métasternum, ce dernier moins
long, peu plus long que le diamètre de la hanche intermédiaire. Fémurs
claviformes, les hanches lisses, luisantes, sans soies.
Ce genre comprend trois espèces, dont l’une, A. nodosus, pourrait en
être détachée comme sous-genre.
Le génotype est : A. elgonensis, n. sp.
1. Prothorax sans impression ; élytres non tuberculés. Méso¬
sternum faiblement déprimé en avant. Hanches antérieures
étroitement séparées, leur écartement au plus égal à l’épaisseur
du scape antennaire à son sommet. Insecte plus ou moins
luisant. 2.
— Insecte mat, fortement sculpté. Prothorax avec un sillon médian
longitudinal. Mésosternum assez fortement incliné en avant.
Hanches antérieures plus fortement écartées. Élytres pourvus
de nodosités sur la déclivité postérieure. nodosus, n. sp.
2. Prothorax à ponctuation fine et espacée. Élytres avec leur
angle huméral légèrement saillant en avant, les interstries plus
larges que les stries et au moins en avant peu convexes. Rostre
moins long que le prothorax. Prosternum à ponctuation fine,
l’intervalle des hanches antérieures très étroit, formé par deux
triangles dont les sommets sont contigus au milieu de l’inter¬
valle des hanches. Élytres avec la 6° strie distincte en arrière
mais se réunissant à la 7° vers son tiers extérieur., elgonensis, n. sp.
— Prothorax à ponctuation forte et serrée. Elytres avec l’angle
huméral brièvement arrondi, non saillant en avant, les inter¬
stries moins larges que les stries, costiformes, la 6° strie réunie
à la 7 e seulement derrière la base. Rostre aussi long que le
prothorax, les antennes subapicales. Prosternum à ponctua¬
tion forte. glacialis Hust'.
Afrocossonus elgonensis, n. sp.
Oblong, noir, assez luisant, les antennes et les pattes d'un roux ferrugi¬
neux.
Rostre d’un tiers moins long que le prothorax, ainsi que la tête avec une
ponctuation très fine et espacée. Antennes insérées un peu en avant du milieu
du rostre. Prothorax aussi long que large, rétréci à ses extrémités, en arrière
brièvement, en avant plus longuement mais faiblement tubuleux, les côtés à
1. Mimus f/lacialis, Hust., Voy. Ail. Jeannel, Afr. Or., XIX, Cure., 1029, p. 544. — Mont
Kenya, 2.800 m.
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
269
peine arqués; peu convexe, la ponctuation espacée, très fine sur le bord anté¬
rieur, graduellement plus forte d’avant en arrière, le long de la base assez
grossière et serrée.
Elytres s’élargissant faiblement jusqu'au tiers postérieur et les côtés subrec¬
tilignes, au sommet (vus de haut) subtronqués et de chaque côté calleux; base
faiblement échancrée en arc et l’angle huméral obtusément arrondi et ün peu
saillant en avant; modérément convexes, les points des stries sur la moitié
antérieure ronds, serrés, profonds, en arrière effacés et les stries profondes;
interstries trois fois aussi larges que les stries, lisses, en avant peu convexes,
en arrière costiformes, rougeâtres (sauf la suture noire), le 3 e se réunissant
au 8° en formant un fort calus.
Pattes glabres, obsolètement ponctuées. Tibias pourvus au sommet d’un
denticule interne et d’un deuxième denticule plus petit, plus rapproché du
1 er denticule que du milieu.
Dessous luisant, les trois derniers segments rougeâtres, la ponctuation sur
le métasternum assez forte mais espacée, sur le 1 er segment moindre, sur
les trois derniers fine; milieu du métasternum et base des 1 er et 2 e segments
plans (9) ou légèrement enfoncés (cf), le 5“ segment avec une impression
transversale et apicale, à ponctuation plus forte (çf).
Long. 3,5-3,8 mm.
Camp III de l’Elgon, zone des Bruyères, 3.500 m., st. 18, 2 c?cf, 1 9 •
Cette espèce se distingue aisément de A. glacialis Hust. par sa forme moins
ovale et glabre, le rostre plus court et plus épais, l’insertion antennaire moins
antérieure, les antennes moins longues, le prothorax moins fortement resserré
en avant, sa ponctuation beaucoup plus fine et éparse, la forme et la sculpture
des élytres, l’armature apicale interne des tibias.
Afrocossonus nodosus, n. sp.
Oblong, très mat, fortement sculpté, brun de poix, les pattes (fémurs plus
fonces), les antennes (massue loncée exceptee) d’un roux ferrugineux; les
points pourvus chacun d’une très courte soie, claire, luisante, ces soies
microscopiques, sur les côtes et les nodosités des élytres nombreuses, serrées,
formant d’étroites lignes irrégulières.
Rostre moins long que le prothorax, densément (c?) ou moins fortement ( 9 )
ponctué, sa dilatation apicale assez forte, d’un brun rougeâtre, aussi longue ( 9 )
ou moins longue (c?) que large. Antennes robustes; scape fortement arqué,
graduellement et fortement épaissi; funicule avec le 1 er article ovoïde, un peu
plus épais que les suivants, un peu plus long que large, le 2 e à peine plus court
que le 1 er , fortement rétréci à sa base, les suivants transversaux, serrés, gros¬
sissant peu, la massue grosse, ovale, pubescente, obtuse à son sommet.
Prothorax aussi long que large, largement étranglé en avant, brièvement
rétréci à sa base, les côtés parallèles dans leurs deux tiers médians; convexe,
transversalement déprimé en avant, dans le milieu avec un large sillon, plus
A. HUSTACHE
m
profond en avant qu’en arrière, mais s’effaçant vers l’étranglement antérieur;
grossièrement et densément ponctué comme les côtés convexes, mais avec
sa ligne médiane un peu relevée et presque imponctuée, lisse.
Élytres s’élargissant graduellement en arrière jusqu’au tiers postérieur et
les côtés peu arqués, l’angle huméral de la base légèrement saillant en avant,
au sommet assez largement arrondis ensemble; peu convexes, leur déclivité
postérieure brusque, forte; grossièrement ponctués-striés, les points très
serrés, séparés par des intervalles linéaires; interstries moins larges que les
stries, la suture plane sur toute sa longueur, les autres interstries irréguliè¬
rement convexes, le 7 e fortement sur toute sa longueur, les 3 e et 5° au sommet
de la déclivité épaissis, élevés, en forme de nodosités allongées et parfois
teintées de roux.
Fémurs modérément claviformes, rugueusement ponctués. Tibias droits,
finement ciliés sur leur moitié apicale interne, à leur sommet interne avec
un petit denticule.
Dessous mat, la ponctuation grossière, serrée, très serrée sur le métas-
ternum, plus fine mais très serrée sur le 5 e segment, les 2 e et 5 e segments
plus longs que les 3° et 4 e ensemble. Écartement des hanches antérieures
plus large que l’épaisseur du scape au sommet. Saillie mésosternale oblique
en avant et rugueuse.
Long. 3,5 -3,7 mm.
Mont Elgon, versant est, prairies alpines, 3.900-4.000 m., st. 19, 1 çf,
2$Ç.
Chez cette espèce les fémurs sont moins fortement claviformes que chez
les deux précédentes, l’écartement des hanches intermédiaires est le double
(non le quadruple) de celui des antérieures.
Gen. PSEUDOMIMUS Hartmann
Pseudomimus sublaevicollis, n. sp.
Allongé, peu convexe, noir, luisant, les antennes et les tarses d’un ferru¬
gineux foncé.
Rostre un peu plus long que large, un peu plus large que l’intervalle des
yeux, ses côtés parallèles, la ponctuation fine et espacée comme celle de la
tête. Yeux faiblement convexes. Antennes médianes, robustes; scape arqué,
au sommet brusquement élargi; 1 er article turbiné, aussi large que long, les
articles 2-7 fortement lenticulaires, très serrés, de même largeur, la massue
ovale-oblongue, obtuse, seulement aussi épaisse que le sommet du scape.
Prothorax d’un quart environ plus long que large, les angles postérieurs
arrondis obtusément, les côtés, de ce dernier point très faiblement conver¬
gents et rectilignes jusqu’au tiers antérieur, puis plus fortement convergents,
l’étranglement apical net, sa ligne transversale traversant le dessus, la base
subtronquée; modérément convexe, la ponctuation sur le disque très fine et
COLEOPTERA, CURCULIONIDAE
271
très écartée, sur les bords un peu moins fine mais avec les intervalles des
points encore plus grands que les points. Écusson rond, plan, lisse.
Élytres à peine plus larges que le prothorax, parallèles jusqu’au tiers pos¬
térieur, au sommet largement arrondis, les épaules obtusément arrondies;
disque déprimé, les stries fines, leurs points, en avant ronds, petits, séparés
par des intervalles plus grands que les points, en arrière devenant plus petits ;
interstries plus de deux fois aussi larges que les points des stries, plans en
avant, convexes sur la déclivité postérieure, pourvus d’une série irrégulière
de points microscopiques.
Pattes courtes, les tibias graduellement élargis, leur onglet apical robuste
et roux. Métasternum et 1 er segment ventral sillonnés dans le milieu, le
5 e segment avec une fovéole ronde et profonde.
Long. 3,8 mm.
Kitale, Uasin Gishu, vers 2.100 m. d’alt., st. 12, deux spécimens.
Par sa forme étroite il se rapproche de P. Mayneim. du Congo dont il se
distingue immédiatement par les interstries plus larges et beaucoup moins
convexes, les élytres et le prothorax plus longs.
C’est la première espèce alpine signalée, mais il en a d’autres dans l’Abys¬
sinie!
Le genre comprend de nombreuses espèces dans la région tropicale.
Gen. HIMATINUM Cock.
Himatinum Woll., Trans. Ent. Soc. Lond., 1873, p. 436, 461, 542 (nec Clark).
Genre à vaste dispersion : Amérique du Nord, Guatémala, Java, Malabar,
Assam, Seychelles, Madagascar, Le Cap, Cameroun, Congo, et dont une
espèce remonte dans la région alpine du Kenya.
Himatinum coffeae Marshall
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), XI, 1933, p. 13 L
Congo Belge et Français : Mayombé, Eala, Sakuru, Mombassa.
Kijabé, Kikuyu escarp. 2.100 m., 1 spécimen, st. 8.
1. Bibliographie erronée dans Cat. Iunk, pars 149, p. 144.
272
A. IIUSTACHE
Explication de la Planche II.
Fig. L — Seneciobius ebeninus, n. sp.
Fig, 2. — Seneciobius bisalis, n. sp., Q.
Fig. 3. — Xestorrhinus lobeliae, Aur.
Fig. 4. — Seneciobius regularis, n. sp.
Fig.'5, — Seneciobius Jeanneli, n. sp., Q.
Fig. 6, — Oreorrhinus punclipennis, Hust.
Fig. '7.-— Leptospyris cardui, Aur.
Fig. 8. — Seneciobius Jeanneli, n. sp„ cf.
Fig. 9.. — Seneciobius Lovéni, Aur.,. Q.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 51
Publié le l° r juin 4939.
COLEOPTERA
XXI. BUPRESTIDAE
PAR
A. Théry
Nous ne pouvons songer à entreprendre ici l’étude générale de la faune
des Buprestides de l’Afrique orientale anglaise et nous nous bornerons à la
modeste note qui suit. Le premier travail important sur les Buprestides de
cette région a été publié par Kerremans en 1914 (Voyage Alluaud et Jeannel,
partie VI, 1914, pp. 209 à 246). Ce mémoire a fait l’objet d’une critique de
M. Obenberger, parue dans Sbornik 1928, critique qui n’est pas toujours juste
à l’égard de Kerremans et renferme même de nombreuses erreurs.
Tribu Chrysochroini C. et G.
Steraspis calida Harold
S. calida Harold, Mitt. Munch. Eut. Ver., t. II, 1878, p. 104.
Keny'a colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Tribu Chalcophorini Lacordaire
Psiloptera (Damarsila) lethalis Thomson
D. lethalis Thoms., Bull. Soc. ent. Fr. (1879), p. 144.
oxyopia Fairm., C. R. Soc. ent. Belg., t. XXXV (1891), p. 289.
nigroaenea Kerr., Ann. Belg., t. XLII (1898), p. 278.
soror Obst., Ann. Belg., t. XLVII (1903), p. 142.
tavetana Obb., Casopis (1927), p. 126.
v. oreotropha Obb., I. c., p. 126.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V.
18
274
A. THERY
Habitat du type : Zambèse, Bechuana.
Kenya colony : Ivitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Cette espèce dont je possède un des types, habite toute la côte orientale
d’Afrique, du Harrar à Delagoa-Bay. Babault l’avait capturée à Nairobi; elle
figure généralement dans les collections sous le nom de oxyopia ; D. oreo-
tropha Obb. paraît être une race de régions montagneuses, elle est décrite du
mont Kenya, elle se trouve également en Abyssinie (Diré-Doua). Elle diffère
de la forme type par les reliefs du pronotum plus nets et plus accentués.
D. tavetana a été décrite d’après des exemplaires des chasses d’ALLUAUD et
Jeannel nommés oxyopia par Kemans (Taveta; Bura : Wa-Kikuyu), etc.)
mais sa description répond exactement au type de lethalis Thoms.
Psiloptera (Damarsila) albomarginata Herbst.
D. albomarginata Herbst., Col., t. IX (1801), p. 132, pl. 44, f. 2.
pleurites Chevr., Silb. Rev. Ent., t. V (1938), p. 65.
v. aurocincta Kerr. Wytsm. gen.Ins., fasc. 12, Bup. (1903), p. 95.
v. selecta Kerr., Mon. Bup., t. V (1911), p. 303.
v. brunnescens Obb. Areh. Naturg. , 90 (1924), p. 58.
v. Andersoni Obb., I. c., p. 58.
ssp. chrysogastrica Thoms. Bull. Soc. ent. Fr. (1879), p. 151.
ssp. chalcophoroides Péringuey, Trans. ent. Soc. Lond. (1896), p. 164.
ssp. marginata Kraatz, Deutsch. ent. Zeitsch. (1898), p. 199.
clymene Obb., I. c. (1924), p. 58.
ssp. xenia Obb., I. c., p. 57.
ssp. ugandae Théry, Bull. Soc. Sc. Nat. Maroc , t. IX, n. 7-8 (1929), p. 157.
Le type est décrit du Cap.
Kenya colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Cette espèce est extrêmement commune et c’est aussi une des plus variables,
elle remonte jusqu’au Kenya, ne paraît pas exister sur la côte ouest de l’Afri¬
que, mais on la trouve au Congo belge. Le Catalogus Coleopterorum,\>ws,. 84
(1926), p. 174, renferme plusieurs erreurs sur sa synonymie. D. marginata
Kr. (dont je possède un paratype) est porté comme simple synonyme alors
que c’est une bonne sous-espèce qui, du reste, a été redécrite comme espèce
distincte sous le nom de clymene par Obenberger (un paratype dans ma
collection). D. pleurites Chevr. est portée comme sous-espèce alors que
Saunders qui a vu les types de Herbst et de Chevrolat, met les deux noms
en synonymie. D. chrysogastrica Thoms., selecta Kerr., aurocincta Kerr.,
chalcophoroides Pering., .renia Obb. sont considérées comme des espèces
distinctes alors que toutes ces prétendues espèces ne sont que des formes de
D. albomarginata.
D. chalcophoroides Péring. est la forme la plus évoluée ; elle estplus grande,
sa sculpture est plus rugueuse, mais là se bornent les différences. C. albo¬
marginata ssp. ugandae est une sous-espèce bien nette mais cela ne ressort
COLEOPTERA, BUPRESTIDAE
275
pas de sa description accidentellement tronquée ; elle diffère de toutes les
autres formes, chez lesquelles les carènes marginales latérales du pronotum
sont entières ou presque entières, par ses carènes réduites à un rudiment basal.
Tribu Sphenopterini Lacordaire
Sphenoptera (Tropeopeltis) Arambourgi, n. sp.
Long. 9,5 mm.; larg. 2,5 mm. — Etroit, allongé, assez convexe, gibbeux,
assez brillant, d’un brun noir violacé en dessus, avec le bord antérieur du
front, une étroite bande située de chaque côté à peu de distance des bords
latéraux du pronotum et bien marquée, le bord externe des élytres et
l’écusson cuivreux. Dessous d’un cuivreux doré avec le bord
postérieur des stérilités bleu d’acier.
Tête plus large que le bord antérieur du pronotum; front
fortement ponctué, la ponctuation entremêlée de points secon¬
daires beaucoup plus fins, l’espace situé entre les yeux beaucoup
plus large que long, ses côtés faiblement convergents vers le
haut, le milieu du front largement et peu profondément impres¬
sionné sans reliefs lisses, le vertex sillonné superficiellement.
Carènes des cavités antennaires très saillantes, robustes, assez
obliques. Antennes longues, atteignant le bord antérieur des
cavités cotyloïdes intermédiaires, leur premier article assez
long, courbe, robuste; le 2 e article épais et un peu plus long
que large, plus court que le 3 e qui est lui-même un peu plus
court que le 4 e ; tous les articles lobés à partir du 4 e , mais ce
dernier à peine porifère. Yeux gros et saillants, débordant
sensiblement le pronotum.
Pronotum presque rectangulaire, un peu plus large que long,
faiblement rétréci en avant et en arrière, le bord antérieur très avancé au
milieu et bordé d’une strie nette, les côtés subparallèles, rebordés sur la
moitié postérieure par une carène lisse, cette carène restant indiquée jusqu’au
sommet; les angles antérieurs aigus et un peu abaissés, les postérieurs
presque droits, la base très faiblement bisinuée, avec le lobe médian arrondi;
le disque faiblement bombé, très uni et couvert d'une ponctuation réguliè¬
rement dispersée mais inégale formant quelques rides sur les bords.
Ecusson médiocre, presque cordiforme, un peu élargi, avec le bord
antérieur droit, finement ponctué.
Elytres arrondis aux épaules et sensiblement plus larges que le pro¬
notum, leurs côtés droits et faiblement convergents d’abord, rétrécis ensuite
en faible courbe jusqu’à l’apex avant lequel ils sont faiblement sinués,
terminés par trois fortes dents aiguës dont l’externe est un peu saillante
en dehors et l’interne assez courte. La carène épipleurale se continue
presque jusqu’au sommet, après l’épaule, elle se confond avec l’épipleure
Fig. I. —
Sphenople-
ra ( Tro¬
peopeltis)
Arambour¬
gi, n. sp.
276
A. THÉRY
et forme un gros bourrelet qui borde l’élytre. Disque presque uni, ayant
seulement quelques faibles impressions le long de la base, avec les calus
huméraux très effacés, parcouru par des lignes de points enfoncés très nets,
assez forts et commençant presque dès la base; les interstries assez bombés,
égaux à la base, très nettement, très finement et très densément pointillés;
à partir de la moitié de la longueur environ, les interstries impairs
deviennent plus élevés et forment, au sommet, de véritables petites côtes
arrondies.
Saillie prosternale plane, éparsement et faiblement ponctuée, non
rebordée, l’apex trilobé, le lobe médian arrondi et les latéraux anguleux.
Métasternum grossièrement ponctué. Saillie intercoxale du l or sternite très
étroite, tout l’abdomen fortement et régulièrement ponctué, sans aucune
impression ni reliefs, le dernier sternite non séparé de son bord pleural
et recouvert à l’apex, de poils noirs, raides, semi-dressés et dépassant en
arrière le bord pleural, le 6° sternite (supplémentaire) terminé par un
mucron. Hanches postérieures avec une forte dent aiguë sur le bord interne,
un peu avant l’angle interne, ce dernier arrondi et brillant, une autre
petite saillie obtuse au-dessus du point d’attache des fémurs. Tibias antérieurs
faiblement arqués avec les tarses un peu plus courts que les tibias, les
tibias intermédiaires fortement arqués dès leur tiers basal, cylindriques
et sans caractères spéciaux; tibias postérieurs aplatis, arqués et allant en
s’élargissant de la base jusque vers le sommet; fortement ciliés. Les tarses
postérieurs dépassant légèrement la moitié de la longueur des tibias. Tout
le dessous couvert de petits poils blancs espacés.
Kenya Colony : Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est, ait. 2.470 m.,
st. 15.
Cette espèce est remarquable par le système de coloration du dessous
qui rappelle celui de beaucoup d’espèces de la tribu des Chrysobothrini.
D’une façon assez générale l’abdomen des Sphenoptera est unicolore.
Elle se place dans le voisinage de S. diana Kerr. d’Abyssinie ; d’après
la description de cette espèce, elle en diffère par sa taille un peu plus
avantageuse, le vertex nettement sillonné, les carènes latérales du pronotum
ne formant pas de saillie visible du dessus et enfin par les trois bandes
rouges longitudinales qui ornent le disque du pronotum.
Cette espèce figure également, au nombre de trois exemplaires, dans les
chasses du D r van Someren, qui m’ont été communiquées par le Musée
de Nairobi.
Sphenoptera (Tropeopeltis) Chappuisi, n. sp.
Etroit, allongé, parallèle sur les côtés au milieu, assez convexe, faiblement
gibbeux, atténué postérieurement avec l’apex des élytres faiblement caudé.
Dessus d’un bronzé foncé avec les élytres d’un pourpré violacé; dessous
bronzé? $.
Tête plus large que le pronotum, front presque lisse, marquée seulement
COLEOPTEKA, BUPRESTIDAE
277
de quelques gros points peu profonds et presque effacés, le milieu du
front largement impressionné, sans traces de reliefs. Front très large,
vertex à peine sillonné, carènes des cavités antennaires assez saillantes,
arrondies; épistome échancré en demi-cercle, l’échancrure entourée d’un
bandeau assez large, surélevé. Labre imponctué, subtronqué. Antennes ne
dépassant pas le bord antérieur des cavités cotyloïdes antérieures, leur
1 er article assez long, épais, courbe, le 2° épais, un peu plus long que
large, le 3 e de moitié plus long que le 2 e , le 4 e un peu plus long que
le 3 e et lobé ainsi que les suivants, mais beaucoup moins porifère qu’eux.
Yeux très gros et très bombés, de forme irrégulière, débordant assez
fortement les côtés du pronotum.
Pronotum un peu plus large que long, ayant sa plus grande largeur un
peu avant le milieu, rétréci vers l’avant et, en ligne presque
droite, vers l'arrière; le bord antérieur presque droit avec les
angles antérieurs à peine saillants; finement rebordé en avant,
les côtés rebordés par une forte carène très arquée et presque
anguleuse au milieu, occupant les 4/5 de la longueur du pro¬
notum. Angles postérieurs obtus, base fortement bisinuée avec
le lobe médian tronqué et subsinué. Disque faiblement bombé,
à ponctuation presque effacée au milieu, plus distincte sur les
bords, les points émettant de très petites soies très courtes,
dirigées vers l’avant. Le disque est marqué de 4 fovéoles dis¬
posées en carré et situées sur sa partie médiane; les côtés,
au niveau du quart postérieur de la longueur, sont fortement
et largement impressionnés et l’angle inférieur paraît relevé,
du fait de cette impression.
Ecusson moyen, très transversal, incliné en avant, faiblement
mais très nettement caréné tout contre sa base, sans pointe
postérieure.
Èlytres sub-arrondis aux épaules, où ils sont plus larges que le prothorax,
parallèles sur les côtés, jusqu’après le milieu, rétrécis ensuite d’abord en
faible courbe, puis en formant un large et profond sinus qui se prolonge
jusqu’à la dent externe. L’apex est armé de trois dents très fortes dont
l’externe est saillante en dehors, la médiane la plus saillante en arrière
et dépassant légèrement le niveau de l’interne. Carène épipleurale nette,
tranchante et prolongée jusqu’au sommet de l’épine externe. L’épipleure
distinct jusqu’au sommet. Disque avec deux impressions à la base, séparées
l’une de l’autre par un bourrelet oblique, couvert de stries ponctuées
séparées par des intervalles densément et finement ponctués, les points
des stries en forme de grain de blé. Les 4 premières stries sont seules
nettement indiquées, ensuite les points sont remplacés par des fovéoles
disposées en lignes, qui finalement disparaissent, l’avant-dernière ligne de
points restant seule distinctement indiquée. Les côtés présentent quelques
rides.
Fig. 2 ,-Sphe-
noplera( Tro-
peopellis)
Chapp uisi,
n. sp.
278
A. THÉRY
Bord antérieur du prosternum un peu saillant au milieu, rebordé par une
strie très profonde délimitant un petit bourrelet; la saillie bombée, épar-
semcnt ponctuée, rebordée de chaque côté par une strie qui ne dépasse
pas la longueur de la cavité cotyloïde; parcourue dans toute sa longueur
par une très fine ligne suturale élevée; l’apex trilobé, avec le lobe médian
arrondi, les latéraux anguleux. Métasternum faiblement ponctué, presque
lisse au milieu. Saillie intercoxale du premier sternite très étroite, non
sillonnée; tout le dessous assez fortement ponctué, sans aucune impression
ni relief, le dernier sternite séparé de son bord pleural par un sillon et
recouvert à l’apex de poils noirs, couchés, raides. Le bord pleural noir,
entouré de trois stries parallèles au bord, avec l'extrême bord couvert
de fines cannelures. Hanches postérieures avec les angles postéro-internes
arrondis et très brillants, ayant une petite échancrure avant cet angle.
Tibias antérieurs faiblement arqués, les intermédiaires droits (l’un des
tibias intermédiaires présente, sur sa tranche interne, deux petites saillies
dentiformes qui ne se trouvent pas sur l’autre tibia de la même paire),
tibias postérieurs un peu courbés, non dilatés, garnis extérieurement de
poils spiniformes. Tarses postérieurs un peu plus longs que la moitié des
tibias.
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
Cette espèce rappelle un peu S. piscis Kerr. elle s’en distingue par son
pronotum plus court, marqué de 4 impressions et sans impression au
milieu des côtés, par sa couleur et enfin par la strie de la saillie prosternale
interrompue au sommet, etc.
Sphenoptera (Tropeopeltis) maculata C. et G.
S. maculata C. et G., Mon. Bupr. T. II (1939), p. 5, pl. 2, fig. 7
[Ev agora).
polita Thunb. Nov. Act. Ups. T. XXIX (1827), p. 44.
mucronata Boh. Ins. Cajf. T. I. (1851), p. 332.
Thunbergi Saund. Cat. Gen. Bupr. of Linneus (1870), p. 32.
maculipennis Jak. Hor. Soc. Ent. Ross. T. XXXVI 1902', p. 236.
Ab. bicolorella Obb. Sbornik (1926), p. 56.
L’espèce est décrite du Cap, elle occupe une très grande partie de
l’Afrique et varie beaucoup.
Kenya Colony : Ivijabé, Kikuyuesc., 2.100 m., st. 8.
Tribu Buprestini Lacordaire
Anthaxia montana Kerremans
A. montana Kerr., Schwed. Zool. Exp. Kilimandjaro (1908), p. 21, pl. 1,
fig- 2.
Le type unique est décrit de Kibonoto.
COLEOPTERA, BUPRESTIDAE 279
Kenya Colony : Kenya, Elgon Saw mill, Elgon, vers 1 est, ait. 2.470 m.,
st. 15 ;
— Kitale, Gasin Uishu, ait. 2.100 m., st. 12 1 ç? et 2 9 9-
J’ai nommé les exemplaires rapportés par la mission de l’Omo, d’après
la description de Kerremans à laquelle ils se rapportent parfaitement.
Le type est sans doute une 9» les cfcf se distinguent par la couleur
d’un vert émeraude du front.
Tribu Chrysobothrini G. et G.
Chrysobothris Alluaudi Kerremans
C. Alluaudi Kerr. Voy. Alluaud et Jeannel (1914), p. 225, pl. 4, fig. 5.
Le type est décrit du mont Kenya.
Kenya Colony : Un exemplaire bien semblable au type et provenant de
Kijabé, Kikuyu esc., ait. 2.100 m., st. 12.
Chrysobothris dorsata Fabricius
C. dorsata F. Mantis. Ins., 1 (1787), p. 179.
serrata F. Eut. Syst., I, 2 (1792), p. 200.
spinimana Dej. mss. Cat. Ed., III (1836), p. 90.
spinipes Thunb. Nov. Act. Ups ., IX (1827), p. 42.
sparmanni C. et G. Mon., II, p. 8, pl. 2, fig. 8.
caffra C. et G. Mon., II, p. 8, pl. 2, fig. 10.
Deyrollei Thoms. Arch. Ent., II (1858), p. 73.
Ssp. Bochismanni C. et G. Mon., II, p. 5, pl. 1, fig. 6.
Ssp. chalcophana Kl. Symb. Phys. (1829), p. 38, pl. 3, fig. 12.
Ssp. spuria Mars. Abeille, II, 1865, p. 411.
Ssp. purpureolimbata Kerr. Ann. Mus. Congo. T. I, fasc. 2 (1909), p. 30,
pl. 3, fig. 42.
Le type de C. dorsata F. a été décrit (par erreur) de l’Amérique méridio¬
nale, celui de C. serrata F. de Guinée. L’espèce se trouve dans presque toute
l’Afrique à l’exception des régions voisines de la Méditerranée ; elle se trouve
également à Maurice, La Réunion et aux Seychelles; elle est assez variable
mais on a fortement exagéré le nombre de ses formes réellement distinctes.
Le Catalogus Coleopterorum, pars 132, (1934) porte comme espèces dis¬
tinctes C. spinipes Thunb.., chalcophana KL, Bochismanni C. et G., spuria
Mars., Deyrollei Thoms., et purpureolimbata Kerr. qui se rattachent directe¬
ment à C. dorsata et n’en diffèrent pas spécifiquement.
Les exemplaires récoltés par la mission de l’Omo sont au nombre de 14
et proviennent tous de la station suivante : Kenya Lokitang, Turkana nord.
Kenya Colony : Lokitang, Turkana nord, 750 m., st. 24.
280
A. THÉRY
Magactenodes Raffrayi Théry
M. Raffrayi Théry, Bail. Soc. Sc. Nat. Maroc, t. IX, 7-8 (1919), p. 109.
Le type est décrit d’Abyssinie; c’est une Q mais par suite d’une erreur
d’impression il est indiqué comme (j* dans la description. Les deux exem¬
plaires récoltés sont du même sexe et complètement sem¬
blables au type, ils proviennent du Kenya.
Kenya Colony : Kijabé, Kikuyu, esc., 2.100 m., st. 8.
La deuxième espèce qui habite l’Afrique Orientale An¬
glaise est M. cupriventris Kerr. Cette espèce est absolument
distincte de Westermanni C. G. ainsi que je l’ai déjà signalé
[Bull. Soc. Sc. Nat. Maroc, XIII, 7-8, 1933, p. 246).
Tribu Agrilini C. et G.
Meliboeus montanus Kerremans
Fig. 3. — Me-
gactenudes Raf-
rayi Théry.
M. montanus Kerr. Sjostedt’s Kilim. Meru Exp., VII,
3, (1908), p. 211, v. Bayoni Kerr. Ann. Mus. Civ. Gen.
(1910), p. 544.
Le type est décrit de Kibonoto, Kilimandjaro.
Kenya colony : Kenya, Elgon Saw Mill, mont Elgon, versant est, ait.
2.470 m., st. 15.
Le M. Bayoni est une variété bleue ou bleue avec le pronotum violacé ;
l’exemplaire récolté par la maison de l’Omo est plus cuivreux.
Agrilus sexguttatus Thunberg
A. sexguttatus Thunb., Nov. Ins. sp. Dis., V, pl. V, fig. 111.
ferrugineoguttatus Ilbst, Col., IX, p. 309, pl. 156, fig. 13.
Klugi Perty, Del. An. Art., p. 20, pl. 4, fig. 16.
Dewitti Obb. Casopis, XXX (1933), p. 14.
Braunsi Théry. Bull. Soc. Nat. Mar.,i. XI. 7-8 (1931), 169.
Cette espèce commune dans le sud de l’Afrique remonte jusqu’en Abys¬
sinie. L’exemplaire récolté provient du Kenya :
Kenya Colony : Kitale, Uasin.Gishu, ait. 2.100 m., st. 8.
Gen. PARACYLINDR0M0RPHUS Théry
Dans sa critique du travail de Kerremans sur les chasses d’ALLUAUD et
Jeannel, M. Obenberger ne relève qu’une chose, c’est que les Aphanisticus
Jeanneli et Alluaudi sont des Cylindromorphus L Jeanneli a le front
glabre et Alluaudi l’a cilié ; il eût été plus simple de dire que le premier était
1. Paracylindromoiphue = Cylindromorphus pars.
COLEOPTERA, BUPRESTIDAE
281
une $ et le second un çf. Ces caractères sont en effet communs à toutes les
espèces du genre actuellement connues.
Cylindromorphus Alluaudi Kerr. a été décrit comme Aphanisticus, dans
Mitt. Mus. Hamb., XXX, (1913), p. 120, d’après un exemplaire provenant
des chasses du D 1 ' Eichelbaum dans la région de Dar es Salaam. L’auteur,
après sa description ajoute : « La même espèce a été capturée en Afrique
orientale Anglaise au cours du voyage de MM. Alluaud et Jeannel ».
En mai 1914, dans le « Voyage Alluaud et Jeannel », p. 236, Kerremans
reproduit textuellement la description déjà faite et indique que les types de
cette espèce se trouvent dans sa collection et dans celle du Muséum, puis à
la suite de sa description il change la localité première et inscrit celle où
Allaud et Jeannel ont capturé leur espèce.
Kerremans a publié dans Mitt. Natur. Mus. Hamb., XXX (1913), une
description préparée pour être publiée dans le « Voyage d'Alluaud et Jean¬
nel », pour une espèce capturée par Eichelbaum à Dar es Salaam, qu’il
croyait spécifiquement la même, que celle capturée au Kenia, par Alluaud.
Cette espèce, dont le type m’a été communiqué, ne se rapporte pas à cette
dernière, ni à la description donnée, elle ne peut, en conséquence, être consi¬
dérée comme « Holotype » de P. Alluaudi. Le véritable Holotype est donc
celui de la collection du Muséum National d’Histoire Naturelle, ainsi que
l'indique du reste Kerremans dans le « Voyage d'Alluaud et Jeannel »
(1914). L’espèce du Musée de Hambourg est nouvelle et sa diagnose provi¬
soire est la suivante : P. substitutus n. s. p. Aspect, taille et couleur de
P. Alluaudi Kerr., s’en distingue à première vue par les carinules latérales
du pronotum à peine distinctes.
Ces deux espèces s’inscriront ainsi aux catalogues :
1° P. Alluaudi Kerr., Mitt. Naturh. Mus. Hamb., XXX, (1913), p. 120;
« Voyage Alluaud et Jeannel » (1924), 236. — AfriqHe Orientale Anglaise
(nec Dar es Salaam).
2° P. substitutus Théry, Miss. Sc. Omo. T. V, fasc. 44 (1938) Alluaudi,
erratim Kerr. 1913. — Dar es Salaam.
Dans son catalogue des Paracylindromorphus africains (Sbornik, 1928,
p. 115), Obenberger simplifie les choses en passant sous silence l’indication
de la description parue dans Mitteilungen aus dem Naturhistorischen Mu¬
séum de Hambourg et en signalant seulement celle du Voyage d’Alluaud et
Jeannel.
Les chasses de la mission de l’Omo ne contenaient pas de Paracylindro¬
morphus.
Aphanisticus pavidus Théry
A. pavidus Théry, Bull. Soc. Sc. Nat. Maroc, t. IX (1929), p. 183.
Le type est du Mont Wago, Congo Belge.
Kenya Colony : « Elgon Saw Mill », mont Elgon, versant est, ait.
2.470 mètres, st. 15. •
282
A. THÉRY
Aphanisticus dubius Théry.
A. dubius Théry, l. c., p. 196.
Le type provient de Ozeguru, Congo belge.
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, ait. 2.100 mètres.
Dans Sbornik (1928, p. 18), M. Obenberger cite quatre espèces de ce genre
capturées par Alluaud et Jeannel et les dit bien déterminées. Nous allons
voir que Kerremans s’est trompé; ses erreurs auraient dû être relevées dans
la critique de son travail.
A. punctipennis Kerr. [Bol. Soc. ent. Ital., 1906, p. 102). — Espèce décrite
de Udi-Agri, Erythrée. M. Obenberger dit qu’il possède des exemplaires de
cette espèee de Kiniati et de Borna et qu’elle se place dans le voisinage de A.
delicatulus Fâhr.(!) et de victoriae Kerr. et il en donne une figure, l. c.,
pl. 1, fig. 17. A. delicatulus Fâhr. n’a aucun rapport avec A. punctipennis
Kerr. (j’ai le type de punctipennis sous les yeux) ; A. delicatulus est une
grande espèce lisse et brillante, très isolée parmi tous les Aphanisticus et
dont les types ont 3,5 à 4 mm. (teste Fahraeus) alors que le type de puncti¬
pennis a 3,5 mm., ce qui le range dans les plus petites espèces. A. victo¬
riae Kerr. n’a également aucun rapport avec A. punctipennis Kerr.; sa taille
est plus grande et il appartient à un groupe très différent représenté par
A. aequinoctialis Thoms., pygmaeus Luc. etc.; la figure donnée par Oben¬
berger pour représenter A. punctipennis, se rapporte à une autre espèce.
Aphanisticus vicinus Kerr. [Ann. Belg., 1896, p. 307). — Cette espèce est
décrite de Zanzibar, j’en possède un exemplaire provenant de la collection
Yan de Pool, de même origine et soigneusement comparé au type.
Je lui ai comparé l’exemplaire nommé vicinus dans les chasses d’ALLUAUD
et Jeannel, déterminé par Kerremans sans comparaison au
type, et j’ai constaté qu’il différait; je l’ai nommé juvencus
[Bull. Soc. Sc. Nat. Maroc, 1930, p. 194). La description de
A. vicinus Kerr. ne correspond pas à juvencus, mais la figure
de vicinus donnée par Obenberger, l. c., pl. 1, fig. 21 se
rapporte à mon espèce nouvelle et c’est elle qu’elle représente.
Aphanisticus victoriae Kerr. [Ann. Mus. Civ. Gen., t. XLIY,
1910, p. 545). — J’ai vu le type, originaire de l’Uganda et l’ai
comparé à l’exemplaire ainsi nommé par Kerremans et Oben¬
berger. Ici encore Kerremans en déterminant l’exemplaire
discuté, n’avait plus le type sous les yeux et Obenberger a
admis la détermination de Kerremans sans la contrôler. J’ai
nommé cette espèce reconnue nouvelle, A. pacificus, l. c.,
p. 195 (voir Sbornik, 1928, pl. 1, fig. 20, sub. nom. victo¬
riae). A. pacificus m. a les côtés du pronotum très arrondis en avant et sa
plus grande largeur se trouve en avant; la tête est subglobulaire avec une
Fig. 4. — Apha¬
nisticus victo¬
riae Kerr.
CÜLEOPTERA, BUPRESTIDAE
283
profonde échancrure arrondie au fond. A. victoriae a les côtés du pronotum
atténués presque en ligne droite, du quart postérieur aux angles antérieurs,
le bord antérieur des yeux forme une crête saillante en avant. M. Oben-
bergeh dit que l’espèce a des reflets bronzés sur les élytres, mais la des¬
cription dit au contraire que l’insecte est entièrement noir.
Aphanisticus bilobiceps Kerr. (' Wytsm. Gen. Iris., 1903) = Mayeti Théry
[Bull. Soc. Eut. Fr., 1895, p. 327). — Je possède le type de Mayeti zi un
para type de bilobiceps Kerr. (Fairmaire mss.). Ils sont identiques; cela n’em¬
pêche pas M. OBENBERGERde déclarer, sans avoir vu les types, que la réunion
faite par moi est erronée ( Sbornik. 1828, p. 98). 11 est vrai qu’il considère les
descriptions comme suffisantes et l’examen des types inutile.
Trachys comitessa Kerremans
T. comitessa Kerr., Mitt. Mus. llamb., XXX (1913), p. 121; Voyage
Alluaud et Jeannel (1914), p. 239. Masoni Théry, Bull. Soc. Sc. Nat.
Maroc, t. VIII, 7-9 (1928), p. 192, fig.
L’espèce est décrite de Naivasha. L’exemplaire des récoltes de la mission
de l’Omo provient du Kenya.
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., st. 12.
C’est l’exemplaire du Musée de Hambourg qui est le type et non celui des
chasses d’ÂLLUAUD et Jeannel, bien que Kerremans dise en redécrivant cette
espèce que le type sc trouve au Muséum de Paris.
Galbella Jeanneli, n. sp.
Long. 2 mm.; larg. 1,5 mm. — En ovale assez régulier, mais assez rétréci
en arrière, avec un petit sinus anguleux à la jonction du pronotum et des
élytres. Tète formant une saillie assez sensible en dehors de la courbe du
pronotum. Bleu d’acier clair, très brillant en dessus, noir bronzé en dessous.
Tête fortement ponctuée, avec une fossette arrondie, bien marquée, au
milieu du front. Épistome très large, faiblement échancré en avant, entaillé
de chaque côté par une fossette allongée, située en dessous des cavités anten-
naires et débordant leur niveau en avant. Yeux à demi cachés sous le prono¬
tum, modérément rapprochés sur le vertex et assez saillants. Cavités anten-
naires surmontées d’un pore communiquant avec une petite coulisse
horizontale. Antennes complètement cachées dans la coulisse des épisternes
pro thoraciques.
Pronotum régulièrement bombé, profondément échancré en avant et
rebordé d’un fin bourrelet, les angles, antérieurs aigus ne dépassant pas le
niveau du milieu de l’œil, les côtés régulièrement et fortement arqués, légè¬
rement déprimés sur les bords, finement rebordés en lame aiguë, avec les
angles postérieurs très aigus, prolongés en arrière et pénétrant sous le bord
basal des élytres; la base très largement bisinuée, avec le lobe médian
284
A. TIIEIÎY
arrondi, le disque très finement, très éparsement et très régulièrement
ponctué, sur un fond lisse et très brillant. Sur les bords, les points devien¬
nent un peu plus forts et donnent naissance à quelques poils blancs très
courts.
Ecusson assez grand, triangulaire, presque équilatéral, ci côtés fortement
cintrés, lisse.
Elytres faiblement anguleux aux épaules, un peu plus larges que le prono-
tum à la base, assez régulièrement atténués en courbe jusqu’au sommet où ils
sont conjointement arrondis; carène épipleurale assez saillante (vue de
dessus) sur la moitié de sa longueur, presque effacée à l’apex. Le disque im-
Figi 5. — Galbella
Jean-neli, n. sp.
pressionné le long de la suture sur la moité postérieure
de sa longueur, très bombé et presque gibbeux, les
calus huméraux arrondis et peu saillants. Au tiers pos¬
térieur, non loin du bord, il existe une sorte de bosse
qui surplombe le bord latéral. La surface, un peu ru¬
gueuse au sommet, est parcourue par des lignes peu
serrées de points assez forts et assez espacés, plus
faibles vers l’extrémité.
Menton arrondi, couvert d’une réticulation micros¬
copique formant de petites facettes brillantes, avec une
quinzaine de gros points enfoncés, régulièrement espa¬
cés et offrant l’aspect de petits trous. Bord antérieur du
prosternum largement échancré en arc, rebordé par
une strie très nette et profonde, limitant un bourrelet.
Surface lisse et très brillante, constellée de points nets,
réguliers et très espacés; la saillie assez courte et large à la base, bordée
de 2 ou 3 carinules de chaque côté, les épisternes à sculpture microsco¬
pique, formant de petites rides longitudinales, desquelles émergent quelques
gros reliefs anastomosés, disposés longitudinalement. Suture mésométas-
ternale très peu distincte, branches latérales du mésosternum dévelop¬
pées et bien visibles, formant avec le métasternum une cavité profonde.
Métasternum couvert de gros points espacés. Premier et deuxième sternite
réunis plus longs que l’ensemble des trois suivants, le cinquième moins long
que les deux précédents réunis, leur sculpture formée de grandes impressions
arrondies ouvertes en arrière. Le dernier sternite arrondi au sommet, large¬
ment impressionné le long du bord postérieur, la partie pleurale microsculptée
dans les angles postérieurs, le disque assez fortemont ponctué. Tibias posté¬
rieurs aplatis, dilatés extérieurement, leur bord externe frangé de poils
blancs, serrés et courts. Crochets des tarses fortement lobés à la base.
Kenya Colony : Thika Falls, Kikuyu, ait. 1.700 mètres, un seul exem¬
plaire.
Cette espèce se place à côté de G. Raffrayi m., dont elle se rapproche par
son dernier sternite non denticulé le long du bord pleural; mais elle s’en dis¬
tingue par ses yeux saillants, la fossette frontale, etc.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 52.
Publié le P r juin 1939.
COLEOPTERA
XXII. SCARABAEIDAE : CETONIINAE
PAR
F. T. Valck Lucassen
Eudicella cupreosuturalis Bourgoin
Kenya Colony : Camp I de l’Elgon, mont Elgon, vers, est, 2.100 m., une 9.
Coelorrhina cornuta Heath
Kenya Colony: Nairobi, 1.600 m. Quatre çf, six 9.
Stethodesma nigriventris, n. sp.
Cette espèce, qui, au premier abord, ressemble beaucoup à la Stethodesma
Strachani Bainbr., s’en distingue toutefois facilement par le dessous qui est
absolument noir (rouge chez les deux autres espèces) à l’exception des taches
blanches des segments abdominaux et les pattes rouges. En plus, jugeant
d’après les 5 individus que j’ai pu examiner, elle est d’une taille généralement
bien plus développée, mesurant 25,5-31 mm. du bord antérieur du corselet
jusqu’au bord postérieur des élytres et 15,5-18 mm. aux épaules; les petites
mesures se rapportent à la femelle unique.
La bande latérale rouge du pronotum est plus large et atteint la base des
élytres en longeant les épimères mésothoraciques, qui sont noirs; le sommet
du lobe du pronotum est rougeâtre; les petites taches blanches des élytres
sont réparties de la même façon, mais elles sont relativement plus petites et
plus arrondies, ce que j’ai retrouvé dans les individus de St. Strachani
286
V. LUCASSEN
provenant (le l’Uganda, tandis que celles des exemplaires provenant du
Congo et de l’Afrique occidentale sont plus allongées; le pygidium est noir
à l’exception de quelques petites taches blanches, sans aucune trace de rouge ,
la saillie mésosternale est parfois rouge en partie.
La ponctuation du bord antérieur du segment anal du çf est très fine et
dense et bien plus développée que celle de St. Strachani.
Quant aux différences sexuelles de cette espèce, les tibias antérieurs du
çÿ portent deux dents et une troisième rudimentaire, tandis que ceux de la
9 sont tridentés ; les éperons des tibias postérieurs du cf sont bien plus
fins et plus aigus et la ponctuation du segment anal est moins développée.
Kenya Colony : Chip Cherangani, Marakwet, 3.500 m., et Marakwet,
Elgeyo Escarpment, 2.500 m. 4(f, 1 Ç.
Types : cf Ç : Muséum de Paris; co-types cf : Muséum de Paris et coll.
Yalck Lucassen.
Pachnoda Alluaudi Bourgoin
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. Un (f.
Pachnoda aemula Bourgoin
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu 2.100 m. et Elgon Saw Mill, mont
Elgon, vers, est (Camp II) 2.470 m.; 6 individus.
Pachnoda ephippiata Gerstâcker
Kenya Colony : Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. ; Marakwet, Elgeyo-
Escarpment 2.500 m. ; Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m., Chip Cherangani,
Marakwet, 3.500 m.
Rhabdotis picta Fabricius
Kenya Colony : Lokitang, Turkana Nord, 750 m.; 7 individus.
Rhabdotis sobrina G. et P.
Kenya Colony : Machacos, Wa-Kamba, 1.600 m. et Lokitang, Turkana
Nord, 750 m. ; 6 individus.
Polystalactica punctulata Olivier.
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m.; 2 ind.
Acrothyrea nudipes, n. sp.
Cette espèce se distingue de Y Acrothyrea rufofemorata décrite par
Burmeister de l’Afrique méridionale par les caractères suivants .
COLEOPTERA, CETON1INAE
287
Bord antérieur du clypéus moins nettement découpé et relevé; rebord du
pronotum très large, moins nettement marqué, ponctuation moins distincte ;
ponctuation des élytres moins nette, les rangées de signes arqués sur la
moitié postérieure à peine confluentes (chez FA rufofemorata elles forment
des sillons bien distincts) ; angles suturaux des élytres bien plus arrondis;
pygidium à tache bleue foncée au milieu ; ponctuation du dessous beaucoup plus
réduite, tibias et tarses rouges, sans pubescence au bord intérieur du tibia.
Un seul individu d’un bleu vert, sauf le bord du pronotum, les épimères
mésothoraciques, le pygidium (à l’exception de la tache foncée bleuâtre
mentionnée déjà), le segment anal, les pattes et la plus grande partie des
hanches postérieures, qui sont rougeâtres. L'A. rufofemorata variant
souvent de couleur, il n’est pas exclus qu’il en est de même pour cette nou¬
velle espèce.
Bourgoin (Voyage dans l’Afrique orientale Anglaise par Guy Babault,
1921, p. 37) fait mention d’un individu pris à Lemek Valley (Nyanza prov.)
qu’il a rapporté à VA. rufofemorata', d’après sa description cet individu a
les tarses rougeâtres, je ne serais pas surpris que cet insecte appartienne à
la nouvelle espèce.
Kenya Colony : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m.
Homothyrea Helenae Schaum
Kenya Colony : monts Murueris, Turkana Nord, 800-1.000 m. — Éthio¬
pie méridionale : Nanoropus, bords du Rodolphe, 565 m., 3 individus.
Homothyrea mutabilis Bourgoin
Kenya Colony : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m. et Camp I de
l’Elgon, vers, est, 2.100 m., 2 individus.
Amauroleucocelis Jeanneli Bourgoin
Kenya Colony : Marakwet, Elgeyo Escarpment, 2.500 m., 8 individus.
Leucocelis elegans Kolbe
Kenya Colony : Nairobi, 1.600 m. ; Machacos, Wa-Kamba, 1.600 m. ;
Thika Falls, Kikuyu, 1.770 m. et Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m.,.
7 individus.
Leucocelis alboguttata Lansb.
Kenya Colony : Timboroa, Mau Escarpment, 3.000 m., 4 individus.
Leucocelis plebeja Kolbe
Kenya Colony : Kitale, Uasin Gishu, 2.100 m. et Camp I de l’Elgon,.
mont Elgon, vers, est, 2.100 m., 7 individus.
288
V. LUCASSEN
Diplognata gagates Fabricius
Kenya Colony : Camp I de l’Elgon, vers, est, 2.100 m. Un seul individu
dont le tibia intermédiaire droit porte deux dents, tandis que celui du gauche
n’en a qu’une seule. La ponctuation du pronotum correspondant à celle de
D. gagates ; je l’ai rapporté à cette espèce.
Diplognata silicea M’Leay
Kenya Colony : Nairobi, 1.660 m. ; Elgon Saw Mill, mont Elgon, vers, est
(Camp II, 2.470 m.); Kijabé, Kikuyu, 2.100 m. et Camp I de l’Elgon, mont
Elgon, vers, est, 2.100 m., nombreux exemplaires.
Les sexes de D. gagates et D. silicea sont extérieurement assez difficiles à
distinguer; j’ai remarqué que les (f ont le sommet de l’élytre striolé en
combinaison avec le bord postérieur du segment anal plus lisse, tandis que
les $ ont le sommet lisse, ou, s’il s’y trouve une striolation, le fond est
brillant, tandis que le dernier segment porte des points fins au bord antérieur.
Pseudinca rufulus Kolbe
Kenya Colony : Camp I de l’Elgon, MontElgon, vers, est, 2.100 m., 2 indi¬
vidus.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. -— Fascicule 53
Publié le P 1 juin 1939.
COLEOPTERA
XXIII. CHRYSOMELIDAE ; CRIOCERINAE 1
VON
Erich Heinze
(Berlin-Steglitz)
Es lagen nur 8 Exemplare vor, davon eins so defekt, dass die Identifikation
nicht môglich war. Zwei Stück stellen je eine bisher unbekannte Species
dar, ein Beweis, dass der Artenreichtum Afrikas noch bei weitem nicht durch
die bisherigen Beschreibungen erfasst ist.
Lema foraminosa Lacordaire
Kenya : Escarpment, Kikuyu Escarpment, 2.300 m. (1 Expi.). — Kitale,
Uasin Gisliu, 2.100 m. (1 Expi.). — Camp I de l’Elgon, Mt Elgon vers Est,
2.100 m. — Naivasha, Rift Valley, 1.900 m.
Lema elgonensis, n. sp.
Oberseite rôtlich ziegelfarbig, Unterseite, Beine, Fühler und Oberlippe
pechbraun bis schwarz. — Lange 5 1/3 — 6 1/4 mm.
Schlank. Stirn dreieckig, flach, gegen den Hais deutlich abgesetzt, mâssig
1. 26 Beitragzur Kenntnis der Criocerinen.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V.
19
290
E. IIEINZE
dicht von ziemlich groben Punkten zerstochen, in der hinteren Hàlfte durch
eine schmale, tiefe Furche halbiert. Augen gross, mit tieîem Einschnitt.
Fühler ziemlich kràftig, von der Basis zur Spitze von pechfarben bis schwarz
dunkler werdend, Glied 3 doppelt so lang wie das perlîôrmige zweite, 4
etwas kürzer als 3, 5 ca 2 1/4 mal, 6 bis 11 ca. 2 mal bis 1 1/2 mal so lang
wie breit, progressiv verkiirzt. Halsschild an den Seiten mâssig verengt,
Basalquerfurche auf der Oberseite schwach, die ganze Oberflâche mit groben
Punkten etwas verschiedener Grosse mâssig dicht besetzt, nur in der Mitte
der Scheibe stehen die Punkte etwas spàrlicher. Schildchen annàhernd
quadratisch. Flügeldecken ziemlich schlank, parallel, krâftig gereilit punk-
tiert, Quereindruck hinter dem Schildchen schwach, Scliulterfurelie krâftig,
Zwischenrâume zwischen den Punktréihen unpunktiert, in der hinteren
Hâlfte leicht rippenfôrmig. Unterseite ziemlich spârlich, sehr fein, kurz,
gelblich behaart. An den Beinen sind die Schienen mehr oder weniger zu
einem Pechbraun aufgehellt.
Die neue Art erinnert an die Arten um hottentota Lac., camerunensis
Jac., Weisei Jac. usw., làsst sich aber von allen diesen (abgesehen von
ihrer geringen Grosse) leicht durch die grobe Punktierung des Halsschildes
unterscheiden.
Kenya Colony : Camp I de l’Elgon, Mt Elgon vers Est, 2.100 m. —
Hiervon auch 1 Exemplar von Rùanda in meiner Sammlùng.
Lema cheranganiensis, n. sp.
Schwarz, Flügeldecken und zwei kleine Fleckchen am Hinterrande der
Stirn ziegelfarbig. — Lànge 4 1/2 mm.
Gedrungen. Stirn schwach gewôlbt, ohne merkliclien Absatz in den
Hais übergehend, ziemlich dicht, mâssig grob punktiert und verworren
quergerunzelt, in der hinteren Hâlfte durch einen schmalen, tiefen Lângsritz
halbiert. Augen gross, tief ausgeschnitten, Hais sehr fein punktuliert.
Fühler ziemlich schlank, Glied 5 ca. 2 mal so lang wie breit, folgende
etwas kürzer, Glied 1 und 2 teilweise rôtlich. Halsschild kürzer als in den
Vorderecken breit, letztere mâssig erweitert und mit einer grossen Tuberkel
besetzt, Seiten hinter der Mitte mâssig tief verengt, Basalquerfurche sehr
tief und breit, in der Mitte mit einem kurzen, tiefen Làngseinschnitt, die
Scheibe leicht kissenfôrmig gewôlbt, etwas hinter dem Yorderrand jederseits
mit einem kleinen, undeutlichen Quereindruck, in der Mitte mit etwa 3
Reihen unregelmâssig angeordneter, spârlich eingestochener, ziemlich
grosser Punkte besetzt, einige âhnliche Punkte stehen in den Vorderecken,
im übrigen ist die Oberflâche lackglânzend. Schildchen hinten breit abge-
schnitten. Flügeldecken ziemlich robust, mit breitem, tiefem Quereindruck
hinter dem Schildchen und mâssig starken Punktreihen, Zwischenrâume
zwischen den Reihen unpunktiert. Unterseite sehr spârlich behaart.
COLEOPTERA, CRIOCERINAE
291
Die Art gehôrt neben die Gruppe Lema uhensis Hz., flavoapicalis Hz.
und circumcinctella Hz. und àhnelt insbesondere der Koloritform mufung-
wensis Hz. der uhensis Hz. Sie ist aber kleiner als aile diese Spezies und
unterscheidet sich grundsâtzlich dadurch von ihnen, dass die Stirn nur sehr
undeutlich dadurch gegen den Hais begrenzt wird, dass die feinen Querrun-
zeln an dieser Stelle etwas dichter stehen, wâhrend die erwâhnten Arten
stets einen deutlichen Absatz zwischen Stirn und Hais zeigen. Ausserdem
weicht noch die Punktierung des Halsschildes von der der Vergleichsarten
ab, und schliesslich ist der Halssçhild bei der neuen Art in den Yorderecken
nicht so lappenartig erweitert wie bei den zum Vergleich herangezogenen.
Kenya Colony : Campi Cherangani, Marakwet, 3.000 m. 1 Exemplar.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 54
Publié le 4’ r juin 4939.
TRICHOPTERA
BY
Martin E. Mosely
Through the courtesy of Professor R. Jeannel, I hâve been permitted to
work out the Trichoptera taken on the Expédition and hâve been much
interested in this small collection.
Although few in numbers, nearly ail the Trichoptera are newto science,
only one already described species being represented.
Of main importance are the Sericost.omatidae ; there are three species in
the genus Goerodes. There is much confusion in this genus, many African
species belonging here having been incorrectly placed in the généra Crunoe-
ciella and Crunobiodes.
The Leptoceridae are represented by three species, one new, a second
already described by Barnard in 1934 while the third which is a 9 Triae-
nodes is left unnamed as there are no very well-defîned characters in this sex
to render a description really intelligible.
Of the Hydropsychidae and the Philopotamidae, there is a new Hydro-
psyche in the former family and a Chimarrha in the latter; there are also
two more Chimarrha species which hâve been left unnamed, the one, a Ç
presenting no particularly distinctive characters and the other in too muti-
lated a condition for description.
Fam. SERICOSTOMATIDAE
Goerodes oma, n. sp.
Head fuscous; oculi deep black; palpi fuscous, two-jointed, terminal joint
bearing a tuft of broad, black scales; wings fuscous, anterior somewhat
rounded along the costal margin; discoidal cell long and narrow, about one
294
M. MOSELY
and a half times as long as its footstalk, membrane covered with small black
scales; posterior wing with fuscous hairs intermingled with a few narrow
black scales; legs fuscous; spurs 2, 4, 4.
Genitalia — Ninth segment produced at the centre of its dorsal margin
in two pairs of processes, the inner, slender and finger-like, narrow from
the side, the outer from above, broad at the apices with twisted stems; from
Fig. 1-4. Goerodes oma, n. sp., çf. — Fig. 1. Anterior wing.
Fig. 2. Genitalia, dorsal. — Fig. 3. Latéral. — Fig. 4. Ventral.
the side, deep, upper margin convex, lower, sinuous; pénis rather long,
arching downward, apex dilated; inferior appendages three-branched, with
a wide basal portion both from beneath and from the side, the apex being
produced in a slender finger with a slightly dilated apex as seen from the
side; about midway up the wide basal portion, there is a sharp angular exci¬
sion, but the outer angle, which is slightly bent under, is scarcsly produced
enough to make a branch ; between this angle and the apex, arises a second
branch which is short with a slender stem and dilated apex; the third branch
from the side, is long and slender as in caffrariae Barnard, with a dilated,
TRICHOPTERA
295
inturned apex; a small angular projection at the base of the appendage
ropresents the fourth branch which is usuaüy found in the genus.
Length of anterior wing çf 8 mm.
Kenya : Elgon Saw Mill, Mt. Elgon, vers, est, 2.470 m., 1932-33.
Type (5* and two paratypes, ail from the same locality, in the collection
of the Paris Muséum.
Goerodes turka, n. sp.
Head dark fuscous, clothed with black liairs; oculi black; basal joint of the
antenna rather longer than the width of the head with oculi, dark ochraceous ;
Fig. 5-8. Goerodes turka, n. sp., çf. — Fig. 5. Wings.
Fig. 6. Genitalia, dorsal. — Fig. 7. Latéral. — Fig. 8. Ventral.
maxillary palpi very densely clothed with thick hairs; wings ç? black with
dark pubescence with which are intermingled a few scattered, narrow,
whitish scales, only visible under a high magnification ; anterior wing c?
with the fold in the post-costal région very short owing to the breadth of the
fork n° 5 (?) ; the neuration of the posterior wing abnormal, there being no
discoidal cell.
Genitalia çf. — Ninth segment produced at the centre of its dorsal margin
in two pairs of processes, the inner slender and slightly shorter than the
296
M. MOSELY
outer; the outer processes hâve broad bases and apices terminate in acute,
strongly chitinized and asymmetrically directed; pénis short and arched
with a dorsal groove at the apex; inferior appendage three-branched, main
branch very stout at the base with a heavily fringed shoulder about midway
along the under margin; beyond the shoulder, the branch narrows and is
arched downward as seen from the side; from the same aspect, the second
branch arises from the upper margin of the appendage towards the base and
is somewhat stout and only slightly dilated at its apex; the third branches
seen from beneath, very short, situated at the extreme bases of the appen-
dages on their inner margins; from beneath, the appendages are separated
from each other by a wide U-shaped excision with a dilated and flattened
base.
Length of anterior wing çf 8 mm.
Kenya : Turkana, 800-1.000 m., mission de l’Omo, 1932-33.
Type cf in the collection of the Paris Muséum.
Goerodes grana, n. sp.
Head, oculi and antennae, deep black; basal joint of theantenna about as
long as the breadth of the head and oculi together; mixillary palpi çf, mem-
branous, covered with black scalcs, number of joints doubtful ; wings of the
TRICHOPTERA
297
Cf black, covered with black hairs and black scales, the scales on the poste-
rior wing less abundant than on the anterior, being also longer and more
narrow; female wings without scales; anterior çf, with forks n os 1, and 2;
discoidal cell long and narrow, slightly longer than its footstalk; posterior
wing with fork n° 1 only; îourth apical cellule extending further inward
than the base of the discoidal cell; legs dark fuscous, spurs 2, 4, 4.
Genitalia çf. — Ninth dorsal segment produced at the centre of its margin
in two pairs of processes, the inner, shorter than the outer, slender, apices
obliquely truncate, outer margin slightly serrate; the outer, with wide bases
produced from from about midway in slender upcurving and strongly chiti-
nized spines; pénis short, arching downwards; inferior appendages four-
branched; the appendages is broad at the base botli from beneath and the
side; from about midway, it narrows and is produced to make the first
branch; the second branch, whicli is densely clothed with broad, dark hairs
as seen from beneath, arises midway up the main branch; it is broad and
rounded and separated from the main branch by a wide rounded excision ;
the third branch, arising from the upper margin towards the base, is short
and broad, with a broad stem; apex from above truncate, directed inwards;
the fourth branch, from beneath, is finger-like, about half the length of the
main branch; margin of the ninth ventral segment produced at its centre.
Length of anterior wing : çf 7 mm. ; $, 7 mm.
Kenya : Elgon Saw Mill, Mt. Elgon, vers est, 2.470 m., Mission del’Omo.
1932-33.
Type c? and paratypes çf and 9 , i n the collection of the Paris Muséum.
Fam. LEPTOCERIDAE
Potamoryza modesta Barnard
Potamoryza woefesta Barn., Trans. R. Soc. S. Afr., 21, pp. 352-353, fig. 33,
1934.
Kenya : one çf example of this species was taken in Suam Fishing Hut, Mt.
Elgon, 2.400 m.
The type of the species was described from an example taken in South
Africa.
Triaenodes, sp.
A 9 species of this genus was taken in Kenya, Suam Fishing Hut, Mt
Elgon, 2.400 m.
Setodes gona, n. sp.
Head chocolaté with chocolaté mixed with cream-coloured hairs ; antennae
white with pale clouds of chocolaté spreading from darker chocolaté
298
M. MOSELY
annulations; anterior wings chocolaté, with numerous interrupted linnear
white streaks; posterior wings pale chocolaté, long chocolaté fringes to
both wings.
According to neuration, the spccies falls between Mc Lachlan’s two
groups. There is a îalse fork or fold above fork no. 5 of the posterior
wing, but the fourth apical cellule of the anterior wing does not extend
to the anastomosis. Subcosta and radius confluent towards their distal
half.
Genitalia çf. — The genitalia are formed somewhat after the pattern
Fig. 13-15. Setodes gona, n. sp., çf. — Fig. 13. Wings.
Fig. 14. Genitalia, dorsal. — Fig. 15. Latéral.
of that of the European species interrvpta and the African species Neavei.
The ninth segment is very narrow dorsally but greatly produced ventrally;
from above, there is a pair of rather short, widely diverging superior
appendages, between which the dorsal margin of the ninth segment is
produced in a pair of strongly chitinized processes these, no doubt,
correspond with processes which, in Neavei , I hâve, perhaps wrongly,
termed intermediate appendages and dorsal plate; the processes are
asymmetrict and four-branched, beneath them is the pénis, which is narrow,
arching downward with a pair of closely adpressedsheaths; the pénis is
asymmetric, the margin being outwardly dilated at its base on the left;
inferior appendages, from beneath, broad at the bases, with shoulders at
TR1CH0PTERA
299
the inner margins midway; beyond these shoulders, the appendages narrow
to caliper-like fingers; at the extreme bases of the appendages, on their
inner upper margins, are narrow, upwardly and tailwardly directed fringed
processes; inner margins of the appendages fringed; ventral margin of
the ninth segment with a central rounded excision.
Length of anterior wing : çf 7 mm.; 9 6 mm.
Kenya : Suam Fishing Hut, Mt. Elgon, vers est, Mission de l’Omo.
Type çf and two paratypes 9 i n the collection of the Paris Muséum ;
also one example with only one anterior wing remaining.
Fam. HYDROPSYCHIDAE
Hydropsyche Jeanneli, n. sp.
Head very dark fuscous with blaclc and a few cream-coloured hairs; oculi
Fig. 16-19. Hydropsyche Jeanneli, n. sp., cf. — Fig. 16. Genitalia, latéral.
Fig. 17. Dorsal. — Fig. 18. Apex of the pénis, dorsal. — Fig. 19. Ventral.
the same colour; antennae dark ochraceous with fuscous annulations
extending across the joints to give a suggestion of diagonal streaks;
300
M. MOSELY
maxillary palpi with the first joint very short, second, third and fourth
approximately equal, fîfth slightly longer than the third and fourth together;
wings of a purple-brown shade with yellow irrorations.
Genitalia çf. — Ninth segment with a rather rounded side-piece and
a raised upper j>art divided in two rouuded lobes; the segment is produced
in a bifurcate dorsal plate, the forks terminating in slender incurving
fingers separated by a wide, rounded excision; from above, there are
two fringed warts situated about midway towards the latéral margins;
from the side, the plate is broad at the base, the upper and lower margins
parallel and with an obliquely truncate apical margin which is extended
towards its lower angle in a downeurved finger with a deep notch on its
lower surface; pénis with a branch arising from its under surface; this
branch is bifurcate at its apex, with the two forks curving upward and
slightly outward beyond the apex of the main stem; at the origin of this
lower branch are two short, fringed side-branches, directed outward and
towards the base; the apex of the main stem is suddenly dilated and carries
on its upper surface towards the base of the dilated part, a bifurcate spine,
directed upwards and tailwards : apical margin of the main stem concave
with a minute excision at the centre; inferior appendages two-jointed, basal
joint with a strongly pigmented apical dorsal area and a slightly dilated
apex; towards the base of the pigmented area is a well-indicated transverse
groove; terminal joint very short, very broad from the side, narrowing
abruptly to a subacute, inturned apex; from above, sinuous.
Length of anterior wing : çf, 10 mm.; Q, 14 mm.
Kenya : Suam Fishing Hut, Mt. Elgon, vers, est, 2.400 m., Mission de
TOmo 1932-33. .
Type çf, paratypes çf çf et 9 9; ail from the same locality, in the
collection of the Paris Muséum.
Fam. PHILOPOTAMIDAE
Chimarrha elga, n. sp.
The single example of this species is much damaged. The colour gene-
rally is ochraceous; oculi back; frons, prothorax and mesotliorax clothed
with dense golden hairs; legs ochraceous, spurs rather darker.
Genitalia (f. — There is a membranous dorsal process, cleft longitu-
dinally at its centre, and beneath it, a membranous tube; irom above
there are two short processes which, from the side, are seen to form the
upper part of a deep trough with a sinuous outer margin encircling the
pénis; from beneath, the lower margin of this trough is cleft to form two
adjacent lobes; pénis straight and rod-like, sheaths curving upward and
TRICHOPTERA
301
from above, divergent; inferior appendages broad at their bases, tapering
sinuously to acute apices, caliper shaped ; there is a strong, upcurving
eighth.
Length of anterior wing : çf, 8 mm.
Kenya : Elgon SawMill, Mt. Elgon, vers est, camp II, 2.470 m., Mission
de rOmo.
Type çf in the collection of the Paris Muséum.
Chimarrha, sp.
Two unnamed species in this genus were taken in addition to C. oma,
the one a Ç presenting no distinguishing characters and the other, unfortu-
nately too mutilated for description. The former was captured in Kenya,
Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. and the latter in Kenya, Kacheliba, West
Suk, Turkana, 1.300 m.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome V. — Fascicule 55.
Publié le P’ juin 4939.
MYRIOPODA
PAR
C. Attems
Die Myriopoden wurden wâhrend der Expédition de l’Omo zumeist in
den hochgelegenen Bergstationen gesammelt, besonders die Diplopoden,
und sie sind sicher nur ein kleiner Teil der gesamten Myriopodenfauna der
durchforschten Gebiete, so fehlen fast ganz die grossen Formen der
Spirostreptiden, Oxydesmiden, Gomphodesmiden, auch der Scolopendriden.
Irgendwelche zoogeographische Erôrterungen sind unter diesen Umstânden
natürlich nicht môglich, aber trotzdem das Material nicht gerade überwâlti-
gend gross ist, enthâlt es docli mehrere sehr intéressante neue Arten,
4 unter den Diplopoden und 2 unter den Chilopoden, bei den Diplopoden
musste auch 1 neue Gattung auîgestellt werden, so dass die Aufsammlun-
gen in sehr erfreulicher Weise unsere Kenntnisse von der Fauna der
àthiopischen Région vermehren.
Mecistocephalus insularis Luc.
Rift Valley : Map Ya Moto 1.900 m. und Naivasha, 1.900 m.
Mont Elgon : Camp 1 und 3, Vallée de la Koptawelil, Suam FishingHut.
Désert du Turkana : West Suk und Turkana Sud.
Massif du Marakwet : Campi Cherangani und Sommet du Cherangani,
Chaîne de l’Aberdare : Maison Forestière duKinangop und Prairies Alpines
du Kinangop.
Schendylurus paucidens, n. sp. (Fig. 1-5).
Farbe weisslichgelb. Kopf hellbraun, Lange 20 mm.
ç? mit 47, 9 mit ^ und 51 Beinpaaren.
304
C. ATTEMS
Kopfschild vorn sehr stumpf dreieckig, die Seiten ganz schwach convex,
der Hinterrand gerade, Lange zu Breite wie 26 : 22, die Flâche gleichmàssig
fein gefeldert und zerstreut beborstet, keine Stirnfurche. Clypeus gleich¬
màssig fein gefeldert, nur vorn und seitlich einige Borsten. Labrum (Fig. 1)
mâssig tief eingebuchtet, krâftig gezâhnt, die Zàhne in der Mitte gerade
und kürzer, die seitlichen langer und medialwârts gekrümmt, im ganzen
etwa 20 Zàhne. Zahnblatt der Mandibel (Fig. 2) aus einem Stock bestehend,
mit 5 Zâhnen, von denen 4 stumpf sind, der 5. spitz. Pleurite der 2. Maxille
nicht mit dem Coxosternum verschmolzen. Die Endkralle auf beiden Kanten
Analbeins.
gekàmmt, 1. Glied ohne Borsten, 2. Glied mit 1, 3. Glied mit einigen starken
Borsten. Coxalfortsatz der 1. Maxille nicht scharf abgesetzt, Telopodit
2 gliedrig, Coxalfortsatz und Telopodit mit wenigen starken Borsten. Kie-
ferfüsse geschlossen den Stirnrand erreichend, aile Glieder ungezàhnt, keine
Chitinlinien, Endkralle innen glatt, aile Glieder zerstreut beborstet. Basal-
schild breit, bis an die Kôrperseiten reichend.
Tergite mit 2, Praetergite mit 1 Reihe kleiner Borsten. Sternite viel lânger
als breit, Lânge zu Breite wie 18 : 10. Sternite 2-16 mit einem grossen
querovalen Porenfeld (Fig. 3), das halb so breit ist wie das ganze Sternit; es
liegt in oder etwas vor der Mitte und zwar wechselt das ohne erkennbare
Regel mehrmals in der Reihe. Vor dem Porenfeld und hinter ihm je 2 nicht
ganz regelmàssige Reihen sehr kleiner Borsten. Sternit der Endbeine breit
trapezisch, nach hinten verschmàlert und am Hinterrand seicht eingebuchtet:
nahe dem Hinterrand stehen die Borsten dichter (Fig. 4).
MYRIOPODA
305
Endbeinhüfte mit 2 Poren, der vordere unter, der hintere knapp neben
dem Sternitrand. Endbeine 7 gliedrig, Hüfte schwach kugelig auîgetrieben
und stark beborstet. Tarsus ringsum gleichmàssig lang beborstet, am Ende
eine winzige, wohl den Praetarsus ersetzende Borste (Fig. 5). Praefemur,
Fémur und Tibia der Endbeine des çf sind schwach verdickt, der Tassus
ist wieder dünner.
Mont Elgon : Camp 1 de l’Elgon, 2.210 m.
Ist mit S. australis nahe verwandt. Die Unterschiede sind : Zahnblatt der
Mandibel nicht in Blôcke zerteilt wie dort und nur mit 5 Zâhnen. Nur die
Sternite 2-16haben ein rundes bis querovales Porenfeld, bei australis haben
die Sternite 1-28 ein Porenfeld, das auf den Segmenten 1-21 dreieckig ist.
Alloschizotaenia occidentalis Att.
Mont Elgon : Camp 1, 2, 3, 4, 2.210-4.000 m. Vallée de la Koptawelil.
2.300 m. Massif du Marakwet : Campi Cherangani. 3.000 m.
Trachycormocephalus afer Mein.
Mont Elgon : Camp 1 und 4, 2.210-4.000 m.
Déserts du Turkana : Pays West Suk entre Kacheliba et Lokitanyalla
1.200 m. Turkana Sud, du Nepau Escarpment à Kalodeke. 800-1.000 m.
Trachycormocephalus mirabilis Poe.
Déserts du Turkana : Turkana Sud und Monts Murueris, Turkana Nord.
800-1.000 m.
Asanada socotrana Poe.
Déserts du Turkana : Turkana Sud. du Nepau Escarpment à Kalodeke,
800-1.000 m.
Ethmostigmus trigonopodus Leach.
Plaine de l’Omo, Bourillé au bord de l’Omo 600 m.
Diese sonst das Gros aller Scolopendriden in Sammlungen aus dem
tropischen Afrika ausmachende Art ist eigentümlicher Weise nur durch ein
Exemplar vertreten.
Cryptops incerta, n. sp. (Fig. 6-9).
Farbe blass gelblich. Lange ohne Endbeine 13 mm.
Kopf zerstreut beborstet, vom Hinterrand bis ungefâhr 1/3 der Lange 2
parallèle Furchen. Der Kopf überlagert etwas das 1. Tergit. Dieses mit
einer gebogenen Querfurche, von der nachhinten 2 parallèle Furchen abgehen,
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 20
306
C. ATTEMS
sowie auf dcn folgenden Tergiten ; vor der Querfurche keine Furchen (Fig. 6).
Bei manchen Individuen fehlen die parallelen Lângsfurchen.
Kieferfüsshüften zerstreut fein beborstet, der Vorderrand fast gerade, mit
2 starken Borsten ; hinter der paramedianen Borste jeder Seite noch eine
starkeBorste (Fig. 7). Tergite fein und kurz beborstet, das letzte hinten mit
seichter medianer Mulde. Die gebogenen Seitenfurchen der Tergite beginnen
auf dem 7. Segment. Sternite spàrlich und sehr fein beborstet, mit feinem
Fig. 6-9. — Cryptops incerta, n. sp. — Fig. 6. Vorderende, Dorsalseite.
Fig. 7. Rand der Kieferfüsshüften. — Fig. 8. Hinterende, Ventralseite. — Fig. 9. Endbein.
Furchenkreuz, dessen Querarm etwas langer ist als der Lângsarm. Ster-
nit(S) derEndbeine breit zungenfôrmig gerundet, zerstreut und gleichmàs-
sig beborstet. Coxopleuren nur am Ende mit einigen Stachelborsten, Das
Porenfeld ist sehr klein und ragt nach hinten kaum etwas über die Mitte
hinaus, mit wenigen, ca. 7, kleinen gleichgrossen Poren (Fig. 8). Tarsen
der Beinpaare 1-15 lgliedrig, der Paare 16-21 2gliedrig. Praefemur der
Endbeine dorsal ungefurcht, unten gleichmâssig beborstet ohne kahle Area,
die Borsten der Unterseite aile gleich, sehr kràftig stachelig, die der Ober-
seitefein, am Ende des Praefemur oben-innen ein krummes Zahnchen, die
übrigen Glieder ohne Zahnchen. Tibia mit 4, erster Tarsus mit 2 Sagezâh-
nen (Fig. 9). Die Borsten der übrigen Beine sind ziemlich gleichmâssig
MYRIOPODA
30?
verteilt, und von mittlerer Stârke, nur auf den hinteren Beinen haben Fémur
und Tibia unter den schwàcheren Borsten einige stârkere.
Mont Elgon : Camp 2 und 3, 2.430-3.500 m. Vallée de la Koptawelil,
2.300 m.
Kommt in die Nâhe von C. peringueyi zu steben, von welcher Art sie
sich folgendermassen unterscheidet : Die kurzen Furchen des Kopfes fehlen
bei peringueyi , von der Querfurche des 1. Tergits geht bei letzterer eine
kurze unpaare Furche ab, die sich dann gabelt, das Sternit der Endbeine
ist dort stark verjüngt, das Praeîemur der Endbeine hat oben keinen Zalin,
dagegen hat die Tibia oben einen Zahn, das Fémur der Endbeine hat bei
peringueyi einen Sàgezahn, die Tibia deren 6.
Cryptops (Trigonocryptops) bottegoi kenyae Rib.
Farbe satt chitingelb. Lange 32 mm.
Kopf : Hinterrand geradlinig, sehr glatt, beborstet, mit 2 vollstândigen
Lângsfurchen, die nach vorn divergieren. Antennen mâssig lang, bis zum 4.
Tergit reichend. Vorderrand der Kieferfusshüften sehr seicht zweibogig mit
mehreren Borsten jederseits. 1. Tergit mit vom Kopf verdeckter Querfurche
und 2 Lângsfurchen, die auch unter dem Kopfschild verschwinden. Tergite
bis zum 20. mit 2 vollstândigen Lângsfurchen, das letztc mit Hacher runder
Mulde. Die gebogenen Seitenfurchen beginnen auf dem 4. Tergit. Sternite
2-19 mit starker gebogener Querfurche und von ihr nach vorn abgehender
Medianfurche, auf den vorderen Segmenten auch hinter der Querfurche eine
ganz seichte undeutliche Medianfurche. Vom 13. oder 14. an sind die Ster¬
nite fein gekôrnt. Sternit der Endbeine trapezisch, hinten wenig verschmâ-
lert, reichlich beborstet. Tarsen der vorderen Beine undeutlich, vom 10.
Paar an deutlich 2 gliedrig. Die Borsten der Beine sind im allgemeinen
stachelartig und dunkel gefârbt, nur auf dem 20. Beinpaar hat nur das
Praefemur solche dunkle Stacheln, dagegen ist die Unterseite von Fémur,
Tibia und erstem Tarsus hier dicht und fein behaart und die Haare blass.'
Das Porenfeld der Coxopleuren reicht bis an den Hinterrand, die Poren sind
sehr zahlreich, aile gleich gross resp. klein. Coxopleuren zertreut beborstet.
Am Ende des Praefemur der Endbeine 2 spitze Vorrragnngen, die latérale
(lie grcissere, am Ende des Fémur auf der Medialseite ein grosser Zahn,
am Ende der Tibia 2 gleich grosse Zâhne, einer médial, einer latéral. Die
Borsten auf der Unterseite des Praefemur sind gleichmâssig verteilt und
lassen keine Area frei, sie sind teils dunkle Stacheln teils sehr feine haarar-
tige Borsten. Tibia mit 13, erster Tarsus mit 3 Sâgezâhnen.
Mont Elgon : Camp 3, 3.500 m. Massif du Marakwet, 2.500 m.
Lamyctes africana Poe.
Nairobi, 1.660 m. Prairies alpines du Kinangop 3.400 m.
308
C. ATTEMS
Hanseniella pilipes Att. (Fig. 10-13).
Das reichlichere Material vom Mont Elgon ermôglicht es mir, einige
Details zu meiner ersten Beschreibung nachzutragen. Die Antennen haben
die eigentümlichen Sinnesorgane, die Hansen beschrieben hat und zwar
besitzt jedes Glied ein solches Organ : auf Kurzor warzenfôrmiger, in der
Mitte eingeschnürter Basis stehen 3 Spitzen ; unmittelbar neben diesem Organ
steht eine kleine Borste, die eben so lang ist wie das Sinnesorgan (Fig. 10).
Die Borsten des grossen Zentralquirls jedes Gliedes sind untereinander
gleich gross und schrâg distal gerichtet. Die Tergite sind gleichmâssig mit
Fig. 10-13. — Hanseniella pilipes Att. — Fig. 10. Sinnesorgan der Antenne. — Fig. 11.
Teil der Tergitoberflache. — Fig. 12. Étude des 1. Beinpaars. — Éig. 13. Ende des
12. Beinpaars.
kleinen Borsten bedeckt und tragen ausserdem winzige Haarspitzen, die
in welligen Reihen oder in runden Maschen angeordnet sind (Fig. 11).
Auch die Antennen und die Beine haben neben den gewôhnlichen kleinen
Borsten diese winzigen Haarspitzen. Die vordere Kralle des 1. Bein-
paares (Fig. 12) ist viel grôsser als die hintere, ausserdem ist die schon
beschriebene krâftige am Ende ladige Borste vorhanden. Auf dem 12. Bein-
paar ist die vordere Kralle fast doppelt so gross wie die hintere, letztere ist
stark gekrümmt (Fig. 13). Bei einem jugendlichen Individuum haben beide
Antennen, die vollstàndig sind, was bekanntlich bei Symphylen eher eine
Seltenheit ist, 15 Glieder; das kugelige Endglied hat 2 der oben beschrie-
benen dreispitzigen Sinnesorgane.
Die Art kônnte mit H. unguiculata Hansen zusammenfallen, aber Hansen
erwâhnt nichts von den eigentümlichen winzigen Haarspitzen der Tergite.
MYRIOPODA
309
Mont Flgon : Camp 2,3 und 4, 2.470-4.000 m. Massif du Marakwet, Campi
Cherangani, 3.000 m.
Monographis Kraepelini Att.
Es sind Larven mit 3 Seitenbiischeln und 4 Beinpaaren und solche mit 4
Seitenbüscheln und 5 Beinpaaren vorhanden. Bei den Larven mit 4 Bein¬
paaren sind die Antennen 5 gliedrig, das 3. Glied das grôsste, das 4. Glied
viel kleiner als das 3, das 5. nur halb so gross wie das 4. mit 4 Sinneskegeln.
Auf dem 3. Glied steht nahe dem Ende eine kurze, gekrümmte, stumpfe
Borste. Die Chitimvand aller Glieder mit Ausnahme des letzten Teils jedes
Gliedes ist dicht von kleinen Poren perforiert und es scheint, dass überall
eine feine Haarspitze aus dem Porus hcrausragt.
Mont Elgon, Camp 2, 2.470 m.
Eviulisoma Alluaudi Brol. (Fig. 14)
Farbe schmutzigen weiss, vordere Hàlfte des Kôrpers rôtlichbraun über-
lauîen. Breite 2 mm.
Clypeus sparlich fein und kurz beborstet, Schcitel kahl. Halsschildseiten
breit gerundet, an den Rumpf angedrückt.
Segmente in der Quernaht nur schwach ein-
geschnürt, oline Querfurche. Quernaht ohne
Skulptur. In der vorderen Ilalfte der Meta-
zoniten 2 (oder mehr) selir feine kurze Bors-
ten, zum Teil sind sie abgefallen, die genaue
Zabi daher nieht feststellbar. Vordere Seg¬
mente mit schmalen leistenfôrmigen bogig-
en Pleuralkielen, die hinten gar nicht vortre-
ten, 8 Segment noch mit feinen Kielen, auf
dem 9 keine mehr. Schwânzclien im Quer-
schnitt rund, géra de nach hinten gerichtet,
zugespitzt. Schuppe breit bogig gerundet,
die Spitze nicht vortretend. Sternit 5 des ç?
mit einer langen, endwârts verschmâlerten,
nach vorn gerichteten Lamelle. Sternit 6 mit
einer tiefen, innen beborsteten Grube. Beine
des çf etwas verdickt, Tibia und Tarsus aller
Beine unten diclit beborstet. Tarsus relativ
kurz, spitzkegelig, ungeîahr so lang wie die
Tibia.
Gonopodenôffnung selir breit, vorn und
hinten durch kurze Dreiecke ein wenig eingeschnürt. Die Gonopoden
(Fig. 14) sind von Brolemann gut beschrieben und abgebildet worden, nur
in einem Punkt bin ich nicht ganz seiner Meinung, wir müssen nâmlich
Fig. 11. — Eviulisoma Alluaudi
Brol., Gonopode.
310
C. ATTEMS
5 und nicht 4 Aste des Telopodits unterscheiden. Der Femoralabschnitt ist
so verkürzt, dass die Teilung in die Telopoditàste so gut wie bis zum Pra-
efemur herab reicht. Wir haben als Aste : den Rinnenast (Ra), den grossen
bis zum Grand herab in 2 geteilten Femoralfortsatz (f, f), und als 4. und 5.
Ast die Aste Tm und Tn, die beide dem Tibiotarsus entsprechen.
Chaine de l’Aberdare, Maison Forestière du Kinangop. 2600 m.
Eviulisoma pallidum, n. sp. (Fig. 15-17).
Farbe liell rôtlichbraun, IŸopf und Beine hell gelblichbraun oder braun-
gelb. Breite bis 2 mm.
Clypeus zerstreut beborstet, Sclieitel, kalil Backen mit wenigen kurzen
Fig. 16. Gonopode, Medialseite. — Fig. 17. Gonopode, Lateralseite.
Borsten. Halsschildseiten breit gerundet und dem Ivôrper angedrückt. Am
Vorderrand des Halsschildes und auf dem Analsegment eine Reihe von
Borsten. In der vorderen Haifte der Metazoniten eine Reihe winziger sehr
feiner und sehr kurzer Hârchen. Der Rumpf ist wegen des Fehlens von
Seitenbeulen îast iulusartig; auch das 2. Segment bat keine Seitenleisten.
Die Segmente sind in der Quernaht mâssig eingeschnürt, die Quernaht
glatt. Poren in der Mitle zwischen Quernaht und Hinterrand in der Flàche.
Vordere Segmente mit îeinen leistenfôrmigen Pleuralkielen, die gegen das 7.
MYRIOPODA
311
Segment zu allmàhlich verschwinden, vom 8. Segment an in den Flanken
einige seichte muldenartige Lângsfurchen, die bald verschwinden. Schwânz-
chen (Fig. 15) gerade, die Terminalhôcker klein, gerade nach hinten
gerichtet. Analschuppe spitzbogig, die Spitze abstehend und vorragend.
Sternit 5 des c? mit einer langen, platten, endwârts stark verschmàlerten,
schrag nach unten-vorn gerichteten Lamelle. Sternit 6 mit einer tiefen Grube,
die sich nach vorn taschenartig einsenkt.
Tibia und Tarsus aller Beine des çf bis zum letzten Paar unten dicht
büschelig beborstet, Fémur weitausdas langste Glied, Tarsus spitzkegelig,
so lang wie die Tibia.
Gonopodenôffnung nierenfôrmig, der Voderrand in der Mitte mit einem
winzigen Zacken, der Hinterrand nur ganz seiebt vorgebuchtet. Gonopoden
(fig. 16, 17) : Ilüfte vorn mit einem kurzen breiten Lappen. Praefemur lang,
gut gegen das Acropodit abgegrenzt, die Grenze sehr schrag, Beborstung
reichlich. Fémur mit einem langen Fortsatz (f), der den Tibiotarsus noch
etwas überragt. Auf der Medialseite in der Mitte eine taschenartige Einsen-
kung, deren Band in mehrere stumpfe Zàhne eingeschnitten ist. Der
Femoralabschnitt ist so kurz, dass man ihn als solchen nicht deutlich
erkennen kann. Die Teilung in Femoralfortsatz, Binnenast und Tibiotarsus
geht bis fast zum Praefemur herab. Der Tibiotarsus (T) ist in der
Grundhalfte breiter und bedeckt hier den schlanken Rinnenast, dann ist
er plôtzlich in eine dünne Spitze verschmâlert, die ebenso lang ist wie der
Rinnenast.
Massif du Marakwet, Campi Cherangani, 3000 m.
Gen. ELG0NIC0LA nov. (Fam. Vanhoeffeniidae)
20 Segmente. Poren auf den Segmenten 5, 7, 9, 10, 12, 13, 15-19.
Hüften der Gonopoden zu einem Syncoxit verwaehsen, das in der Mitte
kielartig vorragt, jede Hüfte breit, latéral ohne Fortsatz. Hüfthôrnchen lang
und schlank. Telopodit sehr gedrungen, obne deutliche Gliederung, Prae¬
femur in die Quere gestreckt, stark beborstet. Die Samenrinne mündet auf
einem kurzen Rinnenast. Backen ziemlich stark aufgeblâht. Kopf mit Backen
dicht und kurz behaart, der übrige Rumpf nur mit den grossen Borsten ohne
kleine Haare. Antennen keulig, das 6. Glied das grôsste, Sinnesstâbchen
der Glieder 5 und 6 frei stehend. Halsschild klein, viel schmâler als der
Kopf mit den Backen. Seitenflügel gut entwickelt, ungefâhr in der Mitte
angesetzt. Metizoniten mit 3 Querreihen von beweglich eingesetzten
Borsten. 3. Beinpaar des çf normal.
Typus : E. Jeanneli Att.
Diese Gattung ist jedenfalls sehr nahe mit Pseudosphaeroparia Cari
verwandt, doch le hit den Gonopoden der für diese Gattung charakteristische
Chitinstab S der Gonopoden. Auch scheint der freie Rinnenast bei Pseudo¬
sphaeroparia langer, geissel- oder bandfôrmig zu sein, wàhrend hier nur
sein ganz kurzer freier Rinnenast vorhanden ist.
312
C. ATTEMS
Elgonicola Jeanneli, n. sp. ('Fig. 18-22).
Farbe dunkelbraun und gelbbraun marmoriert, Antennen dunkelbraun,
Beine hell gelblichbraun.
Lange 8 mm, Breite im 7. Segment 0.9 mm, Prozonit 0,63 mm.
Clypeus, Scheitel und Backen dicht kurz beborstet (Fig. 18). Die Backen
Fig. 18-22. — Elgonicola Jeanneli, •n. sp. — Fig. 18. Vorderende, Dorsalseite. — Fig. 10.
Ein Segment der Kôrpermitte. — Fig. 20. Hinterende, Dorsalseite. — Fig. 21. Ein Bein.
stark aufgeblasen, so breit wie das 2. Segment. Antennen keulig, zwischen 3.
und 4. Glied gekniet, 6. Glied das grôsste, viel langer und dicker als das 5.
Halsschild klein, seitlich kaum bis zur Mitte der Backen reichend, elliptisch,
die Flâche mit ebensolchen Borsten wie die übrigen Tergite. Breite des
Halsschildes 0.23 mm, der Backen 0.3 mm. Seitenflügel gut entwickelt,
etwas ober der Mitte angesetzt, oben horizontal (Fig. 19). Seitenrand der
porenlosen mit 3, der porentragenden mit 4 kurzen Zacken, die jeder eine
Borste tragen. Rücken der Metazoniten dicht sehr fein granuliert, am
Hinterrand seitlich bilden die vorstehenden Granula eine feine Zâhnelung.
MYRIOPODA
313
Metazomten mit 3 Querreihen von 4, 4, 6 langen abstehenden spitzen
Borsten, jede Borste stebt auf einer kleinen Tuberkel. Die 2. und 3. Beihe
stehen naher zu einander als die 1.
und 2. Reihe. Poren in einiger Ent-
fernung vom Rand zwischen 2. und 3.
Seitenrandzahn. Schwanzchen cylin-
drisch, gerade nach liinten gerichtet,
mit den gewôhnlichen Terminalbors-
ten aber ohne Hôcker daneben (Fig.
20). Analschuppe breit bogig ge-
rundet. Beine von mittlerer Lange,
nicht dick, die hinteren nicht verlân-
gert, die Borsten reiclilich und fein,
am Ende des Praefemur unten und
der Tibia oben eine Macrochaete.
Der Tarsus ist das lângste Glied, das
Fémur das zweitlângste (Fig. 21).
Die Gonopoden (Fig. 22) erinnern
an die der Cryptodesmiden. Die gros-
sen Hüften sind verwachsen, die Mé¬
diane springt kielartig vor, seitlich
sind die Hüften aufgeblasen, auîgerauht und mit winzigen Borstenspitzen
Fig. 23. — Elgonicola Jeanneli mi-
cruchaeta, n. subsp., Vorderende,
Dorsalseite.
besetzt. Das Telopodit ist nicht deutlich ge-
gliedert. Der mit kleinen stachelartigen Bor¬
sten besetzte Basalteil, das Praefemur, geht
ohne scharfe Grenze in das Acropodit über.
Die Samenrinne verliiuft nahe dem Mc-
dialrand und endet auf einem kurzen Zacken.
Daneben ein langer schlanker gebogener
Spiess, der wohl noch dem Fémur angehôrt.
Am Ende ein rundes Plàttchen und ein stump-
fer Fortsatz.
MontElgon, Camp 1 und 3, 2210-3500 m.
Elgonicola Jeanneli microchaeta,
n. subsp. (Fig. 23).
Unterscheidet sich von der Hauptform
gliledich dadurch, dass die Borsten des Hals-
sehildes und der übrigen Tergite kurz, stift-
artig sind, Die Gonopoden stimmen mit
denen der Hauptform überein.
Mont Elgon : Camp 4, 4000 m. Massif du Marakwet. Campi Cherangani,
3000 m.
314
C. ATTEMS
Aporodesmus gabonicus Meklenburgii Att.
Mont Elgon, Camp 2, 2470 m.
Astrodesmus Neuvillei Rib.
Athi Plains, Machacos, 1600 m.
Gen. RHAMPHIDARPE Att.
Ich habe diese Gattung kürzlich nach dem Yerhalten der Prozoniten in.
2 Sabgeneru geteilt : Subg. Rhamphidarpe und Subg. Coenebethrus. Die
2 hier als neu beschrieben Arten gehôren zum Subgenus Rhamphidarpe,
fur welches ich folgende abgekürzte Ubersicht gebe :
1. Der die Borsten tragende Wulst ist durch eine seichte Rille vom
Rande der Analklappe getrennt. Genepodencoxit ohne Lateralast
und ohne langen Fortsatz vorn. Kanalast mit einigen wenigen
grossen YViderhaken :
. R. schubotzi Att.. petigaxi Silv., dorsosulcata Cari.
— Randwülste der Analklappen unmittelbar aneinander schlies-
send. . 2.
2. Ein grosser spitzer Femoraldern vorhanden :
.R. malleolus Att., winspearei Silv., aculeata Att., armata Att.
— Ohne grossen spitzen Femoraldern, manchmal ein kurzer breiter
Lappen an seiner Stelle. Am Ende des Genepodencoxit vorn einen
langer dünner Fortsatz, manchmal deren zwei. Die zahlreichen
Zâhne des Kanalastes bilden eine gleichmâssige Sage. 3.
3. Am Ende des Genepodencoxit vorn 2 einander àhnliche, basal
gerichtete Fortsàtze. Coxit latéral ohne Seitenast. Fransen am
Hinterrand der Metazeniten zweispitzig. R. regina Cari.
— Am Ende des Genepodencoxit nur ein langer dünner Fortsatz. . 4.
4. Genepodencoxit ehne Lateralast. Nahe den Ende des Genepoden-
tarsus ein runder Seitenlappen. R. filigera, n. sp.
— Genepodencoxit mit spitzem, meist grossem (nur bei alticola
kleinem) Seitenast. 5.
5. Vordere Bcine des çf bis zum 7. Paar hone Sehlenpelster. Gene-
podentarsus breit. Fransen am Hinterrand der Metazeniten
mehrspitzig. R. sicaria Att.
— Vordere Beine der çf mit Sohlenpolstern. Genepodentarsus
mâssig breit oder schmal . 6.
6. Am Ende des Genepodencoxit latéral ein grosser runder Lappen.
Kanalast niclit gegabelt. Lateralast des Coxit lang, bis weit
über die Mitte des Coxit reichend. R. lobifera, n. sp.
MYRIOPODA
315
— Am Ende des Genepodencoxit kein solcher Lappen :
.R. alticola Brol., aloysii sabaudiae Silv. , cyclopyge
.Att., kenyana Brol. aberdarei Brol.
Rhamphidarpe lobifera, n. sp. (Fig. 24-26).
Farbe gleichmâssig dunkelbraun, mit einem Stich inrôtlich oder purpura,
Antennen sclvwârzlich, nur die Spitze weisslich gelb.
çf 62 Segmente, Breite, 4.7 mm.
Kopî sehr glatt, 6 Supralabralborsten, ausser diesen und den Labral-
borsten keine Borsten. Scheitellinie und
Interocularlinie sehr fein, nicht vertieft.
Augen rund, ebenso weit hereinreichend
wie die Antennenbasis. Antennen schwach-
keulig, das 2. Glied das lângste, am Ende
der Glieder keine Quirle lângerer Borsten,
nur auf dem 1. Glied einige lângere
Borsten. Halsschildseiten breit, eckig, mit
2 kràftigen Falten ausser dem Randsaum.
Fig. 24-26. — Rhamphidarpe lobifera, n. sp. — Fig. 24. Fransen am Itinterrand der
Metazoniten. — Fig. 25. Coxit des Gonopoden. — Fig. 26. Telopodit des Gonopoden.
Die Lângsfurchen der Metazoniten reichen auf den vorderen Segmenten
bis nahc an den Porus heran und aucli ober dem Porus sind noch ganz
kurze Ansâtze zu Lângsfurchen vorhanden. Auf den hinteren Segmenten
zwischen Porus und erster vollstândiger Furche 2 oder 3 abgekiirzte
316
C. ATTEMS
Furchen. Au! den letzten Segmenten verstàrkt sich die Furchung der
Metazoniten so, dass sie îein lângsgerunzelt sind. Prozoniten mit den
gewdhnlichen Ringfurchen. Metazoniten und der freie Teil der Prozoniten
dicht bedeckt mit sehr kurzen Lângsrissen und Punkten. Poren klein, etwas
vor der Mitte gelegen. Sternite glatt, Seitenrand der Stigmengruben mit
dem Seitenrand des Sternits absebneidend.
Analring hinten spitzwinklig, niebt zusammengedrückt und nicht gekielt.
Klappen llach gewôlbt, mit sehr schmalem Randwulst, oben ein krâftiger
Dorn, unten kein Hocker. Schuppe stumpfwinklig, die Spitze dicklich. Das
ganze Analsegment dicht fein punktiert.
Der Saum am Ilinterrand der Metazoniten ist in einfache Spitzen geteilt
(Fig. 24). Beine des çf vom 4. bis letzten Paar mit 2 Sohlenpolstern.
Gonopoden : ln der Mitte der Lateralseite des Coxits ein langer, endwârts
zugespitzter, schrâg distal gerichteter Dorn (d). Das Ende des Coxits hat
latéral einen grossen runden Lappen (1) ; dadurch unterscheidet sich die Art
leicht von allen anderen der Gattung. Vom Ende des Coxits ragt ein langer,
dünner, gebogener Fortsatz basalwàrts herab, (f). Das vordere oder Lateral-
blatt des Coxits endet mit einem breiten gerundeten Lappen. An Stelle des
Femoraldorns nur ein niedriger runder Hocker (fd) (fîg. 26). Der kleine
Tibialdorn (Td) ist hakig gekrümmt und dunkel gefârbt; neben ihm eine
vorspringende Kante (k), wie Brolemann sie von C. aberdarei und alticola
beschreibt. Der Tarsus ist schmal, und bildet ein bis au! einen sclimalen
Spalt geschlossenes Rohr, in dem der Rinnenast ganz versteckt ist, nur seine
Spitze ragt heraus. Der Rinnenast hat 2 durch eine Lücke getrennte Reihen
von kràftigen Sâgezâhnen. In (fîg. 26) ist der Rinnenast herauspràpariert, in
natürlicher Lage sielit man ihn nicht.
Mont Elgon, Camp II, 2.470 m.
Rhamphidarpe filigera, n. sp. (Fig. 27-30).
Farbe der Metazoniten scbwarzbraun, am Hinterrand goldig durchschei-
nend ; auf den 6 vorderen Segmenten ist nur ein Streif vor dem Hinterrand
schwarzbraun, der Rest kastanienbraun. Prozoniten kastanienbraun. Anten-
nen schwarzbraun, Beine kastanienbraun.
Cf mit 51 oder 52 Segmenten. Breite 4.3 mm.
Kopfschild glatt, Labralbucht gerundet, 6 Supralabralborsten, ausser die
sen und den Labralborsten keine Borsten aul dem Kopf. Scheitellinie und
Interocularlinie sehr fein und nicht vertieft. Ocellen gutconvex, in 7 Querrei-
hen. Innerer Augenwinkel etwas weiter herein reichend als die Antennen-
grube. 1. Antennenglied mit einem Quirl langer Borsten, vom 2. Glied an
am Ende ein Quirl langer Borsten und zahlreiche kurze Borsten. 2. Antennen¬
glied das langste. Halsschildseiten breit, eckig, mit 2 kràftigen, vom Vor-
derrand zum Hinterrand ziehenden gebogenen Falten ausser den Randsaum.
Die zahlreichen, feinpunktierten Ringfurchen der Prozoniten nehmen
MYRIOPODA
317
dorsal mehr als die Hâlfte ein, ventral weichen sie stârker auseinander, so
dass der Zwischenraum zwischen der letzten und der Quernaht klein ist; ihr
Yerlauf ist etwas unregelmâssig. Freier Teil der Prozoniten und die ganzen
Fig. 27-30. — Rhamphidarpe filigera, n. sp. — Fig. 27. Fransen am Hinterrand der
Metazoniten. — Fig. 28. Coxit des Gonopoden. — Fig. 29 and 30. Telopodit des Gonopoden.
Metazoniten dicht mit kurzen Lângsrissen bedeckt, dazwischen punktiert. Auf
den vorderen Segmenten sind die oberen 2 Lângsfurchen der Metazoniten ab-
gekürzt, auf den hinteren Segmenten sind etwa 9 abgekürzte Lângsfurchen
318
C. ATTEMS
vorhanden. Poren winzig, etwas vor der Mitte gelegen, die feine scharfe Quer-
nahtvor den Poren nicht merklich vorbiegend. Von den Spitzen des Hinterrand-
saumes sind wenige einfache spitzeDreiecke, andere sind am End ein mehrere
Spitzchen zerfasert, andere sind auf einer Kante des Dreieckes fein gesàgt
(fig. 27). Analsegment selir fein runzelig, Ringteil nicht zusammengedrückt
und nicht gekielt, Klappen flach gewôlbt, mit selir schmalem Randwulst, der
3 oder 4 kleine Borsten tràgt, der obéré Dorn sehr klein, unten kein Hôcker,
Schuppe stumpl'winklig, das Ende dicklicb. Sternite glatt, Stigmengruben
rundlich, ibr Seitenrand in einer Linie mit dem Seitenrand des Sternits.
Vom 3. Beinpaar an liaben Postîemur und Tibia ein grosses weissliches Soh-
lenpolster, auf dem letzten Beinpaar ist die Solde des Postfemur nocli grubig
vertieft.
Gonopoden : Coxit (fig. 28) latéral oline Zahn, am Ende nicht lappig
vorgebaucht. Vom Ende hângt ein langer dünner Fortsatz herab. Das Late-
ralblatt bildet am Ende einen breiten runden Lappen. An Stelle des Femo-
raldornes nur ein kurzer, dicker runder Hôcker (bd) (fig. 29). Ein grosser
spitzer Tibialdorn vorhanden, neben ihm keine vorspringende Kante. Der
Rinnenast ist am Ende breit bandfôrmig und spiralig gewunden ; er ist
mit einer Reihe von zahlreiclien spitzen Zâhnchen besetzt und ragt ein gutes
Stückaus dem Tarsus heraus, (fig. 30). Tarsus breit kahnfôrmig, vor dem
Ende hat der eine Rand einen runden Lappen.
Massif du Marakwet, Campi Cherangani 3.000 m.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome Y. — Fascicule 56
Publié le /“' juin {939.
CRU3TACEA
IY. COPEPOÛA : DIAPTOMIDAE, CYCLOPIDAE
VON
Friedrich Kiefer
(Karlsruhe, Baden)
Der Ilydrobiologe der “ Mission Scientifique de l’Omo ”, Herr Dr. P. A.
Chappuis, hat seine ganz besondere Aufmerksamkeit den Ruderfufikrebsen
oder Copepoda der verschiedensten Gewàsser gewidmet. Da er als einer der
besten Kenner und erfahrener Sammler dieser Tiere mit ihrer jeweiligen
Lebensweise vôllig vertraut ist, war es ihm môglich, eine Ausbeute mit nach
Hause zu bringen, in der wohl so ziemlich aile Formen von freilebenden
Copepoden enthalten sind, die zur Zeit des Sammelns in den betreffenden
Gewâssern vorhanden waren. Es durlte also von Anfang an die Hoffnung
gehegt werden, daû die Untersuchung dieses Materials unsere Kenntnisse
der Ruderfuûkrebse im allgemeinen wie der von Ostafrika im besonderen
ein betràchtliches Stück erweitern würde.
Aber noch aus einem anderen Grande habe ich die Bearbeitung der
Copepodenausbeute der “Mission scientifique de l’Omo” mit Freude über-
nommen. Diese Arbeitvervollstàndigt nàmlich den Ring meinereigenenUnter-
suchungen der Copepodenfauna Afrikas an der Stelle, \vo noch eine emp-
fmdlicbe Lücke bestand. Ich hatte früher Gelegenheit, zum Teil rechtumfang-
reiche Aufsammlungen aus dem Norden, Westen und Süden das schwarzen
Erdteils auf ibre freilebenden Ruderfuûkrebse bin zu untersuchen (vergl.
Kiefer 1928a; 1928c; 1930b; 1933a; 1934). Nachdem hierzu nun aucli noch
eine bedeutende Sammlung aus dem Osten gekommen ist, ist über die Cope¬
podenfauna Afrikas schon so viel bekannt geworden, daû es sich lohncn
320 •
F. KIEFER
würde, unsere diesbezüglichen Kenntnisse einmal unter einheitlichen Gesichts-
punkten zusammenzufassen. Leider liefi sich dieses Vorhaben im vorliegen-
den Werke nicht verwirklichen. Ich muB mich hier der Raumverhâltnisse
wegen vielmehr entgegen meinem ursprünglichen Plane auf das von der
“ Mission Scientifique de FOmo ” zusammengebrachte Material beschrân-
ken. Eine zusammenfassende Arbeit über die Ruderfufikrebse Afrikas bleibt
daher aut einen spâteren Zeitpunkt vorbehalten.
Chappuis liât mir die von ihm gesammelten Copepoden der beiden Fami-
lien der Diaptomiden und der Cyclopiden in 47 Glàsern übersandt. Die
Tiere warenaus den ursprünglichen Rohfangen bereits ausgelesen, in Alko-
hol konserviert und allermeistens inbestem Erhaltungszustand. Die Proben
befinden sich jetzt in meinem Besitz, ebenso sind mikroskopische Pràparate
aller beobachteten Arten und Formen sowie natürlich die Typen der neuen
Arten in meiner Sammlung niedergelegt.
Meinem Freunde danke ich auch an dieser Stelle aufs herzlichste dafür,
dafl er mir das so überaus wertvolle Material zur Bearbeitung anvertraut liât.
Verzeichnis der Fundorte und ihrer Arten.
Die Proben sind môglichst in der Reihenfolge aufgeführt, wie sie zeitlich
nacheinander gesammelt worden sind. Die Zahlen der Fundorte beziehen
sich auf die “Liste des stations” die im Bd II der “ Mission de FOmo 1 '
verôffentlicht wurde '.
Nairobi, 1.660 m. überdem Meer.
Eucyclops (s. str.) agiloides (Sars).
2° — ( Afrocyclops ) curticornis Kiefer.
— ( — ) lanceolatus Kiefer.
Paracyclops fimbriatus (Fischer).
? Cyclops ( Microcyclops ) va rie ans Sars cf.
2 b Tropodiaptomus falcatus Kiefer.
Eucyclops (s. str.) agiloides [ Sars).
— ( Tropocyclops ) confiais Kiefer.
Ectocyclops rubescens Brady.
Cyclops ( Microcyclops) linjanticus Kiefer.
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti aequatorialis Kiefer.
2 e Tropodiaptomus falcatus Kiefer.
Eucyclops (s. str.) agiloides (Sars).
— ( Tropocyclops) confiais Kiefer.
Paracyclops affinis (Sars).
Ectocyclops rubescens Brady.
1. C. Arambourg, P.-A. Chappuis et R. Jeannel : Itinéraire et liste des stations (Mission
scientifique de l’Omo. t. II. Zoologie fasc. 1, P. Lechevalier, Paris, 1935).
CRUSTACEA, COPEPODA
321
Ectocyclops hirsutus Kiefer.
?Cyclops ( Microcyclops) varicans Sars.
— ( — ) linjanticus Kiefer.
— ( — ) Jenkinae Lowndes.
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti (Claus).
Afrikanischer Graben (Rift Valley).
3“ Eucyclops (s. str.) echinatus Kiefer.
Paracyclops fimbriatus (Fischer).
3 b Paracyclops fimbriatus (Fischer).
Cyclops ( Microcyclops ) Jenkinae Lowndes.
Ebene zu beiden Seiten des Athiflusses (Athi Plains).
5“ Tropodiaptomus magnus Kiefer.
Cyclops [Metacyclops) prolatus Kiefer.
5 b Tropodiaptomus magnus Kiefer.
Eucyclops ( Afrocyclops) doryphorus Kiefer.
6 Eucyclops (s. str.) agiloides (Sars).
Paracyclops fimbriatus (Fischer).
Cyclops ( Microcyclops ) varicans subaequalis Kiefer.
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti (Claus).
— ( Thermocyclops ) Emini (Mrazek) .
— ( — ) consimilis Kiefer.
Kikuyuland.
7 a Ectocyclops rubescens Brady.
Bryocyclops elachistus Kiefer.
7 b Bryocyclops elachistus Kiefer.
7 e Bryocyclops elachistus Kiefer.
8 Ectocyclops rubescens Brady.
Mau-Bruchstufe (Mau Escarpment).
9 Eucyclops (s. str.) agiloides (Sars).
— ( — ) spec., 1 cf.
— ( Tropocyclops ) confiais Kiefer.
Ectocyclops rubescens Brady.
— hirsutus Kiefer.
Cyclops ( Microcyclops ) Jenkinae Lowndes.
— ( — ) linjanticus Kiefer.
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti aequatorialis Kiefer.
— ( Thermocyclops) infrequens Kiefer.
10“ Eucyclops (s. str.) euacanthus (Sars).
Ectocyclops hirsutus Kiefer.
Cyclops ( Microcyclops ) linjanticus Kiefer.
mission scientifique de l’omo. — T. V.
21
322
F. KIEFER
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti (Claus).
— ( Thermocyclops ) infrequens Kiefbb.
Eucyclops (s. str.) euacanthus (Sars).
Ectocyclops hirsutus Kiefer.
Macrocyclops albidus oligolasius Kiefer.
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti (Claus).
— ( Thermocyclops ) infrequens Kiefer.
10 b Bryocyclops elachistus Kiefer.
Hochflache des Uasin Gishu.
12 Ectocyclops rubescens Brady.
Elgon.
14 a , b Bryocyclops difficilis Kiefer.
15 b Eucyclops [Afrocyclops) Gibsoni (Brady).
Ectocyclops rubescens Brady.
Bryocyclops apertus Kiefer.
15 e Bryocyclops elachistus Kiefer.
15 r Eucyclops ( Afrocyclops ) doryphorus Kiefer.
Eucyclops ( Tropocyclops ) confiais Kiefer.
18 b Eucyclops (s. str.) echinatus Kiefer.
Bryocyclops spec., 1 Juv.
20' 1 Cyclops ( Megacyclops ) gigas latipes Lowndes.
20 a Lovenu,la (s. str.) falcifera (Lovén).
Cyclops ( Megacyclops) gigas latipes Lowndes.
20 b Cyclops {Megacyclops ) gigas latipes Lowndes.
20 h Eucyclops ( Afrocyclops ) Gibsoni (Brady).
20‘ Ectocyclops rubescens Brady.
34 e Eucyclops ( Afrocyclops ) alter Kiefer.
34 a Eucyclops ( Afrocyclops) Gibsoni (Brady).
— ( — ) lanceolatus Kiefer.
Turkwanaland.
24° Mesocyclops [s. str.) Leuckarti aequatorialis Kiefer.
24 e Mesocyclops (s. str.) Leuckarti aequatorialis Kiefer.
25 Eucyclops ( Afrocyclops ) Gibsoni (Brady).
Paracyclops a finis (Sars), 1 çf.
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti aequatorialis Kiefer.
39 Eucyclops ( Afrocyclops ) Gibsoni (Brady).
Hochflache des Uasin Gishu.
29 Macrocyclops albidus oligolasius Kiefer.
Eucyclops (s. str.) echinatus Kiefer.
— ( Tropocyclops) confiais Kiefer.
CRUSTACEA, COPEPODA
333
Ectocyclops rubescens Brady.
Cyclops ( Microcyclops ) linjanticus Kiefer.
Cheranganiberge.
30 e Eucyclops (s. str.) echinatus Kiefer.
— [Afrocyclops ) lanceolatus Kiefer.
31 h Eucyclops (s. str.) agiloides (Sars).
— ( — ) echinatus Kiefer.
— ( Tropocyclops ) confiais Kiefer.
Ectocyclops rubescens Brady.
Paracyclops fimbriatus (Fischer).
31 e Eucyclops (s. str.) nudus Kiefer.
Bryocyclops phyllopus Kiefer.
Mau-Bruchstufe (« Mau Escarpment »).
42 Eucyclops (s. str.) echinatus Kiefer.
— ( — ) serrulatus (Fischer).
— Afrocyclops) doryphorus Kiefer.
— ( Tropocyclops ) confiais Kiefer.
Aberdarebergp..
4'i' Macrocyclops albidus oligolasius Kiefer.
Tropodiaptomus spec. juv.
Eucyclops ( Tropocyclops ) confiais Kiefer.
Paracyclops affinis (Sars).
Ectocyclops rubescens Brady.
— hirsutus Kiefer.
Mesocyclops [Thermocyclops) infrequens Kiefer.
— ( — ) Emini (Mrazek).
45 b ? Eucyclops (s. str.) serrulatus (Fischer).
48 Eucyclops (s. str.) glaber Kiefer.
Paracyclops fimbriatus evehaetus Kiefer.
Bryocyclops difficilis Kiefer.
Afrikanischer Graben (« Rift Valley ») und Nairobi.
44 Lovenula (s. str.) africana (Daday).
49 Tropodiaptomus spec., nur $$.
Cyclops ( Microcyclops) Jenkinae Lowndes.
— ( — ) linjanticus Kiefer.
Mesocyclops [s. str.) Leuckarti (Claus).
— ( Thermocyclops) infrequens Kiefer.
50 Lovenula (s. str.) africana (Daday).
53 Eucyclops (s. str.) echinatus Kiefer.
Cyclops (. Mycrocyclops ) linjanticus Kiefer.
324
F. KIEFER
Aufier diesen 45 von Chappüis selbstgesammelten Proben schickte er mir
noch 2 Glaser, in denen Cyclopiden aus einem kleinen See im Innern des
Elgonkraters vorhanden waren. Diese Tiere — es handelt sich um Cyclops
( Megacyclops ) gigas latipes Lowndes — sind von den schwedischen
Forschern Lovén und Granvik am 30. VI 1920 gesammelt worden. (G 1 und
G 3).
Fam. DIAPTOMIDAE
Gen. LOVENULA Schmeil
Lovenula (s. str.) falcifera (Lovén)
In meiner erst jüngst erschienenen Arbeit über die îreilebenden Copepoden
von Südafrika (Kiefer 1934) bin ich ausführlich auf die Gattung Lovenula
und ihre Arten eingegangen. Ich brauche daher an dieser Stelle die von
Chappüis im kleinen See des Elgonkraters gesammelte Lov. falcifera nicht
nàher zu beschreiben. Es seien nur einige Abbildungen des letzten Thoraxseg-
mentes und des Abdomens vom Weibchen gegeben, damit ein Vergleich mit
den südafrikanischen Tieren môglich ist (Abb. 1-3).
Lovenula (s. str.) africana (Daday)
Was ich ebenvon L. falcifera gesagt habe, gilt sinngemàû auch fur die
zweite Lovenula- Art des Chappüis schen Materiales, für die mir in einigen
Stücken aus dem Elmenteitasee und dem unweit des Naivashasee gelegenen
« Crater Lake » vorliegende Lov. africana (Daday).
Lowndes nennt in seiner kleinen Arbeit über die Copepoden des « Rift
Valley » (1933) für den Elmenteitasee « Paradiaptomus biramata Lowndes ».
Dafi diese von dem englischen Forscher zuerst aus abessinischen Gewâssern
1927 beschriebene Art in Wirklichkeit nichts anderes ist als eben unsere
Lovenula africana , darauf habe ich schon in meiner Révision der Gattung
Lovenula (in meiner Südafrika-Arbeit 1934) hingewiesen ; das geht nun aber
jetztunwiderleglich auch daraus hervor, dafi Lowndes und ich die gleichen
Tiere aus dem gleichen Gewàsser untersucht haben : Lowndes Bestim-
mung lautet auf « Paradiaptomus biramata Lowndes », meine auf Lovenula
africana !
Gen. TROPODIAPTOMUS Kiefer
Tropodiaptomus magnus Kiefer
Das Weibchen. Das Tierchen ist bei seiner ziemlich stattlichen Kôrper-
grôfie (es mifit ohne die furkalen Endborsten rund 2.5 mm.) doch ver-
hàltnismàfiig schlank. Die grôfite Breite des Vorderkôrpers liegt in der
Mitte des ersten Thoraxsegmentes ; von da aus verjüngt sich der Korper
CRUSTACEA, COPEPODA
325
nach hinten ziemlich stark und gleichmâfiig. Der Kopf ist verhàltnismâfiig
spitz. Die beiden letzten Thoraxsegmente sind dorsal vollkommen mitein-
ander verschmolzen und nach hinten in ziemlich kleine Flügel ausgezogen ;
deren Hinterrànder sind etwas schrâg nach innen abgeschnitten ; am
rechten Flügel konnten zwei unter sich îast gleich grofie, am linken Flügel
nur ein Hyalindorn wahrgenommen werden (Abb. 4, 5),
Das Abdomen ist sehr schlank ; es besteht aus zwei Gliedern, von denen
Abb. 1-6. — Lovenula falcifera (Lovén). 1. Letztes Thorax-und Genitalsegment Q, vom Rüc-
ken; 2. Dasselbe von einem anderen Tierchen; 3. Analsegment und Furka Q, vom
Rücken. — Tropodiaplomus magnus Kiefer. 4. Weibchen vom Rücken; 5. Letztes Tho-
raxsegment Ç, vom Rücken; 6. P 5 Q.
das Genitalsegment betràchtlich langer ist als das Analsegment samt der
Furka |Abb. 4). Das Genitalsegment ist in seinem vorderen Abschnitt nur
ganz wenig aufgetrieben und daselbst jederseits mit einem kleinen Hyalindorn
versehen. Das Analsegment ist trapezlôrmig nach hinten verbreitert. Die
Furkalàste sind unter sich etwa gleich gestaltet, ebenso die Furkalborsten.
Die Vorderantennen reichen an den Kôrper angelegt ungefâhr bis zum
Hinterrand des Genitalsegmentes.
.326
F. KIEFER
Am Mittelglied des Innenastes vom zweiten S ch wim mfu,fip a a r konnte ein
Schmeilscher Anhang niclit wahrgenommen werden.
Das rudimentàre Fujichen hat folgenden Bau : Das erste Basalglied trâgt
einen kràftigen Hyalindorn, das zweite Basalglied die übliche Borste am
kurzen Aufienrand. Das erste Glied des Aufienastes ist kurz und breit ; das
zweite Glied ist in eine mâfiig gebogene, krâltige Klaue ausgezogen, deren
Innenrand mit langen Dôrnchen bewehrt ist; das kleine dritte Glied ist mit
dem zweiten ganz verschmolzen, an der Grenze der beiden erkennt man am
Aufienrande ein feines Dôrnchen; das dritte Glied selbst trâgt am Ende aufien
einen kurzen Stachel oder Dorn und innen daneben eine unbewehrte starke
Borste, die fast die Lange der Endklaue erreicht (Abb. 6). Der Innenast ist
plump und nur knapp 2/3 mal so lang wie dast erste Glied des Aufien-
astes ; an seinem Ende ist er mit einigen kurzen Bôrstchen und Dôrnchen
besetzt.
Das Mànnchen : Es ist nur wenig kleiner als das Weibchen und miût ohne
die furkalen Endborsten etwa 2.2 mm. Das letzte Thoraxsegment ist nur in
ganz kleine Spitzen ausgezogen. Das Abdomen ist îünfgliedrig; sein vor-
letztes Segment ist dadurch etwas unsymmetrisch, dafl es nach rechts
schrâg hinten mâfiig erweitert und vorgezogen ist (Abb. 7). Die Furkalâste
sind verhâltnismâfiig schlank und symmetrisch entwickelt.
Die Greifantenne besitzt Dornfortsâtze an den Gliedern 10, 11, 13 und 15.
Der Dorn des 15. Gliedes ist der kleinste, der des 13. ziemlich schlank, fast
geradeund reicht mit seiner Spitze ungefâhr bis zur Mitte des 14. Gliedes ;
die beiden Dornen an den Gliedern 10 und 11 sind mittelmàfiig grofi, der des
11. Gliedes etwas grôfierals der des 10. (Abb. 8). Das drittletzte Glied der
Greifantenne besitzt einen an seiner Basis sehr kràftigen, gegen das Ende
stark zugespitzten, ziemlich geraden, unter einem ungefâhren Winkel von
45° vom Glied abstehenden Dornfortsatz, der stark halb so lang ist wie das
vorletzte Antennenglied ; der Rand dieses drittletzten Gliedes wird unterhalb
des Dornes von einer Hyalinmembran gesâumt (Abb. 9).
Das rudimentàre Fufipaar besitzt folgenden Bau : Rechts. Das erste
Basalglied trâgt an der distalen Innenecke einen lânglich-dreieckigen etwas
zugespitzten Chitinauswuchs ; auf der Kaudalflâche ragtnahedem Hinterrande
ein schwacher Chitinhôcker hervor, auf dem ein kleiner Hyalindorn entspringt.
Das zweite Basalglied besitzt an seiner proximalen Innenecke einen dreiecki-
gen Chitinvorsprung, distal davon am Innenrande eine schmale Hyalinmem¬
bran; der Aufienrand trâgt die übliche feine Sinnesborste. Das erste Glied
des Aufienastes ist lânger als breit, seine distale Aufienecke ist zu einer
dornartigen, etwas gerundeten Verlângerung vorgezogen, an der distalen
Innenecke erkennt man einen etwas kleineren Chitinauswuchs. Das zweite
Glied des Aufienastes ist lang und schlank, rund, dreimal solangwie breit; sein
Seitendorn entspringt etwas unterhalb der Mitte des Aufienrandes, er ist
lang und dünn ; an seiner Basis sitzt ein zapfenfôrmiger Hyalinauswuchs ; am
Innenrande des Gliedes befindet sich im distalen Abschnitt eine Hyalinmem-
CRUSTACEA, COPEPODA
327
bran. Die Basis der ziemlich schlanken, im proximalen Teil stark gebogenen
Endklaue ist aufgetrieben. Der Innenast isteingliedrig, zugespitzt und knapp
so lang wie das erste Glied des Aufienastes ; am Innenrande sitzt ein feines
Dôrnchen (Abb. 10). Links. Das erste Basalglied tragt auf einem besonderen,
Abb. 7-13. — Tropodiaplomus magnus Kiefer. Endglieder des Abdomens cf, vom Rücken;
8. Glieder 10-15 der cf Greifantenne ; 9. drittletztes und vorletztes Glied der cf Greifan-
tenne; 10. P 5 cf- — Tropodiaplomus Neumanni (Van Douwe) — (nach Tieren von der
Massai-Hochflâche). 11. Letztes Thoraxsegment Q ; 12. P 5 cf ; 13. Endglieder descf Abdo¬
mens, vom Rücken.
nahe dem Aufienrande emporragenden Hôcker einen Hyalindorn, der den
entsprechenden Dorn des rechten Fufies bedeutend an Grôfie übertrifft. Das
zweite Basalglied ist kurz und breit und erscheint daher ziemlich plump,
eine bcsondere Bewehrung seines Innenrandes konnte nicht erkannt werden.
Die Glieder des Aufienastes sind vollkommen miteinander verschmolzen ; am
Innenrande sind zwei « Polster » zu erkennen, das proximale ist mit feinen
328
F. K1EFER
Hàrchen, das distalc mit kurzen Dôrnchen besetzt; über das Ende des Astes
ragt ein besonderer, am Ende abgerundeter Chitinfortsatz vor ; an seincr Basis
entspringt nach innen eine Fiederborste, die gekrümmt ist und das Ende des
Fufies überragt. Der Innenast ist eingliedrig, halb so lang wie der Aufien-
ast und am Ende mit einem Dôrnchen und einigen Hârchen besetzt
(Abb. 10).
Vorkommen : Einzelne Weibchen und Mânnchen fanden sich in den Proben
5 a und 5b.
Systematische Stellung : Die eben beschriebenen Tiere sind dem Tropo-
diaptomus Neumanni, den Van Douwe 1912 aus GewSssern des ostafrika-
nischen Massaihochlandes beschrieben hat, so Shnlich, dafi ich zunàchst
der Ansicht war, diese Art auch im vorliegenden Falle vor mir zu haben.
Ein genauerer Vergleich aber liefi mich erkennen, dafi Unterschiede
gegenüber der von Van Douwe beschriebenen Form vorhanden sind, die eine
vôllige Gleichheit ausgeschlossen erscheinen lassen. Da ich einige der von
Van Douwe bestimmten Tiere im Besitz habe, konnte ich feststellen, dafi die
von diesem Forscher gegebenen Zeichnungen sehr genau sind, dafi also
die von mir beobachteten Unterschiede nicht nur in der verschiedenen
Aufîassung von Van Douwe und mir begründet sind. Um diese Feststellung
nachprüfen zu kônnen, gebe ich hier neben don Zeichnungen von den
Tropodiapt. magnus genannten Tieren auch einige vom Tropodiapt.
Neumanni von der Massaihochflâche (Abb. 11-16). Es ergeben sich folgende,
zwar geringe, aber wie mir scheint, doch nicht zu vernachlàssigende
Unterschiede :
a) Die Thoraxflügel sind bei Neumanni nach hinten, bei magnus mehr
nach den Seiten gerichtet (Abb. 11);
b) rudiments res Füûchen des Weibchens : der Innenast ist bei Neumanni
etwas langer und schlanker als bei magnus (Abb. 12) ;
c) Abdomen des Mànnchens : das vorletzte Segment ist bei Neumanni
starker aufgetrieben als bei magnus (Abb. 13);
d) mannliche Greifantenne : die Klaue des drittletzten Gliedes ist bei
Neumanni schlanker und langer als bei magnus (Abb. 15);
e) rudiments res Füfichen des MSnnchens : die Endklaue des rechten Fufies
ist bei Neumanni etwas kürzer und gedrungener als bei magnus (Abb. 16).
Die beiden eben verglichenen Diaptomiden gehôren zwar ohne Zweifel
verwandtschaftlich aufs engste zusammen. Vorerst aber môchte ich auî
Grund der noch erkennbaren Unterschiede die von Chappuis gesammelten
Tiere als Vertreter einer besonderen Art vom Van DouwESchen Neumanni
getrennt halten. In die gleiche engere Gruppe der Tropodiaptomi gehôrt
noch eine dritte Art, nSmlich der von mir aus Südafrika beschriebene
Tropodiaptomus spectabilis (Kiefer 1934).
CRUSTACEA, COPEPODA
329
Tropodiaptomus falcatus Kiefer
Das Weibchen. Es ist kleiner und auch etwas schlanker als das Weibchen
der vorigen Art, oline die furkalen Endborsten ungefâhr 1.6 mm. lang.
Die beiden letzten Thoraxsegmente sind auch hier auf dem Rücken vollkom-
Abb. 14-20. — Tropodiaptomus Neumanni (Van Douve). 14. Glieder 10-15 der cf Greifan.
tenne; 15. drittletztes und vorletztes Glied der cf Greifantenne ; 16 Ende des rechten P 5 cf.
— Tropodiaptomus falcatus Kiefer. 17. P 5 Ç> ; 18. Glieder 10-16 der cf Greifantenne;
19. Letztes Thoraxsegment und Abdomen Ç, vom Rücken 20. Englieder der cf Greif¬
an tenne;
men miteinander verschmolzen ; die Thoraxflügel sind mâfiig grofi, ihr
Hinterrand ist fast gerade abgeschnitten und verlàuft etwa senkrecht zur
Kôrperlângsachse des Tieres (Abb. 17) ; die Aufienecken tragen je einen
krâftigen Sinnesdorn; an der inneren Wdlbung konnte rechts kein derartiges
330
F. KIEFER
Gebilde wahrgenommen werden, wohingegen linksseitig ein runder Hya-
linhôkker hervorragt (Abb. 17).
Das Abdomen ist zweigliedrig. Das Genitalsegment ist im vorderen
Abschnitt nach den Seiten etwas unsymmetrisch aufgetrieben und daselbst
links mit einem krâftigeren Dorn, rechts nur mit einem feinen Sinnessta-
chelchen versehen. Die Furkalàste sind ziemlich kurz und ungefàhr sym-
metrisch ausgebildet (Abb. 17).
Die Vorderantennen reichen wie bei der vorigen Art, wenn sie an den
Kôrper angelegt werden, ebenfalls bis etwa zum Hinterrand des Genital-
segmentes. Am Mittelglied des Innenastes vom zweiten Schwimmîufipaar
ist ein ScHMEiLseher Anhang vorhanden; er ist flach und rundlich.
Rudimentàres Fiifichen : Das erste Basalglied tràgt einen ziemlich
krâftigen Hyalindorn, das zweite Basalglied besitzt an seiner kurzen
Aufienseite die übliche Sinnesborste. Das erste Glied des Aufienastes ist
schlank, über doppelt so lang wie breit, kaum einwârts gebogen. Die
Endklaue des zweiten Aufienastgliedes ist lang und schlank und in Flâ-
chenansicht des Fufies im distalen Abschnitt ziemlich krâftig einwârts
gekrümmt, die konkave Innenseite ist îein bedornt. Das kleine Endglied des
Aufienastes endlich ist vollkommen mit dem vorhergehenden Gliede ver-
wachscn, ein Dôrnchen des Aufienrandes an der ehemaligen Trennungsstelle
konnte nicht erkannt werden. Am Ende tràgt dieses kleine Glied einen
kürzeren Aufieneckstachel und innen daneben eine ebenfalls fast stachelfômig
aussehende Borste, die unbefiedert erscheint und fast die Lange der Endklaue
erreicht. Der Innenast ist eingliedrig; er erscheint, obwohl er nur etwas
mehr als die halbe Lange des ersten Aufienastgliedes besitzt, doch schlank,
da er sehr schmal oder dünn ist; am Ende ist er mit einigen Dôrnchen und
Bôrstchen besetzt (Abb. 18).
Das Mànnchen ist mit 1.5 mm. Lange (ohne die Furkalendborsten) nur
unwesentlich kleiner als das Weibchen. Das vorletzte Abdominalsegment
ist durch eine schwache rechtsseitige Aufblâhung nur verhâltnismàfiig
wenig unsymmetrisch gestaltet. Die Furkalàste kônnen als gleichmàfiig
entwickelt bezeichnet werden.
An der Greifantenne besitzen die Glieder 10, 11, 13, 15 und 16 Dorn-
fortsâtze; der lângste Dorn ist der des 11., der krâftigste der des 13., der
kleinste der des 16. Gliedes (Abb. 19). Das drittletzte Antennenglied ist in
einen klauenfôrmigen Fortsatz ausgezogen, der nicht ganz die Lange des
vorletzten Gliedes erreicht ; sein konkaver Rand ist von einer sehr schmalen
Hyalinmembran gesâumt (Abb. 20).
Rudimentàres Fiifichen. Rechts : Von der Kaudalflâche des ersten Basal-
gliedes springt ein sehr krâftiger Chitinauswuch hervor, auf dem ein
schlanker Dorn sitzt. Das zweite Basalglied ist plump zu nennen, da es
wenig langerais breit ist; auf seiner Kaudalflâche erliebt sicli eineChitinfalte,
deren freier Rand verschiedene Ausbuchtungen zeigt; der Aufienrand des
Gliedes tràgt die übliche Sinnesborste. Das zweite Glied des Aufienastes
CRUSTACEA, COPEPODA
331
ist wieder verhâltnismàfiig schlank und gegen das Ende zu ziemlich stark
verjüngt. Der Seitendorn entspringtim proximalen Drittel des Auüenrandes;
seine Spitze reicht etwa bis zur Basis der langen, gleichmàfiig und stark
sichelfôrmig gekrümmten Endklaue ; der Innenrand des Gliedes lâfit auch
hier eine Hyalinmenbran erkennen. Ein hyaliner Dorn oder sonstiger Chitin-
auswuch über der Basis des Seitenranddornes konnte nicht wahrgenommen
werden. Der Innenast ist stummelfôrmig, kürzer noch als das kurze erste
Glied des Aufienastes und am Ende mit einigen Bôrstchen und einem
subapikalen inneren Dôrnchen versehen (Abb. 21). Links : Das erste Basal-
glied trâgt auf einem grofien, lànglichen Chitinauswuchs einen schlanken,
leicht gekrümmten Hyalindorn. Das zweite Basalglied ist im proximalen
Teil am breitesten und verjüngt sich distalwârts stark, nahe dem Innen-
rande erkennt man etwas unterhalb der Mitte eine schwache Hyalinmembran.
Der Aufienast, dessen Glieder vollkommen zu einem einheitlichen Stücke
miteinander verschmolzen sind, und auch der Innenast weisen einen Bau
auî, der an die entsprechenden Verhâltnisse bei der eigentlichen orientalis-
Gruppe der Gattung Tropodiaptornus erinnert und der am einfachsten aus
der Abb. 21 erkannt werden kann.
Vorkommen : Einige Weibchen und Mànnchen fanden sich in den beiden
Proben 2 b und 2c.
Systematische Stellung : Soviel ich selie, kannte man bislang nur eine
einzige Tropodiaptomus-Art, bei der am zweiten Aufienastglied des rechten
mànnlichen rudimentàren Füfichens der Seitendorn proximal von der Mitte
des Auüenrandes entspringt, nâmlich den Tropodiaptornus agegedensis,
den Wright und Tressler 1928 aus Westaîrika (Nigeria) beschrieben haben.
Trotz mancherlei Aehnlichkeiten sind aber die hier oben gekennzeichnete
ostafrikanische Art und dieser Westafrikaner insbesondere im Bau des fünften
Fufipaares vom Mânnclien so deutlich voneinander verschieden, dafi sic
unmôglich miteinander verwechselt werden kônnen.
Tropodiaptornus spec.
Das Weibchen : Es besitzt einen krâftigen Kôrperbau. Die beiden letzten
Thoraxsegmente sind miteinander verschmolzen. Die Flügel dieses einheit¬
lichen Segmentes haben ein Aussehen, wie es für die meisten Arten der
Gattung Tropodiaptornus als typisch zu bezeiclmen und wie es in der Abb.
22, 23 dargestellt ist. Das Abdomen besteht wieder aus nur zwei Gliedern;
das Genitalsegment erscheint in der Mitte etwas eingeschnürt, der proxi¬
male Abschnitt ist nach den Seiten aufgetrieben und daselbst mit je einem
Sinnesdorn versehen (Abb. 23) ; das Genitalsegment ist verliâltnismàfiig
kurz, nicht so lang wie das Analsegment und die Furka zusammen. Die
Furkalàste sind insofern ein wenig unsymmetrisch, als der rechte etwas
kürzer erscheint als der linke (Abb. 23).
Die Vorderantennen reichen zurückgeschlagen ungefahr bis zur Mitte des
332
F. KIEFER
Analsegmentes. Ein ScHMEiLscher Anhang am Mittelglied des Innenastes
vom zweiten Schwimmfufipaar ist vorhanden, er hat das in Abb. 24 darge-
stellte Aussehen.
Rudimenlàres Füfichen : Das erste Basalglied besitzt einen kràftigen
Hyalindorn; das zweite Glied trâgt am Aufienrand die übliche Sinnesborste-
Abb. 21-25. — Tropodiaplomus falcalus Kiefer. 21. P 5 cf. — Tropodiaplomm spec., Q.
22. Vorderkôrper des Q vom Rücken; 23. Letztes Thoraxsegment und Abdomen Ç, vom
Rücken; 24. Mittelglied des Innenastes vom P 2 ; 25. fünftes Fufipaar Ç.
Das erste Glied des Aufienastes ist über doppelt so lang wie breit und leicht
einwârts gekrümmt. Das zweite und dritte AuCenastglied sind vollkommen
miteinander verschmolzen ; ein Auüenranddôrnclien an der ehemaligen
Trennungsstelle dieser beiden Glieder konnte nicht wahrgenommen werden.
Das zweite Glied ist in die übliche Endklaue ausgezogen ; hinsichtlich ilires
Aussehens konnte ich an den beiden Füfichen des gleichen Paares eine
bemerkenswerte Asymmetrie feststellen : Die Klaue des rechten Fufies ist
stark gekrümmt, die des linken Fufies hingegen fast gerade (Abb. 25). Das
CRUSTACEA, COPEPODA
333
ehemalige Endglied trâgt apikal einen kiirzeren Aufienstachel und innen
danebcn eine die Lange der Endklaue ungefâhr erreichende, auûeror-
dentlich krâftige und daher beinahe ebenfalls stachelfôrmig erscheinende,
unbefiederte Borste. Der Innenast ist gut lialb so lang wie das erste Glied
des Auôenastes, eingliedrig und am Ende mit einem schlanken Dora oder
Stachel und subapikal mit einem zweiten gleiclien Dorn, aufierdem mit
einigen feinen Bôrstchen und Dôrnchen versehen (Abb. 26). Die Tierchen
werden ohne ihre furkalen Endborsten 1.6-1.7 mm lang.
Das Mànnchen ist noch unbekannt.
Vorkommen : Plankton des Naivashasees (Probe 49).
Systematische Stellung : Lowndes hat erst vor kurzem (1933) eine Liste
von Copepoden verôfïentlicht, die er aus Proben der « Percy Sladen Expé¬
dition to some Rift Valley Lakes in Kenya in 1929 » bestimmt hat. In
dieser Liste wird aus dem Naivashasee u. a. auch « Diaptomus Neumanni »
angegeben. Bezüglich der Tiere, die mir selber aus der von Chappuis
gesammelten Probe vorliegen, stelit aufier allem Zweifel, dafi sie nie ht zu
Tropodiaptornus Neumanni gehôren. Man vergleiche nur die hier wieder-
gegebenen Abb. 22-26 mit den weiter oben stehenden (Abb. 11-16) von
Trop. Neumanni, uni diese Feststellung bestàtigt zu finden ! Leider fehlt
mir fur meine Tiere das so überaus wichtige Mànnchen, oline welclies ich
die Art, so gute Merkmale sie auch im weiblichen Geschlecht allein schon
besitzt, vorerst weder einer der bereits bekannten Tropodiaptornus- Arten
zurechnen, noch sie als neue Art bezeichnen kann Die Proben, die von
der Percy Sladen Expédition mit nach Hause gebracht worden sind,
scheinen in den Monaten Juni und Juli im Naivashasee gesammelt worden
zu sein (vergl. Jenkin, 1932, p. 547). Die CHAPpuisschen Tiere dagegen
stammen vom April. Es wâre nun zwar môglich, dafi der Naivashsee zwei
verschiedene Diaptomidenspezies beherbergt, welche zu verschiedenen
Jahreszeiten ihr Entwicklungsmaximum besitzen, âhnlich wie das schon
fur andero Seen nachgewiesen ist, z. B. fur den Titisee im Schwarzwald
mit seinen beiden Diaptomiden Acanthodiaptomus denticornis und Mixo-
diaptomus laciniatus. Sehr viel Wahrscbeinlichkeit hat für midi diese
Annahme vorerst freilich nicht. Eine Klàrung kann nur durch die verglei-
chende Nachuntersuchung der von Lowndes bestimmten Tiere erzielt
werden. Zu bemerken ist noch dafi die vorliegenden Tiere nicht plank-
tisch, sondera nahe am Ufer zwischen Wasserpflanzen leben.
Fam. CYCLOPIDAE
Gen. MACROCYCLOPS Claus
Macrocyclops albidus oligolasius Kiefer
Aus den Proben 41, 29, 45 a liegen mir je einige Stücke von Macro¬
cyclops albidus vor. Sie geliôren sàmtlich zur Form oligolasius, denn
334
F. KIEFER
bei keinem der nàher untersuchten Ticre konnte am Endglied des Innen-
astes vom vierten Schwimmfufipaar eine distale Innenrandborste wahr-
genommen werden ; ja bei einigen Stücken waren nicht einmal mehr die
kleinen Dôrnchen vorhanden, die sonst noch an der Stelle zu sehen sind,
von der die kleine Borste bei M. albidus typ. ausgeht.
Hinsichtlich der Furkalàste ergibt sich, dafi bei keinem der gemessenen
Tierchen die Furka doppelt so lang wie breit, sondern immer kürzer ist.
Besonders hingewiesen sei auf die merkwürdige Umwandlung der
Borsten am vierten Schwimmlufi-
paar der Tiere aus Fundort 34 :
Diese Borsten waren nâmlich nicht
wie gewôhnlich allmâhlich und fein
auslaufend, sondern bis zu ihrem
distalen Ende fast gleichmâfiig dick
und endeten dann ziemlich plôtzlich
und mit stumpfer Spitze (Abb. 26a).
Die Tiere aus den beiden anderen
Proben waren in dieser Hinsicht
normal gebildet.
Gen. EUCYCLOPS Claus
Eucyclops (s. str.) serrulatus
(Fischer) und agiloides (Sars)
In acht Proben wurden serrula-
/’M.s'-ahnliche Cyclopiden lestgestellt.
Soweit mehr als ein Tierchen gefun-
Abb. 26a. — Macrocyclops albidus oligolasim den werden konnte, habe ich wieder
Kiefer. Auflen und Innenast des vierten
Schwimmfufipaares.
einige Messungen ausgeführt. Und
da bat es sich herausgestellt, dafi
nach der Lange des ventralen Dornes an der mannlichen Genitalklappenbe-
wehrung wieder zwei Formen unterschieden werden kônnen : bei den
einen Tieren mifit der fragliche Dorn 35-40[x, bei den anderen nur 23-25 ja.
Genau die gleichen Beobaclitungen liabe icb seinerzeit bei den eigent-
lichen serrulatus -Formen von den Sundainseln machen ktinnen; und ich
habe damais (Kiefer, 1933 b, p. 549 ffi die Form mit dem làngeren Dorn
als serrulatus s. str., die Form aber mit diem kurzeren Dorn als agiloides
angesprochcn. Aufier diesem Unterschiede habe ich am Material der
Deutsclien Limnologischen Sundaexpedition noch einen anderen gefunden :
bei den als « serrulatus » bezeichneten Tieren ist das Endglied des Innen-
astes vom vierten Schwimmfufi schlanker (Verhâltnis von Lange zu Breite
am hàufîgsten 2.51-2.81 : 1) als bei den « agiloides » genannten (bei ihnen
ist das fragliche Verhâltnis am meisten zwischen 2.21 und 2.41 : 1). In
dieser Hinsicht sind nun die von mir jetzt untersuchten alrikanischen
CRUSTACEA, COPEPODA
33
Stücke so beschalïen, dafi danach eine Trennung in zwei verschiedene
Formen nicht môglich ist. Wenn hierdurch die wenigen Unterschiede
zwischen Eucycl. serrulatus s. restr. und E. agiloides auch noch weiter
verwischt worden sind, so glaube ich doch, aufgrund der unterschiedlichen
Ausbildung des Dornes an der mânnlichen Genitalklappe, die auch jetzt
noch klar zu erkennen ist, die beiden Arten vorerst auch weiterhin getrennt
führen zu sollen. Eine Klarung dieser Fragen kann wohl nur durch
mafianalytische und variationsstatistische Untersuchung eines umfang-
reichen Materials von « serrulatus » sens. lat. erreicht werden. Leider ist
es mir bis jetzt noch nicht môglich gewesen, wegen Zeitmangels meine in
dieser Richtung zielenden Arbeiten zur befriedigenden Durchführung zu
bringen.
Eucyclops (s. str.) euacanthus (Sars).
Eine nàhere Beschreibung dieser Art, von der ich in den Proben 10“
und 41 je einzelne Exemplare gefunden habe, ist an dieser Stelle nicht
nôtig. Hingewiesen sei lediglich nochmals auf den auûerordentlieh kurzen
Dorn innen an der Genitalklappe (des P 6 ) des Mânnchens, der bei allen
drei Tieren, die ich daraufhin habe untersuchen kônnen, übereinstimmend
nur 14-17p. lang, damit also noch merklich kürzer ist als bei dem einzigen
Stück, das ich seinerzeit aus Java kennen gelernt hatte und bei dem der
fragliche Dorn 22p. mai
Eucyclops (s. str.) spec.
Ein einziges Eucyclops-Wùnnchen aus der Probe 16, das nacli der
Dornformel seiner Schwimfufiaufienastendglieder, dem Bau der Fur-
kalàste und des rudimentàren Füfichens ohne Zweifel in die Untergattung
Eucyclops s. str. zu stellen ist, gehôrt aber bestimmt nicht zu einer der
eben behandelten drei Arten serrulatus, agiloides oder euacanthus.
Dagegen sprechen vor allem zwei Merkmale : einmal die verhâltnismàfiig
langen Furkalâste (81 : 19p. = 4.26 : 1), noch deutlicher aber zum andern
der selir lange Dorn der Genitalklappe (P 6 ); mit 63p. Lange ist er bei
einer Gesamtlange des Tierchens von 750p. (ohne die furkalcn Endborsten)
um die Ilâlfte langer als der entsprechende Dorn des E. serrulatus s.
restr., fast dreimal so lang wie der Dorn des E. agiloides und gut
viermal so lang wie der des E. euacanthus . Ganz auffallend breit sind
îerner die Aufienrand-und Enddornen der Aufien-und Innenâste der
Schwimmbeinc gestaltet, und ungewôhnlich lang sind die beiden End¬
dornen am Endglied des Innenastes vom vierten Fufipaar : wâhrend hier
das Glied ein Lângen-Breitenverhâltnis von 40 : 18p. = 2.22 : 1 aufweist,
messen die beiden Enddornen 63 und 48p., das heifit also, nicht nur der
innere Dorn ist um über die Hâlfte, sondern auch der âufiere Dorn ist
noch um rund 1/5 langer als das Glied.
336
F. KIEFER
Da man die Mânnchen der typischen Eucyclopen noch zu wenig kennt,
um nach ihnen allein die Art bestimmen zu kônnen, ist es im vorliegenden
Falle unmôglich zu entscheiden, ob unser Tierchen zu einer der schon
beschriebenen Arten oder zu einer bislang noch unbekannt gebliebenen
Form gehôrt.
Eucyclops (s. str.) echinatus (Kiefer)
In 7 Proben fand ichin je einzelnen bis mehreren Stücken eine Eucyclops-
Art, deren Weibchen durch drei besondere Merkmale ausgezeichnet sind :
a) sie haben nur elfgliedrige Vorderantennen ;
b) der Aufienrand der Furkalâste besitzt eine nur sehr kurze, aus sehr
dünnen, aber ziemlich langen Stachelchen oder Dôrnchen bestehende
« Sage » (serra) (Abb. 27) ;
c) auf der Rückenflàche der Furkalâste sitzen eine Anzahl von Sta¬
chelchen und Hàrchen, die bis zum Innenrand jedes Astes zu verfolgen
sind (Abb. r 27).
Bis jetzt sind zwei Eucyclopen mit diesen Merkmalen beschrieben
worden, die eine von Mrazek 1894 als « Cyclops Stuhlmanni » aus Osta-
îrika (Mrazek 1895 : Bukoba, vielleicht Viktoria Nyanza), die andere von
mir nach einem madagassischen Fund (Kiefer 1926) als « Cyclops echi¬
natus ». Icli habe diese Art von E. Stuhlmanni abgetrennt, weil sie sich
von ihm « vor allem durch die etwas lângeren Furkalâste, ihre besondere
Ornamentik und das rudimentâre Füfichen » unterscheidet (Kiefer).
Bei den Tieren aus der Sammlung Chappuis lag es nun sehr nahe, sie
als Eucyclops Stuhlmanni anzusehen, und ich habe sie in meinen
Aufzeichnungen in der Tat zuerst aucli so genannt. Als ich nun aber
die Mafie von rund zwei Dutzend dieser Tiere mit den entsprechenden
von E. echinatus verglich, mufite ich erkennen, dafi sie eigentlich recht
gut miteinander übereinstimmten. Zwar besitzen die beiden Typenex-
emplare des echinatus im weiblichen Geschlecht Furkalâste, die tatsâch-
lich lânger sind als bei allen gemessenen ostafrikanischen Stücken ; das
Lângen-Breitenverhâltnis der Furka ist bei ihnen nàmlich 3.54 : 1, statt
hôchstens 3 : 1 ; aber ich konnte nun noch ein weiteres Tierchen von
echinatus nachpriifen, bei dem ein Furkalast aucli nur 2.8 mal so lang
wie breit ist. Darauî allein liefie sich also keine neue Art gründen, nachdem
in den übrigen analysierten Merkmalen soviel Uebereinstimmung zwischen
den Tieren aus Madagaskar und aus der Sammlung von Chappuis besteht,
dafi sich darunter wohl schwerli'ch zweîerlei Spezics verbergcn kônnen.
Sind nun also E. Stuhlmanni un d E. echinatus identisch ? Ich gestehe
gerne, dafi mir das durchaus môglich zu sein scheint. Wenn ich daraus
vorerst noch nicht die zuerst beabsichtigte Folgerung ziehe, so hindert
mich daran folgende Ueberlegung : Mrazek bildet für seinen E. Stuhl¬
manni (1. c., Tafel I, Fig. 6j ein weibliches rudimentàres Füfichen ab,
das durch einen ganz aufïallend kurzen inneren Dorn gekennzeichnet ist.
CRUSTACEA, COPEPODA
337
Auch der gleiche Dorn am fiinften Füûchen des Mânnchens erscheint auf
der in etwas grôfierem Mafistab gezeichneten Fig. 10 (1. c.) verhàltnismàfiig
nur wenig langer und stârker als der des Weibchens. Und im Text sagt
der Autor bei der Artbeschreibung : « Es (das rudimentâre Füfichen) ist
bewaffnet mit einem kurzen inneren Dorn und zwei langen dünnen Bor-
Abb. 26-35. — Tropodiaplomus spec., Q. 26, einzelner P 5 Q . — Eucyclops echinatus Kiefer.
27. Ende des Q Abdomens, vom Rücken; 28. Verbindungsplatte der Fülie des vierten
Paares ; 29. P 5 ; 30. P 6 cf. —• Eucyclops (s. str.) glaber Kiefer. 31. Letztes Thorax-und
Genitalsegment Q vom Bauch ; 32. Ende des Ç Abdomens, vom Bauch ; 33. Endglied des
Innenastes vom P 4 ; 34. Verbindungsplatte der FüBe des vierten Paares ; 35. P 5 .
sten » (1. c., p. 2). Bei meinen Tieren îand ich nun aber ohne Ausnahme
in beidcn Geschlechtern ein rudimentâres Fufipaar vor, das innen mit einem
langen und krâftigen Dorn bewchrt ist, der also im Hinblick auf den
entsprechenden Dorn bei den meisten übrigen Eucyclopen (s. str.) als
« normal » bezeichnet werden mufi (Abb. 29). Mrazek war nach meinem
Dafürhalten ein sehr guter Beobacbter, und seine Beobachtungen und
Zeichnungen sind sonst durchaus zuverlàssig. Sollte er sich gerade im
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’OMO. — T. V. 22
338
. KIEFER
vorliegenden Fall bei der Beurteilung oder Zeichnung des fraglichen
Dornes geirrt haben ? Das wàre zwar wohl môglich, lâfit sich aber nicht
nachweisen, Solange nicht Tiere vom Originalfundort nachuntersucht
werden kônnen (die Typen des E. Stuhlmanni sind ja leider nicht mehr
vorhanden). Wenn aber die Exemplare, die Mrazek seinerzeit bearbeitet
hat, ein rudimentâres Füfichen mit derartig kurzem inneren Dorn besessen
haben, (und das müssen wir so lange, bis der Gegenbeweis erbracht ist,
doch wohl als wahr unterstellen), so kônnen meine oben aufgeführten
Tiere unmôglich zu diesem MRAZEKseben E. Stuhlmanni gestellt werden.
Dazu kommt noch, dafi Mrazek bezüglich der mànnliclien Furkalàste
seiner Art ausdrucklich hervorhebt : « Furkalglieder sind relativ etwas
langer als beim Weibchen » (1. c. p. 2). Und dies wird auf der entsprech-
enden Zeichnung (1. c. Tafel I, Fig. 4) auch so dargestellt. Bei den von
mir gemessenen Tieren aber besitzen die Mannchen verhâltnismâfiig kürzere
Furkalaste als die zugehôrigen Weibchen, wie das fiir die allermeisten
Arten der Cyclopiden überhaupt kennzeichnend ist.
Ich halte also den Eucyclops echinatus noch als selbstàndige Art aufrecht
neben E. Stuhlmanni und stelle zu ihm aufier don typischen madagassichen
Tieren auch die, welche ich in der Ausbeute der « Mission Scientifique de
l'Omo » gefunden habe. Ferner gehôrt. dazu, wie mich eine Nachuntersu-
chung belehrte, auch ein Tierchen, das ich in einer früheren Aufsammlung
Chappuis aus Westafrika festgestellt habe und das von mir (Kiefer 1933 a,
p. 124, Probe 35) als Eucyclops Stuhlmanni aufgeführt worden ist.
Eucyclops (s. str.) glaber Kiefer
Das Weibchen. Die Ecken des letzten Thoraxsegmentes tragen je einen
Besatz feiner Borsten. Das Genitalsegment ist im vorderen Abschnitt breit
und verschmâlert sich nach hinten zu allmahlich ; seine grôfite Breite
betrâgt etwas mehr als seine grôfite Lange. An den Hinterràndîrn der
Abdominalsegmente lassen sich ventral sehr feine Auszackungen erkennen.
Ueber der Basis der Furkalaste sitzen am ventralen Hinterrand des Anal-
segmentes je einige grôfiere Chitindôrnchen. Die Furkalaste sind mittel-
lang; sie werden annâhernd parallel gehalten und besitzen einen unbehaarten
Innenrand; am Aufienrand ist keinerlei Dôrnchenreihe (serra) ausgebildet;
die Seitenrandborste entspringt weit distal; über ihrer Basis lassen sich
einzelne feine Dôrnchen oder Stachelchen erkennen. Die innerste und die
àufierste Endborste sowie die dorsale « geknôpfte » Borste sind unter sich
wenig làngenverschieden ; die beiden mittleren Endborsten endlich erschei-
nen heteronom befiedert (Abb. 31).
Die Vorderantennen haben zwôlf Glieder ; an den Kôrper angelegt
reichen sie ein wenig über den Hinterrand des Céphalothorax hinaus. Die
Hyalinmembran an den drei Endgliedern ist sehr fein und ganzrandig.
Die Aeste der Schwimmbeine sind aile dreigliedrig. Die Dornformel der
CRUSTACEA, COPEPODA
330
Aufienastendglieder lautet 3.4.4.3; ebenso ist die Borstenformel mit 5.5.5.5
als normal zu bezeichnen. Das Endglied des Innenastes vom vierten Fufipaar
ist rund doppelt so lang wie breit; von seinen beiden Enddornen ist der
innere nur ungefahr so lang wie das Glied und kaum um ein Drittel langer
als der âuflere (Abb. 33). Die Verbindungsplatte der Füfie des vierten Paares
mit ihren beiden Dôrnchenreihen ist in der Abb. 34 dargestellt.
Das rudimentàre Füflchen ahnelt dem des Eucycl. serrulatus (s. restr.) :
der innere Dorn ist breit und lang, die beiden Borsten sind dünn und etwas
langer als der Dorn (Abb. 35). Das Receptaculum serninis war leider nicht
Abb. 36-41. — Eucyclops (s. s tr.) ylaber Kiefer. 36 P 6 çf. — Eucyclops (s. str.) nudus Kiefer.
37. Letztes Thorax-und Genitalsegment Ç, vom Bauch;38. Ende des Ç> Abdomens, vom
Rüeken ; 38 a. Analsegment desselben Tieres, vom Bauch ; 39. Endglied des Innenastes
vom vierten Fuflpaar ; 40. Verbindungsplatte der Füfie des vierten Paares ; 41. P 5 .
mehr so erhalten, dafi seine Form klar zu erkennen war. Die Tierchen errei-
chen eine Lange von 1-1.1 mm (ohne ihre furkalen Endborsten).
Das Mdnnchen ist nur ganz wenig kleiner als sein Weibchen, namlich
0.9-1 mm (ohne die Endborsten). Die Furkalàste sind verhàltnismàfiig
kürzer als die des Weibchens und nur etwa viermal so lang wie breit. Die
Verhaltnisse am Endglied des Innenastes vom vierten Fufipaar und seiner
beiden Enddornen stimmen ungefahr mit den entsprechenden beim Weib¬
chen überein. Das gleiche gilt sinngemâfi vom Bau des rudimentüren
Fuflpaares. Die Genitalklappe (P 6 ) ist mit drei Anhângen besetzt, die unter
sich nahezu gleich lang sind. Der innere Dorn besitzt eine Lange von rund
37 p (Abb. 36).
340
F. KIEFER
Vorkommen : Probe 48. Beide Geschlechter in màGiger Stückzahl.
Systematische Stellung : Siehe bei der folgenden Art!
Eucyclops (s. str.) nudus Kiefer
Das Weibchen. Es sieht dem der vorigen Art im groGen und ganzen sehr
àhnlich, ist aber zunàchst einmal ein wenig kleiner und wird oline die
furkalen Endborsten nur ungefàhr 0.94 mm lang. Das letzte Thoraxsegment
trâgt wieder jederseits den in dieser Artengruppe üblichen Borstenbesatz.
Das Genitalsegment ist breiter als lang, vom vorderen breiten Abschnitt
aus verschmàlert es sicli nacli hinten zu allmâhlich. An den Hinterrândern
der Abdominalringe sind auf der Bauchseite feine Auszackungen wahrzuneh-
men. Das Analsegment bcsitzt auf der Ventralseite über der Basis der
Furkalâste je eine Beihe feiner Dôrnchen (Abb. 37, 38 a).
Die Furkalâste sind kürzer als bei der vorigen Art und weniger als
dreieinhalb mal so lang wie breit; sie werden parallel getragen; der Innen-
rand ist unbehaart, am AuGenrand fehlt eine Dôrncbenreihe (serra);
lediglich über der Basis der weit distal und etwas dorsal entspringenden
Seitenrandborste erkennt man einige feine Dôrnchen ; die innerste und
âuGerste Endborste sind unter sich ungefàhr lângengleich, die dorsale
« geknôpfte » ist etwas kürzer; die beiden mittleren sind heteronom befie-
dert (Abb. 38).
Audi bei dieser Art haben die Vorderantennen wieder zwôlf Glieder, und
an den Kôrper angelegt reichen sie ebenfalls etwas über den Hinterrand des
Céphalothorax zurück. Eine feine, ganzrandige Hyalinmembran der drei
Endglieder lâût sich nur auGerordentlich scliwer erkennen. Gliederung,
Bedornung und Beborstung der Schwimmbeine stimmen mit den entspre-
chenden Verhâltnissen bei der vorigen Art tiberein. Das Endglied des
Innenastes vom vierten FuGpaar wird nicht ganz doppelt so lang wie breit;
von seinen beiden Enddornen ist der innere betrâchtlich langer entwickelt
als der àuCere, das Verhàltnis der beiden ist etwa 1.75 : 1 (Abb. 39); der
innere Dorn ist aucli um rund ein Viertel liinger als das Glied. Die Ver-
bindungsplatte derFüGe des vierten Paares ist ganz àhnlich beschaflen wie
die des Eucyclops glaber (Abb. 40). SinngemàG gilt das auch vom Bau und
der Bewehrung des rudimentàren Fü/Jchens (Abb. 41). Das Receptaculum
seminis war noch einigermaGen gutzu erkennen; es zeigte das in Abb. 37,
dargestellte Aussehen.
Das Mannchen ist noch unbekannt.
Vorkommen : Zwei Weibchen aus Probe 3/c.
Systematische Stellung : Wie der Bau der weiblichen Vorderantennen,
der Schwimmbeine, des rudimentàren Fuûpaares und des Receptaculum
seminis ausweisen, gehôren die beiden eben nàher beschriebenen Arten
unzweifelhaft in die Gruppe der eigentlichen serrulatus- Formen im enegern
Sinne. Ihr auffallendstes Merkmal ihren Verwandten gegenüber ist negativ :
CRUSTACEA, COPEPODA
341
nàmlich das Fehlen einer Dôrnchenreihe, einer « serra » làngs des Auûen-
randes der Furkalâste beim Weibchen. Diese Eigenheiten in Verbindung
mit den oben aufgezàhlten und durch verscbiedene genaue Mafie belegten
übrigen Merkmalen lassen es unmôglich zu, die hier in Rede stehenden
ostafrikanischen Tiere mit bereits bekannten Eucyclops -Arten zusammenzu-
stellen. Ich habe sie daber als Novae in die Wissenschaft eingeführt. Unter
sich gehôren sie obne Zweifel wieder besonders nahe zusammen; und
zunâchst batte ich aucli geglaubt, die gleiche Art von zwei verschiedenen
Fundorten vor mir zu habcn. Erst ein genauer Vergleich der verschiedenen
Mafie und der Zeichnungen liefien mich Abstand davon nelimen, beide
einander gleich zu setzen. Beide Artnamen beziehen sicb auf das Fehlen
einer Sage am Aufienrand der Furkalâste.
Subgen. Afrocyclops G. O. Sars
Der Umstand, dafi ich in nicht weniger als zehn Proben der « Mission
Scientifique de l'Omo » Tiere der Gattung Eucyclops îand, welche ihrer
besonderen Merkmale wegen mit dem E. Gibsoni (Brady) in nàhere Bezie-
hung gebracht werden müssen, hat mich veranlafit, dieser Formengruppe
einmal grôfiere Aufmerksamkeit zu schenken. Es war mir schon früher
aulgefallen, dafi nicht aile Eucyclopen, welche « G/èso/îz-Merkmale »
aufweisen, als mit typischem Gibsoni ganz identisch angesehen werden
kônnen. Und meine jetzigen Untersuchungen haben mich darüber belehrt,
dafi die Kennzeichen, die den E. Gibsoni von den übrigen Eucyclopen
abheben, nicht ein einzelner Sonderfall sind, sondern vielmehr Eigenheiten
einer ganzen Formengruppe, sodafi man also mit Recht von « Gibsoni-
Merkmalen » sprechen kann im Gegensatz zu « ser/«/«tas-Merkmalen ».
Solche Gièso/iAMerkmale sind :
bei den Weibchen :
a. vôllig sàgelose Furkalâste von meist betràchtlicher Lange;
b. ziemlich kurze Vorderantennen, an deren letztem Gliede die Seitenborste
nicht ungefàhr in derMitte des Randes entspringt, sondern weiter
distal eingelenkt ist;
c. die Schwimmfufiaufienastglieder sind stets nach der Formel 2.3.3.3
bedornt;
d. das rudimentàre Füfichen unterscheidet sich sowohl in der Form seines
Gliedes wie in der Art der Bewehrung dcutlich von den entspre-
chenden Verhâltnissen bei den eigentlichen ser-rulatus-Formen ;
bei den Mànnchen :
e. der ventrale Dorn an der Genitalklappe (P 6 ) ist meist gut bis sehr stark
entwickelt ;
342
F. KIEFER
bei beiden Geschlechtern :
f. das Analsegment ist meist merklich langerais das vorhergehende;
g. das letzte Thoraxsegment trâgt jederseits einen sehr krâftigen Borsten
(Weibchen) oder Dôrnchenbesatz (Mànnchen);
h. die innere Wôlbung des zweiten Basalgliedes vom vierten Schwimm-
fufipaar besitzt keine zahnartige Spitze, sondera ist einfach gerundet.
Die Anzahl der hier aufgezâhlten Merkmalo genügt meines Erachtens
vollkommen dazu, die mit ihnen ausgezeichneten Arten, die verwandtschaft-
lich aile nâher zusammengehôren, auch taxonomisch zu einer besonderon
Grappe zusammenzufassen, welcher ich den Wert einer eigenen Unter-
gattung innerhalb der Gattung Eucyclops (neben den Untergattungen
Eucyclops s. s. tr. und Tropocyclops ) einrâume. Als Name für sie kommt
nur « Afrocyclops » in Frage. Unter dieser Bezeiehnung hat nâmlich schon
1927 G. O. Sabs die Art Gibsoni Brady als noue Gattung von Eucyclops
(oder vielmehr Leptocyclops, wie Sabs die ser;v</fl^«s-ahnlichen Cyclopiden
nannte) abgetrennt.
Eucyclops (Afrocyclops) Gibsoni (Brady)
Der Typus dieser Art ist im Jahre 1904 von Bbady nach einem Funde aus
Natal beschrieben worden (Brady 1904). Die Beschreibung ist aber sehr
mangelliaft und zum Teil auch in sicli widerspruchsvoll. Dafi zum Beispiel
die Furkalâste « nearly equal in length to the abdomen », dabei aber nur
« about fîve times as long as broad » sein sollen, ist geradezu unmôglich,
denn es widerspricht allen bisherigen Erfahrungen. Auf den entsprechenden
Zeichnungen ist denn auch in der Tat die Furka des Weibchens (über das
Mànnchen sagt Bbady überhaupt niclits) so dargestellt, dafiein Ast ungefàhr
siebenmal so lang wie breit ist (1. c. Tafel VI fig. 1 und 10). Dafi Bbady
seine neue typisch trifide Art als « most nearly allied » zu den europâischen
Cyclopen varicans, bicolor und gracilis in nâhere Beziehung brachte, zeigt
deutlich, wie wenig der englische Copepodenforscher die verwandtschaft-
lichen Verhâltnisse der Cyclopiden zu beurteilen verstanden hat.
Als typischen Eucyclops (. Afrocyclops ) Gibsoni stellc ich die Forai mit
folgenden besondren Merkmalen auf :
Das Weibchen. Es besitzt einen verhàltnismâfiig schlanken Kôrperbau.
Das letzte Thoraxsegment trâgt jederseits einen Besatz von sehr krâftigen
und langen Borsten. Das Abdomen einschliefilich der Furkalâste ist lang
und schlank. Das Genitalsegment ist nahezu so lang wie breit, vom wenig
verbreitert und von da nach hinten ganz allmâhlich und gleichmâûig
verschmâlert. Das vorlctzte Abdominalsegment ist verhàltnismâfiig kurz, das
Analsegment dafür betrâchtlich lânger (Abb. 42 . Die Furkalciste sind
langgestreckt; sie werden nahezu parallel gehalten, der Innenrand ist
unbehaart, der Aufienrand ohne Sàgezàhnchen ; die kleine Seitenborste
CRUSTACEA, COPEPODA
343
inseriert sehr weit distal. Von don Endborsten ist die âufierste hocli
(verhâltnismâfiig weit proximal) eingelenkt, sie ist ungefàhr so lang wie die
innerste; die dorsale « geknôpfte » Borste ist etwas langer ; die Befîederung
der beiden mittleren langen Borsten kann kaum heteronom genannt werden
(Abb. 42).
Die Vorderantennen liaben zwôlf Glieder; zurückgeschlagen erreichen
sie ungefàhr den Hinterrand des Céphalothorax;
eine Hyalinmembran an den drei Endgliedern
konnte ich in keinem Falle aufïînden. Bemer-
kenswert ist die Insertionsstelle der feinen Sei-
tenrandborste des Endgliedes : sie entspringt
nâmlich sehr weit distal, ungefàhr zu Beginn
des letzten Viertels des Aufienrandes (Abb. 43).
Die Schwimmbeine haben lauter dreiglied-
rige Aeste. Die Dornformel der Aufienastend-
glieder vom ersten bis zum vierten Fufipaar
lautet 2.3.3.3. Das Endglied des Innenastes vom
vierten Fufipaar ist rund doppelt so lang wie
breit. Von seinen beiden Enddornen ist der
innere ungefàhr 5/4 mal so lang wie der âufiere
und langer als das Glied selbst (Abb. 44). Die
Verbindungsplatte derFiiûe des vierten Paares
ist in der Abb. 45 dargestellt. Dazu ist zu bemer-
ken : die beiden Dôrnchenreihen auf der Flatte
sind bisweilen so fein und zart, dafi sie kaum
wahrzunehmen sind, bei einzelnen Tieren habe
ich sie überhaupt nicht sehen kônnen. Die
innere Wôlbung des zweiten Basalgliedes dieses
Fufies, die bei den se/vtt/ato-àhnlichen Eucy-
clopen in einen Zalinfortsatz auslâuft, ist hier
stets gerundet; die Inneneckborste des ersten
Basalgliedes ist stark heteronom befiedert, wie
das ja auch fiir die Arten der Untergattung
Eucyclops s. str. zutrifft (Abb. 45).
Das rudimentare Füficlien unserer Art gleicht
zwar im allgemeinen dem der eigentlichen ser- — Eucyclops ( Afrocy -
rulatus-Formen. Im einzelnen aber bestehen Thoraxsegment und Abdomen
doch Unterschiede : Bei Gibsoni ist das Glied des 9, vom Bauch.
selbst schlanker, und der innere Dorn ist
verglichen mit den beiden Borsten langer und auch schlanker, wie das aus der
Abb. 46 hervorgelit. Das Receptaculum seminis ist zwar ebenfalls nach dem
gleichen Grundplan wie bei serrulatus gebaut, seine beiden querliegenden
Abschnitte jedocli sind « massiger », hôher, wie es die Abb. 42 zeigt.
Die Tierchen messen ohne ihre furkalen Endborsten um 1 mm. herum.
344
F. KIEFER
«
Das Mânnchen ist nur ganz unwesentlich kleiner als sein Weibchen,
nàmlich ohne die Endborsten 0.9-0.96 mm. lang. Ganz auffallend ist das
letzte Thoraxsegment beschafïen : es besitzt nàmlich eine kràftige Bewehrung,
die aus zahlreichen kurzen, aber kràftigen Dôrnchen oder Stachelchen
besteht (Abb. 47). Die Furkalâste sind merklicli kürzer als beim Weibchen,
im einzelnen aber scheinbar in ziemlich weiten Grenzen variabel; ein Ast
wird nàmlich etwa 4-6 mal so lang wie breit; sonst ist er jedoch gleich
gebaut wie ein Furkalastdes Weibchens. Ein geschlechtlicher Dimorphismus
làfit sich an den Dornen des Aufienastes vom zweiten und dritten Fufipaar
wahrnehmen : diese Dornen erscheinen meist krâftiger entwickelt als die
Abb. 43-48. — Eucyclops (Afrocyclops) Gibsoni. (Brady). 43. Endglieder der Ç Vorderan
tenne; 44 Englied des Innenas tes vom P 4 ; 45 Verbindungsplatte der Füfie des vierten,
Paares ; 46. P 5 ; 47. letztes Thoraxsegment und ein Teildes Abdomens vom ç? ; 48. P 6 çf.
entsprechenden an den weiblichen Füfien. Die am Endglied des Innenastes
vom vierten Fufipaar und seinen beiden Enddornen gewonnenen Verhàltnisse
sind am einfachsten aus der Abbildung zu entnehmen. Fur das rudi-
mentare Füflchen ist bemerkenswert, dafi in den meisten beobachteten
Fàllen der innere Dorn lânger ist als die beiden Borsten. Sehr auffallend ist
der rudimentâre sechste Fufi, die sogenannte Genitalklappe beschafïen : sie
ist gekennzeichnet durch den überaus stark entwickelten innersten Dorn,
der eine Lànge von 74-88 jx bei den von mir gemessenen Tieren erreicht;
die beiden benachbarten Borsten sind weniger als halb so lang (Abb. 48).
Vorkommen : Tiere, die gemâfi der eben erfolgten Kennzeichnung zu
E. Gibsoni zu stellen sind, fand ich in den Proben 15 b , 20\ 25, 34 a und 39.
Bemerkungen : Man vergleiche das bei der folgenden Art Gesagte!
RUSTACEA, COPEPODA
345
Eucyclops (Afrocyclops) doryphorus Kiefer
Aus den Proben 5 b , 15 f , 42 erhielt ich einige Exemplare eines Afrocyclops,
die in fast allen wesentlichen Merkmalen mit dem eben beschriebenen
E. Gibsoni typ. übereinstimmen, sicli von diesem jedoch auch wieder
unterscheiden : 1° durch ihre etwas bedeutendere Kôrpergrôfie, die ohne
Abb. 49-58. — Eucyclops (Afrocyclops) doryphorus Kiefer. 49. Endglieder der Q Vorderan-
tenne ; 50. Letztes Thoraxsegment mit P 5 çf ; 51. P 6 cf- — Eucyclops ( Afrocyclops ) lan-
ceolalus Kiefer. 52. Letztes Thorax-und Genitalsegment des Ç, vont Rücken; 53. Ende
der Q Vorderantenne; 55. Innenast des P 4 ; 56. Verbindungsplatte der Füfle des vierten
Paares ; 57. P 5 ; 58. P 6 cf.
die furkalen Endborsten zwischen 1.1 und 1.3 mm. liegt; 2° durch die
Tatsache, dafi die Mànnchen nicht kleiner sind als die zugehôrigen Weibchen,
sondern mindestens ebenso grofi, unter Umstânden sogar noch grôfier als
einzelne Weibchen; 3° durch die absolut (infolge der betrâchtlicheren Kôr-
pergrôfie), aber auch relativ bedeutendere Lange des inneren Dornes an
der Genitalklappe (P 6 ); dieser Dora mifit nâmlich bei den hier in Rede
stehenden Tieren rund 104 °/ 00 statt ungefâhr 81-84 °/ og bei E. Gibsoni
(auf Kcirperperlânge 1.000 bezogen). Eine ins einzelne gehende Beschrei-
346
F. KIEFER
bung ist an dieser Stelle nicht nôtig; ich gebe statt dessen einige Abbil-
dungen, die es ermôglichen, die fraglichen Tiere jederzeit wieder sicher zu
erkennen (Abb. 49-51).
Bemerkungen. — Al s « Gibsoni » bezeichnete Cyclopiden sind schon
mehrfach in der Literatur erwâhnt worden. Aufier in der Erstbeschreibung
(Brady 1904) wurden aber meines Wissens erst von zwei Forschern
Beschreibungen und Abbildungen davon gegeben, von Van Douwe 1912
und von Sars 1927. Ueber die Furkalaste seiner aus Ostafrika stammenden
Tiere schreibt Van Douwe, daû sie « langer als die drei letzten Abdomi-
nalsegmente sind, schmal und parallel und etwa îünfmal (von Van Douwe
gesperrt) so lang als breit » (Van Douwe 1. c., p. 90). Nach der entspre-
chenden Zeichnung aber (1. c. Taf. IX, fig. 10, 11) erreicht ein Furkalast
an Lange mindestens das Siebenfache seiner mittleren Breite. Wirbegegnen
hier also dem gleichen Widerspruch zwischen textlicher Angabe und
Zeichnung, den wir schon weiter oben bei Brady feststellen muûten. Ob
die betreffenden Tiere zu Gibsoni typ. oder zu doryphorus gehôren, lâût
sich nicht einwandfrei entscheiden, obgleich Van Douwe als erster aucli die
mànnliche Genitalklappe mit ihrem gewaltigen Dorn beachtet und auch
abgebildet hat. Denn es fehlen Maûangaben, und aus den Verhàltnissen der
Zeichnung allein kann eine solche Frage nicht entschieden werden.
Das Gleiche gilt nun auch von den SARSschen, aus Südafrika stammenden
Tieren. Diese stimmen zwar in ihrer Kôrpergrôfie (rund 1.2 mm. bei
Mànnchen und Weibchen) mit doryphorus überein, über die genaueren
Làngenverhàltnisse des Genitalklappendornes werden aber natürlich auch
keine Angaben gemacht, sodafi eine weitere Beurteilung auch dieser Tiere
nicht môglich ist.
In die gleiche Gruppe gehôrt dann weiter der von Graham-Brady aus
dem Gebiet der Goldküste (Westafrika) beschriebene « Cyclops longistylis »
(Graham 1907; Brady 1907). Die Beschreibung im Text ist mangelhaft,
die Zeichnungen desgleichen. Doch wird wenigstens über die Furkalaste
Genaueres gesagt : sie sollen ungefâhr sechsmal so lang wie breit sein-die
Zeichnung (1. c. Taf. 33, Fig. 5) gibt allerdings auch ein etwas schlankeres
Verhâltnis an. Die Kôrpergrôûe soll 0.78 mm. betragen.
Diesen « Cyclops longistylis » meldet dann Brady 1910 mit einem? auch
aus Nordnigeria. Wenn von diesen Tieren angegeben wird, sie hâtten
zehngliedrige weibliche Vorderantennen und ein zweigliedriges rudimen-
tàres Füfichen, so beweist das nur an einem weiteren Beispiel, wie man¬
gelhaft Brady zu beobachten und das Gesehene zu deuten verstanden hat.
Denn dafi es sich hier in Wirklichkeit um eine dem Gibsoni (den ja Brady
selbst einige Jahre zuvor aufgestellt hat) wenigstens sehr nahe stehende,
wenn nicht gar mit ihm identische Art handelt, das ist über aile Zweiîel
erhaben. Einer der Beweise dafür ist unter anderen der mâchtige Dorn der
mannlichen Genitalklappe an dem (von Brady als ein weibliclies abgebildeten)
Abdomen der Fig. 18 auf Taf. 19 (1. c.). Damit lafit sich freilich nichts
CRUSTACEA, COPEPODA
347
anderes anfangen, als die fragliche « Art » zu Gibsoni (im bisherigen wei-
teren Sinne) zu stellen.
Eucyclops (Afrocyclops) lanceolatus Kiefer
Das Weibchen. Das letzte Thoraxsegment trâgt jederseits einen Besatz
sehr langer Borsten. Das Genitalsegment ist ungefâhr so lang wie breit;
von vorn nach hinten verschmâlert es sich allmàhlich und ziemlich gleich-
mâfiig. Das Analsegment ist nur ungefâhr so lang wie das vorhergehende.
(Abb. 52) Die Furkalâste erscheinen im Gegensatz zu den beiden vorigen
Arten sehrkurz, ein Ast wird hôchsten dreimal so lang wie breit. Aufien- und
Innenrand sind wie bei den oben beschriebenen Arten beschaffen. Die
âufierste Endborste ist verhâltnismâfiig lang, so lang etwa wie ein Fur-
kalast und damit betràchtlich langer als die innerste und auch als die
dorsale « geknôpfte » Borste (Abb. 53).
Die Gliederzahl der Vorderantennen betrâgt wieder zwôlf ; an den Kôrper
angelegt reicht diese Gliedmafie über den Hinterrand des Céphalothorax
hinaus bis gegen die Mitte des zweiten Thoraxsegmentes ; die Endglieder
sind normal lang, die Insertionsstelle der Seitenrandborste des Endgliedes
ist wieder distalwârts gerückt (Abb. 54). Wàhrend die Gliederung und die
Zahl der Dornen und Borsten an den Schwimmfufiàsten mit den entspre-
chenden Verhâltnissen der vorigen übereinstimmen, sind im einzelnen
bemerkenswerte Besonderheiten vorhanden : Das Endglied des Innenastes
vom vierten Fufipaar ist ziemlich kurz, 1.7 bis hôchstens zweimal so lang
wie breit; die Enddornen dieses Gliedes wie auch die Dornen der übrigen
Füfie sind sehr stark verlângert, gerade und kônnen fast als dolchfôrmig
bezeichnet werden; selbst von den Borsten kônnen zahlreiche ebenfalls in
starre, schlanke Stacheln umgewandelt sein (« aculeater Typ »), über deren
Aussehen am einfachsten die Abb. 55 unterrichtet. Die Verbindungsplatte
der Füfie des vierten Paares ist in der Abb. 56 dargestellt. Das rudimentàre
Fiifichen zeichnet sich erstens durch ein besonders schlankes Glied, zum
andern aber durch einen sehr stark verlângerten inneren Dorn aus (Abb. 57)
Ueber die genaue Form des Receptaculum seminis konnte ich nichts fest-
stellen. Die Lange der Tierchen (oline ihre Endborsten) liegt zwischen
0.8 und 0.9 mm.
Das Mànnchen ist nur wenig kleiner als sein Weibchen (0.7-0.8 mm.
oline die Endborsten). Seine Furkalâste kônnen verhâltnismâfiig so lang
wie die des Weibchens werden. Die Dornen und Borsten der Schwimmfufi-
àste sind in àhnlicher Weise aus-und umgebildet wie das oben für das
Weibchen gesagt worden ist. Eine besonders starke Ausbildung der Aufien-
dornen am zweiten und dritten Fufipaar konnte nicht erkannt werden. Von
den drei Anhângen der Genitalklappe ist der innere Dorn schmâchtig zu
nennen; er wird nur 20-23 ja lang und ist damit noch ein wenig kürzer als
die beiden benachbarten (Abb. 58).
348
F. KIEFER
Vorkommen : Aus den Proben 2 «, 34 a, 30 c erhielt ich ganz vereinzelte
Excmplare.
Systematische Stellung : Die Kürze der Furkalàste, die Lange der weib-
lichen Yorderantennen, die Art der Bewehrung der Sch wimmfufiaste,
insbesondere des Innenastes vom vierten Fufipaar, die Bewehrung des rudi-
mentaren Füfichens und die Kürze des Dorns an der mànnlichen Genital-
klappe sind in ihrer Gesamtheit Merkmale, wie sie keiner andern Form der
Untergattung Afrocyclops zukommt (vergleiche weiter unten!) und die
mich daher veranlafit baben, die vorliegenden Tiere als Vertreter einer
neuen Art aufzustellen.
Eucyclops (Afrocyclops) curticornis Kiefcr
In der Probe 2 a fand ich 19 und lç? einer Afrocyclops- Art., die in ihren
Merkmalen recht gut mit dem erst kürzlich von mir aus Franzôsisch Westa-
frika beschriebenen Eucyclops curticornis übereinstimmen (Kiefer 1933).
Eine erneute Beschreibung ist daher an dieser Stelle nicht nôtig. Ich gebe im
folgenden nur einige Abbildungen. Dabei trage ich eine Abbildungvon der
Verbindungsplatte der Füfie des vierten Paares vom Arttypus nach (Abb.
59-61).
Eucyclops Afrocyclops) alter Kiefer
Aus der Probe 34 e suchte ich zwei 9 9 und e * n C? eines Afrocyclops
heraus, die ich zunâchst als E. {A.) curticornis angesprochen habe. Denn
die Weibchen besitzen die gleich kurzen, nur etwa zwei Drittel der Lange
des Céphalothorax erreichenden Vorderantennen, die ihre Kürze der
Gedrungenheit ihrer Glieder verdanken. Ein nàheres Zusehen jedoch zeigte
eine Reihe von Unterschieden, die mich bewogen haben, die vorliegenden
Tiere doch besser als Vertreter einer eigenen Art zu betrachten.
Das Weibchen. Die Borsten des letzten Thoraxsegmentes sind sehr lang
und ziemlich zart. Das Genitalsegment ist nach hinten gleichmâfiig und
allmàhlich verschmâlert. Das Analsegment ist etwas langer als das vorherge-
bende. Die Furkalàste sind verhàltnismàfiig ein wenig kürser als die des
E. curticornis , namlich nur ungefàhr viermal so lang wie breit; Aufien und
Innenrand sind wieder unbewehrt; die àufierste Endborstc ist langer als die
innerste, aber etwas kürzer als die dorsale Borste (Abb. 62).
Die Vorderantennen haben zwôlf Glieder und sind sehr kurz (vergleiche
oben und Abb. 63). Bewehrung und Beborstung sowie Gliederung der
Schwimmbeine sind genau so ausgebildet wie bei den iibrigen Afrocyclopen.
Das Endglied des Innenastes vom vierten Fufipaar ist meist wmniger als
doppelt so lang wie breit; von seinen beiden Enddornen ist der innere um
die Hâlfte langer als der àufiere, und dieser ist wieder ungefàhr so lang
wie das Glied; fiir den inneren Dorn ist seine winklige Form bemerkensw'ert
(Abb. 64). Die Verbindungsplatte der Füfie des vierten Paares ist in der
CRUSTACEA, COPEPODA
349
Abb. 65 festgehalten ; beachtenswert sind die aufierordentlich zarten und
langen Haare auï ilirer Flâche. Das rudimentare Füfichen ist mit einem
sehr schlanken, mit ziemlich langen Fiederchen versehenen inneren Dorn
oder Stachel ausgestattet, der die Lange der beiden Fiederborsten übertrifft
(Abb. 62). Die Form des Receptaculum seminis konnte niclit mehr genau
erkannt werden. Die Lange der Tierchen betràgt 0,9 mm., die Furkalen-
borsten nicht mitgerecbnet.
Das Mànnchen ist bei dieser Art betrâclitlich kleiner als das Weibchen,
Abb. 59-64. — Eucyclops ( Afrocyclops) curlicornis Kiefer. 59. Letztes Thoraxsegment und
Abdomen des Q, vomBauch; 60. Endglieder der Q Vorderantenne; 61. Verbindungs-
platte der Füfie des vierten Paares. — Eucyclops ( Afrocyclops ) aller Kiefer. 62. Letztes
Thoraxsegment und Abdomen des O, vom Bauch; 63. Endglieder der Q Vorderantenne;
64. Ende des Innenastes vom P 4 ;
-obne die Endborsten nàmlich nur 0,72 mm. lang. Die Furkalàste sind ganz
besonders auffallend kurz, ein Ast wird knapp zweieinhalbmal so lang wie
breit (Abb. 66). Ein Dimorphismus der Dornen am Aufienast des zweiten
und dritten Fufipaares gegenüber den Yerhàltnissen beim Weibchen konnte
nicht beobachtet werden. Am rudimentàren Filfien ist der Dorn oder
Stachel innen ebenfalls langer als die beiden Borsten. Die Genitalklappe
besitzt einen inneren Dorn von rund 50pe Lange und daneben zwei nur etwa
halb so lange zarte Borsten (Abb. 67).
350
F. KIEFER
Die Tatsache, dafi ich in dem von Chappuis gesammelten ostafrikanischen
Materiale nicht weniger als fünf Angehôrige einer Formengruppe der
Eucyclopen unterscheiden konnte, von der bis vor kurzen nur eine einzige
Art sicher bekannt war, namlich E. Gibsoni (Brady), darf wohl als cin selir
beachtliches Ergebnis der « Mission Scientifique de l’Omo » bezeichnet
werden. Aber die eben beschriebenen fünf Arten bilden noch nicbt den
ganzen Bestand der Untergattung Afrocyclops. Dazu gehôrt vielmehr als
weiteres sicheres Glied noch eine westafrikanische Art, namlich E.propinquus
Kiefer (Kiefer 1933 a). Ich glaube aber. dalî auch mit diesen sechs Arten
40. 4L
Abb. 65-70. — Eucyclops (, Afrocyclops) aller Kiefer. 65. Verbindungsplatte (1er Füfle des
vierten Paares; 66. Ende des cf Abdomens, vom Rücken ; 67. P 6 çf. — Paracyclops ftm-
briatus (Fischer). 68. P 5 ; 69. jugendliches Tierchen, Abdomen von der seite. — Eclo-
cyclops hirsulus Kiefer. 70. Ende des Q Abdomens, vom Rücken.
noch nicht der ganze Formenreichtum der Afrocyclopen erfafit ist. Denn es
ist mir zum Beispiel aus Siidwestafrika eine Form bekannt, die ich bisher
als E. Gibsoni betrachtet habe, bei der die Furkalàste viel schlanker sind als
bei allen oben besprochenen Arten und 9.5-10.5 mal so lang wie breit werden.
Eine Form mit derartig langer Furka hat auch Chappuis (1922) aus dem Sudan
als « Cyclops nubicus » bekannt gemacht. Leider steht mir augenblicklich
weder das südwestafrikanische noch das Material aus dem Sudan zur Nachun-
tersuchung zur Verfiigung, und meine früheren Beobachtungen und Auf-
zeichnungen sind zu lückenhaft, sodafi ich darauf verzichten mufi, an dieser
Stelle die fraglichen Verhaltnisse zu klaren. Nachdem ich in einer âlteren
ersten Mitteilung (Kiefer 1922) nubicus und Gibsoni als verschieden betrachtet
CRUSTACEA, COPEPODA
3.1
hatte, habe ich in meiner « Tierreich » — Arbeit dann (1929) dieCHAPPUis
sche Art als fraglich synonym zu Gibsoni gezogen — eben auf Grund der
Beobachtungen der sehr stark wechselnden Làngen-Breitenverhâltnisse der
Furkalâste. Heute sehe ich diese Dinge nach den neuesten Erfahrungen und
Beobachtungen doch in einem anderen Lichte und halte es fur môglich, dafi
E. nubiens doch eine zu Recht bestehende Form der Afrocyclops — Gruppe
sein kann.
Die hier besprochenen Cyclopidengruppe kommt aber nicht nur in Afrika
vor, obwohl sic im Schwarzen Erdteil, wie wohl jetzt schon gesagt werden
kann, ohne Zweifel ihr Hauptverbreitungsgebiet besitzt, sondern konntevon
mir auch im Material der I. Deutschen Limnologischen Sunda-Expedition
und der Sunda-Exposition Rensch nachgewiesen werden. Aus Gewassern
der Inseln Java und Bali habe ich nâmlich einige Mânnchen und Weibchen
einer Art erhalten, die ich seinerzeit (Kiefer 1933 b) zwar zu E. Gibsoni
gestellt, wegen ihrer (wie mir scliien) verhâltnismâfiig kurzen Furkalâste (ein
Ast ist beim Weibchen bis 6.5 mal so lang wie breit) aber als Vertreter einer
eigenen Unterart« abbreviatus » abgetrennt habe. Nachdem ich nun aber auf
Grund des reicheren Materials der Chappuis schen Aufsammlungaus Ostafrika
zur Ansicht gekommen bin, daü dem typischen E. Gibsoni selbst nur eine
Furka von « mittlerer » Langezukommt (bezogen auf die übrigen inderUnter-
gattung Afrocyclops vorkommenden Lângen-Breitenverhâltnisse derFurkal-
àste), das heifit also eine Lange, die ungefâhr das 6-7 1 / 2 fâche der Breite
betrâgt, kann diese malayische Unterart abbreviatus mangels weiterer Son-
dermerkmale nicht weiter aufrecht erhalten werden und wird daller von mir
nun gestrichen und zu E. Gibsoni typ. gestellt.
Ich gebe nunmehr eine Uebersicht über die Glieder der Untergattung
Afrocyclops zugleich mit ihrer Synonymie und dem geographischen Vor-
kommen :
Eucyclops Afrocyclops ) Gibsoni (Brady) 1904. Synonyme : Cyclops
Gibsoni Brady 1904; P Cyclops longistylis Brady 1907; P G. I. Graham 1907;
PC. I. Brady 1910; Cyclops Gibsoni van Douwe 1912; Eucyclops Gibsoni
partim, Kiefer 1929; Eucycl. Gibsoni abbreviatus Kiefer 19336; Verbreitung :
Südafrika, Westaîrika, Ostafrika, Java, Bali.
Eucyclops ( Afrocyclops ) doryphorus Kiefer 1935. — Ostafrika.
Eucyclops ( Afrocyclops j propinquus Kiefer 1933. — Westafrika.
Eucyclops ( Afrocyclops ) lanceolatus Kiefer 1935. — Ostafrika.
Eucyclops ( Afrocyclops ) curticornis Kiefer 1933. — Westafrika, Ostafrika.
Eucyclops ( Afrocyclops ) alter Kiefer 1935. — Ostafrika.
? Eucyclops ( Afrocyclops ) nubiens (Chappuis) 1922. Syn. Cyclops nubicus
Chappuis 1922. — Sudan; Südwestafrika?
Die sechs sicheren Arten lassen sich leicht mit Hilfe des folgenden
Schlüssels bestimmen :
1. Weibliche Yorderantenne reicht ungefâhr bis zum Hinterrand
des Céphalothorax oder darüber hinaus
2.
352
F. KIEFER
— Weibliche Vorderantenne ist infolge der Verkürzung dor Glieder
kürzer, nur etwa 2/3 so lang wie der Céphalothorax. o.
2. Weibliche Furkalâste 5 1/2 — etwa 7 1/2 mal so lang wie breit 1 . 3.
.— Weibliche Furkalâste nur knapp 3 bis etwa 4 mal so lang wie
breit. ^ ■
3. Dorn der mânnlichen Genitalklappe (P 6 ) ungefâhr 75-88p lang. Gibsoni.
— Dieser Dorn etwa 115-140p lang . doryphorus.
4. Rudimentâres Füûchen mit kürzeren Anhàngen ; innerer Enddorn
am Endglied des Innenastes vom vierten Fufipaar stark
gekrümmt, rund 1 1/2 mal so lang wie der âufiere; ein Furkal-
ast ungefâhr viermal so lang wie breit. propinquus.
— Rudimentâres Füûchen wie in Abb. 57; innerer Enddorn des
Endgliedes vom Innenast des vierten Fuûpaares nur wenig lânger
als der âufiere; ein Furkalast nur etwa dreimal so lang wie
breit . lanceolatus.
5. Dorn innen am rufimentâren Füûchen nur etwa solang wie eine
der beiden Borsten ; innerer Enddorn am Endglied des Innenastes
vom vierten Fufipaar rund 1.2 mal so lang wie der âufiere. curticornis.
_ Dieser Dorn am rudimentàren Füûchen viel lânger als die Bor¬
sten (Abb. 62); innerer Enddorn am Endglied des Innenastes
vom vierten Fufipaar ungefâhr 1.5 mal so lang wie der àufiere. alter.
Eucyclops (Tropocyclops) confinis Kiefer
Aile Tropocyclopen der « Mission Scientifique de l’Omo » — es liegen
mir solche aus 8 Fundorten vor — gehôren ausnahmslos zur confinis- Gruppe
mit einer Dornformel von 3.4.3.3. Freilich habe ich stets nur spârliclie
Exemplare, oit nur ein einziges Stück auffinden kônnen.
Gen. PARACYCLOPS Claus
Paracyclops « fimbriatus » (Fischer)
Aus sechs der Proben (aus den Nummern 2a, 3 a, 3 b, 6, 31 b und 48) konnte
ich einzelne Tiere herauslesen, die ihren Merkmalen nach zu P. fimbriatus
zu stellcn sind. Das zunàchst Auiïallende an den ostafrikanischen Stiicken
sind ihre verhâltnismâfiig lang gestreckten Furkalâste : Wàhrend nâmlich
die von mir bis jetzt untersuchten Paracyclopen der fimbriatus-Gmppe in
der Hauptsache ein furkales Lângen-Breitenverhâltnis von etwa 4-5.5 : 1
besitzen (genauere Mafie lese man bitte bei Kiefer 1933 b nach). sind die
entsprechenden Werte bei den vorliegenden Tieren fast durchweg grôfier
und liegen zwischcn 6-7 : 1.
1. Für noch lângere Furkalâste (bis 10 mal so lang wie breit) vergleiche « E. nubiens -
Chappuis.
CRUSTACEA, COPEPODA 353
Erwâhnenswerter aber als die eben genannte Beobachtung ist die, welche
ich an einem anderen Merkmal machen konnte. Wàhrend icb frülier bei den
Paracyclopen die Bewehrung der mànnlicben Genitalklappe (P 6 ) vernachlâs-
sigt hatte, habe ich an den ostafrikanischen Tieren die drei Anhânge dieses
ehemaligen Füflchens gemessen CJnd dabei ergab sich, daû bei den meisten
Exemplaren (nâmlich bei den Mânnchen aus den Proben 2 a, 3a, 3b, 6, 31 b)
der innersto (ventrale) Dorn und die âufierste Borste so ungefâhr lângengleich
sind, die mittlere Borste aber erheblich kürzer erscheint. Im bemerkenswerten
Gegensatz hierzu jedoch sind bei den beiden einzigen Mânnchen aus der
Probe 48 der innere Dorn und die mittlere Borste lângengleich, wàhrend
die âuûerste Borste um nahezu die Hâlfte lânger ist.
Diese Feststellung hat mich dann veranlafit, auch deutschen P. fimbriatus
auf die Ausbildung der Anhânge an der mânnlichen Genitalklappe hin
anzusehen. Und von einer kleinen Anzahl von Tieren aus einem westfà-
lischen Fundort erhielt ich Mafie, die mit denen der Tiere aus den ostafri¬
kanischen Proben so gut wie vôllig übereinstimmen.
W ennesnun, wie aus meinen spârlichen Messungen schon hervorgeht,
unumstôfiliche Tatsache ist, daû die Lângenverhâltnisse der drei Anhânge
der mânnlichen Genitalklappe bei ostafrikanischen Tieren untereinander
und darüber liinaus auch noch mit denen deutscher Tiere übereinstimmen,
so ist daraus wohl der Schlufi erlaubt, daû verschiedenartige Umweltein-
flüsse das gegenseitige Làngenverhâltnis der Borsten des sechsten Füfichens
so gut wie nicht zu beeinflussen vermogen. Das steht auch durchaus im
Einklang mit der Bewertung, welche in genealogischer und systematisclier
Hinsicht schon früher den Anhângen der rudimentâren Füfichen der Cyclo-
piden von A. Graeter und in neuerer Zeit von mirzuteil geworden ist.
Gerade aus dieser Erkenntnis heraus ist daher nicht gut anzunehmen, daû
die andersartigen Verhâltnisse der Tiere aus Fundort 2 a « zufâllig » oder
ôkologisch bedingt und daher systematisch belanglos seien. Ihre wahre
Bedeutung lâfit sich freilich jetzt noch nicht erkennen; darüber kônnen nur
weitere Erfahrungen belehren, die dann insbesondere auch aufzeigen werden,
in welchen Gegenden sonst noch Tiere mit dem gleichen Merkmal gefunden
werden (denn ich zweifle nicht daran, daû dies der Fall sein wird). Jedenîalls
sei an dieser Stelle ausdrücklich diese Erscheinung künftiger Beachtung
empfohlen. Vorlàufig stelle ich die fraglichen ostafrikanischen Tiere der
Probe 48 als besondere Unterart aus der eigentlichen fimbriatus-Grnppe
heraus und nenne sie Paracyclops fimbriatus euchaetus nov.
Zusammen mit den erwachsenen Exemplaren dieser Form kamen noch
einige nicht ganz geschlechtsreife Stücke in der gleichen Probe vor. Sie
gehôren nach dem Bauihres rudimentâren Füûchens und der Beschaffenheit
der Furkalâste unzweifelhaft zu P. fimbriatus. An ihnen ist mir die Beweh-
rung des spàteren Genitalsegmentes aufgefallen : die « Genitalklappe »
besitzt bei allen daraufhin untersuchten Tierchen zwei Anhânge, einen
kurzen Dorn und einen überaus langen, eigentümlich gekrümmten Stachel.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — t! V. 23
354
F. KIEFER
wie das aus Abb. 69 zu ersehen ist. Da ich gleichalterige Tiere — sie stehen
auf dem Cyclopidstadium mit dreigliedrigem Abdomen —aus anderen Fund-
orten augenblicklich nicht besitze, fehlt vorerst eine Vergleichsmôglichkeit.
Paracyclops affinis (Sars)
In den Probe 25 fand ich ein Mànnchen, in Probe 45 a ein Weibchen und
in der Probe 2 c zwei Weibchen einer Art, die ich nur mit Paracyclops
affinis (Sars) identifizieren kann. Irgendwelche Unterschiede gegenüber
Tieren dieser Art anderer Herkunft sind mir nicht aufgefallen. Die Lange
der Weibchen betrug rund 0,7 mm ohnedie furkalen Endborsten. Der innere
(ventrale) Dorn der mânnlichen Genitalklappe mifit 47 tx.
Gattung ECTOCYCLOPS Brady
Ectocyclops hirsutus Kiefer
Chappuis liât von nicht weniger als von zwôlf verschiedenen Fundplâtzen
Ectocyclopen mit nach Hause gebracht. Sie gehôren zwei verschiedenen
Arten an. Sie unterscheiden sich zunâchst einmal durch das Làngen-Brei-
tenverhàltnis der Furkalâste, dann aber auch besonders aufïalend nocb
durch die Bewehrung des rudimentàren Füfichens.
Bei den Tieren mit den làngeren Furkalâsten und den sehr langen Borsten
des rudimentàren Fufipaares lag es am nâchsten, sie als Ect. compactus
(Sars) anzusehen, der ja aus dem Tanganjika (Sars 1909) beschrieben worden
ist. Und wirklich katte ich die Tiere schon mit diesem Namen in meine Li-
sten eingetragen, als mir wiederholte Vergleiche meiner an Tieren verschie-
dener Fundorte erhaltenen und gut miteinander übereinstimmenden Befunde
mit den von Sars îür seine Art gemachten mehr und mehr zweiîelhalt
erscheinen liefien, ob diese Tiere aile identisch sein sollten.
Sars gibt für die Furkalâste seines compactus an (1. c. p. 62) : « Inner
edge straight and perfectly smooth » — bei meinen Tieren erscheinen am
Innenrand jedes Astes îeine Hârchen, und bei nâherem Zusehen erkennt
man ohne besondere Schwierigkeiten, dafiüber die Rückenflàche der Furka
etwa vier schrâg nach innen und hinten gerichtete Reihen von feinen Bôrst-
chen oder Hârchen ziehen (Abb. 70) ; eine weitere Reihe von kràftigeren
Stachelchen verlàuft über der Basis der etwas dorsal verlagerten Steiten-
randborste.
Bei compactus sind die drei Anhânge des rudimentàren Füfichens nach der
Zeichnung von Sars (1. c. Taf. XXI, Fig. 203, 204) stark verschieden lang :
die als innerste Borste gezeichnete ist die kürzeste, die mittlere ist am lâng-
sten und rund doppelt so lang wie die innerste, die âufierste steht hinsicht-
lich ihrer Lange etwa in der Mitte der beiden anderen — bei den von
Chappuis gesammelten Tiere sind diese Yerhâltnisse anders : der innerste
CRUSTACEA, COPEPODA
355
Anhang ist der lângste, die beiden anderen sind allermeist ein wenigkürzer,
der iiufierste oft mehr als der mittlere (Abb. 71). Die Lange der fraglichen
Borsten mit der Erstreckung der Abdominalringe zu vergleichen, hat nur
sehr bedingten Wert ; denn je nachdem Kontraktionszustand des Abdomens
konnen die Borsten des rudimentàren Füflchens relativ langer oder kürzer
erscheinen. Dieses Verîahren, das man ja früher aucli fiir die Lângenanga-
ben der Furkalaste benützte, ist ungenau und daher lieute unbrauclibar.
Die Beborstung des rudimentàren Fiifichens sowie die Ornamentik der
Furkalaste weisen nun auf den von mir aus Madagaskar beschriebenen Ect.
hirsutus hin (Kiefer 1930). Ich habe die beiden Tierchen, nach denen sei-
Abb. 71-73. — Eclocyclops hirsutus Kiefer. 71. P 5 Q ;72. P 5 und P 6 çf.
Eclocyclops rubescens Brady. P 5 Q.
nerzeit diese Art aufgestellt worden ist, nun nochmals genauer untersucht,
gemessen und die betreffenden Zahlen mit den entsprechenden der ostafrika-
nischen Tiere der « Mission Scientifique de l’Omo » und zugleich auch noch
mit einem von Chappuis erhaltenen und von ihm seinerzeit (Chappuis 1921)
als compactas bestimmten, aus dem Sudan stammenden Exemplar vergli-
chen. Mit dem einen Unterschied dafi die beiden madagassischen Stücke
etwas kürzere Furkalaste besitzen, ergibt sich eine weitgehende Uebereinstim-
mung, sodafi ich nicht zôgere, die hier in Rede stehende Ectocyclops form
als E. hirsutus mihi zu bezeichnen.
Und wie verhâlt es sich nun mit dem E. compactus Sars ? Ich kann darauf
wieder nur dasselbe antworten, wie auf dieoben im Hinblick auf den Eucy-
clops Stuhlmanni Mrazek gestellte ahnliche Frage : Solange nicht durch
Nachuntersuchung neuen Materiales vom originalen Fundort oder durch
Révision der Typenexemplare (von denen ich leider nicht weifi, ob sie noch
vorhanden sind) einwandfrei nachgewiesen ist, dafi sich Sars in der Be-
schreibung seines compactus getâuscht hat oder unvollstândig geblieben ist.
356
F. KIEPER
Solange müssen wir uns an die Originalbeschreibung der Art lialten und
annehmen, dafi compactus wirklich so beschaffen ist, wie der Autor uns
dargestellthat. Dafi aber dieser compactus mit meinem hirsutus nicht identi-
liziert werden kann, das braucht eigentlich nicht besonders betont zu werden.
Ectocyclops rubescens Brady
Die zweite Ectocyclops- Art des ChappuisscIicii Materiales sieht dem
E. phalertus (Koch) sehr âhnlich. Bei genauerem Vergleicben ergeben sich
aber doch folgende Unterschiede, die nicht als « Zufâlligkeiten » gewertet
werden kônnen : Die Furkalüste sind im Verhàltnis zu denen des europai-
schen phaleratus ein wenig kürzer; die weiblichen Vorderantennen bestehen
in don meisten Fâllen aus clf Gliedern, wenngleich icb auch im vorliegen-
den Material cinzelne Exemplare mit nur zehngliedrigen Antennen gesehen
liabe (bei sonst gleichen übrigen Merkmalen) ; am rudimentàren Eüjichen
endlich ist der innerste Anhang, den man seiner Beschafïenheit nach als
Dorn oder Stachel anzusprechen hat, merklich langer als die beiden neben
ihm stehenden Fiederborsten, wàhrend bei typischem phaleratus aile drei
Anhànge ungefahr làngengleich sind (Abb. 73; man vergleiche damit auch
die entsprechenden Abbildungen bei Schmeil 1892, Lilljeb mu; 1901,
Sars 1918, Gurnky 1933).
Ich liabe diesen « tropischen » Ectocyclops 1930 unter dem Namen médius
vomtypisclien E.phaleratus europaischer Herkunîtabgetrennt. Ileute glaube
ich aber, diese Form mit dem von Brady 1904 aus Natal beschriebenen, von
mir wegen seiner schlecliten Kennzeichnung in meiner « Tierreicli » - Arbeit
(1929) zu phaleratus gezogenen Ectocyclops rubescens identifïzieren zu
sollen. Denn aus der von Brady (1. c. Taf. 7 Fig. 27) gegebenen Abbildung
kann liervogehen, dafi der eine der drei Anhange des rudimentàren Füfi-
cliens des rubescens merklich langer ist als die beiden anderen. Bei Brady
kann man in Anbetracht seiner sonst, vielîach nachzuweisenden Ungenauig-
keit im Beobachten und Darstellen des Gesehenen (vergleiche oben!)zwar
nie recht wissen, ob eine gegebene Zeichnung nun auch wirklich richtig
ist ; wenn nun aber im vorliegenden Fall zur Elire des englischen Copepo-
dologen angenommen wird, dafi seine Zeichnung des rudimentàren Füfi-
chens vom Ect. rubescens einmal stimmt, so ist damit tatsâchlich ein Merk-
mal gegeben, dasfürdie fragliche Form bestimmend ist. Meinen Ect. médius
stelle ich demnach als Synonym zu Ectocyclops rubescens Brady.
Ueber die geographische Verbreitung der Ectocyclopen ist sclion hier an
dieser Stelle folgendes zu sagen :
Ectocyclops phaleratus (Koch) ist eine « arktische » Art im Sinne
meiner Ausführungen über die geographische Verbreitung der Cyclopiden
(Kiefer 19336).
Die übrigen Arten sind « tropisch » :
Ectocyclops rubescens Brady ist mir bekannt aus Paraguay, Kamerun
CRUSTACEA, COPEPODA
357
(Kiefer 1928; wie ich nâmlich neuestens festgestellt habe, ist der in dieser
Arbeit gennante phaleratus in Wirklichkeit rubescens ) ; Togo ; Franzôsich
Westafrika (Kiefer 1933 ; die in dieser Arbeit gemeldeten Arten médius und
phaleratus sind bcide tatsâchlich au ch rubescens, wie eine kürzlich vorge-
nommene Nachpriifung ergeben bat); Nordindien; Java; dazu kommt Natal,
woher der Typus der Art stammt.
Ectocyclops hirsutus Kiefer liegt mir vor aus Madagaskar, vom Sudan,
aus Britisch Ostafrika (Kenia); Franzôsisch Westafrika (Kiefer 1933 a; die
Nachpriifung des in dieser Arbeit genannten compactas hat ergeben, dafi
diese Bestimmung in hirsutus /u verbessern ist).
Ectocyclops compactas (Sars) ist erst aus dem Tanganjika bekannt.
Ectocyclops coperes Guerney : Ob diese Art iiberhaupt zu Ectocylops
gehûrt, scheint mir aus der nicht genau genug erfolgten Kennzeichuung des
rudimentaren Füfichens nicht einwandfrei hervorzugehen. Vorkommen
Tanganjika.
Ectocyclops polyacanthus Harada aus Formosaist nach meinem Dafürhal-
ten wenigstens als selbstàndige Art nicht begründet ; die Form gehôrt zu
phaleratus, wie aus den unter sich ungefâhr glcich langen Anhàngen des
rudimentaren Füfichens klar hervorgebt.
Gen. CYCLOPS O. F. Müller
Cylops (Megacyclops) gigas latipes Lowndes
Aus vier verschiedenen Gewâssern, welclie sich sâmtlich auf dem Elgon
oder in seinem Kraterrinneren zwischen 3750 und 4100 m Hôhe befinden
(Proben Nr. 20 a, b. G 1, G 3), liegen mir einzelne sehr grofie, durchschnitt-
lich nicht viel wenigerals 2 mm lange Cyclopiden vor. Sie gehôren nach dem
Bau ihres rudimentaren Füfichens in die Untergattung Megacyclops, also in
die ef/'iViw-Gruppe Typischer viridis sind sie aber nicht ; dagegen sprechen
sclion bei derersten àufierlichen Betrachtung die verhâltnismâfiig gestreck-
ten Furkalâste, die zwischen vier-und fünfmal so lang wie breit sind, sowie
das Verhâltnis der innersten zur àufiersten Furkalendborste : denn wâhrend
beim typischen viridis die innerste Endborste über zwei-bis dreimal so lang
wie die àufierste ist, erreicht sie bei den Elgontieren nur ungefâhr das
Anderthalbfache der àufiersten.
Die genannten Merkmale weisen dnmit auf Cyclops gigas hin. Diese Art
ist bis jetzt sehr uneinheitlich behandelt worden. Wâhrend Forscher wie
Lilljeborg (1901) und Sars (1918) den CLAusschen gigas als eine selb-
stândige Spezies ansprechen und gerade die oben genannten Merkmale so
klardurch Abbildungen heraustellen, dafi man hier sofort den Unterschied
gegenüber viridis erkennt, glauben andere Zoologen insbesondere im
Anschluû an Schmeil (1892), in gigas nur die « Riesenform » des viridis
sehen zu kônnen, die als solche natürlich, wie ich schon früher gesagt habe
358
F. KIEFER
(1927), nicht als Art, nocli niclit oinmal als « var. » gehalten werden kônnte.
Die Folge davon ist, dafi nicht wenige Copepodenforscher eine gigas-
Form überhaupt nicht « kennen».
Ich selbst anerkenne von jeher C. gigas als eine eigene Art, die sicli
tatsâchlich unschwer xonviridis unterscheiden lâfit. Ganz neuerdings hat sich
auch der fiihrendc englische Crustaceen-
îorscher R. Gurney zu dieser Ansicht
bekannt (Gurney 1933). Gurney, der in
seiner Monographie der britischen Süfi-
wassercopepoden allen neueren Bestre-
bungen, die Vielzahl der Ruderfufikrebse
in neue Gattungen und Untergattungen,
Arten und Unterarten aufzuteilen, sehr
kritisch und zum Teil ablehnend gegenü-
bersteht, kann nicht umliin, C. gigas als
eine vôllig selbstàndige Spezies zu be-
schreiben.Esistsehr zuwünschen, dafi sich
aile jüngeren Copepodenforscher dieser
Aulïassung anschliefien, damit endlich
über die geographische Yerbreitung und
das ôkologische Vorkommen dieser inter-
essanten Art Genaueres bekannt wird.
Dabei mufi freilich auf weitere Merk-
male als nur auf die oben erwâhnten
gesehen werden. Lowndes bat nàmlich
als erster auf eine weitere Megacyclops-
Form aufmerksam gemacht. Wegen ihres
gedrungenen Endgliedes am Innenast
des vierten Fufies hat er sie C. latipes
genanht (1927) : bei gigas ist das frag-
liche Gied über doppelt so lang wie breit,
und die Enddornen daselbst sind wenig
oder nicht kürzer als das Glied ; bei la¬
tipes dagegen wird das Glied meist we-
niger als doppelt so lang wie breit bei
entsprechender Verkürzung seiner api-
kalen Dornen.
Ich kenne diesen C. latipes nacli typischen Tieren, die ich der Liebens-
würdigleit von Lowndes verdanke, wie auch nach Funden aus Deutschland,
Frankreicb undUngarn. Soweitmeine Dntersucbungen an diesem spàrlichen
Material rcichen, kônnen gigas und latipes nach dem Bau der Furkalâste
Abb. 74. —Cyclops (Melacyclops) prola-
lus Kiefer. 74. Letztes Thoraxsegment
und Abdomen des Q, vom Bauch.
undihrer Endborsten allein nicht unterschieden werden. Das ist nurmôglich
unter Berücksichtigung des Endgliedes vom Innenast des viertes Fufies. Und
auch da scheintes Falle zu geben, die sich auf der Grenze zwiscben den fur
CRUSTACEA, COPEPODA
359
gigas einerseits und latipes andererseits typisclien Yerhàltnissen halten.
Wir haben damit eine Sachlage, welche an die innerhalb anderer Arten-
gruppen ebenfalls schon festgestellte erinnert, zum Beispiel bei den langui-
doides, varicans- und Leuckarti-è. hnlichen Cyclopiden. Wenn ich im « Tier-
reich » (1929) C. latipes noch als selbstàndige Art neben viridis und gigas
behandelt habe, so schliefie ich mich heute dem Urteil Gurneys an, der
latipes nur noch als eine Unterart des C. gigas auffaÛt.
Dieser Cyclops ( Megacyclops) gigas latipes ist es nun, zu dem die Elgon-
Abb. 75-78. — Cyclops ( Metacyclops ) prolalus Kiefer. 75. Yerbindungsplatte (1er Füfie des
vieiten Paares $ ; 76. Innenast des P 4 Q ; 77. P 5 Q ; 78. Abdomen des cf, vom Bauch.
tiere gehôrcn. Eine ausführliche Beschreibung kann ich mir hier wohl er-
sparen.
Cyclops (Metacyclops) prolatus Kiefer
In der vorlàufigen Diagnose dieser Art (1935) habe ich schon darauf
hingewiesen, daû C. prolatus dem Cyclops minutas Claus aufierordent-
lich nahe steht. Ich habe Exemplare des C. minutus, soweit sie mir gerade
zur Verfügung standen, genauer nachgomessen und die betreffenden Zahlen
mit den an C. prolatus erhaltenen verglichen. Deutliche Unterschiede
crgebensich danach bei der Lange der Furkalâste : Wàhrend ein Furkalast
beim weiblichen minutus nur hôchstens viermal, meist aber nur rund drei-
einhalbmal so lang wie breit wird, mifit er bei prolatus das 4 1/2 bis 5 1/2
fâche seiner Breite. Das Endglied des Innenastes vom vierten Fufipaar ist bei
minutus etwas gedrungener als bei der ostafrikanischen Form : dort ist das
Glied durchschnittlich nur 1.5 mal, hier rund doppelt so lang wie breit.
Aus diesen meinen Messungen geht auch deutlich hervor, daû die Mânn-
chen von minutus sich im Bau ihrcr Furkalâste und in den Verhâltnissen
360
F. K1EFER
am Englied des Innenastes vom vierten Fuûpaar erheblich von ihren Weib-
clien unterscheiden . die Furkalàste sind schlanker und werden liber viermal
so lang wiebreit, und dasselbe gilt vom Englied des Innenastes vom P,, das
hier über doppelt so lang wie breit wird. Dadurch stimmen die Mânnchen
der beiden hier miteinander verglichenen Arten so gut wie ganz iiberein.
Und das Gleiche trifft auch weiter fiir die Bewehrung der Genitalklappe zu :
die beiden einzigen Anbânge des P 6 verhalten sich bei minutus wie bei pro-
latas ungelahr gleicli (Abb. 78).
Cyclops (Microcyclops) varicans Sars und var. subaequalis Kiefer
Vertreter dieser Artengruppe babe icb auûerordentlich spârlich im unter-
suchten Materiale gefunden und zwar in drei Proben nur je cin einziges
Weibchen bezw. Mânnchen. Wâbrend ich das Mânnchen, das aus Probe A 2a
stammt, das icb wegen seiner allgemeinen Bescbafienheit bierherstellen
môchte, den Verbâltnissen an dem Endglied seines Innenastes vom vierten
Fuûpaar nach (Glied : Dorn = 57 : 29 p = 1.96 : 1) als typischen varicans
bezeichne, steht das Weibchen aus Fundort 2 c mit einem Verhàltnis von
1.35 : 1 eben auf der Grenze zwischen varicans und subaequalis (vergleiche
Kiefer 1933 b) ; das Weibchen endlich aus Probe 6 kann mit seinem
Verhàltnis von 1.15 : 1 (Glied 60 p., innerer Enddorn 52 p lang) als typischè
subaequalis- Form angesehen werden.
Cyclops (Microcyclops) Jenkinae Lowndes
Diese Art sieht einem Cyclops varicans auûerordentlich àhnlich, unter-
scheidet sich von ihm aber sehr deutlich und siclier durch das Verhàltnis der
innersten zur âufiersten Furkalendborste — diese Borste ist bei Jenkinae
betrâchtlich langer als bei varicans — und durch die Beschaffenheit der
Verbindungsplatte der Füûe des vierten Paares. Die wichligsten Merkmale
sind aus den beigegebenen Abbildungen 80-82 zu ersehen.
Vorkommbn : In den Proben 2 a , 3 b , 9 und 49 je 1-2 Weibchen.
Bemerkung : In der vorlâufigen Mitteilung über die neuen Cyclopiden der
« Mission Scientifique de l’Omo » (Kiefer 1935) habe ich die vorliegenden
Tiere als Vertreter einer neuen Art Cyclops triumvirorum in die Wissen-
schaft eingeführt. Es war mir seinerzeit die kleine Arbeit von Lowndes über
die Copepoden des afrikanischen Grabens noch, nicht bekannt (Lowndes
1933), in welcher die gleiche Form bereits als « Cryptocyclops » jenkinae
beschrieben worden ist. Als mir dann kiïrzlich Lowndes einen Abzug der frag-
lichen Arbeit zuschickte, erkannte ich sofort die Gleichhcit seiner und
meiner Tiere und ziehe daraus die nôtig Folgerung : Cyclops triumvirorum
ist als Synonym zu C. Jenkinae Lowndes zu stellen.
CRUSTACEA, COPEPODA
m
Cyclops (Microcyclops) linjanticus Kiefer.
In sieben verschiedenen Proben der Chappuisschen Sammelausbeute fand
ich einzelne bis mehrere Stücke dieser in tropischen Gewâssern weit verbrei-
teten, dem europàischen C. bicolor Sars so nahestehenden und sicher meist
Abb. 79-84. — Cyclops ( Melacyclops) prolalus Kiefer. 79 Verbindungsplatte des P 4 çf. —
Cyclops (Microcyclops ) Jenkinae Lowndes. 80. Letztes Thoraxsegment und Abdomen des
9, vom Bauch ; 81. Endglied des Innenastes vom P 4 ; 82. Verbindungsplatte der FBeii des
vierten Paares. — Bryocyclops elachislus Kiefer. 83. Ende des Q Abdomens, vom Rücken ;
84. Q Genitalsegment mit Receptaculum seminis.
mit ilirn vcrwechselten und zusammengeworfenen Art vor, namlich in den
Nummern 2a, b, 10a, 9, 29, 49, 53. Ich bin schon wiederholt auf die Sonder-
merkmale dieses Cyclops zu sprechen gekommen und brauche daher hier
lediglich nochmals darauf hinzuweisen, dafi er sich schon bei àufierer
Betracbtung durch seine kttrzeren Furkalâste und die verhâltnismàfiig lân-
geren mittleren Endborsten leichtvon C. bicolor unterscheiden lâCt,
362
F. KIEFER
Gen. BRYOCYCLOPS Kiefer
Die Bryocyclopen sind Bewoliner kleinster Gewâsserchen. Wàhrend ein-
zelne unseren Tieren sehr nahe stehende Formen in Mittel-und besonders
Südeuropaunterirdische Gevvâsser bewohnenund schonaus Wasserleitungen
und Tropfwassertümpeln gewonnen worden sind, leben die zahlreicheren
tropischen Arten vorwiegend in nassen Moosen und in pflanzlichen Kleinge-
wâssern (zum Beispiel in den Blattachselgewâssern von Bromeliaceen). Die
ersten derartigen Funde hat R. Menzel auf Java gemacht, und lange Jahre
kannte man Bryocyclopen nur aus déni malayischen Inselgebiet. Chappuis
war der Erste, der 1931 von seiner Expédition ins tropische Westafrika
solche Tiere aus einer anderen Gegend mit nach Hause gebracht hat (ver-
gleiche Kiefer 1933 a). Nun ist es demselben Forscher gelungen, auch in
Ostafrika und hier gleich an einer ganzen Reihe von verschiedenen Plâtzen
diese winzigen Krebschen zu erbeuten. Das Bemerkenswerte dabei ist die
Tatsache, dafi die betrefïenden Tiere, so nahesie einanderauch stehen, doch
auch wieder solche Unterschiede gegeneinander aufweisen, dafi ich glaubte,
sie als Yertreter von niclit weniger als vier selbstândigen Arten ansehen zu
sollen. Und ich bin überzeugt, dafi an geeigneten Stellen Innerafrikas noch
weitere Formen dieser Gruppe leben, und dafi erst recht im tropischen Süd-
amerika, das ja hinsichtlich seiner Copepodenfauna noch so lückenhaft
bekannt ist, eine weitere Anzahl dieser hochinteressanten, morphologisch
so stark reduzierten Ruderfufikrebschen gefunden werden kônnen, wenn erst
einmal an den richtigen Plâtzen nach ihnen gesucht wird.
Bryocyclops elachistus Kiefer
Das Weibchen. Die Furkalâste sind kurz, meist nurknapp einundeinhalb-
mal sie lang wie breit (20 : 14 ja = 1. 43 : 1 ; 26 : 18 ja = 1.44 : 1 ; 20 : 15 [a
= 1. 33 : 1 ; 25 : 15 [a = 1.66 : 1 ; 23 : 16;a = 1.44 : 1) ; die innerste Endborste
ist nur ungefàhr halb so lang wie die âuûerste, aber doch noch als deutliche
Fiederborste entwickelt ; die Seitenrandborste, die etwa in der Mitte des
Aufienrandes und ein wenig dorsal verlagert entspringt, ist sehr lang und
zwar langer als ein Furkalast ; die dorsale Borste, die am distalen Ende einer
sehr zarten Chitinleiste iliren Ursprung nimmt, ist noch langer, ungefàhr so
lang wie die âuûerste Endborste (Abb. 83). Der Analdeckel ist sehr gut aus-
gebildet ; im Umrifl ist er etwa dreieckig und hat ein gerundetes freies Ende,
mit dem er iiber die Mitte der Furkalâste hinaus reicht; der freie Rand ist
mit mehr oder weniger regelmâfiig ausgebildeten, feinen Zâhnchen besetzt
(Abb. 83).
Die \ orderantennen sind wie bei allen Bryocyclopen kurz und haben nur
elf Glieder. Die Aeste aller Schwimmbeine sind zweigliedrig. Das vierte
Fufipaar ist in Abb. 85 dargestellt; aus dieser Zeichnung kônnen aile wis-
senswerten Einzelheiten erkannt werden ; Bau der Verbindungsplatte mit
CRUSTACEA, COPEPODA
363
ihren Zâhnen jederseits, Ausbildung der inneren Ecken das zweiten Basal-
gliedes, Verhàltnis derbeiden Endglieder des Innenastes zueinander, Beweh-
rung des Endgliedes dieses Astes. Das rudimentüre Fïifichen besitztkein
eigentliches Glied melir ; als letzte Reste des Fufies sind vielmehr lediglich
noch eine feine Thoraxborste und ventral davon am Hinterrand des Thorax-
segmentes eine lângere innere und daneben eine kiirzere âufiere Borste vor-
handen (Abb. 89). Das Receptaculum seminis konnte zwar nicht so klar
erkannt werden, wie es zu wiïnschen gewesen wàre; aberbei einem der Tier-
chen konnten doch noch die in Abb. 84 dargestellten Umrisse erfafil werden,
die den tatsâchliclien Verhâltnissen einigermafien entsprechen dürften. Die
Tiere messen obne die furkalen Endborsten 0.4 - 0.44 mm. Bei einzelnen
Exemplaren wurden Eierballen gesehen, die je nur zwei Eier enhielten.
Das MAnnchen. Es ist ein wenig kleinerals das Weibchen und miût obne
seine Endborsten nur 0.38-0.4 mm. Die Furkalaste sind verhaltnismàfiig
noch etwas kürzer als beim Weibchen : 23 : 17 g = 1.35 : 1 ; 23 : 17 g
— 1.35 : 1 ; 20 : 15 g = 1.33 : 1 ; 20 : 15 a =1.33 : 1 ; 23 : 15p.= 1.53 : 1. Die
Yerhâltnisse der Endborsten entsprechen ungefahr denen des Weibchens.
Der Analdeckel ist etwas kleiner und melir gerundet (Abb. 86). Sehr bemer-
kenswert ist die Endbewehrung des Innenastes vom dritten Fufipaar. 1928
habe ich zun ersten Male auf eine seltsame Auftreibung des apikalen Dornes
dieses Gliedes bei der Beschreibung des Bryocyclops bogoriensis (Menzel)
aufmerksam gemacht, von der mir damais noch nicht gain? festzustehen
schien, ob sie nicht am Ende gar nur eine krankhafte Bildung sei. Inzwi-
564
F. KIEFER
schen habe ich jedoch die Erfahrung gemacht, dafi jenes Gebilde durchaus als
normal zu beurteilen ist ; denn der gleiche umgeformte Dora kommt, um es
hier schon vorweg zu nebmen, allen vier Bryocyclopen zu, die icb in dieser
Arbeit aus Ostafrika beschreibe; er ist weiter aucb schon, wie gesagt, bei
Br. bogoriensis festgestellt worden. A on den übrigen malayischen Arten sind
die Mànncben noch nicht bekannt. Da sic dem Br. bogoriensis aber aile sehr
nahe stehen, wird wohl aucb bei ilinen diesolbe Bildung des dritten Fufi-
paares anzunehmen sein. Wir baben hier also ein sekundàres Geschlechts-
merkmal der Mânnchen vor uns, wie es sonst noch in keiner andern Cyclo-
pidengruppe bis jetzt bekannt geworden ist.
Das fragliche Gebilde des Br. elachistus ist in der Abb. 88 dargestcllt :
der Dora hat ungefàhr die Lange des Gliedes, an dessen Spitze er sitzt,
apikal ist er leicht nach aufien gegogen, etwas distal von der Mitte besitzt
er am Auûenrand eine starke Auîtreibung; der Auflenrand des Gliedes
weist eine Fiederborstc auf; am Innenrand konnten im vorliegenden Fall
wegen der ungünstigen Lagerung des winzig kleinen Objektes die einzelnen
dort eingelenkten Borsten nicht erkannt werden (es dürften deren drei
sein). — Der Innenast des vierten Fufipaares ist etwas schlanker als der
des Weibchens, trâgt aber sonst die gleichcn Anhange. Auch das rudimen-
tàre Füfichen entspricbt dem des Weibchens. Die Genitalklappe (P 6 )
trâgt drei Anhange, zwei làngere Fiederborsten und einen ventralen Dora
oder Stachel (Abb. 90).
Vobkommen : In den Proben 7 a, b , c, 10 b und 15 c, einzelne bis mehrere.
Bryocyclops difficilis Kiefer
Das Weibchen. Das Tierchen ist etwas krâftiger gebaut als die vorige
Art. Das Analoperculum ist ziemlich klein, rundbogig, am freien Rand
besitzt es unregelmâfiige Auszackungen (Abb. 91). Die Furkalaste sind
bei dem einzigen Exemplar, das ich fînden konnte, 1.65 mal so lang wie
breit (38 : 23 u.) ; die innerste Endborste ist kurz, dornfôrmig, die dorsale
betràcbtlicb langer als die àufierste ; die Seitenrandborste ist etwas kürzer
als ein Furkalast (Abb. 91).
Die 1 orderantennen sind wie bei der vorigen Art beschaiïen. Dasselbe
gilt aucb von der Gliederung und Bcwehrung der S chwimmfufiàste. Am
Innenast des vierten Fufipaares fâllt die Plumpheit der beiden Glieder auf,
das kann am besten aus den Abb. 92, 93 ersehen werden. Das rudimentàre
Füfichen ist dem der vorigen Art âhnlich. Das Beceptaculum se minis
konnte ich bei dem einzigen Tierchen nicht erkennen. Die Kôrperlânge
erreicht 0.68 mm ohne die Endborsten.
Das Mânnchen mifit ohne seine Furkalborsten 0.58 mm. Seine Furkalaste
sind verhâltnismâfiig etwas kürzer als die des Weibchens ('34.2 : 22.8 g. =
1.5 : 1) ; die innerste Endborste erscheint als Fiederborste, auch die andern
Borsten der Furka zeigen feine Fiederhârchen (Abb. 94). Das Analoper-
crustacea, copepoda
365
culum ist etwas langer als das des Weibchens, sonst aber diesern sehr
âhnlich (Abb. 94). Die Gliederung der Schwimmbeine entspricht den für
das Weibchen festgestellten Verhàltnissen. Der Innenast des dritten Fuû-
paares besitzt als sekundâres Geschlechtsmerkmal wieder den Enddorn mit
der « Beule » des Auûenrandes. Der Innenrand trâgt drei Anhange, von
denen der distale kràftig stachelfôrmig ist und den Enddorn kreuzt. Der
Innenast des vierten Fufipaares besteht wieder aus zwei schlankeren
Gliedern als beim Weibchen (Abb. 95). Das rucLimentàre Füfichen weist
keine Besonderheiten auf. Die Genitalklappe ist mit drei Anhângen, zwei
Abb. 93-97. — Bryocyclops difficile Kiefer. 93. P 4 Q ; 94. Ende des Abdomens, vom
Riicken ; 95. P 4 Q ; 96. P 4 cf . — Bryocyclops phyllopus Kiefer. 97. Ende des Q Abdomens,
vom Rücken.
etwas ungleich langen Fiederborsten und einem kurzen Stachel besetzt
(Abb. 96).
Vorkommen : In der Probe 48 fand ich ein Weibchen und ein Mânnchen,
die der obigen Bcschreibung zugrunde gelegt sind. In den Proben 14 a, b,
fanden sich dann einzelne Bryocyclopen beiderlei Geschlechts, die in allen
wçsentlichen Merkmalen mit den eben gekennzeichnten Tieren überein-
zustimmen scbeinen bis auf die Kôrpergrôfie; sie betrâgt nur 0.5(9$)
bezw. 0.48 (çftf) mm -
Bryocyclops phyllopus Kiefer
Das Weibchen ist dem der vorigen Art sehr âhnlich, aber noch ein wenig
grôfier, nâmlich 0.7 mm ohne seine Endborsten. Der Ancildeckel reicht
366
P. KIEFER
mit seiner einfach gerundeten oder auch etwas zipfelartig vorgezogenen
Spitze nicht ganz bis zur Mitte der Furkalàste; er hat dreieckigen Umrifi,
sein freier Rand ist glatt (Abb. 97). Ein Furkalast ist ungefàhr eindrei-
viertelmal so lang wie breit (48 : 27 p. = 1.77 : 1 ; 51 : 28.5 ij. = 1.8 : 1);
wie bei den iibrigen Arten ist die Seitenrandborstc etwas dorsal verlagert,
sie entspringt in der proximalen Hàlfte des Astes und ist ziemlich lang; die
Beschaflenheit der iibrigen Borsten wollc aus Abb. 97 entnommen werden.
Die Vorderantennen sind wieder kurz und haben elî Glieder. Aile Aeste
Abb. 98-103. — Bryocyclops phyüopus Kiefer. 98. P 4 . Q ; P 4 Q
99. Ende des çf Abdomens, vom Rücken; 100. P 3 çf ; 101. P 4 c? ; 102. P 5 ç? ; 103. P 6 cf.
der \Schwimmbeine haben zwei Glieder. Am vierten Fufipaar ist die schon
bei der vorigen Art vorhandene Verbreiterung der Glieder noch stârker ent-
wickelt und verleiht dadurch dieser Gliedmafie ein blattfôrmiges Aussehen,
dies wird noch besonders betont dadurch, dafi auch das Endglied des
Aufienastes noch verbreitert ist und rundlich erscheint (Abb. 98). Die
Yerbindungsplatte der vierten Füfie sowie das zweite Basalglied weisen
keinerlei Besonderheiten gegenüber den vorigen Arten auf. Das rudimentare
Fiifschen ist nacli dem gleichen Plane gebaut, wie er fur die andern Arten
auch kennzeichnend ist; nur sind die Anhànge stark làngenungleich
(vergleiche Abb. 102 vom Mannchen). Das Receptaculum seminis konnte
nicht erkannt werden. Eierballen wurden nicht beobachtet.
CRÜSTACEA, COPEPODA
367
Das Mànnchen ist mit 0.6 mm Lange ohne die Endborsten etwas kleiner
als das Weibchen. Die Form und Beschaffenheit des Analdeckels sowie
die Bewehrung dcr Furkaldste sind kaum von don entsprechenden Ver-
hàltnissen des Weibchens verschieden. Dagegen sind die Furkalàste absolut
und im Verhâltnis kürzer; Lange zur Breite verhalten sich wie 40 : 24 p. =
1.66 : 1 ; 37 : 23 p. = 1.61 : 1 (Abb. 99). Das dritte Fufipaar mit seinen
charakteristischen sekundâren Geschlechtsmerkmalcn ist in Abb. 100 dar-
gestellt. Die blattartigo Verbreiterung der Glieder des vierten Fufipaares,
die für das Weibchen unserer Art so bemerkenswert sind, erscheinen beim
Mànnchen kaum ausgeprâgt (Abb. 101). Das rudimentàre Filfichen ist in
der Abb. 102, die Genitalklappe mit ihren drei Borsten in Abb. 103 gezeigt.
Vorkommen : Zwci Mànnchen und zwei Weibchen dieser schônen kleinen
Art erhielt ich vom Fundort Nr. 31 c.
Bryocyclops apertus Kiefer
In der Probe 15 b fand ich ein einziges Mànnchen, das seinen Merkmalen
nach bestimmt in die Gruppe der Bryocyclopen zu stellen ist, ebenso
Abb. 104-107. — Bryocyclops apertus Kiefer. 104. Ende des c? Abdomens, vom Bauch ;
103. Innenâste des P 3 cf ; 106. Innenâste des P 4 ç? ; 107. P 5 und P 6 cf.
bestimmt aber zu keiner der drei eben bescliriebenen Arten gehôrt.
Zunâchst sind seine Fvrkalàste schlanker als bei den vorhergehenden
Arten, sie messen nàmlich 43 : 20 p = 2.15 : 1. Ilire Bewehrung ist am
einfachsten aus der Abb. 104 zu erkennen. Das Analoperculum ist lâng-
lich gerundet, besitzt vollkommen glatten Rand und reicht zurück bis
knappzum zweiten Drittel der Furkalastlànge. Die Aeste der Schwimmbeine
sind ebenfalls zweigliedrig. Der umgestaltete Dora am Fnde des Innenastes
vom dritten Fufipaare ist auch hier vorhanden (vergleiche Abb. 105).
Der Innenast des vierten Fufies ist in Abb. 106 gezeichnet. Das berner-
368
F. KIEFER
kenswerteste Merkmal des vorliegenden Tierchens aber ist sein rudimentàres
Fiiflchen : Ein besonderes Glied ist zwar ebenfalls nicht mehr vorhanden,
seine Platte jedoch springt noch deutlich als besonderer Lobus über den
freien Rand des Thoraxsegmentes vor und tragt zwei Anhânge, von denen
der àufiere dünn, der innere langer und befiedert ist. Zu diesem Fufipaar
gehôrt natürlich noch die übliche Tlioraxborste (Abb. 107). Die Genitalklappe
mit ihren drei Anhàngen ist in Abb. 107 dargestellt. Das Tierchen mifit
ohne seine Endborsten 0.5 mm.
Gen. MESOCYCLOPS G. O. Sars
Mesocyclops (s. str. ) Leuckarti (Claus) und var. aequatorialis Kiefer
Tiere, welche icli als M. Leuckarti typ. bezeichne, fanden sich in den
Proben 2 c, 6, 10« 41 und 49, waren also hàufiger vertreten als die Unter-
art aequatorialis , welche in den Proben 2b, 9, 24a, c, 25 festgeslellt werden
konnte. An ail diesen Fundplàtzen waren die fraglichen Tiere nur je ein-
zeln vorhanden.
Mesocyclops (Thermocyclops) Emini (Mrazek)
Besondere Kennzeichen dieser schônen Art sind vor allem die verhâlt-
nismàfiig langen Furkalàste mit ihrer auffallend langen “ geknôpften ”
Dorsalbortse (Abb. 108), die unbewehrlen Hocker, die beiderseits über
den freien Rand der Verbindungsplatte der Fiifiedes vierten Paares hervor-
ragen (Abb. 110) und die Form des querliegenden vorderen Abschnittes
des Receptaculum seminis (Abb. 108).
Vom Fundort 45a liegen mir einzelne Exemplare, vom Fundort 6 ein
einziges Weibchen vor.
Mesocyclops (Thermocyclops) consimilis Kiefer
In der Probe Nr. 8 kam in einiger Anzahl noch eine zweite Mesocyclops
Art der Untergattung Thermocyclops vor. Sie unterscheidet sich schon
âufierlich vom M. Emini durch ihre zierlichere Kôrpergestelt (Lange ohne
die Endborsten nur 0.78-0.8 mm) und durch kürzere Vorderantennen (sie
reichen an den Kôrper angelegt nur ungefàhr bis zur Mitte des zweiten
Thoraxsegmentes anstatt bis nahe zum Hinterrand des vierten Thorax¬
segmentes wie bei M. Emini). Die innerste Furkalendborste ist ziemlich
kurz, und daher glaubte ich zuerst, M. neglectus Sars vor mir zu haben.
Ein nâherer Vergleich jedoch des noch klar zu erkennenden Receptaculum
seminis und der Verbindungsplatte der Füfie des vierten Paares mit den
entsprechenden Merkmalen des M. neglectus bewogen mich dann dazu,
ineine Tiere zu M. (Th.) consimilis mihi zu stellen.
CRUSTACEA, C'OFEl’UDA
:!H9
Abb. litt zeigt clas Receptaculum seminis nacli einem mir vom Bri-
tischen Muséum zur Nachuutersuchung iiberlassenen typischen Exemplar
des M. neglectus Sars, Abb. 114 don vorderen queren Abschnitt des
gleicben Organs vom Typus des M. consimilis mibi. In der Erstbe-
scbreibung dieser Art. — Kiefer 1934. p. 174, Abb. 144
— zeichnete icli zwei Ausfübrungskanâle nach jeder Seite
bin; das liât sicb als ein Irrtum lierausgestellt; der untere
dieser “ K anale ” wird nâmlich nur durcb ein Chilinge-
bildc vorgetâuscbt, das ich aucli an
den Tierchen des Chappuis schen Mate-
riales beobachtcn konnte). Abb. 113
endlich slellt den Vorderabschnitt des
Rec. seminis nacli einem Tierchen von
Fundort (3 des vorliegenden Materiales
dar. Dieser bci den Mesocyclopen
allein systematiscb wichtige Vorderab-
sciinitt des weiblicben Samenbeliâlters
M 1 -
108.
109.
110 .
Abb. 108-111. —Mesocyclops (7'hermocyclops) Emini (Mrazek). 108. Abdomen des Q, vom
Bauch ; 109. Endglied des Innenastes vom P 4 ; 110. Yerbiiidungsplatte der Füfie des vier-
ten Paares. —.)[csocyclops ( Thennocyclops) consiittiUs Iviefer. 111. Abdomen des Q . vom
Bauch.
istalso bei M. consimilis vergleiclisweise weniger nach rückwarts gekrümmt
und niclit so weit nach den Seiten ausgedehnt wie bei neglectus. In gleicher
Weise stelle ich zum Vergleich die Verbindungsplatte der Fiifie des vierten
Paares derselben drei Tiere zusammen ( Abb. 117, 115, 112) : bei M. neglectus
sind die beiden über don îreien Rand der Platte bervortretenden Ilôcker
holier als bei M. consimilis.
MISSION SCIENTIFIQUE UE l’OMO. — T. V. 24
F. KIEFEli
370
Die beiden hier verglichenen Arten stelien einander zxvar oline Zweifel
verwandtschaftlich sehr nalie, lassen sich vorerst aber nocli durcli die
angegebenen Unterschiede auseinanderhalten.
Mesocyclops Thmocyclerops infrequens Kicler
Als dritte Art der Untergattung fand sich in füuî Proben (9, 10a, b.
45a, 49) eine Form, welche icb nur mit M. infrequens gleichsetzen kann,
Die Tiere sind vor allem gekennzeichnot durch die besondere Form des
lîeceptaculum seminis (Abb. 118, 119) und durch das Verbaltnis der beiden
Abb. 112-117. — Mesocyclops (Thermocyvlops) cumimUis Kiefek. 112. Verbindungsplatte der
FüCe des vierten Paares ; 113. Vorderabschnitt des Receptaculuni seminis (nach ïieren
der Sammlung Chappuis). — Mesocyclops (Thermocyclops) consimilis Kiefek (nach dem
Arttypns). 114. Vorderabschnitt des Recept. seminis; 115. Verbindungsplatte der FüBe
des vierten Paares. — Mesocyclops (Thermocyclops) negleclus (Saks) (nach einem tvpischen
Tierchen ausdemïanganjikasee). H6. Recept. seminis; 117. Verbindungsplatte der FüBe
des vierten Paares.
Enddornen am Endglied des Innenastes vont vierten Fufipaar, bei dem der
âufiere Dorn verhâltnismafiig lang ist im Vergleich zum inncren : der
kleinere Dorn wird nach den bisherigen Messungen nantiich wenigstens
halb so lang wie der grôfiere, meist nocli etwas langer. Ich gebe einige
Abbildungen wichtiger Korperteile, welche eine weitere Beschreibung
unnôtig machen.
OEKOLOGISCHES
Leider kônnen die Copepoden der “ Mission Scientilique de l'Omo ” in
ôkologischer Hinsicht nicbt im entferntesten so behandelt werden, wie icb
os in einer früheren Arbeit mit den Cyclopiden der I. Deutschcn Lintno-
CRUSTACEA, COPEPODA
logischen Sunda-Expedition versucht habe (Kiefeb 1933). Denn die Ostafri-
kareise von Arambourg, Chappuis und Jeannel verfolgte neben ihrem geolo-
gisch-palâontologischen Ziele ein zoologisches, das vor allem durch das
Sammeln und die Untersuchung der niederen terrestrischen Fauna zu
erreichen war. Daher war für Chappuis die Explo¬
ration der Gewàsser nur eine und dazu noch die / \
kleinere Aufgabe. Es war deshalb auch von vorn- V—-
herein darauï verzichtet worden, die für Wasser- Ç _ ^
analysen notwendigen Instrumente und Gérât- W / ^ _ T^ S V*/
schalten mitzunehmen, da ihre Yerwendung vor \ Y/ J ' \J j
allem zu viel Zeit beansprucht und damit die an- \ ';! > . /
deren zoologischen Arbeiten beeintrâchtigt hâtte. 1 > Y i
So mufi ich mich denn darauï beschrànken, im /
folgenden die mir von Chappuis für die copepo- ^ ,
denhaltigen Gewàsser übermittelten allgemeineren Y~ '
Angaben übersichtlich zusammenzustellen. Aber
icb glaube, dafi diese spàrlichen Mitteilungen __
immer noch besser sind als gar keine. Y" '
a . Grôüe der Gewàsser
Ich habe die Gewàsser, aus denen mir Ruder-
lüfikrebse vorliegen, in sechs Gruppen geteilt :
Seen — Wasserlôcher — Sümpfe — fliefiende
Gewàsser — Quellen — Moose und spritznasse
Blâtter. Es ergibt sich, dafi die feuchten Moose
und nassen Blàtter am artenârmsten sind, und das
ist durchaus verstândlich ; denn sie stellen die
exklusivsten Biotope dar, die für Wasserbewohner
noch in Frage kommen. Aus den übrigen Gewàs-
sern aber sind ganz gleichmâfiig je 11 bis 14 Diap-
tomiden und Cyclopiden erhalten worden, davon
kommt eine ganze Anzahl in nicht weniger als
drei von ihnen vor.
b. Chemismus und Temperatur der Gewàsser
Abb. 118. — Mesocyclops
(■ Thermocyctops) infrequens
Kiefer. 118. Abdomen des
Q vom Bauch.
Chappuis selbst hat, wie schon gesagt, keine q vom Bauch.
eigenen hydrographischen Untersuchungen durch-
führen kônnen. Seinem Reisebericht (1935) entnehme ich jedoch, dafi der
See von Elmenteita stark salzhaltig ist. « Grt'in belaubte Schirmakazien
umsâumen das von trockener Soda weifi gefârbte Ufer. » (1. c., p. 25). Der
hohe Gehalt an Alkalien wird auch durch die Wasserstofiionenkonzentration
zum Ausdruck gebracht. Dafür finde ich in der Arbeit von Jenkin (1932)
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. V. 24*
372
F. KIEFER
eine genaue Angabe; am 23 Mai wurde im See von Elmenteita ein pH von
10.7-11.15 gemessen.
Der See von Naivasha soll nach Cmappuis als Siifiwassersee zu bezeichnen
sein. Sein Wasser reagiert in der Tat auch weniger alkalish, wie aus den
von Jknkin verzeichneten Werten hervorgeht; pH war am 10.VI. = 9.1, am
2.VII. = 8.3-8.7, am 3.VII. = 8.5-8.85.
Aus dem Elmenteitasee lührt Lowndes (1933) nur Lovenula africana
Abb. 119-121. — Mesocyclops ( Thennocyclops) infrequens Kiefer. 119. Genitalsegment Q
mit Recept. seminis ; 120. Endglied des Innenastes vom P 4 ; 121. Verbindungsplatte der
Füfie des vierten Paares.
(Daday) an (syn. Paradiaptomus biramata Lowndes), und ich selbst habe
aucli nur diese Art gefunden.
Der Naivashasee hingegen ist, seiner fast normalen Wasserbeschafïenheit
entsprechend, viel reicher besiedelt :
Lowndes bestimmte (1933).
Diaptomus Neumanni (van Douwe)
Mesocyclops neglectus Sars
Leptocyclops agilis Koch
Platycyclops rubescens Brady
Cryptocyclops bicolor Sars
— jenkinae Lowndes
= Tropodiaptomus? Neumanni?
= Mesocyclops ?
= Eucyclops ? serrulatus.
= Ectocyclops rubescens.
= Microcyclops linjanticus.
— Microcyclops Jenkinae.
Ich selbst habe gefunden :
Tropodiaptomus spec. (nicht Neumanni'.)
Microcyclops linjanticus Kiefer.
— Jenkinae Lowndes [Syn. Microcyclops triumvirorum Kiefer).
Mesocyclops (s. str.) Leuckarti (Claus).
— ( Thermocyclops) infrequens Kiefer.
Für die Wàrme der Gewâsser liegt von Chappuis insbesondere eine sehr
intéressante Angabe vor : Die Quelle Maji ya moto im Kraterinnern des
Elgons (etwa 3.600 m Meereshôhe) hatte eine Temperatur von 42° C, und
darin lebt als einziger Cyclopide Eucyclops ( Afrocyclops ) Gibsoni.
CRUSTACEA, COPEPODA
c . Hôhenlage der Gewâsser
373
Die meisten Diaptomiden und Cyclopiden (îür die Harpacticoiden sei auf
die Arbeit von Chappuis verwiesen) wurden zwischen 1000 und 3000 m
erbeutet. Das rührt wohl ganz einfach daher, dafi dies die Hôhe ist, in der
sich die Expédition am meisten aufgehalten hat, und dafi hier natttrlicb auch
die meisten Proben gesammelt worden sind. Die tiefer gelegenen Gebiete
(Turkwanaland) sind zu trocken, in den hôheren dürfte sich dann schon die
mehr und mehr zunehmende Einseitigkeitder Lebensbedingungen bemerkbar
maclien. In den hôchstgelegenen Wasseransammlungen endlich konnten
nur 2 Arten festgestellt werden : Lovenula falcifera und Cyclops gigas
latipes. Von beiden scheint der Cyclopide der « Beherrscher » dieser Région
zu sein : in allen vier Proben aus dieser Hôhe ist er vorhanden, in dreien
ausschlieûlich und nur in einer vergesellschaftet mit der Lovenula.
Die Erôrterung dieses merkwürdigen Falles aber fiihrt uns auf
d. Tiergeographische Betrachtungen
Nachdem Alluaud und Jeannel 1911-12 entdeckt hatten, dafi in der alpinen
Zone der afrikanischen Bergriesen Kilimandscharo, Kenia und Ruwenzori
eine Tier- und Pflanzenwelt lebt, « die viele Anklânge an die europâisclier
Gebiete aulweist », war das zoologisclie Ziel der « Mission Scientifique de
l'Omo » zu untersuchen, ob fiir den Elgon und die ihm benachbarten
Cheranganiberge dasselbe zutrilït. « Denn wenn eine europâische, also
palâarktische Fauna und Flora bis nacli Aequatorialafrika vorgedrungen war,
so konnte dies nur von Norden ber geschehen sein, und der gegcbene Weg
scheint die Gebirgskette zu sein, die ununterbrochen vom Mittelmeer durcli
Abessinien bis über den Aequator reicht. Als Zeitpunkt dieser Wanderung
wird allgemein die Eiszeit betrachtet (Chappuis 1935, p. 9-10).
Wenn es also die klimatischen Verhâltnisse der Diluvialzeit, die sich in
Afrika in der Form der « Pluvialzeit » auswirkte, môglicht machten, dafi
palâarktische Tiere und Pflanzen nach Siiden gegen den Aequator vordringen
konnten, so mufite beim Abklingen des Diluviums der grôfite Teil der Stand-
orte dieser Lebewesen der zunehmenden Erwârmung und Austroknung
zum Opfer îallen bis auf jene, welche sich in den hôheren Lagen der Gebirge
befanden. « Unsere Expédition nach den hohen Bergen des Nordteils der
Iveniakolonie galt nun in erster Finie eben diesen Arten, die den Zusammen-
hang mit ihren Genossen verloren und als Ueberbleibsel (Relikte) einer
früheren Zeit dort leben » (Chappuis 1. c., p. 11).
Die terrestrische Fauna (insbesondere die Kâfer) lieferte viele Arten
« nôrdlichen, palâarktischen Ursprungs », welche also die obige Hypothèse
belegen. Welche Stellung nehmen nun aber die von mir bearbeiteten
Diaptomiden und Cyclopiden ein? Ich stelle hierzu die allgemeine Verbrei-
tung der gefundenen Arten zusammen :
a, Bis jetzt nur aus Ostafrika bekannt sind : Lovenula africana, Tropo-
374
F. KIEFER
diaptomus magnus, Tr. falcatus, Eucyclops glaber, E. nudus, E. dory-
phorus, E. lanceolatus, E. alter, Metacyclops prolatus, Microcyclops
Jenkinae, Bryocyclops elachistus, B. difficilis, B. phyüopus, B. apertus;
b. auper aus Ostafrika auch aus West- un(l Südafrika einschliefllich
Madagaskar bekannt sind : Lovenula falcifera, Eucyclops echinatus,
E. curticornis, Ectocyclops hirsulus, Mesocyclops Emini, M. infrequens,
M. consimilis;
c) aufier aus Airika aucli aus anderen tropischen Gebieten bekannt sind :
Macrocyclops albidus oligolasius, Eucyclops agiloides, E. euacanthus,
E. Gibsoni, E. confînis, Ectocyclops rubescens, Microcyclops linjanticus,
Mesocyclops Leuckarti aequatorialis,
d. au(3er aus tropischen Gebieten auch aus gemà[4igten Breiten bekannt
sind : Eucyclops serrulatus, Paracyclops fimbriatus (die Form euchaetus
soll hier aufier Betracht bleiben), P. affînis, Microcyclops variccms -f-
subaequalis, Mesocyclops Leuckarti y
e) auper aus Afrika bis jetzt nur aus dem mittleren Europe bekannt ist
Cyclops gigas lalipes.
Aus dieser Zusammenstellung geht also hervor : Von den 36 aufgezâhlten
Arten sind 14 vorerst noch nirgends anders als in Ostafrika selbst gefunden
worden, erscheinen also noch als Endemismen; weitere 7 sind auch aus dem
iibrigen Afrika südlich der Sahara einschlieûlich Madagaskar bekannt; dazu
kommen noch die 8 Arten der Gruppe d) ; im ganzen sind es demnach
29 Arten (= 80.5 %), die ihrer Verbreitung nach als « tropisch » angesehen
werden müssen. 6 Arten (= 16.5 %) sind weit verbreitet (in gewissem Sinne
kosmopolitisch). 35 von den 36 Diaptomiden und Cyclopiden scheiden
demgemàû von vornherein ftir die oben ausgesprochene Reliktentheorie aus,
und es bleibt nur eine einzige Art für eine derartige Betrachtung ilbrig,
Cyclops gigas latipes.
Ueber die geographische Verbreitung dieser Cyclops Form sind wirzwar
noch weniger gut unterrichtet als tiber die des C. gigas selbst; denn wie
schon weiter oben gesagt worden ist, haben zahlreiche Forscher bislang
schon gigas nicht von viridis getrennt, geschweige denn von gigas selbst
nochmals zwei unterschieden, nâmlich gigas s. str. und latipes. Aber das
eine darf trotzdem wohl schon jetzt ausgesprochen werden : Die Megacyclopen
sind nach unseren bisherigen Erfahrungen « arktische » Tiere, und so ist es
wohl auch sicher, dafi latipes im allgemeinen eine palaarktisclie, vielleicht
sogar eine holarktische Verbreitung besitzt, in den tropischen Gebieten also
nicht vorkommt.
Damit steht nun sein Vorkommen in Ostafrika unter dem Aequator nur
scheinbar in Widerspruch. Denn hierlebt unser Cyclops, wie die zahlreichcn,
aus dem ganzen von der Expédition durchreisten Gebiete stammendcn
Proben erweisen, nur in den am hochsten gelegenen Gewàssern des Elgons
zwischen 3750 und 4100 m. In allen vier Proben, aus denen lalipes vorliegt,
kommt keine einzige der Arten aus tiefer liegenden Gewàssern vor ! latipes
CRUSTACEA, COPEPODA
375
scheint der einzige Cyclopide des unwirtlichen Elgongipfels zu sein, wo
Anfang Januar 1933, als Chappuis und Jeannel oben weilten, eines Morgens
sogar die ganze Landschaft in einen leichten weifien Mantel friscli gefallenen
Schnees gehüllt war!
Es ist wohl keine Frage, dafi es in diesem Falle ôkologische Yerhâltnisse
sind, welche die andern Cyclopiden hindern, in die Gewàsser des Elgon-
gipi'els mit Erfolg einzuwandern, und die es ungekehrt unmôglich machen,
dafi latipes in tieforen Lagen « Fufi faût ». Aber woher, wann und wie ist
nun latipes auî den Elgon gelangt? Will man daran denken, dafi er vielleicht
gelegentlich einmal aus seinem europàischen Verbreitungsgebiet von
wandernden Zugvôgeln etwa oder sonstwie passiv unmittelbar auf den
Elgon getragen worden ist? Hat einer solchen Annabme gegenüber die
« Reliktentheorie » nicht mindestens ebenso grofie oder viclmehr noch
grôfiere Wahrsclieinlichkeit für sich?
Chappuis hat zwar recht, wenn er in seinem Reisebericbt schreibt : « Die
Untersuchung der Gewàsser... ergab..., dafi im Gegensatz zu den landbe-
wohnenden Tieren die im Wasser lebende Fauna, besonders die kleinen
Krebstiere, auf den liolien Bergen Afrikas sich zum grôfiten Teil aus Arten
zusammensetzt, die auch an tiefer gelegenen Orten gefunden werden
kônnen » (1. c., p. 12). Wenn er dann aber fortfâhrt : « Es sind unter ibnen
keine eigentlichen Reste von Tierarten zu tinden, die in erdgeschichtlich
àlteren Zeiten eine weite Yerbreitung besessen hatten, in der Zwischenzeit
aber infolge des Klimawechsels, an welchen sie sich nicht anpassen konnten,
im allgemeinen ausgestorben sind und heute nur noch an engumgrenzten
Stellen, wo sie zusagende Lebensbedingungen antreffen, ihr Dasein fristen
kônnen » — so môclite ich liier vorerst doch den C. gigas latipes herausge-
stellt wissen. Denn er kann ein solches reliktes Krebschen sein.
Dafi die Verhâltnisse in Wirklichkeit sehr verwickelt und durchaus nicht
so leicht durch eine Hypothèse oder Théorie zu lôsen sind, das geht u. a.
auch daraus hervor, dafi es nicht nur in der Landfauna der hôheren Gebirge
Afrikas aufier den palâarktischen Formen auch noch solche gibt, welche
zeigen, « dafi auch Einwanderungen aus Südafrika stattgefunden haben
mussen » — sondera dafi ein Beleg hierzu gerade auch von den Copepoden
geliefert wird, von Lovenula falcifera.
Diese grofie Art besitzt in Natal, im Kapland und im ehemaligen Deutsch-
Südwestafrika eine weite Verbreitung. Aus dem Osten Afrikas ist sie erst
einmal mit aller Sicherheit nachgewiesen worden, von Van Douwe von der
Massai-Hochllache ('). Lowndes gibt in neuester Zeit für Uganda (Lowndes
1931) und den afrikanischen Graben (Lowndes 1933- hier mit?) « Para-
diaptomus barnardi Sars » an. Die aus Südafrika stammende Sarssche
Lovenula Barnardi (Sars 1927) halte ich (Kiefer 1934) für typische L. fal¬
cifera. Sollten die LowNDESschen Tiere mit dem SAiisschen « Barnardi »
(1) Die betreffenden Tiere habe ich nachuntersuchen kônnen-
376
F. KIEFER
wirklich identisch sein, was nicht ohne weiteres angenommen werden kann,
da weder Abbildungen noch eine Beschreibung der betrefïenden Tiere
gegeben wird, dann wâren also aus Ostafrika, aus dem nun doch schon sehr
zahlreiche copepodenhaltige Proben nntersucht worden sind, erst drei
Vorkommen unserer Art bekannt. Und hierzu kommt nun als viertcr (als
zweiter sicherer ) Fundort der « kleine See bei Punkt 4.300 » auf dem Elgon-
gipfel.
Warum kommt nun L. falcifera hier in 4100 m Meereshôhe vor, warum
nicht auch in den grôfieren tiefer gelegenen Wasserlôcbern und Seen ? Ich
glaube, der Grund hierfiir ist nicht etwa darin zu suchen, dafi diese Gewasser
schon von Copepoden übervôlkert sind. Im Gegenteil ! In sâmtlichen unter-
suchten Proben kommen die einzelnen Ruderfufikrebsarten quantitativ
vergleichsweise ziemlich spârlich vor. Man kann wohl auch nicht gut sagen,
daû die chemisch-physikalische Beschaffenheit dieser Gewasser unserer
Lovenula nicht zusagt. Im südafrikanischen Ilauptverbreitungsgebiet fîndet
sie sich fast ausschlieûlich in den sogenanntcn « Pfannen », das sind mehr
oder weniger salzhaltige, austrocknende Wasseransammlungen, denen der
kleine See auf dem Elgongipfel bestimmt nicht âhnlicher ist als aile übrigen
ostafrikanischen Gewasser auch. Warum Lovenula im ganzen von der
« Mission scientifique de l’Omo » durchreisten Gebiet sonst nirgends ange-
troiïen worden ist als auf dem hôchsten Teil des Elgons. das ist jetzt noch
ebenso unerklârlich wie das Vorhandensein des C. latipes in den gleichen
Gewâssern. Yielleicht werden fernere Expeditionen weiteres Material fur die
Lôsung dieser Frage beibringen. Vorerst bleibt das Zusammenleben eines
« arktischen » Cyclopiden mit einem südafrikanischen Diaptomiden unter
dem Aequator in 4000 m Meereshôhe eine der intcressantesten Gegeben-
heiten, die der Hydrobiologe der « Mission Scientifique de l’Omo » zur
Kenntnis der Wissenschaft gebracht hat.
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ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris.
Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (commencées en 1802 comme
Annales du Muséum national d'Histoire naturelle). (Un vol. par an, 260 fr.)
Bulletin du Muséum national d 1 Histoire naturelle (commencé en 1895). (Un vol.
par an, 65 fr.)
Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle , nouvelle série. (Sans pério¬
dicité fixe; abonnement pour un volume, 195 fr.)
Publications du Muséum national d'Histoire naturelle. (Sans périodicité fixe;
parait depuis 1933).
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de cul¬
ture; paraît depuis 1822; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Phanérogamie;
paraît depuis 1909; abonnement au volume, 60 fr.)
Revue française d'Entomologie. (Directeur M. le I> R. Jeannel, laboratoire
d’Entomologie; paraît depuis 1934; abonnement annuel France, 50 fr.,
Étranger, 60 fr.)
Revue de Botanique appliquée et d'Agriculture coloniale. (Directeur: M. A. Cheva¬
lier, laboratoire d’Âgronomie coloniale; paraît depuis 1921; abonnement
pour la France, 130 fr., Étranger, 145 et 160).
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, laboratoire de
Cryptogamie; paraît depuis 1924; abonnement France, 150 fr., Étranger,
200 fr.)
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge, laboratoire de
Cryptogamie; paraît depuis 1874; abonnement France, 60 fr. Étranger, 80 fr.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique). (Directeurs
MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de Cryptogamie; paraît
depuis 1928; abonnement France, 60 fr., Étranger, 80 et 100 fr.)
Mammalia. (Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammifères
et Oiseaux; paraît depuis 1936; abonnement France, 50 fr.; Etranger, 55 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d'Histoire naturelle à
Dinard. (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard; suite du
même Bulletin à Saint-Servan; paraît depuis 1928; prix variable par fasci¬
cule.)
Bulletin du Musée de l'Homme (Directeur M. P. Rivet, Place du Trocadéro;
paraît depuis 1931); n’est envoyé qu’aux membres de l’Association des Amis
du Musée de l’homme.
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de Phy¬
sique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange.)
Travaux du Laboratoire d'Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie; paraît
depuis 1934; échange.)
La Terre et la Vie , publiée en collaboration par la Société des Amis du Muséum
et la Société nationale d’Acclimatation. Rédaction, 67, rue Cuvier, Paris, 5 e ;
abonnement : France 30 fr., Étranger de 40 à 45).
MÉMOIRES DU MUSÉUM
Tome I. — R. Jeannel. Monographie des Catopidae, 438 p., janv. 1936. 200 fr«
Tome II. — Mission scientifique de l’Orao, II (Zoologie), 310 p., 9 pi., avril
1935 . 200 »
Tome III. — E.-L. Bouvier. Étude des Saturnioïdes normaux. Fam. des
Saturniidés. 354 p., 10 pl., déc. 1936. 200 »
Tome IV. — Mission scientifique de l’Omo III (Zoologie), 347 p., juill. 1936. 200 »
TomeV.—Fasc.l.P. Lemoine. L’Ile-de-France. Introduction et l re partie:
Topologie, 263 p., 1 carte, août 1937, 40 fr. — Fasc. 2. 2 e partie. Chap. I:
Le Vexin français, p. 265-354, oct. 1937. 15 »
Fasc. 3. P. Lemoine. L’Ile-de-France. 2 e partie. Chap. II : Pays au nord-ouest
de l’Oise, p. 355-442, janv. 1938. 20 »
Tome VI. — Fasc. 1. A. Brunel. Contribution à l’étude du métabolisme de
l’azote purique chez les Champignons, 186 p., déc. 1936. 65 »
Fasc. 2. C. Attems. Die von D r C. Dawidoff in franzosisch Indochina gesam-
melten Myriopoden, p. 187-354, janv. 1938. 120 »
Fasc. 3. G. Stiasny. Die von D r C. Dawydofï in franzosisch Indochina gesam-
melten Gorgonarien, p. 355-368, févr. 1938. 15 »
Tome VII. — Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France, 2 e partie, chap. III,
Valois et Multien. 30 »
Tome VIII. —Mission scientifique del’Omo, IV (Zoologie), 416 p., févr. 1938. 200 «
Tome IX. — Mission scientifique de l’Omo, V (Zoologie), 370 p., juin 1939. 200 »
TomeX. — Fasc. 1. L. Le roux. Contribution à l’étude de l’aldéhyde formique,
68 p., janv. 1938. 40 »
Fasc. 2 . V. Redikortzev. Les Pseudoscorpions de l’Indochine française re¬
cueillis par M. C. Dawydofï, p. 69-115, juillet 1938. 25 »
Fasc. 3. M. Friant. Morphologie, développement et évolution du cerveau
des Ongulés artiodactyles sélénodontes (p. 117-188, avec 5 planches), mars
1939. 50 »
Fasc. 4. Cécile Sosa-Bourdouil. Hérédité des caractères biochimiques chez
les végétaux (p. 189-236, avec 1 planche), mars 1939. 35 »
Fasc. 5, H. Perrier de la Bathie. — Les Orchidées de la région malgache
(p. 237-298), avril 1939. 30 »
Fasc 6 . de Beauchamps. Planaires terrestres de l’Indochine française récol¬
tées par C. Dawydoff (à l'impression) .
TomeXI. — Paul Lemoine, René Humery et Robert Soyer. Les forages pro¬
fonds du Bassin de Paris. La nappe artésienne des Sables verts (sous presse). 200 »
Tome XII. Fasc. 1. Pierre Marie. Contribution à l’étude des Foraminifères
du Crétacé du Bassin de Paris (à l'impression).
Fasc. 2. Berland et Millot. Araignées de l’A. O. F. I. Salticides (en prépa¬
ration) .
■-- Imprimé en France -
TYPOGRAPHIE F1RMIN-DIDOT ET C j «. — MESML (EURE). — 1939.